Revue de la Société des anciens élèves et ingénieurs du Conservatoire national des arts et métiers
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- 1 ANNÉE
- ip5
- REVUE N° 3
- (Nouvelle série)
- OCT.-NOV. 1930
- ANCIENS
- CUVES Eï INCENIEURS
- DU CONSERVATOIRE NATIONAL DES
- ART! et METIERS
- C.A.M.
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- REVUE DE LA SOCIETE DES
- ANCiEMS ÉLÈVES s iMCÉMÎEURS
- du CONSERVATOIRE NAïiONAL des ARTS et MÉTÎERS
- SIÈGE SOCIAL :
- Au Conservatoire National des Arts et Métiers
- Echos du Conservatoire.
- Nomination ........
- OCT.-NOV. 1930
- Sommaire :
- RÉDACTION & PUBLICITÉ
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- &
- L’Enseignement de la Métallurgie au C.A.M. (L. Guillet) ..........................
- Th. Schlœsing Fils .....................
- Les nouveaux Ingénieurs diplômés du C.A.M.
- Programme des Cours pendant Tannée i93o-3i ................:...............
- Vie de la Société.
- Audience de M. Gabelle Communications diverses
- Revue Technique.
- Les grandes étapes de la Science Electrique
- (J. Lemoine) ........................... . 13
- L’Or (A. Liesse) ....................... 14
- Amusement arithmétique (Ed. Sauvage).... 18
- Bibliographie................................ 21
- NOTA : Un accident stupide de machine a retardé la parution de ce numéro : nous espérons que sa composition que nous sommes efforcés de rendre particulièrement intéressante, fera oublier à nos lecteurs ce fâcheux retard. A. C.
- Echos du Conservatoire
- Par décret en date du 29 août 1930, M. Gautier, Jean, Chef du Secrétariat de la Direction du C.A.M., a été nommé sous-directeur du Conservatoire.
- M. Gautier, docteur en droit (sciences juridiques) exerça avant la guerre les fonctions de bibliothécaire à l’Université de Poitiers, sa ville natale, puis à la Faculté de Droit de Paris.
- Attaché, en 1919, au Cabinet du Sous-Secrétaire d’Etat de l’Enseignement technique comme chef du Secrétariat, il fut nommé, en 1920, chef du Secrétariat de
- NOMINATION
- la Direction du Conservatoire.
- Officier d’infanterie, Cheva--lier de la Légion d’honneur pour faits de guerre, M. Gautier prit part aux combats de Quenne-vières, en 1915, de la Somme, en 1916 et du Chemin des Dames où il fut fait prisonnier en 1918-
- Nous sommes heureux d’annoncer à nos sociétaires cette heureuse nomination car nous connaissons tout l’intérêt que porte à notre Association le nouveau sous-Directeur qui est d’ailleurs, à l’heure actuelle, membre bienfaiteur de notre société.
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- L’ Enseignement de la Métallurgie
- au Conservatoire National L_des Arts et Métiers _
- Léon GUILLET
- Membre de l'Institut. Directeur de l'École Centrale des Arts et Manufactures. Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers.
- C’est en 1890 que fut créée la chaire de Mé-. tallurgie et de travail des métaux. Jusque là, de vagues notions relatives à cette industrie étaient simplement données dans les cours de chirme.
- Urbain Le Verrier, fils du célèbre astronome et ancien professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Mines, en fut le premier titulaire. C’était à une époque où les enseignements n’étaient pas codifiés et où un professeur avait quasiment choix libre de son programme, voire du nombre des années durant lesquelles se déroulait son enseignement. Quoiqu’il en soit, il est incontestable que Le Verrier fut un maître très écouté et qui fit profiter ses élèves de sa très grande expérience, acquise dans l’active région de la Loire.
- Tombé gravement malade en 1906, Urbain Le Verrier proposa pour suppléant le titulaire actuel de la Chaire qui le remplaça jusqu’à sa mort, deux années plus tard. La chaire de Métallurgie, dans son existence de quarante années, n’a eu que deux titulaires.
- Les difficultés de l’enseignement du Conservatoire, chacun se les imagine, et les matières, que nous avons la grande joie d’y professer depuis vingt-quatre années, n’y sauraient échapper.
- Auditoire extraordinairement hétérogène, comprenant des ouvriers et des ingénieurs, des dessinateurs et des chefs d’ateliers, des spécialistes et des jeunes gens à formation très élémentaire ;
- Nécessité de diviser un enseignement qui se répartit sur trois années, de telle façon qu’un élève arrivant au début d’une année puisse goûter les leçons alors que celles-ci ne correspondent pas au début du cours ;
- Nombre d’élèves parfois extraordinairement nombreux, atteignant souvent 800 présences et nécessité d’expériences vues de tous ;
- Obligation de mettre à la disposition des intéressés des résumés du cours et même de la documentation, plans d’appareils, situations économiques, résultats d’expériences, etc...
- Enfin, importance des mesures utilisées dans l’industrie, mesures que l’on ne peut bien connaître que par des manipulations.
- Je voudrais montrer très brièvement comment ces difficultés ont été à peu près vaincues. J’indiquerai, tout d’abord, que l’enseignement est divisé en trois années presque complètement indépendantes :
- 1 'e année. — Métallurgie proprement dite, c’est à-dire l’extraction des métaux de leurs minerais et l’affinage des métaux bruts. Ceci, en passant d’abord en revue les opérations métallurgiques (grillage, fusion, etc...) et les appareils utilisés ; puis en étudiant successivement les différentes mé-tallurgies, en commençant évidemment par celle du fer (14 leçons) et en continuant par celles du cuivre, du plomb, du zinc, etc... pour finir par celles du nickel, de l’aluminium, du magnésium et des métaux précieux ( 14 leçons).
- 2e année. — Etude des alliages et de leurs traitements, avec toujours trois parties :
- a) Méthodes d’études des produits métallurgiques (méthodes mécaniques, physiques, physicochimiques et chimiques) ;
- b) Etude proprement dite des alliages : aciers, fontes, aciers spéciaux, alliages de cuivre, etc... alliages légers et extra légers.
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- c) Traitements de produits métallurgiques : traitements thermiques : trempe, revenu, recuit ; traitements chimiques : cémentation, nitruration, revêtements, etc. On voit que seuls les traitements mécaniques ne sont pas envisagées en seconde année.
- 3e année. — Travail des métaux :
- a) Fonderie ;
- b) Traitements mécaniques : laminage, for-geage, étirage, etc...
- c) Travail sur machines outils.
- Ce plan général nous permet de recevoir, sans aucun ennui, les élèves au début d’une année quelconque ; nous avons, d’ailleurs, le soin de rappeler — lorsque cela est nécessaire — les no-t’ons relevant d’un enseignement donné précédemment.
- Il est d’ailleurs bien entendu qu’il ne s’agit pas d’un cours théorique, mais bien de leçons vécues, d’un cours industriel basé sur les données scientifiques. Chaque année d’enseignement est complétée par des vis.tes d’usines mensuelles et par des manipulations hebdomadaires qui ont lieu le dimanche matin. Bien entendu, visites et manipulations ont trait à des questions traitées à ce moment-là. Ce sont ces manipulations qui permettent d’enseigner les méthodes d’essais et les mesures. Enfin, des visites de musée permettent, suivant la vieille tradition du Conservatoire, de mieux mettre les élèves en présence des modèles et échantillons.
- Ajoutons que des résumés très précis de chaque leçon, des planches très claires reproduisant les principaux appareils, des micrographies, etc., sont mis à la disposition des élèves ; malheureusement, le budget dont dispose la chaire ne permet pas de distribuer ces documents qui sont vendus à leur prix de revient.
- Ind’quons que pour permettre à chacun de suivre le cours selon ses capacités, il est souvent ouvert de longues parenthèses, qui traitent les questions abstraites et permettent de conserver à l’ensemble des leçons, l’allure qui leur convient ; c’est ainsi qu’il est parlé de l’analyse thermique des produits métallurgiques, de la théorie de la trempe, etc...
- Un tout autre enseignement dépend aussi de la chaire de métallurgie : il est d’un bout à l’autre de très haute envolée scientifique ; il est hebdomadaire et a lieu d’octobre à juillet, et non de la Toussaint à Pâques, comme les cours du soir. Il comprend une conférence suivie de longues manipulations, durant deux années, les deux programmes étant enseignés simultanément, mais un même élève n’étant admis qu’à l’un d’eux et dans l’ordre voulu.
- Ce cours est fermé ; on n’y peut entrer qu’après examen préalable, généralement sur ti-
- tres; le nombre des élèves est très restreint, 40 à 30 généralement.
- La première partie de l’enseignement étudie complètement les méthodes d’essais des produits métallurgiques ; les conférences sont faites par le Chef des Travaux, M. Jean Cournot, répétiteur à l’Ecole Polytechnique, Professeur à l’Ecole Nat'onale Supérieure d’Aéronautique ; la seconde part e examine les traitements mécaniques, thermiques et chimiques et le Professeur se charge des conférences, toutes les manipulations étant dirigées par le Chef des Travaux et par le Préparateur, M. Roux, ingénieur des Arts et Manufactures.
- Quelques mots brefs sur les résultats obtenus :
- Au cours du soir, chaque année, plus de 600 auditeurs, près de 150 certificats obtenus après examen.
- Au cours du jour, 15 élèves reçus en fin d’année, et, après le cycle voulu d’études et la thèse, 14 mgénieurs du Conservatoire National des Arts et Métiers sont déjà sortis avec le diplôme métallurgiste.
- Parmi les travaux produits pour l’obtention de ces diplômes, certains ont été vraiment très remarquables, notamment les études sur les bronzes d’aluminium ordinaires, par M. Bouldoire, et spéciaux par MM. Morlet et Sévault, les alpax spéciaux par M. Petit, l’écrouissage et les rayons X par M. Loiseau, les fontes au vanadium et au molybdène par M. Challansonnet, l’autorecuit des métaux par M. Molnar, etc.
- La Revue de métallurgie les a tous publiés.
- Enfin, quelques as sont déjà sortis de cet enseignement ; citons seulement : Revol, dont la carrière fut si brillante et si rapide, qui revint des Etats-Unis pour servir la Patrie en danger et tomba glorieusement au Champ d’Honneur ; M- Ballay qui, aujourd’hui Docteur ès-sciences, occupe une situation industrielle importante et a un nom bien connu, grâce à ses travaux et à sa valeur personnelle.
- Terminons en constatant avec joie 'combien il est aisé à nos jeunes diplômés de trouver des situations industrielles enviables ; ils sont, d’ailleurs, susceptibles de rendre de réels services immédiatement, notamment dans les Laboratoires.
- Oui, vraiment, l’enseignement du Conservatoire des Arts et Métiers, si vivant, présente le plus grand intérêt, non seulement pour les élèves, mais pour ceux qui ont l’honneur d’y participer.
- Et c’est bien parce que j’ai senti si profondément les joies qu’il apporte que j’ai sollicité de ne point le quitter, alors que j’étais appelé à prendre la direction de la Grande Ecole où je me suis formé. L. GUILLET.
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- M. Alphonse-Théophile Schlœsing, Professeur au C.A.M., est mort le 1 0 juillet dern.er. Il était né à Paris, le 26 mai 1856. Depuis 1903, il siégeait à l’Académie des Sciences auprès de son père.
- Professeur remplaçant de ce der-rrer au Conservatoire depuis le 22 octobre 1895, il lui succéda en 1919 dans la chaire de « Chimie Agricole et Analyse Chimique ». D’ailleurs, leurs carrières furent remarquablement semblables. Tous les deux à la sortie de l’Ecole Polytechnique étaient entrés dans le corps des Ingénieurs des Manufactures de l’Etat, tous les deux à tour de rôle, avaient dirigé l’Ecole d’application et le Laboratoire du quai d’Orsay.
- Parler de l’enseignement de la Chimie Agricole au Conservatoire, c’est retracer leur oeuvre qui continuait celle de Boussingault, et montrer l’importance de cet enseignement public dans la capitale.
- Boussingault, fondateur de cet enseignement, le remplit de ses travaux et de ses découvertes, notamment sur 1 origine de l’Azote des végétaux et des an maux (1), et pour lesquels
- I analyse chimique jouait un rôle de premier plan (Pasteur compta parmi les auditeurs qui vinrent à ses leçons s’instruire en cette dernière matière).
- Schlœsing père avait été appelé par Boussingault lui-même pour le suppléer dans sa chaire du Conservatoire.
- II s’attacha plus particulièrement à l’étude des propriétés des sols, à celle de l’argile colloïdale (argile Schlœsing des analystes), et fonda sa méthode classique d’analyse physico-chimique
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- Les nouveaux Ingénieurs Diplômés du C.A.EVI.
- Ont obtenu le diplôme d’ingénieur du. Conservatoire, pendant l’année scolaire 1929-1930 :
- MM. :
- CoRNEA Jean (Mécanique). CHALLANSONNET Jean (Métallurgie) MoLNAR Alfred ( — )
- SÉVAULT Armel ( —- )
- ThiÉRY Léon ( — )
- Th. Schlœsing fils
- des sols. On lui doit aussi la connaissance du mécanisme de la nitrification et la découverte, faite en commun avec A. Müntz, du travail microbien d’où résulte la transformation de la matière
- organique dans la nature. Enfin, il ciéa les méthodes de dosage qui sont passées dans la pratique courante des Stations Agronomiques, et imagina les nombreux appareils qui portent son nom.
- Schlœsing fils organisa définitivement au Conservatoire le « cours » de Chimie Agricole et Analyse Chimique, ainsi que les « travaux pratiques » du Dimanche, auxquels un grand nombre d’anciens Elèves doivent le meilleur de leur formation analytique.
- Son œuvre scientifique, presque entièrement consacrée à la biologie végétale, s’est toujours souciée de ne rien affirmer sans preuves décisives. C’est ainsi que lorsque He'.briegel et Wil-farth eurent montré que les légumi-
- (1) Un siècle «.l'Enseignement Agronomique au Conservatoire Nationale des Arts et Métiers, Sous-Secrétariat de l'Enseignement Technique, 192(>.
- Viennent de paraître
- 1° Le Conservatoire National des Arts et Métiers, Haute Ecole d'Application des Connaissances Scientifiques. Paris, librairie Vuibert.
- En vente chez le concierge du Conservatoire. Prix : 1 2 fr.
- Cet intéressant ouvrage de 2 1 5 pages, illustré de photographies, est, en quelque sorte, la deuxième édition, augmentée et améliorée, de la brochure analogue éditée précédemment, par la librairie Vuibert.
- Il reproduit d’abord la préface de sa première édition, par le Colonel
- neuses fixent réellement l’azote atmosphérique, grâce aux microbes spéciaux contenus dans les nodosités de leurs racines, Schlœsing fils, en collaboration avec Laurent, leva les derniers doutes dans l’esprit des savants par ses expériences sur pois cultivés en vases clos, en effectuant ses dosages concordants d’azote « par la méthode directe et par la méthode indirecte. »
- M. Schlœsing fils a montré de même que la circulation incessante de l’eau dans les sols suffit pour amener aux racines des plantes, sans addition de superphosphate, des quantités d’acide phosphorique nullement négligeables, et que, par un mécanisme analogue, les plantes utilisent les quantités infimes de potasse de certaines terres arables.
- Mentionnons aussi des études sur la combustion lente et la nitrification du fumier, sur le grisou considéré comme produit de la décomposition lente des matières végétales, sur la présence de l’azote et de l’argon dans le sang, sur la séparation de deux sels ayant un ion commun, etc...
- Le Président de l’Académie des Sciences rappelait, à la mort de Schlœsing père, « sa science, l’affabilité de son caractère, la bonté de son cœur, la droiture de son esprit, en un mot la haute valeur morale de sa personne. »
- Ce bel éloge convient, sans changer un seul mot, à la mémoire du fils.
- Au nom de la Société des Anciens Elèves et Ingénieurs du Conservatoire nous adressons à la famille de notre regretté Maître, nos condoléances respectueuses et émues. L. Eon
- Laussedat, Directeur du Conservatoire de 1881 à 1900. Il expose ensuite ce qu’est l’enseignement actuel du Conservatoire. (But, Admission, Examens, Diplômes, Prix, etc.).
- Il indique enfin, avec détails, les plans et programmes des Cours et Travaux Pratiques.
- Nous en recommandons vivement la lecture à toutes les personnes qu’intéressent l’enseignement du Conservatoire, et, d’une façon plus générale, l’enseignement technique.
- 2° Le livret des Auditeurs et Elèves du Conservatoire 1930. En vente chez le concierge du Conservatoire. Prix : 1 fr.
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- Programme des Cours pendant 1930-31
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- 4
- 1° Cours du Soir
- Mathématiques (en vue des applica-t ons). Les mercredis et samedis, à 21 h. 1/4. M. R. Bricard, professeur.
- Physique générale dans ses rapports avec l’industrie. Les mercredis et samedis, à 20 heures. M. Lemoine, professeur.
- Electricité industrielle. Les lundis et jeudis, à 20 heures. M. Chaumat, professeur.
- Métallurgie et travail des métaux. Les mardis et vendredis, à 20 heures. M. Léon Guillet, Membre de l’Institut, professeur.
- Constructions civiles. Les lundis et jeudis, à 21 h. 1/4. M. Mesnager, Membre de l’Institut, professeur.
- Chimie générale dans ses rapports avec l’industrie. Les lundis et jeudis, à 21 2/4. M. Dubrisay, professeur.
- Chimie agricole et analyse chimique. Les mercredis et samedis, à 21 1/4. M. N..., professeur. Le Cours ouvrira à une date ultérieure.
- Machines. Les lundis et jeudis, à 21 h. 1/4. M. Monteil, professeur. Le Cours ouvrira le lundi 3 novembre. Les moteurs thermiques à mouvement alternatif. — Applications aux moteurs de locomotive et d’automobile.
- Mécanique. Les mardis et vendre-
- dis, à 21 h. 1/4. M. Kœnigs, Membre de l’Institut, professeur.
- Chimie industrielle. Les mardis et vendredis, à 20 h. M. E. Fleurent, professeur.
- Chimie appliquée aux industries des matières colorantes, blanchiment, teinture, impression et apprêts. (Chaire fondée et subventionnée par la ville de Paris). Les lundis et jeudis, à 20 heures. M. A. Wahl, professeur.
- Chimie appliquée aux industries des chaux et ciments, de la céramique et de la verrerie. Les mercredis et jeudis, à 20 heures. M. Granger, chargé de cours.
- Chimie appliquée au chauffage industriel. Les samedis, à 20 heures. M. Damour, chargé de cours.
- Filature et lissage. Les mercredis et samedis, à 20 heures. M. James Dantzer, professeur.
- Art appliqué aux métiers. Les mardis et vendredis, à 21 h. 1/4. M. Marne, professeur.
- Agriculture et productions agricoles dans leurs rapports avec l’industrie. — Les mardis et vendredis, à 20 heures. M. F. Heim de Balsac, professeur.
- Economie politique. Les lundis et jeudis, à 20 heures. M. F. Simiand, professeur.
- Economie industrielle et statistique. Les mardis et vendredis, à 20 heures. M. Divisia, professeur.
- Organisation du travail et associations ouvrières. (Chaire fondée et subventionnée par la ville de Paris.) Les lundis et jeudis, à 21 h. 1 /4. M. Ris-ser, professeur.
- Fhysiolog,e du travail, hygiène industrielle*' orientation professionnelle. Les mercredis et samedis, à 2 1 h. 1/4. M. Laugier, professeur.
- Organisation scientifique du travail. Les mardis et vendredis, à 21 h. 1/4. M. Danty-Lafrance, professeur.
- Théorie générale des assurances et assurances sociales. — Les mardis et vendredis, à 21 1/4. M. Risser, professeur.
- Droit commercial. Les mercredis et samedis, à 20 heures. M. Percerou, professeur.
- Géographie commerciale et indus-ti 'elle. (Chaire fondée et subventionnée par la ville de Paris). Les mercredis et samedis, à 21 h. 1/4. M. H. Hauser, professeur.
- Navigation aérienne. (Fondation Henry Deutsch de la Meurthe.) Les lundis, à 20 heures. M. R. Soreau, chargé de cours.
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- 2° Travaux pratiques
- Mach'nes. Le mercredi à 14 heures, M. Monteil, professeur.
- Physique industrielle. Le jeudi, à 14 heures. M. Lemoine, professeur.
- Métallurgie et travail des métaux. L es mercredis et vendredis, à 14 heures. M. Léon Guillet, Membre de l’In:tltut, professeur.
- Mécanique. Le samedi, à 14 heures. M. Got, professeur-adjoint.
- Electricité industrielle. Le samedi,
- à 14 heures. M. Guilbert, professeur-adjoint.
- Chimie générale dans ses rapports avec l’industrie. Le samedi, à 1 4 heures. M. Dubrisay, professeur.
- Chimie appliquée au chauffage industriel. Le dimanche, de 9 h. 13 à 1 1 h. 43. M. Damour, chargé de cours.
- Chimie appliquée aux industries des chaux et ciments, de la cérami-
- que et de la verrerie. Le samedi à 1 4 heures. M. Granger, chargé de cours.
- Chimie appliquée aux industries des madères colorantes, blanchiment, teinture, impressions et apprêts. Le samedi à 14 heures. M. Wahl, professeur.
- Fdaiure et tissage. Le mardi, à 14 heures. M. Dantzer, professeur.
- Art appliqué aux métiers. Le samedi, à 14 heures. M. Magne, professeur.
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- Vie de la Société
- Audience de M. GABELLE
- Audience de M. Gabelle, Directeur du C.A.M. — M. Eon, Président de la Société, a présenté le 1 9 juillet à M. Gabelle les membres du nouveau Comité.
- Etaient présents : Mlle Le Chevallier, MM. Ballin, Barbas, Boës, Ca-zaud, Chapuis, Cuisinier, Delafosse, Eck, Pérot et Ravet. Avec sa bienveillance coutumière, M. le Directeur se déclara heureux de voir se continuer les relations cordiales entre l’administration du C.A.M. et notre Société et nous assura à nouveau de ses bonnes dispositions à notre égard.
- Au cours de l’audience, nous attirâmes l’attention de M. Gabelle sur deux questions que nous avons particulièrement à cœur de vo.r solutionner : la Permanence et les Equivalences.
- Sur le premier point, M. Gabelle, complètement d’accord avec nous, comprenant parfa.tement la nécessité pour nous d’avoir un local à notre disposition au C.A.M. nous déclara que, malheureusement, il lui est impossible actuel’ ement de nous donner satisfaction. Cependant il nous demanda de lui faire confiance et nous promit de nous accorder la première salle dont il pourra disposer.
- En ce qui concerne les Equivalences, nous rendîmes compte de ce que nous avons préparé à M. Gabelle, qui nous approuva de faire un travail méthodique et de longue haleine. Cependant il est des points qui peuvent déjà lui être soumis, notamment certaines équivalences de Baccalauréat et de Diplômes d’instituts privés et il cherchera à nous faire obtenir satisfaction.
- Mis au courant de la création de la Caisse de Prêts d’Honneur, M. Gabelle nous félicita chaleureusement de cette initiative, puis M. Eon remercia vivement M. le Directeur de ces nouveaux témoignages de sa bienveillante sympathie et l’assura de nos sentiments de respectueuse gratitude.
- Naissance
- Notre camarade Loiseau, ancien secrétaire de la Société, nous fait part de la naissance de sa fille Colette'. Nous lui adressons nos félicitations et nos meilleurs vœux.
- Nécrologie
- Notre Président, M. Eon, vient d’avoir la douleur de perdre son père. Nous sommes tous de cœur avec lui dans ce deuil cruel qui le frappe et nous lui présentons, avec nos vives condoléances, l’assurance de notre profonde sympathie.
- Commission
- des équivalences
- Afin d’activer le travail de la com-m.ss en, nous faisons appel à tous nos camarades et en particulier aux Ingénieurs C.A.M. pour qu’ils nous fassent connaître leurs suggestions et leurs désidérata.
- Adresser toutes les communications à ce sujet au secréta.re général.
- EDîner mensuel
- Bien que le 1 1 novembre soit fête nationale, le prochain dîner mensuel aura lieu comme d’habitude et nous espérons, que, comme les années précédentes, nos camarades viendront nombreux. Nous rappelons qu’il aura lieu au Café des Négoc.ants, 42, rue du Louvre, à 1 9 h. 30, et sera suivi d’iine partie musicale.
- üéunâons dis Comité
- Comme les peuples heureux, les rfumons du Comité n’ont pas d’his-to.re ; nos camarades jugeront ses efforts et son travail aux résultats obtenus. La prochain^ réunion aura lieu le 1 1 novembre aux lieu et heure habita :1s.
- Permanence
- La permanence recommencera à fonctionner tous les mardis, Salle I, de 20 à 22 heures, à partir de la rentrée des cours du soir.
- Elle sera assurée ainsi pendant le premier trimestre :
- Mardi 4 novembre : Boës, Cuisinier.
- Mardi 18 novembre : Bon, Ravel.
- Mardi 25 novembre : Mlle Le Chevallier, Eck.
- Mardi 2 décembre : Barbas, Ca-zaud.
- Mardi 9 décembre : Delafosse, Ballin.
- Mardi 16 décembre : Cuisinier, Pérot.
- Mardi 23 décembre : Boës, Cha-puis.
- Prix de la Société
- Les prix offerts par la Société aux élèves du C.A.M. ont été attribués
- ainsi :
- Prix de 100 fr. à un élève du Cours de Mathématiques : Petit (Roger) .
- Prix de 1 00 fr. à un élève du Cours c? Mécanique : Duchesne (Maurice).
- Prix de 1 00 fr. à un élève des T.P. cie Physique : Pruliëre (Clément).
- Note du Trésorier
- Un certain nombre de sociétaires n’ont pas encore payé leur cotisation de 1930. Nous les avisons que nous leur ferons présenter par la poste à partir du 1or décembre une quittance de 22 francs (cotisation 1930, plus frais de recouvrements) à laquelle nous les prions de réserver bon accueil.
- Ainsi que cela se fait dans de nombreuses sociétés, le Trésorier recevra avec plaisir dès maintenant les cotisa-t.ons de 1931.
- Compte de chèques-postaux : Paris
- 1207-33.
- Omission
- Le Trésorier a omis de reporter sur le talon de son carnet le nom du camarade qui a payé sa cotisation 1930 à la fin de l’A. G. Celui-ci pourrait-il se faire connaître ? Sinon, qu’il veuille bien payer la quittance qui lui sera présentée et nous demander de l’acquitter pour 1931.
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- Service des Offres et Demandes d’Emplois
- Aux Industriels
- Le Conservatoire National des Arts et Métiers est un grand Etablissement National d’Enseigne-ment Technique Supérieur, qui forme des Spécialistes vraiment dignes de ce qualificatif, c’est-à-dire des Ingénieurs, Chefs d’Ateliers, etc., pourvus non seulement de connaissances générales, mais d’une adaptation spéciale à chaque profession.
- La Société des Anciens Elèves et Ingénieurs du Conservatoire est une vaste pépinière de Techniciens spécialisés qui peut alimenter les industries les plus diverses.
- Elle attire l’attention des Industriels sur son Service de Placement qui prend de plus en plus d’importance.
- Elle est à même de procurer
- à tous les Directeurs d’Usines ou Entreprises Commerciales le personnel dont ils auront besoin. Dès
- Élèves
- du
- Conservatoire
- Vous avez intérêt à faire partie de notre Société !
- Remplissez donc la demande à la page 23... et venez nous voir : nous vous attendons
- qu’une situation lui est offerte, elle en informe les intéressés, dont elle possède le curriculum vitœ et qui
- doivent lui faire connaître dans les vingt-quatre heures s’ils donnent suite à l’affaire.
- La Société ne présente que des postulants recommandables pour l’emploi signalé. C’est donc en toute confiance que les Industriels peuvent lui demander le personnel technique dont ils ont besoin.
- Leurs offres sont affichées au Conservatoire, dans l’une des deux vitrines de la Société, et se trouvent ainsi constamment au regard des centaines de personnes qui passent chaque jour devant ces tableaux.
- Les offres d’emplois sont à adresser à M. le Président de la Société des Anciens Elèves et Ingénieurs du Conservatoire, 292, rue Sa nt-Martin, Paris (3e).
- La Société des Anciens Élèves et Ingénieurs C. A. M.
- | édite régulièrement :
- EE 10 Une revue trimestrielle dit (( REVUE C. A. M. » ;
- Ü 2° Un bulletin mensuel, dit (( BULLETIN DES INGENIEURS ET
- H TECHNICIENS C. A. M. >,.
- ü b
- = Pour tous Renseignements (Rédaction, Publicité, etc...) écrire au gérant de la
- ü REVUE C. A. M. : A. CUISINIER, 37, Av. de la Gare (St-Ouen).
- Le service de placement est fait pour vous. Sachez en profiter.
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- Les grandes étapes de la Science électrique
- L’électron négatif, atome d’électricité
- (PREMIÈRE LEÇON
- Avertissement : Une seule électricité
- Les modes de production de l’électricité sont innombrables :
- Elle existe sur terre et dans l’atmosphère ; elle peut être développée par le frottement et l’influence ; elle circule dans tous les circuits soumis à la force électromotrice des piles, des accumulateurs, des machines d’induction à courant continu et alternatif. Nous la retrouvons dans les dispositifs qui produisent les rayons cathodiques, les rayons X, les ondes de la Télégraphie sans fils ; le radium a aussi des radiations électriques. La cellule photoélectrique, plus récente encore, sait faire de l’électricité.
- Tous ces phénomènes ne sont que des aspects distincts, des manifestations différentes d’une substance unique obéissant toujours aux mêmes lois quelle que soit son origine. Il est essentiel, en présence de cette diversité des apparences, de savoir reconnaître toujours l’unité de la substance et l’unité-de ce grand chapitre de la Physique.
- . L’ordre historique des découvertes, que l’on pourrait suivre pour cette étude, n’est pas sans avantages, mais il accuse beaucoup les différences, et n’arrive que trop lentement à faire comprendre notre conception actuelle de l’électricité. Nous ne voulons donc pas nous astreindre à le respecter, mais afin d’acquérir l’état d’esprit convenable et de prendre une vue d’ensemble, qui permette d’établir la position de la question, nous rappellerons assez rapidement la succession des événements qui, dans l’histoire de l’électricité, nous ont amené à l’époque actuelle.
- Première période. Electricité atmosphérique. Pranklin (1870).
- Pour faciliter l’exposé, nous distinguerons sept périodes successives, et la première, celle de l’électricité atmosphérique, débute nécessairement avec l’origine du monde.
- Le sol est électrisé, et l’atmosphère est un champ
- DE L’ANNÉE 1930-1931)
- électrique, un espace dans lequel s’exercent des forces électriques. L’homme a tout de suite observé les nuages orageux électrisés, les éclairs, la foudre, le tonnerre, les aurores polaires. Pranklin, l’inventeur du paratonnerre, qui allait puiser avec un cerf-volant, l’électricité des nuages, peut être considéré comme ayant fait, l’un des premiers, une étude scientifique de l’électricité atmosphérique. Cependant l’explication de ces phénomènes complexes, encore difficile et incertaine à l’heure actuelle, n’a guère aidé à percer le grand mystère de l’électricité.
- Deuxième période. Electricité statique
- DES CORPS FROTTÉS. Le CHAMP ÉLECTRIQUE
- Coulomb (1790).
- On a réussi à produire l’électricité artificiellement par le frottement, puis par Yinfluence, d’où les machines électrostatiques à frottement et influence. On a vite reconnu l’existence de deux espèces d’électricité :
- L’électricité positive, par exemple celle du verre frotté avec le drap ;
- L’électricité négative, par exemple celle de la résine frotté avec une peau de chat.
- On a convenu d’appeler positive l’électricité du verre et négative celle de la résine, mais on aurait pu, tout aussi bien, intervertir ces deux signes.
- Les électricités de même nom, c’est-à-dire positives toutes deux ou négatives toutes deux, se repoussent. Les électricités de noms contraires, c’est-à-dire l’une positive et l’autre négative, s’attirent.
- L’électrisation par influence consiste dans l’électrisation d’un métal placé dans le voisinage d’un corps électrisé. L’une des extrémités prend une charge positive et l’autre prend une charge négative égale.
- Nos lecteurs trouveront dans le prochain numéro de la Revue, la suite de cet intéressant article de M. J. Lemoine, professeur de physique industrielle au Conservatoire, que nous n’avons pu, faute de place, reproduire entièrement ici.
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- L’or métal précieux. — Historique de sa production. — Ses emplois. — La monnaie d’or. — Son rôle. — L’avenir de l’or.
- L’or est un métal précieux et qui l’a toujours été en raison de la rareté de sa production — précieux signifie, en effet, de prix élevé. Il était connu dans l’antiquité où il avait, ainsi que de nos jours, deux emplois : on s’en servait pour l’ornementation des palais et pour la fabrication des bijoux ; il joua un grand rôle dans la vie fastueuse des rois asiatiques ; enfin on l’utilisa aussi, en ces temps reculés, comme monnaie, mais dans des proportions plutôt réduites.
- Aujourd’hui, le principal emploi de ce métal paraît bien être le monnayage ainsi que nous le verrons plus loin ; après bien des luttes de valeur avec son frère ennemi le métal argent, il est devenu de nos jours l’étalon type de monnaie pour le change sur les marchés internationaux. Ses emplois industriels sont nombreux. La bijouterie en fait une forte consommation dans le monde, consommation difficile d’ailleurs à évaluer malgré le beau courage que l’on met à produire, à ce sujet, des statistiques. Quoiqu’en bien moins grande quantité, on fabrique de la vaisselle d’or. Il est d’un usage courant avec l’argent pour la frappe des médailles. Il entre enfin sous forme de feuilles dans la dorure des livres, d’objets de toutes sortes en ivoire, en bois, et on l’applique sur les flèches des grilles ornementales.
- Il n’est pas précieux seulement parce qu’il est reltivement rare, mais aussi parce qu’il possède des qualités et des propriétés physiques de premier
- ordre. C est le plus lourd des métaux usuels : sa densité est de 19,5. Il est extrêmement ductible et malléable. Il fond à 1.045 degrés. Sa résistance, il^ est vrai, est peu grande. Suivant les modes d’expériences, un fil d’or de 2 millimètres de diamètre se rompt sous une pression moyenne de 75 kilogr. On le réduit par le battage en feuilles de 1/10" de millimètre et moins. Cette industrie, en ce qui concerne les feuilles les plus minces, travaille avec les mêmes procédés en usage chez les Romains il y a plus de 2.000 ans. On sait aussi que l’eau régale — dont la formule était connue de l’alchimiste Géber au IX" siècle -— attaque 1 or et le dissout. Notons en outre cette particularité : c’est qu’on le durcit en l’alliant au cuivre qui lui donne une couleur rouge. ^
- Jusqu’à des temps éloignés, la production de 1 or se faisait par les orpailleurs, c’est-à-dire par les chercheurs de paillettes d’or dans le sable des rivières et des fleuves. Ces paillettes proviennent de T érosion, par les eaux courantes, des roches qui les contiennent ou sont le produit des broyages que firent les mouvements géologiques. A part la découverte de quelques pépites, la production de l’or est venue des orpailleurs pendant un long temps. Il était l’objet de bien des convoitises. La légende qui nous dit que les Argonautes allaient à la recherche de la Toison d’or nous révèle le grand désir que l’on eût, dès la plus haute antiquité, de se procurer ce métal précieux.
- Il y aurait bien des faits historiques intéressants à exposer sur la recherche de l’or, sur ses emplois divers au cours des siècles. Nous nous bornerons
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- ici à son emploi monétaire, celui qui, dans la vie économique, est un élément capital. A ce propos, rappelons très sobrement que l’or n’est pas le principal élément de richesse comme l’ont cru longtemps tous ceux qui, même jusque vers la fin du XVIII0 siècle, ont écrit sur le commerce international. Cette doctrine erronée, dite mercantile, a fait commettre bien des fautes à conséquences malheureuses. Les économistes, à la fin du XVIII0 siècle, ont défini et exposé la véritable fonction des métaux précieux en tant que monnaie.
- L’antiquité, comme nous l’avons indiqué plus haut, a peu frappé de pièces d’or. L’argent, plus abondant, fut l’étalon le plus courant. Il était l’étalon de la monnaie athénienne, monnaie loyalement frappée pendant longtemps et qui facilita l’extension du commerce de cette active et riche cité. La (( chouette du Laurium » — emblème frappé sur l’argent tiré des mines du Laurium — jouait à cette époque le rôle de la livre sterling de nos jours. Tant il est vrai qu’une bonne monnaie — qui n’est pas frelatée, comme il arriva souvent au moyen-âge et plus tard — donne une suprématie certaine, pour les changes internationaux, au pays qui l’adopte.
- On frappa quelques quantités réduites de pièces d’or dans l’antiqu:té. Citons les dariques du nom du roi Darius, comme 2.400 ans plus tard, les louis d'or, les pièces frappées par les rois de France portant ce nom. A Athènes l'arguroco-peion (Hôtel des Monnaies) était adossé au temple de Junon. Le contrôle y était sévère. Notons en passant que c’est la matière précieuse elle-même qui donne une valeur aux monnaies, et non le fait que les rois et les souverains mettent leur effigie sur les pièces. On a cru longtemps que la frappe des monnaies devait être un droit régalien. La vérité scientifique est que les monnaies sont — quoique faisant fonction d’étalon — des marchandises. Donc le commerce des métaux précieux et la frappe doivent en être libres. C’est le seul moyen, sous l’action de l’offre et de la demande, d’approvisionner de monnaie, et suivant leurs besoins, la circulation des monnaies dans les différents pays. Le vrai rôle des gouvernements doit se borner à contrôler cette frappe pour assurer les conditions définies de leur fabrication. En réalité, le but auquel on devrait tendre serait d’unifier, pour tous les pays, le type d’une monnaie qui serait une unité de même poids et de même titre. Cela faciliterait les rapports commerciaux et financiers internationaux. On y tendait avant la guerre. Ce cataclysme a eu pour conséquence de ravager les régimes monétaires, dans les pays belligérants d’Europe. Aujourd’hui, ces régimes de plus en
- plus dissemblables créent une sorte d’anarchie monétaire.
- La production de l’or était faible dans l’antiquité. Les Romains tiraient l’or d’un peu partout dans les sables des rivières, notamment en Espagne. La chute de l’empire romain et les invasions des barbares arrêtèrent à peu près les recherches d’or. Ce qui en existait avait été caché lors des invasions des barbares. Les prix baissèrent en raison de la rareté de l’argent qui à peu près seul servit de monnaie jusqu’à la découverte de l’Amérique à la fin du XV° siècle. Mais au Xe siècle on tira de l’or, de l’argent et du cuivre des montagnes du Harz (Allemagne).
- La découverte de l’Amérique (1492) opéra une véritable révolution monétaire. Les premiers envois d’or en Espagne furent des trésors pris dans les palais des rois du Mexique et du Pérou. Ensuite les mines furent exploitées. Quand ces importations de métaux précieux prirent une importance croissante en Europe, les prix augmentèrent, ces métaux précieux ayant une moins grande valeur qu’auparavant par suite de leur abondance. Toutefois, il ne faut pas oublier que ce n’est pas le seul élément qui entre dans la formation des prix : il en est d’autres d’origine plus normale, comme les prix de revient que diminuent les inventions et la meilleure organisation des usines et des manufactures, puis, en agriculture, l’action des phénomènes météorologiques qui donnent des récoltes abondantes ou réduites de blé, de coton, etc...
- Quelles ont été les quantités d’or produites depuis la découverte de l’Amérique 7 Les chiffres pour le XVIe siècle et même le XVIIe siècle sont des conjectures. Un statisticien allemand, Soetbeer, les a adoptés et insérés dans ses tableaux de la production de ce métal précieux. Nous donnons ci-dessous le tableau des productions de l’or dans le monde entier de 1493 à 1930. En 1875 finit la lutte entre l’or et l’argent pour l’emploi monétaire. On essaya en divers pays, et en France pendant environ un siècle, de les faire circuler ensemble en établissant un rapport de valeur entre eux : en France 15 1/2 grammes d’argent étaient considérés comme ayant la valeur d’un gramme d’or. Mais les productions très variables de ces deux métaux modifiaient forcément ce rapport officiel, théorique, tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre. Cette lutte des deux frères ennemis se termina par le triomphe de l’or et l’établissement du monométallisme or dans la plupart des grands pays. Cette évolution se produisit à partir de 1875. Mais déjà l’Angleterre (ce qui a fait la force du marché de Londres), avait, dès 1824, adopté l’étalon unique d’or.
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- Voici le tableau de la production de l’or depuis le temps qui s’est écoulé de 1493 à 1920 ; chaque chiffre — en millions de francs d’avant-guerre — représente le total de l’or produit depuis 1493 jusqu’à la date de chaque période.
- Production de For
- En millions de francs, au pair, soit de 2.' centigrammes 032 d'or fin.
- Périodes Produel., de ii la lin de chaque période Périodes Product. de </,93 ii la fin de chaque période
- 1493-1840 14.482 1891-1895 45.470
- 1 s41-1850 16.368 1896-1900 52.137
- 1851-1860 23.276 1901-1905 60.497
- 1861-1870 29.823 1906-1910 71.729
- 1871-1880 35.677 1911-1915 83.627
- 1881-1890 41.248 1916-1920 93.775
- Il aurait donc été produit, depuis la découverte de l’Amérique, 93 milliards 775 millions de francs — unité d’avant-guerre — d’or fin. Les chiffres de la première période de 1493 à 1840 sont fort hypothétiques. Le monde aurait ainsi vécu jusqu’à la fin du XV1' siècle, avec une provision d’or de 1 4 milliards 1 / 2 de francs. La quantité de métal jaune produite, depuis ce temps, se serait donc accrue de un peu plus de 79 milliards de francs —— toujours estimés en francs d’avant-guerre. La production s’est surtout augmentée à partir de 1850, à la suite de la découverte des mines de la Californie (1849) qui a été suivie, peu d’années après, de celles d’Australie. Cette production annuelle oscillait alors entre 600 et près de 700 millions de francs. Enfin, elle devait prendre de bien plus fortes proportions avec l’exploitation des mines de l’Afrique du Sud, surtout depuis 1904, époque à laquelle ce pays produisit 1 1 7 tonnes métriques d’or fin — soit en francs-or d’avant-guerre, à la valeur du pair monétaire de 3.444 fr. 44 le kilogr. un peu plus de 405 millions de francs. Cette production dépassa 200 tonnes métriques d’or fin à partir de 1907 et progressivement s’était élevée à plus de 283 tonnes d’or fin en 1912. Elle se maintint à des chiffres un peu plus faibles pendant la guerre, chiffres qui furent plus réduits — en moyenne à 250 tonnes métriques de 1918 à 1923. Mais, à partir de cette époque, l’accroissement de la production fut assez rapide : elle dépassa 300 tonnes dès 1926 pour donner une moyenne de 15 à 20 tonnes de plus en 1927 et 1928. De tous les pays qui produisent de l’or, l’Afrique du Sud est
- celui qui en donne le plus. Quant à la production totale du monde entier, on l’estimait, depuis 1925, à un chiffre qui a oscillé de 585 à près de 600 tonnes d’or fin, soit, pour 600 tonnes en francs d’avant guerre, à plus de 2 milliards par an.
- On pense bien que les procédés d’extraction des minerais et leur traitement chimique ont été de plus en plus perfectionnés. On tire le maximum de ce que peut contenir le m.nerai, mais la teneur en or fin du minerai dans les différentes exploitations varie beaucoup. Pendant la guerre, en raison de la hausse du prix de la main-d’œuvre, on ne put continuer l’explo.tation de certaines mines, le prix de revient étant au-dessus du prix de l’or.
- D’ailleurs, comme toutes les mines, les mines d’or s’épuisent plus ou moins rapidement. Les prévisions de cette baisse de production ont été faites par des techniciens et prospecteurs de cette industrie. Certains économistes sont partis de là pour prédire une disette d’or pour des temps assez prochains. C’est aller un peu vite. D’autres centres aurifères peuvent très bien être découverts. Le contient asiatique ne peut à priori être considéré comme ayant été prospecté dans toutes ses parties. On a fait, de même, des prédict ons de disette d’or lorsque baissèrent les rendements des mines de Californie et d’Australie. Un savant autrichien a prétendu aussi que l’or, en raison de sa densité, s’était peu à peu acheminé vers le centre de la terre, hypothèse contredite par d’éminents géologues. En tout cas, si la production de l’or venait à baisser les prix tendraient aussi à baisser. Mais aujourd’hui, nous possédons des moyens d’économiser les monnaies métalliques et, en particulier, la monnaie d’or. On connaît le rôle des billets de banque, celui des compensations, l’emploi du chèque.
- La situation monétaire actuelle de la plupart des pays est incomplète, même dans ceux où on a fait des stabilisations, car la monnaie d’or n’y circule pas en fait : on n’y rembourse pas en monnaie d’or les billets de banque. L’or n’est fourni par les banques d’émission qu’aux personnes qui prouvent qu’elles ont des règlements à effectuer à l’étranger. Dans presque tous les pays l’or est renfermé dans les caisses des Banques d’émission comme dans des tabernacles. C’est une divinité que la grande masse des populations adore de loin.
- On ne peut guère avoir de statistiques bien précises sur l’or détenu par les Banques d’émission, car les chiffres manquent pour certaines d’entre elles. Nous donnons ci-dessous le tableau de l’or possédé par les Banques d’ém|ission de quatre grands pays, à la date des mois de mai dernier et d’après les chiffres publiés par le Bulletin de l'Institut International de Statistique.
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- Encaisse or en mai 1930 de
- Banque (!• K rance Banque d’Angleterre Banque d'Allemagne Banque de réserves Fédérales des Etats-t'nis
- en francs réduits par la loi du 23 juin 1928 En Liv. St. En Marks d’av. guerre en Dollars
- en 1.000 fr. en 1.000 L. S. en 1.000 Mks en 1.000 doit.
- 43.219.812 161.103 2.580.019 | 3.069.004
- Convertis en francs d’avant guerre, ces chiffres donnent pour ces Banques, en millions de francs :
- 8.405 i 4.027 | 3.173 | 7.673
- Ce qui au total donne, en chiffres ronds, 23 milliards 300 millions de francs. Mais d’autres banques, aux Etats-Unis, possèdent de l’or. Il en est de même des Eanques d’émission d’un très grand nombre de pays. Les Banques Suisses possèdent 522 millions de francs or. L’estimation des encaisses de métal jaune sont parfois difficiles à
- apprécier en raison de ce qu’il n’est pas fait de distinct’on entre les dev ses de ces encaisses et parfois les monnaies d’argent. Puis il faut noter que la thésaurisation en constitue une part qu’on ne saurait évaluer. L’Inde Anglaise, par exemple, absorbe une grande quant té de métaux précieux qui demeurent thésaurisés dans ce pays.
- Enfin il faut tenir compte des emplois industriels de l’or. Ils se sont beaucoup étendus. On l’estimait en ces dernières années à 800 millions de francs — anc;en franc au pair — par an. Mais ce chiffre est très hypothétique.
- Nous devons conclure que l’or demeurera longtemps encore l’étalon monétaire international et n’entrera plus, dans les mêmes proportions qu’au-trefois, dans la •circulation monétaire réelle intérieure des pays, même dans celle des pays les plus riches. Outre son rôle d’étalon il représente et représentera longtemps aussi la garantie certaine d’une part de l’émission des Banques qui remplissent cette fonction.
- André LlESSE.
- LA SOCIÉTÉ DU GAZ DE PARIS
- rappelle aux Industriels parisiens que les nouveaux prix du gaz sont applicables avec effet rétroactif au 1er Janvier 1930.
- Consulter le barème publié dans le N° de Juillet 1930, de ce Journal.
-
- Pour Ioms renseignements, s'adresser au
- SERVICE DE VULGARISATION DES APPLICATIONS DU GAZ
- «, Rue Condorcet, PARIS (Be)
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- Ed. SAUVAGE
- Professeur honoraire au Conservatoire
- wiin •lui wiim ii mu ni in i
- Amusement
- arithmétique
- On demande quel est le nombre le plus élevé quon puisse écrire avec trois chiffres. Bien entendu, il ne s’agit pas du nombre 999, mais on envisage la notation des puissances, qui indique des produits de facteurs égaux : la réponse est 9 à la puissance 9". Quelques multiplicat ons donnent rapidement la valeur de 9", 387.420.489. Le nombre demandé est donc 9 multipl'é par lui-même 387.420.488 fois. Il paraît difficile de chiffrer cette puissance de 9 ; on peut s’en faire une idée par le calcul logarithmique. En multipliant par 387.420.489 0,934.2423, logarithme de 9, on obtiendrait le loganthme de la puissance cherchée. Ce produit, simplifié, est approximativement 369.693.000. C’est la caractéristique, ou partie entière, du logarithme cherché. La caractéristique, augmentée d’une unité, ind'que combien le nombre correspondant compte de chiffres entiers.
- Le nombre cherché a donc au moins 369.693.001 chiffres. Suivant une notation commode on le représente par 1 0'U’!I'00'5'",M), c’est-à-dire 1 suivi de 369.693.000 zéros. C’est un minimum, car ce nombre aura d’autres chiffres qu’un 1 suivi de zéros ; le nombre de ces chiffres, tel que nous l’avons calculé, n’est d’ailleurs qu’approximatif.
- Cherchons ce que peut représenter un pareil nombre. On attribue aux molécules des gaz des
- dimensions voisines du dix-millième de micron (unité d’Angstrôm, ou dix-millionn:ème du millimètre) ; supposons que de telles molécules, au contact entre elles, occupent chacune un cube dont le côté est le 10.000e du micron. Comptons combien il en faudrait pour remplir un vaste récipient. Ce récipient fera une spère dont le rayon dépassera probablement la plus grande distance à laquelle nous puissions apercevoir les astres, soit un million d’années de lumière : 1 année de lumière est le parcours de la lumière en une année, à la vitesse de 300.000 km par seconde. L’année de lumière vaut donc 300.000 X 60 X 60 X 24 X363
- km., soit 9.460.800.C00.000 km., que nous écrirons 9,4.608 X 10’“.
- Prenant d’abord comme unité l’année de lumière, le volume de la sphère considérée sera
- 4x3,14
- ---------- 1.000.0003, soit 4,2x10's cubes de
- 3
- cette unité.
- Une année de lumière valant 9,4.608 XlO1' km., le cube vaudra 9,4.608'*X 1 0’'' ou, approximativement, 8,3 X 1 0 "s km'!.
- Un kilomètre est égal à 10'" dix-nvllièmes de micron, et un kilomètre cube à 10' " cubes de 0,0001 micron de côté ; le kilomètre cube contient donc 10 de nos molécules.
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- Au total la grande sphère en contiendra
- 4,2 X101SX.8,5 X 103SX 1 CP, soit 3,57x19"
- C’est une fraction infime, qu’on peut dire inappréciable, du nombre donné.
- Prenons même autant de grandes sphères qu’il y a de molécules dans l’une d’elles, nous n’arrivons qu’au carré du nombre précédent,
- 1,27x10193,
- fraction encore insignifiante !
- Ainsi, en restant dans les 1 mites de ce que
- nous pouvons imaginer sans trop de peine comme petitesse et comme grandeur, nous n’arrivons qu’à des fractions infimes du grand nombre écrit avec trois 9-
- En substituant à 9 le nombre de 1 Ü, on arrive immédiatement à l’expression de 10 à la puissance 1010 : c’est 10 10 000 000-000 , 1 suivi de 10 milliards de zéros. Ecrit avec des chiffres fins, n’occupant qu’un millimètre, ce nombre s’étendrait du pôle à l’équateur, suivant le quart du méridien.
- 3 août 1930, Ed. Sauvage.
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- LITTÉRATURE
- Rome et les Lettres latines, par Auguste Dupouy. L’Ecole classique française ( 1660-1715), par Auguste Bailly.
- La Renaissance des Lettres en France (de Louis XII à Henri IV), par J. Plattard,
- Le Naturalisme français ( 1870-1895), par Pierre Mar-I ino.
- Parnasse et Symbolisme (1850-1900), par P. Mar-lino.
- La Pensée française au XVIIU siècle, par D. Mornet. La Littérature italienne, par M. Th. Laignel.
- Histoire de la Langue allemande, par L. Tonnelat.
- La littérature française contemporaine, par André Billy. L’Ecole romantique française, par Jean Giraud.
- Le Théâtre français contemporain, par Edmond Sée. Grammaire descriptive de l’anglais parlé, par J. Del-court.
- La Littérature en Russie, par J. Legras.
- HISTOIRE
- ET SCIENCES ÉCONOMIQUES
- La Société féodale, par J. Calmette.
- La Révolution française, tomes I, II el III, par A. Ma-thiez.
- La Grande Guerre (1911-1918), par le général The-venet.
- La France économique et sociale au XVIII0 siècle, par
- Henri Sée.
- Les Doctrines économiques en France depuis 1870,
- par Gaétan Pirou.
- Peuples et Nations des Balkans, par Jacques Ancel.
- Les Origines du capitalisme moderne, par Henri Sée. La Formation de l’Unité italienne, par G. Bourgin.
- La Civilisation athénienne, par P. Cloché.
- La Formation de l’Etat français et l’Unité française, par G. Dupont-Ferrier.
- GÉOGRAPHIE
- Les Pyrénées, par Max Sorre.
- Les Alpes françaises, par R. Blanchard.
- Les Grands marchés des matières premières, par F.
- Maurette.
- La Houille blanche, par II. Gavaillès.
- Les Industries de la soie en France, par Pierre Clergel. Les Alpes (Géographie générale), par Emm. de Marion ne.
- Nos grands problèmes coloniaux, par G. Hardy.
- MATHÉMATIQUES
- Traité pratique de géométrie descriptive, par G. Gef-Statique et Dynamique, tomes T et H, par H. Beghin. Statique et Dynamique, tomes I el H, par Bégliin. Probabilités et erreurs, par E. Borcl et R. Dcllhcil.
- Calculs numériques et graphiques, par E. Gau. Eléments de Calcul différentiel et de Calcul intégral,
- par Th. Leçon le et R. Deltheil.
- Nomographie, par M. Fréchet et H. Roullet.
- Le Calcul vectoriel, par R. Bricard.
- Les Quanta, par G. Dejardin.
- PHYSIQUE
- Télégraphie et Téléphonie sans fil, par G. Gutton. Théorie cinétique des Gaz, par Eugène Bloch.
- Eléments d’Electricité, par Ch. Fabry.
- Les Instruments d’Optique, par Henri Parisellc. Physique du Globe, par Ch. Maurain.
- L’Atmosphère et la Prévision du temps, par G. ltouch. Les Courants alternatifs, par P. Sève.
- Le Magnétisme, par P. Weiss et G. Foex.
- Principes de l’Electrochimie, par J. Ponsinet.
- Ondes et Electrons, par P. Bricout.
- Les Rayons X, par J. Thibaud.
- CHIMIE
- La Fonte, par le colonel J. Rouelle.
- Principes de l’analyse chimique, par Victor Auger. L’Acier, par le colonel J. Rouelle.
- L’Industrie du Fer en France, par J. Lovainvillc. Propriétés générales des sols en agriculture, par Gustave André.
- Les Méthodes actuelles de la Chimie, par Pierre Jolibois.
- Chimie minérale, tomes 1, II et III, par H. Copaux et H. P erp e rot.
- Les Industries de fixation de l’azote, par M. Guichard. Essences naturelles et Parfums, par R. Uclange.
- BIOLOGIE
- L’Hérédité, par Etienne Rabaud.
- Eléments de Paléontologie, tomes I et H, par L. Jo-
- leaud.
- La Tuberculose, par le docteur E. Rist.
- Psychologie expérimentale, par Henri Piéron.
- La Vie de la Cellule végétale, par R. Combes (2 vol.). Couleurs et Pigments des êtres vivants, par le docteur J. Verne.
- MECANIQUE ET ÉLECTRICITÉ
- Alternateurs et moteurs synchrones, par Edouard Roth.
- Les Moteurs à explosion, par E. Marcotte.
- Piles et Accumulateurs électriques, par L. Jumau. Transport de l’électricité, par R. Couffon.
- Les Moteurs à combustion, par E. Marcotte, mesures électriques, par Jean Granier.
- Appareils et méthodes des Mesures mécaniques, par le lieutenant-colonel Raibaud.
- Demander le prospectus « COLLECTION ARMAND COLIN » donnant une notice
- sur chaque ouvrage.
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- Carnet du Chef de Chantier, par J. DALIAN,
- Directeur de Travaux, avec préface de M. Raoul BRANDON, Architecte, Professeur à l’Ecole Nationale Supérieur des Beaux-Arts, Membre du Conseil Supérieur de l’Enseignement des Beaux-Arts, Officier de la Légion d’Honneur, Député, Conseiller municipal de Paris. Paris, Béranger, 15, rue des Saints-Pères. Un volume in-8° (12x21) de 219 pages, avec de nombreux tableaux et planches (330 gr.) (Prix : Reliure souple : 35 francs).
- « C’est bien volontiers que je présente ce livre aux professionnels du bâtiment et des travaux publics. Je suis assuré qu’il sera accueilli en faveur.
- M. Dalian a exposé d’une manière simple, claire et précise, les principes qui s’appliquent nécessairement à la conduite des travaux, non seulement pour éviter tous mécomptes à l’entreprise, mais encore pour faciliter la direction des architectes ou des ingénieurs.
- Je ne doute pas que la stricte observation de ces principes, concrétisés en de nombreux exemples, ne soit d’une utilité incontestable.
- Je souhaite voir ce livre entre les mains des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs et surtout des chefs de chantier. Il s’adresse à eux particulièrement. Tous pourront y puiser des notions utiles et nécessaires pour la conduite rationnelle et méthodique d’un chantier. »
- Raoul Brandon.
- Aide Calcul Graphique pour la Mécanique Générale, par Coloman Vargha, Ingénieur, avec le concours de l’Office National des recherches scientifiques, industrielles et des inventions, avec préface de M. J.-L. BRETON, Membre de l’Institut. (Ouvrage honoré d’une souscription du Sous-Secrétariat de l’Enseignement Technique du Ministère de l’Instruction publique). Un Atlas (27x37), de 20 planches, en un carton. Paris, Béraqger, 15 rue des Saints-Pères. (Prix : 82 francs).
- « L’Office des Recherches et Inventions a accepté de fournir un concours pour le dessin et l’impression d’une série d’abaques préparés par M. Vargha et publiés par la Librairie Polytechnique Ch. Béranger.
- Il lui est apparu que c’était collaborer à une expérience utile. Les abaques sont un instrument de calcul des plus féconds pour accroître la production des bureaux d’étude.
- Malheureusement, malgré les beaux et importants travaux théoriques parus dans notre pays, leur usage y est peu répandu. Une des causes en paraît être que l’ingénieur praticien ne peut trouver pour son usage qu’un petit nombre d’abaques dispersés dans d’importants ouvrages
- peu maniables pour lui. L’usage en est de plus rendu difficile par la diversité des modes de construction et de présentation, qui nécessite une étude presque pour chaque application.
- La conséquence est qu’on ne rencontre un usage généralisé des abaques que dans un petit nombre de bureaux d’études spécialisés où ils ont été établis suivant les habitudes et les commodités des ingénieurs qui les dirigent.
- M. Vargha a voulu mettre à la portée de tous les ingénieurs s’occupant de construction mécanique une série d’abaques d’usage facile, grâce à une présentation très uniforme et très claire et il a été grandement aidé par l’exécution typographique remarquable que l’éditeur Béranger a mise à sa disposition.
- Cet ouvrage vise donc à être un instrument de calcul pratique et non à apporter une contribution à la théorie des abaques.
- Il est caractérisé :
- 1 °Par la forme des abaques. Ce sont des abaques cartésiens simples dans le cas de trois variables, ou des abaques cartésiens accolés. Ce type a été choisi comme plus en rapport avec les habitudes d’esprit des lecteurs accoutumés à la représentation par des diagrammes de résultats d’expériences ou de calculs. La lecture est facilitée par des oppositions de teintes, et l’emploi par des exemples.
- 2° Un usage constant de la graduation logarithmique des échelles donne des tracés utilisables dans un champ étendu et des échelles convenablement associées, que l’oÀ n’a pas craint de multiplier, mettent à l’abri des erreurs de lecture.
- 3° Un emploi judicieux de l’anamorphose a permis de conjuguer les abaques accolés par un système de droites traversant obliquement le champ des tracés. C’est là une disposition essentiellement propre à faciliter la translation d’un abaque à l’autre de la valeur de la variable de liaison et qui permet en même temps l’emploi d’échelles multiples dans les deux abaques.
- Ces détails ont une importance qui n’échappera pas aux usagers : ils permettent une précision de lecture qui dépasse largement les nécessités de la pratique pour toutes les variables qui figurent dans les calculs techniques.
- Nous devons souhaiter le succès de cette première expérience, car si cette publication est accueillie favorablement par le Public technique, l’auteur est en mesure de produire, dans le même système de présentation, d’autres séries d’abaques, dont l’ensemble constituerait une précieuse contribution à la diffusion d’un instrument de calcul fort utile. »
- J.-L. Breton, Membre de l'Institut.
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- Guide du Charpentier (Calculs des Poteaux, Planchers et Fermes en bois), par M. Bousquet, Ingénieur-Architecte (S. A.F.), Membre de la commission départementale des bâtiments civils de la Manche, avec préface de M. Raoul BRANDON, Architecte, Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Officier de la Légion d’Honneur, Député, Conseiller municipal de Paris. Paris, Béranger, 15, rue des Saints-Pères. Un volumje in-8° (12x21) de 199 pages, avec 100 figures et 33 tableaux (285 gr.) (Prix : Reliure souple, 40 francs).
- « L’ouvrage de notre distingué confrère M. Bousquet s’impose à l’attention de tous les Constructeurs.
- Il répond à une nécessité vitale.
- Les formules empiriques et mensongères, sources d’erreurs, sont remplacées par des calculs simples et précis, à la portée de tous.
- C’est un devoir pour nous de louer l’auteur et l’éditeur.
- Raoul Brandon.
- Table pour la détermination directe des Combinaisons d’Engrenages (Organisation cinématique des Mécanismes, Montages sur Machines-Outils) , à l’usage des Ingénieurs, Constructeurs, Dessinateurs, Contremaîtres et Conducteurs de Machines, par André SoBEK, Ingénieur A.M. Un volume in-8° raisin (16X25), de 194 pages avec 144 tableaux. Paris, Béranger, 15, rue des Saints-Pères. (Prix : relié, 680 gr., 65 francs).
- Guide Lithognostique ou Détermination rapide des Roches sur le terrain et par les seuls caractères macroscopiques, par
- le Dr R. VERBRUGGE, avec une préface du Baron Ivan de RADTZITSKY d’OsTROWlCK, Secrétaire de la Revue de Géologie. Paris, Béranger, 15, rue des Saints-Pères. Un volume in-8° couronne (12x18) de 187 pages (180 gr.). (Prix : broché, 20 francs).
- Cours d’Analyse, Tome II, par J. Hadamard, Membre de l’Institut, Professeur à l’Ecole Polytechnique, au Collège de France, à l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures. Paris, Hermann, 6, rue de la Sorbonne. Un volume in-8° de 720 pages. (Prix : 140 francs).
- Recueil d’Exposés sur les Ondes et Corpuscules, par Louis de BROGLIE, Maître de Conférences à la Sorbonne. Paris, Hermann, 6, rue de la Sorbonne. Un volume in-8° de 80 pages, avec portrait de l’auteur. (Prix : broché, 20 francs; relié, 30 francs).
- Introduction à l’étude de la Mécanique Ondulatoire, par Louis de Broglie, Maître de Conférences à la Sorbonne. Paris, Hermann, 6 rue de la Sorbonne. Un volume in-8° de XVI-292 pages, avec portrait de l’auteur. (Prix : broché, 85 francs; relié, 95 francs).
- Cours d’Electricité Industrielle, Tome I : L’Electricité dans la Science de l’Ingénieur, par A. DEFRETIN, ingénieur en chef du service électrique à l’Association des Industriels du Nord de la France. Un beau volume in-8°, 582 pages,
- avec de nombreuses figures, et 66 photographies hors-texte. Paris, Hermann et Cie, éditeurs, 1 929. (Prix : broché, 95 fr. ; Cartonné, 1 00 fr.).
- Conférences d’Actualités Scientifiques et Industrielles. Année 1929 : MM. L. de Bro-glie, G. Foex, E. Bloch, L. Dunoyer, G. Ri-baud, Lt-Colonel Jullien, L. Bloch, V. Kam-MERER, René Mesny. Préface de M. J. LEMOINE. Un volume in-8° de VIII-271 pages avec 126 figures. Paris, Hermann, 6, rue de la Sorbonne. (Prix : 35 fr.).
- Une crise récente de l'Optique ondulatoire. (L’auteur explique comment il a été amené à mettre d’accord les ondes et les quanta, comment est née la mécanique ondulatoire, les suggestions auxquelles e'ie conduit, par exemple l’interférence des faisceaux d’électrons.)
- L. de Broglie,
- Les substances mésomorphes. Leurs propriétés magnétiques. (Les corps mésomorphes, cristaux ayant perdu leurs discontinuités, liquides n’ayant pas encore leur isotropie. Propriétés générales de structure. L’état nématique, puis l’état smectique. Leurs propriétés magnétiques. Point de transformation.)
- Foex,
- Les atomes de lumière et les quanta. (La théorie des quanta. Planck, rayonnement du corps noir. Einstein, effet photo-électrique, chaleur spécifique des solides. Bohr, émission par les atomes. Effet Zeemann. Efifet Compton, La mécanique ondulatoire, L. de Broglie, Schrodinger, interférence des électrons. Le principe d’indétermination d’Heisenberg, qui contredit le principe de causalité.)
- E. Bloch.
- La cellule photo-électrique. (Fabrication et propriétés des cellules photo-électriques. Courbes caractéristiques. Mesures des courants photo-électriques. Applications.)
- L. Dunoyer.
- Le rayonnement des corps incandescents. — Tempé-ratures apparentes de brillance, de radiation et de couleurs. — Mesure optique des températures. (Corps noir. Rappel des propriétés. Réalisation. Loi de Kirchhoff. Pyromètres optiques. Températures apparentes d’un corps incandescent.)
- Principe de la production électrique des sons. (Le courant alternatif : alternateur, lampe à 3 électrodes, cellule photo-électrique, produit un son musical dans un récepteur téléphonique à haut-parleur. Réalisations actuelles dans les laboratoires de recherche et dans l’industrie musicale. L’avenir de la musique électrique.)
- Colonel Jullien.
- Les problèmes de structure et la mécanique nouvelle. (La répartition des raies spectrales d’un atome, par application de la mécanique ondulatoire, révèle la constitution interne de l’atome. Hydrogène. Hélium. Métaux alcalins et alcalino-terreux. Structure hyper fine des spectres.)
- L. Bloch.
- Signalez-nous les élèves que vous connaissez. Nous leur enverrons ce bulletin
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- Les hautes pressions de vapeur, (Propriétés de la vapeur et des cycles faisant ressortir l’avantage théorique des pressions élevées. Surchauffe directe et intermédiaire. Réchauffage de l’eau par prélèvements de vapeur. Pression limitée à 30 à 40 kg/cm2. Pressions dépassant 80 kg/cm2. Générateurs imaginés en vue des hautes pressions.)
- V. Kammerer.
- Les ondes dirigées et leurs applications. (Théorie des réseaux électromagnétiques. Réseaux linéaires à rayonnement transversal, à rayonnement longitudinal. Réalisations. Réseaux divers. Applications. Résultats obtenus. Phares hertziens tournants.)
- Mesny.
- Nouveautés
- Le Contrôle de la Dureté des Métaux dans l’Industrie, par P. RoUDIE. Volume 16>425, vm-114 pages, 6 figures, 1930 (235 gr.). Dunod, Editeur, 92, rue Bonaparte, Paris-6e. (Prix : relié, 35 fr. ; broché, 26 fr.).
- Etude résumée des Métaux précieux.
- Extraction, récupération, séparation, par Wilhelm Laatsch, Ingénieur métallurgiste. Traduit de l’allemand par A. Schubert, Ingénieur des Arts et Manufactures. Volume 16x25, VI-151 pages, avec 63 figures, 1930 (290 gr.). Dunod, Editeur, 92, rue Bonaparte, Paris-6e. (Prix : relié, 41 fr. ; broché, 32 fr.).
- Les Impuretés dans les Métaux. Leur action sur la structure et les propriétés des métaux, par Colin J. Smithells, M.C.D. Ss. Membre du Bureau des recherches de la General Electric C° Ltd, traduit de l’anglais par A. SCHUBERT, Ingénieur E.C.P. Volume 16x25, VIII-197 pages, 166 figures, 1930 (380 gr.). Dunod, Editeur, 92, rue Bonaparte, Paris-6e. (Prix : relié, 59 fr. ; broché, 50 fr.).
- L’Economie Thermique dans la Sidérurgie,
- par Max ScHLlPKOTER, Ingénieur, traduit de l’allemand par H. WEYAND et W. BECHTER. Volume 16x25, vm-134 pages, 55 figures, 1930 (370 gr.). Dunod, Editeur, 92, rue Bonaparte, Paris-6e. (Prix : relié, 38 fr. ; broché, 29 fr.).
- Aide-Mémoire des Ingénieurs, Architectes, Entrepreneurs, Conducteurs de travaux, Agents voyers, Dessinateurs, etc... Partie pratique : Formules, tables et renseignements usuels, par J. Claudel. Douzième édition entièrement refondue, par C. Roux et A. CARNEL, Ingénieurs des Ponts et Chaussées. 2 volumes 14x22, ensemble XXVI-2.296 pages, 1.613 figures, 1930 (2.800 gr.). Dunod, Editeur, 92, rue Bonaparte, Paris 6e. (Prix : relié, 235 fr.).
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- Tous les ouvrages précédents peuvent être consultés à la Bibliothèque du Conservatoire National des Arts et Métiers
- DEMANDE D’ADHÉSION
- à la
- SOCIÉTÉ DES ANCIENS ÉLÈVES ET INGÉNIEURS C.A.M.
- Je soussigné, .............................
- (Nom, Prénoms, Profession ou Emploi, Titre et raison sociale de l’Etablissement.)
- demeurant .....................................
- né à..................., le ...................
- Nationalité .............................-.....
- demande à adhérer à la Société en qualité de
- Membre (') .....................................
- Ci-joint le montant de ma cotisation et de
- mon droit d'inscription (1 2), soit............
- ....................1............;....... francs
- en espèces, en un mandat-poste, en un chèque (3), au nom de M. le Trésorier de l’Association. ....................le ................... 193
- Signature :
- Signature éventuelle du ou des Parrains:
- Cette demande d’adhésion doit être adressée à M. le Président de la Société des Anciens Elèves et Ingénieurs C. A. M., 292, rue Saint-Martin, Paris (3e).
- (1) Titulaire, Stagiaire, Associé, Correspondant (biffer les mentions inutiles.
- (2) La cotisation annuelle est de 20 francs; le droit d’inscription est de 5 francs. Ils peuvent être rachetés moyennant le versement de la somme de 300 francs (Membres à vici.
- (3) Biffer les mentions inutiles.
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- Feuille de Renseignements Complémentaires à la demande d’adhésion iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiNiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
- Enseignement suivi au Conservatoire des Arts et Métiers : ÉTUDIANTS...
- Récompenses obtenues au Conservatoire : Si vous ne pouvez suivre tout de suite l’Enseignement Supérieur du Conservatoire National des Arts et Métiers parce que vous n’avez pas la préparation voulue,
- Etudes antérieures au Conservatoire : le Cours
- Titres universitaires, diplômes divers, travaux personnels : D’ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL
- Situations successivement occupées dans l’Industrie ou l’Enseignement : ET DE DESSIN DE MACHINES vous donnera rapidement et à peu de frais les notions préparatoires qui vous sont nécessaires.
- Langues parlées couramment
- Situation militaire : Renseignements divers (facultatif) Situation de famille, titres honorifiques : Les Cours théoriques et appliqués, sont donnés exclusivement le samedi après-midi et le dimanche matin, donc pratiques pour tous.
- Emplois désirés (par ordre de préférence et traitement) : Le Cours prépare également aux différents certificats d’aptitude professionnelle.
- Régions (par ordre de préférence) :
- Personnes susceptibles de donner des renseignements : Cette année, ouverture d’un Cours d’automobile.
- Signature :
- Avis IMPORTANT. — En vue de la parution du prochain Annuaire et pour faciliter notre Service d’Offres et Demandes de Situations, prière de bien vouloir découper, remplir et retourner la présente feuille, sous enveloppe, convenablement affranchie, à M. le Président de la Société des Anciens Elèves et Ingénieurs C. A. M., 292, rue Saint-Martin, Paris (3e). Pour tous renseignements, écrire au Directeur du Cours d’Enseignement Industriel, 19, Rue Blanche, à Paris (Siège des Cours). 11111111111111111 m 11 m 1111111111 m 111111111111111111111111111 ; i m 11111111 m 1111
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