Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- Juin 1939
- REVUE MENSUELLE
- 43‘ Année
- BLANCHIMENT
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- DIRECTEUR: A.WAHL PROFESSEUR AU CONSERVATOIRE DES ARTS ET MÉTIERS ORGANE OFFICIEL DE L’ASSOCIATION DES CHIMISTES DE L’INDUSTRIE __________TEXTILE -------------------- Président : Ernest A. SACK - Trésorier : G. MAIRESSE ----------- Secrétaire : J. BESANÇON -
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- 43e Année
- Tome XLIII
- Juin 1939
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- ADMINISTRATION DE LA REVUE :
- Pour tout ce qui concerne la Publicité, s’adresser :
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- BUREAU ET SIÈGE DE L'A. C. I. T.
- (y adresser toutes communications)
- 28, Rue St-Dominique - Bureau n° 8 - PARIS-VIIe (Maison de la Chimie - Centre Marcelin Berthelot)
- SOMMAIRE DE JUIN
- Chronique de l'A, C. I. T........................ XXI à XXIV
- Matières Colorantes
- Le glycol, ses dérivés, ses emplois, par M. J. Dumas, p. 201.
- Nouvelles fibres de synthèse, p. 203.
- Conférences sur les matières colorantes, p. 205.
- La recherche scientifique à l’étranger, p. 206.
- Comptes-rendus des Sociétés savantes, p. 207.
- Informations, p. 208.
- Revue économique, p. 209.
- Statistiques, p. 209.
- Extraits de journaux étrangers, p. 210.
- Extraits de brevets allemands, p. 211.
- Bibliographie, p. 215.
- Résultats industriels, p. 215. Teinture-Impression
- De la teinture à froid sur velours de coton, par J. Gaudit, p. 216.
- Les alcools gras à poids moléculaire élevé et leurs dérivés sulfonés. Leurs emplois dans l’industrie textile (suite'), par J. P. Sisley, p. 217.
- Le Bi-centenaire de la naissance d’Oberkampf, p. 219.
- Extraits de journaux étrangers, p. 219.
- Nouveaux colorants, p. 223.
- Nouveaux produits, p. 227.
- Extraits de brevets allemands, p. 229.
- Blanchiment-Apprêts
- Les agents à activité capillaire, par « Technos », p. 230.
- Extraits de journaux étrangers, p. 232.
- Extraits de brevets allemands, p. 237.
- Industrie Textile
- : La laine caoutchoutée, par « Technos », p. 237.
- ; Revue économique de l’industrie textile, p. 238.
- ; Résultats industriels, p. 239.
- ; Informations fiscales, p. 240.
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- CHRONIQUE DE L’A. C. 1. T
- N° 259 — Juin 1939 — 29% Année
- SOMMAIRE ____________
- Bureau de l’A.C.I.T.. . ........................... XXI
- Cotisations 1939 ............................... .. XXI
- La vie sociale de l’A.C.I.T. : Nouvelles inscriptions de sociétaires, Placements................................. XXI
- Nécrologie, Hyménées................................. XXII
- Naissance......................................... XXIII
- Bibliothèque....................................... XXIII
- Les Matières Plastiques............................ XXIII
- Maison de la Chimie................................. XXIV
- Bibliographie....................................... XXIV
- Renseignements Pratiques............................ XXIV
- BUREAU DE L’A.C.I.T.
- Le Bureau de l'A.C.I.T. est ouvert tous les jours non fériés, de 14 h. 30 à 16 h. 30, Maison de la Chimie, 28, rue Saint-Dominique, Bureau n° 8, Paris-VIIe, Téléphone : Invalides 10.73.
- Une employée y est en permanence aux heures ci-dessus pour tous renseignements.
- En dehors des heures d’ouverture, s’adresser directement au trésorier, M. Georges Mairesse, 24, rue de Pétrograd, Paris-VIIIe. Téléphone : Europe 53.08.
- Toutes communications écrites doiventêtre envoyées au bureau. Bien mettre l’adresse A.C.I.T. Bureau N° 8, en raison des autres Sociétés de Chimie ayant leur siège au Centre Marcelin Berthelot.
- Les réunions mensuelles ont lieu chaque premier samedi du mois à la Brasserie Heidt, 82, boulevard de Strasbourg (près la gare de l’Est), à partir de 20 h. 30. on s’y retrouve entre camarades.
- COTISATIONS 1939
- France 80 francs; Etranger 100 francs français. — Chèques Postaux A.C.I.T., 494.15, Paris
- Notre Trésorier se permet de rappeler qu’il y a encore ment possible. Lesfraisgénéraux courent etnous tenons des cotisations en retard, et fait un appel pressant aux à y faire face. Que nos collègues oublieux veuillent bien retardataires pour que les fonds rentrent le plus rapide- faire un petit effort et envoyer leurs cotisations!
- LA VIE SOCIALE DE L’A.C.I.T.
- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIÉTAIRES
- Admission : Est admis comme Sociétaire :
- M. Albin MATERNE, 67, rue du Charme, à Forest-Bruxelles (Belgique).
- Propositions : Sont proposés comme Sociétaires :
- M. Roger PRADELLES, 37, boulevard d’Alsace-Lorraine, à Castres (Tarn), ingénieur-chimiste diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix, agent dépositaire des Produits Sandoz pour le Sud-Ouest, présenté par MM. Gustave Gentil, administrateur de la Société des Produits Sandoz et Raoul Ramousse, technicien des Produits Sandoz.
- M. Léon SPENDER, chimiste-coloriste, Usine Viala, à Castres (Tarn), présenté par MM. Gustave Gentil et Raoul Ramousse.
- Nous rappelons à nos camarades que leur devoir est de recruter de nouvelles adhésions à l’A.C.I.T. pour augmenter la puissance de notre groupement corporatif.
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l’A.C.I.T. et non à l’A dministration de la Revue.
- Nous rappelons que le service de placement est exclusivement réservé aux membres de l’A.C.I.T. et que les réponses aux offres d’emploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission qui se fera avec toute la discrétion voulue.
- Offres d’emplois :
- N° 185. —, On recherche technicien pour encollages coton et soie artificielle, laboratoire et visite clientèle.
- N° 186. — On recherche technicien pour représentation, dans l’industrie textile, de produits intéressant l’encollage et l’apprêt.
- Demandes d’emplois:
- N° 101. — Ingénieur, teinturier-chimiste, ex-directeur d’usine, praticien accompli, connaissant teinture
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- et apprêts de tous textiles, organisateur expérimenté, spécialisé dans le système Taylor, énergique et vigoureux, cherche situation en rapport, France ou étranger. — Belles références.
- N° 103. — Ingénieur-Chimiste E.C.M., Alsacien, connaissant blanchiment, teinture, impression au rouleau, à la planche, au cadre lyonnais, sur soie naturelle, viscose, acétate, tissus mixtes; actuellement en Italie et libre tout de suite, cherche situation.
- N° 104. — Ingénieur-Chimiste de l’Ecole de Tournai, chef de teinture bonneterie, bas et tricots, cherche place France ou Etranger.
- N’ 103. — Ingénieur-Chimiste E.C.I.L., excellentes références, 17 ans de pratique teinture et apprêts, soie chargée et sans charge, rayonne, nouveauté et jersey, cherche direction fabrication, France et étranger.
- N° 106. — Chimiste-teinturier, 53 ans, spécialisé dans les articles bonneterie de Troyes, noir d’aniline par oxydation, blanchiment, mercerisage, teinture, coton et rayonne, recherche situation technique ou commerciale.
- N° 107. — Ingénieur-chimiste I.C.R., connaissant teinture et apprêts tissus de coton et de laine, cherche situation stable. .
- N° 108. — Contremaître teinture écheveaux, spécialiste pour bonneterie, cherche situation.
- N° 109. — Chimiste technicien, 32 ans, connaissant travail de laboratoire, ex-directeur de teinture coton, bon échantillonneur, ayant également pratiqué impression relief, taille-douce et planche, recherche situation.
- N. B. — Nous recommandons aux industriels qui recherchent de bons techniciens et praticiens de s’adresser au bureau de l’A. C. 1. T. qui les mettra en rapport avec des personnalités de valeur connaissant bien la partie.
- En outre, nous rappelons à nos sociétaires qu’ils doivent nous aider à placer leurs camarades sans situation en nous signalant d’urgence les places qu’ils sauraient vacantes.
- NÉCROLOGIE
- Notre Président d’honneur, M. André Wahl, Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers, Directeur du Laboratoire de Recherches de la Société Anonyme des Matières Colorantes et Produits Chimiques de Saint-Denis, vient d’avoir la douleur de perdre la dévouée compagne de sa vie, Mme Suzanne Wahl, née Dreyfus.
- Le Bureau et les Membres de l’A.C.I.T. adressentà M. André Wahl, à son fils, M. Henri Wahl et à toute sa famille, l’expression de leur bien vive sympathie.
- Nous avons appris avec tristesse le décès, survenu subitement le 7 mai, de M. Albert Mathieu, Directeur Commercial de la Société des Matières Colorantes et Produits Chimiques de Saint-Denis, et qui faisait partie de notre Association depuis 1930.
- Sa parfaite correction en affaires et l’aménité de son caractère avaient valu au défunt l’estime et la sympathie de tous, et sa disparition prématurée laisse parmi nous d’unanimes regrets.
- Nous nous faisons l’interprête du Conseil d’Adminis-et des Membres de l’A.C.I.T. pour exprimer à Mme Mathieu et à sa famille nos condoléances les plus sincères.
- Cette liste nécrologique n’est malheureusement pas close. En effet, notre collègue, M. Georges Deuil, Directeur honoraire de la Compagnie Belge des Etablissements Kuhlmann, vient d’être enlevé le 5 mai à l’affection des siens.
- Né à Roubaix, le 3 novembre 1873, M. Georges Deuil, après avoir terminé ses études à l’Ecole Nationale des Arts et Industries Textiles de cette ville, fit ses premières années dans d’importantes maisons : Han-nart Frères à Wasquehal, Soc. An. de Loth ; ensuite il entra comme technicien aux Farbwerke Meister, Lucius et Bruning, à Hôchst, puis à la Société pour l’Industrie Chimique à Bâle, et peu de temps après, il devint Directeur de la succursale de cette firme à Bruxelles.
- En 1934, il fonda à Bruxelles l’Agence de la Compagnie Belge des Matières Colorantes des Etablissements Kuhlmann, dont il prit la direction.
- Au cours de l’automne dernier sa santé lui donna quelques préoccupations et il dut renoncer à toute activité. Le 6 avril dernier il tînt encore à assister à l’Assemblée Générale des Actionnaires de la Compagnie Belge, et, au cours de cette séance, le Conseil lui décerna l’honorariat de ses fonctions de directeur.
- Tous ceux qui, de près ou de loin, ont connu M. Georges Deuil, savent avec quel dévouement il a occupé les différents postes de sa longue carrière, les mérites qu’il s’est acquis, et la part qu’il a si bien prise à l’organisation de notre Congrès de Bruxelles. La jovialité de son caractère et sa constante générosité l’ont fait apprécier hautement par tous ceux à qui il a été donné de l’approcher, et son décès ne laisse que des regrets.
- Que Mme Deuil et toute sa famille veuillent bien trouver ici l’expression des plus vives condoléances et de la sympathie bien sincère des Membres du Bureau et des collègues de l’A.C.I.T.
- HYMÉNÉES
- Nous apprenons le mariage de notre jeune collègue de Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin), M. Antoine Benoît, ingénieur-chimiste A.I.T., qui a épousé Mlle Alice SGHRŒDELde Sainte-Marie-aux-Mines. La bénédiction nuptiale leur a été donnée le 6 mai au Temple réformé du Hohwald. Nous adressons aux jeunes époux toutes nos félicitations et nos vœux de bonheur, et nos respectueux compliments à Mme B. Benoit mère.
- Notre collègue, M. Frédéric Livet, de Toulouse, nous fait part du mariage de son fils, M. Marcel Livet, avec Mlle Juliette Sebyleau. Nous nous faisons un plaisir de lui, exprimer nos compliments les plus sincères.
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- NAISSANCE
- Notre collègue, M. Camille SCHREINER et Mme C. SCHREINER-PRETOT, de Bâle, ont la joie d’annoncer la
- naissancede leur fils, François-Christian, le 1er mai 1939. Qu’ils veuillent bien recevoir toutes les félicitations de l’A C.I.T. et nos souhaits de bonne santé pour la maman et le bébé.
- BIBLIOTHÈQUE
- Le Comité du Xe Congrès International de Chimie de Rome, mai 1938, nous a adressé pour la Bibliothèque de l'A.C.I.T. les deux volumes des « Actes du Xe Congrès de Chimie », donnant le compte-rendu complet de cette importante manifestation et reproduisant in extenso les Conférences faites par les délégués des différentes nations.
- Parmi ces Conférences nous citons celle faite par notre éminent collègue, le professeur Alphonse SEYE-WETZ, de Lyon), sur « La Chimie dans l’évolution du progrès en photographie et en cinématographie ».
- Ces très intéressants volumes sont à la disposition de nos Sociétaires au Bureau de l’A.C.I.T.
- LES MATIERES PLASTIQUES
- Notre collègue, M. Louis Frossard, Directeur technique des Produits Organiques des Etablissements Kuhlmann, etson collaborateur, M. André DURR, ingénieur-chimiste en chef aux Etablissements Kuhlmann, ont fait, le vendredi 12 mai, à la Société des Ingénieurs Civils, sous la présidence de M. Raymond BERR, une très belle conférence sur les Matières Plastiques.
- M. Louis Frossard s’était chargé de la première partie de cette conférence : « Aperçu historique et scientifique ». Après avoir rappelé quelques considérations fondamentales sur l’état plastique, il étudia le chemin qu’ont parcouru les matières plastiques depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours et divisa cette évolution en trois grandes périodes :
- 1) La période mécanique, qui va de l’âge de pierre au milieu du XIXe siècle, et pendant laquelle l’on n’a fait que travailler des matières naturelles;
- 2) La période chimique, qui s’étend du milieu du XIXe siècle jusque vers 1906, et qui est caractérisée par l’emploi de produits naturels chimiquement modifiés;
- 3) La période synthétique, de 1909 à nos jours, durant laquelle l’industrie chimique crée des substances entièrement synthétiques, dont les propriétés sont souvent supérieures à celles des produits naturels.
- Le conférencier examine ensuite, d’après les théories modernes, les constitutions chimiques des produits naturels et synthétiques classés en polymères linéaires et en polymères tridimensionnels. Il étudie les divers mécanismes de formation des grosses molécules obtenues soit par polymérisation, soit par polycondensation et il montre que ces deux modes de formation peuvent conduire indifféremment soit aux molécules filiformes (polyméres linéaires), soit aux molécules en réseau (polymères tridimensionnels).
- Pour conclure, M. Frossard montre que la connaissance de la constitution chimique des hauts polymères a guidé, ces derniers temps, les synthèses nouvelles telles que celles des caoutchoucs et des superpolyamides, et qu’elle laisse une voie ouverte à de nouvelles réalisations dans l’avenir. Il insiste sur la nécessité de
- soutenir en France les chaires des Universités et les Ecoles spécialisées qui forment les cadres tant pour la recherche scientifique que pour la réalisation industrielle.
- Son collaborateur, M. DURR, expose ensuite quelles sont les principales applications des matières plastiques qu’il répartit en 3 classes suivant le procédé d’utilisation :
- A. Les matières employées sous forme de solution et donnant :
- 1) Vernis et émaux : par application sur une surface et évaporation.
- 2) Colles et adhésifs : par application intercalaire entre 2 feuilles de même nature ou de nature différente.
- 3) Films : par évaporation du vernis sur une surface polie sur laquelle la pellicule n’adhère pas.
- 4) Fils : par évaporation d’un mince filet de solution dans une atmosphère gazeuse ou par coagulation de ce dernier dans un bain.
- 5) Produits imprégnés : par imprégnation de feuilles de papier, tissus, feuilles de bois, suivie souvent d’une agglomération sous presse pour réaliser plaques et blocs.
- B. Matières plastiques utilisées sous forme de poudres, grains, masses, qui seront amenées à leur stade définitif par l’accomplissement d’un cycle thermique combiné à une action mécanique.
- Dans ce groupe on trouve :
- 1) Les poudres à mouler (bakélite, pollopas).
- 2) Les poudres à injecter (esters et éthers de cellulose), les résines vinyliques, acryliques et styroléniques.
- 3) Les caoutchoucs synthétiques et les succédanés du caoutchouc.
- C. Matières fournies par le fabricant sous des formes limitant le façonnage à des processus simples tels que sciage, tournage, fraisage, cintrage, emboutissage, avec, parfois, appoint de chaleur pour le faciliter sur-
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- XXIV
- tout dans le cas des matières tliermoplastiques (celluloïd, galalithe, résines phénoliques coulées, pollopas verre, polyacrylate de méthyle, etc.).
- M. DURR conclut en rappelant que la production
- française n’atteint actuellement que 5% de la production mondiale des matières plastiques et qu’un effort doit être tenté pour accroître la consommation et la production des matières plastiques dans notre pays.
- MAISON DE LA CHIMIE
- Centre de Perfectionnement Technique, 28, rue Saint-Dominique, Paris
- En présencede l’importance croissante que prennent la fabrication et l’utilisation des matières plastiques, la Société de Chimie Industrielle et le Centre de Perfectionnement technique ont estimé le moment venu de faire le point des connaissances de tous ordres qui concernent cette fabrication et les diverses applications des produits plastiques.
- Dans ce but ont été organisées les Journées des Matières Plastiques et des Résines Synthétiques, du 10 au 18 juin 1939, à Paris, 28, rue Saint-Dominique.
- Des séances de travail réuniront tous ceux qui sont intéressés à leur progrès et à leur développement. Scientifiques et techniciens, producteurs et utilisateurs y étudieront ensemble les problèmes d’actualité qui se posent dans cette branche nouvelle de l’activité moderne.
- Une exposition complétera ces journées. La genèse
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- des matières plastiques et des résines synthétiques, leurs transformations successives, depuis les matières premières jusqu’aux objets variés dans la fabrication desquels elles interviennent, y seront présentées d’une manière objective.
- Au cours de cette manifestation d’ensemble, des causeries professionnelles seront faites aux principales catégories de spécialistes appelés à mettre en œuvre les matières plastiques; des visites guidées de l’Exposition seront organisées à leur intention.
- Enfin, des conférences éducatives, illustrées de projections cinématographiques, contribueront à faire connaître les matières plastiques en vue de developper leurs applications.
- Pour le programme détaillé, s’adresser au Centre de Perfectionnement Technique.
- BIBLIOGRAPHIE
- Les maladies professionnelles en teinturerie.
- Sous ce titre, M. Robinet, Dr.-Sc., Professeur à l’Ecole Supérieure des Textiles de Verviers (Belgique) a publié un opuscule extrait des «Annalesdes Sciences et Arts appliqués aux Industries textiles » (Bulletin Scientifique de l’Ecole Supérieure des Textiles de Verviers). •
- Après avoir signalé la toxicité de l’aniline et de ses homologues, examiné les divers produits intermé-
- diaires, parlé des dermatites, l’auteur est arrivé à cette conclusion :
- « On peut dire qu’en général le teinturier textile ne paraît pasexposé, par son travail spécial, à contracter une maladie à ranger dans la catégorie des maladies professionnelles. Il y a toutefois lieu de faire une restriction en ce qui concerne certaines manipulations spéciales, telles que le travail du peseur de colorants et la teinture au moyen de colorants à développer sur la fibre ».
- RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
- Détermination de l’indigo sur la fibre.
- Il est parfois désirable de déterminer la quantité totale de l’indigo qui se trouve sur des articles en coton, et à cet égard, au lieu du désagréable et long procédé d’extraction à la pyridine ou à l’acide acétique glacial, il est préférable d’employer une méthode plus facile.
- On commence par démonter l’indigo en le traitant pendant environ cinq minutes dans un bain réducteur d’hydrosulfite fortement alcalin; puis on fait bouillir l’échantillon dans une solution de soude caustique à 1 %. En répétant cette opération avec des solutions fraîches, on réussit à éliminer de la fibre la totalité de l'indigo.. Ceci se reconnaît facilement lorsque que l’échantillon exposé à l’air ne bleuit plus. On réunit ensuite toutes ces diverses solutions, on oxyde l’indigo qui y est contenu et on dose ses quantités par les méthodes usuelles, par exemple par filtration, lavage à l’eau distillée et pesage.
- L’inflammabilité de la rayonne.
- A la demande de Compagnies américaines d’Assurances contre l’incendie, il a été procédé à des essais comparatifs sur l’inflammabilité de divers genres de rayonnes.
- Il résulte de ces essais que la rayonne au cuivre s’enflamme un peu plus facilement que le coton, bien que la différence soit très petite. La viscose est aussi inflammable que le coton ; la rayonne au nitre, après avoir été soigneusement dénitrée, est moins facilement inflammable; la rayonne d’acétate, parmi toutes les catégories de rayonnes utilisées au cours de ces essais, accusait le plus bas degré d’inflammabilité, donc se laissait allumer très difficilement. En général, on peut en conclure que le risque d’incendie dans les entrepôts de rayonne n’est pas plus grand qu’avec le coton et, dans certains cas, il est même un peu moindre.
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- MATIERES COLORANTES
- DU BLANCHIMENT, DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION ET DES APPRÊTS
- JUIN 1939
- LE GLYCOL, SES DÉRIVES, SES EMPLOIS
- par M. J. DUMAS
- Le glycol, ou éthanediol fut découvert par Würtz en 1857 et, à l’époque, celle découverle présentait une importance théorique considérable. On avait pu grouper les dérivés hydroxylés les carbures dans la grande famille des alcools; suivant que la liaison de l'hydroxyle avait lieu sur un carbone plus ou moins substitué, l’alcool était primaire, secondaire ou tertiaire. Mais, on connaissait déjà des polyalcools, comme la glycérine « principe doux des huiles » découverte par Scheele dès 1779 qui renfermant trois hydroxyles est un trialcool C3H5 (0H)3. Le glycol, qui renferme deux fonctions alcooliques, venait combler la lacune qui séparait les monoalcools des trialcools et apportait ainsi un puissant argument en faveur de la représentation de la constitution des molécules organiques par nos formules de structure. L’intérêt de ces formules ne s’est pas amoindri depuis et on sait tout le parti qu’en ont tiré les industries qui s’appuient sur la synthèse organique.
- Nous assistons depuis le conflit de 1914-1918 à des développements industriels les plus inattendus et à l’application pratique de réactions simples fort ancien
- nement connues. Il n’est pas douteux que c’est la guerre « chimique » qui en constitue l’origine puisque la production de l’ypérite est liée à celle des dérivés du glycol. La fixation de l’acide hypochloreux sur l’éthylène conduit à la chlorhydrine du glycol
- CHT® = CH34-CIOH - CH'CI-CH'OH.
- Mais on peut aussi fabriquer la chlorhydrine par l’action du chlore sur l’éthylène en présence d’eau avec ou sans catalyseur. Dans la chlorhydrine la mobilité du chlore en facilite le remplacement par les groupements les plus divers et en particulier par un hydroxyle
- CH*CI-CH‘OH+NaOH -NaCl+CH'OH—CH'OH.
- Le glycol étant un diol, c’est-à-dire un dialcool, peut donner naissance à de nombreux dérivés, comme les éthers-sels ou les éthers-oxydes lesquels peuvent intéresser une seule ou les deux fonctions alcooliques du glycol. On pourra se rendre compte de la variété de ces dérivés par le tableau suivant publié par 11. B. McClure dans Industrial and Engineering Chemistry (News-Edition, mars 1939).
- Noms
- Formules Point d’ébullition
- Ethylène glycol......................................
- Diéthylène glycol....................................
- Triéthylène glycol ..................................
- Propylène glycol.....................................
- Dipropylène glycol...................................
- Méthyl cellosolve....................................
- Diéthyl cellosolve...................................
- Cellosolve Solvent...................................
- BuLyl cellosolve.....................................
- Phényl cellosolve....................................
- Benzyl cellosolve....................................
- Méthylcarbitol.......................................
- Diéthylcarbitol......................................
- Carbilol solvent.....................................
- Butylcarbitol .......................................
- Acétate de méthylcellosolve..........................
- Acétate de cellosolve................................
- Diacéta le de glycol.................................
- Acétate de carbilol..................................
- Acétate de butyl carbilol............................
- Chlorhydrine du glycol ou (éthylène chlorhydrine)..
- OH-CH—CH* OH 197°2
- OH—CH CH 0-CH*CH+ OH 2448
- OH-CHO—CHO—CAH-OH 287°3
- CIF—CHOU —CIP-OH 18802
- (CH3-CHOH—CIP)20 231°8
- CH3- 0—CIP- CH20H 125°
- CAH— O—CH-CH OCAHS 12 1-4
- C‘H— OCIP- CIP— OH i35°o
- C/HO—CH—CH3—OH 17102
- CMP-0-CH-CH OH 244°7
- CHP-CIP-O— CH— CIDOH 255°o
- CIP—O-CIP-CIP—O—CIP—CH’OH 19302
- (CAR— 0—ciP- ch^o 187°9
- CH-O— CH— CIP— O — CH- CH'OH 201 -9
- CAHO— CIP-CH-0— CH'+CH'OH 23007
- CIP—CO—O-CIP-CIP—OCIP 14405
- CH3—C00—CH-CH 0C2H3 156°3
- CH3—COO— CIP—CIP- OOCH3 195
- CH3—COO-CHP—OCPP-OCHD 21707
- CII3—CO(OC3H'f— OC-H9 ’ 245-8
- CICIP—C1P—OI1 128°7
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- LE GLYCOL, SES DERIVES, SES EMPLOIS
- Noms Formules Point d’ébullition
- Propylène chlorhydrine.............. CH3—CHOH—CH2—Cl 127°4
- Diglycol chlorhydrine............... CH—CI—CH—O—CH—CH2OH 196°8
- Chlorure d’éthylène................. CI—CH2—CH2—Cl 83°5
- Ether dichloré...................... CI—CH—CH*—O—CH—CH‘C1 178°5
- Emplois du glygol
- En 1921, le Bureau des Standards de Washington avait mis à l’étude la recherche d’un anti-congelant pour radiateurs d’automobiles et il fut reconnu que le glycol convenait très bien. En effet, le glycol est inodore peu volatil, miscible avec l'eau, n’attaque pas les vernis; sa fabrication industrielle fut donc décidée et depuis, ses emplois se sont étendus dans les domaines les plus divers. C’est ainsi que le glycol est utilise dans l’aviation américaine comme réfrigérant des moteurs, ce qui permet de maintenir une température de 120-125°; on peut alors diminuer les dimensions et le poids des réfrigérants. Les mêmes avantages se retrouvent dans la réfrigération des mitrailleuses, des moteurs des tanks, et aussi des appareils à rayons X. Les propriétés anti-congelantes du dinitrale de glycol trouvent leur application dans la fabrication de dynamite incongelable. Enfin, le glycol et ses dérivés servent de plastifiants, de dissolvants des vernis comme les phtalates de carbitol et de méthylcarbitol dans le cas des premiers, les Cellosolve et butylcellosolve pour les seconds.
- Dans l’industrie textile, parmi les dérivés du glycol, il semble que le diélhylèneglycol présente la plus grande importance. Dans la filature de la laine, qui est toujours lavée au préalable, il est nécessaire de lubrifier les fibres pour en faciliter le glissement qu’exigent les opérations d’étirage et de torsion. On utilise à cet effet des huiles d’ensimage qui sont constituées par des huiles végétales ou animales. Il est
- essentiel que ces produits d’ensimage puissent être aisément éliminés ensuite par des lavages, car leur présence serait gênante pour le blanchiment et la teinture.
- D’autre part, les troubles de la guerre civile en Espagne ont amené la raréfaction de l’huile végétale, dont on a cherché des produits de remplacement. Le diélhylèneglycol notamment a donné de bons résultats par suite de son entière solubilité dans l’eau, et du fait qu’il est incolore et inodore. Les glycols et le diélhylèneglycol sont des produits très hygroscopiques, ce qui rend leur addition utile pour la préparation des encollages et des pâtes pour l’impression. Outre ces caractères, le diélhylèneglycol est un excellent dissolvant des colorants, de même que les Carbilols et les Cellosolves qui s’emploient dans l’impression des colorants basiques. Le pouvoir dissolvant du diélhylèneglycol peut aussi intervenir comme tiers-solvant; ainsi les savons (oléate de potassium ou autres) ne sont pas solubles dans les huiles minérales, mais il suffit d’une faible addition de diélhylèneglycol pour obtenir une solution claire.
- *
- A côté de ces dérivés du glycol il en existe un grand nombre d’autres qui renferment de l’azote et présentent des caractères basiques, comme les éthanolamines déjà très employées, dans les industries textiles. Voici la liste de quelques dérivés :
- Noms
- Ethylènediamine................................
- Diéthylènetriamine.............................
- Triéthylènetétramine...................... . . .
- Monoéthanolamine...............................
- Diéthanolamine.................................
- Triéthanolamine................................
- Phényldiélhanolamine..... .....................
- Ethylphényléthanolamine........................
- Diéthylaminoéthanol............................
- Formules Point d’ébullition
- NH- CIP—CH2—NH2 11702
- NH—CH-NH—CHNH2 20607
- NH (CH—NH)—C‘H—NH2 277 9
- OH-CH2- CH2—NH2 170°5
- (OH-CH2-CH2)2-NH 268′0
- (OH-CH2—CH2)’N 244°o.
- CH—N (CH*—CH‘OH)2 Fond à 58°
- CAH-N(CAH)CH-CH‘OH 268°
- (C2ID)2—N -CH2 - CIPOH 162°2
- Les éthanolamines forment des savons avec les acides gras, ceux-ci se dissolvent dans les hydrocarbures, et ils sont de bons émulsifiants. On les utilise dans l’industrie textile du cuir, du papier etc. Les solutions aqueuses de ces amines absorbent l’acide carbonique et l’hydrogène sulfuré contenu dans les gaz.
- Ces quelques indications permettent de se rendre
- compte des résultats qui ont été obtenus, depuis quinze ans, dans ce domaine de la chimie. Un grand nombre des produits énumérés plus haut sont fabriqués en Europe, mais leurs méthodes d’obtention et leurs emplois ont surtout fait l’objet d’études de la Carbide and Carbon Chemical Corporation aux Etats-Unis.
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- NOUVELLES FIBRES DE SYNTHESE
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- NOUVELLES FIBRES DE SYNTHÈSE
- Nous avons déjà donné les premières informations sur les fibres textiles que la maison du Pont deNemours va mettre sur le marché sous la dénomination de Nylon (voir R.G.M.C., 1939, p. 5).
- Ainsi qu’il résulte de la description donnée dans les brevets, ces fibres constituent des polyamides qui sont obtenues par la condensation d’acides aminés ou par celle d’un acide dicarboxylique avec une diamine. Dans ces composés de départ, les deux fonctions actives NH2 et COO1I sont séparées par des chaînes polymé-thyléniques. Les acides dicarboxyliques se préparent par voie d’oxydation des hydrocarbures aliphatiques ou des composés cycloaliphatiques; par exemple, l’acide adipique COOH—(CH2)4—COOH est facile à obtenir par oxydation du cyclohexanol.
- La préparation des diamines à longue chaîne poly-méthylénique est un problème qui est plus difficile à résoudre. Mais le brevet anglais 490.922 apporte une solution assez simple. On a trouvé que ces amines peuvent être obtenues par la réduction catalytique des dinitriles. On savait déjà que la réduction des nitriles conduit aux amines, mais par suite de réactions secondaires inévitables, celle réduction fournit un mélange d’amines primaires, secondaires et tertiaires dans lequel ce sont souvent les amines secondaires qui dominent. La formation de ces dernières s’accompagne de dégagement d'ammoniac. Or, le rendement en amine primaire peut être amélioré si la réduction est faite en présence d’ammoniac, ce qui a pour effet sans doute d’empêcher la formation des amines secondaires. Mais, de plus, le rendement à la réduction des dinitriles croît fort heureusement lorsque la chaîne mélhylénique s’allonge. Ainsi on obtient les rendements suivants :
- Rendement
- Nitrile succinique —» N112—(CH2)4—NH2— 5% Nitrile glutarique —» NH2(CH2)8—NH2 20%
- Nitrile adipique —> NH2(CH2)6NH2 80%
- La réduction catalytique est faite sous pression, en présence d’un excès d’ammoniaque et à température élevée pouvant atteindre 2000.
- Le filage des superpolyamides dont il s’agit a présenté certaines difficultés car il s’opère à des températures de 2oo-3oo°, sur le produit fondu. Mais dans ces conditions, il se produit une polymérisation inhomogène et les filaments n’ont pas, alors, de propriétés uniformes. Le brevet anglais 495.790 fournitle moyen d’uniformiser cette polymérisation. Il consiste à stabiliser le composé lorsqu’il a atteint la viscosité convenable, en faisant réagir sur lui un acide gras, par exemple l’acide laurique. Ainsi, le produit de la condensation de la pentamélhylènediamine avec l’acide sébacique en proportions moléculaires est amené à une viscosité de 2,6 poises, puis ilest refroidi et additionné de 0,02 mol. d’acide laurique. On réchauffe et constate qu’après 2 heures la viscosité a atteint 3,7 poises, ce qui montre
- que le produit est stabilisé. Le produit, précipité par l’alcool ne montre pas de variation dans la viscosité après 3 heures de chauffage à 218".
- L’explication suivante est fournie par Tsimehc (Silk Journ. and Rayon World, février 1939). Le superpolymère se présente comme une longue molécule de la constitution :
- NI12—(CH2)8—NH—CO—(CII2)5—CONH. . . .
- ... .NH—CO—(CH2)8—COOH
- En faisant réagir de l’acide laurique, celui-ci se condense par son carboxyle avec le groupe NH2 terminai et donne :
- C11 H23-CO—N H—(CH2)8—N H—
- —CO—(CH2)8—CO—NH. . . .
- qui est ainsi stabilisé.
- La publication des brevets américains fournit de nouveaux renseignements dont certains sont plus étendus et plus spéciaux. Ainsi, le brevet américain 2.130.947 décrit un mode opératoire par lequel on prépare le sel d’une diamine avec un acide dicarboxylique simplement par la détermination potentiométrique de la neutralité avec un appareil à pH avec électrode de verre. Ces sels sont ensuite condensés par chauffage. D’autres exemples se trouvent décrits dans le brevet 2.130.948 qui n’a pas moins de 14 pages de texte.
- Les propriétés de la nouvelle fibre de Nylon, telles qu’elles ont été décrites par leur inventeur, le Dr. Ca-rothers, ont été confirmées par Bergen (1). Voici d’après A. Tsimehc (Silk Journal and Rayon World., mars 1939) quelles sont les caractéristiques pour une fibre de 2,25 deniers à 20° dans une atmosphère à 65 % d’humidité relalive:
- Sec Mouillé
- Diamètre 16,8 16,4
- Ténacité en grammes. 1 1,4 10,3
- Elongation 59’5 5’7
- Gramme par denier.. 5,0 4,6
- Enfin, le retour à la dimension primitive après extension est de 93-99 % pour un fil de 190 deniers. Le Nylon brûle avec une odeur différente de celle des fibres végétales ou animales et à la distillation il se dégage des vapeurs blanches à réaction alcaline pendant qu’il se dépose un résidu charbonneux. La fibre ne gonfle pas dans l’eau et n’est pas atlaquée par la soude caustique à 5 %. On peut attribuer cette passivité au fait que dans le Nylon les groupements amides sont séparés les uns des autres par une chaîne méthy-lénique renfermant un bien plus grand nombre d’atomes de carbone que la chaîne peptidique de la kératine ou la séricine.
- (1) Bergen, Rayon Textile Monthly, 1939, t. 20, p. 53.
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- NOUVELLES FIBRES DE SYNTHESE
- L’annonce de la découverte des superpolyamides par les chimistes de Du Pont de Nemours, qui a suscité un grand intérêt, ne saurait cependant faire négliger les résultats qui ont été obtenus en suivant des voies tout à fait différentes.
- Les chercheurs, engagés dans ces voies, sont partis du principe bien connu, de la possibilité de préparer des matières plastiques par polymérisation de composés non saturés. Il suffit de rappeler que des carbures non saturés, comme le méthylbutadiène ou isoprène, le butadiène, le vinylacétylène, le chloroprène, etc. ont été utilisés depuis longtemps pour produire, par leur polymérisation, des matières identiques ou surtout, analogues au caoutchouc.
- Il n’est pas surprenant que l’on ait étudié, dans le même but, la polymérisation d’autres dérivés ayant dans leur molécule une ou plusieurs liaisons éthylé-niques. Ainsi, l’indène a déjà été utilisé pour la fabrication de résines dites « de coumarone » dont certaines sont liquides, d’autres plus ou moins solides.
- Un domaine dans lequel on a déjà obtenu d’importants résultats est celui des composés vinyliques ou acryliques. Mais jusqu’ici les fabrications n’envisageaient que la production de matières plastiques. De différents côtés, on s’efforce maintenant d’utiliser la polymérisation de ces substances pour la fabrication de fibres textiles de synthèse. C’est ainsi que la Carbide and Carbon Chemical Corporation a mis sur le marché, sous le nom de Vinyaru, une fibre qu'elle fabrique avec les composés vinyliques. Ce qui caractérise cette fibre c’est sa résistance à l’état mouillé comparée à celle d’autres textiles.
- Sec Mouillé
- Ténacité Elongat. Ténacité Elongat.
- Soie grège 4,22 15,7% 3,40 28,3%
- Rayonne acétate. 2,15 15,5% 0,85 26,5 %
- Vinyaru 2,65 19,0% 2,70 19,0%
- Cette fibre est obtenue par la co-polymérisation de chlorure de vinyle mélangé à l’acétate de vinyle dans la proportion de 78 pour i3 ; la polymérisation se fait à chaud, en présence de catalyseur, d’après les équations :
- CH2 = CHOCOCH CH2 = CHCI—>
- —CH2—CH—CH2—CH-
- OCOCH3 Cl
- Les résines qui résultent de la polymérisation du chlorure de vinyle paraissent avoir un large champ pour leur développement puisque suivant le degré de polymérisation on peut obtenir des adhésifs, des agents d’imprégnation, des produits de moulage. L’I. G. Farbenindustrie produit différentes matières dispersées ou émulsionnées sous diverses dénominations; l’Igélite est une dispersion de chlorure de vinyle.
- Mais on a aussi réussi à fabriquer des fibres au départ des produits hautement polymérisés du chlorure de
- vinyle pouvant encore subir une chloruration subsé-quente. C’est ainsi que le brevet anglais 479.202 del I. G., apprend à transformer un film de chlorure de vinyle polymérisé; il est d’abord étiré de façon à lui donner 45 fois sa longueur primitive par passage sur un cylindre chauffé à 135° de manière à amener son épaisseur à environ 0,001 mm. Ces feuilles sont découpées en lanières de 3 mm. de large et celles-ci sont transformées par frottement mécanique en fibrilles qui sont ensuite cardées pour les rendre parallèles. On obtient ainsi des fibres soyeuses ayant une très grande ténacité et une excellente élasticité qui les rendent utiles pour le rembourrage de l’ameublement.
- A la Foire de Leipzig, l’I. G. exposait une fibre appelée Pe-Ce Fibre, qui est constituée par du chlorure de vinyle polymérisé. Signalons qu’on a aussi préparé les polymères du styrolène.
- Les récents progrès accomplis dans l’industrie du pétrole et plus spécialement dans les opérations du cracking, mettent à la disposition de l’industrie, un grand nombre de carbures non saturés de faible poids moléculaire. Ainsi, l’éthylène, lepropylène, le butylène sont désormais des produits très accessibles et qui peuvent, grâce à leur liaison éthylénique être plus ou moins facilement transformésen polymères. On savait que l’éthylène CH2=CH2 peut être converti en polymères liquides, mais il est désormais possible de transformer l’éthylène en des « molécules géantes» — Riesen molekulen de Staudinger — dont le poids moléculaire peut atteindre 25.000.
- Ceci résulte du brevet anglais 471.950 de l’Imperial Chemical Industries, Fawcelt, Gibson, Perrin, Palon et Williams. Ces inventeurs chauffent l’éthylène dans un autoclave en acier, sous 2.000 atmosphères à 170° pendant 4 heures. Si on laisse détendre sans refroidir, il reste une masse blanche, analogue au caoutchouc, mais si on refroidit avant de détendre, on obtient une poudre blanche qui fond en une résine liquide vers 170°. On a trouvé que, si l’on ajoute dans l’autoclave 0,1 % d’oxygène, on peut réussir à polymériser sous une pression beaucoup plus faible.
- Ces produits plastiques servent à faire des films et par filage à l’état fondu ils donnent des filaments qui, après étirage, sont découpés en fibres courtes. Enfin, grâce à leur grand pouvoir diélectrique, on peut en imprégner le papier, les tissus, etc. pour en faire des isolants (E. P. 491-804).
- Les homologues de l’éthylène, comme le propylène, les butylènes de la constitution :
- CH2=CH—CII3
- CH=CH— CH2—CH3
- CH3—CH=CH— CH3
- CH3
- >C=CH2
- CH3/
- peuvent également être polymérisés.
- propylène butylène
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- Société Anonyme des Matières Colorantes et Produits Chimiques de SAINT-DENIS
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- CONFERENCES SUR LES MATIERES COLORANTES
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- L’I. G. prépare sous le nom d’Oppanols des polymères du butylène qui sont analogues au caoutchouc, tandis que la Standard Oil Development C° a décrit des polymères de l’isobutylène qui se forment sous l’influence du fluorure de bore, comme catalyseur (E. P. 483.453).
- On connaît le succès croissant de la fibre de caséine désignée sous le nom de Lanital, dont il a souvent été question dans celle Revue (voir R.G.M.C., 1935, p. 258, 5a3; 1937, p. 170; 1938, p. 55).
- Bien que l’idée d’utiliser la caséine pour l’obtention d’une fibre textile ait élé émise pour la première fois par l’allemand Toddenhaupt, il y a une quarantaine d’années, ce procédé, ayant devancé son époque ne rencontra aucun succès. Mais ce principe soumis à de nouvelles recherches par l’italien Antonio Ferretti au moment où l'Italie, s’étant engagée dans la guerre d’Ethiopie cherchait à établir son indépendance, aboutit bientôt à la production d’une fibre textile susceptible d’être utilisée par l’industrie. La Snia Viscosa a monté depuis 3 ou 4 ans la fabrication du Lanital et elle a cédé des licences dans un grand nombre de pays : Hollande, Belgique, France, Angleterre, Allemagne, etc.
- En Allemagne, la fabrication du lanital se développe normalement, et on produit sous le nom de Tiolan un lanital dont la fabrication est, paraît-il, améliorée
- d’après les renseignements fournis par Spinner und Weber, mars 1939.
- Enjuin 1937 fut fondée une société sous le nom de Berlin Schwarza Spinnstoff Gesellschaft qui com mença à produire le Tiolan dans les ateliers de l'Aktienge-sellschaft Schwarza en Thüringe. La caséine nécessaire à celle fabrication demandait une méthode spéciale de précipitation, étudiée par l’inventeur à la Snia Viscosa. En Silésie, celle production fut assurée par la Spinnstoff Gesellschaft dans 6 établissements et cette production est suffisante pour tous les besoins. On estime, en effet, que l’Allemagne dispose annuellement de 90 à 100 millions d’hectolitres de lait ; en admettant qu’il s’agisse de l'obtention de 25.000 t. de lanital, celle-ci exigerait seulement 8 à 9 millions d’hectolitres de lail, soit 10 à 13 % de la totalité disponible. L’avenir de la production semble donc pleinement assuré.
- Au début de sa fabrication, la fibre était facilement décomposée lors de la teinture en milieu acide, avec mise en liberté de formol. Actuellement, les perfectionnements apportés dans la coagulation ont permis de fabriquer le Tiolan A qui ne présente plus cet inconvénient. Cette fibre est stabilisée avant livraison et elle résiste à une ébullition prolongée.
- On voit, par cet exposé, l’intérêt qu’on attache un peu partout à la production des fibres synthétiques et artificielles et dont il est utile d’être informé.
- A. W.
- CONFÉRENCES SUR LES
- Le 3 mai, M. Courtot, Professeur à la Faculté des Sciences de Nancy et le 4 mai, M. Marcel Bader, Docteur ès-Sciences ont fait, à la Maison de la Chimie, devant un auditoire nombreux, chacun une conférence sur la chimie concernant les matières colorantes.
- M. Courtot a fait un exposé des plus intéressants et des plus documentés sur les recherches qui se poursuivent actuellement dans les divers groupes de matières colorantes et de produits colorés. Il a montré, en particulier, comment se resserrent de plus en plus les liens qui unissent les colorants à la chimie biologique et aux nouvelles méthodes de la thérapeutique. Les applications, déjà si nombreuses, des matières colorantes azoïques ont été également dirigées vers ce domaine nouveau. On savait déjà, depuis les travaux d’Ehrlich, que certains disazoïques dérivés de benzi-dine, le Bleu et le Rouge Trypan, ont une action bactéricide vis-à-vis des tripanosones. La découverle de l’activité des sulfamides, comme les Prontosils, les Rubia-zols, etc. est d'origine plus récente mais aussi d’une importance plus grande. Dans le même ordre d’idées, certains dérivés de l’acridine sont déjà entrés dans la pratique courante, comme par exemple la gonacrine. Enfin, les remarquables travaux de Kuhn sur les lactoflavines ont attiré l’attention des bio-chimistes sur les alloxazines dont un grand nombre ont été préparées ;
- MATIÈRES COLORANTES
- mais là, comme il est constant, l’activité de ces vitamines dépend essentiellement de la constitution chimique.
- Sans entrer dans la discussion des relations qui existent entre la coloration et la constitution, M. Cour-tol a montré comment la coloration des hydrocarbures paraît être une conséquence de l’accumulation des doubles liaisons conjuguées. Il a cité les travaux récents qui ont permis d’étudier les azulènes et les cumulénes, question dont nous avons d’ailleurs déjà entretenu nos lecteurs (voir R.G.M.C., 1939, p. 45).
- Enfin, M. Courtot a également indiqué les progrès réalisés dans la photographie par la préparation de plaques sensibilisées aux rayons infra-rouges avec lesquelles il devient possible de prendre des vues par temps de brouillard. (Notons que cette application a été décrite également dans la R.G.M.C., 1936, p. 177).
- Malgré l’aridité du sujet qu’il avait choisi, M. Courtot par son talent d’exposition a réussi à intéresser vivement son auditoire qui l’a chaleureusement applaudi.
- Le sujet de la conférence de M. Bader portait sur les progrès réalisés dans les méthodes d’application des colorants à la teinture et à l’impression. L’intérêt du sujet, ainsi que la personnalité du conférencier avaient contribué à rassembler à l’Amphithéâtre de la Maison
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- LA RÉCHERCHE SCIENTIFIQUE A L’ÉTRANGER
- de la Chimie un grand nombre de praticiens des industries textiles.
- M. Bader a divisé son exposé des progrès des applications en trois parties : les applications des azoïques pigmentaires, les applications des colorants pour cuve et enfin, celles des colorants métallifères ou pour mordants. Il a commencé par expliquer les raisons qui ont contribué à donner aux colorants azoïques insolubles leur développement actuel. C’est la substitution des arylides de l’acide p-oxynaphtoïque au s-naphtol dans la formation du Rouge para qui en fut l’origine. Le Naphtol AS ou Naphtazol présente en effet une cer-tainesubstantivité qui permet le développement immédiat sans séchage préalable, de plus il n’est pas oxydable et enfin, on a la possibilité de varier considérablement les propriétés de l’arylide oxynaphtoïque en variant l’amine qui lui est combinée. Mais depuis, le champ d’action s’est encore étendu en préparant des acides orthooxycarboxyliques, renfermant les noyaux du carbazol, de l'anthracène ou les acides acylacé-tiques, etc.
- Devant l’intérêt de ces pigments, les chercheurs ont naturellement essayé de les produire sur la fibre par d’autres moyens. Par exemple, en utilisant les diazo-sulfonates qu’on développe par oxydation ou mieux par la lumière, suivant le procédé Photorapide de Saint-Denis et R. Lantz. On s’est aussi adressé aux nitramines (M. Bader) et dernièrement on a préparé des éthers-sels de la fonction hydroxylée des colorants naphtoliques de manière à solubiliser momentanément les pigments qui recouvrent leur insolubilité par saponification alcaline. Ce sont les colorants Véo-Colon mis sur le marché par la CIBA.
- Dans le groupe des colorants pour cuve, M. Bader s’est attaché à indiquer les faits qui l’ont conduit à la découverte des indigosols à laquelle il a attaché son
- nom. 11 a montré les avantages considérables qui résultent de cette importante découverte qui est maintenant entrée dans la pratique courante de la teinture et de l’impression. Le point le plus intéressant du développement des indigosols c’est que la propriété de former des éthers sulfuriques est une propriété générale des leuco-dérivés des colorants pour cuve. Ainsi cette réaction déborde largement le groupe des indi-goïdes pour s’appliquer aux colorants anthraquino-niques ; le nom d'Indigosols est aujourd’hui devenu impropre. Bien que suivant Shakespear there is nothing in a nome (un nom ne signifie rien), il faudra trouver une dénomination plus générale.
- Enfin, M. Bader a montré l’évolution de nos conceptions sur la constitution des laques que fournissent les colorants pour mordants. Depuis que Rosenstiebla démontré que le Rouge turc est une laque complexe d'alizarine avec l’alumine et la chaux, l’étude des complexes métalliques s’est poursuivie jusqu’à l’époque actuelle. Les théories de la coordination, des valences secondaires ont donné l’explication de la constitution et de la solidité des laques et ont conduit à la découverte d’innombrables sels complexes des matières colorantes.
- Dans le domaine de la pratique, on est arrivé à la préparation des colorants Néolanes, Inochromes, Palatins, etc. dont les procédés d’application ont beaucoup simplifié la production de teintures solides.
- Cette revue des progrès les plus importants qui ont été réalisés dans la pratique de la teinture et de l’impression a été accompagnée par des informations inédites fournies par le conférencier. Les auditeurs ont été vivement intéressés par l’exposé si clair et si précis et ont fait à M. Bader un accueil des plus chaleureux.
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- LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE A L’ETRANGER
- Etats-Unis
- Etudiant les progrès réalisésen 1938, William Hamar (Ind. and engineering chem., mars-janvier 1939) estime à i8o millions de dollars les dépenses affectées aux récherches aux Etats-Unis.
- Dans cette somme, les sciences physiques figurent pour i3o millions elon admet que le personnel occupé dans les laboratoires a passé de 6.600 en 1920 à 44.000 en 1938 avec T.700 laboratoires actuellement en fonctionnement. Les recherches agricoles et mécaniques, essentiellement pour la défense nationale, ont absorbé 43 millions de dollars.
- Parmi les questions qui ont été étudiées, celle de la production d’essences légères à indice d’octane élevé est d’une grande importance. On a pu aussi transformer l’hexane et l'heptane normaux en carbures cycliques : benzène et toluène par deshydrogénation catalytique et cyclisation. La synthèse de la glycérine
- au départ du propylène a aussi concentré l’attention. On peut, en effet suivre différentes voies, notamment, chlorer le propylène :
- CH3 — CH = CH2 -f- Cl2 = CH3 — CHC1 — CH2CL
- et chlorer ensuite le dichloro 1-2 propane et enfin hydrolyser le trichloropropane 1-2-3. Le mêmetrichlo-ropropane s’obtient aussi en chlorant le chlorure d’allyle qui peut se préparer par décomposition du dichloro propane précédent
- CH*-CHCI-CH‘CI->CH*=CH—CII‘CI + HCl
- Cependant, ces réactions étudiées par la Shell Development C° présentèrent de grandes difficultés. On chercha à obtenir le chlorure d’allyle autrement. Il se trouve que, contrairement à tout ce qui était admis, on peut fixer du chlore sur le propylène en respectant
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- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
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- la liaison éthylénique Williams avait découvert ce fait dansle cas de l’isobutylène
- CH\
- >c = CH2
- CH3/
- qui, à la température ordinaire, fixe le chlore dans un CH3, en donnant le chlorure de méthallyle dont dérive l’alcool méthallylique, produits qui sont déjà commerciaux. Le propylène nécessite des conditions spéciales pour que Cl ne se fixe pas sur la double liaison : il faut opérer à 4oo-6oo°, et on peut alors obtenir le chlorure d’allyle avec un rendement de 85-90 % .
- Avec ce chlorure, on arrive à la glycérine en fixant Cl2, ce qui donne le trichloropropane, ou en fixant HCl ce qui donne la chlorhydrine de la glycérine et, par hydrolyse, la glycérine.
- Dans le domaine des libres synthétiques, la Société du Pont va fabriquer le Nylon dont on a indiqué ici, le procédé d’obtention (R.G.M.C., janvier 1939, p. 6).
- La Carbide and Carbon Chemicals corp. produit une nouvelle résine vinylique le Vinyon, stable aux acides et aux alcalis.
- Le Thiocol construit une usine dont la capacité annuelle sera de 2 millions de Ibs. Enfin, les éthers acryliques, métacryliques, et les vernis et matières plastiques dérivées, ont été beaucoup développés.
- COMPTES-RENDUS DES
- Société Professionnelle de Chimie appliquée, Lille
- Séance du 18 février 1939
- sous la présidence du Dr. Justin-Mueller
- Président Fondateur.
- Blanchiment des articles mixtes renfermant de la schappe de viscose, par M. Billot-Mornet. — Le conférencier traita son sujet avec beaucoup de clarté, de détails et de précision, dont nous donnons un résumé succinct :
- L’apparition relativement récente sur le marché français de rayonne coupée, notamment de schappe viscose que l’on tend de plus en plus à incorporer dans les tissus de laine, de coton et même de lin, pose pour les ateliers de teinture et de blanchiment un certain nombre de problèmes nouveaux tant techniques qu’analytiques. C’est ainsi que se présente la question de savoir, par exemple, si les procédés actuellement en usage dans le blanchiment de la laine et du colon peuvent être conservés pour les tissus mixtes nouveaux, ou bien s'il faut recourir à de nouvelles méthodes; d’autre part, il importe de déterminer si les méthodes d’investigations couramment utilisées pour juger du ménagement d’un tissu par un traitement donné, sont encore valables lorsqu’il s’agit d’un tissu mixte.
- Pour les articles laine-rayonne, il n’y a en principe aucune difficulté; quelques précautions sont cependant indispensables, soit pour parer à des accidents catalytiques, soit pour s’assurer que le finissage ne puisse défavorablement intervenir lors du stockage des marchandises traitées : les acides minéraux, par exemple, sont à éviter pour les acidages.
- Au contraire, pour les tissus mixtes coton-rayonne, il a été nécessaire d'étudier comparativement les divers procédés de blanchiment et de faire un examen analytique très sérieux des articles blanchis. Les essais ont porté sur lés procédés de blanchiment suivants :
- 1" Débouillissage et chlorage ;
- 30 Débouillissage, chlorage et eau oxygénée ;
- SOCIÉTÉS SAVANTES
- 3° Lessivage en cuve ouverte, chlorage et eau oxygénée ;
- 4° Chlorage et eau oxygénée ;
- 5° Deux bains consécutifs d’eau oxygénée.
- Les articles blanchis ont été examinés relativement aux points suivants :
- 1° Mesure de la résistance et de l’allongement;
- 20 Détermination de la freinte et particulièrement de la perte de schappe de rayonne;
- 3° Mesure de la viscosité en solution cupro-ammo-niacale ;
- 4° Détermination de l’indice de débouillissage.
- Les résultats obtenus ont montré très clairement que, pour le blanc de teinture et d’impression, le meilleur blanchiment est obtenu par l’eau oxygénée en bain unique sans chlorage préalable.
- Pour le grand blanc, suivant les articles, on pourra retenir les procédés en deux bains d’eau oxygénée ou bien des traitements mixtes, éventuellement précédés d’un léger lessivage dans le cas des articles à faible teneur en rayonne.
- Pour les articles lin-rayonne, il se recommande de lessiver à l’air libre, de chlorer, puis de terminer le blanchiment à l’eau oxygénée.
- L'or dans l'eau de mer, son extraction est-elle pratiquement possible? par le Dr. Justin-Mueller. — A la suite de son étude sur l’utilisation de chlorure de sodium de l’eau de mer pour la fabrication du carbonate de soude, le Dr. Justin-Mueller a recherché si, par suite de la concentration nécessaire de l’eau de mer, il n’y aurait pas lieu d’envisager l’extraction de l'or en combinant celle extraction avec la fabrication directe de la soude en partant de l’eau de mer.
- Il y a fort longtemps qu’on sait que l’eau de mer contient des traces d’or, mais ce n’est que depuis les travaux de Sir William Ramsay qu’on est fixé sur sa teneur. Ramsay a en effet pu déterminer par des analyses faites il y a déjà une trentaine d’années, que la
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- INFORMATIONS
- moyenne d’or contenu dans un mètre cube d’eau de mer est de o gr. o65.
- Pour la fabrication de la soude, l’eau de mer devra être concentrée au huitième, c’est-à-dire qu’un mètre cube est à réduire à 125 litres afin d’obtenir une saumure permettant de transformer le chlorure de sodium directement en bicarbonate de soude. Le sel marin transformé et le bicarbonate enlevé de la saumure, il reste en chiffres ronds 100 litres de liquide qui, vraisemblablement contiendront les o gr. o65 d’or. Un mètre cube de cette eau ainsi concentrée et débarrassée de son sel contiendrait, par conséquent, o gr. 65, soit 65 centigrammes d’or. Cette quantité minime est-elle suffisante pour en permettre une exploitation avec quelques profits? Pour répondre à la question, le conférencier a fait des recherches et a trouvé qu’avec du sable aurifère très fin, quelques décigrammes par tonne permettent encore une exploitation rationnelle, alors qu’avec des minerais de roche, qui exigent un broyage fin, il faut un minimum d’au moins a à 3 grs par tonne. Or, l’eau concentrée envisagée, contenant un peu plus de 6 décigrammes par mètre cube, une exploitation rationnelle apparaît comme possible et cela
- d’autant plus que les frais de concentration peuvent être répartis sur deux exploitations différentes.
- Pour extraire l’or qui se trouve vraisemblablement sous forme de chlorure d’or dans l’eau de mer, il y aurait lieu d’envisager le procédé par voie humide de Plattner d’après lequel l’or des minerais est transformé en chlorure d’or, puis précipité par réduction, avec du sulfate de fer ou de l’hydrogène sulfuré. Ces réactions sont les suivantes :
- i° 2AuCl,+6Fe"SO, - 2Au + Fe",Cl, + 2Fe"2(SO.), or métallique
- 2° 2AuCl, +3H,S ->2Au+ 3S+6HCI
- or métallique
- En prenant comme chiffre d’or, celui envisagé de 65 centigrammes par mètre cube d’eau concentrée et débarrassé du sel marin, nous obtenons pour 10.000 mètres cubes de cette eau : 6 kg. 500 d'or métallique ou en lingot qui, au cours de la livre à Frs : 177 représentent une valeur d’environ 160.000 francs.
- INFORMATIONS
- Chemothérapie au Japon. — Les dérivés sulfamidés qui ont acquis récemment une si grande importance (voir R. G. M. C., 1939, p. 124) vont être fabriqués au Japon. On apprend, en effet, que la Nippon Senryo Seizo Kaisha, à Osaka, va les produire incessamment.
- Détection de vapeurs nitreuses. — Le Department of Scientific and Industrial Research, a fait éditer des brochures indiquant les méthodes de détection des gaz toxiques industriels, dans les atmosphères des ateliers.
- Les vapeurs nitreuses se rencontrent dans la fabrication du celluloïde, des matières colorantes, des explosifs nitrés, dans la gravure à l’eau forte et elles se forment lors de la soudure au chalumeau oxyacély-lénique. Ces vapeurs sont dangereuses parce que leur action est insidieuse et lente. A la concentration de 1 dans 10.000, les effets peuvent être mortels après inhalation de quelques minutes. La méthode de détection consiste dans la réaction de Griess et pour l’appliquer on opère de la manière suivante : une pompe à main permet de faire passer l’air dans une solution acétique d’acide sulfanilique et d'a-naphtylamine; il se développe une coloration rose. Quand celle-ci a atteint l’intensité d’un standard, il suffit de connaître le nombre de coups de piston de la pompe et une table donne la teneur des vapeurs nitreuses dans l’air. On peut ainsi aisément déceler 1 partie dans 100.000.
- Indicateurs de températures. — L’I. G. Farbenindus-trie a montré, lors d’une exposition récente à Berlin, une série de thermocolorants susceptible d’indiquer la température par le changement de coloration. Il en
- existe douze types qui s’échelonnent entre 3o et 44o° Contrairement aux sels de cuivre, plomb, mercure déjà utilisés, ces colorants sont modifiés d’une manière irréversible.
- Fabrication de nitroparafjines. — Dans le rapport du Président de la Commercial Solvents Corporation, on signale que celte maison va mettre en vente les nitroparaffines obtenues par nitration des carbures des pétroles. Ces dérivés nitrés sont intéressants par eux-mêmes et aussi par les amines primaires qui en dérivent par réduction.
- Emplois des phosphates. — On apprend que la Monsanto Chemical C° fabrique du phosphate dipotassique destiné à l’industrie de la laine. On a trouvé aux Etats-Unis que ce sel peut remplacer l’huile dans l’ensimage de la laine qui se trouve ainsi lubréfiée pour la filature.
- Dérivés du chlore en Italie. — Les nouveaux ateliers de la Societa Electrochimica de Caffaro, ont commencé la fabrication de chloronaphtalène, de caoutchouc chloré, de chlorodiphényle. Ces usines se trouvent à la Brescia.
- Les colorants en Italie. — L’assemblée générale de la Société Monlecalini, a fourni l’occasion de donner des renseignements sur les activités de celle Société. La production des produits chimiques a été beaucoup développée, leur valeur ayant passé de 265 millions de lires en 1937 à 33o millions en 1938.
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- REVUE ÉCONOMIQUE
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- On a développé la fabrication des résines synthétiques, augmenté la fabrication des résines phénoliques, des matières plastiques aminées et des résines chlorovinyliques.
- La Société a acquis les licences pour les fibres synthétiques polypeptidiques récemment découvertes aux Etats-Unis.
- La Société A.C.N.A. qui s’occupe de la fabrication
- des matières colorantes a porté son capital de 60 à 100 millions de lires. Elle a spécialement augmenté la fabrication des colorants d’anthraquinone pour cuve, à Cengio.
- Quant aux parfums et produits pharmaceutiques, ils sont fabriqués par la Farmaceutica Italiana au capital de 25 millions qui va être porté à 5o millions.
- REVUE ECONOMIQUE
- Industrie chimique en Suisse. — Les échanges de la Suisse ont subi les modifications suivantes (en millions de francs) :
- Importations Exportations 1936.. 1.266,3 881,6 1937 ...1.807,2 1.286,1
- 1938............................. 1.606,9 i.3i6,6
- Il y a diminution dans les importations et un léger accroissement dans les exportations.
- Pour les produits chimiques, il s’est produit un recul des importations d’environ 10 %, tandis que les exportations se sont maintenues au même niveau que l’année précédente.
- Dans le domaine particulier des matières colorantes, les exportations en colorants d’aniline globales se sont élevées à 6.oo5 1. d’une valeur de 81,3 millions de fr. contre 6.453 t. en 1937, d’une valeur de 83,2 millions de francs.
- Parmi les matières colorantes naturelles, on a exporté 27 t. d’extraits de bois de campêche et de garance valant 83.000 fr. et 16 t. de rocou etd’orseille d’une valeur de 298.000 fr.
- L'économie de la Pologne. — Le développement industriel de la Pologne, commencé en 1935, s’est poursuivi en 1938. Si on considère les indices de l’activité par rapport à 1928= 100, on a pour 1937 un indice de Ti0,7 et pour 1938, 119,3.
- Dans les produits chimiques, la production s’est élevée dans la presque totalité des compartiments. La
- production des matières colorantes est estimée à 1.950 t. d’une valeur de 21,8 millions de zlotis contre 1.754 t. en 1937.
- Dans les textiles, les importations totales de fibres se sont élevées à 137.800 t. se décomposant en 78.600 t. de coton, 27.000 t. de laine et i4-4oo t. de jute.
- La production de laine cellulosique a atteint 3.974 t. mais on estime la capacité de production des usines à 12.000 t.
- Quant à la rayonne, on en a produit 6.000 t., on pense que cette production pourra être augmentée ; enfin, on espère fabriquer en 1939 environ r.5oo t. de laine de caséine.
- Le quebracho en Argentine. — Les exportations d’extrait de quebracho se sont élevées en 1938 à 212.720 t. contre 250.760 t. en 1937 et 209.600 en 1936. Les exportations de bois ont diminué de 7.000 t. et se sont montées à 92.000 t.
- Importations du goudron en Belgique. — Les importations ont baissé de 55.490 t. en 1937 à 50.576 en 1938 ; les importations d’Allemagne, de Hollande et des Etats-Unis ont diminué, tandis que celles d’Angleterre se sont accrues.
- Produclion du benzol en Allemagne. — On a produit 540.000 t. de benzol, ce qui représente une augmentation de 11 % sur la production de 1937. Celle augmen-lalion est due à la plus grande activité des cokeries dont le nombre des fours atteint environ i5.000, en augmentation de 2.500. Enfin, les améliorations techniques ont permis d’augmenter les rendements.
- STATISTIQUES
- Importations et exportations françaises de matières colorantes synthétiques pendant les deux premiers mois de 1939
- D’après les statistiques officielles des douanes, la France, pendant les deux premiers mois de l’année courante, a importé 3378 quintaux métriques de matières colorantes organiques, contre 2429 quintaux pour la période correspondante de 1938. La valeur de ces importations s’élève à 26 millions 706.000 francs
- pourjanvier et février 1939, et à 16 millions i36.ooo frs pour les deux premiers mois de l’année dernière; pour la même période les exportations de 1939 se totalisent par 8562 quintaux, alors que pour la période correspondante de 1938 le chiffre n’avait été que de 5333 quintaux métriques. La valeur de ces exportations, a été, pour les deux premiers mois de 1939, de 37 millions 4i5.000 francs, contre 22 millions 487.000 francs pendant la période correspondante de l’année 1938.
- Dans ces exportations, pour 1939, l'indigo synthé-
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- STATISTIQUES
- tique figure avec 1463 quintaux, alors que pendant les deux premiers mois de 1938 nous avions exporté seulement 1070 quintaux métriques.
- Importations et exportations suisses de colorants et produits auxiliaires synthétiques en février et mars 1939.
- A) Importations
- 1° Dérivés du goudron de houille et produits auxiliaires pour la fabrication de couleurs d’aniline :
- Février... Q. m. 7.628 Valeur : fr. s. 321.275 Mars .... — 8.671 — — 354.627 2° Aniline : Février... Q. m. 217 Valeur: fr. s. 20.608 Mars — 3oi — — 29.119 3° Combinaisons d’aniline: Février... Q. m. 857 Valeur : fr. s. 303.264 Mars — 960 •—- — 367.966
- 4° Couleurs d’aniline et autres colorants dérivés du goudron, non spécifiés ailleurs : Février... Q. m. 609 Valeur: fr. s. 890.993 Mars — 843 — — 1.481.590
- 5° Indigo et solutions d’indigo : Février... Q. m. 32 Valeur : fr. s. 18.145 Mars — 31 — — 29.151
- B) Exportations
- i° Dérivés du goudron de houille et produits auxiliaires pour la fabrication de couleurs d’aniline :
- Février... Mars ... . Q. m. 789 821 Valeur : fr. s. 157.523 142.672
- 20 Aniline
- Février... Q. m. — Valeur : fr. s. —
- Mars — 53 — —. 4.965
- 3° Combinaisons d’aniline
- Février... Q. m. 245 Valeur : fr. s. 127.172
- Mars — 263 — — 113.721
- 4° Couleurs d’aniline et autres colorants dérivés du goudron non spécifiés ailleurs :
- Février... Q. m. 5.323 Valeur : fr. s. 7.680.076
- Mars....... — 6.792 — — 9.649.314
- 5° Indigo et solutions d’indigo :
- Février... Q. m. 49 Valeur: fr. s. 25.200
- Mars....... — 565 — — 12 6.890
- B.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Couleur, constitution, propriétés et identification des colorants azoïques insolubles. — ROWE. — Journal of Oil and Colour Chemists'Associalion, 1938, p. 189 (suite).
- Colorants verts.
- La production d'azoïques verts insolubles a été un problème difficile à résoudre. On peut y parvenir, selon la méthode anglaise, en copulant avec la bis-acétoacétyltolidide (Naphtol AS—G) les diazos des bases telles que :
- O
- Q
- Mais le procédé le plus répandu consiste à copuler les diazos des Bases de Bleu BB et RR (déjà citées), avec le Naphtol AS—GR, qui est l'o-toluidide de l’acide 2-oxyanthracène-3-carboxylique.
- Colorants noirs.
- On a d’abord produit des noirs de qualité inférieure en copulant avec le B-naphtol, en présence d’un sel de cuivre et d’un acide gras, des mélanges de diazos (par exemple dianisidine + benzidine + m-nitraniline). Un premier progrès a été réalisé par la combinaison du diazo du primaire : o-phénétidine —> a-naphtylamine (Base de Noir Solide LB) avec le B-naphtylamide de l’acide s-oxynaphtoïque (Naphtol AS-SW). Mais les seuls noirs vraiment solides sont les monoazoïques obtenus avec des dérivés du benzocarbazol : Naphtol AS-SR et Naphtol AS-SG (respectivement : méthoxy-4-méthyl-2-anilide et p-anisidide de l’acide oxy-3‘-benzo-carbazol-7.8-carboxylique-2‘. Les indications de l’auteur sont également conformes sur ce point à celles qui ont été données dans cette revue : R.G.M.C., 1938, p. 413). Le nilro-5-amino-2-toluène (Base de Rouge Solide RL) donne avec ces naphtols des noirs rougeâtres, tandis que le nitro-5-amino-2-anisol donne des noirs jaunâtres.
- Détermination de la constitution des azoïques insolubles.
- Pour identifier un pigment organique, il faut tout d abord l’isoler du substratum à l’aide d’un solvant approprié. On détermine la classe de colorants à
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- laquelle il appartient en suivant le schéma indiqué par Green, dans son livre Analysis of Dyesluffs. S’il s’agit d’un azoïque, la décoloration par réduction doit être permanente. Mais pour réduire le colorant, il faut d’abord pouvoir le dissoudre et ce n’est pas toujours facile. L’éthylènediamine, recommandée par Claylon, est un solvant puissant, utile dans de nombreux cas. A la concentration de 60-70 % , elle dissout facilement à froid les pigments azoïques. La réduction s’effectue à chaud, en ajoutant à la solution un peu d’eau et d’hydrosulfile.
- Lorsqu’il est établi que le pigment est un azoïque, on cherche à déterminer sa constitution en le scindant par réduction et en identifiant le produit de scission. En dehors du procédé mentionné ci-dessus, la réduction peut souvent se faire en solution alcoolique par le zinc et l’acide acétique, ou en solution acétique cris-tallisable par l’étain. Bien entendu, les groupes nitro qui peuvent se trouver dans la molécule sont réduits en même temps que les liaisons azoïques. Si les groupes nilrosont en ortho de ces dernières, il se forme des orthodiamines qui, par condensation avec la phénan-thrènequinone, donnent des phénanthrazines caractéristiques. D’une façon générale, pour l’identification des produits de scission, certains livres spéciaux comme celui de Brunner (Analyse der Azofarbsloffe) sont d’un grand secours.
- Après réduction, les copulants comme le p-naphlol et les arylamides de l’acide f-oxynaphloïque se retrouvent enrichis d’un groupe NI12 (en position 1). Les choses se passent moins simplement avec les acétoacétylarylamides : il se forme bien d’abord un dérivé aminé, mais 2 molécules de celui-ci se condensent en donnant une pyrazine. Par exemple, les azoïques dérivés de l’acétylacélanilide donnent le composé :
- NH-CO—CH C—CHa
- CHa—C CII-CONH- \ \
- La réduction des azoïques pyrazoloniques donne des aminopyrazolones qui s’oxydent rapidement à l’air
- avec formation d’acides rubazoniques. C’est ainsi que, dans le cas de la phénylméthylpyrazolone, on a l’acide rubazonique :
- CII3 CH3
- On peut encore avoir recours à d’autres procédés de scission. L’action de l’acide nitrique fumant sur les azoïques insolubles, à la température ordinaire, est particulièrement intéressante pour l’identification du composant de diazotation. Ce dernier se retrouve à l’état de diazo nitrate, parfois enrichi d’un groupe nitro. On le caractérise en le copulant avec le p-naphlol ou le Naphtol AS et en prenant le point de fusion du colorant formé.
- Il est également possible, dans de nombreux cas, de scinder les azoïques insolubles par un chauffage avec l’acide sulfurique à 70-75 %. Il ne s’agit pas d’une réduction, mais ce traitement a pour effet d’hydrolyser la liaison azoïque en restituant le composant de diazotation inaltéré (qu’il contienne ou non des groupes nitro). Chose curieuse, les groupes amides liés à l’acide p-oxynaphtoïque ne sont pas, en général, hydrolysés par ce traitement. Si l’on veut effectuer l’hydrolyse de ces groupes — ce qui est souvent utile pour l’identification du copulant — le meilleur procédé est l’ébullition avec la potasse alcoolique à 10 %. La liaison azoïque résiste à cette opération. L’emploi combiné de ces diverses méthodes est susceptible de donner des renseignements précieux sur la constitution des azoïques insolubles.
- J. L.
- ERRATUM
- Dans l’article précédent, page 168, ire colonne, 4° ligne, lire :
- Rouge Permanent FhRII au lieu de Rouge Permanent FUR
- 6° ligne, lire :
- Rouge Permanent F^R au lieu de Rouge Permanent FbRII
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Aminonitriles. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 654.446, 4 juillet 1936.
- Les aminonitriles aliphatiques peuvent être saponifiés par les acides inorganiques faibles comme SO2, les bisulfites ou les acides organiques comme les acides formique, acétique. Les produits ainsi obtenus (aminoacides) sont des substituts d’albuminoïdes.
- Aromatiques
- Alcoylrésorcines. — William E. Austin. — D. R. P. 652.55i, 25 juillet 1934.
- Ces produits sont, comme il est connu, des antiseptiques. On les prépare en chauffant la résorcine avec des alcools secondaires ou des halogénures contenant de 7 à 12 atomes de carbone, de manière à éliminer l’eau formée.
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- 09 co
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- Aminosulfones. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 653.008, 12 janvier 1935.
- On fait agir à température élevée des alcoylamines sur les alcoylènedisulfones, suivant :
- R.
- R.SO2. (CH2)X.SO2R + 2NHR,R2 — R.SO2 (CH2).N/
- + R.SO2—N.H3.R.R2
- Ce sont des intermédiaires pour colorants.
- Nitrodiaminobenzènes. — I. G. Farbenindustrie. — D. R.P. 653.259, 26 janvier 1935.
- On nitre les amino-i-dialcoylamino-2-benzènes.
- Cétones du chrysène. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 652.912, 19 août 1934.
- On condense le chrysène ou ses dérivés halogénés avec des chlorures d’acides aliphatiques et du chlorure d’aluminium. Ce sont des intermédiaires.
- Dérivés anthraquinoniques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 653.674, 2 août 1934.
- Les anthraquinones qui renferment en position 1 ou 2 des groupes arylaminés et dont l’un des noyaux ne porte pas en ortho de l’NH, de substitution alors que l’autre est substituée par un halogène, sont traités par des agents qui fixent les acides halogénés. Ces produits renferment sans doute un noyau carbazolique.
- Ethers diphénylacétiques. — Société pour rindustrie Chimique à Bâle. — D. R P. 653.778, 12 avril 1936, addition au D. R. P. 626.539.
- On fait réagir le diphénylcétène sur les aminoalca-nols.
- Acide méthyl-1-amino-4-naphtalènesulfonique-2. — I. G.
- Farbenindustrie. — D. R. P. 654.083, 7 juillet 1935.
- Quand on sulfone le méthyl-1 -amino-4-naphtalène par l’acide sulfurique concentré à 120-160°, on obtient les acides sulfoniques 2 et 7 qu’on sépare par la différence de solubilité de leurs sels alcalins.
- Orthodiaminobenzène. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D. R.P. 654.395, 27 mars 1935.
- On obtient le diamino-i .2-benzène en chauffant l'o-dichlorobenzène ou l'o-chloraniline avec l’ammoniaque, en présence de sels de cuivre, à l’autoclave à 150°.
- AZOIQUES
- Disazoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 652.725, 1°juin 1935, addition au D.R.P. 651.748.
- Dans le brevet principal (voir R.G.M.C., 1939, p. 91) on remplace l'oxydiphénylamine par d’autres phénols benzéniques.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 652.215, 20 février 1935.
- On utilise les amines tertiaires ayant, sur l’azote, un groupement alcoyle, décrites dans le D. R. P. 650.269 (voir B.G.M.C. 193g, p. 91) qui sont copulées avec les diazoïques. Par exemple l’amine
- ZC4H9
- | CHCH-N/ > /\ I /
- Cl
- copulée avec la diazo-p-nitraniline donne un rouge teignant le papier, la viscose, le cuir.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 652.770, 8 février 1933.
- On prépare des azoïques renfermant au moins un groupe ammonium. Par exemple, on traite parle sulfate de méthyle l'anilide obtenu en faisant bouillir dans le xylène l'acétylacétate d’éthyle avec la diméthyl-p-phénylènediamine. La base
- CH3CO—CHCO-NI/ — N(CH3)2
- SO3OCH3
- est copulée avec la tétrazobenzidine; c’est un colorant jaune, basique teignant le colon mordancé au katanol.
- Polyazoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 652.771, 2 juin 1935.
- On copule la tétrazobenzidine ou un dérivé avec l’acide II en milieu acide (ou un autre aminonaphtol-sulfonique copulant deux fois), puis le produit obtenu est combiné en milieu alcalin avec le diazoïque de l'o-nitraniline-p-sulfonique et finalement on combine le second groupe diazoïque de la tétrazobenzidine avec la dioxy-2.4-quinoléine en milieu alcalin. On obtient un noir verdâtre, pour laine.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 652.868, il août 1934.
- On utilise comme amines diazolées des bases obtenues par réaction des chlorures d’acides
- COC1
- so-ci -
- avec les amines secondaires (diméthyl, "diéthyl, etc.) et réduction. Par combinaison avec les acides amino-naphtolsulfoniques ou les arylpyrazolones, on obtient des colorants pour laine rouges, en général, solides à la lumière et à la sueur.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- CO — G2
- Disazoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 652.871, 28 juin 1934.
- On diazote une nitroaroyl méta ou paradiamine et copule avec un acide arylpyrazolonecarboxylique ou un éther, puis réduit le groupe nitré, diazote et copule avec un acide aroylaminonaphtolsulfonique. Ce sont des rouges pour laine.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 653.025, 3ojuin 1935.
- On combine les copulants usuels avec les diazoïques des aminoarylsulfofluorures. Exemple, le sulfolluorure obtenu par l’acide métanilique et HF est diazoté et copulé avec la sulfophénylméthylpyrazolone ; on obtient un jaune unissant sur laine.
- Diazoïques stables au fer. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 654.447, 5 janvier 1936.
- Certaines solutions de diazoïques se décomposent en présence de sels de fer; on peut les stabiliser par addition d’un pyrophosphate. Par exemple le diazoïque de ramino-i-méthoxy-2-benzènediéthylsulfamide-5 en solution, est stabilisé par le pyrophosphate acide de sodium.
- Diazonium secs. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 654-448, ii mars 1936,
- On obtient les sels de diazonium des aminodiaryl-éthers en précipitant le diazoïque par les sels d’acides alcoylsulfuriques, comme de l’acide sulfovinique ou l’acide méthylsulfoléique.
- AZOÏQUES MÉTALLIFÈRES
- Azoïques chromifères. — I. G. Farbenindustrie. — D.R. P. 652.869, 22 juillet 1934.
- On prépare les composés chromifères des colorants résultant de la copulation d’un orthoaminophénol diazoté sur une diarylpyrazolone, comme celles dérivées de l’éther benzoylacétique. Ce sont des rouges de bonnes solidités, sur laine.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 652.870, 22 décembre 1934.
- On copule le pyrogallol avec 2 ou 3 diazoïques dont l’un renferme un groupe nitré. Ce sont des bruns pour cuir dont la solidité est améliorée par cuivrage.
- Azoïques. — J.-R. Geigy. — D. R. P. 653.026, 26 octobre 1935.
- On combine les phénols parasubstitués par des alcoyles ayant de 3 à 5 atomes de carbone, avec le diazoïque du nilroaminophénolsulfonique-4 : 2 : 1 : 6). Ce sont des bruns pour laine, chromatables.
- Azoïques. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — D.R.P. 653.024, 28 septembre 1935.
- On combine les diazoïques avec les acides diacyl-diamino-i .3-oxy-8-naphtalènesulfoniques-6. En utilisant des orthooxydiazoïques, on obtient des colorants capables de donner des complexes métalliques.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 653.846, 17 février 1935, addition au D.R.P. 652.870.
- Le brevet principal (voir plus haut) décrit des colorants dérivés du pyrogallol qui sont transformés en complexes métallifères du cuivre. On remplace le cuivre par d’autres métaux.
- AZOÏQUES SUR FIBRE
- Azoïques insolubles. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 652.818, i3 avril 1935.
- On combine sur la fibre les arylides oxynaphtoïques avec les diazoïques des bases
- Acyl---O—< ySO2-------------alcoyle
- 2 13
- par exemple, une base comme l'amino-2-propylsul-fone-4-diphényléther-i.i’ et l'arylide oxynaphtoïque de la chlorotoluidine donne un écarlate jaunâtre.
- Azoïques insolubles. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 653.116, 20 février 1935.
- On combine les arylides oxynaphtoïques ou acyl-acétiques avec les amino-i-alcoyloxycarboylamino-benzènes. Ces colorants sont produits sur la fibre et ont des nuances très variées.
- Azoïques insolubles. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 653.318, 8 septembre 1935.
- On combine sur la fibre les arylides oxynaphtoïques avec les amines de la formule
- F
- O 0
- 2 K
- 1
- obtenues en traitant les amino-i-naphtalènesulfo-niques-8, substituées par les déshydratants, nitrant et réduisant. On obtient des bleus et des bruns.
- Azoïques insolubles. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 653.529, 22 septembre 1933.
- On sait qu’on peut augmenter la solidité au lavage des colorants directs par diazotation et développement, ou par combinaison avec la diazoparanitraniline. On a
- 5
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- trouvé que le développement avec le diazoïque d’une amine renfermant un groupe ammonium donne des nuances plus solides.
- COLORANTS POUR RAYONNE ACÉTATE
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 653.385, 16 avril 1933.
- Dans le D.R.P. 633.656 (voir R.G.M.C. 1937, p. 415) on a décrit des colorants pour rayonne acétate, obtenus en diazotant une p-nitraniline substituée et copulant à des amines portant à l’azote un alcoyle et un oxyalcoyle. On utilise des amines substituées par un alcoyle ou un oxyalcoyle et un méthoxy-B-oxypropyle.
- COLORANTS ANTHRACÉNIQUES ACIDES
- Dihydroazines. — I. G. Farbenindustrie. — I). R. P. 652.772, 7 novembre 1935.
- On condense les acides o-halogénoanthraquinone-sulfoniques avec les amines aromatiques
- NHR-NH.R2
- où R est un noyau aromatique, les deux groupes azotés étant en ortho, et on traite par des agents acides. Le brevet fournit 22 exemples.
- COLORANTS POUR CUVE
- Anthracéniques
- Anthraquinoneacridones. — I. G. Farbenindustrie. D. R. P. 652.773, 5 mars 1936.
- Ce brevet est le correspondant du R. F. 818.64I (voir R. G. M. C., 1939, p. 15).
- Colorants anthraquinoniques. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D. R. P. 653.319, 12 déc. 1935.
- On introduit dans le groupe aminé des aminoiso-thiazolanthrones le reste d’éthers d’acides anthraqui-nonecarboniques substitués par des restes azotés et on fait réagir sur les produits obtenus des agents de condensation. Ce sont des jaunes.
- Colorants pour cuve. —I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 653.386, 8 juin 1935.
- On condense les dihalogénures d’acides dicarboxy-liques avec 1 mol. d’une amine renfermant des groupes cuvables puis avec une deuxième molécule d’une autre amine. Exemple : le chlorure d’isophtaloyle est condensé à basse température avec l'a-aminoanthraqui-none puis avec ramino-i-benzovlamino-5-anthraqui-none. On obtient un jaune donnant des impressions claires.
- Colorants pour cuve. —I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 654.290, 13 janvier 1935.
- Dans le D.R.P. 653.675 (voir ci-contre) on a décrit
- des colorants sulfurés obtenus par la réaction du soufre sur le décacyclène. On a trouvé que si, en même temps que se fait la sulfuration, on traite par un halogène ou un halogénure de soufre au sein de chlorhydrine sulfurique, on prépare ainsi des colorants pour cuve orangés.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 654.515, 8 septembre 1935.
- On traite les tétraaroylpyrènes, comme le tétra-benzoyl-3.5.8. lo-pyrène par le chlorure d’aluminium et de sodium. On obtient des jaunes.
- INDIGOIDES
- Leucoindigo. — Imperial Chemical Industries. — D. R. P. 654.458, 2 7 février 1934.
- On prépare le leucoindigo ou ses sels alcalins en faisant réagir l'indoxyle ou le produit de la fusion de la phénylglycine avec l'amidure de sodium. Dans certaines conditions d’alcalinité et de dilution l’indigo se dissout et on peut précipiter le sel alcalin du leuco-dérivé.
- DIVERS
- Colorants sulfurés. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 651.666, 25 décembre 1932.
- On prépare des produits de réduction stables, des colorants sulfurés, autres que les noirs, en les dissolvant dans du sulfhydrate de sodium et évaporant dans le vide.
- Colorant substantif. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 652.819, 8 novembre 1934.
- On sait que l’oxydation de l’acide déhydrothiotolui-dine sulfonique, par l'hypochlorite donne un colorant jaune. En oxydant le p-aminophénylcarboxybenzo-thiazolsulfonique, on obtient un jaune verdâtre.
- Colorants sulfurés. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 653.675, 13 janvier 1935.
- On chauffe le décacylène avec du soufre ou du chlorure de soufre, traite par le sulfure et précipite le colorant sulfuré dissous. Il teint le coton en brun.
- Colorants sulfurés. — Société pour l’Industrie Chimique à Bâle. — D.R.P. 654.002, 15 mai 1934.
- On sait que les indophénols du carbazol donnent des colorants qui peuvent être teints en bain de sulfure et d’autres en cuve d'hydrosulfite. La cuite sulfurée peut être orientée exclusivement vers la production de colorants pour cuve, par exemple, en opérant entre 180-205° et en présence d’aniline, d’acétanilide, etc. On a trouvé que si la température est élevée à 210-250°, et si on ajoute des dérivés substitués des amines qui seuls donnent des jaunes ou des orangés, on obtient des noirs sulfurés teignant en bain de sulfure.
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- BIBLIOGRAPHIE
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- Colorants pyridiniques. — 1. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 654-038, 19 octobre 1933.
- Les dérivés des dialcoyl ou diaralcoylaminophényl-pyridines de la formule
- sont sulfonés et transformés en composés quaternaires. Ce sont des colorants pour laine et pour soie.
- Triarylméthanes métallifères. — I. G. Farbenindustrie.
- — D.R.P. 654.5i6, 27 février 1936.
- Par exemple, le colorant résultant de la condensation de l’acide oxy-i-carboxy-2-naphlalènesulfonique-7 avec le tétramélhyldiaminobenzhydrol est chauffé avec de l’oxyde de chrome et de l’acide chloracétique. Le colorant teint la laine en bleu ainsi que le cuir, la soie, le papier.
- BIBLIOGRAPHIE
- Handbuch für Textilingenieure und Textilpraktiker. — Band 1. — ANONYME, 1 vol. 13X17,5, 246 p., Oskar Spohr, édit., Dresde, 1938.
- Le premier volume d’un aide-mémoire destiné aux ingénieurs et aux techniciens de l’industrie textile. Cet ouvrage, d’une conception très claire et très méthodique, qui en rend très facile la consultation, contient, sous une forme succinte, tous les renseignements d’ordre pratique indispensables aux usagers de cette industrie. On y trouve en chapitres nettement séparés, l’étude des diverses matières textiles, végé-lales, animales et artificielles, avec tous les détails d’ordre pratique et l’exposé de leurs propriétés caractéristiques ; les méthodes de différenciation des fibres les plus importantes ; les procédés d’analyse mécanique et technologique : mesures diverses, essais de résis
- tance, de régularité, d’élasticité, méthodes d’examen des qualités des fils et des tissus, appréciation des apprêts; les procédés des rechercheschimico-textiles: analyse quantitative des tissus mélangés et séparation des diverses fibres, détermination de la teneur en matières grasses, en charges et mesure des pertes au carbonisage, au lavage, etc., analyse des colorants, des apprêts, réactifs pour l’examen des détériorations ou des défauts des tissus. Les recherches sont facilitées par des tableaux synoptiques. Le volume se termine par un chapitre très important consacré aux méthodes de conditionnement et aux tableaux de normalisation des caractéristiques commerciales. Ce livre, édité sous une forme très pratique, nous paraît avoir sa place sur la table de tous les techniciens de l’industrie textile qui pourront fréquemment le consulter avec avantage.
- G.
- RESULTATS INDUSTRIELS
- Usines Chimiques Rhône-Poulenc.
- Pour l'année 1938, le bilan fait ressortir un bénéfice net de 63.568.498 fr. contre 51.998.989 en 1937.
- Matières Colorantes et Produits Chimiques de St-Denis.
- Le Conseil a décidé de proposer à l’assemblée du 24 mai la mise en distribution d’un dividende de 60 fr. par action, contre 47 fr. 5o l’an dernier.
- Après défalcation de tous amortissements, frais généraux et provisions diverses, l’exercice 1938 se solde par un bénéfice net de i3.54o.i65 fr. contre 10.301.399 fr. pour l’année 1937.
- Produits Chimiques et Matières Colorantes de Mulhouse.
- Réunis le 20 avril en assemblée ordinaire, les actionnaires ont approuvé les comptes de l’exercice 1938. Comme les années précédentes, le bénéfice a été affecté aux amortissements.
- Compagnie de Produits Chimiques et Electrométallurgiques Alais, Froges et Camargues.
- Après dotation de 26.598.006 fr. à l’amortissement
- général (contre 22.268.024 fr.), les bénéfices de l’exercice 1938 ressortent à 43.348.244fr., contre 35.760.855 fr. en 1937. Le solde disponible est de 46.936.620 fr., contre 38.876.549 fr. Le conseil proposera à l'assemblée du 22 mai de maintenir le dividende à 65 fr. par action ancienne et de distribuer 32 fr. 5o par action nouvelle.
- Produits Chimiques et Matières Colorantes de Saint-Clair-du-Rhône.
- L’assemblée ordinaire, tenue le 20 avril, a approuvé les comptes de l’exercice 1938, présentant un solde bénéficiaire de 8.476.060 fr. Le dividende a été fixé à 100 fr. brut par action.
- Société d'Electro-Chimie, d'Electro-Métallurgie et des Aciéries Electriques d'Ugine.
- Le bénéfice d’exploitation de l’exercice 1938 ressort à 7 2.048.914 fr. Après 2 9.000.000 de fr. d’amortissements et 10.092.812 fr. d’attribution au fond de renouvellement du matériel et de l’outillage anciens, le solde disponible s’élève à 32.956.101 fr. permettantau Conseil de proposer à l’assemblée un dividende de i3 % et de reporter à nouveau 4-420.454 fr.
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- RESULTATS INDUSTRIELS
- Etablissements Knhlmann.
- Les bénéfices nets de l’exercice 1938 s’élèvent à 41.878.482 fr. contre 34.215.107 fr., formant avec le report antérieur un total disponible de 45.701.002 fr. contre 38.162.142 fr. On sait que le dividende sera porté de 20 à 3o fr. par action.
- ETRANGER
- Société Montecatini.
- Pour l’année 1938, les bénéfices se sont élevés à 148,6 millions de lires alors que pour 1937 ils avaient été de 106,8 millions. Le capital est actuellement de 1.300 millions de lires et le dividende fixé à 10% laissera un report de 7,4 millions de lires.
- Allied Chemical and Dyes Corporation.
- Le bénéfice s’est élevé à 13.111.024 $ contre 24 millions 770.845 $ l’année dernière.
- Société pour l'Industrie Chimique à Bâle.
- Le bénéfice s’est élevé à 6,96 millions de francs contre 5,76 millions en 1937.
- Monsanto Chemical Co.
- Les ventes ont diminué de 14,3% par rapport à 1937. Le bénéfice s’est élevé à 3.290.519 $ en diminution de 36 % sur celui de 1937, soit 5.162.511 $.
- Société Sandoz à Bâle.
- Les comptes présentés à l’assemblée générale du 5 mai font ressortir un bénéfice de fr. 5.343.114,26.Après intérêt à 5 % sur le capital de 10 millions, prélèvement pour participations de 242.155,71 et addition du report antérieur, il reste disponible fr. 5.156.050,21.
- Imperial Chemical Industries (I.C.I.).
- L’assemblée générale a été convoquée le il mai. Les bénéfices pour l’année 1938 se sont élevés à 7.061.291 €, contre 7.510.707 l’année dernière.
- TEINTURE - IMPRESSION
- DE LA TEINTURE A FROID SUR VELOURS DE COTON
- par J.
- Le velours de coton, suivant sa qualité, peut être employé à la confection de divers articles; la région d’Amiens qui actuellement est encore le principal centre de production, malgré une forte diminution, fabrique cet article sous toutes ses formes.
- Les tissus très légers sont surtout destinés à la confection de vêtements pour enfants et pour dames quoique ces derniers délaissent actuellement ce genre de tissu.
- En temps ordinaire, les nuances à obtenir sont celles à la mode du jour elles sont facilement réalisables étant données toutes les gammes de colorants directs connus.
- Pour les nuances très vives, ce sont les colorants basiques qui donnent la possibilité de leur réalisation.
- Quant à l’article lourd il est réservé à la confection des vêtements pour hommes, ce qui nécessite l’emploi de colorants solides au lavage et à la lumière, autant que possible.
- Les colorants au soufre ont rendu là un très grand service et certains articles d’emploi courant sont toujours teints avec ces colorants.
- Ce que nous voulons décrire, c'est l’emploi d’une méthode très simple permettant de réaliser la produc-
- GAUDIT
- lion de nuances très vives, d’une part, en employant les colorants basiques.
- D’autre part, l’obtention du noir sur velours destiné à la confection des vêlements pour hommes, avec le campêche; les deux méthodes basées sur l’emploi de bains de teinture à température ambiante.
- i° De la teinture en nuances vives avec les colorants basiques.
- On sait que pour teindre les colorants basiques sur coton il est nécessaire de former sur la fibre une laque susceptible d’absorber les colorants pour les fixer uniformément.
- Avec la méthode suivante on peut obtenir de très beaux résultats en opérant comme suit :
- Le velours de coton écru est d’abord purgé de son oxyde de fer provenant du grillage puis est blanchi par les procédés en usage pour être teint ensuite de la façon suivante :
- Sur un « jigger » ad hoc on prépare un bain composé de 10 % d’acide formique dans lequel on a préalablement dissous la quantité de colorant nécessaire, mais au lieu de prendre les sels de colorants il suffit de dissoudre la base de ces colorants dans l’acide formique du bain.
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- DE LA TEINTURE A FROID SUR VELOURS DE COTON
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- La dilution dans l’eau du bain de teinture est complète, il ne peut y avoir aucune précipitation et la teinture s’effectue avec une régularité parfaite et une pénétration absolue.
- L’opération totale s’effectue à la température ambiante.
- Il reste entendu que cette teinture ne peut être entreprise que dans des conditions spéciales et pour des articles ne nécessitant qu’une très grande fraîcheur.
- Les bases de colorants à employer sont celles généralement connues : Base d'Auramine, de Rhodamine, de Bleu Méthylène, de Violet Méthyl, etc., etc...
- 2° De la teinture en noir à l'aide de l'extrait de campéche.
- L’extrait de campéche ayant la propriété de se dissoudre dans l’acide formique et ce dernier d’être un excellent mouillant, il est possible de confectionner un bain de teinture qui pénètre, même à froid, les tissus les plus épais.
- Aussi le velours de coton destiné à la confection des vêtements pour hommes peut-il être teint facilement à froid en additionnant à la solution de campêche un sel facilement dissociable qui, sous l’action du temps, formera laque et corps avec la fibre à teindre.
- Par exemple la formule suivante donne un noir très appréciable :
- Extrait de campèche à 3o° Bé....... 2 kgs
- Acide formique à 80 %................. 15 litres
- Eau................................... 68 —
- Pyrolignite de fer.................. 15
- 100
- On donne vingt passages sur « jigger » ad hoc et on essore, le bain peut être récupéré, on sèche à l'éten-clage séparé, pour éviter le contact des vapeurs d’acide formique.
- Après séchage on passe le tissu dans un bain froid de bichromate de potasse ou de soude à raison de un gramme au litre.
- Le Noir se développe à ce moment et prend toute son intensité.
- Après rinçage à fond le tissu peut être apprêté selon les règles habituelles.
- D’après le premier exemple que nous avons donné concernant la teinture avec les bases de colorants basiques on peut en conclure qu’il est facile de modifier la nuance du noir en additionnant au bain de campêche une base préalablement dissoute dans l’acide formique, ou bien employer le colorant du même nom.
- Aussi dans la formule indiquée ci-dessus on peut ajouter un léger pourcentage de Chrysoidine ou de Bleu méthylène :
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- LES ALCOOLS GRAS A POIDS MOLECULAIRE ELEVE ET LEURS DERIVES SULFONES LEURS EMPLOIS DANS L’INDUSTRIE TEXTILE (suite)
- par J. P. SISLEY
- Ingénieur Chimiste E.C.L
- TEINTURE DE LA RAYONNE ACETATE
- Les alcools gras sulfonés sont utilisés comme dispersants pour les colorants difficilement solubles utilisés dans la teinture de la soie à l'acétate. Dreyfus préconise à cet effet le produit de sulfonation simultané d’alcools gras et de naphtaline.
- Dans le B. F. 748.439 de Gcigy, mentionne l’emploi du sel de soude de l’acide sulfonique de l’alcool céty-lique préparé selon le B. A. 307.709.
- Les alcools gras sulfonés de ce fait conviennent particulièrement bien pour la teinture de la rayonne acélylée. Leur emploi évite la formation de pellicules et de crasses en surface des bains de colorants dispersés. Le rendement des colorants est de ce fait accru et en particulier dans le cas de colorants longs à monter sur la fibre.
- Les alcools gras sulfonés favorisent en outre la disso
- lution des colorants en pâtes ainsi que la conservation des solutions mères de ces colorants.
- Dans le P. A. B. 149.506 Bohme signale les essais effectués comparativement avec les différents adjuvants de teinture connus dans la teinture de la soie acétate, par exemple : 1° Réactif de Twitchell, 8 gr. par litre ; 2° Produits de condensation. D.R.P. 292.531 ; 3° du D.R.P. 262.558; 4° du D.R.P. 306.34I ; 5° 8 gr. de lessive de cellulose sulfitique; 6° 8 gr. de diiso-propylnaphtolène sulfonate de.soude; 7° 20 gr. par litre huile minérale sulfoné ; 8° 4 gr. 5 de mélange de tétraline et de savon; 90 12 cc par litre de sulforicinale à 50 % et de tétraline; 10° 8 gr. par litre Kontakt T ; ii° 8 gr. d’alcool oléique sulfonate de soude. On a constaté que c’est le sulfonate d’alcool gras qui donne la meilleure dispersion conduisant à des nuances plus vives et plus corsées,
- La maison Geigy dans le D.R.P. 646.001 préconise
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- 218 LES ALCOOLS GRAS A POIDS MOLÉCULAIRE ÉLEVÉ ET LEURS DERIVES SULFONES, ETC...
- l’emploi des alcools gras sulfonés dans la teinture des tissus mixtes composés de laine et de rayonne acétylée. Les alcools gras sulfonés permettent l’addition d’acide. On obtient par exemple un très beau rouge d’unisson parfait et d'une grande vivacité en teignant en combinaison le Rouge Sélacyl direct 6BN et le Rouge Polaire RS.
- Teinture de la soie Naturelle
- Les alcools gras sulfonés présentent un intérêt pour la teinture de la soie, particulièrement dans les articles bonneterie où ils agissent comme colloïdes protecteurs et agents de gonflement favorisant la pénétration. Une addition de 3 % d’alcool gras sulfoné au bain de teinture facilite l’unisson et évite la formation de taches, de blanchissures et autres accidents tout en conférant à la soie un toucher doux et souple.
- Dans la teinture de la soie au moyen des colorants pour cuve les alcools gras sulfonés agissent comme agent solubilisant et colloïde protecteur, ils permettent de diminuer la quantité de soude utilisée. Ils évitent la précipitation de particules sur le bain et se recommandent en particulier dans la teinture à la champagne ou sur jigger.
- Dans la teinture de la soie en colorants à mordant ou en colorants minéraux, où l’on passe en bain de savon après teinture, les alcools gras sulfonés remplacent avantageusement le savon gras et donnent des nuances plus vives.
- Dans la teinture de la soie naturelle en noir au campêche, l’emploi des alcools gras sulfonés est particulièrement intéressant comme substitut de savon.
- Après passage en bois jaune, pyrolignite de fer, cachoutage et nouveau traitement en pyrolignite, on passe sur un bain de campêche à 45° en présence de 1 à a grs d’un alcool gras sulfoné à 3o %. On essore sans rincer puis avive.
- L’aspect du noir et le toucher de la soie sont de beaucoup supérieurs à ceux du même noir préparé en présence de savon.
- Dans le cas où la mousse est gênante il suffit de remplacer une partie de l’alcool gras sulfoné par 2 grs d’un produit d’adoucissage ne moussant pas, comme par exemple l’Edunol S (St-Denis).
- Agents d’émulsion
- Le pouvoir d’émulsification des différentes variétés de cires naturelles pour autant qu’il existe est généralement dû à la présence dans ces cires d’éléments déterminés cérumeux. Ainsi, par exemple, ce n’est qu’en raison de sa teneur en cholestérine et isocholes-térine que le suint a la faculté de se combiner à l’eau et pour la cire du Japon la même propriété est due à la présence d’un acide carbonique bibasique à poids moléculaire élevé. Les cires neutres, par exemple le blanc de baleine (éther cétylique de l’acide palmitique), n’ont qu’un pouvoir d’absorption d’eau extrêmement faible et lorsqu’il existe il est souvent dû à une impureté.
- Il a été reconnu, B. F. 671.063 de la D.H.W. qu’on peut leur donner cette propriété en les combinant avec des alcools gras sulfonés à poids moléculaire élevé, soit à la température ordinaire, soit à la température de fusion. Ces mélanges forment avec l’eau des émulsions qui peuvent absorber 5 à 6 fois leur poids d’eau, par exemple en faisant fondre 65 parties de blanc de baleine, 25 parties d’alcool cétylique, 10 parties d’acide stéarique, ce produit entre en fusion à 50° et fondu absorbe 600 % de son propre poids de NaOH à 2 %. Cette propriété des alcools gras est précieuse pour la préparation de produits d’apprêts.
- D’autre part les mélanges d’alcools gras et de savons ou de sulforicinates peuvent absorber une grande proportion d’hydrocarbures et les émulsionner pour les rendre miscibles à l’eau. Ces mélanges alcools gras et savons ont également la propriété d’émulsionner facilement la paraffine et la cire, ce qui permet de préparer des émulsions pour l’imperméabilisation. C’est ainsi qu’une émulsion fine peut être obtenue en mélangeant par exemple à 60°, 4 parties de cire de Lanette extra, 6 parties de paraffine, o,5 partie de savon et 90 parties d’eau.
- Cette propriété particulière des alcools gras se retrouve également dans les alcools gras sulfonés dont les sels alcalins ou d’amines constituent des agents émulsionnants remarquables qui présentent un intérêt particulier pour la préparation d’ensimages et d’apprêts.
- L’alcool cétylique sulfoné à 3o % par exemple, émulsionne parfaitement bien 10 fois son poids de paraffine en donnant un produit qui, dispersé dans l’eau, convient particulièrement pour l’imperméabilisation en un seul bain en présence d’acétate d’alumine.
- Alcools gras sulfonés comme correcteurs d’eau en addition aux bains de savonnage et de rinçage.
- Les alcools gras sulfonés comme il a été indiqué agissent sur les sels formant la dureté de l’eau pour empêcher leur action précipitante sur le savon.
- L’emploi des alcools gras sulfonés permet d’éviter la formation et la précipitation de savons calcaires sur les fibres qui provoquent de graves défauts en teinture et qui confèrent aux fibres un toucher poisseux et rèche, caractéristiques des articles savonnés ou rincés en eau dure.
- On peut ajouter les alcools gras sulfonés au savon dans le bain de savonnage lui-même et effectuer les rinçages en eau dure.
- Cependant la formation de savons calcaires est beaucoup plus apparente lors du rinçage qu’au moment du savonnage, où l’excès du savon a tendance à disperser les savons de chaux, c’est pourquoi l’emploi des alcools gras sulfonés est à recommander particulièrement dans le désavonnage ou le rinçage de tous les articles teints et imprimés,
- L’emploi des alcools gras sulfonés permet d’éliminer les colorants mal fixés, de plus, les articles rincés en présence de ces produits sont plus souples, ne pré-
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- LE SI-CENTENAIRE DE LA NAISSANCE D’OBERKAMPF
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- sentent ni taches ni traînées et les couleurs sont plus fraîches.
- Les alcools gras sulfonés prennent à l’heure actuelle une certaine importance dans la blanchisserie et tendent à s’introduire dans l’usage domestique.
- On les utilise dans le lessivage du linge coulé, dans le blanchissage des linges non coulés, fonds blancs; dans le lavage ménager des articles de laine, dans le lessivage des bleus de mécaniciens.
- La firme Bôhme a lancé sous le nom d’Orvus un produit de cet ordre dérivé d’alcool laurique et présenté sous forme de paillettes obtenues par atomisation. La solubilité de l’Orvus est moindre que celle du savon ordinaire aux basses températures mais il
- mousse encore très bien et nettoie encore à 0". A la température de 3o° il donne sur eau dure un précipité calcaire mais en réchauffant le précipité se dissout et le produit conserve son pouvoir détersif intégral. La Deutsche Hydrierwerke a lancé un produit analogue a base d’alcool oléique cétylique sulfoné coloré en jaune et présenté sous forme de vermicelle. L’I.C.I. fait une campagne auprès de la clientèle des blanchisseurs pour Le Lissapol. On rencontre également des lessives comme le produit Silka à base de phosphate triso-dique qui contiennent des alcools gras sulfonés, il semble en être de même pour le produit « Saplé » de la Saponite.
- (à suivre)
- LE BI-CENTENAIRE DE LA
- Conférence faite le mercredi 19 avril, par M. Claude ZUBER, ingénieur, à la Maison de la Chimie.
- Le conférencier, en un style très élégant, trace d’abord un tableau de l’état de l’industrie de la toile peinte en France avant Oberkampf. Cette industrie n’existait pas en France où elle était même interdite. Oberkampf, né en Allemagne (Bavière) en 1739 commence son apprentissage à 11 ans. Il est fils, petit-fils et arrière petit-fils de teinturiers. Il travaille pendant 8 ans d’abord à Bâle, puis à Mulhouse, enfin il vient à Paris connaissant à fond toutes les finesses du métier d’imprimeur. Il eut la bonne fortune d’être mis au courant, le premier, de l’autorisation royale d’imprimer en France. Son informateur lui sert de commanditaire. Il reçoit ses lettres de naturalisation. Il installe un atelier à Paris si exigü qu’il couche le soir sur la table d’impression. C’est là qu’il fait des pièces dont il esta la fois le dessinateur, le graveur et l’imprimeur, ce qui montre sa maîtrise. Il s’établit à Jouy-en-Josas, sur la Bièvre, et après maintes difficultés, dont une inondation qui lui fait perdre de nombreuses pièces étendues sur prés, la manufacture prend une extension considérable. Il s’occupe de l’éducation scientifique de ses neveux, dont l’un Samuel est l’élève de Berthollet et devient le technicien de l’usine. Les impressions se faisaient à la planche gravée en relief ou bien à la plaque de cuivre, de 1 mètre carré gravée en creux. On imprimait le mordant et passait en garance. Le fond
- NAISSANCE D’OBERKAMPF
- était légèrement rosé et le blanc du fond était d’abord obtenu par blanchiment sur prés. Oberkampf fut le premier à employer l’hypochlorite pour aviver le blanc des fonds et supprimer l’étendage long et onéreux. Il fut le premier également à imprimer ses dessins suides fonds, au lieu de faire l’impression sur tissu blanc.
- Toute sa vie il a tenu à imprimer en grand teint et c’est là une des qualités qui ont fait la réputation mondiale des toiles de Jouy. Cette manufacture por-lait le titre de « Manufacture Royale » imprimé en gros caractères sur les chefs de pièce. La manufacture de Jouy, grâce à l’habileté d’Oberkampf, passa au travers de la Révolution sans subir de trop grands dommages. Elle atteint son apogée avec l’Empire et Napoléon I°' reconnut les services d’Oberkampf en le décorant de la Légion d’Honneur.
- A sa mort il laissa le souvenir d’un homme de cœur, d’un homme de bien, d’un grand industriel et du fondateur de l’industrie de la toile peinte en France.
- Cette conférence était illustrée de magnifiques échantillons de la « Manufacture Royale de Jouy » entre autres le fameux vert solide de Samuel, des rongeages sur indigo et toute la gamme des roses, rouges et violets de garance.
- Une pièce, paraît-il très rare, qui, en rouge sur fond blanc, représente les différentes phases de la fabrication de la fameuse toile de Jouy, a fait l’admiration de tous les connaisseurs.
- M. Ringeissen.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- TEINTURE
- La grosseur de particule dans la teinture de la laine. —
- E. VALKO. — Journ. Soc. Dyers and Colourists, avril 1939, p. 173-180.
- Toutes les théories de la teinture s’appuient, pratiquement, plus ou moins sur l’état d’association des
- molécules de colorants dans les solutions. (Rose, Amer. Dyestuffs Reporter, 1932, 21, 52, pour la teinture de la cellulose; Goodhall, J. Soc. Dyers Col., 1933, 49, 97 ; 1936, 52, 2II ; 1937, 5i, 3, 279, 317, pour la teinture de la laine, voir aussi, A. Wahl, R.G.M.C., 1935, p. 161). Ce fait a conduit l’auteur à effectuer des mesures de diffusion sur des solutions de colorants, en vue de
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- o O Ci
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- déduire avec exactitude la grosseur des particules de colorants. La présente étude est un exposé des relations trouvées entre les résultats de ces mesures et la teinture sur laine.
- Ces mesures de diffusion ont été effectuées sur des colorants acides, en solutions aqueuses à 25°, 6o° et 9o°C.
- Les colorants essayés sont en partie dispersés en ions simples, et forment, en partie, des agrégats dont la grosseur, toutefois, n’excède pas celle de trois ions de colorants à go°C.
- D’une façon générale, l’état d’agrégation diminue lorsque la température augmente, mais dans certains cas, l’agrégation du colorant est plus grande à go° qu’à 6o°C.
- Les résultats des mesures de diffusion sur les solutions de colorants, en présence d’agents d’unisson, révèlent une différence entre les agents d’unisson ayant une affinité pour la fibre et ceux ayant une affinité pour le colorant. Dans le dernier cas, si l’on réduit la concentration du colorant, tout en maintenant celle de l’agent d’unisson, la vitesse de diffusion est toujours fortement diminuée, comportement qu’on peut expliquer en admettant une action de masse, sous forme d’une combinaison de molécules de colorants et de molécules d’agent d’unisson.
- L’importance des forces d’attraction non électriques et, en particulier, la formation de liaisons hydrogène entre le colorant et la molécule de kératine conduit à attribuer la teinture de la laine à un proccessus moléculaire.
- S. T.
- Sur la teinture en colorants Indanthren (colorants pour cuve) à température élevée. — J. LANZER. — Mel-liand Textilberichte, août 1938, p. 654-655.
- Dans une étude précédente (Melliand Textilberichte, 1937) « sur la teinture en colorants pour cuve sur bains suivis » l’auteur avait montré la nécessité de maintenir les températures caractéristiques des différentes méthodes, pour obtenir des teintures avec des écarts acceptables. Des variations de température de io°C peuvent provoquer une précipitation du colorant. Certains teinturiers font monter la température de quelques degrés, vers la fin de la teinture (par exemple de 65 à 70°C), de façon à favoriser la pénétration et l’épuisement du bain.
- La présente étude a trait à la teinture en colorants Indanthrène à température élevée. Elle démontre que le bain de teinture pénètre et s’utilise mieux ainsi.
- Les colorants pour cuve du groupe applicable à froid peuvent être teints à chaud, suivant la méthode I. W. de la I. G. Le colorant, cuvé à la température qui lui convient, est ajoutéaux bains de teinture garnis de lessive de soude et d'hydrosulfite. La teinture a lieu à l’ébullition.
- Or, l’auteur a trouvé qu’on peut obtenir les mêmes résultats, tout en économisant de l'hydrosulfile de soude, lorsqu’on teint à 85°C au lieu de ioo°C, à condi
- tion d’ajouter du Pérégal (0,2 à o,3 cc. par litre) de façon à favoriser l’unisson et la stabilité de la cuve.
- Lorsque plusieurs colorants entrent en combinaison pour l’obtention d’une nuance, il faut les cuver séparément.
- La température élevée du bain produit des modifications de tonalités, par suite d’une meilleure utilisation des colorants. Le changement de dispersion de la cuve fait virer les nuances vers le bleu. Par exemple, un violet rouge vire au violet bleu, un brun verdâtre devient bleuâtre.
- Cette modification de la teinte est plus prononcée dans la teinture en bain long (filés) que dans la teinture en bain court (sur jigger).
- L. B.
- La teinture mal unie de la laine avec les colorants acides et les colorants au chrome. 1r partie : Les raisons pour lesquelles les fibres et les tissus de laine, altérés par exposition à la lumière et à l’air, se teignent avec un mauvais unisson. — E. RACE, J.-B. SPEAKMAN ct T. VICKERSTAFF. — Journal Society of Dyers and Colourists, avril 1938, p. 141-158. •
- Les défauts d'unisson (et leurs remèdes) des teintures acides et au chrome sur les laines ayant subi une altération par exposition à la lumière et à l’air, ont fait l’objet de nombreuses études, dont la première qui ait été conduite scientifiquement semble être celle de von Bergen (Melliand Textilberichte, 1923, 23 ; 1925, 745 ; 1926, 451) : les fibres des épaules et du dos du mouton se teignent sans unisson, alors que les fibres du ventre se teignent uniformément. Lôbner (Fleken in Wollwa-ren : taches dans les tissus de laine, 1890. p. 134) a indiqué la modification des propriétés tinctoriales de la laine sous l’action de la lumière et de l’air. Von Bergen reçonnaîl deux types de teintures mal unies (sur laines insolées ou exposées à la lumière artificielle) à savoir : celle des fibres dont les pointes se teignent en plus clair que les racines, en cuve d’indigo, et celle de fibres dont les pointes se teignent en plus foncé que les racines, avec le Brun Anthracène au chrome SWN.
- L’action protectrice des fibres contre les intempéries, par les colorants, l’alun, les sels de fer et le bichromate a été constatée, elle a fait l’objet d’un brevet pris par Reghberg (brev. all. 286.340).
- Par ailleurs, SOMMER (Leipz. Monatschrift, 1927, 35, 96, 158, 206) montra que l’attaque de la fibre était réduite par un traitement acide et accentuée par un traitement alcalin.
- L’action de la lumière sur la laine a été étudiée spécialement en ce qui concerne la teinture, par von Bergen (Melliand Textilberichte, 1923, 1925, 1926). Il confirma les observations microscopiques faites antérieurement par GEORGIEVICS (Lehrbuch d. chem. tech. d. Text. Fasern, 2° partie) et de Allwôrden (Angew. Chem., 1916, 77) qui avaient trouvé que la pointe des fibres insolées était ordinairement démunie d’écailles. Ce défaut conduirait, à lui seul, à une teinture mal
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
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- unie, en particulier avec les colorants colloïdaux, du fait que la structure écailleuse des fibres animales offre une résistance considérable à la pénétration. Actuellement on admet que la perte d’écailles des fibres inso-lées est une conséquence des changements profonds survenus dans la constitution des fibres, changement qui confère aux fibres un plus grand pouvoir de. gonflement, surtout en milieu alcalin et une plus grande solubilité de la protéine.
- KERTESZ (Angew. Chem., 1919, 168; Chem. Zeitg., 1926, 661 ; von Kapff ÇFarber-Zeilg., 1919, 273; Mel-liand Textilberichte, 1923, i83) ont expliqué la perte d’écailles et un plus grand gonflement par le fait que les fibres insolées contiennent de l’acide sulfurique formé par oxydation du soufre (résultat confirmé par von Bergen et par Sommer).
- D’un autre côté, Meunier et REY (Comples-Rendus, 1926, 596) ont observé qu’il se forme de l’anhydride sulfureux avant l’acide sulfurique, cause du pouvoir réducteur renforcé des fibres (démontré par la réaction des fibres à l’égard de la quinone, l’alloxane, la ninhy-drine et les composés nitrés).
- King (Journ. Society of Dyers and Colourists, 1928, 233) attribue la fugacité anormale sur fibre des colorants aptes à former des azo-sulfites, à l’anhydride sulfureux qui se forme lorsqu’on expose les fibres à la lumière. Actuellement on admet que, lorsque les fibres animales sont vaporisées, les liaisons cystines entre les chaînes peptidiques, sont hydrolysées comme suit :
- n/°\ 0
- -
- 0
- 0
- Q
- Œ
- L
- 0
- - /
- O
- NH
- O K /U\ /E
- —
- 0 + Cl
- \g / =
- L’acide sulfénique obtenu par hydrolyse de simples disulfures est toutefois instable, il se décompose comme suit, en solution alcaline :
- CO
- NH
- CO
- CH—CH2—SOH
- CH—CHOH2S
- NH
- Les altérations que subissent les fibres de laine par exposition à la lumière et à l’air, soit pendant leur croissance, soit sous forme de vêtements, sont dues à l’attaque hydrolytique des liaisons de cystine entre les chaînes peptidiques. La réaction principale est ana
- logue à celle qu’on observe dans le cas de simples disulfures, des chaînes latérales de sulfhydrile et d’acide sulfénique avec perte de soufre et développement de groupes aldéhydiques ; à cet égard, il a été établi que la laine insolée, outre qu’elle contient moins de soufre que la laine n’ayant pas été exposée, contient un excès de groupes sulfhydrile et carbonyle.
- Comme conséquence de la rupture de la liaison disulfure, les fibres exposées se gonflent à un taux plus élevé que les fibres non exposées dans les solutions acides ou alcalines; elles sont par suite plus accessibles aux colorants colloïdaux, de telle sorte que les parties insolées de fibres ou de tissus se teignent en plus foncé que les parties non insolées en tels cas.
- Par ailleurs, avec les colorants cristalloïdes, la teinture primaire peut être unie, mais elle devient mal unie à cause de la grande facilité avec laquelle le colorant est démonté des parties exposées de fibres ou de tissu fortement gonflées, d’où il résulte que les parties ayant été insolées se teignent en nuance plus claire. La tendance qu’ont les teintures à être mal unies est encore plus accentuée, en particulier avec les colorants colloïdaux, par un manque d’écailles superficielles sur les fibres insolées et par la facilité avec laquelle les fibres insolées se mouillent.
- Le fait que les deux genres de teintures mal unies ci-dessus soient déterminés par l’état colloïdal ou cris-talloïdal du colorant en solution, a été établi avec des colorants acides, en constatant que ceux qui précipitent rapidement par l’acide, teignent les fibres insolées en nuance plus foncée que les fibres n’ayant pas été exposées à la lumière (teintures positives), tandis que ceux qui ne précipitent pas par les acides teignent les fibres insolées en nuance plus claire que les fibres n’ayant pas été exposées à la lumière (teintures négatives). De plus, on a obtenu des teintures unies avec les deux genres de colorants en modifiant leur degré de dispersion dans le bain de teinture. Ainsi, avec les colorants qui, normalement, donnent des teintures négatives, on obtient de l’unisson en augmentant la concentration d’acide sulfurique pour assurer le degré correct d’agrégation du colorant et éviter ainsi toute différence entre les parties exposées et non exposées des fibresou du tissu. Réciproquement, dansle cas de colorantsqui donnent des teintures positives, on obtient de l’unisson en modifiant le degré de dispersion à l’aide de produits auxiliaires dans le bain de teinture.
- D'autres méthodes, pour modifier le degré de dispersion du colorant, ont été examinées, ainsi que l’effet de l’augmentation ou de la diminution du gonflement des fibres, en vue d’atténuer la « différence » dans le gonflement des laines insolées et non insolées. On a bien obtenu des résultats dans tous les cas, mais les méthodes ci-dessus qui consistent à modifier le degré de dispersion des colorants pour que les teintures acides unissent bien, semblent être les plus pratiques et celles qui donnent les meilleurs résultats.
- Bien qu’il soit possible de faire unir des teintures acides en modifiant le degré de dispersion du colorant dans le bain de teinture acide, on a trouvé que les
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- teintures ont toujours tendance à devenir mal unies lors du chromatage subséquent et fréquemment les parties de fibres ou de tissu ayant subi l’exposition à la lumière, prennent une nuance qui diffère de celle des parties non insolées. Lorsque les fibres ne sont pas mouillées à fond avant le chromatage — facteur extrêmement important — de telles différences dans la nuance peuvent être dues au dépôt de quantités variables de chrome sur les laines exposées et non exposées à la lumière, les premières se combinant avec des quantités de chrome bien plus grandes.
- Dans le cas où le bain de chrome est acidifié par de l’acide acétique, cette cause de mauvais unisson de teinture est supprimée, lorsque les laines sont mouillées à fond avant chromatage, car les quantités de chrome qui se déposent sur les laines insolées ou non insolées semblent être identiques lorsqu’on emploie les pourcentages ordinaires de bichromate de potassium. Si des acides plus forts que l’acide acétique se trouvent dans le bain de chrome, alors la différence entre les quantités de chrome déposées sur les fibres insolées et sur les fibres non insolées, persiste en dépit d’un mouillage efficace de la matière; de tels bains de chrome sont vraisemblablement la cause d’une teinture mal unie par suite de la différence entre les quantités de chrome déposées sur les deux sortes de laine.
- Bien que la même quantité de chrome se trouve déposée sur les laines insolées et sur les laines non insolées, lorsqu’on chrome en bain acétique, l’état dans lequel se trouve le chrome n’est en aucune façon le même dans les deux cas.
- Conformément au fait que la laine insolée contient un excès de groupes sulfhydryle et aldéhyde, on a trouvé que le chrome déposé sur la laine insolée est plus complètement réduit que celui déposé sur la laine non insolée. Toutefois, en vue de réaliser des teintures unies avec des colorants chromalables, il est essentiel que le pouvoir réducteur renforcé de la laine insolée soit éliminé, si possible par formation de nouvelles liaisons transversales entre les chaînes peptidiques des fibres à la place de celles qui ont été scindées pal-exposition à la lumière, en sorte qu’un traitement peut suffire à assurer l’unisson des teintures acides et par chromatage subséquent. Cette élude fait l’objet de la seconde partie que nous publierons dans notre prochain numéro. L. B.
- IMPRESSION
- Impression au tamis de soie. — F.-W. MACKENSIE.
- — J. Society of Dyers and Colourists, mai 1938, p. 196-198.
- La méthode la plus ancienne pour reproduire des dessins par impression est celle qui utilise des pochoirs. L’impression au tamis est opérée à l’aide d’un pochoir fixé sur un support. Elle diffère essentiellement des autres méthodes par le fait que le pigment ou le colorant est appliqué directement sans l’intermédiaire d’un organe transmetteur, comme dans les autres modes d’impression.
- Les Chinois employaient déjà des pochoirs fixés suides cheveux humains.
- Avant l’impression au tamis, les dessins formés par des pochoirs étaient reproduits sur le tissu avec des brosses à pochoir et plus tard au moyen d’aérographes; mais ces méthodes ont été supplantées par l’emploi d’une racle de caoutchouc ou de cuir et au moyen d’une racle de saule à fil droit, grâce à laquelle la couleur peut être appliquée avec facilité et avec plus de rapidité.
- En 1840, l’introduction de la lithographie a porté un grand préjudice à l’application des couleurs au pochoir (liquidation de la Société Polygraphia).
- En 1907, on confectionna des pochoirs sur tamis de tissu, en remplissant localement des mailles de gomme laque.
- En 1911, le pochoir photographique sur tissu à la gélatine fut introduit.
- Les emplois principaux de l’impression au tamis se trouvent dans l’industrie des articles publicitaires. Les tamis sont confectionnés avec des tissus en organdi ou même en fils de laiton. Le tamis en laiton, ordinairement d’origine suisse, est souple ; on le préfère, malgré son prix élevé, étant donné les meilleurs résultats qu’il donne et sa durée à l’usage.
- Les pochoirs sont faits en papier découpé à la main, on en produit pholo-mécaniquement (tissu carbone). Le papier est rendu plus résistant par enduclion d’adhésifs (gomme arabique, dextrine, gomme laque) ; on le fait adhérer au tamis en pulvérisant sur le pochoir un solvant approprié, ou par application d’un fer chaud.
- La matière à confectionner les pochoirs, connue sous le nom de Profilm, fabriquée par Seleclasine Silk Screens Ltd, constitue la perfection pour les dessins à découper. Elle est très résistante (un pochoir a permis d’obtenir 10.000 impressions). Le Profilm est une pellicule d’acétate de cellulose revêtue de gomme laque plastifiée, ayant comme support un papier glacé transparent qui adhère par un revêtement de gutta-percha. Le dessin découpé est appliqué sur le tamis par le fond enduit de gutta-percha, et fixé par repassage au fer chaud.
- Dans la confection de pochoirs photographiques sur tamis, on enduit ce dernier d’albumine ou de colle de poisson à la gélatine et, après avoir appliqué le positif sur cette couche, on expose aux rayons d’un arc au carbone. Les parties qui n’étaient pas protégées (par des traits à l’encre de Chine) contre le rayonnement de l’arc, sont insolubilisées par un lavage à l'eau chaude qui dissout les parties non transformées.
- Le pochoir au « tissu carbone » est préparé de façon similaire, par exposition à la lumière, mais dans ce cas on emploie du papier enduit de gélatine sensibilisée ; après développement, on l’applique sur le tamis et on enlève le dossier en papier.
- L’installation toute primitive pour l’impression àla pellicule comporte actuellement les dispositifs avec micromètre,
- L. B.
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- NOUVEAUX COLORANTS
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- NOUVEAUX COLORANTS
- Compagnie Française de Produits Chimiques et Matières Colorantes de Saint-Clair-du-Rhône.
- BRUN Direct SM.
- Sous ce nom, la Cie F’se de P.C.M.C. de Saint-Clair-du-Rhône, présente un nouveau colorant homogène substantif pour coton ayant sensiblement la nuance du Brun Diamine M dont il se distingue par une remarquable solubilité à l’eau douce, également très bonne sur eau calcaire. L’affinité du Brun Direct SM est, vis-à-vis du coton, inférieure à celle du Brun Diamine M, mais le pouvoir de pénétration et la facilité d’unisson sont incomparablement supérieurs, ce qui sera particulièrement apprécié dans la teinture sur appareils à circulation.
- Sur coton, le Brun Direct SM, ayant une solidité modérée aux épreuves humides, sera surtout intéres-
- Brun Direct SM (60 gr. par litre) en application directe.
- sant en nuances claires ou moyennes et comme nuan-ceur.
- Dans la teinture à froid ou en présence de Mordant réserve L de la S.P.C.M.C. de Mulhouse, le Brun Direct SM réserve assez bien la laine et rendra des services appréciés dans l'époutillage.
- Toutes ces qualités trouvent leur plein intérêt dans la teinture des articles de viscose sur lesquels le colorant se recommande par son unisson et par sa solidité aux acides.
- Le Brun Direct SM monte bien sur soie en bain de sulfate faiblement acétique. Il monte également sur laine à chaud dans les mêmes conditions et peut servir d’élément de base pour bruns mi-laine.
- On notera tout particulièrement les applications du Brun Direct SM dans le domaine de l’impression. Les teintures obtenues sur soie naturelles comme celles sur viscose se rongent bien.
- D’autre part, ce colorant convient bien pour l’application, car il permet d’obtenir des impressions de fond très unies sur chacune des deux fibres, particulièrement lorsqu’on travaille par le procédé « à la Lyonnaise ».
- Formule d'application directe :
- Colorant............................ 60 gr.
- Glycérine........................... 50 gr.
- Eau................................ 210 gr.
- Gomme i/i.......................... 65o gr.
- Phosphate de sonde........... 3o gr.
- 1 kg.
- Vaporiser durant i heure.
- N. B. — La quantité de glycérine indiquée ci-dessus s’entend pour l’impression sur viscose, elle est à diminuer pour la soie.
- Remarque I. — Pour l’obtention de nuance « tête de nègre » en application, nous conseillons le mélange du Brun Direct SM avec Noir Oxydiamine JEN extra conc.
- Remarque II. — Le Brun Direct SM donne une bonne réserve de la fibre d’acétate, particulièrement en présence de la viscose et de la soie naturelle.
- Remarque III. — Le Brun Direct SM acquiert une solidité à l’eau et aux traitements humides lorsqu’on lui fait subir après teinture l’un des traitements suivants :
- Modifie, de la nuance
- Diazotation et développement au ) Vire au brun vio-s-naphtol i lacé.
- Copulation au diazo de parani- 1 Nuance plus brun
- traniline.................... I jaune.
- Sulfate de cuivre ( / Les sels métal-acétique ) séparés ou ) liques rendent la Bichromate acé- ) en mélange j nuance un peu tique ( ( moins rougeâtre.
- CARACTÉRISTIQUES.
- Solubil. àl’eau douce et à l’eau dure : Très bonne
- Solidité au lavage sur viscose et sur soie................................. Modérée
- Solidité à la lumière sur viscose et sur soie............................. Modérée
- Solidité à l’avivage sur viscose et sursoie..............................Bonne-très bonne
- Solidité au frottement sur viscose et sur soie ............................ Très bonne
- Solidité au fer chaud sur viscose et sur soie............................. Bonne
- Rongeabilité sur viscose et sur soie.. Très bonne
- Solidité au vaporisage sur viscose et sur soie............................... Très bonne
- Réserve d’acétate sur viscose et sur soie................................. Bonne
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- NOUVEAUX COLORANTS
- I. G. FARBENINDUSTRIE A. G. à Francfort-sur-Mein.
- Pour la vente en France :
- Société pour l’Importation de Matières Colorantes et de Produits Chimiques
- 32, Rue Galilée, Paris-16-
- L'I. G. Farbenindustrie Akliengesellschaft, Francfort-sur-Mein, attire dans sa circulaire I. G. 1698 l’attention de la clientèle sur son nouveau
- ROUGE CHROMOXANE BRILLANT BL
- Ce colorant surpasse par sa beauté et sa vivacité tous les rouges de cette série et remplit de ce fait une
- La nouvelle marque donne aussi des tons bien vifs, même surun fond aussi terne que celui queprésentent d’ordinaire les laines d’effilochage.
- Le nouveau colorant acide de 17. G. Farbenindustrie Akliengesellschaft, Francfort-sur-Mein,
- l’Indo Vert Brillant 3G
- (voir circulaire I. G. 1599) fournit des teintures d’une très grande pureté sur laine et sur soie. L’Indo Vert Brillant 3G se prête admirablement à la production de nuances vert vif solides au mouillé, surtout sur laine d’effilochage en raison de sa bonne solubilité à l’eau, au lavage, au foulon et à l’eau de mer. Sa bonne solu-
- 2,5 % Rouge Brillant Chromoxane BL 1,25 % bichromate de potasse
- 3 % Violet Brillant Chromoxane 5R 1,5 % bichromate de potasse
- 2% Indo Vert Brillant 3G
- 3% Rouge Brillant mi-laine BL
- lacune très sensible dans l’assortiment des colorants au chrome. Le Rouge Chromoxane Brillant BL se fait encore remarquer par un comportement très favorable à la lumière artificielle et par un très bon pouvoir d’unisson. De bonnes propriétés de solidité à toutes les phases de la fabrication, telles que résistance au carbonisage et au décatissage, de même qu’une bonne solidité à la sueur et à l’eau de mer, le rendent particulièrement intéressant.
- Le Rouge Chromoxane Brillant BL est recommandé en premier lieu pour la production de rouges vifs clairs à moyens et en combinaison avec d’autres colorants au chrome, notamment pour tous les orangés et écarlates. Le nouveau colorant convient très bien pour des teintures devant bien résister à la lumière et aux opérations industrielles sur laine en bourre, peigné, filés à tricoter et autres, ainsi que sur pièces, par exemple draps pour passementerie et pour drapeaux.
- bilité et son bon unisson en teinture faiblement acide le recommandent également pour la teinture sur appareil. Teint en bain neutre, l’Indo Vert Brillant 3G monte très bien sur laine et il intéresse de ce fait pour la confection de teintures solides au lavage sur tissus mixtes de laine et schappe artificielle.
- L'T. G. Farbenindustrie Akliengesellschaft, Francfort-sur-Mein, présente dans sa circulaire I. G. 1614, son nouveau
- Violet Brillant Chromoxane 5R
- l’élément le plus vif de la série des Violets Brillants Chromoxane rougeâtres. Sa très bonne solidité au lavage, au foulon, au carbonisage et au décatissage le rendent approprié pour l’établissement de tons lilas vif d’une grande pureté sur laine en bourre, en peigné, sur laine d’effilochage et de couleurs d’effets pour couvertures.
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- NOUVEAUX COLORANTS
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- L’I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-sur-Mein donne dans sa circulaire I. G. 1631 tous renseignements utiles sur son nouveau
- Rouge Brillant MI-LAINE BL
- qui fournit sur fibres et tissus mixtes de laine-coton et laine-schappe artificielle des nuances rouges d’une grande vivacité. Il convient encore de citer que le Rouge Brillant mi-laine BL possède à part une pureté de nuance remarquable, une très bonne résistance au soufre, ce qui le rend intéressant pour la teinture des filés à tricoter et des fils pour bonneterie. En cas de nécessité, la solidité à la sueur, à l’eau et au repassage humide qui est déjà fort bonne, se laisse encore améliorer par un traitement ultérieur avec le Solidogène BSE ou la Ramasile K conc. sans que la nuance en soit modifiée. A noter enfin que le Rouge Brillant mi-laine BL réserve suffisamment les effets d’acétate.
- Les nouvelles cartes d'échantillons de l'I. G. Farben-industrie Aktiengesellschaft, Francfort-sur-Mein
- I. G. 1656
- Nuances mode, été 1939 (laine)
- I. G. 1657
- Nuances mode, été 1939 (Cuprama-laine 30:70)
- renferment les nuances qui seront à la mode l’été prochain pour tissus robes. Les nuances claires sur laine ont été établies avec des colorants Anthralan, les nuances moyennes et foncées avec des colorants acides d’un bon unisson. Les teintures sur Cuprama-laine ont été effectuées en bain neutre avec des colorants solides mi-laine, résistant à la lumière. Ces teintures montrent d’ailleurs bien le gros avantage qu’il y a à teindre sous addition de Sel Végan A.
- L'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-sur-Mein, a fait paraître une nouvelle carte n° 1503
- Colorants Para et diazo
- SUR TISSU DE SCHAPPE ARTIFICIELLE (ViSTRa)
- qui illustre un choix de colorants bien rongeables en teintures types et en combinaisons. Vu l’importance croissante que prend la schappe artificielle, la nouvelle carte est appelée à trouver un intérêt tout particulier.
- La carte d’échantillons de l'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-sur-Mein n° 1422
- Effets blancs Et bicolores
- ET NUANCES UNIES SUR LAINE-RAYONNE ACÉTATE ET MI-LAINE-RAYONNE ACÉTATE EN PIECES
- renseigne sur la production de nuances unies et multicolores sur tissus mixtes contenant des effets d’acétate blanche. La carte renferme des teintures établies avec les colorants convenant le mieux et indique encore d’autres colorants appropriés à cet effet.
- L'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-sur-Mein, présente une carte d’échantillons I. G. 1594 qui est une nouvelle édition de son ancienne carte I. G. 947
- Colorants Celliton rongeables
- La nouvelle carte complétée par un certain nombre de marques très intéressantes parues entre temps, renferme un assortiment très riche en colorants teints seuls et illustre en outre une série de combinaisons courantes.
- Les colorants sont présentés en trois intensités, pour en rendre l’application plus facile. Le mode de travail y est décrit en détail. A relever tout particulièrement que la formule d’enlevage a été quelque peu modifiée et qu’elle permet ainsi de produire des rongeages bien purs et ne remontant guère.
- La carte d’échantillons de l'I. G. Farbenindustrie Aktiengesellschaft, Francfort-sur-Mein, I. G. 958, Impressions avec des colorants Celliton, Celliton solides sur rayonne acétate, a été complétée et rééditée sous le n° I. G. 1552
- IMPRESSIONS AVEC DES COLORANTS CELLITON, Celliton solides,
- Celliton rongeables sur rayonne acétate
- La nouvelle carte renferme à part les nouvelles marques convenant pour l’impression directe parues entre-temps, tous renseignements utiles sur les solidités des colorants, conformément aux normes de la commission allemande des solidités de l’année 1935.
- La nouvelle carte d’échantillons de l’I. G. Farbenin-dastrie Aktiengesellschafl, Francfort-sur-Mein, I. G. 1658
- NUANCES MODE COTON, Été 1939 présente 24 nuances-mode, établies avec des colorants Indanthren sur coton mercerisé en pièce. Cette carte renferme en outre les recettes nécessaires pour la confection des mêmes nuances avec des colorants Sirius et Sirius Lumière et, pour les nuances claires également des formules à base de colorants Indigosol.
- Ces mêmes nuances sont illustrées dans la carte I. G. 1659
- Nuances mode soie, été 1939 sur soie chargée en pièce, en teintures établies avec des colorants acides montant en bain neutre et dans la carte I. G. 1660
- NUANCES MODE RAYONNE, Été 1939
- sur crêpe de rayonne viscose, en teintures avec des colorants Sirius Lumière et Sirius. Cette carte renseigne également sur l’établissement de ces nuances avec des colorants Indanthren et Indigosol et donne, en outre, les recettes correspondantes pour la teinture de la rayonne acétate.
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- NOUVEAUX COLORANTS
- Imperial Chemical Industries (I.C.I.)
- Jaune Dispersol Lumière 2G i5o poudre
- Ce colorant donne des nuances jaunes vives sur rayonne acétate, de bonne solidité à la lumière. Il convient parfaitement pour l’obtention de nuances mode solides à la lumière, en combinaison avec d’autres colorants. En mélange avec le Bleu Duranol GS, il fournit des verts solides. De plus, ce colorant a une très bonne solidité à l’eau, aux acides et à la transpiration.
- Il convient pour la teinture de l’acétate sous toutes ses formes et on peut l’employer avec d’autres colorants pour l’obtention en un seul bain de nuances unies sur tissus mixtes, car il n’est pas affecté par les sels, acides ou alcalis du bain.
- Jaune Dispersol 3G i5o poudre
- Ce qui fait l’intérêt de ce colorant, c’est sa nuance jaune verdâtre qu’il donne sur acétate. C’est un des rares jaunes non phototropique. Ses solidités sont excellentes sauf toutefois sa solidité à la lumière qui est passable et suffisante pour la plupart des demandes.
- Le Jaune Dispersol 3G 15o poudre peut être utilisé en combinaison avec les colorants CR Chlorazol et Durazol pour nuances unies ou de deux coloris sur tissus mixtes contenant de la rayonne acétate et du coton ou de la viscose. Il convient aussi pour l’impression directe et il n’a pas tendance à dégorger lors du vaporisage. Enfin, il est rongé en blanc par la Ronga-lile sulfocyanure de zinc ou de calcium.
- Cramoisi Dispersol Solide 2B poudre
- Ce colorant fournit sur tous les genres de rayonne acétate des nuances vives qui se distinguent par leur solidité à la lumière, au lavage et à la sueur. Il convient pour sa nuance propre ou en mélange.
- Le Cramoisi Dispersol Solide 2B poudre convient aussi dans l’impression directe de l’acétate et il n’a aucune tendance à dégorger au vaporisage. Il n’est pas affecté par les assistants nécessaires pour la teinture des autres textiles comme les acides, les alcalis, le sulfate de soude et peut être employé en combinaison avec d’autres colorants pour teinture des tissus mixtes contenant de l’acétate.
- Brun Fongé Duranol B
- Vert Foncé Duranol B
- Bleu Marine Duranol EG et ER
- Ces colorants doivent être utilisés pour obtenir économiquement des bruns nègre, verts bouteille et bleus marine foncés. Ces quatre produits sont sous forme de poudre se dispersant facilement.
- Ils conviennent pour toute forme de rayonne acé-late. Ils sont particulièrement intéressants pour la teinture au tourniquet et, comme les autres colorants Duranol, peuvent être appliqués en combinaison avec
- les colorants CR Chlorazol et Durazol pour effets bicolores. Ils permettent d’obtenir des teintes unies sur tissus mixtes contenant de la rayonne acétate et viscose.
- Rouge Lissamine -BPS
- La nuance de ce colorant est plus bleue que celle de la marque bien connue Rouge Lissamine 6BS ; il est aussi plus solide au lavage et à la sueur que les autres rouges acides couranls. Il a une importance particulière pour la teinture des tissus pour robes et manteaux pour dames, en nuances brunes et cramoisies pleines par suite de ses bonnes solidités générales et son excellent unisson. Il est intéressant comme composé dans la teinture des bleus marine ainsi que pour la teinture des filés pour lapis, des feutres de poils et de laine surtout pour les nuances marron, lie de vin et brun.
- Le Rouge Lissamine 7BPS ne doit pas être dissous ou bouilli dans une solution fortement acide qui provoquerait une hydrolyse.
- \ ert Carbolan GS
- (Breveté S.G.D.G.)
- Comme les autres colorants de celle série, le Vert Carbolan GS est solide au foulon et préserve à un haut degré le toucher de la laine. Il possède une nuance nette et brillante et une très bonne solidité à la lumière. Il peut être appliqué en appareils à circulation pat-pompe ou dans une cuve ouverte. Il est particulièrement intéressant pour la laine en bourre pour tweeds, rubans de peigné, filés pour costumes de bains, tricots, bonneterie, bordures de couvertures lorsqu’ils doivent résister au soufrage et au blanchiment à l’eau oxygénée. Il convient aussi pour teinture du poil de lapin et lièvre, en mélange pour chapeaux.
- Le Vert Carbolan GS peut être utilisé en combinaison avec les colorants au chrome, par le procédé au chromate. La nuance est un peu plus vive que pai-teinture directe. Enfin, il a sur soie les mêmes propriétés que les autres colorants de ce groupe.
- Jaune Calédon 5GKS
- Ce colorant peut être livré» sous forme de pâte, de pâte fine ou de poudre.
- Le colorant en pâte fine est d’un intérêt spécial poulies indienneries, car il donne des jaunes verdâtres d’une vivacité exceptionnelle dans les dessins multicolores. En combinaison avec les différentes marques de A ert Jade Calédon on réalise des verts jaunâtres vifs plus solides à la lumière que donne le Jaune Calédon 5GS. Son plus grand débouché est dans l’impression directe des tissus pour robes de dames. Il convient pour être ajouté à une pâte de rongeage pour produire des enlevages colorés. Il donne d’excellentes impressions sur coton, viscose, rayonne cupro-ammoniacale ainsi que sur soie; pour l’acétate, une pré-saponification est recommandée.
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- NOUVEAUX PRODUITS
- ci
- G1
- C’est un colorant intéressant pour la teinture du coton quand on désire un jaune pour cuve teignant à froid ainsi qu’une très grande résistance aux blanchiments répétés comme les filés pour chemises, serviettes, cotons à coudre, etc.
- Bleu Marine Sologhromate G
- Ce colorant est spécialement recommandé pour être appliqué par le procédé au chromate, il donne des
- NOUVEAUX
- Société Normande de Produits Chimiques.
- TRIFORMIATE D'ALUMINIUM POUDRE «S. N.» AL(00CH)3, 3H20 = 216
- La Société Normande fabrique actuellement un Formiate d’aluminium à l’état sec, de composition chimique nettement définie, répondant exactement à la formule du Triformiated’aluminium : AI (OOCII)3, 3H20.
- Le Triformiate d'aluminium « S. N. » se présente sous la forme d’une poudre cristalline blanche titrant :
- 98-99 % AI (00CH) 3, 3H20
- correspondant à 23 % Ala03
- 63 % HCOOH
- Il est exempt de sels et métaux étrangers. Sa solution aqueuse est stable et parfaitement limpide.
- C’est donc un produit techniquement pur.
- Jusqu’à ce jour le Formiate d’aluminium était livré le plus couramment à l’état de solutions de concentration et de composition très variables, instables à la conservation et toujours souillées de sels étrangers et autres impuretés provenant inévitablement du mode de préparation.
- Il en résultait pour l’usager de nombreux inconvénients : frais de transport élevés, difficultés et pertes de manipulations, risques de détérioration au stockage (hydrolyse), composition mal définie et, par suite de la présence de sels étrangers, impossibilité de dosage rapide à l’aréomètre et influence gênante à l’emploi.
- Pour éviter certains de ces inconvénients, des poudres sont livrées sur le marché sous la dénomination « Formiate d’alumine ». Elles sont toutes constituées par un simple mélange de Formiate de Soude et de Sulfate d’Alumine pulvérisé (avec parfois addition supplémentaire de Sulfate de Soude) susceptible de donner du Formiate d’Alumine en solution aqueuse par réaction partielle des composants.
- Dans ce dernier cas, il est bien évident que l’incertitude concernant la composition du produit en est encore accrue et qu’à l’emploi la présence de sels étrangers est très préjudiciable aux effets recherchés.
- Le Triformiate d’aluminium crist. pulv. « S.N. »,
- nuances pleines, riches d’une très bonne solidité à la lumière, au lavage, au foulon, aux acides, aux alcalis et à la transpiration. Il peut s’appliquer aussi sur mordant de chrome, ou par chromatage subséquent, on obtient alors des nuances plus pleines mais un peu plus ternes.
- Par suite de sa bonne solidité à la lumière, au foulon et au lavage, le Bleu Marine Solochromate G convient particulièrement pour la teinture des bleus marine, sur laine en bourre, rubans peigné pour tissus fantaisie et tricots de bonne qualité.
- PRODUITS
- de composition chimique nettement définie et techniquement pur, offre donc actuellement aux utilisateurs de ce produit des possibilités d’emploi économiques, techniquement bien définies, avec une amélioration certaine des résultats.
- Sous cette forme, le Triformiate d’aluminium remplace avantageusement les sels organiques de l’aluminium et plus particulièrement l’acétate, dans la plupart de leurs applications.
- Emplois
- D’une façon générale, le Triformiate d’aluminium remplace avantageusement l’acétate dans tous les usages où le radical organique ne présente pas un caractère spécifique.
- Les solutions de Triformiate d’aluminium étant stables et parfaitement limpides permettent un travail beaucoup plus sûr et soigné que les solutions plus ou moins stables et troubles d’acétate.
- Par ailleurs, les applications du Formiate et de l’Acétate d’Alumine s’accompagnent presque toujours d’une hydrolyse avec mise en liberté des acides correspondants. L’acide acétique, moins volatil que l’acide formique, est plus difficile à éliminer complètement et communique, de ce fait, une odeur désagréable aux articles traités, ce qui n’est pas le cas avec le Formiate.
- Le Formiate d’aluminium trouve principalement des emplois dans :
- — L’Industrie Textile : comme mordant en teinture et impression, agent matifiant de la rayonne et surtout pour l’imperméabilisation des fibres naturelles et artificielles, etc... etc.
- — L’Industrie du Papier : pour l’encollage et l’imperméabilisation.
- — En Thérapeutique et en qualité pharmaceutique comme désinfectant et astringent très actif.
- Le Triformiate d’aluminium DANS L’IMPERMÉABILISATION DES TISSUS.
- Les trois procédés d’imperméabilisation les plus couramment employés sont les suivants :
- 1er Procédé. — Imprégnation de la fibre avec une
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- NOUVEAUX PRODUITS
- solution de Formiale d’aluminium qui donne au séchage, un sel basique — éventuellement de l’hydrate d’alumine — possédant la propriété d’être difficilement hydrophile.
- Dans la plupart des cas, l’imperméabilisation obtenue avec cette méthode est insuffisante.
- 2e Procédé. — Précipitation de savons alumineux (Oléate, Palmitate, Stéarate) dans la fibre même, en opérant par passage et sans séchage intermédiaire en deux bains, le premier constitué par une solution de savon, le second par une solution de Triformiate d’aluminium.
- Les savons d’alumine étant insolubles et hydro-fuges, l’imperméabilisation ainsi obtenue est excellente.
- Il est peut être indiqué, suivant l’article à traiter, de passer d’abord dans le bain de Triformiate d’aluminium et finalement dans le bain de savon. C’est le mode opératoire généralement adopté pour l’imperméabilisation des toiles de tente et des bâches où l’on complète parfois l’imperméabilisation aux savons d’alumine par un remplissage du tissu avec des produits de charge tels que Kaolin, Talc, Sulfate de Baryum, etc... pouvant être ajoutés au bain de savon.
- L’emploi de Triformiate d’aluminium est tout spécialement indiqué dans le cas du procédé en deux bains étant donné la stabilité de sa solution à chaud permettant d’opérer à haute température. En effet, lorsqu’on travaille à des températures basses ou moyennes, le savon d’alumine se forme presqu’uni-quement à la surface des tissus lourds et épais. L’imprégnation est alors insuffisante et l’imperméabilisation recherchée laisse à désirer. Avec l’emploi du Triformiate d’aluminium on peut éviter ce grave inconvénient.
- 3" Procédé. — 11 consiste à imprégner les fibres textiles dans un seul bain constitué par une émulsion de paraffine et de cire légèrement acidifiée contenant du Triformiate d’aluminium dissous.
- Le Triformiate, dans ce dernier cas, joue principalement le rôle d’élément fixateur du corps gras sur la fibre.
- D’une façon générale, et quel que soit le procédé utilisé, le Triformiate d’aluminium s’est révélé le meilleur de tous les produits alumineux du fait que contrairement aux sels inorganiques (sulfate, etc...) il est complètement inoffensif vis-à-vis des fibres textiles naturelles et artificielles et que, par ailleurs, il donne des solutions aqueuses plus stables et mieux définies que les sels organiques généralement utilisés jusqu’à ce jour (Acétate, Pyrolignite, etc...).
- Dissolution du Triformiate d’aluminium dans l’eau.
- Le Triformiate d’aluminium est peu soluble dans l’eau froide mais, par contre, très facilement soluble dans l’eau chaude.
- Sa solubilité qui, à 20°, n’est que de 5o grammes
- de Formiate par litre d’eau s’élève à 5oo grammes à ioo". La préparation d’une solution s’effectuera donc de préférence avec de l’eau à 80-100".
- Etant donné la forte tendance du Triformiate d’aluminium à la sursaturation, il est possible d’abandonner pendant un certain temps, à la température ordinaire, des solutions concentrées sans risque de cristallisation appréciable.
- Dans tous les cas, il est nécessaire de bien agiter et de s’assurer avant l’emploi que la dissolution est complète de façon à éviter des irrégularités (taches plus particulièrement) sur les pièces traitées.
- Il est indiqué de préparer d’abord une solution concentrée et de ramener celle-ci, par dilution avec de l’eau chaude, à la concentration voulue.
- Pour obtenir avec 100 litres d’eau une solution de densité déterminée (exprimée en °Bé à température 20°), il faut utiliser les quantités de Triformiates suivantes :
- Kgs de Triformiate °Bé d’aluminium
- 2 3.0
- 3 4.5
- 4 6.0
- 6 10.5
- 8 14.5
- 10 18.5
- Les solutions de Triformiate sont parfaitement limpides, stables et insensibles à l’action des bicarbonates.
- Pour l'imprégnation, on obtient généralement les meilleurs résultats avec une solution diluée (1 à 2° Bé).
- A noter, par ailleurs, que le Triformiate d’aluminium poudre « S.N. » est environ 5 fois plus concentré que la solution à 13" Bé rencontrée parfois dans le commerce.
- En effet, le Triformiate poudre contient 23 % d’A1203 alors que la solution commerciale à i3° Bé n’en confient que 4 5 % (5o grammes AL203 par litre).
- Société des Usines Chimiques Rhône-Poulenc.
- RHODAPRÊT RHONE-POULENC pour apprêts insolubles dans l'eau.
- Le Rhodaprêt est un éther cellulosique d’aspect fibreux, blanc, insoluble dans l’eau, soluble dans les alcalis caustiques : on le sépare de ses solutions alcalines par neutralisation.
- Ses propriétés permettent de réaliser sur divers tissus des effets intéressants, et d’obtenir des apprêts résistant au lavage.
- Mise en solution du Rhodaprêt
- Couvrir 500 grs de Rhodaprêt avec 9 litres de lessive de soude à 1 % environ (celte lessive de soude sera
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- Société pour L’INDUSTRIE Chimique A Bale
- MATIÈRES COLORANTES
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- SPÉCIALITÉS ;
- COLORANTS NÉOLANE
- COLORANTS CHLORANTINE LUMIÈRE
- COLORANTS CIBACÈTE COLORANTS CIBA ET CIBANONE
- PRODUITS AUXILIAIRES TEXTILES
- USINE SUCCURSALE à SAINT-FONS (Rhône)
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- ICI
- HUILE CALSOLÈNE HS
- Excellent mouillant pour la laine
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- L’huile Calsolène HS est une huile hautement sulfonée, d’un pouvoir mouillant et pénétrant très puissant dans les milieux acide, neutre et alcalin. C’est un excellent assistant pour le carbonisage, le blanchiment et la teinture de tous les genres de laine. Il est stable au chlore.
- Pour tous renseignements s’adresser aux Concessionnaires exclusifs :
- Pour la vente en France :
- Éts S. H. MORDEN et Cie S. A. - 14, Rue de la Pépinière - PARIS (VIII)
- Téléphone : LABORDE 77-85 à 88 R. C. Seine 208705 B Télégr. : Armcoféra - Paris 118
- Usine à ROUEN (S.-I.)
- Pour la vente en Belgique : M. Jérôme KETELS, 246, rue Dieudonné-Lefèvre, Bruxelles
- M. 677
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
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- par exemple préparée en ajoutant a5o cc. de sonde 36° Bé à g litres d’eau douce ou épurée).
- Après repos de i à 3 heures ou plus, lorsque le produit est bien gélatinisé, incorporer peu à peu en remuant, soit i litre de lessive de soude 36° Bé, soit i litre d’un mélange de parties égales de lessive de soude 36° Bé et d’eau douce ou épurée (dans le cas où l’on aurait à traiter des tissus sensibles à l’action des solutions alcalines).
- Le Rhodaprêt se dissout rapidement, les solutions obtenues s’éclaircissent par un repos de quelques heures. Il est inutile de chauffer, au contraire, une basse température favorise la dissolution.
- Les solutions obtenues contiennent 5o grs de Rhodaprêt par litre de lessive de soude à 5 % (première méthode) ou de lessive à 3 % (deuxième méthode). Celle préparée d’après la deuxième méthode (soude caustique moins concentrée) ne devra jamais être diluée; au contraire, la première solution pourra être diluée par simple incorporation de i à 2 fois son volume d’eau.
- Dans le cas où l’on chercherait à obtenir un effet maximum, on préparerait des solutions de Rhodaprêt plus concentrées (concentration à 6 et même 7 %).
- Utilisation
- Les solutions de Rhodaprêt préparées suivant les méthodes indiquées précédemment sont le plus souvent appliquées à l’état pur; des pigments à l’état finement divisé, des charges, des agents mouillants et des plastifiants peuvent cependant être ajoutés.
- L’imprégnation du tissu par les solutions alcalines de Rhodaprêt peut être effectuée par foulardage.
- Il en est de même pour la coagulation ou l’insolubilisation du Rhodaprêt fixé sur les fibres, qui s’obtient très simplement par action d’un bain acide froid.
- Une solution acide de bisulfate de soude constitue un bain particulièrement économique, et peut être préparée en dissolvant 5 kgs de sulfate de soude aiguillé dans 3o litres d’eau, puis en ajoutant à la solution 2 lit. 5oo d’acide sulfurique 5o" Bé.
- On traite par le bain acide ci-dessus, soit immédiatement après imprégnation au Rhodaprêt, soit après stockage, voire même après un séchage, ce qui augmente l’effet.
- Finalement, la marchandise est lavée à l’eau jusqu’à neutralité, avant d’être séchée et calandrée.
- On peut obtenir à la calandre un beau brillant des tissus.
- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- TEINTURE
- Démontage des colorants. — Imperial Chemical Industries. — D. R. P. 652.347, 2 février 1935.
- Dans le B. F. 752.728 de la même Société (voir R.G.M.C., 1934, p. 153), on a indiqué qu’on peut démonter les teintures faites avec les colorants à la glace, par un bain d’hydrosulfite ou de sulfoxylale contenant des amines ou des ammonium quaternaires à longue chaîne carbonée. On a trouvé que le démontage est encore meilleur si à ces solutions on ajoute une petite proportion d’anthraquinone ou de ses dérivés.
- Exemple. Du colon teint avec du diacéto acélyltoli-dine et chlorotoluidinediazotée en nuance foncée, est traité à 85-90° pendant 1/2 heure dans 40 fois son poids d’un bain contenant 1,25 partie NaOU, 1,25 partie hydrosulfite en poudre, o,5 partie de bromure de tri-méthylcétylammonium dans 1000 parties d'eau et ajoutant o,5 partie d’anthraquinone finement pulvérisée, par litre. Le coton est alors jaune clair et se décolore complètement par traitement de 1/2 heure, dans de l’hypochlorite à i/4° Bé.
- Teinture des fourrures. — Etablissements Kuhlmann. —
- D. R. P. 653.3o6, 10 juin 1936.
- C’est l’analogue du B. F. 819.167 (voir R.G.M.C., 1938, p. 423).
- Teinture et impression. — /. G. Farbeninduslrie. —
- D. R. P. 654.443, 2I décembre 1933.
- On a trouvé qu’on peut obtenir des teintes uniformes sur tissus mixtes de coton et de fibres artificielles avec des azoïques substantifs si l’on traite au préalable les tissus avec des composés du phosphore pentavalent. Par exemple avec le bromure de Irimélhyl ou le tri-éthyldodécylphosphonium, le chlorure de triméthyl-oléylphosphonium etc.
- Exemple : Un tissu en colon et viscose est traité dans un bain renfermant o,5 gr. de bromure de tri-éthylstéarylphosphonium par litre, pendant 1 heure à 90° puis essoré. Il est teint avec 4 % de Bleu foncé Triazol BIl (Schultz n° 393) en présence de 20 % sulfate de soude pendant 1 heure à 900. On obtient un bleu rougeâtre uni.
- IMPRESSION
- Rongeage et développement. — I. G. Farbeninduslrie. — D. R. P. 652.085, 26 novembre 1933, addition au D.R.P. 651.607.
- Le brevet principal (voir R.G.M.C., 1938, p. 466) décrit un dispositif pour le développement des colorants pour cuve. On a trouvé que ce même dispositif
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- convient pour le rongeage et aussi pour le développement du noir d’aniline.
- Réserves colorées sous noir d’aniline. — Bôhine Fettche-mie. — D.R.P. 654.Ii5, lojuillet 1931.
- On sait qu’on peut remplacer l’huile pour rouge par les produits de la sulfonation des alcools, mais on peut aussi utiliser des éthers des alcools non saturés comme le ricinate d’éthyle, par exemple. Ces produits servent dans l’impression, par exemple, dans le cas de réserves colorées avec les azoïques insolubles, suivant la formule :
- 4o grs o-loluidide de l’acide oxynaphtoïque
- 20 grs sel de sodium du produit de la sulfonation de l’éther ricinique
- 140 grs eau
- 60 grs soude à 45° Bé
- 500 grs épaississant amidon-adragante
- i5o grs pâte d’oxyde de zinc 1:1
- 80 grs soude à 45° Bé
- 1000 grs
- Cette pâte peut aussi contenir une combinaison diazoïque stable et elle est imprimée avant foulardage pour noir d’aniline.
- BLANCHIMENT - APPRETS
- LES AGENTS A ACTIVITÉ CAPILLAIRE
- par « TEGHNOS »
- La tension superficielle des liquides est la force qui préside aux phénomènes de la capillarité sous leur forme classique : comme l’ascension des liquides dans les tubes capillaires, la formation des ménisques, etc. Depuis quelques années, l’étude des films monomoléculaires, l’invention d’appareils de mesure très sensibles et aussi la production d’un grand nombre d’agents susceptibles de modifier la tension capillaire ont contribué à élargir grandement nos connaissances.
- Les actions de surface peuvent s’exercer dans cinq possibilités différentes : à la surface de séparation d’un liquide et d’un gaz, à la surface de deux liquides non miscibles, à la surface d’un solide et d’un gaz, d’un solide et d’un liquide et enfin d’un solide et d’un solide. Mais on ne sait encore mesurer que la tension interfaciale entre liquides et gaz et entre liquide-liquide, avec précision; on a pu effectuer quelques déterminations d’angles de contact entre liquides et solides mais elles sont dilficiles et manquent de généralité.
- D’importantes recherches ont été effectuées aux Etats-Unis et leurs résultats se trouvent exposés dans Y Industrial and Engineering Chemistry du mois de Janvier 1939.
- E. Smith de la Société du Pont de Nemours a déterminé l’influence qu’exerce l’addition d’agents à action capillaire sur le phénomène de la teinture du coton. Ces recherches se rattachent à celles de Rose et ses collaborateurs et celles de Lehner et Smith qui datent de 1935. Les résultats en ont été donnés dans un article paru ici-même sur « la teinture du coton et la substantivité des colorants » (A. Wahl, R.G.M.C., 1935, p. 161).
- On sailqu’on utilise, en teinture, les agentsà activité capillaire dans le but d’obtenir une meilleure pénétration et dans celui de réaliser l’unisson. Ces composés,
- ainsi qu’il est connu se divisent en deux groupes suivant que leur ionisation dans l’eau fournit un ion à activité capillaire portant une charge positive ou négative. Comme ces agents sont tous de nature saline, qu’on peut représenter par une formule CA, la dissolution dans l’eau libère le cation C+ et l’anion A—. S’il s’agit de sulfonalcs d’huiles ou d’alcools gras, le cation est constitué par le sodium et dans la formule CA le sodium se trouve remplacer C, et A est l’ion organique actif : c’est un anion, de là le nom d’agent « anion-actif ». Au contraire dans les sels de bases azotées comme, par exemple, le bromure de cétylpyri-dinium, l’ionisation libère l’ion brome qui, comme le chlore, est l’anion tandis que le cation, chargé positivement est constitué par le radical azoté; l’agent est donc appelé « cation-actif». Quelle est la relation entre la charge de l’ion actif et son effet lors de la teinture? Les agents dont l’ion actif porte une charge positive favorisent l’unisson sur le coton et les fibres cellulosiques d’abord parce qu’ils retardent la teinture. Ceux dont les ions actifs sont négativement chargés, n’interviennent pas dans la vitesse de la montée du colorant au même degré; cependant, dans la teinture de la laine, Neville et Jeansen (1) ont constaté que les sulfonates d’alcools gras agissent comme retardateurs.
- Jusqu’ici le mécanisme de l’action des agents capillaires n’a pas encore été éclairci : on a admis que le fait de diminuer la tension capillaire du bain, facilite la pénétration.
- Les essais qui ont été faits avec le Nekal BX ont montré d’une part que ce composé augmente la solubilité de la Benzopurpurine 4B à basse température mais la diminue notablement à 8o° (Jacoby) (2) ; d’autre part, il se comporte vis-à-vis des suspensions de colorants d’Indanthrène comme un colloïde protecteur (Schramek et Vellen). Il semble généralement admis
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- LES AGENTS A ACTIVITÉ CAPILLAIRE
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- que l’effet d’unisson exercé par les agents à action capillaire est dû à leur action dispersante sur les particules de colorant. C’est cette explication que l’auteur a soumise au contrôle de l’expérience. Dans ce but, il fait des essais quantitatifs sur la vitesse de dispersion, sur la teinture et sur le démontage des teintures en présence de divers agents auxiliaires, anion-actifs et cation-actifs.
- Le colorant employé pour les essais de diffusion est la Benzopurpurine 4B purifiée, l’agent anion actif est le laurylsulfonate de sodium provenant du Gardinol WA recristallisé dans l’alcool éthylique. Les expériences ont été conduites selon la technique de micro-diffusion de Fürth dont les détails ont été donnés ici (R.G.M.C., 1935, p. 164). La constante de diffusion ayant été ainsi déterminée, on en calcule la grosseur de la particule d’après la formule d’Einstein :
- dans laquelle R est la constante des gaz, T la température absolue, N le nombre d’Avogadro, \ le coefficient de viscosité et r le rayon de la particule. En faisant varier la quantité de laurylsulfate de 1 à 2,5 grs/litre et en opérant en solution 0,025 normale de NaCl on constate qu’à la dose de 1 gr./litre le laurylsulfonate est faiblement dispersant (r = 14.19 X 10-8 cm.) tandis qu’avec 2,5 grs/litre les particules sont plus agglomérées (r = 18 à 2I X Io-8 cm.) mais ces différences ne semblent pas devoir exercer une influence fondamentale sur la teinture.
- Les expériences de Rose sur la substantivité ont montré que si le rayon de la particule colorante dépasse la limite de 18 à 20 angstrôms, la vitesse de la teinture décroît notablement. Il était intéressant d’étudier l’action des agents auxiliaires comme le laurylsulfonate, les alcoylnaphtalènesulfonates (Alkanol B) et l’oléate de sodium. Les teintures ont été faites en présence de quantités croissantes de NaCl, à 25° pendant une heure dans des récipients clos, et agités en présence de billes métalliques. Le colorant était estimé dans le bain par un spectrophotomètre. Il en résulte que les teintures deviennent moins unies lorsque la vitesse de teinture décroît et on peut en conclure que l’addition d’un agent à activité capillaire a pour effet d’agglomérer le colorant plutôt que de le disperser. Cependant, malgré la tendance à agglomérer le colorant, l’addition d’agents capillaires conduit malgré tout à des teintures plus unies qu’en l’absence de tels agents.
- Avec un colorant pour cuve comme le Bleu Ponsol RS (Colour Index 1106/ les essais ont été faits sans agent auxiliaire et ensuite avec additions de laurylsulfate, d’Alkanol B et aussi de chlorure de sodium. On évaluait la quantité de colorant fixé par comparaison des teintures des échevettes de coton avec des types de richesse connues, cette évaluation étant faite au spectrophotomètre. On a trouvé que la quantité de colorant qui se fixe sur la fibre croît jusqu’à un maximum pour décroître ensuite quand la proportion de NaCl augmente
- mais, avec ou sans agent capillaire les variations sont du même ordre. Il en résulte que dans ce cas comme dans celui des colorants directs les agents à activité capillaire n’agissent pas comme dispersants.
- Enfin, une troisième série d’essais a porté sur l’action de démontage de ces agents, sur des teintures avec colorants azoïques insolubles avec des colorants directs. Le mode opératoire a consisté à agiter, en vase clos le colon teint avec des solutions tampon de pli connu, avec et sans agent auxiliaire, aux températures de 5o° et de 1000. Les agents à activité capillaire ont été choisis dans les deux classes : anion actifs et cation actifs. Les résultats ont montré la grande influence du pli ; l’alcalinité diminue la solidité au lavage tandis qu'en milieu acide le démontage du colorant est ralenti. Les détergents qui forment des ions négativement chargés favorisent le départ du colorant de la fibre, en solutions de faible concentration et, à concentrations plus fortes, ils empêchent le salissage des blancs.
- Le bromure de cétylpyridinium dont l’ion actif porte une charge positive, empêche le démontage de colorants directs solubles. Cet agent forme avec les colorants directs des précipités insolubles, et c’est sans doute la raison pour laquelle il protège les blancs qui ne sont pas salis.
- A la suite de ce travail, Smith arrive aux considérations suivantes :
- S’il n’est pas douteux que l’effet des agents à activité capillaire est un fait reconnu par l’industrie textile, les mesures qui ont été effectuées montrent que leur action n’a pas pour effet d’augmenter la dispersion des colorants. La plupart des teintures sont obtenues avec des ions colorés ayant une charge négative (acides sulfoniques), les agents anion-actifs, c’est-à-dire de même charge n’interviennent que comme agglomérants, peut-être par suite de leur ion métallique positivement chargé. Les agents cation-actifs comme le bromure de cétylpyridinium exercent une action de précipitation sur les ions des colorants qui portent des charges opposées et ils sont utilisés pour fixer les colorants directs solubles sur colon et viscose.
- La pénétration des colorants dans la fibre demande que les espaces intermicellaires soient dilatés et il est probable que le principal effet des agents cation-actifs consiste dans le gonflement de la fibre qui s’établit par suite du mouillage rapide des surfaces.
- En solution les agents capillaires n’éliminent pas mieux les colorants solubles fixés sur coton que ne le ferait l’eau seule. L’auteur à trouvé que l’addition de sels inorganiques de calcium et de magnésium aux solutions de détergents permet d’augmenter considérablement la solidité au lavage des teintures sur coton et rayonne. Ainsi le démontage de la Benzopurpurine 4B à 5o" peut être abaissé de 3o % à 1 %, celui du Rouge Solide Pontamine 8BNL .de 24 % à moins de r % par addition de sulfate de magnésium ou de chlorure de calcium à la solution de détergent.
- Dans le même fascicule du journal américain cité,
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- on trouve une étude sur les éthers de l’acide sulfosuc-cinique par C. R. Caryl et W. P. Ericks de l'Américan Cynamide Co. Le produit vendu sous le nom d’« Aérosol OT » serait l’agent mouillant le plus énergique, connu jusqu’ici. Il est constitué par le sel de sodium de l’éther octylique de l'acide sulfosuccinique :
- CSH00C— CI12— CH- COO— CSH17
- SO®Na
- vendu à l’état sensiblement pur et sec. Des essais de détermination de son pouvoir mouillant ont été faits par la méthode de Draves qui consiste à mesurer le
- temps que met un échantillon d’une échevette de coton attachée à un poids, pour s’immerger complètement dans la solution du mouillant. Il est intéressant de signaler comment on met en évidence le grand pouvoir mouillant de l’Aerosol OT, pour la publicité. On montre un canard nageant normalement sur l’eau ordinaire contenu dans un bac en verre; mais si l’on ajoute de l’Aerosol, le pouvoir mouillant est brusquement augmenté au point que le canard ne peut plus flotter et, par suite serait immergé totalement s’il n’était pas secouru.
- (1) Neville et Jeansen, Amer. Dyestuff Rep., t. 22, p. 618, 1933.
- (2) Jacoby, Melliand, 1929, p. 121.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Comment peut-on éviter les explosions pendant le lavage à l’essence. — Paul SGHUTZE. — Deutsche Farber-Zeilung, 20 novembre ig38.
- La prudence est la mère de la sagesse, et l’auteur estime que des explosions d’essence ne doivent pas se produire, lorsque les personnes qui s’occupent du nettoyage connaissent toutes les sources de danger. Chaque chef d'entreprise devrait veiller soigneusement à la stricte observation de toutes les mesures de précaution. Pour éviter les explosions, il faut veiller aux points suivants. Les centrifuges doivent être huilées avant chaque essorage. Les écrous doivent être serrés, car ils pourraient se détacher en marche et par leur choc faire des étincelles. Les coussinets de la centrifuge doivent être graissés à chaque nettoyage. Les paliers des transmissions doivent être graissés fréquemment, autrement ils peuvent chauffer et prendre feu. Les agrafes des courroies doivent être bien fixées. Il est encore préférable d’assembler les courroies avec des lanières. Les machines à laver doivent être reliées à la terre par un fil de cuivre, descendant à i mètre sous terre et plongeant dans la machine pour éliminer l’électricité statique qui peut se former pendant le lavage.
- Les couvercles des machines à laver doivent être ouverts lentement. En les ouvrant rapidement l’élec-tricité qui s’est formée peut provoquer une explosion. Le même danger existe lorsqu’on agite très rapidement de la soie, des peaux, des fourrures ou de la laine très sèche. Ces objets doivent être retirés très lentement de la machine à laver, et quand on les rince à la main il ne faut pas les frotter trop vite.
- On recommande souvent de sécher les objets en séchoir avant leur nettoyage à l’essence. Il est vrai que des objets humides se nettoient moins bien. Mais la. laine qui ne possède plus son humidité naturelle peut devenir dangereuse, aussi il ne faut jamais sécher en séchoir avant le nettoyage à l’essence.
- Les pompes doivent toujours être en bon état, car elles peuvent s’échauffer et s’enflammer. Il faut s’assu
- rer que les pompes centrifuges ne commencent pas à fumer, ce qui arrive parfois. La distillation de l’essence peut aussi être une source de danger. Le refroidissement doit être assez intense pour empêcher les vapeurs de s’échapper. Lorsqu’on interrompt la distillation, il ne faut jamais oublier de fermer la vanne de l’appareil.
- On aura toujours sous la main des moyens de combattre le feu. En plus des extincteurs habituels, des couvertures incombustibles et du sable on aura toujours un ou deux grands ballons remplis d’eau ammoniacale que l’on verse sur le feu. Les vapeurs d’ammoniaque qui se forment étouffent les flammes. Ce procédé a donné de bons résultats.
- Mais il est encore plus important d’éviter les incendies ce qui s’obtient en éduquant le personnel. Déjà l’apprenti doit connaître les sources de danger, et si tout le personnel connaît les précautions nécessaires, et en tient compte, les explosions peuvent presque toujours être évitées.
- E. V.
- Le blanchiment de la laine par l’anhydride sulfureux et les solutions de sulfites. — II. PHILLIPS. — Journ. Society of Dyers and Colourists, novembre 1938, p. 5o3-5io.
- L’anhydride sulfureux, très en faveur comme agent de blanchiment pour la laine, est employé sous forme gazeuse et depuis quelques années sous forme de solutions, tel quel ou comme bisulfite ou avec un peu plus d’une molécule d’alcali.
- L’application de l’anhydride sulfureux gazeux est très simple, économique et ne fatigue pas les tissus, comme l’emploi de solutions d’anhydride sulfureux (allongement des fils, feutrage de la laine).
- D’après Schofield (The finishing of wool goods, 1935, p. 6gg) les tissus de laine soufrés en chambre subissent un certain degré de blanchiment que ne peuvent améliorer des répétitions de traitements dont l’agressivité à l’égard de la fibre est d’ailleurs presque nulle.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
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- sulfureux, on a d’abord prétendu que la laine contenait une matière colorante naturelle se décolorant par réduction par l’acide sulfureux.
- Raynes (J. Text. Inst., 1926, 379 T), cherchant à démontrer que l’acide sulfureux rend solubles et incolores des composés colorés que contient la laine, prétend que ces composés colorés contiennent des groupes cétoniques et que, d’après cette hypothèse, la laine se combinerait avec de petites quantités d’hydroxylamine et de semi-carbazide. Toutefois, ces réactifs se combinent avec des groupes aldéhydiques et de récentes recherches (Race, Rowe, Speakman et Vickerstaff, J. S.D.C.. 1938, 141) ont montré que des groupes aldéhydiques existent dans la laine qui a été dégradée par l’action combinée de l’air et de la lumière.
- Par ailleurs, Kinginstitua des méthodes de blanchiment au moyen de solutions de sulfites, également pour diminuer l’intensité de coloration des matières colorantes supposées contenues dans la laine.
- King (J.S.C., 1937, 2639; 1929, 601) étudia la réaction entre les colorants azoïques et les solutions de sulfites et trouva que les solutions de sulfite contenant un peu plus de 1 molécule d’hydroxyde de sodium par molécule d’anhydride sulfureux se combinaient plus rapidement avec ces colorants.
- Les azo-sulfiles produits étaient moins intensément colorés que les colorants originaux, King en déduisit que les matières colorantes de la laine peuvent réagir avec et peuvent être blanchies par des solutions de sulfites de composition analogue à celles qui avaient « blanchi » les colorants azoïques.
- D’après les essais, les solutions convenant le mieux contiennent de l’anhydride sulfureux et de l’hydroxyde de sodium dans le rapport de 1,0: 1,25-1,35, donnant un pH de 6,8, c’est-à-dire une réaction neutre vis-à-vis de la laine.
- Durant ces dernières années, la chimie du blanchiment de la laine par l’acide sulfureux a été poussée afin de mieux interpréter les expériences de King. Des recherches entreprises pour élucider l’emploi de sulfures dans les déterminations colorimélriques de la cystine ont montré que cet amino-acide qui existe dans la laine jusqu’à un taux de 13 %, réagit avec les sulfites. La nature de celle réaction a été établie par Clarke (Journ. Biol. Chem., 1936, 235) qui a préparé du S-cystéine sulfonate de sodium par l’action du bisulfite de sodium sur la cystine, suivant la réaction :
- MP ’ M12
- CII.CIP.S.S.CIP.CII fNaHSO3-+
- 1 I COOH C00H
- MP NH
- CII.CIP.SH + NaO.SOLS.CIP.CH (I) II.
- COOH COOH
- On considère que dans la kératine de laine, les deux
- NH.CII.COOH groupes de cystine sont formés dans les chaînes de polypeptides adjacentes entre lesquelles le groupe disulfure de cystine forme une forte liaison. Lorsqu’on fait bouillir des fibres de laine pendant 3o minutes dans une solution de bisulfite de sodium à 5 % elles se contractent de 3o % de leur longueur et Speakman (J.S.D.C., 1936, 335) croit à cette hypothèse, car une réaction analogue à (I) se produit; les liaisons sulfurées de cystine sont rompues et il se forme des chaînes latérales de thiol, —CH2.SH et de S-cystéine sulfonate NaO.SO2.CIP.
- On s’est servi decettehypothèse de Speakman et Stoves (J.S.D C , 1937, 236) pour expliquer d’autres altérations produites dans les propriétés physiques des fibres de laine lorsqu’on traite ces dernières par des sulfites dans des conditions variées.
- Il est évident que si les liaisons disulfures de la laine réagissent avec de l’anhydride sulfureux et des sulfites, de la même manière que la liaison disulfure de la cystine, la réaction doit avoir son importance dans le blanchiment de la laine par l’acide sulfureux.
- La présente étude a trait à l’interaction chimique de la laine avec l’anhydride sulfureux et avec les solutions de sulfites; elle vise à prouver qu’une réaction semblable à (I) se produit lorsqu’on blanchit la laine, et à déterminer les facteurs qui influencent l’extension de la réaction entre les sulfites et la laine et la relation possible entre l’occurence d’une telle réaction et la destruction de la teinte jaune naturelle de la laine.
- Les résultats obtenus sont les suivants :
- 1) Lorsqu’on blanchit de la laine au moyen de l’anhydride sulfureux ou de solutions de sulfites, le groupe disulfure réagit avec le bisulfite de sodium et il se forme des groupes thiol et S-cystéine sulfonate dans la laine ;
- 2) On peut déterminer le sulfite total contenu dans la laine blanchie, sous forme d’anhydride sulfureux, en distillant la laine avec une solution diluée d’acide phosphorique, de pIl 2,0-3,5. On peut déterminer le sulfite libre en distillant la laine avec de l’acide chlorhydrique. Le sulfite combiné organiquement, existant comme groupes S-cystéine sulfonate est donné par différence entre le sulfite total et le sulfite libre dans la laine;
- 3) On obtient la teneur en sulfate de la laine blan-chie au sulfite en déterminant le sulfate dans l’hydro-lysat de la laine et soustrayant celui produit dans l’hydrolyse par la décomposition des groupes S-cystéine sulfonate.
- La teinte jaunâtre de la laine propre peut être due au caractère chromophorique de certains groupes disulfures de cystine, lorsqu’ils sont formés dans les chaînes polypeptides adjacentes, comme dans la kératine de la laine (bien que le groupe disulfure de la cystine libre ne soit pas chromophorique et que la cystine soit blanche). Par exemple, les disulfures R.S.S.R. dans lesquels R est un grand radical orga-
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- nique (comme dans le disulfure de diphényle CVHS.S.S.C6H5 et le disulfure de di-z-thionaphtoyle)
- CIOH’C.S.S.C.COH’
- donnent des solutions thermochromiques dans les solvants organiques (c’est-à-dire qui se colorent lorsqu’on les chauffe) à cause de l’état tendu de leurs liaisons disulfures). Les bisulfites blanchissent la laineen réagissant avec ces groupes disulfures.
- L. B.
- L’action de l’acide hypochloreux sur la laine. — H. J. HENK. — Melliand Textilberichte, décembre 1938, p. 989-992.
- Les difficultés inhérentes à l’emploi des solutions d'hypochlorites résident moins dans la fragilité de la constitution chimique de la laine que dans les possibilités différentes de réaction des lessives de chlore. L'application de l’acide hypochloreux sur laine, comme d’ailleurs sur les fibres cellulosiques, comporte trois réactions principales : oxydation, chloruration et addition d’acide hypochloreux aux doubles liaisons des corps organiques. L’humidité conditionne la vitesse et parfois aussi la régularité de ces réactions concomitantes.
- Lors du chlorage de la laine, des ponts d’halogène se forment entre les chaînes polypeptidiques, la substitution de l’halogène s’effectuant à la tyrosine, de sorte que, sous l’effet de ces liaisons transversales irréversibles, les chaînes ne peuvent plus glisser.
- La laine perd de l’élasticité en même temps qu’elle acquiert de l’irrétrécissabilité. La réaction chlorurante de l’acide hypochloreux est donc nécessaire pour ce processus. Comme le chlore se sépare seulement, sous forme moléculaire, de l’acide hypochloreux existant, il importe d’éviter, autant que possible, la dissociation de l’acide, de façon à augmenter l’action chlorurante, ce que l’on réalise en augmentant le nombre d’ions hydrogène, dans la solution, en ajoutant de l'acide :
- 2GIOH+2H>2H20 + Cl2.
- Cette réaction, qui domine en milieu acide, est le seul mode technique de chlorage dans lequel la substance fibre de la laine n’est pas forcément attaquée; outre qu’elle colore légèrement la laine, elle diminue l’élasticité et la rétrécissabilité de celle dernière. Les autres effets du chlorage de la laine sont dûs à d’autres réactions de l’acide hypochloreux.
- Le jaunissement de la laine consécutif à son chlorage, s’élimine par un traitement en bisulfite de sodium et acide sulfurique.
- Dans le but de vieillir et de donner l’aspect des tapis d’Orientaux tapis de laine dont les couleurs sont vives, on les traite par de l’acide hypochloreux.
- En solution neutre, par suite de la dissociation de
- l’acide hypochloreux, la réaction d’oxydation domine, par séparation d’oxygène de l’ion CIO :
- 2CIOH + 2II’ + 2C10’ - 2IIC1—02
- réaction que l’élévation de la température et la présence de catalyseurs accélèrent. La faible oxydation de laine a aussi quelque importance, au point de vue technique; elle sert surtout à augmenter le brillant, à préparer des filés qui ne feutrent pas et à augmenter l’affinité pour les colorants.
- La perte complète du pouvoir feutrant et la forte augmentation du brillant résultent de la destruction des extrémités des écailles de la fibre, effet réalisable aussi par oxydation de la laine par le permanganate de potassium additionné d’acide sulfurique. En même temps l’affinité pour les colorants et pour les sels est augmentée considérablement, parfois de 100 %. Certains colorants ne donnent de nuances pleines et profondes que sur laine chlorée ou oxydée au préalable. De même, les impressions sur laine ne sont bien régulières que sur laine chlorée, mais il faut noter que la solubilité de la laine augmente lorsque l’oxydation croît. Il ne fautjamais pousser l’oxydation au point de détruire complètement la couche d’écailles de la fibre, car celte dernière empêche la dégradation enzymatique de la laine par les champignons et les bactéries. L’absence de cette couche d’écailles conduit à une rapide décomposition enzymatique. Comme la couche d’écailles se compose de la kératine A, exemple de tyrosine, une substitution de chlore est impossible, en sorte qu’une décomposition ne peut se produire que par oxydation. En poussant davantage l’oxydation de la laine, le groupe disulfure est attaqué et le soufre est oxydé en acide sulfurique; la laine devient dure et cassante, elle passe en partie en solution dans l’eau chaude. Même par un chlorage normal, la laine durcit; toutefois on peut lui redonner un toucher doux en la traitant par des solutions de stannale de sodium, ou d’un aluminate ou de sels d’acides organiques (acétate de fer, citrate de zinc).
- Mais l’acide hypochloreux peut réagir d’une troisième façon, notamment en se fixant sur les doubles liaisons des corps organiques, suivant le schéma :
- . —HC=CH—+ C10H-ÆCCH
- OH 01
- La réaction d’addition d’acide hypochloreux, qui prédomine en milieu alcalin, suroxyde et attaque fortement la fibre. L’acide hypochloreux forme, avec les groupes amino de la fibre substance, des composés d’addition qui se décomposent en abandonnant de l’acide chlorhydrique et se transforment en acides cétoniques ou en nitriles par hydrolyse des peptides, suivant la concentration d’ions hydrogène existante. Mais, comme par suite de l’addition d’acide hypochloreux moléculaire et de la reformation d’acide moléculaire à l’aide de ses ions, nécessaire à l’équilibre lors de la dissociation, ainsi que par suite de la
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- présence d’ions hydroxyle la dissociation de l’acide hypochloreux est refoulée, il se sépare de l’oxygène. Par ailleurs, comme le dégagement de chlore de l’acide à l'état moléculaire ne commence pratiquement qu’à un pH inférieur à 7, c’est la formation de composés d’addition qui prédomine en milieu alcalin. Pour la pratique, il importe de connaître cette réaction, de façon à empêcher autant que possible la réaction d’addition dans tous les traitements de chlorage de la laine.
- Pour éviter les réactions auxquelles donne lieu l’emploi de l’acide hypochloreux, on a essayé de remplacer ce dernier par le chlore gazeux sec agissant suide la laine sèche, ce qui ralentit la réaction. Mais la présence d’humidité sur différentes parties de la fibre constitue un danger dans cette application et on retrouve effectivement de l’acide hypochloreux.
- D’ailleurs la substitution du chlore sur la tyrosine est opérée par le dégagement du chlore de l’acide hypochloreux formé en premier lieu. Ce dont on n’avait jamais tenu compte dans le chlorage de la laine c’est l’aptitude réactionnelle différente à une concentration d’ions hydrogène différente, puisque les acides aminés réagissent autrement en milieu acide qu’en milieu alcalin.
- Le minimum de l’aptitude réactionnelle est situé pour la laine, au point iso-électrique, entre pH 4,9 et 5,1, puisque la laine est ici exempte d’électrolytes. Or, comme pour une valeur de pH 5 environ (en milieu légèrement acide) le chlorage de la laine peut se réaliser avec le plus grand ménagement de la fibre, bien que la réaction chlorurante prédomine aussi dans cette zone, l’emploi de l’acide hypochloreux au pH compris entre 4,9 et 5,i serait le meilleur mode de chloruration.
- On a proposé des procédés qui excluent totalement l’emploi de l’acide hypochloreux. Ainsi on chlore la laine avec une solution de chlorure de sulfuryle dans de la benzine, après quoi on lave la laine à l’eau et on la rince dans une solution diluée d’ammoniaque pour neutraliser l’acide formé.
- Les avantages de ce procédé reposent surtout sur la suppression des effets consécutifs aux réactions secondaires del’acide hypochloreux; mais, par contre, on ne constate pas une augmentation notable de la solubilité de la fibre aux alcalis.
- L. B.
- Sur la modification de la laine cellulosique dans les tissus, au cours des phénomènes de lavage. — H. BOHRIN-GER et H. SEIFERT. — Melliand Textilberichte, mai 1939, p. 353-355.
- L’estimation, par des essais dynamométriques, des détériorations que subissent les fibres cellulosiques au cours des traitements de lavage, est complétée par l’épreuve de Sghwalbe qui renseigne sur les attaques produites lors du blanchiment, celle épreuve consistant à déterminer l'indice de cuivre des fibres cellulosiques traitées. Toutefois celte épreuve ne suffit pas pour déceler les modifications légères subies par les
- fibres et l’on sait, avec Staudinger, que les chaînes de molécules dont sont formées les fibres cellulosiques, sont scindées en éléments plus petits par les actions oxydantes. On détermine, d’ailleurs, ces modifications qui interviennent dans les liaisons moléculaires par le degré de polymérisation (STAUDINGER).
- Les auteurs montrent combien ces déterminations renseignent avec exactitude sur les attaques de fibres.
- L’observation de la modificatian du degré de polymérisation des laines cellulosiques constitue un contrôle précieux pour surveiller le bon état des fibres de cellulose à base de laine cellulosique.
- Le degré de polymérisation et en particulier sa détermination, suivant la méthode de fractionnement et de lavage conduit à des constatations très utiles pour perfectionner la fabrication et l’utilisation des laines cellulosiques, car il donne un aperçu sur la constitution de la fibre.
- La méthode est applicable, en général, pour les recherches sur la cellulose, et les modifications de cette dernière, par exemple lors du mercerisage et lors de la teinture.
- La détermination du degré de polymérisation permet de donner un jugement critique en cas de contestation sur les laines cellulosiques; elle montre enfin que les produits de lavage pouvant exercer une action oxydante, sont agressifs vis-à-vis du colon et surtout vis-à-vis de la laine cellulosique.
- S. T.
- Ce que le teinturier doit savoir concernant les adjuvants.
- — Anonyme Deutsche Farber-Zeitung, Sjuillet 1938.
- Tout comme la soude, les sels et les acides, les adjuvants font à présent partie de l’équipement normal du teinturier, et il ne pourra plus se passer d’eux. D’ailleurs ces dernières années l’industrie produisant ces adjuvants a connu un développement tellement considérable que personne ne peut plus contester leur utilité. Cependant le choix judicieux du produit convenant le mieux pour un emploi bien déterminé sera très difficile par suite du très grand nombre de produits différents qui sont offerts. Et après avoir choisi un produit il faudra encore, pour éviter des déboires, l’employer correctement.
- Souvent le prix d’un produit détermine ses possibilités d’emploi. Mais il faut également tenir compte de la teneur en substances actives de ce produit. Ainsi les huiles sulfonées auront une teneur en corps gras très variable. En général, on trouvera des produits renfermant 36 % de corps gras. Cependant la détermination de la teneur en corps gras ne suffira pas pour déterminer la valeur d’un produit, car d’une pari celui-ci peut se présenter sous une forme particulièrement efficace, et par ailleurs le produit peut contenir d’autres corps actifs. Les plus grands soins seront nécessaires pour mettre les adjuvants en solution. La plupart des produits liquides pourront être dilués avec de l’eau froide sans difficultés. Les produits pâteux seront délayés progressivement avec de l’eau, et pour
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- terminer on fera bouillir la solution pendant quelques minutes. D’autres produits, en particulier ceux employés comme apprêts, seront d'abord fondus, et ensuite dilués avec de l’eau chaude. On opérera ainsi avec les produits à base de graisse ou de cire à point de fusion élevé, et la stabilité de la solution sera fonction del’état de division du produit en solution aqueuse. Les produits d’imprégnation contenant des paraffines seront délayés avec de l’eau chaude. Plus la température de l’eau se rapprochera du point de fusion des paraffines, plus l’émulsion sera stable. Par contre, avec d’autres produits il faudra éviter les températures élevées. Pour les produits qu'on emploie fréquemment il sera souvent avantageux de se servir de solutions normales. Elles seront obtenues par l’addition d’eau douce dans la proportion exacte de i à 5 ou de i à lo. L’emploi de ces solutions facilite la détermination précise de la quantité de produit employé, d’où économie.
- Certains produits sulfonés dilués dans des proportions bien déterminées ont la propriété de se séparer en couches superposées, cette décantation ne se produira que pour un rapport de dilution bien délimité. Dans ce cas, il faudra choisir pour la solution normale une dilution nettement en dehors de la zone de décantation.
- • Avant de choisir un adjuvant, il faudra s’assurer qu’il possède une stabilité suffisante. Les conditions qui peuvent être exigées d’un tel produit sont tellement variées, que l’on ne peut pas demander à un produit de les remplir toutes à la fois. Même lorsqu’il existe des produits particulièrement stables, leur prix très élevé fait souvent préférer des produits moins parfaits. D’ailleurs certaines propriétés peuvent être dans bien des cas superflues.
- Ainsi lorsqu’on dispose d’eau douce, il est inutile de rechercher des produits résistant à la chaux. Par contre si l’on n’a que de l’eau dure la solidité à la chaux de l’adjuvant joue un grand rôle, car la formation de savons de chaux entraîne des conséquences dangereuses. Les produits sulfonés résistent mieux à la chaux lorsqu’ils sont plus fortement sulfonés.
- Pour les apprêts, la solidité en présence de sulfate de magnésium est importante. Pour déterminer cette solidité par un essai préalable, il faut tenir compte de la quantité d’huile à ajouter. En effet plus il y aura d’huile, plus la solidité sera grande.
- Le teinturier sur laine recherchera la solidité aux acides, alors que cette propriété n’inléressera pas le teinturier sur colon ou sur rayonne. Avec les colorants basiques il faut éviter l’emploi de produits contenant des groupes sulfos, car ces produits décomposent les colorants, et il peut se produire des taches gênantes.
- La propriété la plus importante des adjuvants employés en teinturerie est leur pouvoir mouillant. Cette propriété peut d’ailleurs varier, elle peut être remarquable en bain alcalin ou neutre et médiocre en bain acide, ou inversement. Par son pouvoir mouillant l’adjuvant facilite la pénétration rapide et régulière du bain à travers la matière, ce qui égalise la teinture. Simultanément la réaction est ralentie ce qui favorise la répartition régulière du colorant et sa pénétration. C’est pourquoi il est indispensable d’employer certains adjuvants pour teindre dans de bonnes conditions des tissus très serrés ou des feutres épais.
- Cependant l’égalisation de la teinture n’est pas le seul elfel obtenu par l’emploi des adjuvants. Souvent on cherche également à améliorer le toucher des tissus traités. Déjà les savons ont un effet adoucissant remarquable, ainsi que tous les produits à base d’huile. Certains corps gras donnent de bons résultats sur la cellulose, d’autres sur la laine. En bain alcalin certains produits à base d’albumine ont des propriétés analogues. Pour les rayonnes on a mis au point des produits adoucissants synthétiques, et il existe des pro-duits spéciaux pour les différentes sortes de rayonnes. Ces produits sont actifs même lorsqu’ils sont très dilués. Certains ne peuvent être employés qu’en bain spécial, d’autres peuvent être ajoutés au bain de teinture.
- Avant d’employer simultanément des adjuvants différents il faut s’assurer que leurs actions ne se contrarient pas. En apprêts l’amidon, la colle, la dextrine et les gommes peuvent être employés sans inconvénient avec la plupart des adjuvants.
- Par contre la plupart des produits adoucissants ne peuvent pas être employés en présence de sulfate de magnésie. Il en est de même pour les bains d’imprégnation, qui contiennent des sels d’alumine. Lorsqu’on ajoute à ces bains des produits adoucissants contenant des groupes sulfos, il se forme des précipités insolubles et le bain devient inutilisable. Par ailleurs la présence d’un produit adoucissant diminue presque toujours l’efficacité du produit d’imprégnation. En dernier lieu il faut considérer les produits de dégraissage. Généralement ils contiennent d’une part un solvant organique et d'autre part un savon ou une huile sulfonée. Ces produits ne peuvent être employés comme addition à un bain de teinture que s’ils ne contiennent pas de savon, car le savon ne résiste ni à la chaux ni aux acides. Cependant lorsque les fils ne contiennent que peu d'ensimage on a intérêt à nettoyer et à teindre en une seule opération. Car on obtient ainsi des nuances plus pures, une meilleure égalisation et une plus grande solidité au frottement.
- E. V.
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
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- EXTRAITS DE BREVETS ALLEMANDS
- AGENTS AUXILIAIRES
- Dérivés sulfonés. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 652.54I, 14 mai 1930.
- On soumet à la sulfonation les produits de l’oxydation des hydrocarbures aliphatiques ou cycloalipha-tiques et on obtient des produits détergents, mouillants, émulsionnants. On utilise les produits d’oxydation des paraffines solides ou liquides, les huiles de paraffines, de pétrole, etc.
- Acides sulfoniques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 652.410, I01' novembre 1929.
- On condense les dérivés hydroxylés ou halogénés de
- l'acide éthane sulfonique avec les acides gras élevés ou leurs chlorures :
- CITH33—COCI+OH.CH—CH*—SO®Na = CVH3—CO—OC‘H-SO3Na + HCI
- Ces produits sont des détergents et moussent aussi bien en milieu acide qu’alcalin.
- Dérivés sulfonés. — Bobine Fetlchemie. — D. R. P. 652.433, ai septembre 1929.
- On sulfone les éthers formés par des alcools non saturés élevés et des alcools à poids moléculaire peu élevé, com me par exemple, l’éther octadécényl n-buty-lique etc. Ce sont des mouillants et détergents.
- INDUSTRIE TEXTILE
- LA LAINE CAOUTCHOUTÉE
- par « TECHNOS"
- On a déjà signalé ici les résultats qui ont été obtenus par la Wool Industries Association dans le caoutchoutage de la laine par le dépôt d’une pellicule de caoutchouc sur cette fibre. Jusqu’ici les détails du procédé n’étaient pas connus, mais celle lacune vient d’être comblée par une communication de l’un des inventeurs, le Dr. C.-M. Blow à la Society of Dyers and Colourists (section de Yorkshire) et aussi par la publication des brevets anglais concernant cette innovation.
- Dans le brevet anglais 483.496, il était indiqué de traiter au préalable la fibre textile par une solution d’un savon cation-actif, c’est-à-dire d’un composé salin, dont le cation est constitué par une base organique comme un sel d’un ammonium, phosphonium ou sulfonium quaternaire possédant une longue chaîne carbonée. Après ce traitement, la laine est séchée ou non, puis elle est immergée dans une solution alcaline de latex dont les particules de caoutchouc se fixent sur le savon cation-actif en provoquant ainsi l’épuisement de l’émulsion que constitue le latex.
- Le mécanisme de ces réactions serait le suivant : les cations du savon portent des charges positives, tandis que le latex alcalin renferme des particules dont les charges sont négatives. Il en résulte une attraction entre ces particules de charges électriques opposées et c’est ce qui provoque la précipitation du caoutchouc du latex sur la laine imprégnée de savon cation-actif.
- Ce premier procédé présente l’inconvénient de nécessiter deux bains successifs, aussi le brevet 497.793 pris au nom de la Wool Industries Research Association,
- B.-11. W ilson et C.-M. Blow , est-il destiné à remédier à cet inconvénient. Ce procédé peut être exécuté en un seul bain et il repose sur le fait qu’en additionnant un bain de latex alcalin, d'une certaine quantité d’un savon cation-actif, on peut inverser la charge électrique des particules de caoutchouc du latex. Celles-ci qui étaient négativement chargées, prennent alors une charge positive ce qui leur permet d'être attirées par des corps portant une charge négative comme les fibres textiles, l’amiante, le verre, etc. Parmi les savons cation-actifs les plus convenables, on indique le bromure de cétyl-pyridinium, le chlorure decéthyltriméthylammonium, le méthylsulfate de cétyldiméthylsulfonium.
- En solutions étendues ces sels provoquent la coagulation du latex, mais on a observé qu’on peut obtenir une solution de latex stable et dont les particules sont inversement chargées, si on y ajoute une quantité de sels cation-actifs, qui dépasse celle nécessaire pour la floculation. Si on immerge une fibre dans ce milieu, le caoutchouc se fixe sur elle comme le ferait un colorant substantif. La proportion d'agent cation-actif qu’il faut utiliser varie avec la composition du latex, de sa concentration et des matières étrangères qu’il renferme; le pIl ne semble pas avoir une grande influence, mais il doit être compris entre 8 et 10,5 pour obtenir l’effet maximum, c’est-à-dire la meilleure fixation du latex. On peut ainsi arriver à un épuisement complet du latex.
- Voici un exemple donné dans ce brevet : 10 gallons (45 litres) de latex concentré par centrifugation et
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- REVUE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- contenant 60 % de caoutchouc sec sont dilués avec 5o gallons (225 1.) d’ammoniaque o,5 normale. On ajoute cette solution à 60 gallons (270 1.) d’une solution à I % de méthylsulfate de cétylméthylsulfonium, en agitant. Dans cette solution on immerge un tissu de laine dégraissé et chloré avec du chlore gazeux jusqu’à une teneur de 0,9 % de chlore ; le traitement dure 3o minutes et le caoutchouc se dépose sur la fibre. Le tissu est exprimé, rincé à l’eau et séché; il renferme de 9 à 10% de caoutchouc. Si le caoutchouc déposé doit être vulcanisé, on peut le traiter par le chlorure de soufre ou par tout autre procédé connu, ou bien on peut employer du latex vulcanisé et purifié par dialyse ou centrifugation.
- La proportion de caoutchouc qu’on peut ainsi fixer peut atteindre 2 % et ce caoutchouc peut être coloré par l’addition de pigments; l’addition de cires, d’huiles,
- de graisses confère aux tissusainsi traités, un pouvoir hydrofuge très prononcé.
- Quels sont maintenant les avantages de ces procédés? Le dépôt de caoutchouc qui ne recouvre que partiellement les fibres a pour effet de les rendre plus adhérentes entre elles et de diminuer leur mobilité. Dans les filés ordinaires, la traction qui amène la rupture, fait glisser les fibres les unes sur les autres, or le caoutchouc en s’opposant à ce glissement, augmente la ténacité du fil. On peut ainsi obtenir des filés aussi résistants que ceux que fournit habituellement une forte torsion, mais beaucoup plus volumineux et d’un toucher meilleur que ceux-ci. La présence du caoutchouc provoque une diminution considérable dans l’usure de la fibre. Enfin, la laine cardée caoutchoutée peut être transformée en feutre sans avoir besoin d’être foulonnée et des laines de faible pouvoir feutrant pourront ainsi être utilisées pour le feutrage.
- REVUE ECONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- Le lanital et la production de caséine en Italie.
- En 1937, elle a atteint i.55o tonnes, chiffre qui était déjà dépassé pendant les dix premiers mois de 1938, période durant laquelle on a eu cependant une importation parallèle de 2.100 tonnes pour les fibres textiles (Lanital). On critique cette situation.
- Il est vrai que les usines du pays pourraient être employées aux deux tiers et couvrir les besoins de la consommation de caséine plus facilement qu’aulrefois. Mais on signale encore que l’industrie textile se voit dans l’obligation de recourir à l’importation, parce que la caséine italienne revient trop cher à la fabrication de la laine artificielle Lanital, si elle n’était pas en concurrence avec celle de l’étranger. Afin d’assurer une rémunération convenable à la caséine, on maintenait les prix à la production de telle sorte que les laiteries y retrouvaient autant d’avantage à la fabrication du fromage, par exemple. En outre, par rapport à la laine fine de l’Apulie, le prix de la laine de caséine a été établi à 20 %. Mais alors, depuis le début de 1937, le prix de la caséine, de 8 lires par kilo est monté à i3 lires en 1938. A la fin de l’année dernière, il se stabilisait vers 10 lires. Malgré ces difficultés, il faut reconnaître que la production de Lanital en Italie n’a cessé de croître.
- A ce propos, il est peut-être utile de signaler, en passant, que la fabrication française de Lanital est actuellement de 2 tonnes par jour et qu’on espère la faire monter, celle année, à près de 8 tonnes, ce qui peut donner du travail à un millier d’ouvriers.
- La production mondiale des textiles artificiels.
- Les textiles artificiels tiennent une place de plus en plus importante sur le marché mondial. Il y a quelques années encore, leur production représentait à peine
- 2 % de celle de tous les textiles ; aujourd’hui, le pourcentage est de 10 % environ.
- L’accroissement le plus considérable a été enregistré par la laine cellulosique, dont la production s’élevait à peine à 3.000 1. en 1929, alors qu’en 1938 elle a atteinl 425.000 1.
- L’évolution de la production de tous les textiles, au cours des 10 dernières années, d’après la revue Die Chemische Industrie, a été la suivante :
- Année (en 1.000 tonnes)
- Soie artific. Soie brute Laine cellulos. Laine brute Coton
- *929 !96 60 3 I-795 5.640
- ^34 365 56 25 1.667 5. i3o
- I933 420 54 68 ‘•697 3,730
- !936 452 54 144 1 - 7^7 6.870
- ’937 . 534 54 283 1.800 8.290
- De 1909 à 1913 en moyenne, la part du colon dans là consommation mondiale du textile était de 90,6 %; celle de la laine de 9,2 % : celle de la soie artificielle de 0,2 %, alors qu’il n’était pas encore question de la laine cellulosique.
- De 1930 à 1934, les pourcentages ont été les suivants:
- 86 % pour le coton, 4.3 % pour la soie artificielle, 9,5 % pour la laine, 0,2 % pour la laine cellulosique.
- De 1935 à 1937 : 82 % pour le coton, 8,6 % pour la laine, 6,5 % pour la soie artificielle, 2,1 % pour la laine cellulosique.
- Comme on le voit, la part des textiles artificiels a grandi d’année en année.
- La production totale de la soie artificielle et delaine cellulosique s’est élevée en 1938 à 867.000 t., contre 817.000 1. en 1937 et 596.000 t. en 1936.
- L’accroissement constaté en 1938 est imputable uniquement à la cellulose dont la production a été
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- RÉSULTATS INDUSTRIELS
- 239
- égale, l’an dernier, à celle de la soie artificielle comme le démontre le tableau ci-dessous :
- Production mondiale des textiles artificiels.
- Soie artificielle Laine cellulosique
- Année / Tonnes 7o Tonnes 7'0 Total
- 1932. 243.000 96,0 10.000 4.0 253.000
- 1933.. 31 1.000 96,0 13.000 4,0 324.000
- 1934.. 365.000 93.8 24.000 6,2 389.000
- 1935.. 420.000 86,1 68,000 13,9 488.000
- 1936.. 452.000 75,9 144.000 24,1 596.000
- 1937.. 534.000 65,4 283.000 34,6 817.000
- 1938.. 442.000 51,0 425.000 49,0 867.000
- En 1938, les Etats-Unis sont les plus gros produc-
- leurs de soie artificielle, alors qu’en 1937 ils avaient dû
- céder cette place au Japon, avec 20,5 % de la production mondiale, suivi de l’Allemagne avec 14,7%.
- Les Etats-Unis ont produit en 1938 : 117.000 l. de soie artificielle; le Japon : 90.700 t. ; l’Allemagne : 65.000 t. ; la Grande-Bretagne : 48.300 1.; l’Italie : 4 7.000 t., et les autres pays : 7 4.000 1.
- Pour la laine cellulosique, les rapports entre pays producteurs sont tout à fait différents.
- C’est l’Allemagne qui est en tête des producteurs avec 155.000 t. en 1938, contre 102.000 t. en 1937 et 46.000 t. en 1936.
- En second lieu, arrive le Japon, avec 150.000 t. en 1938, contre 77.500 t. en 1937 et 22.700 t. en ig36. Puis l’Italie avec 79.000 t. en 1938, contre 70.900 t. en 1937 et 49.900 t. en 1936.
- Les autres pays sont loin derrière, la Grande-Bretagne prend la quatrième place avec i5.400 t. en 1938, contre 15.900 t. en 1937 et 12.900 t. en 1936, et les Etats-Unis, avec i3.5oo t. en 1938, contre 9.100 t. en 1937 et 5.900 t. en 1936.
- La capacité de production actuelle de l’Allemagne en cellulose est de 200.000 t. environ par an, mais elle sera probablement portée, en 1939, à 3oo.ooo t. Les usines existantes seront développées et le gouvernement compte en faire créer de nouvelles. Le gros avantage de l’ Allemagne c’est que, pour la cellulose, elle utilise le bois de hêtre qu’elle peut se procurer sur son propre territoire, alors que pour la fabrication des autres textiles artificiels elle est obligée d’importer du bois de sapin.
- La Journée Industrielle, 15/4/39.
- RESULTATS INDUSTRIELS
- Société Française de Tubize.
- Les comptes de l’exercice 1938, qui ont été soumis à l'assemblée ordinaire du 1" mai, présentent un bénéfice de 1.000.170 fr., que le conseil a proposé d’affecter aux amortissements.
- Etablissements de Laine cardée de Bischwiller.
- L’assemblée ordinaire, tenue le 4 avril, a approuvé les comptes de l’exercice 1938, se soldant par un bénéfice net de 491.947 fr-, report antérieur de 109.744 fr. non compris. Le dividende a été fixé à 8 % contre 5 % l’an dernier, payable à partir du T’juillet.
- Une assemblée extraordinaire tenue ensuite a décidé le remboursement de 20% du capital. Des modifications aux statuts ont été apportées en conséquence.
- Compagnie de Dégraissage de Saint-Denis.
- Réunis le 12 avril en assemblée générale extraordinaire, les actionnaires ont approuvé le rapport du commissaire aux apports désigné par l’assemblée extraordinaire du 22 février dernier. Ils ont ratifié la création de 1.200 parts bénéficiaires destinées aux souscripteurs de la première tranche de 400.000 francs de l’augmentation du capital social, ainsi porléà i.500.000 francs.
- Etablissements Le bilan et Cie.
- L’assemblée ordinaire tenue le 26 avril a approuvé les comptes de l’exercice 1938, faisant ressortir un bénéfice de 2.699.930 fr., soit, avec le report antérieur, un solde disponible de 3.370.5i5 fr.
- Le dividende a été maintenu à 3o fr. par action. Un acompte de 10 fr. ayant été versé en novembre dernier, le solde, soit 20 fr., sera mis en paiement à partir du i5 mai à raison de. net au porteur, i3 fr. 74.
- Le rapport du Conseil signale que le ralentissement d’activité qui s’était manifesté en automne 1937, s’est accentué en 1938. Mais les bas prix pratiqués sur le marché intérieur et la nouvelle dévaluation ont permis à la société de reprendre place sur les marchés extérieurs.
- Société Anonyme des Anciens Etablissements C. et E. Chapal Frères.
- Les écritures de l'exercice 1938, qui seront soumises à l’assemblée du 1er juin, se soldent sans bénéfice ni perte, le profit ayant été affecté à l’amortissement d’une part sur opérations de change. Le bilan fait état d’un solde créditeur de 318.364 fr., qui est le report des exercices précédents.
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- INFORMATIONS FISCALES
- Etablissements Monteux.
- Une assemblée extraordinaire a été convoquée le 17 mai en vue de délibérer sur un ordre du jour comportant la dissolution anticipée de cette société anonyme au capital de 9 millions et la nomination d’un liquidateur,
- Tissage Benckhard S. A.
- Les comptes de l’exercice au 3i décembre 1938 font ressortir un bénéfice de 141.427 fr. permettant la répartition d’un dividende de 8%. Le bénéfice brut a atteint 1.559.94I fr.
- Anciens Etablissements
- Vandrand et Ch. Capéran et Cie.
- Les comptes de l’exercice 1938 se soldent par un bénéfice net de 254.890 fr. contre 577.780 fr. pour l’exercice précédent. Le conseil proposera le maintien du dividende à 45 fr. brut par action.
- Société pour le Blanchiment des Textiles.
- Réunis le 22 avril en assemblée extraordinaire, les
- actionnaires ont décidé le remboursement d’une somme de 5o fr. par action, payable à partir du Ier août. Le capital social se trouvera ainsi ramené de de 4.2 5o.ooo fr. à 3.8 2 5.000 fr.
- ETRANGER.
- Courlaulds Ltd.
- Le rapport du Conseil d’Administration signale que l’année 1938 a été la plus mauvaise depuis 1913. Les ventes ont baissé de plus de 3o % par rapport à 1937; il en est résulté une diminution de la production qui a élevé les prix de revient. La filiale américaine l'Ame-rican Viscose C° ainsi a travaillé sans bénéfice et n’a pas distribué de dividende.
- Le bénéfice net s’est élevé à 352.265 € contre 2.373.892 pour 1937 et le dividende a été fixé à 4% contre 10 1/2.
- Celanese Corporation of America.
- Le bénéfice net s’est élevé à 2.479.749 $ contre 4.461.227 en 1937.
- INFORMATIONS FISCALES
- CALENDRIER FISCAL EN JUIN 1939
- Contributions directes
- Du 1er au 10. — Paiement au Percepteur par les employeurs et débirentiers de l’impôt afférentaux traitements, salaires, émoluments et honoraires versés en mai à des personnes domiciliées hors de France.
- Paiement au Percepteur par les employeurs et débirentiers de la contribution nationale de 2 % précomptée le mois précédent (décret du ii janvier 1939, art. 6).
- Envoi au Directeur des Contributions Directes du relevé des intérêts, dividendes et autres produits de valeurs mobilières payés au cours du mois précédent (D. L. 8 juillet 1937, art. Ier).
- Du 1er au 30. — Paiement des impôts directs par fractions mensuelles.
- Enregistrement
- Du fer au 10. — Impôt sur les coupons de valeurs mobilières étrangères non abonnées et de fonds
- d’Etats étrangers (personnes qui font profession de recueillir, encaisser, payer ces coupons).
- Taxes sur Iss assurances 1er trimestre (Compagnies d’assurances).
- Du 10 au 15. — Impôt sur les opérations de Bourse (banquiers, agents de change, etc.).
- Du 1er au 20. — Déclaration par les banquiers, sociétés de crédit et redevables autorisés des intérêts soumis à l’impôt sur le revenu des créances.
- Paiement sur états des droits de timbre de quittances.
- Du D'au 24. — Taxe sur le chiffre d’affaires (banquiers, changeurs, marchands de biens).
- Du 25 au 30. — Impôt sur les opérations de bourse (banquiers, agents de change, etc.). •
- Contributions indirectes
- Avant le 24. — Paiement des taxes uniques perçues sur dépôt d’un relevé mensuel.
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