Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- année — Numéro 503 3€
- REVUE MENSUELLE
- Décembre 1938
- FONDÉE EN 1896 PAR HORACE KCECHLIN ET LEON LEFEVRE
- n
- 2
- sir
- IESSION
- PRETS
- DIRECTEUR: A.WAHL professeur AU CONSERVATOIRE DES ARTS ET MÉTIERS ORGANE OFFICIEL DE L’ASSOCIATION CES CHIMISTES DE L'INDUSTRIE
- PRÉSIDENT: Félix BINDER_trésorier : G.MAIRESSE
- SECRÉTAIRE: J.BESANÇON -----------
- COMPAGNIE NATIONALE DE MATIÈRES COLORANTES ET MANUFACTURES DE PRODUITS CHIMIQUES DU NORD RÉUNIES
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- 42e Année
- Tome XLII
- Décembre 1938
- MAT IER ES COLORANTES
- ET DES APPRETS
- AVIS A NOS ABONNÉS
- Comme tous ses Confrères de la Presse Scientifique et Technique, la Revue Générale des Matières Colorantes, du Blanchiment, de la Teinture, de l’Impression et des Apprêts, s était trouvée dans la nécessité de relever les tarifs de ses abonnements au début de cette année. Cependant, dès les premiers mois de 1938, l’élévation de l’indice du coût de la vie a entraîné une hausse dans l’Imprimerie.
- La R. G. M. C. a supporté cette augmentation depuis le mois de Mars; elle était résolue à la supporter encore l’année prochaine.
- Mais de nouvelles charges sont dès maintenant prévues pour 1939 : la taxe à la production passe de 2% à 3% soit un écart de 50%, le tarif de la correspondance subit une augmentation de 40% , celui des téléphones est relevé, etc. . .
- Ces nouvelles charges qui se superposent aux précédentes, nous obligent à rechercher l’équilibre par un relèvement modique de nos prix d’abonnements qui, à dater du 1° Janvier 1939, seront portés à :
- 165 Francs pour la France.
- 225 Francs pour les Pays ayant adhéré à la Convention.
- 250 Francs pour les autres Pays.
- lutres pays), 225 fr.
- DE L’A. C. 8. T. munications) au n° 8 - PARIS-VIF
- Marcelin Berthelot)
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- Apprêts
- bilisation des textiles, par M.
- ).
- extile
- les textiles, par M. J. Dumas, 6.
- ile, p. 478.
- p. 470.
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- 42e Année
- Tome XLII
- Décembre 1938
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- MATIERES COLORANTES
- DU BLANCHIMENT - DE LA TEINTURE - DE L’IMPRESSION ET DES APPRETS
- ORGANE OFFICIEL DE L’A. C. I. T.
- ABONNEMENTS : France, 150 fr. - Étranger (accord de Stockholm), 200 fr. - (Autres pays), 225 fr.
- ADMINISTRATION DE LA REVUE :
- Pour tout ce qui concerne la Publicité, s’adresser :
- ELYSÉE-BUILDING, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Bureau 218 - Téléphone : Anjou 18-00
- BUREAU ET SIÈGE DE L’A. C. 8. T.
- (y adresser toutes communications)
- 28, Rue St-Dominique - Bureau n° 8 - PARIS-VIF (Maison de la Chimie - Centre Marcelin Berthelot)
- SOMMAIRE DE DECEMBRE
- MACHINE A IMPRIMER en 1 ou 2 couleurs rouleaux gravés en relief ayant jusqu’à 240 cm. de circonférence
- Chronique de l’A. C. I. T............................. XLIX à LII
- Matières Colorantes
- Les eaux du Nord et les procédés récents d’épuration, par M. E. Breuil, p 441.
- Comptes-rendus des Sociétés Savantes, p. 445.
- Recherches chimiques à l’étranger, p. 446.
- Création du comité des matières colorantes, p. 448.
- L’industrie des matières colorantes aux Etats-Unis, p. 448.
- Informations, p. 449.
- Extraits de journaux étrangers, p. 449.
- Extraits de brevets français, p. 450.
- Hommage au Professeur Haworth, p. 454.
- Nécrologie, p. 454.
- Teinture-Impression
- Les dermatites provoquées par les textiles, par M. A. Réveillon, p. 455.
- Extraits de journaux étrangers, p. 456.
- Nouveaux colorants, p. 459.
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- Nouveaux produits, p. 463.
- Extraits de brevets allemands, p. 464.
- Blanchiment-Apprêts
- Les nouveaux procédés d’imperméabilisation des textiles, par M. Lenoir (suite), p. 467.
- Extraits de journaux étrangers, p. 469.
- Extraits de brevets anglais, p. 470.
- Industrie Textile
- Progrès réalisés dans la production des textiles, par M. J. Dumas, p. 473.
- Extraits de journaux étrangers, p. 476.
- Extraits de brevets français, p. 477.
- Revue économique de l’industrie textile, p. 478.
- Recettes utiles, p. 478.
- Résultats industriels, p. 478.
- Pour remettre la France au travail, p. 470.
- Informations fiscales, p. 480.
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- CHRONIQUE DE L’A. C. 1. T
- N° 253 — Décembre 1938 — 28% Année
- _______________SOMMAIRE ______
- Bureau et siège social del’A.C.I.T.................... XLIX
- Cotisations 1938 ............................. . XLIX
- Conseil d’Administration de l'A.C.I.T........... XLIX
- Congrès de Lille......................................... L
- La vie sociale de l’A.C.I.T. : Nouvelles inscriptions de sociétaires, Changements d’adresses.
- Placements............................................... L
- Hyménées, Distinction..................................... LI
- Institut chimique de Rouen ............................... LI
- Nécrologie................................................ L1
- Bibliographie.............................................. LII
- L’industrie des indiennes et des toiles peintes à Avignon .. LI1
- BUREAU ET SIEGE SOCIAL DE L’A.C.I.T.
- Le bureau de l’A.C.I.T. est ouvert tous les jours non fériés de 14 h. 30 à 16 h. 30 où une employée est de service, Maison de la Chimie, Bureau n° 8, 28, rue Saint-Dominique, Paris-VIIe, Téléphone : Invalides 10.73.
- Toutes communications concernant l’A.C.I.T. doivent y être adressées.
- En dehors des heures de permanence, s’adresser directement au trésorier, M. G. Mairesse, 24, rue de Pétrograd, Paris-VIIIe. Téléphone : Europe 53.08.
- COTISATIONS 1938
- Le Trésorier prie instamment ceux de nos collègues qui n’ont pas acquitté encore leur cotisation de se mettreen règle avant le 31 décembre, époque à laquelle
- il doit arrêter ses comptes. Payer de préférence par virement au compte chèques postaux de l’A.C.I.T., n" 494-15, Paris.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’A.C.I.T.
- Dans notre chronique de novembre nous avons donné la composition nouvelle du Conseil d’Administration de l’A.C I.T.
- Par suite du désistement de M. Emile DUHEM qui, en raison de son état de santé, n’a pu accepter le renouvellement de son mandat, le Conseil a désigné pour le remplacer le candidat qui avait eu le plus de suffrages à la suite, sur la liste présentée au vote de l’Assemblée Générale du 24 septembre.
- En conséquence, M. J.-P. SISLEY, ingénieur chimiste E.C.I.L., fils de notre regretté vice-président Paul SISLEY, prend au Conseil la place pour laquelle il était depuis longtemps désigné.
- Le Conseil, qui s’est réuni à la Maison de la Chimie le 5 novembre dernier, a ratifié la régularisation de cette nomination.
- Etaient présents : MM. Félix BINDER, président; le Chanoine PINTEetE. SACK, vice-présidents; Georges Mairesse, trésorier; LABBÉ, MAILLARD, Martin, Mei-NINGER, J.-P. SISLEY, R. Toussaint, J. Vallée.
- Excusés : MM. 'Robert Blondel, Pierre BINDER, J. Besançon, Ph. Deck, Oscar LERCANGÉE.
- M. Félix Binder, président, en ouvrant la séance à 17 heures 30, souhaite la bienvenue aux nouveaux élus
- du Conseil et félicite M. Maillard de sa nomination dans la Légion d’Honneur.
- Le président fait part de la participation de l’A.C. I.T. à la manifestation préparée par la Société de Chimie Industrielle pour célébrer le bi-centenaire d’Ober-kampf, manifestation qui aura probablement lieu vers le milieu de décembre et qui comportera des conférences sur la vie d’Oberkampf par un de ses descendants et sur l’impression des tissus par un de nos collègues, plus une exposition de tissus imprimés d’Oberkampf et d’impressions similaires d’exécution moderne.
- Le Chanoine Pinte rend compte du Congrèsde Lille et reçoit toutes les félicitations du Conseil pour la réussite de cette belle manifestation ; il met à la disposition du trésorier un reliquat du budget du Congrès, et le Conseil, sur la proposition du trésorier, décide d’attribuer une somme de 4.000 francs comme don de l’A.C. I T. à l’oeuvre « Société de Secours aux Ingénieurs Chimistes ».
- Le président donne lecture d’une communication de notre collègue, M. Bader, sur un projet de création d’un centre de documentation de Chimie Textile, question qui sera examinée ultérieurement après explications complémentaires demandées à notre collègue, la Maison de la Chimie constituant déjà un centre international de documentation chimique.
- La séance a été levée à 18 heures 30.
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- CONGRÈS DE LILLE
- Nous avons reçu d’Espagne la lettre suivante d’un des fidèles de nos congrès annuels et nous faisons un plaisir de la publier en en remerciant sincèrement notre collègue.
- Badalona le 14 septembre 1938
- Monsieur Félix Binder,
- Président de l’Association des
- Chimistes de l’Industrie Textile
- Paris, France.
- Il y a un an, à l’occasion du Congrès de notre Association, j’avais caressé l’illusion de me rendre à celle grande ville qui est Paris ; il y avait pour moi un autre intérêt : l’Exposition. Cependant, les événements qui troublent l’Espagne m’ont empêché, à mon vif regret, de jouir de cette réalité. C’est alors que j’ai eul’espoir qu’il me serait possible d’assister au Congrès de cette année; mais, malheureusement, les circonstances
- actuelles ne permettent pas d’effectuer certains déplacements. Croyez-moi que j’en suis désolé. Je vous prie donc, Monsieur Binder, comme président que vous êtes de l’A.C.I.T., de bien vouloir vous faire l’interprête de mes sentiments les plus délicats envers mes collègues que le Congrès réunira et leur adresser, de ma part, les salutations bien cordiales d’un camarade qui comme eux, a un grand enthousiasme pour tout ce qui conduit au développement de la culture intellectuelle dans l’aspect textile.
- En vous remerciant pour cette déférence, je vous prie d'agréer, mon cher Président, l’expression de ma haute considération et de mon dévouement.
- Rodon y Font,
- Membre de l’A.C.I.T.
- Professeur à l’Ecole du Travail de la Généralité de Catalogne. Président de la Société de Terminologie Textile.
- LA VIE SOCIALE DE L’A.C.I.T.
- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIÉTAIRES
- Admissions : Sont admis comme Sociétaires :
- M. Jean CONDAMIN, 54, avenue de Saxe, à Lyon (Rhône), administrateur de la Société Chimiotechnic, à Vénissieux (Rhône).
- M. Joseph Vandewynckele, 92, rue Inkermann, à Roubaix, représentant de la Société Chimiotechnic de Vénissieux.
- M. Léon CABAY. 50, avenue David, à Dolhain (Belgique), représentant en Belgique de la Société Chimiotechnic de Vénissieux.
- M. Rodolphe Moya, ingénieur E.N. A S , 219, rue Vendôme, à Lyon (3=).
- M. François Di PASQUALE, 24, rue Gambetta, à Mo-reuil (Somme), contremaître de teinture à la Fabrique de Bonneterie Bouly, à Moreuil.
- Etablissements Phillips et Pain (département Epuration des eaux), 31, rue de la Vanne, à Montrouge (Seine).
- M. Oscar Pennel, directeur de teinture et apprêts, G8, rue de la Station, à Auseghem (Belgique).
- M. Sylvain Moerman, ingénieur technicien A.I.T.
- G. (Ecole Industrielle Supérieure de Gand), 32, boulevard Henri-Conscience, à Bruges (Belgique), attaché à l’agence de l’Imperial Chemical Industries Ltd.
- Présentations : Sont proposés comme Sociétaires :
- M. Auguste Schumperli (nationalité suisse), 49, avenue Guynemer, à Marcq-en-Barœul (Nord), repré-sentant de la Fabrique de Produits Chimiques G. Zim-merli, S. A., à Aarbourg (Suisse), présenté par MM. Alexandre Fousset et Marius Ancey.
- M. Edouard SCHMERBER, directeur général de la S. A. Draperies et Couvertures Militaires et Administra
- tives, 3, place du Louvre, Paris Ier, Chevalier de la Légion d’Honneur, présenté par MM. François Des-hayes et G. Mairesse.
- Les Etablissements Alba-la Source, S. A., Manufacture de Draperies, rue Alba-la-Source, à Mazamet (Tarn), présentés par MM. Charles Bellefin et P. Vieules.
- La Société des Produits Houghton, lubrifiants et produits spéciaux pour l’industrie textile, 7, rue Ampère, à Puteaux (Seine), présentée par MM. G. Mairesse et J. Besançon.
- CHANGEMENTS D’ADRESSES
- M. Raymond PALFRAY, ing. chim. à l’Industria Colombo Americana, Perez-Dabah et Cia, Cali (Colombie, Amérique du Sud).
- M. Auguste FEUILLEBOIS, boulevard J.-J. Rousseau, Chablis (Yonne).
- M. André GUÉRARD, 43, Petite-Rue-Bcauregard, Troyes (Aube).
- M. P. Aubert, chim. à la S.I.V.N., Epinal (Vosges).
- M. A. LACOLLONGE, 21, rue Ornano, Lyon 1er (Rhône).
- M. le Dr. Eric Herzog, 27, Zurichbergstrasse, Zurich (Suisse).
- M. Georges Sellier, 3 ter, rue Jean-de-la-Fontaine, Nogent-sur-Oise (Oise).
- M. L. L. SCIMIDLIN-LINDT, Kusnacht-Zurich (Suisse).
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l’A.C.I.T. et non à l’Administration de la Revue.
- Nous l'appelons que le service de placement est exclusivement réservé aux membres de l’A.C.I.T. et que les
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- réponses aux offres (remploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission (lui se fera avec toute la discrétion voulue.
- Offres d’emplois :
- N° 176. — Etablissement textile (feutres laine) recherche une chimiste femme ayant une dizaine d’années de pratique pour assurer direction et contrôle de teinture en bourre et en pièces, service machine à imprimer, contrôle des matières premières, analyse des laines, etc.
- N° 179. — On demande chef d’atelier de teinture pour fils et toiles chanvre, lin, jute et colon, imperméabilisation des bâches, connaissant teinture noiraniline plein bain, colorants cuve et naphtols, colorants acides, basiques et directs, teinture sur barques, jiggers ou foulard. Préférence pour technicien ayant pratique de la teinture et sachant organiser et amélio-rer le travail d’atelier.
- Demandes d’emplois :
- N° 95. — Ingénieur chimiste E. C. M., directeur coloriste, blanchiment, teinture et impression (rouleau, film, aérographe) sur tous tissus et fibres; excellent organisateur, fabrication ultra-moderne et rationalisée; grande expérience matériel textile, cherche France ou Etranger situation en rapport avec ses aptitudes. Nationalité française; parle allemand, espagnol, portugais.
- N° 96. — Ingénieur chimiste, spécialiste impression, cherche associé ou commanditaire pour établir en pays sud-européen petite usine teinture et impression. Succès et bénéfices assurés.
- N. B. — Nous recommandons aux industriels qui recherchent de bons techniciens et praticiens de s’adresser au bureau de l’A. C. 1. T. qui les mettra en rapport avec des personnalités de valeur connaissant bien la partie.
- En outre, nous rappelons à nos sociétaires qu’ils doivent nous aider à placer leurs camarades sans situation en nous signalant d’urgence les places qu’ils sauraient vacantes.
- HYMÉNÉES
- Nous signalons à nos collègues que M. Jacques de Kap-Herr, officier de la Légion d’Honneur, croix de guerre, directeur administratif des Etablissements Kuhlmann, membre de l’A.C.I.T., vient de faire célébrer le mariage de sa fille et de son fils.
- Mlle Solange de Kap-Herr a épousé M. Jean-Jacques Bordes, et M. Serge de Kap-Herr, ing. chim. E.S.C.M., s’est marié avec Mlle Michelle Maurois, fille de M. André Maurois, membre de l’Académie Française, commandeur de la Légion d’Honneur.
- Nous formulons à l’intention des deux jeunes couples les vœux les plus sincères de bonheur, en même temps que nous exprimons à M. Jacques de Kap-Herr nos félicitations les plus vives.
- *
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- Nous n’avons pu, dans notrechroniquede novembre, annoncer le mariage de M. Henri Waiil, docteur ès-sciences, chef de travaux aux laboratoires du Conservatoire des Arts et Métiers de Paris, avec Mlle Erika Grunfeld, mariage célébré dans l’intimité le 21 septembre dernier.
- Qu’il nous soit permis de féliciter notre très sympathique président d’honneur, M. André Wahl et Mme Wahl, et de former nos meilleurs vœux pour le bonheur des jeunes époux.
- DISTINCTION
- Le prix Jegker vient d’être décerné par l’Académie des Sciences à M. André Wahl, professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers, directeur du Laboratoire de recherches à la Société des Matières Colorantes et Produits Chimiques de Saint-Denis, pour ses travaux sur les matières colorantes.
- A cette occasion nous sommes heureux d’exprimerà notre président d’honneur nos sincères félicitations pour cette distinction si appréciée dans le monde scientifique.
- INSTITUT CHIMIQUE DE ROUEN
- Comme chaque année, l’A C.I.T. a remis à l’Institut Chimique de Rouen une médaille destinée à être décernée, comme récompense, à l’élèveayant fourni le meilleur travail en fin d’études sur une question se rapportant à l’industrie textile.
- La médaille a été attribuée cette année à M. Louis Clavel, fils de notre collègue de l’A.C.I.T., M. Jules
- Clavel, Professeur à l’Ecole Manufacturière d’Elbeuf et lui-même ancien élève de l’Institut Chimique de Rouen.
- Le travail recompensé avait pour titre Etude comparative du lanital et de la laine.
- Toutes les félicitations de l’A.C.I.T. à notre collègue et à son fils.
- NÉCROLOGIE
- Raymond Vidal est mort le 30 octobre dernier à l’IIôpital de la Pitié.
- M. Wahl dans le prochain numéro de la R.G.M.Ç. dira la place qu’il a tenue dans l’industrie des matières colorantes, notamment pour la préparation des colo
- rants au soufre, dont il est indiscutablement l’inventeur.
- Cet alchimiste moderne traitait volontiers la chimie actuelle d’alchimie et préparait un traité de la chimie dans l’espace.
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- LII
- Il avait débuté dans la médecine et était interne aux Hôpitaux de Montpellier quand le démon de la chimie le tenta.
- Sa découverte des colorants au soufre, en 1893, fit la fortune des maisons allemandes et suisses; il n’en profita pas et perdit à Lyon le procès qu’il avait intenté à ses contrefacteurs.
- Il eut des idées très originales dans l’étude des corps gras, la préparation des savons par simple mélange à sec, l’utilisation des acides gras de préférence aux alcools gras, la préparation d’huiles solubles pouvant absorber des huiles minérales, les produits mouillants pour l’industrie textile, le délainage des peaux, etc.
- Il étudia la préparation du diamant à partir du charbon.
- Créateur prolifique aux idées parfois exubérantes, il ne tira pas profit de son génie et il est peut être regrettable qu’on n’ait pu capter que peu de ses idées, qu’il aurait été intéressant de mettre au point, mais ses déboires l’avaient rendu méfiant et il ne se livrait pas facilement, travaillant dans l’isolement.
- Il se fit inscrire à l’A.C.I.T. dès le débutde l’Association et fit plusieurs fois à nos Congrès des conférences très intéressantes sur le blanchiment sans débouillissage; il était l’ennemi de la soude dans les traitements textiles, et prétendait que le chlore était inoffensif pour les fibres textiles quand celles-ci n’avaient pas été attaquées par la soude.
- Il est mort pauvre, abandonné dessiens, soutenu seulement par des amis qui lui assurèrent une fin et une sépulture convenables.
- L’A.C.I.T. était représentée aux obsèques par son trésorier qui déposa une couronne sur le cercueil de notre collègue et ami.
- Notre président d’honneur, M. A. Wahl, vient d’être douloureusement éprouvé par la mort de sa mère, Mme Anna Wahl, née Hauser, décédée le 2 novembre 1938 dans sa 89° année.
- Nous adressons à M. A. Wahl les plus sympathiques condoléances de notre Association.
- BIBLIOGRAPHIE
- La Société des Produits Houghton a bien voulu remettre au bureau de l’A.C.I.T., à la disposition de nos sociétaires, la brochure établie par son service technique sur L’ensimage de la laine et comportant comme divisions : But de l’ensimage, Conditions particulières de l’ensimage idéal, Les huiles d’ensimage, L’emploi des produits « Lanolubric» à l’ensimage,
- suivant qu’ils sont appliqués à l’ensimage pour cardés de qualité ordinaire, pour laine cardée ou pour peignage, pour effilochage, pour mélange laine et coton ou laine et rayonne, laine pour bonneterie, laine à matelas.
- Cette intéressante étude de l’ensimage peut être consultée au bureau de l’A.C.I.T.
- L'INDUSTRIE
- A la dernière séance de l’Académie de Vaucluse, M. Hyacinthe Chobaut, son président, a fait une très intéressante communication sur cette industrie qui, jadis, pendant de nombreuses années, fut active et fructueuse. Elle existait à Marseille depuis 1648 et elle fut établie en Avignon, en 1677, par le graveur et fabricant de toiles peintes Louis David, originaire de Vin-cennes, qui s’associa avec le marchand avignonnais Antoine Cordelet. Ce dernier fournit les capitaux de l’entreprise.
- L’affaire eut des débuts heureux. Aussi, au cours des années suivantes, d’autres industriels venus de Lyon, de Nîmes et, surtout, de Marseille installèrent à Avignon de nouvelles fabriques de toiles peintes. Ces diverses entreprises prospérèrent tant et si bien, qu’en 1720, la fabrication des indiennes avignonnaises avait pris une grosse importance. Tous les ateliers étaient établis dans l’actuelle rue des Teinturiers, qui portait alors le nom de rue du Cheval-Blanc.
- Malheureusement, la concurrence industrielle et commerciale existait déjà à cette époque lointaine. Sur la demande des fabricants, en France, d’étoffes de drap, la fabrication des indiennes avait été interdite sur toute l’étendue du royaume. Or, les toiles peintes avignonnaises, étant introduites sur le territoire français, en contrebande, il advint que le pouvoir royal imposa,
- DES INDIENNES ET DES TOILES PEINTES A AVIGNON
- en 1434, au pape, un concordat — un à la demande des fermiers généraux, d’après lequel la fabrication des indiennes était interdite en Avignon. En compensation, la France devait payer au Comtat Venaissin une indemnité annuelle. La perte n’en futpas moins cruelle pour une industrie prospère qui faisait vivre un grand nombre de gens. Comme on voit, tout n’était pas toujours rose au bon vieux temps.
- L’industrie des toiles peintes fut rétablie à Avignon en 1793, après la réunion à la France du Comtat Venaissin, par des spécialistes venus, cette fois, du Dauphiné et de la Seine. Elle s’établit, de nouveau, dans la rue du Cheval-Blanc. En 1840, avec une quinzaine de fabricants, elle connut son apogée. Chaque année, une grande quantité de fichus et de mouchoirs imprimés sortis de ses ateliers étaient vendus à la foire de Beaucaire. En 1860, le déclin commença et, en 1884, la dernière fabrique fermait ses portes.
- Le Musée du Vieil-Avignon, au Palais des Papes, possède des bois gravés des anciennes fabriques d’indiennes avignonnaises, qui montrent avec quel goûtet quel souci artistique on procédait à leur fabrication. C’était là, d’ailleurs, en France, à cette époque, la règle générale.
- André MÉVIL.
- (Journal des Débats, 10 novembre 1938).
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- MATIERES COLORANTES
- DU BLANCHIMENT, DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION ET DES APPRÊTS
- DÉCEMBRE 1938
- CONGRÈS DE L’A. C. I. T.
- (LILLE, 23-25 Septembre 1938)
- LES EAUX DU NORD ET
- Ingénieur
- LES PROCEDES RECENTS D’EPURATION
- par M. E. BREUIL
- aux Etablissements Phillips et Pain
- A. — Les EAUX du NORD
- Pour nous expliquer sur les eaux du Nord et leur épuration, nous nous servirons de la méthode dite des « trois litres » due à M. Declercq de Lille, l’un des pionniers de l’épuration et présentée ici même par l’un de ses collaborateurs, M. Fernand Verbièse, de Lille également. Nous compléterons ces titres par d’autres indications qui n’étaient pas nécessaire du temps de M. Declercq mais qui le sont devenues avec les procédés d’épuration récents.
- Rappelons brièvement que les trois litres en question sont :
- TU — Titre hydrotimétrique au savon qui englobe tous les sels de calcium et de magnésium quels qu’ils soient : bicarbonates, monocarbonates, hydrates, sulfates, chlorures etc., tout ce qui est calcium et magnésium à n’importe quel étal. Aucun sel de sodium dans le litre hydrotimétrique.
- TA — Titre alcalimétriqüe apparent, à la phtaléine du phénol qui décèle les monocarbonates et hydrates de calcium, de magnésium et de sodium (la moitié des monocarbonates, la totalité des hydrates).
- TAC -— Titre alcalimélrique complet au méthylorange qui décèle l’alcalinité totale même à l’état de bicarbonate.
- Ces titres alcalimétriques sont exprimés en degrés, équivalents au degré hydrotimétrique et c’est ce qui rend celle méthode des trois litres commode, comme nous le verrons.
- Si nous parlions des eaux du Nord de la France de Paris à Dunkerque, nous n’aurions, dans l’ensemble, rien de particulier à signaler, comparativement aux autres régions et aux autres pays. Le litre alcalimélrique apparent TA de ces eaux est nul car il est rare que les eaux naturelles renferment des monocarbonates ou des hydrates. Leur titre alcalimélrique complet TAC est donc dû à des bicarbonates et ce litre est
- inférieur au titre hydrotimétrique car les bicarbonates ne constituent en général qu’une partie de la dureté totale; la différence entre ces deux litres représente les sulfates et chlorures de calcium et de magnésium, ce que l’on appelle « dureté permanente par différence ».
- Au tableau A, sous le numéro o nous indiquons à titre d’exemple les caractéristiques d’une eau d’Amiens : TH 28°, TA o°, TAC 23° ce qui veut dire dureté totale 28°, dureté bicarbonatée 23°, dureté sulfatée ou chlorurée 5°.
- Notre communication va porter principalement sur les eaux du Centre industriel de Roubaix-Tourcoing et environs, c’est-à-dire sur les eaux de forage du calcaire carbonifère et la méthode des trois titres va nous montrer de suite que ces eaux sont spéciales.
- Certes, comme dans les autres eaux naturelles, l’alcalinité totale TAC est entièrement à l’état de bicarbonates puisque TA = o° (eau N° i) mais celle fois le TH n’est plus supérieur au TAC, au contraire, et il semble donc — nous en aurons confirmation — que ces eaux n’ont pas de dureté sulfatée ou chlorurée; première particularité. La conclusion serait la même si TAC était égal à TH mais quel est donc le sel — un bicarbonate — qui est décelé par le TAC et qui ne l’est pas par le TH puisque TAC dépasse TH; ce ne peut être un bicarbonate de calcium ou de magnésium car il titrerait au savon ; c’est purement et simplement du bicarbonate de sodium qui donne o° à la phtaléine du phénol (TA), qui litre au méthylorange (TAC) mais ne titre pas au TH les sels de sodium n’étant pas décelés par ce titrage.
- En carbonate de calcium CO'Ca le degré hydrotimé-trique correspond à 10 mgr. 3 par litre; en carbonate de sodium CO3Na2 le degré alcalimélrique correspond à lo mgr. 6; pour faciliter disons dans les deux cas 10 mgr. par litre soit 10 gr. par mètre cube de sorte que l’alcalinité sodique TAC-TH de l’eau N° i est équivalente à loo gr. de carbonate de sodium par mètre cube, I kg. par 10 m3, 10 kgs par 100 m3, etc...
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- LES EAUX DU NORD ET LES PROCEDES RECENTS D’ÉPURATION
- Dans certaines de ces eaux de forage l’alcalinité sodique en question s’élève à 15 et même 20°.
- Quant à la dureté, qui varie suivant les forages, de 18 à 38°, elle n’a rien d’exceptionnel au point de vue du nombre total de degrés mais il n’en est pas de même en ce qui concerne la proportion de sels de magnésium (bicarbonate) dans celle dureté, proportion atteignant parfois 5o % alors qu'en général elle est de l’ordre de i/3, 1/4, 1/5 dans les eaux normales.
- En un mot les eaux de forage du calcaire carbonifère sont bicarbonatées calciques, magnésiennes et alcalinosodiques.
- Elles sont en outre sulfatées el chlorurées bien qu’elles ne renferment pas de sulfates et chlorures de calcium ou de magnésium comme nous le contrôlerons.
- Leur teneur en ions SO4 et Cl, exprimée également en degrés équivalents au degré hydrotimétrique est en effet de 10°, c’est ce que nous appelons A.M.T., c’est-à-dire acidité minérale théorique, titre que l’on pourrait effectuer sur de l’eau dont on aurait libéré les anions SO+ et Cl, ce qui est possible avec la technique actuelle.
- Ce titre A. M. T. est dû à du sulfate de sodium et, en faible proportion, à du chlorure de sodium.
- En totalisant TAC, titre alcalimétrique total, et AMT, acidité minérale théorique, on détermine en degrés la minéralisation totale T. S. (tous les sels) soit 48° pour l’eau N° i ; on voit combien le titre hydroti-métrique est à lui seul insuffisant pour interpréter, même très approximativement, la qualité d’une eau. Nous avons relevé à Roubaix-Tourcoing des AMT de 20° et des minéralisations totales TS atteignant 58" pour un titre hydrotimétrique ne dépassant pas 18°.
- B. — Procédés d’épuration connus.
- Comment épurer ces eaux. Il y a d’abord le procédé classique à la chaux. Ce réactif, employé à la dose transformant tous les bicarbonates en monocarbonates,
- donne en partant de l’eau N° i, une eau du type N° 2. Ou retrouve les 10° d’alcalinité sodique TAC-TH mais celle fois à l’état de carbonate de sodium comme le montre TA correspondant à —— du fait que l’alcalinité à la phtaléine du phénol décèle la moitié des monocarbonales.
- Nous avons ici l’occasion de démontrer qu’il n’y avait pas de sulfates et chlorures de calcium et de magnésium dans l’eau brute car le carbonate de sodium formé par l’action de la chaux se serait porté sur ces sels pour les transformer en sulfates et chlorures de sodium et nous ne retrouverions plus les 10° d’alcalinité sodique TAC-TII.
- Les monocarbonates de calcium et de magnésium formés ont été précipités jusqu’à la limite de leur solubilité soit 8", c’est-à-dire 3° environ pour le carbonate de calcium (dans l’eau froide) et par conséquent 5° environ pour le carbonate de magnésium dans les mêmes conditions et en milieu alcalin.
- La chaux ne précipite évidemment pas les ions SO4 et Cl; l’acidité minérale théorique AMT est donc toujours de 10° (sulfates et chlorures de sodium) et la minéralisation totale TS est de 1810 = 20° contre 48° dans l’eau brute, soit une chute de 20° que nous constatons également au TH car il s’agit d’une déminéralisation calcique et magnésienne. Celle chute de 20° correspond à une déminéralisation de 4o %.
- En employant une dose de chaux plus forte, capable de précipiter la magnésie à l’état d’hydrate moins soluble que le carbonate de magnésium, on obtient l’eau N° 3. Le titre hydrotimétrique TH est réduit à 3° mais celle fois nous constatons une « causticité » résultant de ce que la chaux a transformé le bicarbonate de sodium en soude NaOH. Celle causticité est indiquée par (TA X 2) — TAC, étant donné que le titre alcali-métrique à la phtaléine du phénol décèle la lolalilé des
- TABLEAU \
- Description TH TA TAC TAC-TH NaOH AMT T. S Degrés éliminés
- 0 — Eau d'Amiens 28" 0° 23" G" 2 00
- I — Eau de forage Roubaix 28" 0" 38- 10° — 1 o® 48** —
- 2 — Lan i traitée à la chaux.... 8- Q° 10° 0° 10° 280
- 3 — Eau I caustifiée à la chaux .. 3- 90 i3° 1 0° 5° 10° 239 52 %
- 4 — Eau 3 neutralisée 3° O° 4° 1° O° I O° 2 3°
- 5 — Eau 4 « permutée ».. ... .... o° o° 4 4 0° 19 23 /o 52 %
- 6 — Eau i traitée par H2Z 0° O° — 10° O° O° 10° 10° 80 0/
- 7 — Eau 6 neutralisée o° 0" 0° 0° 0° 10° 10° 80 %
- 8 — Eau G traitée par (0H2) Z . o° 0° 0° 0° 0° 0° o° 100 %
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- LES eaux du nord et LES procédés récents d’épuration
- hydrates ; elle est dans l’eau X° 3 de 5°, causticité que personne ne désire si je ne me trompe, notamment pour le traitement de la laine.
- Bien entendu, quel que soit le degré de causticité, l’alcalinité sodique totale TAC-TH subsiste toujours. L’abaissement du litre hydrotimétrique a porté la déminéralisation à 52 %.
- En caustifiant davantage on réduirait encore le titre hydrotimétrique et l’on pourrait même descendre au voisinage de zéro, surtout si l'on ajoutait une certaine quantité de carbonate de soude.
- C’est par de telles pratiques que les eaux à bas titre hydrotimétrique ont acquis jadis la réputation d'être parfois « trop décreusantes », de faire « couler les teintes » etc... En fait, ce n’est pas le zéro hydrotimé-trique qui est néfaste mais l’excès de réactifs nécessaire pour arriver à ce résultat.
- En réalité l’eau à zéro degré hydrotimétrique est bienfaisante et supérieure à toutes autres eaux dans la plupart des applications, à la condition d’être neutre ou même légèrement acide ou en tous cas très modérément alcaline.
- Pour éviter l’alcalinité sodique caustique ou mono-carbonatée, nous avons pratiqué la neutralisation automatique au moyen d’acide sulfurique dilué dosé pro-portionnellement au débit de l’installation d’épuration, dose réglée pour transformer les 90 TA en sulfate et diminuer d’autant le TAC. Nous avons alors l’eau N° 4 titrant TH=3, TA = o°, TAC=4° ; alcalinité sodique TAC-TH = i° (bicarbonate de sodium), causticité o°, acidité minérale théorique AMT - 19°, salinité totale TS = 23° et une déminéralisation encore limitée à 5a % car l’alcalinité a été transformée et non éliminée.
- En complétant le traitement par filtration sur la matière « Permutite » le procédé zéolitique bien connu, nous avons obtenu l’eau N° 5. On sait que la Permutite est un silicate hydraté d’alumine et de soude granulé et insoluble qui fait disparaître la dureté en remplaçant les cations calcium et magnésium par des cations sodium (échange de bases). Ce procédé a été décrit de nombreuses fois. Nous nous bornerons à rappeler que tous les sels de calcium et de magnésium quels qu’ils soient, bicarbonates, sulfates, chlorures, etc... sont transformés en sels de sodium correspondants et la Permutite sodique, devient calcique et magnésienne; on lui restitue le sodium qu’elle a échangé au moyen d’une solution de chlorure de sodium qui se transforme en chlorure de calcium et de magnésium soluble que l’on évacue à l’égout par un rinçage.
- Il est d’usage de représenter la partie inerte du zéo-lite par le symbole Z et la partie mobile par Na2; la réaction est par exemple celle portant le N° 1 sur le tableau B pour l’adoucissement et le N° 2 pour la régénération.
- Dans ces conditions, l’eau N°4 devient du type N° 5 ; le titre hydrotimétrique TH est réduit à o° mais du fait de la permutation sodique, les 3° de dureté en bicarbonates se retrouvent à l’état de bicarbonate de sodium de sorte que l’alcalinité totale TAC est inchan
- gée; finalement nous disposons d’une eau dont toute la dureté est disparue, dont l’alcalinité totale TAC est descendue de 38° à 4°, dont l'alcalinité sodique TAC-TH a été ramenée de 10° à 4° mais dont la déminéralisation n’est toujours que de 52 % en degrés, les 10° de sulfate et chlorure de sodium initiaux n’ayant pas été éliminés et la neutralisation ayant ajouté 9° de sulfate de sodium à ces 10°.
- C. — Nouvelle technique.
- Il existe maintenant une nouvelle matière à fonction zéolitique qui permet d’obtenir d’emblée par simple filtration, sans traitement à la chaux, sans caustification, de l’eau nettement plus déminéralisée que toutes celles ci-dessus indiquées.
- Il ne s’agit plus d’un silicate; exempt de silice et d’alumine ce produit a reçu le nom de « Zéo-Carb » pour rappeler sa fonction zéolitique et parce que son constituant essentiel est le carbone. Il est obtenu par traitement de matières carbonées à l’acide sulfurique et il est ainsi capable d’échanger, non plus des ions Na, mais des ions H. C’est un corps hydrocarboné à grosses molécules complexes, de poids moléculaire élevé, très riches en carbone et pouvant être considérées comme appartenant au groupe des matières humiques.
- A vrai dire, les zéolites silico-alumineux peuvent théoriquement échanger des ions II mais pratiquement leur utilisation dans ce sens est impossible car ils ne résistent pas aux acides régénérateurs.
- Tableau B
- I 2 Na2Z + Ca (HCO3)2 = CaZ +2 NaHCO3 Z + CaCl2
- CaZ + 2 XaCl = Na2
- 3 Ca HZ+Mg Na?) (HCO3)2 Ca | = AIg Na2 Z42 C0242 H20
- 4 Ca H2Z+ Mg Na2 S04 Ca = Mg Na2 Z + IPSO4
- 5 Ca ) Mg Z + H2S04 = Na2 ) Ca ) = II2Z + Mg S04 Na2 )
- 6 H2SO-+2 NaHCO3 = Na2s0-2 C0242H20
- 1 28 it s 9
- 1o
- 8 H 86
- +
- 0
- SO4Z2 NaOH = (OH)2Z + Na2SO4 H2S04Z + 2 NaOH =+ Na2SO4 + 2 IFO
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- LES EAUX DU NORD ET LES PROCEDES RECENTS D’ÉPURATION
- Comme précédemment nous représenterons par Z la partie non mobile de cette matière à fonction zéoli-tique et nous désignerons II2 l’ion hydrogène échangeable.
- La réaction 3 du tableau B nous montre que les bicarbonates sont éliminés et non plus transformés, même ceux de sodium pour la première fois en chimie industrielle.
- En permutant ses ions II le zéolite Zéo-Carb se transforme en zéolite de calcium, magnésium, sodium et le CO2 en provenance des bicarbonates est évacué à l’atmosphère, au moyen de quelques tuyères à l'arrivée de l’eau dans le réservoir d’eau épurée.
- Les ions II permutent également avec les cations des sulfates et chlorures de calcium, de magnésium et, dans le cas qui nous occupe, de sodium ; on retrouve dans l’eau traitée les anions de ces sels sous forme d'acides sulfurique et chlorhydrique (réaction 4 tableau B).
- L’eau N° I du tableau A traitée dans ces conditions acquiert les caractéristiques de l’eau N° 6;.le titre hydrotimétrique en calcium et magnésium est o, ces cations ayant été éliminés; le titre alcalimétrique apparent TA est également o car il n’y a plus d’alcalinité sous aucune forme et le TAC est même négatif, c’est-à-dire que l’eau présente un titre acidimétrique minéral réel correspondant aux anions SO4 et Cl libérés des sulfates et chlorures initiaux, soit 10°. La minéralisation n’est plus que l’équivalent de 10°; la déminéralisation est donc de 8o % et encore faut-il considérer que les 10° AMT ne représentent plus des sels mais seulement les anions de ces sels.
- Celte eau paraît indiquée pour les trailements en bains acides; ces 10° d’acidité sont l’équivalent de 100 mgr. LPSO4 par litre, soit o,i °/00 et il faut donc enrichir en acide si l’on veut opérer en bains plus concentrés.
- Si l’on mélange celle eau avec une proportion convenable d’eau traitée par la Permutite Na, eau bicarbonatée sodique, on obtient l’eau neutre N° 7 suivant la réaction N° 6 du tableau B. Les titres de celle eau sont TH = o°; TAC =0° et sa minéralisation totale n’est toujours que de 10° ; degrés éliminés 80 %.
- La figure C montre comment fonctionne une installation de ce type; chacun des appareils II et Na alimente un compartiment à niveau constant D E comportant une issue calibrée pour réaliser dans le bac inférieur F le mélange invariable des deux eaux. Ce mélange est envoyé au réservoir de stockage d’eau épurée surmonté d’une rampe avec tuyères pour pulvérisation (évacuation du CO2 des bicarbonates).
- L’appareil II est régénéré au moyen d’eau légèrement acidulée à 1 % par H’SO* ou HCl pour restitution des ions H suivant la réaction 5 du tableau B. La solution est introduite par hydro-éjecteur. L’appareil Na est régénéré au moyen d’une solution de chlorure de sodium.
- Il est à remarquer que suivant le réglage adopté on peut obtenir un léger T AC positif de 1° ou de plusieurs
- degrés en augmentant la proportion d’eau bicarbonatée sodique ou, inversement un TAC négatif, en augmentant la proportion d’eau traitée par les ions II.
- Les industriels ont donc la possibilité de préparer l’eau qui leur convient.
- L’eau sortant de l’appareil à zéolite sodique a toujours par son T AC, les mêmes propriétés correctrices quel que soit son degré de « Permutation »; le nombre de degrés TAC de l’eau brute subsiste entièrement après passage dans le lit de zéolite Na aussi défaillant que ce dernier puisse être par suite de régénérations mal faites ou omises. Seul le titre hydrotimétrique du mélange sera influencé momentanément jusqu’à ce que l’on soit intervenu pour rétablir la bonne marche de l’appareil Na.
- Il est même prévu dans le compartiment récepteur d’eau Na un robinet flotteur pour admission automatique d’eau brute dans le cas où, volontairement ou non, l’on réduirait ou arrêterait le débit de l’appareil Na.
- H
- Na
- • • 23 88 de JS
- S
- Quant à l’eau traitée par l’appareil II, son titre acidimétrique minéral à neutraliser ne peut dépasser l’équivalent des anions c’est-à-dire 10° pour l’eau N° 1 quelle que soit la concentration de l’eau acidulée régénératrice, serait-elle doublée, triplée ou quadru-plée, etc... Aussi bien en Permutation II qu’en Permutation Na, cette Permutation ne dépend pas d’un « dosage » de réactifs.
- Cette nouvelle technique de déminéralisation des eaux par extraction des calions et libération des anions a été complétée en vue de réaliser la déminéralisation totale.
- A cel effet, on utilise comme dans le cas précédent deux appareils, mais fonctionnant en série et non plus en parallèle. L’eau débarrassée de ses cations par l’appareil échangeur d’ions II alimente le second appareil garni d’une matière éliminatrice d’anions.
- Il s’agit de corps aminés qui, soit par eux-mêmes, soit a létal de sels, sont insolubles dans l’eau ainsi que dans les alcalis et acides dilués.
- Parmi ces substances, nous citerons les produits d’oxydation et de condensation d’amine ou de mélange d’amine obtenus en partant par exemple de l’aniline,
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- LES EAUX DU NORD ET LES PROCEDES RECENTS D’ÉPURATION
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- des phénylènes diamines ou de leurs homologues avec ou sans addition de liants.
- L’extraction des anions peut s’expliquer soit par un phénomène d'adsorption (adhérence eu surface), soit par un phénomène d’échange d’ions OII (réaction 7, tableau B) et la régénération de la matière s’effectue au moyen d’une solution alcaline (réaction 8).
- Si donc nous passons dans un appareil extracteur d’anions l’eau N° 6 (tableau A) débarrassée de ses cations par l’échangeur d’ions H nous éliminerons cette fois les 10° d’ions SO4 et HCl au lieu de les neutraliser et nous aurons de l’eau type 8, titrant TH 0, TA o, TAC 0, AMT 0, TS o, etc... c’est-à-dire pratiquement analogue à de l’eau distillée.
- Telles sont les étapes successives de la déminéralisation des eaux de forage type Roubaix-Tourcoing.
- Il nous reste à parler de l’adoucissement jusqu’au zéro hydrolimétrique par Permutation sodique de toute la dureté.
- De nombreux industriels adoucissent leurs eaux par celle Permutation sodique directe sans déminéralisation, soit parce qu’ils ont voulu éviter le traitement préalable à la chaux et la neutralisation, soit parce qu’ils ont jugé pouvoir tolérer dans leurs opérations les bicarbonates, sulfates et chlorures de sodium initiaux ou résultant de l’échange de bases.
- Dans ce domaine également le nouveau Zéolile carboné apporte un perfectionnement important. Régénéré au chlorure de sodium il se comporte exactement comme les zéolites sodiques c’est-à-dire qu’il échange des ions sodium au lieu d’ions II, mais comme celle matière ne contient ni silice, ni alumine, il n’y a plus à craindre que, par entraînement, ces corps ne se déposent en plus ou moins fortes proportions dans les fibres des écheveaux ou pièces traitées.
- D’autre part, contrairement à ce qui se produit avec les zéolites synthétiques silico-alumineux, l’acide carbonique libre que les eaux de forage en question contiennent en forte quantité, ne détruit pas la molécule du zéolile carboné, celui-ci résistant parfaitement à tous les acides même sulfurique et chlorhydrique.
- Enfin, le fer en dissolution « Permute» au même titre que les ions Ca et Mg de sorte que l’eau ainsi traitée est parfaitement déferrisée. Nous parlons de Permutation du fer en dissolution; néanmoins si une petite proportion d’oxyde ferrique déjà précipité se trouve retenu mécaniquement par filtration, on en débarrasse le zéolile carboné par des régénérations au moyen de solutions de sel NaCl acidulées, opération impossible avec les zéolites silico-alumineux dont on voit le pouvoir d’échange baisser rapidement lorsque les eaux sont ferrugineuses, sans que l’on puisse effectuer le dégorgement à l’acide.
- Bien entendu l’action déferrisante est au moins aussi marquée avec le zéolile carboné échangeur d’ions II et il est à noter que les eaux 6-7-8 sont des eaux parfaitement déferrisées.
- Disons aussi que l’enrobement des grains de zéolile par les eaux épurées à la chaux, résultant du phénomène bien connu d’achèvement des réactions, est sans inconvénient avec Zéo-Carb du fait de l’action dissol-vante des solutions régénératrices acides vis-à-vis des précipités accumulés.
- Les filtres échangeurs en question existent actuellement en France au nombre de 200 et certains d'entre eux sont en service depuis plus de deux ans. Celle nouvelle technique est certainement et pratiquement un pas important dans le domaine de l’épuration des eaux.
- E. Breuil
- Ingénieur aux Ets Phillips et Pain
- COMPTES-RENDUS DES SOCIÉTÉS SAVANTES
- SOCIÉTÉ CHIMIQUE DE FRANCE
- Section de Strasbourg-Mulhouse
- Sur les benzoylamino-1-méthylanthraquinones homo-nucléaires. Leurs propriétés tinctoriales, par MM. M. Baltegay et G. Bigler. — Les auteurs ont préparé les diverses c-benzoylaminoanthraquinones caractérisées par la présence d’un groupe méthyle dans le noyau benzénique déjà substitué.
- Les trois isomères sont examinés comparativement au point de vue de leurs propriétés tinctoriales avec l’o-benzoylaminoanthraquinone, elle-même connue commercialement sous le nom de Jaune Algol W. G. Celle étude essaie d’établir la cause du manque presque complet d’affinité vis-à-vis de la cellulose du terme avec le groupe méthyle en position 2, c’est-à-dire voisin du radical benzoylamino. Les auteurs examinent par ailleurs l’influence exercée par des groupes acyles différents du groupe benzoyle. L’étude en question fera l’objet d’un mémoire destiné au Bulletin.
- DEUTSCHE NATURFORSCHER UND AERZTE
- Réunion de Stuttgart, Septembre '1938
- \ celle réunion quelques sujets d’ordre général ont fait l’objet de communications et de discussions. Notamment, les colloïdes, les molécules « géantes » (Riesenmolekulen), l’étude des métaux etc. Dans la section des colloïdes le D'’ Frey-Wyssling a traité de la constitution micellaire des fibres textiles. La conception des micelles par Naegeli s’applique à la constitution des individus cristallins des gels biologiques. A. Imhausen a communiqué le résultat de ses recherches sur les savions synthétiques. Les savons synthétiques sont ceux qui sont obtenus au moyen des acides gras préparés par oxydation des paraffines. Mais les matières premières les plus convenables sont les paraffines qui prennent naissance dans l’hydrogénation de l’oxyde de carbone d’après le procédé Fischer. On est arrivé à fabriquer industriellement ces acides gras et les savons qu’ils fournissent ont été reconnus de bonne qualité.
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- RECHERCHES SCIENTIFIQUES A L’ÉTRANGER
- W. Schramm et J. Ilelm ont étudié le processus de la teinture des fibres en cellulose régénérée. Jusqu’ici, on s’est contenté de ne considérer que les teintures dans leur état final; les auteurs ont fait l'étude progressive de l’absorption du colorant par l’examen microscopique des coupes lors de la teinture et aussi lors du lavage. Cette étude a montré qu’il y a lieu de modifier la conception de la substantivité car l’affinité pour la cellulose dépend de l’orientation des molécules de celle-ci. La cellulose complètement amorphe absorbe les colorants avec grande énergie alors que pour les molécules orientées l’absorption est lente, mais par contre il est ensuite plus difficile d’éliminer le colorant
- par lavage. Les micrographes montrent l’importance de la vitesse de diffusion signalée par Weltzien.
- Sur le sujet des molécules géantes, les communications suivantes ont été faites : les molécules géantes inorganiques par le Prof. Grimm du Laboratoire de l’I. G. Farbenindustrie. C’est surtout parmi les silicates que se rencontrent les grosses molécules inorganiques, tandis que parmi les molécules géantes organiques on rencontre les polypeptides, la cellulose, la lignine, le caoutchouc, les tanins et les matières humiques. Le Prof. Freudenberg qui traita celle question a rappelé les recherches d’Astbury sur les protéines.
- RECHERCHES SCIENTIFIQUES A L’ÉTRANGER
- JAPON (i)
- Ulilisalion des algues marines.
- Les algues marines sont utilisées au Japon en assez fortes quantités pour en extraire des produits alimentaires, de l’agar-agar et des produits employés pour l’industrie textile.
- Les algues se distinguent suivant leur coloration en algues vertes, brunes ou rouges.
- En 1936, on a produit au Japon environ 515.000 t. d’algues d’une valeur de 20 millions de yens. Les algues brunes et rouges (Laminaria et Porphyra) sont séchées et utilisées pour l’alimentation, d’autres espèces servent à fabriquer l’agar-agar et des produits pour les textiles dont l’acide alginique et les alginates.
- Le traitement des fils textiles par des solutions d’alginate de sodium à 0,1 % réduit notablement la friction tout en augmentant la ténacité. C’est pourquoi l’emploi des alginates s’est beaucoup répandu au Japon et que leur fabrication s’est développée et qu’il vient de se former la Nippon Alginic Acid Industry C° et, à côté de celle-ci, deux autres : La Tôhoku Kôgyo Co et la Nissan Chemical Industry Co qui se proposent également d’extraire des algues de la mannite et de l’iode.
- Fusions alcalines dans la glycérine.
- R. Oda, Tamura et Maeda ont tenté de substituer la soude aqueuse, qui nécessite l’emploi d’autoclave, par la soude et la glycérine dont l’action peut se produire à la pression ordinaire et en vase ouvert. Or, en fondant le sel argentin (acide anthraquinonesulfonique) avec la soude et la glycérine, il ne se forme pas d’aliza-rine mais exclusivement de l’anthraquinone. Le groupe sulfonique se trouve totalement éliminé par l’action réductrice de la glycérine et l’alcali. Il en est de même avec l’acide disulfonique et aussi avec l’anthraquinone-a-sulfonique. Mais cette action réductrice s’exerce
- (1) The Journ. of the Soc. of Chemical Industry Japon, juin 1938.
- encore dans les cas des chloroanthraquinones a et B ; au contraire, la dichloroanthraquinone-1-8 ne perd pas de chlore mais fournit la dichloranthrone. Ni l’acide anthraquinonecarbonique ni la p-aminoanthraquinone ne sont altérées, pas plus que les dérivés sulfonés, halo-génés de la naphtaline ou de la benzine.
- Préparation de la chlorhydrine el du glycol.
- S. Neno et S. Takase (2) ont fait une étude des méthodes indiquées par Gomberg (J. Amer. Chem. Soc. 1919, p. 1414) qui consistent à faire agir simultanément le chlore et l’éthylène gazeux sur de l’eau. 11 se fait les deux réactions :
- H20+CI — HC1+ CIOH
- CH- C/H*
- C’H'CP CPH-CI(OH)
- Lorsque la concentration en chlorhydrine dépasse 7%, il se forme du chlorure d’éthylène.
- La chlorhydrine est transformée en glycol, avec de bons rendements par action du carbonate ou du bicarbonate de sodium en autoclave vers 60-90°.
- Production d'alcools non saturés.
- Saburo Komori s’est occupé de la réduction catalytique d’éthers d’acides non saturés. Récemment, J. Sanes et Homer Adkins (J. Amer. Chem. Soc., 1937, p. 1) ont montré qu’il est possible de préparer les alcools élevés, non saturés en utilisant comme catalyseurs des oxydes comme les chromites de zinc, de cuivre, etc. Toutefois, la proportion de catalyseur est forte et la réaction lente. L’auteur a préparé le chro-mite de zinc d’après Adkins, mais en décomposant le chromate de zinc ammoniacal dans le vide au lieu de la pression ordinaire. Il a réduit les éthers provenant de l’alcoolyse de l’huile de graines de thé Sasanqua.
- (2) N° d’août.
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- RECHERCHES SCIENTIFIQUES A L’ÉTRANGER
- 447
- Ces éthers sont facilement réduits par le chromile de zinc à 33o°, sous une pression initiale de 100 atm. avec 90% de catalyseur. Après i h. 1/2, le rendement en alcool non saturé est de 90 %, le rendement est encore bon avec 10 % de catalyseur et sous 60 atmosphères.
- ANGLETERRE
- Le laboratoire de Teddinqlon.
- On vient de publier le rapport concernant l’activité du laboratoire de Teddinglon durant les 3 années se terminant au 3i décembre 1937. La direction des recherches chimiques est assurée par Sir Gilbert Morgan. Durant celle période les recherches ont été poursuivies en étroite liaison avec les industries chimiques; plusieurs ont été entreprises à la demande des industriels.
- Une grande partie des efforts ont été dirigés vers la catalyse sous haute pression et les questions soumises à l’étude ont été les suivantes.
- La transformation du méthanol synthétique en acide acétique par la réaction de vapeurs de cet alcool et de CO sur les catalyseurs. Les réactions sont :
- 20 + 2H20 = 2C0+ 2112 CO 4- 2H2 = CIPOII
- CH30H + C0 = CIP — COOIl
- Il se forme en réalité de l’acide acétique et de l’acétate de méthyle, et également des produits secondaires. La réaction se fait aussi avec les homologues du méthanol. Ainsi l’éthanol -}- CO, sous 200 atm. et en présence, d’acide phosphorique donne de l’acide pro-pionique mais avec un faible rendement.
- De même l’acétone réagit avec CO sous 200 atm., en présence d’acide phosphorique, donne de l’acide acétique mélangé à de l’acide triméthylacélique. On a obtenu du bulanol en faisant passer les vapeurs d’éthanol sur un mélange d’oxyde de cuivre et de magnésie chauffé à 270-325°. Enfin on s’est préoccupé de la préparation synthétique du carbazol au départ de l’o-ami-nodiphényle. Ce composé (encore appelé o-xénylamine) a déjà été transformé en carbazol par Blank en 1891, en faisant passer ses vapeurs sur de la chaux, au rouge.
- L’étude de l’activité des catalyseurs a permis de les ranger dans l’ordre suivant :
- V205, M003 > Mn02 > Mg0.Si02 (ponce), CaO.
- De plus, on peut opérer à 45o-58o°. Avec V205 à 58o°, les produits formés contiennent 60% de carbazol, diphénylë 5 %, produit inaltéré 15 % ; il y a 20% de pertes.
- Une station expérimentale pour l’hydrogénation de la houille et du goudron avait été construite par la Cie du Gaz Métropolitain et on y a étudié l’hydrogénation des huiles de goudron, des acides carboliques et de la houille.
- ETATS-UNIS
- Le Professeur Fink, de la Colombia Universily (E.-I .) et le Dr. Summers ont fait devant l’Eleclrochemi-cal Society une intéressante communication sur la production industrielle de nouveaux acides organiques. Ces acides résultent de l’oxydation électrolytique des sucres. En particulier, le glucose fixe aisément un atome d’oxygène en se transformant en acide qluco-nique :
- CIPOII—(choh)4—CH04- 0=
- CIPOII—(CIIOII)4—COOIL
- Cet acide avait été obtenu par Hlasiwetz et Haber-mann en 1870 en oxydant le glucose ou le saccharose par le chlore, puis par Lœb en 1909 qui a employé l’électrolyse.
- Le procédé étudié par les auteurs consiste à électro-lyser une solution de glucose placée dans une cellule en bois de cyprès, les électrodes étant en graphite Acheson et le liquide étant refroidi par des serpentins en cuivre recouverts de tantale.
- Dans un volume de 100 gallons (45o 1.) on dissout 120 Ibs de glucose, i5 Ibs de bromure de sodium et 3o Ibs de carbonate de calcium. La densité du courant la plus convenable est de 1 à 2 ampères par décimètre carré et la température de 4o°. Quand le glucose a disparu, on laisse cristalliser le gluconale de calcium qui est essoré et les eaux-mères conservées pour une nouvelle opération ; on y rajoute du glucose et les auteurs ont pu expérimenter pendant 7 mois avec la même solution.
- Cette réaction est également applicable au mannose, au mallose, au lactose qui fournissent respectivement les acides mannonique, mallobionique, galaclonique avec d’excellents rendements.
- L’acide gluconique doit servir comme adjuvant dans le tannage végétal et ses lactoses peuvent entrer dans la composition des poudres à lever. Le gluconale d’aluminium peut également servir pour le tannage du cuir blanc. Enfin, les sels de calcium, de magnésium, de mercure auront des emplois thérapeutiques.
- Le styrolène et ses polymères.
- Le styrolène est un carbure non saturé auquel s'attache un intérêt particulier par la facilité avec laquelle il fournit des produits polymérisés qui sont des résines et des matières plastiques: ce sont les polystyrènes.
- Le styrolène doit son nom au fait qu'il fut obtenu pour la premièrs fois par Bonartre, en i83i, par la distillation du styrax.
- Le styrolène a pour formule C6H5 —CII = CH2 et est fabriqué industriellement au moyen de l’élhyl-benzène résultant lui-même de la réaction de l’éthylène ou du chlorure d’éthyle sur le benzène en présence de chlorure d’aluminium. L’éthylbenzène soumis à la pyrolyse en phase vapeur perd de l’hydrogène à 600-700" et donne une certaine quantité de styrolène.
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- 448
- CRÉATION DU COMITÉ DES MATIERES COLORANTES
- Un autre procédé consiste à chlorer l’éthylbenzène dans la chaîne latérale, puis à enlever IIC1. La styrolène est un liquide incolore, à odeur pénétrante, bouillant à 145° qui, à la lumière solaire et à l’air se poly-mérise à la température ordinaire; il se forme du peroxyde qui catalyse la polymérisation. La polymérisation donne une série de produits de poids moléculaire croissant, allant depuis le dimère jusqu’à des poids moléculaires de un million. Jusqu’ici les seuls polymères d’un intérêt industriel sont ceux produitsà chaud ou ceux produits à froid par un catalyseur
- comme le peroxyde de bcnzoyle. La polymérisation peut se faire au sein d’un dissolvant du monostyrolène et de ses polymères ou d’un dissolvant qui laisse le polymère insoluble, enfin la polymérisation peut aussi se faire en émulsion aqueuse.
- On connaît des polymères non saturés qui se transforment en composés saturés, sans doute par cyclisation.
- On trouve des indications bibliographiques complète dans un article publié sur ce sujet par H.-M. Stanley dans Ghemistry and Induslry, 1938, p. g3.
- CRÉATION DU COMITÉ DES MATIÈRES COLORANTES
- Par arrêté en date du 20 octobre, M. Genlin, ministre du Commerce, a institué auprès de son département un Comité des matières colorantes chargé d'assurer l’application des mesures de contrôle instituées par le décret du 17 septembre 1938 en ce qui concerne les importations de matières colorantes dérivées des goudrons de houille.
- La composition du Comité des matières colorantes est fixée comme suit : '
- M; Baltegay, directeur de l’Ecole supérieure de chimie de Mulhouse, président; M. Durier, inspecteur général de la répression des fraudes, \ ice-président ; le directeur des affaires commerciales et industrielles; le directeur des accords commerciaux au ministère du Commerce ou leurs représentants; le sous-directeur des relations commerciales au ministère des Affaires Etrangères ou son représentant; le chef de bureau du tarif à la direction générale des douanes ou son représentant ; un ingénieur principal du service technique de la direction des poudres ou son représentant; M. Jacques de Kap-Herr, représentant l’Union des industries chimiques; MM. Marcel Vaucheret C. Koech-
- lin, représentant l’Union syndicale des fabricants de matières colorantes ; M. Charles Rhein, représentant la Centrale des matières colorantes; M. Louis Desgeans, représentant de la Fédération des industries et commerces du papier de France ; M. Ribos, représentant le Syndicat général des cuirs et peaux de France ; M. Bou-tan, représentant la Chambre syndicale des fabricants de couleurs, la Chambre Syndicale des fabricants de vernis et la Chambre syndicale des couleurs et vernis ; M. Charles Gillet, représentant le syndicat général des industries françaises de la teinturerie et de l’apprêt.
- M. Charles Weymann, docteur ès sciences, ingénieur chimiste, diplômé de l’Université de Paris, a été désigné comme secrétaire général.
- Les groupements ci-dessus pourront être représentés au sein du comité, à défaut de délégués titulaires, par des délégués suppléants agréés par le Ministre du Com merce.
- L’exécution des décisions prises par le ministre du Commerce, après avis du Comité des matières colorantes, sera assurée par le secrétariat général du comité.
- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES AUX
- ÉTATS-UNIS
- La United States Tarif Commission vient de publier les résultats détaillés de la production de matières colorantes en 1937.
- V oici les chiffres en 1.000 Ibs :
- 1937 1936
- Colorants acides 15.319 2.699 15.974 (I)
- Azoïques
- Colorants basiques 5.775 5.727
- Colorants directs 30.619 29.908 (2)
- Colorants pour acétate .... 2.192 2.390
- (1) C'est seulement depuis 1937 que les azoïques sont classés séparément. — (2) Les azoïques insolubles sont inclus.
- Colorants pour laques . . . . Colorants pour mordants .
- Colorants sulfurés........
- Indigo....................
- Colorants pour cuve....... Colorants non classés....
- 1937 1936
- 3.157 2.723
- 6.193 6.639
- 20.529 20.717
- 24.843 18.039
- 9 659 16.410
- 1.259 99^
- Dans ces chiffres on remarque un recul très sensible dans la production de colorants pour cuve autres que l'indigo, dont la production s’est au contraire beaucoup relevée.
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- COMPAGNIE FRANÇAISE
- DE Produits Chimiques n Matières Colorantes de Saint-Clair du Rhône
- Société Anonyme au Capital de 12.000.000 de Francs
- Siège Social : 17, Rue du Helder, PARIS (9e)
- Direction commerciale: 145, Hard Haussmann, PARIS-S°
- Téléphone : ELYSÉES 99-51 à 57 - INTER-ELYSÉES 15 - Télégrammes : Indul-47-Paris
- Usine
- N°
- A, SAINT-CLAIR-DU-RHONE (Isère)
- 8
- Téléphone :
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- INFORMATIONS
- Chlorure d’étain anhydre. — Les cristaux ordinaires qui est la forme habituelle du chlorure stanneux, sont hygroscopiques. On trouve dans le commerce, aux Etats-Unis, du chlorure stanneux anhydre qui se conserve mieux.
- Procédé Fischer-Tropsch. — La Société Krupp-Treib-stoff Ges. a construit une installation dans laquelle se trouve combinée la carbonisation à basse température avec la production d’essence synthétique. Le coke obtenu à basse tempéra turc est particulièrement appro-prié à la fabrication du gaz à l’eau. Le rendement en huiles synthétiques serait de 20 à 30% plus élevé qu’avec le coke ordinaire.
- Ethylèneglycol. - L'I.C.I. vient d’éditer une bro
- chure dans laquelle sont décrites les applications du glycol. En particulier, il est utilisé en solution comme anti-gel ; une marque spéciale contient un inhibiteur contre la corrosion.
- L'industrie cotonnière en Angleterre. — Le gouvernement britannique a passé des marchés aux industriels du Lancashire de plus d’un million de yards de tissus de calicot, de khaki, etc. destinés au réarmement. C’est la commande la plus importante faite depuis longtemps par le gouvernement.
- Peroxyde de sodium. — Par un récent décret, le gouvernement allemand vient d’interdire la vente de produits contenant du peroxyde de sodium employés comme détergents pour l’usage domestique.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Notes chimiques sur les éthanolamines. — J. WAKELIN.
- — Textile Colorist. juin 1938, p. 373-375.
- Le triéthanolaminc : N(CH2.CH2.OH)3 à la fois amine tertiaire et alcool est soluble dans l’eau (par ses fonctions OH) contrairement à beaucoup d’amines. On la fabrique en faisant passer un mélange d’éthylène gazeux, d’air, de vapeur d’eau et d’hydrogène sur un catalyseur (antimoine, plomb, bismuth, argent, ou leurs oxydes, seuls ou en mélanges) à 150-40o° C.
- L’éthylène, traité par l’acide hypochloreux donne la chlorhydrine correspondante qui, par action de la soude caustique, suivie d’une distillation sous pression réduite, donne l’oxyde d’éthylène.
- L'oxyde d’éthylène s’unit avec différents corps chimiques en formant les composés éthoxy correspondants ; il donne, par addition à l'am moniaque, la mono-éthanolamine NII2.CH2.CH2.OH; avec une nouvelle quantité d’ammoniaque, on obtient le dérivé di-sub-stitué et finalement le composé tertiaire.
- La lriéthanolamine, liquide épais, sentant l’ammoniaque, a beaucoup d’affinité pour l’eau, avec laquelle elle donne des solutions très alcalines. Elle forme des sels avec les acides faibles ou forts, y compris l’acide carbonique.
- Avec Les acides gras elle forme des savons qu'on peut établir avec un pH 8.
- L’oléate de triéthanolaminc est un émulsifiant excellent, dont 15 % ajoutés aux huiles minérales suffisent à les rendre émulsionnables à l’eau.
- Les applications de la triéthanolaminc en teinture et en impression sont nombreuses : impression de l’acétate de cellulose (cyclohexyldiéthanolamine).
- On emploie la cyclohexyldiéthanolamine et la tri-éthanolamine dans les bains de teinture acides pour favoriser la pénétration.
- Six fois moins alcaline que l’ammoniaque, la tri-éthanolamine n’a pas l’inconvénient d’être volatile comme celle dernière.
- Certains produits auxiliaires (Sapamines) dérivent de l’éthylène diamine qui, réagissant sur l’oxyde d’éthylène, donne le composé :
- MP.CIP.CIP.MI.CIP. CIP.OH,
- plus soluble dans l’eau que l’éthylène diamine. Si l’on continue de traiter ce dernier composé par trois autres molécules d’oxyde d’éthylène, on arrive au composé :
- IÏO.CHLCHL—VCIP.CHLV—CIP.CJP.0II
- HO.CH2.CH2 CHZ.CH2.OH lequel, chauffé avec de l’huile d’olive donne un auxiliaire textile intéressant que l’on mélange au savon et qu'on utilise pour aviver les teintures el pour ménager la fibre de laine.
- Qn prépare la monoéthanolamine en traitant la chlorhydrine éthylénique par l’ammoniaque.
- Si l’on fait réagir l’amine correspondant à l’alcool dodécylique (dodécylamine) avec la chlorhydrine éthy-lénique, il se produit de l’oxyéthyldodécylamine :
- 1IO.CIP.CIP.MI.C'2.IP5 (agent mouillant), qui, sous forme d’acétate, ‘sert pour les apprêts au sulfate de magnésie et qui se condense avec l’acide chloracétique en acide N-dodécyl-N-oxyéthylamino-acétique, recommandé par la I. G. Farbenindustrie comme adoucissant pour le colon et la rayonne.
- La diéthanolamine (et la Iriélhanolamine), chauffée avec de l’acide sulfurique à 70 % pendant 4 heures à 170° C subit une condensation cyclique donnant la morpholine
- CH2 CH2
- H.N/
- CH2 CH2/
- que l’on débarrasse de l’acide sulfurique par de la chaux en présence de glace.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Certains dérivés de la morpholine présentent un intérêt textile : l’oxyéthylmorpholine est préconisé dans le lessivage du coton en présence de carbonate de sonde; la cyclohexylmorpholine favorise le démontage des chiffons de laine au formaldéhydesulfoxylale de zinc. Le premier composé est obtenu par condensation de la triéthanolamine par l’acide sulfurique, le dernier à partir de la cyclohexyldiéthanolamine.
- En condensant la di-isopropanolamine avec l’acide sulfurique, on obtient la 2.6-diméthylmorpholine ; excellent détersif. On prépare par exemple un bain de nettoyage excellent pour les chiffons de laine huileux, avec 5 grs de morpholine, ou du dérivé méthylé, et 5 grs de savon par litre d’eau.
- \ noter que l’éthylène imine, formée par condensation interne de la monoéthanolamine, donne, par ébullition avec du bisulfite de soude la taurine. Celle dernière par condensation avec le chlorure de l’acide oléique conduit à l'Igépon.
- L’éthylène imine est utilisée comme addition à la viscose ou à la rayonne cuproammoniacale avant filature à l’effet d’animaliser ces rayonnes qui se teignent alors avec des colorants acides et qui acquièrent en même temps plus de douceur au toucher.
- Les teintures sur fibres cellulosiques sont plus solides, lorsqu’elles ont été traitées par des imines polymérisées.
- L. B.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Chloruration du méthane et homologues. — 7. G. Farben-industrie. — B. F. 816.957, 28 janvier 1937.
- On fait passer sur un catalyseur le mélange de carbure et de chlore, chauffé à une température inférieure à celle où se produit la réaction. Par exemple, on fait passer un mélange de 4 vol. méthane et vol. chlore dans un tube chauffé à 40o° ; on peut faire passer les gaz par une plaque filtrante placée dans ce tube.
- Chloruration du méthane. — /. G. Farbenindustrie. — B. F. 816.990, 29 janvier 1937.
- Dans la chloruration du méthane, il est difficile de limiter la réaction à un degré de chloruration défini. On a trouvé que si on opère en phase liquide et en présence de lumière on peut transformer le chlorure de méthyle en chlorure de méthylène ou en chloroforme en opérant à —24°.
- Cétones polyhalogénées. — 7. G. Farbenindustrie. — B. F. 816.956, 28 janvier 1937.
- On traite les monohalogénocétones par les halogènes à des températures inférieures à leur point d’ébullition.
- Dérivés d’aminoacides. — J. R. Geigy. — Addition 47:966 du 18 décembre 1936 au B. F. 815.634.
- Ces dérivés résultent de la condensation d'amides
- R
- Hal— CH2— CO—
- R'
- avec une amine, pour obtenir des dérivés d’acides aminés
- R
- A—CH2— CO— N(
- R'
- où R et R’ sont des alcoyles. Par exemple, la diméthyl-amide d’acide chloracétique est condensée avec la laurylamine. Les produits ainsi obtenus peuvent être transformés en sels solubles. Ces produits doivent servir à divers usages dans l’industrie textile.
- Alcools gras supérieurs.— Henkelel Cie.—B. F.817.291,
- 2 février 1937.
- Jusqu’ici les alcools gras supérieurs sont préparés par -réduction catalytique de matières grasses par l’hydrogène en présence de métaux, ou par l’alcool et le sodium. On a trouvé qu’on peut transformer les hydrocarbures d’essence synthétique obtenue par le procédé Fischer en alcools, par oxydation et réduction ultérieure. Ainsi, le mélange liquide-solide d’hydrocarbures est oxydé par insufflation d’air, en présence de savon à base de manganèse à 100-150° et le produit d’oxydation est soumis à la réduction parle chromite de cuivre sous 200-250 atm. On obtient des alcools solides Ebi2=i 10-270°.
- Mélamine. — 7. G. Farbenindustrie. — B. F. 817.895, 16 février 1937.
- La mélamine s’obtient par l’action de l’ammoniaque aqueuse sur la dicyandiamide, mais les rendements sont mauvais et augmentent quand la proportion d’eau diminue. Le rendement atteint 80 % en opérant avec l’ammoniac dissous dans un alcool ou un glycol.
- Aromatiques
- Mononitroalcoylanilines. — Imperial Chemical. Indus-tries. — B. F. 816.386, 15 janvier 1937.
- Ces composés sont des dérivés des amines renfermant les groupes alcoyles à longue chaîne de 6 à 18 atomes de carbone, fixés sur le noyau aromatique. Ces amines s’obtiennent d’après le procédé du B. F. 815.532, voir R.G.M.C., 1938, p. 373. On a trouvé qu'elles peuvent être mononitrées ainsi que leurs dérivés acylés.
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- 451
- Acides alcoylaniline sulfoniques. — Imperial Chemical Industries. — B. F. 816.406, i6janvier 1937.
- De même que le brevet précédent décrit la préparation de nilroamines qui renferment, dans le noyau, des groupes alcoyles à longue chaîne, le présent brevet revendique la préparation d’acides sulfoniques. Ainsi la p-dodécylaniline donne avec l’oléum à 20%, de l’acidemétasulfonique, tandis qu’avec la chlorhydrine le groupe sulfonique semble se placer en 2.
- Hydroxydiphénylène. — I. G. Farbeninduslrie. — B. F. 816.719, 22 janvier 1987.
- Il s’agit de l’hydroxy-3-diphénylène et ses dérivés substitués
- OU
- L’oxde de phénylène hydroxylé s’obtient en fondant avec un alcali le chloro-2’-dihydroxy-2-5-diphényle
- G1 OU
- et celte réaction est générale avec les dérivés dihydro-xylés où Cl est remplacé par d’autres groupes.
- Aminosulfonamides. — I. G. Farbeninduslrie. — B. F. 816.988, 29 janvier 1987.
- Dans le B. F. 766.081 et 788.679 (voir R. G. M. C., 1935, p. 9 et 1936, p. 245) on a décrit des sulfamides et des colorants dérivés qui ont une action anli-strep-loccociques. Ces colorants azoïques obtenus avec la p-aminobenzène sulfonamide donnent des sels qui se dissocient et ont une réaction acide. On évite cet incon-vénienten préparant des dérivés alcoylsulfoniques, par exemple en traitant la p-aminobenzènesulfonamide par le bisulfite formaldéhyde jusqu’à dissolution. En refroidissant, il se sépare le sel de sodium du Vmé-thanesulfonate d’amino-4-benzènesulfonamide.
- Amino sulfonamides. — I. G. Farbeninduslrie. — B. F. 817.034, 3o janvier 1937.
- Les nouveaux produits doués d’une forte action microbicide répondent à la formule
- B,— N — R,
- où R, est un radical benzénique substitué par un groupe parasulfonamide ou deux groupes sulfonamides substitués par un groupe N-alcoylcarboxylique. R2 remplace un radical amino ou hydroxyacélylé et R3 représente de l’hydrogène ou un alcoylc.
- Aldéhydes et acides carboxyliques. —I. G. Farbeninduslrie. — B. F. 817.584, il février 1937.
- Quand on oxyde les composés cycliques comme le lluoranthrène, la benzanthrone, le pyrène par l’oxygène ou l’oxygène ozonisé il se forme, par rupture d’un cycle, un mélange d’aldéhyde et d’acide. Ainsi le fluo-ranthrène donne la fluorénone aldéhyde
- O
- II CHO
- AAA
- La benzanthrone donne un mélange d’acide et d’al-déhyde-i-anthraquinone. Il est curieux que l’oxydation du pyrène qui, avec CrO3 donne de l’acide naphtalène-tétracarbonique-i-4-5-8, provoque avec l’ozone, une rupture tout à fait différente qui donne des dérivés du diphényle.
- COLORANTS AZOÏQUES
- Colorants azoïques. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — B. F. 816.726, 23 janvier 1937.
- Ges colorants sont obtenus en copulant deux fois un composant capable de fixer deux diazoïques, l’un de ces diazoïques renfermant le groupe sulfone. Par exemple, on diazote l’amino-i-mélhyl-2-benzènesul-fone et on copule sur l’acide II, puis on fait agir le diazoïque de l’éther chloro-4-amino-2-diphénylique. Ce colorant teint la laine en noir bleuté.
- Monoazoïques. — Imperial Chemical Industries. — Addition 47.859 du 5 décembre 1936 au B. F. 792.409.
- Le brevet principal (voir R.G.M.C., 1936, p. 5o4) a décrit des colorants dérivés de p-aminophénylhydro-xyoxyéthyléther :
- AIE -C'IP-0—CII2—CIPOH
- qui est diazoté et copulé sur p-crésol et sulfonant dans le CIPOH. La modification consiste à sulfoner d’abord l’éther oxyéthylique et à diazoter et copuler ensuite.
- Tétrakisazoïques. — I. G. Farbeninduslrie. — B. F.
- 816.902, 26 janvier 1937.
- Ces colorants qui conviennent pour la teinture du coton et du cuir s’obtiennent en copulant la diamino-diphénylamine ou ses dérivés sulfoniques avec un acide amino-2-naphlolsulfonique (2:8:6 acide y), puis à tétrazoter et copuler avec une métaphénylènedia-mine comme, par exemple, Foxyéthylmétaphénylène-diamine. Ce sont des noirs pour colon viscose bien rongeables.
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- 452
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- AZOIQUES SUR FIBRE
- Azoïques et intermédiaires pour les produits. — Etablissements Kuhlmann. — Addition 47-766 du 28 février 1936 au B. F. 803.964.
- Le brevet principal a décrit un procédé qui consiste à traiter par l’acide nitreux le mélange d’un copulant et d’une base de Schiff appliqué sur la fibre. On prépare les bases de Schiff en condensant une amine primaire ne contenant pas de groupe solubilisant avec une aldéhyde aliphatique, isocyclique, hétérocyclique renfermant plusieurs groupes sulfoniques ou carboxy-liques.
- La présente addition est une extension de la préparation des bases de Schiff, lesquelles peuvent être solubilisées par la présence de groupes OH. De plus, ces bases peuvent être obtenues avec des aldéhydes aromatiques sulfonées. Exemple : on condense la chloro-4-orthotoluidine avec la benzaldéhydeorthosul-fonale de sodium en milieu alcoolique. Pour l’impression, on prépare une pâte avec le produit précédent mélangé avec l'orthotoluidide de l’acide oxynaph-toïque, de la soude caustique, du sulforicinale de soude et du nitrite de sodium. Un tissu de colon est imprimé, puis développé par un court passage dans un bain renfermant 4o cc. d’acide formique à 80% et 100 gr. de sulfate de sodium par litre et chauffé à 80-90°. On lave el savonne et obtient un rouge vif.
- Azoïques sur fibre. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 817.431, 5 février 1937.
- Dans la production de colorants azoïques sur la fibre on utilise généralement des diazoïques qui copulent en milieu alcalin, ce qui augmente la vitesse de copulation. Mais certains diazoïques sont sensibles aux alcalis comme c’est le cas pour la p-aminodiphényla-mine, la méthoxy-p-aminodiphénylamine, la dianisi-dine, etc. On a déjà proposé d’ajouter du bicarbonate, des sels de magnésium, etc., mais ce n’est pas toujours suffisant. On a trouvé que la présence de sels d’amines ne copulant pas, donne aux bains de développement alcalin, de la stabilité. Par exemple, des tissus de colon sont foulardés dans une solution alcaline habi-luelle d’aniline oxynaphtoïque (15 p. dans 1.000 p. d'éau). Après séchage, les tissus sont passés dans le bain contenant 3o p. par litre du sel de la p-mélhoxy-p-amino-diphénylamine diazolée, 2 p. du produit de condensation de l’alcool oléique et d’oxyde d’éthylène et 3o p. de sulfate de triéthanolamine. Dans d’autres exemples on utilise un sel de pipéridine, de sel de stéarylpyridinium, etc.
- COLORANTS POUR RAYONNE ACÉTATE
- Azoïques. — Société pour l'Industrie chimique à Bâle. — B. F. 816.727, 28 janvier 1937.
- Ces azoïques dérivent de nouvelles sulfones qui elle-mêmes se préparent en réduisant les sulfochlorures
- halogénés en acides sulfiniques qui sont alcoylés et finalement on fait agir l’ammoniaque.
- Mal Hal NH2 (po OPo (po
- so'ci sol SO R
- Par exemple, on réduit le chlorure de l’acide chloro-1-nitro-2-benzènesulfonique-4 en acide sulfinique. Celui-ci est méthylé à 110-115° avec CH3Br et donne la chloro-4-nitro-3-méthylphénylsulfone qui avec l’ammoniaque fournit l‘amino-4-nitro-3-méthylphénylsul-fone. Celle sulfone est diazolée et, combinée avec les amines, donne des colorants leignant la rayonne acétate.
- Colorants pour rayonne acétate. — J. B. Geigy. — B. F.
- 816.950, 28 janvier 1937.
- On diazote les amines de la forme
- NH2 Ason
- No=
- où X est de l’hydrogène, un nitro ou un halogène et R un alcoyle et on copule le diazo avec une monoacyl-métaphénylènediamine substituée par des alcoyles ou des oxyalcoyles. Par exemple, la nitro-5-amino-2-phé-nylmélhylsulfone est diazolée en milieu sulfurique el copulée avec l‘éthoxy-4--oxyéthylamino-3-acétani-lide-i. Le colorant teint la rayonne acétate en bleu.
- Colorants pour éthers de cellulose. — Elablissemenls Kuhlmann. — Addition 47.888 du 24 mars 1936 au B. F. 799-142.
- Le brevet principal (voir R.G.M.C., 1937, P- 192) a décrit des azoïques dérivés des amines oxyalcoylées de la diphénylamine. Cette préparation est étendue aux dérivés sulfatés de ces oxyalcoylamines. Par exemple, on condense l'oxy-3-diphénylamine avec l’oxyde d’éthylène (2 mol.) el la N-oxyéthylhydroxyéthoxy-3-diphé-nylamine est transformée en sulfate par la chlorhy-drine au sein de tétrachloréthane. Combiné avec la diazoparanitraniline, on obtient un colorant soluble dans l’eau et teignant l'acétylcellulose en rouge écarlate.
- COLORANTS ANTHRACÉNIQUES ACIDES
- Colorants anthraquinoniques. — Impérial Chemical Industries. — B. F. 816.710, 22 janvier 1938.
- Ces colorants renferment un groupe carboxylique éthérifié par un alcool contenant de 8-18 atomes de carbone. Par exemple, on chauffe l’acide amino-i-
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- 453
- mélacarboxyaniline-4-anthraquinonesulfonique-2 avec l’alcool dodécylique et un peu d’acide sulfurique en laissant l’eau distiller. L’éther duodécylique teint la laine en nuances bleues solides au foulon.
- COLORANTS POUR CUVE Anthracéniques
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — Addition 47.842 du 2 5 novembre 1936 au B. F. 807.788.
- Dans le brevet principal (voir R.G.M.C., 1938, p. 133) on traite, par les agents acylants, les produits de condensation résultant de traitement alcalin de Bz-benzanthronylaminoanthraquinone. On a trouvé que les agents acylants peuvent être remplacés par des agents aroylants et, en particulier, avec les corps halogénés cycliques susceptibles de former des cuves comme la chloroanthraquinone par exemple. Ce sont des gris.
- Colorants pour cuve. — Société pour l’Industrie chimique à Belle. — B. F. 816.853, 25 janvier 1987.
- On condense le fluoranthène avec les anhydrides d’acides orthodicarboxyliques en présence du chlorure d’aluminium. Ce sont des intermédiaires et des colorants teignant le coton en jaune.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — B. F.
- 817.002, 29 janvier 1987.
- On fait réagir la Pz-dioxyquinoxaline avec les dérivés halogénés des amines. Par exemple, la Pz-dioxy-2-3-pyrazinoanthraquinone est chauffée avec la métato-luidine et le chlorure de zinc au sein de nitrobenzine. La matière première s’obtient elle-même par l’action de l’acide oxalique sur la diamino-2-3-anthraquinone. Le colorant teint le coton en rouge.
- Colorants anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie.
- — Addition 47.991,6 janvier 1937 au B. F. 746.892.
- Dans le brevet principal on a décrit les colorants qui se forment dans l’action du chlorure de zinc sur le sulfure de dianthraquinonyle-1-2‘. On a trouvé que l’aluminium en présence d’acide sulfurique produit les mêmes transformations.
- Colorants et intermédiaires anthraquinoniques. — Société pour l'Industrie chimique à Belle. — B. F. 817.422, 5 février 1937.
- On fait réagir les hydrazines sur les dérivés anthra-quinoniques ayant en position a un halogène, un groupe aminé, hydroxylé, etc. Les produits ainsi obtenus sont traités par les agents condensants ou substituants. Par exemple, l'a-chloroanthraquinone est chauffée avec la méthylhydrazine en solution aqueuse. On peut remplacer le dérivé chloré par l’amino-5-chloro-i-anthraquinonc et faire réagir sur le NH2 d’autres composés.
- Colorants anthraquinoniques. — Société pour l'Industrie Ghimique à Belle. — B. F. 817.579, 11 février 1937-
- On sait que la condensation de Bz-halogéno-1-benzanthrones avec les a-aminoanthraquinones suivie d’un traitement alcalin donne des colorants renfermant un noyau hydropyridinique. On a trouvé qu’un même noyau se forme en traitant les o.-arylaminoanthraqui-nones substituées en ortho, par les agents de condensation. Par exemple, la méthoxy-2-naphtylam ino-i-anthraquinone donne avec A1C13 un vert olive.
- COLORANTS DIVERS
- Colorants du triphénylméthane. — I. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 816.287, 13 janvier 1927.
- Ces colorants sont à la fois dérivés azoïques et dérivés du triphénylméthane. On peut les préparer en diazolant une aldéhyde aminée, combinant avec un composant azoïque, puis condensant le groupe aldéhyde avec une amine tertiaire. On peut aussi préparer le colorant du triphénylméthane et diazoter ensuite et copuler. Par exemple, la m-aminobenzaldéhyde est diazotée et copulée avec le B-naphtol. Le colorant est condensé avec la diméthylaniline et la leucobase oxydée : on obtient un colorant basique teignant en bleu vif.
- Composés cœranthréniques. — I. G. Farbenindustrie. — Addition 47.802, 3o septembre 1936 au B. F. 794.596:
- Le brevet principal (voir R.G.M.C., 1936, p. 507) décrit la réduction des cœroxonols. On a trouvé qu’on peut également réduire les dimélhyl-3-i3 et 3-i5 cœroxonols par le zinc ; on obtient des dimélhylcæroxènes qui sont solubles dans les solvants organiques avec une fluorescence intense.
- Colorants triarylméthyliques. — I. G. Farbenindustrie.
- — Addition 47.796 du 5 septembre 1936 au B. F. 790.564.
- Dans le brevet principal on a décrit la fixation d’amines primaires ou secondaires sur les nitriles acryliques (voir B. F. 790.564, R.G.M.C., 1936, p.416). Cette réaction est étendue aux nitriles
- X——CHCH2-CN
- où AN est un cycle azoté comme l'indol, le carbazol, le thiazol. Ces composés sont condensés avec les benzophénones substituées et POC13 et fournissent des colorants basiques violets ou bleus qu'on peut sulfone r.
- Phtalocyanines. — I. G. Farbenindustrie. — B. F. 816.692, 22 janvier 1937.
- On obtient des phtalocyanines en traitant les dini-triles par les agents halogénants. Ainsi le phalodini-trile est traité par Br au sein du nitrobenzène bouillant jusqu’à cessation du dégagement de BrH. On ajoute alors du chlorure de cuivre dissous dans la pyridine; on obtient un colorant vert.
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- L. OU M
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Phtalocyanines. — /. G. Farbenindustrie: — B. F. 816.859, 25 janvier 1937.
- On obtient les phtalocyanines par plusieurs procédés qui donnent des colorants bleus solides, tandis que les colorants verts préparés par ces méthodes sont peu solides. On a trouvé qu’en introduisant des groupes alcoyloxy ou arayloxy la couleur bleue vireau vert et devient solide.
- Colorants triarylméthyiiques. — I. G. Farbenindustrie.
- — B. F. 816.768, 25 janvier 1937.
- On utilise des aldéhydes renfermant le groupement salicylique (OH et COOH en ortho) avec des amines secondaires ou tertiaires. On utilise par exemple l’acide tolylaminoéthane sulfonique et l’aldéhyde
- COOlI
- TT
- CHOCH*
- Le colorant teint la laine, après chromatage, en rouge-violet.
- Colorants chromatables. — I. G. Farbenindustrie. — B.
- F. 816.991, 29 janvier 1937.
- On condense les acides oxytrimellique avec des composés méthyléniques cycliques comme par exemple la quinaldine en présence de chlorure de zinc. On obtient le produit de formule
- 8 O —
- CH
- OH
- qui est sulfoné. C’est un colorant teignant la laine et qui, après chromatage, donne une nuance jaune de bonne solidité.
- Phtalocyanines.—I. G. Farbenindustrie.— B.F.817.167, 1er février 1937.
- Les phtalocyanines halogénées, comme celles préparées suivant le B. F. 816.692 sont traitées par les amines primaires ou secondaires les plus diverses. On obtient ainsi des pigments métalliques dont les nuances sont déplacées vers le vert.
- Phtalocyanines. — I. G. Farbenindustrie. — B. F.
- 817.409, 5 février 1937.
- Ce brevet se rattache au précédent en ce sens que les halogénophtalocyanines sont amenées à réagir avec les composés hydroxylés benzéniques ou naphtalé-niques. La nuance des produits de condensation est plus verte que celle des matières initiales.
- Composés polycycliques alcoylés. — I. G. Farbenindus-trie. — B. F. 817.559, 18 janvier 1937.
- On prépare des dérivés polycycliques en chauffant des composés hydroxylés ou aminés tétracycliques avec des amines ayant de longues chaînes carbonées.
- Colorants triarylméthyliques.— /. G. Farbenindustrie.—
- B. F. 817.746, il février 1937.
- Les colorants du triphénylméthane qui renferment seulement un groupe susceptible de former des complexes, sont traités par les sels de chrome. Par exemple, l'hydrol de Michler est condensé avec l’acide oxy-i-carboxy-2-naphtalènesulfonique-7 et transformé en complexe chromique ; il teint la laine en bleu.
- HOMMAGE AU PROFESSEUR HAWORTH
- Le 17 octobre eut lieu à l’Université de Birmingham une cérémonie dans le but de commémorer l’anniversaire de l’attribution du prix Nobel au Professeur Haworth. Cette Université s’enorgueillit d’avoir dans son sein unau Ire lauréat du prix Nobel : le vicomte Cecil.
- Les travaux de Haworth ont complètement modifié les idées sur la constitution des sucres et des hydrates de carbone en général telle que l’avaient établie les mémorables recherches d’Emile Fischer.
- Les relations qui existent entre les sucres notamment le glucose et la cellulose ont nécessairement conduit à modifier les nombreuses formules qui avaient été attribuées à la cellulose.
- Les travaux de Haworth complétés par l’étude du spectrogramme aux rayons X ont permis de donner une représentation complète de la molécule de la cellulose dans l’espace.
- NECROLOGIE
- Henri-Raymond VIDAL
- Nous apprenons avec regret la mort de M. H.-R. Vidal survenue à Paris le 3o octobre à l’âge de 76 ans.
- Les découvertes de Vidal relatives à la préparation
- de colorants sulfurés et qui remontent à plus de 40 ans ont donné l’impulsion aux recherches intenses qui ont été poursuivies dans le groupe des colorants sulfurés.
- Nous consacrerons dans notre prochain numéro une notice plus détaillée à l’activité de H.-R. Vidal.
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- LES DERMATITES PROVOQUEES PAR LES TEXTILES
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- TEINTURE-IMPRESSION
- LES DERMATITES PROVOQUÉES PAR LES TEXTILES
- par M. A. RÉVEILLON
- Depuis de longues années les industriels du textile et de la teinture, se trouvent, en Angleterre, sous la menace d’être traînés devant les tribunaux parce que les tissus ou les fourrures fabriqués ou traités par eux provoquent chez certains rares clients, des accidents cutanés. Presque toujours les juges, guidés par les avis des médecins ou des experts, prononcent la condamnation des fabricants à des dommages plus ou moins élevés.
- Nous avons déjà fait connaître les moyens mis en commun par nos voisins afin de présenter un front de résistance à ces attaques. On se rappelle qu’il s’est constitué un Comité permanent qui groupe les divers représentants du textile, de la teinture et des apprêts et qui a pris le nom de Committee of Alleged Derma-titis (voir B.G.M.C. 1937, p. 367). Les travaux auxquels ce Comité s’est livré activement, l’ont conduit à une doctrine qui a été exposée dans des conférences faites par M. Whittaker à Bradford et à Nottingham dans le courant de cette année. Nous croyons qu’il est intéressant de les rapporter ici, car il s’est également élevé, chez nous, des contestations au sujet d’irritations occasionnées par les vêtements ou les fourrures teintes.
- M. Whittaker s’est livré à une étude documentaire sur les cas typiques venus devant les tribunaux anglais, sur les opinions exprimées par les juges, sur les arguments qui les ont guidés et enfin, il en lire, avec le Comité, les conclusions pratiques. Tout d’abord, on constate que des actions ont été intentées à la suite du port de vêtements de toutes espèces de fibres textiles même de fibres qui n’avaient jamais été teintes. D’autre part la loi sur laquelle s’appuient les jugements (Sales of Goods Act de 1893) s’exprime en termes très peu précis et dont l'interprétation devient, par suite, très difficile. Ainsi, il est dit que « les marchandises doivent avoir été raisonnablement constituées dans le but pour lequel elles sont vendues ».
- C’est ce manque de précision qui est à la base des conflits et on se rend compte qu’elle met le juge dans une situation embarrassante, de là le fait qu’on trouve des sentences absolument contradictoires.
- Ainsi qu’il a déjà été signalé maintes fois, s’il y a eu des cas d’irritation grave causée certainement par des teintures, il en est un grand nombre d’autres où n’est intervenue qu'une sensibilité individuelle ou idiosyncrasie. Mais certains juges n’ont pas admis cette distinction et c’est ce point spécial que le Comité de défense s’efforce de faire prendre en considération d’une manière générale.
- On ne cesse de rappeler que parmi les millions d’individus qui mangent des crustacés, des œufs, des fraises etc., il y en a un petit nombre qui contractent de l’urticaire. Ils n’attaquent pas le marchand qui a vendu ces aliments, ils s’abstiennent simplement d’absorber ces produits. De même si un médecin administre un médicament dans des conditions de son emploi usuel, il ne court pas le risque d’être attaqué si le patient supporte mal le remède. Pourtant dans ce cas, il a observé son malade, il le connaît, il sait dans quel état général celui-ci se trouve. Or, il en est tout autrement pour le marchand qui a vendu des effets d’habillement. Ces effets sont fabriqués avec des matières produites en quantités considérables par dizaines, centaines ou milliers de pièces et vendues dans des régions très éloignées à d’innombrables individus parmi lesquels il arrive qu’un nombre infime contractent de la dermatite. Il est tout à fait injuste qu’il puisse y avoir une responsabilité engagée si ces quelques cas exceptionnels d’irritation sont dus à des causes physiologiques inhérentes à ces rares individus c’est-à-dire à de l’idiosyncrasie.
- Il semble bien d’après certains jugements rendus aux Etats-Unis que le point de vue de l’idiosyncrasie est admis par la justice; il ne l’est pas encore en Angleterre. Effectivement M. Whittaker cite cinqjuge-ments rendus à Liverpool, à Leeds, etc. dans lesquels les opinions des juges sont contradictoires, les uns admettant la sensibilité particulière du plaignant, les autres n’en tenant pas compte. Ainsi, devant les Assises de Liverpool, la Schampoo Powder C° fut con-dam née parce que dans un lot de poudre de schampoing de 85.000 paquets, un seul avait occasionné une irritation à une acheteuse ! La poudre incriminée était composée de borax, de savon de noix de coco, et d’un peu de parfum.
- Dans des questions qui, comme celles-ci, se rattachent à la technique, les juges tiennent naturellement compte de l’avis des experts et des arguments des avocats. Or les experts appelés, dont les avis sont sollicités pour ces questions, sont des médecins et des chimistes. Mais il faut bien convenir qu’il arrive fréquemment, trop fréquemment même, que ni les uns ni les autres ne sont compétents.
- M. Whittaker rapporle quelques exemples tout à fait comiques. Dans un procès à propos d’une fourrure, un analyste l’ayant examinée répond au juge « J’estime que celle fourrure a été entièrement teinte. » — Vous estimez donc que la peau a été teinte aussi? demande
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- LES DERMATITES PROVOQUEES PAR LES TEXTILES
- le juge — « Non dit l’expert, seulement les poils ». — Demande : Comment a-t-on pu teindre tout le poil sans teindre aussi la peau? — Réponse de l’expert : « La pratique est la suivante : je crois qu’on rase les poils et qu’on les colle après teinture ». L’auteur cite d’autres exemples aussi caractéristiques d’incompétence. Mais la complexité des problèmes que posent ces procès est démontrée par une action retentissante qui, d’abord plaidée en Australie, eut son épilogue à Londres. Il s’agissait d’un pantalon en laine qui avait provoqué de l’irritation chez un client et dans lequel l’analyse avait révélé la présence de 0,02 % d’acide sulfureux. Le jugement estima que les précautions nécessaires n’avaient pas été prises et qu’il y avait eu négligence : coût 2450 livres sterling d’indemnité à payer par l’Australian Knitling Mills Ltd.
- Cette sentence a provoqué un certain émoi devant lequel le Comité a réagi en nommant une commission dans le but d’établir une méthode permettant de déterminer la quantité d’acide qui peut normalement rester dans la laine. Le rapport de cette commission sera publié prochainement.
- En résumé, les efforts qui sont accomplis en ce
- moment sont dirigés vers les trois points suivants : centraliser toutes les plaintes en dommages portées au sujet de dermatite et donner les indications sur la conduite à tenir, combattre les tentatives de spéculations frauduleuses et enfin, faire admettre comme moyen de défense, l’idiosyncrasie, s’il y a lieu.
- Du point de vue pratique, il s’agit d’établir des méthodes d’analyse précises et les échantillons incriminés devront être soumis à deux analystes lesquels devront uniquement relater les faits observés positifs ou négatifs. Ensuite, on demandera l’avis d’un médecin qui devra soumettre le malade à l’essai direct (palsh lest) qui consiste à appliquer sur la peau un morceau du tissu incriminé, pendant une durée déterminée et répéter le même essai sur un grand nombre d’autres individus.
- Il est bien entendu que si les experts, après ces essais minutieux, décèlent la preuve qu’il y a eu malfaçon ou négligence le Comité de défense se désintéressera d’un tel cas.
- On peut voir par ce résumé succint combien la question est complexe et délicate et à quel point il importe de trouver une solution équitable pour tous.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- TEINTURE
- La détection, par teinture, de la détérioration de la laine et sa validité. — R. FOLGNERel G. SCHNEIDER. — Melliand Textilberichte, mars 1938, p. 273-274.
- Pour déterminer le degré de détérioration subie par la laine, on dispose, outre des méthodes purement mécaniques et chimiques, d’une série de procédés qui reposent sur l’aptitude plus grande à se colorer qu’ont les parties de laine endommagées. A ce sujet, un grand nombre de colorants ont été recommandés, dont les plus importants sont :
- Bleu méthylène BB (Kronacher et Lodemann, Zlsch. f. Tierzücht, Bd 6, 8);
- Rouge pour coton 10 B (Sieber, Melliand Textilbe-richle, 1928, 326) ;
- Carmin d’indigo (A. Herzog, Melliand Textilberichte, 1931, 768);
- Bleu pour coton II (Galloway, J. Textile Inst., 1930, t. 277; Nopilsch, MelliandTextilberichle, 1933, 139).
- On évalue la réaction surtout quantitativement au moyen du microscope, bien que l’examen microscopique soit préférable lorsqu’on dispose d’une quantité suffisante de matière.
- Les auteurs montrent qu’il est difficile d’évaluer, par des essais de teinture, les détériorations qu’a subies la laine au cours de la fabrication, surtout si l’on ne dispose pas de matière première non traitée. On décèle facilement les détériorations grossières, sans cependant les situer par les méthodes de teinture.
- Alors que les laines attaquées par les acides n’ont
- pas une affinité aussi forte pour les colorants que les laines attaquées par les alcalis, la détermination de la détérioration, par dosage de l’azote passé en solution dans le bain, conduit à des valeurs plus faibles pour les laines qui ont été endommagées par les alcalis.
- Mais les écarts entre les indices d’acide des laines altérées par les alcalis, contrairement à ceux des laines attaquées par les acides, pour une même perle de résistance, ne sont pas aussi grands que ceux qui apparaissent lors des essais de teinture.
- Avant d’estimer le degré de détérioration, il faut d’abord établir s’il s’agit d’une détérioration alcaline ou acide, en utilisant éventuellement la réaction de Allwôrden et celle du gonflement de Krais, Markert et Vier tel.
- Pour estimer numériquement les détériorations il faut ensuite doser l’azote soluble, par la méthode de Sauer, modifiée par les auteurs.
- On peut aussi mesurer le degré de détérioration par teinture au carmin d’indigo, en dénombrant les fibres teintes, à moitié teintes et non teintes, parmi 100 brins essayés. Toutefois il importe de fixer d’abord exactement les conditions dans lesquelles s’effectue l’examen: valeur de pH, durée, température et rapport de volume du bain de teinture. L. B.
- Contribution à la préparation, aux teintures et aux apprêts des tissus crêpe en rayonne et en acétate. — K. MA-ROTTE. — Monalshefle f. Seide u. Kunstseide Zell-wolle, juillet 1938, p. 279-285.
- Les tissus crêpe de rayonne viscose ou acétate subissent d’abord une préparation, puis le crêpage et
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- un nettoyage, enfin la teinture et l’apprêt. Le résultat dépend en grande partie du traitement préliminaire des pièces de tissu écru avant le premier traitement au mouillé. Il importe d’éliminer les plis, les cassures et les taches et de rechercher les défauts existants dans les pièces. Il faut également s’assurer des caractéristiques du tissu, avant de commencer tout traitement.
- Les pièces de tissus unis ou crêpe doivent arriver à la teinturerie enroulées sans plis sur rouleaux. A cet effet on calandre souvent les pièces avant de les traiter. Un élargisseur placé devant la calandre facilite beaucoup l’élimination des plis. Les pièces de tissu à crêper subissent ordinairement un gaufrage préalable qui permet d’éviter des inégalités lors du crêpage. Mais ce gaufrage nécessite une grande expérience, car il peut conduire à une fixation locale de l’encollage, ainsi qu’à un brillantage par places.
- La réussite du crêpage dépend en grande partie de l’encollage du tissu. Un bon encollage se compose de gélatine et d’huile; le bain doit avoir une richesse constante de façon à ne pas donner lieu à une absorption irrégulière du bain de désencollage et, par suite, à un désencollage inégal. Le désencolleur doit tenir compte de l’état de veillissement du désencollage de manière à régler convenablement les bains.
- On contrôle l’activité des bains de débouillissage par la mesure du pH, au moyen de réactifs colorés. Lorsque les bains sont eux-mêmes colorés, on en prélève une partie au moyen d’un sac de cellophane rempli d’eau distillée et que l’on maintient pendant lo minutes dans les bains. De celle façon, les éléments actifs des bains sont dialysés et la mesure colorimé-trique du pli en est facilitée.
- Le bain de débouillissage, dont le rôle est d’éliminer l’encollage, les taches, les impuretés et d’assouplir le tissu, est monté à un pH 10,2 et maintenu à une température de 85-95°C. Grâce à la manœuvre mécanique des pièces, l’encollage et les taches sont éliminés au bout de 3o à 45 minutes (sauf taches difficilement solubilisables). On emploie des savons avec addition de solvants hydrogénés (tétraline) et des dispersants de savons de chaux (métaphosphates, pyrophosphates).
- Depuis quelque temps, on remplace les savons et les sulfonales par des produits résultant de la condensation d’alcools gras sulfonés avec des composés de l’acide phosphorique. Ces produits sont des dispersants puissants des sels de chaux ; ils adoucissent en même temps la fibre.
- Pour le désencollage de l’acétate, le bain doit avoir un pH maximum de g,5. L’auteur recommande de titrer les bains de savon au moyen d’une liqueur de chlorure de calcium, jusqu’à disparition de la mousse.
- Généralement, les pièces sont traitées dans plusieurs bacs successifs au large et sans subir la -moindre tension. Dans le premier bac (bain de désencollage proprement dit), la vitesse du tissu est plus grande ; elle est réglée pour que le crêpage (rétrécissement) puisse s’opérer sans tension. Le tissu se place ensuite sur un tablier horizontal sans fin sur lequel se produit le retrait de crêpage, puis il passe entre des gicleurs de
- rinçage et dans un bac de savonnage et finalement entre des gicleurs de rinçage. Le premier bain, celui de désencollage est une solution de soude caustique.
- Mais on se sert aussi de dispositifs plus simples. Par exemple, un foulard pour passer les pièces au large dans le bain de soude caustique et un bac à tourniquet pour continuer le traitement en boyau (savonnages et rinçages). A noter que le matériel dont on fait usage en soierie, pour le décreusage et pour les lavages convient très bien pour les tissus de rayonne.
- Pour la teinture, on se sert exclusivement de barques à tourniquet. Les parois intérieures du bac doivent être bien lisses de façon à ne pas érailler les pièces. Les bacs avec revêtement intérieur en porcelaine et avec tourniquet et rouleaux d’appel commandés sont ceux qui conviennent le mieux. Il faut, en effet, veiller à ce que les pièces tournent sans subir la moindre tension. Bien entendu, lors de la teinture, on s’arrange pour que les pièces ne se nouent pas, car le frottement du tourniquet sur la partie portante des pièces pourrait endommager la surface de celles-ci. On ne doit pas non plus trop surcharger les bacs et monter des pièces en boyaux trop longs.
- Tandis que pour les tissus viscose on s’efforce de teindre le plus rapidement possible, au contraire, pour les tissus d’acétate, on ralentit le plus possible la teinture, car dans ce dernier cas, si l’on charge' ou si l’on chauffe trop fortement le bain de teinture, en vue d’accélérer celle dernière, on obtient des teintures mal unies et insuffisamment solides au bain au frottement, en parliculier dans les nuances foncées.
- 11 est recommandable d’ajouter des agents d’unisson et de pénétration aux bains de teinture, aussi bien pour la viscose que pour l’acétate.
- L’apprêt des crêpes de rayonne est très varié. 11 dépend de la mode. La nouveauté la plus importante dans l’apprêt des tissus crêpe est l’apprêt aux résines synthétiques pour rendre le tissu infroissable.
- A signaler également les apprêts résistants au lavage obtenus en traitant les tissus par des éthers-sels de cellulose.
- L. B.
- Teinture de la laine et du coton en bourre en kaki etpour les tissus des armées de l’air. — Anonyme. — The Dyer and Textile Printer, avril 1938, p. 309-310.
- Les tissus kaki et ceux de l’armée de l’air (Grande-Bretagne) sont fabriqués en laine ou bien, dans le cas de la flanelle kaki pour shirtings, en laine et colon. La laine est généralement du croisé et pour les uniformes d’officiers, on emploie de la laine fine. La laine est nettoyée avant d’entrer dans le bain de teinture.
- Les pièces doivent résister aux épreuves (du cahier des charges) d’exposition à la lumière, de solidité à la sueur, de solidité à la boue et à un foulon déterminé.
- Il y a trois qualités de tissu kaki : le sergé, la capote, la flanelle.
- La trame du sergé est filée avec des laines de différentes nuances et de la laine blanche. Les nuances,
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- olive, rouge-jaune sur laine sont obtenues par le procédé mélachrome avec des colorants au chrome et mélachrome, en entrant la laine dans le bain à une température inférieure à celle du bouillon, puis en faisant bouillir pendant 3o minutes en présence d’ammoniaque, du colorant, du mordant de chrome, puis en ajoutant l’acide (acétique), et continuant de faire bouillir pendant encore 3o minutes, levant et rinçant.
- La nuance canari, ne contenant pas de brun méta-chrome ne nécessite pas un bouillon de 3o minutes avant l’addition d’acide.
- Le bleu est obtenu avec indigo en cuve am moniacale.
- Les teintures sur laine pour capote sont obtenues de la même façon que celles pour sergé ; elles comportent un brun-olive, un vert-olive, un or-olive, un bleu indigo et du blanc.
- Quant au kaki flanelle, c’est un tissu laine et coton (chaîne et trame). La partie laine est teinte en colorants mélachrome, la partie coton est teinte en colorants au soufre, avec traitement subséquent en chrome et cuivre.
- Les draps pour l’armée de l’air sont tissés avec une chaîne composée de 2 parties indigo, 3 parties noir, 15 parties ardoise et 2 parties blanc et une trame composée de 4,5 parties ardoise clair, 5 parties ardoise foncé, 1,5 partie indigo et 1 partie blanc.
- Le noir est obtenu avec noir au chrome T et l’ardoise avec bleu noir monochrome G nuancé avec d’autres colorants au chrome.
- La nuance indigo est obtenue avec de l’indigo en cuve am moniacale.
- L. B.
- Contribution à la théorie de la teinture acide de la laine (VIIe communication). L’influence de la concentration d’ions hydrogène et des produits d’unisson sur le comportement tinctorial des colorants Palatin solide. — W. ENDER et A. MULLER. — MeUiand Textilbe-richte, 1938, p. 272-273.
- Les auteurs ont étudié l’influence de la concentration d’ions hydrogène sur le comportement tinctorial des colorants Palatin solide, lls ont trouvé que la coloration de la laine avec les colorants Palatin solide atteint un maximum dans une zone de pH déterminée.
- Le maximum de coloration se produit pour les acides monosulfoniques de Palatin solide, à des valeurs plus élevées que pour les acides disulfoniques.
- L’action égalisante des acides minéraux et du sel Palatin solide O dans la teinture en colorants Palatin solide est attribuée à une diminution de l’affinité, par suite du ralentissement de la formation de complexe entre le complexe de chrome du colorant et les groupes basiques de la laine. Dans le cas des acides minéraux, l’ionisation plus forte des groupes basiques de la laine, dans le cas du sel Palatin solide 0, la fixation de ce composé à la molécule de colorant, sont la cause de la tendance plus faible à former le complexe laine-colorant.
- Dans certains cas, en particulier, pour les acides
- disulfoniques de Palatin solide, la vitesse d’absorption du colorant est augmentée par l’acide minéral ou le sel de Palatin solide 0.
- L. B.
- IMPRESSION
- Sur le rongeage des teintures de colorants indigoïdes. — A. SCIIURCII. — Melliand Texlilberichte, août 1938, p. 665-G66.
- Au début on rongeait les fonds d’indigo par oxydation ; on imprimait du bichromate, puis on passait les pièces dans un mélange d'acides sulfurique et oxalique dilués. Mais aux enlevages la fibre était fortement attaquée (formation d’oxycellulose).
- Plus tard on ronge l'indigo avec des chlorates en présence de catalyseurs appropriés, ce qui diminuait l’attaque de la fibre.
- Mais ce ne fut que par l’emploi de l’hydrosulfile en combinaison avec certaines bases d’ammonium quaternaires (comme le chlorure de diméthylphényl-benzylammonium sulfoné) qu’on réalisa des enlevages sans modifier aucunement la fibre.
- En ce qui concerne les enlevages colorés, dans le cas de rongeants oxydants, on était limité à l’emploi de quelques colorants directs jaunes en dehors de celui de pigments insolubles fixés à l’albumine.
- Ultérieurement l’utilisation de couleurs azoïques insolubles en préparant en naphtol le tissu teint, puis rongeant avec un rongeant au chlorate contenant le composé de diazonium, présentait l'inconvénient de produire des colorants azoïques qui résistaient dans peu de cas à l’action du chlorate.
- On essaya alors d’appliquer les colorants de cette classe en combinaison avec les rongeants à l’hydrosulfile. Ici il était encore moins possible d’imprimer une couleur-rongeant contenant le composé de diazonium, parce que, d’une part, le composé de diazonium, corps oxydant, devait paralyser l’action de l’hydrosul-fite et, d’autre part, les colorants azoïques prenant naissance sont détruits par l’hydrosulfile. On incorpora alors des naphtols dans la couleur-rongeant à 1 hydrosulfite, on vaporisa et on passa après rongeage dans une solution de diazo. Mais ce procédé échoua du fait que les sulfite et bisulfite formés par l’hydrosulfile constituent, comme on le sait, d’énergiques réserves sous colorants azoïques insolubles.
- Or, l’on constata qu’il était possible de ronger certains colorants indigoïdes sans employer d’hydrosul-fites, par exemple au moyen de la potasse en combinaison avec certains sels de composés d’ammonium quaternaires (sel rongeant Giba W) par vaporisage. Comme dans le nouveau procédé, l’hydrosulfile et, parlant, les sulfite et bisulfite, sont supprimés; la réalisation par incorporation de naphtols dans la couleur rongeant, vaporisage suivi d’un passage en solution de diazo, a repris de l’importance ces temps derniers, car le procédé en question donne de bons résultats. Des couleurs d’impression ainsi préparées, à cause de l’absence d’hydrosulfile, conviennent Ires bien à l’im-
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
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- pression à la main et au film, puisqu’on peut, sans risque de perte du pouvoir rongeant, abandonner le tissu imprimé avant de le vaporiser.
- L. B.
- Pour traiter dans les conditions voulues les brosses d’alimentation des rouleaux d’impression. — A. FRAN-KEN. — Klepzig's Texlil-Zeilschrift, juillet 1938, p. 407-408.
- Les garnitures des brosses d’alimentation des rouleaux sont en fibres animales (soies de porc), ou en fibres végétales (tampico). On comprend alors que les usages auxquels on destine les brosses dans l’impression soient déterminés et limités.
- Les coloristes connaissent bien les réactions que donnent sur les deux sortes de fibres les composés entrant dans les couleurs. On emploie les fibres végétales pour les couleurs alcalines et les soies dans les autres cas. On peut, dans ces conditions, assurer une longue durée aux brosses.
- Mais de nombreux essais de laboratoire ont montré que la détérioration des brosses était provoquée plus par des actions physiques que par des actions chimiques.
- En effet, la brosse d’alimentation passe dans les couleurs dont elle garnit le rouleau de cuivre gravé. Ses fibres sont donc, jusqu’à sa monture, en contact avec les couleurs et les produits chimiques qu’elles renferment.
- Après usage, on l’arrose habituellement avec de l’eau
- NOUVEAUX
- Société pour l’Industrie Chimique à Bâle.
- Voici le détail des dernières cartes éditées par la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle :
- Carte n° 1595 :
- Colorants spéciaux Pour TISSUS mixtes.
- Cette carte illustre sur tissu mi-laine les colorants mi-laine, mi-laine solides et mi-laine solides au chrome ainsi que les mômes colorants avec réserve de la rayonne acétate. On y trouvera aussi les colorants Polytexe sur laine-soie et coton et les colorants Poly-lexe solides sur laine, soie, colon et rayonne viscose.
- Les colorants mi-laine conviennent à la teinture en un bain et sont très intéressants pour les teinturiers dégraisseurs. Les colorants mi-laine solides se caractérisent avant tout par leur bonne solidité à la lumière, au frottement et au repassage. Les colorants mi-laine solides au chrome présentent une solidité à la lumière bonne à excellente, ils sont en outre plus solides au lavage et à l’eau que les colorants mi-laine solides. Ils sont utilisés pour l’article robe mi-laine ou laine-schappe viscose de bonne qualité, pour les tissus pour
- et on la fait sécher. C’est précisément lors de ce nettoyage qu’on commet la faute dont dépendra la durée de la brosse d’alimentation.
- Le nettoyage par arrosage avec un jet d’eau plus ou moins puissant ne suffit pas pour nettoyer parfaitement la garniture (fibres) surtout au pied (à la monture), car l’eau ne pénètre pas complètement. Il s’ensuit que les fibres durcissent par dessication et deviennent cassantes.
- On a constaté qu’une « brosse lavée» renfermait encore suffisamment de couleur pour imprimer un peu de tissu. Et cela ne constitue pas un cas particulier ainsi qu’on peut s’en rendre compte par plusieurs contrôles. De fait les brosses sèchent en durcissant et les fibres se rompent.
- Pour nettoyer convenablement les brosses à leur sortie de la machine à imprimer, on les débarrasse d’abord de la plus grande partie de couleur en les frottant sur une pièce de bois en forme de croissant, puis on les arrose avec un jet d’eau puissant et on les plonge dans une bassine d’eau où on finit de les nettoyer avec une brosse métallique ou une brosse dure de façon à atteindre les parties de fibres insérées dans la monture. Enfin, il est bon de rincer soigneusement à l’eau courante dans une auge spéciale, pendant une demi-heure les brosses nettoyées, puis de les passer dans une eau légèrement glycérinée.
- Ces soins complémentaires, lors du nettoyage, sont largement compensés par l’augmentation de la durée (qui est doublée) des brosses.
- L. B.
- COLORANTS
- manteaux de pluie et les fils à lapis et à tricoter. Les colorants Polytexe se prêtent tout spécialement à la teinture en un bain de tissus composés de laine, coton et soie. Les colorants Polytexe solides diffèrent des colorants Polytexe ordinaires par une solidité à la lumière bien supérieure.
- Carte n° 1600 :
- Colorants Néolane sur filés pour tapis.
- Celle carte illustre 142 teintes en colorants Néolane, nuances types et nuances mode.
- L’industrie des tapis exige un grand choix de nuances ; elle exige également :
- Une excellente solidité à la lumière et une résistance suffisante aux traitements humides tels qu’ils entrent en ligne de compte pour les tapis, comme par exemple un brossage à l’eau ammoniacale et un faible lavage au savon pour l’élimination des taches (Lapis pour chemins de fer, paquebots, restaurants). La plupart des teintes doivent en outre pouvoir supporter les traitements alcalins ou chlorés auxquels on a recours pour conférer aux tapis l’aspect ancien ou du brillant
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- NOUVEAUX COLORANTS
- L’assortiment des colorants Néolane utilisés pour les teintes illustrées dans la présente carte répond dans une forte mesure à ces exigences. Au point de vue tinctorial, il est bien connu que les colorants Néolane unissent et tranchent facilement ; ils permettent d’établir des tons vifs, de même que des nuances rabattues, telles qu’elles sont recherchées pour cet article. Enfin, on n’éprouve aucune difficulté à réaliser les coloris désirés en nuances ne changeant pas à la lumière artificielle.
- Carte n° iGoi :
- Nuances mode sur fils a tricoter
- DE LAINE-SCHAPPE VISCOSE ET LAINE AVEC FILS D’EFFETS DE VISCOSE.
- Cette carte illustre les colorants Néolane, acides, solides pour drap et mi-laine solides au chrome appropriés à la teinture de ces filés spéciaux. Pour obtenir des coloris mode tendres et frais, teindre uniquement la laine en utilisant les colorants réservant plus ou moins la fibre végétale. Pour des nuances plus soutenues, les deux fibres doivent être teintes pour éviter des tons dichroïques. Les colorants mi-laine solides au chrome doivent en général répondre aux exigences posées pour cet article.
- Carte n° 1602 :
- Teintes sur fils Mélanges LAINE-CISALFA.
- Cette carte illustre les différentes classes de colorants appropriés à la teinture des fils mélangés de 50 parts de laine et 5o parts de cisalfa.
- Les teintes n" 1 à 1'2 ont été obtenues avec des colorants mi-laine ordinaires qui donnent des nuances ton sur ton d’une solidité passable à la lumière et au lavage.
- Les teintes n° 13 à 24 ont été établies en colorants mi-laine solides, d’une solidité à la lumière nettement supérieure aux colorants mi-laine ordinaires.
- Les teintes n" 25 à 36 en colorants Polytexe solides donnent également des coloris d’une bonne solidité à la lumière.
- La solidité à l’eau des teintes obtenues avec ces trois groupes de colorants peut être améliorée par un traitement ultérieur de Sapamine KW ou en Lyofix DE. La solidité à la sueur et au lavage des nuances bleu marine et noire peut également être améliorée par un traitement ultérieur avec 3 % de formaldéhyde et i % d’acide acétique 40%.
- Les teintes n° 37 à 50, en colorants mi-laine solides au chrome, présentent une très bonne solidité à la lumière, ainsi qu’une solidité à l’eau, au lavage et à la sueur meilleure que les groupes ci-dessus.
- Les teintes n° 51 à 64, en colorants diazolables, combinés à des colorants solides pour drap tirant eu bain neutre et teints d’après le procédé diazo en un
- bain. Ces combinaisons donnent, en opérant un choix approprié, une bonne solidité au lavage, à la sueur et à la lumière.
- Carte n° 1 605 :
- Colorants CHLORANTINE Lumière,
- Nuances mode sur tissu coton.
- Celle carte illustre un choix de nuances mode solides à la lumière sur reps coton, teintes en colorants Chlo-rantine Lumière. Pour chacune de ces nuances, la combinaison choisie est celle donnant la meilleure solidité à la lumière. Cette carte sera donc très appréciée pour la teinture des tissus ameublement et pour rideaux.
- Carte n° 1610 :
- Colorants néolane,
- Nuances mode solides a la lumière et au porter.
- Celle carte illustre une série de colorants Néolane choisis sur gabardine de laine. Les colorants Néolane sont particulièrement appropriés à la teinture de nuances mode sur tissu laine de tous genres présentant des solidités supérieures à la lumière, à l’eau, au lavage, à la sueur, à la boue. Cette carte illustre une série de coloris obtenu à l’aide des :
- Jaunes Néolane 8GE, BE
- Rouges Néolane GRE, BRE
- Rose Néolane BA
- Bleus Néolane 2R, 2G.
- Pour certaines nuances foncées, les marques de :
- Brun Néolane GG
- Bleu marine Néolane 2RL conc.
- Vert Néolane foncé B
- Noir Néolane SR conc.
- ont également été utilisées.
- Ces marques, choisies parmi celles qui constituent l'assortiment des colorants Néolane, possèdent d’excellentes propriétés de solidité; elles unissent parfaitement et sont facilement combinables pour obtenir des nuances ne virant pas à la lumière artificielle.
- Carte n° 1613:
- Nuances solides au foulon SUR FILÉS LAINE-SCHAPPE VISCOSE.
- Celle carte illustre une série de nuances mode sur filés laine-schappe viscose destinés à être foulés. Les filés destinés à être tissés doivent souvent posséder non seulement une bonne solidité à la lumière, mais aussi au foulon, en raison des exigences de fabrication. Les colorants directs ordinaires ne conviennent guère et seuls quelques colorants diazolables sont d’une solidité au foulon suffisante. On obtient une bonne solidité au foulon sur filés laine-schappe viscose en couvrant tout
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- NOUVEAUX COLORANTE
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- d’abord la fibre végétale en colorants au soufre choisis, puis en teignant la laine dans un nouveau bain, en colorants au chrome d’après le procédé par chromatage ultérieur. L’emploi de colorants au soufre pour la teinture de mélange contenant de la laine implique une surveillance constante du bain de teinture pour éviter une attaque de la fibre animale. La température indiquée ne doit pas être dépassée et un agent protecteur pour la laine doit être ajouté au bain de teinture. Pour les nuances foncées, le premier bain doit contenir une proportion de colorant relativement forte ; il peut toutefois être utilisé à nouveau.
- Les procédés de teintures détaillés sont décrits dans cette carte.
- Imperial Chemical Industries
- Colorants Durazol.
- L’Imperial Chemical Industries (I.C.I ) vient de mettre sur le marché un certain nombre de nouvelles marques de colorants Durazol.
- Gris Durazol Lumière BS.
- C’est un des gris directs le plus solide à la lumière possédant, en outre, de bonnes solidités générales.
- Il convient spécialement pour la teinture du coton . en pièce en nuance gris argent, ainsi que sur tissu colon viscose. Grâce à son excellente solubilité il convient pour la teinture en appareil des bobines et des chaînes.
- Le Gris Durazol Lumière BS teint la soie chargée ou non en bain acide; le fait qu’il teint la soie chargée le rend intéressant pour la teinture des crêpes.
- Ce colorant se laisse ronger et convient pour l’impression du colon el de la viscose.
- Orangé Durazol Lumière BS.
- Les nuances orangé rougeâtres, que donne ce colorant sur colon et viscose, sont d’une exceptionnelle solidité. Ce colorant peut rivaliser avec les Orangés Directs les plus solides à la lumière ; il est également solide à l’eau, au lavage, à la transpiration. Il convient particulièrement pour la production de fonds sur colon viscose chargée ou non, car il peut être facilement rongé. L’Orangé Durazol Lumière RS teint la soie chargée ou non en nuances orangé rougeâtres vives, de bonnes solidités en général.
- IIélio Durazol Lumière SRS.
- La grande affinité de ce colorant pour la viscose et le coton le rend apte à la teinture de tous les genres; il est intéressant pour la tapisserie et l’ameublement à cause de sa bonne solidité à la lumière. Sur viscose il donne de bons résultats sur la fibre de qualité irrégulière. Il réserve la rayonne acétate dans les mélanges viscose-acétate. L’Hélio Durazol Lumière SRS résiste à
- la vulcanisation à froid ou à chaud ; il convient donc à la teinture des tissus devant être imperméabilisés.
- Jaune Durazol Lumière 6GS.
- Ce colorant possède une nuance plus verte que la marque Jaune Chlorazol Lumière 5GKS ; sa solubilité est plus grande que celle de ce dernier. Il possède une bonne affinité et un très bon unisson pour le coton et la rayonne sur laquelle il unit même sur des qualités irrégulières. Le Jaune Durazol Lumière 6GS est intéressant pour la teinture des lapis, tapisseries et rideaux d’ameublement bon marché lorsque la solidité à la lumière est de première importance. Comme il résiste à la vulcanisation, il convient pour la teinture des tissus devant être imperméabilisés. Le Jaune Durazol Lumière 6GS est aussi intéressant pour la teinture en vert solide à la lumière résultant de la combinaison avec le Bleu Durazol Lumière 4GS, ainsi que pour l’obtention de nuances mode.
- Bleu Durazol 2GS.
- Ce colorant possède un très bon unisson et il donne des nuances-d’une très bonne solidité à la lumière, à l’eau et à la transpiration ; sa solidité au lavage est bonne. Le traitement au sulfate de cuivre n’altère pas sa nuance, ce qui permet d’utiliser le Bleu Durazol 2GS en combinaison avec d’autres colorants qui demandent un cuivrage. Il présente une bonne affinité pour la rayonne ainsi que pour la soie naturelle sur laquelle il donne des nuances d’une bonne solidité à l’eau et au lavage et d’une très bonne solidité à la lumière. L’affinité pour la soie chargée à l’étain est faible ou nulle. Les fonds sur soie naturelle sont rongés en blanc par la rongalite, sur coton et rayonne les nuances claires et moyennes se laissent également ronger en blanc, tandis que les nuances foncées donnent des effets crêmés.
- Bleu Calédone RNS.
- Les nuances obtenues avec ce colorant sont plus vives et légèrement plus rouges que celles de la marque Bleu Calédone RS. Il convient pour la teinture du colon el du lin en pièce, lissus pour ameublement qui doivent être solides à la lumière et au lavage. Il convient également pour la teinture des filés de colon el viscose lorsque la solidité au blanchiment au chlore est de première importance. Le mode d’emploi est celui des Colorants Calédone el Durindone et la cuve-mère doit être faite à 6o°. Dans l’impression, on emploie des pâles alcalines.
- Bleu brillant Calédone RNS.
- Les nuances de ce colorant sont plus vives et légèrement plus rouges que celles obtenues avec le Bleu brillant Calédone RS. Comme propriétés générales, ce colorant se rapproche du précédent.
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- NOUVEAUX COLORANTS
- Bleu Coomassie BLS.
- C’est un colorant acide pour laine d’un bon unisson qui convient pour la production de bleu-rougeâtre et de bleu marine. Il est utile pour la teinture des filés et des pièces, pour la teinture des rubans de peigné, les passementeries, les filés pour bonneterie. Sa solidité à la lumière et à l’eau de mer le rendent intéressant pour les filés pour costumes de bain.
- Bien que ne possédant pas la solidité des colorants au chrome, il est recommandé pour la teinture de la laine en bourre pour costumes d’homme du fait qu’il peut être utilisé en combinaison avec les colorants au chrome. Il est solide au foulon et au soufrage, ce qui le rend intéressant pour les bordures de couvertures.
- Dans la teinture des tissus pour robes, les fils d’effet de colon, de viscose, de rayonne acétate ne sont pas tachés. Du fait qu’il réserve le colon, le Bleu Coomassie BLS convient pour le nuançage de la laine dans les tissus mi-laine; il unit bien sur soie chargée ou non. Enfin, il convient parfaitement pour la teinture du papier.
- Compagnie Française de Produits Chimiques et Matières Colorantes de Saint-Clair-du-Rhône.
- Olive a la cuve G. R. POUDRE
- OlIVE A LA CUVE 3 R. POUDRE
- Sous ces noms, la Compagnie Française de Produits Chimiques et Matières Colorantes de St-Clair-du-Rhône, lance deux nouveaux colorants solubles en cuve à l'hydrosulfite, à distinguer toutefois de ses colorants Héliane et Luxiane par le fait qu’ils n’ont pas de solidité au chlore. Ils se différencient aussi des colorants au soufre par leur insolubilité dans les agents alcalins (soude et sulfure de sodium) en l’absence d’hydrosulfile. Leurs solidités les font classer entre les colorants an soufre et les colorants Ilélianes.
- Les Olives à la cuve seuls ou mélangés entre eux, sont destinés à teindre le coton sous toutes ses formes, en nuances Kakis allant du verdâtre au rougeâtre, dans tous les cas où de grandes solidités au lavage et à la lumière sont exigées sans la solidité au chlore.
- Mode d'emploi.
- Les mélanges de ces deux colorants s’appliquent par dissolution en cuve-mère, que l’on obtient en empâtant :
- I kg. de colorant avec :
- i kg. de sulforicinate à 4o %
- 4 litres d’eau
- 4 litres de soude caustique à 36° Bé
- a kgs d’hydrosulfite concentré poudre
- et en cuvant à 40-50° C.
- Teinture.
- On garnit le bain avec :
- 8 cm3 de soude caustique 36° Bé I par litre 4 grs d’hydrosulfile concentré poudre ( d’eau tiède
- On y ajoute la cuve-mère, puis on teint 3/4 d’heure à 50° C. On rince à froid, laisse oxyder à l’air libre, savonne à 100° C. avec 5 grs de savon de Marseille par litre pendant 1/2 heure, rince à froid et sèche.
- Lorsque ces colorants sont utilisés séparément :
- 1° L’Olive à la cuve G. R. peut facilement s’appliquer par le procédé N.
- Il donne par cette méthode, un rendement plus élevé que par cuve-mère.
- 2° L’Olive à la cuve 3 R. doit s’appliquer par le procédé cuve-mère, sinon, il se dissout incomplètement.
- NOTA. — Exceptionnellement, le procédé N. peut s’appliquer aux deux mélanges d’Olive à la cuve 3R, lorsque ce dernier n’intervient qu’en faible proportion.
- Caraclérisliques.
- Olive à la cuve GR Poudre
- Olive à la cuve 3R Poudre
- Solidité à la lumière...................................
- Solidité au débouillissage..............................
- Solidité au lavage simple à 45°.........................
- Solidité aux lavages répétés avec séchage au soleil...
- Solidité au chlore.....
- Solidité au mercerisage
- Rongeabilité...........
- Bonne
- Bonne
- Bonne
- Assez bonne
- Bonne Bonne Bonne Assez bonne
- La nuance se dégrade peu à peu en tirant sur le gris Très faible Très faible
- Très bonne Très bonne
- Incomplète Incomplète
- La fibre se décolore sans devenir parfaitement blanche
- Remarque. — Ces deux colorants ne conviennent pas pour l’article devant être débouilli et blanchi.
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- NOUVEAUX COLORANTS
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- Société J.-R. Geigy.
- Celle Société nous a adressé les caries concernant les colorants suivants:
- Bleu Diphényle solide loGL.
- Ce colorant, qui teint le colon et les rayonnes cellulosiques est caractérisé par une solidité à la lumière bien supérieure à celle des anciens Bleus Diphényle solides 8GL, 4GL, et il se distingue par une nuance plus verte que celle de la marque 8GL.
- Il est appelé à rendre des services particuliers dans la teinture de l’article rideaux, meubles, tentures, etc. Ce nouveau colorant réserve la laine à peu près en blanc de sorte qu’il est recommandé pour couvrir les fibres végétales dans les tissus mi-laine ou dans les mélanges de laine et de laine cellulosique. Il réserve en blanc la rayonne acétate.
- Rouge Diphényle solide bleuatre B.
- C’est un rouge direct de bonne solidité à la lumière dont les teintures se laissent ronger parfaitement par les rongeants neutres ou alcalins. Le Rouge Diphényle solide bleuatre B peut servir à la teinture des tissus mixtes coton-viscose, mais il réserve en blanc l’acélyl-cellulose. -
- Rouge Polaire brillant 5G.
- La pureté et la solidité de ce nouveau colorant sont
- NOUVEAUX
- SOCIÉTÉ NORMANDE DE PRODUITS CHIMIQUES
- Les Emplois de l’acide lactique (suite)
- VIII. — EMPLOIS DES LACTATES DANS L’INDUSTRIE TEXTILE.
- Lactate D’ÉTHYLE
- Cn’CHOH—COOCMP PM=n8
- Le Lactate d’Ethyle est un solvant puissant de nombreux colorants et il est utilisé couramment dans la préparation de certaines couleurs pour l’impression aux colorants basiques, acides, directs, au chrome et aux indigosols.
- Le Lactate d’Ethyle est également employé pour redonner du lustre à la rayonne d’acétate de cellulose (E.P., 301.567) :
- Le tissu matifié est imprimé avec une pâte composée de :
- 40 parties de dextrine,
- 40 parties d’eau,
- 20 parties de Lactate d’Ethyle.
- les mêmes que celles du Rouge Polaire brillant G, mais les nuances sont plus jaunâtres.
- Ce colorant est approprié à la teinture de la laine lorsqu’il s’agit de produire des teintes vives de bonne solidité à l’état mouillé et à la lumière. Ceci fait qu’il convient pour les costumes de bain car il résiste à l’eau de mer. Il peut aussi servir à la teinture à l’impression de la soie naturelle et de la laine.
- Rouge Polaire brillant BN conc.
- Il possède une nuance sensiblement plus fleurie et plus bleuâtre que celle de l’ancienne marque B conc. tout en présentant des solidités équivalentes. Il se distingue par une très bonne solidité aux alcalis.
- Comme tous les colorants Polaire, celui-ci est approprié à la teinture de la laine et de la soie naturelle chargée ou non. Vu qu’il teint en bain neutre, il peut couvrir la fibre animale dans les tissus mixtes de mi-laine, mi-soie et laine-laine cellulosique. Les effets de coton et rayonnes sont réservés en blanc pur.
- Brun Chlorine Tinone GR
- Brun Chlorine Tinone GRF
- Ces deux colorants présentent les solidités maxima et sont appropriés à la teinture du coton, de la viscose en nuances grand teint. Grâce à leur solidité à la lumière ils sont appropriés pour la teinture des rideaux et tentures pour ameublement. Enfin, ils conviennent pour l’article couleur blanchi en pièce. La marque GRF donne une nuance sensiblement plus vive que celle de la marque GR.
- PRODUITS
- On sèche et lave ; les parties imprimées se détachent en brillant sur le fond mal.
- Lactate acide de potassium
- CH3CHOH.COOK, CIPCHOn—COOH PM=n8
- Lactate acide de sodium
- CH3CHOH.COONa, CH3CHOH —COOII, PM = 202
- Ces lactates sont utilisés (sous forme généralement de solutions sirupeuses à 50 % de produit pur) comme substituts de la crème de tartre pour le mordançage de la laine. D’après Kapff, tout le chrome est fixé sur la libre lorsqu’on emploie 3 % de ces solutions avec 1 % d’acide sulfurique.
- Lactate d’antimoine
- Il se présente généralement sous la forme d’un lac-tate complexe d’antimoine, de calcium et de sodium. 11 contient 15 % environ Sb203 qu’il peut abandonner en totalité à la fibre.
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- NOUVEAUX PRODUITS
- Il est encore quelquefois utilisé comme substitut poids pour poids de l’émétique pour insolubiliser le tanin :
- a) Sur coton filé ou en pièces en vue de la teinture aux colorants basiques ;
- b) Sur pièces de coton imprimées aux colorants basiques et après vaporisage ;
- e) Sur soie en vue d'augmenter la résistance au la-vage des colorants basiques.
- Habituellement, le Lactale d’Antimoine est préparé sur place par l’usager à partir de Lactale de (diaux Technique et de fluorure louble d’antimoine et de sodium.
- LACTATE D'ALUMINE
- W(CH503)3 PM = 294
- Il peut être utilisé pour l’imperméabilisation des tissus de colon ou de soie et il a donné des résultats meilleurs que le sulfate d’alumine pour la teinture au rouge turc.
- LACTATE STANNEUX
- Sn (CAH303)2 PM =297
- Il a été proposé sous forme de solution à 26° Bé comme mordant et comme charge. Les manuels de teinture le recommandent comme substitut de l'oxa-late et de l’acétate d’étain. Il a été employé dans l’impression au rouge d'alizarine.
- LACTATE DE CHROME
- Cr (CSH5O3)3 PMI =319
- Il peut remplacer l’acétate de chrome ou de fluorure de chrome par exemple dans l’impression Vigoureux. Il a été également indiqué comme mordant dans certains cas lorsqu’on veut fixer sur la fibre de grandes quantités d'oxyde de chrome.
- Le brevet français N° 770.347 indique qu’en ajoutant à une couleur d’impression de colorant au chrome, de l’Acide Lactique, on augmente, surtout sur tissus mixtes, la souplesse au toucher, le brillant et obtient un unisson parfait. Voici l’exemple cité de couleur d’impression recommandé pour viscose ou tissu mixte de viscose :
- Violet moderne 0............................ 20
- Eau. ...................................... 336
- Acide Acétique 40 %................ 20 Epaississant de gomme arabique............. 600 Lactale de Chrome contenant 14,5 % Cr203. 24
- On imprime, sèche, vaporise pendant 45 minutes, lave et savonne éventuellement.
- LACTATE FERREUX (Protolaclate de Fer)
- Fe (CAH503)2, 3H20 PM = 288
- Il est utilisé comme mordant en teinture. En particulier le Brevet français N° 819.167 le propose comme mordant pour la teinture des fourrures. Le Lactate Ferreux confère aux poils jarreux comme aux poils laineux la même et excellente affinité aux colorants diamines, aminophénols, etc... On utilise des bains de mordançage contenant par litre : de 1 à 4 gr. de protolactate de fer et 2 cm3 d’acide acétique 6° Bé.
- Lactate ferrique
- Fe (CAH503)3, xH20
- Il est parfois demandé comme mordant.
- — Sans garantie, ni responsabilité —
- (à suivre).
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- TEINTURE
- Teinture de tissus mixtes. — J. R. Geigy. — D. R. P. 646.001, g janvier 1932.
- Un grand nombre de colorants insolubles sont susceptibles de teindre la rayonne acétate du sein de leur dispersion obtenue par des agents neutres ou faiblement alcalins. Mais ces agents ne sont pas toujours stables aux sels calcaires de l’eau ni aux acides. Ceci est un inconvénient lorsqu'il s'agit de teindre des tissus contenant de la rayonne et des fibres animales, elles doivent être teintes avec des colorants acides. Il était donc nécessaire de faire la teinture en deux bains car jusqu’ici il n’y avait qu’un petit nombre de colorants capables de teindre en un seul bain maintenu neutre. On a trouvé que l’addition de sulfonale d’alcools
- gras permet de faire la teinture en un seul bain. Exemple. On prépare le bain de teinture de 1000 litres, on ajoute 1,5 kg. du colorant préparé avec 45 parties d’un monoazoïque rouge (Rouge direct Sétacyl GBN) et -55 parties du sel de sodium de l’éther sulfonique de l’alcool oxystéarique suivant le brevet anglais 308.824 et r kg. Rouge Polaire RS conc., 3 kgs acide acétique et 3o kgs de sulfate de soude. On y introduit 100 kgs d’un tissu mixte laine-rayonne acétate, à 80-90°. On obtient une teinture uniforme et résistant au frottement.
- Couleurs à la glace sur tissus mixtes. — I. G. Farbenin-dustrie. — D. R. P. 646.338, i5 février 1935.
- Pour la teinture solide de tissus mixtes laine et colon ou lin, on est obligé de teindre d’abord le colon avec
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- EcarlateNeocoton G
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- premier élément d’une nouvelle classe de matières colorantes, les Néocoton, en instance de brevet.
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- Les Néocoton sont destinés à l’impression des fibres végétales et des rayonnes cellulosiques.
- Leurs avantages essentiels sont:
- très bonne solubilité à l’eau
- excellente stabilité des couleurs d’impression
- fixation par simple vaporisage sans appareils spéciaux possibilité d’impression parallèlement aux colorants à la cuve, aux colorants au chrome et au noir d’aniline
- nuances vives, corsées et pures
- excellentes propriétés de solidité.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
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- des colorants développables solides à la surteinture, puis, après développement teindre la laine avec des colorants acides ou chromatables. Ou bien on teint le colon avec des colorants sulfurés et ensuite la laine avec des colorants appropriés ou, enfin, teindre la laine avec des colorants pour cuve puis teindre le colon.
- On a trouvé que si on traite préalablement le tissu par un oxydant puis avec un agent mouillant très actif qui est ajouté au bain de foulardage avec un arylide oxynaphtoïque et qu’on développe ensuite en diazoïque les deux fibres sont teintes uniformément.
- Exemple, i kg. d’un tissu contenant 5o % de laine et 5o % de coton est immergé durant une nuit dans 10 litres d’eau à 5o°, à laquelle on a ajouté 260 cc. d’eau oxygénée à 3o % , 60 grs de pyrophosphale de sodium puis on lave et sèche. On foularde ensuite avec la solution préparée avec 10 grs de chloroorthotoluidideoxy-naphtoïque, 20 cc. alcool, 3,53 cc. soude à 34° Bé, 3,5 cc. formol à 3o % et 10 cc. d’eau; la solution est ajoutée à un bain contenant 5 grs d’oléylmélhyllaurine, 8 cc. liqueur de cellulose sulfîtique, 5 cc. d’oléylélhyl-anilide, 20 cc. soude à 34° Bé dans 1000 cc. d’eau à 20-25°. On exprime et passe au foulard contenant le bain de développement composé de 8,57 grsamino-i-mélhyl-2-chloro-4-benzène à 90 %, 5 cc. d'une solution à 5o% du produit de l’action de l’oxyde d’éthylène sur l’alcool oclodécylique et diazolé à la manière habituelle et étendu à 1000 cc. Après un court passage dans l’air, on lave et traite pendant 1/2 heure dans un bain contenant 2 grs d’oléylmélhyllaurine, 1 cc. acide acétique par litre. On obtient un rouge éclatant uniforme tandis que sans le traitement au peroxyde la laine serait beaucoup plus faiblement colorée.
- Teinture du coton avec colorants pour cuve qui affaiblissent la fibre. — I. G. Farbenindastrie. — D. R. P. 644.069, 26 août 1934.
- Certains colorants pour cuve anthraquinoniques sont susceptibles d’attaquer la fibre quand on soumet celle-ci à des réductions et des oxydations successives. On a trouvé que la présence d’antioxydants, comme l’hydro-quinone peut empêcher cette action; de même la naphtoquinonesulfonique, le tanin, jouent le même rôle. Exemple. On teint le colon avec un colorant sensible, au tourniquet pendant 3 heures avec 20 % d’une pâte à 10 % du diphtaloyl-N-éthylcarbazoL La cuve renferme par litre 4 grs colorant en pâte à 10 %, 20 cc. soude à 38° Bé, 5 grs hydrosulfite, et teint à 55° en rajoutant selon les besoins de l’hydrosulfile et de la soude. Dans ces conditions la perte de résistance du colon est de 5o % . Mais en répétant le même procédé et en ajoutant au bain 0,2 gr. de tanin ou 0,1 gr. d'hydroquinone par litre la perte de résistance n’est plus que de 3,8 % et o,3 %.
- Teinture des fibres animales. — I. G. Farbenindaslrie.
- — D.R.P. 651.102, Ier décembre 1935.
- On sait que la présence de sels de fer ternit la nuance des teintures de colorants acides. Or, si on ajoute au
- bain de teinture des pyrophosphales alcalins, cet inconvénient disparaît complètement. Exemple. On prépare un bain en dissolvant 0,375 gr. pyrophosphale de sodium Na2H2P207 dans 200 cc. d’eau, ajoute 0,1 gr. Jaune Métanile, 5 cc. sulfate de sodium 1:10, 1 cc. d’acide sulfurique 1:10 et amène à 500 cc. On teint 5 grs de flanelle dans un godet en porcelaine dans lequel on a mis une plaque de fer de 7 cm. de diamètre de 1,2 mm. d’épaisseur. La teinture a la même vivacité que sans la présence de fer tandis que sans pyrophos-phale elle serait brun-jaune terne.
- IMPRESSION
- Impressions. — Société des Matières Colorantes de St-Denis et II. Lantz. — D.R.P. 643.973, 20 octobre 1933.
- Ce procédé consiste dans l’impression d’un mélange convenablement épaissi d’un diazosulfonate et d’un composant hydroxylé, séchage puis développement par exposition à la lumière. Comme particulièrement intéressants on cite les composants comme les arylides oxynaphloïques et les arylides des éthers p-cétoniques qui fournissent des azoïques insolubles, solides.
- Impression avec les couleurs à la glace. — I. G. Farben-indastrie. — D.R.P. 65i.044, 3i janvier 1935.
- L’impression avec les colorants azoïques dits « colorants à la glace » peut être réalisée, comme il est connu, de diverses manières. Ainsi, on peut imprimer un mélange épaissi de nitrite, d’un composé diazotable et d’un copulant puis après séchage on peut développer par un passage en acide ou en une solution chaude d’un sel dissociable. On peut aussi imprimer un mélange d’un sel ammoniacal, d’un phénol, d’une amine et de nitrite et développer par un vaporisage. Enfin on a aussi réalisé séparément la diazotation et la copulation par passage successif en un bain acide puis alcalin. Tous ces procédés ont l’inconvénient de provoquer la dissolution dans le bain de développement d’une partie des composants ce qui diminue l’intensité de la couleur. On évite ces inconvénients en imprimant un mélange d’amine, de nitrite et d’un composant substantif puis en développant par traitement acide puis alcalin en empêchant la dissolution. Ceci est réalisé en passant le tissu imprimé dans des vapeurs acides puis dans des vapeurs alcalinisées ou des solutions épaissies. Par exemple : on imprime le colon avec une pâle composée de :
- 20,3 gr. anilide oxynaphtoïque (Naphtol AS)
- 20 gr. huile de ricin fortement sulfonée
- 35 gr. soude à 38" Bé
- 200 gr. eau chaude
- 27,3 gr. dichloro-4.4’-amino-2-diphénylélhcr-Li’
- 3o gr. alcool
- 139,1 gr. eau froide
- 22,3 gr. nitrite de sodium
- 5oo gr. amidon-adragante neutre.
- On sèche et passe dans une solution épaissie par
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- l’adragante d’acide chlorhydrique contenant 80 grs HCl de 20° Bé par kilog. Après 3 minutes la moitié du tissu est aspergée avec une solution de 70 grs bicarbonate de sodium par litre et épaissie par l’adragante.
- Impressions avec les couleurs à la glace. — /. G. Farben-industrie. — I). R. P. 651.045, 31 janvier 1935.
- Une modification du procédé du brevet précédent qui consiste à passer le tissu imprimé sur un rouleau qui amène le liquide acide ou alcalin au contact du tissu.
- Dispositif pour développer les impressions. — I. G. Far-benindustrie. — D.R.P. 651.607, 12 juin 1932.
- Ce dispositif résulte des observations suivantes qui ont été faites à propos de la réduction des colorants pour cuve, et de la fixation du leucodérivé sur la fibre. On a observé que la réduction des colorants pour cuve se produit déjà à 70-80°, avec une proportion convenable d’hydrosulfite et qu’elle peut être iuslantanée. De telle sorte qu’un vaporisage prolongé devient inutile.
- De plus la destruction de l'hydrosulfite est d’autant plus importante qu’il est chauffé plus longtemps. Il convient donc de ne pas exposer la fibre imprimée à la chaleur plus longtemps qu’il n’est nécessaire. Dans le procédé habituel où le vaporisage dure de 1/2 à 5 mi
- nutes à des températures allant de 100" jusque 120°, une grande partie de l’hydrosulfite est détruit : on doit alors utiliser un excès. Enfin, on sait que le fixage des leucodérivés se fait le mieux à certaine température variable avec le colorant. Certaines cuves doivent être chaudes tandis que d’autres sont préférablement froides. Le procédé de vaporisage habituel ne permet pas de tenir compte de ce fait.
- Dans le procédé du brevet, il est possible de régler la température et l’humidité par un dispositif particulier. Pour les colorants qui se fixent à température basse on utilise l’appareil de la fig. 1. Le tissu imprimé et humide arrive par le rouleau Ri et vient en contact avec une masse II chauffée à une température déterminée, placée dans un récipient ouvert K puis il passe sur le rouleau R2. La vitesse est réglée pour que la réduction soit complète, par un passage dans l’air qui suit, où il est refroidi. Pour des colorants dont la température de fixage est de 50-6o°, on utilise un dispositif de la fig. 2. La chambre K qui renferme une source de chaleur B, reçoit le tissu qui circule sur des rouleaux W, de telle sorte qu’après que la réduction du colorant s’est faite dans la partie chaude il parvient dans des régions où la température est plus basse. L’humidité nécessaire est obtenue par un bac d’eau dans lequel se trouve un système de chauffage A réglable par un dispositif électrique.
- Le brevet donne de nombreux exemples avec divers colorants pour cuve.
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- LES NOUVEAUX PROCEDES D’IMPERMEABILISATION DES TEXTILES
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- BLANCHIMENT-APPRÊTS
- L'abondance des matières nous oblige à reporter à notre prochain numéro, la suite de l'intéressante élude, de notre collaborateur P. Sisley sur LES ALCOOLS GRAS ET LEURS DÉRIVÉS SULFONES ; LEURS EMPLOIS DANS L'INDUSTRIE TEXTILE.
- LES NOUVEAUX PROCÉDÉS D'IMPERMÉABILISATION DES TEXTILES (suite) par J. LENOIR
- Ingénieur Chimiste E.P.C.I.
- Emploi de composés polymérisés.
- La production d’un effet hydrofuge à l’aide de composés polymérisés sur la fibre même a fait l’objet de nombreux brevets ces dernières années. Il semble, en effet, que l’on ait trouvé là une des meilleures solutions au problème de l’apprêt hydrofuge solide au lavage — bien que ce moyen soit peut-être en principe moins idéal que la méthode de combinaison chimique avec la fibre. Ce procédé d’imperméabilisation s’apparente avec ceux qui ont été mis au point pour réaliser l’infroissabilité des tissus, autre problème à l’ordre du jour.
- Les principaux produits de polymérisation qui ont été proposés pour obtenir les deux effets, peuvent être considérés comme des résines synthétiques. Mais l’imperméabilité et l’infroissabilité ne vont pas forcément de pair. Il existe bien des résines qui réunissent les deux qualités, mais ilen est qui ne confèrent aux fibres que l’une ou l’autre. La résine d’urée-formaldéhyde, si employée pour l’apprêt infroissable, n’a pas d’action hydrofuge appréciable.
- Parmi les composés polymérisés spécialement indiqués pour l’effet hydrofuge, il faut mentionner en premier lieu ceux qui contiennent dans leur molécule de longues chaînes aliphatiques. La firme Du Pont de Nemours a breveté (U.S.P. 2.090.593 et 2.000.594) l’emploi des urées acylées supérieures pour la synthèse de résines du type urée-aldéhyde, pouvant servir à l’imperméabilisation à la place des cires naturelles. Les principales urées citées dans ces brevets sont l'oléyl-urée et la stéarylurée. Cette dernière réagit avec la formaldéhyde en donnant un dérivé méthylol de for-mule CisH37—NH—CO—NH—CH,—OH qui est ensuite polymérisé sous l’action de la chaleur.
- On retrouve des urées du même genre dans le B.F. 806.170 de l’I. G. Le bain d’imprégnation est constitué d’une solution pyridique ou acétonique, ou encore d’une émulsion aqueuse des urées ou des amides comportant un radical aliphatique à longue chaîne. On passe, par exemple, un tissu de viscose dans une solu
- tion pyridique à 5 ou 10 % d'octodécylheptadécylurée. Après égouttage et séchage, on trempe 5 minutes dans un bain de formol à 3%, centrifuge, sèche et chauffe 16 heures à 100° pour polymériser. L’effet hydrofuge obtenu supporte des lavages répétés au savon bouillant. A la place des urées, on peut prendre des amides ; de toute manière la molécule doit contenir un radical en C11 au moins. Ce procédé s’applique aux fibres végétales et animales.
- Un apprêt à la fois hydrofuge et infroissable peut être obtenu à l’aide d’une résine soluble dans l’eau, qui résulte de la condensation de l'uréide de glucose avec la formaldéhyde (Pagani, B. F. 309.316). L’uréide de glucose provient de la condensation de l’urée avec la fonction aldéhyde du glucose, en milieu sulfurique. La condensation de l’uréide avec la formaldéhyde, qui s’effectue en présence d’alcali libre, donne la résine dont on imprègne les textiles, et qui se polymérise sur la fibre moyennant un simple chauffage. Cette invention s’applique principalement aux textiles cellulosiques. De même que beaucoup d’autres produits du même genre, la résine en question dans ce brevet peut être ajoutée à la solution de filage de viscose, ce qui permet d’obtenir directement un fil possédant les caractéristiques désirées.
- La résine de mélamine est aussi de celles qui peuvent jouer un rôle à la fois dans l’infroissabilité et l’imperméabilité. La mélamine ou triaminotriazine-1-3-5 réagit avec la formaldéhyde en donnant un composé méthylol de formule probable
- NH— CH OH
- h 1
- OH—CH2— NH—C C—NH—CH2—OH
- qui se polymérise par chauffage à 120°. (A ce sujet,
- voir quelques détails dans R.G.M.C., février 1938,
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- LES NOUVEAUX PROCEDES D’IMPERMÉABILISATION DES TEXTILES
- p. 74). La résine résultante a été proposée pour la production d’un apprêt permanent infroissable (E. P. 466.015, Soc. pour l'Ind. Chim. à Bâle). On la retrouve dans un brevet de l'I. G. (E. P. 467.166) relatif aux apprêts hydrofuges, mais elle n’y est pas employée seule. D’après ce brevet, on imprègne le textile avec une solution aqueuse contenant du formol, de la méla-mine, et un sel d’un alcoylamine supérieure (lauryl-amine, oléylamine, stéarylamine). Après 15 minutes d’immersion, on centrifuge et sèche 1 heure à 100°. On cite comme exemple de bain la solution contenant par litre d’eau : 2 gr. de mélamine, 5 gr. d’acétate de stéarylamine et 5o cc. de formaldéhyde. L’intérêt de ce procédé réside dans l’emploi d’une solution aqueuse, très stable, et non d’une émulsion ou d’une solution organique. L’effet hydrofuge est permanent et résiste au savon à l’ébullition.
- Les résines du type Glyplal (glycérine + anhydride phtalique) ont été proposées, soit pour l’imperméabilisation complète, soit pour la préparation d’agents hydrofuges. Dans le premier cas on les utilise conjointement à une huile siccative additionnée d’asphalte (D. R.P. 610.746 de Du Pont). L’effet hydrofuge peut-être obtenu à l’aide de ces résines, en estérifiant les groupes O1I avec des composés tels que le stéarylcétène C,7H3—CH=C=0 (E. P. 419.373 de Du Pont). Dans un autre brevet de Du Pont (E. P. 433.452) on utilise pour l’imperméabilisation une résine d’un genre différent, qui résulte de la polymérisation du produit de condensation du dichloréthyléther avec le dihydroxy-diphénylméthane.
- Les composés vinyliques polymères constituent un .chapitre assez important dans la littérature des brevets relatifs à l’imperméabilisation. On sait que les composés vinyliques, représentés par la formule CH =CH—OR sont susceptibles de se polymériser en donnant des résines de formule
- — CH- CH " ) NOR /
- Or on a constaté que ces résines se fixent très fortement sur les fibres textiles, et que leur résistance au savonnage est comparable à celle des colorants les plus solides. Il était à prévoir que là encore la présence de longues chaînes aliphatiques favoriserait l’effet hydrofuge. En fait, celui-ci est particulièrement satisfaisant lorsque le radical R de la formule ci-dessus est, par exemple, le groupe stéaryle. Dans un brevet de l’I. G. (E. P. 464.860) on se sert du vinylstéaryléther CH2— CH—O—C|8II37 ou du stéarate de vinyle C17H35— COOCH=CH2. Les marchandisessont imprégnées dans une solution aqueuse ou dans une solution organique de l’un de ces produits, additionné d’anhydride maléique. On sèche, puis chauffe à 100° pour produire la polymérisation.
- On trouve également dans le E. P. 466.898 l’emploi d'un dérivé de l’acide maléique avec un composé vinylique, mais cette fois sans radical du genre stéaryle. On y utilise par exemple le produit de polymérisation
- obtenu à partir de 3o p. du diméthylester de l’acide maléique et 70 p. de chlorure de vinyle. Dans le B F. 777.251 et 790.236 (Société Nobel française), l’imperméabilité aux gaz est réalisée par la formation d’un film composé du produit de condensation d’un alcool polyvinylique et d’un mélange de formaldéhyde et acétaldéhyde. L’I. G. a d’autre part breveté (B. F. 806.006) l’emploi, pour l’imperméabilisation des textiles les plus divers, d’un éther méthylpolyvinylique soluble dans l’eau et provenant d’une polymérisation effectuée à basse température (—20°) sous l’action du fluorure de bore.
- 11 reste encore à mentionner l’utilisation, dans le domaine qui nous occupe, de produits de polymérisation d’un genre particulier : les caoulchoucs synlhé-liques. On sait que la firme Du Pont a breveté la production d’un caoutchouc artificiel très intéressant par polyméri sation du chlor-2-buladiène-1-3, ou chloroprène
- CH=C-CH=CH, CI
- Le E. P. 413.666 indique un mode d’imprégnation des textiles à l’aide de ce produit. On prépare par exemple un bain composé de 31 p. de chlorobutadiène poly-mère, 0,62 p. d’oléalc de sodium, o,3i de phényl-0-naphtylamine et 68,07 p. d’eau. Un tissu traité dans ce bain, puis séché à l’air et finalement chauffé 1/2 heure à 120° devient hydrofuge et infroissable. L’apprêt au chloroprène supporte le nettoyage à sec avec des solvants tels que la gazoline.
- Améliorations dans l’emploi du caoutchouc.
- En ce qui concerne l’emploi du caoutchouc naturel — qui pourrait être lui-même classé parmi les composés polymères — l’un des principaux progrès de ces dernières années réside dans l’application généralisée du latex à l’apprêtage des textiles (A ce sujet, voir R.G. M.C., 1937, p. 166) rendue possible par la découverte de procédés de stabilisation qui ont permis de conser-ver ce produit et de le transporter au loin, à l’état concentré.
- On sait que le caoutchouc était surtout employé jusqu’ici pour l’imperméabilisation non poreuse. Celle sorte d’utilisation fait d’ailleurs encore l’objet de perfectionnements, tels que celui du B. F. 809.138 (International latex process limited) qui consisle à appliquer sur un tissu, à l’aide de rouleaux et d’une racle, un film composé de latex additionné de soufre, huile minérale, oxyde de zinc, et d’un accélérateur (en vue de la vulcanisation subséquente). Dans le E. P. 459.575 (Seri Holding) on rend les textiles imperméables à l’air et infroissables en les imprégnant, avant lissage, successivement de latex, puis d’une solution de paraffine dans le trichloréthylène.
- Mais les principales innovations sont celles qui visent à la production de l’effet hydrofuge, poreux aux gaz et aux vapeurs, à l’aide du caoutchouc. Le latex ne peut donnera lui seul cet effet à un degré satisfaisant.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
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- Il est nécessaire de lui incorporer des corps gras ou cireux. On effectue quelquefois un traitement supplémentaire par un sel d’aluminium, comme dans le B. F. 799-777 (International latex process limited), illustré par l’exemple suivant : un tissu de gabardine ou d’indienne est immergé dans un bain à 10% de latex additionné de cire de carnauba en proportion égale à celle du caoutchouc. Après un lavage sommaire, le tissu est immergé ensuite dans une solution à 10% de chlorure d’aluminium, pour provoquer l’insolubilisation du corps gras et la coagulation du latex. Dans
- le E. P. 445.63I de la même société, on imprégne les textiles de caoutchouc cellulaire (pores visibles à l’œil nu) en les traitant par un latex additionné de caséine, soufre, dilhiocarbonate de zinc diéthyle, huileminérale et cérésinc ; on vulcanise ensuite. Dans d’autres procédés, on cherche à donner au caoutchouc une structure microporeuse par une évaporation rapide de solvant. L’emploi du caoutchouc chloré a été également préconisé, soit en dispersion aqueuse, soit en solution dans les solvants organiques.
- (44 suivre).
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Mercerisage et laine cellulosique. — RUSSINA. — Mo-nalsheflef. Seicle u. Kunsiseide Zellwolle, avril ig38, p. 186-188,
- On mercerise actuellement la laine cellulosique, soit en mélange avec du colon, soit à l’état pur.
- La potasse caustique est préférable à la soude caustique, car elle ne fait pas gonfler aussi fortement que celle dernière la laine cellulosique.
- Le mercerisage de la laine cellulosique en présence de colon a pour but d’augmenter l’affinité de ce dernier pour les colorants.
- Par raison d’économie, on coupe la lessive de potasse avec de la lessive de soude (2 parties NaOII pour i partie KOH), ce qui permet déjà de diminuer le gonflement trop prononcé de la laine cellulosique sous l’action de la soude seule.
- D’après les essais de l’auteur, l’action de la soude caustique conduit à une détérioration de la fibre de laine cellulosique : (perte de résistance et d’allongement des fils mouillés).
- L’avantage d’un mélange de lessive de potasse et de lessive de soude se traduit par la constance de la résistance. Celle-ci est la meilleure lorsqu’on emploie la lessive de potasse seule.
- A noter que le traitement en soude caustique seule n’améliore pas la qualité de la fibre. Mais le traitement en soude caustique additionnée de potasse caustique conduit à une amélioration de l’élasticité de la fibre.
- Toutefois, le fait que la lessive alcaline dissout un peu de cellulose de la fibre de laine cellulosique, celle dernière s’enrobe d’une pellicule de cellulose qui ne s’élimine pas au lavage et les fils acquièrent ainsi une certaine raideur recherchée et aussi une meilleure résistance à l’usage.
- L. B.
- Réaction de la laine avec l’eau oxygénée. — 11. \. RUTHERFORD et M. HARRIS. — Textile Colorisi, juillet 1938, p. 466-492.
- D'après les études antérieures des auteurs sur l’action de l’eau oxygénée sur la laine, il se forme des produits d'oxydation intermédiaires du groupe disul
- fure de la cystine semblables à ceux que Toennis et Lavine avaient obtenus.
- 11 résulte de la présente étude que les groupes basiques de la laine ne sont pas modifiés. C’est ce qu’indique la détermination de l’azote aminé, de l’arginine et de la lysine. Le pourcentage de chacun des éléments de la laine à l’exception de l’oxygène décroît au fur et à mesure que l’oxydation se poursuit, mais le taux de ces éléments reste constant.
- Les résultats montrent que la réaction principale de la laine avec le peroxyde d’hydrogène consiste en une addition d'oxygène aux groupes disulfures.
- L. B.
- Comment enlever les taches sur les tissus. — Deutsche
- Farber-Zeilung, lojuillel 1988.
- Un des meilleurs solvants pour enlever les taches de graisse sur les tissus de toute sorte, y compris ceux en rayonne acétate, est le trichloréthylène. Ce produitest incolore, ne s’enflamme pas, n’attaque pas les colorants, et enlève également les taches de goudron et d’herbe. 11 faut conserver ce produit à l’abri de la lumière et il dégage alors des vapeurs acides qui attaquent les métaux.
- Les alcools gras sulfones sont précieux pour nettoyer les tissus de soie ou de laine teints avec les colorants acides. Pour ces tissus l’emploi de savons n’est pas recommandé. On donnera la préférence aux produits pouvant être employés en bain acide tels que Gardinol, Igepon et Lorol. Sept grammes de ces produits délayés dans un demi-litre d’eau avec quelques gouttes d’acide acétique fourniront un bain actif qui ne nuira pas au toucher ni à la teinture. M. von Bergen a constaté que la laine alcaline était plus sensible à la lumière que la laine acide; il est donc préférable de laisser la laine légèrement acide après son nettoyage.
- Les taches d'encre et de rouille peuvent être enlevées par l’acide oxalique et ses sels. Un mélange d’acide oxalique et d’acide acétique permet d’enlever les taches de fruits et de fer. Un procédé protégé par brevet recommande l’emploi d’un mélange, à poids égal, de bioxalale de potasse, d’acide citrique et de chlorure de sodium. Ces produits pulvérulents sont délayés dans
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- EXTRAITS DE BREVETS ANGLAIS
- un peu d’eau pour former une pâte que l’on applique sur la tache, après avoir humecté la tache. On étale ensuite la paie avec le doigt, puis on rince à l’eau chaude. En Amérique, on recommande pour enlever les taches d’encre, l’emploi du létraoxalale de potasse dont on délaye cinq cuillerées à café dans un litre d’eau. Si le tissu peut résister à la chaleur, on expose les endroits humectés avec cet le solution pendant quelques minutes à la vapeur.
- Ces derniers temps, on recommande pour enlever les taches d’origine métallique l’emploi d’acide fluor-hydrique, qui donne avec les métaux des sels solubles. Pour enlever des taches de rouille sur la -laine, on
- emploie une quantité d’acide fluorhydrique égale au vingtième du poids de la laine qu’on dilue avec la quantité d’eau strictement nécessaire pour couvrir le tissu. On se sert d’un seau en bois dans lequel on laissera séjourner le tissu pendant trente minutes à la température de 5o°, après quoi on rince soigneusement.
- Le perborate de soude employé avec le savon enlève les taches de café, de vin, de lait et de cacao, ainsi que les tâches d’encre rouge. Le phosphate trisodique augmente l’efficacité du savon. Une solution de i à 6% de phosphate trisodique contenant 2% de chlore actif peut également servir à enlever les taches d’encre.
- / E. V.
- EXTRAITS DE BREVETS ANGLAIS
- BLANCHIMENT
- Blanchiment des fibres libériennes. — /. G. Farbenin-dustrie. — E. P. 485.666.
- Les libres de lin placées sur bobines croisées sont débouillies dans une solution de soude caustique étendue puis soumises à un blanchiment avec des solutions d’acide hypochloreux, rincées et déchlorées et de nouveau débouillies comme précédemment et blanchies une seconde fois.
- Blanchiment du lin. — Imperial Chemical Industries. — E. P. 489-/196.
- Comme dans le brevet précédent il s’agit de libres libériennes : lin, chanvre, jute qui sont soumises à des traitements destinés à ménager le plus possible la cellulose. Ce procédé comprend plusieurs traitements alternés avec des alcalis et de l’hypochlorite dans des conditions de pH bien déterminées. Par exemple, des écheveaux de lin sont traités pendant 3 heures avec une solution de carbonate de sodium à 65° puis lavés et traités pendant 1/2 heure sous une lumière atténuée, dans de l’hypochlorite tamponné par du bicarbonate de sodium à un pH = 6,5 à la température de i4° C. Les écheveaux sont rincés et placés dans une solution diluée d’acide chlorhydrique pendant 1/2 heure à froid, puis ils sont traités dans une solution à 65°, contenant du peroxyde de sodium neutralisé par de l’acide sulfurique, additionné de silicate de sodium puis on lave. On obtient ainsi un demi-blanc. Pour obtenir du blanc pur le brevet indique la répétition de ces traitements dans des conditions déterminées.
- Blanchiment des tricots de coton. — IP. R. Cooke. — E. P. 483.471.
- La marchandise est traitée pendant 2 heures dans une solution de carbonate de sodium diluée et de savon à la température de l’ébullition puis on y ajoute de la soude caustique et continue le traitement pendant une heure sans bouillir. On lave ensuite et blanchit au chlore, lave et fait bouillir dans un solvant organique destiné à « dégraisser ».
- APPRETS INFROISSABLES
- Tissus chargés infroissables. — Sir T et A. Wardle et Keyworth. — E. P. 482.159.
- Les tissus de soie et rayonne sont traités par les produits de la condensation primaire du formol avec l’urée ou la thiourée contenant un acide bibasique ou un anhydride. Un exemple est le suivant : on dissout dans l’eau la formaldéhyde et l’urée et neutralise avec de la triélhanolamine, fait bouillir puis refroidit; on y ajoute une solution d’anhydride phtalique et de triélhanolamine dans l’eau. Le crêpe de viscose est imprégné avec celle solution, exprimé et chauffé,à i3o° durant 3o minutes, puis on savonne, rince et sèche.
- Tissus infroissables. —W. Feller et C. II. Krey. — E. P. 482.254.
- Le traitement consiste à imprégner le tissu avec une solution aqueuse du produit primaire de la condensation du formol avec l’urée et un agent oxydant, puis à chauffer rapidement à 95-100°, le tissu humide et poly-mériser la résine à iio-ii5°. L’agent oxydant a pour but de transformer la formaldéhyde en acide formique qui catalyse la polymérisation. Comme oxydant on peut employer l’eau oxygénée. Enfin on peut ajouter à ces mélanges des apprêts, des charges ou des plastifiants.
- Traitement infroissable. — W. Clark and Sons Ltd et
- W. Graham. — E. P. 482.746.
- Les filés ou les tissus sont rendus infroissables en les traitant, après mercerisage, avec une solution de thiourée et d’acétaldéhyde et séchant rapidement à une température ne dépassant pas 1100. La solution du produit de condensation est préparée à froid et sa concentration n’est pas suffisamment élevée pour occasionner le raidissement de la marchandise. L’imprégnation est faite au moyen de rouleaux exprimeurs. La marchandise chauffée est ensuite savonnée légèrement pour éliminer l’excès des réactifs.
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- EXTRAITS DE BREVETS ANGLAIS
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- Traitement infroissable. — Société pour l’Industrie Chi-inique à Bâle. — E. P. 482.818.
- Les textiles sont imprégnés avec une dimélhylolurée et avec ou sans adoucissant et un sel d’ammoniaque. Durant le séchage le sel ammoniacal, chlorure, sulfate, formiale, phosphate, est décomposé à 100°, en libérant de l’acide. La matière imprégnée est exprimée et elle peut séjourner dans une chambre close.
- Textiles infroissables. — Heberlein, E. Weiss el II. llemmi. — E. P. 488.095.
- On a déjà obtenu des textiles infroissables dont les propriétés se conservent au lavage et sous l’action d’agents de gonflement, en les traitant par l’aldéhyde formique seule en présence d’un acide minéral. La marchandise est exprimée puis séchée entre 90-160°. Mais l’élongation à la rupture se trouve ainsi beaucoup diminuée. Dans le nouveau procédé, on commence par provoquer le gonflement de la fibre avant de la traiter par le formol. On dispose d’un grand choix d’agents de gonflement des alcalis, des bases quaternaires, des acides sulfurique, phosphorique, des sels comme le sulfocyanure de calcium ou d’aluminium etc. Par exemple, des lilés de colon 3o/2 sont mercerisés normalement sur une machine, de telle sorte que la tension amène à 139 cm. Un autre écheveau mercerisé de même est étiré à 14,3 cm. ce qui est juste la limite de la rupture. On traite ces deux écheveaux dans un bain contenant 400 grs de formol à 40.% et 4o cc. de sulfocyanure d’aluminium à 17°Bé, par litre d'eau, on centrifuge et sèche pendant plusieures heures à 50° et finalement on chauffe à 120-125° jusqu’à ce qu’un échantillon ne soit plus attaqué par l’action d’acide sulfurique à 52e Bé durant 10 secondes et ne se rétrécit plus par un traitement de 3 minutes dans la soude à 38° Bé. Les essais de résistance fournissent alors les résultats suivants :
- Non mercerisé Mercerisage sous tension
- Colon non traité... 718 grs 928 grs 927 grs
- Traité au formol... 243 grs 554 grs 656 grs
- % de diminution de
- résistance 66,2% 4o.3% 29,2 %
- APPRÊTS IRRÉTRÉCISSABLES
- Laine irrétrécissable. — J. Ilall, W. N. llicking et S. J. Pentecost. — E. P. 480.775.
- On a déjà décrit le procédé qui consiste à rendre la laine irrétrécissable en la traitant par une solution de chlorure de sulfuryle dans un solvant organique (voir R.G.M.C. 1937, P- 258, 347; 1938 p. ni et 396). Les auteurs ont trouvé que d’autres composés chlorés susceptibles de libérer de l’acide sulfurique et chlorhydrique peuvent provoquer les mêmes réactions. Notamment la chlorhydrine sulfurique, le chlorure de thio-nyle, l’anhydride sulfurique, les chlorures de soufre, soit séparément ou en mélange. On peut les faire réagir
- en vapeurs ou au sein d’un solvant organique volatil. Par exemple, 5 grs de laine contenant son humidité normale sont immergés pendant une heure à 40° dans un mélange de 5o cc. d’éther et 23 cc. d’oléum à 6,5 %. La laine est ensuite retirée, l’éther vaporisé et l’acide enlevé par de l’eau puis de l’ammoniaque diluée et séchée. Elle ne se feutre plus sous l’influence du savon.
- Tissus irrétrécissables. — Calico Printers’ Association,
- Ud A. Lantz et A. Morrison. — E. P. 480.171.
- On obtient des tissus qui ne se rétrécissentplusquand on les traite par une solution de produit de condensation primaire d’urée-formaldéhyde ou phénol-formaldéhyde de manière que la proportion de produit fixé ne dépasse pas 8%. A côté de l’irrétrécissabilité ces tissus deviennent infroissables sans préjudice à leur souplesse et leur « main ». Avant l’insolubilisation de la résine par la chaleur, les tissus doivent être amenés à leurs dimensions désirées par un passage à la rame. Ces dimensions doivent être maintenues pendant le séchage.
- Exemples : 250 parties d’urée sont dissoutes dans 500 parties d’eau, on y ajoute 625 parties, en volume de formol à 4o %. On rend faiblement alcalin el chauffe à 4o-45° pendant 15 minutes puis on refroidit et on y ajoute 125 parties en volume de formol à 40% neutre et le tout est étendu à 2500 parties avec de l’eau.
- On mélange 4o parties en volume de celle solution avec 3 volumes d’acide acétique glacial et étend à 100 volumes avec de l’eau. Un tissu en viscose est imprégné avec celle solution de manière qu’il en retienne 110%, séché à la rame puis chauffé à 200° pendant 5o secondes, lavé dans une solution étendue de carbonate de sodium et séché. Soumis à un lavage domestique ce tissu se rétrécit de 2,7 %, alors que non traité le rétrécissement serait de 13,2%. La teneur en résine de ce tissu était de 3,2 %.
- PROCÉDÉS DE DÉLUSTRAGE
- Délustrage de la rayonne. — Toolal Broadhurst Lee et C°, II. N. Johnson, Mark, Roscœ et Wood. — E. P. 484.901.
- Les solutions d’urée et de formol condensées se transforment sous l’action des acides en produits blancs insolubles qui sont très différents des mélhylol-urées polymerisées el qui constituent vraisemblablement de la méthylèneurée (d’ailleurs connue). De même l’acétaldéhyde peut réagir ainsi que la thiourée et la cyanamide. Les mêmes auteurs ont déjà indiqué dans leur E. P. 467.480, un procédé de délustrage par la précipitation sur la fibre de méthylène urée ou ses analogues mais ils n’avaient pas envisagé la production préalable de ces composés. Dans le nouveau mode opératoire, ils incorporent à une solution de cellulose ou d’un dérivé de cellulose avant sa coagulation, les méthylèneurées finement divisées ou ils utilisent des dispersions de ces produits.
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- 01
- EXTRAITS DE BREVETS ANGLAIS
- Exemple J : 5 à a5 parties de monométhylolurée fraichement préparée et i partie du sel de sodium de l’alcool laurique sulfoné sont dissous dans 100 parties d’eau. V la solution refroidie, on ajoute r partie d’acide tartrique dissous dans 3 parties d’eau en agitant jusqu’à ce que la réaction soit complète. 5oo cc. d’une telle dispersion contenant 5 parties de méthylèneurée, sont mélangées avec 6o cc. de soude caustique (d=1,32) et versés dans 1400 grs d’une solution de viscose renfermant ii % de cellulose soluble de manière à obtenir un mélange à 8% de cellulose. Cette solution est ensuite filée et coagulée à la manière habituelle dans un bain renfermant de l’acide sulfurique, du sulfate de sodium et du glucose. Le filament est lavé, désulfuré, blanchi. Par l’emploi de proportions convenables de méthylèneurée on peut régler la charge et graduer le délustrage depuis une simple opalescence jusqu’au mat.
- Dans un second exemple, la suspension de méthylèneurée préparée comme il a été dit est utilisée pour imprégner un tissu qui est ensuite centrifugé et séché. On obtient un délustrage ainsi qu’une charge. Il est bon d’ajouter un agent fixateur qui améliore la solidité au lavage et on a trouvé que le latex constitue un bon fixateur. Il agit également comme stabilisateur des dispersions des divers produits condensés qui forment des résines synthétiques. On peut de cette manière former une résine dans l’intérieur de la fibre et réaliser simultanément le délustrage et un effet infroissable.
- Impressions lustrées sur rayonne mate. — The Calico Printers' Association et J. R. Whinsield. — E. P. 486.334.
- Les mômes auteurs ont déjà décrit un procédé qui permet de délustrer la rayonne au moyen de stannalc de calcium (E. P. 455.209). Il est possible de produire des impressions lustrées en imprimant une solution épaissie d’acide citrique séchant ou vaporisant. On peut ajouter à cet acide un colorant, de manière à obtenir des effets lustrés colorés. Toutefois, il est impossible d’utiliser pour cela des colorants pour cuve qui demandent un alcali. Or, on a trouvé qu'on peut remplacer l’acide par l’hexamétaphosphale de sodium dont la réaction alcaline ne gêne pas l’emploi de colorants pour cuve.
- Exemple. Un tissu de rayonne en cellulose régénérée est d’abord délustré par traitements successifs au stannate de sodium, puis à l'eau contenant un sel de calcium soluble ainsi qu’il est indiqué dans le brevet anglais 455.209. On imprime ensuite avec une solution épaissie contenant 10% d’hexamétaphosphale de sodium, on vaporise et on lave ; il en résulte une impression brillante sur un fond mal.
- APPRÊTS DIVERS
- Impressions brillantes. — C. Wirth. — E. P. 485.559.
- On obtient des dessins brillants sur soie ou sur rayonne en traitant les tissus des solutions étendues
- de chlorure d’aluminium et les pressant à chaud contre des modèles des dessins.
- Exemple. Un tissu de soie est imprégné avec une solution de chlorure d’aluminium à 5° Bé. On presse alors contre des modèles de dessins à la calandre à 130°. Le tissu est ensuite lavé pour enlever le chlorure d’aluminium.
- Apprêts à l’oxyde de titane. — National Titanium Pigments tht. Weber et Woodball. — E. P. 486.316.
- Le grand pouvoir réflecteur de l’oxyde de titane est utilisé pour obtenir des apprêts brillants pour le lin ou le coton. Si l’on désire un apprêt chargé on peut ajouter du kaolin. Le procédé est illustré par l’exemple suivant : 5 kgs d’oxyde de titane sont mélangés avec 5o kgs de kaolin et 100 litres d’eau et on y mélange 35 kgs d’amidon de maïs, 5 kgs de dextrine et i5 kgs d’huile de ricin sulfonée, puis 350 litres d’eau et on fait bouillir pendant i5 minutes. Cet apprêt est ensuite appliqué par les procédés connus. Le pouvoir réflecteur de diverses compositions mesuré avec la cellule photoélectrique a donné les chiffres suivants :
- Brillant avec
- Charge Amidon 100 25 °/o d’apprêt 82,5 %
- Kaolin 10 00 84,0
- Kaolin 5o 50 84.0
- Oxyde de titane 10 90 88,0
- 20... 80 89,0
- — 3o... .. 70 92,0
- Le brillant est encore plus grand en ajoutant de l’huile pour rouge.
- Traitement des fibres par le caoutchouc. — Rubber Pro-ducers' Research Association, Wool Industry Asso-cialion, Wilsdon et C. Blow. — E. P. 483.496.
- Le caoutchouc d’une dispersion aqueuse est déposé sur les fibres naturelles ou artificielles, en le faisant pénétrer dans l’intérieur des fibres. Pour cela on utilise des savons cationiques qui fournissent des ions positifs à longue chaîne carbonée. Les fibres sont d’abord imprégnées avec de tels savons formés d’ammoniums quaternaires, de phosphonium ou de sulfonium contenant des chaînes de huit atomes de carbone, puis on les traite par l’émulsion de caoutchouc. On emploie par exemple, le bromure de cétylpyridinium, le chlorure de cétyltriméthylammonium, le méthylsulfate de cétyldiméthylsulfonium. Ces traitements peuvent être appliqués aux fibres sous leurs différents étals et on peut ajouter des colorants. Dans le cas de la laine celle-ci peut être avantageusement chlorée ou traitée par l’eau oxygénée, au préalable.
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- PROGRÈS RÉALISÉS DANS LA PRODUCTION DES TEXTILES
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- INDUSTRIE TEXTILE
- PROGRÈS RÉALISÉS DANS LA PRODUCTION DES TEXTILES
- par M. J. DUMAS
- Fibres naturelles.
- LA FIBRE DE SISAL.
- La fibre de sisal est extraite d’une variété d’agave actuellement cultivé dans certaines de nos colonies (voir R.G.M.C., 1932, p. 354). La fibre est extraite des feuilles charnues de celle plante, qui sont d’abord désagrégées, puis décortiquées. Ges opérations faites par les soins des indigènes peuvent aussi être réalisées par des moyens mécaniques. Un dispositif de traitement des feuilles d’agave-sisal se trouve récemment décrit dans le brevet anglais 479.682 de J. Mc Crae et
- FIC.5.
- . 5
- FIG.6.
- 6a
- -5
- 3 3
- Fairbairn Lawson Combe Barbour Ltd. Les feuilles, avant décortication, sont broyées entre un système de rouleaux cannelés représentés par la fig. 1. Les arêtes 3a de la fig. 3 des deux rouleaux superposés se trouvent sur une même verticale et ces arêtes présentent la courbure indiquée à la lig. 6. La courbure de cette arêle est double, la partie a ayant un rayon de courbure plus faible que la partie a' et que la gorge a2, de telle sorte que les feuilles ne soient pas coupées, mais seulement broyées et divisées. Les autres rouleaux ont des rainures plus rapprochées et des arêtes selon la fig. 5; enfin les cloisons 9 ont pour but de séparer les différentes feuilles entre elles. Les rouleaux sont comprimés par le moyen de ressorts et leur distance est réglable. Les feuilles sont amenées au broyage par la plaque a.
- La même Société a pris un autre brevet pour une machine à décortiquer (brevet anglais 479-709).
- Il est intéressant de savoir que la culture du sisal a été encouragée dans le Soudan Français et à Madagascar. C’est à Kayes dans l’A.O.F. que se trouve une exploitation importante dont les premiers essais remontent à 1902. De sensibles progrès ont été réalisés comme le montrent les chiffres de la production : 80 t. en 1920; 942 t. en 1930; 2.000 t. en 1932 ; 4-000 à 5.000 t. les années suivantes. A Madagascar, les premiers essais ont été faits aux Comores et, en 1930, on a exporté 3oo t., i.3oo t. en 1933 et 2.500 t. chaque année suivante ce qui, pour les deux colonies, représente environ 7.000 t. en fibre très estimée.
- Voici quelques particularités concernant ce textile qui sont extraites d'une étude de M. C. Lion dans le Bulletin de la Société Industrielle de Rouen, 1938, p. i5o).
- Sisal A.O.F., types A.B.G. longueur minimum de 90 cm. pour le type A ; longueur minimum de 60 cm. pour le type B; et longueur inférieure à 60 cm. pour le type C, et d’un classement 1 et 2 dans chacun des types, selon que la couleur est blanche ou irrégulière el que les fibres contiennent ou non des traces de pulpe.
- L’utilisation de cette fibre s’applique au premier chef à la fabrication de la ficelle de moisonneuse-lieuse. On fabrique aussi en sisal des cordes de toutes sortes, des ficelles d’emballage, des nattes et de la sparlerie.
- Grâce à un procédé spécial de dégommage, on est arrivé à rendre le sisal assez souple pour le filer, comme le chanvre ordinaire, et on commence à faire avec celle fibre des loiles à sacs et à bâches, du linoléum el des tissus variés dont l’avantage est d’être plus légers et plus résistants que les articles confectionnés en jute.
- La France importe chaque année plus de 3o.ooo t. de sisal ; elle en a importé 32.700 t. en 1936.
- Vos Colonies, qui n’exportent que 7.000 t. actuellement, ont donc une large marge, réservée au placement de leur production, sur le marché métropolitain.
- Cependant, l’examen du marché français montre que sur les 32.700 1. importées en France en 1936, 2 9.4001. proviennent de l’étranger et 3.000 t. seulement de nos Colonies, par conséquent, plus de la moitié des exportations de sisal colonial est dirigée sur l’étranger.
- Il est possible qu’une certaine quantité de fibres, entrant en France sous la dénomination de sisal de provenance étrangère, soit en réalité du sisal de nos colonies, qui faute de marché spécialisé en France, a
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- PROGRÈS RÉALISÉS DANS LA PRODUCTION DES TEXTILES
- été mis, par les producteurs, directement sur les marchés de Londres et d’Anvers.
- La difficulté de créer un marché français de sisal provient de ce que le sisal étranger n’étant soumis au paiement d'aucun droit de douane, le sisal français ne bénéficie d’aucun avantage à son entrée en France ; d’autre part, certaines usines de transformation du sisal, comme les Corderies de la Seine, ont des intérêts majeurs dans les plantations africaines de sisal et leurs importations de matière première, provenant de ces exploitations, ne donnent pas lieu à transactions sur une place commerciale. C’est pourquoi il est impossible d’obtenir une cotation en francs, du sisal de nos colonies, et c’est également pourquoi jusqu’ici, le cours du sisal français a été exprimé en livres sur la base de cotation du sisal de l’Est Africain anglais.
- Cependant, la création d’un marché de sisal en France présenterait de grands avantages, non seulement pour nos importateurs, mais aussi pour les producteurs de nos Colonies,
- Pour obtenir un tel résultat, il suffirait d’imposer l’exportation en droiture, du sisal colonial.
- Il ne faut pas oublier, en effet, que le sisal bénéficie d’un soutien à la production qui peut atteindre, au maximum, la différence entre son prix de vente et son prix de revient.
- Cette prime peut être payée, grâce à la taxe spéciale qui frappe à l’importation le sisal brut ou manufacturé et fibres assimilées, dont le produit est versé au compte spécial du sisal, de chacune des colonies productrices, au prorata de leurs exportations.
- Enattendant une amélioration à ce système, il serait intéressant de chercher à créer un marché français de sisal, en procédant à la mise en vente publique, sur une place commerciale spécialisée, d’une quantité de 20 à 25 tonnes de sisal par mois, pour être vendue par lots de 5 tonnes à la fois, dans les conditions ordinaires des ventes publiques.
- Le procédé de la vente publique, non seulement permettrait d’obtenir une cotisation du sisal répondant à la réalité, mais il aurait l’avantage d’attirer sur le marché, grâce à sa publicité, les sisals de Madagascar comme ceux du Soudan, et même certains sisals étrangers, qui pourraient ensuite être réexportés, s’ils obtiennent le bénéfice de la vente, en entrepôt fictif.
- M. Marc Simon, Directeur de l’Institut Colonial, est donc d’avis que les producteurs de sisal devraient se grouper pour tenter, ne serait-ce qu’à titre d’expérience, cette opération qui bénéficierait de tous les avantages que comporte la vente publique.
- Fibres artificielles.
- Les perfectionnements dans la fabrication des fibres artificielles se développent dans diverses directions. En particulier la laine cellulosique, ou fibres artificielles courtes, forme un des sujets les plus étudiés. Non seulement on arrive à produire des fibres fines et découpées qui peuvent être mélangées à la laine pour en diminuer le prix, mais on cherche à donner à ces
- fibres cellulosiques les caractères physiques de la laine. Notamment, on leur communique un aspect ondulé et vrillé qui facilite le mélange avec la laine. On a même poussé les perfectionnements jusqu à la production de Vistra dont la surface se rapproche de celle que donnent les écailles de la laine (voir R.G.M.C., 1938, P- ^V)-
- La production de fibres courtes ondulées fait encore l’objet de brevets de l’I. G. Farbenindustrie récemment publiés. Dans les brevets anglais 481.i36 el 481.515 celte Société décrit la fabrication de fibres ondulées respectivement au moyen de rayonne cupro-ammo-niacale et de viscose. D’après le premier de ces procédés, la solution de cellulose, dans l’oxyde de cuivre ammoniacal est filée par des tuyères et les filaments, entraînés dans un entonnoir par de l’eau peu acide el les filaments contenant encore le cuivre sont passés après extension dans une machine qui les découpe à la longueur voulue. De là elles passent dans de l’eau bouillante jusqu’à ce qu’elles aient acquis l’ondulation suffisante et finalement elles sont traitées par un acide étendu. Il est aussi possible de les onduler en les soumettant pendant le découpage, à l’action de la vapeur; d’autres traitements sont également envisagés. Avec la viscose, on utilise des solutions de forte viscosité et les filaments sont traités dans un bain salin, acidifié par un acide inorganique où la coagulation se fait après étirage.
- Dans le brevet anglais 482.814 de Finlayson et Perry, l’ondulation est réalisée par un procédé différent. Les fibres découpées, d’acétylcellulose par exemple, sont comprimées dans un récipient entre deux plaques perforées, et sont ramollies par l’introduction d’un agent organique comme de l’acétone diluée. Quand elles ont pris les formes ondulées, par leur compression, on fait couler le solvant et on sèche en faisant arriver un courant d’air.
- Les Vereinigten Glauzstoff Fabriken utilisent un procédé qui se distingue des précédents par le fait que c’est par un dégagement gazeux qu’on obtient la déformation des fibres découpées. Ainsi, on introduit dans la viscose, soit avant filage, soit après, des sels, comme du sulfite, ou du carbonate. Lors de la décomposition par un acide, de la viscose, les bulles de gaz qui se dégagent provoquent des ondulations des brins découpés (E. P. 483.404).
- Enfin on obtient de la rayonne ressemblant à la laine, par le filage de viscose dans un bain de coagulation alcoolique, puis en la soumettant à un traitement à l’air chaud ou à un autre traitement. Les fibres sont alors étirées et découpées. Ce procédé de l’I. G. Farbenindustrie est décrit dans le brevet anglais 482.280.
- Dans un autre ordre d'idées, on peut arriver à fabriquer de la rayonne en cellulose régénérée ayant une ténacité accrue, même à l’élat mouillé, en opérant la coagulation dans certaines conditions. Celles-ci sont précisées par l’I. G. Farbenindustrie dans le brevet anglais 481.565. Les filaments de viscose sont partiellement coagulés dans un bain ne renfermant pas
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- moins de 7 % d’acide sulfurique et du sulfate de sodium et un sulfate d’un métal divalent, zinc ou magnésium. Les filaments incomplètement coagulés passent sur un rouleau plongé dans le bain d’eau bouillante puis sur un second rouleau animé d’un mouvement plus rapide que le précédent de manière à produire un étirage de 45 %.
- LE LANITAL.
- L’apparition de cette nouvelle fibre artificielle a suscité, dès le début, un vif mouvement de curiosité qui s’est traduit par des opinions très diverses exprimées dans de très nombreuses publications. Nos lecteurs ont d’ailleurs été tenus au courant de ces controverses (voir notamment R.G.M.C., 1936, p. 258, 523; 1937, p. 170).
- Après celle période d’incertitude concernant l’avenir probable de cette nouvelle fibre, la pratique paraît avoir finalement consacré son importance puisque les licences des brevets Ferretti ont été acquises dans la plupart des pays industriels et que la fabrication est déjà ou va être entreprise dans les usines aménagées à cet effet. C’est ainsi que le Lanilal Français a établi une usine à Tourcoing, qu’en Belgique, l’usine d’Au-raing dans le Hainaut doit démarrer encore celle année et qu’il en est de même en Hollande. Enfin, récemment, la Société Courtaulds' a également acquis les licences pour l’Angleterre.
- Le procédé de fabrication du lanilal comprend, ainsi qu’on le sail : la fabrication de la caséine, la dissolution de la caséine, le filage de la solution, la coagulation et les traitements subséquents. Depuis la publication des brevets Ferretti, on connaît mieux les particularités de ces techniques.
- La caséine est retirée du lait écrémé par la coagulation de celui-ci, mais la manière d’effectuer celle coagulation n’est pas indifférente. Ainsi, la présure fournit une caséine peu soluble dans les alcalis, il faut provoquer la coagulation par un acide, soit que cet acide se forme naturellement par la fermentation, soit qu’on l’ajoute au produit.
- Mais les recherches de Ferreti lui ont montré que les conditions suivant lesquelles on produit la coagulation de la caséine exercent une énorme influence sur les propriétés du lanilal. Ainsi, il est nécessaire d’ajouter une quantité d’acide supérieure à celle qui précipite la caséine, de telle sorte que le pli du sérum soit toujours inférieur à 4,7- De plus, la nature de l’acide, la dilution, la température sont également des facteurs imporlants.
- Voici le mode opératoire préconisé par le brevet. Le lait écrémé est placé dans un récipient muni d’un agitateur et d’un système de réfrigération pour régler la température. Dans un autre récipient, on prépare l’acide dilué : 250 cc. d’acide sulfurique concentré (168" T vv = 66°Bé) dilué dans 9 fois son volume d’eau.
- Ces proportions conviennent pour 100 lit. de lait qu’on amène à ao"C ainsi que l’acide lui-même. Dans le lait agité on introduit lentement, par plusieurs tubes fins, la moitié de l’acide et après 3o minutes d’agitation, on laisse écouler le reste de l’acide.
- Si la fibre finale doit présenter une solidité plus grande maisune moindre souplesse, la quantité d’acide doit être réduite à 170 cc. L’agitation est continuée pendant 3o minutes, puis la caséine est envoyée au filtre-presse au moyen d’air comprimé et autant que possible débarrassée de liquide, mais pour l’usage textile il n’est pas nécessaire de laver et de sécher. Toutes les caséines ainsi préparées sont solubles dans les alcalis en donnant des liquides visqueux.
- Pour la dissolution on emploie la soude ou la potasse caustique. Ainsi, pour dissoudre 100 kg. de caséine non lavée sèche, 011 emploie 23 lit. de soude causlique à 64°Tvv (35°Bé) à la température de 24°. Ici encore la température exerce une grande influence sur la qualité du lanilal. La dissolution et la maturation de la solution exige environ 24 heures pour atteindre la viscosité convenable; le volume après dilution est de 55o à 600 litres au départ de 100 kgs de caséine. On peut encore ajouter à cette solution, pour en modifier la viscosité, certains sulfates comme les sulfates de sodium, d’ammonium, de cuivre ainsi que du sulfure de carbone, du sulfure de sodium qui facilitent la coagulation du filament. L’addilion d’un savon contenant de la soude caustique et du sulfure de carbone exerce une aclion favorable sur la vitesse de coagulation et sur la souplesse du lanilal. Enfin, il est également possible de faire des additions de viscose ce qui serait le procédé qui fournit le nouveau lanilal actuel.
- Le filage se fait dans les appareils analogues à ceux employés pour la rayonne, mais ici la coagulation est plus lente et la vitesse des brins est supérieure; elle est de 80 à 120 mètres par minute et ceci nécessite un trajet plus long dans le bain. La composition de celui-ci est de 9 litres d’acide sulfurique concentré dans 100 lilres, elle peut même aller jusque i5o cc. d’acide par litre.
- La concentration de l’acide est double de celle employée pour la viscose et la température est comprise entre 52 et 53°.
- Les filaments peuvent être durcis par addition de sels d’aluminium.
- Les fils après coagulation retiennent une forte proportion d’acide et doivent être lavés pendant plusieurs heures, mais auparavant les filaments sont traités par une solution de formol additionnée de chlorure de sodium. Une telle solution est faite avec 90 p. d’une solution de sel à 12 % avec 10 p. de formol à 5o%, mais on commence avec des solutions qui renferment seulement 1 d. de formol, puis progressivement plus concentrées. Ensuite les filaments sont lavés à fond, puis passés dans un bain contenant 40 % de formol et 20% de NaCl, enfin, on les assouplit avec désémulsions d’huiles sulfonées.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Le feutrage de la laine. — Spi/mer and Weber, 55, n°45, 5 novembre 1937.
- Soit que l’on cherche à le provoquer au maximum, soit que l’on s'efforce au contraire de l’éviter, le feutrage est toujours un phénomène très important pour tous ceux qui manipulent de la laine. Aussi peut-on tirer, de la longue expérience des praticiens, d’intéressantes conclusions sur le processus même du feutrage — indépendamment des recherches scientifiques qui ont été entreprises sur celle question, et qui n’ont pas dit leur dernier mot. On connaît la théorie déjà ancienne, dite de l’ « accrochage » selon laquelle le feutrage serait dû aux écailles de la laine, qui maintiendraient les poils emmêlés les uns dans les autres. Celle théorie repose sur une preuve négative : une laine dépourvue d’écailles, ou privée de ses écailles par un traitement approprié, ne se feutre en effet que très peu ou pas du tout.
- Il est facile de démontrer l’insuffisance de celle conception. Que l’on se donne seulement la peine de faire un faisceau avec des poils de laine assez longs, en ayant soin de placer toutes les pointes à la même extrémité. Les écailles sont disposées de telle sorte qu’aucun accrochage n’est possible. Si l’on soumet ce faisceau (lié assez fortement pour empêcher tout mouvement relatif des poils) à l’action de la chaleur humide et à la pression d’un rouleau, on ne larde pas à observer un feutrage très net. On peut aussi faire une autre expérience : que l’on sèche à poids constant une laine normalement susceptible de se feutrer sans difficulté, et qu'on la soumette à un pétrissage en ayant soin de la maintenir dans une atmosphère sèche. On ne constatera pas de feutrage appréciable.
- On voit donc que l’intervention des écailles n’est ni nécessaire, ni suffisante pour provoquer le feutrage. 11 serait cependant à tout le moins prématuré d’affirmer qu’elles n’y jouent aucun rôle. Les expériences ci-dessus décrites établissent en tous cas l’importance de l’humidité, facteur essentiel du feutrage. Par ailleurs cette opération ne dépend nullement de l’emploi de produits chimiques déterminés. Pour s’en convaincre, il suffit de remarquer combien sont différents, et même opposés au point de vue chimique, les adjuvants utilisés pour favoriser le feutrage. On pratique le foulage avec les substances les plus diverses, telles que : acide sulfurique, carbonate de sodium, sels neutres, terre à foulon. El l’on entend rarement parler de la supério-lité de tel produit sur tel autre. Le choix de l’agent chimique est conditionné uniquement par la nature de la marchandise à fouler : les acides, par exemple, doivent être proscrits pour le traitement des tissus mi-laine.
- La diversité de réaction chimique des agents employés (dont certains, comme la terre à foulon sont même chimiquement inaclifs) montre bien que le facteur déterminant est purement physique. Ce facteur
- est le gonflement. La kératine plus ou moins modifiée qui constitue la surface des poils de laine est susceptible de se gonfler, et on sait que d’une façon générale les sels, les lessives alcalines, les acides favorisent le gonflement. Lue fois gonflées, les fibres semblent se coller entre elles, et c’est ainsi que se produirait le feutrage. Ce phénomène de collage doit évidemment être d’autant plus intense que la surface totale des fibres est plus grande. La finesse des fibres, les aspérités de leur surface sont donc favorables à ce point de vue. Si les fibres étaient cylindriques et lisses, leur surface de contact serait très réduite. Mais la section des fibres de laine est ovale et irrégulière; en outre elles sont frisées et recouvertes d’écailles, ce qui augmente énormément leur surface. Celle conception cadre bien avec les enseignements de la pratique. On sait en effet qu’une laine fine et frisée se feutre plus facilement qu’une laine grossière. D’autre part, la richesse en écailles favorise le foulage et, comme il a été dit plus haut, l’absence d’écailles rend le feutrage difficile. Mais, au lieu d’y voir l’unique facteur déterminant, la théorie présente ne considère plus la richesse en écailles que comme l’un des facteurs contribuant à la surface de contact, et augmentant ainsi les possibilités d’adhérence entre les fibres.
- Ce qui vient d’être dit n’est d’ailleurs pas spécial à la laine, et peut fort bien s’appliquer à des fibres de constitution chimique toute différente. C’est ainsi que la laine artificielle de viscose (Vistra) peut être foulée, tandis que la rayonne de viscose, qui est lisse, ne se feutre pas. Il suffit donc de donner à une libre végétale une conformation superficielle analogue à celle de la laine, pour lui conférer une certaine aptitude au feutrage. On est toutefois limité dans celle voie : s’il est possible, en effet, de friser les fibres artificielles, on ne peut guère leur donner une section aussi irrégulière que celle des fibres de laine. Il faudrait pour cela modifier continuellement la section des filières pendant le filage. Cependant il est à noter, d’autre part, que de par sa nature même, la laine cellulosique est sensiblement plus gonflable que la laine naturelle.
- A cette théorie qui n’attribue qu’une importance tout à fait secondaire à la constitution chimique de la fibre, on pourrait objecter que les agents chimiques qui modifient le plus profondément la substance de la laine sont précisément ceux qui ont aussi le plus d’in-fluence sur l’aptitude au feutrage. On sait, en effet, que le chlore et le brome sont des corps très réactifs. L’importance de leur action chimique sur la laine se manifeste par une altération très marquée des propriétés tinctoriales. Or ces agents sonl utilisés pour rendre la laine irrétrécissable, non feulrable. Mais là encore, tout s’explique par une action physique, par une modification de la surface. Si l’on examine au microscope une laine fortement chlorée, on constate effectivement que les écailles sont détruites et que la surface des fibres est remarquablement nivelée. Il y
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- aurait lieu de rechercher cependant si, par ailleurs, le chlorage ne rendrait pas la laine moins gonflable. Dans l’affirmative, les deux facteurs : gonflement et conformation superficielle, entreraient en ligne de compte.
- Il n’est pas inutile d’ajouter encore quelques mots, au sujet des produits auxiliaires du foulage que l’on trouve dans le commerce. L’auteur estime qu’aucun des adjuvants actuellement employés n’a d’autre action que de favoriser le gonflement. Ces produits auxiliaires n’agissent pratiquement que comme mouillants. Ils sont d’ailleurs très utiles pour accélérer la pénétration des solutions dans les tissus de laine chargés de corps gras provenant de la filature ou du tissage. La durée du foulage peut s'en trouver sensiblement réduite. C’est un avantage appréciable dans le foulage alcalin, et encore plus dans le foulage acide, où la difficulté du mouillage peut avoir des conséquences fâcheuses. Mais il n’existe pas à proprement parler d’adjuvant du foulage qui augmente, par une action chimique, l’aptitude des fibres à se feutrer.
- J. L.
- Sur le carbonisage de la laine (concernant le traitement ménageant la laine). — E. ELÔD et H. RUDOLPH. Klepzûfs Texlilzeitschrift, mai 1938, p. 2 95-2 98.
- Dans un travail antérieur, Elôd et ses collaborateurs ont étudié les modifications que la substance-laine subit lors du carbonisage à l’acide chlorhydrique et à
- l’acide sulfurique, respectivement. Comme critérium de la modification de la laine, les auteurs avaient choisi la vitesse d’absorption par la laine de colorants acides cristalloïdes.
- Entre temps, cette méthode a été appliquée à la détermination de l’endommagement des fibres; elle a donné précisément les résultats qu’on attendait.
- Dans la présente étude, il est question de l’action de l’acide chlorhydrique et de l’acide sulfurique sur la laine, lors du carbonisage. Les auteurs ont établi que l’action accompagnant le carbonisage, à savoir l’action dommageable des acides carbonisants sur la substance laine est, pour l’acide chlorhydrique, plus faible et plus indépendante de la concentration que pour l’acide sulfurique.
- Il ressort des essais que l’action du chlorure d’aluminium, lors du carbonisage de la laine, est spécialement ménageante pour la fibre. -
- Comme agent protecteur de la substance-laine durant le carbonisage, la graisse de laine a été employée sous forme d’émulsion. D’après les essais, la laine traitée par des émulsions de graisse de laine en émulsion n’est pas du tout ou à peine altérée par le carbonisage.
- Par contre, les émulsions de graisse de laine protègent insuffisamment la laine cellulosique au cours du carbonisage.
- Mais, les tissus mélangés de laine cellulosique se-mercerisent d’une façon impeccable. L. B.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- MATIÈRES PLASTIQUES
- Produits de condensation urée-formol. — Fabriques de Lare et R. Armenaall. — B. F. 817.660.
- On prépare des produits de condensation qui diffèrent de ceux préparés par les procédés connus, en opérant la condensation urée-formol en milieu anhydre.
- Exemple 1 : On mélange, au mortier ou par un moyen mécanique, 60 gr. d’urée avec 00 à 60 gr. de trioxyméthylène en poudre. On incorpore, à la fin du broyage, i à 2 gr. d’hydrate de baryum ou de calcium; le mélange devient plus gras, prend la consistance d’un mastic, puis se liquéfie d’autant plus complètement que la proportion de trioxyméthylène est plus élevée. Le produit cireux, blanc est soluble dans l’eau chaude, chauffé à 60-70°, il fond complètement et se transforme en une résine qui devient progressivement infusible et insoluble.
- Parmi les autres exemples, on mélange Z|0 gr. d’urée et Zto gr. de thiourée avec Zjo à 80 gr. de trioxyméthylène eton y incorpore 20 à âo gr. d’un sulfure alcalino-terreux luminescent constitué, par exemple, par .un mélange de sulfure de strontium, de magnésium et de calcium. Le mélange maintenu à 20-26°, ne tarde pas à devenir assez liquide pour pouvoir être étalé au pinceau sur une surface quelconque. Cet enduit, chauffé vers 100", devient rapidement pâteux et se transforme en une laque ou émail dur devenant fortement luminescent par insolation.
- On mélange dans un malaxeur 60 gr. d’urée avec 3oà 60 gr. d’hexaméthylènelétramine et, par contacta froid, le mélange se transforme en une masse cireuse ayant l’aspect de la stéarine fusible à 90-100". Celle masse peut servir à imprégner des charges fibreuses, elle est moulable sous pression et, à la température de U0-160", on obtient des objets moulés parfaitement homogènes.
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- REVUE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- REVUE ECONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- La laine cellulosique au Japon.
- L'importation des textiles bruts au Japon constitue actuellement une lourde charge qui s’est traduite, en 1936, par une dépense de plus de 1,100 millions de yens et représente 4I % de la totalité des importations. Dans cette somme, le coton figure pour 856 millions de yens et la laine pour 200 millions. Dans ces condi-tiou, le gouvernement s’est efforcé d’encourager la production de textiles artificiels, en particulier la laine cellulosique. Pour cela, des subventions ont été accordées aux industriels et le ministère du Commerce a créé un institut scientifique et une station d’essais pour lesquels on a dépensé 2 1/2 millions de yens. Il s’est alors établi une industrie dont la production a subi un rapide développement, comme le montrent les chiffres suivants :
- 1935................ 5.900 I. de laine cellulosique 1936............... 21.000 t. —
- 1937............... 76.500 t. —
- En 1938 on a constaté un accroissement tel qu’il a fallu édicter des restrictions. Celles-ci ont ramené la production de juin à 10.000 t. alors qu’en mai elle s’était élevée à 18.000 t. Dans le premier semestre de 1938, on a fabriqué environ 74.000 t. de laine cellulosique, c’est-à-dire autant que dans l’année 1937 tout entière.
- La matière première c’est le bois dont on a importé pour 64,8 millions de yens, la moitié provenant des Etats-Unis. Mais on va s’efforcer de créer des fabriques de cellulose en Mandscbouko, à Formose et en Corée
- et on estime qu’en 1942-1943 le Japon pourra produire 1,650 million detonnes de cellulose par an.
- L’industrie textile en Abyssinie.
- D’importantes commandes de machines textiles ont été passées en Angleterre par l’Abyssinie.
- Le gouvernement italien a l’espoir de réussir dans la culture du coton, à l’aide de graines provenant de l’Egypte, dans sa nouvelle colonie, pareille en partie au colon qui croît dans le Somaliland italien et autres colonies de l'Est-Africain. Des représentants du gouvernement ont rendu visite, dernièrement, aux ateliers des constructeurs d'Oldham, afin d’examiner les machines qui sont en cours de construction.
- Les textiles chimiques du Nord et de l’Est.
- Celle Société qui fabrique des produits chimiques auxiliaires pour les industries textiles a modernisé ses installations et, après la fermeture de ses ateliers durant plusieurs mois, a repris sa pleine activité.
- Acétylcellulose aux Etats-Unis.
- L. U. S. Industrial Alcohol C° a monté la fabrication d'acétylcellulose destinée aux matières plastiques. L’usine sise à Curtis Bay entrera en activité à la fin de l'année et produira 500.000 Ibs par an ; plusieurs autres unités sont prévues.
- RECETTES UTILES
- Encres pour timbres en caoutchouc.
- Les encres pour tampons sont ordinairement constituées par des solutions aqueuses ou hydroalcooliques mélangées à de la glycérine. Mais l’hygroscopicité de la glycérine est un avantage et aussi un inconvénient car la fluidité de l’encre dépend du degré hygrométrique de l’atmosphère.
- On a effectué des recherches au Bureau des Standards de W ashinglon et 011 n’a trouvé que le remplacement
- de l’alcool par des éthers du diéthylèneglycol comme l’éther monobutylique ou Butylcarbitol. Voici une formule proposée pour faire 1 litre d’encre: on emploiera 40 cc. de glycérine, 40o cc. d’eau, 200 cc. de butylcarbitol et une quantité de colorant variable suivant sa richesse. On utilisera, par exemple, 16 gr. de Fuschine, Vert lumière 32 gr., Bleu méthyle pour colon 24 grs, Violet cristallisé 16 gr., Nigrosine 48 gr. Ces poids s’entendent pour 1 litre.
- RESULTATS
- Givet-Izieux
- L’assemblée ordinaire a approuvé les comptes de l’exercice 1937, présentant un bénéfice net de 7.425.787 fr. Le dividende a été fixé à 47 fr. 201 brut pour chaque action ou part bénéficiaire. Un acompte de 16 fr. brut par action on part ayant été mis en
- INDUSTRIELS
- paiement le 15 décembre 1937, le solde de 31 fr. 201 sera mis en paiement à partir du 1er juillet, à raison de 26 fr. 601 net par action nominale taxable à 16,20 %, 24 fr. 66 net pour celles taxables à 26 % et 22 fr. 614 net pour celles au porteur ; pour les parts bénéficiaires, à raison de 26 fr. 601 ou 24 fr. 066 net pour les parts nominatives et 22 fr. 614 net par part
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- RESULTATS INDUSTRIELS
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- au porteur. L’assemblée a donné leur quitus aux anciens administrateurs de la Société Textiles Artificiels d'Izieu:, ainsi qu’aux administrateurs de la société nouvelle, tant pour leur gestion jusqu’au 31 décembre 1937 que pour toute opération accomplie depuis la constitution jusqu’à ladite date.
- Le Lanilal
- Le 8 mai a été signé à Milan le contrat de cession du brevet Lanital, de la part de la Snia Viscosa et du Comm. A. Ferreti, à MM. Yoshio Kodama et K. Kasa-do, représentants du groupe industriel Mort de Tokio.
- La concession a été faite pour les territoires du Ja-pon et du Mandchoukuo. Suivant les ententes qui ont eu lieu entre les deux parties, l'usine pour la fabrication de la laine synthétique sera terminée au Japon dans l’année en cours.
- On pourra utiliser aussi la caséine de soya sur la base des résultats des nouvelles études accomplies par M. Ferretti, afin de satisfaire à la demande du Japon qui est précisément désireux de donner à la solution de ce problème un caractère national et autarchique, par l’emploi d’une matière première dont il peut dis-poser avec abondance, tandis que pour la caséine de lait il devra rester tributaire de l’étranger.
- Ancienne Maison Anfrie
- L'assemblée ordinaire a approuvé les comptes de l’exercice 1937 présentant un bénéfice, après amortissements, de 1.060.567 fr. Le dividende a été fixé à 7 % pour les actions de capital et 1 % pour les actions de jouissance.
- La Viscose Française
- Cette société, qui a été constituée par la fusion de la Société Française de la Viscose avec la Société Ardéchoise de la Viscose, a clôturé le 31 décembre dernier son premier exercice, d’une durée exceptionnelle de 17 mois.
- Le bénéfice net ressort à 9.347.551 fr.
- Etablissements Vautheret, Gros et Laforge
- Lyon. — Les comptes de l’exercice 1937 font ressortir, après 861.000 fr. d’amortissements, un bénéfice de 1.161.534 fr. contre 114.769 fr. en 1936. Déduction faite d’une somme de 275.621 fr. destinée à compléter l’intérêt des obligations, le bénéfice net ressort à 885.733 francs.
- Le conseil proposera de reporter à nouveau ce solde bénéficiaire.
- Etablissements Dufour et Chaboud
- Lyon. —L’assemblée ordinairea approuvé les comptes de l’exercice 1937 se soldant par un bénéfice de 250.835 fr. contre 50.776 fr. précédemment. Ce bénéfice a été affecté à l’amortissement partiel des pertes antérieures. M. Raulin, administrateur sortant, a été réélu.
- Filatures et Tissages de Marseille
- Marseille. —- L’assemblée ordinaire a approuvé les comptes de l’exercice 1937, présentant un solde créditeur de 444.132 fr., qui a été affecté à l’amortissement des immeubles et du matériel.
- La Soie
- L’assemblée ordinaire a approuvé les comptes de l’exercice clos le 25 décembre 1937, se soldant par une perte de 680.697 fr. Sur la proposition du conseil, l’assemblée a décidé de fixer, par prélèvement sur l’excédent de la réserve légale, le dividende à 5 fr. brut par action, payable sous déduction des impôts, à partir du 25 juillet.
- M. Emile Fauquet, administrateur sortant, a été réélu.
- Etablissements Sallandrouze Frères
- Les comptes de l’exercice 1937 se soldent après 445.000 fr. d’amortissements, par un bénéfice de 82.756 fr. que le conseil proposera d’affecter aux réserves. L’an dernier, le bénéfice net, de 770.899 fr. avait été également affecté aux réserves.
- Textiles Chimiques du Nord et de l’Est
- L’assemblée ordinaire tenue le 25 juin a approuvé les comptes de l’exercice 1937, faisant ressortir un solde débiteur de 3.263.297 fr., qui a été intégralement amorti avant bilan à la suite d’un abandon de créances.
- Anciens Els Vandrand et Ch. Capéran et Cie
- L’assemblée ordinaire tenue le 24 juin a approuvé les comptes de l’exercice écoulé et a voté un dividende de 6 % plus un superdividende de 3 %, soit 9 %, payable à partir du 10 août.
- Textiles Artificiels de Besançon
- L’assemblée ordinaire a approuvé les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 1937, se soldant par un bénéfice de 1.605.778 fr., non compris le report antérieur de 111.115 francs.
- Le dividende, payable le 1er juillet, a été fixé à 41 fr. 56 par action privilégiée et 4 fr. 06 par action ordinaire.
- Une somme de 67.365 fr. a été reportée à nouveau.
- Société Nationale de la Viscose
- L’assemblée ordinaire, a approuvé les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 1937 se soldant par un bénéfice disponible de 8.676.369 fr. qui a été affecté aux amortissements.
- MM. Marc Bernheim, Jules d’Halluin-Balay, Fernand Motte, administrateurs sortants, ont été réélus.
- La Viscose Albigeoise
- L’assemblée ordinaire a approuvé les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 1937, premier exercice
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- INFORMATIONS FISCALES
- social de la société, d’une durée exceptionnelle de 17 mois, se soll'ant par un bénéfice net de 2.792.645 fr.
- Le dividende a été fixé à 53 fr. 1584 par action.
- Un acompte de 12 fr. 50 brut par action ayant été mis en paiement le 12 janvier 1938, le solde de 40 fr. 6584 brut sera mis en paiement le 1er juillet prochain, sous déduction des impôts, soit à raison de net : 34 fr. 05 et 30 fr. 10 par action nominative et net 28 fr. 70 au porteur.
- Etablissements Guillemaud
- Lille. — Les comptes de l'exercice écoulé font ressortir une perle de. 131.430 fr., ce qui porte la perte totale à 3.011.179 francs.
- Etablissements Lecomple et Deprès
- Roubaix. — Après prélèvement de 41.270 fr. pour extinction des pertes antérieures, le bénéfice de l’exercice écoulé s’élève à 457.265 fr. Le dividende a été fixé à 12 fr. 30 par action et 16 fr. 69 par part.
- Etranger.
- Calico Printers' Association Ltd.
- Pour l’année se terminant au 3o juin, les comptes font ressortir une perte de 93.542 £, tandis que poui-les 12 mois précédents le bénéfice réalisé s’était élevé à I16.774 C. Il faut remarquer qu’en 1935-1936 l’exercice s’était déjà soldé par une perte de 47.247 C.
- POUR REMETTRE LA
- Pour faire face à une évidente nécessité économique et nationale, il faut, ont dit toutes les voix autorisées, que la France se remette au travail.
- On peut accroître les heures de travail, et c’est la solution qui vient d’abord à l’esprit et qui s’impose parfois, mais on peut aussi — et l’on en parle moins — augmenter le rendement de chaque heure par une meilleure organisation.
- Pour produire 4o objets par jour, un fabricant doit travailler dix heures s’il en produit quatre à l’heure. Mais il peut arriver au même résultat en huit heures seulement à condition de produire cinq objets toutes les soixante minutes. C’est le miracle qui s’est réalisé à maintes reprises.
- FRANCE AU TRAVAIL
- Deux conditions sont nécessaires à son accomplissement, d’une part la bonne volonté et la collaboration des exécutants, d’autre part la compétence organisatrice et administrative de tous les organes de la direction, du grand chef à l’agent de maîtrise : organiser, prévoir, coordonner, réaliser et contrôler.
- C’est à répandre cet état d’esprit et cet enseignement, en dehors de toute préoccupation politique ou intéressée, que le Comité National de l’Organisation Française consacre son Ecole d’Organisation Scientifique du Travail 57, rue de Babylone à Paris 7e.
- Quelle que soit votre profession demandez son programme pour vous-même et vos collaborateurs.
- INFORMATIONS FISCALES
- CALENDRIER FISCAL EN DÉCEMBRE 1938
- Contributions directes
- Du 1er au 10. — Paiement au percepteur par les employeurs et débirentiers de l’impôt afférent aux traitements, salaires, rentes viagères, émoluments et honoraires versés en octobre à des personnes domiciliées hors de France.
- Envoi au Directeur des Contributions Directes du relevé des intérêts, dividendes et autres produits de valeurs mobilières payés au cours du mois précédent (décret du 8 juillet 1937, art. 1°).
- Du 1er au 20. — Renouvellement à l’Office Départemental de Placement des mutilés de guerre, des offres d’emploi pour compléter le pourcentage exigé par la loi (offre globale valable pour l’année prochaine).
- Da 1er au 31. — Paiement du solde des impôts compris dans les rôles mis en recouvrement avant le mois d’octobre.
- Dénonciation du forfait (bénéfices commerciaux) pour les contribuables assujettis à ce régime dès 1935.
- Enregistrement
- Du 1er au 10. — Impôt sur les coupons de valeurs mobilières étrangères non abonnées et de fonds d'Etats étrangers (personnes qui font profession de recueillir, encaisser, payer ces coupons).
- Taxe sur les assurances, 3e trimestre (Cies d’assurances).
- Du 10 au 15. — Impôts sur les opérations de Bourse (banquiers, agents de change, etc...).
- Du 1er au 20. — Déclaration par les banquiers, sociétés de crédit et redevables intéressés des intérêts soumis à l’impôt sur le revenu des créances.
- Du 1er au 25. — Taxe sur le chiffre d’affaires (banquiers, changeurs, marchands de biens).
- Du 25 au 31. — Impôt sur les opérations de Bourse (banquiers, agents de change, etc...).
- Contributions indirectes
- Du 1" au 24. — Paiement des taxes uniques sur dépôt d’un relevé mensuel.
- Fiduciaire de France, 12, rue de Penthièvre, Paris
- Le Gérant : R. BREUILLER.
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