Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- Numéro 513
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- 98
- Octobre 1939
- REVUE MENSUEL
- 1
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- DIRECTEUR: A.WAHL PROFESSEUR AU CONSERVATOIRE DES ARTS ET MÉTIERS ORGANE OFFICIEL DE L’ASSOCIATION DES CHIMISTES DE L'INDUSTRIE
- Président : Ernest A. SACK « Trésorier : G. MAIRESSE ----------------Secrétaire : J. BESANÇON-----------------------------
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- 43e Année
- Tome XLIII
- Octobre 1939
- MATIE R ES COLORANTES
- DU BLANCHIMENT - DE LA TEINTURE - DE L’IMPRESSION ET DES APPRÊTS
- ORGANE OFFICIEL DE L’A. C. I. T.
- ABONNEMENTS : France, 165 fr. - Étranger (accord de Stockholm), 225 fr. - (Autres pays), 250 fr.
- ADMINISTRATION DE LA REVUE :
- Pour tout ce qui concerne la Publicité, s’adresser :
- ÉLYSÉE-BUILDING, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Bureau 218 - Téléphone : Anjou 18-00
- BUREAU ET SIÈGE DE L'A. C. I. T.
- (y adresser toutes communications)
- 28, Rue St-Dominique - Bureau n° 8 - PARIS-VIIe (Maison de la Chimie - Centre Marcelin Berthelot)
- SOMMAIRE D’OCTOBRE
- Chronique de l’A. C. I. T....................... XXXVII à XL
- Matières Colorantes
- A nos lecteurs, p. 361.
- L’emploi des matières colorantes en photographie et en cinématographie (suite et fin), par A. Seyewetz, p. 361.
- La recherche scientifique à l’étranger, p. 364.
- Informations, p. 365.
- L’industrie des matières colorantes au Japon, p. 365.
- Revue économique, p. 366.
- Extraits de journaux français, p. 367.
- Extraits de brevets étrangers, p. 369.
- Au Conseil Supérieur de la recherche scientifique, p. 375.
- Résultats industriels, p. 375.
- Teinture-Impression
- Réunion du Textile Institute, p. 375.
- Extraits de journaux étrangers, p. 378.
- Nouveaux colorants, p. 384.
- Extraits de brevets étrangers, p. 385.
- Blanchiment-Apprêts
- L’apprêt complet des tissus de rayonne, par M. L. Bonnet, p. 386.
- Extraits de journaux étrangers, p. 388.
- Extraits de brevets étrangers, p. 396.
- Industrie Textile
- Comité International cotonnier, p. 397.
- Production mondiale de fibres textiles, p. 397.
- Revue économique de l’industrie textile, p. 398.
- Extraits de journaux étrangers, p. 399.
- Résultats industriels, p. 399.
- Informations fiscales, p. 400.
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- CHRONIQUE DE L’A. C. 1. T.
- N° 263 — Octobre 1939 — 29€ Année
- SOMMAIRE
- Bureau de l’A.C.I.T.. XXXVII Changements d’adresses, Placements XXXVIII
- XIX Congrès de l’A.C.I.T XXXVII Varia XXXVIII
- La vie sociale de l’A.C.I.T. : Nouvelles inscrip- Bibliographie XXXIX
- tions de sociétaires XXXVII Renseignements Pratiques XL
- BUREAU DE L’A.C.I.T.
- Le Bureau de l'A.C.I.T. est ouvert tous les jours non fériés, de 14 h. 30 à 16 h. 30, Maison de la Chimie, 28, rue Saint-Dominique, Bureau n° 8, Paris-VIIe, Téléphone : Invalides 10.73.
- Une employée y est en permanence aux heures ci-dessus pour tous renseignements.
- En dehors des heures d’ouverture, s’adresser directement au trésorier, M. Georges Mairesse, 24, rue de
- XIXe CONGRÈS DE L’A.C.I.T., 1939
- Notre dernière chronique avait donné le programme du Congrès que nous avions préparé pour lesjournees des 22 et 23 septembre et avait invité tous nos sociétaires à y participer. Jusqu’à la dernière heure notre Conseil avait conservé l’espoir d’un arrangement pacifique entre nations, et avait voulu marquer ainsi sa confiance en maintenant notre manifestation annuelle si appréciée de tous nos adhérents.
- Les événements ont, malheureusement, déjoué nos prévisions optimistes et nous obligent à remettre notre XIXe Congrès à des jours meilleurs que nous nous permettons de souhaiter aussi proches que possible.
- Déjà notre XVIIIe Congrès, qui s’est tenu à Lille en septembre 1938, avait été brusquement assombri par la mobilisation partielle rappelant sous les drapeaux bon nombre de congressistes accourus dans la capitale du Nord, où les organisateurs avaient fait de merveilleux efforts — dont nous leur exprimons encore une fois nos remerciements les plus cordiaux — pour que cette réunion fût en tous points digne de l’industrieuse cité lilloise et de toute sa région manufacturière.
- Pétrograd, Paris-VIIIe. Téléphone : Europe 53.08.
- Toutes communications écrites doiventêtre envoyées au bureau. Bien mettre l’adresse A.C.I.T. Bureau N° 8, en raison des autres Sociétés de Chimie ayant leur siège au Centre Marcelin Berthelot.
- Les réunions mensuelles du premier samedi de chaque mois, à la Brasserie Ileidt, sont suspendues jusqu’à nouvel ordre, en raison des événements.
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- Sur le banquet de clôture, où beaucoup de places retenues étaient vides, plana alors une angoisse étrei-gnant tous les cœurs et formant un pénible contraste avec les si franches et si amicales manifestations qui avaient entouré nos Congrès des années précédentes à Paris, à Bruxelles, à Mulhouse, à Lyon, à Rouen !... L’an dernier on s’était séparé en caressant la perspective de temps plus propices, d’une atmosphère internationale calmée, de l’oubli du sombre passé. Hélas! toutes nos espérances ont été brutalement déçues. Mais nous pouvons dire ici sans forfanterie, et sans vouloir empiéter sur le domaine politique qui n’est pas de notre ressort, que notre pays, si favorisé par la nature, ne demandait qu’à vivre en paix avec toutes les nations.
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- Et puisque le sort en est jeté, et comme nous savons que bon nombre de nos collègues ont rejoint leurs corps respectifs, notre pensée à tous se reporte auprès d’eux, et nous ne leur souhaitons point bon courage — car ce serait leur faire une injure imméritée —, mais nous émettons le vœu de les revoir, à un prochain Congrès, auréolés de gloire et fiers du devoir accom-pli.
- LA VIE SOCIALE DE L’A.C.I.T.
- NOUVELLES INSCRIPTIONS DE SOCIÉTAIRES
- Admission : Est admis comme Sociétaire :
- M. Norbert DELPLANQUE, ingénieur, 37, rue du Collège, à Roubaix (Nord), professeur de bonneterie à
- l’Institut Technique Roubaisien, directeur technique d’usine, auteur de travaux sur la bonneterie.
- Proposition : Est proposé comme Sociétaire :
- M. Maurice DUMOULIN (nationalité belge), 107, ave-
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- nue Elisabeth, à Verviers (Belgique), négociant en produits chimiques, rue de Maugombrous, à Verviers, présenté par MM. Oscar Lercangée et Gaston Guyot.
- Nous rappelons à nos camarades que leur devoir est de recruter de nouvelles adhésions à l’A.C.I.T. pour augmenter la puissance de noire groupement corporatif.
- CHANGEMENTS D’ADRESSES
- M. Louis-A. Driessen, Enschendeschstr., 107, à Hengelo (Pays-Bas).
- M. Jean Bellet, 5, rue Charcot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- M. G.-J. Wiederkehr, 13, rue Royale, à Lyon (Rhône).
- M. Arthur Bowden, c/o Mrs R. Richards, 6331, South California Avenue, à Chicago (111.), U.S. A.
- M. Pierre Nicolier, 308, rue T.-Mulle, à Saint-Just-sur-Loire (Loire).
- N. B. — Nous prions nos collègues qui changent de domicile de bien vouloir notifier ce changement au Bureau de l’A.C.I.T. et non pas à celui de la R.G.M.C.
- PLACEMENTS
- Toutes correspondances concernant les placements doivent être adressées au bureau de l’A.C.I.T. et non à l'Administration de la Revue.
- Nous rappelons que le service de placement est exclusivement réservé aux membres de l'A.C.I.T. et que les réponses aux offres d'emploi doivent parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission qui se fera avec toute la discrétion voulue.
- Offres d’emplois :
- Nous prions instamment les industriels, que les eirconstances actuelles ont privés de leurs collaborateurs techniques, de s’adresser au Bureau de l’A.C.I. T. qui pourra leur procurer des techniciens et praticiens expérimentés, susceptibles de remplir les emplois vacants, même à titre temporaire.
- Demandes d’emplois:
- En raison des décrets du gouvernement au sujet de la réorganisation des usines dont les chefs ou administrateurs ont été mobilisés, nous engageons nos camarades qui sont susceptibles de prendre du service actif dans l’industrie à se faire inscrire au Bureau delA.C .I. T., en donnant exactement les indications relatives à leur âge, à leur situation militaire, à leurs états de services dans l’industrie et aux postes qu ils seraient susceptibles de remplir.
- Le Bureau de l’A.C.I.T. communiquera ces conditions soit directement à l’administration, soit aux usines où se trouveraient despostes vacants.
- N” 103. — Ingénieur-Chimiste E.C.I.L., excellentes références, 17 ans de pratique teinture et apprêts, soie chargée et sans charge, rayonne, nouveauté et jersey, cherche direction fabrication, France et étranger.
- N° 106. — Chimiste-teinturier, 53 ans, spécialisé dans les articles bonneterie de Troyes, noir d’aniline par oxydation, blanchiment, mercerisage, teinture, coton et rayonne, recherche situation technique ou commerciale.
- N° 107. - Ingénieur-chimiste I.C.R., connaissant teinture et apprêts tissus de coton et de laine, cherche situation stable.
- N° 109. — Chimiste technicien, 32 ans, connaissant travail de laboratoire, ex-directeur de teinture coton, bon échantillonneur, ayant également pratiqué impression relief, taille-douce et planche, recherche situation.
- N° 110. — Ingénieur-chimiste, directeur blanchiment, teinture, impression, apprêts, cherche situation France ou Etranger.
- N° 111. — Chimiste, connaissant spécialement produits d’ensimage et encollage, apprêts spéciaux pour toiles gommées, imperméabilisées, ignifugées, teinture coton, jute, chanvre,caoutchoutage, cherche situation.
- N° 112. — Chimiste-technicien, 48 ans, connaissant blanchiment, teinture, impression au rouleau, à la planche, au cadre lyonnais, sur laine, coton, soie, viscose, acétate et tissus mixtes; longue expérience, ayant dirigé la fabrication d’usines importantes d’impression ; invalide de la dernière guerre, dégagé d’obligations militaires, cherche situation.
- VARIA
- L’industrie du pétrole en France.
- Le fascicule 1 de 1939, des « Mémoires de la Société des Ingénieurs Civils de France », publie sous le titre ci-dessus une série de conférences qui ont été faites par des techniciens du pétrole.
- M. Ernest Mercier a ouvert cette série en parlant de la production mondiale du pétrole, production dans laquelle la France entre pour 72.000 tonnes par an, sur 281 millions de tonnes de production mondiale en 1937 et 271 millions en 1938. Les Etats-Unis tiennent la tête avec 173 millions de tonnes, puis viennent : la Russie (28 millions), le Venezuela (27,7 millions), l’Iran
- 10,3 millions), les Indes Néerlandaises (7,2 millions), la Roumanie (7,1 millions), le Mexique (6,75 millions), l’Irak (4,3 millions), la Colombie (2,9 millions), le Pérou (2,3 millions).
- Incidemment l’éminent conférencier parle des combustibles synthétiques et cite l’Allemagne qui s’est équipée pour produire plus d’un million de tonnes de combustibles synthétiques par an. Mais il est infiniment vraisemblable qu’elle s’est trompée en s’engageant comme elle l’a fait dans la voie des fabrications synthétiques, non seulement pour le pétrole, mais pour beaucoup d’autres produits de première nécessité.
- « A côté d’une puissance industrielle incomparable/
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- XXXIX
- et d’une capacité de recherches techniques admirable, dit M. Mercier, l’Allemagne est dotée d’une absence de bon sens également étonnante. Il y a là un facteur providentiel, qui tend à égaliser les chances, ce qui peut permettre à l’humanité d’envisager de survivre sans être nécessairement obligée de passer sous l’hégémonie économique ou militaire de cet extravagant pays.
- « Si la chimie synthétique ne semble pas devoir apporter prochainement de très grands bouleversements, une autre chimie, au contraire, parait irrésistiblement appelée àjouer le rôle économique de plusen plus important, c’est cette industrie dérivée de l’hydrogénation des produits liquides ou des méthodes du cracking dont le tout dernier développement est actuellement le cracking catalytique et qui tend, non pointà substituer au combustible liquide naturel un combustible liquide artificiel, mais à tirer, du combustible liquide naturel, le parti le meilleur, en tranformant en produits de haute qualité les fractions les moins précieuses renfermées dans le brut ».
- M. X. Normand, parlant du pétrole brut etde ses dérivés divise ceux-ci en produits blancs et produits noirs.
- Produits blancs. — L’hydrocarbure le plus volatil contenu dans le pétrole brut, à son arrivée aux raffineries, est ordinairement le propane, puis vient le butane; ces deux gaz ont maintenant des'emplois industriels et domestiques. Si l’on poursuit la distillation du pétrole brut, on en tire ensuite divers solvants légers et les essences pour moteurs. Puis on trouve le white spirit utilisé comme solvant des peintures et vernis, et encore le pétrole d’éclairage dontla consommation en France décroit d’année en année.
- Produits noirs. — Le gas oil qui le suit immédiatement est le combustible par excellence des moteurs Diesel. Lés huiles de graissage qui, succèdent au gas oil, sont généralement accompagnées de paraffine et sont recueillies par ordre de volatilité en huiles légères et en huiles lourdes. Il convient de ne pas oublier les fuels, road oils et brais qui sont le plus souvent des résidus de la distillation du pétrole brut.
- Le conférencier parle ensuite des procédés de raffinage, de la distillation (fractionnée et continue), du cracking-reforming, des procédés catalytiques, de la polymérisation des gaz, de l’hydrogénation, du raffinage, etc.
- BIBLIOGRAPHIE
- Nous pensons intéresser quelques-uns de nos collègues en donnant ci-après la documentation bibliographique sur l’impression Batik, que nous avons réunie sur la demande d’un de nos sociétaires :
- Les Batiks de Mine Pangon, par Ivanhoé RAMBOS-son, Ed. d’Art Ch. Moreau, 8, rue de Prague, Paris, 12e.
- Les Batiks de Java, par Daniel Réal. Librairie des Arts Décoratifs, A. Calavas, éditeur, 68, rue Lafayette, Paris.
- Indische Batikkunst, 1899 (l’art indien du Batik), par ROUFFLAER et A. Inimboll. Edité à Haarlem (Hollande) avec texte hollandais et allemand et avec une des plus riches collections de planches (2 vol.).
- Batik, par Carl Vesper, 1922, A. Ziemsen Verlag, à Halle (Allemagne).
- Batikkunst (l’Art du batik), 1909, par KurtSCHMIDT, K. Wittwer Verlag, à Stuttgart (Allemagne).
- Batikfarberei (Teinture en batik), 1910, par Zimmermann, A. Dehner Verlag, Leipzig.
- Die Batiken (Les batiks), 1925, par J.-A. Loeber jun., Verlag G. Stalling, à Oldenburgi/o (Allemagne).
- The Printing of Textiles, par Reco Capey. Royal
- College of Arts, 1930. Editeurs : Chapman, H. Halls London W (chapitre VII, p. 117-120).
- Vom Lendenschurz zur Modetracht (Du tablier à la mode), 1925, par Hans Mützel, p. 69-71, Didder Verlag, Berlin.
- Batik, par Irène Braun, 1906, R. Enry Verlag, à Stuttgart.
- Batik. Ueber das Farben der Batikarbeiten mit Teerjarbstoffen (Teinture des articles batik avec colorants dérivés du goudron), par Kalle et C°, à Biebe-rich a/Rli. (n° 1447 D).
- Anhaltspunkte über die Herstellung von Batik (Points de repère sur la fabrication des batiks), I. G. Farbenindustrie (B A.S F.), n° 375.
- Gewerbemuseum (Musée Industriel) de Bâle. Exposition du 6 avril-4 mai 1924.
- Kunstgewerbe-Museum (Musée des Arts Industriels) de Zurich, 16 février-17 avril 1919. (
- Oesterr. Chem. Zeitung (Journal autrichien de Chimie, 1917, n° 12, Articles d’exportation, par Prof. Dr. F. ERBAN.
- En Hollande, à Haarlem et à Leyde, il y a dans les Musées d’ethnographie de riches collections de batik. Il s’en trouve également au Trocadéro, à Paris.
- RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
- En donnant nos « renseignements pratiques, nous n’avons pas la prétention de publier des choses absolument inédites. Bien des collègues con-
- naissent des tours de main et des manières de faire pour obtenir tels ou tels résultats. Mais il en est aussi à qui de petits renseignements trouvés, soit
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- clans la presse technique, soit dans des ouvrages, ont pu échapper, et c’est dans cette unique intention que nous croyons bien faire de donner certaines indications.
- Traitement des brûlures.
- Nous croyons utile de mentionner ici un mode spécial de traitement des plaies occasionnées par des brûlures. Des observations ont permis de constater que, par traitement des brûlures au moyen de rayons ultraviolets et ultra-rouges, on obtient des résultats de guérison très rapide avec cicatrisation propre, de sorte que des interventions chirurgicales, même quand il s’agit de brûlures de degrés élevés, ne sont pas nécessaires. Ce qui est remarquable c’est le fait que non seulement les rayons ultra-violets, mais aussi les rayons ultra-rouges exercent la même action bienfaisante. Il est donc utile que des lampes à quartz et à mercure soient toujours prêtes pour le traitement de ces plaies dans les infirmeries des grandes usines.
- Brillant mat sur rayonne.
- Pour donner à des objets manufacturés en rayonne l’aspect de produits en soie naturelle, on réduit le fort brillant de la rayonne lorsqu’on n’a pas une rayonne à brillant mat. Le lustre adouci de la rayonne, rappelle l’apparence de la soie naturelle. Pour l’obtenir, on traite la marchandise dans un bain de savon tiède, contenant de 3 à 5 gr. de savon par litre. Ensuite on rinceà l’eau, puis on passe dans un bain froid acidulé renfermant de 3 à 5 gr. d’acide lactique ou d’acide tartrique, voire d’acide acétique ou formique par litre. On rince à nouveau et on sèche à chaleur modérée.
- Avec l’acide tartrique, on obtient un effet particulièrement durable et, en outre, la marchandise prend le toucher particulier de la soie naturelle.
- Protection des tissus de laine contre les attaques par les alcalis.
- Sous le rapport de la solidité, de l’élasticité et du poids, la fibre de laine est fortement influencée par les alcalis. La laine contient en moyenne 4% de graisse et 1 % d’impuretés, de sorte que la perte par les alcalis serait de 5%. Mais la pratique a fait constater que la perte occasionnée par les alcalis est de 10 %, et ceci comme suite d’une destruction partielle de la laine. Le savon, lui aussi, attaque fortement la laine, car en raison de l’hydrolyse il se forme de l’alcali. La concentration et la température exercent une grande influence sur le degré de l’hydrolyse. Quand la concentration dans le savon diminue, la quantité d’alcali libre augmente, et ceci jusqu’à un certain degré de dilution, après lequel il n’y a plus d’augmentation d’alcalinité.
- Si au lieu d’un savon de soude on emploie un savon ammoniacal, de l’ammoniaque, dont la concentration interne est plus faible que celle de la soude, est mis en liberté, et, par voie de conséquence, la laine se trouve être moins endommagée.
- On peut empêcher ou diminuer la détérioration de la laine par les alcalis en utilisant des produits qui se combinent avec la laine et forment des corps difficilement attaquables, ou des combinaisons qui absorbent l’alcali, ou encore en ajoutant des substances susceptibles de diminuer l’hydrolyse du savon. La formaldéhyde, les quinones et le tanin ont été employés à cet effet. Les phénols ont été particulièrement préconisés, étant donné qu’ils donnent naissance à des phénolates alcalins qui n’exercent aucune influence sur la laine. Le cyclohexanol, lui aussi, empêche l’hydrolyse du savon.
- Décreusage de la soie en présence de rayonne.
- Depuis passablement de temps on emploie un procédé consistant à décreuser la soie naturelle avec des enzymes protéolytiques, ce procédé comportant les opérations suivantes :
- 1° Trempage de la marchandise pendant une demi-heure dans de l’eau de condensation à 50°C.
- 2° Entrer pour la nuit la marchandise humide dans un bain dont le volume est de 20 à 30 fois le poids de la marchandise et qui contient 2 % d’extrait de malt et 1 % de sel de Glauber, température 35-40°.
- 3° Laver pendant une heure et demie à 60-65° dans une solution de savon à 5 p. 1 000 sous addition de 1 cc. d’ammoniaque à 20%, rincer et sécher.
- Quand la soie naturelle est présentée sous forme de crêpe dans le tissu, la première opération se fait comme suit : trempage pendant 1 1/2 à 2 heures dans un bain à 85° contenant 1 1/2 à 2% de savon.
- Nettoyage et teinture de la bourette de soie.
- La bourrette de soie est débouillie, c’est-à-dire décreusée pendant une heure dans un bain de savon neutre bouillant, de 20-30 % calculés sur le poids de la marchandise, traitement qui élimine complètement de la soie le grès et la poussière. Après décreusage, la soie est essorée directement à sa sortie du bain de savon, puis teinte avec des colorants acides dans un bain de savon de grès contenant de l’acide sulfurique. Après la teinture, la bourrette de soie est manœuvrée 3 ou 4 fois dans de l’eau à 25" aiguisée avec de l’acide sulfurique afin que le savon de grès puisse bien être enlevé de la flotte par lavage. Après ce lavage on avive dans de l’eau à 25" additionnée d’acide sulfurique et d’un peu de glycérine. Après 4 à 5 lissages on essore et on sèche.
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- MATIERES COLORANTES
- DU BLANCHIMENT, DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION ET DES APPRÊTS
- OCTOBRE 1939
- A NOS LECTEURS
- Nos lecteurs auront reçu le numéro de septembre avec quelques jours de retard seulement, bien que l’état de guerre existât déjà depuis le 1°F septembre.
- Nos anciens abonnés se rappelleront sans doute que durant les hostilités de 1914 à 1918, la R.G.MC. n’avait pas cessé de paraître régulièrement. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit de même pour la période dans laquelle nous entrons.
- La situation de la R.G.M.C. est en effet très claire du fait que tous ses collaborateurs sont des Français, ceux qui ne sont pasatteints par la mobilisation demeurent sur notre territoire. De plus, notre publicité nous est presque exclusivement confiée par des maisons françaises ou par des sociétés appartenant à des pays neutres, amis ou alliés.
- Dans ces conditions, la rédaction de notre journal
- se trouve assurée et nous pourrons disposer de moyens matériels et financiers qui nous aideront à surmonter toutes les difficultés. Pour vaincre celles-ci plus aisément nous adressons un appel à tous nos lecteurs afin qu’ils collaborent à notre effort en nous envoyant des articles ou des communications, rétribuées à notre tarif habituel.
- Nos lecteurs, estimeront avec nous, qu’il importe plus que jamais de continuer à faire paraître une des rares revues françaises qui les tient au courant des progrès de la technique et leur fournit des informations utiles pour tout ce qui concerne la chimie tinctoriale.
- Dans les circonstances de l’heure présente, la devise de nos amis de Hollande doit être la nôtre :
- « Je maintiendrai ».
- L’EMPLOI DES MATIERES COLORANTES EN PHOTOGRAPHIE ET EN CINÉMATOGRAPHIES) (suite et fin) par A. SEYEWETZ
- Directeur-adjoint de l’Ecole de Chimie Industrielle de Lyon
- La cinématographie en noir utilise les matières colorantes (Cyanines) pour la sensibilisation des émulsions argentiques négatives dans le même but que la photographie en noir sur plaque ou sur film. On a employé autrefois des colorants basiques pour teindre après mordançage l’argent des films cinématographiques dans le but d’obtenir des images monochromes afin de produire divers effets artistiques, mais depuis qu’on a résolu le problème de la cinématographie en couleurs, on n’emploie plus les matières colorantes que pour cette application dans les divers procédés utilisés actuellement qui sont ceux désignés sous le nom de Technicolor, Kodachrom, Agfacolor et Lumière.
- Dans le procédé Technicolor, qui est actuellement le seul qui soit employé pratiquement dans la Cinématographie industrielle, on forme simultanément, sur trois films, des images sélectionnées par des écrans de couleur convenable, en utilisant pour chacun d’eux une émulsion de sensibilité correspondante aux radiations que laisse traverser l’écran. On imprime ensuite les trois images négatives ainsi obtenues sur des films recouverts de gélatine bichromatée qui, après exposition à la lumière, sont dépouillés à l’eau chaude comme dans la photographie au charbon. On obtient
- ainsi des reliefs de gélatine insolubilisée qui forment l’image positive et qu’on imprègne de colorants comme une planche typographique respectivement avec des couleurs bleue, jaune et rouge. Les trois epreuves monochromes ainsi obtenues sont collées face à face en les repérant d’une façon rigoureuse afin de reconstituer l’image polychrome.
- Les procédés Kodachrome et Agfacolor procèdent d’un tout autre principe pour la production des trois monachromes.
- Dans ces procédés, les colorants qui teintent les images ne se forment qu’au moment du développement, grâce aux propriétés oxydantes du brome libéré dans la réduction du bromure d’argent à l’état d’argent par le révélateur.
- Le procédé Kodachrome qui a fait l’objet de nombreux brevets utilise un matériel sensible comprenant plusieurs couches d’émulsion sensibilisées pour des radiations spectrales différentes et superposées d’un même côté d’un support unique sur lequel on obtient après exposition, dans les couches successives des images correspondant aux couleurs pour lesquelles les émulsions ont été respectivement sensibilisées. Le film est donc constitué par un support transparent en nitrate ou en acétate de cellulose sur lequel sont élen-
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- LES MATIERES COLORANTES EN PHOTOGRAPHIE ET EN CINEMATOGRAPHIE
- dues successivement : une mince couche a d’émulsion sensibilisée pour le rouge (fig. i), une couche intermédiaire de gélatine transparente non colorée b, une mince couche d’émulsion sensible au vert c, puis une pellicule de gélatine transparente colorée en jaune d et enfin une mince couche d’émulsion e sensible au bleu.
- La gélatine teintée en jaune doit se laisser traverser par les radiations rouges et vertes avec le minimum d’absorption mais elle doit arrêter complètement les radiations bleues. La gélatine sensibilisée ou non doit être assez transparente pour permettre une exposition normale de l’émulsion a qui est la plus éloignée de la surface du film.
- La portion a, sensibilisée pour le rouge, a une épaisseur de l’ordre de o mm. oo5. Elle doit être insensible aux radiations spectrales comprises entre 520 et 53o m^ et sensible seulement à celles qui sont comprises entre 6oo et 700 mp.. On peut utiliser dans ce but comme sensibilisateur le Naphtocyanol.
- L’émulsion sensible au vert dont l’épaisseur est de même ordre que la précédente, est impressionnée par les radiations comprises entre 5io et 590 m^..
- L’érylhrosine peut convenir dans ce cas pour la sensibilisation qui doit être limitée à 600 m^.
- Les couches supérieures, notamment celle qui est sensible au bleu, doivent être moins riches en argent pour qu’elles soient plus transparentes. Leur densité optique est donc plus faible et tend à épuiser moins le révélateur qui la traverse, la gélatine se durcit également moins dans les parties où prend naissance l’argent réduit. Les couches intermédiaires de gélatine non sensibilisées ont une épaisseur comprise entre 0,0025 et 0,0075 mm.
- La quantité de colorant contenue dans la gélatine colorée en jaune est comprise entre 0,25 et 2 mmg. par cm2. On peut utiliser comme colorant la lartrazine ainsi que le jaune de quinoléine. La couche d’émulsion supérieure, sensibilisée au bleu, peut contenir aussi une petite quantité de colorant jaune permettent d’augmenter l’efficacité de l’écran formé par la couche c.
- Les minces couches de gélatine transparente non sensibilisées qui séparent les surfaces sensibles empêchent la diffusion des colorants sensibilisateurs et facilitent le traitement spécial s’appliquant à chaque couche d’émulsion sensible.
- L’épaisseur totale des couches ne doit pas être notablement plus grande que celle d’une émulsion négative ordinaire.
- Pour la prise de vue, il n’est pas nécessaire d’employer d’autre filtre coloré que celui qui est incorporé
- au film lui-même ce qui permet de limiter beaucoup la durée d’exposition.
- Après exposition, on développe d’abord le film dans l’obscurité au moyen d’un révélateur ordinaire puis on inverse l’image. Pour cela, on dissout l’argent réduit formant l’image négative dans un dissolvant tel que le permanganate de potasse acide. Il reste alors dans les trois couches le bromure d’argent que l’on soumet au traitement différencié qui fera apparaître les trois couleurs différentes qui doivent teinter respectivement chaque couche. Le bromure d’argent des trois couches est d’abord développé en bleu-vert en opérant dans l’obscurité.
- On emploie, dans ce but, un révélateur renfermant une paradiamine et du mélaoxydiphényle comme agent de formation du colorant mais d’autres substances peuvent être employées dans le même but.
- Comme exemple de bain de développement en bleu vert on peut employer le suivant :
- / Monochlorhydrate dep-phé-l nylènediamine 3gr.
- ) Sulfite de sodium.......... 3gr.
- (Carbonate de sodium........ 5ogr.
- Sulfocyanate de potassium. ogr. 5
- \ Eau............... q. s. p. looogr.
- Solution B
- Métahydroxydiphényle . . ..
- Alcool méthylique.........
- 2 gr. 5
- 100 CC.
- Pour l’emploi, on mélange les deux bains par parties égales. La réduction de l’argent du sel haloïde d’argent libère du brome qui oxyde la paradiamine en présence du m-hydroxyldiphényle et donne naissance à un indophénol de couleur verte dans toutes les parties où le bromure d’argent est réduit à l’état métallique. Ce colorant aurait donc la formule suivante :
- (HCl) NH2!
- Le film contient donc après ce traitement dans ses trois couches d’émulsion des images constituées par de l’argent réduit et par un colorant bleu vert.
- Il est alors fixé pour éliminer les halogénures d’argent résiduels puis lavé et séché. Ce séchage est indispensable pour la réussite des opérations ultérieures.
- Les traitements suivants ont lieu en pleine lumière.
- La Irc phase de différenciation des couches consiste d’abord à éliminer le colorant dans les deux couches supérieures d’émulsion en transformant l’argent de ces couches en sel redéveloppable.
- Pour cela, on les traite par l’acide chlorhydrique concentré en présence de la quinone comme oxydant qui transforme l’argent en chlorure, mais ce bain de chloruration renferme un agent diluant et retardateur, la glycérine et l’alcool isopropylique qui permettent
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- LES MATIÈRES COLORANTES EN PHOTOGRAPHIE ET EN CINEMATOGRAPHIE
- de suivre de très près la pénétration du bain. Il a la composition suivante :
- i Glycérine.................. 5oo cc.
- Alcool isopropylique . .. 1000 cc.
- Eau........................ 75 gr.
- Quinone..................... 5 gr.
- Acide chlorhydrique con-
- centré..................... 20 gr.
- La durée de traitement du film est d’environ 4 minutes à 28° C et doit être suffisante pour que les deux couches supérieures soient blanchies c’est-à-dire transformées en chlorure d’argent. On arrête immédiatement l’action du bain en traitant le film par la solution suivante:
- Bicarbonate de soude..... 15 gr.
- Alcool isopropylique............... 1000 cc.
- Glycérine............................ 1000 cc.
- Eau.................................. 1000 cc‘
- qui neutralise l’acide du bain.
- Il n’y a alors que la dernière image qui est colorée en vert, dans les deux autres le colorant a été détruit en même temps que l'argent de leurs images a été transformé en chlorure.
- Le film est ensuite lavé complètement et traité par un deuxième révélateur qui retransforme le chlorure d’argent en argent métallique et qui donne naissance par oxydation avec le chlore du chlorure d’argent à un colorant rouge magenta dans les deux couches sous-jacentes aux points même où l’argent a été réduit.
- Voici la composition des bains donnant naissance à
- Chlorhydrate de diéthylpara-toluylènediamine i gr. CH3 ANH2
- ce rouge :
- Solution A
- can/CzH*
- Sulfite de sodium anhydre.. 10 gr.
- Carbonate de sodium...... 3o gr.
- Sulfocyanate de sodium. . . . ogr.5
- Eau.............. q. s. p. 1000 gr.
- Acétonitrile du paranitrodi-phényle o gr. 75
- Solution B
- O — 1
- ′ U
- 0
- Acétone................... 20 gr.
- Alcool méthylique........... 100 cc.
- Pour l’emploi on mélange en parties égales les solutions A et B.
- Le film est alors lavé et séché. La dessication est nécessaire pour obtenir de bons résultats dans les traitements suivants.
- On a donc déjà formé une image verte sous-jacente et deux images rouge magenta dans les deux couches supérieures.
- On détruira alors le colorant de la couche supérieure en respectant celui de la 2°, en y retransformant l’argent en chlorure d’argent par le bain de quinone additionné d’acide chlorhydrique concentré, mais ce traitement doit être de courte durée, deux minutes environ à 23° C. On arrête la réaction- par le bain renfermant le bicarbonate de soude l’alcool isopropylique et la glycérine. On procède alors à un 3e développement en couleurs qui transforme le chlorure d’argent de la ire couche en un colorant jaune dans toutes les parties où a lieu la réduction en argent métallique.
- Pour le développement en jaune, on utilise les deux bains suivants qui sont mélangés au moment de l’emploi :
- ! Sulfate de diméthylparaphé-nylènediamine.................. I gr.
- Sulfite de sodium anhydre . 2 gr.
- Carbonate de sodium . . .. 3o gr.
- ( Eau........................... 1000 gr. .....................................)...........Nitro-4-acétoacétanilide. .. 2,5 gr. Solution B (T........................ Alcool isopropylique...................................................100...........gr.
- Le film est donc formé maintenant de trois couches colorées superposées verte, rouge magenta et jaune renfermant outre le colorant de l’argent métallique. On éliminera finalement cet argent par un dissolvant constitué, par exemple, par un mélange de ferricyanure de potassium et d’hyposulfile de soude (liqueur de Farmer). Il ne restera donc plus que les trois images formées uniquement par les trois colorants.
- Les trois monochromes sont donc développés dans trois révélateurs contenant la même substance réductrice mais associée à des composés différents suivant la couleur à obtenir. Si ces substances sont incorporées d’avance à l’émulsion sous forme de composé insoluble sans action sur cette émulsion, le développement des trois images monochromes peut avoir lieu dans le même révélateur. C’est le cas du film Agfa Color. Chacune des trois couches d’émulsion contient la substance nécessaire à la formation du colorant correspondant à la sélection chromatique de chaque couche.
- Ces procédés sont d’une exécution très délicate et ne peuvent être mis en œuvre que par des manipulateurs très exercés, aussi les fabricants de ces films se sont-ils réservés leur traitement qui, entre des mains inexpérimentées, ne conduiraient qu’à des insuccès.
- Il n’en est pas de même du procédé de la Société Lumière dont l’exécution est beaucoup plus simple puisque les couleurs sont produites d’après les mêmes principes que sur les plaques Aulochromes ou les Filmcolor Lumière par des grains de fécule d’une finesse spécialement étudiée pour la cinématographie.
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- LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE A L’ÉTRANGER
- Ces grains sont teints respectivement en violet, orangé, vert et mélangés en proportions convenables pour obtenir une teinte gris neutre. Ils sont recouverts d’une émulsion panchromatique qui donne directement les couleurs complémentaires de l’image par un simple développement comme pour obtenir une image en noir.
- On obtient ainsi un négatif dont les couleurs sont complémentaires de celles du sujet photographié. Ce film négatif est alors utilisé pour imprimer par projection sur un autre film, muni d’un réseau trichrome analogue à celui du film négatif et recouvert d’une émulsion pour positif une image positive qui après
- développement avec un révélateur semblable à celui qu’on emploie pour obtenir une image en noir donne les couleurs du sujet cinématographié.
- On peut, de la sorte, comme pour un film en noir obtenir avec un film négatif toute une série de films positifs directement utilisables pour la projection.
- Nous avons passé en revue les principaux procédés de cinématographie qui utilisent les matières colorantes et qui termineront cet exposé sur l’utilisation variée des colorants en photographie et en cinématographie (1).
- (1) Voir les nos 501, 506 et 511 de la R.G.M.C.
- LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE A L’ETRANGER
- Si les dérivés fluorés inorganiques sont connus depuis fort longtemps, on ne s’est occupé des dérivés organiques fluorés et de leurs applications qu’assez récemment. Le nombre de composés fluorés organiques ayant trouvé des emplois industriels les plus divers est maintenant important. Leur histoire se trouve bien exposée parle Dr. Scherer dans uneconfé-rence reproduite dans la Zeitschrift far Angew. Cheinie dejuillet 1939.
- Il apparaît que c’est surtout la difficulté rencontrée jusque-là dans l’obtention des dérivés fluorés qui mettait obstacle à leur emploi. On ne savait préparer ceux-ci que par la réaction du trifluorure d’antimoine sur les dérivés chlorés (Swarts) dans lesquels F se substitue à Cl en formant du trichlorure d’antimoine. On a pu simplifier cette réaction en remplaçant le fluorure par de l’acide fluorhydrique anhydre au sein d’acide sulfurique souvent en présence de catalyseurs. On peut également préparer des fluorures d’alcoyles par la réaction de l’acide fluorhydrique sur les alcools.
- La fluoruration de composés aromatiques s’effectue assez facilement en diazotant une amine primaire au sein d’acide fluorhydrique; comme il faut éviter l’eau on dissout l’amine dans FH anhydre, diazole avec NaNO2 sec et décompose le diazo en chauffant légèrement. Enfin, de même qu’on fixe les hydracides sur les doubles liaisons on peut également y fixer FH. On a ainsi fixé FH sur l’acide oléique, la présence de lumière catalyse la réaction.
- L’emploi actuel des dérivés fluorés dépend de leur nature. Ainsi, les composés aliphatiques simples sont utilisés par suite de leur bas point d’ébullition dans les machines frigorifiques. Le dichlorodifluoromé-thane CC12F2 qui bout à —3o° se trouve dans le commerce aux Etats-Unis sous le nom de Freon et il est fabriqué par l’I. G. Farbenindustrie et vendu sous le nom de Frigen.
- D’autres carbures chlorofluorés sont aussi dans le
- commerce. Leur intérêt réside dans le fait qu’ils ne sont ni toxiques ni inflammables.
- Dans le domaine des matières colorantes, on a trouvé que la présence de groupements trifluorométhyliques CF3 communique à certains colorants une très grande solidité à la lumière. Mais de tels dérivés ne sont obtenus qu’au départ des dérivés correspondants trichloro-méthylés qui, si l’on en excepte le trichlorure de benzyle C6H5C.CF ou phénylchloroforme, sont difficiles à préparer. Ainsi, les xylènes ne peuvent être chlorés que lentement dans les chaînes latérales par les procédés habituels. On a trouvé à l’I. G. qu’on arrive à remplacer 5 atomes d’hydrogène des chaînes latérales par G1 en opérant à la lumière ou en élevant la pression lors de la chloruration.
- Le trifluorure de benzyle peut être nitré et ensuite réduit en trifluorométhylphénylamine, les dérivés substitués fournissent des amines susceptibles d’être diazotées et combinées avec les Naphtols AS. De telles bases trifluorométhylées sont actuellement dans le commerce ; elles donnent des nuances jaunes, orangées et écarlates d’une très grande solidité à la lumière.
- Elles répondent par exemple à la constitution
- PCF
- I
- N H2
- comme l’amino-i-chloro-4-trifluorométhyl-2-benzène, l’amino-i-dichloro-4-5-trifluorométhyl-2-benzène qui, diazotées, sont copulées avec les anilides et chlorani-lides oxynaphtoïques (E. P. 5o5.o84 de l’I. G. Farbenindustrie).
- C’est avec l’une de ces bases que sont actuellement teintes les parties rouges des drapeaux allemands.
- A.
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-
- INFORMATIONS
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- INFORMATIONS
- L’acide lactique et ses emplois. — L’intérêt que présentent l’acide lactique et ses dérivés a été souligné par L.-T. Smith et H.-V. Claborn du Département de l’Agriculture dans une communication faite à Baltimore devant l’American Chemical Society. Ils ont indiqué que la production d’acide lactique à 100 % en 1938 s’est élevée, aux Etats-Unis, à 5 millions de Ibs. Ce chiffre pourrait être augmenté par la fermentation du lactose. Ce dernier qui peut être extrait du petit-lait représenterait annuellement environ 2,700 millions de Ibs. L’acide lactique ou acide a-oxypropio-nique CH3 — CHOH — COOH a été découvert par Scheele en 1780 est utilisé en pharmacie et sert comme acide dans les produits alimentaires : sirops, crèmes, poudres à lever et pour les boissons gazeuses en place d’acide citrique. Industriellement, on l’em-piole en teinture, comme adjuvant au mordançage. Sous l’action de la chaleur, l’acide lactique forme une série d’anhydrides de moins en moins solubles dans l’eau. Par sa fonction carboxyle et alcool secondaire il fournit des éthers-sels, des éthers oxydes et des éthers réunissant ces deux constitutions. Mais la fonction alcoolique peut être éthérifiée par un reste acide comme l’acétyle et l’acide acélyl lactique ou ses éthers sont transformés par pyrolyse en dérivés de l’acide acrylique. Par exemple l’éther méthylique de l’acide acélyl lactique donne:
- CH3—CHO(COCH3)—COOCH3 —»
- CIP = CII — COOCH3 + CH3.COOH
- L’éther acrylique est susceptible de se polymériser pour donner des résines transparentes ainsi qu’il est connu. Des essais de laboratoire ont montré que ce procédé pourrait concurrencer celui à la cyanhydrine de l’acétaldéhyde.
- Saccharification du bois. — On a produit l’année dernière, en Allemagne, 10.000 tonnes de glucose par saccharification du bois avec lequel on a obtenu 5o.ooo Hl d’alcool. L’usine a fonctionné pendant 6 ans sans arrêt et une seconde installée au centre du pays travaille depuis 18 mois.
- Nouveaux insecticides synthétiques. — La lutte contre les insectes se généralise dans la plupart des pays, car
- aux insectes habituels viennent souvent s’en ajouter de nouveaux, comme c’est le cas du doryphore qui dévaste les champs de pommes de terre en France et ailleurs. On les combat à l’aide de composés arséni-caux, et souvent avec des sels de plomb ou de mercure autorisés à l’étranger. Comme ces composés ne sont pas inoffensifs pour l’homme et les animaux, on s’est tourné depuis longtemps vers les produits organiques naturels ou synthétiques. Parmi ces derniers on a préconisé des composés phénoliques halogénés, des composés sulfurés, fluorés et même certaines matières colorantes dont la variété est déjà considérable. On vient de leur ajouter les dérivés ded’oxyde de phényle ou plus exactement des diaryloxydes. Ces composés sont décrits dans le brevet anglais 5o6.3o8 de la Rohm et Haas C° de Delaware (U. S.). Parmi ces composés ce sont surtout les dérivés nilrés qui sont actifs et ils sont obtenus en faisant réagir les chloronitrobenzènes sur les phénates alcalins. Ces phénates sont ceux des alcoytphénols comme le butyl tert. phénol ou ses analogues. Les divers isomères nitrésont été examinés au point de vue de leur action sur les insectes qu’ils détruisent, sans nuire aux plantes.
- Dérivés du pétrole. — On sait que l’industrie de synthèse organique a trouvé depuis quelques années une importante source de matières premières dans le pétrole. C’est ainsi -que les carbures saturés et non saturés sont fournis par les gaz naturels et par le cracking. L’Asiatic Petroleum C° Ltd a organisé une exposition des dérivés du pétrole et de leurs applications. On y montre l’obtention des acides naphté-niques, naphtasulfoniques et les emplois de leurs sels comme émulsifiants et détergents. On y trouve aussi expliquée la synthèse de la glycérine au départ du propylène que nous avons déjà mentionnée ici (voir R.G.M.C., juin 1939, p. 206).
- Stabilisateurs pour eau oxygénée pharmaceutique. — Madame Tritton a communiqué à la British Pharma-ceutical Conference de 1939 les résultats de recherches pour un stabilisateur de l’eau oxygénée pharmaceutique. Elle conclut au remplacement, dans ce but, de l’acide sulfurique par d’autres produits, en particulier l’urée à la dose de 0,1 % du poids de H202.
- L’INDUSTRIE DES MATIÈRES COLORANTES AU JAPON
- Le Journal of Society of Chemical Industry Japan de mars 1939 publie les statistiques concernant la production des matieres colorantes pour 1937. Les productions des années precedentes avaient été les suivantes :
- !93r.......................
- 1935................... .
- 1936.......................
- ï937 ......................
- 9.659 tonnes
- 19.372 »
- 19.115 »
- 21.417 »
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- L’INDUSTRIE DES MATIERES COLORANTES AU JAPON
- Dans l’année 1937, la production s’est répartie comme suit :
- Tonnes Yens
- Colorants sulfurés 11.774,7 4 545.134
- » directs 4.226,5 14.057.492
- » p.'cuve (indigo
- inclus) 2.508,1 7.863 618
- Colorants basiques I . 269,3 6.373.390
- )) acides 695,7 3.068.665
- » acides p. mor-
- dants 517,2 2 072.621
- Colorants pour mordants 72,0 466.282
- » pour laques et
- vernis 353,3 1.475.874
- 2I.417,0 39-923 076
- Si on compare l’importance relative des divers
- groupes, on a le tableau :
- 1936 1937
- Colorants sulfurés . 63,34% 54.98 %
- » directs 14,89 19,74
- » pour cuve 9,27 11,71
- » basiques 4,90 5,92
- » acides 3,37 3,25
- » acid. p. mordants. 2,23 2.41
- » pour mordants... 0,34 0,34
- » p. laques et vernis 1,66 • 1,65
- O O b p b
- On constate une augmentation pour les colorants directs et les colorants pour cuve; la première est de 48% (2.878 t. en 1936) et la seconde de 42% (1.722t. en 1936). En même temps les colorants sulfurés qui, en 1936, représentaient 12.105 1. ont subi une diminution de 3%.
- Importations.
- Ou a importé, en 1937, 2.257 1- de matières colorantes d’une valeur de 16.927.861 yens contre 2.045 t. valant 11.404.320 yens en 1936. Les colorants directs importés représentaient en valeur 27,8 %, les colorants pour cuve 26,9 %, lés colorants chromatables et pour mordants 15,7 %, les colorants acides i5 %, basiques 7,4%, sulfurés 5,3% et divers 2%.
- Exportations.
- Tonnes Yens
- Colorants sulfurés 3.513,0 I 370.966
- Indigo I 224.1 1 467.234
- Colorants directs 661,3 1 462.783
- » basiques 208,7 614.876
- » acides 133,7 365.911
- Autres colorants 291,8 987.402
- 6.061,8 6.269.172
- Ainsi la consommation s'est élevée à environ
- 17.612 t. d’une valeur de 50.582.000 yens. On estime que pour 1938, les importations ont été comprimées à 250 t., soit une diminution de 89 % sur les importations de 1937.
- REVUE ECONOMIQUE
- Industrie chimique en Yougoslavie. — Les exportations de produits chimiques ont représenté une valeur de 14,21 millions de RM contre 11,82 l’année précédente; au contraire, les importations ont diminué de 30,47 millions de RM en 1937 à 28,26 en 1937. Le produit principal des importations est la rayonne.
- Pour l’ensemble des produits chimiques, c’est l’Allemagne qui figure comme pays importateur principal avec 50,8%, tandis que la part de la France représente 4,6%.
- Pour ce qui concerne les matières colorantes, on a importé en 1937 pour 5,62 millions de RM décolorants et produits intermédiaires et pour 4,02 millions en 1938.
- Par suite de cette diminution globale, la part de l’Allemagne a passé de 3,58 millions de marks à 2,60. Les autres pays ont figuré en 1938 pour les quantités suivantes : Suisse 0,43 millions de marks, France 0,29 millions, Tchécoslovaquie 0,23 et l’Italie 0,19 millions de marks. On a importé les produits suivants: aniline: 19 tonnes; produits intermédiaires, 146 t. ; indigo, 32 t. ; colorants synthétiques, 9s8 t. en 1938.
- L’industrie chimique en Allemagne. — Depuis que l’Etat national socialiste a pris la direction de l’économie du Reich il lui est nécessaire de connaître tousles détails de la production. C’est dans ce but qu’il vient d’être publié une statistique détaillée sous le titre : Die deutsche Industrie Gesamlergebniss der Amtlichen Produklionstatislik. C’est le bilan de l’industrie en 1936.
- Pour les matières colorantes et produits organiques en 1936 les ventes se sont élevées à 485,2 millions de marks et les ventes à l’étranger ont représenté 185,7 millions de RM.
- La production de goudron s’est accrue, en 1938, de plus de 11% de celle de 1937, atteignant ainsi 540.000 tonnes métriques au lieu de 485.000.
- Cet accroissement est du à une augmentation de rendement dans l’industrie des fours à coke dont la production s’est élevée successivement de 2i.i50.000 t. métriques en 1933 à 40.830.000 en 1937 et à 42.050.000 en 1938.
- De nouvelles améliorations introduites dans le matériel d’exploitation, la démolition et la reconstruc-
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-
- REVUE ÉCONOMIQUE
- 367
- tion du matériel périmé ont également favorisé cet accroissement, comme le montre le tableau suivant :
- diminué, plus particulièrement en Orient et en Amérique du Sud.
- 1929................... 386.3oo tonnes 1930.................... 336.300 » 1931.................... 245.400 » 1932.................... 208.5oo » 1933.................... 231.800 » 1934.................... 270.000 » 1935(1)................. 350.200 » 1936(1)................. 420.600 »
- 1937(1).................... 485.000 »
- 1938(1).................... 540.000 »
- Au cours des deux dernières années, 2.5oonouveaux fours à coke environ ont été construits, portant ainsi le nombre actuel des fours en marche à près de I5.ooo. Par l’installation de procédés plus efficaces, il a été possible d’augmenter la proportion de benzol extrait, de 0,9% en 1929, à environ 1,2 % actuellement, d’où une augmentation approximative de 25 %. (Consulat général américain, Francforl-sur-Mein).
- Production des matières colorantes dans le monde. — La statistique établie à Washington par le Department of Commerce fait ressortir une diminution de 25 % dans la production des colorants en 1938 par rapport à 1937. On estime qu’en 1937, l’ensemble de l’Allemagne avait produit 172 millions de Ibs de colorants. En admettant que la consommation soit restée la même, la diminution des exportations semble indiquer que la production s’est maintenue vers 141 millions de Ibs. Le total des exportations allemandes en 1938, s’est élevé à 2 7.505 tonnes d'une valeur de 43 millions de dollars, tandis qu’en 1937 il s’était monté à 38.465 tonnes valant 59 millions de dollars. Les exportations vers la plupart des pays ont
- Résines synthétiques aux Etats-Unis. — La production des résines dérivées du goudron a subi en 1938 un fléchissement notable, passant de 162,1 millionsde Ibs en 1937 à i3o,3 millions en 1938. Ce sont les résines phénoliques et celles dérivées de l’anhydride phtalique qui montrent le recul le plus accentué. Au contraire les résines produites avec des matières autres que le goudron est en augmentation. Voici quelques chiffres :
- (en 1.000 Ibs)
- 1937 1938
- Résines de crésol 10.702 5.285
- » de phénol 52.472 35.952
- » maléiques 2.804 3.433
- » phtaliques 58.450 37.564
- » d’urée 8.250
- Total pour celles dérivées du
- goudron 141.099 106.923
- Total pour celles non déri-
- vées du goudron 2 1 .006 23.435
- Courlaulds-British Celanese. — Le bruit court que les négociations entre ces deux compagnies seraient sur le point d’aboutir. L’accord porterait non seulement sur les prix de vente, mais aussi sur la production et la distribution des produits. D’autre part, d’après certaines informations, la British Celanese serait en mesure de payer, avant la fin de l’année, les dividendes arriérés de ses actions privilégiées premier rang.
- (1) Depuis 1935, production de la Sarre incluse.
- EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
- Application des produits de condensation de la formaldéhyde avec les phénols et les amines, comme agents fixateurs en impression et en teinture. — Pli cacheté n° 2211, déposé le i3 novembre 1912 par MM. Lucien BAUMANN, G. THESMAR, Samuel M. JONES et Jules DEMANT. — Bull. Soc. Ind. Mulhouse, 1939, P- *9°-
- Dans un pli précédent (1), nous résumions les résultats que nous avions obtenus en appliquant comme agents fixateurs en impression les produits de condensation de la formaldéhyde avec les phénols.
- Nous y décrivions la préparation d’un produit de condensation phénol-formaldéhydique qui, grâce à sa
- (1) Pli cacheté n° 2204 du 18 septembre 1912 : « Note sur un nouvel agent fixateur en impression », déposé par MAI. Lucien Baumann, Georges Thesmar et Samuel Al. Jones.
- (2) Une étude très détaillée de ces corps a été publiée par Al. L. H. Baekeland, Chemiker-Zeitung, 1903, 1906, 1908, 1909 et notamment 1912, page 1245.
- consistance visqueuse, possède toutes les qualités d’un bon épaississant. Additonné de matières colorantes, de pigments ou de poudres métalliques, ce produit s’imprime sans difficulté et se fixe par un passage au petit Mather-Platt.
- Par suite de son insolubilité dans l’eau, ce corps, cependant, ne pouvait trouver qu’une application limitée et ne pouvait, notamment,-entrer dans la composition des couleurs courantes. Désireux d’en généraliser l’emploi et de tirer davantage parti de son pouvoir fixateur, nous avons pensé à en réunir les composants dans une couleur afin de provoquer sur la fibre-même, au moment du vaporisage, la formation de la combinaison et, par ce fait, la fixation du colorant.
- L’essai a confirmé nos prévisions et nous avons réussi à fixer sur coton non seulement des colorants basiques, mais aussi toute une série de colorants acides, tirant, dans les conditions ordinaires, exclusivement sur laine et sur soie.
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- 368
- EXTRAITS DE JOURNAUX FRANÇAIS
- Fixation des colorants basiques par les phénols-formaldéhyde
- Selon qu’elle est opérée en milieu acide ou alcalin, la condensation du phénol avec la formaldéhyde donne naissance à des mélanges de produits très différents (2). La réaction, pour peu qu’elle se prolonge, est accompagnée de polymérisation pouvant aller jusqu’à la solidification complète du mélange.
- La condensation est particulièrement rapide en présence d’un acide minéral. Il est très difficile, pour cette raison, d’en régler la marche et de l’arrêter au moment voulu. En maintenant à l’ébullition, pendant quelques minutes, des parties égales de phénol 98 % et de formaldéhyde 36 % additionnées de 1 % d’acide chlorhydrique, on obtient un produit visqueux soluble dans les alcalis caustiques. Du tissu de coton foulardé dans cette solution alcaline diluée, et passé en acide, se teint très bien en colorants basiques. La combinaison phénol-formaldéhyque se comporte par conséquent, grâce à ses groupes acides, comme le tanin.
- La condensation du phénol avec la formaldéhyde est beaucoup plus lente en milieu neutre ou faiblement alcalin. L’expérience nous a démontré que, parmi les agents condensateurs, le sulfite de potassium fournit les résultats les plus réguliers. Les produits obtenus sont solubles dans le phénol, l’alcool, la glycérine, parfois dans la soude caustique, mais insolubles dans l’eau. Nous employons ce procédé pour la préparation de notre épaississant pour impressions métalliques.
- La formaldéhyde a une tendance particulièrement marquée à se combiner à la résorcine. La réaction n’a pas lieu à froid, mais elle se produit rapidement à des températures voisines de 100°. Il suffit d’imprimer une couleur contenant, en plus de l’épaississant et du colorant basique, ces deux corps, pour obtenir par vaporisage la formation de la résorcine-formaldéhyde sur la fibre. La matière colorante s’y fixe en même temps, en donnant des impressions d’une grande vivacité et d’une solidité remarquable au savon.
- Nous avons également obtenu de bons résultats en employant la formaldéhyde sous forme de sa combinaison bisulfitique. Cette solution est particulièrement utile dans les couleurs au phénol, par suite des pertes de formaldéhyde avant l’entrée en réaction des composants.
- Nous donnons plus loin quelques recettes de nos couleurs pour l’impression des colorants basiques.
- Fixation sur coton des colorants pour laine et soie par les combinaisons formaldéhydiques des phénols et des amines
- Nous avons cherché, par analogie avec les phénols-formaldéhyde, à obtenir sur fibre des produits de condensation amidés qui, grâce à leurs groupes basiques, seraient capables de fixer les colorants acides. Nous avons essayé, dans ce but, la formaldéhyde et aniline et la hexaméthylène-tetramine qùi nous ont donné des résultats très intéressants. Une couleur con
- tenant, outre l’épaississant, un colorant acide, de la résorcine et de l'hexaméthylène-tetramine fournit, après vaporisage, une impression très solide au savon.
- Nous avons réussi à fixer ainsi sur coton une série de matières colorantes dont l’emploi était, jusqu’à présent, rigoureusement limité aux fibres animales.
- 11 est à noter, à ce propos, que certains colorants pour laine se fixent aussi, comme les basiques, avec résorcine et formaldéhyde seuls, sans le concours de dérivés amidés.
- Fixation par la résorcine et formaldéhyde :
- Colorants basiques
- 1 2 3
- 570 570 570 Eau de gomme
- 30 — — Rhodamine 6 G
- —• 30 — Auramine O
- —- — 30 Rleu méthylène
- 100 100 100 Acétine J (BASF)
- 100 100 100 Résorcine sèche
- chauffer à 50° C pour dissoudre puis refroidir et ajouter : .
- 200 200 200 Formaldéhyde 36 %.
- 1000
- Colorants pour laine
- 4 5 6 7
- 500 500 500 500 Eau d’adraganthe
- 30 — — — Bleu brillant pour laine
- — 30 — — Violet formyle S 4 B
- — — 30 — Vert Guinée G
- — — — 15 Rhodamine B
- 80 80 80 40 Résorcine sèche
- 50 50 50 50 Acétine J
- 100 100 100 50 Formaldéhyde 36 %.
- 1000
- Fixation par la résorcine et bisulfite-formaldéhyde
- 300 Gomme Sénégal
- 75 Résorcine sèche
- 30 Rhodamine 6 G, dissoudre
- 20 Acide tartrique 50 %
- 175 Bisulfite-formaldéhyde en solution.
- 1000
- Bisulfite-formaldéhyde en solution.
- 1000 Bisulfite de sodium 40° Bé
- 300 Formaldéhyde 36 % (jusqu’à réaction neutre)
- 1300
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- EXTRAITS DE BREVETS ÉTRANGERS
- 369
- Fixation par la résorcine et hexaméthylènetetramine
- 9
- 500 Eau d’adraganthe
- 100 Résorcine
- 50 Ponceau RR, dissoudre, ajouter à froid
- 160 Solution A
- 1000
- Solution A
- 290 Ammoniaque 25 %
- 500 Formaldéhyde 36 %
- 790
- 10
- 635 Eau de gomme
- 100 Résorcine
- 10 Tartrazine, dissoudre, ajouter à froid
- 30 Acide tartrique 50 %, puis à froid
- 200 Solution R
- 1000 Solution B
- 350 Ammoniaque 25 %
- 500 Formaldéhyde 36 %
- 850
- Fixation par le chlorhydrate d’aniline et bisulfite-formaldéhyde
- 11
- 300 Eau d’adraganthe, dissoudre
- 20 Bleu brillant pour laine, dissoudre
- 65 Chlorhydrate d’aniline, dissoudre
- 300 Eau d’adraganthe, dissoudre
- 150 Bisulfite formaldéhyde sec
- 1000
- 835
- Rapport sur le pli cacheté N° 2211, déposé par MM. L. Baumann, G. Thesmar, Samuel M. Jones et Jules Demant, de la Manufacture E. Zundel à Moscou, par A. Musculus.
- Ce pli déposé le 9. XI. 1912 fait suite comme le disent les auteurs, au pli N° 2204 déposé le 18. IX. de la même année et publié dans le Bulletin de 1914, pages 52-55, suivi d’un rapport de MM. Battegay et M. F. A. M. Noelting.
- Entre temps, il y a eu la publication d’un pli déposé par MM. J. Frossard et Mouette le 19. XI. 1908 suivi d’un rapport de M. Valentin Schwarz (Bulletin 1924, p. 278-279) traitant en partie le même sujet, mais de quatre ans antérieur à celui des chimistes de la Manufacture Zundel.
- Comme les remarques faites par les rapporteurs de ces deux plis sont également valables pour le pli à examiner, je ne les répéterai pas et renvoie aux rapports indiqués plus haut.
- Outre la fixation de couleurs basiques et certaines couleurs acides au moyen de résorcine-formaldéhyde, fait que M. Blumer de Zwikau avait déjà mentionné dans son brevet datant de 1904 et dont parlent MM. Battegay et Noelting dans leur rapport, les chimistes de Moscou ont pu fixer d’autres colorants acides, grâce à l’addition d’aniline et d'hexaméthylène-tetramine. Cette constatation paraît être nouvelle. Je n’ai du moins pu trouver d’antériorité et comme en outre les détails d’application mentionnés dans le pli sont suffisamment intéressants pour être connus, je vous propose la publication du travail suivi du présent rapport.
- J’ai répété les essais d’après les recettes indiquées et trouvé les résultats conformes aux indications.
- EXTRAITS DE BREVETS ETRANGERS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES
- Aliphatiques
- Aminonitriles. — Gesellschaft fur Kohlenlechnik. — D. R. P. 659.193, 16 juin 1935, addition au D. R. P. 656.34g.
- Le brevet principal (voir R.G.M.C., 1939, p. 289) décrit l'action de l’ammoniac sur les oxynitriles. On a trouvé qu’il n’est pas nécessaire de préparer au préalable les oxynitriles, mais qu’on peut les remplacer par le mélange d’acide cyanhydrique et d’aldéhyde.
- Dichloréthylène. — Consortium für elektrochemische Industrie. —- D. R. P. 659.434, h octobre 1931.
- La réaction du chlore sur l’acétylène se fait dansdes récipients de petit diamètre, mais l’élimination de la
- chaleur est rendue difficile. On a trouvé qu’on obtient le dichloréthylène à côté de tétrachloréthane en faisant arriver le mélange d’acétylène et de chlore dans du tétrachloréthane liquide contenant du chlorure de fer à une température de 100".
- Amino acétonitrile. — Gesellschaft für Kohlenlechnik.-D. R. P. 659.771, 3o juin 1935, addition au D. R. P. 656.34g.
- L’étude de la réaction de NH3 sur les oxynitriles a montré que la réaction n’a pas lieu suivant
- HO— CH-CN+NI*=NH CIP— CN+-H20
- mais que l’oxynitrile est scindé par NH3 liquide en ses constituants CH20+CNH. L'ammoniac réagissant sur le formol ne donne pas d’hexaméthylènetétramine mais
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- EXTRAITS DE BREVETS ÉTRANGERS
- un composé probable CH2=NH sur lequel se fixe ensuite l’acicle cyanhydrique.
- Polymères d’isobutylène. — Standard Oil C°. — D.R.P.
- 659.470. — 29 mars 1936.
- La polymérisation du butylène peut se faire à basse température —4o°, en présence de catalyseurs : fluorure de bore, chlorure d’aluminium, acide sulfurique, etc. pour donner des huiles visqueuses ou des masses plastiques qu’on ajoute aux huiles de graissage. On obtient des produits plus stables en opérant en présence de produits qui agissent comme poisons des catalyseurs et modèrent leur action, tels que les mer-captans par exemple.
- Chlorobutane. — Consortium für Elektrochemische
- Industrie. - D. R. P. 659.926, 20 juin 1935.
- Tandis que les dichloréthanes essayés jusqu’ici ne réagissent pas avec la chloréthylène, l’isomère dichlo-ré-x-i CIIC12—CII3 se condense en présence de chlorure d’aluminium avec le chlorure de vinyle pour donner le trichlorobutane.
- Halogénures d’alcoyles. — 1. G. Farbenindustrie. —
- D. R. P. 659.927, 2 février 1936.
- Lors de l’alcoylation de la cellulose il se forme comme produits secondaires des éthers oxydes. Ceux-ci peuvent être transformés en alcoylehalogénés quand on les traite par les acides halogénés en présence de bases pyridiques. C’est ainsi que l’éther benzylique peut régénérer le chlorure de benzyle et l’éther ordinaire du chlorure d’éthyle.
- Produits de condensation. — Etablissements Lambiolte et J. Lichtenberger. — D.R.P. 661.600, 2 2 fév. 1934.
- On obtient des produits résineux en faisant réagir le formol sur les phénols et l’urée en présence d’hydrogène sulfuré.
- Aromatiques
- Azines. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 658.203, 3 mars 1933.
- Les composés renfermant un groupe —CII2—CO sont traités par un agent halogénant commeSO2C12 et les dérivés dihalogénés sont ensuite condensés avec les orthodiamines. Par exemple la naphlindanedione est chauffée avec SO2C12 au sein du benzène et le dichloropéri naph tind aned ione
- CO CO
- cAi
- est condensé avec l’o-phénylènediaminc-p-chlorée. L’azine cristallise en aiguilles jaunes.
- Acide naphtalènetétracarbonique. — I. G. Farbenindus-trie. — D. R. P. 658.352, 23 décembre 1933.
- L’oxydation du pyrène en milieu acide fournit de l’acide pyrènecarbonique et de la pyrènequinone ; le premier, séparé par solution dans l’alcali peut ensuite être oxydé en milieu alcalin par le permanganate. On a trouvé que la pyrènequinone est facilement transformée en acide naphtalènëtétracarbonique par l’hypo-chlorite alcalin.
- Diaminodiphénylbenzidine. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 659.564 Ier décembre 1935.
- La p-aminodiphénylamine peut être sulfonée comme il est connu, par sulfonation au-dessus de 1000. Si on fait agir de l’oléum à 10% il y a surtout oxydation avec formation de p-p-diaminodiphénylbenzidine.
- Sulfones. — J.-R. Geigy. — D. R. P. 660.579, ^ août 1935.
- On obtient des sulfones hydroxylées en chauffant dans le vide un acide sulfonique avec un phénol. Par exemple, on sulfone le phénol avec du monohydrate, puis on chauffe après avoir ajouté du phénol; on obtient la dioxydiphénylsulfone.
- Dérivés du chrysène. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 659.593, 25 mai 1934.
- On fait agir les amines secondaires sur la chrysène-quinone ou ses dérivés. L’ammoniaque réagit aussi en donnant une monoimine de la chrysènequinone.
- Acides orthohydroxyanthraquinonecarboniques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 659.638, 16 janv. 1936.
- L’acide hydroxy-2-anthraquinonecarbonique-3 s’obtient en condensant l’anhydride phtalique avec le toluène en acide p-méthylbenzoylbenzoïque, halogénant celui-ci, oxydant et cyclisant. On sépare le mélange des deux acides chlorés qu’on transforme en hydroxy. Un procédé plus simple consiste à condenser l’anhydride oxytrimellique avec un carbure ou un dérivé substitué. L’acide oxytrimellique a la constitution (OH : COOH : COOII : COOH = 1 : 2 : h : 5).
- Dérivés du pyrène. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 658.780, 20 juin 1934.
- L’acide pyrènesulfonique-3-5-8-io obtenu suivant le D. R. P. 620.635 (voir R. G. M. C., 1936, p. 289) peut être transforméen dérivés hydroxylés par traitement par les alcalis. On peut ainsi préparer des acides oxy, dioxy, trioxypyrènesulfoniques.
- Dioxypyrènes. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P.
- 659.883, 9 novembre 1934.
- La fusion alcaline des acides pyrènetélrasulfo-niques-3-5-8-io du brevet précédent, permet de rem-
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- EXTRAITS DE BREVETS ÉTRANGERS
- 371
- placer partiellement ou totalement les SO3H par OH. En chauffant l’acide dioxypyrènedisulfonique avec un acide étendu on élimine ses SO31I et obtient un dioxy-pyrène.
- Cétones de la B-naphtylamine. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 660.2 20, 23 novembre 1930.
- La B-naphtylamine réagit avec les chlorures ou les anhydrides des acides en présence de chlorure d’aluminium. Par exemple, avec l’anhydride phtalique on obtient l’acide aminonaphtoylbenzoïque qui, avec II2SO4, se cyclise en aminobenzanthraquinone.
- Fluoruration de chaînes latérales. — I. G. Farbenindus-trie. — D. R. P. 660.532, 9 août 1935.
- On peut introduire du fluor dans les chaînes latérales des carbures en traitant les composés halogénés correspondants par les sels doubles de fluorure d’antimoine comme par exemple le fluorure double d’antimoine et de sodium SbF3.2NaF ou d’ammonium 2SbF3.NH*FHF.
- Alcoyloxyanthraquinones. — Imperial Chemical Indus-tries. — D. R. P. 661.137, 23 juillet 1936.
- Ces alcoyloxyanthraqu inones renfermen t des groupes alcoyloxy avec 10 à 20 atomes de carbone sont obtenus en faisant réagir les composés alcalins des alcools à longue chaîne avec un alcoyloxyanthraquinone dont l'alcoyloxy ne renferme que 1 à 5 atomes de carbone ou un groupe p-oxyéthyleglycéryloxyphénoxy, etc. Par exemple, l’amino-i-phénylamino-é-phénoxy-a-anthra-quinone est chauffée avec l’alcool dodécylique et de la potasse à 120°; on obtient l‘amino-1-phénylamino-4-dodécyloxy-2-anthraquinone.
- Azadérivés. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 661.151, 23 mai 1936.
- On fait réagir l'amino-5-benzanthrone avec la for-mamide, l’éther malonique, l'uréthane, etc. ; onobtient des azapérylènes.
- Dérivés anthraquinoniques. —I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 611.152, 31 mai 1936.
- Les phtaloylquinazolines halogénées dans la chaîne quinazolique sont condensées avec les amines. Les dérivés halogénés ont la constitution
- CO.
- / / UA
- C6H4 C6H4 J co/ Cx/AlI
- Les produits obtenus sont jaunes à orangés, peuvent être utilisés comme colorants pour cuve ou comme matières intermédiaires.
- Acides o-oxycarboniques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 661.555, 21 juillet 1935.
- L’éther éthylénique de l'oxy-4-pyrocatéchine de la formule
- OH/ 0-CH2
- 0-CH2
- réagit sous pression avec CO2 en donnant l’acide oxy-o-carbonique. Le composé primitif résulte de la diazotation du dérivé aminé-4 qui est diazoté et décomposé par l’eau.
- Oxyalcoylaminonitrobenzènes. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 661.674 du 18 novembre 1934, addition au D. R. P. 634.24g.
- Le brevet principal (voir R. G. M. C., 1937, p. 413) décrit la réaction des o-halogénonitrobenzènes sur les polyoxyalcoylamines. On a trouvé que cette réaction peut être étendue à d’autres nitrobenzènes-o substitués par NO2, OR, SO3H, etc.
- COLORANTS AZOIQUES
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 658.409, 3 octobre 1935.
- On a déjà décrit les colorants obtenus en combinant les acylcyclohexylarylamines avec des composants sulfonés ou carboxylés. Ils diffèrent de ceux dans lesquels le cyclohexyle est remplacé par un alcoyle par une nuance plus jaune et un meilleur unisson. Le même résultat est obtenu en remplaçant le cyclohexyle par l’isopropyle ou l'isobutyle. Le colorant amino-i-N-acétylisopropyleamino-4-benzène diazoté et copulé sur sel G teint la laine et la soie en jaune.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 659.591, i3 octobre 1935.
- Bien que la position para par rapport à NH2 soit libre, l’amino-i-amino-3’-phénylamino)-4-anthraqui-nonesulfonique-2 se combine dans le noyau phény-lique en 4'. Ces colorants teignent la soie et la laine en vert olive.
- Teinture du cuir chromé. — J. R. Geigy. — D. R. P. 659.727, 19 novembre 1933.
- On obtient des colorants qui pénètrent dans le cuir chromé en combinant les acides oxy-i-naphtalènesul-fonique-3
- Y OH
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- 372
- EXTRAITS DE BREVETS ÉTRANGERS
- avec les diazoïques d’une p-diamine portant dans l’un des NH2 des substitutions par des alcoyles ou des oxy-alcoyles. Dans la formule X est de l'hydrogène ou un groupe sulfo, Y un ammonium, halogène, etc. Par exemple, la diéthyl-p-phénylènediamineavec l'acide H donne un bleu-violet.
- Teinture du cuir. — J.-R. Geigy. — D. R. P. 661.684, 19 novembre 1933.
- On combine les acides amino-i-oxy-8-naphtalène-sulfoniques dont un sulfo se trouve en 4 avec les diazoïques d’acides alcoyl ou oxyalcoyl-p-phénylène-diaminesulfoniques. L’acide amino-i-éthyloxyéthyla-mino-4-sulfonique-a diazoté et copulé avec l’acide K en présence de pyridine donne un bleu foncé pénétrant le cuir.
- Azoïques. —- Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D. R. P. 660.087, 31 mars 1936.
- On fait réagir sur la résorcine dans un ordre quelconque un diazo d’un dérivé du thiazol sulfoné (Primu-line), un p-aminoazoïque diazoté et un tétrazodiphényle. Ce sont des colorants bruns directs.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 661.460, 23 octobre 1935.
- Les diazoïques des amines
- HOOG— CH* | -NH2
- où X est de l’hydrogène ou un reste aliphatique ou aromatique sont combinés avec les arylamino-2-oxy-8-naphtalènesulfonique-6 ou avec l’acide oxybenzo-carbazolsulfonique. Ce sont des bruns pour laine stables au fer chaud.
- AZOÏQUES MÉTALLIFÈRES
- Azoïques métallifères. — I. G. Farbenindustrie. — D.R. P. 658.363, 1g juin 1935, addition au D.R.P. 650.559.
- Le brevet principal (voir R.G.M.C., 1939, p. 92) décrit l’hydrolyse du groupe sulfonique de complexes azoïque dérivés de l’acide N-W. Il s’agit d’une extension de la réaction. Par exemple, le colorant azoïque méthoxy-i-amino-2-chloro-4-nitro-5-benzène diazoté et copulé avec l’acide oxy-i-naphtalènedisulfonique-4-8 traité par un sel basique de chrome est chauffé avec l’acide sulfurique ce qui élimine le sulfo en 4. Le colorant teint la laine en bleu.
- Azoïques métallifères. —I. G. Farbenindustrie. — D.R. P. 658.364, 16 février 1935, addition au D. R. P. 651.429.
- Extension du certificat d’addition 651.429 lequel était lui-même une addition au brevet 650.559 mentionné ci-dessus.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 658.84I, 18 mars 1934, addition au D. R. P. 571.859.
- Les azoïques de la formule
- R—N=N—R2
- Hal OH
- qui renferment dans les restes R et R2 un halogène et un hydroxyle en ortho ou en péri peuvent remplacer l’halogène par NH2, SO3H, SO2II en présence de sels de cuivre. Il se forme des complexes correspondants.
- Azoïques. — Etablissements Kuhlmann. — D. R. P. 659.840, 13 janvier 1935.
- On combine un diazoïque orthohydroxylé ou o-car-boxylé avec une alcoyl ou dialcoylsulfamide
- H03S OH
- | /R
- SO2—
- R1
- La copulation se fait en 2 et le dioxyazoïque est transformé en complexe en complexe métallique de cuivre ou de chrome. Ils teignent la laine en violet et bleu.
- Tétrakisazoïque. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 659.893, 8 décembre 1935, addition au D. R. P. 658.017.
- Le brevet principal (voir B. G. M. C., 1939, p. 291) décrit des tétrakisazoïques obtenus encopulantledioxy-benzène dans un ordre indiflérent avec un diazoïque susceptible de former des complexes et avec un diazoïque d’un colorant aminobenzoylé. On peut maintenant remplacer le dioxybenzène par un dioxynaphta-lène.
- Orthooxyazoïques. — Etablissements Kuhlmann. — D. R. P. 659.841, 6 février 1934.
- On combine les diazooxydes de la formule
- O__N
- — N
- C._____/
- O >
- 2
- A , 1 —
- avec le B-naphtol et transforme les colorants en complexes métalliques. Par exemple, la nitro-6-amino-2-éthoxy-i-benzènesulfonaphtylsulfamide est diazotée et copulée avec le B-naphtol et transformée en complexe chromique. Il teint la laine et le cuir en noir.
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- EXTRAITS DE BREVETS ETRANGERS
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- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 660.646, 3o juin 1935.
- Un copulant di ou trihydroxylé est copulé avec deux molécules de diazoïques dont l’un est dérivé de l'amino-5-acénaphtène, l’autre un composant choisi de sorte que le colorant renferme un sulfo et finalement on transforme en complexe métallique. Ce sont des colorants pour cuir.
- COLORANTS POUR RAYONNE ACÉTATE
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 658.124.
- 16 avril 1933, addition au D. R. P. 657.202.
- Le brevet principal (voir R. G. M. C., 1939, p. 293) décrit les colorants résultant de la copulation de chloro ou bromodinitraniline avec un composant renfermant un groupe oxyéthyle. Plus particulièrement, on obtient des bleus pour acétylcellulose en combinant ces diazoïques avec les Y-méthoxy-B-oxypropylamino-I-naphtalènes.
- Azoiques. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 659.147, addition au D. R. P. 658.124.
- Extension du brevet précédent à l’emploi des p-y-dioxypropylamino-1-naphtalènes. Les colorants sont également des bleus.
- Amino-2-azabenzanthrones. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 659.651,
- Les diamino-i-2-anthraquinones réagissent avec les cétones en présence d’alcali pour donner des amino-2-Bz-azabenzanthrones
- C—R
- R’—C N
- H 1
- On peut utiliser l’acétone, la méthyléthylcétone, la cyclohexanone. Ces composés teignent la rayonne acétate en jaune.
- COLORANTS ANTHRACÉNIQUES ACIDES
- Colorants pour laine. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 658.072, 24 janvier 1936, addition au D. R. P. 650.057.
- On prépare des colorants du même type que ceux
- du brevet principal (voir R.G.M.C., 1939, p. 94) qui renferment en position 1-9 un noyau de thiophène. Ainsi, on fait réagir l’acide chloro-i-phénylamino-4-anthraquinonesulfonique-a sur le sulfure de sodium et traite le mercaptan formé par l’acide monochlora-cétique. Le colorant teint la laine en bleu.
- Colorants acides. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 658.842, 18 octobre 1935.
- On prépare les produits de la condensation d'halo-génopyrène avec les aminoanthraquinones et sulfone ultérieurement. Par exemple, le bromopyrène et l’amino-i-phénylannino-4-anthraqriinone sont condensés et le produit sulfoné ; il teint la laine en vert.
- Colorants acides. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P.
- 659.652, 22 avril 1936, addition au D.R.P. 642.339.
- Dans le brevet principal (voir R. G.M.C., 1938, p. 2i3) on a décrit les colorants résultant de la condensation d’amines cycliques, cuvables avec les dérivés anthraquinoniques qui ont en o-3 un groupement thiazolique. On a trouvé que les amines n’ont pas besoin de contenir des groupes cuvables. Ainsi la pyridinoanthraquinone et la s-naphtylamine se condensent en présence d’alcali et le produit sulfoné teint la laine en bordeaux.
- Colorants acides. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P.
- 659.842, 15 juin 1934, addition au D.R.P. 494.446.
- On fait réagir les acides aminonaphtaliques ou leurs dérivés avec des amines qui contiennent des groupements chromatables. Par exemple, l’acide amino-4-naphtalique-i-8-sulfonique et le composé de formule
- NH2
- -SowNII-CFTI LCOOTI
- (I) (2) sont chauffés en solution bisulfitique. Le colorant teint la laine en jaune devenant très solide par chromatage.
- Colorants de l’acide naphtalènetétracarbonique. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 661.756, 16 avril 1933.
- Les acides 1-4-5-8-naphtalènetétracarboniques halo-génés sont condensés avec les amines et ensuite sul-fonés ; on obtient des bordeaux ou des bleus,
- COLORANTS POUR CUVE
- Anthracéniques
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 658.073,
- On fait réagir des acides carboxyliques contenant des groupements capables de former des cuves sur des
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- 374
- EXTRAITS DE BREVETS ETRANGERS
- amines comme la déhydrothiotoluidine, la primuline, le carbazol, l’azaphénanthrène, etc. Par exemple, on condense le chlorure de l’acide anthraquinonecarbo-nique-2 avec l'amino-8-quinophtalone ; on obtient un jaune verdâtre. Dans d’autres exemples on utilise le chlorure de l’acide nitroanthraquinonecarbonique et le condense avec la déhydrothiotoluidine; on obtient un rouge.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 658.778, 26 avril 1936.
- Il s’agit de dérivés de la benzanthrone obtenus en traitant par les agents alcalins les Bzr-arylbenzan-thrones qui renferment un groupe aminé dans l'aryle. Par exemple, il se fait la réaction
- \/\/\/ CO
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 661.202, 27 mai 1936.
- Des molécules cuvables renfermant un groupe aminé sont condensées avec des quinazolines halogé-nées en position 4. Par exemple, l'amino-1-anthraqui-none est condensée avec la phénylchloroquinazoline.
- Remarque : La phénylquinazoline a pour constitution
- CH
- INDIGOIDES
- Indigoïdes. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D.R.P. 65g.653, 14 juillet 1935.
- Ces indigoïdes dissymétriques s’obtiennent en condensant les halogéno-8-oxylhiophénenaphtènes avec un dérivé non halogéné. Ce sont des bruns noirs.
- Indigoïdes. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D.R.P. 659.783, 21 juillet 1935.
- Ces indigoïdes s’obtiennent en traitant les composés
- O
- II CO
- O Alcoyle
- où R est un aryle par des agents halogénants. Ces produits sont obtenus en condensant les alcoyloxy-5-oxy-i-naphlalènes avec les dérivés de l'isatine comme l'anilide, le chlorure, etc. Ce sont des colorants bleus à verts.
- Thioindigoïdes. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 661.811, 1° 1934.
- On obtient des violets et des bleus en condensant les alcoyloxy-7-oxythionaphtènes avec l'oxythionaphtène ou les isalines et leurs dérivés. Les alcoyloxyoxythio-naphtènes possèdent en h un halogène ou alcoyle on un halogène en 4 et 5.
- COLORANTS POUR CUVE
- Divers
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 659.095, 7 avril 1933.
- Les composés qui résultent de la condensation de dichloropérinaphtindanediones avec les o-diamines ayant des groupes halogènes (obtenus suivant le D.R. P. 658.203, voir plus haut p. ) sont condensés avec les orthodiamines. On obtient des colorants teignant en cuve en jaune ou bruns.
- Colorants pour cuve. —I. G. Farbenindustrie. —D.R.P.
- 659.843, 23 août 1935, addition au D. R. P. 530.632.
- Le brevet principal décrit la condensation de l’acide naphtalènetétracarbonique avec les o-diamines; on remplace ces dernières par leurs dérivés alcoylés comme par exemple la méthyl-o-phénylènediamine. On obtient des colorants bruns.
- Aminoazaphénanthrène. — I. G. Farbenindustrie. — D.
- R. P. 661.284, Ier mars 1935, addition au D. R. P. 640.735.
- Le brevet principal décrit la réaction sur l'oxyaza-phénanthrène, de l’ammoniaque ou des amines. Si l’amine possède des groupes qui la rendent cuvable comme les aminoanthraquinones ; on obtient des colorants pour cuve.
- PHTALOCYANINES
- Phtalocyanines. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 658.781, 31 janvier 1936.
- On prépare des phtalocyanines substituées en traitant les phtalonitriles contenant des groupes alcoyl-oxy ou aryloxy par les réactifs qui fournissent les phtalocyanines. On utilise par exemple l'éthoxyphta-lonitrile qui est bouilli avec de l'amylate de sodium; il se forme des cristaux verts.
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- AU CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
- C ov
- AU CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
- Le Journal Officiel du 16 juin donne la composition du Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique.
- Nous citerons ici les noms des personnalités faisant partie de la 4e section : Chimie. MM. Delépine, Bou-gault. Chrétien, Preltre, Delaby, Prévost Travers, Andrieux, MmeRamart-Lucas, MM. Damiens, Dupont, Fromageot, Guéron, Jolibois, G. Bertrand et P. Lebeau.
- * *
- Le 28 juin est parue, d’autre part, à l’Officiel, la composition du Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique appliquée.
- Nous donnons ci-dessous les noms des personnalités composant la section de chimie :
- Haut comité de coordination : MM. Berr, Bihoreau, Crussard, Delépine, Desmaroux, Lebeau.
- Personnalités scientifiques : MM. Auger, Baranger, Battegay, G. Bertrand, Bougault, Brus, Chaudron, Chagnon, Damiens, Dubrisay, Dufraisse, Fourneau, Hackspill, Jolibois, Lafuma, Meunier, Moureux, Por-tevin, Mme Ramart-Lucas, Tiffeneau, Travers, Vavon, Wahl.
- Personnalités de Vindustrie, du commerce, de l'agriculture et des services de l'Etat : MM. Audibert, Baron, Boissel, Chevassieu, Desmarquet, Fric, L. Frossard, Lavaste, Long, Maire, Masselin, Massenet, Parent, R. Perrin, Pignot, Pineau, Rengade, Rivals, Thesmar, Vallette, Vila.
- Un représentant du ministère de la Défense nationale : colonel Cobert.
- RESULTATS
- Fabrique de Produits Chimiques de Thann el de Mulhouse.
- L’assemblée ordinaire, tenue le 29 juin, a approuvé les comptes de l’exercice 1938, accusant un bénéfice brut de 3.253.500 fr.
- INDUSTRIELS
- Le dividende a été fixé à 10 %, payable à partir du r° août, à raison de, net : au nominatif 365 fr. ou 410 fr. par action de 5.000 fr. suivant la catégorie; 18 fr. 25 ou 20 fr. 5o par action de 250 fr. suivant la catégorie, et 16 fr. 85 par action de 250 fr. au porteur.
- INDUSTRIE TEXTILE
- REUNION DU TEXTILE INSTITUTE
- Nous continuons ci-dessous à donner le résumé des communications qui ont été présentées à la réunion du Textile Institute et qui font suite à celles que nous avons déjà publiées dans nos numéros précédents (voir R.G.M.C., août p. 295, septembre p. 338).
- * * *
- La laine complètement infeutrable et ses emplois par A.-J. HALL
- L’obtention de laine infeutrable et irrétrécissable a fait l’objet d’un grand nombre de recherches qui s’échelonnent sur une période d’environ 4o années.
- On s’est d’abord aperçu que le chlorage de la laine effectué dans certaines conditions peut communiquer à la fibre la propriété de ne plus se rétrécir par les lavages ultérieurs. Les conditions de ce traitement par les solutions d'hypochlorites neutres ou acides ont été longuement étudiées par Speakman. Mais quelles que
- soient les conditions, ce traitement est peu propre à une irrétrécissabilité uniforme et on a pensé obtenir des résultats plus réguliers par un traitement au chlore gazeux. Cette méthode préconisée par Meunier puis brevetée par la Wool Industries Research Association (E. P. 417.719) a été utilisée industriellement (voir à ce sujet R.G.M.C. 1938, p. III et 3i5). On peut mentionner également l’emploi des hypobromites pour le même objet. Plus récemment, Hall a décrit sous le nom de Procédé Drisol le traitement de la laine sous ses divers étals par le chlorure de sulfuryle S02C12 soit en vapeur soit en solution.
- Bien que les principes en aient déjà été publiés, l'inventeur J. Hall en fournit maintenant quelques détails provenant d’essais de la pratique.
- La laine séchée à l’air, contenant par conséquent de 12 à 14% d’humidité, soit en bourre, en filés, en tissu ou en tricot est immergée durant une heure dans une solution de 1,5 à 2 % de chlorure de sulfuryle dans du white spirit à la température de 15° laquelle peut
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- RÉUNION ANNUELLE DU TEXTILE INSTITUTE
- s’élever pendant le traitement à 20-26° au maximum. La marchandise est centrifugée puis lavée à l’eau chaude et éventuellement par un alcali pour neutraliser l’acidité avant d’opérer le blanchiment, la teinture et l’apprêtage. Les solutions de chlorure de sulfu-ryle sont recueillies et sont régénérées par addition convenable du réactif. La perte du white spirit et de chlorure de sulfuryle par le traitement de 100 Ibs de laine séchée à l’air ne dépasse pas 9 litres du premier et 3,200 kgs du second.
- Par ce traitement la laine est devenue complètement infeutrable mais contrairement aux procédés utilisés jusqu’ici, les écailles superficielles sont restées inaltérées. Elles exercent donc leur action protectrice et l’usure de la laine ainsi traitée est beaucoup moindre que celle de la laine rendue irrétrécissable par le chlore et dont les écailles sont profondément attaquées.
- Un autre avantage de ce procédé c’est que le white spirit pénètre immédiatement toutes les fibres même dans les filés fortement tordus. De plus, comme il n’y a pas de chlore libre, la fibre n’est pas oxydée et son aspect au microscope n’est pas modifié. Comme le fait remarquer l’auteur, ce nouveau procédé conduit ainsi à la production d'un nouveau type de laine caractérisé par une structure et un aspect qui ne diffèrent pas de la laine ordinaire mais qui est incapable de se feutrer.
- Le développement technique de ce procédé a posé diverses questions, entre autres, quel est le moment le plus favorable durant les opérations textiles pour l’application de ce traitement. Comme le white spirit est un excellent solvant pour les graisses il est évident que le procédé peut être appliqué à la laine contenant le suint sans qu’il soit nécessaire de la laver au préalable. On peut ainsi rendre la laine infeutrable avant de la filer, ou avant de la tricoter ou de la tisser. On s’était même demandé s’il ne serait pas utile de faire subir à toute la laine ce traitement avant son emploi. Mais on s’est aperçu que beaucoup des qualités que possèdent les lainages sont dues à ce que dans l’usage la feutrabilité de la laine intervient. Notamment, pour les tricots et les sous-vêtements, la laine doit avoir une structure duveteuse qui s’accroît par un léger feutrage. Il faudrait donc appliquer le procédé Drisol aux marchandises ayant un feutrage peu prononcé ce qui éviterait que, dans la suite celui-ci s’accroisse en provoquant le rétrécissement.
- Mais il faut aussi tenir compte d’autres considérations qu’entraîne l’introduction dans l’industrie d’une nouvelle fibre textile. Dans l’état actuel toutes les opérations et toutes les machines se trouvent exactement mises au point. S’il était possible de produire une nouvelle fibre qui ne différerait des anciennes que par une seule propriété elle serait favorablement accueillie. Malheureusement il arrive toujours que la modification d’une des propriétés entraîne aussi des modifications plus ou moins profondes dans les autres propriétés. Ceci nécessite alors des transformations des méthodes et des machines et l’ajustement de méthodes de travail différentes. C’est ce qui cause, en général, le conflit entre l’inventeur et l’industriel,
- conflit dans lequel la situation de l’inventeur est désavantagée. En effet, l’invention n’étant pas entree dans la pratique n’est pas suffisamment connue pour entraîner la conviction générale. Toutefois le manufacturier est tributaire du prix de revient et toute modification dans la marche des machines entraîne un surcroît de dépense. Mais on devrait considérer comme un fait que tout perfectionnement apporté dans les propriétés des fibres constitue un bien qui nécessite forcément une nouvelle mise au point. L’industriel avisé doit le comprendre.
- Revenant sur les relations qui existent entre l’usage au porter et le feutrage, l’auteuren montre un exemple. Un tricot de laine considéré comme satisfaisant montre à l’usage un feutrage progressif qui amène la régularisation des parties plus ou moins relachées. Si le tricot était fait avec de la laine entièrement non feutrable les parties relachées ne pourraient se modifier dans le sens de l’uniformité et à l’usage il se produirait des déchirures. Ceci montre que l’irrétrécissabilité peut présenter des inconvénients mais dans la majorité des cas la clientèle désire des vêlements susceptibles d’être fréquemment lavés sans se rétrécir et de telles marchandises sont maintenant à même d’être fabriquées.
- Dans la discussion qui a suivi cette communication on a envisagé les modifications apportées dans les propriétés tinctoriales de la laine. Il en résulte que l’affinité pour les colorants acides se trouve accrue à froid mais à chaud la différence est plus atténuée.
- M. J. Barritt rappela les procédés brevetés par la Wool Industries Research Association au moyen du chlore gazeux. Il demanda si le procédé au chlorure de sulfuryle en vapeur présente un avantage sur celui à la solution dans le white spirit. Quant au traitement de la laine contenant le suint, le procédé au chlore gazeux est déjà appliqué dans ce cas. M. Ilall indiqua que le chlorure de sulfuryle bout à 70" à la pression ordinaire, en appliquant le vide, on peut faire pénétrer les vapeurs dans toute l’épaisseur de la fibre. L’humidité de la laine joue nu grand rôle dans les deux procédés : chlore et chlorure; dans le premier cas il est préférable de se maintenir entre 6 et 8 % car l’action du chlore étant alors moins rapide le contrôle en est facilité surtout si le gaz circule.
- Le prix de revient indiqué par M. Ilall est de un demi penny par livre.
- * * *
- Propriétés de la fibre Ténasco par L. Rose
- . Celle nouvelle fibre d’une très grande solidité est fabriquée par Courlaulds Ltd au moyen de viscose; elle permet d’introduire celle rayonne dans des fabrications où jusqu’ici elle ne pouvait être utilisée. On savait déjà que l’extension des filaments, au sortir de la filiere permet d’accroître la ténacité, c’est le procédé
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- RÉUNION ANNUELLE DU TEXTILE INSTITUTE
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- Lilienfield, mais si l’on arrive à une ténacité de 5 à 6 grammes par denier, l’élongation est faible.
- Dans les fibres Tenasco de Courtaulds l’étirage au moment de la filature est réglé de telle sorte que la ténacité se trouve accrue en même temps que l’élongation de la fibre ait acquis une valeur appropriée à son usage. C’est ainsi que la Tenasco est livrée sous trois marques A. B. C. La marque A est la plus étirée sa ténacité dépasse de 75 % celle de la rayonne ordinaire, son extensibilité est faible. Son principal emploi réside dans la fabrication des cordages pour pneumatiques. Les marques B et C sont plus extensibles mais leur ténacité est moindre.
- L’auteur a fourni les résultats d’un grand nombre d’essais mécaniques divers notamment les essais de tenacité effectués avec un sérigraphe à plan incliné de Scott.
- A
- Propriétés des fibres Teca par Harold de Witt Smith
- Cette nouvelle fibre, à base d’acétylcellulose est fabriquée par la Tennessee Eastman Corporation filiale d’Eastman Kodak. C’est une fibre courte mise sur le marché en mars ig38. Elle est préparée au départ de linters et d’anhydride acétique, l’acétylcellulose mise en solution est filée dans l’air chaud et les filaments découpés après avoir été ondulés.
- Les caractéristiques commerciales des diverses qualités de fibres sont les suivantes : finesse de i,5 à 20 deniers, brillante ou mate et elle possède des ondulations. L’affinité pour les colorants est celle de la rayonne acétate ainsi que l’action des réactifs chimiques. La Teca noire présente une grande solidité à la lumière, à l’oxydation et au lavage.
- L’emploi le plus intéressant de la fibre Teca seule consiste dans le tricotage pour vêtements de dames, ces matières possèdent les caractères des tricots de laine avec l’avantage de conserver leur forme et leurs dimensions à l’usage, au lavage et au nettoyage. Par sa propriété de ne pas se feutrer, le tricot en Teca n’a pas de tendance à rétrécir.
- La Rayolanda X et WD et leurs propriétés tinctoriales par 11. A. Thomas
- Ges fibres ne sont pas destinées à remplacer la laine mais à l’accompagner pour obtenir de nouveaux effets. La Rayolanda WD possède les propriétés tinctoriales de la laine et peut être filée en mélange avec celle dernière. Les filés ainsi obtenus présentent une ténacité supérieure à celle de la laine pure à l’état sec et à l’état humide, une extensibilité inférieure. L’affinité de la Rayolanda X pour les colorants acides est moindre que celle de la marque WD et que celle de la laine et ceci permet d’obtenir des effets de double teinte sur pièces de laine contenant de la Rayolanda X. D’autre
- part, la Rayolanda WD et X possèdent une grande affinité pour les colorants directs pour colon ainsi que pour les Soledon et les Indigosols. Mais les colorants doivent être bien choisis car les Rayolanda influencent la solidité à la lumière d’un assez grand nombre de colorants.
- Le toucher des Rayolanda est doux, chaud et elles sont plus hydrofuges que la viscose, elles peuvent être rapidement séchées. Il est recommandé d’employer la Rayolanda X pour les mélanges avec la viscose, la «Fibre» ou le coton, tandis qu’en mélange avec la laine il est indifférent d’employer la marque X ou WD, suivant l’effet qu’on veut obtenir.
- Pour la teinture il y a lieu de distinguer les deux marques. La Rayolanda WD, se teint avec les colorants acides, en présence d’acide formique car l’acide sulfurique attaque davantage la fibre. Certains colorants fournissent des teintes unies sur les mélanges de laine et de Rayolanda WD; ainsi la Tartrazine, le Rouge Kilon G, l’Eriocyanine Solide S, ainsi que certains autres, unissent les deux fibres, après une heure, au bouillon, en présence de 2 % d’acide formique. De même on obtient l’unisson par teinture au bouillon pendant une heure en présence de 2 % d’acide acétique avec certains colorants dits « Foulon » comme le Jaune Foulon, les Bleus Solides pour laine GL et BL, le Vert d’Alizarine Cyanine etc. Parmi les colorants métallifères comme le Bleu Néolane 2G, le Vert Néolane BG, les colorants Palatins (et sans doute les colorants analogues Inochrome) donnent aussi des teintes uniformes, la teinture se fait avec 10 % d’acide formique pendant i heure 1/4. Enfin, on trouve aussi parmi les colorants chromatables ou ceux pouvant être appliqués par le procédé métachrome des colorants teignant uniformément le mélange avec la laine, par exemple l’Erio-chrome Verdone S, le Brun Eriochrome DKL, l’Erio-chrome Azurol, les Noirs Eriochrome et analogues.
- Il faut observer qu’avec tous ces colorants la Rayolanda commence par avoir une nuance plus foncée que celle de la laine mais au fur et à mesure que l’opération se prolonge, les nuances des deux fibres se rapprochent car le colorant passe de la Rayolanda sur la laine. Par suite de ce phénomène les essais de teinture doivent être prolongés durant 1, 2, 3 heures ou davantage afin de pouvoir sélectionner les colorants convenables. L’auteur a fait une étude systématique de l’influence de la température, de la durée, de l’acidité, de la longueur du bain sur la teinture.
- Quant.aux solidités des teintures, les colorants cités précédemment donnent des teintures dont les solidités sont comparables à celles sur laine. Pour faire l’essai de solidité au lavage, on traite l'échantillon dans une solution de savon à 1/2 % à 4o° pendant 20 minutes en l’exprimant plusieurs fois. La plupart des colorants directs ont une solidité au lavage qui est supérieure à celle sur colon ou viscose.
- Quant à la Rayolanda X on a déjà indiqué que son affinité pour les colorants acides est moindre que celle de la laine et de la marque WD. Les mélanges de Rayolanda X et Fibro-viscose teints avec des colorants
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- directs donnent des teintes plus pâles sur viscose. Là encore l’auteur a étudié l’influence de l'addition de sel, de la température, de la durée et de la dilution du bain dans l’obtention de contrastes sur les deux fibres. Enfin, même les azoïques obtenus avec les Naphtazols sont plus intenses sur Rayolanda X que sur Viscose Fibro. Dans le cas où on désire réserver la viscose on pourra utiliser des colorants acides et des colorants chromalables. Les contrastes peuvent encore être accentués en introduisant une troisième fibre comme
- la rayonne acétate par exemple ce qui permet d’obtenir deux tons d’intensités différentes sur la Rayolanda X et sur la viscose Fibro et une autre nuance avec un colorant pour rayonne acétate.
- Mais, ainsi qu’il résulte des travaux de l’auteur, l’obtention d’un effet déterminé nécessite au préalable une minutieuse sélection parmi les colorants et une mise au point des conditions qu’il faut remplir.
- A.
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- TEINTURE
- Sur la teinture de la rayonne d’acétate et de la laine d’acétate. — Anonyme. — Klepziy’s Texlil-Zeilschrift, décembre 1938, p. 700-702.
- L’application des colorants dispersés pour rayonne d’acétate (Celanese, SRA Cibacète, Sétacyle, Dura-nol et Celliton solides), nécessite de l’eau douce ou alors l’addition de dispersants insensibles aux sels de dureté de l’eau. Pour émulsionner le colorant, on l’empâte avec du sulforicinale ou avec un bon dispersant et on verse la bouillie dans le bain de teinture, à travers un tamis. Avant teinture, le tissu doit être parfaitement mouillé à l’eau chaude. On teint à 60-70°C pendant une heure au plus, suivant la montée des colorants. Quand on réchauffe le bain de teinture, au cours de l’opération, il faut sortir les pièces lorsque le chauffage est à vapeur directe, faute de quoi, les parties de pièces entrant en contact avec la vapeur subiraient des modifications de structure et n’uniraient pas ou conduiraient à la formation de taches impossibles à éliminer par la suite.
- Après teinture, on suspend les pièces à l’air pendant un certain temps, mais on ne doit jamais les mettre en plis en un endroit frais, de crainte qu’il ne se forme des faux plis et des cassures difficiles à faire disparaître complètement. Après teinture, les pièces sont rincées d’abord à tiède, puis à froid.
- L’obtention de teintures foncées et noires solides au frottement et à la sueur est conditionnée par la bonne préparation de l’émulsion du colorant, par l’emploi d’eau douce, d’agents de dispersion insensibles aux sels calcaires, par l’emploi de bains pas trop concentrés, par une durée convenable de teinture.
- La fibre, puisqu’elle dissout le .colorant en suspension dans le bain de teinture, ne peut plus, après s’être salurée de colorant, absorber l’excès de ce dernier. Aussi n’est-il pas indiqué d’accélérer la teinture en concentrant et chauffant fortement les bains de tein-ture.
- Le procédé anglais pour améliorer la solidité au frottement et à la sueur des teintures sur acétate de cellulose ne donne pas des résultats satisfaisants. Il
- consiste, en effet, à faire sublimer l’excès de colorant sur la fibre en soumettant les pièces après teinture, à un courant d’air chauffé à 160° C. Le colorant doit ainsi pénétrer par sublimation à l’intérieur des fibres. Mais le déplacement du colrant ne s’opère pas seulement à l’intérieur des fibres ; il mâchure aussi les parties claires et les blancs des pièces. En outre, la sublimation modifie la plupart des nuances.
- La teinture des tissus mixtes en rayonne ou laine cellulosique de viscose ou de rayonne ou de laine d’acétate présente plus de difficultés que la teinture d’autres tissus mixtes. Certains colorants pour l’une des fibres montent plus ou moins sur l’autre sorte de fibre, ce qui modifie la nuance et complique l’échantillonnage. Les teintures sur acétate changent plus à l’état mouillé que les teintures sur viscose. Lors de l’échantillonnage des tissus mixtes, il faut sécher, puis humidifier normalement et laisser revenir les échantillons à la température normale (virage de certaines couleurs à la chaleur).
- Il faut également tenir compte du virage de certains coloris à la lumière artificielle et de l’influence des effets de lissage sur les nuances. Pour une même tonalité, les teintures paraissent plus claires sur les fibres brillantes et plus foncées sur les fibres mates. La torsion du fil joue aussi sur la tonalité des nuances, les fils plus fortement retordus paraissant plus foncés dans un tissu donné.
- Les températures supérieures à 80° C sont les plus favorables pour la teinture de ces tissus mixtes : laine cellulosique et acétate de cellulose, avec des colorants pour acétate et des colorants directs. Avec certains colorants, on teint entre 70 et 80° C. Les rayonnes mates ne sont généralement pas attaquées par la teinture à l’ébullition. Tl faut donc employer des colorants qui montent suffisamment bien à celle température. On teint avec addition de sel marin ou de sulfate de soude, en présence d’agents retardateurs, comme le savon, les huiles sulfonées ou les sulfonates d’alcools. Il n’est pas indifférent d’employer le sel marin ou le sulfate de soude, car certains colorants montent mieux en présence de sulfate de soude qu’en présence de sel marin,
- L. B.
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- La teinture substantive des fibres artificielles. — W. WELTZIEN et K. WINDECK-SCHULZE. — Zeit. f. Angewandle Chemie, 1938, p. 729.
- Dans la teinture substantive, le sel de sodium d’un polyazoïque, ou d'un colorant stilbénique, ou d’une urée, etc... est adsorbé par la fibre cellulosique, en présence d'électrolytes forts, de sa solution aqueuse neutre, ou faiblement acide ou alcaline. On sait d’ailleurs que, dans une large mesure, ce processus est réversible. Les recherches entreprises sur la teinture du colon avaient donné lieu à des conceptions théoriques plus ou moins exactes sur la nature de la fixation des colorants et sur les causes de la substantivité. Mais l’importance croissante de la teinture substantive des rayonnes et de la laine cellulosique a tout remis en question. D’une façon générale, les fibres de cellulose régénérée se comportent beaucoup moins simplement que le coton, au point de vue tinctorial. On constate une infinité de différenciations plus ou moins marquées,entre les diverses fibres d’une part, et entre les divers colorants d’autre part. L’expérience montre que les faits établis pour le coton ne sont pas valables pour toutes les fibres cellulosiques. Les nouvelles recherches ont été rendues difficiles par le manque d’une méthode suffisamment sûre : il fallait trouver autre chose que les estimations incertaines basées sur la comparaison d’échevettes teintes. A la suite de travaux assez longs, on a pu mettre au point des méthodes d’expérimentation satisfaisantes (1).
- On a beaucoup discuté antérieurement de l'influence de la conslilulion des colorants sur leur substantivité, et on esl arrivé ces dernières années à des conceptions nouvelles sur cette question. Il résulte d’ailleurs des recherches sur la teinture des fibres artificielles, que la substantivité ne se définit pas aussi simplement que l’on croyait pouvoir le faire sur la base de l’expérience acquise avec le colon. Au surplus, dans le cas des fibres artificielles, une très forte substantivité n’est nullement favorable. Il est maintenant reconnu que la substantivité ne dépend pas seulement de la constitution du colorant, mais aussi de la nature de la fibre cellulosique à teindre. Sous celle réserve, les travaux qui visent à établir la relation existant entre la constitution des colorants et leur substantivité présentent toujours le plus grand intérêt. Il n’est pas inutile d’en résumer l’essentiel.
- Selon Meyer (2) les facteurs importants pour la substantivité étaient la grandeur moléculaire, la forme allongée des molécules, la présence de certains substituants (OII, CONH). Ruggli (3) estimait que, pour être substantif, un colorant devait nécessairement avoir un caractère « bipolaire » c’est-à-dire posséder des groupes hydrophiles (sulfo) à l’une des extrémités de sa molécule. Plus récemment, Schirm (4) a montré que la « bipolarité » ne peut à elle seule conférer la substantivité. Parmi les polyazoïques les plus courants, il en est qui sont bipolaires sans être substantifs, et d’autres qui sont substantifs quoique non bipolaires. Un colorant peut même à la fois avoir une longue
- chaîne et être bipolaire sans pour cela être substantif-C’est notamment le cas du monoazoïque : Lauroyl-p-phénylènediamine -> Sel R.
- OH SO3Na
- S0sNa
- O U
- I
- CO
- 2
- D’après Schirm, la substantivité nécessite la présence d'une longue chaîne avec des doubles liaisons conjuguées. Dans la plupart des colorants utilisés, celle chaîne comporte des noyaux aromatiques. Mais il n’est pas indispensable que la molécule renferme de tels noyaux, comme le montre le cas de la Bixine
- CH3-O-CO-CH=CH-[C(CH3)=Cn-CH=CH]4-COOH qui doit sa substantivité à ses doubles liaisons conjuguées. La théorie précédente n’explique pas, toutefois, la différence qui existe entre la Benzopurpurine 4B, subslanlive, et son isomère non substantif dans lequel l’o-tolidine est remplacée par la m-tolidine. Sur ce point, Schirm est d’accord avec d’autres auteurs pour estimer que la proximité des deux groupes méthyle crée un empêchement stérique défavorable à la substantivité. Des cas analogues ont été étudiés par Ruggli (5) (isomérie cis-trans des colorants stilbé-niques).
- Les idées de Schirm ont été confirmées récemment par les travaux de Schramek et Rümmler (6). Ces derniers ont en outre attiré l’attention sur l’influence de la solubilité, conditionnée par le nombre de groupes sulfo. Si l’on diminue ce nombre, la solubilité est moins bonne, mais l’affinité pour le colon augmente. L’optimum de substantivité se place entre l’insolubilité et la très bonne solubilité dans l’eau. On sait d’ailleurs que, d’une façon générale, les acides libres des colorants substantifs sont beaucoup moins solubles que ceux des colorants acides. La même remarque est valable, au sujet de la floculation par salage des sels de sodium.
- On connaît depuis longtemps la propriété que possèdent les colorants substantifs de former des solutions colloïdales. Plus exactement, il s’agit de « colloélectro-lytes » dans lesquels l’anion qui a les dimensions d’un colloïde est peu mobile, tandis que le cation sodium est au contraire très mobile. La colloïdité des solutions de colorants substantifs a fait l’objet de nombreuses recherches qui présentent de l’intérêt pour l’explication des phénomènes tinctoriaux, bien que ces derniers ne se confondent pas absolument avec les phénomènes colloïdaux. L’une des principales difficultés que les chercheurs ont eu à surmonter fut l’obtention de colorants substantifs exempts d’électrolytes étrangers. On y est parvenu par différents moyens : synthèses à partir de produits purs, suivies de dialyse, rccrislalli-
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- sation, salage avec acétate de sodium et lavage à l’alcool chaud, salage avec carbonate d’ammonlum détruit ensuite par chauffage, etc... Dans la pratique les teintures sont toujours effectuées en présence d’électrolytes; les essais avec des colorants exempts de ces substances avaient seulement pour but d’atteindre le « point zéro » de la concentration de sel. Les propriétés des solutions aqueuses des colorants : conductibilité, pression osmotique, viscosité, tension superficielle, etc... dépendent en effet, dans une large mesure, de la présence ou de l’absence d’électrolyte.
- Le fait saillant est le grossissement des particules par addition d'électrolyte, qui se traduit par une diminution de vitesse de diffusion. Comme le phénomène de teinture comporte une diffusion du colorant à l’intérieur de la fibre, on a depuis longtemps attribué une grande importance, ou point de vue tinctorial, aux altérations de grosseur des particules. La mesure de la diffusion est donc d’une importance fondamentale. On ne l’effectue plus maintenant à travers la gélatine : on préfère étudier la diffusion libre dans le solvant pur, selon l’une des trois méthodes d’Auer-bach (7), de Fürth (8), ou de Valkô (9). Dans l’ensemble, les mesures de diffusion ont permis d’établir les points suivants :
- 1° Les colorants substantifs purs, exempts d’électrolytes étrangers, ont un pouvoir de diffusion très élevé. La forte diffusion de l’anion est due non seulement à la petitesse de la particule dans ce cas, mais encore à la différence du potentiel existant entre le cation métallique très mobile et l’anion peu mobile : il en résulte que le premier entraîne le second par attraction élec-trostastique.
- 20 La présence d’une quantité importante d’électrolytes étrangers annihile l’action accélératrice des cations, en neutralisant les différences du potentiel. Dans ces conditions les lois ordinaires de la diffusion deviennent valables, et permettent de calculer la grosseur des particules et les facteurs d’association. Les colorants substantifs se distinguent nettement ici des colorants acides et des colorants basiques. Tandis que l’on trouve pour ces deux dernières catégories des facteurs d’association de l’ordre de 1 à 2, on trouve pour la Benzopurpurine 4B : 400 ; pour le Rouge Congo : i5; pour le Bleu Chicag 6B : 4. On voit d’ailleurs que les colorants substantifs présentent entre eux de grandes différences à ce point de vue. '
- 3° Quand la température s’élève, la grosseur des particules diminue et la vitesse de diffusion augmente. Mais l’influence relative de la quantité de sel est, à 750, analogue à ce qu’elle est à 25°.
- 4° Si l’on ajoute un excès encore plus fort d’électrolyte étranger, l’aggrégation devient telle, que la floculation se produit. Sur les conditions qui déterminent la floculation, il est impossible d’établir une règle générale, tant en ce qui concerne la quantité d’électrolyte nécessaire que l’influence de la température sur cette quantité.
- Q suivre).
- Le traitement subséquent des teintures au soufre. — FRISCHE. — Das cleutsche ivollen-Gewerbe, sept. 1938, p. 1 x45-1146.
- Si l’on traite subséquemment les teintures au soufre, c’est pour parfaire leur développement et pour augmenter leur résistance au magasinage. Le traitement diffère suivant la qualité de solidité à conférer : solidité à la lumière, au débouillissage, au lavage, à la surteinture, etc... On emploie : l’avivage au savon, à la soude et aux émulsions d’huile, le traitement subséquent par de l’acétate ou du formiate de soude, par le bichromate de potasse et le sulfate de cuivre par le perborate de soude ou l’eau oxygénée et le vaporisage avec adduction d’air ou le magasinage en milieu humide à une température déterminée.
- Pour aviver les teintuies et adoucir en même temps la fibre, on savonne à chaud avec 2 à 5 gr. de savon et 1 à 3 gr. de carbonate de soude par litre d’eau non calcaire. Si l’on ne dispose que d’eau calcaire, on remplace le savon par un sulfonate d’alcool gras et le carbonate par du métaphosphate de soude (calgon).
- Le traitement par des émulsions d’huile approfondit la nuance des teintures au soufre et confère un toucher plein et doux à la fibre. L’huile émulsionnée doit être en dispersion très fine pour rester en émulsion au.cours du traitement. Poux' préparer les émulsions d’huile d’olive, d’huile d’arachide ou d’huile minérale ,on utilise des émulsifs (emulphor EM, nekal AEM). Poux- débronzer certaines nuances on ajoute 1 gr. 5 de colle par litre d’émulsion. Après avivage, on sèche directement sans dépasser la température de 30-40°C.
- Le traitement en acétate ou en formiate de soude n’intervient que lorsqu’on avive les nuances en acide, sans corps gras, et de façon à empêcher la libération d’un acide qui attaquerait les fibres lors de la dessication. Ce traitement convient en particulier poux- le craquantage. On emploie 10 gr. d’acétate ou de formiate de soude par litre de bain d’encollage ou de rinçage dont on maintient la température à 35-45°C.
- Un certain nombre de colorants au soufre (en particulier des bleus) ont leurs teintures avivées et embellies par oxydation au moyen d’oxydants doux ou par vaporisage. On combine ici le vaporisage avec l’oxydation par l’air, en se servant de coffres à vaporiser1 spéciaux munis d’un tuyau de vapeui' avec injecteur d’air. La marchandise est placée sur des lattes ou sur des bâtons.
- Poux’ éviter la condensation de la vapeui’ sux1 la marchandise, on chauffe d’abord l’intérieur du vaporisage (qui est fermé hermétiquement) avec la vapeur indirecte jusqu’à ce que la température soit montée à 95°C puis l’on admet le mélange de vayeur et d’air. La durée du vaporisage dépend de la profondeur de la teinture et de la qualité de la marchandise ; elle varie de 30 à 40 minutes.
- Après le vaporisage on rince plusieurs fois à l’eau tiède et à l’eau froide, puis on fait sécher. Mais on peut aussi savonner à chaud avant de sécher. Il importe que la marchandise soit bien essorée et que la
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- teinture soit bien répartie, avant d’entrer au vaporisage.
- Le coton en bourre est oxydé par magasinage en atmosphère humide, plutôt que par vapoiisage, en mettant en tas que l’on recouvre d’une toile, la marchandise essorée régulièrement, mais pas excessivement, après teinture. On abandonne pendant la nuit après avoir imbibé les toiles de bain de teinture.
- Pour aviver certaines teintures au soufre, on les traite par un bain d’eau oxygénée ou de perborate de sodium. Le bain est monté avec 10 à 15 % d’eau oxygénée à 3 % et on l’additionne de 1,5 % d’ammoniaque (quantités se rapportant au poids de la marchandise), au moment d’introduire la marchandise exprimée bien régulièrement. Le traitement dure de 25 à 45 minutes, il est suivi d’un rinçage. Le perborate s’emploie à raison de 1 à 2,5 %.
- On règle la quantité d’oxydant à employer suivant le degré d’exprimage de la marchandise et suivant la profondeur de la nuance.
- On traite un plus grand nombre de teintures au soufre par du bichromate de potasse, du sulfate de cuivre ou du sulfate de nickel en vue d’en améliore!' la solidité à la lumière, au lavage, au débouillissage et surtout à la surteinture (filés à tisser avec de la laine. Suivant la quantité de colorant fixée sur la fibre, on emploie 1 à 2 % de bichromate de potasse et 0,5 à 1,75 % de sulfate de cuivre. On ajoute en plus 2 à 4 % d’acide acétique ou bien 0,5 à 0,75 % d’acide formique. On réalise ce traitement dans des récipients en bois ou dans des appareils en cuivre ou en nickeline. Il faut tenir compte lors de l’échantillonnage du changement de nuance que subissent les teintures par ce traitement.
- On opère le traitement pendant 25 à 40 minutes à une température de 80 à 90°C, puis on rince et on fait sécher sans savonner.
- L. B.
- IMPRESSION
- Impression moderne. — G. HASSE. — Journ. Soc. Dyers and Colourists, janvier 1939, p. 6-9.
- Dans l’impression directe on produit les dessins, colorés au moyen de colorants appartenant à des classes différentes. A côté des colorants pour cuve on peut trouver des colorants azoïques de groupes différents, des colorants au chrome, des leuco-esters de colorants pour cuve et du noir d’aniline.
- L’auteur étudie les raisons pour lesquelles on a abandonné les anciennes méthodes d'impression directe avec des colorants d’une seule et même classe, il mentionne entre autres la forte position qu’ont pris en impression les colorants pour cuve. En premier lieu les qualités de solidités réservent à ces colorants une destination à bon nombre d’articles, shirtings notamment.
- On a tendance à remplacer les colorants pour cuve, dont il faut un pourcentage élevé par les colorants
- Rapidogène qui permettent d’obtenir les mêmes nuances avec des concentrations moyennes.
- La mousseline est imprimée spécialement avec des colorants naphtol.
- A noter que l’application des colorants pour cuve a subi moins de modifications que l’application des colorants de naphtol. En effet on imprime les premiers encore avec du carbonate de potasse et du formaldéhyde sulfoxylale de soude, alors que l’emploi du carbonate de soude ou de la soude caustique, au lieu de carbonate de potasse est exceptionnel.
- Un point intéressant est l’impression en demi-tons de dessins multicolores à l’effet de doubler les coloris imprimés. Une couleur à imprimer de ce genre composée d’oxyde titanique, d’albumine et de gomme adragante avec une addition de Peregal OK est imprimée avec le premier rouleau, la réserve étant ensuite imprimée sur les parties déjà imprimées du dessin, au moyen des rouleaux qui se suivent et l’on obtient ainsi les effets demi-ton. On peut exécuter ce procédé par impression au tamis.
- Pour l’article ameublement on emploie les colorants au chrome à cause de leurs couleurs ternes difficiles à imiter avec d’autres colorants, surtout si l’on tient compte du prix de revient. Mais depuis peu les conditions ont changé en Allemagne, depuis qu’on fabrique les cretonnes, non plus en coton, mais en rayonnes différentes. Il s’ensuit que le champ est actuellement ouvert aux colorants pour cuve et aux Rapidogènes.
- En ce qui concerne les colorants de naphtol, on ne peut leur réserver une destination unique, comme aux colorants pour cuve et aux colorants au chrome ; la cause en est peut-être dans certaines lacunes que présentent les naphtols, mais plus certainement dans la grande variété des méthodes d’application.
- L’article imprimé avec des bases solides diazotées et des sels de colorants solides sur fonds de naphtol, emploie un bon nombre de colorants supplémentaires. En plus des colorants basiques, des colorants au chrome et des colorants pour cuve, peu utilisés dans cet article, on rencontre le groupe important des Indi-gosols, dont les différents membres sont imprimés par le procédé au nitrite, généralement appliqué pour ces articles surimprimés. Il n’est pas facile de combiner les colorants pour cuve avec les sels solides, car ces derniers sont sensibles au réducteur employé. Font exception, les colorants Variamine qu’on peut employer par diverses méthodes.
- Les colorants Rapides solides présentent l’avantage d’être développés par vaporisage neutre. Toutefois 011 les a abandonnés en faveur des colorants Rapidogène, parce que les bleus solides et les bleus marine font défaut dans le premier groupe.
- Récemment un nouveau type de colorant naphtol a été lancé pour l’impression ; son application repose sur l’idée ingénieuse de solubiliser le colorant naphtol tout fait à la manière d’un ester. Ainsi un nouvel écarlate de ce type est, au point de vue chimique, plus comparable à un Soledon qu’à un colorant azoïque, mais il existe une différence fondamentale
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- dans le mode de développement. Alors que les leuco-esters de colorants pbu reuve sont toujours développés en milieu acide, le nouveau colorant est transformé en matière colorante insoluble par traitement alcalin.
- . On emploie sur une grande échelle le dernier groupe de colorants naphtol à savoir : les Rapidogènes, dans l’impression directe. Actuellement les dessins à 6-8 couleurs constituent un article courant sur tissus de colon, de viscose ou d’autres rayonnes, tant par impression au rouleau que par impression au tamis. Généralement on applique les colorants Indi-gosol en combinaison avec des colorants Rapidogène. L’emploi des Indigosols offre des avantages, bien que le prix de ces leuco-esters, on le sait, soit presque le double de celui des colorants pour cuve correspondants. En effet la différence de méthode de développement permet d’employer avec profit les leuco-esters jusqu’à concurrence d’une certaine profondeur de nuance. La différence est plus grande entre le rendement d’un colorant pour cuve fixé à partir d’une cuve et le rendement de ce même colorant fixé au départ d’un leuco-ester.
- On ne sait pas exactement le pourcentage de colorant pour cuve fixé sur la fibre lorsqu’on imprime avec carbonate de potassium et formaldéhyde sulfoxy-lalc de soude. Les imprimeurs emploient un excès important de ces deux derniers produits pour la sécurité de travail dans ce genre d’article.
- Le développement des impressions de leuco-esters par le procédé au nitrite ou le procédé au sulfocyanure fixe les leuco-esters avant que ne soient formées les couleurs finales, Lorsque les conditions d’opération sont bien contrôlées, le rendement est proche.de 100 %. Il faut tenir compte aussi de la différence de prix de revient entre la méthode au nitrite et celle au sulfoxylate-formaldéhyde et carbonate potassique. En définitive l’impression aux Indigosols revient meilleur marché, par suite de l’absence de carbonate de potassium, de formaldéhyde sulfoxylate sodique et de glycérine et aussi grâce au meilleur rendement de couleur. Cette différence effective peut être mise à profil en pratique par l’emploi d’une plus grande quantité de colorant.
- Les colorants accompagnant les Rapidogènes sont développés par deux méthodes : les méthodes au chlorate et au nitrite. L’impression des Indigosols avec du chlorate et du sulfo-cyanure est avantageuse en ce sens que Indigosols et Rapidogènes se développent en vapeur acide. Nombre d’imprimeurs préfèrent la méthode au nitrite, car elle donne un meilleur rendement., notamment avec le vert Tndi-gosol IB, le nitrite étant décomposé par la vapeur acide. Les pièces vaporisées sont foulardées avec une solution à 1 à 2 % de nitrite de sodium, puis immédiatement plongées dans de l’acide sulfurique dilué. La quantité et la température de ce dernier ne doivent pas être trop élevées, autrement les colorants Indigosols pourraient être partiellement éliminés de la fibre.
- Généralement on imprime ces colorants avec, comme épaississant, de l’amidon-adragante, lequel donne un bon rendement. Mais comme la couleur n’unit pas toujours d’une façon satisfaisante, il est préférable d’augmenter la quantilé d’adragante, en diminuant la proportion d’amidon. Le Solvilex ST et la mousse de Caragheen conviennent également, de même que le british-gum pas trop transformé ; le dernier épaississant donne moins de stabilité à la couleur à imprimer, mais si l’on utilise la couleur en un laps de 3 ou 4 jours, on peut employer du british-gum. Le choix de l’épaississant dépend aussi de la grandeur de l’article à imprimer.
- Pendant longtemps les imprimeurs ont désiré imprimer les colorants pour cuve à côté des colorants Rapidogène ; malheureusement les leuco-composés des premiers sont sensibles à l’action de la vapeur acide. Or, désormais, il est possible de fixer les colorants Rapidogène par vaporisage neutre. Ce nouveau procédé est réalisé par l’addition à la couleur à imprimer d’un solvant organique basique, volatil, dénommé Développeur de Rapidogène N’.
- Les pièces imprimées sont fixées par de la vapeur neutre agissant pendant 5 minutes et, en fait de traitement subséquent, elles sont juste rincées et savonnées.
- A présent on dispose de 15 colorants Rapidogène pour cet article, comprenanl les jaune, orangé, écarlate, rouge, bordeaux Rapidogène et les précieux bleus B et R, ainsi que le bleu marine R 11 est à peine nécessaire de souligner l’importance de cet article.
- A l’avenir, les usines d’impression pourront appliquer les Rapidogènes sans recourir au vaporisage acide qui ne peut être réalisé de façon satisfaisante que dans un vaporisage construit en acier inattaquable aux acides. La comparaison des Rapidogènes aux colorants pour cuve a montré que les premiers donnent des impressions unies sur lissus difficiles tels que crêpes, salins en rayonne viscose, sans employer de rouleau amidonneur, ce qui conduit à un meilleur rendement et à plus de vivacité qu’avec les colorants pour cuve.
- Nous sommes actuellement au milieu d’une période de dispersion des méthodes d’impression : l’imprimeur peut utiliser quatre groupes différents de colorants de la classe naphtol ; l’un d’eux vient de faire apparition sur le marché. Grâce à la nouvelle méthode de développement pour les Rapidogènes on peut, à présent bien mieux qu’auparavant ,combiner les colorants naphtol avec les colorants d’autres groupes.
- Si les méthodes précédemment passées en revue reposent sur la fixation sur fibre d’un colorant soluble ou se solubilisant au cours des traitements que subit les tissus imprimés, l’impression des pigments utilise l’addition d’un agent fixateur aux couleurs insolubles. Les impressions mates sont généralement produites avec de l’oxyde titanique ou de l’oxyde de zinc que l’on fixe avec de l’albumine, de la séricine, de l’Apprelan A ou de la Mowilith II. Pour cet article, on utilise actuellement l’oxyde titanique en combi-
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- naison avec l’Apprelan A, l’albumine et l’hexamélhy-lènc tétramine. Les impressions ont un toucher doux remarquable et les pâtes d’impression peuvent être colorées avec des colorants directs, comme par exemple, les marques de Sirius supra, ou avec des colorants pour cuve finement dispersés, comme les colorants Suprafixes.
- Ges elfcts mats conviennent à tous les tissus de rayonne ; on les imprime à côté de colorants pour cuve, de Rapidogènes et de colorants Gelliton solides.
- On a produit aussi, au pochoir, des impressions de pigments fixées au moyen de vernis au nitrate de cellulose, l’effet brillant plastique n’étant pas réalisable au rouleau, ni au tamis.
- Les tissus minces comme le voile et le crêpe Geor-gette sont imprimés sur du verre ou sur des feuilles de métal, parce que le vernis séché s’enlèverait diffi-cilement du doublier. Mais le procédé présente des inconvénients : adhérence insuffisante des effets imprimés sur le tissu et tendance à se casser après séchage des impressions relativement grandes. On y remédie en mélangeant à la couleur un vernis, par exemple de l’apprêt Kasara pour carton fin avec des résines d’alkydes et des plastifiants.
- Dans la catégorie des impressions de vernis, on peut ranger les impressions de poussières produites au moyen d’apprêt Kasara blanc ou coloré. Les parties imprimées sont, avant séchage, saupoudrées de poussière de viscose, pouvant être teinte au préalable en colorants directs. L’impression de pigments n’a pas eu de succès dans l’impression au rouleau ,à cause de son manque de solidité au savonnage et au frottement. Cependant les imprimeurs ont intérêt à éviter les traitements subséquents, tels que vaporisage, développe ment, savonnage, en vue d’un meilleur prix de revient. Ce genre d’impression a été poussé aux Etats Unis où l’on peut trouver actuellement des pâtes à imprimer toutes prêtes. Les pigments finement dispersés, par exemple des poudres de colorants pour cuve, sont mélangés d’agents fixateurs, tels que vernis au nitrate de cellulose et certains dérivés cellulosiques dissous dans des solvants organiques. Pour cette méthode qui est semblable à l’impression du papier, on utilise une machine à imprimer quelque peu modifiée. La modification comporte une gravure peu profonde, telle que celle produite par procédé photographique. Les pièces imprimées sont séchées sur des tambours chauffés pour assurer une solidité au frottement suffisante. La machine à imprimer des vernis convient spécialement pour les tissus serrés et unis, comme les satins, les taffetas, etc..,, alors que la faible quantité de couleur appliquée par la gravure légère ne couvre pas suffisamment les tissus dont la texture est rugueuse, tels que les cretonnes, les crêpes, etc... Or, le prix d’une bonne impression avec colorants pour cuve n’est pas inférieur à celui des autres impressions réalisées avec les mêmes colorants pour cuve, par la méthode ordinaire au carbonate de potassium et au formaldéhyde-sulfoxylate de
- sodium, comprenant en plus les traitements de finition : vaporisage, développement, etc.
- En Angleterre, l’impression directe sur acétate de cellulose a plus d’importance que sur le Continent. Sur l’acétate dont les propriétés sont spéciales, on ne peut appliquer' que les colorants de quelques groupes seulement. Les colorants Gelliton solides et similaires donnent des impressions pures dans bon nombre de nuances ; mais, dans l’impression au rouleau ou au tamis, il est difficile d’atteindre sur rayonne à l’acétate de cellulose, la vivacité des colorants acides sursoie. La solution à ce problème de la vivacité a été pour ainsi dire réalisées par l’emploi de colorants d’une nouvelle classe : les colorants Astrazon solubles à l’eau. Ceux-ci se dissolvent le mieux dans de l’eau chaude contenant de la Glyécine A. On incoporc leur solution dans un épaississant à la gomme, pa exemple la gomme de Sénégal, ou la gomme industrielle ; au moment d’imprimer, on ajoute du Celloxanc, c’est-à-dire un mordant pour la rayonne à l’acétate. Après l’impression les pièces sont vaporisées sans pression, pendant 30 à 45 minutes. Les pièces vaporisées sont traitées directement en boyau, dans une solution à 3-5 gr. de Katanol WL par litre. Cet article convient pour la rayonne d’acétate brillante ou mate, ainsi que pom-les mélanges de cette fibre avec de la rayonne de viscose, en particulier lorsque la première fibre constitue la plus grande partie de la surface du tissu par exemple, les satins. Les impressions sont extrêmement vives et en même temps bien solides à la lumière à l’eau, au lavage et à l’eau de mer, en sorte que l’impression de la rayonne à l’acétate de cellulose avec ces colorants a pris une grande extension.
- Des progrès ont été réalisées dans la teinture des fonds à ronger, en nuances claires seulement : pour nombre d’articles, les imprimeurs ont passé des teintures directes aux fonds foulardés avec Indigosols, plutôt par raison de prix de revient, que par raison de solidité au lavage ; cette assertion étant justifiée lorsqu’on compare, non pas le prix des colorants directs à celui des leuco-esters de colorants pour cuve, mais les méthodes de teinture. La teinture directe du colon sur jigger et celle des rayonnes en boyau dure au moins quatre heures, alors que les Indigosols sont appliqués par foulardage en pâte, en quelques secondes. La comparaison des enlevages de colorants pour cuve sur teintures directes pâles aux réserves de colorants pour cuve foulardées avec Indigosols, après vaporisage, montre que la teinture directe nécessite un séchage en plus, alors que l’emploi des Indigosols économise la teinture tout à la fois. Ce point de vue semble correct parce que le foulardage est combiné en un passage avec le développement des réserves aux colorants pour cuve ; procédé nécessaire, dans certains cas, pour les enlevages enluminés aux colorants-cuve sur teintures directes. Rien qu’il n’y ait à opposer au prix de l’Indigosol que le coût d’une teinture longue et celui d’un séchage, l’avantage teste aux Indigosols. Par suite, les réserves de colorants-cuve sous fonds de leuco-esters de colorants pour cuve ser-
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- NOUVEAUX COLORANTS
- veut généralement pour les tissus de vêtements colon, pour les llanellettes, pour les filés de rayonne viscose et pour les crêpes. Beaucoup de ces articles n’ont pas besoin d’être teints en nuances solides au lavage, en sorte qu’on peut employer les marques d’indigosol les moins chers. La réserve blanche a toujours meilleure apparence que l’enlevage le mieux réussi sur teinture directe.
- Le même procédé de réserve a acquis de 1 importance dans l’impression des tissus pour chemise, notamment pour les dessins que l’on imprimait avec des colorants-cuve, en particulier les dessins de petite surface avec alternances de raies blanches non imprimées. Actuellement on applique aussi le procédé à
- NOUVEAUX
- Société pour l’Industrie Chimique à Bâle.
- LeS COLORANTS DIRECTS SUR TISSU COTON
- La carte d’échantillons N° 1675 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle illustre 118 colorants directs en teinture directe traitée ultérieurement aux sels métalliques. La carte contient les procédés de teinture détaillés en bain alcalin, neutre, et d’acide acétique, le remontage en colorants basiques, ainsi que les traitements ultérieurs aux sels métalliques, à la formaldéhyde, au Lyofix DE ou à la Sapamine KW.
- Les solidités sont indiquées sur des tables en face des teintes correspondantes.
- La carte d’échantillons N° 1681 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, illustre le
- GRIS CiBANONE G © PATE SIMPLE
- Ce colorant qui possède des solidités remarquables convient particulièrement à l’impression de l’article chemises ou cotonnades. Les échantillons imprimés illustrent le Gris Cibanone G © pale simple, tel quel et nuancé avec l’Or orange Cibanone 2 R ® pâle double en combinaison avec le Noir à la cuve pour impression GL micropâle. Ce colorant convient également à la teinture en pièce sur foulard, à l’élal non réduit, avec réduction ultérieure du colorant sur jigger.
- Les cartes d’échantillons N° 1690 et 1691 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle illustrent les
- Colorants Rosanthrène Et diazo sur filés De
- GOTON ET TISSU DE COTON
- Ces colorants se teignent en bain alcalin de sulfate de soude, sont diazotés ensuite sur la fibre et enfin développés. Comparées à l’ancienne carte N° 1217, ces cartes nouvelles contiennent en plus les marques suivantes :
- Orange Rosanthrène 2R
- Vert diazo brillant G
- Bleu diazo solide b BW.
- l’article shirting, en imprimant la réserve blanche bon marché, à côté de teintures à la cuve foncées. Après vaporisage, on foularde, comme d’habitude avec des Indigosols. Ce procédé est plus rapide comme impression et meilleur marché comme frais de gravure.
- De ce qui précède, il ressort que les nouveaux colorants permettent de produire des effets plus vifs et plus solides, avec les dérivés de naphtol. Grâce à la variété des méthodes d’application des colorants appartenant à plusieurs classes, il est possible de combiner un bon effet d’impression avec un bon rendement.
- L. B.
- COLORANTS
- Les solidités ont été indiquées dans ces cartes sur des tables en face des teintures correspondantes.
- La carte d’échantillons 1692 de la Société pour l'Industrie Chimique ci Bâle, intitulée
- Colorants Néolane dans l’impression Vigoureux illustre 40 colorants sur peigné. Les colorants Néolane se fixent facilement et régulièrement à la vapeur et leur application d’après le procédé indiqué permet d’obtenir un peigné présentant un toucher doux et une bonne lenuè en filature. Les impressions supportent un foulon léger; par contre elles ne peuvent pas être considérées comme solides au potting. Les colorants Néolane en impression Vigoureux ont satisfait cependant, jusqu’à ce jour, aux exigences courantes de solidité à la lumière et au porter.
- La carte d’échantillons N° 1698 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, intitulée
- Teintes sur bas rayonne viscose MATE-COTON MERCERISÉ AVEC EFFETS DE RAYONNE ACÉTATE
- illustre 27 types de colorants et un certain nombre de combinaisons sur viscose male-colon mercerisé avec effets d’acétate. La carte contient en outre des indications sur le dégraissage avant teinture, la teinture et l’amélioration du toucher de cet article.
- La carte d’échantillons NU 1705 de la Société pour l'Industrie himique à Bâle, intitulée
- Sapamine KW, emploi dans l’impression au pochoir illustre des impressions sur soie naturelle à l’aide de colorants Néolane, traitées à la Sapamine KW après impression, vaporisage et lavage. Par ce traitement ultérieur on évite le dégorgement des couleurs d’impression sur les fonds blancs pendant que les pièces sont abandonnées à elles-mêmes, à l'état humide.
- Un autre avantage de ce traitement consiste dans l’amélioration de la solidité à la sueur.
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- NOUVEAUX COLORANTS
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- La carte d’échantillons N° 1717 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, intitulée
- Bleus foncés Mi-Laine solides CB et CB, noir MI-LAINE SOLIDE ASRG
- illustre des colorants nouveaux destinés à la teinture en un seul bain de tissus laine-schappe rayonne et de tissus mi-laine. Les deux marques de Bleus foncés mi-laine donnent en teinture directe des Bleus marine de très bonne solidité au repassage humide et à la sueur, et d’une bonne solidité à la lumière. Les deux produits réservent les effets de rayonne acétate, de même que le noir mi-laine solide ASRG, qui donne sur tissus mixtes des noirs à reflet vert. Les 3 produits sont recommandés pour la teinture de tissus mélangés confection homme ou robe.
- La carte d’échantillons N° 1720 de la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle, intitulée
- Colorants directs Et acides sur mi-laine
- illustre un choix de colorants directs, Chlorantine lumière et diazolables et de colorants acides et solides pour drap tirant en bain neutre, convenant à la teinture des tissus mélangés (mi-laine, laine et schappe viscose, etc.). Les colorants directs et chlorantine lumière qui tirent convenablement à basse température et qui, en présence d’Albalex WS, réservent la laine, peuvent être employés à la fois pour couvrir les fibres végétales des articles mélangés dont la laine a été préalablement leinte en bain acide, et pour teindre en deux tons.
- Les colorants Rosanthrène et diazolables convien
- nent à la teinture des tissus mélangés dont on exige une bonne solidité à la sueur et au lavage. Leur teinture s’effectue soit en un bain, soit en deux bains.
- Sous la désignation
- RoUGE KITON LUMIÈRE 3BL (circ. N° 5o4)
- la Société pour l'Industrie Chimique à Bâle lance un nouveau colorant pour laine, qui se distingue du Rouge Kilon lumière 4BL, bien connu, par une nuance plus jaune et plus pure, tout en possédant à peu près les mêmes solidités que ce dernier. Le Rouge Kiton 3BL donne des teintes très résistantes au carbonisage, au décatissage et à la lumière ainsi qu’une bonne solidité au frottement et à la sueur. Cette nouvelle marque est recommandée comme élément rouge pour les nuances mode dans la teinture en pièce d’articles pour dames et pour la teinture des filés pour lapis et des filés fantaisie. Les effets de coton, de rayonne viscose et de rayonne acétate sont convenablement réservés. Le Rouge Kiton lumière 3BL convient à la teinture de la soie en bain légèrement acide.
- Mi-laine et mélanges laine-schappe viscose : le Rouge Kiton lumière 3BL lire bien sur la laine en bain neutre de sulfate de soude, seul ou en combinaison avec des colorants directs solides à la lumière. Laine et soie : la soie reste nettement plus claire que la laine en bain d’acide sulfurique ou formique. Pour l’impression sur laine et sur soie la marque 3BLD est recommandée. Les teintes de Rouge Kiton lumière 3BL sur laine se rongent à l'hydrosulfite RWS, en un blanc légèrement terni.
- EXTRAITS DE BREVETS ETRANGERS
- TEINTURE
- Teinture des fibres animales. — I. G. Farbenindustrie.
- — D. R. P. 659.493, octobre 1934.
- La teinture des fibres animales avec les colorants pour cuve n’est possible qu’avec ceux dont les leuco-dérivés sont solubles dans l’ammoniaque en présence d’une faible proportion d’alcali pur. La plupart, sauf l’indigo demandent un excès d’alcali qui altère la laine. On a trouvé qu’on peut employer des colorants pour cuve non indigoïdes, en les réduisant par l'hydro-sulfite sans excès d’alcali mais en ajoutant du carbonate de guanidine. On a déjà proposé d’employer comme alcalis le triélhanolamine, la pyridine (D.R.P. 479.344) ou un phénate alcalin (E. P. 354.777) mais les teintures sont moins corsés. Exemple : 5 grs d’un colorant pour cuve, 5 grs de savon monopole, 7,5 cc. soude à 38° Bé et 7,5 grs d'hydrosulfite et 3oo cc d’eau sont amenés à former une cuve qu’on ajoute à 25 lit. d’eau à 6o° dans laquelle on a dissous 80 grs de carbonate de guanidine, 20 grs de colle et 20 grs d’hydro
- sulfite. On introduit 1 kg. de laine et on la laisse 20 minutes puis on ajoute une solution de 250 grs de sulfate de sodium et laisse encore pendant 1/2 heure, exprime, lave et oxyde à l’air, finalement on acide, rince et sèche.
- Teinture avec les colorants pour cuve. — J. A. Carp's Garenfabriken (Hollande). — D. R. P. 661.136, 18 octobre 1935.
- On sait que la teinture unie avec les colorants pour cuve présente des difficultés. On est ainsi obligé d’ajouter à la cuve des colloïdes protecteurs tels que : gélatine, colle, cellulose sulfitique etc. Le meilleur procédé semble être le foulardage dans une suspension du colorant non réduit puis passage dans une solution d’hydrosulfite.
- Suivant l’invention on peut arriver à l’unisson en employant une cuve de réduction alcaline qui renferme de 10 à 20 % d’un solvant organique soluble dans l’eau qui dissolve le leucodérivé. De tels solvants sont les alcools choisis dont le point d’ébullition est infé-
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- L’APPRÊT COMPLET DES TISSUS DE RAYONNE
- rieur à 100° ce qui permet de les récupérer par distil-la lion.
- Exemples : on prépare le bain avec
- lo lil. eau de condensalion
- lo lil. acélone
- 1,2 lil. sonde à 38° Bé
- 40o gr. hydrosulfite
- On introduit 110 grs Violet brillant 2R et réduit le colorant à 55°. Les écheveaux imprégnés d’un mouillant sont manoeuvrés pendant 15 minutes dans la solution puis on y introduit de l’eau de condensation à 55° pour amener le volume à 100 lit. et on continue à teindre pendant 15 minutes. Dans d’autres exemples on utilise la pyridine, l’alcool ordinaire.
- Amélioration des solidités. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 661.749, 4 avril 1935.
- On a déjà proposé d’améliorer la solidité des colorants substantifs par un traitement avec des bases présentant une longue chaîne carbonée. Ces bases ammonium permettent une amélioration à la surtein-turc et aussi à la sueur mais la solidité au lavage est peu améliorée. On a trouvé que les bases sulfonium donnent un résultat bien supérieur. On prépare celles-ci par exemple en traitant la dichlorhydrine par le sulfure de sodium au bain-marie; il se sépare une huile épaisse qu’on chauffe à 100-I10° avec du sulfate de méthyle. La base sulfonium ainsi obtenue est
- soluble dans l’eau et ses solutions améliorent la solidité des teintures avec les colorants substantifs.
- IMPRESSION
- Couleurs à la glace. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D. R. P. 661.225 du 6 janvier 1935, addition au D.R.P. 638.878.
- Lebrevet principal (voir R.G.M.C., 1938, p.91) décrit la préparation de couleurs à la glace pour teinture ou impression qui consiste à apporter sur la Libre un mélange d’un composant pour azoïques, d’alcali d’une amine diazotable solide et non volatile et de nitrite de sodium. Ce-mélange étant appliqué par impression ou foulardage et après le séchage on donne un passage en acide. On a trouvé qu’il est utile d’éliminer ensuite l’acide soit dans un bain neutralisant soit par éten-dage ou lavages.
- Exemple : On mélange 311,2 parties de (méthyl-4')-phénoxyacétyla m ino-4-di méthoxy-2.5-a m i no-1 -benzène avec 232,2 parties d‘oxy-2‘-naphtoylamino-3‘-nitro-3-beuzène, 186 parties de nitrite de sodium, 2 parties de soude, 69,1 parties d’acétate de sodium cristallisé et prépare une pâte d’impression avec 8 grs de ce mélange 38 cc d’eau, 3 cc d’huile pour rouge turc, 5 cc de glycérine, 3 cc soude à 34° Bé et 43 grs épaississant neutre d'amidon-adragante. On imprime, sèche et passe rapidement dans une solution d’acide chlorhydrique à 2 % qui renferme 50 grs de sel par litre exprime et lave dans l’eau froide jusqu’à développement d’une coloration violette pure puis on savonne bouillant.
- BLANCHIMENT - APPRÊTS
- L’APPRET COMPLET DES TISSUS DE RAYONNE
- par M. L. BONNET
- Il serait bien superflu de rappeler ici les raisons qui imposent un apprêtage donnant plus d’aptitude au porter, aux tissus de rayonne du groupe de la viscose. Le lil de viscose (de même que celui de rayonne cupro-ammoniacale), comme d’ailleurs tout fil de nature cellulosique, ne possède pas cette vie, ce ressort que l’on apprécie tant dans les fibres animales et peut-être tout simplement dans les fibres dont les éléments constitutifs portent le groupe amphotère amino-acide, comme nous l’a déjà montré la soie Nylon.
- Les laines cellulosiques, très en vogue, et pour cause, dans les pays totalitaires, ont fait éclore d’innombrables produits d’apprêts destinés à donner précisément à ces fibres inertes, au loucher trop pailleux, un maintien et un loucher qui les apparente physiquement à la laine, sans cependant les animaliser. Or, en même temps, on le sait, la tendance est aux apprêts
- durables ou, si l’on veut, permanents ; elle est dirigée en même temps vers une qualité moins indispensable : celle de réunir toutes les conditions exigées.
- Les apprêts que l’on donne aux tissus de rayonne, aussi bien réglés soient-ils, ne confèrent généralement aux fibres qu’une partie- des propriétés exigées par la clientèle. L’effet le plus demandé actuellement est la réaction de l'infroissabilité avec, en plus, une certaine matité. De plus, l’imperméabilité à l'eau que l’on demande avec une certaine marge de porosité laissant au tissu ses avantages hygiéniques, devient indispensable à certaines catégories de tissus de rayonne (manteaux, bas). Mais, outre ces propriétés, il est courant d’exiger un bon maintien, du plombant et surtout un toucher velouté.
- Toutes ces exigences sont difficilement satisfaites ensemble et, pour rester logique, les qualités d’un
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- L’APPRÊT COMPLET DES TISSUS DE RAYONNE
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- apprêt déterminé se manifestent, à divers degrés, an détriment des autres.
- Dans l’application des apprêts permanents, il n’est pas possible de recourir à des dosages comme dans l’application de compositions d’apprêts ordinaires, en vue d’obtenir un effet moyen.
- Les apprêts infroissables agissent par une sorte de gainage des libres, gaînage apportant le ressort, dont l'intensité est fonction de la rigidité de la pellicule. La preuve de cette assertion nous est fournie immédiatement par les propriétés physiques mêmes des substances appliquées dans la technique des apprêts infroissables : caséine durcie au formol, résines d’urée-formaldéhyde, et, ne l’oublions pas — un vieux brevet nous l’a révélé — le caoutchouc vulcanisé jusqu’au terme ébonite. Ce dernier exemple est typique car, le latex tel quel, recommandé dans certains brevets, ne donne pas une pellicule qui puisse assurer l’auto-dé-froissabilité aux fibres.
- Qu’on ne vienne pas soutenir que seules, des libres pénétrées de résines uréiques remplissant les espaces intermicellaires, ont le caractère infroissable.
- Il est bien difficile de concevoir le remplissage des espaces intermicellaires des libres cellulosiques en général et des fibres de rayonne, en particulier, par les monomères et a fortiori par les polymères de condensais urée (ou phénol et autres) et formol ; à plus forte raison lorsque ces fibres ont subi un gon-flement ! D’ailleurs, pour « garnir » une fibre d’un condensat résineux, en admettant qu’on y parvienne, l’emploi du vide serait indispensable. Avec le latex, on sait que, par suite de la grosseur des particules de caoutchouc, aucune fibre ne se laisse pénétrer par celle dispersion.
- Et voici ce à quoi je voulais arriver : comparer au grand procédé classique d’apprêt infroissable, un procédé d’apprêtage complet ayant à sa base la réalisa-lion de l’infroissabilité. D’une part : application de monomérisat d’urée-formaldéhyde, suivie de polymérisation ingrain ; d’autre part : application de latex suivie d’un apprêtage avec polymérisat d’urée-formaldéhyde, suivant le même processus que dans le premier cas.
- Ces deux modes d’apprêtage diffèrent essentiellement l’un de l’autre, en ce que le premier — appliqué depuis plusieurs années sur une vaste échelle indus-trielle —• consisle à apprêter la fibre directement au polymérisat d’urée-formaldéhyde, après lui avoir fait subir un gonflement ; le second débute par une appli-cation de latex sur la fibre, gonflée ou non au préalable, il se complète par un apprêtage au polymérisat d’urée-formaldéhyde. Il inclut parfois des applications de sels imperméabilisants (formiate d’alumine, par exemple), de charges ou autres, en sorte que, par une complexité bien réglée, l’apprêt définitif possède toutes les qualités requises.
- Celle amélioration complète de la fibre de rayonne a été inspirée aux auteurs du brevet anglais 490 135, à la suite de leurs nombreux essais. La réalisation de l’état auto-défroissable de la libre par application
- d’une résine synthétique sur un enrobage de caoutchouc, constitue, de toute évidence, une originalité.
- Ce soubassement de caoutchouc, au dire des auteurs, protégerait la fibre contre une attaque lors de la formation du polymérisat d’urée-formaldéhyde. Cette attaque ne paraît pas probable, puisque le catalyseur employé est l’acide lactique, dans des conditions de réaction qui ne nécessitent pas une température supérieure à 75°C. Quant à l’enrobement initial de caoutchouc, il utilise un latex aux particules déjà vulcanisées, donnant l’uniformité désirée au vulcanisai.
- Après ces deux traitements successifs, les tissus de rayonnes possèdent de très bonnes qualités physiques : un toucher des plus moelleux, et ferme, beaucoup de plombant et un pouvoir défroissant supérieur à celui des tissus fabriqués avec le meilleur peigné de laine.
- Qu’on nous permette, à présent, d’élucider un point douteux par l’impossibilité de déceler au microscope, sur les coupes transversales de fibres traitées, suivant les termes du brevet anglais déjà mentionné, une gaine de caoutchouc enveloppée d’une gaine de résine, à savoir l’existence de cet enrobement de fibres. En considérant les actions mécaniques pouvant être mises en jeu, il faut admettre qu’une gaine de résine possédant la rigidité d’un polymérisat d’urée-formaldéhyde se briserait sur une pellicule continue de caoutchouc vulcanisé à un faible degré, qui opposerait la résistance d’un coussin très souple.
- D’un autre côté, si l’on tient compte de la tension superficielle de la dispersion de caoutchouc constituant le latex, et surtout de la concentration de ce dernier dans le bain d’imprégnation (le brevet indique 40 cc. de latex, 40 % par litre de bain ! !), même si l’on doublait la dose fixée, un simple calcul montre que pour un poids donné de tissu, la surface développée de ce tissu ne peut se recouvrir que d'un réseau de particules de caoutchouc se dispersant en grains. Ces grains constituent précisément des points de rétention pour la dispersion de résine à venir. L’ensemble nerve en quelque sorte la fibre par le jeu des petites écailles dont elle est parsemée, écailles aux réactions nerveuses et amorties en même temps.
- Telles sont les raisons qui militent pour le mariage du caoutchouc avec la résine uréique à l’effet de conférer la défroissabilité aux libres cellulosiques. Toutefois, le résultat est conditionné par le mode d’appli-cation et, lorsque par exemple, on mélange du latex à un monomérisat d’urée-formaldéhyde, l’effet combiné du caoutchouc et de la résine n’est pas aussi net que dans l’apprêt dont il vient d’être question.
- .l’arrête ici cette discussion qu’il m’avait paru opportun d entreprendre pour contrecarrer certaines allégations intéressées.
- Déjà par un simple apprêt au latex, un tissu de rayonne possède un aspect plus approchant de celui de la soie, un loucher avec beaucoup de main et doux.
- En outre, l’effet de vieillissement du caoutchouc compense l’agressivité de la résine vis-à-vis de la fibre, à en juger aux essais dynamométriques dont les chif-
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- fres montrent que l’apprêt latex-résine, par superpo-sition laisse une résistance qui croît avec le temps, alors que (les essais comparatifs ont montré qu’un même tissu apprêté uniquement à la résine a perdu de sa résistance au bout d’un certain temps.
- L’imperméabilité à l’eau, facteur important pour la valeur d’un apprêt de tissu d’habillement quel qu’il soit, est déjà suffisante par l’apprêt double latex-résine ; lorsqu’on insère un dépôt d’alumine, elle devient parfaite, sans faire perdre au tissu la porosité nécessaire aux échanges du corps avec l’atmosphère.
- L’emploi de substances cation-actives n’améliore pas les conditions d’application du lalex (pii, d’ailleurs, se fixe très bien de lui-même sur toute libre cellulosique propre.
- Sachant que ce mode d’apprêt complet des tissus de rayonne est appliqué présentement sur une échelle industrielle, nous ne doutons pas que les apprêteurs y recourront avec toutes les chances de réussir après l’initiation indispensable que les auteurs sont disposés à accorder.
- L. BONNET.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- BLANCHIMENT
- Essais de blanchiment des fibres libériennes. — E. KAY-SER. — Melliand Textilberichle, septembre 1938, p. 725-727.
- Parmi les différentes méthodes d’identification des oxycelluloses (qui, d’après de récentes recherches de K. Hess, sont considérées comme étant constituées par un mélange de celluloses différentes et non comme résultant de l’oxydation de la molécule de la cellulose), il y a lieu d’indiquer la méthode récemment institué par C. R. Nodder, à savoir la méthode micrométrique pour déterminer l’indice de solubilité (J. Textile Institute, 1931, T 416).
- Nodder part des conceptions de Birtwell, Clibbens et Geakë d’après lesquelles l’indice de solubilité mesure la fraction calculée en cellulose, qui passe en solution lorsqu’on traite le coton par de la lessive de soude concentrée (10 ou 2 fois normale) à 15°C.
- D'après ces derniers auteurs, une cellulose de coton présente un indice de solubilité qui croit avec le degré de détérioration de la fibre cellulosique.
- Nodder a étendu les essais de Birtwell aux fils de lin.
- Sous l’action d’alcalis caustiques concentrés, la fibre de cellulose subit des modifications colloïdo-chimiques et purement chimiques. La fibre est le siège de phénomènes de gonflement, d’adsorption d’alcali et de solubilisation de celluloses ne résistant pas aux alcalis.
- On sait que toutes les celluloses natives contiennent une partie de celluloses qui se solubilisent dans les alcalis caustiques forts.
- Birtwell et Nodder ont trouvé que le fil de coton écru possède un indice de solubilité de 1,8 et le lin de Courtrai un indice de solubilité de 1,7.
- Il y a lieu d’admettre avec Wulkow que cette valeur correspond approximativement à l’indice de solubilité d’une cellulose native non modifiée chimiquement.
- Dans le blanchiment des fibres végétales, en particulier des fibres libériennes, au moyen d’agents oxydants, la contexture de la fibre' se relâche, par suite de la solubilisation des substancs luttantes des fibres cellulosiques.
- En outre, par l’action des alcalis forts, les parties cellulosiques stables aux alcalis deviennent instables aux alcalis, et en même temps il peut s’opérer une dégradation de la cellullose d’autant plus facilement que les traitements de blanchiment ont été plus mal exécutés.
- Plus l’attaque chimique de la fibre est intense plus la fibre se trouve endommagée. Parfois la détermination de tels dommages de blanchiment peut se heurter à des difficultés. Si, par exemple, un tissu après avoir été traité dans de mauvaises conditions par de l’hypochlorite, est soumis à l’action de bains alcalins ou de bains d’eau oxygénée alcalins, les parties de cellulose déjà solubles aux alcalis faibles el modifiées (oxycellulose) par le blanchiment, passent en solution. Dans ce cas, la détermination de l’indice de cuivre ou de l’indice de permanganate ne donne que de faibles valeurs du pouvoir réducteur, malgré la détérioration de la fibre ; elle peut donc faire admettre que l’on se trouve en présence d’une cellulose intacte.
- La méthode de Nodder pour déterminer l’indice de solubilité évite de telles mauvaises interprétations. On détermine l’indice de solubilité en soumettant d’abord les matières textiles à un débouillissage avec 2 % de soude caustique qui élimine toutes les parties cellulosiques solubles aux alcalis faibles ; puis on fait agir un alcali fort.
- La méthode de Nodder s’applique très bien aux filés de lin.
- Les parties de cellulose, mises en solution par le traitement fortement alcalin, sont oxydées par un excès de bichromate de potassium et le bichromate non utilisé est titré en retour par une solution de sulate ferro-ammoniacal.
- L’oxydation de la cellulose par le bichromate s’effectue, on le sait, suivant l’équation :
- C‘H‘005 + 4K‘Cr20 + 16 H’SO*
- = 6 CO2 + 4 K2SO4 + 4 Cr2(S04)® + 21 H20
- Comme 1 mol. de bichromate donne 5 atomes d’oxygène, il faut 4 molécules de bichromate pour oxyder 1 molécule de cellulose, autrement dit :
- 4 x 294,5 = 1.177 parties en poids de bichromate
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- correspondent à 162,1 parties en poids de cellulose, ou en ramenant à l’unité :
- 1 gr. de bichromate correspond à 0 gr. 1375 de cellulose.
- L’indice de solubilité se calcule suivant la formule :
- i. s. = 1,688 (a-b)
- a étant le nombre de centimètres cubes de la solution de sulfate ferro-ammoniacal, utilisés par 10 cc. de la solution n/2 de bichromate de potassium employée et b le nombre de centimètres cubes de la solution de sulfate ferro-ammoniacal utilisés pour titrer en retour après l’oxydation par le bichromate de potassium.
- De tous les procédés de blanchiment c’est celui de Korte qui conduit aux indices de solubilité les plus faibles et produit des fils blanchis possédant la plus grande proportion de cellulose résistant aux alcalis et, par conséquent ménage le mieux les fils.
- Enfin la détermination de l’indice de solubilité est un bon critère de la qualité des fibres ouvertes chimiquement (cotonnisation) et aussi du procédé de désagrégation utilisé.
- L. B.
- Le blanchiment moderne du coton. — E. KORNREICH.
- — The Dyer and Textil Printer, juin 193g, p. 527.
- L’eau oxygénée a été recommandée en remplacement de l’hypochlorite considéré comme « dangereux » pour le blanchiment. Mais on s’est aperçu bientôt que les blanchiments à l’hypochlorite et à l’eau oxygénée étaient dangereux l’un et l’autre quand on corsait trop les traitements. On ne garda pas la même attitude vis-à-vis des traitements de finissage quand on constata que la fibre ne restait pas passive, mais manifestait lors des traitements tout autant d’activité que les produits d’apprêt. Cette activité est la plus marquée au cours du blanchiment, car il n’ y a pas seulement le gonflement et le pouvoir absorbant de la fibre qui se manifestent par la structure et les propriétés colloïdales de la fibre, mais aussi une activité chimique due aux protéines. Ces dernières sont les substances les plus importantes des matières qui accompagnent la cellulose dans la fibre de coton. Elles commencent à agir lorsqu’on traite la fibre par de l’hypochlorite, une formation de chloramines de protéines en résultant.
- Cross, Bevan et Briggs (J. S. C. L, 1908), les premiers ont, reconnu l’importance des chloramines de protéines quant à leur effet sur le blanchiment. Les études de ces auteurs ont été suivies de celles de Tschilikin (Melliand Teslilberichte, 1928 e! 1937 et Monats. Text. Ind. 1932), de Auerbach (Melliand Textilberichte, 1928) et de Kauffmann (Mitilg. d. Forsch. Inst. f. Text. Ind. Reutlingen, 1938). L’auteur a donné lui-même des indications sur ce sujet dans les Melliand Textilberichte de 1938.
- Deux phases sont à considérer dans le traitement à l’hypochlorite de la fibre de coton : la fibre s’éclaircit d’abord très rapidement (son degré le plus élevé de décoloration est atteint en quelques minutes), puis le blanchiment se poursuit très lentement La première phase est une chloruration, la seconde une oxydation.
- L’éclaircissement rapide est dû au fait que les protéines ont une couleur brun foncé, alors que les chloramines sont jaunes.
- Le chlore contenu dans les chloramines possède la même activité que celui des hypochlorites, mais il réagit beaucoup plus lentement. Toutefois le chlore des chloramines ne réagit pas sur l’eau oxygénée par traitement à froid. Cette particularité permet de différencier les deux formes de chlore (Cross, Bevan A Briggs : J. S. C. I., 1908) et Kornreich (Melliand Textilberichte, 1936).
- Le mode de fixation du chlore dans la molécule et son activité dépendent de l’état du bain de blanchiment : en milieu légèrement alcalin, la fixation -e produit plutôt par addition de HOC1 à la molécule de protéine ; en milieu plus fortement alcalin, l’hydrogène du groupe amino est substitué par le chlore. Dans le premier cas, une forte odeur de mochloramine se dégage lors de la réaction des chloramines avec l’hypochlorite (produits finals : N et HCl), alors que le bain le plus alcalin exhale une odeur douceâtre. En augmentant beaucoup la concentration de l’alcali, les chloramines deviennent inactives ; elles xeprennent une forme active par addition d’acide. En augmentant davantage la concentration en alcali, les chloramines finissent par être détruites.
- Les acides précipitent les chloramines de leurs solutions alcalines ; ils sont absorbés par les chloramines dont on ne peut plus les éliminer par lavage. Par conséquent lorsqu’on traite par de l’acide des fibres contenant des chloramines et que l’on n’a pas soin de les neutraliser ensuite, l’acide absorbé attaque les fibres lors du séchage.
- En bain chaud et alcalin d’eau oxygénée, le chlore actif réagit avec cette dernière et les substances brunes reformées par les chloramines se blanchissent par l’oxygène qui les détruit.
- Le meilleur moyen d’éviter les accidents causés par les chloramines est de terminer le blanchiment par un bain d’eau oxygénée alcalin et chaud.
- Le blanchiment combiné par le chlore et par l’oxygène est chimiquement rationnel et conduit a des économies. Il peut être précédé d’un débouillissage. Il est spécialement avantageux pour les articles de couleur qui n’ont ainsi pas à être débouillis. Le procédé le plus rationnel est le procédé Ce-Es qui est basé sur la formation initiale de chloramine (par chloruration des protéines) suivie du blanchiment à l’eau oxygénée. Toutefois il ne convient pas à tous les articles.
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- Les agents de nettoyage à sec et leur influence sur la teneur en graisse des marchandises de laine. — KUNO RICKERT. — Deutsche Fürber-Zeitung, 1939, p. 129.
- Les solvants utilisés dans le nettoyage à sec ont-ils, par suite de leur pouvoir dissolvant des graisses, un effet préjudiciable à la qualité des marchandises traitées? Sur cette question la plus grande confusion règne encore dans beaucoup d’esprits. Certains vont jusqu’à prétendre que mieux vaut renoncer au nettoyage à sec, et revenir au nettoyage humide avec le savon et le carbonate de soude. D’autres préconisent, avec plus de raison semble-t-il, l’emploi des détergents synthétiques. Selon une opinion assez répandue, les solvants ininflammables auraient une action trop brutale, dissoudraient trop la graisse des marchandises, tandis que la benzine ne présenterait pas cet inconvénient. Mais cette opinion est contestée par les partisans des solvants ininflammables, qui sont convaincus de la supériorité de l’action détergente de ces solvants.
- L’auteur pense que, pour y voir clair dans celle question, il faut s’en tenir aux marchandises de laine ou de filés mixtes qui trouvent emploi dans la confection des vêtements. Les marchandises qui, de par leur nature ou leur destination, ne peuvent supporter que le nettoyage humide, sont évidemment hors de cause. On ne peut pas non plus prendre en considération les cas exceptionnels, comme celui d’un vêtement recouvert de toutes les pollutions possibles. Le point de vue le plus important à considérer est celui de l’apprêtage. En effet l’apprêt joue, autant que la façon, un rôle déterminant dans l’aspect d’un vêtement. Les apprêts utilisés sont de natures très diverses, plus ou moins solubles dans l’eau et dans les solvants. Dans un vêtement soumis au nettoyage, humide ou sec, on peut toujours- constater une perle d’apprêt. Au nettoyage humide, on perd les apprêts solubles dans l’eau, les graisses émulsionnées ou saponifiées. Au nettoyage à sec, une perte partielle de la graisse est à redouter, mais les apprêts solubles dans l’eau subsistent intégralement. Or les praticiens n’ignorent pas que beaucoup de marchandises sont apprêtées avec autre chose que des corps gras : par exemple avec de la gélatine ou d’autres substances solubles dans l’eau. On est souvent obligé de réapprêter une étoffe qui a subi le nettoyage humide et qui en est sortie toute chiffonnée : c’est notamment ce qui risque d’arriver lorsqu’on lave à chaud avec du savon et du carbonate de soude; le risque est moins grand avec les nouveaux détergents. En ce qui concerne la perle de graisse au nettoyage humide, elle dépend beaucoup du mode opératoire et de la facilité avec laquelle la graisse se saponifie ou s’émulsionne. On peut admettre cependant qu’en général celte perte est plus faible que dans le nettoyage à sec; mais ceci ne justifie nullement l’affirmation selon laquelle le nettoyage humide devrait être préféré au nettoyage à sec.
- En faveur du nettoyage à sec, l’auteur invoque encore les arguments suivants : les marchandises n’y rétrécissent pas, conservent leur forme; les teintures
- même dè solidité inférieure n’y déteignent pas. Même après repassage, les techniciens distinguent très bien les vêtements qui ont subi le nettoyage humide de ceux qui ont seulement subi le nettoyage à sec. Les clients eux-mêmes ne s’y trompent pas, et sont souvent mécontents lorsqu’ils s’aperçoivent qu’on a lavé leurs vêtements — ce qui est cependant parfois nécessaire, si le nettoyage à sec n’a pas suffi à lui seul. C’est surtout pour les tissus mi-laine que ce lavage subséquent a un effet défavorable, auquel on remédie avec peine, même par un réapprêtage et un repassage impeccables.
- Malgré tout, on entend dire encore que le nettoyage à sec enlève trop de graisse aux vêtements, portant ainsi préjudice à la « main », au « loucher » de la marchandise. On va jusqu’à prétendre que la graisse capillaire de la laine est elle-même dissoute. Or cela n’est jamais vrai, quel que soit le solvant employé. La graisse naturelle (dite capillaire) de la fibre de laine fait partie intégrante du poil : elle est entourée de la substance cornée. Celle dernière n’est, dans les condi-lions du nettoyage à sec, ni dissoute, ni gonflée, ni traversée par les solvants des corps gras. On pourrait dire sans doute que le solvant va chercher la graisse par l’extrémité ouverte du capillaire du poil. Mais en réalité cela n’est pas possible, comme le montre l’expérience suivante. Après avoir rempli de graisse de laine des tubes capillaires en verre, que l’on laisse ouverts aux deux bouts, on les place dans différents solvants et on agite de temps en temps. On constate que les solvants n’enlèvent qu’une trace de graisse tout à fait aux extrémités des capillaires. On n’observe pas de changement plus marqué, même après 10 jours de conlact. Au surplus, fait remarquer l’auteur, on travaille depuis plusieurs décades dans des installations à récupération de benzine, où celle dernière esl chauffée à l’air chaud, sans y avoir jamais observé une dégradation de la fibre de laine. A plus forte raison un traitement à froid dans des hydrocarbures ou des hydrocarbures chlorés, pendant 35 minutes au maximum, ne peut avoir d’effet nuisible.
- Les graisses et acides gras provenant du corps humain, qui fixent la poussière sur la fibre, sont aussi solubles dans les hydrocarbures que dans les hydrocarbures chlorés. Il n’y a aucune différence à ce point de vue entre solvants inflammables et solvants ininflammables. Par contre les graisses consistantes, les huiles, les cires ne se dissolvent que difficilement dans l’essence minérale, tandis que ces corps sont très solubles dans les solvants ininflammables.
- En ce qui concerne les inconvénients que l’on prête au nettoyage à sec, au sujet du toucher des marchandises de laine, voici comment se pose le problème, d’après l’auteur. Le loucher, la faculté de glissement de ces marchandises sont déterminés par l’action mécanique des écailles et par la teneur en graisse à la surface de la fibre. Dans les vêtements non encore portés, la graisse superficielle se compose pour une part de graisse de laine, mais surtout d’huiles et de savons d’apprêts. L’auteur a cherché à déterminer jusqu’à quel point celle graisse superficielle peut être
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- éliminée par les solvants usuels du nettoyage à sec. Les essais ont porté sur trois sortes d’étoffes nouvellement fabriquées : Etoffe A : marchandise lourde pour manteaux d’homme; étoffe B : pour vêtement tout-laine ordinaire; étoffé C : même texture et même poids (pie la précédente, mais avec un fort apprêt huileux. Les échantillons ont été soumis respectivement à un nettoyage de laboratoire avec des solvants chimiquement purs, et à un nettoyage reproduisant les conditions de la pratique. Les solvants essayés sont les suivants : benzine (essence minérale), tri (trichlorelhy-lène) ; peravine (perchloréthylène) ; asordine (tétrachlorure de carbone). Les résultats trouvés sont rassemblés dans le tableau ci-dessous :
- Etoffe A : teneur totale en graisse avant traitement :
- 1,960 %
- après traitement pratique après traitement laboratoire dans solvant après traitement laboratoire
- Benzine 1,019% 0,982 % 0,962 %
- Tri 0,959 0,912 1,020
- Peravine 1,004 0,934 1,008
- Asordine 1,005 0,941 1,002
- Nettoyage humide. 1,284 1,200 0,754
- Etoffe B : teneur totale en graisse avant traitement : 1,230 %
- Benzine o,53o % 0,491 % 0,718 %
- Tri 0,481 0,470 0,748
- Peravine o,5oo 0,468 0,752
- Asordine 0,482 0,470 0,750
- Nettoyage humide. 0,582 0,564 0.670
- Etoffe C : teneur totale en graisse avant traitement : 2,760 %
- Benzine 0,533 % 0,500 % 2,14 %
- Tri 0,536 0,480 2,18
- Peravine 0,519 0,476 2, T 6
- Asordine 0,542 0,486 2,12
- Nettoyage humide. 0,632 0,606 2,13
- On voit qu’après le traitement pratique la teneur en graisse est toujours plus forte qu’après le traitement de laboratoire (effectué avec les solvants purs). L’auteur en donne l’explication suivante : dans les installations pratiques, les substances solides (poussières et autres) détachées des tissus sont éliminées continuellement par des séparateurs et des filtres. Le solvant peut ainsi servir pour un certain nombre de nettoyages sans être distillé, et il s’enrichit progressivement en graisse d’apprêt provenant de la marchandise. Cet enrichissement, souhaitable jusqu’à un certain point, est la cause des teneurs en graisse plus fortes après les traitements pratiques. Au séchage, la graisse forme un film uniforme à la surface des vêtements. Mais un film excessif est à éviter pour raisons d’hygiène, et aussi parce que les vêtements trop gras se resalissent plus rapidement.
- Dans les essais de laboratoire avec les solvants purs, on a déterminé le pourcentage de graisse passé dans le solvant. Les valeurs trouvées sont concordantes, comme on peut le vérifier en additionnant les chiffres de la 2e et de la 3e colonne du tableau. On remarque d’autre part que les divers solvants ne présentent pour ainsi dire pas de différences entre eux, au point de vue de la proportion de graisse dissoute. On ne constate pas non plus de différences dans le loucher des marchandises. En aucun cas les solvants ininflammables n’agissent plus défavorablement que les hydrocarbures. D’une façon générale, la perte de graisse est un peu plus élevée que dans le nettoyage humide (effectué avec des détergents neutres et des savons dissolvants des graisses); mais on n’a pas observé de différences appréciables au point de vue toucher. Il est à remarquer que la perte de graisse dépend de la nature de l'étoffe : elle est moins forte pour un tissu épais comme celui de l’étoffe A que pour un tissu léger comme celui de l’étoffe B. D'autre part un fort graissage superficiel lors de l’apprêtage ne garantit pas une teneur en graisse plus élevée après nettoyage ou lavage (comparaison des résultats sur les étoffes B et C). Mais bien entendu ces essais portant sur trois étoffes seulement ne suffisent pas pour tirer des conclusions absolument définitives.
- J. L.
- L’article peluche mohair blanchi à l’eau oxygénée. — S. WOUBLE. — Textile Colorist, mai 1939, p. 318-31g-
- Les pièces de velours et de peluche mohair, dont les impressions contiennent de grandes surfaces de poil non coloré, sont souvent blanchies à l’effet d'éclaircir le blanc écru. Elles sont lavées au préalable pour être débarrassées de l'épaississant des sels el du colorant non fixé.
- Pour l’impression de cet article, on emploie des colorants substantifs tels que le brun direct M, que l’on nuance éventuellement avec vert direct B, jaune Sirius supra RT, 5G orangé diphényle S et WS, bleu ciel direct FF ; ces colorants résistent au blanchiment à l’eau oxygénée pendant lequel ils ne passent pas sur la fibre animale. Parmi les rouges, peu résistent à l’action de l’eau oxygénée ; cependant la géranine G donne un rose solide à la lumière et résiste au blanchiment. Comme bleus on emploie les marques RW et HW, soit tels quels, pour les bleus foncés, soit nuancés avec jaune supra Sirius RT et orangé solide diphényle WS pour le noir. Parfois on ajoute de l’oxalate d’ammonium à la couleur d’impression pour en augmenter la solidité à l’eau. Avant l’impression, les pièces ne sont pas chlorées sauf si le fond de coton ne s’en trouve pas altéré.
- Pour que la couleur d’impression pénètre jusqu’à la racine du poil, on imprime le velours à poil court à la planche et le velours à poil long au pochoir (en zinc) à l’aide d’une brosse dure.
- Le bain d’eau oxygénée doit être faible et froid,
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- on l’alcalinise légèrement avec du pyrophosphate de soude.
- Avant d’être immergées dans le bain, les pièces, pour qu’elles ne subissent pas de rappliquages du colorant sur le poil mohair et qu’elles ne frottent pas contre les parois de la cuve, sont montées sur étoile à escargot, composé de plusieurs disques en bois (sycomore ou houx) montés sur un arbre central et supportant, dans des perforations, des barres en acier recouvertes de plomb.
- S. T.
- Progrès réalisés dans le blanchiment. — ANONYME. — Wollen und Leinenindustrie, mai 1939, p. 20I-202.
- Il n’existe pas encore de procédé standard de blanchiment et, d’après la Revue Générale des Matières Colorantes, on ne sait exactement quel est le meilleur produit de blanchiment.
- L’eau oxygénée présente certains avantages sur les autres produits de blanchiment, par exemple dans le blanchiment de la laine ; elle détruit complètement le pigment naturel de la fibre et donne un beau blanc, permettant ainsi d’éviter le jaunissement provoqué par traitement avec des réducteurs. L’eau oxygénée convient aussi bien pour le blanchiment de la laine que pour celui des rayonnes, de la soie, du coton, du lin, du chanvre, ainsi que pour celui de la paille, des fourrures des peaux et des feutres. Pour le lin, on combine le blanchiment au chlore avec celui à l’eau oxygénée. On peut ainsi diminuer la concentration des bains de chlore de façon à mieux ménager les fibres.
- Dans le blanchiment du coton, l’eau oxygénée permet de supprimer le débouillisage et de diminuer la perle de poids ; on peut opérer dans des cuves en fer ordinaires, à condition de les revêtir convenablement et d’employer un stabilisateur.
- L’eau oxygénée très pure est bien stable et ne se décompose que d’une manière insignifiante, même aux températures élevées. En présence d’impuretés, elle se décompose toujours et plus rapidement sous l’action des rayons solaires et des températures élevées. Les stabilisateurs, corps exerçant une certaine action sur les impuretés existantes, sont nombreux.
- L’eau oxygénée étant un acide, très faible, est plus stable en présence d’acide, qu’en présence d’alcali. C’est pour cette raison qu’on acidule légèrement le produit technique (acides phosphorique, borique, acétique, sulfurique, oxalique, salicylique (Merck : brev. all. 203.019 et 216.263) ; l’acide tannique (Arndt : brev. all. 196.370.), l’urée, etc., mais aussi l’acide lactique, les phénols, l’acétanilide et la phénacétine Certains sels et éthers exercent aussi une action stabilisante, en particulier, le benzoate de sodium, l’acéta-mide, la phtalimide, la phényl-urée (Henrici, brev. all. 174.190), l’ester acylique de l’acide amino-oxy-carbonique (Merck, brev. all. 275.479), l'acétylami-nophénol (brev. all. 242.324) et la résorcine (brev. all. 299.247).
- On recommande, depuis quelques années, les diffé
- rents sels de l’acide phosphorique, qui donnent des combinaisons avec l’eau oxygénée (HUSAIN, Zeitschr. f. anorg. Chemie, 1929, 177). FOLGNER et SCHNEIDER Melliand Texlilberichle, 1933, 14, 452, 502) ont étudié l’action stabilisante des différentes combinaisons ; ils prétendent que le silicate de sodium est moins stabilisant que les phosphates. Le pyrophosphate de sodium, en particulier, donne un effet excellent à 70°C ; ces auteurs confirment que les sulfonates d’alcools gras (et de produits de condensation d’acides gras) sont des stabilisants excellents. L’emploi des sels magnésiens et alcalino-terreux des alcools aliphatiques sulfonés est protégé par le brevet anglais 403.035. D’après le brev. ang. 435.401 l’acide méta-phosphorique serait le meilleur des acides phospho-riques comme stabilisant, car il maintient en outre les sels de chaux en solution, évitant ainsi les inconvénients dus à l’emploi du savon dans les bains de blanchiment montés avec de l’eau dure. De plus, le pyrophosphate exerce son action stabilisante aussi bien en milieu acide qu’en milieu alcalin (brev. ang. 434.599).
- Parmi les stabilisateurs à employer en milieu alcalin ; le brev. aut. 88.372 recommande le silicate de magnésium et le brev. amér. 1.758.920 un mélange de pyrophosphate de sodium et de silicate de sodium. Les brev. ang. 434.599 et 436.235 indiquent comme stabilisateurs les oxydes de magnésium et d’aluminium, ainsi que le méta-phosphate de sodium. Le brev. all. 321.616 indique l’addition d’acide salicylique et de pyrophosphate de sodium et de silicate de magnésium. D’autres agents stabilisants appartiennent au groupe des poisons de catalyseurs, par exemple, l’aniline, dont on ajoute 0,2 % (brev. all. 318.220), l’acétanilide, l'acétanil-p-phénétidine (brev. all. 196.370). On peut également utiliser des substances agissant sur l’eau oygénée comme colloïdes protecteurs, teilles que le savon (0,2 %), brev. all. 263.650), la terre à foulon (brev. all. 263.243), l’amidon, l'adra-gante (brev. all. 196.700 et 196.701), le glucose (brev. all. 318.135) les protéines comme la colle, la gélatine, la caséine (brev. ang. 305.472), des émulsions renfermant de la lécithine (brev. all. 309.702). 11 faut tou-toujours tenir compte de la sensibilité de l’eau oxygénée vis-à-vis des différents catalyseurs métalliques conduisant à une perte d’oxygène. L’application de l’eau oxygénée au blanchiment de la laine, de la soie et du colon a élé décrite par SMOLENS (Amér. Dyest. Reporter 1928, 672 ; 1929, 123) qui montre combien les traitements à l’eau oxygénée sont plus simples et plus courts que ceux utilisant le chlore ou ses dérivés, tout en donnant lieu à un rétrécissement et à une perte de poids moindres de la marchandise traitée.
- D’après DORFELT, il n’existe pas de relation simple entre le pH, la vitesse de décomposition et l’action blanchissante.
- Mecheels, Dierkes, Feller et Rudolf ont montré que, pour le coton et la rayonne de viscose, le traitement à l’eau oxygénée conduit à un blanc de qualité supérieure et à une souplesse remarquable, mais que
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- le blanchiment à l’hypochlorite donne une fibre plus vive et plus brillante.
- Campbell a donné d’intéressantes particularités sur l’effet du pH, la composition chimique des stabilisateurs organiques sur les solutions concentrées d’eau oxygénée. D’après lui, la phénacétine, l'acétanilide, le phénol et le thymol sont de bons agents stabilisants, alors que l’acide salicylique, l’acide benzoïque et l’hydrate de chloral ont une action qui disparaît à la longue. Les acides acétiques et phénylacétique n’ont qu’un effet stabilisant moyen.
- D’après Wilkinson, le bain d’eau oxygénée est maintenu au pli désiré au moyen de substances stabilisantes.
- Armand prétend que, lors du blanchiment à l’eau oxygénée, la laine perd de sa résistance en solution alcaline et que l’altération est la plus faible lorsqu’on blanchit la laine à 50°C avec de l’eau oxygénée à 1-1 v. 5 %, à un pH de 8,5. L’emploi de l’Igepon T comme stabilisateur, spécialement en présence de sels de calcium et de magnésium, est mentionné dans les MeUiand Textilberichte, 1937, 519. Dans le blanchiment à l’eau oxygénée en milieu acide, on peut économiser du produit en faisant circuler le bain et en ajoutant un stabilisant, comme l’acide p-aminoben-zoïque ou l’acétanilide (brev. amér. 466.112). Le brev. amér. 966.915 préconise le blanchiment combiné avec le dégraissage de la laine au moyen d’un mélange d’eau oxygénée, d’alcool méthylique ou éthylique, d’éther, d’acétone ou de pyridine
- Harris et Smith ont établi, en 1937 que l’action de l’eau oxygénée et des oxydants sur la chaîne de cystine des fibres animales n’était pas la même que celle de la lumière et de l’air, en particulier les chaînes de la cystine de laine peuvent être oxydées par l’eau oxygénée en oxy-disulfures, sans se scindées.
- Récemment des études ont paru sur le blanchiment de la laine non teinte, au moyen de l’eau oxygénée et des persels, des réducteurs (anhydride sulfureux, sulfites et bisulfites), ainsi que des études sur le blanchiment aux hypochlorites. A citer spécialement celles de Voigt et Rowland, Samuelson, Haug et Davidson, montrant l’importance du pH des solutions d’hypo-chlorite dans le blanchiment de la cellulose L’oxydation la plus forte de la cellulose par les hypochlorites a lieu à un pH de 7.
- Davidson a établi que, dans les solutions d’hypo-chlorite de sodium et de calcium, la valeur du pH atteint rapidement celle à laquelle l’attaque de la cellulose est relativement rapide. Cette attaque peut être évitée en. ajoutant 0 gr. 5 de carbonate de soude par litre à la solution d'hypochlorite.
- Un autre auteur a trouvé qu’on peut porter à 9 le pli des bains d’hypochlorile par addition de magnésie.
- D’après le brev. ang. 380.488, de la firme Ma-tiiieson, on diminue l’attaque des fibres par les produits de blanchiment en utilisant les chlorites qui n’ont pas d’effet agressif appréciable. KAUFFMANN a montré que l’action détériorante des bains d’hypo-
- chlorite est maximum pour un rapport Cl2 : NaOII — 1 : 1,5.
- S T.
- APPRÊTS
- Nouveau mode d’apprêtage à l’envers des tissus de rayonne. — R. HUNLICH. — Kunslseide und Zell-wolle, décembre 1938, p. 444-445.
- L’apprêt sur la face envers se donne, on le sait, aux tissus lourds dont l’endroit ne doit pas contenir d’apprêt. A cet effet on applique le plus souvent des pâtes assez épaisses.
- Dans les ateliers où l’on apprête au foulard les tissus de couleur, on enduit parfois une face de compositions d’apprêt plus épaisses, au moyen l’un foulard à friction.
- Pour les tissus fins en rayonne, on peu! bien se servir de racles à coussin, de racles à rouleaux ou de racles pneumatiques, mais il faut tenir compte du fait que la racle à coussin éraille fortement les tissus fins, dont la trame est légère. Alors que la racle pneumatique ordinaire, à règle mouvante, a été abandonnée
- 1. — Introduction du tissu à angle droit.
- II. — Introduction du tissu à angle aigu.
- III. — Introduction du tissu à angle obtus.
- pour celte application, la nouvelle racle pneumatique à règle fixe permet d’apprêter correctement les tissus légers.
- Devant et derrière la règle se trouvent des rouleaux mobiles permettant de régler l’angle sous lequel le tissu entre et sort de la machine. On peut enduire le tissu en le faisant entrer et sortir sous un angle très ouvert, ou aigu, ou en l’introduisant sous un angle obtus et le faisant sortir sous un angle aigu. On peut, de cette manière, l’enduction de la colle, en permettant à cette dernière de pénétrer plus ou moins dans le tissu. Et, en notant, pour chaque genre d’apprêt, les positions respectives des rouleaux-guides, on est certain de reproduire le même apprêt sur un même genre de tissu. Devant la racle on peut installer des rouleaux égaliseurs ou un élargisseur, suivant les tissus à introduire. Le dispositif d’enduction à la racle en question peut être installé devant une rame,
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- devant un tambour sécheur ou devant une calandre à feutre sans fin.
- Avec de la pratique dans la préparation des apprêts destinés à l’enduction d’une face, on obtient d’excellents résultats avec cette racle pneumatique.
- L. B.
- Incursions dans la chimie de l’embellissement de la laine.
- — J. NUSSLEIN. — Melliand Textilberichle, juillet 1938, p. 582-587.
- (Conférence présentée au XXIe Congrès de la I.V.C.C. à Constance, Mai 1938)
- L’auteur passe en revue les progrès réalisés durant ces vingt dernières années dans la technique de l’embellissement de la laine.
- Si la différence commerciale des laines (laines grossières ou fines, ou lisses ou ondulées) est déjà plus précisé, grâce aux valeurs définies par l’industrie (diagrammes de fibres, mesures de finesse et d’ondulations), il reste encore bien à étudier dans le domaine de la constitution des fibres.
- Depuis les travaux de Emile Fischer, la chimie des protéines a enregistré maintes acquisitions, mais rien de définitif n’a été fait quant à la constitution de la laine et notre génération continue à explorer ce domaine particulier de la chimie.
- Dans un premier tableau l’auteur consigne les formules de constitution de nos connaissances fondamentales actuelles avec les possibilités qu’elles permettent d’envisager. On y voit, au départ des formules de la glycine, de la glycylclycine, de la diglycylclycine et de la cystine la formulation de laine :
- NU NU
- CH — CH2 — S — S — CH2 — CII
- CO CO
- NH NH
- CH.CIFCOO— +NH3.CH CII
- I. I
- CO CO
- laine
- et celle de la laine hydrolysée :
- NH NH
- CH . CH2 . SOIIIIS . CIFGH
- CO CO
- NH .NH.
- I I
- CII.CH2; COOH H2NCII2 CH
- CO CO
- la constitution de la
- NH
- CII - CH2 —SOII
- CO
- NII
- CH — CHO — IFS
- CO
- hydrolyse de la liaison cystinique
- On y voit également représentés l’enchaînement peptidique et la condensation lactonique.
- Dans un second tableau, est exposé le programme des problèmes en relation avec la chimie de la laine (connaissances analytiques, réactions d’analogie, réactions de la fibre, aptitudes réactionnelles de la fibre transformée chimiquement, recherches chimico-physiques, chimie de la préparation et de l’apprêt des libres, questions biologiques, problème des substituts de la laine).
- C’est SpeaKman et toute l’école anglaise qui essayèrent de formuler la constitution de la laine et d’établir les différences qui existent entre les poils et les laines. Le conférencier espère que ces acquisitions conduiront à différencier les « crinoïdes » des autres substances kératiniques et à différencier la fibroïne de la soie des fibres protéiques de synthèse.
- Pour l’élude des produits de dégradation des fibres kératiniques, un moyen précieux nous est donné par la méthode de Staudinger.
- Nous connaissons maintenant le comportement des différents groupes de constitution de la fibre de la laine ; nous savons ce que signifient la conservation, la rupture et la reformation des ponts cystine et que l’hydrolyse peut conduire à des détériorations graves de la fibre.
- Mais pouvons-nous saisir les interventions individuelles de ces constituants, étant donné que nous observons les réactions totales d’ensemble ? La fibre est formée d’éléments chimiques très variés, de chaînes protéiniques de longueurs différentes, de composés transversaux, etc..., elle est organisée suivant un mode déterminé et ses propriétés de colloïde à poids moléculaire élevé ne peut être décelées par l’analyse chimique.
- Au point de vue chimico-physique la fibre de laine a été étudiée comme membrane semi-préalable dans le sens donné par Donnan, pour ses possibilités de réagir par les forces manifestées à la surface interne et externe, quant aux phénomènes difficilement applicables de l’hydratation et du gonflement et surtout quand aux questions de la charge électrique de l’ensemble, des différentes parties ou de restes, nous ne devons pas oublier que nous avons affaire à un corps colloïde total, pouvant réagir aussi bien électro-posi-livement que l'électro-négativement.
- A.-L. Smitii et M. Harriss ont donné dans le American Dyestuff (avril 1938) un ensemble bibliographique de la question.
- Le point de vue chimico-physique ne peut être séparé du point de vue chimique ; on découvre mieux le tout lorsqu’on combine les deux manières de voir. Par exemple, il importe peu que la notion de point iso-électrique (étudiée spécialement par le Prof. Elôd) concerne une zone iso-électrique, plutôt qu’un point réel (le minimum de gonflement de la fibre laine est situé dans une zone comprise entre le pli 4,9 et un pH supérieur à 5.
- On n’est pas encore complètement fixé sur la valeur
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- de la condition iso-électrique en ce qui concerne le gonllement, la résistance de la libre aux bactéries et aussi le ménagement des propriétés physiques de la libre de laine traitée.
- L’auteur rappelle que les tentatives faites pour remplacer le savon par des dérivés de l’acide naphtalène sulfonique, par les sulfos de l’acide palmitique et par les sulfonates d’alcools gras et les Igépons n’ont pas donné des résultats nettement supérieurs, quant à la qualité de lavage des laines, à ceux d’un bon lavage au savon.
- Un essai sans conséquences pratiques fut effectué par une firme anglaise, en vue de nettoyer et de teindre en même temps en bain acide la laine sale, ce qui n’est réalisable qu’en remplaçant constamment l’agent détersif absorbé par la laine.
- La détermination des détériorations subies par la fibre est chose aisée, mais il en va autrement de la question des acides dommageables en relation avec le lavage ou la teinture en zone iso-électrique.
- La réaction de diazo de Pauly nous donne un moyen de reconnaître (par la réaction de la tyrosine) si une . laine altérée a subi une dégradation.
- Une laine lavée au savon et au carbonate accuse une usure plus forte qu’une laine lavée iso-électriquement (Elôd) et pourtant l’examen microscopique et les essais de résistance ne décèlent aucune différence entre les deux soldes de fibres.
- Mais les réactions de contrôle ne donnent encore aucune mesure de la résistance de la fibre à l’usage. En fait, tout traitement d’embellissement entraîne une certaine altération de la fibre.
- Le problème du feutrage a été étudié récemment par Brauckmeyer et d’autres auteurs. Quant à l’irrétré-cissabilité (infeutrabilité) on tend à la conférer à la fibre en substituant l’action du chlore gazeux en solvants organiques ou l’emploi du chlorure de sulfuryle (Hall) à l’action du chlore en milieu aqueux.
- Le brillantage de la fibre de laine par traitement en alcali fort ,suivi d’un chlorage, est connu depuis longtemps en Orient ; il mérite une attention particulière pour l’imitation de la soie naturelle.
- Parmi les nouveaux colorants il faut citer les colorants complexes métalliques.
- Les discussions sur la façon dont se déroulent les réactions entre colorants et fibres reprennent avec une certaine acuité. Elles nous montrent combien il est dangereux de traiter une fibre comme une matière divine immuable et de chercher la modification toujours dans le colorant. Le produit final : fibre-colorant est une unité dont les valeurs ne se déterminent pas seulement à l’aide de celles de la fibre seule ou de celles du colorant seul. Par exemple, l’indigo, très solide sur laine, ne résiste que moyennement au lavage et à la lumière sur colon. Les indigosols se scindent facilement sur fibre cellulosique et difficilement sur fibre de laine, preuve que le comportement chimique de la fibre a été modifié par la formation interne du sel d’éther acide dans la molécule de la laine. Pareillement, un dérivé gras qui a réagi chimique
- ment avec la laine disparaît dans la molécule géante de l’albumine sans laisser une trace de son caractère.
- Les agents d’unisson agissent au cours de la teinture, soit en amenant l’acidité du bain à la valeur de pH la plus favorable (acides, alcalis faibles, substances et mélanges tampon), soit par leur affinité propre pour la fibre, auquel cas le résultat dépend de l’affinité du produit auxiliaire, comme de celle du colorant pour la fibre. On peut dire que, pour une même affinité et une même concentration, un tel produit exerce une forte action d’unisson, parce que les groupes basiques libérés dans la fibre de laine dans l’unité de temps ne sont occupés qu’à moitié par le colorant, l’autre moitié l’étant par l’agent d’unisson. Si l’affinité du produit auxiliaire est plus faible que celle du colorant, il faut augmenter la concentration en conséquence.
- Certains corps agissent comme dispersants (Leonil 0), en permettant de teindre et de nettoyer en un bain. Dans beaucoup de cas, plusieurs phénomènes se superposent ; dans d’autres nous ne pouvons même pas trouver une interprétation exacte des faits. L’action des sels Palatin solide O et Néolane nécessitent encore quelques éclaircissements.
- Le problème des agants de nettoyage ne semble pas encore parfaitement résolu, malgré les améliorations apportées. Les sulfonates d’alcools, les produits de condensation d’acides gras, comme l’Igépon, les produits de réaction d’acides gras sur l’albumine (Lame-pon), le type du Medialan portant le groupe COOH et quelques autres types sulfonés pas très différents, renferment le reste gras comme reste hydrophobe et un groupe hydrophile, généralement le groupe sulfo qui, soit seul, soit par l’aide d’un pont chimique, renforce l’action et la stabilité, etc...
- La longueur de chaîne, le genre des groupes intermédiaires et les restes terminaux conditionnent la solubilité, la stabilité, la formation de mousse et l’action lavante. Certains préjugés existent quant à l’efficacité des produits détersifs, en particulier le pouvoir moussant. Or, un bon produit de lavage n’est pas nécessairement celui qui mousse abondamment. La mousse peut même nuire au nettoyage du fait qu’elle peut refixer sur la bibre une fraction de la crasse qu’elle véhicule.
- Au moyen de courbes l’auteur montre les actions de l’Igépon T comparées à celles du savon ; il en déduit la nécessité de tenir compte de tous les facteurs possibles pour estimer la valeur d’un produit.
- Les corps comme le Calgone (polyphosphate) ou comme le Trilon A et B répondent à des besoins industriels, grâce à leur faculté de fixer les sels de dureté de l’eau. Le Trilon B permet de séparer les sels de magnésie et de solubiliser même les sels de métaux lourds.
- Une grande innovation est celle qu’a apportée la I.G. Farbenindustrie avec les produits nonionogènes, chez lesquels les restes éther polyglycolique, qui s’hydratent ou se déshydratent à différents degrés, provoquent la solubilité et que l’on peut placer sûrement en tête, par leurs propriétés générales, leur
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- variété et leur activité. Chez les dérivés gras, le caractère primitif est relégué à l’arrière plan, le reste ajouté non seulement domine souvent la molécule, mais aussi il confère à l’ensemble un autre caractère que celui que nous connaissions jusqu’à présent. Tout le monde connaît bien les produits comme le Perggal, le Leonil O et autres.
- L’apparition des Igépals a marqué un progrès remarquable, car ce sont des agents de lavage complètement synthétiques (groupe hydrophobe compris).
- Ces nouveaux produits lavent à tous les pli (alcalin, neutre ou acide). On peut les ajuster directement à la matière à nettoyer, ce qui assure un optimum de l’action. Ils conviennent pour éliminer les impuretés grasses ou mécaniques et suppriment du même coup les accidents provoqués par les huiles minérales, substances bon marché et constituant de bonnes huiles d’ensimage.
- Ces nouveaux corps sont stables aux acides et aux alcalis, aux sels des métaux légers et des métaux lourds ; une solution saturée de sulfate d’alumine est sans effet. En même temps, certains d’entre eux (Igépal W) sont de bons émulsifiants lorsqu’on les emploie dans la phase aqueuse, et en même temps de bons agents mouillants et dispersants (des sels de chaux et de métaux lourds).
- L’auteur expose ensuite le phénomène du lavage acide avec ou sans teinture simultanée, l’agent dispersant étant adsorbé et non fixé (comme un acide sul-fonique) par la fibre (Action du Léonil O dans les bains de teinture acides).
- Avec les Igépals il est possible de mieux se rendre compte au microscope des processus de lavage ; en constate aussi que la mousse ne joue qu’un rôle tout à fait secondaire, au plus celui d’indiquer la présence d’un agent de lavage dans le bain.
- L’Igépal W est l’agent de lavage le mieux utilisé par la fibre et par les souillures, empêchant par ses grou
- pes hydrophiles les souillures de se refixer sur la fibre après leur dispersion dans le bain et. ce, avec une très faible mousse. A la surface de la fibre le lavage est réalisé par adsorption et peptisation alternées, sans qu’il se produise de séparations dans le bain.
- La température est un facteur dont il faut tenir compte dans l’action nettoyante du bain.
- On ignore si l’on peut expliquer de la même façon le lavage avec les différents produits. Nous savons trop peu de chose sur les charges électriques et les actions réciproques des agents de lavage, de la fibre et des souillures. Cependant, l’auteur incline à penser qu’une certaine affinité d’un reste de l’agent détersif pour la fibre joue un rôle à la manière de l’affinité des colorants pour la fibre, sans que cette affinité soit totale, autrement le déplacement de l’équilibre s’opérerait trop rapidement vers la fibre et le bain de lavage s’appauvrirait en produit détersif, avec, comme résultat, un nouvel encrassement du bain.
- Une des acquisitions les plus remarquables d’après-guerre est sans doute l’élaboration des produits antimites.
- A propos des fibres synthétiques, l’auteur signale que le Lanital, par exemple, représente plutôt une rayonne qu’une laine artificielle. Le mélange de libres synthétiques à la laine naturelle a posé maints problèmes de teinture et d’apprêt.
- Effleurant seulement la question de l’imperméabilisation et de l’apprêt défroissable, l’auteur prétend qu’on ne peut pas imiter tous les articles de laine avec des fibres synthétiques, mais que, par contre, le vêtement de l’avenir ne sera pas nécessairement celui que nous utilisons aujourd’hui.
- Il termine sa conférence en rappelant la nécessité du concours des chimistes pour l’élaboration et l’exécution des traitements destinés à embellir les fibres naturelles ou artificielles.
- L. B.
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- AGENTS AUXILIAIRES
- Amides et éthers. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P.
- 655.999, 2 février 1930.
- Ce brevet n’a pas demandé moins de 8 ans pour être accordé. Il décrit des agents de nettoyage, de lavage d’émulsion constitués par des amides ou des éthers d’acides aliphatiques ou aliphatico-aromatiques ou cycloaliphatiques de poids moléculaire élevé avec des composés aminosulfonés ou alcoylsulfonés. Par exemple, les chlorures des acides de l’huile de coco sont condensés avec la mélhyltaurine (CI13—NH— CH2—CIP—SO3Na) ; on obtient un produit soluble dans 1 eau. Un autre exemple indique le chlorure de l’acide oléique condensé avec la mélhyltaurine ou avec la cyclohexylamine.
- Acides alcoylsulfuriques. — Bôhme Fettchemie Gesells-chaft. — D.R.P. 659.279, i3 août 1929.
- Le meme delai de 8 années a été nécessaire pour que ce brevet fut accordé. Il décrit un procédé pour obtenir les sels de sulfates d’alcoyles de poids moléculaire élevé, a létal sec. Par exemple, l’alcool stéarique dissous dans le trichloréthylène est sulfoné par la chlorhydrine sulfurique, puis on neutralise par addition d’ammoniac gazeux. En refroidissant, la masse se solidifie, on l’exprime et sèche pour éliminer le solvant; il reste l’octadécylsulfate d’ammoniaque presque blanc. On peut le purifier par cristallisation dans l’alcool.
- Acides sulfoniques. — Henkelet Cie. — D.R.P. 661.883, lojuin 1933.
- Il s’agit de la sulfonation d’alcools de poids moléculaire élevé ou d’alcools naphténiques en solution dans un hydrocarbure halogéné indifférent comme le
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- dichloréthane. Par exemple, les alcools provenant de la réduction des acides du coco sont dissous dans le tétrachlorure de carbone et traités par le monohydrate à i5°; le liquide d’abord clair se trouble, onchaufie à
- 45° ce qui provoque la séparation en deux couches. La couche supérieure est décantée, CC14 chassé dans le vide et le résidu neutralisé par la soude fournit le sul-fonate.
- TEINTURE - IMPRESSION
- COMITE INTERNATIONAL COTONNIER
- Le Comité International cotonnier, organisme directeur de la Fédération internationale cotonnière, s’est réuni le 5 août à Zurich, sous la présidence de M. Van Delden (Allemagne).
- L’industrie cotonnière française était représentée à Zurich par MM. P. Schlumberger, vice-président d’honneur; J. Le Blan, vice-président, et Blanc, membre du Comité de direction du Syndicat général cotonnier, ainsi que par M. R. Angliviel de La Beau-melle, délégué général du même groupement.
- Cette réunion a été manifestement dominée par le vif mécontentement suscité dans tous les pays européens d’industrie cotonnière par l’incertitude complète qui entoure encore les intentions des Etats-Unis en ce qui concerne la liquidation des énormes stocks de coton servant de gage aux prêts gouvernementaux en faveur des planteurs. C’est ce sentiment très marqué qui a déterminé le Comité à câbler au secrétaire d’Etat à l’Agriculture une pressante résolution.
- De nombreuses autres questions d’ordre plus technique concernant le colon brut ont été également traitées par le Comité. En particulier, il a été décidé d’établir désormais les statistiques internationales de
- la Fédération en tonnage aussi bien qu’en nombre de balles, décision dont il faut se féliciter étant donné la grande diversité de poids des balles de coton selon la provenance.
- Le Comité s’est aussi préoccupé du prochain congrès de la Fédération qui aura lieu à Londres fin mai ou début de juin 1940. M. Van Delden (Allemagne), président « continental » sortant, a été remplacé dans ses fonctions par M. Wiggins (Angleterre), qui avait lui-même déjà occupé ce poste deux années auparavant.
- Conformément au vœu du Comité mixte du Coton égyptien (Comité où sont simultanément représentés les filaleurs européens de coton d’Egypte, les exportateurs d’Alexandrie et le gouvernement égyptien), il a décidé que l’accord en vigueur sur l’humidité du coton d’Egypte qui venait à expiration le 21 novembre 1989, serait prorogé pour une période de deux ans et reconduit automatiquement.pour la même durée au bout de ladite période, sauf dénonciation par l’une des parties au moins trois mois à l’avance. On sait que l’accord ainsi prorogé comporte l’achat du coton d’Egypte sur la base du poids sec avec supplément de 8 1/2 %, les poids et conditionnements étant certifiés par le bureau de conditionnement d’Alexandrie.
- PRODUCTION MONDIALE DE FIBRES TEXTILES
- (e/i millions de livres)
- Années Coton Rayonne fibres longues Rayonne fibres courtes Total pour les rayonnes Laine Lin Soie Total
- 1930-31 12,420 450 7 457 1,738 1,416 130 16,161
- 1931-32 13, 180 499 9 5o8 1,749 1,521 126 17,084
- 1932-33 11,434 519 2I 540 1,766 1,333 116 15,189
- 1933-34 12,742 665 3o 695 1,711 I,5io 122 16,780
- 1934-35 I 1,345 781 54 835 1,667 1,519 125 15,491
- 1935-36 12,-589 937 142 1,079 1,685 1,691 121 17,165
- 1936-37 15, I00 1,022 3oi 1,323 1,732 1,693 119 19.967
- 1937-38 18,986 1,200 622 1,822 1,768 1,805 120 24,501
- 1938-39 13,847 991 983 1,974 1,560 1,765 107 19,253
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- REVUE ÉCONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- Ces chiffres appellent quelques remarques. La production de coton, laine, lin et soie ont diminué de même que les rayonnes en fibres continues, au contraire les fibres courtes sont en augmentation. Au total, la production mondiale a passé de 24.5oi millions de Ibs en 1937-1938 à 19.253 millions de Ibs en 1938-1939. Une des premières causes fut la restriction volontaire apportée dans la culture du coton
- aux E. U. La production de la laine a diminué par suite des mauvaises conditions climatériques en Australie. La culture du lin en U. R. S. S. qui est le plus gros producteur ayant légèrement diminué, l’amélioration du rendement n’a cependant pas pu la compenser. Enfin, l’influence de la guerre en Chine a causé une forte diminution dans la production de la soie.
- REVUE ECONOMIQUE DE L’INDUSTRIE TEXTILE
- Rayonne en Italie.
- Le gouvernement fasciste a donné son autorisation pour la fusion des Sociétés « Snia Viscosa » et Cisa Viscosa ». Par un échange d’actions la seconde Société a été absorbée par la première. A cet effet la « Snia Viscosa » va augmenter son capital de 525 à 700 millions de lires.
- Caséine en Allemagne.
- La production de la caséine s’est beaucoup développée. Ainsi, en 1932, elle était de 220 tonnes, de 800 tonnes en 1934, de 4.600 tonnes en 1937 et d’environ 10.000 tonnes en 1938. La consommation en 1938 est estimée à 18.150 tonnes contre 15.620 tonnes en 1937.
- Rayonne en Australie.
- D’après le « Financial News », les grands producteurs de rayonne auraient entrepris des démarches auprès du Ministre pour qu’on établisse des mesures de protection afin d’assister la formation de grandes usines de production en Australie. Actuellement il est importé de larges quantités de rayonne d’Italie et du Japon et c’est pour combattre cette concurrence qu’on envisage ces mesures.
- Rayonne en Finlande.
- La première usine finlandaise érigée en 1936, au capital de 70 millions de marks finlandais, va commencer sa fabrication. Sa capacité de production est de 1.200 kg. soie artificielle, 1.500 kg. fibres courtes, 1.000 kg. papier transparent.
- L’industrie textile en Angleterre.
- Le commerce extérieur a commencé à prendre une certaine extension en Mai, pour la première fois depuis le début de 1938. Les importations sont en plus-value de U 3,142,531 à £ 78,541,325, tandis que les exportations domestiques gagnaient £ 4,108,540 à £42,273,350. Par contre, les réexportations fléchirent de £2,164,816 à £5,012,363, ce qui donne une augmentation plus modeste de £ 1,943,724 dans le total des exportations à £ 47,285,713. La baisse survenue
- dans les réexportations est principalement due à l’absence virtuelle des expéditions de métaux non-ferreux en Russie, en comparaison avec les très gros achats de ce pays, il y a une année.
- L’élévation enregistrée dans les importations est en grande partie attribuée aux achats plus importants de matières premières brutes et d’articles semi-manu-facturés. Les importations de fer et d’acier s’élevèrent à 142.612 tonnes d’une valeur de £ 1,420,218, contre 55,665 tonnes, valant £ 789,566 en Mai 1938.
- L’industrie domestique du coton a fait montre d’une activité plus grande et de bonnes commandes ont été transmises en faveur de la rayonne, y compris les étoffes pour robes, les tentures d’ameublement et les besoins de l’armée.
- L’industrie textile du Lancashire suit avec beaucoup d’intérêt les travaux d’études qui se poursuivent en ce moment pour parvenir à mélanger la fibre de caséine à la fibre de viscose. La maison Courtaulds manufacture la première depuis l’an dernier et les essais tendant au mélange des deux fibres se font au Lancashire, dans plusieurs filatures de coton. On est parvenu à manufacturer quelques types d’étoffes, ayant tout à fait l’aspect et le toucher de la laine, en mélangeant 67 pour cent de viscose à 33 pour cent de fibre de caséine. Ces étoffes sont susceptibles d’être utilisées pour des vêtements et chemises de sports, ainsi que pour les costumes genre flanelle.
- La caséine vaut 14jd. par livre poids, la viscose lOd. et comme il ne se produit aucun gaspillage au cours de la fabrication, les étoffes reviendront à un prix modéré.
- L’entrée en scène de ce nouveau genre d’étoffes, une fois perfectionnées, constituera sans aucun doute de nouvelles ressources intéressantes pour le Comté du Lancashire.
- (Industrial Great Bristain.')
- Production de rayonne en Angleterre.
- On a produit en avril dernier 8.400.000 Ibs de filaments de rayonne, alors qu’en mars les chiffres avaient été de 10.400.000 Ibs et 8.600.000 Ibs en avril 1938. Pour les 4 premiers mois de 1939 la production a atteint 35.800.000 Ibs contre 39.500.000 Ibs en 1938. Pour les fibres courtes les chiffres sont : 4.800.000 Ibs avril, 5.100.000 Ibs en mars et 2.000.000 en avril 1938;
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
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- pour les 4 premiers mois la production a été de 17.500.000 Ibs contre 9.000 Ibs en 1938.
- Mise en valeur du Nylon.
- La Société du Pont de Nemours pousse activement les installations pour la production du « Nylon » fibre
- synthétique obtenue avec les superpolyamides. Elle a consacré 2 1/2 millions de dollars pour l’extension de la fabrication des intermédiaires dans son usine de Belle et 8 1/2 millions de dollars pour la fabrication du nylon à Scaford (Delaware).
- Ces installations seront prêtes au début de l’année prochaine.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Le carbonisage, source d’accidents. — ANONYME. — Klepzig’s TexLil-Zeitschrift, janvier 1939, p. 47-48.
- Le carbonisage est la cause d’une série d’accidents, faciles à éviter, mais plus difficiles à déceler, car ils se reconnaissent seulement après la teinture, lorsque les pièces sont sèches.
- Les accidents de carbonisage ont leur origine soit lors des traitements préliminaires, soit directement lors de l’acidage ou de l’étuvage. Mais dans la plupart des cas, c’est le lavage qui est responsable. Les pièces à carboniser doivent être parfaitement dégraissées et rincées à fond, c’est-à-dire complètement désavonnées (par un bain alcalin qui empêche l’hydrolyse du savon). Sinon, des traces de produits de dégraissage, se décomposant dans le bain acide, peuvent conduire à des teintures marbrées. Dans ce cas, il ne reste plus qu’à reteindre les pièces en noir.
- Avec les pièces carbonisées en couleur on peut remé
- dier à cet accident en dégraissant les pièces après les avoir neutralisées.
- Les accidents qui se produisent par un essorage trop énergique ou un abandon trop prolongé des pièces sur l’acide sont plus difficiles à faire disparaître.
- Il importe de protéger les pièces acidées contre les rayons du soleil. Il ne faut pas non plus que les pièces soient touchées par de la vapeur directe ou par des tuyaux de chauffage.
- Les gouttes d’eau produisent des taches sur les pièces acides à carboniser.
- On ne doit employer dans les bains d’acide que des agents de pénétration éprouvés, qui permettent à l’acide de pénétrer réellement dans toutes les parties des pièces, même aux endroits qui pourraient être gras.
- Enfin, les plus grands soins et l’état de bon entretien du matériel de carbonisage sont des conditions absolument indispensables pour la réussite du carbonisage. L. B.
- RESULTATS INDUSTRIELS
- Bemberg A.G.
- L’assemblée générale a approuvé les comptes de l’exercice 1938 et la répartition d’un dividende de 8 %. Les disponibilités liquides se sont réduites de 7 millions R.M. fin 1937 à 3 millions R.M. fin 1938, par suite d’importants investissements. Les filatures ont en effet été agrandies et transformées au cours du dernier trimestre. Les résultats de l’exercice en cours permettent d’envisager l’avenir avec confiance.
- Compagnie Générale des Industries Textiles (Allart, Rousseau et Cie)
- L’assemblée générale ordinaire a appiouvé les comptes et bilan, faisant ressortir un solde disponible de 10.261.316 fr. 70.
- Le rapport du conseil d’administration souligne que la tension continue des relations internationales a été préjudiciable à l’industrie textile. Les différentes exploitations de la société n’ont pu faire mieux que de maintenir le chiffre d’affaires et le résultat d’ensemble de l’exercice piécédent, et ce fut d’autant plus malaisé que les prix de la laine, suivant la tendance générale des matières premières, ne firent que faiblir encore pour s’établir au début, de 1939, à un niveau d’environ 10 % inférieur à celui de janvier 1938.
- Notre maison de Roubaix, poursuit le rapport, a de
- nouveau apporté une contribution importante à l’obtention de ce résultat, notamment sa branche « peignés » à laquelle les affaires d’exportation ont continué à donner une certaine animation.
- La nouvelle fabrique de feutre de Roubaix-Wat-trelos, dont la construction avait été commencée en 1937, est entrée partiellement en service au printemps dernier avec la branche « cloches ». L’ensemble des fabrications « feutre » y sera transféré au cours de ces prochains mois. Cette usine moderne nous permettra non seulement une exploitation plus rationnelle et une fabrication plus soignée, mais encore la production d’articles nouveaux dont l’appoint viendra améliorer le rendement du groupe.
- L’essentiel du programme de modernisation du matériel et de rationalisation du travail que nous poursuivons depuis quelques années est ainsi achevé opportunément. La stagnation de l’activité indus-trielle se manifestant à une époque où les frais et charges de toute nature croissent sans cesse, entraîne en effet une élévation des prix de revient qui impose la mise en application de tous les progrès techniques susceptibles de réduire le coût de la production. Les usines de la société répondent dès maintenant à cette nécessité.
- L’économie polonaise a fait preuve d’une vitalité remarquable à travers les graves événements qui ont jalonné l’année. L’industrie lainière a travaillé dans
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- INFORMATIONS FISCALES
- des conditions sensiblement identiques à celles de 1937. Malgré la répercussion de la baisse des céréales sur le pouvoir d’achat d’une forte partie de la population, la consommation a marqué une tendance à l’augmentation qui semble provenir de ce que les crédits investis par l’Etat dans la première partie du plan de trois ans ont commencé à rentrer dans la circulation générale.
- Les ventes de la succursale de Lodz à l’étranger ont enregistré une nouvelle avance, grâce à une réorganisation complète du service « exportation ».
- Comme précédemment, la corporation des filateurs polonais n’a eu qu’à se louer de l’action bienfaisante de la convention qui a poursuivi sans heurt son œuvre d’assainissement a s crédits tout en s’adaptant avec souplesse aux fluet nations du marché et aux besoins des fabricants selon les saisons.
- Parmi les sociétés auxquelles nous sommes intéressés, le Peignage de Tourcoing, dont l’alimentation a été facilitée par les bas prix de la laine et de la façon de peignage, a eu un rendement satisfaisant pendant l’exercice.
- La Latvijas Kemdziju Verptuve a fait un chiffre d’affaires voisin de celui de l’exercice précédent. Les
- paiements commerciaux de la Lettonie, tout en restant soumis à l’autorisation préalable de la Commission des devises, sont depuis un an effectués en devises libres dont la délivrance est assurée sans délai ni restriction, chaque fois que la situation des échanges franco-lettons le permet.
- Notre filiale de Bucarest a, au mois de décembre, porté son capital à 70 millions de lei, ainsi que nous l’avions prévu lors de sa fondation. Sa filature a eu pendant l’année écoulée une activité normale, mais par suite du fonctionnement défectueux des transferts entre la Roumanie et la France, notre maison de Roubaix n’a participé que dans une mesure restreinte à son approvisionnement en laines peignées. On espère que le récent accord de paiement franco-roumain entré en vigueur le 8 avril dernier fournira bientôt les moyens d’augmenter les échanges entre les deux pays.
- La société anonyme Polona, à l’abri des dispositions prises par le gouvernement polonais pour l’utilisation de la production nationale de fibres synthétiques a achevé son premier exercice social dans des conditions qui lui ouvrent des perspectives intéressantes pour l’avenir.
- INFORMATIONS FISCALES
- CALENDRIER FISCAL EN OCTOBRE 1939
- Contributions directes
- Du 1er au 10. — Paiement au Percepteur par les employeurs et débirentiers de l’impôt afférent aux traitements, salaires, rentes viagères, émoluments et honoraires versés en Septembre à des personnes domiciliées hors de France.
- Paiement au Percepteur par les employeurs et débirentiers de la contribution nationale précomptée le mois précédent (décret du ii janvier 1939, art. 6).
- Envoi au Directeur des Contributions Directes du relevé des intérêts, dividendes et autres produits de valeurs mobilières payés au cours du mois précédent (D. L. 8 juillet 1937, art. Ie').
- Du 1er au 15. — Déclaration au contrôleur par les propriétaires dans les chefs-lieux et villes de plus de 5.000 habitants des immeubles destinés à la location (mod. 2.004).
- Du 1er au 31. — Paiement des impôts directs par fraction mensuelle (voir en fin du calendrier « Déclarations et formalités à remplir en cours d’année », Contrib. Directes, paragr. 8).
- Enregistrement
- Du 10 au 15. — Impôt sur les opérations de bourse (banquiers, agents de change, etc.).
- Du 1erau 20. — Paiement sur états des droits de timbre de quittance.
- Déclarations trimestrielles des sociétés. — Taxe de timbre et de transmission, droit de transfert, taxe sur le revenu des valeurs mobilières sur toutes les sommes mises en distribution sur les allocations aux administrateurs, les intérêts des emprunts et obligations. Versement au Trésor des revenus prescrits (5 ans) et valeurs prescrites (3o ans).
- Versement par les Compagnies et agents d’assurances, des retenues sur com missions payées pendant le 3e trimestre.
- Déclaration des ouvertures de crédit réalisées pendant le trimestre.
- Du P' au 24. — Taxe sur le chiffre d’affaires (banquiers, changeurs, marchands de biens).
- Du 25 au 31. — Impôt sur les opérations de Bourse (banquiers, agents de change, etc.).
- Contributions Indirectes
- Du
- 1er au 24. — Paiement des taxes uniques perçues sur dépôt d’un relevé mensuel.
- Du 1er au 10. — Impôt sur les coupons de valeurs mobilières étrangères non abonnées et de fonds d’Etats étrangers (personnes qui font profession de recueillir, encaisser, payer ces coupons).
- Du 1er au 25. — Aux dates fixées par la direction départementale, dépôt du relevé des affaires passibles de la taxe d’armement.
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