Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- 42e Année
- Numéro 500
- REVUE MENSUELLE
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- Septembre 1938
- MATIER
- ORANTES
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- ANCHIMENT
- TEINTURE
- IMPRESSION
- 0 LU D 0. en
- DIRECTEUR: A.WAHL professeur AU CONSERVATOIRE DES ARTS ET MÉTIERS ORGANE OFFICIEL DE L'ASSOCIATION OES CHIMISTES DE L’INDUSTRIE
- président: Félix BINDER_trésorier : G.MAIRESSE
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- 42e Année
- Tome XLII
- Septembre 1938
- MATIERES COLORANTES
- DU HIKIIIEIT
- DE LD TEIRTURE
- DE L’IIHPRESSIOH ET DES APPRÊTS
- ORGANE OFFICIEL DE L’A. C. I. T
- ABONNEMENTS : France, 150 fr. - Étranger (accord de Stockholm), 200 fr. - (Autres pays), 225 fr.
- ADMINISTRATION DE LA REVUE :
- Pour tout ce qui concerne la Publicité, s’adresse!- .•
- ÉI.TSÉE-BIH.inyd, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Bureau 216 - Téléphone : Anjou 18-00
- BUREAU ET SIÈGE DE L’A. C. 8. T.
- (y adresser toutes communications}
- 28, Rue St-Dominique - Bureau n° 8 - PARIS-VIF (Maison de la Chimie - Centre Marcelin Berthelot)
- SOMMAIRE DE
- SEPTEMBRE
- Chronique de l’A. C. I. T.. XXXIII, XXXIV, XXXV, XXXVI
- Matières Colorantes
- La coloration de la gomme de caoutchouc par les colorants organiques, par le Dr. Alessandro Beretta, p. 321.
- Comptes-rendus des Sociétés Savantes, p. 327.
- Extraits de journaux français, p. 327.
- Informations, p. 329.
- Revue économique, p. 330.
- Extraits de brevets allemands, p. 331.
- Résultats industriels, p. 336.
- Teinture-Impression
- L’électricité statique dans le nettoyage à sec, paras Technos ”,
- p. 337.
- Comptes-rendus des sociétés savantes, p. 339. Extraits de journaux étrangers, p. 340. Extraits de brevets allemands, p. 344.
- Blanchiment-Apprêts
- Les récents progrès réalisés dans le blanchiment des fibres textiles par Gordon-Abramow, p. 346.
- Les alcools gras à poids moléculaire élevé et leurs dérivés sulfonés. Leurs emplois dans l’industrie textile, par .I. P. Sisley (suite), p. 349.
- Extraits de journaux étrangers, p. 352.
- Extraits de brevets allemands, p. 355.
- Industrie Textile
- Revue économique de l’industrie textile, p. 356.
- Extraits de journaux étrangers, p. 357.
- Résultats industriels, p. 359.
- Informations, p. 360.
- Informations fiscales, p. 360.
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- CHRONIQUE DE L’A. C.
- N° 250 — Septembre 1938 — 28€ Année
- T.
- ______________________________________ SOMMAIRE ____________________________________________________
- XVIII Congrès de l’A.C.I.T..................................................................XXXIII
- La vie sociale de l'A.C.I.T. : Nouvelles inscriptions de sociétaires, Hyménée, Nécrologie, Placements .. XXXIV Bibliothèque........................................................................... XXXV
- Congrès de l’Association Internationale des Chimistes-Coloristes.............................XXXVI
- XVIIIe CONGRES DE L'A. C. I. T.
- LILLE, du 22 au 25 Septembre 1938
- Invitations. — Tous les membres de l’A. C. I. T. doivent avoir reçu les imprimés relatifs au Congrès de Lille qui se tiendra du 22 au 25 septembre.
- En cas de non réception de ces cartes en aviser M. Georges Mairesse, 24, rue de Pétrograd, Paris 8°, Téléphone Europe 53-08 qui en fera parvenir un nouvel exemplaire.
- Nous demandons instamment à nos collègues pour faciliter la tâche du Comité d’Organisation de remplir très exactement les feuilles d’inscription et de les retourner le plus rapidement possible.
- Ecrire très lisiblement noms et adresses, bien spécifier les manifestations auxquelles on désire assister, le nombre de personnes, le montant des sommes à payer.
- Nous insistons pour que nos camarades viennent aussi nombreux que possible à ce Congrès et répondent ainsi à l'effort du Comité d’Organisation qui a toutfait pour les satisfaire. Ce seront des journées intéressantes où on aura le plaisir de se retrouver unis entre amis d’une même profession.
- Droit d’inscription. — Le droit d’inscription est de 25 francs par personne et donne droit aux différentes manifestations de la journée du 23 septembre, transports en auto-cars pour les excursions et déjeuner.
- Le prix du banquet du 24 septembre est de 55 francs par personne, service compris.
- Le prix de l’excursion facultative du dimanche est de 110 francs, déjeuner compris.
- Transports et logements. — Des arrangements sont pris avec la Cie des Wagons-Lits pour les réductions de transports accordées sur les chemins de fer et pour les logements dans les hôtels de Lille.
- Les Congressistes auront à adresser les feuilles concernant ces questions, après les avoir soigneusement remplies, à la succursale de la Cie des Wagons-Lits la plus proche de leur domicile ou au siège de la Cie des Wagons-Lits, service des Congrès, 40, rue de l’Arcade, Paris 8e.
- Les billets de chemins de fer et les adresses d’hôtels leur seront envoyés directement par la Cie des Wagons-Lits ou les agences locales.
- Les collègues venant de l’Etranger pourront réclamer au bureau de l’A.C.I.T, une carte de congressiste pour obtenir les réductions sur les réseaux étrangers, s’il y a lieu.
- Renseignements. — Pour tous renseignements complémentaires, jusqu’au 21 septembre, s’adresser au trésorier de l’A.C.I.T., M. Georges Mairesse, 24, rue de Pétrograd, Paris 8°. Téléphone Europe 53-08.
- A partir du 22 septembre et pendant toute la durée du Congrès, une Permanence sera installée à la Société Industrielle du Nord de la France, 120, rue de l'Hôpital Militaire, Lille, où les Congressistes trouveront tous renseignements.
- Nous engageons les collègues qui arriveront dans la journée du 22 à aller directement à la permanence pour régulariser leurs participations et prendre leur carnet de congressiste et leur insigne.
- Réception des Congressistes. —Jeudi 22 SEPTEMBRE, â 20 h. 30 : Réception des Congressistes dans les salons de l’Hôtel Carlton (â l’angle de la rue Faidherbe et de la rue de Paris), Lille. Les Congressistes pour-ront-ainsi faire connaissance et se grouper pendant la durée du Congrès.
- Ils pourront régulariser leurs participations et recevoir leur carnet et leur insigne, s’ils ne lesontpas déjà dégagés.
- Programme. — Nousrappelons le programme succinct des journées du Congrès, dont le détail a été adressé avec les convocations.
- Les Congressistes trouveront dans leur carnet la souche correspondante à chacune des manifestations, souche de contrôle qui sera exigée à la montée en auto-car ou à l’entrée des salles de restaurant.
- Vendredi 23 septembre : matin : Chaque Congressiste pourra prendre part à son choix à l’une des visites ci-après.
- Groupe A : Visite de l’Institut de mécanique des Fluides de l’Université de Lille.
- Départ de la Permanence en auto-car à 8 h. 45.
- Cette visite étant limitée à 50 personnes, nous prions
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- ceux qui s’y inscrivent d’indiquer une 2° visite à laquelle ils seront éventuellement affectés.
- Groupe B : Visite de la Grande Brasserie Excelsior à Lille. Départ de la Permanence en auto-car à 8 h. 45.
- Groupe C : Visite des Installations de la Condition Publique de Roubaix. Départ de la Permanence en auto-car à 8 h. 15.
- Groupe D : Visite des Etablissements Pennel et Flipo, à Roubaix, caoutchoutage des tissus. Départ de la Permanence en auto-car à 8 h. 15.
- Groupe E : Visite de la Centrale Electrique de Comines, une des plus importantes Centrales thermiques de France. Départ de la Permanence en autocar à 8 h.
- Groupe des Dames : Visite des œuvres sociales des Etablissements Leclerc-Dupire à Wattrelos. Départ de la Permanence en auto-car à 9 h.
- A 12 heures : Déjeuner au Cercle de l’Industrie à Roubaix.
- Après-midi : Excursion à Vimy et à Notre-Dame-de-Lorette : Visite des tranchées canadiennes, Mémorial canadien, Cimetière national, Ossuaire et Chapelle de Lorette.
- Les Congressistes ne désirant prendre part qu’au déjeuner et à l’excursion de l'après-midi pourront être pris en auto-car à la Permanence à 11 h. 30, ceux ne désirant prendre part qu’à l’excursion pourront être pris en auto-car à la Permanence à 14 h.
- Après l’excursion à Vimy et Lorette, le retour à Lille aura lieu vers 19 h. Soirée libre.
- Samedi 21 septembre : Salle des Fêtes de la Société Industrielle du Nord de la France, 120-126, rue de l’Hôpital Militaire à Lille.
- 9 heures : Ouverture du Congrès : Allocution du Pré-sident de l'A.C.I.T. — Conférences.
- 11 heures : Assemblée Générale de l’A.C I.T.
- 12 heures : Déjeuner libre.
- 14 heures : Reprise des Conférences.
- Le détail et résumé des conférences sera remis à chaque Congressiste dans son dossier, lui permettant ainsi d’assister aux conférences qui l’intéressent.
- 20 heures : Banquet suivi d’une sauterie dans les salons du Palais de la Foire Commerciale de Lille. Prix fixé, service compris, à 55 francs par personne. La tenue de soirée n’est pas de rigueur.
- Les Congressistes trouveront dans leur carnet l’heure et le lieu de la Photographie Générale.
- Dimanche 25 septembre : Excursion de la journée: Cassel, Calais, Cap Gris-Nez, Boulogne et retour à Lille. Départ de la Permanence à 7 h. 30. Retour à Lille vers 18 h. pour permettre aux Congressistes de prendre les trains partant de Lille dans toutes les directions à partir de 19 heures. Prix de l’excursion, déjeuner compris : 110 francs.
- Les automobilistes n’utilisant pas les cars pourront s’informer à la Permanence du lieu du déjeuner; prix par personne : 30 francs.
- Cette excursion ne pourra avoir lieu qu’à la condition qu’un nombre minimum de 25 personnes y prennent part.
- VENEZ TOUS AU CONGRÈS DE LILLE
- Les dames seront les bienvenues et le Comité leur réserve quelques visites intéressantes.
- Les invités des membres de l’A.C I.T. peuvent faire partie du Congrès aux mêmes conditions d’inscription.
- LA VIE SOCIALE DE L’A.C.I.T.
- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIÉTAIRES
- Admission : Est admis comme Sociétaire :
- M. le Dr. Victor LIVOUSCIII, Chimiste, Industria Textila Aradana, à Arad (Roumanie).
- Présentations : Sont proposés comme Sociétaires :
- M. le Dr. Arture BONINO, diplômé en Chimie Industrielle, 9, via Monpiani, Milan (Italie), présenté par MM. Auguste Lau et Armand Muller.
- M. Alex ENGBLOM, directeur de Borâs Wafveri A. B., Boras (Suède), présenté par MM. Félix Binder et Georges Mairesse.
- M. Fernand COGEZ, 34, rue Saint-Charles, Saint-Dié (Vosges), présenté par MM. Cordier et Crozet.
- M. Paul Boterdaele (nationalité belge), ing. chim. A. I. G., Université de Gand, 173, rue de Courtrai, Gand (Belgique), ingénieur, chef de fabrication aux Indienneries Belges à Gand, présenté par MM. J. Nie-derhauser et Pierre Lanérès.
- M. Fernand THIELEMANS (nationalité belge), ing. chim. A. I. G., Université de Gand, 15, rue des Boutiques à Gand (Belgique), chimiste, coloriste aux usines Cotonnières de Belgique à Gand, présenté par MM. J. Niederhauser et René Lanérès.
- M. Jacques Berthelot, représentant, 2, rue Hector-Pron, Troyes (Aube), présenté par MM. le Dr. Otto Debrus et Paul Mengès.
- M. Barthélémy BOURLIÈRE, industriel, rue Saint-André, Riorges (Loire), présenté- par MM. Duplot et Gouttebaron.
- M. Henri Zoller (nationalité belge), ingénieur-technicien I.P.Lg., 50, aven. Huart-Hamoir, Bruxelles (Belgique), représentant des Etablissements Kuhlmann à Bruxelles, présenté par MM. Deuil et Lanérès.
- M. Gérard De Decker (nationalité belge), ingénieur I.T.R., 5, rue de la Régence, Meulebeke (Belgique), directeur technique de teinture à la S. A. Texasà Gand, présenté par MM. le Chanoine J. Pinte et Lanérès.
- M. Jean NORMANDIN, ing. chimiste, 3, rue d'Har-
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- court, Rouen (Seine-Inférieure), technicien de la S. O. P.I. (Société pour l’Importation des Matières Colorantes et Produits Chimiques), présenté par MM. Jean Cordier et Ivan d’Essen.
- HYMÉNÉE
- M. et Mme Alfred HIGELIN, de Lutterbach, nous font part du mariage de leur fils, M. Alfred HIGELIN, notre collègue de Mexico, avec Mlle Flore PFIFFER, de Ferrette.
- Le mariage a été célébré le 26 juillet dernier en l’Eglise d'Oderen (Haut-Rhin).
- L'A.C I.T. adresse aux jeunes époux ses félicitations et vœux de bonheur et tous ses compliments aux parents.
- NÉCROLOGIE
- Nous avons le très grand regret de faire part du décès de notre collègue et ami Lucien Lorry, décédé subitement le 24 juillet à Mons-en-Barœul (Nord), dans sa 64e année.
- Lucien Lorry faisait partie de l'A.C.I.T. dépuis sa fondation en 1910 et a toujours été un des fidèles amis de l’Association à laquelle il a toujours prêté son concours en toutes circonstances.
- Il était attaché à la Manufacture Lyonnaise de Matières Colorantes à Lyon depuis 1895 et fut envoyé à l’Agence de Lille à la mort de M. Patrelle.
- Suivant sa volonté expresse ses funérailles ont été célébrées dans la plus stricte intimité.
- La seconde fille de notre collègue, Mme Gérard Decroix-Lorry le suivit dans la tombe quelques jours plus tard.
- Nous adressons à notre collègue M. Montaigne età Mme MONTAIGNE-LOBRY, gendre et fille aînée du défunt, toute notre douloureuse sympathie dans le double deuil qui les atteint si cruellement.
- Nous apprenons le décès de notre collègue M. Louis MauGÉqui appartenaitàl'A.C.I.T. depuis 1914;ancien Elève de l’Ecole de Chimie Industrielle de Lyon, il était Secrétaire Général de l’Association des Anciens Elèves de cette Ecole et s’occupait avec zèle de la rédaction du bulletin de l’Association. Il fut chimiste de la Manufacture Lyonnaise des Matières Colorantes, puis chimiste de recherches aux Etablissements Rhône-Poulenc. Il s’est éteint le 7 mai dernier à l’âge de 53 ans après une douloureuse maladie, laissant le souvenir d’un travailleur consciencieux, d’un esprit très cultivé et d’un excellent camarade.
- Nous adressons à sa sœur l’expression de toutes nos condoléances.
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l'A.C.I.T. et non à l'Administration de la Revue.
- Nous rappelons que le service de placement est exclusivement réservé aux membres de l'A.C.I.T. et que les réponses aux offres d'emploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission qui se fera avec toute la discrétion voulue.
- Offres d’emplois :
- N° 171. — On demande pour le Mexique, chimiste ou technicien pouvant diriger atelier impression Lyonnaise, se charger lui-même de préparation des couleurs et mise au courant personnel ; doit connaître parfaitement la branche, être au courant colorants et vaporisage modernes etleurs applications sur toutes fibres.
- N° 172. — On demande, pour la Tchécoslovaquie, directeur d’atelier d’impression, main ou cadre, sur soie naturelle et rayonne, très expérimenté dans la partie.
- Demandes d’emplois :
- N° 86. — Technicien ayant longue pratique teinture et blanchiment, laine, coton, lin, connaissant bien le travail de laboratoire, cherche place directeur ou chef de teinture, de préférence région Nord.
- N° 89. — Chimiste-Coloriste, trentaine, Ecole de Roubaix, 2 ans de lab. d’appl. de mat. col., stages dans des maisons les plus renommées en France et à l’étranger, spécialiste dans la teinture de la laine peignée, grand teint, impression vigoureux ; très bon échantillonneur, calculateur et organisateur; meilleures références, ayant dirigé des années une grande maison de teinture et impression vigoureux, cherche situation comme Directeur de teinture ou technicien d’une maison sérieuse ; parle l’allemand et le français.
- N° 92. — Lyon, représentant, ingénieur chimiste E.C.I.L., très bien introduit dans teintures, impressions, apprêts, filatures fibres artificielles, naturelles, fabriques de chapeaux (poils et laine), industries de la laine(drap, couverture, etc.), tanneriesetganteries, etc., désirerait s’adjoindre représentation à la commission de tout produit pouvant intéresser ces industries (colorants, produits chimiques, etc.). Région demandée en principe : Rhône, départements limitrophes, Ardèche, Drôme.
- N° 93. — Chimiste I. C. P., chef de fabrication laques, couleurs, encres pour héliogravures, colles, vernis à l’huile et à l’essence, préparation couleurs papiers peints, cherche occupation, service commercial ou technique.
- N° 94. — Technicien, ingénieur chimiste E.C.I.L., 10 ans de pratique teinture, blanchiment et apprêt soie naturelle, laine, rayonne, coton, lin, cherche place directeur ou chef de teinture.
- N. B. — Nous recommandons aux industriels qui recherchent de bons techniciens et praticiens de s’adresser au bureau de l’A. C. 1. T. qui les mettra en rapport avec des personnalités de valeur connaissant bien la partie.
- En outre, nous rappelons à nos sociétaires qu’ils doivent nous aider à placer leurs camarades sans situation en nous signalant d’urgence les places qu’ils sauraient vacantes.
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- BIBLIOTHEQUE
- Un de nos collègues, membre du Conseil d’Administration de l'A.C.I.T., mais qui désire conserver l’anonymat, nous a remis pour la bibliothèque de l’A.C.I.T. les ouvrages suivants :
- Traité théorique et pratique de Triage, Peignage et Filature de la Laine peignée, par Paul Lamoitier.
- La Réorganisation de l’industrie Chimique en
- France, par Eugène GRANDMOUGIN et Paul GRAND-
- MOUGIN.
- L’Encollage des Fils de Chaîne, par A. DUBOIS.
- Théories Electriques de la Teinture, par le Professeur Docteur Camille GILLET.
- Nous remercions notre collègue de ce don et les ouvrages ci-dessus pourront être consultés au bureau de l’A.C.I.T.
- CONGRÈS DE L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES CHIMISTES-COLORISTES
- CONSTANCE, du 25 au 29 mai 1938
- Ce Congrès fut précédé d’une réunion des délégués de la Fédération Internationale des Associations des chimistes du textile et de la couleur, sous la présidence de M. le Prof. R. Haller.
- L’A.C.I.T. y était représentée par MM. Deck, trésorier; G. de NIEDERHUSERN qui remplissait pour la première fois les fonctions de secrétaire, en remplacement du Dr. Muller, décédé, Hugues Wagner et J. NIEDERIAUSER.
- M. Marcel Bader qui assure depuis plusieurs années avec au tant de compétence que de dévouement l’édition du Bulletin de la Fédération, annonça qu’à l’avenir 4 fascicules paraîtront annuellement au lieu de 2.
- Le Comité de Rédaction, qui comprenait jusqu’à présent, outre M. Bader, le Prof. LÉVI de Milan et le Prof. MECHEELS de M. Gladbach a été complété par l’adjonction de MM. MUR, délégué de la Society of Dyers and Colourists et Driessen, secrétaire du groupe hollandais.
- Après un échange de vues sur la collaboration au bulletin de M. Wengraf, notre collègue de Vienne, la grande majorité des délégués fut d’avis que la Fédération doit faire tout son possible pour que M. WENGRAF puisse continuer son activité de rapporteur de brevets, ses résumés étant très appréciés par les lecteurs du Bulletin de la Fédération. Le Prof. Haller saisit cette occasion pour relever la valeur incontestable des résumés de brevets ainsi que des cahiers mensuels de documentation dûs à la compétence de M. Wengraf, qui après une longue carrière de chimiste-coloriste, a passé plusieurs années à l’Office des Brevets de Vienne. La suppression de cet Office, conséquence des récents événements politiques, nécessite une nouvelle organisation ; la Fédération estime de son devoir de s’y intéresser et s’en remet à son président pour entreprendre toutes démarches utiles à ce sujet.
- Le trésorier M. Deck présenta son rapport de caisse; sur sa demande on procéda à la nomination de deux réviseurs des comptes ; ce sont MM. H. Wagner et EGLI qui sont chargés d’établir un rapport sur la comptabilité et la caisse, en vue de donner à la prochaine réunion, décharge au trésorier.
- Le Prof. Haller demande à l’assemblée la collabo
- ration de tous nos collègues pour établir un relevé des anciennes publications se rapportant à la chimie tinctoriale et d’une façon générale à l’industrie textile et existant soit dans les bibliothèques officielles, soit dans des usines ou en mains privées.
- La prochaine réunion des délégués aura lieu en octobre ou novembre, probablement à Bâle.
- Le congrès lui-même était admirablement organisé, les autorités de la ville de Constance et du pays ainsi que le Comité d’Organisation ayant bien fait les choses pour que les congressistes passent quelques journées aussi instructives qu’agréables dans un cadre charmant.
- Des centaines de bannières aux couleurs de tous les pays représentés au congrès, témoignaient dès l’arrivée à Constance et tout le long de l’avenue principale, que les organisateurs souhaitaient la bienvenue à tous leurs hôtes.
- La séance d’inauguration du congrès sous la présidence du Prof. MECHEELS, eut lieu dans le bâtiment historique du Concile datant du 14° siècle. Le théâtre municipal avait été mis à la disposition du Comité pour les conférences, dont le programme était particulièrement copieux.
- Le grand banquet, qui réunissait environ 400 personnes, avait été organisé dans les vastes salles de l’Hôtel Insel, aménagés avec tout le confort moderne dans un cloître moyennageux; ces bâtiments ont abrité, il y a une centaine d’années, une entreprise d’impression à la main, exploitée par des réfugiés gènevois.
- Des excursions en bâteau aux îles de Mainau et Reichenau, ainsi qu’à Meersburg, vieille cité toute entourée de vignobles et dans laquelle sont maintenues les bonnes traditions des caves bien garnies, selon l’exemple donné par la municipalité, complétaient le programme des distractions.
- Pour terminer, les congressistes eurent l’occasion de visiter, aux ateliers de construction Zeppelin à Friedrichshafen, un énorme dirigeable presque achevé.
- Le résumé des conférences, dont la plupart se distinguaient par une haute valeur scientifique, a déjà été mentionné dans le numéro d’août de la R.G. M.C.
- J. N.
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- MATIERES COLORANTES
- DU BLANCHIMENT, DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION ET DES APPRÊTS
- SEPTEMBRE 1938
- LA COLORATION DE LA GOMME DE CAOUTCHOUC PAR LES COLORANTS ORGANIQUES (l)
- par le Dr. Alessandro BERETTA
- Dans la fabrication des articles en caoutchouc on tend de plus en plus à remplacer les colorants miné-raux par des pigments ou des laques de colorants organiques qui permettent d’obtenir des effets colorés d’une plus grande vivacité. Ces colorants se trouvent maintenant dans le commerce. Ce sont des produits spéciaux vendus sous des noms divers par les différentes firmes productrices. Les renseignements scientifiques et techniques concernant ces produits sont très généraux et peu précis. L’auteur, après avoir cité les principaux emplois de ces colorants, met en évidence leurs caractères spéciaux et ce que doit savoir le chimiste coloriste pour choisir le colorant con-venant à l’utilisation qu'il se propose.
- L’industrie du caoutchouc s’est développée très rapidement dans le domaine de l’habillement pour la confection de tissus gommés et aussi pour la fabrication des tapis et des chaussures. Cette industrie a utilisé dans ses débuts uniquement des produits minéraux. C’est ainsi que la plus grande partie des objets colorés est obtenue par pigmentation de la masse durant le travail sur la calandre : le blanc par l’emploi de différents pigments blancs (ou des charges) : oxyde de zinc, lithopone, oxyde de titane, baryte, carbonate de calcium, etc..., le noir par la litharge et le noir de fumée, le rouge par différents pigments minéraux comme l’oxyde de fer et le sulfure doré d’antimoine.
- Pendant très longtemps les articles en caoutchouc ne se trouvaient dans le commerce que colorés en rouge, noir et blanc ; il était pratiquement possible d’obtenir seulement ces trois couleurs parce qu’autre-fois la vulcanisation du caoutchouc s’effectuait par un traitement prolongé à haute température en présence d’une forte quantité de soufre. On ajoutait encore divers oxydes métalliques comme l’oxyde de fer, l’oxyde de zinc, la magnésie calcinée ou la litharge. Cette dernière avait acquis, en particulier, une importance considérable, car l’oxyde de plomb réagit pendant la vulcanisation avec le soufre en excès en donnant du sulfure de plomb. On évitait ainsi que du soufre libre puisse apparaître à la surface de la gomme
- (1) Extraits d’un article paru dans le Bolletino della Associa-zione Italiana dl Chimica Tessile et Coloristica, février 1938.
- sous forme d’efflorescences, et on empêchait aussi qu’une lente vulcanisation puisse se poursuivre durant le magasinage des pièces vulcanisées. Pendant un cer-tain temps, on considéra la gomme à la litharge comme étant la meilleure au point de vue de la durée. Elle est de couleur noire et ceci est dû à la pigmentation causée par le sulfure de plomb formé pendant la vulcanisation. Le blanc de zinc et la magnésie n’ont pas une action spécifique aussi marquée et c’est pourquoi la qualité de la gomme blanche a été autrefois l’une des grandes préoccupations des techniciens du caoutchouc.
- Pour les vulcanisations de couleur rouge, on avait trouvé qu’en mélangeant au caoutchouc du sulfure doré d’antimoine il était possible d’obtenir des effets comparables à ceux que donne la litharge en ce qui concerne la qualité des produits. Le sulfure doré d’antimoine contient 17 % de soufre libre et parfois même jusqu’à 50 % ; il fournit des vulcanisations qui ne dégagent pas de soufre et qui sont d’excellente qualité. Le soufre est consommé par la vulcanisation et on n’en ajoute pas d’autre au mélange. On est arrivé ainsi à réduire la quantité de soufre jusqu’à 3 % du poids du caoutchouc employé et ceci a permis d’améliorer la qualité du caoutchouc.
- C’est ainsi que s’est accréditée la croyance, qui subsiste encore aujourd’hui, que la marchandise en gomme rouge est d’une qualité supérieure à toute autre ; et cependant, par suite des changements apportés maintenant à la fabrication, la couleur ne signifie plus rien puisque la plus grande partie de la gomme rouge est préparée avec des pigments ou des laques de colorants organiques, qui ont permis d’obtenir des effets colorés très appréciés, de tonalités très pures et très vives.
- L’emploi de pigments minéraux pour la coloration du caoutchouc n’est pas limité à ces seuls produits ; il s’étend à d’autres pigments qui ont été spécialement demandés pour les articles d’habillement : ces articles nécessitant des recherches de nuances et d’effets colorés nouveaux. On a utilisé, dans ce but, l’outremer pour le bleu, l’oxyde de chrome pour le vert (on utilise aussi des mélanges de jaune et de bleu), le sulfure de cadmium pour le jaune. Pour le brun, on a recours
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- a des mélanges de bleu et d’ocre, ou bien on emploie de la terre de Sienne et d’autres terres colorantes.
- Il est intéressant de noter que tous ces pigments sont sans action sur le caoutchouc. Pour cela il faut que l’oxyde de fer artificiel soit exempt d’acide, et il faut veiller à écarter toute trace, meme minime, de cuivre ou de manganèse ; ces métaux exercent une action nuisible sur le vieillissement des produits vulcanisés.
- L’emploi des accélérateurs organiques pour la vulcanisation du caoutchouc a résolu complètement le problème de la coloration des articles en gomme élastique, en permettant d’obtenir des produits aux couleurs très vives, qu’il était impossible d’obtenir par le passé avec les seuls pigments minéraux. Car, par l’emploi des accélérateurs, la vulcanisation s’effectue à une température relativement basse ; la durée a aussi été réduite notablement (les ultra-accélérateurs permettent même de vulcaniser à froid). Ces substances, indépendamment du fait qu’elles ont ouvert une nouvelle ère dans la technique du caoutchouc, ont permis l’utilisation d un certain nombre de colorants organiques qui ne pouvaient précédemment trouver emploi à cause du traitement trop énergique de la vulcanisation ; et c’est ainsi que, peu à peu, sont entrés dans la pratique un certain nombre de colorants organiques appartenant a presque toutes les classes de colorants déjà connues, mais qui, grâce à un traitement spécial, ont été rendus plus aptes à cet emploi particulier.
- Dans une série d intéressants articles parus dans diverses revues étrangères (1) le problème de la coloration du caoutchouc a déjà été traité abondamment à diverses reprises, mais aucune de ces publications ne semble avoir épuisé la question, les unes parce qu’elles se sont limitées seulement à une énumération des colorants, en ne citant que leurs noms commerciaux sans faire état de leur constitution chimique, d’autres parce qu elles semblent faire preuve de trop d’optimisme dans la valeur de leurs sources ou encore parce qu’elles sont trop discrètes.
- Dans l’intéressant article de F. Jacobs, paru dans la revue « Le Caoutchouc et la Gutta percha » (1930) cet auteur convient de la difficulté qu’il y a à traiter ce sujet et il s’exprime en ces termes : « ...en nous plaçant avant tout au point de vue scientifique, nous avons cherché avec les moyens à notre disposition et avec la précarité de nos connaissances dans l’industrie des colorants, à dissiper le mystère qui entoure en partie, les noms des colorants organiques pour le caoutchouc... ». Ces lignes semblent encore vraies aujourd’hui.
- Les Colorants organiques
- Copime nous 1 avons dit, on trouve des colorants organiques pour le caoutchouc dans toutes les classes de colorants déjà connus. Cependant il faut exclure complètement les colorants au soufre ; ceux-ci ont en effet un très faible pouvoir couvrant et ils sont aussi extrêmement peu résistants à la vulcanisation, ce qui est pour le moins inattendu.
- Ce sont, avant tout, les colorants insolubles dans le caoutchouc qui ont permis d’obtenir des résultats intéressants, au point de vue de la pigmentation de la masse. Ces colorants insolubles peuvent être des laques de colorants azoïques (laques de calcium, laques de baryum), ou bien des laques de colorants acides du triphénylméthane et du nilrosonaphtol, et parfois des pigments azoïques insolubles et des colorants pour cuve.
- On peut donc classer les colorants organiques pour le caoutchouc de la façon suivante :
- a) Colorants azoïques solubles (sulfonés) rendus insolubles par transformation en laques de calcium ou de baryum.
- b) Autres colorants solubles rendus insolubles pai-transformation en laques par l’alumine ou le phosphate.
- c) Colorants azoïques insolubles (non sulfonés) c’est-à-dire des pigments colorés.
- d) Colorants pour cuve.
- Les colorants basiques qui, comme on le sait, ne possèdent qu’une médiocre solidité à la lumière, servent surtout à la « teinture » du caoutchouc, tandis que pour la pigmentation de la masse on se sert plutôt des laques, des pigments azoïques et des colorants de cuve.
- L’histoire des recherches effectuées sur ces colorants est avant tout du domaine des applications. On s’est premièrement préoccupé de choisir parmi les colorants utilisés pour la fabrication des vernis, pour l’impression des tissus, pour la préparation des encres lithographiques, etc., ceux qui sont susceptibles de supporter la vulcanisation, c’est-à-dire qui résistent principalement à la température, au soufre et au chlorure de soufre. L’étude s’est ensuite étendue aux autres conditions que doivent remplir ces produits. En procédant ainsi par exclusion on a réuni dans une classe spéciale un certain nombre de colorants organiques, tous déjà connus et qui sont maintenant vendus sous des noms divers par les différentes firmes productrices.
- De sont: en Italie, les colorants Vulcol et Solides Vul-col de la Montecatini (A.D.N.A.) ; en Allemagne, les colorants Vulcan et Vulcanosin de la LG. Farbenin-dustrie ; en Angleterre, les colorants Vulcafor de la Imperical Chem. Ind. (I.C.I.); en France, les colorants Vulcafix de la Société des Matières Colorantes de Saint-Denis (St. D.) et Vulcanol de Kuhlmann; en Amérique, les colorants « Rubber » de Du Pont de Nemours (D. P.) et d autres du « Rubber Service Laboratorie ».
- Ces colorants, spécialement préparés pour la coloration du caoutchouc dans la masse, se trouvent sur le marché sous forme de poudre très finement divisée, ainsi que sous forme de pâtes épaisses, onctueuses, généralement mélangées à un plastifiant de façon à faciliter une distribution rapide et homogène dans le mélange. Quelques colorants d’origine américaine se rencontrent dans le commerce mêlés déjà à du caoutchouc sous forme d’une pâte très riche en colorant.
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- Le produit fortement coloré est encore plastique et n’a pas encore été vulcanisé.
- Coloration du caoutchouc dans la masse
- Par suite de l’imperméabilité du caoutchouc il n’est pas possible de teindre les articles de moyenne et de forte épaisseur par immersion dans un bain aqueux, comme on le fait, pour la teinture des textiles, du cuir ou du bois. Il est donc nécessaire d’effectuer cette opération durant, la mastication de la masse sur les cylindres de la calandre, avant la vulcanisation.
- Les colorants susceptibles d’être employés pour cette teinture doivent donc satisfaire avant tout à cette première condition : celle de résister à la vulcanisation. Il est absolument nécessaire que le colorant incorporé au mélange résiste bien, soit à la cuisson sous pression à des températures variant de 120° à 150° avec éventuellement l’action simultanée de la vapeur d’eau, dans le cas de la vulcanisation à la vapeur, soit à toutes les autres opérations qui servent à transformer la masse plastique en une masse élastique.
- Les mélanges colorés doivent être préparés en prenant des précautions spéciales ; ils ne doivent avoir aucune tendance à libérer du soufre (efflorescence) car le soufre non combiné pourrait émigrer à la surface et ternirait ainsi la coloration. D’autre part, le mélange doit contenir une quantité déterminée de charge blanche, ceci afin de masquer complètement le sensible brunissement que prend la gomme pendant la vulcanisation. Cette charge blanche permet aussi au colorant de se développer sur un substratum qui lui donne le maximum de vivacité.
- Parmi les pigments que l’on incorpore au mélange pour obtenir ce substratum blanc nous citerons: l’oxyde de zinc, le sulfate de baryum, le lithopone, le kaolin, le talc, le carbonate de calcium, l’oxyde de titane ; chacun de ces pigments est ajouté au mélange selon les qualités que requièrent les différents articles que l’on se propose de fabriquer, en suivant pour cela les règles techniques de l’industrie de la gomme élastique.
- Certains colorants ont, un faible pouvoir couvrant et, par suite, ne sont pas utilisables; d’autres, quoique d’un meilleur pouvoir couvrant comme, par exemple, le pigment azoïque 2.4-dinitroaniline-bêta-naphtol
- ne résistent ni à la vulcanisation à la presse, ni à la vulcanisation à la vapeur (25 minutes à 3,5 atm.). Le mélange non vulcanisé, coloré par ce pigment est orangé vif très brillant tandis que les produits vulcanisés, soit à la presse, soit à la vapeur, sont bruns rougeâtres sales.
- Certains colorants résistent bien à la vulcanisation
- à la presse mais déchargent fortement et changent de ton à la vulcanisation humide. Comme exemple nous citerons la 2.4-dinitrodiphénylamine
- qui colore le produit vulcanisé à la presse en jaune mais qui décharge fortement à la vulcanisation humide. De même la l-oxy-4-aminoanthraquinone et la 1.4-diaminoanthraquinone
- co on
- CO NID
- CO NID
- qui colorent la gomme en rouge violacé et en violet résistent assez bien à la vulcanisation à la presse tandis que les pièces vulcanisées à la vapeur humide déchargent fortement.
- La 1.5-dibenzoyldiaminoanthraquinone
- CO NHCOC0H3
- CJDCONH CO
- teint en couleur vive après vulcanisation à la presse et résiste bien à la vulcanisation à la vapeur humide en donnant une couleur jaune.
- La laque de baryum du colorant azoïque-acide para-chloraniline-orthosulfonique-béta-naphlol
- Cl
- o
- colore intensément en orangé rougeâtre solide.
- Pour les essais des colorants nous nous sommes servis d’un mélange de composition suivante :
- 100 de gomme brute claire,
- 2,5 de soufre,
- 0,25 d’Eveite D (diphénylguanidine),
- 0,75 d’Eveite M (mercaptobenzothiazol),
- 110 de carbonate de sodium,
- 4 d’oxyde de zinc,
- 3 d’oxyde de titane,
- 1 d’acide stéarique,
- 1 à 3 % de colorant calculé sur le poids du mélange.
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- — CI 0O
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- On vulcanise pendant 25 minutes, soit à la presse, soit à la vapeur humide.
- Quelques colorants résistent beaucoup mieux à la vulcanisation lorsqu’ils sont incorporés à un mélange formé seulement de gomme, de charge minérale, de soufre, de plastifiant et d’accélérateurs ; ils possèdent une solidité bien moindre en présence de « régénérés » et surtout en présence de « factice ». On a remarqué ce manque de solidité de ces colorants lorsqu’on a remplacé par des colorants organiques le sulfure d’antimoine qu’on utilisait pour la fabrication des chambres à air. On élimine du reste cet inconvénient en ajoutant au mélange une charge minérale de protection. C’est ainsi qu’en présence de lithopone certains colorants ne sont plus influencés par les factices.
- Action sur la durée de la vulcanisation
- Les colorants employés pour la coloration du mélange ne doivent pas avoir d’influence sur la durée de la vulcanisation, donc ne pas avoir de propriétés accélérantes ou retardatrices trop accentuées.
- Si le colorant possède une action retardatrice de vulcanisation on produit des objets ayant tendance à présenter des efflorescences de soufre ; si, au contraire, le colorant agit comme accélérateur les objets préparés sont trop durs et vieillissent mal.
- Action sur le vieillissement des objets vulcanisés
- Les colorants pour caoutchouc ne doivent avoir aucune action défavorable sur le vieillissement des objets vulcanisés. L’incorporation à la gomme de certains colorants, comme par exemple la laque de tar-trazine, conduit à des mélanges qui, lorsqu’ils ont été vulcanisés dans des conditions normales, perdent rapidement leurs qualités mécaniques d’élasticité et de résistance à la traction.
- Ce fait est resté inexplicable, pour ce qui concerne la tartrazine et quelques autres colorants organiques qui présentent la même particularité. Par contre, nous avons montré que dans le cas de certains pigments minéraux l’action est due vraisemblablement à la présence de traces même minimes de cuivre ou de manganèse.
- Il faut cependant faire remarquer qu’il est possible d’atténuer dans bien des cas ce phénomène de vieillissement par un dosage convenable du mélange et par l’adjonction d’antioxydants choisis naturellement parmi ceux qui ne colorent pas la masse.
- Solidité a la lumière
- Pour les objets colorés en caoutchouc on exige généralement une solidité à la lumière supérieure à celle requise pour les tissus de laine, de soie ou de rayonne, etc...
- Les colorants pour caoutchouc doivent donc être choisis de façon à répondre à cette exigence et on comprend que ceci limite considérablement le nombre des
- colorants organiques susceptibles d’être proposés pour cet usage.
- Il est, d’autre part, impossible d'affirmer qu’un colorant possédant une excellente solidité à la lumière dans un mélange donné, la conserve également lorsqu’il est incorporé à un mélange d’une composition différente. On a observé, par exemple, qu’en présence d’oxyde de titane certains pigments azoïques perdent les bonnes propriétés de solidité qu’ils possèdent dans un autre mélange ne contenant pas d’oxyde de titane.
- Les faits exposés ci-dessus seraient suffisants pour donner une idée de la complexité du problème de la coloration de la gomme élastique et du choix des colorants convenant à cet usage. Cependant, les produits qui présentent toutes les qualités énumérées plus haut doivent encore satisfaire à une autre exigence.
- Migration
- Lorsqu’il aété incorporé au caoutchouc vulcanisé, le colorant ne doit pas donner lieu au phénomène de la diffusion ou « migration ». La plus grande partie des pigments minéraux ne présentent pas cet inconvénient, tandis qu’un grand nombre de colorants organiques qui sont plus ou moins solubles dans la gomme diffusent dans la masse. Cette migration des colorants a deux inconvénients :
- 1° Les colorants forment une efflorescence sur l’objet vulcanisé, c’est-à-dire qu’ils s’amassent à la surface du caoutchouc.
- 2° Dans le cas des objets colorés sur fonds blancs et pour les pièces à deux et à plusieurs couleurs, les colorants se mélangent dans toute la masse de la gomme donnant en fin de compte une nuance uniforme.
- Les colorants qui possèdent une tendance même minime à la migration ne sont pas utilisables dans l’industrie des tapis de caoutchouc et pour la fabrication des objets en plusieurs couleurs.
- Le pigment azoïque aniline-béta-naphtol et l’azoï-que para-aminoazobenzol-béta-naphtol quoique résistant parfaitement bien à la vulcanisation donnent nettement lieu au phénomène de la migration. En règle générale ce phénomène est plus accentué lorsque le colorant est soluble dans les solvants organiques : alcool, benzine, toluène, acétone. Donc les colorants solubles dans ces solvants peuvent être exclus, a priori, de la teinture du caoutchouc.
- L’emploi de colorants organiques dans l’industrie du caoutchouc est encore trop récent pour qu’on puisse trouver dans la littérature une documentation scientifique exacte. Les fabriques de matières colorantes n’ont pas encore divulgué leurs procédés de sélection et de préparation de ces produits. Il est cependant possible de donner quelques indications sur les résultats qu’on peut attendre dans les différentes classes de colorants.
- .Colorants nitrés et nitbosés
- On a proposé comme colorant pour le caoutchouc la
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- laque jaune naphlol S. On utilise déjà le vert pigment B.
- HO3S!
- d
- On l’emploie sous forme de laque d’alumine en présence d’un plastifiant spécial. D’autres laques vertes de constitution analogue peuvent être également utilisées.
- Colorants azoiques
- Nous trouvons dans cette classe des colorants solubles dans l’eau ainsi que des colorants insolubles. Parmi ces derniers un certain nombre sont solubles dans les solvants organiques ordinaires et, par suite, généralement aussi dans la gomme. Comme exemple nous citerons les colorants azoiqùes : Aniline-résorcine, Aniline-bêta-naphtol, Àminoazobenzol-bêta-naphtol, Aminoazotoluène-bêta-naphtol, puis le bordeaux d’al-phanaphtylamine (Alphanaphtylamine-bêta-naphtol) mais, à cause de leur solubilité dans la gomme, ces colorants ne sont pas utilisables pour la coloration du caoutchouc dans la masse par suite des phénomènes de diffusion et de migration auxquels ils donnent naissance.
- Quelques pigments appartenant à la série du Bouge Lithol, qui sont insolubles dans le caoutchouc, sont largement utilisés et, dans la proportion de 0,5 % par rapport au poids du mélange ils suffisent à donner une tonalité pleine et vive, tandis qu’avec les pigments minéraux (par exemple, le sulfure doré d’antimoine) il est nécessaire d’introduire un pourcentage allant de 10 % à 20 %.
- A cette catégorie des colorants azoïques insolubles il convient d’ajouter quelques azoïques dérivant de l’éther acétylacétique, et qui fournissent avant tout des jaunes et des orangés, comme par exemple le pigment jaune :
- cn3
- CQ NO2
- CH —N=NX XCH
- I XZ
- 1 Z----\
- CO— NH( >
- qui donne les meilleurs résultats dans la coloration de la gomme. Un autre pigment jaune appartenant à ce groupe est celui qui résulte de la copulation de la 2.5-dichloroanisidine sur le Naphlol AS/G. Ce colorant donne une nuance jaune orangée très intense mais il a l’inconvénient de diffuser dans la masse.
- Les colorants azoïques solubles dans l’eau ne peuvent être employés qu’après avoir été rendus insolubles par transformation en sels de baryum ou de calcium, soit aussi précipités sous forme de laques sur un support d’alumine ou de blanc fixe, etc...
- A cette classe appartiennent les dérivés de l’acide bêta-oxynaphtoïque et spécialement les laques rouges du type Rouge Lithol.
- Quelques laques jaunes qui sont des colorants azoïques dérivant de la pyrazolone présentent de bonnes qualités de solidité mais manquent de pouvoir couvrant.
- Colorants basiques
- Un certain nombre de colorants basiques comme le Vert Malachite, le Violet cristallisé, le Violet Méthyle, le Bleu de Méthylène, la Rhodamine, la Safranine, résistent remarquablement bien à la vulcanisation mais ils ne peuvent être utilisés pour la coloration du caoutchouc à cause de leur faible solidité à la lumière. Il en est de même de leurs phosphomolybdates (colorants Fanal) qui n’ont pas eu plus de succès. Le rouge Fanal 6B colore le mélange en rouge violacé qui résiste modérément à la vulcanisation à la presse et décharge sensiblement à la vapeur humide tandis que la nuance passe au rouge, le Violet Fanal R décharge peu à la presse et fortement à la vapeur humide. Le Jaune Fanal G et le Vert Fanal G passent complètement à la vulcanisation à la presse.
- Colorants du triphénylméthane
- De même que les azoïques solubles, ces colorants doivent être transformés en laques ou en sels insolubles avant de pouvoir être appliqués à la coloration du caoutchouc. L’emploi de ces dérivés est limité surtout à cause de leur solidité insuffisante à la lumière. Cependant quelques colorants comme le Bleu Patenté A
- NJ —
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- CIL — NZ
- \Z\Z\Z C
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- 110 x /
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- et le Bleu à l’eau 2B
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- sous forme de leurs laques respectives ont été proposés à la coloration du caoutchouc et ont été lancés sur le marché par quelques firmes productrices.
- Indigo, Indigoides et autres colorants A CUVE
- Ces colorants insolubles, à condition d’être présentés sous forme de poudre sèche très finement broyée, ou sous forme de pâtes spécialement préparées à l’aide de dispersants anhydres et inertes, conviennent particulièrement bien à la coloration du caoutchouc. Cependant leur prix, qui est encore relativement très élevé, met un obstacle à leur emploi sui' une plus grande échelle. Les pigments bleus dérivant du Bleu d’Indanthrène et de l’Indigo sont à l’heure actuelle les seuls produits qui permettent de donner au caoutchouc une teinte bleue, solide à la lumière, plus brillante que celle obtenue avec l’Outremer.
- L’influence de ces produits sur les qualités physiques du mélange est absolument insignifiante.
- La COLORATION SUPERFICIELLE DE LA COMME ELASTIQUE
- Teinture en bain aqueux :
- La coloration superficielle des objets en caoutchouc est d’une application très limitée et on ne l’utilise guère que pour la coloration des ballonnets en caoutchouc et autres articles de très faible épaisseur.
- Le procédé suivi consiste à immerger les ballons déjà vulcanisés dans un bain contenant 20 à 30 gr. de colorant basique par litre et à teindre 15 minutes à 90°.
- On ajoute à la fin une quantité de borax égale à la moitié du poids du colorant employé et on continue la teinture pendant encore 10 minutes.
- On sort ensuite le matériel du bain, on l’essore bien pour chasser l’excès de colorant et on fait sécher.
- Les teintures obtenues par ce procédé ont une médiocre solidité à l’eau et à la lumière ; mais ces considérations sont de peu d’importance pour cette sorte d’article et, dans la plupart des cas, ces qualités sont plus que suffisantes.
- Les colorants qui semblent les plus indiqués pour cet emploi sont : l’auramine 0, la chrysoïdine, la Rho-damine B, le Vert Malachite, le Bleu Victoria, le Violet Méthyle ; les mélanges de chrysoïdine et de Rho-damine donnent une gamme d’orangés et de rouges très brillants et vifs.
- Teinture en bain de benzine :
- Un autre procédé suivi pour la coloration des objets terminés et déjà vulcanisés consiste en l’emploi d’une solution du colorant dans de la benzine ou dans tel
- autre solvant approprié. Ce procédé n’est appliqué qu’aux objets ne réclamant qu’une coloration superficielle et des effets décoratifs variés.
- Le mode d’application est extrêmement simple. Il consiste à préparer une solution de colorant dans la benzine dans les proportions de 0,3 à 0,5 gr. par litre et à colorer l’objet soit par immersion, soit par projection de la solution sur l’objet au moyen d’un pistolet.
- Les colorants utilisés dans ce but sont les suivants : Aminoazobenzène, Aminoazotoluène, Rouge au gras (Bordeaux d’alpha naphtylamine), Stéarate de chrysoïdine, Stéarate de Rosaniline, Stéarate de Violet cristallisé, Stéarate de Bleu Victoria, Stéarate de Vert Malachite.
- Impression sur objets en caoutchouc :
- Les colorants qui sont le mieux indiqués pour cet usage sont : l’auramine 0, la chrysoïdine. Pour une impression transparente on prépare une solution ben-zénique contenant environ 10 % de caoutchouc coloré au moyen des colorants que nous venons de citer. On imprime ensuite au tampon ou parfois aussi par aspersion.
- Pour donner de l’opacité à l’impression on ajoute à la solution benzénique environ 50 % d’oxyde de zinc.
- Teinture avant la vulcanisation :
- Les colorants doivent résister à l’action du chlorure de soufre qu’on emploie pour la vulcanisation des objets à parois souples. Cette condition limite considérablement le nombre des colorants pouvant convenir à cet emploi spécial. Parmi ceux qui sont utilisés citons le Chrysoïdine, la Rhodamine B, le Bleu Rhodu-line GO (thiazine). Pour appliquer ces colorants il est nécessaire de faire subir aux feuilles de gomme déjà ramenées à une faible épaisseur une vulcanisation partielle par une immersion dans un bain de sulfure de carbone contenant 1 gr. de chlorure de soufre par litre. On teint ensuite les feuilles en les immergeant pendant 25 minutes dans un bain de colorant et en chauffant légèrement. On complète ensuite la vulcanisation en passant les feuilles dans une solution de sulfure de carbone contenant 1 % de chlorure de soufre.
- RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES.
- (1) Conférence de W.-E. Sanderson, 1927, Webster News (India Rubber World), W. I. S. Nauton, 1928.
- G. Martin, Revue Générale des Matières Colorantes, 1928.
- F.-P. Jacobs, Gummi Zeitung, 41, 2079, 1930; Revue Générale du Caoutchouc, Le caoutchouc et la gutta percha, 316, 317, 318, 1930.
- P. Jacob, Revue Générale du Caoutchouc, N, 123, 1936.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
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- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- Société Industrielle de Rouen
- Comité de Chimie (Octobre 1937)
- M. Georges Kopp présente une communication sur : « La Coloration des rayonnes dans la masse ».
- Il donne les indications suivantes :
- Les rayonnes sont classées en dérivés d’éthers cellulosiques et en celluloses régénérées. La coloration des masses, c’est-à-dire des collodions, des xanthogénales et solutions cuproammoniacales a été envisagée de deux manières : incorporation de solutions de colorants et incorporation de pigments.
- Les deux procédés ont été appliqués industriellement. Dans le cas particulièrement intéressant de la viscose, ces procédés sont exploités sur une grande échelle. Un article de M. Lepage (Revue Générale des Matières Colorantes, août 1937), conclut au succès
- presque exclusif des procédés employant les indigosols.
- Il semble toutefois possible, actuellement, de réaliser industriellement des procédés employant d’autres colorants, par exemple des pigments. L’application de ces derniers ne présente plus aucune difficulté lorsque leur forme physique est spécialement adaptée à cette industrie. De très beaux résultats ont été obtenus par ce procédé qui présente d’ailleurs de sérieux avantages d’économie. La fabrication des viscoses mates fixes est faite depuis plusieurs années par incorporation de pigments blancs dans les masses de xanthogénate de cellulose ; il n’y a donc, a priori, aucune raison de douter des possibilités de l’emploi des pigments colorés. Les filés « Heliodoz » et « Golorex », fabriqués sans indigosols, le prouvent par leur succès.
- Le texte de cette communication sera ultérieurement remis au Secrétariat pour présentation en séance générale et publication au Bulletin de la Société.
- EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
- L’examen des colorants artificiels au laboratoire. — R. V. — Le Cuir Technique, juin ig38, p. 187.
- Le commerce ne livre presque jamais des produits purs venant directement des opérations de l’industrie des matières colorantes. En effet, ceux-ci sont très concentrés et ne sont pas — ou du moins très peu — utilisés dans les ateliers de teinture. On trouve donc ordinairement dans le commerce des produits coupés au moyen de matières inertes. Les colorants acides et néolanes sont coupés par du sulfate de soude, les colorants basiques par de la dextrine et les colorants directs par du sel de cuisine et du carbonate de soude.
- 1. Examen des colorants au point de vue de l’homogénéité. — Un très grand nombre de colorants commerciaux ne sont pas homogènes, mais ne sont que des mélanges de plusieurs colorants. C’est ainsi que presque tous les noirs et les bleus marines acides du commerce sont des mélanges de 3 à 4 colorants, qui sont nuancés pour les amener au ton noir désiré. Un essai très simple permet de se rendre, de suite, compte si le colorant est homogène. Il suffit de projeter un peu de colorant, mis sur la pointe d’un canif, sur une feuille de papier filtre ordinaire que l’on a préalablement mouillée avec un peu d’eau. Dans le cas d’un mélange hétérogène, il apparaît immédiatement une série de petites auréoles de nuances identiques aux colorants qui ont servi au mélange. C’est ainsi qu’un noir acide commercial, formé par un mélange de noir naphtaline 12 B” ; ,, d’orangé II ” ; de ,, jaune inétanile O ” et de roccelline S ” donnera à l’essai à la projection du bleu foncé, de l’orangé, du jaune et du rouge. Le ,, bleu naphtaline B ” qui est formé par un mélange de ,, vert naphtaline V ” et de
- ,, violet vicloria 4 B N S” donne à l’essai à la projection du vert et du violet. Dans le cas d’un colorant homogène, on aura seulement des petits grains du même ton que le produit examiné. Un autre essai, également très simple, consiste à projeter un peu de colorant mis sur la pointe d’un couteau dans une éprouvette en verre de 250 cm3. Dans le cas d’un mélange, on verra aussitôt des petits grains, colorés du même ton que les colorants qui auront servi à la composition du mélange, se former dans l’eau ; tandis que dans le cas d’un colorant homogène il n’y aura qu’un seul grain dans l’eau. Enfin, en faisant agir sur les taches formées sur le papier filtre certains réactifs : acide sulfurique pur concentré ; acide chlorhydrique pur concentré ; eau de Javel pure ; on peut identifier assez bien les éléments du mélange commercial.
- 2. Identification DE LA NATURE DES COLORANTS EN poudre. — On distingue tout d’abord les produits solubles dans l’eau qui se composent des colorants acides, basiques et directs qui sont communément employés dans la teinture du cuir ; puis les produits insolubles dans l’eau qui se composent des colorants au soufre, de cuve, pigmentaires et pour solvants organiques. Ces colorants, à part les colorants au soufre, ne sont pas employés dans la teinture du cuir.
- Réactions spécifiques des colorants :
- a) colorants acides
- Ils teignent les cuirs de tous les genres de tannage, ainsi que la laine et la soie en bain acide ou en bain neutre. Ils ont peu ou pas d’affinité pour les fibres textiles d origine végétale, saut pour celles de la classe des lignocclluloses : jute et chanvre de Manille par
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- 328 EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
- exemple. Les solutions aqueuses de colorants acides précipitent : 1° avec les solutions de colorants basiques ; 2° avec une solution de chlorure de baryum en formant une laque insoluble.
- b) colorants basiques
- Ils ne teignent que les cuirs tannés ou mordancés par un extrait tannant végétal ainsi que le coton mor-dancé au tanin-émétique. Par contre, ils teignent la laine, la soie, le jute, le chanvre de Manille, le chanvre ordinaire, directement en bain neutre ou très légèrement acide. Les solutions aqueuses de colorants basiques donnent un précipité avec : 1° les alcalis caustiques ; 2° les solutions de colorants acides ; 3° une solution de tanin et d’acétate de soude à chaud (réactif de Weingartner) ; 4° une solution d’acide pi-crique et d’acétate de soude à chaud (réactif de Ker-lesz).
- D’autre part, les bases des colorants basiques sont solubles dans l’alcool et insolubles dans l’eau : Bases de ,, rhodamine B ” ou de ,, bleu victoria B ” pal-exemple.
- c) colorants directs
- Ils teignent parfaitement les cuirs de tannage au chrome ou semi-chrome, mais pas ceux de tannage végétal. Ils teignent la laine et la soie en bain neutre ou très légèrement acide et toutes les fibres textiles d’origine végétale en bain neutre ou très légèrement alcalinisé par du carbonate ou du phosphate de soude.
- Les solutions aqueuses de colorants directs précipitent : 1° avec les solutions de colorants basiques ; 2° avec une solution de chlorure de baryum en formant une laque insoluble.
- Ils donnent donc les memes réactions caractéristiques que les colorants acides, mais les produits de ces 3 groupes peuvent très facilement être différenciés grâce à leurs propriétés tinctoriales qui sont tout autres.
- d) colorants au soufre
- Ce sont des poudres amorphes qui n’entrent en solution qu’en présence de sulfure de sodium. Ils teignent parfaitement lé coton en bain neutre ou légèrement alcalinisé par du carbonate de soude. Etant donné leur teneur en sulfure de sodium, qui est très dangereux pour les fibres textiles d'origine animale, ils ne sont pas utilisés dans la teinture de la soie et de la laine. Dans l’industrie du cuir, ils sont employés dans la fabrication des articles très solides au lavage et à la lumière en chamoisé (tannage à l’huile de poissons) pour des nuances allant de l’olive au brun foncé en passant par toute la gamme des gris. Leur réaction ca-ractéristique est la suivante : on ajoute au colorant dissous dans du sulfure de sodium, une solution chlorhydrique 1 : 1 de chlorure stanneux (sel d’étain) et on fait bouillir dans un tube à essais en verre pyrex. Il se forme un dégagement d’hydrogène sulfuré que l’on met très facilement en évidence en mettant au-dessus du tube à essais un petit morceau de papier réactif à
- l’acétate de plomb que l’on aura légèrement mouillé avec un jet de pissette. Il se formera alors une coloration noir-brunâtre de sulfure de plomb. On distingue, avec un peu d’habitude, les colorants au soufre des autres classes de colorants, directement, à leur aspect physique amorphe terne et gras au loucher, mais nous ne donnons pas cela comme une véritable méthode d’identification.
- 3. Détermination de la concentration d’un colorant EN POUDRE PAR RAPPORT A UN TYPE. ----- Pour tOU-les les classes de colorants employés dans l’industrie du cuir, la méthode opératoire suivante est la même: on pèse à la balance de précision (au 1/10 de mgr près) 0 gr. 5 de colorant « type » et 0 gr. 5 de colorant du fût reçu à l’essai.
- Pour plus de commodité, ces 2 pesées se font dans une petite masi en aluminium tarée avec un morceau de plomb. On verse, à l’aide de la masi, ces 2 pesées dans 2 erlenmeyer en pyrex de 750 cm3 et dans chaque erlenmeyer contenant le colorant en poudre, on verse à l’aide d’une mesure en cuivre, très exactement calibrée, 200 cm3 d’eau distillée bouillante. Il est très indiqué d’employer de l’eau distillée car un très grand nombre de colorants sont particulièrement sensibles aux sels de calcium et de magnésium formant la dureté de l’eau. On laisse refroidir les solutions bouillantes de colorants pendant quelques heures dans leur erlenmeyer. Pendant ce temps, à l’aide d’une mesure en bois, munie d’une poignée, de 15 cm. de longueur sur 8 cm. de largeur on découpe, à l’aide d’un fort couteau bien tranchant, des morceaux du cuir auquel le colorant est destiné l’essai de teinture : box, vachette-box, chevreau, semi-chrome, mégi-chrome, etc., etc... A l’aide d’une pipette à 2 trous, on pipette ensuite 20 ou 30 cm3 (suivant les tonalités à obtenir) des 2 solutions mères à 0 gr. 5 des colorants du type et du fût dissous dans 200 cm3 d’eau distillée. Ces 2 mesures de pipettes sont mises dans 2 pots en verre pyrex de 500 cm3, remplis d’eau ordinaire (de préférence celle employée dans l’atelier de teinture) et à une température variant suivant les genres de tannage de 45 à 60° C. Les pots sont marqués avec un crayon bleu spécial 1 et 2 : le chiffre 1 désignant le colorant type et le chiffre 2 l’arrivage à l’usine. Les 2 morceaux de cuir sont également numérotés par un trou et 2 trous faits avec une pince particulière. Les pots sont placés chacun dans une enveloppe de feutre très épais afin de maintenir le bain tinctorial à une température aussi chaude que possible et pendant le plus grand laps de temps réalisable. Ces pots ainsi calorifuges sont mis sur un appareil très identique à celui employé pour la détermination du taux de matières lavables des cuirs à semelle de tannage végétal. On fait tourner une heure afin d’être bien certain de l’épuisement complet du bain. Les échantillons sont ensuite séchés a 1 air libre sur une ficelle, mis pendant une nuit dans de la sciure de bois fraîche afin de leur faire reprendre leur humidité et finalement palissonnés de façon à leur redonner leur forme initiale. On les compare alors
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- EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
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- entre eux et on juge ainsi si le colorant reçu a une concentration égale, légèrement supérieure ou légèrement inférieure à celle du type. L’échantillon type doit toujours être conservé dans un flacon bouché à l’émeri d’une contenance de 250 gr. et muni d’une étiquette ainsi conçue :
- Type labo.
- Nom du colorant.
- Nom du fournisseur.
- N° du fût.
- Date de réception.
- Chacun sait que l’œil est un instrument très imparfait, aussi la détermination de la concentration est une épreuve très délicate, aussi, conseillons-nous à tous les laboratoires de l’industrie du cuir de faire en plus des essais de teinture sur les cuirs auxquels les colorants sont destinés, les mêmes essais sur laine dans le cas des colorants acides, sur coton ordinaire mercerisé dans le cas des colorants directs et au soufre et sur coton mordancé en tannin-émétique pour le cas des colorants basiques.
- Pour cela, on découpe à l’aide de la mesure qui a servi au découpage des échantillons de cuirs des morceaux de ces diverses matières textiles. On pipette donc 20 cm3 des 2 solutions mères à 0 gr. 5 200 cm3 et on met ces 2 mesures dans des pots de 500 cm3 en alumi-nite « Frugier » remplis d’eau froide ordinaire. On y plonge les morceaux de tissus préalablement bien mouillés et on met le tout dans un bain-marie en cuivre rempli de glycérine 28° Bé blonde neutre. On fait bouillir une heure et on compose les échantillons une fois secs, exactement comme pour les cuirs. Les teintures faites avec des colorants acides sur laine sont épuisées complètement par addition, à la fin de l’opération, de 10 cm3 d’une solution renfermant 10 cm3 d’acide sulfurique 66° Bé dans un litre d’eau distillée ; les autres teintures se font sans aucune addition au bain tinctorial. Le coton mordancé en tanin-émétique ne se trouvant pas dans le commerce, nous le préparions comme suit au laboratoire :
- On broie des noix de galles de Chine le plus finement possible et on les dissout dans de l’eau distillée chauffée à 80° C, on immerge le tissu de colon dans ce bain, contenu dans une très grande terrine en tôle émaillée, on le maintient duiant 2 heures à cette température et on le laisse refroidir dans le bain. On prend 13 % de noix de galles en poudre du poids du coton. On fixe dans un bain froid d’émétique : 3,5 % du poids du coton, pendant 1/2 heure. On rince à fond à l’eau distillée. Comme nous l’avons dit plus haut, on ne peut pas teindre directement le cuir au
- chrome ou le cuir mégi avec des colorants basiques sans avoir recours à un mordançage préalable au tannin. Dans le cas d’examen de colorants basiques qui doivent être essayés sur cuirs au chrome ou mégi, on mordance les échantillons avec 2 % d’extrait liquide de pin ou de gambier pour les nuances claires et 4 % pour les nuances moyennes et foncées par rapport au poids du cuir dérayé. On tourne 1/2 heure à la température d’environ 40° C. Nous avons donné la préférence au pin ou au gambier sur le sumac, car ce dernier crispe trop la fleur du cuir surtout dans le cas du chevreau glacé.
- 4. Essai des colorants prix pour prix. — La concurrence des maisons de colorants étant très intense, il arrive très souvent qu’une maison offre un colorant identique à celui que l’on emploie couramment mais à un prix inférieur. Comme cette offre est intéressante, il est du rôle du laboratoire d’examiner à fond cette question. Soit donc 2 colorants acides jaunes de même composition chimique et homogènes, celui que l’usine utilise couramment coûte frs 22,75 le kg. et celui offert par la concurrence revient à frs 18,75. Le mode opératoire consiste à peser 0 gr. 5 de chaque colorant et à les dissoudre dans 200 cm3 d’eau distillée bouillante. Etant donné que l’on prend 20 cm3 de la solution mère du colorant offert à frs 18,75 le kg. pour effectuer l’essai normal de concentration tinctoriale, il ne faudra prendre pour avoir cette même concentration avec le colorant acheté à frs 22,75 que 16 cm3 5, comme suite à la règle de trois :
- 20 x 18,75
- -----------=16,5. Si donc
- 22,75
- à ces 2 concentrations, les 2 colorants concurrents accusent sensiblement la même hauteur de ton, il n’y a aucun avantage à acheter le colorant offert à un prix plus bas, puisqu’il en faut 20 cm3 au lieu de 16,5 pour celui acheté au prix fort ; par contre, si la hauteur de ton du produit offert à frs 18,75 au lieu de 22,75 est plus faible, c’est qu’il est coupé par du sulfate de soude. Bien entendu, si — chose très rare — la hauteur de ton du colorant offert à bas prix était supérieure à celle de celui acheté plus cher, cela indiquerait une richesse tinctoriale plus élevée et son introduction dans l’atelier de teinture devrait donc être une question complètement tranchée. Mais notre expérience professionnelle nous dicte d’être extrêmement prudent et attentif dans les changements de colorants. RV
- Ingénieur-Chimiste.
- INFORMATIONS
- Les emplois du soja. — Le soja est une plante qui est cultivée en Extrême-Orient depuis plusieurs milliers d’années et c’est seulement depuis peu d’années qu’on s’est aperçu de l’importance des produits qu’on peut
- en retirer. Aux Etats-Unis, il y a actuellement plus de 3i usines qui en extraient l’huile par le broyage; la quantité traitée, en 1937, a dépassé 200 millions de Ibs. L’Université d’Illinois a installé de vastes
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- INFORMATIONS
- laboratoires destinés à l’étude du soja et de ses emplois; notamment l’utilisation de l’huile pour la fabrication de peintures et vernis et celle des protéines pour leur transformation en matières plastiques.
- Emplois du pentachlorophénol. — Le penlachlorophé-nol est un bactéricide et un fungicide très actif, même sous forme de solutions de son sel de sodium. Des essais effectués ont montré qu’il est très convenable pour l’imprégnation du bois. Pour cela, on injecte le pentachlorophénol en solution à 5 % dans le pétrole; le bois résiste alors à la pourriture et à l’attaque des insectes et il peut servir à des usages qui ne seraient pas permis quand on emploie la créosote, car il conserve sa couleur clairect est presque inodore. Enfin, le pentachlorophénol peut aussi servir comme antiseptique pour les colles.
- Nouveaux insecticides de synthèse. — La Société du Pont de Nemours a mis à l’étude, au Haskel Labora-tory of Industrial Toxicology, l’emploi de l’isobutylun-décylène diamine comme insecticide domestique pour la destruction des insectes. Ces essais ont été entrepris pour trouver un remplaçant à l’essence de pyrèthre, car il est difficile de se procurer aux Etats-Unis une qualité constante de pyrèthre. D’autre part, la Royal Dutch propose un nouveau produit dérivé du pétrole, le chlorure de méthylallyle
- CIP = C — CI-PCI
- CIP
- qui est un liquide bouillant à 720 dont le mélange des vapeurs avec l’air n’est pas explosif. Les essais effectués sur les insectes comme le charançon ont été tout à fait concluants.
- Acides gras dérivés des pétroles. — Un procédé utilisé en U.R.S.S. est décrit par Pelrov, Danilovitch et Rabi-novitch dans le journal russe de chimie appliquée. Il consiste à traiter les huiles de pétrole par l’oléum à 20%, puis à en séparer les produits sulfones; les huiles lavées à l’alcali sont oxydées dansune atmosphère d’oxygène en présence de naphténate de Ca comme catalyseur. Les acides sont dissous par le carbonate de sodium, les éthers sont saponifiés par la soude et la
- partie insaponifiable extraite par un solvant et les acides gras précipités par un acide.
- Traitement des eaux résiduelles. — La purification des eaux par les « organolites » dont il a été longuement question ici (voir E. G. M. C., 1938, p. 187, Aus-Lerweil, p. 201 et 241) peut se faire au moyen de « charbons sulfonés ». C’est ainsi que, dans le brevet de J. Crossfield and Sons (E. P. 484.669) dans lequel on utilise comme substance adsorbante des grains d’anthracite qui ont été traités par l’oléum ou la chlo-rhydrine sulfurique (E. P. 435.376).
- Extraction de la houille par les dissolvants. — Dans le brevet anglais 480.214, la Gewerkshaft Stinnesdécrit un procédé qui consiste à traiter la houille ou les ligniles par des solvants à température élevée. On broie le combustible et on l’empâte avec 1 fois 1/2 de son poids d’un mélange de carbures contenant de la tétraline et du crésol et on fait passer cette pâle dans une chambre chauffée à 43o° sous 100 atmosphères. La lélraline cède une partie de son hydrogène. L’extrait obtenu est refroidi à 200", centrifugé pour éliminer les parties minérales, le solvant est distillé et le résidu est soumis à une hydrogénation.
- Purijicalion des gaz. — Les gaz industriels qui renferment CO2 et H2S lesquels doivent être éliminés pour certaines fabrications, peuvent semble-t-il être purifiés par absorption au moyen de réactifs alcalins. Mais ces réactifs doivent répondre à certaines conditions : l’absorption doit être rapide et complète et l’alcali doit pouvoir être facilement régénéré. On a utilisé des solutions de carbonate de sodium ou de potassium qui fixent CO2 et IPS à froid, puis les dégagent quand on chauffe. Ces procédés ont beaucoup d’inconvénients qui ont fait qu’on les a remplacés par d’autres, notamment en utilisant le phosphate trisodique, etc. Mais on a trouvé que les bases organiques, mono, di et triéthanolamines ont une capacité d’absorption plus forte et aux Etats-Unis ce procédé est employé sous le nom de procédé Girdler. Plus récemment, on a breveté en Allemagne le procédé aux « alkazides » dont il existe plusieurs types. Les uns sont des acides organiques aminés, d’autres sont des sels alcalins de phénols. Les solutions ont un grand pouvoir absorbant pour CO2, IPS, CNII à froid, et à chaud, ces gaz sont rapidement et intégralement régénérés.
- REVUE ECONOMIQUE
- L’industrie du caoutchouc en France. — Cette industrie est, en France, une des plus importantes car c’est dans ce pays que l'automobile s’est le plus développée, ce qui a créé une grande demande de caoutchouc. On comptait qu’il y avait, en 1937, environ 2.G00.000 voitures ou moyens de transports automobiles dont i.65o.ooo voitures particulières. L’industrie du caoutchouc occupe 70 à 80.000 personnes dans 180 fabriques el la production d’articles s’est élevée, en 1935, à
- 2 milliards de francs et à 3-3,5 milliards en 1937, mais il faut tenir compte de la dévaluation. La consommation de caoutchouc brut qui était de 72.500 tonnes, est restée aux environs de 60.000 1. en 1936, puis a atteint 66.400 l. Les plantations de l’Indochine qui, en 1930, avait produit 10.000 t. en ont livré 49.000 t. en 1937; pour 1938, on estime celte production à 55-57.000 1.
- L'industrie chimique au Japon. — On sait que le
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- REVUE ÉCONOMIQUE
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- groupe Mori s’est rendu acquéreur des brevets de la Snia Viscosa pour le lanital; on apprend que les droits ont été payés 10 millions de yen, ce qui est la somme la plus élevée donnée pour un brevet par l’industriedu Japon depuis l’achat des brevets de Krupp pour la production de l’acier. Dans un autre domaine, le Dr. Matsumoto a trouvé une nouvelle méthode pour transformer les huiles de poisson en graisses industrielles. Ces huiles sont saponifiées en glycérine et acides gras qui sont séparés par distillation fractionnée dans le vide, puis les composés non saturés sont hydrogénés par catalyse et fournissent des acides gras pour la savonnerie. Dans le groupe des colorants, l’Imperial Dyestuffs C° a reçu l’autorisation de consacrer i,5 million de yen à l’extension de la fabrication de noirs sulfurés pour la Chine du Nord.
- Produits chimiques d'Aussig. — Cette société de Tchécoslovaquie a vu ses ventes augmenter de 15 % en 1937, aussi bien sur le marché intérieur qu’extérieur. Les bénéfices se sont élevésà 14,5 millions de Kc contre 8,9 l’année précédente et le dividende a été de 12,5 % sur un capital de 75 millions de Kc.
- Industrie des plastiques en Allemagne. — On estime que la production de matières plastiques dérivées dela cellulose s’est élevée à 20.000 1. dont la moitié dérivent de la nitrocellulose et 1.800 t. d'acétylcellulose. Celle
- des résines synthétiques-est évaluée à 4o-45.000 t. dont les 85 % sont les résines de phénol-for mol.
- Industrie du qoudron en Pologne. — La production du goudron a fourni, en 1937, environ 130.000 t. dont ioi.3oo t. provenaient des cokeries ; cette dernière avait été seulement de 80.600 t. en 1936. On a obtenu 3â.000 t. de benzol.
- Caséine en Allemagne. — On a fait de grands efforts pour accroître la production de la caséine ; en 1932 on en produisait 220 t., mais en 1937 ce chiffre est monté à plus de 6.000 t. et on estime que les nouvelles installations permettront de porter ce chiffre à 1.200t. L’Allemagne était jusqu’ici le plus grand importateur, mais dans ces conditions les importations ont beaucoup diminué.
- Production de matières colorantes aux E.-U. — Elle s’est élevée à 122,2 millions de Ibs, ce qui représente un accroissement de 2,2 % sur celle de 1936. Parmi les intermédiaires on peut citer : aniline 38.850.344 lbs, benzidine (sels) 1.539.383 lbs, crésols 13.745.271 lbs, diméthylaniline 3.510.106 lbs, dinitrochlorobenzène 7.009.968 lbs, acide et anhydride maléique 2.114.176 lbs. nitrobenzène 53.3oi.54i lbs, nitronaphtalène 4.608.601 lbs, a-naphtylamine 2.281.458 lbs, a-naphtol 1.159.511 lbs, anhydride phtalique 45.210.783 lbs. La production d’indigo s’est un peu développée, tandis que celle des noirs sulfurés a diminué.
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Mono et diméthylamine. — I. G. Farbenindustrie. — D.
- R.P. 645.53o, 20 avril 1933.
- On sait qu’il se forme le mélange des trois méthyl-amines lorsqu’on chauffe, sous pression élevée, l’alcool méthylique ou l’éther diméthylique avec l’ammoniac. L’amine la plus importante est la monométhylamine, la triméthyl l'étant le moins. On sépare celle-ci par distillation en présence d‘NH3 liquide avec lequel elle forme un azéotropique. Mais on peut diminuer la formation de la trimélhylamine en ajoutant dès le début un mélange d’ammoniac et une proportion plus faible de trimélhylamine que n’en contient l’azéotrope.
- Préparation du chlorure d’éthyle. — I. G. Farbenindus-trie. — D.R.P. 646.478, 12 septembre 1934
- On sait qu’on peut combiner I1C1 avec l’éthylène en présence de catalyseurs des métaux trivalents Al, Fe, Bi, Sb, Va etc. Mais ces catalyseurs deviennent bientôt inactifs. On a trouvé que les halogénures de zinc, répartis sur un support, peuvent être activés par des halogénures de lithium, magnésium, calcium, d’étain etc. Par exemple, on fait passer par heure un
- mélange de 10 litres d’éthylène et 10 litres HCl sur 80 cc de gel de silice contenant 25 grs ZnC12 et 5 grs SnCl2, chauffé à 180-200°. Après 4 heures on obtient 63 gr. 6 de chlorure d’éthyle.
- Addition d’HCI aux aryléthylènes. — I. G. Farbenindus-Irie. — D.R.P. 646.479, 3o juin 1935.
- La fixation des hydracides sur les styrolènes est lente, on a trouvé que sa vitesse est considérablement accrue si on opère sous pression de i5 à 20 kgs.
- Acides aminoalcoylsulfoniques. — I. G. Farbenindus-trie. — D.R.P. 646.707, 27 octobre 1934.
- On traite les sulfonates des dialcoyléthers par des bases ou de l’ammoniaque. Par exemple, on fait réagir le sulfite de sodium sur l’éther dichloré et on chauffe à l’autoclave à 230°, avec une solution aqueuse de méthylamine, la pression s’élève à 75 atm. On obtient aussi la méthyltaurine.
- Purification des acides gras. — I. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 646.481, 4 novembre 1933.
- Il s’agit de libérer les acides formés par oxydation de la paraffine, des produits d’odeur désagréable qui
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- 332 EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- les accompagnent. On les sépare des éthers par saponification alcaline mais on opère à l’autoclave à 260°, en présence de réducteurs comme Al, Zn, Sn, etc.
- Alcoylamines secondaires. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 648.088, 25 janvier 1934.
- L’action de l’ammoniaque sur les alcoylhalogènes conduit à un mélange d’amines. On a trouvé que si l’alcoylhalogène est à plus de 8 atomes de carbone on peut obtenir aisément les amines secondaires si on travaille avec un excès d’ammoniaque. Par exemple, le chlorure d’octadécyle chauffé avec un excès d’ammoniaque à 5o-6o % à l’autoclave à 165° donne un produit cristallin de dioctadécylamine F. 91".
- Amines aliphatiques primaires. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 648.297, 19 mai 1933.
- Les nitriles des acides naturels communs, caprique, laurique, myristique, palmitique, stéarique, oléiqueetc. sont facilement réduits catalytiquement. On opère à 100° sous 200 atmosphères en présence de cobalt provenant de la réduction du carbonate par l’hydrogène à 325°. On opère au sein d’un solvant comme le cyclohexane.
- Méthylacrylate de méthyle. — Imperial Chemical Industries. — D. R. P. 648.237, 2 novembre 1932.
- On hydrolyse la cyanhydrine de l’acétone par l’acide sulfurique vers 80°, puis on ajoute de l’alcool méthy-lique.
- Aromatiques
- Dérivés azotés de l’anthrone. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 644.537, 28 juin 1935.
- On prépare des produits de condensation des anthrones (benzanthrones) avec les amines primaires renfermant des groupes cuvables. Par exemple, la benzanthrone et ramino-i-benzoylamino-5-anlbraqui-none sont dissoutes dans la pyridine, on y ajoute de la potasse sèche en faisant passer de l’air sec. Le sel de K formé est décomposé par un acide et recristallisé dans la nitrobenzine.
- Chioropyrènequinones. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle — D. R. P. 646.638, 20 juillet 1934.
- Le pyrènequinone est chloré par le chlore ou par le chlorure de sulfuryle avec ou sans catalyseur au sein d’un dissolvant organique.
- Bz-l-bromométhylbenzanthrone. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — D.R.P. 648.595, 9 mars 1935.
- La benzanthrone peut être bromée en milieu organique; quand on brome en milieu sulfurique il se forme des mélanges de dérivés di et polybromés. On a trouvé que les méthylbenzanthrones donnent des dérivés Bz-i-bromés purs quand on les brome en milieu sulfurique.
- AZOIQUES
- Disazoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 644.726, 3 août 1934.
- On combine les diazoïques de monamines polycycliques avec un acide éthoxynaphtylaminesulfonique (éthoxy-Clèves) rediazole et combine à un acide acyl-amino-i-oxy-8-naphtalènedisulfonique. Par exemple on utilise l’acide amino-4-diphénylsulfonique. Les colorants teignent la viscose et le colon en vert pur.
- Diazoïques secs. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — D. R. P. 645.934, 20 octobre 1931.
- On sépare les diazoïques sous forme de sels peu solubles et on sèche en enlevant l’eau par distillation avec un solvant organique non miscible.
- Sels d’aryldiazoniums. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D.R.P. 647.667, 24 mai 1935.
- Les diazoïques des o-aminodiphényléthers sont facilement précipités sous la forme de leurs sels avec l’acide benzènesulfonique en ajoutant le sel de sodium de ce dernier aux solutions des chlorhydrates de diazonium. On donne les exemples avec le dichloro-4.2’-amino-2-diphénylélher-i. i ; le dichloro-4.4‘-ami-no-2-diphényléther-i.i, etc.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 648.012,
- 2 décembre 1933.
- Ce sont des dérivés des pyrazolones de la formule
- R—C—GIF
- N CO NA,
- où R, et R2 sont des aryles dont un au moins contient un groupe solubilisant. Quand les diazoïques qui sont combinés avec eux sont ceux des o-aminophénols, les teintures sont chromatables. Dans les exemples cités, R est généralement le phényle.
- Colorants pour cuir. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 648.367, 19 décembre 1935.
- On utilise les colorants obtenus en combinant un diazoïque d’une amine benzénique avec l’acide oxy-2-naphtalènesulfonique-8 (crocéique) 1. Ce sont des bruns donnant des teintures pénétrées.
- AZOIQUES SUR FIBRE
- Azoïques insolubles. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 648.374, il mai 1935.
- On prépare des azoïques insolubles, sur fibre en diazotant les aminoazoïques de la formule
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- Cl OAlcovle
- NO2^ X\ = N—\NH2
- 1 1
- Cl OAlcovle
- et les combinant aux arylides oxynaphtoïques. Ces composés sont obtenus en combinant la dichloropara-nitraniline avec la dialcoyloxyaniliné. Les nuances ainsi obtenues sont des noirs à bleu-noirs produits sur la libre.
- AZOTIQUES MÉTALLIFÈRES
- Disazoïques métallifères. — 1. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 646.535, 7 novembre ig34.
- On prépare les complexes métalliques des colorants obtenus en combinant une nitraniline diazotée ne renfermant pas de groupe orthohydroxylé avec un acideamino-i-oxy-2-naphlalèncsulfonique-6, dont l’OII est étbérifiée, diazotant, et copulant avec un acide acyl-isogamma (acide benzoyl J). Ce sont des gris pour coton-
- Azoïques métallifères. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle — D.R.P. 648.011, 16 juillet ig35.
- Ces colorants répondent à la formule OH Hal
- Hal
- R étant un reste contenant des groupes susceptibles de former des laques. Exemple, l’acide o-aminophénol-disulfonique est diazoté et combiné en milieu alcalin avec le dichloro-5.8-oxy-i-naphlalène et le colorant séparé est chauffé avec une solution de sulfate de chrome; le complexe teint la laine en violet bleu.
- Azoïques métallifères. — I. G. Farbenindustrie. — D.
- R. P. 648.373, 3juillet ig35.
- On combine les dihyrésorcines avec les diazoïques d’amines ayant en ortho un groupe OH, COOH, OR etc. et on transforme les colorants en complexes, ou bien on teint la laine et on chrome ultérieurement.
- Monoazoïques. — J. R. Geiqy. — D. R. P. 648.76g, 2 juillet ig35.
- On obtient des colorants chromatables en combinant en milieu acide, l’acide y avec les diazoïques de la formule
- NH2
- ASO2R
- \X /O1I (1)
- NH—Ac—Ar—NH—SO2— Ar(
- \C00H (2)
- où R = 0H, OR, NHR, NR2 etc.
- Ce sont des violets ou rouges (après chromatage) très solides et aisément rongeables.
- Ces produits se préparent, par exemple en condensant le chlorure de l’acide sulfosalicylique avec l’acide p-nilranilinésulfonique condensé avec le chlorure de m-nilrobenzoyle et réduction.
- COLORANTS POUR RAYONNE ACÉTATE
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 644-724, 16 décembre ig34, addition au D. R. P. 63g.727.
- On a décrit dans le brevet principal 63g.727 (voir R.G.M.C. ig38, p. g2) des azoïques pour rayonne acétate obtenus en combinant le diazoïque d’un amino-â-thiazol avec une amine copulant en para. On utilise ici des amines dont l’azote fait partie d’un cycle comme la tétrahydro-Py-3.6’-dioxy-7.8. i’.2’-benzoquinoléine. Ce sont des bleus pour acétate.
- Monoazoïques. — Imperial Chemical Industries. — D.
- R. P. 644.861, 24 juin ig34.
- On copule le diazoïque de la p-nitraniline ou d’une autre amine ne renfermant pas de groupe sulfonique, avec une amine de la forme
- An
- >N—CH2—CH2— [0-CH2—CH2]"—OH Iv
- Ar étant un noyau aromatique dont la position para est occupée, R étant un groupe alcoyle, oxyéthyle, ou
- —GH2—CH2[—0-CH2—CH2]"’—OH
- dans lesquelles n et n’ sont des entiers plus grands que zéro et n + n’ inférieur ou égal à 10.
- Ces amines sont obtenues par l’action de l’oxyde d’éthylène sur l’oxyéthylaminométaloluidine, clc. Par rapport aux azoïques dérivés des oxyélhylamino-benzènes des B. F. 755.338 et 758.07g (voir R.G.M.C. ig34, p. 265 et 267), la longue chaîne oxyméthylénique donne aux nouveaux colorants des propriétés spéciales ; ils teignent les éthers cellulosiques et colorent les vernis.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 645.066, 17 août ig34.
- On combine les diazoïques des orthonitranilines avec les dialcoylamides de l’acide p-oxynaphloïque. Ce sont des colorants insolubles teignant les éthers cellulosiques et les vernis.
- Dioxyalcoylaminoanthraquinones. — I. G. Farbenindus-trie. — D. R. P. 645.125, 14 juillet ig35,- addition au D. R. P. 644.584.
- Extension du brevet principal 644-584 (voir R.G.M.C. ig38, p. 212) à l’action des oxyalcoylamines sur les aryl, cycloalcoyl, amino, dérivés des amino-i-anthra-quinones substituées en 4. Ce sont des colorants insolubles destinés à la coloration des graisses et des vernis.
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- &
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- Monoazoïques. — Imperial Chemical Industries. — D. R. P. 645.423, 5 juillet 1935.
- On copule le diazoïque d’un éther oxyalcoyl-4-amino-i-benzène renfermant un méthyle dans le noyau, avec le p-crésol et transforme en éther sulfurique. Ce sont des colorants teignant l'acétylcellulose ou servant à l’impression.
- -Dérivés de l'aminoanthraquinone. — I. G. Farbenindus-trie. — D.R.P. 645.252, 14 octobre 1934.
- On fait réagir sur les aminoanthraquinones de la formaldéhyde puis des composés méthyléniques. Pai-exemple l'o-aminoanthraquinone en suspension dans l’acide acétique est additionnée d’acétone puis de paraformaldéhyde. La solution bleue, chauffée à 80° devient rouge, on précipite par l’eau, le produit teint la rayonne acétate en écarlate.
- Amino-I-oxy-4-anthraquinones. — I. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 646.498, 8 décembre 1935.
- Les composés de la formule
- CO NH-R,
- \ A A / CO NH R2
- sont réduits en leucodérivés puis sont chauffés avec les acides inorganiques, puis oxydés. Dans cette formule Ri et R2 peuvent être de l’hydrogène ou des alcoyles. Les produits obtenus teignent la rayonne acétate.
- Monoazoïques. — Imperial Chemical Industries. — D.R. P. 647.700, 26 juin 1934.
- On obtient des colorants ayant une excellente affinité pour la rayonne acétate en combinant les diazoïques des bromo-6 ou chloro-6-dinitro-2.4-anilines avec des amines aromatiques copulant en para et renfermant un groupe oxyalcoyle, comme par exemple, la dioxy-diéthylamino-métatoluidine, la butyloxyéthylcrési-dine. On obtient des violets et bleus facilement ron-geables.
- COLORANTS POUR CUVE
- Anthracéniques
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 645.010, 25 octobre 1935.
- Les colorants préparés d’après le D. R. P. 643.o83 (voir R.G.M.C. 1938, p. 213) et renfermant des halogènes sont chauffés au sein de nitrobenzène jusqu’à élimination d’acide halohydrique. Ils teignent en cuve brun-rouge, le colon en jaune.
- Colorant anthraquinonique. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D.R.P. 645.186, 19 février 1935.
- On traite par exemple l'amino-2-dianthraquinonyle par AlCI—NaCl; il se fait un dérivé du carbazol teignant en cuve le colon en vert olive.
- Colorants anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 645.251, 19 novembre 1935.
- On prépare des colorants pour cuve, qui sont en même temps des matières intermédiaires, en traitant les dihalogéno-i.i’-dianthraquinonylélhylènes-a.a’ par les amines primaires ou par les amides ou les sulfamides.
- Dérivés de la dibenzanthrone. — I. G. Farbenindustrie.
- — 1). R. P. 645.249, 25 juillet 1935.
- On traite les Bz-trioxy ou tétraoxydibenzanthrones par les agents d’alcoylation. Les colorants teignent en nuances bleues.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 645.250, 28 mars 1935.
- On a décrit dans le D.R.P. 642.650 (voir R.G.M.C. 1938, p. 213) des colorants dérivés du pérylène obtenus en-faisant agir sur les dérivés halogénés du pérylène, des anhydrides des acides o-dicarboxyliques, en présence du chlorure d’aluminium. On opère ici dans des conditions un peu différentes et avec un excès d’anhydride o-dicarboxylique. Les produits teignent en violet solide.
- Colorants pour cuve. — Du Pont de Nemours. — D.R.P.
- 645.253, i5 septembre 1933.
- On a déjà préparé des dérivés polyhalogénés des pyranthrones en traitant celles-ci par les halogènes en divers milieux organiques ou aqueux. Ces dérivés halogénés se condensent avec les .x-aminoanthraqui-nones pour donner des colorants pour cuve bruns. On a trouvé que si l'halogénation a lieu dans un milieu anhydre en présence d’un catalyseur réducteur, il se forme des halogénures instables qui traités par un halogénant oxydant fournissent des nouveaux poly-halogénopyranthrones isomères. Ils se condensent avec l'a-aminoanthraquinone pour donner des verts olive pour cuve.
- Colorants anthraquinoniques. —I. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 645.964, 17 mai 1935, addition au D.R.P. 642.339.
- On remplace, dans le brevet principal (voir R.G.M.C. 1938, p. 213) les dérivés anthracéniques ayant un noyau thiazol en a, p, par ceux qui ont un noyau pyri-dique en a, B.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
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- Colorants pour cuve. —I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 645.568, a5 octobre 1935.
- On a décrit des colorants pour cuve, dans le D.R.P. 645.010 (voir plus haut). On a trouvé qu’en traitant ces colorants par les agents d’alcoylation on obtient de nouveaux produits teignant en jaune très solide.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 646.719, 3o mai 1935, addition au D. R. P. 64 2.339.
- On a déjà vu plus haut dans le D.R.P. 645.964, une première addition au D.R.P. 642.339, dans laquelle on condensait les amines renfermant des groupes cuvables, avec les dérivés anthraquinoniques renfermant un groupe azoté cyclique en a, B. Laréaction peut être étendue aux dérivés anthraquinoniques qui possèdent en a, B plusieurs noyaux aromatiques, comme la benzo-1.2-anthraquinone.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 647.013, 2 2 novembre 1935.
- On condense les amines ayant une fonction célo-nique cyclique avec les chlorures des acides carboxy-liques des pyrazoloanthraquinones de la formule
- R.
- N----N CO | II / C — COOII
- dans laquelle R. est de l’hydrogène, un alcoyle ou un aryle qui peut d’ailleurs être attaché à l’autre atome d’azote. Par exemple, le Pyrazoloanthraquinone car-boxylique (formule précédente R. = H) transformé en chlorure est amené à réagir avec l'o-aminoanthraqui-none ; il teint le colon en jaune verdâtre.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 647.015, 28 novembre 1935.
- Les triazols anthraquinoniques de la formule
- N — N-R-A
- CO | 1
- AN
- Aminoacylaminoanthraquinones. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 647.406, 29 janvier 1933.
- On les obtient en traitant par les agents de saponification acides, les aminoacylaminoanthraquinones dont le groupe acyle est celui d’un acide carboxylique hété-rocycyclique.
- Colorants de la chrysènequinone. — I. G. Farbenindus-
- trie. — D. R. P. 648.111, 8 novembre 1934.
- On a décrit dans le D.R.P. 633.353 des produits de condensation des chrysènequinones halogénées avec les amines (voir R.G.M.C. 1937, p. 323). On a trouvé que ces produits sont convertis, par un traitement avec les agents de condensation tels que H2SO4, SO3HC1, A1C13 etc. en colorants jaunes pour cuve.
- Colorants anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 648.770, 23 octobre 1935.
- On condense l’acide amino-i-anthraquinonecarboxy-lique-2 ou ses dérivés avec les amino-1.4 ou 5 ou 8-arylaminoanthraquinones. Par exemple le chlorure de l’acide aminoanthraquinonecarboxylique est condensé avec ramino-i-phénylamino-4-anthraquinone ; le colorant teint le colon en corinlhe.
- COLORANTS ANTHRACÉNIQUES ACIDES
- Colorants anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 645.897, 3 août 1935.
- On condense les éthers sulfuriques de la bromo-4-alizarine avec les amines primaires comme l’anisidine, le p-aminophénol, l’acide aminosalicylique. On obtient des colorants teignant la laine, après chromatage, en nuances bleues à noires.
- Colorants anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 646.499, 17 novembre 1935.
- On condense les dérivés halogénés, des diamino-anthraquinones ayant l’halogène dans le noyau non azoté, avec des mercaptans. Par exemple, on condense le mercaplo-i-mélhyl-4-benzène avec le di-(méthyl-4'-phényl)-amino-1.4-chloro-6-anthraquinone obtenu en condensant la trichloro-1.4.6-anthraquinone avec la p-toluidine. Le produit sulfoné teint la laine en vert.
- Colorants anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 646.786, 27 mars 1935.
- Ces colorants acides pour laine répondent à la formule générale
- CO N1I—RS03Na
- sont des colorants pour cuve. On les obtient par la combinaison de diazoïques d’amines A—R—NHZ avec les amino-2-anthraquinones, A élant un groupement cuvable. Le composé ainsi obtenu est oxydé pour former le triazol; suivant le diazoïque ou le tétrazoïque on obtient des jaunes, des bruns, des violets etc.
- où R est un reste alcoyle ayant plus d’un carbone. On les obtient en traitant les halogénoalcoyl-o-amino-
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- 336
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- anthraquinones par le sulfite de sodium. Par exemple la B-chloroéthylamino-1-anthraquinone est chauffée avec du sulfite de sodium en milieu hydroalcoolique en autoclave à 130°. Le produit séparé peut servir à préparer des colorants,'par exemple, il peut être bromé en 4-acylé et transformé en pyridone et le brome remplacé par un reste d’amine comme la cyclohexyl-amine; on obtient un colorant acide teignant en rouge.
- Colorants anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie.
- D. R. P. 647:749, 8 décembre 1934.
- On condense les mono ou dihalogénoanthraquinones qui ne renferment pas de groupe aminé libre, avec les orthodiamines aromatiques
- NH2
- N R.Ri
- où Ar est un noyau aromatique, R de l’hydrogène ou un alcoyle, R, un hydrogène, un alcoyle, aryle ou acyle. La réaction s’effectue en présence de cuivre ou de ses sels. Par exemple, l’acide bromo-i-anthraquinonesul-fonique-2 est condensé avec l’o-phénylènediamine; le produit teint la laine en brun.
- COLORANTS DIVERS
- Colorants d’anthrapyrimidines. —I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 646.244, lo novembre 1935, addition au D. R. P. 642.001.
- On condense les oxyanthrapyrimidines avec les amines aliphatiques à longue chaîne carbonée. Ces colorants se dissolvent dans les huiles et les graisses.
- Colorants des aminotriarylméthanes. — 1. G. Farbenin-dustrie. — D. R. P. 646.500, 9 octobre 1935.
- On obtient des colorants de nuances particulièrement pures en introduisant dans les colorants du tri-phénylméthane les restes éthylsulfoniques dans les groupes amines. On les prépare par les diverses méthodes de synthèse des triphénylméthanes.
- Leucodérivés solubles. — I. G. Farbenindustrie. — D.
- R.P. 647.014, 5 avril 1935.
- Les colorants de cuve comme les dérivés des anthra-pyrimidines sont transformés en leucodérivés en les traitant, au sein de bases tertiaires comme la pyridine, la diméthylaniline par SO3 et un métal comme la poudre de cuivre.
- Colorants directs anthraquinoniques. — Société pour rindustrie Chimique à Belle. — D. R. P. 645.185, 27 septembre 1935.
- Les colorants qui s’obtiennent en faisant réagir le chlorure de cinnamyle sur les composés de la formule
- NH2
- SO3II
- \/\/\/
- NH- R— NH2
- ont la propriété curieuse de teindre le coton directement. Dans cette formule R représente le reste du diphényle (benzidine). Le colon est teint en bleu.
- RÉSULTATS INDUSTRIELS
- Etablissements Cotelle et Foucher
- Les comptes de l’exercice au 31 janvier 1938 se soldent par un bénéfice de 12.193.146 fr., contre 12.231.976 fr. pour l’exercice précédent. Avec le report antérieur, le solde disponible s’élève à 13.068.329 francs.
- Société Commerciale Lambert-Rivière
- L’assemblée ordinaire a approuvé les comptes de l’exercice 1937 se soldant par un bénéfice de 778.412 fr., qui forme avec le report antérieur de 227.451 fr. un total disponible de 1 million 5.953 francs. Le dividende, fixé à 30 fr. par action, sera mis en paiement sous déduction des impôts, à partir du 1er juin, à raison de, net : 25 fr. 32 ou 22 fr. 50 au nominatif et 20 fr. 40 au porteur. M. Raymond Berr a été réélu administrateur.
- Produits Chimiques et Matières Colorantes de Saint-Clair-du-Rhône
- L’assemblée ordinaire a approuvé les comptes de 1 exercice 1937 se soldant par un bénéfice de 6.409.384 fr. Le dividende a été fixé à 87 fr. 50 par
- action, payable, sous déduction des impôts, à la date que le conseil fixera.
- Gignoux Frères et Barbezat, à Lyon
- L’assemblée ordinaire, tenue le 10 mai, a approuvé les comptes de l’exercice écoulé qui se soldent par un bénéfice net de 2.629.878 fr. Le dividende, fixé à 56 fr. par titre, sera payable en deux fois: 20 fr. au 1er juin 1938 et 36 fr. au 10 janvier 1939. Le conseil d’administration a été réélu en entier.
- Etablissements Antoine Chiris
- L’exercice 1937 se solde par un bénéfice net de 3.934.264 fr. alors que l’exercice 1936 s’était soldé sur une perle de 368.168 fr. La résorption de ce solde débiteur ramène le disponible à 3.566.098 francs.
- Le Conseil a proposé à l’assemblée ordinaire du 28 juillet de répartir ce bénéfice de la façon suivante : 178.305 fr. à la réserve légale ; 800.000 fr. à un compte de réserves pour dépréciation éventuelle de l’actif immobilisé ; 800.000 fr. à un compte de réserves pour risques sur les créances à l’étranger ; le solde, soit 1.787.793 fr. serait porté en réserve.
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- 7 ne
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- L'ÉLECTRICITÉ STATIQUE DANS LE NETTOYAGE A SEC
- CO
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- TEINTURE - IMPRESSION
- L’ÉLECTRICITÉ STATIQUE DANS LE NETTOYAGE A SEC
- par “ TEGHNOS
- Tous les praticiens connaissent les dangers auxquels sont exposés ceux qui exercent la profession de teinturier-dégraisseur, dans le cas des procédés de nettoyage dits « à sec ». Ce terme signifie que ce nettoyage est effectué en évitant l’emploi d’eau ou de solutions aqueuses ; par contre, cela implique l’utilisation de dissolvants organiques volatils capables de dissoudre les graisses et d’éliminer ainsi les taches sur des étoffes délicates auxquelles le contact avec l’eau pourrait être nuisible.
- Mais l'emploi de dissolvants organiques, s’il ménage les tissus qui en sont imprégnés, présente, par contre, d’autres inconvénients pour ceux qui les manipulent. L’application des carbures chlorés comme le trichloréthylène, par exemple, ont, il est vrai, diminué les causes d’incendie, par suite de leur difficile combustion, ou même leur incombustibilité totale. Il subsiste toutefois qu i les vapeurs de ces dissolvants sont plus ou moins toxiques pour le personnel des ateliers et qu’on a signalé de nombreux cas d’accidents, quelquefois mortels. Enfin, les vapeurs de ces solvants constituent des mélanges détonants dangereux lorsqu’elles se trouvent mélangées à l'air et il suffit d’une étincelle pour provoquer une catastrophe. Or, l’étincelle meurtrière peut jaillir à tout instant, par suite du développement d’électricité statique due au frottement des tissus qui sont agités dans les appareils.
- Il y a fort longtemps qu’on a reconnu la nécessité de prendre un certain nombre de précautions. C’est ainsi que tout moteur électrique doit se trouver à l’extérieur des ateliers pour éviter l’action des étincelles plus ou moins fortes qui peuvent se produire. Quant aux étincelles qui résultent du frottement des tissus dans les appareils où se fait le nettoyage à sec, il y a deux moyens de combattre les accidents possibles. On peut éviter, dans les appareils, la présence de l’air par des dispositifs qui remplacent l’air par un gaz inerte, on évite de cette manière la possibilité d’explosion. Mais le moyen le plus communément employé c’est d’ajouter au dissolvant un savon soluble ; le dissolvant est rendu ainsi conducteur de l’électricité, ce qui empêche les charges d’acquérir un potentiel trop élevé.
- Ces questions ne sont assurément pas nouvelles, puisque le Comité des Essences et Pétroles avait, dès 1910, attiré l’attention sur les précautions qu’il était nécessaire de prendre dans le nettoyage à sec avec la benzine. On savait que la faible conductibilité des carbures d’hydrogène chlorés ou non, peut agir comme
- le fait un diélectrique, et l’ensemble des tissus et du dissolvant constitue alors un véritable condensateur dont la capacité peut être assez élevée. Par l’addition de corps conducteurs comme les savons solubles, la capacité diminue et l’accumulation des charges électriques s’en trouve plus ou moins empêchée. On avait remarqué cependant que cette immunité que confèrent les savons n’a pas un caractère permanent et qu’après avoir traité par le dissolvant une certaine quantité de marchandise, les charges électriques réapparaissent de nouveau avec les lots suivants.
- La question des dangers du nettoyage à sec a aussi fait l’objet d’un rapport de M. Bocquel, Directeur de l’Association Normande pour prévenir les accidents du Travail qui a paru en 1924 (Voir K.G.M.C. 1925, p. 278, 309, 341) Elle était loin d’avoir été épuisée comme le montre un intéressant mémoire publié sur ce sujet par Hartshorn et Ward, dans le Journal of the Society of Chemical Industry du mois de Juin (1). Ces auteurs ont examiné les conditions qui déterminent la production d’électricité dans le nettoyage, ils en ont mesuré la charge et en ont déduit les moyens pour les éviter ou les diminuer.
- Depuis la plus haute antiquité on avait observé que le frottement d’un morceau d’ambre contre une étoffe de laine communique à l’ambre la propriété d’attirer des corps légers. Ce fut pendant longtemps le seul moyen de produire des charges électriques, et il constitue le principe des machines électriques statiques. Cependant, des charges électriques apparaissent par le seul fait que deux objets se trouvent en contact ; la grandeur de la charge dépend alors de la nature des objets et de la grandeur des surfaces en contact. Pour obtenir des charges importantes il faut de grandes surfaces ou multiplier les points de contact comme par le frottement ou par l’extrême division. Ainsi, le fait de l’électrisation des tissus et couvertures par le choc des particules de poussières a été souvent observé dans le désert, lors d’un ouragan. Les différences de potentiel qui sont ainsi créées sont insuffisantes pour devenir dangereuses, mais elles peuvent s’accroître facilement. On peut, en effet, considérer les deux surfaces en contact comme formant un condensateur à plateaux très rapprochés de grande capacité ; si on vient à séparer les surfaces, la capacité diminue et si la charge
- (1) L. Hartshorn et W. H. Ward, J. Soc. Chem. Ind., vol. 57, p. 178, Juin 1938.
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- L’ÉLECTRICITÉ STATIQUE DANS LE NETTOYAGE A SËC
- électrique demeure constante, le potentiel s’élève puis-qu'on a Q=CV. Mais s’il existe entre les deux surfaces séparées, des conducteurs, les charges s’écoulent ou se neutralisent. C’est pourquoi les parties métalliques des appareils de lavage doivent être mises à la terre pour que les charges puissent ainsi s’écouler dans le sol. Les tissus qui y sont traités se trouvent imprégnés de dissolvant, lequel est un isolant et l’agitation, en provoquant le frottement des tissus les uns contre les autres, tend à accumuler les charges électriques sur eux. On n’avait pas encore bien étudié les conditions dans lesquelles ces charges produisent des étincelles, ni les circonstances qui rendent ces étincelles dangereuses. Ce sont ces considérations qui ont guidé les auteurs anglais.
- Quand l’étincelle électrique jaillit, elle transporte une certaine énergie qui dépend à la fois de la quantité d’électricité ainsi mise en mouvement et du potentiel. Cette quantité d’électricité est assez faible quand il s’agit d’un non conducteur, car si l’étincelle se produit en un point c’est la charge localisée en ce point qui s’écoule, alors que l'écoulement des charges des parties voisines est empêché par la non conductibilité de la matière. Il en est autrement s’il s’agit d’un corps conducteur, car dans ce cas, l’étincelle transporte la quantité totale d’électricité accumulée. Ainsi, l’énergie contenue dans l’étincelle qui jaillit entre non conducteurs étant faible, l’étincelle est incffensive, alors que si les corps sont conducteurs l’étincelle devient dangereuse puisqu’elle transporte beaucoup plus d’énergie. C’est là l’explica-tion du fait bien connu des dégraisseurs que les étincelles deviennent plus intenses et partant, plus redoutables quand les marchandises traitées renferment des parties ou des objets métalliques comme des boulons, des agrafes, des tissus métallisés, lamés, etc. Comme on l’a dit, lorsqu’on sépare les surfaces électrisées, le potentiel croît, mais si la séparation se fait lentement il a le temps de se dissiper dans le milieu environnant; au contraire, si la séparation est rapide l’étincelle acquiert plus d’énergie, c’est ce qui se produit quand l’agitation des tissus devient rapide. Enfin, il faut aussi tenir compte d’autres facteurs comme l’inflammabilité du dissolvant déterminée par la température d’inflammation, la composition de l’atmosphère des appareils.
- Les auteurs ont borné les recherches à une benzine de pétrole et un white spirit, la température d’inflammation était respectivement 23° et 36° ; ils en déterminent la conductibilité après y avoir ajouté divers savons. Ainsi, la conductibilité du dissolvant étant représentée par 0,5 (évaluée en micro-micro mho par centimètre, c’est celle d’un conducteur de 1 cm. de long, de 1 cm2 de section et d’une résistance de 1012 ohms), elle est multipliée par 20 si on ajoute 0,05 % de savon et par 200 si l’addition est de 0,5 %. Les savons employés étaient six échantillons de produits commerciaux et leurs effets ont été sensiblement les mêmes. On a trouvé dans certains cas une augmentation notable de la conductibilité par une agitation violente, probablement par suite du mouvement des
- particules colloïdales chargées. L’étude de la variation de la conductibilité en présence de divers tissus a été faite dans un appareil spécial. Les tissus étaient enfermés dans un cylindre métallique perforé et celui-ci était suspendu dans un cylindre plus large contenant le liquide à essayer, et était animé d’un mouvement de rotation alternée ; on pouvait déterminer à chaque instant la conductibilité du liquide. Mais on s’aperçoit que la conductibilité diminue pendant le traitement ; on agita alors les tissus dans des récipients contenant le solvant, qui, au bout d’un certain nombre de traitements, était soutiré pour en déterminer la conductibilité. Celle-ci passait de 200 à 1 où 2 et se rapprochait de celle du solvant pur, bien qu’on y eût ajouté 0,5 % de savon. C’est donc qu’un des cons-tituants qui est responsable de la conductibilité est progressivement fixé par les tissus immergés. On a essayé successivement les constituants des savons usuels, acide oléique, potasse, eau et on a trouvé que la conductibilité se trouve énormément accrue par l’addition simultanée de potasse, d’acide oléique et d’eau à raison de 0,5 %. Les mesures ont mis en lumière un fait important, à savoir que la diminution de la conductibilité tient à l’absorption progressive de l’eau par le tissu. La conductibilité ne peut être rétablie en rajoutant de l’eau pure, il est nécessaire que l’eau soit uniformément répartie et ceci n’a lieu que grâce au savon présent. L’action du savon est donc essentiellement d’amener la dissolution de l’eau dans le carbure afin d’élever la conductibilité.
- Les auteurs Hartshorn et Ward ont également mesuré les voltages qui sont nécessaires pour faire jaillir l’étincelle entre deux conducteurs distants de 1/2 millimètre ; ce voltage qui est de 10.000 volts au sein du solvant pur atteint 30.000 volts si le solvant est usagé et il tombe à 2.000 par addition de 0,5 % de savon.
- Voici les conclusions de ces expériences : 1° la production des charges d’électricité statique par le frottement des tissus lors du nettoyage à sec dépend pres-qu’exclusivement de la conductibilité du dissolvant employé, de la nature du tissu et de l’atmosphère.
- 2° La conductibilité peut être accrue par l’addition de savons solubles contenant de l’eau.
- 3° Les tissus fixent l’eau qui se trouve dissoute et amènent ainsi une diminution dans la conductibilité ; il faut donc rajouter du savon à certains intervalles. Pour la même raison, il ne faut pas sécher la marchandise avant traitement car il faudrait y ajouter davantage de savon.
- 4° La conductibilité du solvant ne devrait pas être inférieure à 10 x 10-12 mho par centimètre.
- 5° Une atmosphère humide empêche l’accumulation de charges statiques ; il convient donc de remplacer l’air chaud par le séchage par de l’air humide.
- Devant l’intérêt que présentent les déterminations de conductibilité des solvants, les auteurs ont fait construire un appareil portatif d’un maniement simple et sur lequel une simple lecture permet de connaître la conductibilité.
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- Pour terminer, nous rappellerons les conclusions qui avaient été exposées par Kling et Soulier dans une note à l’Académie des Sciences et qui avaient été reproduites ici-même (B.G M.C. 1933, p. 13).
- « En résumé, disaient ces auteurs, nous estimons que les seules étincelles électriques susceptibles de provoquer l’inflammation de mélanges de vapeurs combustibles et d’air, sont celles que produisent les appareils industriels, tels que : transformateurs, ma
- chines, .bobines, canalisations mal isolées, etc., mais que celles que provoque le frottement de corps isolés (par exemple celui d’une courroie en fonctionnement) doivent être considérées comme inoffensives parce que ne libérant pas une quantité d’énergie appréciable. »
- Les conclusions de Hartshorn et Ward, comme on l’a vu, diffèrent beaucoup des précédentes et reflètent un moindre degré d’optimisme qui est sans doute plus près de la vérité.
- COMPTES-RENDUS
- Réunion du Verein deutscher Farber à München-Gladbach, b au 7 juin 1938
- Cette réunion à laquelle assistaient un grand nombre de teinturiers allemands et hollandais était présidée par le D' Otto Schaffrath et elle fut illustrée par des conférences et des communications de ses membres.
- Le Prof. Elôd fît une conférence sur les Problèmes modernes de Vennoblissement de la laine (Wollvered-lung). Il a insisté tout d’abord sur la diversité des nouveaux problèmes que posent les procédés d’ennoblissement des divers textiles, devant lesquels se trouvent placés le praticien aussi bien que le savant. Il s’agit d’associer de plus en plus l’obtention du maximum d’avantages avec le minimum d’altération de la fibre. Pour obtenir de tels résultats il faut, l’alliance intime de la science avec la pratique. Mais, bien qu’on dispose maintenant d’une grande variété de nouvelles fibres, il ne faut cependant pas délaisser les « vieilles bonnes » fibres d’autrefois.
- En considérant plus particulièrement les traitements de la laine, il s’agit avant tout, de ménager au plus haut point cette fibre car dans tous les traitements ou presque, il se produit toujours une altération plus ou moins profonde de la laine. Même l’eau distillée bouillante produit déjà une dégradation sensible qui devient beaucoup plus importante lorsqu’il s’agit de réactifs acides et surtout des alcalis. C’est au voisinage du point isoélectrique que les attaques des réactifs sont ramenés à leur minimum. Or on sait que le point isoélectrique de la laine est voisin de pII = 5, exactement au pII — 4-9 (on rappellera que cette question a été traitée ici, voir R.G.M.C. 1935, p. 37. On avait d’ailleurs donné pour le point isoélectrique de la laine des valeurs très discordantes).
- Cette valeur pII = 4-9 indique que ce sont les réactifs faiblement acides qui sont les meilleurs, de sorte que les lavages de la laine effectués jusqu’ici, toujours avec des réactifs alcalins, seraient avantageusement remplacés par des traitements en milieux faiblement acides.
- Le conférencier en a montré effectivement la possibilité en produisant des échantillons de laine, les uns lavés avec des réactifs alcalins et d’autres lavés dans un milieu de pII = 4-9 en présence de sulfonales d’alcools gras. 11 est même tout à fait surprenant que la qualité de la laine lavée en milieu acide soit nola-
- DES SOCIÉTÉS SAVANTES
- blement supérieure à celle de la laine lavée par les moyens habituels. Enfin, 011 a également reconnu que pour ménager la laine il faut éviter des températures élevées, et qu’en résumé tout procédé d’ennoblissement devrait se faire au pH voisin de 4-9-
- Le Prof. Mecheels a fait une conférence sur : le teinturier pratique et la science. Il part d’une constatation que malheureusement il n’est pas le seul à avoir aperçue et dont la réalité est trop fréquente. Beaucoup de vieux teinturiers dédaignent tout ce qui est scientifique et vont jusqu’à prétendre que la lecture des journaux et périodiques spéciaux est tout à fait superflue. Pourtant la collaboration de la science avec l’industrie est une chose nécessaire. La science doit fournir au praticien les connaissances par lesquelles ce dernier acquiert la certitude de la réussite des procédés qu’il applique. C’est le praticien qui découvre les problèmes mais c’est l’étude scientifique qui en apporte la solution ou qui lui aide à les résoudre lui-même.
- Outre ces conférences, les auditeurs entendirent un grand nombre de communications parmi lesquelles les suivantes :
- L’acétylcellulose dans l'industrie des tissus par le D' K. Müller. L’acétylcellulose présente l’avantage de permettre le carbonisage des tissus mixtes de laine-rayonne acétate car l’acétylcellulose n’est pas altérée par ce traitement ce qui n’est pas le cas des rayonnes viscose. Ce fait étant établi, l’auteur s’est efforcé de déterminer les conditions les plus favorables pour carboniser les fibres constituées par les mélanges de laine et d’acétylcellulose ou des tissus de laine renfermant des fils d’effet de celle fibre.
- L’apprêt infroissable par le D1 Auerbach. Le froissement des fibres dépend entre autres, de l’élasticité de flexion qui est la plus élevée pour la laine et la plus faible pour la rayonne, l’acétylcellulose toutefois se comportant mieux que les autres rayonnes. On a déjà signalé que le froissement est aussi lié au degré d’humidité, les fibres complètement anhydres même celles de rayonnes sont presque infroissables. La finesse et la structure exercent également une influence ainsi que la filature, la torsion, le lissage. Passant ensuite en revue les divers procédés d’apprêts infrois-
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- sables, l’auteur signale que déjà les agents adoucissants et certains apprêts chargés confèrent un certain degré d’infroissabilité qui reste insuffisant pour la plupart des usages et qui disparaît au lavage. C’est seulement par l’emploi de résines synthétiques et plus spécialement des résines urée-formol que s’obtient le degré voulu dans l’infroissabilité.
- Connaissances théoriques et pratiques sur le comportement de la laine cellulosique en teinture, par Schweratner. Contrairement à ce qui se produit dans la teinture de la laine où les phénomènes sont plutôt d’ordre chimique, la teinture de la cellulose est due à des phénomènes physico-chimiques et colloïdaux. Mais pour les celluloses régénérées, comme les rayonnes, il intervient d’autres considérations comme l’orientation inhomogène des molécules de cellulose dèpolyme-risée et le gonflement considérable des fibres au contact de l’eau. Ce gonflement qui peut amener une augmentation de volume de 3o à 60 % produit une diminution dans la ténacité. La laine cellulosique plongée dans un bain de teinture absorbe de l’eau qui remplit les pores et gêne la diffusion de la matière colorante. Quant à la matière colorante qui est dissoute, il y a lieu de considérer la grosseur de ses particules et les facteurs qui peuvent l’influencer comme la température et l’addition de sels. Ces deux facteurs sont d’ailleurs antagonistes, la température ayant tendance à diminuer la grosseur des particules et les sels, au contraire, l’augmentent en les agglomérant. L’auteur a étudié ces phénomènes par l’examen des coupes transversales des fibres, au microscope. Si la teinture est faite à ioo° le colorant est uniformément réparti dans la fibre et ne peut pas être totalement éliminé par des traitements à la soude dans un temps donné, contrairement à ce qui a lieu si on a teint à 20°. Quand on ajoute des sels lors de la teinture à température élevée, le colorant s’agglomère dans la fibre comme le montre le microscope. Ceci est en concordance avec le fait que le colorant est moins facilement éliminé par lavage quand la teinture a été faite en présence de sel, car seules les particules les plus fines sont enlevées, les plus grosses restant fixées. Si on ajoute un agent de dispersion, la finesse du colorant ne donne pas d’augmentation d’intensité de la teinture mais on constate que les fines particules sont plus difficilement éliminées que sans addition de dispersant.
- Enfin, le conférencier a indiqué que dans l’état actuel, les diverses laines cellulosiques qui se trouvent sur le marché ont des propriétés assez différentes et
- qu’il est impossible de les teindre à l’unisson dans un même bain lorsqu’elles sont mélangées. Bien que le teinturier dispose d’agents auxiliaires qui lui facilitent la lâche, c’est aux fabricants de fibres qu il appartient de produire des marchandises plus homogènes.
- Tissus hydrofuges lavables, par le D' Gutmann. 11 faut faire une distinction entre les tissus imperméables et les tissus hydrofuges; les premiers ne sont perméables ni à l’eau, ni à l’air, tandis que les seconds ne se laissent pas pénétrer par l’eau tout en demeurant perméables à l'air. Dans ceux-ci la fibre est simplement enrobée d’une matière hydrofuge, mais les fils restent séparés de telle sorte que les tissus pour vêlements rendus hydrofuges sont hygiéniques alors que les imperméables ne le sont pas. De plus l'imperméabilisation était obtenue jusqu’ici par des émulsions de paraffine ou des savons métalliques, mais ces apprêts disparaissaient au lavage. Les produits actuels donnent un apprêt hydrofuge permanent et s’appliquent soit en solution organique ou aqueuse et ils amènent une modification chimique de la fibre. Ceci est particulièrement important pourles tissus contenant de la laine cellulosique apte à absorber facilement l’eau ; les produits appelés Persislol agissent de telle sorte que sous la pluie ces tissus ne retiennent que 8 % d’eau.
- La teinture des rubans de laine-lainecellulosique. La laine cellulosique peut se teindre par les mêmes procédés que la laine peignée mais il faut tenir compte que celle cellulose se gonfle. Les appareils à circulation doivent réaliser une circulation calme et lente, on doit éviter des pressions supérieures à 0.7 atmosphère et on doit entrer la fibre sèche dans le bain chaud en employant des agents mouillants avec peu ou pas de sels. Suivant les cas, il convient de choisir parmi les divers groupes de colorants.
- Enfin, la dernière communication porta sur les produits auxiliaires de Tindastrie textile et leur action sur les fibres artificielles, par le D' A. Prior. L’auteur relate qu’au début de leur apparition ces agents auxiliaires n’ont pas reçu un accueil très favorable. Mais avec le concours des teinturiers on reconnut l’intérêt qu’ils présentent et l’opinion s’est très rapidement modifiée; ils sont aujourd’hui entrés dans la pratique. Après avoir donné l’énumération des divers genres d’agents auxiliaires, le conférencier a émis le vœu d’une collaboration future entre les teinturiers et les laboratoires.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Procédés et Appareils permettant de teindre des tricotages fragiles, tels que les bas fins. — Deutsche Farber-Zeilung, du 6 mars 1938.
- Pour teindre des bas fins, on connaît déjà le procédé consistant à les suspendre dans un bain après les avoir
- attachés avec des fils pour les empêcher de se frotter les uns aux autres. Les bas se déplacent sur des circonférences et le bain est refoulé vers le haut. 11 arrive par-lois que les bas soient endommagés par le frottement contre l’appareil. Cet inconvénient est évité nar le dispositif mis au point par Théodore Preiss, à Fribus-
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
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- winkel, près de Vienne. Dans cet appareil, le mouvement du liquide esl horizontal et dirigé vers le centre de la cuve. Les bas tournent autour du même centre, il y a donc concordance des efforts, et les bas resteront toujours dans la même tranche de l’appareil et ils ne risquent plus d’être endommagés.
- L’appareil comprend une cuve cylindrique a, à l’intérieur de laquelle se trouve un tambour cylindrique c muni de trous sur sa périphérie.
- Ce tambour tourne autour d’un arbre d, auquel un mécanisme e communique un mouvement de rotation dans un sens puis dans l’autre. Sur la cuve a se trouve une cloison fixe g obstruant l’espace annulaire entre la cuve et le tambour. Une cloison semblable h est solidaire du tambour.
- Par la rotation du tambour le volume de liquide compris entre les deux cloisons varie. Ainsi lorsque les deux cloisons se rapprochent, le bain est refoulé à travers les trous du tambour vers le centre de l’appareil et frappe les bas perpendiculairement à leur longueur. Par l’inversion du sens de la rotation, le sens de circulation du bain se trouve inversé, cependant le mouvement du liquide reste toujours radial.
- On peut régler la vitesse de circulation du bain en agissant sur la vitesse de rotation du tambour. Pour accrocher les bas on se sert d’un support k en forme d’étoile qui repose sur l’arbre d et qui peut être soulevé à volonté. Ce dispositif est protégé par le brevet D.R.P. N° 654.904.
- E. V.
- La teinture de la laine en bourre. — Spinner und Weber du 17 décembre 1937.
- Seules les laines cardées sont teintes en bourre, alors que les laines peignées sont teintes sur ruban de peigné ou sur fil. Il est indispensable que les laines soient lavées soigneusement avant teinture. Cependant, on
- aura parfois à teindre des laines grasses ou sales, car certaines filatures de cardé ne disposent encore pas de leviathans pour le lavage de leur laine.
- Certaines laines sont lavées sur le dos du mouton avant la tonte avec de l’eau froide, mais un tel lavage ne dégraisse pas la laine. Cependant, on se dispensera souvent de laver ces laines une seconde fois sur machines et on les enverra directement en teinture. Ce procédé entraînera des frais supplémentaires pour le teinturier à façon, car la laine lui sera livrée en toisons, et il devra faire arracher ces toisons à la main. Après quoi il faudra laver la laine, ce qui pourra se faire dans l’appareil à teindre en employant des produits spéciaux tels que le Lanadin, le laventin ou le lanaclarin L. M. Ces produits sont à base de savon ou d’alcool gras sulfoné, et contiennent des solvants organiques. On ajoutera environ 1/2 pour cent d’ammoniaque et on traitera pendant 3/4 d’heure à la température de 35 à 40 degrés.
- Naturellement, ce procédé donnera des résultats moins bons que le lavage sur leviathans, en particulier la laine sera moins bien ouverte ce qui empêchera d’obtenir une teinture très régulière.
- Autrefois on teignait la laine en bourre dans des cuves ouvertes. La laine était retournée à l’aide de crochets ou de fourches, et elle se feutrait facilement.
- Cette méthode est presque complètement abandonnée et on se sert d’appareils munis de pompes ou d’hélices faisant circuler le bain à travers la matière. Les appareils pour plus de 25 kg. seront munis de cuves pour la préparation des couleurs. La laine sera chargée régulièrement et bien tassée, en particulier il faudra bien remplir les angles des cuves resctangulaires. La préparation du bain se fera dans la cuve spéciale, et on commencera par refouler le bain à travers la laine. Après ébullition, on inversera la pompe pour la faire aspirer. Dans certaines machines l’inversion est d’ailleurs automatique.
- Pendant la durée de l’échantillonnage le bain peut être refoulé dans le réservoir où il se refroidit, et le plus souvent il ne sera plus nécessaire d’ajouter de l’eau froide avant de faire les corrections.
- Cependant, il ne faudra pas laisser monter la température, car autrement les colorants ajoutés n’atteindraient que la couche inférieure de la laine, ce qui donnerait une teinture irrégulière.
- Il sera, d’ailleurs, toujours prudent de prélever plusieurs échantillons en différents endroits, et plus spécialement dans les angles et au fond de l’appareil. Après toute addition de couleur, on fera circuler le bain pendant un certain temps sans donner de la vapeur, ensuite on fera bouillir à nouveau.
- Les colorants les plus usités sont les colorants au chrome, car ils sont solides au lavage. Les colorants acides permettent d’obtenir des nuances plus vives, ce qui leur fait donner parfois la préférence.
- Les colorants pour cuve ne sont employés que rarement, et plus spécialement pour les draps destinés à l’armée. Leur emploi ne s’est pas généralisé par suile de leur prix élevé, par suite du matériel spécial qu’ils
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- nécessitent, et surtout parce qu’ils ne permettent pas d’obtenir la diversité des nuances que l’on peut obtenir avec les colorants au chrome et les colorants acides.
- Peut-on employer des colorants acides pour corriger une teinture au chrome ? Lorsque la quantité de colorant à ajouter pour obtenir la nuance demandée sera importante, il sera préférable d’employer des colorants au chrome, caren ajoutant des colorants acides, la solidité au lavage pourrait devenir insuffisante. Par contre, quand la différence de nuance à obtenir sera insignifiante, on pourra se servir de colorants acides, et en général on pourra se servir du même bain. Pour obtenir certaines nuances très vives, il pourra être nécessaire d’employer successivement des colorants acides et des colorants au chrome. Il faudra alors choisir des colorants acides résistant à l’action du chrome, ce seront des colorants solides au lavage, mais pas très solides à la lumière.
- Il est recommandé d’ajouter de 0,5 à 1 % d’acide formique aux bains des colorants au chrome. En effet, l’acide formique, par ses propriétés réductrices, favorise l’action du colorant.
- Sans la présence d’un acide réducteur, la réduction se fera aux dépens de la laine qui sera oxydée, ce qui lui donnera un toucher rêche et pailleux. Le chromate ne devra pas être ajouté dans un bain bouillant, mais dans un bain dont la température aura été ramenée à 60 degrés. Après l’addition, on chauffera à nouveau et on fera bouillir pendant 30 à 45 minutes. Il est très important de faire bouillir exactement pendant le temps nécessaire.
- Après rinçage il est recommandé de traiter la laine par un bain de Gardinol ou de Igepon, à la concentration d’un à deux grammes au litre, à la température de 30- degrés et pendant une demi-heure. Ce traitement est destiné à améliorer le toucher de la laine. La température de séchage dans le séchoir ne devra pas être trop élevée, elle ne devra pas dépasser 55 degrés.
- E. V.
- IMPRESSION
- L’impression de la mousseline de laine cellulosique. — G. IIASSE. — MelUand Texlilberichte, mai 1937, p. 374-377.
- Les tissus de laine cellulosique à imprimer se préparent comme les tissus de rayonne. Etant parementés aux amylacés, on les traite pendant une nuit avec 0,3 % de Viveral E. conc. à 55°C, puis on les rince. Ou finit de les nettoyer sur barque à tourniquet, pendant 1 heure à 80°C (70°C) dans un bain contenant par litre :
- 2 g. savon de Marseille,
- 1 g. Igepon T,
- 1 g. carbonate de soude,
- 1 cc. Laventine HW.
- Certaines qualités de tissu sont rendues plus absorbantes en les foulardant avec de la soude (ou mieux
- de la potasse) caustique à 4-6° Bé puis les abandonnant pendant 1 heure. Après rinçage, on les acide et on les rince. Ce dernier traitement convient aux tissus dont la chaîne et la trame se teignent uniformément, mais pas pour ceux qui présentent des différences (fils de chaîne de laine cellulosique mélangée de coton). On peut différencie!' le coton de la laine cellulosique, autrement que sous le microscope, par teinture au bain-marie pendant 1/2 heure avec une solution de gris diamine KG, rhodamine B extra et savon : le coton se colore en brun clair et la laine cellulosique en gris.
- Le passage en lessive n’est pas toujours recommandable, car il durcit et rétrécit le tissu.
- Eu général, le ton écru du tissu après lavage est suffisant. Dans certains cas on blanchit les pièces dépa-rementées par un bain contenant par litre d’eau à 25°C :
- 0,8 % chlore actif,
- 2 g. carbonate de soude calciné,
- 0 cc. 5 Laventine HW, jusqu’à utilisation complète du chlore. On traite la laine cellulosique dans ce bain pendant 1 à 2 heures à 70-80°C, en boyau et on la rince. Parfois on reprend les pièces par un bain renfermant 0,5 % de chlore actif et 1 g. de carbonate de soude par litre, enfin on rince, on passe en bisulfite et on rince.
- L’armure de la mousseline de laine cellulosique tient le milieu entre la cretonne de coton et la mousseline de laine. On demande donc des couleurs solides au lavage et à la lumière et vives en même temps. En impression directe, on emploie surtout les colorants pour cuve, en particulier les marques Indaiithren-suprafix, avec comme épaississants pour l’impression aux rouleaux, le british-gum et la dextrine, que l’on peut mélanger avec de l’amidon de blé. En outre, on additionne les couleurs pour faciliter leur fixation : du Sel solvant B, de la Glyécine A et de la glycérine.
- Sur les tissus de cretonne mixte en fils mélangés de 84 % de coton et 16 % de laine cellulosique, on peut obtenir des nuances foncées unies avec les colorants pour cuve, ce qui n’est pas toujours possible sur des tissus en laine cellulosique pure, qui donne toujours des impressions plus claires que le coton. D’où la nécessité de passer en lessive les tissus de laine cellulosique. Sur bien des qualités de laine cellulosique on obtient difficilement avec les colorants pour cuve, des bleu marine, brun foncé, vert foncé et noir pleins et bien unis. C’est pourquoi on emploie la plupart du temps des colorants qui se dissolvent facilement et complètement dans les pâtes à imprimer, et qui, par suite, donnent des impressions corsées et unies : il s’agit des colorants de naphtol AS et des Indigosols.
- Le procédé d’impression de couleurs de naphtol AS le plus simple et le meilleur marché consiste à imprimer des bases diazotées sur tissu naphtolé ; on produit les tons qui manquent dans la série naphtol AS avec les indigosols par développement humide au nitrite ou au chromate. L’impression de bases rend
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- très bien sur coton mercerisé ainsi que sur tissus mixtes. Mais sur tissu pure laine cellulosique, des difficultés peuvent surgir. Par exemple, il est difficile d’obtenir sur mousseline de laine artificielle un fond bleu foncé uni avec bleu Variaminc ou sel de bleu solide BB, par suite des difficultés de copulation que l’on peut parfois supprimer en ajustant exactement la couleur d’impression et l’alcalinité du fond. Mais l’impression dépend toujours de la gravure et de la pression.
- Un traitement alcalin subséquent presqu’au bouillon, en boyau, s’impose pour éliminer le naphlol en excès lorsqu’un vaporisage et un passage en acide préalables, pour fixer des indigosols imprimés en même temps, ont précipité et fixé le naphlol sur la libre. Ces inconvénients sont supprimés avec l’emploi des colorants Bapidogène, qui donnent des couleurs vives et solides.
- On peut favoriser l’unisson des impressions de Rapi-dogènes, en outre du traitement préalable en alcali, au moyen de solvants comme la glyécine A, le Développeur de sol G.A., l’alcool benzylique et par les résines synthétiques. Pour certains colorants Rapidogène (noir brun, bleu B, noir 1T) le rendement est amélioré lorsqu’on augmente la quantité de soude caustique. On peut nuancer le Bleu marine Rapidogène R avec le Vert Rapidogène B, le Brun noir Rapidogène T avec le Brun Rapidogène 1B ou le jaune d’or Rapidogène I.F.G.
- La gamme des Rapidogènes se trouve complétée également par les Indigosols que l’on peut imprimer généralement avec un épaississant ordinaire d’amidon-adraganle lequel ne donne pas d’impressions unies sur laine cellulosique avec les colorants pour cuve.
- Le mode de développement des Indigosols dépend du genre de dessin, du mélange d’indigosols avec les Rapidogènes et aussi de l’appareillage de l’atelier. Un dessin avec des surfaces qui se touchent ou avec empiètement de plusieurs rouleaux des deux groupes de couleurs est imprimé de préférence par développement humide, de façon à éviter la formation de zones de bordures par réservage des couleurs imprimées au chlorate. Lorsque, dans un dessin, il y a des mélanges de deux groupes de colorants, (mélanges de verts) on appliquera le développement hùmide convenant aux couleurs d’indigosols.
- En dehors de ces deux cas, il faut adopter le développement humide ou le développement par vaporisage. C’est plutôt le développement par vaporisage qu’on applique après passage en atmosphère acide.
- Le développement humide s’opère au nitrite ou au chromate. Dans ce cas, les couleurs Rapidogène sont additionnées de blanc de zinc et développées comme d’habitude en vapeur acide.
- Le passage en vapeur contribue à une meilleure utilisation des Indigosols par fixation du leuco-éther sur la fibre. Le nitrite contenu dans les couleurs Indigosol est décomposé largement dans la vapeur acide malgré la présence de carbonate de soude, sans que se produise un développement notable du colorant. Les piè
- ces vaporisées passent ensuite dans une petite bassine placée devant la machine à laver au large et conlenant une solution de nitrite à 1-3 % 1 elles entrent, sans séchage intermédiaire, dans le bain d’acide sulfurique. Ce mode de développement donne des résultats sûrs et réguliers sur toutes qualités de tissus ; les couleurs résultantes sont très stables. Il n’y a pas à craindre de coulage ou de rappliquage des couleurs d’indigosols, puisque le tissu est vaporisé. On emploie les couleurs à teneur de nitrite, spécialement quand on imprime des Indigosols en même temps que des bases. Lorsqu’on imprime des indigosols seulement à côté de colorants Rapidogène, on peut préparer les couleurs sans nitrite que l’on foularde seulement après vaporisage. Le foulardage est plus rationnel que l’addition directe de nitrite de sodium au cours du développement dans le bain d’acide sulfurique, dont on ne peut élever que modérément la température au détriment du rendement colorant. Le foulardage en nitrite du tissu vaporise permet de travailler plus sûrement qu’en augmentant de plusieurs fois la quantité de nitrite dans la couleur d’impression, de manière à sauver du vaporisage acide une quantité de nitrite suffisante au développement. Pour réussir cet article, c’est-à-dire pour développer complètement le leuco-éther en évitant l’attaque des colorants Rapidogène imprimés en même temps, il faut régler exactement la concenlra-tion d’acide, la température et la durée du développe-ment. On ne peut fournir de données exactes étant donné le facteur matériel d’impression qui est variable.
- Le deuxième procédé de développement des Indigosols à côté des couleurs Rapidogène est le procédé au chromate. Les étapes du développement : d’abord un vaporisage acide, puis un bain d’acide sulfurique, sont les mêmes que dans le procédé au nitrite. Les couleurs au chromate se développent il est vrai en partie dans la vapeur acide, pourtant on ne peut pas employer les indigosols sensibles à l’oxydation, y compris l’indispensable bleu Indigosol IBC.
- On peut éviter les inconvénients connus du vaporisage avec de l’acide formique et de l’acide acétique dans l’impression de Rapidogènes, lorsqu’il n’existe pas de Mather-Platt résistant aux acides, en imprimant sur tissu foulardé au préalable en Développeur de sol D.
- Ce procédé permet de développer les couleurs Rapidogène en vapeur neutre, on l’a appliqué au début sur soie naturelle.
- On rencontre ce procédé de coupure acide aussi sur laine cellulosique et sur coton. Cela tient à ce que l’on a pu abaisser le prix élevé du Développeur de sol D par l’adjonction de sulfate d’ammoniac. Par ailleurs, on imprime sur laine cellulosique des préparations de couleurs Rapidogène sur tissu préparé en Développeur de sol D, alors qu’on peut imprimer facilement et à meilleur marché des bases. Pourtant, on préfère employer les Rapidogènes et les Indigosols.
- Les Rapidogènes conviennent parfaitement pour
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- l’obtention de couleurs nourries et vives sur tissu Wollstra préparé en développeur de sol D.
- On produit les fonds à ronger sur laine cellulosique avec les colorants Sirius et Sirius lumière, pour les tons pastel ; les teintures sont, sur laine cellulosique, mais non sur coton, solides à l’eau et même au lavage. Les tissus en pure laine cellulosique sont teints sur barque à tourniquet de préférence au jigger ; ils se laissent difficilement pénétrer et produisent souvent des barrures en chaîne. Il est donc recommandable ici de donner un fond. Puis on doit opérer en bain pas trop court et avec de l’eau douce. Il faut entrer le tissu à basse température et ne pas ajouter directement tout le sulfate de soude, sinon la teinture n’unit et ne pénètre pas. Il vaut mieux ajouter le sel lorsque la température est élevée ; pour les nuances claires 2 à 4 % du poids de la marchandise suffisent. Le Peregal 0, l’Igepon T en combinaison avec des agents mouillants favorisent l’unisson de la teinture.
- Pour les nuances foncées des articles en laine cellulosique, on utilise aujourd’hui le plus souvent des teintures diazotées à l’effet d’une bonne solidité à l’eau et au lavage. Les rongeants blancs et les rongeants enluminés aux colorants pour cuve sont les mêmes que sur coton ou sur rayonne. On obtient un blanc non jaunâtre par développement du rongeage sur machine à laver au large, en traitant par de l’Igé-pon et de l’acide acétique ou par de l’eau oxygénée et de l’acide acétique. Veiller à ce qu’il ne reste pas de produit de réduction sur la fibre, produit incolore qui jaunirait par exposition à la lumière. Le traitement en boyau est toujours préférable, car il dure plus longtemps qu’en machine à laver au large.
- On peut teindre en nuances pastel solides à la lumière et au lavage sur laine cellulosique seule ou mélangée de coton par foulardage en indigosol que l’on développe, dans l'article réserve, au mouillé par le procédé au nitrite ou au chromate. Les réserves blanches alcalines et les couleurs Indanthren normales sont employées comme réserves avant impression ou imprimées sur tissu foulardé en Indigosols. Comme bon agent de réserve des Indigosols, pour réserve blanche pré-imprimée, l’hyposulfite de soude a fait ses preuves. Une addition de chlorure de baryum renforce l’effet réservant. Les leucotropes servent aussi d’agent de réserve puisqu’ils précipitent les leuco-éthers insolubles.
- Pour réussir cet article réserve, il importe de bien régler les conditions de développement : vitesse de passage dans la laveuse au large, effet d’exprimage, et temps d’immersion sur les foulards d’indigosols et dans les bains d’acide qui doivent être bien ajustés l’un par rapport à l’autre, pour que l’action de la réserve soit suffisante et que les Indigosols soient bien utilisés.
- Pour les teintures foncées, solides à la lumière et au lavage, on emploie les colorants de naphtol AS. On rencontre ici les mêmes difficultés d’unisson que dans l’impression directe, lorsque la proportion de laine cellulosique croît. Les cretonnes courantes colon-laine cellulosique sont mercerisées comme les tissus pur coton ; elles se teignent alors aussi facilement que ces derniers. Mais, en général, les teintures aux naphtols pénètrent mal et ne sont pas solides au frottement. On recommande, dans la production de nuances nourries aux naphtols, de bien préparer et de passer le tissu en soude ou en potasse caustiques, après quoi on le sèche à l’étendage ou à la rame, ou encore à la suceuse, mais jamais aux cylindres sécheurs, afin de ne pas supprimer le gonflant de la fibre. Il est recommandable de donner le fond en passant deux fois et en exprimant deux fois les pièces. Comme noir on emploie beaucoup, en dehors du Cotonerol et du noir diazoté, l’article réserve noir d’aniline.
- Comme réserves on imprime des colorants pour cuve ou bien on emploie des colorants Rapidogènes et des Indigosols.
- Dans les réserves avant impression, on imprime des colorants Rapidogène et des Indigosols avec de la soude caustique et du blanc de zinc comme additions de réserve sur tissu blanc, ensuite on malle en noir d’aniline avec addition d’acide acétique et d’acide formique, puis on sèche. Après vaporisage, les Indigosols sont développés par un bain oxydant acide. Sur tissu préfoulardé, on emploie les mêmes couleurs Rapidogène. Les réserves d’indigosols peuvent être imprimées avec de l’acétale de sodium et du carbonate de soude et développées après vaporisage acide, par de l’acide chromique. Les couleurs d’Indigosol avec acétate de sodium et chlorate d’aluminium se développent en même temps que les réserves de Rapidogène, dans le vaporisage rapide.
- L. B
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- TEINTURE
- Teintures des tissus cellulosiques. — J. G. Farbenin-dnstrie. — D. R. P. 645.735, 10 mai 1935.
- On a deja décrit les phlalocyanines et leur sulfonation (D. R. P. 568.906, B. G.M.C., 1934, p. 234). On a trouvé que ces acides sulfoniques sont des colorants substantifs qui teignent le coton et la viscose.
- Teinture de tissus contenant de la rayonne acétate et des fibres animales. — Geigy et Gie. — D. R. P. 645.6o3, 7 juillet 1932.
- On teint dans un bain renfermant les colorants insolubles pour la rayonne et des colorants acides en présence des produits de condensation des acides oxyami-noéthane sulfoniques avec les acides carboxyliques renfermant plus de 8 atomes de carbone. On utilise
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- notamment le produit de la réaction du chlorure d’oléyle sur l’acide iséthionique ou de la taurine.
- Teinture des fibres végétales. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D. R. P. 646.52g, g février 1934.
- On sait que le traitement des fibres végétales par les produits de condensation de l’urée avec le formol leur confèrent de l’affinité pour les colorants acides. Au contraire, les colorants basiques ne teignent que peu et il est nécessaire de mordancerau tanin. Ona trouvé que si les condensations d’urée-formol sont faites en présence d’acides organiques les tissus acquièrent une plus forte affinité pour les colorants basiques, mais que si elles sont faites en présence de bases organiques l’affinité pour les colorants acides est considérablement augmentée.
- Exemple. — On dissout 3o gr. de diméthylolurée dans 200 cc. d’eau et dans plusieurs de ces solutions on ajoute : a) rien ; b) 5 gr. éthylènediamine ; c) 5 gr. triéthanolamine; d) 5gr. acide tartrique; e)ô gr. acide salicylique. On imprègne des tissus de coton avec chacune, essore à 100 % et sèche àl’air, puis 2 minutes à i6o°. On savonne dans un bain contenant 5 gr. de savon au litre pendant 20 minutes à go", on lave et plonge dans des solutions contenant les colorants suivants et 4% d’acide acétique (du poids de la fibre). 3% Orangé II, 3% Rouge Kilon, 3% Bleu d’Alizarine Saphirol G, 3% Vert solide JJO. 3% Rhodamine B, 3% Violet Victoria 5B0. La teinture dure 20 minutes à 60", les colorations sur les essais b et c qui étaient basiques ont beaucoup augmenté l’intensité des teintures acides 1, 2 et 3, tandis que les essais d et e qui étaient acides, ont énormément augmenté l’affinité des colorants basiques 4 et 5.
- Teinture des tissus cellulosiques. — 1. G. Farbenindus-trie. — D. R. P. 546.545, ic' juin ig35, addition au D. R. P. 645.735.
- On a indiqué dans le brevet principal 645.735 que les acides phtalocyanine sulfoniques teignent les fibres végétales. On a étendu ce mode de teinture au papier, à la pâte, la paille, etc.
- Teinture des fibres cellulosiques. — I. G. Farbenindus-trie. — D. R. P. 647.og6, 25 août ig35.
- On a déjà observé dans le D. R. P. 645.735 (voir plus haut) que les phlalocyanines sulfonées possèdent les caractères des colorants directs. On a trouvé que ces teintures peuvent être remontées avec des colorants basiques, mais que dans ce cas les colorants basiques sont beaucoup plus solides que quand ils sont seuls.
- Teinture des fibres mélangées. — Chemische Fabrik Grünau Landshoff et Meyer. — D. R. P. 647.773, 10 août ig34.
- La teinture avec les colorants sulfurés par les procédés habituels manque souvent de pénétration quand
- il s’agit de tissus épais, ou bien la solidité au frottement est médiocre. On a trouvé qu’en ajoutant aux bains de teinture des produits de condensation des albumines avec les chlorures d’acides à longue chaîne ou des éthers chloro carboniques d’alcools à longue chaîne, les résultats sont bien meilleurs surtout quand il s’agit de tissus mélangés. Par exemple 20 gr. d’un tissu laine-rayonne mate est teint dans un bain de longueur i:3o à 1:5o pendant 1 heure à 3o° contenant 3% de Vert immédiat BB extra et 7,5 % de sulfure de sodium crist. et 5 % d’oléyllyalbinate de sodium.
- Amélioration de la solidité des teintures. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D. R. P. 648.176, 2I juin ig3i,
- Les colorants acides teignent la laine en nuances souvent très bien unies et solides. Parmi ces colorants se trouvent les complexes métalliques de colorants azoïques qui, en plus, ont une très bonne solidité à la lumière mais souvent manquent de solidité au foulon neutre ou acide, au potting, etc. C’est un inconvénient car non seulement les teintures diminuent d’intensité, mais les blancs se trouvent salis. On a trouvé qu’on peut éviter ce dégorgeage si on ajoute aux bains, durant ces traitements, des agents qui diminuent l’affinité de la laine pour ces colorants. De tels agents sont, par exemple, les produits de condensation des phénols avec le soufre, ceux des acides sulfoniques aromatiques avec les alcools cycliques (alcoylnaphta-lènes sulfoniques), les produits de condensation de la benzoïne, etc. Par exemple, la laine teinte avec de l’Orangé Kilon G est foulonnée en présence de 5% de son poids du produit de condensation de la benzoïne avec la naphtalène et l’alcool isopropylique en milieu sulfurique (B. F. 658.364), le dégorgeage est ainsi évité.
- Teinture. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 648.353, 6 décembre ig3i.
- On teint le coton avec des mélanges de colorants pour cuve présentant une structure de carbazol anthra-quinonique et un colorant jaune ou orangé pour cuve, on teint ensuite avec un colorant développable ou basique jaune. Les teintures ainsi obtenues sont particulièrement solides.
- Teinture des fourrures. — 1. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 648.713, 25 janvier lg36, addition au D.R.P. 627.204.
- Extension du brevet principal consistant à utiliser les sels des di et polyoxynaphtalènes substitués. Par exemple, 2 parties d’un mélange constitué par 40 p. de sel de l’acétyl-4-dioxy-i-2-naphlalène et de l’aminodi-phénylamine et 60 p. d’un produit accessoire (préparé suivant le D. R. P. 436.881) sont dissous dans 1.000 p. d’eau et additionnés de 10 p. d’eau oxygénée à 3%. Une peau de lapin mordancée au chrome immergée pendant 3 heures à 3o°, se teint en gris-vert solide.
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- IMPRESSION
- Impression avec les colorants pour mordants. — I. G. Farbenindustrie. —D. R. P. 645.468, 9 février 1935.
- Il est bien connu que les épaississants de gommes végétales sont coagulés par les mordants de chrome qui sont nécessaires dans l’impression avec les colorants pour mordants. Ceci rend les nuances mal unies et donne au tissu un loucher désagréable. On a trouvé que ces inconvénients sont supprimés si on ajoute du glycocolle ou de l’acide glycolique ou leurs dérivés. Exemple : on imprime le mélange suivant :
- 3o gr. Eriochrome Azurol S
- 5o gr. glycérine
- 130- 80 gr. eau
- 600 gr. épaississant à la gomme i;i
- 5o gr. acide acétique à 50%
- 50-100 gr. mélange A
- 90 gr. acétate de chrome à 20° Bé 1 kg.
- Le mélange A est composé avec 80 gr. glycocolle (acide aminoacélique) à 35° Bé ou 5o gr. glycocolle à 35" Bé et 5o gr. de sulfocyanure de potassium ou 3o gr. glycocolle à 35° Bé et 3o gr. de crésyloxyacétate de sodium ou 5o gr. d’acide glycolique et 150 gr. de gly-colate de sodium. On imprime, sèche, vaporise 1 h., lave et savonne.
- Réserves de teintures de leuco-dérivés. — Durand et Huguenin. — D. R. P. 645.469, 24 mars 1935.
- Le procédé est illustré par l’exemple suivant : on imprime, sur coton, la réserve suivante :
- 1 11
- Ether du leuco diéthoxy-thioindigo...................... 60 gr.
- Etherdu leucoéthoxymé-thylchlorothioindigo. — 80 gr.
- Phénol.............. 25 gr. 25 gr.
- Urée............................. 5o gr. 25 gr.
- Eau............................. 235 gr. 240 gr.
- Epaississant 1:1................ 400 gr. 40o gr.
- Oxyde de zinc pâle 1:1 200 gr. 200 gr.
- Nitrite à 20 %................... 3o gr. 3o gr.
- 1.000 gr. 1.000 gr.
- On sèche et foularde dans un bain contenant :
- Ether de leuco diméthoxybenzanthrone. 5 gr.
- Eau................................. 745 gr.
- Epaississant adragante.............. 200 gr,
- Nitrite à 20%........................ 5o gr.
- 1.000 gr.
- puis, sans sécher, on passe dans un bain contenant 36 gr, d’acide sulfurique par litre à 70° pendant 8 secondes, puis on neutralise, lave et savonne. On obtient des dessins orangés ou écarlates sur fond vert.
- BLANCHIMENT APPRETS
- LES RÉCENTS PROGRÉS RÉALISÉS DANS LE BLANCHIMENT DES FIBRES TEXTILES
- par GORDON-ABRAMOW
- Depuis longtemps déjà un grand nombre de chimistes s’occupent du problème du blanchiment des libres textiles et il est indéniable que malgré les excellents résultats obtenus on n’a pas encore abouti à une méthode ou à des méthodes standard.' Avant tout, on n’a toujours pas résolu le problème de l’agent de blanchiment optimum à employer.
- Dans ce qui suit, nous nous proposons d’étudier les récents progrès réalisés dans ce domaine en nous arrêtant plus longuement sur l’emploi de l’eau oxygénée qui semble de plus en plus prendre la place des autres agents de blanchiment, de l’hypochlorite en particulier. Dans un certain nombre de cas, l’eau oxygénée présente des avantages très nets par rapport aux autres agents de blanchiment. C’est ainsi que pendant le
- traitement de la laine l’eau oxygénée détruit complètement le colorant et donne un blanc solide, de sorte que tout jaunissement résultant du traitement par des réducteurs n’est plus à craindre (Nast, Melliands Ter-tilberichle 10, p. 174, 1930). L’emploi de l’eau oxygénée n’est pas limité à une certaine classe de fibres textiles. Cet agent de blanchiment se prête au traitement de la laine aussi bien qu’à celui des rayonnes, soie naturelle, colon, lin, chanvre. L’eau oxygénée sert également au blanchiment des pailles, fourrures, peaux et feutres. En ce qui concerne le cas particulier du lin, il est fréquent de procéder à un traitement combiné au chlore et à l’eau oxygénée. La concentration des bains de chlore peut alors être réduite et les fibres sont ainsi mieux protégées (Letzner, Zlsch. für ges.
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- LES RECENTS PROGRES REALISES DANS LE BLANCHIMENT DES FIBRES TEXTILES
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- Texlilindaslrie 26, 107, 1923). Malgré son prix relativement élevé, l’eau oxygénée peut aussi entrer en compétition avec le chlore dans le cas du colon car son emploi élimine le lessivage et réduit la perte en poids de la marchandise traitée (Kollmann, Melliands Texlil-berichte, 12, 637, 1931). Un autre avantage de l’eau oxygénée, nullement négligeable, est donné par le fait qu’elle peut être employée même dans des récipients en fer usuels à condition qu’on choisisse un stabilisateur ou des stabilisateurs appropriés et un revêtement adéquat (Kaufmann, Melliands Texlilheri-chle 11, 372, 1930).
- A quelques exceptions près, l’eau oxygénée est employée à une concentration de 0,3-1 % en présence de stabilisateurs. N’oublions pas que si nous faisons abstraction du prix relativement élevé, le plus gros inconvénient que présente l’eau oxygénée dans la pratique industrielle est sans nul doute sa stabilisation, et tous les efforts des chercheurs de différents pays tendent vers la découverte d’un agent de stabilisation parfait. Remarquons à ce sujet que l’eau oxygénée pure est très stable et, même à une température élevée, sa décomposition est tout à fait négligeable. C’est ainsi que dans le cas de l’eau oxygénée à 30 % obtenue par voie électrolytique et chauffée pendant 3 h. à 75° la perte en H202 n’est pas supérieure à 0,5 %. Par contre, quand le produit n’est pas tout à fait pur, sa décomposition devient inévitable et cette décomposition est plus rapide sous L’action des rayons solaires et des températures élevées. A ce sujet, nous tenons à attirer l’attention du lecteur sur les études de Alberti (Zlsch. ang. Chem. 1926, p. 1033) et Lôwenstein (même revue 1926, p. 1534) qui décrivent la décomposition de l’eau oxygénée concentrée en présence de poussière.
- Au cours de ces dernières années, on a proposé dans les divers pays industriels un très grand nombre de produits susceptibles de stabiliser l’eau oxygénée. On trouvera dans la R.G.M.C. un certain nombre d’articles qui ont été consacrés à cette question d’actualité, notamment celui de J. Dumas sur « Les peroxydes dans le blanchiment » (R.G.M.C. 1937, p. 512), « Les stabilisateurs de l’eau oxygénée » (R.G.M.C. 1936, p. 390 et 1935, p. 439). Or, cette multiplicité des produits stabilisateurs, s’explique par le fait qu’ils exercent dans chaque cas un effet spécifique sur les impuretés présentes. L’eau oxygénée étant un acide très faible est plus stable en milieu acide qu’en présence d’alcali. C’est la raison pourquoi l’eau oxygénée du commerce est toujours acidifiée par un acide minéral ou organique ou des corps à caractère acide. Les agents de stabilisation acides les plus connus sont l’acide phosphori-que, l’acide borique, l’acide acétique, l’acide sulfurique, l’acide oxalique, l’urée, l’acide barbiturique, l’acide salicylique (Merck, D.R.P. 203.019, 216.263) ; l’acide tannique (Arndt, D.R.P. 196.370). Citons encore l’acide lactique, les phénols, l’acélanilide, la phénacétine. Avec l’acide phosphorique, on est arrivé à une stabilité telle que la solution à 100 volumes ne perd que 2 % au maximum après un magasinage
- d’un an. Dans le cas de stabilisateurs acides il s’agit d’additions d’environ 0,1 %. Certains sels et esters exercent eux aussi un effet de stabilisation. A ce sujet citons en premier lieu, le benzoate de sodium, l’acé-lamide, la phtalimide, la phénylurée (llenrici, D.R.P. 174.190), les esters acyliques de l’acide amino-oxycar-bonique (Merck, D.R.P. 275.499), p.acélylaminophé-nol (D.R.P. 242.324), résorcine (D.R.P. 299.247).
- Depuis quelque temps on recommande tout particulièrement les différents sels de l’acide phosphorique qui donneraient des complexes avec l’eau oxygénée (Husain, Zisch. Anorg. Chem. 177, 215, 1929). Folg-ner et Schneider (Texliberichle 14, 452, 502, 1933) ont étudié l’effet de stabilisation de différents composés. D’après ces auteurs, le silicate de sodium serait moins efficace que les phosphates. Le pyrophosphate de sodium, en particulier, serait un excellent agent de stabilisation à 70°. Ces auteurs confirment également le fait que les sels des alcools sulfonés ainsi que l’Igepon T seraient d’excellents agents de stabilisation. L’emploi des sels de magnésium, aluminium et alcalinoter-reux des alcools sulfonés aliphatiques est protégé par le brevet britannique 403.035. Dans le brevet britannique 435.401, on revendique pour l’acide méta-phosphorique un pouvoir stabilisant supérieur à celui des autres acides phosphoriques. L’acide méla-phosphorique présenterait en plus l’avantage de maintenir en solution les sels calcaires ; on évite ainsi les inconvénients auxquels on se heurte pendant le blanchiment avec l’eau oxygénée et le savon dans une eau non adoucie. Le métaphosphate exerce en plus une action stabilisante aussi bien en milieu acide qu’en milieu alcalin (B.P. 434.599). Ce fait est d’une importance capitale. On sait depuis longtemps que l’eau oxygénée de commerce reste stable dans un milieu acide, mais, à l’état acide son effet de blanchiment est trop lent, de sorte qu’on se voit obligé, au moment de l’emploi, de lui communiquer une réaction alcaline. Divers chercheurs ont donc étudié l’emploi d’agents stabilisants qui fixent l’oxygène dans la solution alcaline et, dans cet ordre d’idée, on a recommandé dans le brevet autrichien 88.372 l’emploi de silicate de magnésium; dans le U.S.P. 1.758.920, on protège l’emploi d’un mélange au pyrophosphate de sodium et de verre soluble. Signalons encore les brevets britanniques 434.599 et 436.235 qui protègent l’emploi comnïe stabilisateurs des oxydes de magnésium et d’aluminium et le métaphosphate de sodium. Dans le brevet allemand 321.616 on recommande l’addition comme agent de stabilisation de l’acide salicylique et de pyro-phosphate de sodium. Dans le brevet britannique 435.861 on préconise l’emploi d’un mélange au pyro-phosphate de sodium et de silicate de magnésium.
- Un autre groupe d’agents de stabilisation appartient à la classe des catalyseurs-poisons tels que l’aniline dont on ajoute 0,2 % (D.R.P. 318.220) l’acétanilide, l’acétyl-p-phénétidine (D.R.P. 196.370). De même les substances qui sont généralement employées en tant que colloïdes protecteurs exercent un effet de stabilisation sur l’eau oxygénée : savon représenté par une
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- LES RÉCENTS PROGRES REALISES DANS LE BLANCHIMENT DES FIBRES TEXTILES
- quantité allant jusqu’à 0,2 % (D.R.P. 2G3.650), de la terre glaise. D.R.P. 263.243 de l’amidon, l’adragante agar-agar (D.R.P. 196.700 et 196.701) ; glucose (D.R. P. 318.135) ; des protéines telles la colle forte, la gélatine, la caséine (R.P. 305.472) ; des émulsions contenant de la lécitine (D.R.P. 509.702).
- Weber (Journ. Text. Inst. 1933, 24, p. 178) a fait une étude intéressante sur les emplois de l’eau oxygénée en tant qu’agents de blanchiment. Weber, Trot-man et Gee (Journ. Soc. Dyers and Col. 1932, 48, 229) ont étudié la sensibilité de l’eau oxygénée aux divers catalyseurs métalliques (catalyseurs de décomposition). Signalons également l’étude intéressante de Kershaw (Journ. Texl. Inst. 1933, 24, p. 193) sur le blanchiment à l’eau oxygénée, sur une échelle industrielle, dans une Maison écossaise. L’emploi de l’eau oxygénée en vue du blanchiment de la laine, de la soie naturelle et du coton ont été décrit dans une série d’articles par Smolens (Amer. Dyesluff Rep. 1928, 17, p. 672 et ibid 1929, 18, 49, 123). Celte étude présente un intérêt considérable même aujourd’hui. L’auteur fait ressortir que le blanchiment à l’eau oxygénée permet de simplifier et d’abréger l’opération si on la compare à l’opération de blanchiment avec du chlore ou produits chlorés. Il résulterait également une réduction du rétrécissement et de la perle en poids de la marchandise traitée. Smolens étudie par la même occasion le contrôle analytique pendant tout le processus de blanchiment à l’eau oxygénée.
- Plus récemment Dôrfelt (Leipzig Monatsh. Text. Ind. 1935, 50, 37, 67, 90, 117) a publié une élude approfondie sur la décomposition de l’eau oxygénée dans les bains alcalins. Cet auteur arrive à la conclusion qu’une relation simple entre le pH, la vitesse de décomposition et l’effet de blanchiment n’existe pas. Mecheels, Dierkes, Feller et Rudolf (Textilberichte 1935, 16, 725) ont fait ressortir que, pour une perte donnée de la solidité de la fibre de coton ou de rayonne-viscose, l’eau oxygénée conduisait à une blancheur et à une douceur maxima, tandis que le blanchiment à l'hypochlorite donnait la marchandise la plus claire et la plus brillante. Campbell (Amer. Dyestuff Rep. 1936, 25, 67) donne des détails intéressants sur l’effet du pH, de la composition chimique des agents-tampons, agents de stabilisation, de la température, de la composition de l’eau et de la nature des matériaux des récipients de blanchiment. Sonol (Rev. Fac. Cienc. Quim. La Plala, 1934, 9, 15) a étudié l’emploi de l’eau oxygénée et l’effet des agents de stabilisation organiques sur les solutions concentrées d’eau oxygénée. L’auteur a trouvé que la phénacétine, l’acétanilide, le phénol et le thymol étaient de bons agents de stabilisation tandis que l’effet stabilisant de l’acide salicyli-que, de l’acide benzoïque et du chloral hydraté disparaissait avec le temps. L’acide acétique, de même que l’acide phénylacétique n’exerceraient qu’un effet stabilisant médiocre.
- Le cas particulier du blanchiment de la laine avec de l’eau oxygénée a été étudié par Harris et Smith
- (Journ. Res. Aal. Bur. Stand. 1936, 17, 577). Ils ont décrit une méthode de contrôle du procédé. Wilkinson (Jour. Soc. Dyers and Col. 1936, 52, 168) donne des détails intéressants sur le processus de blanchiment des marchandises en laine. Le bain de l’eau oxygénée est maintenu au pIl désiré à l’aide de tampons dont quelques-uns ont des propriétés de stabilisation. Rupp. (Dyer, 1935, 74, 585) a observé que l’effet catalytique du fer était très prononcé dans le cas des composés de fer contenus dans les taches, tandis que les fils de fer enroulant la marchandise n’étaient pas d’un grand effet. Armand (Tiba, 1937, 15, 5) a examiné l’ordre de grandeur.de la détérioration de la laine par l’eau oxygénée. L’auteur en question a constaté que le blanchiment avec du peroxyde réduisait la résistance de la laine en solution alcaline et que la détérioration mini-ma était atteinte quand la laine était blanchie à 50° avec de l’eau oxygénée 1-1,5 vol à un pli = 8,5. Dans Texlilber. 1937, 18, 619, on a étudié la possibilité de l’emploi de l’Igepon T. en tant qu’agent stabilisant, ceci surtout en relation avec la dureté de la solution d’eau oxygénée, dureté dûe aux sels de calcium et de magnésium. Quand la laine est blanchie dans une solution d’eau oxygénée acide, on réaliserait des économies en réactif en faisant circuler la liqueur et en ajoutant un agent stabilisant tel l’acide p-aminoben-zoïque ou l’acétanilide (B.P. 466.112). Dans le brevet américain 1.966.915, on recommande de blanchir la laine et de la dégraisser en même temps à l’aide d’un mélange comprenant de l’eau oxygénée et l’alcool mélhylique ou éthylique, d’éther, acétone ou pyridi-ne. Tout dernièrement Harris et Smith (Journ. Res. Aal. Bur. Stand. 1937, 18, 623) ont constaté que l’action de l’eau oxygénée et oxydants apparentés sur le chaînon de cystine des libres animales était différente de celle de la lumière et de l’air. Ils ont notamment trouvé que les chaînons de cystine de la laine traitée avec de l’eau oxygénée pouvaient être oxydés, sans rupture, en composés du type oxydisulfure.
- Ces derniers temps, on a étudié le blanchiment de la laine non teinte avec de l’eau oxygénée et les per-sels, avec des agents réducteurs tels le bioxyde de soufre, les sulfites et les bisulfites. Nous renvoyons le lecteur aux études intéressantes de Meissner (Deutsch. Woll. Gerverbe 1937, 69, 631; Text. Merc. Argus 1937, 96, 563, 569 ; Text. Weekly 1936, 18, 515), Pettinger (Text. Manuf. 1935, 61, 472), Hardcastle et Edwards (Ibid. 1936, 62, 398).
- Les composés de blanchiment à base de peroxydes destinés à des buts domestiques sont fabriqués par la Société Henkel qui vend des mélanges de composés peroxygénés avec des méta ou pyrophosphates, avec de l’hydroxyde d’aluminium (B.P. 436.235) ou bien avec des composés d’étain tel l’oxyde stannique hydraté ou le silicate d’étain (B.P. 437.128).
- Dernièrement, on a breveté un procédé visant la fabrication de composés stables susceptibles de mettre en liberté du chlore au chauffage, en solution aqueuse, en faisant réagir du chlore avec des alkylamines sul-
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- LES RÉCENTS PROGRES REALISES DANS LE BLANCHIMENT DES FIBRES TEXTILES
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- fonées ou sulfatées de la formule générale R. NH (CH2)nSO3H (I.G. Farbenindustrie, R.P. 427.943).
- Ces dernières années, plusieurs études importantes sur le blanchiment à l’hypochlorite ont été publiées dans la presse technique. Citons celles de Voigt et Rowland (Paper T rade Journ. 1933, 95), Samuelson et Haug (Papier-Journalen 1931, 19, 218, 229, 241 et 254), Davidson (Journ. Texi. Insl. 1933, 24, T. 185). Les auteurs ont souligné l’importance du rôle du pH dans les solutions d’hypochlorile pendant le blanchiment des matières cellulosiques ; l’oxydation maxima de la cellulose par les hypochlorites a lieu à un pH = 7. Davidson a étudié la variation du pH des solutions d’hypochlorile pendant le blanchiment du coton en se servant dans ce but d'hypochlorites de sodium et de calcium ainsi que d’une solution d’hypochlorite de sodium contenant 5 gr. de carbonate de soude par litre. Il a constaté qu’avec l’hypochlorite de sodium et de calcium le pH atteint bientôt la valeur à laquelle l’attaque de la cellulose est relativement rapide. Cette attaque peut cependant être empêchée en se servant d’une solution d’hypochlorite de sodium renfermant
- 0,5 % de carbonate de soude. Un autre auteur (Yors-ton) a fait ressortir que les liqueurs de blanchiment à base d’hypochlorite de calcium pouvaient être tamponnées à un pH = 9 par l’addition de magnésie. En vue de la réduction des détériorations occasionnées par les agents de blanchiment, les Mathieson Alkali Works (R.P. 380.488) recommandent l’emploi de chlo-rites dont l’effet destructeur serait négligeable.
- Kauffmann (Ztsch. angew. Chem. 43, 840) a étudié le blanchiment des matières textiles avec du chlore. L’effet destructeur de la liqueur de blanchiment atteindrait un maximum quand le rapport Cl2/NaOII = 1/1,5. Schwalbe et Wenzl (U.S.P. 1.754.909) recommandent de blanchir les fibres cellulosiques par une imprégnation avec une solution d’un hypochlorite renfermant 10-30 gr. de chlore actif par litre à la place de 1 gr. habituel. Pour finir mentionnons encore le brevet de Roos (R.P. 326.471) qui préconise le gonflement préalable des marchandises teintes en acétate ou en nitrocellulose dans de l’acide acétique pour les traiter ensuite avec du chlore gazeux à environ 50°.
- LES ALCOOLS GRAS A POIDS MOLÉCULAIRE ELEVÉ ET LEURS DERIVES SULFONES LEURS EMPLOIS DANS L’INDUSTRIE TEXTILE (suite)
- par J. P. SISLEY
- Ingénieur Chimiste ECL
- 2° Sulfonation des dérivés des alcools gras à poids moléculaire élevé.
- Les éthers des alcools gras à poids moléculaire élevé ainsi que certains produits de condensation ont été préconisés pour être utilisés au même titre que les alcools gras sulfonés.
- B. F. 692.862. Bôhme. Les bases hétérocycliques (pyridine) présentent des propriétés humectantes (voir à ce sujet : Les solvants utilisés dans l’industrie textile, J. P. Sisley, R. G. M. C., 1934, décembre). Ces propriétés sont plus accentuées si on les associe avec des alcools aliphatiques sulfonés, par exemple, on fait chauffer jusqu’à fusion 186 kgs d’alcool lau-rique et à cette température on sulfone avec 116 kgs d’SO’IICl. On ajoute au produit brut 140 kgs de pyridine, la masse se solidifie peu à peu. On obtient des produits stables facilement solubles dans l’eau et très bons mouillants.
- B. F. 693.815, I. G. sulfone simultanément l’alcool célylique et l’acide naphtoïque. Par exemple, on fait fondre et mélange ensemble 172 parties acide naphtoïque, 242 parties d’alcool célylique, dans la masse en fusion, on fait barboter 1IC1, puis après élimination d’eau on traite par 400 parties d’oléum à 12 % SO3, verse sur la glace puis neutralise; ce produit est d’une grande stabilité aux acides et à la chaux.
- P. An. B. 145.185, Bôhme mentionne les produits de sulfonation du phénol et de ses homologues avec les alcools gras. Par exemple, on fond 94 parties de phénol et 120 parties d’alcool célylique à 60-90°, on ajoute 200 parties de monohydrate et remue jusqu’à solubilité dans l’eau, neutralise par l’alcali. On obtient une masse rouge soluble dans l’eau servant comme savon anticalcaire et adoucissant'.
- B. F. 698.637, I. G. éthérifie les groupes éthylé-niques ou OII des acides ou des alcools gras. Par exemple, on déshydrate de l’acide lactique à 90 % en le chauffant pendant 8 heures à 1800. On chauffe 7 heures à i85° dans un courant d’azote 162 parties d’acide lactique anhydre avec.270 parties d’alcool octadécylique puis distille le produit dans le vide. On dissout 68 parties de l’éther préparé ainsi dans 400 parties d’éther et ajoute à celle solution en refroidissant 25 parties SO3IIC1 et 40 parties d’éther. Après 1 heure on coule le mélange sur glace, neutralise et élimine l’éther. On obtient un excellent détersif.
- B. F. 701.190, Bôhme indique que les produits de sulfonation des éthers des alcools du groupe des graisses ont l’avantage d’être plus liquides que ceux des alcools correspondants. Par exemple, 320 parties d’éther octadécénylbulyrique sont sulfonés à i5° par 200 parties d’IPSO1 conc. Le produit huileux est traité par la glace, lavé à l’eau salée et neutralisé. Il est
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- LES ALCOOLS GRAS A POIDS MOLECULAIRE ELEVE ET LEURS DERIVES SULFONES
- extrêmement stable et convient pour le carbonisage, le mouillage et le mercerisage.
- B. F. 703.465, 1. G. préconise l’emploi des alcools gras sulfonés additionnés d’électrolytes qui en renforcent l’action notamment comme mouillants et détergents. Dans le B. F. 706.18a l’I. G. mentionne l’emploi du célylsulfale ou des dérivés du phosphore.
- B. F. 710.229, D. II. W. prépare le sel sodique de l’acide xanthogénique de lauryle, ce produit a un pouvoir mouillant supérieur à celui des sulfos d’alcools gras. Par exemple 200 parties d’alcool laurique sont fondues, on ajoute 120 parties de potasse à 5o° Bé puis on refroidit et ajoute g parties de sulfure de carbone. Une solution à o,5 % imprègne le coton en 4 secondes.
- B. F. 711.477, D. II. W. On traite un mélange équi-moléculaire d’alcool gras (oléique ou laurique) et d’hydrate alcalin par un excès de CS2, puis on élimine au moyen d'un solvant (benzène) l’alcool n’ayant pas réagi. Rendement environ 40 % . Le produit obtenu est soluble dans l'eau chaude.
- B. F. 712.122, I. G. sulfone les alcools gras à poids moléculaire élevé en présence d’aldéhydes ou de cétone. Par exemple 5o parties d’alcool octadécylique sont traitées par5o parties de paraformaldéhyde et sulfonées par 400 parties d’H2S04 100 % à 5o".
- B. F. 713.082, S.C.B. sulfone simultanément l’anhydride phtallique et un alcool gras. Par exemple, on broie ensemble 22,8 parties d’anhydride phtallique sulfoné d’après le procédé du brevet suisse 75.442 et 25,6 parties d’un mélange d’alcool palmitiqu^et stéarique à 50-70° puis on pousse à io5°, reprend par l'eau puis évapore à sec après neutralisation.
- B. F. 714.029, I. G. mentionne la sulfonation d’alcools éthérifiés par traitement par des oxydes d’alcoylène. La sulfonation et la condensation pouvant être effectuées en même temps. La sulfonation peut se faire par IPSO4—SO3IJC1—SO3 ou par l'acide éthio-nique, les acides disulfos du benzène ou de la naphtaline. Par exemple, on introduit lentement 230 parties de l’éther que l’on peut obtenir à partir de l’alcool laurique et de l’oxyde d’éthylène dans i5o parties d’IPSO4 monohydrate. Le produit sulfoné additionné de glace puis débarrassé d’IPSO4 par une solution de sel est neutralisé par NaOH à froid. Il se sépare le sel sodique qui peut être utilisé comme mouillant.
- B. F. 714.812, I. G. prépare les éthers des alcools gras par condensation des alcools avec des chlorures d'acides gras et sulfone. Par exemple, on prépare l’ester de l’acide oléique de l’alcool oléique en parlant de 300 parties en poids de chlorure de l’acide oléique et de 268 parties d’alcool oléique et sulfone à une température inférieure à o° avec l’acide sulfurique fumant à 60 % oléum. On obtient 60 à 80 % d’un acide sulfo-nique de l’ester oléique de l’alcool oléique, tandis que 20 à 40 % sont formés par l’ester sulfonique du dit
- acide. On neutralise par NaOH et obtient un excellent agent de lavage.
- B. F. 715.855, I. G. préconise comme produit auxiliaire de teinture le produit de condensation de l’alcool cétylique avec l’acide éthionique.
- B. F. 716.i3i, Dreyfus mentionne la sulfonation des alcools gras à plus de 8 atomes de carbone en présence de naphtaline. Par exemple, l’alcool octylique secondaire CH3CH (OH) (CH2)6CH3, l’alcool octadécylique, l’alcool cérylique, l’alcool myristique, l’alcool dodé-cylique et en particulier l’alcool cétylique. Par exemple on agile un mélange de 128 parties de naphtaline et de 242 parties d’alcool cétylique à 70" pendant qu’on introduit lentement 200 parties SO3HC1. On élève la température à 100° et maintient jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de dégagement d’HCl. On dilue à l’eau, neutralise par NaOH et évapore à sec. On obtient un produit de très bonne solubilité particulièrement intéressant comme agent de dispersion des colorants insolubles.
- B. F. 716.178, 1. G. mentionne que l’on peut obtenir des produits émulsionnants et humectants remarquables en utilisant des oléfines préparées par élimination d’eau aux dépens des alcools primaires à 10-12 atomes de carbone et en les sulfonant. Par exemple on additionne à ioo° 5oo parties d’alcool octadécylique et 900 parties d’acide phosphorique de p. spéc. 1,8 et élimine dans le vide l’eau formée. On chauffe à 200° et distille l’octadécylène qui se forme. On le sèche ensuite sur SO4Na2. On sulfone ensuite à 20-26° 461 parties d’ocladécylènc par 35o parties d’un mélange à parties égales d’anhydride acétique et dlI2SO4 100 % puis agite à 3o-35°. Dès qu’une prise est limpide dans l’eau après avoir été bouillie avec HCl dilué on coule sur glace, neutralise par NaOH, évapore et sèche dans le vide. Le produit soluble dans l’eau est un agent humectant et détersif stable à la chaux et aux acides. C’est vraisemblablement de l’acide oxyoctadécylsul-fonique.
- P. An. J. 855.3o, L G. préconise la sulfonation des alcools gras à poids moléculaire élevé au moyen des acides aminosulfoniques des carbures aromatiques. Par exemple, 200 parlics d’alcool stéarique sont traitées par 180 parties d’acide 4-métbylphénylsulfamique à 11 o°
- R—OH + IIO’S NIK CII*=ROSO*NIK< >CIr on obtient 450 parties d’un produit clair soluble dans l’eau.
- P. An. B. 940.3o, Bôhme indique la préparation de dérivés sulfonés de l’éther bulyliquede l’alcool oléique. Par exemple 80 parties de l’éther chlorosulfonique de l’alcool bulylique, préparé à partir d’alcool bulylique et de SO2C12, sont mélangés à 6o° avec 80 parties d'alcool oléique puis traité par 65 parties d’IPSO4100 %
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- LES ALCOOLS GRAS A POIDS MOLECULAIRE ELEVE ET LEURS DERIVES SULFONES
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- et neutralisé par NH3, le produit est un agent de nettoyage d’une grande stabilité.
- P. An. B. 147.309 du 16-2-29, Bôume prépare des produits de lavage et d’avivage en sulfonant des alcools gras en présence d’hydrocarbures. Par exemple on mélange 40 parties de tétraline, 20 parties de benzine 40 parties d’huile de spermacéti, 6 parties d’alcool oléique et sulfone à 85° par 75 parties d’IPS04 100 % jusqu’à solubilité dans l’eau. On neutralise ensuite par NaOH et obtient un produit soluble dans l’eau en clair.
- P. An. B. 652.3o, Bôhme. Dans le P. An. B. 99.30 on indique la préparation d’éthers d’alcools gras sul-fonés par action d’éthers sulfuriques acides d’alcools (butylique par exemple) sur des alcools gras. Ici on sulfone directement.
- Par exemple dans un mélange de 80 parties d’alcool cétylique, 25 parties d’alcool butylique, on ajoute à 80-90", 2I parties d’IFSO4 100%. Le produit neutralisé donne une solution laiteuse utilisée pour l’avivage. On peut préparer de même l’éther mélhylcyclohexylique de l’alcool oléique sulfoné.
- B. F. 715.585, I. G. fait réagir sur les alcools à poids moléculaire élevé l’acide hydroxyéthanesulfonique en présence d’IICl, les produits fournis semblent être des éthers et sont solubles dans l'eau, les acides et stables aux sels de chaux. Par exemple, on introduit en remuant 270 parties d’alcool stéarique en 1 heure à 4o-5o° dans 206 parties d’acide éthionique. On agite à cette température jusqu’a solubilité dans l’eau. Le produit est l’acide sulfonique de l’éther éthylstéarique. Les sels alcalins sont d’excellents substituts de savon.
- B. F. 716.605, I. G. fait réagir les acides sulfocar-boniques comme l’acide sulfoacétique, l’acide sulfo-a-propionique et l’acide a-sulfoisobutylique sur les alcools gras. Par exemple on chauffe à 2000 pendant 8 heures 162 parties du sel monosodique de l’acide sulfoacétique avec 270 parties d’alcool octadécylique. On entraîne l’eau par un courant d’azote. Le produit neutralisé est soluble dans l’eau et possède un pouvoir détersif élevé.
- P. An. C. 38.56o, Oranienburger Ch. Fab. sulfone les alcools gras en présence de crésol. Par exemple on traite à 4o° 27 parties d’alcool oléique, 11 parties crésol pur, 27 parties SO3HC1.
- P. An. O. 19.333, Oranienburger Cii. Fab. préconise un mélange d’alcool gras, d’un phénol et d’un aldéhyde qui sont sulfonés simultanément. Par exemple 60 parties de xylénol, 10 parties de paraformaldéhyde, 5o parties d’alcool oléique sont sulfonés par 10 parties SO3HCL
- P. An. O. 19.304 du 19-8-31, ORANIENBURGER Ch. Fab. utilise comme agent de sulfonation l’acide Y-chlorobutylsulfurique obtenu par action de la chlor-hydrine sulfurique sur la Y-butyrolactone
- CH2—CH2—CH2 — CISO3H = CII2—CII2—CIPCI
- CO 0 CO—0—SO3II
- sur les alcools gras on obtient
- R—CH’OH + CICIP—CIP—CIP—C00S03II
- = RCIPOCIP—CIP—CIPCOO 803H + IIC1
- D.R.P. 646.480, I. G. DAIMLER. Les éthersde l’acide phosphoreux des alcools gras supérieurs, par exemple des alcools obtenus par hydrogénation des acides gras contenus dans l’huile de coco ou l’huile de palme sont obtenus avec de bons rendements en traitant l’alcool avec du trichlorure de phosphore au lieu de l’acide phosphoreux comme il avait été mentionné précédemment. 11 se forme intermédiairement des esters à teneur de chlore, ce dernier est éliminé par saponification.
- U.S.A.P. 2.082.576, Du Pont de Nemours. Le sulfate de soude, s’il est en quantité considérable dans les éthers sulfuriques d’alcools gras supérieurs, tels que le produit de sulfonation de l’acétate d’oléyle, présente l’inconvénient de cristalliserau bout d’un certain temps, modifiant l’aspect du produit. Il a été remarqué qu’en traitant les sulfonates d’alcools gras à teneur élevée en sulfate de soude, avec du chlorure de sodium, on obtient un produit beaucoup plus stable, exempt de sulfate, ne déposant pas de cristaux meme à froid.
- Brevet suisse 188.499, Carbide and Carbon Corp. mentionne comme produit mouillant l’ester sulfurique de l’alcool undécylique
- C4H9—CII—CH CII2—CII—CII3 I I
- CHU O—SO2—OH
- obtenu en traitant l’alcool par H2SO4 et l’anhydride acétique et neutralisant le produit de sulfonation.
- U. S. A. P. 2.081.865, Henkel. La sulfonation des alcools supérieurs est faite de la manière suivante : Le mélange d’alcools gras dissous dans un solvant (G Cl4) est sulfoné, en chauffant le produit de sulfonation il se forme deux couches. La couche supérieure contient le sulfonate concentré, la couche inférieure de l’acide sulfurique à85 % . L’H2SO4 100 % est utilisé pour la sulfonation.
- B. F. 721.041, BAUMHEIER. Addition 42.261 prépare un produit de mouillage en sulfonant un alcool gras en présence d’un sulfate d’alcoyle. Par exemple, on mélange 70 parties de sulfate de diméthyle et 70 parties d’alcool oléique et sulfone par 100 parties oléum à 20 % , on sépare l’acide et neutralise. Dans un autre exemple, on dissout 117 parties de chlorophénol dans 70 parties de tétrachlorure de carbone et ajoute en refroidissant io5 parties d’SO3HCl, on obtient une solution d’acide sulfonique chlorophénylé et dégagement d’IICl. On ajoute 117 parties d’alcool oléique et 2i parties de chlorure d’aluminium, il se dégage de l’IICl. On débarrasse le produit par lavage des sels
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- LES ALCOOLS GRAS A POIDS MOLECULAIRE ÉLEVÉ ET LEURS DERIVES SULFONES
- d’alumine, neutralise. Le produit obtenu est un agent spumigène stable à propriétés mouillantes accentuées.
- B. F. 735.211, 1mp. Chem. Ind. Un alcool aliphatique supérieur est éthérifié par un acide gras halogène inférieur, l’halogène étant alors remplacé par le groupe sulfonique au moyen d’un sulfite alcalin (sulfite de soude). On peut opérer sur les alcools nonylique, dodé-cylique, octadécylique, célylique, myristique, ou sur des alcools non saturés comme l’alcool oléique. Par exemple, on ajoute lentement 45 parties de chlorure chloroacétique à 60 parties d’alcool célylique. On chauffe à 100" avec un condensateur à reflux. Lorsque le dégagement d'HCl a cessé, le liquide huileux est mélangé avec é fois son poids d'une solution de sulfite de soude aqueuse saturée et porte 16 heures à l’ébulli-lion. On évapore à siccité et extrait à l’alcool. On obtient un produit analogue au savon, stable aux acides et à l’eau dure.
- B. F. 738.057, I. G. préconise les produits halogénés des éthers ou amides aliphatiques à poids moléculaire élévé renfermant des groupes sulfo (on halogène par exemple les éthers sulfuriques d’alcools à poids moléculaire élevé). Par exemple on introduit vers 10° 4o parties de S03HCI dans une solution de 90 parties d’alcool
- oléique dans 450 parties de CCI4. On dirige un courant de chlore à température de 20° jusqu’à absorption de 23 parties de chlore. L’éther sulfurique de l’alcool dichlorostéarique est isolé en mélangeant avec 500 parties d’eau glacée neutralisant et chassant CC14 on obtient un produit possédant un pouvoir détersif et humectant élevé.
- B. F. 739.261, Bôhme signale un procédé de préparation d’éthers d’acides minéraux et de glucosides pour préparer des adjuvants de l’industrie textile. Pour cela on mélange un hydrate de carbone (sucre de raisin) avec un alcool supérieur et on ajoute un acide. Les produits neutralisés sont des agents variés, par exemple on incorpore 180 grs de sucre de raisin en poudre à 3o-35° à environ 1000 grs H2SO4 à 66° Bé. On abaisse la température à 15-20° par refroidissement extérieur et incorpore 165 grs d’alcool laurique C12H260 en continuant à remuer pendant 1/2 heure après cette incorporation. On verse alors la liqueur sur de la glace et dilue la solution claire avec une quantité d’alcool butylique suffisante pour provoquer la séparation de l’eau acide que l’on élimine. On neutralise et sèche. Ce produit est un mouillant de bonne stabilité.
- (à suivre)
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Le lavage des textiles artificiels et de leur mélange. — Richard ALT. — Deutsche Fàrber-Zeilung, 9 janvier 1938.
- Pour le nettoyage des tissus contenant de la rayonne ou des fibres artificielles on emploiera, dans la mesure du possible, des solvants organiques tels que l’essence, et on évitera ainsi toute altération des tissus. Cependant, dans certains cas le lavage par voie humide ne pourra pas être évité, ainsi que pour le linge de corps imprégné par la transpiration, et pour des tissus destinés à être blanchis. Pour ne pas avoir de déboires, il faudra observer toutes les prescriptions concernant le lavage de la rayonne, ainsi que celles concernant les autres fibres faisant partie du tissu.
- Pour le lavage on se servira d’eau distillée, qui a cependant l’inconvénient d’être d’un prix de revient élevé. On pourra également se servir d’eau dont la duretée aura été ramenée à zéro par une épuration à la permutite. On évitera l’emploi de soude caustique, de réactifs très concentrés, ainsi que les températures élevées.
- Le choix d’un savon approprié est très important. Il sera sans importance que ce savon soit en morceaux, en paillettes ou en pâte, mais la valeur du savon sera déterminée par le choix du corps gras qui aura servi à sa fabrication.
- On évitera les savons contenant des résines, ainsi que ceux qui contiendront de la soude caustique. Malgré le grand nombre de produits nouveaux ayant
- fait leur apparition, le savon de Marseille reste le pro-duit le plus recommandable. Il sera facilement soluble et fournira une mousse abondante.
- L’action du savon sera complétée par l’emploi de produits à base d’enzymes, destinés à attaquer et à dissoudre les graisses, amidons ou autres corps souillant les tissus. Ges produits sont très actifs, même à basse température.
- On ajoutera également du carbonate de soude, mais seulement en faibles quantités. Une teneur de plus de 3 % de carbonate de soude pourrait détériorer les fibres artificielles. On emploiera également des solutions d’hypochlorite, mais seulement pour des tissus de rayonne devant être blanchis, et on opérera avec un bain spécial, qui sera acidifié avec de l’acide formique.
- Lorsqu’on les trompe dans l’eau les fibres artificielles gonflent fortement, et leur résistance diminue. Pour éviter de détériorer les tissus il faudra donc prendre certaines précautions. Il sera bon d’opérer le plus rapidement possible, en évitant toute interruption entre les différentes opérations. On évitera également de soumettre les tissus à des efforts de traction qui pourraient provoquer des déformations. Ainsi les tissus légers et fragiles seront lavés à la main, et seulement en pressant légèrement. On pourra, en général, laver dans un même appareil la rayonne et des mélanges contenant des fibres courtes artificielles. Cependant, il faudra toujours laver séparément le blanc, les teintes claires et les teintes foncées.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
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- Le lavage comportera deux passages. La solution servant au premier passage contiendra au litre environ 4 grs de savon de Marseille et quelques additions de produits dégraissants ainsi que du borax et du méta-phosphate pour rendre le savon plus actif. La durée du premier lavage ne dépassera pas dix minutes. La température ne dépassera pas 4o degrés si le tissu contient de la laine. De toute façon on ne dépasse jamais la température de 5o degrés. La quantité de liquide sera suffisante pour recouvrir complètement tous les tissus. Le deuxième passage s’opérera comme le premier avec 4 grs de savon de Marseille au litre, cependant sans addition de produi ts dégraissants. Par contre, on pourra ajouter de l’eau oxygénée ou du perborate. Si les tissus ne contiennent pas de laine, la température pourra atteindre 6o degrés.
- Ces lavages seront suivis par deux rinçages en eau douce, la durée du premier rinçage ne dépassera pas dix minutes. Ensuite, oneffectuera un troisième rinçage en ajoutant de l’acide formique à l’eau, ce qui supprimera les dernières traces de savon.
- La rayonne à l’acétate, ainsi que les mélanges contenant cette fibre seront lavés séparément en évitant l’emploi de températures élevées et de produits alcalins. La solution contiendra 2 grs de savon de Marseille au litre et o,5 gr. de Laventine. On évitera l’addition de produits alcalins, ainsi que d’acide acétique ce qui pourrait détériorer les fibres.
- Pour blanchir des tissus en fibres artificielles, mais ne contenant pas de laine, on pourra utiliser l’action du chlore. Une teneur de 0,2 à o,3 gr. de chlore actif au litre sera toujours suffisante. Après un bon rinçage on traitera à l’hyposulfite de soude pour empêcher toute détérioration ultérieure. Pour blanchir les tissus contenant de la laine on se servira de produits réducteurs tels le Blankit. On pourra également traiter ces tissus au permanganate de potasse, en faisant tremper à froid et en traitant ensuite par une solution d’eau oxygénée acide. Après cette opération il sera important d’éliminer les traces d’oxyde de manganèse, qui ferait jaunir les fibres.
- Pour améliorer l’aspect de tissus dont la couleur sera passée, délavée, ou aura coulé, on se servira d’hypo-chlorite ou de produits de démontage tels le Burmol ou le Décrolin. Certains articles teints à l’indanthrène fortement amidonnés pourront, en solution contenant du savon et de la soude, former une cuve. Le colorant se transformera en leucodérivé soluble, ce qui pourra faire couler une teinture qui, sans la présence d’amidon, serait solide. Dans certains cas, ces teintures pourront être éclaircies en les traitant par l’hydrosulfite et la soude caustique, et, s’il s’agit de teintures unies, ces articles pourront ensuite être reteints à nouveau.
- Les machines à laver devront être vidées avec le plus grand soin. Dans les centrifuges les tissus devront être placés de telle façon qu’ils ne pourront pas se déplacer ou s’allonger. En évitant pendant le séchage et le finissage tout effort de traction on obtiendra de
- bons résultats, même avec les tissus mélangés très fragiles.
- E. V.
- Les éthers de cellulose comme apprêts permanents. — W. P. COHOE. — The Textile Manufacturer, juin 1937, p. 249 et 252.
- Dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, des suggestions furent faites pour apprêter les tissus par modification des fibres. Par exemple, le mercerisage, ainsi que le procédé de Heberlein comportant l’emploi des alcalis à froid ; le procédé de la Toolal Broadhurst Lee Company par imprégnation de résines synthétiques ; le procédé de Willesden consistant à faire gonfler et dissoudre partiellement les fibres au moyen de solutions de cuprammonium ; le parche-minage au moyen des acides (apprêt organdi permanent). Des efforts ont été tentés, mais sans succès industriel, pour appliquer la réaction de la viscose. Lilienfeld a suggéré de transformer les surfaces des fibres cellulosiques en éthers, en vue de produire un apprêt permanent.
- Une autre méthode générale consiste à appliquer des solutions de cellulose ou de dérivés cellulosiques aux fils et aux tissus, à la manière des apprêts d’amidon. Les tissus sont enduits ou imprégnés d’un produit qui, à l’état fini, est insoluble dans l’eau et chimiquement fixé à la cellulose. Les propriétés mécaniques de la pellicule déposée sur le tissu dépendent du taux de dégradation subi au préalable par la solution et de la concentration de la solution. Par raison d’économie, on emploie des solutions aqueuses de cellulose par exemple des solutions de cellulose dans du cuprammonium et dans le tétraéthylammonium. Bien des années auparavant, on avait employé la viscose dans ce but, sur une grande échelle industrielle. Mais les frais trop élevés et la complication du procédé (récupération des produits), en ont empêché l’application générale.
- L’auteur du présent article décrit l’application industrielle d’apprêts permanents aux éthers cellulosiques solubles dans les alcalis (procédé L. Lilienfeld).
- La substitution d’un ou de plusieurs oxhydriles ou atomes d’hydrogène de la cellulose peut être réalisée avec un grand nombre de radicaux. Or, comme l’hydrogène de chacun d’eux peut à son tour être substitué, il y a une infinité d’éthers cellulosiques possibles. La classification la plus simple est basée sur la solubilité des éthers cellulosiques en : 1° solubles dans les solvants organiques ; 2° solubles dans l’eau ; 3° solubles dans les solutions aqueuses alcalines.
- Les éthers solubles dans les solvants organiques sont caractérisés par un degré élevé de substitution. Ils sont très stables, tant aux actions chimiques qu’à l’action de la lumière. Beaucoup sont plastiques ou thermo-plastiques. Ils donnent des pellicules claires et brillantes, très résistantes à l’eau. Sous ce rapport, l’éther benzylique est remarquable. Les éthers (éthers-oxydes) sont caractérisés par une stabilité chimique, alors
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- que les esters (éthers-sels) sont facilement saponifiés et par conséquent inférieurs comme produits d’apprêts permanents.
- Les éthers cellulosiques solubles dans les solvants organiques ne conviennent pas aux apprêts permanents, d’abord à cause de la difficulté de récupérer le solvant, ensuite du fait que leur résistance extraordinaire à l’eau empêche les pellicules déposées sur les fibres de se dilater suivant le gonflement que subissent les fibres sous l’action de l’humidité. Les pellicules tombent en écailles lors du blanchissage.
- Les éthers solubles à l’eau sont précipités lorsqu’on chauffe leurs solutions. On les a recommandés comme épaississants des couleurs d’impression. Chimiquement cette classe d’éthers se caractérise par un degré d’alcoylation bien plus faible que celui du groupe soluble aux alcalis.
- Les éthers de cellulose solubles aux alcalis proprement dits sont solubles dans la lessive de soude ou dans les bases organiques quaternaires équivalentes, telles que l’hydroxyde de tétraéthylammonium. Dans les solutions aqueuses de soude caustique, la solubilité permanente existe entre les concentrations de 5 % et 12 % de NaOH.
- Au-dessus et au-dessous de ces concentrations, les produits précipitent. Le degré de concentration d’éther qu’on peut obtenir dépend souvent du caractère de l’éther employé. En pratique, on emploi des concentrations allant jusqu’à 8-9 %. La température de la solution varie de celle de la chambre au point de congélation de l’éther utilisé. Toutes les solutions, y compris celles qui nécessitent une température initiale basse, sont, une fois préparées, stables d’une façon permanente aux températures ordinaires. La température de solution, la viscosité et la résistance mécanique du produit final peuvent varier par le caractère de l’agent d’éthérification et par plusieurs autres facteurs.
- Les éthers de cellulose solubles aux alcalis peuvent être classés suivant les méthodes de formation : 1° éthers alcoylés produits à partir d’alcoyls halogénes par la chaleur ; 2° éthers alcoylés produits à basse température à partir d’éthers alcoylés d’acides minéraux tels que le sulfate diéthylique ; 3° éthers oxyal-coylés utilisant des réactifs tels que la chlorhydrine éthylénique ou l’oxyde d’éthylène ; 4° les éthers d’oxyacides pour lesquels des agents tels que l’acide monochloracétique trouvent utilisation. De plus, Li-lienfeld a trouvé la possibilité d’appliquer ces séries aux xanthates de cellulose.
- Ces éthers de cellulose solubles aux alcalis ont l'ap-parence d’une masse duveteuse de fibres blanches. Les fibres ne changent pas de structure par éthérification. On peut les préparer au point de donner en solution toute une gamme de viscosités répondant aux diverses applications. A l’état sec, ces éthers sont parfaitement stables ; on peut les conserver indéfiniment sans craindre de modification chimique, ou de coloration. La mise en solution est pratiquement simple. On commence par mouiller les fibres sèches afin de ramollir
- les morceaux et les nœuds formés lors du séchage. Ensuite, on ajoute un même poids de soude caustique dissoute dans la quantité d’eau permettant d’obtenir la concentration désirée. Après avoir agité la masse, on l’abandonne pendant la nuit à la température ordinaire. Dans le cas d’éthers qui se -dissolvent à 15°G, une solution partielle s’est opérée durant le trempage d’une nuit. La solution devient complète lorsqu’on agite la masse en abaissant convenablement la température. La pâte opaque primitivement obtenue se change en une solution claire, mais légèrement opalescente.
- La dissolution peut être réalisée dans l’atelier même d’apprêt.
- Il existe généralement trois méthodes pour l’obtention d’apprêts permanents : d’abord les apprêts purs ne renfermant rien d’autre que des éthers de cellulose, de la soude caustique et de l’eau et comportant 3,5 à 5 % d’éther, qu’on peut appliquer à toutes sortes de tissus de coton en vue de leur conférer l’apparence et le toucher du lin (fil). Pour obtenir des apprêts plus raides (pour triplures), on emploie des concentrations de 6 à 8 %. En second lieu, on désire incorporer une charge minérale à un apprêt permanent, soit pour raidir et garnir des tissus de basse qualité, soit pour garnir un tissu à l’effet de lui donner une surface de vélin. Comme on le sait, l’addition à tout parement de charge minérale qui tend à raidir le tissu, réduit le pouvoir raidissant de l’apprêt proprement dit. Ceci est également vrai pour les éthers de cellulose. Par conséquent, pour une main égale, on peut employer une concentration plus forte d’éthers avec des charges minérales.
- Les éthers de cellulose de viscosité convenable peuvent fixer jusqu’à 200 % de leur propre poids de talc finement pulvérisé, sans perte appréciable au blanchissage. L'es china-clays peuvent être incorporés dans des proportions encore plus élevées.
- Une troisième forme d’apprêts permanents a été découverte par le Dr Lilienfeld. Elle consiste à produire de la mousse ou de l’écume que l’on peut employer avec de l’apprêt pur ou avec des solutions véhiculant une charge minérale. Généralement, le savon est un agent moussant satisfaisant et la production de mousse s’effectue par agitation à la température de l’atelier. La mousse a pour but d’imprégner les fils constituant le tissu de bulles fines qui conduisent à précipiter les éthers sous forme cellulaire. Celle possibilité de produire une structure cellulaire ultime est avantageuse du fait qu’elle permet d’employer des concentrations élevées en éther, sans produire d’effet raidissant ou nourri sur le tissu traité.
- Les solutions décrites peuvent être appliquées au drap avec de légères modifications de l’apprêt des lis-sus de coton. On passe les pièces au foulard à un ou deux exprimeurs. Comme les solutions sont plus vis-queuses que l’eau, on doit charger les rouleaux de tout le poids nécessaire, afin d’éviter les glissements. Ordinairement, le tissu circule dans la solution guidé par un rouleau, puis il passe au foulard. L’excès de
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
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- solution entraîné par le tissu retourne à la bassine située au-dessous du foulard. Cette opération a été réalisée à des vitesses variant entre 50 yds et 120 yds à la minute, avec de bons résultats. Pour les solutions très lourdes, l’application peut se faire dans une baigneuse d’apprêt.
- La coagulation des solutions déposées sur le tissu est destinée à enlever la soude caustique et, par suite, à précipiter les éthers de cellulose dans la position où ils sont placés par l’application. On peut employer une solution d’acide dilué ou des solutions de sels concentrées ; ou bien on peut faire sécher le tissu. A ce stade, le tissu peut être rincé à l’eau tiède pour éliminer la soude caustique, soit au large en laveuse à compartiments, soit en boyau. Si on le désire, on peut faire intervenir un léger traitement de blanchiment, suivi d’un lavage et d’un acidage. Après lavage sur l’acide, la pièce subit la suite ordinaire d’apprêts.
- Etant donné la résistance des éthers à l’action des agents de blanchiment, on peut appliquer certaines des solutions mentionnées aux tissus écrus. Dans ce cas, l’application et la coagulation sont opérées immédiatement après le flambage, avec éteignage par brosses de façon à ne pas mouiller le tissu.
- Après coagulation, le tissu peut être mis en boyau, puis débouilli, blanchi, acidé en kier et finalement apprêté. D’excellents résultats ont d’ailleurs été obtenus en procédant ainsi.
- Pour la mousse ou l’écume, il faut avoir recours à d’autres méthodes que le séchage, afin de préserver la structure cellulaire, puisque naturellement le séchage détruit les bulles de la solution.
- Les tissus enduits de solution aqueuse de cellulose ont une apparence plus lisse, plus brillante et moins duveteuse. Pratiquement, toutes les solutions aqueuses de cellulose donnent au coton le loucher du lin (toucher froid et plein). Les apprêts obtenus avec les éthers cellulosiques solubles aux alcalis sont comparables à ceux que donne l’application de solutions de viscose ou de cuprammonium. Toutefois, la grande variété d’éthers donne une plus grande diversité d’apprêts.
- L’imprégnation des fils donne un apprêt plus résis
- tant au blanchissage qu’une simple enduction du tissu.
- Les apprêteurs aimeraient bien dérompre les tissus apprêtés si l’opération pouvait se faire en continu. Faute de cela, les pièces sont souvent, après le premier lavage, adoucies avec du suif sulfoné. Mais cet adoucissage ne doit pas être exagéré, autrement le tissu, après blanchissage, paraîtrait trop raide et lourd.
- Les éthers de cellulose solubles aux alcalis se comparent favorablement aux autres solutions aqueuses de cellulose qui ont été employées comme apprêts permanents ; ils paraissent avoir une supériorité marquée sur la cellulose régénérée du fait que leur coefficient d’expansion est faible, lorsqu’ils sont humides. Les tissus apprêtés aux éthers cellulosiques solubles aux alcalis rétrécissent moins au blanchissage que les mêmes tissus apprêtés à l’amidon.
- Les apprêts obtenus avec les éthers de cellulose solubles aux alcalis ne se colorent, ni à la température ordinaire, ni aux températures élevées. De plus, on a constaté que les tissus apprêtés avant blanchiment ne prenaient pas de coloration. Le dépôt de pellicules d’éther sur les fils écrus ne semble pas prendre part à la décomposition des protéines dans le kier. Par conséquent il ne peut pas se former de chloramines et cette cause de jaunissement avec le temps est supprimée.
- Les tissus apprêtés d’une façon permanente avec des résines ou avec de la cellulose offrent des difficultés au teinturier. Les résines résistent aux colorants, tandis que la cellulose régénérée et les éthers de cellulose solubles aux alcalis ont autant d’affinité pour les colorants substantifs que, par exemple, la viscose. On peut surmonter ces difficultés de teinture de deux façons. Dans le cas de nuances claires teintes en colorants solides, on peut appliquer le parement après teinture. Dans le cas de nuances foncées ou lorsque les colorants ne résistent pas bien à la soude caustique, il faut teindre après paremenlage. Mais alors il importe que l’apprêt soit bien pénétré dans le tissu, autrement dit que les fils soient imprégnés de la solution et non pas que le tissu soit seulement enrobé d’apprêt. Et, une enduction irrégulière conduit à des teintures marbrées.
- L. B
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- AGENTS AUXILIAIRES
- Dérivés sulfonés des sulfones. — Société pour VIndustrie Chimique à Bâle. — D. B. P. 646.63o, 14 juillet 1933.
- On prépare des composés sulfonés solubles par sulfonation de sulfones ayant la formule
- R! — SO2 — R2
- où Ri est un reste aromatique, aliphatique ou alipha-tique-aromatique ou cyclo-aromatique et R2 un reste aliphatique de poids moléculaire élevé. Ces sulfones
- s’obtiennent en traitant les sels alcalins des acides benzène on toluène ou p-naphylsulfinique par les paraffineshalogénées (iodure de cétyle). On obtient des composés qui ont des propriétés capillaires.
- Sulfonates concentrés d’alcools. — Chemische Fabrik Grünau Landshoff et Meyer. — D. R. P. 644-686. 5 février 1932.
- On évite un échauffement trop grand lors de la neutralisation de la masse de sulfonation de l’alcool cély-lique, par exemple, en faisant arriver simultanément,
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- dans un mélangeur refroidi, l’alcali et le produit sulfoné.
- Acides acylsulfoniques. — Oranienburger Chemische Fabrik. — D. R. P. 647-290, 10 juin 1928.
- On a trouvé qu’on obtient des agents détergents et mouillants très actifs, en traitant les acides sulfoniques aromatiques ou hydroaromatiques polynucléaires par des agents sulfonants en présence d’anhydrides ou de chlorures d’acides aliphatiques de faible poids moléculaire. Par exemple, on fond la naphtaline mélangée à du méthylcyclohexanol et traite par la chlorhydrine sulfurique, puis quand l’acide méthylcyclohexylnaph-lalène sulfonique a été formé, on ajoute de l’anhydride acétique et de la chlorhydrine sulfurique. On sépare l’acide sulfurique par décantation, lave et neutralise.
- Produits de condensation.-----I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 647-988, 15 juin 1933.
- On a trouvé qu’on peut condenser les carbures aromatiques avec les pétroles bonillant de 100-300°, préa
- lablement chlorés ; ces composés sont ensuite sulfonés et fournissent d’excellents agents actifs, de propriétés mouillantes, détergentes et servent d’émulsifiants ou de dispersants.
- Ethers sulfuriques. — Chemische Fabrik Baumheier A.
- G. — D. R. P. 648.448, 12 avril 1933.
- On traite les composés hydroxylés aliphatiques ayant plus de 9 atomes de carbone par l’anhydride sulfureux en milieu pyridique en présence ou non de catalyseurs (sels de cuivre) sous pression. L’alcool cétylique donne, dans ces conditions un produit plus actif qu’à l’ordinaire.
- Acides sulfoniques condensés. — Oranienburger Chemische Fabrik. — D. R. P. 649-323, 17 sept. 1933.
- On obtient des acides sulfoniques organiques condensés en Irai tant les alcools gras, les graisses neutres, les cires, les acides naphténiques mélangés avec des phénols, des célones, des acides ou des anhydrides, par du chlorure de pyrosulfuryle.
- INDUSTRIE TEXTILE
- REVUE ECONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- Angleterre. — On apprend que l’usine de rayonne d'Aintree de la British Enka C° a décidé de réduire momentanément sa production. On a licencié 250 personnes sur un total de I.5oo.
- Production mondiale de la rayonne dans le premier trimestre de 1938. — La production mondiale de rayonne, fibres courtes exclues, pour les trois premiers mois de cette année, est estimée à 257.299.000 Ibs alors qu’elle avait été de 2 78.205.000 Ibs dans le premier trimestre de 1937 ; il y a eu également un fléchissement pour la rayonne acétate mais, par contre, un accroissement pour la rayonne cuproammoniacale. Voici les chiffres globaux pour les différents pays (en 1.000 Ibs) :
- 1938 1937
- Japon 65.710 77.330
- Etats-Unis 57.500 76.800
- Allemagne
- Angleterre 30.958 28.540
- Italie 28.700 23.425
- F rance 14.350 13.500
- Hollande 5.750 6.000
- Belgique.. 4-ooo 4,650
- Canada 4-000 4.000
- Pour le premier trimestre de 1938, la production des fibres courtes est estimée à 183.940.000 Ibs alors
- que pour l’année 1937 entière, elle avait été de 587.090.000 Ibs. Dans ce domaine c’est le Japon qui tient la tête avec 65.000.000 lbs, puis viennent l'Alle-magneavec 54 - 000.000 lbs et l’Italie avec 44-785.000 lbs.
- Il résulte de ces informations que le commerce mondial de la rayonne, fibres courtes exclues, n’a atteint, durant le premier trimestre 1938, que les 2/3 de la moyenne de 1937. Ceci est dû à la diminution des exportations d’Italie et du Japon.
- Cellulose des tiges de soja. — On signale qu’on poursuit activement des recherches en Manchouko en vue de la fabrication de pulpe pour rayonne, au moyen des écosses et des tiges de soja. C’est la Manchou Soja Bean Stalk Pulp C° récemment créée à Kaiyman, au capital de 10 millions de yen, qui s’en préoccupe. Le capital a été fourni par le gouvernement de Manchouko, la South Manchuria Railway C° et l’Industrial Bank, chacune pour 3o % et le reste étant réparti en 10.000 actions, tenues par des intérêts süédois et par l’industrie textile du Japon.
- On peut disposer annuellement de 6 millions de tonnes de résidus de soja qui jusqu’ici servaient de combustible. La nouvelle entreprise traitera 600.000 t. de cosses et de liges devant fournir annuellement 200.000 t. de pulpe de cellulose. Mais l’usine, dont la marche est prévue pour février 1939, produira 20.000 t. de pulpe.
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- REVUE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- 03 9
- Production de la rayonne en Angleterre. — La production pour le mois de Mai s’est élevée à 10.242.905 lbs, elle avait été de 8.560.735 lbs en Avril et de 9.453.331 lbs en Mai 1937. Pour les cinq premiers mois la production s’est élevée à 49.761.760 lbs contre 48.848.605 lbs pour la même période de 1937. Quant aux libres courtes, on en a produit 3.144.892 lbs et seulement 2.007.319 lbs en Avril.
- Chanvre « colonisé ». — La colonisation du chanvre va être pratiquée à Plauen, en Allemagne, d’une manière industrielle ; la capacité de production journalière- sera de 6 tonnes. La fibre ainsi obtenue peut être filée avec de la laine cellulosique, du colon ou de la laine.
- IA industrie textile de la laine en Argentine s’inquiète de la concurrence de la laine artificielle fabriquée en Allemagne et en Italie. — La Prensa de Buenos-Aires signale que les industriels argentins du textile commencent à s’émouvoir des risques que le rythme accéléré de la production de laine artificielle, à base de cellulose et de caséine, en Italie et en Allemagne, fait courir à leur industrie. Le journal de Buenos-Aires rappelle que plus de 60 millions de pesos argentins (le pesos vaut environ 8 francs) sont investis dans les fabriques de textiles dont l’activité serait menacée, dit-il, par la concurrence active des producteurs étrangers de laine artificielle, tant sur les marchés mondiaux qu’en Argentine même.
- D’autre part, l’Union textile ouvrière d’Argentine a adressé au ministre de l’Intérieur, un mémorandum signalant la situation critique des 50.000 ouvriers du textile dont une grande partie sont en chômage total ou partiel, les fabriques ayant considérablement ralenti leur activité. « La situation, dit ce mémorandum, s’aggrave du fait que le travail n’est pas réglementé, que les matières premières sont accaparées par les entreprises étrangères et que les pays étrangers introduisent leur marchandise en Argentine à des prix de dumping. »
- La répression des fraudes dans la vente de la soie et des tissus de soie. — M. J.-A. Dechaud, président de l’Association générale et de l’Union syndicale des tissus, matières textiles, habillement, ameublement, vient d’adresser l’avis suivant à ses adhérents :
- A la suite du rejet, en date du 17 juin 1938, par le Conseil d’Etat, du pourvoi formulé par divers groupe
- ments contre le décret du 8 janvier 1936, portant règlement d’administration publique, pour l’application de la loi du 8 juillet 1934, il nous a été signalé que le Service de la répression des fraudes allait renforcer les mesures de contrôle pour la répression des fraudes dans la vente de la soie et des tissus de soie.
- En conséquence, nous vous rappelons nos instructions précédentes en attirant spécialement votre attention sur les dispositions de l’article 3 du décret précité ainsi conçu :
- « Art. 3. — Pour le calcul du pourcentage des éléments entrant dans un article mélangé, la soie sera ramenée à son poids écru, les autres textiles intervenant pour leurs poids effectifs dans ce calcul, abstraction sera faite : 1° des lisières et cordons, s’il s’agit de tissus ; 2° des ornements, garnitures et accessoires, s’il s’agit d’articles confectionnés ; 3° des talons, pointes et hauts de jambes, s’il s’agit de bas. »
- Aussi, avant d’employer le mot « soie » pour la désignation d’un article confectionné, il conviendra donc de bien déterminer le pourcentage de soie entrant effectivement dans le tissu confectionné.
- Nous vous rappelons aussi l’article 5 ainsi conçu :
- « Art. 5. —- Les fils, tissus et autres articles visés par le présent décret doivent être désignés sur les factures et autres papiers de commerce, ainsi que dans la publicité, sous les dénominations prescrites ci-dessus.
- « Ils ne peuvent être exposés, mis en vente ou vendus dans les établissements de vente au détail que sous une étiquette, vignette ou estampille parfaitement visible et portant celles des dénominations précédemment définies qui leur sont applicables. »
- En application de ces dispositions, il vous appartiendra d’exiger des fabricants de fils, tissus et autres articles en soie, ou autres articles qui peuvent prêter à confusion avec la soie, l’indication très précise « d’une dénomination de vente indiquant le textile qui les compose, soit d’un terme faisant connaître la nature exacte de ce textile (tel que fil chimique, viscose, acétate, etc.), soit d’un terme générique non susceptible d’équivoque (tel que : rayonne, coton mercerisé, etc.).
- Demeurant à voire disposition pour tous renseignements complémentaires, nous vous serions obligés de nous tenir au courant avec le plus de précisions possible, de toutes les difficultés que pourrait soulever la mise en application de cette réglementation.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Crêpe romain. — S. BERGNEON. — Textile Colorist, juin 1937, p. 373-374.
- Bien apprêté, le crêpe romain ressemble étonnamment à un tissu pure soie; son toucher plus doux et son lustre atténué lui donnent une plus grande valeur. Le tissu est fabriqué avec des fils d’acétate et des fils de rayonne retordus ensemble.
- S’il n’est pas manipulé avec soin durant le lessivage,
- le crêpe romain présente, après teinture, un grand nombre de cassures, sous forme de raies et de taches plus foncées. Un manque de débouillissage se traduit par des défauts similaires dans le tissu apprêté.
- Des faux plis se forment dans le tissu au cours du tissage, lorsqu’on empile sans soin les pièces les unes sur les autres ou lorsqu’on place mal les pièces en plis.
- Un débouillissage insuffisant laisse des traces de
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- parement dans certaines parties du tissu, lesquelles ont moins ou plus d’affinité pour les colorants d’ou l’apparition de marbrures ou de raies. De plus, les parties parementées ne crêpent pas autant que les parties déparementées, ce qui produit des cassures très difficiles à éliminer du tissu fini.
- En vue d’éviter les cassures lors du lessivage, on rame le tissu écru avant de le faire passer au bouillissage; toutefois ce vieux procédé n’empêche pas la formation de faux-plis, car les parties du tissu qui entrent les premières en contact avec l’eau rétrécissent avant les plis suivants ou avant les parties froissées ou protégées, en sorte qu’une raie bien nette se dessine à la séparation des différentes parties. Le crêpage final du tissu calandré à chaud est identique à celui du tissu non calandré.
- La méthode la plus simple et la plus économique consiste à tremper le tissu pendant i heure dans de l’eau froide ou tiède avant de le faire entrer dans un bain de savon chaud.
- On nettoie beaucoup de pièces sous forme d'éche-veaux suspendus à des bâtons. Si l’on manœuvre trop rapidement les bâtons, les pièces prennent de faux plis qui, entrant en contact avec le bain de savon chaud, ne peuvent plus être vraiment éliminés. Des cassures se produisent aussi lorsqu’on lisse les écheveaux de pièces dans un mauvais sens.
- La température et l’alcalinité du bain doivent être soigneusement contrôlées. La température ne doit pas dépasser go" C lorsqu’on ne désire pas saponifier l’acétate de cellulose. Pour la même raison, il faut éviter une alcalinité supérieure à pH 10,6.
- Un autre défaut appelé « barres d’oxydation » apparaît à la suite d’un nettoyage défectueux, par exemple sur les pièces manœuvrées en écheveaux à des inter-valles qui dépendent de la grandeur de ces derniers, et lorsqu’on laisse certaines parties exposées trop longtemps à l’air, par suite d’une manœuvre trop lente. Ces parties oxydées se teignent en bien plus foncé que le reste des pièces. On évite ce genre d’accident en manipulant les pièces sur des bâtons en forme d’U permettant d’immerger continuellement le tissu. Le travail sur machine en continu est bien plus économique que celui sur bâtons. Mais le traitement en boyau ne donne pas toujours satisfaction, en ce qui concerne l’absence de cassures et le maximum de crêpage. L’auteur recommande l’emploi de machines opérant au large et en continu.
- En ce qui concerne la teinture du crêpe romain, les méthodes ordinaires pour les mélanges de rayonne et d’acétate conviennent bien. Il importe que le tissu ne reste pas trop longtemps en boyau à la teinture, sinon il prend des marques (patte d’oie). Cet accident est encore plus marqué lorsque les pièces ont été empilées les unes sur les autres et ont séché partiellement avant d’avoir été mises au large.
- On ne peut pas essorer en centrifugeuse ordinaire le crêpe romain. Seules l’essoreuse au large ou la suceuse conviennent. A leur défaut, on exprime les pièces au large entre rouleaux-presseurs ou à la calandre à eau.
- Bien entendu le passage des pièces entre les rouleaux transforme les plis en cassures. On y remédie en faisant passer les pièces d’abord par un embarrage. En outre, la forte pression exercée sur la surface du tissu bien qu'encore humide, augmente le brillant de ce dernier, par suite de l’écrasement des fils. On empêche ce brillantage en enroulant les rouleaux d’un tissu qui sert de coussin, ou en se servant de rouleaux caoutchoutés.
- Après en avoir éliminé l’excès d’eau, on sèche les crêpes romainsen étuve. Le séchage sur Palmer donne un brillant trop prononcé, au détriment de la qualité du tissu.
- Pour obtenir le maximum de crêpage sur un éten-dage mécanique, il est parfois indispensable de régler la machine pour qu’elle produise des plis (boucles) très courts, car des plis trop longs feraient étirer le tissu par son propre poids au cours du séchage.
- Un défaut que présentent beaucoup de crêpes romains après finition, est le défaut des lisières serrées ou flottantes. Celles-ci peuvent résulter d’un tisssage trop faible et aussi de l’usage, lors de l’apprêt, d'embar-rages élargisseurs courbés, sur une calandre ou une suceuse, tandis que le tissu est encore humide, provoquant le centre des pièces à s’étirer plus que les lisières. Une barre droite supprime ce défaut, une trop grande quantité de vapeur dans la rame élargisseuse conduit à un résultat semblable, du fait que le centre des pièces se creuse trop. Les lisières flottantes sont presque toujours causées par le tissage; on peut les faire disparaître presque complètement en retournant le tissu après l’avoir ramé une première fois, ce qui permet de changer le contact des pinces de la rame avec le tissu.
- On apprête ce genre de tissu suivant deux méthodes. La première consiste à adoucir les pièces par addition d’alcool gras ou d’huile d’olive sulfonée à la dernière eau de rinçage après teinture, puis à les sécher et à les ramer deux fois pour les mettre à la largeur voulue. La seconde consiste à sécher et à ramer le tissu, puis à l’adoucir en le foulardant dans une solution plus concentrée; finalement à le sécher et à le ramer deux fois, en le retournant après le premier passage. Parfois on se sert d’un foulard à trois rouleaux qui, humidifiant seulement la surface du tissu, enlève bien les plis légers, mais n’adoucit pas réellement le tissu. Le foulard à trois rouleaux sert surtout pour les pièces déjà adoucies lors de la teinture et aussi pour celles qui ont besoin d’être rafraîchies après avoir séjourné avec des faux plis.
- Le calandrage et le dérompage ne conviennent pas au crêpe romain, bien que certains de ces crêpes, tissés serré, nécessitent un léger calandrage pour acquérir l’aspect drapé. Apprêté judicieusement, le crêpe romain possède un loucher laineux et une surface terne très légèrement crêpée. A noter encore que la teinture doit être unie et bien pénétrée pour la beauté du tissu.
- Une fois apprêtées, les pièces doivent accuser un
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- RÉSULTATS INDUSTRIELS
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- rétrécissement de i5 % environ. Au delà de 15%, elles paraissent ne pas avoir été apprêtées.
- L. B.
- Le traitement des poils destinés à la fabrication des chapeaux. — Deutsche Farber-Zeilung, du 6 mars 1938.
- Les conditions théoriques de la fabrications de feutres ont été étudiées dans de nombreuses publications parues ces dernières années.
- A l’origine, on ne se préoccupait que de la constitution de la surface des poils, et on a reconnu l’importance de leur état physique et chimique, et l’influence du gonflement et du pli. Certes la laine, dont la surface est constituée par des écailles se prête mieux au feutrage que des poils plus lisses, car les écailles, en s’imbriquant, les unes dans les autres, donnent plus de solidité à l’enchevêtrement. Cependant, depuis de nombreuses années les poils de lièvre sont employés à la fabrication des chapeaux de feutre, et ce, malgré la surface lisse de ces derniers.
- Mais ces poils ne peuvent être feutrés qu’après avoir subi un traitement spécial par le nitrate de mercure. En attaquant 25 à 40 gr. de mercure par 125 gr. d’acide nitrique à 36 degrés Bé et en complétant avec de l’eau, on obtiendra un litre de solution dans laquelle on laissera séjourner les poils que l’on désire feutrer.
- Il semble que cette solution agit par oxydation, le mercure jouant le rôle de catalyseur.
- Ces derniers temps, Meunier a étudié de près des poils ainsi traités. L’examen au microscope a révélé une modification profonde du canal médullaire. Les cellules qui forment ce canal se contractent, elles sont décolorées et contiennent des bulles d’air en grande quantité. Les fibres traitées ont perdu leur élasticité. On a essayé d’obtenir le même résultat avec l’acide nitrique ou avec l’acide nitreux seuls, mais on a constaté que sans la présence de mercure on n’obtenait pas le résultat recherché.
- Meunier est d’avis qu’il se produit un composé chimique avec le sel de mercure, et l’action serait comparable à un tannage. Par contre, les recherches faites par Bôhn semblent confirmer la théorie de l’oxydation. En effet, il a trouvé d’autres solutions ayant la même action que le nitrate de mercure, et qui agissent par oxydation. Ces nouvelles solutions évitent certains inconvénients que présentait, le nitrate de mercure. Les sels de mercure sont très toxiques, ce qui rend leur emploi délicat. Le mercure est cher et doit être importé de l’étranger. Enfin l’ancien procédé était très lent, ce qui immobilisait un capital important.
- Par ailleurs, les nouvelles solutions donnent des feutres meilleurs et d’un toucher plus doux.
- E. V.
- RESULTATS INDUSTRIELS
- Lyonnaise de Textiles
- Lyon. — Les comptes de l’exercice 1937 qui ont été soumis à l’assemblée ordinaire du 14 juin se soldent par un bénéfice de 6.791.978 fr. contre 7.032.456 fr. pour l’exercice précédent.
- On ne connaît pas encore la répartition qui sera proposée par le conseil. L’an dernier, le bénéfice avait été affecté aux amortissements et à la résorption du solde déficitaire antérieur.
- Société Alsacienne de Filature et de Tissage de Jute
- Strasbourg. — L’assemblée ordinaire tenue le 28 mai a approuvé les comptes de l’exercice 1937, faisant ressortir un bénéfice de 1.297.094 fr. Il s’y ajoute le report bénéficiaire antérieur de 1.013.766 fr. Le dividende a été fixé à 8 %, impôts non compris.
- Compagnie Générale des Industries Textiles (Allart, Rousseau et Cie)
- Roubaix. — Les comptes de l’exercice 1937-1938, qui ont été soumis à l’assemblée ordinaire du 26 juillet, se soldent par un bénéfice net de 10.275.782 fr. contre 7.158.182 fr. pour l’exercice précédent. Le conseil proposera la distribution d’un dividende de 125 fr. brut par action de capital et 95 fr. brut par action de jouissance, contre 90 fr. et 60 fr., respectivement,
- pour l’exercice précédent. Ce dividende sera payable le 1er août.
- Voici comment se présentent les principaux postes du bilan :
- A l’actif, caisse et banque figurent pour 32.968.574 fr. ; portefeuille, 54.458.124 fr. ; immobilisations (immeubles, matériel industriel), 104.670.724 fr. ; marchandises, 111.861.035 fr. ; objets d’approvisionnement, 3.798.197 fr. ; clients et divers, 105.842.725 fr.; comptes d’ordre, 14.382.368 fr.
- Au passif, le capital social est de 40.02 5.000 fr.; prime d’émission, 10.000.000 fr.; réserve légale, 7.029.558 fr. ; réserve spéciale, 10.921.723 fr. ; amortissements, 64.351.390 fr. ; fonds pour amortissements différés. 5.633.868 fr. ; réserve pour plus-value de réévaluation des immeubles et matériel de Roubaix, 12.046.926 fr.; dividendes non réclamés, 340.561 fr. ; effets à payer, 50.538.689 fr. ; créditeurs et divers, 205.435.883 fr. ; comptes d’ordre, 14.382.368 fr. ; profits et pertes (bénéfice net), 10.275.782 fr.
- Soieries F. Ducharne
- Les comptes de l’exercice 1937 qui ont été présentés à l'assemblée ordinaire du 24 juin accusent un bénéfice net de 156.949 fr., contre une perte de 483.470 fr. pour l’exercice précédent.
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- INFORMATIONS FISCALES
- Peignages de Reims
- Reims. — Les comptes de l’exercice 1937 se soldent par un bénéfice de 208.517 fr. contre une perle de 667.870 francs.
- Le conseil proposera d’affecter ce bénéfice à l’amortissement de la part antérieure qui se trouvera ainsi ramenée à 446.117 francs.
- Fil de Strasbourg
- Strasbourg. — L’assemblée ordinaire, tenue sous la présidence de M. Laufenburger, a approuvé les comptes de l’exercice 1937 se soldant par une perte de 16.083 fr., qui, ajoutée à la perte de 664.592 fr. de 1936, constitue un déficit de 680.685 fr. qui a été reporté à nouveau.
- Satex
- Un récent jugement vient de prononcer, pour cause d’insuffisance d’actif, la clôture des opérations de faillite de cette société anonyme au capital de 6.500.000 fr., ayant pour objet la fabrication et la vente de tous tissus et textiles, avec siège à Paris, ci-devant 9, rue des Jeûneurs, et actuellement même ville, 63, rue de Lancry.
- Comptoir Linier
- Lille. — L’assemblée ordinaire a approuvé les comptes de l’exercice 1937, se soldant par un bénéfice brut dé 15.630.925 fr., soit, net, après amortissements : 6.312.210 fr. Le solde disponible, y compris le report précédent, s’établit à 7.219.838 fr. qui a été affecté pour 4 millions au compte provision pour fluctuation des cours et 3.219.838 fr. au report à nouveau.
- INFORMATIONS
- Au sommaire de Mars de la Revue mensuelle de Gestion Méthodique des Entreprises « Les Affaires », 22, rue de l'Arcade, Paris, 8e(spécimen envoyé sur demande).
- Les Finances : Les frais de recouvrement, par André Malabard — La Publicité : La pratique de la publicité, par Rumpf — Les Assurances : Assurances sociales : Les obligations des employeurs des professions non agricoles, par Socius; L’assurance de groupe, forme particulière de l’assurance sur la vie, par Robert
- Meunier — Les Douanes : Termes maritimes : Interprétation des termes commerciaux, par Laffitte-Laplace — La Fiscalité : Réformes fiscales; la taxe à la production, les sociétés improductives et la taxe d’abonnement au timbre, l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, les droits de mutation à titre onéreux, par André Tuot — Les Sociétés : La responsabilité des gérants de Sociétés à responsabilité limitée, par Me Gilles Gozard — Les Idées, les faits et les Hommes par Fl. Dufour — Bibliographie.
- INFORMATIONS FISCALES
- CALENDRIER FISCAL EN SEPTEMBRE 1938
- Contributions directes
- Du fer au 10. — Paiement au percepteur par les employeurs et débirentiers de l’impôt afférent aux traitements, salaires, rentes viagères, émoluments et honoraires versés en août à des personnes domiciliées hors de France.
- Envoi au Directeur des Contributions directes du relevé des intérêts, dividendes et autres produits de valeurs mobilières payés au cours du mois précédent (décret du 8 juillet 1937, art. Ier).
- Du 1er au 30. — Paiement d’un quart des rôles mis en recouvrement en août.
- Divers
- Avant le 30. — Déclaration de leur récolte en blé par les cultivateurs à la mairie du Siège de leur exploitation.
- Enregistrement
- Du 1er au 10. — Impôt sur les coupons de valeurs mobilières étrangères non abonnées et de fonds d’Etats étrangers (personnes qui font profession de recueillir, encaisser, payer ces coupons).
- Du 10 au 15. — Impôt sur les opérations de Bourse (banquiers, agents de change, etc...).
- Du 1er au 20. — Déclaration par les banquiers, sociétés de crédit et redevables autorisés, des intérêts soumis à l'impôt sur le revenu des créances.
- Du 1er au 24r. — Taxe sur le chiffre d’affaires (banquiers, changeurs, marchands de biens).
- Du 25 au 30. — Impôts sur les opérations de Bourse (banquiers, agents de change, etc...).
- Contributions indirectes
- Du 1er au 24. — Paiement des taxes uniques perçues sur dépôt d’un relevé mensuel.
- Fiduciaire de France, 12, rue de Penthièvre, Paris
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- CAS DIFFICILES
- de teinture en général ou de foulardage en
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