Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
-
-
- 42e Année
- Numéro 496
- REVUE MENSUELLE
- Mai 1938
- REVUE GENERALE DES
- MATIERES COLORANTES
- CHIMENT
- ETABLISSEMENTS KUHLMANN
- CAPITAL
- COLORANTS ACÉTOQUINONE
- SOCIÉTÉ ANONYME
- COLORANTS SOLANTHRENE
- SELS ET BASES SOLIDES
- PRODUITS ORGANIQUES 145, Boulevard Haussmann, PARIS (VIIIe)
- 320.000.000 FRANCS
- Humidification, Mouillage, Dégraissage, Débouillissage, Dégommage, Teinture, Impression et Apprêts
- Spécialités pour CUIRS, LAQUES, PAPIERS, FOURRURES, VERNIS, etc.
- COMPAGNIE NATIONALE DE MATIÈRES COLORANTES ET MANUFACTURES DE PRODUITS CHIMIQUES DU NORD RÉUNIES
- DIRECTEUR: A.WAHL professeur AU CONSERVATOIRE DES ARTS ET MÉTIERS ORGANE OFFICIEL DE L'ASSOCIATION OES CHIMISTES DE L'INDUSTRIE ________TEXTILE -------------------------- PRESIDENT: FÉLIX BINDER_TRESORIER:G.MAIRESSE ________ secrétaire:J.BESANÇON -----------
- Naticolor 47 - Paris RCE SEINE N° 83.805
- FONDÉE EN 1896 PAR HORACE KCECHLIN ET LEON LEFEVRE
- MATIERES COLORANTES POUR TOUTES LES INDUSTRIES COLORANTS GRAND TEINT POUR LAINE, COTON, SOIE, ETC. - COLORANTS DIAZOL LUMIÈRE -- NAPHTAZOLS --
- Téléphone .• ELYSÉES 99-51 A 57
- INTER : ELYSÉES 15 ET 16
- ET DES
- 31 DE LA OBI
- DE L’ •
- p.n.n. - vue 1/62
-
-
-
- SIIIIIIIIIBIIIIIIIIIIIIIIIIIIIBIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHIIIIIIIIÏ
- SOCIÉTÉ DES USINES CHIMIQUES S
- RHÔNE - POULENC!
- Société Anonyme au Capital de 100.000.000 de francs
- Siège Social
- 21, Rue Jean-Goujon
- PARIS
- III 1 7
- 0 0 C
- H H 0)
- (2 1 0 H Z
- -0
- 1 H
- Acide salicylique
- • Résorcine - Dichlororésorcine-Quinone Ortho et Paramidophénol
- • Chlorure d’acétyle - Chlorure de benzyle Phénol 40/41° - Diméthylsulfate Acide paraoxybenzoïque
- • Acide B. résorcylique - Acide anisique Acide orthocrésotinique Chloramine - Chloroforme technique
- • Hyposulfite de soude - Sulfite de soude anhydre Bisulfite de soude liquide
- • Permanganate de potasse Anhydride acétique - Acétines
- Monoéthanolamine-Triéthanolamine Orthophénylphénate de soude
- Chlorures d’éthyle et de méthyle
- (pour industries chimiques et machines à glace) j
- Acétate de cellulose
- Solvants et Plastifiants Cellulosiques :
- Ether acétique - Acétate de butyle
- Alcool benzylique, Triacétine,
- Dichlorhydrine, Triphénylphosphate,
- Tricrésylphosphate - Celludol - Elastol
- Phtalates d'éthyle, de méthyle et de butyle =
- Rhodoïd (matière plastique de sécurité) •
- etc. . .
- Registre du Commerce : N° 104.380 (Seine) •
- TmimimimimimimimimimimimimimimimumimimimimumumumumumumumumimimimimimimimimimimimImiz
- p.n.n. - vue 2/62
-
-
-
- 8 Ku J4.C
- O -
- C 5 &
- Tome XLII
- Mai 1938
- MATIER ES COLORANTES DU BLANCHIMENT - DE LA TEINTURE - DE L’IMPRESSION ET DES APPRETS ORGANE OFFICIEL DE L'A. C. I. T.
- ABONNEMENTS : France, 150 fr. - Étranger (accord de Stockholm), 200 fr. - (Autres pays), 225 fr.
- ADMINISTRATION DE LA REVUE :
- Pour tout ce qui concerne la Publicité, s’adresser :
- ÉLYSÉE-BUILDING, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Bureau 218 - Téléphone : Anjou 18-00
- BUREAU ET SIÈGE DE L’A. C. I. T.
- (y adresser toutes communications)
- 28, Rue St-Dominique - Bureau n° 8 - PARIS-VIle (Maison de la Chimie - Centre Marcelin Berthelot)
- SOMMAIRE
- Chronique de l'A. C. I. T............. XVII, XVIII, XIX, XX
- Matières Colorantes
- Produits auxiliaires utilisés dans l’industrie textile, par J.-P. Sisley, (suite et fin), p. 161.
- Comptes-rendus des Sociétés Savantes, p. 167.
- Informations, p. 170.
- Revue économique, p. 171.
- L’exposition de tissus velanisés, p. 172.
- Bibliographie, p. 172.
- Résultats industriels, p. 173.
- Teinture-Impression
- Le problème des antimites, par M. Gordon-Abramow, p 174.
- Extraits de journaux étrangers, p. 177.
- Nouveaux colorants, p. 181-182.
- DE MAI
- Nouveaux produits, p. 182.
- Extraits de brevets français, p. 185.
- Blanchiment-Apprêts
- Les « Organolites », résines pour l’échange des ions, par M. J. Dumas, p. 187.
- Mesure de l’infroissabilité (suite et fin), par M. A. Wahl, p. 187.
- Extraits de journaux étrangers, p. 190.
- Extraits de brevets anglais concernant les apprêts et les textiles, p. 194.
- Extraits de brevets français, p. 196.
- Industrie Textile
- Revue économique de l’industrie textile, p. 198.
- Extraits de brevets français, p. 200.
- Informations fiscales, p. 200.
- SOCIÉTÉ ANONYME
- DES
- DE
- SAINT-DENIS
- Capital : 50.000.000 de Francs
- Siège Social : 69, Rue de Miromesnil, PARIS (8e)
- JAUNE POUR CUVE 5 JK
- Pâte superfine pour impression
- COLORANT JAUNE VERDATRE TRÈS VIF ET DE TRÈS GRANDE SOLIDITÉ
- Page de titre n.n. - vue 3/62
-
-
-
- DIASTAFOR
- Produit breveté S.G.D.G. Marque déposée
- DIASTASE AMYLOLYTIQUE
- de beaucoup la plus active et la plus économique
- Pour la préparation des MASSES D’ENCOLLAGE pour fils de chaîne
- Pour le DÉPAREMENTAGE CONTINU ou DISCONTINU de tous tissus, en vue du BLANCHIMENT, du MERCERISAGE, de la TEINTURE et de l’IMPRESSlON Pour la préparation à toutes concentrations d’APPRETS à base des diverses fécules
- Le DIASTAFOR
- est la seule Diastase d’activité constante et de conservation absolument garantie
- Société Anonyme PROGIL, 50.800.888""a: Aanos
- Siège Social : LYON, 10, Quai de Serin (4. ) Bureaux régionaux et Dépôts dans tous les Centres Textiles
- Marque déposée
- Procédés de Fabrication et d’Utilisation brevetés S. G. D. G.
- RAPIDASE
- USINES DU NORD
- FIVES-LILLE _ LILLE — fRESNESmESCHUT
- LIE DE FIVES LILLE
- POUR CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES & ENTREPRISES
- Société anonyme au Capital de75.000.00OFrancs SIÈGE SOCIAL ET ADMINISTRATION
- --------7, Rue Montalivet. PARIS (8®)-
- TÉLÉGRAMMES FIVILLE 03-PARIS TÉLÉPHONE ANJOU 22 01 A 22-04
- USINE DU CENTRE
- GIVORS
- —RHÔNE).
- MATÉRIEL SPÉCIAL pour
- L’INDUSTRIE TEXTILE
- Pour le Désencollage de tous tissus Pour la préparation de tous Apprêts et Encollages
- EST SYNONYME DE
- SIMPLICITÉ - RAPIDITÉ - SÉCURITÉ
- BATINASE
- Le seul confit d’origine bactérienne
- donne des Peaux pleines
- et des Résultats constants
- SOCIÉTÉ RAPIDASE
- SECLIN (Nord), FRANCE
- Renseignements et Échantillons gratuits Agents et Dépôts dans tous les Centres Industriels
- CHAUDIÈRES A VAPEUR - MATÉRIEL ÉLECTRIQUE Turbines à vapeur - Purgeurs - Compresseurs d’air Concassage, Broyage, Criblage et Manutention “ Dalbouze et Brachet ” Dépoussiérage « Arlod ”
- &
- p.n.n. - vue 4/62
-
-
-
- CHRONIQUE DE L’A. C. I. T.
- N° 246 - Mai 1938 — 28€ Année
- SOMMAIRE
- Bureau de l’A.C.I.T................................... XVII
- Paiement des cotisations 1938 ........................ XVII
- Maison de la Chimie................................... XVII
- Nécrologie........................................... XVIII
- Naissance............................................. XVIII
- Placements............................................ XVIII
- Nouvelles inscriptions de sociétaires................. XIX
- Changements d’adresses................................ XIX
- Bibliothèque scientifique............................. XIX
- Les fontaines du Trocadéro à l’Exposition 1937 .. XIX La main-d’œuvre dans les industries textiles.. . . XX L’importance du matériel textile d’Alsace .. XX
- Echange de renseignements.............................. XX
- BUREAU DE L’A.C.I.T.
- Le Bureau de l’A. C. I. T. est ouvert tous les jours non fériés de 14 h. 1/2 à 16 h. 1/2, Maison de la Chimie, Centre Marcelin Berthelot, bureau N° 8, 28, rue St-Dominique, Paris-VIIe. Téléphone : Invalides 10.73.
- Une employée est en permanence au bureau aux heures ci-dessus pour tous renseignements.
- En dehors des heures d’ouverture, s’adresser directement au trésorier M. Georges Mairesse, 24, rue de
- Pétrograd, Paris-VIIIe. Téléphone : Europe 53.08.
- Toutes communications écrites doivent être adressées au bureau. Bien mettre l’adresse M. C. I. T. Bureau N° 8, en raison des autres Sociétés de Chimie ayant leur siège au Centre Marcelin Berthelot.
- Les réunions mensuelles ont lieu chaque premier samedi du mois à la Brasserie Heidt, 82, boulevard de Strasbourg (près la gare de l’Est), à partir de 20 h. 30; on s’y retrouve entre camarades.
- PAIEMENT DES COTISATIONS 1938
- France 80 francs — Etranger 100 francs français
- Compte chèque postaux A.C I.T. 494-15 Paris
- Avez-vous payé votre cotisation ?...
- N’attendez pas que le Trésorier soit obligé de vous faire présenter à domicile un recouvrement qui majorera de 5 frs votre souscription pour frais d’encaissement.
- Adressez spontanément votre cotisation par verse-mentau compte chèques postaux de l’A. C. I. T., vous ferez une économie et aurez accompli votre devoir de sociétaire de l’A. C. I. T.
- L’A. C. I. T. ne peut vous faire le service gratuit de la Revue qu’à la condition que votre cotisation soit
- payée, car elle est elle-même obligée chaque mois de payer les frais d’impression de la Revue.
- Nous avons encore à enregistrer quelques bons concours pour la rentrée des cotisations : Notre ami REYL nous a envoyé avec sa cotisation celles de ses collaborateurs de la Mer Rouge, M. PASQUALI, M. Mou-REAU, M. FREYNEL, M. Missin; M. SACK a remis au trésorier avec sa cotisation, celles de MM. Louis Frossard, de KAP-HERR, V. BARENGHI, Ch. BOLLIN-ger, M. François, des Etablissements Kuhlmann.
- Nous remercions nos collègues de leur collaboration.
- G. M.
- MAISON DE LA CHIMIE
- Centre de Perfectionnement Technique, 28, rue Saint-Dominique, Paris 7e
- Cours-Conférences en Mai-Juin 1938 à 21 heures.
- Lundi 16 mai. — Présidence de M. P. Jolibois, Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Mines : Où en est l’étude de l’hydrogène lourd ? par M. E. Dar-MOIS, Professeur à la Faculté des Sciences.
- Jeudi 19 mai. — Présidence de M. DASQUE, Président de la Chambre Syndicale des huiles et graisses industrielles : La contribution des matières premières exotiques à l’approvisionnement de la savonnerie française, par M. CHENART, Chef du service économique de l’Institut Colonial Français.
- Lundi 23 mai. — Présidence de M. Gabriel Bertrand, Membre de l’Institut et de l’Académie de Médecine : L’accélération de la vulcanisation du caoutchouc, les accélérateurs, par M. J. Ch. Bongrand, Ingénieur-Chimiste E. P. C. I.
- Lundi 30 mai. — Présidence de M. LUMET, Directeur du Laboratoire de l’Automobile-Club de France, Maître de Conférence à l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures : Les antidétonants, par M. M. Prettre, Maître de conférences à l’Université de Lyon.
- Jeudi 2 juin. — Présidence de M. Barillet, Prési-
- p.r17 - vue 5/62
-
-
-
- XVIII
- dent de la Chambre Syndicale des Fabricants de savon mou de la Région parisienne : Les matières premières utilisées en savonnerie, par M. Georges Wolff, Ingénieur-Chimiste E. P. C. I., Membre de la Commission des Matières grasses.
- Jeudi 9 juin. — Présidence de M. BIETTE, Président de la Chambre Syndicale des Fabricants de savons de ménage et de savons industriels : Les corps gras hydrogénés, leur emploi en savonnerie, par M. FERON, Docteur de l’Université de Paris.
- Lundi 13 juin. — Présidence de M. Lucien DELLOYE, Président d’honneur de la Chambre Syndicale des Fabricants de glaces et de vitres : Les verres de sûreté, par M. Paul NICOLARDOT.
- Jeudi 16 juin. — Présidence de M. André WAIIL, Professeur au Conservatoire National des Arts-et-Métiers, Président d’Honneur de l’A, C. I. T. : Les alcools gras sulfones, par M. COULERU, Docteur ès-sciences.
- Lundi 20 juin. — Présidence de M. HUTIN, Président du Syndicat Général des Fabricants de celluloïd,
- caséine durcie et matières similaires : Les textiles de caséine, par M. Baisse, Ingénieur-Chimiste I. C. R.
- Jeudi 23 juin. — Présidence de M. René DUBRISAY, Professeur à l’Ecole Polytechnique et au Conservatoire National des Arts-et-Métiers : Les accélérateurs de saponification, par M. Saint-Maxen, Docteur ès-sciences, Chef de travaux au Conservatoire National des Arts-et-Métiers.
- Lundi 27 juin. — Présidence de M. Charles BLUM, Président de l’Union des véhicules industriels : L’alcool carburant, par M. Ch. MARILLER, Professeur à l’Ecole Nationale des industries agricoles et à l’Institut industriel du Nord.
- Jeudi 30 juin. — Présidence de M. RIVALS, Président de la Commission des Matières grasses: Les détergents additionnels, par M. J. BIGEON, Licencié ès-sciences, Ingénieur I. C. T.
- Les personnes désireuses d'assister à ces cours-conférences, sans être inscrites comme auditeurs réguliers, pourront être admises à l’amphithéâtre dans la mesure des places disponibles.
- Elles y sont cordialement invitées.
- NÉCROLOGIE
- Notre collègue Jean GARNIER, dont notre dernière chronique annonçait l’heureuse paternité, vient d’être très cruellement frappé par le décès de la jeune maman, Madame Jean Garnier, née Yvonne LAURENS.
- Tous ses camarades de l’A. C. I. T. expriment à notre pauvre ami leur plus cordiale sympathie.
- NAISSANCE
- Mademoiselle Anne-Marie SAVEREUX fait part de la naissance de sa petite sœur Marie-Françoise, ce qui nous permet d’adresser toutes nos félicitations à notre bon
- camarade Marcel SAVEREUX et à Mme SAVEREUX (2, rue de la Gare, à Déville-lès-Rouen) souhaitant pour cette dernière et pour l’enfant une bonne et heureuse santé.
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l'A.C.I.T. et non à l'Administration de ta Revue.
- Nous rappelons que te service de placement est exclusivement réservé aux membres de TA.C.I.T. et que les réponses aux offres d'emploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission qui se fera avec toute ta discrétion voulue.
- Demandes d’emplois :
- N° 84. — Jeune chimiste, 4 ans de laboratoire, connaissant blanchiment tous procédés, colon, lin, rayonne, teinture tous colorants, coton, rayonne, viscose ou acétate, apprêts spéciaux, ignifuge, imperméable, infroissable, mise au point, recherches, demande place.
- N° 85. — Technicien 26 ans, diplômé Ecole Roubaix, 5ans pratique tinctoriale industrielle, 2 ans laboratoire
- applications matières colorantes toutes fibres, ayant dirigé teinture et blanchiment bonneterie, laine irrétrécissable, teinture sur appareils, bobines et dévidés, teinture rayonne en gâteaux, cherche situation technicien vendeur, région parisienne.
- N° 86. — Technicien ayant longue pratique teinture et blanchiment, laine, coton, lin, connaissant bien le travail de laboratoire, cherche place directeur ou chef de teinture, de préférence région Nord.
- N° 87. — Chimiste-coloriste, très au courant articles bonneterie, écheveaux, coton, rayonne et laine, sous-vêtements, cherche situation.
- N° 88. — Bon teinturier coton et rayonne, écheveaux et bobines, fil à coudre, nuances solides, bonnes références, cherche situation.
- N° 89. — Chimiste-Coloriste, trentaine, Ecole de Roubaix, 2 ans de lab. d'appl. de mat. col., stages
- p.r18 - vue 6/62
-
-
-
- XIX
- dans des maisons les plus renommées en France et à l’étranger, spécialiste dans la teinture de la laine peignée, grand teint, impression vigoureux ; très bon échantillonneur, calculateur et organisateur; meilleures références, ayant dirigé des années une grande maison de teinture et impression vigoureux, cherche situation comme Directeur de teinture ou technicien d’une maison sérieuse ; parle l’allemand et le français.
- N° 90. — Ingénieur chimiste E.C.I L., 32 ans, 5 ans de pratique dans teinture, impression, apprêts, très bien introduit dans teintures, impressions, filatures et tanneries qu’il a prospectées pendant 3 années comme représentant et technicien, cherche représentation colorants ou adjuvants, ou situation technicien vendeur, région lyonnaise.
- N° 91. — Ingénieur chimiste diplômé, 35 ans, directeur de teinture, 11 ans de pratique industrielle et commerciale, connaissant teinture sur toutes fibres et sous toutes formes, fabrication de produits d’apprêts, cherche direction technique de teinture ou représentation commerciale ou technique de matières colorantes et produits chimiques. Références de premier ordre.
- N. B. — Nous recommandons aux industriels qui recherchent de bons techniciens et praticiens de s’adresser au bureau de l’A. C. 1. T. qui les mettra en rapport avec des personnalités de valeur connaissant bien la partie.
- En outre, nous rappelons à nos sociétaires qu’ils doivent nous aider a placer leurs camarades sans situation en nous signalant d’urgence les places qu’ils sauraient vacantes.
- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIETAIRES
- Admissions : Sont admis comme Sociétaires :
- M. Olivier Roehrich, licencié ès-sciences, Chevalier de la Légion d’Honneur, chef des travaux de filature et tissage au Conservatoire National des Arts et Métiers, à Paris, 117, rue de la Convention.
- M. André BIRROTTEAU, ingénieur chimiste, I. C. P. rue de Saulcy, à Chatel-sur-Moselle (Vosges)
- M. Prandt, directeur de teinture à l’Union Manufacturière de Sedan, 6, avenue Philipoteaux à Sedan (Ardennes).
- M. Félix CHATTELEYN, 94, rue du Grand-Chemin, Roubaix (Nord).
- M. Raymond Goetz, 1, rue Abel-Ferry, Paris-16e.
- M. Henri JANY, représentant des Etablissements Kuhlmann, 242, rue Ordener, à Paris.
- Propositions : Sont proposés comme Sociétaires:
- M. Georges Thevenon, 15, rue du Chesney, Sal-lanches (Haute-Savoie), Directeur de teinture des Etablissements E. Rubin, « La Laine de Mégève », Sallanches, présenté parM. G. GentiletM. R. Ramousse. LeS FABRIQUES DE PRODUITS CHIMIQUES DE THANN ET DE Mulhouse à Thann (Haut-Rhin), présentées par M. René Gotrot et M. Georges Mairesse.
- Nous rappelons à nos camarades que leur devoir est de recruter de nouvelles adhésions à l'A.C.I.T. pour augmenter la puissance de notre groupement corporatif.
- CHANGEMENTS D’ADRESSES
- M. Georges Vandeputte, villa des Troènes, rue Boursier, Creil (Oise).
- M. Marcel Verhaygen, 25, rue Paul-Janson, Bruxelles II (Belgique).
- M. Pierre TOUTAIN, 54, rue de Buffon, Rouen ( Seine-Inférieure).
- M. Jules Lorthiois, 31 bis, rue du Défriché, Four-mies (Nord).
- M. Charles Mary, 4, rue Lesdiguières, Grenoble (Isère).
- M. Léon GANEVAL, 29, cours Lafayette, Lyon (Rhône).
- M. Henri Verdière, 101, rue Etienne Dolet, Pierre-fitto (Seine).
- M. Nicolas FRANKL, Budakeszi üt 5/B, Budapest, II (Hongrie).
- BIBLIOTHÈQUE SCIENTIFIQUE
- A céder collection reliée 30 volumes du Moniteur Scientifique Quesneville, 1888 à 1905; 5 volumes Le Teinturier Pratique, 1879-1919; 5 volumes Revue de
- Chimie, 1890-1897; 3 volumes Revue de Teinture 1879-1888-1890 ; 2 volumes L'industrie Textile 1887-1888. Faire offre au bureau de l’A. C. I. T.
- LES FONTAINES DU TROCADÉRO A L’EXPOSITION 1937
- La Société des Ingénieurs Civils de France, dans ses mémoires septembre-octobre 1937, fascicule 5, a publié une série d’Etudes sur la Lumière à l’Exposition. La partie relative aux Fontaines du Trocadéro a été décrite par M. M. R. H. Expert et Paul Maitre, architectes, qui avaient été chargés de cette installation.
- On disposait d’un terrain relativement exigu, 100 m. sur 60, ayant une pente de 5 % et le problème consistait à mettre en valeur une grande nappe d’eau, visible de toutes parts, venant se composer avec le palais du Trocadéro, sans envahir les jardins existants et prolonger la perspective unique du Champs-de-Mars
- p.r19 - vue 7/62
-
-
-
- X
- X
- Jusqu’au pied des emmarchements de la Nouvelle Terrasse.
- Une puissante machinerie fut nécessaire pour donner au circuit fermé les 2.500 litres/seconde, réclamés par les effets d’eau, chiffre correspondantà environ le quart de la consommation journalière de la Ville de Paris en temps normal. Cette véritable usine a demandé pour son exploitation une puissance de 1600 Kw. Neuf groupes électro-pompes représentant 1100 CV alimentaient 3000 mètres de canalisation desservant 86 effets d’eau sur 2.800 tuyères.
- Les hublots placés à la base de chaque effet d’eau au fond du bassin ont permis l’installation de 520 projecteurs à tambours polychromes dont les 6 faces étaient constituées par un chassis en lamelles colorées pouvant donner la coloration: Or, bleu, vert, mauve, rouge, blanc. 160 servomoteurs commandés par un combina-teur automatique de coloration assuraient la rotation du tambour des projecteurs.
- On a pu réaliser pour la première fois, grâce à la
- collaboration de M. d’Aboville et de M. Mougeot un éclairage par fluorescence.
- Le principe consistait à mettre en suspension dans l’eau un produit fluorescent, en l’occurence du disulfo-gamma (des Etablissements Kuhlmann) à raison de 1 décigramme par litre, rendu lumineux par l’excitation de rayons ultra-violets.
- A cet effet 500 lampes spéciales àvapeur de mercure à surpression de 75 W, munies de verre de Wood furent disposées de part et d’autre dans des caissons étanches, en bordure du gazon sur les trottoirs latéraux du bassin projetant leur lumière invisible sur les jets d’eau.
- Le résultat donnait à la masse même du liquide une teinte bleue pâle véritablement féérique et qui s’harmonisait parfaitement avec les effets de l’incandescence.
- N. B. — Nous rappelons que notre collègue de l'A.C.I.T. M. Pierre Mougeot, dont il est question dans l’article ci-dessus, aétudié tout spécialement les phénomènes de la fluorescence, phénomènes sur lesquels il nous adéjà entretenus au Congrès de Bruxelles en 1935.
- LA MAIN-D’ŒUVRE DANS LES INDUSTRIES TEXTILES
- D’une étude publiée dans le Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse, janvier 1938, il ressort que la part de la main-d’œuvre dans le prix des articles suivants s’élève à :
- 15% du prix des filés coton et laine;
- 25 à 30 % du prix des tissus coton écru ;
- 20 à 33 % du prix des tissus blanchis, imprimés et apprêtés ;
- 40% du prix de la chemise vendue par le confectionneur.
- Il est facile de voir quelles sont les répercussions, sur le prix de revient de la marchandise textile, des hausses continues de salaires, de l’application de la loi de 40 heures et autres avantages sociaux accordés.
- L’élévation des prix, d’une part, et, d’autre part, la gêne du consommateur moyen qui réduit ses dépenses, font que le volume des marchandises vendues est actuellement inférieur à ce qu’il était, non seulement il y a un an, mais encore en janvier 1936.
- L’IMPORTANCE DU MATÉRIEL TEXTILE D’ALSACE
- D’après le rapport du Syndicat Industriel Alsacien du 15 janvier 1938, l’importance du matériel textile d’Alsace sur le plan national serait la suivante :
- Filature et retordage de coton : l’Alsace possède 1.850.000 broches sur un total de 11.300.000 en France, soit environ 16,4%;
- Métiers à tisser coton : 33.500 métiers en Alsace sur 193.600 en France soit 17,3%;
- Filature de laine : 400.000 broches en Alsace sur
- 2.000.000 en France soit 25 % ;
- Métiers à tisser laine: 3.000 métiers sur 50.000 soit 6 % ;
- Impression sur tissus : 154 machines à imprimer sur 289 soit 53,7 %, mais sur ces 154 machines 78 seulement ont été en service au cours de l’année 1937.
- ECHANGE DE RENSEIGNEMENTS
- Un de nos collègues habitant l’étranger nous demande la création dans notre chronique d’une rubrique destinée aux renseignements demandés par les membres de l’A.C.I T. et surtout les membres étrangers pour qui il est difficile de se rendre au bureau de l’A.C.I.T. à la Maison de la Chimie.
- Cette création serait certainement intéressante, mais à la condition d’une collaboration soutenue, car les rédacteurs bénévoles de la Chronique n’ont aucune prétention à l’omni-science.
- Le même collègue demandait s’il existait en France un travail comparable ou similaire au «Colour Index»
- de la « Society of Dyers and Colourists », et regrettait que l’A.C.I T. n’ait jamais songé à entreprendre l’édition d’un pareil ouvrage dont l’utilité pratique est incontestable.
- Nous ne connaissons aucune publication française similaire, depuis l’ouvrage de P. Sisley sur la classification des matières colorantes, qui date de 1920.
- L’A C.I.T. par elle-même n’a ni les moyens financiers. ni le personnel technique nécessaire pour mettre cette œuvre sur pied, mais si l’un de nos collègues voulait en prendre l’initiative, nous ferions le nécessaire pour propager cette publication.
- p.r20 - vue 8/62
-
-
-
- MATIERES COLORANTES
- DU BLANCHIMENT, DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION ET DES APPRÊTS
- MAI 1938
- PRODUITS AUXILIAIRES UTILISÉS DANS L’INDUSTRIE TEXTILE (suite et fin)
- Par J.-P. SISLEY
- Ingénieur Chimiste E.C.L.
- B) Traitement de la laine.
- i) Adjuvants de dégraissage.
- Il existe de très nombreuses mentions des propriétés dégraissantes des alcoylnaphtalènes sulfos dans les brevets décrits précédemment. Ces produits présentent un réel avantage dans le foulonnage du fait de leur pouvoir moussant et émulsionnant. Ils empêchent la formation de savon calcaire et évitent le coulage des nuances. Le dégraissage est grandement facilité et toujours plus complet en présence de ces adjuvants. Le toucher des articles terminés est favorablement influencé.
- De nombreux produits ont été mis sur le marché comme adjuvants de foulonnage pour réserver les blancs, ces produits à base d'alcoylnaphtalène sulfo sont en général additionnés de solvants chlorés comme le trichloréthylène et de tiers-solvants comme la méthylhéxaline ou le cyclohéxanol.
- On utilise, en général, i % de ces produits sur le bain de foulonnage et l’on peut diminuer l’alcalinité de ce dernier ainsi que la durée du traitement, ce qui ménage la fibre. B. F. 676.273 (SAPIC), B. F. 613.154 (I. G.).
- 2) Carbonisage de la laine.
- La technique de l'épaillage de la laine au moyen de l’acide sulfurique a été perfectionnée par l'emploi de produits de pénétration constitués par des dérivés alcoylés ou tétrahydrogénés d’acides naphtalènes sulfo-niques. L’action de ces produits est d’abaisser la tension superficielle du bain. Ils facilitent la pénétration de l’acide dans les fibres et permettent de diminuer sensiblement la concentration des bains d’acide, d’où ménagement de la fibre de laine et uniformité de l’action de l’acide. B. F. ire addit. 33.246 au B. F. 601.823 (B.A.S.F.).
- On constate lors de l’emploi de tels composés une grande amélioration, notamment la suppression des taches se produisant au cours de la teinture subséquente. Ces taches étant formées par une imprégnation irrégulière de l’acide qui se produit lorsque les articles ne sont pas bien dégraissés. L’intérêt de ces produits est dû également à leur pouvoir dispersant qui facilite les lavages ultérieurs, même en eau calcaire.
- La concentration de l’acide peut être, en général, abaissé de 4 à 2°5 Béen ajoutant environ 2 gr. 5 de ces produits par litre, d’où ménagement de la fibre.
- Ces emplois sont mentionnés dans le D.R.P. 463.472 de l’I. G. Dans le brevet américain 1.686.836, Pott préconise l’emploi des acides alcoylnaphtalènes sulfos, dans le U.S.A.P. 1.686.837 on fait ressortir les avantages du procédé.
- KUHLMANN dans la irc addit. 40.002 au B. F. 714.680 préconise comme produits de mouillage sur le bain de carbonisage les dérivés sulfonés de naphtaline alcoylée au moyen d’alcools résiduaires provenant de la synthèse de l’alcool méthylique décrits dans le B. F. 714.680.
- 3) AGENTS D'UNISSON ET DE PÉNÉTRATION EN TEINTURE.
- Les alcoylnaphtalènes sulfos ont été proposés comme agents de pénétration en teinture de la laine, à cause de leur résistance particulièrement élevée aux acides minéraux. Ils favorisent l’unisson et ont tendance à éviter le feutrage. On a constaté que l’on obtenait les meilleurs résultats en utilisant des quantités relative-ment faibles de ces produits, ne dépassant pas 0 gr. 25 par litre de bain. B. F. 601.723 (B.A.S.F.).
- L’effet de ces produits comme agents de pénétration est surtout intéressant dans la teinture des feutres, c’est pourquoi on les utilise souvent combinés avec la pyri-dine ou les bases pyridiques. B. F. 641.629, 654.624, Bohme.
- Les alcoylnaphtalènes sulfos et notamment les dérivés benzylés ont une affinité marquée pour la laine en
- 2
- p.161 - vue 9/62
-
-
-
- 162
- PRODUITS AUXILIAIRES UTILISES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- pH acide. Cette propriété est utilisée dans la teinture pour ralentir la montée des colorants sur les fibres animales et également pour la réserve de la laine dans la surteinture en colorants directs des articles mi-laine (voir B. F. 628.70/1 (I. G.), B. A. 321.190 (I. G.), B.F. 718.875 et 749.012 (S.C.B.).
- C) Traitement des rayonnes.
- Les alcoylnaphtalènes sulfos sont utilisés dans les traitements des rayonnes en addition très minimes (I. G.), 0,2 à 2% pour être incorporés à la rayonne viscose dans toute phase de sa fabrication. Ces additions de produits diminuant la tension superficielle permettent d’obtenir une soie d’une haute résistance à la rupture et présentant une section fortement lobée ou dentelée. Ces soies présentent, de ce fait, un fort pouvoir couvrant. Dans des bains de filage normaux, l’addition de ces produits n’influence pas la forme de la section, mais lorsque l’on utilise des bains de précipitation à haute concentration d’acide on obtient la section à forme caractéristique.
- Dans la teinture des articles contenant de la rayonne acétate, K. Lauer, Kolloïd Zlçi., 1982, 61, p. 91, a étudié l’action des agents de dispersion tels que les alcoyl-naphlalènes sulfos sur les particules des colorants insolubles comme l’a et la ^-aminoanthraquinone et la j-4-diaminoanlhraquinone. En l'absence de produits mouillants, Lauer observe que pour une teinture à 60" le colorant se fixe superficiellement et n’est pas solide an lavage ou au savonnage. L’absorption à l’intérieur de la fibre ne se fait qu’après environ 25 minutes. Les particules sont faiblement fixées en surface. La présence d’alcoylnaphtalènes sulfos augmente la dispersion des colorants insolubles et retarde la teinture en augmentant la solidité.
- D) Applications diverses.
- AGENTS EMULSIONNANTS.
- Les produits dérivés des hydrocarbures aromatiques sulfonés, et leurs sels constituent des agents émulsionnants remarquables. Celte application est mentionnée dans la plupart des brevets décrits précédemment.
- Ces composés sont utilisés également pour solubiliser des solvants, soit seuls, soit additionnés de tiers-solvants. Celle propriété permet de préparer toutes sortes de produits hydrocarburés du genre de ceux décrits dans un article précédent (Savons hydrocarburés, R.G.M.C., 1937, p. 66, J.-P. Sisley) dans lesquels le savon est remplacé par des alcoylnaphtalènes sulfos. A titre d’exemple on peut citer l’Humectine SD (Saint-Denis), qui permet de solubiliser différents solvants, par exemple 1 litre Humectine SD rend soluble à l’eau en toutes proportions
- 25 cc. de Méthylhéxaline
- 100 cc. de Cyclohéxanol
- 260 cc. de Bases pyridiques
- 5o cc. de Trichloréthylone
- 5o cc. de Décaline
- 5o cc. de Tétraline
- ce qui permet de préparer des adjuvants de teinture les plus variés.
- Le pouvoir émulsionnant des alcoylnaphtalènes sulfos peut être utilisé pour la mise en émulsion des huiles, des graisses et des cires, cependant on les associe en général pour cel usage à de la colle. On sait que la gélatine et les colles animales ainsi que les albuminoïdes sont des émulsionnants assez médiocres, particulièrement vis-à-vis des huiles minérales et de l’oléine. La colle est cependant un stabilisateur d’émulsions déjà formées grâce à son rôle de colloïde protecteur. Les produits d’hydrolyse de la colle présentent un pouvoir émulsionnant supérieur. En hydrolysant la colle, la gélatine ou la caséine par des alcoylnaphtalènes sulfos et neutralisant, on obtient des produits émulsionnants de valeur qui peuvent être utilisés pour de nombreuses applicalions.
- B. \. 258.551, 1. G., utilise pour la mise en émulsion des huiles et des graisses des mélanges de sulforici-nale, d’isopropylnaphtalène sulfo avec des substances gélatinisables comme la glue, la gélatine ou d’autres substances ayant la propriété de former des gels avec l’eau.
- B. F. 608.3o2, 1. G., prépare des agents émulsifiants pour les huiles et les graisses à partir de l’isopropyl-naphtalène sulfonalc de soude. Par exemple, on délaie uniformément 40kg. d’une pâlcà 70 % de sel disodique de l’acide isopropylnaphlalène sulfo préparé d’après le D.B.P. 336.558 avec 200 1. d’eau, puis on ajoute 80 kg. de colle d’os dans 180 1. d’eau. Ce produit émulsionne particulièrement bien les huiles végétales : l’huile d’olive, les cires, la paraffine peuvent êtreémulsionnées par un mélange constitué par 10 kg. d'isopropylnaphlalène sulfonalc de soude dissout dans 100 1. d’eau et additionné de 20 kg. de colle gonflés dans 45 1. d’eau. Ce mélange peut mettre en émulsion stable 20 kg. de paraffine.
- B. A. 268.387, 1. G., préconise l’emploi de l’isopro-pylnaphtalène sulfonale de soude et de la diméthylcel-lulose pour la mise en émulsion de l’oléine utilisée pour l’ensimage comme huile de filature. Par exemple, on dissout 2 kg. 5 d’isopropylnaphtalène sulfo dans 800 1. d’eau et ajoute 2 kg. 5 de diméthylcellulose ; ce mélange émulsionne facilement 80 kg. d’oléine.
- B. F. 725.296, S.P.C.M.C., mentionne comme agents émulsionnants les gélatines et albumines précipités en solution acide par des produits aliphatiques à caractère tannant : eaux résiduaires de cellulose sulfitique, les produits de sulfonaphtalines alcoylées, les dérivés sulfones du dinaphtylméthane. Les produits obtenus sont lavés, puis dissouts dans les alcalis.
- p.162 - vue 10/62
-
-
-
- PRODUITS AUXILIAIRES UTILISES DANS L*INDUSTRIE TEXTILE
- 163
- Produits dérivés des alcoylnaphtalènes sulfos ou SE Rattachant a cette série DE PRODUITS AUXILIAIRES DE TEINTURE.
- Marques Firmes Constitution Emplois
- Almanol F Du Pont (U.S.A.) Produits en poudre. Dibutylnaphtalène sulfonate de Na. Applications générales des alcoylnaphtalènes sulfos.
- Bétan R 100 Deutsche Hydrierwerke Sel de soude de la tétrahydronaphtaline sulfo. Agent émulsionnant de faible pouvoir mouillant.
- Bétan R 80 » Produit voisin du Nékal A. Applications générales des alcoylnaphtalènes sulfos.
- Bétan \ 5o » I p. Bétan N8o, 1 p. Bétan R100. »
- Biancal C. Flesch Acide persulfo organique de dérivé alcoylé de naphtalène sulfo. D.R.P. 561.521, 600.293. Débouillissage et blanchiment simultanés du colon.
- Brécolane NT Brécolane N et N extra Brécolane NCK Kuhlmann » » Butylnaphtalène sulfonate de Na. Produits purifiés par chaulage. Dérivé sulfoné de naphtaline alcoylée au moyen d’alcools résiduaires provenant de la synthèse de l’alcool méthy-lique. B. F. 714.680. Applications générales des alcoylnaphtalènes sulfos. » »
- Eunaphtol KI I. G. Alcoylnaphtalène sulfo. Applications générales des alcoylnaphtalènes sulfos.
- Invadine N S.C. B. Sel de soude de l’éther amy-lique de l’acide sulfophtal-lique. »
- Léonil S I. G. Ethylnaphtalène sulfonate de soude. »
- Monopoli tan Boras Alcoylnaphtalène sulfo. »
- Nacconal NR Nacco Alcoylnaphtalène sulfo. »
- Néomerpin 0 Poll Isopropylnaphtalène sulfonate de soude. ))
- Nékal A I. G. Butylnaphtalène sulfonate de soude. »
- Nékal BX » Dibutylnaphtalène sulfonate de soude contenant environ 8 % d'isopropyl. ))
- p.163 - vue 11/62
-
-
-
- 164
- PRODUITS AUXILIAIRES UTILISES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- Marques Firmes Constitution Emplois
- Oenosol Paix Diisopropylnaphtalène sulfo-nate de soude et Na2s04. Produit mouillant.
- Proloïdal poudre Menuel Butylnaphtalène sulfonate de soude contenant un peu de tétraline sulfonée. Applications des alcoylnaphtalènes sulfos.
- Perminal VF 1. C. 1. Alcoylnaphtalène sulfo. Agent de teinture de la laine désigné comme évitant le feutrage.
- Savon Ampho DN Actinol L I.G. Produit Fournier Isopropylnaphtalène sulfonate de soude. s en pâte ou en solution. Dibutylnaphtalène sulfo, solution légèrement acide. Agent d’adoucissage en teinture de rayonne viscose. Applications générales des alcoylnaphtalènes sulfos.
- Brécolane N’TS Kuhlmann Pâle acide de Brécolane NT. »
- Carbolan Schim mer el Schwartz Icoylnaphtalène sulfoen pâle. Carbonisage de la laine.
- Carbone Flerhenol C. Flesch Butylnaphtalène sulfonate de soude solution aqueuse. ))
- Dyonil PW el DB s. vp.r.c. Butyl et isopropylnaphtalène sulfonate de Na en pâle. Applications des alcoylnaphtalènes sulfos.
- Dyonil 2MA » Dyonil PW solution aqueuse. Carbonisage de la laine.
- Humectine SI) Saint-Denis Alcoylnaphtalène sulfo solution aqueuse. Applications des alcoylnaphtalènes sulfos.
- Nékal S 1. G. Nékal A pâle acide. Carbonisage de la laine.
- Oranit KS Oranit C Oranienburger Chemische Fabrik » Voisin du Léonil S. Solution aqueuse. Applications générales des alcoylnaphtalènes sulfos. »
- Proloïdal A Menuel Solution aqueuse de proloïdal poudre. Applications générales des alcoylnaphtalènes sulfos.
- Rigal N Tipag Alcoylnaphtalène sulfo. »
- Sédalène Piesvaux Alcoylnaphtalène sulfo. »
- Stérol D spécial Steverlinck » Carbonisage de la laine.
- p.164 - vue 12/62
-
-
-
- PRODUITS AUXILIAIRES UTILISES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- 165
- Marques Firmes Constitution i Emplois
- il
- Produits contenant des solvants.
- Acidol Bôhme \coylnaphtalène sulfo et solvant. Adjuvant de teinture.
- Brécolane NF K Brécolane NTV Kuhlmann )) Brécolane N extra + Méthylhéxaline (sol. acide). Brécolane N extra +Méthylhéxaline (sol. neutre). Carbonisage de la laine. Applications générales des alcoylnaphtalènes sulfos.
- Citomerpin Pott Alcoylnaphtalène sulfo — Solvant. Agent de nettoyage.
- Dissol S.A.P.I.C. Solution aqueuse de Dyonil PW contenant du trichloréthylène et de la méthylhéxaline. Adjuvant pour le foulonnage.
- Euffullon W Euffullon E Euffullon C G. Flesch » » Majamin-1 richloréthylène et Ammoniaque. Majamin—Cyclohéxanol et Méthylhéxaline. Majamin + Solvant. » Dégraissage des crins. Dégraissage de la laine brute.
- Eucarnit Bohme Alcoylnaphtalène sulfo + Trichloréthylène. Carbonisage de la laine.
- Feltron C I. G. Solution aqueuse de Nékal A — Formol-]-Solvant. Adjuvant pour le feutrage des poils.
- Fixo Steverlinck Alcoylnaphtalène sulfo — Solvant. Humidification.
- Flerhénol PF C. Flesch Carbon Flerhénol + Trichloréthylène. Adjuvant facilitant le foulonnage.
- Foulogène S.P.G.M.G. Alcoylnaphtalène sulfo — Alcool et Ammoniaque. »
- Foulonnex NK Kuhlmann )) »
- Humico Berrot Alcoylnaphtalène sulfo — Formol — Solvant. Humidification.
- Humifix N Humifix NF Kuhlmann » Brécolane N et Cyclohéxanol. Brécolane N extra — Cyclohéxanol. )) ))
- Hygropol S.A.P.I.C. Butylnaphtalène sulfo + Méthylhéxaline. ))
- Hygrolit MS )) Alcolnaphtalène sulfo — Formol. ))
- Hydralène F Hydralène L Fournier » Actinol L — Trichloréthylène. Actinol — Trichloréthylène - Tiers Solvant. Agent de foulonnage. »
- Lanaclarine L 14a Bôhmo Alcoylnaphtalène sulfo + Solvant. Dégraissage de la laine.
- Laventine KB 1. G. Alcoylnaphtalène sulfo + Solvant. »
- Lénocal I.G. . »
- p.165 - vue 13/62
-
-
-
- 166
- PRODUITS AUXILIAIRES UTILISES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- Marques Firmes Constitution Emplois
- Néomerpin PolL Isopropylnaphtalène sulfonate de soude 4- Méthylhéxaline + Tétraline. Propriétés générales des alcoylnaphtalènes sulfos.
- Néomerpin N » Octohydroanthracène mono-sulfonate de soude+Méthylhéxaline. Carbonisage de la laine.
- Novocarnit Bohme Isopropylnaphtalène sulfonate de soude — Méthylhéxaline + Pyridine. Agent de mouillage et de pénétration en teinture.
- Oranit B Milch Alcoylnaphtalène sulfo — essence de térébenthine. Applications générales des alcoylnaphtalènes sulfos.
- Paranéon Wypert Alcoylnaphtalène sulfo + Solvant. Carbonisage de la laine.
- Poco S Polt Tétrahydronaphtalène sulfonate de soude-+Méthylhéxa-line. Dépoissage des feutres.
- Prolofoul P Menuel Proloïdal + Trichloréthylène. Adjuvant de foulonnage.
- Solvélène Piesvaux Alcoylnaphtalène sulfo + Solvant.
- Produits contenant du savon avec ou sans solvants.
- Hydraphtal Pott Butylnaphtalène sulfo+Savon +Cyclohéxanol+ Tétraline. Agent de dégraissage.
- Effektol Bohme Alcoylnaphtalène sulfo Savon + Trichloréthylène. Agent de nettoyage.
- Prolofoul C Menuel Butylnaphtalène sulfonate de soude + Savon + Trichloréthylène. »
- Septalène Piesvaux Alcoylnaphtalène sulfo + Savon + Solvant. »
- Emulgène A » » »
- Produits contenant des huiles sulfonées avec ou sans solvants.
- Diffusil Bohme Alcoylnaphtalène sulfo Huile sulfonée -j- Solvant. Agent de nettoyage.
- Flerhénol MN C. Flesch Huile sulfonée — Alcoylnaphtalène sulfo-|-Cyclohéxanol. Produit mouillant.
- Florhanit M Bohme Huile sulfonée — Alcool amy-lique + Nékal. Adjuvant de teinture et de mercerisage.
- Laventine BL I. G. Huile sulfonée -|-Nékal -[-Méthylhéxaline + Essence de térébenthine. Agent de nettoyage.
- Oranit FW Paix Huile sulfonée-[—Octohyclroan-thracène monosulfonate de soude-Méthylhéxaline. Agent d’égalisage.
- p.166 - vue 14/62
-
-
-
- PRODUITS AUXILIAIRES UTILISES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- 167
- Marques Firmes Constitution Emplois
- Produits contenant de la cotte hydrolysée.
- Collex pâle et poudre S.P.C.M.C. Caséine hydrolysée par un alcoylnaphtalène sulfo. \gent émulsionnant.
- Dégranol )) Caséine hydrolysée par un alcoylnaphtalène sulfo-|-Colle -j- Carbon, d’ammoniaque. Dégraissage de la laine.
- Emulgalor BE Beycopal Colle hydrolysée par un alcoyl-naphlalène sulfo+Savon. Agent émulsionnant.
- Erioplinon Geigy Caséinale d’ammoniaque el alcoylnaphtalène sulfo. Dégraissage de la laine.
- Héxasulfonal EWA S.A.P.LC. Colle hydrolysée par du Dyonil PW. Agent émulsionnant.
- Léonil LE I. G. Colle hydrolysée par du Nékal A. »
- Lénétol N K uhlmann — Dégranol (S.P.C.M.C.). Dégraissage de la laine.
- Xékal VEM I. G. Colle hydrolysée par du Nékal BX. Agent émulsionnant.
- Nilo EM Sandoz Caséine hydrolysée par un alcoylnaphtalène sulfo. »
- Perminal ELM L C. I. Colle hydrolysée par du Perminal. »
- Servital A 1. G. Colle+ Nékal+carb. de soude. Dégraissage de la laine.
- Sténolat W Bohme Colle hydrolysée par un alcoylnaphtalène sulfo. Agent d’émulsion.
- Sunaphlol N Kuhlmann -Collex (S.P.C.M.C.).
- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- Société Internationale des chimistes du cuir
- Section britannique
- Réunion du 5 mars à l'Université de Leeds.
- \ celle réunion, plusieurs communications intéressant la chimie lincloriale ont été présentées. Ce furent notamment celle sur la Teinture des cuirs pour ganterie et vêtements par F. W. Woodroffe.
- S’occupant d’abord des sources de peaux pour ganterie, l’auleur indiqua que les peaux de jeunes chèvres
- sont d’une structure plus uniforme et plus régulière et permettent dans la teinture un meilleur unisson que celles des chèvres qui ont déjà porté. A demi-maturité, la peau de chèvre ou chevrette représente un excellent type de peau. Les peaux de chevreau véritable ne sont employées que sur le continent. Dans le cas de peaux de mouton, les types satisfaisants proviennent des régions soumises à des températures extrêmes de froid et chaleur. Ainsi, les peaux espagnoles de la Catalogne sont les meilleures tandis que celles du Sud de l'Espagne sont de peu de valeur. En Angleterre, les
- p.167 - vue 15/62
-
-
-
- 168
- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- peaux tannées des Indes sont de plus en plus recherchées pour la ganterie.
- Tannage. — En ce qui concerne le tannage, la vieille méthode de mégissage à l’alun et an sel a été remplacée par le tannage au chrome. D’une façon générale le procédé de traitement implique l’emploi d’un pelain d’arsenic pendant 10-14 jours, suivi du confitage avec confit artificiel, du recoulage et, si l’on utilise le procédé à l’alun et au sel, il est bon d’ajouter un confit de son. Dans le tannage au chrome, on substitue à ce dernier un picklage doux. Il convient de dégraisser les peaux avant le chromage, et l’auteur considère comme très bonne la méthode à la paraffine, bien qu’à son point de vue, elle ait pour résultat de répartir uniformément la graisse dans les peaux plutôt que de l’éliminer de ces dernières. Après tannage au chrome à un bain, les peaux sont neutralisées et mordancées avec du sumac ou de la tara puis nourries. L’émulsion grasse employée à cet effet doit consister en alcool gras sulfoné et huile d’une haute capacité de pénétration.
- Teinture. — Pour cette opération, on emploie principalement des couleurs végétales avec un mordant. Une recette type pour la teinture à la brosse dans le cas de cuir tanné à l’alun est de tremper les peaux pendant 15 minutes, puis de les brosser avec de l’alcali dilué (deux couches) ; appliquer ensuite quatre couches de teinture (préparée à raison de i lb de bois par gallon) et deux couches de mordant (i once par gallon). Dans le cas de peaux tannées au chrome, la teinture à la brosse doit être faite avant nourriture. Les colorants végétaux, si on les emploie dans la teinture au tonneau, fournissent des suède plus fins que les colorants d’aniline.
- Dans la discussion qui a suivi celle intéressante communication, le Président M. Mc Candlish a demandé au conférencier d’indiquer si, au point de vue de la neutralisation du cuir au chrome, il y avait une différence entre le borax, le bicarbonate de soude etlebicarbonated’ammonium. M. Woodroffe a répondu qu’il n’avait pas expérimenté le bicarbonate d’ammonium, mais qu’entre les deux autres il préférait le borax. Intervenant dans la discussion, le Dr. Marriott a fait observer qu’une pénétration parfaite de l’émulsion grasse semblant nécessaire pour ce type de cuir, il serait de première importance que la neutralisation soit presque complète. Pour celle raison, un mélange tampon de phosphate avec une valeur pH d’environ 7 serait le meilleur.
- L'action de la lumière sur la laine a fait l’objet d’une communication du Dr. J. B. Speakman.
- Il a indiqué que souvent le mauvais unisson dans la leinture de la laine est dû à l’altération de la laine sous l’action de la lumière ou aux maladies contractées par l’animal vivant. Les expériences du Dr Speakman ont montré que, sous l’action de la lumière, les liaisons sulfurées de la cystine sont rompues et transformées en groupes S1I avec formation de groupes aldéhydiques.
- Entre autres, on a recouvert partiellement la loison de moutons de la nouvelle Zélande pendant la croissance et on a observé que la teneur en soufre de la partie soustraite à la lumière était de 3,27 %, tandis que celle restée exposée à la lumière était de 2,78 %, soit une perte de soufre correspondante à une rupture de 25 % des liaisons sulfurées de la cystine. Lors de la teinture, la laine exposée à la lumière se gonfle davantage par suite de la rupture de ces liaisons et cette laine présentera plus d’affinité pour les colorants colloïdes et la teinte sera plus foncée ; au contraire, les colorants cristalloïdes donneront des teintes moins intenses. L’auteur a trouvé qu’on peut éviter ces inconvénients en donnant à la laine un traitement dans un bain d’acétate de chrome basique, dont la composition correspond au rapport de 1 atome de chrome pour 1,65 molécule d’acide acétique. Les conditions d’application sont les suivantes : 3 % d’acétate basique de chrome, /> % d’acide acélique, à la température de 4o° pendant 1/2 heure; la longeur du bain étant de
- 5o : 1. (D’après le Chemical Trade Journal 18 mars).
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE DE MULHOUSE
- Comité de chimie
- Séance du h décembre 1937.
- La séance est ouverte à 10 heures, dans la salle de réception de la Maison Scheurer, Lauth et Cie, sous la présidence de M. Gustave Prévot, président du Comité de Chimie.
- Présents : MM. Emile Dollfus, président de la Société Industrielle, M. Battegay, H. Blum, C. Baur, F. Cussac, L. Diserens, H. Dosne, R. Flall, L. Frossard, W. Hess, P. Hueber, A. Jaquet, P. Jelensperger, R. Kormann, J. Lichtenberger, A. Musculus, J. Niederhauser, F. Oswald, G. Otter, J. Ourisson, A. Paira, A. Scherrer,
- P. Seyder, V. Silbermann, R. Speitel, A. Wolf, Cl. Zuber.
- Invités : MM. Hubler, D. Lauth, C. Pointet, F. Ruf, M. Speitel, L. Zundel.
- I. Isoméries physiques des Picrates. Pli cacheté N° 3195 du 17 janvier 1935 de M. Driessen.
- Remis à l’examen de M. Lichtenberger.
- 2. Teinture des fourrures avec les colorants à cuve. Pli cacheté N° 2681 du 20 décembre 1926 de la Société Apprêt et Lustrage.
- Le fait nouveau signalé dans le pli consisterait dans l’adjonction à la cuve de graine de caroube comme agent protecteur.
- Certaines antériorités existent mentionnant l’emploi de colorants à cuve sur fourrures et l’adjonction de protecteurs, notamment les : D. R. P. 298.346 du 3o mars 1916; D.R.P. 461.44o du 9 mars 1926; D.R. P. 474.934 du 18 mars 1926.
- Le Comité décide de déposer ce pli aux archives.
- p.168 - vue 16/62
-
-
-
- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DE
- Produits Chimiques et Matières Colorantes de Saint-Clair de Rhône
- Société Anonyme au Capital de 12.000.000 de Francs
- Siège Social : 17, Rue du Helder, PARIS (9<)
- Direction commerciale: 15, B’rd Haussmann, PARIS-8°
- Téléphone : ELYSÉES 99-51 à 57 - INTER-ELYSÉES 15 - Télégrammes : Indul-47-Paris
- Usine
- No
- 0 — 40
- 0) bon
- 22 Z O I
- & 2 Q E
- 3
- 6
- II Z il
- 4 4
- Téléphone :
- 19 - GONDRIEU
- MARQUE DÉPOSÉE
- Adresse Télégraphique :
- FRANCOCHIMIE-CONDRIEU
- SPÉCIALITÉ de COLORANTS VÉGÉTAUX, Dérivés de l’Orseille, de l’Indigo et des Cochenilles et COLORANTS D'ANILINE, autorisés pour les denrées alimentaires
- Usine B, LA MOUCHE, 112, Av. Leclerc, LYON
- Téléphone : PARMENTIER 65-08 (2 lignes)
- Adresse Télégraphique :
- INDUL .LYON
- anciennement MANUFACTURE LYONNAISE de MATIÈRES COLORANTES
- COLORANTS DIRECTS ou DIAMINE, MI-LAINE, au SOUFRE ou IMMEDIATS BASIQUES, ACIDES, au CHROME, COLORANTS de CUVE
- PRODUITS POUR DÉMONTAGE ET RÉDUCTEURS HYRALDITE, HYDRONITE, HYDROSULFITE
- TOUS COLORANTS POUR TEINTURIERS - DÉGRAISSEURS
- Vente des PRODUITS de la :
- SOCIÉTÉ des PRODUITS CHIMIQUES et MATIERES COLORANTES de MULHOUSE
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES - MATIÈRES COLORANTES - COLORANTS pour FOURRURES SPÉCIALITÉ pour TEINTURE et IMPRESSION - MORDANTS et APPRÊTS
- PRODUITS ORGANIQUES de SYNTHÈSE - MUSCS ARTIFICIELS - AGENTS MOUILLANTS
- 3
- p.n.n. - vue 17/62
-
-
-
- MANUFACTURE
- -----de-----
- Cartes D’ÉCHANTILLONS
- POUR FABRIQUES DE BONNETERIE FILATURES, TISSAGES, TEINTURERIES ÉCHANTILLONNAGES DE LUXE
- G
- P. LEMONNIER CE
- 10, rue «‘Enghien, PARIS (Xe)
- Téléphone : PROVENCE 34-60 R. C. Seine 77.647
- FONDATION EN 1868 PAR J. DUVINAGE
- Nous rendant fréquemment en province, prière de nous convoquer pour travaux spéciaux.
- p.n.n. - vue 18/62
-
-
-
- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- 169
- 3. Enlevage sur indigo au sulfoxylate de soude formaldéhyde. Plis cachetés Nos 1816 et 2079 du 14 et 29 mars 1911 de la Manufacture E. Zundel à Moscou. M. Scherrer présente le rapport suivant :
- Le pli N° 1816 prend comme point de départ, le rapport sur les plis cachetés N° 1588 et N° 1624 de M. R. Aubert concernant le rongeage sur indigo à l’hydrosulfite formaldéhyde, paru dans le Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse en 1907 et présenté par M. M. Battegay.
- L’auteur du pli indique les précautions à prendre pour réussir l’article en question industriellement. Il préconise de passer la marchandise sur un tambour à la sortie du Mather Platt et de l’enrouler fortement pour empêcher la réoxydation de l’indigo réduit. Pour le finissage, il recommande une machine laquelle, par la disposition en étages de ses compartiments, permet de travailler à contre-courant dans un bain de savon chauffé au bouillon et d’éviter le contact avec l’air.
- Les échantillons annexés au pli sont d’une exécution parfaite et ont un blanc très pur.
- Dans une note sur l'hydrosulfite de soude formaldéhyde et sur les progrès réalisés par son application dans l’industrie de la toile peinte, parue dans le Bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse en 1910, page 59-78, MM. L. Baumann et G. Thesmar ont décrit d’une façon précise le rongeage sur indigo à l’aide de l’hydrosulfite formaldéhyde. La plupart des passages du pli N° 1816, à l’exception des indications citées en haut, s’y trouvent.
- Le pli N° 2079 prévoit une amélioration dans le finissage de l’article indigo rongé à l’hydrosulfite formaldéhyde, tel qu’il a été décrit dans le pli N° 1816. Au lieu de se servir du bain de savon au bouillon, lequel, en se renouvelant constamment, exige des quantités énormes de vapeur, on peut en abaisser la température en travaillant dans un bain de soude caustique, de faible concentration, avec addition de la quantité d'hydrosulfite formaldéhyde qui est justement nécessaire pour éliminer toute influence oxydante.
- Il faut rendre hommage à la persévérance des chimistes de la Manufacture E. Zundel d’avoir réalisé l’article en question que seulement peu de maisons réussissaient à ce moment. Les difficultés qui s’opposaient à la bonne marche de l’article ont disparu avec l’introduction du Leucotrope W qui stabilise le blanc d’indigo et facilite son élimination. Le- procédé est devenu classique et marche à la perfection.
- Cependant, contrairement à ce que dit l’auteur du pli N° 1816, son prix de revient était toujours et est resté plus élevé que celui du procédé au chromate lequel, justement pour cette raison, a gardé sa valeur.
- Nous proposons de déposer aux archives les plis N° 1816 et N° 2079 et de publier le présent rapport au procès-verbal.
- Le Comité adopte les conclusions du rapporteur.
- 4. Réserve sous mercerisage. Pli cachetéN° 2012 du 12 juillet 1910 de MM. Metzger et Granderye à Kochma.
- Voici le rapport de M. Scherrer :
- Les auteurs ont réalisé d’une façon élégante un effet de demi-rongeage, en imprimant sur un tissu de coton une dissolution de colophane dans de l’essence de térébenthine, épaissie avec de l’eau de gomme et en séchant à fond, en mercerisant avec la concentration de la soude caustique, sa température, la durée du contact bien déterminées et en teignant finalement avec des colorants directs.
- Nous vous soumettons des échantillons obtenus d’après les indications du pli. Nous rendons attentif à l’unisson parfait de l’envers du tissu qu’on n’obtient . pas aussi facilement par demi-rongeage. Naturellement, les eaux de lavage du mercerisage ne peuvent pas être concentrées, mais servent utilement au lessivage.
- A notre connaissance ce procédé n’a pas d’antériorité et nous proposons sa publication dans le Bulletin.
- Le Comité étant d’accord avec la proposition du rapporteur, le pli cacheté et le rapport seront publiés dans le Bulletin.
- 5. Démontage des teintures. Pli cacheté N° 2693 du il février 1927 de M. F. Huttner.
- L’auteur mentionne l’action favorable de la pyridine dans les bains de démonlage à base d'hydrosulfite de soude.
- M. Baur est prié d’examiner ce travail.
- 6. Exposé historique sur les procédés d’impression par M. Claude Zuber.
- Dans son exposé, M. Zuber après avoir montré l’étal de l’industrie de l‘« Indienne » en 1800, rappelle d’une part les perfectionnements d’ordre mécanique qui, au cours du XIXe siècle, ont conduit de l'impression manuelle à l’impression mécanique moderne, et, d’autre part, les progrès d’ordre chimique réalisés, soit par l’amélioration des méthodes d’application de colorants déjà connus, soit par l’invention de produits entièrement nouveaux.
- 7. L’évolution des genres de dessins d’impression par M. D. Lauth.
- M. D. Lauth esquisse ensuite quelle fut, au cours de celle même période, l’évolution des genres de dessins dans l’impression de la robe. Il montre, comment, après s’être bornée à reproduire les types d’indiennes classiques, l’industrie européenne, grâce au perfectionnement de ses moyens techniques, a pu s’affranchir et créer des genres de dessins absolument nouveaux. M. D. Lauth peut ainsi définir quelques périodes dont de nombreux échantillons illustrent les plus belles productions.
- Le Comité exprime le vœu que ces deux communications remarquables paraissent au Bulletin.
- 8. V isite des salles d’archives et de documents de la Maison Scheurer, Lauth et Cie.
- Les deux exposés qui précèdent servaient d’introduction à la visite des salles d’archives de la Maison Scheurer, Lauth et Cie, qui intéressa vivement les membres du Comité.
- p.169 - vue 19/62
-
-
-
- 170
- COMPTES-RENDUS DES SOCIÉTÉS SAVANTES
- Séance du ‘i février 1938.
- 1. En ouvrant la séance, M. Prévol lit une lettre de la Maison Geigy S. A. faisant part de la mort de M. le D' Muller-Guisan, membre du Comité de Chimie. En signe de deuil, la séance est suspendue pendant quelques instants.
- ?.. Amélioration au frottement des teintures en indigo. Pli cacheté N° 2249 du 22 mai 1913 de MM. Emile Pfeiffer et Louis Paulus à Heidenheim.
- Les auteurs obtiennent une amélioration au frottement en traitant les pièces teintes en indigo au moyen de bains fixateurs à.base d’albumine, de viscose ou de séricose.
- Remis à l’examen de M. Hess.
- 3. Rongeant sur indigo et réserve sous noir d’aniline surimprimé. Pli cacheté N° 2254 du 13 juin 1913 de M. Louis Paulus à Heidenheim.
- Remis à l’examen de M. Strassel à Ribeauvillé.
- 4. Procédé permettant d’augmenter la stabilité des bains d’hydrosulfite, par addition de sulfure de sodium. Pli cacheté N° 2714 du io octobre 1927 de M. Justin-Mueller.
- Remis à l’examen de l’Ecole Supérieure de Chimie.
- 5. Réserves à l’acide citrique sous plaquages en colorants au chrome, enluminées à l’aide de colorants au chrome, enluminées à l’aide de colorants azoïques insolubles. Pli cacheté N° 2255 du 14 juin 1913 de M. L. Paulus à Heidenheim.
- Ces réserves sont obtenues sur tissu de coton préalablement naphtolé, par impression d’une réserve à l’acide citrique et de couleurs à la glace additionnées d’acide citrique.
- On plaque ensuite en couleurs au chrome, qui sont réservées en blanc et en couleur au x endroits imprimés.
- Remis à l’examen de M. Duport, des Etablissements Ch. Steiner à Belfort.
- (i. L'industrie de l’impression aux Etats-L nis. Con-férence de M. Ph. Brandt.
- Dans son exposé, M. Brandt, après avoir précisé les différents centres où se trouve localisée l’industrie textile, qui compte aujourd’hui 550-600 machines à imprimer, donne quelques chiffres très intéressants sur la production et la consommation des tissus aux Etats-L nis.
- La production annuelle atteint 1 milliard 600 mille mètres, ce qui, réparti sur une population de 128 millions d’habitants, fait 14 mètres de tissus imprimés par tête, ce dernier chiffre est donc très supérieur à celui que nous avons en Europe où on compte 3-5 mètres par tête.
- L’industrie américaine, toujours à l’affût du progrès, a adopté d'une façon générale les colorants modernes, les colorants à cuve, les naphtols, les Rapidogènes et les Indigosols, ce qui correspond au goût du public qui exige des couleurs aussi vives que possible.
- Le conférencier passe ensuite en revue les différents articles d’impression et de teinture et signale quelques nouveautés concernant les appareils utilisés, appareil à vaporiser pour les Rapidogènes, foulard pour la teinture en Indigosols, machine pour la teinture des filés, etc.
- Le président le remercie vivement de cet exposé, vivant et solidement documenté, qui a beaucoup intéressé les membres du Comité.
- 7. Divers. — M. Prévôt fait part au Comité du programme élaboré pour les prochaines réunions.
- Ce programme comprend pour la séance du mois de mars une conférence de M. Darmois.
- Un troisième cycle de cinq conférences concernant divers perfectionnements dans les arts textiles, organisé par l’Ecole Supérieure de Chimie, sous le patronage du Comité de Chimie, aura lieu du 28 mars au 1er avril.
- La séance est levée à 19 heures 15.
- INFORMATIONS
- Le Camphre synthétique. —- Le gouvernement de Formose s’est ému de la concurrence de plus en plus activé que fait le camphre synthétique au produit naturel. Il a décidé de soutenir un vaste programme pour l’établissement d’une industrie de camphre synthétique.' Les premières démarches ont été faites pour s assurer la fourniture d’essence de térébenthine. Il est question de former une Compagnie formosienne de résine de pin au capital de 10 millions de yen dans le but de produire les essences avec les pins qui se trouvent dans les parties montagneuses de l’île. Les forêts y sont abondantes mais on envisagera également le* reboisement.
- Nouveau, produils intermédiaires. — On s’est efforcé de préparer, aux E.-L . de nouvelles amines portant
- des groupes alcoyles plus ou moins lourds. Ainsi, par la réaction de Friedel et Crafts on a condensé le chlorure de butyle avec l’acétanilide et préparé la para-butylaniline avec de bons rendements. De telles amines doivent servir à la fabrication d’azoïques insolubles.
- Nouveautés exposées à ta British Industries Fair. -L n nouvel alginate de sodium est proposé sous le nom de Manucol par Albright et Wilson Itd. C’est un alginate de haute pureté susceptible de remplacer la pectine, la gélatine et d’autres produits se rattachant aux gommes végétales. Cet alginate est obtenu au départ d algues laminaria provenant d’Ecosse, où elles se trouvent à profusion.
- Le laclale de sodium à 80 % sous forme d’un liquide jaune pale est présenté par Howard’s; son hygroscopi-
- p.170 - vue 20/62
-
-
-
- REVUE ÉCONOMIQUE
- cité est supérieure à celle de la glycérine et ceci le fait recommander dans les procédés d’oxydation ou i mpres-sion et pour le conditionnement des textiles. La même maison expose un dérivé du méthylcyclohexanol destiné à servir de substitut à l’huile, dans le peignage de la laine et dans les industries de la rayonne. Ce produit présente les qualités suivantes : résistance à l’oxydation, pénétration facile dans les fibres, propriétés lubrifiantes excellentes et facile élimination par lavage.
- Le Procédé Pomilio. — Ce procédé d’extraction de la cellulose des plantes, par l’action de la soude et de l'hypochlorite breveté par Pomilio, s’est beaucoup développé depuis une vingtaine d’années. C’est ainsi
- que la Cellulosa Argentina dont l’usine est à Rosario de Santa Fé produit 4o tonnes de pulpe par jour; la matière première est la paille, on a aussi utilisé le lin, la paille de riz et de maïs. Celle usine est en voie de développement pour doubler sa production qui est destinée à la fabrication du papier. La Cie Manufacturera de Papeles à Santiago de Chili produit 24 tonnes de pulpe extraite de la paille. Istituto Caligrafico dello Stato à Foggia (Italie) traite également la paille et produit 4o tonnes de pulpe, utilisée par l'Etat pour son papier. On construit actuellement la Cellulosa Cloro Soda, à Naples, la South African Pulp and Paper Industries Itd au Transwaal. La Fabrica Nacional de Papel à Montevideo (Uruguay) et la Sté la Cellulose du Pin en France.
- REVUE ECONOMIQUE
- L’industrie chimique aux Elals-Unis. — D’après le Department of Commerce, les exportations de produits chimiques ont atteint en 1937 la valeur la plus élevée des sept dernières années. Les chiffres provisoires indiquent une augmentation de 181 millions de dollars sur ceux de 1936 soit 17,5 % de surplus.
- La caséine en Argentine. — En 1937, l’Argentine a exporté 16.121 tonnes de caséine, ce qui est le chiffre le plus bas enregistré depuis 1931 : en effet, les chiffres de 1935 et 1936 avaient été respectivement 19.933 t. 17.064 t. La faiblesse de celle exportation est attribuée à la sécheresse qui a régné dans certaines régions et au manque de demandes et il en est résulté un accroissement des stocks. C’est l’Allemagne qui venait en tête des acheteurs, avec 5.181 t.
- La naphtaline en Allemagne. — Les exportations de naphtaline ont augmenté en 1937; pour la période janvier-novembre elles ont atteint 10.457 tonnes contre 3.442 tonnes en 1936. Ce sont les Etats-Unis qui ont été les plus gros acheteurs avec 5.786 t. contre 1.552 pour la même période de 11 mois en 1936. Les raisons qui sont données pour expliquer ces changements sont d’abord qu’on utilise de moins en moins la naphtaline pour fabriquer le noir de fumée (ou lui substitue l'anthracène) et que d’autre part on en a beaucoup augmenté la production.
- Vacances payées en Belgique. — Un décret royal a rendu obligatoire l’octroi de vacances payées aux ouvriers de l’industrie chimique. Tout ouvrier ayant été occupé durant au moins 4 mois dans une même entreprise a droit à des vacances payées. Le décret indique les dispositions suivantes : deux jours de congé pour 4 à 6 mois d’emploi, trois jours pour 6 à 8 mois, quatrejours pour 8 à 10 mois, cinq jours pour 10 à 12 mois et six jours pour des périodes dépassant 12 mois.
- L'industrie chimique en Pologne. — Les échanges de produits chimiques se sont élevés aussi bien dans les
- exportations que dans les importations. La valeur des importations qui s’était élevée à 35,58 millions de R. Marks en 1936 a atteint 41,06 millions en 1937 soit un accroissement de 1/3. Quant aux exportations elles ont passé- de 16,24 millions de R. Marks à 22 millions.
- Pour ce qui concerne les produits des industries tinctoriales, on a
- Importations
- (en millions marks)
- Colorants et Intermédiaires.
- Rayonnes...................
- 1935 1936 1937
- 3,38 4,99, 4.64
- 0,74 0,80* 2,54
- Exportations
- Colorants et Intermédiaires. 0,01 0,02
- Rayonnes.................... 0,77 0,64
- Les exportations de produits chimiques, ont été dirigées vers l’Allemagne.
- 0,04
- 0,56 surtout
- Commerce extérieur de l'l . R. S. S. — La direction générale des douanes publie les statistiques pour 1937 ; elles donnent pour le commerce total une valeur de 3.069 millions de roubles, soit 358 millions de plus qu’en 1936. Les exportations se sont élevées à 1.728 millions de roubles et les importations à 1 million 341. L’augmentation des exportations a porté sur le blé, le colon, à la suite de l’abondance des récoltes. L’exportation du pétrole a diminué par suite de la motoculture et malgré l’augmentation de la production de pétrole.
- Le développement de l’industrialisation a permis de limiter les importations d’outillage moderne, de matières premières, de produits chimiques. Les résultats obtenus par les plans qui ont été élaborés depuis plusieurs années ont été décrits tout récemment (Chemische Industrie, 26 mars, p. 262). Voici quelques uns de ces résultats. L’industrie des colorants devait produire en 1937, pour l’ensemble des matières colorantes, intermédiaires et similaires, 32.500 tonnes
- p.171 - vue 21/62
-
-
-
- 172
- L’exposition DE TISSUS VÉLANISÉS
- d’une valeur de 235 millions de roubles. En réalité, ces buts n’auraient pas été atteints par suite du retard apporté à la construction des établissements nouveaux ou à l’extension des anciens et aussi par le manque ou la mauvaise qualité des matières premières.
- Pour la période allant jusqu’en 1942, l’augmentation de la production doit être de 98 % par rapport à celle de 1937. Dans l’année en cours, la production massive est envisagée pour le phénol, naphtol, l'aniline le chlorobenzène, la benzidine etc. Ces fabrication utiliseront des procédés nouveaux comme la transformation du chlorobenzène en phénol et la réduction électrolytique du nitrobenzène en benzidine. Enfin, on
- prévoit la production de colorants d’indanthrène, d’indigoïdes, de colorants chromatables.
- La fabrication du savon a produit en 1937, environ 481.000 tonnes, le plan en prévoyait 485.000 et on pense que celte année on en produira 560.000 tonnes. Enfin, on monte une usine à Karatscharow près Moscou pour fabriquer des plastiques pour moulage à raison de 1.200 tonnes par an.
- Matières plastiques en Hongrie. — La Société Acelic va commencer la fabrication des résines phénoliques, et la Cie Ludwig David va fabriquer des produits analogues au caoutchouc du genre Thiocol.
- L’EXPOSITION DE TISSUS VELANISES
- Les Etablissements Morden avaient organisé du 12 au 16 avril une exposition de tissus traités suivant un procédé nouveau, et destiné à en modifier les propriétés. Ce nouveau genre d’apprêt est obtenu avec un produit désigné sous le nom de Velan PF dont il a déjà été question dans cette Revue.
- Les tissus, quelle que soit leur nature, peuvent être « vélanisés » et par ce traitement ils deviennent hydro-fuges c’est-à-dire repoussent l’eau avec laquelle ils viennent en contact; ils conservent cependant leur souplesse et la douceur du loucher en est notablement
- accrue. Enfin, malgré leur imperméabilité à l’eau, ces matières conservent une grande perméabilité pour l’air. On n’a donc plus à craindre les taches d’eau, et même les taches d’encre car nous avons vu des tissus qui feront le délice des écoliers car, quand on y répand de l’encre, il suffit de les mettre sous le robinet d’eau pour les rendre immaculés. Les nombreux visiteurs ont été très intéressés par ces nouveautés et par l’accueil que les Etablissements Morden avaient su rendre particulièrement sympathique en l’accompagnant d’un buffet bien garni. La velouté des liqueurs ne le cédait en rien à la douceur des textiles « velanisés ».
- BIBLIOGRAPHIE
- Précis de Technologie et de Chimie Industrielle, Tome premier, par M. Pierre CARRÉ, chargé de cours de technologie à la Faculté des Sciences de Paris, i volume 438 pages et 275 figures. J. B. Baillière et fils, Editeurs, Paris 1938.
- La 4e édition de ce Précis de technologie ne comprend encore que le Tome premier dans lequel sont exposés les problèmes d’un ordre tout à fait général qui se posent au technicien quelle que soit l’industrie dans laquelle il est occupé. Celle-ci peut même être fort éloignée de ce que l’on appelle l’industrie chimique. C’est ainsi que dans la plupart des établissements industriels l’énergie calorifique est fournie par les combustibles ; cette énergie est ensuite transformée en énergie mécanique par l’intermédiaire de chaudières à vapeur. Si, donc on en excepte les industries purement mécaniques et électro-chimiques, dans la grande majorité des autres, l’ingénieur aura sous son contrôle les combustibles solides, liquides ou gazeux et par suite les appareils dans lesquels on les utilise, comme les foyers, fours et gazogènes. D’autre part, à la question de l’alimentation des chaudières se rattachent celle de la purification des eaux et de ses moyens de contrôle. Enfin, il existe également un grand nombre d’opérations industrielles communes à des fabrica
- tions très diverses, ce sont : le broyage, la dissolution l’évaporation, la distillation, la filtration, le séchage etc. Il est donc à la fois logique et utile de commencer l’élude de la technologie chimique par l’exposé de ces généralités. C’est d’ailleurs de cette manière que l’enseignement de la chimie industrielle est compris dans certains de nos Instituts de chimie.
- Mais il est bien évident que le développement d’un tel programme peut être poussé vers des directions très différentes, en insistant plus ou moins sur le côté mécanique ou chimique qui peuvent chacun être traités du point de vue théorique en le ramenant à l’intégration d’équations différentielles ou bien en envisageant surtout l’application des procédés, leur économie, les prix de revient des produits fabriqués, etc.
- S’il ne serait pas impossible, au vrai sens du mot, d’épuiser ces sujets d’une manière aussi complète et aussi radicale, ce serait en tous cas une tâche horriblement difficile et qui ne saurait s’adresser qu’à un petit nombre de spécialistes déjà placés devant les réalités industrielles et en connaissant les difficultés.
- Mais l’auteur s’est proposé simplement de montrer que tout ingénieur chimiste désirant s’occuper d’applications industrielles doit avoir un bagage de connaissances générales, qui peuvent être exposées sous une
- p.172 - vue 22/62
-
-
-
- La plus importante fabrique française strictement spécialisée et indépendante pour :
- SOCIÉTÉ
- DERIVES
- La garantie de la qualité est assurée par la marque :
- INDUSTRIELLE
- DES
- DU SOUFRE
- TÉLÉPHONE : LILLE 19-04 CHÈQUES POSTAUX: LILLE N° 313-79
- R. du COMM. LILLE 26-681
- SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 2.350.000 FRANCS
- Rue Pelouze, LOMME-lez-LILLE (Nord)
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE
- DERISOUFRE-LILLE
- CODES : BENTLEY
- A. B. C. 5e ÉDITION
- EXPORTATION
- p.n.n. - vue 23/62
-
-
-
- Société pour L’INDUSTRIE Chimique A BALE
- MATIÈRES COLORANTES
- SPÉCIALITÉS :
- COLORANTS COLORANTS COLORANTS
- NÉOLANE CHLORANTINE LUMIÈRE CIBACÈTE
- COLORANTS CIBA ET CIBANONE
- PRODUITS AUXILIAIRES TEXTILES
- USINE SUCCURSALE à SAINT-FONS (Rhône)
- p.n.n. - vue 24/62
-
-
-
- BIBLIOGRAPHIE
- 173
- forme compréhensible à tous. Il y avait, comme c’est souvent le cas, deux écueils à éviter : ou bien se borner à des notions trop élémentaires ou bien s’élever à des notions théoriques compliquées. M. Carré a su parfaitement éviter l’un et l’autre et il nous donne un exposé très clair, appuyé par des figures schématiques également fort bien choisies, des notions fondamentales de la technologie et de la chimie industrielle. C’est un présage favorable pour le tome second dont l’impression est en cours. A. W.
- British Chemical Plant 1938, un volume de 170 pages, édité par la British Chemical Plant Manufacture Association.
- Ce volume est destiné à donner des renseignements sur les principales maisons anglaises qui fabriquent des produits chimiques, comme l’emplacement de leurs usines, l’adresse des bureaux, la nature de leurs spécialités etc. La liste en est dressée suivant la classification des produits fabriqués rangés par ordre alphabétique. Enfin, la moitié de ce volume est consacrée aux annonces des membres de cette association.
- On y trouvera aussi une liste des produits commerciaux connus ou sous des marques de fabrique déposées. Les industriels ou les commerçants, en relation avec la Grande-Bretagne trouveront dans ce catalogue d’utiles renseignements.
- Théorie, mesure et applications du pH, par Holger JORGENSEN avec une préface du Professeur Sôrensen du Laboratoire Carlsberg à Copenhague. Traduction par J. Guéron, Docteur es-sciences, 1 volume 345 pages et 56 figures, Dunod éditeur, Paris 1938.
- Chaque fois que dans l’évolution de nos connaissances il s’est produit une découverte importante, il s’est toujours trouvé des écrivains, des publicistes, et quelquefois des spécialistes pour les faire connaître dans les milieux scientifiques et aussi pour les vulgariser pour l’usage des non initiés. C’est ainsi que les découvertes de Newton sur la gravitation et la décomposition de la lumière ont été diffusées en France pai-Voltaire et Mme Du Châtelet, son amie. Les théories de la relativité qui se rattachent à celle de la gravitation, ont donné lieu, de même à beaucoup d’écrits destinés à montrer les difficultés incluses dans les. notions d’espace et de temps et à essayer de les rendre compréhensibles au commun des mortels.
- De telles vulgarisations sont toujours fort difficiles à exposer et elles ne valent que par les connaissances et le talent de ceux qui les rédigent. Mais ces deux conditions se trouvent rarement réunies, et ceci se
- ressent dans de nombreuses publications, dont la qualité est souvent fort médiocre.
- La notion du pli qui, tout en n’étant pas fondamentale comme celle de l’attraction universelle, a cependant pris depuis 25 ans une très grande importance dans les domaines les plus divers. Il n’a donc pas manqué d’auteurs pour en décrire la nature et les applications. Mais ce qui confère à l’ouvrage de M. Jorgensen un intérêt tout particulier c’est que l’auteur en a établi le plan après l’avoir discuté avec M. Sôrensen à qui l’on doit la notion du pH. On sait que celle-ci fut exposée pour la première fois par Sôrensen dans son mémoire intitulé « Etudes enzymatiques » et publié en 1909 dans les Comptes Rendus des travaux du laboratoire de Carlsberg. Depuis cette époque, le pli est devenu une constante qui intervient dans d’innombrables réactions et elle a largement débordé le domaine des actions diastasiques. C’est ainsi que Clark, en faisant paraître en 1928 la 3° édition de The Delerminalion of hydrogen ions s’exprime ainsi, dans sa Préface : « Les applications des méthodes, les détails des techniques, et les différents aspects de la théorie sont si variés qu’il est aussi ridicule de vouloir réunir dans un seul texte tous les aspects du pH, qu’il serait vain de vouloir noter tous les usages que l’on fait du thermomètre, de la notion de degré centigrade et des théories de la thermométrie. »
- L’exposé de M. Jorgensen débute par une dizaine de courts chapitres dans lesquels sont présentées les notions de chimie-physique fondamentales nécessaires pour comprendre ce que signifie le pH, comme la théorie de la dissociation électrolytique d'Arrhénius, l’application de la loi d’action de mass à cette dissociation, l’action électromotrice des ions, le potentiel de diffusion, le potentiel d’électrodes, l’électrode à quinhydrone, la force des acides et des bases etc.
- Après avoir ainsi établi les bases théoriques sur lesquelles repose le pH, l’auteur consacre la moitié du texte aux applications. Il fournit 62 exemples de ces applications qu’il considère, à juste titre comme devant servir d’exemples caractéristiques. Enfin le tout est complété par un index bibliographique comprenant la liste de 248 publications essentielles auxquelles le lecteur pourra se reporter. Le caractère de la rigueur scientifique s’allie à des explications d’ordre pratique d’une manière remarquable et tous ceux qui réclament un peu plus que des notions empiriques se reporteront avec plaisir à cet ouvrage que les lecteurs français connaîtront grâce à la traduction fidèle donnée par M. Guéron. A. W.
- RESULTATS
- France
- Matières Colorantes et Produits Chimiques de St-Denis (Etablissements A. Poirier et A. Dalsace).
- Les comptes de l’exercice 1937, qui seront soumis à
- INDUSTRIELS
- l’assemblée ordinaire du 31 mai se soldent par un bénéfice net de 10.301.399 frs contre 9.686.908 frs pour l’exercice précédent.
- Le conseil proposera la répartition d’un dividende de 47 fr. 5o par action, contre 45 frs l’an dernier.
- 4
- p.173 - vue 25/62
-
-
-
- 30
- RÉSULTATS INDUSTRIELS
- Ochydrique Française.
- L’assemblée ordinaire tenue hier a approuvé les comptes de l’exercice clos le 3o septembre 1937, se soldant par un bénéfice de 702.536 frs qui a été affecté aux amortissements.
- ETRANGER
- Impérial Chemical Industries (I.C.I.).
- Le Conseil annonce que les résultats pour 1937 dépassent ceux de l’année précédente. Après avoir consacré 1 .500.000 £ au fonds d’amortissement (contre i million en 1936), et après paiement de l'income taxe et la contribution à la National Defence de 1.171.862 C, (846.093 £ en 1936), le bénéfice s’élève à 7.510.707 £ c’est-à-dire en augmentation de 307.378 £ sur celui de 1936. Il en résulte qu’avec le report de l’année précédente de 665.142 €, le total disponible s’élève à 8.175.849 £. Il sera proposé de distribuer un dividende de 8 1/2 % contre 8 % en 1936, tout en dotant la réserve générale de 1.500.000 £ et le fonds pour pen
- sions aux ouvriers de 172.000 £. Il restera un solde, à reporter pour 1938, de 556.179 £.
- Commercial Solvents Corporation.
- L’année se terminant au 31 décembre a laissé un bénéfice de 1.586.917 $ contre 2.232.135 en 1936.
- Le rapport constate que les ventes des trois premiers trimestres de 1937 permettaient d’escompter un résultat pareil à celui de 1936. Mais dans le dernier trimestre il s’est produit un bouleversement par suite de la baisse des prix des matières premières qui entraîna celle des produits fabriqués. Les stocks ont dû être dévalués et ceci provoqua une diminution de 5oo.ooo $ dans les bénéfices.
- Monsanto Chemical Co.
- Le bénéfice pour 1937 s'est élevé à 5. 162.51 1 $ contre 4.468.703 en 1936.
- Cette société a absorbé la Fiberloid Corp. de Spring-field (Mars) établie en 1892 et spécialisée dans la fabrication des matières plastiques de moulage. Une usine est en construction avec la collaboration de la Shawinigan Chemical Corp. de Montréal.
- TEINTURE - IMPRESSION
- LE PROBLEME DES ANTIMITES
- par M. GORDON ABRAMOW
- Il est indéniable que depuis 25 ans la lutte contre les mites et les insectes-parasites de tous genres a fait des progrès considérables. Il reste, cependant, beaucoup à faire et les dommages enregistrés chaque année dans les différentes parties du globe, se chiffrent par un nombre respectable de milliards de frs. Dans son étude remarquable (An. Index of Patented Mothproofing Materials, United-States Department of Agriculture, mai 1931), Dr. Roark évalue à au moins 100 millions de dollars les ravages annuels occasionnés dans la grande République de l‘ Amérique du Nord par les miles destructrices de la laine. En Grande Bretagne la perle annuelle serait de l’ordre de 1 million de livres sterling. Il n’est donc pas étonnant de voir de nombreux chercheurs étudier les moyens de lutte contre les mites.
- Les premiers essais faits portent sur des produits volatils d’une odeur pénétrante et fortement toxique pour les mites. Ainsi l’agent antimite classique connu depuis de nombreuses années est le naphtalène. A ce produit sont venus bientôt s’ajouter le paradichloro-benzène (D. R. P. 258.405), le perchloréthane (1). R. P.
- 353.682) pour ne citer que ces deux agents antimites. Celle classe de produits n’est pas exempte de défauts. Ainsi l’odeur sui generis du naphtalène qui imprègne pendant fort longtemps les vêtements à protéger est un sérieux obstacle à son emploi sur une grande échelle. Ces dernières années on a du reste constaté que l’odeur désagréable à elle seule ne suffit pas à rendre le produit antimite. (S. B. Billings, Journ. Econ. Enlom., 1934, 27. 401). Cependant l’intérêt pour les composés à odeur forte n’a pas faibli. Ainsi \. Markowsky revendique dans le U. S. P. 1, 924.507 un mélange de parachloronitrobenzène et de paradichlorobenzène dans la proportion de 4 : 1 ; ce mélange ne tache pas les produits textiles finis aux températures inférieures à 6g°. De bons résultats ont été également obtenus par la fumigation des matières textiles avec un mélange (9 : 1) de dichlorure de pro-pylène et de tétrachlorure de carbone, la durée de fumigation étant de 48 heures (Mich. Agric. E.ct. Slat. Quart. Bull., 1933, 16, 13).
- Vu la grande volatilité des premiers produits recom-
- p.174 - vue 26/62
-
-
-
- LE PROBLÈME DES ANTIMITES
- 175
- mandés on a cherché à atténuer ce grave défaut et, dans ce but, on a proposé l’emploi de produits moins volatils, c’est-à-dire d’une action plus longue (les naphta-lènes chlorés, par exemple, B. P. 366.090). Il reste néanmoins vrai que le paradichlorobenzène solide ainsi que l’orthodichlorobenzène liquide sont d’excellents agents antimites et leur emploi tend plutôt à augmenter.
- Les produits antimites cités jusqu’à présent ne sont guère toxiques pour les hommes et les animaux. Il n’en va pas naturellement de même quand la lutte contre les mites se fait avec l’acide cyanhydrique ou le sulfure de carbone par exemple. C’est la raison pour laquelle on a lancé le procédé dit à gaz qui préconise l’emploi de l’oxyde d’éthylène à la place de l’acide cyanhydrique et du sulfure de carbone. A ce sujet, remarquons que dans son élude sur la préservation de la laine contre les miles R. Burgess (Jour. Soc. Dyers and Col., ig35, T. 5i, 85-89) souligne qu’une dilution de o,3-i gr., d’acide cyanhydrique dans un espace de 18 litres était encore efficace.
- Un chapitre à part dans la lutte contre les miles est constitué par les procédés purement physique qui consistent à provoquer un changement brusque de température en faisant alterner la chaleur et le froid. Ce procédé est décrit en détail dans le B. P. 418.991 et est appliqué sur une échelle commerciale. C. Prescolt (Amer. Dyesluff. Rep., 1987, 26) a obtenu de bons résultats avec ce procédé. La marchandise est chauffée pendant quelques heures à 60-70° C. pour être placée ensuite pendant quelque temps dans une glacière. Un autre procédé physique est décrit dans le B. F. 452.478, procédé qui préconise à traiter la marchandise en laine par la lumière ultra-violette et le froid.
- Depuis quelque temps on s’est engagé dans une nouvelle voie. Si les anciens procédés visent essentiellement l’éloignement ou l’élimination du parasite de l’objet attaqué, on cherche depuis plusieurs années à éviter le danger par un traitement d’imprégnation adéquat, qui rend la marchandise en laine indigestible aux mites, de sorte que toute possibilité de développement du parasite est exclue. Le premier pas dans ce sens a été fait par l’application à la laine du jaune de Martius (2-4.-dinilro-alpha-naphtol). La matière textile teinte avec ce colorant ou avec des compositions le renfermant est stabilisée d’une façon permanente à l’attaque des mites. Ainsi, la preuve était apportée que certains produits chimiques d’une composition définie rendaient la laine stable à l’attaque des parasites. Depuis, un nombre considérable de brevets a été pris dans ce domaine les uns revendiquant des produits à employer sous forme de solution organique, certains autres — les plus importants au point de vue commercial et technique — protégeant des produits à employer en solution aqueuse. Parmi les premiers citons les D. R. P. 100.709 et 416.706 et en particulier le U. S. P. 1, 615.843 de Jackson et Wessell qui préconise l’imprégnation de la laine avec une solution alcoolique de dérivés de quinine; cette imprégnation
- assurerait pendant plus de 4 ans la protection de la laine contre les mites. Toujours dans le même ordre d’idées on recommande dans le brevet britannique 263.092 une imprégnation avec une dissolution de qui-nidine-oléine dans de l’essence lourde.
- En prenant pour exemple le cas du 2.4-dinitro-alpha-naphtol on a cherché ces dernières années à incorporer à la matière textile non finie encore, un produit antimite au cours d’un traitement de finissage rappelant par exemple le processus de teinture. Le premier pas en avant dans ce sens a été fait par les Farben-Fabri-ken vorm. Fried. Bayer und Co, Lèverkusen qui ont pris le B. F. 518.821 du 3-7-1920 et le D. R. P. 344-266. Ces brevels recommandent l’imprégnation des matières textiles avec des acides carboxyliques ou sulfoniques aromatiques, ou avec des composés cycliques tels l’acide phénol-p-sulfonique, l’acide nitro-para-tolui-lique, l’acide acétyl-phényl-amino-acétique ou avec des acides inorganiques tels l’acide fluosilicique, l’acide phosphoro-tungstique, l’acide antimonotungstique, l’acide phosphomolyldique, les acides tungstique, ura-nique, stannique, silicique, molybdique, titanique, fluorhydrique, avec du fluorure de zinc, fluorure d’aluminium. Notons que ces deux brevets étaient d’une importance capitale pour le développement ultérieur du problème antimite. C’est à la suite de ce travail fondamental que la I. G. Farbenindustrie a mis au point toute une série de produits connus sous le nom de Eulans qui rendent la laine indigestible aux mites et la préservent ainsi de l’attaque du parasite. Les Eulans sont incorporés par le technicien pendant le finissage (teinture) de la laine et celle-ci est vendue aux consommateurs à l’état stable aux mites. Les Eulans se composent vraisemblablement surtout d’acides inorganiques complexes ou de leurs sels, et de certaines matières additives gardées secrètes. D’après certains analystes anglais les constituants fondamentaux des Eulans seraient le fluosilicate de sodium, le fluorure de sodium et un acide naphtalène-sulfonique. Le brevet britannique 285.825 protège un produit complexe se composant des trois constituants que nous venons de citer et de certains agents de mouillage. Une autre composition se rapprochant des Eulans a été décrite dans le B. P. 173.536 qui préconise le mordançage de la laine avec des acides minéraux complexes, les fluo-silicate, les phosphotungstates, le fluorure d’aluminium, de zinc, de titane. Les Eulans sont protégés par toute une série de brevets : D. R. P. 347, 720-723; 847.849 ; 346, 596-598; 402.341.
- Les Eulans sont des produits blancs solubles dans l’eau d’une affinité prononcée pour des fibres animales. Le caractère colorant est tout particulièrement souligné dans le cas de l’Eulan-neu (acide) et de l'Eulan NK (neutre). On traite, par exemple, la laine avec 2,5-3 % d'Eulan (pourcentage rapporté au poids de la laine) dans un bain bouillant.
- L’application de l’Eulan NK (NFK extra) se fait dans un bain neutre à la température optima comprise entre 70-80". Une étude approfondie sur le traitement
- p.175 - vue 27/62
-
-
-
- 176 LE PROBLÈME -DES ANTIMITES
- de la laine avec de l’Eulan a été faite par Meecheels (Melliands Texct. Ber. Tome 16, 42, 45). Les Eulans sont stables au lavage et à la lumière.
- Depuis l’apparition sur le marché des Eulans un grand nombre de produits et de méthodes d’imprégnation ont été brevetés dans les différents pays industriels. C’est ainsi que II. J. Jones recommande dans le U. S. P., 1, 921, 926 l’imprégnation des matières textiles avec les acétates des métaux de terres rares, d’aluminium, de cuivre, de zinc et d’étain. W. Lowe (B. P. 413.445) imprègne des matière textiles avec du trifluorure de chrome (0,65 %); le teint vert que le trifluorure de chrome donne au tissu est évité par l’addition d’environ 0,16 % de chlorure d’antimoine. Ce même auteur propose également l’emploi du sel double de fluorure de chrome et de fluorure d’antimoine-sodium. D’une façon générale les composés de fluor sont particulièrement efficace contre les mites et un grand nombre de brevets protège leur emploi. Le fluosilicate de sodium semble jouir d’une préférence particulière. D’après M. G. Minaeff el J. II. Wright (Ind. Eng. Chem., 1929, 21, 1187) le fluosilicate de sodium serait deux fois plus efficaces que le fluorure de sodium. Dans le même ordre d’idées la I. G. Farben-industrie recommande l’application de vapeurs de trifluorure de bore ou d'un mélange de trifluorure de bore et de substances organiques (U. S. P. 1, 757.922 et D. B. P. 502.600). La même Société recommande dans son B. P. 333.583 l’emploi de composés organiques renfermant du fluor.
- Au cours des cinq dernières années, différentes Sociétés ont pris de nombreux brevets qui recommandent des antimites de constitution diverse et souvent complexe. Ainsi dans le U. S. P. 2, 082.188 Stôltler et Hermann recommandent une composition délersive dont les principaux constituants sont donnés par un produit savonneux neutre et un agent antimite appartenant au groupe des sels des bases organiques quaternaires de phosphonium, acides hydro-oxy-carbo-xyliques aromatiques, les produits halogénés de ces acides, les sulfamides aryliques et dérivés. Tout dernièrement on a recommandé l’emploi du thiocya-nate de phényle (D. R. P. 641.086, Enamaline Werke); les produits de condensation à base de N-sulfobenzyl-isatine et de thymol ou amylphénol (U. S. P. 2, 070.350, Bindler); les produits de condensation à base d’isaline-5-sulfonique et de thymol (U. S. P. 2,070.351, Bindler et Geigy). Le U. S. P. 2, 070.352 des mêmes auteurs protège la fabrication de produits de condensation à base d’acide 6-chloro-isatine-5-sulfonique et de parachlorophénol. Le U. S. P. 2, 070.353 des mêmes auteurs recommande l’emploi de produits de condensation à base d’acide isatine-5-sulfonique et de 2:4 dichlorophénol. Les B. P. 424.967 et 424.972 de Geigy recommandent les mêmes produits. Dans le B. P. 422.923 de la I. G. Farbenindustrie on protège
- l’emploi comme antimite les dérivés des acides halo-géno-hydroxy-triphénylméthane-sulfoniques. Selon le B. P. 324.962, on dissout des alkyl-sulfonamides dans les esters de l’acide phosphorique ; le produit ainsi obtenu est dilué, avant l’application, dans du benzène ou autre solvant.
- L’emploi de l’excellent insecticide qui est le roté-none est protégé par le U. S. P. 1, 854,948. On prépare le liquide antimite par macération de 1 kg de poudre de Derris avec 10 litres d’essence bouillant à 149-204°C. La marchandise à protéger est trempée dans ce liquide ou aspergée de celui-ci. Back Colton et Roark (Journ. Econ. Entom., 1930, 23, 14) recommandent des solutions de roténone dans l’acétone.
- La thiourée et dérivés sont très actifs en tant qu’antimites et l’emploi des dérivés de la thiourée de la formule générale CS (NHR) (NHAc) dans laquelle R est un radical hydrocarburé et Ac un acyle, est protégé par les brevets U. S. P. 1, 975.408, B. P. 326.567, D. R. P. 546.097 ; les produits en question sont appliqués sous forme de solution dans du tétrachloré-thane. La préparation et l’emploi des dérivés de la guanidine de la formule G (NH) (NHR’) où R et R’ sont des radicaux aromatiques, sont protégés par le U. S. P. 1, 915, 922.
- L’emploi des sulfamides comme antimites est protégé par le B. P. 324.962 et le D. R. P. 558.509. L’emploi des composés organométalliques de l’antimoine, de l’arsénic, du phosphore, du bismuth est protégé par le B. P. 303.092. On imprègne la marchandise en laine avec une solution à 3 % de triphényls-tibine dans de l’essence, on essore et on laisse le solvant s’évaporer. Exposée à l’air la triphénylstibine subit une oxydation.
- Dans le B. P. 365.233 la 1. G. Farbenindustrie revendique l’emploi comme antimites des différents composés de strontium. Bruère et Worms (Académie d’Agriculture, 1930) recommandent l’immunisation de la laine contre la mile par un traitement avec des solutions de sels des métaux lourds. La laine fixerait de façon permanente l’ion métallique qui s’unit au gel protéique dont elle est constituée. Ces auteurs recommandent de traiter la laine par une solution de sel de nickel, de cobalt, de cuivre en présence de nitrite de sodium. L’U. S. P. 1, 688.717 recommande l’emploi comme antimites des sels des métaux rares, de calcium, de plomb, de mercure, de bismuth. Dans le U. S. P. 1, 921, 926 on recommande l’emploi d’acétate de cérium. Les composés de sélénium sont recommandés dans le B. F. 700.870 et le U. S. P. 1, 903.864.
- Pour finir citons encore le U. S. P. 2, 091.075 (Bernard L. Landers) délivré en 1937 et qui protège une composition comprenant un mélange de fluorure de sodium, de silicate de soude, de chlorure de sodium, de phosphate monosodique et de Nekal.
- p.176 - vue 28/62
-
-
-
- 1
- 1 1
- | -
- 1.0
- gh WT orce anon
- woou 1" 1 2
- 0
- Pour l‘ adoucissage
- dela
- rayonne viscose, schappe artificielle et du employez le
- Brillant-AvirolAD
- coton
- 12 Ti
- eeeei
- PRODUITS CHIMIQUES DE LA MER ROUGE S.àr.l.
- MULHOUSE-DORNACH (HT. RH.)
- 313/1fr.
- P 299.937
- PELERIN
- p.n.n. - vue 29/62
-
-
-
- p.n.n. - vue 30/62
-
-
-
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- 177
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Le soufre de la laine et ses propriétés. — Technologist.
- - Textile Mercury and Argus, 97, p. 261 et 279 (10-17 septembre 1937).
- Il a été démontré, par Barrit et Kling, que la teneur en soufre varie avec le type de la laine, et qu’elle varie aussi dans les différentes parties d’une même fibre. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment le soufre de la laine se comporte dans les divers traitements chimiques, et quel rôle il joue dans les changements de propriétés physiqueset chimiques de la laine résultant de ces traitements. Ce rôle semble être des plus importants, et tout-à-fait disproportionné avec la teneur en soufre, qui excède rarement 4 % et se tient généralement entre 3 et 3,5 %. Un traitement qui abaisse la proportion de soufre par exemple de 3,3 à 2,8 % entraîne un changement radical dans les propriétés générales de la laine, et en particulier dans la ténacité et la « main ».
- On connaît parfaitement maintenant la manière dont le soufre est combiné dans la laine. Il est admis que la laine est constituée de kératine, substance protéique qui par hydrolyse acide ou alcaline donne un grand nombre de matières azotées simples, toutes bien connues. Parmi ces produits de décomposition, on trouve toujours de la cystine, de formule :
- SH -CH, — CH.NH,—COOI,
- en proportion relative prépondérante, de l’ordre de 13 %. On ne trouve d’ailleurs aucun autre produit sulfuré, et Rimington (1) a établi que 99,5 % du soufre de la laine est sous forme de cystine. Tous les travaux récents tendent à confirmer l’existence, dans la molécule de kératine, d’une chaîne de cystine du type :
- —R.CH,—S.......S-CH2.R-contenant la totalité du soufre. Quant aux autres chaînes présentes dans la molécule de kératine et exemples de soufre, leur rôle semble beaucoup moins important et n’a d’ailleurs pas été étudié aussi à fond.
- Les teinturiers et apprêteurs d’articles en laine savent que les propriétés de celle fibre sont défavorablement affectées lorsqu’on la traite sans précautions par des produits alcalins ou par des agents oxydants. On observe en général un durcissement, un jaunissement, une perte appréciable de poids. En outre — fait commun à toutes les fibres textiles — une fibre dont la dégradation est commencée est plus susceptible de se dégrader ultérieurement. Quelle relation y a-t-il entre ces changements et la teneur en soufre ?
- Sous l’action des solutions alcalines, la laine a nettement tendance à perdre une partie de son soufre. C’est ainsi qu’une laine contenant primitivement 3,7 % de soufre n’en contient plus que 2,1 % après dix jours d’immersion dans une eau de chaux saturée froide. Dans la pratique, il arrive plus couramment
- que la laine entre en contact avec de l’ammoniaque, du carbonate de soude ou de la soude caustique.
- L’ammoniaque n’a guère d’action sur la teneur en soufre, mais le carbonate et surtout la soude caustique en ont une, considérable. En faisant subir à des échan-tillons de laine des immersions de durée croissante dans une solution de soude caustique à 0,2 %, à 65°, Crowder et Harris (2) ont constaté les changements suivants :
- Durée d’immersion (minutes) Perte de poids Teneur en soufre Teneur en cystine
- 0 o % 3,72 % 13,40 %
- 15 2,27 2,91 6,91
- 30 3,52 2,56 4,85
- 45 4,67 2,35 5,13
- 120 6,40 2,24 4,41
- 240 9.38 2,13 3,70
- 480 1 5,2 I 2,03 2,64
- On remarque avec quelle facilité la moitié environ du soufre peut être enlevée par l’alcali. Après ce traitement, on trouve en solution dans le bain des produits de décomposition représentant une fraction importante de la laine, et aussi un peu de sulfure de sodium. Il semble que, sous l’action de l’alcali, la chaîne de cystine soit hydrolysée en donnant :
- R.CH2.SH + HOS.CH,.R
- (A) (B)
- (A) serait une combinaison assez stable, tandis que (B) aurait une forte tendance à se décomposer en donnant naissance à une aldéhyde et à de l’hydrogène sulfuré (qui formerait du sulfure de sodium avec la soude du bain) selon le schéma :
- RCH..SOH — R.CHO+-SH,
- Celle action des alcalis confère à la laine un certain durcissement, et un amincissement supérieur à celui que l'on pourrait attendre de la perte de poids correspondante.
- En ce qui concerne l’action des agents oxydants, il y a dans la pratique deux traitements importants à considérer : le blanchiment à l’eau oxygénée, et le chlorage destiné à rendre la laine irrétrécissable. Ces deux opérations peuvent dégrader la laine, si elles sont effectuées sans précautions. Indépendamment de l’effet de blanchiment, l’eau oxygénée a une action très nette sur le soufre de la chaîne de cystine, auquel elle fait perdre sa réactivité vis-à-vis de l’acétate de plomb. Une laine non traitée donne avec l’acétate de plomb une coloration brune due à la formation de sulfure de plomb. On n’observe plus cette coloration lorsque la laine a ete blanchie a l’eau oxygénée : l’oxydation
- 5
- p.177 - vue 31/62
-
-
-
- 178
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- n’élimine pas le soufre, mais le laisse dans la laine sous une forme stabilisée. On constate parallèlement une augmentation de solubilité dans les alcalis, compromettant sérieusement la qualité de la laine, comme le montre le tableau ci-dessous, emprunté à un travail de Harris et Smith (3) relatif à l’action d’eau oxygénée à a volumes, à la température de 5o°
- Durée du blanchiment Solubilité dans les alcalis Teneur en cystine
- o heures 9’7 % 11,6 %
- i 10,3 10,7
- 12,4 I O, I
- .) 13,2 10,0
- 18,2 9’86
- 9 20, I 9’68
- 16 40,0 8,63
- La laine ne réagit plus avec l’acétate de plomb au bout d’une heure de blanchiment. Par ailleurs, on remarque une curieuse proportionnalité entre la solubilité dans les alcalis et le durcissement de la laine, que l’on peut difficilement corriger par un adoucissant.
- Quant au chlorage — autre traitement oxydant — on sait qu'il a pour but de rendre la laine irrétrécissable, et qu'il s'effectue par immersion de la marchandise dans un bain contenant de l’hypochlorite de sodium et convenablement acidifié avec de l’acide chlorhydrique. L’absorption du chlore, très rapide, doit être réglée avec soin ; elle se traduit par une élimination plus ou moins poussée des écailles épithéliales qui normalement occasionnent le feutrage des libres, et par suite le rétrécissement. Mais cette action sur les écailles s’accompagne d’une oxydation de la kératine, avec abaissement de la teneur en soufre, pouvant aller jusqu’à une détérioration de la laine. On retrouve ici le même phénomène que dans le cas de l’action de l’eau oxygénée, et aussi l’augmentation de solubilité dans les alcalis, le durcissement de la fibre, etc... C’est ce qui ressort nettement du tableau suivant, emprunté à Harris et Smith (4) concernant une laine traitée pendant une heure dans des bains d’hypochlorite, à 4o° (rapport de bain 1/20).
- Chlore actif par litre de bain Solubilité dans les alcalis Teneur en cystine
- 0,0 gr. i5,6 % 9’8 %
- 2,1 21,6 8’9
- 4,0 22,8 8,4
- 3,2 24,3 8,2
- 8,6 29,6 8,0
- 10,8 34,1 7’4
- Cette sensible augmentation de solubilité dans les alcalis postule une importante diminution de « durabilité » de la laine. Or il semble à peu prés impossible, dans le procédé usuel de chlorage, d’éviter une détérioration par oxydation. On est ainsi amené à juger préférable le nouveau procédé « Dri-Sol » qui consiste à rendre la laine irrétrécissable en la plongeant environ une heure à température ordinaire, dans une solution à 2 % de chlorure de sulfuryle SO2 CL dans le white spirit. On évite dans ce procédé le chlore libre, particulièrement nuisible : la laine entre seulement en contact avec de l'acide sulfurique et de l’acide chlorhydrique, qui sont d’ailleurs finalement éliminés par lavage. Par suite de l’absence d’oxydation, la laine rendue irrétrécissable par ce procédé à une solubilité presque normale dans les alcalis : elle est donc plus durable que la laine chlorée par le procédé humide usuel. Le fait d’opérer dans un solvant non aqueux (white spirit) a en outre l’avantage d’assurer une meilleure uniformité du traitement de chaque fibre.
- Le mécanisme de l'action du chlorage sur la teneur en soufre a été récemmenr discuté par Muller (5). D'après cet auteur, la chaîne de cystine serait attaquée avec formation de chlorure de thionyle SOCJ2, selon la réaction :
- 2 NaOCl + 2HCI + S = SOC12 + 2NaCl + H20
- Ce chlorure de thionyle serait susceptible de provoquer des condensations entre les produits de décomposition de la laine et de remédier ainsi, dans une certaine mesure à la dégradation de la fibre. En effet, grâce à ces condensations, la fibre serait moins spongieuse et moins ouverte aux attaques. Les condensations pourraient être par exemple du type suivant :
- 2 CH2< 4-2S0C12
- AOOH
- AH- CO
- ->CH.Z >CH2 + 4HC1 + 2SO2
- ^C0—NIr
- En résumé, on voit que le soufre de la laine joue un rôle important dans les traitements que l’on fait subir à cette fibre, et qu’une étude plus approfondie de celle question permettra de mieux comprendre les propriétés de la laine.
- J. L.
- BIBLIOGRAPHIE.
- (1) Rimington, Biochem. J., 23, p. 41 (1929).
- (2) Crowder et Harris, Bur. Stand. J. Des., 16, p. 475 (1936) (3) Harris et Smith, Amer. Dyestuff Kep., 26, p. 413 (1937).
- (4) Harris et Smith, Amer. Dyestuff Kep., 25, p. 542 (1937).
- (5) Muller, Textilber, 18, p. 452 (1937). /?. G. M. C., juin 1937.
- p.178 - vue 32/62
-
-
-
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- 179
- TEINTURE
- Contribution à la théorie de la teinture acide de la laine (Vc Communication). Sur les relations entre le pouvoir d’unisson, la solidité à l’eau, la vitesse de montée, la grosseur de molécule et la constitution des colorants acides ordinaires pour laine. — W. ENDER et A. MULLER. — Melliand Textilberichte, décembre 1937, P- 99T-992-
- Les auteurs discutent les relations qui existent entre le poids moléculaire, le nombre de groupes sulfo, la solidité à l’eau, la vitesse de montée et le pouvoir d’unisson des colorants acides pour laine.
- Ils montrent, par quelques exemples, que les colorants acides unissant bien montent rapidement et que, par contre les colorants de mauvais unisson montent bien plus lentement. Les colorants les moins solides à l’eau et, par suite, unissant le mieux, sont ceux qui montent le plus rapidement sur la fibre. Mais on ne peut pas déduire le pouvoir d’unisson directement de la vitesse de montée, car celte dernière dépend aussi bien de l’affinité (stabilité, hydrolysabilité de la combinaison laine-acide colorant) de l’acide-colorant pour la laine, que de la grosseur de particule, de l’état d’agrégation et par suite aussi de la vitesse de diffusion de l’acide-colorant dans le bain et dans la fibre de laine.
- Le pouvoir d’unisson est conditionné, en premier lieu, par l’affinité de l’acide colorant pour la laine, c’est-à-dire par la position de l’équilibre :
- laine -(- acide colorant -* combinaison laine -]- acide colorant.
- On modifiera donc le plus utilement le pouvoir d’unisson en déplaçant l’équilibre.
- Les auteurs montrent la grande influence qu’exercent la grosseur de particule des colorants et la constitution morphologique de la fibre de laine, sur la vitesse de montée des colorants lors de la teinture acide.
- Pour un poids moléculaire croissant, la vitesse de montée diminue, la solidité à l’eau augmente et, pour cette dernière, le nombre des groupes sulfo et autres facteurs de constitution peuvent avoir une influence importante.
- Ces facteurs peuvent se superposer dans leur action.
- L. B.
- IMPRESSION
- Emploi de l’albumine en impression. — Anonyme. — The Dyer, décembre 1937, p. 621-622.
- En fait d’albumine, on utilise surtout, en impression, l’albumine de blanc d’œuf et l’albumine de sérum de sang d’animaux. L’albumine d’œuf se conserve bien à l’état sec, mais elle se putréfie rapidement en solution, sans la présence d’antiseptique (phénol, arséniates, borax, bisulfite de sodium, hydrate de chloral). Pour dissoudre l’albumine, il faut l’ajouter à l’eau et non pas opérer inversement.
- L’albumine de sang remplace parfois l’albumine d’œuf, souvent, après avoir été blanchie à la térébenthine. Comme l’albumine d’œuf, on peut la dissoudre jusque vers 70-75° F. (24° C) elle se solubilise mieux en présence de borax. Pour la conserver, on a recours aux mêmes précautions que pour l’albumine d’œuf. Pour la dissoudre, on la répand dans de l’eau chauffée à 38° C additionnée d’un adjuvant, favorisant la solubilisation et on abandonne pour la nuit.
- C’est la maison Dollfus-Ausset (Alsace) qui, en I845, employa pour la première fois l’albumine pour fixer les couleurs imprimées sur tissus. On sait aussi qu’en 1820, on utilisait l’albumine comme fixateur dans la teinture en noir de fumée. A celle même époque, Broquelle et Blondin auraient utilisé l’albumine pour fixer le bleu d’outremer.
- Les solutions d’albumine ont d’abord servi telles quelles à transmettre la couleur au tissu, mais, comme il fallait employer de trop grandes quantités de produit pour épaissir suffisamment les couleurs, on mélangea l’albumine avec d’autres épaississants, tels que la gomme de Sénégal, l’adragante.
- Un épaississant comportant 25 à 3o % d’albumine donne une bonne fixation.
- On emploie surtout l’albumine de blanc d’œuf. O. Neill assure que l’albumine d’œuf est préférable à l’albumine de sang pour fixer les pigments.
- Les impressions à l’albumine de sang perdent rapidement leur brillant parce que la ténacité de l’épaississant attire et relient quelques résidus de matière colorante qui peuvent se trouver dans les bains de savon.
- L’une des difficultés, qui se présentent le plus souvent dans l’impression avec des solutions d’albumine, est la formation de mousse qui peut conduire à l’apparition de traits de râcle. On empêche la génération de la mousse, par une addition de térébenthine, d’huile d’olive ou de glycérine.
- Un autre inconvénient de l’emploi de l’albumine en impression est l’odeur qu’elle communique aux tissus imprimés. On y remédie en chlorant les pièces avant de les faire sécher.
- La coagulation de l’albumine de sang s’opère à une température supérieure à i4o° F. (60° C), de sorte que le vaporisage ordinairement appliqué pour fixer les mordants convient parfaitement à la fixation des couleurs imprimées avec albumine. Un traitement subséquent en formaldéhyde produit aussi la fixation de l’albumine. Les acides minéraux (acide métaphospho-rique), l'acétate de soude, ainsi que les acides et les alcalis faibles servent aussi à fixer l’albumine.
- Le coagulum d’albumine agit aussi comme un vrai mordant, car il possède de l’affinité pour certains colorants. On s’en est servi pour animaliser les fibres de coton.
- La principale application de l’albumine d’œuf a été son emploi dans la production de nuances claires el délicates avec des couleurs minérales ou des pigments. Parfois on l’a employée aussi dans la production de
- p.179 - vue 33/62
-
-
-
- 0 CO -
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- réserves : on foularde le tissu en nuance claire avec une solution de colorant épaissie par de l’adragante et de l’albumine, après l’avoir imprimé avec des réserves convenables (contenant du sulfate de zinc, un acide organique : citrique, tartrique et du nitrate d’ammoniaque. La réserve a pour but de coaguler l’albumine avant qu’elle prenne contact avec les libres, de manière à empêcher la fixation du colorant sur les endroits imprimés du tissu.
- Un autre emploi intéressant de l'albumine en impression est la production de rongeants minéraux pour enlevages sur fonds teints en indigo, par oxydation. On utilise des recettes du type suivant :
- Rongeant jaune.
- 4 lb laque de jaune au chrome,
- 2 pints gomme adragante (10 oz par gal.).
- I lb albumine dissoute dans
- i pint eau
- o,5 pint ammoniaque
- o,5 gill huile d’olive o,5 gill térébenthine
- 18 oz bichromate de soude
- i gal. couleur.
- Les pièces, après impression, sont séchées et passées au large dans un bain d’acide sulfurique, pendant 3o secondes à 14o° F. (6o° C). Le bain d’acide sulfurique est monté avec i p. acide sulfurique 66° Bé, i p. acide oxalique et 20 p. eau.
- Lors du passage en acide sulfurique, l’acide chro-inique est mis en liberté, en même temps que, par la coagulation de l’albumine, le pigment se fixe. On peut produire des enlevages blancs avec une recette similaire, mais ne comportant pas de pigment autre que blanc.
- L’emploi de l’albumine sert aussi à empêcher le rappliquage des rongeants imprimés quelconques. Même dans les autres genres d’impression, l’addition d’albumine aux couleurs rongeant blanc, améliore beaucoup les effets d’enlevage. C’est l’albumine d’œuf qui convient le mieux. Lue addition de 2-4 oz par gal. de couleur donne des résultats satisfaisants.
- On augmente la pureté du blanc en ajoutant une trace de bleu d’outremer qui se fixe aussi par l’albumine lors du vaporisage.
- Sur les fonds rongeables, teints par exemple en colorants directs et diazotés puis développés, on obtient de bons enlevages en imprimant et fixant les couleurs-pigments avec de l’albumine. De tels articles ne répondent pas aux conditions de solidités exigées actuellement, mais ils sont au moins intéressants.
- Rongeant bleu.
- 1,5 lb bleu d'outremer, empâté avec
- 1,5 pint eau et
- 3 gills glycérine. Ajouter
- 1 lb rongalite C exfra dans
- 1,5. pint eau chaude et
- 2 pints de gomme adragante (10 oz par gal). Après refroidissement ajouter :
- i pint albumine (1:1). Portera
- 1 gall de couleur.
- Les pièces imprimées sont vaporisées avec ou sans pression, pendant 1/4 d’heure, rincées à fond au large et séchées.
- On produit un autre genre d’impression de rongeants à l’aide de colorants basiques et l’albumine comme fixateur. Dans ce cas l’acide tannique ou tout autre mordant pour fixer les colorants basiques sont inutiles. De tels enlevages colorés sont remarquables par leur vivacité. Une formule type est la suivante :
- 4 oz colorant dissous dans
- 2 pints eau chaude et
- 3 gills glycerine. Refroidir et ajouter
- I lb rongalite C extra dissoute dans
- 1 ,5 pint eau. Agiter la solution dans
- 2-3 pints d’adragante (10 oz par gal).
- Après refroidissement, ajouter
- i pint solution d’albumine 1:1. Porter à
- J gal. de couleur.
- Les impressions sont vaporisées et lavées comme indiqué précédemment. Pour les articles bon marché, on supprime le lavage et on apprête directement.
- Pour produire des impressions directes avec des colorants basiques sur fonds blancs, on emploie un procédé similaire, dont voici une recette type :
- 2 oz colorant basique, dissous dans
- 1,5 pint eau. Ajouter cette solution à
- 1,5 pint solution d’albumine 1:1 et
- 4 pints épaississant d’amidon-adragante
- i gall. de couleur,
- Après l’impression, vaporiser et apprêter sans laver.
- On peut imprimer les colorants directs de celle façon, ce qui augmente beaucoup leur solidité au lavage. La recette suivante peut servir de type :
- 4 oz colorant dissous dans
- 2 pints eau chaude,
- 4 oz phosphate de soude
- 3/4 pint glycérine. Agiter le tout dans
- 3-4 pints épaississant d’adragante (100 oz par gall)
- 3/4 pint solution d’albumine 1:1. Porter à
- 1 gall. de couleur.
- Les pièces imprimées sont vaporisées pendant 1/4 d’heure, puis lavées à froid et au large, finalement rincées.
- Comme autre emploi de l’albumine de sang, en impression, il reste à mentionner l’imperméabilisation à l’eau des doubliers des machines à imprimer. On enduit ces toiles d’une solution d’albumine, soit à la brosse, soit au foulard, puis on les fait sécher suides cylindres chauffés de façon à coaguler l’albumine.
- On n’utilise plus ce procédé aujourd’hui.
- L. B.
- p.180 - vue 34/62
-
-
-
- NOUVEAUX COLORANTS
- 181
- I. G. FARBENINDUSTRIE AKTIENGESELLSCHAFT
- FRANCFORT S. M.
- Vente en France : S. O. P. l., 49 bis, Avenue Hoche, Paris
- houx donnons ici les échantillons qui se rapportent aux colorants décrits dans noire précédent numéro d'Arril papes Ihl, l'i3 etc., qui n'ont pas pu y Jipurer ainsi que nous l'avons indiqué.
- 1,5 % Diazo Rouge Lumière 8BL (Développeur A)
- 1 % Rouge Sirius Lumière 4BL
- 3,5 % Benzo Bleu Marine solide au cuivre RL
- FBG
- 1,5 % Bleu Sirius Lumière
- 4 % Diazo Orangé Brillant R4G Développeur Z
- 4 % Diazo Orange Brillant R4G Développeur A
- Violet Chromoxane BRD
- 15 gr. Violet Chromoxane BRD
- 30 gr. Glyécine A
- 275 gr. Eau chaude
- 600 gr. épaississant gomme adragante 80 gr. Acétate de chrome à 20" Bé violet
- p.181 - vue 35/62
-
-
-
- 182
- NOUVEAUX COLORANTS
- NOUVEAUX COLORANTS
- Compagnie Française de Produits Chimiques et Matières Colorantes de Saint-Clair-du-Rhône.
- Jaune brillant direct 5 J. EXTRA concentré.
- Sous ce nom, la Compagnie Française de Produits Chimiques et Matières Colorantes de Saint-Clair-du-Rhône, lance un nouveau colorant direct homogène, de nuance pure et verdâtre et d’un rendement supérieur à celui du Jaune Méthyl Direct JS dont il se rapproche par la pureté de sa nuance. Sa stabilité à la lumière est sensiblement meilleure que celle de ce dernier. Les rayons solaires l’affaiblissent sans altérer brutalement sa fraîcheur de ton.
- Il trouve son emploi dans la teinture des jaunes verdâtres vifs et sert en mélange avec Bleu Pur Diamine FF à l’obtention directe de verts frais.
- Le Jaune Brillant Direct 5 J. extra concentré monte en bain neutre sur les fibres animales, pour lesquelles il a une très grande affinité. Dans les mélanges de ces fibres avec coton ou viscose, il n’égalise qu’en tons clairs ou moyens; en nuances corsées, il couvre la soie et surtout la laine, plus que le colon.
- Bien que sa solubilité soit limitée, le Jaune Brillant Direct 5 J. extra concentré s’applique bien en impression directe sur colon, viscose, soie et laine en raison de son fort rendement.
- Il résiste bien aux rongeants réducteurs à l'hydro-sulfite dans l’impression sur fibres animales, mais a un rendement moins bon sur coton et viscose.
- Le Jaune Brillant Direct 5 J. extra concentré résiste bien à l’action des sels métalliques.
- La Compagnie Française de Produits Chimiques et Matières Colorantes de Saint-Clair-du-Rhône lance également une marque coupée dont la force par rapport à la marque suscitée est telle que :
- 25 parts de Jaune Brillant Direct 5 J. extra concentré, loo parts — 5 J.
- Jaune au Soufre B
- Sous ce nom, la Compagnie Française de Produits Chimiques et Matières Colorantes de Saint-Clair-du-Rhône, lance un nouveau colorant au soufre homogène de nuance plus vives que son Olive Jaune Immédiat 5G N° 12 dont il possède les qualités d’unisson et de solidité. Le traitement en sulfate de cuivre et bichromate de potasse brunit les teintures et leur donne une grande solidité à la lumière.
- Le Jaune au soufre B intéressera surtout comme élément composant d'un grand nombre de nuances kakis, olives, brunes, etc... en mélange avec les autres
- Teinture SUR TISSU COTON :
- 4,
- Jaune au soufre B à 8 %
- colorants au soufre et immédiats. Il sera particulièrement apprécié sur appareils à circulation en raison de son excellente solubilité.
- Le Jaune au soufre B se teint normalement après dissolution avec son propre poids de sulfure de sodium concentré coulé. Toutefois, on peut le dissoudre avec hydrosulfîle conc. poudre (1,3 partie) et soude caustique (2 parties en volume de lessive à 38° Bé) pour i partie de colorant. On travaille alors à 50-60° C et on obtient des teintures plus verdâtres et légèrement moins corsées que par le procédé au sulfure.
- Le Jaune au soufre B supporte la vulcanisation (procédé à chaud et procédé à froid) mais ternit légèrement à cette épreuve.
- NOUVEAUX
- Société des Usines Chimiques Rhône-Poulenc.
- 21, rue Jean-Goujon, Paris 8e.
- HL — Solvants lourds et plastifiants DES RHODOPAS (suile).
- La plupart des solvants lourds et des plastifiants employés pour les esters cellulosiques conviennent pour les Rhodopas. loulefois, les huiles ne donnent pas de bons résultats. L’incorporation de plastifiants diminue la sensibilité à l’eau des Rhodopas.
- PRODUITS
- Il est indiqué de choisir des plastifiants stables qui, incorporés aux Rhodopas, laissent intacte leur stabilité a la lumière et à la chaleur. Sont particulièrement recommandés : le Triphénylphosphale, le Tricrésyl-phosphate, le Phtalate de Méthyle, le Phtalate de Butyle, le Phtalate de Méthylglycol.
- D’une façon générale, la proportion de plastifiant à incorporer aux Rhodopas est faible, ces résines étant déjà assez souples par elles-mêmes. Une proportion de 3 a 10 % sera suffisante dans la plupart des cas, et une proportion supérieure à 25 % donnerait des enduits mous et poisseux.
- p.182 - vue 36/62
-
-
-
- NOUVEAUX PRODUITS
- 183
- IV. — ADJUVANTS DES RHODOPAS.
- De nombreux adjuvants peuvent être incorporés aux Rhodopas dans le but de modifier leurs propriétés dans un sens déterminé.
- Citons, en particulier, la nitrocellulose qui, incorporée aux Rhodopas, augmente leur dureté et leur résistance à l’eau. Il faut, naturellement, que le sol-vant employé pour le vernis mixte Rhodopas/nitrocel-lulose dissolve bien ces deux produits. Nous recommandons le mélange suivant :
- Alcool 95°.................... 15 parties
- Acétate d’éthyle..................... 35 —
- Acétate de butyle................ 3o —
- Toluène.............................. 20 —
- L'acélale de cellulose ne s’incorpore pas aux Rhodopas.
- L’addition de caoutchouc chloré aux Rhodopas diminue leur sensibilité à l’eau. Les caoutchoucs chlorés convenant le mieux, sont les produits de basse viscosité. Le solvant employé pour les vernis mixtes Rho-dopas/chlorcaoutchouc devra contenir une certaine proportion d’un bon solvant lourd comm n à ces deux produits. Nous recommandons particulièrement dans ce but le solvant connu sous le nom de GB Ester.
- La composition d’un bon solvant pour vernis mixte Rhodopas/chlorcaoutchouc sera :
- Alcool 95 Benzène.
- Toluène.
- GB Ester.
- lo parties
- 4o —-
- i .>
- Les résines naturelles ou artificielles ne s’incorporent en général pas aux Rhodopas. Font exception, toutefois, la colophane et la résine synthétique vendues par la Société Rhône-Poulenc sous le nom de Résine C. F.
- V. — Charges. Pigments et COLORANTS.
- Les Rhodopas, employés dans la fabrication des enduits, font preuve d’un excellent pouvoir liant pour les charges et pigments, et permettent d’obtenir des vernis à grand pouvoir couvrant.
- Leur neutralité permet l’emploi de tous les genres de pigments, tels que poudres métalliques, pigments basiques, qui provoquent la précipitation des vernis de résine naturelle ou de nitrocellulose.
- La plupart des colorants organiques solubles dans l’alcool contiennent pour teinter les Rhodopas.
- C. — PRINCIPAUX EMPLOIS DES RHODOPAS
- I. — Fabrication des vernis.
- Outre leur limpidité et leur stabilité, les Rhodopas présentent, pour la fabrication des vernis, l’avantage d’être solubles dans l’alcool, solvant courant, à faible odeur et bon marché.
- Parmi les nombreuses applications des Rhodopas, citons :
- Les vernis pour couche d’adhérence, constitués, de préférence par une solution de Rhodopas B plastifié avec a à 5 % de Tricrésylphosphate. Ces vernis conviennent, en particulier, pour assurer l’adhérence des autres laques sur les métaux, et notamment sur les métaux et alliages légers.
- Les vernis à pigments métalliques. — Les solutions alcooliques des Rhodopas M, additionnées de poudres métalliques, constituent des vernis stables, n’ayant aucune tendance à la coagulation. En particulier, les vernis Rhodopas chargés à la poudre d’aluminium sont très employés comme peintures de radiateurs, et aussi pour vernir les citernes et les postes à essence. L’insolubilité des Rhodopas dans l’essence est particulièrement avantageuse pour cette dernière application.
- Les vernis pour ciments. — Les vernis aux Rhodopas sont directement applicables sur le ciment pour que celui-ci ait subi une préparation spéciale. On emploiera pour cet usage le Rhodopas M additionné de 5 % de Triphénylphosphate.
- Les vernis souples pour tissus, caoutchouc, cuir, etc... seront constitués par des solutions de Rhodopas 11 ou HH éventuellement additionnées de plastifiant (phlta-late de butyle),
- Les vernis mixtes Rhodopas/nitrocellulose ou Rhodopas/chlorcaoutchouc sont plus durs et plus résistants à l’eau que les vernis aux Rhodopas seuls mais moins stables à la chaleur et à la lumière. Ils peuvent être employés à l’extérieur sur le bois, les métaux etc...
- Les émaux au four. — Les Rhodopas permettent la fabrication d’émaux au four, en particulier d’émaux blancs qui sont très difficiles à obtenir avec d’autres résines. Les enduits de Rhodopas (M ou B) ou les enduits mixtes Rhodopas/nitrocellulose, appliqués sur des objets sont, après évaporation du solvant, portés dans un four à température de 120-130° pendant 20 minutes environ. Ils fondent légèrement sans autrement s’altérer, et les objets vernis présentent après ce traitement une surface parfaitement polie et glacée.
- Procédés d’application des vernis aux Rhodopas. -Les vernis au Rhodopas sont applicables au pinceau ou au pistolet.
- Dans les vernis pour application au pinceau, le solvant sera constitué par un mélange de solvants légers, avec peu ou pas de solvant lourd. En effet, les Rhodopas retiennent énergiquement les solvants et le louchissement de l’enduit au séchage, du à une évaporation trop rapide du solvant, n’est pas à craindre.
- Dans les vernis pour pistolet, une certaine proportion de solvant lourd est nécessaire, surtout dans le cas des Rhodopas H et HH, pour éviter la formation de filaments dits « toiles d’araignée », lors de l’application.
- De bonnes formules de solvants pour vernis Rhodopas sont les suivantes :
- p.183 - vue 37/62
-
-
-
- 0
- NOUVEAUX PRODUITS
- Vernis au pinceau Vernis au pistolet
- Alcool 95° 25 parties 25 parties
- Acétate d’Ethyle 20 )) 15 «
- Acétate de Butyle.. 20 » 25 »
- Toluène 28 » 30 »
- Solvant lourd 8 » 10 »
- Comme solvant lourd, l’éther acétylacétique est particulièrement indiqué.
- La concentration en Rhodopas de ces vernis dépend de la qualité employée. En général, on aura intérêt a se tenir dans les limites de concentration suivantes :
- Vernis au pinceau Vernis au pistolet
- Rhodopas B 45-55 % 35-40 %
- Rhodopas M 3o-35 % 20-25 %
- Rhodopas H 18-20 % 8-10%
- Rhodopas HH .... 12-15% 5-6%
- 11. — Les Rhodopas dans la fabrication DES APPRÊTS.
- Les Rhodopas II et HH conviennent parfaitement à la fabrication d’apprêts de toutes sortes. Ils sont souples et inodores; leur limpidité et leur absence de coloration permet leur emploi pour l’apprêt de tissus délicats à teintes claires. De plus, leur stabilité parfaite écarte le danger de réactions ultérieures nocives pour les tissus apprêtés. Les Rhodopas II et HH sont moins visqueux. Nous indiquons ci-après quelques-unes des applications principales des Rhodopas comme apprêts.
- Apprêts pour chapeaux en feutre, paille, textiles artificiels.
- Ces apprêts ne jaunissent pas à la lumière et sont plus résistants à l’eau que ceux à base de gomme laque.
- Apprêts pour tissus de toutes sortes. — En particulier, apprêts de tissus imperméabilisés au stéarate d’alumine. L’apprêt de Rhodopas fixe le produit imperméabilisant et évite le fendillement des tissus à l’usage.
- Apprêts pour fabrication d'étoffes t'aides et lavables (tissus pour cols, manchettes etc...).
- Apprêts pour fabrication de toiles durcies employées dans l'industrie de la chaussure. — Les toiles durcies au Rhodopas II sont à la fois souples et résistantes. Elles présentent un gros avantage sur les produits similaires, en ce qu’elles n’exigent, pour leur emploi, aucun ramollissement préalable par des solvants.
- Apprêt de fond pour cuir artificiel.
- Apprêt de papier. — Le papier soie, enduit d’une solution de Rhodopas HH, devient transparent et résistant à l’eau, en même temps qu’il acquiert une
- grande solidité. Un papier ainsi apprêté peut être-employé avec avantage comme pellicule d’emballage transparente.
- Procédés d'application des apprêts au Rhodopas. — Les apprêts au Rhodopas s’appliquent de préférence sous forme de solutions alcooliques. L’application peut se faire au pinceau, au pistolet, ou au trempé.
- III. — FABRICATION DES COLLES.
- Le grand pouvoir adhésif des Rhodopas B et M sur toutes les surfaces recommande leur emploi dans la fabrication des colles, adhésifs et agglutinants. Les collages obtenus résistent à l’action de l’eau beaucoup mieux que ceux réalisés à l’aide des colles ordinaires à base de fécule ou de gélatine. On emploiera les Rhodopas à l’état de solutions ou à l’état solide en utilisant, dans ce dernier cas, leur propriété de se ramollir à la chaleur. Dans certains cas, il sera utile d’augmenter la fusibilité et le pouvoir adhésif des Rhodopas par addition de plastifiants. L’emploi des Rhodopas s’est révélé particulièrement avantageux pour les applications suivantes :
- Collages des feuilles mélallic/ues minces sur papier. — Ce collage, réalisé à l’aide de solutions alcooliques de Rhodopas M additionnées de triphénylphosphate, donne des papiers métallisés collés de façon durable et résistant à l’eau. La stabilité chimique des Rhodopas écarte tout risque d’attaque de la feuille métallique par l’adhésif.
- Collage sur tissus. — Grâce à leur absence d'odeur, les colles aux Rhodopas sont très employées pour le collage de paillettes métalliques sur tissus, pour la mode. On les utilise de même pour le collage de peluches sur tissus, dans la fabrication du velours artificiel.
- Collage des matières plastiques et des pellicules trans-parenles. — Grâce à leur limpidité parfaite, les Rhodopas sont les seuls adhésifs convenant pour le collage des matières plastiques et des pellicules d’emballages transparentes (Rhodopane-Cellophane).
- Collage sur verre. Emploi des Rhodopas dans l’indus-/rie du verre de sécurité. — L’excellente transparence des Rhodopas recommande leur emploi dans l’industrie du verre de sécurité comme adhésif (Rhodopas B ou M) ou comme couche de renforcement (Rhodopas HH).
- Dans les applications précédentes, les Rhodopas sont employés comme colles à l’état dissous, mais dans de nombreux cas, on les emploie à l'état solide, sous forme de poudre fine. Le collage est, dans ce cas, réalisé à une température élevée, qui provoque une fusion partielle du Rhodopas.
- Papiers enduits de Rhodopas pour le collage à sec des photographies. — Le problème délicat du collage des photographies est parfaitement solutionné par l’emploi de papiers spéciaux imprégnés de RhodopasM.
- p.184 - vue 38/62
-
-
-
- NOUVEAUX PRODUITS
- 185
- . Collage des meules. -- Le collage des meules sur flasques métalliques est aisément réalisé à l’aide de Rhodopas M finement pulvérisé et additionné de charges appropriées. Le collage est obtenu par pressage à chaud vers I4o-i5o”.
- Collage des pierres précieuses en bijouterie. — Pour la fixation des pierres précieuses, on emploiera du Rhodopas M finement pulvérisé, le collage étant réalisé par fixation de la pierre dans la colle à sa température de fusion.
- Autres applications des Rhodopas comme adhésifs.
- — Outre les applications indiquées ci-dessus, les Rhodopas sont employés avantageusement pour tous collages sur:
- — métaux, bois, verre, cuir, papiers spéciaux, cartons durcis, agglutinant pour papiers abrasifs.
- Procédé d'application des colles aux Rhodopas. -Lorsqu’on emploie les Rhodopas comme colle à l’état dissous, les solutions peuvent être appliquées, suivant leur viscosité, au pinceau et au pistolet. La quantité de colle à appliquer est, naturellement, variable suivant nature des surfaces à coller, mais doit être telle que la colle, après le départ du solvant, forme sur la surface à coller un film continu.
- Pour le collage de surfaces dont l’une au moins est perméable au solvant employé, laisser sécher la couche de colle, après application, jusqu’à consistance poisseuse et effectuer le collage par pression à froid.
- S’il s’agit de coller deux surfaces imperméables au solvant, le séchage de la couche de colle doit être poussé à fond; le collage est ensuite réalisé par pression et à chaud, vers ioo°. L’addition de 5 % à 10 % de plastifiant au Rhodopas permet d’abaisser la température de pressage vers 70°, mais le collage obtenu est un peu moins résistant à la chaleur.
- Le collage à sec à l’aide de Rhodopas solides, à l’état de poudre line, est également effectué sous pression à chaud. La température de collage est de 100-120" si l’on emploie le Rhodopas M comme adhésif, et de 75-96°, si l’on emploie le Rhodopas B. Ce dernier donne des collages moins résistants à la chaleur que ceux obtenus avec le Rhodopas M.
- Remarque importante. — L’emploi de l’acétate de xinyle polymérisé comme colle, adhésif et agglutinant, est protégé, en France, par le brevet français N°634-i36 qui est la propriété de la Société Rhône-Poulenc. La fabrication et l’emploi d’adhésifs à base d’un acétate de polyvinyle autre que le Rhodopas constituent donc une contrefaçon et exposent les utilisateurs à des poursuites.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- TEINTURE
- Procédé de teinture. — Imperial Chemical Industries.
- — B. F. 811.760, 10 octobre 1936.
- Ce procédé s’applique à la teinture avec les colorants pour cuve ; on teint en présence d’un sel de sulfonium ternaire de la formule générale
- X
- R.CO.XH—Ar- S^Y
- Ac
- où R est une chaîne aliphatique normale comportant au moins 10 atomes de carbone, Ar un noyau aromatique, X un alcoyle inférieur, Y un alcoyle inférieur et Ac un radical d’acide inorganique ou d’un acide sulfonique ou organique ; les alcoyles inférieurs sont les méthyle, éthyle, propyle, butyle. Ces nouveaux sels se préparent en faisant agir un amino-phényl-al-coylsulfure sur un chlorure d’acide gras et alcoylant ensuite. Par exemple : l’o-lauramido-phényl diméthyl-sulfonium, méthylsulfate, le p. stéarylamido phényl méthyléthylsulfonium p. toluène sulfonate, etc...
- Exemple : On prépare une cuve avec 33 parties d’une suspension aqueuse à 10 % de Vert Jade Calé-done en chauffant à 45° pendant 15 minutes, avec 32,2 p. de soude à 20 % et 2,6 p. d’hydrosulfite, on dilue alors la cuve avec de l’eau à 45°C de manière à obtenir un bain de 1.000 parties auquel on ajoute 0,1 p. de p.laurylamido phényl-diméthyl sulfonium mé-
- thylsulfate. On entre le coton (33 parties) et continue la teinture 45 minutes à 45°. On exprime et oxyde à l’air pendant 20 minutes, rince et savonne. La teinture est très uniforme. Le sel de sulfonium s’obtient en acylant le p.aminophényl méthylsulfure par le chlorure de lauryle, puis en alcoylant.
- Amélioration de la solidité des teintures. — I. G. Par-benindustrie. — B. F. 811.809, 10 octobre 1936.
- On peut améliorer les teintures avec les colorants substantifs en les traitant par des composés d’ammoniums quaternaires comme le chlorométhylate de l’octodécyl diméthyl amino acétate de méthyle
- C18H3\ /Cl
- CH3/ | XCH2—COOCIP CH3
- (On remarquera que ces composés sont les mêmes que ceux du brevet 811.808, décrits à la page 196). Exemple : Un tissu de coton teint avec 1 % du colorant 566, de Schultz est traité pendant 15 minutes dans un bain froid contenant 1 gr/litre de chlorure de l’acétyloctodécyl amide-dimétylbétaïne éthérifiée par l’alcool méthylique :
- CH3/ /CH2—CO—XH— C18H37
- CH3/ | \CH2—COOCH3
- Cl
- p.185 - vue 39/62
-
-
-
- 186
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- On centrifuge et sèche ; la teinture dégorge moins et le tissu a acquis un toucher doux.
- Noir d’aniline. — Karl Schmidt. — B. F. 813.472, 28 août 1936.
- Il est connu qu’on obtient un bon noir inverdissa-ble en ajoutant d’assez grandes quantités de sels d’acides faibles ou facilement oxydables comme l’acide sul-focyanique et, en même temps, un catalyseur organique à un bain de composition usuelle. C’est-à-dire constitué par un sel d’aniline, un oxydant et un sel métallique ; on diminue ainsi l’affaiblissement de la fibre. Mais l’utilisation de sels protecteurs crée des dif-ficultés lors de l’impression de réserves sous le noir, parce que, dans les dessins serrés, le noir se développe mal dans l’entourage des réserves et qu’il se forme des bords gris autour des endroits réservés.
- L’invention consiste à remplacer ces sels protecteurs par d’autres substances comme le sucre, l'urée, les produits de dégradation de l’albumine. On a déjà utilisé des composés organiques comme les diamines, or, elles peuvent également être ajoutées aux composés précédents.
- Par exemple on prépare une marchandise avec une flotte contenant 12 p. de sel d’aniline, 9 p. ferrocya-nure, 5 p. chlorate de sodium, 0,5 à 2 p. paraphé-nylène diamine, 3 à 10 p. d’albumine dégradée ou à sa place 10 à 20 p. d’urée. On peut, avant ou après, imprimer une réserve appropriée puis vaporiser de deux à dix minutes et traiter éventuellement par le bichromate.
- Quand on utilise de la p.phénylènediamine, de la benzidine ou de la dianisidine comme catalyseurs organiques et de l’albumine décomposée comme protecteur, on emploiera pour 1 p. de catalyseur organique, 4 à 10 p. d’albumine dégradée, si on utilise l’urée comme protecteur, les rapports sont de 1 à 15 ou 1 à 30.
- Nuances solides sur fibres artificielles. — /. G. Farben-industrie. — B. F. 813.716, 18 novembre ig36.
- Les fibres artificielles mélangées avec la laine' provoquent des difficultés pour la teinture en nuances solides. Si les marchandises teintes devaient répondre à des exigences sévères de solidité on était obligé de teindre les deux fibres séparément. On a déjà proposé de traiter les fibres artificielles par l’addition de composés de l’albumine ou de composés azotés capables de réagir avec les colorants acides ou incorporer ces composés dans les fibres. Cependant de telles teintures ne supportent pas le foulage.
- On a trouvé un procédé permettant de teindre en un seul bain des tissus mixtes de fibres artificielles et de laine, en nuances uniformes et solides. Ce procédé consiste à utiliser pour la teinture, des colorants mé-tachrome « et à produire la fibre artificielle » en présence de composés susceptibles de former avec ces colorants, en bain neutre, en présence de sels de chrome et, sans addition d’acide, des composés solides au débouillissage.
- Exemple : à une matière de viscose de bas degré de maturité on ajoute 3 % de son poids (calculé sur la teneur en cellulose) d’une base obtenue par condensation de paraffine solide trichlorée avec le mélange de polyéthylène diamine obtenu par la réaction de l’ammoniaque sur le dichloréthanc. On file la viscose, acidifie, lave, passe en bain chaud et hydrosulfite, lave et traite par l’alcool. La fibre présente l’aspect de la laine. Un filament mixte contenant une telle fibre et de la laine peut être teint avec le Bleu brillant métachrome en nuances uniformes et solides au foulon. f
- Teinture de cellulose régénérée. - I. G. Farbenindus-Irie. — B. F. 8i4-gi4> 3o novembre ig36.
- Les colorants acides qui possèdent par eux-mêmes une certaine affinité pour les fibres végétales, peuvent être améliorés quant à leur solidité au lavage, par un traitement avant ou après teinture par des composés de bases quaternaires. Ce procédé n’est pas applicable aux colorants métachrome. On a trouvé que les colorants métachrome peuvent être fixés sur les fibres cellulosiques si celles-ci ont été préalablement traitées par des bases à poids moléculaire élevé qui possèdent par elles-mêmes une affinité.
- Exemple : un tissu mixte laine et rayonne cupro-ammoniacale est traité pendant 1 à 2 heures dans une solution à 1 % d’une base quaternaire obtenue par la réaction de la chlorhydrine d’une polyglycérine contenant environ 7 mol. de glycérine, avec l’octodé-cyl diméthylamine. Le tissu est exprimé et rincé et on le teint à l’ébullition pendant 1 heure 1/2 dans un bain contenant 3 % de Bordeaux métachrome et 3 % de mordant métachrome. Les fibres sont teintes uniformément.
- IMPRESSION
- Préparations pour impression. — Société pour l'industrie chimique ci Bâle. — B. F. 8i3.68o. 7 novembre ig36.
- On a trouvé qu’on obtient de bonnes préparations pour impression avec les colorants pour cuve ou au soufre, réduits, en y incorporant des acides amino-carboxyliques alcoylés. De telles additions sont également favorables pour l’impression de colorants azoïques insolubles. Ces acides sont, par exemple, les acides carboxyliques des mono ou diméthylanilines ou diéthylanilines ou leurs sels. Exemple : On mélange 120 p. du produit venant des presses, contenant 25 p. de Bleu Cibanone, G.C.D., avec 50 p. de solution résiduelle sulfitique à 50 %, 33 p. de p.diéthyl-amino benzoate de potassium et 4 p. de glucose puis on sèche dans un courant d’air, et broie très soigneusement. On obtient une poudre contenant 28,7 % de colorant qu’on peut employer directement à la préparation de couleur d’impression.
- Dans 60 p. d’épaississant formé de 100 p. d’amidon de blé, 170 p. d’eau, 250 p. de gomme adragante à 60/1.000 et 200 p. de british gum, 170 p. de carbonate de potassium, 110 p. de glycérine, on ajoute 8 p.
- p.186 - vue 40/62
-
-
-
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- 187
- de colorant en poudre préparé connue il vient d’être dit. On mélange soigneusement et ajoute 14 p. d’une solution 1 : 1 de sulfoxylate de sodium et 18 p. d’eau. Après impression on sèche, vaporise au Mather-Platt, lave et savonne bouillant.
- Préparations pour impression. — Société pour l'Industrie
- Chimique à Bâle. — B. F. 8i3.856, a3 novembre 1936.
- On peut imprimer d’une manière avantageuse les fibres animales et végétales, avec des colorants pour cuve ou des colorants au soufre en ajoutant des sels solubles d’éthers-sels ou d’amides d’acides carboxyli-ques ou sulfocarboxyliques. Les impressions ont une meilleure fixation et sont plus corsées.
- Exemple : On mélange
- 100 p. Brun Ciba G double pàte,
- 700 p. épaississant contenant dans 100 parties :
- 11 p. amidon de blé,
- 17 p. d’eau,
- 25 p. mucilage d’adragante à G %,
- 20 p. british gum,
- 17 p. carbonate de potassium,
- 10 p. glycérine,
- ce mélange ayant été chauffé à l’ébullition pendant 1/2 heure
- 150 p. de formaldéhyde sulfoxylate,
- 50 p. du sel de potassium de l’éther-sel isobutyl-phtalique,
- 1.000 p. d’eau.
- On imprimé, vaporise au Mather-Platt, rince et savonne au bouillon.
- Les impressions sont plus corsées que celles obtenues sans l’éther-sel isobutylphtalique. Cet éther-sel se prépare en agitant 1 mol. d’anhydride phtalique avec 1 mol. d’alcool isobutylique pendant 20 heures à 80-85° après avoir neutralisé avec la potasse, on évapore à sec et obtient un corps incolore.
- BLANCHIMENTAPPRETS
- LES « ORGANOLITES » RÉSINES POUR L’ÉCHANGE DES IONS
- par M. J. DUMAS
- Le 3 janvier dernier, B. \, dams a fait, devant la Society of Chemical Industry, une communication, qui a suscité un vif intérêt. Il s’agissait de l’emploi des résines synthétiques pour les échanges ioniques dans la purification des eaux.
- Ces travaux ont été commencés il y a déjà plusieurs années et les résultats en furent publiés dans le Rapport du Department of Scientific and industrial Research en 1935. Ils ont également été exposés par les auteurs B. A. Adams et E. I. Holmes à la même époque (voir Journ. Soc. Chem. Industry, 1. 54, p. 1 T(1935) et aussi E. P. 450.308 et 450.309 de 1936). Comme le fait observer un périodique anglais (Chemical Age, février 1938, p. 117), il arrive fréquemment que les hommes de science et les inventeurs, énoncent une grande découverte en termes tellement succints, qu’elle passe inaperçue par les personnes non initiées; ceci dans le but voulu de masquer la valeur et l’importance de leurs travaux. C’est effectivement sous une telle forme que celle découverte fut mentionnée en les termes suivants : « Dans la section des résines synthétiques on a développé la préparation de produits de condensation de polyphénols et de bases, avec la formaldéhyde, afin de les utiliser pour éliminer les ions des solutions et dans le but de provoquer l’échange des bases. On a utilisé un mélange de produits de condensation phénoliques et basiques, notamment, pour rendre l’eau de mer potable. »
- Adams et Holmes ont donc trouvé que certains produits organiques de synthèse possèdent la même propriété que les zéolites qui sont des produits minéraux et qui ont trouvé une large application dans l'épuration des eaux par le procédé dit à la Permulite. Mais si les résines synthétiques peuvent fixer les ions comme les zéolites, elles le font sans en introduire de nouveaux, moins nuisibles, par un processus d’échange; elles permettent donc de transformer une eau polluée ou impure, en une eau de la pureté d’une eau distillée. Les zéolites, au contraire, échangent les ions calcium et magnésium qui forment la dureté de l’eau en ions sodium qui permettent d’abaisser le titre hydroty-métrique jusqu’au voisinage de zéro, sans que pour cela l’eau puisse être comparée à de l’eau distillée.
- Dans sa communication, l’auteur a insisté sur les diverses possibilités qui s’offrent à l’application. Un des côtés les plus spectaculaires c’est 1 élimination de tous les sels qui se trouvent dissous dans l’eau de mer; mais ceci ne paraît pas réalisable économiquement. On s’est même livré à une enquête relative à l’extraction de l’or de la mer et malgré les avis optimistes il y a lieu de rester réservé. Dans les applications de ces résines deux points ont été examinés, le prix par rapport à la capacité d’exploitation et, dans le cas des eaux potables, la contamination possible des eaux par la dissolution de bases organiques (amines, diamines) qui entrent dans la composition des résines. M. Adams
- p.187 - vue 41/62
-
-
-
- 80
- LES « ORGANOLITES » RÉSINES POUR L’ÉCHANGE DES IONS
- a indiqué que les prix ne seraient pas trop élevés et qu’il était arrivé à éviter toute solubilité des constituants de la résine. Cette communication a été suivie d’une intéressante discussion.
- Quant au mécanisme du procédé lui-même, il apparaît qu’il s’agit d’une adsorption par la surface. La polarité de ces résines, comme celle des matières humiques, des zéolites, du charbon actif, ou du gel de silice, provoque l’attraction d’une moitié des molécules. Ce mécanisme concernant les matières humiques suivant lequel se produit l’échange des acides et des bases, dans le sol, est de première importance pour l'agriculture.
- Les résines phénoliques, de caractère acide, fixent les bases ou calions mais seules celles dérivées des polyphénols comme les tanins, l’acide gallique, le québracho, le pyrogallol etc., conviennent. Ces produits sont d’un prix peu élevé mais il n'en est plus de même des résines basiques susceptibles de fixer les anions. Elles sont à base de mélaphénylène diamine et analogues et, de plus, il est nécessaire de les activer par un traitement au chlore. Il en résulte que par des traitements successifs par ces deux espèces de résines, on peut éliminer la totalité des ions et même les résines phénoliques peuvent jusqu’à un certain point détruire les bactéries dans l’eau potable. La difficulté a consisté dans le fait que la solubilité de la résine dans l’eau n’est pas nulle, il s’en dissout environ 4 à 5 parties pour I00.000.
- Cette découverte est encore trop récente pour que la mise au point puisse être considérée comme terminée; on n’en est qu’aux débuts. M. Adams considère qu’il est actuellement pratiquement possible d’amener l’eau de mer à une concentration en sels d’un vingtième.
- Enfin, il a indiqué que pour amener Jooo gallons (4500 litres) d’eau renfermant 45 parties de sels solides par million à n’en renfermer plus que 3,2 par million et dont la moitié environ est constituée par de la silice, la dépense est de 8 pence soit sensiblement 5 à 6 francs.
- Depuis les premières publications d’Adams et llolmès, cette question a fait déjà l’objet d’un assez grand nombre de publications. C’est ainsi qu’en France MM. Austerweil et Fiedler ont fait connaître les résultats qu’ils ont obtenus avec des corps organiques tels que le crin, la laine, et certains colorants basiques insolubles (voir C. R. de l’Académie des Sciences I. 205, p. 1235, décembre 1937).
- On a donné aux résines organiques, capables de provoquer de tels échanges, le nom d’organolites (II. Burrell, J. of Industrial and Engineering Chemistry mars 1938, p. 358).
- En réalité, les phénomènes fondamentaux de ces échanges ne sont pas nouveaux puisqu’on sait depuis longtemps qu’ils se produisent dans le sol, ainsi que Way l’a montré déjà en 1850. Un peu plus lard, Eich horn, en 1858 a signalé qu’il se produit des échanges mutuels entre les bases. Dans le sol, ce sont les zéolites et les matières humiques qui sont les échangeurs actifs, mais c’est seulement en 1905 que Gans formula la revendication concernant les zéolites, dans ses brevets (D.R,P. 197.iii et U.S.P. 914.405 et 943.535 de 1909). Plus tard, on a songé à utiliser la matière humique elle-même ou les acides qui en dérivent tels que les humates (1927).
- Ces quelques références sont suffisantes pour montrer tout l'intérêt,qui s’attache à cette question et sur laquelle nous pensons revenir très prochainement.
- MESURE DE L'INFROISSABILITÉ (suite et fin) par M. A. WAHL
- Dans l’article précédent (voir R. G. M. C., 1938, p. 106) nous avons fait connaître- les travaux accomplis au National Bureau of Standards de Washington et destinés à pouvoir donner une mesure de l'infroissabilité des velours. Mais si celle qualité d'infroissabilité est surtout nécessaire dans le cas des velours de rayonne blancs ou colorés, elle n’en est pas moins intéressante également pour les tissus les plus divers.
- On a vu que pour les velours, l’infroissabilité du poil et sa plus ou moins grande facilité d’écrasement peuvent être mesurés au moyen d’un appareil appelé compressomètre décrit par Herbert Scheiffer. Mais ce même auteur vient précisément de décrire au début de cette année divers procédés au moyen desquels il est possible de déterminer le degré de froissement (ou d’infroissabilité) de tissus quelconques ayant subi un traitement destiné à leur conférer l’apprêt infroissable (1). Les appareils qui sont décrits peuvent, d’ailleurs, aussi bien servir pour les papiers.
- (1) Herbert Scheiffer Amer. Dyestuffs Reporter (1er article) 1937, p. 667 P, ibid (2’ article) 1938, p. 22 P.
- L’auteur a fait l’étude complète de trois procédés de mesure : par la mesure de l’angle de froissement (crea-sing angle), par la mesure de la flexion par le flexo-mètre, et enfin par la compression au moyen d’un compressomètre modifié.
- Les résultats obtenus par ces divers moyens ont ensuite été comparés entre eux.
- D’une manière générale, les apprêts infroissables font croître l’énergie qu’il faut dépenser pour déformer un échantillon du tissu, autrement dit sa raideur est augmentée. Pour certains tissus cet accroissement dépasse 100 % . Mais quand on laisse le tissu revenir à son état initial, il y a aussi un accroissement de l’énergie recouvrée et cet accroissement va de 20 à 100 %. Cependant, on ne saurait considérer un de ces nombres individuellement, comme fournissant une mesure de la résistance au froissement. Par contre, la valeur du rapport de l’énergie de recouvrement à celle qui avait été nécessaire pour produire la déformation, est en relation avec l’infroissabilité c’est ce que l'auteur désigne sous le nom de résilience.
- p.188 - vue 42/62
-
-
-
- Colorants GEIGY
- de réputation mondiale et appréciés dans toutes les branches de l’industrie
- NOUVELLE SPÉCIALITÉ :
- OLIVE ERIOCHROME BL pour la teinture de la laine grand teint, l’élément par excellence pour draps d’uniformes et militaires
- AUTRES SPÉCIALITÉS DE NOS FABRICATIONS:
- EXTRAITS, TANINS
- , MATIÈRES TANNANTES — SYNTHÉTIQUES — PRODUITS AUXILIAIRES POUR L’INDUSTRIE TEXTILE, ETC.
- PRODUITS GEIGY S. A.
- HUNINGUE (Haut-Rhin)
- p.n.n. - vue 43/62
-
-
-
- SENSATIONNEL !!!
- ICI
- VELAN PF
- Les textiles pourront avoir le toucher duveteux de ce canard, d’une façon permanente, affronter l’eau avec la même désinvolture, s’ils sont
- V é l a n i s é s
- Nous nous tenons à votre entière disposition pour vous envoyer toute la documentation dont vous pourriez avoir besoin, échantillons nature, etc.... ........
- Seuls concessionnaires pour la vente en France :
- Établ. S. H. MORDEN et Cie - 14, Rue de la Pépinière - PARIS (VIII)
- Pour la vente en Belgique : M. Jérôme KETELS, 246, rue Dieudonné-Lefèvre, Bruxelles
- p.n.n. - vue 44/62
-
-
-
- MESURE DE L INFROISSABILITÉ
- 189
- Dans presque tous les cas examinés, les traitements pour infroissabilité ont pour effet d’augmenter cette résilience.
- Les essais ont porté sur divers genres de tissus, depuis les voiles légers jusqu’aux draps pour vêtements, en coton, rayonnes et en lin ainsi que sur la cellophane. Ces échantillons ont été conditionnés par un séjour de plusieurs jours dans une atmosphère à 65 % d’humidité relative à la température de 21° et ils furent essayés dans ces conditions suivant les trois méthodes indiquées.
- Fig. 1
- ANGLE DE FROISSEMENT (Creasing angle).
- Les échantillons sont découpés, suivant le sens de la chaîne ainsi que suivant celui de la trame, en bandes de 5 centimètres de long sur 1,2 centimètre de large (2 Xo,5 inches). Chaque échantillon est plié en rapprochant les deux extrémités qui sont réunies par des pinces; on insère la partie pliée entre deux plaques parallèles que l’on charge avec un poids d’une livre (454 grs). Après 3 minutes on enlève le poids, saisit l’échantillon avec les pinces et on le suspend par le milieu sur un fil horizontal, dont le diamètre est environ I mm. On attend 3 minutes puis on mesure la distance horizontale des deux extrémités, d’où on calcule l’angle au centre formé. Il est plus facile de mesurer directement cet angle au moyen du dispositif représenté par la figure. On peut y placer 8 échantillons à la fois, chaque tige sur laquelle l’échantillon est suspendu se trouve au centre d’un cercle et par la rotation de chacun, au moyen d’un boulon on peut amener l’un des côtés des échantillons à coïncider avec le zéro de la graduation angulaire; on obtient la mesure de l’angle par une simple lecture.
- Il y a lieu de remarquer que la valeur de l’angle dépend aussi de l’épaisseur du tissu, ou plus exactement du poids des deux parties pliées. C'est pourquoi l’angle doit être déterminé également avant l’application de la charge du poids de 1 livre et on fait le rapport de l’angle présenté par l’échantillon après com
- pression, à l’angle formé avant compression ; ce rapport est le « rapport de résilience ».
- Il existe d’ailleurs beaucoup d’autres méthodes qui ont été préconisées. Par exemple on a mesuré l’angle en plaçant les échantillons qui ont été pliés et comprimés, sur une surface de mercure, mais les résultats dépendent de l’état de cette surface. (Voir également C. Amick, Amer. Dyestuffs Reporter (1935) pp. 554; 662; 645; 655, W. Matthoes Kunstseide vol. 18, p. 292 (1936), Soc. Dyers and Colourists t. 52, p. 38; 117 (1936), Silk and Rayon vol. 11, p. 46 (1937); K. Quehl Melliand t. 18, p. 241 (1937).
- MÉTHODE DU FLEXOMÈTRE.
- Cet appareil a été décrit par l’auteur en 1933 dans une publication du Bureau des Standards (Research Paper N° 555). Un échantillon du tissu de 20 cm. sur 4,5 cm. est fixé verticalement dans l’angle solide formé par deux plaques également verticales et dont l’une est fixe; la seconde plaque est mobile autour d’un axe
- Fig. 2
- placé à leur ligne d’intersection. Par des dispositifs de ressorts, on peut mesurer le travail dépensé lors du pliage de l’échantillon obtenu en faisant tourner d’un angle donné la plaque mobile. D’autre part, en supprimant la force qui a produit le pliage la plaque mobile tend à revenir à sa position initiale en développant un certain travail qui est mesuré.
- Pour les détails du mode opératoire, il faudra consulter le travail original de 1933.
- p.189 - vue 45/62
-
-
-
- 190
- MESURE DE L’INFROISSA BILITÉ
- MÉTHODE DU COMPRESSOMETRE.
- Cet instrument diffère de celui dont on a donné l’emploi précédemment (R. G. V. C., 1938, p. 106) et qui s’adressait aux essais des velours. Il consiste en une masse circulaire d’un diamètre d'une inch (2,5 cm.)
- va
- 1
- 8
- qui est suspendue verticalement à un ressort hélicoïdal. Cette masse peut être montée ou abaissée par le mouvement d’une roue ce qui diminue ou augmente la pression qu’elle exerce sur l’échantillon placé sur le socle
- métallique horizontal. La charge ainsi produite se trouve donnée par un indicateur et le déplacement vertical indiqué sur la roue. Les échantillons dont les dimensions sont 7,5 cm. sur 5 sont percés de deux rangées de 3 Irons el sont montés sur un support spécial comme le montre la figure, qui le plie en accordéon. On recouv re l’échantillon avec une plaque d’aluminium pesant 0,02 lbs soit 9 grs puis on place le support et l’échantillon sous le compressomètre. On mesure alors les hauteurs successives des plis en accordéon quand on fait varier la pression de 0,05 1b. à 0,6 1b. puis en laissant décroître la pression. On exprime le travail dépensé par la compression (en inches-poids) et le travail recouvré lors de la décompression et on fait le rapport de celui-ci au premier, c’est la résilience de flexion au compressomètre. L ne méthode qui présente avec celle-ci une certaine analogie a déjà été indiquée par Sommer (Verein deutscher Ingenieure, Berlin 1936).
- Les résultats obtenus à la suite de ces expériences se trouvent indiqués dans des tableaux et des graphiques auxquels nous sommes obligés de renvoyer le lecteur intéressé.
- D’une manière générale, on a constaté que le travail exigé pour une déformation est considérablement augmenté par les traitements infroissables! il en est de même du travail récupéré. On a trouvé que le rapport de ces deux quantités, appelé résilience, comme il a été dit, est en relation avec le degré d’infroissabi-lité et peut lui servir de mesure. Mais il y a des cas où les tissus traités ne montrent pas d’augmentation de résilience ; de plus, la valeur de la résilience est variable suivant la charge fournie par le compressomètre.
- Ces différentes méthodes de détermination du degré d’infroissabilité ne sont intéressantes que pour étudier d’une manière systématique les résultats obtenus par l’application à un tissu des divers procédés d’apprêtage infroissable. Cela intéresse surtout le fabricant mais l’usager qui compare les qualités de marchandises diverses prononce son jugement d’après les qualités apparentes. Les méthodes ici décrites ne lui donneraient qu’une satisfaction relative. On sent la nécessité d’avoir une méthode plus absolue permettant d’évaluer le froissement d’un tissu, sous l’influence d’un effort connu, qui soit comparable à celui que subira le tissu dans son usage. Une telle méthode est actuellement à l’étude à Washington.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Les progrès récents dans la connaissance du mercerisage, et leur importance pratique.
- Le but essentiel du mercerisage est d’augmenter considérablement le lustre des fils ou des tissus de coton; l’affinité de ces derniers pour les matières colorantes se trouve, d’autre part, sensiblement accrue du fait de ce traitement. Le principe du mercerisage, découvert il y à 90 ans par John Mercer, repose sur le gonflement des fibres de coton imprégnées d’une
- solution concentrée de soude caustique. Cinquante ans plus tard, Lowe mit en lumière l’influence extrêmement favorable pour le lustre, d’une tension appliquée aux marchandises de colon pendant le lavage destiné à éliminer l’alcali caustique. On avait dès lors les éléments fondamentaux d’une méthode de lustrage du colon; il restait à définir les conditions permettant d’atteindre le maximum de lustre. Pour cela, on a dû longtemps se contenter de déterminations purement empiriques. Mais aujourd’hui on est à même de Ira-
- p.190 - vue 46/62
-
-
-
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- 191
- vailler d’une façon plus rationnelle, grâce aux recherches entreprises depuis quelques années, relativement à l’action des alcalis sur la cellulose.
- (les travaux, qui ont élucidé le rôle du gonflement et de la tension dans l’augmentation du lustre, ont fait l’objet de plusieurs publications ces derniers mois. Dans le Textile Mercury and Argus, A. J. Hall (1) et « Technologist » (2) se sont efforcés d’en dégager les conséquences pratiques.
- On sait que le mercerisage s’effectue en imprégnant de soude le tissu de coton, qui est ensuite maintenu tendu pendant que l’alcali est enlevé par lavage à l’eau courante. Le contact entre le colon et la soude doit durer un temps assez long pour assurer le gonflement de toutes les fibres, et la tension doit être puissante pour s’opposer à une contraction de ces dernières dans le sens de la longueur. Voyons maintenant de plus près ce qui se pas.se dans celle suite d’opérations.
- Quand on plonge une fibre de coton dans une solution suffisamment concentrée de soude caustique 0 3" Bé au moins) on observe un changement important de sa forme : son diamètre augmente, tandis que sa longueur diminue. Un examen microscopique révèle que la fibre non traitée a l’aspect d'un ruban tordu, dans lequel le sens de la torsion est renversé tous les deux ou trois tours. Par contre, la fibre gonflée dans la soude est devenue cylindrique. Il est à noter d'ailleurs que, lors de leur croissance dans la capsule de coton, les fibres sont cylindriques. C’est après l’éclatement de la capsule arrivée à maturité, que les fibres prennent en se desséchant la forme de ruban tordu. La forme cylindrique peut leur être restituée autrement que par un traitement à la soude : il suffit pour cela d’une simple immersion dans l’eau bouillante, pendant un certain temps. Mais le gonflement obtenu de cette manière est réversible : après séchage, les fibres reviennent à l’étal de rubans tordus. Au contraire, les fibres gonflées dans la soude caustique restent cylindriques, plus épaisses et plus courtes, après élimination de l’alcali et séchage : le gonflement est permanent.
- Il a été établi, par différentes méthodes, que la fibre de coton est constituée de plusieurs chaînes de micelles de cellulose enroulées en hélice les unes autour des autres, à la manière des cordons d’une corde, — avec cette différence que le sens de la torsion se renverse périodiquement. La fibre est en outre enveloppée d’une cuticule également cellulosique, mais sous une forme chimique quelque peu différente de celle des chaînes micellaires. La cuticule est susceptible d’extension et de contraction, ce qui lui permet de s’adapter aux changements de volume de son contenu. Lorsque la fibre de coton est immergée dans la lessive merceri-sante (NaOH à 3o° Bé environ), la soude diffuse à travers la cuticule et vient se combiner avec la cellulose intérieure, pour former une substance dénommée alcali-cellulose. Les chaînes micellaires deviennent alors plus libres les unes des autres, et tout se passe comme dans une corde dont les cordons se sépareraient peu à peu : on constate une augmentation d’épaisseur (de l'ordre de 80 %) et simultanément un racourcissement de la
- fibre dû à la courbure des chaînes micellaires. En même temps la cuticule se dilate transversalement et se contracte longitudinalement.
- Du fait de la combinaison de la soude avec la cellulose, la concentration en soude de la solution extérieure à la fibre devient plus faible que celle de la solution absorbée. Ce point intéressant a été établi par les travaux de Coward et Spencer (3). On a par ailleurs observé que, si l’on cherche à augmenter la concentration (le la solution mercerisante au-delà de 34° Bé, l’action gonflante ne s’en trouve plus améliorée, au contraire. Comme le montre l’examen microscopique, le gonflement semble être limité par l’extensibilité de la cuticule, qui n’est pas infinie. On peut même dire que sans cuticule il n’y aurait pas de mercerisage possible : le coton se gonflerait tellement, que pratiquement il finirait par se dissoudre dans la solution de soude caustique.
- Le phénomène fondamental du mercerisage est donc le gonflement du coton, absorption de soude caustique. Ce qui importe dans ce gonflement, c’est la plasticité qui en résulte. On dispose d’ailleurs d’autres moyens pour rendre plastique le colon. Un tissu humide et chaud est suffisamment plastique pour être rendu lisse par l’effet d’une pression : c’est ce qui a lieu dans le calandrage. Mais on n’obtient ainsi qu’une déformation temporaire : une fois mouillé, le tissu calandré redevient plus ou moins rugueux et perd son lustre. Au contraire, la plasticité conférée par l’immersion dans la soude est permanente : le coton ainsi traité peut être modelé sous une forme qui résistera aux lavages ultérieurs. Pour lui donner la forme voulue, on utilise non une pression, mais une tension, C’est ainsi qu’un fil étiré pendant le mercerisage acquiert un allongement permanent.
- La tension, qui normalement accompagne le mercerisage, joue ici un rôle capital. Selon (pie le colon mercerisé a été, ou n’a pas été tendu lors du lavage final, les résultats obtenus sont très différents. S’il n’y a pas eu de tension, on observe seulement une légère augmentation du lustre, mais un sensible accroissement de l’affinité pour les colorants directs, pour l’eau, et d’une façon générale une plus grande réactivité vis-à-vis des agents chimiques (acides, oxydants). S’il y a eu tension, l’augmentation du lustre est beaucoup plus considérable; en revanche, l’affinité poulies colorants et pour l’eau sont moins augmentées que dans le premier cas, comme le montre le tableau ci-dessous :
- Colorant absorbé (Ben-zopurpurine 4B) Humidité absorbée
- Colon non traité 1,55 % 5,88 %
- Coton mercerisé sans ten-sion, dans NaOH à 28 % . 3,39 % 8,36 %
- Coton mercerisé avec tension, dans NaOH à 28 % . 2,98 % 7-33 %
- p.191 - vue 47/62
-
-
-
- 192
- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- L’affinité pour l’iode est également moins augmentée si le mercerisage a été effectué avec tension que s’il l’a été sans tension. Il en est de même pour la réactivité générale du colon, vis-à-vis des acides et des oxydants. La réactivité peut être évaluée, selon la méthode proposée par Birtwell (4), en mesurant dans des conditions déterminées l’indice de cuivre du colon après traitement aux hypobromites alcalins. Cet indice de cuivre passe de 1,5 pour le coton ordinaire, à 2,8 pour le colon mercerisé sans tension. L’augmentation est moins forte dans le cas du mercerisage avec tension.
- Il y a manifestement une corrélation entre l'accroissement de réactivité et le gonflement de la cellulose. On l’explique par le fait que la fibre mercerisée, plus spongieuse, offre une plus grande surface aux colorants et aux agents chimiques. L’application d’une tension aurait pour conséquence d’amoindrir cet effet de dispersion de la cellulose. On sail que différents auteurs ont cherché à fonder sur l’accroissement d’affinité pour l’iode, et surtout pour les colorants directs, des méthodes de caractérisation du coton mercerisé (5).
- Mais, comme il a été dit plus haut, le facteur important au point de vue pratique, le but essentiel du mercerisage, est l’augmentation du lustre. Comment cette augmentation se produit-elle ? Il est facile de le comprendre si l’on considère l’i n fluence des trai tements subis, d’une part sur chaque fibre individuelle, d’autre part sur le mode d’assemblage des fibres. L’immersion du colon dans la solution de soude caustique, avons-nous dit, fait passer les fibres de la forme de ruban tordu à la forme cylindrique. D’autre part la tension redresse les micelles et a pour eflet d’assurer un parallélisme rigoureux des fibres. Toutes les conditions sont réunies pour que le fil de colon prenne l’aspect d’un faisceau de baguettes cylindriques, — et on conçoit bien qu’un tel arrangement soit précisément celui (pu confère à l’ensemble le maximum de lustre. Au surplus, cet arrangement est permanent puisque, nous le savons, les déformations imprimées au colon rendu plastique par le mercerisage sont permanentes.
- D’après ce qui précède, on peut se faire une idée de la genèse des transformations qui se produisent dans le coton. Voyons maintenant comment les conditions techniques du mercerisage peuvent affecter ces transformations. Les principaux facteurs sur lesquels on peut agir sont les suivants : nature de l’alcali employé, concentration de la solution alcaline, température, durée du traitement, degré de tension, élimination de l’alcali par lavage.
- En ce qui concerne la nature de l'alcali, nous n’avons parlé jusqu’ici que de la soude, mais on pourrait envisager l’emploi d’autres alcalis caustiques. D’intéressantes éludes ont été faites ces dernières années, concernant l’action des divers alcalis et des bases d’ammonium quaternaires sur les celluloses plus ou moins modifiées chimiquement (6). Des comparaisons effectuées, il résulte nettement que la soude reste le plus avantageux des agents de mercerisage, tant à cause de son bas prix que de ses propriétés. Comme on le voit dans la figure ci-contre (fig. i), la soude n’est
- apparemment dépassée que par la lithine, au point de vue du pouvoir de gonflement, — propriété essentielle pour la plasticité. Or on ne peut songer à se servir de la lithine, beaucoup trop coûteuse. En dehors de la soude, seule la potasse est utilisable, malgré son prix plus élevé, à la condition qu’une récupération soit possible. Il faut mentionner aussi certaines bases organiques fortes, telles que l’hydroxyde de tétraméthylammonium, qui est devenu depuis peu un produit industriel. Peut-être ces produits seront-ils appelés un jour à jouer un rôle dans le mercerisage, mais il est peu probable que la soude soit jamais supplantée.
- Avant d’examiner la question de la température et de la concentration de la lessive alcaline, une remarque s’impose. Selon Technologist (2), un examen des tissus commerciaux de coton mercerisé révèle que la plupart d’entre eux contiennent une forte proportion de fibres ayant échappé à la mercerisation. On peut vérifier facilement que ces fibres sont tout aussi mercerisables
- 8
- Na OH
- L0H
- 2
- %
- 0-
- -3
- - &
- que les autres. C’est donc qu’elles n’ont pas été atteintes par la lessive de soude : il y a, dans la pra-tique courante du mercerisage, un défaut d’imprégnation certain. Si l’on veut obtenir le maximum de lustre il importe de mettre en œuvre tous les moyens susceptibles d’assurer la pénétration de la lessive dans toutes les fibres du coton.
- Quels sont les facteurs qui s’opposent à une bonne pénétration ? D’une part, la viscosité élevée des solutions concentrées de soude caustique. D’autre part le fait que par suite du gonflement des fibres, le tissu ne tarde pas à devenir très compact et se laisse plus difficilement pénétrer. Comment surmonter ces obstacles? On ne peut songer à abaisser la viscosité par diminution de la concentration de la soude. Une longue expérience a montré que l’effet maximum de mercerisation s’obtient avec une lessive titrant de 28 à 31° Bé et que, si la concentration est plus faible, l’opération perd de son efficacité. Le merceriseur doit donc s’en tenir à la concentration optima, et chercher un autre moyen pour remédier à la viscosité.
- On sait que d’une façon générale la viscosité des liquides décroît quand la température s’élève. On pourrait donc rendre plus fluide la lessive en la chauffant. Mais la question se pose de savoir si, à pénétration égale, une solution chaude est aussi efficace pour l’augmentation du lustre qu’une solution froide. Sur ce point, les avis sont quelque peu partagés.
- p.192 - vue 48/62
-
-
-
- -
- -0
- %
- s. t
- .1
- I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft Frankfurt (Main) 20
- Pour la vente en France:
- SOPI, Société pour l’Importation de Matières Colorantes et dé Produits Chimiques, 49 bis, Avenue Hoche, Paris (Ville) Téléphone: Carnot 74-00
- Pour la vente en Belgique:
- G. M. C., la Générale des Matières Colorantes, Produits Chimiques et Pharmaceutiques, 66, Avenue du Port, Bruxelles Téléphone: 26, 49,10-26, 49,13
- p.n.n. - vue 49/62
-
-
-
- SANDOZ
- PRODUITS SANDOZ
- SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 3 MILLIONS DE FRANCS
- 15, Rue Galvani — PARIS (17e)
- R. C. Seine 212.835 B
- TÉLÉGRAMMES TÉLÉPHONE:
- SANDOZAS-PARIS 74 ÉTOILE 49-10 et 49-11
- Seuls
- concessionnaires pour la France des
- Fabriques de Produits Chimiques Sandoz
- BÂLE (Suisse)
- COLORANTS pour tontes mustries
- ADJUVANTS et PRODUITS AUXILIAIRES POUR TOUS LES EMPLOIS DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- A LOUER
- LES SAVONNERIES REUNIES DE BOULOGNE ET ST-DENIS
- S. A. R. L. — Capital : 1.200.000 francs
- recommandent à votre attention leurs fabrications exclusives :
- Savon extra pur sans résine LAMELLES AMBREES 94 % d’huile SAVONS EN LAMELLES 94% d’huile d'oléine, de pulpe d’olive de coco
- Savon de Dégraissage pour Couleurs « LE SAREMBO »
- Savon de Benzine pour Détachage « LE BENZILOR »
- Solvants mouillants « RICIOL »
- 36 et 40, rue de Landy, La PLAINE-SAINT-DENIS
- Téléphone : _
- - —UNIS FRANCE-
- Plaine 07-06 -------
- R. C. Seine
- 10.764
- p.n.n. - vue 50/62
-
-
-
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- 193
- Certains auteurs estiment que l’augmentation du lustre reste aussi bonne tant que la température de la lessive ne dépasse pas 4o° ; d’autres prétendent que l’on peut même chauffer davantage sans inconvénient. Il est certain cependant que la température du traitement a beaucoup d’importance. Remarquons déjà que l’immersion du coton dans la lessive mercerisante dégage une certaine quantité de chaleur. D’autre part les courbes de la fig. 2 ci-contre, établies par Birtwell
- Rehecillew
- 2 4 6
- N. Na.OH
- Fig. 2
- 0
- +
- L 0/
- /o
- • 00
- et ses collaborateurs (4), mettent en évidence l’in fluence de la température sur la contraction, dans le sens de la longueur, des fibres de colon traitées par la soude. En gros, on peut admettre que cette contraction est à peu près proportionnelle au gonflement. D’après les courbes, ce dernier est donc favorisé par l’abaissement de la température.
- Nous arrivons ainsi à deux conclusions opposées : pour faciliter la pénétration de la lessive mercerisante, il faudrait en diminuer la viscosité en élevant la température ; mais pour avoir le maximum de gonflement et de plasticité, il faudrait opérer à la température la plus basse : à o° si possible. Comment concilier ces exigences contradictoires? Un premier moyen assez simple consiste à travailler à basse température en ajoutant un mouillant pour obvier à la difficulté due à la viscosité. Parmi les nombreux mouillants apparus ces dernières années, il en est qui peuvent être ajoutés aux bains fortement alcalins du mercerisage. Les composés phénoliques conviennent particulièrement bien ici. Mais leur emploi a l’inconvénient de grever assez sérieusement le prix de revient.
- La meilleure méthode est celle qui consisteà imprégner le tissu d’une lessive chaude, donc aussi peu a isqueuse que possible et pénétrant facilement, et de le faire passer ensuite dans une lessive identique maintenue froide. Le tissu peut être ainsi saturé complète-ment de lessive mercerisante, à la température ordinaire. On a en outre la faculté de recourir à des moyens mécaniques pour vaincre la résistance du colon à la pénétration. Grâce à leur grande ténacité, les tissus de coton supportent bien une forte pression permettant de réaliser une imprégnation forcée.
- En s’inspirant de ces principes, on aboutit à l’appareillage suivant, qui semble bien être le plus recom
- mandable. La machine (fig. 3) se compose de deux mangles à foularder A et B, comportant chacune trois rouleaux, avec des bacs D et E contenant la même lessive de soude caustique (27 à 31° Bé). Dans le bac D, la température est maintenue à 4o-50e par circulation de Aapeur dans double paroi. Dans le bac E, la solution est maintenue froide par circulation d’eau dans la double paroi, de façon à compenser l’apport de chaleur par le tissu contenant l’alcali chaud. Le tissu F subit entre les rouleaux des mangles une forte pression. Entre les deux mangles, il est guidé par des cylindres rotatifs C en acier, en nombre suffisant pour donner à la lessive le temps de pénétrer et d’agir.
- Ce système qui permet d’imprégner à chaud, — et qui comporte d’ailleurs une double imprégnation —, assure la meilleure pénétration possible de la lessive mercerisante, sans qu’il soit besoin d’ajouter un mouillant quelconque. En ce qui concerne les effets mécaniques réalisables sur cette machine, indépendamment de la pression dont il a déjà été fait mention, on peut encore effectuer un étirage dans le sens de la longueur. Cet étirage est très important, car il permet de conférer aux fils de chaîne le maximum de lustre. Cela n’est pas possible sur la plupart des machines usuelles, dans lesquelles la tension n'étant appliquée aux tissus que dans le sens de la largeur, on ne lutte pas suffi-
- B
- samment contre la tendance des fils de chaîne à se contracter. Ici l’étirage dans le sens de la longueur s’obtient très simplement en faisant tourner la 2e mangle (A) à une vitesse légèrement supérieure à celle de la première (B). Le tissu se trouve ainsi fortement tendu lors de son passage sur les cylindres C.
- Le « Technologist » du Textile Mercury ayant présenté ce système d’imprégnation comme le meilleur qui se puisse imaginer, s’est vu objecter qu’il serait plus commode de faire suivre immédiatement la première mangle (B) de la seconde (A), et de placer seulement à la suite les cylindres C. A cela Technologist a répondu, dans un article ultérieur (7). que le dispositif préconisé par lui est bien préférable, pour les raisons suivantes :
- 1° En réalité, la pénétration de la lessive n’est pas parfaite dès le passage dans la première mangle. Les mouvements de déplacement matériel des fibres qui se produisent sur les cylindres C donnent aux fibres
- p.193 - vue 51/62
-
-
-
- 194
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- non atteintes clans la première mangle la possibilité d’être mieux placées lors du passage dans la deuxième. L’espacement des mangles est donc avantageux à ce point de vue.
- 2° La tension très forte que l’on peut produire, sans risque de rupture, sur les fils de chaîne entre les deux mangles contribue beaucoup au lustre final. Si la deuxième mangle suivait immédiatement la première, on ne pourrait réaliser celle tension en longueur que dans la partie finale de l’appareil de mercerisage, mais on y risquerait des déchirures, sur les lisières agrippées par les pinces.
- 3° Pour arriver à une mercérisation complète, il faut qu'une proportion suffisante de lessive soit en contact avec le coton au cours du mercerisage. La proportion de lessive présente dans le tissu à la sortie de la première mangle, étant réglée par la pression élevée de celte mangle, risque fort d’être insuffisante. Aussitôt imprégnées, les libres se gonflent et deviennent plus absorbantes, ce qui a pour effet de les rendre apparemment sèches. ll est donc très utile de les passer dans une deuxième mangle pour les réimprégner de lessive. Mais si les mangles élaienl à la suite l’une de l’autre, il pourrait arriver que le tissu devienne trop sec ensuite, lors de son passage sur les cylindres.
- Une autre question importante, qui a donné lieu à des discussions, est la suivante : le tissu doit-il être mercerisé sec ou humide? \utrement dit : doit-on faire subir au tissu un séchage préalable avant son arrivée au mercerisage? Il est certain que si l’on se dispense du séchage, on réalise une économie. Mais si le colon arrive humide (par exemple après un blanchiment), l’eau qu’il contient va diluer quelque peu la lessive mercerisante. On peut évidemment tenir compte de cette dilution, et employer une lessive un peu plus concentrée. Il ne faut pas, cependant, perdre de vue un autre aspect de la question : c’est qu’on ne peut jamais être sûr qu’un tissu soit mouillé uniformément. S’il a été mis en tas en attendant le mercerisage, la teneur en eau peut être très différente au centre et sur les bords. Il en résultera des inégalités au mercerisage, et, par suite, à la teinture subséquente (bords plus foncés). D’ailleurs l’humidité initiale n’est pas favorable à la
- pénétration de la lessive, car les libres déjà gonflées par l’eau absorbée sont plus compactes.
- Avec un tissu sec, si le foulardage dans la lessive est effectué régulièrement, on peut être assuré que la mercerisation sera uniforme. ll y a donc de sérieuses raisons de préférer le mercerisage « à sec ». Mais doit-on prendre directement le tissu chaud, à la sortie des tambours de séchage ? Théoriquement, il vaudrait mieux un conditionnement préalable à l’air froid. En l'ail, l’expérience a montré qu’il n’y a pas d’inconvénient grave à faire arriver le tissu chaud dans la première mangle, qui contient d’ailleurs la lessive chaude.
- En ce qui concerne la durée du traitement, on remarquera que, s’il suffit de quelques secondes pour produire 90 % du gonflement, un certain temps est nécessaire pour que la lessive atteigne les libres intérieures. L’imprégnation forcée par la pression des mangles, les mouvements relatifs des fibres à leur passage sur les cylindres intermédiaires permettent une pénétration beaucoup plus rapide que dans le cas d’une simple immersion. On obtient d’excellents résultats en comptant 25 secondes de rentrée de la première mangle à la sortie de la deuxième, puis 15 secondes jusqu’au lavage à l’eau. Comme celui-ci demande de 20 à 25 secondes, l’opération entière peut être effectuée en une minute environ. Avec un bon équipement, on peut merceriser 5o mètres de tissu à la minute.
- J. L.
- Bibliographie
- (1) A. J. Hall, Textile Mercury and Argus, 96, p. 573 (28 mai 1937).
- (2) Technologist, Textile Mercury and Argus, 95, p. 464 (30 octobre 1936).
- (3) Coward et Spencer, J. Text. Inst., 14, 34 T. (1923).
- (4) Birtwell, Clibbens, Geake et Ridge, J. Text. Inst., 21, 86 T. (1930).
- (5) Voir R. G. M. C. (Référence de l’article : Caractérisation du coton mercerisé.
- (6) Voir R. G. M. C. (Référence de l’article : Dissolution dans les alcalis des celluloses chimiques modifiées).
- (7) Technologist, Textile Mercury and Argus, 95, p. 566 (27 novembre 1936).
- EXTRAITS DE BREVETS ANGLAIS CONCERNANT LES APPRÊTS ET LES TEXTILES
- Traitement du coton par l’oxyde de cuivre ammoniacal.
- — W. II. FURNESS. — E. P. 469.020.
- Les tissus de colon ou de libres mélangées sont traités par une solution ammoniacale aqueuse du sel double résultant d’une molécule de sulfate de cuivre, 4 molécules d’ammoniaque et 2 molécules de soude caustique à laquelle on peut encore ajouter de la cellulose dissoute. On arrive ainsi à éliminer le duvet de la surface qui devient unie, ce qui permet d’éviter un grillage. Les dissolutions de cellulose dans ce réactif peuvent aussi être utilisées pour la filature de libres de cellulose cuproammoniacale.
- Fibres obtenues avec les polymères de l’éthylène. — II. W. PERRIN, J. G. PATOU, E. Co WILLIAMS. -Impérial Chemical Industries. — E. P. 472. o5i.
- On avait trouvé précédemment (E. P. 471.590) que l’éthylène peut être transformé en polymères solides d’un poids moléculaire très élevé en le chauffant sous de fortes pressions.
- Ces polymères peuvent être transformés en filaments qui constituent une nouvelle variété de fibres artificielles; celles-ci peuvent être obtenues par filage et les fils peuvent ensuite être découpés en fibres courtes. Le filage peut être réalisé sur la matière fondue ou sur
- p.194 - vue 52/62
-
-
-
- EXTRAITS DE BREVETS ANGLAIS CONCERNANT LES APPRETS ET LES TEXTILES
- to Ut
- sa solution dans un solvant volatil comme le benzène. Suivant le degré de condensation du polymère, les fibres auront une ténacité plus ou moins grande; le poids moléculaire doit dépasser 6000. Les fils, les fibres, les tissus confectionnés avec ces produits possèdent une grande résistance vis-à-vis de l’eau, et certains produits chimiques, ils sont légers, élastiques et, par leur cohésion se rapprochent des caractères de la laine; d’autres propriétés, au contraire, sont plutôt celles de la soie et du coton. Ces fibres peuvent être teintes mais comme elles s’amollissent aux températures élevées elles ne doivent pas subir de traitements au-dessus de 1000.
- Exemple : Le polymère de l’éthylène obtenu à la température de 200° sous une pression de i5oo atmosphères, et ayant un poids moléculaire d’environ 12000 est fondu à 150° et passé à travers une filière de 0,1 mm. et recueilli dans un milieu froid. Le filament se solidifie et il est tiré sur un bobinoir avec une vitesse supérieure à celle du filage; le filament peut, ensuite être encore étiré à froid et sa longueur peut être amenée à une valeur 5 fois plus grande.
- Produit à aspect cotonneux obtenu avec le chanvre. — J. C. ROCA. - E. P. 469.132.
- Le chanvre après avoir été désintégré est traité par un ferment diastasique à 45°, et lavé; la fibre est ensuite chauffée sous pression pendant plusieurs heures avec une solution de résine. La masse est alors lavée, blanchie, séchée et défibrée ce qui fournit un produit ayant l’aspect du coton.
- Tissus résistant au froissement. — Bochme Fell Chemie
- A. G. — E. P. 471.988.
- Les fibres sont rendues résistantes au froissement, en les traitant dans une solution acide, d’un pli compris entre 2,5 et 3,3 en présence d’aldéhyde comme la formaldéhyde puis on les chauffe à une température comprise entre 130 et 170°.
- Exemple. Un tissu en viscose est traité pendant deux minutes dans une solution, chauffée à 3o°, contenant 5 grs d’acide tartrique, 5 grs de chlorure de calcium, et 100 grs de formaldéhyde par litre d’eau; il est ensuite exprimé, et séché pendant 20 minutes à 130°. La valeur du pH de la solution est de 2,9 ; après lavage continu durant i5 minutes à 80°, dans une solution de savon à 1 gr. par litre, on exprime rince et sèche. Le produit présente un angle de 120°, au froissement produit par 1000 grs pendant une heure. Si on ajoute 20 grs de glycérine par li tre de solution d’imprégnation, la fibre est plus protégée sans que l’effet infroissable en soit diminué.
- Mordançage des fourrures. — Etablissements Kuhlmann.
- — E. P. 474.589.
- Les poils longs et durs et, surtout leurs extrémités libres ont une moindre affinité pour les colorants que les parties fines et souples. Aussi, lors du dégraissage
- par la sciure de bois, une grande partie du colorant est éliminée par suite du peu de solidité de la teinture au frottement. Il est connu que le mordançage aux sels métalliques provoque un accroissement de l’affinité sans toutefois que celle des pointes atteigne la même valeur. Or, on a trouvé que ces inconvénients peuvent être écartés en utilisant le lactale de fer comme mordant. Celui-ci confère aussi bien aux poils fins qu’aux poils jarreux une excellente affinité pour les colorants ce qui conduit à des teintures solides au frottement et, dans la teinture des pointes, à la brosse, celles-ci acquièrent une teinture intense.
- Exemple. Une peau de lapin, blanche, à longs poils est dénaturée et dégraissée, dans les conditions habituelles, puis est immergée dans un bain de mordançage, à la température ordinaire, pendant 12 heures. Le bain de mordançage contient, par litre, 1 gr. de lactate ferreux, 2 cc d’acide acétique à 6 % (6° Bé). La peau exprimée est ensuite teinte par immersion, à la température ordinaire dans un bain renfermant, par litre; o,3 gr. de p-phénylènediamine, 1,5 gr. p-amino-phénol, 0,82 gr. d’acide pyrogallique et 21,2 cc d’eau oxygénée à 12 vol. Après 4 heures on exprime et passe, sur les pointes, à la brosse, une solution de 9 grs p-phénylènediamine, 4 grs p-aminophénol, 300 cc d’eau oxygénée à 12 vol. et 700 cc d’eau. Dans la plupart des cas, une seule application suffit ; on laisse reposer une nuit, sèche et dégraisse à la sciure de bois. On obtient une imitation de zibeline et la teinture des longs poils est solide au frottement.
- Feutrage et foulonnage des textiles. — I. G. Farbenin-dustrie. — E. P. 476.127.
- Ce brevet fait connaître une nouvelle méthode par laquelle on réalise le feutrage de la laine. En principe.
- b
- elle consiste à placer la fibre de laine sous une quel-conque de ses formes dans un récipient perméable au bain de foulonnage, ce récipient étant animé d’oscillations très rapides ayant une faible amplitude mais une fréquence allant de plusieurs centaines à plusieurs milliers. De telles oscillations peuvent s’obtenir par le dispositif indiqué sur la figure, a est un cylindre mé-
- p.195 - vue 53/62
-
-
-
- CO 0
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- tallique perforé dans lequel on place la laine en bourre, b; ce cylindre est suspendu par des ressorts a dans le bain c qui contient la solution de savon ou un autre liquide destiné au foulonnage. Un arbre f avec excentrique g se trouve relié à un moteur électrique faisant au moins 2900 tours à la minute. L’excentrique est construite de manière à provoquer des oscillations circulaires d'environ 3 millimètres de diamètre. La construction de cet appareil est simple et son fonctionnement silencieux, la laine se transforme très rapidement en feutre qui s’accumule contre la paroi du cylindre.
- On peut disposer un second cylindre concentrique h qui n’est pas en relation avec le système oscillant; on peut aussi modifier l’appareil pour pouvoir y introduire et en ressortir par une bande servant de guide, la matière fibreuse destinée à être foulée. Il est possible de foulonner des tissus ou des tricots sans qu’il soit nécessaire de fournir d’énergie supplémentaire et sans autre mécanisme. Il est affirmé que les effets de feutrage ainsi réalisés ne pourraient être obtenus par les
- procédés ordinaires, qu’après une très longue durée-Par cette nouvelle méthode, les fibres s’interpénétrent d’une manière des plus intimes.
- Délustrage de la rayonne acétate. — Brilish Celanèse.
- — E. P. 476.581.
- Le délustrage est obtenu en traitant la fibre par une composition d’apprêt renfermant un silicate alcalin et une solution préparée avec une résine dissoute dans l’ammoniaque et susceptible de former in situ un résinate insoluble quand on donne un traitement ultérieur dans une solution d’un sel alcalino-terreux.
- Ainsi, on prépare la composition d’apprêt en mélangeant une résine comme la colophane blanchie avec une quantité d'ammoniaque suffisante pour l’amener en solution; on ajoute de l’alcool et laisse reposer, filtre et dilue. Au moment de l’emploi on ajoute du silicate de soude. La marchandise est imprégnée sous faible tension et s’il s’agit de tissu elle est ramée puis passée sur des cylindres chauffés à 95-115°. On délustre par passage dans du chlorure de baryum à 10 % .
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- APPRÊTS
- Apprêtage des matières textiles. — I. G. Farbenindus-trie. — B. F. 811.808, 10 octobre 1936.
- On imprègne les fibres textiles avec les composés d’ammoniums quaternaires et au moins un groupe carboxyle lié à cet azote par une chaîne carbonée. La fonction carboxyle pouvant être éthérifiée ou transformée en amide. De tels composés sont par exemple le chlorométhylate de l’octodécyl méthylamino acétate d’éthyle (chlorure de l’octodécyl diméthylbé-taïne éthérifiée par l’alcool méthylique).
- CISH37. CI
- CH3/ | CH COOCH3
- CIP
- le chlorure de l’oléyl diéthanol bétaïne éthérifiée par l’alcool éthylique. Mais le groupe carboxyle peut être transformé en amide par l’ammoniaque ou une amine. Par exemple : comme dans le chlorure d’octodé-cyl-diméthylbétaïne, monodécéyl amide.
- CIH"CI
- CIIA/ CHA CO— C121125 CIP
- Exemple : on traite pendant 15 minutes un écheveau de rayonne viscose dans une solution de 0,3 gr/ litre de chloraméthylate de l’octodécylamide de l’acide diméthyl amino acétique (réaction de la triméthyl amine sur le monochloracétate de méthyle puis trai
- tement par l’octodécylamine) puis on essore et sèche. Le produit est plus flexible et d’un toucher plus doux.
- Amélioration des textiles. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 811.825, 12 octobre 1936.
- On sait que les fibres de colon, laine, rayonnes, peuvent être améliorées en les éthérifiant. Le colon mercerisé est traité par le chlorure de benzoyle, de toluène sulfonique. On sait aussi qu’on peut éthérifier super-ficiellement la cellulose alcaline par le chlorure de stéaryle.
- Or, on a trouvé que ces traitements peuvent être facilités ou rendus plus favorables en opérant avant, un, traitement par des oxydes d’alcoylènes, comme l’oxyde d’éthylène. Exemples : I. On place 10 p. en poids de calicot dans une solution alcoolique de soude à 5 % ; après deux heures on essore par centrifugation et sèche à température ordinaire. On introduit le tissu dans une solution de 1,35 p. d’oxyde d’éthylène dans le tétrachlorure de carbone el l’y agite pendant 8 heures. On essore, laisse évaporer el rince avec de l’eau et sèche à 50-60° dans un séchoir. On imprègne la matière ainsi traitée par une solution à 0,5 % de 0,95 p. en poids d’isocyanate d’octodécyle dans l’essence ; on centrifuge après deux heures et sèche à 90-100°. La matière textile est à un haut degré imperméable à l’eau et cet étal persiste après lavage.
- TI. On agite la gabardine de laine pendant 12 hen res dans une solution de 14 p. en poids d’oxyde d éthylène dans 1.500 p. de tétrachlorure de carbone puis on met la matière dans une solution, de 10 p. en
- p.196 - vue 54/62
-
-
-
- EXTRAITS DÉ BREVETS FRANÇAIS
- 5
- poids d’isocyanate d’octodécyle dans 1.000 p. de tétrachlorure. Après 20 minutes on exprime et expose à l’air à 80°. Ce tissu repousse l’eau.
- Procédé pour adoucir le toucher. — Société pour l'Industrie chimu/ue à Bâle. — B. F. 812.285, 22 oct. ig36.
- Les textiles sont traités par des mélanges contenant des substances qui empêchent la séparation de savons calcaires dans l’eau dure et, d’autre part, des éthers comme l’éther monocétylique de l’acide phtalique.
- Exemple : On prépare un bain d’apprêt avec 80 gr. dextrine, 10 gr. d’un mélange de phtalate de cétyle et de l’acide sulfonique correspondant, par litre. On imprègne un tissu de rayonne, essore et sèche, le tissu possède un toucher à la fois plein et doux.
- Amélioration de la résistance au froissement. — Société pour l'Industrie chimique à Bâle. — B. F. 812.408, 24 juillet 1936.
- On imprègne les tissus ou les textiles avec une solution de diméthylolurée contenant, à côté d’adoucissants, des sels ammoniacaux d’acides fortes qui peuvent libérer de l’acide à basse température.
- Exemple : On dissout 320 gr. de diméthyolurée dans un litre d’eau chaude, on refroidit à 30-40° et ajoute 5,3 grs de chlorure d’ammonium et 4 grs d’un adoucissant, par exemple d’un mélange du dérivé sul-foné et non sulfoné du monoéthercétylique de l’acide phtalique. On imprègne du satin de coton, et essore à 170 %. Le tissu est enfermé à l’abri de l’air dans une toile de caoutchouc et abandonné pendant 7 à 8 heures, puis séché à l’air et lavé. Il résiste mieux au froissement.
- Exemple : On dissout, à froid, 225 gr. d’urée dans un mélange de 600 cc. de formol à 40 % et de 1 1. d’eau, ajoute 9 gr. de baryte. Au bout de deux heures, on ajoute 7,5 gr. de chlorure d’ammonium, et 6,5 gr. d’adoucissant précédent et traite comme ci-dessus. La résistance au froissement est notablement améliorée.
- Amélioration des textiles. — I. G. Farbenindustrie. —
- B. F. 812.851, 2 novembre 1936.
- On sait que lorsque les tissus de rayonne ou des tissus mixtes en contenant, sont soumis à des actions mécaniques, il se produit un glissement qui déplace les fils entrecroisés. Ce défaut se manifeste surtout
- quand ces tissus ont été traités par des agents d’assouplissement, ou d’apprêtage. On a trouvé que ces inconvénients disparaissent par un traitement avec des alcools résiniques. Par exemple : On traite pendant 1/4 d’heure un tissu de rayonne dont les fils de trame et chaîne se déplacent facilement, dans un bain contenant 25 gr. d’abiétylamine par litre; on essore et sèche à 60°. On peut aussi traiter le tissu dans un bain renfermant 2 gr. d’acétate d’abiétylamine et 50 cc. d’aldéhyde formique à 50 % par litre, après quoi on essore et sèche pendant 1 heure à 100°. Le glissement des fils est fortement diminué.
- AGENTS AUXILIAIRES
- Agents détergents. — Standard Oil development C°. — B. F. 811,830, 13 octobre 1936.
- Les sulfonates d’alcools gras renferment généralement des sulfates alcalins provenant de la neutralisation des produits par la soude. On a cherché à éviter cette présence de sels alcalins de manière à obtenir des détergents plus purs. Par exemple, la paraffine est oxydée par une quantité limitée d’air en acides gras ; on extrait la partie non saponifiée par l’alcool méthy-lique et hydrogène pour réduire les cétones et les aldéhydes, en alcools. On sulfone par la chlorhydrine mélangée d’éther dans laquelle on laisse arriver l’alcool ; la température devant rester entre 0 et 5°. On neutralise et extrait le produit non sulfoné par de l’éther de pétrole, le reste est évaporé dans le vide et le résidu est repris par l’alcool isopropylique bouillant qui, par distillation, enlève l’eau. On rajoute de cet alcool, filtre les sels métalliques insolubles et évapore l’alcool. On obtient un détergent pur à l’état de pâte.
- Agents mouillants. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 814.166, 28 novembre ig36.
- On obtient ces produits en faisant réagir sur les sels d’acides sulfureux, thiosulfurique ou sulhydrique les amides d’acides carboxyliques à poids moléculaire élevé et à l’atome d’azote desquels sont fixés, au moins un radical organique à poids molléculaire élevé et au moins un groupe esther d’un acide minéral. Exemple, on introduit l’amide N.méthyl-bromoéthylique de l’acide de l’huile de palmiste (obtenu en faisant agir le chlorure de cet acide sur la méthyl-bromoéthylami-ne) dans une solution de sulfite de sodium, et chauffe 10 heures à 150°. Le palmity N-méthyl éthyl amino sulfonate de sodium se dissout dans l’eau et peut être utilisé comme détersif.
- p.197 - vue 55/62
-
-
-
- 198
- REVUE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- INDUSTRIE TEXTILE
- REVUE ECONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- La situation des industries textiles a fait l’objet de diverses études qui ont vu le jour soit sous la forme de conférences soit sous la forme de publications. C’est ainsi qu’à l’occasion de la 16e assemblée générale du Comité Central de la Laine, la situation de celle industrie a été dépeinte par le Rapport de son directeur, M. Robichez, dans le discours de son Président M. F. Koenigs et dans une conférence de M. Barthélémy.
- Ces exposés montrent une situation peu brillante. Après une période d’euphorie, au début de 1937, due à la brusque couverture, en prévision de la hausse, de besoins dont la satisfaction avait été longtemps différée, la situation des diverses branches de l'industrie lainière a été marquée, au cours des mois qui ont suivi, par une rechute, dont la courbe s’est progressivement accélérée.
- Vu point de vue commercial, les exportations par rapport aux laines brutes travaillées en France, représentaient 38,8 % en 1936 contre 64 % en 1928. La valeur des exportations pendant la période 1927-1931 s’était élevée à 5 milliards de francs en moyenne et en 1937, à un peu plus d'un milliard ramené au franc Poincaré. La diminution des exportations de filés de laine peignée pour la période 1932-1937 a été de 75 % ; des exportations de tissus, de 88 % , de couvertures, de 71 %, de bonneterie de laine, de 6o %, de tapis autres qu’à point noué, de 90 %, de feutres, 72 %. Ceci se traduit par les chiffres suivants, en 1931, solde créditeur de la balance commerciale : 682 millions, déficit en 1937, 44o millions. Dans le discours prononcé par M. Koenigs, après le déjeuner il a envisagé les conditions d’un redressement de cette situation.
- ***
- Dès le début de 1938, le Syndicat Industriel alsacien s’était réuni à Colmar le 15 janvier pour écouler la lecture du rapport de son directeur, M. Henri Zuber. On connaît l’importance qu’ont toujours présentée les industries textiles, en Alsace; la crise prolongée quelles subissent a été démontrée par des chiffres, des tableaux et des graphiques qui viennent d’être publiés par la Société Industrielle de Mulhouse, dans son Bulletin de février.
- L’importance de l’industrie textile alsacienne représente vis-à-vis de celle de la France pour la filature et le retordage du coton 16,4 %, avec 1,850 millions de
- broches (11,300 pour la France), pour le lissage, la proportion est la même 33,500 métiers 193,600 pour la France), soit 17,3 %. Pour la laine, il existe 400.000 broches, soit 20 % du total français, et seulement (i % des métiers à tisser dont le total est de 50.000 en France. Par contre, si on examine l’impression des tissus, on voit que 1’ Alsace compte plus de la moitié des machines à imprimer puisqu’il en existe 154, sur un total de 289 ou 53,7 %.
- Le Rapport présente un exposé historique pendant la période 1919-1937, qui est divisée, en trois phases principales qui sont les suivantes : I. 1919-1931, Réadaptation d’après-guerre et prospérité. IL 1931-1936. Crise économique. III. 1936-1937. Les évènements actuels.
- « En 1919, le textile alsacien s’est trouvé dans la situation suivante. Son principal client d’avant-guerre, l’Allemagne, était vaincu, ruiné et séparé par de nou-velles frontières politiques.
- L’entrée en franchise des produits alsaciens devait s’arrêter en 1925. La disparition de cette franchise était appelée à provoquer un éloignement de plus en plus grand de ce marché. D’autre part, les pays où l’Alsace exportait largement étaient soit ruinés par la guerre, soit au contraire, équipés d’une industrie textile toute neuve provoquée par celle-ci. La situation du textile alsacien était donc angoissante à bien des égards, d’autant plus qu’une grande partie de ses établissements avaient été fermés pendant la guerre et le personnel dispersé.
- Il a fallu, et 011 l’oublie trop souvent, un effort considérable d’adaptation tant technique que commerciale pour arriver à remettre en marche les usines et à en assurer l’alimentation. L’adaptation technique et commerciale à de nouveaux marchés (français et coloniaux) a absorbé les énergies et une grande partie des bénéfices pendant de nombreuses années. Le matériel alsacien avait pu commencer à rendre dès l’armistice puisqu’il sortait en majeure partie indemne des années de guerre. Mais, il était ancien, le rendement faible. Il suffisait que les usines du Nord fussent construites avec un matériel dernier cri, pour que la concurrence devînt très dure. L’exportation dans d’innombrables pays n’était plus fondée sur des bases saines. Elle tenait à un artifice monétaire qui devait cesser un jour ou l’autre.
- p.198 - vue 56/62
-
-
-
- REVUE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- 199
- Toutes ces circonstances ont fait que la crise s’est déchaînée avec une violence inouïe sur le textile alsacien.
- Cette crise, de la période 1931-1936 est ensuite montrée par quelques chiffres, pour l’ensemble du déparlement.
- 1931 1936
- Ouvriers de la corpora-
- tion du textile.. ... 56.500
- Salaires payés.......... 383 millions
- 35.000
- 230 millions
- La crise commencée en 1931 a amené des difficultés par suite du resserrement du marché intérieur et des mesures économiques des pays étrangers. Tout d’abord des créances possédées dans un grand nombre de pays se sont trouvées gelées brusquement et il en est résulté une gêne considérable dans certaines trésoreries. Mais non seulement les achats de l'Allemagne se sont réduits vers zéro, l'Angleterreexcellent client jusque-là, a établi des tarifs protecteurs en même temps qu’elle dévaluait la monnaie. Or, la filature de laine fournissait une grande partie de sa production aux tisseurs alsaciens qui exportaient largement en Angleterre. Devant la fermeture du marché anglais les tisseurs de laine ont dû renoncer à produire leurs articles habituels et ont commencé à tisser du colon ce qui a accru la surproduction de celle branche ».
- Là se borneront nos extraits de cet importante étude qui se complète par des considérations techniques, économiques et commerciales auxquelles il faut ren-voyerle lecteur. Enfin, celui-ci trouvera des graphiques qui lui permettront de se pénétrer, sans effort, de la situation des diverses branches dans le textile alsacien.
- La production du colon. — Le Congrès International cotonnier qui s’est tenu au Caire au début de Février s’est préoccupé de questions d’ordre général, mais surtout de celles qui intéressent l’Egypte. La production du colon constitue pour ce pays un élément capital puisqu’elle paye bon ou mal ou les 4/5 des importations totales du pays.
- Les rapports qu’on a discutés ont fait ressortir un fait qui a frappé tous les congressistes c’est l’énorme effort réalisé par le gouvernement égyptien pour améliorer la qualité et le rendement du coton. A cet égard, les 95 % des semences utilisées par les producteurs égyptiens se trouvent maintenant sous le contrôle du gouvernement.
- La culture du colon, sa production et sa distribution dans le monde viennent d’être exposées dans un livre très documenté de M. P. Senay dont M. André Siegfried a écrit la préface.
- « La destinée du vieux continent se lit, écrit M. Siegfried, dans les pages de M. Senay, car étudier aujourd’hui une matière première, c’est, à propos de sa production, sa consommation de ses courants d’échanges, observer, comme dans un reflet, l’équilibre
- économique des divers continents. Et cela est singulièrement vrai pour le colon ».
- Pendant plus d’un siècle la révolution industrielle du 18e siècle a fait de l’Europe, l’usine spécialisée de la planète, où convergeaient toutes les matières premières des autres continents. Quelques pays transformaient ces matières en produits manufacturés et les expédiaient dans le monde entier. Il en était résulté cet échange équilibré qui servait de base à la suprématie du vieux continent jusqu’à la guerre de 1914.
- Pour le colon, il y avait d’une part, les pays qui produisaient le colon brut et de l’autre ceux qui le transformaient en Europe et pour lesquels la pratique du machinisme constituait une avance telle qu’elle paraissait impossible à rattraper. Si, après la guerre les anciens courants commerciaux ont continué, il s’en est produit à côté, de nouveaux qui ont relié les continents lointains lesquels ont de plus en plus ignoré l’Europe. Ainsi le coton brut des Etats-Unis qui était dirigé presque entièrement vers l’Est, tend à passer en proportion croissante vers le Japon par le Canal de Panama. De telles modifications sont les conséquences d’une nouvelle répartition de l’outillage dans le monde ; décongestion en Europe, accroissement massif en Asie. Le 19e siècle avait donné l’avantage aux pays largement pourvus de capitaux accumulés, possesseurs de main-d’œuvre relativement chère, mais spécialisée, riches en houille el dotés d'un climat humide. Aujourd’hui l’avantage va aux pays de main-d’œuvre bon marché, travaillant avec des machines perfectionnées.
- « Tous ces mouvements, dit M. Siegfried, se reflètent avec une curieuse exactitude dans la destinée du coton considéré comme matière première ».
- L’industrie lexclile en Angleterre. — L'industrie cotonnière s’est quelque peu ralentie pendant la période sous revue, les nouvelles commandes furent limitées à des quantités modérées destinées à des besoins immédiats. Les exportations de filés accusent une vive baisse en volume comme en valeur par rapport à la période correspondante de 1937 ; elles sont en outre inférieures à celles de décembre, tandis que les expéditions d’étoffes et tissus étaient aussi moins importantes.
- L’industrie lainière a subi quelque ralentissement de son côté pendant février ; cet étal de choses n’a pas empiré et dans diverses directions on constate au contraire une légère tendance à la reprise.
- La demande en rayonne ne s’est pas améliorée et les transactions ont principalement porté sur quelques quantités requises pour des besoins immédiats. Le jute a donné lieu à un regain d’activité, grâce à l’intérêt plus prononcé témoigné par les acheteurs.
- Nouvelle fibre courte. — Dans un mémoire présenté à la dernière séance de la Society of Dyers and Colou-rist de Manchester, M. Whittaker a fait connaître une nouvelle fibre le Rayolane. Celle-ci est fabriquée par la Société Courtaulds Ltd et elle présente les mêmes propriétés tinctoriales que la laine.
- p.199 - vue 57/62
-
-
-
- 200
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAlS
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Feuilles transparentes imperméables. — E. Saraga. -B. F. 811.431, ii août 1936.
- La colle, la gélatine, la cellulose on autre matière est mélangée ou combinée avec une quantité déterminée d’un sulfonate d’alcool gras à la place d'huile pour rouge turc. Une addition de 0,5 à 10 gr. de ces produits suffit pour 1 kg. pour le ramollissement des feuilles. Sur ces feuilles obtenues par laminage on verse, avant 'séchage, une solution aqueuse de glycérine. Les feuilles transparentes sont finalement revêtues sur leurs deux faces d’un éther de cellulose.
- Matières plastiques luminescences. — J. Vussbaum. -B. F. 811.449, 2 septembre 1936.
- On prépare des matières plastiques avec des résines urée-formol, urée-phénol-formol, urée-formol guanidine avec addition d’un sel sulfuré ou polysulfuré luminescent de zinc, manganèse, cadmium, etc...
- Cellulose moulée. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 811.559, 2 octobre 1936.
- On peut éviter le dépôt gênant d’oxyde ou de composés cupriques en effectuant la précipitation ci présence d’acides hydroxycarboxyliques comme l’acide saccharique.
- Viscose mate. — I. G. Farbenindustrie.—B. F. 811.563, 2 octobre 1936.
- Les pigments destinés au matage sont incorporés à la cellulose destinée à la fabrication de la viscose. Par exemple, de la cellulose qui est bouillie et blanchie est intimement mélangée soit dans la cuve de blanchiment, soit dans la cuve de mélange avec 5 % d’oxyde de titane et la cellulose amenée en suspension à 1 % environ est menée sur le tamis à papier. La nappe de cellulose qui se forme sur le tamis retient, par suite du pouvoir absorbant de la cellulose fraîchement produite, le bioxyde de titane. La nappe de cellulose est transformée en viscose et contient par exemple 7,5 % de cellulose et 6,5 % d’alcali. Par filage on obtient un produit maté uniformément.
- Encollage de fils textiles. — Elablissemenl Gamma. -B. F. 812.662, 20 janvier 1936.
- Exemple : 100 p. d’acide abiélique ou de colophane sont fondus vers 150°, on y ajoute 10 à 15 p. de glycérine ou de glycol et on monte à 250° en agitant jusqu’à ce que l’indice d’acidité soit tombé à 10-15.
- La réaction dure 1 ou 2 heures, elle est favorisée par des catalyseurs appropriés, finalement l’acidité est neutralisée par une base quelconque. L'application sur la fibre est réalisée de la manière connue.
- INFORMATIONS FISCALES
- CALENDRIER FISCAL EN MAI 1938
- Contributions directes
- Du 1er au 10. — Paiement au percepteur par les employeurs et débirentiers de l'impôt afférent aux traitements, salaires, rentes viagères émoluments et honoraires versés en avril à des personnes domiciliées hors de France.
- Envoi au Directeur des Contributions directes du relevé des intérêts, dividendes et autres produits de valeurs mobilières payés au cours du mois précédent (décret du 8 juillet 1937, art. Ier).
- Du 1er au 31. — Paiement de la première moitié des impôts compris dans les rôles mis en recouvrement en mai, dès la mise en recouvrement ou en tout cas avant le 1er août afin de bénéficier de la faculté de ne payer la deuxième moitié que le 3i octobre.
- Paiement de la totalité des impôts établis au litre d’années antérieures compris dans les rôles mis en recouvrement en avril 1938.
- ENREGISTREMENT
- Du 1er au 10. — Impôt sur les coupons de valeurs mobilières étrangères non abonnés et de fonds d’Etals étrangers (personnes qui font profession de recueillir, encaisser, payer des coupons).
- Du 10 au 15. — Impôt sur les opérations de bourse (banquiers, agents de change, etc...)
- Du 1er au 20. — Déclaration pour liquidation de l'im-pôt sur le revenu des sociétés en commandite simple non soumises au droit de communication.
- Du 1er au 24. — Taxe sur le chiffre d’affaires (banquiers, changeurs, marchands de biens).
- Du 25 au 31. — Impôt sur les opérations de bourse (banquiers, agents de change, etc...
- Du le au 31. — Liquidation générale des taxes sur les assurances (Cies d’assurances).
- Contributions Indirectes
- Du Ie'' au 24r. — Paiement des taxes uniques perçues sur dépôt d’un relevé mensuel.
- Fiduciaire de France, 12, rue de Penthièvre, Paris
- Le Gérant ; R. BREUILLER.
- S 2 % %
- Les Impressions Scientifiques — Corbeil
- p.200 - vue 58/62
-
-
-
- FABRIQUE DE PRODUITS CHIMIQUES DE THANN ET DE MULHOUSE S. A. Siège Social : THANN (Haut-Rhin) Usine à THANN et NANTERRE (Seine) et POTASSE ET PRODUITS CHIMIQUES S. A. Siège social et Usines THANN (Haut-Rhin) Tous les acides minéraux et leurs sels. Oxyde de Titane pour apprêts, encollage et impression sur rongés. Potasse Caustique et Carbonate de Potasse, tous titres. Tous les produits chlorés minéraux et organiques. ) Bromure d’ammonium pour tissus ignifuges. ] Acide laurique C. 12. I Oenanthol (Aldéhyde C. 7). Alcools cétyliques. Amidure de Sodium pulv.
- ACÉTATE DE SOUDE
- ACIDE ACÉTIQUE ANHYDRIDE ACÉTIQUE et tous produits de la distillation du bois
- Fre I A RAM - 20, Rue Dumont-d’Urville, PARIS-166 - Tél.: PASSY 09-33 à 35
- LAMBIC H E r reres ---------------------------------— Usines à PRÉMERY (Nièvre) --------------------
- A LOUER
- p.n.n. - vue 59/62
-
-
-
- WEOELIN, TETAZ & C"
- Société Anonyme
- MULHOUSE (Haut-Rhin)
- MANUFACTURE DE Matières Colorantes et Produits Chimiques pour Blanchiment, Teinture, Impression et Apprêts
- LAQUES SPÉCIALES pour enlevage aux oxydants et 1
- --------------------------------- aux réducteurs COULEURS HYDROSULFITE
- LAQUES et COULEURS pour réserve sous Noir aniline
- COULEURS pour doublures
- COULEURS SOLIDES en pâte et en poudre pour impressions ----------------------------- aux mordants métalliques
- Jaunes d’Alizarine - Viridoline - Chromindazines Rouges azarol - Noirs réduits • Noirs Naphtol
- Eau oxygénée, Mordants métalliques, Bulforicinates, Bisulfites.
- PRODUITS SPÉCIAUX pour le mouillage, le décreusage, le désuintage et le détachage de toutes fibres textiles.
- SAVONS A BENZINE liquides et solides.
- VERNIS pour cylindres de filatures. ENDUITS pour courroies.
- AGENTS DANS LES PRINCIPAUX CENTRES INDUSTRIELS
- SOCIÉTÉ
- eltes ACIÉRIES ELKCTMIOUES EUGINE
- Capital: 123.900.000 frs
- 10, Rue du Général-Foy — PARIS (VIII’)
- Chlorates de Potasse et de Soude Peroxyde de Sodium Eau Oxygénée Électrolytique 100 volumes
- Perborate de Soude Chlorure de Chaux Soude Caustique Tétrachlorure de Carbone Mono et Paradichlorobenzène Benzine Cristallisablie Toluène, Xylène
- Téléphone : LABORDE 12-75, 12-76, 12-77 Inter Laborde 5
- Adresse Télégraphique : TROCHIM-PARIS
- | DURAND & HUGUENIN s. BÂLE
- I DANS LES COLORANTS AU CHROME: nouvelle série des
- | NOVOCHROMES
- , Impression sur coton, rayonne et tissus mixtes
- de ces fibres avec
- CHROMATE DH.
- I Impression sur soie, rayonne, laine et tissus mixtes de ces fibres et de coton avec
- B MORDANT UNIVERSEL ET FIXATEURS Fixation par court vaporisage I COLORANTS POLYACÊTYLES
- h pour l’impression des tissus mixtes contenant de la rayonne acétylée
- (Suisse)
- DANS LES INDIGOSOLS: nouvelles marques EXTRA SOLIDES
- pour l’application en impression directe, en enlevage et en réserve
- Avantages unanimement reconnus
- . par les teinturiers UNISSON, PÉNÉTRATION, SOLIDITÉ GRAND TEINT
- Emploi recommandé spécialement dans les
- CAS DIFFICILES de teinture en général ou de foulardage en
- NUANCES CLAIRES :
- Fils retors, coton perlé, fil de viscose, popeline chemise, tissus mixtes, tissus de lin et tricots
- Procédé de teinture sur barque en un seulbain
- FIXATEUR CDH
- pour fixation rapide sur coton et rayonne
- FIXATEUR WDHL
- pour fixation
- sur laine
- MORDANT UNIVERSEL pour l’impression des colorants au chrome sur toutes fibres, ces dernières conservant leur souplesse
- MORDANT pour SOIE SF pour la teinture solide des colorants au chrome sur soie naturelle
- DEHAPANE O
- Solvant remarquable pour Indigosols et colorants au chrome.
- p.n.n. - vue 60/62
-
-
-
- COMPAGNIE NATIONALE DE MATIÈRES COLORANTES ET
- MANUFACTURES DE PRODUITS CHIMIQUES DU NORD RÉUNIES
- Etablissements KUHLMANN
- SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 3 20.000.00 0 FRANCS
- yy PRODUITS ORGANIQUES *%
- susaga Pu
- — 145, Boulevard Haussmann —
- TÉLÉPHONE ÉLYSÉES 99-51 à 57 PARIS (VIIIe) Télégrammes: NATICOLOR47-PARIS
- INTER 15 et 16 _ Registre du Commerce Seine N° 83.805
- Usines à VILLERS-SAINT-PAUL (Oise) — OISSEL (Seine-Inférieure)
- Pour la teinture en pièce de draperies laine en nuances grand teint :
- NOIR AU CHROME ACIDE NRS
- BLEU MARINE NÉOCHROME NB
- BLEU MARINE NÉOCHROME NR
- BRUN AU CHROME RÉSERVE N
- BRUN AU CHROME RÉSERVE NR
- Tous ces colorants réservent les fibres végétales
- p.n.n. - vue 61/62
-
-
-
- Usines de Saint-Denis
- SOCIÉTÉ ANONYME MATIÈRES COLORANTES ET PRODUITS CHIMIQUES
- DE
- SAINT-DENIS
- Téléphone : LABORDE 71-41 à 71-44 Inter-Laborde 35
- Capital : 50 millions de francs
- Siège social : 69, rue de Miromesnil, PARIS (8e)
- Adresse télégraphique:
- REIRRIOP-PARIS
- MATIÈRES COLORANTES pour tous emplois
- Colorants basiques Colorants toutes fibres
- — acides — pour fourrures
- — directs — pour cuve
- — au soufre Naphtazols
- — mi-laine Colorants dérivés des naphtazols
- PRODUITS CHIMIQUES ORGANIQUES
- Solvants organiques Dérivés benzéniques
- Nitrobenzine — naphlaléniques
- Huile et sel d’aniline — antbracéniques
- Beta Naphtol
- PRODUITS SPÉCIAUX pour L’INDUSTRIE ou CAOUTCHOUC
- TOUTES SPÉCIALITÉS pour les INDUSTRIES UTILISANT le LATEX Latex concentré SD 60
- Échantillons et renseignements techniques sur demande
- Les Impressions Scientifiques, Corbeil (S.-et-O.).
- p.n.n. - vue 62/62
-
-