Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- 42e Année — Numéro 497
- REVUE MENSUELLE
- Juin 1938
- ERES COLORANTES
- TEINTURE
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- DIRECTEUR:A.WAHL PROFESSEUR AU CONSERVATOIRE DES ARTS ET MÉTIERS ORGANE OFFICIEL DE L’ASSOCIATION DES CHIMISTES DE L’INDUSTRIE
- président: Félix BINDER_trêsdrier : G.MAIRESSE
- ________ secrétaire: J.BESANÇON
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- 42e Année
- Tome XLII
- Juin 1938
- MATIERES COLORANTES
- DU BLANCHIMENT - DE LA TEINTURE - DE L’IMPRESSION ET DES APPRETS
- ORGANE OFFICIEL DE L’A. C. I. T.
- ABONNEMENTS : France, 150 fr. - Étranger (accord de Stockholm), 200 fr. - (Autres pays), 225 fr.
- ADMINISTRATION DE LA REVUE :
- Pour tout ce qui concerne la Publicité, s'adresser :
- ÉLYSEE-BUILDING, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Bureau 218 - Téléphone : Anjou 18-00
- BUREAU ET SIÈGE DE L’A. C. I. T.
- (y adresser toutes communications/
- 28, Rue St-Dominique - Bureau n° 8 - PARIS-VIIe (Maison Je la Chimie - Centre Marcelin Berthelet)
- SOMMAIRE DE JUIN
- Chronique de l’A. C. I. T............. XXI, XXII, XXIII, XXIV
- Matières Colorantes
- Les procédés d’échange et de captation d’ions et leurs principales applications, par M. G. Austerweil, p. 201.
- La première matière colorante dérivée du goudron de houille, p. 205.
- Comptes-rendus des Sociétés Savantes, p. 206.
- Informations, p. 207.
- Revue économique, p. 207.
- Nécrologie, p. 208.
- Extraits de brevets allemands, p. 208.
- Résultats industriels, p. 215.
- Teinture-Impression
- Dommages accidentels que peuvent subir les tissus, par “ Technos”, 8 p. 215. _ 3 Extraits de journaux étrangers, p. 217. %
- Nouveaux colorants, p. 219.
- Extraits de brevets allemands, p. 223.
- Blanchiment-Apprêts
- Les alcools gras à poids moléculaire élevé et leurs dérivés sulfonés.
- Leur emploi dans l’industrie textile, par J.-P. Sisley, p. 225. Extraits de journaux étrangers, p. 229.
- Nouveaux produits, p. 231.
- Erratum, p. 232.
- Extraits de brevets allemands, p. 232.
- Industrie Textile
- Extraits de journaux étrangers, p. 233.
- Extraits de brevets français, p. 238.
- Extraits de brevets allemands, p. 239,
- Résultats industriels, p. 239.
- Informations, p. 240.
- Informations fiscales, p. 240.
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- CHRONIQUE DE L’A. C. •. T.
- N° 247 — Juin 1938 — 28e Année
- SOMMAIRE
- Bureau de l'A.C.I.T......................... .. XXI
- Paiement des cotisations 1938 ....................... XXI
- Nécrologie............................................. XX1
- Placements............................................. XXII
- Nouvelles inscriptions de sociétaires................... XXIII
- La Rue Paul Sisley, à Lyon.............................. XXIII
- Bibliographie........................................... XXIII
- Société de Secours aux Ingénieurs Chimistes .. XXIII
- BUREAU DE L’A.C.I.T.
- Le Bureau de l'A. C. I. T. est ouvert tous les jours non fériés de 14 h. 1/2 à 16 h. 1/2, Maison de la Chimie, Centre Marcelin Berthelot, bureau N° 8, 28, rue St-Dominique, Paris-VII<. Téléphone : Invalides 10.73.
- Une employée est en permanence au bureau aux heures ci-dessus pour tous renseignements.
- En dehors des heures d’ouverture, s’adresser directement au trésorier M. Georges Mairesse, 24, rue de
- Pétrograd, Paris-VIIIe. Téléphone : Europe 53.08.
- Toutes communications écrites doiventêtre adressées au bureau. Bien mettre l’adresse A. C. I. T. Bureau N° 8, en raison des autres Sociétés de Chimie ayant leur siège au Centre Marcelin Berthelot.
- Les réunions mensuelles ont lieu chaque premier samedi du mois à la Brasserie Heidt, 82, boulevard de Strasbourg (près la gare de l’Est), à partir de 20 h. 30; on s’y retrouve entre camarades.
- PAIEMENT DES COTISATIONS 1938
- France 80 francs — Etranger 100 francs français
- Compte chèque postaux A.G.I.T. 494-15 Paris
- Il y a encore des cotisations non payées...
- Le Trésorier fait un rappel pressant à tous les collègues pour qu’ils se mettent en règle en payant la cotisation 1938.
- Il faut se rendre compte que, pour les 80 francs de cotisations, nos Sociétaires reçoivent le service gratuit d’une Revue technique intéressante dont le prix d’abonnement est coté 150 francs pour les non Sociétaires. L’A.C.I.T. doit participer chaque mois aux frais d’édition et impression de cette Revue, frais qui ont plus que doublé par rapport aux prix de 1936-1937; il faut donc que les cotisations rentrent pour acquitter ces frais.
- Notre collègue, M. Alfred HIGELIN Junior, de Mexico, nous a fait la bonne surprise de nous rendre visite à l’occasion de son voyage en France, et nous a versé trois années de cotisations d’avance, 1939-1940-1941 pour n'être pas en retard. Quel bel exemple à suivre!. .
- Notre collègue, M. Gabriel Poncet, a recueilli les cotisations de ses collègues de la Blanchisserie de Moyenmoutiers et nous les a versées avec sa propre cotisation : nous l’en remercions très sincèrement.
- G. M.
- NÉCROLOGIE
- Dans une de nos précédentes Chroniques, nous formulions le vœu de nous voir moins souvent dans la nécessité d’ouvrir la rubrique « Nécrologie ». Notre souhait, malheureusement, est loin de se réaliser, car nous devons enregistrer de nouveaux deuils qui sont venus attrister des membres de notre Association.
- Nous avons, en effet, le pénible devoir d’annoncer à nos collègues le décès de Mme Vve Frossard, ladigne mère de M. Joseph Frossard, Directeur Général et Administrateur-Délégué des Etablissements Kuhlmann et de M. Louis Frossard, Directeur technique de la même maison, tous deux membres de l’A.C.I.T.
- Mme FROSSARD a été enlevée à l’affection des siens à l’âge de 82 ans, après une vie toute de dévouement consacrée à ses cinq enfants. Au moins a-t-elle pu, dans la dernière période de sa longue existence, éprouver la joie consolante et la légitime fierté de voir MM. Joseph et Louis Frossard arriver à occuper dans notre industrie chimique une place éminente où ils assurent avec tant de compétence la pérennité de la fabrication des matières colorantes françaises.
- Les obsèques de cette vénérée Alsacienne onteu lieu dans l’intimité à Thann (Haut-Rhin), sa ville natale, le vendredi 13 mai.
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- XXII
- Les membres du Conseil d’Administration de l'A.C. I.T. sont certains d'interpréter les sentiments de tous nos adhérents en adressant à MM. Joseph et Louis Frossard l’expression de leurs condoléances les plus sincères et en les assurant de la part bien vive qu’ils prennent au deuil qui vient de les frapper- si cruellement.
- Le grand âge qu’a atteint la défunte, qu’ils entouraient d’une vénération profonde et les nombreux témoignages de sympathie qui leur sont venus de tous côtés, doivent être pour eux un réconfort dans cette douloureuse circonstance.
- Notre camarade, M. Edouard Sifferlen, membre de notre Conseil d’Administration, vient d’être très péniblement éprouvé par la mort de son épouse, Mme Sifferlen, née France Brustlein, décédée à Mulhouse, le 1er mai dernier, dans sa 64e année. L’inhumation a eu lieu à Mulhouse.
- Que M. Sifferlen, cet ami de longue date, veuille bien trouver ici l’assurance de notre affectueuse sympathie et toutes les condoléances de l’A.C.T.T.
- ***
- Nous avons appris le décès, à l’âge de 55 ans, de M. Fernand HANNART, de la Maison Hannart Frères et Motte et Marquette, de Roubaix. Par son mariage avec Mlle Motte, le défunt était le gendre de M. Eugène Motte, le grand industriel roubaisien, ancien Député et Maire de Roubaix. D’un esprit très actif, il avaitsu imprimer un vigoureux essor à la firme Hannart et avait créé dans l’industrie des apprêts de nombreux genres nouveaux qui ont fait la renommée de la maison.
- Aux familles Hannart et Motte nous exprimons-toutes nos condoléances, car nous ne pouvons oublier que la Maison Hannart Frères figure parmi les premiers donateurs qui favorisèrent, en 1910, la création de notre Association.
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- Les Etablissements Durand et Huguenin nous font part du décès, survenu le 24 mars dernier, de M. H. LORÉTAN-HUGUENIN, Ingénieur-Chimiste E.C.M.
- Le défunt, qui était Directeur Technique de la Maison Durand et Huguenin, était inscrit à 1’A.C.I.T. depuis 1914.
- Nous adressons à la famille et à la Société DURAND-et Huguenin l’expression de notre vive sympathie.
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de TA.C.I.T. et /ton à l'Administration de la Ilevue.
- Nous rappelons cpie le service de placement est exclusivement réservé aux membres de TA.C.I.T. et que les réponses aux offres d'emploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission (pli se fera avec toute la discrétion voulue.
- Demandes d’emplois :
- N° 84. — Jeune chimiste, 4 ans de laboratoire, connaissant blanchiment tous procédés, coton, lin, rayonne, teinture tous colorants, coton, rayonne, viscose ou acétate, apprêts spéciaux, ignifuge, imperméable, infroissable, mise au point, recherches, demande place.
- N° 85. — Technicien 26 ans, diplômé Ecole Roubaix, 5ans pratique tinctoriale industrielle, 2 ans laboratoire applications matières colorantes toutes fibres, ayant dirigé teinture et blanchiment bonneterie, laine irrétrécissable, teinture sur appareils, bobines et dévidés, teinture rayonne en gâteaux, cherche situation technicien vendeur, région parisienne.
- N° 86. — Technicien ayant longue pratique teinture et blanchiment, laine, coton, lin, connaissant bien le travail de laboratoire, cherche place directeur ou chef de teinture, de préférence région Nord.
- N° 87. — Chimiste-coloriste, très au courant articles bonneterie, écheveaux, coton, rayonne et laine, sous-vêtements, cherche situation.
- N° 88. — Bon teinturier coton et rayonne, écheveaux
- et bobines, fil à coudre, nuances solides, bonnes références, cherche situation.
- N° 89. — Chimiste-Coloriste, trentaine, Ecole de-Roubaix, 2 ans de lab, d’appl. de mat. col., stages-dans des maisons les plus renommées en France et à l’étranger, spécialiste dans la teinture de la laine-poignée, grand teint, impression vigoureux ; très bon échantillonneur, calculateur et organisateur; meilleures références, ayant dirigé des années une grande-maison de teinture et impression vigoureux, cherche situation comme Directeur de teinture ou technicien d’une maison sérieuse ; parle l’allemand et le français.
- N° 90. — Ingénieur chimiste E.C.I L., 32 ans,. 5 ans de pratique dans teinture, impression, apprêts, très bien introduit dans teintures, impressions, filatures et tanneries qu’il a prospectées pendant 3 années comme représentant et technicien, cherche représentation colorants ou adjuvants, ou situation technicien vendeur, région lyonnaise.
- N° 91. — Ingénieur chimiste diplômé, 35 ans, directeur de teinture, 11 ans de pratique industrielle et commerciale, connaissant teinture sur toutes fibres et sous toutes formes, fabrication de produits d’apprêts, cherche direction technique de teinture ou représentation commerciale ou technique de matières colorantes et produits chimiques. Références de premier ordre.
- N. B. — Nous recommandons aux industriels qui recherchent de bons techniciens et praticiens de s’adresser au bureau de l’A. C. 1. T. qui les mettra en rapport avec des personnalités de valeur connaissant bien la partie.
- En outre, nous rappelons à nos sociétaires qu’ils doivent nous aider à placer leurs camarades sans situation en nous signalant d’urgence les places qu’ils sauraient vacantes.
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- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIETAIRES
- Admissions : Sont admis comme Sociétaires :
- M. Georges Thevenon, 15, rue du Chesney, Sai-lanches (Haute-Savoie), Directeur de teinture des Etablissements E. Rubin, « La Laine de Mégève », Sallanches.
- LeS FABRIQUES DE PRODUITS CHIMIQUES DE THANN ET DE Mulhouse à Thann (Haut-Rhin).
- Propositions : Sont proposés comme Sociétaires :
- M. Fiorenzo Scaltritti, Chimiste diplômé, via Luigi Settembrini 109, Milano (Italie). Voyageur technicien en matières colorantes, présenté par MM. Alb. Dechaineux et Jacques Meoni.
- M. Pierre Nicolier, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre, Condrieu-la-Maladière (Rhône),
- Directeur de teinture et apprêt Maison Henry Bertrand, Villeurbanne, présenté par MM. Pierre Patard et Victor David.
- M. Charles Vandystadt, « Les Peupliers », Forest-sur-Marque (Nord), Directeur de teinture laines filées, Anciens Etablissements Jules Desurmont, 47, rue de Bradford, Tourcoing, présenté par MM. Henry Vandystadt et Schapiro.
- M. Paul Desmaretz, 62, chaussée Watt, Tourcoing (Nord), Directeur de teinture laine peignée aux Anciens Etablissements Jules Desurmont et fils à Tourcoing, Rayon A, présenté par MM. Henry Vandystadt et Schapiro.
- Nous t'appelons à nos camarades que leur devoir est de recruter de nouvelles adhésions à l’A.C.I.T. pour augmenter la puissance de notre groupement corporatif.
- LA RUE PAUL SISLEY A LYON
- Le Conseil Municipal de Lyon, dans une délibération récente, a décidé de donner à l’une des rues de la Ville le nom de Paul Sisley. Pendant de nombreuses années, et jusqu’à sa mort prématurée, Paul Sisley fut le Vice-Président de l’A. C. I. T. et son souvenir est toujours présent à la mémoire de tous ceux de nos Collègues qui purent apprécier, en maintes circonstances, sa grande érudition et l’aménité de son caractère.
- Paul Sisley a laissé le souvenir d’un grand industriel, d’un savant, d’un chercheur consciencieux, et d’un éminent Professeur. La Ville de Lyon s’honore en faisant revivre sur ses murs le nom d’un de ses enfants qui, modestement et sans éclat, rendirent le plus de services à la Cité.
- L’A.C.I T. se réjouit de cette décision qui perpétue le souvenir d’un de ses Membres les plus illustres.
- BIBLIOGRAPHIE
- M. A. Durafour, de Saint-Etienne, a eu la bonne obligeance de mettre gracieusement à la disposition de l’A.C.I.T, l’Annuaire Général Textile 1938 qu’il vient d’éditer.
- Cet annuaire, connu sous le nom Le Livre Bleu, est un memento complet de toute la production textile en France.
- Il comprend dans ses pages blanches la liste, détaillée par départements, de toutes les professions qui travaillent les fibres textiles : laine, soie, coton, rayonne, lin, jute, etc., dans toutes leurs transformations.
- Dans les pages bleues sont classées toutes les industries qui se rattachent au textile: machines textiles
- et accessoires, produits chimiques, matières colorantes, etc., services de transports spéciaux pour l’industrie textile, représentants et agents, banques, artistes et-artisans collaborant avec l’industrie textile.
- En outre, une série d’articles documentaires intéressant les principales régions textiles, donnent un résumé de l’activité textile particulière à chaque région.
- L’Annuaire Général Textile est donc une source de documentation très utile à consulter par tous ceux qui s’intéressent à l’industrie textile.
- Nos Sociétaires le trouveront à leur disposition au bureau de l’A C.I T.
- SOCIETE DE SECOURS AUX INGENIEURS CHIMISTES
- Siège social : Maison de la Chimie, 28, rue Saint-Dominique, Paris 7e
- But de la Société.
- D’après ses statuts, la Société de Secours aux Ingénieurs Chimistes a pour objet de venir en aide aux ingénieurs chimistes âgés ou infirmes et, éventuellement, à leur famille dans le besoin.
- C’est que, hélas! un certain nombre d’ingénieurs chimistes se trouvent plongés dans la plus grande
- détresse quand l’âge ou la maladie ne leur permettent plus de travailler ; les quelques économies qu’avait pu faire la génération qui, actuellement, atteint la vieillesse, se sont trouvées réduites à peu de choses après les dévaluations successives de la monnaie.
- C’est pourquoi un groupe important d’industriels et d’ingénieurs ont estimé qu’un devoir d’amicale solidarité s’imposait vis-à-vis de ceux de leurs anciens colla-
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- XXIV
- borateurs ou de leurs camarades qui avaient été terrassés par l’adversité.
- Ce groupe a donc constitué la Société de Secours aux Ingénieurs Chimistes, et il a rencontré, dès sa formation, un accueil des plus sympathiques, tant auprès des firmes industrielles que des Anciens Elèves des Ecoles de chimie et des groupements corporatifs.
- Le Conseil d’Administration de la Société fait un appel chaleureux à toutes les firmes, à tous les industriels, à tous les commerçants qui ne se sont pas encore inscrits, ainsi qu'auprès de tous les ingénieurs et chimistes, qui tiendront certainement à apporter leur obole à cette œuvre humanitaire, chacun selon ses moyens.
- Il importe que la Société puisse disposer rapidement d’assez de capitaux et de revenus pour pouvoir fonder plusieurs lits dans les maisons de retraites ou les hospices, car elle est déjà saisie de plusieurs cas des plus angoissants.
- Cotisations.
- La Société comprend :
- Des membres souscripteurs, versant une cotisation annuelle de 25 francs ;
- Des membres perpétuels, versement : 500 francs ;
- Des membres donateurs, versement : 1.000 francs;
- Des membres bienfaiteurs, versement: 10.000 francs.
- Les cotisations ou versements peuvent être adressés sous forme de mandat-carte au nom de la Société de Secours aux Ingénieurs Chimistes, 28, rue Saint-Dominique, Paris (7e) : C. C. Paris 2.107-43.
- Les chèques banquaires et les mandats-poste ordinaires doivent être adressés directement au Trésorier: M. J. PUYBONNIEUX, 167, avenue de Wagram, Paris (17e).
- Adresser la correspondance au Secrétaire général : M. D. Florentin, 11, rue Dieulafoy, Paris (13e). Téléphone : Gobelins 83-09.
- Composition du Conseil d’Administration.
- Président : M. R. BERR, Administrateur-Délégué des Etablissements Kuhlmann.
- Vice-Présidents : MM. Urbain, Membre de l’Institut, Directeur de l’institut de Chimie appliquée de Paris.
- REGINGAUD, Présidentde la Fédération des Syndicats de Produits Chimiques et Engrais.
- A. Lantz, Administrateur de la Société des Matières Colorantes de Saint-Denis.
- Secrétaire Général : M. D. Florentin, Président des Syndicats des Ingénieurs Chimistes Français et de l'U.S.I.F.
- Secrétaire : M. G. WOLFF, Secrétaire Général de la Compagnie des Experts Chimistes près le Tribunal de la Seine.
- Trésorier : M. J. PUYBONNIEUX, Ingénieur Chimiste I.C.P.
- Trésorier Adjoint : M. M. Marchal, Président du
- Groupe Parisien des Ingénieurs Chimistes E.C.I.L. et de l’Union Nationale d’Associations des Anciens Elèves des Ecoles de Chimie.
- Conseillers :
- MM.
- J. André, Président de la Chambre Syndicale des Importateurs d’Huiles de graissage.
- Bo, Administrateur de la Société des Usines Chimiques Rhône-Poulenc.
- R.-P. DUCHEMIN, Président du Conseil d’Administration des Etablissements Kuhlmann.
- J. Dupont, Président de l’Association des A. E. de l’Ecole de Physique et de Chimie Industrielles de Paris.
- J, Gérard, Vice-Président délégué de la Société de Chimie Industrielle.
- P. Jolibois, Président de la Société Chimique de France.
- P. Gilbert, Vice-Président de la Fédération des Syndicats de Produits Chimiques et Engrais.
- II. LANDOWSKY, Ingénieur Agronome, ancien Président du S.I.C.F.
- P. Langevin, Membre de l’Institut, Directeur de l’Ecole de Physique et Chimie Industrielles.
- Liouville, Président de l'U.S.I.C.
- Mariller, Président d’Honneur de l’Association des Ingénieurs E. N. I.A.
- OPPENHEIM, Administrateur-délégué de la Société « Le Carbone ».
- PAINVIN, Administrateur-délégué de la Société d’Electro-Métallurgie d'Ugine.
- Putois, Président de l’Association des A. E. de l’Institut de Chimie Appliquée de Paris.
- G. THESMAR, Administrateur-délégué de la Société de Matières Colorantes et Produits Chimiques de Saint-Denis.
- Premiers souscripteurs :
- Union des Industries Chimiques (reliquat du Comité d’Organisation de l’Exposition de
- Bruxelles)............................. 40.000
- Fédération des Syndicats de Produits
- Chimiques, Engrais (première subvention) 12.000
- Etablissements KUHLMANN................ 10.000
- Société d’Electro-Chimie D'UGINE........ 10.000
- Société des Usines Chimiques Rhône-Poulenc.................................... 10.000
- Société des Matières Colorantes et Produits Chimiques de saint-Denis.......... 10.000
- Société «LE Carbone»..................... 5.000
- Société d’Etudes des Engrais Chimiques. 1.000
- Association amicale des A. E. DE l’Ecole de Physique et Chimie.................... 1.000
- Association amicale des A. E. DE L'INSTITUT DE Chimie Appliquée........................ 500
- Syndicat des INGÉNTEURSCHIMISTES FRAN-SAIS 500
- Etc., etc.
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- MATIERES COLORANTES
- DU BLANCHIMENT, DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION ET DES APPRÊTS
- JUIN 1938
- LES PROCÉDÉS D’ÉCHANGE ET DE CAPTATION D’IONS ET LEURS PRINCIPALES APPLICATIONS
- par M. G. AUSTERWEIL
- L’emploi des « échangeurs de base » pour le détartrage des eaux est universellement connu. On sait qu’une eau calcaire est adoucie si elle traverse une couche d’« échangeurs de hase », en y laissant son calcaire, et que l’échangeur peut être régénéré en chassant le calcaire qui y a été ainsi fixé, à l’aide d’une saumure.
- Il y a 2-3années encore, on ne connaissait, généralement, comme échangeurs industriels, que les alu mi no-silicates naturels (zéolithes:chabasies, harmotome, etc., l’argile et surtout la glauconie) et artificiels (zéolithes synthétiques). Ces corps sont caractérisés par leur capacité d’échanger certains de leurs cations contre les cations d’une solution aqueuse de sels qui sont en contact plus ou moins prolongé avec eux.
- Depuis, tout est changé à ce sujet. On rencontre actuellement sur le marché plusieurs sortes de ces échangeurs; il y a des corps qui, comme les zéolithes, échangent, et en outre, captent des cations ; d’autres, plus récents, (pu échangent et captent les anions des solutions avec lesquelles ils sont en contact; il y en a d’origine minérale, naturels ou synthétiques, et d’autres, d’origine organique, naturels ou synthétiques.
- Une classification de tous ces corps et une délimitation de leurs possibilités dans différents champs d’application n’ayant pas encore été faite, nous essaierons d’y procéder dans le présent article.
- Nous traiterons tout d’abord le problème d’échange de cations, puis les différentes catégories d’échangeurs de cations; ensuite, nous en ferons autant des échangeurs d'anions, le tout sur la base de l’évolution historique.
- Nous ne nous arrêterons pas aux différences de définitions: échangeurs de base, échangeurs de cations, capteurs d’ions, etc... Nous dirons que tout échangeur capable d’échanger un ion H est également un capteur de cations ; car il est évident que, si dans une solution aqueuse d’un sel mis en contact avec un échangeurde cations chargé d’ions H, ces derniers changent de place avec le cation du sel en solution, ils auront capté le cation. De même, si un échangeur d'anion, à l’état de base libre, c'est-à-dire ayant des ions OII libres dans sa zone de mouillage, échange ces derniers contre des
- anions d’un sel d’une solution avec laquelle il est en contact, il aura capté les anions ; ceci est très net, par exemple au cas du traitement d’un acide par un échangeur d’anions.
- Etant donné la grande mobilité des ions II et OII, la réaction du captage d’ions se fait toujours plus facilement que la réaction avec d’autres ions. Malgré cela, tous les échangeurs ne sont pas également des capteurs. Ainsi, leszéolithes, si universellement employées jus-qu’ici, sont des échangeurs, mais pas des capteurs puisque leur combinaison avec l’II, c’est-à-dire l’acide silico-aluminique, n’existe pas ou est très instable. C’est d’ailleurs un des grands désavantages des zéo-lithes ordinaires naturelles ou synthétiques presque exclusivement employées à ce jour et la cause pour laquelle ils seront facilement remplacés par les corps que nous verrons plus bas.
- D’autre part, il y a des corps qui ne sont que des capteurs d'anions et pas des échangeurs, par exemple la laine — comme nous le verrons au courant de cet article. Nous n’emploierons plus le terme « échangeur de base » parce qu’il ne correspond pas à nos conceptions actuelles du phénomène.
- A. — ECHANGEURS ET CAPTEURS DE CATIONS.
- a) Les échangeurs de cations minéraux. -— Ces corps, appelés un peu abusivement échangeurs de base, comprennent les minéraux naturels silico-aluminiques de la classe des zéolithes et de la formule générale MeO, A1203, nSiO2, mHO2, où Me peut être K2 (Stilbite), Na2 (Mésotype), Mg(Apophyllite), Ca (Chabasie, Prehnite), Ba (harmotome) et où n varie de 3 à 6 et m de 2 à 6; on ajoute à ce groupe la glauconie ou sable vert, que l’on classe comme zéolithe, quoiqu’il appartienne plutôt à la classe des micas, et les argiles.
- Leur faculté d’échanger leur cation alcalin ou alca-lino-terreux contre d’autres ions d’une solution d’un sel, même neutre, qui leur est mélangée, a été découverte par le géologue anglais S.-F. Way en 1853, mais ce phénomène ne pouvant à ce moment être classé dans les conceptions de la chimie générale, telles qu’on les avait alors, fut nié par le grand Liebig qui, par le poids écrasant de sa personnalité, arrêta, de ce
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- 202 LES PROCÉDÉS D’ÉCHANGE ET DE CAPTATION d’i0NS ET LEURS PRINCIPALES APPLICATIONS
- fait, toute évolution dans ce domaine pendant plusieurs décades. L’étude du phénomène d’échange de « bases » entre zéolithes et solutions de sels neutres ne fut reprise avec succès qu’en 1904 par le géologue allemand Gans qui, en 1904 (1), publia une longue élude sur ce sujet, dans laquelle il confirma les observations de Way, vieilles d’un demi-siècle alors, et en donna l’explication.
- D’après Gans, l’acide hypothétique alumino-silicique
- OU 011
- Si 011 ^0
- /0H
- Si 02 OH ’^1^ \\/
- \0H
- ou mieux
- /0 H
- [SiO2]m QU .mII20 où Al/Si = i/3-r/4
- OH
- peut avoir un OH de l’alumine amphotère remplacé par un ion métal éleclropositif, qui se dissocie facilement et échange sa place avec d’autres cations d’une solution qui la mouille.
- Pour démontrer le bien-fondé de sa façon de voir, Gans prépara des zéolithes synthétiques en précipitant un sel silico-aluminique par traitement de 'verre soluble (silicate de soude) avec du sulfate d’alumine et montra que le produit ainsi obtenu avait toutes les qualités des zéolithes naturelles, mais bien exaltées au point de vue de l’échange des cations (Il disait « bases »). Il ne tarda pas à exploiter ces produits de concert avec la maison Reisert de Cologne, qui les mit sur le marché comme détartreurs d’eau dure sous le nom de « Permutit », Gans ayant dénommé le processus d’échanges de base « permutation ».
- Rientôt surgirent d’antres procédés de préparation des sels amorphes de l’acide alumino-silicique ; on faisait ces corps soit par fusion, soit par précipitation en milieu alcalin, à l’aide de silicates et d’aluminates de soude, soit aussi par traitement alcalin ou acide du laitier des hauts-fourneaux, etc. Tous ces corps servirent et servent encore à remplacer par échange les ions Ca et Mg des eaux dures par le sodium. En effet, si l’on passe sur une zéolithe sodée naturelle ou artificielle, une solution d’un sel quelconque de Ca ou de Mg, même très diluée, ces ions prennent la place du sodium dans le complexe silico-aluminique, ou, pour parler un langage plus scientifique, les ions Ca ou Mg, ou d’autres ions échangent leur place dans le complexe silico-aluminique, avec les ions Na que ce dernier contenait. Lorsque le complexe silico-aluminique est ainsi privé de la majeure partie de ses ions Na, on arrête le passage de l’eau à épurer et on revivifie: « régé
- (1) Jahrb. d. kgl. preuss. geolog. Landesanst, 1904, p. 136 et
- suiv.
- nère » la masse silico-aluminique avec une solution de chlorure de sodium. Les ions Ca et Mg, etc. de la masse silico-aluminique seront alors remplacés par les ions Na de la solution saline, et lorsqu’il n y aura plus d’ions Ca dans l’efïluant, la masse silico-aluminique sera régénérée. Elle pourra, après rinçage, resservir à l’élimination des ions Ca d’une nouvelle quantité d’eau ou de solution qui en contiendra. Le
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- / / 17
- I
- Fig- 1
- processus ainsi esquissé est à la base de presque tous les épurateurs d’eau actuels à base de zéolithe, et sert surtout, comme nous l’avons indiqué au début, au détartrage des eaux dures. Nous ne nous étendrons pas sur les champs d’application des eaux détartrées, qui ont pris maintenant leur place dans toute une série d’industries et même dans beaucoup de ménages puisqu’on préfère généralement, même pour la cuisine, l’eau douce à l’eau dure. Il suffira de remarquer qu’on construit actuellement par milliers des appareils
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- LES PROCÉDÉS D’ÉCHANGE ET DE CAPTATION D'IONS ET LEURS PRINCIPALES APPLICATIONS 203
- adoucisseurs d’eau basés sur le principe ainsi décrit, en toutes dimensions, allant d’un débit de 5o 1./H. à 100 m3/H. (fig. i et 2).
- Le phénomène ainsi utilisé industriellement restant encore plus ou moins méconnu, on a essayé de l'assimiler à une absorption partielle des ions, et différents chercheurs ont fait des efforts pour en donner une explication physico-chimique.; Ainsi entre autres, Roth-
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- Th
- a
- Fîg. 2
- mund (i), puis Wiegner et Jenny (2) ont dressé des formules empiriques indiquant les relations entre la masse silico-aluminique et la solution saline. La formule empirique de ces derniers tient compte du fait que le phénomène semble être indépendant des concentrations du liquide. L’auteur des présentes a développé en 1931 (3) une théorie de l’échange des cations entre solutions salines et zéolithes naturelles et artificielles qui permet non seulement l’explication de certains faits, mais se vérifie par tous les résultats précédemment obtenus. Cette théorie consiste dans l’explication du phénomène d’échange de « bases» sous forme d’un phénomène d’extraction, soumis à la loi de Berthelot-
- (1) Rothmund et Kornfeld, Ztschr. ang. anorg. chem., 1918, p. 153 et suiv.
- (2) Wiegner et Jenny, Koll. Ztschr., 1927, 41, p. 268.
- (3) C. R. 1931,T. 193, p. 1013.
- Jungfleisch ; l’échangeur fait fonction, par rapport à l’un des cations dissous, de solvant non miscible (puisque solide), tandis que la solution saline constitue l’autre solvant. Or, les phénomènes d’extraction sont indépendants des concentrations et c’est aussi le cas pour le phénomène en question.
- Nous pouvons également signaler ici que l’explication de ce phénomène, tel que nous la donnons, reste valable pour d’autres échangeurs d’ions, même d’origine organique.
- Echangeurs de cations organiques.
- Pendant que le phénomène d’échange des « bases» était approfondi pour les échangeurs silico-alumi-niques, d’autres corps possédant cette qualité ont surgi ; on en aperçoit les premières traces en 1923 pour les acides humiques (1) dont la faculté d’échanger des cations était observée alors par II. Heimann. Celle observation a été confirmée par W. Fuchs (2) en 1927. Dans celle même année, Kreulen (3), indique le mode de préparation des acides humiques à partir des lignites, par extraction à l’aide d’acide sulfurique concentré, méthode qui est devenue classique et qui sert aujourd’hui, avec quelques modifications, à préparer les échangeurs de cations industriels de celle catégorie. Les qualités d’échange de calions qu’ont les dérivés humiques et ulmiques contenus dans les lignites, charbons, tourbes, etc. ont encore été confirmées par les travaux de Stadnikoff et Korschoff (4) en 1929 et par ceux de Franz Fischer et Th. Bahr en 1934 (5).
- Dans la même année, une Société hollandaise s’occupant de la fabrication de charbons actifs, avait essayé de faire breveter les résultats des travaux sus-mentionnés, en décrivant la préparation des acides humiques à partir de lignites, et revendiquant leur application comme échangeurs d’ions, qualité connue depuis plus de 10 ans.
- D’autres l’ont suivie dans cette voie, en modifiant d’une certaine façon les détails de préparation de ces corps, décrite par Kreulen, de sorte que depuis 2-3 ans on rencontre toute une série de brevets relatifs à celle préparation : Br. angl. 450.179, 450.574, 450.627, 450.575 et Br. franç. 784.348, 805.092.
- Tous ces procédés mènent à la préparation d’un produit, dont la composition n’est rien d’autre que celui d’un mélange plus ou moins défini d’oxyacides aromatiques, plus ou moins sulfonés, fixés d’une façon plus ou moins solide sur un support de carbone, et présentant des qualités de solubilité dans l’eau plus ou moins prononcées.
- (1) Heimann, Ztschr. f. Pflanzenernâhr. Düng et Bodenkunde Abs. A, 1923, fasc. G.
- (2) Fuchs, Brennstoffchemie, 8, 1937, p. 337.
- (3) Kreulen, Ibid., 8, 1927, p. 149-154.
- (4) Stadnikoff ct Korschoff, Kolloid Ztschr., 47, 1929, p. 136-141.
- (5) Fischer et Bahr, Brennstoffchemie, 15, 1934, p. 245.
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- L’origine des acides humiques se trouve probable-ment dans la lignine des plantes fossiles, d’après Fischer et Schraeder; l’opinion de Marcusson, qu’ils ont leur source dans la cellulose de même origine semble avoir trouvé moins d’adhérents; en tout cas leur étude n’est pas encore complète et à part le fait qu’ils contiennent environ 21 % de groupes COOII et 7% de groupes OH, on ne connaît rien de précis sur leur compte, en ce qui concerne leur composition moléculaire. Leurs qualités ont été récemment étudiées par Ubaldini (1).
- Industriellement, on les prépare en France de certains charbons français par traitement oxydant en milieu d’acide sulfurique concentré. Le produit ainsi obtenu a, en dehors de toutes les qualités que possède l’échangeur d’origine minérale silico-alumi-nique décrit plus haut, d’autres qualités remarquables qui en font un produit de beaucoup supérieur aux corps précités dans toutes ses applications.
- La première supériorité consiste dans le fait que ce nouvel échangeur, que ses fabricants en France (2) appellent Allassion C, du mot grec « JaGotom» «échangeur d’ions », avec l’index C pour montrer qu’il s’agit d’un échangeur de cat ions (nous garderons cette appellation, pour plus de clarté, pour tous ces échangeurs), est applicable pour des solutions très chaudes, dépassant même ioo°C, puisque les acides humiques et encore plus les acides oxyhumiques ne se décomposent qu’à une température au-delà de 125°. En comparaison avec les échangeurs silico-aluminiques, et même certains autres échangeurs organiques, c’est un grand avantage, puisqu’il permet l’utilisation de ces corps dans des épurateurs destinés à traiter des solutions chaudes, tandis que les échangeurs minéraux, naturels et synthétiques, ne pouvaient être utilisés qu’avec des liquides ne dépassant pas 35°C, puisqu’ils étaient soit décomposés, soit mis en poussière, leur état de gel colloïdal ne supportant pas les contractions et les dilatations qui accompagnent ces variations de température.
- Une deuxième supériorité consiste dans le fait que ces Allassions C sont non seulement des échangeurs de calions, mais également des capteurs. Nous avons vu, au début de cet article, ce que signifiait pour un corps le fait d’être capteur d’ions. Les Allassions, en effet, peuvent être utilisés indistinctement, soit comme simples échangeurs de cations métalliques, à la guise des échangeurs zéolithiques, soit comme échangeurs d’hydrogène, ce à quoi il est impossible d’appliquer les échangeurs zéolithiques.
- Or, le fait de pouvoir s’en servir comme échangeurs d’il comprend des avantages très considérables ; tandis que les échangeurs zéolitiques échangent les sels de Ca et Mg contenus dans une eau à épurer, en sels de Na, donc ne font que la transformation de ces sels, les Allassions C, sous leur forme d’échangeurs d’Il, é/i-
- (1) Ulbaldini, Brennstoffchemie, 18, 1937, p. 273-278.
- (2) A.C.F.I., 117, quai Jules-Guesde, à Vitry-sur-Seine.
- minent la majeure partie des sels de Ca et Mg contenus dans une eau à épurer. Ces sels sont d’ordinaire sous deux formes dans l’eau; d’habitude ils s’y trouvent en majeure partie sous forme de bicarbonates et ils forment alors la dureté temporaire des eaux, et ensuite, ils s’y trouvent sous forme de sulfates, chlorures, etc. donnant sous cette forme la dureté fixe des eaux. Lorsqu’une eau dure passe à travers un échangeur zéolithique sodé, sa dureté temporaire se transforme en carbonate de soude (et en bicarbonate), sa dureté fixe se transforme en sulfate, chlorure, etc. de soude ; il n’y a aucune élimination du sel. Mais lorsque la même eau traverse un Allassion C dont l’ion mobile est de l’H, ce qui s’obtient en le traitant par un acide dilué, la dureté temporaire de cette eau, en fixant son Ca ou Mg sur l'Allassion, est transformée en H2CO3, qui perd son acide carbonique CO2 sous forme de gaz, avec une grande facilité, par simple dégazage approprié par exemple ; en même temps, la dureté fixe est transformée en acides fixes correspondants; il suffit de neutraliser ces acides par de la soude, du carbonate de soude ou, comme le préconise une société américaine construisant ces genres d’épurateurs, par la même eau ayant passé par un épurateur zéoli thique ordinaire, pour obtenir une eau épurée, douce, qui ne contiendra plus, sous forme de sels transformés, que les sels de soude correspondant à la dureté fixe de l’eau à épurer, tandis que toute la salinité de l’eau qui causait la dureté temporaire a été intégralement éliminée.
- Nous voyons donc que les Allassions C vont, dansle domaine de l’épuration des eaux dures, beaucoup plus loin que les échangeurs zéolithiques ; ils diminuent la salinité des eaux et, de ce fait, en cas d’application comme eaux de chaudière de l’eau épurée, les tartres et, ainsi, la purge. Ils ont encore l’avantage de diminuer la teneur en carbonates solubles des eaux de chaudières; or, celle diminution de teneur en carbo-nales solubles est fort recherchée, surtout en Amérique et en Angleterre, où on reproche à des eaux qui en contiennent, d’attaquer les tôles en les rendant plus rigides (carbonate brittleness).
- La diminution saline des eaux épurées a encore des avantages dans l’application de l’eau dans d’autres industries : brasserie, préparation de glace, etc.
- Un autre avantage des Allassions C dans l’application de l’épuration des eaux consiste dans leur usage pour produire de l’eau destinée à l’épuration ultérieure par électrodialyse.
- Dans les appareils actuels d’électrodialyse, l’eau à épurer est partagée en 3 masses : a) l’eau épurée ; b) la solution qui entoure la cathode (catholite) et qui contient les cations et c) la solution qui contient les anolites (solution des acides). Si l’on épure par électro-dialyse des eaux ayant passé par un Allassion C à hydrogène, cette eau ne contiendra que des acides; le catholite ne sera qu’un liquide dans lequel il y aura des bulles d’hydrogène, et toute l’incrustation des diaphragmes par des boues des sels amenés par le courant à la cathode sera éliminée; en somme, au lieu d'électro-
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- LA PREMIÈRE MATIERE COLORANTE DERIVEE DU GOUDRON DE HOUILLE
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- dialyse, il n’y aura qu’une électrolyse avec dia-phragme(i). L’épuration sera plus complète et coulera bien moins en courant électrique.
- La régénération des Allassions C n’est guère plus compliquée que la régénération des échangeurs silico-aluminiques par une solution de chlorure de sodium. Il suffit, en effet, de régénérer les Allassions C avec une solution d’acide chlorhydrique (HCl), au lieu du sel de Na du même acide. Pour diminuer le coût de celle opération, on peut parfaitement remplacer l’acide chlorhydrique par de l’acide sulfurique à 1-2 % ; la seule précaution à observer dans ce cas, c’est de faire passer l’acide assez vite, avec un temps de contact de 1’ à 1’ 1/2 environ, ce qui est suffisant, étant donné la grande mobilité des ions 11 ; toutefois, il y a des précautions à prendre pour que le CaSOi 2 aq qui se forme ne se précipite pas dans l’interstice des grains d'Allas-sion. Cette précaution est, d’une part, la vitesse de passage, d’autre part, l’emploi de colonnes d’échangeurs pas trop hautes pour que la cristallisation du CaSO4 ne se fasse que lorsque le liquide régénérant aura déjà quitté le récipient contenant l’Allassion. Après la régénération, il suffit de rincer avec 2-3 fois le volume du vase en eau pour éliminer les dernières traces d’acide.
- Les parois de ces vases contenant l’Allassion C sont revêtues de couches de matières résistant aux acides; il en est de même de la tuyauterie et de la robinetterie de ces appareils.
- Autres échangeurs organiques synthétiques de cations. — La composition des acides humiques, identifiée comme un acide aromatique oxycarbonique a conduit, en 1934, deux chimistes du National Chemical Labo-ratory à Teddington, B. Adams et E. Holmes à chercher la préparation synthétique de corps à composition analogue. Ils emploient des tannins qu’ils rendent insolubles par condensation avec de l’aldéhyde formique, ou d’autres aldéhydes, pouvant, par condensation, insolubiliser ces acides oxycarboniques. Les produits qu’ils obtiennent sont de bons échangeurs de cations, mais d’une part, leur prix est de beaucoup supérieur à celui des produits obtenus sous forme d’acides humiques, dont la matière première, le lignite, est d’un prix très bas, d’autre part, leurs pro-
- duils sont loin d’avoir le degré d’insolubilité que possèdent par exemple les dérivés humiques obtenus surtout en milieu oxydant et acide. Le procédé de MM. Adams et Holmes a été breveté en France sous le n° 796.796/35 avec prior. internat, angl. du 13nov. 1934.
- S’inspirant du travail de ces deux chimistes anglais, les chimistes de la I. G. Farbenind. ont essayé de leur côté, en Allemagne, à créer des échangeurs de cations synthétiques du même genre que ceux obtenus par Adams et Holmes. Dans le brevet français n° 8 2 3.808/3 7 ilest décrit un procédé se rapprochant de celui d’Adams et Holmes, dans lequel la condensation entre phénols et polyphénols et même du lignite brut, qui contient des acides phénol-carboniques est effectuée par des aldéhydes, notamment de l’aldéhyde formique en présence d'acide sulfureux ou de ses sels.
- Un procédé, dont le résultat ne présente pas cet inconvénient, est décrit dans le brevet français n° 817.881 de la même société, où on préconise sim-plement le traitement de ligniles par la chaleur, mais ce produit a une capacité d’échange infime.
- Dans un autre brevet français n° 814.808, correspondant à la demande du brevet anglais 2.303/37, la même Société fait subir un traitement de sulfonation au produit de condensation de dérivés aromatiques avec des aldéhydes, notamment de l’aldéhyde formique, mais dans lesquels les groupes OH du brevet 823.808 sont remplacés par des groupes d’amines. Tous ces produits possèdent les mêmes inconvénients que ceux cités plus haut, tant au point de vue solubilité (dérivés sulfoniques) puisqu’ils laissent dans une solution traitée plusieurs dizaines de mgr. de sels qu’ils sont censés de retenir, qu’au point de vue du prix.
- Un procédé dont le résultat ne présente pas ce dernier inconvénient est décrit dans le brevet français n° 817.881 de la même Société, où on préconise simplement le traitement des ligniles parla chaleur, mais ce produit a une capacité d’échange négligeable.
- Enfin, on fabrique également en France (1) des échangeurs de cations synthétiques très puissants, permettant la réalisation d’appareils d’épuration d’eau avec un très petit volume de réactifs. Ce sont ces corps nouveaux qui ont permis la purification de l’eau jusqu’au degré de pureté de l’eau distillée.
- (A suivre').
- (1) Br. Fr. (non publié).
- (1) A.C.F.I., 117, quai Jules-Guesde, à Vitry-sur-Seine.
- LA PREMIÈRE MATIÈRE COLORANTE
- 11 est à peu près universellement reconnu que l’industrie des matières colorantes doit son origine à la découverte de la mauvéine par Perkin. Mais, ainsi qu’on l’a fait remarquer à propos du centenaire de la naissance de ce grand inventeur (voir R. G. M. C., avril 1938, p. 121), il ne s’est pas contenté d’avoir observé une réaction colorée que lui avaient donnée l’allyltolui-dine, puis l’aniline, il en reconnut l’importance lech-
- DÉRIVÉE DU GOUDRON DE HOUILLE
- nique et en commença immédiatement l’exploitation industrielle. De telles réalisations effectuées par les inventeurs eux-mêmes ne sont pas fréquentes, maisce qui l’est encore beaucoup moins, c’est de voir conduire l’exploitation vers un succès commercial. La personnalité de W.-H. Perkin se dédouble entre celle d’un chercheur original et habile chimiste et celle d’un industriel entreprenant et averti, comme le fut aussi Solvay.
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- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- On a pu dire que bien avant Perkin on axait utilisé pour la teinture de la soie, l’acide picrique et que ce colorant, dont la nature avait été reconnue par Dumas en 1834, était obtenu par Laurent par la nitration du phénol extrait par lui, du goudron de houille.
- Mais ce fait resta isolé et personne ne pourrait prétendre qu’il fut le berceau de l’industrie des colorants dits « du goudron ».
- Il en est de même de la prétention longuement exposée par le Dr. Anft (Chem. Zeilung, i3 avril 1938, p. 268) suivant laquelle la première matière colorante synthétique aurait été obtenue en i833 par Runge. « Sans vouloir, est-il dit, diminuer les mérites de Perkin dans l’industrie des colorants du goudron, il faut déclarer que Friedlich-Ferdinand Runge, obtint dès i833, une coloration bleue par la réaction du chlorure de chaux sur l’aniline et qu’il produisit ainsi le premier colorant synthétique du goudron ». Cet article se termine par ces mots.
- « Comme créateur spirituel de celle industrie mondiale, son souvenir durera parmi notre peuple ».
- Sans vouloir diminuer en rien les mérites de Runge, il paraît cependant téméraire de mettre ce savant en parallèle avec W.-H. Perkin. La raison en est fournie par un grand chimiste allemand, Victor Meyer lui-même qui a écrit ces lignes, qui sont d’une application générale.
- « Ce n’est pas un mérite de voir quelque chose, mais c’en est un que de reconnaître la portée de ce qu’on a vu, et à celui-là revient l’honneurde la découverte dont le nom s’attache à la connaissance de la portée d’une observation ».
- Cette conclusion s’applique, comme on le voit, admirablement à la découverte de Perkin, bien qu’elle fut écrite à propos de faits tout à fait différents, notamment pour commémorer les théories de la stéréochimie (voir Meyer, Berichte, t. 23, p. 571, 1890).
- A. W.
- COMPTES-RENDUS
- DES SOCIÉTÉS SAVANTES
- AMERICAN CHEMICAL SOCIETY
- Réunion du 20 avril, à Dellas (Texas).
- Parmi les communications qui ont été présentées nous signalerons les suivantes :
- Canalisations en soufre. — La Texas Gulf Sulphur C° a constaté que le soufre est un excellent liant pour la confection de tuyaux de canalisations quand il est mélangé à du sable, ou mieux, à du coke pulvérisé. La résistance à la pression et à la chaleur est améliorée en y incorporant de l’amiante. De telles compositions peuvent également servir de revêtement de canalisations en fer et en acier. Les essais ont montré que des assemblages de telles conduites résistent à l’eau salée et aux eaux corrosives après quatre années d’usage. On peut ainsi transporter des liquides corrosifs.
- Lepenlachlorophénol. — T.-S. Carswellet H.-K. Nason de la Monsanto Chemical C°, ont annoncé que ce produit, découvert en 1931, est maintenant devenu commercial aux Etats-Unis. Ses propriétés le rendent très propre à la conservation du bois, du papier, des textiles, des hydrates de carbone comme l’amidon el la dextrine, les gommes, les colles et le cuir.
- Acide sulfamique, par Martin Coperly de la Société Du Pont de Nemours. — L’acide sulfamique H.SOLNII2 est maintenant facilement préparé par l’action de l’acide sulfurique fumant sur l’urée. Celle méthode étant d’une application pratique, l’acide sulfamique est
- virtuellement un produit industriel. C’est un corps solide, incolore, inodore, non hygroscopique qui peut être facilement emballé sous celle forme. Dans ses solutions aqueuses, il est fortement ionisé el est très acide. Dans les conditions ordinaires, l’acide sulfamique est stable en solution, maisà chaud il est transformé en sulfate acide d’ammonium. Avec les alcools il donne de l'ammoniaque et du sulfate d’alcoyle. 11 forme des sels solubles dont les solutions peuvent être facilement évaporées, tous les sels métalliques excepté celui de mercure, sont solubles dans l’eau, tandis que sels de plomb et de baryum sont particulièrement solubles. Le sulfamale d’ammonium convient pour l'ignifugation des textiles, du papier et d’autres matières combustibles.
- La déshydropolymérisation de l’éthylène a fait l’objet d’une communication de Komarewsky et Baloi de l’Armour Institute of Technologie. Ils ont trouvé que l’éthylène soumis à la fois à l’action d’un catalyseur de polymérisation et d’un catalyseur de déshydrogénation donne naissance à des carbures aromatiques.
- Enfin, Ipalieffet II. Pines ont rendu compte de leurs essais sur Vl'hydrogénation destructive d’hydrocarbures cycliques alcoylés. Ainsi ces carbures alcoylés, méthyl ou éthylbenzène chauffés à 35o-4oo° sous pression d’hydrogène sont transformés en paraffines et carbures cycliques. Le propyl et le butylbenzène donnent des carbures gazeux propane, butane, méthane, éthane ainsi que des liquides renfermant du benzène, du toluène.
- Chimiste, ayant bonnes relations, part mi-juin quelques mois, Etats-Unis, prendrait commissions et affaires. — Références réciproques. -— S’adresser à la Revue.
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- INFORMATIONS
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- INFORMATIONS
- Nouveaux produits commerciaux. — On trouve sur le marché américain un nouvel alcool, l’alcool octy-lique qui est un liquide incolore bouillant à i84°6, peu soluble dans l’eau mais facilement miscible aux solvants organiques.
- Phénol synthétique en Italie. — Le gouvernement italien vient d’autoriser la construction d’usines pour la production du phénol synthétique par la Société Monte et Martini de Milan et la Société italienne de Résine de Milan.
- Industrie textile en Egypte. — A rassemblée générale de la banque Misr on a donné des détails sur l’installation d'usines en Egypte par la Bradford Dyers' Association. Cette Société s’occupera de la teinture, de l’impression et du finissage et à cet effet, il sera fondé une société au capital de 250.000 livres égyptiennes auquel la Misr contribuera pour 5o.ooo livres. Mais en même temps la banque Misr formera une seconde compagnie au capital identique et avec sa même participation, pour l’établissement de filatures et de tissages utilisant le coton d’Egypte.
- Conséquence de la guerre en Chine. — Par suite des hostilités, les importations de colorants provenant du Japon ont beaucoup faibli. C’est ainsi que la Mitsui Mining C° a dû réduire sa production d’indigo dans ses usines de Miike, de moitié. Cette Société envisage de transférer sa fabrication à Tientsin. De même la demande de colorants sulfurés est devenue si minime qu’on a pratiquement arrêté leur fabrication.
- 1 Emploi des plastifiants en Allemagne. — Les scellés en plomb doivent être remplacés, en Allemagne, par des scellés en matières plastiques. Ces dernières substances rendent les mêmes services et peuvent être appliquées rapidement sans outils spéciaux. De celle manière on ménage la consommation du plomb et on peut ainsi en diminuer l’importation.
- Résines vinyliques aux E.-U. — La Shawinigan Products Corp. a construit une nouvelle usine à Indian Orchard Mass, qui va commencer la fabrication de résines vinyliques. La nouvelle Société portera le nom de Shawinigan Resins Corporation et produira, pour le début, des plaques de résine transparente destinées au verre de sécurité. C’est seulement plus tard qu’on fabriquera des masses plastiques de moulage. Jusqu’ici les résines vinyliques ne sont fabriquées que dans les usines de Shawinigan Falls, et celles de la Carbon and Carbide Chemical Corp. à South Charleston dans la Caroline du Sud.
- Nouvelle fabrique de rayonne en Angleterre. — Une immense fabrique en voie de construction près de Preston (Lancashire) pour le compte de Courtaulds, Ltd. pourra A raisemblablement commencer sa production de rayonne en juin ou juillet prochain, suivant les propres déclarations faites par M. Samuel Courtauld au cours de l’assemblée générale annuelle des actionnaires de cette compagnie. Après la phase préliminaire que nécessite la mise au point de l’installation et celle du personnel ouvrier, on compte pouvoir éventuellement employer trois mille personnes environ dans celle usine.
- Matières colorantes en Angleterre. — 11 a été décidé de construire une nouvelle usine de matières colorantes à Trafford Park, Manchester, afin d’obvier à l’impor-talion de ces produits de l’étranger.
- Une nouvelle compagnie (Trafford Park Chemical Company, Limited) a été constituée par l’Imperial Chemical Industries, Ltd., qui coopère avec la firme industrielle allemande, I. G. Farbenindustrie A. G. pour la manufacture et la vente des matières colorantes. La nouvelle société fut enregistrée le h mars, son capital est de £ 5oo,ooo.
- REVUE ECONOMIQUE
- Production d'huiles sulfonées aux E.-U. — D’après les chiffres publiés parle Bureau of Census, la quantité totale d’huiles et de graisses sulfonées en 1937, s’élève à 41.510.000 lbs. Ce chiffre comprend 13.098.000 Ibs d’huile de ricin, 5.7 2 3.000 de suif, 2,500.000 d’huile d’olive, 1.110.000 d’huile de coco. D’autres corps gras comme l’huile de baleine, le saindoux, l’huile de soja, l’huile de colon, ainsi que des huiles de palme et des acides gras ont également été sulfonés.
- L'industrie chimique allemande. — Bien que les chiffres définitifs n’aient pas encore été publiés, les importations et les exportations ont été accrues, les
- premières de 24 % et les secondes de 3o % . Les chiffres comparatifs du commerce global avec celui des produits chimiques s’exprime par les chiffres suivants (en millions de RM) :
- 1935 1936 1937
- Exportations totales 4.270 4.768 5.91I
- produits chim. 745 787 889
- Importations totales 4.159 4.218 5.468
- — produits chim. 163 141 150
- Pour ce qui concerne les colorants et les intermé-
- diaires les exportations se sont élevées pour les trois
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- REVUE ÉCONOMIQUE
- années respectivement à 134,3; 138,2 ; 151,6 millions de RM.
- Importations de produits chimiques e/i Suisse. — Le recul des importations de produits chimiques s’est continué en 1937 alors que les importations globales se sont accrues. On a importé 3.63I tonnes de colorant et d’intermédiaires d’une valeur de 15,I millions de francs contre 4.181 tonnes d’une valeur de 14,2 millions en 1936.
- Cokeries en Pologne. — En Pologne, comme ailleurs, l’accroissement de l’activité dans l'industrie sidérurgique a amené une augmentation dans la production du coke. Celle-ci a passé de 1,6 à 2,12 millions de tonnes dépassant de 20 % l’année record de 1929. On a produit 101.300 tonnes de goudron contre 80.600 en 1936.
- Produits chimiques aux E.-U. — Après une marche ascendante commencée en 1934, l’économie américaine a subi un arrêt dans la seconde moitié de 1937 ce qui l’a ramenée à son état de 1935. Quant à la production de produits chimiques qui était en 1935 de 7 milliards de RM s’était élevée à 8 milliards en 1936, elle a atteint 8 1/2 milliards en 1937. Par suite du mauvais état des industries textiles, les colorants et les produits auxiliaires se sont maintenus à un niveau légèrement inférieur à celui de 1936 (environ 1 %). Dans le dernier trimestre la baisse a même atteint 27 %
- Caséine de Nouvelle-Zélande. — Les exportations de caséine se sont élevées en 1933 à 48.674 cwts d’une valeur de 93,742 £, en 1934 à 57.744 cwts : valeur 149.666 £; en 1935 à 65.167 cwts : valeur 161.700 € et en 1936 à 80.836 cwts valant 194.907 S.
- NECROLOGIE
- Sir Henry Sutcliffe Smith.
- On annonce la mort, à Cannes, de Sir Sutcliffe Smith, à l’âge de 74 ans ; il devait retournera Bradford quand il succomba à une attaque cardiaque.
- C’est une grande figure de l’industrie tinctoriale de Grande-Bretagne qui disparaît avec lui.
- Il avait occupé pendant 16 ans la Présidence de la Colour Users’ Association et avait joué un rôle très actif dans les divers comités institués pour organiser l’industrie des matières colorantes en Angleterre. Il fut également élu Président de la Chambre de Commerce de Bradford et mit sur pied l’organisation internationale de la laine et c’est à ce titre que le gouvernement de la République le fit Chevalier de la Légion d’Honneur.
- Il était Directeur de l’important établissement Edward Ripley qui devint par la suite la Bradford Dyers Association de Bradford.
- Robert E. Schmidt.
- Le Dr Robert Schmidt est décédé à Zurich où il s’était retiré après une brillante carrière, le 11 mars 1938, à l'âge de 73 ans.
- Originaire de Colmar (Haut-Rhin) il fit ses études à
- Zurich où il devint assistant de Wislicenus puis collabora avec Lunge. Il entra aux Farbenfabriken Bayer le 15 février 1887 et ne les quitta qu’après 54 ans d’un labeur considérable couronné de succès retentissants. Il enrichit la série des polyoxyanthraquinones par la découverte du procédé d’oxydation par l’oléum, et l’acidesulfuriqueet le bioxyde de manganèse ; ilobserva, alors, l’heureuse influence qu’exerce l'addition d’acide borique. Ces réactions ont permis d’obtenir de nouveaux colorants pour mordants de l’anthraquinone, comme les alizarine-cyanines et les Bordeaux d’aliza-rine ainsi qu’à de nombreux colorants acides.
- L’application de la sulfonation de l’anthraquinone en présence de mercure, qui oriente, comme on sait, le groupe sulfonique en a, amena Robert Schmidt à la préparation de nouvelles matières intermédiaires jusque-là d’un accès difficile, et à des colorants importants qui se sont étendus jusqu’aux colorants pour cuve.
- Les immenses services rendus ainsi à l’industrie et a la chimie des matières colorantes furent pleinement reconnus. Le D' Robert Schmidt était titulaire de la médaille Liebig du Verein deutscher Chemiker et de la médaille Perkin de la Society of Dyers and Colorists et avait été nommé Docteur h. c. de l’Université de Zurich.
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Acides halogénométhanesulfonique. — I. Q. Farbenin-dustrie. — D. R. P. 635.242, 14 novembre 1934,
- On traite les combinaisons mercuriques des acides sulfoniques du méthane, par les halogènes. Ainsi, le
- mercuribisdiiodométhanesulfonate de sodium est dissous dans l’eau et traité par de l’iode; il se précipite de l’iodure de mercure et il reste en solution le triiodo-méthanesulfonale de sodium.
- Dérivés des dihalogénohydrines. — Léon Lilienfeld. — D. R. P. 642.291, 2 juillet 1932.
- On lait réagir une solution alcoolique d’ammoniac
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS 209
- sur les halohydrines des polyalcools. Les produits obtenus doivent servir à la préparation de cosmétiques.
- Composés aliphatiques. — Léon Lilienfeld. — D.R.P.
- 642.708, 31 mars 1932.
- Ces composés renferment au moins un atome de soufre et un halogène et sont obtenus en faisant réagir les sulfures ou les sulfhydrates sur les composés halo-génés des alcools polyvalents.
- Chlorures d’alcoylènes. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 640.827, 6 avril 1933.
- Les gaz renfermant des carbures éthyléniques sont traités par le chlore en présence de catalyseurs formés par les chlorures des éléments des groupes 6 et 7 du système périodique.
- Carbures fluorés. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 641.878, 7 juin 1934.
- On fixe l’acide fluorhydrique sur l’acétylène en présence de catalyseurs comme l’oxyde de mercure.
- Aromatiques
- Acide amino-6-oxy-2-naphtalènecarboxylique-3. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 64 2.380, lojuillet 1935.
- Ce brevet correspond au B. F. 808.074 déjà décrit (voir R.G.M.C. 1938. p. 130).
- Produits résineux. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 642.886, lojuillet 1932.
- Il est connu que le phénol et les crésols se condensent avec l’acétylène en présence de sels de mercure; il se forme de l’acétaldéhyde comme terme intermédiaire, puis des produits résineux. On a trouvé que les réactions peuvent aussi s’effectuer en présence de sels de zinc ou d’autres métaux. Par exemple, dans un autoclave de 5 litres on introduit 1000 grs de phénol, 20 grs d’acétate de zinc. On chasse l’air par un courant d’azote, que l’on comprime à 5 atm. puis on introduit de l’acétylène jusque 10 atm. L’azote sert à éviter les explosions. On chauffe à 180°, la pression monte à 20-25 atm. quand la pression diminue on recomprime de l’acétylène et continue jusqu’à ce qu’on ait introduit 240 à 260 grs d’acétylène. On obtient une résine soluble dans les solvants organiques.
- Acide anthracènetricarbonique-1.5.9. — 7. G. Farbenin-dustrie. — D. R. P. 642.717, 18 octobre 1934.
- On traite l’éther bromo-9-anthracènedicarboxylique-1.5 (décrit dans Che/n. Soc. 1930, p. 1936) par le cyanure de cuivre ce qui permet de remplacer Br par CN, puis on hydrolyse le nitrile en carboxyle.
- Dérivés anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 643.082, lo février 1935.
- On fait réagir des composés méthyléniques, en pré
- sence d’agents de condensation basiques sur les dérivés anthraquinoniques ayant en a, B un azote ou un soufre dans un noyau iso ou hétérocyclique. Par exemple, la benzanthraquinone-1.2, le cyanure de benzyle et la potasse alcoolique sont chauffés à 50° jusqu’à solution complète, précipite le produit par IIC1 et cristallise dans le toluène, cristaux jaunes F. 258°.
- Purification des sulfochlorures. — Monsanto Chemical Co.
- — D. R. P. 640.650, 24 février 1933.
- On arrive à éliminer l’excès des acides sulfurique et chlorhydrique contenus dans les sulfochlorures en les traitant par CaO ou MgO. Le sulfochlorure fondu, par exemple, le toluène-p-sulfochlorure, est agité avec de la chaux pulvérisée, vers 700 et on essore les sels de calcium. On obtient ainsi des sulfochlorures exempts d’acides.
- Dérivés d’oxyarylaminophénanthrène. — I. G. Farbenin-dustrie. — D. R. P. 641.675, 26 août 1934.
- On applique la réaction de Bucherer aux dérivés hydroxylés ou aminés du phénanthrène que l’on condense avec les aminophénols en présence de sulfites. Ainsi, l'oxy-3-phénanthrène est chauffé avec du p-aminophénol et du bisulfite de sodium à l’autoclave à 160°. Le produit de la réaction se précipite; le p’-oxy-phénylphénanthrylamine est une poudre cristalline s’oxydant à l’air en solution alcaline.
- Amino-2-quinizarine. — 7. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 641.716, 24 mai 1935.
- Ce brevet est le correspondant du B. F. 806.703 déjà analysé (R.G.M.C., 1938, p. 10).
- Betabrométhylbenzène. — Usines chimiques Rhône-Poulenc. — D. R. P. 641.755, 10 août 1935.
- Quand 011 fait réagir BrH sur le styrolène à température ordinaire en milieu aqueux le Br se fixe en o et on obtient l'a-bromoéthylbenzène. On a trouvé que si on opère à température élevée dans un solvant organique il se fait le s-brométhylbenzène.
- Aminoanthrapyrimidines. — 7. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 642.001, 9 août 1933.
- On transforme les oxyanthrapyrimidines en dérivés aminés en les chauffant avec l’ammoniaque ou les amines. Les oxyanthrapyrimidines dont il s’agit sont préparées suivant le D.R.P. 628.231.
- Hystazarine. — 7. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 642.719, 9 décembre 1934.
- On prépare l'hystazarine par condensation de l’anhydride phtalique avec la pyrocatéchine en présence de chlorure d’aluminium et en cyclisant l’acide dioxy-benzophénonecarboxylique par l’acide sulfurique concentré.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- Chlorobenzène. — Chemische Fabrik von Ileyden. — D. R.P. 643.387, 19 février 1982.
- On sait que la chloruration du benzène en présence de catalyseurs n’est pas poussée à fond afin d’éviter la formation de dérivés polychlorés. On a aussi déjà chloré en phase gazeuse des carbures mélangés au chlore en les faisant passer sur un catalyseur.
- Dans le présent procédé, on fait arriver les vapeurs de benzine sortant d’une colonne à distiller, dans un réservoir où elles rencontrent du chlore et un catalyseur (fer). Les vapeurs condensées retournent à la partie inférieure et les vapeurs de benzine retournent au catalyseur.
- Composés azotés. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 643.2 21, 2i mars 1930.
- Les dérivés B-oxynaphtaléniques se condensent facilement avec les amines en présence de bisulfite (Bucherer) ; pour les dérivés z-oxynaphtaléniques, la réaction ne se produit quelquefois pas. On a trouvé que les composés bisulfitiques de ces dérivés o-hydroxy-lés peuvent être facilement condensés avec les sels d'amines.
- Par exemple, le composé obtenu en faisant bouillir la dioxynaphtaline-2.5 avec le bisulfite et dont la constitution est
- OH
- est chauffé à 120-130° avec du chlorhydrate d’aniline. Il se dégage S02 et de l’eau et on obtient le phényl-amino-5-oxy-2-naphtalène avec un rendement de 70 %.
- COLORANTS AZOIQUES
- Composés orthoaminoazoïques. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 643.058, 2 février 1933.
- On n’a pas pu transformer jusqu’ici les dérivés orthonitroazoïques en dérivés aminés car il se forme toujours l’azimide. On a pu réduire le composé de la formule
- II
- dans lesquels le noyau I peut être substitué et le noyau II possedant un ortho un substituant négatif. Ainsi, le dinitro-2.2‘-azobenzène est transformé en nitro-2-amino-2‘-azobenzène par ébullition en milieu alcoolique avec Na2S. Tous ces composés peuvent servir comme colorants ou comme intermédiaires.
- Composés orthoaminoazoïques. — I. G. Farbenindus-trie. — D. R. P. 643.059, 19 mai 1933.
- Les colorants obtenus avec les amines orthonitrées copulées sur des composants azoïques peuvent être réduits en orthoaminoazoïques par les sels ferreux en milieu alcalin.
- Par exemple, le colorant obtenu en copulant la diazo-nitro-2-amino-i-benzènesulfoniquc-4 avec le s-naphtol est réduit par FeSO- et l’ammoniaque. On obtient parce procédé des colorants o-aminoazoïques.
- Azoïques insolubles sur laine. — I. G. Farbenindustrie.
- D. R. P. 641.517, 17 septembre 1933.
- On a déjà décrit des procédés pour produire sur laine des azoïques insolubles en imprégnant avec une solution alcaline d’anilides oxynaphtoïques puis développant dans une solution d’un diazoïque. Ces procédés nécessitent des traitements longs qui ne permettent pas une marche continue. On a trouvé qu’il est possible d’imprégner la marchandise pendant au plus 3 minutes dans la solution alcaline, exprimer et, sans séchage préalable, de développer dans le diazoïque. Ce développement peut être ensuite complété par un passage dans un bain faiblement alcalin. Les résultats sont améliorés par un traitement préliminaire de la laine avec un colloïde protecteur et aussi par un chlorage. Le brevet indique plusieurs formules.
- Exemple. La mousseline chlorée passe dans un foulard a 3 rouleaux dans une solution d’imprégnation, exprimée à 90 % puis, sans séchage, elle passe soit dans un foulard ou un jigger dans la solution de développement; elle est exprimée et passe dans un jigger contenant une solution à 60-70°, renfermant 1 cc d ammoniaque à 25 % et 0,5 gr. d’oléylméthyltaurine par litre. On lave et passe en bain d’acide sulfurique bouillant a 2 %, lave et sèche. Voici la composition des bains.
- Imprégnation. 5 grs d’anilide oxynaphtoïque sont dissous dans 10 cc alcool dénaturé, 2,5 cc soude à 34 Be, 5 cc eau et on l’ajoute à une solution de 8 cc. liqueur sulfitique de cellulose, 4 grs d’oléylméthyl-taurine, 4 cc d anilide oléique sulfonée, 10 cc soude à 34° Bé et i litre eau à 30°.
- Développement. 5 grs de chlorure de méthoxy-4’-di-phénylaminediazonium-4 sont ajoutés à 2,5 cc d’acide acétique et 5 grs d’une solution à 30 % du produit de la réaction de l’oxyde d’éthylène sur l’alcool octodé-cylique dans i litre d eau. On obtient ainsi un bleu.
- Colorants azoïques. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. D. R. P. 641.769, 7 décembre 1934.
- On sait que les nilrosamines sont converties en nitramines par les oxydants et ces nitramines peuvent servir a préparer des colorants azoïques insolubles. On a trouvé que les nitramines dérivées de l’a-naphtyl-amine dont la position para est libre, copulent avec les diazoïques qui ne sont pas décomposés par les alcalis.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
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- Ainsi l’o-phénélidine est diazotée, le diazo rendu alcalin par le carbonate de sodium et amené en contact avec le sel de sodium du nitroamino-i-naphtalène ; le colorant se précipite, on peut le transformer en acide libre. Des composés de ce genre peuvent servir à obtenir des azoïques insolubles.
- Disazoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P.
- 643.321, 7 avril ig35.
- On combine un diazoïque ne renfermant pas de groupe phénolique avec un dérivé aminoaroylé de l’acide J, rediazote et combine finalement avec un acide orthooxybenzoïque. Par exemple, le diazobenzène est combiné à l’acide amino-benzoylamino J en milieu alcalin, le colorant est rediazoté et combiné avec l’acide salicylique. Le colorant teint le coton en rouge jaunâtre rongeable.
- Disazoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 643.322, 21 juin ig35.
- Les produits de condensation des cétones avec les amines orthométhylées ou non, sont tétrazotés et copulés avec des acides oxynaphtalinesulfoniques. Par exemple, le diamino-4-4’-diphénylcyclohexane est té-trazoté et combiné avec 1 mol. d’acide G et 1 mol. d’acide N.W. Le colorant teint la laine en écarlate solide à la lumière.
- Trisazoïques. — Imperial Chemical Industries. — D. R. P. 644-536, 12 juillet ig35.
- Ce sont des colorants pour cuir, bruns, obtenus en combinant en milieu alcalin 1 mol. de résorcine avec I mol. de diazoïque obtenu avec le mélange des acides aminosalicyliques de diazoïque de l’acide orthoamino-chlorobenzènesulfonique et de diazoparanitraniline.
- AZOÏQUES MÉTALLIFÈRES
- Azoïques chromifères. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 641.724, 28 septembre ig33.
- Les colorants de la formule
- N
- SO3H
- A OH 'C00H II II ) X AlcOOC-C — C—N=N—Ç
- peuvent être convertis en complexes chromiques. On les obtient en copulant un acide aminocarboxylique diazoté avec la (sulfophényl)-i-pyrazolonecarboxylique éthérifié. On les chauffe ensuite avec le chlorure ou le fluorure de chrome ou le formiate de chrome.
- Polyazoïques cuivriques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 643.323, 18 avril ig34,
- Un composé susceptible de se combiner trois fois avec les diazoïques, comme les métaaminophénols, ou métadioxyphénols sont copulés d’une part avec 1 mol. d’un acide aminodiphénylaminosulfonique et 2 mol. d’un diazoïque et transformés en dérivé cuprique. Par exemple, on copule le diazonitroaminodiphénylaminc-sulfonique avec le m-aminophénol ; le trisazoïque est chauffé avec du sulfate de cuivre. Le colorant teint le cuir en brun.
- AZOÏQUES INSOLUBLES
- Azoïques insolubles. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 642.3o4, 15 novembre ig34.
- On produit la copulation, sur la fibre, des diazoïques d’amino-i-oxy-y-arylazo-S-naphtalènes ou leurs dérivés de substitution avec les amides B-cétoniques ou les amides d’acides o-oxycarboxyliques copulant en ortho de l’hydroxyle. Exemple. 5o grs de filés de coton sont imprégnés durant 1/2 heure avec une solution contenant 5 grs de (oxy-a’-naphtalènecarboylamino-S)-i-méthoxy-2-chloro-4-benzène, 8 cc soude à 38° Bé, puis après avoir exprimé on développe pendant 1/2 heure dans une solution de 2,65 grs de phénylazo-8-amino-i-oxy-y-naphtalène diazoté, 1,5 cc acide acétique, 3o grs de sel par litre. On rince et savonne et obtient un brun foncé dont la constitution vraisemblable est
- OC H3
- A.CMP >--(
- i ; <->
- 7 1 OH CO—AH
- Le brevet donne un grand nombre d’autres exemples.
- Azoïques insolubles. — /. G. Farbenindustrie. — D. R.
- P. 644-535, g décembre ig33.
- On combine les arylamides de l’acide tétrahydro-5. 6.7.8-oxy-2-naphlalènecarbonique-3 avec les composés diazoïques soit en présence d’un substratum soit sur la fibre. Les nuances ainsi obtenues sont surtout des bruns jaunes ou des bruns rouges.
- Colorants pour teindre les composés plastiques. — J. G.
- Farbenindustrie. — D. R. P. 644.53g, 8 mai ig34, addition au D. R. P. 602.064.
- Le brevet principal (voir K.G.M.C., ig35, p. 183) utilise comme colorants les azoïques dérivés d’acides orthocarboxyliques substitués. On utilise ici des amides d’acides aminocarboxyliques substitués dans le groupe A 112 par des alcoyles qui sont copulés avec des diazoïques
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- renfermant également le groupe CONR1R2. Ce sont des rouges teignant le caoutchouc.
- COLORANTS POUR RAYONNE ACÉTATE
- Colorants azoïques. — I. G. Farbeninduslrie. — D. R. P. 640.404, 23 mars 1934.
- On combine les diazoïques d’amines ne contenant pas de groupes solubilisants avec des nitriles de la formule
- >N—R—CN Y/
- où R est un composé méthylénique, X un atome d’hydrogène ou un alcoyle, oxyalcoyle, Y un aryle. Comme tels, on comprend le nitrile phénylaminoacé-tique, le nitrile a-phénylamino, a-phénylacétique, etc. Ces colorants teignent les éthers cellulosiques ainsi que les vernis préparés avec ces éthers. Par exemple la diazo-p-nilraniline est combinée avec le p-phényl-aminopropionitrile; le colorant teint la rayonne acétate en orangé intense. La combinaison de la chloro-p-nitraniline diazotée avec la p-(N-éthylphénylamino)-propionitrile teint la rayonne en rouge écarlate ainsi que les vernis.
- Colorants azoïques. — 7. G. Farbeninduslrie. — D. R. P.
- 640.521, 14 mars ig35.
- Le D.R.P. 626.igi décrit des colorants solides à la lumière obtenus en combinant la diazo-p-nitraniline-dichlorée avec les dioxyalcoylamino-i-méthyl-3-ben-zènes. On a trouvé que ces derniers peuvent être remplacés par les dérivés 3-halogénés et fournissent également des colorants pour acétate, solides à la lumière.
- Teinture de l’acétylcellulose. — E. I. du Pont de Nemours.
- — D.R.P. 641.277, ig décembre ig33.
- On teint la rayonne acétate avec une dispersion de nitro-i-acridone.
- Monoazoïques. — /. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 641.56g, 2I octobre ig34.
- Ces azoïques, qui teignent l’acétylcellulose, résultent de la copulation de diazoïques avec les létrahydro-dioxy-3.6’-benzoquinoléine-7.8-i’.2’ de constitution
- CH2
- HN^^HOH
- Ces colorants teignent en nuances bleues ou vertes très claires.
- Impression de l’acétylcellulose. — Société pour / Industrie Chimique à Bâle. — D.R.P. 641.622, 3o août ig3a.
- Les colorants pyrazoloniques non sulfonés teignent l’acétylcellulose; si on essaye de les imprimer on constate qu’ils se subliment. On a trouvé que les colorants monosulfonés résultant de la copulation de monoamines diazotées sur des pyrazolones de l’éther acétylacétique donnent en impression sur rayonne acétate des nuances vives et solides sans se sublimer au vaporisage.
- Colorants azoïques. — 7. G. Farbeninduslrie. — D.R.P.
- 643.081, 14 mars ig35.
- Dans le D.R.P. 640.521 (voir plus haut) on a décrit des colorants pour rayonne acétate obtenus en combinant les diazoïques de dichloronitraniline avec les dioxyalcoylamino-i-halogéno-3-benzènes. Ce sont des colorants de bonne solidité. Le D.R.P. 642.766 décrit la copulation de la diazo-p-nilraniline avec les dioxy-alcoylamino-1-halogéno-3-benzènes. On remplace maintenant la diazo-p-nilraniline par celui de l’amino-i-halogéno-2-nitro-4-benzène ; on obtient des rouges violacés solides à la lumière.
- Monoazoïques. — 7. G. Farbeninduslrie. — D. R. P.
- 642.558, 24 novembre ig34, addition au D. R. P. 641.56g.
- Modification au brevet 64i.56g (voir plus haut) consistant à utiliser à la place des dérivés dihydroxylés indiqués, la létrahydrooxy-6-benzoquinoléine-7.8.1’-2’. Les colorants teignent la rayonne acétate en bleu rongeable.
- Azoïques. — 7. G. Farbeninduslrie. — D. R. P. 642.765, 14 mars ig35.
- Dans le D.R,P. 640.521 (voir plus haut) on a décrit des colorants pour éthers cellulosiques, obtenus en combinant les diazoïques de dihalogéno-2.5-nitro-4-anilines avec les dioxyalcoylamino-i-halogéno-3-benzènes. On a trouvé qu’on peut aussi combiner avec ces composants le diazoparanitraniline. On obtient des écarlates solides à la lumière.
- Dioxyalcoylamino-1.4-anthraquinones. — 7. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 644.584, 21 avril ig35.
- On traite les anthraquinones substituées en 1 par un groupe alcoylaminé et en 4 par OH, NO2, NH2, par 2 molécules d’oxyalcoylamines jusqu’à ce que les deux groupes 1 et 4 soient remplacés par les restes oxy-alcoyles. Ce sont des colorants bleus pour rayonne acétate et pour vernis.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- CO
- Ce
- COLORANTS POUR CUVE
- Anthracéniques
- N-N’-dialcoyldipyrazolanthronylènes. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — D. R. P. 640.593, 14 mars 1935.
- On introduit dans les dipyrazolanthronyle des groupements alcoyloxy et on fait réagir sur ces composés les agents de condensation.
- Par exemple, on suspend le dipyrazolanthronyle dans le nitrobenzène et on le chauffe avec l’éther p-toluènesulfonyle du monométhyléther du glycol. Le colorant forme une cuve bleu-vert teignant le coton en rouge.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D. R.
- P. 643.083, 29 mars 1935.
- On fait réagir des amines cycliques contenant au moins un atome d’hydrogène à l'azote avec des Pz-dihalogéno-5.6-pyrazino-1.2-anthraquinones. Ce sont des colorants pour cuve de diverses nuances.
- Dérivés bromés anthraquinoniques. — Société pour l'industrie chimique à Bâle. — D. R. P. 641.399, 22 juillet 1934.
- L’introduction de Br dans les colorants pour cuve modifie leur affinité et leur nuance. La bromuration se fait au sein de solvants organiques ou minéraux en présence ou non de catalyseurs. On a trouvé que l'action du brome en milieu nitrobenzénique, en présence de chlorure de zinc donne des produits différents, c’est-à-dire qu’on peut obtenir des colorants de nuance cherchée, avec une quantité de brome inférieure. Kinsi l’isodibenzanthrone donne avec Br des colorants de plus en plus bleus; en opérant comme il est dit on arrive à des bleus avec une proportion de brome notablement plus faible.
- Colorants anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 642.339, 16 mars 1935.
- On fait réagir des amines cycliques contenant un groupe capable de donner une cuve, avec les dérivés anthraquinoniques ayant en oB un groupe thiazolique. Ce sont des colorants pour cuve teignant en nuances orangées à brunes.
- Colorants anthraquinoniques. — Société pour l'industrie chimique à Bâle. — D. R. P. 642.589, 25 juin 1935.
- On prépare les dérivés tribenzoylés des triamino-r. 4.5-oxy-8-anthraquinones par benzoylation des tri-amines. Ces colorants peuvent être convertis en éthers sulfuriques de leurs leucodérivés.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 642.65o, 21 décembre 1934.
- Les dérivés du pérylène ayant au moins une position péri libre dans chaque noyau naphtalénique sont condensés avec les anhydrides d’acides o-dicarboxyliques et AIC13. Ce sont des colorants bruns.
- Colorants anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 643.324, 19 avril 1935.
- Les anthrapyridones possédant en position 4.
- O II
- OHN( I
- II !
- II 0
- un groupe labile ou un groupe aminé sont condensées respectivement avec des amines ou avec des composés ayant un groupe mobile. Par exemple, la 4-chloro-a nthraqui nonepyri done est condensée avec la benzid i ne ; le colorant forme une cuve rouge teignant le coton en bleu-vert.
- Polyoxydibenzanthrones. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 643.608, 11 juillet 1935.
- Le B. F. 809.384 correspondant a été analysé ici (R.G.M.C., avril 1938, p. 134).
- Colorant anthraquinonique. — Imperial Chemical Industries. — D. R. P. 643.559, 2 7 octobre 1935.
- Ce colorant possède la constitution
- (
- O
- On le prépare au départ du carbazol de l’amino-i-dibenzoylamino-4-dianthrimide qui est chauffé dans le nitrobenzène avec le chlorure de l’acide anthra-
- 4
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- 214
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- thiazol-1.9-carbonique-2. Le dérivé carbazolique lui-même s’obtient en chauffant l’Olive Calédone R avec l’acide sulfurique concentré. Le colorant de la formule précédente teint le coton en vert olive.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 644.583, 28 octobre 1935,
- Les éthers alcoylés des dioxyisodibenzanthrones sont traités par les halogènes comme le brome par exemple. Ce sont des colorants bleus.
- COLORANTS ANTHRACÉNIQUES ACIDES
- Colorants anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 635.464, 15 septembre 1934.
- On fait réagir les lrihalogénoanilines-3.4.5. sur l’acide amino-1-halogéno-4-anthraquinoniquesulfo-nique. Ce sont des colorants acides pour laine, teignant en bleu.
- Colorants anthraquinoniques. — Impérial Chemical In-dustries. — D. R. P. G43.164, 15 novembre 1935, addition au D.R.P. 642.726.
- Le brevet principal décrit la condensation d'halogé-no-I-anthraquinones qui possèdent en 4 un groupe NH2, NHCH5 ou OH avec une amine aromatique ayant une substitution, dans le noyau, d’une chaîne à 4-y atomes de carbone. Si les produits ne renferment pas de groupe sulfo, on soumet le colorant à la sulfonation. Par exemple on condense le p-nitrophénol avec le bromure de dodécyle et réduit, puis fait réagir la dodécyloxyaniline sur la dibromo-1.3-amino-4-anthraquinone en présence d’acétate de potassium et de cuivre dans la pyridine. La bromo-2-amino-i-dodé-cyloxyanilinoanthraquinone est ensuite chauffée avec du sulfite de soude en solution et du phénol. L’acide sulfonique ainsi obtenu teint la laine en bleu très solide au lavage, au foulon et à la lumière.
- Colorants anthraquinoniques. — /. G. Farbenindustrie.
- D. R. P. 642.695, 16 mars 1935.
- On condense l’acide amino-1-bromo-4-anthraqui-nonesulfonique-2 avec les amides d’acides aminocar-boxyliques comme, par exemple, l'aminobenzènedi-méthyldicarbonediamide-3.5. C’est un colorant teignant la laine en bleu violacé.
- Colorants anthraquinoniques. — Impérial Chemical Industries. — I). R. P. 642.726, 3o octobre 1935.
- On fait réagir une halogéno-i-aminométhylamino-4 ou oxy-4-anthraquinone avec une aniline portant sur le noyau benzénique un alcoyle de 4 à 7 atomes de carbone, et sulfonant. Par exemple la dibromo-1.3-amino-4-anthraquinone, est chauffée au sein de pyridine avec l'amino-4-butylbenzène et de l’acétate de
- potassium. La bromo-2-amino-T-butylphénylaminan-thraquinone est ensuite chauffée avec du sulfite de sodium. Le colorant teint la laine en bleu.
- Colorants anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie.
- — T). R. P. 644.408, 22 septembre 1935.
- On condense 2 molécules d’un acide amino-I-halo-géno-4-anthraquinonesulfonique-2 avec 1 molécule d’un diaminodiphénylméthane en milieu hydroalcoolique. Ce sont des colorants acides feignant la laine en bleu-vert.
- DIVERS
- Colorants du triphénylméthane. — I. G. Farbenindustrie.
- - D. R. P. 635.465, 28 novembre 1934.
- Les indoles substitués en 1.2 renfermant en 3 un reste p-chloro ou p-alcoylbenzoylé sont condensés avec les amines secondaires ou tertiaires, puis on remplace les substitutions en para par le reste d’amines en les traitant par les amines primaires. Ainsi la méthyl-i-phényl-2-p-chlorobenzoylindol-3, condensé avecl'éthyl-benzyl-m-toluidine et POC13 donne un colorant vert qui est sulfoné puis chauffé avec la p-phénétidine. C’est un colorant teignant la laine en bleu rougeâtre.
- Pâtes de colorants sulfurés. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 641.039, 24 janvier 1933,
- Jusqu’ici, les pâtes commerciales de colorants sulfurés contiennent ceux-ci sous la forme réduite et s’obtiennent par dessication du colorant réduit contenant les drogues nécessaires à la teinture. Comme ces colorants sont sensibles à l’action des alcalis ces pâtes perdent de leur concentration et même il peut se pro-duire une altération de la nuance. On a trouvé que ces inconvénients peuvent être écartés si on mélange les colorants sulfurés avec des sulfures ou des sulfhydrates alcalins et qu’on sèche de manière à obtenir une pâle ayant une certaine hygroscopicité. On peut réaliser ceci par addition de sels tels que le formiate, le sulfo-cyanure de sodium, la glycérine etc. Par exemple, 10 parties d'Indone immédiate R sont mélangées avec ii parties de sulfhydrale de sodium, 5 parties de sulfure de sodium, 2,5 parties du sel anhydre du produit de sulfuration du phénol et 1 partie de glycérine.
- Pâtes de colorants sulfurés. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 641.278, 26 octobre 1933, addition au I). R. P. 641.039 ('précédent).
- Le procédé du brevet précédent peut aussi être applique aux colorants bruts venant de la fabrication. Le produit venant de la sulfuration d’un mélange de mélaphénylène et métatoluylènediamine est traité par la soude et la solution est évaporée ; le produit est suffisamment hygroscopique et moulu avec Na?S dans le rapport de 10:8 il donne une préparation stable.
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- RÉSULTATS INDUSTRIELS
- 215
- RESULTATS
- Etranger.
- Altied Chemical and Dye Co.
- Après défalcation des taxes et amortissements, le bénéfice pour l’année 1937 s’est élevé à 24.770.845 $ contre 25.323.834 l’année précédente.
- Eastman Kodak Co.
- Pourl'année 1937, le bénéfice s'est éle vé à 2 2,347.345S; c’est le chiffre le plus élevé dans l’histoire de la Compagnie. En 1936, le bénéfice s’était chiffré par
- INDUSTRIELS
- 18.906.371 S. En 1937, les ventes ont représenté 136.114.878 $ contre 119.800.209 $ en 1936.
- Société pour l'Industrie Chimique à Bâle.
- Le bénéfice, pour l’année 1937, s’est monté à 5.183.509 fr. contre 4.610.166 en 1936.
- TVestvaco Chlorine Products Co.
- Le bénéfice pour 1937 s’est élevé à 784.743 $; pour 1936 il avait été de 626.009 $.
- TEINTURE - IMPRESSION
- DOMMAGES ACCIDENTELS QUE PEUVENT SUBIR LES TISSUS
- par “ TECHNOS"
- Quand on considère les nombreuses modifications que doivent subir les fibres textiles et les multiples procédés, à l’aide desquels ces transformations sont réalisées, par l’industrie, on comprend aisément que le résultat final ne soit pas toujours obtenu sous sa forme rigoureusement parfaite. Beaucoup d’événements fâcheux peuvent intervenir dans la métamorphose que subit la fibre recueillie sur le cotonnier, sur le dos du mouton ou dans le cocon du ver à soie, pour l’amener à présenter les aspects si divers et si remarquables que nous offrent les tissus teints, imprimés, apprêtés, brochés. Si l’on ajoute à cela que de nouveaux effets sont maintenant obtenus par l’utilisation de mélanges dans lesquels on fait entrer des fibres artificielles, dont les matières premières sont d’origine végétale ou animale dont la fragilité est en général plus grande, on se rend compte que les difficultés ne s’en trouvent pas atténuées, bien au contraire.
- Les accidents peuvent, naturellement, se produire dans chacun des stades de la fabrication : lissage, blanchiment, teinture, apprêtage, finissage et, dans chacune de ces transformations, il peut y avoir des détériorations dont l’origine est purement mécanique ou seulement de nature chimique ou, enfin, les deux causes peuvent superposer leurs effets. Nous laisserons de côté les questions relatives à la filature et au lissage pour ne considérer que les autres. Mais, puisque les moyens utilisés pour le blanchiment, la teinture et l’apprêtage sont essentiellement différents suivant la nature de la fibre traitée, il convient, de toute évi-dence, d’examiner séparément ce qui concerne chaque
- fibre soit seule, soit a l’état de mélanges.
- Dans le cas du colon, on a déjà souvent insisté sur les dommages qui peuvent résulter lors du blanchiment, soit dans le débouillissage, soit dans le chlorage, lors du mercerisage, dans la teinture et l’apprêtage. Nous rappellerons que pour le blanchiment du cotou les accidents peuvent survenir s’il reste des poches d’air dans les tissus empilés dans les chaudières dans lesquelles se fait le débouillissage alcalin sous pression. Cependant, celle cause doit être considérée comme beaucoup moins fréquente qu’on le croit généralement (voir J. Dumas, R.G.M.C. 1936, p. 429 et Hall, Amer. Dyestaffs Reporter 1936, p. 388). Ce sont plutôt les incidences du chlorage qui peuvent exercer une influence fâcheuse comme par exemple la présence fortuite de métaux ou de sels métalliques, dont l’action catalytique est néfaste. Mais l’action des acides exerce aussi, comme on sait, un effet nuisible sur la cellulose lorsque, pour une raison quelconque cet acide se concentre par évaporation, par exemple. 11 se forme alors de l’hydrocellulose dont les réactions sont, en général, à peu près identiques à celles que présente l’oxycellulose.
- La rechercheet la caractérisation de l’oxycellulose ont fait l’objet d’un grand nombre de recherches pour lesquelles nous renvoyons à l’article de Haller et Lorenz, qui a été reproduit ici (R.G.M.C. 1934, p. 112) ainsi que celui de Thomas (voir R.G.M.C. 1933, p. 263). La recherche des altérations des marchandises de bonneterie lors du blanchiment, aussi bien d’ailleurs que dans le blanchiment de la cellulose destinée à la fabrication de la rayonne, se fait par la détermination de
- la viscosité des dissolutions de la cellulose dans l’oxyde
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- 216 DOMMAGES ACCIDENTELS QUE PEUVENT SUBIR LES TISSUS
- de cuivre ammoniacal. Mais, à la suite des nombreuses discussions qui ont eu lieu sur ces sujets, il est bon de rappeler que l’ancienne réaction de Witz à l'iodure mercuropotassique semble être d’un secours très utile (Voir J. Dumas, R.G.M.C. 1937, p. 38r).
- Les défauts occasionnés lors du mercerisage sont un sujet qui a été souvent traité et c’est précisément ce qui montre tout l’intérêt qui s’y attache par suite de la fréquence et de la diversité des accidents. En particulier M. le Chanoine Pinte a exécuté au Laboratoire de la Chambre de Commerce de Roubaix des recherches très complètes sur celle question et il les a exposées au Congrès de l'A.C.I.T. de 1935 à Bruxelles (voir R. G. M.C. 1935, p. 472).
- Lorsque les tissus ou les fils sont mercerisés, la teinture fait souvent apparaître les défauts en les traduisant par des barrures ou des inégalités. Il s’agit alors de savoir à quel stade de la fabrication les défauts ont été occasionnés et ce problème n’est pas toujours facilement résolu. On a indiqué déjà comment 011 peut essayer d’y parvenir : voir notamment Hill (J. Textile Inslilule 1932, p. 124 P, R.G.M.C. 1932, p. 43o).
- Mais il arrive aussi que les accidents apparaissent même quand le tissu mercerisé est seulement apprêté, sans avoir été teint ; il est du plus haut intérêt pour le technicien de fournir le plus rapidement possible un diagnostic certain de leur origine. Ainsi, on constate quelquefois dans un tissu mercerisé la présence de trous plus ou moins nombreux, et importants; la question de leur formation se pose alors au technicien responsable. Il s’agit de déterminer si ces défauts ont pris naissance avant ou après le mercerisage. L’examen des fibres qui limitent ces trous ou ces déchirures permet le plus souvent de conclure. Si les extrémités des fibres brisées restent duveteuses ou chiffonnées, c’est l’indication d’une rupture provoquée après mercerisage. Au contraire, si aux bords des trous les extrémités des fibres apparaissent agglomérées ou compactes, c’est que les défauts préexistaient dans le tissu avant son mercerisage; celui-ci ayant ainsi produit son action sur les fils déjà brisés.
- Si cet examen a montré que les déchirures ont été produites après mercerisage, leur régularité, si elle existe, permettra de conclure que les trous proviennent des rouleaux des machines à laver; la distance qui les sépare peut correspondre à la circonférence d’un des rouleaux laveurs, ou même d’un rouleau sécheur. Comme, dans cette dernière éventualité, les cylindres ont un très grand diamètre, l’écartement des déchirures devient un indice assez certain. Si, cependant, on ne constate aucune périodicité, mais une distribution irrégulière des trous, il faut songer à l’action de gouttes de réactifs chimiques comme l’acide sulfurique, ou un autre acide. Dans ce cas la cellulose a été altérée à l’entour des trous et ses caractères tinctoriaux s’en trouvent modifiés; ceci peut s’observer en teignant avec un colorant direct approprié (le Bleu pur Diamine EF par exemple).
- Souvent, ces réactifs, acides, ou même le chlorure de chaux concentré, provoquent seulement des éraillures
- dans les tissus par suite de l’affaiblissement de la fibre. On pourra essayer si ces parties présentent une réaction en y pressant un papier tournesol par l’intermédiaire d’une lame de verre. L’échantillon de tissu peut alors être débouilli dans l’eau, et on peut rechercher la présence d’oxy ou d’hydrocellulose, aux endroits endommagés. Pour cela, on immerge l’échantillon dans une solution bouillante contenant du nitrate d’argent, de la soude caustique et de l'hyposulfite de sodium. (Réactif de Harrison, Textile Mercury 1937, p. i63). Si les bords des parties attaquées brunissent, c’est un indice d’une altération produite par un réactif chimique.
- Si, au contraire, il est prouvé que l’accident s’est produit avant mercerisage, l’enquête doit s’attacher à déterminer si les trous existaient déjà dans le tissu primitif. Sinon ils ont pu être produits par la friction sur les tendeurs qui précèdent le foulard.
- L’emploi de plus en plus fréquent des tissus mélangés, contenant à la fois du colon et de la rayonne permet souvent de constater des accidents lors du lavage ou de l’apprêtage. Ainsi un tissu chaîne coton, trame viscose peut présenter, après blanchiment, d’innombrables petits trous irrégulièrement distribués. L’examen à la loupe montre la chaîne inaltérée tandis que c’est la trame de viscose qui se trouve brisée en divers endroits. Cet accident se produit lors du blanchiment du tissu en boyau. En effet, sous celle forme, le tissu mouillé contient de l’air qui y reste emprisonné et ces poches d’air se trouvent comprimées dans les squeezers ou les rouleaux des clapots; de temps en temps ces poches d’air comprimé provoquent l’éclatement des fibres de rayonne qui sont fragiles quand elles sont mouillées. Cette fragilité peut également être une cause de rupture par simple compression de la fibre de chaîne de colon qui produit un véritable cisaillement.
- Avant de quitter le domaine du colon, il faut signaler les nombreux cas d'attaque qui ont été constatés sur le coton teint avec certains colorants pour cuve, et exposé à la lumière. On sait aujourd’hui que de tels affaiblissements sont provoqués par un certain nombre de colorants jaunes ou orangés, et ces cas ont fait l’objet de nombreuses recherches. Celles-ci ont abouti à faire, parmi les colorants pour cuve possédant ces nuances, une sélection de manière à en écarter certains, reconnus comme particulièrement nocifs. Nous rappellerons seulement que cette importante question a été plusieurs fois traitée ici. (Voir R.G.M.C. 1934, p. 217 et 1935, p. 289).
- Enfin, signalons que le Textile 1/istilute s’est préoccupé, il y a déjà longtemps, de trouver des indices permettant de prévoir le plus ou moins de résistance à l’usage, des tissus de lin blanchis ÇR.G.M.C. 1932, p. 384).
- Nous examinerons, dans la suite, les cas des tissus de laine qui peuvent subir des dommages dans les différentes opérations de leurs traitements.
- (à suivre)
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- TEINTURE
- Quelques recherches sur le noir au campêche sur soie.
- — F. WEBER. — Melliand Textilberichle, juin 1937, p. 448-450.
- La teinture en noir sur soie est, dans presque tous les cas, combinée avec une charge. Exceptionnellement, dans la teinture en noir de couleurs chargées, ou dans la production de noirs sur soie décreusée en vue de rongeages, on teint suivant les méthodes normales.
- Le noir chargé s’obtient de façon variée, au moyen de substances minérales et végétales. Souvent on combine la charge à l’étain avec la teinture en noir.
- Dans la charge au cachou, on commence par donner à la soie une charge préliminaire au chlorure d’étain et au phosphate, puis l’on traite en bains de cachou et l’on rabat la teinture par addition de sulfate de fer ou de cuivre. On donne le ton final avec de l’extrait de campêche et des colorants basiques. Les taux de charge réalisables, abstraction faite de la charge à l’étain, sont faibles, le traitement est long et cher.
- Dans la charge au ferrocyanure de fer, ou au mordant de fer, charge et teinture sont produites en traitant la soie décreusée par des solutions de sulfate de fer basique ou de pyrolignile ou de nitrate de fer, en suite de quoi les combinaisons de fer déposées dans la fibre de soie sont fixées par hydrolyse (bouillissage). On s’efforce de fixer dans la fibre la plus grande quantité d'hydroxyde de fer en répétant trois fois le traitement, ensuite on savonne et, pour obtenir des tons fortement bleutés, on produit du bleu de Prusse dans la fibre avec des solutions de ferrocyanure de potassium. Finalement on traite en cachou et on termine la teinture avec du campêche et des colorants artificiels. Ici aussi le taux de charge est faible et le travail pénible. La fibre souffre des nombreux traitements.
- On obtient le noir monopole en chargeant d’abord la fibre avec du phosphate d’étain, puis en la traitant par des bains de cachou, et finalement en la teignant en campêche avec nuançages en colorants basiques. Avec une charge préliminaire suffisante, on obtient des teintures nourries et une charge minérale importante (étain) qui agit défavorablement sur la résistance de la soie.
- Actuellement, la teinture en noir sur soie s’obtient à la façon du noir Monopole nouveau, en particulier pour la pièce. Depuis longtemps on pouvait teindre et charger avec les extraits de campêche. Heermann a montré, le premier, que les extraits peu oxydés, contenant beaucoup d’hémaloxyline ont un pouvoir chargeant, et que les extraits oxydés, contenant surtout de l’hématéine sont doués plutôt de pouvoir tinctorial. Les nouveaux procédés de noir au campêche sont institués sur celle connaissance. La soie décreusée subit une charge préliminaire variable au chlorure
- d’étain-phosphate, de la même façon que pour les couleurs chargées, cependant sans passage en silicate. On supprime le traitement en cachou qui diminue le pouvoir d’absorption de la soie pour le campêche, et on arrive à des taux de charge élevés en employant des extraits de campêche non oxydés, qui donnent au tissu un beau lustre et un toucher plein. La fixité de la fibre de soie ainsi chargée est très bonne. En outre les noirs sont pleins et fleuris comme on n’en avait encore pas obtenus.
- La teinture en noir uniquement au campêche, malgré la formation de laque d’étain, a une tonalité fortement rougeâtre que l’on fait disparaître par remontage en colorants basiques (jaune et bleu). Mais la quantité de ces colorants étant relativement grande, donne lieu à des inconvénients (dégorgement au frottement). On ajoute environ 4 % de bois jaune au bain de teinture (du poids du tissu) pour rabattre le ton. En outre, on a trouvé qu’un traitement subséquent en acide nitreux approfondit encore le noir. On arrive ainsi à diminuer beaucoup les quantités de colorants basiques qui ne se montent plus qu’à 4-5 % du poids du tissu. La plupart du temps on utilise des combinaisons de bleus et de verts :
- Bleu thionine ou Bleu méthylène BG extra, ainsi que Vert méthylène.
- Il importe de savoir que l’action chargeante de l’extrait de bois de campêche ne se produit que dans les bains de teinture contenant des composés alcalins facilement dissociables. Le campêche ne monte que sur la fibre lorsque se trouvent en présence des corps facilement hydrolysables, comme le savon, les phosphates ou le silicate. Le plus souvent on ajoute du savon au bain de teinture, en particulier du savon de grès. Le silicate convient moins car il durcit et attaque la fibre. Le phosphate (sous forme de vieux bains de phosphate) est employé en Amérique. Mais, sans aucun doute, c’est le savon qui donne à la soie le meilleur toucher et qui la protège le mieux. On a affaire généralement à des tissus lourds très délicats, que pour ménager on est obligé de traiter sur champagne et ce mode de teinture conduit facilement à des inégalités de nuance, car le mouvement des pièces dans le bain est réduit au minimum. 11 faut donc faciliter au mieux toutes les conditions d’unisson.
- Une méthode de travail qui a fait ses preuves dans la pratique est la suivante : les pièces rincées à fond après le dernier phosphatage, sont reprises par un bain (rapport de volume 1:100) contenant la quantité jugée nécessaire d’extrait de campêche non oxydé, dissous avec de l’eau douce et chaude et addition d’un peu d’ammoniaque (environ 1 lit. 5 NH-OH 25 %) et ajouté au bain à travers un tamis. Le bain contient du savon de grès et les pièces y sont abandonnées pendant 1/2 heure à 70-80° C. Elles sont montées en pointons ou sur champagne. On donne ensuite un traitement en bain d’extrait de campêche oxydé, contenant égale-
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- ment du savon de grès et additionné de 2 % d’extrait de bois jaune, ainsi que de 4 % environ de colorant basique (du poids du tissu). La durée du traitement est de 3o minutes, on rince ensuite, on passe rapide-ment en bain ammoniacal (environ 4 lit. ammoniaque pour 2000 lit.) à 70° C; on rince à nouveau, puis on nitre. Le traitement en nitrite se fait habituellement au large, pendant 20 à 25 minutes en bain froid, contenant, pour 2600 litres d’eau, 3 kilos de nitrite de sodium et 8 kilos d’acide chlorhydrique, ensuite on rince à fond et on avive avec de l’huile pour avivage, avec addition d’acide organique, et éventuellement, de petites quantités de colorant basique pour nuancer.
- Souvent la teinture s’opère en un seul bain contenant de l’extrait non oxydé et oxydé et parfois aussi du colorant basique. Ce procédé donne une grande production et de bons résultats à condition de ne pas pousser trop loin l’épuisement du bain, faute de quoi les teintures peuvent bronzer et tacher au frottement.
- On ne doit pas trop conserver les vieux bains déjà à cause de leur enrichissement en étain pouvant conduire à un affaiblissement de la fibre.
- Les quantités d’extraits à employer sont affaire d’expérience. Le genre de charge préliminaire, l’état du bain, la qualité de l’extrait et le mode opératoire jouent un grand rôle et ne peuvent être déterminés par des règles générales. En moyenne et en excluant les charges préliminaires trop faibles ou trop élevées, on peut compter que le tissu prend environ 42 % de la quantité d’extrait employée. En extrait non oxydé on peut compter 50 % de celui-ci. Il n’est pas possible de travailler avec des extraits non oxydés si l’on désire un beau noir. On ne peut pas donner moins de 20 % d’extrait oxydé (calculé sur le poids du tissu), surtout sur bain frais.
- Parmi les défauts de teinture dans le noir chargé, on peut mentionner à côté du manque de solidité au frottement et de la non solidité, le manque de pénétration. Ce dernier défaut provient de ce qu’on charge trop de tissu lourd sur la cham pagne ; on peut le corriger en teignant à nouveau sur bain frais contenant seulement de l’extrait oxydé. Des taches rouges peuvent être produites sur le tissu par un mauvais traitement en nitrite. Le mieux est de traiter sur vieux bains sans addition, on teint et on nitre de nouveau. Des taches grises ou blanchâtres sont dues à l’eau dure (précipitations calcaires). On peut réduire en partie les charges trop élevées en traitant le tissu par des bains chauds contenant de l’acide chlorhydrique, mais en plus il faut nuancer avec colorant basique sur bain frais ou d'avi-vage. Les blanchissures violettes ou blanchâtres proviennent de frottement mécanique du tissu. A leur couleur, on reconnaît souvent le moment où elles se sont formées; des endroits violets indiquent des blanchissures formées avant teinture, desendroits gris, des blanchissures après teinture.
- L’article contient les résultats d'essais comparatifs qui viennent a l’appui de ces données.
- L. B.
- IMPRESSION
- Rongeage de l’indigo par le chlore naissant. — R. HAL-LER. — Chemiker Zeitung 1938, p. 239.
- Il s’agit du contenu d’un pli cacheté déposé le 7 décembre 19I1.
- La dissolution du salpêtre dans l’acide sulfurique ne paraît pas s’accompagner de réaction sensible; au contraire, si l'on ajoute du sel il se produit un violent dégagement de chlore et de chlorure de nitrosyle (réaction d’ailleurs bien connue) :
- NO%H + 3HC1 = 2H2O 4- NOCI + C1
- En imprimant sur une teinture en indigo, un mélange de nitrate et de chlorure de sodium, dans les proportions de l’équation précédente, et en passant le tissu dans l’acide sulfurique chauffé à 4o°, l’indigo est transformé en isaline. Les essais faits avec divers chlorures ont montré que le chlorure de plomb donne les résultats les meilleurs et le chlorure de zinc, les plus mauvais. Mais on peut également utiliser d’autres oxydants comme l’eau oxygénée, les bioxydes de plomb, de manganèse et surtout le chlorate suivant :
- 2NaC103 + 5CaCl2 + 6H2S0- = Na’so- + 5Caso-+ 6II20 + 12.Cl
- On peut obtenir ainsi de bons rongeages, mais le salpêtre est cependant préférable; sur l’indigo foncé on imprime un mélange deôo grs brilish gum, 50 grs salpêtre, 280 grs chlorure de plomb en pâte à 50 % et 100 grs d’eau. On passe ensuite rapidement le tissu dans un bain à 80° contenant de l’acide sulfurique à 4o" Bé, lave immédiatement et sèche. En ajoutant à la couleur une solution de diazo-p-nitroorthoanisidine et en imprimant sur un fond d’indigo naphtolé, on obtient un enlevage rouge.
- A.
- Les agents réducteurs dans l’impression et la teinture des textiles. II. — TECHNICUS. — Textile Colorist, octobre 1937, p. 667-669.
- Le glucose (dextrose) a parfois trouvé une vaste application en impression et en teinture. Industriellement, on le prépare en faisant bouillir l’amidon (fécule) avec de l’acide sulfurique dilué jusqu’à ce que la coloration bleue avec l’iode ne se produise plus. On neutralise l’excès d’acide par de la chaux et on fait évaporer la solution jusqu’à consistance sirupeuse ou jusqu’à ce que le glucose se sépare en une masse brunâtre. Le glucose est très soluble même à froid. A la température ordinaire il se dissout dans son poids d’eau.
- En impression et en teinture, on utilise le glucose pour son pouvoir réducteur en présence d’alcalis. Par exemple, l’impression de l’indigo au moyen d’une couleur alcaline (procédé Schlieper et Baum, d’intérêt historique).
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- NOUVEAUX COLORANTS
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- Rongeants blancs et colorés sur rouge turc :
- On augmente le pouvoir réducteur du rongeant par addition de sel d’étain :
- i 1b (454 gr.) sel d’étain que l’on ajoute à 95°F (35°C) à 5-6 pints (2,5 à 3 lit.) d’épaississant alcalin et
- i 1/2 pint (0 lit. 85) silicate de soude 72-77° Tw (38-4o° Bé). Porter à
- 1 gallon (4,5 lit.) de couleur.
- L’épaississant alcalin se compose de :
- 25 lb (11 kg. 3) dextrine ou british-gum
- 8.gallons (36 lit. 3) de soude caustique 106e Tw (50° Bé). Porter à
- 10 gallons (45,4 lit.).
- On emploie encore le glucose pour teindre au foulard les colorants pour cuve en bains de glucose, soude caustique, hydrosulfite.
- Pour l’impression des colorants au soufre, voici une recette générale :
- 8 ozs (22,6 grs) colorant au soufre, empâtés avec
- 1/4 pint (140 cm3) glycérine, ajouter à
- 1 1/4 pint (700 cm3) eau chaude et
- i lb (454 grs) paillettes de glucose
- 6 ozs (170 grs) sulfoxylate-formaldéhyde de soude
- 3/4 pint (425 cm3) soude caustique
- 5 ozs (142 grs) carbonate de soude
- 4-5 pints (2,20 à 2,80 lit.) épaississant alcalin ami-don-adragante
- i gallon (4,5 lit.).
- Dans la teinture en colorants au soufre, uneaddition de glucose au bain permet de diminuer l’attaque des fibres par l’alcali caustique, ce qui donne la possibilité de teindre les fibres animales en colorants au soufre (à basse température).
- Dans les apprêts, le glucose remplace en partie la glycérine (comme agent hygroscopique).
- Enfin on emploie des bains de glucose pour traiter subséquemment certaines teintures (bleues) à la cuve, ayant subi une suroxydation. On ajoute une petite quantité de glucose et de carbonate de soude au bain de savon.
- L. B.
- NOUVEAUX
- Etablissements Kuhlmann.
- Violet BRILLANT SOLANTHRÈNE N2B
- (Circulaire N° 189)
- Il s’agit ici d’un colorant de cuve de la série Solan-thrène et qui, par ses propriétés, se rapproche du Violet Brillant Solanthrène NR, dont il se distingue par sa tonalité plus bleutée.
- Le Violet Brillant Solanthrène N2B, qui est livré sous forme de « poudre » ou de « pâte cellix », est destiné à la teinture et à l’impression en nuances grand teint du colon et autres fibres végétales (à l’exception
- COLORANTS
- l’impression. Dans ce cas, il est recommandé de l’utiliser sous la forme de pâte « cellix », qui se fixe facilement par un court vaporisage.
- Bordeaux INOCHROME NB (Circulaire N° 193)
- De nuance plus bleutée que le Bordeaux Inochrome NR, celle nouvelle marque est douée de l’ensemble des propriétés qui caractérisent les colorants de celte série, el elle se distingue particulièrement par sa bonne résistance à l’eau, à l’eau de mer, au lavage, au soufre et au décatissage. Sa solidité à la lumière est également satisfaisante.
- Violet Brillant Solanthrène N2B
- Bordeaux Inochrome NB
- de l’acétate de cellulose), ainsi que de la soie naturelle. Les nuances obtenues en teinture sont très vives, remarquablement solides à la lumière, et très résistantes au lavage ; leur solidité à l’action du chlore et du débouillissage alcalin peut être considérée comme satisfaisante pour des articles qui ne sont pas destinés à répondre à des exigences particulièrement sévères à ce point de vue.
- Le Violet Solanthrène NaB convient très bien pour
- Le Bordeaux Inochrome NB convient principalement seul, ou en combinaison avec les autres colorants de la série Inochrome, pour la teinture de la laine, en bourre, peignée, filés et en pièces, destinés aux articles pour lesquels ses bonnes qualités sont appréciées, tels que : bonneterie pour maillots de bain, costumes de sports, etc., ainsi que pour les tissus pour dames et, lorsque les exigences ne sont pas trop sévères, pour la draperie hommes. Il rendra surtout service pour la
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- NOUVEAUX COLORANTS
- production de nuances bordeaux, grenat, prune, etc., pour lesquelles on recommande de le combiner avec les Rouge Inochrome XB, Violet Inocbrome XR ou Bleu Inochrome N.J.
- Brun Paradiazol XJRL (Circu/aire N" '203)
- Le Brun Paradiazol XJRL est un colorant direct homogène destiné à la teinture par traitement ultérieur au diazo de paranitraniline ou au Paranilrol X.
- Ce colorant permet d'obtenir des nuances plus orangées et plus vives que les Bruns Paradiazol NV et NB, au nuançage desquels il peut servir. Il présente sur ces derniers l’avantage d’une meilleure solidité à la lumière. Sa résistance au lavage est au moins aussi bonne.
- Brun Paradiazol NJRL
- Le Brun Paradiazol XJRL est facilement soluble, peu sensible à l’eau calcaire et unit facilement.sur colon, ce qui permet de le teindre en appareils à circulation. Son affinité est meilleure à basse température qu'à l’ébullition, de sorte qu’il devra être teint de préférence entre 4o et 6o° C pour donner son plein rendement. Etant assez sensible aux alcalis, il est en outre recommandé d’effectuer la teinture en présence de carbonate de soude.
- Le Brun Paradiazol XJRL convient pour la teinture du coton et autres fibres végétales : lin, rayonne (acétate de cellulose excepté), en nuances solides au lavage. Il unit aisément sur viscose. En teinture sur tissus mixtes de viscose et colon, les deux fibres sont teintes en nuance et intensité voisines. On peut également l’employer pour la teinture de la soie qu’il teint en bain neutre; on opérera de préférence à une température inférieure à 6o° C.
- Le Brun Paradizol XJRL présente enfin un intérêt tout particulier en impression, car il se laisse aisément ronger au Rongeol XC extra. Il conviendra donc parfaitement pour des enlevages blancs ou colorés.
- Société pour l’industrie Chimique à Bâle.
- Voici la nomenclature des cartes d’échantillons éditées au cours des dernières semaines par la Société pour l’Industrie chimique à Belle :
- N° 14172. Colorants Rosantiirène et diazo sur piège Wollstra 70 :30.
- Celle carle illustre les colorants précités seuls et en
- combinaison avec des colorants solides pour drap de même ton tirant en bain neutre et solides à la diazo-lation. L’emploi de colorants de diazotation combinés à des colorants pour laine tirant en bain neutre et solides au foulon est réservé pour les tissus ou les filés de Wollstra dont on exige une grande solidité à l’eau, au lavage, à la sueur et au repassage à l’état humide. L’addition de faibles quantités de colorants Chloran-line lumière judicieusement choisis dans la gamme des oranges et des rouges provoque une amélioration nette de la solidité à la lumière sur la fibre végétale sans avoir d’influence sur la solidité au lavage des teintes. Le procédé de diazotation en un bain que recommande la carte précitée permet d’obtenir des teintes ton sur ton de façon beaucoup plus simple que par la méthode habituelle en deux bains.
- X" 1485. Colorants Xéolane en impression sur laine.
- Celle carie a pour but d’illustrer les impressions que donnent les colorants Néolane sur mousseline-laine légèrement chlorée. La plupart des colorants Néolane peuvent être imprimés suivant différents procédés avec et sans acétate de chrome ou acides organiques. La carte recommande pour chaque marque le procédé le plus indiqué.
- Lorsqu’il s’agit d’impressions sur laine non chlorée, l’emploi de la Sapamine KW est très à recommander pour la fixation du colorant. Les colorants Néolane conservent en impression leurs excellentes propriétés de solidités à la lumière, à la sueur, à l’eau et au lavage qu’ils ont en teinture.
- X" 1.500. Colorants acides sur pièce laine.
- Celle carle illustre en trois hauteurs de ton les teintes types des principaux colorants acides, Kiton, Kilon solides, Alizarine acides et solides pour drap.
- Cette carte est présentée de façon très heureuse. Les solidités figurent en regard de chaque colorant illustré en même temps qu’une courte description, ce qui met à même le teinturier de se rendre compte simultanément de la concentration, de la nuance, des solidités et de la méthode d’application de chaque produit.
- Néanmoins, les colorants sont classés sous forme de tableaux d’après leurs propriétés de solidités et leurs procédés d’application.
- N" 1.509. Colorants Rosantiirène et diazo réservant LA RAYONNE ACÉTATE.
- Les colorants de ce groupe sont recommandés avant tout pour la teinture d’articles comportant de petits effets de rayonne acétate, étant donné que la diazotation et le dévelpopement ternissent le blanc de l’acétate.
- Les Développeurs utilisés sont le Béta-Naphtol, le Développeur pour Jaune C et, pour les noirs, la Résor-cine, employée de préférence à la Toluylène diamine et à la Phénylène diamine qui colorent au bout de peu
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- NOUVEAUX COLORANTS
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- de temps les ellels d’acétate en brun, du fait qu’ils continuent à se diazoter.
- Un savonnage rapide des teintures développées à l’aide d’i gr. de savon par litre à 4o°, à 5o° C. améliore l'effet blanc de l’acétate.
- N"s i5io, 1510 a et 151I. Colorants Chlorantine Lumière (Sur coton mercerisé (i5io) sur coton ordinaire (i5io n) et sur rayonne viscose (i5ii).
- Ces nouvelles cartes tiennent compte des marques de colorants Chlorantine lumière lancées depuis la dernière édition.
- Il est rappelé que les colorants Chlorantine lumière permettent de réaliser de façon simple des nuances solides à la lumière. C’est pourquoi ils sont très appropriés à la teinture des fils destinés à la confection des tissus ameublement, au tricot solide à la lumière, ainsi que pour la pièce et enfin pour l’article imprimé rongeable, solide à la lumière.
- N° 1520. Colorants acides, nuances Mode sur
- LAINE FILEE.
- Cette carte illustre 3i colorants acides couramment utilisés dans la teinture de la laine filée, ainsi que le Bleu Xéolane 2G.
- En outre, elle présente 118 nuances mode. Les tables de solidités figurent en regard des nuances types, ce qui permet au teinturier de se rendre compte d’un seul coup d’œil des solidités des colorants qui l’infé-ressent.
- Il a été tenu compte des nuances mode les plus récentes, tandis que le choix des colorants a été guidé par la recherche des éléments les plus solides à la lumière et unissant le mieux.
- N° 1521. Teintures sur tissu Mixte laine-viscose.
- Celle carte présente 12 nuances ton sur ton obtenues en colorants mi-laine et Polytexe, 12 autres nuances également ton sur ton en colorants mi-laine solides et Polytexe solides, enfin 12 nuances encore obtenues en colorants acides et Néolane réservant la viscose. La carte illustre en outre un même nombre d’effets bicolores dans lesquels la laine a été teinte avec des colorants acides et Néolane appropriés, la viscose ayant été couverte ensuite à l’aide de colorants Chlorantine lumière appliqués en présence d’Albalex WS.
- N° 1522. Teintes sur bas de laine et viscose et SUR TRICOT MI-LAINE VANISÉ.
- Celle carte illustre :
- 1. 12 applications des principaux colorants mi-laine.
- 2. 6 applications des colorants de nuançage pour viscose.
- 3. 6 applications des colorants de nuançage pour laine.
- 4. 24 nuances mode sur tricot laine et viscose (mate et brillante).
- 5. 12 nuances mode sur tricot mi-laine.
- Toutes ces teintures ont été effectuées d’après le procédé d’application en un bain qui se trouve décrit dans le texte qui précède les échantillons.
- X" 1527. Noir a la cuve pour Impression GL micropoudre ET MICROPATE.
- Ce nouveau colorant, en vente sous deux formes, donne en impression un noir profond de très bonne solidité à la lumière, au lavage et au chlore. Le rendement de la micropâle est le même que celui de la micropoudre.
- Ce nouveau produit présente par rapport aux autres noirs à la cuve pour impression du marché l’avantage de pouvoir être imprimé sans autre addition et de se réoxyder rapidement après le vaporisage, ce qui évite un dégorgement au lavage. Le procédé d’application est le même que pour tous les autres noirs à la cuve pour impression.
- X” 1536. Bleu Cibanone 2R®, Bleu Cibanone foncé MBA ® et Noir Cibanone B VN© double CONC.
- Cette petite carte spéciale démontre l’intérêt que présentent ces trois produits pour l’article lissé leinti En elfel, ils se comportent parfaitement vis-à-vis du blanchiment au carbonate de soude et au chlore, de même qu’à l’égard du blanchiment combiné chlore et superoxyde. Cependant, les méthodes de blanchiment différant d’une usine à l’autre, aucune garantie ne saurait être donnée et un essai s’impose. Un court texte rappelle les procédés d’application les mieux appropriés.
- X" I544- Colorants polycètes solides.
- Les colorants Polycètes solides sont appropriés à la teinture des tissus mixtes suivants :
- Mi-laine et acétate.
- Mi-laine, viscose et acétate.
- Mi-soie et acétate.
- Mi-soie, viscose et acétate.
- Soie, viscose et acétate.
- Soie, laine, viscose et acétate, etc.
- Ils se distinguent des anciens colorants Polycèle par une solidité à la lumière considérablement améliorée. La teinture a lieu pour les nuances claires avec o,5 gr. d’Ultravon W ou 1 gr. d’Albalex PO par litre et 20 à 3o % de sulfate de soude crist., pour les nuances foncées et les noirs avec 1 gr. d’Ultravon W par litre et 40 à 60 % de sulfate de soude crist.
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- NOUVEAUX COLORANTS
- Imperial Chemical Industries
- Cette Société nous a fait parvenir les cartes suivantes Bleu CALÉDON RNS
- Le Bleu Calédon RNS donne des nuances plus vives et légèrement plus rouges que celles fournies parla marque RS. Il convient pour la teinture du coton et du lin en pièce, de tissus colon-viscose pour ameublement, solides à la lumière et au lavage, ainsi que pour les filés de coton et viscose quand la solidité au chlore est de première importance. La méthode de teinture est celle des colorants Calédone et Durindone. Ce colorant sert aussi pour l’impression.
- BLEU Brillant Calédon RNS
- Ce colorant, vif, convient pour la teinture du colon et du lin en pièce dont les solidités sont les mêmes que pour la marque précédente. Il convient aussi pour la teinture en nuances claires, de la soie. Le procédé de teinture est celui des colorants Calédon ou Durindone.
- Bleu Carbolan RS (breveté)
- La série des colorants Carbolan constitue une spécialité de ri.C.I., et ces colorants ont des solidités supérieures à celles des colorants acides actuellement sur le marché. Le Bleu Carbolan RS a une bonne affinité pour la laine en bain neutre ou acide et peut être appliqué dans les différents genres d’appareils à circulation avec pompe. Il est précieux tant à cause de sa nuance propre que pour les nuances mode, ll est applicable sur laine en bourre, sur peigné, sur filés fantaisie destinés aux couvertures quand le soufrage ou le blanchiment à l’eau oxygénée est utilisé. Il convient aussi pour la teinture des poils de lapin ou de lièvre, entrant dans la fabrication des chapeaux. Le Bleu Carbolan RS peut être employé en combinaison avec les colorants au chrome particulièrement dans le procédé métachrome car sa nuance n'est pas affectée par le chrome. Il est aussi intéressant pour la teinture de la soie chargée ou non, sur laquelle il donne des nuances bleu foncé d’une bonne solidité au lavage et à la lumière. Sur laine chlorée, il donne en impression des nuances solides au lavage et à la lumière. Les nuances de fond ne peuvent pas être rongées d’une manière satisfaisante.
- La teinture s’effectue en présence d’acétate d’ammoniaque.
- FLAVINE SOLOCHROME GS
- Celle nouvelle addition aux colorants Solochrome convient spécialement à la teinture en appareil à circulation avec pompe, vu sa bonne solubilité. La teinture peut s’effectuer par les divers procédés de mordançage au chrome, métachrome, chromatage ultérieur qui convient le mieux,
- L’excellente solidité de la Flavine Solochrome GS la rende très utile tant comme composant de nuances mode que pour sa nuance propre, pour la teinture de la laine en bourre de peigné pour la bonneterie, tricots, costumes de bain etc. Sur soie, elle donne, par chromatage subséquent, des nuances jaune verdâtre d’une excellente solidité au lavage et au dégommage.
- On applique la Flavine Solochrome GS par le procédé de chromatage subséquent.
- Bordeaux Diazo CHLORAZOL 2BS
- C’est une nouvelle marque de colorant direct pour coton, diazotable. Il possède de bonnes solidités quand la teinture a été diazotée et développée avec le B-naphtol. Il est intéressant pour la teinture des doublures de coton et de coton-viscose ainsi que pour les marchandises demandant une très grande solidité au lavage.
- Ce colorant est rongeable en blanc par la rongalile ou la rongalite alcaline et convient par conséquent pour les nuances de fond. On l’applique dans un bain contenant 10 à 20 % de sel ordinaire on 20 à 4o % de sel de Glauber; on introduit à tiède el élève à 95° en 1/2 heure, et maintenant pendant 10 minutes, laisse refroidir, rince, diazote et développe.
- Société J. R. Geigy
- Nous avons reçu les cartes suivantes :
- Rose CÉTACYL Direct B Supra
- Il fournit des nuances rose bleuâtre dont la pureté et la vivacité n’ont pas encore été atteintes avec aucun rose de ce groupe. Il est approprié également à l’impression directe de la rayonne acétate brillante ou délustrée (albène). Le Rose Célacyl direct B supra peut être bien rongé par l’hydrosulfite.
- VERT CHLORINE TINONE Brillant 2B Supra en poudre fine pour teinture.
- VERT ChLORINE TINONE BRILLANT BF SUPRA en poudre fine pour teinture.
- Vert Chlorine TINONE BRILLANT 2G Supra en poudre fine pour teinture.
- Vert Chlorine TINONE BRILLANT 4G SUPRA en poudre fine pour teinture.
- Ces quatre nouveaux produits appartiennent au groupe des colorants pour cuve. A part leurs solidités générales remarquables ils se distinguent par l’éclat el la pureté de leur nuance. Les verts les plus bleuâtres sont fournis par la marque 2B tandis que la marque BF est légèrement plus verdâtre el encore plus vive. Ils ont tous deux une solidité à la lumière remarquable. Les marques 2G et 4G sont encore plus ver-dâtres, la marque 4G l’étant le plus.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
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- Ces colorants s’appliquent pour la teinture grand teint ducoton, de la viscose à tous les stades de leur fabrication, soit en cuves ouvertes, soit sur appareils, ainsi qu’à l’impression directe grâce à leurs bonnes solidités au chlore et au débouillissage alcalin; ils con-
- viennent également pour l’article couleurs blanchi en pièce selon le procédé à base de soude-chlore ou de chlore-peroxyde. Sur soie naturelle non chargée, ces colorants donnent des nuances très vives résistant au décreusage et possédant d’excellentes solidités.
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- TEINTURE
- Charge de la laine. — Chemische Fabrik Slockausen. — D.R.P. 64o.5o8, u juillet 1934.
- Dans la teinture de la laine celle fibre subit une perte de poids que l’on peut compenser. On a trouvé que les sels d’acides sulfoniques d’huiles fortement sulfonées ont une certaine affinité pour la laine. Cependant la charge ainsi obtenue serait insuffisante; on a trouvé que par traitement avec un sel de plomb la charge s’en trouve augmentée. Ainsi, la laine traitée dans un bain d’une huile hautement sulfonée (D.R.P. 614.702) contenant 1 gr. de ce produit et 2 grs d’acide sulfurique par litre, subit une charge de 1-4 % seulement. Par un traitement ultérieur dans un bain contenant 5 grs d’acétate de plomb par litre, la charge atteint 12%.
- Augmentation de l’affinité de la cellulose. — /. G. Far-benindustrie. — D.R.P. 641.206, i3 novembre 1932.
- On a déjà préparé la cellulose aminée par l’action de l’ammoniaque sur les éthers de la cellulose avec le sulfochlorure de toluène. De même, en traitant la cellulose par les sulfochlorures, en présence d’amines tertiaires. Les réactions qui se passent sont vraisemblablement :
- /R2 ZR2 Cellulose—O—SOHQ-QaAH/ —Cellulose—A 4~ H3 K3
- NH<
- XO—RO2— R,
- On a trouvé un moyen plus simple qui consiste à faire réagir sur la cellulose, des aldéhydes ou des célones et des sels de bases pyridiques en un milieu diluant formé d’hydrocarbures. La réaction peut s’écrire
- R1X R. Rp /OH
- )C0+ )NC5H5 = R.Z CL R/ A.Cdl^ ->
- CI
- Rp /0—Cellulose
- ^- Cellulose = H20 j-R./ CsHs
- Cl
- Par exemple, 1 partie d’isopropylacétone est mélan
- gée avec 20 parties de pyridine, on y ajoute 1 partie d’HCl puis i partie de coton et fait bouillir pendant 4 heures au reflux, lave et sèche.
- Teinture de la cellulose avec les colorants au chrome. — Impérial Chemical Industries. — D. R. P. 642.048, 14 avril 1935.
- On traite la marchandise par une solution de sels d’ammonium quaternaire ou de phosphonium renfermant une chaîne carbonée d’au moins 10 atomes de carbone. Exemple 1 kg. de viscose est traité dans 4o litres d’un bain contenant 2 1/2 % d’une solution à 3 % de bromure de cétyltriméthylammonium, chauffée à 90". On rince et entre dans un bain contenant 3 % de Brun Solochrome RH, 3 % d’acide acétique, 10 % de sulfate de sodium et on monte la température de 90 à 95" et ajoute 2 % d’acide formique après 1/2 heure. Quand le bain est suffisamment épuisé on ajoute 1 1/2 % de bichromate en solution et continue de chauffer pendant 1/2 heure à 3/4 d’heure à 950 ce qui complète le développement, la teinture est solide à la lumière et au lavage.
- Charge continue de la soie. — René Clavel. — D. R. P.
- 644.17b, 20 janvier 1928.
- Ce brevet dont la procédure a duré 10 ans consiste dans un procédé permettant la charge de la soie à la continue. On a déjà préconisé plusieurs modes opératoires. Celui de ce brevet consiste à passer la marchandise préalablement acidifiée dans un bain de sel d’étain, ou bien de passer la marchandise telle quelle, dans un bain de sel d’étain acidifié puis, sans lavage préalable passer en bain de phosphate acidifié et finalement dans un bain alcalin ou de silicate. Entre ces traitements, la marchandise imprégnée de liquide subit un repos soit à froid, soit à chaud. La figure montre l’appareillage nécessaire. La marchandise enroulée sur le cylindre 1 passe dans le bac 3 contenant une solution d’acide monochloracétique à 10 %, de là elle -arrive dans un bac 8 d’attente où elle est pliée par un dispositif 7. De là elle entre dans un bac 11 contenant de l’eau, est exprimée en i5 et arrive dans le bain de chlorure d’étain à 35° Bé placé en 16. Le tissu est exprimé entre les rouleaux 6a et arrive dans un bac d’attente 19, passe sur un rouleau 21 et entre dans un bac 22 qui contient encore du chlorure d’étain à 35° Bé, est exprimée et vient dans un bac d’attente 25. Après un élargisseuse 26 et un squeezer 27, le tissu arrive dans le bac 28 contenant du phosphate monosodique
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
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- à 10 %, après quoi il vient dans un bac d’attente 31 et de là, il est lavé au large dans les bacs suivants. Ou peut alors arrêter le procédé et passer en silicate sui-vant les méthodes habituelles ou bien on peut donner un nouveau passage identique au précédent. Ou bien on peut continuer le procédé en mettant dans le bac 33 de l’eau alcaline et passant dans une solution de silicate à i° Bé contenant a grs de savon par litre à 6o°, la soie séjourne ensuite dans les bacs de repos 46 et 51, est ensuite lavée en 54 et étalée sur la table 58.
- IMPRESSION
- Colorants à la glace, en impression. — I. G. Farbenin-dustrie. — D.R.P. 640.935, 22 février 1934.
- Le développement des mélanges imprimés de composés aminoazoïques avec les composants ne contenant pas de groupes solubilisants se fait soit par passage dans un bain acide chaud, soit par la vapeur d’eau additionnée de vapeurs d’acides volatils. Les deux méthodes présentent des inconvénients qu’on peut surmonter en ajoutant à la couleur d’impression un sel ou une combinaison susceptible de libérer de l’acide lors du vaporisage. De tels composés sont des éthers, des amides, d’acides organiques ou minéraux. Exemples. On imprime, sur tissu, une pâte formée par
- 80 grs diazoaminé du chloro-5-méthoxy-2-ami no-benzène et acide méthylaminoacétiqué (sarcosine) et 1 mol. (oxy-2‘-carbazol-car-boylamino-3‘)-1-chloro-4-benzène
- 3o grs soude à 38° Bé
- 3o grs sulforicinale de sodium
- 150 grs d’eau
- 5oo grs épaississant amidon adragante
- 110 grs eau
- 100 grs succinale diéthylique ou malonate d'éthyle ou éther dithioglycolique
- 1000 grs
- On imprime, sèche, vaporise to à 3o minutes, lave et savonne au bouillon.
- Le brevet indique 12 exemples différents.
- Colorants azoïques insolubles. — I. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 641.874, 21 mars 1935.
- On imprime des mélanges de sels alcalins de composants azoïques, de nitrite de sodium et d’aldimines de la formule générale
- R-=CH-R-X
- R étant un reste cyclique ou hétérocyclique, R’ un reste aliphatique et X un groupe solubilisant. Exemple. On prépare une pâte avec
- 15 grs o-toluide de l’acide oxynaphtoïque
- 20 grs sulfobenzylidène amino-benzoyl amino-4-di-éthyl-2.5-benzène
- 20 grs éthylèneglycol
- 20 grs soude à 34° Bé
- 6 grs nitrite de sodium
- 413 grs eau
- 500 grs amidon-adraganle
- 1000 grs
- On imprime sur coton et sèche puis on foularde avec une solution contenant 5o grs d’acide formique à 85 %, par litre et chaude, puis passe immédiatement sur un cylindre sécheur. On rince et savonne bouillant et obtient une impression bleu-verdâtre.
- Colorants azoïques insolubles. — Marcel G. Bader. — D.R.P. 642.716, 10 décembre 1933.
- On connaît plusieurs procédés permettant d’imprimer des colorants azoïques insolubles; ils présentent tous des inconvénients, en particulier les pâtes d’impression sont peu stables. On a trouvé que les nitra-
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- LES ALCOOLS GRAS A POIDS MOLECULAIRE ELEVE ET LEURS DERIVES SULFONES
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- mines mélangées avec des composants azoïques et du nitrite peuvent être imprimées et le colorant azoïque développé par un traitement acide. Exemple. On dissout 2,5 parties du sel de sodium de la dichloro-2.5-benzènenitramine-i dans 17,5 parties d’eau et on l’ajoute à un mélange de 47 parties d’épaississant ami-don-adraganle, 3 parties de glycérine, 1 partie soude à 34° Bé, et une solution de 1 partie nitrite de sodium dans 6 parties d’eau et 2 parties de pyridine. On obtient ainsi 80 parties d’une pâte à laquelle on ajoute 3,5 parties de diacétoacétyltolidide, 2,5 parties alcool, 3 parties soude à 34° Bé dans ii parties d’eau. On imprime avec cette pâte, sèche et développe en passant dans une solution à 90" contenant, par litre, 40 grs d'acide formique et 5o à 100 grs de sulfate de soude; le colorant azoïque se forme aussitôt, on lave, savonne, rince et sèche. On obtient des impressions jaunes.
- Réserves colorées. — Bleacher’s Association C. S. Parker, C. L. Wall et F. Farrington. — D.R.P. 642.581, 2i mars 1934.
- On imprime un colorant ou un composant mélangé avec une pâte contenant un épaississant végétal qui précipite par les oléales en formant une réserve semi-perméable. Exemple. 2 grs de l’o-anisidide de l’acide oxynaphtoïque, 10 grs de sulforicinale neutralisé par le carbonate de soude et 10 grs d’eau sont mélangés à chaud; on laisse refroidir, ajoute 15 grs de chlorure de manganèse crist. 80 grs de gomme. On imprime
- par exemple, un tissu de rayonne et foularde apres séchage avec une solution contenant : 4 % d‘(oxy-2‘-naphtocarbazolcarboylamino-3.)- i-méthyl-2-benzène i % d’acide sulforicinique neutralisé par le carbonate de sodium 1 % d’oléate de sodium, 2 1/2 % soude de d — 1,45. On sèche et passe dans un bain à 5o-55° contenant 1 à 5 % de soude, lave à l’eau froide et développe dans un bain contenant 1/2 % d’amino-i-méthyl-2-nitro-6-benzène diazoté. On a une réserve rouge sur fond brun.
- Impression des fibres animales. — Société pour l'Industrie chimique à Bâle. — D.R.P, 643.549, 2 août 1934.
- Un certain nombre de composés d’ammonium quaternaires portant une longue chaîne carbonée peuvent former avec les acides sulfoniques de colorants, des combinaisons insolubles. De telles combinaisons peuvent utilement servir en impression. Exemples. La laine non chlorée est imprimée avec le mélange de 45 grs de Ponceau crist. 6R, 675 grs d’eau, 465 grs british gum, 75 grs glycérine, 10 grs de chlorhydrate de monooléyldiélhylènediamine, vaporise au Mather-Platt à l’état humide pendant 1 heure, lave et savonne légèrement. Autre exemple. La laine non chlorée est imprimée avec un mélange de 45 grs Jaune de quinoléine, 675 grs eau, 465 grs british gum, 75 grs glycérine et 10 grs de méthylsulfate de triméthyl-ammonium de monooléyléthylènediamine. On vaporise humide, lave et savonne légèrement.
- BLANCHIMENT - APPRETS
- LES ALCOOLS GRAS A POIDS MOLÉCULAIRE ÉLEVÉ ET LEURS DÉRIVÉS SULFONÉS LEURS EMPLOIS DANS L’INDUSTRIE TEXTILE
- par J.-P. SISLEY
- Ingénieur Chimiste E.C.L.
- Les alcools gras à poids moléculaire élevé ainsi que leurs dérivés sulfonés ont pris depuis huit ans une importance considérable. Leur apparition après les produits dérivés des alcoylnaphtalène sulfonés et des éthers d’acides gras sulfonés a donné un nouvel essor à l’industrie des produits auxiliaires de teinture.
- Les alcools gras sulfonés à poids moléculaire élevé constituent une base nouvelle pour la préparation d’adjuvants pour l’industrie textile ayant des qualités de stabilité particulières et possédant les qualités du savon sans en avoir les inconvénients. Le fait de remplacer le groupement carboxylique par le groupement alcoolique confère à ces produits les qualités d’adju-vents particulièrement recommandables comme produits auxiliaires.
- 11 est intéressant de connaître les travaux qui ont amené la mise en valeur de ces produits. Cette étude comprendra :
- i° Préparation des alcools gras à poids moléculaire élevé ;
- 20 Préparation des dérivés sulfonés des alcools gras à poids moléculaire élevé ;
- 3" Applications des alcools gras à poids moléculaire élevé.
- Préparation des alcools gras à poids moléculaire élevé.
- Les alcools gras à poids moléculaire élevé, c’est-à-dire les alcools gras contenant plus de 6 atomes de
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- LES ALCOOLS GRAS A POIDS MOLÉCULAIRE ELEVE ET LEURS DERIVES SULFONES
- carbone sont connus depuis fort longtemps, mais leurs applications étaient jusqu’en 1930 fort restreintes car leur préparation industrielle n’avait pas encore été réalisée.
- La préparation de l’alcool cétylique seule est assez facile, car on peut l’extraire du blanc de baleine (éther palmitique de l’alcool cétylique). ll existe également dans la littérature une mention de la préparation de l’alcool oléique qui peut être isolé à partir de l'huile de certains animaux marins (L .S.A.P. 1.666.777).
- Les méthodes de fabrication des alcools gras supérieurs sont les suivants :
- i° Méthodes d’hydrogénation des acides gras ou des éthers d’acides gras;
- 3° Méthodes par scission des huiles ou des cires naturelles.
- 1° Méthodes PAR RÉDUCTION DES HUILES DES ACIDES GRAS OU DES ÉTHERS D’ACIDES GRAS.
- La préparation des alcools gras supérieurs a été réalisée par Bouveault et Blanc par réduction au sodium des acides gras ou de leurs éthers éthyliques ou méthy-liques (Bal. Soc. Chim., 3, 3i, 674, 1904 (C. R. i36, p. 1676, 1903 et i36, p. 60 ainsi que le D.'R.P. 164.294, F. 8, p. 1250).
- Ce procédé qui donne des rendements très faibles n’avait pasjusqu’ici permis la préparation industrielle de ces composés. De même la réduction des éthers-sels d’acides gras par le sodium et l’ammoniaque (Chablay, Ann., 8, 9e série, 1917, p. 202) conduit à des rendements peu élevés.
- La réduction catalytique du formiate de méthyle en alcool a été décrite par J.-A. Christiansen, B. F. 498.279, 1919, mais est limité aux éthers formiques. François (C. R. 187.397, 1927) a obtenu l’alcool cétylique par hydrogénation de l’huile de spermacéli.
- M installer et Meyer ont réussi à préparer l’alcool oléique par réduction de l’oléate d’oléyle. Scheuble et Loble ont préparé également l’alcool cétylique à partir de l’amide palmitique en réduisant ce produit par le sodium en solution dans l’acétate d’amyle.
- Pour comprendre la nouvelle méthode d’hydrogénation, il est bon de la comparer avec le procédé classique d’hydrogénation des composés non saturés et des graisses, exploité industriellement depuis de nombreuses années. Le procédé usuel consiste à mélanger à l’huile un catalyseur au nickel colloïdal et à faire passer sous faible pression un courant d’hydrogène. En général, la température varie entre 180 et 2000 et la pression entre 3 et i5 atmosphères. Dans ce procédé, seules les doubles liaisons sont saturées; la graisse ainsi hydrogénée a un point de fusion supérieur à la graisse primitive.
- Dans 1 hydrogénation sous pression et températures élevées telle qu’elle est pratiquée dans la préparation des alcools gras, l’hydrogène réagi t sur le groupe C0011 de la molécule d’acide gras et le réduit soit en un
- groupe alcool C1P011, soit même en hydrocarbure CH3 suivant les conditions. '
- • Cette méthode a été développée et appliquée par Schrauth et ses collaborateurs de la Deutsche Hydrier-werke(demande de brevet allemand D. 56.47J, IV/120, 30-VIII-1928 et D. 56.488, IV/20 du 4-1^-1928 ainsi que le B. F. 699.945).
- Normann de la firme Th. Bohme de Chemnitz a élaboré un procédé analogue (Normann, Z. Ang., 44, 714. J930-
- \ la même époque parurent d’autres communications sur l’hydrogénation catalytique des éthers en alcools. Vdkins et Folkers(Am. Soc., 63, p. 1095, 1931), Schrauth, (B., 64, p. I3i4, 1931), Normann, Z. Àng., 44, p. 481-482, 1931, Otto Schmidt de la 1. G.
- Le procédé de la « Deutsche Hydrierwerke », B. F. 699.945, part des huiles et cires naturelles comme l’huile de baleine, l’huile de spermacéli, de cachalot. Ces huiles sont soumises à une hydrogénation en présence d’un catalyseur au nickel jusqu’à ce que l’indice d’iode du produil soit à peu près de 0. Le produit est alors saponifié en milieu alcalin et le savon obtenu séché. Les alcools formés sont extraits aux solvants, par exemple au moyen de trichloréthylène ou mieux le savon formé soumis à une distillation dans un courant de vapeur d’eau telle qu’elle est pratiquée par exemple dans la distillation des acides gras de coco. Les alcools sont entraînés et passent sous un vide assez faible. Les savons peuvent être utilisés après avoir été transformés en acides gras par IPSO4.
- Ce procédé d’hydrogénation est connu, il a été proposé également dans le D.R.P. 293.167 de séparer des graisses et des huiles saponifiées par distillation, cependant il n’avait pas été appliqué aux corps cireux permettant d’obtenir d’une façon économique des alcools par la réunion des deux procédés : hydrogénation et séparation.
- En 1931,. Adkins et Folkers ont publié deux mémoires décrivant la préparation d’un catalyseur d’hydrogénation et son emploi dans l’hydrogénation directe des acides aliphatiques en alcools correspondants ayant le même nombre d’atomes de carbone.
- Ce procédé a fait l’objet d’un article de Schrauth, Scheuck et Stickdorn (B., 64, 1931, p. 1314) qui indiquent que celle réduction catalytique peut être eflectuée sous pressions élevées qui atteint 200 atmosphères. Otto Schmidt de la I. G. (B., 64, 1931, p. 2051) signale que l’on peut opérer à des pressions plus basses. On opère en phase gazeuse en employant de préférence les éthers des acides gras. Ainsi, l’oléate d’éthyle peut être réduit en alcool octadécylique d’après l’équation
- RCOOR’ + 10 ^ RCIPOII + R’OH qui est favorisée par l’augmentation de volume et l’élévation de la température.
- La réduction de l’oléate d’éthyle (obtenu d’après le D.R.P. 349.011 de la Byk Guldenwerke \. G.) s’effectue au moyen d’une catalyseur au chromite de cuivre
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- LÈS ALCOOLS GRAS A POIDS MOLECULAIRE ELEVE ET LEURS DERIVES SULFONES
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- préparé par double décomposition de nitrate de cuivre et de chromale d’ammonium. La masse de contact est préparée avec un support d’acide silicique colloïdal et de perles de verre et est mise dans un appareil spécial chauffé électriquement et qui comporte un orifice d’amenée pour l'oléate d’éthyle et un ajutage pour l’arrivée de l’hydrogène. La température est de 270-280°. L’éther vaporisé dans le courant d’hydrogène passe par un dispositif en chicane et les vapeurs sont condensées à leur sortie. On obtient une masse cristalline blanche contenant 80° à 90 % d’alcool octadécy-lique. L'auteur mentionne également la réduction de l’huile de ricin conduisant à un mélange de 17 % d’alcool octadécylique et 75 % d’octadécanediol (P. E. 228 sous 9 mm., P. F. 65-66) que l’on peut séparer pal-distillation dans le vide.
- De 1928 à 1931 le développement industriel de ces alcool gras a pris une grande extension et de très nombreux brevets ont été publiés.
- L’hydrogénation se fait à des températures et des pressions très élevées en présence de divers catalyseurs.
- Schrauth et ses collaborateurs par exemple utilisent un catalyseur au cuivre à une température de 320° ou moins et à une pression de 200 atmosphères. Il est à noter que l’emploi d’un catalyseurau nickel à 200 atm. et à une température supérieure à 350° favorise la transformation de l’acide gras en hydrocarbure correspondant. L’effet de la température aux pressions éle-v ées employées est très défini : aux basses températu res, la réaction principale est la saturation des doubles liaisons de l’acide gras. Aux températures plus élevées (jusque vers 325°) il y a formation de l'alcool et au-dessusde 40o° formation exclusi ve del’hydrocarbu re. Les catalyseurs employés par Schrauth sont le chromale de cuivre, le chromate de zinc et de cuivre, le chromale de cuivre et de nickel et certains sels de l'acide molybdique, tous les produits ayant été préalablement réduits par l’hydrogène.
- Adkins et Folkers décrivent la préparation d’un catalyseur au chromite de cuivre (obtenu par décomposition thermique de chromale de cuivre et d’ammoniaque) et son application à la réduction principalement des esters d’acides gras en alcools correspondants.
- En 1932, Lazier dans un brevet américain a décrit l’hydrogénation de molécules d’acides gras de manière à obtenir des mélanges d’alcools et d’esters de ces alcools avec les acides primitifs. Il préfère utiliser des acides gras libres comme matières premières et un catalyseur de chromite de cadmium ou de cuivre réduit préalablement par l’hydrogène. Son procédé est un procédé continu ; l’hydrogène est introduit à raison de 3,5 à 41 molécules par molécule d’acide. Il indique 135 atm. comme limite inférieure, mais préfère une pression de 196,8 à 210alm. La température est réglée de manière à obtenir des alcools et des esters en pro-porlion variable. Sur l’acide oléique à 350°, il obtient 94 % d’un produit composé d’une partie d’acide, de 2 parties d’alcool et de 2 parties d’éther.
- A 390°, il obtiendrait 100% de rendement et un
- mélange de 2 % d’acide, 3o % d’éther et 68 % d’alcool. Enfin à 420°, 82 % d’un mélange de 1 p. d’acide, 21 p. d’ester et 60 p. d’alcool. La saponification de ce mélange permet la séparation de tout l’alcool formé.
- Le Dr. Schrauth (An. Chem., 46, 459, 1933) indique que les alcools non saturés, comme l’alcool oléique, peuvent être préparés par hydrogénation des acides correspondants en présence de catalyseurs empoisonnés d’une façon spéciale. L’hydrogène garde ainsi uniquement des propriétés réductrices sans pouvoir se fixer sur les doubles liaisons. Ce procédé est utilisé industriellement pour préparer l’alcool oléique.
- B. F. 689.713, I. G., signale l’hydrogénation calaly-tique des éthers d’acides carboxyliques à au moins 2 atomes de carbone, au moyen de catalyseurs hydro-génants très actifs préparés à l’état très divisés (Ni-Cu- Ag-Zn) sur des supporis tels que l’amiante fibreuse (B. F. 571.355, 571.356. D. R. P. 415.469, 441.443). On peut hydrogéner de celle manière tant les esters des acides monobasiques que ceux des acides polyba-siques. On peut hydrogéner ainsi l’ester méthylique de l’acide oléique, l’ester éthylique de l’acide oléique, les acides gras des huiles d’animaux marins. L’acide linolique se laisse transformer de cette manière en alcools paraffiniques supérieurs. On prépare, pai-exemple, l’alcool octadécylique à partir des acides gras d’animaux marins préparés selon le D.R.P. 349.011.
- B. F. 701.200, Bôhme, mentionne la préparation d’alcools gras par réduction des esters d’acides gras par le sodium en présence d’éther sulfurique à basse température avec surpression d’hydrogène. La pression utilisée pour la réduction au moyen de sodium et d’alcool éthylique est de 15 à 20 kg. à température ordinaire. On introduit également un peu de CO2 qui décom pose l’alcoolate de Na formé, ce qui évite l’action saponifiante sur la partie de l’éther non attaqué. Le métal alcalin peut être aussi employé sous forme d’une dispersion dans un milieu neutre, comme le xylène. On a ainsi une augmentation de la surface de contact, ce qui accélère la marche de la réaction.
- B. F. 703.844, Bôhme, transforme les acides gras du beurre de coco en alcools correspondants et principalement en alcool laurylique ou duodécylique et un peu d’alcool myristique et d’alcools en C18. On fait dissoudre 200 gr. d’huile de coco dans 1 lit-, d’alcool butylique normal et fait réagir en autoclave sur 90gr. de sodium. Le mélange s’échauffe à 100° et la pression monte à 5 atmosphères. On traite ensuite r h. à 14o°, c'est-à-dire à 15 atmosphères. Le sodium est alors complètement dissous et la réaction est presque quantitative. On laisse refroidir, étend d’eau le mélange alcoolique que l’on sépare de la lessive de soude. On élimine ensuite l’alcool butylique. De même, en parlant de l’huile de ricin, on peut préparer l’octadécylène-glycol (réduction du groupe COOH en CH2OH).
- Ces produits ont été décrits par Normann (Z. Ang. Ch., 44, 481, 1931).
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- LES ALCOOLS GRAS A POIDS MOLECULAIRE ÉLEVÉ ET LEURS DÉRIVÉS SULFONÉS
- B. F. 708.286, Bôiime, revendique l’hydrogénation catalytique, vers 300-400°, en présence de cuivre métallique comme catalyseur (le nickel, Pt, Pd conduisent à une hydrogénation plus poussée allant jusqu’à l’hydrocarbure), des esters acides gras (on peut utiliser directement les glycérides naturels). Par exemple, on mélange de l’éther éthylique de l’acide laurique avec un catalyseur de cuivre préparé de la manière usuelle et en quantité telle que la proportion de Cu soit de 2 % du poids de l’éther. On fait réagir de l'hydrogène sur le mélange dans un récipient clos sous une pression de 100 à 200 atm. et une température de 350° environ. On obtient une réaction aisée et avec un bon rendement l’alcool laurique C12H2OH.
- B. F. 718.394, Bôiime, mentionne qu’un procédé simple consiste à utiliser directement les acides gras sans avoir à passer par leurs éthers. On réduit directe-ment les acides gras séparés de la glycérine Le catalyseur employé est un catalyseur au cuivre sur un support en kieselguhr. Par exemple, on mélange 160 gr. acide gras facilement préparé par saponification de l'huile de coco à 16 gr. de catalyseur et introduit dans un autoclave à secousses. On introduit alors l'hydrogène sous pression et chauffe à 260 atmosphères et à une température de 310-315°. La durée est de 2 heures et les acides gras sont transformés en alcools que l’on peut utiliser directement.
- B. F. 734.864, Bôiime, a signalé que l’on peut faire réagir en présence d’un solvant approprié et éventuellement d'hydrogène et de catalyseur dans des conditions de température et de pression déterminées un mélange de sels d’acides gras, l’un au moins ayant plus de 2 atomes de C. Si l’on traite un mélange d'acide gras à plus de 2 atomes de C sous forme de sel de calcium et de formiate de chaux à température élevée, on obtient directement les alcools primaires par réduction des aldéhydes par l’hydrogène en pré-sence d’un catalyseur d’hydrogénation. Ce procédé permet de faire en une seule opération les alcools, On peut préparer l’alcool laurique, par exemple en par-tant du laurale de chaux et en passant par l’aldéhyde laurique ; de l’alcool stéarique en partant du stéarate de chaux et en passant par l’aldéhyde stéarique. Le procédé peut être conduit à la pression ordinaire ou sous pression élevée. La température est maintenue de 150-400°. La présence d’un dissoly ant tel que la tétra-line, le dodécane, l’alcool butylique favorise la formation de l’aldéhyde. Il est très avantageux d’utiliser, comme solvant, l'alcool qui constituera le produit final de la réaction.
- 110 addil. 43.883 au B. F. 734.864, donne un exemple de réduction de sels calciques d’acide gras de coco. Dans un autoclave à agitateur, on introduit 5o p. en poids de sels calciques des acides gras de coco, 18 p. de formiate de chaux, 5 p. de catalyseur CuCr. On refoule alors l’hydrogène dans l’autoclave jusqu’à pression de 140 kg. On élève la température à 280°, la pression monte à 250 kg, et l’on maintient 2 h. On
- laisse refroidir, décompose le produit de réaction par l’HCI, dissout dans l’éther, sèche et élimine l’éther. On obtient ainsi un mélange d’acide 12,éther 5, aldéhyde8, alcool 250.
- B. F. 740.641, l. G-, mentionne la réduction catalytique ménagée des aldéhydes et des cétones de la série aliphatique renfermant plus de 15 atomes de carbone en alcools non saturés. On utilise des catalyseurs faibles comme le Cu, le zinc ou le cadmium à une température comprise entre 5o et 40o°, à une pression de 10 à 200 atm. On peut préparer, par exemple, l’alcool oléique à partir de l’aldéhyde oléique, l’heptadé-cylène méthylcarbinol à partir de la cétone heptadécy-lène méthylique, parexemple. On prépare un catalyseur en kieselguhr et au cuivre en présence de benzine. On traite dans un autoclave en cuivre 100 p. d’aldéhyde oléique et une quantité de catalyseur à 1, 3 p. de cuivre. On traite par l’hydrogène à 100°. Dès que l’absorption d’hydrogène a conduit à la formation de l’alcool oléique, l’absorption s’arrêteautomatiquement. On filtre ci obtient l’alcool oléique pur. V 20 atm. il n’y a pas de fixation d'hydrogène sur les doubles liaisons.
- B. F 743.358, HENCKEL et CIE, indique la fabrication d’alcools gras supérieurs de la série grasse par hydrogénation vers 250° et sous environ 130 à 180 atm. au moyen d’hydrogène et en présence de catalyseurs (catalyseurs activés à base de zinc, Ag, Ai, Cu, chro-mile de cuivre ou autres), des anhydrides mixtes d’acides organiques et d’acides minéraux (borique ou silicique).
- P. V. B. 147.258, Bôiime, mentionne la réduction de l’huile de ricin en octadécylèneglycol par le sodium en présence d’alcool. Par exemple, 3oo kg. d’huile de ricin sont dissous dans 1.000 lit. d’alcool butylique et traités en autoclave avec 90 kg. de sodium sous une pression de 5o atm. à 14o°. On monte alors jusqu’à 100 atm. pendant 1 ou 2 h. On lave alors à l'eau l'alcool formé et distille l’alcool butylique pour obtenir l’octadécylèneglycol.
- P. A. F. 73.847, C. FLESCH, prépare les alcools gras par réduction des éthers d’acides gras par le Na en présence de solvants. Par exemple, 100 kg. d’éther éthylique de l’acide laurique sont dissouts dans 3oo kg. de xylène et on ajoute dans la solution 43 kg. de Na métal. On agile dans le vide sous 25 mm. à une température de 15 à 20°. On ajoute 150 kg. d’alcool éthylique sec et lorsque la réaction est terminée, on ajoute HCl pour neutraliser, sépare NaCl et distille dans le vide. On obtient une huile jaune formée d’alcool laurique. Poids 79 kg.
- B. F. 765.379, l. G., utilise comme catalyseurs des sulfures de métaux lourds des groupes 5 et 6 du système périodique ainsi que du rhénium, du nickel et du cobalt. Exemple, dans un autoclave rotatif disposé horizontalement et renfermant un panier métallique contenant du sulfure de tungstène sous
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- forme de tablettes et agencé de manière qu’il participe à la rotation de l’autoclave et se trouve successivement en contact avec le liquide et avec l’atmosphère d’Il qui le surmonte, traiter de l’huile de baleine par l’hydrogène sous une pression de 3o alm. et à a5o°. L’indice d’iode s’abaisse en même temps de 118 à 60. Le mélange résultant a la consistance d’une graisse et répond aux conditions du commerce. En ajoutant, à l’huile de baleine, 1 % d’allyl sénévol (isosulfocyanure d’allyle), c’est-à-dire une substance qui empoisonne immédiatement les catalyseurs au nickel, l’hydrogénation se déroule absolument sans incident et l’on obtient, même après une longue période de service, le même produit que sus-indiqué.
- B. F. 785.718, I. C. L, on connaît le procédé d’hydrogénation à pression élevée suivant Schmidt (Ber., 1931, 64B, 205i). Il n’est pas nécessaire d’utiliser une pression d’hydrogène élevée si l’on fait passer l’acide gras à l’état de vapeur mélangé à l’hydrogène sur un catalyseur approprié. L’L C. I. a trouvé qu’en mélangeant l’acide gras avec un catalyseur finement divisé, en agitant le mélange et faisant passer un courant rapide d’hydrogène au travers en circuit fermé et enlevant l’alcool formé par distillation et entraînement par l’hydrogène dans un condenseur, une pression de 3o atmosphères est suffisante. Par exemple, le catalyseur de Connor Folkers et Adkins (J. An. Chem. Soc., 1932, 54, p. ii38), chromale double de Ba et de Cu 5o p. est introduit dans 5oo p. de spermacéti dans un autoclave à agitateur à 1.000 tours à la minute. On fond et met en marche. On fait passer l’hydrogène purifié jusqu'à pression de 40 alm., après on le fait circuler à cette pression avec un débit tel que l’atmosphère d’hydrogène dans l’autoclave soit entièrement renouvelé toutes les 5 minutes. L’espace de l’autoclave est 8 fois celui du spermacéti. A 26o-3oo° l’alcool cety-lique est entraîné par l’hydrogène. On condense, puis recueille. Rendement 90 % à 40 atmosphères.
- B.F. 802.542, Rohm et IIaas, préparent un catalyseur au cobalt argent de la manière suivante : on mélange
- une solution de 39,5 de nitrate de coball et de 3 gr. i5 de nitrate d’argent dans 90 cc. d’eau avec 90 gr. de terre d’infusoire en poudre. On chauffe la masse humide à 6oo° jusqu’à décomposition des nitrates. On agite 6 gr. de catalyseur avec 80 gr. d’huile de palme à 260" 2 heures sous pression d’hydrogène de 211 kg. par cm2. Le degré d’hydrogénation du produit basé sur le changement de l’indice de saponificalion était de 85,2 %, son indice d’acide 0,2, l’indice d’hydroxyle 85,2%. L’huile hydrogénée se trouve à l’état d’alcools correspondants de l’huile de palme.
- B. F. 819.255, Bôhme, utilise un catalyseur contenant 20 à 60 % d’oxyde de cadmium (calculé par rapport au cuivre) et précipité sur un support tel que kieselguhr, amiante, poudre de pierre ponce. Les acides grasnon saturés (acides oléique, undécylique, érucique, linoléique, etc.) mélangés avec 5 à 20 % de catalyseur et traités en autoclave par l’hydrogène sous forte pression et à haute température sont transformés presque complètement en alcools gras non saturés correspondants; les doubles liaisons ne sont pas touchées. On opère en deux phases : 1° température de 100 à 200°, pression 10 à 20 alm. (réduction du catalyseur) ; 20 on monte à 280°, pression 200 alm. (réduction de l’acide gras). Il est bon, avant d’introduire la 2e portion d’hydrogène, d’éliminer la vapeur d’eau formée pendant le chauffage croissant. On accélère ainsi la réaction.
- Un autre moyen peut également être utilisé pour la réduction des acides gras en alcools correspondants. Il consiste à traiter l’éther, le chlorure ou l’amide de l’acide avec l’hydrogène atomique qui est obtenu par décharge électrique. Un appareil comme celui décrit par Wood (Pilosophical Magazine, 1921, 42, 729) est approprié au traitement du laurate d’éthyle pour le convertir en alcool laurique. L’hydrogène moléculaire est rendu atomique.par passage au travers d’un arc entre des électrodes de tungstène une basse pression étant maintenue.
- (A suivre).
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Sur le foulage des draps contenant de la laine cellulosique. — R. GUTENSOHN. — Klepzig’s Texlil-Zeitschrift. décembre 1937, p. 691-692 et 701-702.
- Après avoir rappelé les dernières éludes parues sur les phénomènes du foulage, l’auteur remet en mémoire que les conditions optima du foulage sont : une température de 45° C et un pli : 10, et la présence d’un agent de lubrification.
- Les sulfonates de ricin, d’alcools gras et de produits de condensation d’acides gras, facilitent l’action du savon lors du foulage.
- Les produits auxiliaires contenant un solvant per
- mettent de fouler plus rapidement les draps bon marché contenant de la laine renaissance.
- Pour les mélanges de laine el de laine cellulosique, en filature, il est indispensable d’ensimer chaque fibre séparément, en formant alternativement un lit de chacune de ces fibres. Actuellement on peut ensimer sans précautions spéciales, les mélanges de laine et de laine cellulosique, en employant un produit tel que le Kuspifan de Stockhausen. Le cardage et la filature des filés mixtes s’en trouvent grandement améliorés.
- Pour l’encollage de tels filés, l’auteur recommande l’emploi des Tyloses qui s’éliminent facilement des fibres, par un simple lavage à l’eau tiède.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Dans le foulage des draps de laine contenant de la laine cellulosique, il importe d’opérer avec une alcalinité aussi faible que possible, afin de ne pas détériorer la fibre synthétique, très sensible aux bains alcalins. Le Médialan A présenterait une grande supériorité sur savon, au point de vue du foulage, pour les articles contenant 3o % de laine cellulosique.
- Des essais de laboratoire et de la pratique ont montré qu’entre les laines cellulosiques, il existe des différences au foulage, en présence de laine. La Vistra X et la Lanusa conviennent mieux en mélange avec la laine que la Vistra mate ordinaire ou la Vistra brillante.
- Il est parfaitement possible aujourd’hui, en observant les précautions nécessaires à l’égard de la laine et de la laine cellulosique, de fouler dans de bonnes conditions les draps de laine contenant une proportion assez forte de laine cellulosique, tout en ménageant chacune des fibres.
- L. B.
- Sur l’accroissement de l’aptitude au feutrage et au foulage de la laine par mordançage à l’eau oxygénée.
- II partie. — R. BRAUCKMEYER et II. ROUETTE. — Melliand Textilberichte, avril 1937, p. 293-296.
- Dans la première partie de la publication, les auteurs avaient montré qu’il était possible d’augmenter notablement l’aptitude au feutrage des laines grossières et autres poils (mohair) par l’action de solutions diluées d'eau oxygénée en bain acide avec l’intervention de certains catalyseurs. Restait à établir si cet « amollissement » chimique ou physique des fibres traitées n’était pas lié à une altération au sens technique du mot.
- Au microscope, les fibres mordancées ou non, ne révèlent aucune différence comme aspect; en particulier, le revêtement d’écailles des fibres de laine mordancées était aussi fermé que celui des fibres non mordancées. La réaction de Allwôrden (formation de chlorokéraline par excroissances entre les écailles) a été approximativement aussi prononcée sur les deux sortes de libres, d’où il suit que l’élasticum existe encore dans les fibres mordancées.
- La réaction de diazo sensible a présenté quelques différences au détriment de la laine mordancée : le diazo d’acide sulfanilique, par suite de l’amollissement de la fibre, pénètre plus facilement à l’intérieur de la fibre.
- La réaction du sel d’étain (basée sur la formation de sulfure d’étain) qui se produit par suite de l’altération de la cystine de la laine ne s’est pas réalisée, car le soufre avait été oxydé en acide sulfurique.
- La détermination de l’azote (méthode Sauer, Zedschr. f. ançjew. Chemie, 29, 1916, I 424) a présenté de grandes différences au détriment de la laine mordancée, ce qui se conçoit, puisque la laine traitée, étant plus ouverte, se laisse plus facilement pénétrer et altérer par les alcalis, en sorte que l’azote soluble augmente proportionnellement. Mais, en somme, les
- différences entre la laine non traitée et la laine mordancée sont insignifiantes car le traitement par l’eau oxygénée s’opère en milieu acide, en des bains peu concentrés et dont la température ne dépasse pas 4o° C.
- L’inconvénient du mordançage consiste plutôt en un léger brunissement de la fibre (formation de substances humiques et mélanoïdiques).
- Le mordançage après teinture peut provoquer un changement de nuance par oxydation du colorant.
- Il ressort de l’étude des auteurs que, étant donnée la constitution de la molécule de laine comportant de longues séries de chaînes polypeptidiques reliées entre elles par des fonctions arnides et par les ponts de soufre de la cystine que contient la laine, le mordançage à l’eau oxygénée en bain acide élimine, par oxydation, une partie de ces ponts de soufre, ce qui entraîne une augmentation de la gonflabilité de la fibre. Les essais montrent une relation directe entre l’action chimique, d’une part, et les propriétés physiques (gonflement) d’autre part.
- L. B.
- Durées de séchage longues ou courtes. — H. HAAS. — Melliand Textilberichte, novembre 1937, p. 912-913.
- L’auteur essaie d’élucider la question de savoir si le séchage doit s’opérer en une durée longue, à basse température, (à la manière du séchage naturel), ou en une durée courte, (par raison d’économie) à température élevée.
- On dispose actuellement de procédés de séchage rapide et rationnel qui ménagent bien les fibres.
- Les fibres peuvent être endommagées mécaniquement ou chimiquement lors du séchage. Elles subissent des détériorations notamment lorsque l’évaporation de l’eau à la surface des fibres s’évapore trop rapidement, ne laissant pas le temps à l’eau de l’intérieur des fibres de diffuser. Par suite du dégonflement plus marqué de la surface, par rapport à l’intérieur de la fibre, des tensions provoquent un éclatement de la pellicule externe.
- La fibre de colon séchée dans de mauvaises conditions, gonfle régulièrement et se fissure dans la cuticule. La fibre de laine séchée à température trop élevée prend des stries suivant son axe.
- Bien entendu, les détériorations de fibres n’ont plus lieu dans les procédés modernes de séchage, car la matière venant d’abord en contact avec de l’air chaud et relativement humide, puis graduellement avec de l’air plus sec et moins chaud, l’évaporation se poursuit suivant un rapport bien déterminé entre la quantité d’eau qui s’évapore de la surface et celle qui diffuse ensuite de l’intérieur.
- Lors du séchage l’action chimique se traduit par une hydrolyse des fibres, soutenue par la chaleur et la durée. L’auteur avait établi antérieurement que les chaînes de cellulose sont hydrolysées lorsque le séchage est réalisé à température élevée et pendant une longue durée. Le produit final comporte un groupe alcoolique et un groupe aldéhydique.
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- NOUVEAUX PRODUITS
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- La laine subit, dans ses liaisons peptidiques, une décomposition hydrolytique conduisant à un dégagement d’ammoniac, en fonction de la température et de la durée du séchage. En outre, la cysline s’hydro-lyse avec production d’hydrogène sulfuré et d’acide sulfurique.
- Le colon perd de sa résistance dynamomélrique lorsqu’il est chauffé à 120-1400 C. pendant 3 heures ou à 5o° C. pendant 24 heures.
- En somme, les fibres subissent au séchage une détérioration, lorsque la durée de séchage est démesurément prolongée. Par conséquent, il importe d’acquérir dans l’élaboration de procédés de séchage des fibres textiles, des précisions sur les propriétés physiques et chimiques de ces dernières, réglementant, dans chaque cas, la durée de séchage (aussi courte que possible) et surtout les limites de température.
- L. B.
- NOUVEAUX
- Velan PF
- Nous avons déjà eu l’occasion de signaler notre visite à l’Exposition du Velan PF, nouvel agent d’imperméabilisation et adoucissant pour les Libres textiles. (Voir R.G.M.C. mai 1938, p. 172).
- Cette Exposition avait lieu dans les Bureaux des Els S. II. Morden et C" (seuls concessionnaires pour la vente en France du Groupement des Matières Colorantes de Ylmperial Chemical Industries Ltd), 14, rue de la Pépinière, à Paris 8e.
- Le Velan PF est un produit nouveau qui offre de nombreux avantages sur les procédés existant d’imperméabilisation ; ils peuvent être divisés en deux catégories :
- 1° Ceux qui rendent les tissus absolument imperméables à l’eau et qui, de ce fait, ne laissent passer ni l’air, ni l’eau.
- 2° Ceux qui donnent une imperméabilisation relative, c’est-à-dire imperméabilisation à l’eau dans des conditions normales, mais sans occlusion des interstices.
- Le caoutchouc est la matière principale de la première catégorie. Il y aussi des préparations diverses à base de goudron, d’huile de lin, de laques cellulosiques, etc. Mais toutes ces substances modifient plus ou moins la tombée et le toucher des tissus traités. Même dans certains cas, l’étolfe perd ses caractéristiques et n’est plus qu’un support pour une couche imperméable.
- Dans la deuxième catégorie, nous rencontrons surtout des préparations à base de cires, employées parfois conjointement avec des sels métalliques. Elles ne peuvent pas être utilisées pour traiter des tissus délicats et, bien que l’imperméabilisation obtenue soit satisfaisante, elles suppriment, cependant, les qualités de toucher et de souplesse. Leur plus grand désavantage réside dans le manque de résistance. Elles ne sont pas permanentes. En effet, elles disparaissent par simple lavage et sont complètement détruites par un nettoyage à sec.
- Nous avons vu de nombreuses pièces de tissus traitées au Velan PF et représentant tous les genres de Libres textiles employées; ces tissus avaient tous un excellent loucher et une souplesse remarquable.
- Différentes expériences ont été faites pour démontrer que ces tissus étaient imperméables à l’eau, et qu’ils
- PRODUITS
- conservaient cette propriété, même après plusieurs lavages ou nettoyages avec les solvants employés chez les teinturiers dégraisseurs.
- Les tissus traités au Velan PF sont éminemment hygiéniques, étant perméables à l’air.
- Nous avons particulièrement remarqué :
- Un tissu laine-rayonne viscose schappe parfaitement imperméable à l’eau et d’une souplesse remarquable. Le traitement au Velan PF offre un intérêt particulier pour tous les tissus mixtes contenant de la rayonne viscose, du fait qu’il rend celle dernière hydrofuge et lui permet, par conséquenl, de résister à toutes déformations physiques.
- Un tissu de gabardine en colon vélanisé, sous forme d’une poche remplie d’eau dans laquelle nageaient à l’aise des poissons rouges. Il n’a pas été traversé par l’eau pendant toute la durée de l’Exposilion et n’était même pas humide à l’extérieur.
- ou :
- Une robe en jersey vélanisé qui avait été portée par des mannequins au cours de plusieurs Expositions et nettoyée chez les teinturiers dégraisseurs de nombreuses fois, repoussait encore parfaitement l’eau, l’encre, etc...
- ou:
- Des bas de soie ou de viscose qui, remplis d’eau, et vidés, étaient secs et ne montraient aucune adhérence du liquide.
- ou :
- Des expériences faites en versant différents liquides sur des tissus traités et bon traités, par exemple de l’eau, de l’encre, des alcools; ces liquides adhéraient au tissu non traité et formaient des taches, tandis que sur le tissu vélanisé, ils glissaient immédiatement.
- ou :
- Un tissu de gabardine de coton vélanisé avait une souplesse remarquable.
- ou :
- Un tissu de velours de coton, vélanisé, sur lequel l’eau glissait sans adhérer et sans laisser aucune trace.
- En résumé le Velan PF donne aux fibres une imperméabilisation permanente à l’eau, mais perméable à l’air; il améliore nettement le loucher et la souplesse des tissus. Le procédé n’affecte nullement les tissus les plus délicats ou les coloris les plus vifs.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- ERRATUM
- Lc Brevet Rumfor-d Chemical Works inséré dans le N° d Avril de la R.G.M.C. (page 156) doit se lire . B. F. 810.958, ai septembre 1936, an lien de B. F. 810.847, 2 7 juin 1936.
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- AGENTS AUXILIAIRES
- Ethers sulfuriques d’amides. — I. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 640.581, 13 avril 1929.
- Ces produits sont des agents mouillants et détergents. On les obtient, par exemple, en sulfonant les amides de manière à pouvoir obtenir des éthers sulfuriques. Par exemple l'amide de l’acide lactique et de la dodécylamine est sulfonée par la chlorhydrine et le produit neutralisé. Ce composé est soluble dans l’eau.
- Acides sulfoniques condensés. — Bôhme Fellchemie Gesellschaft. — D. R. P. 642.829, 6 janvier 1933.
- On dissout 100 kgs d’alcool cétylique dans 100 kgs de benzine et ajoute 60 kgs d’anhydride phosphorique à 3o°, puis ajoute 4o kgs d’acide benzaldéhyde sulfo-nique jusqu’à ce que le produit soit devenu soluble dans l’eau. On neutralise et concentre jusqu’à consistance pâteuse; le produit est un mouillant et un détergent.
- Composés sulfonés de l’huile de lin. — Chemische Fabrik
- Stockhausen. — D,R.P. 640.791, 29 novembre 1930.
- On soumet l’huile de lin mélangée à d’autres corps gras, d’abord à l’action du chlore et ensuite à l’action de l’acide sulfurique. Ces produits constituent des colloïdes protecteurs.
- Ethers sulfuriques d’alcools non saturés. — Bôhme Fellchemie Gesellschaft. — D. R.P. 640.997, 31 mars 1928.
- Ce brevet pour lequel la procédure a duré 10 ans consiste dans la sulfonation d’alcool non saturé à 18 atomes de carbone, par l’acide sulfurique fumant, à basse température. On obtient ainsi des produits stables vis-à-vis des sels calcaires.
- Produits de condensation. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 64 2.744, 2 avril 1930.
- On condense les oxyalcoylamines éthérifiées par des groupes oxyalcoyles, avec les acides carboxyliques. Par exemple l’éther trioxyéthylique de la triéthanol-amine, obtenu par l’action de l’oxyde d’éthylène sur
- la triéthanolamine, est chauffé avec l’acide stéarique, on obtient :
- C1HSO—CH2CH0—CH2—CH?.
- (HO—CH—CH*—O—CH2CH2)27
- qui peut ensuite être sulfoné. On peut aussi utiliser le produit de la fixation de l’éthylène diamine sur l’oxyde d’éthylène.
- Ethers sulfuriques de carbonamides. — /. G. Farbenin-dustrie. •— D.R.P. 642.885, 13 avril 1929.
- On prépare des amides en faisant réagir les acides carboxyliques cycloaromatiques ou des acides alipha-tiques-aromatiques avec les amines primaires ou secondaires en choisissant les composants de telle sorte qu’on puisse y introduire, par sulfonation, un groupe O—SO3H. Par exemple, on chauffe l’acide cholique avec l'éthylamine et sépare l’éthylamide de l’acide cholique et sulfone avec la chlorhydrine sulfurique. Le produit est neutralisé, additionné de phosphate de sodium et séché; c’est un agent mouillant.
- Ethers sulfuriques d’alcools. — Bôhme Fellchemie Gesellschaft. — D.R.P. 643.052, 10 août 1928, addition au D.R.P. 640.997.
- Le procédé du brevet principal 640.997 (voir plus haut) est modifié en ce sens qu’on sulfone l’alcool oléylique par la chlorhydrine sulfurique en présence d’éther.
- Condensation d’éthers gras avec les hydrocarbures. — 1. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 644.131, 4 mai 1930.
- Par exemple, on fait réagir en milieu sulfurique l’éther monostéarique de la glycérine avec la naphtaline. Le produit obtenu est un détergent qui est actif dans l'eau dure.
- Sulfures de poids moléculaire élevé. — Henkel et Co. — D.R.P. 644.275, 5 janvier 1932.
- Le procédé est illustré par l’exemple suivant. On traite le sel de sodium du phénylmercaptan par l’éther chloracétique de l’alcool dodécylique; le produitobtenu est une huile bouillant à 244-245°.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
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- INDUSTRIE TEXTILE
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- L’identification des fibres textiles. — TECHNOLOGIST.
- — Textile Mercury and Argus, i5 octobre 1937.
- L’auteur indique quelques essais simples, permettant de déterminer rapidement et à coup sur la nature des fibres d’un fil ou d’un tissu. Ces essais présentent l’avantage de ne nécessiter qu’un matériel très réduit et des réactifs en nombre limité. Les fibres considérées sont : le lin, le coton, le coton mercerisé, la laine, la soie, les rayonnes viscose, acétate et cuproammonia-cale (en filament continu ou en fibres courtes), et enfin le lanital.
- Les essais indiqués sont valables meme pour les marchandises teintes. Il est cependant préférable de décolorer ces dernières, dans la mesure du possible. Pour le démontage des teintures, on n’aura recours qu’à des moyens simples tels que l’ébullition en bain savonneux concentré, le traitement à chaud par une solution ammoniacale d’hydrosulfite, ou l’immersion dans un bain d’eau de Javel légèrement acidulé. Encore ce dernier traitement doit-il être évité lorsqu’il peut s’agir de fibres animales, car la laine et la soie sont altérées dans leur substance par l’action des hypochlo-rites.
- La première chose à faire est d’examiner au microscope le fil ou le tissu en question. Cet examen est parfois suffisant pour identifier certaines fibres; il révèle en outre, éventuellement, la présence de plusieurs sortes de fibres dans un tissu. On distingue tout de suite, au microscope, le colon ordinaire et la laine. Les fibres de colon se reconnaissent sans difficulté à leur forme de ruban tordu, présentant celle particularité que le sens de torsion se renverse irrégulièrement tous les quelques tours. Ces fibres ont en moyenne 3 cm. de long et dépassent rarement 5 cm ; elles sont un peu plus épaisses sur leurs bords. Les fibres de laine ont l’aspect caractéristique de baguettes recouvertes d’innombrables petites écailles. Le colon et la laine se distinguent encore plus sûrement si l’on dépose sur les fibres une goutte de soude caustique à 23-3o° Bé. On voit les fibres de coton se tortiller sous l’action de ce réactif; elles prennent finalement un aspect presque cylindrique, sans torsion, et deviennent transparentes. Au cours du gonflement, on peut même observer un instant le lumen, canal central de la fibre, qui contient des impuretés opaques. On cesse de le voir- quand le gonflement arrive à ses limites. La soude produit aussi un gonflement de la laine, mais celui-ci va jusqu’à la perle des écailles épithéliales et à la désagrégation des fibres.
- On doit employer pour l’examen des textiles un
- microscope de grossissement environ 3oo. A l’aide de cet instrument, on peut également déceler la présence de fibres de lin. Tandis que la fibre de colon n’est qu’une longue cellule, celle de lin est constituée par un faisceau de cellules ressemblant à un fagot de bois à section polygonale. Ce faisceau comporte des stries longitudinales et des fentes transversales. Il y a en outre, de loin en loin, des nœuds de jonction rappelant ceux du bambou. Si, sur un mélange de colon et de lin, on fait une touche avec une solution de nitrate d’argent, suivie d’un lavage à l’acide nitrique dilué, les fibres de coton apparaissent au microscope brillantes et claires. Celles de lin au contraire retiennent assez d’argent pour paraître foncées.
- L’examen microscopique pour la recherche du coton peut encore être complété par l’essai suivant : on place sur la lame porte-objet quelques fibres dont le bout a été coupé net à l’aide d’une lame de rasoir. On ajoute une goutte de soude caustique à 22° Bé et on observe attentivement le gonflement des fibres. La cellulose interne ne tarde pas à être expulsée aux extrémités (où elle n’est plus retenue par la cuticule) en formant une sorte d’ampoule. Cette particularité est très caractéristique du colon.
- Lorsqu’on en est arrivé à ce point, il est utile de chauffer un petit échantillon de la matière textile dans un tube à essais, avec une solution étendue d’acide picrique légèrement.acidulée ax ec de l’acide sulfurique. Dans ces conditions, seules la laine et la soie sont teintes intensément, en jaune. Si l’examen microscopique a permis de conclure à l’absence de laine, la fibre teinte en jaune ne peut être que de la soie. Celle dernière se reconnaît d'ailleurs au microscope par sa forme de baguette et sa finesse (elle ne dépasse pas 1 denier). La rayonne cuproammoniacale est presque aussi fine, mais est dépourvue d’affinité pour l’acide picrique; les autres rayonnes sont en général moins fines. Un fil de soie naturelle forme par brûlage à son extrémité un globule friable après refroidissement. Dans les mêmes conditions un fil de rayonne d’acétate donne un globule dur, se cassant difficilement.
- L’examen microscopique ne permet pas à lui seul, de distinguer avec certitude le colon mercerisé et les différentes sortes de rayonnes. Pour établir une distinction, la première chose à faire est de déterminer la présence ou l’absence de rayonne d’acétate. On sait que le coton mercerisé, la viscose et la rayonne cuproammoniacale ont une forte affinité pour les colorants directs, tandis qu’en général l’acétate n’en a aucune. Si on chauffe la matière textile dans un tube à essais
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- avec une solution diluée de Bleu ciel direct 6B (Bleu Chicago 6B), on constate après lavage que la rayonne d’acétate est restée parfaitement blanche, tandis que les autres rayonnes sont fortement teintées de bleu. Mais si on a chauffé préalablement l’acétate avec une solution étendue de soude caustique, il se teint en bleu par traitement au Bleu ciel direct 6B, car l’alcali a saponifié plus ou moins l’acétate de cellulose, en donnant de la cellulose, substance dont sont constitués le colon et les autres rayonnes. Un autre essai à faire est le suivant : on prend un fil du textile en question et on l’enflamme à une extrémité. La rayonne d’acétate brûle en laissant tomber peu à peu des globules noirs qui, par refroidissement, deviennent durs comme de la cire à cacheter. Le colon mercerisé, la viscose et la rayonne cuproammoniacalc brûlent comme du papier, sans formation de globules, et en ne laissant qu’une cendre impalpable.
- Lorsqu’il s'agit de décider entre du colon mercerisé, de la viscose et de la rayonne cuproammoniacale, on a déjà une indication avec le microscope. Les fibres de rayonne cuproammoniacale sont d’une finesse extrême, contrastant avec l’épaisseur relative de celles du coton mercerisé. D’autre part, le mercerisage du colon est rarement complet : parmi les fibres d’un même fil, il en reste généralement quelques-unes qui ne sont pas devenues cylindriques et ont conservé la forme de ruban tordu, caractéristique du coton. On sait par ailleurs que les trois fibres : colon, rayonne viscose et rayonne cuproammoniacale, sont constituées d’une même substance : la cellulose. Mais il existe entre le colon et les rayonnes une différence essentielle. La fibre de colon, seule, possède un cuticule, c’est-à-dire une enveloppe prolectrice de cellulose dure qui limite les possibilités de gonflement. Les particularités du gonflement sous l’action de la soude — phénomène d’ailleurs très complexe — peuvent être mises à profit pour distinguer les rayonnes du colon mercerisé. Il est connu que le coton se gonfle le plus sous l’action des lessives de soude 13 à i6° Bé; le coton ordinaire est peu affecté par la soude à 3o° Bé, mais se gonfle fortement dès que par dilution le degré s’abaisse à 16 environ. L’expérience suivante est très significative : sur les fibres étudiées, placées sur la lame porte objet du microscope, on dépose une goutte de soude caustique à 27-3o° Bé. Une minute après, on ajoute une goutte d’eau, et on observe attentivement ce qui se passe. S’il s’agit de coton mercerisé, la cellulose étant déjà gonflée au maximum, on ne constate à aucun moment de changement appréciable. Au contraire dans le cas des rayonnes, il se produit un gonflement considérable avec éclatement partiel de la fibre, et même apparente dissolution.
- La distinction entre les deux rayonnes : viscose et cuproammoniacale, est un problème beaucoup plus difficile, étant donné leur similitude de propriétés. On peut cependant avoir une indication utile en faisant l’essai simple suivant. On fait un petit faisceau de fibres, que l’on tire à travers un liège, et on en coupe
- une mince tranche à l’aide d’une lame de rasoir. Vue au microscope, la section des fibres de rayonne cuproammoniacale est circulaire; celle des fibres de viscose est dentelée. Une identification plus complète peut être obtenue en tenant compte du fait que la viscose contient en général des traces de soufre libre ou de composés sulfurés, provenant du sulfure de carbone utilisé dans la fabrication. La rayonne cuproammoniacalc ne contient jamais de produits de ce genre. Herzog et Ruckert (Texlilberichle, 1937, P- 485) proposent l’essai suivant. Un échantillon d’environ 5 gr. de la matière textile est agité avec de l’éther de pétrole pur, pour enlever certaines impuretés pouvant provenir par exemple de la transpiration des mains. Ensuite on l’agite avec i5 cc de sulfure de carbone pur, qui dissolvent le soufre et les composés sulfurés éventuels. Une moitié de l’extrait obtenu est agitée avec une goutte de mercure, qui se ternit immédiatement sous l’action des composés sulfurés. Si, sur cette goutte de mercure ternie, on verse une ou deux gouttes d’une solution d’iode n/10 contenant 2 % d’azoture de sodium, on observe un dégagement de nombreuses bulles d’azote sur toute la surface du mercure. Ce dégagement gazeux, qui dénote la présence de composés sulfurés du mercure, est assez net pour déceler le soufre contenu dans la viscose, et par conséquent pour identifier celle fibre.
- L’identification du lanital est délicate, la fabrication de celle nouvelle matière textile faisant encore l’objet de perfectionnements continuels. Celle fibre a essentiellement les mêmes propriétés tinctoriales que la laine et la soie : elle se teint donc en jaune avec l’acide picrique. Mais le lanital se distingue de la laine par l’absence d’écailles à la surface des fibres, — et de la soie par sa grossièreté relative. Par brûlage un fil de lanital ne donne pas, comme la soie, de globule friable.
- Les indications ci-dessus permettent d’identifier les fibres dans la plupart des cas. Lorsqu’il s’agit d’un mélange de plusieurs fibres, il peut être quelquefois avantageux de les trier d’abord à la main, et de les examiner séparément.
- J. L.
- Détermination de l’alcali dans la laine. — D. E. STOCKER. — J. Society of Dyers and Colourists. septembre 1937, p. 34.8-349.
- Il n’est pas aisé de déterminer l’alcali dans la laine. Ce n’est pas chose aisée, puisque, d’une part, les groupes COOII et CONH de la protéine forment des sels de sodium et que, d’autre part, la laine a le pouvoir d’adsorber les acides. Hirst et King indiquent que l’on peut obtenir des résultats exacts en extrayant d’abord la laine à l’alcool, puis en la chauffant avec de l’eau distillée et titrant avec un acide de titre connu, en présence de phtaléine du phénol.
- Toutefois ces auteurs préfèrent la méthode à l’acide téréphtalique (J. Textile Inslilule, 1926, T. 101). On
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- traite une quantité pesée de laine' par de l’eau contenant une quantité connue d’acide téréphtalique à 6o° C, pendant 4 heures. Ensuite on ajoute un volume mesuré d’acide titré; on filtre le liquide et l’on détermine l’excès d’acide en titrant en présence du bleu de bromophénol.
- La soude caustique, le carbonate de sodium et le savon sont déterminés en même temps, comme le montrent les équations :
- 2NaOH + C6H4(COOH)2=2H2O+C6H4(COONa)2
- Na2C034-C6H4(C00H)2=H20+C02+C6H4(C00Nay 2C17H33C00Na-K6H4(G00H)2 = 2C”H33C00H -|-C6H4 (COONa)2.
- Le savon et l’alcali caustique peuvent être éliminés par une extraction préalable avec de l’alcool. Les savons de chaux, étant insolubles dans l’alcool, sont aussi décomposés par l’acide téréphtalique; ils doivent ainsi être déterminés séparément, ce dont on doit tenir compte.
- Comme la méthode à l’acide phtalique n’est pas commode à appliquer, une nouvelle méthode a été étudiée, dans laquelle l’alcali est extrait par une solution aqueuse d’acide borique, après quoi le borate sodique formé est titré avec de l’acide chlorhydrique o,i/n en présence de rouge de méthyle ou d’orangé de méthyle.
- L’avantage de cette méthode est que : i) l’acide borique n’a aucune action sur les indicateurs utilisés et l’adsorption de l’acide par la laine n’affecte pas le résultat; 2) le borate de sodium est facilement éliminé de la laine, par un lavage à l’eau, el 3) si la solution d’acide borique est saturée de chlorure de sodium, les savons de chaux et les colorants ne sont pas extraits; ainsi la difficulté de titrage d’un liquide coloré ne se présente pas.
- On extrait d’abord les savons sodiques et l’alcali caustique par de l’alcool.
- Le mode opératoire est le suivant :
- Une quantité pesée de laine est séchée et extraite par de l’alcool absolu dans un soxhlet. On détermine l’alcali caustique présent par titrage de l’extrait alcoolique avec de l’acide chlorhydrique o,i/n, en présence de phtaléine du phénol. On enlève ensuite l’alcool de l’extrait par évaporation et l’on dissout le résidu dans de l’eau.
- Ensuite on ajoute de l’acide pour décomposer le savon et l’on extrait par de l’éther les acides gras séparés. L’extrait éthéré est évaporé, le résidu est dissous dans de l’alcool et l’on détermine les acides gras du savon, de la manière habituelle. Après cela, la laine extraite est immergée pendant plusieurs heures dans une solution diluée d’acide borique, par exemple à 1 %, puis on place le liquide et la laine dans un petit entonnoir à robinet contenant un tampon de caoutchouc, dans un flacon relié à une pompe à vide et le liquide est aspiré. On ferme ensuite le robinet et on ajoute de l’eau distillée dans l’entonnoir. On y agite la laine et, au bout de quelques minutes, on
- enlève l’eau par aspiration; on répète 8 ou 10 fois ce lavage. Le filtrat et les eaux de lavage réunis sont titrés avec de l’acide chlorhydrique 0,i/n, en présence de rouge de méthyle. Si des savons de chaux ou des colorants sont présents, on sature la solution d’acide borique de sel et on emploie une solution saturée de sel, pour le lavage.
- L. B.
- Sur le dosage de l’acide phosphorique dans le « Lanital » et dans les autres fibres textiles. — C. FERRARI. — Annall di chimica applicala, vol. 27, 1937, p. 482.
- L’emploi toujours croissant du Lanital rend intéressantes les méthodes qui permettent de doser la nouvelle fibre dans les tissus mixtes.
- Le Lanital présente ce caractère particulier de contenir un certain pourcentage de phosphore : 0,79 % (correspondant à 1,8 % d’acide phosphorique) alors que cet élément ne se trouve pas dans les autres fibres ou seulement à l’état de traces.
- L’auteur a adopté l’acide perchlorique comme agent de destruction de la matière première, ceci afin de permettre ensuite le dosage du phosphore par une méthode colorimétrique appropriée :
- Dans un ballon de Kjeldahl on chauffe gr. 0,25 à 2,0 de substance à examiner avec 10 fois son poids d’acide sulfurique concentré. Lorsque l’effervescence est terminée et que commence une ébullition tranquille, le liquide noir, homogène est additionné de petites portions de perchlorate de potassium, dont la quantité est d’environ le double du poids de la substance à examiner. Par ce traitement le liquide se décolore. On le dilue par son volume d’eau et on chauffe à l’ébullition pour éliminer toutes traces d’oxyde de chlore ; on refroidit et on étend à 100 cc. On dose l’acide phosphorique colorimétriquement sur une prise de 10 cc.
- Il faut noter que si l’on exécute le dosage sur une autre fibre que le Lanital il est préférable d’opérer sur les cendres.
- Le dosage colorimétrique est basé sur la transformation de l’acide phosphorique en acide phosphomo-lybdique qu’on réduit à chaud en bleu de molybdène par le sulfate d'hydrazine.
- 10 à 5o cc de la solution sont neutralisés par le carbonate de sodium solide, On ajoute 10 cc d’une solution contenant par litre 7,2 gr. de molybdale d’ammonium et 120 cc d’acide sulfurique concentré. On ajoute 10 cc d’une solution à 1 % de sulfate d’hydrazine et assez d’eau pour porter le volume à 90 cc. On chauffe jusqu’à commencement d’ébullition et on maintient un quart d’heure sur un bain-marie bouillant. Après refroidissement on passe le liquide dans un ballon de 100 cc. Celui-ci paraît plus ou moins coloré en bleu selon la quantité d’acide phosphorique. Il convient que la concentration ne dépasse pas 1 mgr. d’acide P2O5 par 100 cc.
- On examine ensuite le liquide au photomètre graduel de Pulfrich en utilisant le filtre spectral S. 61. La lecture donne directement la valeur de la transparence
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- en % . A l’aide d'une tabelle on passe de cette valeur à celle du coefficient d’extinction qui est rapporté à i cm d’épaisseur et en multipliant ce chiffre par le facteur
- 0,7553 on a la quantité de P2O; présente en mgr.
- L’auteur a réuni dans le tableau suivant les résultats des analyses qu’il a effectuées sur des libres diverses :
- Nature de l’échantillon Poids de subst. attaquée et portée à 100 cc. Vol. prélev. sur l’analyse Epaisseur du tube photométriq. Transparence Coefficient d’extinction rapp. à 1 cm. P.O. en %
- Lanital 0,25 10 1 27,0 0,569 1,719
- 0,25 10 1 24,0 0,620 1,873
- 0,25 10 1 25,0 0,602 1,819
- 0,25 10 I 25,0 0,602 1,819
- Laine ... 2,00 5o 9 16,5 0,39 1 0,0295
- . 2,00 50 .2 16,0 0,398 0,0300
- 2,00 5o 2 16,0 0,398 0,0300
- Coton 10,00 5o 1 10,0 1,000 0,015I
- Lin 10,00 5o 2 18,5 0,3665 0,0055
- Chanvre 4,00 5o 1 16,0 0,796 0,0300
- Kapok 4,00 5o 2 16,0 0,796 0,0300
- Tissu laine Lanital . 0,50 15 I 31,5 0.600 0,503
- — 0,50 15 I 18,0 0,745 0.750
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- Velours de soie. — A. EFFENBERG. — Ielliand Tex-tilberichle, janvier 1938, p. 78-79.
- Le velours de soie est formé, ordinairement, d’un tablier en colon retors, teint en écheveaux avec duvet en soie organsin teinte en écheveaux, en nuances solides au frottement et à la lumière. La chaine est encollée en écheveaux, puis teinte en colorants substantifs. La soie est parfois chargée. Les lisières sont en coton mercerisé blanc.
- Les pièces sortant du tissage, en 3 largeurs sont d’abord nettoyées (poil et dossier), puis on les ouvre au large en supprimant tous les plis et on flambe le dossier, en 2 passages dans une flambeuse à 2 ou 3 brûleurs; ensuite on tond le duvet sur tondeuse à un cylindre, en cousant chaque pièce bout à bout. Le duvet a une tendance à être couché un peu dans le sens de la chaine. Lue brosse rotative se trouvant devant la machine enlève les filaments de poils tombés lors de la coupe du velours. Après tondage, les pièces sont grattées légèrement sur machine à deux cylindres.
- Pour donner au tissu un meilleur loucher et plus de tenue, on apprête le dossier avec la composition suivante :
- 13 1. solution de fécule 1 : 5
- 13 1. solution d’adragante 1 : 2, avec
- g 1. eau, brassé pendant 1/2 heure, puis on ajoute :
- 2,5 1. huile d’olive émulsionnés avec de l’ammoniaque, pendant 1/2 h. ensuite on ajoute :
- 0,5 1. acide formique dilué avec
- 1 1. eau et
- 0,1 1. alun dissous dans
- 1 1. eau. Agiter 2-3 heures et passer au tamis.
- On apprête et on repasse le dossier à la machine. Ensuite on divise les pièces et on les dérompt. Finale-ment on les brosse, on en repasse le dossier et on les vaporise à la machine (Kaloriermaschine) d’où elles sortent en plis.
- L. B.
- Le développement de l’industrie des fils artificiels. — Spinner und Weber. 29 octobre 1937, p. 44.
- La rayonne n’est connue que depuis cinquante ans; en effet, la première filature de rayonne a été mise en service à Besançon, en 1885. Encore en 1914 la place occupée par la rayonne dans l’ensemble des produits textiles était peu importante, et il a fallu de nombreux perfectionnements pour permettre à la production mondiale de passer de 11 millions de kg. en 1913 à 200 millions de kg. en 1930.
- Des progrès aussi rapides n’ont pu être obtenus que grâce au fait que les matières premières nécessaires existent en quantités pratiquement illimitées.
- Contrairement à ce qui se passe pour les fibres d’origine végétale ou animale, une mauvaise récolte ne pourra pas avoir d’influence désastreuse sur les cours de celle matière.
- D’autre part, les propriétés remarquables des fils obtenus par le procédé cupro-ammoniacal ont grandement contribué à dissiper les préjugés qui s’opposaient à une généralisation de l’emploi de la rayonne. Depuis 1920, le procédé à l’acétate a commencé à se répandre. Enfin, en 1930, la mise au point du procédé d’étirage, par Lilienfeld, a assuré la prédominence du procédé viscose.
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- Le tableau ci-dessous montre à différentes époques l’importance relative des différents procédés, en pourcents de la production totale :
- Procédé 1896 1903 1906 1913 1923 1928 1930 1933 1934
- Nitrate.. too 73 53
- Cuivre.. — 27 40
- Acétate..
- Viscose. — — 7
- 4 7 7 8,5 7,3
- Go 82 85 87 87 87,8
- Les perfectionnements nouveaux permettent d’étendre toujours les possibilités d’emploi de la rayonne, Mais à côté de la rayonne est née, pendant la guerre, une deuxième fibre artificielle qui a été nommée Stapelfaser et qui devait remplacer, en Allemagne, la laine et le colon qui faisaient presque complètement défaut, Les procédés de fabrication de celle fibre ont été améliorés considérablement par les travaux de la I. G. Farbenindustrie. En 1933 elle réapparaît sous la désignation de Zellwolle (laine de cellulose) pour devenir l’objet d’une industrie nouvelle qui a pris des proportions impressionnantes.
- C’est en Allemagne et en Italie que cette industrie a fait les progrès les plus rapides. Ces deux paysont dù restreindre les importations de laine et de colon, ce qui les a incités à favoriser, d’une façon intense, la production de fibres nationales.
- En 1936, ces deux pays produisaient 68 % de la production mondiale de laine de cellulose. La production mondiale, qui était de 4 millions de kg. en 1929, de 13 millions en 1933 et de 3o millions en 1934, a atteint 67 millions de kg, en 1935 et 144 millions de kg. en 1936.
- Quelle est l’importance relative des fibres artificielles pour l’industrie textile allemande ? En 1933, la rayonne représentait 5% et la laine de cellulose 0,5% de la consommation tolale.
- En 1936, la rayonne représente 8 % et la laine de cel-lulose 7 % de la consommation totale.
- Ces chiffres montrent que l’industrie des fibres artificielles a fait des progrès considérables. Les possibilités nouvelles d’emploi sont encore nombreuses et la production de textiles artificiels va encore croître d’année en année.
- A l’origine, la laine de cellulose remplaçait surtout le colon, mais elle tend également à remplacer la laine.
- Les mousselines de laine ont été remplacées par des mousselines de laine de cellulose. Leurs coloris sont plus lumineux, leur souplesse est plus grande, et leur toucher est plus doux.
- Les mélanges de laine et de laine de cellulose donnent des tissus très résistants et de bel aspect. Après imprégnation spéciale ils résistent à l’humidité et sont agréables à porter en été. La laine de cellulose sert également à la fabrication des tissus d’ameublement, de rideaux et de lapis.
- Des qualités très nombreuses de fibres artificielles ont été lancées. Les marques les plus récentes, ressemblant à la laine, sont la Vistra AT, la Lanusa, la Cuprama SE et la Floxalane.
- La Vistra XT est un produit de la I. G. Farbenindustrie. La surface n’est pas lisse, elle ressemble à un tire-bouchon. Les fibres sont ondulées, ce qui donne du crochet au ruban. Elle se teint facilement et devient très brillante. Elle sert plus spécialement à la fabrication des tapis.
- La Lanusa possède également des ondulations, elle est très nerveuse et très élastique. Elle se teint facilement et reste mate.
- La Cuprama SK est obtenue par le procédé cupro-ammoniacal. Elle a de fines ondulations, elle est douce au loucher, très résistante et elle retient bien la chaleur.
- La Floxalane a une structure ressemblant à celle de la laine. Elle est constituée par une succession de cellules s’emboîtant les unes dans les autres, ce qui donne du crochet au ruban et de la solidité au fil.
- En 1935, la fibre viscose coûtait 2 mk 28. Ce prix a été ramené successivement à 1 mk 60 et à partir du 1er septembre à 1 mk 45.
- Les fibres spéciales et celles vendues sous forme de rubans atteignent des prix plus élevés. D’une façon générale, le prix de revient d'un fil de laine de cellulose sera voisin du prix de la rayonne. Pour les fils plus fins de 100 deniers le prix de la rayonne sera plus avantageux, par contre, pour les fils plus gros que 100 deniers la laine de cellulose coûtera moins cher.
- Cependant, la laine de cellulose n’a nullement diminué l’emploi de la rayonne, mais elle a réussi à remplacer la laine dans de nombreuses applications. En effet, alors que la laine de cellulose ne coûte au kg. que i mk 45 à 2 mk 60, la laine coûte actuellement, en Allemagne, des prix compris entre 3 mk 5o et 8 mk.
- E. V.
- Rideaux et dentelles pour vêtements confectionnés par dévorage, par un nouveau procédé, pour rayonne d’acétate. — P. BRAUN. — Melliand Texlilberichte, janvier 1938, p. 84-85.
- Suivan[ un procédé de la « Rhodiacéta », protégé par le D. R. 1.306 943, on produit de superbes articles de dentelle très richement décorés, avec des tissus viscose et acétate, dont on détruit l’acétate par dévorage. On utilise, par exemple, un tissu formé d’une chaîne satin assez épaisse, avec 2 fils de chaîne et 2 fils de trame. La chaîne est formée alternativement de rayonne d’acétate et de crêpe viscose. La trame est formée uniquement de fils crêpe viscose de même titre que les fils employés dans la chaîne. Le tissu pèse environ 170 gr/m2.
- Aux endroits à dévorer on imprime une pâte préparée en empâtant :
- 200 grs de peroxyde de benzoyle avec
- 200 grs d’acétate de benzyle. On émulsionne la pâte avec
- no grs de sulforicinate de soude et on épaissit avec 55o grs de solution de british-gum. Enfin on filtre.
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- Au lieu de la solution de british-gum, il est recommandable d’empâter 60 grs d’adragante dans 940 grs d’eau froide, puis de chauffer à 6o° C et d’abandonner pendant la nuit. On obtient ainsi une pâte claire qui convient aussi bien à l’impression à la machine qu’à l’impression à la main.
- On utilise environ 60 % de pâte, du poids du tissu.
- Après avoir été imprimées, les pièces sont séchées à l’air, puis en chambre chaude pendant 20 minutes à 110-115° C, ce qui a pour effet de détruire l’acétate de çellulose, don t on élimine la poussière en ba liant le tissu.
- Comme traitement subséquent, les pièces sont lavées dans une solution de savon à 2 %, à 5o° C.
- La viscose jaunit par le dévorage; elle doit être
- reblanchie légèrement dans le cas de nuances claires ou de blanc. A cet effet, on traite le tissu par un bain contenant, au litre, 5 grs de savon et 4 à 5 grs de per-borate de soude, chauffé lentement à 75° C., pendant 2 heures.
- Sur les tissus viscose et acétate, on produit aussi de jolis effets, en dévorant, d’une part, la viscose par du chlorure d’aluminium et, d’autre part, l’acétate par du peroxyde de benzoyle.
- Sur de la peluche, dont le dossier est en soie et le poil en acétate et en viscose, on imprime, après décreusage, une pâte au peroxyde de benzoyle (qui détruit la viscose), enfin une pâte aux deux agents de dévorage (qui détruit les deux rayonnes). L. B.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Tissus doublés. — Imperial Chemical Industries. — B. F. 812.491, 24 octobre 1936.
- On a déjà utilisé pour le doublage des tissus, des solutions de caoutchouc et des résines synthétiques ainsi que des dérivés de la cellulose solubles dans les solvants organiques el présentant des propriétés thermoplastiques. Ces derniers qui nécessitent des dissolvants organiques présentent des inconvénients et des dangers. On a trouvé qu’on peut utiliser avec avantage des dérivés cellulosiques solubles dans les alcalis étendus. Exemple : On étale sur un côté de deux pièces de calicot une couche faite avec une solution de 7 % de glycol cellulose (E.P. 410.152) dans une solution à 7,5 % de soude. Celle solution avait à 20° une viscosité de 26 unités C.G.S. On sèche les pièces,puis on étale une deuxième couche de la même solution sur le même côté de chaque pièce, puis on les double dans une machine à doubler. Après séchage à température élevée, on introduit la matière dans un bain contenant 3 % d’acide sulfurique, lave soigneusement et sèche ; le produit présente une excellente adhérence el résiste à une ébullition dans un bain de 1 p. de savon et 1 p. de carbonate anhydre dans 100 ; la matière est perméable à l’air et à la vapeur.
- Cellulose fortement acétylée. — Société des Usines chimiques Rhône-Poulenc. — B. F. 812.559, 2 7 oct. 1936.
- La cellulose est acétylée dans un milieu inhomogène dans lequel elle reste en suspension. Jusqu’ici il a été très difficile d’obtenir des acétylcelluloses dont les solutions ont une haute viscosité. Le procédé est illustré par l’exemple suivant. On met en contact pendant 5 heures, 100 p. de linters blanchis avec 100 p. d’acide acétique à 100 % et ajoute en une fois le mélange refroidi à 0° de 850 p. anhydride acétique, 2.400 p. acide acétique à 100 %, 700 p. de benzine et 2 p. d’acide sulfurique à GO %. Le mélange est agité jus-qu’à ce qu’un échantillon prélevé dans la masse soit
- soluble dans le chlorure de méthylène-alcool, ce qui demande environ 24 heures. Le produit est filtré, lavé et séché ; sa solution dans un mélange de chlorure de méthylène-alcool présente une haute viscosité.
- Immunisation contre les mites. — Elablissemenls Kuhl-mann. — B. F. 812.687, 21 janvier 1936.
- On soumet les libres à l’action d’une solution aqueuse d’un sel ou d’un dérivé sulfonique répondant à la formule
- Dans cette formule R1, R2, R3 el R4 représentent des atomes d’hydrogène ou des radicaux quelconques choisis de telle sorte que la base renferme 8 atomes de carbone. Exemple : On condense l’acide sulfanili-que avec le sulfocyanure de potassium pour obtenir la p. sulfophénylthiourée el on condense celle-ci avec la ]). o-dichloroacétophénone. On obtient ainsi l’acide A-(parachlorophényl) p.-phénylamino thiazol-parasul-fonique soluble sous forme de sel de sodium.
- Condensation des phénols avec les aldéhydes. — I. G.
- Farbenindustrie. — B. F. 812.697, 22 janvier 1936.
- Il s’agit d’aldéhydes comportant plus de six atomes de carbone qui sont condensées avec les phénols. De telles aldéhydes s’obtiennent en distillant les sels de calcium des acides, des graisses, avec du formiate de calcium. Le produit de condensation de ces aldéhydes avec les phénols, crésols, se fait en milieu acide et fournit, suivant les cas, des produits pour l’industrie textile, comme des huiles, des humectants, des agents de- dispersion, des agents pour l’industrie du cuir.
- Disponibles 4 corps de chaudières, utilisables comme réservoirs, grande contenance.
- PLEZ & Roland, Thionville.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- MATIÈRES PLASTIQUES
- Boutons et autres objets. — Oscar Ilenss. — D. R. P.
- 641.2 68, 14 janvier 1930.
- Ces objets sont fabriqués avec des résines de formaldéhyde et d’urée.
- Après avoir décrit les conditions dans lesquelles on a déjà condensé l’urée avec le formol en présence d’acides l’auteur indique qu’il condense sans chauffer et que le produit poreux obtenu est ensuite broyé et moulé. A i kg d’urée dissous dans 1 litre d’eau on ajoute 1,9 kg de formol à 35 % à température ordinaire puis ajoute 10 cc d’acide sulfurique concentré dilué dans le double de son poids d’eau. On peut ajouter,
- avant la précipitation, des charges ou des colorants. Il se précipite un produit poreux, amorphe qui est séché et broyé et moulé à i3o".
- Résines aminoaldéhydes. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 641.674, 3o août 1935.
- Exemple. A une suspension de 10,8 parties d’ortho-phénylènediamine dans i5o parties d’eau, on ajoute 20 cc d’une solution de formaldéhyde à 35 % en ne dépassant pas 20°. Il se dépose une masse amorphe, incolore, qu’on essore après 2 à 3 heures, lave et sèche à 35-4o°. Cette matière fond à iao-i3o° en une résine claire qui devient cassante par refroidissement, elle est soluble dans l’acélane, le benzène, le chloroforme.
- RESULTATS INDUSTRIELS
- Filatures et Filleries de France
- Lille. — Les comptes de l’exercice 1937, soumis à l’assemblée ordinaire du 29 mars, font apparaître un bénéfice net de 3.555.282 fr., contre 1.880.902 fr. pour l’exercice précédent.
- Filatures et Tissages de Wiltenheim
- Mulhouse. — Le reliquat bénéficaire de 903.682 fr., après extinction de la perle antérieure de 2.016.372 fr. a été consacré entièrement aux amortissements.
- Etablissements Marion Ainé et Cie
- Lyon. — Le capital qui était de 25 millions a été réduit à 6.250.000 fr. au moyen de l’abaissement de 500 fr. à 125 fr. de la valeur nominale de chaque action. Cette réduction a été affectée à l’amortissement des pertes antérieures et de certains éléments de l’actif social de la constitution d’une provision pour frais. Du consentement unanime de leurs propriétaires, les 10.000 parts de fondateurs ont été annulées purement et simplement.
- Le peignage Golden de Croix est racheté par un groupe de peigneurs français
- Lille. — L’un des peignages les plus anciens de la région, exploité sous la raison sociale Isaac Holden et Fils, va passer en d’autres mains.
- Un groupement qui représente les intérêts de l’ensemble des peigneurs français s’en est rendu acquéreur, sur la proposition même du conseil d’administration de la société.
- Le matériel de ce peignage, qui occupe environ 800 ouvriers, est en excellent état ; il ne subira donc pas le sort réservé à certains équipements d’usines rachetés dans des conditions sensiblement identiques.
- Il n’est pas non plus question, pour l’instant, de fermer cet établissement. Les peigneurs français, qui
- ont comme souci primordial de maintenir le chiffre encore important de leurs exportations, ont eu surtout en vue de ne pas laisser vendre à vil prix le matériel de ce peignage à des maisons étrangères.
- Rappelons que le peignage Holden était le seul peignage britannique installé sur le continent.
- Filatures de Bourelte et de Schappe
- Lyon. — Les comptes de l’exercice 1937 se soldent par un bénéfice de 105.262 fr. Compte tenu du report antérieur, le disponible s’élève à 108.942 fr.
- Amos et Cie, à Wasselonne
- Strasbourg. — Les comptes de l’exercice 1937 se sont soldés, après 715.862 fr. d’amortissements, par un bénéfice net de 396.593 fr. Addition faite du reliquat antérieur, le profit disponible s’est élevé à 574.003 fr. Le dividende a été porté de 6 à 8 %.
- Etablissements Agache
- Lille. — L’assemblée ordinaire, tenue le 5 avril, a approuvé les comptes de l’exercice 1937 faisant ressortir un bénéfice de 6.240.213 fr., soit, avec le report précédent, s’élevant à 82.056 fr., un solde disponible de 6.322.269 francs. Le dividende, payable le 15 juin a été fixé à 30 fr. aux actions de capital et 20 fr. aux actions de jouissance.
- Une somme de 89.469 fr. a été reportée à nouveau.
- Le rapport du conseil d’administration s’exprime comme il suit :
- « Au cours de l’exercice écoulé, les efforts de notre direction se sont tout spécialement consacrés à l’adaptation de notre industrie aux nouvelles conditions économiques et sociales. L’apaisement des esprits à facilité ce travail. Aucune grève n’a entravé la marche régulière de nos usines et leur rendement horaire est redevenu normal.
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- INFORMATIONS FISCALES
- « En revanche, l’instabilité de la monnaie et les dévaluations successives ont apporté une gêne permanente à l’établissement et à l’exactitude de nos prix de revient. L’écoulement de nos marchandises s’en est fâcheusement ressenti. Les livraisons à la clientèle ont été inférieures, dans chacune des branches de notre activité industrielle, aux quantités produites. Le déséquilibre est spécialement sensible pour les filatures de lin où le chiffre des paquets livrés n’a pas atteint 85 % du total de la production.
- « Il en est résulté une augmentation de nos stocks par rapport à ceux de notre inventaire précédent et c’est là l’indice d’une restriction très nette de la consommation du pays.
- « Le chiffre d’affaires s’est élevé à 161 millions de francs, légèrement supérieur à celui de l’année 1936, mais l’augmentation qu’il accuse n’est que l’effet de la hausse des prix exprimés dans notre monnaie. Ce phénomène, triste reflet de l’affaiblissement continu
- du franc, a comme conséquence un resserrement général des trésoreries qui risque d’apporter une gêne sérieuse à l’ensemble de l’économie française. Notre société, grâce à une importante avance de matières premières, a pu, cette année encore, assurer par elle-même le supplément de fonds de roulement qui lui est désormais nécessaire. Mais l’on ne peut s’empêcher de se demander s’il lui sera toujours possible de se prémunir ainsi contre les pertes de substance qu’entraîne toute dévaluation. La stabilité de la monnaie est indispensable à l’équilibre financier des entreprises et nous ne réclamerons jamais avec trop d’e-nergie ni de raison le rétablissement de l’ordre dans les finances du pays, qui en est la condition primordiale. N’est-il pas vain également d’espérer voir s’apaiser l’inquiétude des esprits, génératrice de troubles, tant que n’aura pas été résolu le problème irritant des prix intérieurs, lié, qu’on le veuille ou non, à la valeur extérieure du franc. »
- INFORMATIONS
- Foire de Leipzig.
- Le Comité de la Foire de Leipzig a décidé de faire parvenir régulièrement aux Revues techniques, des comptes-rendus sur des nouveautés techniques de l’industrie allemande. Ces comptes-rendus exposeront les nouveaux procédés de fabrication et les inventions ainsi qu’en général tout ce qui concerne le progrès industriel.
- Nous avons reçu les premiers fascicules de novembre et décembre 1937. Ils donnent les extraits d’articles parus dans les périodiques, du Verein Deutscher Ingenieur (V. D. I.) et dans d’autres revues ayant trait à l’art de l’ingénieur. Il s’agit surtout de machines, de chaudières, de mécanismes, de métallurgie, d’appareils de mesure, etc.
- INFORMATIONS
- CALENDRIER FISCAL EN JUIN 1938
- Contributions directes
- Du 1er au 10. -— Paiement au percepteur par les employeurs et débirentiers de l’impôt afférent aux traitements, salaires, émoluments et honoraires versés en mai à des personnes domiciliées hors de France.
- Envoi au Directeur des Contributions directes du relevé des intérêts, dividendes et autres produits de valeurs mobilières payés au cours du mois précédent (décret du 8 juillet 1987, art. 1").
- Du 1er au 30. — Paiement de la première moitié des impôts compris dans les rôles mis en recouvrement en juin, dès la mise en recouvrement.
- Paiement de la totalité des impôts établis au titre d’années antérieures, compris dans les rôles mis en recouvrement en mai 1938.
- Enregistrement
- Du 'J''' au 10. — Impôt sur les coupons de valeurs mobilières étrangères non abonnés et de fonds
- FISCALES
- d’Etats étrangers (personnes qui font profession de recueillir, encaisser, payer ces coupons).
- Taxe sur les assurances rv trimestre (Compagnies d’assurances).
- Du 10 au 15. — Impôt sur les opérations de Bourse (banquiers, agents de change etc...).
- Du 1e' au 20. — Déclaration par les banquiers, sociétés de crédit et redevables autorisés des intérêts soumis à l’impôt sur le revenu des créances.
- Du Dv au 20. •— Taxe sur le chiffre d’affaires (banquiers, changeurs, marchands de biens).
- Du 25 au 30. — Impôt sur les opérations de bourse (banquiers, agents de change etc...).
- Contributions Indirectes
- Avant le 20. — Paiement des taxes uniques perçues sur dépôt d’un relevé mensuel.
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- Les Impressions Scientifiques — Corbeil
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