Revue générale des matières colorantes, de la teinture, de l'impression et des apprêts
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- 43- Année — Numéro 515 REVUE MENSUELLE Décembre 1939
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- Répondant à l’appel que nous leur avons adressé dans notre numéro de Novembre, un grand nombre de nos abonnés ont tenu à nous faire parvenir dès maintenant le montant de leur souscription pour 1940.
- Nous les en remercions.
- Nous nous permettons d’insister auprès de ceux qui ne nous ont pas encore confirmé leur renouvellement afin qu’ils s’acquittent le plus tôt possible pour les raisons que nous leur avons exposées précédemment. Nous nous excusons de leur demander cet effort qui simplifiera notre tâche.
- De notre côté nous rappelons « Notre décision de maintenir nos tarifs malgré les difficultés que nous pourrons rencontrer ». Nous confirmons cette décision bien que depuis soient déjà intervenues des augmentations sur l’affranchissement et sur le papier.
- Nos lecteurs comprendront certainement que, dans les conditions actuelles, il nous sera plus possible de continuer le service à nos abonnés qui n’auraient pas envoyé leur renouvellement avant le 31 janvier.
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- ADMINISTRATION DE LA REVUE :
- Pour tout ce qui concerne la Publicité, s’adresser : ÉLYSÉE-BUILDING, 56, Faubourg Saint-Honoré
- Bureau 218 - Téléphone : Anjou 18-00
- BUREAU ET SIÈGE DE L’A. C. I. T.
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- SOMMAIRE DE DECEMBRE
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- Chronique de l’A. C. I. T........................ XLV à XLVIII
- Matières Colorantes
- Les moisissures : conditions de développement, identification des défauts, remèdes, par M. J Rière, p. 441.
- La recherche scientifique à l’étranger, p. 445.
- Comptes-rendus des sociétés savantes, p. 446.
- Informations, p. 447.
- Extraits de brevets étrangers, p. 448.
- Prolongation à 20 années de la durée des brevets français, p. 452.
- Bibliographie, p. 452.
- Teinture-Impression
- La lumière noire, par M. F. Dervaux, p. 453.
- Extraits de journaux étrangers, p. 457.
- Blanchiment-Apprêts
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- Le point isoélectrique des protéines et son importance pratique, par Technos, p. 463.
- Sur le textone, nouvel agent de blanchiment, p. 466.
- Extraits de journaux étrangers, p. 466.
- Brevets étrangers, p. 471.
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- Industrie Textile
- Le rétrécissement des tissus de laine, de coton et des mélanges laine et fibres cellulosiques, par M. J. Lenoir, p. 473.
- Recherches sur le feutrage de la laine, p. 475.
- Extraits de journaux étrangers, p. 478.
- Extraits de brevets français, p. 479.
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- CHRONIQUE DE L’A. C. I. T.
- N° 265 — Décembre 1939 — 29% Année
- -SOM
- Bureau de l’A.C I.T................... XLV
- Paiement des cotisations.............. XLV
- La vie sociale de l’A.C. I.T. : Nouvelles inscriptions de sociétaires, Pour nos camarades mobilisés. XLV
- Changements d’adresses, Placements .. .. XLV
- MAIRE ______________________________________-___________
- Hyménée, Nécrologie, Distinctions................ XLVI
- Les journées de l’Amicale Belge de l’A. C I. T. à l’Exposition de l’Eau à Liège............... XLVII
- Les Impressions Batik............................ XLVII
- Varia........................................... XLVIII
- BUREAU DE L’A.C.I.T.
- En raison des circonstances actuelles la perma-nencè ne sera pas assurée jusqu’à nouvel ordre au bureau de l’A.C.I.T. à la Maison de la Chimie, Bureau n” 8, 28, rue Saint-Dominique, Paris-7e, où néanmoins le courrier continuera à être adressé.
- De même seront suspendues les réunions mensuelles du premier samedi de chaque mois. Pour tous rensei-gnements, nos collègues voudront bien s’adresser directement au trésorier, M. Georges Mairesse, 24, rue de Pétrograd, Paris-8e, Téléphone : Europe 53.08.
- PAIEMENT DES COTISATIONS
- France 80 francs; Etranger 100 francs français.
- Notre Revue continuant à paraître nous avons à subvenir aux frais de rédaction, composition, tirage et expédition de la Revue.
- Nous avons donc besoin de toutes nos ressources et
- — Chèques Postaux A.C.I.T., 494.15, Paris
- nous prions instamment ceux de nos collègues qui n’ont pas encore réglé leur cotisation de vouloir bien se mettre en règle.
- Le trésorier leur en sera très reconnaissant.
- LA VIE SOCIALE DE L’A.C. I. T.
- N.B. —Nous rappelons à nos camarades (pie leurdevoir est de recruler de nouvelles adhésions à l'A.C.I.T. pour augmenter la puissance de notre groupement corporatif.
- POUR NOS CAMARADES MOBILISÉS
- Nous adressons à tous nos camarades mobilisés au service de la Patrie les vœux les plus cordiaux de l’A. C.I.T.
- Notre bureau serait heureux de rester en communication avec eux et se met à leur disposition s’il peut leur être utile.
- Nous prions instamment leurs familles et leurs amis de nous tenir au courant de tout ce qui les concerne.
- CHANGEMENTS D’ADRESSES
- M. Marcel DUMORTIER, 40, rue Archinard, à Crest (Drôme).
- M. Robert OMEYER, 11, rue Fontalon, à Roanne (Loire), adresse provisoire pendant la guerre.
- N. B. — Nous prions instamment nos collègues de nous notifier tout changement d'adresse gui les concerne pour éviter les retours de la Bevue B.G.M.C. et d'adresser ces rectifications au Bureau de l'A.C.I.T., bureau n° 8, Maison de la Chimie, 28, rue Sainl-Dominique, Paris-7° et non pas au bureau de la B.G.M.C.
- PLACEMENTS
- Nous rappelons que le service de placement est exclusivement réservé aux membres de l'A.C.I.T. et gue les candidalares aux offres d'emplois doivent être adressées au bureau de l'A.C.I.T. et non à TAdminisIralion de la Bevue.
- Les lettres à transmettre doivent nous parvenir sous enveloppe ouverte avec timbre pour leur transmission gai se fera avec toute la discrétion voulue.
- Offres d’emplois :
- Nous signalons aux industriels gue les événements actue's auraient privés d’un de leurs collaborateurs, gue notre Association, qui réunit la plupart des techniciens du textile, peut leur procurer des directeurs, des chimistes, des contremaîtres pour tous emplois même temporaires.
- Nous les prions de s’adresser en toute confiance à l'A.C.I.T.
- Demandes d’emplois:
- N° 103. — Ingénieur-Chimiste E.C.I.L., excellentes références, 17 ans de pratique teinture et apprêts, soie chargée et sans charge, rayonne, nouveauté et jersey, cherche direction fabrication, France et Etranger.
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- XLVI
- N° 107. — Ingénieur-chimiste I.C.R., connaissant teinture et apprêts tissus de coton et de laine, cherche situation stable.
- N° 109. — Chimiste technicien, 32 ans, connaissant travail de laboratoire, ex-directeur de teinture coton, bon échantillonneur, ayant également pratiqué impression relief, taille-douce et planche, recherche situation.
- N° 111. — Chimiste, connaissant spécialement produits d’ensimage et encollage, apprêts spéciaux pour toiles gommées, imperméabilisées, ignifugées, teinture coton, jute, chanvre, caoutchoutage, cherche situation.
- N° 112. — Chimiste-technicien, 48 ans, connaissant blanchiment, teinture, impression au rouleau, à la planche, au cadre lyonnais, surlaine, coton, soie, vis-cose, acétate et tissus mixtes; longue expérience, ayant dirigé la fabrication d’usines importantes d’impression, — invalide de la dernière guerre, dégagé d’obligations militaires, cherche situation.
- N° 113. — Ingénieur chimiste E.C.M., alsacien, 47 ans, réfugié d’Allemagne, connaissant impression au rouleau, sur coton, laine, soie naturelle, viscose, tissus mixtes, etc., cherche situation.
- N° 114. — Contremaître de teinture, 42 ans, connaissant le tr alternent draperie laine ainsi que les velours d’Utrecht, demande place.
- N° 115. —Ingénieur chimiste coloriste E.C M., ayant dirigé tous services de grandes usines d’impression, rouleau et cadre, jusqu'à 16 couleurs, fabrication économique étudiée et rationalisée à fond, directeur énergique et expérimenté, possédant de très belles collections, libre de toute obligation militaire, cherche situation en rapport avec ses aptitudes
- N° 110. — Contremaître teinture fils coton, laine, soie, cherche place. Son fils, bon mécanicien, cennais-sant la soudure autogène, cherche également une place.
- N° 117. — Ingénieur chimiste I.C.N. venant d’être démobilisé, 20 ans de pratique, blanchiment, teinture, impression, apprêts, coton et soie, ayant monté, installé et dirigé importantes usines en Espagne et Amérique, cherche situation.
- HYMÉNÉE
- Notre collègue M. Louis Gillet et Mme Gillet nous font part du mariage de leur fils, M. Michel Gillet avec Mlle Isabelle IZORET.
- Le mariage a été célébré dans l’intimité le 6 novembre en l’Eglise Saint-André-de-Ruffec (Charente).
- Nous adressons toutes nos félicitations aux parents et tous nos voeux de bonheur aux jeunes époux.
- NÉCROLOGIE
- Dans notre chronique de novembre nous avons annoncé le décès de notre collègue M. Robert BRUCK-MANN, de Mulhouse, nous donnons ci-après les quelques renseignements que nous avons pu recueillir sur sa carrière.
- Né à Colmar le 25 août 1877, il fit ses études secondaires au Lycée de Colmar et à l’Ecole Professionnelle de Mulhouse puis il entra à l’Ecole Supérieure de Chimie à Mulhouse en 1895 d’où il sortit comme Ingénieur-Chimiste en 1898.
- En 1899 il alla à la Neunkirchener Druckfabrik A.G. à Stuhlweissenburg en Hongrie, puis à la Société Anonyme de la Mer Rouge à Mulhouse-Dornach.
- En 1906 il prit une situation à Traiskirchen près Vienne où il resta jusqu’en 1910.
- Il se maria en 1908 le 5 mai.
- En mai 1910 il futengagé par la Danilovka à Moscou où il est resté jusqu’en mai 1915.
- M. Robert BRUCKMANN voulant faire son devoir de français demanda son retour en France pour s’engager comme volontaire dans l’armée française. Il fut trouvé inapte pour le service armé et entra dans le service des Poudres.
- Il fut désigné pour installer des Poudreries en Roumanie, mais en arrivant il trouva le pays occupé par les allemands et dut retourner en France. Il fut à non-veau désigné pour aller monter des Poudreries à Pétrograd d’où il fut rappelé en France en Février 1916, pour aller à Thaon-les-Vosges puis à Epinal toujours pour le service des Poudres
- En Février 1919 il rentre à Colmar chez son père où il est engagé comme contrôleur des Usines Textiles de la Rhénanie jusqu’en 1920.
- Fin 1920 M. Robert BRUCKMANN créa une affaire de représentations des maisons Rhône-Poulenc.
- M. Robert Bkuckmann était un bon français qui a fait son devoir. Il est décédé en pleine activité le 18 septembre 1939 et laisse un souvenir impérissable à tous ses amis.
- DISTINCTION
- Nous apprenons avec le plus grand plaisir que notre ancien président, M. Robert Blondel a reçu du roi des Belges la croix de chevalier de l’Ordre Royal de Léopold Ier, et nous lui adressons nos plus sincères compliments et félicitations.
- Nous apprenons, d’autre part, que notre ancien Président, M. le Chanoine Pinte, Directeurdu Laboratoire de la Chambre de Commerce de Roubaix, est appelé par l’autorité militaire à diriger un important service à Lyon.
- Sans aucun doute, ce choix a été dicté à l’autorité compétente par la renommée qui auréole le nom de M. le Chanoine Pinte et qu’il s’est acquise par son activité et ses travaux dans l’industrie en général et dans l’industrie textile en particulier.
- Au laboratoire de la Chambre de Commerce de Roubaix il s’occupait principalement de la section « recherches et études », et les résultats de ses investigations sont connus non seulement en France mais même au-delà de nos frontières.
- La Chambre de Commerce de Roubaix regrette ce départ, et espère que l’absence du Directeur de son Laboratoire ne sera que momentanée.
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- XLVIT
- LES JOURNÉES DE L’AMICALE BELGE DE L’A.C.I.T. A L’EXPOSITION DE L’EAU A LIÈGE
- Comme nous l’avions annoncé, nos amis de Belgique avaient organisé les <6 et 27 août diernier une visite de l’Exposition de Liège pour leurs camarades de l’A. C. I. T.
- La menace des événements actuels a réduit au dernier moment le nombre de ceux qui avaient donné leur adhésion, mais cependant 17 personnes assistèrent à la réunion.
- Le déjeuner inaugural devait être présidé par M. Sarrien, consul général de France à Liège, qui dut s’excuser en raison des circonstances qui l’appelaient à Bruxelles.
- La visite de l’Exposition commença par le Hall des Aciéries et machines, où l’Association Centrale Electrique Industrielle de' Belgique, représentée par son secrétaire général M. Bricourt, fit les honneurs de son stand et donna une séance cinématographique relatant les progrès de l’Electricité en Belgique.
- Les visiteurs traversèrent la Meuse pour la réception dans le salon du Commissariat Général où ils furent reçus par le Secrétaire Général M. Bertrand, en l’absence du Baron de Launois, Commissaire Général royal, empêché; — M. Lercangée présenta chacune des personnes présentes que M. Bertrand accueillit d’un mot aimable; — un buffet bien garni était à la disposition des visiteurs.
- Ensuite visite du second « Salon Style Moderne » et les visiteurs se dispersèrent à leur gré dans les pavillons et jardins de l’Exposition.
- Le soir un dîner au restaurant de la « Reine Pédauque » réunissait les invités sous la présidence de M. Bertrand, secrétaire général de l’Exposition.
- Notre ami M. Lercangée remercia les membres
- présents, déplora l’absence forcée de ceux qui ne purent venir et notamment celle de M. E. A. Sack président de l’A. C. I. T.
- Notre collègue M. Alphonse Smoets prit ensuite la parole pour remercier M. Lercangée et exprima ses regrets de l’absence de M. Robert Blondel sur la poitrine duquel il auraitété heureux d’épingler la Croix de Chevalier de l’ordre de Léopold Ier qui venait de lui être décernée.
- Enfin M. Bertrand, secrétaire général de l’Exposition déclara, en remerciant les précédents orateurs, combien il était heureux de se trouver à cette réunion où tout respirait l’entente et la fraternité.
- Le lendemain dimanche 27 août les visiteurs s’embarquèrent en vedette et par le canal Albert et la Meuse gagnèrent Visé, petite ville qui, rasée totalement en 1914 par les allemands à leur invasion en Belgique, fut entièrement reconstruite après la guerre, et est devenue un centre touristique très intéressant; un pont gigantesque surplombe la Meuse et le panorama s’étend jusqu’aux frontières Hollandaises.
- Après déjeuner les visiteurs se réembarquèrent pour l’Exposition où ils visitèrent notamment le pavillon du Congo, le Parc des attractions, et le Lido où ils assistèrent à des concours de natation et de sauvetage.
- Les deux journées de Liège dont la parfaite organisation est due à nos excellents collègues M. Oscar Lercangée et René Lanérès, ont démontré l’intérêt de pareil les réunions amicalesqui permettent aux membres de l’A. C. I. T. de mieux se connnaître et en même temps de procurer à leurs familles d’agréables et instructives distractions.
- LES IMPRESSIONS BATIK
- A la suite de la notice bibliographique que nous avons fait paraître à ce sujet dans notre chronique d’octobre, notre érudit collègue Hollandais, M. Louis A. Driessen nous communique quelques titres de livres traitant du même sujet :
- MYER P. : Batiks and how to make them, London 1919.
- Baker et Baker : Batik and other Patterns, Chicago 1920.
- Jasper et Mas Piragadje : De Batikkunst, La Haye 1916 ; set sur l’industrie moderne de Batiks en Java :
- SOERACIIMAN : Batibbedryf in de Vorstenlanden, Weltevreden 1927.
- Daubenton : Batik industrie op Java, Rotterdam 1922.
- De Kat-Angelino : Batik Rapport II, Midden-Java Batavia 1931.
- M. Driessenajoute qu’il possèdedans sa bibliothèque la plupart des livres mentionnés, ainsi qu’un certain nombre de tirages à part, provenant de différents périodiques néerlandais.
- Il se tient à la disposition de ceux de nos sociétaires que la question intéresse pour tous renseignements complémentaires et au besoin pour prêter ses livres sous réserve de possibilité actuelle d’envoi.
- La collection de Batiks, autrefois à Haarlem, se trouve aujourd’hui au Koloniaal Museum à Amsterdam; — ce musée possède une très belle collection et les conservateurs du Musée sont tous à la hauteur du sujet
- Nous remerçions tout particulièrement notre fidèle ami M. Louis Driessen de sa communication et de son offre; cet échange amical d’idées et de renseignements entre techniciens n’est-il pas le but principal de notre association. Nous souhaitons donc que ce bon exemple soit fréquemment suivi.
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- XLVIII
- VARIA
- L’industrie du pétrole en France.
- Dans notre Bulletin d’Octobre dernier, sous le titre ci-dessus, nous avons donné un compte-rendu de deux conférences faites à la Société des Ingénieurs Civils de France par MM. E. Mercier et X. Normand.
- Une troisième conférence de la même série a été faite par M. Jacques André, sur « les combustibles, les huiles de graissage et les brais au point de vue du producteur et du consommateur ».
- Le distingué conférencier indique les problèmes particuliers qui se sont posés dans le cas du raffinage en France et la supériorité dont ont fait preuve les jeunes ingénieurs français.
- L’histoire du raffinage sur notre sol est étroitement liée à celle de la protection douanière, que les gouvernements ont tantôt accordée, tantôt retirée à cette industrie. Une certaine protection douanière est, en effet, nécessaire pour compenser la différence de prix de revient entre les raffineries françaises et étrangères. La première loi instituant une taxe sur les produits finis pour protéger le raffinage des huiles brutes remonte à 1864 (en pleine période de libre-échangisme). Mais les difficultés financières provenant de la guerre de 1870-71 attirèrent l’attention sur le rendement fiscal qu’on pouvait demander au pétrole. L’habitude en a été prise, et aujourd’hui, sur un budget de 55 milliards, 7 à 8 milliards proviennent de ce produit de première nécessité.
- En 1893 fut promulguée une loi, à rebours de celle de 1864, et qui abaissait les droits de douane sur les produits finis, pour réduire le prix de vente au consommateur, et la protection douanière était réduite à 1,16 % kg. de brut pour diminuer le bénéfice des raffineurs. Enfin la loi de 1903 institua une nouvelle taxe au raffinage, qui donna le coup de grâce à cette industrie.
- Quand éclata la guerre en 1914, il n’y avait plus une seule raffinerie en France. Cela fit réfléchir et l’idée vint après les hostilités de ressusciter cette industrie. D’où les lois de 1928, auxquelles collabora activement M. Pineau, Directeur de l’Office National des Combustibles Liquides, et qui restaurèrent une protection encourageante pour le raffinage, si bien qu’en trois ans surgirent 15 raffineries, d’une capacité annuelle de six millions et demi de tonnes. Une Ecole du Pétrole fut créée à Strasbourg, d’où sont sortis à peu près tous les ingénieurs auxquels il a été fait appel, et sous la direction éclairée de M. Weiss, directeur de cette Ecole, ces jeunes gens n’ont point déçu les espoirs qu’on avait mis en eux.
- Fatalement le prix de revient du raffinage est plus
- élevé en France qu’aux pays de production, ce qui exclut toute possibilité d’exportation lucrative. La première difficulté qu’eurent à résoudre nos techniciens fut d’équilibrer la production des produits finis dans une proportion correspondant exactement aux besoins du marché intérieur.
- Ne pouvant se contenter de la simple distillation fractionnée de jadis, on mit à profit la découverte du eracking, qui fut le point de départ des premières recherches physiques et chimiques. Le cracking consiste à transformer les molécules du pétrole en les chauffant, à l’état liquide ou gazeux, jusqu’à 530° C dans d’énormes tubes supportant des pressions jusqu’à 70 atmosphères. Un nouveau progrès fut réalisé par la découverte des méthodes de traitement par solvant, qui marque un second stade de l’évolution de la technique du raffinage vers les procédés chimiques.
- Pour entreprendre le raffinage en France, on s’est adapté aux circonstances, et, sous l’empire des difficultés à vaincre, la technique de la chimie du raffinage s’est peut-être développée plus rapidement en France qu’à l’étranger. Nos raffineries, non seulement réussirent à adapter assez exactement leur fabrication aux besoins du marché intérieur, en supprimant à peu près complètement l’importation de la plupart des dérivés, mais encore à offrir au consommateur des produits dont la qualité se compare favorablement avec celles des produits étrangers, et le mérite en revient pour une large part aux jeunes techniciens français qui se sont remarquablement assimilé une industrie nouvelle.
- Après cet exposé lumineux, M. J. André aborde les particularités du raffinage français, et passe en revue les traits saillants de chacun des produits ci-après : bitumes, combustibles (gas-oils et fuel-oils) et huiles de graissage.
- Une quatrième conférence, faite par M. P. DUMANOIS avait pour objet « les combustibles liquides, but essentiel de l’industrie du pétrole », puis M. P. Minard évoque « les idées directrices qui entrent en jeu et les principales étapes de l’évolution de la technique relative aux distillations et au craquage ».
- Dans une sixième conférence, M. J. Barrière passe en revue « les synthèses chimiques dans l’industrie du pétrole; polymérisation, cyclisation, fabrication du pétrole tétraéthyle ».
- La série des conférences fut close par une causerie de M H. Weiss sur « la formation des cadres d’ingénieurs et la recherche scientifique appliquée au pétrole », et par une allocution de M. Pineau, Directeur de l’Office National des Combustibles Liquides.
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- MATIERES COLORANTES
- DU BLANCHIMENT, DE LA TEINTURE, DE L’IMPRESSION ET DES APPRÊTS
- DÉCEMBRE 1939
- LES MOISISSURES : CONDITIONS DE DÉVELOPPEMENT IDENTIFICATION DES DÉFAUTS, REMÈDES
- par M. Joseph RIÈRE
- Raulin, élève de Pasteur, s’est distingue par une étude sur les moisissures, suivie de milliers de travaux sur cette question.
- Raulin a étudié les moisissures en observant le Ste-rigmatocyslisnigra. Sesétudesont porté sur la nutrition et la croissance de ce champignon, ce qui nous intéresse et nous permettra de tirer des conclusions relativement aux précautions à prendre pour éviter leur développement et, éventuellement, pour arrêter leur croissance. Etayant notre élude sur ses remarquables travaux nous nous placerons ensuite sur le plan particulier qui est le développement des moisissures sur-la cellulose. Le Sterigmatocyslis nigra se développe sur les matières organiques sucrées ou amylacées, en présence d’eau.
- En ensemençant avec ses spores un milieu liquide sucré contenant les sels nécessaires à son développement, on observe en surface un voile léger de filaments mycéliens qui, en croissant et en se ramifiant donnent en 3 jours une croûte blanche et épaisse. Au bout de ce temps, les appareils sporifères de la moisissure se développent dans l’air, chaque filament se termine par une boule noire faite de milliers de petites spores. En deux jours les filaments sporifères se développent et noircissent. Puis les filaments ayant donné naissance aux spores meurent bientôt.
- Conditions de développement maximum.
- D’après Raulin le développement maximum du Sterigmalocylis nigra est à 35°C et la composition du milieu de culture permettant ce développement optimum est la suivante :
- Eau distillée.................. 1 .500
- Sucre candi....................... 70
- Acide tartrique.................... 4
- Nitrate d'ammoniaque......... 4
- Phosphate d’ammoniaque . . 0
- Carbonate de magnésium.. . 0
- Carbonate de magnésium.. . 0
- Sulfate d’ammoniaque......... 0
- Sulfate de fer..................... 0
- Sulfate de zinc.................... 0
- Silicate de potassium........ 0
- Après avoir indique la composition du liquide de culture dit liquide de Raulin nous allons voir quel est le rôle de chaque constituant.
- Sucre. — La plus grande partie du carbone provenant du sucre est employée au métabolisme du champignon, la respiration consistant en une combustion du sucre par l’oxygène de l’air, avec dégagement de gaz carbonique et d'eau.
- Le sucre, par son carbone, sert donc à des processus énergétiques et la combustion fournissant à côté du gaz carbonique un nombre égal de molécules d’eau en ne laissant aucun élément du sucre dans la matière vivante, le sucre apparaît bien comme un aliment énergétique.
- Sels d’ammoniaque. —- Les sels d’ammoniaque sont des aliments trophiques servant à produire de la matière vivante et à l’entretien de cette matière usée par le métabolisme dont elle est l'objet.
- Les radicaux acides de ces sels fournissent l’azote, le phosphore et le soufre qui, avec l’oxygène, l’hydrogène et le carbone sont des éléments les plus importants dans la matière vivante.
- Sels métalliques. — Le sulfate de fer et le sulfate de zinc interviennent comme catalyseurs ce qui explique qu’ils soient utilisés en si faibles quantités.
- Acidité. — Le liquide de Raulin ost en milieu acide (acide tartrique). Dans ce cas particulier (développement du Sterigmalocylis nigra) l’acidité intervient pour faciliter le développement de ce champignon et, d’autre part, pour empêcher le développement des bactéries qui se développent en milieu neutre ou alcalin.
- Forme moléculaire des alimeuls. — Les observations faites sur le Sterigmalocylis nous intéressent particulièrement car ils nous renseignent sur la préférence des moisissures et nous trouverons dans l’étude pratique que nous allons faire par la suite une preuvedes observations scientifiques faites sur ce champignon. Nous verrons que la dégradation de la cellulose tendant a la transfor mer en glucose favorise le développement des moisissures qui trouvent à ce moment des aliments qu’ils peuvent facilement assimiler.
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- 442 LES MOISISSURES : CONDITIONS DE DEVELOPPEMENT, IDENTIFICATION DES DEFAUTS, REMEDES
- Le pouvoir d’assimilation des substances organiques par les champignons varie avec chaque composé et on leur donne un coefficient économique, autrement dit le rapport entre le poids des substances sèches formées et le poids d’aliment utilisé. Ainsi le glucose a le coefficient 0,47, la lévulose : 0,52, les alcools polyatomiques de formule globale C6H14O6 ont des coefficients différents :
- Sorbitol : 0,54; mannitol : 0,41 ; dulcitol : 0,03.
- D’autre part, le champignon sélectionne ses aliments. En présence de glucose et de glycérol qui peuvent, l’un ou l’autre, lui fournir le carbone nécessaire il utilisera d’abord celui du glucose, puis après disparition de celui-ci il s’attaquera au glycérol. Le glucose joue alors le rôle de protecteur du glycérol. Dans le liquide de Raulin c'est l’acide tartrique qui est protégé par la présence du saccharose.
- De cette observation d’apparence peu pratique nous croyons trouver l’explication d’une observation faite par Montavon et qui semble, de prime abord, paradoxale. En effet, cet auteur indiqueque le glucose joue le rôle de préservateur de moisissures. Sans donner d’explication scientifique susceptible de justifier son affirmation il indique des formules, contenant du glucose, devant assurer la préservation de la masse d’apprêt. Sans vouloir mettre en doute des observations faites par un technicien des apprêts tel que Montavon, nous étions quelque peu étonnés de l’utilisation de ce produit pour des fins qui nous semblaient absolument incompatibles avec la nature du glucose. En étudiant les travaux de Raulin nous comprenons, les moisissures ont une affinité particulière pour le glucose qui joue ainsi le rôle de protecteur des matières amylacées qui lui sont associées. Nous avons ainsi la preuve, s’il en était besoin, que des études théoriques peuvent avoir une répercussion importante sur la technique.
- Intervention des diastases. — Mais les moisissures ne se trouvent pas toujours en présence de matières directement assimilables comme-le glucose. Dans ce cas les diastases interviennent pour dégrader la molécule à assimiler. On sait que les diastases, qui sont des catalyseurs biochimiques, ont une spécificité de laquelle il faut tenir compte. Si les moisissures nécessitent des conditions de développement il en est de même des diastases. L’action des antiseptiques qui arrête l’action des moisissures arrête aussi celle des diastases et c’est peut-être précisément à cause de l’inactivité des dias-lases en milieu antiseptique qu’est due l’arrêt du développement des moisissures.
- Sécrétion des diastases. — Un phénomène particulièrement intéressant est l’adaptation du champignon au milieu dans lequel il se trouve. C'est ainsi que mis en présence de tanin il se met à sécréter de la tanase lui permettant d’hydrolyser le tanin, en glucose et acide gallique. Ainsi le champignon trouve d’abord dans le glucose, le carbone nécessaire à son développement, puis après épuisement du glucose il s’attaque àl’acide
- gallique. Ce qui est importantà signaler dans ce comportement du champignon c’est que mis dans un milieu de culture de nature différente il n’aurait pas sécrété de tanase mais en présence de saccharose il a sécrété de l'invertine, de l’amylaseen présence d’amylacés, une diaslase lipolytique en présence de graisses, protéolytique en présence de matières protéiques.
- Malgré les nombreuses possibilités d’adaptation des diastases secrétées par les moisissures elles ne peuvent s’attaquer qu’à un certain nombre de substances en dehors desquelles leur vie n’est plus possible.
- Les moisissures de la cellulose.
- Les observations de Raulin sur le Sterigmalocyslis nigra ne sont pas à généraliser. En effet, si certains facteurs influent également sur toutes les variétés de moisissures il est bien certain que les champignons qui les forment ont une individualité biologique propre. Il n’en reste pas moins que les travaux de Raulin mettent à notre disposition des éléments de recherches en ce sens qu’ils nous familiarisent avec les « mœurs » des moisissures. Nous allons donc étudier, maintenant, les conditions de développement particulières aux moisissures de la cellulose.
- Les champignons ne se nourrissent pas directement de cellulose mais les enzymes qu’ils contiennent dégradent la cellulose jusqu’à ce que la dégradation soit suffisante pour permettre l’assimilation par les micro-organismes. On a d’abord formation de glucose, puis fermentation du glucose sous l'action des zymases.
- La dégradation de la cellulose en glucose est une hydrolyse que catalysent les enzymes, comparable à l’hydrolyse de la cellulose par les acides. L’action des enzymes donne lieu à la formation : d’hydrogène, d’acide carbonique, de méthane, d’alcool éthylique, d’acide formique, acétique, lactique, butyrique. L’hydrolyse de la cellulose par les moisissures (par leurs enzymes) est une dépolymérisation progressive. La cellulose fortement polymérisée n’est attaquée quepar les espèces : Mucor et Aspergillus. Celle dégradation passe par les termes successifs de hydrocellulose, cel-lodextrine, cellobiose. A ce moment l’enzyme cellu-biase transforme la cellobiose en glucose.
- Le degré de polymérisation de la cellulose joue un rôle important dans la résistance aux moisissures, la dépolymérisation facilitant le développement des micro-organismes.
- Conditions de développement.
- Les conditions nécessaires au développement des moisissures sont les suivantes :
- a) Humidité (de l’air et des fibres) ;
- b) Séjour prolongé dans des endroits peu éclairés;
- c) Présence de corps étrangers servant de nourriture (matières d’apprêts) ;
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- LES MOISISSURES : CONDITIONS DE DEVELOPPEMENT, IDENTIFICATION DES DÉFAUTS, REMEDES 443
- d) Température favorable (de 20 à 4o°C) ;
- e) Raréfaction de l’air;
- /) pH favorable (les apprêts à réaction acide facilitent le développement des moisissures).
- Ces conditions diffèrent plus ou moins suivant l'es-pèces des moisissures.
- L'Aspergillus noire croît très lentement à 7°C, plus rapidement à 37°C, le développement étant arrêté au-dessus de 43°C.
- L'Aspergillus blanche ne se développe pas au-dessus de 37°C, sa température d’élection étant 25°C.
- La Penicillium (de coloration verte) a sa température de croissance maximum à 27°C, son développement étant arrêté au-dessus de 39°C.
- L’humidité a aussi une grosse importance. C’est ainsi que certaines moisissures se développant lentement sur un tissu contenant 8% d’humidité, voient leur croissance s’accélérer dès l’augmentation de l’humidité.
- Les aliments sont nécessaires à leur développement, l’encollage et l’apprêt à base de matières amylacées ou albuminoïdes leur fournit un terrain particulièrement favorable. Les hygroscopiques favorisent également leur formation. Comme déjà dit, la dépolymérisation de la cellulose facilite l’attaque par les moisissures, ainsi les rayonnes qui sont le résultat d’une dépolymérisation de la cellulose sont plus facilement et plus complètement attaquées par les micro-organismes, que le coton. Alors que les rayonnes sont transformées complètement en glucose, le coton donne au maximum 3o % de glucose.
- Le coton ne peut être attaqué que par la cellulase pendant que les rayonnes peuvent l’être par différentes hémicellulases dont la lichenase.
- Caractérisation du défaut.
- Aspect des laches. — Elles se présentent sous une grande variété de couleurs : noir, gris, vert, jaune, orangé, brun. Le plus connu est le « champignon noir » d’un développement très rapide, le « champignon brun » ressemble à une tache de rouille.
- Elles se présentent sous forme de semis et se trouvent généralement dans le centre de la pièce, éloignées des lisières.
- Leur développement provoque un dégagement de chaleur pouvant atteindre 70°C. Cette élévation de température à l’intérieur des pièces peut faciliter le diagnostic bien que, souvent, on constate leur présence dans les manutentions suivantes au cours desquelles le développement des moisissures a été arrêté sans que pour cela les taches soient disparues. Il suffit, en effet, que les conditions biologiques soient changées pour qu’on ait un arrêt de développement.
- Examen au microscope. — On pourra juger de l’altération éventuelle à l’aspect de la fibre.
- Pour faciliter l’examen microscopique on fait subir au tissu à examiner un traitement préalable. D’après
- E. Meissner, dans Deutsche Wollen Gewebe, on procède ainsi :
- On fait bouillir dans de l’eau le tissu à examiner pour éliminer toutes traces de matières étrangères. On teint avec un colorant n’affectant pas les parties non altérées par les moisissures. On immerge pendant 1 à 2 minutes dans une solution chaude de lactophénol ainsi constituée.
- Phénol................................ 2 gr.
- Acide lactique............................. 2 gr.
- Glycérine............................. I gr.
- Eau................................... 2 gr.
- puis on plonge pendant plusieurs minutes dans une solution aqueuse d’un bleu direct, on lave à l’eau et chauffe à nouveau dans la solution de lactophénol pour éliminer tout excès de colorant et on examine au microscope.
- Comportement à la teinture. — Même en l’absence de taches pré-teinture, elles apparaissent après teinture, en colorants substantifs, sous forme de réserves blanches.
- Le procédé de Prindle utilise le bleu Victoria B dans les conditions suivantes :
- On teint la cuticule et le lumen de la fibre avec du bleu Victoria B, ce traitement étant suivi du gonflement dans une solution cupro-ammoniacale à 0,8% de cuivre. Les parties altérées par les moisissures se teignent, tandis que les parties non altérées ne sont pas teintes.
- Traitements préventifs.
- Les moisissures peuvent se produire à différents stades de la fabrication. Tout d’abord au tissage sur les encolleuses, lors de l’arrêt de fin de semaine on pourra constater la formation de moisissures. Dans le magasinage précédant le blanchiment, les moisissures se développeront si les conditions biologiques le permettent. Au blanchiment elles peuvent se développer, c’est ainsi que nous constations des réserves blanches sur des tissus teints au foulard en colorants substantifs. Après recherches, il fut démontré que ces taches provenaient de moisissures qui s’étaient formées dans l’atelier de dégom mage. Les pièces, après leur dégom-mage aux diastases, avaient séjourné 2 à 3 jours sur mouillé pendant la saison d’été, il s’en suivit des séchages partiels, des élévations de température qui permirent aux moisissures de se développer dans un milieu approprié, les restes d’encollage servant d’aliment. Dans ce cas, l’accident est plus grave du fait ([u’ilse trouvait peu d’aliments autres que la fibre, les moisissures l’attaquent après l’épuisement de leurs réserves.
- Nous avons indiqué qu’elles étaient les conditions favorisant le développement des moisissures. Il faudra s’opposer à la réalisation de ces conditions de culture,
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- 444 LES MOISISSMRES : CONDITIONS DE DEVELOPPEMENT, IDENTIFICATION DES DEFAUTS, REMÈDES
- On peut poser comme principe :
- Le magasinage en locaux aérés, secs, frais. La suppression des hygroscopiques qui par l’humidité qu’ils ménagent favorisent le développements des moisissures. Malheureusement, il n’est pas toujours possible de tenir compte de ces indications. Pour prévenir l’ensemencement par les moisissures, on utilise des antiseptiques; nombreux sont les produits proposés.
- Montavon indique que pour s’opposer à toute fermentation d’un litre de bouillon de neutre il faut :
- o gr. o5 d’eau oxygénée
- o gr. a5 d’iode
- o gr. 60 de brome
- 1 gr. 90 de chlorure de zinc
- 3 gr. 20 d’acide phénique
- 3 gr. 5o de permanganate de potasse
- 7 gr. 5o d’acide borique
- 10 gr. de salicylate de soude
- 70 gr. de borax
- 95 gr. d’alcool anhydre.
- C’est ce même auteur qui recommande l’adjonction de dextrine ou de glucose aux colles et gélatines pour les protéger.
- Citons encore le sulfate de zinc, les sels d’alumine, le formol, le camphre. Ces deux derniers corps n’assurant qu’une protection temporaire par suite de leur volatilité.
- L’acide salicylique, le [3-naphtol, l'aristol sont des antiseptiques très puissants. Voici les proportions de quelques antiseptiques permettant la protection contre les moisissures :
- Fluosilicate de soude................. 2%
- Crésol et dérivés..................... 0,5%
- Sulfate de cuivre..................... o,3%
- Acide salicylique..................... o,3%
- Plusieurs composés organiques peuvent être utilisés: le chloroisolhymol, l’orthophénylphénol actif à 1/16 %.
- Le sel sodique du parachlorométacrésol, stable et soluble dans l’eau, permet aussi une protection efficace. 5o grammes de ce sel protègent contre les moisissures 100 kg. de matières amylacées. L’hexylrésor-cinol donne de bons résultats et Textil Colorist indique le mélange d’encollage suivant :
- 4 parties gélatine
- 6 » dextrine
- 2 » glycérine o,5 à i partie huile d’olives 0,25 partie d’hexylrésorcinol
- Dans le brevet anglais 491.5oi de la National Processes Ltd, on utilise une émulsion aqueuse denaphté-nate de zinc ou d’aluminium. L’émulgateur recommandé est l’Emulphor O de l’I. G. Farbenindustrie. On peut aussi utiliser une solution de colle ou de caséine. Quelques antiseptiques en présence de certains champignons n’ont pas l’action protectrice qu’ils ont en général. C’est ainsi que le Fusarium se développe
- sur un empois d’amidon contenant 10% de chlorure de zinc. Une ou deux espèces d’Aspergillus utilisent l’acide salicylique. D’après Bright, Morris et Sumlers dans Journ. Textile Institute 1924, certaines moisissures se développeraient dans des matières amylacées contenant jusqu’à 5% de fluosilicate de sodium. La protection contre les moisissures n’est donc pas toujours certaine et il peut être dangereux de stocker des pièces apprêtées dans une atmosphère, humide et chaude.
- On a vu, et bien que nous n’en citions qu’une partie, qu’il existe de nombreux antiseptiques susceptibles d’arrêter le développement des moisissures. Les facteurs à considérer dans le choix d’un antiseptique sont la permanence de l’effet protecteur et l’absence d’odeur. Cette dernière qualité ne se trouve pas réalisée avec les phénols et crésols.
- Remèdes.
- Nous avons indiqué les traitements permettant de prévenir la formation de moisissures. Malgré cela il arrive, généralement par négligence, qu’on constate la formation de taches de moisissures au cours de la fabrication. Voici donc les remèdes qu’on peut utiliser. Tout dépend du développement de ces organismes. Si leur croissance n’est qu’à son début et que les champignons aient trouvé une alimentation suffisante dans les matières étrangères à la cellulose, la fibre est intacte. Il suffira alors d’arrêter cette croissance pour faire disparaître du même coup le défaut. Il en va autrement si les moisissures se développent depuisun certain temps dans des conditions favorables et se sont, par suite, attaquées à la cellulose. Dans ce cas, on pourra faire disparaître la coloration des taches el leur, odeur mais l’affaiblissement consécutif à l’attaque subsistera.
- Si les tissus sont destinés à la teinture on aura formation de taches blanches à l’endroit altéré. Cette altération pourra aller jusqu’à la destruction des parties ensemencées.
- Traitements.
- a) Premier stade d'évolution, sans attaque :
- Disparition par débouillissage. Dansle cas d’insuccès une cau ammoniacale à 2% ou si ce traitement est insuffisant un chlorage faible supprimeraient le défaut.
- b) Deuxième stade d’évolution avec légère allaque :
- Disparition de taches et couleur par les mêmes traitements qu’au premier stade, accentués si on le juge nécessaire. Affaiblissement et particularité tinctoriale (modification de l’affinité) subsistent.
- c) Dernier stade d’évolution :
- Destruction totale de la cellulose.
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- LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE A L’ÉTRANGER
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- LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE A L’ÉTRANGER
- Le monde chimique actuel au Japon (r).
- Les recherches chimiques, si activement poussées de nos jours, dans tous les pays du monde, ont débuté au Japon, il y a relativement peu de de temps. En revanche, toutes les sections de la chimie pure ont fait l’objet d’études méthodiques et sérieuses, el les résultats, signalés par les découvertes récentes, ont été appliqués à l’industrie. En sorte que les industries chimiques se sont développées au Japon, an cours de ces dernières années, dans des conditions extrêmement favorables et ont été fécondes en heureux résultats.
- Ici, comme dans les autres pays, les gens qui s'occupent de chimie, ont fondé des sociétés, organisé des réunions pour discuter les questions scientifiques et aussi pour resserrer les liens d’amitié qui unissent tout naturellement ceux qui s’adonnent aux mêmes recherches. Nous avons « La Société chimique du Japon » et « La Société d’industrie chimique », qui sont toutes deux bien connues dans notre pays. En outre, des réunions spéciales se tiennent périodiquement, auxquelles prennent part les spécialistes des diverses branches de l’industrie. Tout récemment se sont fondées « La Société d’Electro-chimie », « La Société industrielle des Fibres » et « La Société des Machines chimiques ». Les membres de ces diverses sociétés ont vu leurs effectifs s’accroître dans des proportions sensibles depuis quelques années : 7000 pour la Société d’Industrie chimique, 2000 pour la Société chimique du Japon, et environ i5oo pour les autres. Toutes ces Sociétés publient mensuellement leurs revues dirigées par des comités de rédaction fort occupés à mettre au point les nombreux manuscrits présentés par les collaborateurs bénévoles. La Société chimique du Japon publie, indépendamment d’une revue en langue japonaise, un bulletin rédigé en anglais, en allemand ou en français et destiné à faire des échanges avec diverses revues étrangères. La Société d’Industrie chimique s’intéresse aux écrits publiés à l’étranger, et elle reproduit dans sa revue, des extraits des mémoires originaux traduits en japonais. ,
- Le nombre des hautes écoles et des universités où l’on enseigne la chimie pure ou bien les sciences ayant des relations avec la chimie s’est rapidement accru dans notre pays. Des Instituts de chimie entrent dans le cadre des facultés des sciences dans nos universités impériales de Tokio, de Kyoto, d’Osaka, de Sendaï, de Sappono, de Fukuoka et de Taihoku. Des Instituts de chimie appliquée sont rattachés aux facultés des sciences mécaniques dans les localités qui viennent d’être nommées, à l’exception de Taihoku. Nous avons
- (1) Journ. Soc. Chem. Ind. Japon, juillet 1939.
- encore une faculté indépendante à Tokio, intitulée « Université polytechnique ». Celle année-ci dans loules les facultés des sciences mécaniques, on a accueilli une plus forte proportion d’étudiants que l’an dernier, pour fournir des ingénieurs aux usines de guerre. Quelques Instituts appartenant à des universités se spécialisent dans certaines recherches chimiques. ll va sans dire que la chimie agricole et la chimie biologique sont étudiées, l’une dans les facultés de médecine de nos universités. Outre ces Instituts universitaires, nous possédons à Tokio un « Institut de Recherches physiques et chimiques » muni de laboratoires aussi perfectionnés (pie ceux que l’on trouve dans les facultés universitaires et dans lesquels des gradués des universités s’occupent activement aux recherches et aux inventions.
- Les jeunes gradués ayant fini leurs études chimiques dans les universités sont très demandés dans les différentes industries, surtout à l’heure actuelle où ces industries sont plus florissantes que jamais ; en sorte que le gouvernement se voit forcé de contrôler l’excès des demandes. Une conséquence très heureuse de la situation actuelle, c’est que la question du chômage ne se pose pas pour les jeunes gens qui se sont spécialisés dans les études chimiques. Les applications pratiques qui se font actuellement dans les usines japonaises ont été longuement préparées el essayées dans les laboratoires de nos universités ; elles ne sont que les heureux fruits de patientes études et de minutieuses expérimentations.
- Si nous jetons maintenant un coup d'œil sur les recherches poursuivies dans le domaine de la chimie pure, nous aurons à signaler les initiatives suivantes : recherches synthétiques sur les dérivés de l'indol, par M. T. Hoshino, professeur à l’Université polytechnique de Tokio; études sur les acides gras extraits des lichens, par M. M. Asano de l’Institut des recherches bactériologiques à l’Université impériale de Tokio; .recherches sur la vitesse des réactions chimiques, par M. S. Iloriba, professeur à l’Université impériale de Kyoto; vérifications expérimentales de la théorie bipolaire appliquées à certains composés organiques et ses relations avec la structure des molécules, par M. S. Mizushima, professeur à l’Université impériale de Tokio; recherches sur la constitution chimique des sapogénines, par M. Z. Kilazato, de l'Institut Kilazalo de Tokio. 'fontes ces recherches qui viennent d’être nommées ont été honorées de diverses récompenses par l’Académie impériale ; on peut donc les considérer comme des recherches caractéristiques qui font la gloire de la chimie japonaise actuelle. Il y a lieu de signaler encore beaucoup d’autres travaux qui, au cours de ces cinq dernières années, ont recu des distinctions spéciales de la Société chimique du Japon, à l’occasion de ses séances annuelles.
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- COMPTES-RENDUS DES SOCIÉTÉS SAVANTES
- Outre ces mémoires primés que je viens d'indiquer, il y aurait lieu de signaler également une masse d’études et de recherches curieuses etoriginales tentées dans toutes les sections de la chimie, par exemple : des recherches variées sur les sels complexes, des études physico-chimiques sur l’eau lourde, des travaux géochimiques concernant certains volcans ou les sources d’eaux thermales du Japon, les résultats obtenus par des recherches chimiques faites aux basses températures, les travaux de spectro-chimie, les synthèses ou les déterminations de constitutions chimiques pour de nombreux corps organiques, et une foule d’autres encore.
- Au mois d’avril dernier, à l’occasion de la 6r° séance annuelle que la Société chimique du Japon a tenue à Tokio, on a donné le compte-rendu de cent soixante mémoires originaux, et la Société d’Industrie chimique dans sa 42° séance annuelle tenue ce même mois d’avril à Tokio, a donné connaissance du résultat de deux
- cent dix travaux. Tous ces exposés avaient été classés en deux ou trois sections et chaque section avait attiré de nombreux jeunes gens et jeunes filles qui suivaient ces explications. D’autres part, de conférences de ces sociétés sont données régulièrement tous les mois au grand public, et deux séances spéciales sont réservées chaque année par l’Institut des Recherches physiques et chimiques dont j'ai déjà écrit à l'exposé des travaux exécutés par ses étudiants.
- Les résultats que je viens de signaler ne constituent qu’une infime partie du travail qui s’opère dans les milieux chimiques du Japon. Comme je le faisais remarquer au début, les conditions actuelles sont tout à fait favorables aux activités scientifiques et aux travaux chimiques en particulier, du fait qu’elles permettent d'appliquer à la pratique les connaissances puisées dans l’enseignement de nos Instituts et de nos Universités.
- (Taku Uemura).
- COMPTES-RENDUS DES SOCIETES SAVANTES
- SOCIÉTÉ CHIMIQUE DE FRANCE
- Séance commune des Sections de Mulhouse, Strasbourg, Nancy, les 26 et 27 Mai 1929 à Vittel
- Sur quelques esters sulfobenzoïques de leucoindi-goïdes, note de MM. M. Bader et Ch. Staehling.
- MM. M. Bader et Ch. Staehling ont étudiéles modifications que produit la substitution d’un reste arylsul-fonique au reste sulfonique dans le comportement des esters obtenus en combinant ces restes avec les énols leucoindigoïdiques.
- Ils ont estérifié notamment le leucoindigo et le leucothioindigo par des acides pet m-sulfobenzoïques.
- Les esters obtenus ne se laissent pas facilement saponifier par les acides, ni oxyder aux oxydants doux, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas la propriété essentielle qui fait l’intérêt pratique des indigosols.
- Sur les benzoyl-amino-1-mélhylanthraquinones homo-nucléaires, par MM. BATTEGAY et BIGLER.
- Dans une première communication les auteurs ont décritla préparation des diverses a-benzoyl-aminoan-thraquinonesqui renfermentun groupeméthyledansle noyau benzénique déjà substitué. Les 3 isomères correspondants ont été comparés, au point de vue de leurs propriétés tinctoriales avec l’a-benzoylaminoanthra-quinone sans groupe méthyle, le jaune Algol WG. A cet occasion, il a été souligné que la benzoylamino-1-méthyl-2-anthraquinone est presque complètement dépourvue d'affinité vis-à-vis de la cellulose tandis que les isomères avec le groupe méthyle en position 3 ou 4 teignent le colon en jaune d’intensité normale.
- Afin d’expliquer cette différence dans les propriétés tinctoriales, les auteurs ont procédé à des mesures du « coefficient de diffusion ». Les mesures ont été faites pour essayer de déterminer la grosseur relative que
- possèdent les particules ultimes des produits en question, au moment de la teinture, c’est-à-dire lorsqu’ils sont à l’état réduit en milieu alcalin. Les résultats obtenus, en tant qu’ils sont reproductibles, montrent que la vitesse de diffusion de la benzoyl-amino-i-anthraquinone (jaune Algol WG) est nettement plus grande que celle de son homologue avec le groupe méthyle en position 2. On pourrait en déduire que le degré de dispersfon des colorants pour cuve au moment de la teinture joue un rôle semblable à celui que certains auteurs admettent, dans le cas des colorants directs pour coton.
- Par ailleurs, les auteurs ont poursuivi leur étude en préparant les dérivés de la benzoylamino-1-anthraqui-none renfermant, dans le noyau benzénique déjà substitué, deux, voire trois groupes méthyles. En ce qui concerne les divers isomères diméthylés, il a pu être établi que chaque fois que l’un des deux groupes méthyle se trouve en position ortho du groupe benzoyl-amino l'affinité envers le colon est nettement inférieure à celle des isomères qui ont été teints- dans les mêmes conditions.
- Quant au dérivé Iriméthylé homonucléaire dans lequel un des groupes méthyle se trouve forcément au voisinage immédiat du groupe benzoylamino celle affinité est encore très compromise.
- Toujours dans le même ordre d’idées, les auteurs ont préparé des dérivés des mêmes benzoylamino-1-anthraquinones dans lesquelles ils remplacent le groupe benzoyle par toute une gamme d’autres radicaux acides lels que p-nitrobenzoyle, isophtaloyle, p-p -diphényldicarboxyle, reste de l’acide cyanurique. Il n’est pas douteux que certains d’entre eux, par exemple, le radical p-p’-diphényldicarboxyle, atténue l’influence désavantageuse du groupe méthyle, en position 2, sur les propriétés tinctoriales.
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- INFORMATIONS
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- INFORMATIONS
- Matières colorantes en Belgique.
- D'après une information publiée par « Chemical Age » la Société Carbo-chimique de Bruxelles projette d’établir une usine pour la fabrication des matières colorantes à commencer par celle des noirs sulfurés-
- Emploi de la diphénylguanidine en analyse.
- Dans l’établissement des liqueurs titrées acides, le point de départ le plus précis est le bicarbonate de sodium. Il est à préférer au carbonate ou au borate, le premier étant hygroscopique. On vient de proposer comme produit de départ la diphénylguanidine (Young, Canadian J. of Research 1939). Cette base de formule
- /NH—CMU UN =
- XNH-CMU est stable, et non hygroscopique, on la trouve dans le commerce puisqu’elle est utilisée comme accélérateur. On la purifie par cristallisation dans le toluène, son point de fusion est i48°g. Les titrages sont exécutés en présence de Rouge méthyle ou de vert de bromo-crésol.
- Dérivés de la guanidine.
- L’American Cyanamide and Chemical Corporation fait une large publicité pour la cyanamide et ses dérivés et, en particulier les dérivés de la guanidine. Le carbonate de guanidine (NH = C (XII2)2)2. CO3 est un sel alcalin qui peut remplacer le carbonate de sodium dans la préparation des savons. La guanidine est aussi intéressante sinon davantage que la triétha-nolamine comme agent d’émulsion. On peut préparer des émulsions d’acide stéarique et d’huiles et de cires pour les préparations cosmétiques. Le carbonate de guanidine réagit aisément avec les acides gras pour former des savons solubles dans l’eau. Les solutions dans l’eau sont visqueuses, mais ces savons se dissolvent aussi dans l’alcool, le benzène, le tétrachlorure de carbone etc. Enfin le brevet américain 2.io6.5r3 indique que par chloruration du nitrate de guanidine on obtient des produits fortement bactéricides.
- Le camphre au Japon.
- La production du camphre qui, en moyenne s’élevait à 2.000 tonnes a diminué de 3o à 40 % . L’Administra
- tion du Monopole donne l’explication du manque de main-d’œuvre dû à la guerre Sino-Japonaise ainsi qu’à la mauvaise utilisation des arbres. De plus les producteurs se plaignent des bas prix mais, devant la concurrence du camphre synthétique il est douteux que les prix puissent être relevés. Comme d’autre part l’industrie du celluloïde est une importante consommatrice de camphre, la restriction dans la production de ce produit est préjudiciable à l’exportation des objets en celluloïde, vitale pour le Japon.
- Verres de montre en résine.
- On fabrique au Danemark des verres de montre incassables en résine artificielle qui ont été accueillis très favorablement et on en a commencé l’exportation en Suède et en Norvège. La capacité de production est actuellement de 1000 verres de montre par jour.
- Fabrique de Nylon.
- Devant la demande escomptée de la nouvelle fibre synthétique, on augmente la capacité de l’usine construite à Scaford-Delaware et on envisage la construction d’une autre usine. On a décidé d’augmenter de 5oo.ooo à 3 millions les obligations à 4,5 %.
- Caoutchouc synthétique au Japon.
- La Nippon Kasei Kogyo Kaisha a décidé de consacrer 3 millions de yens pour la construction d’une usine pour la fabrication du caoutchouc synthétique dans ses établissements de Kusosaki. Elle a également décidé de doubler son capital actuel qui est de 3o millions de yens.
- Colorants certifiés aux E.-U.
- L’emploi des colorants dans l'alimentation est soumise à des règlements qui varient suivant les pays. En France il existe une liste officielle des colorants autorisés et c’est aux fabricants à veiller à leur pureté. Aux Etats-Unis, les colorants ne sont autorisés qu’après avoir subi l’examen d’un laboratoire de l’administration. Ce laboratoire délivre un certificat de là le nom de Colorants certifiés. Dans les 12 mois allant du Ier juillet ig38 au 3o juin ig3g, la production de colorants certifiés a augmenté de 10% s’élevant à 227 lots de 454-254 Ibs.
- REVUE ECONOMIQUE
- L’industrie chimique en France.
- L’activité des industries chimiques est représentée par les indices suivants, par comparaison avec l’année 1928 = 100; en ig38, l’indice moyen a.été de gg ; en rg3g, pourjanvier 104, février 106, mars 108, avril ii3
- et 116 en mai. Ce dernier chiffre est supérieur à celui de ’929- _
- En 1938, les exportations de produits chimiques se sont élevées à 1,74 millions de tonnes (1,79 en 1937) et les importations à 1,28 millions de tonnes contre 1,43.
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- 448
- REVUE ÉCONOMIQUE
- Dans les importations on constate surtout une augmentation pour les engrais azotés et dans les exportations, une augmentation pour les colorants et les intermédiaires ainsi que pour les produits de beauté.
- L’industrie des matières colorantes en Pologne.
- La production des matières colorantes et des intermédiaires qui était de 1754 tonnes en 1937 s’est accrue d’environ 11% à 1950 tonnes d’une valeur de 21,8 millions de zlotys.
- Parmi les intermédiaires dont la fabrication fut introduite en 1938 se rangent le chlorure de benzyle, la diméthylaniline, l'orthoanisidine, la p-phénétidine, les chloro, amino et diaminoanthraquinones ; parmi les dérivés de la naphtaline l’acide 2 R-aminonaphtol-disulfonique-2.8.3.6, l’acide SS-aminonaphtoldisulfo-nique-1.8.2.4 et l’urée de l’acide J-aminonaphtolsulfo-nique-2.5.7. Un certain nombre de colorants nouvellement fabriqués sont signalés comme appartenant au groupe des colorants anthraquinoniques acides, et à celui des colorants pour cuve. Mais, malgré ces efforts, le développement de l’industrie textile a nécessité l'importation d’une quantité de matières colorantes et d’intermédiaires représentant une valeur de 4,9 millions de R.M. contre 4,64 en 1937. Dans les importations l’Allemagne occupe le premier rang et en 1937 sa part était de 43 % avec une valeur de 2,03 millions de R. M. La Suisse vient ensuite avec 1,12 millions, puis la France avec 590.000 R.M. l’Angleterre avec 540.000 RM.
- On remarque une forte augmentation des importations dans le groupe des aminophénols et d’autres oxyamines aromatiques dont l’ensemble a passé de 47,4 tonnes valant 383.000 zlotys à 64,2 tonnes d’une valeur de 5o6.ooo zlotys. Pour 1937, la part de l’Allemagne s’est élevée à 160.000 zlotys. Le nitroamino-phénol a aussi été importé des Etats-Unis et de Suisse.
- De même l’importation d’autres composés aminés
- et de nitrotoluidine a passé de 25 à 33 tonnes. Au contraire les importations des diamines : benzidine, tolidine, dianisidine ont diminué de moitié passant de 8,5 tonnes à 4 tonnes, ainsi que l’anisidine, la crési-dine, l’acide anthranilique, l’acétanilide etc., pour lesquels l’Angleterre est le principal fournisseur.
- Quant aux exportations de matières colorantes, elles se sont élevées à 17,6 tonnes d’une valeur de 140.000 zlotys et 2,2 tonnes de colorants en paquets de 5o grs et au-dessous.
- Production des matières colorantes aux Etats-Unis.
- Ainsi qu’on l’a déjà signalé la production des matières colorantes a subi un ralentissement qui s'est traduit par 8i.330.000 de Ibs contre 122.240.000 lbs en 1937. Cette production s’est répartie pour les divers groupes, de la manière suivante (en 1000 lbs) :
- 1937 1938
- Colorants acides.................... 15.343 1.699
- Colorants azoïques (azoïques insolubles inclus) . 2.700 2.688
- Colorants basiques................ 5.775 4.473
- Colorants directs................... 3o.595 21.061
- Colorants pour acétate............. 2.192 2.072
- Colorants pour laques............. 3.157 2.285
- Colorants pour mordants........... 6.193 3.059
- Colorants sulfurés.................. 20.529 11.460
- Colorants pour cuve................. 34-501 21.951
- Indigo............................ 18.417 11.001
- Autres colorants pour cuve. .... 16.084 10.950
- Colorants non dénommés .............. 1.259 578
- Les importations de colorants pendant le premier semestre de 1939 se sont élevées à 3.270.716 lbs d’une valeur de 3.854.722 S pour la même période, on avait importé en 1938, 1.2 21.348 lbs d’une valeur de $ 1.602.253 et en 1937, 1.903.331 lbs d’une valeur de 2.572.927 $.
- EXTRAITS DE BREVETS ETRANGERS
- PRODUITS INTERMÉDIAIRES,
- Aliphatiques
- Composés fluorés. — E.-I. Du Pont de Nemours. — D. R. P. 662.627, 23 juillet 1931.
- Jusqu’ici les composés fluorés sont obtenus en traitant les dérivés chlorés par du fluorure d’antimoine ou d’argent. On a trouvé qu’on peut utiliser les fluorures alcalins ou alcalino-terreux moins coûteux en faisant passer sur eux les vapeurs des carbures chlorés, à température élevée.
- Composés fluorés. — Kinetic Chemicals. — D. R. P. 662.450, il août 1933.
- On traite les hydrocarbures halogénés par de l’acide fluorhydrique en vapeurs et en présence de charbon.
- Produits azotés. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 663.375, 28 juin 1935.
- Les acylbutyrolactones qui portent l’acyle en a du carboxyle sont condensées avec les amines ; il se forme des bases de Schiff qui ont des propriétés antipyrétiques.
- Dialcoylaminophosphofluorures. — I. G. Farbenindustrie.
- — D.R P. 664.4 38, 3 juillet 1935.
- On traite les composés dialcoylamino phosphores contenant un atome d’halogène mobile, par les fluorures, au sein d'un dissolvant. Les produits ainsi obtenus sont des liquides incolores, volatils ayant les caractères d insecticides. Ils peuvent être gazéifiés en même temps que l’acide cyanhydrique, l’oxyde d’éthylène, etc. pour stériliser les matières stockées.
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- EXTRAITS DE BREVETS ÉTRANGERS
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- Halogénobutadiène polymérisé. —I. G. Farbeninduslrie.
- — D. R. P. 664-458, 17 mars 1935.
- Le chlorobuladiène est polymérisé ét suivant les conditions les polymérisals sont des liquides distil-lables qui ont la propriété de donner des enduils comme les huiles siccatives.
- Halogénures d’alcoyles. — /. G. Farbeninduslrie. —
- I). R. P. 664-3 21, ii août 1934.
- On fait passer un mélange de vapeurs d’un alcool avec un carbure polyhalogéné sur un catalyseur actif comme du charbon. Par exemple, les vapeurs formées par le mélange d’i mol. de chloroforme et 3 mol. d’alcool éthylique sont passées sur du charbon chauffé à 25o°. Il se produit la réaction
- CIICP 4- 3C2H50H = 3C2H5C1 + 00 4- 2Ï12O
- Le rendement est de 86,7 % de la théorie.
- Oxydation des amines. — I. G. Farbeninduslrie. —D. IL
- P. 664.425, 27 janvier ig34.
- Les amines primaires ou secondaires à longue chaîne réagissent avec les oxydants et les produits obtenus ont des propriétés détergentes. Ainsi, la diméthyldodécyl-amine est oxydée, en milieu alcoolique par l'eau oxygénée à 6o°; le produit concentré et séché se dissout dans l’eau et a des propriétés détergentes.
- Aromatiques
- Acides oxy-2-naphtalènedicarboxyliques. —I. G. Farbeninduslrie. — D. R. P. 663.774, 12 mars 1936.
- Le B. F. 819.050 correspondant a déjà été analysé (voirà.G.f.C., 1939, p. 11).
- Dérivés des phénylènediamines. — I. G. Farbeninduslrie. — D. R. P. 664.048 du Ier février, addition au D. R. P. 642.148.
- Dans le brevet principal on a décrit la condensation d’o-nitraniline avec un sucre et la réduction du produit obtenu en dérivé de la phénylènediamine. La réduction des dérivés acétylés par catalyse, en présence de bases, permet d’éliminer les groupes acylés et de réduire en même temps.
- Acides o-hydroxycarboniques. — /. G. Farbeninduslrie.
- — D. R. P. 663.855, 25 mai 1935.
- Les sels des oxycoumarines substituées ou non de la formule
- 'CII2
- CM
- U.
- 0
- dans laquelle un des X est un hydroxylc sont chauffés sous pression avec de l’acide carbonique.
- Amines. — 1. G. Farbeninduslrie. — D. R. P. 663.853, 8 novembre 1936.
- On obtient ces amines en réduisant un colorant o-aminoazoïque contenant un noyau azoté où cet élément est tertiaire et on déshydrogène le triazol. Les bases ainsi obtenues sont solubles dans les acides étendus malgré leur poids moléculaire élevé et ont une certaine affinité pour la cellulose.
- Sulfones. —1. G. Farbeninduslrie. — D. R. P. 663.992, 18 décembre 1934.
- On condense les vinylsulfones renfermant un radical aliphatique ou arylique avec les acides sulfiniques. Par exemple, la p-naphtylvinylsulfone condensée avec l'acide toluène-p-sulfinique pour donner
- /SOCHCHSO2—CIICH
- Ce sont des intermédiaires pour colorants.
- Aminopyrène. — I. G. Farbeninduslrie. — D. R. P. 663.995, 19 février 1936.
- Voir le B. F. 818.046 correspondant (R. G. M. G., '939’ P- '°).
- Dérivés des phénylènediamines. — 1. G. Farbeninduslrie.
- — D. R. P. 664.489, I7juillet 1936. addition au D. R. P. 942.148.
- Dans celle addition il est indiqué que la condensation des sucres avec l’o-nitraniline est facilitée par la présence d’un sel d’une base ammonium qui agit calalytiquement.
- Acides pyrènedisulfoniques. — I. G. Farbeninduslrie. — D. R. P. 664-652, 10 mars 1935.
- L’acide pyrènetétrasulfonique perd deux groupes sulfoniques quand on le soumet à la réduction; ce sont les deux groupes placés dans le même noyau qui sont éliminés et ceux qui restent sont en position 3-5, Ceci est démontré par la fusion avec KOH qui donne le dioxypyrène-3-5 obtenu suivant le D. R. P. 659.883 (voir II. G. M. C., 1939, p. 370).
- AZOIQUES
- Monoazoïques. — I. G. Farbeninduslrie. — D. R. P. 663.88i, 14 octobre 1932.
- Les diazoïques d'amines portant un groupe acylal-coylamine sont combinés avec les acides aminonaph-tol sulfoniques portant un groupe acylé dans l’amino-gène. Ainsi, l’éthylbenzoylamino-i-amino-4-benzène
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- EXTRAITS DE BREVETS ETRANGERS
- diazoté est copulé avec l’acide y-acélylé ; on obtient un rouge pour laine.
- Azoïques. — Etablissements Kuhlmann. — D. R. P. 664.188, 26 mars 1936.
- On combine les tétrazoïques des acides paradiami-nodiphényle orthodisulfoniques, substitués, avec les arylides acylacétiques. Ces colorants teignent le colon mais sont surtout intéressants surlaine qu’ils teignent en jaune-verdâtre solide au foulon.
- Azoïques. — /. G. Farbenindustrie. —D. R. P. 663.549, 24 novembre 1935.
- On utilise comme copulants les amines de la formule
- X—CH2—N—Xt
- R
- où Xi sont des restes aromatiques et R un reste aliphatique renfermant au moins un groupe alcoolique. On les obtient, par exemple, en traitant la benzylaniline par l’oxyde d’éthylène; on obtient
- C6H5—CH2—N—COI5
- CIP-CI12—OH
- N-oxyéthylbenzylaminobenzène. Copulé avec la diazo-p-nitraniline, on obtient un rouge intense susceptible de colorer les laques de nitrocellulose.
- Azaïqoaa. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 663.55o, 1er décembre ig34-
- On combine un diazoïque ou un diazoazoïque avec l’acide acyl J, rediazole et copule avec un acide aryl-pyrazolonecarbonique. Ce sont des colorants directs rongeables.
- Azoïquas. — Imperial Chemical Industries.— D. R. P.
- 663.824, 3i octobre 1935.
- On a déjà copulé l’acide anthranilique avec l’acide J et ses dérivés substitués dans le groupe NIP. On a trouvé que si l’acide anthranilique contient un reste aroylaminé en 4, l’affinité des colorants se trouve accrue. Ainsi l’acide amino-i-benzoylamino-4-benzène-carboxylique-2 est diazoté et copulé avec l’acide benzoyl J ; le colorant teint le coton en rouge bleuâtre devenant violet par cuivrage.
- AZOÏQUES SUR FIBRE
- Azoïques insolubles. — I. G. Farbenindustrie. — D. R.
- P. 662.935, 9 février 1936.
- Pour l’obtention du développement complet des azoïques sur la fibre il est nécessaire que la copulation soit rapide. Ceci s’obtient généralement par la présence
- d’alcalis, mais certains diazoïques sont décomposés par les alcalis; par exemple, la p-méthoxyaminodi-phénylamine, l’amino-i-benzoylamino-4-diéthoxy-2-5-benzène, etc. On a proposé d’ajouter au bain de développement des sels d’ammoniaque ou de magnésium qui présentent aussi des inconvénients. On a trouvé que l’on peut ajouter aux bains des sels de bases comme la pyridine, les éthanolamines et les sels de bases ammonium.
- Exemple : Le coton est foulardé dans une solution de i5 gr./lit. d’anilide oxynaphtoïque, on sèche et développe dans un bain contenant 3o gr. du diazoïque de méthoxyaminodiphénylamine et 2 gr. du produit de condensation de l’alcool oléique avec l’oxyde d’éthylène et 3o gr. de chlorhydrate de pipéridine ou de triétha-nolamine.
- Azoïques insolubles. — /. G. Farbenindustrie. — D. R.
- P. 663.415, igjanvier 1932.
- Les teintures produites par copulation sur la fibre sont souvent peu solides au frottement par le fait de la formation de particules insolubles de colorant dans le bain et qui restent déposées sur la surface de la fibre. Cet inconvénient disparaît si on ajoute aux bains de développement des protecteurs qui maintiennent le colorant à l’état colloïdal.
- Exemple : Des bobines imprégnées de la manière habituelle avec l’oxynaphtoylamide de l’amino-i-méthyl-2-méthoxy-4-benzène sont développées dans la solution du diazoïque de 2 gr. d‘amino-I-méthyl-2-chloro-5-benzène en solution acétique additionnée de 2 gr./lit. d’alcool oléique sulfone à 3o°. Le colorant produit à l’extérieur de la fibre reste à l’état colloïdal dans le bain sans adhérer à la fibre.
- Azoïques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 663.55i, 24 juin ig34.
- On copule le tétrazoïque d’une amino-aroyl-méla ou paradiamine avec 1 mol. d’un acide o-oxycarboxylique (la copulation se faisant par le groupe aroyle), puis avec i mol. d’un acide aminonaphtolsulfonique portant un reste aminoaroyle. Par exemple, le dérivé p-am inobenzoylé
- NH2
- CO . NH
- Cl
- Z
- est tétrazoté et copulé avec l’acide salicylique, puis avec l’acide J substitué dans le groupe NH2 par le méthyle et le p-aminobenzoylc. Le colorant teint le coton en rouge, diazolable et développable avec le p-naphtol en rouge solide au lavage et rongeable en blanc.
- Azoïques sur laine. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 663.523, i6août ig34, additionau D.R.P. 641.517.
- Le brevet principal (voir R.G.M.C., ig38, p. 210) a décrit un procédé de teinture de la laine et des cellu-
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- EXTRAITS DE BREVETS ETRANGERS
- 451
- loses régénérées avec les azoïques insolubles et qui consistait à foularder la marchandise dans une solution alcaline d’un arylide oxynaphtoïque pendant une durée ne dépassant pas 3 minutes et de développer aussitôt sans sécher, dans un bain de diazoïque. Mais dans ces conditions le procédé doit être continu. On a trouvé qu'on peut teindre d’une manière intermittente. Par exemple, i kg. de laine en bourre est placée dans une centrifuge spéciale qui permet au liquide de s’écouler par une ouverture communiquant avec un récipient de Sol. On traite la laine pendant 45 secondes avec une solution d’imprégnation de composition ci-dessous, puis on centrifuge pendant i minute et développe avec la solution diazoïque, centrifuge et lave, puis on traite avec une solution contenant i gr./lit. d’éther oléique de la méthyltaurine à 8o° et on essore, lave et sèche. Solution A : 45o gr. d’oxynaphtoylamide de la chloroorthotoluidine sont dissous dans 900 cc. d’alcool, 225 cc. de soude à 34°Bé et 45o cc. d’eau et la solution ajoutée à So 1. d’eau à 3o°C contenant 240 cc. de liqueur sulfitique de cellulose, 120 cc. d’éther oléique de la méthyllaurine, 120 cc. d’élhylanilide de l’acide oléique et 600 cc. de soude à 34°Bé. Solution diazoïque : i5o gr. chlorhydrate de chloroorthotoluidine (NH2 : Cl : CH3 = 1 : 4 : 2) à 90% et 15o gr. du chlorhydrate de l’isomère 1-3-2 à 90% sont diazotés avec 3i5 cc. I1C1 et 120 gr. nitrite avec addition de 3o gr. d’une solution à 3o % du produit de la réaction de l’oxyde d’éthylène sur l’alcool oclodécylique. On dilueavec 3.000cc. d’acélatede sodium à 20 % elamène à 3o 1. Le développement donne un rouge brillant.
- COLORANTS POUR RAYONNE ACÉTATE
- Azsïques. —I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 663.882, 20 décembre 1933, addition au D. R. P. 657.202.
- Le brevet principal décrit la combinaison des halo-génodinitranilines avec les composants aminés renfermant des alcoyles et des alcoyloxy. Une extension de ce principe a été donnée dans l’addition D.R.P. 658.124 (voir R.G.M.C., 1939, p. 293 et 373). On a trouvé que si l’on copule avec la tétrahydroxybenzoquinoléine
- NII
- CH2
- CII2
- CHOH
- on obtient des colorants teignant l’acélylcellulose en bleu.
- COLORANTS POUR CUVE Anthracéniques
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 661.925, 9 juillet 1936.
- Les anthraquinoneoxazols ou imidazols, sélénazols, etc. qui renferment un groupe aminé sont condensés
- avec les chlorures d’acides anthraquinonecarboxy-liques. Exemple : l’amino-i-oxy-2-anthraquinone est condensée avec le chlorure de p-nitrobenzoyle, puis le produit réduit est condensé avec le chlorure de l'acide anthraquinone carboxylique-2. Le colorant teint le coton en jaune-verdâtre. Voir le B. F. 823.923 correspondant, R. G. M. C., 1939, p. i35.
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 66 2.461, 14 juin 1936.
- On soumet à l’action des agents de condensation les dérivés de l’amino-1-bz-benzanthronyleanthraquinone. Ce sont des gris et des olives. •
- Colorants pour cuve. — I. G. Farbenindustrie. — D. R.
- P. 662.462, 10juin 1936.
- Les colorants dont il s’agit se rattachent à la dipy-razolanthrone; ils renferment des groupes alcoyles et cycloalcoyles. Par exemple, la dipyrazolanthrone potassique est traitée par le benzènesulfonate de cyclohexyle, puis la N-cyclohexyledipyrazolanthraquinone potassique est traitée par le p-toluènesulfonate d'éthyle. Le colorant teint le coton en rouge.
- INDIGOIDES
- Indigoïdes. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 663.216, 9 mars 1934.
- On prépare des colorants se rattachant au thionaph-lène indolindigo par la condensation d’isalines avec le dichloro-4-7-méthyl-5-oxytliionaphtène. Ce sont des violets et des bleus.
- Indigoïdes. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P. 663.314, 19 avril 1935.
- Les colorants qui résultent de la condensation des isalines substituées en 5 ou 7 par un groupe alcoyloxy avec les oxylhionaphtènes sont violets ou bleus. Or, le remplacement de ces isalines par les alcoyl-5-dihalo-géno-h-y-isalines a pour effet de faire virer la nuance au gris.
- DIVERS
- Polyméthines. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P 662.246, 26 janvier 1935.
- Les aldéhydes indoliques possédant en a un groupe mélhylénique sont condensées avec les acides sulfo-niques dérivés des indols hydrogénés.
- Complexes métalliques. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 663.552, 29 septembre 1935.
- Les dérivés diarylés du dicyanéthylène sont chauffés avec des sels métalliques en présence d’un dissolvant comme la quinoléine, la pyridine. Ainsi, le dinitrile
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- C2
- BIBLIOGRAPHIE
- diphénylmaléique avec le bromure de cuivre et la quinoléine donne un pigment violet.
- Acridones. — I. G. Farbenindustrie. — D. R.P. 664.904, 27 juin 1935.
- On obtient des colorants de l’acridone en cyclisant les acides sulfoniques des acides aminodiphénylamine-orthocarboxyliques substitués à l’azote par des alcoyles ou des oxyalcoylcs. Ce sont des bruns pour laine.
- Triphénylméthanes. — I. G. Farbenindustrie. — D.R.P.
- 665. 431, 1°' février 1936.
- On condense avec les amines tertiaires des colorants azoïques ayant un groupe aldéhyde; par exemple, la p-aminobenzaldéhyde est diazotée et copulée avec l’acétylacétanilide, puis condensée avec une base tertiaire. On peutaussi condenser la p-nilrobenzaldéhyde avec les bases, réduire, diazoter et copuler. On obtient des verts ou des jaunes verts.
- PROLONGATION A 20 ANNEES DE
- Décret-loi du 29 juillet 1939, publié au Journal Officiel
- du b août 1939. .
- ART. r1. — La durée des brevets d’invention, précédemment fixée à quinze ans, est portée à vingt ans à compter du dépôt de la demande.
- Tous les brevets en vigueur au moment de la promulgation de la présente loi bénéficieront de cette augmentation de durée de 5 ans.
- ART. 2. — Les taxes des 16°, 170, 18°, 19e et 20e annuités sont fixées à Goo fr., sans préjudice de la taxe complémentaire de 100 fr. instituée par le décret du 2 mai 1938.
- Art. 3. — La prolongation des brevets à 20 ans résultant de la présente loi devra profiter aux brevetés ou à leurs héritiers. Toutefois, les contrats de cession et de concession de licence d’exploitation continueront à s’exécuter, à moins que les bénéficiaires de ces contrats ne déclarent leur intention d’y renoncer par un préavis de 6 mois avant l’expiration du terme primitivement convenu.
- A défaut d’entente entre les parties, les tribunaux statueront sur les prix et redevances à payer pour la
- LA DUREE DES BREVETS FRANÇAIS
- période pendant laquelle les droits des concessionnaires et licenciés seront ainsi prolongés.
- ***
- N. d. I. R. — De l’article 3 de ce Décret-loi il résulte que les contrats se rapportant aux cessions de brevets et aux concessions de licences continuent à s’exécuter, sauf dénonciation par leurs bénéficiaires. Par « bénéficiaires » on peut entendre aussi bien les cédants ou concédants que les cessionnaires ou concessionnaires. Toutefois les conditions de prix et redevances pour la période de prorogation doivent faire l’objet d’une entente complémentaire entre les parties, entente que l’on devra faire enregistrer à la Direction de la Propriété Industrielle, pour la rendre opposable aux tiers à l’expiration du contrat actuellement en cours.
- D’ailleurs, même pour demeurer valable entre les parties pour les 5 années supplémentaires de la durée d’un brevet, un contrat de cession de ce dernier ou de concession de licence doit être complété par un nouveau contrat, fixant les conditions de prix et de redevances pour la durée complémentaire de protection accordée par le Décret-loi précité. B.
- BIBLIOGRAPHIE
- The Textile Recorder Year Book 1939. — The Harlekin Press, Editeurs Londres.
- Cette publication annuelle s’enrichit à chacune de ses éditions de nouvelles données tout en s’astreignant à rénover la substance de ses chapitres anciens.
- L’édition de 1939 comprend 10 parties séparées par des index qui en rendent la consultation très facile. Elles se rapportent aux rubriques suivantes : colon, laine, rayonne, soie, lin, jute, bonneterie et tricots, essais des textiles, examen microscopique, force et sa transmission et enfin des renseignements divers.
- La section du tricotage a été entièrement remaniée par une autorité en la matière et la partie relative aux essais a été augmentée par la description des procédés
- et des appareils qui sont actuellement d’un emploi courant.
- Ce résumé aussi complet que possible des industries textiles, revêt un caractère d’une véritable encyclopédie constamment mise à jour par des spécialistes.
- Il ne s’agit pas en effet d’une œuvre de compilation comme il en existe tant et par lesquelles les mêmes erreurs se trouvent propagées et reproduites pendant de longues périodes.
- Ce Year Book étant destiné à renseigner les hommes du métier, ne peutêtre, par son essence, qu’un ouvrage écrit par des spécialistes qui y traitent les sujets qui relèvent de leur compétence. C’est là tout le secret de son succès et de l’intérêt qu’il n’a cessé d’éveiller chez les industriels britanniques.
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- LA LUMIÈRE NOIRE
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- LA LUMIÈRE NOIRE
- Conférence de M. François DERVAUX (1).
- Beaucoup d’entre vous se rappellent certainement la réunion si intéressante qui s’est tenue dernièrement au Conservatoire des Arts et Métiers et où les Ingénieurs de la maison Philipps nous ont donné des aperçus très curieux sur les éclairages et réalisations lumineuses de l’Exposition.
- M. Mougeot des Etbs Kuhlmann, après avoir donné des éclaircissements théoriques très poussés sur la fluorescence et la phosphorescence nous a fait ensuite des démonstrations de l’application pratique de la lumière de Wood, applications qui se développent de jour en jour dans la publicité lumineuse, le théâtre etc.
- Mon but aujourd’hui est de venir porter à la connaissance de nos clients et amis teinturiers, les avantages que peut procurer la lumière de Wood comme complément d’analyse. La divulgation de celte nouvelle méthode sera profitable à notre corporation et en même temps à l’industrie du textile dont notre métier dépend.
- Je n’ai pas la prétention d’apporter des choses nouvelles car les professeurs des écoles techniques sont mieux placés que moi pour apprécier ce qui a déjà été fait par les scientifiques qui ont étudié la lumière de Wood. Mon But est simplement d’aider le teinturier à découvrir plus facilement d’où proviennent maints accidents qu’on impute à la teinture et dont souvent il n’est pas responsable, ayant été mal renseigné dans bien des cas par les industriels qui lui donnent la marchandise à teindre et ne tiennent pas toujours à indiquer la composition de la matière qu’ils remettent et de l’emploi auquel elle est destinée.
- Je commence donc par l’identification rapide des fibres textiles. Vous savez, Messieurs, qu’à l’heure actuelle on cherche par tous les moyens à remplacer la laine en tout ou en partie par des fibres artificielles nouvelles et pour lesquelles on peut employer le mot fibres de remplacement (Ersatz). Depuis plus d’un an le nombre de fibres artificielles s’est considérablement développé et en dehors des rayonnes nombreuses, brillantes ou mates, nous avons vu apparaître des fibres étrangères : cisalfa, lanital, fibramine etc.... Gommes certaines de ces fibres sont des viscoses aminées ou du moins ayant une fonction qui devait les rapprocher de la laine, on a introduit dans leur constitution des caséïnes, de l’Urée, des Bésines synthétiques qui viennent compliquer le processus de la teinture. (Voir les articles publiés sur ce sujet dans la R.G.M.C. 1939, août et septembre).
- (1) Conférence faite devant la Société professionnelle de chimie appliqnée à Lille sous la présidence de M. le Dr. Justin Mueller Président.
- Ces différentes fibres ont des fluorescences différentes dans la lumière de Wood et comme on en arrive à mélanger dans le même fil, de la laine, du lanital, du cisalfa ou une rayonne quelconque, ou du colon, le teinturier a bien de la peine à se rendre compte de ce à quoi il a affaire. Il se trouve donc forcé de faire des essais de teinture très longs pour arriver à savoir à peu près combien il peut y avoir de l’une ou l’autre fibre dans le mélange. C’est ici que la lumière de Wood peut intéresser en donnant des indications sinon absolues du moins assez précises que telle matière contient par exemple 3 fibres.
- Vous pouvez vous rendre compte par le tissu écru par le tissu écru contenant 13 fibres différentes, que nous vous montrons, que la fluorescence varie très fortement avec certaines matières mais qu’entre certaines autres elle présente beaucoup d'imprécisions.
- Une indication cependant est précieuse c’est le fait pour une fibre artificielle de contenir une charge: prenoms par exemple une viscose Brillante et une viscose Mate.
- Voici ce qu’on observe :
- Notons d’abord que les sels minéraux paraissent en général Brun violacé dans lalumière de Wood, s’ils sont dilués, la fluorescence est généralement violacée claire donc une viscose mate contenant de l’Oxyde de Titane sera violacée dans la lumière de Wood, si elle contient d’autres corps tels que des sels de Baryum, la fluorescence peut-être brune, ocre ou intermédiaire entre le Bistre et le Violet sale.
- Prenons par exemple deux nouvelles fibres qu’on veut à présent mélanger à la laine :
- Je prends le cisalfa, sa fluorescence est bistre. La laine devient blanc bleuâtre dans la lumière de Wood comme si elle était magnifiquement blanchie. Le Lani-lal fait de même, et encore plus blanc ce qui pourrait faire penser que cette fibre est très proche de la laine, en effet elle a même des propriétés tinctoriales particulières qui s’en approchent mais elle se teint en général plus foncée que la laine surtout vis-à-vis des qualités de laine fine et en mélange.
- On devra donc regarder de très près un ruban de peigné qui contiendra un mélange de laine et de lanital, mais on distinguera tout de suite si par exemple le peigné contient un mélange de laine et de cisalfa ou de fibramine car la fluorescente est totalement différence, comme vous pouvez le voir par les tableaux présents.
- Prenons maintenant une dentelle, comment deviner qu’il y a plusieurs fibres dans ce tissu) Certes les Industriels de Calais ou de Caudry ont une telle habi-
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- LA LUMIÈRE NOIRE
- tude qu’ils se rendent plus vite compte que nous de la composition possible; si nous présentons cette dentelle à la lumière de Wood, nous verrons de suite qu’elle contient/3 fibres ce qui nous aidera beaucoup pour la décision à prendre, en effet la soie d’acétate mate qui forme le milieu des pétales est violacée, le bord de ces pétales est en viscose et le canevas est en soie naturelle comme le prouve le tableau ci-joint où on a teint les 3 fibres séparément.
- Voici quelques observations dans la lumière de Wood : On peut voir par exemple que le lanital ne contient pas de charges. Il apparaît en Blanc Bleuâtre.
- La Laine également.
- Le Cisalfa est Bistre
- La Fibramine est Bistre Violacé
- La Viscose est écru terne
- Le Coton donne du Blanc Violacé
- La Soie est blanc bleuâtre plus bleu que la laine
- La Soie Grège est jaune à cause du grés
- La laine immunisée est très blanche
- La Laine courante Blanc bleuâtre
- Le Coton immunisé donne un très beau blanc
- La Célanèse est violacé
- La Rhodiacéta est Jaune Orangé (à cause de l’ensimage).
- La Soie chardonnet paraît Ecru
- La Soie au cuivre devient Jaune Paille
- Le Colon mercerisé est Bistre clair
- Le Colon tanné est Brun foncé
- La Supervistra donne du Blanc écru
- L’Acéta est violacé
- Lanusa est Bistre violacé
- Artilana esl Bistre
- Vistra XT est Bistre clair. Cuprama est violacé clair.
- Il nous a paru intéressant d’étudier sur ce tissu 13 fibres, l’action de la teinture avec certains colorants fluorescents.
- Nous avons remarqué en pratique que la laine acé-tylée a une forte affinité pour les colorants basiques et que, chose curieuse, la solidité à la lumière de ces colorants, qui est mauvaise sur la laine ordinaire est passablement améliorée sur laine acélylée.
- Si on teint un tissu dans lequel il y a de la laine acélylée en présence de laine ordinaire el en bain acide comme si on teignait des colorants acides on voit que le colorant basique se porte exclusivement sur la laine acélylée sans teindre la laine non traitée.
- Prenons donc ce tissu composé de 13 fibres et teignons le par exemple avec de l’Orangé d’acridine et présentons ce tissu à la lumière de Wood. Toutes les fibres ont des colorations différentes.
- Voici le moine travail avec
- le Jaune Méthylène N la Rhodamine NB le Bouge Basique N un mélange de Vert brillant
- et de Jaune Méthylène.
- Nous avons donc pensé qu’il était intéressant de trouver un moyen d’augmenter la différence de coloration entre ces i3 fibres et voici un essai intéressant. On a mis dans le même bain du :
- Vert Brillant
- et du * Jaune Méthylène N
- et on a ajouté pour les fibres animales de la Sulfofla-vine brillante FF, de la Rhodamine acide NB. voyez le curieux résultat, je puis presque dire que les 13 fibres sont identifiées du même coup grâce à la lumière de Wood, voici donc la preuve évidente que celle lumière peut servir de complément d’information.
- Lumière ordinaire Lumière de Wood
- Soie Chardonnet Ecru Ecru très légèr.
- Rayonne Viscose Vert clair bleu-âlre Vert Gris terne
- Rayonne au cuivre Ecru légèrement verdâtre Gris clair
- Célanese Vert plus clair Bleu ciel verdâtre clair
- Rhodiacéta Vert Clair Bleu ciel gris
- Coton Mercerisé Ecru Gris moyen
- Coton Immunisé Nil Bleu de lune intense
- Coton Tanné Vert Jaune Vert- Noir
- Laine Orangé rouille clair Tango étincelant
- Laine Acélylée Vert Vert vif
- Soie Naturelle Violine terne Rouille
- Soie chargée Gris Bleu foncé Bistre
- Colon Ecru Ecru sale
- A signaler particulièrement la tenue du colon immunisé qui, dans cel essai, est devenu étincelant de fluorescence.
- J’ai voulu faire une autre teinture avec un colorant allemand très fluorescent la Sulfoflavine brillant FF également en bain acide — chose très intéressante — la laine est teinte en Jaune Vert brillant, les deux soies naturelles ont pris la teinture, les autres sont à peine modifiées.
- Dans tous ces essais, le colon mordancé au tanin est foncé presque noir; ceci â cause de la présence du tanin fixé lors du mordançage. Je crois de ce fait que nous avons en main, grâce à la lumière de Wood, le moyen de préciser complémenlairementlesindications physiques ou chimiques habituellement employées.
- Pour le teinturier, de nombreuses observations sont à faire : il lui faudra avoir des tableaux de comparaison qui enrichiront ses possibilités de recherches car il existe des cas ou des doutes peuvent subsister.
- Je continue par l’observation de diflérenles nuances dans la lumière de Wood.
- Voici deux Verts sur peigné :
- L'un teint avec du Jaune solide lumière N3J et du
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- Bleu acide brillant NAS, l’autre avec du Jaune foulon N6J et le même Bleu.
- Observons les : Le Vert obtenu avec le Jaune solide lumière N3J devient Olive.
- L’autre reste Vert.
- C’est un beau recoupement.
- Voici un autre exemple :
- Un échantillon de soie naturelle a été teint avec du Vert Méthylène, l’autre à base de Vert Brillant NB nuancé avec de la Rhodamine NB, à la lumière de Wood, les deux Verts, à peu près semblables à la lumière du jour, sont totalement différents.
- L’un devient violacé foncé terne.
- L’autre Gris perle.
- Une fibre animale a souvent été employée pour l’obtention d’articles bonneterie, c’est le poil de chameau et, il s’en fait beaucoup de contrefaçons.
- Vous pourrez constater par le tableau présent que la contrefaçon est très facile à déceler. En effet le poil de chameau fait Brun Gris dans la lumière de Wood, tandis que les imitations deviennent Violacé foncé terne.
- Un autre exemple :
- Si on compare à la lumière de Wood des teintures faites en Primuline, en Rouge Diazoté ou en teinture en Naphlazol, on constate une grande différence car la Primuline reste rouge, le Rouge diazotable devient Rouge plus intense et le Rouge auNaphtazol reste très terne. Il existe également parmi les colorants de cuve des colorants à fluorescence ainsi :
- Le Jaune Solane NJ est fluorescent Le Jaune Indanthren OK ne l’est pas
- L’Orange Indanthren RS l’est également ainsi que l’Ecarlate Indanthren.
- Les autres colorants Indanthren n’ayant en général aucune ou très peu de fluorescence.
- Je parierai à présent de la réaction de la lumière de Wood sur les Huiles.
- On constate en effet des phénomènes curieux de fluorescence, l’huile d’olive de table n’a pas de fluorescence, elle reste jaune vert, et d'après certains auteurs, l’huile d’arachide devrait faire la même chose.
- Or, voici une huile d’arachide industrielle employée par un filateur, qui donne une magnifique fluorescence bleue avec transparence jaune, il semble donc que dans un ensimage où il y aura de l’huile d’arachide on pourra, en observant avec soin, la déceler par la fluorescence.
- L’huile de ricin de première pression donne un blanc bleuâtre, si elle a subi une sulfonation l’aspect est totalement différent, l’huile de paraffine donne un très joli blanc bleuâtre très clair, plus pâle que celui de l’huile de ricin, l’huile de lin donne peu de fluorescence et s’assombrit; la paraffine donne un blanc bleuâtre analogue à la fluorescence de l’huile mais bien entendu plus opaque, quant à l'huile minérale sa réaction à la lumière de Wood est très forte.
- Voici une huile de moteur qui devient blanc étincelant avec faible fluorescence bleue, on pourra donc
- sur un tissu, déceler si la tache qu’on a à nettoyer a été une tache d’huile minérale ou une tache d’huile végétale comme l’arachide par exemple car suivant qu’il s’agit de l'un ou de l’autre, le procédé de dégraissage sera tout différent, les taches d’huile d’arachide s’éliminent facilement au dégraissage en présence de savon, de soude et d’ammoniaque, mais il ne saurait être question d’enlever l’huile minérale avec ce produit on devra employer un dissolvant volatil quelconque : Benzine, trichloréthylène etc. C’est ici que pour les fabricants de tissus une question très importante se pose, les pièces de laine s’en vont en teinture après avoir été visitées à la sortie du tissage, on essaye de remarquer s’il n’y a pas de taches particulières sur ce tissu et dans bien des cas malgré le soin et la surveillance, quelques-unes de celles-ci passent quand même. Si les dites pièces pouvaient être visitées dans une chambre obscure avec la lumière de Wood au lieu de lumière solaire, toutes les taches seraient accentués et particulièrement les taches d’huile minérale seraient mises en valeur, on aurait donc à la fois le moyen de les déceler et de les détacher complètement sous la lumière de Wood.
- Nous estimons qu’il y a là un progrès important à réaliser dans le contrôle des pièces avant teinture.
- Voici quelques exemples de taches :
- Les accidents de mercerisage sont également augmentés dans la lumière de Wood, exemple :
- Sur ce coton mercerisé on voit déjà bien à la lumière jour qu’il y a un accident, mais à la lumière de Wood cet accident se révèle beaucoup plus net. Il en est de même avec des cotons teints au Naphtazol et qui n’ont pas encore été passés dans le bain de diazotation, si ces colons par suite de négligence ont été trop longtemps au contact de l’air, le naphtazol peut avoir été détruit ou du moins détérioré et lorsqu’on passe dans le bain de Diazo l’accident est très difficile à réparer.
- Le teinturier possédant une lampe de Wood et ayant un doute sur une partie avant de la diazoter pourrait prendre une poignée ou un bâton chargé de fils et la présenter dans la chambre noire quelques secondes pour se rendre compte si sa partie n’a pas été altérée avant la diazotation.
- Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu encore le moyen de pouvoir distinguer bien nettement la différence entre le chanvre et le lin surtout à l’état blanchi car souvent dans les tissus les fils peuvent être retors, ou tissés l’un en trame l’autre en chaîne et on a beaucoup de peine à les déceler. C’est une élude qui paraît très intéressante à poursuivre pour les blanchisseurs de lin et pour tous ceux qui s’intéressent à cette industrie.
- Nous allons examiner rapidement la question du papier :
- La Cellulose à la soude donne une fluorescente brune à la lumière de Wood; la Cellulose écrue que vous voyez ici donne une fluorescence violacé bleuâtre et la cellulose blanchie est fortement fluorescente. Dans le même sens il semblerait que certaines pâtes de papier et particulièrement la cellulose sont plus ou moins fluorescentes suivant l’origine de cette
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- cellulose c'est-à-dire que par exemple il est possible que la cellulose provenant des pins ait une fluorescence violet bleuâtre accentuée et que cette fluorescence se détruise au fur et à mesure des traitements chimiques. Toutefois elle peut persister quand même et c’est bien ce qu’on peut constater sur la cellulose blanche que je vous présente. Quant à la pâte de bois mécanique, elle n’a aucune fluorescence et fait plus sombre dans la lumière de Wood.
- Pour quelques informations complémentaires nous empruntrons l’opinion de certains auteurs qui ont travaillé la fluorescence et comme l’étude que nous vous présentons aujourd’hui traite surtout de la fluorescence secondaire, nous vous indiquons quelques réactions qui pourraient compléter l’investigation des teinturiers ou des Industriels textiles pour l’identification de certaines fibres.
- D’après Ilaitinger, la viscose traitée en Jaune Méthylène donnerait une fluorescence jaune tandis que l’acétate donnerait une fluorescence bleue.
- Par ailleurs Guisteld indique que pour distinguer le lin et le colon, l’utilisation d’une solution à 5 % de Sunoxol Ral donne les résultats suivants. On imprègne en Sunoxol et rince le tissu dans une solution de carbonate de soude anhydre à 5 % , on exprime et on examine à la lumière de Wood, le lin est Jaune Canari clair, le coton mercerisé ou non resle Violet sombre; l’effet est renforcé si, après traitement au carbonate de soude et lavage, on traite au sulfate de zinc.
- Déribéré prétend que celle réaclion ne se produit pas, mais d’après Nopitsch, le lin blanchi devrait avoir une fluorescence plusjaunâtre que le colon blanchi.
- Voici une autre réaction : les fibres trempées dans une solution de Flavophosphine 4C donnent pour le lin: Vert Jaunâtre, pour le colon Brun Sombre; la Rhodamine N6J imprégnée sur ces fibres et traitée par un sel alcalin ensuite donnerait : Lin, rouge, Colon, Bleu violet.
- Sur la laine il parailrait que le Benzopurpurine IOB pourrait faire déceler par fluorescence, les endroits endommagés par humidité, échauffement ou accident de ce genre.
- Deribéré cite que le lin et le coton pourraient être décelés dans des cas douteux si on les traite avec le el fluorescent- NAG en bain acide.
- L’examen des cotons :
- Il est à peu près impossible de préciser l'origine des colons soit par fluorescence ou fluorescence secondaire, mais on peut déceler n’importe quel traitement subi par le colon : débouillissage, blanchiment et mercerisage d’après Nopitsch.
- D’après Grunsteild, si on traite le colon mercerisé et le colon non mercerisé par une solution d’Eosine extra jaunâtre on obtient : Coton mercerisé jaune intense, coton non mercerisé à peine modifié par rapport au colon non teint. De tout ceci, nous appelons l'attention sur la sensibilité des réactions par fluorescence, car celle-ci est très grande et constitue parfois un défaut car la moindre modification ou la trace d’une
- impureté fluorescente ou inhibitrice de fluorescence peut changer complètement la couleur de fluorescence ou même la supprimer.
- Encollage.
- Les taches d’encollage sont plus ou moins apparentes dans la lumière de Wood, mais la formation de surface fluorescente peut déceler la présence de fermentation ou de la moisissure de l’encollage. Ces taches sont tantôt jaunes, tantôt blanches, tantôt bleues. Les tanins catéchiques et les extraits communiquent à l’Acétone une fluorescence jaune, et les tanins pyrogalliques une fluorescence violelle. On pourra donc avoir à faire par suite un mélange qui peut donner trois fluorescences :
- 1° Une fluorescence jaune : Quebracho.
- 2e Une fluorescence violelle : Ecorce de pin.
- 3° Une fluorescence blanchâtre : par mélange.
- Colorants azoïques.
- Les seules colorants fluorescents sont ceux provenant de la diazotation ou de la copulalion de produits déjà fluorescents par eux-mêmes. Les dérivés nitrés ne sont fluorescents, l’influence de la fibre à été notée. Ainsi la Thioflavine S fait Bleu intense sur acétate, jaune vif sur colon et viscose et jaune verdâtre sur le lin.
- Les colorants suivants sont faiblement fluorescents en solution à o,i ou i/looo :
- Ie Dérivés du Diphénylméthane Auramines Pyro-nines.
- 2e Tripliénylméthane : Phtaléïne, fluorescéine et Rhodamine et quelques colorants de Rosaniline.
- 3° Dérivés Thiobenzéniliques : Primuline, Thioflavine.
- 4° Dérivés de la Quinoléïne et de l’Acridine Jaune de Quinoléïne, Jaune et Orangé d’acridine.
- Vous aurez pu vous rendre compte, Messieurs, du réel intérêt que peut apporter l’élude delà fluorescence secondaire dans la lumière de Wood et des complé-menls d’information qu’elle peut apporter aux recherches faites par le teinturier, le chimiste, ou le Chef de textile.
- Nous sommes convaincus que les efforts que se sont donnés différents chimistes et particulièrement de l’aide apportée par les recherches des établissements Kuhlmann, que nous sommes en marche constante vers des progrès scienlifiques qui doivent permettre à l’industrie de notre région d’arriver toujours à faire mieux et à maintenir le renom qu’elle s’est acquis à juste litre par sa compétence et son énergie.
- Celte conférence, illustrée par des échantillons et des tissus magnifiques, a été très applaudie par l'Assistance, très nombreuse, qui a été posilivement charmée par la variété des effets décoratifs exposés, ainsi que par l'uli-lilé analytique éventuelle de la lumière noire, en cas de conleslalion d'un défaut de teintures, de lavage, blanchiment etc. . .
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- TEINTURE
- La laine cellulosique au point de vue tinctorial. — H. BRANDENBURGER. — Zellwolle, novembre 1938, p. 65-68.
- Bien que constituées par de la cellulose, les laines cellulsoiques (Zellwollen) ne se teignent pas toutes de la même manière, car elles se différncient par des conditions de filature et comportent dans les tissus des modes variables de tissage qui influent sur le comportement tinctorial des fibres. De plus, les fibres brillantes absorbent les colorants d’une autre façon que les fibres mates.
- Les conditions de teinture se compliquent lorsqu’on associe du coton mercerisé ou non mercerisé aux différentes laines cellulosiques.
- Il importe donc que le filateur, d’une part et Je tisseur, d’autre part, soient exactement renseignés sur les affinités respectives des fibres qu’ils associent, autrement, le teinturier se heurte à des difficultés presque insurmontables, en particulier dans la réalisation de nuances uniformes sur les différentes fibres présentes.
- On doit aussi tenir compte du fait que les solidités au lavage et à la lumière des teintures varient suivant le genre de fibre (support).
- La production de teintures uniformes et de solidités équivalentes est encore plus difficile pour les mélanges de laines cellulosiques et de laine naturelle. En effet, la laine cellulosique ne peut supporter un traitement prolongé au bouiloln, nécessaire à l’obtention de teintures solides sur laine (colorants acides et chromés après).
- Réciproquement, dans la teinture en deux bains il ne peut être question d’employer, pour la laine cellulosique, des colorants pour cuve ou des colorants au soufre. Il reste donc la possibilité de teindre en colorants substantifs (mi-laine) qu’on peut, soil chromer subséquemment, ce qui améliore un peu la solidité au lavage, soit diazoter pour augmenter la solidité sur laine cellulosique.
- Le moyen le plus rationnel, pour obtenir des combinaisons de fils teints en nuances uniformément solides, consiste à teindre séparément les fibres à l’état de bourre ou de ruban de peigné ou de cardé.
- Mais, que ce soit en bourre, en filés (sur canettes ou bobines) ou en pièce, la laine cellulosique doit être préparée en vue de son fort gonflement dans les bains de blanchiment ou de teinture. Il importe de préparer des bobines (ou des canettes) peu serrées et de tenir compte du rétrécissement en largeur, lorsqu’on teint des pièces de laine cellulosique sur jigger.
- L. B.
- Teinture de la bonneterie de soie. — ANONYME. — The Dyer § Textile Printer, juin 1939, p. 475-476.
- Les bas de soie ne sont plus tricotés avec de la soie déjà teinte et parfois chargée, mais avec de la soie grège (méthode américaine). Avant teinture, les bas
- sont décreusés pendant 1 heure 1/2 dans un bain contenant 1 % de savon à l’huile d’olive; on les teint sur bain frais avec addition de 0,2 % d’huile soluble. Comme colorants on emploie, par exemple : brun Trisulfone 2G (Sandoz), brun Chlorazol LF (B.D.C.), orangé solide Chlorazol AG (B.D.C.); éosine solide Chlorazol B (B.D.C.), noir Chloramine 2B (Sandoz), écarlate Foulon Coomassie (B.D.C.), écarlate solide -pour drap (I.G.), rouge pour drap 3B (I.G.) Hélianthine (Geigy), Jasmin G (Geigy), noir solide Coomassie (B.D.C.). Bien que peu solides à la lumière ces colorants donnaient satisfaction à l’exception des jaunes pour soie; mais cette lacune a été comblée par le jasmin solide concentré. Ces marques peuvent naturellement être remplacées par les colorants correspondants.
- Les bas, après rinçage, sont, en fait de finissage, simplement passés dans un bain contenant une petite quantité d’huile soluble ou autre produit adoucissant, puis formés.
- Les raies vertes qui se formaient suivant les plis d’étendage des bas, lors du séchage, étaient dues à l’emploi de certains colorants azoïques (des rouges en particulier) qui sont décomposés par des traces d’anhydride sulfureux en donnant des azo-sulfites de couleur jaune ou verdâtre. Certaines marques de rouge (rouges Polaire-Geigy, rouge Janus B-I. G.) sont moins sensibles que le rouge pour drap ou l’écarlate foulon Coomassie; elles contribuèrent à atténuer ce genre d’accident qui disparut complètement avec l’emploi du brun Neutre RX (Geigy) comme élément rouge.
- Pour opérer le décreusage et la teinture dans le même bain il fallut sélectionner les colorants en même temps que furent lancées des huiles de décreusage consistant essentiellement en une huile sulfonée, un solvant pour corps gras et en silicate de soude (servant d’alcali). On peut aussi, après le décreusage, évacuer une partie du bain que l’on regarnit et additionne d’une nouvelle quantité d’huile. On décreuse également au moyen d’émulsionnants contenant de l’huile de pin; on emploie notamment du savon. La teinture dans le bain de décreusage donne satisfaction, sauf en ce qui concerne la pénétration du bain aux coutures, aux pointes et aux talons renforcés, pour les bas de qualité supérieure.
- Le matage exagéré des rayonnes a imposé le délustrage de la soie naturelle pour lequel on a d’abord appliqué la précipitation du sulfate de baryum sur la fibre. On traitait les bas par une solution d’hydroxyde ou de chlorure de baryum, on les essorait ensuite et on les passait dans une solution de sulfate de soude ou de magnésie. Ce matage était souvent irrégulier et durcissait le toucher des bas. En employantl'hydroxyde de baryum et en rinçant avant d’essorer, le matage était plus régulier, mais laissait un loucher désagréable. Le toucher est plus doux lorsqu’on emploie un deuxième bain de sulfate d’aluminium qui forme de l’hydroxyde d’aluminium, en même temps que du
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- sulfate de baryum; ce traitement fait trop virer les nuances et imperméabilise les bas (effet que l’on ne recherchait pas à une certaine époque). On adoucissait les bas avec de l’huile soluble ou un sulfonate gras, ajoutés au bain de sulfate ou à un bain d’adoucissage.
- Lorsque les mouliniers de soie produisirent des fils plus ternes avec torsion grenadine et crêpe et des trames plus retordues, et qu’on put tisser des bas de jauge plus fermée, il ne fut plus nécessaire de pousser autant le matage des bas de nature plus terne.
- On a employé avec succès de nombreux produits de matage en un bain, dont on a pu faire la sélection avec l’épreuve Frazer (américaine) consistant en étirages et contractions alternés. Les meilleurs produits de matage sont à base d’émulsion de cire ou de résine synthétique qui enrobent les fils d’une gaîne élastique leur permettant de glisser par étirage ou contraction. Les délustrants comme le sulfate de baryum fixent les fils dans les mailles et les empêchent de glisser, provoquant ainsi des déchirures par suite d’étirages répétés subis dans les bas.
- Pour imiter le produit américain qui, en même temps rend les fibres imperméables aux éclaboussures, on ajoute au bain de sulfate (dans le matage au baryum) un adoucissant à base de cire émulsionnée.
- L’apprêt mat américain, qui résiste à l’épreuve Frazer consiste à imprégner d’abord les bas d’une solutions de cire ou de résine, à laquelle on ajoute ensuite le délustrant. Lorsque les bas sont fabriqués avec des fils très retordus, ils sont suffisamment mats pour ne plus nécessiter de matage ultérieur.
- La teinture actuelle se heurte à la présence de coton immunisé dans les revers de bas, certains colorants salissant le coton immunisé et la couleur du reste des bas. Certains colorants pour coton et le Jasmin solide G concentré sont responsables de cet inconvénient qui est toutefois moins apparent dans le cas d’effets jaunes, orangés ou rouges. Le Jaune Polaire R concentré est le seul colorant jaune, ou presque, pour soie qui monte bien sur soie en bain de savon sans teinter le coton immunisé; son emploi est devenu indispensable pour la teinture des bas avec revers contenant du coton immunisé bleu ou violet.
- Les colorants pour coton ont été sélectionnés parmi ceux qui réservent la rayonne d’acétate. Il faut veiller à ce que le coton immunisé ne s’hydrolyse, ni dans le bain de décreusage, ni dans celui de teinture; à cet effet, on maintient le pli au-dessous de 10,4 durant le traitement. Les effets de revers en acétate de cellulose ne supportent pas le décreusage normal; il en est de même des fils d’effet en soie immunisée.
- Pour une nuance faon demandée ces dernières années et présentant un certain dichroïsme, il a fallu choisir des colorants paraissant aussi rouge que possible à la lumière artificielle. Comme violets on emploie les colorants qui donnent le plus de contraste ; or, les violets acides solides à la lumière ne montant pas bien sur soie en bain neutre, il a fallu produire des nuances fluorescentes avec des colorants peu solides à la lumière, tels que violet Coomassie RS
- (I.C.I.), jaune neutre solide G conc. (L.R.H.), rouge solide G pour soie (Geigy). Ce genre de nuance a disparu, précisément à cause du manque de solidité.
- La mode actuelle est aux nuances marron, prune, violet, mure, que l’on produit avec des colorants pour soie ordinaires, tels que brun neutre RX (Geigy), jaune neutre solide G concentré (L.B.H.), noir solide Coomassie BS (I.C.I.), vert Erio cyanine solide G (Geigy), bleu Polaire G (Geigy), en combinaison avec des violets pour coton appropriés. »
- On trouve actuellement des bas dont la nuance est claire au devant de la jambe et de plus foncée jusqu’au derrière de la jambe, bas qui ont dû être teints à l’état tendu (sur forme). La teinture est plus facilement réalisable lorsque la nuance va en se dégradant du pied au revers ou vice-versa, car il suffit de suspendre les bas pour le revers ou le pied respectivement, et de les plonger progressivement à la profondeur nécessaire dans le bain de teinture.
- Les nombreuses qualités de fils de soie utilisées dans la fabrication des bas, depuis les deux fils jusqu’aux douze fils (fils crêpe, grenadine, forte tension) compliquent beaucoup le finissage des bas. Les qualités de bas inférieures comportant de deux à cinq fils de soie (circulaires ou façonnés), demandent un matage corsé au sulfate de baryum en combinaison avec une émulsion de cire. Les qualités supérieures avec des fils plus retordus, ainsi que les qualités plus épaisses, nécessitent un matage moins poussé, généralement en un seul bain. Il suffit parfois d’une légère application de sulfate de baryum en composition avec un produit d’adoucissage. La teinture des bas ayant atteint la perfection, le développement des ventes n’est plus qu’une question d’apprêt ou de quelque nouveauté en teinture ou en apprêt. S. T.
- La teinture mal unie de la laine avec les colorants acides ou au chrome (VF partie). Est-il possible d’employer un vieux bain pour appliquer le procédé à l’acétate de chrome pour corriger les propriétés tinctoriales inégales des fibres de laine et des tissus de laine détériorés par les intempéries. — E. RACE, F. M. ROWEet J. B. SPEAKMAN. — Journ. Society of Dyers and Colourists, mai 1939, p. 258-261.
- Pour corriger le mieux possible les propriétés tinctoriales inégales de la laine détériorée inégalement par exposition à la lumière et à l’air, on emploie de l’acétate de chrome vieilli (rapport moléculaire de l’acétate au chrome, de 2,0 et préparé avec de l'hy-droxyde de chrome et de l’acide acétique), à raison de 1 % de chrome du poids de la laine et 4 % d’acide acétique cristallisable, pendant une demi-heure à 40°C, avec un rapport de volume de bain à laine de 50 : 1.
- Les auteurs ont étudié la possibilité d’utiliser un vieux bain, dans ces conditions impliquant l’emploi d’une quantité minimum d’acide acétique. Utilisant, pour des essais en petit, de l’acétate de chrome préparé au laboratoire, ils ont trouvé qu’il fallait ajouter toute la quantité d’acide acétique libre au bain, après
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- chaque traitement préalable. Mais, malgré ces additions, l’effet du chauffage répété à 40°C et celui du contact répété avec la laine, modifient la constitution de l’acétate de chrome, de telle sorte que ce dernier perd son activité.
- Dans les essais réalisés en grand avec de l’acétate de chrome technique moins actif, employé conjointement avec du bichromate de potassium, il a été nécessaire, après chaque traitement, d’additionner le bain de toutes les quantités d’acide acétique libre et de bichromate de potassium, et, avec des tissus qui ne consistaient pas exclusivement en laine, la concentration de l’acétate de chrome dans le bain a diminué d’une façon importante.
- En conséquence il importe de contrôler analytiquement si la concentration de l’acétate de chrome doit être maintenue constante pour la réutilisation des bains. Mais il résulte des essais effectués aussi bien en petit qu’en grand, qu’on ne peut conseiller d’utiliser un vieux bain.
- L. B.
- Un nouveau procédé simplifié pour teindre la rayonne d’acétate de cellulose en colorants de naphtol AS. — II. ROIILING. — Melliand Textilbvrichle, janvier 1939. p. 63-65.
- Lorsqu'une bonne solidité aux traitements humides est demandée, on teint fréqueipment la rayonne d’acétate aux colorants de naphtol AS. D’après l’auteur, on peut teindre au moyen d’un grand nombre de bases en combinaison avec le naphtol, en mettant en œuvre dans le même bain les deux composants que l’on diazole vers 5o-6o° pour former le colorant sur la fibre.
- De plus, il est possible de dissoudre ensemble naphtol et base en une seule opération, à température élevée, en employant un solvant à point d’ébullition élevé, comme l’éthylglycol (P. E. I97UC). En outre, pour un certain nombre de naphtols, dont les naphlo-lates sont moins fortement hydrolysés, on peut réduire à un minimum la quantité de lessive de soude nécessaire pour renforcer.
- Le procédé simplifié est donc le suivant : on empâte le naphtol et la base avec de l’éthylglycol, de la soude caustique et de l’eau douce, pendant environ 5 minutes à ioo°C, en agitant bien. Ensuite, on verse celle préparation, en un mince filet, à travers un tamis et en remuant bien, dans le bain de teinture chauffé à 60-65°C, contenant de la lessive de soude, du Nékal BX, de la colle, du sulfate de soude et du nitrite de soude. On teint pendant 1 heure à celle température, ensuite on ajoute 5 cc. d’acide formique 85 %, par litre de bain. Au bout de 15 minutes, le diazolage et le développement sont terminés (le diazolage et la copulation sont, pour ainsi dire, simultanés, de sorte que le composé diazoïque se décompose à peine seulement à celle température).
- Finalement on rince bien et on savonne avec 5 gr. de savon et 1 gr. d’hydrosulfile par litre, pendant une demi-heure à 85°C. Dans ces conditions la rayonne
- d’acétate ne subit pratiquement pas de saponification, même lorsqu’on prolonge la durée de teinture.
- L. B.
- Le cachou ; nuances modifiées par copulation avec des sels de diazos. — S.-B. RAMACHANDRAN et K. VENKATAR VMAA. — Joarn. Society of Dyeis and Colourists, novembre 1938, p. 513-519.
- Les auteurs étudient des procédés pour modifier, sans préjudice de leur solidité, les nuances des teintures au cachou. Actuellement, le cachou est exclusivement employé à la production de bruns cachou sur coton et de charges sur soie lors de la teinture. Dans la teinture du coton, le tissu est immergé dans une solution bouillante de cachou additionnée de sulfate de cuivre. Le cachou a peu ou pas de .substantivité vis-à-vis du colon.
- Après avoir manœuvré la marchandise pendant une heure ou plus dans le bain refroidissant, on la sort et au besoin on l’essore, mais sans la rincer, et on la traite par un bain de développement contenant du bichromate de sodium.
- 11 semble que, pendant l’oxydation comme dans le cas du tanin, la catéchine soit d’abord transformée en acide cachou tannique qui, à son tour, s’oxyde en une substance brune insoluble se fixant fortement sur la fibre.
- D’après Hummel et Brown (J.S.D.C. 1896, 224), la catéchine avec le sulfate de cuivre donne la même nuance que l’acide cachou-tannique sans cette addition ; lorsqu’on emploie le sulfate de cuivre dans le second cas, on obtient des nuances toujours plus foncées.
- Mais il importe de noter que la catéchine étant un 5-hydroxypyrane, l’oxydation peut conduire à la formation d’un a-pyrone pouvant former une laque de suivre ou de chrome, l’échange de l’oxygène de pyro-ne avec le chrome en position 5 étant possible. Mais il est peu probable que le pouvoir tinctorial du cachou soit une fonction linéaire de la teneur en acide cachou-tannique, d’abord parce que ce dernier est plus soluble dans l’eau et parce qu’il est moins substantif que la catéchine pour le coton.
- On peut teindre le cachou avec des colorants directs qui résistent à l’action du sulfate de cuivre et du bichromate, procédé plus économique qu’un remontage en basiques. On peut ajouter du sulfate de soude pour épuiser le bain.
- On peut teindre en colorants basiques sur fond de cachou, qui agit comme mordant en formant une laque avec la matière colorante.
- Actuellement, le cachou est probablement plus employé en impression qu’en teinture (Fothergill, Principles and practice of textile printing, 1936, p. 301-305). On l’imprime surtout pour produire des bruns et des beiges vapeur et dans l’article Madère pour produire des bruns en combinaison avec des tons rouges, chocolat et pourpre. Comme pour les autres colorants à mordant, on emploie l’acétate de chrome, la couleur étant épaissie avec de l’amidon adragante
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- ou du british-gum et additionnée de chlorate de sodium comme oxydant. On préfère un vaporisage prolongé en chaudière à un vaporisage en Mather-Platt (vaporisage rapide). Enfin, on fixe par une solution chaude de bichromate de sodium.
- Les teintures de cachou sur laine ne sont que moyennement solides à la lumière, mais très solides au lava-g: et au foulon.
- Sur coton, c’est le sulfate de cuivre ajouté au bain qui rend les teintures résistantes à la lumière et le chrome améliore la solidité au lavage.
- D’après A.G. PERKIN (Thorpe's dictionnary of ap-plied Chemistry, 1927, p. 105), le brun cachou est excessivement résistant à la lumière, aux solutions acides et alcalines et au chlorure de chaux.
- HUEBNER (Bleaching and dyeing of vegetable fibrous materials, 1920, p. 179) recommande le cachou en particulier pour les nuances brun-foncé remarquablement solides.
- Pour les toiles à voiles et pour les tissus qui doivent résister au mildiou, le cachou convient particulièrement.
- Le traitement du jute pour le garantir de la putréfaction, par du cachou et du bichromate de potassium formant un complexe de chrome insoluble, à raison de 2 % du poids du tissu, a été breveté (LOWRY, brevet * angl. 462.306).
- Renard et Serol (Rev. Gén. Tein. Imp, Blanch. App., 1935, p. 781) considèrent que les teintures au cachou sont plus solides et meilleur marché que les teintures au soufre.
- Les matières colorantes naturelles plus importantes de la flavone, du flavonol et du pyrane, y compris celles qui ont survécu à l’arrivée des colorants artificiels, contiennent le noyau phloroglucinolique ; ils ont donc la faculté de copuler avec les sels de diazos.
- Dès 1876, WESELSKY (Berichte, 1876, 217) prépara des dérivés diazobenzéniques du cachou. A.G. PERKIN utilisa cette réaction pour caractériser un certain nombre de matières colorantes phénoliques (J.C.S., 1896, 14 39 ; 1898, 666, 1028) comme la chrysine, l'apigé-nine et l'euxanthone. Dans le cas de la catéchine elle-même, A.G. PERKIN et Yoshitake (J.C.S., 1902, 1162) ont préparé la disazobenzéne-catéchine en substance en traitant une solution aqueuse par du sulfate de diazo-benzène.
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- La réaction a été trouvée utile pour identifier quelques-unes des catéchines isomères dont les dérivés diazo-benzéniques possèdent des points de fusion caractéristiques.
- Thompson et CLAUS (brevet angl. 14.836 ; J. S.D.C., 1889, 149) ont fait breveter la préparation de matières colorantes a partir du cachou, du campêche et du quer-
- citron par l’action de composés diazoïques, plusieurs de ces produits étant utilisés dans la teinture et l’impression. Des colorants ont été aussi obtenus en copu-lant la benzidine létrazotée, ses homologues et l’acide disulfonique avec 1 mol. de cachou, puis avec une molécule d’un phénol ou d’un naphtol.
- Ges produits servaient à teindre la laine en bain légèrement acide et à imprimer le colon en combinaison avec des mordants de chrome, d’aluminium et de fer, par le procédé vapeur.
- A l’exception de ceux contenant des groupes sulfo-niques, les colorants azoïques produits en substances avec le cachou sont insolubles dans l’eau et ne peuvent être appliqués directement sur le coton.
- Les auteurs de la présente étude ont traité des teintures au cachou par une série de sels diazoïques des bases solides ; ils ont obtenu des nuances vives et attrayantes. Ils ont étudié aussi l’application du cachou par foulardage, en vue d’économiser du temps et d’éviter l’oxydation de la catéchine, qui empêche la copulation avec les sels de diazos.
- Le chromatage subséquent modifie beaucoup la nuance. Par exemple : une teinture de cachou développée avec sel d’orangé solide GR passe par chromatage du brun-rouge à un brun-bleuâtre ; par addition d’acétate de soude au bain de développement, le chromatage a changé un brun-jaune en brun-bleuâtre plus foncé.
- Pour éviter l’attaque de la fibre lors du séchage à la hot-flue, ou lors d’un vaporisage du tissu teint et imprégné de sel de diazo, on additionne le bain de développement d'acétate de soude (tampon d’acidité).
- En général, les nuances obtenues par la méthode à l’acétate de chrome sont vives, mais leur solidité à la lumière est moyenne ; elles sont sous ce rapport inférieures aux teintures obtenues par foulardage en cachou en présence d’acétate de sodium, les teintures copulées étant traitées par du sulfate de cuivre et du bichromate.
- Les fonds de cachou imprimés avec des sols de diazo donnent de jolis effets. •
- Par exemple, un tissu foulardé avec une solution à 0,25 % de cachou contenant 2 % d’acétate de sodium à 85-90°C. et séché à 50-60°C. à la fot-flue a été imprimé avec une solution de 5 % de sel d’orangé solide GC épaissi avec 15 % de british-gum, puis séché et le fond a été développé avec une solution à 1 % de sel de bleu solide BB ; l’effet produit est un motif brun-jaune sur un fond pourpre.
- Du tissu foulardé dans les mêmes conditions a été imprimé en trois couleurs avec trois sels de diazo, à savoir : 5 % écarlate GG, 3 % rouge B et 5 % bleu BB épaissis avec de l’amidon adragante. Le fond a été partiellement éclairci en traitant à froid les pièces imprimées pendant 10 minutes par une solution d’acide acétique à 2 %, les rinçant et les savonnant ; résultat : effets imprimés brun-or, jaune et brun foncé sur fond brun-rouge très pâle, etc...
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- IMPRESSION
- Sur l’impression de la rayonne. — A. FRANKEN. — Kuntseide undZellwolle, juin 1939, p. 220-226 (suite).
- Dans l’impression sur rayonne, on utilise principalement les colorants pour cuve, les Rapidogènes, les Indigosols, les colorants substantifs, les colorants basiques, les colorants à mordant, le noir d’aniline. Ce sont les colorants pour cuve qui figurent dans la plus grande proportion, car leur application est la plus facile à exécuter.
- Avec les colorants en pâte, on prépare les couleurs en les incorporant à l’épaississant contenant toutes les additions. Comme épaississants pour colorants de cuve, on emploie l’amidon, l’adraganle, la british-gum, la gomme arabique, les amidons grillés. L’amidon ou les mélanges d’amidon-adragante donnent les impressions les plus pleines ; pour les grandes surfaces, il est préférable d’employer les épaississants de gomme, car ils s’égalisent mieux. Il en va de même pour les tons clairs. On peut traiter les colorants Algol comme les colorants Indanthrène, à condition de prendre certaines précautions au lavage avec certains d’entre eux (orangé, écarlate, rouge, Algol).
- Les rouleaux de cuivre sont souvent attaqués par les couleurs de cuve, par suite d’actions mécaniques ou chimiques ou de phénomènes physiques. Aussi importe-t-il de tamiser les couleurs, si possible avec un dispositif à filtrer sous vide. Les rouleaux imprimeurs chromés ne se laissent ni attaquer, ni rayer.
- Le travail à contre-rade est nécessaire lorsque la couleur a tendance à passer dans le châssis suivant, lorsque la coloration et la disposition des coloris l’imposent et enfin lorsqu’on veut éviter de changer la position des rouleaux pour de petits métrages. La disposition de la racle doit être laissée à l’initiative de l’imprimeur. z
- Quant au travail à contre-brosse, il complète celui à conlre-racle et il sert aussi à empêcher les couleurs de former dépôt. Enfin on interpose un rouleau à eau lorsqu’il s’agit d’enlever la couleur précédente et de comprimer les couleurs sur le dernier rouleau.
- La compression des couleurs sur les rayonnes dont la dureté est assez grande est nécessaire pour appliquer plus intimement les couleurs sur la fibre; elle contribue à faire passer les couleurs sur l’envers du tissu. Pour les couleurs imprimées en premier lieu dans un dessin à plusieurs couleurs, la compression s’effectue automatiquement par les rouleaux suivants et c’est précisément le rouleau à eau qui opère ce travail pour la dernière couleur. Cette façon de procéder convient pour les grands dessins blancs à une couleur.
- Les Rapidogènes ont pris une grande extension dans l’impression sur rayonne; ils ont succédé aux couleurs Rapides solides, moins stables. On les emploie dans l’impression directe, comme dans l’impression de réserves colorées. Pour l’impression directe on se sert de la recette suivante : 45-80 gr. de colorant, 3o gr.de lessive de soude, 3o gr. huile monopole brillante, 3o gr. Printogène W, porter à 1.000 gr. avec épaissis
- sant amidon-adragante et eau. Lorsqu’on imprime le bleu Rapidogène B en bleu clair, à côté du jaune Rapi-dogène G, il faut tenir compte du virage au gris du bleu, par suite de la forte énergie de copulation du naphtol AS-G contenu dans le jaune Rapidogène que le rouleau peut entraîner dans le bleu et qui y copule plus rapidement que le naphtol AS contenu dans le bleu.
- On remédie à cet inconvénient en ajoutant 5 à 10 gr. de formaldéhyde 40% à la couleur. Avec le jaune Rapidogène il se produit souvent des ternissements lorsqu’il se trouve des tons plus foncés en deuxième ou troisième application. Comme on ne peut éviter ce ternissement, on remplace le jaune Rapidogène par le jaune Indigosol. Avant de mélanger les Rapidogènes, il faut se rendre compte, par des essais préalables, si le résultat correspond bien au coloris désiré. La plupart des mélanges sont activés par adjonction de marques de naphtol AS. On ne peut développer les Rapidogènes que par de l’acide. L’étendage ou le simple vaporisage ne suffisent pas, comme pour les couleurs Rapides solides.
- Il y a trois procédés de développement à considérer: les vapeurs d’acide, le tambour sécheur et le développement à l’état humide. Dans le premier cas, on pulvérise un mélange d’acide acétique et d’acide formique dans le vaporisage. On peut opérer dans un vaporisage ordinaire dans lequel on place un récipient contenant le mélange d’acides. Mais il est indispensable que le vaporisage ne contienne aucune vapeur à teneur de rongalite qui détruirait les Rapidogènes. La deuxième méthode est rarement employée pour la rayonne ; elle est inemployable pour les tissus crêpe. On développe à l’état humide lorsque le tissu est vaporisé en vapeur absolument neutre. Il faut donc que ne soient passées des couleurs-rongeant, au préalable dans le vaporisage, sinon on aura soin de faire passer des pièces écrues dans le vaporisage.
- Dans ce procédé on développe sur laveuse, c’est-à-dire dans le premier compartiment de la machine. Le bain est porté à l’ébullition et contient : 20 cc. d’acide acétique 5o%, 5 cc. d’acide formique 85 % et 25 gr. de sulfate de soude, par litre, l’action étant de 25 secondes.
- Les indigosols trouvent une large place en impression; on les imprime directement par le procédé vapeur qui permet d’imprimer en même temps des Rapidogènes, combinaison dans laquelle le noir d’aniline convient très bien. Pour certains Indigosols, il est recommandé de vaporiser ultérieurement sur champagne. Il est indispensable de bien savonner. Certains Rapidogènes entrent en ligne de compte dans l’impression avec les colorants à mordant. Les Rapidogènes sont développés par l’acide acétique qui se dégage lors du vaporisage des couleurs au chrome acétiques, à condition que celles-ci se trouvent en quantité suffisante dans le dessin ; si tel n’est pas le cas, on suspend dans le vaporisage des morceaux de tissu imprégnés d’acide acétique.
- L’article fond d’Indigosol, Noir d’Aniline et Bleu Variamine prend une grande place dans l’impression
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- sur rayonne. Le réservage des fonds d’indigosol est réalisé par la méthode utilisée pour le noir d’aniline. Pour les réserves colorées on emploie également les colorants pour cuve, les Rapidogènes et les couleurs Rapides solides, mais non les Indigosols, naturellement. Ces derniers donnent des teintures unies se laissant bien ronger.
- Pour l’article noir d’aniline, on emploie principalement les colorants pour cuve, les Indigosols et les Rapidogènes, de préférence aux colorants basiques. On minimise l’attaque des fibres en ajoutant de la Kol-lamine.
- Le bleu Variamine s’est implanté rapidement dans l’impression au rouleau. En combinant sur la fibre un naphlol approprié avec un sel de bleu Variamine correspondant, on produit d'une façon relativement simple, des teintures aussi solides que celles à la cuve. La combinaison naphlol-AS-bleu Variamine B semble avoir la préférence. Le procédé d’application le plus pratique est celui au chromate de plomb, car il permet de laisser séjourner les pièces imprimées pendant un certain temps avant de les teindre, ou bien de les teindre aussitôt imprimées. On prépare la couleur en dissolvant le colorant avec de la Glyécine A ou du Dehagen O et en l’incorporant à un épaississant neutre d’amidon-adragante ou d’amidon et de gomme industrielle. Après refroidissement, on ajoute du sulfite de potassium, du sulfocyanure d’ammonium et du jaune de chrome.
- On remplace avantageusement le sulfite de potassium par le sulfate de zinc pour stabiliser la couleur. La présence de jaune de chrome rend les couleurs visibles sur le rouleau imprimeur. Les pièces préparées de la manière habituelle sont enroulées avant l’impression. Lorsqu’on imprime les Indigosols à côté de couleurs à la glace ou de réserves blanches, il faut travailler avecune conire-racle aiguisée, pour empêcher le rappliquage des différentes couleurs. Après séchage, les pièces sont placées dans un espace chauffé; on les teint ensuite au foulard avec une solution de bleu Variamine correspondant au pied de naphlol, puis on les fait passer à l’air pendant 3o à 60 secondes, pour parfaire la copulation du bleu Variamine, après quoi on les passe en bain bouillant contenant 3o cc. d’acide chlorhydrique par litre. Si la couleur d’impression contient de la Glyécine A, il est indispensable de ventiler l'atelier à cause des vapeurs nocives que donnece produit avec l’acide chlorhydrique.
- Le bain d’acide sert à développer les Indigosols. Après l’acidage on rince à froid et on passe dans un bain contenant 10 gr. bisulfite de soude poudre, par litre. Si la concentration de ce bain devient insuffisante, les réserves peuvent se colorer. Après le rinçage on peut savonner pour aviver les réserves et le fond.
- S. T.
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- TEINTURE
- Accroissement de l’affinité du coton. — /. G. Farbenin-dastrie. — D. R. P. 666.335, i5 août 1934.
- La cellulose fixe l’éthylène imine et acquiert la propriété de se teindre avec les colorants acides. La réaction se fait dans les conditions suivantes.
- Exemple : 55 kgs de fibres courtes de viscose sont placées dans un autoclave où l’on fait le vide et y introduit 10 cc. d’éthylène imine puis on chauffe pendant 4 heures à 1000. L’éthylène imine a disparu, la fibre est lavée avec de l’eau, de l’acide étendu ; elle est colorée en jaune et renferme 2,45 % d’azote. Elle se teint fortement avec les colorants acides pour laine. Dans un autre exemple on traite 250 grs de Vistra dans une solution de 5o cc. d’éthylène imine dans 5 litres de toluène pendant 6 heures à 8o°. Le toluène est éliminé, la fibre lavée à l'alcool et à l’eau renferme 2,07 % d’azote.
- Teinture. —• Sociélé pour l'Industrie Chimique à Bâle.
- — D.R.P. 663.56g, 8 juillet 1933.
- On arrive à réaliser des teintures uniformes sur des tissus épais de laine par l’addition au bain de teinture de produits de la réaction des phénols sur les aldéhydes et les sulfites alcalins. Par exemple : on mélange 1190 parties de phénol avec io38 grs de formol à 36,6 % neutre, ajoute 19 parties en vol. d’ammoniaque
- à 25 % et chauffe au bain-marie pendant 6 heures. Le produit se sépare en deux couches, la couche inférieure est décantée, évaporée dans le vide. On en prélève 3i,3 parties qu'on dissout dans l’alcool et la soude, et chauffe au reflux avec 4a parties de sulfite neutre de sodium anhydre jusqu’à ce que la solution ne se trouble plus par acidification. On concentre et déssèche dans le vide.
- Pour la teinture d’un tissu en laine épais, on teint dans un bain contenant o,5 % de Bordeaux benzyle B (a-naphtylamin -> naphloldisulfo-i.3.6), 4 % d’acide sulfurique, 10 % de sel de Glauber et 2 % du produit auxiliaire indiqué ci-dessus.
- Augmentation de la solidité à la lumière. — Imperial
- Chemical Industries. — D.R.P. 665.365, 25 avril 1936.
- Les teintures obtenues avec les colorants substantifs sur rayonne matée avec de l’oxyde de titane ne sont pas solides à la lumière. On a trouvé que leur solidité est accrue si on traite la rayonne mate avant ou après teinture, dans des solutions de sels de tungstène, de molybdène ou d’urane. Exemple : De la rayonne en cellulose régénérée matée avec de l’oxyde de titane est traitée pendant 1/2 heure à 85° dans une solution contenant 3 pairies de tungstate de sodium et 1 partie d’acide formique dans 1000 parties d’eau. La rayonne est teinte en colorant direct.
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- IMPRESSION
- Impression des colorants pour cuve. — I. G. Farbenin-dustrie. — D. R. P. 662.936, 6 octobre 1935.
- La nature de l’épaississant joue un très grand rôle dans l'impression avec les colorants pour cuve et il est souvent difficile d’avoir des impressions unies et corsées lorsqu’il s’agit delarges su rfaces. On a trouvé queles produits de condensation des éthers vinyliques conviennent pour épaissir, dans ces cas, les couleurs d’impression.
- Impression de la rayonne acétate. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D. R. P. 662.937, 3o septembre 1934.
- On imprime la rayonne acétate avec des colorants orthooxyazoïques métallifères et on ajoute aux pâtes des adjuvants comme la glycérine, la liqueur sulfi-tique de cellulose etc. Par exemple, le complexe de dickel du colorant chloroorthoaminophénol sur résor-cine est dissous dans l’alcool, on y ajoute de la glycérine et de la gomme arabique 1:1. Le tissu séché est vaporisé durant 1 heure sous 1/4 d’atm., on obtient des impressions orangées.
- Colorants à la glace. — Société pour l'Industrie Chimique à Bâle. — D. R. P. 663.496 du 26 janvier 1935, addition au D.R.P. 638.878.
- Le procédé décrit dans le brevet principal (voir R.G.M.C., 1938, p. gi) consiste à imprimer un composant d’azoïque, une amine non volatile, du nitrite, de sécher puis de passer successivement un bain acide et alcalin. Dans le D.R.P. 661.225 on a indiqué qu’il est possible d’éliminer l’acidité du premier bain par lavage ou étendage. On a trouvé qu’on peut aussi neutraliser l’acidité par un vaporisage alcalin.
- Exemple : On mélange le méthylphénoxyacétylami-no-4-di mélhoxy-2.5-am ino-1-benzène avec la m-nitra-nilide de l’acide p-oxynaphtoïque, du nitrite de sodium, de la soude caustique, de l’acétate de sodium cristallisé et on en fait une pâte fine et homogène à laquelle on incorpore de l’huile pour rouge, de la glycérine, et de l’épaississant amidon-adragante. On imprime, sèche et passe dans une solution contenant 2 % d’acide chlorhydrique et 5o grs de sel par litre, puis on exprime et étend dans une chambre contenant des vapeurs d’ammoniaque.
- BLANCHIMENT APPRETS
- LE POINT ISOÉLECTRIQUE DES PROTÉINES ET SON IMPORTANCE PRATIQUE
- par « TECHNOS”
- Sous l’influence des théories physico-chimiques, la science s’est enrichie, depuis un demi-siècle, de conceptions nouvelles qui, après avoir largement contribué à faire progresser nos connaissances théoriques ont débordé ce cadre pour modifier et rénover certaines pratiques industrielles. Il en résulte que le technicien doit, de plus en plus, joindre à son expérience et à son habileté professionnelle, des connaissances plus approfondies sur les phénomènes qui lui paraissent si familiers. Parmi ces notions modernes, le pH et celle plus récente, du point isoélectrique jouent déjà un rôle assez important pour qu’il faille en tenir compte et il n’est pas inutile de les rappeler à ceux qui les connaissent déjà et de les apprendre à ceux qui les ignorent encore.
- LA DISSOCIATION ÉLECTROLYTIQUE.
- La notion du point isoélectrique est une conséquence de la théorie de la dissociation électrolylique et elle se double d’un intérêt, à la fois théorique et pratique.
- Du point de vue de la théorie, il s’agit d’un cas particulier de la dissociation ionique des molécules, en milieu aqueux. La notion des ions qui ne se répan
- dit dans la science qu’avec les travaux d’Arrhénius vers 1887, n’était cependant pas nouvelle. C’est en effet Faraday le premier qui dès 1830, interpréta les phénomènes de l’électrolyse dont il venait de découvrir les lois, en admettant que le passage du courant dans une solution, s’accompagne du mouvement de particules constituées par des fragments des molécules. Il leur donna le nom d’ions mot grec qui signifie voya-peur. Dans l’esprit de Faraday, les ions des sels étaient constitués par l’acide d’une part et la base de l’autre; il admettait, de plus que cette scission ne s’établit que lorsque le courant passe. Pour Clausius, la simple dissolution dans l’eau, d’une combinaison saline, devait déjà s’accompagner d’une scission partielle, mais personne avant Arrhénius n’avait songé aux conséquences qu’on en pouvait tirer.
- La théorie de la dissociation électrolytique admet que lorsqu’on dissout un sel dans l’eau, une partie se trouve décomposée en ions qui sont porteurs de charges électriques égales et opposées. Ainsi, une solution de chlorure de sodium renferme une certaine proportion de molécules intactes NaCI tandis que les autres molécules sont dissociées en ions, Na+ et Cl—, chargés électriquement. C’est cette partie ionisée qui permet
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- au courant électrique de traverser la solution. Le sodium positivement chargé se rend à la cathode, c’est un cation, le chlore, avec sa charge négative se rend au pôle positif c’est un anion. Ainsi les ions cheminent, les uns dans le sens du courant, ce sont les cations, et les anions vont en sens inverse; leurs vitesses ne sont pas les mêmes et elles ont été mesurées par Hittorf en i85o; ce sont les indices de transport. En arrivant aux électrodes les ions y abandonnent leur charge et redeviennent des éléments avec leurs propriétés chimiques ordinaires. La proportion des ions par rapport aux molécules dissoutes, c’est-à-dire le degré de l’ionisation augmente avec la dilution, ce qui se traduit par un accroissement généralement asymptotique de la conductibilité de la solution.
- Il est remarquable que l’étude des cristaux par la diffraction des rayons X a montré que même dans les sels solides et cristallisés les éléments existent à l’état d’ions. Parla dissolution dans l’eau, les ions se trouvent séparés par les molécules d’eau dont la constante diélectrique est très élevé, qui s'opposent à la neutralisation des charges des ions.
- Les acides, qui sont formés par la combinaison d’un élément ou d’un groupe d’éléments avec l’hydrogène peuvent être représentés schématiquement par le symbole A. II. dans lequel A peut être égal à Cl, Br, NO2, NO3, pour les acides monovalents, SO3, SO4 etc., pour les acides divalents minéraux. En solution dans l’eau une partie de la molécule est ionisée en A— et H+ et c’est la proportion des ions II qui est responsable de la force d’un acide. En effet, un acide est d’autant plus fort que sa solution aqueuse est plus dissociée. Pour les bases il en est de même, mais ici la dissociation fournit des ions OII par suite de l’ionisation de B.OII en B+ et OII-; une base sera d’autant plus forte qu’en solution aqueuse elle émettra plus d’ions OII. Mais il faut ajouter que l’eau pure subit elle-même une légère dissociation en ions II et OII, naturellement en quantités égales et qui demeurent en équilibre avec les molécules non dissociées, ce qui s’écrit II2O II+ -(- OH—. La-loi d’action de masse donne, en appelant CH et Coh les concentrations des ions et CH-o celle des molécules non dissociées :
- Ch X Cou
- Cn-o
- Comme la dissociation de l’eau est très faible la concentration des molécules non dissociées peut être regardée comme constante de telle sorte que l’on a : Ch X CoH = K. A la température ordinaire cette constante est égale à 10-14, l’exposant i4 a été appelé par Sorensen exposant d'hydrogène ou encore PH. Comme la dissociation de l'eau donne autant d’ions OII que II, la concentration en ions hydrogène est la moitié c’est-à-dire qu’à la concentration PH = Poh = 7, on est à la neutralité. Tout ce qui est en-deçà de 7 c’est-à-dire les PH < 7 indiquent une acidité et au-delà, c’est-à-dire PH > 7 une alcalinité.
- Corps amphotères.
- Or les protéines, les albumines, et plus particulièrement la fibroïne de la soie et la kératine de la laine ont des propriétés qui sont à la fois celles des acides et des bases. En effet, ces fibres sont constituées par des chaînes polypeptidiques formées par la réunion d’acides aminés, qu’on peut écrire :
- Le groupe aminé d’une part et le groupe carboxyle de l’autre communiquant à la fibre des caractères basique et acide, ce qu’on exprime en disant que la molécule est amphotère. Elle peut donc émettre, dans l’eau, des ions OII et des ions H, qui ne sont pas nécessairement en proportions égales; en réalité elles ne le sont pas, et il y a tantôt prédominance des premiers, tantôt prédominance des seconds.
- Si l’amphotère est mis en présence d’un acide, chlorhydrique par exemple, l’ion II de l’acide se portera sur la partie basique en donnant un ion :
- +NH3—B—COOII
- associé aux ions Ci—; en présence d’une base, c’est le carboxyle qui intervient en donnant l'ion :
- NII2—R—C00—
- associé aux ions Na+ si la base est la soude. Dans l’eau on peut avoir :
- NIP.R.COOII + IIOH X NIP.R.COOII + OII— et
- NH2.R.COOII X NII2— R — C00+ II+
- Si la proportion des ions OII et II n’est pas la même c'est-à-dire si la partie basique de la molécule l’emporte sur la partie acide ou inversement, il sera toujours possible d’amener cette proportion à égalité. Il suffira, en effet, de diminuer ou d’augmenter l’un ou l’autre. Ainsi en plaçant la fibre amphotère dans une solution alcaline contenant des ions OII, on diminuera l’émission d’ions II; il est donc possible d’arriver ainsi à un milieu où ces ions seront émis en proportion égale c’est le point isoélectrique, qui sera déterminé par le pli du milieu pour lequel l’équilibre précédent sera atteint. Comment déterminer cet état d'équilibre qui caractérise le point isoélectrique? Il y a plusieurs méthodes qui ont été utilisées et qui ont fourni des résultats qui ne concordent pas très bien et qui varient suivant les auteurs.
- Point jsoélectrique.
- En 1927, Meunier et Rey (1) ont étudié le gonflement du cuir et de la laine quand on les plonge dans des milieux dont le pli varie et constaté que le gonfle-
- (1) Meunier et Rey, VI1° Congrès de Chimie Industrielle (1927).
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- ment passe par un minimum pour le pH compris entre 3.6 et 3.8. Mais dès 1924 Elôd et Vogel, puis Elôd et Piper (1) et Elôd et Silva, utilisant un procédé différent ont trouvé pour la laine mérinos pli = 4,8 à 4,9. La méthode que ces auteurs ont employée a consisté à mettre la laine lavée dans des milieux dont on variait le pli. Dans chacun des milieux la laine restait en contact soit à la température ordinaire ou bien au bain-marie, le pH initial de la solution se modifiait au contact de la laine et au bout d’un certain temps il restait constant : on avait atteint un état d’équilibre. En utilisant ainsi des milieux de pIl croissant ou décroissant on arrive à un point où le pH ne se modifie pas c’est qu’alors le pli du milieu est exactement celui qui correspond à l’ionisation de la laine: c’est le point isoélectrique.
- Cette méthode a conduit les auteurs précédentes à la valeur du point isoélectrique de la laine =4,9. Plus tard, les expériences de Henning (2), que nous avons publiées ici, effectuées dans des solutions d’acide chlorhydrique, ont fourni la valeur pli = 5,8. Mais, des essais tout récents d’Elôd, effectués avec toutes les précautions nécessaires ont confirmé la valeur de pH = 4,9. Dans ces essais, il est indispensable d’attendre un temps suffisamment long pour que l’équilibre des échanges ioniques soit établi. Dans ces conditions, on obtient des résultats concordants même par des méthodes différentes. C’est ainsi que l’étude du gonflement de la laine qui avait été trouvée minimum au pH = 3,6-3,8 par Meunier et Rey, a fourni à Elôd et Silva, un chiffre égal à pH =4,9, à condition d’attendre que l’équilibre soit atteint (3). Le point iso-électrique a encore été déterminé par l’emploi du phénomène connu sous le nom d'électrophorèse. Il repose sur le fait qu’un amphotère placé dans un liquide parcouru par un courant électrique, émet des ions qui sont transportés vers un pôle ou vers l’autre; si l'ampholère est réduit en poussières solides très fines, les particules elles-mêmes seront entraînées. En faisant varier le pH du milieu, la vitesse des particules vers l’un des pôles décroît ou croît, mais il arrive un moment où leur vilesse s’annulle, elles restent immobiles ce qui indique que le point isoélec-trique correspond au pli du milieu.
- C’est le procédé qui a été utilisé par Millon Harris (4) en 1932, avec de la laine réduite dans uu moulin, en particules microscopiques. Toutefois ses expériences l’ont conduit à la valeur pH = 3,5. Dans des essais de ce genre, les traitements que la laine a subis dans sa purification, exercent une grande influence sur les déterminations, c’est sans doute à celle influence qu’il faut attribuer les écarts ainsi trouvés pour la valeur du point isoélectrique.
- (1) Eloed et Piper, Zeitschr. f. angezo ch. t. 41, p. 16 (1928).
- (2) Henning, Zeitschr. f. angew. ch. 1934, p. 771, R.G.M.C. 1935, p. 37.
- (3) Eloed, Melliand août 1939 p. 570.
- (4) Milton Harris, Amer. Dyestuffs Reporter 1932, p. 399.
- Enfin, Speakmann (1) pour expliquer les variations observées aussi bien par lui-même que par les observateurs précédents, est enclin à considérer qu’il existe pour la laine, non pas un point isoélectrique, mais une région isoélectrique qui s’étend du pli — 5 au pli = 7. Bien que ce fait ait été contesté par Elôd il n’en est pas moins exact cependant qu’il existe une région de pli, voisine de 4.9 ou 5 et qui peut être légèrement en-deçà ou au-delà de 5, dans laquelle il est avantageux de traiter la laine, dans les opérations qu’elle doit subir, comme le lavage, le blanchiment, la teinture, l’apprêt, le foulonnage etc.
- Applications.
- Le lavage de la laine pour la débarrasser du suint se fait généralement avec du savon, c'est-à-dire dans un milieu dont le pH est aux environs de 7, par conséquent assez éloigné du point isoélectrique de 4,9- Il semblerait à priori qu’il soit impossible de tenir compte de ce fait étant donné qu’un pli = 7 correspond à la neutralité absolue tandis qu’un pli = 5 se trouve dans la région des acides. Or, il n’est pas possible d’utiliser les savons en milieu acide. Mais on a pu tourner la difficulté grâce à la découverte des nouveaux agents détergents tels que les sulfonales d’alcools gras, oléique, cétylique, laurique, dont les propriétés détergentes s’accommodent très bien avec les milieux acides. Leur emploi permet donc de faire un lavage isoélectrique de la laine, c’est-à-dire dans un milieu faiblement acide d’un pli voisin de 5, dans des conditions dans lesquelles la fibre de laine subit le moins d’altération possible. De plus c’est au point isoélec-trique que la fibre se gonfle le moins, elle relient donc moins d’eau que dans d’autres conditions et, par suite sera plus facile à sécher. On a déjà publié plusieurs études sur le lavage de la laine avec les Igepon, les Gardinols, les Léoniles à divers pIl (2).
- D’après Elôd, la laine lavée isoélectriquement donne à la teinture des nuances unies, et laisse moins de déchets à la filature, sa teneur en graisse est normale, elle jaunit moins au magasinage et au séchage. Sa texture est plus ondulée et la fibre reste volumineuse. Enfin les tissus stockés restent froids tandis que ceux lavés au savon, ont une tendance à s’échauffer.
- Toutes ces remarques devraient également être prises en considération lors du foulonnage des draps qui se pratique généralement en milieu alcalin, mais jusqu’ici on manque encore de résultats expérimentaux.
- Signalons enfin que la soie étant également constituée par des protéines présente aussi un caractère amphotère et qu’il convient de la traiter le plus possible dans des milieux voisins du point isoélectrique. D’autant plus que le décreusage de la soie se fait dans
- (1) Speakmann, Faraday Soc. 1933, p. 148 et 1934, p. 539.
- (2 Dunbar J. Soc. Dyers and Col. 1934, p. 309; Scholler, Melliand, 1938, p. 57; Speakman, J. Textile Inst. 1932, p. 273 T.
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- SUR LE TEXTONE, NOUVEL AGENT DE BLANCHIMENT
- des solutions alcalines. On a déterminé le point iso-électrique du grès ou séricine et on a trouvé qu’il est situé au pll = 3,8 par la méthode d'électrophorèse dont il a été question plus haut. Ces résultats ont été obtenus par Ilawley et Harris et la /?. G. M. C. les a publiés en leur lemps(i).
- Tout récemment A. Sookne et Milton Harris (2) ont exécuté de nouvelles déterminations par micro-électrophorèse en présence d’électrolytes agissant comme tampons et ils ont donné comme point isoélectrique de la séricine 4.3 et pour celui de la fibroïne pH = 3,6. Ces chiffres diffèrent de ceux trouvés précédemment (3) ainsi que celui indiqué par Meunier et Rey de 4,2.
- On se rend compte par ce qui précède qu’il sera sans doute possible d’améliorer la qualité et par suite la résistance à l’usage des fibres animales par le choix
- judicieux, pour leur traitement, des conditions les plus favorables à la conservation de leurs précieuses propriétés.
- On trouvera dans un extrait que nous avons publié ici l’année dernière, un résumé de la question de l’importance du pH dans les traitements des textiles (voir /?. G. M. C., 1938, p. 3oo).
- Nous continuerons à signaler à nos lecteurs toutes les applications qui découlent de ces notions dont l’intérêt n’échappera pas aux techniciens des industries textiles et tinctoriales.
- (1) Howley et Harris, Amer. Dyestuffs Reporter 1930, R.G.M.C. 1931, p. 88.
- (2) Sookne et Milton Harris, Amer. Dyestuffs Reporter 1939. août, p. 412.
- (3) Milton Harris, Amér. Dyestuffs Reporter, 1932, p. 604.
- SUR LE TEXTONE, NOUVEL AGENT DE BLANCHIMENT
- Depuis quelque temps, on a signalé dans les publications techniques la fabrication d’un nouveau sel d’un acide oxygéné du chlore : le chlorite de sodium C102Na qui, comme on le voit diffère du chlorate C103Na par un atome d’oxygène de moins et de l’hypo-chlorite ClONa par un atome d’oxygène de plus.
- L’utilisation du chlorite de sodium, dans le blanchiment des textiles, a fait l’objet d’une communication au récent Congrès de Chimie, à Boston, par A.-L. Dubeau, J.-D. Mc Mahon et G.-P. Vincent des Malhieson Alkali Works. Le produit mis en vente sous le nom de Textone renferme 8o % environ de C102Na. En présence d’acide, il libère du dioxyde de chlore C102 suivant l’équation
- 5C102Na4-4 HCI = 4 CIO2-h5 NaCl + 2 H20.
- L’hypochlorite, dans les mêmes conditions, libère du chlore
- ClONa -j-2HCI = NaClf Cl2 + H20
- et cette différence constitue un grand avantage en faveur du Textone car la formation de chlore libre provoque la destruction de la cellulose, tandis que, comme l’expérience l’a montré, l’oxyde de chlore est inoffensif. 11 est donc possible d’employer ce nouvel agent, en milieu acide et même à chaud. En effet, il a été démontré que la cellulose n’est pas affectée par une ébullition prolongée dans une solution de Textone à un pli = 3,o en présence d’un excès de produit. Or,
- l’activité de blanchiment croît précisément avec la concentration, avec la température et avec l’acidité. Dans ces conditions, on a pu instituer un procédé de blanchiment rapideet simplifié en une seule opération des marchandises cellulosiques; il faut toutefois ajouter un détergent au bain de blanchiment. Les auteurs citent une entreprise américaine qui traite la rayonne dans une solution contenant pour 1.000 yards de tissu :
- Textone.................
- Détergent synthétique... Acide acétique à 28%...
- 680 gr. (1 1/2 1b)
- 45o gr. (1 lb)
- 2 1. 80 (4 quarts)
- Ce traitement dure 45 minutes à 65-700. Le liquide est écoulé et la fibre est lavée dans l’eau d’abord chaude et ensuite froide. Le blanc ainsi obtenu est tout à fait satisfaisant et la fibre prend parfaitement la teinture. Si la rayonne a été parementée avec des produits gélatineux, il est préférable de l’éliminer au préalable par des lavages chauds; s’il s’agit de produits amylacés on déparemente avec des diastases.
- Le Textone est intéressant pour la rayonne acétate qui ne supporte pas les traitements alcalins et qui jaunit par l’hypochlorite; au contraire, avec le nouveau produit on peut blanchir la rayonne acétate sans danger d’altération.
- Enfin, pour les tissus qui contiennent, des rayonnes et du coton, on a également obtenu de très bons résultats avec la Textone.
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Sur l’influence de la température et de la concentration des lessives sur les propriétés du coton, dans le mercerisage avec de la lessive de soude, un examen des méthodes pour déterminer le degré de mercerisage.
- — W. SCHRAMECK et II. THOMAS. — Monatschrijï
- Jilr Textilindustrie, juillet, août, septembre 1938, p. 191-194, 219-226, 245-251 (suite).
- Dans une certaine mesure, les méthodes de détermination exemptes d’influences des conditions auxi-
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
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- liaires du mercerisage, sont trop peu sensibles pour n’établir autre chose que des différences grossières.
- Les autres méthodes pour déterminer le degré de mercerisage dépendent si étroitement des conditions secondaires du mercerisage (blanchiment, teinture >t séchage) qu’elles ne peuvent servir pour des mesures absolues, ni même relatives. Elles ne permettent même pas de définir si un tissu a été mercerisé ou non. Comme exception on pourrait, au plus, indiquer la méthode de Lindemann.
- On supposera connu que la modification de la forme superficielle que subit la fibre de coton lors du mercerisage, exprimée par l’effet de brillant, peut être considérée comme résultant du fort gonflement de la fibre. La grandeur du gonflement est fortement influencée par les transformations survenues dans la fine structure de la fibre.
- En fait de mesure dépendant directement de la grandeur du gonflement, on utilise souvent la mesure du retrait longitudinal de la fibre de coton. On se sert aussi du rétrécissement longitudinal pour suivre le cours de la réaction de gonflement lors du mercerisage.
- A l’aide de ce rétrécissement on traduit complètement le mercerisage par un phénomène de gonflement et ce à l’aide de courbes embrassant les concentrations de lessive comprises entre 10 et 30 % de NaOH et l’intervalle de température de 10° à 80°C. On peut, de cette manière, établir les conditions optima de mercerisage par les conditions optima de gonflement, en supposant que le gonflemen!. seul dé-temine le caractère de la surface de la fibre de coton conditionnant le brillant.
- Les conditions optima du gonflement, mesurées par la grandeur de rétrécissement se trouvent, pour le fil écru, sans addition d’agents mouillants
- Pour une durée de mercerisage de 5 minutes : à 20°C et avec 15 % NaOH (12,0 %),
- Pour une durée de mercerisage de 2 minutes : à 35°C et avec 18 % NaOII (10,0 %),
- Pour une durée de mercerisage de 1 minute : à 50°C et avec 20 % NaOH (8,2 %),
- De plus, pour le fil écru, avec addition de 0,3 % de mercerol à la lessive de mercerisage :
- Pour une durée de mercerisage de 5 minutes : à 10°C et avec 19 % NaOH (13,5 %),
- Pour une durée de mercerisage de 2 minutes : à 20°C et avec 20 % NaOII (11,3 %),
- Pour une durée de mercerisage de 1 minute : à 35° C et avec 22 % NaOH (9,8 %).
- En outre, pour le fil débouilli, sans addition d’agent mouillant :
- Pour une durée de mercerisage de 5 minutes : à 10°C et avec 14-27 % NaOH (13,0 %),
- Pour une durée de mercerisage de 2 minutes : à 10°C et avec 15 % NaOH (12,8 %),
- Pour une durée de mercerisage de 1 minute : à 16 % et avec 16 % NaOII (12,3 %).
- En ce qui concerne la durée de mercerisage, on
- peut affirmer qu’une action d’une minute, même en présence d’un agent de mouillage n’est pas suffisante. A des températures plus élevées, les influences thermohydrolytiques sont mises en évidence par l’abaissement du degré de transformation et par le déplacement du maximum de transformation vers les fortes concentrations d’alcali.
- Les courbes de transformation n’ont pas la même allure dans tous les domaines, ce qui prouve que les phénomènes de gonflement ne sont pas influencés seulement par la transformation interne des fibres de coton. Par exemple, malgré une transformation interne complète de la fibre, aux concentrations élevées de lessive de soude, un gonflement plus faible et par suite un rétrécissement plus faible peuvent se porduire, par suite de l’état de solution des lessives très concentrées, défavorable au gonflement.
- Un bon nettoyage préalable du colon permet de réduire notablement le temps d’action, ainsi que d’obtenir un degré de transformation très avancé de la fibre de cellulose.
- Pour une durée d’acton de 2 min. 5 et moins, il est avantageux lorsqu’on emploie des lessives de soude à 18-20 % de soude caustique, de porter la température de la lessive d’imprégnation à 35-50°C pour obtenir une transformation suffisamment avancée, et, parlant, un mercerisage régulier.
- De même, dans la mesure du degré de transformation roentgenographique, l’action retardatrice de mercerisage, sans rétrécissement de fil, se constate par un degré de transformation bien plus faible.
- Les effets techniques : brillant, résistance de fibre et pouvoir tinctorial, suivent d’une façon satisfaisante la transformation interne de la fibre mesurée roentge-nographiquement, mais non la courbe de rétrécissement. Par conséquent le rétrécissement ne peut constituer un critère sûr de l’effet de mercerisage susceptible d’être obtenu. Il ressort déjà des effets du simple débouillisage ou du passage en lessive sur la structure externe de fibre que certains i*ndices externes des fibres peuvent être influencés par les phénomènes de gonflement sans qu’on obtienne au mercerisage d’effets spéciaux en particulier une forte augmentation du brillant.
- De plus, l’empêchement du gonflement aux concentrations élevées de lessives n’a pas d’action amoin-drissante sur le degré de brillant produit par le mercerisage. Tout au contraire la courbe de brillant suit impeccablement la courbe de transformation roent-genographique.
- Les concentrations moyennes de lessives de 20 à 22 % NaOII ainsi que l’élévation de température agissent favorablement sur le brillant des fils mercerisés.
- Si l’on empêche le rétrécissement du fil lors du mercerisage l’effet de brillant ne diminue que dans une faible mesure ce qui conduit au meilleur mercerisage de la surface du fil.
- En outre le degré du nouvel étirage des fils, après rétrécissement lors du mercerisage exerce une forte
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- action sur le brillant réalisable, en ce sen., que le brillant croît comme la tension que l’on redonne.
- La modification de l'a résistance à la rupture par le mercerisage suit le même cours que la transformation roentgenographique. Mais on a établi que la résistance du fil peut être influencée aussi par des phénomènes qui se passent en dehors du mercerisage et qui sont liés à la texture du fil.
- L’absorption de colorant par les fils de coton examinés ne suit nettement ni les courbes de rétrécissement, ni les résultats de la détermination roentgenographique du degré de mercerisage, par suite du peu de sensibilité de la méthode d’essai.
- L’augmentation de l’absorption de colorant par l’action des lessives de mercerisage à température élevée, qui se produit sans que l’analyse roentgenographique de structure accuse un accroissement de transformation, prouve à nouveau que, en dehors du mercerisage proprement dit, des transformations à l’intéreur des fibres sont possibles sans qu’elles influencent perceptiblement le brillant.
- La diminution de la résistance du fil qui se manifeste parallèlement à l’augmentation de l’absorption de colorant lorsqu’on opère à des températures élevées comprises entre 50 et 80°C conduit à admettre que les deux phénomènes sont provoqués par la dégradation du fil.
- Les modifications indiquées par le diagramme de Roentgen survenant dans la structure interne de la fibre de coton peuvent être considérées, en même temps comme une mesure de l’effet technique du mercerisage.
- Ce n’est pas tant la mesure du gonflement (rétrécissement) mais plutôt les transformations de la structure cristalline de la fibre de coton qui influencent ses propriétés dont dépend le brillant.
- Les mesures de résistance et les essais d’absorption de colorant ne conviennent pas pour donner un jugement sur l’effet technique de mercerisage.
- L’optimum du mercerisage du colon est situé en opposition de l’optimum du rétrécissement, de la transformation, du brillant et aussi de la résistance de la fibre pour une durée de mercerisage de 2 m. 1/2 à 38-4-0°C et pour une concentration de lessive de 20 à 25 % environ de NaOH.
- L’article est illustré de nombreuses courbes, tableaux et de roentgenogrammes.
- L. B.
- Progrès récents dans l’application du caoutchouc sur les fibres textiles. — C.-M. BLOW. — Journal Society oj Dyers and Colourists, juillet 1939, p. 337-342.
- Il existe des différences importantes entre le caoutchouc sous forme de latex et le caoutchouc en solution dans des solvants organiques. Le caoutchouc brut est une matière élastique préparée par coagulation du latex par les acides après sa sortie de l’arbre. Avant de pouvoir être dissous, le caoutchouc est broyé, mastiqué mécaniquement en une masse molle se dissolvant facilement dans le naphta, le pétrole ,1e benzène, etc...
- Ces solutions ont une viscosité très élevée ne permettant que l’application d’un revêtement très fin par pulvérisation. Du fait que le caoutchouc est à l’état de dispersion moléculaire et que le solvant « mouille » le textile, il pénètre beaucoup de caoutchouc dans le tissu et le fil.
- Le latex de caoutchouc qui exsude de l’arbre consiste en une dispersion de caoutchouc dans l’eau à 35-40 % qui peut être concentré à 60-70 % de caoutchouc sec. La viscosité du latex est très faible comparée à celle des solutions de caoutchouc de même teneur en gomme, ce qui permet d’appliquer une épaisseur considérable de caoutchouc par une seule application. L’emploi du latex évite d’avoir recours à la mastication, à des solvants coûteux et inflammables, il permet d'utiliser le nerf original du caoutchouc. Mais, en raison de l’hydrophilité plus ou moins grande des fibres textiles et des dimensions relativement grandes des particules de la dispersion, on ne peut obtenir le même degré d’imprégnation que dans le cas de solutions de caoutchouc, sans prendre des précautions spéciales.
- L’emploi d’agents de mouillage aide considérablement la pénétration (Hauser). Par ailleurs, le fil dénommé Filastic (fabriqué par Bongrand et Lejeune) est obtenu en traitant le fil non retordu, puis en le retordant. La pénétration étant ainsi parfaite, le fil terminé accuse une teneur de 50 à 100 % en caoutchouc.
- Le caoutchouc a été appliqué surtout sur coton, la fibre constituant une matière de renfort pour le caoutchouc.
- La présente étude porte sur la caoutchoutisation de la laine, autrement dit sur l’apprêt de la laine au caoutchouc et non pas sur l’emploi de la laine comme matière servant à renforcer le caoutchouc, et par conséquent d’un prix trop élevé pour une pareille u'ilisa-tion.
- Les deux problèmes les plus importants de l’application du caoutchouc en petite quantité à une matière textile sont : le mouillage des fibres par le lafex et l’effet d’une pellicule de caoutchouc séchée sur la matière, effets qu’illustre le traitement suivant : un tissu de laine peignée est foulardé avec du latex de façon à laisser 5 à 10 % de gomme sur le tissu, puis séché. Résultat : tissu aux fibres emmêlées par la pellicule sèche de caoutchouc qui est probablement inégale, avec, en plus, un toucher rugueux. Il ne peut donc s’agir de faire sécher du latex sur la fibre, mais de le déposer sur cette dernière à la manière d’une teinture.
- Les principes fondamentaux de la méthode sont les suivants : le latex est une dispersion dans l’eau de particules de caoutchouc de l’ordre de 0,5 à 2 p comme diamètre. La stabilité de la dispersion est maintenue par la présence d’une substance protéique qui est absorbée à la surface des particules et agit comme agent protecteur. Pour la préservation, on ajoute de l’ammoniaque pour empêcher la formation d’acide amenant la coagulation du latex. Dans le latex
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- alcalin, les particules sont chargées négativement en raison de l’ionisation des substances protéiques. Les acides coagulent ce latex, cependant il est possible, en ajoutant un excès d’acide, d’obtenir dans certaines conditions, un latex stable aux acides. Les particules de ce latex sont chargées positivement, par suite de la nature amphotère de la protéine.
- Dans le cas des fibres de laine, on a trouvé que la charge ou potentiel électro-cinétique portée par celles-ci est négative en solution alcaline et positive en solution acide .Ainsi lorsqu’on immerge des fibres de laine dans du latex alcalinisé normalement pour sa conservation, fibres et particules de caoutchouc portent une charge négative et aucune affinité ou attraction ne s’exerce entre elles. Il ne peut donc se déposer de caoutchouc sur les fibres et il faut inverser la charge de l’une d’elles. Il s’offre quatre possibilités : en milieu alcalin : a) rendre positive la charge de la fibre ou rendre positive la charge des particules de caoutchouc. En milieu acide : c) rendre négative la charge de la fibre ou d)rendre négative la charge des particules de caoutchouc. Parmi les substances convenant à cette inversion de charge il y a les savons cationiques et anioniques. (Voir à ce sujet les agents à activité capillaire par Technos. R.G.M.C., 1939, p. 230.)
- Les savons sont des composés consistant essentiellement en une chaîne d’hydrocarbure avec tête hydrophile. Les termes cationique et anionique indiquent si, par ionisation dans l’eau, l’ion actif de surface contenant la chaîne hydrocarburée est l’ion portant la charge positive ou négative. Le stéarate de sodium, le sulfate de cétyle sodique et la majorité des substances mouillantes et détergentes sont des savons anioniques. Le bromure de cétylpyridinium et le chlorure de dodécyltriméthylammonium sont des savons cationiques typiques. Le signe de la charge de l’ion actif de surface, dans le cas d’un savon particulier, différemment des substances protéiques, n’est pas modifié par le pli, bien que sa grandeur puisse varier.
- Toutefois la constitution chimique de ces composés doit résister aux variations du pH. Les savons cationiques sont utilisés pour inverser la charge en milieu alcalin (a et b), les savons anioniques en milieu acide (c et d).
- Le premier de ces quatre procédés (a) fait l’objet du brevet anglais 483.496 d’après lequel on traite la laine ou autre textile par un savon cationique, on fait sécher si nécessaire, puis on traite par du latex normalement alcalin, dont les particules potent une charge négative. Le bain de latex s’épuise pai suite du dépôt du caoutchouc sur les fibres. L’inconvénient de ce procédé est qu’il nécessite deux bains.
- Le second procédé (b) décrit dans le brevet anglais 497.793 remédie à cet inconvénient en ce sens que le latex est traité par un savon cationique dans les conditions prescrites de façon que les particules portent une charge positive en solution alcaline. Lorsqu’on immerge de la laine ou autre textile dans ce latex, il se dépose du caoutchouc jusqu’à concurrence
- de 100 % d’épuisement. Le troisième procédé, à deux bains comme le premier, opère le dépôt du caoutchouc en latex acide, dont la charge a été rendue négative par des savons anioniques ; mais le rendement du traitement n’atteint pas 100 %. Le procédé le plus intéressant des quatre est le b ; fibres normales traitées avec du latex chargé positivement en milieu alcalin. A noter que le latex chargé positivement adhère beaucoup mieux à la fibre ; sa dispersion est stable et il ressemble au latex naturel. On peut le diluer à volonté et l’on peut contrôler le pourcentage de caoutchouc fixé sur la fibre, puisque les bains épuisent. Par cataphorèse on peut démontrer que les particules de caoutchouc sont chargées positivement.
- La majorité des articles de caoutchouc sont vulcanisés et la vulcanisation est indispensable pour le bon comportement du caoutchouc appliqué sur les textiles. Le caoutchouc non vulcanisé s’amollit à la chaleur et durcit au froid, de plus il est poisseux, alors que le caoutchouc vulcanisé ne présente pas ces inconvénients. Le caoutchouc sous forme de latex peut être vulcanisé avant d’être appliqué. Cette pratique est avantageuse surtout dans le cas d’un latex spécial de charge inversée. On peut ajouter' des antioxydants ou autres ingrédients pour conférer des propriétés spéciales, ainsi que des matières colorantes, à condition qu’ils soient dispersés convenablement et portent une charge positive. Pareillement on peut ajouter de la cire ou autres substances hydrophobes.
- Suivant un procédé récent, on caoutchoute la laine en déposant ou précipitant du caoutchouc sur les fibres d’un latex dilué ; les particules de caoutchouc étant absorbées comme un colorant avec épuisement de la dispersion dans le bain. En vue d’arriver au résultat le latex naturel est modifié par addition de savon cationique qui inverse la charge des particules. Normalement on applique 5 à 15 % en poids de caoutchouc au textile ou parfois plus. On peut traiter les filés en écheveaux ou en bobines et l’on peut appliquer un traitement similaire aux pièces. Mais l’effet du caoutchoutage est plus complet lorsqu’il est réalisé sur fil.
- La propriété capitale que le caoutchouc (se trouvant sur la fibre à l’état de revêtement partiel et non continu) confère, est de maintenir les fibres ensemble et de les gêner dans leurs mouvements, en somme de raidir l’ensemble des fibres et des fils et de les protéger contre l’effet des frottements d’où augmentation de la résistance au porter ;
- Une autre application de la caoutchoutisation consiste à traiter de la toile de cardé par du latex chargé positivement pour produire un feutre de bon toucher et très résistant, sans avoir recours au foulage. L’emploi du latex chargé positivement permet de réaliser un traitement uniforme, difficile à réussir avec le latex normal. On peut par suite utiliser des laines de mauvaise qualité ou se foulant mal, pour produire du feutre.
- La laine caoutchoutée aura à subir des traitements chimiques ou mécaniques avant d’être achetée, par
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- exemple la teinture, l’encollage, le tissage, le tricotage, le dégraissage, le foulage, le blanchiment, le fixage à la vapeur, le pressage à la chaleur, etc., ainsi que l’exposition à, la lumière, à la chaleur et à l’eau, le lavage ménager et le nettoyage à sec.
- Il est évident que certaines précautions devront être prises pour le ménagement du caoutchouc, inconvénient largement compensé par l’amélioration des propriétés de la fibre.
- Les traitements alcalins (lavage, foulage) ne nuisent pas au caoutchouc ; mais il faut éviter les traitements acides prolongés.
- Avant d’être caoutchoutée, la laine doit être parfaitement nettoyée, dégraissée. Le caoutchoutage ne dispense pas de l’encollage des fils avant tissage. Les fils de laine caoutchoutés se laissent bien tricoter ; ils se teignent facilement. On peut aussi caoutchouter les fils après teinture. On emploie généralement du caoutchouc vulcanisé dans le latex.
- Lors de l’apprêt il faut éviter les températures élevées et les pressions fortes surtout lorsqu’un frottement est donné, à la surface. En ce qui concerne la sensibilité du caoutchouc vis-à-vis des huiles et des solvants, de grands progrès ont été réalisés ces dernières années. Pour obtenir un comportement satisfaisant du caoutchouc, il faut prendre certaines précautions, notamment, éviter la contamination par le cuivre et le manganèse.
- Le vieillissement du caoutchouc par oxydation ne modifie pas sensiblement ses propriétés luttantes. Quant au toucher il est moins sujet à se modifier par l'usage constant des articles caoutchoutés que par stockage en magasin.
- On a trouvé que le lavage au savon et au carbonate de soude enlevait la partie de caoutchouc oxydé responsable du durcissement.
- Quoiqu’il en soit, le vieillissement du caoutchouc ne rend pas inutilisables les tissus de laine caoutchoutés.
- En outre, le caoutchouc vulcanisé employé pour le caoutchoutage résiste pratiquement au nettoyage à sec.
- L. B.
- Nouveaux problèmes des traitements de la laine. — E. ELOED et H. RUDOLPH. — Melliand Texclilberichte, mars et avril 1939, p. 211-212 et 280-282. (Conférence donnée au Congrès de la I.V.C.C., à Constance, en mai 1938).
- Les connaissances acquises systématiquement sur les propriétés des protéines de laine, ainsi que sur les phénomènes partiels qui se déroulent lors des traitements, pose une série de problèmes ayant pour but d’approprier les traitements de la laine aux particularités des protéines de laine, d’une meilleure façon qu’on ne l’avait pratiquée jusqu’ici.
- Les protéines de laine, on le sait, sont plus sensibles à l’action des alcalis qu’à l’action des acides, pour des éloignements équivalents du point iso-électrique (pH : 4,9).
- Plusieurs travaux antérieurs avaient porté sur les détériorations minimes de la laine (Eloed et Reuttey,
- Melliand Textilberitche, 1938, 67) à savoir celles qui ne peuvent être décelées avec la sûreté nécessaire pour les procédés mécaniques d’examen.
- L’auteur a rappelé plusieurs fois que la plupart des réactions colorées pour caractériser les détériorations subies par la laine étant effectuées sans tenir compte de l’état du pH de la laine, ne peuvent avoir qu’une valeur restreinte et conduisent facilement à des résultats erronés (Eloed et Haas Klpezig’s Textilzeitschr, 1987, 31). On ne peut effectuer des mesures exactes sur l’état et les modifications éventuelles de la laine que sur les laines portées au préalable au point iso-électrique. La meilleure méthode consiste à él-ctro-dya-liser la laine entre des électrodes de platine, dans de l’eau distillée courante (Eloed et Siegmund, Colle-gium, 1934, 277) : elle permet de recueillir les liquides d’électrodes et d’y déceler les dégradations de la laine.
- Les laines débarrassées d’électrolyte peuvent être examinées à l’aide de la vitesse d’absorption d’acides colorants choisis parmi les cristalloïdes solubles, de façon à exclure toute perturbation dues à de^ phénomènes d’adsorption secondaires. Pour rendre ces mesures de vitesse d’absoption d’acides colorants, on opère à 70°C. De la quantité d’acide colorant absorbée au bout de 10 minutes de teinture, on peut tirer des conclusions riches d’enseignement sur l’état des laines.
- De nombreux essais ont été effectués dans ce sens, notamment en ce qui concerne le carbonisage (Eloed et Haas, Klepzig's Zeitschr. 1987, 3i et Eloed et RUDOLPH, Klepzig's Textilzeitschr., 1988) dans des conditions variées, l’action des acides ou des alcalis et aussi en ce qui concerne les effets du lavage sur les laines brutes. Ils ont conduit à des points de vue qui ont retenu l’attention.
- Il restait à déterminer la différence de comportement des laines de même provenance et de même qualité mais ayant subi des préparations différentes. De même, n’ont donné aucun résultat des essais faits en vue d’attribuer à des dégradations éventuellement protéolytiques portant sur les valences principales et amenant des modifications, notamment le maximum d'aptitude à absorber les acides sont, à peu d’exception, restés sans résultat (Eloed et Reutter, loc. cit.). Il semble que les modifications non décelables chimiquement jusqu’à présent produites dans la structure micellaire des fibres de laine conviennent pour fournir des éclaircissements.
- Mais, dans les cas examinés, ces modifications possibles n’ont pas eu pour résultat de porter les acides colorants de préférence sur la couche cuticulaire des fibres de laine, au moins suffisamment à temps.
- La réaction de diazo ne devrait être limitée aussi qu’au décelement de modifications survenues dans les couches superficielles des fibres de laine. Mais, pour rechercher le relâchement des faisceaux micellaires dans les effets subis par la laine lors de son nettoyage dans des bains de savon alcalins, on devrait s’attendre aux faits suivants : sur deux échantillons de laine à comparer, lavés l’un au point iso-électrique, l’autre
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- en milieu alcalin (pH : lo), dans les mêmes conditions, puis teints avec un acide colorant, dans les mêmes conditions de durée, de pH, de concentration des solutions, de température, de longueur de bain, d’agitation etc. ; l’acide colorant devrait pénétrer de la même façon à l’intérieur des fibres si la surface et la structure interne des fibres des deux échantillons de laine étaient identiques après une préparation de caractère différent. Par contre, si les molécules de protéine avaient subi un effet dans leurs liaisons de valences principales, lors du lavage alcalin de la laine, la profondeur de la teinture serait augmentée par l’accroissement du nombre de groupes protéiques actifs.
- Par contre, si la détérioration de la laine se limite à une modification superficielle plus ou moins forte de la fibre, ou à une variation des espaces intermicel-laires, la fibre endommagée devrait, lors d’une teinture comparative, laisser pénétrer dans ses couches internes, une plus grande quantité d’acide colorant que la fibre non endommagée. Après l’établissement de l’équilibre, les deux échantillons devraient absorber des quantités égales d’acide colorant. Les essais ont établi l'exactitude de la dernière supposition.
- Les détériorations subies par la fibre de laine, lors du lavage de la laine brute n’ont plus trait à la structure physique, même si les fibres ont perdu un peu d’azote, avec une certaine dégradation consécutive des protéines. Pour approfondir cet état de chose, les auteurs ont procédé à des mesures de gonflement. Or, les fibres absorbent l’eau, en partie superficiellement (par adsorption ou par capillarité des vides intermi-cellaires), en partie par action réciproque, à l’intérieur des micelles, avec les molécules dont sont édifiées les fibres.
- Les essais ont montré que les quantités d’eau absorbées par les laines traitées différemment (c’est-à-dire, carbonisées, lavées avec carbonate de soude et savon,
- dégraissées au chlorure de carbone, ou lavées au pH): 4,9) sont égales. Les différences accusées dans les mesures de gonflement en hygrostats, quoique plus faibles, sont du même ordre.
- Les laines lavées au point iso-électrique sont plus souples, plus élastiques et plus propres; elles ont un meilleur rendement en filature; elles sèchent plus rapidement aux basses températures et se teignent d’une façon uniforme.
- Le point iso-électrique étant au pH : 4,9 est situé dans la zone neutre des protéines, il ne constitue donc pas un milieu acide pour la laine.
- D’après Speakman, les laines lavées en milieu acide résistent aux actions hydrolysantes du milieu acide parce qu’elles possèdent des tensions importantes dans la molécule de kératine, tensions conditionnées par les ponts de soufre non rompus des parties cystine de la protéine de laine sur lesquels le poids principal de la tension moléculaire se localiserait. Par contre, dans le lavage alcalin, les tensions seraient fortement supprimées par hydrolyse des ponts de cystine-soufre.
- Il s’ensuit que l’on ne doit pas s’attendre à une résistance des ponts de cystine lors des actions que subit la laine au cours du peignage et de la filature.
- Mais il est faux de prétendre que la laine lavée au point iso-électrique est cassante.
- Pour le lavage de la laine, dans un milieu légèrement acide, on emploie des produits détersifs de synthèse.
- En laboratoire, comme en atelier, il est possible, pour le lavage de la laine, d’apporter une modification fondamentale en suivant les points de vue exposés par les auteurs et arriver à donner une grande valeur à la fibre, en tenant compte des données présentées par l’un d’eux, pour les différents traitements : séchage, teinture, carbonisage, décatissage, etc...
- S. T.
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- AGENTS AUXILIAIRES
- Acides sulfoniques condensés. — Flesh Werke. — D. R.
- P. 662.052, 3o mai 1933.
- On a trouvé que les acétals se condensent avec les acides sulfoniques des aldéhydes pour donner des produits moussants. Par exemple, l’acétal du formol et de l’alcool cétylique (éther méthylènedicétylique) est condensé avec l’acélaldéhydedisulfonique et le produit neutralisé. Il se distingue par ses propriétés détergentes.
- Acides sulfoniques. — Oranienburger ChemischeFabrik.
- — D. R. P. 662.182, 23 décembre 1933.
- Dans le B. F. 676.336 on a décrit la sulfonation des graisses neutres ou des chlorure des acides gras en ne
- dépassant pas 28 à 3o°. Or on a trouvé que les produits sulfonés ont de bien meilleures propriétés si, quand la sulfonation est terminée, on chauffe au-dessus de4o°. Exemple : 100 p. d’acide laurique sont transformées en chlorure par 28 p. de trichlorure de phosphore à 80", on décante le chlorure de lauryle et on en sulfone 44 p- avec 32 p. d’oléum à 80% à 35-4o°. On chauffe alors à 90°, verse dans deux fois son poids d'eau et neutralise avec la soude, filtre et évapore dans le vide jusqu’à dessication.
- Produits à activité capillaire. — I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 663.8o8, 18 mai 1930.
- Les amines aliphatiques qui renferment plus de deux atomes d’azote et au moins un hydrogène rem-plaçables sont condensées avec les acides aliphatiques
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- FXTRAITS DE BREVETS ETRANGERS
- et on y introduit un groupe sulfonique ou phospho-rique. Par exemple, on condense la diéthylènetriamine avec l’acide stéarique et l'amide est sulfonée, ce qui donne un produit détergent.
- Amides. —- I. G. Farbenindustrie. — D. R. P. 663.845, 28 juin 1930, addition au 1). R. P. 655.999.
- Le brevet principal analysé ici (voir R.G.M.C., 1939, p. 396) décrit les produits de la condensation desacides carboxylés de poids moléculaire élevé avec les amines sulfonées comme la méthyltaurine. On a trouvé qu'on peut faire l’inverse en condensant des acides ou des chlorures d’acides de faible poids moléculaire avec des acides aminosulfoniques de poids moléculaire élevé. Exemple : la célylamine peut être condensée avec l’acide chloréthanesulfonique et donne la célyltaurine qu’on acétyle ; le produit est un détergent.
- Acides sulfoniques. — Chemische Fabrik Baumheier. — D. R. P. 663.983, 13 février 1930.
- On a déjà soumis à la sulfonation des mélanges de corps gras et de carbures aromatiques à température basse. On a trouvé qu’en sulfonant, au contraire, à température élevée certains mélanges, on obtient des produits de propriétés différentes. Par exemple, on sulfone à 75° un mélange d’huile de ricin, de létrahy-dronaphtaline et d’alcool amylique ou d’alcool buty-lique ; d’autres exemples indiquent l’addition de chlorure de benzyle.
- Acides sulfoniques. •— Oranienburger Chemische Fabrik.
- — D. R. P. 663.984, 23 juin 1933.
- On a déjà préparé des acides sulfoniques en traitant les huiles en présence d’anhydrides d’acides par les agents de sulfonation. Ainsi, le mélange d’huile de ricin, d’anhydride acétique, sulfoné par la chlorhydrine donne un produit beaucoup plus stable que l’huile pour rouge. Toutefois, pour obtenir des solutions claires il faut soumettre ces produits à une filtration longue, On a trouvé que l’addition d’acides halogénés évite cet inconvénient. Par exemple, on mélange 100 p. d’huile de ricin avec 3o p. d’anhydride acétique, 3o p. d'acide monochloracétique à 25-30° et introduit 1 p. de chlorhydrine sulfurique en agitant et refroidissant à 3o°. On lave avec l’eau salée, neutralise et on obtient un produit clair, tandis que sans addition d’acide
- chloracétique ce n’est pas le cas et, de plus, on obtient ainsi la stabilité aux sels de chaux.
- Nitriles. — I. G. Farbenindustrie. •— D. R. P. 664.184, 27 juillet 1934.
- On fait agir des amines de poids moléculaire élevé sur une alhéhyde aliphatique et de l’acide cyanhydrique. Exemple : On fait réagir l’hexylamine sur une solution de formaldéhyde à 30%, puis de l’acide cyanhydrique anhydre ; on obtient le nitrile hexylami-noacétique. On prépare également le nitrile dodécyl aminoacélique qui, par hydrolyse, donne l’acide correspondant.
- Acides sulfoniques. — Bohme Fellchemie Gesellschafl.—
- D. R. P. 664.387, ii juillet 1928.
- On sulfone les acides gras, non saturés, par un excès d’acide sulfurique à très basse température ne dépassant pas o°. On opère en présence d’un solvant.
- Ethers sulfuriques. — A.-Th. Bohme. — D. R. P. 663.953, 12 octobre 1930.
- On fait réagir sur 1 mol. d’un alcool non saturé gras, I mol. de chlorhydrine sulfurique vers 3o° et on obtient ainsi un éther monosulfurique de l’alcool non saturé.
- Ethers sulfuriques. — Oranienburger Chemische Fabrik.
- — D. R. P. 664.514, 29 mars 1933.
- Les alcools gras contenant deux groupes hydroxyles sont sulfonés, puis traités par l’acide phosphorique pour obtenir des éthers à la fois sulfuriques et phos-phoriques. Par exemple, l’alcool ricinique est éthérifié parle monohydrale et ensuite par l’acide phosphorique d = 1,46 à 35-4o°, le produit versé sur la glace et neutralisé.
- Amines. — Bohme Fellchemie Gesellschafl. — D. R. P.
- 664.5i5, 18 mars 1934.
- Les amines ayant plus de 8 atomes de carbone s’obtiennent en traitant les acides a-halogénés par les amines aromatiques ou aliphatiques et décomposant les acides aminés ainsi obtenus. La décomposition se fait en chauffant ces acides au sein de paraffine à point d’ébullition élevé. Le rendement est indiqué comme étant quantitatif.
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- LE RETRECISSEMENT DES TISSUS DE LAINE, DE COTON; ETC.
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- INDUSTRIE TEXTILE
- LE RETRECISSEMENT DES TISSUS DE LAINE, DE COTON ET DES MELANGES LAINE ET FIBRES CELLULOSIQUES
- par J. LENOIR
- On sait quelle source d’ennuis représente le rétré-cissement de la laine pour les fabricants, les teinturiers, les apprêleurs, — et aussi pour les usagers. Les marchandises de laine se rétrécissent au lavage, parce que les fibres se feutrent; et il n’y a apparemment pour ainsi dire pas de limite à ce phénomène. Il est facile de provoquer par exemple un rétrécissement de 5o % en surface sur un tricot de laine n'ayant subi aucun traitement spécial. \ quoi est dû le feutrage, quel en est le mécanisme ? C’est une question très discutée encore à 1 heure actuelle. De toute manière, les écailles qui recouvrent la fibre de laine semblent jouer un rôle important dans ce phénomène. Selon une théorie assez répandue, mais contestée, le feutrage s’expliquerait par l'accrochage mutuel de ces écailles, provoquant l'entremêlement des fibres.
- Quoi qu’il en soit, le rétrécissement peut se produire dans toutes les opérations humides auxquelles on soumet un tissu de laine; l'occasion s’en présente maintes fois dans la fabrication, le foulage, la teinture, l’apprêtage, etc... Normalement, dès l’instant qu’ils sont sortis de chez le tailleur, les vêtements de laine ne subissent plus de traitement humide, ou du moins plus de lavage. Ce qui importe avant tout dans la pratique, c’est que les vêtements puissent affronter sans altération le fer du tailleur, et qu’ils conservent leur forme au cours d'un usage normal. Pour cela les étoiles de laine doivent avoir subi un rétrécissement préalable suffisant. Le fixage est l’opération qui a pour but principal de prévenir un rétrécissement du tissu, tout en conférant éventuellement à ce dernier un certain lustre.
- Selon Atkinson (Textile Mercury and Argus, 1938. p. 56i) le fixage devrait toujours être exigé, et devrait être effectué à une température suffisamment élevée, qui normalement ne serait plus dépassée dans aucun traitement ultérieur. On distingue essentiellement trois moyens de fixer les tissus : le décatissage, le crabbing, le vaporisage humide. Le décatissage est celui dont les effets sont les moins permanents, puisqu'ils peuvent disparaître dès que le tissu est plongé dans l’eau. Par contre les tissus soumis au crabbing peuvent normalement supporter tous les traitements ultérieurs, à la condition que la température atteinte dans ces opérations n’excède pas celle du crabbing, ou même ne l’égale pas pendant un temps trop long. C’est ainsi que l'on peut avoir un rétrécissement à la teinture, si l’on opère au voisinage de l’ébullition pen
- dant 2 ou 3 heures et surtout si la marchandise est soumise en même temps à une tension.
- Le fixage permanent s'obtient par un crabbing suivi de vaporisage et de refroidissement à l’état humide. Comme pratiquement la température du vaporisage ne peut plus être dépassée au cours de l’apprêtage ultérieur, les risques de rétrécissement deviennent minimes. Malgré les avantages appréciables du fixage permanent, on hésite souvent à soumettre les marchandises à ce traitement, à cause des défauts de tissu qui peuvent en résulter. Il est certain que les marchandises lourdes telles que les étoffes pour par-dessus, qui ne sont pas destinées à subir des lava ges, n'ont pas besoin du crabbing ni du vaporisage. Mais en réalité on peut très bien obtenir le fixage permanent sans effets nuisibles pour les tissus.
- Bien entendu, il n’est pas question de soumettre à un fixage les marchandises qui doivent ultérieurement subir un foulage — autre opération comportant un rétrécissement. — Le fixage préalable serait en effet préjudiciable à l’efficacité du foulage, car il est difficile de revenir sur les déformations provoquées sur la laine à l’état plastique par l’action combinée d'une tension, d’une pression, de l’humidité et de la température.
- * *
- On sait d’autre part que la laine peut être rendue irrétrécissable par certains traitements chimiques, tels que le chlorage. Dans cette opération les écailles des fibres sont détruites et on a en même temps des changements de structure qui affectent la teneur en soufre de la kératine. On préfère aujourd’hui au chlorage le procédé « Dri-Sol » qui consiste à traiter les marchandises de laine avec une solution de chlorure de sulfu-ryle dans le white-spirit. Dans ce traitement le toucher de la laine n’est pratiquement pas affecté, les écailles restant intactes; et la marchandise peut très bien ensuite être soumise à un foulage, ce qui n’est pas possible dans le cas de la laine chlorée (i).
- Un autre moyen auquel on pourrait penser, pour rendre la laine irrétrécissable ou plutôt pour atténuer sa tendance au rétrécissement, serait de la mélanger avec une autre fibre n’ayant pas le même inconvénient. Bien que l’on fabrique beaucoup de tissus mixtes, de laine et fibres cellulosiques, cet aspect de la question paraît avoir été relativement peu étudié. Mais avant de l’aborder, il convient de dire un mot des phénomènes
- (1) Voir R.G.M.C., 1938, p. 111, 315 ; 1939, p. 375.
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- de rétrécissement que l’on constate fréquemment sur les tissus de coton, — et qui sont d’ailleurs loin d’être comparables, par leurs proportions, avec ceux que l’on observe dans le cas de la laine.
- D'après George F. Young (Textile Mercury and Argus, 1939, p. 295), le rétrécissement de la fibre de colon elle-même est en général inférieur à 1 % ; on peut donc dire qu’il est pratiquement inexistant. Cependant on peut avoir dans les tissus de colon utilisés pour les chemises, les cols, etc., des rétrécissements très appréciables, de l’ordre de 5 % , et pouvant même aller jusqu’à 15 % dans certains cas. Ces rétrécissements proviennent, selon Young, des causes suivantes : i° tensions exercées à la filature et au tissage; 2° traitements subis à la coulure; 3° traitements subis à la confection; 4° effets du blanchissage el du lavage. Les tensions exercées sur les fibres à la filature ont pour but d’assurer la régularité et la consistance du fil. Au tissage, des tensions (principalement sur le fil de chaîne) sont indispensables pour l’obtention d’un tissu uniforme. Mais dans un traitement humide ultérieur, par exemple au blanchissage, les fibres se gonflent, les fils s’assouplissent, et il en résulte un relâchement des tensions imposées à la filature et au tissage, avec finalement un raccourcissement des fils. En fait, le rétrécissement observé dans les marchandises de coton n’est pas autre chose que l’annulation des tensions imposées en cours de fabrication. C’est donc à tort que l’on incrimine si souvent le blanchissage ou le lavage. Les traitements humides ne provoqueraient aucun rétrécissement s’il était possible de produire des tissus de colon sans tension.
- Pour avoir des tissus de coton irrétrécissables, il faut annuler d’avance ces résistances internes. Ce problème technique a été résolu depuis quelques années par le « rétrécissement mécanique », qui consiste à imprimer aux tissus certaines pressions ayant pour effet de détruire les tensions internes. Malheureusement, s’il faut en croire Young, ce traitement n’est pas encore aussi répandu qu’il devrait l’être, par suite du raisonnement à courte vue de certains commerçants qui préfèrent vendre 100 m. de tissu ordinaire, rétré-cissable, plutôt que 90 m. de tissu irrétrécissable, sans comprendre que la légère augmentation de prix unitaire due au raccourcissement est largement compensée par l’amélioration de qualité.
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- En ce qui concerne les tissus mixtes de laine et colon, ou de laine et rayonne, on pourrait supposer comme il a été dit plus haut que le mélange de la laine avec des fibres non sujettes ou très peu sujettes au rétrécissement donnerait des articles beaucoup moins rétrécissables que ceux de laine pure. En effet, si l’on admet la théorie du feutrage par accrochage mutuel des écailles de la laine, il semble évident que la diminution du nombre d’écailles par unité de surface doit réduire les possibilités d’accrochage. Autrement dit, les libres de laines étant séparées les unes des autres par des fibres étrangères doivent moins facilement
- s’emmêler, d’où diminution de la tendance au feutrage.
- Jusqu’à quel point la pratique confirme-t-elle ce raisonnement ? Comme le fait remarquer « Technolo-gist » dans le Textile Mercury and Argus (1938, p. 523), il faut d’abord considérer la manière dont sont séparées les fibres de laine par les fibres étrangères. Le coton (ou la rayonne) peut être présent dans un tissu, ou dans un tricot, sous forme de fils distincts. Ces derniers peuvent être ou ne pas être doublés de fils de laine. Dans les tricots, on peut envisager un grand nombre de variétés dans la distribution des fils. D’autre part, la laine et l’autre fibre (viscose par exemple) peuvent être mélangées avant filature, de façon à produire un filé mixte. Il était à prévoir que l’influence de la fibre cellulosique sur le rétrécissement ne serait pas la même dans ces différents arrangements. C’est bien ce que l’expérience a confirmé. D’une façon générale, il paraît établi que le filé mixte est l'arrangement le pl us favorable pour réduire la tendance au rétrécissement, et que la rayonne en fibres courtes est plus efficace que la rayonne en fil continu. Mais la diminution du feutrage n’est pas considérable dans la plupart des cas; il peut même arriver qu’elle soit nulle. Technologist cite l’exemple d’un tricot fabriqué avec un fil de laine doublé d’un fil de viscose. Après lavage en bain savonneux chaud, ce tricot a rétréci de 17 % en surface, contre 27 % pour un tricot tout laine semblable. Autre exemple : un tissu comportant trame en schappe de viscose et chaîne en laine a rétréci au lavage de 24 %, contre 22 % pour le tissu tout laine correspondant.
- * * *
- On a donc dans la pratique des résultats assez contradictoires, au moins en apparence, et il ne semble pas à première vue que l’on puisse fonder beaucoup d’espoirs, pour combattre le feutrage, sur la «dilution» de la laine avec des fibres non feutrables. Si l'on examine de plus près les conditions dans lesquelles ce moyen pourrait devenir efficace, on est amené à considérer un certain nombre de facteurs. On remarquera en particulier que la fibre « diluante » doit avoir un diamètre aussi grand que possible, afin d'échapper à l’emprise des écailles crochues de la laine. Une rayonne grossière est donc plus indiquée pour cet usage que les colons fins d’Egypte ou une rayonne cuproammoniacale de grande finesse. D’autre part, pour être efficace la fibre diluante doit être aussi peu plastique que possible. Si elle est trop molle en effet, la fibre de colon ou de rayonne se prête aux mouvements de la fibre de laine. On pourrait envisager un traitement préalable de la fibre diluante, qui lui conférerait une dureté comparable à celle du colon de verre. Ce traitement pourrait d’ailleurs s’appliquer à la laine elle-même. Dans cet ordre d’idées on a songé à produire sur la fibre de laine une résine synthétique, de façon à recouvrir les écailles et obtenir une certaine rigidité. La laine ainsi traitée s’est révélée inapte au feutrage, mais ce procédé n’a eu jusqu’ici aucun succès commercial.
- Il est enfin évident que, pour constituer un obstacle
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- réel à l’entremêlement des fibres de laine, les fibres diluantes doivent être présentes en forte proportion. A ce sujet l’exemple suivant, emprunté à « Technolo-gist » est significatif. Dans un tissu composé de 5o % de schappe de viscose, on a constaté après foulage et séchage que la rayonne a complètement disparu à l‘intérieur_du feutre formé par les fibres de laine; celles-ci ayant fini par arriver en contact au bout d’un certain temps de traitement humide. Donc mêmedans ce cas où la libre diluante représentait la moitié du tissu, elle n’a pu que retarder le rétrécissement, sans réussir à l’empêcher une fois que les premières résistances ont été surmontées.
- L’homogénéité de la « dilution » est, d’autre part un aspect très important de la question. Il peut arriver en effet que la distribution de la fibre diluante ait une
- influence très nette sur l’uniformité du rétrécissement.
- Dans un tissu ayant la chaîne en laine et la trame en rayonne, le rétrécissement peut être plus prononcé dans le sens de la chaîne. Lorsqu’on incorpore du coton ou de la rayonne à des étoffes de laine pour vêtements, il importe de réaliser une distribution homogène, sinon l’on risquerait des déformations lors des lavages ultérieurs.
- Dans l’état actuel de nos connaissances, il est pra-tiquement impossible d’établir une règle fixe, permettant de prévoir le « degré d'irrétrécissabilité » conféré aux marchandises de laine par l’incorporation de fibres infeutrables. De toutes façons les résultats obtenus dans cette voie sont loin d’être sensationnels, sans parler de la baisse de qualité qui résulte du mélange de la laine avec les fibres cellulosiques.
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- Une controverse sur les méthodes d’investigation (suite).
- (Voir le n° précédent).
- Répondant aux critiques de Schofield. Speakman (5) reconnaît avoir fait largement, et même exclusivement usage de la méthode dite de Barker pour apprécier le degré de foulage des tissus de laine. Mais il n’accepte pas le reproche de Schofield, sur le fait de négliger l’épaisseur du tissu. Si, tenant compte de cette dernière, on cherchait à suivre les progrès du foulage en observant des changements de volume, selon la « méthode de Schofield », on arriverait à des conclusions absurdes. En effet, la diminution d'aire s’accompagne d’une augmentation d’épaisseur, de telle sorte que le volume ne subit pas de changement appréciable. A l’appui de cette affirmation, Speakman donne des résultats expérimentaux établissant que le volume d’un tissu soumis au foulage reste à peu*près constant. Il faut donc choisir : prendre comme critérium le changement d’aire, ou le changement d’épaisseur. Mais la mesure de l’épaisseur impliquerait la définition d’une pression sous laquelle cette mesure devrait être effectuée, — définition pratiquement impossible à donner pour toutes les sortes de tissus. Par contre, l'aire d’un tissu peut être mesurée avec une grande précision, en l’absence de tension.
- Speakman s’élève aussi contre les critiques concernant les résultats de Harrison, et les siens propres, sur l’existence d’une température optima. Il estime avoir établi de façon certaine l’existence d’un maximum de rétrécissement vers 45°, et n’accepte pas la réfutation de Schofield,fondée sur le calcul des progrès du rétrécissement au-delà des 3o premières minutes. Il n’admet pas l’explication de Schofield sur la nature du rétrécissement observé pendant les 3o premières minutes (éclatement des filés, etc...). Les conditions expérimentales des essais en question ne justifiaient pas cette supposition : les tissus avaient été préalablement lavés, et séchés en l’absence de tension, contrai-renient à ce qui avait été fait par Cryer (4) auquel se réfère Schofield.
- Répliquant à son tour, Schofield (6) nie avoirjamais suggéré, revendiqué et utilisé une méthode d’estimation basée sur l’observation du changement de volume. Par contre, il reconnaît avoir proposé l’utilisation de la porosité comme indice du degré de feutrage. Et, pour déterminer la porosité, il faut bien tenir compte des trois dimensions, ainsi que du poids du matériel feutré. D’ailleurs Schofield a dit antérieurement que la porosité elle-même n’est pas un critérium absolument général, car on peut avoir des feutres de porosités semblables, mais de structures internes différentes.
- Par ailleurs, Schofield insiste sur la non-validité des expériences effectuées sur des tissus, en vue d’établir la théorie du feutrage. Là est, selon lui, la clef de la controverse. Schofield maintient que, dans les tissus, le feutrage est anormal, par suite des effets du filage et du tissage. .Il reproche à Speakman, de vouloir ignorer les dangers de sa méthode d’investigation : 1° limitation au tissu des expériences de feutrage; 20 emploi de la méthode du rétrécissement par unité de surface; 3° omission d’un autre moyen de contrôle.
- * * *
- En réponse, Speakman (7) reprend sa critique relative à l’utilisation d’un changement de volume comme critérium. Schofield, dit-il, reconnaît avoir proposé, non l’utilisation du volume, mais celle de la porosité, qu’il définit lui-même:
- volume de la laine dans le feutre volume de la plaque de feutre
- Cette simple définition montre qu’en réalité Schofield a bel et bien suggéré de suivre les progrès du feutrage par observation de changement de volume.
- D’autre part, Speakman revient sur la question de la température optima de feutrage, entre 4o et 50°. Il fait à son tour la critique des résultats de Schofield
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- o.
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- qui tendaient à démontrer l’inexistence du maximum de feutrage. Dans le but d’évaluer la porosité des feutres bumides, Schofield avait calculé dans chaque cas le volume des fibres humides en divisant le poids du feutre humide par la densité de la laine humide. Mais, dit Speakman, la laine mouillée contenait de l’eau libre. Comment attribuer une signification quel-conque au quotient d’un poids comprenant laine humide — eau libre, par la densité de la laine? Par ailleurs, Speakman découvre, dans le tableau même des résultats de Schofield, des chiffres montrant apparemment l'existence d'un maximum à 46° — ce qui confirmerait sa propre thèse, dans la mesure où ces chiffres ne sont pas eux-mêmes entachés d’erreur. Mais, ajoute Speakman, les calculs de Schofield contiennent plus d’une erreur; les nombres indiquant la porosité, notamment, seraient 100 fois trop forts.
- Répondant enfin à l’argument de Schofield au sujet de la non-convenance des tissus pour l’étude du feutrage, Speakman fait remarquer que ses expériences avaient pour but d’établir la théorie du foulage, et non celle du feutrage. Se proposant d’interpréter le rétrécissement par foulage, il était en droit de mesurer la quantité qui l’intéressait : ce rétrécissement précisément; — et de la mesurer sur des tissus, puisque le foulage est une particularité de l’apprêtage des tissus de laine. Speakman n’a pas prétendu appliquer ses résultats au cas du feutrage de la laine en bourre. D’autre part on ne peut lui reprocher d’avoir omis tout moyen de contrôle : il a fait des mesures d’épaisseur; c’est même ce qui lui a permis d’établir que le volume reste approximativement constant (voir plus haut).
- *
- Speakman prétend maintenant n’avoir eu pour objet que le rétrécissement par foulage? réplique Schofield (8). Alors pourquoi ses articles contiennent-ils tant de références à la théorie générale du feutrage, et à des travaux antérieurs concernant le feutrage? Il paraît nécessaire de donner d’abord une petite définition : le foulage est une opération technique, il a pour but de produire dans les textiles le feutrage du matériel. Et le feutrage est un phénomène, qui consiste en un entremêlement de filaments. Mais dans la pratique courante de l’industrie textile, les deux mots sont interchangeables, et à ce point de vue les articles de Speakman sont parfaitement corrects.
- En réponse à la critique de Speakman relative à l’emploi du changement de volume, ou de porosité, comme moyen d’investigation, Schofield admet que là où certains facteurs restent constants (par exemple une aire déterminée, dans les essais de tension sur des feutres), on est en droit de prendre comme critérium le volume, ou l'épaisseur, ou le poids. Mais cela n’est pas possible lorsqu’on est en présence de facteurs incontrôlables, tels que ceux qui résultent de la filature ou du lissage. D’ailleurs il n'existe pas de critérium absolument général pour tous les cas de feutrage. Le meilleur serait sans doute l’essai de résistance à la
- traction, dans lequel on peut considérer qu’il se produit un défeulrage; mais aucun essai de ce genre n’a été effectué par Speakman.
- Enfin Schofield proteste contre les doutes émis par Speakman sur la valeur de ses essais relatifs à l'influence de la température. La teneur de la laine en humidité était parfaitement connue, et ne variait sensiblement pas d’une expérience à l’autre. Les données expérimentales doivent être considérées dans leur ensemble. La donnée isolée, à 46°, dont Speakman fait état, ne prouve rien. Quant aux nombres soi-disant Too fois trop forts, ajoute Schofield, il s’agissait tout simplement de rapports exprimés en pourcentages.
- Pour conclure, Schofield cite l’exemple technique suivant, qu’il considère comme particulièrement démonstratif. Dans le foulage de certains feutres très grands (largeur de l’ordre de 5 m.) pour l’industrie du papier, on obtient de très fortes contractions de la trame. Dans le cas illustré par la fig. 3 (voir R.G.M.C., novembre 1939, p. 439), la longueur de la trame qui était de i85 pouces à la sortie du métier à lisser, n’est plus que de 122,5 pouces après foulage (contraction : 34 %). Si maintenant on extrait un fil de trame, et qu’on le tend de façon à supprimer ses ondulations, ce fil redressé mesure 150 pouces. (Les ondulations existaient évidemment dans la trame primitive, mais leur longueur d’onde s'est raccourcie). La différence : 27,5 pouces, soit 15 % de la longueur primitive, représente ce que Schofield appelle rétrécissement pur. Ce dernier correspond à la torsion du fil et aux effets du tissage; il n’est pas imputable au feutrage. Selon Schofield, ce facteur non reconnu dans les expériences de Speakman montre que la méthode de cet auteur est inadéquate. Le reste du raccourcissement du fil de trame : 35 pouces, soit 19 % est évidemment dû au feutraçje interne (voir fig. 3).
- * * *
- Intervenant à son tour dans la discussion, Harrison (9) rappelle que ses expériences (dont il a été fait mention plus haut) avaient pour but de déterminer le degré relatif de feutrage d’un tissu spécialement choisi, dans des conditions variées. 11 avait adopté la méthode de Barker (mesure de changement d’aire). Il avait observé une température optima pour le rétrécissement, entre 4o et 5o°. Harrisson justifie l’emploi de la méthode de Barker: dans le cas des tissus où les fibres sont arrangées approximativement sur un plan, en sorte que le changement d’aire peut donner une estimation exacte du rétrécissement qui accompagne le feutrage. Il faut bien entendu que la chaîne et la trame soient de structures identiquès, et exemples de tensions. La méthode de Barker serait en défaul’si par exemple la chaîne était en coton, ou en laine fortement tordue.
- Dans la laine en bourre il n’y a pas, comme dans un tissu, de forces qui s’opposent au mouvement des fibres pendant le foulage. Aussi Harrison admet très bien que l’on puisse ne pas trouver, dans ce cas, d’opti-mum de feutrage, —- surtout si l'on prend comme
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- mesure du feutrage le changement de porosité ou de volume. Harrison n’est d’ailleurs pas convaincu de la valeur de ce critérium. En ce qui concerne le « rétrécissement pur » défini plus haut par Schofield, il est d’accord pour estimer que le feutrage n’y a aucune part. Mais il suggère que le reste du rétrécissement peut fort bien ne pas être dû entièrement au feutrage interne: il peut y avoir glissement et plissement des libres.
- Harrison pense que ni la méthode de Barker, ni celle de Schofield ne peuvent être considérées comme vraiment scientifiques. Dans la première on admet implicitement que la diminution d’aire d’un tissu de laine est proportionnelle au degré de feutrage. Dans la méthode de Schofield c’est le rétrécissement en volume qui est considéré comme tel. Mais aucune preuve de l’une ou l’autre de ces affirmations n’a été produite. Dans la pratique, les techniciens ne se fient qu’à leur expérience personnelle pour apprécier le degré de feutrage. Et d’abord qu’est-ce que le feutrage ? — l’opération qui consiste à faire du feutre. El le feutre) — une étoile de laine façonnée en masse compacte, par roulage ou par pression. Avec de telles définitions, on peut concevoir qu’un tissu de laine puisse être feutré sans changement d’aire, — mais non alors sans changement d’épaisseur, ni par conséquent de volume. En tout état de cause, le besoin se fait sérieusement sentir d’une définition scientifique du feutrage. Lorsqu’on aura cette définition, et alors seulement, on pourra entendre de le mesurer scientifiquement.
- ***
- Répondant de nouveau à Schofield, Speakman (10) insiste, avec citations à l’appui, sur le fait que ses publications concernant seulement le rétrécissement des tissus de laine au foulage. Quoiqu’on dise Schofield, il n’a jamais prétendu développer une théorie du feutrage. La mesure du rétrécissement par unité de surface n’a donc pas servi à apprécier l’action de feutrage, mais seulement à évaluer le rétrécissement par foulage. D’autre part deux séries d'essais (non encore publiées) ont confirmé l’existence d’un optimum de température, aussi bien dans le foulage au savon que dans le foulage acide (les travaux de Harrison ne se rapportaient qu’à ce dernier cas).
- En ce qui concerne les tissus à chaîne de coton, Speakman reconnaît en avoir utilisés dans certains essais, qui avaient pour but de déterminer l’influence de la longueur de la fibre sur ses propriétés au foulage. En effet les fils composés de fibres de longueurs diffé-rentes se tissent en trame avec une chaîne en coton, et les tissus sont foulés au savon. Dans ce cas, le rétrécissement peut être valablement mesuré sur la trame, encore que Speakman l’ait exprimé sous forme de rétrécissement en surface, pour faire comme dans ses autres essais. A propos de l’exemple technique cité par Schofield. Speakman note seulement que son contradicteur s’est rendu compte de la nature complexe du rétrécissement par foulage. Mais la discussion présentée par Schofield, sur cet exemple, mon
- trerait plutôt que cet auteur n’a pas une idée très nette du but des expériences de Speakman.
- **
- Pour clore le débat, Schofield (n) se félicite du regain d’intérêt dont bénéficie la question du feutrage — l’un des phénomènes les plus compliqués de l’industrie textile. Il regrette que les travaux de Harrison aient été incomplètement publiés, laissant en suspens, la question de la température optima‘— et que, pendant de longues années, ces travaux n’aient pas été poursuivis par d’autres chercheurs. Revenant sur la méthode du rétrécissement par unité de surface., Schofield rappelle comment celle méthode — qu’il a toujours considérée comme mauvaise — avait été adoptée par la Wool Industries Research Association, dans des recherches qui aboutissaient à la conclusion suivante : « Un foulage croissant est dû à une imprégnation croissante d’eau ». Il est à noter que Speakman, par des expériences effectuées selon la même méthode, est arrivé à la conclusion inverse : « ...le gonflement ne joue pas de rôle direct dans la détermination des propriétés de foulage... ».
- Dans un tissu, bien que les fibres soient arrangées approximativement sur un plan, comme l’a fait remarquer Harrison, des changements se produisent dans les trois dimensions, et ils sont positifs en ce qui concerne l’épaisseur. Schofield admet que dans certains cas particuliers, le rétrécissement par unité de surface puisse conduire à des conclusions correctes; mais dans d’autres cas il peut induire en erreur. Schofield répète qu’il n’a jamais considéré non plus le changement de volume comme un critérium complet du feutrage — même lorsque, tenant compte du poids, on calcule la porosité. Tous les moyens d’investigation que l’on peut trouver doivent être prisen considération simultanément.
- Schofield ne croît pas nécessaire de répondre à la dernière réplique de Speakman, qu’il considère comme une répétition. L’objet réel des recherches passées n’a plus guère d’importance à présent, dit-il. Il espère d’ailleurs que les recherches en cours vont éclairer la question. Il recommande beaucoup la méthode qu’il a proposée dans son article précédent, pour distinguer le rétrécissement pur de la trame du feutrage interne de cette même trame. Après avoir fait remarquer la divergence d’opinion qui existe entre Harrison et Speakman au sujet des chaînes de coton. Schofield propose que la discussion en reste là pour le moment.
- J. L.
- (1) Textile Institute, 29, page T. 239 (octobre 1938).
- (2) Wool industries research association, publication 4 (janvier 1939) et 9 (janvier 1921).
- (3) Textile Institute, 1933, page T. 285.
- (4) Textile Institute, septembre 1935.
- (5) Textile Institute, novembre 1938. p. T. 280.
- (6) ibidem, p. T. 282
- (7) Textile Institute, décembre 1938, p. T. 305.
- (8) ibidem, p. T. 307.
- (9) Textile Institute, janvier 1939, p. T. 42.
- (10) ibidem, p. T. 43.
- (11) ibidem, p. T. 45.
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- EXTRAITS DE JOURNAUX ÉTRANGERS
- EXTRAITS DE JOURNAUX ETRANGERS
- Réaction de la laine avec l’eau oxygénée. — H.-A. RU-THERFORD eL M. HARRIS. — Textile Coloris/, juillet 1938, p. 466-492.
- D'après les études antérieures des auteurs sur l’action de l’eau oxygénée sur la laine, il se forme des produits d’oxydation intermédiaires du groupe disulfure de la cystine semblables à ceux que Toennis et Lavine avaient obtenus.
- Il résulte de la présente étude que les groupes basiques de la laine ne sont pas modifiés. C’est ce qu’indique la détermination de l’azote aminé, de l’arginine et de la lysine. Le pourcentage de chacun des éléments de la laine, à l’exception de l'oxygène, décroît au furet à mesure que l’oxydation se poursuit, mais le taux de ces éléments reste constant.
- Lesrésultatsmontrent que la réaction principale dela laine avec le peroxyde d’hydrogène consiste en une addition d'oxygène aux groupes disulfures. L. B.
- L’oxydation de la laine et la teinture. — TECHNOLO-GIST. —- Textile Mercury and Argus, 1938, p. 477.
- On connaît l’effet produit sur les fibres cellulosiques par une oxydation excessive, comme celle qui peut résulter d’un blanchiment à l’hypochlorite. On observe notamment une perle de ténacité et une diminution d’affinité pour les colorants directs. La cellulose est partiellement modifiée avec formation de groupes aldéhydiques ou carboxyliques : on dit qu’il s’est formé de l’oxycellulose. Malgré l'absence de terminologie semblable, on aurait tort de croire l'oxydation de la laine moins désastreuse que celle du colon. En réalité, l’oxydation de la laine a élé jusqu’ici relative-ment peu étudiée. Il semble bien que l’oxydation qui peut se produire dans les traitements humides modifie la structure même de la laine. Il est établi que l’action de l'oxygène (de l’eau oxygénée par exemple) se porte sur le soufre de la molécule de kératine. On sait que la totalité du soufre de la laine appartient à des chaînes de cysline du type •—CH2—S—S—CH2 — (voir R.G.M.C., 1938, p. 177). Du fait de l’oxydation, la teneur en soufre décroît, parce qu’il se forme des composés sulfurés solubles dans l’eau (sulfures, elc.). Mais l’oxydation comporte plusieurs phases, dans lesquelles on peut avoir successivement des chaînes telles que :
- —CII2—S0-SO-CH2—
- —CII2—SO2—SO-CII2—
- Sans entrer dans les détails de ces changements, il est intéressant d'en examiner les effets au point de vue du blanchisseur ou du teinturier. On sait que la laine n’est pas toujours blanchie avant teinture, mais qu’un blanchiment préalable s’impose lorsqu’il s’agit de teindre en nuances vives (rose, bleu ciel, saumon, etc.). Ce blanchiment s’effectue d’ordinaire en plongeant la laine dégraissée, en filés ou en pièces, dans un bain légèrement alcalin d’eau oxygénée à 3 volumes, à la
- température initiale de 50° environ. Il serait certaine” ment très utile de faire circuler le bain pour assurer l’uniformité de l’action blanchissante. Mais dans la pratique on se contente d’agiter de temps en temps avec un bâton. Celle façon d’opérer donne souvent lieu à des irrégularités dans le blanchiment. Si ces irrégularités ne sont pas trop prononcées, elles apparaissent seulement sous la forme de taches légèrement jaunâtres, pratiquement invisibles après la teinture. Par contre, dans le cas d’un blanchiment énergique, l’effet de l’oxydation se manifeste après teinture, par des taches pâles. Ces taches correspondent-elles à un sur-blanchiment ou à un sous-blanchiment local? Pour répondre à celle question, on peut se reporter aux résultats de Smith et Harris (American Dyesluff Repor-ter, 1937, p. 416). Ces auteurs ont déterminé l'influence d’une oxydation progressive sur l’affinite de la laine pour l'Orangé 2; leur travail est résumé dans le tableau ci-dessous :
- Durée d’immersion I bain H.O, à 3 vol., à 500 Capacité de combinaison de la laine oxydée avec l’Orangé 2 (millimol. par gr. de laine)
- o 0,78
- 3 0,77
- 7 0,68
- 16 0,52
- 24 0,54
- 43 0,34
- L'oxydation diminuant l’affinité de la laine pour les colorants acides, il y a tout lieu de penser que les taches pâles mentionnées plus haut sont dues à un surblanchiment local. Il est intéressant de rappeler à ce sujet qu’un surblanchi ment local diminue également l’affinité du colon pour les colorants directs. Celle remarque esl importante pour les tissus mixtes laine et colon.
- Il est un autre aspect de l’oxydation de la laine que l’on a tendance à négliger: c’est l’augmentation de poids résultant de la fixation de l’oxygène sur le soufre des chaînes de cysline. Celle augmentation de poids a été mise en évidence par les essais de Rutherford et Harris {American Dyesluff Reporter, 1938, p. 174), qui ont pesé des échantillons de laine après des durées croissante d’immersion dans un bain d'eau oxygénée. Celle augmentation n’est d’ailleurs possible que si l’oxydation ne devient pas destructrice pour les autres parties de la molécule de kératine.
- On peut observer des cas où, contrairement à ce qui a été dit plus haut, une oxydation de la laine ne diminue pas l’affinité pour les colorants acides. C’est ce qui a lieu dans le chlorage de la laine, opération qui a pour but, soit d’éviter le feutrage, soit d’augmenter l’affini lé pour les colorants. Mais on peut supposer que le mécanisme d’oxydation n'est pas le même ici qu’avec l’eau oxygénée. D’autre part, on connaît la facilité
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- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
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- extrême du mouillage de la laine chlorée, si différente à ce point de vue de la laine dégraissée ordinaire et de la laine blanchie à l’eau oxygénée. Celle particularité suggère que la grande affinité de la laine chloréepoui-les colorants est peut-être due à la facilité de pénétration de ces derniers dans la fibre. Il n’est pas douteux que, si l’on introduit dans un bain de colorant deux pièces de laine, l’une non traitée, l’autre chlorée, la seconde devient rapidement foncée alors que la première est à peine colorée. Mais cela ne prouve pas que la laine chlorée sera celle qui absorbera finalement le plus de colorant. Les essais de Smith et Harris avec l’Orangé 2 (loc. cil.) ont montré au contraire que, si on prolonge suffisamment la teinture la laine non traitée rattrape la laine chlorée (au bout de 8 heures environ), puis absorbe finalement un peu plus de colorant (supériorité nette au bout d’une vingtaine d’heures). Mais comme dans la pratique le temps consacré à la teinture excède rarement 2 heures, c’est la laine chlorée qui prend la nuance la plus foncée.
- En ce qui concerne le chlorage de la laine, il faut
- d’ailleurs signaler une particularité curieuse, dont on ne paraît pas avoir cherché à tirer parti jusqu’ici. Pour que le traitement à l’hypochlorite favorise l’absorption des colorants, il faut que le bain soit nettement acide. Si le bain de chlorage est alcalin, l’affinité pour les colorants acides s’en trouve, au contraire, fortement diminuée. Cette diminution d’affinité peut aller jusqu’à 90%, après un traitement doux dans un bain alcalin d’hypochlorite. On pourrait donc concevoir un procédé d’ « immunisation » de la laine fondé sur ce principe. Mais pour qu’un tel procédé soit viable, il faudrait arrixerà ce que la laine nese teigne plusdu tout.
- L’inconvénient grave de l’oxydation de la laine est qu’elle a pour conséquence un « appauvrissement » de la fibre. Les marchandises en laine oxydée sont minces et se comportent mal au porter. Cette minceur est due à une perte de substance par dissolution dans les traitements humides subséquents, et aussi à la diminution d’aptitude au feutrage. Il n’est plus possible d’assurer à la laine oxydée toute la « main » désirable.
- J. L.
- EXTRAITS DE BREVETS FRANÇAIS
- Ethers de cellulose. — Imperial Chemical IndusIries. — B. F. 833.966, i3juillet 1937.
- Les éthers méthyliques et éthyliques de la cellulose sont obtenus habituellement au moyen des hialogé-nures ou des sulfates d’alcoyles. On peut même procéder par échelons et introduire des groupes alcoyles différents. Quand on éthérifie la cellulose par le sulfate de méthyle d’une part et le chlorure de méthyle de l’autre, en présence d’une quantité limitée de soude, la réaction et les produits qu’elle fournit sont différents. Avec le sulfate l’éthérification, rapide au début se ralentit et pour obtenir des éthers solubles dans l’eau l’éthérification doit être poussée à un degré élevé, et à chaud il y a dégradation de la cellulose.
- On a trouvé qu’on obtient des produits solubles dont la viscosité est améliorée en mélhylant d’abord avec le sulfate de méthyle à température ambiante, puis la masse est chauffée en autoclave à 80-90° avec du chlorure de méthyle. La teneur en méthyle dans le premier stade est de 7,1%, et dans le second 20,8%.
- Affinage des textiles. — /. G. Farbeninduslrie. — B. F. 834.763, 4 mars 1939.
- On utilise pour l’amolissement et l’adoucissement des fibres, des dérivés, des bases à poids moléculaire élevé. Ces produits forment des précipités avec les sulfates et les phosphates présents dans les eaux industrielles. On a trouvé que l’addition de composés tels que les éthers polyglycoliques, polyglycéxiques des alcools supérieurs évite les inconvénients de ces précipités.
- Exemple. 50 gr. du chlorhydrate de stéaryl bigua-uide, 25 gr. d’un éther polyglycolique d’alcool oléy-lique et 25 gr. d’eau sont empâtés. Déjà à une concentration de 0,2 gr. par litre la solution confère à la
- rayonne un toucher doux et lisse et le résultat est le même avec l’eau de condensation ou l’eau sulfatée.
- Fibres textiles. — I. G. Farbeninduslrie. —B. F. 834.865, 5 mars 1938.
- On obtient des fils découpés, ondulés et comparables à la laine en opérant de la manière suivante Les fils fraîchement précipités dans des bains de filature acides — éventuellement après désacidification totale ou partielle — sont amenés assez rapidement dans des bains liquides chauds pour qu’une partie de la substance composant le fil consiste encore en du xanthogé-nate et sont finalement convertis en hydrate de cellulose dans des bains de décomposition chauds.
- Alcali-cellulose. — I. G. Farbeninduslrie. — B. F. 835.375, 17 mars 1938.
- La fabrication d’alcali-cellulose se fait en laissant circuler les bandes de cellulose à travers les solutions alcalines et en exprimant entre des rouleaux La pression déforme et souvent écrase les rubans. On évite cet inconvénient en essorant les bandes imprégnées de soud, et en les comprimant ensuite entre des feuilles de cellulose sèche. Celles-ci absorbent l’excès de liquides et sèchent l’alcali-cellulose, elles' peuvent ensuite être traitées par l’alcali.
- Viscose mate. — 1. G. Farbeninduslrie. — Addition 49.057 du 19 décembre 1937 au B. F. 815.288.
- Une solution de coton dans l’oxyde de cuivre ammoniacal, qui contient 6 % de cellulose et 5,5 % d’ammoniaque et _2,5 % de cuivre est additionnée de 3 % d’une fraction de résidus de la fabrication catalytique d’alcool bouillant à 140-206° est filée et donne une libre male.
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- VICISSITUDE DE L’ORGANISATION EE CONGRÈS
- VICISSITUDE DE L’ORGANISATION DE CONGRÈS
- par le Dr. JUSTIN-MUELLER
- Il est parfois étrange de voir comment les meilleures volontés du monde sont anéanties par les évènements.
- Le proverbe « l’homme propose et Dieu dispose » n’a jamais été plus vrai que dans des cas semblables.
- En 1914 j’ai entrepris l'organisation d’un congrès pour le mois de septembre à l’occasion de l’Exposition de Lyon, qui avait ouvert ses portes au printemps de cette année là.
- Ce congrès devait avoir lieu sous les auspices de l’Association générale des Chimistes de l’industrie Textile (A.C.I.T.) dont je suis le fondateur et de laquelle j’étais encore, à ce moment là, le président en activité.
- Ce congrès s’annonçait comme devant être des plus brillants; Lyon mettait à notre disposition des salles de conférences spacieuses; et, des causeries de grandes portées nous étaient assurées par des sommités très distinguées dont, entre autres :
- Emilio Noelting, Directeur de l’Ecole de Chimie de Mulhouse : Synthèse des Colorants.
- Paul Sisley, le distingué et regretté organisateur du groupement de la région de1 Lyon : Action des sels haloïdes sur la soie.
- Eugène GRANDMOUGIN, Ancien professeur à l’Ecole polytechnique de Zurich, professeur à l’Ecole de Chimie de Mulhouse : La Chimie de la soie, complétée par des expériences de Bernard du Closel, de Lyon.
- A. SEYEWETS, Sous-directeur de l’Ecole de Chimie industrielle de Lyon : Emploi des matières colorantes en photographie.
- Ce congrès s’annonçait donc comme devant être une parfaite réalisation scientifique et technique, sans compter les réceptions et réjouissances que nous réservait la grande cité industrielle et touristique, lorsque la guerre de 1914 éclata et ruina notre projet si judicieusement établi.
- « lia di is placuil »
- Celle année, 1939, j’avais également projeté de tenir un Congrès à l’occasion d’une autre exposition, celle du progrès-social à Lille-Roubaix. Ce congrès qui devait avoir lieu le 7 octobre 1939, aurait eu nettement plus d’ampleur que celui qui devait avoir lieu à Lyon, car nous prévoyions, outre les questions tinctoriales, de traiter également de la filature, du tissage, du foulage, de la bonneterie et des apprêts aussi bien au mouillé qu’au sec. De plus, pour donner un plus grand intérêt à nos délibérations, nous avions réduit nos conférences au minimum en les remplaçant par de courts exposés de sujets équivoques ou d’actualités, suivis d’une discussion générale afin d’arriver à les définir et de les transformer en résolutions.
- Ce Congrès de la « Couleur et du textile » a eu l'assentiment pour ainsi dire unanime non seulement de la région du Nord, mais de la France entière et même
- de la Belgique. Il s’annonçait,comme devant avoir un grand succès lorsque, comme en 1914, tout dû être arreté.
- Nous comptons cependant que, suivant l’auteur latin :
- « Pendent opera inlerrupla »
- les travaux interrompus resteront en suspens, et qu'il nous sera possible de reprendre l’organisation du « Congrès de la Couleur et du textile » à une époque pas trop éloignée lorsque la paix sera revenue parmi les hommes.
- Comme nous l’av ions annoncé ce Congrès avait pour patronage la Société professionnelle de Chimie appliquée et un Comité de personnalités et de techniciens de la filature, du tissage, de la coloration et de l’apprêt. C’eut été le premier congrès réunissant l’ensemble des diverses branches du textile qui se coudoient et se complètent, permettant aux intéressés d’aplanir mutuellement et d’un commun accord, les litiges qui parfois les divisent. Il arrive, en effet, très fréquemment que des définitions importantes soient interprétées différemment par les uns et par les autres; une mise au point franche, nette et définitive arriverait à les aplanir pour le bien de tous et de chacun.
- Mais attendons des temps meilleurs.
- Pour ne pas faire naître une légende, je tiens à rappeler que le premier Congrès quej’ai organisé a bien eu lieu. C’était en 1911 lors de l’Exposition de Roubaix. Le regretté Georges OVIGNEUR, propagateur à l’époque de l’emploi des nouveaux colorants grands teints pour la teinture du coton, s’était chargé de l’organisation matérielle. Mon regretté collègue Lucien LOBRY s’était, lui, occupé de la question culinaire. A ce congrès très réussi, avaient pris part, outre les membres de la région du Nord ceux de la région de Normandie, de la région parisienne, de Mulhouse et de Belgique.
- A citer : feu A. ROSENSTIEHL, professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris; Heuri LAGACHE, professeur à l’Ecole Nationale supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix ; feu mon Ami Camille KURZ qui fut un des premiers réalisateurs du procédé d’enlevages à l’hydrosulfite-formal-déhyde, d’autres encore et nous regrettons, vu leur nombre, de ne pouvoir les nommer tous; mais j’oubliais feu mon Ami Oscar PIFQUET, qui avait le secret, d’une façon si charmante, de dérider les convives et d’amener la bonne humeur parmi eux.
- PIQUET laisse parmi ceux qui l’ont connu, non seulement le souvenir d’un beau et jovial parleur, mais aussi celui d’un écrivain humoriste, humour qu'il a su mettre en valeur dans ses notes mensuelles « Ça et Là » parues régulièrement dans la chronique de l’Association.
- Dr. JUSTIN-MUELLER.
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