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Annuaire statistique et descriptif des distributions d'eau de France, Algérie, Tunisie et colonies françaises, Belgique, Suisse et Grand-Duché de Luxembourg : situation au 1er janvier 1909
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- IN* du Catalogue ÛJUJiT [Prlxrru luLiiiarnziT s&Zi&L
- ANNUAIRE STATISTIQUE ET DESCRIPTIF
- DES
- DISTRIBUTIONS D’EAU
- DE FRANCE
- ALGÉRIE, TUNISIE ET COLONIES FRANÇAISES BELGIQUE, SUISSE ET GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
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- y ’usso
- ANNUAIRE
- STATISTIQUE ET DESCRIPTIF
- DISTRIBUTIONS D’EAU
- DE FRANCE
- ALGÉRIE, TUNISIE ET COLONIES FRANÇAISES BELGIQUE, SUISSE ET GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
- PAR
- Le Docteur IMBEAUX
- Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Directeur du Service municipal de Nancy (pour la France)
- Le Commandant HOC
- Ingénieur de la Société L'Energie électrique du littoral méditerranéen, à Marseille (pour l’Algérie et la Tunisie)
- DEVOS
- Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, adjoint à l’Inspecteur général des Travaux publics des Colonies (pour ies Colonies françaises)
- VAN LINT
- Inspecteur du Service des Eaux de Bruxelles, directeur de la Technique sanitaire (pour la Belgique)
- BÉTANT
- Ingénieur, directeur du Service des Eaux de la ville de Genève (pour la Suisse parlant français)
- PETER
- Ingénieur, direcleur du Service des Eaux de la ville, à Zurich (pour la Suisse parlant allemand)
- KLEIN
- Ingénieur, chef du Service agricole à Luxembourg (pour le grand-duché de Luxembourg)
- DEUXIÈME ÉDITION
- SITUATION AU Ier JANVIER IQOQ
- Prix : 25 fr. broché ; 27 fr. cartonné
- ------------------------
- PARIS (VIe)
- H. DUNOD et E. PINAT, ÉDITEURS 49, QUAI DES GRANDS-AUGUST1NS, 49
- 1909
- Tous droits réservés
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- PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION (1900)
- L’initiative de quatre Ingénieurs, ardemment dévoués au progrès de l’hygiène et du bien-être public dans leur patrie respective, a entrepris d’établir la situation des pays de langue française au point de vue de l’alimentation en eau. Cette initiative vient d’aboutir, après trois ans de recherches et d’efforts, à la première édition du présent Annuaire : ce livre est donc en quelque sorte le bilan des distributions d’eau existantes au début du xxe siècle.
- Mais, liâtons-nous de le dire, il n’a pas uniquement pour objet de satisfaire une simple curiosité de statistique ; il voudrait, en montrant les erreurs du passé, les lacunes et les défectuosités du présent, être à la fois un enseignement et un conseil pour l’avenir. En d’autres termes, le but des auteurs serait rempli, si cet ouvrage, attirant l’attention des villes intéressées, contribuait à les encourager à se procurer une eau plus pure ou plus abondante et à s’assainir d’une façon plus complète, ce qui assurerait non seulement la disparition de la lièvre typhoïde, du choléra et autres maladies d’origine hydrique, mais encore un abaissement notable de la mortalité générale.
- La première chose à faire pour améliorer une situation, c’est de la bien connaître. Ainsi toute maison de commerce ou d’industrie bien ordonnée ne manque pas d’établir, à la fin de chaque année, la balance de son actif et de son passif, et c’est d’après cette balance quelle recherche les points faibles de son exploitation, en la comparant notamment à celle des maisons qui réussissent mieux. Eh bien, c’est précisément une occasion d’examen critique et de comparaison analogues, que notre livre veut donner aux municipalités, en ce qui regarde les points les plus importants de l’hygiène publique urbaine : toutefois, pour compléter l’étude, on ne devra pas oublier d’y ajouter les relevés annuels des cas de maladies zymotiques (spécialement dé fièvre typhoïde) et le taux de la mortalité générale, tout en ne perdant pas de vue, pour cette dernière, que dans nos villes civilisées elle ne devrait plus dépasser 18 à 19 °/0. (Inutile d’ajouter que la fièvre typhoïde devrait disparaître à peu près totalement et que les épidémies en doivent devenir
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- impossibles.) Enfin, pour faciliter le jugement et les conclusions à? tirer, nous croyons utile de faire précéder la statistique proprement dite des distributions d’eau, d’une sorte de code résumé des règles-d’après lesquelles il nous semble qu’on doit apprécier la qualité d’une eau et la valeur de l’alimentation d’une ville. Le lecteur, ainsi mis à même de comparer ce qui existe avec ce qui devrait exister, pourra se faire rapidement une première opinion.
- L’idée d’une statistique des distributions d’eau n’est pas nouvelle. Bien des pays en possèdent une : Manual of American Waterworks, aux Etats-Unis ; The Water Companies Directory, en Angleterre; Overzicht der Waterleidingen in Nederland, pour les; Pays-Bas ; enfin, Die Stâdtische Wasserversorgung im Deutschen Reiche (dont le 2e Volume vient seulement de paraître, pour l’Allemagne). Mais si l’applicafion aux pays de langue française se trouve quelque peu en retard, on voudra bien reconnaître que l’idée première est née en France ; elle est contenue en germe dans l’Annuaire des Eaux de la France pour i85i, ouvrage dû à l’initiative du Ministre de l’agriculture Dumas et rédigé par une Commission des plus illustres savants de l’époque. Cet ouvrage étudie en général toutes les eaux de la France et n’est pas spécial aux eaux de boisson, mais il n’en établit pas moins la qualité (chimique) de ces eaux dans bon nombre de villes : nul doute, si cette publication eût été poursuivie, qu’elle eût abouti à une statistique complète des eaux potables, en quantité et en qualité. Malheureusement, l’Annuaire vécut juste un an ; en reprenant son titre, nous exprimons l’intention de le continuer en ce qui regarde les eaux potables, et d’assurer à cette œuvre, par des éditions successives, une permanence-qui lui a manqué jusqu’ici.
- Depuis i85i, deux tentatives remarquables furent faites en France dans le même ordre d’idées. La première date de 1892 et a été faite par le 2e Comité de la Société de Médecine publique et d’Hygiène professionnelle, avec M. Bechmann, Ingénieur en Chef des eaux et égouts de la ville de Paris, pour rapporteur ; l’enquête faite alors porte sur 691 villes, et les résultats en sont traduits par un tableau comportant une ligne pour chaque ville. On comprend que les quelques indications de cette ligne soient tout à fait insuffisantes pour faire connaître la situation spéciale à chaque agglomération ; de plus, le tableau comporte des lacunes, et en outre néglige complètement tout le reste du pays. Enfin, depuis 10 ans, de nombreux changements sont survenus. — Plus complète encore et plus intéressante fut la tentative de M. Debauve qui, en 1897, dans son ouvrage : « Distributions d’eau et égouts », consacra un chapitre très long à la statistique des distributions d’eau en France. M. Debauve s’adressa, comme nous d’ailleurs, pour faire son enquête, aux Ingénieurs en Chef des Ponts et Chaussées ; mais il ne put réunir des documents que pour Go départements et les
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- 27 autres restent complètement en lacune dans son œuvre (un certain nombre de villes importantes manquent aussi dans les départements traités)*. Quoi qu'il en soit, nous sommes vivement reconnaissants à M. Debauve dé nous avoir autorisés à puiser à meme dans son ouvrage qu’on peut presque considérer comme une*première'édition du nôtre (pour la France) ; nous avons constaté* par là que dtepuis cinq ans bien des villes ont déjà fait de nouvelles adductions d’eau ou* des améliorations importantes à leurs distributions, et nous en avons été' heureux.
- Pour l'Algérie et Ta* Tunisie, il n’existait aucun précédent ; pour le Grand-D'ucbé dé Luxembourg non plus.
- Pour la Belgique, aucun travail statistique (1) d’ensemble sur lés distributions d’eau du pays n avait été mis à la disposition du public.
- En r888, M Barbier, Inspecteur généra! des chemins vicinaux et des cours d’eau non navigables ni flottables, a dressé une carie dés distributions d’eau de Belgique. Cette carte a été mise à jour en 1897 pour l’Exposition Internationale de Bruxelles par M. Emile André, chel du service de la voirie vicinale. Pour le Congrès d’Hy-giène' de septembre 1903, elle sera complétée par le département de l’Hygiène du Ministère de l’Agriculture et distribuée aux adhérents à ce* Congrès ; pas plus que ses devancières, elle ne sera mise en vente.
- En 1902, l'ingénieur J.-B. André, du Ministère de l’Agriculture, a publié la première partie de son Enquête sur les eaux alimentaires. Cet intéressant ouvrage, bien que conçu dans un ordre d’idées tout différent de celui de cet Annuaire, nous a cependant été d’un grand secours et nous y avons souvent eu recours, avec la gracieuse autorisation de l’auteur.
- En Suisse, l’Union dés Gaziers et des Directeurs.de distributions d’eau a établi en 1900 la statistique des installations d’eau des grands centres et a poursuivi cette statistique. Cette société a mis obligeamment à notre disposition ses documents ; elle a aussi collaboré activement à la rédaction des descriptions exactes des installations existantes.
- Comme dans un bon nombre de villes de ce pays on parle l’allemand, nous avons tenu à ce que les habitants puissent lire les monographies dans leur langue maternelle : la langue allemande a donc été généralement employée pour les villes où elle est habituellement en usage.
- Dès difficultés matérielles ne nous ont pas permis, au moins
- (1) Nous disons statistique parce que nous ne pouvons pas ne pas signaler le travail que M. Verstraeten, alors Ingénieur chef du service des eaux de Bruxelles, a fait paraître en j883 sous le titre : Les eaux alimentaires de Belgique, 2 vol de 82 et 198 pages.
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- pour une première édition, de donner une traduction française en regard.
- Dans le présent ouvrage, nous nous sommes donné pour tâche de décrire la situation au point de vue de l’alimentation en eau de toutes les villes d’au moins 5.ooo âmes ; en outre, nous avons décrit, mais plus sommairement, les distributions d’eau des villes moins importantes qui nous étaient signalées comme présentant quelque intérêt. Notre statistique est donc aussi complète qu’il nous était possible de l’espérer pour une première édition. Cela ne veut pas dire qu’il n’y subsiste quelques lacunes ou quelques erreurs dans certaines descriptions (on comprend que nous ne pouvions contrôler tous les renseignements fournis par nos correspondants) ; mais toute œuvre humaine est perfectible, et nous espérons que grâce à la continuité de la collaboration des nombreuses personnes qui nous ont aidés, et grâce au concours peut-être plus empressé désormais des Municipalités, ces imperfections disparaîtront d’une nouvelle édition.
- Comme nous l’avons dit, nos vœux seraient remplis si les villes entreprenaient à bref délai les travaux généralement nombreux qui leur restent à faire pour avoir une bonne alimentation en eau et une bonne situation sanitaire ; mais nous devons reconnaître que ces travaux neufs feront vite vieillir le présent Annuaire. La nécessité d’une nouvelle édition se fera donc sentir d’autant plus tôt que l’activité des villes aura elle-même été plus grande ; d’après les précédents, nous estimons que la 2e édition de l’Annuaire ne devra pas se faire attendre plus de 5 ans, et pour nous permettre de poursuivre ainsi notre œuvre dans le temps, nous croyons devoir faire dès maintenant appel à la bonne volonté des Maires, des Ingénieurs, des Médecins, et en général de toutes les personnes qui s’intéressent à l’hygiène publique. Nous les prions instamment de vouloir bien nous tenir au courant de tous les travaux neufs et projets de distribution d’eau ou d’assainissement dont ils auraient connaissance : il suffira pour cela de remplir l’une des feuilles à ce destinées, et insérées dans l’ouvrage à la fin de la présente introduction, et de l’adresser, avec tous documents utiles, à l’un de nous sous pli ouvert (papiers d’affaires). Il importera que ces renseignements nous parviennent au plus tard pour la fin de l’année 1907. (Il est clair que nous recevrons aussi avec la plus grande reconnaissance les rectifications ou les additions qui seront signalées comme devant être apportées au présent texte.) '
- Nous remercions d’avance tous nos collaborateurs de l’avenir, mais nous n’oublions pas pour cela ceux du passé. Ils sont si nombreux (nous n’aurions même pas le droit de les citer tous), que nous ne pouvons que leur adresser ici un merci collectif : outre la collaboration de nos collègues, MM. les Ingénieurs municipaux, qui pour la plupart se sont empressés de nous fournir tous rensei-
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- gnements utiles sur leurs villes respectives, nous devons signaler tout spécialement pour la France, l’aide si puissante et si éclairée que nous avons rencontrée auprès de MM. les Ingénieurs et Conducteurs des Ponts et Chaussées. Aussi bien, ce sont les Agents de ce grand Corps, répandu sur tout le territoire français, qui ont dressé et fait exécuter de beaucoup le plus grand nombre des projets d’adduction d’eau et d’établissement d’égouts ; ils ont rendu d’immenses services aux villes, et ils sont admirablement placés et préparés pour en rendre de plus en plus.
- Pour la Belgique, nous avons les mêmes remerciements à adresser aux ingénieurs de villes, aux auteurs de projets et aux administrations communales qui ont mis en général beaucoup d’empressement à répondre à notre appel.
- Enfin, on nous permettra encore de remercier cordialement le vaillant éditeur qui n’a pas craint de nous suivre dans une voie nouvelle et d’y risquer peut-être ses deniers : quel que soit le succès de l’entreprise, Madame Dunod aura bien mérité de l’Hygiène publique.
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- PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION (*909)
- Conformément à la promesse que nous en avions faite, nous avons poursuivi notre œuvre, et nous présentons avec cette 2e édition la situation de l’alimentation en eau des villes des pays de langue française au 1e1' janvier 1909, soit 6 ans après la première.
- Le nombre des auteurs est aujourd’hui de 7. Pour le plus grand profit de l’ouvrage, M. Peter a prié son collègue de Genève, M. Bé-tant, de traiter les villes de la partie de la Suisse qui parle français et qu’il avait plus facile que lui d’étudier de près : il a gardé lui-même l’étude des villes où l’on parle allemand, et cette partie de l’ouvrage est restée en allemand (afin que chaque Municipalité puisse lire la description de sa ville dans sa langue maternelle).
- M. Klein, chef du service agricole du Grand-Duché de Luxembourg, a bien voulu se charger de ce pays, ou il a fait exécuter un bon nombre de distributions d’eau : nul n’était plus compétent que lui pour le décrire.
- Enfin, — et c’est une addition dont le lecteur appréciera de lui-même toute l’importance, — nous avons la bonne fortune de pouvoir donner cette fois la situation des villes des colonies françaises au point de vue de l’alimentation en eau, et cela grâce à la collaboration de M. Devos, Inspecteur général adjoint des Travaux publics aux Colonies. Les hautes fonctions de M. Devos lui ont permis de réunir — non sans grands efforts toutefois — des documents précieux et inédits, qu’il eût été impossible de se procurer autrement. Nous remercions vivement M. l’Inspecteur général Boutteville d’avoir autorisé M. Devos à participer à notre œuvre : il est juste de dire que c’est aux colonies qu’il y a le plus à faire sous le rapport qui nous occupe.
- Pour les villes d’Europe, nous sommes heureux de constater de sérieuses améliorations depuis 1903. La purification, notamment, a fait de grands progrès, nombre de villes s’étant décidées soit à filtrer l’eau, soit à la stériliser par l’ozone (ce procédé se développe beaucoup en France en ce moment même). Les progrès sont beaucoup plus lents pour l’assainissement proprement dit (égouts) :
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- quelques villes seulement ont exécuté ou étudié un projet d’évacuation des eaux et matières usées.
- Nous continuons à prier toutes les personnes que le sujet intéresse à nous signaler en vue d’une 3e édition (1915) les rectifications et additions que la présente leur paraîtra comporter.
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- RÈGLES SOMMAIRES
- pour l’appréciation d’une Distribution d’eau urbaine
- I. — QUANTITÉS ET QUALITÉS NÉCESSAIRES
- Une bonne distribution doit satisfaire largement à tous les besoins. Ceux-ci sont de deux sortes : d’une part besoins physiologiques (boisson, préparation des aliments, etc.), lesquels exigent une eau fraîche et d’une pureté constante et absolue (c’est-à-dire une eau privée de toute matière nuisible à la santé et spécialement de tout germe pathogène, y compris le colibacille, et sinon aseptique, du moins ne présentant qu’un petit nombre de germes, généralement inférieur à 100 par centimètre cube) ; — d’autre part, besoins utilitaires et industriels (lavage, arrosage, vvater-closets, chasses dans les égouts, générateurs de vapeur et autres appareils industriels, etc.), lesquels ne réclament pas nécessairement une eau rigoureusement pure, mais plutôt une eau abondante et pas trop minéralisée (par crainte des. dépôts dans les chaudières et la dépense excessive de savon.)
- La quantité d’eau nécessaire pour répondre aux besoins de la ire catégorie (ou plus simplement d’eau de Ire catégorie, ou encore d’eau de boisson), paraît pouvoir être fixée à 5o litres par jour et par habitant. La quantité d’eau de 2e catégorie (ou eau de service, eau de lavage) est plus variable d’une ville à l’autre ; on peut prendre comme minimum i5o à 200 litres par jour et par tête, sauf à porter ce chiffre à 25o 'et 3oo litres si la ville a le tout-à-l’égout, s’il faut desservir de nombreuses industxies, arroser de grandes surfaces, etc. Rappelons comme règle simple que pour avoir i5o litres par jour et par tête, il faut disposer par minute d’un débit égal au dixième du nombre des habitants ; pour 3oo litres, c’est le double du dixième.
- Ceci posé, deux cas se présentent :
- 1° Distribution unique. — Ou bien la ville satisfait à tous les besoins avec une même eau, ou plutôt une même distribution (soit que l’eau ait une seule origine, soit qu’on mélange dans la même canalisation des eaux de plusieurs provenances). Dans ce cas, il est clair que toute l’eau distribuée doit présenter les qualités exigées pour la première catégorie ; il faut donc alors 25o à 3oo litres par tête et par jour d’une eau fraîche, pas trop minéralisée, et absolument pure en tout temps ; c’est évidemment là une solution idéale (*).
- 0) Dans beaucoup de cas, il ne sera pas possible de résoudre économiquement le problème de l’amenée en ville de volumes d’eau considérables. Il vaut évidemment
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- 2° Double distribution. — Ou bien — c’est malheureusement le cas le plus fréquent, surtout dans les grandes -villes — on ne peut économiquement disposer d’une quantité d’eau pure aussi considérable, et il faut avoir un double réseau de distribution, fin® pour f’eau <de boisson, — toujours de fraîcheur et de pureté irréprochables, — l’autre pour l’eau de service. Les deux canalisations ne doivent avoir bien entendu aucune communication entre elles ; l’eau de première catégorie seule doit être mise à la disposition du public, tant par les appareils de libre prise d’eau sur la voie publique (fontaines et bornes-fontaines) que par les robinets d’évier des concessions particulières de ménage ; l’eau de deuxième catégorie dessert de son côté les bouches et poteaux de lavage et d’arrosage-de la voie publique, les concessions particulières pour le lavage et l’arrosage des cours, l’arrosage des jardins, les wa ter-close te, les buanderies (en d’autres termes ce *juà regarde liextérieur de l’habitation), enfin les -concessions industrielles.
- Le système de la «double distribution permet de ne porter l’étroite sur--veillafflne de la qualité, et au besoin les opérations de -filtration -et de stérilisation proprement dite, que sur une quantité relativement faible, l’eau de u“ catégorie. Toutefois, il n’est pas indifférent que l’eau de 2e catégorie soit plus ou moins contaminée ; car si -elle véhiculait des germes en grand nombre -et notamment des germes pathogènes, selle les .déverserait par I’anrosage sur la voie publique,, d’où ils pourraient infecter les habitants par la voie des boues et «poussières. On comprend donc qu’il y ait intérêt, dans certains cas, à purifier au moins partiellement, — «à dégrossir— l’eau de 2e catégorie elle-même.
- Nous rejetons complètement le système qui consisterait dans la distribution unique d’une «eau de 2e catégorie ; dans ce cas, la ville ne donnerait aux habitants aucune eau de boisson de pureté assurée, et elle compterait sur la stérilisation à domicile que chaque ménage devrait opérer lui-même. Nous estimons qu’elle manquerait à ses devoirs, et chacun sait en fait qu’il n’est possible à la rigueur de compter sur une bonne filtration .à domicile que dans les familles aisées «et soigneuses, — ce qui est une minorité.
- II. — PROVENANCE IDE L’EAU
- On peut recourir soit à l’eau qui tombe et ruisselle a la surface du sol, soit à celle qui a pénétré dans son intérieur..
- 1° EAUX »E SUKFACE ET DE KUISSEULEMENT
- a) Eau de j)luie : citernes. — L’eau de pluie est pure, lors de sa chute, mais elle devient souvent bien vite suspecte, surtout si elle a été recueillie,
- mieux alors réduire ses prétentions et exécuter un bon projet basé sur une consommation réduite, plutôt que de reculer indéfiniment la solution du prdMème «sous prétexte qu’on ne trouve pas dans 'des conditions favorables le volume désirable. Avec un prix convenable de l’eau, l’emploi général de compteurs et une surveillance continue de la consommation pour éviter les gaspillages, on peut souvent «réduire sensiblement la consommation quotidienne par habitant.
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- comme d'habitude, après avoir ruisselé sur les toits, chapes, etc. L’eau de /citerne ‘devrait donc «être généralement stérilisée a-vant d’être employée à la boisson;; /elle me joue qu’un rôle très faible dans l'alimentation des villes ((sauf en Algérie et en Tunisie).
- è) Mau de ruisseau, rivière ou fleuve. — *Gefte eau, qui a ruisselé, est généralemenf-chargée de plusieurs milliers de germes par centimètre cube et de GffiîKbacille, et ne peut être regardée "que comme eau de ‘2* catégorie : elle ne doit «donc pas servir pour la boisson, à moins qu’on ne la filtre ou la stérilise préalablement. ('On pourrait peut-être l’aire exception, à la rigueur, pour les eaux de ruisseaux qui seraient prises en pays inhabité ef inculte, généralement-montagneux;; mais alors, il faudrait organiser très soigneusement la protection du bassin alimentaire contre foute cause de souillure ; «dans«ce cas, on se trouve du reste /assez près des sources pour qu’on ait /avantage à remonter les captages jusqu’à elles.1) Tin tout état de cause, on a le plus grand intérêt à ce que l’eau brute soit aussi peu souillée que possible, «et on doit dès lors choifir avec le plus grand soin le point où se fait la prise, éviter l’influence des déversements d’égouts, caniveaux, bavoirs, etc.
- D’après cela, lorsqu’une ville n’a absolument que de l’eau de rivière, elle ne doit pas hésiter à filtrer ou stériliser cette eau, soit en totalité si elle ne veut avoir qu’une distribution unique, soit en partie (ire Catégorie) si elle Tecourt à la double distribution.
- Il y a maintenant trois procédés de filtration des eaux : le plus répandu est le filtrage au sable, suivant la méthode anglaise, c’est-à-dire par filtres sdbmergés. Pour être efficace, l'installation doit être convenablement étudiée ‘et le fonctionnement bactëriologiquement conduit et contrôlé, de manière à ce que chaque bassin filtrant ne donne jamais une eau contenant plus de 100 germes par centimètre cube, et à ce que, en cas contraire, son produit puisse être isolé et sa tranche filtrante renouvelée. Tîous ne pouvons que renvoyer à ce sujet aux règles édictées en 189/j par le K. Gesundheitsamt allemand et révisées par lui en 1898 (Circulaire du Chancelier de l’Empire, du i3 janvier 1899), et nous condamnons comme n’inspirant qu’une sécurité trompeuse tout filtre à sable qui n’est pas installé et surveillé constamment d’apres ces règles.
- Les filtres à sable non submergés, imaginés par MM. Miquel et Moucliet et appliqués par M. Baudet à Châteaudun, donnent aussi de bons résultats, s’ils sont bien aménagés et bien conduits. L’eau est distribuée en pluie au-dessus de 1 m. 20 de sable fin, et la vitesse doit être réglée pour que le filtre ne soit pas noyé. Ces filtres n’exigent pas une surveillance et une régularité aussi grandes que les précédents : ils conviennent pour des eaux déjà claires et pour les petites localités.
- Les filtres américains ou filtres rapides peuvent aussi être employés, et sont capables de réduire de 97 ou 98 °/0 le nombre des germes de l’eau brute; ils rendront surtout de grands services dans le cas d’eau trouble (fleuves à limon abondant), leur emploi supposant l’addition préalable d’ün -coagulant (alun) ; le fonctionnement de chaque appareil devra aussi être bactério-logiquernent corftrolé.
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- La stérilisation est généralement plus coûteuse que la filtration en grand ; elle peut se faire par la chaleur (divers appareils sont excellents, mais le prix de revient est trop élevé), par les procédés chimiques (notamment le peroxyde de chlore, procédé Bergé et procédé Duyk), ou par l’ozone; ce dernier moyen vient d’entrer résolument dans la pratique et paraît avoir de grandes chances d’avenir. En France, la Compagnie générale de l’Ozone, 11 bis, boulevard Haussmann, (M. Otto, directeur), et la société Sanudor, 38, rue du Louvre, (M. de Frise, directeur) se chargent d’appliquer le procédé.
- c) Eau de lacs, étangs, barrages-réservoirs. — Les eaux de marais et étangs peu profonds doivent être évitées, et en tout cas elles ne poui'raient être consommées qu’après filtration. Les eaux de lacs profonds, naturels ou artificiels (barrages-réservoirs), sont généralement meilleures, surtout si elles sont prises loin des rives et à grande profondeur ; néanmoins, la filtration ou stérilisation de l’eau de boisson doit être recommandée, et on ne pourrait s’en dispenser que s’il s’agit de lacs ou réservoirs situés dans des régions montagneuses et incultes, en assurant soigneusement la protection du bassin versant et des abords.
- 2° EAUX SOUTERUAINËS
- Le sol est un filtre qui peut restituer à l’eau sa pureté, mais un filtre imparfait dont il faut discerner la valeur dans chaque cas ; cette valeur dépend de la nature géologique des terrains, et l’avis d’un géologue est d’ordinaire indispensable pour cet examen. En général, une épaisseur d’au moins 6 mètres de sable est nécessaire pour assurer une bonne filtration naturelle ; mais dans les terrains plus épais, il faut se méfier grandement des fissures, souvent assez larges, qui assurent le passage rapide de l’eau et la laissent sortir parfois sans épuration (résurgences, sources vauclusiennes, etc., principalement dans la craie et les calcaires fissurés). Des expériences devront dans certains cas être entreprises pour déterminer le trajet souterrain et la provenance des eaux, les communications avec la surface, etc. ; certains corps figurés comme la levure de bière, ou certains corps solubles ou colorants comme la fluoi'escéine, les chlorures de sodium et de calcium, rendent alors de grands services.
- a) Nappe phréatique, puits. — La nappe la plus voisine de la surface, ou nappe phréatique, est généralement souillée dans l’intérieur des agglomérations ; aussi doit-on condamner en principe les puits des villes. En rase campagne, les puits peuvent être bons, si la nappe est assez profonde et si les abords du puits sont bien protégés ; les puits tubulaires ou abyssiniens sont surtout recommandables.
- b) Drainages. — Dans certains terrains, comme le granit, le gneiss, les schistes, etc., il n’y a pas d’autres ressources qu’une nappe peu profonde à la limite du rocher vif et des détritus de la surface. On établit alors des drainages ou aqueducs captants établis au fond de tranchées, généralement aux environs ou à moins de 6 mètres de profondeur ; dans ce cas, la protection de toute la surface drainée doit être soigneusement organisée (acquérir
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- une sui'face étendue, n’y laisser déposer aucunes immondices, en éloigner les hommes et les animaux, etc.) ; si on ne pouvait le faire, il ne faudrait pas hésiter à purifier artificiellement l’eau des drainages.
- c) Nappes profondes : forages, puits artésiens, galeries captantes.— Les nappes profondes donnent généralement de l’eau pure, et lorsqu’elle n’est pas trop minéralisée, la constance de «a pureté, de sa composition et de sa température, lui assure une grande valeur comme eau de boisson.
- d) Sources. —Les sources étant les épanchements naturels des nappes, leur eau vaut ce que vaut l’eau de la nappe affleurante. Toutefois, pour arriver au jour, elle traverse souvent une région peu profonde (éboulis), où par suite elle est exposée à se contaminer. De là, la nécessité d’avoir des captages profonds, poussés si possible jusqu’aux terrains géologiques en place, et capables d’écarter rigoureusement toute infiltration d’eaux superficielles et d’eaux étrangères à la source ; si on n’a pu prendre des précautions suffisantes sous ce rapport, il faudra assurer la protection des abords de la source (comme ci-dessus pour les drainages). Si c’est la nappe elle-même qui donne de l’eau peu sûre (nappe trop peu profonde, terrains fissurés, etc.), il faudra bien entendu assurer la même protection sur tout le bassin alimentaire de la source, dont on devra déterminer préalablement le périmètre.
- e) Nappes des vallées fluviales : galeries filtrantes et puits filtrants.— La nappe souterraine d’une vallée fluviale et constituée soit par l’eau des nappes souterraines des coteaux qui s’y déversent, soit par l’eau du fleuve qui filtre des berges et du fond vers les pieds des coteaux, soit par un mélange en proportion quelconque et variable de ces deux provenances. Dans le premier cas, la nappe ne diffère pas sensiblement d’une nappe phréatique ordinaire ; dans le second et le troisième, on a un procédé de filtration naturelle au travers du sable et des graviers qui constituent la tranche séparant les ouvrages de prise d’eau de la rivière. Ce procédé demande à êtré surveillé et contrôlé : on a tout d’abord le plus grand intérêt à choisir un point du fleuve où l’eau brute soit aussi pure que possible ; la tranche filtrante doit être suffisamment épaisse (au moins trente mètres) ; elle doit être soigneusement protégée contre toute souillure et tout spécialement être submersible lors des débordements ; enfin, on doit se rendre compte fréquemment de la qualité du produit obtenu, et il serait bon, dans les périodes où il présente un trop grand nombre de germes ou du colibacille (crues), de le faire passer par un filtre artificiel ou tout au moins de recommander aux habitants de stériliser cette eau pour la boisson.
- ' J) Eaux souterraines artificielles ; filtration intermittente. — Suivant le procédé de Thiem et de G. Richert, on peut enfin créer de toutes pièces ou renforcer une nappe souterraine à la base d’une coucbe de sable assez épaisse pour assurer une bonne filtration de l'eau brute déversée sur la surface : un aqueduc drainant ou des puits recueillent le produit.
- III. — ADDUCTION, ÉLÉVATION, EMMAGASINEMENT ET DISTRIBUTION DE L’EAU
- Les conduites ou aqueducs d’amenée doivent être absolument étanches,
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- c’est-à-dire ne pas perdre l’eau qu’elles ont à véhiculer et ne laisser entrer aucune eau étrangère. Il est à désirer qu’ils soient doubles, afin qu’on puisse-les réparer sans interrompre le service.
- Les machines élévatoires doivent comporter au moins une unité de rechange, afin qu’on en puisse réparer une tout en satisfaisant tous les besoins. Il convient de ne pas faire faire distribution en route aux conduites de refoulement, mais de les faire déboucher directement dans un réservoir, tête-de la distribution. ,
- Les réservoirs de distribution doivent avoir une capacité suffisante pour parer à un accident, et généralement, dans ce but, contenir la provision de-a à 3 jours : ils doivent conserver à l’eau toutes ses* qualités de pureté et de fraîcheur, et être faciles à nettoyer, ce qui conduit à construire chaque réservoir en deux compartiments, faciles à isoler l’un, de l'autre.
- Le réseau de distribution doit être établi suivant le type maillé ; il doit être d’une étanchéité absolue et constamment sous pression, de manière à fournir l’eau à toute demande dans toute la ville, à tous les étages, et à toute heure. Les tuyaux sont généralement en fonte ; la conduite de chaque rue doit pouvoir être isolée en cas de rupture ou de réparation, par des robinets-vannes placés à chaque extrémité ; aux points bas, des robinets de décharge sont utiles pour la vidange.
- Le seul mode rationnel, pour les concessions particulières, est le compteur le robinet de jauge impose des sujétions gênantes aux concessionnaires, tandis que le robinet libre conduit à un gaspillage le plus souvent incompatible avec les ressources disponibles.
- IY. _ CONTROLE DE LA QUALITÉ DE L’EAU : ANALYSES ET LEUR INTERPRÉTATION
- Heureuses sont les villes qui peuvent avoir une confiance absolue dans Ia< qualité de leur eau de boisson ! Celte confiance en tout cas n’est fondée que si* elle repose sur les résultats constamment favorables d’une longue série d’analyses chimiques et bactériologiques ; encore serait-il prudent de renouveler ces analyses de temps en temps, pour s’assurer qu’aucun incident n’a changé la situation. Quant aux villes qui ont des eaux douteuses, elles ont le devoir-strict de les surveiller sans cesse' (et surtout après les grandes averses, qui,, d’habitude, font passer les germes de la surface dans les eaux souterraines) et d’agir — ou tout au moins d’avertir la population — en conséquence des résultats fournis par les analyses; de là, la création d’un service d’analyse deseaux, service qui devrait fonctionner régulièrement dans toutes les villes un, peu importantes (les villes plus petites pourraient faire faire leurs analyses-dans le laboratoire d’une grande ville voisine). Rappelons encore que les analyses bactériologiques doivent devenir quotidiennes quand il s’agit de filtres artificiels.
- Reste à interpréter le résultat des analyses. Pour cela, nous reproduirons-ci-dessous ce que l’un de nous a écrit sur ce sujet. (Distributions d'eau par MM. Debauve et Imbeaux ; Dunod et Pinat, Editeurs, 1906.)
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- a) INTERPRÉTATION DES ANALYSES CHIMIQUES
- Chaque eau a une teneur normale en sels dissous, teneur résultant de la nature des terrains avec lesquels elle a été en contact, et la composition réelle oscille autour de cette normale. Mais il peut se produire des écarts brusques, par suite de contamination accidentelles, de mélange d’eaux étrangères, etc. : ces écarts, qu’il importe de reconnaître, seront indiqués, soit par un accroissement anormal d’éléments normaux, soit par l’introduction d’éléments anormaux.
- 1° ACCROISSEMENT ANORMAL DES ÉLÉMENTS NORMAUX
- Résidu fixe. — On admet généralement qu’il ne doit pas dépasser 5oo milligrammes ; toutefois certains terrains géologiques peuvent donner un chiffre plus élevé, et ce qu’il importe de reconnaître, c'est si la minéralisation est primitive ou acquise accidentellement. Cependant, on peut dire qu’en dehors des eaux minérales, un résidu dépassant 5oo milligrammes est presque toujours caractéristique de mauvais puits et d’une forte contamination. La perte du résidu par calcination, qui représente (mais d’une manière très infidèle) les matières organiques, ne doit pas dépasser 5o à 70 milligrammes.
- Degré hydrotimétrique. — Mêmes considérations que pour le résidu fixe ; il s’agit de savoir si la dureté est naturelle ou provient d’apports d’eaux ménagères, industrielles, etc. Il est donc difficile de fixer une limite supérieure : celle de 3o° pour la dureté totale et 120 pour la dureté permanente, qui avait été fixée autrefois en France, n’a en fait jamais été respectée, et certaines localités boivent depuis des siècles des eaux plus dures sans aucun inconvénient Nous reconnaissons toutefois qu’au delà de 36° (20° allemands), l’usage de l’eau devient difficile pour les besoins domestiques et l’alimentation des chaudières ; dans les puits des vallées et des villes, un degré hydrotimétrique supérieur à 5o° ou 6o° indique presque toujours une contamination profonde.
- Gaz dissous. Oxygène. — L’eau doit être aérée, et pour cela contenir 25 à 4o centimètres cubes de gaz dont 6 à 7 centimètres cubes d’oxygène, i4 à i5 d’azote et i5 à 18 d’acide cai'bonique. Ce qu’il importerait surtout de constater, c’est la diminution d’oxygène, diminution qui est un signe de la présence de matières organiques en voie de putréfaction.
- Chaux et magnésie. — Impossible de fixer une limite. La chaux n’est guère nuisible par elle-même, et il est même probable qu’une dose modérée de bicarbonate calcaire a une action physiologique utile, soit en aidant la digestion soit en fournissant un élément au développement du tissu osseux ; il n’est pas démontré toutefois qu’un excès — tel que l’abus des eaux minérales — ne favoriserait pas à la longue l’irritation rénale, la gravelle, les calculs, les dépôts tophacés, etc. La magnésie, elle, serait sûrement nuisible à dose un peu élevée (eau purgative)i Généralement, quand la teneur en chaux et magnésie dépasse i5o à 200 milligrammes, c’est à l’état de sulfate que se trouve l’excès, et si ce sulfate ne provient pas de couches de gypse, il est un mauvais indice, comme il va être dit pour l’acide sulfurique. Un trop forte teneur en sels ter-
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- reux rend l’eau calcaire ou séléniteuse et nécessite une correction chimique.
- Fer et sulfures. — Quelques milligrammes de fer n’ont aucune importance : une foi'te proportion fait prendre à l’eau une teinte de rouille et un goût désagréable. Le sulfure de fer, qui forme un dépôt noirâtre dans les eaux de certains puits, a une mauvaise signification ; il provient, comme l’acide sul-fhydrique, de la réduction des sulfates par les matières organiques (le gypse donne dans ces conditions du sulfure de calcium, ainsi que Lepsius l’a constaté dans des puits de la grande plaine de l'Allemagne du Nord). L’acide sul-fhydrique et les sulfures favorisent le développement des heggiatoacées.
- Lorsque le fer de provenance naturelle, est abondant, on peut l’éliminer par une opération appelée déferrisation.
- Silice et alumine. — L’alumine en proportion notable indique une forte dose de matières organiques et communique à l’eau un goût terreux.
- Acide sulfurique et sulfates. — L’acide sulfurique, toujours inutile et souvent très gênant, indique une contamination par des matières d’origine animale (les excréments animaux contiennent beaucoup de H2SOv), quand la constitution des couches géologiques traversées ne permet pas de lui assigner une origine na turelle. Beaucoup de terrains contiennent du gypse et de l’anhy-drite, des sulfates doubles de chaux et de soude (glaubérite et polyhalite), enfin des pyrites qui s’oxydent et se transforment en sulfates, le tout sous des pressions et à des températures fort variables qui facilitent plus ou moins la dissolution de ces sels. Aussi rien de plus variable que la teneur des eaux en sulfates : 200 à 3oo milligrammes d’acide sulfurique dans une source du gypse n’indiqueraient donc nullement une eau impure, tandis qu’une proportion bien moindre dans un puits des alluvions serait un signe certain de contamination. La limite de 80 à 100 milligrammes d’acide, indiquée par Kubel et Tiemann, pas plus que la limite de i5o à a5o milligrammes de sulfate de chaux, fixé par le Comité consultatif d'hygiène publique, n’a donc guère de sens.
- Chlore et chlorures. — Quand il vient du sol naturel (ce qui est plus rare que pour l’acide sulfurique), le NaCl n’a évidemment rien de nuisible, puisque nous en mêlons une forte proportion à nos aliments. Mais la plupart du temps, une forte proportion de chlorures indique une souillure par des infiltrations d’urine ou d’eaux ménagères (on sait que l’ui'ine humaine ne contient pas moins de 11 °/o0 de chlorure de sodium).
- Le chlore aurait donc bien souvent la même origine que l’ammoniaqüe, avec cette différence que ce dernier corps est facilement décomposé par le sol et absorbé par les plantes (ce qui le rend difficile à déceler, surtout à une certaine distance), tandis que les chlorui'es restent stables et passent dans les eaux. Quoi qu’il en soit, l’association d’une forte quantité de chlorures avec l’ammoniaque et les nitrites, doit faire tenir une eau pour mauvaise ; d’après Rilter, la présence du CaCl2 est également toujours un mauvais signe (infiltrations d’égouts, de cabinets désinfectés au chlorure de chaux, etc.). C’est dans cet ordre • d’idées que le Congrès de Bruxelles ( 1885) a fixé pour le chlore une limite de 10 milligrammes par litre ; Ritter regarde comme suspecte toute eau qui a plus de 5o milligrammes de NaCl, et Ivubel et Tiemann
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- parlent de 33 à 5o milligrammes également. Il reste entendu que ces chiffres ne s’appliquent pas quand le sel a une origine géologique.
- Alcalis. — Les mêmes considérations doivent encore être répétées pour les bases alcalines ; certaines nappes en contiennent naturellement d’assez fortes proportions, mais sauf le cas de cette provenance, une dose de plus de i5 à 20 milligrammes (en chorures) devient suspecte. La présence du sulfate de potasse est notamment un mauvais indice.
- 2° ÉLÉMENTS ANORMAUX
- Ce n’est pas le plus souvent par eux-mêmes que les éléments anormaux sont nuisibles, mais bien plutôt par l’origine qu’ils révèlent. La plupart existent à l’état de traces, même dans les meilleures eaux, et ce n’est que lorsque leur proportion devient un peu notable (pie leur présence a une signification suspecte.
- Acide phosphoriqae et phosphates. — Le congrès de i885 a admis que les phosphates, qui jusque là étaient toujours considérés comme un signe de contamination, pouvaient provenir des terrains naturels (minerais phosphatés, coprolithes, apatites, phosphates de chaux des terrains crétacés et acide phos-phorique libre de la tourbe et de l’humus) ; d’après lui, une limite de 1 / 2 milligramme pourrait être tolérée. Mais il reste certain que des doses un peu massives d’acide phosphorique ne peuvent provenir que des substances animales, notamment des excréments et de l’urine (qui contient 2 à 3 °/0 d’acide phosphorique), ou de certaines eaux résiduaires industrielles (brasseries par exemple).
- Acide nitrique et nitrates. — L’acide azotique, comme l’ammoniaque d’ailleurs, peut provenir de l’atmosphère ou de certaines roches (marnes bitumineuses, limonite, etc.), mais il est bien plus souvent le terme ultime de la décomposition des matières organiques dans le sol. Une partie de l’ammoniaque pi'ovenant de cette décomposition est absorbée par la végétation ; mais une autre partie s’oxyde sous l’influence de l’air contenu dans les pores du sol et de certains microbes, et se ti'ansforme d’abord en nitrites, puis en nitrates : ces derniers, étant très stables, passent en nature dans les eaux ; mais on conçoit qu’on doive y rencontrer souvent en même temps les corps azotés moins avancés en oxydation. Pour cette raison, une eau renfermant ce mélange, lequel prouve l’activité de la transformation des matières organiques, serait plus dangereuse que celle ne contenant plus que des nitrates, celle-ci ayant cessé peut-être depuis longtemps d’être le siège d’un processus actif.
- Les auteurs varient beaucoup sur la fixation d’une limite admissible pour l’acide nitrique : le congrès de Bruxelles avait parlé de 2 milligrammes ; Tie-mann et Gartner donnent 5 à i5 milligrammes : on voit qu’il y a loin d’un chiffre à l’autre, et certains auteurs vont encore bien au delà du chiffre le plus élevé.
- Acide nitreux et nitrites. — Nous connaissons déjà leur signification : en raison de son instabilité, il est assez rare de déceler l’acide nitreux, et si on y réussit, cela prouve une contamination très proche ou un sol contaminé en grand. C’est donc un très mauvais signe. (Notons que le tubage en fer des
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- puits artésiens réduit les nitrates en nitrites, sans qu’il y ait naturellement rien à en conclure.)
- Ammoniaque et ammoniaque albuminoide. — Dans certains terrains tourbeux et marécageux, riches en matières organiques d’origine végétale, et dans certaines nappes très profondes (puits artésiens), l’eau contient de l’ammoniaque et même des nitrites, qui ne sont pas dès lors l’indice d’une pollution animale ; les sols compacts ne permettent pas d’ailleurs une facile oxydation de l’Az H3. On doit remarquer avec le Professeur Sendtner, qu’en pareil cas le résidu fixe et le chlore restent peu élevés, tandis que lorsque l’Az H3 et les nitrites proviennent de matières fécales ou de substances animales en putréfaction, le résidu est très fort et les chlorures abondants. Mansfeld fait de même observer que la présence de beaucoup d’ammoniaque albuminoïde jointe à une faible quantité d’ammoniaque libre et à l’absence de chlorures, est caractéristique des substances organiques végétales telles qu’on en trouve souvent dans les eaux du gneiss et du granit : au contraire, une proportion de plus de 8 milligrammes d’ammoniaque libre jointe à beaucoup de chlorures ne laisse aucun doute sur l’apport d’infiltrations urineuses.
- Ainsi, le plus souvent l’Az H3 indique une eau souillée, soit récemment par les matières fécales, des eaux d'égout, du purin, etc., soit plus longuement par des matières organiques en décomposition. Le congrès de Bruxelles n’admettait pas plus de 1/2 milligramme d’Az H3 : on peut être un peu plus tolérant et admettre la limite de 1 milligramme pour l’Az H3 libre, et celle de 0 mgr. 2 (') pour l’Az H3 albuminoïde. Comme on l’a vu, c’est surtout l’association de ces corps avec d’autres déjà cités, qui donne de la force aux preuves de contamination.
- Urée. — Ce corps, qui ne se modifie qu’assez lentement dans le sol, indique bien entendu une souillure assez proche d’origine animale et urinaire, et l’eau doit être rejetée (l’urine contient 23 %0 d’urée).
- Matières organiques. — Nous avons déjà indiqué commentées matières se transformaient dans le sol et dans l’eau, comment on retrouvait les produits de cette décomposition, ainsi que la manière dont ou pouvait distinguer la provenance des substances soit végétales, soit animales. Il ne nous reste plus qu’à parler de la limite dans laquelle on peut tolérer les matières organiques. Pettenkoffer a dit qu’on ne devait pas dépasser 5o milligrammes de matières organiques correspondant (2) à 10 milligrammes de permanganate et à 2 mgr. 5 d’oxygène ; Rubel et Tiemann, ainsi que Lehmann, admettent la même limite de 8 à 10 milligrammes de permanganate ; enfin le Comité consultatif d’hvgiène publique déclare également à rejeter toute eau qui consomme plus de 2 à 3 milligrammes d’oxygène par litre. L’accord est donc à peu près complet ; cependant, il ne faut pas oublier que tout dépend de l’origine de ces substances organiques et de leur nature. A ce sujet, disons que MM. Pouchet et Bonjean ont montré que les produits d’origine végétale ab-
- (>) Wanklyn et Chapman sont encore plus exigeants : ils classent les eaux en eaux très pures ayant moins de o mgr. o’ô d’ammoniaque albuminoïde, en eaux potables de o mgr. o5 à o mgr. 10, et en eaux impures au-dessus de o mgr. to.
- (2) Cette correspondance est absolument hypothétique.
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- sorbent toujours bien plus d’oxygène en solution acide qu’en solution alcaline, tandis que c’est le contraire pour l’urine, les matières fécales, etc. ; aussi quand l’oxygène consommé est supérieur à i milligramme et est plus élevé en solution alcaline qu’en solution acide, on doit considérer les matières organiques comme suspectes et provenant de substances animales.
- Mais ici une question se pose au sujet du rôle hygiénique exact des matières organiques : sont-elles dangereuses simplement paree que leur présence, indiquant celle d’un grand nombre de germes de toute espèce, fait augmenter les chances de rencontrer des germes pathogènes ? Ou bien, sont-elles nuisibles à la santé, même lorsqu’il n’y a pas de microbes spécifiques des diverses maladies, mais seulement ceux des souillures banales? Cette question équivaut à peu près à savoir si on peut ingurgiter impunément et pendant longtemps une eau chargée de bactéries saprophytes ou seulement suspectes et de matières en putréfaction, pourvu que le bacille d’Eberth, le spirille du choléra et autres microbes spécifiques en soient absents. La réponse est délicate ; mais avec beaucoup d’auteurs, nous pensons que les eaux souillées banalement — même indépendamment des diarrhées qu’elles peuvent provoquer — sont nuisibles et doivent être écartées de l’alimentation, pour la raison de cette putridité constante prédispose l’organisme humain aux infections, qu’en d’autres termes elle prépare le terrain pour l’éclosion des germes pathogènes. Des eaux de ce genre, quand bien même elles n’apporteraient pas -elles-mêmes les germes infectieux, contribuent à faire du groupe humain qui les consomme un foyer d’endémie, et c’est pourquoi il convient en tout état de cause de les rejeter. De plus, peut-on, en l’état actuel de la science, affirmer toujours d’une manière formelle que, parmi un grand nombre d’espèces bactériennes banales, il n’y en a sûrement pas de spécifiques des diverses maladies infectieuses?
- b) INTERPRÉTATION DES ANALYSES BACTÉRIOLOGIQUES
- Ces analyses sont à la fois qualitatives et quantitatives.
- Il n’est pas difficile d’interpréter l’analyse qualitative, quand elle a décelé par les méthodes connues la présence du bacille typhique ou du spirille du choléra dans l’eau. La chose est un peu plus délicate pour le colibacille, et plusieurs auteurs, frappés de la fréquence de ce germe dans la nature, inclinent à admettre certaines eaux qui le contiennent, parce que, disent-ils, dans bien des cas il n’est pas nocif, et qu’il serait d’ailleurs presque impossible de se procurer de l’eau exempte de ce microbe. Nous n’avons jamais partagé et nous ne partageons pas encore cette manière de voir : sans doute, si parmi de nombreuses analyses d’une même eau de boisson, l’une d’elles rencontre accidentellement quelques colibacilles, ce serait être bien sévère que de condamner cette eau; mais si l’on ti’ouve fréquemment un assez grand nombre de colonies de cette espèce, si en d’autres termes on peut dire que 1 eau est habituellement infectée par elle, nul doute pour nous que cette eau soit à rejeter ou à purifier. Ce n’est pas que les colibacilles qu’on ingurgiterait avec cette eau causeraient sûrement des maladies (il leur faudrait pour cela un certain degré de virulence qu’ils sont loin heureusement d avoir
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- toujours), mais c’est que leur présence habituelle révèle par leur origine même une contamination par les matières fécales, et qu’on est dès lors a la merci d’une redoutable éventualité, savoir que le producteur des matières fécales contagionnant l’eau soit un typhique ou un cholérique, et que le colibacille n’amène un beau jour ses terribles congénères. L’origine fécale du colibacille n’est du reste guère contestée ; notre ami le docteur Malvoz (de Liège), qui a à son actif plus de 5 ooo analyses d’eau, vient! encore de déclarer que (( chaque fois qu’une plaque de culture lui a montré de nombreuses-« colonies de bacterium coli, il a toujours trouvé qu’il y avait une relation « directe avec un foyer fécal, fumier, purin, etc. »
- Il est plus difficile d’attribuer une signification un peu précise aux autres espèces. Trouve-t-on beaucoup d’espèces liquéfiantes, on est assez d’accord pour les rapporter à la putréfaction animale et par suite à regarder l’eau comme suspecte. Il en est de même pour bacillus fluorescens liquefaciens, bacillus violaceus, proteus vulgaris, proteus mirabilis, bacterium termo, bacillus zopfii et micrococcus prodigiosus. Le bacillus florescens putridus ne se rencontre que dans les eaux souillées par du purin ou des fumiers ; le bacille pyocyanique et le bacillus lactis aerogenes indiquent généralement comme le colibacille une provenance intestinale et sont un très mauvais signe. Quelques espèces vivant dans les premières couches du sol indiquent, du moins par leur abondance, une eau très superficielle, une véritable eau de drainage : ce sont le bacillus mycoïdes, le cladothrix, le pénicillium glau-cum. Les moisissures assez rares dans l’eau, seraient un indice de stagnation quelque part. Il est clair que les œufs de vers parasites, hôtes habituels de l’intestin de l’homme ou des animaux, indiqueraient une contamination d’origine fécale.
- Que signifie maintenant le nombre des germes relevé dans une analyse ? Au début, on avait attribué aux résultats de l’analyse quantitative une importance considérable, et Miquel avait même dressé un tableau classant les eaux en bonnes, médiocres, mauvaises, etc., etc., d’après le nombre seul de leurs bactéries au centimètre cube ; puis on tomba dans l’excès contraire, et certains auteurs dénièrent toute valeur à la numération. A notre avis, elle ne mérite « ni cet excès d’honneur, ni cette indignité « ; elle n’est qu’un élément sans doute, mais un élément utile d’appréciation, et de la facilité plus ou moins grande suivant laquelle les germes de la surface et des premières couches du sol passent dans les eaux.
- Ainsi, il est clair, si on a des eaux profondes qui, comme celles de Liège ou de Bruxelles, ne donnent dans de nombreuses analyses jamais plus d’une dizaine de germes, qu’on pourra affirmer que les terrains filtrants fonctionnent comme un filtre parfait ; si, au contraire, on trouve constamment quelques milliers de germes dans les eaux d’une nappe peu profonde (comme par exemple dans celles du calcaire du lias en Lorraine), on sera non moins certain que la filtration reste très imparfaite et que l’eau peut être ou devenir dangereuse, si on ne prend pas à la surface des mesures de protection spéciales ; rien ne dit, en effet, que parmi ces nombreux germes saprophytes, il n’y en a pas quelqpes-uns de pathogènes qui ont passé ina-
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- perçus, ou qu’il n’y en aura pas à un moment donné. D’un autie côté, quand on suit une eau par des analyses fréquentes, un accroissement brusque du nombre habituel des germes ne sera-t-il pas le meilleur avertissement qu’il vient de se passer quelque chose d’anormal ? Bref, la numération reste un bon moyen d'étude et de contrôle des eaux.
- Quant à donner une limite précise pour le nombre des germes admissibles dans une eau de boisson, on ne le peut évidemment, et il faut apprécier chaque cas en particulier, en s’entourant de tous les renseignements, géologiques, chimiques, bactériologiques et autres. Nous pouvons lire cependant qu’au-dessous de 100 germes (exclusivement saprophytes) jar centimètre cube, une eau est très pure ; au delà, elle devient suspecte et au-dessus de 1 ooo, on peut la déclarer franchement mauvaise ; il serait bien étonnant d’ailleurs que dans un ou plusienrs milliers de germes on ne trouve pas déjà du colibacille ou.d’autres espèces révélant nettement une contamination dangereuse. Du reste, pour un grand nombre de germes, même trouvés tous inoffensifs, la même question se poserait que pour les matières organiques habituellement abondantes, et notre réponse serait la mime que ci-dessus.
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- RÉSUMÉ ET COUP D'ŒIL D'ENSEMBLE
- DE L’ALIMENTATION EN EAU DES VILLES DE PLUS DE 5.ooo HABITANTS DANS LES PAYS ÉTUDIÉS
- I. — FRANCE
- Sur les 643 communes de plus de 5 000 habitants existant en France, on •en trouve ;
- i° i3g, soit 21 °/0, qui n’ont pas fait d’adduction d’eau et n’ont dès lors que des puits, généralement très nombreux, avec parfois quelques sources nées et utilisées sur place et des citernes (rares). Il est juste de dire que 22 de ces villes ont étudié un projet d’alimentation en eau, en sorte qu’on ,peut espérer que d’ici quelques années le nombre sera réduit à 117 : en outre, il faut remarquer que dans ce nombre, sont comprises 3o communes du Finistère, de la Loire-Inférieure et du Morbihan, dont la population est très disséminée et qui ne sont pas des villes à proprement parler ;
- 20 5o4 qui ont fait une ou plusieurs adductions d’eau; mais sur ce nombre, 25 ne donnent pas de concessions aux particuliers et n’ont que des fontaines ou appareils de puisage publics.
- Parmi les 479 villes qui distribuent l’eau à domicile, 317 administrent leur service d’eau elles-mêmes (en régie) et 162 ont concédé la distribution tempoi-airement à des Sociétés ou à des particuliers (plus rare) : des 162 villes ayant concédé la distribution, il faut distinguer les 47 "villes de la Seine et de Seine-et-Oise qui sont desservies par la Cle Générale des Eaux et les 8 villes qui le sont par la Cie de la Banlieue de Paris, en sorte que pour le reste de la France il n’y a plus qu’une centaine de services concédés.
- Provenance de Veau.. — Sans parler des puits ordinaires particuliers qui sont encore très nombreux partout (les puits publics sont devenus rares et tendent à disparaître des villes où il y a une distribution) et sont notamment la règle dans les 139 communes privées de distribution d’eau centrale, on rencontre 387 villes qui n’ont de l’eau que d’une seule provenance (ce qui ne veut pas dire qu’il n’v ait pas parfois plusieurs origines et plusieurs adductions d’eau d’une même nature) ; 62 qui ont des eaux de provenance double ou multiple, mais les mélangent dans une même distribution ; enfin 4o qui séparent les eaux de provenance différente dans deux réseaux juxta-
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- .posés et les font servir les unes à la boisson et les autres au lavage, arrosage, besoins industriels, etc. (double distribution). Disons tout de suite que parmi -ces villes à double distribution, une seule (Saint-Nazaire) se sert de l’eau de mer pour l’arrosage, une (Clermont-Ferrand) d’eau de source pour le lavage et l’arrosage, 3 d’eau de barrage-réservoir, 1 d’eau d’étang, 3 d’eau de galeries ou puits fdtrants, et toutes les autres d’eau de rivière brute pour le même service.
- Les eaux souterraines alimentent le plus grand nombre des villes : 255 ont capté et amené des sources; sur ce nombre, 2 villes (Dinard et Nice), ozonisent l’eau de leurs sources et drainages, et 3 (Granville, Châteaudun et Nancy) filtrent au sable leurs eaux de sources ; 3y ont fait des drainages (peu profonds) ; 65 ont recours à dés puits artésiens ou à des puits profonds et 12 ont fait des galeries captantes (profondes). Le procédé des galeries et puits filtrants établis sur le bord des rivières, — procédé qui est intermédiaire -entre le captage des eaux souterraines et la prise des eaux de surface, puisqu’il donne souvent un mélange des apports de la nappe souterraine et de l’eau de la rivière filtrée naturellement dans les graviers, — a été appliqué par 5y villes. Enfin, 16 villes ont créé des barrages-réservoirs (lacs artificiels), 8 s’adressent aux lacs et étangs, et i45 aux rivières; sur ce dernier nombre, 73 filtrent l’eau au sable plus ou moins parfaitement (parmi elles, 46 du groupe de la région parisienne alimentée par la Cje Générale des Eaux) et 8 du groupe de la même région alimentée par la C19 des Eaux de la Banlieue ; 2 (Chartres et Cosne) stérilisent par l’ozone ; et si des autres on défalque celles qui ont la double distribution, on trouve que 34 villes sont réduites à boire de l’eau de rivière brute (quelquefois clarifiée ou dégrossie).
- Adduction et élévation de Y eau. —On trouve ip5 villes qui ne recourent à aucune machine élévatoire et où la gravité seule suffit. Les 284 autres doivent relever tout ou partie de l’eau distribuée et recourent pour cela soit exclusivement soit simultanément aux machines ci-après : 70 aux machines hydrauliques, 226 aux machines à vapeur, 23 aux moteurs à gaz, 1 aux moteurs à pétrole, 1 aux moulins à vent et 21 aux machines électriques. La force brute des machines installées pour relever l’eau s’élève au total d’environ 34 000 chevaux-vapeur.
- Subdivision de la France en régions naturelles. — Les Départements sont trop petits pour qu’on puisse les comparer entre eux ; nous avons dû les grouper, d’après leur situation géographique et géologique, en 10 régions qui ont alors des caractères bien tranchés.
- I. Région du Nord.— (Aisne, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Seine-Inférieure et Somme : en tout 125 villes de plus de 5 000 h.)
- C’est la région du crétacé supérieur, et comme la craie fissurée est généralement très perméable, l’eau ne reste pas à la surface, mais va former des nappes profondes, souvent artésiennes. C’est dès lors le pays par excellence des puits artésiens et des forages profonds : aussi trouvons-nous 32 villes qui ont eu recours à ce procédé, (18 dans le département du Nord et 8. dans celui du Pas-de-Calais), contre 36 qui ont des sources, et il faut ajouter que de nombreuses industries s’alimentent aussi par des forages. Comme l’eau pro-
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- fonde est relativement difficile à extraire et a besoin le plus souvent d’être relevée mécaniquement, le nombre des villes de la région qui n’ont pas de distribution d’eau (47), ou qui ont de l’eau de rivière (10) est très fort : le nombre de celles qui peuvent être desservies par la gravité seule (8) est très petit.
- II. — Région de l’Est. — (Ardennes, Aube, Belfort, Cher, Côte-d’Or, Doubs, Jura, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Nièvre, Haute-Saône, Vosges, Yonne ; 80 villes de plus de 5 ooo habitants).
- A part un coin de granit dans les Vosges, c’est la région classique des terrains secondaires empilés en cuvette autour de Paris, depuis le grès vosgien jusqu’à la craie, c’est-à-dire du trias, du jurassique et du crétacé, terrains qui présentent des alternances quasi-régulières de grès et de calcaires avec des couches marneuses imperméables, donnant une nappe aquifère et une ligne de sources à chaque contact. Les sources sont nombreuses et 46 villes s’y abreuvent, 35 pouvant être desservies par la gravité seule. Il n’y en a plus que 5 qui recourent aux puits artésiens ou forages, mais 2 ont recherché des eaux profondes par le procédé des galeries de mine imité de Bruxelles, Liège et Wiesbaden ; 17 villes ont des galeries ou puits filtrants, 2 seulement de l’eau de rivière brute, tandis que Cosne stérilise par l’ozone, et i3 n’ont pas de distribution.
- III. Région parisienne. — (Eure, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Loiret, Seine, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise, 101 villes de plus de 5 000 habitants).
- C’est la partie tertiaire et centrale de la grande cuvette du bassin de Paris. Laissant de côté Paris et la Banlieue, on voit que les sources (provenant surtout des sables du Soissonnais et des sables de Fontainebleau) sont assez nombreuses (22 villes), mais qu’on est encore souvent conduit à chercher les eaux profondes du crétacé sous-jacent au tertiaire : ainsi 17 villes ont des puits artésiens, et on peut dire sous ce rapport que c’est la région du Nord qui, se prolongeant sous Paris et Versailles, s’alimente en somme comme Roubaix-Tourcoing.
- Quant au groupe de la banlieue parisienne, on sait que d’une part la Compagnie Générale des Eaux a groupé 137 communes (dont 46 villes de plus de 5 000 habitants) pour les alimenter, les unes en eau de Marne et Seine filtrée au sable, et les autres en eau de l’Oise brute (qui sera prochainement filtrée), et que d’autre part la Compagnie des Eaux de la Banlieue alimente 8 villes en eau de Seine filtrée. Enfin Chartres stérilise l’eau de rivière par l’ozone, après oxydation des matières organiques dans des lits de contact.
- IV. — Région da Nord-Ouest. — (Calvados, Orne et Sarthe : 18 villes de plus de 5 000 habitants).
- C’est le pendant, mais en raccourci, de la région de l’Est (bord ouest du bassin de Paris) et on y trouve les mêmes nappes et sources du jurassique et du crétacé. Il n’y a que Le Mans et Sablé qui recourent à l’eau de rivière et les filtrent, au sable.
- V. Région armoricaine. — (Côtes du Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine,
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- Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Manche, Mayenne, Morbihan, Vendée : 90 villes de plus de 5 000 habitants).
- Région du granit et des schistes primaires ; les sources y sont nombreuses mais très petites et très disséminées, et il y a dès lors une grande difficulté de réunir une forte quantité d’eau. Aussi, 45 localités n’ont pas de distribution ; il est vrai que dans ce nombre sont comprises les 3o communes à population disséminée dont il a déjà été parlé. Il a fallu souvent recourir à de longs drainages, et c’est le cas de i4 villes, alors que 20 ont de l’eau de sources captées bien des fois encore à l’aide de drains et pierrées. On trouve encore 5 villes qui ont de l'eau de rivière brute et 3 seulement (Cherbourg, Nantes et Saint-Nazaire) qui la filtrent au sable.
- VI. — Région de l'Ouest. — (Charente, Charente-Inférieure, Dordogne, Indre, Indre-et-Loire, Lot, Deux-Sèvres et Vienne : 28 villes de plus de 5 000 habitants).
- Là dominent le jurassique et le crétacé, celui-ci recouvert par places de lambeaux tertiaires. Cependant les affleurements étant moins étendus, les sources sont plus rares que dans l’Est : 9 villes seulement y recourent, 3 ont des drainages et 3 (Indre et Indre-et-Loire) ont fait des puits artésiens dans le crétacé. A signaler encore 2 galeries filtrantes, 3 villes qui filtrent de l’eau de rivière avec plus ou moins de soin et enfin 4 qui la distribuent sans filtration.
- VII. Région du Plateau central. — (Allier, Cantal, Corrèze, Creuse, Loire, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Rhône, Saône-et-Loire, Haute-Vienne : 0] villes de plus de 5 000 habitants).
- C’est le règne du granit et du gneiss, avec intercalation des massifs volcaniques de l’Auvergne et du Cantal. Comme en Bretagne, le granit et le gneiss ne donnent que de petites sources, et il faut ou drainer ou recueillir les eaux de surface par des barrages-réservoirs : les laves, elles, filtrent rapidement les eaux et donnent naissance à de belles sources à leur base. A côté de 29 villes qui ont amené des sources, nous en trouvons 10 qui ont fait des drainages, généralement étendus, et i3 qiii ont établi des barrages-réservoirs et en boivent l’eau sans purification, (sur ces i3, il y en a 10 dans le département de la Loire qui est bien le pays classique de ces barrages, peu usités dans le reste de la France.) Avec Lyon et 5 localités de sa banlieue, 5 autres villes ont des galeries ou puits filtrants le long des berges des rivières ; 6 villes utilisent de l’eau de rivière brute, mais elles ont la double distribution.
- Comme dans les pays de montagne, la plupart des villes sont desservies par simple gravité ; il ne faut guère excepter que Lyon et les villes voisines.
- VIII. Région du Sud. — (Ardèche, Aveyron, Gard, Hérault, Lozère : 32 villes de plus de 5 000 habitants).
- Cette région tient à la précédente par ses parties nord et ouest qui restent granitiques ou schisteuses, et à la suivante par sa partie sud-est occupée par le crétacé inférieur (urgonien), entrecoupé de lambeaux tertiaires : le centre est formé par le jurassique et est le pays des Causses. Les Causses et l’ur-gonien sont le pays classique des sources vauclusiennes et des résurgences.
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- On trouve 19 villes alimentées par des sources, 1 (Annonay) par barrage-réservoir avec filtration de l’eau 4 (Nîmes, Béziers, Tournon et Pézenas) par galeries ou puits filtrants, 2 par de l’eau de rivière filtrée et 6 par de l’eau de rivière brute seulement.
- IX. Région du Sud-Est. — (Ain, Bouches-du-Rhône, Drôme, Isère, Var et Vaucluse, plus d’une part la région alpine : Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes et Monaco, Savoie et Haute-Savoie, et d’autre part la Corse : 59 villes de plus de 5 000 habitants).
- Cette région allant des Alpes au Rhône est occupée dans sa partie centrale par le grand massif du crétacé inférieur (principalement urgonien), entremêlé et entouré vers l’est et le sud par le jurassique : c’est encore le pays des sources vauclusiennes et en tout cas des sources nombreuses. A l’est et au sud, dans les Alpes et l’Esterel, le granit apparaît par bandes : en raison du caractère montagneux, les eaux sont très abondantes, mais elles proviennent souvent, en été, exclusivement delà fonte des neiges et des glaciers. On sait que la Corse est presque entièrement granitique : en été, l’eau y est rare.
- Les trois quarts des villes (42) ont capté et amené des sources et 4* ont pu le faire exclusivement par la gravité (Nice ozonise ses eaux de sources) ; 6 villes ont des galeries ou puits filtrants dans les graviers' des vallées 5, toutes situées aux environs de Nice (Compagnie Générale des Eaux), boivent de l’eau de rivière filtrée au sable, et 6 en sont réduites a l’eau de rivière brute.
- X. Région du Sud-Ouest. — (Aude, Haute-Garonne, Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne, plus la région pyrénéenne : Ariège, Basses-Pyrénées, Hautes-Pyrénées et Pyrénées Orientales : 53 villes de plus de 5 000 habitants).
- La région pyrénéenne est formée par un noyau de granit et de schistes primaires, allongé de l’est à l’ouest et entouré sur ces deux revers de bandes longitudinales de jurassique et de crétacé : cette région est naturellement riche en sources. Mais il n’en est pas de même de la grande plaine aquita-nienne qui s’étend au nord de la chaîne et est entièrement formée par le' tertiaire, de l’éocène à l’est au pliocène à l’ouest (Landes) : dans cette vaste-étendue, l’eau ne peut guère être recherchée en abondance que'dans le sous-sol graveleux des vallées. Aussi 20 villes seulement (dont 12 dans les-départements pyrénéens) ont des sources,-et i3 recourent à des galeries ou-puits filtrants dans les graviers des vallées : 9 prennent de l’eau aux rivières-(dont 2 seulement en la filtrant au sable) et 1 (Arcachon) à un lac.
- Principales nappes aquifères. — Elles sont indiquées par le tableau ci--après (p. xxxn-xxxm).
- On voit la prédominance des eaux de la craie (61 villes pour la craie séno^-nienne ou turonienne) et des eaux des calcaires (67 villes pour le calcaire jurassique et 19 pour le calcaire néocomien) ; les eaux du granit sont toutefois très répandues aussi (49 villes).
- Composition et qualité de l’eau. — La composition chimique dépend de la nature des terrains traversés ; de là une composition moyenne pour les eaux d’une même nappe indiquée par le tableau ci-dessous (d’après un certain»
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- nombre d’analyses, dont quelques-unes s’appliquent à des villes plus petites ou à des villages). On y voit nettement la teneur en sels alcalino-terreux (CaO et MgO), très faible dans le granit, les roches volcaniques, les schistes primaires, les grès vosgien et permien, s’élever notablement dans les terrains calcaires et crayeux et sur les marnes. Toutefois, en raison de la diversité des couches de même âge dans un pays aussi étendu que la France, ces moyennes ne donnent qu’une indication très générale.
- Quant à la qualité bactériologique, elle est extrêmement variable. En principe, on doit condamner pour la boisson l’eau des puits creusés dans l’intérieur des villes et l’eau de rivière brute ; quant aux eaux de rivières-filtrées, elles peuvent être bonnes, mais certaines installations de filtrage ne sont pas encore conduites assez scientifiquement et assez rigoureusement. Les eaux de surface peuvent être très complètement stérilisées par l'ozone. Les sources trop superficielles et les drains donnent de l’eau douteuse, si la surface n’est pas soigneusement protégée ; les sources profondes, les puits artésiens et les galeries captantes donnent une eau potable de toute confiance, pourvu encore que le terrain soit un bon filtre ou que la protection de la surface y supplée. On peut aussi stériliser par l’ozone ou filtrer soigneusement aux sables les eaux souterraines, qui resteraient sans cela de qualité* douteuse.
- Modes de distribution. — Les fontaines publiques à écoulement continu,, qui perdent inutilement l’eau une partie de la journée et toute la nuit, deviennent de plus en plus rares et sont remplacées par les bornes-fontaines intermittentes. Pour les abonnements particuliers, les compteurs se multiplient de plus en plus, tandis que le robinet libre et le robinet de jauge, qui donnent lieu aussi au gaspillage, tendent à disparaître. Les prix d’abonnement sont très variables : depuis o fr. o55 le mètre cube, comme à Gre1-noble, jusqu’à o fr. 5o, 0,60, 0,70 et même un franc ; la moyenne paraît s’établir aux environs de 0 fr. 26 à 0 fr. 3o.
- Quantités disponibles. — Ces quantités sont aussi très variables d’une ville à une autre, et souvent dans une même ville d’une saison à une autre sui-vant le débit des sources. Si on totalise les débits moyens disponibles pour les 5o4 villes qui ont une distribution d’eau, on trouve un volume quotidien moyen de 188 litres par tête et par jour. Certaines villes sont bien en-dessous pe cette moyenne et n’ont que quelques litres en sécheresse par tête et par jour : le maximum est pour Grenoble qui, comme Rome, dispose de plus de 1 000 litres par tête et par jour.
- Dépenses faites pour premier établissement. — Nous avons pu relever les dépenses faites dans 4‘ 8 des villes alimentées ; elles se montent à 999 869 5oo fr. soit au chiffre rond x million. Notons sur ce chiffre environ 20 millions ont été dépensés du ier janvier 1903 au ier janvier 1908. En arbitrant approximativement d’api’ès l’importance des travaux les dépenses des 86 autres villes, nous avons trouvé environ 5o 000000 francs, ce qui donne pour les 5o4 villes une dépense totale de 1 o5o 000 000 francs (y compris les ig5 760 000 francs dépensés par Louis X1Y pour les eaux de Versailles). Cela fait pour le nombre d'habitants alimentés, une dépense de 80 francs par tète,
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- Tableau des nappes aqüijfères de Fïailce el de la composition chimique de leurs eaux
- j 1 Composition chimique moyenne
- Terrains cdntenant les nappes Nombre de v alimentées Nombre d’anal Degré \ hyorotimé- ! trique total Degré hydrotimé- trique j permanent 1 Résidu fixe à 110» CaO MgO NaCl SÔ3 Az03H Si02
- I. Granit, gneiss, roches primitives 49 35 5°8 4°i IOI 19.4 9 4°>I 1118 l4,2 i3,6
- Il; Roches volcaniques, (tràpp, laves, basaltes, etc). 6 4 8 2,5 82,1 29 26,5 10,2 7)5 traces 22,9
- Terrains i III. Schistes primaires (cambrien, silurien, dévo-nien) i5 h J 8,9 2 i53, i 32,2 i3 32,2 7)5 8,3 i8,5
- primaires J IV. Calcaires dévoniens . . 5 I 29 H J 221 i38 19)2 î38 34,3 traces traces
- ( i V. Calcaires carbonifères . VI. Grès permien, vosgien, bigarré.... 2 7 21 5,4 2,6 10,6 pas d’a 25,2 nalyse 5,7 3,8 3.7 0,2 5,5
- Trias < VII. Muschelkak 3 n 27,2 7 3i5 i37 23 10 28 3 —
- f VIII. Keuper et calcaire dolo mitique (Keupérien) . 3 20 38,3 20,8 4% i5i 62 ^>9 37.7 traces traces
- Lias < IX. Grès rhétien et infralia-sique (sinémurien). . 4 7 28,9 9.6 4" 128 29 13,7 36 id. id.
- i c X, Calcaire basique , . . 3 i7 3o 5 388 i38 19)2 i5 20 1 id. id.
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- i XI. Bajocien..................
- 1 XII. Balhonien...............
- nniithA / XIII. Corallien et astartien .
- (XIV. Portlandien, virgulien et jurassique supérieur . XV. Néocomien et urgonien.
- S XVI. Sables verts et gaize . XVII. Craie moyenne ou glau-conieuse (cénomanien)
- (XVIII. Craie supérieure (turo-rien et sénonien . .
- IXIX. Sables landéniens et sables de Bracheux . .
- XX. Sables yprésiens ou du Soisonnais. . . . •
- XXI. Calcaire grossier (luté-tien) et sables de Beau-
- v champ.................
- / XXII. Sables de Fontainebleau V et calcaire lacustre. .
- Oligocène j xxin Calcaires de B eau ce \ (aquitanien) ....
- XXIV. Miocène et pliocène ' (Mollasse et faluns) .
- XXV, Alluvions quaternaires.
- 3a 73 23,5
- 3 3a 22,6
- i4 25 '4.7
- 18 12 20,2
- i5 20,3
- 4 4 20,8
- 5 7 25,6
- 61 62 25,9
- 3 6 22,8
- 6 3 35,6
- 8 3 29,8
- 9 12 28,3
- I I 3 29,3
- 6 H J 22,3
- 5 2
- 7-4 270 116 8,6
- 5,6 252 n9 8
- 5,8 328 I2r' 11
- 5,5 a85 93,7 i6,5
- 7-9 25o io5 7-8
- 9-5 3oo 107 io,5
- 7-7 364 in 20,9
- 6,5 35o ”9 12,2
- — 184 73,5 23,4
- 21,5 421 i4o 24,6
- 9»6 332 116 36,1
- i4-4 373 111 28
- i3,5 443 147 20
- 4,3 a 58 75,6 5,6
- très variable
- i4,6 16,9 id. id.
- 20,4 13,7 7 12,6
- 9-8 !9 traces traces
- 20,7 19,5 6,8 8,2
- 37 4°, 2 2,8 10,8
- 29,4 27,3
- 42,9 23,6 29,2 i6,3
- 37,7 19,5 i5,9 i6,5
- 27 31,8 i5,3 i3,6
- 27 72,4 — —
- 25,2 25,1 7-7 19.9
- 32,3 16,7 22,4 i4,8
- 36,4 CO GO 10 14
- 23,5 26,5 — -
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- et pour le volume d’eau moyen obtenu, une dépense de 431 francs par mètre cube par jour. 11 est clair que la dépense varie beaucbup d'une ville à l’autre, suivant que les conditions sont plus ou moins favorables.
- Pour citer les dépenses de quelques grandes villes, nous trouvons Paris environ 3oo ooo ooo francs, Marseille 62 000 000 fr. ; Lyon 22 000000 fr. ; Bordeaux 16 180 ooo fr. ; Toulouse 7 5oo ooo fr. ; Lille 6200 ooo fr. ; Roubaix-Tourcoing 13660 ooo fr. ; Nantes5 y85 ooofr. ; Rennes5 i35ooofr.; Saint-Etienne 22i3oooo fr. ; (y compris la dérivation du Lignon) ; Nancy 8 5oo ooo fr. ; Reims 3 5oo ooo fr. ; Calais 3 002 ooo fr. ; Clermont-Ferrand 1 5ooooo francs.
- Evacuation des eaux usées. — Sur nos 643 villes de .plus de 5 ooo habitants, 320 (soit moitié environ) n’ont aucun égout ; 257 ont des égouts pluviaux (ne recevant pas, du moins officiellement, les matières fécales) formant un réseau généralement très incomplet et défectueux ; enfin 66 appliquent le tout-à-l’égout, mais plus ou moins complètement, toutes ayant encore (même Paris) des fosses fixes, tinettes mobiles, etc. Parmi ces dernières, 4 seulement (Cannes, Toulon, Trouville et Levallois-Perret) appliquent un système séparatif : les autres ont le système unitaire. Mais Biarritz et Saint-Malo exécutent un projet d’assainissement en séparatif (Lyon, Toulouse, Belfort, Dinard et Aix-en-Provence étudient un projet). Il n'y a que Paris et Reims qui fassent épurer le sewage par épandage agricole en grand ; Toulon et Biarritz doivent faire de l’épuration biologique ; 27 autres villes le déversent plus ou moins [régulièrement dans des prairies pour les irriguer.
- II. — ALGÉRIE
- En laissant de côté les oasis, nous ne trouvons que 38 villes ayant plus de 5 ooo habitants, et toutes sans exception ont fait des travaux d’adduction et de distribution d’eau : toutefois, 4 ou 5 n’ont que des fontaines publiques et ne donnent pas d’abonnements aux particuliers : Oran a concédé sa distribution d’eau à une Compagnie : toutes les autres font le service en régie.
- On trouve 9 villes qui ont la double distribution ; mais pour Alger et Mustapha, cela se borne à élever de l’eau de mer pour l’arrosage des rues et le lavage des égouts ; Saint-Denis-du-Sig, possède à la fois de l’eau de sources pour la boisson et de l’eau de rivière grossièrement filtrée au sable pour les services publics.
- La grande majorité des villes s’adressent aux sources (23 villes, dont 2 Batna et Sidi-Bel-Abbès les captent au moyen de drains assez étendus, 5 ont des puits artésiens. Comme eau de surface, Constantine mêle l’eau des lacs de Djebel Ouach aux sources d’Ain Fesguia ; Orléansville et Philippe-ville mêlent de l’eau de ruisseaux à celle de leurs sources ; et Laghouat n’a que de l’eau de ses canaux ou séguias, qu’on puise à bras d’homme.
- Peu de villes ont eu besoin de recourir à une élévation mécanique : nous n;en trouvons que 9 utilisant ensemble environ 900 chevaux-vapeur. Sur ce nombre, 2 seulement ont des machines hydrauliques, et 2 des machines
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- électriques : toutes les autres recourent à la vapeur, mais on trouve en outre un moulin à vent à Sfax et un moteur à pétrole à Sousse.
- Les nappes aquifères auxquelles ressortent les sources et les puits appartiennent aux terrains jurassique, crétacé et tertiaire (surtout au miocène et au pliocène) : cependant le littoral contient des bandes de gneiss, quartzites, pbyllades etc., donnant naissance à de petites sources auxquelles recourent lîône et Philippeville. Nous trouvons que 5 villes s’alimentent aux nappes des calcaires jurassiques, 7 à celles du crétacé, et i5 à celles du tertiaires
- Les eaux sont beaucoup plus minéralisées qu’en France, celle des terrains tertiaires surtout (chlorures et sulfates) ; elles sont aussi très souvent défectueuses au point de vue bactériologique, soit que les terrains filtrent mal, soit souvent aussi que la protection tant des sources que des aqueducs soit tout à fait insuffisante. L’Algérie et la Tunisie sont très touchées par la fièvre typhoïde, du moins pour la population d’origine européenne.
- Le prix de l’eau en abonnement se tient aux environs de 0 fr. 3o (rarement au-dessous de 0 fr. 20) le mètre cube.
- La quantité disponible pour les 38 villes ensemble, soit environ 1 million d’habitants, serait moyennement de 1 <35 000 mètres cubes par jour, si on comptait en entier les 60 000 mètres cubes des sources de Bougie ; mais comme une très faible partie de ces sources (moins de 1 000 mètres cubes) est seulement utilisée, il convient de les défalquer et de ne tabler que sur 100000 mètres cubes par jour, ce qui correspond à 100 litres par tète et par jour. Ce chiffre est notablement inférieur à celui de la France, ce qui s’explique par les difficultés plus grandes rencontrées en Algérie.
- Pour l’évacuation des eaux usées, nous trouvons 9 villes qui ont un réseau d’égouts assez complet et appliquent le tout à l’égout; on nous en a signalé 2 qui font de l’épandage agricole.
- Il reste à rappeler l’alimentation si intéressante des oasis : Ouargla, Timmimoum, Oued Rir et Touggourt. A Ouargla, il y a outre 600 puits ordinaires, 226 puits jaillissants indigènes et 32 forages artésiens qui donnent 4o 000 mètres cubes par jour ; à Oued Rir, il n’v a pas moins de 600 puits artésiens indigènes et 234 français donnant ensemble 492 000 m3 par jour. L’eau de ces puits est malheureusement très chargée en sels minéraux.
- TUNISIE
- Sur les 17 villes de ce pays qui ont une distribution d’eau, Tunis Sousse et Bizerte l’ont concédé à des Sociétés d’exploitation. Tunis a dépensé 22 5oo 000 francs et songe encore à faire une nouvelle adduction d’eau de sources : 11 villes s’adressent à des sources, 1 à des puits artésiens, Sousse a des galeries filtrantes dans le lit du Merguellil, et à de l’eau de mer pour 1 arrosage et le lavage des égouts (dépense 7 25o 000 francs) ; Sfax va amener des sources de-Sbeïtla, ce qui coûtera près de 10000000 francs. On trouve 4 villes qui élèvent l’eau mécaniquement.
- Quant aux nappes aquifères, elles sont à peu près distribuées comme en Algérie : le jurassique et le crétacé dominent et donnent lieu à de belles sources dans les calcaires.
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- COLONIES FRANÇAISES
- Ici il n’y a pas de lien entre les villes décrites, qui sont réparties sur le globe entier : chacune a résolu jusqu’ici le problème de son alimentation en eau comme elle a pu, et il reste beaucoup à faire pour que la solution soit convenable. On se reportera aux observations générales qui précèdent les monographies.
- III. — BELGIQUE
- Sur 261 villes et communes de plus de 5 000 habitants, nous en ü'ouvons 166 qui n’ont pas de distribution d’eau ; mais sur ce nombre, 38 sont sur le point d’être alimentées, soit qu’elles s’adressent sous peu à des villes voisines, soit qu’elles soient sur le point d’exécuter un projet d’adduction ; il ne restera donc bientôt que 128 villes sans distribution, presque toutes situées dans la partie basse du pays. Parmi les 95 villes pourvues d’une distribution actuellement, 1 ne donne pas d’abonnements aux particuliers ; 13 font partie de l’agglomération bruxelloise alimentée par la Compagnie intercommunale des Eaux (Eau du Bocq) ; 3 autres, également voisines de Bruxelles, sont alimentées par les eaux de cette ville ; 6, y compris Charleroi, sont desservies par la Société des Eaux de l’arrondissement de Charleroi (sources d’Aiseau) ; enfin 3 autres (Anvers, Louvain, Namur) ont concédé leur distribution à des Compagnies concessionnaires ; les 69 qui restent distribuent en régie.
- On ne trouve pas de ville qui ait la double distribution, si ce n’est Spa qui utilise 4oo mètres cubes par jour d’eau du lac de Warfaaz pour les services publics ; et Ougrée qui a de l’eau de puits abyssins pour la boisson et de l’eau de ruisseau pour la voirie; mais i5 villes mélangent des eaux de deux ou plusieurs provenances. Il y a 41 villes qui ont capté et dérivé des sources, 9 qui pompent dans des puits ordinaires, 5.qui ont fait des drainages peu profonds, et seulement Dinant et Jumet qui ont des galeries filtrantes, Hal et Tubize, des puits filtrants dans les berges 'd’un cours d’eau. Mais la Belgique est le pays classique des captations d’eaux profondes en galeries de mine : on ne trouve pas moins de 29 villes qui ont ainsi des galeries captantes plus ou moins développées, et 6 qui ont des puits artésiens. Comme eaux de surface, Ensival, Ypres et Yerviers avec Andrimont (célèbre barrage de la Gileppe qui a coûté 5 000 000 francs) ont seules des barrages-réservoirs ; Anvers et Blankenberghe filtrent de l’eau de rivière ; Ostende qui prend l’eau canal de Bruges, a essayé successivement tous les moyens (le dernier est le peroxyde de chlore) pour la stériliser ; enfin, Bruges et trois autres plus petites utilisent de l’eau de rivière brute.
- En ce qui regarde l’élévation de l’eau, 4i villes n’ont besoin que de la gravité : 11 ont des machines hydrauliques, 29 des machines à vapeur, 6 des moteurs à gaz, et 1 seule (Fleurus) des moteurs électriques. Le nombre des chevaux-vapeur installés pour cette élévation est d’environ 2 600.
- Les quantités disponibles sont faibles : pour les g5 villes alimentées, on ne trouve qu’un volume quotidien moyen d’environ go litres par tête et par jour (moitié du chiffre trouvé en France). Cette pauvreté tient en partie aux
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- difficultés considérables qu’oppose la nature, notamment pour le nord-ouest du pays, la plaine flamande (éocène). Comme pour le nord de la France, cette région n’a pas de sources et il faut que les villes aillent chercher l’eau profonde à grands frais : de là le grand nombre de galeries captantes et de puits profonds qui vont atteindre les nappes des sables éocènes (laekenien, bruxellien, yprésien, landénien), ou plus bas celles de la craie, ou plus bas encore, celle du calcaire carbonifère. Il n’en est pas de même pour la partie sud-est occupée par le massif primaire schisteux de l’Ardenne ; ici les sources sont nombreuses, mais comme en Bretagne, elles sont souvent peu abondantes (sauf les sources vauclusiennes des calcaires). On comprend donc la pauvreté des débits obtenus.
- La qualité est généralement bonne, ce qui tient à la profondeur des eaux captées et à la nature des sables qui les filtrent pour la région flamande, et à la nature montagneuse et boisée du sol pour la région ardennaise.
- Les dépenses n’ont été que rarement relevées; citons 21 223 121 francs pour Bruxelles et les 3 communes suburbaines qui lui sont restées fidèles, 11 000000 francs pour les 16 autres communes voisines qui ont amené les eaux du Bocq, Gand 2200000 francs, Jumet 1 732 5oo francs, Laeken 1 3oo 000 francs, Liège 6296600 francs, Mons 1 336 000 francs, Tournai i33oooo francs et Verviers 13 200 000 francs. Si on totalise les dépenses pour les 22 villes qui les ont fait connaître, on trouve que le prix moyen du mètre cube d’eau par jour y est de 422 francs et que la dépense par tète d’habitant a été seulement de 46 francs soit notablement moins que celle qui a été faite en France.
- Notons enfin que Ton trouve 78 localités de 2 5oo a 5 000 habitants qui ont une distribution d’eau, et environ 507 communes de moins de 2 5oo habitants qui en sont également pourvues : cela fait un total de 680 communes belges ayant une distribution d’eau (sur 2 628), lesquelles d’après la statistique officielle se répartissent comme suit entre les provinces :
- 1 î s © Nombre de communes Nombre
- alimentées par de communes
- § ^
- § § § " " m
- e .2 0 -c £ | F,aux souterraines et de sources Eaux de surface desservies par simple gravité recourant à des machines élévatoires
- 2 I I 0 2
- 42 42 — 18 24
- 6 4 3 2 5
- 5 4 1 4 1
- 54 54 — 33 21
- 187 178 9 175 i3
- 8 1 1 3 5
- 206 206 __ 200 6
- 170 166 4 i38 32
- 680 662 19 573 109
- Noms des Provinces
- Province d’Anvers id. Brabant
- id.
- id.
- id.
- id-
- id.
- id.
- id.
- Flandre Occ. Flandre Or. Hainaut. . Liège. . . Limbourg . Luxembourg Namur . .
- Total .
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- XXXVIII
- IV. — SUISSE
- La Suisse compte 43 villes de plus de 5 ooo habitants, et toutes ont fait une distribution d’eau et donnent des abonnements aux particuliers.
- Parmi elles, 4 ont concédé la distribution à des concessionnaires (à Lausanne, il y a à la fois des concessionnaires et une distribution municipale en régie). Trois villes (Zurich, Lausanne et Neuchâtel) ont la double distribution ; l’eau du lac distribuée à Zurich pour le lavage et l’industrie est même filtrée au sable. Six autres villes ont de l’eau de deux provenances, mais la mélangent dans un même réseau : Bâle mêle à des eaux de sources de l’eau d’un barrage-réservoir et surtout de l’eau de 6 pruits filtrants foncés dans les graviers de la vallée de la Wiese ; Saint-Gall y joint de l’eau du lac de Constance, prise à 46 mètres de profondeur et filtrée au sable ; enfin, Lucerne, Burgdorf, Frauenfeld, Thun et quelques autres pompent, mais en cas de besoin seulement et pour compléter le débit des sources, de l’eau de puits creusés dans les alluvions des vallées.
- Grâce à la situation topographique si favorable du pays, 4° villes ont de l’eau de sources et 3o peuvent être desservies exclusivement par la gravité. Il n’y a pas de drainages ni de puits artésiens. La ville du Locle a fait une belle galerie captante dans le calcaire œningien ; La Chaux-de-Fonds, Vevey-Montreux et Olten ont fait aussi des tronçons de galeries pour mieux capter des sources. Quatre villes s’adressent aux lacs : Genève seule n’a que de l’eau de lac brute pour la boisson ; enfin, il n’y a que Fribourg qui se contente d’eau de rivière simplement dégrossie pour tous les usages, alors que Neuchâtel ne s’en sert que pour le lavage.
- Comme élévation, 8 villes ont des machines hydrauliques, 3 des machines à vapeur, 2 des moteurs à gaz, 1 à pétrole et 1 à benzine, enfin 8 des machines électriques. Les machines en service représentent 10 000 chevaux-vapeur environ.
- Les villes étant généralement situées dans la partie basse de la Suisse et dans le Jura, et non dans le massif granitique alpin, les sources et nappes aquifères qui les alimentent proviennent soit des calcaires jurassiques, soit plus souvent encore des eaux retenues dans les terrains morainiques au-dessus de la molasse tertiaire (miocène principalement) qui forme le substratum d’une grande partie de la Suisse centrale.
- Le prix des abonnements particuliers ne dépasse pas 0 fr. 3o le mètre cube et il est le plus souvent de 0 fr. 10 à 0 fr. i5.
- Malgré la situation favorable, les dépenses faites ont été assez fortes : Zurich a dépensé 17 637 000 francs pour avoir 45 000 mètres cubes d’eau par jour; Genève a dépensé 10860000 francs pour 41 800 mètres cubes; Bâle, 6000000 francs pour i6 4oo mètres cubes ; Lucerne et la Chaux-de-Fonds, chacun 2400000 francs ; Neuchâtel, 2900000 francs ; Winterthur, 1 667 000 francs ; Lugano, 1 200 000 francs etc. Cela donne en tout pour 28 villes relevées comprenant 760 5oo habitants, une dépense de 53 242 000 fr., soit une moyenne de 70 francs par tête, voisine du chiffre trouvé pour les villes de France.
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- Les quantités disponibles n’ont pas été suffisamment déterminées pour en déduire une moyenne, mais il semble que cette moyenne se rapproche de celle trouvée en France.
- V. — GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
- Les 7 villes du Grand-Duché qui ont plus de 5 ooo habitants ont une distribution d’eau, exploitée en régie. Elles s’adressent toutes à des sources, mais en outre Luxembourg a une galerie captante : les eaux de 4 d’entr’elles proviennent de la base du calcaire bajocien, celles des 3 autres de la base du grès de Luxembourg. Esch et Luxembourg ont des machines à vapeur, Hollerich et aussi Luxembourg des machines à gaz pauvre ; cela fait en tout 334 chevaux de force.
- Les 7 villes ensemble ont dépensé environ i 85o ooo francs de frais de premier établissement, et disposent moyennement de îo ooo mètres cubes d’eau par jour pour 71 65© habitants. Cela fait environ i5o litres par tête et par jour, et des dépenses (très faibles) de 26 francs par tête et de 185 francs par mètre cube quotidien.
- Pour le Grand-Duché tout entier, le résumé final montre que dans les cantons des Ardennes 26,5 °/0 de la proportion jouit d’une distribution, tandis que dans ceux du Bon-Pays cette proportion s’élève à 70 % : moyenne générale 61 °/0.
- EXPLICATIONS POUR L’INTELLIGENCE DE L’ANNUAIRE
- Les villes sont classées de la façon suivante : pour la France, l’Algérie et la Tunisie, par ordi'e alphabétique de départements et des localités dans chacun des départements et des localités dans chacun des départements ; pour la Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg, par ordre alphabétique ; quant à la Suisse, elle a été partagée d’après la langue en deux parties et les villes sont rangées dans chaque partie par ordre alphabétique, avec indication du canton.
- Le paragraphe relatif à chaque ville donne la description de son alimentation en eau et plus sommairement de son mode d’assainissement. Pour chaque ville ainsi étudiée, on trouve d’abord le chiffre de la population totale, et, à côté, celui de la population municipale agglomérée au chef-lieu ; ces chiffres sont pour la France et l’Algérie, ceux qu’a fournis le recensement de 1906 ; pour la Belgique, le résultat du recensement du 3i décembre 1907 ; pour la jSuisse, celui de 1906.
- Ensuite nous avons donné, quand nous l’avons pu, le nombre des maisons de la ville.
- La ligne qui suit, et qui est en italique, donne la caractéristique du mode d alimentation en eau. Puis vient un historique sommaire ; date des travaux d adduction et distribution d’eau, nom de l’auteur du projet, dépenses faites, etc. ; enfin, on indique le mode actuel d’exploitation (régie directe, ou
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- XL
- concession à une compagnie ou à un particulier), et le nom du directeur du service (quand on le peut).
- La description proprement dite, ou monographie de la ville, est alors divisée en neuf alinéas numérotés successivement, en sorte que les numéros équivalent aux sous-titres ci-après :
- 1. — Provenance de l’eau, captation ou prise, adduction.
- 2. — Épuration (clarification, filtration naturelle ou artificielle, stérilisation, etc.).
- 3. — Élévation mécanique.
- 4. — Emmagasinement : réservoirs de distribution.
- 5. — Distribution : réseau de distribution, consistance du service public (nombre d’appareils), consistance du service privé (nombre de concessions particulières).
- 6. — Volume consommé et prix de vente.
- 7. — Composition chimique et bactériologique (analyses).
- 8. — Projets à l’étude.
- 9. — Évacuation des eaux usées, matières fécales, immondices : égouts. L’absence d’un des numéros 2, 3, 4 ou 8, indique qu’il n’y a rien à ce
- sujet.
- Pour la composition, après le degré hydrotimétrique, total et permanent (en degrés français), tous les corps sont dosés en milligrammes par litre (le milligramme est l’unité) ; le nombre des germes est évalué au centimètre cube. La composition, tant chimique que bactériologique, d’une eau ne restant pas fixe, on n’oubliera pas qu’une seule analyse ne suffira pas toujours à la caractériser : quand nous avons trouvé plusieurs analyses, nous avons . donné les chiffres limites entre lesquels oscille la teneur en sels et en germes.
- Après les villes de 5 ooo habitants, nous avons décrit, mais plus rapidement, les distributions d’eau intéressantes qui nous ont été signalées dans les villes moins peuplées. Puis, nous citons dans un tableau les autres localités qui ont exécuté récemment des travaux d’adduction et de distribution d’eau. Gomme en France, depuis 1884 jusqu’en 1901, tous les projets devaient être soumis au Comité consultatif d’Hygiène publique, nous avons emprunté la plus grande partie de ces tableaux aux recueils des travaux de ce Comité. Depuis lors, les projets des villes de moins de 5 000 âmes n’ont plus été soumises au Comité ; mais presque toutes ces localités ayant demandé une subvention sur les fonds du Pari mutuel au Ministère de l’Agriculture, nous avons obtenu de ce Ministère communication de la liste des projets approuvés et subventionnés.
- La monographie du département, province ou canton, se termine par un résumé ou coup d’œil d’ensemble de son alimentation en eau et de sa situation hydro-géologique. On peut ainsi se rendre compte sommairement des ressources en eau qu’offrent les terrains et de la manière dont les habitants y recourent.
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- FRANCE
- 87 Départements 362 Arrondissements 2911 Cantons 36222 Communes 39 252 245 Habitants.
- 643 communes de plus de 5 000 habitants 789 communes entre 5 000 et 3 000 habitants 6 370 communes entre 3 000 et 1 000 habitants
- Nota : Les nombres d’habitants (h.) sont ceux de la population totale du recensement de 1906.
- Pour chaque ville, après la population totale on trouve le chiffre (p. m. a.) de la population municipale agglomérée au chef-lieu : c’est généralement la seule qui soit alimentée par la distribution d’eau.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Ain
- DÉPARTEMENT DE L’AIN
- (5 arrondissements, 36 cantons, 455 communes, 345.856 habitants.)
- Belley (5.5o7 h.) (3.709 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- En 1864, on exécute, pour environ i5oooo francs, l’adduction et la distribution de la source de Errefontaine, qui est alimentée par le lac d’Armailles (infiltrations souterraines du lac). De 1896 à 1898, on exécute, suivant projet de M. Sauterey, l’adduction de la source des Hotteaux ; la dépense faite est de 228250 francs.
- Régie directe : M. Ratinet, ingénieur-voyer.
- 1. — a) Eau d’Armailles. Ce lac, dont le fond est formé par le corallien, a aine perte qui parait alimenter la source d’Errefontaine, naissant à 600 mètres au sud-est de l’extrémité sud du lac (cette source s’est tarie momentanément en 1893, par suite de l’abaissement du niveau du lac). La conduite d’amenée a 4470 mètres de long, sur lesquels 2 kilomètres sont de fonte et le reste en grès vernissé ; diamètre 0.200, pente 0.0026. Elle aboutit au Château d’eau.
- b) Eau des Hotteaux. Cette source nait du bathonien dans la gorge de Ros-sillon à i4 kilomètres environ au nord-est de Belley. Elle est prise directement dans le rocher et amenée au réservoir neuf de Château-Larron par une conduite en ciment de o.4o (de la Porte de France) sur 6619 mètres, puis par une conduite en ciment armé de o.3o à o.4o sur 3 900 mètres, enfin par des tuyaux de fonte de 0.26 sur 2761 mètres.
- 4. — Le château d’eau ancien pour les eaux d’Armailles est de 200 mètres cubes ; il est en maçonnerie.
- Le nouveau réservoir pour les eaux des Hotteaux est en ciment armé, système Delune, à 2 compartiments de chacun 25o mètres cubes.
- 5. — Le réseau de distribution des eaux d’Armailles a été conservé et peut suppléer le réseau neuf des Hotteaux, lequel alimente en temps normal les fontaines publiques, savoir 1 fontaine monumentale, 29 bornes-fontaines (dont plusieurs abreuvoirs) et 29 bouches d’incendies, il y a 42° concessions particulières.
- 6. — La ville peut dériver 20 litres à la seconde de la source d’Errefontaine, mais on a vu qu’elle s’asséchait.
- La source des Hotteaux donne normalement 70 à 80 litres par seconde, et 60 en basses eaux.
- Le volume d’eau consommé par jour est en moyenne de 5 600 m3 donnes tpar les deux sources Téunies.
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- Ain
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- La ville doit laisser un certain volume d’eau au village de Rossillon qui? s’alimente à cette source depuis 1888.
- 7. — Eau d’Armailles : degré hydrotimétrique, i6°5.
- Eau des Hotteaux : degré hydrotimétrique, 21° ; degré permanent, 6° ; résidu fixe, 221 ; GaCO3, i4p ; CaSO4, 28 ; MgSO4, 5o ; ammoniaque libre-o.o34 ; ammoniaque albuminoïde, 0.091 ; matières organiques (en oxygène), 0.75. On trouve 5o germes au centimètre cube.
- 9. — La ville a construit un réseau d’égouts destiné à l’évacuation des eaux de ruissellement et des eaux ménagères.
- Bourg (20.045 h.) (i3.go6 p. m. a.) — i.65o maisons.
- , Sources, adduction par la gravité.
- Projet exécuté en 1879-1880; dépense faite: environ 4ooooo francs. — Encore 10 puits publics et une centaine de puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. — Sources de la vallée de la Veyle, situées sur le territoire de Lent, à une dizaine de kilomètres de Bourg : les sources sortent au bord de la rivière d’un banc de gravier surmonté d’une couche d’argile (quaternaire), et sont assez constantes comme débit. Elles sont captées dans des chambres maçonnées et des tronçons de galeries. La conduite d’amenée est en ciment, avec o.35 à o.38 de diamètre, et mesure 9 i4o mètres de long jusqu’au réservoir, avec une chute totate de 8 m. 75.
- 4. — Un réservoir en maçonnerie, couvert par des voûtes en briques, divisé en deux compartiments, de 1 000 mètres cubes chacun. Ce réservoir est au niveau des quartiers les plus élevés, en sorte que dans ’ ceux-ci la charge est très faible et il faut des pompes.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, d’environ 18 kilomètres de développement ;
- 90 bornes-fontaines ;
- i5o bouches d’arrosage et d’incendie; 20 urinoirs ;
- 896 branchements pour concessions particulières.
- 6. — Débit disponible : 44 litres par seconde, soit 3900 mètres cubes par jour, à peu près constant.
- Les concessions particulières sont au robinet libre, à raison de 18 francs par ménage moyen, ou au compteur à o.i5 le mètre cube ; elles rapportent un peu plus de 20000 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique 120, résidu fixe 187.4 ; CaO, 63.9 ; chlore, 6; SO3 traces ; acide nitrique, i4 : ammoniaque, 1 ; matières organiques (en oxygène), 0.8. On trouve de 5o à 45o germes au centimètre cube. L’eau parait bonne.
- 8. — La ville projette d’alimenter les quartiers hauts en élevant dans um réservoir spécial à l’aide de moteurs électriques, l’eau prise aux sources de Lent.
- — Ea ville a entrepris, en 1892, la construction d’un réseau complet
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- Ain
- d’égouts qui est évalué à 760000 francs. Il comprend, pour la partie exécutée, un collecteur général de 2 m. 3o/2 m. 53 et 2 mètres /2 m. 25 sur 700 mètres de long, se déversant dans la Reyssouze ; des collecteurs secondaires, de i.5o/i.8o avec banquette sur 1 4oo mètres de long ; des égouts ovoïdes, plus petits et sans banquette, de 1 mètre /i m. 70 et 0.80/1.60, sur 5900 mètres de long ; enfin, des tuyaux ovoïdes de 0.60/0.90 et 0.40/0.60, sur 2 5oo mètres. On a dépensé à ce jour 490 000 francs pour un réseau de 10 km. 5oo : il reste à exécuter 2 900 mètres d’égouts visitables et 5 800 mètres de tuyaux. Il y a un grand nombre d’appareils de chasse. — Sauf dans les parties en souterrains (maçonnerie), tous les égouts sont en béton de ciment coulé dans la fouille sur un moule intérieur, Le tout à l’égout est appliqué généralement, mais pas obligatoirement. Les riverains de la Reyssouze se servent des eaux pour l’irrigation des prairies.
- Oyonnax (7.851 h.) (7.631 p. m. a.)
- Un concessionnaire a amené, en 1888, une partie des sources de la Doye par une conduite en ciment de 0.20 de diamètre sur 4 600 mètres de longueur. Il y a un réservoir de 4oo mètres cubes couvert en voûtes d’arêtes : le réseau de distribution a 4 4oo mètres de développement. Il y a un certain nombre de concessions particulières. Le débit utilisé est d’environ 1800 litres à la minute. La dépense faite a été de 127 042 francs.
- Villes de moins de 5.000 habitants
- Ambérieu en Bugey (4-100 h.) (i.634 p. m. a.)
- Les travaux d’adduction de la Source de la Dhuis faits en 1904-05 ont coûté 154 725 francs. Il y a deux réservoirs de 2 000 et i5o mètres cubes avec une canalisation en fonte. 6 fontaines à jet continu et 55 bornes fontaines.
- Bellegarde (3.276 b.) (3.o45 p. m. a.)
- Depuis 1876, une CIe dite des Eaux du Rougeland, au capital de 5oooo fr. dérive des eaux de cette rivière dans sa partie haute, à 1900 mètres à l’amont de la ville : conduite en ciment de o.i5 et réservoir en tête de la distribution. Outre les concessions particulières, la Compagnie alimente 6 fontaines publiques. L’eau est souvent trouble.
- En outre, la papeterie Darblay, qui élève par turbine et pompes la source de St-Martin, donne quelques concessions particulières de l’eau de cette source.
- Les deux Compagnies sont lusionnées depuis 1895.
- Geyzériat (g5o h.) (58o h. p. m. a.)
- Sources de Bideveaux, captées et amenées dans un réservoir 243 métrés
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- Ain
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- cubes par une conduite en fonte de 0,08 : le réservoir est en ciment armé. IB y a 2 fontaines à jet continu et 8 bornes-fontaines.
- Ferney-Voltaire (1269 h.)
- Une source située à 6 kilomètres de Ferney est captée dans un réservoir de tête d’où part une conduite en ciment de 0,17 de diamètre et 20 kilomètres de longueur ; elle aboutit à Ornex qu’elle alimente, et descend de là à Ferney par un tuyau en fonte de 0,10. C’est une société locale qui a exécuté les travaux en 1876 et a dépensé 187245 francs. Le débit disponible est de 7 litres 5 par seconde : il y a un assez grand nombre de concessions particulières au robinet de jauge, 2 bornes-fontaines publiques et i3 bouches de lavage et d’incendie.
- Gfex (2.727 h.) (i.385 p. m. a.)
- En 1901, adduction de sources : dépense environ 60000 francs. Canalisation en tuyaux de ciment avec chambre de repos à tous les 3o mètres de différence de niveau. Il y a i5 fontaines à jet continu, i3 bornes-fontaines et quelques concessions particulières.
- Nantua (2.891 h.) (2.4i5 p. m. a.)
- Source sortant du calcaire et débitant 10 litres par seconde, amenée de 3 kilomètres par une conduite en fonte : réservoir de 3oo mètres cubes. Dépense faite : 72 00O franes. En 1899, on a trouvé 3 000 germes au centimètre cube dans la source.
- Depuis 1904 la Compagnie des Eaux alimente par une conduite en fonte de o m. 08 de diamètre et de 3 kilomètres de longueur une partie du hameau de la Cluse. La dépense s’est élevée à 18000 francs.
- Sathonay (8.775 h.) (i.oi5 p. m. a.)
- Rillieux (i.568 h.) Miribel (3.870 h.) (2.288 p. m. a.)
- La localité de Sathonay et le camp du même nom étaient alimentés,, depuis 1893, par un puits de i4 mètres de profondeur, situé dans le ravin de Sathonay (à 600 mètres au nord-est du camp, et foncé dans les alluvions). L’exploitation était faite par la Compagnie générale des Eaux, 5a, rue d’Anjou, à Paris, qui avait installé une machine à vapeur refoulant l’eau du puits dans deux réservoirs établis sur le plateau.
- Ces eaux ne servent plus actuellement qu’au lessivage du linge qui en emploie 80 mètres cubes par jour.
- En 1899, une concession de 25 ans fut donnée à M. Pérignon, pour canaliser et distribuer dans les communes de Sathonay, Rillieux et Miribel, l’eau d’un puits filtrant creusé sur la rive droite du Rhône à Miribel, à 38o mètres de distance du fleuve. Le puits proprement dit, de 4 m. 5o de diamètre, est descendu à 12 m. 5o de profondeur et traverse une alternance de gravier et de petits bancs d’argile : il est prolongé par 2 tubes perforés qui descendent à 6 mètres plus bas que le fonds du puits et par lesquels l’eau vient. Les coxjds de pompe sont dans le fond du puits, la force motrice est l’électricité- L’eau est refoulée dans un petit réservoir destiné à Miribel,
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-
- 7 —
- Ain
- ou dans un réservoir de 2 5oo mètres cubes dit du « Mas-Rilliet », situé à 1 700 inètres de l’usine de Miribel, destiné à Sathonay et Rillieux, et au camp de Sathonay qui en emploie 23o mètres cubes par jour.
- Cette eau a la composition suivante : degré hydrotimétrique, 220. —Degré permanent, 8°5. — Résidu fixe, 370. — CaO, 114. — MgO, 6. — SO3 traces. — NaCl, i4,6. — Matières organiques (en oxygène), o,56.
- On a trouvé de 120 à 1 4oo germes au centimètre cube ; mais quand on aura supprimé toutes causes de contamination du voisinage, l’eau paraît devoir devenir pure constamment.
- Saint-Rambert (4.971 h.) (3.634 p. m. a.)
- Adduction de sources en 1896-97. Il y a 20 bornes-fontaines, 10 bouches d’incendie. Dépense faite 44 y53 francs.
- Tenay (3.825 h.) (3.4i3 p. m. a.)
- Adduction de sources en 1897, quelques fontaines et bornes-fontaines. Dépense faite 45 800 francs.
- Rien que des puits.
- Trévoux (2.624 h.)
- Virieu-le-Grand (i.n5 h.) (i.o83 p. m. a.)
- Adduction de sources en 1881. Conduite en béton de ciment, refaite en 1900.
- Dépense 44 000 francs.
- Autres communes (voir tableau ci-après)
- En résumé, la moitié Est du département, occupée par le jurassique et le crétacé inférieur, a de nombreuses sources sortant de la base des calcaires, tandis que la moitié Ouest, occupée par le pliocène (partie Nord) et surtout par les alluvions des grandes vallées de l’Ain, du Rhône et de la Saône, a une nappe souterraine peu profonde, très étendue et très abondante.
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-
- Département de l’Ain
- Autres communes qui ont exécuté une adduction d'eau (depuis i884). ou qui ont un projet en cours d'execution
- Noms des communes
- Germagnat.............
- Hauteville............
- Meximieux.............
- Bélignat..............
- Souclin...............
- Marcbamp..............
- Contrevoz (*) . . . •
- Drom..................
- Chaignieu-Labalme . .
- lzenave...............
- Oncieu................
- Vanchy ...............
- Montluel..............
- Ceignes...............
- Dagneux ..............
- Argis.................
- Sainte-Julie..........
- Billiat...............
- La Burbanche .... Chézery ......
- Dortan................
- Briord................
- Maillat...............
- Chatillon-sur-Chalaronne Chazey-sur-Ain. .
- Evosges ..............
- Ambérieu-en*Bugey . .
- Boyeux-S1-Jérôme. . .
- Chevry ...............
- M 9 a 0
- 8 .2 -S
- Population Date trava >u de irobat Proj' ipensi faites stima l proji
- W P-pi *0 a 0
- 326 1888 14900 fr.
- 979 id. 15oo
- 2104 1887 12 i5o
- 5io id. 6 5oo
- CO ^.1 1889 5 000
- 385 1889 6 200
- 629 1891 et 1894 19700 '
- 327 1893 8000
- 352 id. 2.5 85o
- 288 id. 7 100
- 180 1894 i3 000
- 1 38g id. 10 000
- 2 564 189.5 92 o5o
- 225 1896 7 000
- 874 00 a* 26 i5o
- 798 CO G5> 3i 65o
- 347 1897 23 i5o
- 5oi id. 32 000
- 279 id. i3 100
- 948 id. 5oo
- 1 i43 id. 600
- 544 1902 33 020
- . 521 id. 9 000
- 2901 id. 35 700
- 587 i9°3 27 740
- 295 id. 21000
- 4 IOO 1904 154600 + 46 800
- 736 id. 3 010
- 388 id. 19 285
- Observations
- Ain
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-
-
- ' Izieu...........................»
- Luthézieu..............
- Ochiaz...................... . . .
- Petit-Abergement....................
- Poncin..............................
- Rignafc.............................
- Yieu d’Izenave. . . ................
- Tossiat.............................
- Belmont.............................
- L’Abergement-de-Varcy...............
- Arlod...............................
- Pont-d’Ain..........................
- Saint-Denis-en-Bugey................
- Beynost.............................
- Collonges...........................
- Courmaugoux.........................
- Forens. ............................
- Granges.....................
- Nivollet-Montgriffon................
- Revonnas............................
- Sl-Benoit...........................
- St-Germain-les-Paroisses............
- Brion . ............................
- Crozet .............................
- Mérignat............................
- Pougny .............................
- S1 Maurice-d’Echazeaux..............
- Sàuverny.........................»
- Serrières-de-Briort.................
- Tramoyes............................
- Treffort............................
- Vonnas .............................
- (1) Y compris le hameau de Boissieu.
- 25o
- 187 2()5 355
- 1 474
- 289 63o 5q7 651 323 55g 1 647 845 85o 891 675 3o6 127 3o9 352 883
- 577
- 216
- 512 227 435 91
- 188 688 365
- 1 534 1 675
- id.
- id.
- id.
- id.
- id.
- id.
- id.
- ig°5
- i9°5
- id.
- id.
- id,
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- 1906 id. id. id. id. id. id. id. id.
- 1907 id. id. id. id.
- I9°7
- id.
- id.
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- id.
- 9 33i fr. 53 000 8011 43 600 10 100 9 900 7 455 19 5oo 10 600 10 3oo
- 30 000 38 000
- 31 275 5 o 175 23 5oo
- 7 000 6 000 2 690 22 000
- 12 640 28 000 4o 885 19 660
- 5 112
- 6 800 58 700
- 2 601 10 583
- 13 292 10 83o 48 6i5 70 000
- Source ; conduite fonte ; réservoir maçonnerie.
- 2 sources ; conduite fonte.
- Conduite fonte; réservoir maçon. ; couverture fers à T et voûtes. Source et eaux souterraines ; conduite fonte.
- Nappe souterraine ; cond. fonte ; rés. maçonnerie etbéton ; turbines Sources ; conduite fonte et ciment.
- Source ; conduite fonte ; réservoir maçonnerie ; béton voûté. Sources ; conduite ïonte et ciment : 2 réservoirs maçonnerie. Source ; conduite fonte ; réservoir maçonnerie.
- Source ; conduite ciment, réservoir maçonnerie.
- Sources ; conduite fonte.
- Source ; conduite fonte ; réservoir maçonnerie.
- Source; cond. fonte; rés. maçon.; moulin à vent, pompe à syphon. Source ; conduite fonte et ciment.
- Source ; conduite fonte, réservoir maçonnerie.
- Source ; conduite fonte et grès ; réservoir maçonnerie.
- Source ; conduite fonte , réservoir maçonnerie.
- Idem.
- Source ; conduite fonte ; réservoir maçonnerie.
- Source ; conduite fonte ; réservoir maçonnerie ; pompe à bras. Source ; conduite ciment, fonteet fer galvanisé ; rés. maçonnerie. Source ; conduite fonte.
- Sources ; conduit grès.
- Conduite fonte ; moteur à vent ; pompe à air comprimé. Source ; conduite fonte ; réservoir maçonnerie.
- iO
- > B'
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- Aisne
- DÉPARTEMENT DE L’AISNE
- (5 arrondissements, 3^ cantons, 84i communes, 534.495 habitants). Bohain (6.788 h.) (6.417 p. m. a.)
- Pas de distribution d'eau : 17 puits publics et 55o puits particuliers.
- Château-Thierry (7.347 h.) (6.872 p. m. a.)
- Environ i53o maisons.
- Sources, adduction par gravité.
- Les pi’emières adductions de sources ont été faites en i885; en 1888, on a construit des réservoirs. Dépense totale inconnue.
- Régie directe.
- 1. — On utilise 12 sources naissant du coteau de la rive droite de la Marne* dans une étendue de 25oo mètres : elles sortent de la base des sables de Beauchamp (éocène) (l’eau ayant traversé les calcaires lacustres, marne et gypse qui sont au-dessus). La captation est faite au moyen de drains, l’adduction des différentes sources au moyen de tuyaux de grès et de ciment de o. 10 à o.35 de diamètre.
- 4. — Il y a 5 réservoirs, tous en maçonnerie, de y5 à i5o mètres cubes de capacité chacun. Plusieurs sources sont distribuées directement, sans passer par aucun réservoir.
- 5. — Réseau de distribution, partie en tuyaux de grès, partie en tuyaux de fonte;
- 12 fontaines à jet continu ;
- 3g bornes-fontaines :
- 24 bouches d’arrosage et d’incendie;
- 282 concessions particulières au compteur (Frager), 28 à la jauge, 12 au robinet libre.
- 6. — La consommation moyenne est dé 5oo mètres cubes par jour; les sources débitent 680 mètres cubes.
- Le prix de l’eau est de 35 francs pour une concession de 5 hectolitres par jour, 55 francs pour une de 1 mètre cube par jour, 46 francs pour chaque mètre cube par jour en plus du premier : l'entretien des compteurs est assuré par la ville au prix de 4 francs par an.
- Tt. — Degré hydrotimétrique de 23° à 4*°» suivant les sources; chlore de 12 à 3o millimètres.
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- H —
- Aisne
- S. — Un projet d’adduction d’une nouvelle source et d’élévation mécanique des sources de Brasles et de Cousteau est à l’étude.
- 9. — Réseau d’égouts partiel se déversant dans la Marne.
- Chauny (10.496 h.) (10.127 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- En 1889, concession de 3o ans à la Cle des Eaux de Chauny, M. Chenu directeur.
- La dépense de première installation a été de 276 000 francs.
- Il y a encore 25 puits publics et une centaine de puits particuliers.
- 1. — Sources de Gommenchon, situées à 7 kilomètres de Chauny, naissant au-dessus de l’argile plastique (éocène) : elles sont captées par des puits et des tronçons d’aqueducs et amenées par une conduite de 0,200 dans deux petits réservoirs. De là partent deux conduites en fonte, l’une de o.i35, l’autre de 0.10, se réunissant ensuite en une seule qui aboutit au réservoir de distribution.
- 4. —Réservoir de distribution de 1 000 mètres cubes en maçonnerie, situé à 1 kilomètre de la ville; il est voûté.
- 5. — Réseau de distribution en tuyaux de fonte de 0.175 à o.o5 en éventail ;
- 65 bornes-fontaines et 1 jet d’eau;
- 60 bouches d’arrosage et d’incendie;
- 4 bouches d’incendie spéciales ;
- 8 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 4o8 branchements pour concessions particulières.
- O. — Pas de renseignements sur le débit des sources.
- Les abonnements sont au compteur et paient 20 francs pour une concession de 1 hectare par jour ; le surplus, de 100 à i5o litres par jour, à raison de o fr. 55 le mètre cube; de i5o à 200 litres, à raison de o fr. 4o, et au dessus de 200 litres par jour o fr. 3o le mètre cube.
- H. — Pas d’analyses.
- 8. — Un projet de construction d’un deuxième réservoir de distribution est actuellement ajourné.
- Guise (7.776 b.) (7.562 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau. Il y a 10 puits publics et 5oo puits particuliers.
- Hlrson (8.54i h.) (8.335 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau : Il y a 20 puits publics et de nombreux puits particuliers.
- Un projet de distribution d’eau potable est approuvé (1906). On capterait
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- Aisne
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- l’une des sources du ruisseau .de la Bachelotte à Eparcy. Cette eau serait amenée, par gravité, à l’usine hydraulique sur le Thon, à la Hérie, d’où on la refoulerait à Hirson. Dépense prévue : 4io-ooo francs.
- Directeur des travaux : M. Delage.
- Laon (i5.a88 h.) {9.787 p. m. a.)
- Sources et nappe souterraine, machines à vapeur.
- Avant 1874» il n’y avait que des puits et des citernes. A cette époque sont entrées en fonctionnement les machines et installations de MM. Fortin-Hermann et Cieà Paris, concessionnaires pour 3o ans de la distribution d’eau suivant traité du 4 janvier 1870. Les concessionnaires ont exécuté le projet de M. Renard; dépense 3ooooo francs. En 1904 ces installations sont devenues la propriété de la ville. A ce moment on a augmenté la puissance de l’usine, l’importance de la canalisation et construit un réservoir nouveau. Ces améliorations reviendront à la ville en 1934.
- Le représentant des concessionnaires est M. Bouvet à Laon.
- 11 y a encore 15 puits publics et environ 600 puits particuliers de moins en moins utilisés.
- I. — Dans la plaine d’Ardon à 800 mètres au pied de la falaise où est bâtie la ville, sourdaient de la craie, les sources dites du « Plumât » : on a creusé là dans la craie un grand bassin de 6 mètres de profondeur formé de murs d’enceinte en arceaux et recouvert par une voûte, en sorte que l’eau entre par les côtés et par le fond.
- 3. — L’installation actuelle comprend : 2 machines à vapeur de 17 chevaux chacune avec deux pompes et deux chaudières tubulaires. Elles sont de la maison Windsor (de Rouen) et ont remplacé en i885, celles de la première installation. En 1904 on a installé deux nouvelles machines de 25 chevaux chacune et une chaudière pouvant alimenter simultanément les quatre machines.
- Conduite de refoulement de 2 760 mètres de longueur entre l’usine à la cote 64,35 et le réservoir à la cote 188.60. Tuyaux de 0.162. Depuis 1904 une deuxième conduite de même diamètre va de l’usine à la canalisation. Longueur 2 275. Elle communique automatiquement avec lorsque celui-ci est trop bas ou trop plein.
- 4. — Réservoir dans les jardins de l’Hôtel Dieu, surélevé, en maçonnerie, à deux compartiments de chacun 3oo mètres cubes. Réservoir de 100 mètres cubes alimentant les quartiers bas. Trois anciens réservoirs alimentant les faubourgs. Le plus élevé est rempli par une pompe commandée électriquement. Capacité totale 1 200 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, partant du réservoir par une conduite de o m. 3o. Un second réseau peu important, dessert le faubourg de Vaux Saint-Marcel avec interposition d’un détendeur de pression.
- 26 bornes-fontaines. 12 bouches d’incendie.
- 934 concessions particulières.
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- Q' — On peut tirer du bassin d’Ardon 2 5oo mètres cubes par jour sans le faire baisser de niveau.
- La ville a droit à 3oo mètres cubes par jour. Elle avait garanti aux concessionnaires une recette brute de 32 000 francs qui a été atteinte en 1884 et dépassée depuis. Elle partage par moitié avec la Compagnie des Eaux l’excédent du produit net sur les 7 °/0 du capital de premier établissement.
- Les concessions particulières sont au nombre de 984, au compteur à o fr. 4o le mètre cube ou au robinet libre après évaluation aux prix de 18 fr. 25 pour un hectolitre par jour et de 36 fr. 5o pour deux hectolitres et demi par jour.
- 7. — Degré hydrométrique 25°. — CaCO3, 90; CaSO4, 10; MgSO4, 16 ; Chlore, i,4i matières organiques (en oxygène) 0,25.
- On a trouvé 260 germes au centimètre cube.
- 9. — Quelques égouts et caniveaux très fortement inclinés pour écouler les eaux usées. On prévoit la création d’un réseau général d’égouts.
- Saint-Quentin (52.768 h.) (51.295 p. m. a.)
- Forages artésiens, machines à vapeur.
- En 1870, on avait capté les sources du Grosnard, émergeant dessables ferrugineux au-dessus des argiles bleues du Gault (crétacé), entre ces argiles et la craie à silex, dans les jardins maraîchers de la partie basse de la ville : l’eau était élevée à 46 mètres par des machines à vapeur. En i885, les sources ne donnaient plus que 60 litres par seconde, et l’eau était mal protégée, le quartier se bâtissant de plus en plus. On a remplacé les sources par un premier forage profond exécuté en 1889, et on en a fait un second en 1894. Dépense totale : 1 200000 francs.
- Régie directe : M. Boudeville, Directeur-voyer.
- 1. — Les deux forages de la rue Tour-y-Val vont chercher l’eau dans la craie à 62 mètres de profondeur ; ils sont tubés par trois tubes en tôle jusqu’à 4o mètres, puis par un tube percé de trous, et on s’est défendu contre deux nappes plus superficielles rencontrées, au moyen de deux collerettes en béton. (La première nappe est au-dessus des argiles du Gault et est facilement contaminable ; la seconde est dans la craie, au-dessus d’un banc marneux, à 32 mètres de profondeur, et donne de l’eau très sélénileuse). L’eau de la troisième nappe, qui est utilisée, arriverait à o m. 3o au-dessus de la surface, mais elle est aspirée par les machines élévatoires de l’usine de Tour-y- Val, au moyen d’une cuve en fonte montée sur la collerette du tube et dans laquelle les pompes font le vide.
- 3. — Machines à vapeur au nombre de deux : elles sont du type Woollf, verticales, pouvant faire 5o chevaux chacune, et actionnant chacune 2 pompes à simple effet et piston plongeur. Chaque machine n’élève guère que 35 litres par seconde, à 52 mètres (charge comprise) : tuyaux de refoulement deo,4o.
- 4. — Réservoir du lieu dit « Le Temps Perdu » ; il est surélevé, à 2 étages
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- Aisne
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- en maçonnerie : le premier étage contient 600 mètres cubes, l’étage inférieur I 270 mètres cubes.
- 5. — Le réseau de distribution, en fonte, a un développement de 63 470 mètres.
- 329 bornes-fontaines publiques ;
- 126 bouches d’arrosage ;
- 3a bouches d’incendie, spéciales pour pompes à vapeur ;
- 1 916 branchements pour concessions particulières.
- 6. —Chaque puits, pris isolément, peut donner 90 litres à la seconde, mais les machines ne montent que 6 à 7000 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au compteur. Les anciennes concessions au robinet libre disparaissent par voie d’extinction. On paie o fr. 3o le mètre cube pour les 200 premiers mètres, o fr. 25 pour les 3oo suivants o fr. 20 entre 5oo et 1 000 mètres cubes, et o fr. i5 au-dessus de 1 000 mètres cubes. La ville loue, sur demande,, des compteurs aux prix de :
- 9 francs le compteur de 12 millimètres,
- 12 francs le compteur de i5 millimètres,
- i5 francs le compteur de 20 millimètres,
- 21 francs le compteur de 3o millimètres.
- L’exploitation rapporte 72000 francs et coûte 52 000 francs.
- H. — Degré hydrotimétrique 26° ; résidu fixe 293 à 376, CaO (du bicarbonate) 127 à 137; MgO, 4 à 11 ; S03, 1 à i5 ; SiOi, 2 ; chlore 10 à i4 ; acide nitrique (des nitrates) 10 à 22 ; matières organiques (en oxygène), o,3i à 1.07.
- L’eau est invariablement à la température de 11° ; elle ne se trouble jamais ; elle est pour ainsi dire aseptique. (On a trouvé 10 germes au centimètre cube).
- 8. —On pourrait aussi obtenir des eaux artésiennes en descendant jusqu’aux sables et grès verts (en dessous du Gault) qui sont à 260 mètres en dessous de la surface. On prévoit la construction de nouveaux réservoirs plus grands et plus élevés.
- 9. — Il y a un réseau d’égoûts, mais incomplet, ne recevant pas les matières fécales ; le collecteur de la ville basse se déverse dans la Somme. Les eaux ménagères sont reçues dans des puits absorbants. Il a été présenté plusieurs projets d’épuration des eaux usées. L’épandage est impossible dans une vallée qui est marécageuse. La ville hésite devant le prix de l’épuration .biologique et le Conseil d’hygiène n’accepte pas la décantation seule.
- Soissoïts (i3.24o h.) (iû.558 p. m. a.)
- Sources et galeries et puits captants, machines hydrauliques et à vapeur.
- Jusqu’en 1867, la ville n’avait que les sources de Sainte-Geneviève ; elle établit alors les galeries de Villeneuve, croyant capter l’eau de l’Aisne filtrée, mais en réalité elle a recueilli les eaux de la nappe souterraine des coteaux. Dépense totale : 25oooo francs.
- Régie directe : M. Ancelet, directeur du service.
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- Aisne
- -J, — ay< Sources d’Orcamps et de Ste-Geneviève, sortant au pied delà colline de rive gauche de l’Aisne de la base des sables du Soissonnais (yprésien) au-dessus de l’argile plastique.
- b) Une galerie de 120 mètres de longueur, établies à Villeneuve dans la vallée de l’Aisne et récoltant presque exclusivement de l’eau de la nappe des sables du Soissonnais. Malheureusement, les galeries peuvent être envahies par les fortes crues de la rivière. Elles sont à 4 mètres de profondeur, et ont une forme ovoïde, avec 1 m. 80 de hauteur et 0.90 de largeur. En 1907 on a établi 3 puits filtrants en béton armé, l’un d’eux reçoit les eaux de la galerie précédente.
- 3. — Deux turbines Mac Cormick actionnent chacune une pompe de 3o litres à la seconde suffisante pourassurer le service. En basses eaux les deux? turbines sont accouplées sur une seule pompe. La hauteur d’aspiration est de 5 à 7 m. celle de refoulement 35 mètres.
- Une machine à vapeur Weyher et Richemond de 3o chevaux, actionnant cinq pompes (dont 3 à piston plongeur) sert de machine de secours.
- Deux conduites de refoulement de 1 4oo mètres de long et 0.200 de diamètre, faisant distribution en route et aboutissant au réservoir.
- 4. — Réservoir St-Jean, de 3 600 mètres cubes, à l’extrémité de la conduite de refoulement et de distribution. Deux compartiments en béton armé.
- 5. — Réseau de distribution d’environ 22000 mètres de développement, en tuyaux de fonte de 0.160 à 0.060 de diamètre (une partie en tuyaux à joints Lavril).
- Les sources d’Orcamps et Ste-Geneviève ont une canalisation spéciale.
- Les sources alimentent i3 bornes-fontaines et 3o concessions particulières.
- Les eaux de Villeneuve alimentent deux fontaines à jet continu, i3o bouches d’arrosage et d’incendie, 43 cases d’urinoir à effet d’eau et 1 i5o concessions particulières.
- 6. — On peut tirer des galeries, des puits et des sourees 2 000 mètres cubes par jour au maximum (dont 200 mètres cubes de sources).
- La plupart des concessions sont au compteur (de volume), aux prix de o fr. 33, avec minimum de 10 francs.
- T. — Eau de Villeneuve. Degré hydrotimétrique, 23° ; CaCO3, 124 ; CaSO4, i4 ; sels de MgO (en MgSO4), 62; chlore, 20; matières organiques (en oxygène), 1.27. Pas d’espèces pathogènes. Eau de bonne qualité.
- 8. —Fosses fixes. Pour les eaux pluviales et ménagères, réseau d’égouts incomplet se déversant dans l’Aisne à la traversée de la ville. Les caniveaux sont supprimés peu à peu. Un projet d’épuration des eaux résiduaires est à l’étude.
- Villers-Cotterets (5.38i h.) (3.391 p. m. a.)
- Sources, machines à vapeur
- D’anciennes sources de la forêt avaient un débit insuffisant ; en 1887, on a dépensé i38ooo francs pour capter et élever les sources de la Dhuys. L’usine
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- à vapeur élève 600 mètres cubes par jour à 54 mètres de hauteur, dans un réservoir en maçonnerie de 600 mètres cubes, au moyen d’une conduite de refoulement de 1 900 mètres de long et 0,160 de diamètre. Degré hydrotimé-trique de l’eau 26°.
- Villes de moins de B.000 habitants.
- La Fère (4-745 h.) (3.oi4 p- m. a.) (5oo maisons)
- Puits foré, machine à vapeur
- La ville a conclu en 1902 un traité avec la Société Saint-Quentinoise du gaz pour la concession de la distribution d’eau pendant 5o ans. L’eau est extraite par machine à vapeur, d’un forage profond dans la craie. La ville paie 4ooo francs par an à la Compagnie, et a droit à i3o mètres cubes par jour pour alimenter 10 bornes-fontaines et 72 bouches d’ari'osage et d’incendie. L’eau est vendue aux particuliers, au compteur, au prix de o fr. 5o le mètre cube.
- Il y a environ §00 puits particuliers.
- Le Nouvion (2977 h.) 2061 p. m. a.) Distribution d’eau établie en 1895. Dépense 80000 francs.
- Tergnier (4-307 h.)
- Distribution d’eau établie en 1906. Forage artésien, moteur Charron à gaz pauvre. Deux réservoirs de 3oo m3 chacun. L’eau est vendue o fr. 20 le mètre cube. Dépense : 200000 francs.
- Vervins (3.187 h.)
- Adduction et distribution d’eau de sources, éxécutées en 1899. Dépense : m 200 francs. En 1901, on complète les travaux en dépensant 46 000 francs.
- En résumé, sauf une petite pointe au Nord-Est, occupée par les schistes primaires et les calcaires jurassiques, le département est entièrement constitué par le crétacé supérieur et par l’éocène, celui-ci recouvert à la partie Sud par des lambeaux d’oligocène. Le crétacé contient généralement une nappe abondante, mais qu’il faut aller chercher par des puits profonds ; la surface est perméable et les sources sont rares. L’éocène a des nappes moins profondes et par suite donnant plus facilement naissance à des sources quand les vallées les rencontrent : c’est à la base, la nappe des sables de Bracheux et de Jonchery, sur l’argile de Louvil ; puis la grande nappe des sables du Soissonnais (yprésien) sur l’argile plastique ; enfin une nappe dans les sables de Beauchamp. L’oligocène donne des sources nombreuses à la base des lambeaux de sables de
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- Autres localités ayant fait une adduction (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses ou estimation du projet Observations
- Charly-sur-Marne . 1966 00 C£> W 67 85o fr.
- La Ferté-Milon . . I 664 i8q8-1900 67 85o
- Coucy-le-Château • 947 1892 45 000 Deux béliers Bollée élevant une source à 56 m. de haut.
- Villers-Hélon. . . 352 1892 4 65o 5 bornes fontaines et quelques concessions.
- Pavant 947 1896 11 5oo
- Marie Yivières, Epine et Longavesne . . 2 584 452 1901 1902 88 000 Eau d'un puits élevée à 55 m. par 2 pompes mues par l’électricité, transportée à distance. Degré hydrolimétri-que : 28°.
- Baulne 420 1904 i5 000
- Bazoches . . . . 363 1902 11 35o
- Draveguy .... 263 igoS-rg^ 12 5oo
- Saint-Thibault . . 104 — 11 700
- Cierges 207 i9°4-i9°5 18 000
- Saint-Gobain. . . 2 268 i9°3 81 338
- Viilesaveye . . . i35 r9°3 8 200 2 sources ; cond. grès et fonte ; rés. maçonnerie; couverture fer et brique.
- Roucy 5o6 1906 27 5oo Nappe souterraine ; cond.fonte ; rés. ciment armé.
- Glennes 257 1907 20 5oo 2 sources ; cond. ciment et fonte ; rés. ciment armé.
- Goussancourt. . . 260 1907 21000 Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie ; 1 bélier-hydraulique.
- Fontainebleau ou de calcaire lacustre de la Brie, sur les marnes à huîtres ou les glaises vertes.
- D'après M. Émile Loncq, on trouve sur 84i communes
- 122 communes qui ont fait des adductions de sources ;
- 1 » qui distribue l’eau de puits artésiens ;
- 27 » utilisent des sources nées sur place ;
- J98 » ont des puits et citernes, avec des sources
- 33o » n’ont que des puits ;
- 7 » n’ont que des puits et de l’eau de rivière
- 53 » n’ont que des puits et des citernes ;
- 3 » n’ont que des citernes.
- Annuaire des Distributions d’ean.
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- DÉPARTEMENT DE L’ALLIER
- (4 arrondissements, 29 cantons, 321 communes, 417.961 habitants.)
- Commentry (io.2o5) (7.581 p. m. a.) (1.958 maisons).
- Double distribution : eau de source et eau de barrage-réservoir, adduction par la gravité.
- Sources captées en 1862. — Il y a encore 6 puits publics et 5o puits particuliers.
- Barrage-réservoir construit en 1905 et 1906 : il a coûté 452 000 francs.
- L’adduction et la distribution ont coûté 172825 francs.
- Régie directe.
- I. Eau de source.
- 1. — Sources dites de la Chevantière, à 2 kilomètres environ de la ville, amenées par une conduite en fonte de o m. 125 sur 2048 mètres de longueur.
- 4. — Elles sont recueillies dans un réservoir de g5 mètres cubes en maçonnerie et voûté, dont l’altitude est à 6 m. 77 au dessus de la place du Quatorze-Juillet.
- 5. — Pour la distribution, il y a 495 mètres de tuyaux de fonte de o m. 10 et 6y5 mètres de o m. 06, qui alimentent 6 bornes fontaines-publiques, ainsi que l’hospice.
- 6. — Le débit n’est que de 90 à 100 mètres cubes en moyenne, et tombe à la moitié en sécheresse.
- 8. — La ville songe à augmenter le débit par des drainages aux abords.
- IL Eau du réservoir des Garnies.
- 1 et 4. — Barrage en maçonnerie construit en travers de la vallée du Banny au lieu dit « Les Gannes » commune de Durdat-Larequille, à 5 km. 5oo de Commentry et contenant 1 020000 mètres cubes. Le terrain est du gneiss.
- Longueur 181 mètres, largeur à la base 18 m. i5, en couronne 3 m. 60. Hauteur entre le seuil du déversoir et le fond 21 mètres. Prise d’eau à 2 mètres au-dessus du fond. Une demi tour en maçonnerie accolée au barrage du côté amont et percée de 4 ouvertures permet de prendre l’eau à différentes hauteurs.
- La vidange se fait par deux tuyaux de o m. 5o. L’alimentation de la ville se fait par un tuyau de o m. 35 se divisant à la sortie en deux autres, l’un de o m. 216 actuellement en service, l’autre de o m. 3o placé en attente.
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- L’adduction du réservoir à la ville se fait par une conduite en fonte de o m. 216 sur 3498 mètres de long, jusqu’au village des Remorets, points où on devait établir un réservoir de distribution (inexécuté), puis de là jusqu’à la place Martenot par une conduite de o,25o de 1962 mètres de longueur; sur la première partie de cette conduite, on trouve 6 ventouses et 7 robinets d’arrêt et de décharge.
- 5. — A la place Martenot, commence un réseau de distribution qui a 6900 mètres de développement en tuyaux deom. 216 à o m. o4o ; — 1 fontaine monumentale à 4 jets ; — 60 bornes-fontaines ; — 3 bouches d’arrosage ; — 265 branchements particuliers.
- 6. — Consommation moyenne, (fontaine, bornes-fontaines, concessions, etc., de 1800 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont de 25 francs par an pour 1 mètre cube par jour : elles rapportent 6 625 francs par an. Il n’y a pas de compteurs.
- 8. — Quelques égoux ; les caniveaux ont une forte pente et écoulent rapidement les eaux usées, lesquelles sont utilisées pour irriguer les prairies.
- Cusset (6.719 h.) (5.o32 p. m. a.)
- Distribution d’eau pour le service public.
- Des eaux de sources captées dans des cotaux calcaires et chargées en CaCO3 sont reçues dans un réservoir et alimentent 25 fontaines et les établissements publics.
- On étudie un projet de distribution d’eau aux particuliers.
- Il y a 6 puits publics et de nombreux puits particuliers.
- Gannat (5.128 h.) (4.480 p. m. a.) (i.563 maisons)
- Galeries de captage, adduction par la gravité.
- Travaux exécutés de 1873 à i8j5 ; dépense 86000 francs et travaux ultérieurs 5 000 francs. — Il y a encore 9 puits publics.
- Régie directe.
- 1. — Des galeries de captage de 25o mètres de longueur, à une profondeur qui atteint i4 mètres, captent les eaux dans le calcaire lacustre oligocène, à une petite distance de la ville.
- 4. — Un réservoir en maçonnerie, couvert et surélevé de 3 mètres au dessus du terrain voisin, contenant i5o mètres cubes ; il est situé à 35o mètres de la fin des captages.
- 5. — Réseau de distribution : tuyaux de départ au diamètre de 0,135 — 24 bornes-fontaines ; — 7 bouches d’arrosage ; — 2 concessions particulières.
- 6. — On ne dispose que de 120 à 270 mètres cubes par jour.
- 7. — Résidu fixe à 120°, 4io ; CaCO3, 275 ; CaSo*, 58 ; MgCo3, 17 ; SiO2, 19. Matières organiques 0,008.
- 9» — Un projet d’égouts a été abandonné momentanément.
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- Montliiçon (34.25i h.) (3i.888 p. m. a.) (4*196 maisons)
- Double distribution : eau de sources amenée par la gravité, et eau du Cher élevée par machines à vapeur.
- Deux sources sont distribuées de temps immémorial ; celle de Cravallas a été amenée en 1862 — En 1895-96, on a dépensé 21 5oo francs pour créer un réservoir et améliorer la canalisation des eaux de sources; en 1901, on dépensa 4o 000 francs pour l’extension à certains quartiers de la distribution d’eau de la source des Conches.
- La distribution de l’eau du Cher a été établie de 1880 à 1882, suivant le projet de MM. Renard et Radoult de la Fosse. La dépense a été de 828300 francs.
- Régie directe : M. Weiss, directeur des eaux et de la voirie.
- I. Eaux de sources.
- 1. — La source des Conches, captée depuis l’époque romaine, provient du plateau granitique au nord de Montluçon (rive droite du Cher) ; l’eau sort par trois émergences, elle est recueillie dans un réservoir construit en 1895.
- Les sources de Crevallas proviennent du drainage du plateau de ce nom.
- La source des Cordeliers est captée par une galerie située près du passage à niveau de la route nationale n° 145 ; elle est amenée par une galerie jusqu’à l’hôpital qu’elle alimente, et de là par des tuyaux jusqu’à une fontaine publique.
- 4. — Réservoir des eaux de la source des Conches.
- 5. — Le réseau alimenté par la source des Conches comprend en 1907, 5 5i6 mètres de tuyaux de fonte de o m. 110 à o m. o4o avec 37 bornes-fontaines. Le réseau de Crevallas a 1730 mètres de tuyaux de 0,100 et alimente 4 bornes-fontaines ; celui des Cordeliers a 87 mètres de tuyaux de o,o4o et alimente une borne-fontaine.
- 6. — la source des Conches débite en moyenne ig5 mètres cubes par jour ; celle de Crevallas varie de i5 à 4o mètres cubes, et celle des Cordeliers donne i5 mètres cubes par jour.
- 7. — i° Source des Conches ; Degré hydrotimétrique, 170 ; degré permanent, 13° ; résidu fixe à 1800 ; 370 ; CaO, 39,4; MgO, 21,9; SO3, 37,7; NaGl, 75,6; SO'2, 33; acide nitrique (des nitrates), 61.4 ; matières organiques (en oxygène), 20 En 1900, on a trouvé 57 germes aérobies au centimètre cube, mais en 1896 on en avait trouvé 8000 dans une des émergences, sans doute mal protégée.
- 20 Eau de Crevallas ; Degré hydrotimétrique, 2°5 ; degré permanent, 20 ; résidu fixe, 56; CaO, i5; MgO, traces: NaCl, 6,8; SO3, 7,5; acide nitrique (des nitrates), i4» 3 ; SiO, i3 ; matières organiques (en oxygène), o,5. En 1908, on a trouvé 370 germes aérobies au centimètre cube.
- 3° Eau de Cordeliers : Degré hydrotimétrique, 8°; matières organiques (en oxygène), 2,3.
- 8. — Le Conseil municipal a adopté un projet d’alimentation en eaux de sources de tous les quartiers de la ville. Il comprend le captage, l’adduction
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- et la distribution de 5oo mètres cubes au minimum par jour. Dépense prévue 347 000 francs.
- Trois sources seront captées à Arpheuilles à 12 kilomètres de Montluçon, deux par aqueducs, une par galerie.
- Une conduite en fonte de 2 920 mètres amènera les eaux à un bassin de réunion. Une conduite de 4 94o mètres les divisera aux réservoirs de Bisseret de 417 mètres cubes. Un second réservoir, dit d’équilibre, de même capacité sera relié au premier par une conduite en fonte de 180 millimètres de 4 080 mètres de longueur d’où partiront les branchements de distribution pour les quartiers non encore desservis et un branchement allant au réservoir de Conches.
- (Un projet de galerie captante sur 4 kilomètres de longueur dans le gneiss, présenté par Moreau en 1902 et évalué 1 200000 francs a été abandonné).
- II. Eau du Cher.
- 1. — Le niveau de la rivière est relevé d’environ o m. 80 par un barrage situé à l’amont de la ville, au lieu dit Legour du Puy. Un aqueduc voûté prend l’eau un peu à l’amont du barrage et la conduit dans les puisards des pompes.
- 3. — L’usine élévatoire est à peu de distance du barrage. Il y a 2 machines à vapeur horizontales, à déténte et condensation, chacune de 4i chevaux, faisant 3o tours à la minute. Les 2 pompes sont du système Girard, pouvant élever 77 litres par seconde, à 26 m. 5o de hauteur (réservoirs du bas service) ; elles fonctionnent 7 heures par jour en hiver et 12 heures en été. Il y a 2 chaudières horizontales, à foyer fixe et bouilleurs extérieurs avec réchauffeurs, de 60 mètres carrés de surlace de chauffe chacune. Conduite ascensionnelle de o m. 45o de diamètre.
- Sur le réservoir de l’hôpital (bas service), est installée une turbine à axe horizontal, du système Girard, qui, mue par la pression de la conduite ascensionnelle du bas service, actionne une pompe à 3 plongeurs et à triple effet. Cette pompe d’une foi’ce utile de 3 chevaux 1/2, refoule 9 litres par seconde dans le réservoir du cimetière Notre-Dame (haut service) ; conduite ascensionnelle de 0,15o de diamètre.
- Les machines et chaudières sont de la maison Weyher et Meunier.
- 4. — Réservoir de l’hôpital (bas service) de 7 000 mètres cubes de capacité» situé près de la route nationale n° 145, et réservoir du ;haut service, dit du Cimetière Notre-Dame, de 5oo mètres cubes de capacité, à 29 mètres plus haut. Ils sont tous deux construits en maçonnerie et béton et enterrés dans le sol.
- — Les 2 réseaux de distribution (haut et bas services) ont un développement total de 4i 660 mètres de tuyaux, de o.5oo à o,o4o de diamètres. La conduite de départ du grand réservoir a o,5oo sur 243 mètres de longueurs, puis o,45o sur 2 83o mètres ; la conduite de départ du réservoir haut a o m. 200.
- 174 bornes-fontaines;
- i56 bouches d’arrosage et d’incendie ;
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- 18 urinoirs à effet d’eau ;
- 980 branchements particuliers.
- 6. — Consommation moyenne 3 000 mètres cubes par jour, avec un maximum de 4200 mètres cubes et un minimum de 2 800 mètres cubes.
- Les concessions sont au compteur, savoir : 180 Frager, 203 Crownmeter et 570 Etoile, au prix de o fr. i35 le mètre cube pour les 1 095 premiers mètres cubes (3 mètres cubes par jour, o fr. 07 le mètre cuhe entre 1 og5 et 7 5oo mètres cubes, et o fr. o5 au-dessus de 7 5oo mètres cubes. Les marai-chers ne paient que o fr. 07. Minimum de perception de i5 francs par an.
- T. — Degré hydrotimétrique 3°; CaO 21 ; MgO, 4 ; alcalis 19; chlore, 8; SiO2, 7; peroxyde de fer et alumine, 6 ; SO3, 3.
- 8. — La Société « l’Energie Electrique du Centre » construit sur le Cher à 15 kilomètres au-dessous de Montluçon un barrage-réservoir de 26 millions de mètres cubes qui sera achevé en 1908. Le débit de la rivière sera suffisamment régularisé pour alimenter en tout temps les machines élévatoires.
- 9. — Quelques égouts recevant les eaux ménagères et industrielles et les déversant dans le Cher où dans le ruisseau de l’Amaron.
- Dès 1896, MM. Dupin etDoërr ont présenté un projet de réseau d’égouts (tout à l’égout uniiaire) comprenant 11 781 mètres de galeries maçonnées (i,5o/2,55, 1,00/1,70, o,8o/i,25) et 4o 64o mètres de tuyaux en béton de ciment (de 0,25 a o.5o de diamètre), 160 réservoirs de chasse de 3 mètres cubes, et 4 grands réservoirs de chasse (de 100 à 3oo mètres cubes). Les déversoirs fonctionneraient quand la pluie dépasserait 4 mm. 3 à l’heure; le sewage ordinaire.serait alors dilué 8 fois. Le réseau est évalué à 1 85oooo francs. Les eaux d’égout seraient élevées par une usine à vapeur à installer au quartier de Blanzat, pour laquelle on ferait un concours; elle est évaluée à 190000 francs, avec i58oo francs de frais annuels d’exploitation. Enfin on prévoit un champ d’épandage de y5 hectares, qui coûterait 125000 francs d’acquisition et 190000 d’aménagement. La ville se couvrirait des dépenses par des taxes dont le produit annuel est évalué 85 55o francs.
- Cet avant-projet a été pris en considération par la ville. Parallèlement, la Gie de Salubrité de Levallois-Perret a présenté, en 1898, un projet d’assainissement suivant son système (système séparatif dérivé du système Berlier) : la dépense était évaluée pour le système-vanne à 940 000 francs, dont 5i6ooo francs pour le réseau-vanne et 34oooo francs pour l’usine.
- Moulins (21.888 h.) (18.997 P- m- a0 (3-584 maisons)
- Puits filtrant et sources, machines à vapeur
- La distribution de l’eau des sources de Grillet et de Bardon a été complètement refaite en i865, suivant projet de M. Radoult de la Fosse : dépense 210000 francs. De i865 à i885, on a agrandi le réseau et dépensé dans ce but 90000 francs.
- En 1891, on exécute la captation et distribution des eaux dites de l’Ailier : après concours, l’exécution est confiée à la Société de Gommentry-Fourcham-
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- ibault : la dépense a été pour ce projet de 283 613 francs, mais il a fallu très peu de temps après (en 1894), que le service exécute pour la distribution des travaux pour 200 5oo francs, établisse le 2e groupe de machines (42 5oo francs) et double le réservoir (21 760 francs). Total des dépenses pour l’eau de l’Ailier, environ 55oooo francs.
- Régie directe : M. Dubost, inspecteur du service des eaux.
- — a) Sources. Les sources de Grillet et de Bardon sont captées depuis longtemps, et recueillies respectivement dans deux réservoirs de 760 mètres cubes et de 275 mètres cubes, tous deux en maçonnerie.
- b) Eau de l’Ailier. La captation des eaux souterraines de la vallée de l’Ailier est faite au moyen d’un puits de 4 mètres de diamètre et de 7 mètres de profondeur, cuvelé en fonte ; il a été descendu tant qu’on a pu dans les alluvions. L’eau de ce puits est amenée aux puisards des pompes parunecon--duite en fonte de 900 mètres de long et o m. 4oo de diamètre.
- SJ. Pour l’eau de l’Ailier, filtration naturelle dans les graviers ; l’eau reste claire, sauf dans les grandes crues, quand la rivière déborde au-dessus du terrain.
- 3. -— a) Les eaux des sources sont amenées par la gravité.
- b) L’eau de l’Ailier est élevée dans un réservoir de 2 000 mètres cubes, situé à 2 200 mètres de l’usine élévatoire, et à 45 mètres en contre-haut, par deux machines à vapeur de 3o chevaux chacune. Chaque machine est horizontale, système Corliss, à détente, fait 43 à 45 tours à la minute, et active au moyen d’un balancier, deux pompes aspirantes et foulantes à clapets, logées dans un puits et verticales ; chaque groupe peut refouler 5o litres par seconde. La conduite de refoulement a o,3o de diamètre.
- Il y a deux chaudières tubulaires (faisceau tubulaire démontable), à foyer antérieur et retour de flammes.
- 4. — a) Eaux de sources. Réservoir de Grillet, de ’jbo mètres cubes, et réservoir de Bardon, de 27b mètres cubes, placés à des altitudes différentes.
- b) Eau de l’Ailier. Réservoir de 2 000 mètres cubes, en deux compartiments égaux, avec 4 mètres de hauteur d’eau; il est entièrement enterré et les voûtes sont recouvertes de o m. 70 de terre.
- 5. — a) L’eau de Grillet, qui a été reconnue défectueuse, est réservée à l’arrosage des squares et des rues.
- L’eau de Bardon alimente les quartiers bas, mais comme elle est insuffisante l’été, elle est suppléée par l’eau de l’Ailier.
- b) L’eau de l’Ailier dessert presque toute la ville.
- Le réseau général de distribution comprend 36735 mètres de tuyaux de ô,3oo à 0,060 de diamètre;
- 2o5 bornes-fontaines et 2 fontaines à jet continu ;
- 208 bouches d’arrosage et d’incendie (raccord de 4i millimètres) ; i4 urinoirs à effet d’eau ;
- 760 branchements particuliers ; deux concessionnaires relevant l’eau par machines.
- — Consommation moyenne, en 1899 : 3 25o mètres cubes par jour,
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- avec un maximum de 5 200 mètres cubes en août et un minimum de 2 5oo mètres cubes en décembre.
- Les concessions sont toutes au compteur. Prix du mètre cube o fr. 1369 pour 1 mètre cube par jour jusqu’à o fr. 0749 au-dessus de i5 mètres cubes et o fr. 07 à divers établissements militaires ou d’assistance publique.
- La dépense du fonctionnement des machines élévatoires est d’environ i5 000 francs par an.
- T. — i° Eau de la source Grillet. Degré hydrotimétrique, 70; extrait sec, i5o; CaGO3, 3o ; CaSO4, 28; MgCO3, 92.
- 20 Eau delà source Bardon. Degré hydrotimétrique, 170 : extrait sec, 200; CaCO3, 97,8; CaSO4, 21 ; MgCO3, 27.
- 3° Eau de l’Ailier (puits filtrant). Degré hydrotimétrique, ii° ; extrait sec, 320 ; CaCO3, 58; CaSO4, 24; MgCO3, i3,8.
- En 1894, on y trouve 3i2 germes aérobies, et en 1898, 100 germes par centimètre cube.
- 8. — On songe à doubler le réservoir de l’eau de l’Ailier.
- O. — 11 n’y a qu’un réseau très rudimentaire d’égouts, ne recevant pas, du reste, les matières fécales ; on a fait récemment deux collecteurs, le tout se déversant dans l’Ailier. L’étude d’un projet d’assainissement d’ensemble est à l’ordre du jour.
- Samt-Pourçain-sur-SiouIe (5.ioi h.) (3.342 p. m. a.)
- Puits filtrants, moteur à gaz pauvre
- Distribution d’eau depuis 1904 : n puits publics et une centaine de puits particuliers.
- Le projet a été dressé en 1899 par M. Lemoine. La prise d’eau se fait par 3 puits filtrants dans une grève, à 60 mètres de la rivière la Sioule. On y puise 600 mètres cubes par jour pour les élever à 3i mètres de hauteur, au. moyerl d’une pompe mue par un moteur à gaz pauvre de 14 chevaux. Gomme réservoir, il existe 2 cuves en ciment armé portées sur des tours en maçonnerie de 12 mètres de hauteur; la dépense faite est de 208000 francs.
- Vichy ( i5.3i5 h.) (i4-52op. m. a.)
- Galeries filtrantes, machines à vapeur.
- La ville de Yichy n’avait jusqu’en 1901 outre des puits généralement mauvais, que 3 ou 4 fontaines alimentées par une source calcaire, captée au milieu de champs cultivés et de qualité douteuse, et l’eau de l’Ailier, prise à même dans la rivière un peu à l’amont de la ville, élevée par des machines à vapeur trop faibles (18 chevaux) et distribuée telle. Ces machines élevaient 70 litres par seconde dans un réservoir de 1 5oo mètres cubes dont l’altitude était insuffisante pour assurer la distribution aux étangs dans les quartiers les plus^ élevés.
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- Depuis 1901, on a poursuivi l’exécution d’un projet dressé par MM. les ingénieurs Ficatier et Doërr, et comportant à la fois la captation et la distribution de l’eau recueillie par des galeries filtrantes le long de l’Ailier, et l’établissement d’un réseau d’égouts avec champ d’épandage.
- Régie directe : M. Desgouttes, directeur des travaux.
- |. — Un banc de gravier d'une épaisseur de 4 mètres et d’une longueur de i 200 mètres, situé sur la rive droite de l’Ailier, à 1 5oo mètres en amont de la ville, est drainé par des tuyaux filtrants de o,5oeto,7ode diamètre, parallèles à la berge de la rivière et distants de 4o à 5o mètres d’elle ; à l’extrémité-, l’aqueduc drainant sc bifurque en Y. Il a environ 1 kilomètre de longueur, avec 6 puits de descente. L’eau est conduite à l’usine élévatoire voisine par un bout de galerie creusée dans le calcaire. La dépense pour la captation est de i3oooo francs
- S. — Filtration horizontale de l’eau de l’Ailier dans le gravier : il vient très peu d’eau de la nappe souterraine des coteaux.
- 3. — Après concours, la maison Weyher et Richemond a été chargée d’installer 3 machines à vapeur d’ensemble 220 chevaux bruts, des pompes perfectionnées capables d’élever 3oo litres par seconde à 54 ni. 70 de hauteur dans le nouveau réservoir, et 4 chaudières. La dépene d’établissement de l’usine et des machines est de 3ooooo francs.
- 4. — Un grand réservoir en maçonnerie de 12000 mètres cubes est établi à 4oo mètres à l’Est de l’usine élévatoire, à la cote 299 mètres soit à 20 mètres au-dessus du réservoir actuel ; l’eau peut desservir le 3e étage des maisons. Dépense pour le réservoir, 35oooo francs.
- 5. — La canalisation est refaite entièrement à neuf et dessert toutes les rues : elle est évaluée à 65oooo francs, ce qui porte à 1 43oooo francs la dépense faite pour la captation et l’adduction des eaux potables. La conduite-maîtresse a 0,600 de diamètre sur 857 mètres ; les plus petits tuyaux seront de 0,080. Actuellement il existe n4 fontaines et bornes fontaines, 730 bouches d’arrosage et 2 000 concessions particulières.
- 6. — La nouvelle distribution a été prévue pour 12 000 mètres cubespar jour, ce qui donne environ 240 litres par tête, quand la saison thermale battant son plein, il y a 5oooo habitants à Yichy.
- Les concessions sont de i5 francs pour 180 mètres cubes par an et o fr. 10 par mètre cube supplémentaire.
- H • — Eau d’un puits filtrant d’essai dans le sol des galeries : degré hydro-timétrique, n° ; résidu fixe, 137 ; CaO, 32 ; MgO, 20 ; alcalis 12,3 ; chlore, 3,2 ; SiO2, 13,6 ; SO3, 3,9. Température en été i3°5 dans le puits d’essai.
- En 1896, on trouve 425 bactéries saprophytes au centimètre cube ; pas de colibacille.
- S. — On prévoit le doublement de la conduite de refoulement au réservoir.
- 9. — Le réseau d’égouts comporte : i° des tuyaux en grès vernissé de o,25 a o,5o de diamètre dans la plupart des rues, soit sur un développement d’environ 28 kilomètres; 20 des galeries de deux types, 1 m. 25 et 1 m. 70 de hauteur, en béton de ciment, sur un développement de 6 à 7 kilomètres ; 3°
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- Allier
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- deux collecteurs, l’un pour les quartiers hauts, l’autre pour les quartiers bas (ce dernier est en cixnent armé), se réunissant en un collecteur général qui traverse le Sichon et aboutit à l’usine élévatoire nécessaire pour relever les eaux d’égouts. Cette usine envoie le sewage par une 'conduite en ciment armé de 0.60 jusqu’aux champs d’épandage : ceux-ci, dont la surface est de 47 hectares 5o, sont situés à 3 kilomètres au Nord de la ville, sur la rive droite de l’Ailier.
- On a installé sur les égouts 220 réservoirs de chasse automatiques, des regards à chaque 70 mètres sur les tuyaux et à chaque 100 mètres sur les galeries, 45o bouches avec arrêt des corps solides, etc. Des déversoirs pour les eaux d’orage rejettent l’eau en excès dans les anciens égouts aménages pour ce service, ou directement à l’Ailier.
- Les dépenses sont de 1 65o 000 francs pour le réseau d’égouts, 35o 000 francs pour l’usine élévatoire, 710000 francs pour les champs d’épandage, en tout 3 100000 francs. La ville recouvre sur les propriétaires des taxes annuelles basées sur le revenu imposé des immeubles.
- Yzeure (6.i33) (1.948 p. m. a.)
- Il n’y a que des puits pour le village proprement dit.
- L’asile départemental d’aliénés est alimenté, depuis 1897, par une conduite de o, i5 de diamètre sur 2 233 mètres de long, amenant les eaux des réservoirs de Belle-Croix ; il y a un réservoir-citerne de 3 mètres de diamètre avec voûte sphérique, et un réservoir aérien en tôle de 5 m. i5 de diamètre sur tour en maçonnerie, dans lequel l’eau est refoulée par une petite machine. L’installation a coûté 112 000 francs.
- Ville de moins de 5.000 habitants.
- Bourbon-1’Archambault (3.5y4 h.) (2.3o6 p. m. a.)
- Utilise une source captée à l’époque romaine et située à 2 kilomètres au S.-O. de la ville. La conduite romaine était en ciment ; elle a été refaite plusieurs fois, et dernièrement en 1873, où on l’a faite en tuyaux de fonte de 0,06 posés dans un aqueduc maçonné. L’eau se décante dans un réservoir de 80 mètres cubes. Il y a une fontaine monumentale et 4 bornes. L’eau a 57 degrés hydrotimétriques et est très chargée en magnésie.
- CaCO3. 93 ; MgCO3, 264.
- Il y a en outre 6 puits publics.
- Autres localités ayant fait des adductions d’eau (depuis 1884) •
- Billy, 9^2 habitants Laprngne, i486 »
- Domérat, 3 535 »
- ï8g5
- 1897
- 1900
- Dépense, 18 900 francs Dépense, 3 o5o »
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- Allier
- En résumé, le Departement comprend :
- 5 villes ayant une distribution d’eau complète ;
- 18 communes ayant une distribution d’eau partielle ;
- 139 communes n’ayant que des puits et des sources nées et utilisées sur place ;
- i59 communes n’ayant que des puits et des citernes.
- Sauf les grandes vallées de l’Ailier et de la Loire (alluvions et pliocène) à nappe phréatique ahondante, et quelques lambeaux d’oligocène, le Département est occupé par le granit et les grès schisteux du permien, lesquels ne donnent naissance qu’à de petites sources très disséminées et peu profondes.
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- Basses-Alpes
- DÉPARTEMENT DES BASSES-ALPES
- (5 arrondissements, 3o cantons, 25o communes, ii3.I26 habitants) Digne (7.456 h.) (4.628 p. m. a.) (700 maisons.)
- Sources, adduction par la gravité et béliers hydrauliques.
- En 1824. adduction de sources voisines (70 mètres cubes par jour).
- Projet de MM. les Ingénieurs Zürcher et Ghateau, exécuté en 1899-1900. — Dépense 176000 francs.
- Régie directe : M. Monges, directeur du service.
- 1. — Sources d’un vallon, situé à 700 mètres à l’Est de la ville, et émergeant de la base de l’oolithe inférieure (calcaire bajocien). Elles ont été captées par des tronçons d’aqueduc drainant de i4o mètres de longueur, o m. 70 de largeur et 1 m. 5o de hauteur avec parois à pierres sèches, descendus à 4 mètres de profondeur.
- La conduite d’amenée est en fonte de o,35o sur 700 mètres ; elle aboutit au réservoir inférieur.
- 3. — Sur le réservoir inférieur (cote 614) sont installés deux béliers hydrauliques système Dècœur, de 180 pulsations à la minute, pouvant relever chacun 65 litres à la minute dans le réservoir supérieur (cote 624).
- 4. — Réservoir inférieur et réservoir supérieur creusés tous deux dans le rocher, en forme de galerie, de 20 mètres de long et 4 mètres 5o de large, hauteur d’eau 2 m. 80. La capacité de chacun est de 2Ô2 mètres cubes.
- 5. — Chaque réservoir commande un étage de distribution, et chaque étage a un réseau maillé en fonte. Le développement des conduites des deux zones ensemble est de 863o mètres en tuyaux de o,3oo à 0,060 (34oo mètres en tuyaux de 0,060 et 2 000 mètres en tuyaux de 0,080).
- Il y a 10 fontaines à écoulement continu ;
- 33 bornes-fontaines à écoulement intermittent ;
- 69 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 16 urinoirs à effet d’eau.
- Le service privé se développe.
- O. — Débit disponible : i5 litres par seconde, soit 1 3oo mètres cubes par jour. Les concessions particulières se donnent au compteur (Frager, Kennedy et Barriquand) aux prix de o fr. 2 5 le mètre cube pour les concessions de moins de 4oo mètres cubes par an, de o fr. 20 pour celles de 4oo à 1000 mètres cubes et de o fr. i5 pour celles de plus de 1 000 mètres cubes.
- 7. — CaO, 198,4 ; MgO, 36 ; NaOH, 4 ; KOII, traces ; SiO2, 5 ; SO3,102,9; HCl, 5,i ; matières organiques (en oxygène) 2,6.
- 9. — On a établi en même temps que la distribution d’eau un réseau d’é-
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- Basses-Alpes
- goûts comprenant a collecteurs de 900 mètres de longueur, en béton de ciment avec section ovoïde, et 2 700 mètres de tuyaux de grès vernissé : les 2 collecteurs se déchargent dans le torrent. Auprès de chaque fontaine et borne-fontaine a été établi un réservoir de chasse automatique Geneste-Herscher pour nettoyer les tuyaux d égouts.
- Manosque (5.017 h.) (3.970 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- Régie directe. — Une Centaine de puits particuliers.
- 1. — L’eau provient de 2 sources situées à 5 kilomètres de la ville et sortant des gypses et calcaires à lignites oligocènes qui régnent au Nord-Ouest. Petits aqueducs pour l’amenée.
- 4. — Ils aboutissent à un petit réservoir.
- 5. — Les tuyaux en ville sont en poterie et en fonte ;
- 19 fontaines à jet continu, 4 bornes-fontaines et 7 lavoirs.
- Pas de concessions particulières.
- 6. — Débit insuffisant.
- 7. — Qualité médiocre : eau séléniteuse.
- 8. — On étudie l’adduction de nouvelles sources.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Barcelonnette (2.4o5 h.)
- En 1877 I^97> travaux d’adduction et de distribution de 12 sources de
- la forêt de Gaudissart (calcaire oolithique). Conduite d’amenée de 0,10 sur 3 200 mètres de longueur, en béton de ciment, coupée par des regards chaque 100 mètres, puis conduite forcée en fonte sur 1 3oo mètres traversant l’Ubaye en siphon. i3o concessions. — Le débit des sources est de 8 à ïo litres par seconde en temps ordinaire, mais tombe à 4 litres en hiver, ce qui s’explique par l’altitude élevée des sources (cotes i65o à 1900) qui sont à près de 760 mètres en dessus de la ville.
- On a établi un réseau d’égoûts draineurs comprenant un grand collecteur, 3 collecteurs secondaires et des tuyaux en grès.
- Castellane (i.536 h.)
- Une première source captée à l’entrée de la ville alimente une fontaine. Son débit est de 1 litre à 1 1. 5 par seconde.
- Une deuxième source venant du calcaire à 2 kilomètres de la ville et dont le débit est de 1 litre alimente une fontaine à jet continu et une fontaine intermittente. Un puits avec pompe à chapelet sert également à l’alimentation en eau potable.
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- Basses-Alpes
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- Forcalquier (3.o34 h.)
- Il y a 4 fontaines publiques à jet continu (avec lavoirs et abreuvoirs et 4 bornes-fontaines alimentées par des sources naissant à une certaine distance de la ville, du calcaire formant la base de l’oligocène. L’amenée se fait par un aqueduc, avec tronçons de galerie et parties en tuyaux de fonte et de poterie, le tout assez peu étanche.
- Oraison (i-944 b.)
- Une source naissant à i 8oo mètres de la ville est captée par un aqueduc drainant. On a aussi établi un puits filtrant près de la Durance : a turbines de 35 chevaux servent à élever l’eau et à faire l’éclairage électrique de la ville. Un bassin de décantation de 5oo mètres cubes a été creusé dans la montagne.
- Sisteron (3.702 h.)
- Il n’y a que 2 fontaines publiques, alimentées par des sources débitant à peine 5o mètres cubes par jour et naissant près de la ville dans la montagne du Mallard : tuyaux d’adduction en plomb, très anciens ; petit réservoir de 20 mètres cubes.
- Autres localités ayant fait des adductions (depuis 1884) :
- Noms des communes Population Dépenses faites Date des travaux Observations
- Mison St-Michel Banon Dauphin Puimichel 864 706 1017 54 r 4oo » » 39 5oo 5o 000 11 y58 1903 i9°3 i9o3 id. id.
- Astoin 63 11 5oo 19°5 Source; cond. fonte.
- Céreste. . . . . . . . 884 14 5oo 1906 2 sources; cond. fonte; rés. maçonnerie voûté.
- Châteauneuf-Val-St-Bonnat. 296 5 100 id. Source ; cond. fonte et plomb.
- Entrevennes ...... 3n 9800 id Source; cond. fonte.
- Le Lauzet. ...... 629 19500 id. id.
- Archail. . ' 75 II 200 1907 Source; cond. fonte.
- Lincel i53 6 448 id. Source; cond. fonte; rés. maçonnerie avec voûte; bélier hydraulique.
- Noyers . 63o i35oo id. Source ; cond. fonte.
- Pierrevert 525 95oo id. id.
- St-Étienne les-Orgues. . . 768 12 5oo id. id.
- Vaumeilh 320 9360 id. id.
- Le département, très montagneux, et occupé par les calcaires jurassique et crétacé, ainsi que par le tertiaire, a des eaux très abondantes ; mais les communes, généralement très pauvres, ont fait très peu de travaux d’adduction.
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- Hautes-Alpes
- DÉPARTEMENT DES HAUT ES-ALPES
- (3 arrondissements, 24 cantons, 186 communes, 107.498 habitants.)
- Briançon (7.524 h.) (3.i3o p. m. a.) (791 maisons.)
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- La distribution d’eau de Briançon remonte au commencement du xviii6 siècle ; en 1784, la ville, de moitié avec l’autorité militaire, refit la canalisation intérieure en pierre serpentine. En 1872, la ville dépensa 12 000 francs pour refaire 2 kilomètres de la canalisation. Enfin, en 1894 et 1895, elle dépensa près de 80 000 francs pour distribuer l’eau au faubourg de Ste-Gathe-rine (dépendance de Briançon), suivant projet de M. Clère.
- Régie directe.
- 1. — Les eaux diles de l’Adoux sont captées dans le massif calcaire de la Croix de Toulouse, situé au nord de la ville, à l’altitude 1 53o, soit à 200 mètres au-dessus de la ville et à 320 mètres au-dessus du faubourg de Ste-Catherine. Les eaux sortent des fissures de la roche (dont les strates sont inclinées du sud au nord, à 35° sur l’horizon), et sont fournies, en grande partie, par l’infiltration des fontes de neige : de là le fait que le débit est maximum de juin à août et minimum de janvier à mars. — Un drainage de 600 mètres de développement assure la collecte des eaux des fissures : les drains se réunissent dans un bassin, d’ou part la conduite d’amenée, en pierre forée (serpentine des Vosges) de 0.20 à 0.12 de diamètre, avec i4 bassins de rupture de charge intermédiaires et 2 55o mètres de longueur.
- Une autre source, dite de Bon Repos, alimente spécialement des établissements militaires.
- 4. — Pas de réservoir de distribution : on en prévoit la construction d’un.
- 5. — Réseau d’alimentation des fontaines publiques : tuyaux en ciment et en plomb. Il y a 18 fontaines à jet continu, à Briançon même, et 19 au faubourg Ste-Catherine : pas d’autres appareils. Il y a 2 branchements pour l’hôpital et pour l’hôtel du général : pas de concessions particulières.
- 6. -— Le débit journalier est en moyenne de 1 600 mètres cubes.
- H. — Degré hydrotimétrique, 28°; degré permanent, ifi°5; résidu fixe, 3o5 ; CaGO3, 128; CaSO4, 70; sels de MgO (en sulfates), 106; chlore, 5.7; IPSO4, 129; ammoniaque, 0.01 ; matières organiques (en oxygène), 1.4.
- On a trouvé 4o colonies aérobies au centimètre cube.
- 9. — Les eaux usées, les matières fécales et les ordures ménagères sont déversées dans des caniveaux (gargouilles) à ciel ouvert, ainsi que dans quelques aqueducs qui, grâce à la forte pente, coulent rapidement se jeter dans
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- Hautes-Alpes
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- la Durance ; l’usine de la Société industrielle pour la Schappe recueille et utilise comme engrais une certaine quantité de matières solides entraînées.
- Gap (10.823 h.) (6.888 p. m. a.) (1.028 maisons.)
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- Les travaux ont été commencés en i852 par M. Pascal, alors propriétaire des sources : il les a rétrocédés ensuite à la ville. Goût inconnu.
- En 1904, nouveaux travaux, suivant projet de M. Wilhelm. Dépense : 4ooooo francs. — Il y a encore 3 puits publics et 100 particuliers.
- Régie directe : M. Peyrot, architecte-voyer, Directeur du service.
- 1. — Les sources de Charance, terrain jurassique, situées à 2 5oo mètres de la ville, ont été captées à une profondeur de 5 mètres, et le captage a été complété par des drains en pierres sèches. Les sources sont à près de 100 mètres au-dessus de la ville.
- D’autres sources dites de Puy-Maure, de même origine alimentent des établissements militaires et le quartier ouest de la ville.
- En 1904, on a amené les sources du Devezet, entre la Bâtie et Ghorges, à 16 kilomètres de Gap, (jurassique inférieur). Conduite d’amenée en béton de ciment, de 0,20 de diamètre.
- 4. — Pas de réservoir, mais seulement un petit bassin à l’origine de la conduite-maitresse des sources de Charance. Un réservoir de 800 m3 en maçonnerie pour les sources du Devezet.
- 5. — Réseau de distribution en fonte de 2 j35 mètres de développement, dont 625 mètres pour la conduite-maitresse en tuyaux de 0.160.
- Il y a 2 fontaines monumentales, consommant 100 litres à la minute ; 36 bornes-fontaines débitant continuellement à raison de 10 litres à la minute, 2 urinoirs à effet d’eau.
- Des branchements pour les 3 casernes et le lycée, et enfin 10 branchements pour des particuliers, à qui M. Pascal a cédé des concessions perpétuelles de 2 litres d’eau à la minute (le prix payé a été de 1 000 francs pour chacune de ces concessions).
- Pour le lavage et l’arrosage des rues, la ville prend l’eau dans le canal du Drac.
- 6. — La consommation journalière moyenne en eau de la distribution est de i5oo mètres cubes ; celle en eau du canal du Drac pour le lavage des rues est inconnue.
- Pas de concessions particulières autres que celles citées ci-dessus ; mais un grand nombre de maisons ont des sources particulières, et des puits, souvent artésiens, provenant d’une nappe souterraine, située sous la ville à 5 ou 6 mètres de profondeur et séparée de la surface par une couche imperméable.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 24°.
- L’eau se trouble lors des pluies et fontes de neiges.
- 9. — Quelques égouts, et ailleurs des ruisseaux au milieu des rues, recevant toutes les immondices et souvent les matières fécales : le tout se rend au torrent de la Luye.
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- Hautes-Alpes
- Villes de moins de 5.ooo habitants.
- Embrun (3.75a h.) (2.077 P- m* a-)
- La ville a deux eaux :
- i° Pour la boisson, l’eau des sources et drainages du plateau de Jouselle, situé à 3 kilomètres de la ville et à 1 4oo mètres d’altitude : aqueduc d’amenée en briques ; réseau de distribution en fonte ; fontaines à écoulement continu ; débit de 8 litres par seconde. On va établir un réservoir de 3oo mètres cubes. Degré hydrotiméti’ique total, 220; degré permanent, 90. Les travaux datent de 1882.
- 20 Eau du torrent de Caleyères, qui est amenée par des tuyaux en poterie : elle devrait être réservée exclusivement au lavage» mais est parfois mélangée à l’eau de sources.
- Mont-Dauphin (70b h.)
- Deux sources naissant à 2 5oo mètres de la place, au lieu dit Fond d’Eglier : oolithe moyen. Débit : i4 litres par seconde. Conduite d’amenée en fonte. — Degré hydrotimétrique total, I7°8; degré permanent, 8°2.
- Autres communes ayant fait une adduction d'eau (depuis 1884)
- Communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Tallard 847 00 00 21 700 fr
- Saint-Crépin .... 989 1889 16 45o
- Val-des-Prés . . . . 477 1890 25 000 11 fontaines.
- Risoul 612 .1894 4 i5o
- St Martin de-Queyrières I 210 1898 6 5oo
- Valserres 364 1896 4 100
- Ribiers 865 190° 22 000 Adjudication en 1900.
- Aiguilles 547 1900 — Conduite en ciment (Porte de France).
- Aspres 458 (?) — Idem.
- Ventavon 589 (?) — Idem.
- Monétier-Allemont . . i5 7 igo3 17669
- Serres ...... 1126 igo3 69 200
- Jarjayes 38i igo5 9500 Source; conduite en fonte; réservoir en maçonnerie.
- Ristolas 3l2 1906 i3 000 Source ; conduite en ciment.
- Espinasses 4o8 1907 23 000 Source ; conduite en fonte.
- Les autres localités ont généralement une ou plusieurs fontaines publiques : aucune n’est réduite à n’avoir que des puits et des citernes. Le département, très montagneux et occupé à l’est et à l’ouest par le calcaire jurassique, au centre par les roches primitives (avec de l’éocène au sud), a des eaux abondantes et des sources nombreuses.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Alpes-Maritimes
- DÉPARTEMENT DES ALPES-MARITIMES
- (3 arrondissements, 27~cantons, i55 communes, 334.007 habitants.)
- Antibes (11.753 II.) (5.730 p. m. a.) (1.200 maisons.)
- Vence (3.208 h.) (2.575 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité (turbine hydraulique pour les hauts quartiers).
- Antibes. — La ville avait autrefois les sources de la Louve, captées par lês Romains et remises en service en 1791. — Concession du 3o octobre 1880 pour 99 ans à la Cie générale des Eaux, 52, rue d’Anjou, à Paris : il s’agissait alors de distribuer les eaux de la Louve relevées mécaniquement. En avril 1891, nouveau traité pour la distribution des eaux du Riou et des Sourcets : ce traité a encore été modifié les 12 et 19 octobre 1899. — (Il n’y a guère qu’une centaine de puits particuliers).
- Vence. — Traité avec la Cie des Eaux du 9 mai 1882. Concession de 99 ans. Le traité a été révisé le 7 janvier 1891.
- 1. — Ces deux villes sont alimentées par les sources du Riou et des Sourcets, naissant dans la haute vallée de la Cagne, à 4oo mètres de distance l’une de l’autre (cote 425), dans des grottes creusées dans le massif calcaire (jurassique supérieur). L’eau du Riou est amenée au dehors par une galerie de 18 mètres de longueur dans le rocher ; celle des Sourcets est réunie à la première par un tunnel maçonné (1 m. 5o de large sur 1 m. 80 de hauteur), de 38o mètres de longueur au travers du massif qui sépare les deux émergences : ce souterrain est en même temps captant pour les filets qu’il rencontre.
- A la sortie du souterrain prend naissance l’aqueduc principal dit « canal de Vence », qui suit une ligne d’égale pente à flanc de coteau pour arriver au-dessus de Vence au chemin St-Martin, à la cote 4i3.5o, après un parcours de 4 886 mètres (dont 207 mètres en tunnel). Dans ce parcours, l'aqueduc est formé d’un tuyau cylindrique en béton de ciment (de la Porte de France, à Grenoble) de 0.600. Ensuite, la conduite continue avec o.4oo de diamètre sur 2 2 58 m. 3o jusqu’au torrent de Malvan.
- Plusieurs branches se détachent de la conduite pour alimenter divers quartiers de Vence. La plus importante part du chemin St-Martin, traverse la Lubiane en siphon, traverse Vence, puis arrive au Pilon de Gaoubi pour aller alimenter Antibes. Elle arrive ainsi par la gravité au réservoir dit Cuve de la Constance (cote 66.5o), qui alimente la partie d’Antibes au-dessous de la cote 5o).
- 3. — Les quartiers plus élevés d’Antibes sont alimentés par un réservoir de 4oo mètres cubes, dit réservoir Soleau, à la cote 112, au quartier des
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- Alpes-M ar itimes
- Terriers. Il reçoit l’eau de la Cuve de la Constance au moyen d’une turbine actionnée par l’eau de cette cuve qui descend de 15 mètres ; on peut élever ainsi 5 à 6 litres par seconde. La pompe et la turbine sont de la maison Du-montant (de Nice) : la longueur du refoulement est de 2490 mètres.
- En cas d’avarie à la conduite de Vence, Antibes peut être alimentée par les eaux de la Louve, trois sources naissant au bas de la ville, au quartier du Moulin du Roy (cote 7-43). Les eaux sont amenées par un aqueduc (romain) en maçonnerie, de 4 200 mètres de longueur, à l’usine à vapeur des Moul-lières, usine qui comprend une machine à vapeur horizontale de 43 chevaux, avec une chaudière semi-tubulaire de 75 mètres carrés de surface de chauffe.
- 4. — Réservoirs précités de la Cuve de la Constance et des Terriers : le premier a 2 000 mètres cubes de capacité et est situé à la cote 64. Ils sont en maçonnerie et voûtés.
- 5. — A Vence, il y a un réseau de 14 km. 600 de conduites en béton de ciment (de la Porte de France) de 0.600 à 0.060 de diamètre, et de 19 km. 4oo de conduites en fonte de 0.400 à o.o4o.
- La ville de Vence a droit à 200 mètres cubes gratuitement pour ses services publics : 18 bouches d’arrosage et d’incendie. De plus, moyennant le prix de 4o francs par cheval, elle a droit à 25 chevaux à prendre en tête du siphon de la Lubiane, pour produire la lumière électrique.
- A Antibes, le réseau de distribution comprend 5 332 mètres de tuyaux en béton de ciment (de la Porte de France) et 71 212 mètres de tuyaux en fonte. Il y a deux zones de distribution, comme il a été dit ci-dessus. Il y a 21 bornes fontaines, io4 bouches d’arrosage et d’incendie, 521 concessions à la jauge et 5y3 au compteur.
- 6. — Débit disponible : de 3 000 à 4 000 mètres cubes par jour.
- Prix des concessions (au robinet de jauge) :
- A Antibes A Vence
- francs francs
- Abonnements de a5o litres par jour 20 12
- » 5oo » » 3o i5
- » 1.000 » » 5o 3o
- » 2.000 » » 9° 60
- » 5.ooo » » 200 i3o
- » 10.000 » » 35o 255
- En outre la Cie donne à Vence des abonnements au robinet libre au prix de 18 francs par ménage (24 francs au-dessus de 5 personnes), et des abonnements spéciaux pour arrosage au prix de 10 francs le mètre cube par jour et pour besoins industriels au prix de i5 francs le mètre cube par jour.
- En 1900, le rendement des concessions d’Antibes et d’Hyères réunies a été de 199600 francs dont il faut déduire 60000 francs de frais d’exploitation.
- T. — i° Sources de la Louve. — Degré hydrotimétrique total, 36°; degré permanent, ii° ; résidu fixe, 4io ; CaO, i3i ; MgO, 63 ; SO3, 123. On trouve de i5o à 1 5oo germes au centimètre cube.
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- 2° Sources du Riou et des Sourcels. — Degré hydrotimétrique, i4° à i5* ; GaO, 66 à 68 ; MgO, io ; alcalis. 2 à 3 ; SiO2, 4 ; SO3, 7 à 8.
- On trouve de 80 à 260 germes au centimètre cube.
- 9. — Réseau d’égouts se déversant à la mer. La plus grande partie est du système unitaire. Dans les quartiers bas on emploie le système séparé avec pompes relevant les eaux vannes.
- Cannes (29.365 h.) (24-53i p. m. a.) (3.940 maisons.)
- Eau de rivière, adduction par la gravité ; adduction d'eau de sources-
- en construction
- Il n’y a plus qu’un puits public, peu utilisé.
- En 1866, décret autorisant la création du canal de la Siagne et du Loup. — Concession jusqu’en 1968 à la Société Lyonnaise des Eaux et Eclairage, 73, boulevard Haussmann, à Paris. La concession a été prorogée en 1902 jusqu’à 1980. — Directeur : M. Petsche, à Paris.
- 1, — La prise dans la rivière de Siagne se fait au barrage de St-Césaire, et Famenée se fait par un canal à découvert qui sert en même temps de canal d’irrigation et a 43 583 mètres de longueur. Au partiteur de Nartassier (cote 168), une branche va alimenter Yallauris et le Cannet, et l’autre les réservoirs de Cannes. La portée du canal de la Siagne est de 1 mètre cube par seconde, mais la plus grande partie de l’eau est utilisée pour l’irrigation.
- 4. — Il y a 5 réservoirs en maçonnerie et couverts : ils sont établis sur les hauteurs qui dominent la ville et contiennent ensemble 9 4oo mètres cubes, savoir : celui des Filtres et celui de la Croix des Gardes, respectivement i5ooet 1900 mètres cubes; celui de la Croisette 2000, celui de Cannes,
- 3 000 mètres cubes et celui du Coteau Est 1 000 mètres cubes.
- «». — Réseau de distribution partant des réservoirs d’environ 80 kilomè* tres de développement.
- 84 bornes-fontaines publiques ;
- 4o5 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 3 5oo branchements pour concessions particulières.
- 0. — La ville a une dotation de 22 940 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au robinet libre ou au robinet de jauge ; le prix de-base varie suivant la nature et l’importance de la concession, entre 10 et 5o francs par an et par mètre cube fourni en 24 heures.
- H. — Degré hydrotimétrique total, n°5à i4°; degré permanent, 2°5 à 6° ; Caü, 35 ; sels de MgO, 44. 2 : SO3, 8.9 ; NaCl, i5,2 ; nitrates et nitrites,, o ; ammoniaque, traces ; azote albuminoïde, o ; matières organiques (en oxygène), 1.25,
- En septembre 1896, on trouve de 3oo à 1 200 germes au centimètres cube ; en lévrier 1897, on trouve du colibacille. En fait, le nombre des germes varie sans cesse ; l’eau n’est pas protégée.
- 8. — Le traité du 11 octobre 1902 a décidé la substitution au canal de dérivation des eaux du Loup d’un canal couvert qui amènera les sources du
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- Loup, savoir : sources de Gréolières (amont), donnant en étiage 197 litres à la seconde ; source de Gréolières (aval), donnant 80 litres à la seconde, et source de Bramafan, donnant 85 litres, soit au total 81 3oo mètres cubes par jour à partager entre Cannes, Yallauris et le Cannet. Le débit des sources est le plus souvent double du débit d’étiage ci-dessus.
- Les sources de Gréolières sortent du terrain crétacé (cénomanien et néoco-mien), mais les eaux proviennent par cassures ascendantes du calcaire jurassique supérieur sous-jacent : le bassin alimentaire est formé par la chaîne rocheuse des Beaumons, à peu près totalement inculte. La source de Bramafan provient du bajocien au contact du lias : plateau peu cultivé au-dessus de la source. Autour de chaque source sera installé un périmètre de protection convenablement étendu. On a capté les sources à leur issue des terrains en place, (galeries sous les éboulis).
- La conduite d’amenée sera en ciment armé. Alatraverséejdesbarres du Loup et sur une longueur de 3 3oo mètres, dont 1 674 en tunnel le canal du Loup est superposé à celui de « l’Energie électrique ». La conduite doit aboutir aux réservoirs actuels. On prévoit à Cannes 6 fontaines monumentales et 84 bornes-fontaines à alimenter avec la nouvelle eau. Une partie (7000 mètres cubes) des eaux de la Siagne sera déversée dans les égouts après la construction du canal du Loup.
- La composition de l’eau est la suivante : Degré hvdrotimétrique total 160 ; degré permanent 4°5 ; résidu fixe, 189 ; CaO, 75 ; MgO, i4,4 ; SiO2, i3 ; SO3, i3.4 ; NaCl, 3.6; nitrates, fortes traces; nitrites, o; ammoniaque et azote albuminoïde, o ; matières organiques (en oxygène), 0.5. On trouve de 160 à 280 germes saprophytes au centimètre cube.
- O. — La ville de Cannes a établi en 1891 le système du tout à l’égout séparatif et créé de toutes pièces un réseau d’égouts en tuyaux de grès vernissé (de o.i5 à o,5o), qui n’a pas moins aujourd’hui de 28 kilomètres de développement. Le projet est de M. l’ingénieur Ferrant : il a coûté 1 600000 francs et le réseau se poursuit encore aujourd’hui. Le collecteur va déboucher en mer à 100 mètres de la rive, par des fonds de 5 à 6 mètres. Il y a de nombreux réservoirs de chasse.
- Vallauris (7-433 h.) (4-256 p. m. a.) et le Cannet (3.097 h.) (2.257 P- m- a0
- Ces deux localités sont desservies, comme Cannes par l’eau du canal de la Siagne. Elles dépensent respectivement 3 3oo et 1 268 mètres cubes par jour et elles doivent recevoir avec Cannes l’eau des sources du Loup.
- Grasse (2o.3o5 h.) (i3.958 p. m. a)
- Sources, adduction par la gravité
- Il y a encore un millier de puits particuliers.
- Le projet du Foulon a été établi en 1884 par le service des Ponts et Chaussées et exécuté quelques années après.
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- Régie directe : l’architecte de la ville, directeur du service des eaux.
- (Nota : A Grasse, on utilise aussi pour l’irrigation environ 17000 mètres cubes par jour d’eau du canal de la Siagne).
- 1. — Source du Foulon naissant à 23 kilomètres de Grasse, près de Gréo-lières, sur les marnes du lias, du calcaire jurassique. Le débit de la source varie entre 25o et 35o litres par seconde en été, et peut être double en hiver. L’adduction se fait par un canal maçonné de o.5o de largeur et 0.55 de hauteur, recouvert par un dallage en béton, aboutissant au château d’eau, sur la colline de Roquevignon.
- La source de la Foux naît dans la ville, du même niveau géologique que la précédente, et se déverse aussitôt dans la canalisation. Elle donne de 60 à 120 litres par seconde.
- 4. — Le château d’eau de Roquevignon est simplement une chambre de partage.
- 5. — Réseau de distribution en fonte ;
- Une vingtaine de fontaines a écoulement continu ;
- Environ 17b bouches d’arrosage ;
- 844 concessions particulières pour les eaux du Foulon et 396 pour celles de la Foux.
- 6. — Voir ci-dessus les débits des sources.
- Les concessions sont à la jauge, au prix de i5o francs pour un module, soit 1/10 de litre par seconde ; le 1/10 de module se paie 25 francs ; les 2/10, 4o francs ; les 5/10, 80 francs ; les 8/10, 12b francs et les 9/10, i4o francs.
- GROUPE DES EAUX DE LA VÉSUBIE
- I. Menton, Cap Martin, Cabbé-Roquebrune.
- II. Monaco, La Condamine et Monte-Carlo (principauté), La Turbie.
- III. Beaulieu, Cap-Ferrat, St-Jean.
- IV. Mce et Villefranche (voir plus loin).
- Eau de rivière brute et eau de rivière filtrée au sable (procédé Anderson).
- La Compagnie générale des Eaux, 52, rue d’Anjou, à Paris, concessionnaire ; M. Boutan, Directeur.
- Historique. — Etudes du canal de 1864 à 1877. — Un premier traité entre la Gie Générale des Eaux et la ville de Nice est passé le 27 octobre 1869, mais des modifications au tracé furent demandées par l’Administration supérieure, et l’accord ne fut définitif qu’en 1^87, puis sanctionné par le traité-loi du 26 décembre i878^Cette loi concecTe le canal à dériver de la Vésubie à la C‘e des Eaux jusqu’en 1972, puis il reviendra à la ville de Nice. La dépense prévue était de 4 993 000 francs, sur laquelle l’Etat a accordé une subvention de 2400000 ; la ville de Nice promettait une subvention annuelle de 80000-
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- francs (devant se réduire progressivement jusqu’à 60 ooo francs, quand le revenu brut du canal dépasserait 180 ooo francs) pour avoir droit à un volume quoditien de 60000 mètres cubes.
- Une première convention complémentaire est passée entre la ville et la Cie le 3 octobre 1881 (prolongement de la rigole secondaire n° 3, réduction de la longueur des deux autres, indication des points où la ville prendra l’eau, etc.)
- Une 2e convention du 20 avril i885, une 3e convention des 28 et 29 janvier 1892, enfin une 4e convention complémentaire des 18 et 21 avril j.896 fixent certains détails, réduisent le prix des eaux continues (distinctes netle-ttement des eaux d’arrosage ou périodiques), autorisent la G10 à desservir Menton et fixent à 85oooo francs le chiffre des recettes brutes au-dessus duquel le partage doit commencer, etc.
- Description sommaire du canal. — La rivière de la Yésubie est formée de deux torrents : le torrent du Boéron et le torrent de la Madone des Fenêtres, qui prennent tous deux leur source en Italie.
- Canal principal. — C’est au hameau de Saint-Jean-la-Rivière, dépendance de la commune d’Utelle, que le canal prend son origine, à la cote 273 m. 07. Il suit d’abord la rive droite de la rivière qu’il franchit en amont du tunnel de Pagari, pour se développer sur la rive gauche jusqu’à son confluent avec le Yar. Il longe ensuite la rive gauche du Yar, qu’il abandonne au-dessous d’Aspremont pour franchir en tunnel la colline de la Bégude et pénétrer sur le territoire de la commune de Nice où il aboutit à Gairaut, à la cote 246 m. 20, après un parcours de 28993 m. 90.
- Son débit est de 4 mètres cubes à la seconde.
- Des rigoles secondaires, (au nombre de 3), se détachent sur le parcours du canal pour desservir diverses localités.
- Rigoles secondaires. — La rigole secondaire n° 1 se détache à la tête amont du tunnel de la Bégude. Elle se développe sur la rive droite du Magnan et suit les crêtes qui séparent le bassin du Var et les bassins des vallons de la Bournala, de Ginestière et de Terron. Son parcours est de 11 894 m. 56.
- La rigole secondaire n° 2 prend naissance à la tête aval du tunnel de Saint-Pancrace. Après avoir suivi la rive droite du vallon de Saint-Barthélemy, elle arrive au vallon de la Mantéga où, après un parcours de 2 3o6 m. 20, elle se divise en deux branches : la première, dite de Pessicart, suit la rive gauche de la Mantéga et prend fin à sa rencontre avec le chemin de Saint-Pancrace (longueur : 2 747 mètres), La seconde, dite de Saint-Pierre de Féric, suit la rive droite de la Mantéga et aboutit à la chapelle de Féric (longueur : 1496 m. 70). La rigole secondaire nc 2 a ainsi une longueur totale de 6 549 m- 9°*
- La rigole secondaire n° 3 part de Gairaut. Elle se développe sur la colline de ce nom pour arriver à Rimiez, après un parcours de 2 83o m. n. En ce point, elle se divise en deux branches : celle de Cimiez m. 20) et celle
- de Montboron (5 727 m. 84). La première s’arrête à Saint-Pons, la seconde au fort Thaon.
- Prise d'eau. — La prise d’eau du canal est établie sur la rive droite de la
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- Yésubie, à Saint-Jean-la-Rivière, aux abords du pont du chemin d’intérêt commun n° 16. Cet ouvrage est fondé à 3 mètres en contrebas du lit de la rivière. Son couronnement est arasé à la cote 273 m. 60.
- Un chenal de dérivation lui fait suite. Il a une longueur de 4o mètres, une largeur de 5 mètres et est séparé de la rivière par un mur arasé à 1 m. 3o en contre-haut du plafond du chenal, de façon à servir de déversoir en cas de crue. Une ventellerie, établie au-dessus du niveau des plus hautes eaux, commande 4 vannes de prise d’eau et 2 vannes de décharge. Une grille, composée de poutrelles métalliques, est établie au travers et en tète du chenal de dérivation.
- Un petit aqueduc de dérivation, ayant 20 m. 87 de longueur, haut de 1 m. 90 et large de 1 m. 5o, prend naissance dans la rivière à 2 m. 80 en amont de la prise d’eau et assure l’alimentation du chenal principal pour les plus bas étiages de la rivière.
- Souterrains. — On ne compte pas moins de 88 souterrains sur le parcours du canal principal et des rigoles secondaires.
- Le canal principal en a exigé 81^ représentent une longueur totale de 14202 m. 79. Le plus long, celui de là-Bégude, a 843 m. o~j.
- La rigole secondaire n° 1 a nécessité le percement de 4 souterrains, ayant ensemble 968 m. 52 de longueur. La rigole n° 2 n’en présente qu’un seul de 199 m. 55 de long. La rigole n° 3 traverse 2 souterrains d’une longueur totale de 465 m. 3o.
- La plupart de ces souterrains ont été revêtus en maçonnerie hydraulique ou en béton de ciment.
- Siphons. — Les vallées sont franchies à l’aide de conduites en siphons. 2 vallées sont franchies de cette façon.
- Siphon de Saint-Biaise. — Le vallon de Saint-Biaise, qui est franchi par un siphon de 5iy m. 25 de longueur, ayant une flèche de 116 m. 91. Cet ouvrage se compose de quatre fdes de tuyaux en fonte de o m. 80 de diamètre supportés au passage du torrent, sur le point bas, par un pont en maçonnerie de 4o mètres de longueur. Chaque file de tuyaux est munie d’une décharge et de plusieurs ventouses. L’emplacement nécessaire pour une cinquième file a été réservé dans l’éventualité d’une insuffisance de débit des quatre premières. Enfin, en amont du siphon, on a établi un déversoir de 12 mètres de longueur, de manière à pouvoir rejeter dans le ravin, en cas d’accident, la totalité des eaux du canal.
- Siphon de Saint-Pons. — Le siphon de Saint-Pons se trouve sur le trajet de la rigole secondaire n° 3. Il transporte sur les flancs du xMont Gros les eaux réservées au littoral ; il traverse le Paillon à son confluent avec le torrent de Saint-André. Cet ouvrage se compose d’une seule file de tuyaux en fonte de o m. 5oo de diamètre avec vidange de o m. 100 sur le point bas. Sa longueur est de 1 632 m. 54 et sa flèche de 176 m. 35. Cette canalisation a son origine au fond du réservoir de Saint-Pons et peut débiter 4oo litres à la seconde.
- Chutes d'eau. — Des chutes d’eau ont été aménagées en certains endroits
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- du parcours du canal en vue de relever les eaux nécessaires à des altitudes supérieures. La plupart relèvent des eaux d’irrigation.
- Les seules chutes utilisées pour le service de l’alimentation en eau potable sont :
- Sur la rigole secondaire n° 3 (qui présente le plus grand nombre de chutes), la chute du col de Yillefranche (53 chevaux) dont une partie est utilisée pour actionner les machines de l’usine épuratoire du col de Yillefranche.
- Sur le canal principal, à son extrémité, la chute de Gairaut qui actionne l’usine du même nom.
- Usines élévatoires. — L'usine de Gairaut, qui refoule les eaux du canal dans le réservoir de l’Aire Saint-Michel pour la desserte du village de Falicon. Actionnée par la chute de Gairaut, elle se compose d’une turbine de 2 5 chevaux actionnant directement une pompe aspirante et foulante qui peut élever 8 litres à la seconde à 78 mètres de hauteur.
- U Usine de ta Croix de Berra, qui dessert un certain nombre de propriétaires du plateau de Fabron supérieur.
- Réservoirs. — Afin de permettre aux eaux de se décanter avant d’être consommées comme eaux potables, et pour assurer une réserve pendant les chômages accidentels du canal, on a créé à Rimiez deux réservoirs découverts dits de Saint-Pons et de Saint-André.
- Le réservoir de Saint-Pons a 85 mètres de longueur moyenne, 17 mètres de largeur moyenne et 5 m. 70 de profondeur. Sa capacité est de 8000 mètres cubes.
- Le réservoir de Saint-André, de forme triangulaire, a une capacité de 2 4oo mètres cubes.
- Le réservoir de Gairaut est plutôt un bassin constitué par la vasque inférieure de la cascade qui a été aménagée à Gairaut. La rigole n° 3 prend son origine dans ce bassin, à la côte 24093.
- Réservoir de l’Aire Saint-Michel. — La conduite de refoulement de l’usine Gairaut aboutit dans un réservoir situé à l’Aire Saint-Michel. Ce réservoir a 4o mètres de longueur, 20 mètres de largeur et o m. 90 de profondeur. Il a été creusé dans le sol revêtu (radier et parois) de o, 3o de béton.
- Epuration de Veau de boisson. Usine du col de Villefranche. — Les eaux potables distribuées sur tout le littoral sont filtrées, depuis 1892, dans une usine établie au col de Yillefranche. Elle comprend i° des dégrossisseurs système Puech, 20 des révol vers Anderson (épuration par le fer), 3° 5 filtres à sable, établis au-dessus d’un réservoir de 9 000 mètres cubes (en deux compartiments, l’un de 6o5i mètres cubes et l’autre de 2943 mètres cubes), occupant une surface de 3 110 mètres carrés. La hauteur d’eau dans le réservoir est de 3 m. 5o ; la cote du radier 175,50.
- La force motrice de l’usine est produite par une chute de i3 m. 75 sur le canal, au moyen de 2 turbines Jonval actionnant les révolvers et les ventilateurs.
- Les revolvers et les filtres à sable sont analogues à ceux de l’usine de ‘Choisy-le-Roi (voir Seine) à couches filtrantes de 1 mètre d’épaisseur, hauteur d’eau de 0,90, vitesse de filtration aux environs de 3 mètres par jour.
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- Pas de contrôle bactériologique officiel ; cependant le Gouvernement monégasque fait faire de temps en temps des analyses.
- D’après la Gie Générale des Eaux, on a trouvé en février 1897 de 56 à 25a germes par centimètre cube dans l’efflux des 5 bassins filtrants, et 175 dans le mélange à la cuve de sortie ; le a3 avril 1897, on trouva de 226 à 25o germes. En 1896, M. Pauchet avait trouvé 171 germes au centimètre cube. Lors d’une nouvelle analyse effectuée en février 1906 on a trouvé de 100 à 200 germes par centimètre cube.
- Analyse chimique de Veau de la Vésubie filtrée. — (Pouchet 1896). Degré hydrotiméti’icjue 36°; degré permanent 25°; résidu sec à no°, 5ifi. (Ces chiffres peuvent varier beaucoup, car en 1897, on trouve 2i°4 pour le degré total et pour le résidu sec à no0 seulement 386) ; CaO et MgO (ensemble) 2o3,6 ; chlore 7,2 ; SO3 234,3 ; acide nitrique o ; azote albuminoïde, traces; azote ammoniacal o ; matières organiques (en oxygène), o.y5.
- Répartition de l’eau de la Vésubie filtrée. — Du réservoir du col de Ville-franche partent : i°) une conduite allant à Villefranche et desservant les services publics de cette ville ; 20) une conduite aboutissant à la cuve de la Madone Noire (cote 124. 11). De la cuve de la Madone Noire part une conduite de o,4oo et o,5oo qui longe le littoral sur 11 944 mètres et aboutit au bassin Blanc (capacité 3y5 mètres cubes avec 4 >75 de hauteur d’eau) à la cote 92,19. Dans quelque temps, avant d’arriver au bassin Blanc l’eau se rendra dans les 2 bassins (contenant ensemble 12 000 mètres cubes) qu’on construit actuellement au Gap d’Ail. Ils sont taillés à même dans le roc calcaire. Du bassin Blanc partent 2 conduites de distribution : l’une allant au Gap Mai’tin (réservoir de 2 000 mètres cubes, au Cap Martin à la cote 74,29) et à Menton (réservoir du Caréï de 1 068 métrés Cubes à la cote 68,46) ; l’autre allant à Monte-Carlo, La Condamine et Monaco, où elle se termine au réservoir d’extrémité des Salines (capacité de 3 000 mètres cubes en 2 compartiments, l'un de 2 000, l’autre de 1 000 mètres cubes.
- On se préoccupe d’épurer les eaux par l’ozone. Des pourparlers ont été engagés entre la Compagnie et les diverses communes du littoral, et sont sur le point d’aboutir. Les plans de l’usine d’épuration sont étudiés par la G‘e Générale de l’ozone : le procédé employé sera celui de M. Otto.
- I. Menton (13.029 h-) (12.390 p. m. a.)
- Cap Martin, Gabbé-Roquebrune (3.3o4 h.) (554 p. m- a.)
- — En 1861 (réunion à la Fi’ance), Menton n’avait que 3< fontaines publiques alimentées par des sources delà vallée du Fossan : il y avait 6 pxiits publics et beaucoup de puits particuliers.
- — Etudes de M. Caméré pour adduction des sources de la vallée du Ciam-bairo ; études de la Cle générale des Eaux pour l’adduction des sources du Massolin (n’aboutissent pas).
- — En décembre 1880, traité avec M. de Jean qui fonde la société des Eaux de Menton : on devait amener les sources de Sospel, et plus tard celles de la
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- vallée de la Bévéra, mais, en attendant, on établit une usine élévatoire à vapeur (20 chevaux) sur les bords du Caréï et on éleva l’eau de la nappe souterraine de la vallée dans un réservoir de 1068 mètres cubes. En i883, la société rétrocède l’affaire à la C:e générale des Eaux.
- Traité du io-i3 avril i883 avec la Cie générale des Eaux ; puis traité modificatif des 21 juillet— 18 août 1894. Concessions jusqu’au 3i décembre 1980.,
- L’eau de la Vésubie est amenée, dès 1884, sur ie territoire de Cabbé-Roquebrune, mais on lui faisait franchir le faite de la Yieglia par une petite usine élévatoire (supprimée depuis) ; en 1891, la C16 établit une conduite contournant ce faite, pour aboutir au réservoir du Caréï : cette conduite a 8 375 mètres entre le pont de St-Roman et ce réservoir (tuyaux de o,3oo à 0,160 de diamètre).
- La ville a droit à 5oo mètres cubes par jour pour les services publics : 20 bornes-fontaines.
- — Le réseau de distribution dans Menton part du réservoir de Caréï : iî a 27700 mètres de développement, en tuyaux de o,3oo à o,o4i de diamètre.
- — Concessions à la commune de Cabbé-Roquebrune par traité des i5-i8 mars 1891 : la commune a 3 bornes-fontaines et 9 mètres cubes d’eau par jour. La concession prend fin en 1966.
- Le prix de l’eau est de 25 francs pour une concession de 25o litres par jour, avec o fr. 27 le mètre cube en excédent ; 4o francs pour 5oo litres par jour et o fr. 22 le mètre d’excédent ; 61 francs pour 1 mètre cube par jour et o francs 17 le mètre cube en surplus.
- A Menton, il y a un réseau d’égouts pour les eaux pluviales et ménagères, se déversant en mer vers le milieu du môle ; fosses fixes pour les matières fécales.
- II. Monaco, La Condamine, Monte-Carlo (principauté),
- La Turbie.
- La principauté compte environ 18-000 habitants sédentaires : on y compte un mouvement de voyageurs de 1 4ooooo par an.
- a) Eau de la Vésubie filtrée. — Autorisation du i3 mai 1884 pour traverser la principauté par la conduite de Menton, moyennant l’établissement de 7 bornes-fontaines et de 2 bouches d’eau.
- — Autorisation du 3o novembre 1806 pour la distribution de Monaco-Ville.
- — Traité de 1898 entre la Cie générale des Eaux et la Société des Bains de mer, qui reçoit 1 000 mètres cubes par jour.
- — Traité avec la Société Lebouvier et C*9 (Société Eau, Lumière et Force, de Monte-Carlo supérieur), pour Monte-Carlo supérieur et La Turbie : le 'volume fourni est de a3o mètres cubes par jour. L’eau est prise au réservoir supérieur de la Cie générale des Eaux et refoulée à i5o mètres plus haut par 2 pompes de la maison Dumontant (de Nice), à clapets équilibrés et à grande vitesse, débitant chacune 12 litres par seconde. (Il y a également 2 pompes de secours de 6 litres par seconde chacune). Ces pompes sont actionnées par
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- un transport de force venant de la station d’électricité distante de 75o mètres. La conduite de refoulement a 125o mètres de long et aboutit à deux réservoirs en sidéro-ciment, l’un de 5oo mètres cubes pour le quartier bas, l'autre de 3oo mètres cubes pour le quartier haut.
- Le réseau de distribution de l’eau de la Yésubie dans la principauté de Monaco était, en 1900, de 20 km. 187. (non compris la conduite maîtresse entre la cuve de la Madone Noire et le bassin Blanc).
- Le prix des concessions est de 60 francs par an pour 1 mètre cube par jour, sauf dans le réseau surélevé de la Société de Monte-Carlo, supérieur où le prix est de 60 francs pour 5oo litres par jour, 100 francs pour 1 mètre cube par jour, 190 francs pour 2 mètres cubes et o fr. 5o le mètre cube en exédent.
- b) Eau des sources du Larvotto et de Crovetto (sortant des fentes calcaires du Mont Agel). — Elle est distribuée depuis quelques années seulement par la Société des Bains de Mer, qui a établi une usine élévatoire comprenant 2 machines à vapeur de la maison Weyher et Richemond de 120 chevaux chacune, et 2 pompes de la maison Dumontant (à triple effet). Ces pompes peuvent élever chacune 3o litres par seconde à des hauteurs de ixo et l3o mètres, dans deux réservoirs en maçonnerie de 1000 mètres cubes chacun (cotes n5 et i35). Ces réservoirs alimentent les services publics de la principauté, le palais du Prince, le Casino, l’Hôtel de Paris et autres établissements de la Société des Bains de Mer.
- Des fouilles entreprises et poursuivies en ce moment entre les sources de Larvotto et un puits dit de Vaulabelle et que l’on veut faire communiquer par un tunnel d’environ 3oo mètres viennent de mettre à jour des sources importantes et de révéler l’existence d’une véritable nappe d’eau souterraine à environ 1 mètre au-dessus du niveau de la mer et à une distance de celle-ci d’environ i3o mètres.
- La Société des Eaux de Source de Monte-Carlo supérieur s’est fondée en 1907 pour distribuer les eaux d’une source captée souterrainement au quartier de la Vieille, sous le Mont-Gros. Cette source a un débit actuel journalier d’environ 1 000 mètres cubes, mais des galeries en percement pourront l’augmenter dans de notables proportions. Analyse chimique : Chlorures i5 milligrammes par litre. Ammoniaque o. Nitrates o. Nitrites o. Matières organiques, moins de 1/10 de milligramme par litre. Degré hydrotimétrique total 26° — après précipitation de l’oxalate d’ammoniaque 120, après ébullition io°. — Sels de chaux i54 milligrammes. Sels de magnésie 70 milligrammes. Analyse bactériologique : moins de 20 germes par centimètre cube. Pas de bacille d’Eberth ni de colibacille.
- La commune de la Turbie, qui compte 7566 habitants, dont 1 139 de p. m. a. (outre l’eau de la Vésubie), amène et distribue une source du calcaire (20° hydrotimétriques).
- Egouts. — La Principauté de Monaco a une législation sanitaire qui date de février 1893. Le tout a 1 egout y a été rendu obligatoire par ordonnance du 23 juin 1894.
- Le réseau d’égouts a été construit complètement et comprend 4 sections,
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- correspondant à la Vieille ville, La Condamine, Monte-Carlo et Les Moulins.
- Chaque section a un collecteur spécial et des égouts de 2 types (grande section, 1 m. 4o/om. 80 et petite section o m. 70/0 m. 5o), avec de nombreux bassins de chasse de 2 à 6 mètres cubes) automatiques, et 4 cheminées d’appel établies sur des points hauts pour assurer la ventilation.
- Jusqu’en 1899, le réseau de La Condamine se déversait dans la baie d’Hercule ; mais alors ce déversement a été reporté au grand collecteur, dans la baie de Fontvieille, de Pautre côté du rocher de Monaco, au moyen de 3 éjecteurs hydropneumatiques Shone, de chacun 2 200 litres de capacité, installés au point bas du boulevard de La Condamine.
- Depuis 1899 également, la principauté possède une usine à incinérer les ordures ménagères (qui, auparavant, étaient jetées à la mer) : 4 cellules Horsfall, placées dos à dos, et pouvant incinérer 56 mètres cubes de gadoue par jour à une température de 900°.
- III. Beaulieu (1 3q4 h.), Cap Ferrât, Saint-Jean.
- En 1875, la Cie générale des Eaux étendit le service des eaux de Nice (Ste-Thècle) vers Beaulieu, en posant entre le réservoir de Villefranche (voir ci-dessous) et la Madone Noire une conduite en béton de ciment de o,3oo, prolongée ensuite par une conduite en fonte de o.i5o jusqu’au pont de Saint-Jean : là elle se bifurque en 2 conduites de 0.100 allant, l’une à Beaulieu (le long de !a Route Nationale n° 7), l’autre au cap Ferrât (par le coi des Moulins) : un bassin ouvert de 16 700 mètres cubes avait été établi à la pointe Nord-Ouest du terrain du cap Ferrât pour servir de réserve.
- L’eau filtrée de la Vésubie a été substituée dans ce réseau à l’eau de Sainte-Thècle. Le prix est de 100 francs pour 2 mètres cubes, 135 francs pour 3 mètres cubes, 175 francs pour 5 mètres cubes, et au-dessus 3o francs par mètre cube par jour.
- Nice (i34-232 h.) (99.556 p. m. a.).
- Double distribution : eau de sources et drainages, stérilisée par l’ozone,
- et eau de rivière
- Historique. — Jusqu’en 1864, Nice n’avait que des puits (nombreux puits-publics dont les principaux étaient ceux de la Pairolière, de Saint-François, de la Roache et de la Gabelle) : il en subsiste encore i4 et il y a encore de 5oo à 600 puits particuliers et quelques sources utilisées sur place (source de l’Eau fraiche, qui alimentait 16 bornes-fontaines dans le quartier place d’Armes, sources du Port pour le quartier Lympia, sources Saint-Sébastien pour la place Garibaldi, la fontaine de la place St-François et celle de la rue de la Boucherie avec 9 bornes-fontaines).
- En i835, M. Lacroix présenta un projet pour dériver les eaux du Var, mais il n’aboutit pas. Des études furent faites aussi pour utiliser la nappe aquifère du Paillon, et pour faire un barrage dans cette rivière au-dessus de Drad* mais restèrent sans suite.
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- Deux Sociétés, l’une dite Zunino Pio, l’autre de Rougemont et Cie, distribuaient les eaux de deux puits artésiens forés au quartier St-Etienne; la seconde y joignit le produit de drainages exécutés en 1857 au quartier Saint-Sylvestre. Une troisième Société dite des Eaux de Nice fit aussi des drainages analogues et recueillit quelques abonnements (4 litres par seconde).
- — Concession donnée à la Cie générale des Eaux, 52, rue d’Anjou, à Paris, par traité du 4 mars 1864 ; la Gie devait exécuter le projet dressé, en i863, par M. Conte-Grandchamp, pour l’adduction des eaux de Peillon (sources de Ste-Thècle, des Mazues et du Pré), et amener au moins i5 000 mètres cubes par jour, dont 10000 mètres cubes pour les services publics. La concession •était donnée pour 99 ans, avec clause de rachat au bout de a5 ans; la Ville devait payer 6 francs par an et par mètre cube à elle fourni pour les 6 000 premiers mètres (obligatoires) et 7 francs pour les 4 000 mètres cubes suivants (facultatifs).
- — Traité complémentaire du 11 août 1867. (La Ci0 obtient l’autorisation d’alimenter Villefranche ; les bornes-fontaines de l’Eau fraiche sont conservées etc.).
- — Nouveau traité du 3i décembre 1890. En suite de l’amenée de l’eau de la Vésubie, l’adduction totale d’eau de sources est réduite à 9000 mètres cubes, et l’abonnement de la ville à 2000 mètres cubes (pour 12000 francs par an, avec faculté de porter à 4 000 mètre cubes en payant 2 francs par trimestre pour chaque mètre cube quotidien. On convient de l’exécution de travaux de distribution complémentaires (réservoir d’extrémité, relèvement dépréssion, etc.), et on revise le tarif des concessions particulières.
- — Pour l’historique des eaux de la Vésubie, voir ci-dessus.
- M. Arnaud, Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées, Ingénieur en Chef des Travaux de la Ville.
- M. le docteur Balestre, directeur du Bureau d’hygiène.
- a) Eaux de sources et drainages ; adduction par la gravité.
- 1. — i° Sources de Sainte-Thècle. —• Au nombre de 2, dites Chambre vieille et Chambre neuve. (On a abandonné, en 1892, la source de la Comtesse). Elles sont alimentées par le bassin qui s’étend à l’ouest du Mont Agel, et est formé de calcaire jurassique supérieur, recouvert de lambeaux de calcaire marneux, cénomanien, avec un banc intermédiaire de calcaire à glauconie (rattaché au gault) ; ce banc de calcaire à glauconie arrête l’eau et les sources sortent à ce niveau. Elles paraissent recevoir aussi quelques eaux •superficielles.
- Le captage a été fait au moyen de galeries secondaires débouchant dans la galerie principale. Les suintements des tranchées sont recueillis au moyen de pierrées établies le long des galleries dans lesquelles l’eau entre par des bar-bacanes.
- 2® Drainages du Pré. — Drainages de la nappe souterraine du Paillon, par une gallerie établie à 4 mètres de profondeur, perpendiculah'ement au cours d’eau et à 5oo mètres à l’amont de Ste-Thècle; la galerie est continuée par •une conduite en béton de o,3oo amenant l’eau à la Chambre vieille. On peut
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- jeter cette eau dans l’aqueduc des eaux troubles et on ne les utilise qu’en temps de sécheresse.
- 3° Drainages de la Sagna. — Galerie de 82 m. 5o de long, établie entre 4 mètres et 4 m. 5o de profondeur dans la nappe souterraine du Paillon, au confluent des 2 bras de Peille et de Contes. Du puisard au bout de la galerie part une conduite en béton de o.3oo traversant le Paillon et aboutissant au regard des Yernes sur la route de Turin.
- 4° Sources Bottieri. — Emergent du versant droit du Paillon, à 10 mètres au-dessus du lit, dans une tranchée profonde du rocher calcaire, remplie de pierres sèches avec un aqueduc à la base. L’aqueduc est continué par un tuyau de béton de 0,15o qui traverse le Paillon et aboutit également au regard des Yernes, après 45o mètres de parcours.
- 5° Drainages de la Trinité. — Deux galeries de drainage dans le lit du Paillon, au lieu dit La Trinité-Victor. Les eaux sont amenées au regard Bermond, au moyen d’une conduite en béton de o,35o sur 538 mètres de longueur.
- Aqueduc principal efamenée. — De Ste-Thècle (cote i5o) au tunnel-réservoir de Bon Yoyage (cote i3o) il a 8 853 mètres de long : forme ovoïde, de o m. 80 de largeur maxima et r m. 3o de hauteur, entièrement en béton de ciment de la Porte de France. A partir de Bon Voyage, 2 conduites en béton de ciment de o,4oo et o,35o, destinées l’une à Nice et l’autre à Villefranche, avec 2782 mètres de longueur chacune, jusqu’au tunnel du col de Ville-Tranche (cote 129,07).
- Sur le parcours de Paqueduc, il y a 4 tunnels (tunnel de Châteauvieux, sur 3o5 mètres avec 2 mètres de hauteur et 1 m. 5o de large, tunnel entre les vallons Arnulf et de Fontanil, sur 38 mètres; tunnel de Bon Yoyage; et tunnel de Saint-Charles, qui est une galerie de 2 m. 80 de hauteur et de 1 m. 4o de large, avec 67 mètres de long, sur le radier de laquelle reposent des deux conduites de béton), et 16 siphons à la traversée des vallées.
- S. — Un traité du 28 mars 1904 entre la Ville et la Gie générale des Eaux d’une part et la Cie française de l’Ozone (aujourd’hui la Gie générale de 1 Ozone, 11 bis, boulevard Haussmann à Paris) d’autre part, a ordonné 1 installation d’une usine d’épuration par l’ozone. L’eau est prise immédiatement avant l’entrée du tunnel-réservoir de Bon Yoyage (lequel reçoit 1 eau traitée) est élevée de 10 mètres par des pompes centrifuges, peut être stérilisée jusqu’à concurrence de 22 5oo mètres cubes par jour, par le procédé Otto, comportant à la fois des émulseurs et une galerie d’ozonisation.
- L usine a été mise en fonctionnement le Ier novembre 1907. La dépense de premier établissement a été de 240800 francs, ce chiffre ne comprenant aucune machine productrice d’énergie. Le courant électrique est fourni directement par la Gie de l’Energie électrique du Littoral Méditerranéen (ïoooo volts et 25 périodes), au prix de ofr. o3 le kilowatt-heure. La dépense annuelle d exploitation de l’usine parait devoir ressortir à i5ooo francs.
- Le 19 février 1908, une vérification officielle trouve que l’usine consomme 8 kwh pour la production de 128 mètres cubes d’air ozonisé à l’heure à raison de 2 grammes d’ozone par mètre cube, et qu’on stérilise alors 637 mètres
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- cubes par heui'e. L’eau brute contenait en moyenne i 670 germes au centimètre cube, avec du colibacille décelable dans i5o centimètres cubes; l’eau traitée ne contenait plus de colibacille et avait moins de 2 germes au centimètre cube.
- 3. — Il existe près de la tête amont du tunnel de Chateauvieux, une usine construite en vue de relever dans l’aqueduc les eaux de la nappe souterraine du Paillon. Machine à vapeur horizontale de 2 5 chevaux, avec chaudière semi-tubulaire, actionnant 2 pompes à double effet. L’usine fonctionne rarement et seulement à la demande de la ville.
- 4. — Tunnel-réservoir de Bon Voyage, creusé dans le calcaire du Mont Gros, à la traversée de l’aqueduc, sur 36o mètres de long, avec une section d’environ 23 mètres carrés, ce qui donne une contenance de 8225 mètres cubes. Radier en béton de ciment de 0,10, avec sous-radier en béton maigre.
- Réservoir de Saint-Barthélémy, au nord de la ville, à la cote 39 : capacité 460 mètres cubes en un seul compartiment en maçonnerie, avec 2 m. 55 de de hauteur d’eau.
- Réservoir d’extrémité, de St-Philippe, au nord-ouest de la ville (quartier des Baumettes), à la cote 4*807 : contenance 2 000 mètres cubes, hauteur d’eau 4 m- 5o.
- 5. — Le réseau de distribution avait, en 1900, une longueur totale de 103716 mètres, dont 10992 mètres en tuyaux de béton de ciment de la Porte de France, de o,3oo à o,4oo, et le reste en tuyaux de fonte de o.35o à 0,o4i de diamètre. Ce réseau appartient à la Gio générale des Eaux. On peut isoler les eaux de la Sagna, de la Trinité et des sources Bottieri comme formant un bas service avec le réservoir St-Philippe, à l’extrémité.
- 110 bornes-fontaines publiques;
- 80 bouches d’incendie ;
- 3 urinoirs publics à effet d’eau ;
- Environ 8000 concessions particulières au robinet libre, et 3 000 concessions particulières au robinet de jauge et au compteur.
- O. — La consommation est d’environ i5ooo mètres cubes par jour, dont 2000 à 4ooo mètres cubes pour les services publics. En temps d’extrême sécheresse, le débit tombe à 6 000 mètres cubes.
- Les concessions au robinet de jauge et au compteur (types de la ville de Paris) paient les prix ci-après : 20 francs par an pour une concession de i hectolitre par jour ; 4o francs pour 2 hec. 1/2 par jour; 80 francs pour 5hect. ; 100 francs pour 10 hectolitres; i5o francs pour 15 hectolitres ; 200 francs pour 2 mètres cubes; 270 francs pour 3 mètres cubes; 34o francs pour 4 mètres cubes ; 4oo francs pour 5 mètres cubes ; 45o francs pour 6 mètres-cubes; 490 francs pour 7 mètres cubes; 520 francs pour 8 mètres cubes; 55o francs pour 10 mètres cubes; 600 francs pour 12 mètres cubes, et au-dessus 5o francs par mètre cube par jour. Les excédents de consommation au-delà de la concession demandée sont payés au prix moyen du mètre cube de la concession.
- Les concessions au robinet libre, dit robinet de ménage, sont de 20 francs pour 100 litres d’eau par jour, et l’évaluation est faite en prenant pour base
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- le chiffre de 20 litres par personne, 60 litres par cheval et vache, 4o et 80 litres par voiture à 2 ou 4 roues; 3oo litres par are de cour ou jardin, et i5o litres par boutique.
- Les concessions d’eau de Ste-Thècle rapportent environ 600 000 francs par an (recette brute).
- 7. — Sources de Ste-Thècle. — Degré hydrotimétrique, i6°5; degré permanent, 5°; résidu sec à no°, 274 milligrammes; CaO, 71; MgO, 16; alcalis, 16; NaCl, i3; alumine et fer, 1; SO3, i3; acide nitrique, traces; azote albuminoïde, 0.02; azote ammoniacal, o.o5; matières organiques (en oxygène), o.5.
- En 1895, M. de Tarragon y trouve de 180 à 58o germes par centimètre cube; en 1896, M. Pouchet trouve 538 germes et du colibacille; en 1901, on trouve y5o germes au centimètre cube. L’eau parait bonne, mais il faudrait en écarter quelques infiltrations superficielles.
- Température de i4° à 160.
- Drainages du Pré. — Degré hydrotimétrique, i6°5; degré permanent, 4°5; résidu seca no0, 216; CaO, 85; MgO, 9; alcalis, 8; NaCl, traces; S03,9; azote ammoniacal, o.i5; acide nitrique, traces; matières organiques (en «oxygène), 2.
- En 1901, on trouve 2 600 germes au centimètre cube. L’eau se trouble lors des pluies.
- Température variant de n°4 à 180.
- Drainages de la Sagna. — Degré hydrotimétrique, 2O05; degré permanent, 6; CaO, 93; matières organiques en oxygène) 2,2. On trouve 1 960 germes •au centimètre cube.
- Drainages delà Trinité. — Degré hydrotimétrique, 160; degré permanent, 4*5; matières organiques (en oxygène), 2,6. On trouve 4800 germes au centimètre cube.
- Au réservoir de Bon Voyage (mélange), on a trouvé fréquemment de 2 5oo a 3000 germes et du colibacille (Dr David); les eaux des drainages sont trop superficielles et devraient être rejetées.
- Anciennes eaux. Eau fraîche. — CaO, 101 ; MgO, i5 ; alcalis, 19; chlore, 6; SO3, 27.
- Sources du Port. — CaO, 100; MgO, 20; alcalis, 21 ; chlore, i4; SO3, 27. Puits St-Etienne. — CaO, 321 ; MgO, 29 ; alcalis, i5a ; chlore, 196; SO3,198. Puits Pairolière. — CaO, 116; MgO, 22 ; alcalis, 27 ; chlore, 16 ; SO3, 38. 8. — On songe à l’adduction des sources de l’Estéron (sources Vegay, Gravière, la Bouisse), naissant à 60 kilomètres de Nice, à la cote 1 000 environ, en terrain calcaire : débit 4oo litres par seconde. L’eau paraît bonne ; la dépense est évaluée à 7 millions.
- L’instruction de ce projet est très avancée, et le décret déclaratif d’utilité publique est attendu d’un moment à l’autre. b) Eau de la Vésubie (eau brute).
- 1. — Voir plus haut.
- •3. — Pour le service des quartiers hauts, une chute de 1 m. 25o sur une Annuaire des Distributions d’eau. 4
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- rigole -tertiaire fait mouvoir une turbine, qui actionne directement une pompe Dumontant : celle-ci refoule à 26 mètres de hauteur environ 100 mètres cubes par jour dans un réservoir de 200 mètres cubes.
- 5. —- Réseau de distribution spécial appartenant à la ville et d’environ’ 5o kilomètres de développement.
- Une vingtaine de fontaines monumentales ;
- 2 000 bouches d’arrosage (arrosage à la lance très complet) ; i5o réservoirs de chasse automatique ;
- 20 urinoirs publics à effet d’eau.
- 6. — La ville a droit à 60000 mètres cubes par jour : elle paie pour cela un abonnement de 4oooo francs par an. Il y a de nombreux abonnements aux eaux de la Vésubie, ils sont à la jauge (plus rarement au compteur) aux prix suivants :
- i° Eaux continues : zone intérieure. —• Concession de 100 francs par an pour 2 mètres cubes par jour ; i35 francs pour 3 mètres cubes ; 160 francs pour 4 mètres cubes ; 175 francs pour 5 mètres cubes; et 3o' francs pour chaque mètre cube en plus par jour.
- 20 Eaux continues : zone extérieure. — Concession de 25 francs pour 1 mètre cube par jour ; 4o francs pour 2 mètres cubes ; 52 francs pour 4 mètres cubes; 6d francs pour 6 mètres cubes ; 80 francs pour xo mètres cubes ; io5 francs pour 15 mètres cubes; 120 francs pour 20 mètres cubes-par jour ; et 6 francs par mètre cube en plus.
- 3° Eaux périodiques (d’arrosage). — Pour 1/2 litre par seconde, 46 francs par an ; pour 1 litre par seconde, 80 francs ; pour 2 litres, 160 francs, etc.
- En outre, il y a à payer, dans chaque cas, une somme à forfait pour le» frais de premier établissement des canaux tertiaires.
- Le partage des recettes par moitié entre la Cie et la ville a lieu au-dessus-d’une recette brute totale de 85oooo francs (art. 5 de la 3e convention).
- 0. — Egouts. — Il subsiste encore un certain nombre de fosses fixes et il y a 2 entreprises de vidanges ; mais en pratique, le tout à l’égout est très répandu, sans qu’un réglement ferme ait encore pu être élaboré. Il n’y a qu’une seule canalisation (les projets Morris et Camous pour le séparate-system ayant été rejetés).
- — Le réseau d’égouts est à peu près développé dans toutes les rues : les égouts ordinaires sont généralement visitables avec 1 m. 5o de hauteur sur o m. 80 de large ; les anciens radiers plats ont été transformés pour la plupart en cunettes demi-circulaires par l’application sur le fond d’un radier en-ciment armé (treillis intérieur), système de M. Bérard. On procède peu à peu à l’aménagement des réseaux des différents quartiers, à l’établissement des collecteurs des bassins, et à la construction de l’émissaire général qui doit suivre la cote de l’est à l’ouest (un premier tronçon est construit sous la promenade des Anglais jusqu’au pont du Magnan : section circulaire de 2 mètres de diamètre intérieur). On s’inspire du projet Durand-Claye-Masson, dressé en 1891 (estimation de la dépense à 8400000 francs dont 1 445 000 francs-pour les champs d’épuration) et proposant de relever les eaux d’égout par une usine élévatoire à établir au Magnan et de les épurer par l’épandage dans la»
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- plaine du Var : seulement il a été décidé, en 1899, <Iue nombre des bassins entre lesquels la ville est divisée serait porté à 14 (au lieu de 8), et que l’usine élévatoire serait reportée près de l’embouchure du Yar (elle serait de 80 chevaux, pour relever près de 60900 mètres cubes par jour).
- Actuellement, le déversement de l’émissaire général-en. cours se fait au Magnan ; de plus, les collecteurs des bassins ont à leur jonction avec l’émist-saire un déversoir de trop plein pour écouler directement les eaux d’orages..Il y a près de 200 réservoirs de chasse automatiques, système Geneste-Herscher..
- Un projet complet d’amélioration des égouts dressé par M. Arnaud, ingénieur des Ponts-et-Chaussées, va être mis à exécution : on appliquera partout le système unitaire. Il va être adjugé en 2 lots, l’un de 3.190.000 fr., l’autre de 1.100.000 fr.
- Villes de moins de 5 000 habitants.
- Villefranche-sur-Mer (4.425 h.) (3.012 p. m..a)
- Eau de source et eau de rivière filtrée.
- Concession à la Cie générale des Eaux, par traité du 20 mai i865, pour 99 ans. Convention additionnelle des ii-i4 mars 1867. Il s’agissait de distribuer à Villefranche les eaux de Ste-Thècle (Nice), qui y arrivèrent, en effet, en juillet 1870.
- Nouveau traité du 25 juin i885 pour la substitution de l’eau de la Vésubie à une partie de l’eau de Ste-Thècle :
- a) Eau de Ste-Thècle. — Elle est amenée par une galerie à plein cintre de 1 m. 5o de diamètre et 2 mètres de hauteur sous clef (avec cuvette maçonnée pour l’eau), traversant sur 23o mètres le col de Villefranche, puis, à la suite du tunnel, par une conduite en béton de ciment de la Porte de France de o.4oo, aboutissant au réservoir des Balmasses.
- Réservoir des Balmasses, de 23o mètres cubes, avec 5 mètres de hauteur d’eau ; cote 126,60.
- Réseau de distribution comprenant 2 782 mètres en tuyaux de ciment (de o,35o) et 3 778 mètres en tuyaux de fonte (de 0,200 à o,o4i).
- Le débit disponible à Villefranche varie entre 600 et 1 800 mètres cubes par jour.
- b) Eau de la Vésubie filtrée. — Conduite spéciale partant de Pusine du col de Villefranche. La ville a droit à 5oo mètres cubes par jour : 6 bornes-fontaines publiques et 12 bouches d’eau.
- Même tarif pour l’eau potable qu’à Nice; même tarif pour les eaux continues d’arrosage que pour la zone intérieure à Nice.
- GROUPE DES EAUX DU LA.URON
- Cagnes (3.705 b.), La Colle (i.54i h.), Villeneuve-Loubet (843 h).
- Concession à la CIe générale des Eaux, 52, rue d’Anjou, à Paris. L’exploitation a commencé en 1875, et la dernière extension au hameau du Cros de Cagnes a eu lieu en 1898.
- La source du Lauron naît dans la propriété du Mounard, au pied d’un co-
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- teau calcaire qui fait saillie dans la rivière du Loup et lui fait décrire une gi’ande courbe. Elle est recueillie dans des puisards en pierres sèches entourant la source. Une usine élévatoire comprenant deux turbines de six chevaux chacune actionnées par une chute du Loup ; refoulement habituel de la cote 4oà la cote 126,35 par une conduite de 363 mètres en tuyaux de 0,120. Un réservoir de 5o mètres cubes est à la cote 126,35, et un autre de 60 mètres cubes est à 12 mètres plus haut pour desservir le hameau du Gros de Cagnes.
- Le réseau de distribution a près de 18 kilomètres de développement (en fonte). Les concessions sont de 20 francs pour 2 hect. 5 par jour, 3o francs pour 5 hectares, 5o francs pour 1 mètre cube, 90 francs pour 2 mètres cubes, 200 francs pour 5 mètres cubes et 35o fr. pour 10 mètres cubes par jour.
- Puget-Théniers (r 383 h.)
- A amené en i83o et en 1890 deux sources, sortant du rocher calcaire, au bord de la Roudoule : l’une d’elle se trouble par la pluie. Il n’y a que des fontaines à écoulement continu.
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 1884) :
- Noms des communes Population Date des travaux Dépenses faites Observations
- Tourrette-du-Château 164 1894 9 o5o fr.
- Tourrette-Levens I l58 1896-1902 33 o5o
- La Roquetle-sur-Var 426 1897 70 000
- Le Rouret .... 607 1899 57 000
- Berre-des-Alpes . . 524 id 60 000
- Contes 1716 1900 22 800
- Duranus 189 1902 i4 000
- St-André .... 795 id 33 3oo
- Lieuche. , . . . 77 1907 24 960 Source ; cond. fonte
- Yenanson .... 274 id 43 000 id.
- Gorbio 6i3 id » Source Béal
- Et presque toutes les communes de l’arrondi ssement de Puget-Théniers.
- Le département, très montagneux et occupé, sauf le massif granitique du nord, par de nombreuses bandes de calcaire jurassique et crétacé, a des sources nombreuses et abondantes. Le Conseil général a donné un exemple remarquable, en faisant établir, en 1896, un programme de travaux d’adduction d’eau (ce programme était de 1 45o 000 francs, mais on l’a étendu ultérieurement), et allouant aux communes des subventions pouvant atteindre jusqu’à 85 % de la dépense et fixées, généralement, aux taux de 7 000 francs par cent habitants. Ce programme est en très grande partie exécuté, mais reste ouvert : en particulier, toutes les communes de l’arrondissement de Puget-Théniers ont réalisé leur alimentation en eau, grâce à la générosité de M. Bischoffsheim, qui s’est chargé personnellement de la part de dépense leur incombant.
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- Ardèche
- DÉPARTEMENT DE L’ARDÈCHE
- (3 arrondissements, 3i cantons, 342 communes, 347-i4o habitants).
- Annonay (17.300 h.) (i5.4o3 p. m. a.)
- Barrage-réservoir, galerie filtrante et filtres à sable ; adduction pur
- la gravité.
- De 1861 à 1867, on établit le barrage de Ternay (M. Bouvier, ingénieur), et la galerie filtrante avec conduite d’amenée : la participation de la ville dans le coût du barrage (un million) a été de 297 000 francs.
- En 1887, la ville a établi une seconde conduite d’amenée de o m. 35 de diamètre et un second réservoir.
- Enfin en 1893, elle a établi 3 compartiments filtrants à l’origine des 2 conduites. En 1908, on projette d’améliorer les réservoirs et d’en construire un autre de 1 000 mètres cubes.
- Les dépenses faites en totalité atteignent près de 883 000 francs et on va dépenser 155 000 francs sous peu.
- Régie directe : M, Meyssat, architecte municipal.
- 1. — Le barrage-réservoir du Ternay, en terrain granitique, a une surface de 3o hectares et peut contenir 2 370000 mètres cubes. Le mur a 35 m. 35 de hauteur et 161 mètres de longueur, suivant un arc de 4oo mètres de rayon : il a 4 m. 77 d’épaisseur au couronnement et 27 m. 20 aux fondations. L’eau du barrage sert d’abord aux irrigations, et n’est prise par la ville que dans une galerie filtrante établie à 2 kilomètres plus bas transversalement à la vallée : cette galerie est descendue jusqu’au granit et est recouverte de sable et ai'ènes granitiques. Elle débite 100 litres par seconde, dont la ville ne prend que 60 au maximum.
- 2. — Outre la filtration naturelle ci-dessus, il y avait 3 compartiments filtrants : deux de 5oo mètres cubes et un de 3oo mètres cubes, en sable et gravier établis à la sortie de la galerie et à l’origine des conduites d’amenée. Sur ces 3 compartiments, 2 seulement fonctionnaient, le troisième étant en nettoyage successivement (le nettoyage se faisait par le passage de l’eau de bas en haut). En 1902, on refait complètement ces filtres, suivant traité du i5 mars 1902 avec MM. Puech et Chabal. L’installation comprendra des dégrossisseurs Puech d’une surface de 260 mètres carrés et 9 bassins de filtrage au sable de 170 mètres carrés de surface chacun, avec appareils régulateurs Didelon pour le débit de chaque filtre. On peut filtrer 5 000 mètres cubes par jour avec une vitesse de 3 mètres et 7 344 mètres cubes à la vitesse de 4 m. 5o. Le coût de cette installation a été d’environ 100000 francs.
- 4. Il y a deux conduites d’amenée, partie en ciment (de la Porte de
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- France), partie en fonte (en fonte partout où la pression dépasse 20 mètres). Chacune aboutit à un réservoir,, l’un de 1 000 mètres cubes, au Champ de Mars, l’autrede 1 600 mètres cubes, au lieu dit Varagne, tous deux en maçonnerie et dominant la ville.
- 5. — Réseau de distribution double : l’un en fonte de 6 000 mètres de développement, l’autre en ciment (de la Porte de France, à Grenoble) sur 3 000 mètres.
- 75 bornes-fontaines ;
- 90 bouches diarrosage et d’incendie ;
- 115o branchements pour concessions particulières, la plupart au robinet libre dit de ménage, les autres au robinet de jauge et plus rarement au compteur.
- G. — La ville dispose de 60 litres par seconde, soit 5 200 mètres cubes par jour, et pourra porter ce chiffre à 85 litres.
- Le prix des abonnements au robinet libre varie de 12 francs à 4o francs suivant le nombre des pièces de l’appartement : pour une même maison, si on n installe qu*un robinet, le propriétaire paie moitié de la somme des cotisations correspondant à chaque appartement. Les concessions à la jauge et au compteur paient à raison deo fr. og5 le mètre cube, ofr. 08, o fr. 07 et o fr. 06 suivant l’importance de la consommation, plus un droit fixe allant de i5 à 75 francs par an.
- La dépense aunuelle est 5 4oo francs pour la part de la ville dans l’èntretien du barrage et de 6 000 francs environ pour le personnel et l’entretien des autres ouvrages.
- Les concessions ont rapporté, en 1906, environ 67000 francs.
- Ü..— Degré hydrotimétrique total, 3°5 ; degré permanent, i°5 ; résidu fixe à no0, 49; CaO, 15,7; MgO, traces; SO3, 6,8 ; NaCl, 8,8; SO3, 11 ; matières organiques (en 0) 2,25 ; traces de nitrate d’ammoniaque et d’azote albuminoïde. On trouve 1 557 germes au centimètre cube en 1900 à la sortie des anciens filtres : eau mauvaise, mais qui pourra être excellente après une filtration soignée et bien surveillée.
- 8. — On prévoit une extension des canalisations ainsi que l’agrandissement ci-dessus indiqué des réservoirs.
- 9. — Tout à 1 ’ëgout unitaire : fortes pentes pour les égouts. Pas d’épuration.
- Aubenas (7.064 h.) 3.976 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité..
- Adduction en 1871 : dépense faite, environ 000000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Sources de l’Espissard, près d’Entraigues, sortant dans la vallée de là Volane des terrains volcaniques : altitude 43o, alors que la ville est à environ 100 mètres plus bas. La conduite d’amenée a 12 kilomètres de longueur, 0 200 de diamètre et est en ciment (de la Porte de France) : elle traverse l’Ardèche sur un pont..
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- 4. — Réservoir dominant la ville (cote 333) ; capacité 2400 mètres cubes. 11 est en maçonnerie, voûté et recouvert de terre.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, d’environ i4 kilomètres de développement.
- 48 bornes-fontaines publiques ;
- 2 lavoirs ;
- 12 bouches d’arrosage et d’incendie;
- 34o branchements pour concessions particulières.
- 6. — Le débit disponible est en moyenne de 1 000 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au robinet libre pour les ménages au prix de i4fr.6o
- pour une à 4 personnes et 3 francs en plus par personne, 4 francs par cheval ou voiture, 7 francs par cabinet à effet d’eau, 10 francs par baignoire — ou au robinet de jauge ou compteur pour les industriels, négociants, etc., au prix unique de ofr. 20 le mètre cube (avec minimum de perception de i4fr. 60).
- Les concessions rapportent près de 12000 francs, alors que la dépense annuelle d’entretien n’est que de 3 5oo francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 20°5 ; degré permanent, 4° '> résidu à 1 io°, 272 mgr. ; CaCO3, 188,8 ; MgCO3, 19,6 ; CaSO4, 22,8; NaCL, i4,4 ; SiO3, 16 ; matières organiques (en oxygène) i,25. Petit nombre de bactéries : eau bonne.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts, mais très incomplet : les matières fécales •sont reçues dans des fosses fixes.
- Privas (7.000 h.) (3.495 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- Adduction en i865. Dépense i3g.ooo francs.
- Régie directe.
- 1. — Sources du Bouchet et de Fontaugier sortant du calcaire jurassique et captées par des tronçons de galeries. La source de Fontaugier paraît n’ètre que la réapparition d’un ruisseau dit le Rieusec qui serait 26 heures souterrain. Conduite d’amenée en ciment de la Porte de France, sauf siphons en fonte, de o m. 18 de diamètre.
- 4. — La conduite aboutit à un réservoir en maçonnerie de 1200 mètres cubes, d’où part la conduite-maîtresse de distribution ; celle-ci se termine à un réservoir d’extrémité, également en maçonnerie, de 600 mètres cubes. Ils sont tous deux enterrés, voûtés et couverts de terre.
- 5. — Réseau de distribution partie en tuyaux de béton de ciment, de la Porte de France, partie en tuyaux de fonte, sur un développement total •d’environ 7 kilomètres.
- 65 bornes-fontaines publiques ;
- 3 bouches d’arrosage seulement ;
- 3i4 branchements pour concessions particulières.
- 9. — En hiver, la source du Bouchet donne 18 litres d’eau par seconde
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- Ardèche
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- et la source Fontaugier 12, soit 3o litres en tout ; mais en été ces débits se réduisent à la moitié.
- Toutes les concessions sont au compteur, avec minimum de 2 hectares par jour. Le prix est de 18 francs pour les deux premiers hectolitres par jour, puis de 2 fr. 25 pour chaque hectolitre par jour en plus. Le cube consommé en excès sur la concession demandée est tarifé o fr. 5o le mètre cube. Les-concessions ont rapporté en 1900 la somme de 19 100 francs.
- K. — Résidu fixe à 100% i35 ; GaO, 28 ; MgO, traces ; SO3. traces ; acide nitrique, 1,25 ; nitrites, o ; ammoniaque albuminoïde, o,o3 ; matières organiques (en oxygène), 0,7. On trouve, en 1902, dans une analyse bactériologique, 483 germes au centimètre cube, pas de colibacille. L’eau de Fon-taugier se trouble lors des pluies.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts maçonnés, qui reçoit les matières fécales avec les eaux usées et pluviales et les déverse dans les rivièi’es sans épuration.
- Te Teil (5.785 h.) (2.884 p. m. a.)
- En 1902 a amené de belles sources du néocomien; dépense faite: 94 000 fr..
- Tournon (5.oo3 h.) (3.642 p. m. a.)
- Barrage en rivière et galerie filtrante, adduction par la gravité.
- Travaux exécutés en 1882 ; dépense faite : 400000 francs.
- Il y a encore 7 puits publics et une cinquantaine de puits particuliers.
- Régie directe : M. Gay, architecte-voyer.
- 1. — Barrage en maçonnerie sur le Doux (bassin granitique) à 4 kilomètres à l’ouest de Tournon. Ce barrage submersible a 10 mètres de haut,. 3 mètres de largeur au sommet et 7 m. 5i à la base, avec fruit de 1/10 au parement d’amont et courbe de 16 mètres de rayon au parement d’aval. Dans le mur est logée la galerie filtrante, dont le radier est à 7 mètres en contre-bas du couronnement ; la paroi amont est percée de barbacanes qui permettent l’introduction de l’eau traversant les graviers du lit.
- S. — Cette filtration est insuffisante, car l’eau est souvent trouble.
- 4. — La conduite d’a menée, en béton de ciment (Porte de France), de om.35 de diamètre, aboutitàun réservoir en maçonnerie, voûté, de 600 mètres cubes de capacité.
- 5. — La conduite maîtresse de distribution partant du réservoir est également en ciment et a om. 35. Le réseau a un développement d’environ 11 000 mètres ;
- 22 bornes fontaines publiques ;
- 116 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 419 branchements pour concessions particulières.
- 6. — On consomme en moyenne 2600 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au robinet libre, au prix de i5 francs pour 2 hecto-
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- litres par jour : l’hectolitre par jour en plus des deux premiers est payé a francs par an.
- Les concessions ont rapporté u 708 francs en 1901.
- 7. — Résidu minéral, 33 ; CaO, 3 ; MgO, 3 ; alcalis, 4 ; chlore, a ; So3, 5. Nombreux germes et colibacille. L’eau aurait besoin d’être soigneusement filtrée.
- 9. — Fosses fixes pour les matières fécales. — Quelques égouts conduisant les eaux pluviales au Rhône.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Bourg-St-Andéol (4.173 h.) (3.347 P- m- a-)
- En 1889, suivant projet de M. Denizet, dépense 206000 francs. On a établi deux galeries filtrantes de 57 mètres de longueur le long de la rivière la Conche ; du puisard par la conduite d’amenée de 8 100 mètres de longueur et de o m. 3o de diamètre, en béton de ciment (Porte de France), sauf pour un siphon de 279 mètres qui est en fonte. Réservoir à l’arrivée, de 432 mètres cubes en maçonnerie. Réseau de distribution en tuyaux de ciment : débit disponible, 20 litres par seconde.
- Largentière (2.283 h.) (1.690 p. m. a.)
- Sources amenées par des tuyaux en ciment et desservant i5 fontaines publiques : deux réservoirs de 700 mètres cubes. Débit disponible 3oo mètres cubes par jour. Dépense faite 3o 000 francs.
- St-Agrève (3.454 b.) (1.171 p. m. a.)
- Adduction de sources : tuyaux en béton de ciment, de la porte de France.
- St-Laurent du Pape (i.2 5y h.)
- Adduction de sources : tuyaux en ciment, de la porte de France.
- Vals-les-Bains (4-352 b.) (2.694 p- m. a.)
- On a dépensé 23 000 francs pour amener une source (région granitique) qui débite à peine 5o mètres cubes par jour.
- Viviers (3.539 h*) (1.828 p. m. a.)
- Adduction récente de sources du néocomien. Tuyaux en béton de ciment (Porte de France). Dépense i5oooo francs.
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- Autres localités ayant fait une adduction d'eau (depuis 1884), ou ayant un projet
- en cours d’exécution.
- Noms des communes P O J5 P £ Date des travaux Dépenses faites Observations
- Meysse 944 1884 fr. Eau de rivière, barrage.
- Ghomérac ...... 2 133 id. O O © <3- Réservoir de 200 mètres cubes.
- Ruoms i 833 id. 10700 Sources du néocomien : réservoir
- Bernas . St-Jean de Muzols . . . 683 i o38 1893 3400 3200 de 260 mètres cubes.
- Marcols . i 922 1894 9400 Source du granit, tuy. en poterie.
- Ucel 1 °79 1896 14000
- La Chapelle sous Aubenas. 648 1896 i85oo
- Vallon ...... . 2 i5o 1896 122600
- Thueyts 2 53g 1896 135o i
- Flaviac 1 328 1897 i83oo
- St-Martin le Supérieur. . 5o3 1897 11000 s
- Le Cheylard 3507 1898 55 000
- La Bégude 14^4 1899 45 000
- St-Alban d’Ay . . . . 1 i38 1900 5200
- Lamastre 3735 1900 © O CTi L'"»
- St-Jean le Centenier . . 676 1887 1 3oooo Source captée; 7 fontaines.
- St-Pons 576 1886 16000 Source captée ; 5 bornes fontaines.
- Mirabel 65g 1907 7 5o© id.
- Villeneuve-de Berg . ' . . 1 85i i9°3 74594 Source amenée par une conduite
- Vernoux. ...*.. 2742 i9°5 Co de i34 mètres en fonte. 3o bornes fontaines.
- Veyras .' 702 i9°5 22 220 3 sources ; conduite fonte ; réser-
- Charnas 383 1906 18 700 voir voûté maçonnerie. Nappe souterraine ; conduite
- Darbres 531 id. 11746 béton ; réservoir maçonnerie voûte. 2 sources; conduite fonte; réser-
- Lussas 870 id. 53 086 voir maçonnerie. 2 sources ; conduite fonte ; réser-
- Saint-Montant 1117 id. Tf 000 voir maçonnerie. Sources; conduite fonte.
- Lavilledîeu 910 1907 : 71 226 Sources ; conduite fonte ; réser-
- Mayres 2 3o6 id. t 4 556 voir en maçonnerie. Sources ; conduite fonte ; réser
- Saint-Cierge-la-la Serre . 1 173 id. 8 900 voir de maçonnerie. Sources ; conduite fonte ; réser-
- Saint-Germain . . . . 397 id. 60 324 voir en maçonnerie. Sources ; conduite fonte ; réser-
- Freyssenet 223 id. 5 000 voir en maçonnerie. Source du bosalte.
- — Sauf la partie Sud-Est, qui est formée de bandes jurassiques et d’un grand massif néocomien et a, dès lors, de nombreuses et abondantes sources.
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- Ardèche
- le département est .granitique : sources petites et disséminées, région montagneuse.
- Le département renferme :
- 53 communes ayant une distribution d*eau complète.
- 74 communes ayant une distribution d’eau incomplète. i36 communes ayant des sources nées sur place des puits et des citernes.
- 69 communes ayant des puits ou des citernes.
- 7 n’ayant que des citernes.
- Burzet et Jauzae ont le tout à l’égoût, Privas et Viviers ont un réseau d’égoûts pluviaux.
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- Ardennes
- DÉPARTEMENT DES ARDENNES
- (5 arrondissements, 3i cantons, 5o3 communes, 317.5o5 habitants)
- Charleville (20.702 h.) (19.693 p. m. a.)
- 1.993 maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- Projet de M. Mialaret, exécuté en 1881 ; dépense 769000 francs. (Il n’y a plus qu’un puits public).
- Régie directe : M. Thomé, architecte-voyer, directeur du service.
- 1. — Sources de Neparcy, sortant de l’oolithe inférieure, dans le fond d’une vallée étroite située à 18 kilomètres de Charleville. Un aqueduc collecteur en forme de Y, de o m. 5o de haut sur o m. 35 de large, avec un piédroit maçonné (du côté d’aval) et un piédroit à pierres sèches (du côté d'amont) capte les eaux du vallon et les amène dans une chambre avec déversoir jaugeage et trop plein. La conduite d’amenée est en fonte avec o m. 35 de diamètre et de i5 mètres de dénivellation entre ses deux extrémités, avec un regard et une vanne de décharge à chaque kilomètre.
- 4. — Un réservoir en maçonnerie, enterré, avec voûtes en briques, cubant I 200 mètres cubes, est situé au point culminant de la ville.
- 5. — Réseau de distribution de i4 kilomètres environ, en tuyaux de 0.216 à 0.070 de diamètre ;
- 3 lavoirs,
- 93 bornes-fontaines ;
- 80 bouches d’incendie, système Herdevin ;
- 8 urinoirs à effet d’eaù ;
- I o43 concessions particulières.
- 6. — Débit des sources assez constant, aux environs de 4o litres par seconde, soit 3 456 mètres cubes par jour.
- Environ 865 abonnements au compteur (à piston) au prix de o fr. 20 le mètre cube jusqu’à 1 000 mètres cubes, et o fr. i5 pour les mètres cubes au delà de 1 000.
- Les autres abonnements au robinet libre, à raison de 18 francs pour un ménage de 1 à 5 personnes, 32 francs pour une maison contenant 2 ménages, 42 francs pour une de 3 ménages, 48 francs pour une de 4 ménages, et, pour toute personne au delà de 5 par ménage, 2 francs par an.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 20° ; degré permanent, i6°,5 ; extrait sec, 208; CaCo3 170; CaSo\ 10.5; MgCl2, 6.7; NaCl, 12.
- Microbes par centimètre cube, 60.
- L’eau ne se trouble pas.
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- Ardennes
- 8. _L’alimentation est suffisante pour les besoins de la ville, mais on a dû
- rechercher une source d’une altitude assez élevée pour pouvoir alimenter, au moyen d’une distribution spéciale, deux quartiers plus élevés que le réservoir actuel, le faubourg de Belair et une partie du faubourg de Flandre. L’adduction de cette source située à 3 kil. 5 de Gharleville procure 200 mètres cubes d’eau en moyenne par jour, non compris bien entendu dans les 3 456 mètres cubes indiqués à l'article 6 ci-dessus.
- 9. — Égouts pour les eaux pluviales et ménagères se déversant en Meuse par 10 points différents.
- Fninay (5.836 h.) (5.383 p. m. a.). — 965 maisons.
- Source amenée par la gravité
- Projet exécuté en 1903. Dépense faite 25 000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Source de Geran Possate (cambrien), captée à la cote 3oo.
- 3- — Une pompe ordinaire aspire l’eau dans le réservoir et la refoule dans un quartier élevé.
- 4. — Réservoir de 75 mètres cubes.
- 5. — 24 bornes-fontaines publiques, plus 7 robinets dont 3 sur la conduite d’amenée, 5 bouches d’incendie plus 2 bornes-fontaines ayant un raccord, conduite en fonte.
- 6. — La source débite 2 litres par seconde en été et 3.5, 1. en eaux abondantes.
- Pas de concessions particulières.
- 9. — Quelques égouts, se déversant dans la Meuse.
- Givet (7.468 h.) (5.i 10 p. m. a.). — 847 maisons.
- Sources et eau de rivière amenées par la gravité
- Adduction de la source de Halle (1878), des sources des Trois Fontaines (1879), suivant projet de M. Nicou, et adduction des eaux de la Houille (1899) suivant projet de M. Javelot. Il y a en outre environ 5oo puits particuliers.
- Régie directe.
- a) Eau de sources.
- i" L’eau de la source de Notre-Dame de Halle, sortant du calcaire de Givet, aboutit à 760 mètres de son émergence à un réservoir en maçonnerie de 180 mètres cubes (en deux compartiments inégaux) établi à flanc de coteau. Elle alimente seulement l’abattoir et les quelques maisons voisines ; très faible débit.
- 2° L eau des sources des Trois Fontaines, captée par un bout de galerie de 3o métrés dans le calcaire, est amenée par une conduite de 0,180 et de 1 600 mètres de longueur à la caserne du Grand Quartier, qu’elle alimente
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- Ardennes
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- seule ; faible débit. L’eau se trouble apres les pluies. Degré hydrotimétrique, 26° ; CaCO3, 200 ; on a trouvé de 5o à 35o germes par centimètre cube.
- b) Eau de rivière.
- I • — Prise d’eau sur un canal usinier dérivé de la Houille et située en amont de Landrichamps, soit à 8 kilomètres de Givet. Conduite d’adduction en fonte, de o m. 175.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, enterré et voûté, de 410 mètres cubes de capacité, situé un peu avant l’arrivée en ville.
- 5. — Réseau de distribution d’environ 6 km. 8 de dévéloppement, en tuyaux de 0.175 à 0.06 de diamètre.
- 60 bornes-fontaines ,
- 39 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 8 urinoirs à effet d’eau
- 73 concessions particulières.
- 6. — Débit de i3 litres par seconde, soit r 100 mètres cubes par jour avec maximum de 1 600 mètres cubes et minimum de 5oe>.
- 46 concessions au compteurs, (Frager) aux prix de o fr. 20 le mètre cube de o à 1 000 mètres cubes, et de o fr. i5 au-dessus de 1 000 mètres cubes par an. Les 27 autres concessions sont au robinet libre, à raison de 18 francs par an pour une maison occupée par un ménage de 1 à 5 personnes, 3a francs pour une maison à 2 ménages, 4a et 48 francs pour une maison à 3 ou 4 ménages au-delà de 5 personnes par ménage, 2 francs en plus par personne ; cheval, 3 francs ; voiture, 3 francs, etc.
- T. — Résidu fixe, 25; ammoniaque libre, 0,24; ammoniaque albuminoïde, o.i4 ; de 2 800 à 3 260 bactéries au centimètre cube.
- 9. — Egouts pour les eaux pluviales et ménagères, se déversant à la Meuse.
- ülézières (9.393 h,) (7.007 p. m. a.). — 888 maisons.
- Sources amenées par la gravité
- Adduction datant du xve siècle, restaurée en 1.890 par M. Guilmart. Evaluation des anciens travaux, 200000 francs; dépense faite en. 1890, 100000 francs ; en 1906, dépense faite 69000 francs. Il y a encore 3 puits publics.
- Régie directe : M. Guilmart,. arehitecte-voyer, directeur du service.
- 1. — Sources émergeant des couches de calcaire sableux de l’infralias (d’une épaisseur de 20 à 3o mètres) : nappe-sous un grand plateau, inclinée vers Mé-zières. Le captage est fait par des tronçons de galeries aboutissant à une chambre maçonnée. Conduite d’amenée en fonte, de 0,200 de diamètre et de 1 600 mètres de longueur avec 1 m. 75 de dénivellation.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, de 8 000 mètres cubes, sur un point culminant de la ville, élevé sur une tourelle en maçonnerie et recouvert de terre : le niveau de l’eau est à 8 mètres au-dessusd o sol.
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- 5, — Réseau de distribution en tuyaux à joints Gibault, d’un développement de 45oo mètres, de 0,200 à o,o5o de diamètre.
- 3 lavoirs :
- 5o bornes-fontaines, système Villain ;
- 65 bouches à incendie ;
- 7 bouches d’arrosage ;
- 7 urinoirs à effet d’eau ;
- 267 branchements particuliers.
- O. — Consommation totale en 1899 : 346700 mètres cubes, soit en moyenne g5o mètres cubes par jour : maximum 1 o36 mètres cubes, minimum 864 mètres cubes.
- Concessions particulières au compteur (Frager) et au compteur l’Etoile, au prix de 24 francs par an pour 146 mètres cubes (minimum de perception) et de o fr. 20 le mètre cube au delà des i46 premiers mètres : en plus un droit fixe de 3oo francs une fois payé par branchement. Quelques concessions au robinet libre aux mêmes prix qu’à Charleville (voir pp. 84 et 85).
- T. — Degré hydrotimétriqué, 270; degré permanent, 8°; CaCO3, 227; CaSOh 36; MgCl2, 22,5; chlore, 24,6.
- L’eau ne se trouble pas.
- 8. — La ville complète à ce moment l’alimentation par l’adduction d’une nouvelle source de même nature que la source actuellement utilisée, et qui procurera 3oo mètres cubes d’eau en moyenne par jour. Le projet dressé par M. Guilmart, s’élève à 70000 francs.
- 9. — Egouts pour les eaux ménagères, industrielles et pluviales, se déversant en Meuse. Fosses fixes pour les matières fécales.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours.
- liohon (6.o54 h.) 5.874 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité
- La ville dé Mohon vient d’effectuer le projet important de son alimentation en eau potable par l’adduction d’une source remarquable et réputée dite de Saint-Roger située à 14 kilomètres de Mohon et donnant 1 200 mètres cubes d eau par jour, projet s’élevant à 44oooo francs dressé par MM. Hégly et Guilmart et exécuté par MM. Sarazin et Guilmart.
- Eau d’excellente qualité, titrant 210.
- 1. — Sources provenant des masses filtrantes formées par les calcaires de la grande oolithe dont l’épaisseur varie de 120 à i4o mètres.
- La captation comprend un bassin en maçonnerie circonscrivant la source. Conduite d’amenée en fonte, de 0,200 de diamètre et de i4 kilomètres de longueur.
- 4- — Le système de distribution comprend 2 réservoirs en maçonnerie, 1 un de 800 mètres cubes, et l’autre de 4oo mètres cubes. Ils sont situés de part et d’autre de la ville.
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- 5. — Réseau de distribution d’un développement de 6 kilomètres en tuyaux de o,25o à 0,080.
- 4 lavoirs publics de 12 places chacun.
- à4 bornes-fontaines.
- 6 bouches d’arrosage.
- 3o bouches d’incendie.
- no concessions particulières, actuellement.
- 6. — La consommation totale ne peut être donnée, la distribution venant d’être seulement mise en service, mais elle n’atteindra sûrement pas le débit de la source.
- Concessions particulières au compteur (Etoile) a disque oscillant, au prix de o fr. 17 le mètre cube jusqu’à 146 mètres cubes et de o fr. 20 le mètre cube au-delà des 146 premiers mètres.
- 9.— 11 existe quelques égouts dans la partie basse de la ville, mais le réseau est tout à fait incomplet.
- Nouzon (7.574 h.) (7-275 p. m. a.) (1.086 maisons)
- Source amenée par la gravité
- Adduction déjà ancienne d’une source : dépense faite 158 000 francs. En 1901-02 on a capté les eaux de Sécheval suivant projet de M. Canaux, architecte à Charleville : dépense faite i63 5oo francs. Il y a encore 6 puits publics et 3oo puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. — La source captée est à 5 700 mètres de la ville (calcaire dévonien) et à 11 m. 60 au-dessus du réservoir ; la seconde est près du village de Sécheval.
- 4. — 2 réservoirs en maçonnerie de 45o mètres cubes chacun sur un point culminant de la ville.
- 5. — Réseau de distribution de 63oo mètres de développement, en tuyaux de 0,200 à o,o5o de diamètre ;
- 56 bornes-fontaines ;
- 3 bouches à incendie : 1 urinoir public.
- 82 branchements particuliers ; 7 lavoirs.
- 6. — Débit de 4 à 6 litres par seconde en temps ordinaire, mais bien inférieur en temps de sécheresse.
- Prix de revient de l’eau aux concessionnaires ; o fr: 25 le mètre cube au compteur.
- 9. — Quelques égouts, se déversant en Meuse.
- Rethel (5.708 h.) (5.254) p. m. a.)
- Galeries drainantes et machines à gaz.
- Projet exécuté en 1881 ; dépense faite 3ioooo francs.
- Il y a encore 5 puits publics et 25o puits particuliers.
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- Concession de 5o ans donnée à la Société des Usines à gaz du Nord et de l’Est.
- M. Creton, directeur du service à Rethel.
- |. — Une galerie de 23o mètres de long, creusée à 3 m. 5o de profondeur à la base du coteau de la colline du Hottin et dans le sens de la vallée, recueille les eaux d’infiltration de ce plateau crétacé ; trois autres tronçons de galeries perpendiculaires s’enfoncent sous le coteau d’environ 4o mètres chacune. Il existe également 9 puits de 5o mètres de profondeur et de 1 m. 5o de diamètre au pied du coteau, dans l’intérieur même de l’usine. — Un forage descendu jusqu’à 3oi m. 90 dans l’espérance de donner des eaux artésiennes n’a pas réussi : les sables verts rencontrés à 241 mètres n’ont donné que peu d’eau, et le forage a été arrêté dans le gault.
- 3. — Deux moteurs à gaz Otto de chacun 18 chevaux, marchant à 82 tours à la minute, actionnent par courroies 7 pompes système Boulet-Dubois. Hauteur de refoulement, 60 mètres; conduite ascensionnelle de o m. i35 de diamètre, avec joints Lavril.
- 4. — Réservoir de 460 mètres cubes en deux compartiments, en béton de ciment, enterré dans le sol.
- 5. — Réseau île distribution de 3 3oo mètres de développement en tuyaux de o m. i5o à 0,06 ;
- 21 bornes-fontaines ;
- 32 bouches d’arrosage et d’incendie:
- 3oo branchements particuliers.
- 6. — Consommation totale, en 1899, 151 63o mètres cubes, soit en moyenne 4i5 mètres cubes par jour, avec maximum de 5o8 et minimum de 345 mètres cubes.
- Prix des abonnements au robinet libre : i4 francs par’an pour une famille ; au robinet de jauge, 26 francs par an pour 4 hectolitres par jour; chaque hectolitre par jour en plus 6 francs. Au compteur o fr. 18 le mètre cube approximativement.
- En vertu d’un avenant à la convention primitive de 1881, la ville touche le prix des concessions, jusqu’à concurrence de 3 5oo francs de recettes. Le surplus est partagé par moitié entre la ville et la société (avenant du 3 août 1:896).
- 7. — CaCO3, 236; MgCO3, 5; CaSCP, 82 ; MgCl2, 10; NaCl, 55.
- 9. — Egouts pour les eaux pluviales et ménagères, se déversant dans l’Aisne.
- Revin (5.377 h.) (5.o83 p. m. a.)
- Eau dé sources et eau de ruisseau filtréè, gravité.
- Projet exécuté en 1890; dépense 200000 francs.
- 1. — Eau des sources du Bois du Châtelet et eau filtrée du ruisseau du Champ-Fleury, sources sortant toutes du schiste ardoisier). — Conduite en fonte de 0,162 de diamètre et 3 5oo mètres de long traversant la vallée de la Meuse en siphon par le pont du chemin de fer.
- Annuaire des Distributions d’eau, ^
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- 4. — Réservoir de 800 mètres cubes en maçonnerie en deux compartiments.
- 5. — Réseau de distribution de 44oo mètres de développement en tuyaux de o, i5o à 0,06 : 34 bornes-fontaines incongelables, 25 bouches d’incendie, 4 lavoirs, 3 urinoirs, et 110 concessions particulières.
- 9- — Réseau : 2 3oo mètres d’égouts neufs.
- Sedan (19.599b.) (16.014 P- m. a.) (1.735 maisons)
- Sources amenées par la gravité.
- Adduction très ancienne des sources du Champ de Mars ; en 1840, projet de M. Gautherot pour capter et amener les eaux du Fond-de-Givonne. Travaux importants en 1876.
- Il y a encore 5 puits publics et 65o puits particuliers.
- Régie directe : M. Rlayn, architecte-voyer, directeur du service.
- | . — Deux groupes de sources, sortant du calcaire sableux de l’infralias, et alimentant chacun une zone de distribution.
- a) Sources du Champ de Mars (venant du calcaire sinémurien) très voisines de la ville, à la cote 165,70. Ces eaux charriant des sables après les pluies, sont décantées par le passage dans 4 chambres de 2 m. 40/0,90 et 1 m. 5o de hauteur qu’elles parcourent alternativement de haut en bas et de bas en haut.
- b) Sources du Fond-de-Givonne (calcaire sinémurien), captées aux environs de la cote 180, sur un parcours de 1 5oo mètres. Des galeries en briques, de 1 m. 5o de hauteur et 0,75 de largeur, descendues à 7 mètres de profondeur, captent les eaux sur 600.mètres de longueur en suivant la pente naturelle des couches imperméables.
- c) Les établissements ‘militaires ont les eaux spéciales des sources de la Garenne et du puits Letellier, eaux provenant des calcaires hydrauliques du sinémurien : elles ont 20 à 25° hydrotimétriques.
- 4. — a) Les eaux du Champ de Mars se déversent dans un réservoir en maçonnerie distant des sources de i5o mètres seulement et contenant 35o mètres cubes ; il est à la cote i65,3o.
- b) Les eaux du Fond-de-Givonne sont amenées dans un réservoir en maçonnerie de 800 mètres cubes, en 2 compartiments, établi à la cote de 178,40: le réservoir est ouvert par des voûtes d'arêtes en briques de champ et enterré.
- 5. — Réseau de distribution séparé en 2 zones, correspondant à chaque réservoir. Développement total d’environ i2 5oo mètres en tuyaux de o,35o à 0,060.
- 3 lavoirs publics ;
- 38 bornes-fontaines ;
- 58 bouches d’incendie ;
- 2 7 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 7 urinoirs à effet d’eau ;
- 58o branchements particuliers.
- 6. — Consommation totale : 480000 mètres cubes, soit en moyenne
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- i3i5 mètres cubes par jour, avec maximum de 2 5oo et minimum de 1 000 mètres cubes.
- Toutes les concessions sont au compteur (Frager, Crownmeter, etc.) à o fr. 20 le mètre cube.
- 7. — a) Source du Champ de Mars : Degré hydrotimétrique, 20° ; CaCO3, i55,5 ; CaCl2, 79,8; CaSO\ i4; MgO, 8,8.
- b) Sources du Fond-de-Givonne : Degré hydrotimétrique, i9°2; CaCO3, 116 ; CaCl2, 59,9; CaSCG, 42; MgO, 4,4-
- 8. —La ville projette de doubler ses ressources en eau en amenant les sources dites de Haybes, dans la vallée de la Givonne. Elles seraient conduites au réservoir de 800 mètres cubes par une canalisation traversant en siphon la vallée de la Givonne et ensuite un tunnel (1 100 mètres de longueur), le massif séparant cette vallée du Fond-de-Givonne ; elles aboutiraient ainsi aux -galeries de captage existantes de cette seconde vallée. Dépense prévue
- 170000 francs.
- O. — Fosses fixes en général, mais quelques égouts reçoivent les matières fécales (on exige des réservoirs de chasse dans les cabinets). Déversement direct dans la Meuse.
- Villes de moins de 5,000 habitants,
- Garignan (2.i34 h.)
- Projet exécuté en 1894 : dépense i4o 000 francs.
- Adduction de la source des Deux-Villes, par une conduite en fonte de 0,162 avec 7 220 mètres de longueur et un grand siphon. Réservoir de 5oo mètres cubes en 2 compartiments. — Réseau de distribution de 3 600 mètres de o,i35 à o,o5, plus une conduite de 0,06 sur 1 84o mètres pour desservir un hameau ; 15 bornes-fontaines, i3 bouches d’arrosage, 6 d'incendie, 2 lavoirs et 1 abreuvoir. — Composition : 180 hÿdrotimétriques, dont 6° permanents.
- Mouzon (1.726 h.)
- La commune de Mouzon a une double distribution complète : d’une part •en 1849 et en *892 on a amené les sources de Grandfontaine et de Louvagne dont l’eau est distribuée pour la boisson, et d’autre part en 1892 on a amené également l’eau de la Vignette (5 litres par seconde) pour servir au lavage et à l’arrosage. — Exemple de double distribution qui est très intéressant.
- Monthermé (4 170 h.)
- En igo4-o5 on a capté les eaux des ruisseaux du Sabotier et de la Tache-nière. Projet de M. Despas. Dépense faite 91 000 francs.
- L’eau sortant des galeries de filtration est amenée par gravité dans un réservoir en maçonnerie de 4oo mètres cubes établi à la partie supérieure de la ville par une conduite en fonte de o m. i5o de diamètre et 6210 mètres de longueur.
- Réseau de distribution 6060 mètres. — 6 fontaines à jet continu, 34 bornes-fontaines à raccords dfincendie, 4 urinoirs publics à effet d’eau, 5 concessions particulières. Volume d’eau consommé par jour 55o mètres cubes. Degré hydrotimétrique 4°,5, permanent 4°.
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- Rocroy (2.116 h.)
- Il ne parait y avoir qu’un grand puits sur la place d’Armes (degré hydro-timétrique 3o°) la caserne et l’hôpital militaire ont chacun un puits.
- Vouziers (3.436 h.)
- Les sources de Lacroix sortant de fissures de la glaise sont captées par une galerie et amenées par la gravité, à l’aide d’une conduite en fonte de om. 200 de diamètre, qui recueille en route les eaux d’une autre source, dans un réservoir élevé de 4oo mètres cubes. La dépense faite est de 323 000 francs.
- Le projet a été dressé par M. Portevin, ingénieur à Reims. Le réseau de 12000 mètres de longueur alimente 25 bornes-fontaines, 24 bouches d’arrosage et d’incendie et 120 concessions particulières. Le volume d’eau consommé par jour est en moyenne de 25o mètres cubes.
- L’eau est vendue au compteur à o fr. 18 le mètre cube.
- Autres communes ayant fait des adductions d'eau (depuis 1884) :
- Noms des communes Population Date des travaux Dépenses faites Observations
- Rimogne . . . 1692 O ? O O Adduction de source de 4 km. de distance.
- Maubert . . . I lS5 1893 Une source est relevée par un bélier hydrau-
- Grandpré . . . i o3i id. 285oo lique ; une autre arrive par la gravité.
- Son ...... 201 1896 8700
- Flize..... 743 1898 29700
- Houldizy . . . 224 id. i3100
- Braux . . . . 3 og3 1899 Date de l’approbation du projet.
- Evigny .... 198 id. id.
- Haybes .... 2 i45 1901 54000 Projet d’adduction adjugé en 1901.
- Viviers-au-Gourt, 2 555 id. 355oo id.
- Vaux les Mouzon. 220 ig°4 27300 Eaux de 4 sources amenées à un appareil
- Ballay . . . . 332 1899 115i3 élévateur et refoulées par cet appareil dans un réservoir de distribution. Distribution en projet.
- Quatre Champs . Arreux . . . . 348 23o ig°3 20000
- Noirval. . . . 68 id. io56i
- Raucourt . . . 1993 id. 126721
- La Besace . . . 277 ig°4 48427
- Yaux-lès-Mouzon. 220 id. 27314
- Angecourt. . . 5io i9°5 27 o55 Source ; conduite fonte ; réservoir ciment
- Toges . . . . 367 id. 9800 armé. Source ; conduite fonte ; réservoir voûtée
- Gernelle . . . 293 1906 11 200 maçonnerie. Sources ; conduite fonte ; réservoir maç.
- Les Grandes-Armoises . . . 170 id. 115oo Source ; conduite fonte.
- Vandy . . . . 48 id. 00 45% O O id.
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- Ardennes
- En résumé la partie Nord-Est du département qui dépend du massif arden-•nais et comprend les terrains cambrien, dévonien et les zones jurassiques, est bien alimentée en sources ; il n’en est pas de même de la ' partie Sud-Ouest «qui dépend de la Champagne crayeuse et où les puits et citernes sont bien plus nombreux que les sources.
- Ce département renferme :
- 39 communes ayant une distribution d’eau complète.
- 42 communes ayant une distribution d’eau incomplète.
- 296 commune» ayant des sources nées sur places, des puits ou citernes.
- 126 communes ayant des puits ou des citernes.
- Charleville et Sedan ont le tout àl’égoùt système unitaire. Mézières, Rethel, Rocroi, Givet, Fumay, Yireux-Molhain, Revin, Haybes ont un réseau «d’égoûts pluviaux.
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- Ariège
- DÉPARTEMENT DE L’ARIËGE
- (3 arrondissements, 20 cantons, 338 communes, 205.684 habitants)
- Foix (6.750 h.) (4498 p. m. a.) (368 maisons).
- Sources, adduction par la gravité.
- Quelques fontaines, très anciennes, alimentées par la source de Yilotte. En 1889, adduction et distribution de Peau de la source d’Oizel suivants projet de M. Dubois. Dépense 79 5oo francs.
- Régie directe : M. Sauret, Directeur du service.
- 1. — a) Source de Yilotte, naissant dans un faubourg de la ville, au pied» du plateau de Cadirac.
- b) Source d’Oizel naissant dans une grotte longue et étroite qui s’enfonce profondément dans le massif calcaire. La source est à 1 200 mètres de la ville; la conduite d’amenée est en fonte, de 0.22 de diamètre (joints Petit au* caoutchouc).
- La source paraît un ruisseau souterrain ; son débit varie de 5 à 3oo litres* par seconde.
- 4. — Réservoir de 900 mètres cubes en maçonnerie, avec voûtes en-briques, située à 4oo mètres de la source d’Oizel, et 760 mètres de l’entrée de la ville. Il est à 32 m. 80 en contre-haut de la ville.
- o. — Réseau de distribution en tuyaux de fonte de 0.22 à o.o5 ;
- 17 bornes-fontaines sans bouche d’arrosage ;
- 25 bornes-fontaines avec bouche d’arrosage et d’incendie;
- 21 bouches sous trottoirs pour arrosage et incendie ;
- 211 branchements pour concessions particulières, toutes au compteur (Frager).
- 6. — Les anciennes fontaines, alimentées par la source de Vilotte,. donnent moyennement......................... 25o mètres cubes par jour.
- La source d’Oizel.................... 780 »
- Total ... 1 o3o mètres cubes par jour.
- Le maximum de la consommation est de 1 800 mètres cubes, le minimum de 45o ; il faudrait augmenter les ressources en temps de sécheresse.
- K. — a) Source de Vilotte : Résidu Fixe, 70. On y a trouvé jusqu’ài 3 5oo germes au centimètre cube et du colibacille.
- b) Source d’Oizel : Résidu fixe, i4o ; CaCO3, 48-4; MgCO3, 41 -7 j CaSOV 37.8 ; NaCl, 3.5 ; matières organiques (en oxygène), 1.3.
- On trouve jusqu’à 5 55o germes au centimètre cube. Source vauclusienne-qui se trouble par les pluies.
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- Ariège
- 9. — Quelques égouts se déversent dans l’Ariège. Peu de maisons y jettent leurs matières fécales et la plupart ont des fosses fixes. Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours.
- Pamiers (io.449 h.) (7-728 p. m. a.) (1.200 maisons)
- I. Eau de rivière avec filtres et drains, turbines hydrauliques
- Projet dressé et exécuté par la maison Bonnet (de Toulouse) en 1886 ; dépense inconnue.
- Régie directe.
- f . — Les eaux sont prises en plus grande partie dans la rivière l’Ariège, à la prairie du Foulon, en amont de la ville. Elles sont amenées sur 2 compartiments filtrants de 10 m. 5o de long et 5 mètres de large chacun, constitués par une couche de sable de 0.25 et une couche de gravier de o.3o, sous laquelle sont placés des drains conduisant l’eau au puisard des pompes. Le nettoyage de ces filtres est difficile et défectueux, et la vitesse, de filtration beaucoup trop grande.
- Le débit des filtres étant insuffisant, on a drainé le sous-sol de la prairie et amené les drains dans un puits; mais la marne est très voisine du sol elle système donne peu.
- S. — Voir ci-dessus.
- 3. — Une turbine hydraulique, mue par une chute de l’Ariège, actionne une pompe à deux corps qui refoule l’eau dans le réseau de distribution, sans l’intermédiaire d’aucun réservoir.
- 5. — Le réseau de distribution, en fonte, a un développement d’environ 9 kilomètres.
- 60 bornes-fontaines dont moitié à écoulement continu.
- 20 bouches d’arrosage.
- Assez grand nombre de concessions particulières, au compteur (Kennedy), ou au robinet libre.
- 6. — On peut disposer de 20 litres par seconde.
- 7. — L’eau est mal filtrée et est souvent trouble : on y a trouvé un grand nombre de bactéries et très souvent du colibacille.
- II. Eau de sources.
- Il y a 3 sources dites le Tourong, Ste-Natalène et Lestang, qui naissent, dans des faubourgs et sont utilisées sur place.
- Les établissements militaires ont capté dans un faubourg, par un tronçon de galerie en briques, la source de Ste-Hélène qui débite 60 mètres cubes par jour : l’eau est élevée par un moteur à gaz de 2 chevaux 1/2, dans une conduite de 700 mètres de long.
- Enfin, la ville projette l’adduction des sources du Mas St-Antonin, situées a 2 kilomètres de la ville. Toutes les sources proviennent du miocène.
- 9. — II n’y a pas d’égouts, mais seulement des rigoles et caniveaux pavés.
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- Ariège
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- Saiilt-Girons (5.990 h.) (5.216 p. m. a.) (926 maisons)
- Sources-, adduction par la gravité.
- Travaux exécutés en i885-i886, suivant projet de M. Perot ; dépense : 220000 francs.
- Régie directe.
- t. — Source de la Tourasse, située au bord de la rivière Le Nert et au pied d’une montagne calcaire (dévonien), sur le territoire de Rivèrenert, à 7 kilomètres de St-Girons. La source a été captée dans un chambre en maçonnerie formant calotte sphérique de 3 mètres de diamètre. L’eau passe sous la rivière par un siphon et est retenue par une vanne régulatrice de débit.
- Conduite d’amenée en béton de ciment de o.4o de diamètre sur 7 kilomètres de longueur. Elle se laisse traverser par des radicelles des plantes voisines.
- 4. — Réservoir de 700 mètres cubes en maçonnerie, établi à 18 mètres au-dessus de la ville (à la cote 407), enterré et voûté.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, d’environ 8 kilomètres de développement.
- 5o bornes-fontaines à écoulement continu avec dispositif d’arrosage.
- 5o bouches d’arrosage à écoulement continu.
- 6. — Consommation moyenne par jour, 5 000 mètres cubes.
- 297 concessions particulières au robinet libre, produisant près de 4 ooo francs par an.
- 7.. — Résidu fixe : 70.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts, mais inachevé, qui déverse les eaux pluviales et ménagères dans le Lez et le Salat.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Bélesta (2.o63 h.) (aggl. 1.124)
- S’alimente depuis 1873 (dépense 3335o francs) à la source intermittente de Fontestorbes. Cette source sort du jurassique et a un débit considérable : elle paraît être la résurgence d’un cours d’eau souterrain.
- Au printemps, elle débite constamment, tandis qu’à l’automne elle a des alternances d’une demi-heure : amorçage et augmentation de débit pendant 6 à 7 minutes, écoulement à pleins bords pendant i5 minutes, décroissance 637 minutes et arrêt une demi-heure.
- La ville n’utilise que 200 mètres cubes par jour : 25 bornes-fontaines à jet continu et 5o concessions particulières à 8 francs par an, Conduites d’amenée et de distribution en fonte.
- Lavelanet (3.270 h.) (aggl. 3.139)
- Projet de M. Oulmières, exécuté en i883 : dépense 100000 francs. — On a établi une galerie filtrante de 5o mètres de long, 2 m. 5o de large et 1 m. 20 de hauteur sous voûte, sur la rive gauche de la rivière le Thouyré, à 4 mètres
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- — 73 —
- Ariège
- seulement de la berge (radier en gros cailloux posés à sec, et barbacanes dans les piédroits) ; l’eau y est prise par un aqueduc maçonné de 4oô mètres de long, aboutissant à un réservoir de 600 mètres cubes. Réseau de distribution en tonte : 33 fontaines et bornes-fontaines, 12 bouches d’incendie et io3 concessions particulières à robinet libre au prix de i5 francs par an, ou à la jauge au prix de 3o francs pour 1 mètre cube par jour.
- Mazères (3.049 h.) (aggl. 1.931)
- Une source débitant 2 litres par seconde est élevée dans un réservoir de 100 mètres cubes par une pompe mue au moyen d’un transport de force électrique de 6 chevaux ; il y a une machine à vapeur de secours de pareille puissance. Le refoulement se fait à 1000 mètres de distance ; il y a 16 bornes-fontaines publiques. •— Dépense d’installation : 60000 francs.
- Mirepoix (3.314 h.) (aggl. 2.410).
- Une prise d’eau est pratiquée dans le canal d’un moulin et l’eau est élevée par une roue à godets de zinc que fait mouvoir une turbine. 20 bornes-fontaines. Eau souvent trouble.
- St-Lizier (819 h.) et asile départemental (454 h.)
- L’eau est prise dans le Salat, traverse d’abord de bas en haut un filtre (ou plutôt un dégrossisseur) à gravier et sable, puis est refoulée par une turbine à 98 mètres de hauteur dans un réservoir de 70 mètres cubes. Avant d’arriver «u réservoir elle traverse encore 3 compartiments filtrants remplis de gravier, «able et charbon.
- L eau envoyée à l’asile est filtrée au filtre Chamberland. La même turbine produit le soir de la lumière électrique.
- Saverdun (3.537 h-) (2.088 p. m. a.)
- En 1889, galerie filtrante près de l’Ariège, avec turbine et pompes élevant * 000 mètres cubes par jour dans un réservoir en maçonnerie. Il y a a3 bornes-fontaines, quelques bouches d’arrosage et d’incendie, et quelques concessions particulières. Dépense d’installation : 94000 francs.
- Seix (3.098 h.) (1.262 p. m. a.)
- En 1899, source captée dans une calotte sphérique en maçonnerie. Bassin filtrant. Adduction par la gravité. 170 mètres cubes par jour. 26 bornes-fontaines. Dépense faite 32 000 francs.
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- Ariège — 74 —
- Autres localités ayant fait une adduction d’eau (depuis i384) ou ayant un projet4
- en cours d’exécution
- Noms des communes ) Population Date des travaux Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Montgaillard. . . 708 00 CO f r. 10800 5 fontaines.
- Pdugax I 5o4 1884, 1895 14 bornes-fontaines.
- et 1900
- Mas d’Azil, . . . 2 ri3 i885 5 3oo Eau de la rivière d’Arize. 1
- Luzenac .... 456 1890 4 200
- Montaut . . . ., 1 084 1891 II 200 Moulin à vent ; 6 Bornes-fontaines. :
- Soulan . . , . . i 680 1893 5 25o
- Les Pujols. . . . 488 id. 11 600 6 bornes-fontaines, 2 lavoirs et 4
- abreuvoirs.
- Aleu 981 1895 6 65o
- Les Cabannes . . 475 1896 25 800 Galerie filtrante le long de la rivière
- d’Aston; 11 bornes fontaines.
- Ax-les-Thermes . . I 480 1897 Eau de la rivière d’Orlu filtrée.
- St Amadou . . . 407 i899 20 950
- Les Allemans. . . 838 id. i5 000 Moulin a vent, puits et réservoir de
- de i5o mètres cubes.
- Arignac. .... 684 id. 9 25o 7 bornes-fontaines, 2 abreuvoirs.
- St-Pierre de Rivière. 4o6 id. 3 5oo 4 id. id.
- Montaillou . . . 180 1899 6 5oo 1 lavoir.
- Montoulieu . . . 628 id. 12 000 2 bornes-fontaines, 2 abreuvoirs.
- Freychenet . . . 566 1902 1 g3o 12 idi
- Audressein . . . 347 1888 2 000 7 id.
- Castillon .... 835 iqoo 27 000 6 id.
- Castet d’Aleu. . . 3oo 1.892 7 o5o 3 id. 2 abreuvoirs.
- Ste-Croix .... i5ig 1897 10 000 id. id.
- Cazavet 5o5 1896 16 000 3 id. 1 abreuvoir.
- St-Lizier .... 1 295 id. id. 12 bornes-fontaines, 20 bouches d’ar-
- Eycheil 5o4 1895 7 000 rosage, i5 concessions.
- Labastide de Sérou 2519 1900 4o 000 5 bornes-fontaines. 1 borne-fontaine, 1 abreuvoir.
- Cadarcet .... 585 id. id.
- Mousseron. . . . 322 i8g5 1 880
- Buzan 235 i9°3 3 65o
- Prayols..... 351 id. 11 274
- Arnave 347 igo5 9 5oo Source; cond. fonte.
- Ganac . ,. . . . 969 id. 1 900 id.
- Montségur. . . . 548 id. 5 5oo id.
- Qiié 148 id. 3 3oo Source; cond. fonte; rés. maçonnerie.
- Engomer .... 581 id. 18000 id. id.
- Raleat ..... 1 009 id. 32 000 Eau de ruisseau ; cond. fonte ; rés. maç;
- Rouze 396 1906 3 000 Eau de ruisseau.
- Prades 386 id. 25 000 Source; Gond, fonte; rés. maçonnerie.
- St-Paul-de-Jarrat . 1 o45 id. i5 100 2 sources ; cond. fonte.
- Villeneuve-d’Olmes. 555 id. 85.00 Eaux d’infiltration de rivière, cond.
- fonte.
- Massat 1907 O O O r- Eau de ruisseau ; cond. fonte.
- St Martin-de-Caralp. 5o6 id. 21400 Source ; cond. fonte.
- Sautel 175 id. 22 5oo 7 sources; cond. fonte; rés. maç.
- Yentenac . . . . 4 r5 id. 8000 Source ; id.
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- Ariège»
- En outre les communes de Céseau, Oust, Labastide de Lordet, Sentenac de Sérou et Tarascon d’Ariège ont des projets approuvés.
- En résumé, sur 338 communes, 5a ont une distribution d’eau complète ; 62 ont une distribution d’eau partielle ; i43 ont des puits et des sources nées et utilisées sur place; 81 seulement n’ont que des puits ou citernes.
- Les eaux sont très abondantes dans les parties sud et ouest du département qui sont montagneuses et occupées par le granit ou les schistes primaires, en avant desquels s’étendent des bandes de calcaire jurassique et crétacé. Les sources sont plus rares dans la plaine du nord, où régnent l’éocène et le miocène; les nappes aquifères y sont toutefois peu profondes.
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- Aube
- DÉPARTEMENT DE L’AUBE
- (5 arrondissements, 26 cantons, 446 communes, 343.670 habitants.) RomilIy-sur-Seine (9-929 h.) (9.777 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; rien que des puits. (4oo puits particuliers.)
- Sainte-Savine (6.527 h-) (6.349 P- m- a0
- Sources, adduction far la gravité.
- Par traité du 12 avril igo5 la Ville de Troyes a cédé à la ville de Sainte-Savine la quantité d’eaux de source nécessaire à son alimentation. La consommation est enregistrée par trois compteurs principaux du système Hélice, l’un de o m. i5o les deux autres de o m. 100.
- Le projet de distribution d’eau dressé par M. Claude, Directeur du Service des eaux de Troyes, a été exécuté en 1906. Dépense faite 147000 francs.
- Régie directe : M. Pannetier, chef du service.
- 5. — Réseau de distribution : Longueur i45oo mètres. a5 bornes-fontaines.
- 29 bouches d’arrosage et d'incendie.
- 34o concessions particulières.
- 6. — Débit disponible 215 mètres cubes par jour en moyenne. Les concessions sont au compteur Lutèce. Le mètre cube o fr. 24 pour un minimum de 5o mètres cubes; de 100 à 3oo mètres cubes, o fr. 20 le mètres cubes; au-dessus de 3oo mètres, o fr. 18.
- 9. — R y a quelques égouts et de nombreux caniveaux.
- Troyes (53.447 E-) (5i.228 p. m. a). — 6.235 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Avant 1899, Troyes n’avait, outre une quarantaine de puits publics et environ 2200 puits particuliers, depuis i855, que de l’eau de la Seine, prise dans le canal Saint-Dominique et très mauvaise. De 1897 à 1899, on reporta provisoirement la prise en Seine à Verrières (8 kilomètres en amont de Troyes) ; enfin, en 1899, Beau de Seine fut radicalement abandonnée. De i8g4 à 1899, exécution du projet d’adduction et distribution des sources de Morres et Servigny, dressé par MM. Humblotet Bariat. Dépense faite 5 5ooooo francs ; dépense ultérieure, en 1901, pour l’aménagement du réservoir des Hauts-Clos, 145 000 francs.
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- Aube
- Régie directe : M. Claude, Directeur du service.
- |_,__Sources de Morres et de Servigny, à des distances respectives de
- 3p km. 5oo et 46 km. 5oo au sud-est de Troyes, dans la vallée de l’Ource (calcaire jurassique moyen). Le captage a été fait au moyen de galeries avec drains en béton moulé de o.6o de diamètre, descendus à des profondeurs de 4 et 7 mètres dans le calcaire délité.
- L’aqueduc d’amenée est en maçonnerie sur 33 kilomètres, de forme ovoïde avec i m. 3o de hauteur sur 0,90 de largeur : pente moyenne o m. 4o par kilomètre. La traversée des vallées se fait au moyen de siphons en fonte (2 tuyaux de 0,600 sur 11 km. 5oo et deux tuyaux de o,5oo sur 2 kilomètres).
- 4. — Réservoir d’amenée de 3o 000 mètres cubes, en deux compartiments. Il est en maçonnerie, avec pilliers et voûtes en briques, etsurélevé de 7 mètres au-dessus du sol (plan d’eau à la cote i33).
- (Pour la distribution d’eau de Seine, il y avait un réservoir de 3 8000 mètres cubes).
- 5. — Réseau de distribution en fonte, d’une longueur initiale de 6 7 908 mètres en tuyaux de 0,700 (2400 mètres) à 0,060 de diamètre; les plus grandes longueurs sont en tuyaux de o,i5o (i5 i4o mètres), de 0,100 (18 3oo mètres et de 0,080 (io36o mètres). Extension du réseau 10 600 mètres en tuyaux de 0,15o, 0,100, 0,080 et 0,060. Il y a 186 robinets-vannes (Mathelin et Garnier) et 868 robinets d'arrêt. Le rinçage de la canalisation est assuré par 52 robinets de décharge ;
- 1 fontaine monumentale et 3 vasques à effet d’eau ;
- „r , „ ) i3o, système Ch. Gibault.
- 200 bornes-tontaines, > „„ J ^ . . ...„
- ) i3t), système Chamerois primitif.
- 260 bouches de lavage sous trottoirs;
- 25 bouches d’arrosage des rues, et 4o d’arrosage de jardins publics;
- 54 bouches d’incendie pour pompe à vapeur ;
- 47 urinoirs à effet d’eau ; *
- 2 3oo branchements pour concessions particulières.
- 6. — Les plus bas débits des sources de Mofres et de Servigny ont été constatés en 1904 et 1906, soit 11 i4o mètres cubes les 10, 11 et 12 septembre 1904 et 10725 mètres cubes les i4, i5 et 16 septembre 1906.
- Le volume d’eau consommé par jour en moyenne est de 14 000 mètres cubes (minimum 11 000, maximum 17 000).
- Toutes les concessions sont au compteur (1075 Frager, 780 Schreiber, 180 Frost-Tavenet, g5 Eyquem, 70 Etoile et 90 Lutèce).
- La "Ville se charge de la fourniture, pose et entretien des compteurs à des prix fixés par le règlement et tarif des concessions d’eau.
- Le prix de l’eau est de o fr. 18 le mètre cube pour les 365 premiers mètres, de ofr. 16 pour les 365 suivants, de ofr. i4 pour les 365 ensuite, ofr. 12, puis o fr. 10, et enfin o fr. 08 au-dessus de 1825 mètres cubes. Minimum de perception de 10 francs.
- 1 • — Sources de Morres. — Degré hydrotimétrique 190 ; degré permanent, 4°5 ; résidu, à ixo°, 319,9; CaO, i47,3 ; MgO, 3,5 SO3, 9,6 ; SiO2, n ;
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- NaCl, 7,6 ; acide nitrique, 6 ; nitrites, ammoniaque et ammoniaque albuminoïde o ; matières organiques (en oxygène) i,25.
- Sources de Servigny. — Degré hydrotimétrique, i6° ; degré permanent, 3° résidu, à no°, 9,9; CaO, 1277; MgO,9 ; S03° 4.8 ; SiO2, io;NaCl,6,8; nitrates, 0 ; nitrites, ammoniaque et ammoniaque albuminoïde, 0 ; matières organiques (en oxygène), 1.
- En 1890, on trouve dans les 2 sources respectivement 200 et 65o germes au centimètre cube ; en 1893, i584 et 4i6 ; en 1899, 3750 dans les sources de Morres.
- Jamais de colibacille.
- (Grande amélioration de l’état sanitaire depuis l’adduction des sources.)
- 8. — La Ville a acquis les sources de Jully-sur-Sarce donnant en étiage 6 000 mètres cubes par jour, situées dans la vallée de la Sarce près de Bar-sur-Seine (même niveau géologique pour les joindre éventuellement aux précédentes). L’avant-projet vient d’être soumis à l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique.
- O. — Beaucoup de fosses fixes, étanches ou non, et quelques tinettes mobiles. Les eaux usées s’écoulent souvent à ciel ouvert dans les caniveaux. Quelques égouts, se jetant dans des anciens bras de la Seine qui ont été couverts, ou dans le canal de la Haute-Seine. Un avant-projet d’égouts est à l’étude, et la ville a chargé M. Boudier, conducteur des Ponts-et-chaussées, de cette étude.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Bar-sur-Aufoe (4*607 h.)
- En 1876, concession de 5o ans, à une compagnie locale qui a amené (dépense : i54ooo francs, plus 18000 francs en 1894) des sources situées sur les deux rives de la Brasse (jurassique moyen) : la captation se fait par des tronçons de galeries et un barrage transversal. Gonduite de 0,26 en ciment sur i532 mètres et en fonte sur 489 mètres à la suite. La ville a droit à 200 mètres cubes d’eau par jour et à l’alimentation de 3o bornes-fontaines, moyennant 2 000 francs par an. Nombreuses concessions particulières.
- Bar-sur-Seine (3.187 h.)
- En 1877, concession à la C!e du gaz qui a installé un puits filtrant de I m. 3o de diamètre et 4 m, 5o de profondeur, à 60 mètres de la Seine, près de l’usine à gaz. Machine à vapeur de 35 chevaux et conduite de refoulement faisant distribution en route pour aboutir au réservoir. La ville a 16 bornes-fontaines publiques. Nombreuses concessions particulières.
- Nogent-sur-Seine (3.829 h.)
- En 1869, on a élevé l’eau de la Seine, prise directement, dans un réservoir de 3oo mètres cubes situé à 20 mètres au-dessus et à 1 200 mètres de distance du fleuve, au moyen de béliers hydrauliques.
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- Auhe
- Ces béliers ont été remplacés, en 1889, par une turbine de 12 chevaux actionnant 2 pompes Girard, et on a créé un 2e réservoir de 5oo mètres cubes, -situé à i5 mètres plus haut que le premier. Dépense totale : a5o 000 francs. Deux réservoirs de 4oo et 600 mètres cubes, i5 bornes-fontaines, 4o bouches d’incendie. Débit disponible 700 mètres cubes par jour. Les eaux ainsi puisées étant très impures, on dresse un projet de captation par puits filtrants..
- Antres localités ayant fait des adductions d’eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d'exécution
- a g
- Noms des communes Populatic d sf Q - Dépenst faites Observations
- Souligny . . . . 238 i885 fr. 77 000 : Puits et tronçon de galerie captante
- dans le Val de Gloire.
- Villemoiron . . , 387 ^77 42 000 Cours d’eau souterrain dans la craie :
- Aqueduc de 5oo mètres.
- Beauvoir .... i56 ( 1889 11 55o —
- Golombé le Sec. . 283 1891 W C© © © Réservoir en maçonnerie de 1 000 mètres
- cubes.
- Lignol 260 1891 29 000 Réservoir en maçonnerie de 1 700 mètres
- cubes.
- Sommeval . . . 293 1891 62 000 Puits captant de 60 mètres de profon-
- deur dans la craie et tunnel de 564 mètres. Réservoir de 2 000 métrés cubes.
- Couvignon . . . 386 1891 5o 400 Galerie de captation.
- Laiues-au-Bois . . 370 1894 .100 000 Puits captant de 27 mètres dans la
- craie, avec tronçon de galerie cap tante. Tunnel de 1 082 mètres pour la conduite d’amenée en fonte.
- Maraye-sur-Othe . 724 i8g3 78 45o On a capté des cours d’eau souterrains
- dans la craie à 35 mètres de profondeur ; tunnel de 900 mètres.
- Champignol . . . 760 i895 © © O
- Jaucourt .... 2l5 1896 3o i5o
- Villery 187 ^99 66 000
- Javernant . . . 200 1900 37 000
- Proverville . . . Villeneuve-au-Che - 373 1905 10 000 Source; cond. et rés. en ciment armé.
- min 3ig 1906 5i 4oo Source; turbine.
- En résumé, sur 44f> communes, on en trouve :
- 19 qui ont une distribution d’eau complète ;
- 20 qui ont une distribution d’eau incomplète ;
- 207 qui ont des puits et des sources nées et utilisées sur place ;
- 200 qui n’ont que des puits et des citernes.
- Toute la partie sud-est du département occupée par des bandes de jurassique moyen et jurassique supérieur donne naissance à de belles et nom-
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- Aube
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- breuses sources sortant à la base des calcaires. La bande de crétacé inférieur est généralement argileuse et imperméable et ne produit que deTpetitës sources très disséminées. Enfin toute la moitié nord-ouest du département formée par le crétacé supérieur (craie blanche) contient dans la craie une nappe profonde abondante qu’il faut souvent aller chercher par des puits profonds, les grosses sources auxquelles elle donne naissance étant rares et toujours situées dans le fond des vallées : dans le pays d’Othe (sud-ouest de Troyes), la craie est recouverte par des lambeaux peu épais d’éocène qui ne changent pas le caractère hydrologique du pays.
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- Aude
- DÉPARTEMENT DE L’AUDE
- (4 arrondissements, 3i cantons, 43g communes, 3o8.327 habitants.)
- Carcassonne (30.976 h.) (25.346 p. m. a). 2.957 maisons.
- Galeries filtrantes, roues hydrauliques.
- En 1870, on établit la première tranchée filtrante de l’Origine et en 1887 on en établit une seconde. En 1890, la ville achète l’usine de Maquens et établit les nouvelles galeries filtrantes, et en 1896 elle perfectionne les travaux. Dépense inconnue. Il y a environ 5oo puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. — Les deux anciennes galeries filtrantes dites de l’Origine (1870 et 1887) étaient simplement des tranchées ouvertes dans les graviers de la vallée de l’Aude (rive gâuche) : l’eau était amenée à Carcassonne par un Aqueduc maçonné de 0 m. 60 de largeur, o,5o de hauteur d’eau et 7 kilomètres de longueur.
- La galerie de Maquens a été établie sur la rive droite de l’Aude, près de l’ancien moulin : elle est à 35 mètres de la berge et à 366 mètres de long,
- 1 m. 85 de hauteur, 1 mètre de largeur au fond et 1 m. 20 aux naissances. Le piédroit du côté de la rivière est à pierres sèches, l’autre est étanche : la galerie est à 3 mètres de profondeur. L’eau traverse l’Aude par un siphon et arrive au puisard des pompes.
- 2. — Filtration horizontale dans les graviers.
- 3. — Le moulin de Maquens comporte 2 roues, dont l’une est employée à monter l’eau de la galerie dans l’aqueduc de l’Origine, tandis que l’autre envoie directement l’eau dans le réservoir d’Iéna destiné à alimenter spécialement les casernes.
- 4. — Outre le réservoir d’Iéna pour les casernes, il y a un petit réservoir pour l’alimentation des hauts quartiers : il reçoit l’eau élevée par une usine hydraulique dite Moulin Neuf. Un grand réservoir est projeté.
- 5. — Réseau de distribution encore en partie en tuyaux Ghameroy ou en poterie : il va être refait en fonte.
- Il y a 4oo prises d’eau tant par bornes-fontaines que par bouches d’arrosage et d’incendie, et 651 concessions particulières.
- 6. — Le débit de la galerie de Maquens est de 7 000 à 12 000 mètres cubes par jour.
- Les concessions particulières sont au robinet de jauge au prix de 4o francs par an pour 2 litres d’eau par minute.
- 'Tl. — Eau de Maquens. — Degré hydrotimétrique, 170; degré permanent, io° à 11 ; résidu à io5°, 291 ; GaO, 92,6 ; MgO, 12,5 ; SO3, 53,1 ; HCl, ao ;
- Annuaire des Distributions d’eau. 6
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- Aude
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- acide nitrique, 1,1 ; SiO4, 8,3; NaO, 18,1 ; ammoniaque, traces; matières organiques (en oxygène), 0 25.
- En 1895, on trouve 4 25o germes aérobies au centimètre cube à Maquens et 3 y5o au réservoir d’Iéna, avec du colibacille. En 1896, il y a 65 000 germes dans l’Aude, 9 5oo dans l’eau des filtres de l’Origine et 5 000 dans le mélange de cette eau avec celle de Maquens. En 1900, on trouve encore 45oo germes et du colibacille.
- L’eau est encore bien supérieure à celle des puits de la ville et l’état sanitaire s’est amélioré depuis la distribution de l’eau de Maquens.
- 8. — La ville a un projet approuvé pour la construction d’un grand réservoir et la réfection des moteurs hydrauliques et de la canalisation : un concours a été ouvert en 1901 pour les moteurs. La dépense à faire incessamment est d’environ 2y5 000 francs.
- 9. — Quelques rues seulement ont un égout.
- . Castelnaudary (9.362 h.) (6.65o p. m. a.).
- 2.200 maisons.
- Source, adduction par la gravité.
- En i851, projet de M. Belgrand : dépenses faites 200 000 francs pour le» travaux et 33 760 francs pour l’acquisition de la source. En 1891, remplacement de 6 3o5 mètres de tuyaux Chameroy par des tuyaux de fonte de-0175. En 1907, réfection d’une partie de la conduite d’amenée. Dépense faite 4o 000 francs.
- 1. — Régie directe. — Source de Co d’En Sens, située à 10 kilomètres et demide la ville, à l’est du village de Labécède-Lauragais. Elle émerge desterrains granitiques et a été captée au moyen d’un mur formant barrage en. travers du vallon, fonte sur 1 000 mètres de longueur.
- La conduite d’amenée est d’abord en ciment de Wassy, puis en anciens-tuyaux Chameroy de 0,162 sur 2 5oo mètres, enfin en tuyaux de fonte siphons de 0,175 sur 63o5 mètres jusqu’aux réservoirs de Pech des Moulins.
- 4. — Deux réservoirs accolés au lieu dit Pech des Moulins, dominant la ville. Le plus ancien a 18 mètres de côté sur 2 mètres de profondeur, le second 18 mètres sur i5 mètres, soit une capacité totale de 1 188 mètres cubes. Ils sont en maçonnerie, enterrés presque complètement, et recouverts de voûtes en briques avec piliers intérieurs.
- 5». — Réseau de distribution en fonte avec nombreuses bornes-fontaines^
- 366 branchements pour concessions particulières.
- 6. — Le débit de la source, assez constant, est de 1 100 à 1 200 mètres cubes par jour. Les concessions sont au compteur au prix de 0,028 pour 2 000, hectolitres par an jusqu’à o fr. 020 pour plus de 10 000 hectolitres.
- 7. —Degré hydrotimétrique, i4°6 ; degré permanent, 8°6 ; résidu fixe, 142; CaO, n5; MgO, 12; SO3, 6; chlore, 5; matières organiques (en
- xygène,) 0,76.
- Très petit nombre de germes. Eau toujours limpide.-
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- Aude
- g. — Un seul égout, se jetant dans un fossé latéral au canal du Midi, qui traverse le canal sur un pont-aqueduc et donne naissance ensuite au ruisseau du Canelot.
- Lézignan (6.339 M (5-93i p. m. a.)
- A fait une adduction de sources en juillet 1904. Dépense 3i5 6g5 francs. Les concessions se développent.
- Limoux (7.223 h.) (5.325 p. m. a) — 1,080 maisons.
- Sources, adductions par la gravité.
- En 1862, suivant projet de M. Simonneau, la ville avait pris des eaux filtrées de la rivière d’Aude au moyen d’une galerie filtrante, et les élevait à 18 mètres de hauteur par deux pompes actionnées par une roue Poncelet.
- En 1889, elle a abandonné l’eau de l’Aude pour prendre celle de la source du Théron ; elle paie une redevance annuelle de 1 000 francs par an à la commune d’Alet pour dériver 21 litres par seconde de cette source.
- Régie directe.
- 1. — Source du Théron, située à 1 kilomètre au sud-est d’Alet, sortant du crétacé supérieur et débitant 100 litres par seconde. Du mois d’août au mois d’octobre le débit tombe à 20 litres par seconde. Captage très simple entre 4 murs en maçonnerie : un tuyau de fonte o,5o sur 950 mètres aboutit au réservoir d’Alet qui sert pour ce village, d’où repart la conduite de Li-moux, en fonte, de 0.2 5 sur 9 kilomètres.
- 4. — Un réservoir à Alet, en maçonnerie, de 10 mètres sur 5 mètres avec 3 mètres de profondeur, recouvert d’une voûte en maçonnerie.
- Un réservoir à Limoux sur la promenade du Tivoli : également en maçonnerie, de 20 mètres sur 14 mètres avec 3 mètres de profondeur (84o mètres cubes), avec voûte en maçonnerie.
- 5. — Réseau de distribution en fonte ;
- 1 fontaine monumentale à 4 jets continus ;
- 80 bornes-fontaines :
- 3o bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 363 branchements pour concessions particulières.
- 6. — La ville a droi t à 21 litres par seconde, soit 1 815 mètres cubes par j our.
- Les concessions sont au robinet de jauge, aux prix de i5 francs pour 1 mètre
- cube par jour.
- — Pas d’analyse. Température : i3°.
- L eau se trouble après les pluies abondantes, ce qui peut tenir à un certain mélange avec l’eau du ruisseau de la Valette, qui a son lit au même niveau que la source.
- — Pas d’égouts ; les caniveaux vont se déverser dans l’Aude, à la traversée de la ville.
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- Aude
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- Narbonne (27.089 h.) (23.289 p. m. a.) — 3.700 maisons.
- Galeries et puits filtrants, turbines hydrauliques et machine à vapeur
- De 1867 à 1869, établissement des galeries filtrantes et de l’usine éléva-toire de Férioles. En 1899 et i9°°j transformation générale du système et extension, suivant projet de MM. Bouffet et Ader. La dépense primitive est inconnue; celle des dernières transformations atteindra 800000 francs.
- Régie directe :M. Gay, architecte de la ville, directeur du service ; M. Fages, conducteur du service des eaux.
- 1. — La captation se fait au moyen i°) de trois tronçons de galeries filtrantes, formés chacun de trois tuyaux de drainage de 0,25 de diamètre et de 4o mètres de longueur, et 20) de deux puits filtrants de 2 m. 20 de diamètre et 10 mètres de profondeur, le tout situé à9 kilomètres delà ville, aux abords de l’ancien moulin de Férioles, sur l’Aude.
- 2. — Filtration naturelle horizontale dans les graviers de la vallée.
- 3. - L 'usine de Férioles comprend actuellement 2 turbines de 60 chevaux chacune, 1 turbine de 35 chevaux et 1 machine à vapeur de secours de 60 chevaux. Les 2 premières turbines sont du type centripète Pictet et Piquart ; la troisième (ancienne) du type Fontaine ; la machine à vapeur est de la maison Buffaud-Robatel de Lyon. Ces machines actionnent par roues dentées 4pompes ; les deux nouvelles système Jandin à piston plongeur font 4o coups doubles à la minute et peuvent monter 7.200 litres à 44 mètres de hauteur ; les deux anciennes, système Schabaver, ne sont gardées que comme secours (elles font 17 tours à la minute et ne peuvent monter que 1.600 litres). Il y a un réservoir d’air central.
- Deux chaudières semi-tubulaires, système Bonnet-Spazin, de 60 mètres carrés de surface de chauffe chacune.
- La conduite de refoulement à 4.265 mètres de long jusqu’aux réservoirs et o.5o de diamètre.
- 4. — Trois réservoirs en maçonnerie, enterrés, couverts par des voûtes en arc de cercle, placés tous trois au flanc du coteau des Geyssières, à 4 kilomètres de la ville ; la capacité des réservoirs ensemble est de 8. i5o mètres cubes.
- 5. — Les conduites de départ des réservoirs ont o.4o et o,3o de diamètre. Le réseau de distribution a 7 4oo mètres de développement en tuyaux de o 3o a 0.08 de diamètre, avec 5o robinets-vannes ; assez grande longueur de tuyaux plus petits ;
- 35 fontaines publiques à jet continu ;
- 200 bornes-fontaines à jet intermittent ;
- 200 bouches d’arrosage avec raccord d’incendie ;
- 100 id, sans id.
- i5 urinoirs à effet d’eau.
- 1 qoo branchements pour concessions particulières. Il y a environ 5o filtres Ghamberland chez les particuliers.
- 6. — La consommation varie de 4 000 à 6 000 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au compteur (600 Siemens, 100 Taylor, 100 Samain,
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- Aude
- ioo Abeille, etc.), aux prix de o fr. 5o le mètre cube pour les 5o premiers mètres cubes ; o fr. 45 pour les 5o suivants ; o fr. 42, de 100 à i5o mètres cubes ; o fr. 4o, de i5o à 200 mètres cubes ; o fr. 38, de 200 à 4oo ; o fr. 35, de 4oo à 600 ; o fr. 32, de 600 à 800 ; o fr. 3o, de 800 à 1 000 ; o fr. 28, de 1000 à x 5oo ; o fr. 27, de x 5oo à 2000 ; o fr. 26, de 2000 à 3 000; etofr. 25 au-dessus de 3 000 mètres cubes. Minimum de perception ; 12 francs par an.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 22* à 290 ; degré permanent 8° à io° ; résidu fixe à 1 xo°, 3i3 2 ; CaO, io3 ; MgO, 19,6 ; SiO2, 7 ; SO3, SO, 7 ; NaCl, 57 2 ; nitrates, traces; nitrites, o ; azote albuminoïde, o ; ammoniaque, traces ; matières organiques (en oxygène), 075*
- On trouve un nombre de germes variable ; en 1892, alors que la rivièi'e d’Aude a 155 000 germes par centimètre cube l’eau delà ville en a 4200; en 1897, on trouve 1 200 et 1 35o germes dans l’eau de la ville ; enfin en 1898, on ne ti'ouve que 98 germes dans un des puits filtrants, alors que la rivière en a 2 15o
- 9. — Il y a un réseau d’égouts pour les eaux usées et les matières fécales ; ce réseau se déverse dans le canal de la Robine qui conduit le tout à la mer.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- La Nouvelle (2.292 h.) et Mas-Saintes-Puelles (1.025 h.)
- Ces deux villes ont des distributions d’eau assez complètes : tuyaux en béton de ciment (de la Porte de France).
- Autres localités (voir le tableau de la page suivante).
- Enfin, les communes de Capendu, Lagrasse, La Redorte, Ste-Eulalie, Vil-lanière, Villesiscle, St-Jean de Faracol, Ste-Julia du Bec, Durban, Alzonne, Argelliers, Moux, Pi’adelles-Cabardès, Rieux, Minervois, Pech-Luna, Belvis, Ghalabre, Cournanel, ont des projets en cours d’exécution ou approuvés.
- En résumé, à l’exception d’une petite région au nord formée par le granit et le schiste primaire et alimentée par de nombreuses petites sources, le département se divise en deux grandes zones : celle du sud et de l’est, généralement montagneuse, constituée par le massif crétacé adossé aux Pyrénées, a des sources nombreuses et abondantes ; celle du centre et de l’ouest, formant la grande plaine de Carcassonne et constituée par l'éocène (grès de Carcassonne et d’issel, poudingues de Palassou, etc.), a un niveau d’eau profond important au-dessus des marnes à operculines et un niveau plus profond encore à la limite des calcaires nummulitiques et des argiles rutilantes : ces niveaux ne sont d’ordinaire atteints que par des puits profonds ou des vallées très creuses, en sorte que la surface est pauvre en sources.
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- Aude
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- Autres communes ayant fait des adductions d’eau (depuis i884), ou ayant un projet en cours d’exécution.
- Noms des communes Population Date- des travaux Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Arquettes en-Val . 262 1892 fr. 10 45o
- Sallèles-Cabardès. 174 1890 67 5oo
- Marcorignan. . . 817 1892 28 3oo
- Montjardin . . . 202 1893 1 5oo
- St-Gouat d’Aude . 58q 1894 id. 28 o5o
- Cuxac 2 536 Pompe Schabaver.
- Fenouillet . . . 228 i895 i3 25o
- Plaigne .... 420 1894 23 5oo
- Vendémies . . . 87 1899 2 000
- Lim ouais .... 229 1896 12 45o
- Tréziers . . . . i5g 1895 6 400
- Lespinassière . . 457 1896 25 000
- Leuc 53o id. 16 25o
- Escueillens . . . 289 i899 4 800
- La Valette . . . Comigne .... 261 i897 id. 24 65o 18 000
- Villelongue . . . 402 id. 20 600
- Douzens . . . . 9ï6 id. 39 700
- Roullens .... 35o id. 18 900
- St-Frichoux . . . 283 1896 17 35o
- Counozouls . . . 4o8 1898 i8o5o
- Ribaute . . . . 3i5 i897 12 260
- St-Ferriol. . . . 263 id. 11 2.5o
- Montirat . . . / 106 id. II 100
- St-Martin-le-Vieil. ^97 1898 i2 35o
- St-Jean de Barrou. 5i 4 i899 3 35o
- Bugarach. . . 5o5 1898 485o
- Pouzols . . . . 557 i899 48 9.50 2 réservoirs en ciment aimé de 240
- St-Marcel. . . . 1 227 1900
- Cailla i53 1905 10 000 mètres cubes. Source ; conduite fonte.
- Fraissé - des - Cor -bières . . . . 38o id. 18 800 2 sources ; conduite fonte ; réservoir ma-
- Pépieux . . . . 1 001 id. 89 9i9 çonnerie, couverture fers à T, voûtes en briques. Source; conduite fonte; réservoir ciment
- Pauligne . . . . 395 1906 3o 000 armé. Nappe souterraine ; conduite fonte ;
- Quillan . . . . 2 728 id. 6 900 réservoir maçonnerie, moteur électrique. Source ; conduite fonte ; réservoir ma
- Treilles . . . . 453 id. 38 200 çonnerie. Source; conduite fonte ; réservoir maçon
- Paraza 649 id. 68 000 nerie. Nappe souterraine ; conduite fonte ; ré-
- Ajac 285 1907 28 5oo servoir maçonnerie voûtée en briques, moteur électrique. Nappe souterraine ; conduite fonte ; ré-
- Belcaire . . . . 912 id. 28 000 servoir maçonnerie ; 1 moteur électrique, 1 pompe à plongeur. Source; conduite fonte.
- Espezel . . . . 640 id. 75 000 Sources ; conduite fonte ; réservoir ma-
- Molleville. . . . io3 id. 9290 çonnerie, turbine pompe piston plongeur. 2 sources ; conduite fonte ; réservoir
- Monthoumet. . . 290 id. i3 000 maçonnerie Source ; conduite fonte.
- Rivel 775 id. 18 5oo Idem
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- Aveyron
- DÉPARTEMENT DE L’AVEYRON
- \
- 5 arrondissements, 43 cantons, 3o4 communés 377.299 h.
- Aubin (9.986 h.) (2.229 p. m. a.) — 38o maisons,
- Cransac (6.g53 h.) (4.988 p. m. a.) — 359 maisons, ainsi que les communes de Penchot (986 h.)
- Viviez (2.231 h.) et Le Gua.
- Eau de rivière et de galeries filtrantes, machines à vapeur et hydrauliques
- Avant 1900, il n’y avait que des puits (4o puits publics à Aubin).
- Distribution d’eau exécutée par la Cie des mines de Campagnac dans les 5 localités précitées. Le service fonctionne depuis juillet 1900 : les travaux ont coûté environ 5ooooo francs.
- La Cie des mines de Campagnac gère le service : M. Chapoton, directeur de cette Société.
- 1. -— Au début, l’eau distribuée était puisée directement dans le Lot, au lieu dit Roquelongue, près de Penchot, à i4 kilomètres de l’extrémité aval de la conduite aux Chats. On a reporté la prise d’eau au milieu de l’île formée par le canal de l’écluse de Roquelongue et on puise dans une galerie filtrante.
- 3. — L’eau est élevée à la prise à une hauteur de 170 mètres par une pompe foulante de la maison Wauquier (de Lille), qui la déverse dans un réservoir de 100 mètres cubes, d’où part la conduite de distribution de 14 kilomètres, en fonte de o,35, o,3o et 0,25 de diamètre. La force motrice est actuellement fournie par une machine à vapeur demi-fixe de 5o chevaux, mais la Cle a obtenu la concession de la chute du barrage de Roquelongue, sur le Lot, qui donne une force hydraulique de 100 chevaux.
- 4. — Réservoir de 1 000 mètres cubes cité ci-dessus.
- 5. — Conduite-maitresse de i4 kilomètres indiquée ci-dessus.
- Dans chacune des villes d’Aubin et de Cransac, il y a une dizaine de bornes-fontaines publiques, il y en a 2 ou ou 3 dans chacune des trois autres localités. — Signalons qu’au Gua, il existe aussi une distribution d’eau de sources : sources de Lunelle, donnant 25 mètres cubes par jour, amenées en 1895 par une conduite en fonte de 1 5oo mètres alimentant 7 bornes-fontaines ; il y a deux réservoirs, l’un de 110 et l’autre de 60 mètres cubes.
- Les abonnements aux eaux du Lot commencent à se développer.
- 6. — La Cie élève 1 000 à 1 200 mètres cubes d’eau par jour, sur lesquels on prélève ce qui est nécessaire pour ses installations : elle pourra prochainement élever 3 000 mètres cubes.
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- Aveyron
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- Les abonnements sont au robinet de jauge ou au compteur, au prix de i5 francs par an pour un abonnement de 100 litres par jour, 20 francs pour i5o litres, 25 francs pour 200 litres, 35 francs pour 3oo litres, 54 francs-pour 500 litres, 75 francs pour 750 litres, 92 francs pour 1 000 litres par jour ; au-dessus, le prix est de 0 fr. 25 le mètre cube.
- H. — Pas d’analyses.
- Deeazevflle (12.961 h.) (9.749 p- m. a.)
- Eau de rivière, machines à vapeur. 1
- La Société de Gommentry-Fourchambault, 16, place Vendôme, à Paris, s’est chargée, en 1870, d’alimenter la ville : dépense primitive : 100 000 francs.
- En 1874, nouvelle dépense de 170 000 francs, et, en 1896, de i5o 000 francs.
- Le traité a été révisé le 6 juillet 1899 : il assure à la ville 750 mètres cubes par jour gratuitement, et en outre j5o mètres cubes au prix de 0 fr. o5 le mètre cube (avec minimum de 1 700 francs, par an pour cette redevance).
- En 1905 on a installé une pompe plus puissante que celle qui existait déjà. Dépense 120000 francs.
- M. Jardel, Directeur des houillères de Decazeville, gère la distribution d’eau.
- 1. — La prise se fait directement dans le Lot, près du village de Bouquiès, par les deux conduites d’aspiration des pompes (o,3oo et 0,200 de diamètre),
- 3. — Trois machines à vapeur, une horizontale à détente et à condensation, de 50 chevaux, une Worthington compound et à condensation, de 3o chevaux et une pompe Jaudin débitant 200 mètres cubes à l’heure. La première machine actionne par engrenages 2 pompes à pistons plongeurs à double effet, faisant 19 coups doubles par minute et pouvant élever 1 620 litres à la minute à i3o mètres de hauteur; la deuxième machine actionne directement une pompe à 4 pistons plongeurs à simple effet, faisant 3o à 4o coups doubles par minute et pouvant élever 720 litres. Elles ne servent plus que de machines de secours. C’est la pompe Jaudin commandée par une machine Piquet qui fait le service.
- Deux chaudières, système Buttner, de 100 mètres carrés de surface de chauffe chacune.
- Conduite de refoulement unique de 850 mètres de long et o,3oo de diamètre, aboutissant au premier réservoir.
- 4. — Premier réservoir de 26 mètres de diamètre et 2 mètres de hauteur d’eau, soit 1 060 mètres cubes de capacité, situé à l’arrivée du refoulement, à i3o mètres en-dessus de l’usine élévatoire. Il alimente, un deuxième réservoir situé à 60 mètres de là, et à i4 mètres en contre-bas : celui-ci a i5 mètres de diamètre et 1 m. 5o de hauteur d’eau, soit 265 mètres cubes. Ces deux réservoirs sont tous deux en maçonnerie, de forme cylindrique, enterrés et recouverts par une ossature métallique et des voûtes en béton de ciment portant 0 m. 5o de terre.
- 5. — Le réseau de distribution à Decazeville comprend 3 655 mètres de tuyaux de fonte de 0,120 à o,o5o de diamètre.
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- Aveyron
- 20 bornes-fontaines publiques (dont 17 a caisse avec raccord d’incendie) ;
- 7 bouches d’incendie ;
- 2 lavoirs publics et 2 urinoirs à effet d’eau ;
- 60 concessions particulières, non compris les concessions gratuites des établissements publics.
- Il y a quelques filtres domestiques, généralement en pierre poreuse.
- 6. — La consommation moyenne a atteint, en 1900, 2 235 mètres cubes par jour, avec maximum de 2 5oo mètres cubes et minimum de 2 000.
- Les concessions sont au compteur (Frager et Lambert) et paient l’eau 0 lr, 12 le mètre cube.
- 7. — Pas d’analyse.
- 9. — Quelques aqueducs, généralement défectueux, se déversant dans le Riou-Mort.
- Millau (18.482 h.) (16.853 p. m. a.) — 1.633 maisons.
- Double distribution : eau de source amenée par la gravité eau de rivière élevée par machines hydrauliques
- Régie directe.
- I. Eau de sources
- 1. — Source de la Mère de Dieu, émergeant du lias, près de Millau, dans le ruisseau du pont de la Cabre, au pied du Causse de St-Germain.
- 4. — Pas de réservoir.
- 5. — Réseau de distribution partant de la source même, alimentant :
- 2 fontaines monumentales à 4 jets (écoulement continu) ;
- 63 bornes-fontaines ;
- 1 lavoir, l’abattoir et autres établissements municipaux ; environ 33o branchements pour concessions particulières.
- 6. — Le débit de la source est en moyenne de 1 675 mrtres cubes par jour, avec minimum en sécheresse de 763 mètres cubes.
- Les abonnements sont au robinet libre ( 1 g3) au prix de i5 francs le mètre cube par an pour un débit évalué à 100 mètres cubes par an, et au compteur (134) au prix correspondant de 0 fr. i5 le mètre cube.
- 1 • — Température constante : de 11 à I2°5.
- II. Eau du Tarn
- 1- — L’eau prise et élevée au barrage de Trouny, sur le Tarn, provient en partie de la rivière, en partie de l’eau des filtres d’Eucote et d’aval ouverts dans les graviers de la vallée, en partie enfin de la nappe souterraine des coteaux ; il se forme un mélange dans le puisard des pompes.
- 3. — Deux machines hydrauliques actionnées par la chute du barrage de Trouny : chaque pompe correspondante peut élever i5 litres par seconde dans le réservoir de Montplaisir.
- 4. — Réservoir de Montplaisir, dominant la ville.
- 5. — Réseau de distribution alimentant :
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- Aveyron
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- 92 bouches d’arrosage et d’incendie (débitant 120 litres à la minute; 4 lavoirs publics et 1 bassin d’agrément (jardin public) ;
- 11 urinoirs publics à effet d’eau ; ,
- 4 water-closets, à effet d’eau ;
- Un assez grand nombre d’abonnements particuliers.
- 6. — La consommation moyenne est de 1 3j5 mètres cubes par jour. O. — Un certain nombre d’égoûts, avec quelques bassins de chasse.
- Rodez (i5.5o2 h.) (11.076 p. m. a.) — i.43o maisons.
- Sources, adduction par la gravité
- i° Adduction des eaux des sources de Vors en i856, suivant projet de MM. Mary et Romain : dépense faite 5oo 000 francs, puis en 1884 on dépense encore 200000 francs pour remplacer les tuyaux Chameroy par de la fonte.
- 20 Adduction en 1898 des sources du Levézou : à la suite d’un concours ouvert sur l’avant-projet de M. Vidal, les travaux ont été confiés à la Société d’entreprise générale de distributions et concessions d’eau, 83, boulevard Port Royal, à Paris. La dépense a atteint 730000 francs.
- En 1902, on double le siphon de l’Aveyron et on pose des bouches d’incendie : dépense 54 000 francs.
- Régie directe : M. Soumet, architecte-voyer, directeur du service.
- I . — a) Sources de Vors. — Elles émergent en grand nombre (60 environ) dans les gneiss et micaschites, à 20 kilomètres au sud-ouest de Rodez. Elles ont un débit très variable et de 3o litres tombent à 5 litres et même à 2 litres par seconde en sécheresse. La conduite d’amenée est partie en tuyaux de ciment de Grenoble, partie en tuyaux Chameroy de 0,216.
- b) Sources du Levézou. — Elles naissent à près de 4<> kilomètres au sud-est de Rodez, au pied du Levézou, à Paffleurement des marnes de l’infralias ; elles sont beaucoup plus constantes que les sources de Vors et donnent moyennement 4o litres par seconde. La conduite d’amenée est sur 11 kilomètres en béton de ciment de Grenoble avec o,3oo de diamètre, et sur le reste du parcours en fonte de même diamètre.
- 4. — Il existe deux réservoirs, l’un situé en dehors de la ville, au lieu dit La Boissonnade, où se déversent les eaux des deux groupes de sources. Il a une capacité de 1 200 mètres cubes et est construit en maçonnerie. Il est en amont du circuit de la canalisation, à 12 kilomètres des sources de Vors, à 32 kilomètres des sources du Levézou et à 6 kilomètres de Rodez.
- Le deuxième réservoir est situé en ville, à l’origine de la distribution intérieure et à 25 mètres en contre-bas du précédent. Il a une capacité de 600 mètres cubes.
- Ces deux réservoirs sont en maçonnerie et recouverts de voûtes. Le premier celui de La Boissonnade, est enterré, celui de Rodez est en élévation.
- Ils sont réunis par une canalisation en fonte de 0 m. 240 de diamètre.
- 5. — Le réseau de distribution a 11 424 mètres de développement, en tuyaux de fonte de o,3oo à o,o5o de diamètre, avec 65 vannes d’arrêt ;
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- 100 bornes-fontaines ;
- 3o bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 12 urinoirs à effet d’eau ;
- 4io branchements pour concessions particulières.
- 6. — Voir plus haut le débit des sources : au minimum, on dispose de 3 45o mètres cubes d’eau du Levézou et de 200 mètres cubes d’eau de Yors par jour.
- Les concessions particulières sont au compteur avec minimum de 22 francs par an pour 3oo litres par jour. Le mètre cube supplémentaire 0 fr. 20.
- T. — Source de Voltach (Levézou), (L’autre source, dite de Mauriac, est identique). Degré hydrotimétrique total, 4°5 ; degré permanent, l°5 ; CaCO3, 27,1 ; CaSCP, 5,i ; SiO2, 6 ; MgCO3, 6,3 ; NaCl, 7,2.
- On a trouvé 94 germes saprophytes au centimètre cube : eau excellente.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts partiel, dont les eaux servent à l’irrigation des jardins et des prairies,
- Saint-Alfrlque (6.571 h.) (4-473 p. m. a.) (742 maisons)
- Double distribution : eau de sources et eau de rivière, adduction par la gravité.
- I. Eau de sources.
- Travaux exécutés en 1875, suivant projet de M. Ducornot : dépense faite 98 000 francs.
- Régie directe : M. Delmas, architecte-voyer, Directeur du service.
- 1. — Deux sources, dites d’Inquimbert et de Nazon, la première venant se réunir à la seconde dans un bassin de 16 mètres carrés de surface et I mètre de profondeur. La conduite d’amenée à 1900 mètres de longueur jusqu’au réservoir : elle est en ciment moulé sur place (de la Porte de France, à Grenoble), avec un diamètre de 0,16, et une chute totale de 87 mètres. Nombreux regards formant puisards de décantation.
- 4. — Réservoir de 3oo mètres cubes à l’entrée de la ville : il est en maçonnerie, couvest et enterré.
- *>. — Réseau de distribution en tuyaux de fonte de 2 700 mètres de longueur, avec des diamètres variant de 0,15o à o,o4o.
- 24 bornes-fontaines, concessions particulières assez nombreuses.
- 6. — Débit moyen de 36o mètres cubes par jour.
- Les concessions sont à la jauge et paient 3o francs par an pour i5o litres par jour.
- ^ • — Pas d’analyse.
- II. Eau de service.
- On prend l’eau dans un canal dérivé de la Sorgues : elle est amenée dans un réservoir d’un peu moins de 200 mètres cubes situé non loin de celui d eau de sources. De là part une conduite de distribution alimentant des lavoirs, abreuvoirs, bouches d’arrosage et d’incendie, un jet d’eau et une fontaine monumentale.
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- 0. — Le tout à l’égout est appliqué : le réseau d’égouts se déverse sans épuration dans la Sorgues.
- Villefranche-d*Aveyron (8.352 h.) (6.397 P* m* a0 (K492 m0 Sources, adduction par la gravité.
- En i885, la ville mit au concours l’adduction de sources : M. Gravet fut chargé des travaux qui furent terminés en 1889. Dépense faite 3oo 000 francs et travaux ultérieurs 100 000 francs. — Il y a encore 1 source au centre de la ville.
- Régie directe ; M, Masini, architecte, directeur du service.
- 1. — Captage des sources de divers vallons en terrain granitique, situées à 8 kilomètres de Villefranche, aux environs de la cote 420 : Ies arènes perméables qui surmontent le roc ont de 3 à 4 mètres d’épaisseur. Les eaux sont captées par des drains en tuyaux de grès de 0,08 à 0,10, qui se réunissent dans un collecteur en béton de ciment.
- 4. — Le collecteur débouche dans un réservoir de 1200 mètres cubes situé à la cote 3g 1 (radier), maçonné et voûté : de ce réservoir part une conduite en fonte de 0,200, qui se déverse dans un second réservoir de 270 mètres cubes de capacité, construit comme le premier, mais à 60 mètres environ plus bas sur le flanc du même coteau.
- 5. — La distribution part de ce deuxième réservoir, avec une conduite-maitresse de 0,200 de diamètre et 1 852 mètres de longueur. Le réseau a un développement de 9000 mètres., en tuyaux de 0,20 à 0,060, avec 54 vannes d’arrêt.
- 1 fontaine monumentale et 38 bornes-fontaines ;
- 48 bouches d’incendie et d’arrosage ;
- 25o branchements pour concessions particulières.
- 6. — On dispose de 5oo mètres cubes en moyenne par jour ; minimum <3oo mètres cubes et maximum 700 mètres cubes.
- Les concessions sont au robinet libre pour la plupart, d’après évaluation de la consommation à raison du nombre d’habitants, têtes de bétails, etc. : les prix sont 15 francs pour 1 robinet par ménage. Le robinet supplémentaire 10 francs. Au compteur (Eyquem) on paie 60 francs pour 1 mètre cube par jour, et 100 francs pour 2 mètres cubes par jour. Pour une consommation plus forte, le mètre cube 0 fr. i5.
- ? • — CaCO3, 14; MgCO3, traces; chlore, 7,2 ; SO3, 1,2; matières organiques (en oxygène), 2,1.
- O. — H y a généralement des fosses pour les matières fécales ; un réseau d’égouts reçoit' les eaux ménagères et industrielles et se décharge dans l’Aveyron.
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- Aveyron
- Villes de moins de 5.ooo habitants.
- Espalion (3.725 h.) (2.419 p. m. a.)
- A deux sources naissant du grès rouge, l’une en ville près du pont sur le Lot l’autre sur la rive gauche un peu en amont de la ville. Elles sont utilisées'sur place. De plus, en 1889, la ville a dérivé du ruisseau le Baralde de Flarjac, i5 litres par seconde, qui sont utilisés comme eau de lavage, arrosage, etc.
- Autres localités ayant fait une adduction d’eau (depuis 1884) ou ayant un projet
- en cours d’exécution
- Noms des communes Population Date des travaux Dépenses faites Observations
- St-Sernin I l45 1884 fr. 12000
- St-Maurice » 00 00 w> 3700
- Camarès 1967 id. 5oo
- Sauclières 614 1889 13200
- Montpaon 719 » 2200
- St-Chély d’Aubrac I 600 1890 7000
- Peyrusse 695 1891 44°°
- Le Clapier • 335 1892 60 000
- Roquefort 1 218 1896 4oo5o
- Cassuéjouls 395 1897 x5oo
- Rivière g56 id. 2000
- Boyne » 1898 1000
- Curières . . 724 1901 700
- Recoules-Prévinquières , . . 791 1902 XI 000
- Salles-Curan 2 566 id. 14000
- Ségur 1 607 igo3 3 000
- Lassouts 9r9 1904 1900
- Saint-Baulize 33o id. 75o
- St Rome-de-Tam i378 id. 18000
- Fontaneilles » rgo5 r 5oo
- Mostuéjouls 626 id. r8ooo
- St-Laurent-du-Lévezou . . . 435 id. 8270 3 Sources; conduite fonte;
- rés. maçonnerie, couverture fer et voûtes en briques.
- Pomayrols 651 id. i5492 Source, conduite fonte ; ré-
- Saint-Izaire servoir maçonnerie.
- 1459 id. 85oo 2 sources ; conduite fonte ; ré-
- Asprières servoir maçonnerie.
- 912 1906 14800 Nappe souterraine ; conduite
- Capdenac-gare fonte; réserv. maçonnerie.
- 3 753 1907 O O O « Source ; conduite fonte ; ré-
- Versols et Lapeyre servoir maçonnerie.
- 6o4 id. 555o Source ; conduite fonte.
- Bouloc ... » id. 35oo
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- Aveyron
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- Sauf deux bandes de terrain basique et jurassique au sud-est et au centre (causses calcaires avec sources vauclusiennes) et une région volcanique au nord, le département est occupé par le granit ; nombreuses sources, mais petites, disséminées et superficielles. Le calcaire et la lave donnent au contraire des sources abondantes et des nappes profondes.
- Ce département renferme
- 7 communes ayant une distribution d’eau complète
- 8 communes ayant une distribution d’eau incomplète
- 84 communes n’ayant que des sources nées sur place, des puits et des. citernes.
- 22 communes n’ayant que des puits et des citernes.
- i commune n’ayant que des citernes.
- Quatre villes ont un réseau d’égoûts pluviaux.
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- Territoire de Belfort.
- BELFORT (TERRITOIRE DE)
- (i arrondissement, 6 cantons, 106 communes, 95.421 habitants)
- BelfOPt (34.649 h.) (27.805 p. m. a.) — (environ 2.700 maisons) Puits filtrants (et machines élévaloires en projet).
- Très ancienne adduction de la source de Rethenans, Puits filtrant de Val-doie construit en 1869 (projet de M. Gauckler), les 4 puits filtrants de Sermamagny, construits en 1886, (projet de M. Fleury de la Hussinière); -— en 1896, réservoir de la Croix de l’Espérance et élévation d’eau pour les quartiers élevés projet de M. Lux); enfin en 1901 projet de nouvelle captation et d’élévation dressé par Lux. Dépenses faites : en 1869, 128900 francs ; en 1886, 33oooo francs; en 1896, 19400 francs ; total, 4733oo. — Dépense à faire pour le projet dressé : 1 100000 francs (une partie a été exécutée).
- Régie directe : M. Emond, architecte de la ville, directeur du service.
- a) La source de Réthenans, entre les Perches et le Château,- émergeant du calcaire, alimente l’abattoir où elle est amenée par une conduite de o m. 10 sur 660 mètres de longueur. Elle donne 200 mètres cubes par jour.
- b) Eau des puits de Valdoie et de Sermamagny.
- 1. —Tous, sur la rive gauche de la Savoureuse, dansles alluvionsdelavallée.à 6 kilomètres de Belfort et à l’altitude 386. A Coligue le puits de Yaldoie (1869) a 4 mètres de diamètre et 1 m. 5o de profondeur, à la cote de 383,56. L’eau en était amenée par une conduite en ciment (de la Porte de France) de 0,200 dans un réservoir de 35o mètres cubes au pied du Château : ce réservoir défectueux est aujourd’hui abandonné et cette conduite a été remplacée par une autre en fonte de o m. 200 de diamètre.
- Les 4 anciens.puits de Sermamagny (1886) ont généralement 4 mètres de profondeur et sont aux environs de la cote 385: 3 d’entr’eux ont aussi 4 mètres de diamètre, mais le quatrième, puits central, a 6 mètres. C’est de ce puits central que part la conduite d’amenée qui est en fonte, avec o m. 4o de diamètre. Les trois nouveaux puits (projet de M. Lux) de 5 mètres de diamètre ont été forés à environ 700 mètres de ceux de Sermamagny, avec des profondeurs de 6 m. 5o à 8 mètres; ils sont reliés à un quatrième puits, également de 5 mètres de diamètre, situé à 100 mètres à l’aval et à la cote 386,92, et d’où part la nouvelle conduite d’amenée, en fonte, de o m. 5o de diamètre.
- — Filtration naturelle horizontale, mais il y aurait un apport très important des nappes souterraines des coteaux (la température reste bien inferieure à celle de la Savoureuse).
- — Pour les quartiers du plateau des Chèvres, de la porte de Brisach et du Yallon, la machine élévatoire militaire (qui sert pour le Château et la
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- Territoire de Belfort
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- Justice) élève de l’eau dans un réservoir de i oio mètres cubes à la Croix de l’Espérance, à la cote 415,22.
- 4. — Voir ci-dessus.
- 5. — Réseau de distribution de 114oo mètres de développement, en tuyaux de o,4o à o, io de diamètre ;
- 64 bornes fontaines ;
- 45 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 1 4io branchements particuliers.
- 6. — Le puits de Yaldoie donne i 900 mètres cubes par jour, les 4 anciens puits de Sermamagny 7800 mètres cubes, et les nouveaux i5ooo mètres cubes, soit en tout 24 700 mètres cubes.
- A partir de 1907 l’abonnement se fait au compteur à o fr. 10 le mètre cube.
- K.—Degré hydrotimétrique, 4°5 ; résidu fixe, 44;CaC03, 5; sels de MgO, 39; SO3, traces; nitrates, nitrites, ammoniaque, azote albuminoïde, o ; matières organiques (en oxygène), o,4.
- On a trouvé un nombre de germes très variable, pouvant dépasser 10000 ; eau facilement contaminable.
- La température ne dépasse pas i4°.
- 8. — Al’ avenue des Trois Chênes serait établie une usine élévatoire, refoulant l’eau dans un réservoir de ioooo mètres cubes, à construire sur la colline du Mont (projet de M. Lux).
- 9. — Dans \es faubourgs, il y a des fosses fixes, des puits absorbants et le tout à l’égout qui se généralise. Dans la vieille ville on a généralement le tout à l’égout. Le réseau d’égouts de la vieille ville est en mauvais état et se déverse dans le canal des usines, qui va lui-même se jeter dans la Savoureuse, à l’aval de la ville.
- Un projet à l’étude comprend deux réseaux neufs d’égouts en béton de ciment, un sur chaque rive de la Savoureuse, avec deux collecteurs. Ce projet est évalué à 700000 francs.
- En 1903 on a exécuté le collecteur des faubourgs. Dépense faite 45oooo francs. Une partie de celui des nouveaux quartiers et de la vieille ville est terminée.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Giromagny (3.614 h.)
- Diverses sources étaient amenées en ville par des tuyaux en terre cuite Zeller : un réservoir en maçonnerie pour la plus grande partie de la ville. On remplace peu à peu ces tuyaux en terre cuite par des canalisations en fonte.
- 27 fontaines et bornes-fontaines, 4 bouches à incendie, 1 urinoir, 45 concessions particulières au compteur. Le mètre cube : o fr. 3o.
- Beaucourt (4-583 h.)
- Les eaux de la source du cul d’Oillon sont recueillies dans une chambre et se deversent dans un puisard. Elles y sont reprises par des pompes mues par
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- Territoire de Belfort
- des moteurs électriques et refoulées par une conduite en fonte dans un réservoir de a32 mètres cubes. Le réseau de distribution est constitué par des conduites en fonte de o m. o5 à o m. io de diamètre.
- 6 bornes-fontaines, 8oo concessions particulières. Les concessions sont au compteur à o fr. 275 le mètre cube ou au robinet libre.
- Communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis 1884)
- Noms des communes Habitants Date des travaux Dépenses faites Observations
- Banvillars .... i54 1890-1902 fs 35 5oo
- Denney 184 1893 36 3oo
- Bue 197 m 05 00 10 45o
- Roppe 58a 1900 1902 34 000
- Meziré ..... 1 170 1896 3 200
- Morvillars .... 772 1895 69750
- Delle 2484 00 »
- Esserfc 952 1901 »
- La région de Giromagny (permien et carbonifère) est montagneuse et a des sources nombreuses ; celle des environs de Belfort est calcaire (jui'assique) et a aussi des sources abondantes. A l’est, dans les plaines d’alluvions, nappe souterraine peu profonde et très étendue (nombreux puits).
- Dans ce territoire il y a :
- 7 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- 12 communes ayant une distribution d’eau incomplète ;
- 65 communes ayant des sources nées sur places, des puits ou citernes.
- 22 communes ayant des puits ou des citernes.
- Belfort possède le tout à l’égout, système unitaire, Delle, Beaucourt et Giromagny ont un réseau d’égouts pluviaux.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- B tmches-du-Rbône
- DÉPARTEMENT DES BOUCHES-DU-RHONE
- (3 arrondissements, 33 cantons, 111 communes, 765.918 habitants.) Aix-en-Provence (29.829 h.) (ig.433 p. m. a.) — 2.900 maisons.
- Double distribution : eau de sources et eau de rivière, adduction par la gravité.
- Ancien aqueduc romain qui amenait les eaux de la source de Traconade (commune de Jouques) : actuellement en ruines.
- L’aqueduc des sources des Pinchinats est aussi très ancien.
- L’eau du canal Zola a été distribuée en 1867, et celle du Yerdon en 1876.
- Dépenses inconnues.
- Uy a encore un puits public et environ 1800 puits particuliers.
- Régie dii’ecte : M. Hugues, architecte-voyer, directeur du service.
- a) Eau de sources.
- 1. — A signaler d’abord les sources thermales (sources Sextius à 34°3 de température, et source du Barret à 210) qui débitent 275 mètres cubes par jour.
- Les sources des Pinchinats naissent à 4 kilomètres d’Aix, dans les vallons des Pinchinats et de Corneille, sur les marnes du lias recouvertes par le calcaire. Elles sont amenées par un aqueduc en maçonnerie, en mauvais état, de 0,80 de largeur sur 1 m. 4o de hauteur. Une conduite fermée en béton armé, actuellement en cours d’exécution, est destinée à remplacer cet aqueduc. (Les casernes ont aussi des sources des Pinchinats distinctes de celles de la ville.)
- 4. — Pas de réservoir de distribution.
- 5. — Réseau de distribution d’environ 9 000 mètres de développement, et un nouveau réseau de 12 kilomètres de développement est en cours d’exécution.
- 87 bornes-fontaines publiques.
- 6. — On dispose d’environ 3o litres par seconde, soit 2592 mètres cubes par jour.
- Pas de concessions d’eau de sources.
- 7. —Eau de la source Sextius. — Degré hydrotimétrique, 3o°; CaCO3, 107,2; MgCO3, 41 >8 ; NaCl, 7,3; MgCl2', 12; Na2S04, 32,5; MgSO4, 8.
- Eau des Pinchinats. — Degré hydrotimétrique total, 43°; degré permanent, 24°; nitrates, 4° milligrammes; matières organiques (en oxygène), 2,6. — On a trouvé de4oo à 800 germes aérobies par centimètre cube.
- b) Eau de rivière.
- 1 • — Cette eau est fournie d’une part par le canal du Yerdon, dérivé de cette rivière à Quinson (Yar), d’autre part par le canal Zola, lequel prend
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- Bouches-du - Rhône
- naissance à la source de Yauvenargues (contact du lias et du jurassique) collectée dans un grand bassin en maçonnerie au barrage de Jaumegarde sur le flanc de la colline des Pauvres.
- 5. — Réseau de distribution d’environ i5ooo mètres cubes;
- 420 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 65o concessions particulières ; il y a un certain nombre de filtres domestiques chez les particuliers qui usent de cette eau.
- g. — La ville dispose de i5o litres par seconde, soit 12960 mètres cubes par jour.
- Les concessionnaires reçoivent l’eau au robinet de jauge et paient à raison de 80 francs par an pour 1/10 de litre par seconde (8 64o litres par jour); les fractions plus petites paient un peu plus cher.
- 7. — L’eau du Yerdon contient i5o milligrammes de sels calcaires et magnésiens; pas de nitrates; trace de nitrites; ammoniaque 0 mgr. 3; matières organiques (en oxygène), 4,5.
- Nombreuses bactéries, liquéfiant très rapidement la gélatine.
- 9. — Le réseau d’égouts est très incomplet.
- Arles 1(29.314 h.) (i5.5o6 p. m. a.)
- Eau de rivière filtrée au sable, moteurs à gaz pauvre.
- Jusqu’à ce jour la ville d’Arles était alimentée en eau brute puisée directement au Rhône et élevée mécaniquement dans des réservoirs en maçonnerie découverts, d’où elle était distribuée en ville par un réseau de canalisation des plus disparates.
- O11 vient d’établir une nouvelle distribution. Régie directe.
- 1. — Prises au Rhône, en amont de la ville, les eaux sont élevées dans des filtres à sable.; elles sont ensuite refoulées aux réservoirs de la ville.
- Les filtres comportent deux parties distinctes ; les dégrossisseurs Puech à quatre filtrations successives, les filtres à sable classiques. Ces derniers, au nombre de dix ont une surface de 1 800 mètres carrés. Ils sont capables de filtrer 3 000 litres par mètre carré et par 24 heures. En tout 54oo mètres •cubes.
- 3- — Deux pompes nourricières des filtres, verticales à deux corps à plongeurs aspirants et foulants.
- Deux pompes élévatoires horizontales à 2 corps de pompe en tandem avec plongeur unique aspirant et foulant. Ces pompes sont actionnées par deux moteurs à gaz pauvre horizontaux monocylindriques, à quatre temps, du système Delamarre, Debouteville et Schneider. Ces moteurs, de 60 à 70 chevaux, marchant à 160 tours, permettant chacun d’élever aux réservoirs, soit à la hauteur de 3i mètres, 84 litres d’eau à la seconde en pleine charge, présentent ainsi sur le débit normal correspondant à un volume distribué de 5 000 mètres •cubes par jour, soit 60 litres à la seconde, une élasticité de production permettant d’envisager une augmentation de débit sur les besoins actuels.
- 4- — Réservoirs maçonnés, recouverts en ciment armé, divisés en cinq
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- Bouches-du-Rhône
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- compartiments, présentant une surface totale de 1 249 métrés carres et contenant ensemble 43oo mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution en fonte;
- 36 bornes fontaines ;
- i4o bouches d’arrosage et d’incendie;
- 2 3oo concessions particulières.
- 6. — On consomme en moyenne 5 000 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont la plupart au robinet libre au prix de 18 francs pour un ménage, et abonnements forfaitaires établis sur la base approximative dfe 0 fr. 5o le mètre cube d’eau dépensé.
- En 1900, les concessions ont rapporté 76000 francs.
- T. —Degré hydrotimétrique, 180; résidu fixe 226; CaO, 63; MgO, 5; chlore, 2,5; SO3, 49>5; nitrates, traces; nitrites, traces; ammoniaque, o,3; matières organiques (en oxygène), 3,2.
- Beaucoup de bactéries (au moins 15 000 par centimètre cube) dans l’eau brute et généralement moins de 100 dans l’eau filtrée.
- 9. — Quelques égouts rudimentaires, plusieurs fossés et canaux à ciel, ouvert se déversant dans le Rhône; beaucoup de puisards et de fosses fixes..
- Aubagne (9.614 h-) (6039 p. m. a.)
- Double distribution : sources amenées par la gravité et eau de rivière.
- I. Eau de sources.
- 1. — Source des Lignières, venant du versant sud de la montagne de Garlaban et amenée depuis deux siècles par une galerie de 700 mètres (o m. 60 de large sur 1 m. 20 de haut) et une conduite de 1 443 mètres, et source du Général, captée par des drainages dans les fabriques de poterie Rémusat et Pichon et amenée par une conduite de 145o mètres. Les eaux naissent sur des bancs d’argile tertiaire.
- 5. — Les deux conduites sont chacune distributive sur leurs 3oo derniers mètres, et alimentent l’une 18 fontaines et l’autre 9, ainsi qu’ensemble 11 bouches d’arrosage. Pas de concessions particulières d’eau de sources.
- 6. — La source des Lignières débite en moyenne 6 litres et la source du Général 4 litres par seconde.
- K. — Source des Lignières. — Degré hydrotimétrique, 54°,5; résidu fixe, 5go; SO3, i5i ; nitrates assez abondants.
- Source du Général. — Degré hydrotimétrique, 46°i ; résidu fixe, 55o.;, SO3, 144 ; nitrates, un peu moins abondants.
- II. Eau de rivière.
- Depuis 1870, eau du canal de Marseille. La ville a droit gratuitement à îo litres par seconde et alimente 6 fontaines.
- Il y a 192 concessions particulières consommant 32 litres par seconde :
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- Bouches-du-Rhône
- elles paient suivant le tarif des eaux continues de la partie rurale du territoire de Marseille. (Voir Marseille.)
- 9. — Pas d’égouts.
- Chàteaurenard (8o36 h.) (4227 p. m. a.).
- Eau de rivière, turbine hydraulique.
- N’avait jusqu’en 1901 que des puits (8 puits publics et 180 puits particuliers).
- Projet de M. Domergue, exécuté en 1901 : le département a donné une subvention de i5333 francs.
- I. — On a recueilli des filtrations d’un canal dérivé de la Durance : l’eau est limpide.
- 3. — Une chute de 1 m. 20 à 1 m. 80 de hauteur sur le canal (débit de 0 m3 6 à 1 m3 5 par seconde) actionne une turbine à plusieurs rangs d’aubes, faisant mouvoir directement elle-même une pompe à trois corps, à double effet, le tout construit par la maison Dumontant, de Nice. On peut refouler i5 litres par seconde à 4*> mètres de hauteur.
- 4. — Réservoir creusé dans un rocher, maçonné et couvert ; capacité : 3000 mètres cubes. La conduite de refoulement a 1 800 mètres de longueur.
- 5. — Il y a. 35 bornes-fontaines ;
- 42 concessions particulières.
- Au compteur :
- 36o litres par jour : 25 francs ;
- 720 » 35 »
- 1440 » 5o »
- T. — Degré hydrotimétrique, 27°5 ; degré permanent, 120 ; résidu à 1100, 4o6 milligrammes ; CaO, 135,5 ; MgO, 25,2; SiO2, 8; NaCl, 27,6; acide nitrique 2,2; matières organiques (en oxygène), o,25. On trouve 173 germes au centimètre cube.
- 8. — Un projet d’installation d’une seconde turbine et d’amélioration du réseau actuel, ^ient d’être mis en adjudication avec des travaux supplémentaires d’amélioration des égouts actuels.
- 9. — On pratique le tout à l’égout, et les eaux d’égouts servent à l’irrigation des prairies.
- La Ciotat (12.370 h.) (10.562 p. m. a.)
- et Cassis (r.972 h.) (1.472 p. m. a.)
- Eau de rivière, adduction par la gravité.
- U y a encore 6 puits publics et 60 puits particuliers à La Ciotat.
- Régie directe. La dépense de premier établissement a été de 1 34o 000 francs pour La Ciotat.
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- Bouches - du-Rhône
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- 1. — Les eaux sont prises sur une branche du canal de Marseille, dérivé-de la Durance à Pertuis. (Voir Marseille.)
- La branche adductrice de La Ciotat est tantôt en souterrain, tantôt en siphon avec tuyaux forcés en fonte ou en ciment : le tunnel de Mussuguet, notamment, a 3 4o5 mètres de long, avec une section de i mètre de large sur 2 mètres de haut, et a coûté 5nooo francs. Cette branche aboutit à des bassins-réservoirs, où l’eau se décante avant d’entrer dans les conduites de distribution. — La ville de Cassis est desservie sur le trajet.
- 2. — Outre les bassins précités, voir Marseille pour les bassins de décantation de St-Christophe et de Réalfort sur la branche principale.
- 4. — Bassins-réservoirs ci-dessus.
- 5. — Réseau de distribution en fonte dans les deux localités :
- A La Ciotat, il y a 54 fontaines publiques ;
- 72 bouches d’arrosage et d’incendie;
- et 649 concessions particulières.
- A Cassis, il y a 8 fontaines publiques alimentées par l’eau du canal;
- 10 fontaines publiques alimentées par des sources voisines;:
- i4 bouches d’arrosage et d’incendie;
- et 124 concessions particulières.
- 6. — La Ciotat dispose de 25 litres par seconde, dont 19 sont affectés au service public ; Cassis dispose de 10 litres par seconde. C’est la ville de La Ciotat qui a fait toutes les dépenses de construction de la branche du canal. La commune de Cassis a racheté sa part contributive d’établissement du réseau commun pour 78 i3o francs. La Ville de La Ciotat paie à Marseille une redevance annuelle de 4 800 francs. Les concessions particulières rapportent annuellement 4t 200 francs à La Ciotat èt 9 137 francs à Cassis.
- Le tarif des concessions est de i44 francs pour un module, soit o l. s par seconde. En-dessous d’un module, on paye 36 francs pour un débit de 1/10 de module, 48 francs pour 2/10, 60 francs pour 3/io, 72 francs pour 4/iO, 84 francs pour 5/io, 96 francs pour 6/10, 120 francs pour 8/10 et i32 pour 9/10 de module.
- 7. — Pour la qualité, voir Marseille.
- S. — A La Ciotat, diverses études sont faites pour améliorer la distribu»-tion des eaux dans certains quartiers de la Ville et à St-Loup.
- O. — Pas d’égouts.
- Marseille (517.498 h.) (421.116 p. m. a.)
- Eau de rivière, adduction par la gravité.
- Historique. — Ancien aqueduc romain qui amenait l’eau des Aygalades-(ruiné de très bonne heure),
- Au vie siècle, deux grands puits : Fons judaïcus et Puteus Formigarius.
- Au ix“ siècle, commencement d’établissement du canal ou aqueduc de l’Huveaune qui amenait d’abord les sources de la vallée. En i558, l’aqueduc est prolongé jusqu’au ruisseau le Jarret, dont il prend l’eau directement ; puis en 1699, 1612 et 1783, on le prolonge jusqu’à l’Huveaune où trois-prises sont établies successivement aux dates précitées.
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- En 1828 et i834, on fore deux puits artésiens à g5 et i43 mètres de profondeur, place St-Ferréol ; ils ne donnent plus que 3 5oo litres par jour.
- Vers 1834, le Sr Goudard met au jour les sources de la Rose, sur la rive droite du Jarret, et en 1842 une société obtient le droit de distribuer cette eau, en donnant 54 mètres cubes par jour à la ville.
- En i836, M. Lagarde, propriétaire d’un domaine à Malpassé, offrit à la ville de lui en amener les sources. Une société se forma et en 1847 elle avait dépensé 600000 francs : elle distribuait 35o mètres cubes par jour, contre une redevance annuelle de 9000 francs. En i85i, la ville racheta l’affaire pour 120 000 francs.
- Enfin, de 1839 à 1847, exécution du canal de dérivation de la Durante suivant le projet de M. F. de Montricher, et distribution de cette eau ea ville. En 1869, création sur le trajet du bassin de décantation de Réaltori; en 1884. création de celui de St-Christophe, et nombreux autres travaux.
- De 1898 à 1900, création de la dérivation dite double canalisation.
- Dépense faite jusqu’à ce jour : près de 53 000 000 francs.
- 11 y aurait encore environ 5 000 puits particuliers.
- Régie directe : M. Gleize, Directeur (').
- 1. — L’eau de la Durance est dérivée au pont de Pertuis. sur la rive gauche : un barrage situé un peu à l’aval du pont relève le plan d’eau et contribue à fixer le lit. La cote de départ du canal est i86..25, celle de l’origine de l’embranchement de Longchamp qui alimente principalement la ville est de 146.02, et le parcours du canal entre ces deux points est d’environ 92 kilomètres. La portée normale du canal est de 10 mètres cubes par seconde, mais elle a été augmentée progressivement jusqu’à i3 et même i4 mètres cubes. Une partie des eaux du canal est employée à l’irrigation et à l’industrie.
- La section ordinaire du canal est de 3 mètres de largeur au fond, 9 m. 4o a la ligne d’eau et 2 m. 4o de profondeur; dans certaines parties, les talus ont été raidis ou même remplacés par des murs. 11 n’y a pas moins de 84 souterrains, formant ensemble une longueur de 20 914 mètres. Il y a également 11 ponts-aqueducs, parmi lesquels le magnifique pont de Roquefa-vour, qui a 3q3^piètres de long et 82 m. 65 de haut ; la section sur l’aqueduc est de 2 m. 23 de largeur sur 2 m. 60 de profondeur.
- — L’eau de la Durance étant souvent très chargée de limon, (elle est trouble 11 jours sur 3o et louche 6 autres jours, et on a évalué à 2 T 795 mètres cubes le volume de limon entrainé en un an par un débit constant de 1 mètre cube par seconde), des bassins de décantation ont été établis sur le parcours du
- f) Par délibération du 2 Août 1907 le conseil municipal a institué une Commission chargée d’élaborer les projets des travaux à exécuter au canal.
- Font partie de cette Commission :
- Président : M. Brion, adjoint au maire, délégué au canal.
- Membres : MM. le docteur Brumond, adjoint au maire, délégué à l’hygiène, Dubois, conseiller municipal, Pavillier, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Bérengier, ingénieur des Ponts et Chaussées de l’arrondissement d’Aix, le docteur Boinet, le directeur du canal.
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- canal ; ils doivent aussi servir de réserve pour parer aux chômages nécessaires pour la réparation et l’entretion du canal. Ce sont :
- a) Bassin de St-Christophe. — Situé à i5 kilomètres de la prise, il contient 2000000 mètres cubes avec une surface de 20 hectares; l’eau y séjourne de 4o à 5o heures, et elle est prélevée à la surface par une série de petits déversoirs formés par la crête des vannettes de nettoyage ; le niveau se règle automatiquement par des siphons. On le nettoie tous les ans à l’automne, au moyen de courants d’eau qui entrainent près de 3oo 000 mètres cubes de dépôts à la Durance.
- b) Bassin de Réaltort. — Situé à 71 kilomètres de la prise, il contient au total 4oooooo mètres cubes; mais l’envasement a réduit sa capacité utile à
- 1 5ooooo mètres cubes. Il occupe 67 hectares, et la digue de retenue a une hauteur de 18 mètres. L’eau devrait y séjourner 100 heures.
- Un projet de dévasement partiel de ce bassin est à l’étude.
- c) Bassin de Ste-Marthe. — 11 était situé sur la branche de Longchamps, à 4 kilomètres du Château d’eau : il est aujourd’hui spécialement affecté à la dérivation nouvelle créée en vue du service privé séparé du service public. Il contient 35o 000 mètres cubes.
- d) Bassin de St-Barnabé : contenance i25ooo mètres cubes. Il est spécialement affecté à la desserte des quartiers hauts de la ville.
- e) Les anciens filtres — bassins couverts à deux étages de voûtes, avec une couche filtrante de sable et gravier sur les voûtes intermédiaires — installés par M. de Montricher, à Longchamp, ne servent plus de filtres depuis longtemps : ils constituent seulement une réserve de 4oooo mètres cubes.
- (L’ancien bassin de Ponserot, à 12 kilomètres delà prise, qui contenait 120000 mètres cubes, ceux de la Garenne, 564 000 mètres cubes, et de Val-loubier, 36 000 mètres cubes, situés à 67 kilomètres de la prise, sont envasés complètement et ne servent plus).
- 3. — Pour certains quartiers élevés de la banlieue, ainsi que pour le quartier de Gratte-Semelle, on a recours à diverses machines hydrauliques et à quelques béliers.
- 4. — Outre les bassins précités et notamment les réservoirs voûtés à
- 2 étages de Longchamp, il y a en ville 2 réservoirs de distribution en maçonnerie et voûtés. Le premier, situé sur la colline Pierre-Puget, a son radier à la cote 49-81 et est alimenté par une conduite de o.5o partant de Longchamp et faisant service en route : sa capacité est de i5ooo mètres cubes, et il commande toute la partie du réseau qui dessert le boulevard de la Gorderie et les Catalans. Le second est établi sur la Butte des Moulins (quartier de l’Hôtel-Dieu), à la cote 35.5g : il contient 8000 mètres cubes, mais son altitude trop peu élevée le rend peu utile. Il y a également un petit réservoir pour le quartier de Gratte-Semelle, à la cote 133,78 ; il reçoit 5 litres par seconde, élevés par une petite turbine installée'sur une chute de la rigole « Prado tracé bleu ».
- 5. — La distribution des eaux du canal de Marseille se fait par 5 dérivations partant de la branche-mère et amenant l’eau à des hauteurs différentes dans les divers quartiers, savoir : la dérivation de St-Henry, celle de St-Louis, celle de St-Barnabé, celle de Longchamp et celle de la double canalisation.
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- La plus importante jusqu’ici était celle de Longchamp, qui a i4 kilomètres de longueur entre le Merlan et le célèbre château d’eau de Longchamps, et qui desservait tous les services dans l’agglomération centrale. Depuis la double canalisation, elle ne dessert plus que les services publics (sauf dans quelques quartiers particuliers). Le départ des conduites au plateau de Longchamp est à la cote 74•
- La dérivation dite de la double canalisation a été créée de 1898 à 1900, afin d’éviter la souillure de l’eau produite par la traversée de la branche de Longchamp dans une région habitée et industrielle (minoteries et lavage des grains), et aussi pour parer à l’insuffisance des anciennes conduites lors de l’établissement du tout à l’égout. Elle a son origine sur le canal, au lieu dit Four de Buze, un peu en amont du Merlan : elle est couverte sur toute son étendue (tuyaux de sidéro-ciment sur 1 kilomètre jusqu’au bassin de Ste-Marthe, puis tuyaux de fonte sur 3 5oo mètres) jusqu’au château d’eau spécial de St-Charles, où se fait le départ des conduites de distribution (cote 89).
- Là branche de St-Barnabé alimente l’étage supérieur de la ville : cote i34.i5(1).
- Le réseau total de distribution comporte un développement d’environ 1 000 kilomètres en tuyaux de fonte de 0.600 à o.o4o de diamètre. Le service public a maintenant une canalisation spéciale.
- Service public. — 3i fontaines monumentales;
- 895 bornes-fontaines ;
- 2 457 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 424 urinoirs publics et vespasiennes à effet d’eau.
- Service privé. — Il y a environ 33 000 concessions particulières, dont 960 concessions industrielles. Leur rendement annuel est de 1 58oooo francs
- Il y a en outre 3 i5o concessions d’arrosage rapportant . 34oooo francs
- Et 1 5oo chevaux de force motrice concédés, rapportant . 36o 000 francs
- Total ..................2 280000 francs
- Les frais d’exploitation et d’entretien sont de 4oo 000 francs pour le personnel et 5ooooo francs pour les travaux, soit 900000 francs.
- Pour les concessions dites d’eaux continues (par opposition à celles d’arrosage ou périodiques), l’eau est délivrée à la jauge : elle arrive au haut des maisons dans une caisse de division dont les compartiments correspondent aux appartements : chacun de ces derniers contient, en outre, un petit réservoir d’approvisionnement de 100 à 1 000 litres.
- 6- — Les concessions paient d’après les tarifs ci-après fixés par un règlement du 21 février 1853 ; il comporte une redevance annuelle et une somme fixe représentant les frais d’établissement des conduites. (Il y a aussi des tarifs un peu différents pour les quartiers élevés, comme Gratte-Semelle, Endoume, Notre-Dame de la Garde, St-Barthélemy, etc.)
- (') Deux conduites, une de o,3oo et l’autre de o,5oo partentdu bassin de St-Barnabé ; la première pour alimenter les quartiers de St-Barnabé et de la Blancarde ; la seconde, divisée en trois branchements au Jarret, pour alimenter les hauteurs de Notre Dame de la Garde (Zone dite Tracé rouge).
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- Tarif des concessions d'eau du canal de la Durance sur le territoire de Marseille
- Quantité d’eau Partie urbaine (ville et faubourgs) Partie rurale du territoire
- Somme fixe Somme fixe
- en module de 01. 1 par seconde en litres par 24 heures représentant les frais d’établissement Redevance annuelle représentant les frais d’établissement Redevance annuelle
- des conduites des conduites
- 2 17 280 5oo 190
- I 864o I 000 100 25o n5
- 0,90 7 776 940 94
- 0,80 6912 880 88
- 0,70 6048 820 82
- 0,60 5 184 760 76
- o,5o 4 320 700 70 125 72
- o, 4o 3456 64o 64
- o,3o 2 592 58o 58
- 0,20 I 728 520 52 65 44
- 0,10 864 3oo 40 35 27
- Pour les établissements industriels qui consentent un abonnement de 5, io, i5, 20 ou 25 ans, les sommes fixes sont réduites notablement (de 200 francs pour i module pour 5 ans, à 6oo francs pour i module pour 25 ans), la redevance annuelle restant celle du tarif.
- Pour la force motrice la redevance pour les chutes du canal et ses dériva-est
- Dans le groupe n° i — de 2.5 fr.
- » n° 2 — de 19 fr.
- » n° 3 — de 16 fr.
- » n° 4 — de 12 fr.
- Le Conseil d’Etat étudie en ce moment même la révision de ce tarif, expiré le 21 février 1903 et prorogé depuis par les Pouvoirs Publics d’année en année jusqu’à la promulgation d’un règlement d’Àdministration publique actuellement en préparation. Les bases des redevances seront sans doute modifiées de fond en comble.
- 7. — Malgré l’amélioration réalisée par l’installation de la double canalisation (dérivation couverte), l’eau de la Durance non filtrée et même insuffisamment décantée ne peut être regardée comme vraiment bien propre à la boisson. Elle doit être réléguée au rang d’eau de lavage et la ville a besoin de rechercher une eau de boisson plus pure, soit en amenant de l’eau de sources, soit en filtrant ou stérilisant une partie de l’eau de la Durance.
- Il n’y a pas de contrôle de la qualité bactériologique de l’eau.
- Il n’y a que peu de filtres chez les particuliers ; quelques filtres Howatson dans certains établissements municipaux,
- Ci-après un tableau du Dr David, donnant la composition des eaux de Marseille (page 108) :
- 8. — Tant en vue de la double distribution qu’en vue de l’augmentation
- par mois \
- » / par cheval compté à raison de 100 litres
- » 1 tombant de 1 mètre de hauteur.
- » )
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- du volume total disponible, la ville de Marseille a jeté ses vues sur les eaux de la Fontaine-l’Evêque, dont elle voudrait dériver 2 mètres cubes par seconde mais aucune décision n’a encore été prise à ce sujet.
- Cette source vauclusienne émerge à 100 kilomètres de Marseille,à la cote 4io, dans le département du Var, territoire de Bauduen, sur la rive gauche du Ver-don et à 11 kilomètres en amont de la prise du canal du Verdon. Elle sort de la base du calcaire jurassique supérieur (portlandien), et a un débit qui varie entre 4 et 8 mètres cubes par seconde. La composition de l’eaù est la suivante :
- Degré hydrotimétrique, i3°8 ; Résidu fixe à 180°, 233 mgr. 5 ; GaO, 87.1 ; MgO, 10; Chlorures alcalins, 45 ; albumine et oxyde de fer, 8 ; SO3, i3.y; Chlore, 19.8. Petit nombre de bactéries (d’après M. Rietsch).
- Marseille pourrait songer aussi aux sources de Saint-Pons et aux eaux de la Madrague.
- 9. — La ville de Marseille a adopté en 1891 (loi du 24 juillet 1891) le tout à l’égout unitaire, suivant le projet de M. Cartier, avec déversement en mer au moyen d’un émissaire général allant déboucher à la Calanque de Cortiou, de l’autre côté du cap Croizette.
- Le projet a été exécuté par M. Genis, de 1892 à 1896, moyennant une dépense de 33 5oo 000 francs : la Société des Grands Travaux de Marseille, qui a pris la succession de M. Genis, doit être remboursée par un premier versement de 10 millions et par 5o annuités de 1 224 35o francs chacune. La ville, de son côté, perçoit des taxes sur les immeubles d’après la longueur de façade et le revenu imposé. Sur environ 33 000 maisons, plus de 17000 sont actuellement reliées à l’égout.
- L’émissaire a une longueur de 11 867 m. 75 et une section variable, mais qui atteint jusqu’à 4 m. 95 de plus grande largeur et 4 m. 92 de plus grande hauteur dans œuvre.
- La ville est divisée en 20 bassins, dont i5 s’écoulent au collecteur par la gravité, tandis que les cinq autres ont leurs eaux relevées par trois stations de machines élévatoires. Le réseau comporte, en dehors de l’émissaire, environ 100 kilomètres d’égouts ovoïdes maçonnés à grande section et 120 kilomètres de canalisations en tuyaux de grès (qui laissent à désirer comme exécution), soit en tout environ 220 kilomètres avec 1000 réservoirs de chasse Geneste-Herscher et 2 1^5 regards de visite. Les sections ont été calculées de manière a repondre : i° à l’écoulement des eaux consommées, calculées à raison de 120 litres par tête et par jour (mais en les supposant écoulées en 12 heures, et dune densité de population de 600 habitants par hectare; 20 à l’écoulement des pluies jusqu’à concurrence de 5 millimètres par heure. Le surplus des eaux d’orage est envoyé à la mer par des déservoirs. On avait ainsi à ecouler par hectare et par seconde 2 litres d’eaux usées sans pluie, et 10 litres en comptant une pluie de 5 millimètres; pour les canalisations secondaires, on se donnait un coefficient de majoration de 4, en sortes qu’elles peuvent ecouler 4o litres. Les déversoirs d’orage permettent d’évacuer le produit d’une pluie de 3o millimètres à l’heure.
- Les ordures ménagères sont évacuées par chemin de fer dans la plaine de la Crau, où elles servent à fertiliser le sol : la collecte journalière produit 276 tonnes.
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- Tableau récapitulatif indiquant la composition des
- (d’après le
- Canal
- Éléments constituants de la Durance à Eau de l’Huveaune Source de la Rose
- Longchamp (l)
- Aspect Très louche, dépôt Louche. Dépose Limpide. Pas de
- assez considérable dans les bou- dépôt, incolore,
- dans les bouteilles. teilles. — No- sans odeur, frai-
- Matières en sus- cive. che. — Agréable
- pension atteignant quelquefois 2gr.5o pour 1000. à boire.
- Température de l’eau i9°5 pour 23° température ext. i5° pour 24° i5°5 pour 26°
- Débit en 24 heures 220 000 m. c. 800 m. c. 600 m. c.
- Gaz dégagés par l’ébullition : en volume CO2 = i5 ce. 00 J 0 = 6 cc. 25 26 cc. i5 5 cc. 72 [4o CC. 20 5 cc. 80
- Az= 14 ce. 80 17 CC. 54 12 cc. 10
- Proportion °/o d’oxygène. . . . 29 cc. 5o 24 cc. 60 32 cc. 40
- Résidu desséché à 1200 par litre . 0 gr. 363 0 gr. 356 0 gr. 562
- id. calciné à 1200 par litre . $ 0 gr. 258 0 gr. 256 0 gr. 486
- Degré hydrotimétrique .... 180 24° O O
- id. après ébullition 9° 8°5 15t°
- Chaux 0 gr. 068 0 gr. o83 0 gr. i45
- Magnésie 0 gr. ou 0 gr. 023 0 gr. 042
- Fer à l’état de sesquioxyde. . . Traces Traces —
- Chlore 0 gr. 017 0 gr. o3o 0 gr. 037
- Acide sulfurique anhydre . . . 0 gr. oy3 0 gr. 097 0 gr. 107
- Nitrates Traces Traces Traces
- Nitrites Traces légères Traces A peine traces
- Ammoniaque libre 0 mm. oio 0 mm. 020 0 mm. 040
- id. albuminoïde . . . 0 mm. o3o 0 mm. 120 0 mm. 060
- Matière organique évaluée en per-
- manganate io mm. 400 12 à 16 mm. 4 mm. 800
- Liquéfaction de la gélatine peptone. Numération des colonies, par cen- du 2e au 3e jour du 2e au 3e jour à la fin du 4e jour
- timètre cube d’eau 4 i5o 5 800 1 600
- Date des analyses, Année 1890 25 juillet 5 juin i5 juillet
- Telle qu’elle arrive : Eau d’assez bonne
- Appréciation médiocre. Filtrée : Mauvaise qualité, très suspecte
- Assez bonne. qualité
- (1) Depuis l’établissement en 1900, de la double canalisation, la conduite d’eau domestique a son canal, au Merlan où l’eau est bien moins contaminée. Un nouvel examen chimique et bactériologique de cette
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- principales eaux d'alimentation de la ville de Marseille
- Dr DAVID)
- Eaux à peu prés inutilisées
- Eau Source Source Fontaine près Puits artésiens de la place Saint-Ferréol
- du Grand-Puits Côté : Paradis Côté : Rome
- Louche,léger dé- Limpide, pas de Limpide, pas de Limpide, pas de Opaline, Dépose
- pôt. —Mauvaise dépôt, inodore, dépôt, inodore, dépôt. — Saveur peu à peu du
- odeur. Saveur incolore. — Sa- incolore. — Sa- fraîche, agréa- sesquioxyde de
- désagréable. — veur légèrement veur légèrement ble. — Se con- fer. Saveur styp-
- Contaminée. fade. fade. serve bien. tique.
- i6° pour 22° 15° pour 24° 170 pour 24° i3°5 pour 170 i3°5 pour 17°
- ? 140 m. c. ? 3 3oo litres 3 5oo litres
- i5 cc. oo. 32 cc. 54 34 ce. 69 21 cc. 42 20 cc.3o
- 5 cc. 55 5 cc. 16 4 ce. 48 4 ce. 44 3 cc. 87
- i4 cc. 6o i5 cc. 48 16 cc. 16 I’4 ce. 90 i4 cc. 47
- 27 cc. 5o 25 cc. 00 21 cc. 7 23 cc. 00 21 cc. 00
- 0 gr. 216 0 gr. 860 0 gr. 786 0 gr. 358 0 gr. 3g5
- 8 gr. 176 0 gr. 705 0 gr. 632 0 gr. 282 0 gr. 307
- i4° (variable) 47° 45° 25» 25»
- 5° a5° 24° 10» 10°
- 0 gr. o5i 0 gr. 137 0 gr. i3i 0 gr. o4o 0 gr. 040
- 0 gr. 008 0 gr. 076 0 gr. 071 0 gr. 037 0 gr. 037
- » » Traces 0 gr. o4o
- 0 gr. 024 0 gr. 073 0 gr. 067 0 gr. o55 0 gr. 007
- 0 gr. o32 0 gr. i3o 0 gr. 125 0 gr. 025 0 gr. 024
- 0 0 gr. o5o 0 gr. o5o Traces Traces légères
- 0 Traces 0 mm. 020 Traces légères Traces
- 0 mm. o35 0 mm. 020 0 mm. 080 5 mm. 000 5 mm. 000
- 0 mm ogS 0 mm. 080 0 mm. 040 0 mm. o5o 0 mm. o5o
- 9 mm. 600 7 mm. 200 5 mm. 600 6 mm. 400 8 mm. 000
- du ier au 2e jour du 3e au 4e jour du 6e au 7e jour du 12e au i5e jour du 5e au 7e jour
- 9 800 97° 73 53 220
- i5 juin 25 juin 21 juin 4 juillet 8 juillet
- Très mauvaise à rejeter de la Passable. (Trop Assez bonne. (Trop Bonne qualité Bonne qualité, ferrugineuse.
- consommation minéralisée) minéralisée)
- origine non plus à Longcbamps, mais à 4 kilomètres en amont de ce point, sur la branche mère du eau doit être fait incessamment.
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- Martigues (5.734 h.) (4.178 p. m. a.)
- Eau de rivière, adduction par la gravité.
- 1. —- Une dérivation du canal de Martigues amène l’eau dans un bassin d’où part une conduite de distribution pouvant débiter i5 1. 5 par seconde. Le diamètre de la conduite va en diminuant, de 0.25 à 0.08.
- 4. — La distribution d’eau est régularisée par deux réservoirs dont celui de Ferrières, de 1000 mètres cubes établi au voisinage du canal et celui de Jon-quières de 4 000 mètres cubes, construit en 1902. Ces deux réservoirs sont en maçonnerie, recouverts par des voûtes en briques; ils sont réunis par une conduite en fonte de 0,25 de diamètre.
- o. — Il y a 4o bornes-fontaines publiques, 43 boites d’arrosage, 3 urinoirs publics à effet d’eau et i3o concessions particulières.
- O. — Ces concessions absorbent environ i3o mètres cubes par jour, et paient à raison de 125 francs le module de ol. 1 par seconde (85 francs pour 1/2 module, 32 francs pour 1/10 de module, et prix intermédiaires pour d’autres fractions).
- La dépense de premier établissement a été de 139 000 francs.
- En outre, dans chacun des quartiers de Ferrière, l’Ile et Jonquières, il y a une fontaine à jet continu, alimentée par des sources voisines, débitant chacune environ 3o litres à la minute.
- 9. — Pas d’égouts.
- Saint-Remy (6.148 h.) (3.668 p.m.a.)
- Il n’y a pas de distribution d’eau aux particuliers.
- Il existe 5 grandes fontaines publiques et 5 bornes-fontaines publiques autour et dans la ville.
- Les eaux sont captées dans 3 sources par galeries dans le gravier à 5 mètres de profondeur, distantes de la ville de 5oo mètres à 1 kilomètre.
- En 1890 un barrage en maçonnerie de i3 mètres de hauteur, situé à 4oo mètres en amont du plateau des Antiquités, a été construit dans la gorge des Pirvou, à l’emplacement d’un barrage romain qui alimentait la colonne du Glanum. Ce barrage emmagasine 90000 mètres cubes d’eau provenant d’un cirque de montagne. A la sortie du barx-age, les eaux traversent une masse filtrante et sont amenées en ville par une conduite en fonte.
- L eau du barrage alimente 3 bornes-fontaines, puis est jetée en tête des -3 sources et mélangée aux eaux de la ville surtout en hiver.
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- Salon (i4-o5o h.) (9.927 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- Adduction en 1896 : dépense faite 199200 francs. — Il y a encore l5o puits particuliers.
- f. — La ville avait autrefois les sources St-Joseph et du puits du Mouton, nées dans l'intérieur, et la source des Mayres, située à i5oo mètres N.-E. et amenée, il y a un siècle, par des conduites en poterie à quelques bornes-fontaines et quelques concessionnaires encore alimentés aujourd’hui.
- En 1896, on amène la source des Aubes, située à 3 200 mètres au nord de Salon, dans le néocomien. Elle est amenée d’abord par un tronçon de 45o mètres de galerie maçonnée, qui est captante sur son trajet (hauteur I m. 20, largeur o m. 80), continué par une conduite en fonte de o.3o. Elle aboutit à la chambre de partage.
- 5. — Réseau de distribution en fonte à peu près complet. 56 fontaines et bornes-fontaines publiques (4).
- 6. — La source des Aubes donne de 8 à i5 litres par seconde (2), celle des Mayres donne de 5 à 10 litres, dont 4 litres sont réservés à des concessions perpétuelles.
- H. — Source des Mayres : degré hydrotimétrique, 270 ; degré permanent, ii°; résidu à no0, 320; GaO, 131 ; MgO, 11; SO3, 29: NaCl, 22. On a trouvé 34o germes au centimètre cube. Source des Aubes, composition analogue. On a trouvé 280 germes au centimètre cube.
- 9. — Les eaux d’égouts servent à l’irrigation des prairies. Le surplus va se jeter dans la Touloubre.
- Tarascon (8.972 h.) (5.447 p- m. a.)
- Puits filtrant, machines à vapeur.
- Avant 1866, il n’y avait que des puits (i5 puits publics et 700 puits particuliers).
- En 1867, la ville a établi le puisard et la distribution d’eau actuelle.
- Régie directe.
- 1. — Un grand puisard a été établi (sur pilotis) à i5o mètres du Rhône, dans les graviers, et on comptait y obtenir de l’eau du Rhône filtrée naturellement ; mais il semble qu’on a surtout de l’eau de la nappe souterraine (malheureusement contaminée par la ville elle-même). Le puisard a 7 mètres de profondeur,
- 3. — Pompes Girard actionnées par deux machines à vapeur fixes de i3 et 16 chevaux utiles, de la maison Weyher et Richemond, pouvant élever
- i1) Alimentées par les Aubes, 39 — et les Mayres, 17.
- En 1907, le réseau a été augmenté d’une conduite spéciale destinée à porter les eaux des Aubes aux nouveaux abattoirs, construits à 1100 mètres de la ville,
- (2) Dont 5 litres affectés à des concessions particulières temporaires.
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- chacune 4° litres par seconde à 26 mètres de hauteur. Deux chaudières Weyher et Richemond, type 5.
- 4. — Deux réservoirs en tôle, élevés sur pylônes en maçonnerie, de 10 m. de hauteur.
- 5. — Réseau de distribution en fonte;
- 3o bornes-fontaines ;
- g3 bouches d’arrosage et d’incendie;
- 773 concessions particulières.
- 6. — La plupart des concessions sont au robinet libre, au prix de i5 fr. par ménage. Les négociants et industriels sont tarifés de 22 fr. 5o à 75 francs d’après la nature de leur établissement.
- Les concessions rapportent 15420 francs par an.
- 7. — Degré hydrotimétrique total, 4o°5 (alors que l’eau du Rhône n’a que 17°5); degré permanent, 180; chlore, 50 milligrammes ; nitrates, 90; nitrites, traces; ammoniaque, 0,2; matières organiques (en oxygène), 2.
- Deux analyses bactériologiques ont trouvé, en 1891 et 1892, respectivement 800 et 200 germes au centimètre cube. En 1898, on trouve de 260 à 4oo germes au centimètre cube. Pas de colibacille.
- 9. — Il y a des égouts qui aboutissent dans un canal de déssèchement. beaucoup de fosses fixes.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Allauch (3.337 h*) (9^4 P* m. a*)
- Moyennant une redevance annuelle de 10000 francs, la ville de Marseille a concédé à Allauch une prise d’eau sur son canal et une chute d’eau de 8 m. 70 de hauteur avec débit de 4*o à 45o litres. Une turbine de chev., faisant 86 tours à la minute, actionne 3 pompes horizontales à double effet, dont le piston a 0 m. 16 de diamètre et 0 m. 3o de course ; débit total 17 litres, refoulés à i4o mètres de hauteur par une conduite de 0 m. 20 de 3 800 mètres de long, dans un réservoir de 800 mètres cubes.
- Le volume disponible est de 864 mètres cubes par jour : il y a 1 fontaine monumentale, 10 bornes-fontaines, 10 bouches d’arrosage et 2 lavoirs, ainsi qu’un assez grand nombre de concessions particulières rapportant 5 000 francs par an. Les dépenses annuelles sont de 4 200 francs, non compris la redevance à Marseille. La dépense de premier établissement a été de 176000 francs.
- La commune d’Allauch vient d’obtenir de la ville de Marseille une nouvelle concession de 10 litres par seconde, moyennant une redevance de 4oooo francs par an. Ces eaux sont refoulées dans un réservoir de 900 mètres cubes par une conduite en fonte de i5o millimètres de diamètre et 14oo mètres de longueur. Cette élévation est faite par une pompe Girard actionnée par moteur électrique de 20 chevaux. L’énergie électrique nécessaire est fournie par la société « l’Energie Electrique du Littoral Méditerranéen » pour 5 000 francs par an. Cette eau est destinée à l’alimentation des quartiers qui jusqu’ici en étaient privés.
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- Mallemort (2.195 h.) (i.i33 p. m. a.)
- Travaux exécutés en 1901. L’eau d’un puits filtrant est élevée à 52 mètres dans un réservoir en maçonnerie de 3oo mètres cubes, par une pompe mue par un transport de force électrique. La force est produite par une turbine double horizontale (à déviation cynétique centripète) système Dumontant, ou par une machine à vapeur de secours (Weyher etRichemond) de i5 chevaux : l’usine motrice est à y5o mètres du puits, elle fournit aussi l’éclairage électrique. On élève 6 litres par seconde et on alimente i5 fontaines ou bornes-fontaines.
- Il existe en outre un ancien réseau alimentant 2 fontaines et une borne-fontaine au moyen des eaux de la Porte-Vieille qui débitent environ 4 litres, mais qui tarissent par les fortes sécheresses. Elles sont amenées par une conduite en fonte.
- Un égout pluvial de 25o mètres de longueur part du centre de la ville et va déboucher dans le canal du Moulin.
- Barbentane (2.619 h*) (i.o5i p. m. a.)
- Concession. — Moteur électrique et pompe.
- Réservoir de 800 mètres cubes creusés dans le rocher,
- 22 bornes fontaines, 78 concessions particulières.
- Saintes Maries de la Mer (i.43g h.) (544 p. m. a.)
- Travaux exécutés en 1899. On prend directement l’eau du Petit Rhône, qu’on élève dans un réservoir en sidéro-ciment de 1000 mètres cubes précédé d’un filtre. L’élévation se fait au moyen d’une pompe circulaire à 6 corps, système Dumontant, mue par une machine à vapeur Piguet (de Lyon). La conduite de refoulement est de 0,080 et a 12 kilomètres de longueur ; on élève 3 litres par seconde. L’eau a i7°5 hydrotimétriques, (4°7, permanent) ; résidu fixe, 248 milligrammes; CaO, 98; NaCl, 10,8. En i8g5, on y trouve 12407 germes au centimètre cube et du colibacille.
- Orgon (2.610 h.) (1.121 p. m. a.)
- Eau de filtration des graviers de la Durance élevée par une pompe avec moulin à vent dans 2 bassins de 1700 mètres cubes alimentant i4 bornes fontaines.
- Autres localités (Voir le tableau page suivante.)
- Ce département renferme :
- 86 communes ayant une distribution d’eau complète.
- 19 communes ayant une distribution d’eau incomplète.
- 6 communes n’ayant que des citernes.
- En dehors des grandes vallées du Rhône et de la Durance et de la plaine de la Crau (alluvions avec nappe souterraine peu profonde), le département est constitué par une alternance de bandes (souvent étroites) de lias, juras-S1que, néocomien, crétacé supérieur, éocène et oligocène, où le calcaire domine : les massifs calcaires ont des nappes profondes, mais les sources, mal alimentées par la faible qnantité de pluie annuelle, sont plutôt rares et ne suffisent généralement pas pour les gros centres de population qu’on rencontre.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Autres localités ayant fait une adduction d'eait (depuis 1884.)
- Noms des communes Population Date des travaux Dépenses faites Observations
- Roquevaire (hameau de fr.
- Lascours) 3 IIO 1889 835o
- Cabriès 892 1894 60 000
- Bouc 825 id. 29 4«o
- La Fare I 022 IT3 Oi GO 72 100
- Vitrolles 875 1894 90 55o
- Puy-Sainte-Réparade . • i 335 id. 38 600
- Berre........ 1976 1895 4i 100
- Roquefort 2 167 1897 27 600
- Marignane i g56 1896 42 000
- Le Yaradon » 1898 3o 000
- Eygalières r 207 1900 43 000
- Grans . 1 774 1902 200 000
- Peypin 99i i9°3 ?.
- Aurons 82 id. l
- Atteins . 8x4 I9°4 79 500
- Simiane. 752 id. 21 347
- Ventabren ... ... 988 xgo5 4e 5oo
- Trets 2 710 190.6 i65 000 Nappe profonde ; conduite en fonte; réserva maçonnerie; 2 moteurs asynchrones triphasés; 2 pompes hélico-centrifuges.
- Cadolive x oo5 1906 17 655 Source ; conduite en fonte.
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- Calvados
- DEPARTEMENT DU CALVADOS
- (6 arrondissements, 38 cantons, 763 communes, 4<>3.43i habitants.)
- Bayeux (7.736 h.) (6.930 p. m. a.) — 1.146 maisons.
- Sources, machines à vapeur.
- Il y a encore 3o puits publics et environ 5oo puits particuliers.
- Les travaux ont été exécutés de 1886 à 1888 et ont coûté environ 35o 000 fr^ payés par la ville. Par un traité du 22 avril 1888, la ville a concédé l'exploitation du service à M. Hersent, 60, rue de Londres, à Paris ; Directeur de l’exploitation à Bayeux, M. Auger.
- t. — Sources de Barbeville (jurassique inférieur, bajocien) : un aqueduc d’amenée de 20 mètres de long déverse les eaux dans un réservoir de 600 mètres cubes où aspirent les pompes.
- 3. — Une machine à vapeur de i5 chevaux, faisant 36 à 38 coups doubles par minute, actionne une pompe à double effet, pouvant élever 65 à 70 mètres cubes à l’heure à 3q mètres de hauteur, dans les deux réservoirs de distribution. La conduite de refoulement a 2 710 mètres de longueur et 0,162 de diamètre.
- Il y a deux chaudières tubulaires, système Olry et Granddemange, de 24 mètres carrés de surface de chauffe.
- 4. — Deux réservoirs de distribution, un sur chaque versant, tous deux en maçonnerie et voûtés ; le réservoir Ouest contient 745 mètres cubes avec 6 m. 50 de hauteur d’eau et le réservoir Est 410 mètres cubes avec 6 mètres de hauteur d’eau.
- o. — Réseau de distribution de io4i5 mètres de développement.;
- 2 fontaines -monumentales ;
- 4o bornes-fontaines ;
- 5i bouches d’arrosage ;
- 8 bouches d’incendie ;
- a35 branchements pour concessions particulières ;
- 6 urinoirs à effet d’eau.
- — Le débit minimum des sources est de 1 236 mètres cubes par jour ; la ville a droit, pour les services publics, à ^oo mètres cubes l’hiver et 600 mètres cubes l’été (elle paierait le surplus 0 fr. 08 le mètre cube). Les abonnements sont au profit du concessionnaire, à qui la ville avait garanti une recette totale d’environ 6 000 francs, chiffre actuellement dépassé (elle u entrerait en partage dans les bénéfices que pour moitié de l’excédent au~dessus de 12000 francs). La plupart des abonnements sont au compteur (badois) ; le prix de l’eau varie entre o,4o et o,25 le mètre cube.
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- Calvados
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- *7.— Degré hydrotimétrique, 19,5; degré permanent, n°; extrait sec, 45o ; CaCO3, 102,4 ; CaSO4, 86 ; MgGO3, 17,2.
- 9. — Réseau d’égouts assez complet, recevant les matières fécales, et se déversant dans l’Aure sans épuration.
- Caen (44-442 h.) (36.247 P- ra- a0 5.o35 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Historique. — Avant 1890, la ville de Caen s’alimentait au moyen de 3 puits artésiens publics, de 25 à 26 mètres de profondeur, ainsi que par un grand nombre de puits artésiens (120) appartenant à des particuliers et de puits ordinaires. (Il y a encore 5o puits ordinaires publics et 916 particuliers.) 11 y a 2 nappes artésiennes, l’une dans une couche de galets roulés de 2 m. 4o d’épaisseur, située à 8 mètres de profondeur et en-dessous d’une couche de glaise, l’autre dans le calcaire bajocien, à 20 mètres en-dessous du niveau de la mer. L’eau des deux nappes remonte à peu près au même niveau et se tient entre les cotes 4,5o et 5,5o au-dessus de la mer.
- Les trois puits de Gémare, de l’Hôtel-Dieu et de l’établissement des bains et lavoirs, pouvaient donner 2 700 mètres cubes par jour. A l’Ilôtel-Dieu, l’eau était élevée par 4 pompes couplées deux à deux et actionnées par une machine à vapeur de i5 chevaux et une locomobile. A Gémare, il y avait 3 turbines de 12,9 et 6 chevaux actionnées par les chutes du petitOdon, mais en été l'eau motrice était à peu près nulle. Enfin à l’établissement de bains et lavoirs, il y avait une machine à vapeur de i5 chevaux. Le réservoir de Beuvrelu était de 2 000 mètres cubes et celui de l’Hôtel-Dieu de 4oo mètres cubes ; ils n’ont été couverts qu’en 1880.
- En 1887, M. Yerrine dressa le projet d’amenée des sources de Moulines, Tournebu, Acqueville et Saint-Germain le Yasson, et les travaux en furent exécutés de 1889 à 1891 : la dépense fut de 2600000 francs. Les captages ont été refaits et améliorés de 1896 à 1899 par M. Binet.
- Régie directe : M. J. Oyer, directeur des travaux de la ville, etM. Le Moulée, chargé spécialement des eaux.
- 1. — Les sources captées naissent du calcaire bajocien dans la vallée de la Laize, à 28 kilomètres au sud de Caen, sur les territoires de Moulines, Acqueville, Tournebu (52 sources sur la rive gauche) et Saint-Germain le Vasson (1 source sur la rive droite). Elles ont été captées par des tronçons de galéries entrant dans la roche et des puits, et amenées par autant de branchements aux collecteurs secondaires et principal. En 1896, ces branchements avaient été en partie obstrués par des racines d’arbres ; on a créé alors des puits de 2 mètres de diamètre descendant dans la nappe et permettant la visite et l’entretien de tous les captages.
- 4. — Les sources se réunissent d’abord dans un réservoir de 228 mètres cubes de capacité dit de « Moulines », à l’altitude 125 ; elles en partent par une conduite entièrement en fonte, de o,5oo, qui mesure 28600 mètres jusqu’au réservoir du Moulin au Roy (cote d’altitude 45), en passant par le
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- Calvados
- réservoir intermédiaire de Tilly la Campagne (cote y5). Tous ces réservoirs sont en maçonnei ie : le premier est couvert de voûtelettes en briques avec fers à I, les deux derniers sont couverts de voûtes d’arêtes avec piliers intérieurs en briques (de o,46 de côté et de 3,26 d’espacement d’axe en axe). Le réservoir de Tilly contient 2914 mètres cubes, avec 4 mètres de hauteur d’eau ; celui du Moulin au Roy contient 7 821 mètres cubes avec 5 mètres de hauteur d’eau.
- o. — Réseau maillé unique, partant du réservoir du Moulin au Roy, et se développant sur 5o 611,85 mètres en tuyaux de o,5oo à 0,060 dediamètre ;
- 3 fontaines monumentales et 3 fontaines Wallace ;
- 171 bornes-fontaines (85 du type Flicoteaux, 4o Ghappée et 46 Gibault) ;
- i65 bouches d’arrosage des rues (Flicoteaux, Ghappée et Gibault) ;
- 18 bouches d’arrosage dans les squares ;
- 11 robinets de puisage ;
- 64 bouches spéciales d’incendie, de 80 millimètres, type Mathelin et Garnier) ;
- 67 urinoirs à effet d’eau ;
- 1 952 branchements pour concessions particulières.
- 6- — La consommation totale en 1900 a été de 2632839 mètres cubes, soit 7215 mètres cubes en moyenne par jour, avec maximum de 8710 et minimum de 63oo mètres cubes.
- Les abonnements sont au robinet libre, au robinet de jauge ou au compteur (Etoile, Frager et Bariquand), aux prix ci-après :
- i° Au robinet libre, i5 francs par an pour un ménage de 3 personnes, 20 francs pour 4 personnes, 4 francs par personne en plus jusqu’à 10, 3 francs de 10 à 20 et 2 francs au-dessus de 20, 6 francs par cheval et par voiture, 5 francs par âne et bœuf, 0 fr. 06 le mètre carré de jardin.
- 20 A la jauge, pour un abonnement de i5o litres (minimum) à 5oo litres par jour, 0 fr. 23 le mètre cube ; pour 1 de 1 000 litres, 0 fr. i5 le mètre cube ; de 1 5oo litres, 0 fr. i45 ; de 2 000 litres, 0 fr. 1.4 ; de 2 à 10 mètres cubes par jour, 0 fr. 12 ; de 10 à 18 mètres cubes par jour, ofr. 10 ; au-dessus de 18 mètres cubes, 0 fr. 08.
- 3° Au compteur : pour un abonnement de i5o litres (minimum) à 5oo litres par jour, 0 fr. 28 le mètre cube ; de 5oo à 1 000 litres, de 0 fr. 28 à 0 fr. 24 ; de î à 2 mètres cubes par jour, de 0 fr. 24 à 0 fr. 20 ; de 2 à io mètres cubes de 0 fr. 20 à 0 fr. 162 ; de 10 à 18 mètres cubes, de 0 fr. 162 à 0 fr. 146 ; de 18 à 26 mètres cubes par jour, de o fr. ï46 à o fr. i3 ; au-dessus, de 0 fr. i3 à o fr. 12 ; puis o fr. 12 uniformément.
- L’entretien coûte annuellement environ 20 000 francs.
- 7. — Suivant les sources : degré hydrotimétrique, de 24° à 28°; degré permanent, de 3 à 5° ; résidu fixe, de 34o à 4oo milligrammes ; GaCO3, de 226 à 267 ; CaSOL de 7 à 35 ; MgSO4, de 0 à 6 ; NaCl, de 34 à 46 ; silice et résidu insoluble, de 25 à 35 ; nitrates, traces ; ammoniaque, o ; matières organiques (en oxygène), de 0 625 à x 3j5.
- Des analyses sont faites par MM. les Drs Louise et Joyeux-Laffuie, professeurs à la Faculté des sciences.
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- Calvados
- H8 —
- 8. — Les ingénieurs de la ville ont étudié un projet d’usine élévatoire auxiliaire. L’eau serait puisée dans la nappe artésienne de l’oolithe ferrugineuse à la base du bajocien. Cette nappe très puissante pourrait fournir 4 5oo mètres cubes par 24 heures. L’installation du puits, de l’usine dans les terrains de la ville près du Réservoir du Moulin au Roy ne coûterait pas plus de i5o 000 francs.
- 9. — Fosses fixes pour les matières fécales.
- Il n’y a qu’un réseau d’égout embryonnaire, se déversant dans le Grand Odon, le petit Odon et l’Orne, qui traversent la ville.
- Il y a des boîtes spéciales pour les ordures ménagères, qui sont enlevées tous les matins.
- Condé-sur-IVoireau (6.247 M (5*709 p- m. a.).
- Pas de distribution d’eau ; nombreux puits de 10 à 25 mètres de profondeur.
- La ville est disposée à charger la maison Gibault, de Paris, d’exécuter l’adduction et la distribution de l’eau de 2 sources situées à 8 kilomètres de la ville, dans les grès primaires. Les sources débitent au minimum 5 litres par seconde ; elles seront captées par des tronçons de galeries, entre des puits. La conduite d’amenée sera en fonte ; un réservoir de 2 000 mètres cubes est prévu, La dépense est évaluée à 4oo 000 francs. L’eau a 9 à 13° bydrotimétriques.
- D’autre part, M. l’ingénieur Billé a fait des propositions à la ville : il garantirait 1 000 mètres cubes par jour moyennant une somme à forfait de 610 000 francs.
- Falaise (7.014 h.) (6.2i5 p. m. a.) — environ i.5oo maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Projet exécuté en 1875 par la maison Fortin-Hermann (de Paris) : dépense faite : i5o 000 francs.
- Régie directe : l’architecte de la ville, directeur du service des eaux.
- 1. — Les sources émergent à 1 800 mètres au sud du centre de la ville : elles sont recueillies par une galerie de drainage de 3 m. 5o de profondeur, et conduites par des tuyaux en fonte de 0 i5o sur 3oo mètres de long jusqu’au réservoir.
- 4. — Réservoir en maçonnerie et voûté, de 3oo mètres cubes, divisé en 2 compartiments.
- 5. — Réseau de distribution en fonte ;
- 5 fontaines monumentales à jet continu ;
- 38 bornes-fontaines ;
- 10 bouches sous trottoirs ;
- i43 branchements de concessions particulières.
- 6. — En 1876, les sources débitaient de 85o à 65o mètres cubes, mais elles ont diminué et ne donnent plus que 510 mètres cubes à 3go mètres cubes par jour moyenne 433 mètres cubes.
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- Calvados
- Toutes les concessions sout au compteur (Schreiber) au prix de 15 francs par an pour i hectolitre par jour, et o fr. 3o le mètre cube pour le surplus.
- •7. — L’eau est bonne et bien captée : pas d’analyses. La fièvre typhoïde a disparu depuis la distribution.
- 9. — Pas d’égouts : caniveaux se déversant dans les petits cours d’eau qui traversent la ville.
- Honfleur (9.461 b.) (8.735 p. m. a.) — 1.583 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Projet dressé par M. Binet, exécuté en 1895 ; dépense 25oooo francs.
- Il y a encore 8 puits publics et une centaine de puits particuliers.
- Régie directe ; l’architecte-voyer, directeur du service des eaux.
- 1. — Les sources sortent à la lisière du bois Le Canet, de la marne crayeuse (cénomanien) surmontant l’argile du gault : elles sont captées par trois puisards maçonnés dépassant le sol et bien à l’abri des infiltrations superficielles. Conduite d’amenée en fonte, sur 1 3oo mètres de longueur ; diamètre de 0,25 et 0.15.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, de 1 5oo mètres cubes, mi-enterré, avec 20 mètres de côté et 3 m. 80 de hauteur d’eau : il est couvert de voûtes en briques de 0,11 et fers à I, ceux-ci supportés de distance en distance par des piliers en fonte et encastrés à leurs extrémités dans les murs.
- o. — Réseau de distribution en tuyaux de fonte de 0,260 à 0,080, sur un développement de 10 285 mètres avec 56 vannes d’arrêt ;
- 75 bornes-fontaines ;
- 7 bouches d’incendie de 0,100 ;
- 26 bouches sous trottoirs ;
- 8 urinoirs publics â effet .d’eau ;
- 200 branchements de concessions particulières.
- 6. — Le débit total annuel est de 2 25 000 mètres cubes, soit une moyenne de 620 mètres cubes par jour ; en temps normal on dispose de 800 mètres cubes.
- Les concessions sont au compteur Frager, Barriquand et Marre aux prix de 20 francs pour un abonnement de 200 litres par jour (minimum), 3o francs pour 4oo litres, 40 francs pour 600 litres, 5e francs pour 800 et 60 francs pour 1 mètre cube par jour ; les excédents sont payés 0 fr. 25 le mètre cube pour les 100 premiers mètres, 0 fr. 20 les 100 suivants et 0 fr. i5 au-dessus.
- *7. — Degré hydrotimétrique, 290 ; degré permanent, i°25 ; résidu à ioo°, 245 milligrammes ; CaGO3, 236 ; CaSO4, 16 ; CaCl2, 2.
- Pas d’ analyse bactériologiqne ; l’eau paraît bonne.
- 9. — Il y a environ 600 mètres d’égouts ne recevant pas les matières fécales et se déversant dans le bassin du port.
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- Calvados
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- Lisieux (16.239 h.) (i5.ig4 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- Les sources de Cavaudon avaient été amenées par l’évêque de Lisieux il y a plusieurs siècles, et celles des Rouges-Fontaines le furent par la ville dès 1678 : les tuyaux étaient en poterie.
- En 1882, la ville donne la concession pour 5o ans à la Compagnie générale des eaux, 52, rue d’Anjou, Saint-Honoré, à Paris ; la dépense d’installation a été environ 5oo 000 francs. En 1894, la Compagnie a acheté une nouvelle source dite du « Lieu-Doux », à Ouilly-le-Vicomte.
- i. — Quatre sources aux environs de la ville (calcaire jurassique supérieur) : celles de Cavaudon et des Rouges-Fontaines à l’est (com. de Saint-Jacques), celles de Rourguignolles à l’ouest (com. de Saint-Désir) et celle de Lieu-Doux au nord (com. d’Ouilly-le-Vicomte). Chaque source est amenée à un réservoir.
- 4. — Quatre réservoirs en maçonnerie, recouverts de voûtes en briques creuses avec fers à 1 s’appuyant sur des colonnes en fonte et des poutres métalliques établies sur les murs. Les réservoirs de Cavaudon, des Rouges-Fontaines et de Rourguignolles sont tous trois à la cote 78 5o, communiquent entre eux par la canalisation et contiennent respectivement 620 mètres cubes, 820 mètres cubes et 84o mètres cubes ; le réservoir de Lieu-Doux est à la cote 76 65 fonctionne isolément (pour la partie basse de la ville) et contient 200 mètres cubes.
- 5. — Réseau de canalisation en fonte comportant un développement de 27 746 mètres ; tuyaux de 0,216 à o,o4o ;
- 70 bornes-fontaines ;
- 80 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 24 urinoirs publics à effet d’eau ; environ 200 concessions particulières.
- 6. -— La source de Cavaudon débite normalement 270 mètres cubes par jour, celle des Rouges-Fontaines 470 mètres cubes, celle de Bourguignolles 420 mètres cubes et celle de Lieu-Doux 63o mètres cubes, soit au total 1 790 mètres cubes. La Compagnie doit fournir à la ville pour les services publics de 5oo à 800 mètres cubes par jour, au prix de 26 francs le mètre cube par jour.
- Les concessions particulières paient au maximum 20 francs pour 1 hectolitre par jour, plus la location du compteur qui est de 2 francs par mois.
- H. — L’eau paraît bonne et bien captée ; elle est analysée tous les trois mois; jusqu’à ce jour on n’a trouvé aucun microbe pathogène.
- 10. —Quelques rares égouts pour les eaux pluviales et qui reçoivent aussi les eaux usées.
- Trouville (6.4oi h.) (5.684 p. m. a.) — 2.200 maisons.
- La population balnéaire de l’été est de 25 000 à 26 000 h.
- Sources, adduction par la gravité et par machines à vapeur.
- En 1878, la ville a donné une concession de 99 ans à la Compagnie des Eaux de Trouville. Travaux exécutés en 1878 et 1879, suivant projet de
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- M. Guérin ; dépense faite : 35oooo fr. ; travaux ultérieurs pour iooooo francs. Un nouveau projet d’adduction d’eau dressé par M. Brassard ingénieur, exécuté en 1902-1903. Dépense prévue 25oooo francs. Dépense faite 5oo 000 francs.
- M. Laramée, Directeur des travaux de la ville.
- 1. — Sources de St-Pierre-Azif (calcaire corallien),à i4 kilomètres au sud de la ville. Les captages sont de petites chambres en maçonnerie, avec une chambre principale de réunion, d’où part la conduite d’amenée : cette conduite primitivement en grès, est aujourd’hui entièrement en fonte, avec 0,220 de diamètre, sur 3 kilomètres et 0,175 sur 9 kilomètres, i2km.3oode longueur et [\o mètres de différence de niveau aux deux extrémités.
- 2. — Eau reconnue de bonne qualité et distribuée telle qu’elle sort des sources.
- 3. — Élévation mécanique ; 2 réservoirs altitude ko mètres au-dessus du niveau moyen de la mer à Marseille une partie refoulée de l’un d’eux vers 2 autres réservoirs situés à 120 et i4o mètres d’altitude.
- Pompes Worthington pouvant élever 1 000 litres d’eau dans une minute à 80 mètres de hauteur.
- Prix de revient de la force motrice o fr. 20 le mètre cube.
- 4. — 5 réservoirs : 1 en maçonnerie, 4 en ciment armé, en compartiments de 900 mètres cubes, 5oo mètres cubes, 3oo mètres cubes et 25o mètres cubes, •établi 1 sur la côte d’Aguesseau et à demi-enterré : 2 rue Tarale et 2 sur le chemin de Grande Communication numéro 34 de Trouville à Honfleur.
- 5. — Réseau de distribution de 20 kilomètres de développement en tuyaux de 0,175 à 0,220 ;
- 36 bornes-fontaines ;
- 110 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 12 urinoirs à effet d’eau ;
- 5oo branchements de concessions particulières.
- Les abonnements sont au compteur (Siemens, Étoile). Les habitants même de Trouville paient o fr. 5o le mètre cube toute Tannée, mais s’ils louent pendant la saison, le prix est porté à 1 franc du Ier juin au Ier novembre ; minimum de perception, 3o francs. Les étrangers 2 francs le mètre cube, avec minimum de perception de 60 francs ou 1 franc avec minimum de 3oo francs.
- — Degré hydrotimétrique, 32 à 34° ; degré permanent 4°5 ; résidu à no0, 378.7 ; CaCO3, 3o2 ; SO3, 4 à 5 ; SiO2. 25 ; matières organiques (en oxygène), i.5.
- En 1890, on a trouvé des colibacilles.
- 8. — On cherche dans l’avenir à augmenter le débit disponible par l’amenée de nouvelles sources à St-Gatien et à St-Benoit d’Hébertot.
- 9. — L’assainissement de Trouville a été réalisé en 1897 par l’installation d un réseau d’égouts-vannes du système Liernur, pour l’évacuation des matières fécales et des eaux ménagères : 11 districts avec réservoirs de district, et une usine d’aspiration et d’épuration biologique des matières, située à 2 kilomètres à l’amont de la ville sur la Touque. Le système a coûté 1 million.
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- Les taxes de vidange sont calculées à raison de o fr. 07 par mètre carré de surface occupée par l’appartement (cave et grenier comptés).
- Il y a un réseau d’anciens égouts dans la partie basse pour les eaux pluviales : ils débouchent en divers point du quai du port d’échouage.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours par une entreprise.
- Vire (6.353 h.) (6.228 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- L’adduction des sources de Mancellières date de 1575 ; diverses modifications et adductions ont été faites en 1848 et 1886 et ont coûté 2i5ooo francs, Il y a en outre 25 puits publics et 60 puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. — Les sources de Mancellières sortent de la limite du granit et des schistes cambriens : il y a des drains en tuyaux de poterie de 0.22 à 6 mètres de profondeur. La conduite d’amenée est aussi en tuyaux de poterie semblable et a 2 255 mètres de long.
- Les sources de Loulerie et la source du Yidaignet sortent du granit : les premières sont renforcées par des aqueducs drainants (dalots en pierres sèches) et ont une conduite d’amenée en ciment armé de 1 4oo mètres de long ; la seconde est amenée par un petit aqueduc au réservoir et à une fontaine publique.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, enterrés, de chacun pour 5oo mètres cubes, pour l’eau des Mancellières. Un réservoir de 60 mètres cubes en ciment armé pour l’eau de Loulerie, et un en maçonnerie, de 36 mètres cubes pour celle du Yidaignet.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, de 2 5oo mètres de développement, en tuyaux de o,25o à o,o4o ;
- 5 fontaines à écoulement continu (sauf pendant la sécheresse) ;
- 53 bornes-fontaines ;
- 68 bouches d’incendie ;
- 22 urinoirs à l’huile ;
- . 128 branchements de concessions particulières.
- 6. — Les sources donnent ensemble de 1 000 mètres cubes à 25o mètres «cubes par jour. Concessions au compteur (Frager, Étoile, aux prix de o fr, 3o à o fr. 20 le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 3° ; résidu fixe, 78 ; CaO, 7 ; MgO, 3 ; chlore, 20 ; SO3, 2 ; SiO2, 19 ; alcalis 18 ; acide nitrique, 5
- Pas d’analyse bactériologique.
- 8. — La ville étudie une distribution d’eau de lavage ; on prendrait de l’eau d’un bras de la Yire, â 5 kilomètres en amont, à raison de 10 litres par •seconde, et pour ne pas léser les usiniers, on établirait un barrage-réservoir de i5oooo mètres cubes sur le 2me bras de la rivière. La dépense est évaluée 120 000 francs.
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- 9____Quelques égouts pour les eaux pluviales et ménagères ; beaucoup de
- tonnes mobiles pour les matières fécales.
- Villes de moins de 5.ooo habitants
- Beuzeval-Houlgate (1.204 h.)
- En 1873, adduction de sources par la gravité : distribution concédée à la Société des eaux d’Houlgate.
- Blangy-le-Château (56o h.)
- I. — Adduction par la gravité. Les eaux abondantes et calcaires naissent sur les plateaux de Saint-Philbert des-Champs. Un aqueduc de 5 mètres de longueur déverse les eaux dans un réservoir cylindrique de 1 000 litres, d’où part une conduite en poterie aboutissant à une fontaine publique située dans la partie haute du bourg.
- 5. — Réseau de distribution de i48 mètres de développement :
- 1 fontaine-publique ;
- 2 bornes-fontaines ;
- 11 branchements pour concessions particulières.
- 6. — Les concessions particulières paient de 5 à 10 francs par an.
- Bonneville-la-Louvet (1.027 h-)
- Projet d’adduction d’eau potable dressé en 1905 par M. Le Moulée, ingénieur hydraulicien à Caen. La commune a demandé par application de la loi des finances du 31 mars 1903, une subvention sur les fonds du pari mutuel. 11 vient d’être accordé une subvention de 3 i5o francs.
- Les travaux se montant à 17000 francs vont être exécutés en 1908.
- La source de la fontaine Saint-Martin, qu’il s’agit de capter, débite 75 litres à la minute dont i/5 seulement serait utilisé comme eau potable. Cette source est alimentée par la nappe cénomancienne.
- Le projet comprend à son point d’émergence 1 réservoir de captage d’une contenance de 46 mètres cubes, .une canalisation en fonte de o m. 080 sur une longueur de 1 096 mètres aboutissant à 3 bornes-fontaines placées dans la partie agglomérée du bourg, sur cette conduite s’embranche une autre canalisation de o m. 060 et 652 millimètres de longueur, destinées à alimenter 2 bornes-fontaines placées dans le quartier appelé le « Nouveau-Monde.
- Breuil-en-Auge. — (53o h. dont 25o agglomérés)
- La commune traite en ce moment l’acquisition d’une source dont la situation géologique a été reconnue satisfaisante ; les analyses chimiques bactériologiques ont aussi donné de bons résultats ; la commission sanitaire de Pont-1 Evêque a émis un avis favorable à sa captation.
- Cette source d’un débit de 4o litres environ à la minute est situee a I 100 mètres de P agglomération où il est question de placer 4 bornes-fontaines.
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- Gabourg. (i.85a h.) (population balnéaire 8.000 h.)
- Projet de M. Binet exécuté en 1892. Dépense faite 2o5ooo francs. Des sources sont captées à flanc de coteau. Une conduite de o m. 160 de diamètre et de 2 35o mètres de longueur amène les eaux du réservoir de Grangues de 1 200 mètres cubes de capacité. 7 bornes-fontaines, 27 bouches d’arrosage et d’incendie. 4oo concessions particulières ; débit disponible 5oo mètres cubes par jour.
- Deauville (3.356 h.) (3.227 P- m- a-)
- La population balnéaire de l’été est de iô.ooo habitants.
- Concession à une Compagnie locale. — Sources du Vieux Deauville, captées en 1886, (dépense 120.000 francs), et sources de Glanville, à 10 kilomètres de Deauville, sortant de la base du corallien, et captées en 1897, (dépense 260.000 francs). Conduite d’amenée en fonte. — Trois réservoirs en maçonnerie, contenant ensemble 1 200 mètres cubes. — Conduite principale de distribution de 2 kilomètres en tuyaux de 0.180 et réseau de distribution de 8 kilomètres de développement. Le débit disponible est de 3oo mètres cubes pour les sources du Vieux-Deauville, est de 2 4oo mètres cubes par jour pour celles de Glanville.
- Livarot (2.o5o h.)
- Source à 2 kilomètres captée en 1882 et amenée par des tuyaux en terre cuite (dépense : 35 000 francs) ; et source Boutrou (base du corallen) amenée en 1899, par des tuyaux en fonte sur 2 km. 5oo (dépense : 36 000 francs). Réservoir de i5o mètres cubes en deux compartiments. Conduites de distribution de 1 470 mètres de long, 17 bornes-fontaines et 6 bouches d’incendie. Débit disponible ; 100 mètres cubes par jour pour la ire source et 5oo mètres cubes pour la seconde, 20 concessions anx particuliers.
- Régie-directe. — Abonnement au compteur 20 francs pour 200 litres par jour, en plus de cette quantité o fr. 20 par mètre carré. L’abonné fournit son compteur (marque adoptée le Strident).
- Orbec (3.ioi h.)
- Sources basses, dans la vallée de l’Orbiquet à l’amont de la ville, captées en 1881 (dépense faite : 120 000 francs) et élevées par 2 groupes de pompes, mues par une roue hydraulique. L’un des groupes dessert la partie basse de la ville, l’autre la partie haute par l’intermédiaire d’un réservoir de 4oo mètres cubes. Les deux réseaux de distribution peuvent communiquer, ils ont ensemble 4 i5o mètres de développement, 27 bornes-fontaines, 13 bouches d’arrosage et d’incendie et 120 concessions particulières ; rapportant 2 900 francs débit disponible, 5oo mètres cubes par jour.
- Pontfarcy (710 h.)
- Sources : adduction par la gravité.
- Source à 5oo mètres du bourg.
- 1 réservoir de 2 4oo litres.
- 3 bornes-fontaines.
- Agglomération : 400 habitants.
- Travail exécuté par M. Mannoury Ingénieur des Ponts et Chaussées.
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- Pont-l’Évêque (2.983 h.)
- En i853, la comtesse de Brassard a payé la conduite d’amenée et de distribution d’une source (corallien) dite Fontaine-Marais, commune de St-Hymer, située à 1 600 mètres. La ville n’a eu à payer que io5oo francs et 134oo francs, depuis. Réservoirs de 80 mètres cubes chacun, l’un à la source, l’autre à l’extrémité de la canalisation rue St-Melaine ; réseau de distribution de 4000 mètres de développement ; 20 bornes-fontaines ; 14 bouches d’arrosage ; 1 bouche d’incendies 60 concessions particulières, 4 urinoirs publics. Débit disponible, 4io mètres cubes par jour.
- St-Pierre-sur-Dives (2.276 h.)
- En 1894, on exécute un puits avec forage tubé jusqu’à 3o mètres de profondeur, dans le calcaire oolithique (3 tubes concentriques, de manière à éviter la première nappe). L’eau n’arrive qu’à 12 mètres en dessous du sol, elle est élevée par une éolienne Bollée et un moteur à gaz Niel de 4 chevaux comme machine de secours. Réservoir de 1 200 mètres cubes avec voûtes en briques, fers à I, colonnes en fonte : 29 bornes-fontaines 12 bouches d’incendie et 5 urinoirs à effet d’eau,
- Dépense : g5 000 francs.
- St-Sever (i.456 h.)
- Sources : adduction par la gravité. Source du ruet Homerie dans la forêt de St-Sever à 1 5oo mètres. t réservoir de 5 000 litres ; i5 bornes-fontaines ;
- 5 urinoirs à effet d’eau ; i3 concessions particulières.
- Prix de l’abonnement 4o mètres cubes pour 10 francs. (Travail exécuté par M. Bérard Ingénieur et M. Buot, Conducteur des Ponts et Chaussées).
- Vassy (2.120 h.)
- Sources : Adduction parla gravité. Source de la Herbelière. Terrain argileux et schisteux. Longueur de la conduite d’amenée 2 000 mètres. Réservoir de 60 000 litres, conduite en fonte, débit 3o litres par seconde, 10 bornes-fontaines 10 bouches d’incendie, 10 conduites particulières. Abonnements io francs par an pour 4o mètres cubes.
- Villers-sur-Mer (i.3g4 h. — 240 maisons).
- La population flottante de l’été est de 6 700 habitants.
- Adduction par la gravité,
- 1 • — Source des Vignes, située dans la côte de Villers (altitude 5o mètres au-dessus du niveau de la mer). Les eaux émergent de la roche marneuse ; elles sont captées au moyen de pilrrées et de petits ouvrages en maçonnerie. Longueur de la conduite d’amenée î 800 mètres. Conduite en fonte de 0 m. 120*
- 2. — Epuration de l'eau. Néant.
- 3. —» Élévation mécanique. Néant.
- 4. — Chambre d’eau à la sortie des captages.
- — Réseau de distribution de 5 000 mètres de développement ;
- 2 bornes-fontaines ;
- 10 bouches d’incendie ;
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- 2 urinoirs :
- 45o branchements pour concessions particulières pour 240 abonnés.
- 8. — Les abonnements au robinet de jauge seulement 5o francs l’an pour 2Ôo litres par jour.
- V. — A été expérimentée par les Docteurs Cahors et Foubert.
- 8. — Un projet d’adduction de sources de St-Vaast d’un débit de 120 mètres cubes par jour est à l’approbation et sur le point d’être réalisé. Projet dressé par M. J. Le Moulée Ingénieur à Caen.
- O. — Aux sources de St-Yaast.
- 10. — Des égouts déversent les eaux de toute nature à la mer.
- L’enlèvement des eaux et matières féales a lieu par des entreprises particulières.
- Thury-Harcourt (1-127 h.) (p. m. a. 1.000)
- Le Conseil Municipal a définitivement adopté un projet de dérivation de la source de la Bourdonnière à Espins, cette source débite 25o mètres cubes par 24 heures. La conduite d’amenée aura 6 kilomètres.
- La dépense prévue 117 000 francs.
- Projet dressé par M. J. Le Moulée Ingénieur à C^en.
- Autres communes ayant fait une adduction d'eau (depuis 1884)
- Noms des communes Population ! Date des travaux Dépenses faites Observations
- fr.
- Boissey O O 1894 i3 000
- Villerville i o65 1896 65 000
- Cesny-Bois Halbout . 587 1898 33 000
- Dives sur-Mer . . . 3 453 1907 »
- St-Gatien des Bois. . 99° 1902 35 000
- Dozulé ...... 879 1891 O O O 1
- Villers Bocage . . . 1 073 1899 7 5oo
- En résumé, le département a de nombreuses ressources en eau dans les nappes et sources du calcaire jurassique qui occupe toute la partie centrale, et dans la nappe de la craie qui règne sous la partie Est ; quant à la partie Ouest, occupée par les schistes cambriens et siluriens, elle a des sources nombreuses, mais petites, très disséminées. Très peu de communes sont privées de sources et n’ont que des puits.
- Ce département comprend :
- 2 2 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- 11 communes ayant une distribution d’eau incomplète ;
- 278 communes ayant des sources nées sur place, des puits ou citernes ;
- 354 communes ayant des puits ou citernes. i4 villes ont un réseau d’égoûts incomplet.
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- DÉPARTEMENT DU CANTAL
- (4 arrondissements, 23 cantons, 267 communes, 228.690 habitants).
- , , , . . ( ville 1412 ) „
- Aurillac (17 772 h.) (14.097 P- m. a.) Maisons j ^ j 1679
- Double distribution : eau de source et eau de rivière brute
- Avant 1868, la ville avait de nombreux puits et quelques fontaines, ainsi qu’une dérivation de la Jordanne. En 1868, elle a fait l’adduction des sources du Morou et aménagé la prise de la Jordanne ; en 1886, elle a complété la distribution intérieure. Les dépenses faites en 1868 et 1886 se montent à 331 483 francs.
- Régie directe : M. Courbaize, directeur du service.
- a) Eau de source.
- 1. — Sources du Morou, situées à 2 kilomètres au-dessus d’Aurillac sur le versant gauche de la vallée de la Jordanne, sortant du calcaire oligocène.
- L’adduction se fait par une conduite en fonte de 0,20 aboutissant à 2 compartiments du réservoir d’Aurinques.
- 2. — L’eau devient laiteuse par les pluies : pas de filtration.
- 4. — Deux compartiments de 55o mètres cubes chacun, installés sur de coteau d’Aurinques.
- 5. — Elle alimente seulement 5 grandes fontaines à jet continu, établies sur les places publiques de la ville : il se perd ainsi les 9/10 de cette eau, qu’il vaudrait mieux réserver à la boisson et mieux répartir dans la ville.
- 6. — Le débit varie de 17 litres à 4 L 5 par seconde, et est en moyenne de 10 litres (864 mètres cubes par jour).
- Il n’y a pas de concessions de cette eau.
- ¥ •— Degré hydrotimétrique, 12°8 ; résidu fixe, 269; bi-carbonate de chaux, 107,6 ; carbonate de chaux, 65,3 ; sulfate de chaux, 2,6 ; chlorure de calcium, 3,7 ; bi-carbonate de magnésie, 18,8 ; bi-carbonate de fer ; i5,5 ; chlorures alcalins, 16; acide nitrique, 1,8; matières organiques (en poids réel), 2,8, ammoniaque libre ou combiné, 0 mgr. 02 ; ammoniaque albuminoïde, 7 mgr. 5 ; température, 120.
- On a trouvé de i5o à 7 688 germes aérobies par centimètre cube lors des diverses analyses bactériologiques ; eau à caractère superficiel.
- b) Eau de la Jordanne.
- 1 • — Prise d’eau en rivière à Braqueville, à 3 kilomètres à l’amont d’Au-rillac, dans la retenue faite par un barrage en travers de la rivière, à la cote 655,io. La conduite entre ce point et les réservoirs d’Aurinques, a 44°°
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- mètres de longueur et 10 mètres de chute totale : elle est en fonte de 0,20.
- 5. — Pas d’épuration. L’eau est souvent trouble et limoneuse (bassin volcanique), et de plus, les égouts du village de St-Simon se jettent dans la rivière à l’amont de la prise, qu’il conviendrait au moins de remonter au-dessus de ce village. L’eau dépose beaucoup dans les réservoirs.
- 4. — £es deux autres compartiments, de 55o mètres cubes chacun, du réservoir d’Aurinques, servent pour l’eau de la Jordanne ; cote 645.
- 5- — Réseau de distribution en fonte ;
- 25 bornes-fontaines ;
- 584 concessions particulières et 14 branchements pour les établissements publics.
- 6. — Débit de 12 à 16 litres par seconde, soit 1 200 mètres cubes par jour en moyenne ; en sécheresse, il se réduit à près de la moitié.
- Les concessions particulières sont au compteur (systèmes Kennedy, Frager, Hurtu). Les concessions au robinet de jauge ont été supprimées.
- Le Conseil municipal d’Aurillac a adopté à la date du 25 janvier 1903, le tarif et réglement d’eau suivant :
- Prix du mètre cube : 0 fr. 25.
- Les établissements communaux et l’hospice jouissent de l’eau gratuitement. Aux établissements départementaux et aux casernes, il est alloué gratuitement par journée d’occupation 20 litres d’eau par personne et 4o litres par cheval, le surplus est compté à raison de 0 fr. o5 le mètre cube. Il est alloué gratuitement 12 mètres cubes par jour au Lycée, sauf pendant le temps des vacances.
- Les concessions ont rapporté en 1906 la somme de 21 381 fr. 65 alors que la dépense d’entretien annuelle varie entre 5ooo et 6000 francs.
- *7. — Degré hydrotimétrique, 5°4 ; résidu fixe, no : bicarbonate de chaux, 38,7 ; carbonate de chaux, 20,7 ; chlorure de calcium; 2,8 ; sulfate de chaux, 1,6 ; bicarbonate de magnésie, 4,7 ; bicarbonate de fer, i3,3 ; silice, i6,5 ; chlorures alcalins, 13 ; acide nitrique, 1,5; matières organiques (en poids réel), 2,6; ammoniaque libre ou combiné, 0 mgr. 09; ammoniaque albuminoïde, 0 mgr. o34 ; température en été, i3°.
- On a trouvé un nombre de bactéries variant aux environs de 3 000. Eau toujours douteuse.
- 8. — La Ville a décidé d’amener de nouvelles sources pour faire une véritable distribution d’eau de sources et réléguer l’eau de la Jordanne au rang d’eau de lavage.
- M. l’abbé Moulier, chargé par le Conseil municipal de la recherche et de la captation des eaux naturelles, a proposé les sources de Lavergne-Nègre et d Emprades, un peu en aval de Velzie, dans la vallée de la Jordanne, à une distance de 12 kilomètres d’Aurillac.
- On peut compter sur un débit minimum de 70 à 80 litres à la seconde.
- Ce sont des eaux de source dont la température est de 8°.
- L examen géologique fait par M. Boule, professeur au Muséum d’histoire Naturelle de Paris et les analyses chimiques et bactériologiques faites par
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- M. Gros, Directeur du Laboratoire Municipal de Clermont-Ferrand, sont
- entièrement satisfaisantes.
- M- le Maire d’Aurillac a chargé M. Nicolas, Ingénieur des Ponts et Chaussées à Aurillac, de dresser le projet d’adduction et de distribution de ces eaux, pour l’alimentation publique des habitants de la ville d’Aurillac.
- Ce projet est à l’étude.
- 9. — Le tout à l’égout, système unitaire, est pratiqué à Aurillac depuis 1885, époque où on a établi un important réseau d’égouts; depuis 1899 à 1907, on a ajouté encore une assez grande longueur à ce réseau, en sorte qu’on a aujourd’hui :
- i° Un collecteur de 2 mètres de hauteur et 1 m. 4o de largeur maxima
- sur............................................................ 1.233 m.
- 20 Des égouts secondaires de i,5o sur 0,80. ayant un développement de. . . ............................................. 5.a55 m.
- 3° Des tuyaux de 0 m. 60 de diamètre sur une longueur de. . 1.555 m.
- Total 8.o43 m.
- Il reste encore 1 4<>0 mètres environ de longueur de rues à pourvoir d’égouts, ce qui portera le réseau à 9 k 5oo.
- Tous les égouts sont en béton de ciment à prise rapide. Le collecteur, qui a une pente variant entre o m. 0042 et 0,016 par mètre, longe le thalweg de la vallée de la Jordanne et se jette dans cette rivière, à l’ouest de la ville, sans épuration. 11 y aurait intérêt à conduire le sewage dans les prairies d’Arpajon, où il serait bien utilisé à l’irrigation.
- Saint-FIour (5.o65 h.) (4.090 p. m. a.)
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- Travaux exécutés en 1888 pour l’adduction de la ville haute.
- Régie directe.
- 1. — Pour la ville basse, il y des fontaines à jet continu alimentées par des sources peu distantes et amenées par des tuyaux en fonte : ces sources sortent du basalte.
- Pour la haute ville ou ville proprement dite, on a capté et réuni les sources de Frayssinet, du pré Morel et de Védernat, qui sortent des fissures de la lave basaltique. Le captage a été fait par des tronçons d’aqueduc drainant, formés d’un dallot de o,3o sur o,3o, avec cuvette en ciment au bas, barbacanes du côté des suintements et pierrée filltrante en avant des barbacanes et au-dessus de la dalle de recouvrement. Pour recouvrir l’eau de Yédernat aux autres, on a traversé un contrefort par une galerie en tunnel de 4oo mètres de long et 0,002 de pente : elle a 0 m. 60 de large, 1,60 de hauteur, 0 m. 35 d’épaisseur de maçonnerie et présente au bas une cuvette cimentée de 0,20 de large sur o,i2 de profondeur.
- Après la réunion des sources, la conduite d’amenée est en fonte.
- 4. — Elle aboutit à un réservoir de 5oo mètres cubes, en maçonnerie, à 2 compartiments, dominant la ville de 3o mètres.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- 5. — Réseau de distribution en fonte, de 0,108 à o,o4 de diamètre ;
- 8 fontaines à jet continu et 29 bornes-fontaines ;
- Pas de concessions aux particuliers.
- f>. — Le débit descend en été à 100 ou 115 mètres cubes par jour, et on doit arrêter les fontaines la nuit.
- 8. — Un projet ayant pour objet de capter diverses sources dans la section de Saint-Maurice, commune de Valuéjols, au pied des montagnes du Cantal, a été présenté par la municipalité de St-Flour il y a environ 1 an 1/2. Ce projet aura pour résultat d’assurer à la ville un volume d’eau journalier de 1 o36 mètres cubes.
- M. Boule a examiné il y a 4 ou 5 mois les eaux à utiliser et les a déclarées d’excellente qualité.
- 9. — Il y a un certain nombre d’égouts formés de dallots de 1,20 sur 0,80, dont le radier est le plus souvent le rocher même.
- Villes de moins de 5.000 habitants
- Mauriac (3.594 h.)
- Une source de terrain volcanique anciennement amenée à Mauriac, dite source de l’Enchalade, est très facilement polluée par les habitations récemment établies à l’amont. Elle ne sert plus qu’au lavage et «à l’arrosage.
- En 1895 on a commencé la captation des eaux du plateau volcanique de Flageoles au moyen d’une galerie drainante. Dépense faite i53,4oo francs. Le volume d’eau fourni étant insuffisant pendant la période de sécheresse, de 1901 à 1908, on a exécuté parallèlement au thalweg, et de part et d’autre, deux tranchées de 478 mètres et 486 mètres de longueur, d’ane profondeur moyenne de 4 mètres. Les eaux dites du Yigean, se rassemblent dans un puisard à l’extrémité de la tranchée Sud d’où part la conduite d’adduction.
- Cette dernière est libre sur 265 mètres de longueur (diamètre 0 m. i5) puis enterrée sur 1675 mètres (diamètre 0 m. 18). Elle aboutit au réservoir situé au point culminant de la ville. Dépense faite 5o 000 francs. On comptait sur un débit moyen de 200 mètres cubes. Il n’a pas été atteint.
- En même temps la ville faisait commencer un réseau de distribution pour lequel la dépense prévue est de 67 5oo francs et qui est à peu près terminé. Le projet comporte : i° L’exécution d’un réservoir pour les eaux du Yigean ; 20 L’achèvement de la canalisation d’eau potable et de celle d’Enchalade ; 3° L’installation de lavoirs, abreuvoirs,
- Il y a deux réservoirs, un de 200 mètres cubes pour les eaux de Flageoles, et un de 4o° mètres pour les eaux du Vigean. La canalisation de 2 km. 5oo de longueur est en tuyaux de fonte de 0 m. où à 0 m. 18 de diamètre. Il y a 2.5 bornes-fontaines du système Gibault à usages multiples. La source d’Enchalade alimente 3 lavoirs et cinq abreuvoirs.
- Quelques égouts.
- Murat (3.071 h.) (2.633 p. m. a.)
- Sources et eaux de drainage recueillies au moyen de 2 kilomètres de conduites en ciment de 0,14 de diamètre. Au sortir du petit bassin de décantation, l’eau est reçue dans un réservoir cylindrique à deux compartiments
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- Cantal
- .d’une capacité totale de 214 mètres cubes. Il y a 12 fontaines à jet continu et 20 bornes-fontaines. Un projet d’adduction de nouvelles eaux s’élevant à 72 000 francs, dressé par M. l’Ingénieur Fouquet est actuellement en cours diexécution. Ce projet comprend l’exécution de tranchées profondes, avec aqueducs de captage sur une longueur de 865 mètres, destinées à recueillir .les eaux qui jaillissent de la brèche andésitique au pied de la montagne de Gelneuf, dans la commune de Chastel-sur-Murat. Les eaux sont dirigées sur le réservoir de la ville de Murat par une conduite en fonte de diamètre variant entre 0 m. 08 et 0 m. 11, dont la longueur est de 3 970 mètres. Après achèvement des travaux en cours, la ville de Murat disposera de 5i8 mètres cubes d’eau potable par jour, soit 167 litres par habitant et par jour. Un égout principal de 1 m. 10 sur 0 m. 60 de large pour le tout à l’égout.
- Maurs (2.766 h.)
- Eau du ravin de Germes, retenue par un barrage de 1 m. 5o de hauteur et • amenée par une conduite en fonte de 0,08 ; les travaux primitifs remontent à 1822, et la commune étudie un projet d’amélioration. Il y a 3 fontaines à jet continu et 2 bornes-fontaines.
- La municipalité cherche à augmenter la quantité et la qualité des eaux. Elle fait étudier, un projet de filtration par le procédé Puech-Chabal, des eaux provenant de terrains argileux, qui sont troublées à la moindre pluie.
- On étudie aussi un projet de réseau d’égouts, avec épandage dans la prairie voisine qui a été soumis à l’examen des Ingénieurs, du service hydraulique.
- Montsalvy (927 h.) (56o p. m. a.)
- Une fontaine à jet continu alimentée par les sources d’Argent, captées dans des schistes à 1.600 mètres du bourg en 1818; tuyaux en plomb, depuis i894-
- La ville a exécuté en 1906 un projet de captation et d’amenée d’eau potable dans Montsalvy. Ce projet approuvé par M. le Ministre de F Agriculture, le 10 janvier 1906, a donné droit à une subvention de 17 4°9 fr. 09 sur les fonds du pari mutuel, pour une dépense totale de 29 oi5 fr. 07. — Le projet comportait la recherche des eaux provenant de la fontaine d’Argent et le remplacement de la canalisation en tuyaux de grès, de bois même, par des tuyaux en fonte et la recherche de nouvelles eaux dans la colline du Puy-de-l’Arbre. Ces recherches avaient été dirigées par M. l’abbé Moulier, et elles corroboraient les indications données par M. Duclaux, Directeur de l’Institut Pasteur, et M. Boule, professeur au Muséum, originaire de Montsalvy, qui avaient eu l’occasion de s’occuper des eaux de Montsalvy. Cette localité se trouvait dans une situation toute particulière, au point de vue de l’alimentation des eaux. Montsalvy est bâti à 800 mètres d’altitude sur le Versant ouest du Puy-de-l’Arbre qui est à l’altitude 837 mètres. — Les eaux proviennent de la filtration des eaux pluviales à travers cette colline formée par des schistes cristallins à séricites dans lesquels se trouvent intercalés des fdons de porphyre, que l’on a rencontrés dans deux des puits de sondages, au nombre de 8, et aussi la granulite.
- On a ainsi recueilli environ 20 000 litres d’eau par jour. L’examen géologique et les analyses ont été concluantes. Projet d’adduction et de distribution dressé et exécuté par M. Mayenobe, Conducteur des Ponts et Chaussées, •à Montsalvy.
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- Cantal
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- Cros-de-Montvert (B 19 h.) (207 p. m. a.)
- Un projet d’adduction d’eau potable a été exécuté en 1906. Dépense totale 4 o36 fr. 18. Subvention du Pari mutuel 2 000 francs. Les eaux proviennent de la filtration des eaux pluviales à travers une colline formée de micaschistes près de son contact avec un massif de granulite, sur lequel est assis le village de Cros-de-Montvert. Débit, 5 mètres cubes par jour.
- L’examen géologique et les analyses chimiques et bactériologiques ont été favorables à la captation de cette eau, qui a été amenée au Bourg par une conduite de tuyaux en fonte de 0,06 de diamètre intérieur, d’une longueur de 272 m. 06. Une fontaine à jet continu et une borne-fontaine alimentent les habitants. Pas d’égouts.
- Projet d’adduction dressé et exécuté par M. Lacaze, conducteur des Ponts et Chaussées, à Laroquebrou.
- Saignes (596 h.)
- Source du basalte, amenée par une conduite en fonte de 1 kilomètre ; 5 fontaines et 2 lavoirs. Pas d’égoùts.
- Ghampagnac-les-Mines (1.993 h.)
- Source du basalte, amenée par une conduite en fonte de 1 k. 2 ; 1 fontaine, 1 lavoir. Pas d’égoùts.
- St-Gernin (2.089 h.)
- Deux fontaines alimentées par un aqueduc drainant à pierres sèches et une conduite d’adduction en grès. Pas d’égouts.
- St-Mamet (i.884 h.) (407 p. m. a.)
- Une fontaine seulement. Eau douteuse. Des puits. Pas d’égouts.
- En 1907, des recherches d’eau ont été faites et il faut espérer que la municipalité poursuivra ce projet, l’alimentation d’eau de Saint-Mamet, étant plus que douteuse.
- Salers (760 h.)
- Source du basalte, amenée de 1 5oo mètres par une conduite en grès ; 5 fontaines à jet continu.
- Vic-sur-Cère (1.839 h.) (i.i3g p. m. a.)
- La source du Trou de la Conclie alimente 3 fontaines à jet continu et i3 bornes-fontaines ; la source de l’Hospice venant du drainage dans les prés des Blattes, à 600 mètres du bourg, alimente 4 fontaines à jet continu. En outre, 3 fontaines jaillissent et sont alimentées par les eaux du ruisseau d’Irraliot. Le débit de la Conche qui est donné en temps anormal pour 79000 litres par 24 heures, soit o 1. 914 par seconde est tombé à 4oooo litres, soit o 1. 4B3 par secondes les étés de 1906 et 1907.
- Cette eau a été recueillie en 1903, dans un réservoir à 2 compartiments, situés en avant de la ville et distribuée au moyen de deux conduites en fonte. Les deux bassins ont respectivement une capacité de 84 m3 et de 168 m3. La dépense faite pour ces travaux s’est élevée à 19631 fr. 06. Une subvention de 1989 francs avait été accordée par M. le Ministre de l’Agriculture. La pénurie d’eau se f^t sentir depuis longtemps à Vic-sur-Cère, qui est une station estivale fréquentée par une population flottante de 5oo étrangers en-
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- Cantal
- viron, ce qui porte à 1700 le nombre des habitants de Vie, pendant la belle saison.
- Il est donc tout naturel que devant ce besoin d’eau très pressant, la municipalité de Vie se soit préoccupée d’augmenter l’eau potable indispensable à cette belle localité. Elle a donc acquis la source de Prodelou à M. Brussol, de Comblat-le-Pont, qui donnera après captation 200 à 220 mètres cubes par jour, d’eau d’excellente qualité. Vie, disposera donc de 260 mètres cubes d’eau par jour, soit de i53 litres par habitant et par jour, et d’un débit journalier de 3 1. 01 à la seconde.
- L’examen géologique et les analyses chimiques et bactériologiques, déjà faites, ont démontré la bonne qualité de cette eau.
- Le projet d’adduction s’élèvera à la somme de 3a 000 francs, soit à 20 francs par habitant, sur la population totale de 1 700 habitants, qui est réunie à Vie, pendant l’été.
- La conduite d’alimentation aura une longueur de 2 300 mètres, elle sera formée de tuyaux en fonte de o m. 09 de diamètre intérieur.
- Projet d’adduction et d’amenée dressé par M. Grone, conducteur des Ponts et Chaussées, à Vic-sur-Cère.
- Marcenat (2.751 h.)
- En 1884» dépense 9000 francs : tuyaux en poterie vernissée sur 1 kilomètre et tuyaux en fonte sur 35o mètres : 3 fontaines à jet continu et une à jet intermittent.
- Condat (2.673 h.)
- En 1891, dépense 16000 francs; tuyaux en poterie vernissée, et ciment sur 1 002 mètres, le restant du parcours 2 4oo mètres est en fonte, de diamètres variant de 0,075 à o,o5 ; 11 fontaines à jet continu. De nouvelles études sont en cours, un projet sera fourni au commencement de 1908. 11 a pour but de rechercher de nouvelles eaux, permettant des concessions particulières. Toute la canalisation sera effectuée en fonte.
- Riom (3.125 h.) (1.474 p- m. a)
- Trois sources ont été captées presque sans travaux à l’entrée du bourg* Leur débit moyen est de 80 mètres cubes par jour. Le réseau de distribution de 915 mètres de longueur alimente trois fontaines à jet continu et une bouche d’incendie. Un projet montant à 33 000 francs pour l’adduction des eaux de Fenague est à l'étude.
- St-Urcize (1.106 h.)
- Un projet exécuté en 1902-1903 assure au bourg de St-Urcize une alimentation abondante en toutes saisons : 3 1. 4& par seconde environ et l’eau est d’excellente qualité. Elle provient d’une nappe importante captée à la base d’une couche de lave au moyen d’une galerie de 10 mètres de long sur 2 métrés de profondeur. De cette galerie part une conduite libre en fonte de 0,07 de diamètre, de i5oo mètres de long, qui amène les eaux dans un petit bassin de distribution de i5 mètres cubes environ situé à l’amont du bourg.
- Longueur du réseau de distribution : 1670 mètres.
- Nombre de fontaines à jet continu ; 3. — Nombre de bornes-fontaines : 4-
- Volume d’eau consommé par jour en moyenne : 278 m. c. 5,
- « « « maximum : 298 mètres cubes.
- (( « « minimum : 269 m. c. 2.
- Les frais de cette distribution se sont élevés à i5 000 francs environ.
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- Gantai
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- Autres communes ayant fait une adduction d’eau (depuis i884) ou ayant un projet en cours d’exécution.
- Noms des communes Population Date des travaux ou de 'approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet ! j Observations j
- Laroquebrou ..... I 700 » fr. » 1 3 fontaines.
- Pleaux 2 203 » » 2 fontaines.Eaux fa-
- Escorailles 126 » » cilement polluées. 1 fontaine avec abreu- ‘
- Saint-Christophe. . . . 98° » » voir. ! 1 fontaine à 4 jets.
- Sainte-Eulalie 832 » » 1 fontaine avec abreu-
- Marcolès. ...... Apelion ....... 1 216 748 » » voir. ,, 2 fontaines.
- Collandre . . ... . 734 » » 1 fontaine.
- Menet 1 609 » » id.
- Saint-Etienne 186 » y> id.
- Saint-Hippolyte .... 6o3 » » id.
- Trizac 1 826 » » id.
- Valette ....... 523 » » id.
- Ruines ....... 520 1897 » Eau de ruisseau 6 fon-
- Anglars-de-Salers . . . I 962 1903 5 000 taines.
- Caren 465 i9°3 19 53o
- Cros-de-Montvert. . . . 819 iqo5 4000 Nappe souterraine ;
- Dienne I 2o3 1906 8 100 conduite en fonte. Sources ; conduite en
- Lastic 375 1906 3 34o fonte ; réservoir en maçonnerie. Source ; conduite en
- Neussargues-Moissac . . 1140 1906 21' 198*' fonte. Source ; conduite en
- Coren . . 25o id. 18*221 fonte ; réservoir en' maçonnerie. 2 fontaines.
- Vèze 625 1906 8000 Source ; conduite en
- Cheylade 1439 1907 7 7°° fonte. Source ; conduite en
- Laroque-Vieille . . . . 704 1907 10 000 fonte. Source ; conduite en
- La Bastide 120 1907 3 3go fonte. 1 fontaine.
- Maurs ....... 2766 i9°7 54 000 Eau de ruisseau ; con-
- Villedieu ...... 6o3 1907 . 9/65 duite en fonte. Source ; conduite en
- AUy 1 207 Projet à l’étude fonte.
- Chaudesaigues. . . . 1 558 id.
- Ferrières St-Mary . . 890 id.
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- Cantal
- Ce département renferme
- 6 communes ayant une distribution d’eau complète.
- 6 communes ayant une distribution d’eau incomplète.
- 16 communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes.
- 67 communes ayant des puits ou des citernes.
- Aurillac et Maura ont le tout à l’égoût. Système unitaire.
- Le département est occupé par un puissant massif de trachytes, andésites, laves et basaltes, entouré de granit, avec quelques lambeaux d’oligocène (aux environs d’Aurillac). Il y a généralement une, nappe assez importante à la base des couches de lave et des sources à leurs affleurements dans les vallées ; il y a également de belles sources aux abouchements des fdons basaltiques et andésitiques dans les vallées; La périphérie granitique n’a que des sources petites et disséminées.
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- Charente
- DÉPARTEMENT DE LA CHARENTE
- (5 arrondissements, 29 cantons, 426 communes, 35i.733 habitants.) Angoulême (37.507 h.) (3o.o4o p. m. a.).
- Sources, machines à vapeur et machines hydrauliques.
- On s’adressait primitivement aux eaux contaminées de la Charente et de la Touvre; en 1889, on a fait une prise directe dans la source de la Touvre. On a dépensé environ 510 000 francs pour les usines élévatoires et les réservoirs seulement. — Il n’y a qu’une cinquantaine de puits particuliers.
- Régie directe : l’architecte-voyer, directeur du service des eaux.
- 1. — Source vauclusienne de la Touvre (Gouffre) sortant du portlandien; c’est une réapparition des eaux du Bandiat et de la Tardoire et de celles qui s’engouffrent dans les « fosses » en entonnoir de la forêt de Braconne. La source débite en temps normal 7 mètres cubes à la seconde, 5 mètres cubes en étiage et jusqu’à 20 mètres cubes en eaux abondantes.
- La conduite d’amenée est en fonte, en tuyaux de o,4oo avec 9 kilomètres de longueur entre le Gouffre et l’usine à vapeur de Foulpougne; une autre conduite en tuyaux de fonte de o,3oo avec 2975 mètres de longueur va de Foulpougne à l’usine hydraulique de Saint-Cybard.
- 2. — L’eau traverse aussitôt après la source, deux compartiments en cailloux, gravier et charbon.
- 3. — i° Usine à vapeur de Foulpougne. Deux machines à vapeur de 4o chevaux chacune, actionnant une pompe Girard ; hauteur d’élévation : 88 métrés.
- Une usine hydraulique est en construction à Foulpougne avec relèvement du plan d’eau de la Touvre de o m. 20. Deux turbines centripètes, système Fournier, de 23 chevaux chacune, actionneront des pompes, système Jandin, qui élèveront 3000 mètres cubes d’eau par 24 heures. Cette usine sera terminée en 1908.
- 20 Usine hydraulique de Saint-Cybard : une roue hydraulique de 20 chevaux actionnant une pompe. L’usine hydraulique nouvelle et l’usine à vapeur de Foulpougne ont la même conduite ascensionnelle de 0 m. 35o.de diamètre et de 46oo mètres de longueur, aboutissant aux mêmes réservoirs des Blan-ehettes, dans quatre compartiments séparés, avec robinets-vannes et bonde de fond. L’eau arrive par la partie supérieure des réservoirs.
- 4. — Réservoir dit des Blanchettes, en maçonnerie, de 6000 mètres cubes de capacité, en 4 compartiments, au point haut de la ville (lieu dit Gra-pilletj à la cote 118,48 (niveau de l’eau).
- 5. — Réseau de distribution : conduites maîtresses de o,3oo sur 3 kilo-
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- Charente
- mètres de développement, et de o,25o sur 3 kilomètres egalement. La longueur totale est d’environ 365oo mètres.
- 218 bornes-fontaines publiques;
- 210 bouches d’incendie et d’arrosage ;
- I 520 branchements pour concessions particulières.
- 0. — Consommation par jour ; 4°°o mètres cubes.
- Les concessions sont au compteur ou au robinet de jauge, aux prix de 0 fr. 3o le mètre cube pour les 5o premiers mètres et 0 fr. 25 jusqu’à 200 mètres cubes et o fr. i5 au-delà.
- Le produit des concessions est aux environs de 4b 000 francs par an, alors que la dépense annuelle d’exploitation est de 355oo francs.
- T. — Nous n’avons pu trouver d’analyse chimique.
- On a trouvé un nombre de germes très variable : de 5o à 1 000 centimètres cubes.
- 9. — Fosses fixes pour les matières fécales.
- II n’y a pas de réseau d’égouts proprement dit, mais 4o rues environ possèdent des aqueducs, pour les eaux pluviales, représentant une longueur totale d’environ 8 kilomètres. Déversement dans la Charente.
- Cognac (19469 h.) (1883g p. m. a.) — 5.643 maisons.
- Eau de rivière, roue hydraulique et machine à vapeur.
- Travaux exécutés en i84i eten 1883 ; dépense faite ; environ 700000 francs. — Il y a encore 5 puits publics et une quarantaine de puits pai'ticuliers.
- Régie directe.
- 1 • — On prend directement l’eau à la Charente.
- 3. — Une roue Sagebien de la force de 64 chevaux, actionnant deux pompes à double effet, et une machine à vapeur de 60 chevaux, actionnant également deux pompes.
- L’élévation est de 48 mètres entre la Charente et les réservoirs.
- 4. — Deux réservoirs accolés et situés à l’est de la ville ; capacité 2400 mètres cubes chacun. Ils sont en maçonnerie, voûtés, enterrés à mi-hauteur et recouverts de terre.
- 5. — Réseau de distribution en fonte.
- 109 bornes-fontaines ;
- n5 bouches d’arrosage et d’incendie;
- 1 9o3 branchements pour concessions particulières.
- 6. — La consommation varie entre 4000 et 4600 mètres cubes par jour. Les concessions sont au robinet de jauge ou au compteur. Les prix sont de
- 22 francs pour 2 hectolitres par jour, 3o francs pour 4 hectolitres, 38 francs pour 6 hectolitres, 46 francs pour 8 hectolitres, 54 francs pour 10 hectolitres. 68 francs pour i5 hectolitres, 82 francs pour 20 hectolitres, etc., 182 fr. 5o pour 5o hectolitres et 365 francs pour 100 hectolitres par jour. Les excédents consommés au-dessus du cube concédé sont payés à 0 fr. 10 le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 190; degré permanent, i°5; résidu à iio°,
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- Charente
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- 22.3,5; CaO, 98; MgO, traces; SiO2, 2; SO3, 7,5; NaCl, 20,4; acide nitrique, 5 ; fortes traces d’ammoniaque et d’azote albuminoïde ; matières organiques (en oxygène) i,5o.
- On trouve, en mars 1895, le chiffre de 1 635 germes, au centimètre cube. Eau impropre à la boisson,
- 8. — En i8g5, la ville avait présenté un projet d’amélioration de la distribution, mais il a été rejeté par le Comité consultatif, comme n’améliorant pas suffisamment la qualité des eaux; depuis on n’a plus rien fait.
- 9. — Un égout collecteur d’une largeur uniforme de 1 mètre, hauteur sous dalles variable entre 1 m. 5o et 5 mètres. Longueur totale : a85o mètres.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Barbézieux (4.204 h;)
- Projet exécuté en 1897 : dépense faite 190000 francs.
- Source sortant du cénomanien à 1 5oo mètres environ au sud-ouest de la ville auprès du ruisseau : le Trèfle.
- L’eau a été captée jusqu’en 1906 dans un puits couvert de 5 mètres de profondeur et depuis dans une galerie couverte de 18 mètres de longueur, 3 mètres de largeur et 5 mètres de profondeur communiquant avec le puits. A la première machine à vapeur de 20 chevaux refoulant 9 litres par seconde à 44 m. 65 de hauteur, on a adjoint une pompe élévatoire de 12 chevaux de la maison Worthington.. Un seul réservoir est édifié au point culminant de la ville; il est à 2 compartiments et contient 34o mètres cubes. Le réseau de distribution a 8 247 mètres de longueur. Il alimente 19 bornes-fontaines, 24 bouches d’arrosage et d’incendie et 212 concessions particulières. La consommation moyenne quotidienne est de 120 mètres cubes; le mètre cube : 0 fr. 5o. L’eau a 35° hydrotimétriques, 170 permanents et 4^2 mgr 5 de résidu fixe. Pas d’égouts.
- Gonfôlens (3.109 h.)
- Une source alimente une fontaine monumentale avec jet d’eau et 2 bornes-fontaines. D’autres sources ont été amenées à l’hospice de Confolens et sur la conduite se trouvent 5 bornes-fontaines.
- Jarnac (4 894 h.)
- Projet exécuté en 1892 : dépense 196 3oo francs.
- La source de la Touche, captée dans un puits de 5 mètres de profondeur, est refoulée dans un réservoir de 800 mètres par deux pompes à vapeur de 20 chevaux et une conduite de 2400 mètres de long' et 0,175 de diamètre, 4i bornes-fontaines, 52 bouches d’arrosage et d’incendie et 35o' concessions particulières.
- Consommation quotidienne moyenne 45o mètres cubes. Le mètre cube : o fr. 20. Degré hydrotimétrique : 32°.
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- Gharente
- La Rochefoucauld (2.777.)
- Projet exécuté en 1904-1905. Dépense 117000 francs.
- Les sources du moulin de Chabron et de Puybrunet sortant de la limite des terrains oxfordien et oolithique supérieur ont été captées dans des puisards en maçonnerie. L’eau est amenée par gravité et distribuée sans filtration. Réservoir de 5oo mètres cubes, 24 bornes-fontaines, 8 bouches d’incendie, 190 concessions particulières. Le mètre cube : 0 fr. 25.
- Lavalette (697 h.)
- Depuis i85o on amène par gravité les eaux de la fontaine de Font-Trouvée dans un réservoir de 3o mètres cubes. 5 bornes-fontaines publiques, 1 abreuvoir et 2 concessions gratuites.
- Marthon (598 h.)
- On va mettre à exécution un projet d’adduction par gravité après filtration de l’eau de la rivière : le Bandiat, et de construction de deux réservoirs de 26 mètres cubes.
- Ruffec (3.375 h.)
- Concession à une société locale qui a dépensé 175000 francs d’installation. Source élevée par une turbine et une roue Sagebien à 43 mètres de hauteur, au moyen de deux conduites ascensionnelles de 1 38o mètres de longueur chacune et de 0,180 de diamètre pour la pompe de la roue (débit 55 mètres cubes par heure) et de 0,108 pour celle de la turbine (débit 22 mètres cubes à l’heure). Réservoir de 750 mètres cubes; i5 bornes-fontaines et 22 bouches d’arrosage et d’incendie. En été, on est malheureusement obligé d’élever de l’eau de la Charente pour suppléer à l’insuffisance de la source.
- Autre commune de moins de 5 000 habitants ayant un projet d'adduction.
- Commune Population Montant du projet Approbation du projet Observations
- La Tâche.... 238 fr. 3 200 1907 Exécution d’un puits de recherche.
- En résumé, le département, qui est comme divisé en deux, au niveau d’Angoulême, entre le jurassique moyen et supérieur et le crétacé, a des nappes profondes dans les calcaires de ces terrains, et dans les vallées des sources abondantes et souvent vauclusiennes ; les lambeaux d’éocène qui surmontent les terrains secondaires donnent de petites nappes et des sources moins profondes. La région nord-est (Confolens), qui est granitique et schisteuse, n’a que des petites sources disséminées.
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- Charente
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- Ce département renferme :
- 6 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- 5 communes ayant une distribution d’eau incomplète ;
- 33a communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes ; 76 communes ayant des puits et des citernes;
- 7 communes n’ayant que des citernes.
- Angoulême, Châteauneuf, Cognac, Jarnac, Rouillaç, Segonzac, Barbezieux, Gonfolens, Bargues et Champagne-Mouton ont des réseaux d’égouts pluviaux.
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- DÉPARTEMENT DE LA CHARENTE-INFÉRIEURE
- 6 arrondissements, 4o cantons, 481 communes, 453 798 habitants-) ilarennes (6.408 h.) (3.f86 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau : nombreux puits.
- Rochefort (36.694 h.) (3i.433 p. m. a.) — 3.897 maisons-Drainages, machines à vapeur.
- En 1751 et 1754, la marine capta les sources de Fourengeard et de la Touche, commune de Tonnay-Charente, et les amena par une conduite de 5 kilomètres : débit de 70 à 80 mètres cubes par jour.
- En 1809, 1& marine y ajouta les eaux de la Charente, que l’on décantait dans des bassins de sédimentation et qu’on élevait par des pompes à vapeur dans un réservoir. On buvait surtout l’eau des puits (aujourd’hui presque disparus).
- De 1874 à 1876, on exécuta le projet de M. Bourgeat : dépense 1 370 000 fr. En 1901, on dépense encore 156 000 francs pour augmenter le volume disponible, en prolongeant de 1 172 mètres la galerie de drainage.
- Régie directe : M. Levesque, Directeur du service des eaux.
- 1. — L’eau est recueillie sur le territoire de Tonnay-Charente, au pied des coteaux de Châteauroux et de Puyjareau. Elle provient de nappes rencontrées à deux niveaux différents, dans les terrains crétacé et oolithique qui affleure dans cette région et sont représentés par les sables marneux et légèrement ferrugineux de l’étage cénomanien et le calcaire fissuré de l’étage kimmeridgien, une couche d’argile étant interposée entre le calcaire et les sables et séparant les deux nappes. La galerie de drainage, qui avait primitivement i5oo mètres de développement et en a aujourd’hui 2672, est entièrement ouverte dans le calcaire fissuré. Son radier se maintient horizontal à la cote o, io5 du nivellement général de la France, soit à une profondeur de 4 à 10 mètres au-dessous du sol.
- La section de la galerie se compose d’une voûte en plein cintre de 1 m. 20 de diamètre et de piédroits de 1 m. 4o de hauteur, présentant à l’intérieur un fruit de o m. 20. La hauteur sous clef est donc de 2 mètres et la largeur au radier de 0,80. La voûte et les piédroits sur 1 m. 20 de hauteur sont en béton de ciment; les piédroits reposent sur une maçonnerie de libages de O m. 40 de hauteur et 0,60 de largeur, à joints ouverts destinés à donner passage à l’eau. La voûte a une épaisseur uniforme de o m. 20, les piédroits ont au sommet la même épaisseur et leur parement extérieur est vertical. Le
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- radier est constitué par le rocher lui-même sans revêtement. Le prolongement de la galerie que l’on vient d’exécuter, en 1901, est construit suivant le même type, avec cette seule différence qu’on a supprimé la maçonnerie de libages à joints ouverts à la base des piédroits ; ceux-ci sont établis en maçonnerie de béton à partir du radier, et l’eau pénètre par de petits drains en poterie de o m. o5 de diamètre noyés dans le béton et disposés en file de o m. 5o de hauteur à la partie inférieure des piédroits.
- L’aqueduc d’amenée, qui fait suite à la galerie et dont la longueur est de 4 kilomètres, présente une pente de o m. 0001 par mètre. Il affecte la forme ovoïde et mesure 1 m. 70 de hauteur sous clef et o m. 80 de largeur aux naissances de la voûte. Il est également construit en béton de ciment.
- 3. — L’usine de la Coudre comporte deux pompes à piston plongeur du système Poteau, pouvant débiter i5o mètres cubes chacune à l’heure, qui sont commandées directement par deux machines à vapeur horizontales à un seul cylindre, avec distribution Meyer et à condensation, de 3o chevaux
- '-chacune, et une batterie de trois chaudières à bouilleurs.
- L’eau est refoulée à une hauteur d’environ 24 mètres et à une distance de 38oo mètres. La conduite de refoulement est en fonte et mesure o m. 35 de diamètre. L’aqueduc d’amenée au puisard forme la réserve à l’amont des pompes.
- 4. — Le château d’eau comprend un réservoir en maçonnerie de 1 800 mètres cubes, divisé en deux compartiments d’égale capacité, supporté par des piliers que réunissent des voûtes d’arêtes.
- Le radier du réservoir est à 8 m. 24 au-dessus du terrain; l’eau s’élève dans le réservoir à 3 m. 5o au-dessus du radier.
- 5. — Réseau de distribution de 37960 mètres de développement, en tuyaux de o,35o à 0,068 de diamètre;
- 118 bornes-fontaines ;
- 132 bouches d’irrigation et 62 bouches d’arrosage ;
- 17 bouches d’incendie ;
- I 785 branchements particuliers.
- 6. — La consommation totale en 1899 (avant l’extension de 1901) a été de 1 o36ooo mètres cubes, soit en moyenne 2 84o mètres cubes par jour, avec maximum de 3 740 mètres cubes en août et minimum de 2 600 mètres cubes en février. Elle n’a guère été augmentée de plus de 5oo m3 en sécheresse.
- II y a 1 351 concessions au robinet libre et 434 au compteur (Frager). Au robinet libre, on paie, d’après le nombre des personnes du ménage, savoir :
- i5 francs par an pour un ménage de 1 à 4 personnes, 20 francs pour 5 ou 6 personnes, 25 francs pour 7 ou 8, 3o francs pour 9 ou 10, enfin 2 francs pour chaque personne au-dessus; en outre, 5 francs par cheval ou tête de gros bétail, 5 francs par voiture, de 5 à 10 francs par are de jardin; enfin des concessions industrielles à débit libre sont données au prix de i5 francs pour une consommation présumée de 1 hectolitre par jour et 10 francs pour chaque hectolitre par jour en sus du premier.
- Les concessions au compteur paient 10 francs par an et par hectolitre par jour pour 1 à 5 hectolitres par jour; 8 francs par hectolitre par jour de 5 à
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- 10 hectolitres; 6 francs par hectolitre par jour de îo à 20 hectolitres; 4 francs de 20 à 100 hectolitres par jour; 3 fr. 5o de 100 à.200hectolitres par jour, et 3 francs au-delà.
- La recette annuelle des concessions est d’environ 65 000 francs, la dépense d’exploitation et d’entretien de 35 000 francs.
- 7, ___ Degré hydrotimétrique, 3o°; degré permanent, i5°; résidu à no°,
- 438,5; CaO, 99,4; MgO, 55,2; SO3, 19,9; NaCl, 78,8; SiO3, 17; nitrates, nitrites et ammoniaque, 0.
- On trouve 4o germes aérobies au centimètre cube, mais certaines parties de la galerie ne sont pas suffisamment protégées contre les infiltrations superficielles.
- 9. —Il n’y a pas d’égouts, mais seulement des caniveaux, auxquels font suite des fossés collecteurs débouchant dans la Charente.
- La Rochelle (33 858 h.) (24524 p- m. a.) — 5 i63 maisons.
- Nappes souterraines, Machines à vapeur.
- Avant 1864, les eaux de Lafont, à 1 kilomètre au nord de la ville, étaient amenées à La Rochelle par des tuyaux en poterie, et distribuées au moyen de bassins en maçonnerie munis de pompes; leur adduction remonterait à 1447-
- En 1864, on a élevé l’eau de Lafont par une machine Farcot à balancier, dans un château d’eau, d’où elle était distribuée.
- En 1883, on a capté les eaux d’une petite vallée de la commune de Périgny, à 4 kilomètres à l’ouest de La Rochelle, et on les a refoulées dans un réservoir par une machine à vapeur. Enfin, en 1889, on a desservi les faubourgs de Laleu et de La Pallice.
- En 1902, on a doublé la conduite ascensionnelle (168 000 fr.).
- Dépense totale de premier établissement : 1 700000 francs.
- Il n’y a plus qu’une cinquantaine de puits particuliers.
- Régie directe.
- 1 • — Nappes souterraines de Lafont et de la vallée de Périgny (jurassique moyen).
- La nappe de Lafont ne déborde sous forme de sources qu’en période d’eaux abondantes; en sécheresse, son niveau descend à 2 mètres en-dessous du sol et il faut alors relever l’eau pour la jeter dans la conduite d’amenée. L’eau est souvent contaminée.
- Pour la nappe de Périgny, on a descendu un puits de 3 mètres de diamètre jusqu’à 9 mètres de profondeur (avec de grandes difficultés et en se servant de scaphandriers), et on aspire dans ce puits. Le sol est formé de 5 mètres de marne, puis de calcaire très aquifère. On a ensuite créé une petite galerie captante dite des Grolles, pour prendre l’eau un peu au-dessous du niveau du puits (Elle est moins salée que dans le fond).
- 3- — L’élévation des eaux de la ville se fait par des usines dénommées i° Champ de Mars, 20 Périgny.
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- I. Usine du Champ de Mars.
- L’eau provient de la source sise à Lafont, à 1 kilomètre environ de l’usine ; l’écoulement de cette eau, de la source aux bassins d’aspiration, se fait naturellement; par les grandes chaleurs, une locomobile placée à côté de la source envoie l'eau aux bassins d’aspiration.
- Machines. — L’usine est desservie par 2 machines Farcot de 25 chevaux, types à balancier, compound, à condensation par mélange, détente variable; la pression sur le piston est de 5 k.5oo, la machine fait 28 tours par minute.
- Pompes. — 2 pompes par machine, simple effet, une pompe aspirante et une pompe refoulante : débit par minute 2 352 litres. L’eau est refoulée à 28 mètres de hauteur; l’accouplement des pompes est fait directement sur le balancier; les deux bassins d’aspiration, qui sont en maçonnerie, ont chacun 900 mètres cubes de capacité et 2 m. de profondeur.
- Chaudières. — 2 chaudières se composant chacune d’un générateur et de deux bouilleurs : la surface de chauffe de chaque chaudière est de 35 mètres carrés.
- II. Usine de Périgny.
- L’eau est prise directement dans un puits distant de 90 mètres de l’aspiration ; elle est refoulée dans une canalisation de 4 kilomètres en tuyaux de o m. 3o qui relie le château d’eau à l’usine.
- Machines. — 2 machines Windsor, de Rouen, compound, à condensation par mélange, à détente différentielle : les admissions se font par soupapes à à la haute pression et par robinet à la basse pression (machine combinée genre Sulzer et Corliss); pression effective sur le piston haute-pression, 7 kilogrammes; force de chaque machine, 5o chevaux; nombre de tours par minute, 28.
- Pompes. — 2 pompes par machine, à piston plongeur à double effet : le débit par minute est de 4670 litres; la hauteur de refoulement est de 4o mètres ; l’accouplement des tiges des pistons à vapeur aux tiges des pistons à eau est fait directement par glissière et coulisseau avec clavetage sur chaque tige.
- Chaudières. — 2 chaudières Decout-Lacour, système à générateurs et bouilleurs. La surface de chauffe de chaque chaudière est 70 mètres carrés.
- Le puits formant réservoir d’eau est cylindrique avec un cuvelage en fonte; sa capicité est de 93 me. 3o5, sa profondeur est de 9 mètres.
- 4. — Les eaux de Lafont et de Périgny sont refoulées dans deux réservoirs, l’un de 1 600 mètres cubes à l’intérieur de la ville, et l’autre de 1 000 mètres cubes à Saint-Maurice ; ils sont tous deux en maçonnerie et voûtés.
- 5. — La distribution est constante, sauf en août et septembre où il faut interrompre le service la nuit.
- Le réseau comprend une longueur de 48370 mètres de tuyaux, de o,35o à 0,060 de diamètre;
- 100 bornes-fontaines;
- 3i bouches d’arrosage sous trottoir;
- 63 puisards d’incendie;
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- i3 urinoirs à effet d’eau;
- 3 180 branchements particuliers.
- {5 __La consommation moyenne est de 5o5o mètres cubes par jour, avec
- maximum de 5 5oo mètres cubes et minimum de 3 800 mètres cubes. Sur les 3 180 concessions, 1 177 sont au robinet libre ; elles sont affectées aux besoins domestiques et paient d’après le revenu imposable de l’immeuble une somme variant de 5 en 5 francs, depuis i5 francs pour un revenu de 300 francs et au-dessous jusqu’à 5o francs pour un revenu de 3 000 francs et au-dessus. En plus 5 francs par tête de gros bétail et par voiture et 10 francs par are de jardin. Enfin certaines professions sont admises à bénéficier du tarif au robinet libre, moyennant un supplément de 5 à i5 francs par an.
- Les 65o autres concessions sont au compteur (1 010 Frager, 125 Schreiber, quelques compteurs Etoile et Lambert) et paient :
- de là 5oo mètres cubes par an à raison de 0 fr. 2 5 le mètre cube.
- de 5oo à 1 5oo )) » 0 fr. 20 »
- de 1 5oo à 3 000 )> » 0 fr. i5 »
- de 3 000 à 4 000 » » 0 fr. 12 »
- de 4 000 à 5 000 » » 0 fr. 11 »
- et au-delà de 5 000 » » 0 fr. 10 »
- Minimum de perception : 20 francs par an.
- Pour les bateaux, le mètre cube est vendu 1 franc. (1 fr. 5o avec fourniture de manche) ; les bateaux à vapeur des îles faisant un service régulier peuvent s’abonner à raison de i5o francs par an, ainsi que les bateaux de pêche à vapeur ayant La Rochelle comme port d’attache.
- Les abonnements rapportent environ 90000 francs par an; la dépense annuelle d’exploitation est de 37 000 francs.
- 7. — i° Eau de Lafont.
- Extrait sec à 180°, 615; NaCl, 107; CaSO4, 70; CaCO3, 4n; acide nitrique (en azotate de potasse), 20 ; matières organiques (en acide oxalique), 7. Eau impropre à la boisson : souvent beaucoup de bactéries.
- 20 Eau de Périgny.
- Extrait sec à 180°, 990; NaCl, 54o; CaSO4, io3; CaCO3, 353; acide nitrique (en azotate de potasse), 13 ; matières organiques (en acide oxalique), 7- La proportion de NaCl est variable, mais généralement beaucoup trop forte. 11 n’y a qu’un petit nombre de bactéries.
- 8. — La Ville, qui voudrait pouvoir disposer de 6000 mètres cubes par jour en moyenne et voir améliorer la qualité des eaux de Périgny (teneur en NaCl), avait étudié la recherche d’eaux souterraines dans le haut de la vallée de Périgny et dans le haut de la vallée de la Moulinette, du côté de Varaize; d’après les études de M. Maynard, on pourrait faire dans ces vallées des galeries de captage et on espère que l’eau serait peu salée.
- En 1904, M. Imbeaux a proposé l’étude d’un projet de captation, adduction et élévation d’eaux nouvelles. Il s’agissait de recueillir par une ligne de puits ou une galerie les eaux souterraines de la vallée du Curé, en un lieu dit « aux Loges », entre Anais et Nuaillé, et d’y ajouter les eaux des sources -des Fontaines, près Villeneuve, amenées par gravité jusqu’à jonction des Annuaire des Distributions d’eau. 10
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- précédentes. Ces eaux réunies auraient été élevées mécaniquement dans un réservoir à construire au-dessus de Yérines, et de là auraient gagné la ville par gravité.
- L’évaluation du projet était de 2100000 francs. Il n’y a pas été donné suite jusqu’à présent : il faudra avant tout faire des recherches et expériences d’essai.
- O- — Les eaux pluviales et ménagères s’écoulent dans les caniveaux et dans-quelques petits égouts qui les déversent à la mer.
- On a présenté, en 1901, un projet d’assainissement de la ville par le système Liernur.
- Les ordures ménagères sont enlevées et utilisées par les cultivateurs voisins.
- Royan (8.843 h.) (7.142 p. m. a.) — 2.801 maisons.
- Nappe souterraine et galerie drainante, machines à vapeur.
- Il n’y avait, avant 1896, que des puits : 9 puits publics et 1 200 puits particuliers.
- Projet dressé par MM. Lair et Cordelier, exécuté de 1 896 à 1 899 : dépense faite : 1 i5a 600 francs.
- Concession à la Compagnie des Eaux de Royan (capital : 1 million), siège social : 24, Boulevard Thiers, à Royan, Directeur, M. Haye.
- 1. — Nappe souterraine dans le calcaire du crétacé supérieur de la vallée de la Seudre (la partie supérieure du bassin est formée de terrains tertiaires perméables), captée par une galerie drainante de 5oo mètres de longueur établie au lieu dit Pompierre, commune du Chay, à i4 kilomètres de Royan.
- 3. — Trois machines à vapeur horizontales, Weyher et Richemond, à détente variable et condensation, d’une force totale de 100 chevaux, faisant 4o tours à la minute, actionnant directement 2 pompes horizontales Girard, à-double effet et piston plongeur. Les pompes puisent dans, un réservoir collectant les eaux captées et ayant 22 mètres carrés de surface sur 8 mètres de profondeur (capacité 176 mètres cubes), et refoulent à 37 m. 5o de hauteur par une conduite de refoulement en fonte, de i3o59 m. 60 de longueur efc o,35o de diamètre : le débit des pompes atteint 1 5oo litres à la minute pour chacune. Réservoir d’air de 1 mètre à l’aval de chaque pompe.
- Trois chaudières semi-tubulaires, à foyer intérieur amovible et retour de flammes par les tubes, de 33 mètres cubes de surface de chauffe chacune.
- 4. — Deux réservoirs de 1 000 mètres cubes chacun, placés boulevard de Gordouan. Ils sont en ciment armé, montés sur un massif en maçonnerie et couverts : le plan d’eau est à 7 m. 65 au-dessus du sol environnant.
- 5. — Réseau de distribution de 24 751 mètres de développement, en tuyaux, de 0,200 à 0,060 ;
- 6 fontaines Wallace et 6 bornes-fontaines ;
- 110 bouches sous trottoirs ;
- 100 bouches d’incendie;
- 860 branchements particuliers.
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- __La consommation varie de 3 ooo à 5 ooo mètres cubes par jour,
- Les abonnements sont au robinet libre, au prix de 36 francs par an (5o francs pour deux robinets), et au compteur (i5a compteurs dont i35 Etoile) aux prix de o fr. 5o le mètre cube jusqu’à îoo mètres cubes par an, de o fr, 4® de îoo à 225 mètres cubes, et o fr. 3o au-dessus.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 3i° ; degré permanent, 70 ; résidu à 1 io°, 390,3; GaO 160,7; MgO, il, 3; NaCl, 61,2; SiO2, i4,i4. SO3,8,2 ; acide nitrique, 25; ammoniaque, o ; matières organiques (en oxygène), 1,.
- On trouve de 3oo à 45o germes aérobies au centimètre cube.
- 9. — Quelques égouts, se déchargeant en mer.
- Saintes (19.025 h.) (13.744 P- m. a.) — 3.900 maisons.
- Sources, machines à vapeur.
- Projet de M. Gibault, exécuté en 1 881 et 1 882 ; dépense faite 620000 francs et dépenses ultérieures de 80000 francs pour améliorations et extension du réseau.
- Régie directe : M. Meignié, directeur du service.
- I. — Source dite de Lucérat, provenant du crétacé supérieur, et émergeant sur le bord de la Charente, dans un grand bassin en terre, d’où elle s’écoule par un aqueduc. Cet en maçonnerie, de 0,60 de large sur 0,90 de hauteur, conduit l’eau au puisard des machines, à 1 5oo mètres de la source. Le débit de la source varie de 88 à 180 litres par seconde.
- 3. — 2 machines à vapeur Dubuc de i5 chevaux chacune, actionnant 4 pompes accouplées deux à deux et marchant à raison de 25 à 3o tours par minute. Chaque machine à vapeur peut élever 1 4oo litres à la minute à 4-1 m. 10 de hauteur. Conduite de refoulement de 825 mètres de long et o,25o de diamètre en tuyaux Lavril.
- Trois chaudières semi tubulaires, de chacune 22 mètres carrés de surface: de chauffe.
- 4. — Un réservoir en maçonnerie, voûté, de 1 4oo mètres cubes, divisé en deux compartiments égaux, et deux réservoirs en tôle, surélevés de 5 mètres, et de chacun 110 mètres cubes de contenance pour les quartiers élevés.
- 5. — Réseau de distribution en tuyaux Lavril, en deux zones : la conduite maîtresse de la zone inférieure partant du réservoir maçonné est en tuyaux de o,3oo, celle #de la zone supérieure, partant des réservoirs en tôle, est en tuyaux de 0,135.
- Le développement total du réseau est de 28 3oo mètres en tuyaux de o,3oo à o,o5o de diamètre ;
- 4« bornes-fontaines (dont 4 incongelables) ;
- 70 bouches d’incendie et d’arrosage pour les caniveaux;
- 15 bouches d’arrosage ;
- 6 urinoirs à effet d’eau ;
- 1 726 branchements particuliers.
- 6. — Consommation totale en 1 906 : 537 700 mètres cubes, soit en
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- moyenne 1 5oo mètres cubes par jour, avec un maximum de 2 4oo mètres cubes et un minimum de 800 mètres cubes.
- Les concessions sont à robinet libre ou au compteur. A robinet libre pour les ménages, les prix sont de i5 francs par an pour un ménage de 1 à 4 personnes, 20 francs de 5 à 6, 25 francs de 7 à 8 ; 3o francs de 9 à io personnes, et 2 francs pour chaque personne en plus ; demi-taxe pour les enfants de moins de i3 ans. En plus, 5 francs par cheval, mulet ou bœuf, 5 francs par voiture, 5 francs par salle de bains ou buanderie, 10 francs par are de jardin.
- Il y a 38o concessions au compteur (Frager, Frost-Tavenet, Etoile et Abeille), qui paient à raison de 8 francs pour 1 hectolitre par jour, jusqu’à 5 hectolitres par jour, 7 francs de 5 à 10 hectolitres par jour, 6 francs de 10 à 20, 5 francs de 20 à 5o, 4 francs de 5o à 100, 3 francs 5o de 100 à 200, enfin 3 francs par hectolitre par jour au-dessus de 200 hectolitres par jour.
- Il y a enfin quelques concessions industrielles à robinet libre, d’après estimation préalable, sur la base de i5 francs pour 1 hectolitre par jour.
- Recette d’environ 4o 000 francs, contre 22 000 francs de dépenses annuelles d’entretien et d’exploitation.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 3o° ; extrait sec, 34o ; CaCO3 194; autres sels de chaux, 60 ; SO3, traces ; NaCl, 36.
- En 1907, on trouve 547 germes aérobies au centimètre cube; pas de colibacille.
- 9. — Caniveaux et quelques rares égouts déversant dans la Charente. Quelques fosses d’aisances et de puits perdus.
- Le fonctionnement de l’usine élévatoire ayant été interrompu en 1904 par une forte crue de la Charente, on étudie un projet d’une usine nouvelle de puissance double installée près de la source avec refoulement direct au réservoir ; la canalisation serait en même temps remaniée et étendue ; le périmètre des quartiers élevés serait étendu et muni d’un réservoir spécial plus important.
- En i8g5, on trouve 675 germes aérobies au centimètre cube; pas de colibacille.
- 9. — Caniveaux et quelques rares égouts déversant dans la Charente. Beaucoup de fosses d’aisance non étanches et des puits perdus. En 1902, on exécute des égouts pour 17 5oo francs.
- Saint-Jean d’Angély (7.087 h.) (6.242 p. m. a.) — 1.961 maisons.
- Eau de rivière filtrée au sable, machine à vapeur.
- Il y avait beaucoup de puits; il y en a encore i5 publics et 200 particuliers.
- Projet dressé par M. Joanne, exécuté en 1872.
- Concession de 5o ans a la Compagnie Continentale du gaz, 33, Boulevard Hausmann, à Paris. Administrateur, M. Elissen, à Paris.
- 1 • — P^se d’eau dans la rivière la Boutonne à la traversée de la ville : les
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- pompes aspirent dans 5 citernes carrées et voûtées de chacune 16 mètres carrés sur i m. 5o de profondeur d’eau.
- •j. _Filtration au sable : 4 filtres couverts, ayant 32 mètres cubes de sur-
- face filtrante totale. Vitesse de filtration trop grande, pas de contrôle de qualité. On renouvelle les filtres tous les ans.
- 3. _Machine horizontale système Dubuc, de 17 chevaux, faisant 30 tours
- à la minute, actionnant directement 2 pompes qui, avec 60 coups de piston double à la minute, peuvent élever 900 litres à 25 mètres de hauteur. Les machines et pompes viennent de la maison Sibut et Blondel, d’Amiens.
- Trois chaudières, dont une multitubulaire : surface de chauffe 24 m2 i4-
- Conduite de refoulement de 2 kilomètres en tuyaux de o.35o, faisant service de distribution en route.
- 4. —- Réservoir en maçonnerie et en béton de ciment, élevé sur le sol, situé à deux kilomètres de la prise, sur la route de Niort ; capacité 55o mètres cubes. Le plan d’eau y est à 4 mètres au-dessus du sol environnant et à 3o mètres au-dessus du niveau de la rivière.
- 5. — Réseau de distribution d’environ i5 kilomètres de développement, en tuyaux de 0.080 à o.o4o.
- 45 bornes-fontaines ;
- 4o bouches d’incendie, système Cadet ;
- 15 bouches d’arrosage ;
- 200 branchements particuliers.
- 6. — Consommation en 1900 : 108.000 mètres cubes, soit en moyenne 3oo mètres cubes par jour (avec minimum de 270 mètres cubes).
- Toutes les concessions sont au compteur Frager, au prix unique de 0 fr. 3o le mètre cube.
- 9. — Pas d’égouts. Puisards et vieux souterrains recevant les eaux usées.
- Les ordures ménagères sont incinérées partiellement (mais sans appareils spéciaux) et utilisées pour l’agriculture.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Montendre (1.495 h.)
- En i883, on a amené une source dans un puisard, et en 1894 on a installé une petite machine à vapeur élevant l’eau dans un réservoir. La commune a 12 bornes fontaines, et il y a 43 concessionnaires. Régie directe depuis le 1er Janvier 1907.
- ILES DE RÉ ET D’OLÉRON
- Saint-Georges d’Oléron. N’a que des puits ( 25 puits publics). Saint-Martin de Ré. — N’a que des puits (12 puits publics).
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- Charente-Inférieure — 150 —
- Autres communes ayant fait une distribution d'eau (depuis 1884)
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Beauvais sous Matha . . 898 1900 »
- Mortagne-sur-Gironde. . 1779 ï9°5 38 4°9 Source.
- Pons 447° i9°5 4o 000
- La Chapelle Bâton . . . 140 1906 11 000 Puits; conü. fonte; rés. maçonnerie ; manège à cheval et pompe à 2 corps.
- A l’exception des alluvions des régions basses du littoral et des vallées de la Charente, de la Seudre, etc., le département est séparé en deux régions par une ligne réunissant La Rochelle à Cognac : au nord-est règne le calcaire jurassique supérieur et moyen, et au sud-ouest le crétacé supérieur (du cénomanien au danien), surmonté par places de lambeaux d’éocène. Ces terrains renferment des nappes profondes et les sources sont abondantes dans les vallées.
- L’éocène règne entièrement à la pointe sud-est. La grande partie du Séqua-nien (corallien J4) qui s’étend de La Rochelle à Mauze et au sud-est, a une nappe sur le banc bleu qui paraît être la limite supérieure de l’oxfordien. Le banc d’argile marine occupe le fond des vallées près de la mer.
- Ce département renferme :
- 7 communes ayant une distridution d’eau complète.
- 3 communes ayant une distribution d’eau incomplète.
- 196 communes ayant des sources nées sur place des puits et des citernes.
- i5i communes ayant des puits et des citernes.
- La Rochelle, Dompierre, Saint-Martin, Le Bois, Royan, La Tremblade, Saujon, Le Gua, Pons, Rochefort, Tonnay-Charente, Saintes, Saint-Jean-d’Angély ont des égouts pluviaux.
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- Cher
- DÉPARTEMENT DU CHER
- (3 arrondissements, 29 cantons, 292 communes, 343.484 habitants.) Bourges (44-i33 h.) (34.581 p. m. a.) — 6.248 maisons.
- Nappe souterraine, machines à vapeur.
- En 1829, on essaie en vain un puits artésien dans le jardin de l’archevêché : =on s’arrête à 224 mètres de profondeur. En 1886, projet de M. Bourdaloue •exécuté par un concessionnaire qui a reçu de la ville jusqu’en 1897, 3i annuités de3o 000 francs chacune. Depuis 1897, la ville a repris à son compte la distribution d’eau et a dépensé en 1899 1900 environ 46oooo francs
- pour remplacer les machines et créer deux nouveaux réservoirs.
- Régie directe : M. Petitjean, directeur du service.
- 1. — Un grand bassin de 3o mètres de long sur 4 mètres de large, descendu à 5 mètres de profondeur dans la vallée de l’Auron, au quartier Saint-Outrille, près du pont, et à 5 mètres de la berge de la rivière, est abondamment alimenté par la nappe souterraine des coteaux : le fond pénètre de 1 m. 20 dans le rocher calcaire (jurassique moyen), et l’eau ne paraît pas communiquer avec celle de la rivière (dont le bassin est séparé par un mur *en maçonnerie de 1 mètre d’épaisseur).
- 3. — Les anciennes machines verticales ont été remplacées en 1900 par deux machines horizontales, indépendantes, à 4 distributeurs, système Weyher-Corliss, donnant 33 coups doubles par minute : puissance i5o chevaux bruts • chacune. Elles actionnent directement deux pompes Meunier à piston plongeur, pouvant élever chacune 35o litres par seconde ; deux réservoirs d’air cylindriques. R y a deux conduites de refoulement deo m. 45o de diamètre et de 35o mètres de longueur entre l’usine et les réservoirs delà place Séraucourt ; la hauteur d’élévation est de 20 mètres, 25 mètres ou 45 mètres, suivant qu’on refoule dans l’un ou l’autre des 3 réservoirs superposés.
- Deux chaudières tubulaires à foyer concentrique, de 160 m. c. 8 de surface 4de chauffe totale.
- 4. — En premier lieu, deux réservoirs superposés, sur la place Séraucourt,
- 1 un de 1 200 mètres cubes, l’autre de 1 5oo mètres cubes, en maçonnerie ; le réservoir supérieur est à 8 m. 10 au-dessus du terrain avoisinant, alors que 1 inférieur est enterré de 7 m, 5o. En contre-haut des deux précédents, on a 'installé récemment un 3° réservoir, dit réservoir de transmission, élevé de
- 18 m. 10 au-dessus du sol : il est de i5o mètres cubes, en ciment armé, et reçoit l’eau pour l’envoyer dans le nouveau réservoir de la rue de Dun, par 'Une conduite de 0 m. 600 de diamètre et 3 kilomètres de longueur, qui fait •distribution en route.
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- Cher
- — 152
- En second lieu, nouveau réservoir de la rue de Dun, placé au niveau du sol et à o m. 5o en contre-bas du niveau du réservoir de transmission, par lequel il est alimenté. Il est en maçonnerie, voûté et cube 4ooo mètres cubes.
- 5- — Il y a 4 conduites de départ des réservoirs : l’une de o m. 4oo sur 444 mètres de long, la seconde de o m. 35o sur 799 mètres, la troisième de 0 m. 3o sur 766 mètres, enfin l’autre est la conduite de 0 m. 600 sur 3 kilomètres entre le réservoir de transmission et celui de la rue de Dun. Ces conduites ont été mises en communication par une conduite de 4oo et 3oo sur une longueur de i58 mètres, ce qui permet d’alimenter toute la ville par le réservoir supérieur. En outre, le réseau comprend environ 44 kilomètres de conduites de o,25o à 0,060 de diamètre ;
- 5 fontaines monumentales ;
- 3o bornes-fontaines ;
- 4oo bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 19 urinoirs à effet d’eau ;
- 2.710 branchements particuliers.
- 6. — Consommation totale en 1906 : 1700000 mètres cubes, soit en moyenne 4657 mètres cubes par jour (dont 1700 mèti'es cubes pour les établissements militaires).
- Toutes les concessions particulières sont au compteur (Neptune, Faller, Abeille, Etoile) aux prix suivants : le premier hectolitre par jour (soit 36m.c.5) est compté i5 francs par an; les hectolitres suivants jusqu’au dixième à raison de 5 francs par an l’hectolitre par jour ; au delà de 10, 4 francs l’hectolitre par jour jusqu’à 20 ; au delà, 2 fr. 5o l’hectolitre par jour.
- T. — Degré hydrotimétrique, 2O08, degré permanent, 6°8 ; résidu fixe, 290; CaCO3, i36,5 ; MgO, 6,3 ; chlore, 7,4 ; acide nitrique, 19,3 ; matières organiques (en oxygène), o,4-
- On a trouvé de 5o à 1 000 germes par centimètre cube et parfois du colibacille.
- 9- — Réseau d’égouts, mais incomplet et de sections très variables, déversant les eaux pluviales et ménagères sur plusieurs points dans les rivières. Un arrêté du 3o mai 1902 prescrit que chaque maison soit munie d’une fosse fixe, étanche et ventilée, dont l’état sera vérifié par le service municipal.
- ilelmn-sur-Yèvre (6.397 h.) (6.3i3 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau (6 puits publics et 4s5 puits particuliers).
- Saînt-Aniand-Montrond (8.5o8 h.) (7.791 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau (6 puits publics et 2 200 puits particuliers)
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- Cher
- Vierzon-Ville (12.048 h.) 11.812 p. m. a.) — 1-778 maisons.
- et Vferzon-village (9-710 h.) (6.983 p. m. a.) — 1.424 maisons.
- Galerie filtrante et machines à vapeur.
- Projet de M. Gibault, exécuté en 1888 : dépense faite, 261 000 francs.
- Travaux d’agrandissement ultérieurs et d’installation d’une seconde machine : 54 3oo francs.
- Il y a encore à Vierzon-Ville 5 puits publics et 700 puits particuliers.
- Régie directe : M. Bouleau, agent-voyer, directeur du service.
- 1. — Galerie dans le sable et les alluvions de la vallée du Cher, à 3og mètres en amont de l’île du Cher. Elle est formée de deux branches se réunissant dans un puisard double : la branche de 1888, se dirigeant vers l’est, a 33 mètres de longueur et se trouve à une cinquantaine de mètres de la berge de la rivière ; la branche de 1898 est au sud de la précédente et a 3o mètres de longueur. La galerie a une section intérieure de 0 m. 90 de largeur moyenne de 1 m. 80 de hauteur sous clef ; les piédroits et la voûte ont de o,4o à o,5o d’épaisseur ; le radier est à 4 mètres en dessous de la surface du sol. Il paraît démontré que la plus grande partie de l’eau (du moins en basses eaux de la rivière) ne vient pas du Cher, mais bien des nappes souterraines des coteaux (crétacé supérieur).
- La conduite d’adduction de la galerie à l’usine élévatoire est en fonte avec o,3oo de diamètre : elle traverse le lit du Cher et a 260 mètres de long.
- Sî. — Un peu de filtration naturelle de la rivière vers la galerie, surtout en hautes eaux.
- 3- — Usine élévatoire dans l’île du Cher. Deux machines à vapeur ; la machine de 1888 est de 22 à 23 chevaux et fait 20 à 21 tours à la minute (elle actionne les pompes au moyen d’engrenages). La machine de 1900 est horizontale, monocylindrique, avec détente Meyer : elle est de 24 chevaux, fait 80 tours à la minute, et actionne directement une pompe à double effet, système Jandin. La première machine peut élever 23 litres par seconde et la seconde de 25 à 26 litres ; la hauteur d’élévation est de 59 m. 5o (jusqu’au réservoir de la route de Neuvy) et la conduite de refoulement (faisant distribution en route) a 1 810 mètres de longueur, avec un diamètre de o3oo.
- Deux chaudières semi-tubulaires, de 4o mètres cubes de surface de chauffe chacune.
- 4. — Un réservoir à l’extrémité de la conduite de refoulement au delà de la ville. Ce réservoir est en maçonnerie, de 25 mètres de longueur sur 12 mètres de large et 4 mètres de hauteur d’eau (niveau à la cote i59,5o); il cube 1 000 mètres cubes, en deux compartiments, et la place est ménagée pour le doubler. Il est couvert en voûtes d’arêtes.
- S* — La conduite maîtresse n’est autre que la conduite de refoulement. — Le réseau de distribution a près de 17 kilomètres de développement en tuyaux de o,3oo à o,o4o de diamètre ;
- 19 bornes-fontaines et un lavoir public ;
- loi bouches d’incendie (modèle de la ville de Paris) ;
- 6 urinoirs à effet d’eau ;
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- Cher
- — loi —
- 735 branchements particuliers.
- La distribution ne dessert que 5oo mètres de rues dans la commune Vier-zon-Village (soit l’Hospice, l’Ecole des filles, 3 manufactures et 20 concessions particulières).
- 6. — Consommation moyenne : 780 mètres cubes par jour, avec minimum de 5oo mètres cubes et maximum de 1 420 mètres cubes.
- Environ 389 concessions particulières au compteur (Etoile, Siemens, Abeille, Trident), les autres au robinet libre (comptées pour 100 litres par jour et par département). Les prix sont de 12 francs par an, ponr 100 litres par jour, 22 francs pour 200 litres, 3o francs pour 3oo litres, 35 francs pour 4oo litres et 4o francs pour 5oo litres ; au-dessus, chaque hectolitre par jour 5 francs, puis, au-dessus de 1 000 litres, 4 francs par hectolitre par jour.
- 7. — CaO, 46,9 ; MgO, 4,3 : NaOH, 4,4 ; SO*,7 ; H204, 11 ; HCl, 5,2 ; matières organiques, 4,2-
- On a trouvé dans 3 échantillons respectivement 275, i3io et 2260 germes par centimètre cube.
- 8. — Il faudra encore allonger la galerie pour augmenter les disponibilités en temps de sécheresse.
- 9. — Les eaux ménagères et industrielles sont évacuées dans le bassin du canal du Berry, l’Yèvre et le Cher.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Sancerre (2.970 h.)
- Projet présenté par MM. Supervielle et Pellier, pour donner 800 mètres cubes par jour ; dépense prévue : 190 000 francs.
- Dun-sur-Auron (4-082 h.)
- Projet présenté, et approuvé par le Comité consultatif d’Hygiène publique.
- Henrichemont (3.45o h.)
- Les sources des Maisons-Neuves sont captées depuis i854- Les eaux sont épurées par décantation et amenées par gravité jusqu’à un réservoir situé dans la ville. 1 fontaine à jet continu, quelques concessions particulières.
- Le département est bien pourvu de sources ; toute la portion qui est au sud d’une ligne reliant Mehun-sur-Yièvre à Sancerre est occupée par le jurassique, avec une bande de lias au sud, et a de belles nappes dans les calcaires ; au nord de cette ligne, régnent des bandes de crétacé inférieur et supérieur, puis l’éocène, où Pon rencontre également des nappes aquifères et des sources suffisantes.
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- Cher
- 'Ge departement renferme :
- 3 communes ayant une distribution d’eau complète, i commune ayant une distribution d’eau incomplète.
- 282 communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes. 10 communes ayant des puits et des citernes.
- 8 villes ont un réseau d’égouts pluviaux.
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- Corrèze
- DÉPARTEMENT DE LA CORRÈZE
- (3 arrondissements, 29 cantons, 289 communes, 3i7.4^0 habitants) Brive (i8.i65 h.) (i4-66i p. m. a.) —2,926 maisons.
- Double distribution : eau de source et eau de rivière élevée par une turbine.
- Vers 1840, on distribue l’eau de la Corrèze élevée par une roue Poncelet r. il restait encore 3 puits publics et 3oo puits particuliers.
- En 1899 et 1900, on exécuta le projet de M. Brassaud pour l’adduction et la distribution des eaux des sources de l’Adoux ; dépense pour ce projet : 772.5oo francs.
- Régie directe. l° Eau de boisson.
- 1. — Captation des sourses de l’Adoux, naissant à la base du calcaire bajocien, au pied des causses, à i3 kilomètres au sud-ouest de Brive, au lieu, dit La Roche (commune de Saint-Cernin de Larché). C'est une source vau-clusienne (abouchement d’un cours d’eau souterrain) : elle est captée dans un. petit bâtiment maçonné, recouvrant un réservoir en maçonnerie de 100 centimètres cubes.
- Conduite d’amenée en tuyaux de o,3oo de diamètre.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, voûté, de 2 600 mètres cubes de capacité, et en outre un réservoir en tôle de 225 mètres cubes sur une tour en maçonnerie.
- 5. — Réseau de distribution d’environ 3o kilomètres de développement ; 90 bornes-fontaines ;
- 60 bouches d’incendie ;
- 3oo branchements particuliers.
- 6. — Consommation journalière moyenne, 2 000 mètres cubes ; maximum,. 2800 mètres cubes.
- Toutes les concessions sont au compteur et paient 24 francs par an pour 73 mètres cubes ; de 73 à 200 mètres cubes, le prix du mètre cube est de-o fr. i5 ; au delà, il est de 0 fr. 10. Si le branchement et le compteur sont pris en location, l’abonnement est porté à 36 francs par an.
- T. — Degré hydrotimétrique, 28°; degré permanent, 4°; résidu fixe à no°, 297 8 ; CaO, i4o,6 ; MgO, 11,5 ; NaCl, 9,2 ; SO3, traces : acide nitrique, 4*8 ; SiO2, 6 ;matières organiques (en oxygène), 0,75 ; nitrites, 0 ; ammoniaque, 0 ; azote albuminoïde, 0.
- On a trouvé 464 germes aéi'obies, saprophytes, au centimètre cube.
- 2° Eau de lavage.
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- Corrèze
- __Un barrage sur la Corrèze, à l’amont de la ville, donne naissance a
- un canal qui rejoint la rivière à 600 mètres plus bas ; on prend l’eau dans ce canal, qui produit aussi la force motrice.
- 3. _Actuellement la roue Poncelet est remplacée par une turbine Four-
- nier de 20 chevaux. Cette turbine est actionnée par la chute d’eau primitive et met en mouvement une pompe à piston à simple effet qui élève l’eau à a8m. 65 de hauteur. La dite pompe fournit indistinctement de l’eau de lavage pour les besoins de la ville et la force motrice au moyen d’une dynamo pour l’éclairage électrique et les besoins de l’Ecole pratique d’industrie située dans les dépendances du collège.
- 4. — Il n’y a pas de réservoir, mais une simple bâche portée par une tour qui surmonte le bâtiment des machines.
- 5. — Il y a un réseau de distribution spécial, d’environ 6 kilomètres de développement ; la conduite de distribution redescend de la bâche à côté de la conduite ascensionnelle ; cette dernière canalisation est en très mauvais état et tend à disparaître.
- 6. — On ne consomme plus que 5o mètres cubes d’eau de rivière par jour, et elle ne sert qu’au lavage et arrosage des rues et à approvisionner certains industriels.
- 9- — Il y a un réseau d’égouts, mais très incomplets ; fosses fixes.
- Tulle (14-910 h.) (11.741 p- m. a.)
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- En 1877, drainage à l’est et à l'ouest de la ville et adduction du produit obtenu. En 1895, adduction des 2 sources et drainage delà vallée de la Solane (d’après le projet de M. Leygonie) : dépense 270 5oo francs.
- Régie directe.
- 1. — Les drainages de 1877 captent 9 petites sources aux environs de la ville, terrain granitique ; en 1893, on améliore le rendement d’une de ces sources, la source de Feix, en faisant quelques drainages aux environs.
- En 1895, on capte les deux sources dites du Pré-Las et de Mamasel dans le vallon de la Solane (terrain granitique) et. on draine ce vallon qui a 1 200 hectares de surface, par de petits aqueducs semblables à ceux de Quimper ; ces aqueducs à pierres sèches sont descendus, dans la roche en place, à 4 ou 6 mètres de profondeur, et recouverts d’une chape en béton se reliant à la roche afin d’empêcher les infiltrations d’èaux superficielles. Ils ont une longueur totale de 1 972 mètres. Conduite d’amenée de 5 kilomètres en ciment, de 0,200 de diamètre et o,o5 d’épaisseur.
- 4. — Réservoir de 2 000 mètres cubes en maçonnerie et voûté, près de l’ancien château d’eau, au droit de la route nationale, n° 120, à l’altitude 287. Il est divisé en 2 compartiments égaux.
- o. — Réseau de distribution encore incomplet ;
- 37 fontaines et bornes-fontaines ;
- 91 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 85 concessions particulières.
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- Corrèze
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- 6. — Le délit des anciennes sources descend en étiage à 200 ou 25o mètres cubes par jour ; le débit des eaux de la Solaneest d’environ 5oo mètres cubes.
- Les concessions sont au compteur et paient d’abord un minimum de 12 francs pour les 20 premiers mètres cubes ; au-dessus, le mètre cube est payé uniformément o fr. 3o.
- H. — Eau de la source du Pré-Las (vallée de la Solane).
- Degré hydrotimétrique, 3°; degré permanent, o° ; résidu fixe, à no°, 64,5 : CaO, i5,6 ; MgO. traces; INaCl, 9,2 ; SiQ2, i5; SO3. traces ; nitrates et nitrites, 0 ; ammoniaque et azote albuminoïde, fortes traces ; matières organiques (en oxygène), 0,75.
- En 1892, on a trouvé 5o germes aérobies et 5o mucédurées par centimètre cube dans la source du Pré-Las, et 5oo germes dans celle de Mamasel. Les analyses faites depuis ont donné des nombres compris entre 200 et 600 germes par centimètre cube ; toutefois, le 23 juin 1898, à la suite d’un violent orage, on trouve dans l’eau de la ville devenue trouble, 248 000 germes au centimètre cube et du colibacille.
- 9. — Pas d’égouts.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Ussel (4-748 h.)
- V
- Sept petites sources (granit) captées dans des petits réservoirs aux environs de la ville sont amenées à des fontaines publiques par autant de conduites en ciment ou en poterie ; débit tombant à 5o mètres cubes par jour en été. — Il y a en outre 3 puits publics.
- Argentât (2.801 h )
- Distribution exécutée en 1884 ; dépense, 68.000 francs.
- On a dérivé l’eau du ruisseau de Theillet par un barrage et une conduite en ciment de o,i35 de diamètre et 4 kilomètres de long (avec un siphon de 22 mètres de flèche). Réservoir de 120 mètres cubes, 16 bornes-fontaines, débit disponible de 45o mètres cubes par jour. Pour le faubourg de la rive gauche, on a amené une source.
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- 4
- Corrèze
- Autres communes ayant fait une adduction d'eau (depuis i884)
- Noms des communes Habitants Dépenses faites Date des travaux ... f Observations
- Meymae .... 3^9 fr. 84 275 I9°3
- Port-Dieu. . . • 551 4 000 i9°5
- Juillac. . . . • 25x3 385oo i9°5 Sources et eaux souterraines ;
- conduite ciment ; réservoir maçonnerie.
- Uzerche .... 3i73 53 556 id. Source ; conduite fonte ; ré-
- servoir maçonnerie, voûtes en berceau.
- Egletons .... 1928 75 000 1906 Sources ; conduite fonte ; ré-
- servoir maçonnerie.
- 3 977 4458o 1907 Sources.
- Bort . 1 887 25 116 id. Sources ; conduite ciment,
- Corrèze . . . . fonte et plomb ; réservoir maçonnerie, couverture par 2 voûtes en ciment armé.
- Eygurande . . . I 021 39700 id. Source ; conduite fonte ; ré-
- servoir maçonnerie.
- Noailhac . . . . 634 17 5oo id. Idem
- Sérilhac . . . . 800 10 5oo id. Source ; conduite fonte.
- Sauf la pointe sud-ouest, où apparaissent le permien, le keuper, le lias et 1’oolitlie avec d’assez belles sources, tout le département est granitique : sources nombreuses, mais petites, disséminées et peu profondes.
- Dans ce département :
- 6 communes ont une distribution d’eau complète.
- 11 communes ont une distribution d’eau incomplète.
- 242 communes ont des sources nées sur place, des ponts ou citernes.
- 3o ont des puits ou citernes.
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- DÉPARTEMENT DE LA CORSE
- (5 arrondissements, 62 cantons, 364 communes, 291.160 habitants).
- Ajaccio (22.264 h.) (19-021 p. m. a.)
- Double distribution : eau de sources et eau de rivière, amenées par la gravité.
- La distribution d’eau de sources date de 1868, appartient à la ville et est gérée par elle.
- La distribution des eaux de la Gravona date de la création du canal (exécuté aux frais de l’Etat) vers 1876 : un traité du 22 octobre 1886 donna la concession des eaux du canal au sieur Mesure, lequel l’a rétrocédée par acte du 3i juillet 1899 à la Cie pour l’Eclairage des villes et la fabrication des compteurs ; un nouveau traité intervenu le 10 août 1905 se proroge de dix en dix ans, mais, à partir de 1919, la Ville devra recevoir i/4 du bénéfice net des abonnements autres que l’irrigation, et 1 /5 de celui de ces derniers ; à partir du 22 octobre 1952 et jusqu’à la fin de l’exploitation (21 octobre 1976), ces proportions seront i/3 et 1/4.
- a) Eau de sources, dite eau de la Lisa.
- 1. — On a capté, par des ouvrages en maçonnerie encastrés dans le rocher, 34 sources réparties en plusieurs groupes (groupes de Punta Pullitrina, de Bocca Vecchiella, de Serra dragonato), et naissant à 5 ou 6 kilomètres au nord de la ville, au pied d’un massif montagneux granitique, dans les bassins des ruisseaux Nunziata, Favale, Tombababo et Lisa : région inculte. Les eaux se réunissent au lieu dit Olmo, en une conduite unique : les tuyaux sont généralement en tôle bitumée (Ghameroy), sauf les siphons qui sont en fonte. Il y a des regards tous les i5o mètres.
- 4. — La conduite aboutit en ville à l’aide de trois branchements dont l’un dessert le réservoir de la caserne Abbattucci.
- 5. — Conduite de distribution en tuyaux Ghameroy, d’une douzaine de kilomètres de développement, alimentant 12 fontaines ou bornes-fontaines publiques. Pas de concessions particulières d’eau de sources, mais les établissements publics ont des concessions gratuites.
- 6. — Le débit total n’est, en moyenne, que de 120 litres à la minute, arrivant au double en eau abondantes, mais tombant à 60 litres en sécheresse.
- T- — Degré hydrotimétrique, 3°5; degré permanent, 3°; résidu fixe, de 61 à 95; SO3, traces; chlore, 7 à 12; nitrates, traces; nitrites, 0; matières organiques (en oxygène), de 2 à 3.
- On trouve d’ordinaire de 4000 à 6 000 germes au centimètre cube en ville; en 1896, on en a trouvé 12800 avec du colibacille. — L’eau se trouble par
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- 161 —
- Corse
- les pluies et sa température s’élève à près de 20° ; la conduite d’amenée ne paraît pas bien étanche, car l’eau aux sources mêmes est plus pure. Un projet de restauration de ladite conduite, est en ce moment soumis à l’approbation de M. le ministre de l’Agriculture. b) Eau de la Gravona.
- Concession à la Compagnie pour l’Eclairage des villes et la fabrication des compteurs et appareils. Directeur : M. Moncbicourt, 174, rue Lafayette, à Paris.
- 1. — Le canal dérivé de la Gravona prend l’eau à 19 kilomètres d’Ajaccio et l’amène à ciel ouvert dans deux bassins d’épuration (décantation) de 1000 mètres cubes de contenance totale, situés à la cote 38,70.
- 4. — De là, l’eau traverse deux crépines en cuivre et, par un tuyau de o,5o de diamètre, se rend dans les deux réservoirs de distribution de Cannetto, lesquels sont en maçonnerie, voûtés en briques, avec une capacité de chacun
- 1 5oo mètres cubes.
- Les établissements militaires possèdent aussi trois réservoirs de 276 mètres cubes chacun.
- 5. — Le réseau de distribution de cette eau est en fonte et bien développé; 52 bornes-fontaines publiques;
- g2 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 4io concessions particulières de ménage ; i4 » d’hôtels, cafés, etc. ;
- 30 » pour irrigation ;
- 6 » pour usages industriels.
- 6. — La Ville et l’Etat ont droit chacun à 5o litres d’eau par seconde.
- Les concessions sont faites soit à forfait, robinet libre (tarif fixé au règlement ministériel du 28 août i883), soit par l’emploi du compteur (tarif établi par le contrat du 12 août 1905).
- a) Concessions à forfait (robinet libre) ;
- Celles de ménage sont taxées d’après évaluation (4o litres pour la première personne et 20 litres les autres, 60 litres par cheval, 4o litres par voiture, etc.), aux prix de 10 francs pour 1 hectolitre par jour, 19 fr. 90 pour
- 2 hectolitres, 49 francs pour 5 hectolitres, g5 fr. 5o pour 10 hectolitres, 181 francs pour 20 hectolitres, 377 fr. 5o pour 5o hectolitres et 577 fr. 5o pour 100 hectolitres par jour (avec chiffres intermédiaires).
- Les hôteliers, cafetiers, etc., paient pour l’eau i/3o de la valeur locative de leurs établissements.
- b) Concessions par l’emploi du compteur : o fr. 20 le mètre cube.
- Pour l’arrosage, jusqu’à l’entrée du bassin d’épui'ation (concessions dites agricoles), le prix est de 20 francs par hectare irrigué, donnant droit à 1 litre par seconde et par hectare : en ville, au-delà du bassin d’épuration, la taxe d arrosage sera dix fois plus chère, soit 2 francs par are.
- Enfin, pour la force motrice, le cheval-vapeur, compté à raison de îoo litres tombant de 1 mètre de hauteur, se paie 5o francs pour le premier, 98 francs pour 2, 23o francs pour 5, 4k> francs pour 10 et 660 francs pour 20 (avec intermédiaires).
- Annuaire des Distributions d’eau. 11
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- 7. — Analyse de Veau de la Gravona. — Degré hydrotimétrique, 3°; résida fixe, 42; CaCO3, 25,7; SO3, traces; chlore, 4; matières organiques (en oxygène), 3,7.
- 9- — Il y a un réseau d’égouts assez complet, se déversant en mer, et recevant les matières fécales des maisons.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours en régie : un arrêté a ordonné l’emploi de boîtes (poubelles), mais il n’est guère appliqué.
- Bastia (27.338 h.) (24.509 p. m. a.)
- Double distribution : eau de sources et eau de rivière amenées par la gravité.
- La distribution d’eau de rivière a été établie depuis 1896 par la Société d’Entreprise générale de concessions d’eau et de gaz, 83, boulevard de Port-Royal, à Paris, qui a une concession de 5o ans, soit jusqu’en 1946. Directeur : M. Ricci. La dépense a été d’un peu plus d’un million.
- M. Bronzini, architecte de la ville, directeur du service des eaux de sources.
- a) Eau de sources.
- 1. — Cinq sources dites Jatla, Bollero, Nivera, Compoli et Pianelli naissent sur le versant est de la montagne Pigno; la sixième source, dite de Razeta, naît beaucoup plus bas. Les captages sont formés de tronçons de galeries pénétrant dans le terrain schisteux.
- Les eaux de Jatta et Bollero sont recueillies dans une conduite en fonte, qui recueille au passage les eaux des autres sources amenées p:.r des tuyaux en fonte : cette conduite principale en fonte a 4700 mètres de long, jusqu'au réservoir de distribution ; elle suit la route de Bastia à Saint-Florent sur près de 4'3oo mètres.
- L’hôpital militaire est alimenté par une autre source dite Occhio dei Frati, dont l’eau est bonne à son émergence.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, voûtés, enterrés dans le sol et ayant ensemble une capacité de 36o mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution en tuyaux de béton de ciment, ayant environ 25oo mètres de développement; diamètres de o,i5o, 0,081 et o,o5o;
- 7 fontaines à écoulement continu ;
- 17 bornes-fontaines à écoulement intermittent;
- 43 robinets libres dans les établissements publics. Pas d’autres concessions.
- 6. — Le débit varie de 4 à 10 litres par seconde.
- 7. — Degré hydrotimétrique, de 5 à i4°; CaCO3, 25,6; MgSO4, 8,7; NaCl, 4,7 ; matières organiques (en oxygène), 0,8 à 1 milligramme. L’eau ne se trouble pas.
- En 1897, on trouve 200 et 260 germes saprophytes au centimètre cube.
- b) Eau de rivière.
- 1. — Les eaux du torrent le Bevinco ont été captées par la Société concessionnaire au moyen d’un barrage de 4 mètres de hauteur, établi au lieu
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- Corse
- -dit Streltone, à la cote 200, à 1 kilomètre en amont de l’usine de Frangone.
- L’adduction et la distribution se font au moyen de tuyaux en fonte.
- 4. -- Un réservoir de 1 200 mètres cubes, en ciment armé, enterré dans le sol.
- 5. — Le réseau de distribution comprend 4X90 mètres de tuyaux de -o,3oo à 0,080 de diamètre et 2 83o mètres de tuyaux de o,o5o ;
- 34 bornes-fontaines publiques ;
- i5o bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 10 urinoirs publics à effet d’eau ;
- Environ 2 35o branchements de concessions particulières.
- 6- — La dérivation est de 60 litres par seconde ; l’étiage du torrent est de i5o litres.
- Les concessions sont au robinet libre, à raison de 4o francs par an, et pour un robinet, 6 francs par an par robinet supplémentaire.
- T. — Degré hydrotimétrique, 110; résidu fixe, 144 milligrammes.
- 9. — Le tout à l’égout est pratiqué à Bastia. Il y a un certain nombre de •petits égouts de rues qui vont les uns directement à la mer, les autres à un grand collecteur ; celui-ci a 1 56o mètres de long et va se déverser en mer derrière la jetée du nouveau port.
- Corte (5.i88) (4-83g p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- 1. — Source située à près de 2 kilomètres de la ville, sortant du rocher ^(calcaire carbonifère) sur la rive droite du ruisseau de l’Orta. L’amenée se fait par un tuyau en béton de ciment de 1 860 mètres de longueur et 0 m. 20 de diamètre intérieur.
- 5. — Le débit est très abondant : il y a cinq fontaines et deux bornes-fontaines publiques alimentées ; l’on compte sur le canal dix-sept concessions aux particuliers.
- T. —Degré hydrotimétrique, io°6; CaCO3, 21,6; MgSO4, 6,2; NaCl, 9; matières organiques (en oxygène), 1,6.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Bonifacio (3.797 h.) (2.940 p. m. a)
- Cette localité n’a, outre des citernes, qu’une source dite le Longone, située à 1 kilomètre de la ville, et alimentée partie par les eaux souterraines de la vallée de Saint-Julien, partie par celles du plateau calcaire (miocène) de Campo romano, coupé par une faille qui paraît donner naissance à la source.
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- „ La source nait à 3 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle débite environ 20 mètres cubes par jour. L’eau a 26 degrés hydrotimétriques (CaCO3, 162; SO3, 44; MgO, 15; chlore, 53) et paraît bonne.
- Galvi (2.077 h.) (1.967 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- 1. — Cinq sources émergeant du granit au pied du plateau de la Serra, à 3 kilomètres de la ville ; elles sont bien captées. L’adduction se fait par une conduite en ciment jusqu’au dessous du fort Mazello, et au-delà par une conduite en fonte.
- 4. — Trois réservoirs à des niveaux différents : 2 sont situés dans la citadelle et contiennent : le plus élevé 385 mètres cubes, l’autre 320 mètres cubes. Le troisième réservoir est plus bas et contient 200 mètres cubes, il est destiné à l’alimentation des faubourgs. Les trois réservoirs sont en maçonnerie, enterrés et voûtés.
- 5. — Quelques fontaines publiques, pas de concessions particulières.
- 6. — Les sources ne débitent que de 100 à 20 litres à la minute.
- H.—Degré hydrotimétrique, 5°,; CaCO3, 20,6; MgSO4, i4; matières organiques (en oxygène), 2.
- Sartène (4.378) (2.928 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- 1. —Sources de Forciolo et de Monte-Grosso, dans les terrains granitiques : captées dans des chambres en maçonnerie, voûtées. Conduite d’amenée en tuyaux de béton de ciment de 0,06 et 0,08 de diamètre, jusqu’au réservoir.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, de 3oo mètres cubes, sur un point do*-minant la ville, à l’altitude 424 ; il est alimenté par un tuyau de 0,08 de diamètre ; l’eau de la conduite d’amenée peut à volonté être dirigée dans le réservoir, ou dans la conduite de distribution.
- 5. Une conduite en fonte de 0,06 amène l’eau du réservoir aux deux fon-aines publiques comprenant chacune 6 robinets à jet intermittent.
- t Le réservoir alimente, en outre, directement, l’infirmerie militaire et la maison de correction.
- La caserne d’infanterie et l’établissement communal de bains sont aussi alimentés directement par une conduite spéciale branchée sur la conduite de distribution.
- 6. — Le débit des sources est assez constant : 5o litres à la minute.
- T. — Degré hydrotimétrique total 6° ; degré permanent 4°5 ; résidu fixe, 112; CaO, 11 ; MgO, 8; SiO2, traces; SO3, 5; NaCl, 92; nitrates et nitrites, 0; ammoniaque, o,25; ammoniaque albuminoïde, o,o5; matièi’es organiques (en oxygène), 0,8.
- En 1902, on trouve 196 germes aérobies par centimètre cube; pas de-colibacille.
- O. — Quelques égouts se déversent dans la rivièi’e.
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- Corse
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 1884) :
- Noms des communes Habitants Dates Dépenses faites Observations
- Cristinacce 44l l884 fr. 10 700
- Petreto-Bicchissano. . . 1579 i885 3 5oo
- Piana • 1294 i885-i888 Il 230
- Vico ' . • I 559 1887 5 000
- Olivese ....... 943 id. 9 5oo
- Propriano 1959 0) ' 1894 26 200
- Aregno • 651 1895 5 950
- Sta-Lucia di-Mercuris . . 509 1896 17 000
- Ortiporio 35o 1897 3 000
- Portovecchio 35i2 1896 142 000
- Eccica-Suarella 9i8 1899 44io
- Olmeto 1 710 1900 10 000
- Corrano 526 i9°4 1 5oo
- Casalabriva . . . . . 464 id. 5 i5o
- Murzo 4«6 id. 700
- Speloncato 987 id. 45oo Rés. maçonnnerie. 1
- Tolla 710 id. i5 000 Cond. ciment ; brise-
- 7 5oo charges ; rés. maçonnerie.
- Casabianca 194 i9o5 2 sources ; cond fonte.
- Gervione. . . . . . . 1641 id. 3o 800 3 sources ; cond. bé-
- ton de ciment ; rés. maçonnerie.
- Gargèse 971 id. 3i 000 Source.
- Loreto-diCasinca . . . 859 id. 3 000 Source ; cond. fonte.
- Saint-Florent 720 1906 6 3oo Source ; cond. fonte
- et plomb.
- Castello-di-Rostino . . . 577 id. 5 600 Source ; cond. fonte
- et plomb.
- Aléria ....... 786 id. 5o 000 Sources ; cond. fonte.
- Sainte-Mariede-Sota . . 851 id. 7 200 id.
- Ocana 596 1907 2 000 En cours d’exécution.
- Sollacaro i433 id. I 25o -
- (1) Population non agglomérée.
- En résumé, la Corse étant presque entièrement granitique et montagneuse, les eaux souterraines sont rares et les sources petites, disséminées et peu profondes : l’alimentation des localités est assez difficile.
- Dans ce département
- 37 communes ont une distribution d’eau complète ;
- 5g communes ont une distribution d’eau incomplète ;
- 259 communes ont des sources nées sur place, des puits ou citernes ;
- î commune a des puits et citernes.
- Ajaccio, Bastia et Corte ont le tout à l’égout unitaire.
- Sartène, Propriano, Calvi, Ile Rousse et Vico ont des réseaux pluviaux.
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- Côte-d’Or
- DEPARTEMENT DE LA COTE-D’OR
- (4 arrondissements, 36 cantons, 717 communes, 367.959 habitants).
- Auxonne (6.307 h.) (2.766 p. m. a.)— 4oo maisons environ.
- Source amenée par la gravité
- Projet exécuté en i858,
- Régie directe : l’architecte-voyer, directeur.
- f. — Source de Chevigny (Jura), dite Source au Loup, émergeant de l’as-tartien, à 7 5oo mètres de la ville ; conduite^ d’amenée de pareille longueur, en ciment de 0.255 de côté (0.08 d’épaisseur) ; quelques parties sont encore en tôle bitumée, système Chameroy. La source est captée dans des chambres en maçonnerie. La portion de conduite en béton de ciment ayant une faible pente est en partie envasée.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, de 900 mètres cubes situé à 1 kilomètre de la ville.
- 5. — Réseau de distribution :
- 32 bornes-fontaines ;
- 8 bouches d’arrosage ;
- 6. — Consommation moyenne par jour : 4^o mètres cubes.
- Les concessions ont été supprimées il y a deux ans en raison de l’insuffisance du débit de la conduite.
- H. — Degré hydrotimétrique, 2 2°4 ; degré permanent 3°8 ; résidu fixe, 271 ; CaO, ii5,2 ; MgO, 7,6 ; SO3, 14.7 ; NaCl, 5.8 ; matières organiques (en oxygène), 0.97.
- On a trouvé des nombres très variables de bactéries saprophytes : depuis 160 jusqu’à 12 600 francs par centimètre cube. Température 11°5 en moyenne,
- 8. — On fait actuellement un puits pour rechercher une nappe aquifère, dans les anciennes alluvions de la Saône. M. Adam étudie un projet pour prélever 1 000 mètres cubes par jour au moyen soit d’une galerie, soit de puits filtrants, dans ces alluvions.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts, mais très incomplet.
- Beaune (i3.54o h.) (11.668 p, m, a.)
- Sources et turbine hydraulique
- Adduction très ancienne de la source de l’Aigue. — Exécution en 1894 du projet de M. Collard pour l’adduction et l'élévation d’une partie de la source-
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- Côte-d’Or
- de la Bouzaise ; dépense : 36o ooo francs. — À ce moment, il y avait encore 25 puits publics.
- Régie-directe : M. Lobot, architecte-voyer.
- 1. — La source de l’Aigue et la source de la Bouzaise proviennent d’une faille du jurassique inférieur. La première est à 8oo mètres de la ville, à la cote 22 1.65 et elle alimente le bas de la ville. La seconde est à t[oo mètres au sud de l’Aigue; à la cote 219 m. 35 la conduite d’adduction, en fonte, n’a que 55o mètres de longueur : elle a un débit qui varie de 84 à 3 4oo litres par seconde, dont on dérive pour le moment 25 litres (avec la possibilité d’en, dériver 45 litres). L’émergence de la source est protégée par une chambre maçonnée en forme de calotte sphérique.
- 3. — L’eau de la Bouzaise est relevée par une turbine de 16 chevaux utiles 1nstallée au moulin dit la Source (chute de 1 m. 85) et actionnant par engrenages 2 pompes Girard pouvant élever chacune 25 litres par seconde ; il y a une machine à vapeur de secours (de la maison Piguet, de Lyon) de 8 chevaux utiles.
- L’eau est montée à 22 m. 4o dans un réservoir situé à la cote 241 ni. y5, aux abords de la route de Bouze.
- 4. — Ce réservoir en maçonnerie, enterré, cube 1 885 mètres cubes.
- 5. — Deux réseaux : la source de l’Aigue continue à alimenter la partie basse de la ville et la source de la Bouzaise alimente le reste, tout en pouvant suppléer à la source de l’Aigue.
- Le réseau de l’Aigue a un développement de 4 600 mètres de tuyaux et alimente 25 bornes-fontaines, 6 bouches d’arrosage et d’incendie et 52 concessions particulières. Le réseau de la Bouzaise a i45oo mètres de tuyaux, 66 bornes-fontaines, 34 bouches d’arrosage et d’incendie et 3g4 concessions particulières.
- 6. — Consommation par jour : de 2000 à 2 5oo mètres cubes.
- Les concessions au robinet de jauge et au compteur paient 0 fr. i5 le mètre cube jusqu’à 490 mètres cubes, et 0 fr. 10 pour le surplus.
- Les concessions au robinet libre paient 6 francs pour un robinet d’évier ou de buanderie, 10 francs, pour un robinet de cour, 5 francs par cheval, 2 francs par voiture, etc., avec tarif spécial pour les robinets communs à plusieurs locataires, d’après le loyer.
- T. —Source de la Bouzaise : Degré hydrotimétrique, 2 3°; résidu fixe, 295 ; GaCO3, 288 ; SO3, 5 ; chlore, 3 ; matières organiques (en oxygène), 0.2 à o.3. En 1894, on trouve 529 germes saprophytes par centimètre cube. Température : n° 3/4-
- Dijon (74-h3 h.) (63,208 p. m. a.) — 7.347 maisons.
- Sources amenées par la gravité et par machines hydrauliques
- Adduction en i83p de la source du Rosoir, par Darcy ; puis en 1866, adduction de la source de Ste-Foy, et en 1894, de la source du Chat, toutes trois dans le Val-Suzon. (On a fait également un forage artésien de i55 mètres de profondeur sur la place St-Michel, mais il débite peu).
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- Côte-d’Or
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- Adduction en 1903 de la soui-ce de Morcueil.
- Il y a encore 2 000 puits particuliers.
- Régie directe : M. Munier, Ingénieur-directeur du service des eaux et égouts.
- I- —Les trois sources du Rosoir, de Ste-Foy et du Chat sortent de la même nappe, et sont situées au Val-Suzon à la base du calcaire à entroques (bajocien). Elles ont été captées successivement, mais le débit ne s’est pas accru en conséquence, le captage des sources supérieures ayant réduit le débit des inférieures. La source du Rosoir est à i3 kilomètres de Dijon, celle de Ste-Foy à 4 kilomètres plus en amont, et celle du Chat encore notablement plus haut. — L’aqueduc d’amenée, construit par Darcy, est en maçonnerie et a o m. 90 de hauteur sur o m. 60 de largeur, avec un enduit intérieur en ciment de 0.02 d’épaisseur.
- La source de Morcueil sortant du calcaire bathonien dans la vallée de l’Arche a été dérivée en 1903. Elle est amenée à l’usine de Chèvre-Morte par une conduite forcée en fonte [de 16 467 mètres de longueur, dont i4 3 70 mètres sont en tuyaux de 170 millimètres de diamètre et le reste en tuyaux de 5o millimètres de diamètre. Elle est ensuite refoulée au réservoir deTalant à 52 mètres de hauteur à l’aide de pompes actionnées par des turbines avec machine à vapeur de secours. La conduite de refoulement à 836 m. 78 de longueur et 700 millimètres de diamètre.
- 3. — Voir ci-dessus pour l’élévation de la source de Morcueil.
- 4. — La distribution d’eau est divisée en deux étages. L’étage supérieur est alimenté par le réservoir de Talant à la cote 292.35. L’étage bas par les anciens réservoirs recevant l’eau de la vallée de Suzon. Le trop plein de ces derniers est à la cote 255.00. Leurs contenances sont de 2 512 et 3 177 mètres cubes, ils sont reliés entre eux par une conduite de o,4oo.
- 5. — Le réseau de distribution est maintenant achevé. Sa longueur totale est de 107 mètres.
- 5 fontaines à écoulement continu.
- 255 bornes-fontaines ;
- 370 bouches d’incendie ;
- 2 600 branchements particuliers.
- O. — La section de l’aqueduc permet l’adduction de 16000 mètres cubes par jour ; les sources débitent jusqu’à 100 000 mètres cubes par jour en hiver, mais se réduisent à 5 000 mètres cubes en sécheresse) dont 5oô à 800 pour la source du Chat). Le débit de la source de Morcueil est de 12000 mètres cubes par jour en basse-eaux.
- Toutes les concessions sont au compteur. Les systèmes admis sont les mêmes qu’à Paris. Les \oo premiers mètres cubes sont payés o fr. 35, les suivants 0 fr. 275. Minimum de perception i5 fr. par an. Pour les administrations publiques le prix du mètre cube est de 0 fr. 25. Le bénéfice annuel réalisé est de 1 800 000 francs.
- H — Source du Rosoir: Degré hydrotimétrique 23°5 ; résidu fixe, 261 ; CaCO2, 23o ;MgG03, 2 ; Na2COs, 4-4 î Na2S04, 2,7 ; SiO2, 25 ; matières organiques (en oxygène), 0.25. — En 1896, on trouve un nombre de germes
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- Côte-d’Or
- variant de 33o à 5-4oo par centimètre cube. Température de l’eau, aux environs de io°.
- Les eaux de Morcueil sont nébuleuses au moment des pluies et sont souillées par des eaux de surface. La ville étudie en ce moment un système d’épuration, L’eau de la source de Morcueil a 22 degrés hydrotimétriques, 3i3,2 de résidu fixe à ioo° ; i46.8 de CaO ; 57 de MgO ; 6 de chlore ;‘24,2 de SO3 ; matières organiques (en oxygène), 1,8. On y a trouvé 34o bactéries au centimètre cube.
- 9. — Le réseau des égouts est encore incomplet. Il comprend deux collecteurs neufs et seulement 19 kilomètres de réseau secondaire pour xoo kilomètres de rues. Les eaux sont actuellement rejetées à la rivière.
- Un projet actuellement à l’étude comprend l’achèvement du réseau et l’épuration des eaux usées. Un troisième collecteur de 6200 mètres de longueur desservirait les quartiers bas de la ville et 55 kilomètres dégoûts secondaires seraient construits. L’épuration des eaux est prévue par le système des fosses septiques et lits bactériens. L’installation serait suffisante pour épurer 10 000 mètres cubes par jour. Le réseau serait du système unitaire. Les eaux de pluie seraient épurées par lits spéciaux jusqu’à un volume égal à cinq fois celui des eaux usées. Le surplus serait rejeté à la rivière.
- • Le montant de ce projet est de 1 5oo 000 francs.
- Villes de moins de 5.000 habitants
- Ghâtillon-sur-Seine (4812 h.) (4-43o p. m. a.).
- En 1878, la ville dépense 3ioooo francs pour amener et distribuer les sources des Goulottes, naissant au pied du plateau de Coulmiers (bajocien) à 12 kilomètres au sud de la ville. Conduite en ciment, sauf les siphons en fonte. Réservoir en maçonnerie et réseau de distribution en fonte, alimentant 4 fontaines à jet continu, 3 abreuvoirs, 4o bornes-fontaines, 10 bouches d’arrosage et d’incendie et 200 concessions particulières. Les concessionnaires paient 15 francs pour 2 hectolires par jour au compteur; pour le surplus 0 fr. 018 et 0 fr. 010 par hectolitre pendant l’année ; prix décroissant suivant la quantité supplémentaire consommée.
- Le réservoir est composé de 3 chambres en maçonnerie pouvant contenir ensemble 1 200 mètres cubes ; savoir : 2 chambres d’un usage constant de 660 mètres cubes, une chambre de réserve de 54o mètres cubes.
- La consommation moyenne journalière est de 1 5oo mètres cubes, environ.
- Nuits-Saint-Georges (3.706 h.)
- Projet dressé par M. Coffin exécuté en 1869. La conduite a été refaite en 1895. Dépense : 293550 francs.
- Les sources de Rochotte et de Régnier sortant des roches calcaires ont été captees et les eaux sont amenées par une conduite de 2 700 mètres de longueur a un réservoir de r 000 mètres cubes. Le réseau de distribution de 7 700 de ongueur alimente 3 fontaines à jet continu, 43 bornes-fontaines, 21 bouches d arrosage et incendie, 4oo concessions particulières.
- Le métré cube 0 fr. 275. Volume d’eau consommé en moyenne par jour p5o mètres cubes.
- Les eaux usées sont évacuées dans des égouts ou des puits perdus.
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- Semur (3.521 h.)
- Distribution particulière établie d’après une concession municipale en 1879. L’eau de l’Armançon filtrée dans des bassins filtrés à cailloux et sable est reçue dans un puits d’où elle est reprise par une pompe à vapeur et refoulée dans un réservoir. 69 bouches d’arrosage et d’incendie. 267 concessions particulières au robinet de jauge. Le mètre cube 0 fr. 5o. Volume d’eau consommé en moyenne par jour 170 mètres cubes.
- Montbard (3.824 h )
- M. Courtois vient de présenter un projet d’adduction des eaux du Fays»
- Communes ayant fait une adduction d’eau (depuis 1884) :
- Noms des communes Habitants Date des travaux Dépenses faites Observations
- Agey 290 LO CO CO fr. 10800
- Geyrolles 357 1886 20 000
- Voulaines 562 1887 19 25o
- Montoillot ll9 1886 i4 95°
- Pralon l8l » 6 900
- Aubigny-la-Ronce . . . 337 1887 19 800
- Châteauneuf 2l3 1886 24 i5o
- Bure- les-Templiers. . . 3i3 1888 9000
- Bourberain 47 6 » 5oooo
- Darcey 463 1891 19 000
- Rochefort i37 » 8000
- Yitteaux 1292 1893 0 0 0 0
- Yauehignon 121 1891 5 600
- Sombernon La Villeneuve-sur-Yin- 670 1893 5 55o
- geanne . IIO 1894 tv in O O
- Morey -’99 » 7 5oo
- Busseaut i39 1893 10 700
- AmpiRy-les-Bordes . . . i5i 1894 885o
- Moitron 121 i893 22 600
- Bouilland . 383 1894 2 5oo
- Mussy-la-Fosse .... 124 1896 5 4oo
- Seigny 294 1894 ro 000
- Marmagne 287 » 21 35o
- Gissey-sur-Ouche . . . 257 » ' 6 i5o
- Ecutigny i45 » 7 4-5o
- Saint-Saine-1’Abbaye . . 551 1898 4ï! 65o
- Thenissey 22.5 189.5 i4 2.5o
- Laignes 1186 1896 .67 000
- Pommard 104 X 189.5 i3 000
- Saulieu 3507 1900 60000
- Fain-iez-Montbard . . . i5i 1896 12 400
- Baigneux-les-Juifs . . . 4i5 , 1898 i5 000
- Segroix 55 » 65oo
- Nantoux 622 » 5 000
- Saint-Romain 219 1902 42 000
- Fresnes 3o8 1902 21 000
- Chevannay 126 1888 4 600
- Senailly....... | 228 x9o3 12 700
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- Côte-d'Or
- Commune Population Approbation du projet Montant ou projet Observations
- fr.
- Plombières-les-Dijon. . l44°° I9°3 3i 536
- Villaine les-Prévôtés. . 188 id. 18000
- Crugey 2l3 1904 3 124
- L’Étang-Vergy .... 25o id. 12600
- Crépand 294 i9°5 i35oo
- Martrois 173 id. 1 ooo
- Boussenois 272 1905 5 ooo Source; cond. fonte.
- Comblanchien .... 690 id. 182 ooo Sources amenées de 16 km.
- Arconcey 497 1906 22470 2 sources ; cond. fonte et grès.
- Bellenot-sous-Pouilly . 34i id. CO « « 2 sources; cond. fonte et grès. Rés maç. ordin. et voûtes en briques.
- Eguilly 102 id. 16452 Source; cond. fonte et grès, rés. maçonnerie, voûte en briques.
- Pouillenay 656 id. 33 io3 Source ; cond. fonte ; rés. maç.
- Sacquenay 553 id. 22 ooo Rés. maç., couverture en ciment armé.
- Saint-Marc-sur-Seine. . 39 9 id. go35 Source; cond. fonte; rés. maç., couverture fer et briques.
- Chassagne-Montrachet . 773 1907 48000 Source; cond. grès et fonte. Rés. creusé dans rocher recouvert d’une voûte en briques.
- Hauteville 196 id. 236io Source; cond. fonte; rés. cim. armé.
- Montigny-Montfort . . 358 id. 24000 Source; cond. fonte; rés. maç.
- Montvillot ”9 id. 23320 id.
- Moutiers-Saint-Jean . . 34i id. 28485 id.
- Orain . 244 id. 3oooo Source; cond. fonte; rés. maçonnerie, couverture en ciment armé.
- Pernand 32.5 id. 4920 2 sources, ; cond. fonte.
- Savigny-les-Beaune . . 1 565 id. 5 ooo Rés. ciment armé.
- Pagny-le-Chateau . . . 56o id. 20000 Moteur à vent.
- Communes ayant à l’étude des projets : Chambolle, Musigny, Allercy, Fon-tame-t rançaise, Chambain, La Villotte-sur-Seine, Bouze (3o ooo francs),. Luix (i5 ooo francs) et Taney (42 ooo francs).
- En résumé, le département occupé presqu’entièrement parle calcaire jurassique et le lias, est bien alimenté par les nombreuses nappes et sources que ces terrains contiennent (nappes du bajocien, du batbonien, du corallien, de1 1 astartien et portlandien). La partie sud-est du département, occupée par les vallées delà Saône et de ses affluents, contient une nappe aquifère étendue et peu profonde dans les alluvions et sables quaternaires.
- Ce département renferme :
- 29 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- i5 communes ayant une distribution d’eau incomplète ;
- 5i communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes T io3 communes ayant des puits ou des citernes ;
- 1 commune, ayant que des citernes ;
- Arnay-le-Duc, Beaune, Nuits, Pouilly-en-Auxois, St-Jean de Losne ont un réseau d’égouts pluviaux.
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- Côtes-du-Nord
- DÉPARTEMENT DES COTES-DU-NORD
- (5 arrondissements, 48 cantons, 3go communes, 6n.5o6 habitants.)
- Dinan (11.078 h.) (8.588 p. m. a.) — environ 1.5oo maisons.
- Drainages, adduction par la gravité et machines à vapeur.
- Anciens drainages et adduction par la gravité dans 2 réservoirs : dépense environ 280 000 francs.
- Projet exécuté en 1898 (drainages et machine élévatoire) : dépense 278 i5o francs. (Il y avait encore alors 8 puits publics et 70 puits particuliers.)
- Régie directe : M. Mauxion, chef des services municipaux.
- I. — Les anciens drainages (terrain granitique), d’un développement total de 4 kilomètres, formaient 2 réseaux : l’un aboutissait aux réservoirs de Cassepot, l’autre aux réservoirs de Malaunay. Le projet exécuté en 1898 draine par de petits aqueducs, de o,4o sur o,5o avec piédroits en pierres sèches et petite voûte maçonnée, descendus à une profondeur variant de 3 m. 5o à 6 mètres, les trois vallons granitiques voisins de Bobital, de la Douétée et de la villa Bondenier : le développement de ces aqueducs, est de 2.100 mètres.
- Les eaux sont amenées par des tuyaux en grès Doulton dans un réservoir de 800 mètres cubes établi près du pont de Bobital, et de là elles sont refoulées par machines dans le réservoir de Malaunay : les conduites d’amenée ont une longueur d’environ 6 kilomètres.
- 3. — Machine élévatoire de Bobital, refoulant les eaux captées en 1898 dans le réservoir de Malaunay. C’est une machine à vapeur horizontale de 20 chevaux utiles de la maison Weyher et Richemond, à détente et condensation, actionnant directement une pompe Girard à double effet et faisant 35 tours à la minute. Elle élève 20 litres par seconde à 75 mètres de hauteur totale. Chaudières tubulaires à foyer intérieur.
- 4. — Les deux anciens réservoirs de Cassepot ont été réunis en un seul de i5ooo mètres cubes.
- Les murs et radier sont en maçonnerie, la couverture en béton armé. Près des réservoirs de Malaunay, au lieu dit « les Clairières », à une altitude plus élevée, on a établi un nouveau réservoir de 20000 mètres cubes alimenté par une conduite greffée sur l’ancienne conduite de refoulement.
- A Malaunay, il y a également deux réservoirs maçonnés et recouverts de voûtes, contenant ensemble 6000 mètres cubes. Enfin, le réservoir de Bobital, à 7 kilomètres de la ville, est en béton de ciment armé et cube 900 mètres cubes.
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- Côtes-du-Nord
- __Réseau de distribution d’environ 11 km. 5oo de développement, en
- tuyaux de o,i5o à o,o4o de diamètre;
- 52 bornes-fontaines avec raccord d’incendie;
- 56 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 220 branchements particuliers.
- g. — Les anciens drainages ne donnent que 20 mètres cubes en sécheresse, i3o mètres cubes en temps normal et 4°o mètres cubes en hiver. Les nouveaux donnent près de 220 mètres cubes en sécheresse et près de 5oo en temps normal.
- Les concessions particulières sont au compteur, au prix uniforme de 0 fr. 4o le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétiique, 4° à 6°5; degré permanent, 20 à 3°5; résidu fixe 111 à 189; CaO, 10 à 27; MgO, 6; SiO2, 20 à 3o; NaCl, 5i à 67; SO3, 8 à 22; ammoniaque, fortes traces; matières organiques (en oxygène), 1,7 à 2,5. On trouve dans une eau 3oo germes et moisissures; dans une autre, près de 1000 germes au centimètre cube, puis en 1899, environ 2000 germes par centimètre cube.
- Les eaux ont un caractère superficiel. Elles sont captées sur terrain granitique à une profondeur de 4 ni. 5o à 5 mètres. Elles ont été souillées en 1902, mais l’entretien des terrains di’ainés a fait disparaître les crevasses qui existaient encore en 1906-1907 et la situation tend à s’améliorer.
- 8. — La ville projette la création d’un nouveau réservoir couvert, de 2000 mètres cubes de capacité, lieu dit au Chêne Pichard, à 2 kilomètres de la ville.
- 9. — Réseau d’égouts incomplet ; un projet vient d’être dressé par M. Blin, ingénieur de la ville de Rennes.
- Guingamp (9.212 h.) (6.937 p. m. a.)
- Une source captée depuis fort longtemps alimente une fontaine monumentale. Puits et quelques sources nées sur place (i5 puits publics et une centaine de puits particuliers.)
- 8. — Un projet vient d’être étudié par M. Rousseau, ingénieur à Yitré. Il consisterait à capter au moyen de petits aqueducs en pierres sèches (0,60 de hauteur sur o,35 de largeur), les petites sources que l’on rencontre à l’ouest de la ville, dans les terrains granitiques des vallées secondaires du Trieux. L eau serait amenée par une conduite forcée de 4800 mètres de longueur et o,3oo de diamètre, dans un réservoir de 1 5oo mètres cubes à établir à l’ouest de la ville (à 2 k. 1/2 environ du centre). On pourrait obtenir un volume disponible de 100 litres par tête et par jour.
- Lamiion (5.836 h.) (5.336 p. m. a.) — 1.025 maisons.
- Drainages, adduction par la gravité.
- Projet de M. Carmejeanne, exécuté en 1897 et 1898; dépense faite 159600 francs. (Il y avait alors 10 puits publics et 70 puits particuliers.)
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- Côtes-du-Nord
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- Régie directe.
- 1. — La captation se fait dans les terrains granitiques et les schistes cambriens du vallon de Peu-an-Allée, au moyen d’aqueducs drainants, descendus à une profondeur de 3 mètres à 3 m. 5o . ces aqueducs ont un développement de 1 i5o mètres et sont formés d’un dallot en pierres sèches de o,4o/o,4o recouvert par une dalle en granit, surmontée elle-même d’une couche d’argile pilonnée destinée à empêcher l’entrée des eaux superficielles. La surface drainée est d’environ 170 hectares.
- Les eaux des drains sont réunies dans une chambre maçonnée, d’où part une conduite forcée en fonte aboutissant à i45o mètres de distance au réservoir de distribution.
- 4- — Réservoir de g5o mètres cubes en maçonnerie, avec couverture en ciment armé : il est à la cote 61, alors que la cote moyenne de la ville est 28.
- 5. — Réseau de distribution de 7610 mètres de développement ;
- 38 bornes-fontaines, avec prise d’arrosage et d’incendie ;
- 17 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 66 branchements particuliers.
- 3 urinoirs à effet d’eau.
- 6. — Débit moyen disponible : 4oo mètres cubes par jour; débit minimum 3oo mètres cubes. Les concessions particulières sont au compteur au prix de 0 fr. 45 le mètre cube.
- K. — Degré hydrotimétrique total, 8°; degré permanent, 6°; extrait sec, i54; CaO, 18; Mg (en MgCl2), 18; NaCl, 59; SO3 (en CaSO4), 21 ; matières organiques (en oxygène), o,4-
- On trouve 1 5oo germes saprophytes au centimètre cube.
- 8. — La ville pourra augmenter ses disponibilités d’environ 4 litres par seconde en captant par le même procédé les eaux du vallon de Leus-Gam, ce qui coûterait 12000 francs.
- 9. — Réseau d’égouts très incomplet. Il est très ancien et serait à refaire complètement.
- Loudéac (5 740 h.) (2 256 p. m. a.)
- Source, moulin à vent.
- Travaux d’adduction faits en 1867. Il y a encore 5 puits et 100 puits particuliers.
- 1. — Source de Jauzé, dans les schistes cambriens.
- 3- — Pompe aspirante et foulante, actionnée par un élévateur système Durey-Sohy, dont la roue à ailettes a 6 mètres de diamètre.
- 4. — L’eau est refoulée dans un réservoir à deux compartiments de 100 mètres cubes chacun.
- 5. — Quelques bornes-fontaines seulement.
- 6. — Débit disponible tout à fait insuffisant, tombant à 60 mètres cubes par jour.
- 8. — La ville avait étudié un projet pour capter et amener des sources de
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- Côtes - du-Nord
- la vallée du Larhon, mais elle n’a rien fait pour l’exécuter, et aujourd’hui, il est probable que ces sources ont été prises par la compagnie de l’Ouest pour alimenter la gare.
- g. — Pas d’égouts.
- Saint-Brieuc (23.041 h.) (15.270 p. m. a.)
- Sources et drains, adduction par la gravité.
- La ville n’avait que l’eau des petites sources des Bassins et de Balavoine (260 mètres cubes par jour); elle a ouvert un concours en 1890, et exécuté en 1894 le meilleur projet présenté, dressé par M. Mazellir; dépense faite : 863ooo francs.
- Il y avait alors 11 puits publics et 4oo puits particuliers.
- Régie directe : M. Le Gouaille, directeur du service.
- 1. — On a capté les sources et eaux souterraines du bassin du Rillan et de ses affluents, situé à 16 ou 17 kilomètres de la ville et présentant une étendue de 23 kilomètres carrés, moitié en granit, moitié en schistes et grès cambriens : la surface est en forêt, lande ou prairie et peu cultivée. Au-dessous de 1 m. 10 de terre argileuse, on trouve 1 m. 45 de cailloux roulés dans l’argile, 1 m. de sable granitique et o,55 de granit divisé, surmontant la roche compacte en place; dans les parties schisteuses, le schiste en bancs est à 2 m. 60 de profondeur.
- Outre les sources captées directement, on a capté les eaux souterraines de chaque vallon par une tranchée transversale descendue jusqu’à la roche solide, dans laquelle on a établi un drain ou dallot de o,3o sur o,3o, recouvert de o,a5 de cailloux, puis de gazon.
- Du puisard, où se réunissent les produits des sources et des drains, part une conduite d’amenée de 17060 mètres de développement et o,3o de diamètre : sur cette longueur, il y a 12 866 mètres de conduite libre en ciment (de la Porte de France, à Grenoble), avec 0,012 de pente par mètre et 4i94 mètres de conduite forcée en fonte pour les siphons. Regards tous les 200 mètres.
- 4. — La conduite aboutit à un réservoir en maçonnerie de 3 000 mètres cubes, situé à 3 kilomètres de la ville et à 3o mètres au-dessus de son niveau moyen. 11 est divisé en 2 compartiments égaux.
- — Réseau de distribution complet, en tuyaux de fonte de o,4oo à o,o5o de diamètre;
- 96 bornes-fontaines;
- 94 bouches d’arrosage et d’incendie (raccord Guillemin) ;
- 4oo branchements particuliers.
- 6. — On ne dispose guère que de 1 4oo mètres cubes par jour, mais on prévoit des travaux pour porter le volume à 3 000 mètres cubes.
- Les concessions sont toutes au compteur et leur nombre croît rapidement.
- L abonnement le plus faible est de 4o litres par jour (i4 me. 6 par an) au pnx de io francs, l’excédent étant payé o fr. 70 le mètre cube. L’abonnement le plus fort est de i mètre cube par jour pour le prix de 90 francs,
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- Côtes-du-Nord
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- l’excédent étant payé o fr. 25 le mètre cube; entre les deux, intermédiaires.
- 7. — Degré hydrotimétrique : de 2°5 à 3°; GaO, 3 à 6; SO3, 2; SIO2, 11 à 16; MgO, 1; chlore, 13 ; matières organiques (en oxygène) 0,1; azote nitrique, 0,49.
- En 1891, on a trouvé dans les différentes sources des nombres de bactéries variant entre 5o et 2 i5o par centimètre cube. En 1896, après la mise en service des nouvelles eaux on a trouvé des chiffres analogues ou plus élevés et dépassant même une fois 5oooo. En 1900, les chiffres varient entre 4oo et 5oo.
- 8. — Un projet d’extension des captages dans le bassin du Rillan, avec adduction du produit dans la chambre de réunion au moyen de tuyaux en béton de ciment a été soumis en 1907 au conseil municipal.
- 9. — Un réseau d’égoûts d’environ g kilomètres de développement dessert le centre de la ville et quelques rues adjacentes; les égouts reçoivent les matières fécales et se déversent dans deux rivières qui les conduisent à la mer à peu de distance.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Quintin (2.948 h.)
- En 1874, on a capté deux sources du granit, débitant 80 mètres cubes l’été et 120 l’hiver, dans un réservoir de 200 mètres cubes. Conduite en fonte, de 0,08 et o,o5; 7 bornes-fontaines. Dépense i4 100 francs.
- Paimpol (2.8o5 h.)
- Adduction en 1906 des eaux du vallon de Naon Scaen captées par des drains dans du schiste bleuâtre et amenées par gravité après décantation à un réservoir de 5oo mètres cubes par une conduite de 1 760 mètres de longueur. Longueur du réseau de distribution 6900 mètres, 24 bornes-fontaines, 8 bouches d’arrosage et incendie, 34 concessions particulières. Pas d’égouts. Dépense faite 98000 francs.
- Perros Guirec (3.3g5 h.) (494 p. m. a.)
- En 1901 on a capté les eaux du vallon de Grech Guégan par un bassin d’où l’eau est amenée dans un réservoir de 3o mètres cubes par une conduite en grès de 0 m. 20 de diamètre. Dépense faite 13 000 francs. Longueur du réseau de distribution 2 kilomètres. 8 bornes-fontaines.
- Saint-Quay-Portrieux (3.186 h.) (475 p. m. a.)
- Adduction d’une source de 120 à 200 mètres cubes par une conduite en fonte de y5o mètres de long; dépense 37500 francs. Réservoir de 200 mètres cubes; 20 bornes-fontaines.
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- Côtes-du-N ord
- Tréguier (3.028 h.) (2.6o5 p.m.a.)
- Une source est captée depuis 16 23. Les eaux traversent le Guindy sur un aqueduc de 100 mètres de longueur et 12 mètres d’élévation et viennent par gravité à un réservoir de 20 mètres cubes situé en ville. Seuls les quartiers bas de la ville sont desservis. 7 bornes-fontaines. Un projet prévoit la captation des eaux d’un vallon élevé ce qui donnera 100 litres par habitant et par jour.
- Autres communes ayant fait une adduction d'eau (depuis 1884) :
- Commune Population Approbation du projet Montant du projet Observations
- Grâce-Uzel . . . ) . . . 889 1906 fr. 1970° Sources ; conduite fonte ; réservoir tôle sur charpente en fer.
- En résumé, le département, occupé entièrement par les terrains granitiques et les schistes et grès primaires, n’a que des sources petites, disséminées et peu profondes. L’alimentation des centres importants exige des bandes de drainages étendues, et comme les eaux recueillies sont peu profondes, les surfaces drainées doivent être protégées contre toute cause de contamination.
- Ce département renferme :
- 5 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- 1 » » » incomplète ;
- 108 » » des sources nées sur place, des puits et des
- citernes ;
- 5i » des puits et des citernes.
- Guingamp, Lannion, Plouha, Lanvollon, Paimpol et Saint-Brieuc ont des réseaux d’égouts pluviaux.
- I*
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Creuse
- DÉPARTEMENT DE LA CREUSE
- (4 arrondissements, 25 cantons, 266 communes, 274.094 h.) Aubusson (7.015 h.) (6.475 p. m. a.) — 1.028 maisons.
- Eau de ruisseau filtrée au sable.
- Primitivement, il n’y avait qu’une simple captation d’eau souterraine dans* des terrains granitiques à peu de distance de la ville, à une profondeur de 4 à 8 mètres, donnant un débit de 80 mètres cubes environ par jour eti alimentant quelques fontaines et bornes-fontaines publiques ; canalisation en-poterie, en ciment et en fonte, mais en mauvais état.
- En outre, il y a 10 puits munis de pompes et un grand nombre de puits particuliers.
- La Ville a amené récemment les eaux du ruisseau de Coupres, qui sont prises à 6 kilomètres de la ville et filtrées au sable : adduction par des tuyaux de fonte et création d’un réservoir. La dépense a été de 424 000 francs.
- Les eaux pluviales et ménagères sont reçues dans un réseau d’égouts, incomplet, qui se déversent dans la Creuse et la Bauze.
- Guéret (8.o58 h.) (6.042 p. m. a.) — g5o maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- Projet exécuté en 1886; dépense : 126000 francs.
- En 1900, on capte de nouvelles sources et on exécute une nouvelle conduite-pour 25 000 francs.
- Régie directe : M. Gaillard, directeur du service.
- 1. — Douze sources ont été captées dans la forêt de Chabrières, à une distance moyenne de 4 kilomètres de la ville; elles sortent du granit et sont recueillies dans des chambres en maçonnerie couvertes.
- Conduite d’amenée en tuyaux de fonte de 0,15o de diamètre.
- Il y a une source spéciale pour le lycée de filles et l’hôpital.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, de 4oo mètres cubes de capacité chacun.
- 5. — Réseau de distribution d’environ 10 kilomètres de développement»
- en tuyaux de o,i5o à o,o4;
- 1 fontaine monumentale ;
- 36 bornes-fontaines;
- 20 bouches d’incendie;
- 110 branchements particuliers.
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- Creuse
- (Il y a, en outre, un certain nombre de puits publics avec pompes.)
- g ___Consommation d’environ 5oo mètres cubes par jour. Les concessions.
- particulières sont au compteur, au prix de o fr. 20 le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique, de o°3 à 20; résidu fixe, 28,6; CaO, 3,5; SO3, 2; chlore, 6,5; acides nitriques et nitreux, o ; ammoniaque, 0,12; matières organiques (en oxygène), 1. On trouve 85 bactéries saprophytes au centimètre cube.
- 9, — Réseau d’égouts se jetant dans le ruisseau des Chers, dont les eaux servent à l’irrigation des prairies.
- Les ordures ménagères sont enlevées 2 fois par semaine par un entrepreneur.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Bourganeuf (3.864 h.) (2.721 p. m. a.) — 450 maisons.
- En 1889, on a capté les eaux de terrains granitiques, situés à 2 kilomètres de la ville, au moyen de galeries souterraines de 1 m. 80 de hauteur sur 1 m. 70 de largeur, percées à l’aide de 17 puits de 11 mètres de profondeur. Le débit est faible et ne dépasse pas, en moyenne 70 à 80 mètres cubes par jour : il alimente quelques bornes-fontaines. Réseau de canalisation en fonte, d’environ 2 kilomètres de développement, et réservoir de 368 mètres cubes de capacité. La dépense a atteint près de 60 000 francs.
- Evaux (3.oi5 h.) (1.668 p. m. a) — 3oo maisons environ.
- Il y a à 3oj? mètres de la ville un puits-fontaine, muni de deux pompes, dans lequel l’eau est amenée de 12 kilomètres de distance (source de Fonta-neaux), par une conduite très ancienne qu’on dit d’origine romaine. Le débit ne serait que de 25 à 3o mètres cubes par jour.
- Felletin (3.328 h.) (2.911 p. m. a.) — 544 maisons.
- Quelques fontaines et bornes-fontaines, alimentées par des petites sources sortant des terrains granitiques, au voisinage de la ville ; tuyaux en poterie et en fonte. Le débit n’est que de 25 à 3o mètres cubes par jour.
- Saint-Vaury (2.444 h.)
- Source du granit captée dans un bassin, à 4oo mètres de la ville ; dessert 10 bornes-fontaines.
- Saint-Georges-la-Pouge (1.273 h.)
- En 1894, sources du granit, captées à i5oo mètres de la ville et amenées par des tuyaux de fonte, alimentent une fontaine à jet continu et quelques bornes-fontaines ; dépense : i3ooo francs.
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- Creuse
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- Autres communes ayant fait une adduction d’eau (depuis 1884) :
- Communes Population Approbation du projet Montant du projet Observations
- Crocq Bénévent- l’Abbaye Sainte Feyre . . Bonnat .... . 1 942 1 885 - 1767 2 520 i9°3 1904 id. i9°5 fr. 4l 821 22 000 io5oo 27 000 Sources ; conduite grès et fonte; réservoir maç.
- En résumé, département essentiellement granitique, avec de nombreuses petites sources, disséminées et peu profondes. Les drainages doivent être étendus et protégés à la surface contre les causes de souillure.
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- Dordogne
- DÉPARTEMENT DE LA DORDOGNE
- (5 arrondissements, 47 cantons, 587 communes, 447-052 habitants.) Bergerac (i5.623 h.) (io.545 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau : près de 800 puits particuliers.
- La caserne a deux puits pour la boisson et de l’eau de la Dordogne pour le lavage.
- La ville va étudier un projet d’eaux et d’égoûts.
- Périgtieux (3i.36i h.) (28,199 p. m. a.)
- Sources, machines à vapeur et machines hydrauliques et électriques.
- Dès 1887, une distribution des eaux de la source du Gluzeau est réalisée, avec élévation, par une roue hydraulique actionnée par la source de l’Abîme (estimation, 35oooo francs). En 1889, on exécute le projet de M. Roux, pour dériver également une partie des eaux de l’Abîme, refaire à neuf une usine élévatoire, construire un réservoir : dépense, 552 000 francs. Quelques années auparavant, on avait refait toute la canalisation intérieure moyennant une dépense de 355 000 francs.
- Un projet dressé par M. Thévenet pour dériver la source de la Glane, dans la vallée de l’Isle, à 02 kilomètres au nord-est de la ville, a été abandonné : il eût coûté 1 200000 francs. En 1903, la ville accepte les propositions de M. Roche, industriel à Saltgourde (à 2 kilomètres sud-ouest de la ville), qui offre d’établir à ses frais des pompes élévatoires supplémentaires mues par l’énergie électrique provenant de son usure hydraulique de Saltgourde. Il élève l’eau à 60 mètres de hauteur, au prix de 0 fr. i3 le mètre cube (prix inférieur à celui résultant de l’emploi de la vapeur). En 1905, le tuyau de refoulement étant manifestement insuffisant, on établit une canalisation directe de om. 65o de diamètre. Coût, 210 000 francs.
- Régie dii-ecte : M. Daniel, architecte, directeur du service.
- 1 • — Les sources du Cluzeau et de l’Abîme, qui donnent l’une 3o litres et 1 autre 25o litres par seconde en étiage (200 litres en très basses eaux en septembre 1899), sortent du crétacé inférieur aux environs de la ville et proviennent d’une faille.
- La source du Cluzeau est captée par une tranchée longitudinale creusée dans le talus d’où sortait l’eau ; la portion de celle de l’Abîme qui a été dérivée a été entourée de murs et recouverte d’une toiture, l’eau en étant conduite au puisard des pompes par des tuyaux en fonte.
- — H y trois usines élévatoires, deux situées au voisinage des sources^
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- Dordogne
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- L’une est à vapeur et contient deux machines horizontales à détente et condensation, actionnant directement chacune une pompe à plongeur et à double effet, également horizontale : chaque pompe peut élever 70 litres à la seconde à 60 mètres de hauteur, par une conduite de refoulement de 0 m, 4o qui aboutit au réservoir de 6000 mètres cubes. L’autre usine contient 2 pompes horizontales accouplées, à plongeur et à double effet, pouvant élever 70 litres à la seconde, à 60 mètres de hauteur. Elles sont mues par moteurs électriques alimentés par l’issue de Saltgourde. La conduite de refoulement fait service de distribution sur son parcours, ce qui, vu la grande hauteur d’élévation, donne des coups de béliers et autres inconvénients. Cette conduite ne servira plus qu’à la distribution. Le refoulement se fera par la conduite de o m. 65o de diamètre.
- La troisième usine est hydraulique et sert surtout d’appoint. Elle est située au Moulin-Neuf, sur l’Isle, à 5oo mètres des sources, et comprend 2 turbines et 2 pompes à double effet qui peuvent élever ensemble, par un tuyau de o m. 20, 46 litres à la seconde à 35 mètres de hauteur ; l’eau refoulée dans un petit réservoir arrive de là dans deux réservoirs de i 800 mètres cubes et 700 mètres cubes, qui alimentent les quartiers bas de la ville.
- 4. -—Les trois réservoirs précités, tous trois en maçonnerie, de 6000,
- 1 800 et 700 mètres cubes ; celui de 6000 mètres cubes est divisé en deux compartiments égaux et indépendants. Dès les premier mois de 1908, la conduite par gravité et les deux petits réservoirs seront supprimés, toute la ville sera alimentée par la haute pression de 60 mètres.
- 5. — Le résultat de distribution mesure environ 4o kilomètres de développement ;
- igo bornes-fontaines ;
- 180 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 3 000 branchements pour concessions particulières.
- 6. — L’usine hydraulique peut donner normalement 2 5oo mètres cubes et l’usine à vapeur 1 200 mètres cubes par jour.
- Une machine à vapeur et les pompes électriques donnent également 12000 mètres cubes, soit en tout par journée i45oo mètres cubes. La consommation journalière actuelle qui atteint 8 5oo mètres cubes est manifestement insuffisante. Un quartier nouveau s’étant bâti à une altitude élevée, on và établir un réservoir en béton armé de 200 mètres cubes alimenté >par une pompe à plongeur mue par une turbine centripète. Dépense prévue, 25 000 francs,
- 11 y a 160 concessions qui sont au compteur, aux prix de 0 fr. 10 le mètre cube pour les particuliers et o fr. 07 pour les industriels. Les 2840 autres concessions sont au robinet libre et paient d’après le revenu imposable de l’immeuble, savoir : 10 francs pour un revenu de moins de 4oo francs, i5 francs de 4oo à 600 francs, 20 francs de 600 à 800 francs, 25 francs de 800 à 1 000 et ainsi^ de suite, 4o francs de 1 800 à 2 000 francs, 5o francs 'de 2 5oo à 3ooo francs, etc. ; supplément de 4 à 5 francs par tête de gros bétail.
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- Les concessions ont rapporté en 1907, 5g 000 francs ; l a dépense annuelle d’exploitation est de 4o o4o francs.
- 7. — i° Source du Gluzeau : degré hydrotimétrique, 22° ; résidu fixe à ioo°, 3oi,8 ; CaO, 123,2 ; MgO, 8,3 ; chlore, 12,g ; SiO2, i5 ; SO3, traces ; matières organiques (en oxygène), i,3.
- 2° Source de l’Abîme : degré hydrotimétrique, 220; l'ésidu fixe à ioo°, 308,9; CaO, 123,2; MgO, 8,3; chlore, i3,9; SiO2, 19; SO3, traces; matières organiques (en oxygène), 1,7.
- Les deux sources paraissent donner la même eau : température entre i4 et i5°. En 1894, on a trouvé 45o germes saprophytes par centimètre cube dans la source du Cluzeau, 160 dans celle de l’Abîme et 370 dans l’eau distribuée en ville.
- 9. — En 1884, la ville a dépensé 451 000 francs pour construire un réseau d’égouts de 10295 mètres de développement; trois collecteurs desservent trois zones différentes et débouchent, sans épuration, dans la rivière d’Isle.
- Les égouts sont ovoïdes, de trois sections : 1,20/2 mètres, 0 m. 86/1 m. 58 et 0 m. 65/1 m. o5. Il y a 180 boîtes à sable avec obturateurs hydrauliques, pour empêcher l’entraînement du sable dans les égouts ainsi que l’échappement des gaz, et elles sont curées deux fois par semaine.
- Sarlal (6. ig5 h.) (4.018 p. m. a.).
- Pas de distribution d’eau ; 3 puits publics.
- Nombreux puits dans le crétacé ; quelques sources naissant dans la ville et utilisées sur place.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Nontron (3.426 h.)
- Captation et adduction, en i834, de 4 sources du granit alimentant i4 bornes-fontaines ; conduite en grès et en fonte ; réservoirs de 120 mètres cubes, et débit disponible de io5 mètres cubes en étiage par jour.
- Thiviers (3.25i h.)
- En 1887, la ville dépense i58o5o francs pour élever et distribuer des sources sortant d’un coteau.du calcaire jurassique. Deux machines à vapeur peuvent refouler chacune 10 litres à la seconde dans un réservoir de 5oo mètres cubes situé à 1700 mètres des sources et à 72 mètres au-dessus de leur niveau. Les sources ne donnent pas plus de 3oo à 4*)0 mètres cubes par jour en sécheresse. Il y a 20 bornes-fontaines et 12 bouches d’arrosage et d’incendie.
- Brantôme (2.363 h.)
- 2 sources alimentent n fontaines à jet continu : dépense, 7000 francs.
- Beaumont (i»349 h.)
- En 1896, on exécute un projet d’adduction de sources se montant à 42 000 francs.
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- Dord ogne
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- Autres communes ayant fait une distribution d’eau (depuis 1884) :
- Noms des communes Habitants Date des travaux Dépenses faites Observations
- Domine .... i547 19OO fr. 5o 000 Sources.
- Terrasson. . . . 3572 1903 3i 436
- St-Pantaly-d’Ans . 4oo i9°4 5i5 Gonstruc. d’un nouveau puits.
- Hautefort.... 1 65o 1905 9200
- Negrondes . . . 968 id. 1200
- Saint-Alvère • . 1 53i id. 2100
- Saint-Rabier . . Sencenac-Puy-de - 934 id. 900
- Fourches . . . 388 id. 2376 Nappe souterraine ; pompe à
- chapelets sur fontaine.
- La Bachellerie . . 1 234 1905 23 800 2 sources; conduite ciment
- et fonte ; rés maç.
- Chalagnac . . . 447 id. 4000 Construction d’une citerne en
- 549 maçonnerie ; pompe à main.
- St-Martin-le-Pin . id. 1 258 Source ; cond. ciment et fer
- Saint-Raphaël . . 254 id. 800 Nappe souterraine ; appro-
- fondissement de 2 puits ; forage de 2 autres puits.
- Vanxains. . . . 1 38i id. 5 3oo 3 sources ; conduite fonte.
- Belvès 1 863 1906 i5o 000 Sources du tunnel de la Tape,
- à 10 km. ; conduite fonte ; réservoir ciment armé.
- Bézénac .... 253 ' id. 1 102 Sources.
- Excideuil. . . . 1 822 id. 25 6o3 Source ; conduite fonte ; rés
- Génis . . . . . 1 5io id. 19809 maç. Source ; conduite fonte, grès
- Saint-Cyprien . . et plomb. Rés. maç.
- 2 ni id. 36 000 Source ; conduite fonte ; réservoir maçonnerie.
- St- Julien-de -Bour-
- deilles . . . . 201 id. LO O O Source; cond. fonte et béton.
- St-Laurent-la-vallée St-Martial-de-Nabi- 00 in id. 6800
- rat 853 id. 44 198 Source ; conduite fonte ; ré-
- servoir moellons et chaux hydraulique, voûté plein cintre avec couche en terre.
- St-Pantaly-d’Exci-
- deuil . , . . 366 id. 53o Source ; élévateur à 2 seaux
- S t-Pardoux - la - Ri- mû à la main.
- vière .... 1 777 id. 92 3oo Source ; cond. fonte ; rés
- maç. ; turbine et pompe système « Girard ».
- Boulouneix . . . 5io 1907 12 190 Source ; conduite fonte ; ré-
- servoir maçonnerie, hydro élévateur Durozoi.
- Yillars i343 id. 33 100 Source ; conduite fonte ; ré-
- servoir maçonnerie.
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- Dordogne
- En résumé, le nord-est du département est occupé par le granit et les micaschistes (arrondissement de Nontron, où il y a beaucoup de citernes) qui donnent de faibles sources ; puis règne du nord-ouest au sud-est une grande bande de calcaire jurassique alimentant de belles sources; enfin la plus grande partie du département, située au sud-ouest de cette bande, est constituée par le crétacé supérieur parsemé de lambeaux d’éocéne. Le crétacé contient une nappe profonde, pouvant donner naissance, comme à Périgueux, à des sources vauclusiennes (faille) ; l’éocène qui forme les plateaux donne des sources à sa base, dans les vallées.
- Dans ce département on trouve :
- 19 communes ont une distribution d’eau complète.
- 33 communes ont des sources nées sur place, des puits et des citernes.
- Mussudan, Montignac et Terrasson ont le tout à l’égout unitaire.
- Périgueux, Bergerac, Sarlat et Monpont ont un réseau d’égouts pluviaux.
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- Doubs
- DÉPARTEMENT DU DOUBS
- (4 arrondissements, 27 cantons, 687 communes, 298.438 habitants.)
- Audincourt (7-633 h.) (5.317 p. m. a.) — 721 maisons.
- Sources, adduction par gravité.
- La ville d’Audincourt a exécuté, en 1903, un projet d’adduction d’eau potable sous la direction de M. Sauteret, architecte à Dole. Dépense faite : i45 000 francs. Réseau de distribution de 12 kilomètres de longueur. Réservoir en béton armé de 1 000 mètres cubes. Les 2 sources captées donnent ensemble 11 litres à la seconde. '
- Il y a un réseau d’égouts incomplet, qui doit être complété d’après un projet d’ensemble.
- Besançon (56.3i8 h.) (41.760 p. m. a.) —4-234 maisons.
- Surface du territoire : 6.466 hectares.
- Sources amenées par la gravité.
- à) Aqueduc romain dés eaux d’Arcier, détruit au ve siècle ; les eaux d’Arcier sont ramenées en i854; projet de M. Mary. Dépense faite : 3 000.000 francs.
- b) En 1467, on dérive les eaux de Fontaine-Argent (160 mètres cubes par jour), mais en i55g on leur substitue celle des sources de Brégille, dont la distribution a été refaite entièrement en 1874 ; dépense : 5oooo francs.
- c) En 1884, on amène les eaux des sources d’Aglans : projet de M. Jeannot ; dépense faite : 25oooo francs.
- Régie directe : M. Jeannot, directeur des travaux de la ville et du service des eaux.
- Trois provenances et trois réseaux de distribution.
- a) Eau d’Arcier.
- 1.—Sources vauclusiennes, émergeant, à 10 kilomètres de la ville, du calcaire astartien (oolithe), grâce, sans doute, à une faille dite de Montfaucon, se développant sur le versant ouest du Lomont et amenant à 3oo mètres delà source haute l’étage inférieur de l’oolithe (bajocien) en contact avec l’étage supérieur. Les eaux proviennent de l’engouffrement des eaux de surface dans un des bassins fermés (bassins de Saône, de Mamirolle, de Nancray, de Gennes et de Naisey), formés par le rauracien et l’oxfordien, et de leur résurgence par la faille après avoir traversé le bathonien et le bajocien. Elles sont captées par une galerie de i3o mètres de longueur et amenées au réservoir Saint-Jean par un aqueduc en maçonnerie de 10 168 mètres de
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- Doubs
- longueur, se développant le long de la rive gauche du Doubs et traversant en tunnel divers contreforts ; la traversée de la gorge de Morre se fait en siphon, au moyen de deux tuyaux de fonte de o,4oo logés dans une galerie.
- 4. — Réservoir Saint-Jean (cote 267), de forme octogonale, en maçonnerie, élevé au-dessus du sol avec 5 mètres de hauteur d’eau, cubant 2 216 mètres cubes (reposant sur une couche de béton formant voûte d’arêtes et appuyée sur 60 pilier descendus jusqu’au rocher et se prolongeant pour porter la voûte du réservoir) :
- et réservoir de la place Griffon (cote 265)., également en maçonnerie, enterré sous le sol de l’Esplanade et cubant 3 3io mètres cubes. — 168 pilles en briques soutiennent la voûte.
- Les deux réservoirs communiquent entre eux par une double conduite maîtresse de distribution de o m. 3a5, et par une conduite directe deo,3oo. Ils alimentent toute la vieille ville et une portion de la région basse de la banlieue.
- b) Eau de Bregille.
- 1. — Deux sources ; la source haute se réunit à la source basse dans une chambre en maçonnerie. De là une conduite en ciment, dont le diamètre varie de 0,200 à 0,100, conduit l’eau au réservoir de la Mouillère, placé à l’autre extrémité du réseau. Cette conduite distribue en route.
- 4. — Réservoir de la Mouillère (cote 266) en maçonnerie, enterré, avec 2 m. 90 d’eau et une capacité de 297 mètres cubes.
- La zone desservie par les eaux de Bregille est la zone basse des Chaprais et •de la banlieue.
- c) Eau d’Aglans.
- 1. — Six sources naissant, à 11 kilomètres de la ville, sur les marnes oxfordiennes et alimentées par les pluies tombant sur la forêt d’Aglans. Les eaux sont recueillies par des tuyaux en ciment (Porte de France) se réunissant dans une chambre, à la source la plus basse. Delà, uné conduite en fonte de 0,200 les amène au réservoir de Morre.
- 4. — Réservoir de Morre (cote 366), cylindrique, en maçonnerie avec tourelle au centre, enterré,contenant 396 mètres cubes. Deux autres réservoirs aux extrémités opposées du réseau : réservoir Saint-Claude (cote 329), de 561 mètres cubes, également en maçonnerie, mais rectangulaire et en partie en élévation ; réservoir de la Grette (cote 326), cylindrique, enterré, en maçonnerie avec tourelle au centre ; capacité : 588 mètres cubes.
- L’eau d’Aglans dessert tous les quartiers hauts.
- 3. — En temps de sécheresse, l’eau d’Arcier, prise au réservoir de Griffon, est relevée de 65 mètres dans les réservoirs de la Grette et de Saint-Claude pour suppléer à l’insuffisance de l'eau d’Aglans. Pompe à vapeur, système Worthington, de 20 chevaux, qui avec 5o coups de piston par minute, refoule i5 litres par seconde. Chaudière semi-tubulaire à bouilleurs, de 3o mètres carrés de surface de chauffe. Fonctionne 5o à 60 jours par an.
- o. — Réseaux de distribution mesurant ensemble plus de 85 kilomètres de développement, avec des tuyaux de fonte de 0,325 à 0,06 de diamètre ;
- 9 fontaines monumentales, 9 jets continus, 2 jets d’eau, 2 cascades ;
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- Doubs
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- 84 bornes-fontaines et 4 fontaines Wallace ;
- i53 bouches d’incendie de o,o4o (dont 5o à haute pression par l’eau d’Aglans) ;
- 108 bouches d’arrosage de 0,027, pouvant servir en cas d’incendie ;
- 36 urinoirs à effet d’eau ;
- 1901 branchements particuliers, dont 1 126 au robinet libre et 775 au compteur.
- 6. — En moyenne, l’eau d’Arcier donne 201 litres par seconde ; l’eau de Bregille 10 litres, et l’eau d’Aglans 2 5 litres, soit en tout 236 litres ou 20 000 mètres cubes par jour ; en temps de grande sécheresse, ces débits tombent respectivement aux chiffres de 100 litres, i4 litres et 3 litres, ensemble 117 litres ou 10 108 mètres cubes.
- Sur les 1901 concessions particulières, 5o sont gratuites (établissements publics), 775 sont au compteur, au prix de 20 francs pour les 100 premiers mètres cubes, 20 francs pour les 100 suivants, puis respectivement 18 francs, 16 francs, 14 francs, 12 francs, 10 francs et 8 francs pour chaque centaine de mètres cubes en plus jusqu’à 800 mètres cubes ; au-dessus de 800 mètres cubes, le mètre cube est payé ofr. 08.
- Les autres concessions sont à robinet libre, d’après une évaluation comptant une personne pour 4o litres, un cheval pour 60 litres et une voiture pour 3o litres par jour. Le minimum de perception est de 33 francs pour une concession de 4 hectolitres par jour ; en plus, l’hectolitre par jour est compté 5 fr. 5o de 4 à 10 hectolitres, 5 francs de 10 à 20 hectolitres, 4fr. 5o de 20 à 3o hectolitres, 4 francs de 3o à 4o hectolitres et ainsi de suitejusqu’à 2 francs de 70 à 100 hectolitres par jour et 1 fr. 00 au-dessus de 100. Le produit annuel des concessions s’élève à 115 000 francs.
- K. — a) Eau d’Arcier.
- Degré hydrotimétrique, 25° ; résidu fixe, 244; CaO, 122 ; MgO, 4 ; SO3, 2 ; chlore, 1 ; SiO2, 4. Le 7 septembre 1890, on trouve 700 germes au centimètre cube, mais l’épidémie de fièvre typhoïde de 1893-1894 et l’expérience devenue classique, de MM. Jeannot et Thoinot, ont démontré que l’eau n’est pas bien filtrée : communication du gouffre de Nancray avec les sources en 93 heures, etc. Depuis, on a trouvé des nombres de bactéries très variables, et quelquefois du colibacille. Depuis qu’une surveillance rigoureuse du plateau de Nancray a été organisée, les cas de fièvre typhoïde ont disparu à Besançon ; néanmoins la municipalité étudie les moyens de filtration et de stérilisation des eaux d’Arcier.
- b) Eau de Bregille.
- Degré hydrotimétrique, 26° : résidu fixe, 266 ; CaO, 127 ; MgO, 6 ; SO3,
- 5 ; chlore, 3 ; SiO2, 3. Le 7 septembre 1890, 1 3oo germes au centimètre cube ; eau médiocre.
- c) Eau d’Aglans.
- Moyenne des sources : degré hydrotimétrique: i5°5 ; résidu fixe, i38 ; CaO, 73 ; MgO, 2 ; SO3, 0,7 ; chlore, 10,4 ; SiO2,6. Le 7 septembre 1890, on trouve 600 germes par centimètre cube. L’eau d’Aglans paraît bonne constamment.
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- Doubs
- Il y a un contrôle régulier de la qualité des eaux au moyen d’analyses bactériologiques faites chaque quinzaine par le laboratoire de la station agronomique, lequel dépend de la Faculté des Sciences de Besançon.
- 9.___La plupart des rues ont des égouts (dans lesquels on peut circuler
- librement) pour l’évacuation des eaux pluviales, ménagères et industrielles ; les fosses d’aisances doivent être étanches, mais en réalité plus de la moitié se déversent clandestinement à l’égoul ou saturent le sous-sol.
- Projet de M. Jeannot, s’élevant à 2 535 000 francs, de construire un collecteur de ceinture sur les rives du Doubs, pour recueillir toutes les eaux vannes de la ville et les envoyer, par un souterz’ain, à une station biologique qui serait établie à 2 km. 800 en aval de la ville ; les eaux après traitement seraient ensuite envoyées à la rivière.
- Les collecteurs intercepteurs serviraient en outre à mettre la ville à l’abri des inondations. Le Conseil municipal doit, très prochainement s’occuper de cette question.
- Il y a un bureau d’hygiène, très bien dirigé par M. le Dr Baudin.
- Montbéliard (10.455 h.) (8.723 p. m. a.)
- Source et machines à vapeur et électrique.
- Projet exécuté en 1886. (Il y a encore 2 puits publics.)
- Régie directe : M. Pelletier, architecte-voyer de la ville, directeur du service des eaux.
- 1. — La source du Parc est amenée par une conduite en fonte de o m. 4oo de diamètre dans un puisard de 4o mètres cubes, distant de 1 85o mètres.
- 3. — Deux machines à vapeur faisant ensemble 12 chevaux (maison Martin), actionnant une pompe Girard, refoulent 20 litres chacune par seconde dans le réservoir, à 22 m. 5o d’élévation. Chaudières de la maison Weyher et Richemond.
- On a ajouté récemment une machine électrique actionnant une pompe Pinette.
- 4. — Réservoir de 1 65o mètres cubes, en maçonnerie, dominant de 19 mètres le niveau moyen de la ville, lieu dit aux Barnnots : il y a en outre 2 réservoirs de 200 mètres cubes chacun, l’un à la Citadelle, l’autre à la P eti te-Hollande, se faisant balance.
- 5- — Réseau de distribution en fonte ;
- 60 bornes-fontaines ;
- 52 bouches d’arrosage ;
- 5o5 concessions environ.
- 6. — Consommation variant entre 1 000 et 2 000 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au compteur et paient o fr. 3o le mètre cube pour les 5oo premiers mètres, puis o fr. 27 pour les 5oo suivants, o fr. 24 de 1 000 à 2000 mètres cubes, o fr. 21 de 2000 à 4 000 mètres cubes, o fr. 18 de 4oo° a 6000, et o fr. i5 au-dessus de 6000 mètres cubes.
- ^ • — En 1892, on a fait plusieurs analyses bactériologiques qui ont donné
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- de 5o à i5o germes par centimètre cube, mais l’une d’elle a donné i 190 germes et du colibacille (contamination sans doute accidentelle).
- 9. — Quelques égouts. La Ville a mis à l’étude un projet d’assainissement avec déversement dans un bras de l’Allan, après épuration soit biologique, soit par irrigation de prairies.
- Pontarlier (8.776 h.) (7.896 p. m. a.) — 5i6 maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- Projet de M. Girod, exécuté en 1862, dépense 200000 francs ; projet de M. Jeannot, exécuté en 1894, dépense i3oooo francs, et complété en 1902 par M. Girardot, dépense 20000 francs. Dépense totale 35oooo francs.
- Régie directe ; M. Girardot, architecte-voyer, directeur du service.
- 1. — Sources de Ponthibaut et du Fourneau, émergeant de la base du calcaire corallien (sur les marnes oxfordiennes), aux territoires des communes de La Cluse et de Fourgs, à 7 km. 5oo de Pontarlier. Conduite d’amenée en fonte de o m. 35o.
- 4. -— Réservoir de 1 5oo mètres cubes circulaire, en maçonnerie, couvert en voûtes d’arêtes, et placé sur le sol (entouré de remblais), à la cote 844-75 (plan d’eau) et situé à l’extrémité aval de la distribution. Niveau moyen de la ville à la cote 83o.
- 5. — La conduite d’amenée alimente en passant les hameaux de la Gauffre, des Vermots, de la Tuilerie et les villages du Frambourg et de La Cluse (no mètres cubes par jour à cette dernière commune).
- Le réseau de distribution en ville comprend 3 780 mètres de développement, en tuyaux de 0,200 "à 0,07 ;
- 16 fontaines à jet continu ; i4 bornes-fontaines ;
- 6 bouches d’arrosage sous trottoirs, système Cadet ;
- 28 bouches d’incendie ;
- 7 urinoirs à effet d’eau ;
- 35o branchements particuliers.
- 6. — Les sources sont très abondantes et peuvent fournir 8600 mètres cubes par jour.
- 100 concessions au compteur (Frager et Abeille), au prix de 18 francs par an pour 5o mètres cubes et de 24 francs pour 100 mètres cubes par an. Au-delà de 100 mètres cubes par an, chaque 100 mètres cubes en plus sont payés de 11 à 19 francs, soit en moyenne o fr. i5 le mètre cube.
- Les 25o autres concessions sont à robinet libre, à raison de 2 francs par personne et par an pour les installations extérieures et 3 francs pour celles qui donnent l’eau dans l'intérieur des appartements.
- I7. — Résidu fixe, i65; CaCO3, 126 ; MgO, r4 ; NaHO, 19.
- En 1893, on a trouvé 2 392 germes par centimètre cube dans la source de Ponthibaud et en 1899 on en trouve encore 2 5oo.
- 9. — Réseau d’égouts recevant les matières fécales et allant se déverser directement dans le Doubs à l’aval de la ville ; on est satisfait du fonctionnement du tout à Dégoût,
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- Doubs
- Villes de moins de 5.ooo habitants.
- Baume-les-Dames (3.257 h.)
- La ville est alimentée par deux sources qui fournissent 5 fontaines-abreuvoirs à jet continu et 4 bornes-fontaines. Leur débit est insuffisant. L’une d’elles est contaminée et l’on étudie un autre mode de captation.
- Hérimoncourt (3-75i h.)
- Projet d’adduction d’eau terminé en i8g5 ; dépense faite, 48 3oo francs. Nouveau projet de captation et d’adduction de 2 sources ; dépense prévue, i5o 000 francs.
- Levier (i.2o5 h.)
- Conduite d’amenée d’eau de sources en ciment de la Porte de France.
- Morteau (4-243 h.) (3.854 p- m. a.)
- Projet d’adduction et de distribution exécuté en 1895 ; dépense 3o 75o francs. L’alimentation est assurée par 3 sources :
- Source de la forêt Robert alimentant 17 fontaines et bornes-fontaines.
- » des Moulinots » 3 » »
- » Poncet » 2 » »
- Pas de concessions particulières.
- La ville vient d’adopter un nouveau projet d’adduction d’eau, de M. Sau-terey : dépense prévue, i58 5oo francs.
- Ornans (2.910 h.) (2.608 p. m. a.)
- La source de la Doue, sortant de la base du bajocien, a été captée et distribuée en 1891 ; dépense, 3o 000 francs.
- Cinq autres sources étaient déjà utilisées. On dispose de l3 à i4 litres par seconde. Il y a 6 fontaines à jet continu, 3 bornes-fontaines, 3 bouches d’incendie et 168 concessions particulières. Les concessions au robinet libre paient 12 francs par an, plus 3 francs par personne au-dessus de 4, et 2 francs par tête de gros bétail ; au compteur ou à la jauge, le prix est de 0 fr. 20 le mètre cube pour les 100 premiers mètres cubes, puis 0 fr. 19 pour les 100 suivants, 0 fr. 18, etc., avec diminution progressive de 0,01 par cent mètres cubes, jusqu’à 0 fr. 10.
- Seloncourt (3-958 h.)
- Projet exécuté en 1905-06 ; dépense faite, 80000 francs.
- Valentigney (4-3&7 h.)
- L’agglomération n’est alimentée que par 5 fontaines publiques. Un projet s élevant à 125 000 francs est actuellement à l’étude.
- Frasne (1.076 h.)
- Un projet de MM. Braud et Sauterey pour captage et adduction des sources: du Brey et des Capucins (conduite en fonte) vient d’être approuvé. Réservoir! de 1 000 mètres cubes.
- Dépense prévue, 585 000 francs.
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis i884), ou qui ont un projet en cours d’exécution :
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Etupes 821 1887 fr. « Belle distribution : de
- Montcey, Thurey et leroy Val- 442 1889 53 000 1000 à 1700 mètres cubes par jour.
- Vernier-Fontaine . 425 1890 3i 5oo
- Cussey-sur-l’Ognon. 229 1891 70800
- Randevillers . . . 233 id. 4 000
- Lusans 85 1892 6 100
- Athose 212 id. 22 000
- Bonnal . . . '. . 63 1894 10 200
- Chevroz 79 id. i4 3oo
- Glay 54i id. 5 000
- Présentevilliers . . 2l3 id. 6 800
- Geney 187 1896 6 700
- Faimbe 62 id. 2 000
- ' Montenois .... 4o5 id. i8o5o
- Chenecey-Buillon . 680 id. i4 75o
- Mandeure .... 2409 id. 42 000
- Granges-Narboz . . 268 ï897 16 700
- Les Longevilles . . - 4°° id. 23 400
- Gellin 160 1899 i5 800
- Montperreux . . . 32 5 id. O O O
- Hôpitaux neufs . . 243 id. 47 000 A un autre projet de
- Taillecourt.... l52 id. i3 000 127000 fr. en vue.
- Exincourt .... 475 id. 5o 000 Plus 5 000 fr. en 1903.
- Villars-les-Blamont. 430 igo3 600
- Indevillers. . • . 53a id. 33oo
- Nods 592 id. 5 3oo
- Busy 294 id. 25 OOO
- Moutier-Hautepierre 590 id. T 6 OOO
- Bondeval .... 3oi 1904 32 OOO
- Lac-ou-Villers. . . 3o95 id. 26 OOO
- Roche-les-Beaupré . 367 id. 70000
- Ecot 3u id. 2 300
- Montaudon.... 347 id. 6 000
- Chaux les Passavants 23a iqo3-iqo6 20 100
- Verrières-de-Joux . 618 i9o5 19950 Source ; cond. fonte ;
- Voillans 289 id. 26468 rés. maçonnerie ; couv. ciment armé. 2 sources; cond.fonte;
- Beure. . . . . . 798 1906 24 780 rés. maçonnerie. 2 sources; cond.fonte;
- Boismurie .... 37 id. 2400 rés. maçonnerie.
- !
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- Doubs
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution (suite)
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Dammartin 288 1906 4^ 0 0 Source ; cond. fonte.
- Mamirolle 466 id. i5330 Source ; cond. fonte ;
- Avilley . 283 id. 3 3oo rés. ciment armé.
- Longemaison 211 1905-1906 16 3oo
- Pont de Roide 2 810 1906 9000
- Roulans 412 id. 1 200
- Viéthorey 259 I9°7 1 o45
- Granfontaine .... 280 id. 9460 Source ; cond. béton ;
- Lavernay 302 id. 3o 000 rés. maçonnerie. Source ; cond. fonte ;
- Malans 245 id. i3 5oo rés. maçonnerie. Sources ; cond. fonte.
- Mazerolles 134 id. 20 000 Source ; eaux plu-
- Montgesoye 485 id. 14175 viales ; cond. fonte ; rés. maçonnerie. Source; cond. fonte.
- Ronchaux ...... 126 id. 9 020 Source ; cond. fonte ;
- rés. maçonnerie.
- Auxon-Dessus (176 h.) ; Cendrey (319 h.) ; Vellevans (326 h.) ; Les Gras (836 h.) ; Miserey (3i6 h.) ; Ruffey (i5y h.) ; Bonnevaux (3g4 h-) ; Eternoz (368 h.) ; Hyémondans (i55 h.) ; Fourcatier-Maison-Neuve (88 h.) ; Vaux et Chantegrue (274 h.) ; Yaudoncourt (64o h.) ; Sermamagny (projet de 38 000 francs^, ont des projets approuvés.
- Le département, à peu près entièrement occupé par les différents étages jurassiques, a de belles et nombreuses sources à la base des calcaires bajocien, bathonien, corallien, astartien et portlandien ; malheureusement, plusieurs de ces sources sont des résurgences dont l’eau n’est pas filtrée parle sol.
- Dans ce département :
- i5o communes ont une distribution d’eau complète ;
- 73 » » incomplète ;
- 36 » ont des sources nées sur place, des puits et des citernes ;
- 24 » ont des puits et des citernes ;
- 8 » n’ont que des citernes.
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- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Drôme
- DEPARTEMENT DE LA DROME
- (4 arrondissements, 29 cantons, 379 communes, 297.270 habitants.) Bourg-de-Péage (5.537 h.) (4.668 p. m. a.)
- Nappe souterraine, adduction par la gravité.
- Deux adductions d’eaux souterraines ont été faites en i845 et en 1888 ; conduites d’amenée et de distribution en ciment. On dispose d’environ 1 600 mètres cubes par jour, mais en i852 la ville a aliéné une partie du produit de la première adduction en vendant l’eau aux enchères (environ 1 000 francs pour un pouce d’eau, soit i3 litres à la minute) ; il y a encore des concessions annuelles rapportant 4 5oo francs par an. La dépense faite en 1888 a été de 134 000 francs.
- Crest (5.56o b.) (3.971 p. m. a.) — 810 maisons.
- Galerie filtrante, adduction par la gravité.
- Projet de M. Hardy, exécuté en 1879-1880; dépense, 125 000 francs, et dépense ultérieure, 5o 000 francs.
- R y a encore 10 puits publics et une centaine de puits particuliers.
- Régie directe : M. Peysson, architecte municipal.
- 1. — On a établi une galerie filtrante sous le lit de la Gervanne, sur le territoire de Mirabel et Blacons, à 7 kilomètres de Crest ; le niveau de la rivière est relevé par un barrage. La galerie est en maçonnerie, avec 4 mètres carrés de section et une longueur de 3o mètres. La conduite d’amenée a o,3o de diamètre et est en tuyaux de ciment sur 6 800 mètres et en fonte sur 200 mètres.
- 2. — La filtration est insuffisante (elle paraît se faire verticalement) et 1 eau est souvent trouble : la ville songe à y remédier.
- 4. — Pas de réservoir.
- 5. Réseau de distribution de 5 060 mètres, dont 3 800 mètres en tuyaux de ciment de o,3oo à 0,100 de diamètre et 1 260 mètres en fonte de 0,100 à o,o5o ;
- 60 bornes-fontaines (avec raccords d’incendie) et 7 lavoirs publics ;
- 12 bouches d incendie de 0,20 ;
- 10 urinoirs à effet d’eau ;
- 220 branchements pour concessions particulières.
- En outre, une source débitant 10 litres à la minute alimente 2 bornes-fontaines dans le haut de la ville.
- Consommation en 1899 : 946 000 mètres cubes, soit en moyenne
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- Drôme
- 2 600 mètres cubes par jour, avec maximum de 3 3oo et minimum de 2200 mètres cubes.
- Les concessions particulières sont au robinet de jauge, au prix de 20 francs par an pour 1 mètre cube par jour, elles produisent 1 800 francs*par an.
- 9. — Quelques petits aqueducs amènent les eaux pluviales [et ménagères de certaines rues dans deux canaux dérivés de la Drôme et traversant la ville.
- Montélimar (i3.554 h.) (9.162 p. m. a.) — 2.700 maisons.
- Sources, adduction par la gravité
- Une première adduction, source de la Blache, a été faite en 1869, suivant projet de M. Lefebvre : dépense faite, 200000 francs.
- Une deuxième adduction, source de la Laupie, a été faite en 1891, suivant projet de M. Denizet, et a coûté 193500 francs.
- Régie directe : M. Vladimir, architecte municipal, directeur du service; M. Sauvan, inspecteur des eaux.
- 1. — a) Source de la Blache.
- Elle sort à 9 kilomètres de la ville, sur le territoire de la Bâtie-Rolland ; l’eau provient des alluvions de la plaine, mais elle parait fournie par le déversement des nappes des coteaux néocomiens. La conduite d’amenée est en ciment de Grenoble (Porte de France) : elle a 7 85o mètres de longueur, avec o,3o de diamètre depuis la source jusqu’au regard du coteau de Géry, et q5o mètres depuis ce regard jusqu’à l’entrée en ville, cette dernière partie formant un siphon de 0,25 de diamètre et traversant le Roubion.
- b) Sources de la Laupie.
- Elles sont recueillies par un drain et une galerie voûtée sur la rive gauche du Roubion, à 9 kilomètres à l’amont de Montélimar ; l’eau a la même provenance qu’à la Blache ; la couche argileuse est ici à 4 mètres de profondeur. La conduite d’amenée est en ciment de Voreppe (maison Thorrand) et a o,4o de diamètre. Elle aboutit au réservoir du coteau de Narbonne, après un parcours de 8 990 mètres.
- 4. — Ce réservoir a une capacité de 576 mètres cubes, en trois compartiments de chacun 5 mètres de largeur sur 20 mètres de longueur et 2 m. 32 de hauteur; il est en maçonnerie, voûté et enterré, avec 0 m. 75 d’épaisseur de terre au-dessus des voûtes.
- 5. — Le réseau de distribution reçoit directement l’eau de la Blache et indirectement celle de la Laupie par l’intermédiaire du réservoir et d’une conduite de i3o mètres entre lui et la porte St-Martin (diamètre o,25). 11 a un développement de 15 655 mètres en tuyaux de fonte de o,25 à 0,06 de diamètre ;
- 7 3 bornes-fontaines ;
- 85 bouches à incendie de o,o45 de raccord ; '
- 10 urinoirs à effet d’eau ;
- 820 branchements particuliers.
- — La consommation journalière moyenne est de 5 200 mètres cubes {maximum 6 o5o mètres cubes).
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- Les concessions particulières sont au robinet libre pour les ménages et au robinet de jauge pour l’industrie, au prix de 12 francs par an (somme fixe pour toutes les concessious), plus un prix de 3 francs pour chaque hectolitre par jour utilisé ; au delà de 12 hectolitres par jour, le prix de l’hectolitre par jour est réduit à 2 fr. 5o, puis au delà de.20, à 2 francs. Pour le calcul des concessions au robinet libre, on compte 50 litres par personne et par jour, îoo litres par cheval, etc.
- T- — Sources de la Laupie.
- Degré hydrotimétrique de 17 à 22° ; résidu fixe, 290; CaO, 120 ; MgO, 9; SO3, 39 ; SiO2, 7 ; chlore, 5 ; matières organiques en oxygène, 2 ; nitrates et nitrites, 0; ammoniaque, 0.
- On a trouvé un nombre de germes variant d’une centaine à 4 746 au centimètre cube.
- 8. — La ville se propose d’étendre les travaux de captage de La Laupie sur une centaine de mètres et espère y récolter de 20 à 3o litres par seconde en plus, en dépensant 5 000 francs.
- 9. — Le tout à l’égout n’est pas appliqué. Les eaux ménagères et pluviales sont recueillies dans quelques égouts existant sous les principales rues et tombent dans les anciens fossés de la ville, d’où elles sont utilisées pour l’irrigation.
- Romans (17.622 h.) (i3.3o4 p. m. a.) — 3.367 maisons.
- Sources, galeries captantes et puits artésiens, adduction par la gravité
- Il y a plus de cent ans, la ville avait les sources et fontaines de la ville basse et une vingtaine de puits publics.
- En 1848, on capte les eaux de Mours; en 1864 et en 1881, on prolongea successivement les galeries captantes afin d’augmenter le débit ; les eaux de Mours ont coûté ainsi environ 90 000 francs.
- En 1881, sous la direction de M. Cheynel, on force lé puits Lambert, à Peyrins ; dépense : 100 000 francs. En 1892, 1894, 1896 et 1898, sous la direction de M. Dorue, on force d’autres puits également à Peyrins, dans le champ Guilhermet.
- Enfin en 1892, la ville traite avec M. Bonneton, pour 18 ans, pour la fourniture d’eau à capter dans la propriété Sallmart, toujours à Peyrins. M. Bonneton a dépensé environ 60 000 francs en travaux.
- Régie directe : M. Dorue, architecte-voyer, directeur du service des eaux de la ville. (Il y a des compagnies particulières, disposant d’autres eaux, savoir : le Syndicat des eaux du Goubet, qui dispose de 25o mètres cubes par jour de Châtillon-St-Jean, » 200 »
- les eaux de Peyrins (Sibilat), » 5o »
- » (Badad et Perret), » 5o »
- les eaux de Cleyrieux (Guichard) » 50 »
- 1. — a) Sources de la ville basse.
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- Drôme
- On compte 7 fontaines situées dans la ville basse en contrebas du sol, et 5 fontaines au-dessus du sol, provenant de la canalisation du puits Morin ; toutes ces sources naissent au-dessus du banc de marne miocène sur lequel la ville est bâtie. Elles débitent ensemble environ 1 900 mètres cubes par jour.
- b) Eaux des galeries de Mours et de Peyrins.
- Des galeries de 2 mètres de hauteur sur 0 m. 80 de largeur sont creusées dans la marne et atteignent un développement de 2 000 mètres (en y comprenant celles de la captation Bonneton à Peyrins). La conduite d’amenée des eaux de Mours est en ciment (Porte de France) de o,i5 et a 2 900 mètres de long.
- c) Eaux des puits artésiens.
- Puits Lambert et puits du champ Guilhermet à Peyrins : ils ont 14 mètres de profondeur et 1 m. 5o de diamètre.
- 3.—A titre provisoire, pendant les sécheresses de 1898 et 1900, on a élevé des puits un débit de 1 600 litres à la minute à 12 m. 5o de hauteur, au moyen d’une locomobile de 20 chevaux et d’une pompe centrifuge Dumont.
- $4. — Pour les eaux de Mours, il y a un réservoir de 160 mètres cubes, en maçonnerie et à demi enterré, à l’arrivée de la conduite en ville.
- 5. — a) 12 fontaines à écoulement continu de la ville basse; b) Eaux de Mours : réseau de distribution de 4450 mètres de développement, moitié en tuyaux de fonte, moitié en tuyaux de ciment (Porte de France) de 0,20 à o,o5 de diamètre; c) Eaux de Peyrins : réseau de 12000 mètres de développement, dont 7 350 mètres en tuyaux de fonte de o,i5 à o,o5 et 465o mètres en tuyaux de ciment de 0,20 à 0,06.
- Le service public comprend, outre les fontaines de la ville basse :
- 8 fontaines monumentales et 1 lavoir ;
- 80 bornes-fontaines;
- 5o bouches d’arrosage et d’incendie;
- 10 urinoirs à effet d’eau ;
- environ 600 concessions particulières (quelques branchements sont encore
- en ciment).
- 6. — L’eau de Mours fournit par jour environ . . 860 mètres cubes
- Les puits Lambert et du champ Guilhermet . . . 1 000 »
- L’eau Bonneton (traité).............................2000 »
- Total..................3 860 mètres cubes
- non compris les fontaines de la ville basse et l’eau des Compagnies particulières.
- Les concessions particulières sont au robinet de jauge (quelques compteurs Abeille et Lambert) au prix de 2 francs par an pour 1 hectolitre par jour, et 1 fr. 5o pour les abonnements industriels de plus de 5o hectolitres par jour.
- T. — i° Eaux de Mours : degré hydrotimétrique total, i9°,5 ; degré permanent, 4°,3 ; résidu fixe, 161 ; CaCO3, 170; CaCl2, 8; MgCl2, 5,4; SiO2 et A1203, 45 ; matières organiques (en oxygène), 0,8. On a trouvé un millier de germes au centimètre cube.
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- 2° Eau de Peyrins : degré hydrotimétrique total, 210; degré permanent, 4°.8; résidu fixe, i83; CaCO3, 176; CaCl2, 16; MgCl2, 3,6; SiO2 et A1203, 42; matières organiques (en oxygène), 1,3. Les eaux des galeries Bonneton sont trop superficielles : on y a trouvé 5 760 bactéries par centimètre cube.
- 8. — La ville a étudié : i° un projet d’adduction des eaux du Cabaret Neuf, (ces eaux sont déjà captées par des galeries de 600 mètres de longueur qui donnent 10 000 mètres cubes par jour), communes de Crépol, Charmes et Margis, à i5 kilomètres de Romans, projet qui devait être entrepris par un particulier ; il eût coûté 43oooo francs dont i5oooo francs à la charge de la ville, et eût donné à celle-ci 4 000 mètres cubes par jour. Le particulier n’ a pas commencé l’exécution.
- 20 Un projet d’établissement d’une usine élévatoire à Peyrins, pour élever 4 000 mètres cubes des eaux du champ Guilhermet ; on avait prévu 2 moteurs à gaz pauvre, de 12 à i5 chevaux, et 2 pompes Audhemar et Guyon ; la dépense prévue était de 95 000 francs.
- 9. — Fosses fixes. Quelques égouts pour les eaux ménagères et industrielles, se déversant dans l’Isère.
- Valence (28.112 h.) (22.960 p. m. a.) — 2.700 maisons.
- Galeries captantes, adduction par la gravité.
- Historique. — Jusqu’en i854, il n’y avait que des puits, et une source naissant en pleine ville, au pied de la cathédrale ; les puits ont presque entièrement disparu.
- En i83o, on tenta de forer un puits artésien, mais, après avoir dépensé 180000 francs, on s’arrêta à 110 mètres de profondeur, sans avoir traversé l’argile pliocène qui règne sous les alluvions ; quelques couches de sable intercalées donnaient un peu d’eau.
- En i854, on se décida à acquérir pour 67 000 francs les galeries captantes dites de la Trésorerie, dans les plaines de Chabeuil, et on exécuta pour 1 amenée et la distribution des eaux le projet de M. Peloux, ingénieur des ponts et chaussées (galerie étanche pour l’adduction, réservoir de 58o mètres cubes, conduites de distribution en ciment de 0,240). Ce projet coûta 249 768 francs et fut terminé en 1866.
- En i863, on'acheta les galeries de Bimard pour 62 000 francs ; on les aménagea et on les réunit à la galerie de la Trésorerie, au moyen d’une dépense de 78 900 francs.
- En 1874» on acheta encore les galeries de Gacliet, pour 60 000 francs ; dépense de 53 780 francs pour aménagement et réunion aux précédentes. En 1894, on dépensa 12412 francs pour réunir directement ces galeries par un tuyau spécial à la galerie étanche d’amenée.
- De i854 à 1896, la ville développe son réseau intérieur et dépense pour cela 469 983 francs.
- En 1898, M. Clerc, ingénieur en chef des ponts et chaussées, dresse un programme complet de réfection, d’extension et d’amélioration des galeries
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- et de la distribution. De 1899 a 1901> on a commencé par créer le nouveau réservoir de la Crozette (2600 mètres cubes), avec un tuyau de 0,600 en ciment armé pour le relier à la galerie d’amenée, une conduite en fonte de o,5oo et o,4oo pour le réunir au réseau de distribution, et enfin un égout de 2 kilomètres pour écouler le trop plein et la vidange. La dépense a été de 355400 francs. On dépensait en même temps 138 000 francs pour le réseau de distribution. On a continué depuis la réfection des galeries.
- Enfin on a établi un puits, dit puits Chabrier, avec une petite usine élé-vatoire, près de la galerie d’amenée ; on a pu en tirer 3o litres par seconde pour permettre la réfection des galeries captantes. Pendant la réfection de celle de la Trésorerie, on détournait les eaux salies par le nouveau tuyau en ciment armé de 0,600, pendant qu’on alimentait la ville au moyen des eaux du puits pîhabrier et de celles des galeries de Gachet, amenées par le tuyau isolé.
- Bref, la ville a déjà dépensé, depuis i854, jusqu’à ce jour, pour son alimentation en eau, la somme de 1 700 000 francs.
- Régie directe : M. Marius Villard, architecte-voyer, directeur du service.
- 1. — La nappe aquifère, dans laquelle sont créés les captages, est alimentée non seulement par les déversements dans la couche de graviers de la plaine de Chabeuil des nappes provenant des plateaux néocomiens du Vercors, mais aussi vraisemblablement par des infiltrations des eaux de l’Isère, qui doivent suivre un ancien lit, aujourd’hui souterrain, de cette rivière. Cette nappe coule sur la formation imperméable d’argile pliocène, qui forme le substratum de la plaine ; au pied des collines de Chabeuil, on trouve les débris de la mollasse miocène.
- Les galeries captantes ont été ouvertes par cheminement irrégulier et sans profil en long bien étudié à travers la masse des graviers, entre des puits qui étaient creusés tous les 3o ou 5o mètres. Ces puits étaient seulement blindés, et on n’en a conservé qu’un certain nombre (un tous les 100 ou 200 mètres), en les maçonnant suivant une section rectangulaire de 0 m. 60 sur 0 m. 80.
- La section primitive des galeries dans les graviers était en moyenne de 0 m. 60 de largeur sur o m. 80 de hauteur. Elles n’étaient, en général, pas revêtues ; il existe, cependant, une longueur de 200 mètres, qui a été encadrée de pierres plates sur les côtés et le ciel et dont la section libre n’a que 0 m. 5o sur 0 m. 5o. Depuis leur ouverture, on a été conduit à revêtir quelques parties pour éviter l’agrandissement des poches qui se formaient ; mais ce travail, très difficile à faire, n’a été exécuté que d’une façon très imparfaite et sur de faibles longueurs et on doit le poursuivre. On sera également obligé d’abaisser leur niveau qui, en certaines parties, est au-dessus de celui de l’eau.
- Toutes les galeries captantes aboutissent à la galerie étanche construite en i854~i856 pour conduire les eaux à l’ancien réservoir. Cette galerie en maçonnerie a une section de 0 m. 60 sur 1 m. 20.
- A 5oo mètres en aval de l’origine amont de la galerie étanche, on a établi, en 1901, un bassin de décantation des sables fins entraînés.
- De ce bassin part le tuyau de o m. 5o conduisant les eaux au nouveau réservoir de la Crozette.
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- Le développement des galeries de captage et d’adduction se décompose comme suit :
- Adduction ! Captage
- Galerie d’adduction à l’ancien réservoir construite en i854, commune aux trois groupes de captages Tuyau de 0 m. 60 d’adduction au nouveau réservoir cons- 5597 m.
- truit en 1901, commun aux trois groupes de captages . . Galerie de captage de la Trésorerie (i854) 5 6o5 I 168
- id. de Bimard (i863) 1 911
- id. de Gachet (1874) • I 203
- Galeries d’adduction des eaux de Gachet à la galerie de la
- Trésorerie, construite en 1874, en maçonnerie étanche, de 0 m 60 sur 1 m. 20 253a
- Tuyau de 0 m. 35, construit en 1894, pour prolonger la pré-
- cédente galerie jusqu’à la galerie étanche de i854 . . . 1 400
- Totaux i5i34 m. 4282 m.
- Total général . . . . 19 416 m.
- Les débits jaugés dans la galerie étranche de l’ensemble des galeries captantes vai'ient de 55 à 135 litres à la seconde. Le débit normal d’étiage est de 70 litres environ, se répartissant comme suit :
- Trésorerie. . . . 27 litres à la seconde.
- Bimard .... 10 id.
- Cachet..............33 id.
- Pour compléter le débit nécessaire de 100 litres, la Ville fait fonctionner la machine élévatoire installée au puits Chabrier, qui fournit environ 3o litres. Cette installation a été faite à titre provisoire en attendant l’amélioration et l’extension des galeries. De plus, comme les eaux provenant des galeries de Gachet, moins profondes que les auti'es, ont été trouvées suspectes comme qualité, la Ville a paré à la nécessité de les détourner momentanément, après les orages et grandes pluies, en louant les eaux de la Société St-Didier (autres galeries à Chabeuil), à raison de 3o litres par seconde. On a aussi ajouté l’eau de la source Serell-Béranger.
- En 1899, propriétaire de la source Bellon, à Peyrus (néocomien), avait proposé à la ville d’amener les eaux de cette source (2 3 litres par seconde) dans la conduite de Chabeuil, moyennant une redevance de 1 centime par mètre cube ; la ville n’a pas accepté.
- Le canal de la Bourne fournit l’eau d’irrigation dans la région de Valence.
- 4. —L ancien réservoir, dit du Séminaire (i356). contient 58o mètres cubes. Le nouveau réservoir de Crozette est de 2 5oo mètres cubes ; il est en deux compartiments, en maçonnerie et voûtés. On prévoit la construction d’un troisième réservoir, également de 2 5oo mètres cubes, à l’extrémité sud du réseau de distribution, sur le plateau de Lotagne.
- 5. — Le réseau de distribution aura prochainement un développement de
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- 4o kilomètres, sur lesquels les anciennes conduites en ciment (Porte de France) de i856 sont conservées pour environ io kilomètres ; tout le reste est en fonte, avec des diamètres allant de o,5oo à o,o5o ;
- Service public : i fontaine monumentale et 2 jets d’eau ;
- 189 bornes-fontaines ;
- 35o bouches d’arrosage et d’incendie ; i5 urinoirs publics à effet d’eau ;
- environ 5o concessions gratuites aux établissements municipaux. 11 y a environ 1 000 concessions particulières.
- 6. .— On dispose d’environ 100 litres par seconde, soit 864o mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au robinet libre, au prix de 26 francs pour 4 hectolitres par jour, ou à la jauge, au prix de 33 francs pour 10 hectolitres par jour en plus, ou enfin au compteur (Frager, Kennedy, Frost-Tavenet) au prix de o fr. 116 le mètre cube jusqu’à 25 hectolitres par jour, puis de 0 fr. 07 le mètre cube et enfin o fr. 06.
- 7. — Analyse de 1890 :
- Eaux O D ® O Q'ê'S Degré permanent O O 3 Chlore O m Matières organiques (en oxygène)
- Galeries de Gachet 2I°5 4° 25o 2,3 0 1,12
- Source Serell-Bérenger . . . . . *9 6 3 8 25o 3,0 0 1,25
- Galeries St-Didier 22 4 45 3oo 2,9 0 0,87
- Canal de la Bourne 14 2 2 9 i45 3,4 0 1,25
- Source Bellon à Peyrus i5 CaO,83 MgO, 2 5,o 2 o,5o
- Les analyses bactériologiques ont trouvé des nombres de germes variant de 60 à plusieurs milliers et souvent du colibacille ; les eaux de Gachet paraissent souvent suspectes. En somme, il y a intérêt à approfondir les captages et à protéger la surface.
- 9- — 11 y a un réseau d’égouts très incomplet, d’environ 10 kilomètres de développement pour les eaux pluviales et ménagères seulement : la plupart sont de simples dallots de 0,60/0,60 ; il y a seulement un collecteur en maçonnerie de 0,80 de large sur 1 m. 20 de haut, conduisant les eaux au Rhône. On pourrait facilement appliquer le tout à l’égout, et étudier un projet d’assainissement d’ensemble, mais les finances municipales ne permettent pas d’y songer pour le moment.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Bourg-les-Valence (4 700 h. (3.687 P* m* a-)
- Des sources à 600 mètres de distance ont été amenées en 1885 ; en 1902 on a capté de nouvelles sources. Dépense faite 3o 000 francs. Il y a deux
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- réservoirs et 64 bornes-fontaines, 235 concessions particulières rapportant 2 5oo francs par an.
- Chabeuil (3.o8g h.) (1.210 p. m. a.)
- En 1885, on a établi 600 mètres de galeries captantes dans le gravier de la plaine. Conduites d’amenée et de distribution en ciment.
- Die (3,601 b.) (3.090 p. m. a.)
- La source de Rays provenant du Mont Glandaz est amenée par une conduite en ciment (Porte de France) de 7 kilomètres de long et 0,16 de diamètre ; les travaux ont été faits en i85g et ont coûté 60000 francs. Pas de réservoir. Le débit disponible est de 12 litres par seconde ; 18 fontaines à jet continu, 20 bornes-fontaines et 6 lavoirs.
- Dieulefit (3.621 h.) (3.26o p. m. a.)
- En 1891, dépense de 60000 francs pour amener des sources de 2 kilomètres de distance. Conduite en ciment, sauf la traversée en siphon du Jabron. Débit variant de 200 à 1 4oo mètres cubes par jour ; quelques concessions particulières rapportant 2 000 francs.
- Nyons (3.5i4 h.) (2.55o p. m. a.)
- Galerie de captage de 4oo mètres établie à 8 mètres de profondeur dans le lit du torrent de Sauves ; elle est prolongée par une galerie d’adduction de 5oo mètres de long, alimentant elle-même un réseau de distribution en tuyaux de poterie de 2 kilomètres de développement. Le débit n’est guère que de 100 à i5o mètres cubes par jour, aussi la Ville a-t-elle chargé M. Mathieu, de faire des sondages et nouvelles recherches d’eau. Il y a une fontaine monumentale. 12 bornes-fontaines et 4 lavoirs; quelques concessions particulières rapportant 2 800 francs par an.
- Tain (3.227 h-) (2.522 p. m. a.)
- En 185g, des galeries souterraines de 80 mètres de longueur ont été établies, à 2 kilomètres de la ville, pour recueillir les eaux qui sourdaient à cet endroit. On a ainsi obtenu de 1 5oo à 1 700 mètres cubes par jour ; conduite en ciment de la Porte de France. La dépense a été de 70 000 francs, sur lesquels divers propriétaires ont fourni 28.215 francs pour avoir droit à 180 mètres cubes par jour. En 1899, la "Ville a dépensé 38 100 francs pour diverses extensions et améliorations.
- Saillans (1.643 h.)
- Adduction très ancienne (172b) ; débit disponible : 1 000 mètres cubes par jour.
- St-Donat (2.555 h.)
- Adduction de sources en 1860 ; conduites en ciment delà Porte de France.
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis i884), ou qui ont un projet en cours d'exécution
- Noms des communes Population Date des travaux on de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Beausemblant 811 l885 fr. I IOO Source et conduite en
- Buis-les-Baronnies . . . 1932 1887 27 45o
- Saint-Auban 4o5 id. poterie de 3 km. Conduite en ciment
- La Charce JD 0 IID id. 5 100 de Grenoble.
- Rochebrune i53 id. 17 000
- Roynac ...•• 554 id. 10000
- Roussas 280 id. 1 600
- Treschenu 4o5 1887 1889 65oo 545o
- Erôme 864 1888 21000 Autre projet en exé-
- Reilhanette 335 id. 2 600 cution en 1898. 1
- Saint-Sauveur 339 id. I 25o A utre projet approuvé.
- St-Paul-Trois-Châteaux . 1879 id. 10 000
- Montaulieu i53 id. 2 IOO
- P uy-Saint-Martin . . . 63o 1888 et 1894 3 800 3 200 4 fontaines publiques.
- Saint Martin-en-Vercors . 808 1888-1896 12 000
- Vallaurie 423 1889 io3oo
- Marches .626 id. 1 700
- Solérieux 182 id. 2 000
- Vercheny ...... Parnans 317 577 1890 id. 600
- Lus-la Croix-Haute . . . 1 x37 id. 4 700 Tuyaux en ciment de
- Taulignan 2 082 id. 10 000 Grenoble.
- La Baume-de-Transit . . 564 1891 7 5oo
- Pont-de-Barret .... 690 1891-1892 23 5oo
- Chanoz-Ourson . . . . 770 1892 4«o
- La Chapelle-en - Yercors . 1 o3o 1894 3o 200
- Marignac ï89 id. 10 000
- Charols . 4ii 1895 9700
- Les Prés. ... 118 1896 17 000
- Sauzet 1 i3i 1897 28 750
- La Bâtie-des-Fonds . . . 84 id. 1 600
- Saulce-sur-Rhône . . . 1 126 id. 18 000
- Pierrelongue 203 id. 2 750
- ^rignan I 466 1898 IOO 000
- Châteaudouble .... 423 id. 4900
- Aix 3l2 id. 3 3oo
- Pilles 453 1899 8000
- Beaumont-en -Dioïs. . . 172 id. 10 3oo
- Hostun 797 id. 7 5oo
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis i884), ou qui ont un projet en cours d’exécution (suite)
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Condorcet 494 1899 6 IOO
- Saint-Rambert-d’Albon. . 2 370 19°° Tuyaux en ciment de la Porte de France.
- Réauville 5o4 1904 27 000
- Barcelonne. . . . . . 202 i9°5 5 800
- Peyrins I 400 id. 16 761
- Le Pilhoux 95 id. 6 65o
- La Bégude-de-Mazenc . . 1624 ïgoG 70 000 2 groupes de sources ; cond. ciment.
- Chantemerle 406 id. 5 55o Sources ; cond. grès.
- Beaufort 468 id. 16 000 Source; cond ciment et fonte ; galerie de captage f orm ant réservoir.
- Montjoux 272 id. ix 800 Source ; cond. fonte et grès ; rés. maçonnerie voûté.
- Bourdeaux 1 087 id. 47 5oo Source ; cond. poterie.
- Roche Saint-Secret . . . 4^ LO O 1907 7 700 Source ; cond. ciment et fonte.
- Crépol ....... 681 id. 5 i3i Sources ; cond. grès et ciment; rés maçonnerie.
- Rousse t 5l2 1907 35 000 Source ; cond. fonte ; rés maçonnerie.
- Saint-Agnan-en-Vercors . 738 id. i3 200 Sources ; cond. grès ; fonte et plomb.
- Sainte-Eulalie-en-Royans. 266 id. 14 000 Source ; cond. fonte.
- Sainte-Euphémie. . . . 245 id. 9 190 id.
- Séderon.... 5gi id. 21 000 Source ; cond.fonte ; rés. maçonnerie. i
- En outre, les communes de Ponsas, St-Rectitut, Divajeu, St-Barthelémy de 4als, St-Thomas-en-Royans, Montségur, Mureils, St-Vallier (galerios saptantes), Vassieux, ont des projets approuvés.
- A propos de Valence, on a déjà vu l’hydrologie d’une partie du département. Les grandes plaines du Rhône (à l’ouest) et de l’Isère (au nord) ont une nappe aquifere puissante dans les graviers, sur l’argile pliocène ; les mollasses miocènes ont aussi de l’eau à leur base. Toute la partie Est occupée par le neocomien, avec, aux environs de Die, intercalation du jurassique moyen : c est une région de nappes profondes et de sources vauclusiennes dans les calcaires ; elle est montagneuse.
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- Eure
- DÉPARTEMENT DE L’EURE
- (5 arrondissements, 36 cantons, 700 communes, 33o.i4° habitants.) Les Andelys (5.5i4 h.) 3.955 p. m. a.)
- Gisors (4-888 h.) (4.345 p. m. a.) et 5i communes du plateau du Vexin.
- a) Pas de distribution d'eau potable.
- Pour l’eau de boisson, on a des puits, soit superficiels dans les lambeaux d’allùvions, soit profonds dans la craie. L’école militaire des Andelys a ainsi 3 puits cubés descendant dans la craie.
- b) Eau de lavage.
- Distribution d’eau de Seine : concession de 80 ans, donnée en 1880 à la Compagnie des eaux du Yexin, remplacée peu de temps après par la Compagnie Gaz et Eaux. Un directeur du service habite aux Andelys.
- 1. — Prise d’eau de 60 litres par seconde, faite directement en Seine au droit des Andelys.
- 2. — L’eau est simplement dégrossie par son passage dans une bâche en maçonnerie de 6 m. 5o sur 2 m. 4o de côté, contenant 6 boîtes-filtres en tôle, de 1 mètre sur 0 m. 5o en plan et 1 mètre de hauteur, remplies de cailloux et d’éponges ; l’eau pénètre par 2 faces latérales perforées et sort par une tubulure à la partie inférieure de chaque boîte. Il y a deux bâches semblables.
- 3. — Deux groupes de machines : chacun comprend une machine à vapeur (maison De Quillacq) à détente et condensation, de 45 chevaux, et son générateur actionnant : i° une pompe verticale nourricière élevant l’eau dans la bâche en maçonnerie contenant les boîtes-filtres ; 20 une pompe horizontale Girard à double effet, faisant 3o à 32 tours à la minute, et refoulant 76 mètres cubes à l’heure à 155 et 160 mètres de hauteur, dans deux réservoirs établis sur le plateau. La conduite de refoulement a o,25 de diamètre.
- 4. — Deux réservoirs, de chacun 800 mètres cubes, l’un au sud, l’autre au nord des Andelys ; chacun comprend 2 cuves en tôle de 17 m. 3o de diamètre et 4 mètres de hauteur, reposant sur 7 murettes en briques et fers à plancher de 3 mètres de hauteur. Le tout est enfermé dans un bâtiment en bois et briques, couvert en tuiles.
- 5. — Le réseau de distribution a 180 kilomètres de développement, tout en tuyaux de fonte, système Petit (joints en caoutchouc) : il s’étend entre la Seine, l’Epte, l’Andelle et la limite nord-est du département de l’Eure.
- O. — Chaque machine élévatoire pouvant élever 76 mètres cubes à l’heure,
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- Eure
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- on peut disposer de 2 X 76 X 24 = 3 648 mètres cubes au maximum par jour.
- Par son cahier des charges avec les communes, la Compagnie s’engage à fournir l’eau exclusivement au compteur. Le prix est de 0 fr. 06 l’hectolitre pour 1 à io hectolitres par jour, avec minimum d’un hectolitre; au-dessus de 1 mètre cube par jour, le prix s’abaisse progressivement de 0 fr. 55 le mètre cube pour 2 mètres par jour à o fr. 3o pour 20 mètres par jour, A chaque abonnement s’ajoute 1 franc pour le compteur. Les branchements sont aux frais de l’abonné, mais exécutés par la Compagnie sur un tarif approuvé.
- Fontaines marchandes. — Dans les villages, l’eau est vendue au public à des fontaines, sans que les municipalités puissent exiger plus d’une fontaine par 5o feux ou 200 habitants. L’eau est vendue à ces fontaines 0 fr. o5 le double décalitre, ce qui fait 2 fr. 5o le mètre cube ; mais il est vendu des cachets au prix de 1 franc les 25 et 3 francs les 100.
- Lavoirs. — L’emplacement des lavoirs est fourni gratuitement par la commune ; une place est payée pour la matinée ou pour l’après-midi 0 fr. i5, pour la journée 0 fr. 25.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 23°.
- Bernay (8.n5 h.) 5.973 p. m. a.)
- Sources, turbine hydraulique et moteur à gaz.
- Travaux exécutés en 1864 ; dépense d’environ 100 000 francs.
- Il y a encore 2 puits publics et 5oo puits particuliers.
- Régie directe.
- I. — Sources naissant au pied du coteau, à peu de distance de la ville. (Il y a un assez grand nombre d’autres sources, appartenant à des particuliers.)
- 3. — La ville a acheté un ancien moulin sur le Cosnier : une turbine actionne une pompe à 3 corps, qui refoule 320 mètres cubes en 18 heures dans un réservoir situé à 35o mètres de distance et à 17 mètres de hauteur. Un moteur à gaz Niel, marchand généralement 6 heures par jour, refoule 36o mètres cubes dans le même réservoir.
- 4. — Le réservoir situé au-dessus de la ville contient 5oo mètres cubes ; il est en maçonnerie de briques, couvert par des voûtes en briques.
- 5. — Le réseau de distribution est en tuyaux Chameroy : il a 6710 mètres de développement ;
- 4o bornes-fontaines publiques (dont 36 avec raccord d’incendie et d’arrosage) ;
- 21 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 6 bouches spéciales d’incendie ;
- 73 branchements pour concessions particulières.
- 6. — On dispose de 680 mètres cubes par jour : en hiver, la consommation descend à 45o mètres cubes.
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- Eure
- Les concessions sont au compteur (Frager, Kennedy, Abeille), au prix unique de o fr. 20 le mètre cube : elles rapportent 1 845 francs par an. y. _ Résidu fixe, 33 ; CaCO3, 24 ; CaSO4, 4-
- 9.-il y a quelques égouts, dans lesquels on projette des matières fécales. _________
- Evreux (18.971 h.) (13.773 p. m. a.)
- Galerie et puits filtrants, machine à vapeur.
- Il y a encore 1 200 puits particuliers.
- Travaux exécutés par la ville en 1880 ; dépense : 25o 000 francs.
- Concession de 4« ans à M. Hersent, 60, rue de Londres, à Paris.
- Directeur du service : M. Badois, 12, rue Blanche, à Paris.
- t. — On a établi sur la rive droite de l’Iton, au milieu des graviers, une galerie maçonnée de 56 mètres de longueur, avec barbacanes, dont le radier est fondé sur la marne : elle aboutit à une chambre de puisage voûtée où aspirent les pompes. Le débit de la galerie ayant été en diminuant (on a accusé la dérivation de l’Avre d’avoir causé cette diminution et on constate que le débit augmente quand on irrigue les prairies à l’amont), on a d’abord amené l’été de l’eau de la rivière dans le puisard, mais en la faisant passer par des compartiments filtrants en sable et charbon. Puis, en 1897, on a creusé un puits de 18 mètres de profondeur à une certaine distance de la rivière et indépendant d’elle ; on y puise constamment 1 800 mètres cubes par jour.
- 2. — Voir ci-dessus : l’eau de la galerie et des puits ne parait pas provenir de la rivière, mais bien de la nappe souterraine (craie).
- 3- — Deux machines à vapeur de 4o chevaux, actionnant deux pompes différentielles à piston plongeur, système Badois ; chaque groupe peut élever 2880 mètres cubes par jour de la cote 62 (puisard) à la cote i3i (réservoirs).
- La conduite de refoulement distribue en route : elle se soude à une conduite médiane de o,300 qui réunit les deux réservoirs. Ce système fonctionne bien.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, de 1 000 mètres cubes chacun, dits de Saint-Michel et de la Madeleine, placés aux deux extrémités de la ville et reliés entre eux par la conduite maîtresse précitée.
- 5. Réseau de distribution en fonte, de 16 kilomètres environ de développement, en tuyaux de o,3oo à 0,060 ;
- 1 fontaine monumentale et 2 fontaines en fonte à jet continu ;
- 38 bornes-fontaines ;
- 78 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 752 branchements de concessions particulières.
- 9- — Les machines peuvent élever ensemble un maximum de 5 700 mètres cubes, mais la galerie est loin de fournir ce cube et est presqu’à sec quand on n irrigue pas ; le puits donne 1 800 mètres cubes.
- Le concessionnaire fournit à la ville gratuitement pour les services publics 5oo mètres cubes par jour ; le surplus lui serait payé 0 fr. 07 le mètre cube.
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- Au-dessus de i5ooo francs de recettes des concessions particulières, la ville reçoit moitié du surplus ; or, la recette annuelle est d’environ a5ooo francs (en 1901, elle a été de 3o 65o francs à cause des prises d’eau exceptionnelles de la Compagnie de l’Ouest).
- La plupart des concessions (les 7/8) sont au compteur et paient o fr. 3o le mètre cube pour les 100 premiers mètres, 0 fr. 28 pour les 4<>o suivants, 0 fr. 26 de 5oo à 2 000 mètres cubes, 0 fr. 24 de 2 000 à 5 000 mètres cubes, o fr. 20 de 5 000 à 10000 mètres cubes, etc., jusqu’à ofr. 10 au-dessus de 30 000 mètres cubes. Les établissements publics et hospitaliers bénéficient d’une réduction d’un cinquième.
- 11 reste une centaine d’abonnés au robinet libre qui paient par évaluation à forfait de la consommation, à raison de 18 francs pour une consommation présumée de 160 litres par jour, 11 francs en plus pour chaque hectolitre par jour au delà jusqu’à 20 hectolitres par jour, et 10 francs par hectolitre par jour au-dessus de 20.
- H. — Degré hydrotimé trique, 180.
- On a trouvé dans la galerie un nombre de bactéries variant de 5o à 4 a5o par centimètre cube. L’addition d’eau de rivière ne devrait se faire qu’après une bonne filtration.
- 9. — Quelques égouts seulement, ne recevant pas les matières fécales; longueur totale évaluée à 4 kilomètres. Fosses fixes, plus ou moins étanches.
- Louviers (io.3o2 h.) (9.449 p- m. a.)
- Nappe souterraine, machines à vapeur.
- Travaux exécutés en 1880 : dépense faite, environ 3oo 000 francs.
- Il y a encore 1 puits public et i5o puits particuliers.
- Régie dix-ecte.
- 1. — On puise dans la nappe souterraine provenant de la craie, à proximité d’un bras de l’Eure et à 7 mètres en contre-bas de cette rivière, au moyen d’un puits profond.
- 3. — Deux machinesà vapeur, de i5chevaux chacune, actionnent chacune une pompe qui refoule l’eau à une hauteur de 21 mètres dans le réservoir. On pourrait élever 3000 mètres cubes par jour.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, de 1 200 mètres cubes.
- *>• — Le réseau de distribution était à l’origine en tuyaux de ciment, mais on l’a remplacé par de la fonte, les fuites ayant été très nombreuses ; la longueur approximative est de i4 kilomètres ;
- 60 bornes-fontaines, avec raccords d’incendie ;
- 5o bouches d’arrosage et d’incendie ;
- environ 800 concessions particulières.
- 6. — La consommation varie entre 1 000 et 2000 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au robinet libre ou au compteur ; au robinet libi’e, le prix est de 12 francs par ménage de 1 ou 2 personnes et 4 francs par personne en plus, 5 francs par cheval ou tête de gros bétail, 6 et 10 francs
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- par voiture, 5 francs par are de jardin et 2 fr. 5o par are de cour. Au compteur, on paie 0 fr. 20 le mètre cube pour les 450 premiers mètres, ofr. 18 de 45o à 2000 mètres cubes et o fr. i5 au-dessus de 2000 mètres cubes. On supprime les concessions au robinet libre par voie d’extinction.
- Les concessions rapportent 26 000 francs ; les frais d’exploitation sont d’environ 22 000 francs.
- 7. — Pas d’analyse.
- 9. — Il y a des puisards et quelques égouts pour les eaux pluviales et ménagères; fosses fixes pour les matières fécales.
- Pont-Audemer (6.111 h.) (5.700 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- Il y a encore 1 puits public et 80 puits particuliers.
- Les sources de Saint-Germain ont été distribuées dès 1815 ; les sources du Vivier ont été amenées et distribuées en 1900, suivant projet modifié de M. Leclercq, exécuté par le concessionnaire, M. Gorcoral, ingénieur à Trou-ville ; la concession est de 35 ans. La rive droite de la Risle est alimentée par les eaux de la Source de Saint-Aignan. La dépense faite en 1900-1901 est de 195000 francs.
- f. — Les sources de Saint-Germain et du Vivier sortent de la craie, à flanc de coteau, à peu de distance de la ville. Les dernières sont captées profondément par des tronçons d’aqueducs maçonnés, avec pierres, cheminées d’accès, et corrois argileux par-dessus les fouilles. Les conduites d’amenée sont en fonte, en tuyaux de 0,125.
- 4. — Un réservoir de 400 mètres cubes, en 2 compartiments, a été établi à i5o mètres des sources du Vivier.
- 5. — Réseau de distribution partant du réservoir ; développement d’environ 12 kilomètres en tuyaux de fonte de 0,175 à o,o4o de diamètre, avec 21 vannes ;
- 33 bornes-fontaines ;
- 28 bouches d’incendie.
- Les concessions particulières au compteur (système Frager, Barriquand) sont en train de se développer ; quelques particuliers ont d’anciens droits.
- 6. — Les sources de Saint-Germain ont un débit de 5 litres par seconde ; celles du Vivier donnent 7 litres par seconde au moins.
- 9. — Quelques égouts, se déversant dans la Risle.
- Ver non (8.667 h.) (7-274 p- m. a.)
- Sources et forage, adduction par la gravité.
- L’adduction des sources de la Cressonnière date de 1884» suivant projet de M. Caméré ; la dépense a été de 260 000 francs. En 1902, on a ajouté provisoirement le produit d’un forage dans un terrain de l’Hospice, dépense 2900 francs.
- Annuaire des Distributions d’eau. >4
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- Régie directe : M. Gouchos, architecte de la ville, directeur du service.
- 1. — Les sources de la Cressonnière naissent à 3 kilomètres de Vernon, du plateau de|Montigny, formé par des calcaires tertiaires (travertin de la Brie) et des lambeaux de sables et grès de Fontainebleau ; l’eau sort du calcaire.
- A côté des deux sources captées en 1884 Par Vernon, il y en a une troisième qui alimente un lavoir de la commune de Saint-Marcel. Un forage fait dans un terrain de l’Hospice a donné beaucoup d’eau (46o mètres cubes par jour), mais cette eau était prélevée en grande partie sur le débit de la 3e source ; onfn’a pu disposer provisoirement quedel’excédent.soit 128 mètres cubes.
- L’eau des sources de la Cressonnière est amenée aux réservoirs de Mon-tigny par une galerie adductive souterraine, qui était en même temps captante (barbacanes), mais ce drainage en route ne donne plus que fort peu de chose. Le débit dérivé des sources a lui-même diminué de 1 200 à 700 mètres cubes par jour.
- En 1907, MM. Jacquet frères, industriels à Vernon, ont fait creuser un puits foré qui descend jusqu’aux Sables verts à io5 mètres de profondeur. Le tube d’acier a 200 millimètres de diamètre. Le débit au ras du sol est de 48oo mètres cubes par jour. Avec un jaillissement de 16 m. 5o au-dessus du sol, il est de 760 mètres cubes par jour.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, au-dessus de la ville sur la crête du plateau; l’un, dit de Montigny, contient 1 i5o mètres cubes, l’autre, dit de Vernonnet, contient 600 mètres cubes.
- o. — Réseau de distribution en fonte ;
- 27 bornes-fontaines;
- 21 bouches d’incendie ;
- 810 concessions particulières.
- G- — Le débit disponible, qui était de 1 200 mètres cubes au début, est tombé à 700 mètres cubes par jour ; provisoirement, il a été augmenté de 128 mètres cubes par le puits foré dans le terrain de l’hospice.
- Toutes les concessions sont au compteur, au prix uniforme de 8 francs par hectolitre par jour, soit environ 0 fr. 22 le mètre cube. Les concessions ont rapporté 22600 francs en 1901. y
- 7. — Le résidu varie de 284 à 34i milligrammes par litre, dont n4 à i4o milligrammes de chaux.
- 8. — On projette la réfection des captages, afin de reti'ouver le débit original.
- O- — Fosses fixes pour les matières fécales. Quelques égouts pour les eaux pluviales et ménagères, allant à la Seine.
- Villes de moins de 5.000 habilanis.
- Gonches (2.292 h.)
- Une source étant élevée depuis 1815 au moyen de 2 béliers installés par Montgolfier ; après avoir remplacé, en i8(55, les béliers par une machine à
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- vapeur, on a définitivement, en 1894, installé une machine à gaz Niel de 12 chevaux. Trois réservoirs, cubant ensemble 1 200 mètres cubes. Concession jusqu’en 1920 à la Compagnie du gaz qui doit monter 5o 000 mètres cubes par an pour 3 000 francs. La ville perçoit le produit des abonnements (près de 1 000 francs) et entretient la canalisation.
- Gaillon (2.479 h.)
- Source débitant 20 litres à la seconde, naît dans la localité, sous une route : l’eau est distribuée par un acqueduc dallé de 270 mètres ; une conduite en grès de 72 mètres et une conduite en fonte de 0,12 sur 700 mètres. Ne peut desservir les. étages.
- Nonancourt (2.046 h.)
- Prend de l’eau de l’aqueduc de la Yigne et de l’Avre dérivée par la ville de Paris ; réservoir de 600 mètres cubes, qui sert pour Nonancourt et Saint-Lubin.
- Verneuil (4-446 h.)
- Projet exécuté en 1889 ; dépense : 190000 francs. On a distribué les eaux de la fontaine de Poëlay, située à 1 kilomètre de la ville ; une conduite de o,3oo, en fonte, les amène à l’usine élévatoire dite anciennement « Moulin à tan », laquelle contient une turbine à axe vertical, pouvant élever 10 litres, et une machine à vapeur Weyler et Richemond, pouvant élever 19 litres par seconde (2 pompes Girard), à 3o mètres de hauteur, dans un réservoir en maçonnerie à 2 compartiments de chacun 600 mètres cubes de capacité. La conduite de refoulement a 0,260 et fait distribution en route, mais elle peut être suppléée par deux autres conduites de 0,200 allant directement au réservoir. Il y a déjà bon nombre de concessions particulières.
- L’eau de Poëlay a : degré hydrotimétrique, 180; degré permanent, 20 ; résidu fixe, 212; GaO, 83; MgO, 5; NaCl, 18; matières organiques (en oxygène), o,5. En 1896, on y trouve 64 germes au centimètre cube.
- Pont de l’Arche (1-869 h.)
- Forage de 195 mètres de profondeur exécuté par la Société des puits artésiens de Yincennes. Débit 106000 litres à l’heure. Tour et réservoir en béton auné de 60 mètres cubes. Il est rempli par un bélier hydraulique actionné par le forage. Prix de vente 0 fr. 3o le mètre cube.
- Autres localités ayant fait une adduction d’eau depuis 188Ù :
- Saint-André de l’Eure (1.614 b.)
- En 1892, puits de 26 mèti’es, élévation par une éolienne Bollée, dans 2 réservoirs de 3oo et 200 mètres cubes : 20 bornes-fontaines consommant seulement 16 mètres cubes par jour. Dépense faite, 5q4oo francs.
- Mesnil-sur-l’Estrée (688 b.)
- Dépense : 37 760 francs en 1896, pour adduction et distribution d’eau.
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- Neuve-Lyre (83o h.)
- A foré un puits artésien de 96 mètres de profondeur (degré hydrotimé-trique, 2i°5; degré permanent, 5°).
- La Barre en Ouche (812 h.)
- Forage de 115 mètres exécuté par la Société des Puits artésiens de Vin-cennes. Moteur aérien, réservoir de 200 mètres cubes. Débit, 120 mètres cubes par jour.
- Autres communes ayant fait une adduction d’eau (depuis i884) :
- Noms des communes Habitants Date des travaux Dépenses faites Observations
- Rugles ....... I 816 I9°5 fr. i94oo Forage d’un puits.
- Thiberville I 225 1906 14 000 Nappes souterraines.
- Saint-Pierre-d’Antils . . 529 1907 34 000 Source ; cond. fonte.
- Le Neubourg 2 563 A un projet approuvé.
- En résumé, le département a généralement une nappe profonde dans la craie, mais cette nappe est souvent trop éloignée de la surface pour donner lieu à des sources dans les vallées (sauf dans le Sud, dans la région des sources de l’Avre et de la Vigne). Les plateaux de l’ouest du département sont généralement peu perméables et marécageux; le Vexin normand au nord-est est crayeux et privé d’eau à la surface (perméable en grand).
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- DEPARTEMENT D’EURE-ET-LOIR
- (4 arrondissements, 24 cantons, 426 communes, 273.823 h.) Chartres (23.219 h.) (19.433 p. m. a.) — 3.655 maisons.
- Eau de rivière stérilisée par l’ozone, machines à vapeur.
- Les premiers travaux de distribution datent de 1846 et les machines dataient de 1876 : on avait dépensé jusqu’en 1896 environ 600000 francs. De 1896 à 1899, on a refait la canalisation et remplacé les machines. Dépense : 4ooooo francs. Enfin en 1906-1907 on a installé la stérilisation par l’ozone avec dégrossissage préalable : dépense environ 3oo 000 francs.
- L’eau de deux sources, Luisant et St-André, de qualité du reste très douteuse, était livrée à domicile jusqu’ici au moyen de tonneaux à cheval par des particuliers, moyennant o fr. o5 le seau.
- Il y a encore 20 puits publics et une centaine de puits particuliers.
- Pvégie directe : M. Desgorces, directeur des travaux de la ville.
- 1. — L’eau est prise dans l’Eure à son entrée dans la ville, au lieu dit « Aux Trois-Ponts » (il y a malheureusement à 200 mètres environ en amont des bains publics). Un canal de i5o mètres de long amène l’eau au puisard des machines. On songe à améliorer cette prise en la reportant en plein courant.
- 2. — Les eaux de l’Eure sont depuis 1908 clarifiées, puis stérilisée par l’ozone.
- La clarification comporte deux séries de bassins de chacun 4o mètres carrés de surface, remplis sur o m. 45 de gravier, puis sur o m. 5o de sable de Loire, et précédés chacun de deux dégrossisseurs de 8 mètres carrés de surface : ces dégrossisseurs remplis de coke sont alternativement remplis et vidés durant 2 heures et fonctionnent comme des lits de contact de l’épuration biologique. Les bassins à sable sont nettoyés une fois par jour par insufflation d’air et courant d’eau en sens inverse. La clarification est poussée à raison de i5 mètres cubes par mètre carré et par jour.
- L’eau clarifiée est ozonisée par le procédé Marinier et Abraham.
- Le courant produit à 110 volts par une machine à vapeur est élevéà 3o 000 pour produire des effluves dans l’ozoneur (à plateaux de fonte et glaces de verre), l’air ozonisé arrive dans la colonne de stérilisation, qui a 7 mètres sur 3 mètres, soit 21 mètres carrés et est remplie de gravier sur 4 m. 35 de hauteur : sous les voutins en briques creuses formant le fond de la colonne, se trouve un réservoir d’eau stérilisée de 5oo mètres cubes, sur 2 mètres de hauteur d eau. L’usine peut épurer 4oo mètres cubes d’eau à l’heure, soit 7 200 mètres cubes pour 18 heures de marche par jour.
- *L — Trois machines à vapeur : deux, type Farcot, de 25 chevaux utiles
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- chacune, actionnant directement les pompes ; la troisième, type Farcot ancien, à détente variable de 20 chevaux, actionnant une pompe par engrenages. Les machines peuvent élever chacune environ 95 mètres cubes à l’heure, à une hauteur de 3o m. 5o; eu hiver, une machine suffit; en été les trois sont souvent en marche.
- Trois chaudières Thomas Laurens, à foyer amovible.
- Conduite de refoulement de o,3o, aboutissant aux deux cuves-réservoirs des Capucins.
- 4. — Trois réservoirs étagés : le premier, dit des Capucins, est à la cote 161, 80 et se compose de deux cuves en tôle de 5oo mètres cubes chacune, portées sur des pylônes en maçonnerie; diamètre des cuves 7 m. 60, hauteur 11 mètres. Ces cuves reçoivent l’eau à l’arrivée et alimentent toute la partie haute de la ville, ainsi que les deux autres réservoirs.
- Ceux-ci sont situés près du lycée. L’un d’eux, construit en 1884, est encore une cuve en tôle (diamètre 9 mètres, hauteur 5 m. 2b), contenant 4oo mètres cubes. Son plan d'eau est à 6 mètres en contrebas de celui des Capucins. Il alimente les faubourgs et la partie Est de la ville. Enfin, le troisième réservoir est en maçonnerie et situé dans le pylône du précédent, mais à i3 mètres de différence de niveau; il contient 200 mètres cubes et alimente plus spécialement la partie basse de la ville; il reçoit l’eau de la cuve supérieure par des X’obinets se réglant automatiquement..
- 5. — Réseau de distribution en fonte, en trois zones : la premièi'e du type maillé, avec un tuyau de 0,200, faisant le circuit complet; la deuxième, du type ramifié, et la troisième du type maillé. Ensemble, elles ont un développement total de : 23 780 mètres,
- 35 bornes-fontaines avec raccord d’incendie ;
- 42 » sans »
- 317 bouches d’arrosage avec raccord d’incendie;
- 33 bouches spéciales d’incendie ;
- 1555 branchements pour concessions particulières.
- 6. —En 1906, le cube total consommé a été de 765552 mètres cubes, soit en moyenne 2 098 mètres cubes par jour ; quand les trois machines marchent, on peut disposer de 6000 mètres cubes par jour.
- Les concessions particulières sont au compteur, au prix de 0 fr. 3o le mètre cnbe de o à 200 mètres cubes, de o fr. 20 de 200 à 5oo mètres cubes, de o fr. i5 de 5oo à 1 000 mètres cubes et o fr. 10 au-dessus avec minimum de i5 francs par an.
- En 1906, la dépense d’exploitation a été de 19 700 fr. 76, dont 12 4n fr. 63 pour le combustible et 7289 fr. 5opour le personnel. Cette dépense sera augmentée désormais de la redevance à la Compagnie Générale de l’ozone, fixée à o fr. oi par mètre cube pendant i5 ans, soit de 7 à 8 000 francs par an.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 190; degré permanent, 6°; résidu à no0, 256; CaO, 84,6; MgO, 17; NaCl, 36; IDSO4, 12.
- On trouve d ordinaire dans l’eau brute un nombre de germes variant de 1 4°° à 6640, et parfois beaucoup plus (eau impropre à la boisson sans épuration) ; l’eau ozonisée est presque aseptique (rapport de M. Roux).
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- __La ville avait songé à amener quelques sources du voisinage, mais
- elle a dû y renoncer.
- 9. - Il y a un réseau d’égouts, mais incomplets. Ces égouts se déversent dans l’Eure à la traversée de la ville. Fosses fixes et fosses mobiles.
- Clniteaiiclun (7.147 h.) (5.8o5 p. m. a.) — 1.126 maisons. Source, roue hydraulique et machine à vapeur, filtre à sable non submergé
- La ville utilisait de temps immémorial 2 sources, la Fontaine du Château et la Fontaine Ronde, naissant dans son intérieur. En i855, on éleva et distribua l’eau de la Fontaine Ronde; dépense : 276000 francs. En 1892, on abandonna la Fontaine du Château, à la suite d’une épidémie. En 1907, on a établi le filtre non submergé.
- Il y a en outre 20 puits publics et 5o puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. — La source dite Fontaine Ronde émerge dans la rue des Fouleries, à 5o mètres du Loir et au pied de la falaise crayeuse qui porte la ville; l’eau provient sans doute de la craie sénonienne et d’une cassure débouchant dans la vallée. La source est entourée d’un mur circulaire et couverte par une voûte : elle s’écoule par un tuyau en béton de 0,25 qui la conduit au puisard des pompes situé à 260 mètres.
- — En 1907, M. Baudet, maire de la ville, a établi unsystème de filtres â sable de 264 mètres carrés de surface filtrante pouvant épurer les 800 mètres cubes que fournit au maximum par jour la source de Fontaine Ronde. Ce filtre à sable n’est pas submergé (système Miquel).
- 3. — La roue d’un moulin fait mouvoir une pompe Granddemange pouvant élever 46 mètres cubes à l’heure à 4o mètres. Une machine à vapeur de secours, (machine horizontale fixe, à balancier, de la maison Scott, de Rouen) de 10 à 12 chevaux a une pompe spéciale. Une pompe-turbine Weise et Monski pouvant élever 4o mètres cubes à l’heure à 7 mètres de hauteur a été installée pour alimenter le réservoir à eau brute placé au-dessus des filtres.
- Conduite de refoulement de ^00 mètres, diamètre 0,182.
- 4. — Un seul réservoir dit du Mail, formé par une cuve en tôle, sur tour en maçonnerie : contenance 4oo mètres cubes. Un autre réservoir va être mis a exécution, et on va couvrir la cuve existante.
- 5. — Les anciens tuyaux Chameroy ont presque tous été remplacés par des tuyaux en fonte, mais le réseau est ramifié; développement d’environ 6 kilomètres ;
- 3o bornes-fontaines;
- 12 bouches à incendie;
- 441 branchements pour concessions particulières.
- 6. — Consommation totale en 1900 : 38o 000 mètres cubes, soit 1060 me. par jour en moyenne. La plupart des concessions sont au robinet libre par évaluation, au prix de 12 francs par an pour 1 hectolitre par jour, iq francs
- I hectolitre entre 3 et 5 hectares, 8 francs pour les hectolitres au-dessus de 5.
- II y a une dizaine de compteurs à titre d’essai.
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- Les recettes ont été de i3 33o francs en 1901, et les dépenses d’exploitation de 10 800 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 170; degré permanent, 5°; résidu fixe, 3i6; CaCO3, i44; SO3, 18,4; NaCl, 33,2; acide nitrique, 17,8; nitrites, o; ammoniaque, laibles traces; matières organiques (en oxygène), 0,875.
- On a trouvé dans l’eau brute un nombre de germes variant de 100 à 2 600 par centimètre cube; l’eau est douteuse, le danger de contamination provenant de ce que la ville est bâtie en partie sur le bassin alimentaire de la source (craie fissurée). Après filtration, l’eau ne contient plus que quelques bactéries par centimètre cube ; pas de colibacille.
- 8. — La ville a tenté dès 1893 de forer un puits artésien dans l’ile des Grands Moulins : à 97 mètres de profondeur, on avait de l’eau (on pouvait extraire p33 mètres cubes par jour) qui venait à 7 mètres de la surface, mais elle contenait du colibacille et beaucoup de germes et avait la même provenance que la Fontaine Ronde. On descendit plus bas pour trouver une nappe pure, et à 234 mètres on trouva les sables verts (albien) qui donnèrent une nappe ascendante, mais d’un faible débit. On fit un second forage avec o,355 de diamètre et on le descendit à 247 mètres, profondeur où le trépan se cassa et resta dans le forage : on a 35 mètres cubes à l’heure. L’eau a (degré hydrotimétrique total) 3° degré permanent i°.
- 9. — Il n’y a que quelques égouts, dont un collecteur se déversant dans le Loir à la sortie de la ville.
- Dreux (9.928 h.) (8.209 P* m- a0 — 1.775 maisons.
- Source, roue hydraulique et moteurs à gaz.
- Avant 1892, il y avait 8 puits publics et 700 puits particuliers.
- Les travaux datent de 1892 et ont coûté 4^2 000 francs. Tout récemment on a dépensé 129000 francs pour établir 2 moteurs à gaz en remplacement d’une machine à vapeur.
- Régie directe.
- I. — Source de l’Abime à 1 800 mètres de la ville, sur la rive droite de la Biaise et en contrebas de 1 m. 4<> en-dessous du niveau de la rivière, avec laquelle elle ne parait pas avoir de communication. L’eau provient de la craie (plateau d’Epinay-Marville) : elle sort dans un grand bassin à ciel ouvert, qui paraît produit par un effondrement de la craie. Une double conduite de o,25o partant du bassin de la source l’amène au puisard des pompes, à i3o mètres de distance.
- 3- — Une roue hydraulique de i5 chevaux utiles actionne par engrenages une pompe horizontale Girard, capable d’élever 11 litres à la seconde à 55 mètres de hauteur, en faisant 24 tours à la minute.
- Deux moteurs à gaz de chacun 25 chevaux actionnent des pompes verticales pouvant élever chacune 9 litres par seconde.
- La conduite ascensionnelle fait distribution en route et aboutit aux réservoirs; elle a 2900 mètres de long et o,25 de diamètre.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie de chacun 900 mètres cubes, situés à l’extrémité ouest de la ville, au lieu dit Les Granges : ils sont recouverts de terre. Un troisième réservoir de i44 mètres cubes en ciment armé est en élévation.
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- 5 ___Le réseau de distribution, y compris la conduite de refoulement, a
- un développement de 27 km. xoo en tuyaux en fonte;
- 16 bornes-fontaines; 90 bouches d’arrosage; 5o bouches d’incendie; 7 urinoirs à effet d’eau ; 990 branchements pour concessions]particulières.
- 0. — Consommation de 1 200 à 1 5oo mètres cubes par jour, La source débite 209 litres par seconde.
- Concessions au compteur, payant 0 fr. 35 le mètre cube de 0 à 100 mètres cubes, 0 fr. 25 de 100 à 5oo mètres cubes et 0 fr. 225 de 5oo à 1 200 mètres cubes. La recette totale en 1906 a été de 21 700 francs, elle atteint 23 000 fr. environ en 1907 : la dépense d’exploitation qui a été de 21 000 francs en 1900 est actuellement de 14000 francs en moyenne. Cette différence provient de ce que le moteur hydraulique suffit à peu près à l’élévation de l’eau.
- 7. — Degré hydrotimétrique, de 190 à 26°; degré permanent, de 5° à 70; résidu fixe 173; CaCO3, 121 ; MgCO3, 1,8; SiO2, 22.
- On a toujours trouvé moins de 100 germes au centimètre cube.
- 9. — Pas d’égouts.
- Xogent-le-Rotrou (8.406 h.) (6,884 P- m. a.) — 1.256 maisons. Sources, adduction par la gravité.
- Adduction de la source des Lamberts en 1885-86, suivant projet de M. Leneveu, et, en 1887, adduction d’une autre source pour l’abattoir et un faubourg. Dépense faite : environ 3oo 000 francs.
- Il y a près de 200 puits particuliers. Régie directe.
- 1. — La source des Lamberts émerge à 8 k. 200 à l’est de la ville, à 5o m. en contrebas du haut plateau de Thiron, dans le calcaire cénomanien. Les sources donnent en moyenne 10 à 12 litres par seconde, mais dans l’été de 1884 elles étaient descendues à 5 1. 9, et pour augmenter le débit, on a établi des tronçons d’aqueducs drainants de o,4o sur o,4o de section, avec barba-canes et pierrées du côté d’amont, à 1 m. 3o en contrebas du niveau des sources. On a aussi réuni aux premières les sources de la Massonnière et on a ainsi obtenu 11 litres en sécheresse. Conduite d’amenéè en fonte, de 0,125 à 0,175 de diamètre; elle forme 3 siphons.
- 4. —- Réservoir en maçonnerie de 1 000 mètres cubes, en deux compartiments, situé à 1600 mètres de la ville, enterré et couvert de voûtelettes en briques et fers à I.
- 5. — Réseau maillé en fonte de 7 kilomètres de développement;
- 28 bornes-fontaines; 32 bouches d’arrosage et d’incendie; 607 branchements de concessions [particulières.
- 6. — Consommation moyenne ; 1 o5o mètres cubes par jour.
- Parmi les concessions, 221 sont à robinet libre au prix de 20 francs par an. Les autres, sont au compteur et paient 12 francs de 0 à 5o mètres cubes i5 francs de 5o à 75 mètres cubes, 20 francs de 75 à too mètres cubes, 0 fr. 18 de 200 à 3oo et ainsi de suite jusqu’à 0,11.
- T.— Degré hydrotimétrique, 210 ; résidu total, 32.5 ; CaO, 113 ; MgO, u; SO3, 7; chlore, 11; SiO2, 53; alcalis, 16; acide nitrique, 17.
- Pas d’analyse bactériologique : l’eau paraît bonne.
- 9. — Réseau d’égouts, mais très incomplet.
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- Autres localités ayant fait une adduction d’eau (depuis i884) :
- Noms des communes Habitants Date des travaux Dépenses faites Observations
- Janville i 283 1880 fr. no 000 Puits et forage de 5o m. dans le cal-
- Chateauneuf en Thimerais. i 33i 1888 5oooo caire de la Beauce; machine à vapeur élevant l’eau dans 2 cuves en tôle de 78 m3 chacune. Concession: presque pas de service public, 170 abonnements au robinet libre, à 25 fr. par an. Degré hydrotimétrique, 20°5. Puits de33 m. de profondeur; machine
- Tremblay-le-Vicomte . . 554 © CTi GO 2 200 à vapeur de 4 chevaux, réservoir de i45 m3 en maçonnerie et réservoir de i5o m3 en tôle, superposé au précédent. 22 bornes-fontaines et 3o concessions particulières à ofr. 3o le m3.
- La Loupe 1861 i8gi ? Source de la Grande Fontaine, sor-
- Fruncé 351 i8g2 165o tant des sables du Perche, très pure chimiquement [degré hydrotimétrique, io°5] et bactériologiquement. Concessions à la Cie du Gaz : moteur à gaz Otto de 6 chevaux; 2 cuves en tôle, de 70 m3 chacune. 11 y a 2 bornes-fontaines et 14 bouches d’arrosage; ig5 concessions particulières à robinet libre et au compteur, sur la base de 0 fr. 60 le m3.
- Digny 1070 i8g8 43oo
- Les Chatelliers-Notre-Dame. i3g i8g5 ©J © ©
- Charonville 317 i8g3 1800
- Chuisnes 577 î8g8 135o
- Mainvilliers 1556 i8g3 2000
- Ardellles 182 i8g8 44°°
- Thimert 63g r8g6 2goo
- Alluyes 734 i8g4 5oo
- Unverre 2 104 i8g3 600
- Champséru 286 189g 5oo
- Favril 583 i8g4 800
- Pontgouin 1014 id. 16400
- Vitray-en-Beauce . . . . 378 id. 3100
- Vermouillet 616 id. 22 25o
- Fontenay-sur-Eure • . . 458 i8g4 1200
- Meslay-le-Grenet . . . . 351 i8g5 © O
- Montigny-le-Chartif . . . 872 i8g4 1 i5o
- Arron 2 716 i8g5 3 000
- Dangeau i354 i8g6 2000
- Chêne-Chenu 3i4 00 Ü7 a55o
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- Eure-et-Loir
- Autres localités ayant fait une adduction d'eau (depuis 1884) (suite) :
- Noms des communes Habitants Date des travaux Dépenses faites Observations
- Mézières-en-Drouais . 677 1894 fr. 45ooo Puits artésien dans les sables du
- Brou 2 928 1895 70 000 Perche à i65 m. de profondeur : l’eau arrive à 10 m. en dessous de la surface et est élevée par une machine à vapeur demi-fixe de 6 chevaux. Deux cuves en tôle de 'i5o m3. 12 bornes fontaines, 25 bouches d’arrosage et 91 concessions particulières au prix de 0 fr. 40 le m3. L’eau a un degré hydrotimétr. de io°5.
- Thieulin 256 1894 185o
- Ecublé 357 1896 2400
- Souancé 832 1895 5oo
- Senonches . . 1901 1897 58464 Sources, bélier Bollée. Réservoir de 225 m3, 10 bornes-fontaines, 12 bouches d’arrosage et d’incendie. Prix à forfait variant de i5 à 45 fr. Aucune concession au compteur, mais le règlement les prévoit à 0 fr. 25 le m3. Degré hydrotimétrique, 4°4'
- Levainville 258 i897 O O
- Happonvilliers 5o3 1896 O O 17>
- Nottonville .... 568 1897 2700 -
- Le Coudray 544 1896 I 25o
- Santeuil . . . 289 id. I 700
- St-Ange et T'orçay . . . 302 id. 1750
- Bullon. . . 366 id. 1600
- Bù . . Illiers . 855 1898 et 1902 99800 16200 Forage de 80 m. dans la craie. Moulin à vent, système Rossin, d’Orange. Réservoir en 2 compartiments de 180 et 320 m3 superposés, 26 bouches d’incendie, 25o concessions particulières au robinet libre, au prix de 7 à i5 francs par ménage, pour 5o litres par jour (au compteur 0 fr. 40 le m3). Degré hydrotimétrique, 32°.
- 3 o35 1889 83 000 Concession à la Cie des eaux et de la lumière électrique. Source élevée par une pompe actionnée électriquement [maison Wauquier, de Lille] Deux réservoirs de i5o m3 en ciment armé : 8 bornes-fontaines et 26 bouches d’arrosage et d’incendie, 80 concessions particulières au comp teur, à un prix variant de 0 fr. 5o à
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- Eure-et-Loir
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- Autres localités ayant fait une adduction d’eau (depuis 1884) (suite) :
- i Noms des communes Habitants Date des travaux Dépenses faites Observations
- St-Maurice-St-Germain. . 367 1898 fr. 4350 0 fr. i5 le m3. Degré hydrotimé-trique, 180.
- Bailleau-le-Pin . . . . 876 1902 22 000 Puits de 3o m. Pompe à vapeur. Ré-
- Regnallard I 200 1907 60000 servoir en ciment armé. Source. Réservoir de 200 m3,10 bornes-
- St-Maixme-Hauterive. . . 477 1899 i3ooo fontaines, 3o bouches d’arrosage et incendie. Degré hydrotimétrique, 160.
- Yert-en-Drouais . . . . 563 1898 76200 Puits de 53 m. dans la craie. Moulin
- 1903, forage de 25 mm. tubé en tôle d’acier de 4 mm., de à vent, système Rossin (d’Orange). Deux réservoirs superposés de 120 et 180 m3, autre réservoir de 100 m3, 17 bouches d’incendie, 92 abonnés,
- St-Lubin-des-Joncherets. . 1 549 36 c de diai 1897 m. nôtre au robinet libre à un prix de 12 à 27 francs par ménage. Eau très chargée dé sels de chaux et de soude. A droit à 1003 par jour, à prendre sur
- Berchères-la-Maingot. . . 466 1898 22000 l’aqueduc des eaux de la Vigne de la ville ae Paris. Réservoir de 600 m3 commun avec Nonancourt [Eure]. Il y a 8 bornes-fontaines, 5 bouches d’arrosage, 2 d’incendie et 16 concessions particulières à 10 fr. par ménage. Puits de 56 m. de profondeur; ma-
- Le Boullay Mivoie . . . 296 !901 67430 chine à vapeur de 3 chevaux, réservoir en tôle de 3o m3, 5 hornes-fontaines et 2 bouches d’incendie. Puits de Fonville : 34 m. de profon-
- Brézolles....... 818 i9°3 I9°7 i9°3 485o 6000 71910 deur. Puits du Boullay : 55 m. de profondeur. Eoliennes de 17 m. 5o et 22 m. de hauteur, pompe à 3 corps, réservoir en béton armé de 126 m3, 2 bornes-fontaines. 5 bouches d’incendie, 52 prises d’eau d’abonnés. Approfondissement du puits de Fon-vill» par un forage de 34 m., diam. o,35. Approfondissement du puits du Boullay par un forage de 45 m., diam. o,35. Puits de 35 m. de profondeur appar-
- tenant à M. David, machine à vapeur de xo chevaux. La ville paye à M. David le m3 d’eau ofr. 10.
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- Eure-et-Loir
- Autres localités ayant fait une adduction d’eau (depuis 1884) (suite) :
- Noms,des communes Habitants Date des travaux Dépenses faites Observations
- I 9.54 1904 fr. i3o48o Pompe, moteur à pétrole.
- Gallardon 1447 id. 735oo Puits, pompe à vapeur.
- Montainville 584 id. 3 66g
- Voves 2 O7O id. 67 000 Forage d’un puits.
- La Framboisière .... 234 i9°5 4 060 Nappe profonde ; pompes à volant.
- Guilleville 33o id. 3 800 Nappe profonde ; pompes à manège.
- Intréville 202 id. 33 000 Nappe profonde: forage d’un puits;
- conduite fonte, réservoir tôle sur
- - tour ; moteur à pétrole.
- Toury 1 731 id. 92 800 Nappe profonde ; conduite fonte ; ré-
- servoir tôle ; machine à vapeur.
- Beauche 256 1906 2 ï53 Nappe profonde ; 1 pompe à bras.
- Luisant 1 o5o id. 63 65o Nappe profonde ; conduite fonte ; ré-
- servoir béton armé ; pompe à fourneau ; moteur à pétrole.
- La Mancelière 214 id. 10 800 Nappe souterraine ; 4 pompes à bras
- aspirantes et foulantes.
- Oysonville 384 id. 46 5oo Nappe profonde ; conduite fonte ; ré-
- servoir 2 chambres cylindriques en tôle sur tour en maçonnerie ; 1 pompe à 3 corps, 1 moteur à pétrole.
- Cherisy ...... 773 1907 122000 Nappe souterraine, conduite fonte; 2
- Havelu réservoirs en béton armé ; 2 pompes à 3 corps ; 2 éoliennes sur pylône.
- 127 id. 3o oo3 Nappe profonde; conduite fonte; ré-
- Courville. . . . , servoir ciment armé ; moteur à vent, système Bollée.
- 1876 id. 86000 Nappe profonde ; conduite fonte ; ré-
- Fessanvilliers servoir béton armé ; moteur à gaz pauvre ; pompe à fourreau.
- 187 id. 5376 Nappe souterraine; 2 corps de pompe
- Gommerville . . en bronze.
- 416 id. 34 800 Nappe souterraine; conduite fonte;
- Marchéville ...... réservoir en tôle sur tour en maçonnerie ; moteur à pétrole ; pompe à 3 corps.
- 5i4 id. 5 600 Nappe souterraine; 2 pompes à main
- Morainville à volant.
- 67 id. 8750 Nappe souterraine ; conduite fonte ;
- Sainville. . réservoir tôle.
- 654 id. 65 000 Nappe souterraine ; conduite foute ;
- Santillv . 2 réservoirs béton armé; 1 pompe à 1 corps ; r moteur à pétrole.
- O -O id. 3 570 Nappe souterraine ; 1 pompe à bras ;
- 1 pompe à manège h 5 corps.
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- Eure-et-Loir
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- Enfin les communes de Thiron, Bailleau-le-Pin, Champrond-en-Gâtine, Saint-Denis-des-Puits, ont des projets approuvés. Bonneval vient d’adopter un projet de distribution d’eau par puits artésien.
- En résumé, le département d’Eure-et-Loir a des nappes souterraines abondantes, mais généralement assez profondes, dans le calcaire de Beauce, la craie et les sables du Perche ; les puits sont dès lors très nombreux (33 pour 1 ooo habitants dans le Perche et 5o dans la Beauce) ; dans la Beauce ef le Thimerais (est et nord-est du département), ces puits ont de 3o à 5o mètres de profondeur et les sources sont rares. Dans le nord ouest, on trouve étagées les zones des étangs, des bétoires et des sources (cémomanien et turonien recouverts par l’argile à silex) qui caractérisent la région des sources de l’Avre et de la Vigne. Dans le sud-ouest, le Perche, la principale nappe est dans les sables du Perche, et elle prend le caractère artésien en s’enfonçant vers l’est entre deux couches de marne (puits artésiens de Brou).
- Dans ce département :
- 26 communes ont une distribution d’eau complète;
- 26 » » » incomplète;
- 120 » des sources nées sur places, des puits et des citernes;
- 258 » des puits et citernes.
- Dreux, Chartres, Bonneval, Nogent-le-Rotrou et Châteaudun ont des égouts pluviaux.
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- Finistère
- DÉPARTEMENT DU FINISTÈRE
- (5 arrondissements, 43 cantons, 296 communes, 795.103 habitants.)
- Brest (85.294 h.) (4i.i63 p. m. a.) — 8.000 maisons.
- Sources, roue hydraulique et machines à vapeur.
- 1° Pour Brest: Adduction ancienne de la source du Petit-Jardin.
- En i854, adduction des sources de Poul-ar-Bachet ; projet de M. Marzin, dépense: 160000 francs.
- En 1874, adduction et élévation des sources de Stangalar ; projet de M. Fortin-Hermann, dépense : 4oo 000 francs. (Compagnie locale concessionnaire.)
- En 1898, adduction des sources du Pont-Neuf, projet de M. Henriet, dépense : 3ooooo francs, et en 1900, adjonction d’un réservoir de 2 800 mètres cubes à celui du Petit-Paris et doublement de la conduite de refoulement; dépense d’environ 200000 francs.
- 20 Pour Recouvrance (rive droite de la Penfeld).
- En i835, adduction des sources de Trémillau et de Ste-Perronnelle ; projet de M. Marzin, dépense : 35 000 francs.
- En 1880 et 1884» adduction des sources de Coat-Tan et de la Fontaine Margot ; projet de M. Guennec, dépense : 210 000 francs.
- Régie directe : M. Henriet, ingénieur civil ; M. Branellec, chef du service des Eaux. (La Compagnie locale qui avait établi et exploitait la distribution d’eau de Stangalar a cédé le tout à la Ville en 1898.)
- (La marine a pour le port une distribution spéciale : elle vient d’adjuger en 1902 pour 210 000 francs les travaux de captation et d’amenée au port des sources de la Maison Blanche.)
- 1 • — Toutes les sources captées naissent dans les vallonnements du terrain, lequel est constitué par les roches cristallines, granit, gneiss, micaschistes : les thalwegs sont couverts de dépôts meubles provenant des altérations de la roche et l’eau se réunit à la base de ces dépôts et dans les fissures superficielles de la roche. Pour augmenter le débit des sources, on a fait quelques tronçons d’aqueducs drainants (de o,4o sur o,35) et de galeries drainantes (de o,5o de large sur i,5o de hauteur) : il y a ainsi 35o mètres de longueur de galeries pour les sources du Pont-Neuf. Profondeur des drains, de 2 a 4 mètres seulement.
- Adduction. — i° Pas de renseignements sur l’ancienne conduite des sources du Petit Jardin.
- 20 Conduite d’amenée des sources de Poui-ar-Bacliet en tuyaux de fonte de 0,210 sur 1 200 mètres de longueur.
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- Finistère
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- 3° Conduite d’amenée des sources de Stangalar et du Pont-Neuf aux réservoirs des pompes, en tuyaux de fonte de o,i5o sur i 5oo mètres de longueur, de 0,100 sur 5oo mètres et de 0,080 sur 4oo mètres.
- 4° Conduite d’amenée des sources de Trémillau et de Ste-Perronnelle, à Recouvrance ; elle était primitivement en pierres artificielles, elle est maintenant en fonte.
- 5° Conduite d’amenée des sources de Coat-Tan et de Fontaine-Margot, à Recouvrance, au réservoir des Quatre Moulins ; tuyaux de fonte de 0,200 sur 3 600 mètres de longueur.
- 3. — Les eaux des sources de Stangalar et du Pont-Neuf sont seules élevées mécaniquement. Elles sont réunies en amont des pompes dans 2 réservoirs, l’un de i5o mètres cubes et l’autre de 200 mètres cubes, et sont refoulées par l’usine de Stangalar dans le réservoir du Petit Paris, à 65 mètres de hauteur.
- L’usine comprend : i° Une roue hydraulique de 4 mètres de diamètre et 1 m. 38 de largeur, actionnée par l’eau d’un étang et marchant de 5 à 10 heures par jour, suivant la saison, à 10 tours à la minute.
- 20 Quatre chaudières, dont deux Belleville de 4i et 47 mètres carrés de surface de chauffe, une à bouilleurs de i5 mètres carrés et l’autre semi-tubulaire de 20 mètres carrés de surface de chauffe.
- 3° Deux pompes Fortin-Hermann, à double effet, pouvant élever 25 mètres cubes chacune par heure, avec la roue hydraulique.
- 4° Deux cylindres à vapeur, compound, à double expansion ; chaque cylindre actionne directement une pompe Blake, pouvant élever 80 à 100 mètres cubes par heure.
- Il y a deux conduites de refoulement entre l’usine et les réservoirs du Petit Paris, l’une de 0,200, l’autre de o,3oo de diamètre, et chacune de 1 800 mètres de longueur.
- 4. — Réservoirs.
- i° Un réservoir de 2 000 mètres cubes, en maçonnerie, dans la rue Victor-Hugo, recevant les eaux du Poul-ar-Bachet : hauteur d’eau 3 mètres. Le réservoir est enterré et recouvert d’une toiture en tuiles à emboîtement.
- 2° Pour les eaux du Stangalar et du Pont-Neuf, deux réservoirs en amont de l’usine élévatoire : l’un de i5o mètres cubes, l’autre (construit en 1898) de 2 000 mètres cubes, en maçonnerie avec 4 m. 5o de hauteur d’eau et recouvert de voûtes en briques avec terre gazonnée par-dessus. Puis, à l’arrivée des conduites de refoulement, au Petit Paris, deux réservoirs : l’un de 1 000 mètres cubes, en deux compartiments égaux, avec 3 mètres de hauteur d’eau, voûtes en maçonnerie et terre gazonnée par-dessus ; l’autre (construit en 1900) de 2800 mètres cubes, avec 4 m. 60 de hauteur d’eau, piliers, voûtes en briques et fers à I, et terre gazonnée par-dessus.
- 3° Une série de petits réservoirs en maçonnerie, établis en divers points du réseau de distribution à Brest : rue Montlouët, 80 mètres cubes ; rue Kéra-vel, i4 mètres cubes; rue Algésiras, 12 mètres cubes ; rue d’Aiguillon, 12 mètres cubes ; rue Traverse, 12 mètres cubes et 20 mètres cubes; rue Duquesne, 180 mètres cubes ; place Fautras, 270 mètres cubes.
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- Finistère
- 4° A Recouvrance, pour, les eaux de Coat-Tan et de Fontaine Margot, réservoir de 780 mètres cubes, dit des Quatre Moulins, en maçonnerie, à moitié enterré et couvert en tôle galvanisée : hauteur d’eau, 2 m. 60.
- 5° A Recouvrance, réservoir de 200 mètres cubes, place des Ecoles, pour les eaux de Trémillau et de Ste-Perronnelle : il est en maçonnerie, à moitié enterré et couvert en tuiles ; hauteur d’eau, 2 m. 5o.
- 6° Enfin, à Recouvrance, sur le réseau de distribution, petits réservoirs en maçonnerie : l’un, porte du Conquet, de i4 mètres cubes ; un autre, rue du Moulin, de 12 mètres cubes ; enfin, un, rue de la Tour, de 3 mètres cubes.
- 5. — Il y a en somme 5 réseaux de distribution : ceux du Petit-Jardin, de Poul-ar-Bachet, et le plus important de tous de Stangalar-Pont-Neufpour Brest, et ceux de 1 rémillau-Ste-Perronnelle, et de Coat-Tan et Fontaine-Margot, pour Recouvrance.
- Les conduites-maîtresses qui partent du réservoir du Petit-Paris sont au nombre de deux : Tune passe par la rue de Pai'is et a 2 65o mètres de long, en tuyaux de 0.200, o,i5o et 0,100; la seconde passe par la rue du Cimetière et a 2 5oo mètres de long en tuyaux de o,25o.
- On trouve en outre 1 200 mètres de tuyaux de 0,200, 5 100 mètres de tuyaux de 0,160 à o,5oo, 6000 mètres de tuyaux de 0,080, et un très grand développement de tuyaux de 0,060.
- Il y a à Brest: 110 bornes-fontaines et i3o bouches d’arrosage et d’incendie ; et à Recouvrance: 43 bornes-fontaines et i5 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- En outre, 3o urinoirs à effet d’eau ;
- Environ 2 35o branchements particuliers.
- 6. — La consommation totale en 1899 a été de 669 3oo mètres cubes, soit en moyenne 1 835 mètres cubes par jour : maximum 2 5oo mètres cubes, minimum 1 375 mètres cubes par jour.
- Les débits normaux des sources sont : 240 mètres cubes par jour pour le Petit Jardin, 35o mètres cubes pour celle de Poul-ar-Bachet, 375 mètres cubes pour Stangalar et 1 5oo mètres cubes pour le Pont-Neuf, i5o mètres cubes pour Trémillau et Ste-Perronnelle, et 100 mètres cubes pour le Coat-Tan et Fontaine Margot. Ces chiffres se réduisent sensiblement en sécheresse.
- Les concessions se font au robinet libre à raison de 36 francs par an pour une évaluation de la consommation de 1 hectolitre par jour, ou au compteur (125 Crown-meter, 95 Lambert, 79 Etoile, 32 Trident, 12 Abeille), aux prix suivants :
- 1 hect. par jour (36 m3 5 par an) pour 25 francs, et tout m3 en plus de 0 fr. 75 ; de 2 à 5 hect. chaque hect. par jour, 25 francs »
- Au-delà, prix décroissant progressivement, savoir :
- 6 hectol. par jour ( 219 m3 par an) pour i/J5 francs, et tout m3 en plus 0 fr. 70.
- ( 365 » ) » 225 » 0 fr. 60.
- ( 73° » ) » 375 » 0 fr. 5o.
- (1 820 » ) » 675 » 0 fr. 38.
- ^• — Toutes les sources ont à peu près la même composition chimique. Annuaire des Distributions d’eau. *5
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- Finistère
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- Degré hydrotimétrique, 5° (le degré hydrotimétrique permanent en diffère très peu); chlore, 45 ; SO3, 5 ; MgO, 7,5.
- On a trouvé de 5o à 200 germes par centimètre cube.
- Tous les mois, les eaux des différentes provenances sont analysées par M. Alary, directeur du laboratoire municipal.
- 9. — Fosses fixes et vidanges (système aspirateur) pour les urines et matières fécales, le trop-plein de quelques fosses se rend aux égouts.
- Réseau d’égouts incomplet pour les eaux pluviales et ménagères, se déversant à la mer.
- Les ordures ménagères sont amenées dans un dépôt situé à 4 kilomètres de la ville, où elles sont vendues aux agriculteurs.
- Concarneau (8.007 h.) (4.887 p. m. a.) — 608 maisons.
- Adduction de sources, gravité
- Il y a 5 puits publics (place Malakoff, rue Saint-Guenolé, rue Noquelloc, place de la Tour-d’Auvergne, place des Halles : leur diamètre est de 1 m. 5o, leur profondeur moyenne de 8 mètres : les deux derniers assèchent en été) et 60 puits particuliers.
- I. — En 1870, la ville amène par des tuyaux en fonte (de 2 kilomètres environ de longueur), de 0,081 de diamètre, une source située au territoire de Beuzec-Conq, au bord du chemin de grande communication n° 62 (terrain granitique) ; cuve en tôle de i4 mètres cubes sur le trajet. En 1886, on capte et ajoute une seconde source, située à 100 mètres de l’autre. En 1894, on ajoute encore une source, située à 4*7 mètres de la seconde, dans la même vallée (tuyaux en grès). Le débit de ces trois sources est de 260 mètres cubes en moyenne, mais plus faible en été ; elles n’alimentent que la fontaine monumentale de la place d’Armes et 12 bornes-fontaines.
- 8. — Un projet d’adduction d’eau est actuellement à l’étude. Il consiste dans l’amenée des eaux des sources de Lanardé, Rozormont et Kerangargan, situées dans la commune de Melguen, jusqu’au quai d'Aiguillon, au moyen d’une conduite d’adduction formée de tuyaux en fonte de i5o millimètres de diamètre et de 12 600 mèti’es de longueur. La conduite de distribution en ville aurait 48°° mètres de développement en tuyaux de 125, 100, 80 et 60 millimètres de diamètre. Un réservoir en maçonnerie de 1 000 mètres cubes de capacité, formé de 2 compartiments et enfoui dans le sol, est prévu. Aux bornes déjà existantes, on ajoutera 19 nouvelles bornes-fontaines. Vingt bouches d’incendie et d’arrosage sont prévues. La consommation journalière prévue au moment de l’étiage est de 3oo mètres cubes.
- 9. — Quelques petits égouts de o,3o sur o,4o aboutissant à la mer, mais souvent pas de fosses d’aisance ; projection des matières fécales dans les ruisseaux qui traversent la localité.
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- Finistère
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- Douarnenez (i3.568 h.) (13.472 p. m. a.) — 922 maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- Projet de M. Ruer, exécuté en 1900.
- Régie directe : M. Ruer, architecte de la ville.
- |. — Sources de la vallée de Pouldergat, commune de Dunvès, à 8 kilomètres de Douarnenez ; terrain granitique. Les terrains voisins ont été acquis par la ville et plantés d’arbres. On a amélioré le débit des sources en établissant 2Ôo mètres de drainages en tuyaux de grès Doulton (de 0,15o et 0,200 de diamètre).
- Conduite d’amenée en fonte de 0,15o de diamètre, sur 7890 mètres de longueur.
- 4. — Un petit réservoir à la fin des captages.
- Un réservoir de 860 mètres cubes en deux compartiments, en maçonnerie, enterré de 1 m. 5o et débordant le sol de 2 mètres à l’arrivée en ville à la tête de la distribution,
- 5. — Réseau de distribution de 3 000 mètres de développement, en tuyaux de o,i5o, 0,100 et 0,060 ;
- 27 bornes-fontaines ;
- 24 bouches d’incendie et d’arrosage ; •
- 45 branchements particuliers (dont 17 concessions au compteur Etoile).
- 6. — Consommation moyenne : de 35o à 4<>o mètres cubes par jour.
- Les concessions paient à raison de i5 francs par hectolitre par jour uniformément ; au robinet libre, l’évaluation est faite à forfait à raison de 18 litres par personne, 5o litres par cheval, etc. Pour machines à vapeur, on donne aussi des abonnements au compteur à 0 fr. 4o le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 2°5 ; degré permanent, i° ; résidu fixe à i4°> 89,9 ; CaO, 5,7 ; MgO, 5 ; SiO2, 10 ; SO3, traces ; NaCl, 53,6 ; acide nitrique, 8,5 ; matières organiques (en oxygène), 2. En 1898, on trouve 279 germes aérobies par centimètre cube.
- 9. — Quelques égouts, généralement défectueux, dans la partie basse de la ville.
- Lambezellec (19.916 h.)'(i.65o p. m. a.) — 1.858 maisons.
- Sources et drainages, machine à vapeur. >.
- Il n’y aurait pas moins de 200 puits publics, et 100 puits particuliers, y Deux réseaux de distribution ; l’un alimenté par la gravité, l’autre par machine élévatoire. 'J
- i° Réseau alimenté par la gravité : comprend 6536 habitants et 533 ^fnai-sons.
- Projet de M. Yvinec, exécuté en 1886 : dépense i36oo francs.,
- 1. — Source captée au centre du bourg (terrain granitique) par un aqueduc drainant de 100 mètres de longueur, de 1 m. 5o de hauteur et o,Üo de largeur, et quelques drains plus petits.
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- 4.—Deux petits réservoirs maçonnés et couverts (l’un en dalles, l’autre en ciment armé Hennebique), l’un de 3a mètres cubes et l’autre de go mètres cubes.
- •>. — Canalisation de i 964 mètres de longueur, en tuyaux de 0,080 et de o,o5o (ces derniers sur 3oo mètres seulement) ;
- 8 bornes-fontaines avec raccords d’incendie, et 1 robinet public ;
- Pas de concessions particulières.
- 20 Réseau alimenté par machines élévatoires : comprend 6 5j5 habitants et 5io maisons.
- Projet de MM. Yvinec et Gateau, exécuté en 1892 ; dépense: 48 55o francs.
- 1. — Galerie drainante ayant un piédroit (amont en pierres sèches) semblable à l’aqueduc du projet précédent ; terrain granitique.
- 3. — Une machine à vapeur horizontale de 5 chevaux, faisant 227 tours à la minute et actionnant une pompe rotative Greindl : on élève 7 litres par seconde à 3o mètres de hauteur. Une chaudière verticale et tubulaire, système Davy, de 6 m2. 20 de surface de chauffe. Conduite de refoulement de 53o mètres de longueur et 0,120 de diamètre.
- 4. — Un petit réservoir de 90 mètres cubes avant la pompe, et deux réservoirs à l’arrivée de la conduite de refoulement, contenant ensemble 224 mètres cubes ; ils sont en maçonnerie, surélevés de 1 mètre au-dessus du terrain voisin et ont une couverture en tuiles.
- 5. — Réseau de distribution de 2 8^5 mètres de longueur, en tuyaux de 0,100 à o,o5o ;
- 17 bornes-fontaines avec raccords d’incendie ;
- 2 fontaines scolaires ; '
- Pas de concessions particulières.
- O. —Débit quotidien : de 5o à 90 mètres cubes, moyenne 60 mètres cubes.
- 7.— Degré hydrotimétrique, 3°; résidu fixe, 122; SiO2, 10 : sels de chaux et magnésie, 11 ; NaCl, 60 ; matières organiques (en acide oxalique), 3.
- 9. — Fosses étanches ; pas d’égouts.
- Ordures ménagères enlevées tous les jours et utilisées pour l’agriculture.
- Landerneau (7-737 h.) (6.o38 p. m. a.) — 860 maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- Projet de M. Yally, exécuté en 1888 ; dépense : 43 000 francs.
- Régie directe.
- 1 • — Sources dites, l’une « Aux Loups », à 5ao mètres au-delà du passage à niveau du chemin de fer ; l’autre (, de la Gare », naissant sous les bâtiments mêmes de l’école de filles. Toutes deux sortent des schistes cambriens et dépôts meubles qui les recouvrent.
- 4. — Un réservoir près de chaque source, le premier de 100 mètres cubes et le second de mètres cubes, tous deux en maçonnerie et voûtés.
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- 5.— Réseau comprenant 1 44° mètres de tuyaux de fonte de o,i5o, 3i8 mètres de o,ioo, et î 45o mètres de 0,081 de diamètre ;
- a5 bornes-fontaines (17 alimentées par la première source, 8 par la seconde), avec raccords d’incendie ; ,
- 7 bouches d’incendie spéciales ;
- Pas de branchements particuliers.
- (J. — Débit moyen des deux sources réunies : 200 mètres cubes par jour.
- 7. — La fièvre typhoïde, qui sévissait avant les travaux, a beaucoup diminué.
- 8. — Une grosse source, dite « la Fontaine-Coz », naît en pleine ville, mais à une altitude trop basse. On songe plutôt à capter des sources voisines de la source aux Loups.
- 9. — Fosses fixes et vidanges ; quelques égouts, se déversant dans la mer* pour les eaux ménagères et pluviales.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours.
- Morlaix (16.984 b.) (13.875 p. m. a.)
- Double distribution: eau de galeries souterraines pour la boisson, et eau de rivière (élevée par machines à vapeur) pour le lavage.
- Il y a encore 13 puits et fontaines publics et 170 puits particuliers.
- Concession à la Compagnie générale des Eaux, 62, rue d’Anjou, à Paris : traité passé en avril 1889 pour 60 ans. Révision du traité en 1894 et 1901.
- La Compagnie doit fournir 1 000 mètres cubes par jour à la ville pour le service public, et peut disposer du reste pour les concessions particulières. La ville paie une redevance annuelle de 10 000 francs.
- M. de Lelée, chef de l’exploitation, à Morlaix.
- i° Eau de galeries souterraines.
- 1. — Les eaux souterraines émergent dans l'emprise des chemins de fer de Paris à Brest, en de nombreux points entre la gare et le passage à niveau de Ty-Maudet.
- C’est dans la tranchée de la Croix-de-Justice que se trouvent les galeries de captage, à environ 6 kilomètres de la gare de Morlaix.
- Ces galeries en maçonnerie se trouvent sur le côté droit de la voie ferrée, entre Pextrémité des traverses supportant les rails, et le pied du talus de îa tranchée : l’eau sort des schistes primaires.
- Elles se composent de 1 o tronçons représentant une longueur de captage de 3oo mètres, se développant sur une étendue de 706 mètres, et reliées entre elles par une conduite en fonte de o,3oo de diamètre. Le point de captage le plus élevé est à la cote 120.91.
- Ces aqueducs ont o m. 80 de largeur et une hauteur de 1 m. 60 sous voûte a plein-cintre, de o m. 3o d’épaisseur. Le terrain forme radier naturel, l’eau est recueillie par le fond et latéralement par de nombreuses barbacanes ménagées dans les piédroits. Le radier est réglé en moyenne à 2 m. 10 en contre-
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- bas de la plateforme de la voie. Chaque galerie possède un regard d’accès permettant la visite et l’entretien de l’ouvrage.
- Les eaux ainsi captées sont amenées par une conduite de o m. 3oo de diamètre et de 1 o4o mètres de longueur, jusqu’à un premier regard de jauge, puis, par une conduite de o m. 25o de diamètre et de 1 200 mètres de longueur, à un deuxième puisard de jauge.
- De ce puisard, par une conduite forcée de 0 m. 260 qui aboutit, à la cote 86.00, au réservoir principal établi près de la ligne du chemin de fer, non loin de la gare de Morlaix. La longueur de cette conduite est de 3 790 mètres avec une pente moyenne de 0 m. oo35 par mètre ; elle peut débiter 5 000 mètres cubes par 24 heures, mais ce débit descend souvent au-dessous de 2 000 mètres cubes.
- 'Les 2 casernes ont chacune une source (sources du Pouliet et de Petit-Launay) captées dans le granit.
- 4. — Le réservoir principal, dit réservoir du Rondour, est de forme circulaire, d’un diamètre intérieur de 18 m. 2,5 et d’une contenance de 1 000 mètres cubes. Son radier esta la cote 82.00 et son trop-plein à la cote 86.00.
- 11 est construit en maçonnerie et à demi enterré dans le sol. Une chambre de manœuvre, couverte, renferme les robinets-vannes d’arrivée et de départ.
- Ce réservoir commande le service général de la distribution et est relié au réservoir du Créou par une conduite en fonte. Ce dernier est situé du côté opposé de la ville et sert de réservoir compensateur ou d’extrémité.
- Son radier est à la coteÔy m. 73 et son trop-plein à la cote 60 m. 70.
- Sa capacité est de 280 mètres cubes.
- o. — Réseau de distribution. — La conduite maîtresse, qui part du réservoir du Rondour pour aboutir au réservoir du Créou, emprunte le sol d’un chemin communal, longe le cimetière de Saint-Martin, passe près de la gare du chemin de fer de Paris à Brest, franchit la vallée profonde dans laquelle est bâtie la ville, en traversant cette dernière, et remonte le versant opposé pour aboutir au réservoir du Créou. Du point de départ jusqu’à son point le plus bas, elle a 0 m. 200 de diamètre, puis 0 m. i5o, o m. 120 et o m. 100 jusqu’au réservoir du Créou.
- A la place des Yiarmes, point le plus bas (cote 8 m. 5o), cette canalisation de o m. 200 domje naissance à une conduite secondaire de 0 m. 120 qui dessert la rue du Mur et les quartiers hauts de Saint-Mathieu et de Kerneguès.
- La longueur totale du réseau de distribution est de 14600 mètres environ; il alimente 25 bornes-fontaines publiques.
- 20 Eau de rivière.
- 1 • — L’eau de rivière est prise dans le Quefïleuth, en amont de la ville. Cette eau est amenée, par deux tuyaux de o m. 3oo, dans un puisard d’aspiration.
- 3. — Usitie élévatoire.— Ce puisard, dont le radier est à la cote 5 m. 63, est construit à la partie inférieure d’une usine élévatoire renfermant une machine à vapeur horizontale, à condensation et à détente variable, actionnant des pompes à double effet, système Girard. La force de la machine est de
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- 20 chevaux ; en marche normale, elle fait 33 tours à la minute et peut élever au minimum 1 8oo mètres cubes en 24 heures.
- La chaudière est à cox-ps cylindrique tubulaire à un bouilleur, de 35 mètres carrés de surface de chauffe ; les tubes sont du système Bérendorf, démontables.
- 4. — Réservoir de Saint-Martin. — La machine refoule l’eau du Quef-fleuth, par une conduite en fonte de 0 m. 200 de diamètre et de 82.0 mètres de longueur, dans un réservoir construit exclusivement pour le service d’eau de rivière et situé à l’angle de la rue du Porsmeur et du chemin du cimetière do Saint-Martin, à peu de distance du réservoir du Rondour (eau de source).
- Le réservoir d’eau de rivière, dit « de Saint-Martin » est de forme trapézoïdale avec en plan 20 m. 5o et i5 mètres de côté dans ses grandes dimensions.
- Le radier est à la cote 77.00, le trop-plein à la cote 81.04, et le couronnement des murs à la cote 81.40. II est construit en maçonnerie et comprend une chambre de manœuvre renfermant les vannes d’arrivée et de départ. Sa capacité est de 1 100 mètres cubes.
- Le réservoir de Saint-Martin étant placé en altitude à 5 mètres plus bas que le réservoir du Rondour (eau de boisson), cette différence de niveau lui permet d’être alimenté en eau de source lorsque ces dernières sont assez abondantes. La combinaison inverse est matériellement impossible.
- o. — Réseau de distribution. — Le réseau des conduites d’eau de rivière est absolument distinct et indépendant du réseau d’eau de source. Il dessert exclusivement les bouches de lavage et d’arrosage au nombre de 71, les bouches d’incendie au nombre de 78, les lavoirs, urinoirs, etc., ainsi que certains établissements industriels. Sa longueur totale dépasse 44o° mètres. Le diamètre des conduites varie de o m. 200 à 0 m. o54-
- De la conduite de refoulement partant de l’usine, se détache dans la rue de Brest, la conduite principale qui va desservir en eau de rivière la partie basse de la ville.
- 6. — Tant en eau de boisson qu’en eau de rivière, la ville doit disposer de 2 000 mètres cubes par jour. L’eau du Queffleuth n’intervient qu’en été, et pour un cube annuel d’environ 3i 000 mètres cubes.
- Il y a 172 concessions particulières en eau de Ty-Maudet. Elles sont au compteur ou à la jauge, au prix de 3o francs pour 1 hectolitre par jour, 55 francs pour 2 hectolitres, 75 francs pour 3 hectolitres par jour, et 20 francs en plus pour chaque hectolitre par jour au-delà. Pour 10 hectolitres par jour, i5o francs, et 125 francs en plus pour chaque mètre cube par jour au-delà du premier.
- ^ • — Eau de Ty-Maudet.
- Degré hydrotimétrique, 20 ; CaO, ix ; MgO, 5 ; SiO2, 6 ; SO3, 2 ; chlore, 28 ; alcalis, 27 ; acide nitrique, 8. 1
- Eau du Queffleuth.
- Degré hydrotimétrique, 3°; degré permanent, 20 ; résidu à no0, 73 milligrammes; CaO, 12,3 ; MgO, 5 ; NaGl, 35,2 ; SO3, 3,4; matières organiques
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- (en oxygène), 4>5 ; azote albuminoïde. 1,46. En 1900, on trouve 6 760 germes par centimètre cube.
- 9. —• Des tronçons d’aqueducs amènent les eaux usées et souvent les matières fécales dans les rivières le Jarlot et le Quefïleuth qui se jettent dans le bassin à flot du port.
- Pont-l’Abbé (6.432 h.) (4485 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau : 12 puits publics et une cinquantaine de puits particuliers.
- Qllflïlper (19.516 h.) (16.559 p. m. a.) — environ i.5oo maisons. Drainages, adduction par la gravité.
- Il n’y avait, avant 1895, qu’une ancienne source, dite de Prat-Maria (débit de 22 à 5o mètres cubes par jour), et des puits (16 puits publics et 3oo puits particuliers).
- Captation et adduction en 1894 et 1895 des eaux souterraines des vallées de Coat-Ligavan et de Ste-Anne, suivant le projet de MM. Considère et Soulié : dépense 35o 000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Drainage de vallées granitiques, au moyen d’aqueducs dallés descendus jusque dans le rocher.en place. Le rocher vif est à une profondeur de 3à7 mètres (terre végétale de o,4o à o,8o, couche de gravier et de pierres sur 1 à 4 mètres, arènes sur 1 à 2 mètres) ; on y a creusé un sillon de 0,7b de large sur o,5o de profondeur, et dans le fond on a posé à sec la première pierre de chaque piédroit du daliot, en remplissant de pierres cassées l’espace restant entre cette pierre et la paroi rocheuse. Les deux autres pierres ont été posées au mortier de ciment et recouvertes d’une dalle de o,i5 d’épaisseur, également posée au mortier et recouverte d’une couche de béton de ciment se relevant de chaque côté contre la paroi. La lumière de l’aqueduc est de o,25 de largeur sur o,3o de hauteur. Au-dessus de la couche de béton, on a mis une épaisseur de 0,80 de sable siliceux, et on a continué le remblai avec les parties les plus sablonneuses du déblai. On est ainsi assuré de ne recueillir que de l’eau ayant traversé les fissures de la roche et les arènes sur une longueur sérieuse.
- Le produit des captations des deux vallées est réuni au moyen de conduites en grès Doulton de o,25o de diamètre ; on pourra y ajouter ultérieurement le produit du drainage de trois autres vallons débouchant dans les vallées principales.
- La conduite d’amenée est également en tuyaux de grès Doulton de o,3oo, sauf pour les 3 siphons qui sont en fonte. Elle a une pente moyenne de 1 m. 20 par kilomètre et une longueur de 3 507 mètres, plus 261 m. 60 pour les 3 siphons. Il y a un regard chaque 200 mètres.
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- La surface drainée est de 200 hectares, elle donne un minimum de 1 200 mètres cubes par jour et un maximum de 3 800 mètres cubes.
- La ville a acquis les terrains de chaque côté des drains et les laisse en prairie, sans aucun engrais d’origine animale.
- 4. — Réservoir de 2 000 mètres cubes, en maçonnerie, enterré, établi près de Kernisy et de la route de Douarnenez ; plan d’eau à la cote 42 et radier à la cote 38.
- 5. —• Réseau de distribution maillé, complet, tuyaux de o,i5o à 0,089 de diamètre ;
- 33 bornes-fontaines ;
- 65 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 98 branchements particuliers.
- La source de Prat-Maria est distribuée à un réseau spécial sur la rive gauche de l’Odet, avec petit réservoir du Mont Frugy.
- 6. — Consommation moyenne de 1 3oo mètres cubes par jour ; minimum, 85o mètres cubes.
- Toutes les concessions sont au compteur, aux prix de 3o francs par an pour un hectolitre par jour, 4° francs pour 1 hect. 1/2, 5o francs pour 2 hectolitres par jour, 110 francs pour 5 hectolitres par jour, i85 francs pour 1 mètre cube par jour, 335 francs pour 2 mètres cubes par jour, 785 francs pour 5 mètres cubes par jour ; au-dessus, 125 francs pour chaque mètre cube en plus par jour.
- La consommation de chaque jour ne doit pas dépasser de plus de moitié le volume prévu par la concession.
- 7. — Les eaux captées se ressemblent toutes ; elles restent toujours claires.
- Degré hydrotimétrique, 4° à 4°5 ; résidu fixe à ioo°, 84 à 125 ; GaO, 2 ; MgO, traces; H2S04, 12 à 19 ; chlore, 20 à 22 ; SiO2, 11 à 20 ; Na20, 20 à 3o ; K20, i,5 à 2 ; x4z2Os, 1 ; ammoniaque albuminoïde, 0 ; matières organiques (en oxygène), 0,8 à 1.9.
- Petit nombre de bactéries saprophytes (de 5o à 112 germes au centimètre cube).
- 8. — On pourra drainer les trois vallons dont il a été parlé.
- 9. — Fosses et tinettes mobiles. Quelques égouts.
- Qutmperle (9-176 h.) (6.2o3 p. m. a.) x Source amenée par la gravité.
- Projet exécuté en 1891-92 ; dépense environ 72000 francs.
- Il y avait alors 2 puits publics et une cinquantaine de puits particuliers. Régie directe.
- 1. — Source du granit captée par le même système qu’à Quimper.
- La source émergeait au lieu dit Stang-an-Aman, à 2 kilomètres de la ville, et donnait naissance au ruisseau du moulin du Coq (cote 45)- La tranchée de
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- captation a i5o mètres de longueur, avec aqueduc en pierres sèches dans le fond.
- Conduite d’amenée en grès Doulton.
- dL— Deux réservoirs, l’un à chaque extrémité de la distribution, aux
- lieux dits Kerlidec-St-Jean pour celui d’amont, et au Poullou pour celui d’aval. Ils sont tous deux en maçonnerie et voûtés et cubent chacun 200 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution de 4 i4° mètres de développement, en tuyaux de o,i5o à 0,060 de diamètre ;
- 38 bornes-fontaines avec raccords d’arrosage et d’incendie ;
- 5 urinoirs à effet d’eau ;
- Quelques branchements particuliers seulement.
- O. — Débit disponible : de 200 à 3oo mètres cubes par jour.
- Très peu de concessions particulières ; la sous-préfecture paie 25 francs, la gendarmerie, 48 francs.
- T. - Degré hydrotimétrique, 20° ; degré permanent, io° ; résidu à no°, 478,8 ; CaO, 58,2 ; MgO, 27,7 ; NaCl, 148 ; SO3, 25,3 ; SiO2, 24 ; acide nitrique, 92,5; matières organiques (en oxygène), 1,5 ; pas d’azote albuminoïde, ni d’ammoniaque. On trouve en 1897 jusqu’à 4322 germes au centimètre cube.
- 9. — Quelques égouts.
- Roseoff (5.o54 h.) (1.984 p- m. a-)
- Source amenée par la gravité
- Source alimentant 3 bornes-fontaines, dont une à l’extrémité du môle les navires paient 0 fr. 10 par tonneau de jauge pour y prendre l’eau. Un projet étudié en 1894 est abandonné. Il y a encore 2 puits publics.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Ghâteaulin (4*237 h.) ("2.916 p. m. a.)
- Sources des schistes, amenées par la gravité : celle de « Stang-forn » captée en 1839 et celle de « Lostang » captée en i8ï)8. La conduite principale est formée de tuyaux de fonte de 0 m. 10 de diamètre ; elle se développe sur 1 5oo mètres. Les branchements, d’une longueur totale de 860 mètres, sont constitués par des tuyaux, de fonte également, et de 0 m. o5 de diamètre ; ces branchements alimentent i3 bornes-fontaines. 5 robinets-vannes sont disséminés sur la conduite principale. En eaux d etiage, 2 puits publics et 16 puits particuliers suppléent en eau potable à l’insuflisance des sources. On puise, en outre, dans la rivière d’Aulne, l’eau nécessaire pour le lavage et autres besoins domestiques.
- Les eaux usées sont évacuées à la rivière par des égouts publics et particuliers.
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- Landivisiau (4-385 h.) (2.839 P- m- a-)
- Quatre fontaines alimentées par des sources nées sur place, et des puits.
- Scaër (6.665 h.) (1.269 P- a)
- Une bonne source, au nord-ouest de la localité, y est amenée partie par un canal découvert, partie par une conduite en fonte (celle-ci à la traversée du bourg), et donne 36o mètres cubes par jour pour le service des bornes-fontaines ; pas de concessions. Il y a 1 puits public.
- Un projet d’amélioration est a l’étude.
- ------------- *
- Audierne (4-7°6 h.) (3.245 p. m. a.)
- En 1878, on a capté et amené une source donnant 160 mètres cubes en été ; elle alimente 10 bornes à robinets. Réservoir de 120 mètres cubes. Dépense faite: i45oo francs.
- Pont-Croix (2.714 b.) (1.807 p. m- a-)
- Il n’existe pas de canalisation d’eau potable. L’alimentation de la ville en eau potable se fait par la source de la Croix où une fontaine monumentale a été construite à l’endroit où émerge la source, et par un puits couvert avec pompe, situé sur la place du Marché.
- Localités à population disséminée, qui n’ont pas fait d’adduction d’eau
- Noms des communes Population totale Population agglomérée au bourg Observations
- Saint-Pierre-Quilbignon . . . 10 943 i o5o Rien que des puits : 5oo puits particuliers.
- Plougastel-Daoulas 7 733 I 275 x fontaine publique, 2 puits publics et25o particuliers.
- Guipavas 5 238 1245 1 fontaine publique et 400 particuliers.
- Plouguerneau 5824 785 Rien que des puits : 2 puits publics et 180 particuliers.
- Grozon 8 780 I l45 3 puits publics, i3 particuliers et 2 sources aux environs.
- Pleyben 5 643 i 36i Rien que des puits : 1 puits public et 5o particuliers.
- Saint-Pol-de-Léon . . . . . 8 140 3 353 20 puits particuliers.
- Plouhinec 6 435 537
- Moëlan 63x5 5i6 Deux sources voisines du bourg, 1 puits public et 22 particuliers.
- Banralec 6 i4x 1378 Rien que des puits : 2 puits publics et 15 particuliers.
- Penmarch. 5 702 387
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- Communes ayant fait une adduction, d’eau (depuis i884) :
- Noms des communes
- Huelgoat..............
- Le Faou...............
- Ile Molene ......
- Ile de Batz...........
- Ile Tudy. . . . . . .
- Ile de Sein......
- FouIgoaree-en-Plouhinec .
- Lesneven .............
- Le Relecq-Kerhuon. . .
- Daoulas...............
- Saint-Mare............
- Tréboul............... .
- Habitants Date des travaux Dépenses faites
- 1894 W M» 10 ? 0 0
- 1297 l8g5 II 700
- 622 1894 800
- I 34o 1894 3 000
- I 23o 1896 25 000
- 1 o38 CO <0 00 7 000
- i r9°3 6 100
- 3375 id. 975o°
- 4295 1906 ?5 000
- 800 1907 ir 000
- 4027 id. 544oo
- 5 i3o id. 6 112
- Observations
- Source de 5oo m3 par jour alimentant i fontaine.
- Conduite en grès de i 200 de longueur : 2 bornes-fontaines et 1 lavoir.
- Un réservoir : 4 bornes-fontaines.
- Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie
- Source ; cond. grès et fonte ;
- rés. béton armé.
- Source ; cond. fonte ; rés. béton armé, 1 pompe, 1 moteur Charon.
- Cond. fonte ; 2 rés. 120 m3; murs en moellons.
- En résumé, le département, entièrement occupé par le granit et les schistes primaires, n’a que des sources petites, disséminées et superficielles ; on n’obtient d’ordinaire une quantité d’eau notable qu’en faisant des drainages étendus, mais les eaux étant peu profondes, il y a lieu de protéger la surface drainée contre toute souillure.
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- Gard
- 'DÉPARTEMENT DU GARD
- (4 arrondissements, \o cantons, 351 communes, 421.166 habitants.)
- Alais (27.435 h.) (18.987 p. m, a.) —• 3.85o maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Projet de M. Tur, exécuté en 1877; dépense 511 471 francs. Travaux ultérieurs se montant à environ 70 000 francs.
- Régie directe : M. Bataille, architecte de la ville, directeur du service.
- 1. — Sources de Latour, émergeant du lias, à6 5oo mètres de la ville près du bord dü Gardon, par suite d’un redressement subit des couches. Les sources sont captées par des tronçons de galerie convergeant vers un bassin ovale de 10 mètres de long, 8 mètres de large et 5 m. 20 de hauteur sous voûte : plan d’eau à la cote 149,90. La source débite un minimum de 120 litres par seconde, sur lesquels la ville prend 100 litres.
- La conduite d’amenée, partant du bassin ovale, a 7 091 mètres de longueur et est formée d’un tuyau en béton de ciment de o,55 de diamètre avec des épaisseurs variant de 0,11 à 0,29 ; la chute totale n’est que de 2 m. 66. La traversée du Gardon se fait par un siphon de 14o mètres doublé ; un tuyau est en tôle de 0 m. 55 de diamètre et l’autre en béton de ciment en forme de fer à cheval de 0 m. 80 X 0 m. 60.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, voûtés et enterrés, situés à la placé de la Maréchale, au pied du fort Yauban : l’un a 1 800 mètres cubes et l’autre 2 000 mètres cubes de capacité ; leur radier est à la cote i44^o.
- o. — Le réseau de distribution comprend des conduites maîtresses de o,25 sur 1 760 mètres de long, formant un demi-cercle et son diamètre, et des conduites secondaires de o,i5 à 0,06 sur i3 55o mètres de longueur. Toutes ces conduites sont en béton de ciment, sauf 5oo mètres de conduite en fonte de 0,06 ;
- 2 fontaines monumentales et 3 lavoirs publics ;
- 100 bornes-fontaines ;
- 80 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 960 branchements pour concessions particulières, dont 234 avec compteurs (systèmes Frager et Crown).
- 6. — La ville dérive 100 litres par seconde, soit 8 64o mètres cubes par jour.
- Les concessions au robinet libre (pour ménages) paient 18 francs par an pour un ménage de 1 à 4 personnes et un robinet sur l’évier ; pour chaque personne en plus, 4 francs ; pour un robinet supplémentaire, 4, 6, 9 ou 12 francs, suivant que c’est pour un cabinet d’aisance, de toilette ou de bains.
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- Gard
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- Les concessions au compteur ou à la jauge paient i5 francs par an pour i hectolitre par jour, 20 francs pour 2 hectolitres par jour, 38 francs pour 4 hectolitres, 5o francs pour 6 hectolitres, 60 francs pour 8 hectolitres, 70 francs pour 10 hectolitres, 100 francs pour i5 hectolitres, i3o francs pour 20 hectolitres, etc. jusqu’à 200 francs pour 4o hectolitres par jour.
- H. — Degré hydrotimétrique, 220 ; résidu fixe, 402 milligrammes ; CaCO3, 83 ; CaO des autres sels), a5 ; MgO. 45 ; SO3,, io3 ; chlore, 9 ; nitrates et ammoniaque, 0 ; matières organiques (en oxygène), o,5.
- On trouve de 3oo à 448o colonies saprophyte au centimètre cube. (Le captage devrait être mieux protégé contre l’invasion des eaux du Gardon.)
- 8. — La ville vient de décider l’adduction d’une source abondante située en aval de celle de Latour : elle ferait l’objet d’une seconde conduite.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts pour les eaux pluviales et ménagères (on y a dépensé 120000 francs depuis 1898), qui se déversent dans le Gardon par l’intermédiaire d’un canal d’irrigation ; mais le tout à l’égout n’est pas appliqué.
- Beaucalre (8.542 h,) (7.284 P- m, a.) — 2.269 maisons.
- Eau de rivière, adduction par la gravité.
- Il y a 45 puits publics et 600 puits particuliers.
- La distribution date de 1874 ; l’eau est dérivée du canal d’irrigation de Beaucaire, suivant projet de M. Thouvenot, à raison de 36o litres par seconde.
- La ville est propriétaire de la distribution ; elle paie une redevance de Io5oo francs au syndicat du canal pour la prise d’eau.
- Régie directe.
- 1. —- Prise d’eau en maçonnerie sur le canal d’irrigation, avec vanne de 1 mètre cube de section.
- 2L —- Pas d’épuration.
- 4. — Pas de réservoirs.
- 5. — Réseau de distribution d’environ 7 kilomètres de développement; i5 fontaines et bornes-fontaines ;
- 5o bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 3 urinoirs à effet d’eau ;
- 3oo robinets de concessions particulières.
- 9. — Pour la consommation urbaine, on dépense de 10 000 à 11 000 mètres cubes d’eau par jour ; le surplus de la prise d’eau au canal est employé à l’irrigation.
- Les abonnés paient d’après le diamètre du robinet : 10 francs pour un robinet de 20 millimètres de diamètre, 20 francs pour un de 25 millimètres, 3o francs pour un de 3o millimètres et ainsi de suite.
- 9. — Quelques égouts se déversant dans le canal.
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- Gard
- Bessèges (8.219 h.) (7.662 p. m. a.) — 602 maisons,
- Sources, adduction par la gravité.
- Les travaux d’adduction datent de i884- —Il y a encore environ 3oo puits particuliers.
- Régie directe.
- | ___ On a capté 3 sources sortant du trias à Rochoule, commune de
- Rordezac, à 3 kilomètres de Bessèges et à i3o mètres en contre-haut. — Conduite d’amenée en fonte, de 0,08.
- 4. — Pas de réservoir.
- 5. — Conduites en fonte ; 33 robinets ou prises d’eau publiques. — i3o concessions particulières.
- g. — Débit disponible d’au moins 100 mètres cubes par jour.
- 7. — Degré hydrotimétrique, i4°.
- 9. — Pas d’égouts.
- Nota : Pour l’eau nécessaire aux besoins industriels, on a fait, en 1894, des prises d’eau importantes dans la Cèze.
- La GraïuTCombe (11.292 h.) '(6.406 p. m. a.)
- Eau de rivière, machines [à vapeur.
- La Compagnie des Mines de la Grand’Combe distribue, à titre gracieux, l’eau à la Ville et à ses écarts (La Levade, Trescol et Champclauson), ainsi qu’aux localités voisines : Salavert, Bouzac et La Pise.
- Les premiers travaux datent de 1866 et les derniers (3e adduction) de 1897.
- 1. — H y a trois prises d’eaü dans le Gardon. L’une se fait à la Levade par une usine à vapeur installée sur la rive gauche du Gardon et refoulant l’eau dans un réservoir de distribution. La seconde se fait dans l’écluse de l’ancien moulin Larguier, commune de Branoux, sur la rive gauche. La troisième se fait dans la même écluse par un siphon traversant la rivière et arrivant à une pompe à vapeur installée sur la rive droite.
- 2- — L’eau traverse un compartiment dégrossisseur en gravier, de 2m.c.5o de section et 10 mètres de longueur ; le gravier de ce compartiment est lavé et renouvelé trois fois par an.
- 3. — A la première prise, il y a 2 pompes à piston plongeurs, actionnées par courroie au moyen d’une machine à vapeur de 26 chevaux, et d’une chaudière multitubulaire de 120 mètres cubes de surface de chauffe. La conduite de refoulement jusqu’au réservoir a 200 mètres de long et o,3oo de diamètre.
- A la sortie du siphon de la 3e prise, l’eau est élevée par une machine à vapeur actionnant une pompe Pinette (pompe de mine), laquelle refoule k 23o mètres de hauteur sur le plateau de Champclauson par une conduite de 1 200 mètres et 0,100 dans un réservoir de 100 mètres cubes.
- 4. — Réservoir de 3oo mètres cubes en maçonnerie, à l’usine de la pre-
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- Gard
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- mière prise, et réservoir en maçonnerie de 100 mètres cubes à Champclauson.
- — L’eau de la première prise est distribuée jusqu’à Trescol par une conduite de 1800 mètres de long et de 0,15ô de diamètre; elle alimente 5 fontaines publiques et 1 lavoir.
- L’eau de la 2e prise (écluse du moulin Larguier, où elle est amenée du Gardon par un canal souterrain de.500 mètres de long et de 1 m. c. 200 de section, prenant l’eau à l’amont d’un barrage), va directement par la gravité jusqu’au plateau de Bouzac par une conduite en fonte de 3 5oo mètres et o,35o de diamètre. Cette conduite fournit de 1 200 à 1 5oo mètres cubes par jour. Le surplus non consommé se rend dans un bassin aux usines à agglomérer et est repris par une pompe qui l’élève à une ancienne place sans nom ; une deuxième pompe en envoie de là au puits de la Forêt, et une troisième au Pontil en passant par le col Malpertus (cote 4oo). La deuxième prise dessert i4 fontaines publiqnes, 4 lavoirs, 1 abreuvoir et 2 urinoirs.
- L’eau de la 3e prise part du réservoir de Champclauson par une conduite de 1200 mètres en tuyaux Chameroy de 0,100 ; elle alimente 4 fontaines publiques et un lavoir.
- Pas de service privé.
- K. — L'eau du Gardon n’a que 4° hydrotimétriques.
- 9. — Pas d’égouts.
- Nîmes (80.184 b.) 70.708 p. m. a.) — 7.018 maisons.
- Galerie filtrante et machines à vapeur, et source émergeant sur place.
- A l’époque romaine, un aqueduc, qui franchissait la vallée du Gardon par le célèbre pont du Gard, amenait à Nîmes les eaux des sources d’Eure (urgo-nien), situées au delà d’Uzès ; de Nîmes au pont du Gard, l’aqueduc avait 33 kilomètres avec une pente de 0 m. 18 par kilomètre et au delà du pont jusqu’aux sources, il avait 41 kilomètres. La section était de 1 m. 20 de largeur sur 1 m. 80 de hauteur, avec enduit s’élevant à 1 m. i5 au-dessus du radier. L’aqueduc fut détruit et le pont même dégradé par les Vandales.
- Jusqu’en 1869, la ville n’avait pour s’abreuver, outre les puits (au nombre de 3 000), que la Fontaine, belle source de l’urgonien, émergeant dans la ville même, au pied du coteau de la Tour Magne, par suite de la présence d’une faille qui fait buter le calcaire urgonien contre les marnes subapen-nines. Mais cette source a un débit qui ne dépasse pas 800 mètres cubes en sécheresse par jour (1 000 fois plus fort en hautes eaux).
- M. Perrier, en 1839, MM. Surell et Mourier, en 1844» proposèrent de dériver les eaux du Gardon. En 1862, la Compagnie des Eaux du Midi propose de dériver les eaux du Rhône.
- Enfin, en 1869, on exécuta le projet de M. Aristide Dumont, consistant à prendre les eaux du Rhône filtrées naturellement par une galerie à établir le long de la rive droite, à la Roche de Comps et à les élever par des machines à vapeur.
- Depuis 1896, on a protégé la galerie, doublé le refoulement, doublé la conduite d’amenée, etc.
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- Gard
- Les travaux ont coûté, jusqu’à ce jour, un total de 7 000 000 francs.
- Régie directe : M. Tessier, architecte municipal, directeur du service.
- J_. — a) La Fontaine sort naturellement dans un grand bassin maçonné et la ville en dérive une partie par un barrage ; l’eau arrive en ville par la gravité.
- b) La galerie de Comps est établie parallèlement à la rive droite du Rhône, à 6 mètres de profondeur, dans les graviers ; elle a été construite primitivement avec une longueur de 5oo mètres, mais elle a été prolongée et approfondie. Elle est en forme de cuvette demi-circulaire avec 2 banquettes, le tout revêtu par une voûte en arc de cercle : plus grande largeur, 12 mètres, plus grande hauteur, 5 mètres. Un tuyau de 58 m. 4o de long réunit la base de la galerie au puisard des pompes.
- 2. — Filtration naturelle horizontale dans les graviers.
- 3- — L’usine élévatoire de Comps comprend 3 machines à vapeur verticales, système Wolf, faisant de 12 à 17 1/2 tours à la minute et ayant ensemble une force de 190 chevaux. Elles actionnent directement 3 pompes Corliss à double effet, pouvant élever chacune de 7 à 11 mètres cubes à la minute à 82 mètres de hauteur. Les machines viennent de l’usine du Creusot.
- Il y a aujourd’hui 2 conduites de refoulement, l’ancienne en fonte de 0 m. 80 de diamètre et la nouvelle en ciment armé système Bonna (avec tôle médiane de o m. 90) ; elles ont toutes deux 1 kilomètre de longueur. 11 y a également deux conduites d’amenée : l’ancienne est en fonte sur i5 kilomètres et en béton de ciment de la Porte de France sur 9 kilomètres avec 0,80 de diamètre ; la nouvelle a 22 G5o mètres de longueur et est en ciment armé système Bonna de 0,90 de diamètre (ciment également de la Porte de France).
- L’usine de Comps a 6 chaudières tubulaires, système Berendorff, ayant chacune 10 mètres cubes de surface de chauffe.
- 4. — II y a 3 réservoirs de distribution, en maçonnerie tous les trois. Le réservoir d’arrivée est situé rue Bonfa, à la cote 69, et contient 12 260 mètres cubes. Le second i-éservoir est rue Porte d’Alais, à la cote 61, et contient 45oo mètres cubes.
- Le réservoir destiné au service des hauts quartiers est situé chemin des Gazons, à la cote 108 ; il contient 1 000 mètres cubes et est desservi par une pompe aspirante et foulante qui prend l’eau au bassin de la Porte d’Alais, et qui est mue par une machine à vapeur de 3o chevaux.
- 5. —Le réseau de distribution comprend la ville proprement dite, les hauts quartiers et la banlieue Saint-Césaire. Le réseau de la ville proprement dite comporte 1 i65 mètres deconduite maîtresse en fonte de 0,800, 3io mètres de 0,600. près de 8 kilomètres d’autres conduites en fonte de o,4oo à 0,060 de diamètre, ainsi que 32771 mètres de conduites en ciment de o,4oo à 0,060 de diamètre. Le réseau des hauts quartiers alimenté par le réservoir du chemin des Gazons est entièrement en fonte et a un développement de 8270 mètres en tuyaux de 0,200 à 0,060. Enfin la banlieue Saint-Césaire a une conduite de 3 000 mètres de longueur, en fonte de 0,08.
- Il y a en tout 296 vannes ou robinets-vannes ;
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Gard — 242 —
- 55 bornes-fontaines alimentées en eaux de source (de la Fontaine) ;
- 248 bornes-fontaines alimentées en eau de Comps ;
- 911 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 33 urinoirs à effet d’eau ;
- 3 186 abonnements particuliers.
- 6. — La consommation totale en eau du Rhône a été, en 1907, de 6 482 362 mètres cubes, soit en-moyenne 18006 mètres cubes par jour; mais actuellement le service peut, avec 2 machines, élever 24000 mètres cubes par jour.
- Les abonnements particuliers sont au compteur, presque des systèmes Siemens, Lambert, Trident et Meinecke. Les prix sont de 0 fr. 4° le mètre cube pour une quantité de 60 mètres cubes, o fr. 3o pour 100 mètres cubes, 0 fr. 25 pour 200 mètres cubes, 0 fr. 20 pour 5oo mètres cubes, ofr. 18 pour 1 000 mètres cubes, 0 fr. i5 pour 1 5oo mètres cubes, 0 fr. i3 pour 2 000 et ©fr. 10 pour 3 000 mètres cubes.
- Les concessionnaires des hauts quartiers desservis par le réservoir du. chemin des Gazons paient un quart en plus.
- Tt. — Eau du Rhônè : Degré hydrotimétrique total, 180 ; degré permanent, 8° ; résidu fixe, 211 ; CaCO3, 92,7 ; autres sels de chaux, 28 ; sels de MgO, 37,5 ; chlore, 3o ; So3, 17,1 ; nitrates, 0 ; matières organiques en (oxygène), o,5i.
- En 1891, on trouve 4^o bactéries aérobies et 200 moisissures au centimètre cube; pas de colibacille. En 1897, on trouve des nombres variant entre 180 et 700; depuis lors, chiffres analogues; toutefois en 1901, sur 4i6 germes, on ti'ouve un peu de colibacille.
- La température atteint i7°5 en été.
- Pas de contrôle régulier de la qualité.
- Eau de la Fontaine. — Degré hydrotimétrique, 24° ; degré permanent 20° ; CaGO3, 5i,5 ; GaSO4, 182 ; sels de magnésie, 56 ; NaCl, q3,6 ; nitrates, 0 matières organiques (en oxygène), 0,62.
- En 1897, en l’absence de pluies et de vents, on trouve des nombres de. bactéries au centimètre cube variant de 280 à 45° • niais en octobre 1897, après une averse, on trouve jusqu’à 1 45o germes. La Fontaine est exposée à des infiltrations d’eaux superficielles.
- O. — En 1895, il n’y avait que 4 kilomètres d’égouts à grande section et i4 kilomètres à petite section, incapables de servir à l’application du tout à l’égout : les matières fécales étaient reçues dans des fosses fixes.
- Plusieurs projets d’assainissement par le tout à Pégout furent alors présentés (notamment un projet de M. de Montricher proposant l’application du système séparatif, avec la surverse dans les égouts existants). La ville elle-même établit un projet d’ensemble qni fut approuvé en 1896 ; la surface à drainer est divisée en 24 sections comportant chacune un égout à grande section ovoïde, dans lequel s’abouchent des tuyaux de grès vernissé de 0 m. 3o à 0 m. 5o (les calculs ont été faits pour recevoir 3 litres 1/2 par seconde et par hectare) ; il y a quatre points de déversement pour les eaux d’orage dans les torrents d’Alais et d’Uzès et dans le Vistre ; enfin on prévoit la
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- Gard
- création d’un émissaire général emmenant le sewage à 6 kilomètres de distance dans des champs d’épandage d’au moins 170 hectares à installer dans la plaine du Vistre. Malheureusement, depuis 1896 on s’est contenté d’exécuter quelques égouts isolés, et on n’a plus songé à l’épandage.
- Saint-Gilles (6.3oo h.) (5.292 p. m. a.) — 1 4^6 maisons.
- Eau de rivière filtrée au sable, machines à vapeur.
- Projet dressé par M. Broulhiet et exécuté en 1890, dépense i43 5oo francs — Il y avait alors i4 puits publics et 260 puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. — Prise d’eau dans le Petit Rhône, à 1 kilomètre de la ville.
- 3. — Un bassin de décantation de 626 mètres carrés de surface et 1 m. 25 de profondeur, soit 780 mètres cubes de capacité, et 2 filtres à sable, mais couverts, de chacun 100 mètres cubes de surface filtrante.
- 3. — 2 machines à vapeur horizontales de 10 chevaux chacune, actionnant par courroies 2 pompes centrifuges pouvant élever 600 litres à la minute à 27 mètres de hauteur. Deux chaudières Thomas et Laurens, de 12 m. c. 90 de surface de chauffe.
- 4. — Un réservoir en tête de la distribution ; il a 1 200 mètres cubes de capacité, est en maçonnerie et béton, et se trouve enterré de 1 m. 5o dans le sol et en saillie au-dessus de lui de 4 mètres.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, de 3 270 mètres de développement, en tuyaux de 0 162 à o,o5o de diamètre ;
- 33 bornes-fontaines publiques ;
- 10 bouches d’arrosage ;
- 97 branchements pour concessions particulières.
- 6. — Consommation moyenne, 80 mètres cubes par jour; maximum, 120 mètres cubes.
- Les concessions sont au compteur (Kennedy) et paient o fr. 3o le mètre cube jusqu’à 5oo mètres cubes par an, et o fr. 25 le surplus.
- 1 • — Degré hydrotimétrique, 48°; résidu fixe, 795 ; CaG03,'ii3 ; CaSO4, 462 ; MgSO4, 24. — Eau très chargée de sulfates. — Pas d’analyse bactériologique et pas de contrôle de l’efficacité du filtrage.
- S. — Quelques égouts.
- I zès (5.182 h.) (4.008 p. m. a.)
- Sources, machines hydrauliques,
- Source de l’Eure, naissant à 1 kilomètre en dessous de la ville par plusieurs orifices (calcaire urgonien) ; l’eau se rend par une conduite en poterie dans un puisard de 32 mètres cubes, d’où elle est refoulée en ville par 2 pompes mues par des roues hydrauliques (on peut admettre dans le puisard l’eau de U riviere de l’Eure en cas d’insuffisance des sources, ce qui est mauvais). Réservoir de 744 mètres cubes, dit de la Roche, creusé dans le rocher au haut
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- Gard
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- de la ville. Degré hydrotimétrique, 26°; degré permanent, io°. On prévoit la reconstruction du réservoir.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Aigues-Mortes (3.899 h.) (3.577 P- m* a-)
- En 1895 et 1896, adduction, élévation et distribution de l’eau du Rhône; dépense : 4oo.ooo francs, suivant projet de M. Faure. — Un grand bassin de décantation, 2 bassins filtrants au sable et gravier de 1 5oo mètres cubes de capacité, conduite d’adduction de 26 kilomètres de longueur en béton de ciment (Porte de France) de o.3oo et 0,06 d’épaisseur (sur une certaine longueur les tuyaux sont en ciment armé), 2 réservoirs de 3 000 mètres cubes de capacité totale, réseau de distribution en tuyaux de ciment pour 4 5oo mètres de développement. — Usine élévatoire à vapeur. 29 bornes fontaines. 28 bouches d’arrosage.
- Aigues-Vives (1.901 h.)
- Un puits foré en 1903 dans la plaine et tubé donne de l’eau, que deux groupes de pompes Dumontant élèvent dans un réservoir de 5oo mètres cubes (en maçonnerie) établi à 60 mètres de hauteur et à 1 5oo mètres de distance du puits. Chaque groupe est actionné par une machine à vapeur de 25 chevaux, pouvant produire aussi la lumière électrique; il peut élever 10 litres par seconde.
- Bagnols-sur-Cèze (4-582 h.)
- Source amenée en 1892 par une conduite en ciment comprimé, posée par bouts moulés d’avance : longueur 4 705 mètres avec trois siphons de 4 mètres de charge, diamètre variant de o, ro à o, i5. Un réservoir de 3oo mètres cubes. Dépense 84 000 francs. 18 bornes fontaines, 8 bornes d’arrosage.
- Le Vigan. (4.595 h.) (3.684 p- ni. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- • Projet de M. Thouvenot, exécuté en 1867 ; dépense faite : environ 200000 francs.
- Régie directe : M. Tuezkiewickz, architecte de la ville.
- 1. — Source de la grotte d’Isis, au hameau de Rochehelle, commune d’Avèze. La source provient d’un filon de quartz qui dirige les eaux souterraines dans le terrain granitique. Les eaux sont recueillies aussitôt dans un petit réservoir en maçonnerie placé tout près de la route nationale, n°99.
- L’adduction se fait par une conduite en ciment de Grenoble (Porte de France) de o m. 4o et de un kilomètre de longueur jusqu’à l'entrée en ville.
- 5. Le réseau de distribution comprend 3 455 mètres de tuyaux en ciment de Grenoble de diamètres variant entre o.4oo et 0.075, 195 mètres de tuyaux en fonte de 0,080 et 120 mètres de tuyaux en plomb de 0.075 ;
- 8 fontaines à écoulement continu et 16 bornes-fontaines ;
- 12 bouches d’incendie et d’arrosagé;
- 2 urinoirs à effet d’eau ;
- i32 branchements de concessions particulières.
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- Gard
- 6. — La source donne litres par seconde pendant 9 mois de l’année, mais en sécheresse le débit tombe à 20 ou 25 litres et on doit fermer la distribution la nuit.
- Les concessions sont au robinet de jauge et sont de 20, 4o, 60 ou 80 litres à la minute, aux prix respectifs de 5o, 90, i35 ou 170 francs par an.
- 7. — L’eau est très peu minéralisée.
- O. — Il y a un réseau d’égouts pour les eaux pluviales et ménagères.
- Pont-Saint-Esprit (4.906 h.)
- La ville a une galerie captante de 80 mètres de longueur, au lieu dit « La Gravière » à 1 kilomètre de la ville, avec conduite d’amenée en poterie de o. 10. L’eau en est bonne, mais d’un faible débit en été (22 mètres cubes par jour). Aussi en 1899, viEe s’est entendue avec l’usine à gaz pour creuser un puits filtrant dans l’intérieur même de cette usine, à 800 mètres du Rhône, et pour en élever l’eau mécaniquement ; dans un réservoir en tôle de 32 0 mètres cubes, la dépense a été d’environ 3oo 000 francs. Le puits a 5 mètres de diamètre intérieur et 12 m. i5 de profondeur : son eau alimente aujourd’hui presque exclusivement la ville, 34 bornes fontaines, 10 bouches d’arrosage, 75 concessions. On lui trouve en 1902, 26° degrés hydrotimétriques et 1 23o germes au centimètre cube.
- Saint-Hippolyte-du-Fort (4.117 h.)
- Source dite « de Baumel », sortant à 2 kilomètres de la ville sur la rive droite du Yidourle, du lias moyen. Conduite en fonte aboutissant à 2 petits réservoirs. L’eau a i8°5 degrés hydrotimétriques.
- Vauvert (4-497 h.)
- Distribution d’eau exécutée en 1898 ; dépense : 210 5oo francs. On a foncé un puits tubé dans les alluvions de la plaine, et on extrait l’eau au moyen de 2 pompes système Dumontant (de Nice), actionnées chacune par une machine à vapeur de 26 chevaux (de la maison Piguet, de Lyon). Les machines à vapeur peuvent aussi produire la lumière électrique. Chaque pompe peut élever 18 et même 20 litres par seconde à 60 mètres de hauteur, dans un réservoir en maçonnerie, de 1 200 mètres cubes, situé à 1 800 mètres de distance.
- Villeneuve-les-Avignon (2.890 h.)
- En 1 899, la ville établit des puits dans un ancien bras du Rhône et on en extrait par machine à vapeur environ 900 mètres cubes par jour. En 1902, elle adjuge les travaux de distribution pour 90 270 francs. L’eau de Villeneuve-les-Avignon a 27°5 degrés hydrométrique total; i2°5 degré hydrotimétrique permanent; NaCl, 43.6 acide nitrique, 3i ; matières organiques (en oxygène), !-25, avec 1.524 germes au centimètre cube.
- En 1903 (octobre) on inaugure le service des eaux et de l’éclairage électrique.
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- Gard . — 246 —
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis i884) :
- Noms des communes Habitants i Date des travaux Dépenses faites Observations
- St-Maurice de Caze-vieîlle 492 r-s 00 00 fr. 10 000
- Vézenobres.... 925 id. » Conduites en ciment.
- Seynes 210 CO 00 Ci 7 5oo
- Sumene ..... 2 5o8 id. 29 900
- Le Pin 232 1888 9700
- Ste-Anastasie . . . 856 1892 46 400 Tronçon de galerie filtrante et moulin à
- Gollias 589 1888 5g 600 vent.
- Connaux g°3 id. 6 i5o
- Ver feu il ..... 5l2 1888- 40 000
- St-Victor-la-Coste. . 882 1893 1889 75 5oo Galerie captante et machine à vapeur.
- Aulas 703 id. 10 000
- Canaules 441 id. 18 000
- Montpézat .... 520 1890 22 000
- Vallérargues . . . 23o id. 1 800
- Remoulins .... 1345 id. 52 000 Source et conduite en fonte traversant le
- Coreonne . . . . 584 id. 53 000 Gardon : 20 fontaines publiques et i5 concessions.
- St-Sauveur des Pour-cils . 4oo id. 12 600
- Brouzet et les Alais. i5o 1892 57 000 Eau de rivière et béliers hydrauliques :
- Gastillon 5o5 1892 ? 5 fontaines. Puits et moulin à vent, avec machine à
- Montfrin 2 i35 id. ? vapeur de 8 chevaux comme secours. Source amenée par une conduite qui tra-
- Clarensac . . . . 702 id. » verse le Gardon dans une gouttière métallique suspendue à un câble de i33 m. de portée. Tuyaux en ciment de Grenoble. Tuyaux en ciment.
- Avèze 1 039 1899 1 000
- Vénéjean . . . . 48o id. 6 400
- Vergèze 1 860 1894 58 000
- Saze 421 1895 17 200 |
- Milhau 1 366 1894 32 85o
- Alzon 665 1895 g5oo
- St-Geniès . . . . 1074 id. » Conduites en ciment de Grenoble.
- Molières 2843 id. » Idem
- St-Pons la Calmette 384 i895 19700
- Poulx 226 1899 26 35o
- Sanmane . , . 411 1896 2 200
- Tresques. . . . 785 1898 23 400
- St-Dionisy . . . 222 1895 17 i5o
- Bayard .... 693 id. 4 800
- La Rouvière . . 958 1898 3i o5o
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- Gard
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis i884) :
- - — X - . - . ' “ “ ' -
- a et © >
- Noms des communes et « ~ eu-S Observations
- Gallargues .... I ’jO 0 1896 fr. 73 000
- Calvisson . . . . 2 004 id. 25 000
- Les Angles .... 352 1897 10 750
- St-JeandeValeriscle. i o4g id. 1 3oo
- Les Plantiers . . . 795 1898 1900
- Bouillargues ... i 8o6 1897 69 000
- St-Mamers du Gard. 022 1898 3o 000
- Sernac . . . . . 932 id; 55 000
- Sauzet , . 320 id. 4i 000
- Uchaud I 023 id. 54 000
- Ners 4io id. 21 25o
- St JeandeGeyrargues i63 1899 17 85o
- Gaujac 3i6 id. 19 5oo
- Fons-outre-Gardon . 5o3 id. 39 35o
- Parignargues . . . 243 Id. 26 85o
- Brignon 599 1897 33 85o
- Le Grau du Roi . . i 291 id. 3oooo
- Lézan 778 id. 86 400
- St-Laurent d’Aigouze 2 269 1900 5g 600
- Logrian . . . . . 297 1902 ? Source ; cond. fonte : réservoir ciment
- Générac. ... . 2112 i9°5 544oo
- armé ; moteur à vent et machine à
- vapeur.
- La Calmette . . . 644 1906 20 800 Nappe souterraine ; cond. fonte ; pompe
- à double effet à pétrole.
- Cassagnoles . . . 256 id. i3 200 Cond. fonte; 1 moteur à vent.
- Saint-Clément. . . i38 id. 19980 Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie ;
- moteur à vent et pompe à siphon.
- Savignargues . . . 124 id. 16 5oo
- Boncoiran e t Nozièr es. 768 1907 i3 647 Source ; cond. fonte.
- Rions 558 id. 19822 Nappe souterraine; cond. fonte; rés. ma-
- Lédenon çonnerie ; mot. Otto à pétrole ; pompe Audenner- Guy on.
- 536 id. 60 000 Nappe souterraine ; cond. fonte; rés. ma-
- çonnerie ; moteur à vent automatique ; moteur à pétrole de secours; pompe à double effet.
- Lédignan .... 788 id. 3435o Nappe souterraine ; cond. fonte ; 1 pompe ;
- Saint-Bonnet . . . 1 moteur à gaz pauvre.
- 356 id. 5 000 Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- St-Cézaire-de-Gauzi-
- gnan 277 id. 27 100 Rivière ; cond. fonte ; , réservoir maçonnerie; moteur à vent; pompe à
- Saint-Chaptes. . . double effet.
- 859 id. 5o 800 Nappe souterraine ; cond. fonte ; rés. ma-
- La Bruquière . . . çonnerie ; pompe mue par 1 moteur à vent.
- 279 id. i5 960
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- Gard
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- Communes qui ont des projets approuvés :
- Beauvoisin, St-Gervasy, Méjanne-les-Alais, Blanzac, Cruviers-Lascours, Garrigues-Ste-Eulalie, Blandas, Gombas, Fourques, Branous, Genolhac, Valleraugue, Cornillon, Le Gailar, Mus, St-Côme-Maruéjols, Trêves, Mon-tignagues, Rochefort-du-Gard.
- En résumé, sur 35o communes que comprend le département, environ io3 communes ont une distribution d’eau complète;
- (ia communes ont une distribution d’eau incomplète ;
- 102 ont des puits et des sources nées et utilisées sur place ;
- 75 n’ont que des puits et des citernes ;
- 8 n’ont que des citernes.
- En dehors de la grande plaine du Rhône, qui occupe l’est et le sud du département et contient une grande nappe souterraine peu profonde dans les alluvions, le Gard a de belles sources dans les massifs néocomiens, ainsi que dans les bandes de tertiaire et de jurassique qui régnent vers le nord-ouest. Caractères des sources des calcaires, souvent vauclusiennes.
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- Haute-Garonne
- DÉPARTEMENT DE LA HAUTE-GARONNE
- (4 arrondissements, 3g cantons. 588 communes, 442-°65 habitants.)
- Revel (5.553 h.) (3.908 p.m. a.) — 1.600 maisons.
- Eau de rivière, adduction par la gravité.
- Les travaux ont été exécutés en 1882. Il y a encore environ 800 puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. —- Prise directe dans la rivière le Sor.
- *£. — Décantation, mais insuffisante, dans deux bassins de 1 200 mètres cubes de capacité, construits en béton de ciment (de la Porte de France), où l’eau ne séjourne que 20 heures
- 4. — Les bassins ci-dessus font l’office de réservoirs de distribution.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, alimentant 45 bornes-fontaines publiques, un certain nombre de bouches d’arrosage et d’incendie, et une centaine de concessions particulières.
- 6. — Le volume utilisé est de 800 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au robinet libre (d’après évaluation), à la jauge ou au compteur, et paient l’eau à raison de 0 fr. 10 le mètre cube.
- 7-— Résidu fixe, 126 milligrammes; CaCO3, 77; MgC03 6,2; NaCl, 11,7 ; Na2S04 12,4; silicate de Na, 10,7 ; ammoniaque 0,1.
- 8. — La ville fait étudier par M. Oulmière un projet d’établissement d une galerie filtrante pour améliorer la qualité de l’eau.
- 9. - Il y a quelques égouts.
- Saint-Gaiiclens (7.126 b.) (4-535 p. m. a.)
- Galerie filtrante, turbines hydrauliques. '
- Travaux exécutés en 1872 ; dépense d’environ 100 000 francs.
- En 1900, on a ajouté une nouvelle machine à l’usine d’Auné. Il y a encore 2 puits publics.
- Régie directe : M. Rixens, directeur du service.
- 1- — Une galerie filtrante, de 81 mètres de long sur 3o mètres de large (sorte de grand puisard), est établie dans une prairie bordant la Garonne, au ^lieu des graviers ; elle n’a que 2 m. 3o de profondeur et est recouverte de dalles, avec des parois en pierres sèches. Elle capte en assez forte proportion 1 eau d’une nappe des coteaux ; toutefois, son niveau varie avec celui de la Garonne et se tient généralement à 0 m. 25 en contre-bas ; on doit éviter
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- Haute-Garonne
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- qu’elle reçoive des infiltrations du canal d’irrigation d’Auné, qui est voisin. La prairie a été acquise par la ville et est maintenant laissée inculte et sans fumure.
- 2. — Filtration naturelle dans les graviers.
- 3. — Une dérivation du canal d’Auné fait mouvoir 2 turbines et 2 pompes, qui peuvent élever ensemble 20 litres par seconde à 5g mètres de hauteur; la conduite de refoulement fait distribution en route.
- 4. — L’eau est refoulée dans 2 cuves de distribution, en tôle, de 108 mètres eubes chacune, qui sont à l’extrémité du refoulement ; ces cuves sont montées sur massifs en maçonnerie de 8 mètres de hauteur. Entre ces deux cuves se trouve un ancien réservoir en maçonnerie qui ne sert plus que pour recevoir le trop-plein des cuves et alimenter l’abattoir. Il y a aussi une troisième cuve en tôle à la caserne.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, de 6 k. 5oo de développement, en tuyaux de 0 m. 200 et 0 m. 160 pour la conduite principale, 0 m. 080, o m. 0,070 et 0 m. o,o45 pour les conduites secondaires ;
- 32 fontaines et bornes-fontainès (la plupart à jet continu) ;
- 20 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 8 urinoirs à effet d’eau ;
- 280 branchements pour concessions particulières.
- 6- — On dispose environ 1 700 mètres cubes par jour ; la galerie pourrait fournir davantage.
- Les concessions au robinet libre (210) paient d’après la valeur locative des maisons, de i5 francs à 4o francs; tout robinet en plus du premier paie 5 francs ; les différentes professions paient des suppléments qui sont le plus généralement de 5 francs; les jardins de moins de 5 ares paient 5 francs ; et de 5 à 10 ares 10 francs ; etc.
- Au robinet de jauge, on paie 5o francs pour 5 hectolitres par jour ; 60 francs pour 10 hectolitres ; 90 francs pour 20 hectolitres, 120 francs pour 4o hectolitres par jour, et 3 francs pour chaque hectolitre en plus.
- Enfin, au compteur, on paie 0 fr. 70 par mètre cube pour les 5o premiers mètres cubes du trimestre, et 0 fr. 10 le mètre cube pour le surplus au-dessus de 5o mètres cubes par trimestre.
- 7. — Pas d’ analyse chimique.
- En 1896, on a trouvé 25oo germes au centimètre cube; pas de colibacille.
- 8. — On se propose de relever de 2 mètres la hauteur des cuves en tôle, et de refaire la canalisation de la route de Valentine.
- O. — Des égouts dallés, de section insuffisante en temps d’orage, reçoivent les eaux pluviales et ménagères, ainsi que le produit d’un certain nombre de fosses d’aisances. L’efflux sert à l’irrigation de jardins maraîchers et de prairies.
- Toulouse (149438 h.) (125.856 p. m. a.)
- Galeries et puits filtrants, machines hydrauliques et à vapeur.
- Historique. — A l’époque romaine, il y avait un aqueduc de 4 kilomètres
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- Haute Garonne
- de long, sur arcades, amenant les eaux de la nappe d’une des terrasses voisines. Il fut détruit au Moyen Age.
- Il n’y avait, avant 1821, que l’ancienne fontaine dite Griffoul de Saint-Etienne (donnant de 7 à i3 litres à la minute) et un grand nombre de puits (10 puits publics et de nombreux puits particuliers). On allait aussi prendre Feau à la Garonne, notamment place de la Daurade, où une source abondante se jetait dans le fleuve. Deux entreprises particulières vendaient enfin de l’eau filtrée : filtres de la Samaritaine et eau brevetée des Amidonniers.
- 1™ période. — En 1821, premier bassin filtrant ouvert de d’Aubuisson» transformé peu après en une galerie filtrante, dans la prairie des Filtres.
- En 1827, deuxième filtre d’Aubuisson, formé de 11 puits en briques, reliés à leur base par des tuyaux en fonte.
- En 1829, troisième filtre d’Aubuisson, formé par une galerie filtrante.
- A ce moment, les machines élévatoires hydrauliques de l'ancien Château d’eau élevaient 4000 mètres cubes d’eau par jour au haut d’une tour de 26 mètres, d’où elles étaient distribuées en ville par 2 conduites en fonte de 0,27, alimentant i5 fontaines monumentales et 76 bornes-fontaines à jet continu.
- La dépense des travaux de cette période se monte à 1 o83649 francs.
- 2” période. — En 1869, on construit dans la galerie des Filtres la galerie Guihal, longue de 325 mètres, distante de 4° mètres de la berge de la Garonne et plus profonde de 1 m. 80 que les galeries de d’Aubuisson (lesquelles se trouvent en grande partie asséchées). On établit l’usine du nouveau Château d’eau.
- En 1862, on prolonge de 200 mètres la galerie Guibal et l’on construit le réservoir de Guiileméry.
- En 18 70, on ajoute une longueur de galerie de 170 mètres, établie dans Mot Vivent (elle a dù être abandonnée après l’inondation de 1875). La dépense se monte à 2 696 099 francs.
- 3e période. — En 1872, suivant le projet de M. Roux, on construit une nouvelle galerie filtrante dans l’alluvion de Portet, et on amène l’eau par nn aqueduc au nouveau Château d’eau.
- En 1891-92, on fait de nouveaux drains à Portet, et, en i8g3, on établit 3 puits filtrants, à l’aval de la galerie et à 3o mètres de la berge. Puis, on abaisse de 0 m. 80 le radier de la galerie de Portet, et on descend également le fond des 3 puits jusqu’au tuf; en 1900, les 3 puits de Portet sont réunis entre eux et au puisard d’aspiration par une galerie.
- En 1902, on établit une galerie déversante le long de la face arrière de la galerie de Portet, en réunissant deux points de la Garonne, et on renforce ainsi artificiellement la nappe souterraine par l’infiltration de l’eau amenée par cette galerie déversante. Dépense faite 1 554 83o francs.
- A* période. — En 1894-95, on fonce 3 puits d’essai dans le ramier de Bra-queville et on rejette leurs eaux dans l’aqueduc de Portet. Puis, en 902, renonçant aux puits filtrants, on commence l’établissement d’une galerie filtrante de 900 mètres de longueur dans le ramier de Braqueville ; on adjuge sa construction en janvier 1902 pour 158 000 francs.
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- Haute-Garonne
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- Enfin, en 1899, la Ville a loué pour 10 ans les sources de Clairfont qui donnent de 7 000 à 12 000 mètres cubes par jour et les rejetées dans l'aqueduc d’amenée.
- Les dépenses de cette dernière période se décomposent comme suit :
- Projet Galmier ; Défense des filtres Portet et Prairies ; réservoir Périole et hauts quartiers, machines à vapeur et turbines ; canalisationd eau. Dépense: 665420 francs.
- Projet Quintin ; Galerie déversante ; usine de Portet, galerie et divers, galerie de Braqueville, usine des hauts quartiers ; sources de Clairlont et conduite d’amenée ; canalisation d’eau ; divers : 1 o3o 000 francs.
- Projets exécutés et en cours. — Réservoirs de Saint-Sylve et de Bonhoure ; conduites : 470 000 francs.
- Jusqu’à ce jour la dépense s’élève donc à 7 5oo 000 francs.
- Organisation du service. — Régie directe. M, Azéma, conducteur principal des Ponts-et-Chaussées, chef du service des Eaux.
- i° Filtres et machines M. Portet, sous-chef de section.
- 20 Conduites et exploitation M. Luraud, sous-chef de section.
- 1. — a) Galeries d’Aubuisson et Guibal, à la prairie des Filtres.
- Les galeries d’Aubuisson étaient en briques, sans mortier et recouvertes d’une dalle ; elles ont 0,60 de large sur 0,90 de haut. Les puits du deuxième filtre d’Aubuisson sont aussi en briques sèches. La galerie Guibal est de forme ovoïde, avec 2 m. 3o de plus grande largeur et 2 m. 65 de hauteur; elle est descendue à la cote 129,11 (dessous du radier), soit à 1 m. 80 plus bas que les galeries d’Aubuisson. Le radier est en briques sèches, et il y a en outre pour l’arrivée de l’eau 2 lignes de barbacanes dans le piédroit du côté de la Garonne ; de l’autre côté, il y a une banquette à 0,75 au-dessus du radier. La galerie Guibal a une longueur utile de 525 mètres ; elle esta 4o mètres de la berge, mais un certain nombre de tronçons ou drains perpendiculaires s’en approchent davantage.
- Les ouvrages de la Prairie des Filtres donnent aujourd’hui un volume d’eau de 5 000 mètres cubes, assez constant. Cette eau est aujourd’hui élevée de 5 mètres seulement par les machines de l’ancien Château d’eau et conduite par un aqueduc en maçonnerie au nouveau Château d’eau.
- b) Galeries de Portet.
- La galerie filtrante construite en 1872 (galerie supérieure) et celle reliant les 3 puits établie en 1900 (galerie inférieure) sont situées dans une alluvion de la rive gauche de la Garonne* à 8 kilomètres à l’amont de Toulouse. La galerie avait primitivement une longueur de 723 mètres, mais elle a été réduite par une inondation à 463 mètres. La largeur est de 0 m. 90 intérieurement ; la hauteur qui était de 1 m. 45 a été portée à 2 m. 25 par suite de 1 abaissement du radier eu 1893. L’épaisseur des piédroits est de 0 m. 42 et celle de la voûte de 0 m. 3o ; les piédroits sont en briques tubulaires, laissant passer l’eau dans leur intérieur, et la voûte en béton. Le radier actuel repose sur le tuf (marne tertiaire) qui forme le substratum des allu-vions de la vallée. Trois drains de longueur variable s’avancent entre la
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- galerie et la berge de la Garonne, dont ils s’approchent à une distance de 3o à 5o mètres.
- L’abaissement du radier a obligé de relever l’eau pour la rejeter dans l’aqueduc d’amenée ; machine à vapeur de chevaux (usine de Portet).
- La galerie inférieure construite sur l’emplacement des 3 puits a son radier établi sur le tuf à la cote 134,83 alors que le niveau des plus basses eaux du fleuve est 139,10; elle est distante de 3o à 4o mètres de la berge. Cette galerie dont la largeur intérieure est 0 m. 80 a 1 m. 20 de hauteur. Les piédroits en maçonnerie de briques tubulaires au mortier de ciment ont 0 m. 28 de largeur ; la voûte est en béton de chaux hydraulique de 0 m. 3o d’épaisseur.
- Une conduite de 0 m. 60 de largeur intérieure sur 0 m. 90 de hauteur, construite en briques de 0 m. 28 d’épaisseur, recueille les eaux de cette galerie et les amène dans le puisard de l’usine de Portet.
- Enfin, comme il a été dit ci-dessus, on a renforcé la nappe souterraine de Portet en créant une galerie déversante (ou débitante), qui recoupe diamétralement la boucle de la Garonne en passant à l’arrière de la galerie filtrante ; elle a son origine à 3o mètres à l’amont de la tête de cette dernière et se termine en débouchant dans le fleuve à l’aval des puits. Le rendement de la galerie et des puits filtrants était de i5ooo mètres cubes; on espère que la galerie déversante augmentera ce rendement de 5o 0/0.
- Les eaux de Portet sont amenées au nouveau Château d’eau, à Toulouse, par un aqueduc d’environ 8 km. 5 de longueur ; il est en béton de 0,20 à o,25 d’épaisseur, avec 1 m. 2.5 de hauteur et 9 m. 70 déplus grande largeur intérieurement.
- c) Galerie et puits de Braqueville.
- Après avoir foncé 3 puits d’essai dans les alluvions du ramier de Braqueville (situé à 2 kilomètres à l’aval de la plage de Portet), on a construit une galerie filtrante de 900 mètres de long, le long de la rive gauche de la Garonne. Cette galerie a 1 mètre de largeurintérieure et 1 m. 70 de hauteur; le piédroit, côté du fleuve, est en maçonnerie de briques tubulaires de 0,28 de largeur ; le 2e piédroit, côté des terres, ainsi que la voûte sont en béton de chaux hydraulique de 0 m. 3o d’épaisseur.
- Cette galerie est inutilisée depuis 1904 ; à cette époque, la berge fut corrodée par une forte crue du fleuve et une partie de la galerie de filtration fut mise à nu. Aujourd’hui, un tronçon d’environ 100 mètres de longueur se trouve dans le lit du fleuve. Un projet de défense de rive s’élevant à la somme de 180 000 francs est actuellement soumis à l’approbation de l’autorité supérieure.
- En temps normal de fonctionnement l’eau filtrée est recueillie dans un puisard situé à l’extrémité aval de la galerie, d’où une pompe centrifuge mue par une machine à vapeur de 20 chevaux l’assine et la refoule dans 1 aqueduc de Portet par une conduite provisoire de o,3oo.
- Le rendement de cette galerie est évalué de i5ooo à 20 000 mètres cubes ; cependant, avant 1904, la quantité d’eau élevée par 24 heures n’était que de 8 000 mètres cubes environ par suite d’une installation insuffisante.
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- d) Sources de Clairfont.
- Ces sources sourdaient non loin de l’aqueduc d’amenée de Portet, à la base de la ire terrasse alluvionnaire de la vallée de la Garonne, sur une longueur de 44<> mètres. En 1899, la ville les a louées pour 10 ans, au prix de o fr. 0018 le mètre cube, avec maximum de (>000 francs. Le sol est formé à leur origine d’une épaisseur de 3 m. 60 de gravier, tourbe, etc. reposant sur le tuf (marne tertiaire) imperméable. Le captage a été fait au moyen d’une galerie, dont le piédroit du côté de la vallée est en béton, et l’autre en briques tubulaires laissant passer l’eau, le tout recouvert d’une voûte en briques de o,i4 d’épaisseur. La galerie est fermée par une vanne qui joue le rôle de serrement et permet d’emmagasiner l’eau dans le terrain à l’amont. La ville a le droit d’acheter les sources en multipliant par 20 le prix de la location. Elles ont donné en moyenne 11 660 mètres cubes par jour en 1907.
- &. — Filtration naturelle horizontale de l’eau de la Garonne dans les graviers, vers les galeries et puits filtrants ; la proportion d’eau fournie par nappes des coteaux dans ces puits et galeries est très faible.
- 3. — a) Usine de l’ancien Château d’eau.
- Anciennes machines d’Abadie formées de deux équipages de roues ana»-logues à celles de Marly; elles avaient coûté 89047 francs. En 1892, on y ajoute une machine à vapeur de secours de 12 chevaux. Cette usine ne sert plus qu’à élever de 5 mètres l’eau des galeries de la Prairie des filtres pour les envoyer au nouveau Château d’eau.
- 6) Usine du nouveau Château d’eau.
- Deux turbines à axe vertical, de chacune 60 chevaux, actionnent, par engrenages coniques, 4 pompes horizontales Farcot, refoulant l’eau dans les réservoirs de Guilleméry et de Périole, avec distribution en route, par l’intermédiaire de réservoirs d’air. Les turbines primitives étaient de la maison Callon, mais elles ont été remplacées en 1892 par des neuves de la maison Schabaver. Les pompes peuvent élever ensemble 20 000 mètres cubes par jour, en temps normal, mais dans la grande sécheresse de 189,3, elles ne pouvaient plus élever que 6 000 mètres cubes.
- Deux machines à vapeur Corliss, de chacune 60 chevaux, marchant normalement à 3o tours par minute et alimentant directement deux pompes Girard, ont été installées en 189.3 et en 1896 pour servir de secours et d’addition. Il y a 2 chaudières semi-tubulaires pour les alimenter. Chaque machine à vapeur peut élever 10000 mètres cubes. On procède actuellement à l’installation d’un groupe élévatoire comprenant un moteur électrique Westinghouse d’une puissance de 100-120 chevaux, accouplé à une pompe centrifuge double de la maison Dumont.
- Le courant électrique sera fourni par la société Toulousaine d’Electricité qui fait toute l’installation à ses frais.
- Ce groupe sera installé près de l’usine à vapeur de Bounassol dans ua batiment en bois léger et provisoire.
- Il pourra donner 10 000 mètres cubes par jour.
- c) Usine de Portet.
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- Cette usine relève l’eau des galeries de Portet dans l’aqueduc d’amenée. En 1894» on installa une machine à vapeur demi-fixe de 4° chevaux, sans condensation, actionnant une pompe centrifuge.
- Plusieurs programmes ont été dressés en i8g5 et en 1902 pour transformer complètement l’usine et installer notamment des dynamos actionnant 2 pompes centrifuges ; la force serait transportée d’une usine centrale, par l’électricité.
- Ce programme a reçu un commencement d’exécution, mais il subit actuellement un temps d’arrêt.
- d) Usine de Braqaeville.
- En temps de fonctionnement, une machine de 20 chevaux actionne une pompe centrifuge qui élève une partie des eaux recueillies dans le puisard d’aspiration établi à l’aval de la galerie filtrante ; une conduite de o,3oo les amène dans l’aqueduc de Portet.
- Cette installation toute provisoire doit être remplacée par des pompes mues électriquement au moyen d’un transport de force provenant d’une usine centrale. Projet à l’étude.
- c) Alimentation des hauts quartiers.
- Deux moteurs à gaz, système Charron, de 22 chevaux l’un, actionnent deux pompes Girard refoulant 5o litres par seconde dans le réservoir de Bonhoure et dans la canalisation des hauts quartiers par l’intermédiaire d’un réservoir d’air.
- 4. — Trois réservoirs, tous trois en maçonnerie.
- a) Réservoir de Guilleméry.
- Il a été établi en 1869 et contient 8000 mètres cubes, avec 4 mètres de hauteur d’eau. Il est entièrement en déblai et recouvert de terre gazonnée. Le radier est à la cote 169,06.
- b) Réservoir de Périole. — Capacité de i3 6oo mètres cubes, en deux compartiments. Il est à la même altitude que le précédent, mais, établi à flanc de coteau, il est moitié en déblai et moitié en élévation. Il a été construit en 1892.
- c) Réservoir de Bonhoure ou des hauts quartiers. — Construit en 1886, il est aussi à moitié enterré ; il contient 3 000 mètres cubes. Il est à la cote 198, alimenté par la petite usine de refoulement du réservoir de Guilleméry.
- d) Deux nouveaux réservoirs, en ciment armé, ont été contruits :
- Le premier à Saint-Sylve de i3 000 mètres cubes pour la zone basse ; il a 4 mètres de hauteur d’eau, est à un seul compartiment ; il est entièrement en déblai et a son radier à la même altitude que les réservoirs de Guilleméry et de Périole.
- Le 2e de 7 000 mètres cubes à Bonhoure est édifié à côté du réservoir de 3000 mètres cubes, pour la zone des hauts quartiers; il a 6 mètres de hauteur d’eau et est à un seul compartiment ; il est moitié en déblai, moitié en élévation mais est remblayé sur tout son pourtour. Le trop-plein des 2 réservoirs est à la même altitude mais le radier du nouveau est 2 mètres etl contre-bas du radier de l’ancien.
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- Quoique terminés, ces deux réservoirs nouvellement construits ne sont pas encore mis en service.
- o. — Les machines du nouveau Château d’eau refoulent dans chacun des réservoirs de Guilleméry et de Périole au moyen de deux conduites-maîtresses en fonte de o m. 5o de diamètre. Ces conduites sont d’abord accolées jusqu’au delà du Pont-Neuf, puis sur la place du Pont elles se séparent pour gagner chacune un réservoir ; elles font service en route, suivant le type ramifié. Le nouveau réservoir de Saint-Sylve sera alimenté par la conduite qui dessert actuellement le réservoir de Périole. Elles alimentent notamment une conduite principale qui suit les boulevards, en demi-cercle, et vient se ramifier à chaque extrémité, du côté du faubourg Saint-Michel et du côté du faubourg des Minimes. On a relié dans ces dernières années un grand nombre de ramifications terminales pour se rapprocher du réseau maillé. Le réseau de distribution est actuellement à peu près complet et a 176 kilomètres de long (conduites de tout diamètre).
- La ville se divise, naturellement, en 2 zones ; la zone basse, de beaucoup la plus étendue, avec les conduites-maîtresses et les 2 réservoirs bas, et la zone des hauts quartiers, avec le réservoir de Bonhoure comme point de départ.
- Service public. 10 fontaines monumentales (à jet continu) ;
- environ 780 bornes-fontaines ;
- id. 1110 bouches d’arrosage, servant à l’incendie, et bornes de puisage;
- 3g urinoirs ;
- 9 jets d’eau ;
- 26 bassins d’incendie.
- environ 7 000 branchements pour concessions particulières.
- L’usage des filtres Chamberland est peu répandu.
- 6. — On a consommé en 1907 moyennement 33 85o mètres cubes d’eau . par jour ; le 25 juin, nous trouvons le chiffre de 42 823 mètres cubes qui paraît un maximum, pour le'moment.
- Dès 1829, on donna des concessions particulières, au prix de 20 francs par an pour 1 hectolitre par jour ; les industriels qui prenaient plus de i5 hectolitres par jour ne payaient que 10 francs par hectare par jour, mais ils devaient prendre l’eau la nuit (concessions de nuit).
- Les concessions au compteur se paient : i5 francs pour 5o mètres cubes; de 5o à 260 mètres cubes : le mètre cube 0 fr. 25 ; de 25o à 750 : o fr. 20 ; au-dessus de 750 le mètre cube ; 0 fr. i5. Les concessions industrielles à débit mesuré constant paient 4o francs pour 5oo litres par jour ; 75 francs pour 1 000 litres ; 135 francs pour 2 mètres cubes ; 180 francs pour 3 mètres cubes ; 225 pour 4 mètres cubes et 4° francs par mètre cube indivisible en plus.
- Les robinets libres se paient de 10 à 100 francs par an d’après la valeur locative de l’immeuble.
- ^• i° Eau brûle de la Garonne, à Braqueville, le 19 décembre i8g3.
- Degre hydrotimétrique total, i3° ; degré permanent, 20 ; résidu à no°> i3g milligrammes ; GaO, 56 ; MgO, 7,2 ; SO3, 10 ; Si02,8 ; NaCl,8 ; nitrates,
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- traces ; nitrites, o ; ammoniaque, o ; azote albuminoïde, fortes traces ; matières organiques (en oxygène), 1,5.
- On trouve 4^5 germes aérobies au centimètre cube, avec du colibacille.
- 2° Eau des galeries de la Prairie des filtres, le 29 décembre 1893.
- Degré hydrotimétrique total, i7°5; degré permanent, 4° ’> résidu à no°, 191,8 ; CaO, 77,3 ; MgO, 10; SO3, i3,6 ; NaCl, 9,2; SiO2, 10; nitrates, traces ; nitrites, 0 ; ammoniaque, traces ; azote albuminoïde, traces ; matières organiques (en oxygène), i,5.
- On trouve 697 germes aérobies au centimètre cube, avec du colibacille. La nappe souterraine paraît contaminée par le voisinage du faubourg St-Cyprien.
- 3° Eaa d’un puits filtrant de Braquevilte, le 19 décembre 1893.
- Degré hydrotimétrique, i6°5 ; degré permanent, 3°5 : résidu à 110% i86,3 ; CaO, 72,8 ; MgO, 9,7 ; SO3, 16.6 ; SiO2, 12 ; NaCl, 8,4 ; nitrates, traces ; nitrites, 0 ; ammoniaque, o ; azote albuminoïde, 0; matières organiques (en oxygène), 1.
- On trouve 120 germes aérobies au centimètre cube avec du colibacille.
- 40 Eau des filtres de Portet. — En 1892, on trouve ; degré hydrotimétrique, i4° ; matières organiques (en oxygène), 0,4. En 1873, on avait trouvé : CaO, 76 ; MgO, 5 ; SO3, i3 ; SiO2, 49 ! NaCl, 4 ; alcalis, 9,5. En 1892, on trouve 845 germes au centimètre cube ; en 1894, 3oo ; en 1897, 900, etc., parfois avec du colibacille.
- 5° Sources de Clairfont (15 juin 1896). — Degré hydrotimétrique, total 23° ; degré permanent, 4°5 ; résidu à 110*, 324,1 ; CaO, ii5;g ; MgO, 10,1 ; SO3, 2i,3; SiO2, 219; NaCl, 20 ; acide nitrique, 23,8 ; nitrites, 0 ; ammoniaque et azote albuminoïde, 0 ; matières organiques (en oxygène), 0,76.
- On ne trouve à 2 reprises que 5o germes au centimètre cube ; pas de colibacille. Eau bonne.
- 6° Dans l’eau distribuée en ville (mélange des quatre dernières eaux), on a trouvé des nombres de germes variant de 5o à 8 000 par centimètre cube, et très fréquemment du colibacille (5o germes le 2 septembre 1899, i5o le 6 août 1892 (en période de sécheresse), 8000 le 21 janvier i8g3 (crue), 5000 en août 1897, 1 55o Ie août 1899, etc.). Eau douteuse.
- La température varie entre 120 et 190.
- Il n’y a pas de service de contrôle bactériologique.
- 8. — Projets d’avenir. — La ville a étudié l’adduction de diverses sources des Pyrénées, savoir :
- 0) Sources de l’Ariège et de l’Hers (Société toulousaine d’études) ; le débit est insuffisant ;
- b) Sources du Nert, à 120 kilomètres de Toulouse ; 2.5o litres par seconde ;
- c) Source de Fontestorbes (Société Marseillaise des Grands Travaux), à J4o kilomètres de Toulouse ;
- d) Eaux du lac d’Oô.
- Tous ces projets conduisent à une dépense très élevée et paraissent abandonnés.
- ü- — Réseau d’égouts très rudimentaire, ne recevant pas les matières fécales (quelques maisons voisines de la Garonne les déversent seules direc-Annuairc des Distributions d’eau, *7
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- tement dans le fleuve.) Les fosses fixes, avec vidange pneumatique, sont la règle. En 1907,1a Ville avait mis au concours le projet d’assainissement d’ensemble : aucun projet n’a été retenu par le Jury comme susceptible d’être exécuté, et la question subit un nouveau temps d’arrêt.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les matins et utilisées pour l’agriculture ; les boîtes ne sont pas obligatoires et les voitures de l’enlèvement ne sont pas couvertes, mais cependant l’usage des boîtes se répand de plus en plus.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Bagnères de Luchon (3-465 h.)
- La ville dérive 55 litres par seconde d’une grosse source naissant à 4 kilomètres à l’amont de la ville, près de la Pique et au pied de la montagne de Superbagnères (terrain schisteux). Conduite d’amenée en fonte, de 0,162; réservoir de 1 5oo mètres cubes. Eau excellente (102 milligrammes de résidu fixe, et température constante de 8°).
- La ville a un projet d’égouts à l’étude.
- Gazères-sur-Garonne (2.643 h.)
- En 1897, suivant projet de M. Quintin, distribution de l’eau d’un puits filtrant établi dans une alluvion, entre la Garonne et un canal dérivé. L’usine élévatoire sei’t en même temps à produire l’éclairage électrique ; les machines sont de la maison Schabaver (de Castres). Le réservoir est métallique, surtour en maçonnerie, et contient 200 mètres cubes.
- Montastruc (738 h.)
- On exécute en cé moment un projet consistant à élever et distribuer l’eau d’un puits tube, creusé dans la plaine. Un moteur à pétrole, de 8 chevaux, actionne un groupe de pompe Dumontant, capables d’élever 4 litres par seconde à 80 mètres de hauteur dans un réservoir en sidero-ciment de i5o mètres cubes, situé à 4oo mètres du puits.
- Montréjeau (2.724 h.)
- Galerie filtrante, dans une prairie, entre la Neste et un canal usinier dérive ; les piédroits sont à pierres sèches. Deux turbines hydrauliques actionnent 2 pompes pouvant élever chacune 5 1.5 par seconde à 52 mètres de hauteur. Il y a 45 bornes-fontaines publiques et i5 bouches d’arrosage,
- Muret (3.712 h.) (i.444 P- m- a-)
- En 1898, dépense de 125 000 francs pour exécution du projet de M. Gali-nier. — Galerie captante, descendue à 3 m. 54 de profondeur, dans les graviers, jusqu’à la couche imperméable (miocène), à 2 kilomètres en amont du centre de la ville, au lieu dit Cazaux. La force motrice pour élévation de l’eau est produite par le moulin d’Ox, sur la Louge, et transportée par l’électricité. La conduite de refoulement fait distribution en route et se termine dans un réservoir en tôle de i5o mètres cubes, établi sur une tour en maçonnerie de 12 m. 10 de hauteur ; il y a, pour le service public, 18 bornes-fantaines et 26 bouches d’arrosage. L’eau a un degré hydrotimé-trique de 25°5 ; CaO3, 2-29 ; CaSO4, 85 ; chlore, 28.
- Villefranche-de-Lauragais (2.347 h-)
- Il n’y a que des puits : i4 puits publics munis de pompes, qui s’assèchent facilement en étéj En i885, M. Fontes avait entrepris des études, mais elles n’ont pas abouti.
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- Autres communes ayant execute une adduction d’eau (depuis 188/4)5 ou qui ont un projet en cours d’exécution
- C O i travaux appioba-projel ©a e"~' «C .2^, «a C ©
- Noms des communes 3 » 'J3 S-, Observations
- £ «X c - S.2 3
- 25- Q 0
- fr. •
- Mancioux .... 358 18 86 6000
- L’Isle-en-Dodon . . 2243 1887 5i 600
- Mauron 243 id. 155o
- Blagnac 1766 1888 29 5oo
- Villemur 3909 id. 57 400
- Cazeaux-de-Larboust. !/9 1891 I 100
- St-Paul-d’Oneil . . 211 id. 13oo
- St-Bertrand . . . 588 1892 • 2600
- Salies-du-Salat . . 1007 1898 45 000
- Genos 206 1901
- Blagnac 1756 1902 19 000
- Juzet-d’Izant . . . 5o4 1904 1795°
- Aspet 1961 1902 70 2l5
- Boutx 666 id. 4 3oo
- Cier-de-Rivière . . 502 id. 45 516
- Cires 90 id. 1 ioo
- Estadens. . < . . 13i8 ï9°5 70 595 Source ; cond. fonte.
- Fos .97-3 id. 4 567 Source ; cond. grès et fonte.
- Fronsac 444 id. 16 000 Source ; cond. grès ; rés. maçonnerie.
- • Rouède 482 id. 69 9 Amélioration des travaux existants
- Salles-de-Luhon . . 278 id. 4 i5o Source; cond. poterie et fonte ; rés. maçonnerie
- Saint-Martory. . . 1 o38 id. 72 3oo Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie ; moteur
- Boulogne - sur- Gesse. électrique.
- 1767 id. 128909 Nappe souterraine ; cond. fonte ; rés. ciment
- Loubens 443 1906 16 000 armé ; moteur à gaz pauvre , 2 pompes. Nappe profonde ; cond. fonte ; rés. maçonnerie
- Ore . couvert fer à T et roûtelettes: mot. à essence ; pompe horizontale double effet.
- 3i 7 id. 10 65o Source ; cond. fonte.
- Poubeau..... Sauveterre .... 60 1373 id. id. 7 i5o 2 8i5 Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie. Source ; cond. grès.
- Arguenos .... Arlos 326 210 1907 id. 23 200 io35o Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie, id
- Bezins-Garraux . . T99 id. xo i5o id.
- Eup Galié 232 222 id. id. 7700 5 65o id. id.
- Grenade. . 3 606 id. 125 000 Nappe souterraine ; cond. fonte , rés. béton de
- Huos ...... ciment.
- 537 id. 35 750 Puits ; cond. fonte ; rés. béton armé. Energie
- électrique fournie par la Société de la Nesté;
- Izaut-de-l’Hôtel . . Bourde Marquefave. . . 53o id. 5 25o i pompe. Source ; cond. fonte.
- 223 8o5 id. id. 2 35o 20 000 id. Source ; cond. fonte ; rés. béton armé monté s vu
- Meües. . Pointis-de-Rivièrê ! 724 y3l id. id. 20 000 3455o piliers. Sources ; cond. fonte rés. maçonnerie. Nappe profonde ; cond. fonte ; rés. béton armé ;
- Portes-de-Luchon. . amt-Mamet . . bengouagnet . . 121 id. 7 i5o 1 pompe triplex, 1 moteur électrique. Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- 44.2 890 id. id. 14 i5o 16 5oo Sources ; cond. fonte ; rés. maçonnerie, id.
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- Haute-Garonne
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- En résumé, il faut distinguer la partie sud du département, qui est montagneuse, formée de bandes de granit, de schistes primaires, de calcaires jurassique et crétacé, et qui est, dès lors, très bien et très facilement alimentée en eau. Quant au reste, il est occupé par la grande] vallée de la Garonne et celles de l’Ariège et autres affluents, et latéralement à ces vallées, par des plateaux miocènes ; les vallées contiennent unejnappe importante et relativement peu profonde dans les alluvions ; les plateaux ont aussi une nappe, mais assez mal alimentée, dans les mollasses miocènes, avec des sources peu abondantes et peu durables.
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- DÉPARTEMENT DU GERS
- (5 arrondissements, 29 cantons, 466 communes, a3i.o88 habitants.)
- Audi (i3.256 h.) (9.294 p. m. a.) — 2.45i maisons.
- Mélange d’eau de source amenée par la gravité et d’eau de rivière élevée par un bélier.
- En 1867, le projet de M. Robaglia, pour la captation et l’adduction de trois sources, a été exécuté ; la dépense fut de 217 700 francs.
- En 1881, on installa près du barrage de Saint-Martin un quadruple bélier hydraulique Bollée, pour élever de l’eau du Gers dans le réservoir de la Côte des Neiges ; dépense 26 800 francs.
- En 1 900, on établit un nouveau réservoir à la Côte des Neiges, ainsi qu’un filtre; dépense 197000 francs.
- Régie directe, M. E. Balas, directeur du service des eaux. 1
- 1. — a) Sources.
- Ces sources sont captées dans les vallons de Bordenave, Péjoulin et Cariés (miocène). Dans le vallon de Bordenave, il y a 26 drains de 20 à 3o mètres de longueur qui se réunissent dans un collecteur de 600 mètres de long : celui-ci est continué par une conduite de 620 mètres de longueur avant de se réunir a celle de Péjoulin. Le second vallon contient 8 drains, se déversant aussi dans un collecteur semblable à celui de Bordenave. Les eaux réunies traversent un siphon, dit de « Cariés », et se réunissent à la sortie à celles du vallon de Cariés.
- Le vallon de Cariés est drainé par un collecteur de 48o mètres de long, recevant le produit de i5 drains de 20 mètres de longueur; le collecteur est continué par une conduite de 280 mètres avant de rejoindre la conduite des deux autres vallons.
- Bu point de jonction au réservoir de la Côte des Neiges, il y a 1 920 mètres, dont les 720 derniers forment le siphon dit de « la Pause ».
- b) Eau du Gers.
- Prise directement et élevée près du barrage de Saint-Martin.
- — En avant du réservoir de la Côte des Neiges, l’eau de source et l’eau de rivière passent toutes deux par un filtre de 68 m2 24 de surface. Ce filtre est formé d’une première couche de o,4o de sable fin, d’une seconde couche de 0,40 de charbon de bois de boulanger, d’une troisième couche de o,4o également de cailloux. On enlève de temps en temps en temps le sable du dessus SUr 4 a 6 centimètres ; toute la couche de sable est remplacée 2 fois par an
- et les autres couches une fois. A la sortie du filtre, l’eau entre dans le réservoir.
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- Gers
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- 3. — Quadruple bélier hydraulique Bollée pour élever 3oo mètres cubes par jour d’eau du Gers dans le réservoir de la Côte des Neiges.
- 4. — A la Côte des Neiges, un premier rései'voir (de 1860) contenant 7 ooo mètres cubes, avec une hauteur d’eau de 5 mètres ; il est en maçonnerie, voûté, avec 63 piliers intérieurs. Un second réservoir (î 900), voisin du précédent, vient d’être construit et contient 16000 mètres cubes. Le niveau de l’eau est à la cote 172,60 dans ces réservoirs.
- J». — Réseau de distribution en fonte dans presques toutes les rues :
- 5o fontaines publiques ;
- 12 bouches d’arrosage et d’incendie;
- 182 branchements pour concessions particulières.
- 6. — En été, les sources ne donnent que i5o mètres cubes d’eau par jour et on y ajoute 3oo mètres cubes du Gers ; en hiver, les sources donnent beaucoup plus.
- Les nouvelles concessions sont obligatoirement au compteur (Kennedy, Frager, Etoile, etc.) aux prix de 0 fr. 5o le mètre cube pour les concessions de hectolitre par jour et au-dessous, 0 fr. 3o pour celles de 1 à 10 hectolitres par jour, 0 fr. 10 pour le surplus au-dessus de 10 hectolitres par jour. Il y a encore une centaine de concessions au robinet libre, au prix de 12 francs par an pour un ménage de 4 personnes et 2 francs par personne en plus.
- 7. — Eau de sources. — CaCO3, 23o ; MgCO3, 48 ; NaCl, 27,5 ; alcalis, 2 ; silicate de potasse, 21.
- En 1 896, on trouve 936 germes au centimètre cube ; il y en a généralement 4oo à 600.
- Eau du Gers. — Degré hydrotimétrique, 110 ; matières organiques (en oxygène), 7 milligrammes.
- On trouve de 4 200 à 9 200 germes au centimètre cube et du colibacille. Eau impropre à la boisson.
- 8. — On projette la réfection de la canalisation dans la partie basse de la ville; la ville vota en 1907 la somme de i3oooo francs pour ce travail ainsi que pour mettre au compteur les anciennes concessions.
- O* — Il y a un réseau d’égouts assez étendu.
- Condom (6.435 h.) (4-o46 p. m. a.) — 1.318 maisons.
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- Concession donnée en 1886 à MUe Anna Coiret, de Paris, pour 76 ans, moyennant subvention annuelle de 12 000 francs à payer par la ville ; on a exécuté le projet de M. Ester, ingénieur. (Il y a encore 5 puits publics et 3oo particuliers.)
- M. Prioux, ingénieur à Paris, chargé de l’entretien et de l’exploitation.
- M. Gardey, agent voyer municipal, contrôlant le service.
- 1 . — On a capté, en les améliorant par des drainages, les sources des 3 vallons sablonneux de Barada, Délas et Camus (territoires de Condom et de Caussens). Les drains se réunissent dans des puits maçonnés, au nombre de
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- 27, de 2 m. 5o de profondeur ; du dernier puits collecteur part une conduite forcée en tuyaux Chameroy, qui a 3 000 mètres de longueur et 0.135 de diamètre et aboutit au réservoir.
- 4. — Réservoir de 4o2 mètres cubes,en maçonnerie, avec voûtes en briques ; il s’élève à 3 mètres au-dessus du sol environnant et est recouvert de o m. 5o d’épaisseur de terre.
- 5. — Le réseau de distribution est en tuyaux de tôle bitumée de o.i35, o.o85 et 0.062 de diamètre; il a un développement total de 4600 mètres;
- 2 fontaines monumentales et 18 bornes-fontaines;
- pas de bouches d’incendie ni d’arrosage ;
- 58 branchements pour concessions particulières.
- g. — Le débit disponible diminue beaucoup en été et tombe à 80 mètres cubes par jour ; on est obligé de fermer l’eau pour la nuit.
- Les concessions particulières sont au robinet libre, au prix dea5 francs par an pour un ménage de 3 personnes, et 6 francs pour chaque personne en plus ; 10 francs par cheval ou voiture en plus ; i5 francs par are de jardin et 5 francs par are de cour.
- Quelques industriels ont un robinet de jauge et paient 25 francs pour le premier hectolitre par jour, 20 francs pour le second, i5 francs pour les hectolitres en plus jusqu’à 10 hectolitres par jour, 12 francs pour ceux de 10 à 20 hectolitres, et 10 francs au-dessus.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 270; degré permanent, 3°6 ; résidu fixe, 355; CaO, 135,7 î MgO, 9: SO3, 14’> NaCl, 27; SiO2, 14 ; oxyde de fer et alumine, 45 acide nitrique, 5.5; nitrites, 0; azote albuminoïde et ammoniaque, traces; matières organiques (en oxygène), 0,75.
- On a trouvé un grand nombre de bactéries. Eau trop superficielle.
- 8. — La ville songe à élever l’eau de la rivière la Baise pour parer au manque d’eau en été.
- 9. — Les eaux pluviales, ménagères et industrielles, sont recueillies par un assez grand nombre d’égouts se jetant dans la Baïse et la Gèle.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Lectoure (4-3io h.) (2.426 p. m. a).
- La ville a adopté un projet dressé par M. A. Francou, ingénieur civil à Faris, et approuvé en 1 899 par le Comité consultatif d’hygiène publique. Il consiste dans la stérilisation de l’eau du Gers par le procédé Bergé (peroxyde ne chlore) ; une installation d’essai avait été faittf dès 1 899 au moulin de nepassac, où une turbine actionnait une pompe centrifuge pour relever l’eau du Gers, et on obtenait une stérilisation bactériologique presque complète, alors que l’eau brute du Gers, contenait 21 000 germes par centimètre cube.
- En 1901 et 1902, on a procédé à l’installation définitive : dépense faite 22o 000 francs. Les appareils stérilisateurs comprennent des filtres de silex concasse de 3 m. 3o de hauteur, système Howatson, qui font l’office de dégros-sisseurs avant l’action du peroxyde de chlore. Après cette action qui est pro-Ulte par un mélange de chlorure de chaux et de perchlorure de fer avec l’eau
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- à stériliser, l’eau traverse un filtre à coke où arrive un courant d’air, puis elle se réunit dans un réservoir de 2 600 mètres cubes d’où elle est distribuée en ville. On stérilise par jour 388 mètres cubes.
- Il va 17 bornes-fontaines publiques, 80 bouches d’arrosage et d’incendie, et on compte dès le début de l’exploitation 165 concessions particulières au prix de 12 francs par an pour un hectolitre par jour: le cube consommé en surplus est payé o fr. 35 le mètre cube (compteur). (Il y avait jusqu'ici 7 puits publics.)
- Fleurance (4-o85 h.) (3.246 p. m. a.)
- En 1 8q5, çette ville a passé un traité avec une société locale, qui a établi une distribution d’eau. (Actuellement Mme veuve Jacoby, concessionnaire.) La ville paie une subvention annuelle de 4t>o° francs.
- L’eau provient du plateau des Laques, au sud de la ville, lequel a été drainé. En temps ordinaire, l’eau arrive par simple gravité ; en temps de sécheresse, il faut recourir à une pompë centrifuge, actionnée par un moteur à pétrole de 3 chevaux.
- Il y a 22 bornes-fontaines publiques et 60 concessions particulières payant 12 francs pour un hectolitre par jour.
- Gimont (2.589 h.) (1.627 p. m. a.)
- Projet de M. Biny, ancien élève de l’Ecole polytechnique, exécuté en 1881.
- Dépense 5o 000 francs.
- Une roue Sagebien de 6 m. 5o de diamètre actionne 4 pompes à pistons plongeurs, conjugués deux à deux, qui refoulent l’eau de la Gimonne dans un réservoir situé à 1 25o mètres de distance et à 60 mètres de hauteur.
- Ce réservoir, d’une.capacité de 465 mètres cubes, reçoit 86 mètres cubes d’eau par 24 heures ou 1 litre par seconde.
- L’eau est dégrossie à l’arrivée par une couche de matières filtrantes composée de 0,15 de galets, de 0.15 d’escarbilles de coke lavées et 0.20 de sable de rivière. Elle est distribuée par 14 bornes fontaines publiques.
- Il y a aussi 7 bouches d’incendie et 3 concessions particulières payant chacune 3o francs par an.
- En 1 906, une nouvelle pompe quadruple système Fafeur a été installée pour refouler l’eau lorsque les premiers appareils sont réduits au chômage.
- Cette pompe, actionnée par un moteur à pétrole système Gardner, de la force de 4 chevaux, fonctionne à 120 tours et élève dans le réservoir 72 hectolitres par heure, ou 2 litres par seconde.
- La dépense de cette seconde installation s’est élevée à 4 000 francs.
- Les deux systèmes ne peuvent fonctionner simultanément.
- La ville est alimentée en eau de source par 2 fontaines et 6 puits publics et par de nombreux puits particuliers.
- Mirande (3.642 h.) (2 368 p. m. a.)
- Il y a 4 fontaines alimentées par des sources voisines. En outre, un bélier hydraulique système Bollée installe au moulin de Mirande, refoule à 3o mètres de hauteur l’eau de la Baïse, puisée directement à la rivière. L’eau arrive dans un réservoir de 900 mètres cubes qui alimente 18 bornes-fontaines. H n’y a pas de concessions particulières. L’eau de la Baïse contient 4i rnilli" grammes de CaCO3 ainsi que beaucoup de bactéries et du colibacille. Il y a en outre 2 puits publics.
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- Gers
- Lombez (1.481 h.) (887 p. m. a.)
- Il n’y a que des puits et quelques sources nées dans l’agglomération et utilisées sur place.
- Autres localités ayant fait une adduction d’eau (depuis 188k) :
- Barbotan, 387 habitants, en 1 891. Sources.
- Cabanzon, 768 habitants, en 1 891. Sources.
- En résumé le département, occupé par la grande plaine miocène et strié par les vallées parallèles des nombreux cours d’eau qui descendent des Pyrénées (vallées qui se sont remplies d’alluvions), a une nappe souterraine étendue et peu profonde, qui règne d’une part dans les alluvions des vallées, d’autre part à la base des faluns ou mollasses marines des plateaux. Les sources sont assez nombreuses, mais petites et peu durables ; elles auraient souvent besoin d’être protégées.
- Ce département renferme :
- 7 communes ayant des distributions d’eau complètes.
- 5 » » » » incomplètes.
- 331 » ayant des sources nées sur place, des puits ou des citernes.
- 121 » ayant des puits ou des citernes.
- 5 » n’ayant que des citernes.
- 3 villes ont le tout à l’égout, système unitaire et 16 villes ont un réseau d’égouts pluviaux.
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- Gironde
- DÉPARTEMENT DE LA GIRONDE
- (6 arrondissements, 5o cantons, 554 communes, 823.925 habitants.)
- Arcachon (9.279 h.) (9.006 p. m. a.)— 2.400 maisons.
- Eau de lac, machines à vapeur.
- En 1868, la Société immobilière d’Arcachon fit forer 2 puits artésiens de 126 mètres de profondeur, mais leur débit devint bientôt absolument insuffisant (3oo mètres cubes par jour) ; ils ont pénétré de 35 mètres dans la couche dite faluns de Léognan.
- En 1882, la Compagnie Générale des Eaux, 52, rue d’Anjou, à Paris, devint concessionnaire de la distribution des eaux du lac de Cazeaux ; la concession expire fin 1956.
- M. J. Plessis, chef de l'exploitation d’Arcachon.
- 1. — On prend les eaux du lac de Cazeaux, situé à" 16 kilomètres et demi au sud d’Arcachon. Une conduite en fer et ciment pénètre dans le lac à 160 mètres de la rive, par des fonds de 3 mètres à 3 m. 80. Cette conduite (qui a 0,600 de diamètre avec joints étanches en caoutchouc) aboutit sur la rive du lac à une chambre de décantation à 2 compartiments, séparés par un treillis à mailles très fines.
- La conduite d’amenée a 0,600 de diamètre sur les 10 premiers kilomètres et est partie en béton de ciment (de la Porte de France, à Grenoble), partie en fer et ciment ; sur les 6.400 derniers mètres, elle est en fonte et n’a que o,5oo. Elle suit d’abord le chemin de fer de Cazeaux à la Teste, puis le chemin d’intérêt commun n° i44> enfin la voie du chemin de fer du Midi et arrive par le Cours Desbiey aux réservoirs bas à Arcachon. Il y a de nombreux regards de AÛsite et de décharge; la pente totale est de 3 m. 85 (de la cote 19,85 à la cote 16).
- 3. — Les réservoirs bas étant à la cote 16 et une partie de la ville à la cote 4o, une usine à vapeur puise l’eau dans les réservoirs et la refoule dans 5 cuves dites réservoirs hauts. L’usine contient deux machines verticales à balancier et à 2 cylindres, d’une force de i5 chevaux chacune. Il y a 2 chaudières. La conduite de refoulement a 3oo mètres de longueur.
- 4. — Deux réservoirs bas, en maçonnerie, de 1 25o mètres cubes chacun ; le radier est à la cote 16 et le trop-plein à la cote 20.
- Cinq cuves en maçonnerie dites réservoirs hauts, d’une capacité moyenne de 5oo mètres cubes chacune ; radier à la cote 4i et trop-plein à la cote 45-
- «>. — La canalisation de distribution, qui a été étendue récemment jusqu’au Moulleau, a un développement total de kilomètres, en tuyaux de fonte de o,35o à 0,060 de diamètre.
- Il y a une zone inférieure, alimentée directement par les réservoirs bas et une zone supérieure alimentée par les cuves ;
- 58 bornes-fontaines publiques ;
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- Gironde
- 65 bouches de lavage et 35 bouches d’arrosage à la lance avec raccord d’incendie ;
- i o poteaux de prise d’eau pour tonneaux d’arrosage ;
- ^4 bouches spéciales d’incendie ;
- ()5o branchements pour concessions particulières.
- _ La Compagnie doit amener 7 000 mètres cubes par jour ; la Ville a droit à 1 5oo mètres cubes par jour au prix de 17 fr. 5o le mètre cube, et elle peut disposer de 5oo mètres cubes en plus au prix de 35 francs le mètre cube par jour et par an.
- Les abonnements particuliers sont au robinet de jauge ou au compteur aux prix de 27 fr. 5o pour une quantité minima de 25o litres par jour, 55 francs pour 5oo litres, 82 fr. 5o pour 750 litres et 109 fr. 5o pour 1 000 litres par jour jour ; au-dessus, o fr. 3o le mètre cube ou 109,50 pour chaque mètre cube par jour et par an.
- 7. — Résidu fixe, 172 milligrammes; CaCO3, 16; CaCl2, 71; SiO2, oxyde de fer et sels divers, 77 ; matières organiques (en oxygène), 1.
- Pas d’analyse bactériologique.
- 9. — Les matières fécales sont reçues dans des fosses fixes et vidangées par des entrepreneurs. Les eaux pluviales et ménagères sont évacuées par une série de conduites indépendantes en béton de ciment de 0,80 à o,25 de diamètre, se déversant isolément dans le bassin d’Arcachon en 12 points de débouché (répartis sur 3 kilomètres de plage).
- M. Liernur a fait, en 1903, des propositions d’assainissement d'ensemble.
- Bègles (12.588 h.) (i2.553 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- Quelques sources naissant sur place et environ 1 3oo puits particuliers.
- Bordeaux (2.51.947 h.) (237.707 p. m. a.) — 4i-o4oi maisons.
- Sowxes, machines à vapeur.
- i° En 1852, projet de MM. Mary et Devanne pour l’adduction des sources de Saint-Médard-en-Jalle, du ïaiilan et d’Eysines (débit de 24000 mètres cubes par jour). Les travaux sont terminés pour 1857.
- Dépense de i852 à 1857 : environ........................4 700 000 fr*
- . Dépenses ultérieures pour les travaux complémentaires
- jusqu’en 1884.............................................. 3 25oooo »
- 20 En 1884» projet de M. WolfF pour l’adduction des eaux de Budos (débit de 28 5oo mètres cubes par jour) :
- dépense de première installation...........................5 100000 »
- ;^° En 1902-03, captage des sources et construction d’usine e evatoire à Bellefond (commune de Castres). Débit 4000 mères cubes environ par jour. Dépense de première installation 4 En 190.3, construction de l’usine élévatoire de Ségur.
- 0 En 1903, achat de terrains au lieu dit a Lavardens »
- Construction d’un réservoir à Lavardens .... b Dépenses diverses..................................
- Dépenses totales jusqu’en 1908.......................
- 23o 000 670 000 5o 000
- 23o 000 1 900 000
- 16 180 000 fr.
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- Régie directe.
- M. Lidy, ingénieur en chef de la ville, directeur du service des eaux.
- M. Jouandat, ingénieur du service des eaux.
- M. Chambolle, ingénieur du service des eaux.
- 1. — a) Sources de Saint-Médard, du Taillan et d’Eysines.
- Ces sources sont situées à 12 kilomètres au nord-ouest de Bordeaux : elles sortent du rocher calcaire (calcaire à Astéries [et mollasse du Fronsadais ; oligocène) que surmonte une épaisseur variable de sable et cailloux (peut atteindre 3o mètres cubes). Pour éviter que ces sources ne puissent recevoir de l’eau du ruisseau de la Jalle, on a dévié le ruisseau et on maintint un niveau plus élevé dans l’aqueduc au moyen d’un barrage, pour éviter l’introduction de l’eau du ruisseau.
- L’aqueduc d’amenée a deux piédroits de o,4o d’épaisseur et 0,90 de hauteur, en maçonnerie, espacés de 1 m. 55 ; le radier et la voûte (en forme d’ellipse) sont en béton de ciment et chaux, avec 0,23 d’épaisseur pour le radier et 0,20 d’épaisseur à la clef pour la voûte. Il aboutit au réservoir et usine Paulin.
- b) Sources de Fontbanne, à Budos.
- Elles sont situées à 41 kilomètres au sud de Bordeaux et ont la même origine géologique que les précédentes ; elles jaillissaient dans un bassin, qui servait de réservoir à un moulin acquis par la ville. L’aqueduc d’amenée est en maçonnerie et béton de chaux et ciment (pour le radier qui a 0,26 d’épaisseur) sur 33 900 mètres ; il a sur cette longueur une pente de 0 m. 067 par kilomètre, et une forme ovoïde avec 1 m. 20 de plus grande largeur et 1 m. 75 de hauteur sous clef. Les syphons sont formés par une conduite en tuyaux de fonte de 1 mètre de diamètre, laquelle règne sur une longueur totale de 7 100 mètres, avec des différences de niveau correspondant, en moyenne, à une pente de o,3o par kilomètre.
- L’aqueduc d’amené aboutit au réservoir de l’usine du Béquet.
- 3. — a) Usine élévatoire Paulin.
- Deux machines à vapeur de la maison Farcot, actionnant deux pompes Farcot au moyen d’un balancier ; elles font de 20 à 22 tours à la minute et ont une force utile de 5o chevaux chacune (elles peuvent développer 80 à 100 chevaux bruts). Le refoulement se fait à 9 ou 12 mètres de hauteur pendant 20 heures, et à 28 mètres pendant 4 heures de nuit.
- Il y a 3 chaudières semi-tubulaires de 120 mètres carrés de surface de chauffe.
- b) Usine élévatoire du Béquet.
- Egalement deux machines à vapeur de même force que celles de Paulin, actionnant de même 2 pompes Girard ; les machines sont de la maison De Quillacq (d’Anzin) et les pompes de la maison Meunier. Le refoulement est de 6 à 8 mètres de hauteur pendant 20 heures et de 25 mètres pendant les 4 heures de nuit.
- 11 y a aussi 3 chaudières semi-tubulaires, de 100 mètres carrés de surface de chauffe, fournies par la Société Dyle et Bacalan (Bordeaux).
- c) Etablissement de Bellefond.
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- Deux machines à vapeur, chacune de 26 chevaux indiqués, actionnant par connexion directe des pompes Girard et pouvant élever 80 litres par seconde sous une charge totale de 20 mètres. •
- Deux chaudières demi-tubulaires et à 2 houilleurs de 3o mètres cubes de surface de chauffe ; matériel pourvu par la maison Robatel, Buffaud et Compagnie (Lyon).
- La charge de refoulement est d’environ i5 mètres de hauteur d’eau. L’usine ne marche guère que pendant les cinq mois les plus chauds de l’année.
- d) Etablissement de Ségur,
- Cette usine a été établie dans la ville même pour relever les eaux d’un réservoir d’altitude moyenne (réservoir dit de Budos) et les refouler dans les réservoirs de Lavardens et de Pagès, qui alimentent les quartiers élevés (Tondu, Saint-Augustin, Ségur). Elle comprend 4 pompes Worthington à triple expansion et compensateurs hydropneumatiques à condenseurs par surface, pouvant élever chacune 500 litres par seconde à 20 mètres de hauteur ; 4 chaudières Babcock et Wilcox de 44 mètres carrés de surface de chauffe avec surchauffeurs de i3 mètres carrés de surface, à grilles mécaniques et chargement automatique, timbrées à 12 kilogs. La hauteur normale de refoulement est d’environ 20 mètres (y compris les pertes de charge).
- Deux des machines et deux des chaudières sont destinées à remplacer celles de l’établissement Paulin ; les autres, celles de l’usine de Béquet, lorsqu’il sera possible d’établir un service permanent à haute pression.
- 4. — a) Deux réservoirs à l’arrivée des aqueducs, l’un à Paulin contenant 13270 mètres cubes (avec 2 mètres de hauteur d’eau), l’autre au Béquet contenant 2420 mètres cubes (avec 1 m. 75 de hauteur d’eau). Ces deux réservoirs sont enterrés dans le sol, construits en béton de ciment et voûtés, en briques portées sur un poutrage en fer et des colonnes en fonte ; ils alimentent directement les quartiers bas et fournissent l’eau refoulée par les deux usines. Une seconde canalisation permet cependant aux machines de puiser directement aux aqueducs.
- b) Deux autres réservoirs sont alimentés directement à son passage par 1 aqueduc des sources de Saint-Médard et du Taillan ; l’un, le réservoir de Bourbon, contient 807 mètres cubes et est en tôle, monté sur des murs en maçonnerie ; l'autre, dit Capulat, contient 2 3o8 mètres cubes et est également en tôle, monté sur des colonnes en fonte. Les déversoirs de ces deux réservoirs sont à la cote 10 m. 60.
- c) Quatre réservoirs de distribution sont alimentés par les pompes des deux usines de Paulin et du Béquet : ils sont tous en maçonnerie, voûtés et surélevés de 2 à 6 mètres au-dessus du sol environnant. La cote de leurs déversoirs est de 21 m. 75 à 22 m. 22. Les contenances de ces réservoirs sont de 26624 mètres cubes pour celui de Budos, 2806 mètres cubes pour celui de Saint-Martin, 3620 mètres cubes pour celui de Sainte-Eulalie,
- 3 ^9i mètres cubes pour celui de Sablona.
- d) Le réservoir de Pagès, en maçonnerie, contenant 1 38o mètres cubes a son déversoir établi à la cote 27 m. 08.
- Enfin le réservoir de Lavardens de 3 63o mètres de capacité (divisé en deux
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- compartiments) est construit en tôle et porté sur colonnes en fonte de 8 mètres de hauteur. Son déversoir est à la cote 3g m. 70. Ces deux réservoirs sont alimentés par l’usine de Ségur..
- Les 10 réservoirs ont ensemble une capacité totale de 61969 mètres cubes. 5. — La distribution se fait en quatre zones.
- La première comprend les quartiers bas de Ghartrons et de Bacalan. Elle est alimentée directement par l’aqueduc du Taillan et les réservoirs de Bourbon et du Capulat.
- La deuxième zone comprend la plus grande partie de la ville ; elle est alimentée par les pompes des établissements de Paulin et du Béquet et par les 4 réservoirs à altitude moyenne indiqués au paragraphe précédent en c).
- La troisième zone comprend les quartiers dits de « Ségur » ou de Pagès. Elle est desservie par le réservoir de Pagès alimenté comme celui de Lavar-dens par l’usine de Ségur.
- La quatrième zone comprend les quartiers élevés de Saint-Augustin et du Tondu, desservis par le réservoir de Lavardens. Dans les trois premières zones, l’eau, en général, ne parvient pas directement aux étages des maisons, aussi pendant 2 heures, la nuit procède-t-on au service dit surélevé. Il consiste à refouler l’eau dans les conduites par les trois usines de Paulin, du Béquet et de Ségur, les soupapes de tous les réservoirs, sauf celui de Lavardens, étant fermées, de façon à atteindre au moins la cote 38 m. 4o. Ainsi les réservoirs particuliers placés dans les combles des maisons se remplissent et peuvent alimenter les étages pendant la journée suivante.
- Service public : 7 fontaines monumentales ;
- 6 bassins avec gerbe et 3 cascades ;
- 3 fontaines à 3 jets ;
- 12 fontaines à 2 jets ;
- 6 fontaines Wallace ;
- 632 bornes-fontaines ;
- 1 693 bouches d’arrosage sous trottoirs ;
- 768 bouches rondes d’arrosage et d’incendie (pompes à bras) ;
- 48 poteaux d’arrosage pour le remplissage des tonneaux ;
- 309 bouches d’incendie pour pompes à vapeur ;
- 147 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 38 chalets de nécessité.
- Service privé : 20961 branchements de 0,02 à 0,08 pour concessions domestiques libres (les branchements de moins de o,o4 sont en plomb, ceux au-dessus sont en fonte).
- 868 branchements pour concessions industrielles à robinet libre ;
- 2963 branchements pour concessions industrielles au compteur ;
- 11 établissements de bains et 5 établissements de bains-douches à bon marché.
- 6. — le débit des sources est à peu près constant. La consommation moyenne par jour est de 5o à 55 000 mètres cubes. On distribue annuellement 17 millions de mètres cubes.
- Prix de l’eau concédée.
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- ia Concession à robinet libre (usages domestiques). Elles paient d’après le revenu imposable et un maximum de consommation ; pour un revenu imposable de moins de 900 francs, concession de 1 h. 1/2 par jour pour 12 francs ; de 900 à 1200 francs ; 2 hectolitres par jour pour 20 francs ; de 1 200 à 1 5oo francs, 3 hectolitres par jour pour 3o francs ; de 1 5oo à 3 000 francs, 3 h. 1/2 par jour pour 35 francs ; de 3 000 à45oo francs, 4 h. 1/2 par jour pour 45 francs et ainsi de suite ; de 10 5oo à 12000 francs, 10 hectolitres par jour (soit 365 mètres cubes par an) pour 70 francs; de i5ooo à 18 ooofrancs,
- 14 hectolitres par jour pour 85 francs ; de 21 000 à 24000 francs, 17 hectolitres 1/2 par jour pour io5 francs; au-dessus de 24000 francs, 28 hectolitres par jour pour i5o francs.
- Supplément de 5 francs par cheval ou tête de gros bétail, 10 francs par voiture, 20 francs par jardin de moins d’un are, 35 francs pour un jardin de 2 ares et 10 francs par are en plus.
- 20 Au compteur 1254 Frager, 36i Picon, 3i Bariquand, 1 i4o Etoile, 793 Abeille, 730 Trident), prix de 5o francs pour une concession de 5 hectolitres par jour, et 0 fr. 3o le mètre cube en excédent ; 70 francs pour une concession de 10 hectolitres et o fr. 3o le mètre cube en excédent ; 120 francs pour une concession de 20 hectolitres, et 0 fr. i5 le mètre cube en excédent.
- L’eau du service surélevé paie le même prix, mais les concessionnaires doivent avoir des réservoirs qui ne contiennent pas plus de 1 hectolitre par
- 15 francs d’abonnement ; l’excédent consommé en surplus de Fabonnement est tarifé 20 francs par hectolitre par jour.
- La révision du tarif est en projet et préparée par une Commission. Le compteur sera obligatoire. Le prix de location du compteur et le prix de vente de l’eau seront tels que les concessions libres actuelles recevront la même quantité d’eau sans augmentation de prix.
- Le revenu des concessions particulières atteint annuellement 1 080000 fr. Les dépenses annuelles sont de 110 000 francs pour le personnel, 170000 francs pour l’entretien proprement dit et i5oooo francs pour l’extension progressive de la canalisation.
- c) Eau de Belleford.
- Degré hydrotimétrique 2i°5. Résidu fixe 3o6 CaCO3 i59 — sels de chaux divers 49, sels de magnésie 5 SO3 — 6 — Chlore (en NaCl) 4°-
- d) En laboratoire bactériologique spécialement destiné à l’analyse périodique des eaux fonctionne depuis le ier janvier 1908.
- — a) Eau du Taillan, Saint-Médard et Eysines.
- Résidu fixe de 25o à 347 milligrammes ; CaCO3, de 126 (Saint-Médard) à 255 /'Eysines) ; NaCl, de 28 à 39 ; MgSO3, de 4(Saint-Médard) à 12(Eysines); Si(d2. de n à i3 ; FeCO3, 2.
- fy Eau de Budos.
- Degré hydrotimétrique, 25° ; résidu fixe, 225 ; CaO, 99 ; MgO, 7 ; alcalis, 29 î fer et alumine, 5 ; SiO2, 16 ; SO3, 7.
- Rans le mélange, on a trouvé : matières organiques (en oxygène), °>96 milligrammes_
- Nombre de bactéries en 1900 : 5o et i5o par centimètre cube.
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- Nombre de bactéries en 1901 : 35o germes aérobies et 5o moisissures.
- 8. — On compte sur l’établissement des compteurs pour restreindre le gaspillage de l’eau et on cherche à augmenter la pression de l’eau pour alimenter les étages élevés.
- Un projet de captation d’eau souterraine pouvant atteindre en cas de besoin 50 000 mètres cubes par jour vient d‘être adopté [par le Conseil municipal. Il consiste à capter les eaux souterraines des sables des Landes de Gascogne par une série de forages munis de la crépine système Cuau. L’exécution de ce projet permettra l’entretien des aqueducs anciens.
- La Ville a songé aussi aux sources de Podensac, qui donnent i3 000 mètres cubes par jour, mais aucune étude n’a été faite pour leur adduction.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts, mais très incomplet, car il ne comporte que 106 kilomètres de longueur sur plus de 3oo kilomètres de rues classées. Ces égouts sont en maçonnerie pour les collecteurs et en tuyaux de grès pour les égouts secondaires ; les plus récents sont munis d’appareils de chasse automatiques. Ils ne reçoivent que les eaux pluviales, ménagères et industrielles, à l’exclusion des matières fécales. L’essai des fosses Mouras et vidan-geuses automatiques, qui infectaient les égouts, n’a pas continué, et aujourd’hui les matières fécales sont reçues dans des fosses fixes, dont l’étanchéité est vérifiée par la ville, et dont la vidange est faite par des entrepreneurs par les procédés d’aspiration hydrobarométrique.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les matins par les tombereaux de la ville, qui vont les déposer sur une cale au bord de la Garonne, à l’une des extrémités de la ville ; là elles sont mises en bateau ou en wagon et envoyées à divers agriculteurs du département. Les balayures de nuit sont transportées en dépôt sur un domaine appartenant à la ville, hors du périmètre des boulevards. Elles sont transformées en terreau pour les squares et jardins.
- La ville étudie un projet d’application du système du tout à l’égout, mais l’administration supérieure s’opposant à tout déversement en Garonne des eaux-vannes non épurées, il faut songer à faire à l’aval de la ville sur le collecteur principal de chaque rive de l’épuration chimique ou bactériologique.
- Le Bouscat (11.092 h.) 10.976 p. m. a.)
- Caudéran (12.888 h.) (12.629 p. m. a.)
- Ces deux localités n’ont pas de distribution d’eau : Le Bouscat a 1 5oo puits particuliers et Caudéran 6 puits publics ; en plus, des nombreux puits particuliers.
- Elles sont toujours en pourparlers avec la Société Lyonnaise des Eaux et de l’Eclairage, 73, boulevard Haussmann, à Paris, Directeur M. Petsche, qui a préparé des projets actuellement soumis aux formalités d’instruction. (Nous n’avons pu avoir à temps des détails sur ces projets.)
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- Libourne (19.325 h.) (15.280 p. m. a)
- Eau de rivière filtrée au sable, machines à vapeur et puits artésiens.
- Avant 1892, il y avait 2 800 puits particuliers et quelques puits publics.
- De 1890 à 1892, on exécute le projet de M. Noël, pour l’eau de la Dordogne à traiter par le filtrage au sable et le procédé Anderson. Dépense 900000 francs. En 1900, on fonce un puits artésien.
- Régie directe : M. Dupuis, architecte, directeur du service.
- f. — à) Eau de la Dordogne, prise en plein courant, à 9 5oo mètres en amont de la ville (point où le reflux des eaux d’égout par la marée ne se fait plus sentir), au lieu dit Froidefond. L’usine d’épuration et d’élévation est établie en ce point, et de là l’eau filtrée suit un aqueduc en maçonnerie de 3 600 mètres de longueur jusqu’au réservoir de distribution.
- b) Puits artésien de 1900, foncé jusqu’à i35 m. 65 de profondeur, à travers une succession de couches de sable, grès, calcaire et argile ; il s’arrête dans les sables à la base de l’oligocène. Il a été foré par la maison Billiot, de Bordeaux ; il est tubé par un tube en cuivre rouge de 0 m. 20 de diamètre. On a pu en tirer 1 700 litres par minute pendant 6 jours consécutifs, l’eau se tient à la cote -+- 7 au-dessus du niveau de la mer.
- 2. — L’eau de la Dordogne est épurée par des revolvers Anderson au fer, puis par 5 filtres à sable, couverts, de chacun 256 mètres carrés de surface. Si on admet qu’un filtre sert de rechange et que le débit moyen est de 1 900 mètres cubes par jour, cela fait une vitesse filtrante très convenable de 1 m. 90 par jour.
- 3. — L’eau de la Dordogne est élevée par deux moteurs à vapeur à balancier, de 60 chevaux, faisant 23 tours par minute. Elles actionnent par des parallélogrammes articulés huit pompes à piston pouvant élever 22 mètres cubes par minute à 11 mètres de hauteur.
- Deux chaudières semi-tubulaires de 90 mètres carrés de surface de chauffe chacune.
- 4. — Un réservoir de 3 000 mètres cubes, en deux compartiments, en maçonnerie, situé à 3 600 mètres de l’usine de Froidefond. Il est surélevé de 9 métrés au-dessus du terrain environnant et couvert par un toit à ossature métallique.
- °* Le réseau de distribution a 21 kilomètres de développement, en tuyaux de o,4oo à o,o4o de diamètre ; il y a 3o vannes d’arrêt ;
- 80 bornes fontaines publiques ;
- 120 bouches d’incendie et d’arrosage, système St-Albin ;
- 420 branchements pour concessions particulières.
- ‘ Ln 1899, consommation moyenne par jour en eau de Dordogne
- ree : 1 900 mètres cubes, avec maximum de 3 000 mètres cubes.
- Toutes les concessions sont au compteur (Frager), aux prix de 11 francs Par an pour 1 hectolitre par jour, pour les 2 premiers hectolitres ; 10 francs Par hectolitre par jour de 2 à 5 hectolitres; 9 francs de 5 à 10 hectolitres Par jour ; 8 fr. 50 (je 1() ^ hectolitres ; 8 francs à 20 hectolitres ; 7 fr. 25
- Annuaire des Distributions d’eau. 18
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- de 20 à 5o hectolitres ; 6 fr. 5o de 5o à 100, et 5 fr. 75 par hectolitre par jour au-dessus de 100 hectolitres par jour.
- H. — Degré hydrotimétrique de 70 à n°5 ; degré permanent, de 5° à 70 ; résidu fixe, 120 ; GaGO3, 5i,5 ; sels de MgO, 10,7 ; matières organiques en oxygène), o,64-
- En 1892, il y a 1 924 germes au centimètre cube dans la Dordogne et seulement i56 dans celle des filtres ; en 1898, on trouve 2 000 bactéries dans la rivière et 990 dans l’eau de la ville.
- L’eau du puits artésien a été trouvée bonne.
- 9- — Quelques égouts se jetant dans l’Isle.
- Mérignae (7.421 h.) (4-197 p- m. a.) Rien que des puits ; environ 5oo puits particuliers.
- Pauillac (5.914 h.) (2.549 P- m- a-)
- Pas de distribution d’eau ; quelques sources nées dans la ville et de nombreux puits.
- Talence (n.832 h.) (11.573 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; quelques sources nées dans la ville et de nombreux puits (environ'1 3oo puits particuliers).
- La Teste (7.082 b.) (5.699 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; quelques sources nées dans la ville et de nombreux puits (4 publics et 4oo particuliers).
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Bazas (4-684 h.) (2.5o5 p. m. a.)
- Adduction d’une source en 1866, au moyen d’une conduite en ciment de 0,22 (avec 0,08 d’épaisseur) sur 655 mètres et d’une conduite en fonte de 0,162 sur 155 mètres. Réservoir de 200 mètres cubes. Dépense, 35 ooq francs. L’eau marque i3° à l’hydrotimètre. — Quelques égouts.
- Blaye et Sainte-Luce (4.890 b.) (3.42.3 p. m. a.)
- N’ont que des puits : i4 puits publics et 200 puits particuliers.
- Castillon (3.117 h-) (2.800 p. m. a.)
- En 1888, on a installé deux béliers (dont un est un bélier-pompe) hydrauliques Durozoi pour élever de 20 mètres l’eau de sources naissant dans 1®
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- Gironde
- coteau le long de la Dordogne. Le bélier ordinaire consomme 8 1. 5 à la seconde avec 2 mètres de chute, et le bélier-pompe 5 litres par seconde avec 4 m. 5o de chute ; on élève 100 mètres cubes par jour dans un réservoir de 60 mètres cubes. Dépense faite, i5ooo francs.
- Cadillac (2.783 h.)
- Puits artésien foré récemment, il descend à 202 mètres de profondeur jusque dans les sables du Soissonnais (éocène). L’eau arrive à 3 mètres au-dessus du sol (H- 5 au-dessus du niveau de la mer), et on a un débit de 6 mètres cubes par minute. Un réservoir en ciment armé est rempli par une turbine mue par la force ascensionnelle. Dépense faite, 175 600 francs.
- Coutras (4-4<>6 h.) (2.686 p. m. a.)
- Rien que des puits : 3 puits publics et 200 puits particuliers.
- La Réole (4-3ig h.) (3,46g p. m. a.)
- Puits artésien foré récemment et distribution de l’eau en igoi. Le puits a 228 mètres de profondeur, et s’arrête dans les sables du Soissonnais (éocène). L’eau remonte à la cote -f- 17 au-dessus delà mer, puis est élevée par des pompes à moteur électrique ; le débit est de 2 mètres cubes à la minute. Dépense faite 276 000 francs.
- L’eau a 170 de température ; en i8gg, on y trouve 2 5 bactéries par centimètre cube.
- Autres localités ayant exécuté une adduction d’eau (depuis 1884) :
- Noms des communes Habitants Date des travaux Dépenses faites Observations
- Lormon .... Langoiran . . . Gastelmoron - d’Al- 3 184 1917 l8g3 I9°° fr. 68 i5o A
- bret ..... Saint - Louis - de - i36 O en 943
- Montferrand . . 705 1906 5 000 Nappe profonde ; conduite fonte.
- Langon . . . . 4836 1907 172970 Nappe souterraine ; conduite fonte ; 2 rés. béton armé ; 2 turbines à axe horizontal; 2 pompes centrifuges.
- En outre, Saint-André de Culbzac (4o23 b.) et Bouliac (7g 1 h.) ont un projet approuvé.
- En résumé, toute la partie ouest du département participe du régime des Landes (voir la note de ce département) ; les grandes vallées de la Garonne et de la Dordogne contiennent une nappe phréatique abondante dans les alluvions ; enfin l’oligocène qui règne dans le sud-est contient des nappes dans les assises calcaires, lesquelles donnent naissance à des sources dans les ^allées recoupant ces assises.
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- DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT
- (4 arrondissements, 36 cantons, 34o communes, 482.779 habitants) Agde (8.435 h.) (7.146 p. m. a.) — 1.420 maisons.
- Eau de rivière, turbine hydraulique et machine à vapeur.
- La ville a établi une première distribution en 1866, suivant le projet de MM. Simonneau et Vinas, En 1890, elle a concédé l’élévation et la distribution à la Compagnie Wallers, frères, propriétaire du barrage d’Adge, qui fait en même temps l’éclairage électrique. La ville paie 10 000 francs par an pour recevoir au moins 3 000 mètres cubes par jour ; le surplus entraîne un supplément de redevance qui arrive à près de 3 000 francs par an.
- Il y a des puits dans le basalte, qui à 33 mètres et à io5 mètres de profondeur donnent des eaux artésiennes à goût ferrugineux très prononcé.
- 1. — La prise se fait dans l’Hérault, à 5 kilomètres de son embouchure et immédiatement à l’amont du barrage Liniaire, ou barrage d’Adge ; l’aqueduc de prise a i5 mètres de longueur.
- 2. — Pas d’épuration.
- 3. — Une turbine de 3o chevaux mue par la chute due au barrage, et une machine à vapeur de secours de pareille force. La hauteur de refoulement est de i5 mètres ; la conduite de refoulement distribue en route, et ce n’est que le surplus qui va au réservoir.
- 4. — Un réservoir de 3oo mètres cubes en maçonnerie, voûté et surélevé de 2 mètres au-dessus du terrain environnant, est établi au point haut de la ville ; profondeur d’eau de 3 mètres. A la caserne, réservoir de 24 mètres cubes en tôle sur pylône.
- 5. — Réseau de distribution en tuyaux de fonte de 0,200 à o,o5o de diamètre ;
- 102 bornes-fontaines ;
- 90 bouches d’arrosage ;
- 4o5 branchements pour concessions particulières ; il y a de nombreux filtres Ghamberland chez les particuliers aisés.
- 6- — Consommation moyenne Dar jour : 3 33o mètres cubes avec maximum de 5 5oo mètres cubes et minimum de 2 600 mètres cubes.
- Les concessions sont au robinet libre au prix de 20 francs, plus 3fr. 70 pour chacun des ménage de l’immeuble.
- 1 • — Degré hydrotimétrique total, 20°6 ; degré permanent, 12°9 ; résidu fixe, 226; sels de. chaux, 181; sels de MgO, 21 ; SO3, 37; chlore, 8; matières organiques (en oxygène), 3.
- 8- — La ville songe à établir des galeries filtrantes sur la rive gauche de 1 Hérault et des réservoirs d’une capacité sérieuse.
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- Hérault
- 9. — Quelques aqueducs au voisinage du port, mais la plupart des eaux usées, y compris les matières fécales, sont déversées dans les caniveaux et coulent à l’air libre jusque dans le port.
- Bédarieux (6.i3i h.) (5.594 p- m. a.) — 1-12.9 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Travaux d’adduction exécutés en 1863, suivant projet de M. Philippe ; dépense faite, a5o 000 francs ; dépense pour travaux ultérieurs, 20 000 francs. Travaux nouveaux en 1907. Dépense totale 3ioooo francs.
- Il y a encore 10 puits publics et i5o puits particuliers.
- Régie directe : M. Etienne, architecte de la ville, directeur du service.
- 1. — Source dite des Douze, formée par la réunion de plusieurs sources sortant de l’oolithe inférieure au-dessus de la marne du lias, à l’origine du ruisseau de Vèbre, à 3 kilomètres de Bédarieux ; un barrage en maçonnerie, de 10 mètres de longueur, retient l’eau qui sert une partie du temps à actionner les usines.
- Un aqueduc dallé, de 2 5oo mètres de longueur et 0 m. 4° de section, interrompu par 3 siphons en fonte, à la traversée des vallons, amène L’eau au réservoir de distribution.
- 4. — Réservoir de 900 mètres cubes, en maçonnerie, avec 4 mètres de hauteur d’eau, situé à l’arrivée de l’aqueduc et à 33 mètres au-dessus du niveau moyen de la ville. Il est établi sur le rocher et surélevé de 6 mètres ; il est recouvert de zinc ondulé, supporté par une charpente métallique.
- o. — Réseau de distribution en tuyaux Chameroy (tôle bitumée) de 0,240 a o,o4o de diamètre, avec un développement de 5 200 mètres ;
- 20 bornes-fontaines à levier avec prise pour arrosage et incendie ; i5 bornes-fontaines, système Brousseval, pour arrosage et incendie ;
- 17 bouches d’arrosage et de lavage ;
- 4 urinoirs à effet d’eau ;
- i4o branchements pour concessions particulières.
- 6- — La source débite au moins 120 litres par seconde, mais la Ville ne peut dériver le débit que pendant quelques heures par jour. La consommation journalièi'e est de 900 mètres cubes.
- loutes les concessions sont au compteur (Etoile, Siemens, Meinecke, Kennedy, Michel), au prix unique de 0 fr. 20 le mètre cube, avec minimum de perception de 9 francs par an. La Ville loue des compteurs.
- ^ • — Degré hydrotimétrique total, 24° ; degré permanent, 8°2 ; résidu fixe, 204 ; CaO, 96 ; MgO, 16 ; SO3, 20 ; chlore, n ; nitrates, 0 ; matières 0rganiques (en oxygène), 0,625.
- D- Il y a un réseau d’égouts très incomplet se déversant dans le ruisseau de Vèbre et la rivière d’Orb. Ces cours d’eau reçoivent directement le produit des urinoirs et cabinets publics.
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- Béziers (52.268 h.) 46.262 p. m. a.) — 6.109 maisons.
- Galeries et puits filtrants, turbines hydrauliques et machines à vapeur.
- En 1862, M. Dellon installa des caissons de captation à Carlet, avec des machines hydrauliques. En 1889, M. Roux fit construire la galerie de captation de Carlet, pour remplacer les caissons qui ne fonctionnaient plus, et fit installer 2 machines à vapeur à l’usine. Enfin, en 1896, M. Malenfant fit remettre en état un certain nombre des caissons de Carlet, projeta l’établissement de 3 puits filtrants et l’installation de l’usine élévatoire de Cordier. Travaux qui furent modifiés et exécutés par M. Métour.
- Les dépenses faites par ces divers travaux n’ont pu être données.
- Régie directe : M. P. Marquès, directeur du service des Eaux. Ingénieur (Arts et Métiers).
- 1. — L’eau est puisée dans les graviers de la vallée de l’Orb, aux lieux dits Carlet et Cordier, à quelques kilomètres à l’amont de la ville. Le gravier a une épaisseur de 8 à 12 mètres et repose sur l’argile compacte (miocène) ; l’eau provient en grande partie de la rivière, mais il droit en venir une certaine proportion des nappes des coteaux.
- A Carlet, les 20 caissons filtrants de Dellon étaient en chêne, sans fond, avec 4 mètres de longueur sur 1 mètre de largeur et autant de hauteur ; ils étaient descendus à 6 m. 70 en dessous du sol et l’aspiration s’y faisait par des tuyaux de 0,10 plongeant dans le caisson. Ces caissons, qui étaient distants de 12 mètres l’un de l’autre, donnaient 6000 mètres cubes par jour au début; en 1889, ils ne donnaient presque plus l'ien, et on établit alors une galerie de captation. — Celle-ci a 85 mètres de long, parallèlement à la berge de la rivière dont elle est distante de 3o mètres ; elle a des piédroits à pierres sèches, d’une distance entre eux variant de i.o5 à 1,20, et d’une hauteur de 1 m. 20, recouverts par une voûte en plein cintre, soit 1,65 à 1,80 de hauteur sous voûte. Cette variation explique les affouillements et la démolition de cette galerie (on comptait sur 1,80 pour les curages).
- Essai de réparation en 1901, mais à la façon d’un égout : aussi la galerie s’écroulait en partie en 1904, et. est réparée en 1905, où 17 mètres furent remplacés par un genre de galerie décolmatable en béton de ciment armé (blocs moulés), imaginée par le directeur actuel qui conduisit les travaux (régie directe). En outre, il a été fait une cloison en briques et ciment au-dessus de la voûte, en prévision que les infiltrations de la rivière ne seraient plus utiles à l’alimentation après autres travaux de captation.
- Il n’y a pas de radier. La galerie est descendue à 6 m. 93 en-dessous du sol. Avec une dénivellation de 1 m. j5 entre le niveau de son eau et celui de la rivière, elle peut donner 60 litres par seconde en hiver et 40 litres en été (infiltration de la rivière, rive droite), débit doublé par les infiltrations de la nappe souterraine (rive gauche).— Enfin, en 1896, on a remis en état de fonctionner 12 des caissons de captation primitifs (débit variant de 4o à 25 litres et moins suivant été).
- Egalement vers 1889, on a établi en plein lit de l’Orb, au lieu dit Cordier, trois puits de 3 mètres de diamètre, descendus à 7 ou 8 mètres en dessous
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- du fond du lit ; le fonçage a été fait à l’air comprimé. Ces puits sont formés d’une paroi en béton de o,55 d’épaisseur, enveloppée d’un revêtement de tôle unie ; ils sont recouverts de même par une calotte dépassant le niveau des hautes eaux et forment ainsi des cylindres étanches sans fond ne recevant l’eau que par l’ouverture inférieure.
- — Filtration naturelle dans les graviers.
- 3. — i° Usine de Carlet.
- Deux turbines centripètes, fonctionnant sous 3 mètres de chute et 5 5oo 1. de débit par seconde, actionnent chacune 2 pompes à piston plongeur pouvant refouler 9 3oo mètres cubes par jour 2 5oo à 3 000 en été (Etiage). (Projet de la maison Bonnet, Toulouse). Deux machines à vapeur genre Corliss (Farcot), horizontales, à 4 tiroirs et condensation, faisant chacune 129 chevaux avec 66 tours à la minute, actionnent 2 pompes horizontales à piston plongeur et double effet, pouvant élever chacune 5 800 mètres cubes par jour. La vapeur est fournie par 3 chaudières horizontales, semi-tubulaires, et à 2 bouilleurs, de chacune 110 mètres cubes de surface de chauffe.
- 20 Usine de Cordier (Projet de la maison Bonnet, Toulouse).
- Deux turbines à libre déviation, fonctionnant sous 1 m. 5o de chute et 3 5oo litrçs par seconde, actionnent par un engrenage d’angle 2 pompes à piston plongeur à double effet : ces pompes refoulent 5 200 mètres cubes par jour (6 à 800 en été). Etiage.
- Pour les deux usines, la hauteur de refoulement est de 96 mètres : les conduites de refoulement ont o,4oo et o,3oo de diamètre et des longueurs respectives de 4 000 et 2 3oo mètres entre les usines et les réservoirs.
- 4. — Deux réservoirs de 5 120 mètres cubes chacun, établis côte à côte à 1 5oo mètres en avant de la ville, et à l’altitude 93,23 (les eaux sont captées à la cote 8 et la plus grande partie de la ville est à la cote 60). Chaque réservoir est formé par une chambre circulaire en béton de ciment (de la maison Pelloux, de Grenoble), surélevée de 8 à 10 mètres au-dessus des terrains environnants et entourée de remblai.
- 5. — Le réseau de distribution, en fonte, de o,4oo à o,o5o de diamètre, s’étend sur environ les 9/10 de la longueur des rues ;
- 240 bornes-fontaines avec raccord d’incendie ;
- 36o bouches d’arrosage avec raccord d’incendie ;
- 2 85o branchements pour concessions particulières ;
- — La consommation moyenne est de 8 000 mètres cubes par jour, avec maximum de 12400 mètres cubes et minimum de 6 5oo mètres cubes.
- Tontes les concessions sont au compteur (2 55o Michel-Frager et 3oo Crown-meterj au prix unique de 0 fr. 3o le mètre cube, avec minimum de perception de i5 francs.
- — i° Eau de Carlet : résidu fixe, 20.0 ; NaCl, 28,5; nitrates, 1 ; nitntes, 0 ; azote albuminoïde, traces très faibles ; matières organiques (en °xygene), 0,46 ; on trouve 61 bactéries saprophytes au centimètre cube.
- 2° Eau de Cordier : résidu fixe, 176 ; NaCl, 18,5 ; nitrates, 11 ; nitrites, 0 ; azote albuminoïde, traces très faibles ; matières organiques (en oxygène), ; on trouve 115 bactéries saprophytes au centimètre cube.
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- M. le Dr Cabrol, chef du bureau d’Hygiène, analyse périodiquement les eaux.
- 8. — Les deux usines, galerie, canal d’amenée ont besoin de sérieuses réparations. Travaux de captation, préservation et amélioration de l’alimentation. Le réseau de distribution serait à remplacer en partie et à grossir,
- O. — Les principales rues ont des égouts qui reçoivent les eaux pluviales et ménagères et les déversent directement dans l’Orb, à l’aval de la ville.
- Celle (33.892 h.) (32.659 P- m- a )
- Sources, machines à vapeur.
- Première installation en i863 ; remaniement complet en 1887 ; dépense totale d’environ 2 000 000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Sources d’Issanka, situées à 11 kilomètres de la ville, sortant du calcaire triasique et captées par deux tronçons de galeries et des drains autour des trois chambres de réunion des eaux. Elles sont amenées par un aqueduc circulaire en tuyaux de béton de ciment de 0 m. 72 de diamètre intérieur ; il a une chute totale de 5 mètres. Il aboutit à un bassin de 80 mètres cubes au quai des Moulins, dans lequel puisent les pompes. Il paraîtrait qu’en temps de crue la Yenne peut pénétrer dans les sources.
- 3- — Trois machines de 4<> chevaux, dont 2 toujours en marche, faisant 3o tours à la minute, actionnent des pompes qui élèvent 5 000 mètres cubes par jour dans les réservoirs de distribution.
- Sur le réservoir de Carraussane, une machine à vapeur composée de 25 chevaux monte de l’eau dans un réservoir supérieur (cote 160), qui sert à alimenter la partie haute de la ville et les villas de la côte.
- 4. — Trois réservoirs de distribution, non compris le bassin d’arrivée du quai des Moulins ; ils sont tous trois en maçonnerie et voûtés. L’un, dit Château d’eau (cote 3o), contient 2 700 mètres cubes ; le second, dit de Car-rausane (cote 4o), contient 8 000 mètres cubes ; enfin le troisième, dit réservoir de Rech (cote 3g), contient 3 000 mètres cubes.
- Le réservoir supérieur, établi à la cote 160 sur le mont Saint-Clair, contient 1 000 mètres cubes ; il est aussi en maçonnerie et voûté.
- 5. — Réseau de distribution en fonte en 2 zones ;
- nombreuses bornes-fontaines publiques ;
- assez nombreuses concessions particulières.
- O. — On dispose de 8 000 mètres cubes par jour.
- Toutes les concessions sont au compteur, au prix unique de 0 fr. 3o le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 170; CaCO3, 212, CaSO1, 33; MgO, traces ; NaCl, 12.
- Pas d’analyse bactériologique.
- 3. — Quelques égouts se déversant dans le canal.
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- Hérault
- Clermont-l’Hérault (5.i4« h.) 4.731 p. m. a).
- Pas de distribution d’eau. Il y a seulement depuis i865 quelques fontaines publiques, alimentées par des sources voisines de' la ville. En 1898, la ville a dépensé 3 700 francs pour les améliorer, et en 1902 elle adjuge pour 50 000 francs la réfection des conduites d’amenée. Le débit est de 100 à i5o mètres cubes par jour.
- Lodève (7*395 h.) (6.142 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- La ville avait quelques sources voisines, dites de Fonbonne, de Pertus, des Roucans, qui alimentaient par des tuyaux en poterie des fontaines publiques à jet continu ; il y a aussi 3 canalisations de sources particulières.
- En 1893, la ville capta et amena les sources du vallon Gauvy, les sources Labranche et la source des foulons Labranche, et établit une distribution en fonte; dépense primitive de 172665 francs. Travaux d’amélioration en 1901, pour 20 000 francs.
- Régie directe : M. Bouissac, architecte de la ville, directeur du service.
- 1.—Sources du vallon Cauvy (altitude 264.86) et sources Labranche (altitude 246,72) à 4 ou 5 kilomètres de distance de la ville, au pied du versant du Laurounet. Elles naissent au-dessus des marnes irisées. Elles sont captées par des aqueducs voûtés, de 1 mètre de large sur 1 m. 5o de haut, dont le piédroit du côté de la montagne est à pierres sèches, tandis que le piédroit opposé est en maçonnerie étanche. Les eaux sont amenées par des tuyaux en fonte, à une conduite en fonte de 0,200 de diamètre, à laquelle se joint la source des foulons Labranche (cote 204,12). La conduite d’amenée a une longueur de 434o mètres entre les points de jonction (cote 204,12) et le réservoir (cote 192,45).
- 4- — Réservoir en maçonnerie, voûté (voûtes en briques de 0,22) et divisé en 2 compartiments. Contenance totale : 537 mètres cubes, avec 4 métrés de hauteur d’eau.
- Le trop-plein du réservoir est conduit dans le bassin du parc et peut servir a 1 arrosage des rues et plantations.
- — Réseau de distribution en fonte, en tuyaux de 0,100 à o,o4o de diamètre ;
- 3i bornes-fontaines à jet commandé;
- 10 bouches d’arrosage ;
- a0 concessions particulières.
- Les sources Gauvy et Labranche donnent 10 litres par seconde, chiffre auquel il faudrait ajouter le déhit des anciennes sources.
- Les concessions sont perpétuelles ; l’eau a été vendue après l’adduction, au Prix de 1 200 francs pour 3 litres à la minute.
- ' Degré hydrotimétrique, 18 à 20° ; degré permanent, 10 à 120;
- résidu fixe à 145°, 280 ; CaC03,76 ; MgCO3, 74; CaS04,7 ; MgS04,8 ; NaCl, > nitrates, traces.
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- Hérault
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- On trouve 200 à 4<>o germes par centimètre cube.
- 9. — Quelques égouts.
- Limel (7489 b.) (6.769 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau. Nombreux puits de 4 mètres de profondeur (34 puits publics). Quelques égouts.
- Mèze (6.017 ^-) (5.574 p- m. a.)
- Puits artésiens, machines à vapeur.
- Les travaux ont été exécutés en 1894 et 1895, sous la direction de M. Valez : dépense faite : 280 000 francs. Il y avait alors 4 puits publics ordinaires et 4oo puits particuliers.
- Régie directe : M. Guerre, architecte de la ville, directeur du service.
- 41. — Deux puits artésiens, dits du Sesquier, communiquant entre eux, descendus à 35 mètres de profondeur (sans doute jusqu’à la craie), avec o,i5 de diamètre. L’eau arrivait à o,5o au-dessus de la surface, mais avec un faible débit ; on a fait un avant-puits de 9 mètres de profondeur et 8 mètres de diamètre, dans lequel aspirent les pompes.
- 3. — Deux équipages, comprenant chacun une chaudière Laurens TJiomas et Pérignon (de i4 m. q. 10 de surface de chauffe), une machine horizontale à détente, variable, système Meyer, de 12 chevaux et 54 tours à la minute, et une pompe Girard, à piston plongeur et double effet, attelée en tandem sur la machine. Chaque équipage peut élever 20 litres à la seconde, à 3o mètres de hauteur, par une conduite ascensionnelle de o,25o sur i,55o mètres de longueur. Les machines sont de la maison Olry et Grand-démangé (Paris).
- 4. — Réservoir de 2 000 mètres cubes, en maçonnerie, voûté et à demi enterré, divisé en 2 compartiments indépendants ; il est situé à la cote 24,5o.
- *>. — La conduite de départ du réservoir en o,25o à 1,100 mètre entre le réservoir et une cuve de distribution à l’entrée de la ville ; de cette cuve part une conduite en 0,162, faisant un circuit fermé sur lequel s’embranchent des conduites secondaires ;
- 36 bornes-fontaines ;
- 60 bouches d’arrosage ou d’incendie ;
- 70 branchements pour concessions particulières.
- 6. — Consommation moyenne : 65o mètres cubes par jour.
- Toutes les concessions sont au compteur (Kennedy), au prix de 0 fr. 3o le mètre cube ; elles ont rapporté 3 600 francs en 1900.
- K. — Résidu fixe, 721 milligrammes ; CaO, i4o milligrammes ; MgO, 32 ; alcalis, 108,7 i SÔ3, 49*4 ; NaCl, 54,4 ; SiO2, traces très faibles.
- On a trouvé 900 germes saprophytes au centimètre cube.
- 9. — Des caniveaux dirigent les eaux pluviales et ménagères dans l’étang • pas d’égouts.
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- JlOlltpellte1* (77-114 h-) (60.983 p. m. a.) — environ 8.000 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Historique. — De 1753 à 1766, le célèbre ingénieur Pitot exécuta l'adduction de la source de Saint-Clément au moyen d’un aqueduc de 13 904 mètres, de longueur aboutissant au Château d’eau du Peyrou (tunnel de 1 200 mètres, ponts-aqueducs dont celui du Peyrou qui a 85o mètres, etc.). Le débit disponible était de 2.5 litres par seconde; la dépense fut d’un million de livres.
- En i854. le débit de 25 litres étant trouvé insuffisant, on se décide, suivant le projet de M. Duponchel, à prolonger l’aqueduc de Saint-Clément sur 5 kilomètres de longueur, de manière à atteindre la source du Lez et à en dériver aussi 25 litres. Les travaux étaient terminés pour 1859.
- Vingt ans après, nouvelle insuffisance ; le décret du i4 juin 1879 autorisa la ville à porter 125 litres par seconde le volume à dériver de la source du Lez. On rendit étanches les parois intérieures de l’aqueduc, et il put amener les ia5 litres du Lez ; mais ce débit, en relevant le plan d'eau de l’aqueduc, empêcha les eaux de la source de Saint-Clément d’arriver désormais. Ce ne fut qu’en 1882 que les ia5 litres du Lez furent distribués à Montpellier.
- Entre temps, on établit un réservoir de 7 000 mètres cubes, et on posa des conduites de distribution en fonte sur une vingtaine de kilomètres ; le réservoir fut inauguré le 25 mai 1887.
- Les concessions gratuites et payantes s’étant multipliées et le service d’arrosage développé, une nouvelle insuffisance se fit sentir. Un nouveau décret, du 29 juillet 1900, a porté à 25o litres par seconde la dotation de la ville sur la source du Lez ; mais il fallut refaire entièrement l’aqueduc, sauf dans les parties en tunnel et les ponts-aqueducs. Le travail a été fait en 1900, sans arrêter le service d’eau en ville, par M. Kruger, architecte de la ville (M. Thomas, entrepreneur).
- On n’a pas le compte de toutes les dépenses faites lors de ces transformations successives, mais elles sont très élevées.
- Il y a encore en ville environ 700 puits particuliers en usage.
- Régie directe : M. Kruger, architecte de la ville, directeur du service des eaux (depuis i885) ; M. Saix, conducteur-chef du service, et M. Proché, inspecteur des eaux.
- 1. — Les sources de Saint-Clément et du Lez naissent dans le terrain oeocomien (garrigues), qui s’étend au nord de Montpellier sous forme de collines arides. La source du Lez, seule utilisée aujourd’hui, émerge au pied dun rocher calcaire dans un bassin circulaire de 3o à 35 mètres de diamètre, °n 1 eau sourd vers le milieu par une profondeur de i5 mètres environ ; du cote aval, le bassin est fermé par un barrage, et, jusqu’ici la prise se lait SUr ta droite de ce barrage par un déversoir en mince paroi pratiqué dans Une ptaque métallique à l’origine de l’aqueduc. Quand le niveau de la source ne dépasse pas celui du barrage, le déversoir en mince paroi donne es 2oo litres par seconde auxquels la ville a droit ; quand le niveau est plus ^eve* trois déversoirs successifs créés dans l’aqueduc, avec des largeurs de Cotres, 4 mètres et 5 mètres, rejettent à la rivière le surplus. Enfin à
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- 2 kilomètres de l’origine, un bassin régulateur de 100 mètres cubes permet de vérifier le débit de l’aqueduc.
- Sur la proposition de M. Rruger, la prise a été récemment modifiée. Aulieu de ne prélever, comme précédemment, que l’eau de la surface du bassin, un dispositif de tuyaux immergés va prendre l’eau au fond même de la source, à l’endroit où l’eau bouillonne en remontant.
- La source du Lez débite au minimum 65o litres par seconde : en grandes eaux, elle atteint 10000 litres.
- L’aqueduc de Pitot suivait une ligne d’égale pente entre la source de Saint-Clément et le Peyrou, avec 13904 mètres de longueur (il n’y a que 9 kilomètres à vol d’oiseau) et o m. 288 de pente par kilomètre ; il arrive à la cote 55. Sa section intérieure était un rectangle de 0,70 de large sur 1 m. 4o de haut, avec à la base une petite cuvette demi-circulaire de o,4o de large sur o,3o de profondeur pour l’écoulement de l’eau ; les piédroits, en maçonnerie de o,33 d’épaisseur au sommet, supportaient des dalles de 1 m. 20 de largeur.
- Le nouvel aqueduc, refait en 1900 (sauf les tunnels et ponts-aqueducs), depuis la source du Lez (soit 5 kilomètres de plus), a la même section que l’ancien.
- 3. — M. Kruger a fait établir récemment une petite élévation d’eau pour les étages des quartiers hauts ; c’est une turbine, mue par la petite chute existant à l’arrivée de l’aqueduc dans le grand réservoir de Saint-Dominique, qui actionne une pompe centrifuge capable d’élever 6 litres par seconde à 12 mètres de hauteur. L'eau refoulée est reçue dans un réservoir de 100 mètres cubes en ciment armé, placé sur une tour en maçonnerie, qui alimente déjà près de 200 concessions. Pour suppléer à la turbine, on installe en dessous du réservoir de 100 mètres cubes, une pompe centrifuge mue pM l’électricité (courant fourni par la Compagnie d’Electricité de Montpellier).
- 4. — L’ancien réservoir du Peyrou (1766) contient 5oo mètres cubes; c’est une cuve circulaire en maçonnerie, qui était découverte, mais qu’on a couverte par une calotte en ciment armé.
- Le réservoir de Saint-Dominique (1887) contient 7 000 mètres cubes ; h est établi sur le trajet de l’aqueduc d’amenée, à 1 kilomètre avant son extrémité, et il est relié à celui du Peyrou par une conduite en fonte de 0,800, qui passe au pied du pont-aqueduc, en sorte que les deux réservoirs forment vases communiquants. Ce réservoir est divisé en sept compartiments égaux communiquant entre eux et couverts par des voûtes en plein cintre ; l’aqueduc passe en tête des 7 compartiments et s’y déverse à volonté.
- Enfin, rappelons l’existence du nouveau réservoir de 100 mètres cubes pour les quartiers élevés.
- o. — Les anciennes conduites de distribution étaient en Chameroy et ne valent plus rien ; leur remplacement par des tuyaux de fonte est à peu preS complet. Le réseau a environ 70 kilomètres de développement, en tuyaux de 0,800 à>0,080 de diamètre ; il y a 5oo vannes d’arrêt, type Kennedy.
- Quelques fontaines monumentales ;
- 240 bornes-fontaines, système Cadet, avec raccord pour l’incendie ;
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- ->3o bouches d’arrosage, système Cadet, avec raccord pour l’incendie ;
- 3 ooo branchements pour concessions particulières ; ils sont tous munis d’un coffret avec raccord d’incendie placé sous le trottoir.
- __La ville dispose de a5o litres par seconde, soit 21 600 mètres cubes
- par jour.
- Les concessions particulières sont au compteur ; l’eau étant très calcaire, les mécanismes qui sont en contact avec elle sont rapidement mis hors de service, et pour cette raison on n’a guère retenu que les compteurs Kennedy et Abeille (mécanisme hors de l’eau). Le prix du mètre cube est uniformément fixé à 0 fr. 3o avec minimum de perception de 20 francs par an.
- La ville se charge de l’entretien des branchements et compteurs, moyennant un abonnement de 5 francs par an : elle se charge aussi de poser les branchements et compteurs, suivant un tarif; elle prend tous les frais à son compte, si le propriétaire garantit pendant 10 ans que le rendement de sa concession au-dessus de 20 francs dépassera le dixième des frais exposés.
- 7.—Analyse de l’eau du Lez du 21 février 1899 : degré hydrotimétrique 24°; degré permanent, 8° ; résidu sec à 1 io°, 334 milligrammes ; CaO, i3o ; MgO, 14 ; SO3, 24 ; chlore, 25,5; SiO2, alumine et fer, 6 ; acide nitrique, 2; nitrites, 0 ; ammoniaque, 0 mgr. 02 ; azote albuminoïde, o mgr. 026 ; matières organiques (en oxygène), 0,6.
- On a trouvé dans la source du Lez un nombre de germes très variable : de 5o à i,5oo par centimètre cube, avec fréquemment du colibacille; de plus, l’eau se trouble par les pluies. On a assuré dans ces derniers temps une meilleure protection de la source et de ses abords, mais en raison du caractère vauclusien, il faudrait sans doute que cette protection soit étendue assez loin.
- 9. - Il y a encore des fosses fixes, mais le tout à l’égout unitaire est adopté et généralement appliqué dans toutes les rues. Les collecteurs, et principalement le collecteur des Aiguerelles, se déversent sans épandage ni épuration dans le Lez (débit d’étiage minimum de 600 litres par seconde), qui se jette daus la mer à peu de distance à l’aval.
- Pézenas (6.928 h.) (6.432 p. m. a.) — i.36o maisons. Puits filtrants, turbines hydrauliques et moteur à pétrole.
- De longue date, une source dite la Gloriette est amenée de 4 kilomètres de stance par un aqueduc maçonné.
- hn 1870, un premier projet, dressé par M. Delon, puisait l’eau dix*ecte-ttïent à l’Hérault (abandonné).
- k Dn 1892, suivant projet de M. Rebuffet, on établit 4 puits filtrants sur la e^ge de la rivière. Dépenses faites 182 000 francs.
- n 1^99» suivant projet de M. Jambon, on établit un 5e puits filtrant Ur la rive droite de la Peyne, avec une pompe mue par un moteur à F^hole } dépense : 17 000 francs.
- ln’ P°ur le hameau de Conas, on a récemment établi un moteur à vent Ulie ^0rce de 2 chevaux 1/2, pour élever l’eau de 2 puits dans un réservoir
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- de 10 mètres cubes, et alimenter de là 3 bornes-fontaines. (Le moteur et la pompe sont de la maisan Schabaver, de Castres.)
- Régie directe : M. Jambon, architecte, directeur de service.
- 1. — Les puits fikrants le long de la rive droite de l’Hérault, sont espacés de îo mètres l’un de l’autre et sont à 2 mètres de la berge ; ils ont o m. 35 de diamètre, 7 m. 5o de profondeur, et sont tubés en tôle (de 5 millimètres d’épaisseur).
- Le puits de la Peyne est destiné à suppléer aux puits de l’Hérault quand une crue de celui-ci met les turbines en chômage. Il est à 3 mètres de la rive droite de la Peyne et à 3 m. 5o de profondeur ; diamètre intérieur,
- 1 m. 5o.
- 2. — Filtration naturelle dans les graviers, avec apport principal des nappes des coteaux.
- 3. — Pour les puits de l’Hérault, 2 turbines Fontaine actionnées par la chute due à un barrage de l’Hérault, de 60 mètres de longueur et 1 m. 20 de hauteur. Chaque turbine a une puissance de 4 chevaux, fait 42 coups doubles à la minute et actionne une pompe à pivot supérieur pouvant élever 3oo litres à la minute à 26 m. 5o.
- Pour le puits de la Peyne, moteur à pétrole de 4 chevaux, refoulant 180 mètres cubes par jour à 26 m. 5o. — Toutes les machines sortent de la maison Schabaver, de Castres.
- 4. — Deux réservoirs, en maçonnerie, de chacun 1 5oo mètres cubes, entièrement enterrés, accolés et voûtés, situés au château de Montmorency, à 2 kilomètres des turbines et au delà de la ville, en sorte que la conduite de refoulement fait service en route. La conduite des puits de l’Hérault a 0,200 et 0,260 de diamètre ; celle du puits de la Peyne n’a que 0,100 et seulement 3oo mètres de longueur.
- o. -— Réseau de distribution d’environ 8 kilomètres de développement ;
- 26 fontaines publiques ; i4 bouches d’incendie et d’arrosage ;
- 24 bouches d’arrosage ;
- 5 urinoirs à effet d’eau ;
- 300 branchements pour concessions particulières.
- 6. — La consommation atteint la puissance des machines, soit 1 o44 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont pour la plupart (260) au robinet libre, à raison de 18 fr. 5o par ménage et par an. Les concessions industrielles sont au compteur (Frost-Tavenet) et paient o fr. 20 le mètre cube, avec minimum de perception de 3o francs pour l’année.
- 7. — Pas d’analyse connue.
- 9. — Il y a un petit égout collecteur qui évacue les eaux pluviales dans la Peyne, et un grand collecteur qui évacue dans l’Hérault.
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- Villes de moins de 5.ooo habitants.
- Balaruc-les-bains (i497 h.) (6g4 p. m. a.)
- L’eau d’une source était élevée jusqu’ici au moyen d’un moulin à vent.
- On installe en ce moment 2 pompes alternatives Dumontant à double effet, grande vitesse et clapets équilibrés, commandées directement par 2 moteurs a pétrole. Chaque pompe peut élever 8 litres par seconde à \o mètres de hauteur dans 2 réservoirs en sidéro-ciment de chacun i5o mètres cubes, situés à 1 4oo mètres de distance de la source.
- Ganges (4-582 h.)
- En 1882, cette ville a établi dans le lit de l’Hérault des caissons en bois, sans fond, enfoncés dans le gravier. Une turbine fait mouvoir 2 pompes, élevant 25 litres par seconde à 33 mètres ; la conduite de refoulement alimente directement 9 fontaines à jet continu, 27 bornes-fontaines, 10 bouches d’arrosage et un certain nombre de concessions particulières.
- Puéchabon (588 h.)
- La source de Fontfroide, captée par une galerie dans le rocher, est élevée par une pompe Dumontant à triple effet, actionnée par une turbine sur l’Hérault. Le volume d’eau motrice varie de 800 à 2 000 litres à la seconde et la chute est de 2 mètres. On aspire à 997 mètres de distance et 4 mètres de différence de niveau, et on refoule à 5700 mètres de distance et 2,3o mètres de différence de niveau dans un réservoir en maçonnerie de 600 mètres cubes. Les travaux ont été exécutés en 1890 et ont coûté 175000 francs.
- L’usine élévatoire, construite en béton et casematée, est recouverte par les hautes crues de l’Hérault ; à ce moment, une pompe à air actionnée par la conduite de refoulement maintient l’air dans le local, et une pompe hydraulique, mue de même, règle le moteur.
- Servian (3.5i6 h.) (2.957 p. m. a.)
- On va exécuter les travaux d’élévation et distribution de l’eau d’un puits foré dans la plaine (pliocène). Deux machines à vapeur de 25 chevaux chacune actionnent 2 groupes de pompes Dumontant à quadruple effet, grande vitesse et clapets équilibrés ; chaque groupe pourra refouler 20 litres par seconde, à 60 mètres de hauteur, dans un réservoir en maçonnerie de 5oo mètres cubes situe à 1 960 mètres de distance. Les machines donneront aussi la lumière électrique. La dépense est évaluée à 120000 francs, sans les machines.
- Saint-André de Sangonis (2.554 h.)
- En 1867, on a établi 800 mètres d’aqueducs drainants (de o,3o sur o,5o) sui un plateau. Le débit tombe à 120 mètres cubes par jour en été. La con-oite en tuyaux à joints Lavril, qui fàit suite à l’aqueduc, alimente directement 3 fontaines à jet continu, i3 bornes, 2 lavoirs et 3 abreuvoirs.
- Thézan ( 1.643 h.)
- L eau de la nappe souterraine filtrée naturellement va être élevée par machines à vapeur de 25 chevaux, actionnant 2 groupes de pompes Du-0n a quadruple effet. Chaque groupe pourra élever 12 litres par 30°n x ^ ^o mètres de hauteur, dans un réservoir en maçonnerie de 0 métrés cubes situé à 1 65o mètres cubes de distance. Les machines promont aussi l’éclairage électrique.
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- Aülres communes ayant exécuté une addition d'eau (depuis 1884) ou qui un projet en cours d'exécution
- Nouas des communes Habitants Dates des travaux Dépenses faites Observations
- St-Mathieu de Tré- fr.
- viers 565 GO GO 00 7 700 Moulin à vent ; réservoir de 100 mèt. cub.
- Cazilhac 710 ? 12 000 Roue Sagebien refoulant l’eau d’une dérivation de l’Hérault.
- Gignac 2 55i ? » Eau de l’Hérault refoulée par une roue hydraulique.
- Assas 362 ? » Source et bélier refoulant 13 litres à la minute à 8 mètres de hauteur.
- Cazouls-le-Béziers . 3gio 1891 2i5ooo
- Le Poujol .... 1 000 id. 26 000
- Murviel-les Béziers . 2 426 id. i3o 000
- Félines-Hautpoul. . 773 id. 19 200
- Beaufort 295 1893 I 000
- Soumont . . . . 243 id. 4 950
- Lieuran-Cabrières . 232 id. 4 25o
- Teyran 447 id. 26 450
- Balaruc-le-Yieux. . 5i5 id. 25 700 Puits et moulin à vent; réservoir de 300 mètres cubes.
- Aniane 2 227 1894 » Sources, conduite d’amenée en foule.
- Agel 343 id. 4550
- Gabian . . . . . 1 067 LO CO 00 5 700
- La Vacquerie . . . 533 id. 18950
- Olonzac 2 4oo 1899 96000
- St-Ghristol. . . . 854 id. 36 600
- St-Jean-de-Fos . 1 177 1901 23 600
- Cruzy 1 647 I9°2 5o 000
- Prades-de-Lez. . Roqueredonte-de- 5o6 id. . 6 5oo
- Tiendas . . . 290 id. 5 5oo
- St-Martin- de l’Arçon 287 id. 5 800
- Lamalou les-Bains 9ï5 id. 142 5oo
- Pomérols . . . 1 806 id. 265oo
- St-Pargoire. . . 1 628 id. 37 000
- Saint-Chinian. . 3 037 19°3 126 900
- Montpeyroux . . I 25o 1904 665oo
- Vendargues. . . 1119 id. 53 820
- Lauret .... 206 ig°5 19 200
- La Pradal . . . i3g id. 4845
- Taussac .... 335 id. 3 827
- Auuies .... 4o5 id. 19700 Nappe profonde ; cond. fonte ; rés. ancienne église aménagée ; moteur à pétrole.
- Vacquières . . . 261 id. 26 179 Nappe souterraine; cond. fonte; rés. maçonnerie ; mot. à vent.
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- Autres localités ayant fait des adductions d’eau (depuis 1884) (suite]
- Noms des communes Population Dates des travaux Dépenses faites Observations
- Castelnau-le-Lez. . I 202 xgo5 53 25o Nappe profonde ; cond. fonte ; rés. ma-
- Magalas ..... 1874 1906 89093 çonnerie ; couvert ciment armé ; moteur à vent. Source ; cond. grès et fonte ; rés. ma-
- Palavas 960 id. i52 5oo çonnerie ; moteur électrique ; pompe à piston plongeur. Nappe profonde ; cond. fonte ; rés. ciment
- St-Georges-d’Orques. I 2l3 id 46 000 armé ; moteur à vapeur ; pompe à deux-corps et double effet. Nappe souterraine d’un ruisseau ; cond.
- Arboras 107 id. 16 5oo fonte ; rés. maçonnerie ; moteur à vent système « Eurêka » ; pompe à double effet. Source; cond. fonte ; rés. maçonnerie
- Les Plans .... 188 id. 5 000 Sources ; cond. fonte.
- Avène 1 076 1907 3 5oo Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- Bessan ..... 3 7.55 id. 184 000 Nappe souterraine ; cond. fonte ; rés. deux
- Le Bosc 749 id. io5oo cuves en tôle sur support en maçon nerie. Pompe à piston ; moteur asyn chrone triphasé. Source ; cond. fonte.
- Mireval 70() id. i65oo Nappe souterraine ; cond. fonte ; rés. béton
- Saint-Jean-de la-Bla-quière 365 id. 27 000 armé ; mot. à pétrole ; pompe à double effet. 2 sources : cond fonte; rés. maçonnerie.
- Jussargues . . . . 418 id. 32 000 Nappe souterraine ; cond. fonte ; rés. ma
- Villemagne.... 42^ W ce id. 5 000 çonnerie ; mot. à vent ; pompe à piston. Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- tin outre, les communes deCastries, Saint-Clement-de Riviere, Coulobres, Florensac, Montblanc, Saint-Pons-de-Maucbiens, Àrgeliers, Cres, \ille-vevrac, Octon, Saint-Féliz-de-Lodez, Gigean, Saint-Thibéry. Jonquières et Saint-Etienne de Gourgas ont des projets approuvés.
- Pe département a une constitution hydrogéologique très variable : le nord-ouest est formé par le granit et les schistes primaires, a sources nombreuses, mais petites, disséminées et superficielles ; le nord-est au contraire constitué par les calcaires jurassique (causses) et crétacé, à sources plus rares, ^ais abondantes (vauclusiennes) ; enfin la partie sud, formée de bandes tertiaires et d’alluvions, a généralement une nappe souterraine etendue, mais Pen profonde, alimentant facilement des puits, mais peu de sources importantes.
- An
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- 'nuaire des Distributions d’eau.
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- Ille-et-Vilaine
- DÉPARTEMENT DTLLE-ET-VILAINE
- (6 arrondissements, 43 cantons, 36o communes, 611.806 habitants.) CaneaJe (7.061 h.) (3.827 p. m. a.) — 1*397 maisons.
- Pas de distribution d’eau : 10 puits publics et i5o puits particuliers. Citernes. En 1907, on a construit une citerne de 200 mètres cubes et on construit actuellement un réservoir de 25o mètres cubes recevant l’eau de la fontaine des Jeux. A la Houle, on établit 3 bornes-fontaines et des prises d’eau pour les navires.
- Il n’y a pas d’égouts, mais seulement des caniveaux allant se déverser en mer. Les ordures ménagères sont enlevées chaque jour.
- Combourg (5.208 h.) (1.708 p. m. a.) — 364 maisons agglomérées.
- Pas de distribution d’eau ; il y a un assez grand nombre de sources naissant dans l’agglomération et utilisées sur place, ainsi que 6 puits publics et 4o puits particuliers.
- Un étang est voisin-de la ville pour l’eau de lavage et d’arrosage. — Pas d’égouts.
- Dinard-Saint-Eiiogat (6.114 h.) (4.862 p. m. a.) — 890 maisons.
- Double distribution
- i° Eau potable : eau de drainages, stérilisée par l’ozone; machines à vapeur.
- Projet de M. Dubuis, exécuté en 1889 ; dépense faite primitivement, 25o 000 francs ; et dépenses faites ultérieurement, 260 000 francs ; total, 5oo 000 francs.
- La ville a racheté la concession en 1903 pour 320 000 francs, et a établi en 1907 l’ozonisation (Traité du 9 septembre 1906 avec la Compagnie générale de l’Ozone) : l’usine d’ozonisation a commencé à fonctionner le 12 août 1907.
- Directeur de la distribution de Dinard, M. Omnès.
- 1. — Deux galeries drainantes, en maçonnerie, avec barbacanes, descendues à 8 ou 10 mètres de profondeur dans le granit recouvert d’arènes (gron) sur 3 à 5 mètres d'épaisseur ; la galerie de la Boussarde-en-Pleurtuit a 266 mètres de longueur, 1 m. 4o de hauteur et 0 m. 70 de largeur ; celle de Saint-Enogat a 72 mètres de long, 0 m. 90 de large et 1 m. 90 de haut.
- Conduite d’amenée en fonte, de 5 kilomètres de longueur, dont 3 kilomètres en 0,126 et 2 kilomètres en 0,100 de diamètre.
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- Ille-et-V ilaine
- g.___ Usine d’ozonisation, système Otto, pouvant stériliser 20 mètres
- cubes à l’heure. L’eau en sort à peu près aseptique.
- 3 — Machines h vapeur au nombre de trois, systèmes Ghaligny, Wor-thington et Darvey, de 5, 9 et 12 chevaux respectivement. Elles actionnent par courroies trois pompes Letestu, Worthington et Dubus, pouvant élever chacune de 20 à 3o mètres cubes à l’heure, à une hauteur de 26 mètres pour les deux premières et de 20 mètres pour la troisième ; 4 réservoirs d’air en aval des pompes.
- Cinq chaudières : un système Chaligny, une Crépelle-Fontaine, une Weyher et Richemond, et les deux autres Field.
- 4. — Un réservoir en maçonneriede béton, dei7 000 mètres cubes, emmagasine en hiver le surplus d’eau qu’il rend en été. TJn second réservoir taillé en plein roc, couvert d’un toit en fer et tuiles, de 11 000 mètres cubes de capacité, est situé à la carrière Robert. On y a joint en 1907 un filtre à sable avec dégrossisseurs système Otto, en ciment armé.
- A la Ville-ès-Méniers, à la cote 48,18, il y a un réservoir de distribution de 44° mètres en maçonnerie enterré. C’est ce bassin qui reçoit l’eau des usines de la Boussarde et de la Carrière et la distribue en ville en donnant la pression nécessaire.
- 5. — Réseau de distribution de i3 km. 5oo mètres, en tuyaux de 0,090 à o,o5o de diamètre ;
- 8 bornes-fontaines et 1 fontaine Wallace ;
- 80 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- environ 25o branchements particuliers.
- 6. — Consommation très variable suivant la saison.
- Les concessions aü compteur (Kennedy, Samain, Barriquand) paient 0 fr. 5o le mètre cube, avec augmentation de 10 0/0 pour l’eau consommée au delà de 100 mètres cubes entre le ier avril et le ier octobre et diminution de 10 0/0 dans les mêmes conditions pour les 6 mois d’hiver ; minimum de perception de 5o francs par semestre.
- Les autres concessions sont au robinet libre (ménages) et paient 3o francs pour un ménage de 1 à 3 personnes, et 10 francs en plus pour chaque personne au delà de 3, pour chaque boutique, chaque cour ou jardin de moins de 5 ares, etc.
- 20 Eau non potable : eau d’étang, machines à vapeur.
- Projet de M. Magdinier, ingénieur à Paris, coût 266 000 francs.
- Extension de conduites,et améliorations diverses, 3o 000 francs.
- 11 a été établi à la Richardais, à 5 kilomètres de Dinard, au moyen d’un arrage d une vallée, un étang d’environ 17000 mètres carrés de superficie pouvant contenir 60000 mètres cubes d’eau. Cet étang est alimenté par rverses sources et des petits cours d’eau dont le principal est l’Etanchet. 11 €St divisé en deux parties inégales par une chaussée sous laquelle existe une vanne et un aqueduc rempli de gros coke en aval de la vanne.
- e ceHe façon, l’eau arrive directement dans le premier étang, s’y décante, . en Passant sous l’aqueduc elle abandonne au filtre au coke ses grosses lmPuretés.
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- Elle passe ensuite dans le 2eétang plus vaste, puis dans une galerie filtrante de 25 mètres de longueur, dans laquelle se trouvent deux filti’es dégrossisseurs à coke et graviers et enfin dans le réseau de distribution.
- Elle est aspirée par une pompe à 4 corps, actionnée directement par une machine Wauquier compound de n,5 HP, d’un débit de 5o mètres cubes à l’heure qui la refoule à 6o mètres de hauteur dans les 2 réservoirs de distribution de l’Oribois. Ces deux réservoirs en ciment armé contiennent 35o mètres cubes de capacité chacun.
- L’aspiration a o m. 260 de diamètre et le refoulement 0 m. 17b de diamètre et 2 875 mètres de longueur.
- Réseau de distribution de 12 5ooo mètres de longueur.
- 162 concessions particulières à ofr. 4o le mètre cube pour un minimum de 24 francs par an. Les tramways, le bac à vapeur, l’usine à gaz et celle d’électricité paient le mètre jcube 0 fr. 3o.
- La consommation moyenne par jour est de 208 mètres cubes.
- O. — La ville étudie un projet général d’assainissement. 11 consistera sans doute en un réseau séparatif complet, avec passage par un tunnel du sevrage du quartier dè la grève de l’Ecluse jusqu’au pied de la falaise de l’Anse de Dinard, et déversement en mer à la pointe du Moulinet. Le tunnel servirait aussi de collecteur pour les eaux pluviales pour les quartiers de l’Ecluse et de la place de la Ville-en-Bois.
- Un réseau séparatif spécial desservirait Saint-Enogat et irait se déverser au Petit-Vidé.
- La dépense sera d’environ un million.
- Fougères (23.537 h-) (21.847 P- m- a-)
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- Adduction, dès 1674, des sources de la Forêt; de 1879 à 1882, remplacement de l’ancienne conduite en poterie par une conduite en fonte et création d’un réseau de distribution ; dépense ; i84ooo francs.
- En 1848, la ville avait capté la source des Fontaines ; en 1884, amélioration du service d’eau de cette source dans la rue des Fontaines ; dépense : 7 5oo francs.
- En 1874, captation et adduction des sources de la prairie de Folleville et distribution dans le faubourg de Rillé ; dépense en 1874 et 1878 : 9000 francs.
- Enfin, en 1896, adduction des eaux des sources et drainages des Veillées, suivant le projet de M. Mauxion ; puis, réfection, en 1899, de la distribution intérieure ; dépense : 480000 francs.
- Il y a encore 3 puits publics et une trentaine de puits particuliers.
- Régie directe : M. Le Chevalier, conducteur des Ponts et Chaussées, directeur du service.
- 1. — Toutes les sources captées naissent des terrains granitiques.
- Les sources de la Forêt sont amenées par une conduite en fonte de o,io°
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- de diamètre et 2 235 mètres de longueur, dans un réservoir de 900 mètres cubes.
- Les eaux du thalweg des Veillées sont captées par un aqueduc drainant de 3 kilomètres de développement, descendu sur le granit non décomposé, aux environs de 5 mètres de profondeur. L’aqueduc drainant à o,3o de largeur sur 0,60 de hauteur ;les piédroits sont en pierres sèches aveco,25 d’épaisseur, et surmontés d’une voûte en béton de ciment de 0,20 d’épaisseur à la clef, se relevant en solins contre les parois des fouilles. La conduite d’adduction entre la fin des drainages et la ville (réservoir de 2 3oo mètres cubes) est d’abord en tuyaux de fonte de o,25o sur 1,262 mètres (à ce point on pourrait amener plus tard le produit des sources et drainages d’une autre vallée) ; puis on trouve un aqueduc maçonné en souterrain, de 700 mètres de long, 0 m. 80 de large et 1 m. 4° de hauteur ; puis, des tuyaux de fonte de o,3oo sur 1 286 mètres ; enfin, des tuyaux de fonte de o,35o sur 2 i63 mètres. Longueur cumulée: 5 35i mètres; différence de niveau entre la fin des drainages et l’arrivée au réservoir : i3 m. 75.
- 4. — Ancien réservoir maçonné, de 900 mètres cubes, recevant les eaux de la Forêt.
- Nouveau réservoir en maçonnerie, construit à côté de l’ancien et communiquant avec lui ; capacité : 2 300 mètres cubes en deux compartiments égaux ; hauteur d’eau : 2 m. 65. Les réservoirs sont couverts de voûtes en briques.
- Les sources de la prairie de Folleville (faubourg de Rillé) sont réunies dans une chambre en maçonnerie, de 4o mètres cubes ; la source des Fontaines est captée dans une chambre de 3o mètres cubes.
- o. — Réseau de distribution complet. Deux conduites de départ du réservoir, formant ceinture, en tuyaux de fonte de o,35o. Développement total du réseau de i3 75o mètres, en tuyaux de o,35o à 0,080 de diamètre;
- 60 bornes-fontaines ;
- 85 bouches d’arrosage sous trottoirs, avec raccord d’incendie ;
- 62 bouches d’incendie de 60 millimètres ;
- 415 branchements particuliers.
- — Consommation totale par année : 760000 mètres cubes, soit en moyenne 2 080 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont toutes au compteur Schreiber (fabriqué par Barri-quand et Marre), aux prix de 8 francs pour 1/2 hectolitre par jour, 12 francs pour 1 hectolitre par jour, 18 francs pour 2 hectolitres, 28 francs pour 3 hectolitres, 4o francs pour 5 hectolitres, 60 francs pour 1 mètre cube par jour; au-dessus, 55 francs par mètre cube par jour pour 1 1/2 à 5 mètres cubes par jour, et 5o francs par mètre cube par jour pour un abonnement de
- plus de 5 mètres cubes par jour. Elles rapportent 19000 francs environ par an.
- ^ ' Eau des Veillées : degré hydrotimétrique, 6° à 8° ; total des matières dissoutes, 83 ; CaCO3, 10; SiO2, i3 ; CaSOL7 ; MgC03,8; NaCl, 28 ; ma-hères organiques (en oxygène), 1,2 ; azote nitrique, 1,1 ; azote ammoniacal,
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- En i8g5, on a trouvé 135 bactéries saprophytes au centimètre cube; en 1901, on en trouve 45o.
- 8. — La ville a prévu la captation dans l’avenir des eaux d’une vallée voisine de celle des Veillées ; elles seraient amenées en tête de l’aqueduc-souterrain, soit à 1 262 mètres delà lin des drainages des Veillées.
- O. — Pas de réseau d’égouts à proprement parler, mais seulement quelques petits aqueducs. La ville étudie la création d'un réseau et l’application du tout à l’égout.
- Paramé (5.562 h.) (2.982 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; n’a que des puits (4i puits publics et 3oo puits particuliers). — Pas d’égouts.
- La ville est en pourparlers avec une société chargée d’installer un service d’eau à Paramé. Les études préparatoires sont faites et le projet sera déposé incessamment.
- Elle a demandé également à la Gie de salubrité de Levallois-Perret d’étudier son assainissement en même temps que celui de Saint-Malo.
- Redon (6.681 h.) (5.170 p. m. a.)
- Sources, adduction par gravité-
- Restauration en 1906-07 de l’ancienne conduite d’eau du Tuet. Projet de la maison Gibault exécuté sous la surveillance de M. Morizet, agent-voyer. Dépense faite, 445 000 francs.
- 1 • — L’eau d’une fontaine est reçue dans deux réservoirs de 8 mètres cubes et 160 mètres cubes de capacité. De là elle s’écoule naturellement vers la ville par une conduite en fonte de 0 m. i5o de diamètre.
- 4. — Le réservoir est divisé en 2 compartiments de 80 mètres cubes chacun. Il est construit en maçonnerie ordinaire avec enduit de ciment et couvert de voûtes en briques.
- o. — Longueur du réseau de distribution, 2 kil. 4i2.
- i5 bornes-fontaines à raccord d’incendie.
- Consommation moyenne par jour, 60 mètres cubes.
- K. — Degré hydrotimétrique, 110.
- 9. — Il y a quelques égouts, se jetant dans la Vilaine.
- Rennes (75.640 h.) (62.024 p* m- a-)
- Drainages, adduction par la gravité.
- Projet de MM. Lesguillier et Soulié; travaux exécutés en 1882; dépense faite : 5 155 000 francs, dont 1 000000 pour la canalisation intérieure a été payé par la Compagnie générale des Eaux, la captation et l’adduction ayant
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- été payées par la ville. En 1900 et 1901, la ville dépense environ 5oooo francs pour l’amélioration de la captation.
- Concession de 5o ans, à partir de 1882, à la Compagnie générale des Eaux, 02, rue d’Anjou, à Paris. M. Boutan, directeur delà Compagnie ; MM. Veilhan et Glasser ; M. Bégonnet, directeur de l’exploitation de Rennes.
- (D’après la convention passée entre la ville et la Compagnie concessionnaire, la ville a la charge de l’entretien des captations, de l’aqueduc d’amenée et des réservoirs, laquelle se monte à 27 000 francs par an. Elle a droit, pour les services publics, à tout le volume d’eau qui excède les 3 000 mètres cubes par jour que la Compagnie peut vendre aux concessionnaires ; sur toutes les extensions nouvelles de canalisation, elle a droit à une borne-fontaine gratuite tous les 4oo mètres.
- La Compagnie a posé et doit entretenir a ses frais toute la distribution intérieure pendant la durée de la concession, à l’expiration de laquelle tout devient gratuitement la propriété de la ville. La Compagnie perçoit les abonnements, dont le produit lui appartient jusqu’à 80 000 francs ; pour le surplus, elle n’a plus que le cinquième, les 4/5 appartenant à la ville.)
- Il y a encore 3 puits publics et environ 600 puits particuliers.
- 1. — Captage. — Les eaux amenées à Rennes sont prises dans les vallées de la Loisance et de la Minette, affluents du Couesnon, au moyen de drainages profonds qui s’étendent dans treize vallées secondaires et ont un développement de 22 kilomètres.
- La constitution géologique de ces vallées est la suivante :
- tourbe sur une épaisseur de 1 m. 5o à 4 mètres ; argile » » de î m. 00 à 1 m. 5o ;
- cailloux roulés » de 0 m. 5o à 1 mètre ; tuf granitique, sur une épaisseur très variable, et rocher compact.
- Le tuf granitique, très perméable, émerge sur les flancs et la croupe des coteaux ; les eaux de pluie, pénétrant le sol, viennent former une nappe qui coule sur le rocher compact. Les aqueducs drainants sont à pierres sèches et descendent à une profondeur variant entre 5 et 12 mètres ; ils ont o,3o/o,3o sous dalles.
- La surface du bassin perméable alimentant les captages est d'environ 4000 hectares et assure un volume d’eau journalier de 16000 mètres cubes. En étiage, ce chiffre tombe parfois à 7 5oo mètres cubes.
- Aqueduc d'amenée. — Les drains aboutissent tous à un aqueduc collecteur dont l’origine est à la cote 84 m. 60. Le plan d’eau du réservoir étant à la c°te 63 mètres, c’est donc par la gravité que l’eau parcourt les 42'»112 m. 3o SUr desquels se développe l’aqueduc d’amenée.
- Cet aqueduc franchit plusieurs vallées
- la vallée de la Loisance, il franchit en souterrain le massif qui sépare eette vallée de celle de la Minette, puis recueille les eaux de celle-ci. Passant de la rive droite à la rive gauche de la Minette au moyen d’un siphon, l’aque-Uc se développe sur le flanc de la dépression, traverse le Couesnon égale-
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- ment en siphon, et franchissant, avant son entrée dansia forêt de Haute-Sève, la ligne de partage des affluents du Couesnon et de Pille (c’est-à-dire les hauteurs qui séparent le bassin de la Manche du bassin de l’Océan), il va traverser, dans la forêt de Rennes, le faîte séparatif des vallées de Pille et de la Vilaine, se tient dans le versant de Pille jusqu’à sa rencontre avec la roule nationale n° 177 et s’établit ensuite dans le versant de la Vilaine jusqu’à sou arrivée au réservoir du Gallet.
- La traversée de ces diverses lignes de faîtes a exigé le percement de dix souterrains ayant ensemble une longueur de 4968 mètres.
- Là où l’aqueduc se développe sur les versants ou se tient sur les plateaux, il a été construit soit en tranchée, soit en relief, sur une longueur de 28 117 m.5o.
- Mais les versants et les plateaux sont profondément ravinés par de petits cours d’eau qu’il a fallu franchir en siphon, de même que les vallées principales, et l’on a dû établir vingt-trois siphons à un ou deux tuyaux en béton de ciment (Porte de France) ayant une longueur totale de 8 4^91 mètres, sans comptende siphon du Couesnon et une partie du siphon de la Senière qui sont en fonte, sur une longueur de 478 m. 80.
- L’aqueduc, quand il est en relief, est une galerie rectangulaire de 1 mètre de hauteur sur 0 m. 80 de largeur, recouvert de dalles ; en tranchée, il affecte une forme ovoïde avec 1 m. 4<> de hauteur et 0 m. 80 de largeur ; en souterrain, il affecte la même forme avec une hauteur de 1 m. 60 pour une même largeur de 0 m. 80.
- La pente moyenne, dans les parties en conduite libre, est de 0 m. 20 par kilomètre.
- Les siphons en béton ont pour la plupart 0 m. 56 de diamètre intérieur, avec un enduit intérieur de 0 m. 02. Sur 2871 m. 90, ils n’ont qu’un tuyau avec une pente moyenne de o m. 0027 par mètre, et sur 6619 m. 10, ils ont deux tuyaux avec une pente de 0 m. 0006.
- 4. — L’aqueduc d’amenée vient déboucher dans un réservoir établi à 3kilomètres de la ville, sur le plateau de Gallet. Il est entièrement enterré et affecte la forme d’un rectangle dont les dimensions extérieures sont de 56 mètres sur 44 mètres. Sa contenance est de i5ooo mètres cubes. Le radier est à la cote 58 mètres et le trop-plein à la côte 65 mètres.
- Ce réservoir est couvert par une série de voûtes en plein cintre de 3 mètres d’ouverture, ayant 0 m. 25 d’épaisseur et dont les naissances sont à 6 m. i<) au-dessus du radier. Les murs intérieurs, de 0 m. 70 d’épaisseur, supportant ces voûtes, sont évidés par des arcades en plein cintre, de 3 mètres de diamètre, dont les naissances sont à 4 m. 4» au-dessus du radier.
- Ces arcades laissent entre elles des piédroits de 1 mètre de largeur, dont la partie inférieure, établie avec des fruits de i/5, forme socle sur 0 m. 5o de hauteur. Les murs d’enceinte ont des parements extérieurs verticaux et les parements intérieurs en fruit de 1/10, terminés par des solins de 1 m. 60 de rayon. Les parements intérieurs des murs d’enceinte sont revêtus d’un enduit de 0 m. o3 d’épaisseur en ciment de Portland.
- L’eau pénètre dans une chambre d’arrivée de 3 m. 70 de longueur sur
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- 0 m. 60 de largeur et de là peut être dirigée, soit vers le réservoir, soit directement dans la conduite de distribution,
- \ côté de la chambre d’arrivée se trouve la chambre des robinets.
- Un second réservoir, du même type, est établi à proximité du précédent pour parer aux interruptions de service nécessitées par les réparations de là conduite d’amenée. Il a 63 m. 80 de longueur, 56 m. 4o de largeur et une contenance de 20 000 mètres cubes.
- 5. — La conduite-maîtresse de distribution, qui sort du réservoir, a un diamètre de 0,700. D’abord placée dans une galerie accessible de 3a6 mètres de longueur, elle emprunte ensuite le sol de quelques chemins ruraux, aboutit à la route nationale n° 177 (faubourg de Fougères) qu’elle suit jusqu’à l’intersection de la rue de Vincennes et de la rue de Fougères. Sa longueur totale est de 2 677 m. 70.
- A l’origine du faubourg de Fougères, la conduite se devise en deux conduites de 0 m. 4°o de diamètre, qui se raccordent entre elles sur divers points de la ville. Fine conduite secondaire de 0 m. 3oo de diamètre se détache également sur la gauche de la conduite-maîtresse de 0 m. 700 et après avoir franchi la Vilaine sur le pont de Châteaudun, va desservir la gare et les ateliers du chemin de fer. Le point le plus bas de la ville est à la cote 15 m. 97 ; la distribution se fait donc dans des conditions très favorables, la pression maxima ne dépassant pas 39 mètres.
- Cependant, le quartier le plus rapproché du Jardin des Plantes (Thabor) étant à la cote 56 mètres et son alimentation présentant quelques difficultés, pour y obvier, on a posé une conduite spéciale de o m. 3oo partant de la chambre d’arrivée au Gallet et sousti'aite 'ainsi aux fluctuations de pression résultant de l’abaissement du plan d’eau dans le réservoir. Cette conduite aboutit à la promenade du Thabor, en suivant le même tracé que la conduite principale de 0,700 jusqu’au boulevard de la Duchesse-Anne.
- Le réseau de distribution a une longueur de 64002 mètres. Le point de la canalisation le plus éloigné est à 6 246 mètres du réservoir. Les tuyaux ont des diamètres compris entre 0,700 et 0,060 ;
- 90 bornes-fontaines ;
- 25g bouches de lavage avec raccords d’incendie ;
- 80 bouches d’arrosage à la lance ;
- 5o bouches d’incendie spéciales ;
- 2 760 branchements pour concessions particulières.
- — Le débit moyen est de 12 000 mètres cubes par jour, avec minimum de 7 5oo, dont à peu près moitié pour chacun des groupes de la Minette et de la Loisance.
- La plupart des abonnements sont au compteur (Frager, Kennedy, Etoile et Lambert) ; cependant il subsiste encore quelques concessions au robinet libre, d après estimation de la consommation. Les prix de vente de l’eau aux concessionnaires sont les suivants : 18 francs par an pour une consomma-bond un demi-hectolitre par jour, 25 francs pour 1 hectolitre par jour, 30 francs pour 25o litres, 70 francs pour 5 hectolitres, 100 francs par mètre
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- cube pour des abonnements de 1 à 5 mètres cubes par jour et 80 francs pour chaque mètre cube par jour au delà de deux.
- T. — Degré hydrotimétrique de 5° à 6° ; résidu fixe, de 88 à 102 ; CaO. de îo à 12,5 ; MgO, 3 ; alcalis, 18 à 23 ; NaCl, i5 ; SiO'2, 22 à 27 ; SO3, 4 à 7 ; matières organiques (en oxygène), o,45à o,48 ; ammoniaque, o,o5; azote nitrique, 0,57.
- On a trouvé des nombres de bactéries saprophytes variant de 120 à 1280 germes au centimètre cube. L’eau est de bonne qualité.
- L’alimentation de Rennes en eau potable a singulièrement amélioré l’état sanitaire de cette ville ; lorsque la population était privée de ces eaux, la fièvre typhoïde causait annuellement :
- 13.4 décès pour 10 000 habitants dans la population civile,
- 43.4 décès pour 10 000 dans l'effectif militaire.
- Depuis que la ville reçoit les eaux de la Loisance et de la Minette, on ne compte plus que :
- 4^7 décès pour 10 000 habitants dans la population civile ;
- 1,7 décès pour 10000 dans l'effectif militaire.
- 8. — On songe à faire de nouveaux captages dans un certain délai.
- 9. — 11 y a un réseau d’égout complet, avec un collecteur sur la rive droite de la Vilaine et un collecteur sur la rive gauche, réunis par un siphon avec un collecteur principal, lequel se déverse dans la rivière, à 2 kilomètres à l’aval de la ville, sans épandage ni épuration. Le tout à l’égout est pratiqué généralement ; cependant il subsiste encore des fosses fixes qui sont vidangées par dès entrepreneurs. C’est la Compagnie Générale des Eaux qui a avancé à la ville les fonds nécessaires à l’établissement du réseau d’égouts, et c’est elle qui touche les taxes des maisons pour la chute à l’égout public.
- La Ville songe à épurer son efflux avant déversement dans la Vilaine.
- Saint-Malo (10.647 h-)(f>-727 p. m. a.) g5o maisons dans l’agglomération.
- Double distribution ; drainages pour l’eau de boisson, et eau d’étang pour l’eau de lavage
- Projet de M. Bénard, exécuté en 1879, pour la captation et adduction d’eau potable ; dépense primitive : 434 000 francs ; dépenses faites depuis, 4ooooo francs, dont i5oooo environ pour l’installation du service d’eau de lavage.
- Régie directe : M. Bénard, architecte de la ville, directeur du service.
- a) Eau de boisson.
- 1 • — Drainage du plateau granitique de Saint-Méloir-des-Ondes, à 8 kilomètres de la ville. Le sol est formé de 0 m. 60 à 1 mètre de terre arable, puis de 1 m. 5o à 2 mètres d’arènes perméables, enfin de la roche granitique en place. Les drains, descendus à une profondeur de 3 à 6 mètres sont en pierre, avec 1 mètre de largeur moyenne. Ils ont un développement de 4200 mètres et drainent environ 4oo hectares.
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- Conduite d’amenée en fonte, de 0,200 de diamètre et 8 km. 800 de longueur, aboutissant à la cuve en tôle de 45o mètres cubes.
- En cas de pénurie de l’eau de Saint-Méloir, on y ajoute les eaux d’une autre nappe souterraine, captée également par drainage dans la vallée de la Landelle, à 4 kilomètres au sud-ouest du plateau de Saint-Méloir et à 3o mètres en contrebas de son niveau. L’eau est refoulée par une usine élé-vatoire et une conduite de 44oo mètres débouchant dans, la conduite de Saint-Méloir à son origine.
- 3. — L’usine de refoulement des eaux de la Landelle est établie au lieu même de la captation et comprend une machine à vapeur Weyher et Riche-mond, demi-fixe, de i5 chevaux, actionnant par courroie une pompe Girard de 0,12.
- 4. — Sur le trajet de la conduite d’amenée de l’eau de Saint-Méloir, à 2 kilomètres de son origine, existe un réservoir en maçonnerie, enterré, à 4 compartiments, contenant ensemble 16 000 mètres cubes.
- A son extrémité, au point culminant de la ville, l’eau arrive dans une cuve en tôle de 450 mètres cubes, surélevée de 4 ni. 5o au-dessus du sol, qui sert de point de départ au réseau de distribution. En cas d’eaux abondantes, cette cuve déverse son trop plein dans une autre cuve voisine, de 350 mètres cubes de capacité, recevant normalement l’eau de l’étang de Marville, en sorte que l’eau de Saint-Méloirt supplée alors à celle de Marville.
- i>. — La conduite d’amenée sert déjà à la distribution sur ses 3 derniers kilomètres. Il y a, en outre, un réseau de 12900 mètres en tuyaux de 0,200, 0,100, 0,081 et 0,060 de diamètre;
- 3i bornes-fontaines avec raccord d’incendie ;
- 19 bouches d’incendie et d’arrosage ;
- 63o branchements particuliers.
- 6. — Le débit moyen des eaux de Saint-Méloir est de 54o mètres cubes par jour, mais en étiage il tombe à 80 mètres cubes. Le débit d’été des eaux de la Landelle, qui sont élevées comme supplément, varie de 200 à 280 mètres cubes par jour.
- Les abonnements sont donnés au compteur (200 compteurs Frager, 180 Michel, 5o Kennedy, 20 Brunt), au prix de 0 fr. 5o le mètre cube, avec minimum de perception de 20 francs par an. Le rendement annuel des 4°° concessions est de 26 4oo francs.
- Il y a environ 200 filtres Chamberland chez les particuliers.
- ^ — Eau de Saint-Méloir : extrait sec à 180°, 239 ; degré hydrotimétri-dUe, 170 ; degré permanent, 6° ; CaO, 37 ; MgO, 18 : phosphates, 0 ; NaCl, ^5,6 ; SO3 (en sulfate de chaux), 68 ; acide nitrique (en nitrate de potasse), ^ - matières organiques (en oxygène), 1,75.
- En 1894, on a trouvé un très grand nombre de colonies bactériennes (33 000) ; depuis, le nombre reste généralement compris entre 4°° et 1 000.
- k) Eau de lavage.
- Prise d’eau à l’élang de Marville, situé un peu à l’est delà gare; Cet ^ang a une surface de 170 ares et une profondeur moyenne de 1 m. 36,
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- soit une contenance de 23 ooo mètres cubes. L’eau est amenée de l’étang
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- dans la chambre d’aspiration de la pompe par un chenal de 3o mètres de long ; une vanne permet d’isoler la chambre.
- 3. — L’ usine élévatoire, installée près de l’étang, comprend une machine à vapeur fixe, horizontale, condensation de la maison Weyher et Richemond, actionnant directement une pompe Girard de 0.200. La conduite de refoulement, en tuyau de 0,200, a environ 3 3oo mètres de longueur, fait la distribution en route et aboutit finalement au fond d’une cuve en tôle de 35o mètres cubes, voisine de la cuve de 450 mètres cubes de l’eau de Saint-Méloir; différence de niveau de 3o mètres entre la cuve et l’usine élévatoire. L’usine de Marville ne fonctionne pas lorsque les eaux de Saint-Méloir sont assez abondantes et passent alors par trop-plein de la cuve de 45o mètres cubes dans celle de 35o mètres cubes.
- •4. — Cuve en tôle de 35o mètres cubes précitée servant d’accumulateur au bout de la distribution quand l’usine de Marville fonctionne, et de départ pour la distribution, quand c’est l’eau de Saint-Méloir qui l’alimente.
- 5. — Outre la conduite de 3 3oo mètres faisant refoulement et distribution, le réseau d'eau de lavage comprend 2 3oo mètres de tuyaux de 0,100 et 2 600 mètres de tuyaux de 0,060 ;
- Il alimente 56 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 21 bouches d’incendie spéciales ;
- 9 urinoirs à effet d’eau ;
- 123 concessions particulières.
- 6. — Consommation journalière en eau de lavage : 3oo mètres cubes en hiver, 5oo mètres cubes en été.
- Les concessions particulières sont au compteur, au prix de 0 fr. 3o le mètre cube, ou au robinet libre d’après estimation à raison de 11 franc par an par hectolitre par jour.
- Elles rapportent 8 800 francs ; dépenses d’exploitation, 3 3oo francs.
- T. —L’étang était autrefois occupé par la mer; l’eau est encore fortement salée, et plus en été qu’en hiver. Le chlore varie de 400 5 65o : CaO; de 60 à 80 ; alcalis, de 260 à 425 ; SO3, de 3o à 5o ; silice et alumine de i5 à 3o.
- 9. — La ville n’avait que des caniveaux et quelques petits canaux se déversant dans le port.
- La Ville vient d’adopter un projet complet d’assainissement de la C18 de salubrité de Lexalloi s-Perret parle système séparatif par gravitation ; évaluation 85o 000 francs. Le sewage serait refoulé dans une fosse septique à installer dans l’ilot du Petit Bey, et déversé après épuration partielle en mer au moment du jusant : la force motrice sera l’électricité.
- Les ordures ménagères sont enlevées à l’entreprise et utilisées par les cultivateurs.
- Saint-Servan (12.242 h.) (9.765 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; 8 puits publics, 1 4oo puits particuliers et nom' breuses citernes. Toutefois, il existe, depuis 1 664, trois groupes de sources,
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- dites de Riautcourt, de Boizouge et de la Roullais, qui naissent dans les faubourgs et y sont distribuées à quelques propriétés et à la caserne Talard. Les captages et conduites sont défectueux et l’eau peu sûre. Le débit, qui est de 80 mètres cubes en hiver, tombe à 10 mètres cubes par jour en été.
- La Ville était entrée en pourparlers, en 1899, avec une Société proposant d’établir une distribution d’eau, mais les pourparlers n’ont pas eu de suite.
- 8. — La Ville vient de voter la création d'un service de distribution d’eau. La délibération a été adressée à la Préfecture et les Ingénieurs chargés des travaux s’occupent activement de l’affaire. D’après leurs déclarations le service sera en état de fonctionnement dans le courant de 1909.
- L’eau serait prise dans un vaste étang à Plerguer,; elle serait filtrée et stérilisée par l’ozone.
- 9. — Quelques égouts, recevant le produit d’un certain nombre de fosses d’aisances et se déversant dans le Routhouan et de là à la mer : on étudie l’extension à Saint-Servan du projet d’assainissement de Saint-Malo.
- Vitré (10.092*11.) (7.006 p. m. a.)
- Drainages, adduction par la gravité.
- Il y avait i4 puits publics et 3oo puits particuliers.
- Projet de M. Rousseau, exécuté de 1895 à 1897. Dépense faite : 5o45oo francs.
- Régie directe : M. Gillois, directeur du service des eaux.
- 1. -- On a capté les sources et eaux souterraines des vallées du Moulin-du-Bois et des Cinq-Fontaines, situées à 16 et 17 kilomètres de Vitré, dans le massif granitique séparant le département d’Ille-et-Vilaine de celui de la Mayenne. Les principales sources naissaient sur les territoires des communes de Bréal et du Pertre, dans des terrains boisés, un peu marécageux. Le sol est formé de terre végétale, de tourbe, d’une couche de cailloux roulés de 0 m. 60 d’épaisseur, puis d’une couche argileuse de 1 m. 80 et enfin d’un conglomérat de sable et pierrailles qui contient l’eau et surmonte la roche granitique (à 6 mètres de profondeur).
- Les aqueducs drainants sont en pierres sèches, surmontés d’une couche de béton de ciment de 0 m. 3o d’épaisseur ; leur développement atteint près de 7 kilomètres et ils ont généralement 0 m. 3o de largeur sur 0 m. 58 de hauteur intérieure.
- La conduite d’amenée, de 11 km. 260, est en fonte coaltarisée à chaud et revêtue intérieurement d’un enduit bitumineux (pour empêcher l’obstruction et 1 attaque du.métal). Le diamètre intérieur est de o,3oo. La différence de înveau des deux extrémités de la conduite est de 9 mètres.
- V — Un réservoir de 3 000 mètres cubes, en deux compartiments égaux ;
- est en maçonnerie, voûté et enterré. Il est situé à' l’arrivée de la conduite d amenée, à 1 5oo mètres de la ville.
- — Conduite du réservoir à la ville, de o,25o ; puis la ville est entourée
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- d’un circuit de tuyaux de o,i35 sur lequel se branchent toutes les mailles du réseau. Celui-ci a un développement total de 5 kilomètres en tuyaux dont le diamètre ne descend pas au-dessous de 0080;
- 43 bornes-fontaines ;
- 23 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- Environ a5o branchements particuliers.
- 6. — Consommation totale par année: 38oooo mètres cubes, soit en moyenne 1 o5o mètres cubes par jour, avec maximum de 1 200 mètres cubes et minimum 900 mètres cubes.
- Les concessions particulières toutes au compteur (Etoile, Frager), aux prix suivants :
- 14 fr. pour 1 hectolitre par jour ( 36,5 m3 par an), et o fr. 60 le m3 pour l’excédent
- 21 » 2 hectolitres par jour ( 73 » ), et 0 fr. 5o >> »
- 27 » 3 » » (109,5 » ), et 0 fr. 40 » »
- 32 » 4 » » (i46 » ), O O » »
- 36 » 5 » » (182,5 » ). et 0 fr. 20 » »
- 00 » 10 » » (365 y> ), et 0 fr. i5 »
- '7. — Degré hydrotimétrique total, 4° ; extrait sec, i33; GaO, 11 ; MgO, traces ; acide sulfurique (en CaSO4), i4î NaCl, 24,7; acide nitrique (en nitrate de potasse), 1 : matières organiques (en oxygène), 0,6 à 0,9.
- On trouve 90 et ia5 germes au centimètre cube. Eau excellente.
- La fièvre typhoïde a disparu depuis l’amenée des eaux. Un périmètre de protection est établi sur les terrains drainés, laissés incultes.
- 8. — On pourrait amener dans la conduite les sources de Lallay et de la Seiche, si le besoin d’augmenter les ressources se faisait sentir.
- 9. — Il existe un grand égout collecteur, dans lequel viennent aboutir de petits égouts secondaires recevant les eaux ménagères et pluviales et les matières fécales d’un certain nombre de maisons. Le collecteur se déverse dans la Vilaine en aval de Vitré, sans épuration.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Dol (4.588 h.) (3.543 p. m. a.)
- Il existait depuis 1760 une adduction de sources situées à 3 kilomètres de la ville et dont les anciens tuyaux en grès avaient été remplacés en 1835 par des tuyaux de fonte de 0,08 à 0,10. Le débit étant insuffisant, la ville a amené en 1896 et 1897 d’autres sources; les conduites d’amenée de ces sources sont partie en béton de ciment (Porte de France), partie en tuyaux de fonte. Il y a deux réservoirs en maçonnerie de 600 mètres cubes environ chacun. Dépense faite, ii2 5oo francs.
- Antrain (1 -443 h.). (1.100 p. m. a.)
- Adduction d’une source à 2200 m. de distance, tuyaux en fonte.
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- Communes étudiant des projets :
- Bazouges-La-Pérouse (3.548 h.) (801 p. m. a.)
- À étudié le projet d’adduction des sources de Boulande (terrain granitique) situées à 4 kilomètres de la localité : il faudrait refouler l’eau à go mètres de hauteur et on utiliserait dans ce but une roue hydraulique. La conduite de refoulement aurait 2 700 mètres de longueur et un diamètre de 0.068 ; elle aboutirait à un réservoir de 3oo mètres cubes à construire. La dépense prévue est de 55 000 francs pour un débit minimum de 100 mètres cubes par jour.
- La Guerche (3.i5i h.) (2.673 p. m. a.)
- La commune, qui n’a que des puits, étudie l’adduction des sources naissant dans les terrains de transition de la forêt de La Guerche, à 6 kilomètres au sud de la ville. On pourrait obtenir 80 litres par tête et par jour pour l’agglomération ; la dépense atteindrait 200000 francs.
- Tremblay (2.34i h.) (452 p. m. a.)
- A présenté le projet de captation d’eaux d’un niveau aquifère par des drainages. La consommation journalière prévue est de 36 mètres cubes, l’eau serait amenée par la simple gravitation à un réservoir de 36 mètres cubes ; 5 bornes-fontaines sont prévues.
- Les autres localités du département n’ont que des puits et des citernes, et quelquefois des sources nées et utilisées sur place. Le terrain est du granit ou du schiste primaire, et les sources sont peu abondantes, peu profondes et très disséminées. Pour avoir une quantité d’eau notable, il faut des drainages étendus, et en raison du peu de profondeur des eaux, il est nécessaire de protéger de toute souillure la surface drainée.
- Ce département renferme :
- 8 communes ayant une distribution d’eau complète.
- 2 ayant une distribution incomplète.
- 2 ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes.
- Rennes seul, possède un réseau d’égouts.
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- DÉPARTEMENT DE L’JNDRE
- (4 arrondissements, 23 cantons, 245 communes, 290.216 habitants.)
- Argenton (6.275 h.) (5.638 p. m. a.) — 1.159 maisons Sources, moteur à gaz pauvre
- La ville haute est alimentée par la source de Font-Furat, la ville basse par la source de Font-Nodon. On abandonne les puits.
- Projet de M. Mabille, exécuté en 1886 ; dépense : 3oooo francs
- Projet de M. Gérard exécuté en 1906 ; dépense : i45ooo francs
- Régie directe.
- 1. — Sources de Font-Furat, et de Font-Nodon émergeant à la base du calcaire bajocien, dans les vallées de la Creuse et de la Mage. Conduites d’ame-née de 800 mètres et de 290 mètres de longueur, en tuyaux de fonte de o.i3o et 0.190 de diamètre.
- 3. — Un moteur Charron de 10 chevaux, au gaz pauvre.. Une pompe Audemar élevant 16 mètres cubes à l’heure à 64 mètres de hauteur.
- 4 . — 6 Réservoirs de 200, 3oo, 4oo, 100, i5o et 5o mètres cubes, ces deux derniers alimentant les quartiers hauts.
- 0. — Réseau de distribution de 900 mètres en tuyaux de 0.100, 0.06 et o.o4 de diamètre ;
- 71 bornes-fontaines et 1 lavoir; 21 bouches d’arrosage.
- 61 concessions particulières.
- C. — Volume journalier d’environ 480 mètres cubes.
- 7. — CaCO3, 175 à 185 milligrammes par litre.
- O. — Quelques égouts, se déversant dans la Creuse.
- Le Blanc (6.520 h.) (4.719 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau . 23 puits publics et 100 puits particuliers.
- La ville étudie un projet d'adduction des sources de Vizais : une analyse récente est très favorable.
- Pas d’égouts.
- La Châtre (4-744 h.) (4.271 p. m. a.) — i.i5o maisons.
- Puits filtrant, roue hydraulique et machine à vapeur
- Projet dressé par la maison Dallifol et Huet, exécuté en 1872.
- Concession jusqu’en 1922 à la Compagnie pour l’éclairage des villes et la
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- fabrication des compteurs et appareils divers, 174, rue Lafayette, à Paris (Il Y a encore 3 puits publics et 100 particuliers).
- |. — Puits filtrant (sur un quart de sa hauteur), foncé dans une île de l’Indre, à l’amont delà ville, avec 2 mètres de diamètre et 16 mètres de profondeur ; le sol est argilo-calcaire.
- *>. — Filtration naturelle ; en plus, l’eau passe dans un petit bassin de décantation rempli de sable et de charbon.
- 3. — Roue hydraulique, à palettes, de 7 chevaux, et machine à vapeur de i3 chevaux. Ces moteurs actionnent par courroies deux pompes, l’une système Hidien pouvant élever 20 mètres cubes à l’heure avec 4° coups de piston à la minute ; l’autre, système Guyon-Audemar, pouvant élever 45 mètres cubes à l’heure, avec 54 coups de piston à la minute. La hauteur d’élévation est de 47 mètres et la distance du réservoir de 1 200 mètres.
- 4. — Le réservoir est en maçonnerie de 10 mètres de côté, avec 3 mètres de hauteur d’eau ; il y a 10 piliers intérieurs de 1 m. 20 de côté. Le cube disponible est de 280 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution, à partir du réservoir de 3 000 mètres de développement environ, en tuyaux de 0,080 à 0,0,60 ;
- 22 bornes-fontaines et un jet d’eau ;
- 20 bouches d’incendie ;
- 3 urinoirs à effet d’eau ;
- environ 2,07 branchements particuliers.
- 6. — Consommation de 5oo mètres cubes par jour.
- Toutes les concessions, sauf 2 qui sont au compteur, sont au robinet libre; on évalue la consommation d’après l’importance de la maison et on taxe à raison de 0 fr. i5 le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique i9°5 ; CaO, 97.
- 8. — On cherche à obliger la Compagnie concessionnaire à filtrer convenablement l’eau. On prévoit la construction d’un deuxième réservoir de 5oo mètres cubes et la réfection d’une partie de la canalisation.
- 9. — Un seul égout de 1 000 mètres sur la route nationale n° i4o, et se déversant dans l’Indre.
- Cliàteauroux (20.437 h.) (21.048 p. m. a.)
- Sources, machines à vapeur et moteur à gaz pauvre
- Projet de M. Grisot exécuté en 1860 ; dépense faite : 3oo 000 francs. — 11 y a encore 10 puits publics et 5o puits particuliers.
- Régie directe : le directeur du service de la voirie et des eaux est M. Deca-roin.
- — On a capté les sources des Religieuses, émergeant du jurassique supérieur, au pied du coteau s*r lequel est bâtie la ville (certains prétendent (IUe cette source est une réapparition d’un bras de l’Indre). Le captage se fait au m°yen d’une chambre circulaire de 2 m. 5o de diamètre en maçonnerie, dont le plafond affleure le niveau de la rue. L’eau est amenée à l’usine élé-ô-nnuaire des Dislributions d’eau. 30
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- vatoire par un aqueduc en béton de 260 mètres de longueur et.de o,io sur o,4o de section.
- En 1899, on a capté et amené à l’usine la source dite Boiry qui émergeait à 1 kilomètre de distance ; l’amenée se fait par des tuyaux de 0 m. 5oc.
- 3. — Un moteur à gaz pauvre de 5o chevaux faisant 190 tours à ta minute actionnant une turbo-pompe tournant à 980 tours à la minute et élevant 70 litres par seconde à une hauteur de 38 m. 20. Une machine à sapeur de secours, système Hortz-Farcot, à un corps de pompe, faisant de 4o à 60 tours par minute pouvant élever 33 litres d’eau à la seconde à une hauteur de 38,20. Conduite de refoulement de 5oo mètres de longueur en tuyaux de o,3oo, faisant distribution en route. Deux chaudières tubulaires.
- 4. — Deux réservoirs, l’un de 432 mètres cubes et l’autre de 611 rr3 4oo, placés au sommet de la ville ; ce sont des cuves en tôle portées par des tours en maçonnerie ; le fond des cuves est à 7 mètres au dessus du sol.
- î>. — Réseau de distribution de 26 000 mètres y compris la conduite de refoulement, en tuyaux de o,3oo à o,o54 de diamètre ;
- 1 fontaine monumentale ;
- 178 bornes-fontaines;
- 28 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 5 urinoirs à effet d’eau ;
- 1 3oo branchements particuliers.
- 6. — Consommation moyenne journalière : 2 5oo mètres cubes, avec maximum de 2 800 mètres cubes et minimum de 2 000 mètres cubes.
- Parmi les concessions particulières, i5y seulement sont au compteur (Michel, Frager, Etoile, Abeille, Tylor) et paient 0 fr. 25 le mètre cube pour les usages ordinaires et 0 fr. i5 pour les usages industriels. Les autres concessions, soit environ 85o, sont au robinet libre, à raison de 12 francs par an par ménage de 1 à 3 personnes, 4 francs par personne en plus, 4 frarcs par cheval, voiture, are de jardin ou de cour. Il y a un certain nombre de filtres Chamberland installés chez les particuliers.
- H. — Degré hydrotimétrique, 19°,5 ; degré permanent, 3°; résida fixe, 2.36 ; CaO, 88 ; MgO, 12,8 ; NaCl, 18 ; SiO2, 17 ; acide nitrique, 7,5; SO3, traces ; ammoniaque, 0,25 ; matières organiques (en oxygène), 5 ; azote albuminoïde, o,5 ; on trouve en 1889, 1 200 et 2 100 germes par centimètre cube à la source ; en 1895, on trouve encore 2 280 germes au centimètre cube : eau sans doute mal protégée.
- 9. — Réseau d’égouts très incomplet : fosses fixes et nombreux puisards. La ville enlève en régie les ordures ménagères et les vend aux agriculteurs.
- Issouduii (1.3.949 h.) (io.566 p. m. a.). —3.800 maisons.
- Puits foré, machines à vapeur.
- Il y a 4o puits publics et 20 puits particuliers.
- Projet de MM. Badois et Berthier, exécuté en 1877.
- Concession de 32 ans donnée le ier juillet 1877 (finit donc en 19°9) a
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- M. Hersent, 60, rue de Londres, à Paris ; concessionnaire actuel, M, Badois, !3, rue Blanche à Paris. La ville paie chaque année une annuité composée d’une partie fixe et d’une partie proportionnelle à la consommation, mais elle reçoit la moitié du produit brut des abonnements.
- 1. — Puits en maçonnerie, foncé à 5 m. 5o de profondeur dans le tuf calcaire (jurassique) au lieu dit « le Pré Baron », chemin de Saint-Aubin, à 5oo mètres au sud de la ville. Le puits a 5 mètres de diamètre. Conduite d’aspiration en fonte, de 5oo mètres de longueur et o,25o de diamètre.
- îî. — Deux machines à vapeur Farcot, horizontales, à détente variable et condensation, commandant par courroie une pompe verticale à a corps. Chaque machine fait 12 chevaux en 33 tours à la minute et marche alternativement. La pompe aspire de 6 mètres et refoule à 26 mètres environ 1.900 litres à la minute. Deux chaudières à bouilleurs (une de rechange).
- 4. — Un réservoir en maçonnerie de 5oo mètres cubes, avec 4 mètres de hauteur d’eau, situé au milieu de la ville et surélevé de manière que le plan d’eau soit à i3 mètres au-dessus du sol. Il est divisé en deux parties, une réserve de 70 mètres cubes pour les cas d’incendie et l’autre de 43o mètres cubes pour l’alimentation.
- 5. — Environ i3ooo mètres de tuyaux de distribution, de o,25o à 0,060 de diamètre ;
- 70 bornes-fontaines avec raccord d’incendie ;
- 54 bouches d’arrosage id.
- 1 urinoir à effet d’eau ;
- 795 branchements particuliers.
- — On a consommé en 1906 environ 437 000 mètres cubes, soit en moyenne 1 200 mètres cubes par jour (maximum 1 700 mètres cubes).
- Les concessions sont au robinet libre ou au compteur (Badois, Michel, Sa-mam), au prix de 10 francs par an pour le premier hectolitre par jour, 0 francs par an pour chaque hectolitre par jour au delà du premier et jusqu’à dix, 4 francs pour chaque hectolitre au-dessus de 10 par joKr. Pour les robinets libres, l’évaluation se fait à raison de 20 litres par personne et par jour, 5o litres par cheval, 5o litres par voiture, 100 litres par are de cour ou jardin.
- 7.— Résidu fixe, 280 : CaO, 122 : MgO, 11 ; SiO2, 11,5 ; HCl, 8,1; H2SO, 9,2 ; NaOH, 7.2. L’eau parait bonne (bien qu’en 1899 on ait trouvé a.800 germes saprophytes au centimètre cube).
- !)• — Presque pas d’égouts ; nombreux puits perdus.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Buzanç.ay (4.843 h.)
- We société particulière a installé une distribution d’eau provenant d’un Puits alimenté par des fortes sources,La distribution fonctionne dans toute la 1 e depuis 1902. Dépense 80000 francs. Un réservoir en ciment armé de
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- 5oo mètres cubes est installé sur le point le plus élevé et l’eau refoulée du puits au moyen d’un moteur à gaz pauvre se distribue par son propre poids. Les anciens puits ont été maintenus et sont utilisés dans les quartiers où les bornes-fontaines sont trop éloignées. Longueur du réseau 1 900 mètres, 17 bornes-fontaines, 12 bouches d’arrosage et d’incendie 80 concessions particulières.
- Ghâtillon-sur-Indre (3.542 b.) N’a que des sources nées sur place et des puits.
- "Levroux (4.196 h.)
- Distribution incomplète, concédée à la Compagnie pour l’éclairage des villes et la fabrication des compteurs, 174. rue Lafayette, à Paris.
- Valençay (3.4u h.)
- Distribution complète, exécutée en 1897, concédée à la Compagnie pour l’éclairage des villes et la fabrication des compteurs, 174, rue Lafayette, à Paris. Dépense faite 200 000 francs. Galerie captante. Elévation par moteurs à gaz. Deux réservoirs en ciment armé de i5o mètres cubes, bornes-fontaines, 127 branchements particuliers.
- Communes ayant fait une adduction d'eau (depuis 1884) -
- Sàint-Benoît-du-Sault (1 .o3i h.)
- Adduction en 1890. Dépense : 47^00 francs. Drainages. Adduction par gravité. 19 bornes-fontaines, 3o concessions particulières.
- Eguzon (1.811 h.)
- Adduction en 1896. Dépense : 12 53o francs. Puits filtrant. Adduction par gravité.
- Saint-Marcel (2.631 h.)
- Adduction en 1900 dépense 34 000 francs.
- Captation par puits élévation par bélier hydraulique.
- En résumé, sur les 245 communes du département, 9 ont une distribution d’eau complète, 1 a une distribution incomplète, 114 ont des sources nees sur place et des puits, et 121 n’ont que des puits et des citernes, 7 villes ont un réseau d’égouts pluviaux. Occupé dans sa plus grande partie (tout jc centre) par les terrains jurassiques, au nord par le crétacé, au sud par le bas, avec intercalation de bandes éocènes, le département contient un grand nombre de nappes et de sources, et est bien alimenté.
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- DÉPARTEMENT D’INDRE-ET-LOIRE
- (3 arrondissements, 24 cantons, 282 communes, 33j 916 habitants.)
- Chinon (5.813 h.) (4-071 p. m. a.). — 1.G70 maisons.
- Eau de nappe souterraine (tunnel) et de puits artésiens, gravité.
- Anciennes sources de la Brèche et de Roberdeau, alimentant quelques fontaines.
- En 1837, forage du puits artésien, place de la Mairie, dépense faite : a3 000 francs ; en 1880, adduction et distribution des eaux du tunnel des Closeaux. (Il y aurait encore 8 puits publics et 5oo puits particuliers.)
- Concession à la Compagnie du Gaz et des Eaux de Chinon, par traité du 19 février 1880, pour 5o ans. Directeur de la Compagnie, M. Besnard.
- 1. — a) Puits artésien. Le puits descendu dans l’étage crétacé atteint 207 mètres de profondeur ; l’eau jaillit à 3 m. 33 au-dessus de l’orifice.
- b) Eau du tunnel. Le tunnel situé près du village des Closeaux sur la ligne de Tours aux Sabb s d’Olonne, a rencontré une forte venue d’eau dans la craie. La Compagnie concessionnaire l’a captée, amenée en ville et distribuée. La conduite (en fonte) du tunnel au réservoir n’a que 100 mètres de long et 0,175 de diamètre. Dépense faite 115 000 francs.
- 4. — La Compagnie a établi un réservoir de 700 mètres cubes en maçonnerie pour l’eau du tunnel ; la profondeur d’eau y est de 7 mètres. Le réser-Y°ir est à 1 kilomètre du centre de la ville.
- *>. — a) Puits artésien. 1 fontaine monumentale à 3 coulants continus ;
- 5 bornes-fontaines ou robinets publics et 4 prises d’eau particulières.
- b) Eau du tunnel. Réseau de distribution assez complet :
- 1 jet d’eau ;
- 3o bornes-fontaines ;
- 35 bouches sous trottoir avec raccord d’incendie ;
- 273 concessions particulières.
- 6. — a) Puits artésien. Le puits débite 80 litres à la minute, soit 115 mè-hes cubes par jour.
- 6) Eau du tunnel. Le tunnel fournit 977 mètres cubes par jour (jaugeage de ^76), sur lesquels le chemin de fer s’est réservé 200 mètres cubes; il reste rï°nc disponible 777 mètres cubes.
- La ville s’est réservé pour les besoins publics et municipaux le tiers du vo -
- nie amené. Elle payait au début à la Compagnie concessionnaire une sub-ention annuelle de 1 200 francs qui s’est réduite au fur et à mesure que les Tecettes provenant des concessions particulières se sont élevées au-dessus de
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- 6 800 francs et s’est éteinte définitivement quand ces recettes ont dépassé 8 000 francs.
- Le prix de l’eau vendue aux particuliers est de 0 fr, 10 le mètre cube au compteur, pour un cube de 365 mètres cubes par an ; au robinet libre, le prix pour une maison est de 18 fr. 20.
- 7. — a) Puits artésiens. Degié hydrotimétrique, i7°5 ; degré permanent, 8° ; résidu fixe à ioo°, 608 ; CaCO3, 56 ; |AlgO, t)3 ; chlore, 131 ; SQ3, 80 ; matières organiques (en oxygène), 0,6 : eau à odeur (sulfureuse.
- b) Eau du tunnel. Degré hydrotimétrique, 2 3e ; degré permanent, 7°5 ; résidu fixe à ioo°, 366 ; CaCO3, i3o : MgO, 75 ; chlore, 28 ; SQ3, 20 ; matières organiques (eu oxygène), 0,875.
- 9. — Quelques égouts se déversant dans la Vienne, recevant les eaux pluviales et ménagères. Les cabinets d’aisance sont étanches.
- Loches (5-115 11.) (3.751 p. m. a.).— 1.029 maisons.
- Forage, machines hydraulique et à gaz.
- 8 puits publics et 45o puits particuliers.
- La ville a établi en H)o5 une distribution d’eau. Projet de M. Hignette. Dépense laite i3o 000 francs.
- 1. — L’eau est fournie par un forage de 25 mètres de profondeur.
- Le forage tubé à o,4o de diamètre est établi dans la vallée de l’Indre et descend dans la craie.
- 3. — La hauteur d’élévation mécanique est de 4o mètres ; la force motrice est fournie par l’ancien moulin de Quintefol. sur l’Indre, à l’aide d’une turbine de 5 clievaux et par une machine à gaz de secours de 10 chevaux système Charron. Les pompes fournissent 4° mètres cubes à l’heure. La conduite de refoulement a 5oo mètres de long, en tuyaux de 0,180 et aboutit aux 4 cuves en ciment armé (deux de 260 mètres cubes et deux de 25 mètres cubes).
- ?>. — 22 bornes-fontaines.
- 4o bouches d’arrosage et incendie.
- i3o concessions particulières.
- 6. — Consommation moyenne 200 mètres cubes par jour.
- Le mètre cube 0 fr. 3o, au compteur.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 25°; degré permanent, 5°; NaCL 3o,4^ SO', 89 ; acide nitrique, 12,5 ; matières organiques (en oxygène), 2.
- En janvier 1900, on trouve 254 germes au centimètre cube.
- 8. — On prévoit la construction de 2 nouveaux réservoirs de 25o mètres cubes.
- 9. — Quelques égouts se déversant dans l’Indre.
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- Tours (67.601 h.) (61.507 p. m. a.). — 9-997 maisons.
- Eau de rivière, turbines hydrauliques et machines à vapeur.
- Il existait à Tours un grand nombre de puits artésiens particuliers ; il y en a <> publics, l’un en face de l’église de la Riche, l’autre au pied de la Tour Charlemagne ; il y en a également 2 dans les établissements militaires. La nappe aquifère est à une profondeur variant entre 160 et 210 mètres dans les sables verts. Le degré hydrotimétrique varie entre i3°et 26°.
- Projet de M. Holkroft, exécuté en i854 et reconstruit en 1878 (projet de M. Renard), dépenses faites, tant au début que lors des améliorations et extensions successives 3 613 000 francs.
- Régie directe : M. Becq-Rouger, architecte-voyer en chef.
- 1. — Prise d’eau directe dans la rivière du Cher, au commencement de la ville.
- 2. — Pas de filtration ni d’épuration.
- ;i. — Trois turbines hydrauliques, système Fontaine, construites par la maison Brault et Béthouaris (de Chartres), actionnant 6 groupes de pompes, svslème Girard, commandées par engrenages ; ces turbines sont mues par la retenue du Cher, produite par un barrage à aiguilles. La force des 3 turbines réunies est de i33 chevaux et les pompes peuvent élever ensemble 160 à 165 litres à la seconde à une hauteur de 49 mètres.
- Pour suppléer les turbines, 4 machines à vapeur (2 de la maison G. Pe-teau et 2 de la maison Olry et Granddemange), d’une force totale de 2 34 chevaux, actionnent 4 groupes de pompes Girard pouvant élever ensemble 285 litres a la seconde. Trois chaudières Laurens, Thomas et Pérignon, à retour de flamme et dilatation libre, ayant ensemble 276 mètres carrés de surface de chauffe.
- La conduite ascensionnelle a 5 o38 mètres de longueur et est en tuyaux de fonte de o,5oo de diamètre.
- 4. — Quatre réservoirs de 7 5oo mètres cubes chacun, situés dans la commune de Saint-Symphorien, à 5 kilomètres de la prise d’eau, et à une altitude de 86 m. 10 au-dessus de la mer. Us sont en maçonnerie, voûtés et re-eouverts de terre gazonnée ; la profondeur d’eau y est de 5 m. 10.
- *>• — Réseau de distribution d’environ 86 kilomètres de développement ;
- 2i3 bornes-fontaines, 3 fontaines monumentales et 2 fontaines Wallace.
- ~j~7> bouches d’arrosage sous trottoirs, dont y65 avec raccords d'incendie ;
- 53 urinoirs à effet d’eau ;
- environ 5 700 branchements pour concessions particulières.
- 6. -— Consommation totale en 1906 : 4200000 mètres cubes, soit en nioyenrme 12 d00 mètres cubes par jour, avec maximum de 1747° mètres eubes et minimum 7 100 mètres cubes par jour.
- loutes les concessions sont au compteur (Debiol pour près de 4600 herhaut, Grelleau, Abeille, Etoile, S. g. B. mod. B, Trident, Radial, Eclair
- Faller S. A4 aux prix suivants : pour les premiers 36 m. 5o, prix mini-|^Um de i5 francs par an ; les mille mètres suivants, 0 fr. 12 le mètre cube; es mhle autres suivants, 0 fr. 10 le mètre cube ; au-dessus o fr. 08.
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- 7. — Degré hydrotimétrique, 90 à 11° ; résidu fixe, 0 gr. 124 ; sulfate, en SO3 trace; chlore, en NaCl, 0 gr. 020; matières organiques (en oxygène), 0,00i4-
- On trouve en 1890 de 800 à 1 800 germes par centimètre cube ; l’eau aurait besoin d’être filtrée.
- 9. — Le tout à l’égout n’existe pas : les eaux ménagères, pluviales et industrielles sont toutes reçues dans un réseau d’égouts qui se déverse dans le Cher, au lieu dit Saint-François.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Châteaurenault (4*299 h.)
- L’eau d’une source dite de Moque-Souris était élevée par deux béliers, mais elle ne sert plus aujourd’hui que pour les industriels, auxquels elle est concédée au prix de o fr. o5 le mètre cube.
- Depuis 1896, on distribue pour la boisson l’eau d’un puits artésien, foré dans la craie, au lieu dit Méré. Elle est refoulée dans 2 réservoirs, l’un en tôle, l’autre en maçonnerie de i5o et 80 mètres cubes, par une conduite de o,i5o, au moyen d’une roue hydraulique et d’une petite machine à vapeur de secours. Débit : 8 litres par seconde; 24 bornes-fontaines; 180 concessions particulières au prix de 0 fr. 16 le mètre cube, rapportant 3 000 francs par an.
- Richelieu (2.2.57 h.)
- Projet exécuté en 1872. Dépense faite 18000 francs. Travaux postérieurs 4 000 francs. La Ville reçoit 3/20 des eaux captées pour le château du cardinal de Richelieu. L’eau est amenée par gravité.
- 2 fontaines à jet continu. 9 bornes-fontaines.
- 118 concessions particulières. Consommation moyenne: 21 mètres cubes par jour.
- Villes de moins de 5.000 habitants ayant une adduction d'eau (depuis 1884)
- Communes Population Date des travaux Dépenses faites Observations
- Neuvy-le-Roi. . 1479 19OO »
- Amboise . . . 47Si 1906 23o OOO Eau de la Loire ; eond. fonte ; 2 réservoirs maçonnerie, 1 en béton armé ; 2 moteurs à gaz pauvre ; 2 pompes.
- Saint Flovier. . I 2l3 1907 66 000 Source ; cond. fonte ; rés béton armé; 1 moteur hydraulique.
- Le département serait presque entièrement occupé par l’éocène (surmonté par places de lambeaux d’oligocène et de miocène), si les vallées en érodant
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- ce terrain n’étaient venues remettre au jour la craie supérieure. La craie contient une grande nappe, mais elle est profonde et elle ne donne que rarement des sources dans les vallées, tandis que des puits artésiens ont des chances de réussir ; toutefois les grandes vallées (Loire, Cher, Indre, Vienne) sont en partie remplies d’alluvions qui contiennent une nappe peu distante de la surface. Quant àl’éocène, qui règne sur les plateaux, entre les vallées, il est peu perméable (conglomérat à silex, argile à cyrènes) et ne donne que de petites sources dans les bancs gréseux ou calcaires peu épais.
- Dans ce département :
- 3 communes ont une distribution d’eau complète ;
- i commune a une distribution d’eau incomplète ;
- î a des sources nées sur place, des ports et des citernes ;
- 5 n’ont que des puits et des citernes.
- Tours, Loches et Ghâteaurenault ont des réseaux d’égouts pluviaux.
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- DÉPARTEMENT DE L’ISÈRE
- (4 arrondissements, 45 cantons, 563 communes, 56a.315 habitants.)
- Bourgoin (7.169 h.) (5.325 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- En 1872. la ville concéda l’adduction de§ sources des Prés pour 22 ans, aux sieurs Thorrand et ÎSicollet, qui firent les travaux (dépense environ 100 000 francs et achat des sources 20000 francs) et vendaient des concessions d’eau perpétuelles. En 1891, la ville racheta la concession moyennant une somme de 5oooo francs. La même eau alimente la commune de Jallieu.
- Régie directe.
- 1. — On a capté les sources des Prés, situées sur la rive gauche de la Bourbre, à la limite des territoires des communes de Ruy et de Serezin, à 5 kilomètres de Bourgoin. Elles débitent 7 4oo litres à la minute, mais on n’en dérive que 2 000. Les sources sont recueillies dans une prairie par des aqueducs drainants à pierres sèches, convergeant vers un aqueduc-filtre (dé-grossisseur) rempli de cailloux sur 5o mètres de longueur et aboutissant à une citerne ; de cette citerne part la conduite d’amenée, en tuyaux de ciment de 0 m. 3o de diamètre, avec une petite moyenne de 0,002.
- H. — Aqueduc-filtre (dégrossisseur) rempli de cailloux, de 5o mètres de longueur.
- 4-. — Une simple citerne à l’arrivée, pour servir de tête à la distribution.
- o. — Réseau de distribution en tuyaux de ciment ;
- 48 bornes-fontaines à Bourgoin et 18 à Jallieu, toutes à jet continu, d’un débit de 9 litres à 1a minute ;
- un certain nombre de bouches d’incendie :
- 193 concessions perpétuelles, débitant ensemble 1 000 litres à la minute;
- 210 concessions annuelles, débitant ensemble 42° litres à la minute.
- (î. — Débit amené 2 000 litres à la minute, soit 2 880 mètres cubes par jour. Les concessions perpétuelles ont été payées sur le prix de 3oo francs pour un litre à la minute, et se revendent aujourd'hui au prix de 5oo francs. Les concessions annuelles se paient à raison de 0 fr. 10 à 0 fr. i5 le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique total, 24°5 ; degré permanent, o°5 (bicarbonates) ; résidu fixe, 237. On trouve en 1901, de 1 i5o à 1 35o germes au centimètre cube ; eau superficielle.
- 8. — La ville veut remplacer la conduite pour pouvoir amener une plus grande quantité d’eau.
- 9. — Quelques égouts.
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- Grenoble (73.022 h.) (58.641 p. m. a.). — environ 4-ooo maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- i° De temps immémorial, la ville était alimentée par les sources de la Tronche (source Saint-Jean) ; en 1868, elle a acquis la source Dalban pour l’y joindre.
- 20 De 1823 à 1826, sous la direction de M. Gueymard, Ingénieur des Mines, la ville a acquis et amené les sources Lesage, Daraine, Scella et Champion.
- 3° De i852 à i854, sous la direction de M. Gentil, Ingénieur des Ponts et Chaussées, la ville a capté et amené les sources du Rondeau ou Dalbant. Dépense totale pour les anciennes sources 900 000 francs.
- 4° Enfin de 1884 à i885, sous la direction de M. Thiervoz, la ville a capté et a amené les sources de Rochefort ; en 189b, elle y a adjoint une deuxième source, et en 1899, elle a étendu la distribution. La dépense a été de 2 060 000 francs pour le projet proprement dit, et de 374 non francs poulies colonnes montantes chez les abonnés (travaux que la ville a pris à sa charge) ; enfin depuis i885, on a dépensé 470 000 francs en travaux complémentaires. Total : 2 909 000 francs.
- Régie directe : M. Villaret, directeur de la voirie et des eaux; M. Argoud, conducteur des ponts et chaussées, attaché à la direction ; M. Riboulet, conducteur des ponts et chaussées, conducteur du service des eaux.
- I • — Les sources qui alimentent Grenoble, sauf celles de la Tronche, sortent de la base du calcaire urgonien (ou néocomien), mais elles sont captées dans les alluvions quaternaires du fond des vallées. Les sources de la Tronche proviennent de la limite du corallien et de l’oxfordien.
- i° Source de la Tronche.
- Les sources Saint-Jean et Dalbant sortent sur le territoire de la Tronche, au pied du mont Jalla. La première est captée par un tronçon de galerie souterraine de 140 mètres de longueur et a un débit à peu près constant de 2ao litres à la minute. La seconde a également une galerie souterraine (120 mètres de longueur), mais son débit est des plus variables (de 10 à 1 5oo litres à la minute) ; elle est conduite à la citerne Saint-Jean par 120 mètres de tuyaux en poterie de 0,18 de diamètre.
- L)e la citerne Saint-Jean, conduite en fonte de 0,09 sur 100 mètres, puis conduite en ciment de 0,20 sur 3oo mètres le long de la route nationale' n° 9°. et enfin conduite de distribution en fonte de 0,09 dans la rue Saint-
- Laurent.
- 20 Sources Lesage, Daraine, Scella et Champion.
- Elles sont situées près du Rondeau, à un peu plus de 3 kilomètres de Grenoble. Les sources Daraine et Scella recueillies dans la citerne du même n°na, sont amenées par une conduite en ciment de 0,20 sur 600 mètres de longueur à la citerne Lesage, laquelle reçoit le produit de deux autres sources, ou plutôt des captages souterrains de la nappe aquifère faits à leur ernPlacement. On obtint ainsi un débit de 1620 litres à la minute.
- la citerne Lesage, une conduite en fonte de 0,27b de diamètre allait
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- directement après un parcours de 3 200 mètres aboutir à la grande vasque du Château d’eau de la place Grenette ; mais les tuyaux de fonte s’incrustèrent très fort et très vite et le débit se réduisit beaucoup de ce fait. En 1862, on remplaça la conduite en fonte par une en ciment de o,3o (Porte de France).
- 3° Sources du Rondeau.
- Elles sortent à 1 5oo mètres en amont du Rondeau, derrière la digue Chevrier, dans le terrain des anciennes cases du Drac. Le captage se compose d’un aqueduc drainant de 220 mètres de long, dans lequel aboutissent plusieurs drains et écoulements. Il se termine à la citerne Dalbant, d’où repart un aqueduc maçonné étanche de 1 m. 20 de hauteur sur 0,80 de large, avec une longueur de 54o mètres. Celui-ci aboutit à une chambre d’eau, d’où partent 3 conduites en béton de ciment de o,3o et os35 se terminant à 264 mètres de distance à une troisième citerne ; cette dernière est enfin l’origine des deux conduites-maîtresses jumelles qui alimentent les faubourgs et pénètrent dans Grenoble par le cours Saint-André et les rues Lesdiguières et Lakanal ; ces deux conduites ont 0,26 de diamètre et sont en béton de ciment ; une autre conduite principale, dite du chemin des Glaires, a o,35, également en ciment.
- Ces sources débitent 4 860 litres à la minute.
- 4° Sources de Rochefort.
- Il y a 12 sources, émergeant à 10 km. 5 de Grenoble, au pied du massif calcaire de Rochefort, à la limite des territoires des communes d’Allières et Risset, et Yarces, à l’altitude 246,3o (la ville est à la cote 2ii,5<>). Chaque source est reéueillie dans un citerneau maçonné, d’où un tuyau en béton de ciment de o,3o l’amène dans l’aqueduc collecteur, lequel a 1 m. 80 de hauteur, 1 mètre de large et 420 mètres de longueur (avec o,35 d’épaisseur en béton de ciment). l)e la chambre qui termine cet aqueduc part l’aqueduc d’amenée, de forme ovoïde, en béton de ciment de o,i5 à 0,20 d’épaisseur, avec 1 m. 60 de plus grande hauteur et 1 m. 10 de plus grande largeur: il a 1 375 mètres de longueur avant d’arriver à la tête du siphon sous le Drac. Là commencent les deux conduites forcées de o m. 70 de diamètre, partie en ciment et partie en fonte, qui distribuent l’eau dans les conduites secondaires au carrefour de l’Aigle, près de la barrière du cours Saint-André ; dans les parties en ciment, ces conduites ont des épaisseurs de 0,10, 0,16, 0,20 et o,3o pour les pressions de 5, 8, 10 et 15 mètres d’eau. Les deux conduites passent sous le Drac, dans une galerie elliptique creusée dans le roc, avec revêtement de o,4o d’épaisseur en béton de ciment, ayant intérieurement 3 m. 02 de grand axe horizontal et 1 m. 80 de petit axe, avec une longueur de 77 m. 5i ; le puits rive gauche a 35 m. 92 de profondeur et le puits rive droite 28 m. 63.
- Le débit des sources de Rochefort est de 48 000 litres à la minute.
- 4. — Il n’y a pas de réservoirs de distribution autres que les citernes et citerneaux mentionnés ci-dessus. Aussi, malgré l’importance du débit, la pression manque-t-elle aux heures de grande consommation, dans les étages élevés ; le service des eaux prévoit pour y remédier : des travaux de captages complémentaires dans le champ des sources de Rochefort ; une troisième con-
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- duite d’amenée de 1 mètre de diamètre ; la transformation du réseau ramifié actuel en réseau maillé de distribution.
- fi. .— Les réseaux de distribution sont en tuyaux de fonte de o m. (ioo à o m. 060 de diamètre à emboîtement et cordon, type universel.
- i° Les sources de la Tronche ont un réseau de distribution de 54o mètres en tuyaux de 0,09 et 0,20, et alimentent, sur la rive droite de l’Isère, 6 concessionnaires, 1 lavoir public, 1 borne-fontaine et 1 bouche d’arrosage. Elles peuvent être mises en communication avec le réseau de Rochefort.
- 2° Les sources Lesage, Daraine, Scella et Champion ne servent plus qu’à alimenter les bains publics et l’école de natation.
- 3° Les sources du Rondeau alimentent plus spécialement les faubourgs de la rive gauche (sauf Hle Verte), et, en outre, les casernes Hoche, la rue d’Echirolles, la fabrique Ferrotin. Leur réseau a 29.715 mètres de développement, en tuyaux de o,35o à 0,06 de diamètre ; il peut être mis en communication avec celui de Rochefort et faire suppléance.
- 4° Le réseau des sources de Rochefort a 71 4f>8 mètres de développement, en tuyaux de 0,700 à o,o4o de diamètre.
- Le service public comporte au 3i décembre 1906 :
- .'I97 bornes-fontaines à jet continu,d’un débit moyen de 10 livres à la minute ;
- 14 fontaines monumentales et 4 effets d’eau dans les jardins publics ;
- 5o3 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 91 bouillons d’eau au niveau du sol ;
- 47 urinoirs à effet d’eau et 6 chalets de nécessité.
- Le service privé compte 9 765 robinets libres pour ménage, à écoulement intermittent ;
- 2 382 robinets de jauge à écoulement continu ;
- 3 35o x'obinets supplémentaires ;
- 451 robinets de paliers ;
- 516 compteurs de divers systèmes.
- Les branchements particuliers sont en plomb, ils ont été payés par les concessionnaires.
- () — Le débit disponible est en moyenne de 54 q3o litres à la minute, soit 79 099 mètres cubes par jour, ou 1 o83 litres par jour et par tête.
- Les concessions au robinet libre paient par ménage, savoir :
- Pour une valeur locative de 0 à O O Cl francs 12 francs
- » » 201 à 3oo » i5 »
- » » 3oi à O O » 18 »
- » » 4o i à 5oo » 21 »
- » » 5oi à 600 » 24 y>
- » » 601 à 0 0 » 27 »
- » » 701 à 800 » ...... 3o »
- » » 801 à 9°° » 33 »
- » » 9°i à 1 000 » 3G »
- » » 1 001 à 1 100 » 39 »
- » » I IOI à 1 200 » 42 »
- » » 1 201 à r 3oo » 45 »
- » » 1 3oi à 1 4oo » 48 »
- » » 1 4oi à 1 5uo » 5i *
- » » 1 5oi et au-dessus 54 >
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- Observations. — Le prix de cet abonnement est réglé, sans tenir compte du nombre de personnes, sur les bases fixées au tableau pi'écédent et, en raison de la valeur locative réelle, calculée d’après les indications fournies par les matrices des contributions directes.
- Dans les locaux servant à la fois à l’babitation et à l’usage industriel ou commercial, l’abonnement de ménage sera exclusivement calculé sur la valeur locative de la partie consacrée à l’habitation.
- Au robinet de jauge et au compteur, le prix du mètre cube est de o fr. o55 le plus réduit de toute la France), mais avec minimum annuel de 44 francs.
- Les concessions ont rapporté en 1906 environ 365 000 francs l’entretien et le personnel ne coûtent que 23 000 francs par an.
- H. — Sources du Rondeau. — CaCO3, 220 milligrammes ; sulfates et chlorures 3o ; très peu de matières organiques.
- Sources de Rochefort. — Degré hydrotimétrique, 170 ; résidu fixe, 23y : CaCO1, i33 ; CaSO2, 62 ; SiO2: 11 ; alcalis (en chlorures), 3i.
- Au point de vue bactériologique les eaux sont très puresr: l’ensemencement d’un tiers de centimètre cube n’aurait donné aucune colonie.
- La température des sources reste comprise entre io°,25 et i2°,5o.
- 8. — Les sources de Rochefort ne sont pas totalement captées, et elles pourraient encore fournir dans l’avenir un débit important. Ce débit sera utilisé prochainement par les travaux indiqués au § 4*
- O. — A peu près une moitié des rues de Grenoble sont pourvues d’égouts ; exactement 3o kilomètres d’égouts, dont 16 kilomètres de forme ovoïde, alors que 26 k. 600 de rues n’en ont pas. Ces égouts sont visitables (1 m. 5o sur 1 m. 90) ; ils reçoivent les eaux pluviales et ménagères. Les maisons ont des fosses fixes et il y a des entreprises de vidange.
- Le réseau d’égouts se décharge dans l’Isère. En 1890, la ville avait voulu adopter le tout à l’égout en général, mais elle ne fut pas autorisée à déverser dans l’Isère sans épuration.
- Vienne (24.887 h.) (21.215 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité et élévation par machines électriques.
- La captation et l’adduction des sources datent des Romains. Il y a quelques années, on a réparé une partie (7 kilomètres) de l’aqueduc romain et dépensé dans ce but 210 000 francs. — Il y a encore une centaine de puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. — Les sources sont captées sur la commune d’Estrablin, au hameau de Gemens, dans un terrain d’alluvions graveleuses et sablonneuses reposant sur une couche d’argile. Lors des l’écentes réparations de l’aqueduc, on s’est arrêté quand on a eu un débit suffisant, et on n’est pas allé jusqu’aux captages, en sorte qu’on ignore quel serait leur débit total une certaine quantité d’eau filtrant à travers la couche perméable jusqu’à la rivière de Gère, qul occupe le fond de la vallée.
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- L’aqueduc romain a 1 m. 35 de haut sur o m. 85 de large. Il y a deux chambres de décantation en aval des captages qui ont 15 mètres carrés de surface sur 1 m. 20 de profondeur ; on enlève le sable qui s’y arrête.
- Outre ces eaux, il y a aussi une source, dite des Tupinières, qui est utilisée dans un quartier élevé.
- 3- — Un certain volume d’eau est relevé mécaniquement pour alimenter le quartier de Saint-André-le-Haut. On utilise comme force motrice l’électricité (courant alternatif à partir du ier janvier 1908) fournie par la Compagnie régionale d’Electricité de Vienne ; on actionne ainsi alternativement par une dynamo de 8 à 9 kilowatts deux pompes aspirantes et foulantes donnant 4o coups de piston doubles par minute et pouvant élever 8,6 litres par seconde à 65 mètres de hauteur. L’eau est envoyée dans le réservoir de Sainte-Blandine par une conduite de refoulement de 23o mètres de longueur avec 0,16 de diamètre.
- 4. — Réservoir précité de 900 mètres cubes, établi sur le plateau de Sainte-Blandine ; il est voûté et enterre, avec 1 m. 85 de hauteur d’eau. La canalisation qui en part a 0,10 de diamètre.
- o. — Le réseau de distribution a un développement de 22 k. y5o mètres, dont i4 kilomètres en tuyaux de o,5o à 0,08, et les autres au-dessous de 0,08 ;
- 10 fontaines publiques à jet continu ;
- 1 54 bornes-fontaines intermittentes avec bouches à incendie ;
- 66 bouches d’incendie sous trottoirs, servant aussi à l’arrosage ;
- 33 urinoirs publics à effet d’eau ;
- près de 2400 branchements particuliers.
- 6. — La consommation totale utile est évaluée à 2 147 000 mètres cubes, soit en moyenne près de 7 5oo mètres cubes par jour, avec maximum de i4«oo mètres cubes et minimum de 5 000 ; mais les pertes des captages et de la canalisation sont énormes et ûn pourrait avoir beaucoup plus.
- Les concessions pour usages domestiques sont au robinet libre précédé d’un robinet de jauge. Le prix varie suivant la valeur locative de l’appartement de i5 à 4« francs par an. Concessions au robinet de jauge 3o francs par an pour un mètre cube par jour pour les commerçants. 22 à 25 francs pour les lavoirs. Pour les industriels 1 mètre cube en 24 heures 0 fr. i5 ; 2 mètres cubes o,i4, etc., jusqu’à 0 fr. 11 pour 5 mètres cubes, puis le surplus 0 fr. 10 jusqu’à 10 mètres cubes, de 10 à 25 mètres cubes, 0 fr. 08 ; de* 25 à 5o mètres cubes, 0 fr. 07 de 5o à 100 mètres cubes et plus^i fr. 06.
- Au compteur, minimum de 200 litres par jour pour 3o francs. En plus
- mètre cube o fr. 3o.
- Les eaux du réservoir de Sainte-Blandine sont arrêtées la nuit.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 24° \ résidu fixe, 23o ; CaCO3, i65 ; CaSO4,
- ; MgSO4, 25 ; chlore 2,5 ; matières organiques (en oxygène), i,5.
- On a trouvé comme moyenne de 4 analyses, 18 bactéi'ies saprophytes au centimètre cube.
- 9.— U y a des fosses fixes et un service de vidanges pour les matières fécales ; quelques égouts, se jetant dans la Gère et dans le Rhône, sonl d’anciens
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- ruisseaux qu’on a couverts et qui reçoivent les eaux pluviales, ménagères et industrielles.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours et utilisées pour l’agriculture.
- Voiron (i2.o83 h.) (8.460 p. m. a.) — 1.400 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- La concession avait été donnée à la Compagnie Thorrand, qui a établi la distribution ; elle a été rachetée il y a quelques années par la ville.
- Régie directe : M. Roché, conducteur des Ponts et Chaussées, agent-voyer municipal, directeur du service.
- I. — Plusieurs sources, sortant de la base du crétacé inférieur (urgonien probablement), ont été captées sur les communes de St-Nicolas de Macherin, et de St-Etienne de Crossy. Deux conduites d’amenée en ciment l’une de o,4oo de diamètre intérieur et 0,08 d’épaisseur sur 8 kilomètres de longueur, et l’autre de o,i5 de diamètre sur 3 km. 600 de longueur.
- 4:. — Un réservoir de 760 mètres cubes, creusé dans le rocher naturel.
- 5. — Réseau de distribution s’étendant à toutes les rues, en tuyaux de o,3oo à o,o5o ;
- 92 fontaines publiques ;
- 115 bouches d’arrosage et d’incendie ; •
- 600 branchements particuliers.
- 6. — Les sources donnent en hautes eaux 5 000 litres à la minute ; elles se réduisent de plus de la moitié en sécheresse.
- Les concessions sont ou à robinet libre au prix de 25 francs par an pour un ménage de 1 à 5 personnes, avec 5 francs pour chaque personne en plus, ou au robinet de jauge, à des prix décroissant entre 25 francs et i5 fr. 90 pour un litre par minute, suivant que la concession est de 2 à i5 litres par minute ou au compteur à 0 fr. 12 le mètre cube avec minimum annuel variant de i5 à 3o francs et perception par trimestre.
- Un certain nombre de concessions perpétuelles ont été vendues par la société Thorrand, au prix de 4oo francs le litre par minute.
- 7. —Degré hydrotimétrique, 22°5 ; résidu fixe, 260 ; CaCO3, 220; chlorures alcalins, 8.2 ; matières organiques (en oxygène), 1.2.
- On a trouvé 200 colonies au centimètre cube.
- 9. — Quelques égouts se déversent dans la Morge.
- Villes de moins de 5.000 habitants
- Les Avenières (3.945 h.) (i.5o3 p. m. a.)
- Un concessionnaire a amené une source de 14 kilomètres par une conduite en ciment (Porte de France) et a vendu de l’eau à perpétuité à raison de 4<>o à 700 francs le litre à la minute; il y a aussi des concessions annuelles de 20
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- Isère
- à 3o francs. Au bout de 20 ans, les acquéreurs syndiqués deviendront propriétaires de la distribution.
- La Mure (3.466 h.)
- Projet exécuté en 1903. Dépense faite 200 5oo francs. Plusieurs nappes souterraines alimentées par le lac de Pierre Châtel. Eau amenée par gravité. 3s bouches d’arrosage, 44° concessions particulières.
- Morestel (1.479 h.)
- Même solution pour une source située à 4 kilomètres. La dépense a été de 35 000 francs sur lesquels la commune a payé 10 000 francs pour avoir droit à 4° litres à la minute. En igo3 on pose pour 16200 francs de tuyaux en ciment.
- Rives (3.178 h.) (1.939 p, m. a.)
- Même solution également à Rives. La ville paie au concessionnaire 4 200 francs par an pour avoir 80 litres à la minute, lesquels alimentent i4 fontaines publiques ; elle possède en plus une autre source.
- Saint-Jean-de-Bournay (3.185 h.) (1.746 p. m. a.)
- Source à 2 100 mètres amenée par une conduite en ciment de 0,18 de diamètre et 0.12 d’épaisseur. On a aliéné à raison de 100 francs le litre à la minute, environ 200 litres d’eau par minute ; les premiers acquéreurs le revendent 5oo francs.
- Saint-Marcellin.(3.3o5 b.) (2.696 p. m. a.)
- Travaux d’adduction et distribution d’eau exécutés en 1887 et 1888 , dépense faite, i4o 664 francs. En 1907 on capte une source par galeries souterraines; filtration dans les bancs de graviers. Conduite d’amenée en fonte. Dépense i5oooo francs. 1 réservoir, 20 bouches d’incendie, 290 concessions particulières.
- La Tour du Pin (3.q85 h.)
- En 1903, adduction de sources et dépense 180 000 francs.
- Le Touvet (1.260 h.)
- Adduction de sources : conduites en ciment de Grenoble. A un nouveau projet en cours d’exécution.
- Vif (2.589 h.) (i.382 p. m. a.)
- Sources amenées par des conduites en ciment ; quelques concessions particulières.
- Vizille (4-328 h.) (4.025 p. m. a.)
- Un projet d’adduction et distribution d’eau, évalué à 75 000 francs, a été exécuté en 1899. Sources voisines amenées par gravité.
- Annuaire des Distributions d’eau. 21
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- Isère
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 1884) ou ayant un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Mépieu ...... 38o l885 fr. l 100
- Prébois 287 id. 3 000
- Cessieu 1 227 1886 4 200
- Sardieux 720 1886-1887 24 95o
- St Pierre-de-Chérenne . 34o 1887 835o
- Artas I OOO id. 11 5oo
- Commette 6o5 id. 11 5oo
- Domène 1844 1888 61 5oo 5o bornes à jet continu : les eaux,
- Mizoën 389 id. 2 55o venant de la montagne, font mouvoir une usine qui fournit l’éclairage électrique et paie 1 000 fr. par an en plus.
- Varacieux 1 006 id. 20 *700
- Réaumont 557 1889 X 000
- Revel-Tourdan . . . 705 id. 12 000
- Livet et Gavet . . . 2 070 189° 21 000
- Thodure 831 id 7 200
- La Sône g36 1892 » Conduite de 5 km. en ciment de
- St-Bueil 721 1894 2o5o Grenoble.
- Paladru 624 1895 2 400
- Vernas . i3g id. 3 5oo
- Oris en Ratier. . . . 291 id. 2 100
- Le Cheylas..... 583 id. 12 100
- Vaux-Milieu . . . . 607 1896 I 600
- La Verpillière. . . . 1 271 id. 12 000
- St-Martin le-Vinoux . 888 id. Conduites en ciment de Grenoble.
- Bonnefamille ... . 532 id. 3 5oo
- Les Epares 857 id. 1 5oo
- Allevard 2 56o i897 88450 Prise d’eau de 25 litres par se-
- Creys-Pusigneu . . . 618 id. Ot 0 01 0 0 conde sur le torrent du Yeyton : cond. en ciment de Grenoble.
- Trept 1 666 id. 58 000
- Sinard 331 id. 10950
- Chamagnieu .... 433 id. i5 85o
- Villard-Reculas . . . i3i id. 9000
- Meyrieu 5go id. 73 600 2 3 00
- Simandres 356 id.
- Savel 55 i899 2 3oo
- St-Abban-de-Roehe . . X IOI id. i665o
- St-Martin-de-Clelle . . La Cote St-André. . . 176 3 444 1900 1902 43 000
- St-Pierre de Mésage . 602 id. 28 600
- 1 Brié-et-Augonnes. . . 5x4 i9°3 9540
- St-Hilaire de-Brens . . 44o id. 22 691
- Sillans 975 id. 70 3oo
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- Isère
- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis i884) on ayant un projet en cours d’exécution (suite)
- Noms des communes C O a *3 Oh O O. Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet
- fr.
- St-Etienne de-St-Geoirs. Arandon Bourg d’Oisnas . . . Romarin Moirans I 601 437 2587 326 3587 I9o5 id. ï9°5 et 1887 1905 id. 106 320 25 OOO 26 795 45 000 17 100 25g 5oo
- Nantes-en-Rattier . . Ponteharra Roussillon ..... 783 2 ?|04 I I7I id. id. id. 10000 56 000 230 000
- St-Clair-de-la-Tour. . i 436 id. 10 200
- Morestel Eybens Chantelouve . . . . Cordéac Les Côtes-de-Corps . . Monteynard . . . . 1 479 801 298 4û2 287 484 id. id. id. 1906 id. id. 16200 i5 000 23 000 5565 5 000 i5 720
- St-Siméon-de-Bressieux 2 3i 1 id. 96 5oo
- Chatonnay 1 617 id. 27 5oo
- Entraigues Faverges. . . . 5o3 922 id. id. 11 000 62 000
- Hurtières Nivollas-Vermelle . . i58 1277 id. id. 2 200 i83oo
- Les Abrets Beauvoir-en-Roy ans. Beaucroissant .... 1823 i44 834 1907 id. id. 20 000 2 000 35 700
- Clavans . . Entre- deux- Guiers . . La Frette 32.3 903 ir64 id. id. id. 10 95o 1i5ooo 3o 000
- Jons .... 352 id. 82 996
- La Motte d’Aveillans . Ornon Pierre-Châtel .... 3 3go 449 1362 id. id. id. 14 776 29 900 89 000
- St-Geoire en-Valdaine . ^ -Jean d’Hérans. . . venérieu 2 112 5o3 412 id. id. id. 21 3oo 6 000 4 000
- Observations
- Source ; cond. ciment armé.
- Sources ; cond. fonte ; rés. béton armé ; moteur à pétrole.
- Source ; cond. ciment.
- Sources et eaux souterraines ; cond. ciment et fonte.
- 2 sources ; cond. fonte.
- Nappe souterraine ; cond. fonte.
- Source et nappe souterraine, cond. fonte; rés. maçonnerie béton.
- Source ; conduite fonte ; réservoir maçonnerie.
- Sources ; cond. ciment.
- Nappe souterraine.
- Source; cond. fonte et ciment.
- Gond, grès et fonte.
- Source ; cond. fonte, fer et ciment, rés. maçonnerie bélier.
- 2 groupes de sources ; cond. ciment et fonte.
- 2 sources ; cond. grès et fonte ; 2 rés. maç. voutins et fers I.
- Source ; cond. tuyaux fonte.
- So.urce ; cond. ciment et fonte ; rés. maçonnerie ; bélier pompe.
- Source ; cond. ciment et plomb.
- Source ; cond. ciment et fonte ; 2 rés. maçonnerie.
- Nappe souterraine ; cond. ciment.
- Source; cond. fonte.
- Source ; cond. fonte ; rés. ciment armé.
- Gond, ciment et fonte ; rés. maç.
- Source; cond. ciment armé et fonte.
- Source; cond. ciment; rés. ciment armé.
- Nappe souterraine ; cond. fonte Lavril ; rés. ciment armé ; 2 moteurs : 1 à vent, 1 à pétrole ; 1 pompe à double effet.
- 2 sources ; cond. fonte.
- 4 sources; »
- 3 groupes de sources ; cond. fonte; rés. maçonnerie.
- Source; cond. ciment.
- Source; coud, poterie.
- Sources: cond. ciment.
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- Isère
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- Autres communes qui ont des projets approuvés
- Froges et Villard-Bounet, La Motte-Saint-Martin, Le Monétier-du-Percy, Saint-Nicolas-de-Macherin, Siévoz, Doissin, Porcieu-Amblagnieu, Saint-Marcel-beK'Vccueil, L’Albenc, Bougé-Chambalud, Saint-Pierre-de-Chandieu, Aoyarey, Saint-Etienne-de-Crossey, Saint-Paul-les-Moustier, Villard-Notre-Dame, Saint-Appolinard, Crémieu, Dizimieu, Ruy, Fontenas, Chassieu, Colombier, Corbas, Décines, Feysin, Gênas, Grenay, Mions, Pusignan, Saint-Bonnet-de-Mure, Saint-Priest, Satolas, Solaize, Toussieu, l’Isle Albeau, Lalley, Mayre, Eydoche, Le Bâtie-Mongascon, Siccieu-St-Julien, St-Romans, Yernioz.
- En outre, M. Trapadoux a demandé à desservir plusieurs communes des arrondissements de Vienne et de la Tour-du-Pin, en dérivant les sources du Périnet et du Moulin et établissant un réservoir de 10 ooo mètres cubes.
- En résumé, près de 200 communes ont une distribution d’eau complète, 100 une distribution incomplète, 200 ont des sources nées et utilisées sur place et des puits ; enfin, une soixantaine sont réduites à des puits et des citernes, et 3 à des citernes seulement. Le département est donc très bien alimenté : toute la moitié sud-est est montagneuse (granit, lias, oolithe et crétacé inférieur) et très riche en eau ; la partie nord-ouest est formée par l’immense plaine, entre le Rhône et l’Isère, constituée par les mollasses miocènes, l’argile pliocène et les alluvions quaternaires ; ces dernières contiennent une nappe phréatique importante mais peu profonde ; les mollasses miocènes ont aussi une nappe à leur base, mais le pliocène est à peu près imperméable.
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- Jura
- DÉPARTEMENT DU JURA
- (4 arrondissements, 32 cantons, 584 communes) (257.725 habitants.)
- Dole (i4*838 h.) (11.166 p. m. a.)
- Puits filtrants et turbines élévatoires
- En 1892, exécution de la captation et de la distribution.
- Il y aurait encore 3 puits publics dans les faubourgs.
- Régie directe.
- 1. — Cinq puits forés dans les alluvions de la vallée du Doubs, à 12 mètres ou i5 mètres de la berge delà rivière, à un endroit (jardin Philippe) où la rivière est contaminée par des èaux souillées. Les puits sont tubes, avec o,3o de diamètre ; ils sont reliés à une cloche qui occupe le centre de leurs emplacements et dans laquelle se fait l’aspiration.
- H. — Filtration naturelle dans les graviers.
- 3. — Turbine actionnée par une chute du Doubs et faisant mouvoir 3 pompes Girard, accouplées à 1200 sur un vilebrequin unique : force totale de 80 chevaux utiles. On peut élever 81 1. 5 par seconde à 72 m. 5o de hauteur totale. Conduite de refoulement de o,25 sur i5io mètres de longueur.
- 4. — Château d’eau situé à l’extrémité du faubourg de Paris, occupant 2 compartiments de 422 mètre carrés de surface chacun, avec 2 m. 25 de profondeur d’eau, soit une capacité totale de 1 900 mètres cubes.
- 5. —Réseau de distribution en fonte, de 12600 mètres de développements, en tuyaux de o,25 à 0,070 de diamètre ;
- 5 fontaines monumentales (à jet continu) ;
- 67 bornes-fontaines ;
- 19 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- o65 branchements pour concessions particulières.
- 6- — On peut disposer de près de 2 000 mètres cubes par jour.
- Les abonnements au robinet libre paient 20 francs par ménage; pour chaque ménage en plus dans la même maison, 5 francs ou 10 francs suivant qu ü y aura un seul ou plusieurs robinets; en plus aussi 5 francs par cheval °n tête de gros bétail. Les abonnements au robinet de jauge ou au compteur paient 3o francs pour 4 hectolitres par jour, 5 francs par hectolitre en plus Jusqu a 10, puis 4 fr. 5o par hectolitre de 10 à 20, puis 4 francs de 20 à 3o, enfin 3 fr. 65 au-dessus.
- — Extrait sec, 238 milligrammes; CO2 libre, 19; CaGO3, 272; ^%C03, 43 j SO3, traces ; NaCl, 2,3 ; on a trouvé un nombre variable de 8e*nies, et parfois du colibacille.
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- Jura
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- 9. — Il y a 38 i5 mètres d’égouts ovoïdes ou dallés, ayant coûté* 126000 francs; ils reçoivent les matières fécales d’un certain nombre de maisons, et se déversent directement dans le Doubs. Ce réseau sera étendu sous peu au faubourg de Gray et à la rue de Besançon.
- Lons-le Saunier (i3.i33 h.) (10.6.48 p. a. m.). 1.101 maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- i° Au xvme siècle, adduction de la source de l’Ermitage (par les tuyaux en terre cuite de 68 millimètres de diamètre) ; en 1826, on y ajoute 2 sources des territoires de Montaigu.
- 20 En 1867, captation et adduction de la source Billet ou de la Culée, à Conliège ; en 1876, addition à cette source de celle du ruisseau de la Diane, et en 1878, addition de la source Chevrault. En 1906 captation et adduction de la source de La Doye (Revigny).
- Régie directe.
- 1. —• Les sources précitées sortent toutes de la base du calcaire bajocien à son contact avec le lias ; elles sont captées dans des chambres en maçonnerie. La conduite d’amenée de la source de l’Ermitage est en fonte, 0,100 de diamètre ; celle des sources de Conliège (située à 5 kilomètres de la ville) est également en fonte, avec 0,135 ; celle de Revigny de 6 k. 5oo à 0 m. 162 de diamètre.
- 4. — Un grand réservoir en maçonnerie de 1 200 mètres cubes, situé aux Rochettes reçoit les eaux de Conliège ; un second réservoir très petit est situé à 3o mètres de la source de l’Ermitage et la reçoit ; il est à i5 mètres plus bas que le premier. Un troisième réservoir en ciment armé situé à Rou-gins, de deux compartiments de 1 5oo mètres cubes reçoit les eaux de la Doye. Ces trois réservoirs communiquent entre eux par l’intermédiaire du réseau de distribution ; l’écoulement en est réglé par des robinets à clapets.
- 5. —Réseau de distribution de ia3oo mètres en tuyaux de 0,200 à o,o4o de diamètre ;
- 7 fontaines à jet continu ;
- 4a bornes-fontaines, pouvant servir à l’incendie ;
- 33 bouches à incendie ;
- 1 o urinoirs à effet d’eau ;
- 54» branchements particuliers.
- 6. -—Débits d’étiage en 1906 ; Ermitage 1 1. 6 ; Montaigu 1 litre ; Conliège 10 1. 5 ; Doye 10 litres par seconde.
- Les concessions particulières sont au compteur (Frager).
- Le prix est de o fr. 20 le mètre cube.
- K- — i° Sources de l’Ermitage. — Degré hydrotimétrique i9°5 ; degré permanent, 4° ; matières organiques (en oxygène), o,5 ; on trouve 299 germes au centimètre cube ;
- 20 Sources de Conliège réunies. — Degré hydrotimétrique, 23° ; degré per-
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- Jura
- manent, 6° ; matières organiques (en oxygène) 0,76 ; la source de la Diane se trouble par les pluies et n’est pas consommée pendant et après les crues ;
- 3° Source de la Doye. — Degré hydrotimétrique 190 permanent 3°5 ; matières organiques (en oxygène) o;24 42° bactéries au centimètres cubes.
- 9. — Réseau de petits égoûts, se déversant dans la rivière. Fosses fixes ou à trop plein pour les matières fécales.
- Morez (5.680 h.) (5.594 P- m. a.). 4<>i maisons.
- Source amenée par la gravité.
- Adduction de la source de l’Arse en 1867, projet de M. Guillaume ; dépense faite, 62 000 francs.
- Régie directe : M. Jorez, agent-voyer et architecte, à Morez.
- 1. — Source de l’Arse sortant d’éboulis à la base du rauracien, captée par un cylindre vertical en tôle de 2 mètres de diamètre et 2 mètres de hauteur, enfermé dans une chambre en maçonnerie. La rivière de Bienne est voisine de la source, et les crues atteignent celle-ci.
- 5. — Réseau de distribution de 3 870 mètres de développement, en tuyaux de 0,260 à 0,060 avec 4 regard ;
- 17 fontaines à jet continu ;
- 26 bornes-fontaines ;
- i4 urinoirs à effets d’eau ;
- 76 branchements particuliers, dont un alimente un moteur à eau de 1/10 de cheval.
- 6. — Consommation en 1899: 600000 mètres cubes, soit 1 810 mètres cubes en moyenne par jour; maximum 2170 mètres cubes, minimum 1 5oo mètres cubes.
- Les concessions sont faites au robinet d’après son diamètre : le robinet de 0,010 coûte 5o francs par an, celui de o,oi5 coûte 100 francs, et celui de ()j02o, 200 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique total i5° ; permanent 6°. Matières organiques (en oxygène) 0 mgr. 64. Pas d’espèces pathogènes suspectes.
- —Un projet de 5o000 francs, dressé par les ingénieurs des ponts et chaussées, pour réfection du captage, construction d’un réservoir de aoo mètres cubes, doublement de la conduite principale, établissement de bouches d’arrosage et d’incendie, de compteurs, etc. (Un projet de 20200 francs a été aussi dressé par M. Sauterey, architecte à Dole, pour des ameliorations analogues, moins le réservoir.)
- 9. — Les égouts reçoivent les eaux usées et les matières fécales, et se déversent sans épuration dans la Bienne.
- Saint-Claude (10.980 h.) (9.558 p. m. a). 809 maisons.
- Source amenées par gravité.
- Anciennes sources des Combes, des Etapes et delà Rochette. — En 1871, °n anvène la source des Fouies (projet de M. Guillaume), dépense,
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- • -y
- Jura — 328 —
- 60000 francs ; en 1899, on double la conduite d’amenée (projet de M. Jean-tet) ; dépense, 95 000 francs.
- Régie directe : M. Mouret, directeur du service.
- 1. — La source des Foules est une source vauclusienne ou mieux une résurgence située à 3 kilomètres de la ville et à 80 mètres en contre-haut, sortant au sud d’un front rocheux très élevé (calcaire jurassique supérieur ou portlandien) par deux ouvertures (en temps de sécheresse, l’émergence se reporte à 5oo mètres plus bas) ; il sort deux cours d’eau, et c’est sur la branche droite que la ville a fait le captage de 1871 et aussi un peu plus bas celui de 1899. D’un premier bassin partent 2 tuyaux de 0,20 aboutissant à une chambre de départ ; la conduite de 1871 est en fonte et a o,i5o de diamètre ; celle de 1899, également en fonte, à 0,200.
- L’essai à la fluorescéine a montré que la source des Foules ne communique pas avec un lac situé sur un plateau plus élevé au lieu dit « Combe du Lac ».
- 5. — Réseau de disti'ibution de 8 kilomètres, en tuyaux de 0,200 à 0,080:
- 32 fontaines à jet continu ;
- 26 bornes-fontaines, système Cadet et Batifoulier ;
- 26 bouches à incendie, système Cadet et Petavit ;
- 10 urinoirs à effet d’eau ;
- 3oo branchements particuliers.
- 6. — Consommation moyenne 45oo mètres cubes par jour ; le minimum est de 2 940 mètres cubes.
- Les abonnements sont au robinet libre, au prix de 12 francs par ménage.
- H. —Degré hydrotimétrique, 180; degré permanent, 3°5 ; résidu fixe, i85 ; CaO, 86,2 ; MgO, 1,01 ; SiO2, 3 ; SO3, 3,4 ; NaCl, 2,4 ; matières organiques (en oxygène), 1 ;
- En 1896, on trouva 272 germes au centimètre cube dans une source, et 960 dans l’autre ; mais depuis on a trouvé plusieurs fois du colibacille ; la source se trouble par les pluies. Eau suspecte à certains moments.
- 8. — La ville projette d’établir un réservoir de 1 200 mètres cubes sur le trajet de la conduite d’amenée.
- 9. — Les matières fécales sont transportées et déversées dans la Bienne. Un réseau d’égouts, comprenant un collecteur de 1334 mètres (dont 654 mètres sont construits) et une longueur de canalisation de 3oo mètres est en construction. Le collecteur se déversera dans une fosse septique et deux lits bactériens.
- Salins (6.290 h.) (4-2p3 p. m. a.). 766 maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- Ancienne conduite, dite de Remeton, refaite en 1894: dépense: 11 000 francs.
- Régie directe : M. Marion, agent-voyer à Salins.
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- Jura
- — Dix sources naissent au pied du plateau de calcaire bajocien, situé à l’est de la ville (fort Belin), sur les marnes supraliasiques. Le captage se fait par de petits aqueducs de i5o à 3oo mètres de longueur.
- 5'. — Chaque source donne naissance à un petit réseau de distribution alimentant 4 •ou 5 fontaines publiques ; la source de Belin se partage entre la ville et quelques particuliers qui ont des droits sur les eaux. Il y a ainsi 24 fontaines publiques et 5 urinoirs à effet d’eau ; il n’y a pas de concessions particulières.
- (>. — Les sources ont donné ensemble, en 1899, environ 295 000 mètres cubes d’eau, soit 800 mètres cubes par jour en moyenne; minimum; 435 mètres cubes par jour. L’ensemble des 24 fontaines donne 2 1. 10 à la seconde.
- 7. — Degré hydrotimétrique 180 ; CaCO2, 92,7; MgCO3, 17,6; CaSO4, 28 ; chlores traces.
- 8. — La ville se propose d’exécuter le projet de M. Braud (d’Arbois) pour l’adduction et la distribution de la source de Yeley, située à 1 800 mètres. La conduite d’amenée serait en fonte de 0 m. 120 sur les 1100 premiers mètres, puis en fonte de 0,200 sur les 1 800 mètres suivants. Le réseau de distribution en ville aurait 5 961 mètres de développement (tuyaux de 0,200 à o,o4) ; on établirait 3 lavoirs, 3o bornes-fontaines et 26 bouches d’arrosage et d’incendie, et on donnerait 5o concessions particulières au prix de 25 francs pour un robinet libre avec une quantité de 5oo litres par jours. On prévoit deux réservoirs en maçonnerie de 760 et 45o mètres cubes, plus 52 000 francs d’acquisition de terrain dans la zone de protection.
- La dépense est évaluée à 172 000 francs.
- O. — Les égouts sont insuffisants.
- Il y a un bureau d’Hygiène ; M. le Dr Belle, Directeur.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Arbois (4-°93 h.)
- La ville est alimentée par 8 sources captées dans des puits et amenées par gravité avec des réseaux distincts. Quelques-unes peuvent être contaminées par les cultures voisines. Elles alimentent en tout 36 fontaines ou bornes-fontaines, 76 concessions particulières au robinet libre de 2 000 litres par jour. Longueur du réseau 7 120 métrés.
- Dépense faite : 100 000 francs environ.
- U n’y a pas d’égouts.
- Ghampagnole (3.719b.)
- Adduction faite en 1890-91. Dépense faite 161000 francs. Une source captee sans aucun travail spécial est amenée par gravité. Conduite d’amenée °84o mètres. Réservoir de 800 mètres cubes, 24 fontaines et bornes-fon-aines, 41 bouches à incendie, 144 concessions particulières.
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- Communes qui ont fait des adductions d'eau (depuis 1884) ou ayant un projet en cours d'exécution :
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du proje! Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Beaufort . I 166 1891 et 1906 33 900 et 18 5oo Moteur à pétrole.
- Lemuy 376 „ 1894 » Conduites en ciment de Grenoble.
- Port-Lesney 568 i8g5 27 45o
- Gains 285 1894 *0 O O
- Chaux sur Champagny 78 Id. 22 000
- Giusse 294 Id. 4 600
- Passenans 5g2 1897 7 400
- Chamole 179 1900 4 600
- Cuisia 526 1896 1 700
- Vermantois 5g3 1897 3 o5o
- Gizia 372 ld. 6 5oo
- Bornay i83 GO 70 ce 25 600
- Poisoux IIO 1899 5 100
- Sainte Agnès 4ii 1900 18 700
- Chaux-desCrotenay 5ig 1902 i3 3oo
- Andelot-lès Saint-Amour 122 i9°3 12 070
- Cressia 664 Id. 22 370 •
- Broissia. 116 1904 12 313
- Gernon 324 Id. 24 200
- Plainoiseau . . . , Il 379 Id. LO O O O
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- Supt..............................
- Beffia ...........................
- Grand'Châtel......................
- Patornay...................... . .
- Ponfc-de-Poitte............... . .
- Saint-Julien.............. . . .
- Cuttura...........................
- Saint-Thiébaud....................
- Villeneuve sous-Pymont. . . . .
- Vosbles.....................
- Baume-les Messieurs...............
- Crenans....................... . .
- Fraroz ...........................
- Meussia...........................
- Avignon.............................
- Balme-d’Epy.................. . .
- Châtel-de-Joux....................
- Lavans lès-Saint-Claude...........
- Lombard...........................
- Marnoz............................
- Mirebel...........................
- Saint-Germain-en-Montagne. . . . Villard-Saint Sauveur.............
- 2^8 i9o5
- i35 i9°5
- 90 Id.
- J99 Id.
- 680 Id.
- 661 Id.
- 3oa 1906
- GO Id.
- 200 Id.
- 284 Id.
- 473 Id.
- 161 Id.
- ne Id.
- 202 Id.
- 178 I9°7
- 78 Id.
- io3 Id.
- 8o3 Id.
- 258 Id.
- z83 Id.
- 444 Id.
- 189 Id.
- 566 Id.
- 4878
- I I OOO Source ; rés maçonnerie.
- 6 750 2 sources ; cond. fonte.
- 22 5oo Source ; cond. fonte.
- 53 000 Id. ; rés, ciment armé.
- 36 210 Id. ; rés. maçonnerie.
- 52 000 2 sources ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- 8000 Id.
- 4 35o Cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- 36 000 3.sources; cond. fonte et ciment; 3 rés maçonnerie-
- 57 225 Sources; cond. fonte; 2 rés. maçonnerie.
- 5 3oo Sources ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- 27 000 Source ; cond. fonte et ciment ; rés. maçonnerie.
- 3o 900 Sources ; cond. fonte et ciment ; rés. maçonnerie.
- 3g83 Suintement de rocher ; rés. maçonnerie.
- O O Cond. fonte.
- 17 i58 Sources; cond. fonte; rés maçonnerie.
- 19000 Id.
- 3 700 Nappe souterraine.
- 24 000 Source ; cond fonte et plomb ; rés. maçonnerie.
- 05 O O 3 sources ; 2 rés. en ciment armé.
- 4^ 3o8 Source; cond. fonte et ciment.
- 8 600 Source ; cond. fonte ; 2 rés. en maçonnerie.
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- Jura
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- Poligny (4 092 h.) (3.j56 p. m. a.)
- En 1899, on exécute des travaux de conduite pour 28600 francs. Sources du bajocien, voisines de la ville.
- Jusqu’en 1904 cette ville était alimentée par 4 sources sortant du bajocien avec 4 réseaux partiels d’une longueur totale de 2 800 mètres. Il y avait 28 fontaines et bornes-fontaines, 5 bouches à incendie et 168 concessions particulières.Trois de ces sources ayant un régime irrégulier, on a augmenté en 1904 par des travaux de captage, le débit de la quatrième, et refait un nouveau réseau de distribution complet et un réservoir en ciment armé, de 5oo mètres cubes. Le réseau a 5 100 mètres de longueur. II alimente 42 bornes-fontaines avec x-accord à incendie et 28 concessions particulières, l’ancien service ayant été maintenu.
- Les concessions se paient 20 francs par an pour 2 litres à la minute, 3o francs pour 3 litres, etc., jusqu’à i4 francs pour 7 a 10 litres à la minute. Dépenses faites : pour les travaux récents 70 000 francs.
- Saint-Laurent-du-Jura (1.025 h.)
- Adduction faite en 1864. Dépense faite 63.000 francs.
- Source captée dans une chambre en maçonnerie. ^7 fontaines et bornes-fontaines.
- Autres communes qui ont des projets approuvés
- Alièze, Ailleneuve-les-Charnod, Maynal, Névy-sur-Seille, Dampierre, Charchilla, L’Aubespin, Saint-Jean-l’Etrieux.
- Le département est en général très bien alimenté parles nombreuses nappes de tous les étages de l’oolithe et de quelques bandes de néocomien qui donnent des sources nombreuses et abondantes dans les vallées du Jura ; ces sources ont souvent le caractère vauclusien. Toutefois la partie située à l’ouest d’une ligne reliant Bezançon à Bourg est occupée par le pliocène argileux (marnes à hélix) et peu perméable, et est pauvre en source et en eau souterraine.
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- Landes
- DÉPARTEMENT DES LANDES
- (3 arrondissements, 28 cantons, 334 communes, 293.397 habitants.)
- Dax (11.210 h.) (8.585 p. m. a.). 1.709 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Un ancien aqueduc amenant des sources ne débitait presque plus rien ; en 1 891, suivant projet de M. St-Romas, adduction de sources et distribution; dépense, 67037 francs; dépense ultérieure, 6790 francs. Il y aurait encore 5 puits publics.
- Régie directe ; M. Carpentier, directeur du service.
- 1. — Sources de Pichetéoule, sortant à la cote 20,4o de la base d’un petit plateau (miocène supérieur) au sud de Dax, entre l’Adour et le Luy ; elles sont captées au moyen de petits puits de 4 mètres de profondeur et 2 mètres de diamètre, dont la maçonnerie (briques) est étanche sur les 2 mètres supérieurs. Une chambre à eau de 16 mètres cubes de capacité réunit l’eau des puits amenée au moyen de tuyaux de fonte de 0,20.
- Conduite d’amenée en fonte de 43y mètres de longueur jusqu’au réservoir.
- 4. — Réservoir de 33o mètres cubes en maçonnerie, enterré, voûté en briques, établi à la cote i5 ^radier), au lieu dit Champ de Cuyès.
- 5. — Conduite de départ de 0,60 sur 622 mètres de longueur; réseau de distribution de 2 890 mètres de long, en tuyaux de o,i5o à o,o4, avec 4 robinets-vannes ;
- 25 bornes fontaines publiques ;
- i4 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 7 urinoirs à effet d’eau ;
- Pas de concessions particulières.
- 6. — En hiver, on a 25o métrés cubes par jour, mais en été, le débit est tombé en 1899 jusqu’à 4o mètres cubes. Aussi, en été, on prend l’eau de 1 Adour pour l’arrosage de rues, promenades et jardins publics.
- ^ • — Degré hydrotimétrique, 9 à io°.
- 8. — La Ville projette une distribution d’eau chaude d’une fontaine thermale abondante lui appartenant. L’élévation se ferait au moyen de 2 hydroélévateurs Durozoi, qui seraient placés dans une chambre souterraine à établir près de la Fontaine chaude ; la chute serait de 2 m. 60. Ces appareils Cimenteraient 4 bornes-fontaines qui débiteraient à jet continu de 22 à 3'i litres à la minute. La dépense est prévue à 3o 000 francs.
- — Fosses fixes. — Un projet d’égouts s’élevant à 600 000 francs a été dressé en i883 par M. Picard (égouts ovoïdes de divers grandeurs), mais on
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- Landes
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- n’a exécuté que 370 mètres d’égouts (pour 000 francs) se déversant dans l’Adour.
- Mont-de-Marsan (11.293 h.) (9-069 p. m. a.). 2.024 maisons.
- Sources, turbine hydraulique et moteur à gaz.
- En 1882, la ville acquit la fontaine du Bourg, et de 1886 à 1887, la Société des Forges et Fondei'ies d’Aubrives exécuta le projet de M. Clerc, pour l’élévation et la distribution de l’eau ; dépense, 128 000 francs. En 189I, on installa un moteur à gaz supplémentaire ; dépense 46000 francs.
- Il y a encore 4 puits publics et nombre de puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. — La fontaine du Bourg émerge par 3 sources au centre même de la ville, sur la rive gauche du Midou, à 11 m. 5o au-dessus du niveau d’étiage de cette rivière. L’eau provient de la base de la mollasse marine ou faluns (banc de calcaire de 4 à 5 mètres d’épaisseur) à sa limite avec les marnes lacustres de l’Armagnac. Ces deux assises appartiennent au miocène, et sur les plateaux la mollasse est recouverte par le sable des Landes (représentant le pliocène qui a de 2 à 3 mètres d’épaisseur). Les infiltrations viendraient des collines de l’Armagnac, au sud-est.
- Les sources débitent en moyenne 76 litres par seconde (67 litres en basses eaux, d’après des jaugeages de 1900) et sont assez constantes. Les eaux sont recueillies par des aqueducs en maçonnerie de 0,80 sur 0,80 et conduites à un bassin d’où part un aqueduc allant à la turbine.
- 3. — Deux moteurs : i° Une turbine hydraulique actionnée par la source elle-même sous une chute de 5 m. 3o ; elle est à axe horizontal, de la maison Schabaver, avec 4^ tours par minute ; elle fait mouvoir directement deux pompes à piston plongeur pouvant à peine élever 3 litres par seconde à 35 m. 20 de hauteur ;
- 20 Moteur à gaz Crossley, de 16 chevaux, actionnant par roues dentées un corps de pompe à piston plongeur donnant 120 coups doubles à la minute et pouvant élever 15 litres par seconde. Son fonctionnement coûte 4 000 francs par an.
- Conduite de refoulement de la turbine au réservoir sur 1 4oo métrés de longueur, en tuyaux de 0,216, puis de o,3oo de diamètre, faisant distribu-tion en route ; le moteur à gaz refoule dans une conduite spéciale de de 740 mètres de longueur et 0,216 de diamètre, qui vient se brancher sur la conduite précédente à 700 mètres du réservoir.
- 4. — Réservoir de 2000 mètres cubes, situé sur la rive gauche du Midou, près du plateau de la gare, à 35 m. 20 au-dessus de la source. U est en maçonnerie, enterré et couvert de voûtes en briques.
- o. — Réseau de distribution en tuyaux de fonte de o,3oo à o,ioo de diamètre, sur 16 kilomètres de développement ;
- 6 fontaines publiques à écoulement continu ;
- 17 bornes-fontaines à écoulement intermittent ;
- 66 bouches d’arrosage et d’incendie ;
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- Landes
- 8 urinoirs à effet d’eau ;
- t)5o branchements pour concessions particulières.
- 6. — La consommation totale en 1899 a été de 180 200 mètres cubes, soit en moyenne 4o5 mètres cubes par jour ; elle descend à un minimum de 33o métrés cubes.
- Les concessions sont au compteur (280 avec compteur Frager, Kennedy, Abeille, Lambert et Hurtu), au robinet de jauge ou au robinet libre (fermant seul), ces dernières calculées par estimation d’après le nombre des habitants, animaux, etc. Le prix est de o fr. 20 le mètre cube ; toutefois les concessions de 2 hectolitres par jour sont payées 12 francs, chiffres minimum .
- H.— Degré hydrotimétrique, i4°; résidu fixe, 200; CaCO3, 62 à 72; CaSO*, 42 à 48 ; MgCO3, 9,2 à i3,8.
- L’eau est trouble par les pluies. En 1896, on n’y trouve que 80 germes au centimètre cube, mais en 1900, on trouve 656 germes et du colibacille. La faible profondeur de la nappe et l’émergence des sources en pleine ville semblent de mauvaises conditions pour la pureté de l’eau.
- 8. — Des études ont été faites successivement par MM. les ingénieurs Bernis, Clerc, Mussat et Tintant, pour améliorer la situation. Il conviendrait d’augmenter le rendement de la turbine, de supprimer le moteur à gaz qui est onéreux, enfin d’augmenter Ja quantité et d’assurer la qualité de l’eau, de manière à ce que la ville puisse disposer de 1 200 à 1 5oo mètres cubes par jour. Il semble que la meilleure solution consiste à amener de nouvelles sources ; on a pensé à la source de la Ilisoire, qui n’est qu’à 2 kilomètres de la ville, mais ne débite que 22 litres à la seconde, et surtout aux sources de Ma-zerolles, qui sont à 6 kilomètres, mais donnent 80 litres. Ces sources sont du même niveau géologique que celles du Bourg.
- 9. — Il n’y a d’égouts que sous les routes nationales et départementales traversant la ville ; ces égouts se déversent dans la Midouze.
- Fosses fixes pour les matières fécales.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Roquefort ( 1 -614 h-)
- Source amenée par une conduite en fonte de 1 200 mètres à un réservoir 128 mètres cubes : conduite de distribution de 1 000 mètres en tuyaux de 0,08.
- Débit disponible, 108 mètres cubes par jour. Quelques concessions particulières produisant 600 francs par an.
- Saint-Sever (4-644 h.) (2.5o8 p. m. a.)
- En 1899 et 1900, exécution, moyennant une dépense de 4°000 francs» Un projet d’élévation et de distribution d’eau comprenant :
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- Landes
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- i° Le foncement d’un puits de 3 mètres de diamètre intérieur et de 38 mètres de profondeur ; 2° la fourniture et l’installation d’un groupe de pompes à piston plongeur, montées sur réservoir central, et d’un débit de 9 ooo litres à l’heure ; 3° la fourniture et la mise en place d’un moteur à gaz de ville, avec tous les accessoires, système Charon, ne consommant qne 5oo à 55o litres par cheval-heure ; 4° la construction d’un réservoir en tôle d’acier de 120 mètres cubes placé sur tour en maçonnerie; 5° l’établissement d’un réseau de conduites, avec accessoires, bornes-fontaines et bouches d’eau pour arrosage et incendies. Le puits, le moteur et le réservoir sont installés dans la chapelle de l’ancien collège.
- Geauné (673 h.)
- Adduction faite en 1907. Conduite en fonte, réservoir en béton armé. Dépense faite, 22800 francs.
- En résumé, le département entièrement occupé par le sable des Landes (pliocène), n’a de sources que dans les vallées qui mettent au jour le miocène supérieur, lequel contient une nappe dans les faluns calcaires (mollasse marine) au-dessus des marnes lacustres de l’Armagnac. Quant au sable des Landes, il est caractérisé par la présence à 0 m. 5o de la surface du banc d’alios, qui rend le sol imperméable et marécageux, tandis qu’il existe une nappe aquifère à 4 ou 5 mètres de profondeur dans le sable blanc qui est en dessous de l’alios. Plusieurs communes boivent encore de l’eau de mares, mais M. Chambrelent a appris à trouver de bonne eau par des puits descendant en dessous de l’alios et bien protégés contre l’introduction des eaux de surface.
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- Loir-et-Cher
- DÉPARTEMENT DE LOIR-ET-CHER
- 3 arrondissements, 24 cantons, 297 communes, 27O.019 habitants.
- Blois (23.972 h.) (21.328 p. m. a.) 3.884 maisons.
- Double alimentation ; eau de galerie captante et eau de rivière élevée par machines à vapeur et électriques
- En 1908, il y a encore sept puits publics dans l’intérieur de la ville et de nombreux puits particuliers.
- Régie directe : M. Honnorat, Ingénieur Directeur du service des Eaux.
- I. Eau de galeries captantes.
- 1. — a) Galerie très ancienne, dite du Gouffre, creusée à la base du calcaire de Beauce inférieur (aquitanien) recueillant les eaux du plateau de Beauce, depuis Villebaron jusqu’à Villiersfins et d’une partie de la forêt de Blois, par la vallée de l’Arrou et l’ancien étang de Pigelée.
- La galerie a 53o mètres de développement, 2 mètres environ de hauteur et 0,80 dans sa plus grande largeur. Elle prend naissance au lieu dit la Garenne, dans le quartier des Basses-Granges, à une profondeur moyenne de 10 mètres, au moyen d’épis divergents creusés dans la marne (alluvions modernes) et le calcaire. Des regards placés de distance en distance, presque tous maintenant sous les propriétés particulières et quelquefois les maisons, en permettent l’accès.
- Creusée en dehors de la ville, vraisemblablement sous la féodalité, par les comtes de Blois, la galerie se trouve maintenant en pleine agglomération et passe sous les maisons et les fosses d’aisance ; elle aboutit au lieu dit « Le Gouffre » dans un édicule en pierre de taille, remanié à diverses époques et pour la dernière fois entre 151 x et 1622.
- En se dirigeant de cet édicule vers sa naissance, la galerie, perforée dans une cassure du calcaire, se dirige vers le nord, c’est-à-dire sous la colline de Leauce et tourne ensuite brusquement à l'ouest suivant de la sorte le flanc du coteau à une profondeur de 12 à i5 mètres, jusqu’à sa rencontre avec 1 ancien torrent de l’Arrou, aujourd’hui égout collecteur, sous lequel elle passe à quatre reprises différentes. A chacun de ses passages, elle reçoit de uombreuses infiltrations d’eaux ménagères, le radier de l’égout étant formé par le sol lui-même.
- L eau du Gouffre, qui provient d’ailleurs de la nappe phréatique, est donc absolument contaminée.
- — De l’édicule du Gouffre part une conduite en tuyaux de terre cuite ^ernissée de 0 m. 160 de diamètre, enrobée dans un massif en ciment de tuileaux.
- •Annuaire des Distributions d’eau.
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- Cette conduite posée en i5n par Valence, fontainier à Rouen, n’est revêtue intérieurement d’aucun dépôt calcaire, ce qui indique bien qu’elle n’est parcourue que par des eaux de surface.
- Elle dessert encore six fontaines publiques à jet continu, dont deux, celle de la Place du Marché neuf et celle de la Place Louis XII, ornées de sculptures et de mascarons en bronze, sont assez remarquables.
- La galerie de captation et la canalisation du Gouffre, dont on avait perdu la trace et les regards depuis plus d’un siècle, a été retrouvée par cheminement souterrain par M, Honnorat, qui après l'avoir épuisée, en a fait l’exploration et levé les plans.
- C’est au cours de cette étude qu’il a découvert les nombreuses infiltrations dont il est question plus haut, ainsi que le voisinage de fosses d’aisance dont le liquide pénètre dans la galerie.
- La recherche des communications souterraines a été faite au moyen de la fluorescéine, dé la fuschine rouge et du bleu de méthylène.
- Des plaques indicatrices d’eau non potable furent à la suite de ces •constatations placées sur les fontaines publiques et des échantillons soumis à l’examen du comité supérieur d’hygiène qui conclut à la contamination.
- Malgré les avertissements réitérés de la Municipalité, les habitants continuent à boire l’eau du Gouffre qui est fraîche et limpide et des cas de fièvre thyphoïde se manifestent chaque année dans les quartiers qui en font usage.
- Pas de concession particulière.
- 6. —Le débit de la galerie du Gouffre est d’environ 100 métrés cubes par jour.
- 7. — Degré hydrotimétrique 29°4 ; degré permanent 210; résidu à 110 degrés, 681,0 CaO — 231 ; NaCl ; 70 ; matières organiques (en oxygène) i,5;
- Température : io°5.
- Cette eau renferme 1 386 germes aérobies par centimètre cube.
- Spécification : Micrococcus ureæ ; Bacillus - flavus ; Bacillus fluorescens li-quefaciens ; Bacillus fluorescens putridus ; Bacillus ochraceus ; Bacillus sub-tilis ; bactéries putrides ; colibacille.
- Conclusions : Eau de mauvaise qualité ; souillée par infiltrations d’eaux superficielles contaminées.
- b) Il existe encore à Blois une seconde galerie qui alimente une fontaine publique et une partie de l’Hôtel-Dieu. Cette galerie, construite selon toute probabilité par les Bénédictins de l’abbaye de Saint-Laumer (aujourd’hui Hôtel-Dieu), s’étendait autrefois assez loin dans le coteau opposé à celui dans lequel est creusé « le Gouffre ».
- En i63o, les moines ayant constaté une diminution notable du débit de la fontaine firent explorer l’aqueduc dans lequel on constata des éboulements importants.
- Aujourd’hui, le débit de la galerie est minime; elle n’a d’ailleurs pas été réparée et sa trace est en partie perdue ; elle est recouverte par de nombreuses maisons qui rendent les recherches difficiles.
- Les eaux de la fontaine Saint-Laumer ou Saint-Nicolas sont très calcaires
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- et le carbonate de chaux déposé obstrue très rapidement les tuyaux en grès vernissé de 0,160 que l’on est obligé de remplacer tous les huit ou dix ans.
- Tl. — Degré hydrotimétrique total : 3o° ; permanent 210 ; résidu fixe à ioo°. — 738 ; CaO, 255 ; NaCl, 97 ; Matières organiques en oxygène 0,8. Température i2°5.
- II. Eau de Loire.
- Projet de M. Hubert, exécuté en i85i. Additions successives notamment en 1884 et 1897. Les dépenses précédemment faites sont évaluées à 750000 francs, Nouveau projet présenté par le service pour réorganisation des bassins filtrants, extension et réfection de la distribution, etc., évalué à 800 000 francs.
- 1. —Prise d’eau en Loire, au bas de la letée des Tuileries, au moyen de caisses filtrantes en bois, foncées dans le lit du fleuve et prenant Peau par le fond au travers des graviers ; des caisses, [l’eau est conduite par des tuyaux en bois dans des puisards-citernes établis sous la berge, d’où les extrait une pompe nourricière.
- Refaites en 1884, les caisses filtrantes ont été remplacées en 1897 par 6 batardeaux filtrants, de chacun 20 mètres de long sur 1 mètre de large, formés de pieux fichés dans le lit et munis de couvercles clavetés. L’eau ne devait entrer que par le fond, ce qui donnait 120 mètres carrés de surface filtrante, avec une dénivellation de 0 m. 73. En fait, l’eau entre également sans filtration par les parois non étanches ; de plus, l’arrivée d’eau est insuffisante et en 1900, il a fallu recourir à une prise directe. Le projet de M. Honnorat prévoit une prise directe, un dégrossissage et une filtration au sable artificiel.
- *i. — On a installé en 1898 trois filtres à sable; ce sont des bassins en béton armé, de 433 mètres cubes de surface chacun (53 mètres de longueur sur 26 m. 80 de largeur totale pour les 3 bassins accolés), soit x 3oo mèti'es cubes en tout.
- Ces bassins, dont la surface est beaucoup trop faible et la disposition défectueuse, n’ont jamais donné de bons résultats.
- Etablis sur mauvais sol de l’emblai, noyé à chaque crue de la Loire, le radier a cédé en plusieurs points et depuis 1903, ils ne sont plus utilisés. Ils paraissent maintenant difficilement utilisables, en raison de leurs faibles dimensions.
- 3. — En vue de favoriser le développement d’une société électrique pour 1 exploitation des tramways urbains et la distribution d’énei'gie, la Municipalité a remis en septembre 1907, pour une durée de cinquante ans, l’Usine elévatoire des eaux à la Compagnie concessionnaire, à charge pour cette dernière d’installer à ses frais, dans les salles des machines actuelles, deux groupes de pompes électriques et d’élever l’eau dans le château d’eau à raison de 0 fr. o35 le mètre cube.
- eau est mesui’ée à la sortie de la cloche de raccordement des pompes au moyen de compteurs Yenturi placés sur les conduites de refoulement de 3oo et 4oo millimètres.
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- L’usine élévatoire comprend donc actuellement :
- c) Comme matériel à vapeur ; une pompe centrifuge nourricière, système Dumont, débitant 85 litres à la seconde, élevant l’eau des puisards de la berge sur les bassins à sable, soit d’environ 8 mètres. Cette pompe est commandée par une machine compound, à pilon, avec transmission par courroie.
- Les machines élévatoires proprement dites sont au nombre de deux :
- i° Une machine horizontale, genre Farcot, établie en 1884, tournant à 25 tours à la minute, actionnant directement une pompe élévatoire à piston plongeur à double effet, élevant 3o litres à la seconde à 5y mètres de hauteur. Le volant de la machine commande une pompe nourricière à pistons, à double effet, qui fournit la pompe élévatoire.
- 2° Une machine horizontale, établie en 1897, actionnant directement une pompe Girard, à piston plongeur double effet, élevant 45 litres à la seconde, avec une vitesse de 26 tours à la minute.
- La salle des générateurs comprend trois chaudières semi-tubulaires, d’une surface de chauffe totale de i85 mètres carrés.
- d) Comme matériel électrique : i° Deux pompes centrifuges nourricières à axe vertical, système Rateau, commandées directement par moteurs électriques, courant triphasé 200 volts, élevant chacune y5 litres par seconde à 10 m. 5o de hauteur, avec une vitesse de rotation de 720 tours.
- 20 Deux groupes de pompes centrifuges élévatoires, à axe horizontal, système Rateau, commandées directement par moteur électrique courant triphasé, 5 ooo volts, 5o périodes élevant chacune 70 litres par seconde à 62 mètres de hauteur avec une vitesse de rotation de 980 tours par minute.
- Les groupes électriques ont été construits par la maison Sautter et Harlé et la Compagnie concessionnaire porte le titre de Compagnie générale électrique du Sud-Ouest.
- L’alimentation du château d’eau se fait au moyen de deux conduites ascensionnelles de 3oo et 4oo millimètres ayant respectivement 920 et 800 mètres de longueur.
- En service normal, on n’utilise que la conduite de 4°° millimètres posée en 1901, celle de 3oo millimètres étant plus spécialement affectée au service de distribution et devant prochainement devenir conduite maîtresse de la ville basse.
- 4. — Le château d’eau, agrandi en 1903-1904 par M. Honnorat, se £om-pose de deux tours jumelles en maçonnerie, raccordées à la partie supérieure par une arcade placée à hauteur du couronnement et à la partie inférieure par un vaste local avec sous-sol servant de chambre des robinets.
- Sur le sommet de chacune des tours, hautes de i5 mètres, repose un réservoir métallique à fond sphérique et toiture conique dont la partie cylindrique a 5 mètres de hauteur et 11 mètres de diamètre intérieur ; la capacité utile est de 5oo mètres cubes, soit mille mètres pour les deux. Ces réservoirs alimentent la ville haute. L’altitude de leur bord supérieur est
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- 127 m. 76, celle du sol étant 107 m. 167 et celle de l’étiage de la Loire
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- Le vide intérieur de chacune des tours a été utilisé pour la construction de réservoirs en béton armé dont les parois sont accolées aux maçonneries, mais calculées pour ne leur transmettre cependant aucune pression. Le radier des réservoirs est au niveau du sol de la Place, soit à la cote 107 m. 167 et le bord supérieur à la cote 117,52. Ces réservoirs, surmontés de passerelles circulaires et diamétrales, ont 10 in. 36 de hauteur et 10 mètres de diamètre intérieur. La hauteur normale de l’eau est de 9 m. 5o. Chaque réservoir a une contenance de 800 mètres cubes, soit 1 600 mètres pour les deux. Ils sont alimentés par une tubulure greffée sur la colonne montante du refoulement qui déverse dans les réservoirs métalliques placés au-dessus ; sur cette tubulure sont adaptés des clapets d’alimentation, d’un modèle spécial à l’auteur du projet, qui règlent automatiquement l’admission de l’eau dans les réservoirs suivant les besoins de la consommation.
- Ces réservoirs alimentent la ville basse.
- La capacité totale utile du château d’eau est donc de 2 600 mètres cubes.
- La chambre des robinets, qui contient toute la tuyauterie, est également munie de tout l’outillage nécessaire pour les réparations et est décorée d’un plan mural de la ville à l’échelle de 0 m. 002 par mètre sur lequel sont indiquées les conduites, vannes et bouches d’incendie.
- Les dispositions adoptées dans la chambre des robinets permettent l’alimentation de toute la ville avec l’un quelconque des quatre réservoirs ou les quatre accouplés ou non deux à deux, ainsi que le refoulement direct dans les canalisations.
- Cette chambre est recouverte d’une terrasse avec lanterneau en béton armé; les escaliers, passerelles, colonnes, etc., sont aussi en béton. Elle est limitée du côté de la façade par une balustrade décorative en béton.
- L’arcade de couronnement est tout entière en béton armé ; elle contient les vannes de départ, la conduite de distribution de 4°° millimètres des deux réservoirs de la ville haute et les escaliers de service.
- Elle est décorée à la clef d’un cartouche en béton aux armes de la ville et le tout est recouvert de cimentaline, avec imitation de pierre de taille.
- bur la terrasse de l’arcade d’où l’on découvre un panorama magnifique de la Beauce et la Sologne, l’auteur du projet a établi une table d’orientation qui fait du monument un point géodésique et stratégique intéressant.
- Enfin des indicateurs transmettent à l’Usine élévatoire et au bureau tech-uique du Directeur des Eaux les variations des niveaux de l’eau dans les réservoirs.
- En dehors du château d’eau, existe un cinquième réservoir constitué par Une citerne construite en 1749 sur la Place Saint-Louis dont la longueur est de 38 m. 5o, la largeur de 4 mètres et l’altitude du plan d’eau à la cote 96 mètres. Sa contenance est de 4°° mètres cubes.
- Cette citerne dessert encore une partie de la ville basse, mais aussitôt après ta mise en service de la conduite maîtresse de la ville basse, elle sera aban-
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- donnée, son emplacement et ses dispositions étant au point de vue sanitaire des plus défectueuses.
- o. — Le réseau de distribution actuel comprend trois zones qui seront prochainement ramenées à deux : celle de la ville haute et celle de la ville basse.
- La conduite maîtresse de la ville haute, placée en 1904, a 4<)° millimètres de diamètre et celle de la ville basse, qui comme il est dit plus haut, utilisera sous peu un des refoulements désaffecté, aura un diamètre de 3oo millimètres.
- Un maillage principal qui traversera la partie la plus importante de la ville permettra en cas d’accident, à l’une des conduites, d’alimenter avec l’autre.
- Les robinets vannes de tous les branchements sont groupés dans des regards recouverts de dalles en béton armé, pour la facilité des réparations.
- Le développement total de la canalisation actuelle est de 3a 000 mètres environ, en tuyaux de 4°° à 54millimètres. Après l’extension du réseau, il sera de 46 000 mètres.
- 2 fontaines à jet continu ;
- 38 bornes-fontaines ;
- 6 bouches d’incendie de 100 millimètres ;
- 61 bouches d’incendie et d’arrosage de 40 millimètres;
- 12 urinoirs publics à effet d’eau de 2 à 12 stalles ;
- 1870 branchements particuliers.
- 6. — Consommation totale en 1907, de 1 106862 mètres cubes, soit en moyenne 3 o3a mètres cubes par jour. Consommation maxima ; 4 779 mètres cubes par jour.
- Sur les 1 870 concessions, io5 seulement sont au compteur, à raison de 0 fr. 3o le mètre cube pour les 200 premiers mètres ; 0 fr. 20 pour les 3oo mètres cubes suivant; o fr.i5 de5oo à 1 5oo mètres cubes, enfin ofr. 126 pour les mètres cubes au-dessus de 1 5oo.
- La Compagnie des chemins de fer d’Orléans et la Compagnie électrique paient uniformément 0 fr. ro le mètre cube.
- Les autres concessions sont à robinet libre, d’après un tarif dépendant du • nombre d’habitants (4 francs par adulte ; 2 francs par enfant), de chevaux (5 francs par cheval), de voitures, de surface de cour et de jardin. Pour les personnes payant moins de 200 francs de loyer ; moitié des prix indiqués pour les adultes et les enfants. Le minimum de la perception est de 20 francs.
- Le rendement des concessions était en 1907 de 87616 fr. 55 contre 5o 000 francs de dépense environ.
- 7. — Degré hydrotimétrique total, de io°5 à i4° suivant la hauteur de la Loire, en moyenne u°3; degré permanent, 6°7 ; résidu fixe à ioo°, 118 , après les crues: 4^2 : CaO, 57 ; NaCl, 3o ; matières organiques (en oxygène) 2,5. On trouve 95o germes par centimètre cube et après les crues importantes on constate la présence du coli.
- L’eau a une température qui varie de 5° à 190.
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- 8. — Projet de M. Honnorat pour la réfection et l’extension de la canalisation, la filtration de l’eau, etc.; dépense environ 800 000 francs.
- <J. — Réseau d’égout incomplet de 7 000 mètres environ se déversant en Loire au moyen de dix-neuf débouchés. En raison de la submersibilité des quartiers bas de la ville lors des crues de la Loire, la plupart des collecteurs sont munis de vannes-écluses que l’on ferme dès que les eaux sont en hausse ; il résulte que les égouts n’étant pas étanches, les eaux résiduaires se répandent dans le sol et contaminent la nappe phréatique.
- L’eau est enlevée des égouts au moyen de pompes d’épuisement à pétroles montées sur chariot et de pompes à vapeur. Après la grande crue d’octobre 1907, M. Honnorat a établi un projet de station centrale d’épuisement des eaux d’égouts de manière à éviter les infiltrations d’eau souillée. Ce projet comporte l’épuisement des égouts de la rive gauche, faubourg de Vienne, au moyen de la pompe à pétrole actuelle et celui des égouts de la rive droite au moyen d’une usine comportant deux moteurs de vingt chevaux chacun, capables d’évacuer 1 200 mètres cubes d’eau à l’heure.
- Fosses fixes mais non étanches pour les matières fécales. En résumé, système d’égout très défectueux, difficile à entretenir en raison de la faible section des aqueducs et des eaux du fleuve qui y séjournent pour certains, six mois par an, rendant impossibles les nettoyages.
- Romorantin (8.374 h.) (6.836 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- Il n’y a que des puits (12 à i5 mètres de profondeur), 20 puits publics et 800 puits particuliers ; la caserne a 3 puits spéciaux de i3 mètres de profondeur.
- S. — Depuis i8g5, il s’était formé une Société dite des Eaux de Romorantin {Directeur M. Gaucher-Poinclou), pour forer un puits artésien et en distribuer l’eau. Le puits a été descendu à 285 mètres de profondeur, atteignant sans doute les sables verts, mais il n’a donné qu’un litre par seconde (l’eau était très bonne : degré hydrotimétrique, io° ; degré permanent, 4°; résidu à 1100, 2,00 milligrammes ; GaO, 36,9; MgO, i4,4: SO*, 10,7 ; NaCl, 25,6; on avait trouvé 228 bactéries par centimètre cube). On a essayé de pomper, niais l’eau extraite était chaude et boueuse.
- Un projet de distribution d’eau de la Sauldre, dressé par MM. Chabal et Buisson, de la Société des Eaux dé Romorantin, vient d’être adopté. La dépense prévue est de 25o 000 francs.
- L’eau provenant de la Sauldre sera filtrée à l’aide de 2 jeux de filtres dégrossisseursPuech, à 4 filtrations, chaque jeu ayant Une surface de 70 mètres carrés, puis par des filtres à sable de 460 mètres carrés de surface filtrante repartie en 8 unités. La distribution de l’eau y sera faite par des robinets à régulateurs automatiques, système Didelon et Compagnie.
- L élévation sera faite avec deux moteurs à gaz Pierson* de i 5 chevaux chacun. Deux pompes centrifuges de 60 mètres cubes à l’heure envoient l’eau sur les filtres et deux pompes à pistons plongeurs de même débit.
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- Le réservoir de distribution de 35o mètres cubes de capacité sera placé sur pylône de 35 mètres de hauteur. Il sera .en ciment armé et renfermera au rez-de-chaussée les machines élévatoires.
- Réseau de distribution, 8000 mètres, 21 fontaines et bornes-fontaines, 80 bouches d’arrosage.
- i5o concessions demandées à 0 fr. 35 le mètre cube.
- 9. — Il n’y a que quelques égouts ; les fosses ne sont pas étanches.
- Vendôme (9.804 h.) (7881 p. m. a.)
- Puits artésiens et élévation de T eau par machines hydraulique et à vapeur
- 11 y a encore 6 puits publics (ordinaires) et 1 5oo puits particuliers.
- Concession de 5o ans donnée en 1890 à la Société anonyme des Eaux de Vendôme. Directeur, M. Parras.
- 1. — Le puits artésien descend à 231 m. 5o de profondeur dans les sables verts (albien).
- Il traverse de l’argile, du sable, de la craie, de la marne, du calcaire, enfin des sables et grès jaunes et verts ; il est tubé au moyen de 4 tubes emboîtés, dont le dernier a 126 millimètres de diamètre. On a rencontré dans la craie une première nappe, trop peu abondante, à 116 mètres; son produit se mêle à l’eau plus profonde. L’eau déborde par l’orifice du puits et tombe en temps ordinaire dans un réservoir ou avant-puits de 8 mètres de profondeur et de 24 mètres cubes de capacité ; en temps de sécheresse, on fait déverser le puits au moyen d’une vanne dans un autre avant-puits qui a 16 mètres de profondeur sous le sol, en sorte que le débit est augmenté notablement par suite de cet abaissement.
- 3. — Une pompe mue par une roue hydraulique puise dans le premier avant-puits ; dans l’avant-puits profond est installée une pompe à 3 corps, placée à 12 mètres de profondeur et actionnée par une machine à vapeur de 8 chevaux. Les pompes refoulent dans un réservoir situé à 25 mètres au-dessus de la ville.
- 4. — Ce réservoir a 36o mètres de capacité et est en maçonnerie et enterré.
- o. — 69 prises d’eau pour usages publics ;
- 36o concessionnaires.
- O. — En temps ordinaire, 266 mètres cubes par jonr, dont 66 mètres cubes pour le quartier de cavalerie, et 5oo mètres cubes en été.
- La ville paie l’eau 0 fr. 08 le mètre cube ; les particuliers paient de 0 fr. 3o à 0 fr. i5, suivant le volume consommé; les concessions sont faites au compteur.
- "7. — Degré hydrotimétrique, 160 ; eau pure; on a trouvé de 25 à 200 germes par centimètre cube. La température est de 180.
- 9. — Quelques égouts, se déversant dans le Loir.
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- Autres villes, de moins de 5.ooo habitants.
- Mondoubleau (1.748 h.)
- Travaux de 1884. Deux béliers hydrauliques (chute de 3 m. 80 et débit de 37 litres par seconde pour chacun) montent 200 mètres cubes par jour d’eau de la rivière la Grenne à 38 m. 5o de hauteur. En 1894, on a exécuté un puits artésien pour l’eau de boisson. 11 fournit par heure 25 mètres cubes d’eau de bonne qualité. L’eau puisée à q4 mètres est élevée dans un bassin au sommet de la ville par deux béliers hydrauliques Bollée et une balance hydraulique qui fonctionne mal en été.
- Herbault (827 h.)
- Puits artésien de 3oo mètres de profondeur. L’eau est élevée par une éolienne actionnant deux pompes situées à 5o mètres et 21 mètres de profondeur. Le débit est de 32 litres à la minute. On construira un réservoir sur tour en ciment armé de i5o mètres cubes.
- Degré hydrotimétrique 24°- — 10 bornes-fontaines.
- Orchais (5g4 h.)
- Travaux de 1886 ; dépense, i8i5o francs. Bélier élevant à 46 rn. 7 5 environ 3o mètres cubes par jour d’eau d’une nappe souterraine accumulée par un barrage; réservoir de i4<> mètres cubes.
- Epuisay (858 h.)
- Projet de puits artésien de 116 mètres de profondeur.
- Saint-Laurent-des-Bois (55o h.)
- Dépense faite ; 3 750 francs en 1906.
- Le département, coupé par les vallées du Loir, de la Loire, du Cher et de la Sauldre, qui remettent au jour la craie (laquelle contient une nappe profonde, artésienne parfois), est constitué entre ces vallées par l’éocène au nord du Loir et à l’ouest de Blois, par l’oligocène entre le Loir et la Loire, et par le miocène entre la Loire et le Cher. L’éocène et le miocène (argile à silex) sont peu perméables et ne donnent que de faibles sources ; l’oligocène est mieux partagé, avec les bancs du calcaire de Beauce (calcaire à limnées, etc.), département renferme :
- 2 communes ayant une distribution d’eau complète.
- 4 communes ayant une distribution d’eau incomplète.
- !®4 communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes.
- *4° communes ayant des puits et des citernes.
- Blois, Vendôme, Savigny, Bunay et Sougé ont un réseau d’égouts pluraux.
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- DÉPARTEMENT DE LA LOIRE
- (3 arrondissements, 3i cantons, 335 communes. 643.943 habitants).
- Le Chamboii-Feugerolles (12.011 h.) (7.525 p. m. a.)
- Eau de barrage-réservoir et de ruisseau.
- Avant 1857, eaux d’infiltration des prairies le long du ruisseau du Val-chérie.
- En 1857, prise d’eau directe de 100 mètres cubes par jour dans ce ruisseau ; tout récemment, amélioration de cette prise par l’établissement d’un filtrage grossier et la construction d’une chambre d’eau de 4oo mètres cubes.
- Après une première étude en 1875, un projet de barrage-réservoir sur le Cotatay est dressé en 1882, par M. Lefort, et prévoit l’alimentation du Chambon (2 397 mètres cubes par jour), de la Ricamarie(i 44^ mètres cubes), de Roche-la-Molière (820 mètres cubes), de Firminy, Unieux et Fraisse (4 i4<> mètres cubes ensemble). Le réservoir projeté étant de 2 000 000 mètres cubes, alimenté par un bassin hydrologique de 1 i5o hectares et était évalué 2 075 000 francs, sur lequel l’Etat avait promis une subvention de 485 000 fr. On concéda les travaux de M. Mesure, ingénieur à Paris, et on acquit du terrain pour 106210 francs; mais le concessionnaire n’exécuta rien et fut déclaré déchu.
- Le projet a été repris par la ville du Chambon seule, et étudié à nouveau parM. Reuss. Adjugés le 11 juin 1899 à MM. Gille Rrahic et Thomas, les travaux du barrage ont été abandonnés par l’entreprise en 1902 ; une régie organisée aux frais des entrepreneurs les a repris et terminés vers la fin de l’année 1904.
- Les dépenses pour le barrage se sont élevées à 987 723 fr. 97.
- La conduite d’amenée en fonte a coûté 166751 fr. 3i pour 7500 mètres de longueur ; pour la construction du Ghâteau-d’eau ou réservoir de distribution, terrains compris, on a dépensé 60989 fr. 71.
- La canalisation intérieure a été établie dès 1897 et a coûté 49 000 francs. La dépense totale est donc environ 1 200 000 francs.
- 1. — Le barrage est constitué par un mur de 37 mètres de hauteur, 112 m. 5o de longueur en couronne, 28 m. 23 d’épaisseur à la base et 4 111 • au sommet. Il retiendra un volume de 1 million de mètres cubes, et on disposera de 3 5oo mètres cubes par jour qui seront répartis comme suit :
- a) Pour la Compagnie des mines de Roche-la-Molière, 1 120 mètres cubes par jour, dont 420 mètres cubes pour ses établissements de la Malafolie et 700 mètres cubes pour Roche-la-Molière ;
- b) Pour la Compagnie des mines de Montrambert, 4°° mètres cubes par jour ;
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- c) Pour le Chambon, 2 000 mètres cubes par jour.
- 4. — Le réservoir de distribution en projet aura 1 5oo mètres cubes (en maçonnerie).
- 5. — La canalisation a ses conduites principales en tuyaux de fonte de o,3o et o,25.
- 11 y a actuellement 16 bornes-fontaines et 11 bouches d’arrosage et d’incendie.
- Ces nombres seront sans doute un peu augmentés.
- 7,—Eau du ruisseau de Valchérie : degré hydrotimétrique, 20 ; degré permanent, i°2 ; NaCl, 8 ; SO3, i5,7 ; acide nitrique, 2,x ; matières organiques (en oxygène), 5 ; on trouve, en i8p5, 384 germes par centimètre cube, avec du colibacille.
- Nous n’avons pu trouver d’analyse pour l’eau du Cotatay.
- 9. — Fosses fixes, pas d'égouts.
- Cliarlieu (3.oo8 h.) (4.067 p. m. a.)
- Eau de source, amenée par gravité.
- La ville de Charlieu n’était alimentée jusqu’en 1906 que par 6 puits publics facilement contaminés par suite du mauvais état des caniveaux. En 1902-03, la commune a acquis les sources de Poizat sur !e territoire de la commune de Cergue. Projet d’adduction et de distribution de MM. Delestrac et Lesierre, ingénieurs des Ponts et Chaussées à Roanne, exécuté par MM. Jac-querez et Lesierre. Dépense faite, 3oo 000 francs.
- 1. -— Les sources ont été captées par de nombreux petits aqueducs réunis entre eux par des conduites en béton comprimé. La conduite d’amenée en fonte est libre sur la plus grande partie de son parcours.
- 4. — En seul réservoir en maçonnerie de 65o mètres cubes domine la ville de 4o mètres. Il n’a qu’un seul compartiment, la conduite d’amenée de i45oo mètres de longuenr peut être mise dii'ectement en communication avec le réseau et forme réservoir dans ce cas.
- — Réseau de distribution en fonte de 6 600 mètres en réseau maillé.
- 28 bornes-fontaines ;
- 11 bouches d’incendie ;
- 76 concessions particulières. *
- — Consommation journalière, 3oo mètres cubes par jour.
- Au compteur le mètre cube, o fr. 3o.
- — Degré hydrotimétrique 3°.
- — Pas d’égouts. Quelques caniveaux.
- ChazelIes-sur-Lyon (5.090 h.) (4.981 p. m. a.) 675 maisons. Sources et drainages, adduction par la gravité.
- En 1881, M. Girardon dresse un projet d’alimentation au moyen d’un arrage-réservoir de 100 000 mètres cubes à établir dans la vallée de la GD
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- mond, sur le territoire des communes de Grézieux-le-Marché et de Pomeys ; mais il lui fut substitué, à la suite des enquêtes, un projet de M. Léger, consistant à prendre les sources naturelles de la même vallée, avec drainage ; les travaux de ce projet furent exécutés en 1891-92 et ont coûté 226 173 francs auxquels il faut ajouter 4 070 francs de travaux ultérieurs.
- Régie directe : M. Seyroux, architecte-voyer, directeur du service.
- 1. — La vallée de la Girnond est ouverte dans le granit et le gneiss ; couche arénacée a de 2 à 4 mètres d’épaisseur. On a capté i3 petites sources naturelles sur le territoire de Pomeys, au moyen de petites chambres en maçonnerie ; puis, on a établi dans le thalweg une petite galerie drainante sur 35o mètres de longueur. Cette galerie est formée de tuyaux en béton de ciment de 0,60 de diamètre et 0,12 d’épaisseur ; à 0,15 au-dessus du fond, la paroi est recoupée par deux rangs de briques creuses dont les trous forment barbacanes ; les tuyaux sont entourés de pierres sèches. Pour forcer l’eau souterraine à passer dans la galerie, un mur transversal formant barrage souterrain a été établi au droit du regard d’aval de la galerie, et descend jusqu’au roc vif ; sa paroi d’amont est doublée d’un drain en pierres sèches qui va se déverser dans la galerie.
- Les eaux des i3 sources sont amenées dans la chambre de départ par un réseau de conduites en poterie de 0,08 à 0,12, réseau qui n’a pas moins de 2 4<>o mètres de développement. Dans certaines parties, ces conduites sont drainantes ; les tuyaux laissant entre eux un joint vide de 0,01, sont posés sur une cuvette en béton, le tout étant recouvert de pierres cassées, avec de distance en,distance de petites murettes souterraines en béton, pour arrêter l’eau transversalement.
- La conduite d’amenée a 5 841 m. 5o de longueur et est constituée par un tujau en béton de ciment Portland de 0,2.0 de diamètre et 0,06 d’épaisseur, avec une pente de 0,00037 Par mètre. L’épaisseur du tuyau a été portée à o m. 10 dans la partie extrême où il siphonne. Regards tous les 200 mètres.
- 4. — Deux réservoirs accolés, contenant 1 880 et 1 856 mètres cubes au lieu dit La Croix de Mission, à 600 mètres de la ville et à la cote 631 (radier). Ils sont en déblai, en maçonnerie, avec piliers en briques de 0,73 de côté et voûtes d’arêtes ; la hauteur d’eau y est de 2 m. 3o à 2 m. 35.
- 5. — Réseau de distribution de 3 q5o mètres de développement, en tuyaux de 0,225 à 0,08 de diamètre ; il y a, en outre, 2.00 mètres de tuyaux en plomb ;
- 24 bornes-fontaines ;
- n5 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 2 lavoirs publics ;
- (les urinoirs sont à huile, système Beetz) ;
- environ 5o branchements particuliers.
- 6. — La consommation pendant l’année 1899 a été de 102062 mètres cubes, soit un peu moins de 3oo mètres cubes par jour ; maximum 35o al minimum 200 mètres cubes.
- Les concessions, dont 10 sont au robinet de jauge et \ \ au compteur (sys-tèmes Frager et Debenoit), sont portées au prix uniforme de 5 francs par an
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- pour 1 hectolitre par jour, avec minimum de perception de 20 francs par an.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 1/2 à i°.
- 8. — La Ville a étudié, pour parer à l’insuffisance de son alimentation, le projet de création d’un barrage-réservoir dans la vallée du Couzon. D après l’avant-projet dressé par M. Seyroux, le barrage serait placé à la limite des communes de Chatelus et de Marcenod et aurait 12 mètres de hauteur, avec 29 m. 4° de longueur à la base et 70 mètres au sommet ; la capacité emma-grsinée serait de 268000 mètres cubes. La conduite d’amenée aurait 14 kilomètres de longueur. La dépense est évaluée à 485 000 francs. On pourrait organiser une double distribution.
- 9. - Il y a un réseau d’égouts, avec 2 collecteurs principaux, et le tout à l’égout est appliqué. Les collecteurs amènent leurs eaux dans des prairies où elles sont utilisées à l’irrigation.
- Les ordures ménagères sont enlevées deux fois par semaine.
- Firminy (17.944h.) 15.778 p. m. a.)
- Eau de barrage-réservoir, gravité.
- En 1898, la ville dérive les eaux du ruisseau de l’Echapre, à l’origine du bief Rebaud, à 2 kilomètres de la ville. En i865, elle remonte la prise à 800 mètres plus à l’amont ; la dérivation de 6 litres par seconde fut seulement autorisée en 1873.
- En 1882, le projet Lefort prévoyait l’alimentation de Firminy par un barrage construit en commun avec Le Chambon, etc., mais il n’eut pas de suite.
- En 1886, M. Jacquerez étudie l’avant-projet d’un barrage sur l’Echapre, et en 1891, la canalisation principale entre la prise d’eau sur l’Echapre et le réservoir de distribution est établie moyennant une dépense de 63 685 francs. Le décret du i5 octobre 1892 autorise la dérivation de 4°°o mètres cubes par jour, et le projet définitif du barrage-réservoir, dressé par M. Reuss, est exécuté et terminé fin 1897. La dépense a été de 1 060 000 francs.
- Il y a encore 2 puits publics et une cinquantaine de puits particuliers.
- Régie directe.
- !• — Le barrage sur l’Echapre consiste dans un mur curviligne de 87 mètres de hauteur au-dessus du lit, avec 165 mètres de longueur en couronnement ; les fondations ont été descendues à 7 mètres de profondeur, et la largeur à la base des fondations est de 3o mètres. Le parement amont est vertical et le parement aval incliné sensiblement à 2 de base pour 3 de hauteur. Le couronnement a 4 m. 99 d’épaisseur à sa base à 9 m. 92 du sommet, et 3 m. 86 au niveau de la sous-plinthe du parement aval, et il porte extérieurement des arceaux de 4 mètres d’ouverture faisant encorbellement. Le déversoir a 3i mètres de longueur. La capacité du réservoir est de 900 000 mètres cubes. La prise d’eau se fait par le moyen d’un tunnel creusé dans le flanc du coteau de rive gauche, l’aqueduc de prise se prolongeant en pleine eau dans le réservoir et se terminant par une tête munie d une
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- grille. L’alimentation de la ville et des usines se fait par 2 tuyaux en fonte de o,4o de diamètre chacun ; une cheminée en tôle établie sur l’un d’eux permet de prélever l’eau soit à la base des tuyaux, soit à 7 mètres au-dessus. La conduite d’amenée jusqu’au réservoir du Calvaire est en fonte de o,35 de diamètre avec 2 845 mètres de longueur.
- Les entrepreneurs ont été MM. Sanfourché et Gibault.
- 4. — Réservoir de distribution dit du Calvaire, au-dessus de la ville. Il est en maçonnerie, à 2 compartiments voûtés, de 790 mètres cubes chacun.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, de o,3o à 0,08 de diamètre ;
- 5i bornes-fontaines ;
- 172 bouches d’arrosage ou d’incendie ;
- 212 branchements pour concessions particulières ;
- (>. — On peut disposer de 4 000 mètres cubes par jour.
- Les concessions particulières sont : soit au compteur (Lambert et Frager) h un prix variant de o fr. 3o à o fr. 20 le mètre cube, suivant l’importance du volume (minimum, i5 francs) ; soit au robinet libre (avec minimum de 1 mètre cube par jour), d’après évaluation, et à un prix double du prix au compteur ; soit au robinet de jauge à un prix variant de 10 francs à 6 francs l’hectolitre par jour suivant l’importance.
- 7. — Pas d’analyse (à notre connaissance).
- O. — Un réseau d’égouts assez complet a été établi récemment et fonctionne bien. Il se déverse sans épuration dans l’Ondaine, au sud de la ville, et ce cours d’eau se jette dans la Loire, à 3 kilomètres à l’aval.
- Izieux (7.398 h.) (6.oi5 p. m. a.). 713 maisons. ’
- La ville d’Izieux est alimentée par l’eau de Saint-Chamond (voir ci-après). Il y a environ 160 concessions particulières au robinet de jauge qui paient à raison de 76 francs pour avoir 1 mètre cube par jour. L’eau est fournie gratuitement pour les services publics.
- Il y a en outre 10 puits publics et une vingtaine de puits particuliers.
- 4. — 5 réservoirs appartenant à la ville de Saint-Chamond.
- 9. — Pas d’égouts.
- Montbrison (7.631 h.) (6.564 p. m. a.) — 1.298 maisons.
- Eau de ruisseau amenée par la gravité.
- De 1868 à 1873, dérivation du ruisseau le Vizézy, suivant projet de MM. Graeff et Mongolfîer ; dépense faite alors * 200 000 francs.
- En 1896 et 1897, création d’un nouveau réservoir et réfection de la distribution, suivant projet de MM. Girardon et Péniguel ; dépense, 75 000 francs.
- Il n’y a plus qu’un puits public et environ 14° puits particuliers.
- Régie directe ; l’architecte-voyer, directeur du service.
- 1. — La prise se fait directement dans un bief d’usine, à 2 kilomètres en
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- amont de la ville. L’aqueduc d’amenée est en béton de,ciment, avec o,4o de largeur sur 0,80 de hauteur ; il aboutit aux bassins du réservoir de distribution.
- 2. — La circulation dans les trois bassins de distribution est contrariée par des cloisons qui font faire à l’eau un trajet d’un développement de i5o mètres avec une vitesse d’environ 0,001 à la seconde ; on assure ainsi une certaine décantation.
- 4. — Les deux premiers bassins, qui sont anciens, contigus et en commu-cation constante entre eux, cubent ensemble 1 3oo mètres; en 1896, on y ajoute un troisième bassin cubant 1 900 mètres et également attenant aux premiers. Ces 3 bassins sont situés à 53o mètres de l’origine de l’aqueduc. Ils sont en maçonnerie ordinaire et enterrés ; la hauteur d’eau y est de 2 m. 65 ; les voûtes des anciens bassins sont en briques ; celles du nouveau en béton de ciment.
- o. — Des bassins partent 2 conduites-maîtresses, l’une de 0,210 et l’autre de o,i5o, desservant chacune une rive du Vizézy. Le réseau de distribution a un développement d’environ 9 200 mètres en tuyau de 0.200 à o,o54 de diamètre ; il s’y est formé des engorgements importants, ce qui exige un rinçage fréquent des conduites (robinets de vidange à grande section établis dans ce but en tous les points bas).
- 47 bornes-fontaines avec raccords d’incendie et 1 fontaine monumentale ;
- 74 bouches d’arrosage et d’incendie, système Cadet ;
- 18 urinoirs à effet d’eau ;
- 3oo branchements particuliers, dont 25 pour établissements publics.
- 6. — La consommation moyenne par jour est de 1 600 mètres cubes.
- Les concessions particulières sont au compteur (compteurs Lambert fournis gratuitement par la ville), aux prix suivants : les 3oo premiers litres par jour (110 mètres cubes par an), coûtent 21 francs par an, chiffre minimum de perception ; le surplus coûte 0 fr. 25 1e mètre cube pour les 5o métrés cubes suivants, 0 fr. 12 pour les 5o mètres cubes après, o fr. 08 pour les 100 mètres cubes suivants, 0 fr. 06 le mètre cube pour les 800 mètres cubes ensuite, enfin 0 fr. o4 au delà.
- Il y a d’assez nombreux filtres Chamberland chez les particuliers.
- 7. — Une analyse bactériologique faite en 1907 a donné 900 germes au centimètre cube avec du colibacille ; une précédente en avait donné beaucoup plus.
- 8. — Il est question de reporter la prise plus en amont et même d’aller chercher l’eau aux sources du Vizézy, qui sont à 18 kilomètres de la ville dans les montagnes du Forez.
- O. - Il y a un réseau d’égouts complet, avec application du tout à 1 égout, le collecteur principal se déverse à la sortie de la vilte dans le Vizézy, dont les eaux servent à irriguer les prairies.
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- La Ricamarîe (9.078 h.) (5.289 p. m. a.)
- Eau de barrage-réservoir, gravité.
- Jusqu’en 1880, prise directe dans le ruisseau d’Ondenon; en 1880, on remonte la prise à 2 km. 1/2 à l’amont de la ville, où on établit un petit barrage de 1 m. 5o de hauteur (le décret du 28 janvier 1878 autorise la dérivation de 100 litres à la minute).
- Le projet Lefort (voir Le Ghambon) étant resté sans suite, la ville étudie son alimentation isolée par un barrage-réservoir à établir surl’Ondenon. Un projet dans ce but,dressé par M. Reuss, est approuvé en 1895, et dès 1896 la ville dépense 58 000 francs pour la canalisation intérieure. En 1900, le barrage a été commencé en 1901 et terminé en 1904. La dépense s’est élevée à 65o 000 francs. M. Chauveinc, Abel, entrepreneur.
- Régie directe.
- 1. — Le barrage construit sur l’Ondenon est situé à 2 kilométrés à l’amont de La Ricamarie ; il a une hauteur de 32 m. 5o et le réservoir une capacité de 4ùo 000 mètres cubes. Le volume dérivé est de 3o litres par seconde, dont 20 litres pour la ville et 10 litres pour la régularisation des besoins d’aval.
- La conduite d’amenée du barrage à la chambre d’eau actuelle a été établie en 1901, elle est en fonte. De la chambre d’eau à la ville, la conduite en fonte a 700 mètres de longueur et un diamètre de 0,260.
- 4. — La chambre d’eau est un petit réservoir de 35o mètres cubes ; on en avait prévu un autre de x 000 mètres cubes, mais son exécution est ajournée.
- o. — Réseau de distribution en fonte de 5 480 mètres de développement, en tuyaux de 0,20 à 0,08.
- Actuellement, 22 bornes-fontaines et 35 bouches d’arrosage et d’incendie.
- 7. —Eau de VOndenon : degré hydrotimétrique, 4°3 ; degré permanent, i° ; résidu à 1 io°, 52,5 ; CaO, 11,4 ; MgO, 3,4 ; SO3, traces; SiO2, i5 ; NaCl, 7,2 ; nitrates et ammoniaque, traces ; nitrites, o ; matières organiques (en oxygène), 2 ; on trouve, en 1896, 586 germes aérobies au centimètre cube dont du colibacille.
- O. — Fosses fixes ; un seul égout le long de la oute nationale, se déver sant dans l’Ondenon. On étudie un projet d égoûts.
- Rive-de-Gier (15.667 h*) (i5.338 p. m. a.)
- Eau de barrage-réservoir, gravité.
- De i845 à 1892, la ville n’a que l’eau de 3 puits creusés dans les vallées du Gier et du Couzon ; l’exploitation était enti'e les mains d’une Compagnie, qui recevait i5ooo francs par an de la ville, mais le débit des puits restait limite entre 45o et 615 mètres cubes par jour et l’eau était mauvaise.
- En 186x, M. Gonte-Granchamp proposa de capter les sources mêmes du Couzon, mais on l’emarqua qu’on eût supprimé de ce fait une bonne partie
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- de l’alimentation du réservoir du Couzon (utilisé pour le canal de Givors), et on conclut qu’il faudrait acheter le réservoir.
- En 1878, M. Lefort présenta un projet d’un réservoir de 3 700 000 mètres cubes sur le ruisseau du Dorlay, capable d’alimenter Rive-de-Gier et les bourgs voisins : Lorette, Grand-Croix, Saint-Paul, La Terrasse, L’Horme et Saint-Julien, peut-être même Saint-Chamoni. La dépense était prévue à 34ooooo francs,sur lesquels l’Etat accordait une subvention de 800000 francs, mais le projet n’eut pas de suite.
- On revint au projet d’acquisition du réservoir du Couzon ; le canal de Givors fut racheté par l’Etat en 1886 et une convention permit à la ville de dériver du réservoir 3 000 mètres cubes par jour, moyennant une subvention à l’Etat de 4° 000 francs, avec réduction proportionnelle jusqu’à 3oooo francs, si le volume dérivé était inférieur à 3 000 mètres cubes.
- En 1888, le service des Ponts-et-Chaussées présenta un projet pour la distribution de l’eau du réservoir en ville, et les travaux furent exécutés de 1889 à 1892 ; la dépense faite fut d’environ 265 000 francs. En 1896-96, d’importantes réparations ont été faites également au barrage (mur du milieu), qui avait des pertes importantes s’élevant jusqu’à 66 litres par seconde. La dépense a été de 5o 000 francs.
- Régie directe.
- 1.—Le barrage du Couzon, établi de 1788 à 1811 pour l’alimentation du canal de Givors, est situé à 6 kilomètres au sud de Rive-de-Gier. Il est en terre, avec un mur médian en maçonnerie formant écran, et un mur d’amont et un mur d’aval pour adosser les deux demi-massifs de terre ; le mur médian a 200 mètres de longueur, 33 mètres de hauteur au point le plus profond du thalweg, 6 m. 82 d’épaisseur à la base et *4 m- 9° aucou-ronnement; le mur d’amont n’a que 10 mètres de hauteur et celui d’aval a 18 mètres avec 60 mètres de long et des murs en aile aux extrémités. L épaisseur du barrage est au maximum de 118 mètres dans le sens de la vallée. Tout le massif est traversé par un tunnel de vidange, auquel est superposée dans la partie d'amont une galerie de prise d’eau, et dans la partie d’aval une galerie d’accès à 2 robinets à ^boisseau fixés sur le mur ®édian et versant l’eau dans la rigole de départ.
- A 1 extrémité ouest de l’enracinement du barrage existent deux déversoirs de superficie de 4o mètres de longueur totale ; en outre, il y a dans le mur,
- près du premier déversoir, une vanne de décharge pour les eaux de crue.
- La surface occupée par le réservoir est de 13 hectares et sa capacité est de 430 000 mètres cübes. Il reçoit les eaux d’un bassin hydrologique de
- 2000 hectares, sur lequel il tombe une hauteur de pluie annuelle de 0 m. 80 en moyenne.
- L ouvrage a coûté environ 1 500 000 francs.
- . s eaux empruntent la rigole d’alimentation du canal de Givors sur ^etres, rigole qui est couverte sur tout son parcours. On trouve sur & rig°le les 2 beaux ponts-aqueducs de Couzon (5 arches de 6 m, 3o uverture) et d’Egarande ( 10 arches de 6 m. 3o également) et les 3 souter-ànnuaire des Distributions d’eau. 2 3
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- rains de Combe Sorbier (i 294 mètres), d’Egarande (3o6 mètres) et de Gré-zieux (361 mètres). Au sortir de ce dernier, l’eau suit des tuyaux en ciment de la Porte de France, aboutissant après un parcours de 64o mètres au bassin ou réservoir de distribution des Flaches.
- 4. — Réservoir des Flaches, situé à 2 kilomètres de Rive-de-Gier ; il est en maçonnerie et contient 900 mètres cubes.
- 5. — Une conduite-maîtresse en fonte, de o,35 de diamètre^t 1 900 mètres de long, part du réservoir des Flaches ; au passage à niveau d’Egarande, elle se bifurque en 2 conduites principales donnant naissance au réseau de distribution qui a 12600 mètres de développement en tuyaux de o,35 à 0,081 ;
- 42 bornes-fontaines ;
- 3oo bouches d’arrosage d’incendie ;
- 555 branchements pour concessions particulières : 23o au compteur (Kennedy, Debenoit, Frost-Tavenet) ; 174 au robinet de jauge et i5i au robinet libre.
- O. — La ville dispose de 3 000 mètres cubes par jour.
- Les concessionnaires paient : au compteur, depuis 18 francs pour 5o mètres cubes par an, jusqu’à 35o francs pour 4 000 mètres cubes, et les excédents à raison de o fr. 3o à o fr. 08 le mètre cube, suivant l’importance ; au robinet de jauge, tarif dégressif, depuis 7 francs l’hectolitre par jour pour 4 hectolitres, jusqu’à 2 francs pour 100 hectolitres par jour; au robinet libre, 7 francs par an et par personne, 10 francs par cheval et tête de gros bétail, 5 francs par voiture à 2 roues et 20 francs par voiture à 4 roues ; hors du territoire de la ville, les prix sont doublés ; les entrepreneurs de maçonnerie, plâtrerie, etc., peuvent obtenir des prises sur les bouches de la voie publique, moyennant des abonnements variant de 20 à 80 francs.
- Les concessions rapportent un peu plus de 4o 000 francs.
- O. — Fosses fixes ; pas d’égouts.
- Roanne (35.516 h.) (33.981 p. m. a.)
- Eaux de barrage-réservoir et de drainages, gravité.
- Avant 1866, la ville n’avait que des puits (couche d’alluvions sur une épaisse assise d’argile) ; il y a encore environ 3oo puits particuliers.
- En 1864, on exécute des drainages sur le plateau des Poupées, peu distant de la ville, et on obtient ainsi de i5o à 800 mètres cubes d’eau par jour p°ur alimenter 60 bornes-fontaines. On fait également une prise directe dans b rivière le Renaison et on alimente ainsi 7 fontaines à écoulement cou tinu.
- De 1888 à 1892, on exécute le projet de M. Rolland de Ravel, consistaIlt à créer à Chartrain un barrage-réservoir sur la Tâche, affluent du Renal son ; on assure ainsi 11 000 mètres cubes par jour à la ville. La dépend a été de 3 6ooooo francs, dont 370000 francs d’acquisitions de terrai119’
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- i 200000 pour le réseau de distribution, et 160 ooo francs pour le réservoir de la Mirandolle.
- Régie directe.
- I.___Le bassin du ruisseau de la Tâche est montagneux et constitué par le
- granit elle porphyre ; il a une surlace d’environ 1 4oo hectares à l’amont du barrage de Ghartrain, situé à 4 kilomètres environ à l’aval des sources.
- La hauteur du barrage est de 54 mètres, sa longueur au couronnement de 220 métrés et la capacité du réservoir de 4 000 000 mètres cubes ; le plan d’eau au déversoir est à la cote 4{)o>25. La prise d’eau se fait dans le bas du barrage, au moyen de tuyaux noyés dans la maçonnerie. 2 tuyaux de o,45o et un tuyau de 0,260 pour l’alimentation : [un de o,3oo pour la vidange.
- Du barrage au village de Renaison, soit sur 5 kilomètres, l’eau est amenée par un aqueduc en béton de ciment, auquel fait suite jusqu’à Roanne, soit sur 11 kilomètres, une conduite en fonte (à joints Gibault) de o,4o, de o,45 et 0,60 de diamètre. Cette conduite sera bientôt insuffisante et il faudra doubler le débit journalier. La conduite traverse la ville et fait distribution en route avant d’aboutir au réservoir d’extrémité de la Mirandolle.
- 4. — Réservoir delà Mirandolle, à l’extrémité de la ville, en maçonnerie, enterré et couvert par des voûtes en briques ; divisé en deux compartiments égaux, capacité 8 000 mètres cubes environ, hauteur d’eau 4 mètres.
- Il y a aussi un petit réservoir de 4 000 mètres cubes sur le plateau des Poupées, pour l’eau des drainages qu’on n’utilise qu’au lavage des égouts.
- o. — Réseau de distribution en fonte très complet, en tuyaux de 0,60 à 0,06 de diamètre. Pression dépassant généralement 45 mètres variant de 4° à 65 mètres.
- 2 200 concessions.
- 6. — La ville peut disposer de 12 600 mètres cubes par jour. La consommation varie de 7700 à i3 5oo suivant les saisons.
- Les concessions particulières sont toutes au compteur. Les i5o premiers mètres cubes 0 fr. 26, de i5o à 5oo 0 fr. 20, 5oo à i5oo o fr. i5, 1 5oo à 2600 0 fr. 10, 12 000 à 4oooo o,o5. Les concessions ont rapporté en 1906 la somme de 162 000 francs.
- 7 • — Eau du réservoir de la Tâche ; résidu fixe, 43 milligrammes ; matières organiques (en oxygène), 2 milligrammes.
- 9. - Il y a un réseau d’égouts très incomplet pour les eaux pluviales, se déversant dans le canal latéral à la Loire ; fosses fixes pour les matières fécales.
- ïtoche-La-Molière (5.8o3 h.) (3 328 p. m. a.)
- Depuis 1903, la localité reçoit 700 mètres cubes par jour de l’eau du bar-rage du Cotatay, construit pour Le Chambon-Feugerolles (Voir cette ville, P- 346).
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- Saint-Chî»niond (i4-43o h.) 14.147 p- m- a )
- Eau de barrage-réservoir, gravité
- En 1826, on capte dans les prairies d’Izieux des sources qui alimentent 7 fontaines.
- En 1862, MM. Graeff et Montgolfier présentent le projet du barrage-réservoir du Ban, qui est exécuté de 1866 à 1868. La dépense a été de ()5o 000 francs pour le réservoir et 445 000 francs pour les conduites et bassins de distribution. L’Etat a accordé une subvention de 700000 francs. En 1900, on établit un nouveau réservoir et de nouvelles canalisations ; dépense, 100 000 francs.
- Régie directe : M. Perrin, ingénieur-directeur.
- I. — Le barrage est établi sur le ruisseau du Ban, affluent du Gier, au lieu dit La Rive, .commune de La Valla. Il est en maçonnerie avec une épaisseur de 38 m. 70 à la base et de 4 m. 85 au sommet; la hauteur maxima est de 47 mètres au-dessus du sol de fondation (micaschistes). En plan, le mur est courbe, suivant un rayon de 4(>4 mètres et a une longueur de i65 mètres suivant l’axe de la chaussée du couronnement. Le parement d’amont présente un fruit de 1/20 sur les 22 mètres supérieurs, puis un profil courbe ; le parement d’aval est entièrement courbe.
- La prise d’eau et la vidange se font par un tunnel établi sous l’enracinement de la rive gauche, avec 60 mètres de longueur. Deux tuyaux de o,4o, encastrés à leur oi’igine dans un massif de maçonnerie, débouchent dans deux puisards, d’où l’eau coule dans chacune des moitiés de la galerie, moitiés séparées par une murette servant de passage. L’une de ces conduites est destinée à la ville de Saint-Chamond, l’autre déverse dans le Ban l’eau nécessaire aux usines ; chacune est munie d’un robinet-vanne Herdevin et d’un appareil de fermeture à valve. La prise d’eau se fait à la cote 489.45) soit à 5 m. 5o au-dessus du fond, mais un tuyau de tôle vertical permet de prendre l’eau à 12 mètres plus haut.
- Un déversoir de 3o mètres de longueur, relevé de 0,67 en 1877, et arase actuellement à la cote 626,67, soit 42 m. 72 au-dessus du fond, assure l’écoulement des crues ; la ville n’est pas tenue à réserver un vide pour les emmagasiner, mais le mur de garde s’élève encore à 1 m. 28 au-dessus du déversoir.
- Le réservoir a une capacité de 1 85o 000 mètres cubes et correspond à un bassin hydrologique de 1 700 hectares.
- L’amenée à Saint-Chamond se fait par un aqueduc souterrain de o,4° largeur sur o,65 de hauteur, aboutissant en ville à un premier réservoir de distribution dit de haute pression et servant à alimenter les quartiers éleves, et le trop-plein de ce réservoir est recueilli par un autre dit de basse pression.
- 4. — Deux réservoirs de distribution, dits de haute et de basse pression.
- 5. — Réseau de distribution de 5o kilomètres s’étendant sur les com' munes de lzieux et de Saint-Julien-en-Jarret, Saint-Martin-en-Coaitleux> l’Horme, Saint-Paul-en-Jarret, Grand’Croix, Lorette.
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- 118 bornes-fontaines à Saint-Chamond ;
- 291 bouches d’arrosage ou d’incendie ;
- 1 i5o branchements de concessions particulières, dont 880 au robinet de jauge et 270 au compteur.
- 0, — La consommation moyenne par jour, y compris les communes ci-dessus, est de 10 000 mètres cubes.
- A. la jauge ou au compteur, le prix des concessions particulières à Saint-Chamond varie de 7 francs à 2 francs par hectolitre par jour, suivant que la concession est de 4 hectolitres par jour (minimum) jusqu’à 100 hectolitres par jour et au-dessus.
- Pour leurs services publies, les communes ci-dessus paient d’après ce tarif augmenté d’un quart. Mais les concessions particulières dans ces deux communes paient 5o 0/0 en plus du tarif de Saint-Chamond.
- Le revenu des concessions est annuellement de 240000 francs; les frais d’entretien atteignent 3o 000 francs.
- 8- — L’étude du projet d’un second barrage-réservoir sur le Gier, d’une contenance d’environ 2 000 000 de mètres cubes, a été confiée au service des Ponts et chaussées.
- Ce réservoir est devenu en particulier nécessaire pour assurer l’alimentation d’Izieux qui dépend du service des eaux de Saint-Chamond.
- 9. — Fosses fixes. Un réseau d’égouts construit de i885 à 1888 recevant les eaux usées et pluviales et se déversant dans le Gier.
- Saint-Etienne (146.788 h.) (130.940 p. m. a.) environ 8.000 maisons.
- Double distribution; sources et barrages-réservoirs (eau de boisson); rivière et barrage-réservoir [eau de service et industrielle) ; adduction par la gravité.
- Historique.— Avant 1607, il n’y a que des puits, ainsi que les ruisseaux le Roannelet, le Chavaneletet le Furan (qui est contaminé par les blanchisseries. En 1607, on amène au moyen de tuyaux en bois de pin les sources de la plaine Champagne jusqu’au Pré de la Foire (aujourd’hui place duPeuple), où l’on erige une fontaine ; en 1703, on renouvelle la conduite et on établit un réser-V01r a 4oo toises avant la place. En 1782, on remplace la conduite par des tuyaux 4e fonte, et en 1806 on établit, toujours avec les mêmes eaux, 6 fontaines.
- En 18A4, on dériva les eaux du Furan, à raison de 35 litres par seconde, Par un aqueduc à pierres sèches et cimette maçonnée dont la tête se trouvait ^ Eez, sous l’usine Gabert ; l’aqueduc aboutissait à un réservoir dit de amPagne, d’où partait une conduite en fonte de o,5o, puis de o,3o. En on remonta la prise de Peau du Furan jusqu’au pont Marpeaux.
- Ee 1869 a 1862, on exécute le projet de MM. Graefï et Conte-Granchamp insistant dans la captation et l’adduction des nombreuses sources du Furan 4e ses affluents. De 1862 à 1866, on exécute le barrage du Gouffre d’En-
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- fer sur le Furan ; en 1876, on indemnise les usiniers du Haut-Furan, pour pouvoir disposer de l’eau, sauf a5 litres par seconde qu’on laisse s’écouler. Enfin de 1873 à 1878, on exécute le barrage du Pas du Riot, projeté par
- M. Lagrange.
- O c?
- Les dépenses de ces ouvrages ont été les suivantes :
- Captage des sources................................... 2 5i5ooo francs
- Canalisation.......................................... 2 600 000 »
- Barrage du Goufre d’Enfer............................. 1 662 000 »
- Indemnités payées aux usines du Furan..................... 2i5oooo »
- Barrage du Pas-du Riot............................ 1 287 000 »
- Acquisitions des terrains riverains des barrages. . . . 216000 »
- Total. . ................................. 10430000 francs
- Enfin, en 1894, après avoir étudié la dérivation des eaux de la Semène, la ville décide l’adduction des eaux du Lignon ; un avant-projet, dressé par M. Reuss, est approuvé en 1895, et, depuis 1900, on a exécuté les travaux. Ils assurent une amenée à Saint-Etienne de 1 mètre cube par seconde. La Ville n’est autorisée à dériver que 800 litres par seconde. La dépense, qui était évaluée à 8 millions, (l’aqueduc devant être couvert sur toute sa longueur) s’élèvera à 11 700 000 francs.
- Exploitation de la distribution d’eau par régie directe : M. Andrieu, ingénieur-directeur du service de la voirie et des eaux.
- I. Eau de boisson
- 'I. — a) Captages des sources du Furan.
- On a capté les très nombreuses sources de 22 ruisseaux, qui prennent naissance dans les forêts de sapins dont sont recouverts les plateaux granitiques du Mont-Pilat (sources du Grand-Bois et du plateau de la République). Les captages en tuyaux de poterie de o,o5 et 0,06, ou de béton de ciment, de o,i5 sur o,i5, ont un développement de 54 kilomètres et drainent près dé 1 000 hectares; les tuyaux, partant des émergences des sources, descendent en se réunissant entre eux jusqu’à un aqueduc principal recueillant toutes les eaux, et ayant son point de départ à l’altitude 1 190 (certaines sources sont à la cote 1 300).
- L’aqueduc d’amenée a une longueur de 17 385 m. 75, et présente une série de biefs à pente maxima de <>,oo5, réunis par 3<> chutes de 6 à 33 mètres de hauteur, que l’on songe à utiliser pour production de force motrice à livrer à l’industrie ; il aboutit au réservoir du Rez, à l’entrée de Saint-Etienne, à la cote 618,75. Sa section varie : sur les 5 061 mètres à partir de l’origine, c est un aqueduc en ciment à piédroits verticaux, ayant o,35 de largeur et o,5a de hauteur, avec 0,09 d’épaisseur ; sur les 2 187 mètres suivants, il ovoïde, avec 0,60 déplus grande largeur, 0,90 de hauteur et o,i5 d’épais' seur ; sur les 4 3q5 mètres suivants, la section ovoïde a 0,70 de largeur aux naissances, 1,15 dé hauteur et 0,18 d’épaisseur; enfin, sur les 7 74- niètreS extrêmes, la largeur aux naissances est portée à 0,80 et la hauteur à 1 m.52. L’aqueduc est partout établi en déblai, avec 1 m. 20 de profondeur minima. Tous les 5 à 6 mètres dans les courbes, et tous les 10 à i5 mètres dans les-
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- alignements droits, il y a un contrefort extérieur de 0,20 de largeur, se reliant aux parois de la fouille. Tous les 200 mètres, il y a un regard de 0,80 de coté avec puisard pour le dépôt des sables. Enfin, dans les chutes, le radier fait des escaliers de o,i5 à 0,20 de hauteur avec o,5o de foulée ; il y a un regard avec puisard de 1 m. 20 de profondeur à chacune des extrémités de chaque chute.
- L’aqueduc présente 4 déversoirs latéraux établis au niveau des naissances pour lui permettre d’évacuer les eaux surabondantes.
- b) Barrage du Gouffre d’Enfer. — Les sources captées ont donné un débit qui a varié de 28 000 mètres cubes par jour en temps de grandes pluies, à 8 000 mètres cubes en temps de grande sécheresse ; il a donc fallu le régulariser, et on l’a fait au moyen de 2 barrages-réservoirs établis sur le Furan : leurs eaux sont jetées dans l’aqueduc pour suppléer à l'insuffisance des sources.
- Le barrage du Gouffre d’Enfer est situé à 10 kilomètres de Saint-Etienne; le bassin hydrologique à l’amont est de 2 5oo hectares, et la pluie annuelle y est moyennement de 1 mètre. La surface du réservoir est de 12 h. 68 et sa capacité de 1 620 000 mètres cubes.
- Le barrage est en maçonnerie. 11 est de forme curviligne (convexe du côté de F amont), avec un rayon de 262 mètres ; sa longueur au niveau .de couronnement, soit à la cote 785,82, est de 100 mètres. Sa hauteur est de 52 mètres à l’amont et de 56 mètres à l’aval au-dessus du fond de la vallée (fonda» tion sur le granit vif). Son épaisseur atteint 49 m. 08 à la base et se réduit à 6 m. 87 au niveau de la risberme amont, qui est à 5 mètres en contre-bas de la chaussée. Les parements du mur sont tous deux curvilignes ; le parement amont a été rejointoyé au ciment de Wassy, mais n’a pas reçu d’enduit général.
- L alimentation du réservoir, aussi bien que l’écoulement des crues, est réglée par une ventellerie de 10 vannes établie à 1 700 mètres à l’amont du barrage; 5 de ces vannes dirigent les eaux dans le canal de dérivation. Un canal de ceinture, établi au niveau de la retenue et pouvant débiter 90 mètres cubes par seconde, peut suffire à l’évacuation des crues ; cependant, on maintient généralement un vide de 200 Ooo mètres cubes et autant au Pas du Riot, soit 400000 mètres cubes, pour recueillir le produit des orages. Enfin, il y a un déversoir de superficie de 20 mètres de longueur.
- La vidange et la prise d’eau s’effectuent par un tunnel de i85 mètres, aboutissant à 8 mètres au-dessus du fond, et dans lequel-sont placés 3 tuyaux en fonte; deux de o,4o alimentent la ville, et le troisième de 0,216, forme siphon et permet d’écouler les tranches d’eau inférieures et de vidanger le réservoir. Un second tunnel de 65 mètres est établi à 44 m* 5o au-dessus du °nd pour permettre d’écouler les crues.
- j c) Barrage du Pas du Riol. — Ce barrage est situé à 2 200 mètres a l’amont u Gouffre d’Enfer : le bassin hydraulique à l’amont est encore de 2 3oo hec-res et la capacité du réservoir est de 1 35o 000 mètres cubes. Il est destiné SuPpléer au réservoir précédent, mais la prise d’eau de la ville se fait tou-l0Urs au Gouffre d’Enfer.
- Ee mur est aussi curviligne (rayon de 36o mètres) : il a i53 m. 60 de
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- longueur en crête et 33 m. 60 de hauteur au-dessus du fond de la vallée. L’épaisseur à la base est de 21 m. 86 et de 4 m. 90 au sommet ; les parements d’amont et d’aval sont tous deux curvilignes. Un déversoir de 3o mètres est établi sur la rive gauche, à 1 mètre en contre-bas de la chaussée du couronnement.
- La vidange et la prise d’eau se font par un tunnel courbe de 64 mètres de longueur ; il renferme à l’origine deux tuyaux de o,4o» débouchant dans un puisard, d’où partent deux cuvettes en ciment séparées par une murette servant de passage.
- 4. — L’aqueduc du Furan aboutit au réservoir du' Rez, situé à la cote 618,75. C’est un réservoir en maçonnerie, voûté et recouvert de terre, en deux compartiments égaux, contenant ensemble 7 000 mètres cubes. Il est l’origine du réseau de distribution, qui comporte 2 autres réservoirs d’extrémité, de 1 100 mètres cubes chacun, l’un au Jardin des Plantes, l’autre à Sainte-Barbe. On ne les utilise plus actuellement.
- Un ancien réservoir, dit de Champagne, qui alimentait un réseau inférieur, était à la cote 556 et contenait 6 700 mètres cubes, ne sert plus depuis 1885, en sorte qu’il n’y a plus qu’un réseau unique.
- 5. — La conduite principale, qui part du bassin du Rez avec o,5o de diamètre, se bifurque en deux artères : l’artère Est, de 0,216, s’élève au Jardin des Plantes, y alimente le bassin de 1 100 mètres cubes, redescend à la place Fourneyron pour remonter au point culminant du quartier du Grand Cimetière ; l’artère Ouest, de o,3o, alimente le bassin Sainte-Barbe, détache une branche dé o,3o vers le réservoir de Champagne (inutilisé), puis prend un diamètre de 0,216 et se bifurque ensuite en deux conduites de o,i35 et 0,108. Une deuxième conduite, de o,25, réunit en outre les bassins du Rez et du Jardin des Plantes.
- L’ensemble des réseaux de distribution n’a pas moins de 145 kilomètres de développement.
- 11 y a pour le service public :
- 35o bornes-fontaines ;
- 2 000 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 57 urinoirs publics (contenant 164 stalles) à effet d’eau.
- Le service privé comporte près de 6 5oo concessions particulières, y compris les industriels.
- La ville concède en outre 100 mètres cubes par jour à la commune de La Fouillouse et i65 mètres cubes à la commune de Terrenoire.
- 6. — La situation actuelle ne permet pas de disposer dans les années sèches de plus de 27 000 mètres cubes par jour ; en 1894, le volume distribue n’a été que de 23 000 mètres cubes, et même pendant un certain temps, il a été réduit à i5 000 mètres cubes ; il ne restait plus dans les barrages-réservoirs que 200 000 mètres cubes, et pendant 3 mois il a fallu rationner les fontaines et arrêter l’eau la nuit ; de plus, l’eau avait pris une odeur de vase.
- Il y a des concessions de trois sortes :
- a) Concessions ménagères. Elles sont, soit au robinet libre (environ 2 400 b
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- soit au compteur fourni par la ville (environ 1 400)> soit avec compteur aux particuliers (environ 960 pour les concessions qui usent plus de 1 ooo mètres cubes pendant 5 ans). Les compteurs sont des types Debenoit, Frager, Lambert et Etoile. Le tarif au robinet libre sur évier est de 7 francs par personne et par an (minimum 28 francs), avec addition de i5 francs pour embranchements de cabinets ou de salle de bains ; pour les robinets libres dans les cours, il est de 3 francs par personne, 7 francs par cheval ou tète de gros bétail, 10 francs par voiture à 2 x’oues et 20 francs par voiture à 4 roues.
- Le tarif au compteur est en principe de 10 francs par hectolitre par jour jusqu’à 10 hectolitres par jour (365 mètres cubes par an), mais il est réduit à 7 francs pour les concessions affectées aux besoins domestiques exclusivement et inférieures à 6 hectayH^ar jour. Pour les concessions de 10 à 20 hectolitres par jour, le prix de l’hectolitre est de 9 francs, de 20 à 3o hectolitres il est réduit à 8 francs et ainsi de suite progressivement (100 hectolitres par jour à 5 francs l’hectolitre) jusqu’à celles de 3oo hectolitres par jour et au-dessus, qui paient à raison de 3 francs l’hectolitre. Le minimum de perception est de 16 francs, donnant droit à 1 hectolitre par jour et à la fourniture et entretien du compteur ; en ce cas, s’il y a excédent de consommation, le surplus est payé 0 fr. 27 le mètre cube.
- b) Concessions aux entrepreneurs. Des concessions spéciales peuvent être accordées aux entrepreneurs, savoir : pour ceux de cimentage et plâtrerie, un robinet libre pour 5o francs par an ; pour ceux de maçonnerie de gros œuvre, un robinet pour 100 francs par an ; l’eau peut être prise n importe où en ville. On accorde aussi des concessions temporaires à raison de 2 francs par jour. Enfin les entrepreneurs peuvent prendre des abonnements à la jauge comme ci-dessus.
- c) Concessions industrielles. Elles sont au compteur ou à la jauge. Au robinet de jauge, on applique les prix du tarif ci-dessus relaté pour les abonnements déménagé au compteur. Les abonnés consommant moins de 1 métré cube par jour peuvent prendre un compteur et payer un minimum de 4<> francs pour 4 hectolitres par jour, le surplus étant compté à 0 fr. 27 le mètre cube. Pour ceux qui consomment plus de 1 mètre cube par jour, le ta-rd au compteur est majoré de 25 0/0 sur celui du robinet de jauge. Les industriels payant une patente de moins de 100 francs ont droit à prendre des concessions ménagères.
- Les concessions rapportent 47° °°o francs par an, la dépense annuelle d entretien étant de 3o 000 francs et le traitement du personnel de 36 000 francs ; les casernes et les établissements de l’Etat et de la ville sont
- d ailleurs alimentés gratuitement.
- — Eau prise au barrage du Gouffre d Enfer. , f r •
- Degré hydrotimétrique total, 20 ; degré permanent, o , resi u 1 ' ’( <
- CaO, 5,6 ; MgO, trais; SO<, traces; «0», a ; o.jde de fer et alum.ne.j, ^aCl, 5 ; matières organiques (en oxygène), de l a 2 , ni ra es,
- rites> <>; ammoniaque, o. _ , , „ . . nt donné
- 1 Un grand nombre d’analyses bactériologiques ont ete . ^ jjacté-
- des nombres compris entre quelques centaines et p usieurs
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- ries par centimètre cube, le plus souvent aux environs de 800 ; on a rencontré assez fréquemment le colibacille. La température de l’eau à la prise dans le barrage se maintient entre 5° et io°.
- II. Eau de service et eau industrielle
- Le projet de dérivation des eaux du Lignon va procurer à Saint-Etienne un volume d’eau nouvelle de 800 litres par seconde, soit 69 120 mètres cubes par jour : cette eau est reçue dans une canalisation entièrement distincte de la canalisation actuelle, (réservée aux usages domestiques), alors que l’eau nouvelle est destinée aux usages industriels et au service public. On a ainsi une double distribution : la canalisation du Lignon a un développement de 70 kilomètres environ.
- La prise d’eau s’effectue au Pont de l’Enceinte, à 20 kilomètres en amont du confluent du Lignon et de la Loire, au moyen d’un barrage en maçonnerie de 4 in.. 5o de hauteur. A 4 kilomètres à l’amont, un autre barrage en maçonnerie de 3o mètres de hauteur, retiendra au lieu dit « La Valette ’> un cube de 7 000 000 mètres cubes : la construction de ce barrage va seulement commencer.
- Le bassin hydrologique du Lignon à l’amont du Pont de l’Enceinte est de 53 645 hectares, recevant 1 mètre de pluie annuelle en moyenne ; il est essentiellement granitique. Le débit de la rivière à son confluent est de 2 m. i3o en étiage, 10 me. 83o en eaux ordinaires, et 53g mètres cubes en grandes eaux. Les pluies ne concordent pas avec celles du bassin du Furan.
- L’aqueduc d’amenée a 58 km. 25o de développement, depuis le Pont de l’Enceinte jusqu’à 1 kilomètre de Saint-Etienne, dans la vallée du Furet, à la sortie du souterrain dit du Crêt des Fougères, utilisé comme réservoir de la nouvelle distribution (contenance 8 000 mètres cubes) ; ce réservoir est à la cote 633. L’aqueduc est normalement formé par un tuyau circulaire en béton de ciment de 1 m. 5o de diamètre; la pente est suffisante dans les i3 premiers kilomètres, c’est-à-dire jusqu’à Boucherolles, pour donner un débit de 2 mètres cubes, dont moitié pourra être utilisée pour l’industrie avec une chute totale de 200 mètres. La traversée des vallées se fait par des siphons au nombre de 9 (dont l'un, celui rde la Dunière, a i5o mètres de flèche) et des ponts-aqueducs au nombre de 5 ; la traversée [des faîtes séparatifs exige i5 souterrains représentant ensemble une longueur de près de i4 kilomètres.
- Les travaux sont suffisamment avancés pour que dès les premiers jours de 1908, les eaux du Lignon alimentent Saint-Etienne.
- T. — Eau du Lignon, prélevée 'au Pont de l’Enceinte.
- Degré hydrotimétrique, 2°2 ; degré permanent, o°6; résidu fixe à 180°, 43 à 46 ; CaO, 9,5 ; MgO, 4>* î SO3, 2,5 ; SiO2, 8 ; chlore, 2,6 à 4>4 » matières organiques (en oxygène), 1,19 à 2,75 ; nitrates, 0 ; nitrites, o ; ammoniaque, très fortes traces.
- Grand nombre de germes, y compris du colibacille. ,Eau mauvaise pour la boisson. La Ville étudie la filtration de ses eaux.
- 9. — Le Tout-à-l’égout, système unitaire, est appliqué à Saint-Etienne depuis un siècle, et il y a un réseau d’égouts visitables qui a été remanié (ap-
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- profondissement du radier des anciens égouts) et développé vers 1898 ; toutefois, ce réseau n’a encore que 43 km. 760 de longueur à ce jour, en sorte qu’il reste encore de nombreuses rues à canaliser, surtout à la périphérie. C’est le Furan lui-même, couvert sur plusieurs kilomètres dans la traverse de la ville, qui joue le rôle de collecteur : à l’aval, ce cours d’eau chargé de l’efflux urbain et des eaux des teintureries fait encore mouvoir quelques usines, puis est utilisé à irriguer des jardins maraîchers et d’importantes prairies sur une longueur de plus de i5 kilomètres. Quand les eaux du Li-gnon seront en service, on songe à évacuer la masse très fortement accrue des eaux d’égout de l’autre côté de la Loire, où il y a des terrains irrigables d’une grande superficie.
- Il y a encore environ 1 600 fosses fixes.
- Pour les nouveaux égouts, la ville fait payer généralement moitié de la dépense aux propriétaires riverains, au prorata des longueurs de façades.
- Les ordures ménagères sont collectées tous les matins dans des boîtes placées devant les maisons : la collecte et l’énlèvement se font à l’entreprise, moyennant une somme de 80 000 francs par an. Les gadoues étaient jusqu’à présent utilisées pour l’agriculture (un traité spécial avec la Compagnie P. L. M. permettait de les transporter à prix réduit dans un rayon de 5o kilomètres). Mais en 1907, la ville a adopté le projet de construction d’une usine d’incinération, à établir derrière l’abattoir.
- Bureau d’hygiène et Commission des logements insalubres présidés par M. le Dr Fleury.
- Terrenoire (6.261 h.) (2.899 p. m. a.)
- Jusqu’ici, la ville de Terrenoire emprunte à Saint-Etienne une concession d’eau, qui est de 120 mètres cubes par jour pour ses services publics; elle paie une redevance de 6 000 francs par an, pour i5o mètres cubes par jour que la commune revend à ses abonnés. Il y a, en outre, 5 puits publics et 70 puits particuliers. Un réservoir d’arrivée de 200 mètres cubes est établi au point culminant.
- — Uers 1896, le service des Ponts-et-Chaussées a étudié le projet de construction d’un barrage-réservoir dans la vallée des Quatre-Aigues. Le mur aurait 32 m. 5o de hauteur et 117 m. 5o de longueur au couronnement, et ta capacité serait de 426 000 mètres cubes. La conduite d’amenée, en fonte et tôle d’acier, aurait o,4o de diamètre et 2 200 mètres de longueur ; elle aboutirait à une grande hauteur au-dessus de la gare de Terrenoire, et si on ne reserve que 4<>o mètres cubes par jour à l’alimentation de la ville, le surplus serait utilisé pour produire de la force motrice. La dépense était prévue a 776 000 francs ; le projet a été approuvé en 1898 par le Comité consultatif ^ Hygiène publique, mais il n’a pas été mis à exécution, faute de ressources.
- projet n’a pas été repris mais réussirait certainement par suite du grand Nombre de terrains industriels dans la Commune.
- - Quelques égouts.
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- Villes de moins de 5.ooo habitants.
- Boën-sur-Lignon (2.853 h.)
- Drainages, mais trop peu profonds. Une pompe Girard, de 9 chevaux utiles, élève 11 litres par seconde à 62 m. 20 de hauteur. Réservoir de 4oo mètres cubes ; 4 bornes-fontaines et 6 bouches d’arrosage.
- Fraisses (2.360 h.)
- La commune de Fraisses, du canton de Firminy s’alimente au barrage établi par cette dernière ville sur l’Echapre. Un compteur Eyquem de 100 millimètres enregistre sa consommation. Projet de M. Rousset Marcelin, archi-tecte-voyer à Firminy. [Dépense faite 35 3oo francs. La canalisation, en tuyaux de fonte, alimente 11 bornes-fontaines, une bouche d’incendie. 20 concessions particulières. Le mètre cube de 0 fr. 32 à o fr. 22. On prévoit la captation par un barrage-réservoir de sources à acheter aux propriétaires actuels.
- Grand’Croix (4.824 h.) (3.867 p. m. a.)
- En 1868, une galerie filtrante fut établie sur la berge gauche du ruisseau Le Dorlay et permit de dériver 2 1. 5 par seconde ; mais les perturbations du sol ont rendu la galerie inefficace.
- En 1896, un projet pour dériver directement les eaux du Dorlay, à 8 kilomètres à l’amont du bourg, avait été approuvé par la ville, et une convention avait été passée [avec la ville de Saint-Paul-en-Jarret pour le partage de l’eau et de la dépense : Grand’Croix devait recevoir 3 litres par seconde et Saint-Paul 1 1. 5. Mais le projet n’a pas été mis à exécution.
- La commune s’est récemment entendue avec Saint-Chamond pour se faire fournir de l’eau du barrage du Ban (voir St-Chamond page 256.)
- Lorette (4.5o5 b. (4.112 p. m. a.)
- Les anciens puits ayant été taris par les exploitations houillères, on a capté en 1892 et amené une source dite des Blondières, située à 1.600 mètres de la ville, pouvant donner de 800 à 1.400 mètres cubes par jour. Le captage a été fait au moyen d’un mur formant barrage souterrain, de i5 mètres de longueur ; l’amont est garni de pierres sèches et l’eau est collectée dans un puits établi au milieu de ces pierres sèches et ayant des barbacanes à sa partie inférieure. Réservoir de 200 mètres cubes ; conduite en fonte de 0,20. Dépense faite : 71 i4o francs. L’eau est très peu minéralisée (degré hydrométrique 2°7). En 1902, on fait des travaux complémentaires pour 5 000 francs.
- Un pi’ojet de 21 000 francs dressé parM. Gaudin, ingénieur à Lorette, comportait la canalisation en amont du bassin actuel des eaux d’irrigation de la rivière « Le Dorlay ». Il va seulement être exécuté. En outre, la ville s’est entendue avec St-Chamond pour avoir de l’eau du barrage du Ban (voir ci-dessus).
- Saint-Galmier (3.o52 h.) (2.194 p. m. a.)
- Depuis 1861, on recevait, dans un bassin de 200 mètres cubes, l’eau de sources et drainages d’un bassin de 4<> hectolitres, soit de 5 à 45 mètres cubes par jour. En 1891, on a fait une dépense de 260 000 francs pour établir un
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- barrage-réservoir de i5o ooo mètres cubes sur le ruisseau le Vérut, un bassin de distribution de 5oo mètres cubes et un filtre à sable de 76 mètres carrés. Le barrage est en maçonnerie et a 20 m. 20 de hauteur. L’eau est de qualité très médiocre, quand on ne la filtre pas (ce qui tient sans doute au faible débit du ruisseau) ; la surface du filtre à sable est insuffisante. La consommation est de 3oo mètres cubes par jour. L’eau est très peu minéralisée (degré hydrotimétrique 4°5).
- Saint-Julien-en-Jarret (4-533 h.) 3‘.38o p. m. a.)
- Localité alimentée par les eaux du barrage du Ban, par les soins de la ville de Saint-Chamond (Voir ci-dessus).
- Quelques égouts.
- Saint-Just sur-Loire (2 445 h.)
- Sources de 2 provenances différentes, l’une bonne, l’autre mauvaise ; 2 réservoirs de i5o et 100 mètres cubes; 8 bornes-fontaines.
- Noirétable (2.155 h.)
- Sources en terrain granitique. (La principale fait l’objet d’un captage et d’une adduction par simple gravité, actuellement en cours d’exécution.Réservoir de 100 mètres cubes. Conduites en fonte de 0,100, 0,081 et o,o54> 7 bornes-fontaines. Dépense ; i3ooo francs.
- Saint-Marcellin 1(1.987 h.)
- Prise d’eau sur la rivière La Mare, à 2 km. 5oo du bourg, au moyen d’un petit barrage en maçonnerie de 1 mètx-e de hauteur. Dépense : 45 000 francs. Réservoir de 3oo mètres cubes; débit de 172 mètres cubes par jour; 7 bornes-fontaines et 7 bouches d’arrosage.
- Saint-Paul-en* Jarret (2.973 h.) (1.704 p. m. a.)
- A quelques petites sources, et a exécuté, en 1901, un bassin de 2 000 mètres cubes pour avoir une réserve l’été. Cette localité avait songé à s’associer à Grand’Croix (voir ci-dessus) pour dériver les eaux du Dorlay,mais elle s’est récemment entendue avec St-Chamond pour avoir des eaux du barrage du Ban (voir St-Chamond).
- Usson (2.796 h.)
- Vient d'exécuter unê adduction de sources situées à 1 800 mètres du bourg, sur le versant nord-ouest. Petit réservoir; 10 bornes-fontaines.
- Teurs (3.983 h.)
- . Adduction projetée d’une nappe phréatique sur la rive gauche de la Loire \uepense 23o 000 francs). Cette ville est également pourvue d’un réseau complet d’égouts avec collecteur général déversant les eaux dans la Loire ; le put a 1 égout ne sera appliqué qu’après l’achèvement des travaux d’adduc-uon d’eau.
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- Loire
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- Sury-le-Gomtal (2.884 h.)
- Adduction projetée des eaux de la « Mare » (dépense 200 000 francs). Un projet d’égouts desservant toutes les rues, afin de pouvoir pratiquer le tout à l’égout, va être mis en exécution.
- Autres localités ayant fait des adductions d'eau (depuis i884) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Sorbier ....... 1979 1887 îr. 10 000
- Gervières 812 1887 5 260
- St-Victor-sur-Loire. . . • 920 1891 11 5oo
- L’Etrat g3o 1891 Ol O O
- Rochetaillée . . . . . 798 1894 1 5 00 Eau de ruisseau ; 2 bor-
- Planfoy . . . . . . . 666 1896 8 020 nes-fontaines. Sources ; 2 bornes-fon-
- St-Julien-Molin-Molette . 2 494 1896 3o 400 taines et 1 lavoir.
- Renaison ...... 2 342 1902 36 000
- St-Pierre-la-Noaille. . . 5io 19°t 600
- St-Priest-en«Jarez . . . i998 ld. 8 400
- La Talaudière 3 260 1907 12 600 Eaux de St-Etienne ;
- Malleval. ...... 488 id. » cond. fonte. Projet approuvé.
- En résumé, le département, occupé presque entièrement (sauf la vallée de la Loire formée d’alluvions, avec une bande d’oligocène) par les roches éruptives et le granit, est pauvre en sources et en nappes souterraines importantes. Aussi, les centres populeux ont dû généralement recourir aux barrages-réservoirs pour s’assurer une provision d’eau convenable ; cette eau peut être bonne, mais il faut que le bassin versant soit inculte et protégé. Le calcaire oligocène (de Roanne) contient une nappe alimentant des sources. Les puits sont nombreux et faciles dans les vallées de la Loire et affluents.
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- Haute-Loire
- DÉPARTEMENT DE LÀ HAUTE-LOIRE
- (3 arrondissements, 28 cantons, 265 communes, 314.770 habitants)
- Le Ptiy (21.420 h.) (17.291 p. m. a.)
- Sources et galeries captantes, adduction par la gravité.
- De temps immémorial, la ville a des sources du voisinage, source de la Bouette, alimentant les fontaines deMondon.de Saint-Laurent et des Tables ; source de Roche-Arnaud, alimentant les fontaines du Therron et du faubourg Saint-Jean ; source du Fieu desservant la fontaine de la place du Plot. Ces sources donnent ensemble environ 550 litres à la minute.
- En i865, on exécute, suivant le projet de M. Coumes, l’adduction des sources de Yourzac et du Pousonnet ; dépense d’environ 700 000 francs.
- En 1897, les sources du Pousonnet ayant été détournées par des travaux particuliers, la ville acquiert le domaine des Sables (pour 96000 francs), on capte les eaux souterraines et les jetté dans la conduite d’amenéede Yourzac ; dépense, 193 000 francs.
- Régie directe.
- I. — Toutes les eaux utilisées au Puy sortent des plateaux basaltiques.
- Les sources de Vourzac, à l’origine du ruisseau de ce nom, sont à 8 kilomètres du Puy ; la source du Lavoir a un débit de 1 600 litres à la minute ; celle du Pousonnet avait primitivement un débit de 600 litres, mais il s’est réduit à 100 litres par suite des travaux de détournement exécutés par des voisins. L’aqueduc primitif qui amenait les eaux de Vourzac était en maçonnerie, mais il a été remplacé par des tuyaux en fonte, d’un diamètre qui varie suivant la pente, de o,3oo à o,a5o et 0,200.
- Le domaine des Sables, d’une superficie de 37 hectares, est situé à 1 200 m. à l’est de Vourzac ; il est un peu au-dessus des sources qui donnent naissance au ruisseau de Farreyroles. Onyaétabli à la suite d’une tranchée de io4 mètres de longueur, des galeries captantes se dirigeant à droite et à gauche sur environ 25o mètres de longueur ; l’eau y est recueillie à la base dans une cuvette en ciment, puis elle est amenée par une conduite en fonte de o.25 jusque dans la conduite des eaux de Vourzac. On a trouvé ainsi environ 600 litres à la minute. On a imposé à la ville de laisser incultes des bandes d’au moins 10 mètres de large et de chaque côté des galeries.
- 4. — Il y a trois réservoirs en maçonnerie, d’une capacité respective de 1 38o mètres cubes, 576 mètres cubes et 384 mètres cubes. Le principal est placé sur le mont Rouzon, dominant la ville haute, à la cote 790 ; le second est dit des Capucins, et le troisième est un réservoir d’extrémité sous le rocher Corneille.
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- Haute-Loire
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- 5. — Réseau de distribution en fonte, assez complet ;
- i3 fontaines-abreuvoirs à jet continu (dont les 6 alimentées par les sources spéciales ci-dessus nommées) ;
- 31 bornes-fontaines ;
- 167 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- io5o branchements pour concessions particulières,
- 6. — Le débit disponible est d’un peu moins de 3 000 litres à la minute, soit 4o3o mètres cubes par jour.
- Les concessions particulières se font soit au robinet libre, soit au compteur ou robinet de jauge. Au robinet libre, le prix est de 25 francs par an pour un ménage de 1 à 3 personnes et 5 francs par personne en plus ; à débit mesuré, le prix est de 80 francs par an pour un volume de 1 mètre cube par jour, soit 0 fr. 22 le mètre cube. Les abonnements rapportent près de 35 000 francs par an.
- "7. — Degré hydrotimétrique, 8 à 110.
- En 1897 1898» on a trouvé les nombres de 345, 900 et 2 100 bactéries
- saprophytes par centimètre cube ; pas de colibacille.
- 8, — On doit doubler prochainement la conduite dans le siphon de Ceyssac.
- 9. — 11 n’y a qu’un réseau d’égouts très incomplet.
- Saint-DicUer-la-Séairve (6.179 h.) (2.565 p. m. a.)
- Sources, gravité.
- En 1899, on a" établi quelques bornes-fontaines (dépense 16000 francs), alimentées par des sources voisines (terrain granitique).
- Pas de concessions particulières.
- L’eau a : degré hydrotimétrique, i°5 ; degré permanent, o°2 ; résidu à no0, 32,3 ; GaO, 3,9; MgO, traces; SiO2, 14 ; NaCl, 5,2 ; matières organiques en oxygène), 1. On trouve en 1898 jusqu’à .8782 germes au centimètre cube.
- Yssingeaux (7.784 h.) (3.479 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- Adduction assez ancienne ; estimation des travaux : 65 000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Sources sortant des terrains volcaniques à 102 mètres au-dessus de la ville basse, captées par 3 drains à pierres sèches disposés en éventail. L’eau traverse un massif de pierres sèches pour se clarifier.
- Conduite d’amenée de 3 260 mètres de longueur, en poterie, de 0,10 de de diamètre, avec 5 regards ; le diamètre est insuffisant.
- 4. — Réservoir cylindrique en maçonnerie, avec calotte sphérique de couverture : il a 10 mètres de diamètre, 2 m. 20 de hauteur d’eau et 170 mètres cubes de capacité.
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- Haute-Loire
- 5 — Conduites de distribution en fonte et quelques-unes encore en terre cuite ; 3 fontaines à jet continu et 12 bornes-fontaines.
- Pas de concessions.
- O. — Débit disponible : .070 mètres cubes par jour en moyenne, avec minimum de 3oo mètres cubes.
- 7. — Source de Versilhac. — Degré hydrotimétrique, 3°; degré permanent, o°5 ; résidu fixe, 5o,5 ; CaO, 10 ; MgO, traces ; NaCl, 8,4 ; SiO2, 12 ; matières organiques (en oxygène), i,5. En 1898, on trouve 282 germes au centimètre cube.
- 9. — Egouts dont le produit sert à l'irrigation des prairies.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Brioude (4-865 h.) (4-581 p. m. a.)
- Galerie filtrante établie en 1875 dans le lit d’un affluent de l’Ailier, à i4 kilomètres de Brioude, avec puits de visite à chaque extrémité. Conduite d amenee en ciment, siphonnant à la traversée de l’Ailier. Réservoir à 1 kilomètre de la ville. Conduite de distribution en poterie Zeller : il y a des cassures nombreuses, et on substitue la fonte à la poterie. Le débit est de 65o à 750 mètres cubes par jour, mais l’eau est assez chaude l’été. La dépense faite a été de 240 000 francs.
- Monistrol-sur-Loire (5.087 h.) (2.492 p. m. a.)
- Vers 1877, adduction de sources : conduite en ciment de Grenoble.
- Montfaucon (1.146 h.)
- Adduction de sources : conduite en poterie, de 3 960 mètres de longueur
- Paulhaguet (i.55i h.)
- Galerie drainante de 100 mètres de long, au pied d’un plateau basaltique, donne de 80 à 100 mètres cubes par jour. Conduite d’amenée de 1 700 mètres ; 3 fontaines et 3 bornes-fontaines.
- Retournac (3.709 h.) (i.3i2 p. m. a.)
- En 1872, adduction d’une source du trachyte, arrêtée par un barrage en maçonnerie. La conduite de 0,08, en terre cuite d’Olwiller, traverse la Loire et le chemin de fer dans un petit aqueduc. Réservoir de 108 mètres cubes ; 3 fontaines à jet continu et 5 bornes-fontaines. Débit de 280 à 35o mètres par jour. Dépense faite, 38 000 francs.
- Le hameau de Jussac a également amené une source (en 1902).
- Saint-Paulien (2.567 h.)
- Trois sources captées à 2 kilomètres ; conduite en fonte ; réservoir de Annuaire des Distributions d’eau. '* *
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- Haute-Loire
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- 120 mètres cubes ; débit de 115 à 190 mètres cubes par jour ; 6 fontaines à jet continu ; dépense, 34200 francs.
- Sainte-Sigolène (4-958 b.) (1.942 p. m. a.) En 1900, adduction de sources.
- Tence (4-920 h.) (i.646 p, m. a.)
- Trois sources réunies alimentant 3 fontaines et 3 bornes-fontaines ; dépense faite, 20000 francs.
- Saint-Julien-Chapteuil (3.421 h.) (3.381 p. m. a) Adduction de sources en 1903. Dépense faite 30099 francs.
- Autres localités ayant fait une adduction d’eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d'exécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses laites ou estimation du projet Observations
- Alleyras. . ' 829 1904 fr. 21 732
- Céaux-d’Allègre .... I 3l8 ig°5 16970
- Pradelles 1952 Id. 3 244
- Saint-Haon. ..... 1717 Id. II 7OO Source ; cond. fonte.
- Saint-Julien-des-Chazes . 375 Id. 6 600 3 sources ; cond. fonte.
- Champagnac-le-Vieux. . 896 1906 33 000 Source ; cond. fonte ;
- rés. maçonnerie.
- Chassagnes. . ... . 44o Id. 10000 Source ; cond. fonte ;
- rés. maçonnerie.
- Rosières 2406 Id. 21 000 Source ; cond. fonte.
- S ain t - .lean-Laehalin . . 994 Id. 14 600 Id.
- Cussac g3o 1907 7 000 Id.
- Landos 1562 Id. 10 000 Id
- Lantriac 1642 Id. 4 620 Id.
- Malrevers 1107 Id. 6 000 Id.
- Rauret 889 Id. 18000 Id.
- Vernassal 1047 Id. 18420 Source ; cond. fonte ;
- rés. maçonnerie.
- Departement montagneux, occupé (sauf quelques lambeaux d’oligocène), par le granit et par des massifs volcaniques (tracbytes, basaltes, phonolithes)-Le granit n’a que des sources petites et disséminées, et il en est à peu près de même pour les trachytes. Les laves, basaltes et phonolithes reposant généralement sur un substratum argileux, donnent d’assez belles sources à leur base a la limite avec le terrain sous-jacent.
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- Loire-Inférieure
- DÉPARTEMENT DE LA LOIRE-INFÉRÏEURE
- (5 arrondissements, 45 cantons, 219 communes, 666.748 habitants) Ancenis (4-998 h.) 3.112 p. m. a.)
- Puits et galerie filtrants, machines à vapeur et à gaz.
- Avant 1881, il n’y avait que des puits (12 puits municipaux avec pompes, dont 4 restent encore en service, et environ 200 puits particuliers).
- Concession de 60 ans donnée en 1881 à la Cie générale des Eaux, 52, rue d’Anjou, à Paris.
- 1. — Captation de la nappe de la Loire par un puits filtrant de 3 mètres de diamètre et par un tronçon de galerie filtrante de 16 mètres de longueur parallèlement à la rive du fleuve, distante de cette rive de i5 mètres et descendue à 4 mètres au-dessous de l’étiage.
- L’emplacement de ces ouvrages est une alluvion sablonneuse dite « Ile De-lage » et située à 200 mètres en amont de l’extrémité est de la ville.
- Un siphon en tuyaux de fonte de 0,200 traverse un bras secondaire de la Loire et aboutit à l’usine élévatoire au puisard des pompes.
- 2. — Filtration naturelle horizontale dans le sable.
- R. — L’usine élévatoire est au carrefour Saint-Pierre, près de la Loire ; elle comprend une machine à vapeur horizontale, système Macquart, actionnant deux corps de pompe à piston plongeur, système Girard, et une pompe nourricière : avec 70 tours à la minute, on élève par heure 5o mètres cubes à 3o mètres de hauteur. En outre un groupe moteur-gazogène actionnant une pompe à double effet, à piston plongeur, système Girard, capable d’élever, à 45 tours à la minute, un volume de 70 mètres cubes à l’heure à 34 mètres de hauteur.
- Chaudière Galloway, de i5 mètres cubes de surface de chauffe.
- La conduite de refoulement distribue en route et aboutit aux réservoirs situés à l’autre extrémité de la ville.
- 4. — Deux réservoirs en tôle, de i5o mètres cubes chacun, formés par des cuves de 6 mètres de hauteur et 5 m. 5o de diamètre, portées par des tours en maçonnerie de 11 mètres de hauteur. La cote du trop-plein est 3o m. 80.
- 5. — Réseau de distribution de 44o6 mètres de développement, en tuyaux
- 0,162 à 0,06 de diamètre ;
- 11 bornes-fontaines ;
- assez nombreuses bouches de lavage et d’incendie ;
- mi branchements de concessions particulières.
- 6* —La consommation par jour est en moyenne de 3oo mètres cubes, dont i50 mètres cubes pour les services publics.
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- Loire-Inférieure
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- Les abonnements au robinet libre paient 25 francs par ménage de 2 ou 3 personnes et 5 francs par personne en plus. Au compteur, on paie 25 francs pour 125 litres par jour, 4o francs pour 25o litres, 70 francs pour 5oo litres et 120 francs pour 1 mètre cube par jour; chaque mètre cube en sus du premier, 100 francs jusqu’à 5 mètres cubes par jour, et au-dessus 80 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 120; degré permanent, 10” ; extrait sec, 166,4 î GaO, 52,7 ; MgO, traces ; NaCl, 18,7 ; CaSO4, 19,8 ; matières organiques (en oxygène), 1,5 ; on a trouvé en 1895 jusqu’à 9 800 germes au centimètre cube, mais depuis on n’en a plus trouvé que de i5o à 3oo. La température de l’eau varie de 11°5 à i4°.
- 9. — H y a quelques égouts qui vont se jeter directement dans la Loire et reçoivent des matières fécales ; mais il y a encore beaucoup de fosses, peu étanches, qui contaminent les puits.
- Un projet de réseau complet d’égouts est à l’étude.
- Chantenay-sur-Loire (21.671 h.) 19.687 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau. Il y a i5 puits publics et 1 800 puits particuliers. Pas d’égouts.
- La commune de Ghantenay-sur-Loire est maintenant annexée à celle de Nantes et va être alimentée par les eaux de cette ville.
- Cliàteaubriant (7.169 h.) 5.969 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; i4 puits publics et 100 puits particuliers ; pas d’égouts.
- Douloui (6.990 h.) (5.638 p. m. a)
- Pas de distribution d’eau. La commune de Doulon est maintenant annexée à celle de Nantes et va être alimentée par les eaux de cette ville.
- Nantes (133.247 h.) (118.244 p- m- a.)
- 7.971 maisons (dans la partie agglomérée).
- Double distribution ; eau de Loire brute et eau de Loire filtrée, machines
- à vapeur.
- Historique. — En i854, la C'8 générale des Eaux, concessionnaire, établit 1 alimentationen eau de Loire, brute, à raison de 6000 mètres cubes par jour, suivant le projet de MM. Jégou et Wattier ; les machines élévatoires étaient de la maison Windsor de Rouen et les tuyaux du système Ghameroy (ils ont été remplacés depuis) ; la dépense engagée par la Compagnie des Eaux a été de 1 755 000 francs.
- La concession a été rachetée par la ville le i8r juin i8g5. On distribuait alors moyennement 10 000 mètres cubes par jour. La ville étudie alors divers
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- Loire-Inférieure
- projets, d’une part, en vue d’augmenter la dotation, d’autre part, en vue de donner dé l’eau pure pour la boisson (eau filtrée ou eau de source), son but étant d’arriver à disposer de4o ooo mètres cubes par jour, dont 10 ooo mètres cubes d’eau pure.
- On exécuta ainsi les travaux ci-dessous :
- i° De 1896 à 1899, sous la direction de M. Cady, déplacement de la prise d’eau en Loire, établissement d’une nouvelle usine élévatoire, d’une conduite d’amenée et d’une conduite de refoulement ; dépense faite : 1 5oo ooo francs.
- 20 En 1900 et 1901, suivant les projets dressés par MM. Michel, Cady et Primault, établissement de nouvelles machines élévatoires, exécution de bassins filtrants à sable, pose d’une conduite de refoulement, exécution d’un réservoir de20 ooo mètres cubes ; dépense faite, 2 o3o ooo francs.
- 3° Enfin, un programme de travaux, dressé par M. Michel, et destiné à porter le volume disponible de 20 ooo mètres cubes à 3o ooo mètres cubes par jour, a été adopté vers 1902 et comprenait :
- a) Pose d’une 2e conduite de refoulement entre t’usine élévatoire
- et le réservoir de la Contrie, évaluée . •................. 1 25o ooo francs
- b) Pose de 3 conduites-maîtresses, dites de recoupement, évaluée . 600000 »
- c) Augmentation du volume à distribuer (de 10000 m3 par jour) . 4^0000 »
- d) Etablissement d’un 3B groupe de générateurs et machines élévatoires......................................................... 320 ooo »
- e) Extension du réseau de distribution . ............ . 100 ooo »
- Total........................................ 2 700 ooo francs
- Ces travaux sont aujourd’hui à peu près terminés.
- Comme projets, on a étudié :
- i° La création de puits filtrants en Loire, système Lefort ; en 1896, ce système n’a pas reçu l’approbation du Comité consultatif d’Hygiène publique, qui paraît l’avoir condamné trop sévèrement.
- 20 L’épuration par les procédés Howatson, qui a été repoussée (rapport de M. Michel, de 1899).
- 3° L’adduction d’eau de sources. MM. Michel et Rappin ont présenté, en 1899, un avant-projet pour la captation des sources et eaux souterraines des vallons granulitiques de l’Iègue, du Blanc, de la Rigole, de l’Aujardière et de la Vouzaie, petits affluents de la Sèvre Nantaise, dans la région située a 80 kilomètres au sud-est de Nantes, à l’amont de Mortagne-sur-Sèvre. Le drainage de ces vallons se ferait comme pour Rennes et Quimper, par de petits aqueducs dont le développement total atteindrait i4 180 mètres. Le produits des drains serait réuni par des tuyaux en grès, jusqu’à l’aqueduc d amenée principal. Celui-ci aurait une longueur de 82 kilomètres, 290 mètres, dont 45 km. 220 en siphon et en fonte, et le reste en aqueduc maçonné, généralement de forme ovoïde, avec 1 m. 4o de hauteur et 0,80 de plus grande largeur, Partant de la cote 125, il aboutirait au réservoir de la Contrie à la cote 62,37.
- La dépense est évaluée à 8 4oo ooo francs. La ville devrait acquérir une surface de 29 hectares aux abords des captages.
- Exploitation actuelle. — Régie directe.
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- Loire-Inférieure
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- Ingénieur-conseil : M. Michel, ingénieur des Ponts et Chaussées ; directeur du service des eaux : M. Cady ; inspecteur général : M. Houdin ; inspecteur : M. Trivière.
- 1. — Prise d’eau en Loire, au pont de la Vendée à la limite de l’influence des marées en Loire. Une conduite d’amenée jusqu’à cette usine et conduite de refoulement jusqu’à l’usine de Richebourg.
- 2. — L’eau passe sur des filtres à sable submergé divisés en 16 bassins, ayant ensemble une surface [de 6 4oo mètres carrés. Avec une vitesse de filtration de 3,io mètres cubes par mètre carré en 24 heures, cela ferait 1984» mètres cubes, mais on compte normalement [qu’un des bassins sera en nettoyage. Ces filtres sont conduits et surveillés bactériologiquement.
- 3. — L’usine élévatoire comprend : i° Une machine compound Friekart de i4o à 3io chevaux, marchant de 18 à 28 tours par minute, conduisant une pompe verticale pour l’alimentation des bassins filtrants et une pompe Girard de distribution.
- 20 Une seconde machine du même type de i3o à 200 chevaux marchant à 20-32 tours. Cette machine n’a pas de pompe pour l’alimentation des bassins filtrants.
- Les pompes Girard sont accouplées directement sur les liges des pistons moteurs de ces machines ; elles débitent chacune de i5o à 260 litres par seconde et refoulent à une hauteur monométrique variant de 4fi m. 5o à 60 m. 5o.
- 3° Deux machines à vapeur monocylindriques horizontales de 18 à 58 chevaux, marchant de 3o à 47 tours par minute, actionnant chacune une pompe nourrice verticale du système Girard, à double effet, commandée par manivelle en bout d’arbre moteur. Ensemble, ces pompes peuvent donner de 176 à 290 litres par seconde, avec une hauteur de refoulement variable de 4 à 11 mètres. Elles servent uniquement à l’alimentation des bassins filtrants lorsque la deuxième machine à vapeur fonctionne.
- 4° Un réservoir d’air sur chaque pompe Girard et un réservoir général d’air au-dessus de la tubulure de refoulement. Ce dernier présente 1 m. 3o de diamètre et une hauteur de 2 m. 60.
- 5° Trois générateurs de vapeur semi-tubulaires de io5 mètres carrés de surface de chauffe chacun.
- La consommation des machines pour 1 000 mètres cubes élevés à un mètre varie entre 3 k. 4oo et 3 k. 600 de charbon vaporisant à 7 kilos de pression effective, 9 k. 56 d’eau prise à o°.
- Les machines et générateurs sont de la maison Lotz-Brissorineau de Nantes.
- La conduite de refoulement, reliant l’usine élévatoire de la Roche au réservoir de la Contrie, présente un développement de 8 kilomètres environ ; sou diamètre est de 800 millimètres. Elle fait le service en route. Elle est généralement posée en terre ; toutefois, à l’intérieur de la ville, sur 2 kilomètres environ, elle est posée en galerie pour éviter de gros dommages en cas de rupture. Le réservoir se trouve en bout de conduite.
- 4.— Le réservoir construit au lieu dit « la Contrie », point culminant situé au N.-O. de la ville, présente une contenance de 20000 mètres cubes.
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- Loire-Inférieure
- U est entièrement en élévation et comprend deux étages et trois compartiments. Les deux compartiments du bas ont chacun une capacité de 63oo mètres cubes et celui du haut de 7 4oo mètres cubes avec des hauteurs respectives d’emmagasinement de 5 mètres et 4 mètres. Le réservoir est construit entièrement en maçonnerie, voûté en berceaux à plein cintre et enduit en ciment. Il est en outre recouvert d’un matelas en terre. Son étanchéité est presque parfaite puisque les pertes constatées dans les drainages inférieurs atteignent à peine un demi-mètre cube en 24 heures. La dépense d’installation s’est élevée à 5oo 000 francs.
- 5. — La longueur du réseau de distribution est de i45 km. 600. Il alimente :
- 1 fontaine monumentale ;
- 1^5 bornes-fontaines ;
- 10 prises d’eau pour pompes à incendie à vapeur ;
- 79 bouches d’incendie de 100 millimètres ;
- 602 bouches d’arrosage, de lavage et d’incendie de 4o millimètres ;
- 127 robinets de lavage pour canalisations ;
- 3o prises d’eau pour tonnaux d’arrosage ;
- 109 urinoirs à effet d’eau ;
- 3 lavoirs et trois établissements de bains publics.
- 6. — Le volume d’eau consommé par jour est en moyenne de i5 200 mètres cubes : maximum 20400, minimum 10 000.
- Concessions particulières. — Il y a g4oo abonnés aux eaux, soit filtrée, soit brute. Sur ce nombre, 3 732 ont des compteurs. Les autres concessions sont des concessions de ménage, à robinet libre, qui paient à forfait d’après le nombre des personnes du ménage, savoir : i5 francs par an pour 1 ou 2 personnes ; 20 francs pour 3 personnes ; 25 francs pour 4 ; 3o francs pour 5 ou 6 ; 35 francs pour 7 ; 4o francs pour 8 : 45 francs pour 9 ; 5o francs pour 10 personnes ; elles sont desservies autant que possible en eau fdtrée, et la ville peut atout instant (si elle suppose un abus) exiger un compteur.
- Les concessions au compteur sont payées au prix du tableau suivant (eau fdtrée ou eau non filtrée), ainsi qu’à des prix intermédiaires pour des quantités comprises entre celles qui y figurent ;
- Tarif des abonnements jaugés
- Quantités en litres par jour Sommes annuelles Prix «lu mètre cube excédent Quantités en litres par jour Sommes annuelles Prix du mètre cube excédent
- fr. fr. fr. fr.
- 75 i5 0,555 I 200 i85 0,42
- IOO 20 o,55o I 5oo 23o 0,42
- '200 35 O GO O I 800 275 0,418
- 3oo 5o 0,45 2 000 3o5 0,417
- 5oo 80 o,43 3 000 455 o,415
- O O l'"> 110 0,43 4 000 60 5 0,414
- 1000 i55 0,425 » » »
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- 7. — L’eau de la Loire a un degré hydrotimétrique de io°8 ; degré permanent, 6°; CaO, 43; MgO, SiO2, 23; SO3, 6; chlore, îo ; acide nitrique, i ; alcalis, 12.
- L’eau brute contenait en mars 1890, d’après Miquel, 9 53o bactéries ; en octobre 1890, 24000 bactéries par cc. ; en 1891, 34 000, 61 000, etc.
- La surveillance de la composition des eaux et le contrôle des filtres sont organisés, et des analyses régulières sont faites par l’Institut Pasteur de la Loire Inférieure, à Nantes (Directeur : M. le Docteur Rappin).
- 8. — L’amélioration apportée par l’exécution des travaux et la filtration ont augmenté rapidement la consommation de l’eau. La municipalité a fait étudier par M. Michel un programme de travaux nouveaux et destinés à porter le volume d’eau filtrée disponible de 20 000 à 3o 000 mètres cubes. Ce programme comprend.
- i° Pose d’une deuxième conduite de refoulement entre l’usine élévatoire et le réservoir de la contrée évaluée à 1 25o 000 francs.
- 20 Pose de 3 conduites maîtresses dites de recoupement évaluées à 600 000 francs.
- 3° Agrandissement de la filtration : 439 000 francs.
- 4° Etablissement d’un troisième groupe de générateurs et machines éléva-toires : 32 0 000 francs.
- 5° Extension du réseau de distribution : 100 000 francs.
- Ces travaux sont classés par ordre d’urgence. La conduite de refoulement n° 2 est aujourd’hui achevée, ainsi que deux conduites de recoupement.
- La construction des nouveaux bassins filtrants pour augmenter le volume à distribuer sera commencée prochainement. Les autres travaux suivront par ordre de classement.
- 9, — Il existe un réseau d’égouts, très primitif et très incomplet, ayant environ 4° kilomètres de développement sur 90 kilomètres de rues et se déversant sans épuration dans la Loire ; les égouts reçoivent les urines et souvent les matières fécales et le ti'op-plein des fosses. La ville étudie depuis un certain temps la question de son assainissement, savoir :
- i° En 1894. M. Liébaut dresse un avant-projet de l’assainissement par le tout à l’égout unitaire, avec un grand collecteur pour la rive droite et des réseaux indépendants pour les îles.
- 20 En 1895-96, la Société des Grands Travaux de Marseille dresse un projet complet dans le même sens ; la dépense est évaluée à 18 600 000 francs. Ce plan parut trop coûteux et fut ajourné.
- 3° Enfin, en 1901, M. l’ingénieur Michel fit adopter un plan pouvant s’exécuter par parties successives. En principe, les îles seraient desservies par le système séparatif (et Ton chercherait une société concessionnaire pour traiter les eaux-vannes), tandis que la rive droite de la Loire aurait le tout a 1 egout unitaire, avec l’épandage agricole ou une usine d’épuration à la suite. L émissaire général pour la rive droite serait établi le long des quais, à l’emplacement actuel du chemin de fer (qui doit être déplacé) depuis l’Erdre jusqu’à Roche-Maurice); il y aurait 4 collecteurs secondâmes, drainant les bassins versants du Gué-Robert, de l’Erdre et de la Chézine. Par ordre d ur-
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- gence, un premier projet partiel comprenant les 2 collecteurs latéraux de l’Erdre, le siphon sous PErdre, le collecteur du Gué-Robert et une amorce du collecteur entre l’escalier des Petits Murs et la place Royale, a été exécuté en K)o3-i()o5 ; la dépensé a été de 1 3oo 000 francs. Les autres travaux de ce programme sont pour la plupart achevés ou sur le point de l’être.
- Pendant ce temps, on a construit ou reconstruit conformément au plan d’ensemble divers égouts secondaires dont le développement atteint aujourd’hui près de vingt kilomètres. De ce fait, la ville a déjà dépensé près de 2 000 000 de francs pour son nouveau réseau.
- La ville perçoit depuis 1902, une taxe de chute à l’égout qui est de 2 °/0 de la valeur locative des immeubles desservis jusqu’à 10000 francs et 1 °/0 sur l’excédent.
- Aujourd’hui les ordures ménagères sont enlevées tous les jours par un entrepreneur qui les vend aux agriculteurs.
- Le service d’hygiène organisé suivant les règlements en vigueur s’occupe des désinfections : Directeur du bureau d’hygiène, M. le Docteur Chachereau.
- St-]\azaîre (35.762 h.)(3o345 p. m. a.) 2.800 maisons.
- Double distribution : eau de surface filtrée au sable pour la boisson et eau de mer pour l’arrosage ; machines à vapeur
- Une-compagnie locale s’était fondée en i885 : elle a exécuté des travaux, mais imparfaitement. En 1900, la ville a repris l’exploitation des eaux.
- Il y aurait encore 10 puits publics et 1 800 puits particuliers.
- Régie directe : M. Guillou, directeur du service.
- 0) Eau de boisson.
- 1. — Eaux de surface recueillies dans les réservoirs de la Belle-Hantière et de Marsain. Le premier, situé près de la ville et creusé dans les alluvions, ne contient que 10 000 mètres cubes et ne sert que l’hiver (l’eau en devenant mauvaise l’été) ; le second est à 5 kilomètres de distance du précédent et est formé par un barrage entre deux collines, ainsi que les déblais enlevés dans U prairie à l’amont: il contient 3oo 000 mètres cubes, et la conduite d’amenée, en fonte, a un diamètre de o,3oo et de 0,200 suivant les endroits.
- — L’eau est filtrée au moyen de 2 filtres à sable de chacun 264 mètres carrés de surface, établis au Château d’eau ; quand ils fonctionnent tous deux a raison de 3 mètres cubes par mètre carré et par jour, ils donnent 1 584 mètres cubes par jour, ce qui est à peu près le volume exigé en été, mais il faut nettoyer un filtre chaque 5 ou 6 jours, on est obligé pendant ce temps de Suppléer par de l’eau brute. Un projet de nouveaux filtres, semblable à ceux de St-Maur et d’Ivry (Paris), ne devant pas avoir une vitesse supérieure à 2 métrés cubes par mètre carré et par jour, en supposant toujours un filtre en nettoyage, doit être exécuté en 1902.
- — L’eau de la conduite d’amenée arrive à l’usine élévatoire du Plessis, dans un puisard de 8 mètres de diamètre et 6 mètres de profondeur. Deux Machines à vapeur de 55 chevaux, à condensation, faisant 48 tours à la minute,
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- actionnent chacune directement une pompe à piston plongeur à double effet : les pompes peuvent élever 55 litres alla seconde de la cote o à la cote 25,4», au Château d’eau où l’eau est filtrée. Après filtration, elle est reprise à la cote 17,20 par une pompe Worthington qui l’élève au réservoir supérieur de distribution, à la cote 32.
- Il y a 2 chaudières semi-tubulaires à 2 bouilleurs, de chacune 45 mètres carrés de surface de chauffe.
- 4. — Sans parler de réservoirs d’eau brute précités, il y a 2 réservoirs pour l’eau filtrée : l’un est à la partie basse du Château d’eau (cote 17,20), et contient 1 950 mètres cubes (il est en maçonnerie et se sert de réserve) ; l’autre est au-dessus du Château d’eau (cote 3e) et est le point de départ de la distribution en ville ; il est en tôle, cube 311 mètres cubes, mais comme la tôle est rongée par la rouille, il va être remplacé par un réservoir en ciment armé (adjugé en 1902 pour 93000 francs).
- 5. — Réseau de distribution incomplet.
- 9 bornes-fontaines et 2 fontaines filtrantes (système Maignen) ;
- Assez grand nombre de bouches d’incendie ;
- 2i5 concessions particulières et 18 prises d’eau industrielles.
- O. — Consommation moyenne de 1 000 mètres cubes par jour, avec maximum de 1 5oo mètres cubes en été.
- Les abonnements sont au compteur (types de compteurs admis par la ville de Paris) : pour les usages domestiques, le prix est de 4<> trancs par hectolitre par jour (36 m3 5 par an), et pour l’abonnement minimum de 1/2 hectolitre par jour, le prix est de 27 francs par an (le mètre cube en excédent est payé 1 franc). Pour les industriels, le tarif est réduit d’après l’importance de la consommation. Les tarifs vont être révisés.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 120 à 170; degré permanent 70 ; résidu fixe à 1100, 257 ; CaO, 20 ; MgO, 21,4; NaCl, 126 : SO3, 3i,2 ; SiO2, 7 ; matières organiques (en acide oxalique) de 3i à 5i ; ammoniaque, traces; nitrites, o.
- Beaucoup de bactéries (en 1896, on en trouve 2 3q5 dans le bassin de la Belle-Hautière et 1 46o dans l’eau à la sortie des filtres). Il conviendra de rendre la filtration parfaite et d’en assurer le contrôle bactériologique.
- 8. — Outre la création de nouveaux filtres, ou étudie la captation de nouvelles eaux de surface provenant d’un bassin hydrologique de 1 878 hectares situé à 9 kilomètres de la ville.
- b) Eau d’arrosage.
- L’arrosage des caniveaux est fait avec de l’eau de mer. Elle est refoulée par une pompe Audhemar-Guyon, actionnée par une locomobile de i5 chevaux, dans deux réservoirs de 600 mètres cubes de contenance totale. Le réseau spécial de cette distribution alimente 85 bouches d’arrosage.
- 9. — Il existe des égouts pour les eaux pluviales et ménagères dans les rues principales, et le réseau se développe chaque année; déversement en mer.
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- Localités à population disséminée qui n’ont pas fait d’adduction d’eau
- Communes Population totale Population agglomérée au bourg Nombre de puits publics Nombre de puits particuliers
- Nort 5 379 2144 » 24o
- Rezé 89^ 854 6 160
- Yertou 5464 855 » 60
- Blain 6 737 1 255 » 3oo
- Guéméné-Penfao. . . . 6 762 1 3ô3 ? ? -
- Guérande 6852 2 576 5 100
- Couëron 5 862 1962 9 9
- Montoir-de-Bretagne . . q 766 881 9 33o
- Plessé. . 5 478 601 » 26
- Pontchâteau . . . . . 5 004 1 iÔ7 » »
- Pornic 2 oo4 L 940 10 5o
- Le Croisic 2 462 2 462 10 200
- Le Pouliguen I 521 1 427 4 5o
- En résumé, le département est occupé sur de grandes étendues par les dépôts pliocènes ou les alluvions des vallées, lesquelles contiennent une nappe souterraine peu profonde, alimentant un grand nombre de puits. Là où ces dépôts ne régnent pas, le granit ou les schistes primaires forment le sol; ils ne donnent que de petites sources, disséminées et peu profondes. La surface des bassins alimentaires a besoin d’être protégée sérieusement.
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- DÉPARTEMENT DU LOIRET
- (4 arrondissements, 3i cantons, 34g communes, 364-999 habitants) Briare (6.227 h.) (4-013 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; 10 puits publics et 100 puits particuliers. Pas d’égouts.
- Gieit (7.914 b.) (6.325 p. ni. a.). 1.196 maisons.
- Galerie filtrante et machine à vapeur.
- Projet de M. Gibault, exécuté en 1890 ; dépense, 276 000 francs. Il y avait alors 12 puits publics et i3o puits particuliers.
- Régie directe : M. Moreau, directeur du service des eaux et du gaz.
- 1. — Galerie filtrante sur la rive droite de la Loire, à 1 kilomètre en amont du pont de la route nationale : elle a 20 mètres de largeur, parallèlement à la rive, et est prolongée par des drains en tuyaux de ciment à emboîtements non étanches. Elle est formée de piédroits en pierres sèches reposant sur des enrochements posés sur le calcaire (qui forme le fond du lit), et écartés de 1 mètre, avec voûte en plein cintre. Pour éviter l’entrée des eaux du coteau, on a entouré le piédroit de ce côté et la voûte de revêtement d’argile. La galerie se termine par un puisard de 1 m. 5o plus profond, ou aspirent les pompes.
- 2. — Filtration horizontale naturelle, de la rivière à la galerie. En temps de crue, mauvaise filtration et l’eau devient trouble.
- B. — Machine à vapeur, à balancier, de 12 chevaux, faisant 28 tours à la minute, actionnant directement une pompe aspirante et foulante à 2 corps, pouvant élever 5o mètres cubes à l’heure à 38 mètres de hauteur.
- Deux chaudières à bouilleurs, de 25 mètres carrés de surface de chauffe.
- Tuyau d’aspiration entre la galerie et les pompes, de i5o mètres et de • 0 m. 200 de diamètre, et tuyau de refoulement de x 65o mètres de longueur et 0,200 de diamètre également, aboutissant au réservoir.
- 4. — Réservoir en maçonnerie (piliers avec voûtes d’arêtes en briques), a deux compartiments, de 1 000 mètres cubes de capacité en tout, situé a un point haut de la ville.
- 5. — Réseau de distribution de 9 o3o mètres de développement en tuyaux de o,25o à 0,06 de diamètre :
- 9 bornes-fontaines ;
- 79 bouches d’incendie et d’arrosage ;
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- Loiret
- 3 urinoirs à effet d’eau ;
- 617 branchements particuliers.
- O. — Consommation non évaluée (on parle de 320 mètres cubes par jour mais on pourrait en monter plus).
- Concessions particulières :
- i° au compteur, au prix de 0 fr. 4o pour les 65 premiers mètres cubes ; 0 fr. 3o de 65 à 190 mètres cubes; o fr. 20 de 190 à 38o mètres cubes; 0 fr. 10, de 38o à 63o mètres cubes ; 0 fr. o5, de 63o à 1 000 mètres cubes ; enfin 0 fr. 02 5. au-dessus de 1 000 mètres cubes.
- 20 au l’obinet libre, suivant un tarif d’après le nombre de personnes, chevaux, voitures, etc., et suivant les professions, donnant en moyenne 6 francs par personne et par an.
- Minimum de perception : 12 francs par an.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 90; Résidu fixe, i34; CaO, 491 MgO, 6; chlore, 6; SiO2, 8 ; matières organiques (en oxygène), 2.
- 9. — Fosses fixes. Pas d’égouts.
- Montargfs (i3.io4 h.) (n.3o8 p. m. a.)
- Galerie filtrante, machine à vapeur
- Avant 1884, il n’y avait que des puits (3 puits publics sur 9, avec pompes, subsistent encore), à cette époque, on a établi la distribution actuelle. Il y a encore 120 puits particuliers en service.
- Régie directe.
- 1. — La galerie est installée à l’amont de la ville, dans une prairie, sur la rive gauche du Loing; sable et graviers. L’eau provient en partie de la rivière, en partie de la nappe souterraine des coteaux. La galerie a 14 mètres de long, perpendiculairement à la rivière; elle descend à 1 m. 5o au-dessous du fond du lit.
- 5. — Filtration naturelle.
- 3. —- Machine à vapeur et pompe aspirante et foulante pouvant élever 23 litres à la seconde. On vient de mettre au concours la fourniture d’une nouvelle machine à vapeur, avec chaudière et pompe.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, recouvert de terre.
- *>• — Réseau de distribution en fonte.
- 6. — On a distribué, en 1900, le volume de 3nooo mètres cubes, soit en moyenne 85o mètres cubes par jour.
- — L’eau se trouble par les pluies; les crues recouvrent la prairie. Elle a 8° à io° hydrotimétriques. On trouve normalement de 800 à 1200 germes par centimètre cube, mais en temps de crue le nombre doit être beaucoup plus élevé et une analyse de M. Girard indique 88 000 colonies par centimètre cube, dont 16000 liquéfiantes.
- 9* — Pas d’égouts.
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- Loiret
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- Orléans (68.614 h.) (57.544 P- m. a.) 8.5i4 maisons.
- Puits filtrants et machines à vapeur
- Il y aurait encore 10 puits publics et environ 4 000 puits particuliers.
- Projet dressé par M. Mary, exécuté en 1864. pour une somme de 1 210 000 francs.
- Amélioration et agrandissements ultérieurs pour une somme de 1 935 000 fr. Dépense totale à ce jour : 3 145 000 francs.
- Régie directe : M. Durand, directeur des travaux de la ville et des eaux.
- 1. — Quatre puits filtrants dans le Yal de Loire, entre la Loire et le Loiret ; les deux premiers sont dans l’usine élévatoire elle-même (territoire de St-Cyr-en-Val) et ont 16 mètres de profondeur; le puits n° 3 est entre l’usine et le Loiret et a 17 mètres, et le n° 4 est tout près du Loiret et de son affluent le Duy (près du Gouffre) et a 26 mètres de profondeur. Les trois premier puits sont tubés et ont 0 m. 4o de diamètre; le n° 4 est en maçonnerie, avec 1 m. 3o de diamètre : il est relié à l’usine par un aqueduc ovoïde en maçonnerie, de 1 m. jb sur 1 m. 20, de 1 i5o mètres de longueur, qui passe par le puits n° 3.
- *i- — Filtration naturelle dans les alluvions et calcaires du Yal de Loire; nappe souterraine dans le calcaire dé Beauce, alimentée en grande partie par la Loire. La filtration parait bien insuffisante, car l’eau est trouble à chaque crue du fleuve.
- 3. — 4 machines à vapeur, 2 verticales à balancier, de chacune 4o chevaux et 25 tours à la minute, et 2 horizontales, système Corliss, de chacune i4° chevaux et 45 tours à la minute. Elles actionnent directement 5 pompes, savoir : 2 pompes à clapet, système Farcot (1864)> élevant chacune 5o litres par seconde à 35 mètres, et 2 pompes à piston plongeur, système Farcot (1886 et 1894), élevant chacune 200 litres par seconde.
- Quatre chaudières, trois cylindriques tubulaires et une semi-tibulaire (1893) ayant chacune des trois premières 70 mètres carrés de surface de chauffe et la quatrième i5o mètres carrés.
- Deux réservoirs d’air en aval des pompes.
- Deux conduites ascensionnelles de 6 5oo mètres de longueur chacune, et ayant respectivement 0 m. 35o et 0 m. 5oo de diamètre, aboutissant aux réservoirs ci-après.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, couverts par des voûtes en briques. Le premier (1864), situé rue du Réservoir, contient 2400 mètres cubes et a une chape en ciment de Yassy. Le second (1896), situé au nord de la ville, contient 6 5oo mètres cubes et a une chape en ciment armé. Ils sont tous deux en élévation au-dessus du sol, l’un de i3 mètres et le second de 5 mètres et recouverts de terre et de talus gazonnés. Normalement le premier réservoir est alimenté par le second, mais ils peuvent également fonctionner tous deux indépendamment : la conduite qui les relie a 0,700 de diamètre.
- 5. — Deux conduites de 0,700 partent du grand réservoir et 2 conduites de o,5oo du petit. Le réseau de distribution a un développement de 36 kilo-
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- mètres en tuyaux de 0,700 à o,o4o. Il s’étend à quelques rues delà commune de Fleury-aux-Choux.
- Pour la partie la plus élevée de la ville, on vient de construire une usine de relèvement par l’air comprimé, système Carré ; la dépense pour cette installation a été de 63 000 francs.
- 6 fontaines et jets d’eau continus ;
- 1.4 bornes-fontaines ;
- 559 bouehes d’incendie et d’arrosage (sous trottoirs) ;
- 67 bouches d’arrosage de jardin ;
- 109 bouches spéciales pour incendie ;
- 56 urinoirs à effet d’eau ;
- 6908 branchements particuliers.
- 6. — La consommation totale en 1906 a été de 2 645 442 mètres cubes, soit 7247 mètres cubes en moyenne par jour, le maximum (en juillet) a été de i5 634 mètres cubes et le minimum {en décembre) de 3 178 mètres cubes.
- Il y a 35g3 abonnements au compteur, au prix de o fr. 27 le mètre cube pour les 365 premiers mètres, 0 fr. 20 pour les 365 suivants, 0 fr. i5 pour les 365 après, 0 fr. 10 pour les 365 ensuite, enfin 0 fr. 05 pour ceux en plus.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 70 à i3°; degré permanent, 3° à 5°5 ; résidu fixe à 180°, i38;CaC03, 78 ; chlore, 7,2 ; SO3, 12; MgO, 7,1; SiO3, 6; matières organiques (en oxygène), 1,2.
- En 1892, on a trouvé 3io germes saprophytes et 25o moisissures au centimètre cube, mais en 1900 la Commission d’étude des eaux de la ville de Paris a fait des séries d’analyses dans lesquelles le nombre de germes a varié de 75 à 38 160 par centimètre cube; le colibacille a été rencontré dans la moitié des cas.
- 9. — Réseau d’égouts incomplet ne recevant pas les matières fécales et se déversant en Loire par de nombreuses bouches. Beaucoup de fosses et puisards non étanches. Les ordures ménagères sont utilisées par les maraîchers du voisinage.
- Bureau d’hygiène municipal : Directeur M. le Docteur Le Page.
- Pithiviers (6.293 h.) (5.676 p. m. a.)
- Sources et machines à vapeur
- Projet de M. Debauve, exécuté en i885, dépense 2o3 100 francs; dépense ultérieure i3 5oo francs, total, 216600 francs. Il y aurait en outre 5 puits publics.
- Bégie directe.
- P —~ Sources de St-Grégoire, sortant du calcaire de Beauce (aquitanien), captées à 3 kilomètres de la ville, dans la vallée de l’Œuf. En 1897, on a protégé la principale source contre la rivière, en l’entourant d’une cuve en Clment de 10 mètres de diamètre, descende à 4 mètres de profondeur.
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- 3. — Machines à vapeur système Woolf (de Windsor), à 2 cylindres verticaux, à balancier, actionnant directement les pompes par le balancier. Chacune des deux machines peut élever de 12 à i5 litres par seconde à 36 m. 5o de hautenr.
- Deux chaudières cylindriques à bouilleurs.
- Conduite de refoulement de 3 200 mètres de longueur, 0 m. 192 de diamètre, aboutissant au réservoir et distribuant en route dans sa seconde partie.
- 4. — Réservoir aérien composé de 2 cuves en tôle de 6 m. 5o de diamètre et 5 mètres de hauteur (0 m. 90 de flèche pour la calotte sphérique du fond) et situé au point haut de la ville. Capacité de chaque cuve : 165 mètres cubes. Chaque cuve repose sur un soubassement en maçonnerie de 6 m. 3o de hauteur et un bâtiment couvert de i3m. 80 de hauteur enferme les deux cuves.
- î>. — Réseau de distribution en tuyaux de 0, 12 à 0,06.
- Nombreux abonnements.
- O. — Consommation d’environ 600 mètres cubes par jour.
- Abonnements au compteur, à raison de 0 fr. i5 le mètre cube jusqu’à 2 000 mètres cubes et de 0,10 pour le surplus. Abonnements au robinet libre à un tarif décroissant avec le nombre de personnes : 8 francs par an pour une personne, 12 francs pour 2, i5 francs pour 3, 16 francs pour 4, 21 francs pour 5, 24 francs pour 6, et au-delà 2 francs en plus par personne au-dessus de 6. En plus, 7 francs par cheval, 4 francs par voiture et 3 francs par are de jardin.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 28° à 34° ; degré permanent, 5° à 70 ; résidu fixe, de 355 à 38o; NaCl, 29 ; matières organiques (en oxygène), 1,8 ; ammoniaque libre, 0,16; ammoniaque albuminoïde, 0,08.
- En 1898, on trouve de 700 à 3 000 germes au centimètre cube.
- 9. — Pas d’égouts.
- Villes de moins de S.000 habitants.
- Pas de distribution d’eau à Beaugency (3 635 h.), Châteauneuf (3 45o b.), La Ferté-St^Aubin (3642 h.), Olivet (3780 h.), Meung (3o48) h.).
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l'approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Coudray . . . 329 i9°4 4 25o
- Montcorbon . . 761 1905 2 63o
- Puiseaux . . . 2 122 Id. 175 OOO
- : Sébouville. . . 248 igo5 i5i38 Nappe profonde ; cond. fonte ; 2 rés. en acier; manège à chevaux.
- Bromeilles. . . 570 1906 71 000 Foragedjun puits; cond. fonte; rés. ciment armé ; moteur à essence et pompe à fourreau.
- Gaubertin . . . 336 Id. 1900 Nappe souterraine ; pompe à chapelet.
- Givrâmes . . . 523 Id. 5 000
- Thignonville . . 3of> i9°7 245oo Nappe souterr. ; cond. fonte et plomb ; 2 cuves en tôle noire ; moteur à essence Duplex ; pompe à 3 corps.
- La grande vallée de la Loire et celle du Loiret sont remplies d’alluvions qui renferment une nappe phréatique peu profonde : jusqu’au-delà de Gien, ces alluvions reposent sur la craie qui contient aussi une nappe profonde; dans le val de Loire (entre Bouteille et Orléans), il y a aussi une nappe dans le calcaire de Beauce, renforcée par les infiltrations de la Loire. Les vallées du Loing et de ses affluents sont aussi ouvertes dans la craie sénonienne, qui contient une nappe profonde. A l’est de la ligne Gien-Montargis, cette craie est recouverte par I’éocène, qui, lorsqu’il n’est pas recouvert par l’argile à dex (imperméable), contient des nappes dans les sables de Beauchamp et du Soissonnais. Tout le reste du département se partage entre l’oligocène qui régné au Nord, et le miocène qui règne au Centre et au Sud ; l’oligocène contient de petites nappes dans le calcaire de Beauce et dans le calcaire à hélices de l’Orléanais ; quant au miocène, les marnes de l’Orléanais et l’argile a silex (grande forêt d’Orléans) sont imperméables, mais les sables de la Sologne, qui recouvrent souvent le calcaire de Beauce, contiennent une nappe assez importante.
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- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Lot
- DÉPARTEMENT DU LOT
- (3 arrondissements, 29 cantons, 329 communes, 216.611 habitants) Cahors (13.202 h.) (10.047 p. m. a.) 2.5oo maisons Sources, turbines hydrauliques
- Travaux exécutés en 1853 et améliorés en 1871.
- Régie directe : l’a'gent-voyer, chargé du service des eaux.
- I. — Source dite des Chartreux, émergeant du calcaire jurassique supérieur (virgulien), au pied de la montagne située immédiatement à l’ouest de la ville. L’eau est reçue dans un bassin limité du côté de la montagne par le rocher lui-même et du côté du Lot par un mur en maçonnerie formant déversoir. Elle est amenée aux machines élévatoires par un aqueduc de i65 mètres de longueur, 1 mètre de largeur et 1 m. 60 de hauteur.
- 3. — Deux turbines Fontaine, de 16 chevaux chacune (chute du Lot de 1 m. 60), actionnant 6 pompes à simple effet pouvant monter 320 mètres cubes à l’heure à 43 mètres de hauteur.
- 4. — Deux réservoirs à l’arrivée du refoulement, creusés dans le rocher calcaire et contenant respectivement 2 5oo et 35oo mètres cubes.
- «5. — Réseau de distribution de 11 km. 700 de développement, en tuyaux de o,25o à o,4o. L’eau est généralement fermée 7 heures sur 2/0 76 bornes-fontaines ;
- 33 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 6i5 branchements pour concessions particulières.
- 6. — On monte moyennement 4 64o mètres cubes par jour (maximum 5 44° mètres cubes) en faisant travailler les machines 17 heures par jour.
- Les concessions particulières sont au robinet libre, basées d’après évaluation de la consommation, sur le prix de 8 francs par hectolitre par jour.
- 7. — Degréhydrotimétrique, i5°5 ; degré permanent, 5° ; résidu fixe, 212 ; CaCO3, 190 ; MgCO3, 6 ; chlorures alcalins, 12 ; SiO2, \ ; SO3, traces.
- On ne trouve généralement que de 5o à i5o germes par centimètre cube, mais certaines analyses ont donné des chiffres supérieurs à 1 000, notamment en août 1896 où on trouve de 9 000 à 12 000 germes (sans doute à la suite d’une forte pluie).
- 8. — La ville songe à installer un moteur à gaz Rôrting de 55 chevaux pour remplacer pendant l’été les turbines.
- O. — Il n’y a qu’un réseau d’égouts très incomplet, se déversant dans le Lot.
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- Figeac (5.870 h.) (4.33o p. m. a.)
- Eau de ruisseau, adduction par la gravité.
- Travaux exécutés en 1896, dépense d’environ 3oo 000 francs. Il avait alors 16 puits publics et 70 puits particuliers.
- Rpgie directe.
- 1. —Prise d’eau dans le ruisseau du Berbezon, par un barrage établi à 11 kilomètres au nord de la ville; le bassin est granitique. L’eau traverse un compartiment filtrant rempli de gravier, avant d’entrer dans la conduite û’amenée, laquelle a 10 786 mètres entre la prise et le réservoir. Cette conduite est en fonte, de 0,200 de diamètre, et peut alimenter directement la distribution : sa cote à l’origine est 236 et le plafond du réservoir est à 224,30.
- 4. — Réservoir de distribution de 1 200 mètres cubes, sur le plateau de Montviguier à Figeac. Il est en maçonnerie et voûté.
- o. — Réseau de distribution de 3 600 mètres de développement, en tuyaux de fonte de 0,15o à o,o4o ;
- 3 fontaines monumentales ;
- 4o bornes-fontaines avec raccord d’incendie ;
- 18 bouches d’incendie, dont 8 sous trottoir;
- 104 branchements pour concessions particulières.
- 6. — On dispose de 10 litres par seconde, soit 864 mètres cubes par jour.
- Les concessions au robinet libre (26) paient 18 francs par an; les autres sont au compteur et paient 0 fr. 10 le mètre cube et 0,07 pour besoins industriels.
- H. — Degré hydrotimétrique, 3°; degré permanent, i°5 ; résidu fixe, 32,2 ; CaO, 6 ; MgO, \ \ SiO2, 2 ; SO3, 3 ; NaCi, 8 ; nitrates, nitrites, ammoniaque, azote albuminoïde, 0 ; matières organiques (en oxygène), 1,5.
- On trouve 1 224 germes saprophytes au centimètre cube.
- O. — Pas d’égouts.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Gourdon (4.260 h.) (2.411 P- m- a0
- Il y avait 8 puits publics. En 1901, on a exécuté un projet dressé par la maison Ch. Gibault, de Paris, pour l’adduction des sources de-Janis et Fon-tanges (jui'assique supérieur), situées à 8 kilomètres de la ville. La dépense a «té de 166 000 francs.
- La conduite d’amenée est en fonte, de 0,120, avec une longueur de 7 100 mètres et une pente de 0,0026!, entre la jonction des deux conduites secondaires, également en fonte (l’une de 552 mètres et l’autre de 1 48o mètres de long), amenant chacune des 2 sources et le réservoir en ville. Ce réservoir est de 450 mètres cubes et est construit en ciment armé (cote 264 pour le radier et 268 pour le trop-plein).
- On dispose, en temps normal, de 5 litres par seconde (432 mètres cubes par jour), mais en sécheresse le débit tombe à la moitié et même en dessous. Longueur du réseau de distribution 2200 mètres. Il y a 16 fontaines publi-
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- JjOt
- ques et pas de concessions particulières. Degré hydrotimétrique, 24 à 25°5; résidu fixe, 3i5 ; CaO, 138 ; de 4o'o à 800 germes au centimètre cube.
- Gramat (2.744 fi.) (i.432 p. m. a.)
- Adduction de sources et telle distribution réalisées en 1898 ; dépense, 117 000 francs. La distribution est faite par une Société qui fournit l’eau aux particuliers contre redevance. Il n’y a pas de bornes-fontaines.
- Floirac (610 h.)
- Une conduite en fonte de 1 4<><> mètres de longueur amène les eaux de la source de Caillon dans deux réservoirs. La distribution se fait par 3 bornes-fontaines et un poteau borne à 4 becs.
- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes P opulation Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Mercuès. . . . 465 I9°4 fr. l4 OOO
- Montcuq . . 1 63g Id. 23 OOO
- Castelfranc . . 463 igo5 12 OOO Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- Souillac. . . . 2881 Id 122 OOO Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- Calamane . . . 280 1906 5 700
- Glanes . . . . 229 Id. 12 400 Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- Luzech . . . . 1078 Id. 35 000 Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- Lamothe Cassel . 43o 1907 I 720 Nappe souterraine.
- Sauf le nord-est du département, constitué par le granit (petites sources) et une petite région au sud formée par l’éocène et l’oligocène (assez belles nappes), le Lot est occupé entièrement par les terrains jurassiques et le lias ; les massifs calcaires (bajocien, bathonien, corallien et portlandien) contiennent des nappes puissantes et de belles sources, parfois vauclusiennes.
- Ce département renferme :
- 11 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- 7 communes ayant une distribution d’eau incomplète ;
- 234 communes ayant des sources nées sur place, des puits ou des citernes;
- 54 communes ayant des puits ou des citernes;
- i5 communes n’ayant que des citernes.
- 10 villes possèdent un réseau d’égouts pluviaux.
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- Lot-et-Garonne
- DÉPARTEMENT DE LOT-ET-GARONNE
- (4 arrondissements, 35 cantons, 320 communes, 274-610 habitants.)
- Agen (23.141 h.) (18.640 p. m. a.) 4-4^7 maisons.
- Galerie filtrante, turbines hydrauliques.
- Il y aurait encore 2 puits publics et 5oo puits particuliers.
- Travaux de premier établissement exécutés de 1868 à 1871, suivant le projet de Renard, ingénieur à Paris ; dépense faite, 58o 000 francs.
- En 1898, prolongement de la galerie et remplacement des machines ; dépense faite, io3 65o francs.
- Régie directe : M. Téchiné, ingénieur de la Ville.
- 1. — Les eaux sont captées à l’aide d’une galerie filtrante dont la longueur primitive de 35 mètres a été portée à 95 mètres en 1898 ; elle est distante de 80 mètres de la Garonne.
- L’ancienne galerie, voûtée en plein cintre, présente une ouverture de 2 m. 20 entre piédroits de 2 mètres de hauteur moyenne ; elle est construite en maçonnerie ordinaire, sauf la base des piédroits qui est maçonnée à pierres sèches sur 0 m. 5o de hauteur et dans laquelle on a ménagé quelques vides servant de barbacanes. Le radier est à 5 mètres de profondeur et repose sur le tuf.
- La nouvelle galerie a été établie en prolongement de l’ancienne ; elle est voûtée en plein cintre, de 1 m. 20 d’ouverture entre piédroits et de 1 m. 20 de hauteur. La voûte est en briques et les piédroits en blocs de béton de ciment. Les barbacanes, de 0 m. 10 de largeur et 0 m. 35 de hauteur, sont ménagées dans les piédroits et espacées de o m. 65 d’axe en axe. Comme il y en a deux files superposées et disposées en quinconces, il existe en fait une barbacane tous les 0 m. 32.5.
- 2. — Filtration naturelle dans les graviers : toutefois, il vient aussi de l’eau des coteaux calcaires (oligocène), et il se fait un mélange en proportion Variable. Par les grandes crues, la prairie où est ouverte la galerie est submergée et l’eau devient louche.
- R. — La force motrice est donnée par une prise d’eau dans le canal latéral a la Garonne ; la hauteur de chute est de 11 m. 85 et le volume concédé est de 666 litres par seconde.
- Pans l’installation primitive, les pompes étaient actionnées par deux roues-turbines à axe horizontal, dites roues à admission intérieure, système Girard. Leur force était de 28 chevaux-vapeur. Elles marchaient à raison de 10 à 12 tours par minute. Les machines avaient été fournies par la maison Girard.
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- Lot-et- Garonne
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- Les nouveaux moteurs, depuis 1898, sont des turbines à axe vertical, système Hercule. Leur force est de 61 chevaux-vapeur. Ils marchent à raison de ‘>.50 tours par minute (maximum de vitesse).
- Pour les pompes, il y avait primitivement deux appareils, comprenant chacun une pompe nourricière et une pompe de refoulement, système Girard, à double effet, avec pistons plongeurs. Ces pompes élevaient ensemble 2 mètres cubes par minute à 5i mètres de hauteur, à raison de 20 coups de piston double par minute ; l’accouplement avec le moteur était direct.
- Les pompes nourricières ont été conservées, et l'on a remplacé les pompes de refoulement par d’autres du même système, avec joints hydrauliques étanches. En marchant à raison de 70 coups de piston doubles par minute, elles élèvent 6 mètres cubes à 5i mètres de hauteur. Les nouvelles pompes sont reliées aux moteurs au moyen de roues dentées. Les nouvelles pompes et turbines ont été construites par la maison veuve Bonnet (Toulouse).
- Il existe un réservoir d’air sur la conduite d’aspiration et un sur chacune des conduites de refoulement. Ces réservoirs ont 0 m. 70 de diamètre et 2 mètres de hauteur.
- 4. — Le réservoir à deux compartiments mesure une capacité de 3 4oo mètres cubes. Il est construit à flanc de coteau, à îoo mètres environ du bâtiment des machines, en amont du circuit de la canalisation. Le radier est à 46 mètres en contre-haut des eaux de captation.
- Les parois et les contre-forts intérieurs sont en maçonnerie de moellons, avec mortier de chaux hydraulique. Le radier est en béton, les pilliers en pierres de taille et les voûtes en briques. Un enduit de ciment recouvre le radier et les parois. Le radier repose sur le tuf et les voûtes sont recouvertes-par une chape en ciment supportant une couche de terre de o m. 80 d’épaisseur. Le réservoir est ainsi enterré dans le sol.
- La canalisation de départ mesure 4-o« millimètres de diamètre, o. — Le réseau de distribution a un développement de i3 420 mètres en tuyaux de fonte de o,4oo à 0,080 de diamètre, et il faut y ajouter 18 800 mètres de tuyaux de 0,060 et 2240 mètres de tuyaux de o,o4o; total: 26 46o mètres avec 17 vannes ;
- 136 bornes-fontaines ;
- 151 bouches d’incendie de divers systèmes, servant aussi à l’arrosage.
- I 170 branchements pour concessions particulières.
- O. — La consommation par jour varie de 3 600 mètres cubes à 6 000 mètres cubes par jour. Les concessions à robinet libre (usages domestiques seulement) sont au nombre de 54^ et leur débit en est calculé à raison de 00 litres par tête et par jour ; 60 litres par cheval, bœuf ou âne ; 4° et 80 litres par voiture à 2 ou 4 roues, etc. Le prix est calculé à raison de 10 francs par hectolitre par jour, avec minimum de 25 francs.
- II y a environ 862 compteurs (à piston), et depuis 1901, toutes les nouvelles concessions doivent être au compteur (la ville loue l’appareil) ; les prix sont alors 0 fr. 28 le mètre cube pour les i5o premiers mètres, o fr. 24 de i5o à 5oo mètres cubes, o fr. 20 de 5oo à 1 000 mètres cubes, 0 fr. 16 de 1600 à 5 000 mètres cubes, et 0 fr. 12 au-dessus.
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- Lot-et-Garonne
- Degré hydrotimétrique total, 2 7°5 ; degré permanent, 6° ; résidu fixe à no°, 3o3 mgr.; CaO, 1.82,7; MgO, i4 ; SiO2 n ; SO3, 24,1 ; INaCl, 12,8 ; nitrites, nitrates, ammoniaque, 0 ; azote albuminoïdç, 0 ; matières organiques (en oxygène), 0,75.
- On a trouvé de ai5 à 1 000 germes aérobies au centimètre cube.
- 8. — Un puits artésien est en construction ; profondeur atteinte 23o mètres (sur 276 prévus).
- 9. — Les eaux ménagères et industrielles sont évacuées dans un réseau d’égouts qui les déversent dans la Garonne par le collecteur (ancien ruisseau de Masse couvert). Bien que le tout à l’égout n’ait pas été adopté, il existe un certain nombre de fosses d’aisances qui communiquent avec les égouts.
- Les principaux collecteurs sont nettoyés à l’aide d’une chasse d’eau que l’on effectue deux fois par semaine.
- Marmande (9.748 h.) (6,373 p. m. a.) 2.631 maisons.
- Galerie filtrante, machines à vapeur.
- Les travaux ont été exécutés en 1872, suivant le projet de M. Cendre : dépense faite, 197 000 francs. Dépense en travaux ultérieurs (notamment en 1883), i3 000 francs.
- Il y aurait encore i4 puits publics et 4M) puits particuliers.
- Concession à la Compagnie du gaz franco-belge, 113, avenue de Milliers, à Paris, représentée à Marmande, par M. Chapat, directeur de l’exploitation.
- I. — La vallée de la Garonne est ouverte dans le calcaire oligocène. Les eaux recueillies par le coteau qui domine la ville d’une centaine de mètres descendent presque jusqu’à son niveau et sont ai’rêtées par une couche d’argile sur laquelle elles glissent. On les recueille à l’aide d’une galerie, perpendiculaire à l’écoulement, de 290 mètres de long, 0 me. 16 de section, débouchant par un tuyau de o,3o dans un réservoir en maçonnerie, d’où l’eau gagne par un aqueduc le puisard des pompes.
- S. — Filtration dans les graviers : la plus grande partie de l’eau semble venir des nappes souterraines, et il en vient peu de la Garonne.
- 3. — Il y a deux machines à vapeur : une de 8 chevaux actionne une pompe horizontale pouvant élever 45 mètres cubes à l’heure à 18 mètres de hauteur par une conduite en fonte de 0 m. 110 ; une autre de i5 chevaux, actionnant un jeu de pompes verticales, pouvant élever 100 mètres cubes à 1 heure à 18 mètres de hauteur par une conduite de « m. 220. Les machines donnent 4o coups de piston doubles à la minute. L’eau de condensation alimente un lavoir public voisin.
- Deux chaudières horizontales assurent la production de vapeur, l’une de 2o mètres carrés de surface de chauffe à deux réchauffeurs, genre Farcot. et 1 autre de 38 mètres carrés, tubulaire, à foyer intérieur amovible, à retour de flammes par les tubes, système Thomas et Laurens.
- 4. — Les réservoirs de service se composent de deux cuves en tôle de 3oo mètres cubes de capacité chacune ; elles reposent sur une maçonnerie en
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- Lot et - Garonne
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- forme de parallélogramme et sont à 10 mètres environ au-dessus des points bas de la ville. La pression est donc sensiblement d’une atmosphère.
- 5. — L’eau, est distribuée en ville par une canalisation en fonte, parlant du centre inférieur de chaque cuve, dont les diamètres varient de 260 à 60 millimètres, et par des branchements en plomb. La canalisation en fonte est d’une longueur totale de 7 458 mètres et la canalisation en plomb de 700 mètres non compris les branchements desservant les abonnés.
- Service publie : 43 bornes-fontaines ;
- 70 bouches sous-trottoir ;
- 9 bouches d’incendie ;
- 6 urinoirs publics ;
- environ 5oo branchements pour concessions particulières.
- O. — Consommation totale en 1906 : 220 000 mètres cubes, soit 6o3 mètres cubes par jour, avec minimum de 474 et maximum de 754-
- Les concessions au compteur (Kennedy, Kern, Etoile) paient 0 fr. 26 le mètre cube, les compteurs peuvent être donnés en location.
- 7. — Degré hydrolimétrique, 3i°; CaCO3, 206 ; CaSCP, 28 ; sels de magnésie, 62 ; NaCl, 62 ; matières organiques (en oxygène), 1,2.
- En 1896, on a trouvé 208 germes saprophytes au centimètre cube ; en juillet 1896, on y trouve de 3 64o à 26 000 germes au centimètre cube avec du colibacille ; depuis on n’en a plus trouvé que moins de 5oo.
- L’eau reste fraîche en été.
- 9. — Les eaux ménagères et industrielles s’écoulent dans des aqueducs et de là dans des ruisseaux qui traversent la ville. Il n’y a pas pour ainsi dire de réseau d’égouts. Quant aux ordures ménagères, elles sont ramassées dans les rues par un entrepreneur qui les dépose hors ville ; elles sont ensuite utilisées pour les besoins agricoles.
- Xérac (6.3i8 h.) (4.018 p. m. a.) i.5oo maisons.
- Sources nées sur place et distribuées par la gravité.
- Il y a de nombreux puits et des sources naissant en ville, à la base du calcaire gris (oligocène) ; l’une d’elles, la source du Griffon, est distribuée par des tuyaux en fonte entre i4 bornes-fontaines. L’eau marque 33° à l’hydroti-mètre et se trouble après les pluies. Pas de service privé.
- 8. — Un important projet dressé en 1899 et déclaré d’utilité publique, a été abandonné. 11 consistait à amener les sources de Latou, à i3 kilomètres de Nérac ; on pouvait compter sur 25 litres par seconde.
- 9. — Pas d’égouts.
- Tonneins (6.689 h-) (4-691 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau : 2 puits publics et 200 puits particuliers.
- 8. — Un projet a été dressé par M. Roux, pour capter, élever et distribuer les eaux de la nappe souterraine de la plaine de la Garonne. En 1899.
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- une galerie de 10 mètres de longueur et 1 m. 20 de largeur a été descendue à 2 mètres au-dessous de l’étiage (elle est établie à l’aval du confluent du ruisseau Caillou) ; l’eau devait être refoulée par des machines à vapeur, à ! goo mètres de distance, dans un réservoir à construire à Belair, puis distribuée par un réseau de 5 600 mètres de développement. On a dépensé g 000 francs pour foncer le tronçon de galerie, et le reste du projet devait coûter i5o 000 francs. Mais en 1899 et 1900, malgré des épuisements prolongés, l’eau a été trouvée mauvaise (de 4« à 8o° degrés hydrotimétriques) par le Comité consultatif d’Hygiène publique, notamment au point de vue chimique.
- Actuellement on fore un puits à 1 200 mètres en amont du ruisseau Caillou et à 20 mètres de la berge de la Garonne pour étudier les eaux de la nappe souterraine : à 7 mètres de profondeur, on trouve une couche de sable fin, boulant, et on continue par un forage (M. Gaden, de Bordeaux, s’est chargé de ce forage).
- 9. — 5 égouts collecteurs se jetant dans la Garonne.
- VilIeneuve-sur-Lot (13.54o h.) (6.978 p. m. a.) — 2.344 maisons.
- Eau de. rivière, turbines hydrauliques.
- Travaux exécutés de 1872 à 1877, suivant le projet de M. Cronier ; dépense faite, 220 116 francs. Dépenses ultérieures se montant à 49 2.08 francs ; total : 269 384 francs. 11 y a, en outre, i4 puits publics et4<>o puits particuliers.
- Régie directe : M. Gilles, architecte, directeur du service.
- I • —~ Les eaux sont prises directement à la rivière du Lot, en amont du barrage de Villeneuve, dérasé à la cote 4o,4o (r m.65 de chute) et conduites aux turbines et aux pompes par un canal d’amenée.
- 2, — Pas d’épuration.
- 3- - Une dérivation de la rivière actionne deux turbines de 18 et 20 chenus, actionnant chacune trois pompes à simple effet, de o m. 253 de diamètre et de o m. 4<> de course. Chaque turbine a pour ses pompes un réser-'01r a air comprimé, et il y en a un autre à la base de la conduite de refoulement, de 0 m. 35 de diamètre ; on refoule 20 litres par seconde à 3o mètres environ de hauteur. Les turbines font 18 et 20 tours à la minute.
- Les crues du Lot, du reste de faible durée, arrêtent les machines.
- La turbine de 18 chevaux a été construite par la maison Dietz, de Bordeaux amsi que ses 3 pompes ; celle de 20 chevaux et ses pompes sont de la maison Schabaver, de Castres.
- ' La conduite de refoulement de 700 mètres de long et 0 20 de dia-Ijmtre aboutit à un réservoir de 750 mètres cubes, établi sur le petit plateau eJolibeau, à la cote de 69. Il est en maçonnerie, voûté et en saillie de ^ métrés au-dessus du terrain environnant (rocher) ; il a 3 m. 5o de hauteur
- eau- La pression qu’il donne ne fait monter l’eau qu’au premier étage des
- maisons.
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- 5. — Le réseau de distribution a 5 îoo mètres de développement en tuyaux de fonte de o,3oo «à o,o4o ;
- 4o bornes-fontaines et î fontaine monumentale ;
- 8o bouches d’arrosage et d’incendie, système Durenne ;
- 20 bouches d’arrosage ; i urinoir à effet d’eau ;
- 168 branchements de concessions particulières.
- G. — On consomme environ 900 mètres cubes par jour.
- Toutes les concessions sont au compteur (Frager, Etoile), au prix de o fr. 20 le mètre cube, entre 1 et 5oo mètres cubes, et de 0 fr. i5 au-dessus de 5oo mètres cubes par an ; minimum de perception de 12 francs.
- H. — L’eau est souvent trouble.
- 8. — Il est question d’une installation pour épurer l’eau ; on songe aussi à un puits artésien.
- 9- — Quelques petits aqueducs se déversant dans le Lot et ne recevant pas les matières fécales.
- Villes de moins de 5.000 habitants
- Casteljaloux (8696 h.) 8 puits publics et i5o puits particuliers.
- Castelmoron (1.490 h.)
- En 1809, cette localité a établi une petite galerie captante, analogue à celle de Mai mande, au pied du coteau calcaire (oligocène), à 1 800 mètres de la ville ; elle en tire de 2&o à 45o mètres cubes par jour.
- Fumel (4-i46 h.)
- Projet de M. Deffarges, ingénieur civil à Périgueux, concessionnaire pour 5o ans, exécuté en 1902. Dépense faite 95 0.00 francs environ.
- Une source émergeant des berges du Lot est captée dans une galerie en partie creusée dans le rocher, en partie maçonnée. Les eaux sont amenées par gravite jusqu’à une pompe à piston plongeur débitant 8 litres à la seconde, mue par un moteur électrique triphasé de 17 chevaux.( Le concessionnaire du service des eaux l’est en même temps des distributions d’électricité]. Un réservoir de 1 o°° mètres cubes est creusé à flanc de coteau, la partie antérieure seule est maçonnée. Longueur du réseau de distribution 2 4oo* mètres.
- 16 bornes-fontaines ;
- 38 bouches d’arrosage et incendie ;
- 45 concessions particulières.
- Volume d’eau consommé en moyenne par jour 4oo mètres cubes. Quelques caniveaux découverts.
- Sos(i.n5h.)
- Source dite de La Cavette, débitant 100 mètres cubes par jour, élevée par des pompes mues par l’électricité, à la place d’anciens béliers.
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- — 395 —
- Lot-et-Garonne
- Autres localités ayant fait une adduction d’eau, (depuis 1884)
- Moins des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Laroque-Timbaut I o63 i9°4 fr. 23 5oo 7 bornes-fontaines ; pompe et
- Monsempron . . I 2^3 i9°6 10 000 roue hydraulique actionnée par la source. Sources.
- En général, peu de communes du département ont une adduction d’eau ; les deux tiers n’ont que des puits et des citernes. Le département, traversé par les deux grandes vallées d’alluvions de la Garonne et du Lot et strié par les vallées de leurs affluents, est presque entièrement constitué par l’oligocène 'sauf un peu d’éocène à l’extrême nord et un peu de miocène au sud). L’oligocène contient des nappes assez profondes dans les calcaires de l’Agenais et les calcaires à astéries ; elles donnent naissance à des sources dans les vallées qui recoupent ces bancs. Importante nappe souterraine, mais peu profonde, dans les alluvions des vallées.
- Ce département renferme ,
- 11 communes ayant une distribution complète ;
- 8 communes ayant une distribution incomplète ;
- 202 communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes. i32 communes ayant des puits et des citernes ; io villes ont un réseau d’égouts pluviaux.
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- Lozère
- DÉPARTEMENT DE LA LOZÈRE
- (3 arrondissements, cantons, 198 communes, 128.016 habitants) Mende (7.007 h.) (5.246 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- Adduction des sources en 1895, dépense 91 000 francs, et en 1904, dépense 23 000 francs.
- Régie directe.
- 1. — a) Une source naît dans l’intérieur de la ville et est utilisée sur place.
- b) Trois sources naissant à côté de la ville, au pied du mont Mimât, ont été amenées et distribuées en 1895. (Projet de M. Maurice).
- (c) Une autre source de même provenance a été captée en 1904, (Projet de M. Thibeaud) et lancée dans la canalisation de 1895.
- (d) 22 sources particulières donnant autant de fontaines à écoulement continu chez les particuliers, et une source spéciale (de 3 à 6 litres par seconde) pour la brasserie Pierson.
- (1e) Une source captée dans (chacun des hameaux de Chabannes, Cliabrits, Le Mas, Chanturuéjols et Bahours.
- Toutes ces sources sortent du calcaire jurassique, au-dessus des marnes du lias.
- 4. — Deux petits réservoirs pour les eaux des sources (b) et une galerie spéciale pour la source (c). •
- o. — 12 fontaines publiques à écoulement continu ;
- 34 bornes-fontaines et 34 concessions particulières pour les sources (6) et (c)-
- O. — Débit en basses eaux pour les sources municipales, (a) (b) et (c) : 20 litres environ par seconde.
- H. — Degré hydrotimétrique, i8°5 ; degré permanent, 5°9 ; résidu fixe, 148 ; sels de CaO, 136 ; sels de MgO, 11 ; chlore, 4 ; S03,7 ; nitrates, traces.
- On ne trouve que 20 à 3o germes par centimètre cubes.
- 9. — Quelques égouts se jetant dans le Lot.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Marvéjols (3.643 h. p. m. a.)
- Double distribution : eau de sources naissant à côté de la ville (calcaire) et alimentant 11 bornes-fontaines, et eau d’un ruisseau dérivé à 3 kilomètres,
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- Lozère
- en amont de la ville et alimentant 3a bornes-fontaines. Adduction et distribution faites en 1890, moyennant une dépense de i5o 000 francs. Il y a 21 concessions particulières.
- Langogne (3.917 h.)
- 3 sources ; i° Une source principale conduite de 5 000 mètres de longueur en fonte de o,i5 de diamètre intérieur ; 20 sources du chemin neuf, conduite en fonte de 5oo mètres de longueur ; 3° source de l’avenue de la gare, conduite en plomb de 200 mètres de longueur.
- Florac (1.840 h.)
- Est alimentée par une source vauelusienne dite « le Vivier », sortant du causse jurassique Méjean. et débitant 83 litres par seconde en plus basses eaux et jusqu’à 8 600 litres en eaux abondantes ; il y a aussi une petite source dans la localité.
- Villefort (1.111 b.)
- Trois sources : La ire avec conduite de 3oo mètres de longueur en béton de ciment de 0,56 de diamètre intérieur ; la 20 avec conduite de i5o mètres de longueur, en plomb de o,o3 de diamètre intérieur; la 3e avec conduite de 200 mètres de long, dont i5o mètres en ciment et 5o mètres en plomb
- St-Ghély-d’Apcher (1972 h.)
- 3 sources dites de la Borie, de Monclos et de St-Martin.
- La canalisation de la ire qui a 1 5oo mètres a été refaite en 1888 sur 800 mètres, dépense 3 000 francs, alimente 3 fontaines et une borne fontaine à écoulement continu. La canalisation de la 2e a été refaite en entier en 1892, dépense pour 3oo mètres de canalisation : 2 000 francs, alimente une fontaine ^ écoulement continu. La 3e canalisation, établie en 1888 amène à St-Chély d Apcher les eaux des sources de St-Martin, situées à l’ouest de la ville au moyen d’une canalisation en fonte de 2 800 mètres. Ces sources alimentent 2 fontaines et 3 bornes-fontaines à écoulement continu. (Terrain granitique). Irais d’établissement 17000 francs.
- Aumont (884 h.)
- Réfection complète des canalisations anciennes qui remontaient à 1860 et recherches et captation de nouvelles sources en r 902. Dépense totale 4 5oo francs : 1 sources du Patus ; canalisation de 700 mètres, alimente 3 fontaines à écou-Jement continu ; 20 source de Croix-Maurel, canalisation de 110 mètres, alimente une fontaine à écoulement continu.
- Bleymard (621 h.)
- En 1897, dépense 21 4oo francs. Adduction d’une source sortant des schis-eset très peu minéralisée, (résidu, 20 ; CaO, 4,5 : degré hydrotimétrique, i°5).
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- Lozère
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- Autres localités ayant fait une adduction d'eau (depuis 1884)
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses laites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Badaroux ...... 674 1898 i5 200
- Lanuéjols 5o8 1900 » Sources de 3 à 6 litres
- Belvezet. 25g i9°4 4100 par seconde.
- Saint-Flour-de Mercoire . 391 Id. 5 400
- Coliet-de-Dèze 1119 i9°5 19881
- Termes 5a 1 Id. 2800'
- Pompidou 667 1906 3 800 Source ; cond. tonte.
- Vébron ....... 893 1907 21 3oo Source ; cond. fonte ;
- rés. maçonnerie.
- Ce département renferme :
- 24 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- 7 communes ayant une distribution d’eau incomplète ;
- 151 communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes;
- 10 communes n’ayant que des citernes ; Mende, Marvejols, Langogne, Villefort et St-Chily-d’Apcher ont des réseaux d’égouts pluviaux.
- Les sources sont nombreuses dans le département, et naissent soit dans les terrains granitiques ou schisteux (où elles sont petites), soit dans les calcaires jurassiques, notamment au pied des causses (où elles sont fortes et souvent vauclusiennes.
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- Maine-et-Loire
- DÉPARTEMENT DE MAINE-ET-LOIRE
- (5 arrondissements, 34 cantons, 38i communes, 5i3.4<)0 habitants). Angers (82.935I1.) (j3.585 p. m. a.) 11.600 maisons. Galeries filtrantes et machines à vapeur-et électriques
- Projet de M. Dupuis, exécuté en 1866; prolongement en 1860, i4{)i et 1901. Dépense 1 800 000 francs environ.
- Régie directe service dirigé par l’ingénieur en chef et l’ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées d’Angers.
- 1. — Galeries filtrantes dans les alluvions d’une île de la Loire (île du Château, commune des Ponts-de-Cé). La première galerie, descendue à 2 m. 4.0 en-dessous de l’étiage, entoure simplement l’usine élévatoire; le prolongement de 1860 est de 296 mètres et la galerie à 1 m. 20 de hauteur. Cette partie de galerie a été condamnée en 1902 et remplacée par deux siphons d’adduction en fonte de o,5o de diamètre.Un prolongement fait en 1891 a 177 mètres et est parallèle à la rivière, à 10 mètres de la berge et à 1 m. 5o en-dessous de l’étiage. La galerie est alors formée de 2 piédroits en pierres sèches de 2 mètres de hauteur et 0 m. 75 d’épaisseur, surmontés d’une dalle d’ardoises de o m. 10 d’épaisseur ; le tout est entouré et recouvert d’une épaisseur de 1 mètres d’enrochement. Un nouveau prolongement fait en 1901 est établi dans les mêmes conditions; il a 160 mètres de longueur.
- 2. — Filtration horizontale naturelle de l’eau de la Loire, du fleuve à la galerie.
- 3. — Il y a 4 machines à vapeur, alimentées par 4 chaudières de chacune 80 mètres carrés de surface de chauffe.
- Une machine verticale Farcot, de 4o chevaux, établie en 1855, actionnant Une pompe élevant 55 litres par seconde.
- Une machine compound à balancier, de Windsor, de 7b chevaux action-nant deux corps de pompes et élevant 90 litres par seconde, établie en 1868.
- Ueux machines horizontales Corliss, de Laboulais, de 70 chevaux chacune avec 35 tours à la minute, actionnant chacune une pompe Girard élevant ^ litres par seconde.
- Puissance totale des pompes : 320 litres à la seconde, soit 28 000 mètres cubes par jour.
- Hauteur d’élévation : 44 mètres au-dessus de l’étiage de la Loire ; les pom-
- Pes sont placées à 6 m. 70 au-dessus de cet étiage et aspirent dans l’ancienne galerie.
- Toutes les pompes sont attelées directement aux machines ; autant de coups
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- Maine-et-Loire
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- de piston doubles que de tours de machines. Un réservoir d’air de refoule ment à l’aval de chaque pompe.
- Des pompes électriques automatiques ont été installées en 1904 dans les substructions du réservoir de Bressigny pour créer une surpression de i5 mètres environ dans un service de canalisation spécial desservant le théâtre et le quartier haut de la ville (système Sauttei'-Harlé).
- Les deux conduites de refoulement ont o ni. 4o et 0 m. 5o de diamètre et environ 5 kilomètres de longueur ; elles aboutissent aux deux cuves en tôle formant réservoir haut.
- 4. — i° Réservoir haut, rue de la Madeleine : 2 cuves en tôle, de 3oo mètres cubes chacune (12 mètres de diamètre et 3 mètres de hauteur), élevées sur un massif de maçonnerie de 11 mètres de haut.
- 20 Réservoir bas, au jardin du Mail : couvert en maçonnerie, situé à 17 mètres au-dessous du réservoir haut; capacité 2400 mètres cubes.
- 3° Trois réservoirs en ciment armé, de chacun 565 mètres cubes ont été construits en 1900-1901 ; ils sontmontés sur piliers avec i5 mètres de hauteur et situés à la Brisepotière, rue de Terre Noire et rue Dacier.
- 4° Un réservoir en ciment armé de 1 5oo mètres cubes a été construit rue Bressigny en 1903.
- 5. — Le réseau de distribution a un développement de 110 kilomètres de o,4o à 0,06 de diamètre;
- j 78 bornes-fontaines, servant à l’arrosage ;
- 800 bouches-d’incendie, servant à l’arrosage ;
- 6000'branchements particuliers.
- O. — Consommation moyenne journalière : io5oo mètres cubes.
- Consommation maxima (juillet 1904) 1596b mètres cubes.
- Consommation minima (janvier 1903) 5 41R mètres cubes.
- Concessions particulières au compteur (compteurs de tous les systèmes, y compris les compteurs de vitesse).
- Prix au compteur : 16 francs par an pour 200 litres par jour.
- Pour tout excédent, dans les deux cas, le mètre cube est payé 0 fr. 18.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 7°,5 à 9°,5 ; CaO, 39 ; MgO, 5 ; SiO2, id; chlore, 6 ; matières organiques (en oxygène), de 1.1 à. 2.8 et plus.
- De i5o à 4oo germes par centimètre cube.
- 9. — Fosses fixes. Les égouts ne reçoivent pas les matières fécales et déversent leurs produits directement dans la Maine. Les ordures ménagères sont enlevées par un concessionnaire et utilisées pour l’agriculture.
- Un projet est à l’étude en vue du traitementdes eaux d’égoûtpar le système bactérien.
- Cholet (20.427) (16 .554 p- m. a.) 3345 maisons.
- Double distribution : eau d’étangs pour l’arrosage et l'industrie et galeries de drainage pour la boisson.
- Régie directe : M. Gilles, conducteur des Ponts-et-Chaussées, directeui du service.
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- Maine-et-Loire
- a) Eau d’arrosage. — Provient de deux étangs qui ne tarissent pas ;
- !° Etang de la Godinière, situé à 2 kilomètres contenant i5oooo mètres
- cubes.
- 20 Etang de Péronne situé à i3 kilomètres contenant 705 000 mètres cubes.
- Les travaux d’adduction et de distribution concernant ces deux étangs ont été terminés en 1905 et se sont élevés à 2 65 000 francs.
- La conduite d’adduction de Péronne possède une longueur de 11 172 mètres, dont 10262 en tuyaux de ciment de o,3o et 910 mètres de tuyaux de fonte pour siphons. L’eau arrive par la gravité dans le réservoir de prise en charge à air libre de Bel-Air qui contient 4 000 mètres cubes.
- Ce réservoir est relié à l’étang de la Godinière par une conduite en fonte de 0,25 pour 2 kg. i56 et 0,20 pour 4 kg. 533. Cette canalisation constitue en même temps une partie de l’artère principale du réseau de distribution ; elle est divisée par des vannes de partage qui permettent l’alimentation par l’un ou l’autre étang.
- Un branchement de o m. 25o de diamètre et de 550 mètres de longueur permet d’amener l'été, dans la rivière La Maine, l’eau nécessaire au remplissage des biefs dans la traversée de la ville.
- Ce dernier branchement sert également à la distribution.
- La longueur totale du réseau de distribution est de 11374 mètres, se décomposant en 2 35o mètres en tuyaux de ciment de 0 m. i5 et 9 024 mètres en tuyaux de fonte de 0 m. 25o à o,o5o de diamètre.
- 20 bornes-fontaines ;
- i5 bouches d’incendie et d’arrosage ;
- 102 branchements pour concessions particulières.
- Les concessions particulières sont au compteur « Etoile » et payent de 1 à 0000 mètres cubes : 0 fr. 09 le mètre cube ; de 5 001 à 10 000 mètres cubes : 0 fr. 07 le mètre cube par an; de 10001 à i5ooo mètres cubes : 0 fr. 06 le métré cube ; et de 15 001 à 20000 mètres cubes et au-dessus : 0 fr. o5 le métré cube. Voir ci-dessous pour la consommation.
- Les concessions ont rapporté en 1906 : 12 529 fr. 81.
- h) Eau de boisson. Projet dressé par MM. Leygonie et Jouanne, exécuté en 1 %4. Dépense faite : 345 000 francs. (Auparavant, il y avait 18 puits publics.)
- — Tuyaux de drainage et galeries, de 4 à 12 mètres de profondeur, se développant sur 2 800 mètres en deux directions, au territoire du Puy-Saint-Honnet ; le terrain est. granitique et le fond des vallons rempli d’alluvions et de détritus.
- Les galeries drainantes ont 1 m. 5o de hauteur et 0 m. 70 de largeur.
- La conduite collectrice est en ciment, avec o m. 3o de diamètre, sauf sur /°° métrés où pour percer un faîte on a fait une galerie de 0 m. 70 sur • 3o ; chaque 100 mètres, il y a un puits, avec approfondissement, pour arreter les sables entraînés ; les tuyaux de drainage aboutissent à ces puits.
- I conduite d’adduction a 7 414 mètres de longueur, partie en ciment de a Loi te de France de 0,20 de diamètre, partie en fonte de 0 m. 25.
- L’eau arrive par la gravité dans les réservoirs.
- Annuaire des Distributions d’eau. aG
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- Maine-et-Loire
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- 4. — Trois réservoirs en béton et maçonnerie (deux de 5oo mètres cubes chacun et un de 260 mètres cubes), à la partie haute de la ville. Ils sont enterrés dans le sol à 2 m. 80.
- 5. — Réseau de distribution de 7 696 mètres de développement, en tuyaux de 0 m. 17b à o,o5 ;
- 42 bornes-fontaines ;
- 10 bouches d’incendie et d’arrosage ;
- 600 branchements pour concessions particulières.
- 6. — Le projet prévoyait un débit de 800 mètres cubes par jour.
- Consommation journalière Eau de boisson (Péronne) Eau d’arrosage (Puy-Saint-Bonnet)
- La consommation moyenne journalière est de : » maxima » est de : » minima » est de : 4oo mètres cubes 600 » 200 » 300 mètres cubes 5oo » 25o »
- Les volumes indiqués dans la ire col. (Péronne) ne comprennent pas l’eau destinée à l’alimentation de : 7 lavoirs publics, de la Maine et de 4 urinoirs à effet d’eau, ainsi que l’eau employée à la chasse dans les égouts. Il n’y a pas de compteur pour cette consommation.
- Les concessions particulières en eau de boisson sont au compteur (Schreiber et Etoile) et paient o fr. 20 le mètre cube pour les 100 premiers mètres, 0 fr. 18 de 100 à 365 mètres cubes, et 0 fr. i5 au-dessus de 365 mètres cubes par an. Il y a un abonnement de 12 francs par an pour 48 mètres cubes pour les maisons bourgeoises avec prix de 0 fr. 4o le mètre cube pour l’excédent. Ces concessions ont rapporté en 1906, la somme de i3oo8 fr. 54-• H. — Degré hydrotimétrique, 5°8 à 6° ; résidu fixe, 110 à 125 ; Cl, 20 à 29 ; acide nitrique, 10 à i5 ; matières organiques, 2 à 4 (en acide oxalique).
- 8. — La ville a en vue la captation des eaux du versant sud du coteau du Puy-Saint-Bonnet, dans des conditions semblables à celles du versant nord actuellement utilisé.
- 9- — Système d’égouts incomplet, ne recevant pas les matières fécales.
- Il a été construit un égout latéral à la rivière La Maine (i00000 francs, terminé en 1903) évacuant les eaux d’égouts. Le canal traverse la Maine sur un pont-canal en béton de ciment. Un canaLà découvert en béton, à partir de ce point, traverse les prairies de la rive gauche de la rivière et déverse les eaux en excès dans la Maine, à 3 kilomètres en aval de la ville.
- Saumur (16.392 h.) (14.747 p. m. a.) 2.623 maisons.
- Eau de rivière et machines à vapeur.
- Projet exécuté en 1873 par la C‘e Fortin-Hermann ; concession rachetee par la ville, en 1891, pour 365 000 francs. — Il y a encore 2 puits publics et environ 2 000 puits particuliers.
- Régie directe : M. Bouchard, directeur du service.
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- M aine-et-Loire
- |. — Prise directe à la Loire, sur la rive gauche, au droit de l’usine hydraulique, quai de Limoges à Saumur. g, — Pas d’épuration.
- 3. — Deux machines à vapeur, l’une horizontale, de 3o chevaux avec 64 tours à la minute, l’autre verticale, système Windsor, de 5o chevaux avec 28 tours, desservies par deux chaudières de 25 m2. 3 de surface de chauffe
- ensemble.
- Deux pompes, une horizontale à double effet, système Granddemange, élevant 28 litres par seconde à 32 mètres de hauteur, et une verticale à double effet, système Windsor, élevant 42 litres.
- 4. — i° Un réservoir bas, en maçonnerie et couvert, à 2 compartiments, enterré de 1 mètre dans le sol, avec 4 mètres de hauteur et une capacité de i4oo mètres cubes, situé à 750 mètres de l’usine élévatoire et 32 mètres au-dessus de l’étiage de la Loire ;
- 20 Un réservoir haut, cylindrique, en tôle, situé à 4oo mètres de l’usine et y5 mètres au-dessus de l’étiage de la Loire ; il a 7 mètres de hauteur d’eau, 3oo mètres cubes de capacité et est porté par une tour en maçonnerie de 9 mètres de hauteur.
- Conduites de refoulement de o,25o.
- 5. — Réseau de distribution de i5 kilomètres de développement, en tuyaux de 0,20 à 0,08 ;
- 25 bornes-fontaines, avec prises pour incendie ;
- 60 bouches d’arrosage et d’incendie, et 14 urinoirs à effet d’eau.
- 6- — La consommation moyenne journalière est de 1 o35 mètres cubes.
- La consommation maxima par jour (juillet 1906) : 1 5oo mètres cubes.
- » minima » (janvier 1907): 570 mètres cubes.
- Il y a environ 1 200 concessions particulières, avec compteurs (Siemens, Michel, Etoile, Trident, Abeille, Debiole et Spauer). il y a environ 120 filtres Chamberland dans les maisons.
- Le prix de l’eau est payé trimestriellement à raison de :
- 18 fr. 20 par an pour une consommation de 1 hectolitre par jour :
- 36 fr, 40 par an pour 2 hl. 25 par jour ;
- 60 francs par an pour 5 hectolitres par jour ; too francs par an pour 10 hectolitres par jour ;
- !6o francs pour 20 hectolitres par jour.
- — Degré hydrotimétrique, io° ; résidu fixe, 159 ; CaCO3, 3i ; SO3, 9 ; MgSO4, 5 ; chlore, K» ; matières organiques (en oxygène), 1,8. — On trouve en ^94» 1 456 germes au centimètre cube. L’eau a besoin d’être filtrée pour efie propre à la boisson.
- 8. — La ville devrait songer à filtrer ou stériliser son eau, tout au moins P°ur la boisson.
- 9. .— Fosses fixes et vidanges pour les matières fécales. Réseau d’égouts ^complet pour les eaux ménagères, pluviales et industrielles, se déversant Sans épuration dans la Loire et dans le Thouet.
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- Maine-et-Loire
- — m
- Trélazé (6.259 h.) (544 p- m- a.)
- Pas de distribution d’eau ; 1 puits public et environ 1 200 puits particuliers.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Baugé (3.199 b.)
- N’a que dps puits ; 12 puits publics avec pompes.
- N’a que des puits.
- Segré (4-oi8 h.)
- Montrevault (816 h.)
- Projet de M. Faivre, agent-voyer, exécuté en 1890. Dépense'. i4ooo francs.
- 1. — L’eau est captée directement dans la source de La Roubière et amenée dans la ville par une conduite en tuyaux de fonte de 0,08 de diamètre. Longueur de cette conduite : 1 800 mètres. Cette source dont l’eau est excellente provient d’une nappe souterraine en terrain schisteux.
- 4. --L’eau arrive par la gravité dans un réservoir en maçonnerie de
- ciment, d’une capacité de 35 mètres cubes.
- 5. — Longueur du réseau de distribution : 1 kilomètre. — 8 bornes-fontaines et,5g branchements particuliers.
- 6. — Consommation journalière moyenne : 60 mètres cubes (de 5o à 80).
- Prix de vente de l’eau aux particuliers : 6 francs par an.
- Ghemillé (4-171 h.)
- Projet dressé par M. René Philippe, ingénieur des Ponts-et-Chaussées, exécuté en 1903 et 1907, sous la direction de MM. les ingénieurs en chef Pihier et Le Cornée. Dépense : 3g 3j4 fr. 16.
- 1. — L’eau est prise dans un puits de i3 mètres de profondeur dans lequel viennent se réunir deux galeries de 11 m. 4° et *5 mètres de longueur et de 1 m2. 57 de section. Elle est refoulée au réservoir par une conduite en fonte de 120 millimètres de diamètre, d’une longueur de 525 m. 3o. Cette eau passe au travers d’un terrain schisteux à séricites luisants satinés, appartenant au terrain précambrien métamorphique, redressés en courbes verticales, courant du N.-O. au S.-E., comme tous les strates du pays.
- 3. — Une pompe aspirante et foulante, à deux corps de pompe, construite par Bosseau, à Gesté (Maine-et-Loire), d’un débit de 5 000 litres à l’heure, est actionnée par une Dynamo de i3 HP, provenant de l’usine de Jeumont (Nord), et refoule l’eau à une hauteur de 37 m. 55. Le prix de revient : 0,20 le cheval-heure.
- 4. — Un réservoir de 100 mètres cubes, en ciment armé, situé sur la place des Pérochcres.
- 5. — Longueur du réseau de distribution : 3o4g m. 95.
- Bornes-fontaines avec bouches d’incendie : 12.
- Bouches d’incendie : 5.
- Pas de distribution d’eau aux particuliers.
- 6. — Consommation journalière moyenne : 45 mètres cubes (de 20 à 70/'
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- Maine-et Loire
- Montjean (2.795 h.)
- Projet de MM.. Bouvier et Descottes, constructeurs à Angers, exécuté en 1904. Dépense : 244^4 fr. 66.
- |. — L’eau est amenée, à l’aide de tuyaux en fonte de 100 millimètres, dans un puits métallicpie de 1 mètre de diamètre, établi dans le flanc de la levée de la Loire. La longueur de la conduite d’amenée est de 68 m. 68.
- — Le puits dont il s’agit est établi de façon à servir de bassin de irc décantation, à l’aide de 2 filtres industriels formés de 2 cylindres mobiles en lole forte perforée, glissant sur 2 guides et placés l’un au fond du puits pour décanter l’eau venant de bas en haut, l’autre en haut pour décanter l’eau venant de haut en bas, lors des hautes eaux, dans la chambre d’aspiration. Le chargement amovible de ces deux cylindres est constitué par des éponges imputrescibles sur le fond et le pourtour, de 10 centimètres d’épaisseur, et une stratification de graviers et charbon. Deux batteries de 2 filtres industriels sans pression, situés dans la tour au-dessous du réservoir, et constitués par deux cylindres hermétiquement fermés, en tôle forte, complètent ce dispositif. Le chargement des cylindrés est le même que celui du puits.
- 3- — L’eau est élevée à une hauteur de 4° mètres environ, au moyen d’une pompe aspirante et foulante actionnée par un moteur à pétrole de 4 chevaux. Cette pompe (type horizontal), fournie par Audhemard-Guyot, à Dole, est à 3 pistons plongeurs de 120 millimètres de diamètre et de 200 millimètres de course ; son débit est de i3 mètres cubes environ à l’heure.
- 4. — Un réservoir de 5o mètres cubes, composé d’une tour-support et du réservoir proprement dit, en ciment armé ; il est placé sur la place du bourg, point culminant de Montjean. à i3o mètres environ de la machine élévatoire, soit environ 200 mètres du fleuve.
- 5. — Le réseau de distribution a un développement de 65o mètres et 42 branchements particuliers ; 3 bornes-fontaines et 6 bouches d’incendie servant également pour l’arrosage de la ville.
- — Consommation journalière moyenne : de 4 à 5 mètres cubes.
- Prix de vente aux particuliers : o,5o le mètre cube.
- Sans parler de la grande vallée de la Loire, de celle de l’Autliion et aussi d une partie de celles de la Maine et de ses 3 affluents (vallées qui sont remplies par les alluvions contenant une nappe phréatique peu profonde et abondante), le département est coupé comme par moitié par une ligne nord-sud passant à peu près par Angers. La partie est est occupée par la craie, avec quelques lambeaux de jurassique et de tertiaire, et cette craie contient comme d habitude une nappe profonde, pouvant donner des sources dans les vallées qui la recoupent profondément ; quelques sources au pied des plateaux ter-haires et jurassiques. La moitié ouest est occupée par les schistes cambriens et siluriens et au sud de Cholet par les granulites ; les schistes sont générale-Inent imperméables et ne donnent naissance qu’à de faibles sources.
- département renferme :
- 4 communes qui ont une distribution d’eau complète ;
- 7 » » incomplète ;
- ^ » ayant des sources nées sur places, des puits ou des citernes;
- » ayant des puits ou des citernes ;
- J4 villes ont des réseaux d’égouts pluviaux dont 4 seulement sont impor-
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- DÉPARTEMENT DE LA MANCHE
- (6 an’ondissements, 4$ cantons, 647 communes, 4^7-443 habitants.)
- Avranches (7.360 h.) (7.186 p. m. a.) 1.590 maisons.
- Pas de distribution d’eau ; il y a quelques sources naissant en ville et utilisées sur place, des puits et une citerne (18 puits publics et 1 200 puits particuliers).
- 8. — Un projet d’adduction d’eau vient d’être approuvé par le Conseil municipal.
- Eau de rivière : la Broise. Elle est prise au bief du moulin de Marcey, à 2 km. 3oo environ de son confluent avec la Sée. Elle est amenée par la gravité, au moyen d’une conduite en béton armé de 43o millimètres de diamètre et de 3 km. 180 de longueur, jusqu’à l’usine de filtration et de refoulement dont l’emplacement est prévu au pied du coteau d’Avranches.
- L’eau sera soumise au dégrossissage par le sable et à la stérilisation par l’ozone (étude de la Compagnie générale de l’Ozone, 11 bis, boulevard Hauss-mann, M. Otto). Reprise par les pompes actionnées par des moteurs à gaz elle sera refoulée dans deux réservoirs en ciment armé, l’un de 1 200 mètres cubes, situé au point culminant de la ville d’Avranches, l’autre de 4oo mètres cubes, placé à mi-coteau, au-dessus dé l’usine. On attribue à chaque habitant i5o litres d’eau par jour. Le projet monte à y5o 000 francs.
- O. — Pas d’égouts.
- Cherbourg (43.837 h.) (35.710 p. m. a.) — 5.3oo maisons.
- Eau de rivière (mêlée d’un peu d’eau de sources), avec machines hydraulique et à vapeur. — Filtration au sable.
- Adduction des eaux de sources très ancienne (xve siècle).
- Prise et élévation des eaux de rivière en 1871-73, projet de MM. Muller, Dubois et de Saint-Amand, dépense de 56o 000 francs, à laquelle il f311*1 ajouter 33oooo francs, dépensés de 1860 à i865, pour le réseau de distribution (alors alimenté par les eaux concédées par la Marine).
- En 1896, la ville dépense 200000 francs pour l’installation de fihreS Maignen (sacs d’amiante entourés de poudre dite carbo-calcis), mais ces filtres ne réussissent pas à purifier l’eau convenablement.
- En 1907, M. Puech installe des filtres à sable : dépense 324 <>00 francs.
- Régie directe : l’architecte de la ville, directeur du service, avec un inspec' leur spécial pour les eaux.
- 1. — a) Eau de rivière, la Diveiie.
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- Prise directe à la limite du territoire de la ville, à l’emplacement de moulins anciens (usine de la Fauconnière).
- b) Eau des sources de la Polie.
- Sources dans les schistes cambriens, captées dans une chambre à 2 m. 5o de profondeur et un aqueduc drainant à pierres sèches de 120 mètres de longueur, 1 m. 10 de hauteur et 0 m. 65 de largeur, suivant le flanc est du vallon de la Croix-Bonamy, à 5oo mètres au sud-ouest de la ville. Une conduite en fonte de 0 m. 10 amène les eaux en ville et les déverse dans la canalisation des eaux de la Divette.
- c) La plupart des casernes de la Guerre ont une eau à part, provenant de la source de la Fontaine Rose, source émergeant d’une couche schisteuse peu profonde sur les glacis de l’Arsenal, à 5o mètres du fossé de l’enceinte.
- 2. — Depuis le commencement de 1907, le filtrage des eaux de la Divette est effectué à l’aide de filtres dégrossisseurs Puech, suivis de filtres à sable classiques. L’installation filtrante est faite en ciment armé. Elle comprend : i° Les dégrossisseurs Puech, présentant ensemble une surface utile de 700 mètres carrés, répartie en 17 compartiments ; 20 12 filtres à sable, ayant chacun 185 mètres carrés, soit au total 2 220 mètres carrés, répartis en 12 filtres dont 11 en fonctionnement et un de rechange. Le débit maximum des fdtres par il\ heures est de 6 1 o5 mètres cubes pour les 11 filtres en fonctionnement. L’eau passe à raison de 3 mètres cubes en 24 heures par mètre carré de surface filtrante. La conduite de l’installation sera faite pendant 10 ans par M. Puech lui-même, moyennant une annuité de 12 000 francs.
- 3. — i° Une roue hydraulique Sagebien, faisant 2 tours à la minute, et actionnant 4 pompes à simple effet donnant chacune 18 coups de piston à la minute. Puissance en eau élevée de 36 chevaux, soit 200 mètres cubes élevés par heure à une hauteur de 27 m. 5o.
- 20 2 machines à vapeur; l’une, système Windsor, installée en 1886, 1 autre, système Thirion, installée en i8g5. La première, de 28 chevaux, actionne deux corps de pompes à double effet donnant 26 coups de piston à la minute et peut monter 3oo mètres cubes d’eau à l'heure ; la chaudière est à bouilleurs. La seconde, de 80 chevaux, avec 60 tours à la minute, actionne 3 corps de pompes et peut monter de 5oo à 600 mètres cubes par heure ; la chaudière est mixte, à bouilleurs et tubulaire.
- Conduite ascensionnelle de 60 mètres de longueur, en tuyaux de fonte de
- o,4o.
- 4. — Réservoirs de la Fauconnière, en deux compartiments de 1 5oo mètres cubes chacun, établis à flanc de coteau au-dessus de l’usine élévatoire ; ils sont en maçonnerie, avec voûtes en briques. Ils ont coûté 112000 francs (somme comprise dans la dépense précitée de 560 000 francs).
- **• -— Réseau de distribution de 28 kilomètres de développement, en tuyaux de 0 m. 4o (départ) à o,o4 de diamètre ;
- 90 bornes-fontaines, avec prise d’incendie ;
- 2<>3 bouches sous trottoir, avec prise d’incendie ;
- 3o urinoirs publics à effet d’eau ;
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- 2295 concessions particulières, dont 185 au compteur, 8 au réservoir jaugé et les autres discrétionnaires ;
- 16 bouches de prise d’eau pour navires, sur les quais.
- 6. — Consommation totale en eau de la Divette, en 1806, 1 875000 mètres cubes, soit environ 5 000 mètres cubes par jour ; consommation maxima environ 6 5oo mètres cubes, et minima 4200 mètres cubes.
- Les sources de la Polie donnaient le 14 mai 1901, 2 1. 43 par seconde ; en basses eaux, elles descendent à un demi-litre par seconde.
- a) Tarif des petites concessions :
- Prix d’une concession de 100 litres par jour : 12 francs par an, soit 0 fr.33 le mètre cube. Les prix des concessions discrétionnaires sont calculés d’après le nombre des habitants, animaux et voitures de la maison. Au compteur, prix du mètre cube : 0 fr. 3o.
- b) Tarij des concessions de plus de 5 mètres cubes par jour :
- 6 francs par an l’hectolitre par jour pour chacun des 5o premiers hectolitres ; 5 francs pour chacun des 5o hectolitres suivants ; 4 francs pour chacun des 100 suivants ; 3 francs pour chacun des 100 suivants ; et enfin 2 francs par hectolitre au-dessus de 3oo.
- c) Tarif de vente d’eau aux navires :
- Abonnement pour les bateaux à vapeur à 0 fr. 5o le mètre cube, moitié en plus pour les navires non abonnés ; pour l’approvisionnement complet des bateaux à voile, droit fixe calculé sur 0 fr. 90 à 1 franc par 5o tonneaux de jauge ; pour l’approvisionnement partiel : 0 fr. o5 par baril de galère (56 litres), o fr. i5 par pièce bordelaise (225 litres), o fr. 20 par double bordelaise, et o fr. 3o par pièce de 6 hectolitres.
- T. — a) Eau de la Divette : Degré hydrotimétrique, 70 ; extrait sec à ioo°, 170 ; CaCO3, 25,7 ; CaSO4, 28 ; MgCO3, 9 ; présence de nitrates; beaucoup de bactéries et notamment du colibacille. Eau impropre à la boisson.
- b) Eau des sources de la Polie: Degré hydrotimétrique, 21° ; extrait sec, 38o ; CaCO3, i34; CaSO4, i4; MgCO3, 4b- Cette eau'étant mêlée à celle de la Divette, n’a pas été analysée seule au point de vue bactériologique.
- c) L’eau de la Fontaine de la Rose contient un nombre de germes variant de i5o à plusieurs milliers par centimètre cube.
- 8. — Un projet de captation et adduction des sources de Cauville, de Flot-temanvelle, du Ponceau, du pont de Martinvast, a été dressé en 1 898 par M. Renard, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées ; il pourrait coûter 2 millions et donnerait en basses eaux, d’après l’auteur, 100 litres par jour et par tête d’habitant, soit 4 000 mètres cubes par jour. On a prétendu que cette évaluation était trop optimiste de moitié. La ville semble avoir renoncé à ce projet.
- O. — Fosses fixes. Quelques égouts se déversant en mer ou en rivière.
- Coutances (6,824 h.) (6.089 p. m. a.) — I.4i5 maisons. Sources amenées par la gravité.
- Projet de M. Rougeul, exécuté en i858. Dépense: i5oooo francs.
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- Il y a encore 11 puits publias.
- Régie directe : M. Desheulles, architecte de la ville, directeur du service.
- 1. —- Sources sur les territoires de Saint-Nicolas et de Cambernon, dans les terrains syénitiques (détritus sablonneux recouverts par une couche argileuse de o m. 80 d’épaisseur). La nappe n’est qu’à 2 mètres de profondeur, et l’eau est recueillie au moyen de puisards maçonnés.
- Conduite d’adduction en tuyaux de poterie de 0 m. 10 sur 5 100 mètres, puis double sur 1 4oo mètres, l’une en poterie de 0,10 et l’autre en fonte de 0,i4, chacune desservant à volonté les deux réservoirs ou. un seul. L’arrivée de l’eau est à 20 mètres en contrebas des premières sources.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, de 142 mètres cubes et 2o3 mètres cubes, établis au centre de la ville, sur la place du parvis Notre-Dame,- à 3 mètres de profondeur.
- Réservoir de décharge de 3o mètres cubes pour la rue des Piliers.
- 5. — Réseau de distribution de 2 kilomètres de développement, avec des tuyaux de o,i4à o,o4 de diamètre. Ne s’étend pas dans un quartier comprenant 1 5oo habitants ;
- 3s bornes-fontaines ;
- Pas de bouches d’incendie, ni de lavage ;
- Pas de concessions particulières.
- 6. — Consommation totale en 1899; 23 000 mètres cubes, soit en moyenne 63 mètres cubes par jour ; maximum, 80 mètres cubes, et minimum, 4o mètres cubes.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 120 ; degré permanent, 4°5 ; résidu à 1 io°, 167; CaO, 43,4; MgO, 13,9; SO3, 9,2 ; NaCl, 35,2 ; SiO2,10 ; acide nitrique, 7,5; matières organiques (en oxygène), 1,26.
- On a trouvé 915 germes inoflensifs au centimètre cube .
- 8. — Un projet est en cours d’exécution pour amener 3 nouvelles sources, voisines des anciennes, débitant 60 mètres cubes par jour. Il a été dressé par 1 architecte de la ville.
- 9. — Fosses fixes. Egouts rudimentaires se jetant dans les ruisseaux de Puisard et de la Mare.
- Equeurdreville (6.945 h.) (6.049 p. m. a.)
- N’a que des puits et des citernes (i5 puits publics et autant de puits particuliers).
- Pas d’égouts.
- Granville (11.94° h,) (io.53o p, m. a.) — 1.750 maisons. Sources amenées par la gravité, et eau de rivière filtrée au sable et élevée par machine hydraulique
- En 1843, on éleva par une machine à vapeur l’eau de la rivière du Bosq (dépense 140000 francs), mais l’eau était mauvaise, et on l’abandonna lors e 1 exécution du projet de M. Thévenet en 1875. Ce projet coûta 700 000 fr
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- En 1900, on a établi au Thar une usine élévatoire jqui prend l’eau de la rivière, la filtre et l’élève : dépense 100 000 francs.
- Il l'este encore 3 puits publics et environ 100 puits particuliers.
- Régie directe : M. Legendre, chef du service des eaux de la ville.
- 1. — Sources de Saint-Aubin des Préaux, à 10 kilomètres de Granville. Le sol est formé en-dessous de la terre arable de 2 à 3 mètres de schistes argileux (cambriens) reposant sur le granit compact. Les chambres de captation ont de 3 à 6 mètres de profondeur ; il y a des aqueducs drainants qui y aboutissent. La conduite est libre sur 1 kilomètre, elle est forcée et en fonte sur les 8 km. 800 suivants. La pente moyenne est de 1 mm. 2 par mètre.
- — A l’usine du Thar, l’eau prise à la rivière passe sur des dégrossisseurs en gravier en cascade, et se rend à la pompe en passant à travers des filtres au sable de un mètre d’épaisseur : le fonctionnement des filtres n’est pas contrôlé.
- 3. — Une pompe Girard mue par une roue hydraulique sous une chute de 5 mètres refoule à 5o mètres de hauteur 3o mètres cubes à l’heure d’eau de rivière- filtrée.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, ayant leur radier au niveau du sol et contenant chacun 600 mètres cubes. Deux autres réservoirs en tôle, sur tours en maçonnerie, de chacun i5o métrés cubes, au lieu dit « le Moulin à Vent ». Un réservoir en ciment armé de 200 mètres cubes sert pour l’eau de rivière filtrée.
- o. — Réseau de distribution de i4 kilomètres de développement, en tuyaux de fonte ;
- 53 bornes-fontaines avec prises pour incendie ;
- 65 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 46o concessions particulières, dont 290 au robinet libre et les autres au compteur.
- 6. — Débit moyen des sources : 5oo mètres cubes par jour.
- » maximum » 1000 »
- » minimum » 25o »
- On prend 600 mètres cubes d’eau de rivière dans le Thar.
- Prix d’une concession à robinet libre, i5 francs par an (avec certaines plus-values pour une voiture, un cheval, un jardin, etc.).
- Prix du mètre cube au compteur : tai'if décroissant de o fr, 5o à 0 fr. 10, suivant l’importance de l’abonnement.
- 7. — Degré bydrotimétrique, 70 ; degré permanent, 2,5 ; résidu fixe à 1 io°, 162 - CaO, 28 ; MgO, 12,2 ; SiO2, 19 : NaGl, 4o ; SO3, 8,9 ; acide nitrique, 8,6 ; matières organiques (en oxygène), 2,5.
- Résultat de l’analyse bactériologique de juin 1907, io44 germes par centimètre cube.
- 8. — On projette d’élever de 10 mètres de hauteur, 3oo mètres cubes d’eau par jour, pour un quartier élevé.
- 9. — Quelques égouts seulement.
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- Saint-Lô (12.181 h.) (9 .379 p. m. a.) J1.921 maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- Première adduction en i832 (projet de M. Trefeu), seconde adduction et parachèvement en 1890 et 1893 (projet de M. Le Couteur). — Dépense totale : 3a0 000 francs.
- Il reste encore 7 puits publics et 70 puits particuliers.
- Régie directe : M. Le Couteur, architecte de la ville, directeur du service.
- |. — Sources de la Madeleine et de la Dangie, captées en i832 et réunies en 1873, et sources des Fontaines captées en 1890. Drains captants établis en 1903-1904 en aval des sources dites Dangie. Les eaux de ces drains [traversent des couches de gravier et sable avant d’être envoyées dans les conduites d’alimentation. Toutes ces sources sortent des schistes cambriens, recouverts d’une couche argilo-siliceuse ; elles sont captées à 1 m. 5o de profondeur, au moyen de chambres en maçonnerie. Les distances des sources sont respectivement de 2 kilomètres, 1 km. 07.5 et 2 km. 155 ; les conduites ont 0 m. 176 à 0 m. 100 de diamètre et sont en fonte.
- 2. — Avant d’arriver dans les réservoirs, les eaux sont reçues dans deux bassins couverts, où elles traversent une couche filtrante de gravier, sable et charbon de bois (clarification).
- 4. — Quatre réservoirs en maçonnerie enterrés ; celui de Sainte-Croix avec 63o mètres cubes, celui de Saint-Georges avec 64o mètres cubes et chacun des deux autres 5o mètres cubes.
- o, — Réseau de distribution avec 4 kilomètres de développement, en tuyaux de 0,110 à 0,05 ;
- 72 bornes-fontaines avec prises d’incendie ;
- 21 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 20 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 18 branchements pour les établissements publics, avec chacun un compteur ;
- pas de concessions particulières.
- 6. — Environ 3oo mètres cubes en moyenne par jour.
- 7- — Degré hydrotimétrique, 6°; degré permanent, 20 ; résidu à 110% 96.5; CaO, i5,6 ; MgO, .0,7 ; SO3, 5 ; NaCl, 33,2 ; SiO2, 21, acide nitrique, 8,3; matières organiques (en oxvgène), o,25.
- En 1895, on a trouvé 655 germes aérobies, inoffensifs, par centimètre cube ; en 1898, on en trouve 2 280.
- 8. — Un nouveau projet est a l’étude pour l’augmentation des ressources en eau potable.
- — Deux ruisseaux, le Torteron et la Dollée, fonctionnent comme égouts et reçoivent les matières fécales sur leur passage. Un réseau d’égouts proprement dits ne reçoit pas les matières fécales et déverse les eaux usées dans la Vire. Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours.
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- Tourlavllle (7.525 h.) (1.418 p. m. a.) 1.760 maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- Projet exécuté en 1892, dressé par M. Leroy : dépense. 4°°°o francs.
- Régie directe.
- 1. — Deux sources superficielles naissant sur le territoire de la ville, dans une prairie voisine du presbytère ; le sous-sol est formé de schistes ardoisiers, inclinés vers le nord. Deux petits réservoirs en maçonnerie recueillent les eaux et de chacun part une conduite de 200 mètres aboutissant au réservoir de distribution.
- 4- — Un réservoir de 90 mètres cubes, en maçonnerie avec voûtes en briques et fers à T, demi enterré.
- o. — Réseau de distribution en deux branches, l’une de 3 5oo mètres et l’autre de 800 mètres de développement, en tuyaux de 0,10 à o,o5 ;
- i | bornes-fontaines, avec prise d’incendie ;
- pas de bouches sur trottoirs ;
- pas de branchements particuliers, ni de concessions.
- 6. —Consommation : 32000 mètres cubes en 1899, soit en moyenne 90 mètres cubes par jour.
- T. — Degré hydrotimétrique, io°5 ; résidu fixe à 1 oo°, 124 ; CaCO3, 69 ; CaSCP, 28.
- 9. — Pas d’égouts. Caniveaux allant à la mer.
- Ecarts de Tourlavllle. Les villages de Bourbourg et du Capelain sont desservis depuis 1^99 par 2 bornes-fontaines alimentées par une source captée à 5oo mètres de distance; tuyaux de o,o5 ; réservoir de 7 mètres cubes; débit de 8 à 10 mètres cubes par jour; dépense 3 5oo francs.
- Yaloglies (6.746 h.) (4.800 p. m, a.) 1.228 maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- Projet de M. Mouchel, exécuté en 1899. Dépense : 68000 francs.
- 11 y avait 26 puits publics.
- Régie directe.
- I. — Sources captées à 1 200 mètres de la ville, à la limite du calcaire basique d’Osmanville, de la marne triasique et des schistes et grès siluriens à calymènes. Une captation très ancienne avait déjà été faite en cet endroit (peut-être romaine). La captation a été faite en établissant un réservoir en maçonnerie, sans radier, de 3o mètres de long sur 10 de large, au milieu d'un petit étang à fond graveleux.
- 4. — Le réservoir captant ci-dessus décrit existe seul. La conduite d a-menée qui en part a 1 164 mètres de longueur et est en fonte de 0,226 de diamètre.
- 5. — Le réseau de distribution a 7 kilomètres de développement, en tuyaux de 0,226 à o,o4;
- 4° bornes-fontaines avec prise d’incendie ;
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- on va installer des bouches d’arrosage et des urinoirs à effet d’eau ; quelques branchements particuliers,
- (>. — La source pouvait donner 900 mètres cubes par jour ; on utilise à peine la moitié.
- Concessions au compteur, au robinet de jauge, ou discrétionnaires d’après une évaluation du nombre de personnes, animaux, voitures, etc., à raison de 12 francs par an pour un hectolitre par jour, jusqu’à 5 hectolitres ; de 6 à
- 10 hectolitres par jour, l’hectolitre se paie 10 francs; de 11 à 20 hectolitres
- 11 se paie 8 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique, i4°5 ; degré permanent, 2°5 ; résidu à no0, 200 ; CaO, 64,9 > MgO, 6,1 ; NaCl, 5o ; SO3, 9 ; SiO2, 8 ; matières organiques (en oxygène), i,5.
- En 1894, on a trouvé 885 germes saprophytes au centimètre cube.
- 9. — Pas d’ égouts.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Saint-Hilaire du Harconet (3.621 h.) Distribution établie en 1897.
- Sourdéval (3.655 b.)
- Distribution établie en 1875. Projet exécuté en 1898. 1 réservoir, service public et privé.
- Villedieu (3.388 h.)
- Adduction de deux sources du schiste débitant ensemble 5o mètres cubes par jour. Travaux terminés en 1899 et se montant à 70 000 francs; réservoir de 600 mètres cubes ; 4o bornes-fontaines.
- Un projet d’extension du réseau par la captation de nouvelles sources est actuellement soumis à l’approbation de l’Administration, la longueur de la conduite à établir serait de 1 732 mètres.
- Pontorson (2.728 h.)
- Projet à l’étude.
- Mortain (2.229 U.) Distribution partielle, très incomplète.
- Commune ayant exécuté des travaux d'adduction (depuis 1884):
- La Haye-Pesnel, 962 h., i885. Dépense : 40700 francs.
- resumé, 11 localités ont une distribution complète et 8 une distribution
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- partielle. Sur les autres localités, 555 ont des sources nées dans l’intérieur de l’agglomération et des puits, 71 n’ont que des puits et des citernes, 1 enfin n’a que des citernes. Aucune ville ne possède de réseau d’égouts complets.
- Le département est à peu près exclusivement formé par les schistes primaires, avec des bandes de granit. Le granit donne un grand nombre de petites sources, disséminées et superficielles. Les schistes et les grès primaires sont à peu près imperméables, sauf quand il s’y intercale (comme dans les phyllades de Saint-Lô) des bancs calcaires fissurés, non recouverts par une couche schisteuse imperméable ; ces calcaires contiennent alors une nappe aquifère.
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- DÉPARTEMENT DE LA MARNE
- (5 arrondissements, 33 cantons, 662 communes, 434-1^7 habitants.)
- Ay (7A91 h.) (4-994 P- m. a.)
- Puits foré et machines à vapeur.
- En 1874. dépense, 126000 francs.
- Concession de 5o ans : Société du Gaz et des Eaux d’Ay. Directeur M. Leblanc.
- I. — Puits de 6 mètres de profondeur, continué par un forage tube de 34 mètres descendant dans la craie sénonienne : l’eau se tient un peu au-dessus de l’orifice du forage.
- 3. — Une machine à vapeur horizontale à 2 cylindres, compound, de 10 chevaux, actionnant 4 pompes horizontales à pistons plongeurs attelées directement, et élevant 20 mètres cubes par heure à 5o mètres, et une seconde machine à vapeur à balancier, actionnant 2 pompes verticales à simple effet et pouvant élever 4o mètres cubes à l’heure. Chaudière Farcot de 23 mètres carrés de surface de chauffe et chaudière Maglin de 24 mètres carrés.
- Refoulement de 1 100 de longueur en tuyaux de 0,15.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, de 220 mètres cubes en deux compartiments indépendants.
- «>• — Réseau de distribution de 6 025 mètres de développement, en tuyaux Lavril de o,o4 à 0,10 ;
- 4 fontaines publiques ;
- 55 bouches d’arrosage et d'incendie sous trottoirs ;
- 17° concessions particulières, dont 110 avec compteur et 60 à robinet libre.
- R- — Consommation maxima 35o mètres cubes, minima i5o mètrescubes. (Le puils pourrait donner jusqu’à 5oo mètres cubes par jour.)
- Prix des abonnements au robinet libre pour petits appartements : 3o francs Par an.
- Prix des abonnements au compteur : o fr. 45 par mètre cube.
- — Degré hydrotimétrique, 3o° ; CaCO3, 216 ; CaSO4, 84 ; NaCl, 23.
- R* — Quelques égouts descendant à la Marne.
- Chalons>sur-ülarne (27.808 h.) (22.424 p. m. a.) environ 3.5oo maisons.
- Galerie filtrante, puits artésien et machines à vapeur. ^ y avait près de 5 000 puits particuliers.
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- Les travaux de distribution ont été entrepris en 1878 par un concessionnaire et ont coûté environ 1 100000 francs. La concession a été rachetée vers 1891 ; en 1894, la ville a installé une 2 e machine, et en 1904 une troisième. En 1895, elle a prolongé la galerie vers l’amont. En 1904, un puits artésien de 139 m. 5o a été foré dans la cour de l’usine.
- Régie directe : M. Merlin, directeur du service.
- 1. — Ancien puits situé au sud de la ville, entre le chemin de fer et le mont Saint-Michel, puis galerie filtrante le long de la Marne, dans les allu-vions au-dessus de la craie sénonienne ; la première branche de galerie, de 102 m. 80 de long, a son radier à 2 m. 75 en contre-bas de l’étiage de la Marne ; la deuxième branche, construite en 1895, a 4» mètres de long, mais est descendue à 1 mètre plus profondément et touche à la craie dont on a cherché à atteindre les eaux par des forages tubés. de 3 mètres à 4 mètres en dessous du radier. La galerie a 0,80 de large et de 1,60 à 1,80 de haut.
- Le forage établi dans la cour de l’usine a o m. 4° de diamètre et 137 m. 5o de profondeur. Il est foré presque entièrement dans la craie et assure l’eau de la base du séronien et du téronien : l’eau monte à 7 mètres en contrebas de la surface.
- Aqueduc maçonné entre les galeries et le puisard de l’usine élévatoire.
- 2. — Filtration horizontale naturelle de l’eau de Marne, de la rivière à la galerie (avec mélange des eaux souterraines de la craie dans une certaine proportion).
- 3. — Trois machines à vapeur, l’une système Dubuc, compound, à 2 cylindres et ^réservoir intermédiaire, actionnant des pompes Girard à double effet, pouvant élever 4 000 mètres cubes par jour, à 32 m. i5 de hauteur, le deuxième système Salmson, verticale, pouvant élever 200 mètres cubes à l’heure, au moyen de 2 pompes verticales placées en-dessous du cylindre à vapeur.La troisième est du système Weise, avec pompe à vapeur Duplex compound à 4 cylindres et deux pistons plongeurs débitant 200 mètres cubes à l’heure avec une hauteur d’élévation de 5o mètres. Sa puissance est de 32 chevaux.
- Le refoulement a 45o mètres de longueur en tuyaux de o,3oo- mètres.
- Deux chaudières semi-tubulaires à bouilleurs de Durenne et une de Farcot.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie cubant ensemble 2 200 mètres cubes» accolés et situés immédiatement au-dessus de l’usine sur le plateau. Deux autres réservoirs en ciment armé, de 2 5oo mètres cubes chacun, sont en construction sur le même plateau à une cote plus élevée. Ils ne sont pas enterrés.
- 5. — Réseau de distribution en tuyaux Lavril ;
- 2 fontaines monumentales ; 3q kilomètres de longueur.
- 152 bornes-fontaines ;
- 828 bouches d’arrosage ou d’incendie ;
- 1 320 concessions particulières.
- O. — Consommation maxima, 0700 mètres cubes par jour; consomma-
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- tlon moyenne, 3~oo. Le puits artésien pourrait fournir 2000 mètres cubes
- par jour.
- A partir du 1e1'janvier 1908, tous les abonnements sont au compteur. \u-dessous de 2 hectolitres par jour, le mètre cube, o fr. 4o ; de 200 litres à 000 litres, 0 fr. 35 ; de 600 litres à 1000 litres, 0 fr. 3o ; de 1000 litres à 2ooo litres, 0 fr. 25 ; de 2000 litres à 5 000 litres, 0 fr. 20 ; 5 000 litres et plus, 0 fr. 18. Minimum annuel, 3o francs.
- 7. — Composition chimique semblable à celle de l’eau de Marne : degré hvdrotimétrique, 190 ; résidu fixe, 252; chlore, 6; H2SO\ 15 ; matières organiques (en oxygène), 0,95. Nombre de germes : de 90 à i5o en temps normal, réduit de 98 0/0, sur celui de la rivière ; mais en temps de crue recouvrant le sol des galeries, l’eau devient trouble et le nombre des germes atteint 700 et même 1 200.
- 9. — Fosses étanches. — Dans certains quartiers, égouts aboutisssant aux canaux de Mau et de Nau, puis à la Marne.
- Un projet complet est à l’étude.
- Fpernay (21.637 b.) (20.291 p. m. a.) — environ 2.300 maisons. Puits foré et machine à vapeur
- 11 y a encore 2 000 puits particuliers dont 1 200 puits ordinaires, 100 forages de 0.40 et 700 puits instantanés de 0 06. Leur profondeur moyenne est de 20 à 25 mètres.
- En 1892, on établit le forage en service et les machines : dépense 25o 000 francs.
- Concession jusqu’en 1970 à la Société des Eaux d’Epernay.M. Petit, direc leur. M. Moineau, architecte de la ville.
- (La ville avait capté par galeries de drainage et amené en 1861 les sources <le\ auciennes et de Mardeuil (calcaire lacustre) pour une somme de 4oo oqo fr. ; Ulais ces eaux, probablement mal captées, étaient boueuses l’hiver et ont été ^connues suspectes, et elles ont été abandonnées en 189b ; le débit en avait Laissé de 600 à 100 mètres cubes par jour. L’eau en est très calcaire (223 de ^aC03, et 47 de CaSO4),
- , '• '— Puits foré descendu à 52 mètres dans la craie compacte (2e nappe, 3eparée de la ire par une couche de tuf calcaire) ; il est situé contre le chemin
- de fer
- a 4oo mètres du pont de la chaussée d’Ay. (Il existe à Epernay une
- jlnclUantaine d’autres forages semblables, faits par des établissements indus-ria s et servant à leurs besoins.)
- Deux générateurs à vapeur et deux pompes, pouvant élever l’une 40 metres cubes, l’autre 125 mètres cubes à l’heure, à 60 mètres de haut.
- ‘ ~~ Réservoir en maçonnerie de la Croix de Bussy, de 2000 mètres c^es Capacité, en deux compartiments, et réservoir Cliquot, de 800 mètres es* Ce dernier reçoit les eaux de Vauciennes et de Mardeuil qui servent
- -^anuaire des Distributions d’eau.
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- aux lavages. Conduite principale de refoulement et de distribution de o,3«o et conduite de refoulement de secours de 0,160.
- Conduite de distribution de 0 m. 4oo à o,î5o.
- 5. — Réseau de distribution en tuyaux de fonte de 0,06 à 0,25 de diamètre ;
- 44 bornes-fontaines ; i44 bouches sous trottoirs ;
- l4oo concessions particulières au compteur.
- 6. — Consommation moyenne de 200 mètres cubes par jour.
- Prix de vente aux particuliers, 0 fr. 4o le mètre cube ;
- Prix de vente aux établissements communaux, o fr. 22 le mètre cube ;
- Prix de vente au service public (bornes-fontaines et arrosage des rues), 0 fr. 12 le mètre cube ;
- 7. — Degré hydrotimétrique, 26°; CaCO3, 196; MgCO3, 35; autres sels, 4o.
- On trouve de 100 à 200 germes par centimètre cube.
- t). — Quelques égouts se déversant dans la Marne; fosses fixes pour les matières fécales.
- Reims (109.869 h.) (102.800 p. m. a. ) environ 11.000 maisons.
- Puits dans la nappe souterraine et machines à vapeur.
- Dès 1747» un chanoine de la cathédrale fit installer une distribution d eau de la Vesle, alimentée par une roue hydraulique élévatoire. L’eau de la Vesle devint absolument impropre aux usages domestiques, et, en 1874* on 1 renonça pour l’installation actuelle, qui fut, du reste, fortement remaniee en 1887. Dépense depuis 1874 : environ 3 600000 francs.
- Régie directe.M. Raullaux, Ingénieur, directeur du service.
- 1. — Trois puits : l’un de J o mètres de diamètre, foncé à l’air comprime, les deux autres de 5 mètres, profonds tous trois d’environ 12 mètres, établis à 200 mètres de la Vesle, près de Cormontreuil, captent les eaux de la nappe souterraine de la vallée. L’eau vient à 5 mètres en contre-bas du niveau de la Vesle, à la base des alluvions modernes, dans un lit de gravier ; si une partie provient de la rivière, il paraît certain qu’une autre partie vient de la craie sous-jacente.
- Les puits sont réunis entre eux, et leurs eaux passent en siphon par un tuyau en fonte de 0 m. 80 sous la Vesle et sous le canal de l’Aisne à la Marne, pour arriver à l’usine des Fontainesr Le débit est de .670 litres à la seconde.
- R. — Trois machines à vapeur, d’une force totale de 45o chevaux, refoulent l’eau à 60 mètres de hauteur.
- 4. — Un réservoir de 20 000 mètres cubes en maçonnerie, voûté, établi a la cote i33. (L’ancien réservoir bas de 3 000 mètres cubes, à la cote i°7,a été abandonné.)
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- 5. — Réseau de distribution assez complet, de 80 kilomètres de développement sur 120 kilomètres de rues, avec double conduite-maîtresse entre la ville et le réservoir, et conduite de ceinture ;
- 331 bornes-fontaines ;
- a35 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 6 i34 concessions particulières, dont 44<>4 au compteur et 1730 aü robinet libre.
- 6. — Consommation moyenne : 20 000 mètres cubes par jour.
- Prix de vente : 0 fr. 27 le mètre cube au compteur.
- 7. — Degré hydrotimétrique : 2o°7 à 23°; degré permanent, 5° à 120; nitrates, 3 à 5 milligrammes. L’eau est assez chargée en matières organiques et en microbes ; de 6 à 16 milligrammes de matières organiques évaluées en acide oxalique.
- Le nombre de germes varie de 800 à 2000 par centimètre cube ; de temps en temps, il y a du colibacille.
- Il paraît nécessaire de protéger un périmètre assez étendu aux abords des puits de captage.
- 9. — Le réseau d’égouts a un développement de 44 kilomètres, mais les sections sont défectueuses et les égouts peu étanches ne peuvent recevoir les matières fécales ; il existe un grand nombre de fosses et de puits perdus. Les eaux des égouts sont épurées par l’épandage agricole dans un domaine de 58o hectares ; la C‘e des Eaux-Vannes est concessionnaire de l’épandage pour jusqu’en 1923, moyennant une redevance de la ville de 0 fr. oo45 par mètre cube de sewage traité.
- En 1900, un projet complet d’assainissement de la ville, suivant le système séparatif, a été étudié par M. l’ingénieur en chef Bourguin ; la dépense est évaluée à 4900 000 francs.
- Vitry-Ie-François (8.487 h.) (7.98b p. m. a.)
- Source, avec turbines et machine à vapeur.
- Travaux d’adduction exécutés en i883, dépense, 35o 000 francs. (Il y a encore 800 puits particuliers.)
- Régie directe.
- 1- — Source émergeant du quartier Saint-Germain, dans les alluvions, entre le canal et les anciens fossés. Captation ancienne et à reviser ; drainages a 6 métrés de profondeur. f
- — Turbines installées sur la Marne, au moulin Rouy et machine à va-Peur de secours ; les pompes peuvent élever 2 5oo mètres cubes par jour.
- ' Deux petits réservoirs en maçonnerie, l’un sur le quai des Fontaines, 1 autre près de l’Hôtel-de-Ville.
- «> — 44 bornes-fontaines ;
- 022 concessions particulières à robinet libre et au robinet de jauge.
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- Marne
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- 6. — Le débit de la source est en moyenne de 5o litres par seconde, il tombe à 22 en basses eaux.
- Le prix des concessions est réglé d’après le débit continu ou l’évaluation à raison de i5 francs pour 2 hectolitres par jour, 20 francs pour 3 hectolitres, 24 francs pour 4 hectolitres par jour, et au-dessus 3 francs pour chaque hectolitre par jour en plus.
- y. — Degré hydrotimétrique 23° ; de 100 à i5o germes au centimètre cube. Eau bonne.
- 9. — Un réseau d’égouts a été projeté, mais on n’en a exécuté qu’une partie. Les matières fécales ne se rendent pas dans les égouts ; fosses fixes.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Mourmelon-le-Grand et Camp de Châlons (4-9oi h.) (1981 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- A Mourmelon, il n’y a que des puits ordinaires (600 puits particuliers) et quelques forages profonds dans la craie.
- Au camp de Châlons, on n’a que des puits maçonnés jusqu’à la craie et descendus plus ou moins dans la craie. En 1868, on avait essayé des puits abyssins (ou instantanés), mais l’orifice inférieur trop petit s’obstruait et le système a été abandonné. Enfin, vers 1867, l’ingénieur Gautberot avrait proposé de barrer par une digue la vallée du Cheneu, mais les fissures de la craie ont laissé passer l’eau et le réservoir à l’amont de la digue ne s’est pas rempli.
- Sainte-Menehould (4-992 h.) (3.348 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; nombreux puits particuliers, et 4 puits communaux (3 descendant dans la gaize et le 4e dans les alluvions).
- Plusieurs sources sont utilisées sur place par les hameaux environnants.
- Le quartier de cavalerie utilise un puits tubé descendu à io4 mètres de profondeur sur l’argile du gault et desservi par une machine à vapeur.
- L’eau de ce puits a 190 hydrotimétriques ; on y a trouvé de 260 à 3oo germes par centimètre cube.
- 8. — La ville étudie un projet de forage, avec établissement d’un moteur à gaz pauvre, un réservoir en ciment armé, i5 bornes-fontaines.
- Sézanne (4-79« b.)
- En 1906-07, projet deM. Dupont architecte départemental. Dépense prevue 255 000 francs. Source captée à 3 kilomètres de la ville dans un bassin m^ çonné. Débit 12 litres par seconde. Canalisation en fonte de 5 km- hoo de veloppement, 2 réservoirs en béton de ciment armé de 5oo mètres eu chacun. Réseau de distribution de 7 k. 800. 12 bornes-fontaines, 20 b°dc^ d’arrosage, 320 concessions particulières. Le mètre cube 0 fr. 4° 0 *r‘ "
- pour les troupes.
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- Fismes (3.4i i h.)
- Sources de l’Argent, sur le territoire de St-Gilles, amenée en 1848 par une canalisation de 3 kilomètres en béton de ciment dans un réservoir de 160 mètres cubes. Débit 200 mètres cubes par jour; alimente 1 fontaine monumentale, 17 bornes-fontaines, et 220 concessions particulières au compteur (0 fr. 20 le mètre cube). Un projet de captation et adduction de sources nouvelles vient d’être adopté.
- Vertus (3.i48 h.)
- Plusieurs grosses sources naissent dans la ville : le puits Saint-Martin qui débite 3 4oo litres à la minute, la Grande Fontaine qui débite 2 000 litres, le Moulinet, la Pissote, la fontaine Maire de Roy qui sont plus faibles. En outre, une borne-fontaine dérivée de la Grande Fontaine.
- Valmy (4«8 h.)
- La ville a installé tout récemment un moulin à vent américain, actionnant une pompe qui élève l’eau d’une source dans un réservoir de 3oo mètres cubes. L’engin donne 12 à 20 coups de piston à la minute et chaque coup élève 4 litres d’eau. L’aéromoteur et la pompe ont coûté 4800 francs. Dépense totale : 22800 francs.
- Communes ayant actuellement des projets d'adduction d’eau à l’étude
- Noms des communes Population E stimation du projet Observations
- La Celle sous Chantemerle . 3o6 fr. 3o 000 Puits et moteur pompe.
- Avize . 2746 80 000 Puits, adduction par gravité.
- Cramant . I 021 67 000 id.
- ûamery i 6i3 52 5oo id.
- Troissv. 93° 32 000 id.
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- Marne
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d'exécution.
- s aS a © * 'F
- g > © • ’5 ^
- Nom îles communes CS 3 JS o* ® g £ 3. 3 fl B °.2
- 0 a. 11
- D
- Fr.
- Prouilly 6x5 l884 i4*200
- Sermaize 2 660 i885 28.800
- Les Mesneux 204 1891 10.000
- Le Breuil 566 1892 38.900
- Vrigny 244 1893 33.100
- Villedomange 542 1894 8.700
- Vanault-les-Dames ... 497 1894 70.000
- Blesmes 289 ï897 8 700
- Sacy 412 1898 »
- Ventueil 880 1902 2I.5oû
- Ecueil 344 1900 ,,
- Hautvillers 1016 1902 55.000
- Champaubert 248 ï9°3 I7.OOO
- Trépail 755 1904 22 8o5
- Corfélix 147 190.5 18 933
- Fresnes . . 320 id 33.552
- Janvilliers 176 id i.55o
- Nanteuil-la-Fosse .... 281 id 33.6ox
- Toulon-la Montagne . . . 85 id 4-000
- Vroïl 276 id O O «
- Barbonne-Fayel . . . . 934 id 76 4<>o
- Vandières .072 1906 13.470
- Mailly-Champagne . . . 994 id 5.65o i.5oo
- Vauchamps Bassnet . . . 284 4i8 id
- 1907 3u8oo
- Corrobert Lhérv .... 225 120 id id © 0 00 O
- La Neuville-au-Pont. . . Villeneuve-les-Charleville . 9°8 228 id id 12.000 66.400
- Observations
- Roue Sagebien.
- Source ; conduite fonte.
- Nappe souterraine ; conduite fonte. Réservoir maçonnerie; moteur à vent.
- Forage d’un puits.
- Source ; conduite grès et fonte ; réservoir maçonnerie.
- Source conduite fonte ; réservoir maçonnerie.
- Source ; conduite fonte ; réservoir maçonnerie.
- Source ; conduite fonte. Réservoir ciment armé ; moteur à pétrole.
- Source ; conduite fonte et grès.
- Réservoir maçonnerie voûtée.
- Source ; conduite fonte. !
- Forage d’un puits de recherche
- Nappe souterrain e ; conduite
- fonte. Réservoir ciment armé; j
- moteur à vent, et pompe. ;
- Forage d’un puits. I
- Conduite grès et fonte. Réser- ; voir maçonnerie.
- Forage d’un puits.
- Nappe souterraine ; conduite fonte : 2 réservoir ciment armé ; i moteur à pétrole ; 1 a vent, 1 pompe à piston plongeur, 1 en bronze.
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- Marne
- En résumé, 2 communes du département seulement sont réduites aux ci-ternes seules, et celles-ci, au nombre total de 964, sont relativement rares. Les puits creusés dans les alluvions ou dans la craie sont très nombreux ; les sources naissant des terrains tertiaire et crétacé sont également nombreuses. Il y a 4°4 communes qui s’alimentent exclusivement par des puits, 131 qui ont à la fois de l’eau de sources et des puits, et 4 seulement qui ont exclusivement de l’eau de sources. 5o communes ont une distribution d’eau complète et 68 ont une distribution incomplète. i4 villes ont un réseau d’égouts pluviaux et Reims seule procède à l’épuration des eaux d’égouts.
- Le département est occupé, comme on sait, presque entièrement par la craie : dans le tiers Ouest, la craie est recouverte par l’éocène et des lambeaux d’oligocène, qui donnent naissance à des sources aux affleurements des bancs perméables. La craie contient plusieurs nappes, parlois ascendantes, dans ses fissures ; nappes de la base du sénonien, de la base du turonien, etc.
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- Haute-Marne
- DÉPARTEMEMENT DE LA HAUTE-MARNE
- (3 arrondissements, 28 cantons, 55o communes, 221.724 habitants) Chaumont (14*872 h.) (12.089 P- m. a-) 1*970 maisons Sources et machines hydrauliques et à vapeur
- Installation de i83o ; Machine élévatoire des Tanneries sur le puits St-Jean (abandonnée).
- Installation de 1872 : Adduction des sources du Yal Darde (projet de MM. Trautmann et Monniot). Dépense faite : 38oooo francs.
- Addition de 1881 : Machines à vapeur pour élever les sources du Pécheux dans la conduite des eaux du Yal Darde ; dépense faite : 32 000 francs (abandonnée en 1900).
- Installation de 1899 : Adduction des sources de Yerbiesles (projet de M. Cadart) ; dépense faite : 620 000 francs.
- Régie directe : M. Guérin, architecte-voyer de la ville, directeur.
- 1. — i° Sources du Val Darde.
- Sources du bathonien inférieur, captées au territoire de Marnay, à 19 kilomètres de Chaumont, et amenées dans une conduite en ciment de o,25 de diamètre et 0,0008 de pente ; regards tous les 200 mètres.
- 20 Sources du Pécheux.
- De même nature, captées à 9 kilomètres de la ville et élevées à 67 mètres par deux machines à vapeur, les déversant dans un regard de la conduite précédente (abandonnées provisoirement et mises en réserve pour l’avenir).
- 3° Sources de Verbiesles.
- Egalement du bathonien inférieur, ces sources émergent au pied d un coteau en face l’Église du Val (6 kilomètres de Chaumont) et au Vieux N al (9 kilomètres), dans la vallée de la Marne, à l’amont de la ville. Captation des sources de l’Ecluse du Val, au moyen d’une galerie en maçonnerie de 0.70 de large sur 1,85 de haut, régnant sur 162 mètres de longueur et pr°-tégée contre les crues de la rivière par un mur qui la surmonte. A ces eaux viennent se joindre celles du Vieux—Val, captées par une pierre transversalement établie dans le vallon de ce nom et amenées, en prenant une source sur le trajet, par une conduite en ciment de 0,20 à o,35 de diamètre. De l’ecluse du Val à Chamarandes, les eaux réunies sont amenées par une con duite en béton de ciment de Voreppe, coulé sur place, de 0 m. 44 de diamètre intérieur et de 3 35o mètres de longueur, cette conduite traverse la Marne en trois endroits par des siphons en fonte). Elles se déversent dans un réservoir
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- Haute-Marne
- dit du Foulon’de Chamarandes, d’où elles sont élevées parles machines éleva toires.
- 3. — Deux moteurs hydrauliques et deux moteurs à vapeur pour l’élévation des eaux de Yerhiesles. Deux turbines Girard, mues par l’eau de la Marne, l’une de 1 25o litres, l’autre de 760 litres par seconde sous 2 m. 5o de chute, ayant chacune 1 m. 45 de diamètre et tournant à 5o tours à la minute. A chaque turbine est attelée une pompe Girard à double effet, montant l’une 19 h 2» litres, l’autre de 12 à i3 litres par seconde, à 85 mètres de hauteur.
- L'une des machines à vapeur, de la maison Weyher et Richemond, a deux chaudières de 44 mètres carrés de surface de chauffe, et actionne une pompe Girard également, pouvant élever avec 56 tours à la minute un cube de 2 285 litres, soit 38 litres par seconde. L’autre machine à vapeur système « Corliss », de la maison Jean Crépelle et Cie de Lille, consommant 10 kg. 2 de vapeur par cheval en eau montée actionne une 3e pompe Girard du même débit que la précédente. Chaque machine à vapeur consomme 1 kg. 18 de charbon par cheval utile (en eau montée).
- La conduite de refoulement a 1 84<> mètres de longueur et est en tuyaux da fonte de o,35o.
- 4. — Le réservoir des eaux du Val-Darde et du Pécheuxest en maçonnerie et a une capacité de 85o mètres cubes ; la conduite, qui en part et alimente le bas de la ville, a o,3oo de diamètre.
- Le réservoir d’arrivée des eaux du Yerhiesles, au Foulon de Chamarandes, est en maçonnerie, avec des voûtes surbaissées au 1 /5, de 2 m. 5o de portée, reposant sur les culées et sur des murs évidés par des ouvertures en plein cintre : la hauteur d’eau est de 3 m. o5 et la capacité utile de q5o mètres cubes. Ce réservoir alimente le puisai'd des pompes. La conduite de refoulement aboutit à un deuxième réservoir, réservoir de distribution, construit au point haut de la ville et de la même manière que le précédent : il cube 1 îoo mètres cubes, avec une hauteur d’eau maxima de 2 m. 80. A côté se trouve une cuve en tôle de 100 mètres cubes, élevée sur tour en maçonnerie, et dont le plan d’eau est à 7 m. 7.0 au-dessus de celui du réservoir ; un appareil automatique permet à l’eau refoulée de monter dans cette cuve dès qu’elle s est vidée de i/3.
- 5. — Il y a 3 zones de distribution : le quartier haut alimenté par la cuve en tôle ; le quartier bas, la gare et les abattoirs, alimentés par le réservoir ancien et l’eau du Val-Darde ; la ville en général, alimentée par le réservoir neuf.
- Les réseaux de distribution ont un développement total de 25 à 26 kilométrés en tuyaux de o,35o à o,o5o ;
- 7° bornes-fontaines, dont 66 avec prise d’incendie (16 incongelables, système Pétavit et Bénassy) ;
- 2 fontaines monumentales et 4 abreuvoirs ;
- °5 bouches d’incendie (3o système Cadet et 25 neuves servant aussi à l’arro-sage) ;
- 7 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 9oo branchements particuliers.
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- 6. — La ville dispose d’environ 4ooo mètres cubes d’eau par jour. Environ g5o concessions particulières au compteur au prix de o fr. 3o le
- mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 2 5°8 ; degré permanent i3n4; résidu fixe, 198 ; CaO, 104 ; MgO, 4,3; SO3, 4,8 ; chlore, 6,9.
- On a trouvé de 110 à 260 colonies saprophytes au cc.
- 8. — On projette de capter de nouvelles sources dans le vallon du Yieux-Yal : projet de M. Buat (n5oo francs), adopté en 1907.
- 9. — 11 y a beaucoup de puits perdus (dans les fissures du bathonien). Egouts pour les eaux pluviales et pour les eaux industrielles, se jetant sans
- épuration dans les cours d’eau.
- Les ordures ménagères sont déposées dans des boîtes spéciales (poubelles) et enlevées tous les matins par des agriculteurs.
- Langres (9.806 h.) (6.663 p. m. a.) 1.390 maisons Sources et machine à vapeur
- Projet de MM. de la Vallée Poussin et Guègen, exécuté en 1880, suivant une concession de 5o ans, rachetée par la ville en 1900. La dépense faite correspond à une annuité (capital et intérêts) de 2o85o francs pendant 5o ans.
- Régie directe : M. Kessler, arcbitecte-voyer, directeur du service.
- 1. — a) Source du Valdonne, située au territoire de St-Martin, à 8 kilomètres de Langres, sortant de la base de l’oolithe, captée par un puisard et un récipient maçonnés descendus à 5 mètres de profondeur.
- b) Source de l’Arbelotte, au territoire de Langres, captée par un mur de 7 mètres de longueur, descendu à 2 mètres de profondeur, sur la marne bleue (limite du lias et de l’oolithe),
- Conduites d’amenée en ciment, de 0 m. 25o de diamètre, aboutissant à un réservoir de 35o mètres cubes ; la traversée des vallées se fait par des siphons en tuyaux de fonte.
- 3. — L’eau est relevée à l’usine de Brévoines, de la cote .667,30 à la cote 484,78 soit de 117 m. 48, par deux machines à vapeur Farcot, horizontales, de 26 chevaux et faisant 5o tours à la minute. Elles actionnent directement 4 pompes Farcot à pistons plongeurs, élevant 900 litres à la minute(i5 litres par seconde.
- La chaudière est semi-tubulaire et a 33 mètres carrés de surface de chauffe.
- Conduite ascensionnelle de 2 o34 mètres de longueur, de 0,200 de dia-mètrei avec service en route sur cette conduite (mauvaise disposition), et clapet de retenue à la cote 44 V
- 4. — Réservoir au Château d’eau du Bel Air : cuve en tôle de 8 m. 4° hauteur et 628 mètres cubes de capacité, montée sur une tour en maçonnerie s’élevant à 7 mètres au-dessus du sol.
- 5. — Réseau de distribution d’environ 5 kilomètres, en tuyaux de fonte de 0,200 à o,o4o de diamètre ;
- 44 bornes-fontaines ;
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- 3o bouches à incendie sous trottoirs, système Cadet ;
- 366 branchements particuliers.
- g ____Consommation totale en 1899, 181 000 mètres cubes, soit enmoyenne
- 500 mètres cubes par jour,
- Consommation maxima par jour 720 mètres cubes.
- « minima » 3oo »
- Abonnement au compteur (principalement compteur Etoile), à raison de i5 francs par an pour 1 hectolitre par jour.
- Vente de l’eau sans abonnement aux particuliers, au prix de o lr. do le mètre cube.
- Vente de l’eau aux industriels à 0 fr. 35 le mètre cube.
- 7. — Eau de Valdonne.
- Degré hydrotimétrique, 220 ; degré permanent, 8° ; résidu fixe, 226 ; CaCO'V io3;sels de MgO, 62,5 ; cblore, 34 ; matières organiques (en oxygène) ; 1,2 ; nitrates, traces ; nitrites, 0.
- On a trouvé un nombre variable et parfois plusieurs milliers de germes aérobies par cc.
- 8. — En 1907, un projet d’extension du service des eaux a été présenté par la Municipalité. Ils s’élève à i4oooo francs. Les travaux ont déjà reçu un commencement d’exécution.
- 9. — Nombreux puits perdus (dans les fissures du calcaire) ; quelques égouts se déversant dans les fossés.
- Samt-Dlzler (i4-66i b.) (10.316 p. m.a.) 2.695 maisons Galerie filtrante et machine à vapeur
- Projet de M. Garnier, exécuté en 1874* Dépense faite à ce jour 420 000 fr. Il y a encore g puits publics et i5o puits particuliers, llégie directe : M. l’agent-voyer communal, directeur.
- I. — «) Il y aune source dite Fontaine de Gigny, utilisée sur place au faubourg de Gigny.
- b) Eau de la galerie filtrante, dite eau de Marne. On capte les eaux des graviers de la rive droite de la Marne, au lieu dit en Prinvault, tout près de la ville. Au début, on avait drainé simplement les graviers par des tuyaux en poterie, mais depuis on a construit une galerie ou plutôt une chambre filtrante voutee de 10 mètres de longueur sur 5 mètres de largeur, le grand côté est Parallèle à la rivère et à 5o mètres de distance de la berge. Les piédroits sont descendus à 2 mètres en dessous de l’étiage et sont en pierres sèches sur meti-e de hauteur à partir du bas, avec 1 m. 5o d’épaisseur, la partie supé-pieure est en maçonnerie en mortier. Une chambre étanche de 5 mètres sur métrés termine la galerie et se prolonge par un acqueduc de x m. 20 jus-fIu au puisard des pompes qui est à 20 mètres de distance, j x9o5 on a a modifié la disposition de la pi'ise d’eau ; au lieu d’alimenter pompes dans le puisard qui se trouve au-dessous du bâtiment des pompes °n a Pr°longé le tuyau d’aspiration jusqu’au puits situé à l’extrémité amont
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- de la galerie, c’est-à-dire à 5o mètres environ du premier puisard ; et comme le fond du puits est à 1 mètre environ en contrebas du fond du puisard, on peut obtenir, par cette nouvelle disposition, même en basses eaux, un débit régulier d’environ 5o litres à la seconde.
- En temps de basses eaux, le niveau de la Marne est relevé de o m. 5o par un barrage en maçonnerie, avec pertuis à aiguilles, situé à 1 km. 1/2 à l’aval de la prise.
- En temps de crues, le terrain où sont établis la galerie et les drains est submergé et la filtration horizontale est remplacée par une filtration verticale, inefficace.
- *2. — Filtration horizontale naturelle de la rivière à la galerie (sauf en cas de submersion par les crues).
- 3.. — Deux machines à vapeur horizontales, Weyher etRichemond et deux pompes Girard, à accouplement direct, faisant 24 coups de piston doubles à la minute et élevant 23 litres par seconde à 10 mètres de hauteur. Conduite ascensionnelle de 0 m. 3o et de 1 000 mètres de longueur, faisant service en route.
- 4. — Un réservoir en maçonnerie de 800 mètres cubes de capacité avec 5 mètres de hauteur d’eau, situé à un point haut au nord de la - ville, dans lequel l’efoulent les pompes.
- 5. — Réseau de distribution de 14 11.0 mètres de développement, en tuyaux Lavril de o,3o à o,o4 de diamètre. Au milieu du trajet de la conduite de refoulement se trouve une cloche de distribution avec tubulures latérales, pour envoyer l’eau dans différentes rues ; une autre cloche de distribution se trouve également place de l’Hôtel-de-Ville ;
- 78 bornes-fontaines :
- ()3 bouches d’incendie et d’arrosage :
- 9 urinoirs à effet d’eau ;
- 325 branchements particuliers.
- 6. —En 1906, on a consommé 611000 mètres cubes, soit en moyenne
- 1 4oo mètres cubes par jour. Consommation maxima, 1 600 mètres cubes ; minima 1 200 mètres cubes par jour.
- Les concessions particulières sont toutes au compteur (Kennedy, Frager, Siemens, Schreiber).
- Le prix du mètre cube est de 0 fr. i5 pour les concessions de moins de
- 2 000 mètres cubes par an, de 0 fr. 10 pour les volumes compris entre 2000 et 10000 mètres cubes, et de 0,07 au-dessus de 10 000 mètres cubes.
- 7. — CaCO3, 36,5 ; CaSO4, 4^ ; CaCl2, 54 ; MgCl2, 9 ; MgSO4, 37,5.
- 83 germes par ce. en temps normal, mais beaucoup de germes en temps de crue.
- 8. — La ville étudie un projet de transformation du réservoir. Son volume serait porté à 930 mètres cubes, et le niveau du fond serait exhaussé de 2 mètres.
- 9. — Réseau d’égouts et de ruisseaux incomplet, recevant, mais indûment, les matières fécales d’un certain nombre de maisons et se déversant dans D Marne, sans épuration.
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- Villes de moins de 5.ooo habitants
- Bourbonne-les-Bains (4.021 h.) (3.738 p. m. a.)
- En i864, on a amené et distribué les sources de Montlétang, émergeant à la base du muschelkalk calcaire, a 1 3oo mètres de la ville. Conduite d’amenée en fonte. Il y a un réservoir de 160 mèti'es cubes (en 2 compartiments), en maçonnerie, qui alimente la partie basse de la ville ; son altitude est à 272,85. L’eau a un résidu de 409 milligrammes (dont 192 de CaCO3 et 58 de CaSO4), et on y a trouvé 782 germes au cc. Débit variant de i44 à 43o mètres cubes par jour.
- Une série d’autres sources, dites de Ghagnon, émergeant du grès infralia-sique, envoient leurs eaux dans un réservoir en maçonnerie de 240 mètres cubes, situé à la cote 3io, qui alimente le haut de la ville. Débit de 160 à 4-5 mètres cubes par jour ; degré hydrotimétrique, i5° ; eau très bonne.
- En 1898, la ville a capté une nouvelle source, dite du Peutrot, pour la réunir à celles de Chagnon (tuyaux en fonte, de 0,08 à 0,12 sur 1 600 mètres) : cette source, sortant également du grès infraliasique, n’a que 3° hydrotimétriques et 34 mgr. 4 de résidu fixe.
- Enfin, les sources de la Chavanne et de la Vierge, sortant du muschelkalk, sont amenées directement à quelques fontaines publiques isolées des deux réseaux de distribution ci-dessus.
- La ville a donné quelques concessions particulières.
- Eurville (1.871 h.)
- N’a que des puits. On a essayé vers 1900, un forage tubé pour atteindre la nappe de la base du portlandien ; mais ce forage, placé sur le coteau qui domine la rive gauche de la Marne, n’a pas donné d’eau en quantité sérieuse. On pourrait aussi amener la source de Fontaines (à 7 kilomètres à l’amont, sur la rive droite de la Marne, à l’abouchement de la faille deNarcy), mais il faudrait élever les eaux ; la dépense serait d’une centaine de mille francs.
- Joinville (3.680 h.)
- Adduction en 1893 de la source de Large Fontaine (distante de 4 800 mètres). Conduite en fonte de 0 m. 26 avec o.oot de pente. Débit de 900 à 1 4oo métrés
- ------^^ pente. Débit de 900 à 1 4o<
- cubes par jour. Réservoir en maçonnerie, enterré, de 1 000 mètres cubes : réseau de distribution. 6000 mètres de longueu darrosage. Dépense faite : 2i5ooo francs.
- 44 bornes fontaines, 34 bouches
- Wassy (3.674 h.).
- Puits filtrant sur les bords de la Biaise, pouvant donner 700 mètres cubes Par jour. Elévation par moteur à gaz Otto actionnant deux pompes Pinette.
- eservoir en maçonnerie de 3oo mètres cubes. Longueur du réseau4 000 mètres, ll bornes fontaines, 28 bouches d’incendie, i5o concessions particulières.
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes j Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Bize i63 1886 5 700
- Poinsenot 95 id. 7 800
- Ambou ville 3o4 id. 26 OOO
- Hacourt 88 id. 6 o5o
- Noidant-Chatenoy . . 188 1887 I 200
- Le Pailly 386 id. 12 200
- Montsaugeon .... 186 1888 7 o5o
- Rolampont..... I 2l5 id. 33 35o
- Voisines i83 id. 4 600
- Auberive 708 1889 27 0.60
- Charmes-les-Langres . 180 id. 11 3oo
- Bussières-les-Belmont . 129r id. 10 750
- La Ferté-sur-Aube . . 698 1890 54200
- Vesvres-sur-Chalancey. i5o id. 3 200
- Torcenay 4i6 1891 12 45o
- Bologne 881 id. 37 45o Source de i5o à 3oo litres par seconde, actionnant un bélier qui |en élève 1 litre 80 par seconde.
- Chantraines .... 2.58 1892 12 200
- Aujeures iq3 1893 495o
- Roocourt-la-Cote. . . 261 id. 7 55o
- Villiers-le-Sec.... 427 id. 3o 3oo
- Euffigneix i3i id. 10 3oo
- Andelo't 863 i8q3-iqo^ 33 5oo
- Giey-sur-Anjou . . . 343 GO 11 600
- Oudincourt. . . . . 2.55 id. 17 000
- Le Cey 268 id. 2800
- Andilly 3ï7 id. CO GTT O
- Charmoilles . . . . 25o id. 17 o5o
- Rouvres-sur-Aube . . 323 id. 23 5oo
- Bauchemin 192 i8g5 11 000
- Chàteauvillain. . . . I 232 1896 n33oo Source à 3 km. émergeant du corallien, et réservoir de 400 m3-
- Vié ville 3oq id. 20 000
- Briaucourt 168 id. 5 200
- Essey-les-Ponts . . . 127 1897 i3 000
- Colmiers-le-Haut. . . 160 id. 63 000
- Buxières-les -V illiers. . 87 id. 335o
- Glinchamp . . . . Vesaignes-sous-la- 35; id. 965o
- Fauche 265 1898 2 65o
- Signéville .... *4: id. 23 5oo
- Rosoy 468 id. 2 600
- Villecomte .... 697 id. 6 5oo
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- Haute-Marne
- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution (suite)
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l'approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr
- Mussey-sur Marne . . 324 1900 3o 000 3oooo fr. ont été dépensés en 1840.
- Dampierre 63; 1902 3o 5oo Adjudication.
- Vaux-sous-Aubigny. . 439
- Isômes 210
- Poinson-les-Fayl. . . 4n
- Pressigny 606
- Larivière . . . ! . 531 igo3 g55i
- Montigny-le-Roi . . . 976 id. 173000
- Nogent-en-Bassigny. . 3364 id. iSoooo
- Rupt 269 id. i3 5oo
- Coiffy-le-Haut.... 646 ï9°4 12939
- Daillancourt . . . . 194 id. 3oo
- U eu i lley-le - Grau (1 . . 364 i9°5 61 36o Source; cond. fonte; rés. maç.
- Rouvroy 3io id. 15 000
- Frouville 275 1906 2 000 Dépenses d’extension en 1906.
- Prauthoy 594 id. 36 000 Sources ; cond. fonte.
- Saint-Thiébault . . . 254 id. 12 100 id.
- Jorquenay 184 id. 12600 Sources ; cond. fonte ; rés. maç.
- Ormancey 192 id. 20 285 » »
- Aigremont . . . . . no 1907 3 960 Sources; cond. fonte.
- Blancheville .... 164 id. 8285 2 sources; cond. fonte.
- Chatoillenot . . . . 240 id. 5 670 »
- Cusev. . . . 327 id. 42340 Source; cond. fonte; rés. maç.
- Vecqueville 721 id. 20 000 Source ; cond. fonte ; rés. maç. ;
- hydro-élévateur.
- Voncourt 94 id. 7 980 Source; cond. fonte.
- Vroncourt ïi7 id. 16 5oo Source; cond. fonte; ré s. maç.
- Pont-la-Ville, Courcelle-en-Montagne, Fayl-Billot, La Ferté-sur-Amance, St-Broingt-les-Fosses, Bourg, Vaux-la-Douce, ont des projets approuvés.
- En résumé, le département a de nombreuses nappes et sources dans les formations principalement calcaires des bandes jurassiques et Basiques, qui s empilent successivement en allant du sud-est au nord-ouest, depuis le mus-ehelkalk vers Bourbonne-les-Bains, jusqu’au crétacé inférieur dans l’arron-vssement de Wassy. Toutes ces couches plongent vers Paris et affleurent par eur tranche ; les couches perméables (calcaire et grès) sont dès lors aquifères donnent des sources dans les vallées qui les recoupent.
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- Haute-Marne
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- Ce département renferme :
- 117 communes ayant une distribution d’eau complète:
- 129 communes ayant une distribution d’eau incomplète;
- 1.02 communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes 1.37 communes n’ayant que des puits et des citernes ;
- i5 communes n’ayant que des puits et des citernes.
- Chaumont, Langres, Saint-Dizier, Wassy et Moutier-en-Der ont des ré seaux d’égouts pluviaux.
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- Mayenne
- DEPARTEMENT DE LA MAYENNE
- (3 arrondissements, 27 cantons, 276 communes, 305.457 habitants.)
- Chàteau-Gontier (6.975 h.) (6.871 p. m. a.) — 1.788 maisons.
- Eau de rivière, machines à vapeur.
- Les travaux de distribution de l’eau de la Mayenne datent de 1867 ; ils ont été refaits et étendus en 1896. La dépense primitive avait été de i63 000 fr., et en 1896 on a dépensé une centaine de mille francs. Concessionnaire : M. Borias, 4*-43, rue Nicole, à Paris ; la concession finira en 1922. Le concessionnaire a aussi le monopole du gaz.
- Auparavant, il n'y avait que des puits (i5 puits publics et environ 200 puits particuliers) qui subsistent encore.
- I- — Prise d’eau directe dans la Mayenne.
- 3. — Deux machines à vapeur de' i5 et de 25 chevaux, actionnant des pompes à piston plongeur et élevant l’eau à 4o et à 5o mètres dans deux réservoirs.
- 4. —Deux réservoirs de 500 mètres cubes chacun, en maçonnerie, situés lun à 10 mètres plus haut que l’autre.
- «*• — Réseau de distribution d’environ 9 000 mètres de développement ;
- 18 bornes-fontaines;
- 70 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 20 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 'I75 branchements de concessions particulières.
- 6* — Le volume élevé moyennement par jour est de 33o mètres cubes. La vdle paie une redevance annuelle de 3 4oo francs pour le service public, y compris 5i 85o mètres cubes de gaz par an pour l’éclairage public.
- Les concessions particulières sont au compteur, au prix unique de 0 fr. 3o le mètre cube.
- — L’eau n’est pas potable ; elle ne sert guère qu’au lavage; de nombreux puits donnent de l’eau pour la boisson.
- 3- Un égout aboutissant à la Mayenne.
- Ernée (5.297 h.) (5.722 p. m. a.)
- Las de distribution d’eau ; nombreux puits (12 puits publics.)
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Mayenne
- — 434 —
- Laval (29.751 h.) (24.874 p- m. a.)
- Eau de rivière, turbines hydrauliques et machines à gaz pauvre.
- En 1867, la ville a concédé pour 5o ans à M. Coiret (actuellement Mu° Coiret) la distribution d’eau de la Mayenne. L’élévation devait se faire par des turbines hydrauliques et le concessionnaire n’était pas responsable des chômages de ces turbines. Aussi, en 1894, la ville dut installer des machines à gaz pour parer à ces chômages.
- Dépense faite : environ 4tm 000 francs.
- 11 y a encore de nombreux puits (42 puits publics).
- 1. — Prise directe dans la Mayenne, dans la traversée de la ville, à l’aval de lavoirs et du débouché d’égouts.
- 2. — La ville avait établi primitivement un canal rempli de pierrailles et de charbon, qui devait servir de filtre : le concessionnaire devait pomper alternativement, suivant les indications de la ville, de l’eau filtrée par ce canal ou de l’ean brute, et les envoyer dans chacun des compartiments du réservoir. Le filtre était inefficace, il était envahi par les crues et a été abandonné.
- 3. — Deux turbines mues par une dérivation de la Mayenne et actionnant 4 pompes refoulent l’eau dans les réservoirs, à 5r mètres de hauteur.
- Pour suppléer aux turbines, des moteurs à gaz pauvre (de 1894), pouvant élever au moyen d’une pompe à piston plongeur double 260 mètres cubes par heure ; la force des moteurs est de 80 chevaux.
- 4. — Les réservoirs (deux compartiments) sont en maçonnerie et contiennent 3 180 mètres cubes ;
- 5. — Réseau de distribution en fonte, assez complet ;
- 20 bornes-fontaines et un jet d’eau ;
- 70 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 20 bouches d’arrosage des jardins publics ;
- (chaque bouche et borne-fontaine doit débiter 1 litre par seconde) ;
- concessions jparticulières assez nombreuses (on n’a pu nous en donner le nombre).
- 6. — Le concessionnaire doit élever 6 000 mètres cubes par jour. Il reçoit de la ville une subvention annuelle égale à la moitié de la différence entre le produit annuel des concessions et la somme de 69 000 francs ; si le rendement des concessions dépasse 69 000 francs, la ville touchera au contraire la moitié de l’excédent.
- Les concessions particulières sont au robinet libre ou au robinet de jauge. Au robinet libre, le prix est de 25 francs par ménage de 3 personnes, fi francs par personne en plus, 8 francs par cheval, 5 francs par voiture, 2 fr. 5o par are de cour et 10 francs par are de jardin. Au robinet de jauge, le prix est de 25 francs pour 1 hectolitre par jour, 45 francs pour 2 hecto litres par jour, i5 francs pour chaque hectolitre au-dessus des 2 premiers jusqu’à 10, puis 12 francs par hectolitre entre 10 et 20 par jour, enfin 10 francs par hectolitre au-dessus de 20.
- y • — L’eau n’est pas potable.
- La ville a conservé quelques fontaines alimentées par des sources, et d )
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- 435 —
- Mayenne
- beaucoup de puits dans les schistes carbonifères. Les puits des casernes sont alimentés par de petits tronçons de galeries rayonnant aux abords.
- 9. — Quelques égouts aboutissant à la Mayenne.
- Mayenne (10.020 h.) (7,005 p. m. a.)
- Double distribution : sources et eau de rivière élevée par machine
- à vapeur.
- L’amenée des sources est ancienne ; la distribution d’eau de rivière date de 1881.
- La ville a dépensé environ 425 000 francs pour ses eaux.
- Il y a encore de nombreux puits (12 puits publics et environ i5o puits particuliers).
- Régie directe : l’architecte-voyer de la ville, directeur du service.
- I. — Eau de sources.
- 1. —Plusieurs petites sources sortant du granit, à 1 kilomètre environ de la ville.
- Conduite d’adduction en fonte.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, l’un de 120 mètres cubes et l’autre de 5o mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution, y compris l’amenée, de 9 4°° mètres, en tuyaux de fonte ;
- 1 fontaine à jet continu ;
- 37 bornes-fontaines ;
- 80 concessions particulières.
- 6. — On ne dispose que de 100 à 200 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au compteur (Frager et Frost-Tavenet), au prix de lo francs pour le premier hectolitre par jour, 10 francs pour chaque hectolitre par jour de 2 à 5, 7 francs par hectolitre par jour de 5 à 10, 5 francs par hectolitre par jour au-dessus de 10. Minimum de perception de 20 francs.
- 7. — Pas d’analyse.
- II. — Eau de rivière.
- ^ • — Prise directe dans la Mayenne.
- 3. -— Machine à vapeur horizontale à 2 cylindres, actionnant directement 4 corps de pompe accouplés deux à deux. La force de la machine est de !9 chevaux, on peut élever 800 mètres cubes par jour dans le réservoir ; une nouvelle machine horizontale à un cylindre, système Corliss, à 4 distributeurs dune force de 35 chevaux, vient d’être installée.
- 4. - Réservoir de 800 mètres cubes, en maçonnerie et voûté.
- °. Réseau de distribution, y compris l’élévation, en tuyaux de fonte,
- e 11 200 mètres de développement ;
- 1 fontaine à jet continu ;
- i3 bornes-fontaines à jet intermittent;
- 73 bouches d’arrosage et d’incendie ;
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- Mayenne
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- i32 concessions particulières.
- 6. —On peut disposer de 800 mètres cubes d’eau de la Mayenne par jour.
- Les concessions sont au compteur, au prix de 12 francs pour le 1" hectolitre par jour, 8 francs par hectolitre de 2 à 5 hectolitres, 6 francs par hectolitre de 5 à 10 hectolitres, soit 74 francs pour 1 mètre cube par jour, 100 francs pour 1 me. 5, 120 francs pour 2 mètres cubes par jour, i5o francs pour 3 mètres cubes, et au delà 25 francs par mètre cube par jour. Ces concessions rapportent 7 837 francs.
- O. — Fosses fixes. Il y a deux égouts traversant la ville de l’est à l’ouest sur 2 100 mètres et se déversant dans la Mayenne.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Pré-en-Pail (2.746 b.) (1.097 P* m a0
- Une source (des schistes primaires) à 1 700 mètres de la ville est recueillie dans un bassin en ciment d’où part la conduite d’amenée ; cette conduite alimente directement 11 bornes-fontaines et quelques concessions. Débit insuffisant en sécheresse.
- En résumé, le département, occupé presque exclusivement par les schistes primaires et dans la partie nord par le granit, est pauvre en sources abondantes ; les sources y sont petites et très disséminées et l’alimentation des centres habités en eau potable est difficile.
- Ce département renferme :
- 4 communes ayant une distribution d'eau complète ;
- 2 communes ayant une distribution d’eau incomplète ;
- 111 communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes ;
- 169 communes ayant des puits et des citernes ;
- 3 villes ont un réseau d’égouts pluviaux.
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- Meurthe-et-Moselle
- DÉPARTEMENT DE MEURTIIE-ET-MOSELLE
- (4 arrondissements, 29 cantons, 598 communes, 517 5o8 habitants.) iÉaccarat (6,996 h.) (5.617 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- En 1878, la ville a amené les sources du ruisseau de Saint-Pierre, suivant projet dressé par le service des Ponts et Chaussées ; en 1888, on y ajoute les sources de la Moncelle, et en 1890, on a doublé la conduite entre la Ro-chotle et la ville. Dépense faite, 182 4oo francs.
- Régie directe.
- 1. — Sources de Saint-Pierre et de la Moncelle, naissant de deux vallons dans le grès vosgien, dans la forêt de Sainte-Barbe, à 7 270 mètres de Baccarat et à 3o ou 4<> mètres en contre-haut. Conduite en grès, de 0,20 de diamètre : elle est double depuis la Rochotte.
- 4. — Pas de réservoir de distribution ; la ville ferait bien d’en construire un pour régulariser la pression.
- 5. — Réseau de distribution en grès (la pression ne dépasse pas 20 mètres) ;
- 42 fontaines et bornes-fontaines, 1 bouche d’arrosage et 4 bouches d’incendie ; 3 urinoirs à effet d’eau ;
- 227 concessions particulières.
- 6. — Le débit disponible varie de p5o à 1 600 mètres cubes par jour.
- Les conceessions sont au robinet de jauge, au prix de 25 francs pour 1 litre à la minute. Elles-rapportent 7 075 francs par an.
- ^ — Degré hydrotimétrique total, 20 ; degré permanent, o° ; résidu fixe, •I7 ; chlore, 3 ; matières organiques (en oxygène), 1,9.
- On a trouvé 115 et 126 germes au centimètre cube ; eau pure.
- — La ville étudie l’adduction de la source du ruisseau des Grands Fins (grès vosgien), territoire de Thionville.
- R y a quelques égouts (8 tronçons de forme et sections variables) se Jetant dans la Meurthe et le canal des Moulins, iis reçoivent les matières fé-Cales d un assez grand nombre de maisons.
- Briey (2.63o b.) (2.277 P- m. a.)
- Eau de source filtrée, moteurs hydraulique et à gaz.
- Savait jusqu’en 1898 que des puits communaux (10) et 8 fontaines Pau>'rement alimentées par des drainages exécutés en 1854, à la base du cal-
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- Meurthe-et-Moselle
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- caire bathonien, sur uu plateau dominant la ville. En 1898, on a capté et élevé la source de Mance, suivant projet de MM. Eymar et Thiéry. Dépense faite, 170 000 francs, y compris les filtres.
- 1. — La source de Mance sort du bajocien et est due à une faille dite faille d’Avril. Elle débite 110 litres à la seconde, sur lesquels on en dérive 12.
- 2. — L’eau étant trouble par les pluies, on a établi en 1906 deux dégros-sisseurs Puech et 2 filtres à sable au-dessus du réservoir de distribution.
- 3. — L’eau est élevée de 65 mètres par 2 pompes mues par une turbine actionnée par les eaux du moulin de Dolhain (5 à 12 chevaux) : machines de la maison Meunier. On a ajouté récemment une machine à gaz Otto de 12 chevaux, actionnant une nouvelle pompe, capable d’élever 10 litres par seconde.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, en dessous des filtres, cubant 800 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution en fonte.
- 2 5 bornes-fontaines publiques ;
- 18 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 220 concessions particulières, dont 4-3 à robinet libre (18 hectolitres par an à forfait) et le reste au compteur à un prix de 0 fr. 4° à o fr. 3o le mètre cube.
- 6. — On consomme en moyenne 5oo mètres cubes par jour.
- 7. — Degré hvdrotimétrique, 220. Par les pluies le nombre des bactéries de la source est assez grand, mais il est réduit très fortement par le filtre.
- Dombasle (5.903 h.) (5.513 p. m. a.)
- Varangéville (2.546 h.) (2.270 p. m. a.)
- Sources et galeries captantes, adduction par la gravité.
- En 1868, Dombasle amène les eaux de la fontaiue de l’Orme (dépense 22 000 francs), auxquelles ont été ajoutées, en 1903, celles de la source de la Chèvre. En 1895, la Société Solvay capte les soui'ces et eaux souterraines du Haut du Rupt (dépense d’environ 25o 000 francs), dont 200 mètres cubes par jour sont garantis à la commune de Varangéville et le surplus est amène à Dombasle. La commune de Varangéville dépense de son côté 36 000 francs pour la distribution intérieure de ses 200 mètres cubes.
- Il n’y a plus de puits publics ni à Dombasle ni à Varangéville, mais encore d’assez nombreux puits particuliers. Enfin la Société Solvay amène de l’eau de Meurthe dans ses cités ouvrières comme eau de lavage, et en fiRre au sable (système Puech-Chabal), une partie pour l’eau de boisson de ces cités.
- Régie directe dans les deux communes.
- 1. — a) Sources de l'Orme et de la Chèvre (pour Dombasle et i/3 pour le village de Sommerviller.
- Cette source sort d’un banc de calcaire dolomitique situé à la base du keu-
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- per supérieur. Les tuyaux d’adduction sont en grès, puis en fonte en arrivant au village.
- b) Sources et eaux souterraines du Haut du Rupt (pour Dombasle et Varan-géville)
- Ces eaux sortent de la base du grès infraliasique (rhétien) et ont été captées par plusieurs tronçons de galeries souterraines établies sur le toit des marnes du keuper supérieur. Ces galeries sont en briques et ont une section intérieure de i mètre sur 1 m. 5o.
- Adduction en tuyaux de fonte de 0,200 de diamètre et 3 25o mètres de longueur.
- 4. — Pour Vai'angéville, réservoir de 200 mètres cubes en maçonnerie (eau du Ifaut-du-Rupt) ;
- Pour Dombasle, réservoir en tôle cylindrique de 125 mètres cubes (eau du Haut-du-Rupt) :
- Pour Dombasle, réservoir, également en tôle, de 3oo mètres cubes pour l’eau de Meurthe (eau de lavage).
- 5. — A Dombasle, il y a i° pour l’eau de l’Orme et delà Chèvre : 24 fontaines à jet continu, 11 bornes-fontaines et2 concessions anciennes;
- 20 Pour l’eau du Haut-du-Rupt : 3 bornes-fontaines communales, en dehors des installations réservées aux cités ouvrières et usines Solvay ;
- 3° Pour l’eau de Meurthe (eau de lavage) : 4 bornes-fontaines communales à jet continu, en dehors des installations des cités et usines Solvay.
- A Yarangéville, il y a 4 fontaines à jet continu, 17 bornes-fontaines et 5o concessions.
- 6. — Dombasle a, en moyenne, i4o mètres cubes par jour d’eau des sources de l’Orme et de la Chèvre et 180 mètres cubes d’eau du Haut-du-Rupt (en basses eaux, cette dernière tombe à 20 mètres cubes).
- Varangéville a 200 mètres cubes par jour d’eau du Haut-du-Rupt.
- On ne donne pas de concessions à Dombasle. A Yarangéville, les concessionnaires paient 0 fr. 20 le mètre cube.
- — a) Fontaine de l'Orme.
- Degré hydrotimétrique, 33°4 ; degré permanent, 23°7 ; résidu fixe, 453 ; OaO, i30 ; MgO, 57,2 ; SO3, 17 ; chlore, 7 ; alcalis (en chlorure), 89,1 ; matières organiques, 5 ; ammoniaque et nitrates, traces.
- On trouve 86 germes au centimètre cube.
- b) Eau du Haut-du-Rupt.
- Degré hydrotimétrique, 33° à 38° ; degré permanent, i4 à 16° ; résidu ^e, 38o à 43o ; CaO, 147 ; MgO, 48 ; SO3, 18 à 29 ; chlore, 10.
- On a trouvé de 72 à 428 germes au centimètre cube dans les diverses sources. Eau très bonne.
- '— On a établi en 1902, à Dombasle, 4^<> mètres d’égouts en tuyaux Ovoïdes en béton de ciment : sections, 0,60 sur 1,10 et o,4o sur o,6o.
- -^Yarangéville, pas d’égouts; mais on a couvert le ruisseau dans la traverse Svir 4a<) mètres de long.
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- J œuf (".335 h.) (2.976 p. m. a.)
- Puits filtrant et captant, machines électriques.
- Le village de Jœuf n’avait que des puits (3 puits communaux) et des citernes, mais en 1882, la Société de Wendel fit une distribution d’eau à ses cités de Génibois ; en 1902, une convention est passée entre cette Société et la commune pour l’extension de cette distribution au chef-lieu communal et à l’agglomération de Franchepré. Les travaux ont été terminés en 1902 et ont coûté environ i5o 000 francs. La commune paie 5 000 francs par an pour un cube de 600 mètres cubes par jour avec une plus-value de deux centimes par mètre cube. La consommation est évaluée par un compteur au départ.
- La Société de Wendel, maître de forges, concessionnaire.
- I. — L’eau est prise dans un puits foré dans la vallée de l’Orne, à proximité de la rivière, et alimenté en partie par les filtrations de la rivière et en partie par les nappes des coteaux (base du calcaire bajocien).
- 3. — Deux pompes mues électriquement (la force électrique est fournie par les aciéries de Wendel), élèvent l’eau à 4<> mètres de hauteur dans le réservoir. Elles élèvent 7 litres par seconde pour la commune et 5,5 litres pour les cités ouvrières, en tout 1 080 mètres cubes par jour.
- 4. — Réservoir de 900 mètres cubes, en maçonnerie.
- o. — Réseau de distribution en fonte dans les agglomérations de Jœuf, Génibois et Franchepré ;
- 48 bornes-fontaines et 12 bouches d’arrosage.
- Il y a déjà une centaine de concessions.
- 6. — Débit disponible : 1 080 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont données au prix de 20 francs par an pour 80 mètres cubes, au compteur Étoile, et le surplus à raison de o fr. 20 le mètre cube.
- 7. — L’eau a été trouvée bonne.
- 9. — Un réseau d’égouts est demandé. L’étude sera faite en 1908.
- Ilomécourt (5.137 h.) (4.44° p. m. a.)
- Puits profond, moteur électrique.
- En 1 900, convention avec la Société Métallurgique de Vezin-Aulnoye (aujourd’hui Aciérie de la Marine) : dépense, i55 000 francs.
- 1. — Grand puits creusé dans le coteau Est de la vallée de l’Orne (calcaire bajocien).
- 3. — Pompe horizontale à piston plongeur (maison Meunier) et une pompe centrifuge mues électriquement (courant alternatif triphasé à 5oo volts et 5o périodes). Elles élèvent ensemble 1 128 mètres cubes en 16 heures, a 67 mètres de hauteur.
- 4. — Réservoir de 750 mètres cubes.
- 5. — Réservoir en fonte.
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- 12 bornes-fontaines publiques dans le bourg et 88 dans l’usine et les cités
- ouvrières.
- g. .— Les concessions particulières, toutes au compteur, paient 20 francs pour 60 mètres cubes par an, puis 0 fr. 3o et 0 fr. 25 le mètre cube.
- Longwy (9-911 h.) (8.523 p. m. a.)
- Pas de distribution d'eau, projet à l’étude.
- i° L’agglomération de Longwy-Haut a un puits public d’environ 60 mètres de profondeur, situé au milieu de la place, et muni d’une pompe à vapeur fonctionnant d’une manière intermittente. Les casernes ont aussi 3 puits semblables, dont un est également muni d’une pompe à vapeur. On a trouvé dans ces puits de 35o à 1 000 germes par centimètre cube ; l’eau du puits communal a 23°8 degrés hydrotimétriques ; i35,2 de CaO ; 1.4 de MgO ; 1,2 de SO3 et.6,1 de chlore.
- 20 L’agglomération de LongAvy-Bas a depuis 1886 une fontaine à jet continu (avec lavoir) provenant d’une source voisine, amenée par une conduite en poterie et débitant 100 litres à la minute. L’eau paraît bonne ; 80 germes au centimètre cube.
- 3° L’agglomération de Gouraincourt a une source utilisée sur place et débitant 10 litres à la minute.
- 8-— La ville de Longwy a adopté un [projet, dressé par M. Lemoine, pour 1 adduction, [l’élévation et la distribution des sources de la Moulaine. Ces sources [ naissent à la base du bajocien, dans une vallée très étroite, à 8 5oo [mèti'es de Longwy-Bas. L’élévation pour Longwy-Haut serait de 1 oo mètres environ, [soit une force de 3o à 4° chevaux; on a traité avec 1 usine électrique du tramway [pour produire cette force. On compte dériver 20 litres par seconde. La dépense paraît devoir atteindre 600 000 francs y compris un réseau d’égouts. Les travaux viennent d’être mis en adjudication
- au commencement de 1908.
- — Longwy-Haut a un tronçon d’égouts pour les eaux pluviales et ménagères qu’il va déverser dans les fossés des fortifications, mais le Conseil
- JM , y
- nygiene en a demandé la suppression. On projette, en même temps que les nouvelles eaux, d’établir un réseau de nouveaux égouts : dépense d’une centaine de mille francs. Ce réseau ira se déverser dans la Chiers sans traitement Préalable, la ville n’ayant pas les ressources nécessaires pour le moment. On attend d un jour à l’autre l’approbation du projet pour ensuite l’exécuter sans délai. La ville a obtenu 80 000 francs [sur les fonds du pari mutuel.
- Lunéville (2 4.266 h.) (19.199 p. m. a.) environ 1.750 maisons.
- Double distribution : eau de drainages [gravité), et eau de rivière [turbines hydrauliques et machine à vapeur)
- Ri
- ^usqu en 1866 on n’avait que les eaux des sources et drainages dits des auois, des Mossus et de Ménil; on avait ainsi 12 fontaines donnant de 100
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- à 35o mètres cubes par jour. En 1866 on exécuta le drainage de la forêt de Mondon (alluvions) suivant le projet de M. Renard. On n’obtint guère que deux litres par seconde. En 1888 on améliora les drainages des Mossus (qui datent de i835).
- Enfin en 1879 et 1880, suivant projet de M. Bauer, on exécuta les travaux d’adduction, élévation et distribution des eaux de Meurthe : la dépense a été d’environ 45o 000 francs.
- Régie directe : M. Jacquot, directeur du service.
- i° Eaux de sources et de drainages
- 1. — Ces eaux naissent toutes dans les alluvions déposées sur les marnes irisées, entre les rivières de Meurthe et de Yesouze.
- a) Les drainages des Rianois sont situés à l’ouest de Chanteheux, vers l’extrémité du champ de manœuvre ; ce sont des pierrées d’une quarantaine de mètres de longueur,'(avec 0,60 X 0,80) établies à 4 mètres de profondeur en rayonnant autour de cinq bouges collecteurs. Les casernes possèdent aussi deux bouges analogues, avec pierrées correspondantes. La nappe captée est peu profonde mais recouverte d’une couche d’argile de 0 m. 60 à 1 m. 35 d’épaisseur qui la protège en partie.
- b) Les drainages des Mossus sont situés entre la ferme de ce nom et la ligne de Strasbourg, à 1 kilomètre à l’est de la ville. Il y a un drain dallé de o m. 25 de largeur sur 0 m. 3o de haut, d’une longueur de 34o mètres établi à une profondeur de 2 mètres à 2 m. 5o et un bouge captant de 3 m 3o de côté, sans radier (ce bouge a été refait à neuf en 1904). Les eaux des deux captages aboutissent par des conduites de fonte à un réservoir de 4o mètres de long, 2 mètres de large, et 2 m. de haut, lequel n’a pas de radier et est également captant. Ici aussi les graviers aquifères sont surmontés et protégés par une couche d’argile d’environ 1 m. 5o d’épaisseur.
- c) La forêt de Mondon commence à 5 kilomètres à l’est de Lunéville : on y trouve un manteau de terre végétale avec argile peu perméable sur 0 m. 60 à 0 m. 70 d’épaisseur, puis une couche de 4 m. 80 de graviers aquifères, une couche argileuse imperméable et une seconde couche de graviers aquifères reposant sur les marnes du keuper. C’est la nappe la plus superficielle qui a été drainée par deux drains collecteurs, l’un de 1 170 mètres et l’autre de 3 5oo mètres de long, tous deux en tuyaux de béton de ciment de 0 m. 3o de diamètre intérieur munis de barbacanes et posés à 5m. 5o de profondeur moyenne. La galerie principale comporte 12 regards de visite. Elle se prolonge sur 82 m. 5<> par un drain dallé de 0 m. 80 de hauteur, puis jusqu a la jonction avec le drain de 35o mètres par une galerie maçonnée de forme ovoïde, de o m. 80 de largeur maximum sur 1 m. 25 de hauteur, avec barbacanes dans les piédroits. De la jonction, part une galerie maçonnée du même type que ci-dessus, mais sans barbacanes (elle n’est plus captante). Sur 494 mètres de long, jusqu’au bouge de Belle-Vue, d’où part la conduite en fonte de 0 m. 20.
- Un projet a été dressé pour remplacer sur 806 mètres le drain en béton par une galerie de o m. 70 de large, sur 1 m. o5 de hauteur.
- d) L’eau dite de Ménil qui naît dans un bouge situé partie sous les depon
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- dances de la gare, partie sous le trottoir de la rue des Bénédictins est partagée entre la ville, (pour i/4) et des particuliers; elle alimente seulement une j^j.jje-fontaine publique, faubourg de Ménil.
- Conduites d’adduction et de distribution en fonte : celles des Mossus et de Mondon s’abouchent place Léopold et leur produit se mélange ensuite. Ces deux réseaux réunis comprennent 10260 mètres de tuyaux de 0 m. 20 à 0 m. 08 ; celui des Rianois a 2 83o mètres en tuyaux de 0 m. 10 et 0 m. 08.
- 2. — On a interdit l’épandage des engrais humains dans un certain périmètre aux abords des drains et la ville a décidé en 1906, l’établissement d'un périmètre de protection autour des captages des Mossus et des Rianois.
- 5. — Le réseau des Rianois est distinct et dessert une fontaine à jet continu et 6 bornes-fontaines (débit environ 100 litres à la minute) ; le réseau des Mossus et de Mondon alimente 26 bornes-fontaines, ainsi que les établissements publics ; le débit descend à 160 litres à la minute en basses eaux. Pas de concessions particulières.
- 7. Eau des Rianois. — Degré hydrotimétrique 6°5 ; degré permanent 3°7 ; résidu fixe 78; CaO, 3i,3; MgO, 3. On n’y trouve que de 5o à 36o germes au centimètre cube.
- Eau des Mossus.. — Le nombre des germes a varié de 5o à 9 35o, avec du colibacille; l’eau se trouble par les pluies.
- Eau de Mondon.— Degré hydrotimétrique de 4° à 12°; résidu fixe de 3 7 à 162. Le nombre des germes a varié de 5o à 1 3oo ; parfois du colibacille ; l’eau se trouble par les pluies.
- Depuis fin 1901, les eaux sont analysées tous les mois par M. Macé, directeur de l’Institut sérothérapique de l'Est.
- 8. — La ville a étudié un projet d’adduction des sources de la vallée de la Plaine (grès vosgien) : la dépense serait de près de 5 millions et on y renonce pour filtrer ou stériliser l’eau de source et l’eau de Meurthe.
- 20 Eau de Meurthe.
- 1- — La prise a été établie à 1 kilomètre au sud et à l’amont de la ville, sur la rive droite de la Meurthe, au moyen d’une galerie filtrante de 107 mètres de longueur suivant parallèlement la courbe concave de la rivière à envi-r°n 20 mètres de la berge. La galerie a 1 m. 5o de hauteur sous voûte et 0 m. 60 de largeur intérieure ; le piédroit opposé à la Meurthe est en maçon-nene> avec 0 m. 70 d’épaisseur, et descendu jusque sur la marne ; l’autre piédroit est en pierres sèches avec o m. 80 d’épaisseur et arrêté en plein gravier à 1 m. 5o en-dessous de l’étiage, au niveau du fond de la galerie ; il 11J a pas de radier.
- •Mais le débit de la galerie ayant très fortement diminué, on a établi, vers ^9°, un fossé de 4 mètres en gueule reliant deux points de la courbe de la urttie et passant à 2 mètres seulement du piédroit débitant ; il n'y a pour ainsi dire plus de filtration. De plus, en temps de crue, tout est submergé.
- Deux turbines de 10 chevaux utiles chacune, (maison Meunier) données par une chute sur dérivation de la Meurthe (avec barrage à fer-*^ettes mobiles) ont été installées au début pour faire mouvoir par engrenages acune une pompe Girard horizontale à double effet capable d’élever 3o litres
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- par seconde à 25 mètres de hauteur. Ces deux turbines ont été remplacées en igo4 par deux nouvelles, système Royer-Jolv. d’Epinal, de la force de -5 c}le vaux effectifs, pouvant élever 7 000 mètres cubes par jour. En 1895 0n a ajouté une machine à vapeur de secours (construction Mazeran et Sabrou) de 80 chevaux et une troisième pompe pouvant élever 31 1. 5 par seconde.
- Conduite de refoulement en fonte de o m. 3o, de 1 J6o mètres de longueur (cette conduite est doublée à la traversée de la ligne de Paris à Strasbourg en siphon).
- 4. — Réservoir de 2400 mètres cubes, en ville, rue de l’Est. Il est en maçonnerie, surélevé sur un étage de voûtes et voûté lui-même. Son niveau est à 14 mètres au-dessus des points les plus hauts à desservir.
- 5. — Réseau de distribution en fcfhte, d’un développement de 22 255 mètres en tuyaux de o m. 3oo à o, 060 ;
- 70 bornes-fontaines (qu’on laisse à écoulement continu l’hiver).
- 170 bopches d’arrosage et d’incendie; et une prise spéciale d’incendie de 0,100.
- 18 urinoirs publics à effet d’eau ;
- I 100 concessions particulières.
- II y a un assez grand nombre de filtres Chamberland chez les particuliers.
- O. — On consomme en moyenne 6000 mètres cubes par jour.
- Les concessions particulières sont au compteur (Frager, Kennedy, etc.) au prix de 25 francs pour 25o mètres cubes par an; le surplus est payé 0 fr. 10 le mètre cube jusqu’à 1 800 mètres cubes, 0,08 de 1 800 à 3 600 mètres cubes et o,o5 au-dessus. Ces concessions rapportent annuellement 38 36o francs, plus 3 385 francs payés par le service militaire (à raison de 0 fr. o3 le mètre cube.)
- K. — Degré hydrotimétrique, 5° ; CaCO3, 4i ; CaSO'% 12; MgCO3, 16’> KaCl, 3 ; sels de fer 15.
- La teneur en bactéries a été trouvée en 1896 et en 1897, de 1 4°° ^
- 3 5oo germes au centimètre cube, avec du colibacille, mais ces nombres augmentent beaucoup en temps de crue. L’eau est impropre à la boisson, sans filtration.
- 8. — La ville étudie en ce moment comparativement la filtration et la stérilisation par l’ozone de ses eaux de sources et de l’eau de Meurthe, préalablement clarifiée, pour les mélanger ensuite en une seule distribution. Dune part, MM. Puech, Chabal ont présenté un projet de filtres à sable, partie submergés, partie non submergés ; d’autre part la Compagnie générale de 1 Ozone a fait aussi des propositions. La dépense sera comprise entre 3oo et 4o°000 francs.
- 4L— Il subsiste encore 2940 mètres d’anciens égouts rectangulaires, en
- assez mauvais état, mais on a créé suivant le projet de M. Bauer, dressé 1ers 1880, une longueur 16 km. 781 de nouveaux égouts, la plupart ovoïdes en maçonnerie (sections 1,20/1,95 — 0,90/1,40 — 0,80/1,25 et 0,70/1,00) oU en béton de ciment (circulaire) de 0,80 à o,4o.
- Le tout à l’égout n’est appliqué que partiellement et près de 700 maisons, doivent encore avoir des fosses fixes étanches.
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- J es égouts se déversent dans la Vesouze et dans la Meurthe à l’aval et dans la traversée de la ville. On étudie le remaniement du réseau d’égouts, la création d’un émissaire général et l’épuration des eaux d’égouts avant déversement dans la Meurthe. La dépense paraît devoir s’élever à 700 000 francs.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours et servent à l’agriculture ; un arrêté a rendu les boîtes obligatoires.
- i\ailCJr (110.570 b.) (98.302 p. m. a.) environ 9.000 maisons
- Double distribution : eau de nappes souterraines et eau de source filtrée, amenées par la gravité, et eau de rivière captée par galerie filtrante et élevée par machines hydrauliques et électriques.
- Historique. — I. Puits. Les puits sont faciles à creuser (de 4 à 18 mètres de profondeur) dans les alluvions qui surmontent les marnes du supralias, et autrefois presque chaque maison avait son puits. Il en subsiste environ 3 000, mais beaucoup ne servent plus pour la boisson.
- II. Anciennes eaux de sources
- Au xvme siècle, les ducs de Lorraine amenèrent les sources du vallon de Boudonville (tuyaux en bois) et en 1868 deux tronçons de galeries captantes (sous les sentiers de la Culotte et des Sifflets), améliorèrent leur captation. Mais en 1892, les eaux profondes furent détournées par suite des travaux d’exploitation de mines, et le surplus dut être abandonné comme pollué par les habitations voisines ; une convention provisoire entre la ville et la société minière permit alors d’aller capter artificiellement l’eau de la nappe souterraine et c’est cette eau qui est distribuée actuellement dans une partie de la fille.
- Les sources de Laxou, amenées également au xviiP siècle, ont été abandonnées au village de Laxou ; leur débit avait également diminué par suite des exploitations minières, et leur pureté est menacée par les habitations voisines.
- Ln i853, la ville acquit les sources du moulin de l’Asnée, et les amena P^r des tuyaux Chameroy ; en 1895, on créa spécialement pour ces eaux le réservoir de Santifontaine. Mais comme ces eaux qui naissent en contrebas |ju village de Villers ont été trouvées plusieurs fois contaminées, on les filtre Puis 1904 par double filtration, dans un réservoir de 5oo mètres carrés de surface. (Projet et travaux de MM. Puech-Cbabal.
- n la ville amena les eaux du Montet et de Vandoeuvre, qui ne Pouvaient guère alimenter que 6 bornes-fontaines ; celles des bouges de d0°lte, ^Pra^e Reclus) étant parfois contaminées sont aujourd’hui aban-nnees e! cédées à un particulier. Celles des bouges de gauche sont réunies u* eaux de Haye.
- vill ^ 1^l,un particulier M. Thiéry, fit des drainages aux environs de la j * &U ^0n_^°*n e*' ù Brichambeau, et constitua deux groupes de 44 et de Propriétaires qui se partagent ces eaux.
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- Les dépenses faites pour les anciennes eaux de sources peuvent être évaluées à un million, plus 25ooo francs pour le filtre des eaux del’Asnée.
- III. Eau dite de Moselle.
- De 1875 à 1879, la ville établit, suivant le projet de M. Bauer, la galerie filtrante de Messein, le long de la Moselle, l’élévation et la distribution de cette eau. La galerie fut prolongée de 200 mètres en 1892, puis encore de 20 mètres en 1899 ; en même temps on a établi l’aqueduc débitant d’arrière, sur une moitié de la longueur.
- En 1902, on met au concours l’établissement de trois pompes mues par l'électricité, pour remplacer ou renforcer les machines de Messein, et en 1903 la société « l’Eclairage Electrique » de Paris, les établit. En 1907 on commence l’aqueduc débitant d’arrière sur la seconde moitié de la galerie filtrante.
- Pour la distribution, la ville se développant, en montant sur les coteaux, on a établi en 1904 une pompe de relai sur le réservoir de Boudonville, et deux autres à §aint-Anne, pour élever de l’eau à 110 mètres de hauteur dans un réservoir situé à Beauregard au point culminant. Enfin en 1907, on construit, près du réservoir de Saint Charles, un réservoir sur tour, avec pompes élévatoires, pour desservir les quartiers neuf de Blandan, du Montet etc., et les casernes.
- On commence également en 1907, la construction d’un second aqueduc d’amenée, entre Messein et Nancy.
- La dépense^ faite jusqu’à ce jour est d’environ 54ooooo francs ; celle qui vient d’être engagée en 1908, pour le doublement de l’aqueduc atteindra environ 1 500 000 francs.
- IY. Nouvelles eaux de sources (ou plutôt de nappes souterraines)
- En 1898, la ville décide de recourir pour l’eau de boisson aux eaux souterraines de la forêt de Haye, suivant projet de M. lmbeaux.
- Les travaux dirigés par MM. Imbeaux et Villain ont été exécutés de 1898 à 1904, pour la partie sud-est de la forêt, ont coûté environ 1 5ooooo francs pour la captation et 4ooooo francs pour l’achèvement du réseau de distribution en ville.
- Régie directe : MM. le Dr Imbeaux, Ingénieur en chef des Ponts et Chaus sées, directeur du service ; Thiéry, sous-directeur ; Rouchu, conducteur du service des eaux.
- i° Eau de boisson
- 1. — a) L’eau de Boudonville provient de la nappe souterraine de la base du calcaire baiocien, au-dessus du minerai de fer de la concession dite Boudonville, sur le versant nord du vallon de ce nom; la nappe es une profondeur de 60 à 80 mètres sous le plateau, et se trouve en cet en droit au-dessus des marnes micacées, de 5 mètres d’épaisseur, qul sur montent la formation ferrugineuse. L’eau est captée par 3 montages galeries très fortement inclinées, traversant les marnes micacées de ^aS
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- haut; elle est conduite ensuite depuis le dessus du minerai jusqu’au réservoir Boudonville, par des tuyaux en fonte de o m. 3oo empruntant l’ancienne galerie.
- b) Les eaux de l’Asnée proviennent de sources et de drainages peu profonds pratiqués dans le domaine de Montjoie, en contrebas et au nord du village de Yillers; c’est un épanchement de la nappe de la base du bajocien, mais l’eau pouvant se contaminer, soit dans son passage sous le village et au voisinage de la surface, on la filtre deux fois dans le réservoir de Santifontaine divisé en deux préfiltres et quatre filtres fins de chacun 95 mètres carrés de surface. La vitesse de filtration varie suivant le débit de la source et peut atteindre 3 mètres par jour, mais reste bien souvent inférieure. La sortie des filtres est munie d’appareils Didelon.
- e) Les eaux de Haye sont captées à grande profondeur, par une galerie vi-sitable, partant à l’ouest du village de Yillers, et mesurant 5 200 mètres de longueur jusqu’à un puits dits de la Vierge, près de la vallée de la Moselle. Elles sont retenues sur le trajet par deux serrements, avec portes en fonte, capables d’emmagasiner l’eau à l’amont, dans les fissures du terrain. La galerie est établie aux environs de la limite entre le toit des marnes supraliasi-ques et la base du minerai de fer ; des montages y font descendre l’eau contenue généralement dans la couche moyenne. La galerie a une section intérieure mesurant 1 mètre de large, 1 m. 80 de haut, avec, à la base, une cuvette de ô m. 25 à 0 m. 3o de hauteur.
- A l’œil de la galerie, à Yillers, est établi un réservoir en maçonnerie de 1000 mètres cubes d’eau, d’où part un tuyau d’adduction en fonte de 0 m. 45, sur 4 kilomètres de longueur, aboutissant au réservoir de Bouf-flers.
- d) Les eaux du Montet-Yandœuvre viennent d’une galerie captante de 280 mètres de longueur, sous les éboulis de la côte du Montet (au pied de la falaise du bajacien). Adduction en tuyaux de fonte jusqu’au réseau de Haye.
- d) L’eau de la Malgrange et l’eau de Nabécor proviennent de drainages peu profonds dans des lambeaux d’alluvions, et sont amenées au faubourg
- Saint-Pierre.
- — Filtration au sable des eaux de l’Asnée, comme il a été dit ci-des-sus.
- 4— d) Réservoir de Boudonville : capacité 1 000 mètres cubes, niveau de feau à la cote 223 m. 60. Il est en maçonnerie, avec piliers et voûtes ^ arêtes, entièrement enterré.
- &) Réservoir de Boufflers : capacité 1 000 mètres cubes ; niveau de l’eau à fa cote 276,80. Même construction que le précédent. c) Réservoir de la Malgrange : 60 mètres cubes de capacité.
- — Le réseau de distribution actuel des eaux de sources est entièrement en f°nte, et comporte un développement de 45 kilomètres.
- a) Le réseau de Boudonville se développe dans les parties nord et est de la VlUe et alimente 84 bornes-fontaines et 56 concessions particulières ;
- Le réseau de la Forêt de Haye, de l’Asnée et du Montet-Yandœuvre, naente le quartier compris entre la rue Saint-Dizier et le chemin de fer et
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- toute la région à l’ouest du chemin de fer, et au sud du faubourg Stanislas avec 86 bornes-fontaines et 56 concessions particulières ;
- c) Le réseau de la Malgrange-Nabécor alimente 5 bornes-fontaines et 4 concessions particulières (faubourg Saint-Pierre), en se réunissant à l’extrémité du réseau de Boudouville.
- d) L’eau Thiéry (Bon Coin et Brichambeau) dessert 235 propriétaires intéressés.
- 6. — a) Le débit des eaux de Boudon ville varie de 2 820 litres en eaux abondantes, à 320 litres en basses eaux par minute.
- b) Le débit des eaux de l’Asnée varie de 1 800 litres en eaux abondantes, à 175 litres en basses eaux par minute.
- c) Le débit des eaux de Haye varie de 3 000 à 1 000 litres à la minute tant que les serrements ne sont pas épuisés ; après, si la sécheresse persiste.il descend aux environs de 5oo litres.
- d) Le débit des eaux du Montet-Vandœuvre varie de 1600 litres en eaux abondantes, à 67 litres en basses eaux par minute.
- e) Le débit des eaux de la Malgrange-Nabécor varie de 60 litres en eaux abondantes, à 35 litres en basses eaux par minute.
- f) Le débit des eaux Thiéry est en moyenne de 450 litres à la minute.
- Toutes les concessions particulières résultent d'acquisitions anciennes ; la
- Ville ne donne pas actuellement de concessions de ces eaux.
- 1. — Les eaux de Boudonville, de l’Asnée, de Haye et du Montet ont une composition chimique très semblable : degré hydrotimétrique, 20 à 220 ; degré permanent; 6°; résidu fixe, 240 ; CaO, 120 à i3o ; MgO, 4^7 ; SO3 4i chlore, 2 à 9.
- L’eau de Haye et l’eau de Boudonville sont à peu près aseptiques (généralement moins de 10 germes au centimètre cube).
- L’eau de l’Asnée brute a un nombre de germes variant de 3o à 4()0 au centimètre cube et contient parfois du colibacille ; l’eau filtrée contient moins de 10 germes au centimètre cube et plus de colibacille.
- L’eau du Montet a donné de 36 à 1 i52 germes au centimètre cube, rarement du colibacille.
- L’eau de la Malgrange et celle du Bon-Coin ont une composition assez semblable : degré hydrotimétrique, 16 à 20° ; résidu fixe, i65 à 19a ; CaO, 76 à 80 ; MgO, 11 à 14 » SO3, 29 à 41 ; chlore 20.
- L’eau de Brichambeau est assez variable : degré hydrotimétrique, iG° ; résidu fixe, 625 ; CaO, 262 ; MgO, 21, 3 ; SO3, 187 ; chlore, 38.
- L’eau de la Malgrange a moins de i5o germes au centimètre cube; celle du Bon-Coin était bonne autrefois, mais on a bâti sur son périmètre. Quant à l’eau de Brichambeau, on y a trouvé jusqu’à 7 680 bactéries au centimètre cube et souvent du colibacille.
- Un contrôle bactériologique régulier de toutes les eaux, fonctionne de-puis 1896 ; les analyses sont faites tous les i5 jours et plus souvent en cas de doute (celles du filtre de l’Asnée, 3 fois par semaine), par M. le Professeur Macé, directeur de l’Institut sérothérapique de l’Est. Les eaux trouvées mauvaises ou suspectes sont mises momentanément hors de service.
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- 8.-L 'alimentation en eau de boisson doit être complétée par l’exécution d’un nouveau projet, qui consisterait à pratiquer des forages dans la partie delà forêt de Haye, située au nord de la route de Toul. L’eau serait extraite des forages et relevée mécaniquement pour arriver, après avoir franchi la crête au réservoir de Boufflers. La solution est subordonnée à l’entente avec les sociétés minières intéressées, qui feraient une partie des travaux, et reprendraient la libre disposition des minerais intéressant les eaux de Boudon-ville. Les études sur place viennent de commencer par l’exécution (1908) de 2 premiers forages.
- 20 Eau dite de Moselle.
- 1. — Galerie filtrante de 610 mètres de longueur utile, parallèle à la rive droite de la Moselle à Messein, et à 25 ou -30 mètres de la berge. Elle est entièrement dans les graviers d’alluvion ; le radier (en moellons à sec) est à la cote moyenne 220, i5, soit à 4 m. 5o en contre-bas du niveau naturel de la prairie, et à 3 m. 55 en contre-bas du plan d’eau maintenu artificiellement à la rivière par un barrage à aiguilles. Outre le radier, la galerie est filtrante par ses deux parois, au moyen de trois rangées de barbacanes (tuyaux de poterie dans la maçonnerie) dont la plus élevée est à 0 m. 85 au-dessus du fond.
- L’ouvrage est en maçonnerie, de forme ovoïde, avec 2 m. 35 de hauteur et 1 m. 60 de plus grande largeur ; l’épaisseur varie de 0 m. 3o à la voûte, à <> m. 45 à la base des piédroits.
- L’eau ne venait que par la paroi du côté de la rivière, et, les coteaux étant imperméables (marnes basiques), elle provient exclusivement de la Moselle. Pour augmenter le débit et faire fonctionner la paroi d’arrière, on amène leau de la rivière dans un aqueduc débitant de 46o mètres de longueur, en deux tronçons, construit en béton avec deux rangées de barbacanes, parallèle à la galerie, distant d’elle de 21 à 23 mètres au delà de la face arrière et en Wntre-haut ; pour assurer une bonne filtration, l’eau est d’abord dégrossie en passant dans deux compartiments en gravier, puis on a rapporté, contre la Paroi de l’aqueduc débitant, une tranche de sable fin de 2 mètres de largeur, débit a été notablement augmenté, mais le sable s’encrasse vite et doit
- être renouvelé.
- — Filtration naturelle dans le gravier, et pour partie dégrossissage, et Passage au travers de la tranche de sable fin ci-dessus indiquée.
- a) A Messein (réseau ordinaire). — L’eau est aspirée de 6 mètres et refou-^ee de 15 mètres : i° par les trois roues hydrauliques (roues-turbines à axe ri*°ntal) de l’Usine de Messein. Ces roues sont actionnées par une chute de metres. d’une dérivation de la Moselle, laquelle actionne aussi trois autres 0lJes semblables pour l’alimentation d’une branche du canal de l’Est ; l’usine ,at est accolée à celle de la Ville et la direction des deux usines est confiée lngénieurs de l’Etat (navigation). Chaque roue fait mouvoir directement ^atre Pornpes Girard horizontales, à double effet, pistons plongeurs et clapets ess°its extérieurs ; il y a quatre réservoirs d’air. La force totale maxima An
- miaire des Distributions d’eau. 2 9
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- de l’Usine est de 173 chevaux en eau montée, mais les trois roues marchant à douze tours ne peuvent guère élever ensemble que 36 000 mètres cubes pat jour. La conduite de refoulement est en tuyaux de fonte de 0 m. 80, avec seulement 200 mètres de longueur ; elle aboutit au point culminant du bois de Grève (cote 241) dans l’aqueduc d’amenée.
- 20 par trois pompes électriques centrifuges Maginot, mues par le courant emprunté aux aciéries de Neuves-Maisons (machines à gaz pauvre), transporté à 3 000 volts et transformés à 200 avant d’arriver aux réceptrices. Chaque pompe accouplée directement au moteur et tournant à la même vitesse (980 tours à la minute) peut élever 16000 mètres cubes par jour, dans l’aqueduc : le refoulement des pompes électriques à l’origine de l’aqueduc se fait par une nouvelle conduite également de 0 m. 80.
- b) A Nancy (réseau relevé). — Sous la cuve en ciment armé du réservoir de Saint-Charles, deux pompes centrifuges Maginot (Société l’Eclairage électrique), actionnées soit par le courant du secteur urbain, soit par une machine à vapeur Weyher et Richemont de 100 chevaux (avec deux chaudières Niclausse). Chaque pompe peut refouler 70 litres par seconde (6000 mètres cubes par jour) à 35 mètres dehauteur.
- c) A Nancy (réseau surélevé). —Deux petites usines élévatoires, l’une à Sainte-Anne, comprenant deux pompes à piston Thirion, actionnées électriquement, l’autre sur le réservoir de Boudonville comprenant une pompe semblable. Chaque pompe peut élever 7 litres par seconde (600 mètres cubes par jour), et refoule dans le réservoir de Beauregard par deux conduites en fonte de 0 m. i5o : une des pompes de Sainte-Anne peut refouler à volonté dans le réservoir qui alimente Basile d’aliénés de Maréville, asile qui reçoit 200 mètres cubes par jour d’eau de Moselle (et 5o mètres cubes d’eau de la Forêt de Haye),
- Le courant électrique pour les usines du réseau relevé et surélevé est paye 0 fr. 12 le kilowatt.
- L’aqueduc d’amenée, entre Messcin et le réservoir de Saint-Charles, a i3 kilomètres de longueur, et une pente uniforme d’environ 0 m. 20 par kilomètre : il est en maçonnerie, de forme ovoïde, avec une section interieuie de 1 m. 4o de hauteur maxima sur 1 mètre de plus grande largeur. Il aboutit au réservoir de Saint-Charles, à la cote 238,71. On est en train de le do'> hier en y accolant un second aqueduc semblable.
- 4. — a) Réseau ordinaire. — i° Réservoir d’arrivée, dit de Saint-Charles’ en maçonnerie, couvert partie en voûtes d’arêtes, partie en voûtes à arc, avec murs élégis, entièrement enterré et recouvert d’un mètre de terre. Conte nance, 13270 mètres cubes; hauteur d’eau de 2 mètres ; radier à la c0*e’ 236,71. ^
- 20 Réservoir d’extrémité, dit de Boudonville, situé sur le coteau sud vallon de Boudonville ; capacité, 3 517 mètres cubes. Il est en maçonner1 j couvert en voûtes d’arêtes : hauteur d’eau de 2 mètres, cote du ra 234 m. 5o. .
- b) Réseau relevé. — Cuve en ciment armé de 1 000 mètres cubes sur to^
- Saint-Charles : radier de la cuve à 266,71, avec 5 mètres de hauteur de
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- c) Réseau surélevé. — Réservoir en maçonnerie de 1 ooo mètres cubes à Beauregard ; radier à la cote 34o,4o, avec 3 mètres de hauteur d’eau,
- — Réseau de distribution en fonte, à peu près complet dans toute la Ville ; développement d’environ 110 kilomètres, en tuyaux de o m. 65o à o m. 80 de diamètre. Les deux réservoirs de Saint-Charles et de Boudonville sont reliés par deux conduites maîtresses de o m. 65o, indépendantes, traversant la ville, l’une par la rue Saint-Dizier, et l’autre par la rue Jeanne d’Arc ;
- 7 fontaines monumentales :
- 180 bornes-fontaines ;
- 073 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- i3o bouches spéciales d’incendie (rondes de 0 m. 080 pour pompe a va-peur) ;
- 64 urinoirs publics (25o places) à effet d’eau et 5 chalets de nécessite ;
- 7 200 concessions particulières (dont 7 167 au compteur et 41 au robinet de jauge).
- 6. — On élève de 3o 000 mètres cubes (hiver) à 43 000 mètres cubes par jour.
- Presque toutes les concessions sont au compteur (Frager, Kennedy, Abeille, etc.) et paient 0 fr. i5 le mètre cube jusqu à 1 800 mètres cubes, 0 fr. 12 de 1 800 à 3 600 mètres cubes et o fr. 08 le surplus, au delà e 3 600 mètres cubes par an ; minimum de perception de 18 francs pai an. Au robinet de jauge, on paie francs par mètre cube par jour pour les o pxe miers mètres et 3o francs au delà.
- Les concessions données en dehors du territoire paient 1 eau a raison e 0 fr. 40 le mètre cube et 0 lr. 5o celles prenant de 1 es*i relevée.
- Le rendement des concessions payantes a été, en 1907, de 4^44^0 fiancs , les dépenses annuelles d’exploitation sont de 4a 000 francs (dont 12 000 francs pour le pei'sonnel et l’entretien des ouvrages dart, 20000 fiancs pour le courant électrique), et celles d’entretien du réseau de distribution en ville sont de i3 000 francs.
- 1. — Degré hydrotimétrique, 8°5 à n°5 ; degré permanent, 6° a u°, résidu fixe, 80 à 128 ; GaO, 26 à 44 ; MgO, 3 à i5 ; SO3 * * * * 8, 18 à 87 ; chlore 4 a 6 ; soude, 8 à 9 ; SiO2, 7 à 11 ; matières organiques (en oxygène), 0, a 1,2 , nitrites et nitrates, traces; ammoniaque, faibles traces.
- Le nombre des germes se tient d ordinaire entre 4° ^ 200 au cen cube, alors que la rivière en contient elle-même 800 à 1 000 ; mais en temps
- de crue, ces nombres croissent beaucoup, et notamment poui 1 eau is ri
- buée au moment où le débordement sur le pré de la A ille se pioduit, on a
- ainsi trouvé jusqu’à i3ooo germes au centimètre cube. Le coli a
- assez fréquent.
- La température varie de 4 a 3° en hiver, jusqu à 19 à 21 en ete.
- 8. — On achève le doublement de l’aqueduc et les améliorations de la galerie filtrante à Messein : notamment on va achever de rendre le pre e a VlUe insubmersible. , . ,on\
- On va établir une nouvelle pompe (pompe centrifuge V 0111 o
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- pouvant élever 14 ^litres par seconde à l’usine de Boudonville (réseau surélevé).
- 9. — Le tout à l’égout unitaire est appliqué dans toute la ville, et il ne reste que peu|de fosses fixes dans les quartiers éloignés. Le réseau d’égouts a un développement de 6o km. 8oo mètres en égouts ovoïdes de types semblables à ceux de Paris (7 types ovoïdes de 2,80/8,10 • 2,40/2,70 ; 2 rm/2,40 ; 1.60/2 mètres ; 1,20/1,95 ; 1 m./i,55 ; 0,80/1 m. 25) et de près de 10 kilomètres en tuyaux généralement de grès de o m. 3o (quelques-uns seulement en béton de 0 m. 5o), non compris 4 à 5 kilomètres de tuyaux de grès ou de béton dans des rues particulières ; il y a 13 réservoirs de chasse automatiques. L’émissaire général, [qui a une section de 5 m3. 4o (2 m. 4o de plus grande largeur sur 2 m. 70 de plus grande hauteur), se déverse sans épuration dans la Meurthe, à l’aval de la ville. [Les propriétaires d’immeubles paient une taxe] de 1 fr. 10 0/0 du revenu imposable, pour desservir leur maison ; ces taxes rapportent i4i 000 francs par an.
- (Pour être complet, le réseau devrait encore comporter 19 kilomètres de rues non canalisées )
- Les ordures ménagères doivent être déposées devant les maisons dans des boîtes spéciales (poubelles) et sont enlevées tous les matins par des entrepreneurs auxquels la Ville paie 84 o00 francs par anj; elles sont utilisées comme engrais.
- La Ville vient de^traiter avec la Société générale des Engrais organiques, 47» Boulevard Haussmann, à Paris, et lui concède pour 3o ans l’enlèvement et le traitement de ses ordures ménagères au prix ci-dessus payé précédemment. L’enlèvement doit se faire au moyen de camions automobiles couverts ; le traitement consistera en broyage (une partie sera incinérée fpour produire la force motrice nécessaire au broyage) pour le broyeur Schœller, et dessiccation du poudro obtenu, lequel sera vendu à l’agriculture. L’usine sera située un peu au delà de Jarville.
- Pont-à-JIousson ( 13.543 h.) (12.282 p. m. a.)
- Double distribution : eau de sources (gravité) et eau de paierie filtrante (turbine hydraulique)
- Il n’y avait anciennement que des puits ; il subsiste encore 200 puits particuliers (principalement sur la rive droite de la Moselle).
- En 18 42, adduction des sources de Montauville, dépense d’environ 100000 francs.
- En 1880, établissement de la galerie filtrante d’eau de Moselle et distribution de cette eau; dépense d’environ 220000 francs.
- Bégie directe.
- I. Eau de sources
- 1. — Quatre sources naissant dans les éboulis, au pied de la falaise du
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- calcaire bajocien (3 sur le territoire de Montauville et 1 sur rcelui de Mai-dières), à 2 ou 3 kilomètres à l’ouest de la ville, sont captées par de petites chambres en maçonnerie. Conduite d’amenée en fonte, traversant la ville et aboutissant au réservoir.
- 4. — Réservoir d’extrémité en maçonnerie, sur le coteau [de Mousson, à côté de celui d’eau de Moselle (dans lequel tombe le trop-plein des eaux de sources) ; capacité 200 mètres cubes.
- 5. — Le réseau de distribution des eaux de sources a un développement de 5 5oo mètres environ, en tuyaux de lonte ;
- 29 bornes-fontaines publiques ;
- 1 seule concession (de 5 mètres cubes par jour), en ^faveur de la caserne de cavalerie.
- 6. — Les sources produisent de 23o à 626 litres à la minute.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 190 ; degré permanent, 6° ; CaO, io3,3j MgO, 7.5 ; SO3. i6,5 ; chlore, 10,9 ; alcalis (en chlorures), 18.
- On a trouvé de 280 à 1 100 germes, avec du colibacille après les grandes pluies ; les captages ne paraissent pas assez profonds.
- 8. — La ville songe à amener de l’eau soit de nouvelles sources, soit de la nappe souterraine (bajocien) de la forêt de Puvenelle, située à l’ouest de la vallée de la Moselle ; elle pourrait s’associer dans ce but avec la Société des hauts fourneaux et fonderies de Pont-à-Mousson. (Projet soumis à l’Administration pour déclaration d’utilité publique).
- IL Eau dite de Moselle.
- 1. — 2 galeries filtrantes, disposées à angle droit, de 53 et 60 mètres de longueur, établies en plein gravier dans l’angle de la Moselle et de son affluent Je ruisseau d’Esch ; l’extrémité amont est à 65 mètres de la rivière et celle d’aval à 53 mètres du ruisseau. Elles sont en maçonnerie de o,3o d’épaisseur, avec 3 rangs de barbacanes et un radier à pierres sèches, forme ovoïde, de 0,80 de plus grande largeur, et 1 m. 26 de hauteur. Le radier est à 1 m. 5o en-dessous Mu plan normal de la rivière (plan de la retenue formée par un barrage de navigation).
- En temps de crue, la prairie où est creusée la galerie est submergée.
- S. — L’eau ne paraît venir de la rivière que partiellement, une forte fraction provient des nappes des coteaux se déversant souterrainement dans la nappe de la vallée. Toutefois lorsque le barrage de la Moselle est abattu pendant un chômage ou lors des glaces, il n’y a plus assez d’eau dans les galeries et les pompes sont arrêtées : la ville se trouve alors alimentée par les eaux de sources seulement.
- 3. — Roue-turbine, système Girard, de i4>4 chevaux bruts, le rendement garanti par le constructeur n’a été que de 5o °/0 (7,20 chevaux utiles)actionnée par une chute d’eau empruntée au canal latéral à la Moselle. Elle fait mouvoir 3 pompes horizontales à double effet, piston plongeur et clapets à ressorts extérieurs. La turbine et les pompes sont de la maison Meunier (il y a 4 pompes dont une de rechange installée en 1899.
- On peut refouler 24 1. 5 (rendement maximum des pompes), par seconde
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- à 21 m. 80 de hauteur. La conduite de refoulement a o,25o de diamètre, traverse toute la ville en faisant distribution en route et aboutit au réservoir d’extrémité de la cote de Mousson.
- 4. — Réservoir de 6oo mètres cubes en maçonnerie, à 2 compartiments, situé à flanc du coteau de Mousson à l’est de la ville.
- Un 2e réservoir de balance de 6oo mètres cubes a été construit en 1906 à (f Griffonchamps » (territoire de la commune de Maidières) à l’ouest de la ville. La conduite maitresse de distribution a été prolongée jusqu’à cet ouvrage sur une longueur de 700 mètres.
- *>. — Réseau de distribution en tuyaux de fonte de o,25o à 0,060, avec un développement de 12 700 mètres ;
- 50 bornes-fontaines et 1 lavoir public et 2 particuliers.
- 52 bouches d’arrosage et d’incendie ; (non compris celles des bornes-fontaines qui servent à l’arrosage public et en cas d’incendie) ;
- 780 concessions particulières.
- 6. — On consomme en moyenne 2 000 mètres cubes par jour.
- Sauf 1 robinet libre payant n5 francs par an, toute les concessions sont au compteur (Frager, Kennedy, etc.) et paient 0 fr. 07 le mètre cube jusqu’à 1 800 mètres cubes (avec minimum de perception de 17 fr. 5o), 0 fr. o5 de 1800 mètres cubes à 3 600 mètres cubes, et 0 fr. o3 au-dessus. Les concessions rapportent environ i45oo francs par an.
- T. — Degré hydrotimétrique, 23° à 25°; degré permanent, 170 à 20° ; résidu fixe, 4o5 ; CaO, 119 à 129 ; MgG, 19 à 20 ; SO3, 21 à 44 ; chlore, 70 à 80 ; soude, 4<> à ^i ; SiO2, i4 à i5 ; matières organiques (en oxygène), 0,6 à 0,8.
- On n’a trouvé que de 20 à 48 germes au cc. dans l’eau de la galerie, quand la Moselle en contenait de 1 100 à 3 260 ; il y en avait 4<>o au cc. dans la galerie le 4 févi'ier 1897, pendant une crue avec débordement où la rivière en contenait 32 000.
- La température de l’eau de la galerie ne dépasserait pas i4°*
- 9. — Il y a de nombreuses fosses fixes et puisards peu étanches-, ainsi que quelques tinettes filtrantes. Il y a 5 tronçons d’égouts se déversant dans la Moselle, à la traversée de la ville : 3 sont sur la rive gauche (le plus grand a une section de 1,20 sur i,5o) et ont 2,120 mètres de développement ; 2 sur la rive droite avec 1 240 mètres de longueur.
- Deux projets d’assainissement ont été dressés : l’un par M. Derôme, en 1877, comportant un réseau de 3 655 mètres se déversant en Moselle, à l’aval du barrage et était évalué à 2 25 000 francs ; l’autre, par M. Gutton, en 1888, qui généralisait le Tout à l’égout et prévoyait l’épandage, avec une dépense totale de 546 000 francs. Ils sont restés sans exécution.
- Saint-Nicolas (5732 h.) (4796 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité
- Sources voisines, amenées très anciennement ; il y a une centaine de puits-particuliers.
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- ftégie directe.
- (En i885, le service militaire a amené pour la caserne une source du cal-^re du lias à 2 650 mètres de distance).
- I __ Sources peu distantes de la ville, sortant de la base du grès infra-liasique dans la vallée du petit. Rhône. Tuyaux d’adduction en grès et en fonte.
- 5.__5 fontaines publiques à jet continu et 18 bornes-fontaines (2 nou-
- velles vont être établies).
- 55 concessions particulières.
- g. — Le débit descend à 120 litres à la minute.
- 8. — En j885, on avait étudié un projet pour amener des sources de la vallée du ruisseau de Manoncourt, pouvant donner de 8 à 10 litres par seconde ; la dépense était prévue à 71 000 francs. Ce projet est abandonné.
- 9. — Nombreux puits perdus. Il y a 600 mètres d’égouts ovoïdes (0,60 sur 1 mètre) et 2 4°° de tuyaux de grès et de ciment de o,3oo et 0,600 allant se déverser dans le canal des Usines.
- Toul (i3.663 h.) (9.523 p. m. a.) et Ecrouves (8.698 b.) (433 p. m. a.)
- Double distribution : eau de sources et drainages amenée partie par gravité et relevée partie par machines hydauliques et électriques, et eau de rivière dégrossie et relevée par machines hydrauliques
- ou à vapeur
- Historique. — Il n’y avait primitivement que des puits (6 puits comrau- ' nauxet environ 680 puits particuliers). Vers 1848, on avait amené par 2 fdes de tuyaux de grès l’eau des petites sources (du nord et du sud) pour alimenter quelques bornes-fontaines ; et en i85o on dépense 4800 francs pour acquérir et amener au faubourg St-Mansuy le quart du débit de la source de St-Pierre-la-Châtre. En 1869 et 1870, on dépensera encore ak 5oo francs pour amener ks petites sources de la Coquelure, de la Deuille et de St-Jean.
- De 1866 à 1868, suivant les conseils de M. Braconnier, Ingénieur des mines, la ville a établi les drainages de St-Evre (dépense n ÿ5oo francs) et ^ Taconnet (dépense 120220 francs), y compris l’adduction, les deux réser-*0lrs et la distribution. Ces drainages s’obstruèrent peu à peu et le débit euinua beaucoup (moins de 60 litres par tète).
- En 1894, la ville mit au concours la question de son alimentation en eau, raison de 200 litres par tête à la cote 225. Plusieurs solutions furent succes-*lvenient écartées : adduction des sources de Ste-Anne à Sexey-aux-Forges ^ °Jel de M. Lafarge), adduction et élévation des sources de Vacon (projet de deadduction des sources de la Concorde et du Val de l’Ane (projet ^ Fulbert). La ville se résolut à établir la double distribution en réfec-*ell ^ Une Par^ses drainages, el d’autre part en dérivant de l’eau de Mo-e a la rigole alimentaire du canal de la Marne au Rhin. Elle chargea
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- MM. Imbeaux etMichaux, Ingénieurs des Ponts et Chaussées, de dresser et fajre exécuter le projet complet, comprenant le remplacement des conduites exis tantes d’eau potable. Les travaux ont été exécutés de 1905 à 1908 et ont coûté 1 100 000 francs (y compris une contribution de 43 7^0 francs pour le renforcement de l’usine de la navigation à Valcourt).
- Régie directe : M. Doudoux, conducteur des Ponts et Chaussées, directeur du service de l’exploitation.
- Nota : Des établissements militaires, un seulement (la caserne St-Léon) est alimenté par les eaux de la ville. Pour les autres, on a drainé les alluvions du plateau de la Justice, tranchées de Franchemare fournissant 26 mètres cubes par jour et drainages pour l’hôpital militaire fournissant 36 mètres cubes. Ensuite un grand puits au baraquement d’artillerie peut donner de 5o à 60 mètres cubes par jour, qui sont élevés par une pompe. Aux baraquements d’Ecrouves, on recueille 5o mètres cubes par jour de petites sources naissant au pied de la côteBarine (corallien), mais il faut y suppléer l’été au moyen d’eau puisée aux docks de l’artillerie dans la nappe souterraine de la Moselle et transportée par tonneaux. Ces baraquements recevront à l’avenir de l’eau de source de la ville relevée au réservoir de Brilfoux (voir ci-après).
- I. Eau de boisson.
- I. — a) Sources. — Les petites sources de St-Jean et de la Deuille (donnant de 4 à 60 litres par minute) naissent du versant sud-ouest de l’îlot corallien du St-Michel, se réunissent dans un réservoir de 70 mètres cubes et sont distribuées aux quartiers de la Fayencerie et de la Gare.
- La source de la Coquelure (2 à 3o litres à la minute) nait du versant sud du même îlot et alimente quelques maisons.
- La source de St-Pierre-le-Châtre (qui débite 60 litres, mais dont la ville n’a que le quart) sort des alluvions et alimente deux fontaines au faubourg St-Mansuy.
- b) Drainages. — Les drainages forment deux groupes, ceux de Taconnet a 2 kilomètres au nord-est de la ville, et ceux de St-Evre et du Pré-tout-blanc à pareille distance au sud.
- Les anciens drains étaient des tuyaux en ciment, avec des fenêtres sur faces latérales posés sur les marnes oxfordiennes, recouvertes de lambeaux d'alluvions sableuses et graveleuses de 4 à 7 mètres d’épaisseur. On les agene râlement remplacés sauf ceux dits du Pré-la-Maix par des galeries drainantes en maçonnerie ayant intérieurement o m, 5o de largeur et 0 m. 90 de hau teur sous clef, avec des barbacanes et des briques et cailloux du côté dou vient l’eau. A Taconnet et à St-Évre, le côté d’aval a été formé par un mur surélevé au-dessus de la galerie et celle-ci est terminée par un robinet regia à volonté et faisant serrement de manière à relever le plan d'eau de la napp dans le terrain quand on ne prélève qu’un débit restreint. ^
- Le développement des drains atteint à Taconnet 85o mètres, et à St- ) 875 mètres de longueur. De l’extrémité des drainages, les tuyaux d adducti^ jusqu’au réservoir de St-Mansuy (pour Taconnet) sont en fonte de 0 ra-
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- au départ et ensuite de 0,200, et jusqu’au réservoir de la Prévôté (pour Saint-Evre) sont en grès de 0,100 seulement.
- — Pour assurer la bonne quantité des eaux des drainages, la ville a acquis une bande de terrain d’environ 4o mètres de largeur tout le long des drains ; elle y maintient la plus grande propreté.
- JJ. — a) Réseau ordinaire. — Le réservoir ancien dit de St-Marny, étant à la cote 214.85 (trop plein) et celui de la Prévôté à 227,90, il n’y avait pas équilibre entre eux. Il a été établi au clos des Grèves (au-dessus et à peu de distance de St-Mansuy) un réservoir à la cote 228 (trop-plein), et l’eau de St-Mansuy y est relevée mécaniquement par l’une ou l’autre des 2 pompes centrifuges établies au-dessus du réservoir St-Mansuy, et actionnées électriquement par le courant produit par la chute de l’eau de Moselle au réservoir des Embannis (voir eau de Moselle). Le débit peut atteindre 60 mètres cubes à l’heure. Conduite de refoulement de 0,220 sur 55o mètres de long.
- b) Réseau relevé. — Une fraction de l’eau, du réservoir de St-Mansuy est aussi relevée mécaniquement par l’une des 2 pompes centrifuges précitées dans le réservoir de Briffoux à la cote 25i,5o (trop plein). Conduite de refoulement de 0, i5o sur 1 450 mètres de long. Débit 24 mètres cubes à l’heure.
- 4. — a) Réseau ordinaire. — i° Ancien réservoir voûté de la Prévôté, en maçonnerie, de 180 mètres cubes, cote 227,90 pour les eaux de St-Evre.
- 20 ancien réservoir voûté de St-Mansuy, pour les eaux de Taconnet : capacité 135 mètres cubes, cote 214-85.
- 3° nouveau réservoir du clos des Grèves, de 800 mètres cubes, cote 228, radier à 3 mètres en-dessous. Construit en béton avec piliers et couvertures en ciment armé. Ce réservoir fait balance avec celui de la Prévôté.
- b) Réseau relevé. — Réservoir de Briffoux : capacité 200 mètres cubes, cote, 25i,5o, radier à 3 mètres en-dessous. Murs du pourtour et radier en béton, couverture en ciment armé.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, d’environ 21 000 mètres de développement, en tuyaux de 0,080 à o,25o de diamètre.
- 3o bornes-fontaines publiques.
- 4oo concessions particulières, toutes au compteur (Frager).
- 6. — Le débit d’eau de boisson peut descendre en basses eaux à 600 litres à la minute : il se tient généralement beaucoup au-dessus. Il peut être complété par de l’eau de Moselle filtrée au sable à raison de 200 mètres cubes par jour (voir eau de Moselle § 2).
- Les concessions particulières paient 25 francs pour un minimum de 100 mètres cubes d’eau. Les suppléments sont payés suivant un taux décrois-. sant de o,25 à 0,20 le mètre cube.
- ^• — Les petites sources ont de 24 à 33° degrés hydrotimétriques.
- Les eaux de Taconnet ont 7°6 ; degré permanent 2°5; CaO, 35 mm. g, MS° 5,7 ; SCF 8,8; chlore, 1.2 . Le nombre des germes tant dans les sources ’ï11 a laconnet et à St-Evre a été trouvé parfois assez élevé (5oo et même 640 centimètres cubes) : de là la nécessité de protéger les abords (voir § 2).
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- II. Eau de Moselle
- I. L’eau est prise dans la rigole alimentaire du canal de la Marne au Rhin, alimentée et elle-même par les usines de Yalcourt et de Pierre-la-Treiche. La prise d’eau située à 5 kilomètres environ au sud de Toul, se fait à la cote 246,62.
- L’eau traverse d’abord des dégrossisseurs Puecli : elle est amenée ensuite dans un réservoir entièrement en ciment armé de 1 000 mètres cubes de capacité, en 2 compartiments : radier à la cote 240,97. hauteur d’eau maxima 4 mètres. L’eau part de ce réservoir par une conduite double en ciment armé d’environ 1 200 mètres de longueur : l’un des tubes de o,45 de diamètre aboutit au réservoir des Embannis où l’eau tombe en actionnant une turbine Singrün et une dynamo, l’autre de <>,2.5 se continue aux Embannis par une conduite en fonte de o m. 22 traversant le faubourg St-Evre et le quartier de la gare, et aboutissant au réservoir de Briffoux (trop plein à 243) pour alimenter la gare et le réseau relevé. L’eau qui fait chute aux Embannis alimente la ville proprement dite : le courant produit par la dynamo (6 kilowatts) est transporté par une ligne sur les récepteurs et pompes de St-Mansuy pour relever l’eau de boisson.
- *î. — Les dégrossisseurs Puech ont une surface totale de 36o mètres carrés.
- Une fraction de l’eau dégrossie peut être envoyée à un filtre fin au sable, pouvant donner 200 mètres cubes par jour, avec une surface de 60 mètres carrés et régulateurs Didelon à la sortie. Cette eau est envoyée par une conduite spéciale en fonte dans le réservoir de la Prévôté pour renforcer le débit des eaux de boisson en sécheresse.
- 3. — L’usine de Pierre-la-Treiche est hydraulique, celle de Yalcourt est à la fois hydraulique et à vapeur; elles peuvent relever près de 110 000 mètres cubes par jour pour le service de la navigation ; et sur ce cube la ville de Toul est autorisé à dériver 3 5oo mètres cubes par jour.
- 4. — i° Réservoir en ciment armé près de la rigole de 1 000 mètres cubes,* cote 240.97.
- a) Réseau ordinaire. — 20 Réservoir des Embannis : capacité 1 000 mètres cubes, murs de pourtour et radier en béton, couverture et pilier en ciment armé : radier à la cote 224, hauteur d’eau 3 mètres.
- 3° Réservoir de balance du Clos des Grèves. Même genre de construction : capacité 4oo mètres cubes ; cote du radier 223, hauteur d’eau 3 mètres.
- b) Réseau relevé. — 4° Réservoir de Briffoux : cote du radier 240 ; hauteur d’eau 3 mètres. Même construction que les précédents. Capacité 4°o mètres cubes.
- o. — Réseau de distribution en fonte, avec un développement de J 7 000 mètres, en tuyaux de 0,110 à o,3oo de diamètre.
- 1 fontaine monumentale ;
- 194 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 80 concessions particulières (au compteur).
- O. — 3 5oo mètres cubes par jour, sur lesquels la C'e de l’Est prélève 4 a 5oo mètres cubes pour la gare).
- Les concessions particulières paient i5 francs pour un minimum de
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- 5 mètres cubes avec supplément de o‘ fr. 12 jusqu’à 1200 mètres cubes et „fr. 10 au-delà.
- 9,___Réseau assez complet d’égouts maçonnés, généralement de o,4o sur
- „ 60 de section, avec un collecteur de 1 m. 5o de hauteur le long de la Route N’ationale n° 4 î ce collecteur débouche dans le canal Yauban qui, lui-même, se jette dans une des branches de l’Ingressin, ruisseau dont les branches forment autant de collecteurs, puis se réunissent pour aller se jeter dans la Moselle. Le réseau d’égoûts reçoit les matières fécales de beaucoup de maisons.
- Yillerupt (6.636 h.) (5.819 p. m. a.) 760 maisons Sources, adduction par la gravité
- Travaux exécutés en 189b ; dépense ; 35 000 francs. Il y a de nombreux puits particuliers et quelques citernes.
- Régie directe.
- 1. — Sources situées au sud de Yillerupt, à la basç du bajocien. Conduite d’amenée en fonte de 0,10 sur 1 kilomètre de longueur, faisant distribution aux bornes-fontaines.
- 4. — Réservoir en maçonnerie de 100 mètres cubes, dans le rocher.
- 5. — 9 bornes-fontaines publiques ; pas de concessions particulières.
- Il y a, en outre, 2 lavoirs publics alimentés par des sources à leur naissance.
- Les 2 lavoirs débitent environ 35 litres à la minute.
- — Degré hydrotimétrique, i9°i ; degré permanent, 7°6 ; résidu à ioo°, CaO, 94,1 ; MgO, 2,1 ; SO3, 4,4 ; chlore, 5,3 ; alcalis (en sulfates), 3g.
- On trouve 84 germes au centimètre cube.
- — On songe à amener d’autres sources.
- — Pas d’égouts.
- Villes de moins de 5.000 habitants
- Ghampigneulles (3.544 b.)
- dn\a-^U.e ^ fouines à jet continu, aj°cien. Nombreux puits.
- alimentées uepi
- Cirey(2.462 h.)
- ïRRo, la ville avait 17 fontaines et 35o litres à la minute, provenant ***«*» voisines ; mais en 1900, elle a amené 900 litres à la minute de ilv rces du erès voso-îpn «îitnpps a nrês de 7 kilomètres de Cirey. Conduite
- lai«enée ".as, arm<
- grès vosgien situées à près de 7 kilomètres de Cirey. en tuyaux de ciment armé (de la maison Delune, de Grenoble) de - -10 et <>,io de diamètre. Deux réservoirs couverts, également en ciment
- (fî 1 ’ 1 UC UldUiCUg. 1/CUa 1C3C1 VUU3 CUUVCi CgalClHCllt vü ciiucui
- (form> ? *a niême maison), l’un de 3oo mètres cubes en amont de la ville e 2 cuves circulaires de 4 ni. 70 de diamètre et 2 m. 20 de hauteur
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- d’eau) et l’autre de 5o mètres cubes à l’extrémité d’aval. Réseau de distribu tion en fonte de 465o mètres de développement, et tuyaux de 0,175 à 0 o(;' 20 fontaines à jet continu; 8 bornes-fontaines, 32 bouches d’arrosage et d’in’ cendie ; 7 prises d’eau pour l’incendie ; 2 urinoirs à effet d’eau; 135 concessions particulières au compteur, rapportant 2 5oo francs, au prix de i)( francs pour 200 mètres cubes et le surplus à 0 fr. 10 le mètre cube. L’eau n’a que i°5 à 20 degrés hydrotimétriques, avec une centaine de germes au centimètre cube, elle est excellente. Dépense faite 156 000 francs.
- Frouard (4* 180 h.)
- N’a que 8 fontaines alimentées par des sources voisines (bajocien) amenées anciennement. Tuyaux en fonte.
- La ville cherche à amener d’autres sources voisines.
- Hussigny-Godbrange (3.211 h.)
- N’a que 5 puits communaux (bajocien) et 4 sources utilisées à leur naissance en contrebas du bourg.
- Un projet est à l’étude par le service hydraulique pour élever par des pompes mues électriquement, 13 litres à la seconde pendant 12 heures, à 79 mètres dans un réservoir de 5oo mètres cubes. Il y aura environ 10 bornes-fontaines, 10 bouches d’arrosage.
- Le projet comprend aussi l’éclairage électrique de la commune.
- Jarville (3.720 h.)
- A amené en 1881, (dépense 35 000 francs) des sources voisines, sortant de lambeaux d’alluvions sur les marnes basiques. Tuyaux en fonte; 8 bornes-fontaines et 15 concessions particulières. Débit disponible d’environ 1 htrc par seconde.
- Laxou (4-2 79 b.)
- Adduction en 1860 (dépense 23 000 francs) de sources voisines (bajocien) 2 jets d’eau et 6 fontaines à jet continu. La commune a repris pour son compte les sources que la ville de Nancy possédait sur son territoire et U1 abandonnées. De nlns elle a donné à la Ville de. Nanr.v le droit de don
- abandonnées. De plus, elle a donné à la Ville de Nancy le droit des concessions d’eau de Moselle (i5) sur son territoire
- Longuyon (3.243 h.
- mètres en
- En 1898, adduction de la source de la Machine (bajocien), à 1 800 de la ville, dépense 60000 francs. Tuyaux en fonte. Deux reserw- a
- maçonnerie à chaque extrémité, contenant ensemble 85o mètres cubes ' t j„o 25 bornes-fontaines et 18 bouches d’arrosage, servant pour l’incendie. concessions particulières à 25 francs pour 60 mètres cubes et O fr- 10 cube au-dessus. Débit disponible, 8 litres par seconde.
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- Malzéville (3.426 h.)
- Sources voisines (bajocien) amenées anciennement et en 1894 (dépense "000 francs), tuyaux de fonte, 5 fontaines et 8 bornes-fontaines, vient d’amener en 1901 de 1 kilomètre de distance la source de la Péquiouze, que lui a concédée temporairement la ville de Nancy. Cette ville distribue aussi de l’eau de Moselle à une vingtaine d’immeubles de cette commune.
- Mont Saint-Martin (3.290 h.)
- A un projet d’élévation de l’eau du ruisseau d’Aubange à 64 mètres de hauteur, après fdtration. Dépense prévue i5oooo francs.
- Neuves-Maisons (4-252 h.)
- Projet exécuté en igo3 par M. Peignier : dépense 5o 3oo francs.
- Sources du bajocien : réservoir de i5o mètres cubes en maçonnerie.
- Réseau de 3 100 mètres en tuyaux de 0.08 à 0,15.
- 4 fontaines-lavoirs à jet continu, i o bornes-fontaines, 6 bouches d’incendie et 80 concessions particulières au compteur. Débit 800 à 1 800 mètres cubes par jour.
- Nomeny
- En 1879, on dépense 55 000 francs pour élever l’eau de sources (calcaire du lias) à 29 mètres de hauteur, dans un réservoir de 25o mètres cubes. 1 fontaine à jet continu, 10 bornes-fontaines, 35 concessions particulières. La turbine qui fait mouvoir la pompe actionne aussi depuis 1891 une dynamo donnant l’éclairage électrique.
- Pompey (3.119 h.)
- N’avait que 4 fontaines alimentées depuis i836 par des sources (bajocien) )0lsines amenées par des conduites en poterie. En 1902, on a exécuté pour 49 35o francs, les travaux de captation et adduction des eaux souterraines e la forêt de l’Avant-Garde (bajocien), dont la nappe est à 3o mètres plus aut que le bourg. En outre, un réservoir en ciment armé a été construit par Ghassiu, pour 11 722 francs.
- Dépense totale 69 000 francs.
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d'exécution
- G . .O a .2 m tî .2. C tfi 0
- Noms des communes ~0 Cl, 2 ? •J5 i a ® eu S ® 5 0 *0 ^3? Observations
- 0* JejN S O
- fl*.
- Arnaville ihl i885 2.5 OOO i3 bornes fontaines, 40 con-
- cessions. 1
- Thiaucourt ..... 1207 id. 90 OOO Machine à vapeur élevant
- 120 m3 par jour dans 2 ré-i!
- servoirs contenant 700 m^,, 26 bornes-fontaines et 3oi
- concessions.
- Ancerviller . . . . . 5i6 1886 17 i5o 10 fontaines.
- Neuviller-le-Badonviller. 212 id. 14 OOO 3 fontaines.
- Laître-sous-Amance . . 319 1888 5 3oo 4 fontaines.
- Réméréville 393 id. 9 200 3 fontaines. !|
- Liverdun 1622 1800, 1877 l32 OOO Sources du batbonien, aux-
- Bulligny et 1888 quelles il est suppléé l’été j par l’élévation mécanique d’eau prise dans les allu-l vions de la vallée de la Moselle; 1 fontaine à jet continu et 12 bornes-fontaines.
- 642 1889 11 OOO 5 fontaines.
- Vannes-le-Chàtel . . . 645 1890 21 OOO 8 fontaines.
- Hériménil . . . . . 414 1892 4 5oo 1 fontaine et 2 sources.
- Manon ville ' 253 id. 1 3oo
- Reherrey 254 i883, 1892 65oo 5 fontaines.
- Gibeaumeix 260 1893 23 900 5 bornes fontaines.
- Hallo ville i35 id. 10 800 Elève 3o litres par minute à
- 24 m. de hauteur au moyen d’un bélier Durozoi; rés-j
- de 20 m3 ; 3 fontaines.
- Montauville..... 726 1880, i8g3 10000 3 font, et 7 bornes fontaines.
- Damelevières . . . . 618 1894 5 800
- Pagney-derrière-Barine . 5oi 1895 12 OOO 2 fontaines.
- Neuf maisons . . . . 6o3 id. 7 950 7 fontaines.
- Lixières 229 id. 6800 3 fontaines.
- Landéeourt i44 1864, 1895 i5 5oo 2 fontaines.
- Clé mer y Blâmont et Gogney 406 1896 19 OOO 1 font, et 2 bornes fontaines. Source des Sallières [mus-
- 1604 220 1% 87 400 1 chelkalk] amenée de 6 km. par tuyaux en grès de
- Val et-Chatillon . . . o,25o.
- 1766 1898 26 OOO Conduite en ciment armé
- Serrouville (Bonna) ; 6 fontaines, m concessions.
- 723 id. 34 85o Galerie de drainage de 800 m-
- Haudonville de long , 1 font, et 1 lavoir
- 127 id. i3 3oo Tuyaux en grès et fonte, 2
- Beuvillers fontaines et 1 lavoir.
- 329 ^99 23 900 Galerie de drainage : 1 fon’
- Mes3ein taine, 1 lavoir et 4 bornes-fontaines.
- 479 id. 2 700 1 fontaine à jet continu.
- Frémonville 529 id. 7 OOO 2 fontaines.
- Bréménil 4o5 id. 20 OOO Tuyaux en grès ; 10 fontaine»
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- 463
- M eurthe - et M oselle
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution (suite)
- Noms des communes Population Date- îles travaux on de l’approbàtion du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Bertrambois 740 ^99 2 100 i fontaine pour le hameau des Harcholins.
- Hatrize 393 1900 20 OOO Galerie drainante ; rés. de 60 mètres cubes ; 6 bornes fon laines.
- i Saffais n4 id. 6 000 Elève mécaniquement l’eau d’une source par un bélier Pii ter.
- Ste-Geneviève . . . . 321 id. '? Idem.
- Ville-au-V al 278 1898, 1900 2 80O
- Landremont. . . . . 221 1848, 1892 et 1900 17 55o 3 fontaines.
- Pont-S t-Vincent. . . . 2363 1901 4o 000 Tuyaux en grès, rés. de25om3
- Crion 182 id. 1 200
- Chaligny 1028 id. 5oo
- Bralleville 202 id. i3 000 1 font, et 2 bornes-fontaines.
- Badonviller . . . . . I 876 1897, 1901 28 5oo 18 fontaines et 8 bouches d’incendie.
- Pexonne 1074 1902 16 000 i3 fontaines et 6 bouches d’in cendie.
- Moncel-sur Seille. . . 709 id. 21 000
- Parux 28l id. 20 000 4 font, et 2 bouches d’incendie.
- Bayonville 435 1896, 1902 18000 2 font., 5 bornes-fontaines et quelques concessions.
- Petitmont 785 i9°4 101 000 9 fontaines, 11 bouches d’incendie, 104 concessions.
- Pierre-Percée .... 3n3 id. 5 200 3 fontaines.
- St-Germain 238 id. 23 000 Hydro-élévateur Durozoi.
- St-Max 2 394 id. 3o 000 2 tronçons de galerie captante.
- Montreux. ...... 125 i9°5 3 200 2 fontaines.
- Harbouey . 344 id. 89 000 7 fontaines, 5 bouches d’incendie, 34 concessions.
- Blainville sur-l’Eau . . 1067 1906 37 000 Source; cond. fonte; rés. ciment armé ; moteur à vent système Bollée. Pompe aspirante et foulante.
- Heillecourt 362 id. i65oo Source; cond. fonte, grès et ciment.
- Rosi ères-aux-Salifies. . 2281 id. i54 800 Nappe souterraine; conduite fonte; rés. maç., couverture en ciment armé.
- Ragneux 227 1907 29 400 Nappe profonde ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- Rertrichamps .... 1078 id. 26 000 Sources; cond grès.
- Mehoneourt . . 258 id. 21000 Source; cond. fonte.
- Angomont 224 id. 10 200 2 fontaines.
- Nonhiany. 211 id. 27 000 7 fontaines, 4 bouches d’incendie, 5 concessions.
- Einvaux . 347 id. i56oo 2 fontaines.
- Brécourt 329 id. 8 700 2 fontaines.
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- Meurthe - et-Moselle
- — m —
- En résumé, sur 633 agglomérations (y compris les hameaux), il y en a 443 qui ont fait une adduction d’eau (dont 280 peuvent être regardées comme ayant de l’eau en suffisance) ;
- 75 qui ont des puits et des sources utilisées sur place ;
- 115 qui n’ont que des puits et des citernes (il y a 3j citernes communales et 1 373 puits communaux).
- Le département est occupé par une série de bandes de terrains compris entre le grès vosgien au sud-est et l’oolithe moyenne à l’ouest, ces terrains se superposant concentriquement et affleurant par leurs tranches. Les grès vosgien et bigarré donnent de nombreuses sources ; le grès infraliasique ou rhé-tien donne également une nappe étendue le long de ses affleurements. Mais les principales nappes aquifères régnent à la base du calcaire du muschelkak, du calcaire dolomitique, du calcaire du lias, du bajocien, du bathonien et du corallien, en sorte que les pieds des massifs de ces calcaires forment les lignes de sources. Les marnes de la base du muschelkalk, du keuper, du supralias, du bathonien supérieur et de l’oxfordien forment d’assez grandes étendues imperméables.
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- Meuse
- DEPARTEMENT DE LA MEUSE
- (4 arrondissements, 38 cantons, 586 communes, 380.220 habitants.) Bar-le-Dtie (17.307 h.) 14-624 p- m. a.)
- Source élevée par machine à vapeur.
- Après plusieurs études et notamment le forage infructueux d’un puits artésien de 35o mètres de profondeur (dépense, 62 000 francs), arrêté dans le corallien, on dériva en 1880-1883 la source de Fains. Dépense, 600 000 francs. Depuis la première installation, on a dépensé i5ooo francs en améliorations.
- 11 y a encore quelques puits particuliers.
- Régie directe : M. Boller, agent-voyer urbain.
- 1. — La source captée émerge au pied d un coteau de calcaire portlandien (calcaire du Barrois), à 3 km. 3oo environ au nord-ouest de la ville, tout pies du village de Fains; elle est reçue dans un bassin de 1 180 métrés cubes, surmonté d’un filtre pour les temps d’orage et de fonte de neige (où la source se trouble naturellement).
- 2. — Le filtre ci-dessus est composé de couches de gravier et de sable fin
- superposées, avec 0 m. 5o d’épaisseur totale : il n’est pas suffisant. y.
- 3. — L’eau est refoulée dans les réservoirs haut et bas par une maiebine a vapeur de 35 chevaux, avec double jeu de pompes et double générateur. La source étant à la cote 175, le réservoir haut est à 259 et le bas à 2i4* On peut monter 25 litres par seconde au réservoir haut et 5o litres au réservoir tas. Conduite de refoulement de 3 3oo mètres de longueur.
- 4- — Le réservoir haut, destiné à alimenter la ville haute, est en maçon-lerie et a 1 o58 mètres cubes de capacité ; le réservoir bas, destiné au reste la ville, est également en maçonnerie et cube 1 246 métrés cubes. Ils ont l°us deux 4 mètres de hauteur d’eau.
- — Réseau de distribution en tuyaux à joints Lavril, posés à o m. 80 de profondeur (ils ont gelé en 1891) ; développement de 21 55o mètres environ, )'compris les 3 3oo mètres du refoulement ; -, ,
- 33 bornes-fontaines ; t,-
- j38 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 3 urinoirs à effet d’eau ;
- 980 branchements pour concessions particulières, au compteur.
- Consommation de 18447b mètres cubes pour l’hiver, s’élevant à 40°74 mètres cubes l’été : total annuel 4s4 55o mètres cubes, soit en °y®nne 1170 mètres cubes par jour.
- Annuaire des Distributions, d’eaui.
- 3 o
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- Meuse
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- La source débite au minimum 4a litres par seconde, dont 5 litres sont réservés à l’asile d’aliénés.
- Les concessions sont toutes au compteur. Minimum de 17 fr. 50 par an pour 5i mètres cubes. Pour 1 mètre cube par jour 102 fr. 20 par an; p0ur 2 mètres cubes, 172 fr. 28 ; pour 3 mètres cubes, 216 fr. 71 ; pour 4 mètres cubes,243 fr. 82; pour 5 mètres cubes, 273 fr. 76. Les concessions rapportent 35 000 francs par an, contre 21 000 francs de frais annuels d’exploitation.
- 7. — Degré hydrotimétrique, i5° à 180 ; degré permanent, de 5° à 6°; chlore, \ \ matières organiques (en oxygène), 1. 1.
- Nombre de bactéries très variable (de 5o à 24000) suivant les infiltrations.
- L’eau se trouble par les orages et fontes de neige. Des expériences à la fluorescéine faites en 1900 ont démontré que la source communiquait avec le bétoire de Comble, dans l’un desquels s’engouffrent les eaux usées de Combles.
- 8. — Un projet dressé par le service des Ponts et Chaussées, ayant pour but d’éviter l’infiltration des eaux usées de Combles dans le bétoire de la propriété Sainsère et d’obturer le bétoire près du chemin de Combles à Yéel, a été exécuté en 1903 : dépense 20 000 francs. Une rigole en partie bétonnée de 2 3i5 [mètres de long conduit les eaux résiduaires depuis la mare à la sortie du village de Combles jusqu’à un fossé bordant le,bois communal des Haies de Yéel, d’où elles s’écoulent à travers une prairie vers le ruisseau de Trémont.
- Cela n’est pas suffisant pour empêcher les eaux de se troubler et de se contaminer à certains moments ; aussi la ville songe-t-elle à les filtrer ou stériliser complètement.
- O. — Toutes les eaux usées descendent directement à l’Ornain, qui, ayant un débit très faible, dégage de mauvaises odeurs en été.
- Commercy (7-836 h. (5.622 p. m. a.) — 889 maisons.
- Galerie filtrante et machines à vapeur.
- Projet de MM. Thoux et Rigaux, ingénieurs des Ponts et Chaussées, exécuté en 1892. Dépense, 217000 francs. (La source de Vignot, captee anciennement à 2 kilomètres de la ville, alimente la caserne du Château et quelques établissements militaires.)
- Régie directe :|M. Popu, agent-voyer, directeur du service.
- 1. — Galerie établie|dans les alluvions de Ja vallée de la Meuse, en aval de la levée de] Vignot, et descendue à 2 m. 75 en dessous de l’étiage et a 5 m. 5o en dessous du sol. Cette galerie a 10 mètres de longueur et est formée de deux lignes de pieux espacés de 1 m. 25 d’axe en axe, derrière lesquelles sont appliqués des panneaux, avec vides remplis en gravier de Moselle ; le dessus des pieux est recouvert d’un chapeau à 3 mètres en des sous du sol, et la galerie est ensuite complétée par des murs en maçonnerie-A 2 m. 50 en dessous du sol, un corroi en argile empêche les infiltrah°nJ d’eaux superficielles.
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- Meuse
- jj. —- Filtration horizontale naturelle, de la rivière à la galerie.
- 3. — Deux machines à vapeur à balancier, système Woolf, de chacune 12,7 chevaux avec 33 tours à la minute. Deux pompes à simple effet, actionnées directement par les balanciers, pouvant chacune élever 29 litres par seconde à 32 m. 5o de hauteur.
- Deux chaudières à bouilleurs intérieurs.
- Conduite de refoulement de 1 600 mètres de longueur, en tuyaux de o,3oo et 0,260, faisant service en route à la traversée de la ville.
- 4. — Réservoir de 900 mètres cubes, avec 3 m. 75 de hauteur d’eau, en maçonnerie, avec voûtes d’arêtes et piliers, en tête de la distribution ; il est à demi enterré et recouvert de 0 m. 5o de terre.
- 5. — Réseau de distribution de 12 3oo mètres en tuyaux à joints Gibault, de o,3oo à o,o4o de diamètre ;
- 29 bornes-fontaines ;
- 69 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 5 urinoirs à effet d’eau ;
- 680 branchements particuliers.
- 11 reste dans la ville basse 5 anciennes fontaines à jet continu, alimentées par des sources (sources de Haptouté, de la Fontaine royale).
- 6. — Consommation en eau de Meuse, en 1907 : 1000000 de mètres cubes, soit 2 760 mètres cubes en moyenne par jour.
- 260 concèssions au compteur (Frager, Neptune, Etoile), au prix de 8 fr. 80 le mètre cube jusqu’à 1 000 mètres cubes par an ; les mètres cubes suivants, » fr. 06 jusqu’à 3 000 mètres cubes ; au delà, 0 fr. o4. Les autres concessions au robinet libre à raison de 12 francs par an pour un ménage de 1 ou 2 personnes, 16 francs pour un ménage de 3 ou 4 personnes, 2 fr. 5o pour chaque personne en plus, 3 trancs par cheval, 3 francs par voiture, 3 francs par are de jardin, ou contenance moindre, 2 francs par are en sus jusqu’à 3 ; 1 franc par are au delà de 3.
- — Degré hydrotimétrique, 220 ; degré permanent, 6° ; résidu fixe, 317; CaO, i3i ; MgO, 11 ; H2SO\ 3i ; chlore, 6 ; matières organiques (en oxygène), 0,6 ;
- > Nombre de bactéries saprophytes, 5o à 90 au centimètre cube, alors que eau de la Meuse en contient 1 ,o4o, avec 364 moisissures.
- 9. Un seul égout .allant déverser en Meuse ; il reçoit les matières ecales de quelques maisons. Les autres ont des fosses étanches. Les eaux Usees sont évacuées directement sans aucun traitement.
- Ligny-en-Barrois (5.488 h.) (4.879 p. m. a.)
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- ^rojet principal exécuté en 1880. ftegie directe.
- ' Captation par drainages dans la forêt de Ligny, au lieu dit « les
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- Meuse
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- Annonciades » (jurassique supérieur) à i 5oo mètres au S.-O. de la ville : adduction et distribution en tuyaux de fonte à joints Lavril.
- Une source située au nord-est de la ville, à 1 4oo mètres de distance, est aussi amenée au moyen de tuyaux de 0,100 du système Furquet.
- 4. — Un réservoir maçonné, à 2 compartiments, de 2i5 mètres cubes chacun.
- 5. — 29 bornes-fontaines ;
- 26 bouches d’arrosage ;
- 13 bouches d’incendie ;
- 278 branchements particuliers pour les concessions, toutes au robinet libre (calibres 3, 4 et 5 millimètres).
- 6. — Le drainage donne de 5oo mètres cubes par jour en très basses eaux jusqu’à 25oo mètres cubes; la source du N.-E. ne donne que 90 mètres cubes par jour, en basses eaux, et peut atteindre 5oo mètres cubes après les périodes pluvieuses.
- H. —Degré hydrotimétrique, 26°; degré permanent, 5°; résidu à 1100, 289,8 ; CaO, 119,8 ; MgO, 14,4 ; S03,8 ; NaCl,8 ; SiO2, 14 ; acide nitrique, 6,1 ; ammoniaque et azote albuminoïde, o; matières organiques (en oxygène), 0.75.
- Saint-Miiliel (9-661 li.) (5.943 p. m. a.) 1.079 maisons. Sources amenées par la gravité et moteur électrique.
- Source anciennement captée et distribuée, alimentant seulement des bornes-fontaines. — En 1896, projet de M. Perrin, adduction de la source de Yerzel, construction d’un réservoir et organisation de la distribution intérieure ; dépense, i3oooo francs. — En 1898, adduction de la fontaine des Carmes (projet et travaux faits par le service des Ponts et Chaussées) ; dépense, 42000 francs. — En 1907, adduction de la Fontaine Rouge. Projet et travaux faits par le service des Ponts et Chaussées. Dépense, i3ooo francs. Régie directe.
- i. — Les sources proviennent toutes du calcaire corallien. Celle de Yerzel a été captée par une première galerie en pierres sèches de 5o mètres de longueur, descendue à 6 ou 8 mètres de profondeur, puis par une galerie de mine transversale de 3o mètres plongeant sous le coteau et taillée dans le roc ; la galerie de mine a 1 mètre de largeur sur 2 mètres de hauteur, mais les galeries à pierres sèches n’ont que o,5o sur 0,80. Conduite d’amenée de 34oo mètres jusqu’au réservoir en grès cérame, de 0.240 de diamètre.
- L’eau de la fontaine des Carmes a été captée par une galerie de 60 métrés de longueur dans le sens de la vallée, descendue à 2 mètres de profondeur jusqu’à la couche d’argile. Elle est limitée par un mur à pierres sèches du côté du coteau et par un mur étanche vers la vallée. Conduite d’amenée eu fonte de 3 3oo mètres jusqu’au réservoir ; elle est en deux tronçons, le pre mier de 600 mètres a un diamètre de 0 m. 135. Le deuxième de 2 700 metre^ a un diamètre de 0,200 en prévision de l’adduction des sources dites Vieux Etangs.
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- Meuse
- Celle de la Fontaine Rouge a été captée par une galerie de i4 mètres de longueur, taillée au pied d’un massif de rocher et descendue à 2 mètres de profondeur. Les eaux recueillies sont retenues par un mur en briques liour-dées en ciment, et amenées dans un réceptacle par une conduite en grès cérame de 0 m. i5o de diamètre et de 100 mètres de longueur. Elles sont ensuite refoulées par une pompe électrique dans une conduite en fonte de 0 m. 12.5 de diamètre et de 4°° mètres de longueur qui aboutit à la conduite d’amenée de la source de Yerzel, laquelle fonctionne à l’air libre.
- Hauteur d’élévation 29 mètres. Débit 6 litres par seconde.
- Les établissements militaires sont alimentés par une source spéciale dite source Zadigré, qui donne 4 litres, à la seconde (220 hydrotimétriques ; (>o germes par centimètre cube ; eau très bonne).
- 3. — Voir ci-dessus pour la Fontaine Rouge.
- 4. — Réservoir de 1 200 mètres cubes, divisé en deux compartiments inégaux, situé à 3oo mètres de la ville. Il est enterré, en maçonnerie, avec couverture par des voûtes d’arêtes en brique, 0 m. 4<> de terre par-dessus.
- 5. — Réseau de distribution de 7 5oo mètres de développement en tuyaux de fonte de o,3oo à o,4o de diamètre ;
- 8 fontaines à jet continu ;
- 3o bornes-fontaines ;
- 52 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 9 urinoirs à effet d’eau ;
- 779 branchements particuliers.
- 6. — Consommation totale en 1906 : 3i5 36o mètres cubes, soit en moyenne 864 mètres cubes par jour.
- Toutes les concessions sont au compteur, à 0 fr. 20 le mètre cube.
- 7. —Source de Yerzel : Degré hydrotimétrique, 220; degré permanent, o°4; résidu fixe, 212 ; CaO, 107 ; chlore, o,3, SO3, 0.
- Source de la fontaine des Carmes : degré hydrotimétrique, 210 ; 280 germes saprophytes au centimètre cube.
- 8. — On a renoncé provisoirement à capter la source des Yieux Etangs. Elle constitue une réserve pour l’avenir.
- 9 — Fosses fixes, pas d’égouts. Les vidanges et ordures ménagères ne peuvent être épandues à moins de 1 kilomètre des habitations.
- Verdun (21.706 h.) (12.837 P- m- a.) — 2.120 maisons.
- Galerie filtrante et machines à vapeur.
- Projet de M. Holtz, ingénieur des Ponts et Chaussées, exécuté en 1876. Dépense, environ 4oo 000 francs.
- ^es extensions et améliorations faites depuis ont coûté une somme égale.
- P y a encore beaucoup de puits particuliers et i3 puits publics.
- Pégie directe : M. Charton, directeur du service.
- •
- *• Galerie creusée dans les alluvions de la vallée de la Meuse, au Pré roque à 3o mètres de la rivière : la galerie qui a 2 mètres de largeur et
- l'Ev
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- Meuse
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- qui est élevée sur un soubassement en enrochement est recouverte d’un massif qui l’empêche d’être submergée par les crues, mais qui n’a que 7 mètres de largeur.
- 2. — Filtration horizontale naturelle.
- 3. — Deux machines à vapeur, la première de 4» chevaux, système Dubuc faisant 35 tours à la minute, et actionnant directement 4 pompes à double effet ; elles peuvent élever 4o litres par seconde à 34 mètres de hauteur. La deuxième de 6o chevaux, de la Société Strasbourgeoise de Lunéville, actionne 2 pompes et peut élever 65 litres à la seconde. Il y a 2 chaudières système Ro-ser ; conduite de refoulement de 0 m. a5o.
- 4. — Deux réservoirs placés l’un en amont, l’autre à l’aval du réseau de distribution ; tous deux en maçonnerie et recouverts de 1 m. 20 de terre.
- Le premier cube 1 200 mètres cubes, le second 800 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution de 18 kilomètres de développement, en tuyaux de o,35o à 0,060 de diamètre ;
- 56 bornes-fontaines ; i3,o bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 1 o5o branchements particuliers.
- O. — Consommation totale en 1899 : 694 074 mètres cubes, soit 1 900 mètres cubes par jour en moyenne ; maximum par jour 3 000 mètres cubes, minimum 1 5oo mètres cubes.
- 240 concessions au compteur, au prix de 0 fr. 25 le mètre cube pour les 100 premiers mètres, 0 fr. 20 de 100 à 5oo mètres cubes et 0 fr. 16 au-dessus de 50a mètres cubes.
- Les autres concessions au robinet libre, à raison de 16 francs par ménage de 1 à 4 personnes, 3 francs par personne au delà des 4 premières, 3 francs par cheval, 3 francs par voiture, 3 francs par are de jardin, etc.
- H. — Degré hydrotimétriqüe, 19°4 î degré permanent, 6°2 ; matières organiques (en oxygène), 4.8 ; CaCO3, i23,6 ; CaC04,56 ; MgS04,75.
- On trouve 200 germes dans la galerie quand il y en a 1660 dans l’eau de la Meuse.
- 8. — On prévoit la construction d’un réservoir de 600 mètres cubes en élévation et des forages pour captation d’eau potable.
- 9. — E goûts se déversant en Meuse.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Cousances-aux-Forges (1.730 h.) Grosses sources du portlandien, naissant dans la localité.
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- Etain (3.082 h.)
- Projet des Ponts et Chaussées exécuté en 1906. Dépense, 276000 francs. Source captée par galerie, filtrée naturellement et amenée par gravité. Réservoir de 600 mètres cubes en deux compartiments. 19 bornes-fontaines, 26 bouches d’arrosage, 211 concessions particulières.
- Lérouville (2.999 h.)
- N’a que des puits (6 puits publics). Les baraquements militaires sont sur un plateau et ont des puits creusés dans le corallien dont les eaux sont élevées par une petite machine à vapeur.
- Montmédy (2.441 h.)
- Montmédy Haut : Fontaine de Robinet, sortant du calcaire bajocien et débitant de 26 à 5o litres à la minute; elle a 160 hydrotimétriques. Le génie militaire a établi une conduite avec bélier hydraulique amenant l’eau à la ville haute. On a également trouvé de l’eau en creusant une galerie allant de la place au tunnel.
- Montmédy Bas : i° Sources de la cité Messine (tuyaux en terre cuite). Ne sert plus que pour un lavoir.
- 20 Eau du tunnel : 3 galeries captantes ont été créées pour capter Peau souterraine en amont du tunnel du chemin de fer; elles donnent de 3o à 3oo litres par seconde, suivant la saison. Cette eau suit deux canalisations et alimente plusieurs bornes-fontaines.
- 3° Eau de la source Saint-Michel : alimente 2 fontaines.
- N’a que des puits.
- Sampigny (1 558 h.
- Stenay (3.966 h.)
- Concession donnée en 1892. Sources dites du Trou du loup captées dans le bois de Martincourt, à 10 kilomètres de Stenay, amenées par une conduite grès dans un réservoir de 45o mètres cubes. Dépense faite i5o 000 francs. Volume disponible, 260 à 3oo mètres cubes par jour. La ville a 4 bornes-fontaines et 10 bouches d’arrosage, l’eau est distribuée en concessions particulières. On prévoit la captation de nouvelles sources, b eau a i58 hydrotimétriques, elle est bonne.
- Vaucouleurs (3.070 h.)
- j ^duction en 1896 de sources captées à la lisière de la forêt de Yaucou-(jeurs (corallien), à 433o mètres de la ville. Conduite d’amenée en fonte e,° rïl- 200 aboutissant après distribution à un réservoir de 84o mètres es situé à l’extrémité de la ville opposée à l’arrivée, fo ,e. disponible variant de 8 à 3o litres par seconde. Il y a 28 bornes-jy airies et 38 bouches d’arrosage et d’incendie. 160 concessions particulières. ePense faite, i3o 000 francs.
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- Meuse
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- Autres communes ayant exécuté une addition d eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d execution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet « 's'F S O.Ë - c S. => s Observations
- Creuë 473 » fr. 19 200 Source de 3 à 6 litres par se-
- Malancourt. . . - . . . 753 1887 26600 conde, belle distribution.
- Ecouviez 38a 1891 9 5oo
- Vavincourt 5o3 1896 24 100
- 1 Iré-le-See 349 1897 2 5oo
- Sau vigny 5i3 1898 20 800 Conduite en grès.
- j Clermont en-Argonne . . I 123 1900 93 000
- Chonville 323 IQ02 3o 000
- Verneuil-le-Petit. . . . 171 id. 5 600
- Quincy . 237 1903 17 326
- Cousancelles 5l2 1903 6 492 Source ; conduite fonte.
- Thonne-les-Prés.... 274 id. 18931 2 sources cond. fonte et grès ;
- Varennes-en-Argonne . . 1142 id. 63 800 Rés. maçonnerie. Source; cond. fonte.
- \aux-devant-Damloup. . 302 id. 8553 id
- Rampon 162 i9°4 14 700 Source ; cond. fonte ; rés. ciment
- Courouvre i38 1906 46 i3o
- Lahaymeix 220 id. 18 370 armé. Source; cond. fonte; rés.ciment
- Bras 36i 1907 444*5 armé. Source ; cond. fonte ; rés ma-
- Savonnière - devant - Bar 358 id. 21 320 çonnerie. Source ; conduite fonte ; réservoir
- béton armé. - -
- En résumé, nous trouvons dans le département :
- 137 localités munies d’une distribution d’eau complète;
- 168 localités munies d’une distribution d’eau partielle ;
- 170 localités ayant des sources nées sur place (sans adduction, e puits ;
- 133 localités n’ayant que des puits et des citernes ;
- 5 localités n’ayant que des puits et des citernes.
- Total : 6i3 localités dont une trentaine de hameaux. ^
- Le département, occupé par les bandes parallèles, dirigées du nord au su des divers étages de l’oolithe et du crétacé inférieur, a de nombreuses napp aquifères et sources dans les calcaires bajocien, bathonien, côrallien, astarti et portlandien ; les marnes oxfordiennes (Woëvre) et kimméridiennes loi par contre d’assez grandes régions imperméables.
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- Morbihan
- DÉPARTEMENT DU MORBIHAN
- (4 arrondissements, 37 cantons, 266 communes, 573 i52 habitants). Auray (6 665 h.) (5 241 p- m. a.)
- Pas de distribution d’eau : il y a 12 puits publics, 80 puits particuliers et quelques fontaines alimentées par 5 sources nées sur place, mais mal captées et mal protégées.
- La plus importante de ces sources est la fontaine duDrézen, située au nord de la ville, dans la boucle que fait la rivière d’Auray : les autres fontaines sont dites du Lock. Le bassin alimentaire de toutes ces sources est granitique.
- En 1893, on a trouvé 3200 germes par centimètre cube à l’eau de la fontaine du Drézen, 3i 400 et 4 100 dans deux des sources du Lock.
- La ville avait étudié un projet d’adduction d’autres eaux. On y a renoncé provisoirement à cause de la dépense.
- 9. — Quelques égouts rudimentaires. On a commencé un égout collecteur.
- Hennebont (9121 h.) (7 25o p. m. a.) 64i maisons.
- Drainages, élévation par l’électricité.
- Captation principale et élévation en 1890 (une autre source dessert un quartier). Il y a encore 3 puits publics et 200 puits particuliers.
- Régie directe pour la distribution, mais traité passé, en 1896, pour 25 ans avec la Société d’électricité, pour l’élévation.
- 1 • — a) On a drainé à flanc de coteau un vallon granitique situé à l’est d Hennebont, prés du ruisseau du Bouëtiez, et les eaux en sont élevées mécaniquement dans le réservoir de j. 000 mètres cubes.
- b) Une source, naissant dans le quartier de St-Caradec, est amenée par nne conduite en fonte de 520 mètres de longueur et o,o5 de diamètre, et distribuée dans le quartier par 3 robinets.
- R- — D’après le traité passé en 189.5, la Société d’électricité d’Hennebont
- (Directeur, M. Dufihol, de Lorient reçoit 4 000 francs par an pour élever de
- a3 mètres les eaux captées dans le vallon du Bouëtiez au moyen d’une pompe
- Abonnée par une dynamo. Le volume moyen étant de 300 mètres cubes par
- J°nr, le prix d’élévation ressort à 0 fr. o365 le mètre cube, ou 0 fr. 583 le 1 ’1 L
- llowatt-heure utile (en eau montée).
- duyau de refoulement de 200 mètres de longueur et o,i5o de diamètre.
- 4- — Réservoir de 1 000 mètres cubes, en maçonnerie, avec piliers inté-rieurs et voûtes en briques sur fers à I ; hauteur d’eau 2 m. 5o.
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- Morbihan
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- 5. — Réseau de distribution de 2 900 mètres de développement ;
- 20 robinets de puisage publics ;
- 6 bouches d’arrosage et 6 bouches d’incendie ;
- 4o branchements particuliers.
- O. — Débit moyen journalier : 3oo mètres cubes.
- Les abonnements sont au compteur, ou au robinet libre (par évaluation suivant un barême partant de i5 litres par personne et par jour), aux prix suivants :
- 10 francs par an pour un hectolitre par jour, 20 francs pour 3 hectolitres par jour, 26 francs pour 5 hectolitres 3a'francs pour 1 mètre cube par jour, et au-dessus 20 francs pour chaque mètre cube par jour.
- K. — L’eau n’a pas été analysée.
- O. — Quelques égouts se jetant dans le Blavet.
- Lorient (46 4<>3 h.) (4<>848 p. m. a.) §3655 maisons,
- Sources et drainages, machines à vapeur.
- Lorient n’avait d’abord que deux pouces d’eau (4o mètres cubes par jour) achetés à la Marine pour 3o 000 francs. Elle a depuis exécuté deux importants projets de captation et adduction d’eau ; l’un de 1867 à 1862, dressé par M. Dnbreuil et exécuté par MM. Plassiardet Richard, avec une dépense de 4o2 76° francs, l’autre dressé par M. Soulié et exécuté par lui de 1887 à 1890, avec une dépense de 1 5oo 000 francs (approximativement).
- (Deux autres projets étudiés par M. Ecbenoz, ont été écartés : l’un proposant de s’adresser aux sources des coteaux de Plouay et des coteaux nord de Calan).
- Il n’y a plus que 2 puits publics et 5o puits particuliers.
- Après une tentative de concession en 1889 à M. Desbayes, la ville a repris en 1890, l’exploitation en régie directe ; M. Henri Lange, architecte de la ville, directeur du service.
- a) Eau de Quéven (projet Duhreuil),
- 1 • — On a capté les eaux de la région granitique de Queven, savoir sources de Quéven, de Kergoulan, de Prélédan, de Kérulvé, de Kerloineau, de Kérouanet et de la Garenne par autant d’embranchements de conduites en béton de ciment moulé sur place. L’embranchement de la Garonne et une partie de celui de Kérouanet (ensemble 1 183 mètres de développement) ont une section intérieure de 0.10 de largeur, 0,07 de hauteur de piédroits et une flèche supérieure de 0,05 ; des obstructions par les raeines s’étant produites dans cette section trop petite, tous les autres embranchements (ensemble 444a mètres de développement)ontcno de largeur intérieure ° ’10 de hauteur de piédroits et 0,10 de flèche. La conduite maîtresse, à partir de la réunion des embranchements de Quéven et de Kergaulan, a également cette dernière section jusqu’à la rencontre de l’embranchement de la Garenne (soit sur 3 588 mètres) ; au-delà, la largeur est portée à 0 a5 (sur 953 mètres, jusqu’à la rencontre de l’embranchement de Kerloineau), puis à o,3o (sur
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- Morbihan
- a3io mètres jusqu’au réservoir de Kérentrech). Toutefois, sur son parcours, la conduite comporte 4 siphons (de Prélidan, du Poulliot, de Iverloineau et de Tréfaven) faisant ensemble 4^7 m. 5o de longueur ; les deux premiers sont en tuyaux de fonte de 0.20, les deux derniers en tuyaux de 0,25 et ont été doublés en 1874.
- 4. — Un réservoir derrière l’église de Kérentrech, en tète de la distribution ; il est en déblai, en maçonnerie, et cube 4oo mètres cubes avec la cote 18 pour le radier et la cote 20 pour le trop-plein.
- A l’autre extrémité de la conduite-maîtresse de distribution se trouvent les deux réservoirs en tôle de la rue de l’Hôpital cubant chacun 200 mètres cubes, et le réservoir également en tôle situé derrière la caserne d’infanterie et cubant i5o mètres cubes. Ges réservoirs ont leur fond à la cote i5,5o et leur trop-plein à la cote 20.
- 5. — La conduite-maîtresse de distribution traversant la ville entre le réservoir de Kérentrech et la rue de l’Hôpital à 1 470 mètres de long et est en tuyaux Chameroy de 0,216 de diamètre. Le réseau de distribution qui en part représentait en 1890 une longueur de 7279 mètres en tuyaux de o, 135 à 0,080. Il alimentait 28 bornes -fontaines, 62 bouches d’incendie sous trottoirs et 14 bouches d’arrosage.
- 6. — En temps ordinaire le débit est de 1 200 mètres cubes par jour, mais en sécheresse il est tombé à 4oo et même 3oo mètres cubes. (En 18.44» pour y suppléer, on a dû pomper pendant 117 jours un volume quotidien de 3oo mètres cubes dans l’étang de Radenec, ce qui a coûté près de 10 000 francs).
- 7. — Pas d’analyse.
- b) Eaux du Scave (projet Soulié).
- 1. — Captation des sources et eaux souterraines de la vallée supérieure du Scave (terrain granitique) au moyen d’aqueducs drainants placés à l’aval du bassin supérieur et descendus jusque dans le granit un peu décomposé, Le sol, souvent marécageux à la surface, est constitué en dessous de la terre végétale par une couche de cailloux roulés, (une couche argileuse provenant de ta décomposition du feldspath), une couche d’arènes aquifères, enfin le granit un peu décomposé et le roc vif, le tout faisant jusqu’au roc vif une hauteur Priant de 4 à 7 mètres. Les tranchées ont été ouvertes dans les thalwegs des vallons ; les aqueducs drainants ont o.3o/o.3o de section intérieure ; ils touchent souvent au roc vif, mais n’y sont pas encastrés suffisamment comme à Quimper. La surface drainée est d’environ 2 000 hectares, on pourra dériver ultérieurement les sources des ruisseaux d’Arzano, de Kerbellec et de Gaudan. Les aqueducs drainants sont continués par des tuyaux étanches en grés oulton se déversant dans un aqueduc collecteur secondaire. Ce dernier 0 43oo.métrés de longueur ; il est en béton de ciment de o.5o de diamètre, avec 0.40 de ipente par kilomètre dans les parties où la conduite est libre.: ans tas siphons, le tuyau est en fonte et de o,45 de diamètre avec 0 m. 80 e pente par kilomètre.
- ^ ^ aqueduc collecteur secondaire fait suite l’aqueduc principal d’amenée, quia Prùs de 10 kilomètres de longueur. Il a généralement (en tranchée) une echon ovoïde de 1 m. 20 de hauteur et 0 m. 70 de plus grande largeur,
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- avec o m. i5 d’épaisseur en béton de ciment, et une pente de o m. 20 par kilomètre ; dans les parties en remblai, il a une section trapézoïdale de 0.75 de hauteur sous dalles et 0.60 de largeur moyenne, une épaisseur de 0.325 en maçonnerie de moellons, et une pente de 0 m. 4° Par kilomètre ; enSn, dans les siphons, c’est un tuyau en fonte de o m. 5o de diamètre et 1 mètre de pente par kilomètre. Cet aqueduc aboutit à l’usine élévatoire directement, à la cote 17.
- 3. — Deux machines à vapeur de 3o chevaux chacune, actionnant deux pompes Worthington. La hauteur du refoulement est de 26 mètres, la conduite du refoulement a o m. 600 de diamètre et 426 mètres de longueur.
- 4. — Le réservoir de Paradis à l’arrivée de la conduite de refoulement (cote 43 est en maçonnerie, à demi enterré et couvert par des voûtes) en briques supportées par des poutrelles en fer. Il contient 9 000 mètres cubes, avec 4 m. 5o de hauteur d’eau.
- 5. — La conduite de départ du réservoir est de 0.600 de diamètre et a I 3oo mètres de longueur comme conduite-maîtresse de distribution. Le réseau a environ 18 kilomètres de développement en tuyaux de 0.600 à 0.800.
- 1 fontaine monumentale et 1 fontaine Wallace ;
- 78 bornes-fontaines ;
- 287 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 695 branchements particuliers.
- 6. — L’auteur du projet prévoyait un débit de 12 000 mètres cubes par jour, mais il ne s’est pas réalisé. En hiver, on aurait plus de 6 000 mètres cubes, mais en été le débit descend à 3 000 mètres cubes ; la ville aurait besoin d’au moins 4 <>00 mètres cubes.
- Sur les 6g5 concessions particulières, 235 sont au compteur (Frager et Kennedy), et les autres au robinet libre d’après une évaluation basée sur le chiffre de i5 litres par personne et par jour.
- par jour par an par an
- 1/2 hectolitre (18 m3 2.5) 12 fr. 60
- 1 hectolitre (36 m3 5o) 17 fr. 5o
- 2 hectolitres (73 m3) 29 fr. 00
- 3 hectolitres (109 m3 5o) 37 fr. 60
- 4 hectolitres (i46 m3) 43 fr. 00
- 5 hectolitres (182 m3 5o) 49 fr. 00
- 6 hectolitres (219 m3) 58 fr. 00
- 7 hectolitres (255 m3 5o) 63 fr. 00
- 10 hectolitres (365 m3) 70 fr. 00
- et l’excédent o fr. 69 le mètre cube » o fr. 48 le mètre cube
- » o fr. 40 le mètre cube
- » o fr. 34 le mètre cube
- » o fr. 29 le mètre cube
- » 0 fr. 27 le mètre cube
- » o fr. 26 le mètre cube
- » o fr. 25 le mètre cube
- » o fr. 19 le mètre cube
- avec le prix de 70 francs pour chaque mètre par jour au-dessus de 1 mètre cube.
- Pour les besoins industriels, il est consenti une réduction. Le mèlre cube par jour coûte 60 francs jusqu’à 10 mètres cubes ; de 10 à 25 mètres cubes par jour, le mètre cube coûte 4<> francs ; de 25 à 5o mètres cubes, 3o francs; de 5o à 100 mètres cubes 20 francs, et ainsi de suite. Sur ces chiffres une nouvelle réduction d’un tiers est faite pour les lavoirs publics.
- I7- — Degré hydrotimétrique 5°; chlore, 36.1 ; nitrates (en acide nitrique)’ 10 ; nitrites 0 ; ammoniaque, 0 ; matières organiques (en oxygène), 5.
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- On trouve un nombre très variable de bactéries, généralement plusieurs milliers, et souvent du colibacille. La fluorescéine jetée dans les ruisseaux de la prairie drainée passe dans l’eau du drain. Eau superficielle, à protéger.
- g. — On pourra capter les sources et drainer les vallons des ruisseaux d’Arzano, de Kerbellec et de Caudan, et en ajouter le produit aux eaux du Scave.
- 9. — Le Tout à l’égout, avec système diviseur, est autorisé par la ville. Le réseau des égouts se déverse dans l'avant-port de commerce, dans la rade et dans le Scorff, sans épuration.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours par les cultivateurs des environs.
- Ploërmel (5424 h.) (2.492 p. m. a.)
- Nappe souterraine, machine à vapeur.
- Projet de distribution d’eau mais très incomplet, exécuté en 1891
- Il y avait alors 10 puits publics et 5o puits particuliers.
- 1. — Eaux suintant dans trois anciennes carrières d’ardoises, distantes d’environ 4 kilomètres de Ploërmel.
- 3. — Elles sont élevées dans le réservoir par une pompe aspirante et refoulante mue par une locomobile de 3 chevaux.
- 4. — Réservoir de 3oo mètres cubes en deux compartiments égaux, situé à 4oo mètres du centre de la ville.
- 5. — 35 bornes-fontaines, 6 concessions particulières.
- 6. — Le débit tombe à 70 mètres cubes par jour en temps d’étiage.
- 9. — Pas d’égout.
- Pontivy (9.506 h.) (6.312 p. m. a.) 1.234 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Projet exécuté en 1890, dépense faite 23o 800 francs. Il y avait alors 12 puits publics et i5o puits particuliers.
- Régie directe.
- 4. — Source dite de Poulglass, sortant du terrain granitique à 9 kilomètres distance au N.-O. de la ville.
- Conduite d’amenée de 9 kilomètres de longueur, qui sera probablement
- doublée.
- Le quartier de cavalerie a une source spéciale naissant dans son intérieur, ^ais il est presque exclusivement desservi par le service des eaux de la ville, consommation moyenne journalière 110 mètres cubes.
- 4- —-Un réservoir en maçonnerie de 1 5oo mètres cubes, sur la rive gauche du Blavet, près de la chapelle St-Mélard. Il est probable que la conduite d amenée sera doublée de façon à conduire directement les eaux à ce réservoir
- de St-Mélard.
- — Réseau de distribution ; la rive gauche du Blavet est alimentée par
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- ie téservoir la rive droite est alimentée directement par une conduite dérivée à l’amont du réservoir ;
- 75 bornes-fontaines et bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 190 branchements particuliers.
- 6. — Environ 1 000 mètres cubes par jour en moyenne.
- Les 190 concessions sont au compteur (d’après évaluation), à raison de 0 fr. 20 le mètre cube.
- H. — Degré hydrotimétrique, 3°i ; résidu fixe, 42 ; GaO, 8,3 ; MgO, 1.5; alcalis, 11.7 ; SO3, 3.6 ; SiO2, 7,3 ; acide nitrique, o.5; matières organiques (en oxygène), 0.49-
- On ti’ouve moins de 100 germes par centimètre cube.
- O. — Quelques rares égouts se jetant dans le Blavet. Fosses fixes. Tinettes mobiles à fermeture hermétique (système baïonnette). Il est question d’établir un réseau complet de tout à l’égout ; il se peut que ce tout à l’égout soit alimenté par une conduite d’eau spéciale établie dans ce but, ayant sa prise dans le canal du Blavet et conduisant les eaux dans un réservoir par une machine élévatoire.
- Vannes (23.56 h.) (16.728 p. m. a.) 2.n5 maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- Première installation faite en 1829, puis reprise et complétée en 1862 par M. de Fréminville ; dépense faite en 1862, 200000 francs. En 1898, on a doublé l’aqueduc de Meucon entre les deux réservoirs et dépensé encore environ 200000 francs.
- Il y aurait encore i3 puits publics et 280 puits particuliers.
- Régie directe : M. Ryo, architecte de la ville, directeur du service.
- 1. — Trois sources du terrain granitique à Meucon (8 kilomètres de Vannes), Cadual et Crannhac (à 3 km, 5oo de Meucon).
- La conduite de la source de Cadual (conduite forcée en fonte de 0.220 sur q53 mètres de longueur) et la conduite de la source de Crannhac (conduite forcée en fonte de 0.175 sur 612 m. 5o de longueur) se réunissent en une conduite forcée unique qui a 1 702 m, 5o de longueur avant de rejoindre l’aqueduc libre de la source de Meucon. Celui-ci qui est en ciment avec 0.25/0.20 de section, puis en tuyaux de grès de 0.400, a 6.55o mètres de long avant d’aboutir à un réservoir intermédiaire de 600 mètres cubes. De ce réservoir partent une ancienne conduite de 0.216 en tuyaux Chameroy et la conduite nouvelle en tuyaux de fonte de 0.400, pour aboutir toutes les deux au réservoir de distribution de 1 4oo mètres cubes situé au point haut de la ville.
- 4. — Réservoir intermédiaire de 600 mètres cubes, sur le trajet de la conduite d’amenée et réservoir de distribution de 1 4oo mètres cubes, tous les deux en maçonnerie.
- o. — Réseau de distribution d’environ 5 kilomètres de développement, en tuyaux de o.25o à 0.080 de diamètre ;
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- Morbihan
- 5o robinets de puisage publics :
- 62 bouches d’arrosage*et d’incendie ;
- 55o branchements particuliers.
- 6.— La source de Meucon débite au minimum 6 1. et au maximum 3o 1. par seconde » Gadual débite » 4 » 20 »
- » Crannhae débite » 1 1. 20 » 7 »
- Soit ensemble n 1. 20 » 57 1. »
- ou un minimum de 970 mètres cubes par jour et un maximum de 4 9^5 mètres cubes.
- Les concessions au robinet libre se paient à raison de 2 fr. 5o °/o du revenu locatif réel de chaque immeuble, avec minimum de perception de i5 francs ; on y ajoute 6 francs par cheval, 4 francs par voiture, et pour les industries exercées dans la maison, une somme établie par un tarif suivant la nature de cette industrie.
- Les concessions au compteur paient 18 francs par an pour 1/2 hectolitre par jour, 3o francs pour 1 hectolitre par jour, 5o francs pour 2 hectolitres, i85 francs pour 1 mètre cube par jour, 335 francs pour 2 mètres cubes par jour, 785 francs pour 5 mètres cubés par jour, et au-dessus, 125 francs par mètre cube par jour avec décroissement progressif au-dessus de îo mètres cubes par jour.
- 7. — Source de Meucon. — Résidu fixe, 37.5 ; SiO2, 1.7 ; matières organiques (en oxygène) 0.75.
- On trouve en 1893, i46 germes aérobies par centimètre cube.
- Source de Gadual. — Matières organiques (en oxygène), 1. On trouve en 1893, 275 germes par centimètre cube.
- Source de Crannhae. — Degré hydrotimétrique, 4° j résidu fixe, 3o ; SiO2, traces ; NaCl, 8 ; matières organiques (en oxygène), 0.37 ; on trouve 24 colonies par centimètre cube.
- 8. — La ville prévoit l’adjonction de deux sources nouvelles, dites de Ty-Glass et de Coulac.
- — Réseau d’égouts, incomplet, se déversant dans le port.
- Localités à population disséminée qui n’ont pas fait d’adduction d’eau :
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- Morbihan
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau [depuis 1884)
- La Roche-Bernard (1.15o h.)
- Captation par un aqueduc voûté des eaux d’un coteau supérieur. Dépense faite 25 600 francs. Les eaux sont élevées par une pompe à moteur électrique dans un réservoir de 186 mètres cubes en deux compartiments 12 bornes-fontaines, 12 bouches d’incendie.
- Le Palais (Belle-Ile) (4-949 h.) (2.6.37 P- m* a-)
- Captation et adduction d’une source, en 1899 dépense 56 000 francs. Le bourg avait auparavant la source de la Normande (qualité très douteuse) qui était partagée avec la caserne, ainsi que 5 puits publics.
- Le département, occupé par le granit et les schistes cambriens et siluriens, est pauvre en nappes et sources. Les sources y sont petites, peu profondes, et disséminées. L’eau récoltée par des drainages est peu profonde et la surface des terrains drainés a besoin d’être protégée.
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- Nièvre
- DEPARTEMENT DE LA NIÈVRE
- (4 arrondissements, 25 cantons, 313 communes, 313972 habitants)
- La Charité (5.246 h.) (3.990 p. m. a.) 982 maisons.
- Puits filtrant et machines à gaz et à vapeur.
- Projet exécuté en 1868. Machines améliorées en 1889.
- Régie directe : M. Guinet, Conducteur des Ponts et Chaussées, Voyer municipal .
- L’élévation de l’eau est faite par l’uzine à gaz, dont le directeur est M. Roche.
- 1. — L’eau est prise sous le lit de la Loire, dans les graviers, au moyen d’une cloche foncée à 2.80 en dessous de l’étiage. La conduite d’amenée a 1 200 mètres de longueur et o, i5o de diamètre.
- 2. — Filtration naturelle dans les graviers du lit.
- 3. — Deux machines élévatoires, une à vapeur de i5 chevaux, l’autre à gaz de 20 chevaux.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, enterrés, contenant 4°o et 3oo mètres cubes, et un réservoir en élévation, en ciment armé, contenant 3oo mètres cubes.
- o. — Réseau de distribution ;
- 16 bornes-fontaines ;
- 3go branchements particuliers.
- 6. — Consommation journalière de 1000 mètres cubes en été et 600 mètres cubes en hiver.
- Les cencessions sont, soit au compteur de 0 fr. 18 le mètre cube, soit au robinet libre à raison de i5 à 35 francs par an pour un ménage.
- ^ • — Pas d’analyse.
- R* — Un projet d’égouts doit être exécuté en 1908.
- Clamecy (5.154 h.) (4-455 p. m. a.)
- Source amenée par la gravité.
- Projet d’adduction exécuté en 1896 ; dépense faite, 189 000 francs. Auparavant il y avait 17 puits publics et une centaine de puits particuliers.
- Régie directe : M. Catonné, architecte-voyer, directeur du service et au-*eur du projet.
- Source de la Fontainerie, émergeant à i3 kilomètres de la ville, sur rrve gauche du ruisseau de Beuvron, au pied d’un coteau calcaire (oxfor-
- Annuaire des Distributions d’eau. 3i
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- dien et corallien). On l’a captée au moyen d’une chambre en maçonnerie de i3 m. 5o de long sur 6 m. 90 de large, recouverte d’une voûte en briques Conduite en tuyaux de béton de ciment de la Porte-de-France.
- 3. — Le faubourg du Crot-Pinçon étant plus élevé que le réservoir d’arrivée, un bélier hydraulique mû par l’eau de la distribution elle-même relève un certain cube dans un bassin secondaire, pour l’alimentation de ce faubourg.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie cubant ensemble 1 000 mètres cubes. l’un est situé au lieu dit la Côte d’Or, à l’arrivée de la conduite, et l’autre à l’extrémité opposée de la ville. Ils sont reliés par la principale artère de la distribution.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, de 7 5oo mètres ;
- 47 bornes-fontaines; 23 bouches d’arrosage.
- i4o branchements pour concessions particulières.
- 8. — La source débite 3o litres par seconde en moyenne.
- Les concessions sont toutes au compteur et paient le mètre cube à 0 fr. 3o, avec minimum de perception de i5 francs par an.
- 9. — Pas d’égouts.
- Cosne (8.43- h.) (0.750 p. m. a.)
- Eau de rivière stérilisée par l’ozone, machines à gaz pauvre.
- Projet de M. Sancenot, conducteur des Ponts et Chaussées exécuté sous sa direction en 1905-06. Dépense faite 36o 000 francs.
- 1. — L’eau est prise en Loire avec une cloche filtrante foncée dans les sables et graviers à 3 m. 95 au-dessous de l’étiage. Elle est puisée dans cette cloche par une conduite de 0 m. 25o de diamètre intérieur et 120 mètres de longueur, puis refoulée dans le réservoir à l’aide d’une conduite de même diamètre, de 700 mètres de longueur. La différence d’altitude entre le niveau d’eau dans la cloche et le réservoir est de 34 mètres.
- 2. — Filtration à travers les sables de la Loire et stérilisation par l’ozone, procédé Marmier et Abraham.
- 3. — Deux groupes de machines élévatoires et de stérilisation commandés chacun par un moteur à gaz pauvre de 5o chevaux. L’un des groupes est de rechange. Chaque groupe qui peut élever et stériliser 100 mètres cubes d eau à l’heure comprend : 1 moteur à gaz de 5o chevaux ; une pompe nourrice et une pompe élévatoire; un moteur à courant continu, un alternateur, un ventilateur et une colonne de stérilisation. L’ozoneur seul n’existe pas en double.
- 4. — Réservoir en maçonnerie à demi enterré, en deux compartiments de 75o mètres cubes chacun.
- o. — Longueur du réseau 8 000 mètres, 22 bornes-fontaines, 33 bouches d’arrosage, 3 urinoirs à effet d’eau, 101 concessions particulières.
- 6. — Volume d’eau consommé en moyenne : 4<>o mètres cubes par jour.
- Tt• — L’eau de Loire qui renfermait 4 000 bactéries au centimètre cube
- avant la stérilisation n’en contient plus en moyenne qu’une ensuite ; il n y a plus ni bactéries pathogènes, ni colibacille.
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- Deelze (5.080) (3.813 p. m. a.)
- Puits filtrant, machine à vapeur.
- Projet exécuté en 1891 ; dépense : 170 000 francs. — Il y avait auparavant 3 puits et une cinquantaine de puits particuliers.
- Régie directe.
- |. — Un caisson sans fond, en tôle (3 mètres de long, 1 m. 65 de large et
- 1 m. 80 de haut), surmonté d’un tube en tôle de 1 m. 26 de diamètre et
- 2 m. 3o de hauteur — lequel est fermé par un appareil autoclave en fonte — est foncé dans les graviers du Lit de la Loire, à 3 mètres en dessous de l’étiage.
- Un tuyau de 0,260 sur 2^7 mètres de longueur fonctionne par siphonne-ment pour amener l’eau de la caisse dans le puisard d’aspiration*
- 2. — Filtration naturelle dans les graviers.
- 3. —Machine à vapeur verticale, 620 tours par minute; elle actionne une pompe nourricière et une pompe de refoulement pouvant débiter i5 litres par seconde.
- 4. — Réservoir de 65o mètres cubes, en maçonnerie, divisé en 2 compartiments et voûté ; il est établi sur la colline de Decize.
- 5 et O. — Consommation de 100 à 3oo mètres cubes par jour, suivant la saison ;
- 12 bornes-fontaines ;
- i5o concessions particulières, presque toutes au robinet libre, payant d’après évaluation (à raison de 4o litres par personne, 20 litres par cabinet, 60 litres par cheval, 100 litres par are de cour ou jardin) au prix de 8 francs l’hectolitre par jour jusqu’à 4 hectolitres, 6 francs l’hectolitre de 4 à 8 hectolitres et 5 francs l’hectolitre au-dessus de 8 hectolitres par jour. Au robinet de jauge, le prix de l’hectolitre par jour est de 10 francs jusqu’à 10, 8 francs au-dessus.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 4°5 ; degré permanent, o°5 ; résidu fixe, Sa ; GaCO3, 36 ; MgCO3, 4>4 '> matières organiques (en oxygène), 2,25.
- 9- — Pas d’égouts.
- A’evers (27.030 h.) (23.56i p. m. a.) 3.620 maisons.
- Sources amenées par la gravité et puits filtrants, avec machines à vapeur.
- Projet exécuté en 1858, pour l’adduction des sources, et en 1869 pour la captation et l’élévation de l’eau de la Loire par la Cie concessionnaire.
- Concession donnée en 1867 pour jusque fin de 1909, à une Compagnie anonyme locale au capital de 4oo 000 francs ; nouveau traité du 8 janvier ^9. M. Michel directeur de la Société des Eaux de Nëvers.
- P y a encore 2 puits publics et environ 35o puits particuliers.
- 4) Deux sources, celle de Jeunot et celle de Veninges, situées l’une à métrés, l’autre à 3 8i5 mètres de la ville, dans le calcaire jurassique, Captees par des chambres en maçonnerie. Les conduites d’amenée sont en
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- béton de ciment, formées de 2 pièces moulées d’avance et superposées (une cuvette et une petite voûte en anse de panier) ; elles ont 0,22 de largeur sur o,3o de hauteur intérieurement. La conduite de Jeunot aboutit au réservoir de St-Gildard, celle de Veninges au réservoir du Carrefour.
- b). — Deux puits filtrants foncés dans le sable du lit de la Loire à 3 mètres en dessous de l’étiage. Ces puits ont 4 mètres de diamètre et sont formés d’une enveloppe en fonte surmontée d’une coupole hémisphérique de même métal; les tuyaux d’aspiration ont 1 m. 35o et o m. 210 de diamètre. L’eau des puits est utilisée en cas de pénurie des sources et est élevée au réservoir de St-Gildard.
- 2. — Filtration naturelle dans les sables et graviers pour l’eau de Loire [b).
- 3. — Deux machines à vapeur, système Woolff, à balancier, à 2 cylindres, de 20 chevaux, élèvent l’eau de la Loire (b).
- 4. — Le réservoir de St-Gildard, sitné à la cote 204,3o, est en maçonnerie, recouvert de voûtes en arc de cloître, et contient 1 200 mètres cubes avec 4 mètres de hauteur d’eau.
- Le réservoir du Carrefour est à la cote 19228, avec 3 m. 20 de hauteur d’eau ; il cube 390 mètres cubes, et est en maçonnerie circulaire de i5 mètres de diamètre, avec une voûte en calotte sphérique pour couverture ; il reçoit exclusivement l’eau de la source de Yeninges.
- 5. — Deux réseaux de distribution : celui de la source de Jeunot et de l’eau de Loire, partant du réservoir de St-Gildard, a environ 10 kilomètres de développement ; celui de la source de Yeninges, partant du réservoir du Carrefour, a 9700 mètres ;
- 4 fontaines monumentales ;
- 74 bornes-fontaines ;
- 18 bouches d’arrosage :
- 4o bouches d’incendie et d’arrosage ;
- i3oo branchements particuliers.
- 6. — En 1906, les sources ont fourni 33o6io mètres cubes et on a monte 38o 740 mètres cubes d’eau de Loire, soit ensemble 711360 mètres cubes, d’où un cube journalier moyen de 1 949 mètres cubes, avec maximum de près de 3 000 mètres cubes.
- La Ville paie à la Société concessionnaire une annuité de 17600 francs pour avoir droit à 800 mètres cubes par jour ; l’eau en surplus nécessaire en été doit être fournie par la Cie à raison de 0 fr. 09 le mètre cube pour les400 premiers mètres cubes, et de 0 fr. 08 au delà jusqu’à un supplément maximum de 1 200 mètres cubes. Il est également payé une redevance annuelle de
- 200 à 4oo francs pour toute borne-fontaine au delà des 33 primitives. A la fin de la concession, tout le matériel doit revenir à la Ville. La Cie distribue 4o francs de dividende par action de 600 francs.
- Les particuliers abonnés paient à la Gls concessionnaire, soit au compteur (Frager) au prix de 0 fr. 3o le mètre cube de o à 1 000 mètres cubes par an, o fr. 26 de 1 000 à 2000 mètres cubes, et enfin 0 fr. i3 pour tout métré cube en plus ; soit au robinet libre à raison de 5 francs pour un hectolitre par jour pour les ménages ayant un loyer de moins de 5oo francs, 10 francs
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- pour la même quantité pour les loyers de 5oo à i ooo francs, i5 francs pour les loyers de plus de 1 ooo francs ; le volume destiné à un ménage est compté en sus d’un hectolitre à raison de 20 litres par personne, 26 litres- pour un robinet supplémentaire, 60 litres par tête de gros bétail, 5o litres par voiture, etc. ; bases spéciales pour diverses professions.
- 7. — i° Eau de Jeunot : degré hydrotimétrique, 210 ; CaCO3, 149 ; CaSO4, i5 ; CaCl2,5.
- 20 Eau de Veninges : degré hydrotimétrique total, 22°8 ; degré permanent, 2°9 ; résidu fixe, 362 ; GaO, i44<6 ; MgO, i3 : SO3, 11,7 ; chlore, 5,2 ; alcalis, 33 ; azote nitrique, 6,1 ; matières organiques (en oxygène), o,5. On trouve en 1890, 865 germes au centimètre cube.
- 3° Eau de Loire : degré hydrotimétrique, 120 à 190 ; résidu fixe, i58 : CaCO3, 72,1 ; MgSO4, 12,5 ; CaCl2, 11,4 ; matières organiques (en oxygène) i,3. On trouve 3oo germes au centimètre cube.
- 8. — On étudie actuellement un projet de [réservoir à la cote 228 ; on compte l’exécuter quand la Ville sera entrée en possession de la distribution, c’est-à-dire fin 1909.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts en types ovoïdes de 0 m. 90, 1 mètre et 1 m. 20 de hauteur intérieure. Déversement dans la Nièvre et dans la Loire.
- Villes de moins de 5.ooo habitants.
- La Machine (4-3g4 h-)
- Installation faite par la Société Schneider du Creusot. L’eau est prise dans un puits filtrant de la vallée de la Loire, près du barrage de St-Léger-les-Vignes, et refoulée par une machine à vapeur de 25 chevaux dans un château d’eau de 5o mètres cubes, situé à 69 m. 3o en contrehaut et à 1 55o mètres de distance. De là elle se rend à un réservoir de 600 mètres cubes, à 47^0 métrés de distance, à l’origine de la distribution. 38 bornes-fontaines.
- Dépense faite 4oo ooo francs.
- Ghâteau-Chinon (2.222 h.)
- Double distribution. En i856, on capte des sources dans une vallée grani-hque (en complétant par un drainage) et on les amène par une conduite en |res de 1 890 mètres de long, réservoir de i5o mètres cubes, i4 bornes-°ntaines, débit variant de 60 à 100 mètres cubes.
- Dn 1898, on exécute le projet de MM. Pochet et Assy pour l’adduction des eaux de l’Yonne et l’installation de l’éclairage électrique. Les pompes et dyna-ïïms sont mues par une turbine actionnée par une dérivation de l’Yonne fai-®ant une chute de i4 mètres, l’eau est relevée de 2i3 m. 44 par une conduite e refoulement de 0,110 de diamètre et 928 mètres de longueur, à raison de ?°° mètres cubes en 20 heures sur 24; (on éclaire en outre 3i6 lampes à mcandescence de 16 bougies). L’eau avant d’être élevée, est filtrée dans un compartiment de sable et gravier de 12 mètres sur 5 mètres. Elle arrive après °ulement dans un réservoir de 1 ooo mètres cubes, en deux comparti-
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- ments, creusé dans le granit. La conduite de distribution de l’eau d’Yonne a un développement de 3 45° mètres et dessert 3i bornes-fontaines.
- Pourchambault (4-6o6 h. (4.091 p. m. a)
- Pas de distribution.
- Il y a environ 3oo puits particuliers.
- Pas d’égouts.
- Varzy (2.318 b.)
- Projet de M. Assy. ingénieur auxiliaire des Ponts et Chaussées exécuté en 1898-99. Dépense faite io5ooo francs.
- Puits de 8 mètres de profondeur au pied d’un coteau calcaire. Machine à vapeur Farcot de 4° chevaux servant également à l’éclairage électrique. Réservoir à 2 compartiments de 200 mètres cubes chacun. Réseau de 3o5o mètres de longueur. 23 bornes-lontaines, 43 concessions particulières. Consommation moyenne 24a mètres cubes par jour.
- Communes ayant fait des adductions d’eau (depuis 1888)
- Noms des Communes Habi- tants Date des Travaux. Dépenses faites Observations
- St-Révérien . ' 728 1889 3o 000
- Sémelay . 1 327 1898 85oo Hameaux voisins
- Pougues-les-Eaux I 616 19°2 46 5oo
- La Chapelle-St-André. . . . . I 260 1902 7880 J
- En dehors des grandes vallées de la Loire et de l’Ailier, contenant une nappe phréatique abondante, le département est occupé à Lest (arrondissement de Chàteau-Chinon) par le granit et les roches éruptives ne donnant que de petites sources peu profondes ; au sud de la Loire et au centre pâr des sables et argiles pliocènes, peu perméables et ne contenant qu’une nappe phréatique peu profonde ; enfin au nord et également au centre (bandes) par le lias, le jurassique et le crétacé dont les niveaux calcaires contiennent de belles nappes et donnent de belles sources.
- Ge département renferme :
- 9 communes ayant une distribution d’eau complète, fi communes ayant une distribution d’eau incomplète.
- 166 communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes. i32 communes n’ayant que des citernes.
- Six villes ont un réseau d’égouts pluviaux.
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- DÉPARTEMENT DU NORD
- (7 arrondissements, 67 cantons, 667 communes, 1.895.861 habitants.)
- Aniches (8.321 h.) (7.855 p. m. a.) 1,843 maisons.
- Pas de distribution d’eau : environ 200 puits particuliers (de 3o à 5o mètres de profondeur) dans la craie et quelques tronçons de galeries captantes pour les industriels.
- Anœullin (5.281 h.) (4.i57 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; nombreux puits particuliers (637 mètres de profondeur).
- Un tronçon d’égouts de i5o mètres seulement.
- Anzin (14.387 h.) (14*077 p. m. a.) Pas de distribution d’eau ; nombreux puits.
- Arm entières (28.613 h.) (25.408 p. m. a.) 6.091 maisons.
- Double distribution ; forages profonds et eau de rivière, machines à vapeur et électriques.
- Régie directe : M. Charles Secq, directeur du service de la voirie et des
- eaux.
- à) Eau potable (bientôt stérilisation par l’ozone).
- Il n’y avait jusqu’en i8g5 que des puits (10 puits publics et un millier de puits particuliers) ; à ce moment la ville utilisa le produit de quelques forages particuliers, notamment celui de la brasserie Lescornez (nappe des marlettes sor les dièves), soit environ 4oo mètres cubes par jour ; réseau de distribution en fonte de 8 700 mètres, alimentant 75 fontaines publiques ; pas de concessions particulières.
- Eu 1903, un projet complet a été dressé par M. Secq, et un premier forage profond de 289 m. 20 fut exécuté suivant les conseils de M. Gosselet ; il tra-Verse la craie et les dièves et descend de 127 ni. 70 dans le calcaire carboni-^re‘> il est tube jusqu’à la craie et le dernier tube (en acier) a 0 m. 55 de diamètre, tandis que le diamètre se réduit progressivement plus bas a o,5o, °>4o et o,35. Ce forage a coûté 20 000 francs et on peut en tirer de 1 5oo a a 0o° mètres cubes par jour. L’eau est encore trouble.
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- Le projet comportait la création d’un second forage, l’élévation de 3 à 4 @00 mètres cubes par jour dans 2 réservoirs de 5oo mètres cubes, le complément de la distribution intérieure sur 14200 mètres, etc. La dépense totale était prévue à 55o 000 francs.
- 2. — En 1907, la ville avait ouvert un concours pour la purification de l’eau. Le concours a conduit à prendre en considération la proposition de la Compagnie générale de l’Ozone, 11 bis, boulevard Haussmann (M. Otto, directeur), qui va établir une usine de stérilisation par l’ozone.
- b) Eau de rivière (eau industrielle).
- L’installation date de i865 ; dépense faite, 180 000 francs.
- 1. — Eau prise à la rivière la Lys; conduite en fonte de o,3o sur 1 600 mètres, faisant distribution en route.
- 3. — Deux pompes à double effet actionnées directement par le balancier d’une machine à vapeur verticale ; elles peuvent donner ensemble 4oo mètres cubes à l’heure. Nouvelles pompes centrifuges Worthington, mues électriquement.
- 4. — Pas de réservoir.
- o. — 11 bouches d’incendie et 27 concessions à robinet libre.
- 6. — On consomme en moyenne 3 260 mètres cubes par jour.
- Les concessions paient (usages industriels) 0 fr. 07 le mètre cube de 0 à 20 mètres cubes, 0 fr. 06 de 20 à 5o, 0 fr. o5 de 5o à 100 mètres cubes et au-delà. Pour la condensation de la vapeur, l’eau étant rendue aux égouts, on paie 0 fr. 12 par cheval-vapeur et par jour.
- 9. — Il y « un réseau d’égouts à peu près complet, bien lavé par les eaux de la Lys.
- Avesnes (4.937 h.) (4-646 p. m. a.) 945 maisons.
- Sources, machines à gaz.
- Projet de M. Lalou, exécuté en 1882.
- Concession de 5o ans donnée alors à la Société des Usines à Gaz du Nord et de l’Est (siège social à Soissons), représentée à Avesnes par M. Jacquesson, directeur de l’Usine à gaz.
- 1. — Source naissant à proximité de la ville au niveau des sables 'verts d’Avesnes (cénomanien), surmontant le calcaire carbonifère. L’eau est recueillie dans un puisard de 25 mètres de long, 1 mètre de large et 0,70 de pr0~ fondeur où puisent les pompes.
- 3. — Deux moteurs à gaz Otto, de 8 chevaux chacun, faisant 160 tours la minute, actionnent par courroies 2 pompes à piston plongeur, système Boulet, donnant 26 et 3o coups de piston à la minute. Elles peuvent élever 5 litres par seconde à 48 mètres de hauteur.
- Conduite de refoulement de o,i35 de diamètre et 800 mètres de longueur jusqu’au réservoir, faisant distribution en route.
- 4. — Réservoir de 4oo mètres cubes, en briques, voûté et enterre, aveC 4,5o de hauteur d’eau.
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- 5. — Réseau de distribution de 6 kilomètres environ, en tuyaux de 0,135 ào.o^o;
- 19 bornes-fontaines ;
- 3i bouches d’arrosage et d’incendie, système Durenne ;
- 10 urinoirs à effet d’eau ;
- i\o branchements pour concessions particulières.
- 6. — Consommation moyenne : 400 mètres cubes par jour.
- La ville paie le mètre cube, pour les services publics, à raison de 0 fr. 18.
- Les abonnés paient 18 francs par an pour 1 hectolitre par jour, et le surplus à raison de 0 fr. 27 le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 2i°5 ; degré permanent, 9°5 ; CaCO3, 122,5; CaSOL 70; MgCO3, 22; NaCl, 34,8; matières oi’ganiques (en oxygène), 2,26.
- On a trouvé de i5o à 5oo germes au centimètre cube. En 1891, des infiltrations dangereuses se faisaient dans le puisard des pompes (épidémie ty-phyque) ; elles ont été supprimées.
- 8. — On a pensé à capter et à amener des sources du territoire de Haut-Lieu.
- 9. — 11 y a 3 tronçons d’égouts dans la ville basse, se déversant dans l’Helpe, mais il n’y a que des caniveaux dans la ville haute.
- Bailleul (i3.573 h.) (7.128 p. m. a.) 2.85i maisons.
- Sources et forages, moteur à gaz.
- En 1844» adduction des eaux du Mont-Noir ; dépense inconnue.
- De 1894 à 1897, f°rage profond : dépense 82000 francs.
- (Il y a encore 4 puits publics et environ 600 puits particuliers.)
- Régie directe.
- 1. — a) Sources au pied du Mont-Noir, à 4 5oo mètres de la ville, à la base de 1 éocène, captées par des drains. L’eau arrive par la gravité au moyen dune conduite en fonte dans le réservoir de Saint-Wast; débit moyen !8o mètres cubes par jour.
- &) Forage profond, creusé au centre de la ville, traversant l’éocène et le crétacé et pénétrant dans les schistes siluriens : la craie est à 145 mètres de profondeur, le cénomanien est à 292 mètres, le gault à 3o mètres plus bas, et Un.peu en-dessous le primaire. L’eau est très chargée de sels de soude.
- L’eau du forage est puisée par une pompe aspirante et foulante à fourreau, faisant 22 coups à la minute et pouvant élever 720 mètres cubes Par jour ; elle est actionnée par un moteur à gaz Otto de 13,5 chevaux. L’eau est refoulée directement dans une canalisation spéciale sans réservoir.
- ’ Réservoir de Saint-Wast, contre l’église, construit en fer avec revêtement extérieur en briques, pour l’eau du Mont-Noir ; capacité 180 mètres
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- i J Appareils de distribution i Bornes- fontaines Bouches d’arrosage Bouches d’arrosage et d'incendie Concessions Particulières
- a) Eau du Mont-Noir 34 12 l3 73
- b) Eau du forage profond .... 6 " 12 6
- Les deux réseaux de distribution sont entièrement séparés.
- 6. — Les concessions sont au compteur, au prix de o fr. 4o le mètre cube pour les usages domestiques (minimum de perception 20 francs) et deofr. 20 pour les usages industriels ; pour ceux-ci, au-dessus de 1 000 mètres cubes, le prix est de 0 fr. i5, et au-dessus de 2 000 mètres cubes, de o fr. 10.
- T. — a) Eau du Mont-Noir : résidu fixe à 176°, it>5 ; CaCO3, 75; IPSO1, 4,9; chlore, 28,4; acide nitrique, 24,1-
- b) Eau du forage : degré hydrotimétrique, 6°5 ; degré permanent, i°5; résidu à 1100. 3,i88; CaO, 3i,3; MgO, 28,8; SO3, 968; NaCl, 1,120; SiO2, 28; matières organiques (en oxygène), 3,5.
- On a trouvé 180 germes aérobies au centimètre cube.
- 9. — Réseau d’égouts incomplet. .
- Ber gu es (5.o32 h.) (4-499 P- m- a-)
- Pas de distribution d’eau.
- 11 y a une cinquantaine de puits particuliers et des citernes. La ville possède 2 grandes citernes avec pompes, contenant l’une 83o mètres cubes et l’autre i5o mètres cubes et recueillant l’eau de pluie. La caserne Thémines a une autre grande citerne.
- Bruay (7.482 b.) (4.702 p. m. a.) Pas de distribution d’eau.
- Cambrai (27.832 h.) (21.791 p. m. a.) 3.5oo maisons.
- Sources, machines à vapeur.
- En 1864, concession de 70 ans à M. Coiret, prorogée de 18 ans, actuellement Société des Eaux de Cambi-ai dont le directeur est M. Reissîg, 5o,place au Bois, à Cambrai. On a exécuté le projet de M. Lermoyez ; dépense primitive 700000 francs, travaux ultérieurs i856oo francs (non compris 3000 francs pour le réservoir et les canalisations qui ont été payés par la ville).
- Il y a encore environ 600 puits particuliers.
- 1. — Cinq sources dites de Saint-Benoit et de Saint-Laurent, situées a Proville, à 2 5oo mètres de Cambrai et sortant de la craie blanche (séno-nienne).
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- g _____ Deux machines à vapeur de 35 et 45 chevaux actionnant directement
- ^pompes ; refoulement à 4<> mètres de hauteur par une conduite de o,25o aboutissant, l’une aux réservoirs, l’autre au château d’eau. Deux chaudières semi-tubulaires de 90 mètres carrés de chauffe.
- 4, — Deux réservoirs au point culminant de la ville, l’un de 1 200 mètres cubes et l’autre de 3oo mètres cubes, tous deux en maçonnerie, et un château d’eau de 1 5oo mètres cubes.
- 5. —Le réseau de distribution a un développement de 35 km. 3oo ;
- 5y bornes-fontaines ;
- 100 bouches d'arrosage et d’incendie (elles sont ouvertes 2 fois par jour en été et 1 fois en hiver, et débitent 1 litre à la seconde) ;
- 70 cases d’urinoir à effet d’eau :
- 1 ()oo branchements pour concessions particulières.
- (>. — Consommation moyenne de 3 200 mètres cubes par jour, dont 600 mètres cubes pour les services publics en été.
- Les concessions sont toutes au compteur (Kennedy, Lambert) aux prix de 0 fr. Go à 0 fr. 35, suivant les quantités consommées.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 24° résidu fixe, 358 ; CaO, 142*
- En 1898, on a trouvé de 3o à 4o germes aérobies au centimètre cube.
- 8. — Par suite du démantèlement des fortifications, le réseau de distribution dans les faubourgs va être augmenté d’une dizaine de kilomètres : la distribution spéciale de St-Cloud (forage de 4o mètres de profondeur, descendu dans la craie et machine à vapeur) concédé en 1880 à M. Devilder, n’existe plus.
- 9. — Réseau d’égouts se déversant dans l’Escaut pour les eaux pluviales et ménagères ; fosses fixes pour les matières fécales.
- Le Cateau (10.700 h.) (10.400 p. m. a.) environ 2.000 maisons.
- * Sources, machines hydrauliques.
- Adduction en 1880 et 1881 des sources des Nonnettes, suivant projet de ^1. Lambert ; dépense 228 4oo francs (un don de Mme Seydoux de 200 000 francs en vue de la distribution d’eau) ; dépenses ultérieures, environ âo 000 francs.
- Régie directe : directeur du service, M. Trigant.
- 1- — Sources des Nonnettes, sur la rive gauche de la Selle (cote 93), emergeant de la craie fendillée. Le captage a été amélioré par des drains sur 110 ^tres de longueur: ils sont formés d’un petit aqueduc de o,3o de lar-»e^r, avec voûte en arc de cercle percée d’orifices, le tout en ciment. Le pro-Ult de la source et des drains est amené à l’usine hydraulique par des R^aux de grès vernissé de o,25o sur 23o mètres de longueur.
- ’ ‘ Roue Sagebien, de 1 m. 5o de largeur et 8 mètres de diamètre, fai-i,8 tour par minute, actionnée par la rivière la Selle; force motrice 4 c^eyaux ; constructeur : maison Toulet (d’Albert).
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- En 1900, on a établi un moteur de rechange formé par une turbine de 25 chevaux installée sur le côté droit de la rivière.
- Ces moteurs actionnent par engrenages 2 pompes horizontales à double effet, pouvant élever 14 litres par seconde à 34 m. i5 de hauteur. Puisard de 11 mètres cubes. Réservoir d’air de 2 mètres cubes. Conduite de refoulement de 64o mètres de longueur, avec 0,162 de diamètre, aboutissant aux réservoirs.
- 4. — Deux réservoirs au lieu dit Belle-Vue, chacun de 600 mètres cubes, l’un étant divisé en 2 compartiments égaux. Ils sont tous deux construits en maçonnerie de briques, couverts de voûtes en briques, et entourés de terre.
- 5. — Réseau de distribution de 9 i5o mètres de développement, en tuyaux de o,25o à 0,060 ;
- 5o bornes-fontaines, servant de prises d’incendie ;
- 36 bouches d’arrosage et d’incendie;
- i5 urinoirs à effet d’eau ;
- 43o branchements pour concessions particulières.
- G. — Consommation totale annuelle : 46o 000 mètres cubes, avec minimum de 800 mètres cubes et maximum de 1 4oo mètres cubes par jour.
- La plupart des concessions sont à robinet libre, au prix de i5 francs par ménage, 3 francs en plus par personne au-dessus de 4. 3 francs par cheval ou voiture, 5 francs pour un jardin de moins de un are, 4o francs de 1 à 4 ares, etc.
- Il y a 80 compteurs (Siemens, Frager, Tylor) qui paient 0 fr. 20 le métré cube jusqu’à 5oo mètres cubes, 0 fr. i5 de 5oo à 1 000 mètres cubes, et 0 fr. 10 au-dessus.
- K. — Degré hydrotimétrique, 22°6 ; CaCO3, 2o3,6 ; CaSO4, 21,1 ; MgCO3, 19,7; NaCl et KC1, 34,8; MgCl2, 1,2; SiO2, 10,8; nitrate de chaux, 37.5.
- O. — Pas d’ égouts.
- Caudry (11.066 h.) (10.947 p. m. a.) 2.270 maisons.
- Sources, machines à vapeur.
- Jusqu’en 1900, il n’y avait que des puits (19 puits publics et une centaine de puits particuliers). A ce moment, concession à la C!e des Eaux de Caudry, Le Portel, Wimereux, etc. (MM. Deplanque et Degenne, directeurs, à Boulogne-sur-Mer. Les travaux coûteront environ 600 000 francs.
- t. — Sources de Pont-à-Capelle, à 9 km. 800 de distance de Caudry, dans la craie fendillée. Captation facilitée par un tronçon de galerie de 20 mètres de longueur, revêtue en ciment armé.
- 3. — Deux machines à vapeur, de la maison Burton (à Creil), de 4° c^e vaux, actionnant directement 2 pompes faisant de 75 à 125 coups de plston à la minute ; hauteur de refoulement, 38 mètres.
- Deux chaudières semi-tubulaires, de 4o mètres carrés de surface chauffe.
- 4. — Réservoir à l’arrivée de la conduite de refoulement et à 5oo mètreS
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- je la ville: capacité 2000 mètres cubes. Il est en maçonnerie, voûté et surélevé de 6 mètres au-dessus du sol voisin.
- g ____ Réseau de distribution de 18660 mètres de développement, en
- tuvaux de o,4oo à 0,080 (dont 9900 mètres en tuyaux de 0,200 comprenant sans doute la conduite de refoulement), avec 43 vannes d’arrêt ;
- 3o bornes-fontaines, avec prise pour l’incendie ;
- 20 bouches d’arrosage, avec prise pour l’incendie.
- Les concessions particulières se donnent seulement.
- g,____On dispose de 1 5oo mètres cubes par jour.
- 17. Degré hydrotimétrique, 28°5 ; degré permanent, 3° ; résidu à 110%
- 334,4 ; CaO, i4o,5 ; MgO, 6,1 ; SO3, 5,i ; SiO2, 28 ; NaCI, 11,6 ; acide nitrique, 17,8 ; matières organiques (en oxygène), 0,76.
- On trouve 46 germes au centimètre cube; eau bonne.
- 9. — Pas d’égouts.
- Coitiines (8.43i h.) (6.359 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; un puits public et environ 900 puits particuliers. Pas d’égouts.
- Condé-sur-Escaut (5.315 h.) (2.701 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; 12 puits publics et 4oo puits particuliers. Pas d’égouts.
- Vieux-Condé (7.777 b.) (3.669 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; 3 puits publics, 1 5oo puits particuliers. Quelques petits égouts se jetant dans le canal du Jard.
- Croix (16.439 h.) (16 .292 pr m. a,) 3.949 maisons.
- Forage, machine à vapeur
- Jusqu’en 1896, il n’y avait que des puits (environ 55o puits particuliers); a cette époque, on exécute le projet de M. Deguisne, dépense i5o 827 francs. En 1908 on construit un second réservoir. Dépense prévue 17 5oo francs.
- Régie directe : M. Félix, Directeur du service de la voirie.
- 1- — Forage de 93 mètres de profondeur, situé dans la ville, Impasse du Révouement. Il traverse la base de l’éocène et descend dans la craie, il est hibé sur 45 mètres de profondeur avec o,65, puis o,4o de diamètre, il se ter-^ne par o,3o. L’eau monte jusqu’à 16 mètres en contrebas du sol.
- Une machine à vapeur horizontale à 1 cylindre, détente variable et c°ndensation, actionnant directement la pompe du forage (20 à 27 coups de Pitons à la minute), ainsi que la pompe de refoulement, système Girard;
- e~ci aspire dans le réservoir inférieur de 5o mètres cubes et refoule de la c°le 24 à la cote 60 ; débit maximum de i3 à 14litres par seconde. Réservoir
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- d’air de 2 mètres de hauteur et 0,60 de diamètre. Conduite de refoulement de 1 5oo mètres de longueur et 0.200 de diamètre.
- 4. — Réservoir inférieur (cote 24) au niveau du forage, de 5o mètres cubes de capacité, en maçonnerie de briques, avec environ 2 mètres de profondeur.
- Réservoir supérieur (cote 60), de 260 mètres cubes de capacité, constitué par une cuve métallique de 7 m. 3o de diamètre et 6 m. 55 de hauteur; il est situé à la Croix Blanche et repose sur une tour en briques de 5 mètres de hauteur. Un troisième l’éservoir en béton de ciment sur pilastres de 3o<i mètres cubes de capacité est en construction près des 2 premiers.
- 5. — Réseau de distribution de îo kilomètres de développement, en tuyaux de 0,200, 0,100 et 0,070, avec 200 robinets-vannes:
- 1 borne-fontaine seulement ;
- 38 bouches d’incendie, système de Roubaix ;
- 216 branchements pour concessions particulières.
- 6. — On consomme en moyenne 4<>o mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au compteur (Schreiber, Kennedy), au prix deofr. 3o le mètre cube pour les concessions de 5o mètres cubes à i5o mètres cubes, o fr. 27 pour celles de i5o à 5oo mètres cubes, 0 fr. 22 de5oo à 1 5oo mètres cubes, o fr. 18 pour celles de 5 à 5o mètres cubes par jour, 0 fr. 12 de 5« à 100 mètres cubes par jour, et 0 fr. 10 au-dessus.
- 7. — Deg ré hydrotimétrique.total, 4o° ; degré permanent, 18° ; résidu à 11 o°, 583; CaO, i55,7; MgO, 46,8; SOa, 58.9; NaCl, 53; SiO2, 25; Fe20* et A1303 5 ; nitrates et nitrites, 0 ; azote albuminoïde, o,23 ; ammoniaque, 0,17a; matières organiques (en oxygène), 1,5.
- En 1895, on a trouvé 52 germes aérobies et 42 moisissures au centimètre cube.
- 9- — Un projet d’établissement d’égouts avec bassin de décantation est en préparation.
- Denatf] (24.564 h.) (22.845 p. m. a.) environ 5.100 maisons Sources, machines à vapeur
- Jusqu’à présent, il n’y a, en dehors d’un certain nombre de puits particuliers, qu’une conduite de 700 mètres de longueur, amenant dans la rue de la Pyramide les eaux de la fontaine Saint-Remfroye* élevées sur place dans une bâche au moyen d’une petite machine à vapeur ; quelques bornes-fontaines et quelques bouches sous trottoir dans cette rue.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 33°; degré permanent, 7°5 ; CaO, 161 > MgO, 21 ; SiO2, 18; NaCl, 21 ; acide nitrique, 11 à 12 ; matières organiques (en oxygène) 1,25.
- —Un projet d’adduction et distribution des sources de Neuville suri Escaut et de construction d’un réseau d’égouts s’élevant à la somme de 1 800 000 francs et présenté par MM. Brueder, Pellier et Iloudry (de Paris) est sur le point d’être exécuté. Une concession de 5o ans serait donnée à ses auteurs,
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- auxquels la ville verserait une subvention annuelle de 60 ooo francs. C’est ce projet que nous décrivons :
- i° Les sources de Neuville sont situées à 45oo mètres de Denain et sortent du crétacé ; la captation se fera par puits et galerie ; le débit actuel de î 800 me très cubes par jour à l’étiage.
- 20 Deux appareils élévatoires (dont un de rechange) composés chacun d’un o-énérateur de 60 mètres carrés de surface de chauffe timbré à 7 kilogrammes, une machine à vapeur et une pompe à pistons plongeurs capable d’élever 4o litres par seconde à 4o tours à la minute à 4o mètres de hauteur, pertes de charge comprises.
- 3° Réservoir en ciment armé de 3 000 mètres cubes divisé en 2 compartiments couverts ; hauteur du plan d’eaù : 5 mètres.
- 4° Canalisation principale en 3oo millimètres ; canalisations secondaires en 200, i5o, 100, 80 et 60 millimètres de diamètre.
- 5° On prévoit 20 bornes-fontaines et 5o bouches d’arrosage et d’incendie.
- 6° L’eau sera vendue 8 francs par an pour i5o litres par jour aux abonnés dont le loyer mensuel est inférieur à 20 francs. Pour les autres l’abonnement sera de 22 francs. L’eau nécessaire aux industries sera vendue 0 fr. 16 le mètre cube.
- 9. — Il y a déjà quelques égouts, mais la ville compte établir un réseau complet, qui fait partie du projet de MM. Brueder, Pellier et Houdry.
- Douai (33.247 h.) (21.679 p. m. a.) 4*981 maisons Forages, machines à vapeur
- Concession donnée par traité du 6 septembre i883, révisé le 19 juin 1899, par MM. Saphore et Cîe (Société en commandite, rue Delegorgue, à Douai; capital actions : 5ooooo francs). Le projet de MM. Saphore et Gie a été raecuté en 1885 ; dépense 800000 francs. La concession expire en ig5g, avec faculté de rachat dans les 20 dernières années. La ville entrera en partage de bénéfices quand le produit effectif des concessions dépassera 4o°o° francs (elle aura 20 °/0 du surplus jusqu’à 55 000 francs 3o °/0 au-dessus de 03 000 francs et 4o °/0 au-dessus de 70000 francs). Tant que ce produit sera mférieur à 4o 000 francs, la ville versera la différence, plus 5 000 francs correspondant aux bornes-fontaines.
- I* Deux forages de 34 mètres de profondeur, dans la vallée de l’Escré-Ux» amènent l’eau de la craie fendillée congloméroïde (sénonien) jusqu’à m- 35 en contrebas du sol ; ils sont tubés avec deux enveloppes concentri-1Ues en tôle et entre elles une coulée de ciment; diamètre intérieur o,3o.Une Induite en fonte de o,3oo amène l’eau par siphonnement dans le puisard aspiration des machines (cote 25).
- Deux machines à vapeur de 25 chevaux. La première de la maison ’ actionne directement une pompe Girard, horizontale, à double effet et ^ °n~plongeur, pouvant élever 220 mètres cubes à l’heure à 20 mètres de U^eur< La seconde actionne aussi directement une pompe Worthington
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- (condenseur, 33 tours à la minute) capable d’élever 3i6 mètres cubes à l’heure.
- Deux chaudières à houilleurs d’ensemble 121 mètres carrés de surface de chauffe.
- Deux conduites de refoulement, l’une de o.35o et l’autre de o,3oo, sur 1 900 mètres, jusqu’au réservoir en maçonnerie.
- 4. — Un réservoir de 1 700 mètres cubes en maçonnerie, voûté et enterré divisé en 2 compartiments égaux, situé à 1 900 mètres de l’usine élévatoire, à la cote 45.
- Deux autres réservoirs, établis en deux points opposés de la ville, cubant chacun 85o mètres cubes et formés de cuves en tôle à fond sphérique, portés par des tours en maçonnerie; la première cuve a son fond à la cote 4i.i5. un diamètre de 14 mètres et une hauteur de 4 ni. 4o ; la seconde a le fond à 39,60, un diamètre de 11 mètres et une hauteur de 6 mètres. Ces cuves sont entourées d’une charpente en bois supportant une toiture en tuiles.
- 5. — Réseau de distribution en fonte de 41 080 mètres de développement en tuyaux de o,35o à 0,080 (3 siphons traversant la dérivation de la Scarpe et 2 traversées de la Scarpe elle-même), 66 vannes d’arrêt et 3i robinets de décharge ;
- 50 bornes-fontaines publiques ;
- 282 bouches sous trottoirs (avec raccord d’incendie) et 96 prises d’arrosage ;
- 46 bouches spéciales d’incendie (de 0,100 de diamètre) ;
- i3o stalle? d’urinoirs à effet d’eau.
- (La ville a droit à 2 100 mètres cubes par jour pour les services publics).
- Nous n'avons pu connaître le nombre des concessions particulières, ni leur rendement; elles sont presque toutes au compteur (Kennedy).
- 6. — Le projet a été fait pour 5 000 mètres cubes par jour, mais le concessionnaire doit assurer toujours au moins 200 litres par tête et par jour.
- Les prix des concessions au compteur sont les suivants ; 12 francs par an pour 126 litres par jour, 20 francs pour 260 litres, 4o francs pour 5oo litres et 60 francs pour 1 mètre cube par jour. De 1 à 5 mètres cubes par jour, 5o francs le mètre cube; de 5 à 10 mètres cubes, 4° francs; et au-dessus de 10 mètres cubes, 3o francs le mètre cube par jour. Réduction de moitié poui les établissements publics, les cités ouvrières et les logements au-dessous de 260 francs de loyer.
- Au robinet libre, 14 francs par ménage de 2 personnes et 4 francs par per" sonne en plus, 6 francs par cheval, 5 et 8 francs par voiture, 4 francs par aie de jardin.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 24°5 ; résidu fixe, 277. Eau bonne.
- O. — Dans l’ancienne ville, les dérivations de la Scarpe servent d’égouts collecteurs ; dans la nouvelle, il y a un réseau d’égouts de 6 kilomètres en'1 ron. Nombreuses fosses fixes et puisards. Les ordures ménagères sont enlevees tous les jours.
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- Dunkerque (38.287 h.) (35.767 p. m. a.) 3.151 maisons et autres localités alimentées par les eaux de Dunkerque
- Bourbourg-Ville (2.482 h.) (a.4o3 p. m. a.) 651 maisons Bourbourg-Gampagne (2.828 h.) )(i.346 p. m. a.) [710 maisons Goudekerque-Branche (6.271 h.) (4.542 p. m. a.) 975 maisons Malo-les-Bains (5.761 h.) (5.6g 1 p. m. a.) i.3n maisons Petite-Synthe (4-273 h.) (1.376 p. m. a.) 962 maisons Rosendael (12.016 h.) (11.546 p. m. a.) 2.157 maisons St-Pierre-Brouck (856 h.) (17° P- m- a.) 2i5 maisons St-Pol-sur-Mer (9-799 M (#-939 P- m- a0 l:^ maisons Watten (2.<i53 h.) (i.458 p. m. a.) 5i9 maisons Forages, machines à vapeur.
- Concession donnée, le 5 octobre 1888, à M. Deguisne, ingénieur à Béthune (Société anonyme des Eaux de Dunkerque), pour la distribution des eaux de Houlle à Dunkerque et dans les localités traversées ou voisines (ci-dessus). Les travaux ont été exécutés de 1889 à 1892 et ont coûte environ 2 200 000 francs,
- Directeur de l’exploitation : M. Ed. Lainé, à Dunkerque.
- Historique. — Dunkerque, avant 1870, n’avait que des puits et des citernes ; en 1870, la ville établit une distribution des eaux du canal de Bourbourg, filtrées dans des compartiments en gravier et élevées mécaniquement dans un réservoir de 2 5oo mètres cubes. L’eau n’était pas potable, elle été remplacée en 1892 par l’eau de Houlle. Mortalité abaissée de 28 à 20 °/00.
- Les autres localités n’avaient que des puits. A Rosendaël, environ 1 3o6 puits particuliers et 1 puits public.
- 1. — L’eau provient de la nappe souterraine située à Houlle (Pas-de-Calais), non loin de Saint-Omer, nappe qui alimente une rivière artificielle « La Valle » de débit à peu près constant et assuré par des forages en bois. La c aptation a été faite au moyen de 7 forages placés à l’amont de La Walle et descendus à 19 ou 20 mètres de profondeur en-dessous de couches de marne jusqu’à la craie en-dessous de l’argile de Louvil. Le produit des forages est recueilli dans un réservoir de 800 mètres cubes en maçonnerie, qui sa pro-longe par un aqueduc jusque sous le bâtiment des pompes.
- 3. — Deux machines à vapeur de i5o chevaux, à détente variable, faisant 22 tours à la minute, actionnant directement deux pompes à piston plongeur (de 0 m. 370 de diamètre), qui peuvent refouler chacune 6 600 litres a la arinnte qans le réservoir élevé sur le mont de Watten, à 65 métrés de hauteur.
- Trois chaudières semi tubulaires, de chacune 90 mètres carrés de surface e chauffe (deux sont normalement en service avec une machine).
- L<* machines et chaudières sont de la maison Mailliet (d’Anzin).
- La conduite de refoulement jusqu’au réservoir de Watten a 7^70 mètres,
- en ^yaux deo,4<>o.
- Réservoir de 6 100 mètres cubes, situé à 7700 mètres de 1 usine
- Annua;re des Distributions d eau.
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- élévatoire et à 32 200 mètres de Dunkerque, sur le mont de 4\ atten, à la cote (72). Il est en maçonnerie de briques, sur radier en béton, voûté en briques, enterré de 2 mètres dans le sol et le dépassant de 4 tti. 5o avec le remblai qui le recouvre : 2 compartiments égaux.
- Un deuxième réservoir de 1 000 mètres cubes, sur tour en maçonnerie, de 25 mètres de hauteur, à Dunkerque, a pour but d’assurer la constance de la pression en ville.
- 5. — Conduite d’amenée du réservoir de Watten à Dunkerque, en tuyaux de fonte de o,5oo sur i5 o4o mètres et de o,4oo sur 17 190 mètres.
- Réseau de distribution en fonte, très développé à Dunkerque, de 1 600 mètres à Bourbourg, de 1 800 mètres à Coudekerque, de 8 800 mètres à Malo, de 9 4°o mètres de longueur à Rosendaël, de 10 100 mètres à Saint-Pol et Petite-Synthe, de 2 000 mètres à Watten, Saint-Pierre-Brouck 1 700 mètres : la conduite d’amenée dessert quelques concessions directement.
- Appareils du service public et nombre de concessions Dunkerque Communes
- Fontaines monumentales et jets d’eau . 2 »
- Bornes fontaines 45 40
- Bouches d’arrosage (avec raccord d’incendie). . . . . 225 2
- Bouches spéciales d’incendie 44 44
- Stalles d’urinoir à effet d’eau " (>I »
- Concessions particulières Nombreuses 800
- 6. — Le débit des forages de lloulle est bien constant. A Dunkerque, on consomme de 3 000 à 3 200 mètres cubes par jour, communes : 700 environ.
- Les concessions sont au compteur (disques Frost-Tavenet et Schreiber), au prix de 0 fr. 60 pour les 100 premiers mètres, 0 fr. 5o de 100 à 260 mètres cubes, 0 fr. 4<> de 260 à 5oo mètres cubes, 0 fr. 3o de 5oo à 2 000 mètres cubes, 0 fr. 2.0 de 1 000 à 1 5oo mètres cubes, 0 fr. i5 au-dessus de 1 5oo mètres cubes par an.
- Tl, — Résidu fixe, 328 ; CaO, i36 ; MgO, 13 ; matières organiques (enoxygène), 0,00026. Eau très bonne (Institut Pasteur).
- Pas de bactéries pathogènes, pas de colibacille. Eau très pure.
- 9. ’— Réseau d’égouts à Dunkerque pour les eaux ménagères, industrielles et pluviales, se déversant dans le port et dans les canaux entourant la ville-Nombreuses fosses fixes et vidanges par plusieurs entreprises.
- L’enlèvement des ordures ménagères se fait en régie.
- A Rosendaël, pas d’égouts.
- A St-Pol-sur-Mer, quelques égouts.
- A Malo, quelques égouts.
- Fstaires (6.610 b.) (3 .862 p. m. a.)
- Pas.de distribution d’eau ; 10 puits publics et 200 puits particuliers. Pas d’égouts.
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- Fresnes (6.719 h.) (4*671 p. m. a.) Pas de distribution d’eau ; 420 puits particuliers.
- Pas d’égouts.
- Fourmies (13.876 h.) (i3.3o8p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; i3 puits publics et 25o puits particuliers.
- 8. — Un projet d’alimentation de Fourmies, Anor et Wignehies, au moyen de l’eau de l’Oise puisée dans l’étang de la Neuve-Forge (transformé en réservoir de 800 000 mètres cubes par l’exhaussement de 3 mètres de sa retenue) a été proposé dès 1884 par la Société d’Aubrives, puis repris en 1891 par la ville de Fourmies seule ; on aurait pu prendre jusqu’à 4 5oo mètres cubes par jour, qu’on aurait élevés par une turbine hydraulique et une machine à vapeur dans un réservoir à créer sur le plateau d’Anor. Le projet paraît abandonné, et la ville chercherait des sources à amener.
- 9- — Quelques égouts.
- Gravelines (6.284 h.) (i.858 p. m. a.)
- Pas de distribution d'eau : citernes, 9 puits publics et 325 puits particuliers.
- La ville, qui doit être démantelée sous peu, songe à s’entendre avec la Société des eaux de Dunkercpie pour recevoir l’eau des forages de Iloulle.
- Pas d’égouts.
- llalluin (16.158 h.) (11.670 p. m. a.) Eau de rivière, machines à vapeur.
- Il y a une cinquantaine de puits particuliers.
- En 1883, la ville a exécuté le projet d’élévation et distribution des eaux de la Lys, dressé par M. Binet : dépense, 3oo 000 francs.
- Régie directe : M. L. Florin, directeur du service.
- — Aspiration directe dans la Lys.
- — Une machine à vapeur (maison Boyer), de 4° chevaux, faisant l°urs à la minute et actionnant 3 pompes (2 Wauquier et 1 Worthing-ton) pouvant élever 3 mètres cubes à la minute à 5o mètres de hauteur.
- Deux chaudières à bouilleurs réchauffeurs, de chacune 3o mètres carrés de surface de chauffe.
- 4- — Deux réservoirs de 5oo mètres cubes chacun, sur la canalisation, à
- 3 p, , ’
- uometres de l’usine élévatoire ; ce sont des cuves cylindriques en tôle de métrés de hauteur et 10 mètres de diamètre portées sur tours en maçonne-riejle 10 mètres de hauteur.
- ^ o. —_ Réseau de distribution (y compris conduite de refoulement) de ^ métrés de développement, en tuyaux de o,3oo, 0,200, o,i5o et 0,100 e diamètre, avec 52 vannes d’arrêt ;
- 0 bornes-fontaines ;
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- 45 bouches d’arrosage (de o,(>4o) ;
- 4o bouches spéciales d’incendie (de 0,080) ;
- 8 urinoirs à effet d’eau ;
- 58 branchements de concessions particulières (au compteur Kennedy) et
- 5 robinets libres dans les établissements publics.
- O. — On a consommé, en 1889, 236 4^2 mètres cubes deau, soit une moyenne de 65o mètres cubes par jour.
- Le prix est de 0 fr. 20 le mètre cube pour les i5o premiers mètres cubes, de 0 fr. 18 au-dessus jusqu’à 1 000 mètres cubes, 0 fr. i5 de 1 000 à 1 5oo, 0 fr. 125 de 1 5oo à 2 5oo, 0 fr. 10 de 2 5oo à 4000, o fr 08 de 4 000 à
- 6 000 et 0 fr. o5 au-dessus de 6 000 mètres cubes par an. — Minimum de perception de 3o francs.
- 9. — Quelques égouts se déversant dans la Lys.
- Haubourdin (8.828 h.) (7.897 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau, une centaine de puits particuliers. Quelques égouts se déversant dans le canal de la Haute-Deule.
- llillilmoill (13.128 h.) (12.473 p. m. a.) — 2,082 maisons.
- Puits captant, machines à vapeur.
- Il y a encore 6 puits publics et une cinquantaine de puits particuliers.
- Les premiers travaux de distribution ont été exécutés en 1892, par M. De-goix, ingénieur à Lille, suivant le projet de MM. Saphore (de Douai) et ont coûté 68 000 francs ; on pouvait distribuer 4oo mètres cubes par jour sur la rive gauche de la Sambre. En 1893, un deuxième projet, dû à M. Bouille, a été exécuté pour étendre la distribution à la rive droite ; dépense 4° 3oo ^r‘
- Régie directe : M. Bouille, directeur du service.
- 1. — Un bassin de 2 mètres de diamètre et 1 m. 5o de hauteur (voûté), prolongé vers le bas par un puits de î m. 60 de diamètre et 2 m. 5o de pr0' fondeur, établi sur la rive gauche de la Sambre. La rive gauche à Hautmont est constituée par les sables et marnes landéniens (éocène) qui contiennent une ire nappe, puis en dessous par des sables verts et marnes cénomaniens (2me nappe), enfin par les psammites et calcaires dévoniens qui contiennent une 3mR nappe dans leurs fentes ; c’est de cette 3me nappe que provient 1 eau du puits.
- 3. — L’usine élévatoire est située à 200 mètres du puits, où elle aspire par un tuyau de 0,100. Deux machines à vapeur et 2 pompes Worthingt°n (constructeur M. Brucker), de 12 chevaux chacune, accouplées directement » en 4o coups de piston doubles à la minute, elles peuvent élever 900 litres a 34 mètres de hauteur.
- Conduite de refoulement de 800 mètres en tuyaux de 0,125, faisant dis tribution en route.
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- Une seule chaudière Thomas et Laurens, de 34 mètres cubes de surface de
- chauffe.
- 4. — Un réservoir en maçonnerie de briques de 900 mètres cubes, à l’extrémité de la conduite de refoulement et de distribution ; il est en partie enterré et le remblai dépasse de 3 m. 60 le sol environnant.
- 5. — Le réseau de distribution a environ 9 kilomètres de développement, en tuyaux de 0,125 à 0,06 et 19 vannes d’arrêt;
- 61 bornes-fontaines, avec prise d'incendie ;
- 81 branchements de concessions particulières (dont 33-au compteur).
- 6. — On consomme environ 100 000 mètres cubes par an, soit en moyenne 3oo mètres cubes par jour.
- Les concessions au robinet libre paient i5 francs par ménage jusqu’à 4 personnes, 1 franc par personne en plus, 3 francs par cheval et par voiture, 4 francs pour une cour et jardin, etc. Au compteur (Kennedy), le prix est de 0 fr. 20 le mètre cube jusqu’à 2 000 mètres cubes et 0 fr. 10 au-dessus ; pour les besoins industriels ou agricoles (dépassant au moins 2 ç>oo mètres cubes par jour), le prix est abaissé à 0 fr. 06 le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique total, 290 ; degré permanent, 70 ; CaCO3, 203,7; MgCO3, 4o,3 ; CaSO4, 58,3 ; NaCl, 19.5.
- 8. —- Extension progressive du réseau de distribution.
- 9. — Pas d’égouts, beaucoup de fosses fixes. Les eaux industrielles vont dans la Sambre (épuration préalable pour celles de l’usine de produits chimiques).
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les deux jours.
- Hazebrouek (12.819 h.) (8.798 p. m. a.) — 2.756 maisons.
- Forages, machines à vapeur.
- Avant i8g5, il n’y avait que des puits (3o puits publics et 1 5oo puits particuliers).
- En 1894, concession de 60 ans donnée à M. Louis Deguisne, ingénieur à Béthune, aujourd’hui Société anonyme des Eaux d’Hazebrouck ; M. Emile deguisne, directeur à Hazebrouek. Travaux exécutés en 1895, dépense 5|o 000 francs.
- 1. — Deux forages à 3o mètres l’un de l’autre, situés à Steenbecque, près de la ferme de la Belle-Siska, à 6 5oo mètres de la ville. Us ont i.3o mètres de profondeur, traversant toute la base de l’éocène (argile grise jusqu’à «2 mètres, sables verts sur 20 mètres, argile de Louvil sur 17 mètres), puis entrant de 31 mètres dans la craie. Les forages sont tubés avec 0 m. 4b, 9 m. 35 et 0 m. 26 de diamètres successifs, mais les tubes sont perforés à ta traversée des sables verts landéniens. A 16 mètres de profondeur sous le S°L une galerie de 4i mètres de long, praticable, a été creusée pour réunir les 3 forages ; l’eau monte jusqu’à environ 10 mètres en dessous du sol, dans le Bassin d’aspiration.
- Deux machines à vapeur horizontales, à condensation, de chacune
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- a5 chevaux, système Riedler-Corliss, faisant 32 tours à la minute, actionnant 4 pompes, dont 2 verticales nourricières (par bielle articulée), et 2 horizontales aspirantes et foulantes en prolongement direct avec les cylindres à vapeur; ces dernières peuvent élever 1 200 litres à la minute à 5e mètres de hauteur. Les machines sont de la maison Pifre (à Albert).
- Une chaudière à 3 bouilleurs, retour de flammes et sécheur de vapeur, de 18 mètres cubes de surface de chauffe.
- Conduite de refoulement jusqu’au réservoir, sur 4 270 mètres de longueur avec 0,200 de diamètre.
- 4. — Réservoir de 4oo mètres cubes, en maçonnerie de briques, à la cote 66 près du moulin de Morbecque ; il est enterré, voûté et divisé en 2 compartiments.
- o. — Réseau de distribution de 9730 mètres à partir du réservoir, en tuyaux de fonte de o,3oo à 0,070 ;
- 20 bornes-fontaines publiques ;
- 45 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- (La ville a droit à 260 mètres cubes par jour pour les services publics ; elle paierait le surplus à o fr. 08 le mètre cube. Elle paie une subvention annuelle de 8 000 francs plus la somme nécessaire pour parfaire à 11 000 francs le produit des abonnements ; quand ils dépasseront ce chiffre, la ville recevra la moitié du surplus) ;
- 76 concessions particulières.
- 6. — On ne consomme guère que 3oo mètres cubes par jour.
- Les concessions au robinet libre paient i5 francs pour 1 ou 2 personnes, et 3 francs par personne en plus, 7 fr. 5o par cheval, bœuf, etc., 6 et 12 francs par voiture.
- Au compteur (Barriquand), on paie 0 fr. 4<> le mètre cube pour les 200 premiers, 0 fr. 35 de 200 à 5oo, 0 fr. 25 de 5oo à 1 000, 0 fr. i5 de 1 000 à 1 5oo, et 0 fr. 08 au-dessus.
- T. — Résidu fixe à 175°, 4^5 milligrammes; carbonate de Na, 236, i4 > carbonate et silicate de Ca, 54; matières organiques (en oxygène), 2,55.
- On a trouvé 60 germes au centimètre cube ; pas de colibacille.
- 9. — Quelques égouts pour les eaux pluviales et ménagères, se déversant dans le canal. Fosses fixes pour les matières fécales. Enlèvement des ordures ménagères tous les jours.
- Hellemines-Lille (10.971 h.) (9.734 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau (rien que des puits et citernes) ; pas d’égouts.
- Houplines (7-627 h.) (6.826 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; environ 200 puits particuliers. Quelques égouts se jetant dans la Lys.
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- Jeiniiont (5.i3g h.) (4*766 p. m. a.)
- Galerie captante, adduction par gravité.
- La ville a capté en 1894, au moyen d’une galerie captante de 3oo mètres de longueur, les eaux souterraines du plateau de schistes et grés dévoniens situés au sud ; le projet a été préparé par M. Moulan (de Bruxelles) et les travaux ont coûté i83 000 francs.
- 1. — La galerie est perpendiculaire aux bancs et recoupe les fentes qui recueillent l’eau (surtout à la séparation des grés et des schistes) ; elle suit le chemin de grande communication numéro 42- Elle a une forme ovoïde, avec i m. iode plus grande largeur et 2 mètres de hauteur ; à son extrémité aval, il y a un serrement, et l’eau s’écoule au moyen d’un tuyau de o,3oo qui se continue, puis se bifurque (1 5oo mètres de longueur d’amenée).
- 6. — Débit moyen de 600 mètres cubes par jour, régularisé par le serrement. Réseau de distribution de 2 260 mètres de longueur.
- 7. — L’eau a 23°5 degrés hydrotimétriques ; 4° permanents; CaCO3, 190 ; CaSCP i3,6; MgG03, 21,9; NaGl, 16,4- Nombre de germes variant de 60 à 900 par centimètre cube.
- Lainbersart (7-9^4 h.) (6.666 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau (rien que des puits et citernes). Pas d’égouts.
- Lille (205.602 h.) (127.691 p. m. a.) — environ 35 000 maisons.
- Double distribution : eau de sources pour la boisson et eau de rwieie pour l’industrie, toutes deux élevées par machines à vapeur.
- Historique. — Avant 1870, il n’y avait que des puits (environ 10000), dont un bon nombre subsistent encore : les meilleurs sont alimentes par la nappe du tun (base du sénonien), c’est-à-dire par une nappe contenue dans le banc de craie sableuse et glauconifère qui sépare les deux couches de tun.
- En i863, nomination d’une commission qui étudie les eaux de la région et conclut l’adduction des eaux d’Emmerin ; projet dressé par M. Masquelez, approuvé par décret du 5 mai 1869, et exécuté par le même ingénieur avec laide des frères Parsy. Dépense des premiers travaux : 3.o5i.o4° francs.
- En 1872-73, on a réuni à l’aqueduc les sources de Séclin et d Houplin , puis en i883, on installe deux nouvelles machines, et en 1886, on établit le réservoir de Saint-Maurice : ces nouveaux travaux donnent une dépense totale de 2,316.000 francs (non compris les extensions annuelles du reseau de distribution en ville).
- } Eu i8g8, la ville décide la distribution de l’eau de rivière, dite eau de i Arbonnoise : les travaux commencés en 1899 ont été termines en mai 1902 , dépense 835.85n fr„ 5o.
- ^égie directe : M. Lemoine, Ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussees, Directeur des travaux de la ville.
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- I. Eau de sources (eau d'E miner in).
- I. — Les sources captées ou prévues à l’avant-projet sont les émissaires d’une nappe différente de celle de la craie fendillée, mais située dans la craie sénonienne, au-dessus de la première couche de tun ou meule (qui fait l’office de couche imperméable), et s'étendant au sud-ouest de Lille, le long de la vallée de la Haute-Deule, sur une surface de 8 kilomètres de largeur moyenne et de 19 kilomètres de longueur, entre l’Arbrisseau et Wingles. On a capté en 1870 les sources Billaut, Guermanez et de la Cressonnière (dites d’Emmerin), et on y a ajouté en 1872-73, en prolongeant l’aqueduc de 4 000 mètres, les sources de Séclin (Saint-Piat) et d’Houplin (Honoré et Darras) ; mais la nappe a également des émergences, dites sources de Béni-fontaine, de Provin, d’Anœullin et d’Allennes, que le projet de M.Masquelez proposait également de capter (dépense totale prévue à 7 200 000 francs) en prolongeant l’aqueduc actuel vers l’amont jusqu’à Bénifontaine, et qui sont encore inutilisées.
- Les sources sont captées au moyen de chambres circulaires en maçonnerie de 6 mètres de diamètre, descendant de 2 à 3 mètres au-dessous des émergences naturelles, et recevant l’eau par des barbacanes entourées extérieurement par des drains en gravier. Les eaux des diverses sources sont recueillies dans l’aqueduc collecteur en briques qui aboutit au réservoir inférieur ou d’Emmerin. L’aqueduc primitif avait 885 mètres de long entre la source Billaut et le réservoir (pente de 0 m. 002), avec une forme ovoïde, de 1 m. 4^ à 1 m. 54 de plus grande largeur sur 2 m. 4° à 2 m. 60 de plus grande hauteur intérieure ; l’épaisseur de la maçonnerie de briques est de o,35, se réduisant à 0,22 dans la partie d’amont établie en pleine craie et sans radier. La source de Guermanez est amenée à l’aqueduc par un tronçon d’aqueduc analogue de 246 mètres de long ; les sources de la Cressonnière sont aussi collectées dans un tronçon d’aqueduc sans radier de 248 mètres de long et 1 m. 3o de hauteur, continué par un tuyau de fonte de o,5o sur 978 mètres de long jusqu’à l’aqueduc principal. Enfin, nous savons déjà que celui-ci a été prolongé de 4 5oo mètres vers l’amont pour capter les sources de Ilouplin et de Séclin.
- 3. — L’usine d’Emmerin refoule les eaux amenées au réservoir inférieur dans le réservoir supérieur dit de l’Arbrisseau, au moyen de deux conduites jumelées en fonte de 0,600 de diamètre et de 2 4^5 mètres de longueur; la hauteur d’élévation est de 3f m. 25.
- Primitivement, il n’y avait que 2 machines à vapeur, horizontales, a condensation et détente variable (construites par la Cie de Fives-Lille), actionnant chacune directement une pompe Girard à double effet et clapets à mouvement apparent ; chaque unité avait une puissance de 81,2 chevaux en eau montée, soit un débit de 175 litres par seconde, ou encore 11 000 mètres cubes en 18 heures. Pour chaque groupe un générateur tubulaire de 6 m- 8*» de longueur et 1 m. 60 de diamètre, ayant 127 me. 5 de surface de chauffe-
- En 1906, ce groupe a été remplacé par 2 chaudières semi-tubulaires de i5o mètres carrés de surface de chauffe chacune (long. 5 m. 800, dia mètre 2 mètres).
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- En 1883, on a installé 2 autres machines également à condensation et détente variable, faisant 2e tours à la minute et pouvant élever chacune 1^5 litres par seconde (60 chevaux en eau montée), ainsi que les deux générateurs correspondants, lesquels sont semi-tubulaires à bouilleurs (5 m. 24 Je longueur, 1 m. 24 de diamètre et chacun 72 me. 5o de surface de chauffe).
- Consommation de charbon 0 k. 969 par cheval-heure indiqué.
- 4. — a) Réservoir inférieur ou d’Emmerin.
- Le radier de l’aqueduc d’amenée étant à la cote 16 m. 20, celui du réservoir est à i4 mètres (le niveau de la nappe avant les travaux était de 19 m. 45) le niveau du sol est de 26 m. 4o- Deux compartiments en maçonnerie, pouvant contenir chacun 6 000 mètres cubes, séparés par un mur de 1 m. 3o d’épaisseur, et ayant chacun 42 mètres de long, 27 m. 88 de large et 6 mètres de hauteur sous clef de voûte, chaque compartiment est divisé par des murs percés d’ouvertures en 5 travées de chacune 5 mètres de large, voûtées en plein cintre ; les voûtes ont o,5o d’épaisseur à la clef.
- b) lPr réservoir supérieur ou de l'Arbrisseau.
- Reçoit l’eau élevée par les machines, le radier est à la cote 45 et la hauteur d’eau peut atteindre 5 mètres. Deux compartiments en maçonnerie, séparés par un mur de 1 m. 80 d’épaisseur et occupant chacun une surface intérieure de 39 m. 5o sur 33 m. 75, soit une capacité utile de chacune 6 600 mètres cubes. Ils sont voûtés en voûtes d’arêtes supportées par des piliers de 0,72 de côté et laissant entre eux des carrés de 5 mètres de côté. Le réservoir est recouvert de 0 m. 5o de terre et dépasse le sol d’environ 3 mètres.
- c) 2mc réservoir supérieur ou de Saint-Maurice.
- Du réservoir de l’Arbrisseau, l’eau est amenée à l’entrée de la ville, place des Postes, par deux conduites en fonte de 0,600, accolées sur 2 3oo mètres de longueur ; là elles se partagent en 3 conduites-maîtresses de 0,600, o,5oo et o,4oo, suivant à l’ouest les boulevards Montebello et Yauban, à l’est le boulevard Victor Hugo et au milieu la rue des Postes. Ces conduites, entre lesquelles se ramifie le réseau maillé, se réunissent à l’extrémité nord de la ville, en sortent par les portes de Roubaix et de Valenciennes, alimentent les faubourgs de Fives et de Saint-Maurice et il s’en détache finalement une conduite-maîtresse qui aboutit au réservoir d’extrémité dit de Saint-Maurice, Situe au faubourg du même nom, sur la crête dite du Dieu de Marcq, où le S°1 est à la cote 42, à une distance de 5 823 mètres de l’entrée en ville.
- Le réservoir est surélevé de manière à avoir le radier aux environs de la °fite 45 (comme celui de l’Arbrisseau, ce qui donne une pression d’environ 2.o metres en ville, au niveau moyen) : il est porté par des voûtes en plein cintre de 3 mètres d’ouverture (o m. 45 d’épaisseur à la clef) avec piédroits 1 métré d’épaisseur. Le mur d’enceinte a 1 m.6o de largeur en haut et ^ métrés au niveau du radier ; l’eau peut avoir 5 mètres de hauteur. Capa-
- e totale : 9 50o mètres cubes ; mur du fond le séparant en 2 comparti-menJs- Couverture en voûtes d’arêtes, en briques creuses de 0,11, les piliers
- frés s°nt espacés de 4 mètres d’axe en axe et ont 0 m. 615 de côté.
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- 5. —Réseau maillé, en tuyaux de fonte à joint Delperdange. Fin 1906, il comprenait un développement de 169 55o mètres sqrépartissant comme suit :
- diamètre 0,600....................17490 mètres
- * °>5°o........................ 397a »
- * °>4oo........................ 3 795 »
- » °>3°o........................ 448a »
- * °'25o....................... 4.645 »
- * °>200....................... 9 o33 »
- * <M5o.........................16674 »
- » 0,120. ......... 17307 »
- * o,xoo. ................... 60 5i6 »
- ” °’75......................... 566 »
- * °>6°.......................... 696 »
- * °*4°...................... 1370 »
- 116 bornes-fontaines publiques ;
- 889 bouches d’arrosage ;
- a38 bouches spéciales d’incendie (pour pompe à vapeui') ;
- 12 628 concessions particulières.
- 6- — La consommation totale en 1906 a étéde9o65o65 mètres cubes (dont 2 620 549 mètres cubes pour le service public et 1 638 931 mètres cubes pour les besoins industriels), soit une moyenne par jour de 24 83o mètres cubes : la consommation journalière atteint parfois 3o 000 mètres cubes le samedi, elle n’est que de 17 à 18 000 mètres cubes le dimanche.
- Il y a 3 841 concessions au robinet libre (en 1906) qui paient à raison de i5 francs par ménage de 1 ou 2 personnes, avec augmentation de 3 francs par personne au-dessus de 2 (moitié pour les enfants au-dessous de i5 ans), 10 francs pour une cour de 1/2 à i are (au-dessus de 1 are, le compteur est obligatoire), 6 francs par cheval, 6 ou 8 francs par voiture.
- Une récente délibération du Conseil municipal a supprimé toutes nouvelles concessions au robinet libre.
- Les 8 687 concessions au compteur (compteurs à piston, types admis par la Ville de Paris), paient à raison de o fr. 28 le mètre cube jusqu a 2000 mètres cubes (minimum de perception de i4 francs), et 0 fr. litout le surplus au-dessus de 2 000 mètres cubes par an. (Le tout à o fr. t4 Pour les groupes de cités ouvrières.) Réduction à 0 fr. o5 pour les établissements charitables et à 0 fr. 026, pour les hospices, casernes, etc.
- Enfin, les 263 concessions industrielles (au compteur) paient uniformément 0 fr. q6 le mètre cube, avec minimum de 2 000 mètres cubes (soit 120 francs par an).
- T. — Degré nydrotimétrique, de 26° à 34°; résidu à 110% 4^3 5 résidu au rouge, 338 ; CaO, 182 ; MgO, 4 ; SO3, 4o ; chlore, 2$ ; acide nitrique (en nitrate de K), 34 ; matières organiques (en oxygène). 0,88.
- On a trouvé fréquemment en sécheresse de 5o à 200 bactéries au coati mètre cube ; mais la région des sources étant cultivée et marécageuse, nombre paraît augmenter à la suite des pluies et l’eau se contaminerait •
- 10 décembre 1898, on trouve 2 200 germes au centimètre cube (dont ib() y pèces liquéfiantes) et du colibacille, et depuis lors, M. le Dr Calmettea trou'
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- jouvent 2 ooo germes au centimètre cube et du colibacille. L’eau paraît donc très superficielle et la surface du bassin alimentaire aurait besoin sans doute d’une sérieuse protection.
- Un projet est en étude pour l’épuration des eaux par l’ozone. L’usine d’ozonisation serait située près du réservoir supérieur de l’Arbrisseau.
- 8. — On a pensé qu’on pourrait augmenter le volume disponible.en complétant le projet de l’adjonction des sources d’Allennes, Anœullin, Provin et Bénifontaine, mais le débit de ces sources est trop faible pour la dépense qu’il faudrait s’imposer.
- L’ingénieur Emile Moreau a présenté vers 1900 un projet consistant à établir dans la craie une galerie captante de 10 kilomètres de longueur (avec 4o puits sur le trajet); il prétendait pouvoir en tirer 5o 000 mètres cubes par jour (ce qui parait excessif). Ce projet a reçu un commencement d’exécution, mais les résultats obtenus n’ayant pas donné satisfaction, il fut abandonné.
- On a également songé à capter et amener la grosse source de la Rasse qui jaillit de la craie près de Cambrai, territoire d’Escaudœuves.
- M. Degoix, Ingénieur hydraulicien a déposé en septembre 1907 à la Commission des Eaux un projet destiné à compléter la distribution actuelle. Il consiste dans l’établissement dans la vallée de la Deule de 3 puits à grande section pouvant débiter journellement chacun 10000 mètres cubes. Ce projet sera mis en exécution au début de 1908. Si les prévisions^se réalisent, Lille pourra disposer de 5o à 60 000 mètres cubes d’eau par jour.
- IL Eau de rivière ou eau industrielle (eau de VArbonnoise).
- 1- — La prise d’eau se fait dans l’Arbonnoise, ancien affluent de la Deule Jmais qui n’est plus guère qu’une dérivation même du canal de la Deule) à 1 entrée même de cette rivière dans l’enceinte de Lille, au boulevard de la Moselle.
- b eau est amenée dans le puisard de l’usine élévatoire par un aqueduc ovoïde, en béton de ciment, de 1 295 mètres de longueur (dont 5oo mètres en tunnel, avec 1 m. 4o de hauteur).
- •b — Le puisard des pompes ayant son radier à la cote i4» l’eau est refoulée Pa* 1 usine de la rue St-Bernard dans un réservoir à la cote 45 95. L’usine e°mprend 1 machine à vapeur compound, jumelle, avec bâtis bayonnette et Manivelles calées à 90°, actionnant directement deux pompes horizontales i^ne en prolongement du piston de chaque cylindre à vapeur). La machine esl de 3oo chevaux, et on peut élever 10000 mètres cubes en 10 heures, soit ^ 0 litres par seconde. 11 y a a générateurs semi-tubulaires, avec chacun ^Ux bouilleurs et deux réchauffeurs : chaque générateur a 65 mètres carrés e suiface de chauffe et est timbré à 8 kilomètres.
- ^es Machines, pompes et chaudières sont de la maison Wauquier (de Lille). ' réservoir est formé par une cuve en ciment armé (système
- ^nnier) de xg m 22 jg diamètre et 6 mètres de hauteur intérieurement, e UDe capacité de 1 246 mètres cubes; la cuve est supportée par une tour Maçonnerie de briques et moellons, fondée sur un massif de béton de 2
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- mètres d’épaisseur. Le réservoir a été exécuté par la C‘e générale française de ti-avaux en ciment armé (MM. Grondel, frères, à Halluin et Gand). Le tuyau de refoulement de o,5oo traverse le fond du réservoir et se déverse en nappe à la partie supérieure.
- 5. — Réseau de distribution en tuyaux de fonte à joint Delperdange comprenant 5 275 mètres de tuyaux de o,5oo, 1 653 mètres de 0400, 4285 mètres de o,3oo et 6 246 mètres de tuyaux de o,25o à 0,100. Ce réseau n’a que peu d’abonnés (5o environ) ; cela tient à ce que l’eau est noire, chargée de boue et de produits chimiques rejetés à la Deule par les usines Kuhlman de Loos. Le débit journalier est de 8 000 mètres cubes environ.
- 6. — Le prix de l’abonnement aux eaux industrielles est de 0 fr. o3 le mètre cube, avec minimum de consommation annuelle de 7 000 mètres cubes.
- 9. — La ville de Lille n’a pas encore de réseau d’égouts complet ; elle est sillonnée de nombreux canaux intérieurs qui ne sont que des dérivations ou des anciens lits de la Deule. Leur réunion constitue la Basse-Deule qui sort de la ville à la Porte d’Eau, après avoir reçu les eaux résiduaires des abattoirs. La plupart de ces canaux, aujourd’hui couverts, ont de tout temps servi de collecteurs d’égouts ; beaucoup reçoivent encore les vidanges des maisons riveraines. Le courant y est très faible et les chasses y sont très difficiles.
- Presques toutes les maisons ont des fosses fixes ; on les vidange de nuit par pompes à vapeur et une partie des matières est livrée à l’agriculture, une autre partie est traitée par des usines spéciales.
- Sur 210 kilomètres de rues il n’y a que 107 kilomètres d’égouts à section moyenne de 0,80 sur 1 mètre ; encore la plupart demandent-ils une réfection complète. Aussi la ville se préoccupe-t’elle actuellement, pour répondre aux injonctions réitérées du Ministère de l’Intérieur, d’étudier un projet de construction d’un réseau d’égouts avec système séparatif. Suivant un plan de M. Howaston, on utiliserait les canaux et les égouts actuels pour les eaux de pluie et 'on construirait une canalisation avec des relais de propulseurs Shone à air comprimé, pour refouler les eaux vannes et ménagères jusqu a une usine d’épuration, où les matières seraient traitées par le système bactérien. Un essai de ce genre va être entrepris pour les eaux résiduaires du quartier de l’abattoir, et l’on étendra le procédé aux autres quartiers de la ville si cet essai donne de bons résultats.
- Les ordures ménagères sont déposées dans des boîtes (poubelles) et enlevees
- tous les matins en régie pour être livrées aux agriculteurs. Ce service coûte
- 52 000 fr. par an.
- Lomme (9.i52 h.) (5.85i p. m. a.) 366 maisons.
- Forage, machine à gaz.
- Projet actuellement en exécution, dressé par M. Mongy ; dépense pre'u 3o 000 fr. ; nombreux puits.
- 1. — Forage tubé, de 0,26 de diamètre, descendant à 76 mètres Pr fondeur, et atteignant la nappe sous le 2m* tun et sur les dièves (turonie )
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- 3 __ Machine à gaz de 2 à 3 chevaux, actionnant une pompe aspirante et foulante pouvant élever i5 mètres cubes à l’heure dans le réservoir.
- ^ ___Réservoir formé par une cuve en tôle de 3 m. 57 de diamètre et 4
- mètres de hauteur d’eau, supportée par des piliers en maçonnerie, s’élevant de 4 mètres au-dessus du sol ; capacité 4o mètres cubes.
- ___ Réseau de distribution prévu de 1 i5o mètres de long, en tuyaux de
- 0,100 ;
- 8 bornes-fontaines publiques ;
- pas encore de concessions particulières.
- g, — On pourrait disposer de i5 mètres cubes à l’heure.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 48° ; degré permanent, 110 ; résidu à no°, 64i, CaO, 2i5 ; MgO, 43,2 ; SO3, 74 1 ; SiO2, 28 ; NaCl, 72 ; acides nitrique et nitreux, 0 ; ammoniaque, o ; matières organiques (en oxygène), 1 5.
- On trouve 930 germes aérobies au cc.
- 9. — Pas d’ égouts.
- LOOS (10.640 h.) (9.294 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau, environ 1 000 puits particuliers. Quelques égouts se déversant dans le canal de la Haute-Deule.
- Lourches (5.443 h.) (5.372 p. m. a.) Pas de disti'ibution d’eau, pas d’égouts.
- Lys-Ies-Lannoy-(5.644 h.) (5.998 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- La Madeleine (13.522 h.) (12.948 p. m. a.)
- Forage. machine à gaz.
- P y a environ 800 puits particuliers.
- 1872, la commune de La Madeleine s’entendit avec la ville de Lille P°ur recevoir de l’eau des -sources d’Emmerin et elle établit une canalisation P^Ur la distribuer ; mais en 1899, par suite de la pénurie des sources, cette ls ^bution a cessé. La Madeleine a alors creusé un forage, établi l’usine élé— Yatoire et envoyé l’eau dans sa canalisation, la dépense faite de 1899 à 1901 a été de 177 000 fr.
- R%ie directe.
- 1 T
- Le forage foncé en 1899 (par la maison Pagniez et Brégi) dans la ee Deule, a 77 m. 55 de profondeur et prend l’eau de la craie, qui nte en étiage à i5 mètres et en hautes eaux à 4 mètres en contrebas du lcote du sol 17,90, cote de l’eau, de 2,93 à i3,93). Ce forage est tubé avec
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- o.5o à o,55 de diamètre, il peut fournir les 2 000 mètres cubes par jour que peuvent monter les machines. •
- 3. — L’eau est montée à la surface, dans un bassin intermédiaire de 4 mètres cubes par émulsion, au moyen de deux compresseurs monocvlin-driques, elle est reprise par 2 pompes à quadruple effet, qui la refoulent dans des cuves-réservoirs à la cote 5o (soit 52 mètres d’élévation à partir du sol) au moyen d’une conduite de 2 200 mètres de longueur et 0 m. 20 de diamètre. La force motrice est produite par un moteur à gaz Charon de 4o chevaux.
- 4. — Deux cuves en ciment armé, de 5oo mètres cubes chacune ; diamètre des cuves, 11 m. 80 ; hauteur d’eau 5 mètres. Elles sont montées sur des tours en maçonnerie de 6 mètres de hauteur.
- o. — L’ancienne canalisation n’a pas été modifiée pour le moment, mais il sera nécessaire de la refaire en grande partie et de l’étendre.
- 6. — Le prix des concession particulières (au compteur) est uniformément de 0 fr. 35 le mètre cube.
- Tl. — Degré hydrotimétrique, 2g°5 ; degré permanent, 4°5 ; résidu à no0, 53o ; CaO, 162 ; MgO, 44,6 ; SO3, 3g, 1 ; SiO2, 24 ; NaCl, 58,4 ; acides nitrique et nitreux, o ; ammoniaque, 0 ; matières organiques (en oxygène), o,5.
- On trouve 69 germes au centimètre cube, eau bonne.
- 8. — On songe à faire un second forage qui descendrait jusque dans le calcaire carbonifère.
- 9. — Quelques égouts se déversant dans la Deule ; on a construit un collecteur général à grande section, lequel aboutit à un bassin de décantation avant de gagner la rivière. C’est sur ce collecteur que M. le Docteur Calmette prend les eaux d’égouts traitées à son installation d’essai de La Madeleine.
- Mareq-en-Barœul (11.520 h.) (7.774 p* m. a.)
- Pas de distribution d'eau, environ 1 100 puits particuliers. Quelques égouts.
- Mons-eii-Barœul (5.059 h.) (4.488 p. m. a.)
- Rien que des puits et quelques forages (dont deux pour les établissements militaires).
- Marquette (5.477 h-) (3.270 p. m. a.) Pas de distribution d’eau, pas d’égouts.
- Maubeuge (21.520b.) (13.569 p. m. a.) 3.320 maisons. Puits captant, machine à vapeur Concession donnée en 1881 à M. Degoix, ingénieur à Lille.
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- Les premiers travaux ont été exécutés en 1882, par M. Degoix, et ont coûté 200 000 francs.
- En 1890, 1894 et 1895, on a étendu la distribution à l’abattoir et aux faubourgs Sous-le-Bois, Saint-Quentin et Saint-Antoine.
- Le représentant du concessionnaire à Maubeuge est M. Vincent Nicolas.
- (Il y aurait encore 7 puits publics.)
- 1. — Un grand puits de 6 mètres de diamètre et 2 m. 35 de profondeur, établi à Maubeuge sur la rive gauche et près de la Sambre. La rive gauche est constituée comme à Hautmont par des sables et marnes landéniens (ire nappe), des sables verts et marnes cénomaniens (2e nappe), enfin par dessous les psammites et calcaires dévoniens qui contiennent une 3e nappe dans leurs fentes ; l’eau du puits captant provient de cette 3e nappe.
- 3. — Deux machines à vapeur, l’une Dugardin (de Lille) et l’autre Black, de chacune 20 chevaux, faisant 62 coups à la minute et actionnant par roues dentées une seule pompe Dugardin ; elle aspire (par un tuyau de 18 mètres de long et 0,15o de diamètre allant dans le puits) et refoule 1 200 litres à la minute à 26 mètres de hauteur ; la conduite de refoulement, de 0,180 à 700 mètres de longueur et fait distribution sur les 35o derniers.
- Deux chaudières semi-tubulaires de 3o et 5o mètres carrés de surface de chauffe.
- 4. — Un réservoir de 4oo mètres cubes au lieu dit « La Redoute Sous-le-Bois », à l’extrémité de la conduite de refoulement ; il est en briques, voûté et dépasse le sol de 2 mètres.
- 5. — Réseau de distribution de 10 kilomètres environ de développement, en tuyaux de 0,180 à 0,06, 22 vannes d’arrêt ;
- 20 bornes-fontaines ;
- 67 bouches sous trottoir pour arrosage et incendie ;
- 2 urinoirs à effet d’eau ;
- 355 concessions particulières, dont 44 au compteur (Abeille).
- 6.— On a. consommé en 1899 un total de 233 000 mètres cubes, soit de 620 à 65o mètres cubes par jour.
- Le prix des concessions au robinet libre est de 18 fr. par ménage de 1 à 3 personnes, 4 fr. par personne en plus, 7 fr. par cheval ou par voiture, 8 fr. par are de jardin, et 6 fr. par robinet en sus du premier.
- Au compteur, 5o fr. pour 100 mètres cubes et le surplus à 0 fr. 4o le flietre cube, ou i3o fr. pour 3oo mètres cubes et le surplus à 0 fr. 24 ; ou 4°o fr. pour 2000 mètres cubes et le surplus à 0 fr. 15, ou 5oo fr. pour °°°o mètres cubes, et le surplus à 0 fr. 10.
- ^ ' La ville fait analyser l’eau tous les ans par l’Institut Pasteur de Lille ; n°us n avons pu obtenir les résultats.
- On étend l’extension de la canalisation dans les faubourgs de Douzies de Montplaisir. t
- gèr a un réseau d’égouts incomplet pour les eaux pluviales et ména-
- 1 s ef d se déverse dans la Sambre ; quelques maisons seulement y jettent
- ^ matipT-ûo f' 1 .1 O T 1 ____>_______1
- enlgy
- Hiatieres fécales, les autres ont des fosses. Les ordures ménagères sont ®es f°us les jours.
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- Mer Ville (7.621 h.) (3.822 p. m. a.) 1.673 maisons.
- Forage, moteur à gaz.
- Jusqu’à 1901, la ville n’avait que des puits (6 puits publics et une centaine de puits particuliers). En 1901-1902, la ville exécute le forage, l’usine éléva-toire et la distribution ; dépense : 122 3oo fr.
- Régie directe.
- I. — Forage tubé de 144 mètres de profondeur, sur le territoire de Mer-ville, au lieu dit « le Bas-Chemin », près de la Lys ; à partir de 84 mètres de profondeur, il est dans la craie blanche. 11 a été tubé au moyen de 5 colonnes emboîtées ; l’une de 0 m. 78 de diamètre jusqu’à 21 mètres, une autre de 0,71 jusqu’à 44 mètres, une troisième de o,65 jusqu’à 58 mètres, une quatrième de 0,60 jusqu’à 84 m. 5o et une dernière de o,45 jusqu’à 92 mètres; un coulis de ciment remplit l’espace annulaire entre les deux dernières, de manière à ce qu’on ne prenne que l’eau de la craie. Le forage a été exécuté parla maison Pagniez et Brégi (de Saint-André-lez-Lille).
- 3. — Moteur à gaz à 4 temps, système Champion, à allumage par incandescence : force de 8 chevaux, vitesse de rotation de 25o tours à la minute. Il actionne ; i° une pompe de fond, placée à 115 mètres de profondeur et aspirant par un tuyau de o m. i4o et de 5 m. 5o de long. La pompe est formée d’un double corps de 0 m. 134 de diamètre, avec piston en bronze et tringles de manœuvre en fer plein de 4o millimètres, commandées par un vilebrequin recevant le mouvement par une roue et une vis sans lin : de 10 à 20 coups à la minute ; 20 une pompe de refoulement envoyant l’eau du bassin de réception inférieur dans les cuves de distribution. Cette pompe est a courant continu, à 4 pistons ; commandée par poulie et courrpie, elle lait 106 tours à la minute et peut élever 26 mètres cubes à l’heure.
- 4. — Deux cuves en tôle de xoo mètres cubes chacune, surélevées.
- 5. — Réséau de distribution de 3 3oo mètres de développement, en tuyaux de 0,20, 0,io et 0.060 ;
- i4 borneà-fontaines et 5 bouches d’arrosage et d’incendie.
- 11 n’y a encore que 10 concessions particulières (au compteur).
- B. — On ne consomme encore que 60 mètres cubes par jour.
- Le prix des concessions particulières est de o fr. 4u le mètre cube jusqu8 76 mètres cubes par trimestre, o fr. 35 de 75 à 125 mètres cubes par 1JI" mestre et o fr. 2,5 au-dessus. Minimum de perception de 20 francs par an.
- 7, — Degré hydrolimélrique. 26°5 ; degré permanent, 70 ; résidu a n° » 44i; CaO, i3i,6 ; MgO, i4,4 ; NaCl, 75 ; SO3, 28,8; SiO2, 21 ; nitrates, nitrites, ammoniaque, o ; matières organiques (en oxygène), 1,25.
- On a trouvé 289 germes aérobies au centimètre cube. Eau bonne.
- O, — Réseau d’égouts assez complet pour les eaux pluviales et ménagères
- Moiivnux (7.506 li.) (7.349 p- m. a.) Pas de distribution d’eau, pas d’égouts.
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- Nieppe (5.85o h.) (1.267 P* m- a-) Pas de distribution d’eau, environ 900 puits particuliers.
- Quesnoy-sur-Deûle (5.o45 h.) (2.647 P- m- a')
- Pas de distribution d’eau, environ 900 puits particuliers. Pas d’égouts.
- Raisinés (7.752 h.) (5.193 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau, 1 puits public et un millier de puits particuliers.
- Roncq (6.542 h.) (3.606 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau, environ 600 puits particuliers. Pas d’égouts.
- Roubaix (121.017 h.) (119 955 p. m. a.) 27.242 maisons. Tourcoing ( 81.671 h.) ( 63.694 p. m. a.) 18.524 maisons. Ensemble : (202.688 h.) (181.649 P- m- a-) 45-766 maisons.
- Double distribution : eau de forage et eau de rivière élevées par machine à vapeur et électriques.
- Historique. — Il n’y avait primitivement que des puits et quelques forages profonds ; il y aurait encore environ i4oo puits à Roubaix et 4 000 a Tourcoing, descendant soit dans les sables laxidéniens, soit dans la nappe de la craie. Depuis 1894, il n’y a ainsi qu’une quarantaine de forages industriels atteignant, à une profondeur variant entre 80 mètres et i3o mètres, la nappe de la dolomie carbonifère.
- Les deux villes se sont associées par des actes des i3 novembre 1859, ]3 novembre i863 et i3 avril 1888 pour établir leurs deux distributions d’eau.
- La distribution d’eau de rivière fonctionne depuis i863. Les travaux
- avaient commencé en 1861, dirigés par M. Varennes, suivant projet de
- ^L Kolb et Menche de Loisne. Le débit prévu était de 8 000 métrés cubes
- Par jour, et les travaux primitifs ont coûté 1 872 000 francs. On a ajoute une
- 5 machine élévatoire en 1875, puis une 4e 1886 ; on a ensuite double de
- nouveau le débit en i8g3, par la création de l’usine de relais de Roncq. On a
- paiement créé de nouveaux réservoirs, un en 1875, un autre en 1887 ot un
- troisième en 1898 à Roubaix, ainsi que 3 nouvelles cuves en 189b à Tour-
- c°ing. Ces travaux complémentaires se sont élevés à 1 706000 francs, tandis
- T1® les travaux de canalisation et de fontainerie depuis i863 ont atteint
- 2 426 000 francs. On a ainsi un total de 6004000 francs pour 1 eau de rivière.
- ^es 1883, une commission fit des recherches pour une alimentation en
- Annuaire des Distributions d’eau. ^
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- eau de boisson. En 1887, on adopta le projet de MM. Gruson, Devos et Binet • les travaux durèrent de 1892 au icr mai 1896, date de l’inauguration du service d’eau de forage. En 1900, on a créé un nouveau réservoir à Mouvaux La dépense a été jusqu’en 1900 de 7480000 francs. Depuis 1900, les travaux de canalisation ont atteint 173 000'francs. On a ainsi un total de 7 653 000 fr pour les eaux de forages.
- Régie directe ; une commission composée du maire et de 3 conseillers de chacune des 2 villes administre les deux distributions d’eau.
- M. E. Nourtier, ingénieur-directeur du service, à Tourcoing.
- M. Massard, inspecteur de la distribution, à Roubaix.
- M. Delespierre, conducteur de la section.de Roubaix.
- M. Fremaux » » de Tourcoing.
- M. Latreille, directeur du service de la voirie, à Roubaix.
- M. Rloyart, directeur du service de la voirie, à Tourcoing.
- I. Eau de boisson.
- 1. — L’eau est fournie par 8 forages, établis à Pecquenconrt-Anchin, dans la vallée de la Scarpe, entre Douai et Marchiennes. Le sol est à cet endroit aux environs de la cote 19 ; il est formé sur 8 mètres d’alluvions et de sables quaternaires, puis viennent 7 mètres de tuffeau à cyprina planata (landénien inférieur), puis 5 mètres d’argile de Louvil, 5 mètres de tuffeau, et enfin la craie sénonienne. C’est dans cette craie fendillée que descendent les forages ; ils sont distants l’un de l’autre de i3o mètres environ, et ont des profondeurs variant de 29 mètres à 75 mètres, Ils sont tubés en fer, six avec o,4o de diamètre intérieur, et deux avec 0,60 ; le premier tube, qui descend jusqu’à la craie, est entouré d’un deuxième tube de 0,20 de diamètre en plus que le tube intérieur, descendant jusque dans l’argile de Louvil, et on a coulé du ciment dans l’espace annulaire, de manière à empêcher l’apport des eaux superficielles. L’eau monte dans les tubes jusque près de la surface ; elle est aspirée et déversée à la cote 20,40 dans le réservoir de l’usine centrale.
- Les forages ont été exécutés par la maison Pagniez et Brégi (de Saint-André-lez-Lille).
- 3. — Usine élévatoire de Pecquencourt-Anchin, comprenant :
- à) Les pompes d’exbaure des forages. Etablies chacune au-dessus dun forage, elles renvoient l’eau dans le réservoir de 1 85o mètres cubes construit dans le sous-sol de l’usine. Chaque pompe est formée d’un corps en cuivre rouge de 0 m. 33 de diamètre, dans lequel se meut un piston en fonte de 1 mètre de course (25 coups de piston à simple effet à la minute) actionne par un balancier. La force motrice provient de l’usine centrale, où elle est produite par deux dynamos génératrices tétrapolaires de 72 kilowatts, a courant continu de 3oo volts, actionnées chacune par une machine à vapeur horizontale, compound et à condensation, de 100 chevaux. Le courant est reçu à chaque forage par une dynamo réceptrice de 12 k.w. bipolaire, faisant 600 tours et actionnant le balancier.
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- Les pompes des forages peuvent élever ensemble i5 ooo mètres cubes par jour.
- b) Les pompes de refoulement. Elles puisent l’eau dans le réservoir de l’usine à la cote 19,60 et la refoulent dans le réservoir de Mons-en-Pévèle à la cote 106,98 : différence de niveau 86 m. 38. Il ya trois machines à vapeur, compound et à condensation, faisant 3o tours à la minute et actionnant chacune directement deux pompes Girard à double effet. Les 2 pompes de chaque machine peuvent débiter chacune 100 litres par seconde, et refoulent dans un récipient d’air commun de 1 mètre de diamètre et 2 m. 5o de hauteur : il y a un autre récipient d’air de 7 m. 5o de hauteur sur la conduite ascensionnelle.
- Les machines à vapeur sont de la maison Dujardin ; les machines électriques de la maison Ilenneton et Cie.
- c) Les chaudières, qui sont au nombre de 4, semi-tubulaires, de 120 mètres cubes de surface de chauffe chacune ; alimentation par pompes spéciales sur les machines de refoulement.
- 4. — a) Réservoir de l’usine de Pecquencourt-Anchin de 1 85o mètres cubes (voir ci-dessus).
- b) Réservoir de distribution de Mons-en-Pévèle, de 8 5oo mètres cubes, en deux compartiments, enterré, avec 4 m* 10 de hauteur d’eau. 11 est en maçonnerie de briques, voûté ; chaque compartiment a respectivement 35 m. 75 de long sur 26 m. 09 de large et 32 m. 84 sur 23 m. 84- Le plan d’eau est à la cote io5, alors que l’altitude des 2 villes varie entre 20 et 60.
- c) Réservoir récemment construit (1900), à Mouvaux ; il est aussi en maçonnerie de briques, mais surélevé au-dessus du sol. Il comprend deux étages : l’un de i2 5oo mètres cubes et l’autre de i465o mètres cubes.
- 5. — La conduite ascensionnelle a 17 kilomètres de longueur, en tuyaux de 0,700 de diamètre, entre Pecquencourt et le réservoir de Mons-en-Pévèle, et 28 kilomètres en tuyaux de 0,800 entre le réservoir de Mons-en-Pévèle et celui de Mouvaux. Il y a deux conduites maîtresses de ceinture, une pour Roubaix, l’autre pour Tourcoing, dont le diamètre varie de 800 à 3oo millimètres d’un réseau distributeur dont le diamètre varie de 4oo à 100 millimétrés. Le développement du réseau de distribution d’eau potable est de *9° kilomètres.
- R J a pour l’eau potable dans les deux villes 'ensemble (environ un tiers des nombres ci-dessous s’appliquent à Tourcoing) :
- 25 bornes-fontaines ;
- 326 bouches d’arrosage et d’incendie, de 0,080 ;
- 370 bouches d’arrosage et d’incendie, de o,o4o ;
- 36 urinoirs à effet d’eau ;
- 4 9a6 branchements pour concessions particulières.
- Le débit disponible est de i5ooo mètres cubes par jour. La consommation moyenne est de 6 600 mètres cubes par jour, le maximum est de
- 000 mètres cubes et le minimum de 3 000 mètres cubes. Tourcoing entre P°Ur b 3 environ dans la consommation. L’usine arrête le dimanche.
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- Toutes les concessions sont au compteur (3 608 Kennedy et 601 Schreiber 633 Lambert, i4 divers) aux prix ci-dessous :
- Dans les 2 villes : 0 fr. 20 le mètre cube de 0 à 12 mètres cubes par trimestre, avec minimum de 12 mètres cubes;
- 0 fr. 25 le mètre cube au delà de 12 mètres cubes par trimestre.
- Dans les deux villes, 0 fr. o5 pour les établissements communaux et hospitaliers. Les habitations d’un loyer inférieur à 5oo francs peuvent se grouper pour une concession commune.
- Le rendement des concessions a été, en 1906, de 38o 219 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 36°5 ; CaO, 167; MgO, 3o ; alcalis, 19; SiO2, 27 ; SO3,9 ; chlore, i4-
- On ne trouve que de 8 à 200 germes au centimètre cube, très peu d’espèces liquéfiantes. Eau bonne.
- II. Eau de rivière.
- 1. — Prise directe dans la Lys, commune de Bousbecque, avec puisard à l’usine de Bousbecque.
- 2. — Décantation incomplète dans le réservoir inférieur de l’usine de la Viscourt.
- 3. — Deux usines élévatoires successives :
- a) Usine de Bousbecque.
- Quatre machines à vapeur, système Woolf, à condensation et distribution par tiroirs, .de 100 chevaux chacune, construites par la maison Windsor (course du petit piston, 1 m. 647 diamètre o,4o ; course et diamètre du grand, 2 m. i35 et 0,935). Elles actionnent, par balanciers, 8 pompes à simple effet, de la maison Maillet, refoulant dans une rampe unique de 1 mètre de diamètre par l’intermédiaire d’autant de récipients d’air, en fonte, avec clapets de retenue et robinets d’arrêt (maison Glenfield). La rampe comporte à chacune de ses extrémités un autre récipient d’air de 1 m. 5o de diamètre et 8 m. 75 de hauteur, et elle se continue par 2 conduites ascensionnelles de 0 m. 5oo et 0 m. 600, débouchant à la cote 27,50 dans le réservoir inférieur de l’usine de la Viscourt : la cote de la Lys étant en moyenne 10,45, l’élévation se fait à une hauteur de i5 m. i5. Chaque machine élévatoire peut élever 204 litres par seconde, ce qui donne pour l’usine, avec 3 machines, une puissance d’élévation de 52 000 mètres cubes par jour.
- Il y a 5 générateurs à bouilleurs, plus une chaudière semi-tubulaire, avec une surface totale de chauffe de 675 mètres cubes ; pour l’alimentation, petits chevaux alimentaires, système Worthington, et atelier d’épuration chimique de l’eau.
- b) Usine de Roncq.
- L’eau arrive dans un réservoir enterré de 3 600 mètres carrés de surface sur .2 m. 5o de profondeur (capacité de8 100 mètres cubes), d’où elle est repnse
- par 4 pompes Worthington à action directe, triple expansion et condensation,
- distribution cylindrique et détente variable. Chaque machine fait 180 che vaux et se compose de deux demi-machines accouplées, comprenant chacune
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- ] cylindres de vapeur, 1 cylindre de condenseur en dessous des premiers et i corps de pompe : elle puise dans un puisard spécial de 2 mètres de diamètre, relié au réservoir par un tuyau de o m. 800. Chaque machine a un petit récipient d’air, mais il y a un récipient d’air commun de 1 m. 5o de diamètre et 8 m. 26 de hauteur, de la base duquel part une conduite de 0 m. 800 qui se bifurque à la sortie de l’usine pour donner naissance aux deux conduites ascensionnelles de o,5oo et 0,600. Même débit que pour l’usine de Rousbecque.
- L'usine de Roncq refoule dans les réservoirs de Tourcoing à la cote 66,94, et dans le réseau où se trouvent intercalés ceux de Roubaix ; ces derniers sont alimentés au moyen de colonnes de hausse, qui augmentent la. pression et ont leur déversement à la cote 74,32. La hauteur d’élévation varie donc de 4« m. 24 à 48 m. 62 (non compris la perte de charge qui peut atteindre jusqu’à 20 mètres).
- Il y a 8 générateurs Babcock et Wilcox, de io3 mètres carrés de surface de chauffe chacun ; petits chevaux alimentaires Worthington.
- 4. — Outre le réservoir inférieur de Roncq (voir ci-dessus), il y a :
- a) Réservoirs de Tourcoing (dit réservoir des Francs).
- i° Deux cuves cylindriques en fonte, de chacune 1 000 mètres cubes (diamètre 16 m. 4o, hauteur 5 m. 54) ; elles sont à fond plat, reposant sur des tours en maçonnerie de briques de 11 m. 4i de haut. Pas de couverture.
- 20 Trois cuves en tôle, cylindriques, à fond plat, couvertes, de chacune 4oo mètres cubes (diamètre 8 mètres, hauteur 8 mètres) sur tour en briques de 9 m. 93 de haut.
- b) Réservoirs de Roubaix.
- i° Au Fontenoy, 2 cuves en fonte, cylindriques, ouvertes, à fond plat, sur soubassements en briques de 11 m. 85 de hauteur ; l’une de 1 700 mètres cubes de capacité et 6 m. 4o de hauteur, l’autre de 1 5oo mètres cubes et de 0 m. 60 de hauteur, le diamètre de chacune étant de 20 mètres.
- 20 Réservoir du Huchon, composé également de 2 cuves semblables aux precedentes, sur tours pareilles ; capacité de 1 5oo mètres cubes chacune, diamètre 20 mètres et hauteur 5 m. 4o.
- °* — Conduites ascensionnelles entre l’usine de Bousbecque et le réservoir des Francs, l’une de 0,600 et l’autre de o,5oo, avec une longueur de chacune 7 290 mètres.
- Conduite-maîtresse de Roubaix (de 0,800 à o,5oo) : longueur 9970 mètres. ^ » de Tourcoing (de 0,800 à 0,600) » 6 080 mètres.
- Heseau distributeur à Roubaix (deo,4oo à o,i5o) » 23 062 mètres.
- M » Tourcoing (deo,4oo à o,i5o) » 18 529 mètres.
- 11 y a dans les deux villes ensemble (en outre des appareils alimentés en eau potable) :
- J3i bouches d’arrosage et d’incendie de 0,080 ;
- » * - «
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- » >> » o,o4o;
- concessions particulières (au compteur Kennedy).
- On dispose de 52 000 mètres cubes d’eau de rivière par jour. Mais
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- les industriels ayant fait des forages chez eux, la consommation n’est plUs que de 19 5oo mètres cubes en moyenne par jour industriel.
- Elle atteint 23 000 mètres cubes au maximum en semaine et descend à 3 000 mètres cubes le dimanche. L’usine arrête le dimanche.
- Les prix sont les suivants : i° A Roubaix ; « fr. 20 le mètre cube de » h 100 mètres cubes par trimestre; 0 fr. 18 de 200 à 4<m» mètres cubes ; 0 fr. de 4oo à 3 800 mètres cubes ; 0 fr. 08 de 3 800 à 7 5oe mètres cubes ; 0 fr, 0(> de 7500 à 3o 000 mètres cubes; 0 fr. o5 au delà de 3oooo mètres cubes. a0 A Tourcoing : o fr. 20 le mètre cube de o à 4° mètres cubes par trimestre; 0 fr. 18 de 4<> à 100 mètres cubes; o fr. i5 de 100 à 4»<> mètres cubes ; 0 fr. a2 de i<m à 3 800 mètres cubes ; <0 fr, 09 de 3 800 à 7 5eomètres cubes ; o fr, 07 de 7 5oo à 3o 000 mètres cubes ; o fr. o5 au delà de 3oooo mètres cubes. 3° Dans les 2 villes, o fr. o5 le mètre cube pour les services communaux hospitaliers.
- Le rendement des concessions a été, en 1906, de 5i568o francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique 28° ; CaCO3, 255,3 ; MgCO3; 19; CaSO1,. 8,1 ; MgSO4, 6,5 ; Si02,7 ; A1203, 3,9 ; Fe203, 2,1 ; K^O4, 7 ; NaCl, 72.
- 9. — Les matières fécales dans les deux villes ne sont pas admises dans les égouts ; fosses fixes et vidanges, allant à une fabrique d’engrais située à-Roubaix.
- Les deux villes ont un réseau d’égouts (celui de Roubaix a 112 736 mètres de développement-en sections de 1 m./i,20 à 2 m. 5o/2 mètres et celui de Tourcoing 64770 mètres en sections de 0 m. 62/1 m. 24à 2 m. 5o/2 mètres), recevant les-eaux pluviales, les eaux ménagères et surtout les eaux industrielles très abondantes et très chargées de matières grasses notamment (travail de la laine).
- Les égouts de Roubaix se déversent directement dans l’Espierre ; les eaux d’égout de Tourcoing lui arrivent par l’intermédiaire de 3 ruisseaux, notamment le Barchem, qui reçoit aussi les eaux de Mouscron. Au confluent de l’Espierre et du Barchem, on a établi en 1889 l’usine d’épuration de Grimon-pont ; elle a coûté (jusqu’en 1896) environ i423ooo francs de premier établissement, sur lesquels l’Etat a contribué pour 600000 francs.
- Elle traite les eaux par la chaux (précipitation après addition d’un lait de chaux), ce qui dorme un efflux encore très alcalin contenant moyennement par litre o gr. 474 de matières en suspension et 2 gr. 136 de résidu sec a ioo°, contre la teneur ci-après de l’eau brute de l’Espierre :
- Résidu sec, 4 gr- 448 ; matières organiques totales, 2 gr. 220, dont 1 gr. 080 de matières grasses ; matières minérales, 2 gr. 228 (Na2S04, 20© ’
- NaGl, 190; Na2C03, 34o ; K2GQ3, 180 ; CaCO3, 700; silice, fer et alumine»
- de
- 660 ; azote organique, 90 ; azote ammoniacal, 8).
- La dépense annuelle d’exploitation atteint 125 000 francs.
- Des essais ont été faits à l’usine de Grimonpont pour épurer les eaux l’Espierre par le procédé Delattre. Le procédé consistait à extraire les graisses-par l’acide sulfurique et à reprendre les boues de précipitation par la benzine^ Les essais ont été suivis par MM. les Ingénieurs de l’Etat tant p°ur^ compte des villes de Roubaix et de Tourcoing que pour le contrôle
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- Gouvernement intéressé dans cette affaire an point de vue international. Le compte-rendu de ees essais a été soumis à la Commission spéciale nommée par M. le Préfet du Nord. Elle a reconnu qu’ils ne pouvaient donner des résultats satisfaisants et a rejeté l’application de ce procédé.
- Les essais d épuration par la chaux ont été repris à l’usine en 1905. Ils ont été poursuivis a l’usine à gaz de Tourcoing en 1906 sut les eaux de peignage.
- Des essais d épuration des eaux d’égouts par les procédés biolôgiques sont poursuivis également a l’usine à gaz de Tourcoing depuis 1906.
- Les ordures ménagères sont reçues dans les deux villes dans des poubelles et enlevées chaque matin en régie ; l’enlèvement coûte 4 fr- 65 à Roubaix et i francs le mètre cube à Tourcoing. On ne la revend que 0 fr. 82 en moyenne aux agriculteurs.
- Saint-Awmntl (i4-454fe-) (10.195 p. m. a.).
- Pas de distribution d’eau. La ville a 38 puits ou forages» munis de pompes, descendant dans la craie à 3o ou 35 mètres de profondeur ; il y a environ 90 n puits particuliers. L’eau est très calcaire.
- Quelques égouts se jetant dans la Scarpe.
- Séelin (6.982 h.) (5-943 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau, environ 3oo puits particuliers. Quelques égouts.
- Sin-le-XotiIe (9 .3o5 h.) (7.711 p. m. a.) 1-945 maisons,
- Pas de distribution d’eau, 8 puits publics et 1 200 puits particuliers, descendant généralement jusqu’à la eraie qui n’est qu’à 8 ou 10 mètres de profondeur ; quelques-uns sont jaillisants.
- Solesines (5.91.0 h.) (5.5i7 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau : 3 puits publics et une centaine de puits parti-
- Sonmin (6.545 b.() (5.753 p. m. a.)
- ^as distribution d’eau : nombreux puits et forages descendant dans la au ’ ?ue^Iues industriels ont des tronçons de galeries captantes aboutissant
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- Valenciennes (31.769 h.) (26.977 P- m* a-) 5.200 maisons.
- Sources et forages, machines à vapeur
- Il y aurait encore 10 puits publics et 1 200 puits particuliers.
- Les travaux d’adduction et de distribution des sources de la Rhonelle, suivant projet de M. Masquelez, ont été exécutés en 1862 et i863 et ont coûté 676366 francs auxquels il faut ajouter 55 700 francs de dépenses ultérieures
- La ville a été démantelée en 1891. Le débit des sources étant devenu insuffisant, on a foncé deux forages, l’un à Marly et l’autre à Valenciennes, et ajouté leurs eaux à celles des sources.
- Régie directe : M. Malaquin, directeur du service des eaux; M. Deblock, chef-fontainier.
- 1. — a) Source de la Rhonelle.
- Quatre sources, aux territoires d’Aulnay et de Marly, dans la vallée de la Rhonelle : elles naissent d’une nappe dans les marlettes (craie marneuse à Terebratulina gracilis, turonien). On a abaissé leur plan d’eau de 0 m. 80 par le captage, dans les chambres de prises.
- L’eau arrive par la gravité dans les réservoirs inférieurs, au moyen d’un aqueduc de 46o3 mètres de long, en maçonnerie, sauf sur 810 mètres qui sont en siphon (tuyau de fonte de o,4oo).
- 6) Un forage tubé, au territoire de Marly, descend jusqu’à la craie turo-nienne de la base des marlettes, formant une». seconde nappe au-dessus des dièves (imperméables) : une locomobile actionnant une pompe centrifuge Neut et Dumont extrait 4o mètres cubes par heure de ce forage et les rejette dans l’aqueduc.
- c) Forage établi à Valenciennes près du bâtiment de l’usine élévatoire et descendant à la même nappe que le précédent : un pulsomètre en extrait 20 mètres cubes par heure et les rejette dans le réservoir inférieur, mais il doit être remplacé par une pompe Burton, pouvant donner 100 mètres cubes à l’heure.
- 3- — Deux machines à vapeur horizontales, de 12 chevaux utiles chacune
- et 16 tours à la minute, et deux pompes à double effet horizontales mues
- par une bielle et un balancier ; elles montent chacune 3 600 litres à l’heure a 8 mètres de hauteur. Deux chaudières cylindriques, à 2 bouilleurs, avec un bouilleur réchauffeur commun, de chacune 18 mètres carrés de surface de chauffe : elles doivent être remplacées sous peu par deux générateurs semi-tubulaires de 55 mètres carrés de surface de chauffe (deux bouilleurs et un corps de tubes Bérendorff).
- Les machines et chaudières sont de la maison de Quillacq (d’Anzin).
- 4. — Réservoir inférieur, enterré et voûté, construit en maçonnerie de briques et divisé en deux compartiments de chacun 24 rn. 20 de long, 9 m.20 de large et 5 m. 20 de hauteur d’eau, soit une capacité de 1 i32 mètres cubes. Cote du trop plein, 31,70.
- Réservoir supérieur, à peu de distance de i’usine élévatoire, ayant sa cote de trop-plein à 4o,5o. Il est également en briques, en deux compartiments
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- de chacun io mètres de long et 9 mètres de large et 5 mètres de haut, soit une capacité de 455 mètres cubes.
- Le sol de la ville est à la cote moyenne 25.
- 5, — La conduite-maîtresse à la sortie du réservoir supérieur à o,4oo sur •}oo mètres de long, puis elle se bifurque en trois conduites de 0,200 et o,i/5 qui foi’ment la circonférence et le diamètre. Le réseau de distribution assez incomplet, à i6 4oo mètres de développement, dont 10 kilomètres, en tuyaux de 0,100 et 600 mètres seulement en tuyaux de 0,076 ; les tuyaux sont à joints Delperdange ;
- environ 70 robinets-vannes et d’arrêt ;
- 52 bornes-fontaines ;
- 142 bouches d’arrosage ;
- 60 bouches d’incendie incongelables ;
- 35 urinoirs à effet d’eau ;
- I 35o branchements pour concessions particulières.
- 6- — La consommation est d’en moyenne 2 000 mètres cubes par jour : maximum 2 800 mètres cubes, minimum 1 600 mètres cubes.
- II y a 46o concessions au compteur (Siemens, Tylor, Frager) qui paient 0 fr. 4o le mètre cube jusqu’à 1 000 mètres cubes, o fr. 3o de 1 000 à 2 5oo et 0 fr. 20 au-dessus. Les autres concessions sont au robinet libre, au prix de i5 francs par ménage de 2 habitants, 3 francs par habitant au-dessus de 2,
- francs pour une cour ou jardin de moins d’un are (au-dessus, il faut un compteur).
- 7. — Degré hydrotimétrique, de 3o° à 33° ; GaCO3, 254; MgCO3, 18,3 ; CASO4. 4,1 ; K2S04, 1,5 ; MgAzs06, 20,9 ; KAzO3. 8,3 ; NaGl, 12,8 ; SiO2, 10.7. Pas d’ analyse bactériologique.
- — La ville projette de compléter la distribution, de faire des forages nouveaux, de construire deux 'réservoirs en ciment armé et d’établir de nouvelles machines élévatoires.
- 9- — La ville est traversée par des canaux dérivés de l’Escaut et de la Rhonelle et y aboutissant, qui reçoivent les matières fécales des maisons riveraines. Les autres maisons ont des fosses fixes. La ville songe à établir un reseau d égouts, et M. Malaquin étudie un projet en système séparatif.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours et amenées à des lieux de dépôt ; on va établir un quai d’embarquement en chemin de fer.
- Wasquehal (6.703 h.) (3.o53 p. m. a) Las de distribution d’eau, rien que des puits.
- Wattrelos (27.503 h.) (i4-6i8 p. m. a.) Pas de distribution d’eau, environ 800 puits particuliers.
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- Villes de moins de 5.ooo habitants.
- Afoscon (3.o63 h.)(3.o36 p. m. a.)
- A une distribution, dans plusieurs rues, d’eau provenant de la fosse « La Pensée » de la Compagnie des mines d’Anzin.
- Aulnoye (1.286 h.)
- En i8g5, on amène les eaux d’une source émergeant dans une ancienne galerie de mine et débitant de 3oo à 35o mètres cubes par jour (réduction en sécheresse) ; dépense faite, 71.486 francs. Le centre et le quartier de la gare ont seuls des bornes-fontaines.
- Beau vois (4.214 h.) (4.176 p. m. a.)
- Il y a une distribution d’eau partielle, faite par les soins de la maison Michaux.
- Landrecies (3.924 h.)(2.82o p. m. a.)
- Sources appartenant au génie militaire, provenant de la Forêt de Mormal (nappe des marlettcs j ; elles ont été concédées à la ville en 1887, et celle-ci a refait les captages en les abaissant et alimente un certain nombre de bornes-fontaines. Réservoir de 48o mètres cubes. L’eau contient de 35o à 55o germes au centimètre cube, elle a 180 degrés hydrotimëtriques, 172 de résidu et io3 de CaCO3. Elle se trouble par les pluies et on lui fait traverser un compartiment filtrant en gravier.
- La Longueville (1.180 h.)
- Source de la Fontaine, très abondante, amenée par une canalisation de 5oo mètres et alimentant 3 fontaines au centre.
- Morbecque (3.117 h.) (2.467 p. m. a.)
- A quelques bornes-fontaines alimentées par l’eau de Hazebroucq, à la tra versée de la canalisation.
- Sars-Poterie (2.660 h.) (2.467 p. m. a.)
- Adduction de source en 1866, mais on n’alimente que 2 lavoirs-abreuvoirs publics.
- Solre-le-Château (2.692 b.) (2.3.39 P- m- a-) Source amenées pour alimenter des lavoirs-abreuvoirs.
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- Tréion (3-953 h,) (3.66o p. m, a.) Adduction de sources en 1876.
- Wavrin(4.o3i h.) (2.392 p. m. a») Pas de distribution d’eau, rien que des puits.
- Wignehies (4-4oi h.) (3.843 p. m. a.) Pas de distribution d’eau, environ 400 puits particuliers.
- Les autres communes nont généralement que des puits et des citernes. Les communes des 7 arrondissements se répartissent comme suit ;
- Communes ayant une distribution Communes n'ayant que
- Noms des Arrondissements ' —- Total
- des puits et des puits
- complète imeomplète des sources et des
- nées sur place citernes
- Avesnes 4 6 128 l5 i53
- Cambrai 4 2 36 77 119
- Douai I O i3 52 66
- Dunkerque 2 8 » . 47 8
- Hazebrouck 3 5 2 24 »
- Lille ......... 6 3 :i9 9° 129
- Valenciennes 0 3 3i 48 82
- Totaux . . . . 20 a9 199 353 667
- Sauf la pointe sud-est (partie de l’arrondissement d’Avesnes) qui est formée par les schistes, grés et psammites dévoniens contenant de l’eau dans leurs fissures (voir Hautmont, Maubeuge et Jeumont, le sous-sol du département du Nord est partout constitué par le crétacé reposant sur le calcaire carbonifère. Mais si la craie affleure dans la plus grande partie de la moitié sud, notamment dans les vallées (arrondissements de Cambrai et Valenciennes et environs de Lille), elle est recouverte ailleurs et dans toute la moitié nord par 1 éocène ; la craie va donc en plongeant vers le nord ou le nord-ouest, en s°rte qu’à Dunkerque son toit est à 184 mètres de profondeur ; en outre, au V0lsmage de la mer et dans la vallée de la Lys, l’éocène est lui-même recou->ert de sables et d’alluvions quaternaires.
- Principales nappes aquifères du Nord et du Pas-de-Calais.
- de^n ^r°Uve ^es naPPes suivantes (dont plusieurs sont artésiennes) en allant a profondeur vers la surface :
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- a) Nappe du calcaire carbonifère, généralement dans l’assise de la dolomie
- CRÉTACÉ
- b) Nappes, mais peu constantes et peu étendues, dans les sables du gault et dans les marnes à bélemmites plenus du cénomanien.
- c) Nappe des marlettes (souvent plusieurs nappes dans les marlettes), au-dessus des dièves imperméables (base du turonien).
- d) Plusieurs nappes parfois dans la craie à cornus (sommet du turonien) sur des bancs de marne.
- e) Nappes du tun (base du sénonien).
- /) Nappe de la craie blanche à micraster (sénonien) ou craie fendillée, pouvant être artésienne sous l’argile de Louvil.
- TERTIAIRE
- g) Nappe des sables landéniens (sables de Bracheux) sur l’argile de Louvil.
- h) Nappe des sables yprésiens (près de Mons-en-Pévèle) sur l’argile plastique.
- i) Nappe des sables de Cassel (base du parisien) sur l’argile des Flandres.
- j) Nappe des sables de Diest (pliocène) sur l’argile à pecten corneus.
- QUATERNAIRE
- k) Nappe des sables de Bourbourg (quaternaire).
- l) Nappe des dunes, le long de la côte.
- m) Nappe des alluvions dans le fond des vallées.
- Dans toute la Flandre le sol étant recouvert d’une couche argileuse peu perméable, les sources sont rares. Ailleurs, elles résultent des affleurements des nappes ci-dessus dans les vallées ; il faut souvent s’adresser aux nappes profondes par des forages.
- Egouts : Dans le Nord, 2 villes ont le tout à l’égout système unitaire, et 4o ont des égouts pluviaux.
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- DÉPARTEMENT DE L’OISE
- (4 arrondissements, 35 cantons, 701 communes, 4io-o49 habitants.) Beauvais (20.248 h.) (17.045 p. m. a.) 3.737 maisons.
- Soui'ces, machines hydrauliques et gravité.
- Jusqu’en 1880, il n’y avait que des puits (il y aurait encore environ 3000 puits particuliers).
- En 1879-1880, adduction des sources du Canada et de Saint-Quentin, suivant projet de M. Lhuillier ; travaux exécutés par la maison Fortin-Hermann (de Paris) : dépense environ 600 000 francs.
- En 1897, adduction des sources de Friancourt, suivant projet de M. J. Laffineur ; travaux exécutés par la maison Gibault (de Paris) : dépense, 600 000 francs.
- Régie directe : M. Hardy, architecte-voyer, Directeur du service ; M. Sar-razin, Chef-fontainier.
- 1. — a) Sources du Canada et de Saint-Ouenlin.
- Ces sources naissent dans la prairie dite Marais de Saint-Quentin, vallee du Thérain, à 2 km. 1/2 au nord-ouest de la ville, a la cote 65,5o : elles proviennent de la nappe souterraine contenue dans une importante couche de cailloux qui surmonte la craie blanche formant le sous-sol, et qui est recouverte elle-même par une couche d’argile décolorée surmontée d une formation tourbeuse, et enfin de la terre végétale. Elles sont captees par un tronçon de galerie de i3o mètres de long, 0,75 de large et 1 m. 10 de haut : le radier et les piédroits (sur 0,75 de hauteur) sont en pierres sèches, et la couverture est formée par des dalles de 0,18 d’épaisseur, maçonnées jointive-ment, mais dont le dessus n’est qu’à 0 m. 35 de la surface du sol.
- Le débit de ces sources est de 3o litres par seconde.
- L’eau est amenée à l’usine élévatoire par une conduite, partie en béton de C1ment (diamètre 0,4oo), partie en fonte (diamètres o,3oo et o,35o), partie en aqueduc voûté : longueur totale 2 590 mètres et chute de 2 mètres.
- b) Sources de Friancourt.
- Elles sont situées à 1 5oo mètres du hameau de Friancourt, soit à 12 kilomètres au sud-est de Beauvais. Elles sortent au bas d’un coteau, au pied de
- grande falaise qui limite la vallée du pays de Bray, de 1 assise des grès Verts (albien) au-dessus des couches argileuses infracrétacées. La captation se Imt par une galerie de 110 mètres de long suivant le pied du coteau, presen-l^nt 8 grandes ouvertures dans le piédroit d’amont et un mur plein pour le piédroit d’aval : elle est en briques, sans radier, avec 2 m. 3o de hauteur de Piédroits, 1 rn. 5o de largeur en haut et une voule ayant ce diamètre.
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- On ne dérive que 3o litres par seconde (on aurait pu obtenir plus, en captant d’autres sources voisines.
- L’adduction se fait au moyen d’une conduite en fonte de o m. 3oo de diamètre qui suit les chemins, avec une longueur de 12 o54 mètres entre le départ à la cote 114 et l’arrivée au réservoir du Mont Capron à la cote 90. Au point 11 km. 667, il se détache de la conduite un tronçon qui va alimenter le réservoir de la rue Louis Borel, à 600 mètres de là et à la cote 102.
- 3. — Eau du Canada.
- A son arrivée dans le puisard de l’usine (ancien moulin Mabon, à la cote 63,5o), l’eau [du Canada est refoulée dans le réservoir Saint-Jacques à la cote 90, par une conduite de refoulement de o,25o et 210 mètres de long, au moyen de 2 pompes Girard hoi'izontales, à double effet et piston plongeur : elles sont actionnées par une roue Sagebien de 6- m. 20 de diamètre et 3 mètres de largeur, faisant 3 tours à la minute, sous une chute de 1 700 litres par seconde tombant de o m. 80, soit une force brute die. 18 chevaux. Des engrenages amènent les pompes à faire 3x tours à la minute* et suivant que leur course est réglée à o,4o, o,5o ou 0,60, chacune d’elles élève ia, 19 ou 23 litres à la seconde. En 190», on a ajouté un arbre et un volant permettant d'actionner en cas de besoin les pompes par un moteur à gaz pauvre.
- Depuis 1897, le quartier Saint-Jean, très élevé, est alimenté par un réservoir spécial de 100 mètres cubes à la cote x44,5o> lequelreçoit l’eau de l’usine par une conduite spéciale de 0,15o et 2 000 mètres de longueur ; une3mepompe Girard est affectée à ce service (3o tours et débit de 260 litres à la minute) et actionnée par un pignon engrenant avec une des roues du second train d’engrenage, reliant la roue hydraulique aux autres pompes ; cette pompe peut également être actionnée par le moteur à gaz.
- Pour le cas d’avarie, le bassin Saint-Jean peut être alimenté par un moteur à pétrole de 5 chevaux (de la maison Fritscher et Houdry) et une pompe Girard installés tous deux sur le réservoir Saint-Jacques ; un bout de conduite de 0,13o rejoint la conduite de refoulement qui part de l’usine.
- 4. -— a) Eau du Canada.
- i° Réservoir de Saint-Jacques. Capacité x 45o mètres cubes* en deux compartiments égaux. 11 est en maçonnerie, avec couverture formée de voûtes en briques et fers à I ; il est complètement enterré avec hauteur intérieure totale de 3 m. 75* Cote de trop-plein 90.
- 20 Réservoir Saint-Jean. Capacité 100 mètres cubes, à la cote i44>5°- ^ est en maçonnerie, divisé en deux compartiments égaux, et recouvert par des voûtes en briques et fers à I : hauteur totale intérieure 4 m. 3o. Il est a demi enterré et recouvert de terre.
- b) Eau de FriancoixFt.
- iQ Réservoir du Mont-Capron. Il contient 2920 mètres cubes, avec les mêmes cotes et hauteur que le réservoir Saint-Jacques ; il est en briques et complètement enterré.
- 20 Réservoir de la rue Louis Borel. Capacité 200 mètres cubes, à la cote 102. C’est une cuve cylindrique en ciment armé (système Gottancin), de
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- 8 mètres de diamètre et 4 mètres de hauteur, portée par un soubassement en briques de 3 mètres d’élévation au-dessus du sol.
- g ___En y comprenant les deux réseaux surélevés alimentés par le réser-
- voir Saint-Jean (plateau Saint-Jean) et par le réservoir de la rue Louis Borel (faubourg Gaillon), la longueur totale de canalisation est de 35 ooo mètres, en tuyaux de.o,35oà o,o4o de diamètre; il J a 73 robinets-vannes, 92 robinets d’arrêt et 35 de décharge ;
- 60 bornes-foutaines publiques à jet continu, avec raccord d’incendie ;
- 20 bornes-fontaines publiques intermittentes ;
- 228 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 4 appareils de chasse pour urinoirs ;
- I 456 concessions particulières (il y a 10 filtres Chamberland chez des particuliers).
- 6. — On a consommé, en 1899, 1 °53 000 mètres cubes en tout, soit en moyenne 2 900 mètres cubes par jour.
- II y a 396 concessions au compteur, qui paient 0 fr. 3o le mètre cube jusqu’à 25o mètres cubes par an, 0 fr. 20 de 25o à 5oo mètres cubes, o fr. i5 de 5oo à 1000 mètres cubes, a fr. 14 de 1 000 à 5 000 mètres cubes et 0 fr. i3 au-dessus et quelques concessions au robinet de jauge à raison de Jo francs pour 4 hectolitres par jour et 8 francs par hectolitre par jour en plus.
- Les autres concessions sont au robinet libre, à raison de 18 francs par ménage de 1 à 3 personnes, 4 francs par personne en plus jusqu'à 5 et 3 fr. 5o au delà, 7 francs par cheval et voiture, 4 francs par are de jardin ou de cour, 2 francs pour chaque robinet en plus du premier.
- 7. —a) Eau de Canada : CaoO, 101,9; MgO, 14,1 ; alcalis, 17,2 ; SO3, 13 ; SiO2, 9,^ ; fer et alumine, i3,8. On a trouvé 25o germes aérobies au centimètre cube. Température 12°.
- à) Eau de Friancourt : degré hydrotimétrique, 24°9 ; résidu à ioo° 3oo ; CaCO3, 192,2 ; CaSO'% 23 ; sels de MgO, 10,4 ; NaCl, 24 ; SiO2, 22,6 ; fer et alumine 1,7. On a trouvé 47b germes aérobies au centimètre cube. Tempé-ture 12°.
- 9. — Nombreuses fosses fixes. Il n’y a pour ainsi dire pas d’égouts, mais les bras et dérivation du Thérain, dans la traversée de la ville, sont couverts et reçoivent les eaux pluviales et usées. Les ordures ménagères sont enlevées t°us les matins à l’entreprise et utilisées pour l’agriculture.
- Chantilly (5.o83 h.) (4-632 p. m. a.)
- Forages, machines à vapew'
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- r&vaux exécutés en1 1894 : dépense 373 614 francs.
- ^égie directe : M. Backès, Directeur du service des eaux. j„ Deux forages de 65 et 76 mètres de profondeur, situés dans la val-^ du Ihève à 4 kilomètres de Chantilly ; ils traversent les sables de Bra-Ux pour descendre dans la craie supérieure. Ils sont tubés, avec 0,{5 de
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- diamètre intérieur, et le tube n’est perforé que dans sa partie inférieure-de plus, pour écarter les eaùx de la nappe superficielle, un second tube de o,56 règne dans la partie supérieure, et l’espace annulaire entre les deux est rempli de ciment.
- 3.— Deux pompes Letestu sont placées dans un avant-puits de 17 mètres de profondeur et remontent l’eau au niveau de l’usine, où elle est reprise par 2 pompes Girard pouvant refouler 60 à 65 mètres cubes à l’heure sur le plateau, dans un réservoir en maçonnerie (voûtes d’arêtes, en deux compartiments de chacun 800 mètres cubes. Deux machines à vapeur Gorliss, de 4o à 45 chevaux chacune (24 tours à la minute), et 2 chaudières Thomas et Laurens. — Conduite de refoulement de près de 3 kilomètres en tuyaux de o,3oo.
- 6. — Il y a de nombreuses concessions.
- Clermont (5.488 h.) (4.014 p. m. a.) — 900 maisons.
- Sources, machines hydrauliques et à vapeur.
- Avant 1864, il n’y avait que des puits (il subsiste encore 9 puits publics et une centaine de puits particuliers). À cette époque, on établit l’élévation et la distribution de l’eau de la rivière la Brèche et on perfectionna les installations en 1890. Enfin, en 1900, on remplaça l’eau de rivière par l’eau des sources de Fitz* James.
- Régie directe :
- I. — Sources de la craie supérieure, émergeant à 1 kilomètre au nord-est de la ville, sur le territoire de Fitz-James, près du confluent de la Brèche et de la Béronnelle. Le captage se fait au moyen d’un tuyau drainant, de 80 mètres de long et o,5o de diamètre, placé transversalement au vallon et entouré de pierres sèches.
- L’aqueduc d’amenée, des sources à l’usine élévatoire(i km.), est en tuyaux de 0,25 en sidéro-ciment.
- 3. — Une roue hydraulique, actionnée par une chute de la Brèche, donnant de 8 à i5 chevaux, et une machine à vapeur de secours de i5 chevaux. Ces moteurs actionnent au moyen d’un plateau-manivelle 2 pompes Girard horizontales à piston-plongeur, pouvant élever à 75 mètres de hauteur lune 5 litres et l’autre 7 1. 5 à la seconde (et de 9 à 10 litres si elles marchent ensemble).
- 4. — L’usine refoule dans un réservoir cylindrique de 100 mètres cubes,
- en ciment armé, situé sur la promenade du Chatellier, mi-enterré et recou vert de terre. De là part la conduite-maîtresse de distribution, laquelle abou tit à un réservoir d’extrémité de 5oo mètres cubes, également en ciment armé, situé rue de Mouy. ^
- On construit en 1902 un nouveau îéservoir, toujours en ciment arme, 5oo mètres cubes sur la promenade du Chatellier, pour augmenter la réserve à l’arrivée.
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- 5, — Réseau de distribution en fonte de 6 65o mètres de développement, en tuyaux de o,i35 à o,o4o ;
- 21 bornes-fontaines :
- 28 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 200 concessions particulières.
- g. — On consomme de 4oo à 600 mètres cubes par jour.
- Les concessions au compteur 25 francs (minimum) pour les 25 premiers mètres cubes; au delà, 0 fr. 5o le mètre cube jusqu’à 100 mètres cubes,
- 0 fr. 4° de 100 à 200 mètres cubes, 0 fr. 3o de 200 à 3oo mètres cubes, et 0 fr. 25 au-dessus.
- Au robinet libre, 18 francs pour un ménage de 1 à 3 personnes, 4 francs par personne en plus jusqu’à 6 ; au-dessus de 6 personnes, compteur obligatoire. Pour la maison où il y a des chevaux, voitures, jardins, industrie, etc., compteur obligatoire.
- 7. —• Degré hydrotimétrique, 29°! ; degré permanent, 5°; résidu à 110“, 3a5 à 327 ; CaO, 141 à 142,2 ; MgO, i4,3 à 14,7 ; SO3, traces ; NaCl, 18,8 à 20,8 ; SiO2, 11 ; acide nitrique, 12,2 à i3,q ; nitrites, ammoniaque, azote albuminoïde, 0 ; matières organiques (en oxygène), 1.
- En 1889, on trouve dans une source y5 et dans l’autre 2o5 germes aérobies par centimètre cube ; eau bonne.
- 9. — Fosses fixes. — Quelques égouts en maçonnerie et quelques tuyaux de béton et de grès vernissé, se déversant dans la Brèche.
- Compïègne (16.868 h.)(i4-o52p. m. a.)
- Eau de rivière brute, turbines hydrauliques.
- En 1866, la ville a concédé pour yj ans la distribution d’eau de l’Oise à M. Ouachée qui établit en 1868 le service actuel (dépense d’environ 3ooooo francs). En 1893, la concession fut rachetée par la ville (pour 700000 francs), et en 1898 on a remplacé les anciennes machines par des neuves. En 1898, il y avait encore 12 puits publics et 750 puits particuliers.
- Les établissements militaires ont l’eau de la source de Clairoix, naissant des sables glauconieux au pied du Mont Ganelon (4 mètres cubes par jour).
- Régie directe, M. Fleuret, Ingénieur des eaux, et M. Lacour, architecte->oyer.
- — Prise d’eau dans l’Oise au barrage éclusé de Yenette, à 1 45o mètres a 1 aval du pont de Compïègne (aval de la ville).
- 1 Usine élévatoire sur la rive gauche de l’Oise, au même emplace-ment> comprenant 2 turbines mues par une dérivation de la rivière et une ^achine à vapeur de secours de i5 chevaux. Chaque turbine peut élever de v3 a 80 mètres cubes par heure (une seule marche d’ordinaire), dans le réser-voir de la butte de la Justice (dont le fond est 16 m. 5o au-dessus de la *ace l’IIôtel-de-Ville), au moyen d’une conduite de refoulement de ’2i6 sur 1 42b mètres de longueur ; hauteur de refoulement de 28 m. 32. 3 réservoirs situés sur la butte de la Justice. — Deux réservoirs in-A^nuaire des Distributions d’ eau. 34
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- férieurs accolés, l’un en maçonnerie de i 4oo mètres cubes, l’autre en béton armé de 1 600 mètres cubes, alimentent le réseau principal. Un troisième de 4oo mètres cubes, aérien, en béton armé, dessert les quartiers hauts de la ville.
- 5. — La conduite-maîtresse partant du réservoir a o,3oo ; le réseau de distribution (incomplet notamment pour les rues nouvelles) a 28 000 mètres de développement ;
- 24 bornes-fontaines (on voudrait en avoir 5o), avec prise d’incendie; i5o bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 1 100 concessions particulières.
- O. — On consomme 1 j jo mètres cubes par jour.
- Les concessions au robinet libre paient 25 francs pour un ménage jusqu’à 3 personnes, 2 francs par personne en plus (4 francs par domestique), 6 francs par cheval ou voiture (10 francs pour ceux de luxe), 3 francs par are de jardin, etc. — Au compteur (Frager, Kennedy, Frost-Tavenet et Schrei-ber), le prix du mètre cube est de 0 fr. 26 jusqu’à 260 mètres cubes, 0 fr. 20 de 25o à 5oo, 0 fr. 10 de 5oo à 2 000 mètres cubes, et 0 fr. o5 au-dessus. — Au robinet de jauge, 25 francs pour le icr hectolitre par jour, 10 francs pour le second, 8 francs pour chacun des suivants jusqu’à io, et 6 francs pour ceux au delà de 10.
- 7. Eau mauvaise, souvent trouble; elle contient 920 milligrammes par litre de corps en suspension lorsqu’elle est trouble. Nombre de germes variable, mais très élevé.
- 8. — La Ville se propose d’améliorer sa distribution d’eau d’après le projet deM. Duchâtel, ingénieur des Ponts-et-chaussées. L’eau serait captée dans la nappe souterraine de la craie à l’ouest de l’agglomération de Venette, dans un pli de terrain qui longe à gauche le chemin de fer de Compiègne à Es-trées-Saint-Denis et à plus de 5oo mètres à l’amont des premières maisons. Le puits de captage devra débiter 70 litres à la seconde. En cas d’insuffisance de débit, deux galeries ahoutissant à ce puits et de dimensions appropriées au complément de débit à obtenir, seront creusées en contre-bas du niveau normal de la nappe, perpendiculairement au sens de l’écoulement souterrain et de façon à drainer cette nappe. La canalisation de refoulement projetée aura 1 800 mètres de longueur et se raccordera avec celle qui existe actuellement. Elle sera en tuyaux de fonte à emboîtement et cordon de 0 m. 45 de diamètre.
- L’eau circulant dans la craie n’étant pas protégée contre les contaminations accidentelles, on a prévu sa filtration à l’aide de filtres à sable non submergé (Procédé Miquel et Mouchet).
- L’usine élévatoire sera de chevaux dont 25 pour l’élévation des eaux aux filtres. Elle comprendra 2 gazogènes de chevaux (un de rechange), un gazomètre, 2 moteurs à gaz pauvre de 75 chevaux, 2 pompes centrifuge5 montant l’eau aux filtres, 3 pompes Girard élevant l’eau aux réservoirs (de bit 35 litres par seconde, hauteur de refoulement 33 m. 5o plus 6 m- bb ^eS pértes de charge).
- La ville paraît avoir renoncé définitivement un captage des eaux souter raines des sables du Soissonnais (sur l’argile plastique) aux environs de
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- St-Nicolas de Courson : des propositions lui avaient été faites pour ce captage par MM. Supervielle et Pellier (en 1900) au moyen de galeries et par M. Ch. Cuau (en 1902) au moyen de ses puits à crépine spéciale.
- 9. — Fosses fixes. Réseau d’égouts incomplet pour les eaux pluviales et ménagères, se déversant dans l’Oise.
- Creil (9.272 h.) (9.234 p- m. a.) Eau de rivière brute, machine à vapeur.
- Concession de 5o ans donnée en. i885 (traité du i4 novembre i884) à la Cie des Eaux de Creil (M. Du bue, représentant), pour la distribution des
- eaux de l’Oise.
- Dépense de premier établissement, 240000 francs.
- Il v a encore 1 puits public avec pompe et environ 200 puits particuliers.
- (En outre, la Cie des chemins de fer du Nord a une prise spéciale dans l'Oise, un peu à l’aval de celle de la ville ; l’eau est refoulée mécaniquement par machines à vapeur dans 2 réservoirs cubant 1 ybo mètres cubes et épurée au lait de chaux puis par un filtre à éponges, de manière à ramener son degré hydrotimétrique de 210 à io°.)
- 1. — Prise d’eau dans l’Oise, sur la rive gauche, à l’amont de la ville, à la hauteur des prés Saint-Médard, cote habituelle 26,46.
- 2. — On a établi à la prise même un système de dégrossissage qui comprend : i° un mur extérieur de garde, d’une vingtaine de mètres de long, avec harbacanes livrant passage à l’eau ; 20 en arrière et à quelque distance est un mur parallèle au premier, en briques, avec barbacanes laissant à l’eau un passage de 3 me. 5o ; 3° vient ensuite un troisième mur ajouré, séparé du précédent par un remplissage de sable et de gravier ; 4° et enfin derrière ce mur on trouve une autre fosse longitudinale remplie de cailloux, au fond de laquelle est logée la galerie qui renferme la crépine d’aspiration. Malgré cela, leau reste trouble en temps de crue.
- 3. — Machine à vapeur Dubuc, horizontale double (2 cylindres), com-pound, de 3o chevaux bruts (i5 utiles), actionnant directement 2 pompes à double effet, 32 tours à la minute donnant à chaque tour de 3o à 35 litres.
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- utl peut ainsi élever 18 litres par seconde (1 555 mètres cubes par jour) dans le réservoir à la cote 77,95, soit à 5i m. 5o de hauteur.
- 4. — Réservoir au lieu dit Saint-Ladre, formé de 2 compartiments accolés, couverts et creusés tous deux dans le rocher ; ils ont chacun 6 000 mètres cubes de capacité et sont nettoyés tous les mois (on laisse décanter l’eau
- a4 heures alternativement dans chaque bassin, pendant que l’autre est en service).
- , ~~ Réseau de distribution en tuyaux de fonte à joints Lavril, de 0,200
- ^ °>°40 de diamètre ; il y avait au début 7 kilomètres de développement, et
- y a ajouté depuis quelques rues ;
- 10 bornes-fontaines publiques ;
- 5° bouches d’arrosage et d’incendie ;
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- 2 bouches spéciales d’incendie ;
- 4oo concessions particulières ;
- 6. — On ne consomme guère que 700 mètres cubes par jour (on peut en monter 1 5oo). La ville a droit à 2o5 mètres cubes par jour pour les services publics : elle paie une redevance annuelle de 6 84o lran«s par an. Mais au-dessus d’un revenu de 12000 francs produit par les concessions, elle entre en partage dans le surplus pour des proportions croissantes.
- Les abonnements au compteur paient 0 fr. 4° Ie mètre cube jusqu’à 100 mètres cubes, 0 fr. 25 de 100 à 600 mètres cubes, 0 fr. 20 de 600 à 5 000 mètres cubes, et 0 fr. 18 au delà. Au robinet de jauge, 20 francs pour 1 hectolitre par jour, 34 francs pour 2, 46 francs pour 3, 55 francs pour 4, 65 francs pour 5, io5 francs pour 10, et 8, 7 ou 6 francs pour chaque hectolitre par jour au-dessus de 10, 20 ou 5o. Au robinet libre, 18 francs par ménage, avec suppléments de 18 francs pour un cheval et une voiture (ensemble), 6 francs pour petit commerce, i4 francs pour petite industrie, 5 francs par are de jardin, etc.
- Les concessions atteignent un peu plus de 12000 francs par an; les frais d’exploitation sont d’environ 10000 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 210 ; CaCO3, i45 ; CaSOL 3i ; sels de magnésie, 18 ; matières organiques, 8,7. Eau impropre à la boisson.
- 8. — On a parlé d’essayer un forage dans la craie.
- 9. — Fosses fixes : quelques égouts se déversant dans l’Oise.
- Crépy-en-Valois (5.375 h.) (4 558 p. m. a.) — 863 maisons.
- Forage, machines à vapeur.
- En 1869, une société concessionnaire établit un forage de 100 mètres de profondeur et en distribua l’eau. En 189.3, la ville racheta la concession pour 700000 francs; elle fit ensuite des travaux d’amélioration pour environ 3oooo francs.
- Régie directe. M. Cornillot, Ingénieur du service des eaux.
- 1. — Un forage de 100 mètres de profondeur, descendant dans les sables du Soissonnais, situé en dehors de l’enceinte du Vieux-Crépy.
- 3. — Deux pompes débitant en moyenne 35 mètres cubes à l’heure actionnées par deux machines à vapeur de 15 et 10 chevaux pouvant comman' der chacune l’une ou l’autre pompe (Maison Albaret de Liancourt'.
- 4. — Deux réservoirs en tôle, à fond sphérique, l’un de 160 mètres cubes, situé à l’usine, sur tour en maçonnerie, et l’autre de i4<> mètres cubes, dans la tour de l’église Saint-Thomas.
- o. — Réseau de distribution de fonte, en tuyaux de 0,100 à o,o4° gueur 10000 mètres.
- 10 bornes-fontaines ;
- 28 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 600 concessions particulières (dont 34 au compteur).
- — On consomme de i5o à 200 mètres cubes par jour.
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- Le prix des concessions au robinet libre est de i5 francs par ménage de 1 à 3 personnes, 3 francs par personne au-dessus, 5 francs par cheval ou voiture, 3 francs par are de jardin, 2 francs par robinet supplémentaire. Au compteur, 0 fr. 5o le mètre cube. Les concessions rapportent i4ooo francs et les frais d’exploitation sont de 5 000 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 47° ; degré permanent, 21 ; résidu sec à i5o°, 4g3 ; CaCO3, 267 ; CaSO'% i4o ; sels de MgO, 100 ; SO3, 4o ; NaCl, 34; matières organiques (en oxygène), 0,8. On a trouvé en 1893 jusqu’à 56o germes au centimètre cube mais l’eau paraît bonne.
- 9. — On projette d’établir un réseau d’égouts.
- lléru (5-466 h .) (5.317 p. m. a.)
- Puits captant, moteurs à gaz.
- Concession (expirant en 1957) : les travaux ont été commencés en 1873 par la maison Fortin-Hermann.
- Puits de 9 mètres de profondeur dans la vallée de l’Esches (craie) ; trois pompes avec 2 moteurs à gaz, un Niel de 5 à 6 chevaux, et un Gardner de 12 chevaux, pouvant élever 10 mèti’es cubes à l’heure à 42 mètres; réservoir de 200 mètres cubes ; réseau de distribution de 3 700 mètres. Concessions au compteur au prix de 0 fr. 55 le mètre cube, pouvant s’abaisser progressivement à 0 fr. 27 pour les quantités importantes.
- Ulontatalre (7.141 h-) (6.878 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau (1 puits public et une centaine de puits particuliers).
- Pas d’égouts.
- ÎVoyoïl (7.336 h.) (5968 p. m. a.) — 1.556 maisons. Sources, adduction par la gravité.
- Adduction en 1869, suivant projet de M. Mary, des sources de Quirinval, auxquelles on a ajouté en 1900 les sources de Bourbeleuse, plus éloignées de 10 kilomètres. 11 y avait auparavant des sources plus voisines sortant des m°nts Saint-François et Saint-Simon qui sont encore utilisées. Il y aurait encore 3oo puits particuliers environ.
- [Le quartier de cavalerie est alimenté par une source spéciale captée en l894 a Poilbarbe (base des sables du Soissonnais) et amenée par une conduite en fonte de 0,100 et 2 717 mètres de long, aboutissant au réservoir de 80 mè-tres cubes dans le quartier : débit moyen, 90 mètres cubes par jour).
- ^®gie directe.
- ^ ^ ' ~~ a) Sources de Quirinval et de Bourbeleuse. Ces sources naissent de la ase des sables du Soissonnais sur l’argile plastique, à l’est de la vallée de la e e> entre le hameau de Tarlefesse et Noyon : elles sont captées par une
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- série de petits puits descendus jusqu’à l’argile et reliés entre eux par des tuyaux en poterie ou en fonte et par des pierrées.
- De Quirinval, l’eau est amenée au réservoir de Saint-Quirin par une conduite en fonte de 0,190 sur 2 062 mètres de long ; de Bourbeleuse au regard d’origine de Quirinval, conduite en fonte de 0,080 (joints Lavril).
- b) Sources du mont Saint-Siméon. Petites sources du même niveau géologique, naissant sur le versant sud du mont Saint-Siméon qui domine iNîoyon au nord-est ; une ancienne conduite en Chameroy de 0,06 sur 245 mètres allant au réservoir de Saint-Eloi et 2 branchements en tuyaux de fonte de 0,06 sur 610 mètres de long amenant les sources du Paradis et de la Fontaine Pauquet.
- c) Sources du mont Saint-François. Petites sources naissant à la sortie de la ville, à l’ouest de la route nationale n° 32 et collectées dans le réservoir Mony.
- 4. — a) Réservoir Saint-Quirin, recevant les sources de Quirinval et Bourbeleuse, et situé sur le côté droit de la route nationale n° 32 : il contient 800 mètres cubes pour 3 mètres de hauteur d’eau. Il est en maçonnerie, cylindrique, avec des rangs de piliers concentriques à l’intérieur, supportant des voûtes annulaires en briques creuses.
- b) Réservoir de Saint-Eloi, recevant les sources du mont Saint-Siméon et le trop-plein du réservoir Saint-Quirin. 11 est situé à l’angle de la ruelle de rÉcorcherie et du chemin de Tarlefesse, contient 200 mètres cubes pour 2 m. 4° de hauteur d’eau et est construit comme le précédent.
- c) Réservoir Mony, recevant les sources du mont Saint-François et situé sur le côté droit du boulevard Mony ; il est en maçonnerie, rectangulaire, avec 2 piliers intérieurs supportant les voûtes en arc, et ne contient que 5o mètres cubes.
- 5. — Le réseau de distribution comprend x 1 442 mètres de tuyaux de fonte de 0,200 à o,o4<> ;
- 55 bornes-fontaines avec prise d’incendie et x fontaine monumentale ;
- .67 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 182 concessions pai’iiculières (compteur).
- 6. — Les sources donnent ensemble en basses eaux 377 mètres cubes par jour.
- Le prix des concessions est de 20 francs (minimum) pour 67 mètres cubes par an, le surplus est paye uniformément a fr. 3o le mètre cube.
- T. — Degré hydrotimétrique, de 37° à 220 ; résidu fixe, de 3oo à4°°; CaO, de 110 à 164 ; MgO, de 18 à 39 ; SO3, de 26 à 64; chlore, de 6 à J1 > alcalis, de 11 à 22 ; fer et alumine, de 1 à 23 (suivant les différentes sources).
- On a trouvé de 52 à 364 germes au centimètre cube. Eau bonne.
- 8. — Pour augmenter la quantité disponible, on songe soit à un foragc artésien (craie), soit à des galeries captantes sous le mont Saint-Siméon.
- 9. — Fosses fixes, il n’y a qu’un tronçon d’égout (i85 mèti’es de l°n gueur) entre la place de l’Hôtël-de-Ville et le petit bras de la Verse. 1
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- Senlis (7.126 h.) (6.074 p. m. a.) Forage, machines à vapeur.
- En i863, la ville avait donné la concession à la C!e des Eaux de Senlis ^capital 110000 francs), qui se proposait de distribuer les eaux d’un forage dans les sables verts (sables de Bracheux).
- Les travaux furent faits en 1864-1866, suivant projet de M. Gosselin, dépense 110800 francs. Travaux ultérieurs, notamment en 1878, addition d’une seconde machine et d’un réservoir.
- En 1898, la ville rachète la concession au prix de i46 63i francs, construit en 1899 un nouveau réservoir et refait l’ancien en 1902.
- Régie directe : M. Rogée, Directeur du service des eaux.
- I. — Deux avant-puits de 22 mètres de profondeur et 1 m. 60 de diamètre, réunis à leur base par une galerie étanche, reçoivent l’eau d’un forage tubé de 0,23 de diamètre, qui descend à 76 mètres de profondeur dans les sables verts aquifères situés en-dessous de l’argile plastique et au-dessus de la craie (sables de Bracheux ou landéniens). L’eau monte à o,5o au-dessus du fond des puits, et les tubes d’aspiration des pompes descendent de 3 m. 5o dans l’eau.
- 3. — Deux machines à vapeur, l'une construite en 1877 et remaniée en 1894, système Nion, de 12 à 14 chevaux; l’autre à détente, système Farcot, de 20 à 22 chevaux, construite en i8q4- Elles actionnent par engrenage et courroie chacune une pompe placée dans un des puits : la pompe Nion à deux corps, faisant 21 coups à la minute, peut élever 70 mètres cubes à l’heure à 12 mètres au-dessus du sol (soit 34 m. 5o d’élévation totale); la pompe Farcot, à 3 corps, faisant 27 coups à la minute, peut élever de même 80 mètres cubes à l’heure.
- Deux chaudières ; l’une tubulaire, système Lagosse, de 18 mètres carrés de surface de chauffe, l’autre semi-tubulaire, système Farcot, de 25 mètres carres de surface de chauffe.
- 4. — Trois réservoirs, tous trois en tôle, installés sur des tourelles autour de 1 usine. Ils sont à fond sphérique et contiennent 35o, 45° et 600 mètres ^ubes. Ils sont entourés d’une enveloppe en bois et couverts par une toiture. Les réservoirs de 600 mètres cubes et de 35o mètres cubes, plus élevés de 4 mètres que l’autre, reçoivent l’eau des pompes et la distribuent à celui-ci ^ à la canalisation.
- — Réseau de distribution de 12 à i3 kilomèti'es de développement, dont 2 kilomètres sont encore en tuyaux Ghameroy (tôle bitumée) de 0,216 a °,o68 de diamètre ; le reste est en fonte, de 0,260 à 0,060 ;
- 10 bornes-fontaines ;
- oo bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 634 branchements pour concessions particulières (dont i3o au compteur lemens, Frager, Tylor ou Etoile).
- ~~ On consomme en moyenne 47° mètres cubes par jour ; maximum métrés cubes, minimum 35o mètres cubes, compteur, les abonnés paient le mètre cube 0 fr. 90 pour une conces-
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- sion de 3o mètres cubes, o fr. j5 pour une de 5o mètres cubes, o fr. 55 p0ur une de xoo mètres cubes, o fr, 5o pour 200 mètres cubes, 0 fr. 45 pour 3oo mètres cubes, o fr. 38 pour 5oo mètres cubes, 0 fr. 3o pour 1 000 mètres cubes, 0 fr. 27 pour 1 714 mètres cubes, et 0 fr. 25 pour une concession d’au moins 6 000 mètres cubes. — Au robinet libre, 24 francs pour un ménage de 1 à 3 personnes, 3 fr. 60 par personne en plus, 6 francs par cheval et par voiture à 2 roues, 9 fr. 60 par voiture à 4 roues, 3 fr. 60 et 7 fr. 20 par are de jardin d’agrément^ou potager, etc.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 38°; CaCO3, i5o ; MgCO3, 124; CaSO1, 184 ; NaCl, 29; matières organiques (en oxygène), 0,9 à i,4- — Eau assez dure et séléniteuse.
- On a trouvé 345, 600 et 1 000 germes saprophytes au centimètre cube.
- O. — Fosses fixes et puisards. Quelques égouts en tuyaux de poterie ou de béton pour les eaux pluviales et ménagères ; ils se déversent dans le ruisseau de la Fontaine Noé, affluent de la Nonette.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Liancourt (3.924 h.)
- Drainages de 200 mètres de développement établis depuis 1886 (on les étend encore en ce moment) dans la forêt de la Fayencerie, au nord de Liancourt. Ils sont formés d’aqueducs à pierres sèches, dallés (les plus récents sont visitables), descendus sur une couche d’argile surmontée de sables verdâtres (base de l’éocène).
- Adduction par tuyaux de béton jusqu’à 4 réservoirs contenant ensemble 710 mètres cubes ; 25 bornes-fontaines et 5 concessions. Débit total faible (minimum 22 mètres cubes par jour). Degré hydrotimétrique total 29°5 et permanent 7°5.
- Mouy (3.454 h.)
- En 1892, concession à un particulier (actuellement M. Boullanger, de Mondidier, pour l’adduction et distribution de la source du Mesnil (sables du Soissonnais) : dépense environ 4o 000 francs. Une conduite en fonte de 0,12a (joints Lavril) sur 3 950 mètres de long part de la source, traverse la ville en faisant distribution et aboutit à 2 réservoirs jumeaux d’extrémité, en ciment armé Cottancin, de chacun i5o mètres cubes. Il y a un assez grand nombre de bornes-fontaines et environ 260 concessions particulières. Le débit de la source tombe à 1 litre par seconde. L’eau a un degré hydrotimétrique qul varie de 20°5 à 32°.
- En 1905, on a dépensé 82 5oo francs pour forer un puits artésien, don l’eau est élevée au réservoir par une pompe Audemar-Guyon mue par’ un moteur à gaz pauvre.
- Nogent-Ies-Vierges (4-178 h.)
- Pas de distribution d’eau ; nombreux puits.
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- Oise
- Pierrefonds (1.804 h.)
- A donné en 1887 une concession de 3o ans à un entrepreneur chargé de faire tous les travaux. Une première source dite des Cascades a été amenée en 1888, et une seconde dite du Yoliard en 1894 : elles sortent des sables du Soissonnais (degré hydrotimétrique, 20° ; résidu fixe, 264 milligrammes). 11 y a environ i5o abonnements.
- Autres localités pourvues d'une distribution d’eau complète:
- Carlepont(i 154 h.) ; Ermenonville (485 h.) ; Eve (3o2h.): Mello (469 h.)-Mortefontaine (448 h.) ; Neuilly-en-Thelle (1 592 h.) ; Plailly (793 h.) ; Tri; cot (958 h.) ; Ribécourt (883 h.).
- Autres localités pourvues d'une distribution d’eau partielle :
- Andeville ( 1 515 h.); Apremont (578 h.); Babœuf (568 h.) ; Beaulieu-les-Fontaines (695 h.); Bienville (202 h.); Boury (396 h.); Breuil-le-Sec (436 h.) ; Catenoy (537 h.) ; Cirès-ies-Mello (1 432 h.); Clairoix (785 h.); Courcelles-les-Gisors (592 h.): Fleurines (570 h.) ; Granfresnoy (864 h.); Maignelay (690 h.) ; Montagny (353 h.) ; Parnes (269 h.) ; Passel (180 h.) ; Pont (556 h.) ; Saint-Germer (1 029 h.) ; Serans (3o6 h.) ; Verberie (183g h.).
- Enfin Pont-Sainte-Maxence (2418 h.), a un projet d’adduction et de distribution d’eau à l’étude.
- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- a _© «i J- > .0 © fl — .O 3 "S
- Noms des communes j Populat Date des tr ou de l’approba du proj «6 g* g ® a Q 0 Observations
- Rlleneuve-sur-Verberie . 5i6 I9°5 fr. 3i 000
- Vailles. 1 375 1900 61 635 Nappe souterraine; cond. fonte;
- Grandvilliers Brégy. ... 1 692 id. ig4 225 Rés. ciment armé. Sources.
- 471 1906 3i 3oo Nappe souterraine ; cond. fonte ;
- Rés. ciment armé ; moteur à
- Roux-Moulin 462 id. 4o 040 pétrole ; pompe à 2 corps. Source ; cond. fonte ; Rés. ciment
- ^restes 2067 1907 160 000 armé. Nappe souterraine ; cond. fonte ;
- Rés ciment armé ; 2 moteurs
- Bstrées-Saint-Denis. . . 1 621 id. 160 000 et 2 pompes. Nappe souterraine; cond. fonte;
- 2 Rés. en ciment armé 1 mo-
- Vilietertre - 275 id. 65 000 teur à gaz pauvre, 1 pompe. Source ; cond. fonte ; Rés. cylin-
- dre béton armé ; 2 béliers.
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- Oise
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- En résumé, il y a :
- 28 communes ayant une distribution d’eau complète;
- 23 » » partielle ;
- 3o4 » ayant des puits et des sources nées et utilisées sur place ;
- 329 » n’ayant que des puits et des citernes ;
- 18 » » citernes.
- Le département peut être considéré comme partagé en deux moitiés par 'une diagonale allant du nord-est au sud-est (de Ham à Gisors). La partie nord-ouest est entièrement occupée par la craie sénonienne, à l’exception de la boutonnière allongée du pays de Bray par laquelle le jurassique supérieur et toutes les couches du crétacé reparaissent à la surface ; la craie contient une nappe qui est à une quarantaine de mètres de profondeur sous les coteaux, mais donne des émissions dans les vallées ayant corrodé la craie assez profondément (nappe souterraine dans les alluvions qui tapissent le fond de ces vallées). Les couches crétacées inférieures et le calcaire jurassique du pays de Bray contiennent aussi des nappes aux différents niveaux habituels (base du turonien, de la craie glauconieuse, sables verts, etc.).
- Dans la moitié sud-est du département, la craie (qui se prolonge souvent encore dans les vallées) est recouverte par l’éocène inférieur qui comprend les nappes suivantes, en allant de bas en haut :
- i° Nappe des sables landéniens (de Bracheux), sur l’argile de Louvil.
- 20 Nappe très importante des sables yprésiens (du Soissonnais) sur l’argile plastique.
- 3° Nappe a la base du calcaire grossier sur une couche d’argile brune qui recouvre par lambeaux les sables du Soissonnais.
- 4° Nappe dans les sables de Beauchamp, qui couronnent quelques coteaux.
- Nombreuses sources aux affleurements de ces niveaux.
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- Orne
- DÉPARTEMENT DE L’ORNE
- (4 arrondissements, 36 cantons, 5ia communes, 3i5-993 habitants.) Alençon (17.843 h.) (14.376 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- Jusqu’en 1892, la ville n’avait que des puits (62 puits publics et une centaine de puits particuliers).
- Sources de Launay, amenées en 1892. L’acquisition des sources a coûté Joooo francs ; l’adduction et la distribution environ 65oooo francs.
- Régie directe.
- 1. — Les deux sources de Launay sortent dans la vallée de la Briante, à 5 kilomètres de distance d’Alençon, et semblent une résurgence de l’eau de eette rivière. Celle-ci se perd en effet à 2 kilomètres à l’amont (un peu au. nord du village de Clierchenay), en arrivant du silurien (grès armoricain) dans le calcaire bathonien, et à partir de cette perte le thalweg reste le plus souvent à sec jusqu’aux premières sources ; c’est sans doute une couche argileuse, formant bourrelet, qui oblige les eaux à réapparaître.
- Le captage se fait à 4 mètres de profondeur, dans un bassin maçonné. La eonduite d’amenée part de ce bassin et est en tuyaux de fonte de o,3o, sur a kilomètres de longueur, jusqu’au réservoir des Châtelets.
- 4. — Réservoir dit des Châtelets, dominant la ville ; il est en déblai, en maçonnerie et voûté et contient 1 800 mètres cubes.
- Un réservoir d’équilibre, de même construction, est situé près de la caserne Talazé, à l’autre bout de la ville, et contient 600 mètres cubes.
- — Réseau de distribution en fonte, desservant toutes les rues ;
- 112 bornes-fontaines publiques ;
- 197 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 1 260 concessions particulières.
- ’ Débit moyen par jour : 1 000 mètres cubes.
- » maximum : 1400 »
- » minimum : 85o »
- Ues concessions sont toutes au compteur, les 5o premiers mètres cubes Mutent 20 francs par an (minimum de perception) ; le surplus est payé
- r‘ 36 le mètre cube.
- ç ' Degré hydrotimétrique, n°5 ; résidu fixe, 167 milligrammes; ta°» 65.
- eau ne se trouble pas ; il ne paraît pas y avoir de causes de contamina-
- n SUr le bassin de la Briante.
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- Orne
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- O. — Quelques égouts pour les eaux pluviales et ménagères ; fosses fixes pour les matières fécales.
- Un projet de construction d’un réseau général d’égouts, avec épuration biologique par le système du Dr Calmette, vient d’être présenté.
- Argentan (6.387 h.) (6.072 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- N’a que des puits : 2.3 puits publics et 260 puits particuliers.
- (Il y a aussi des citernes, et elles sont nombreuses dans l’arrondissement.) Divers projets d’adduction et de distribution ont été présentés, mais aucune décision n’a encore été prise à leur sujet.
- La Ferté-Macé (6.488 h.) (4.355 p. m. a.) 1.434 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Avant 1879, n’avait que des puits (il y a encore 1 puits public et environ 200 puits particuliers). En 1879, on dépense 166 200 francs pour l’adduction et la distribution d’eau ; un projet d’extension a été dressé en 1894» mais non exécuté jusqu’à présent ; on pourrait doubler le débit.
- Régie directe.
- 1. — Sources dites des Goutelles, terrain granitique, à 3 kilomètres de la ville. Conduite d’amenée en fonte.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, en deux compartiments de chacun 3oo mètres cubes, situé à i5o mètres de la gare.
- 5. — Réseau de distribution en fonte de 4 200 mètres de développement;
- 26 bornes-fontaines ;
- 17 bouches d’arrosage ;
- 47 bouches d’incendie ;
- 67 branchements pour concessions.
- f>. — On dispose de 3oo mètres cubes par jour au minimum.
- Les abonnements sont au compteur, à raison de 2 francs par mois pour avoir droit à 220 litres par jour du ier novembre au 1e1’ juin et à 110 litres durant les 5 autres mois (sécheresse); les excédents sont payés durant les 7 mois d’hiver à raison de 0 fr. 3o le mètre cube et durant les 5 mois d ete 0 fr. 60. — Les concessions rapportent 1 5oo francs par an.
- H. — Eau très peu minéralisée et très pure.
- 9. — Pas d’égouts, sauf dans la station thermale de Bagnoles-de-l Orne (qui dépend partiellement du territoire de La Ferté-Macé) où existe un reseau complet avec système d’épuration biologique.
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- Orne
- Fiers (13.704 h.) (11.188 p. m. a.) 2.841 maisons.
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- Avant 1869, n’avait que des puits ; il subsiste encore 4 puits publics et une centaine de puits particuliers. Les travaux de distribution faits en 1869 et 1870 ont coûté 216000 francs.
- Régie directe.
- j. — Sources et drains, situés près des hameaux du Filtroquet et de la Fouquerie, dans un terrain argilo-schisteux (cambrien). — Conduite d’ame-née en fonte, avec joints Lavril, de 1600 mètres de longueur.
- 4. — Deux réservoirs, situés à l’est de la ville, en maçonnerie, avec voûtes en briques, de chacun 388 mètres cubes de capacité.
- 5. — Réseau de distribution en fonte ;
- 46 bornes-fontaines;
- 48 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 274 concessions particulières, toutes au compteur.
- 6. — Consommation de 3oo à 600 mètres cubes par jour.
- Les abonnés paient environ o fr. 3o le mètre cube ; les concessions rapportent 6 000 francs par an.
- 8. — On pense à étendre les captages ; les études sont faites.
- 9. - Il y a un égout sous la route nationale n* 162.
- Lalgle (5.242 h.) (4.416 p. m. a.) environ 1.314 maisons.
- Source, turbine hydraulique.
- Avant 1900, n’avait que des puits : 6 puits publics et bon nombre de puits particuliers.
- Exécuté en 1899-1900, le projet de M. Gutton (architecte à Nancy) ; dépense 276000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Sou rce émergeant de la craie turonienne (recouverte par l’argile à silex) dans la vallée de l’Iton. Captation au moyen d’une chambre en maçon-nene entourant la source, qui est ascendante (résurgence ?) et sortait primitivement au fond d’un étang.
- Turbine actionnée par une chute de l’Iton, type américain centri-Pete, à axe vertical. Pompe Girard (maison Meunier). On élève 8 1. 8 par seconde à 52 mètres de hauteur. La conduite de refoulement, en fonte, de 0 m' de diamètre, a 4 kilomètres de l’usine au réservoir.
- 4- — Réservoir de 1 000 mètres cubes, en maçonnerie, enterré, en 2 compartiments égaux.
- °> - Réseau de distribution de 8 655 mètres de développement, en tuyaux
- e fonte de 0,175 à 0,060 de diamètre ;,
- 25 bornes-fontaines, système Gibault (type dit incongelable) ;
- 4a bouches d’arrosage et d’incendie ;
- ^ bouches spéciales d’incendie ;
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- Orne
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- 173 branchements pour concessions particulières.
- 6. — On ne consomme guère pour le moment que 3oo mètres cubes ea moyenne (avec un maximum de 4oo et un minimum de 200) par jour ; oB pourrait disposer, d’après la force des machines de 760 mètres cubes.
- Les concessions particulières sont au compteur au prix* de 0 fr. 35 le mètre cube.
- K. — Degré hydrotimétrique, i8°5 à 20°; degré permanent, 3°, à 8° ; résidu à no0, 263,2; CaO, 102,5; MgO, 8.3 ; SiO2, 19 ; NaCl, 19,2 ; S0:’, 6,9 ; acide nitrique, 13,7 ; nitrites, o ; azote albuminoïde, 0 ; ammoniaque, fortes traces ; matières organiques (en oxygène), 0,5 à 0,75.
- En 1896, avant captage, on trouve 66 et 134 germes au centimètre cube, avec du colibacille et des espèces putrides ; en 1897, on trouve 116 germes et 99 moisissures, sans colibacille.
- 9. — Pas d’égouts.
- Ville de moins de 5.000 habitants.
- Domfront (4-663 h.) (2.215 p. m. a.)
- Concession jusqu’en 1921 à la Cie urbaine d’Eau et d’électricité, 68, rue de Rome, à Paris. La ville paie une redevance de 43oo francs par an.
- L’eau provient de la rivière la Yarenne (à 25 kilomètres de sa source), elle est prise directement à l’usine des Tanneries et élevée par cette usine dans les réservoirs de la rue de l’Hôpital (deux réservoirs en tôle de 4o mètres cubes chacun). L’usine comprend une turbine à axe vertical (maison Brault et Tesset) et une machine à vapeur de secours (maison Durenne)-On consomme 200 mètres cubes par jour.
- 27 bornes-fontaines, bouches d’arrosage et bouches d’incendie.
- 4 urinoirs à effet d’eau.
- 35 concessions particulières. Les concessions rapportent 5oo francs par an-
- A partir du ier avril 1908 les concessions seront au compteur à 0 fr. 34 Ie mètre cube.
- Degré hydrotimétrique, 5° ; degré permanent, 4° ; résidu fixe, 90. P* trouve 1 528 germes au centimètre cube.
- Mortagne (3.800 h.) (3.383 p. m. a.)
- En 1824, Mortagne a établi une élévation et distribution d’eau. Une source basse du calcaire oolithique moyen est refoulée par deux machines à vapeur de i5 et 20 chevaux, à des hauteurs de 5i et 57 mètres dans trois réservoirs en maçonnerie, surélevées, 200, 100 et 220 mètres cubes. Le débit disponi varie de 36o à 5oo mètres cubes par jour. Il y a 3 robinets de puisage aux re servoirs, 26 bornes-fontaines, et 197 abonnements produisant un peu nao1 de 3 000 francs. La dépense de premier établissement peut être évaluée 160 000 francs.
- Moulins-la-Marche (987 h.).
- En 1891, dépense d’environ 37 000 francs pour amener une source du c0
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- rallien de 1 74° mètres de distance ; conduite en tuyaux de grès vernissé de 0 12, avec manchons. Réservoir de 60 mètres cubes, 12 bornes-fontaines, 3' bouches d’arrosage, 3o concessions particulières, 1 abreuvoir et 1 lavoir. Débit moyen 70 mètres cubes par jour.
- Vimoutiers (3.3o3 h.).
- Deux sources voisines (calcaire oolithique), captées avec trop peu de précaution, amenées à quelques fontaines publiques par tuyaux en : fonte, en tôle bitumée et en béton de ciment. Débit disponible 170 mètres cubes par jour. Un réservoir de 3oo mètres cubes en ciment armé, 4 fontaines à jet continu, 28 bornes-fontaines, 20 concessions particulières.
- Le Merlerault (1248 h.)
- Source captée dans un bassin en maçonnerie. Elévation par éolienne Bollée. Réservoir de 600 mètres cubes. Dépense 76 000 francs.
- Regmalard (i 443 h.)
- Source captée et amenée par gravité à un réservoir de 200 mètres cubes„ 10 bornes-fontaines, 10 d’arrosage et incendie, 106 concessions particulières. Dépense 63 000 francs.
- Tinchebray (3.g52 h.)
- A dépensé 78 000 francs pour amener 5 litres par seconde d’une source abondante située à 2 800 mètres de la ville et à 5o mètres en contrehaut. Réservoir de 5oo mètres cubes, 23 bornes-fontaines et 2 lavoirs publics, abonnements.
- St-Pierre du Regard (1.688 h.)
- Un projet prévoit l’adduction des sources du Petit Samoï, mais il n’est pas encore en cours d’exécution. Dépense prévue 45 240 fr.
- Mâle (886 h.)
- Eau de source, conduite en fonte. Exécuté en 1905. Dépense 5600 francs.
- En résumé, la moitié ouest du département (à l’ouest d’une ligne passant Par Alençon et Argentan) est occupée par le granit et les schistes siluriens et cambriens qui ne donnent que des petites sources disséminées. La moitié, au contraire, est formée par les affleurements successifs (par leurs tranches) s couches jurassiques, crétacées (le crétacé inférieur manque complètement) e°cenes qui se superposent et plongent vers Paris ; la craie occupe une SSez 8rande surface au coin sud-est. Ces couches contiennent des nappes dans
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- les calcaires bajocien, bathonxen et portlandien, ainsi que dans les sables du Perche, dans la craie et au-dessus d’elle dans les couches sableuses de Péocène inféxùeur ; ces nappes en devenant profondes, vers l’est peuvent prendre le caractère artésien.
- Ce département renferme 12 communes ayant une distribution d’eau com-
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- DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS
- (6 arrondissements, 46 cantons, 905 communes, i.o52.466 habitants.) Aire (7.999 h.) (4-258 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- II y a 5 puits publics et une cinquantaine de puits particuliers, descendant à la nappe des sables landéniens sur l’argile de Louvil. Mais il y a quelques puits artésiens qui descendent à la nappe de la craie (alimentée par les eaux du plateau d’Enguinegatte) ; ainsi un puits de 54 mètres de profondeur à l’hospice mixte (l’eau arrive à la surface), un puits de 52 mètres au quartier Crémille, (l’eau arrive à 0,82 en dessous du sol), et un puits de 54 m. 5o à la prison militaire au fort Gassion (l’eau vient à 1 m. 65 au-dessous du sol).
- 9- — Quelques égouts, se déversant dans la Lys.
- Arras (24.921 h.) (20.738 p. m. a.)
- Sources, machines à vapeur.
- Concession donnée par traité du 5 octobre 1869, modifié les i4-i6 mars 1^95, à la O générale des Eaux, 52, rue d’Anjou à Paris (M. Boutan directeur). La concession finit le i3 janvier 1930. La ville verse une redevance annuelle de 18000 fr., moyennant laquelle elle a droit à 800 mètres cubes par jour pour les services publics. La distribution fonctionne depuis 1860 ; y aurait encore un petit nombre de puits particuliers.
- M. Roussel, architecte, directeur des travaux de la ville.
- 1- — Sources du Vivier, naissant aux portes de la ville, au quartier Méaulens, du pied d’ un grand plateau crétacé dont la base est marneuse et ltnperméable ; le débit est à peu près constant et assez considérable pour alimenter la branche du canal navigable allant d’arras à la Scarpe. La source Principale est captée au moyen d’une chambre en ciment armé de 5 m. 80 ^Ur 7 m. 78 et 2 m. 5o de hauteur, en communication avec l’ancienne source miban, placée au-dessus de 4 forages tubés de o m. 06 à 0 m. 10 de diamètre ^ de 12 m. 35^ jg m 55 et mètres de profondeur . le tuyau d’aspiration es pompes, de o,5oo de diamètre, muni d’un clapet de pied, plonge ans la chambre.
- ^ 3. — Usine élévatoire dite de Méaulens, près des sources, à l’emplacement Uix ancien ouvrage militaire. Premier groupe de 2 machines Corliss, accou-jjes’ de 5o chevaux, et de 2 pompes verticales à double effet, pouvant élever 0 métrés cubes par jour ; second groupe, comportant une machine Farcot, Annuaire des Distributions d’eau. 35
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- Pas-de-Calais
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- à condensation, de 5o chevaux, avec pompe Girai'd, pouvant élever 5 ooo mètres cubes. La conduite de refoulement, en tuyaux de o,25o sur 2755 mètres, traverse la ville et partant de la cote 65 aboutit aux réservoirs de Ronville, dont le trop plein est à la cote 91,65 ; elle fait service en route.
- Deux chaudières Thomas-Laurens et une chaudière à houilleurs et corps semi-tubulaire, de chacune 5o mètres carrés de surface de chauffe.
- 4. — Réservoirs de Ronville, sur une ancienne butte fortifiée ; ce sont deux cuves cylindriques en fer et ciment, de 13 mètres de diamètre intérieur et 3 m. 95 de hauteur ; contenance de chacune 5oo mètres cubes. Couverture en fer et ciment portée par une ceinture de colonnes en ciment.
- Réservoirs de la Grand’Place : 2 cuves cylindriques en tôle de 5oo et 3oo mètres cubes, enfermées dans un bâtiment, et ne servant plus guère que de secours.
- 5. — Réseau de distribution de 37417 mètres de développement, en tuyaux de o,25o à o,o4i de diamètre, la plupart avec joints Petit (joints Gibault en caoutcbouc pour les parties où le sol est peu stable) ;
- 1 fontaine monumentale, 1 jet d’eau et 1 cascade ;
- 86 bornes-fontaines ;
- 136 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 11 urinoirs à effet d’eau ;
- 1961 branchements pour concessions particulières.
- 6. — Consommation moyenne de 4 600 mètres cubes par jour, (800 mètres cubes pour les services publics).
- Il y a 462 abonnés au compteur (types de Paris) et 3 au robinet de jauge qui paient 18 fr. 25 par hectolitre par jour (minimum de 1 hect.), et l’exce-dent à raison de o fr. 5o le mètre cube. Une réduction de i/5 est consentie aux commerçants et petits industriels, et une réduction de moitié aux grands industriels consommant au moins 1 mètre cube par jour : pour ces derniers, au-delà de 5 mètres cubes par jour, le prix est de 70 fr. le mètre cube par jour, et au-delà de 15 mètres cubes, de 5o fr.
- Les autres abonnements sont au robinet libre, d’après évaluation ; 100 litres par jour pour un ménage de 1 ou 2 personnes, i35 litres pour 3 personnes et 33 litres par personne au-delà de 3 jusqu’à 6, 21 litres par personne au-dessus de 6 (ce qui fait 6 fr. et 4 fr. par personne, en plus de 18 fr. 23 des 2 premières), 55 litres (soit 10 fr.) par cheval, autant par voiture et moitie par are de jardin, enfin de 10 à 20 fr. en plus pour les appareils des water closets.
- Les établissements hospitaliers paient 0,075 le mètre cube (ainsi que Ville pour le surplus, au-dessus de 800 mètres cubes).
- 7. — Degré hydrotimétrique, a5°.
- On trouve de i5o à 3oo germes aérobies par centimètre cube.
- O. — Fosses fixes et vidanges.
- Il y a un réseau d’égouts pour les eaux pluviales, ménagères et industrielle*
- Ce réseau est très incomplet et ne comprend que quelques tronçons d'égo^ (un cinquième des rues environ) aboutissant à 3 collecteurs. Ceux-ci occup6 l’emplacement des anciens ruisseaux des Hautes-Fontaines et du Crinol*00’
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- ainsi que l’ancien fossé des fortifications du Côté est, et débouchent eü deux endroits dans la Scarpe.
- Les ordures ménagères sont déposées dans des boites (poubelles) et enlevées tous les matins par la Ville (une fois par semaine dans les faubourgs Ronville,
- Saint-Sauveur et d’Amiens).
- Auehel (11.075 h.) (7.982 p. m. a.)
- Maries (2.8i5 h.) (2.3i5 p. m. a.)
- Sources et puits profonds, machines à vapeur.
- Jusqu’en 1895, il y avait à Aucbel 4 puits publics et un certain nombre de puits particuliers. A cette date, la Compagnie des Mines de Maries établit une distribution d’eau de sources dans ses cités de Maries et à Auehel : la dépense faite a été de 23o 000 fr. La commune d’Auchel paie une redevance de 600 fr. par an pour 75 mètres cubes par jour affectés à son service public. En 1907, la Compagnie élève aussi l’eau d’un puits profond dans sa concession.
- L’ingénieur en chef de la Compagnie des Mines de Maries administre la distribution d’eau.
- 1-— Sources superficielles du crétacé supérieur, captées à Camblain-Chatelain, à 3 kilomètres d’Auchel. Conduite d’amenée en fonte, de 0,200.
- Puits profond près d’un siège d’extraction.
- 3. — Une machine à vapeur horizontale de 5o chevaux, faisant 5o tours à la minute, actionnant directement une pompe horizontale à double effet qui peut élever 260 litres à la minute à 60 mètres de hauteur.
- Deux chaudières semi-tubulaires horizontales, système Thomas-Laurens, de 26 mètres carrés de surface de chauffe chacune.
- 4. — L’eau est recueillie à l’usine élévatoire dans 7 bassins rectangulaires en maçonnerie, de 100 mètres cubes de capacité chacun.
- Elle est refoulée à Auehel dans 3 cuves cylindriques en tôle (de 8 milli-nietres d épaisseur), montées sur tours en maçonnerie de 4 mètres de hauteur et contenant chacune 75 mètres cubes, à Maries, 2 réservoirs l’un de 100, ^ autre de 75 mètres cubes.
- ^ Ee réseau de distribution comprend 2 kilomètres de tuyaux en fonte °; 120, 1 5oo mètres de 0,080, et 1 200 mètres de 0,060 ;
- *9 bornes-fontaines appartenant à la commune d’Auchel ;
- » » » Compagnie des Mines de Maries ;
- 7 robinets libres de concessions particulières.
- • On dispose de 44o mètres cubes par jour (75 mètres cubes pour le ^lce Public d’Auchel). Chaque robinet libre paie i5 fr. par an.
- Pas d’égouts..
- Avion (9.409 h.) (8.485 p. m. a.) a® de distribution d’eau.
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- Berek-Slir-Mer (9-636 h.) (7.638 p. m. a.) 1.844 maisons.
- Forage, machines à gaz pauvre.
- Jusqu’eri 1896, il n’y avait que des puits (6 puits publics et 180 puits particuliers). A cette date, concession à M. A. Deplanque, Ingénieur à Boulogne • les travaux ont coûté 444 000 fr., plus 83 55o fr. de travaux ultérieurs.
- 1.— Un forage tubé, de 0 m. 660 de • diamètre, établi au lieu dit La
- Culbute (intersection du chemin de grande communication n° 126 et du chemin de grande communication n° 143, embranchement d’Airon à Wailly). On a fait un avant-puits de 6 m. 4°> puis on a descendu le forage à 43 m. (jo en dessous du fond de ce puits, de manière à traverser toute la craie fendillée et à pénétrer de 5 mètres dans la craie compacte. Le tube est en tôle de 5 millimètres d’épaisseur, avec des fenêtres sur les 3o derniers mètres ; la partie supérieure du tube est entourée de béton pour éviter toute pénétration des eaux superficielles.
- Le forage peut donner i5o mètres cubes par heure, avec un abaissement de niveau de 6 m. 55 par rapport au niveau statique, qui se tient à 1 m. o5 en dessous du fond de l’avant-puits (cote 7,89).
- 3. — Deux moteurs Tangye au gaz pauvre, de 22 chevaux chacun, faisant 190 tours à la minute, et actionnant par courroies chacun une pompe Tangye pouvant élever 1 mètre cube à la minute à 4o mètres de hauteur (en faisant 52 coups à la minute). Conduite de refoulement de o,25o jusqu’au réservoir, soit sur 1 023 mètres.
- 4. — Réservoir rectangulaire en maçonnerie de 34 m. 73 de long sur 22 m. 62 de large et 3 mètres de hauteur d’eau, soit 1 58o mètres cubes de capacité, établi aux abords du bois de Verton, à la cote 48,5o (trop-plein), a 8 kilomètres de la mer ; voûtes d’arêtes et piliers en briques, 2 compartiments.
- 5. — La conduite d’amenée du réservoir à Berck est en fonte, de o,3oo, sur environ 8 kilomètres de long ; le réseau maillé qu’elle alimente a un développement de 12 kilomètres, en tuyaux de 0,200 à 0,060 ;
- 26 bornes-fontaines, servant à l’arrosage et à l’incendie ;
- 3e bouches d’incendie ;
- Bon nombre de concessions particulières. ,
- 6- — On consomme i5oo mètres cubes par jour en été et seulement moitié en hiver.
- — Concessions, toutes au compteur, payant 1 fr. le mètre cube pour les concessions de moins de 1 hectolitre par jour (avec minimum de 28 fr )' 0 fr. 80 pour celles de 1 à 2 hectolitres, 0 fr. 60 pour celles de 2 à 3 hecto Rires, 0 fr. 5o celles de 5 à 10 hectolitres par jour, puis 0 fr. 45 jusqu a mètres cubes par jour, 0 fr. 4o de 5 à 10 mètres cubes, 0 fr. 35 de 10 a 30 mètres cubes, 0 fr. 3o de 20 à 4o mètres cubes par jour et 0 fr. 25 au-dessus^ Les loyers de moins de 125 fr. par an ne paient également que 0 fr. 33 mètre cube. „
- 7. — Degré hydrotimétrique, 28°5, degré permanent, 3° ; résidu a 1 5i ; CaO, i37,7 ; MgO, 5,7 ; SO8, 8,2 ; NaCl, 39,6 ; SiO2, 18 ; nitrites, »*'
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- fiâtes, ammoniaque, azote albuminoïde, o ; matières organiques (en oxygène), o,5-
- On trouve en août 1896, 612 germes saprophytes au centimètre cube, dont 38j moisissures ; eau bonne.
- g On projette un 2e réservoir sur la plage.
- g Il n’y a pas d’égouts, mais un projet est à l’étude.
- Béthune (13.607 h.) (12.601 p. m. a.) 2.735 maisons.
- Forages, machines à vapeur.
- En 1871, la ville concéda à M. Degoix, ingénieur à Lille, le droit de distribuer l’eau d’un forage de 100 mètres de profondeur et 0 m. 5o de diamètre, à établir au centre de la ville, derrière le collège. En 1882, la ville reprend l’installation. On avait dépensé jusqu’alors 219.296 fr., et la ville dépense 76624 fr- pour l’extension des canalisations.
- En 1888, on creuse deux nouveaux forages de 5o mètres de profondeur dans la partie basse de la ville, au faubourg d’Aire ; leurs eaux se réunissent dans un réservoir inférieur, d’où elles sont refoulées dans un réservoir supérieur près du premier forage. Dépense : 25 890 francs.
- En 1896, on fait encore deux autres forages, également de 5o mètres de profondeur et 0,200 de diamètre, avenue du Pont des Dames, on conduit leurs eaux dans le réservoir inférieur par une galerie souterraine, on ajoute une nouvelle machine horizontale et on refait le bâtiment de l’usine éléva-toire, projet de M. Humez. Dépense : i5o65o fr.
- En 1898 et 1899, extension du réseau, pour 7260 francs. Enfin en 1900 1901, on fait un 6e forage, également avenue du Pont-des-Dames, dont 1 eau est amenée dans l’aqueduc des deux précédents par une conduite de (li40o en ciment et de 4oo mètres de longueur. Dépense 20 278 francs.
- En 1901, après avoir constaté des infiltrations dans l’aqueduc de captation et le réservoir inférieur, la ville a modifié complètement le mode de captation ‘feleau et abandonné les 6 forages existants. Un forage de 4o° millimètres (fe diamètre a été creusé dans la cour de l’usine. Ce forage est préservé des ^filtrations par cinq tubes concentriques entre lesquels on a coulé du ciment.
- pompe aspire l’eau directement dans le forage pour la refouler au réserve supérieur. Dépense faite i3 8oo francs. L’eau provient de la marne qui ete rencontrée à 35 mètres du sol. Le forage a 75 mètres de profondeur.
- des dépenses jusqu’à ce jour, environ 525 000 francs.
- ^gie directe : M. Sarrut, d irecteur du service et des travaux de la ville, j ' Les 7 forages précités descendent tous dans la craie, après avoir Versé des sables verdâtres (Jandéniens) et l’argile de Louvil (l3 à 25 et jFes ^ épaisseur) ; la craie fendillée a de 25 à 4° mètres d’épaisseur, ; 6S„ fora§es atteignent la marne compacte par-dessous. Ils sont tubés
- Un Ua.^a cra*e’ et pour empêcher l’introduction d’eaux superficielles, forac,°U^S c^ment remplit l’intervalle entre les tubes concentriques. Le °e 1895 ont été faits par M. Lefebvre (de Rombies), et celui de 1901
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- par M. Chartier (de Labassée). L’eau monte naturellement jusqu’à 1 mètre en contre bas du sol ; l’aqueduc allant des forages de 1895 au réservoir infé-l’ieur, a 46<> mètres de long, avec j mètre de haut et 0 m. 60 de large, et est en briques.
- 3. — Usine au faubourg d’Aire. L’eau aspirée dans le forage de 4oo millimètres est refoulée à 1 3oo mètres de distance par une conduite de o,a5o dans le réservoir supérieur, situé à 3o mètres plus haut. Une machine à vapeur à détente variable (de la Société industrielle ’d’Anzin) de 20 chevaux, faisant 3o tours à la minute, actionne directement une pompe Girard à double effet et à clapets réglables à volonté: elle peut élever 28 litres par seconde.
- Trois chaudières à un bouilleur et corps au-dessus, de i3 mètres carrés de surface de chauffe chacune.
- 4. — Réservoir supérieur en tôle, divisé en 2 compartiments par une cloison en tôle concentrique, et porté sur une tour des anciennes fortifications, de 12 mètres de hauteur. La cuve a 6 mètres de rayon et 5 m. 5o de hauteur, alors que le compartiment central n’a que 4 mètres de rayon et 2 mètres de hauteur; capacité totale, 620 mètres cubes.
- On a doublé, en 1901, la tôle intérieurement d’une chemise en béton armé de 0,10 d’épaisseur pour la consolider.
- 5. — Réseau de distribution de 18 000 mètres de long, en tuyaux de 0,200
- à o,o4o ;
- 42 bornes-fontaines ;
- 1 o4 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 1 o urinoirs à effet d’eau ;
- 1 oi4 branchements pour concessions particulières.
- O. — En 1906, on a consommé en tout 204000 mètres cubes, soit 558 m3. 904 par jour en moyenne; 1000 mètres cubes au maximum, 280 mètres cubes au minimum.
- Tous les abonnements sont au compteur. Les abonnés ont droit à 62 métrés cubes par an pour 18 francs, plus 4 francs de location de branchement et compteur. Toute quantité supérieure se paie 0 fr. 35 jusqu’à 3oo métrés cubes ; 0 fr. 3o de 3oo à 1 000 mètres cubes ; 0 fr. 20 de 1 000 à 2 000 meties cubes et o fr. i5 au-delà. En 1904, on a créé des abonnements au compteur à 12 francs pour 3o mètres cubes pour les habitations d’un loyer mensu inférieur à 25 francs.
- 7. —Degré hydrotimétrique, 26° ; résidu fixe, 4io; CaCO3 et 277; CaSO4, 17; CaCl2, 28; chlore, 17,h; matières organiques gène), 1.
- L’eau est presque aseptique (2 bactéries par centimètre cube).
- 9. — Fosses fixes et vidanges. Un réseau d’égouts incomplet reçoit eaux pluviales, ménagères et industrielles (mais pas les matières fécales)-
- el
- MgCO3,
- en
- oxy-
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- Billy-Montigny (6. i5o h.) (6.i5o p. m. a.)
- Forage, moteur électrique.
- Il n’v a pas de distribution municipale. La Compagnie des mines de Cour-rières distribue l’eau dans ses cités ouvrières, soit à 454 maisons logeant 2000 habitants.
- |. — Un forage de 35 mètres de profondeur établi dans la cour des ateliers.
- 3. —. Une pompe centrifuge à moteur électrique débitant 180 mètres cubes à l’heure. Une pompe Burton à moteur spécial débitant 1 8oo litres à la minute.
- 4. — 3 bâches cylindriques, l’une de 200 mètres cubes, les deux autres de 60 mètres cubes sur tours en maçonnerie.
- 5. — Canalisation de 2 000 mètres de longueur en tuyaux de 0,125 à o.fo ;
- 4o bornes-fontaines à raccord d’incendie.
- Tous les employés ont un robinet chez eux et tous les employés supérieurs ont une canalisation complète.
- 6. — Consommation normale, 600 mètres cubes par jour.
- 9. — Fosses fixes. Un égout se déverse dans une rigole d’écoulement.
- Boulogne-sur-Mer (5i.201 h.) (49.636 p. m. a.) 7.787 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- La ville n’avait primitivement que quelques petites sources dites de Beau-repaire, de Saint-Pierre, de la Waroquerie et de la ferme d’Odre, provenant des plateaux qui dominent la Liane et distribuées soit par elle, soit depuis itao par une société locale « La Prévoyante » dans une partie de la ville. Il y avait aussi des puits (il ne subsiste plus qu’un puits public) et quelques industriels ont encore des puits artésiens (faible débit).
- En 1877, projet d’adduction des sources de Tingry, dressé par M. Vivenot, ot adopté par la ville; puis traité du 3i décembre 1880, concédant la distri- , fiution à la Cie Générale des Eaux, 52, rue d’Anjou, à Paris (directeur Boutan), qui exécute les travaux; nouveau traité des 26-28 avril 1900, remplaçant l’ancien et concédant à la même G‘“ l’exploitation du tout à eS°ut. Ce traité a été lui-même modifié par la convention des i5-23 janvier 1^°'E Ea double concession expire fin 1949 ; la ville doit verser une rede-&nce annuelle de 110 000 francs jusqu’en 1944» niais elle recevra le i/4 des ocettes brutes des concessions d’eau au-dessus de 125 000 francs, et la moitié dessus de i5oooo francs. Pour les égouts, la ville recevra le i/4 du sur-pou ^ rece^es Brutes au-dessus de 80 000 francs, ainsi que le i/4 des taxes nouveaux égouts à créer ultérieurement.
- Cra- ‘ Ees sources de Tingry, à 20 kilomètres de Boulogne, sortent de la Uu t Senonlenne (craie à micraster au-dessus de la craie glauconieuse), dans ain autrefois marécageux. Elles ont été captées par une galerie encas-
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- trée de 0,26 dans la roche en place (sans radier), avec barbacanes à la base des piédroits; la galerie a 200 mètres de long, 3 m. 5o de large et 4 mètres de hauteur sous clef, avec 5 regards, et aboutit à une petite chambre d’où part la conduite d’amenée à la cote 54-37. Celle-ci est en fonte, de o,5oo de diamètre, et a une longueur de i8 5oo mètres jusqu’au réservoir d’Ostrohowe, où elle se termine à la cote 45-46 > elle suit (sauf sur 2 5oo mètres) divers chemins et finalement la route nationale n° 1, et présente nombre de siphons. Robinets-vannes tous les 3 kilomètres.
- 4. — Réservoir de 5700 mètres cubes sur le mont Ostrohowe, i l’extrémité de la conduite au-delà de la ville (faisant ainsi l’office de réservoir compensateur). Il est en maçonnerie, avec piliers et voûtes d’arêtes en briques, en deux compartiments de chacun 3o mètres de long, 24 mètres de large et 4 m. 28 de hauteur d’eau.
- o. — La conduite d’amenée se bifurque en arrivant en ville en 2 conduites-maîtresses de o,35o et o,3oo, l’une pour la rive droite et l’autre pour la rive gauche de la Liane. Le réseau a un développement total de 28760 mètres en tuyaux de o,35o à o,ioo;
- i3o bornes-fontaines publiques;
- 220 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 58 bouches spéciales d’incendie ;
- 12 urinoirs à effet d’eau ;
- 27 bouches de prise d’eau le long des quais du port, pour les navires;
- 2o3i concessions particulières, toutes au compteur (types de Paris).
- 6. — Le débit d’étiage des sources et la portée de la conduite sont de 7000 mètres cubes par jour; la ville a droit pour ses services publics à 3200 mètres cubes.
- Les abonnements sont de 125 litres par jour pour 12 francs, 260 litres pour 20 francs, 5 hectolitres pour 4° francs, 1 mètre cube pour 60 francs; au-dessus, le mètre cube par jour, 60 francs jusqu’à 5 mètres cubes, puis 5o francs de 5 à 9 mètres cubes inclus et 40 francs au-delà de 9 mètres cubes par jour. Les excédents sont payés au prix moyen de l’abonnement contracte. Réduction de 5o °/0 pour l’Etat et le Département, ainsi que pour les petits loyers de moins de 325 francs.
- T. — Sources de Tingry : Degré hydrotimétrique, 180; degré permanent, de 4° à 5°5 ; résidu à 1 io°, de 33o à 338 ; GaO, i36 ; MgO, 7 ; S03,de 7 à 9’ SiO2, 18; NaCl, de 35 à 36; acide nitrique, 10; nitrites, 0; ammoniaque* traces; matières organiques (en oxygène), 2,5o. — Le i5 octobre 1892, °n trouve 444 et 660 bactéries par centimètre cube.
- Source de la Prévoyante : CaO, 193,2 ; MgO, 8,8 ; SO3, 87,1 ; NaCl, l1^’ SiO2, i3,o ; acide nitrique, 3,5; matières organiques (en oxygène), 1; az0^e albuminoïde, 0,24; résidu à no0, 610,8. En septembre 1892, on trouve 3o à 200 germes au centimètre cube. A la même date, les sources de Beaure paire et d’Odre contiennent 1 65o et 4oo germes, avec du colibacille.
- 8. — Le réseau a été complété par la captation des sources du Mou11 près de Samer. ,j
- 0. — Le tout à l’égout a été rendu obligatoire par l’arrêté du 3o a'
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- 1900, et son exploitation concédée comme il est dit ci-dessus, à la Cie generale des Eaux. Le réseau d'égouts (types ovoïdes analogues à ceux de Paris) a actuellement 30 471 mètres de développement, il se déverse sans épuration dans l’avant-port et dans le port d’échouage (un projet devait les conduire au-delà du port, en eau profonde), 1906.
- Le nombre des maisons reliées à l’égout, fin 1902, est d’environ 3 158, mais il y a lieu de prévoir que ce chiffre sera rapidement augmenté. Les taxes sont basées sur le nombre des ouvertures de l’immeuble, 1 franc par ouverture jusqu’à 10, 0 fr. 5o de 10 à 3o, et o fr. 26 au-dessus de 3o, pour les maisons ayant plus de 3o ouvertures.
- L’enlèvement des ordures ménagères se fait tous les jours, en régie ; la dépense a été de 66299 francs en 1906 et de 63 486 francs en 1906. Les poubelles sont recommandées, mais non obligatoires.
- Bruay (16.544 h-) (16.169 p. m. a.)
- Puits profonds et forages, élévation mécanique
- Distribution d’eau établie récemment par la ville. Régie directe.
- 1. — On prend l’eau de 12 puits creusés dans la craie et descendus de 26 à 5o mètres : le diamètre varie de 1 m. 4o à 2 mètres.
- 3. —Il y a i3 pompes actionnées par divers moteurs : machines à vapeur, machines électriques, machines à pétrole et une éolienne.
- 4. — 8 haches ou réservoirs métalliques de 80 à 3oo mètres cuhes de capacité.
- 6. — Un assez grand nombre de bornes-fontaines.
- 9. - Il y a quelques égouts.
- Nota. — La C‘e des mines de Bruay prend aussi depuis nombre d’années 1 eau de plusieurs forages descendus dans la craie, l’élève par machines à vapeur et la distribue à ses usines et à ses cités ouvrières.
- BuIIy (5 .851 h.) (3.299 p. m. a.)
- Il n’y a pas de distribution municipale, mais la compagnie des mines de Béthune distribue l’eau potable dans les cités ci-après :
- Bully-les-Mines, 770 maisons;
- Cité n° 2 à Mazingarbe, 76 maisons;
- Bully (Alouettes, Carenda, Aix), 338 maisons.
- ~~ La distribution est alimentée par le puits de Mazingarbe de 2 m. 5o diamètre et 16 mètres de profondeur avec galeries dans la craie. En cas de esoin on peut aussi puiser au puits de l’usine centrale de la Compagnie, S1tué sur un autre point du territoire de Mazingarbe.
- , Au puits de Mazingarbe sont installées deux pompes rotatives Sulzer
- a axe vertical, débitant 120 mètres cubes, actionnées par moteurs électriques tentés par la station centrale de la Compagnie.
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- 4. — Un château d’eau est établi sur le territoire de la commune de Gre-nay, c’est une bâche métallique de 260 mètres cubes sur pylône métallique de 11 mètres. Un réservoir de secours de 800 mètres cubes est établi aux usines.
- o. — Réseau de distribution de 0 m. 25o à 0 m. o5o de diamètre ;
- 52 bornes-fontaines à Bully-les Mines ;
- 18 » aux Alouettes ;
- 11 » à Garenda ;
- 3 » ' à Aix ;
- 5 » à Mazingarbe :
- Bouches d’incendie et concessions gratuites.
- 6. —- Consommation moyenne par jour, 800 mètres cubes.
- O. — Fosses fixes. Egout collecteur en ciment armé, pour Bully-les-Mines.
- Calais (66.627 h.) (69.623 p. m. a.) 1.0.200 maisons.
- Sources et forages, machines à vapeur.
- Jusqu’en 1869, il n’y avait que des puits (il y en aurait encore 2 ooo, mais ils sont peu utilisés). Il y a encore quelques citernes en service.
- En 1864*i855, la Société des Eaux de Calais se constitue (capital 900000 francs) et exécute les travaux d’adduction et de distribution des sources de Guines, sous la direction de M. Sagey, dépense 1 760000 francs. Depuis 1869,,on a exécuté 12 forages, étendu la distribution, etc., dépense complémentaire 1 84o 000 francs.
- ( La concession finit en ig33.
- M. A. Susini, gérant de la Société, quai de la Tamise, à Calais.
- 1. — Deux groupes de sources, dites La Walle et Frion, situées à 1 800 mètres de Guines et à 10 kilomètres de Calais, provenant de la nappe de la craie (sénonien). Les eaux sont amenées au filtre par une conduite en ciment de 0 m. 5oo de diamètre. On y a ajouté le produit de 12 forages tubés, de 0,10 à o,5o de diamètre, et d’une profondeur variant entre 20 et 42 mètres; les 2 derniers ont été forés en 1899 et donnent chacun près de 35 litres par seconde. En 1899, on a également établi une zone de protection autour des sources. Un nouveau forage de 0 m. 35 de diamètre et de 35 mètres de profondeur donne environ 4o litres à l’heure.
- 2. — Les eaux traversent deux filtres (dégrossisseurs). Chacun d eux est formé d’un compartiment en maçonnerie de 12 mètres de long sur 3 métrés de large, ayant le fond formé par une grille recouverte d’une épaisseur de o m. 5o de galets ; l’eau surmonte les galets sur o m. 80 de hauteur. On nettoie les filtres toutes les semaines. De la chambre qui fait suite aux filtres, part la conduite d’amenée à l’usine, elle a 1 680 mètres et est en tuyaux de fonte de 0,600, système Lavril.
- 3. — Les anciennes machines à balancier Dubuc de 1869 ont été rempl3' cées en 1882 et 1886 par 2 machines horizontales compound, à 2 cylindres, actionnant chacune directement 4 pompes horizontales. La première machin®
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- est de 3a chevaux utiles, fait 4o tours et élève 2 m3. 680 par minute; la seconde est une machine Corliss, de 66 chevaux utiles, fait 40' tours et élève 5rn3. 58o à la minute. Chaque pompe a son réservoir d’air et il y en a un autre de 1 mètre cube à l’origine de la conduite de refoulement.
- Quatre chaudières semi-tubulaires, deux de 5o mètres carrés et deux de j5 mètres carrés de surface de chauffe chacune.
- L’usine refoule à la fois à Calais,, à 10 kilomètres, par 2 conduites de 0,260 chacune, et dans .le réservoir de 4°oo mètres cubes; ce réservoir est situé à 3274 mètres de l’usine et à 53 mètres en contrehaut de l’eau dans le puisard d’aspiration. Ce réservoir dit du Moulin aux Corneilles est en maçonnerie, à deux compartiments. La conduite de l’usine au réservoir a o,5oo de diamètre, a été prolongée de 1 665 mètres et doit l’être encore de 3 000 mètres.
- 4. — Pendant l’arrêt des machines, une partie des sources est recueillie dans un réservoir en béton de ciment armé, de 1 700 mètres cubes. Il est relié au puisard d’aspiration par une conduite de 0 m. 5oo de diamètre et i4i mètres de longueur.
- Il y a en ville un autre réservoir de 600 mètres cubes, en tôle, monté sur une tour en maçonnerie de i3 m. i5 de hauteur ; il est affecté aujourd’hui au service du port.
- 5. — Réseau de distribution de 7oo3i mètres de développement, en tuyaux de o,3oo à o,o5o ; il y a 383 robinets-vannes ;
- 6 fontaines monumentales et 24 bornes-fontaines ;
- 222 bouches d’arrosage et d’incendie, système Cadet, Forestier, Degoix et Muller-Roger ;
- 80 bouches de prise d’eau, système Degoix, pour le service du port (sur les quais) ;
- 12 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 2 établissements de bains ;
- 7 5oo concessions particulières, branchements en fer.
- t>. -— Les sources et forages donnent 16000 mètres cubes par jour. La consommation journalière dépasse 8000 mètres cubes.
- Il y a 1 5oo abonnés au compteur (Siemens, Frager, Frost-Tavenet, Abeille et Lambert) qui paient 0 fr. 60 le mètre cube pour les besoins domestiques, et de 0 fr. 3o à 0 fr. 20, suivant la quantité, pour les besoins industriels.
- Les autres abonnements sont au robinet libre et paient 16 francs par mé-nage dans la section sud, et 24 francs dans la section nord (avec réduction Pour cette section à 16 francs pour les ménages de moins de 5oo francs de loyer et à 12 francs pour ceux de moins de 3oo francs).
- "?• Degré hydrotimétrique, 26® ; CaCO3, 62 ; MgCO3, 19; CaSO4, 2.3 ; ^aCl, 29 ; nitrates, traces ; ammoniaque, 0 ; matières organiques (en oxygène), 2.
- Lue autre analyse donne: résidu hxe, 353 ; CaCO3, 249 ; NaCI, 34*
- ^ On a trouvé de 3o à 260 germes au centimètre cube ; bien que l’eau se xouble lors des orages, elle paraît bonne.
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- 9. — Fosses fixes. Quelques rares égouts reçoivent les eaux pluviales, ménagères et industrielles, et les conduisent à la mer.
- On étudie un projet de tout à l’égout.
- Carvln (10.736 h.) (7.141 P- m. a.)
- Pas de distribution d’eau : environ 3oo puits particuliers.
- On a construit 4 égouts pluviaux allant au canal de la Deule.
- Etaples (6.278 fi.)(5,i36 p. m. a.)
- Forage, moteur à gaz pauvre
- 1. — Il y a quelques années, la société de bains de mer de Paris-Plage u foré un puits artésien à 1 kilomètre à l’Est de la ville, dans la craie fendillée et a imité la solution adopté à Berck.
- 3. — Moteurs à gaz pauvre.
- o. — Conduite en fonte jusque dans Paris-Plage.
- 6. — Assez grand nombe de concessions particulières, surtout à Paris-Plage.
- T. — Même composition chimique que l’eau de Berck.
- Iïénlii-Liétard (16.016) (i3.384 p. m. a.) (3.o38 maisons).
- Pas de distribution d’eau 20 puits publics et environ 1 000 puits particuliers.
- 8. — La ville va faire étudier un projet d’adduction et de distribution d’eau.
- 9. — Quelques égouts se déversant dans le Marais, cours d’eau qui aboutit au canal de la Haute-Deule. En 1907 on a construit 3 nouveaux égouts.
- La ville organise a un service d’enlèvement quotidien des ordures ménagères.
- Lens (27.744 h-) (27.692 p. m. a.)
- 3.5oo maisons desservies par la distribution.
- Forage, machines à vapeur.
- Jusqu’en mars 1902, il n’y avait que des puits (15 puits publics et beaucoup de puits particuliers).
- En 1900, la ville étudie le projet actuellement exécuté, et en 1901 donne une concession de 5o ans à M. A. Deplanque (de Boulogne). « Société des eaux de Berck, Lens.et extensions, au capital de 3ooooo francs» : Ia ville paie une redevance annuelle de 18 000 francs. Les travaux qui viennent d’être terminés coûtent environ 800 000 francs.
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- 1 '__Forage de 60 mètres de profondeur situé sur le territoire de la com-
- mune d’Eleu et formé par un avant-puits de 9 m. 5o de hauteur et par un tubage de 0 m, 66 de diamètre ; il descend à la cote — 20, dans la craie sé-nonienne, jusqu’au tun, et l’eau s’élève entre les cotes H- 28 et -h 3o.
- 3. — Deux machines à vapeur Corliss, horizontales, à détente variable et condensation, faisant 100 chevaux, avec 78 tours à la minute, 6 kilomètres dépréssion et une admission de 1/7. Elles actionnent : i°) une pompe de puits de i5 tours à la minute et i5o mètres cubes de débit horaire, 20) 2 pompes à piston différentiel, faisant 124 tours à la minute et refoulant dans les réservoirs situés à 4<>o mètres du forage (diamètre du grand piston o.4oo et du petit 0.285). 3°) Une pompe centrifuge de 200 mètres cubes à l’heure refoulant l’eau aux réservoirs.
- 4. — Deux réservoirs en béton armé, contenant chacun 1 200 mètres cubes. Ils sont espacés de 3o mètres.J
- 5. — La conduite d’amenée a 2 213 mètres de long, en tuyaux de o,35o. Le réseau de distribution a un développement d’environ 3o kilomètres ;
- 4o bornes-fontaines ;
- 214 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 5o bouches d’arrosage spéciales ;
- 3o bouches d’incendie spéciales ;
- 1 020 concessions particulières.
- 6. — On a consommé cet été 2 760 mètres cubes par jour.
- Les abonnés au robinet de jauge ou au compteur (types de Paris) paient 20 francs pour un abonnement de 4s5 litres par jour et 0 fr. 10 le mètre cube en excèdent, 3o francs pour 260 litres par jour et 0 fr. 35 le mètre cube d’excédent, 4o francs pour 375 litres par jour ( 135 mètres cubes par an) et 0 fr. 3o le mètre cube d’excédent, 120 francs pour 5oo mètres cubes par an et 0 fr. 2b le mètre cube d’excédent ; au-dessus de 5oo mètres cubes 0 fr. 20 le mètre cube jusqu’à 1 5oo mètres cubes et 0 fr. i5 au-delà. Pour les usages industriels, prix uniforme de 0 fr. i5 le mètre cube.
- Au robinet libre, on paie 20 francs pour un ménage de 1 à 3 personnes, 4 francs par personne en plus jusqu’à 6, et 3 francs par personne en plus au-delà de 6, 8 francs par voiture et par cheval, 4 francs par are de jardin, etc. Réduction à 10 francs pour les loyers de moins de 180 francs.
- Tl* — Degré hydrotimétrique, 28° ; degré permanent, 5°; résidu à no0.
- ; GaO, 148,9 ; MgO, 4,6 ; NaCl, 34; SO3, 6,8 ; SiO2, 9 ; acide nitrique, 9»6 ; nitrites, ammoniaque, azote albuminoïde, 0 ; matières organiques (en 0xygène), 0,75.
- On a trouvé 966 germes saprophytes au centimètre cube.
- Q. — On a exécuté vers 1903, sous la direction du service des Ponts et ^haussées, un réseau d’égouts comprenant : i°) un collecteur nord de
- 1 25o mètres de longueur, en briques, circulaire avec 1 m. 80 de diamèti'e ;
- 2 ) un collecteur sud, de 726 mètres de long, aussi en briques, ovoïde avec 1,80 de haut sur 1.20 de lai'ge ; 3°) un réseau d’égouts secondaires, ovoïdes,
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- en béton armé, de 6357 m<dres de développement, dont (>45 mètres de 0.80/1.20 et le reste de 0.50/0.76.
- Nota : La société des mines de Lens fournit de l’eau aux eités; de ses fosses n° 11 et 12 situées sur Lens, comprenant : la première 2 600 habitants, la seconde 2 772 habitants. Yoir ci-après avec Liétin.
- Liévin (22.070 h.) (22.070 p. m. à.)
- Pas de distribution d’eau municipale (2 puits publics et 260 puits particuliers) ; mais deux sociétés industrielles distribuent l’eau dans deux parties de la commune, savoir :
- I. Distribution de la société des mines de Lens
- Puits profonds, machines à vapeur.
- desservant
- 75o maisons et 3470 habitants sur le territoire de Liévin 1200 maisons et 5 772 habitants sur le territoire de Lens.
- 1. — La Société des mines de Lens distribue de L’eau dans ses cités ouvrières des numéros 3, 11 et 12, territoires de Liévin et de Lens.
- La prise d’eau pour la cité numéro 3 se compose de 4püits de 28 mètres de profondeur avec des diamètres de 1 m. 5o, 1 m. 60 et 3 mètres ; ils sont maçonnés en briques et descendent dans la craie en dessous du tun ou meule. Deux d’entre eux sont reliés par une galerie de 10 mètres de longueur, ï m. 80 de hauteur et 1 mètre de largeur taillée dans la craie.
- Pour les cités numéros 11 et 12, l’eau provient des 3 puits alimentaires des machines des fosses.
- 3. — La vapeur qui provient des installations d’extraction des mines actionne pour la cité n° 3, 7 pompes (système Maillet et Letestu) dont 5 à simple effet et 2 à double effet donnant ensemble 200 mètres cubes à l’heure. Pour les cités numéros 11 et 12, il y a 3 pompes (2 Maillet et 1 Letestu) donnant ensemble i5o mètres cubes à l’heure.
- 4. — Les eaux sont refoulées dans un réservoir en tôle de 5o mètres cubes porté sur tour en maçonnerie de i5 mètres de hauteur, pour la cité n° 3, et pour les cités 11 et 12 dans un réservoir de 100 mètres Cubes également placé à i5 mètres de hauteur au-dessus du sol.
- 5. — Réseaux de distribution en tuyaux de 0,120 ; 0,090 et o,o5o de diamètre.
- 52 bornes-fontaines à raccord d’incendie sur le territoire de Liévin, et 47 sur celui de Lens. Concessions gratuites chez les employés supérieurs, écoles etc.
- 6. — On consomme en moyenne 800 mètres cubes par jour sur Liévin et à peu près autant sur Lens.
- 9. — Fosses fixes quelques aqueducs en maçonnerie pour les eaux pluvia-les et ménagères.
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- II. Distribution de la Société houillère de Liévin.
- Puits profonds et galeries, machines à vapeur.
- La Société houillère de Liévin possède sur le territoire de cette commune les différentes distributions ci-après ;
- i° Cité n° 1 y compris Rollencourt, la Plaine et les Genettes, comprenant ji9 maisons et 3 o34 habitants. 20 La cité des bureaux; 110 maisons et 421 habitants, 3° Les cités des numéros 2 et 5 ; 802 maisons et 3 720 habitants. 4° la cité du numéro 3 y compris les Garennes et les maisons de l’abattoir : 964 maisons et 11 264 habitants.
- I.— Il y a actuellement 12 puits de 35 mètres de profondeur descendant dans la craie sénonienne jusqu’au tun (ou meule). Us ont de 1 m. 5o à 2 m. 5o de diamètre et sont maçonnés en briques. Trois d’entre eux ont des tronçons de galeries de 76 à 3oo mètres de long, x m. 80 de haut et 1 m. 5o de large.
- 3- — La vapeur provient des générateurs pour les machines d’extraction 13 machines faisant 180 chevaux et 12 pompes (Worthington, Burton) accouplées directement et donnant de 16 à 4<> coups à la minute. Elles débitent de i5o à i55 mètres cubes à l’heure. La moitié fonctionne (l’autre formant réserve) et élève 1 o5o mètres cubes par jour dans les réservoirs à 5o mètres de hauteur qui desservent simultanément les générateurs, les usines et les cités ouvrières.
- 4. — Un réservoir en maçonnerie voûté et enterré et 7 cuves en tôle sur tours ou pylônes en fer.
- 5. — Réseau de distribution de 33 5oo mètres de longueur en tuyaux de o.i5o à 0.060 de diamètre. Avec 266 robinets de pression et 118 vannes d’arrêt: 261 box'nes-fontaines.
- 9. — Fosses fixes, pas d’égouts.
- Lîllers (7-993 h.) (5.34x P- nî. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- Quelques égouts se déversent dans le Nave.
- llazingarbe (6.821 h.) (3.814 p- m- a-)
- Pas de distribution d’eau municipale ; la Société houillère de Béthune distribue de l’eau dans deux cités ouvrières qui comprennent 2 264 habitants.
- VIontfgny-en-Gobelle (5.292 h.) (5.292 p. m. a.)
- Pas de distribution municipale. Population composée en grande partie ^ °uvriers mineurs.
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- Nœux-Ies-Mines (8.280 h.) (7.406 p. m. a.)
- Beuvry (4-849 h.) (8.280 p. m. a.)
- Hersin-Goupigny (4-652 h.) (3.773 p. m. a.) ainsi que Labourse (i-349 h.) et Sains (3.628 h.)
- Pas de distribution d’eau municipale et pas d’égouts dans ces localités sauf en ce qui concerne Hersin-Coupigny. Mais sur les territoires de ces communes, les cités ouvrières de la Compagnie des Mines de Vicoigne et deNœux sont alimentées par une distribution appartenant à cette Compagnie.
- Distribution de là Compagnie des Mines de Vicoigne et de Nœux desservant environ 10000 habitants et 2260 maisons.
- Forages, machines à vapeur.
- i° Eau des forages de Beuvry.
- 1. — Deux sondages de 0 m. 4oo de diamètre furent faits en 1886 près de la route de Beuvry à Arras, et en 1898-99, on en établit 6 autres, de o.45o près des deux premiers : ces derniers sont groupés par 3 dans 2 avant-puits de 4 m. 37 de profondeur, et les tubes ne sont perforés qu’au-dessous de i3 m. 76. Tous ces forages ont de 32 à 4o mètres de profondeur (sauf deux forages de o,45o qui ont été approfondis à 70 m. 3o à un diamètre de o.3oo) et prennent l’eau de la craie sénonienne.
- 3. — La première machine éléva'toire (de la maison Dujardin) pouvait refouler i5o mètres cubes par heure en faisant 32 tours à la minute, par une conduite de o.25o aboutissant au château d’eau de la fosse n° 1. En 1898, on ajoute une 2e machine (de la maison TVauquier) pouvant élever 25o mètres cubes par heure en faisant 3<> tours à la minute.
- Il y a 3 générateurs à bouilleurs, de 5o mètres carrés de surface de chauffe.
- 4. — Les réservoirs à la fosse n° 1 sont au nombre de 3, de 5oo mètres cubes chacun.
- 5. — Réseau de distribution dans les usines et les cités très complexe ; les conduites principales sont en tuyaux de 0,100, les autres en tuyaux de 0.060 et o.o4o. Il y a dans les cités de nombreuses bornes-fontaines, ainsi que des bouches de lavage et d’incendie ; les maisons des principaux employés ont des concessions gratuites. Il n’y a pas de concessions payantes.
- 6. — On consomme actuellement de 3 800 à 4000 mètres cubes par jour-1. — GaCO3, 297 ; CaSO4, 60 ; NaCl, 28 ; SiO2, 9 ; A1203, 3 ; perte au
- feu 44-
- 8. — La Compagnie prolonge en ce moment la distribution d eau de Beuvry jusqu’à la fosse numéro 7, en reprenant l’eau à la fosse numéro 1 par une machine de relais et la refoulant par une conduite de o,25o ; on a déjà posé la conduite entre les fosses numéro 5 et numéro 7.
- 2° Eau des corons de Barlin.
- I. — Un puits descendant à la nappe de la craie.
- 3. — Une pompe de puits mue par une petite machine à vapeur vertical®
- 4. — Réservoir de 100 mètres cubes.
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- 5. —- Distribution dans la cité de Barlin.
- 6. ^De 100 à i5o mètres cubes par jour.
- 7. — Résidu à 1 io°, 238 ; CaCO3, 206 ; CaSO4, 80.
- 3° Eau des corons de la fosse n° 7.
- Installation semblable à celle des corons de Barlin ; la cité a 2i3 maisons.
- Outreau (5.981 h.) (3.774 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau. (Un projet est actuellement à l’étude)
- Le Portel (6.352 h.) (5.585 p. m. a.) 1.258 maisons Sources, adduction par la gravité.
- Dès 1876, une Société locale avait distribué l’eau de sources voisines ; en 1897, l’affaire est reprise et étendue par M. Jean-Baptiste Deplanque (de Boulogne) sous le nom de « Cie des Eaux de Caudry, Wimereux, Le PorteL etc. » au capital de 5ooooo francs. |D’importants travaux ont été exécutés en 1897 et 1898 ; il y avait encore à ce moment 3 puits publics et 200 puits particuliers. La Société ayant fait faillite en 1905 la commune est devenue propriétaire de la distribution.
- Régie directe.
- 1. — Deux groupes de sources, sortant du calcaire jurassique : celui de la Verrotière et de la Ramonière (territoire d’Outreau), débitant de 120 à 240 mètres cubes par jour, alimente une canalisation s’étendant à toute l’agglomération ; celui de la source Duval et d’une autre source non dénommée, débitant 47 mètres cubes par jour, n’alimente qu’un seul quartier (750 habitants).
- Conduites d’amenée en fonte, tuyaux de 0,100.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, de 25o mètres cubes chacun, sur le territoire d’Outreau: ils sont enterrés de 1 mètre dans le sol, et couverts par un plancher en ciment armé.
- — Les deux réseaux comprennent 4 5oo mètres en tuyaux de 0,100 et 25oo mètres en tuyaux de 0,080, avec 25 vannes d’arrêt ;
- 8 bornes-fontaines publiques ;
- 220 branchements pour concessions particulières au compteur.
- — Débits indiqués ci-dessus.
- Les abonnés paient 10 francs pour 2 hectolitres par jour, 55 francs pour hectolitres par jour et 77 francs pour 1 mètre cube par jour : les excédents s°nt comptés à 0 fr. 3o le mètre cube.
- ^• Degré hydrotimétrique, 210 à 220 ; degré permanent, 6° ; résidu à
- Uo°- 358; CaO, 108 ; MgO, 14,8 ; SO3, 29,8 ; NaCl, 95 à 100; SiO2, 21; nihates (en acide nitrique), 9 à 12 ; matières organiques (en oxygène), o,5. a trouvé en 1895 de 100 à 190 bactéries et moisissures au centimètre
- cube.
- Annuaire des Distributions d'eau.
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- 8- — On étudie l’adduction de nouvelles sources.
- 9. — Un aqueduc collecteur emmène les eaux usées, urines et matières jusqu’à la mer.
- Saint-Martin-de-Boulogne (5.286 h.) (3.173 p. m. a.)
- Sources, élévation mécanique.
- En 1907, un projet de distribution d’eau dressé par M. Warluzel, ingénieur de la ville de Boulogne-sur-Mer, a été exécuté par la Compagnie générale des Eaux déjà concessionnaire des Eaux de Boulogne. Dépense faite 86 o3g francs (Voir Boulogne).
- L’eau provient des sources de Tingry relevées par les machines de l’usine d’Ostrohowe dans un réservoir dont le radier est à la cote 126,70.
- La distribution comprend 3 3q6 mètres de conduite en fonte de o,o4o à 0 m. i5o de diamètre.
- Il y a 22 bornes-fontaines à raccord d’incendie.
- Quelques concessions particulières.
- La commune de Saint-Martin s’est engagée à payer 2 000 francs par an à la Ville de Boulogne-sur-Mer pour jouir d’une quantité quotidienne de 100 mètres cubes pour ses services publics.
- Le prix des eaux concédées aux particuliers est le même qu’à Boulogne-sur-Mer.
- Saint-Omer (20.903 h.) (17.261 p. m. a.) 3.835 maisons.
- Sources, machines à vapeur et à gaz.
- En i883-i884, captation et distribution des sources des fortifications, dites de la Cunette, suivant projet de M. Deguisne, ingénieur à Béthune : dépense 3oo 000 francs. Dépense ultérieure 12 000 francs. Concession de 60 ans, donnée le 9 lévrier 1886 à la Société anonyme des Eaux de Saint-Omer : M. De-gand, administrateur délégué, et M. Galvaire, directeur, à Saint-Omer.
- I. — Environ 25 sources sortant de la craie fendillée (partie supérieure' du sénonien) dans les fossés des anciennes fortifications, front -sud-ouest : la nappe proviendrait des collines de l’Artois et des plateaux de l’Aa et passerait à 6 ou 8 mètres de profondeur sous le village des Chartreux.
- Les sources sont captées au moyen de petits aqueducs en briques, se réunissant dans un collecteur de 100 mètres de long également en briques, dou l’eau est conduite au réservoir inférieur par des tuyaux en ciment de o,4° diamètre sur 324 mètres de longueur.
- Le réservoir inférieur recevait également, jusqu’à ces dernières années, l’eau dite de Longuenesse, provenant de drainages peu profonds ; elle a ete abandonnée.
- 3. — Une machine à vapeur horizontale, de la maison Burton (de Creü)»-de 21 chevaux, à détente variable et condensation, faisant 21 coups à la 1111 nute et actionnant directement une pompe Colinot à double effet, capan
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- d’élever i35 mètres cubes à l’heure à 27 mètres de hauteur. Une pompe à vapeur de la maison Burton, pouvant élever 45 mètres cubes à l’heure. Un moteur Otto de 45 chevaux actionne une pompe Eschcr-Wyss de Zurich, de 200 mètres cubes à l’heure.
- Deux chaudières semi-tubulaires, système Bérendorff, de 70 mètres cubes de surface de chauffe.
- 4- — Le réservoir inférieur, au bastion de Saint-Venant, est en maçonnerie de briques, avec 3o mètres de long, 4 mètres de large et 3 mètres de hauteur; capacité, 36o mètres cubes.
- Deux réservoirs supérieurs, dans lesquels refoule l’usine ils sont en tôle, cvlindriques, montés sur tours en maçonnerie de briques de 5 m. 3o de hauteur, et contiennent chacun 200 mètres cubes ; profondeur, 5 m. 53. La conduite de refoulement a 100 mètres de long et o,35o de diamètre.
- 5. — Réseau de distribution de 21 kilomètres environ de développement, en tuyaux de 0,160, 0,100 et 0,070, avec 61 vannes d’arrêt ;
- 3g bornes-fontaines ;
- 100 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 1200 branchements de concessions particulières.
- 6. — Les sources de la Cunette débitent moyennement 10 000 mètres cubes par jour, mais on n’en consomme que 2 200 mètres cubes, (2 000 mètres cubes en hiver).
- Le compteur (Michel, Siemens, Taylor) est obligatoire pour les usages autres que les besoins domestiques, et il y a 145 concessions au compteur ; elles paient le mètre cube 0 fr. 4<> de 100 à 3oo mètres cubes par an, 0 fr. 35 de 3oo à 5oo mètres cubes, o fr. 26 de 5oo à 1 000 mètres cubes, 0 fr. 20 de 1 000 à 1 000 à 1 5oo mètres cubes, et 0 fr. i5 au delà. Toutefois, pour l’industrie, le prix est abaissé à o fr. 10 (minimum de 1 000 mètres cubes) et 0 fr. 08 au-dessus de 2 000 mètres cubes.
- Toutes Us autres concessions sont au robinet libre, 12 francs par ménage de 1 ou 2 personnes et 4 francs par personne en plus ; en outre 7 fr. 5o par cheval, 6 et 12 francs par voiture à 2 ou 4 roues, 12 francs par are de jardin, 8 francs pour un jet d’eau, etc., etc.
- ? Degré hydrotimétrique, 28°5 ; résidu fixe, 3y3 ; CaCO3, 294 ; CaSO4,
- *3; Strates 16,3 ; MgCl2, 1,2 ; NaCl, 7,9 ; K2C03, 6,8; silicates 17,8;
- e , 0,9 ; matières organiques, i5.
- Pas d analyse bactériologique ; l’eau se trouble légèrement par les pluies. ^9. - Fosses fixes pour les matières fécales, réseau d’égouts partiel pour
- eaux pluviales et ménagères. Les ordures ménagères sont enlevées tous les Jours en régie.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Galonné-Ricouart (1.453 h.
- Pas de distribution publique. La Cie des mines de Maries alimente des cités
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- à l’aide de sources situées à Camblain-Châtelain où se trouve aussi l’usine élévatoire.
- Gourrières (4-9o5) et Wingles (3.oo4 h.)
- Ont des sources dans la vallée de la Deule, du même niveau que les sources d’Emmerin (voir Lille). — Un égout construit en 1906.
- Desvres (3.939 h.) (4.628 p. m. a.)
- Projet exécuté en i8g5 : dépense faite jusqu’à ce jour i83 000 francs. On a capté les sources du ruisseau des Pierrettes à 1 k. 435 de Desvres; elles sont élevées mécaniquement dans un réservoir. On dispose de 676 mètres cubes par jour.
- Divion (4-081 h.)
- Pas de distribution publique. Alimentée par la Cie des mines de Bruay et par celle des mines de Clarence.
- Grenay (2.080 h.)
- Pas de distribution municipale. La Gi9 des mines de Béthune distribue l’eau à une partie de la commune. L’eau est prise dans des puits et élevée à l’aide de pompes à moteurs électriques.
- Guines (4-4°7 h.) (3-475 p. m. a)
- Il y a 7 puits publics avec pompes : un quartier de 5oo habitants prélève 4o mètres cubes par jour aux sources de La Walle et Frion qui alimentent Calais (voir Calais).
- Hesdin (2.969 h.) (2.432 p. m. a.)
- Il y a 13 puits publics et i5o puits particuliers. Les établissements militaires ont plusieurs puits artésiens de 44 m. 5o de profondeur, descendant dans la craie ; l’eau monte à 3 mètres en dessous de la surface.
- Hersin-Goupigny (4-667 h.) (3.916 p. m. a.)
- Distribution établie en ipo3 desservant Hersin et des Cités de la C‘e des mines de Nœux. Sources amenées par gravité dans un réservoir de 270 métrés cubes en maçonnerie de briques. Longueur du réseau 5 960 mètres. 6 bornes-fontaines, 55 bouches d’arrosage et incendie. 260 concessions particulières-(Voir page 56o).
- Loos (3.86o h.) (1.601 p. m. a.)
- Pas de distribution municipale. La C‘9 des mines de Béthune distribue 1 eaü à une partie de la Commune. L’eau provient de puits et est élevée par p0[ïlP à vapeur. 22 bornes-fontaines. (Voir Bully, page j53).
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- Marquise (3.56o) (3.247 P- m- a )
- On pompe l’eau depuis i856 dans un puits au lieu dit « Les Warennes », niais le débit tombe à 120 mètres cubes par jour en été. En igo3 un nouveau puits creusé à 26 mètres du premier a porté le débit journalier à 4no mètres cubes. Deux machines de 6 chevaux. Deux pompes de 20 mètres cubes à l’heure. Réservoir de 600 mètres cubes. 16 bornes-fontaines, 4 bouches d’incendie.
- Méricourt (3.596 h.) (1.732 p. m. a.)
- Pas de distribution municipale. Population composée en grande partie d’ouvriers mineurs.
- Montreuil-sur-Mer (3.535 h.) (2.883 p. m. a.)
- Puits artésien creusé en i85i dans la vallée de la Canehe, dans la craie fendillée, à 33 mètres de profondeur. 11 y a 3 puits artésiens analogues à la Sucrerie de Yerton). Un 2e puits de o m. 07 de diamètre et 4° mètres de profondeur a été foré en 1898 à peu de distance du 1er. Une usine hydraulique (ancien moulin), avec machine à vapeur de secours, élève ï5 mètres cubes par heure dans un réservoir en briques de 5oo mètres cubes, à 1 200 mètres de distance. Conduite de refoulement en tuyaux de 0,126, conduite de distribution avec tuyaux de 0 m. i5o. Les concessions au compteur se développent. L’eau a 23° degrés hydrotimétriques ; CaCO3, 93 ; CaSO4, i4 ; chlore, 27.
- Saint-Venant (3.486 h.) (1.023 p. m. a.) Puits artésien ancien. 3 pompes.
- Sallaumines (4-994 h.) (3.261 p. m. a.)
- Pas de distribution municipale.
- La Cie des mines de Courrières alimente ses cités. 2 foi'ages de 20 mètres de profondeur. Deux pompes à vapeur. Bâche cylindrique de 35 métrés Cubes. 22 bornes-fontaines.
- Samer (2.i58 h.) (i.63o p. m. a.)
- Projet exécuté en 1904. Dépense faite 66000 francs. L’alimentation se fait par une prise d’eau sur la conduite de la Ville de Boulogne, qui traverse la
- commune.
- Vendin-le-Vieil (4-9*3 h.) ( 1.414 p- m- a-)
- Société des Mines de Lens distribue de l’eau potable à ses cités ouvrières
- r enfer
- mant environ 2 3oo habitants.
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- Vermelle (6.674 h.)
- Pas de distribution municipale. Population composée en grande partie d’ouvriers mineurs.
- Wimereux (1.370 h.)
- Concession à M. Jean-Baptiste Deplanque (de Boulogne), même Cle que le Portel et Caudry, — qui distribue l’eau de la source d’Auvringhen (territoire de Wimille) ; le débit n’est que de 260 mètres cubes par jour.
- Un forage de 96 mètres de profondeur a été exécuté en 1902-03. L’eau est élevée par une pompe actionnée par moteur électrique. 3 réservoirs un de 3oo et 2 de 260 mètres cubes.
- Wimille (2.008 h.)
- Projet de M. Louche, ingénieur à Boulogne exécuté en 1903. Dépense faite 19600 francs. Sources captées dans des chambres en maçonnerie. L’eau est amenée par gravité à un réservoir de mètres cubes. 5 Bornes-fontaines. 2 bouches d’incendie. 32 concessions particulières. Volume d’eau consommé en moyenne par jour 35 mètres cubes.
- En outre, Aumerval (276 h.) a établi en 1902 (dépense 27 000 francs) une distribution, avec puits profond (77 mètres) et éolienne; Laires (523 h.) a un projet approuvé.
- En résumé, le département a i3 communes ayant une distribution complète et 25 ayant une distribution incomplète ; 3o6 communes ont des sources nées et utilisées sur place, ainsi que des puits, 461 n’ont que des puits et des citernes. Boulogne seule possède le tout à l'égout et 16 villes ont un réseau d’égouts pluviaux.
- Quant au sous-sol, sauf dans le Boulonnais où l’on trouve le jurassique et le crétacé inférieur, il est entièrement constitué par la craie (crétacé supérieur), recouverte par places de lambeaux d’éocène inférieur (argile de Louvil et sables landéniens) et d’alluvions. La craie contient plusieurs nappes, souvent artésiennes, auxquelles s’adressent de nombreux forages : on se reportera pour la situation de ces nappes à la description donnée à la fin du département du Nord.
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- DÉPARTEMENT DU PUY-DE-DOME
- (5 arrondissements, 5o cantons, 471 communes, 535.4ig habitants) Ambert (7.581 h.) (3.889 p. m. a.) 1.675 maisons Drainages, adduction par la gravité
- Projet de M. Imbert, architecte à Clermont, exécuté de i848 à i85i, dépense faite 62 ooo’francs. En 1906-07 on procède à la réfection de la distribution existante. Suivant le projet de MM. Dalechamps ingénieur de la voirie à Clermont et Schnæblé ingénieur à Grenoble. Dépense prévue 160000 francs. — Il y aurait encore 1 puits public et une dizaine de puits articuliers.
- Régie directe.
- 1. — Drainage d’un terrain granitique par des drains en pierres sèches sur 360 mètres de longueur totale.
- 2. — Il y a un filtre à sable, couvert, de 160 mètres carrés de surface, mais sans contrôle 'de la qualité de l’eau effluente.
- 4. — 3 réservoirs en ciment armé, deux de 600 mètres cubes et un de 200 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution : 9 fontaines à jet continu, 28 bornes-fontaines et 60 branchements particuliers. Longueur du réseau 9 km. i5o.
- b- — Volume d’eau consommé par jour, en moyenne 400 mètres cubes. Prix de vente : 20 francs par an pour 200 litres nar jour. Au-dessus le mètre cube 0 fr. 20.
- ^• — Eau très peu minéralisée.
- 8. — La ville a étudié l’adduction de sources de la Chassaigne et de quelques sources voisines importantes au voisinage.
- b. — Un réseau d’égouts est commencé ; il se déverse dans la Dore.
- Clermont-Ferrand (58.363 b.) (44-11A p. m. a.) 5.298 maisons Sources, double distribution; adduction par la gravité.
- Ancien aqueduc romain, de 3 pieds de hauteur sur 11/2 pied de largeur. i5u, Jacques d’Amboise achète les sources de la Petite Grotte à Royat ^ k® feit amener à Clermont par Pierre Guichon (de Liège) en 1515.
- La source des Combes a été amenée en 1877, par M. Durenne ; dépense 3l|e l%77 à 1879 : 417082 francs.
- a source Marpon a été acquise en 1882, et amenée par la Société de 0romentry-Fourchambault en 1887-1888.
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- Divers travaux d’extension et amélioration depuis, notamment en 1899 une dépense de 98 000 francs, pour une nouvelle canalisation en fonte des eaux de Royat.
- La dépense totale faite par la ville pour ses eaux, peut être évaluée à 1 5oo 000 francs.
- Il ne reste que très peu de puits (un puits public).
- Régie directe : M. Dalechamps, ingénieur-directeur du service.
- 1. — Les trois sources utilisées sortent toutes trois à la base des coulées de lave venant du Puy-de-Dôme; ces laves sont poreuses, et l’eau s’accumule sous la coulée au-dessus du sol argileux imperméable sous-jacent. Les sources de cette nappe ne diminuent pas de débit en été, mais au contraire augmentent notablement, ce qui parait dû en grande partie à l’irrigation des prairies qui se pratique intensivement sur la lave, et aussi peut être à l’absorption de la vapeur d’eau condensée par les chaînes montagneuses.
- a) Sources de Royat. — Au-dessous de l’église de Royat, sur la rive droite du ruisseau de Tiretaine, à l’altitude de 49°* se trouve la grotte dite du Lavoir, dans laquelle prennent naissance plusieurs sources : dans la paroi ouest de la grotte, un regard muré, dit du gros Bouillon, contient deux sources captées. Puis à 60 mètres en aval de la Grotte du Lavoir, on trouve la source Thuel ; enfin à 5o mètres encore à l’est de cette dernière, se trouvent les sources de la grotte de Clermont ou grotte Simeoni. C’est dans le bassin de cette grotte que se réunissent les eaux du gros Bouillon et du Thuel, et de là partent deux canalisations : l’une va directement à la gare de Royat, pour la desservir, ét l’autre va à Clermont où elle n’alimente que les services publics et ne sert que d’eau de lavage et d’arrosage. Ces conduites ont o.iyè de diamètre.
- b) Source Marpon. — Cette source est situé est à 1 400 mètres à l’amont de Royat et à 1 altitude 602. On a entouré de murs le terrain ou naissait la source et on l’a reboisé ; puis on a capté les eaux profondément par une galerie sous la lave, de 424 mètres de longueur, à laquelle on accède par un puits de i3 mètres de profondeur. Une partie de la source est laissée à Royat.
- c) Source des Combes. — En un point choisi à 3oo mètres au S.-S.-E. du village de Bonnabry, et à 684 mètres d’altitude, dans la vallée de Durtol, on a foré dans la lave un puits de 25 mètres de profondeur, puis on a drainé la nappe trouvée à ce niveau par une galerie qui, mesurant 34o m. 85 de long, 1 m. 5o de large et 2 mètres de haut, traverse la lave obliquement sur le flanc sud de la vallée.
- Toutes les conduites d’amenées sont en fonte. Celle de la source Marpon a °,3oo de diamètre et est d’abord posée dans une galerie maçonnée. Celle de la source des Combes a 0,175 de diamètre, en joints Lavril, elle alimente en passant le bourg de Durtol.
- 4- Les eaux des sources de Marpon et des Combes sont amenées dans le réservoir des Roches, situé à proximité de la gare de Royat, commune Chamalieres. Il a deux compartiments de 1 000 mètres cubes chacun, defort*j ovoïde, couverts et enterrés dans le sol. Il est à la cote 444» s0^ A P^uS 20 mètres au-dessus des points hauts de Clermont.
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- 5. — a) Eau de lavage et d’arrosage. — L’eau des sources de Royat est amenée directement et dessert les services publics (fontaines monumentales et quelques bouches d’arrosage) au moyen d’une conduite de 5 4oo mètres de développement et d’un diamètre de 0,200.
- b) Eau potable. —Du réservoir des Roches partent deux conduites de 0,225 qui se ramifient en un réseau maillé de 67 km. 700 de développement, en tuyaux de 0,225 0,175, o,i35, 0,110, 0,080 eto,o6o (encore quelques tuyaux deo,o4o, mais on n’emploie plus ce diamètre) :
- i43 bornes-fontaines, système Durenne et Gibault :
- 36 fontaines à jet continu ;
- 356 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 28 urinoirs à effet d’eau (107 stalles) :
- 1 667 branchements pour concessions particulières.
- 6. — Les débits moyens, minima et maxima, par jour des 3 sources sont :
- Débit moyen Débit max. Débit min.
- a) Sources de Royat 2 5oo m3 3 335 m3 i 857 m3
- b) Source Marpon 3 900 6 298 2496
- c) Source des Combes 23oo 2 85g 1 607
- Total utilisé par la ville . . 8700 m3 12 5i8 m3 6 522 m3
- Toutes les concessions particulières sont au compteur (sont admis les systèmes admis définitivement par la ville de Paris). Le prix de l’eau est de 0 fr. 25 le mètre cube, avec minimum de 4o francs par an ; le prix va en décroissant avec le cube dépensé au-delà de 1 000 mètres cubes.
- En 1906 les concessions ont rapporté 171619 fr. 73.
- Ÿ. — a) Sources de Royat. Résidu fixe, 134 5 CaCO3, 26,4; MgCO3, 21,2 ; carbonates alcalins, i5,6; NaGl, 9: SiO2, 34; matières organiques (en oxygène), 0,24.
- Température, 110.
- b) Source Marpon. — Degré hydrotimétrique, 6° ; degré permanent, 3° ; résidu fixe, i32 ; CaCO3, 45,6 ; MgCO3, 0,9 ; NaCl, 5,8 ; SO3, 1,6 ; matières organiques (en oxygène), 0,75.
- Température constante, 9°2.
- c) Source des Combes. —Résidu fixe, 118 ; CaCO3, 22,3 ; MgCO3, i3,6 ; NaCl, 0; SiO2, 33,i; carbonates alcalins, 6,3; matières organiques (en oxygène), o,3.
- Température, 90.
- Le contrôle de la composition chimique et bactériologique de l'eau des s°urces est faite 3 fois par mois par le Directeur du Laboratoire municipal. *5n a trouvé jusqu’ici des nombres de bactéries variant de 4° 5 6 000 germes Par centimètre cube, mais ce sont les sources de Royat qui seules paraissent av°lr été contaminées (elles ne servent plus que d’eau de lavage).
- ^ — La ville voulant arriver à disposer de 22 5oo mètres cubes par jour,
- Oalechamps propose de demander 16000 mètres cubes par jour à des Puds filtrants à installer au bord de l’Ailier, à Cournon. Cette eau serait rcfoulée par une usine de 4^4 chevaux dans un réservoir à établir sur le
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- Puy de Bannp, à la cote 462 (i3j mètres d’élévation). La distance du réservoir à Clermont serait de 10 kilomètres. L’eau de l’Ailier ne servirait que pour les usages publics et industriels (double canalisation). La dépense est évaluée à 2 960 000 francs (dont 2 000 000 pour le réseau de distribution spéciale)
- D’autres projets amèneraient par la seule gravité des eaux de sources. Le Conseil municipal n’a pas encore fait choix entre les divers projets présentés.
- 9. — Un grand nombre de voies publiques sont pourvues d’égouts : toutefois il y a encore beaucoup à faire pour que le réseau soit complet. Les organes collecteurs sont souvent insuffisants et la ville est amenée à mettre à l’étude un projet comportant l’augmentation de section des collecteurs existants ou l'établissement de nouveaux déversoirs.
- Le décret du 26 mars 1862 est appliqué dans chaque rue pourvue d’égout et au fur et à mesure de l’exécution de ti'avaux importants, pavages, etc., les propriétaires sont mis en demeure de construire des branchements particuliers pour les eaux pluviales, ménagères et industrielles.
- Les égouts se déversent dans les ruisseaux situés au nord et au sud de la ville, sans épuration préalable.
- Il y a beaucoup de fosses fixes (2 33o environ), et quelques tinettes mobiles. Système de vidange pneumatique, à l’entreprise.
- Le système du « tout à l’égout » sans épandage avait été mis à l’essai, et une trentaine d’autorisations ont été délivrées pour des immeubles placés en différents points de la ville. Mais l’Administration, par une décision récente, a refusé d’étendre ce mode d’évacuation, la quantité d’eau insuffisante ne permettant pas l’entrainement rapide des matières.
- M. Dalechamps a proposé un avant-projet d’assainissement consistant à affecter les égouts existants à l’évacuation des eaux pluviales, à créer un réseau entièrement neuf de canalisations destinées aux eaux vannes, ménagères et industrielles, et une usine d’aspiration suivant le système de Levai-lois-Perret, à envoyer ces eaux usées dans l’Ailier et ultérieurement à les épurer par l’épandage agricole avant de les y déverser. La dépense prévue est de 900 000 francs pour le réseau 'urbain et l’usine, et de 365 000 francs pour la conduite d’évacuation vers l’Ailier et les champs d’épuration. Aucune suite n’a été donnée à cet avant-projet.
- Enfin, les ordures ménagères, déposées dans des caisses devant les maisons sont conduites dans le dépôt loué par la ville et mis à la disposition de l’entrepreneur. L’écoulement du stock déjà considérable des fumiers devient chaque jour plus difficile. Leur collecte en ville coûte 80 000 francs par an au budget, au taux du prix fixé pour le 2e semestre 1907.
- L’entreprise actuelle arrivanl à expiration au 3i décembre 1907, un P10 gramme concours a été dressé par l’ingénieur de la ville pour la remise en adjudication. Les concurrents pourront présenter toute proposition concernant le mode d’enlèvement et d’emploi ou d’utilisation des immondices et de tritus de ménages. Une Commission municipale désignera l’adjudicataire.
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- Issoire (5.6o3 h.) (5.274 p. m. a.) 1.470 maisons Galeries filtrantes et sources, adduction par la gravité.
- Avant 1820, une seule fontaine très ancienne. En 1820, adduction de la source de Boulade et établiessement d’une fontaine à 4 jets.
- En 1851, galeries filtrantes sur la rive gauche de la rivière de la Couze-Pavin, et distribution de l’eau captée; en 1871, construction d’une galerie sur la rive droite, et en 1879 d’une nouvelle galerie, d’un réservoir etc. En 1889 et 1900, amélioration des captages précédents.
- (11 ne reste plus que 20 puits particuliers).
- Régie directe.
- I. — a) Sources. — La source ancienne alimente une fontaine à sa naissance.
- La source de la montagne de Boulade nait dans un terrain sablonneux, à i5oo mètres de la ville; conduite en terre cuite, aboutissant à la fontaine à 4 jets.
- b) Galeries filtrantes. — Elles captent l’eau de la rivière de la Couze-Pavin dans les graviers et sables de la vallée. On trouve d’abord des alluvions perméables qui ont 3 m. 5o d’épaisseur et reposent sur une couche d’alluvions d’origine lacusti’e plus ancienne, plus profonde et généralement imperméable ; au-dessous de cette couche est un banc de sable et gravier très aquifère reposant sur une argile très épaisse, et c’est dans ce banc que les trois tronçons de galeries faits en i85i, 1871 et 1879 collectent l’eau souterraine.
- *&. — Filtration naturelle horizontale de la rivière vers les galeries.
- 4. — Sur le parcours de la conduite de 1879, on a établi un réservoir souterrain de 4oo mètres cubes, il est en maçonnerie avec 2 voûtes en berceau et par-dessus une épaisseur de terre de 0 m. 90.
- *>. — La conduite de 1879 est en terre cuite de Bollène (Vaucluse) avec 0 m. 22 de diamètre, sur les 1 33o mètres qui séparent le captage du réservoir. Au delà du réservoir, la conduite plus fortement pentée n’a plus que 0)i8 de diamètre; à une distance de 1 000 mètres ; elle se bifurque en deux induites de 0.14, desservant l’une le haut de la ville et l’autre le quartier de la gare, avec un développement d’ensemble 780 mètres. D’autres branchements plus petits, avec 64o mètres de longueur.
- La conduite de 1851 à 0 m. 20 de diamètre et 1 800 mètres de longueur cotre le captage et le château d’eau de la rue de Ghâteaudun ; à partir de là,
- hochements de divers diamètres sur 1 800 mètres de développement:
- H y a en tout 28 fontaines publiques, toutes à jet continu (environ 10 litres a la minute), et 4 bornes-fontaines ;
- 2 bouches d’arrosage, pas de bouches d’incendie ; quelques urinoirs à effet d’eau ;
- !19 branchements particuliers.
- La consommation totale en eau des galeries a été en 1899 de 521 822 ^cjtres cubes, soit en moyenne de 1 43o mètres cubes par jour.
- o certain nombre de concessions d’eau ont été vendues en capital à des ïrix divers.
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- Depuis 1879, on n’a plus donné que des concessions annuelles; il y en a ia5 au prix de 20 francs l’an pour un débit de un litre à la minute. Il n’y a pas de compteurs.
- K. — Pas d’analyse (à notre connaissance.)
- 9. — La ville est traversée par plusieurs ruisseaux à écoulement rapide où se jettent les eaux ménagères et les matières fécales des maisons riveraines.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours et utilisées par les maraîchers.
- Riom (10.627 h.) (7.889 p. m. a.) 1.682 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Première adduction antérieure à 1676. On a dépensé en 1833 environ 160 000 fr. pour une réfection partielle de la canalisation, et en 1862 environ 100000 fr. pour pose d’une seconde conduite. — En 1906-07 on refait la canalisation et on construit un réservoir. Dépense prévue 253 000 fr.
- Régie directe.
- 1. — Grosses sources situées à 5 kilomètres à l’ouest de Riom, sur le territoire de la commune de Saint-Genès-1’Enfant. Elles sortent des immenses coulées de laves volcaniques (basaltes et andésites) qui se sont épanchées des puys de la Banière et de la Nugère, dans la direction de l’ouest à l’est, sur le granit et les arkoses, et forment un vaste filtre naturel. Les sources émergent dans un bassin de i5 ares de surface et débitent de 4°° à 5oo litres par seconde ; la dérivation de la ville ne prend guère que 35 litres par seconde.
- De la source au réservoir la conduite est en lave forée de 0 m. 25 de diamètre et 6 i5o mètres de longueur. Du réservoir à la ville, c’est une conduite en fonte de 0 m. 35 de diamètre et 3 5io mètres de longueur.
- 4. —Réservoir en maçonnerie de 1000 mètres cubes, en deux compartiments.
- o. — Réseau de distribution ; longueur i2 5oo mètres.
- 16 fontaines à jet continu ;
- 48 bornes-fontaines ;
- 12 bouches d’arrosage ;
- 102 bouches d’incendie ;
- 5 lavoirs publics alimentés par le trop-plein des fontaines ;
- 6 urinoirs à effet d’eau ;
- 3o5 branchements particuliers.
- 6. — Consommation journalière moyenne 2 800 mètves cubes.
- Il y a 54 concessions perpétuelles avec cuvettes de jauge, 171 compteurs et
- 80 concessions au robinet de jauge. Ces robinets disparaîtront au fur et a
- mesure du renouvellement des concessions.
- 7- — Degré hydrotimétrique, 6° ; résidu fixe, 112 a 124 ; CaO, 13,5 ; MgO* 10,6; alcalis, 20,9; SiO2, 3o ; acides sulfurique, nitrique, phosphorique» traces ; matières organiques (en oxygène) 1,28.
- On a trouvé de 16 à 36 germes aérobies par centimètre cube.
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- g .— Pas d’égouts : les caniveaux dans lesquel coule le produit des fontaines publics, écoulent les eaux pluviales et ménagères jusque dans les ruisseaux qui traversent la ville.
- |1 y a une entreprise de vidange pour les matières fécales des fosses.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours par un entrepreneur spécial qui les conduit à un dépotoir.
- Saint-ttéiiiy-sur-Durolle (5.552 h.) (1.066 p. m. a.)
- Sources, adduction par gravité.
- Jusqu’ici la ville n’avait que des puits. Quelques petites sources étaient amenées à des fontaines depuis i8i4- Un projet d’adduction et de distribution d’eau dressé par M. Perret entrepreneur à Lyon est en cours d’exécution. La dépense prévue est de 20 000 lr.. La concession est accordée à M. Perret pour une durée de 3o ans moyennant une redevance annuelle de 4oo fr.
- La ville participe dans les dépenses pour 7 200 fr..
- i. — Captation des sources de Sergère par galerie dans le terrain granitique.
- Conduite d’amenée de 1110 mètres en tuyaux de ciment.
- 4. — Réservoir en maçonnerie de 100 mètres cubes.
- o. — Une fontaine à jet continu — 3 bornes-fontaines —- 3 bouches d’arrosage et d'incendie.
- 6. — Débit moyen des sources, io5 litres à la minute.
- Prix de vente 12 fr. par an pour 20 mètres cubes — 24 fr. de 20 à 80 mètres cubes.
- 9.-0 n étudie un projet d’égouts.
- Tllîers (17.418 b.) (12.601 p. m. a.) 2.955 maisons.
- Sources et ruisseau, adduction par la gravité.
- En 1520, adduction de la source de Tournaire ; en 1641, adduction des 3 sources qui sont réunies auchateau d’eau de Brousse. En 1879, amélioration generale de la distribution. Entre, temps adductions isolées d’une douzaine d autres sources. En 1904-05-06 on exécute le projet de MM. Bayle et Charton. a ^pense faite est de 570 000 fr.. M. Perret entrepreneur à Lyon, conces-S10nnaire pour 3o ans. La ville a contribué pour 452 000 fr. dans les dépenses. — Captation dans le ruisseau de Credogne, à 3 kilomètres des sources, ^eu dit « Le Redevir ». Eaux granitiques, captées au moyen de 2 petits ^rrages de retenue établis sur le cours d’eau principal et sur l’affluent des ^ ivaux. Les eaux captées passent sur un filtre à sable de 100 mètres carrés surface et sont recueillies dans un petit réservoir de départ de 4 mètres ^és de surface, établi en tête de la canalisation d’adduction.
- e canalisation, à débit libre, est composée de tuyaux en ciment de 23 de diamètre intérieur ; sa longueur est de 1 6000 mètres ; son débit,
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- de 33 litres par seconde. Les anciennes eaux de Montsauvy ont été conservées et s’ajoutent à celles de la Credogne dans un réservoir de jonction.
- Le décret qui a fixé à 33 litres par seconde, le débit à dériver de la Credogne pour l’alimentation de Thiers, spécifie qu’il sera maintenu en tout temps à la rivière, au confluent du Creuzier un débit de ioo litres à la seconde. Ceci a amené la Ville à établir en aval de la prise d’eau, un réservoir de compensation de 200 ooo mètres cubes de capacité.
- H. —-Le petit appareil de décantation établi en tête de la canalisation sera augmenté d’un filtre.
- 4. — Le réservoir de Brousse construit en 1882, est formé de 2 compartiments de 5oo mètres cubes chacun, avec 4 mètres de profondeur d’eau ; il est en maçonnerie, surélevé au-dessus du sol et couvert par une charpente métallique et une toiture en tuiles.— Un second réservoir en béton de ciment creusé dans le rocher a été établi près du premier. Il a 2000 mètres cubes de capacité. Deux conduites en fonte de 0,15 conduisent l’eau de chaque compartiment dans une chambre de réglage située à 20 mètres à l’aval.
- 5. — Le réseau de distribution a 1 600 mètres de longueur. Il est en fonte.
- Il alimente 3o fontaines à jet continu et 5o bornes-fontaines ;
- 38 bouches d’incendie et 7 branchements pour les établissements publics;
- 180 concessions particulières.
- Il y a 12 fontaines à jet continu alimentées isolément par autant de sources; elles sont situées dans le bas de la ville ; le trop-plein de la fontaine de la rue Bartasse alimente un établissement de bains.
- O. — Le volume d’eau consommé en moyenne par jour est de 43° mètres cubes. Prix de vente : 10 fr. par an pour 18 mètres cubes. Au-dessus le prii du mètre cube de 0 fr. 5o à 0 fr. i5.
- T.— Degré hydrotimétrique, i° ; résidu fixe à ioo°, 25 ; CaCO3, 10; chlore, 2 ; matières organiques (en oxygène), 0,76 ; nitrates, traces.
- On a trouvé 80 colonies au centimètre cube. Eau très pure.
- 9. — L’évacuation des eaux ménagères, industrielles et pluviales, a beu par des canaux en mauvais état, en nombre et à section insuffisants. Les matières fécales s’y déversent directement par des branchements privés souvent obstrués ; le tout se jette dans les canaux qui s’étendent dans les plis naturels du sol, souvent à ciel ouvert: l'écoulement y est souvent arrêté dans des bassins de décantation, d’où les jardiniers extraient l’eau d’arrosage et la vase employée comme engrais.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Aigueperse (2.115 h.)
- Galerie de 5oo mètres de longueur creusée dans le calcaire oligocène, elle donne de 60 à i5o mètres cubes par jour et alimente i4 bornes-fontaines.
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- Ariane (3.362 h.)
- Eau de la rivière la Dore, relevée par un barrage et amenée par un canal de i3o mètres dans un bassin-réservoir, d’où part une conduite en fonte aboutissant à deux réservoirs de distribution voûtés dominant la ville. Débit disponible 3ôo mètres cubes par jour, 16 fontaines publiques, 10 concessions Je 99 ans consenties au prix de 1 ooo fr. chacune, et une trentaine de concessions annuelles. La dépense faite a été d’environ 8o ooo fr.
- Billom (4-o4i h.)
- Drainages dans le calcaire oligocène à 5 mètres de profondeur et canalisation en poterie, fonte et plomb, alimentant 20 fontaines publiques, débit très faible en été. L’école militaire et l’hospice ont des sources spéciales. Nombreux puits dans la localité.
- La Bourboule (1.996 h.)
- Sources pures provenant du basalte et amenées en i834> faible débit. La source du Croirai sert seule à l’alimentation. En juillet 1904 adduction de nouvelles sources, dépense faite 89 600 fr.
- Chatel-Guyon (1989 h.)
- N’avait, jusqu’en 1902, qu’une source de i4 litres à la minute et l’eau d’une galerie filtrante de 4o mètres de long du ruisseau des Grosliers, qui tarissait en été. On a capté, suivant les indications de M. Glan-geaud, par une galerie de 80 mètres, les eaux souterraines de Malauzat ; ces eaux passent sous la coulée de labradorite du Puy de Raviole et se déversent dans une poche d’alluvions sableuses volcaniques, où elles sont recueillies. On a obtenu 5oo mètres cubes par jour. La conduite d’amenée en fonte (2 siphons) a 10 200 mètres de longueur.
- Lezout (3.56o h.)
- Eaux provenant de drainages. Conduite en poterie. 32 fontaines a débit très variable suivant la saison.
- Mont-Dore (2.089 h-)
- En 1907 on a capté de nouvelles sources. Les eaux sont amenées par une conduite en fonte dans un réservoir de 700 mètres cubes. — 3a bornes-fon-ames, 1 fontaine à jet continu. L’ancienne distribution ne sert plus qu’à la v°irie. Dépense faite 200 ooo fr.
- Royat (1.534 h.)
- On dérive depuis 1881, un peu en dessous de la source, environ i/4 du de la source Marpon (destinée à Clermont), située à 1 4oo mètres de • Conduite d’amenée en poterie de 0,18 ; elle alimente 29 fontaines à continu et 4 bornes-fontaines. (Voir Clermont.)
- Saint-Nectaire (1.254 h.)
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- °Urce amenée en 1887, très petit débit.
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d'exécution.
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation 1 du projet Observations
- fr- —
- Mirefleurs . 860 1893 3i ooo
- Celles 3 o65 1894 4 55o
- Chabreloche 990 i895 2 3oo
- Meilhand 384 1897 9 ooo
- St-Floret . . C* CO ^3“ 1898 8 ioo
- Ternant i53 id. 9000
- Chadelϟf 383 1899 27 25o
- Le Broc..*.... 692 190° »
- Manzat 1943 id. *
- Laqueuille 973 id. »
- Auzat-sur-Allier . . . . 2 204 id. »
- St-Gervazy. . . . . . 5i5 1901 6000
- Saint-Anastaise .... 3i 1 i9°3 5 25o
- Saint-Saturnin .... 921 id. 9 3oo
- Sayat . 1 019 id. 10 980
- Roche-Charles. . * . . 168 id. 2 480
- Saint-Vincent 4o4 id. 11 34o
- Roche fort-Montagne . . 1 422 i9°5 16 400
- Aulhat 36g id. 11 200 Source; cond. fonte et ciment.
- Beurrières 99° id. i3 100 Ruisseau ; cond. fonte.
- Courgoul 228 id. 11 655 Source ; cond. fonte.
- Mozac ....... 1 086 id. 5 460 id
- Sauviat 849 id. 4488 Amélioration de l’alimentation.
- Chidrac 367 1906 976.0 Source ; cond. fonte.
- Augnat 3l2 id. 2 5oo 2 sources; cond. fonte.
- Le Crest 621 id. 26 3oo Nappe souterraine ; cond. fonte.
- Creste 140 1906 8 925 Nappe souterraine; cond. fonte.
- Eglise neuve d’Entraigues. 1849 id. 9 77-3 * * , 2 sources ; cond. fonte; res. maçonnerie.
- Orcet 733 id. 45 ooo Sources ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- Saint-Victor-la-Rivière. . 525 id. 6021 2 sources ; cond. fonte, rés. ma çonnerie.
- Vertolaye ...... 810 id. 21 289 Sources , cond. fon'e ; rés. maçonnerie
- Heume-l’Eglise .... 338 1907 17 400 4 sources ; cond. fonte.
- Ludesse 618 id. 3o 800 id.
- Saint-Agoulin 520 id. i3 700 Source; cond. fonte
- Saint-Pierre-Roche. . . 802 id. 3 5oo id. cond. ciment.
- Saint Rémy de-Chargnat . 680 id. 16 38o 3 sources ; cond. fonte ; rés. ma çonnerie.
- Viverols. . . . 994 id. 3o ooo 3 sources ; cond. fonte ; rés. ma çonnerie.
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- En outre, les bourgs de Champeix (1 3i4), Saint-Germain-Lembron ^87o h.), Montaigut (1 n5 h.), La Tour d’Auvergne (2096 h.), ont amené (avant 1 884) des sources du granit ou du trachyte ; Chateldon (1-918 h.)adé-rivé l’eau d’un ruisseau.
- Le département est généralement occupé par le granit aux sources nombreuses, mais petites et disséminées. Il faut en excepter : i° l’importante chaine des puys, formée de laves, basaltes et autres terrains volcaniques : ces roches éruptives recouvrent généralement un substratum imperméable, laissent filtrer les eaux de pluie jusqu’à leur base et donnent à cette base, à la limite inférieure avec le terrain sous-jacent, de belles sources (eau peu minéralisée) ; 20 la bande nord-sud de terrain tertiaire (oligocène) qui accompagne l’Ailier et forme la Limagne : les couches calcaires supérieures contiennent une nappe aquifère et donnent des sources aux affleurements, mais elles sont séparées par de nombreux bancs de marne imperméables.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Basses-Pyrénées
- DÉPARTEMENT DES BASSES-PYRÉNÉES
- (5 arrondissements, 4* cantons. 55g communes, 426.817 habitants) Anglet (5.694 h.) (36o p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- Bayonne (26.488 h.) (21.779 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité
- Il y avait d anciennes sources du voisinage (Bessouye, Bellevue, Plaisance, Saint-Léon et les Agots), d’un débit très faible.
- Concession à la Société des Eaux de Bayonne, constituée en 1892 et réorganisée en 1896; les travaux sont exécutés en 1896 et 1896 et la concession est de 60 ans. Les travaux ont coûté 2600000 francs, mais la Compagnie dessert aussi les villages de Cambo, d’Ustarritz et de Boucau, ainsi que les forges de l’Adour. (Il-ne reste qu’un puits public et très peu de puits particuliers.)
- 1. — On a capté les sources de la Montagne d’Ursuya, à 20 kilomètres au sud de Bayonne (massif de gneiss).
- Elles sont recueillies dans 3 bassins maçonnés de 42, 36 et 28 mètres cubes de capacité, établis dans les vallée du Lapeyreren, du Petchœnia et de l’Iphar-raguer; les eaux sont conduites à ces bassins par divers tuyaux en ciment et poterie. Elles sont amenées de là à Bayonne par une conduite en fonte, qui part de la cote d’altitude 110 mètres et arrive à la cote 37.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, l’un de 6 000 mètres cubes, dit de Marrac, et l’autre de 2 5oo mètres cubes aux glacis de la Citadelle.
- «>• — Réseau de distribution en fonte ;
- 4g bornes-fontaines ;
- 180 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- nombreuses concessions particulières au compteur.
- 6. La Compagnie dérive en été 6000 mètres cubes et en hiver 8 oo<> mètres cubes par jour, y compris les 2 5oo mètres cubes qu’elle livre quotidiennement aux forges de l’Adour, et l’alimentation des 3 autres localités. La villle de Bayonne a droit à 1 200 mètres cubes par jour pour ses services publics ; elle paie pendant les 20 premières années 3o francs par mètre cube (soit 36 000 francs par an) ; elle paiera 20 francs pendant les 20 années sui vantes et 10 francs seulement pendant les 20 dernières années de la conces sion.
- Les concessionnaires paient 0 fr. 3o le mètre cube.
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- Basses-Pyrénées
- Les recettes se montent à 10000.0 francs par an (avec progression de 5 ooo francs par an) et les dépenses ne sont que de 10 ooo francs.
- 7. —- Degré hydrotimétrique, 3o° ; degré permanent, o°5 ; résidu à no°, 444; GaO, 6,i ; MgO, traces; SiO2, 5; NaCl, i5,6 ; SO3, traces; nitrates, nitrites, ammoniaque albuminoïde, o ; matières organiques (en oxygène), o,25 ;
- On a trouvé de io5 à 220 germes au centimètre cube dans les différentes sources.
- 9. — La ville applique le tout à l’égout ; le réseau d’égouts se décharge dans la Nive et dans l’Adour.
- Boucau (4-785 h.) (3.221 p. m. a.)
- Cambo (2 225 h.) — Ustarritz (2 399 h.)
- Ces 3 communes (Cambo pour une petite partie seulement) sont alimentées par la Compagnie des Eaux de Bayonne.
- Cambo et Ustarritz sont traversés par la conduite d’amenée et ont chacune 2 fontaines publiques; il y a des abonnements particuliers.
- La ville de Boucau est alimentée part la conduite qui part du réservoir des glacis de la citadelle de Bayonne pour aller aux forges de l’Adour. Sans parler des concessions particulières, la ville a droit à 4 bornes-fontaines pouvant consommer gratuitement 6 mètres cubes par jour ; le surplus est payé par la ville à raison de 0 fr. 082 le mètre cube (traité de x 894 pour 20 ans).
- Biarritz (15.093 h.) (13.629 p. m. a.)
- Sources amenées par la gravité et puits artésiens avec machines à vapeur et électriques.
- Concession en 1 893, pour 60 ans, à une Société locale qui s’est chargée de 1 exécution des travaux. La dépense de Ier établissement a été de 800 ooo francs ; la ville reçoit gratuitement 5oo mètres cubes par jour pour les services publics.
- M. Linguin, Ingénieur-voyer de la ville.
- 1 • — a) Sources de Haraout, amenées directement dans le réservoir de borde-Lahouze par une conduite en fonte.
- h) Puits artésien situé à i4o mètres au nord-est du lac Mouriscot. Ce puits, Creuse en 1886, a 3o mètres de profondeur; l’eau vient d’abord se décanter dans un bassin de i5o mètres cubes de capacité, d’où elle est refoulée par la Machine à vapeur. Un autre puits artésien a été trouvé récemment à yest clu
- Précédent.
- *L — Pour 1 ’eau du puits de Mouriscot, pompe verticale à double effet re-ant 100 mètres cubes à l’heure actionnée par une machine Windsor de 23 a 3o chevaux ; deux chaudières à corps cylindriques de 36 mètres carrés de
- Urface de chauffe. La hauteur de refoulement est de 60 mètres. Pour l’autre Puits artésien, dit de Moura, des pompes centrifuges refoulent 60 mètres cubes
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- à l’heure. Elles sont actionnées par des moteurs électriques. Toutes les eaux des puits sont envoyées au réservoir commun de 2 800 mètres cubes.
- 4. — a) Réservoir de 35o mètres cubes à Borde-Lahouze pour l’eau des sources de Haraout.
- b) Réservoir de 2 800 mètres cubes, aux abords de la route nationale n”10 à la cote 76 ; il est en maçonnerie, voûté et divisé en compartiments égaux
- 5. — Longueur du réseau de distribution 3o 5oo mètres 6 fontaines à jet continu.
- Le service public comprend 29 bornes-fontaines ;
- 8 bouches d’arrosage ;
- 20 bouches d’incendie ;
- 922 concessions particulières.
- 6. — Les sources de Haraout donnent ordinairement 12 litres par seconde et les puits artésiens chacun 3o liti'es.
- Les concessions sont au compteur ou au robinet de jauge, au prix de o fr. 4o le mètre cube, avec minimum de perception de 20 francs par an. Elles ont rapporté en 1899, 3o 000 francs, les dépenses d’exploitation étaient de i5ooo francs.
- H. — Pas d’analyse à notre connaissance.
- 9. — Un projet d’assainissement par système séparatif étudié dans son ensemble par MM. Bechmann et Imbeaux et en détail par M. Linguin vient d’être adopté et va être mis en exécution. Il comporte i° un réseau de canalisations d’environ 44 kilomètres de développement, généralement en tuyaux de grès, avec-2 stations élévatoires de relèvement : dépense prévue pour le réseau séparatif 1 200 000 francs; 20 une source de force motrice, les canalisations électriques et les 2 stations réceptrices avec pompes mues par l’électricité : évaluation 420 000 francs ; 3° une usine d’épuration du sevvage avant rejet en mer (septic tank et lits percolateurs à établir près de l’Abattoir) : évaluation 455 000 francs. Enfin une somme de 320 000 francs est prévue pour le remaniement des égouts actuellement existants, et qui formeront un réseau pluvial rudimentaire.
- Dépense totale prévue : 2 3g5 000 francs.
- Hasparren (5.522 h.) (1.509 p. m. a.)
- Adduction d’une source par la gravité
- Régie directe : dépense de ier établissement environ 16000 francs.
- 1. — Source Saint-Jean, naissant sur le flanc du mont Ursuya, captée au moyen d’une petite galerie de i5 mètres de longueur. Conduite d’amenée en fonte.
- 4. — Petit réservoir de i5 mètres cubes à l’entrée de la ville.
- 5. — Il n’y a que des bornes-fontaines et des abreuvoirs publics; pas service privé.
- 6. — La source débite 80 litres à la minute en hiver et 45 litres en été.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts recevant les eaux-vannes et ménagère5»
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- avec 3 collecteurs dallés de 0,60/0,60 de 600 mètres de longueur. Les eaux recueillies servent à l’irrigation des prairies.
- Oloron-Sainte-lIarie (9.281 li.) (7.710 p. m. a.)
- Sources et ruisseau, adduction par la gravité
- 1. — On a capté une bonne partie des sources du ruisseau de i’Ourteau (néocomien), et aussi les eaux du ruisseau même à peu de distance des sources au moyen d’un barrage à pierres sèches. La conduite d’amenée a 12 600 mètres de long et est en fonte avec 0,18 de diamètre : elle a une chute de 290 mètres.
- 4. — Elle aboutit au réservoir de 400 mètres cubes en maçonnerie, construit au point haut de la ville.
- o. — Le réseau de distribution de 8 000 mètres de développement alimente 42 bornes-fontaines publiques et 454 concessions particulières.
- 6. On dispose de 2 900 mètres cubes par jour, régulièrement.
- Toutes les concessions, avec une redevance fixe de 18 francs par an, paient l’eau au compteur au prix de 0 fr. 10 le mètre cube pour besoins domestiques et pour besoins industriels.
- Ges concessions rapportent i3 5oo francs par an.
- — Degré hydrotimétrique i4° ; CaCO3, 60 ; autres sels de chaux, 20 ; sels de magnésie, 3o.
- 8- — On prévoit la construction d’un réservoir de ( 200 mètres cubes.
- — Pas d’égouts.
- Orthez (6.254 b-) (4-1^9 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité
- En i85g, adduction des sources de Casseloupoup, dépense 65 000 francs.
- E y aurait encore 3 puits publics et une trentaine de puits particuliers. Régie directe.
- Les sources de Casseloupoup naissent dans les sables tertiaires à
- 4 kilomètres au nord-ouest de la ville. Conduite d’amenée en fonte de 0,11 0,10 de diamètre traversant en siphon trois ravins.
- 4 Réservoir de distribution dit des Brossiers (200 mètres cubes).
- ~~ Réseau de distribution en fonte desservant 1 fontaine monumentale ^4 bornes-fontaines. Pas de service privé.
- ^ ~~ Débit disponible de 115 mètres cubes par jour en moyenne, j ’ Résidu fixe 69,1 ; CaO, i3,6 ; MgO, 0,4 ; alcalis, 11,4 ! peroxyde de et alumine, 0.7 ; SiO2, 6,3 ; SO3, 5,8 ; acide nitrique, 5,5 ; chlore, 8,9 ;
- (CeTiaqUe’ °’7'
- çjjj e eau encrasse fortement les tuyaux de fonte et y produit des tuber-^ „S ck>nt 1 analyse a montré la composition : 77,4 P- c. de peroxyde de fer P- c. de silice).
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- Basses-Pyrénées
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- 9. — Réseau d’égouts de 3 600 mètres de longueur, généralement dallés avec 0,60/0,60 de section ; ils se déversent dans le Gave de Pau.
- Pau (35 o44 h.) (3o 315 p. m. a)
- Sources, adduction par la gravité
- Travaux d’adduction (prochainement filtration au sable) exécutés en 1864 ; de i883 à 1886 on a refait l’aqueduc d’amenée, en 1892 on a remanié le réseau de distribution et depuis cette dernière date de nouvelles canalisations ont été faites. La dépense totale est de 1 700000 francs.
- Il y aurait encore i5o puits particuliers, et deux fontaines à jet continu donnant ensemble un volume quotidien de 23o mètres cubes.
- Régie directe : M. Larregain, Ingénieur-voyer de la ville.
- 1. — L’eau provient de la source de Néez, à Rebenacq, source très abondante, jaillissant à 3o4 mètres d’altitude, au pied d’une colline calcaire. La source est formée par une dérivation souterraine du Gave d’Ossau dont une partie s’engouffre dans des terrains perméables d’Izeste et d’Arudy, situés à 7 ou 8 kilomètres à l’amont de la source ; celle-ci est généralement limpide, mais devient trouble après les orages.
- L’eau est amenée dans le l’éservoir de Guindalos, à la cote 240, par un aqueduc de 22 376 mètres de longueur, sauf une longueur de 1 o44 mètres représentant 7 siphons ; cet aqueduc est libre et construit en béton de ciment avec o,4o de largeur, o,3o de hauteur et une épaisseur de 0,08. (Les piédroits et le radier ont été faits sur place, mais les couvertes un peu cintrées ont ete fabriquées dans des moules où le béton était comprimé et rapportées apres dessiccation).
- L’aqueduc ne tarda pas à se remplir de queues de renard, et il fallut en i883, le refaire et empêcher les arbres de croître trop près. A présent il suffit d’un simple entretien pour maintenir le bon fonctionnement de la canalisation.
- 2. — On projette de construire incessamment des filtres à sable avec dégros-sisseurs Puech pour purifier l’eau.
- 4. — Le réservoir de Guindalos a 1827 m. c. g4 de capacité. Deux con-duites-maitresses qui en partent à la cote 240 doivent traverser le Gave de Pau avant d’arriver en ville : l’une par un siphon sous le pont du chemin fer dont le point bas est à 174 mètres, l’autre sous le tablier de ce pont a cote 179 mètres.
- Un réservoir de 2 000 mètres cubes en ciment armé doit être cons r prochainement.
- 5. — En 1891, on a divisé la ville en 2 étages, dont chacun a son résea indépendant (quoique pouvant se suppléer l’un l’autre en cas de besoin des communications). Ces deux réseaux sont maillés, en fonte, et dessen toutes les rues. Longueur totale : 49^00 mètres.
- 5 fontaines à jet coutinu ;
- 100 bornes fontaines ;
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- Basses-Pyrénées
- 354 bouches d’arrosage et incendie ;
- ! 4i 2 concessions particulières.
- g. —Le débit disponible est de io4 litres par seconde, soit 9 000 mètres cubes par jour, en tout temps.
- Les concessions paient d’abord un droit fixe de 12 francs par an puis un prix de 4 francs par hectolitre par jour pour les besoins domestiques, et •i fr. 80 pour les besoins industriels. Elles rapportent 4° 600 francs par an, alors que la dépense d’entretien et de fonctionnement ne sont que de u 5oo francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique total, 120; degré permanent, 5°; résidu fixe, i54; CaO, 67 ; MhO, 10 ; SiO2, 8 ; alcalis, 28 ; chlore, 3 ; SO3, 7 ; ammoniaque, nitrates et nitrites, 0 ; matières organiques (en oxygène), 1,100. En eaux claires (régime habituel 4oo germes au centimètre cube ; en eaux troubles, 2 700 dont le colibacille.
- 8. — Voir ci-dessus pour la filtration au sable et le nouveau réservoir.
- 9-— La ville est pourvue d’un réseau d’égouts visitables, de forme ovoïde, de 1 m. 75 et de 1 m. 20 de hauteur, et de tuyaux en grès vernissé munis d’appareils de chasse automatique. Toutes les rues sont desservies. Le réseau se déverse dans le Gave de Pau.
- Salles-de-Béarn (5,884 h.) (2.776 p. m. a.)
- Sources et turbines hydrauliques (produisant aussi de l’électricité)
- Concession de 55 ans donnée en 1894, àM. Renaud, 21, avenue de l’Opéra, à Paris. L’installation pour la distribution d’eau a été faite en même temps que pour l’éclairage électrique ; la ville paie à forfait 10000 francs par an pour l’éclairage public et le service public d’eau, et elle bénéficie d’une réduction de moitié sur le tarif ordinaire pour les établissements municipaux.
- fies dépenses de premier établissement n’ont pu être indiquées exactement, mais dépassent 5oo 000 francs.
- Il n’y a plus qu’une trentaine de puits particuliers.
- — Source de Biscaye, située à 6 kilomètres de Salies, sur le territoire ^Puyoo, près du Gave de Pau.
- ^ Les eaux captées à leur point d’émergence sont refoulées dans un réservoir de distribution par une pompe horizontale à double effet actionnée Par des turbines hydrauliques Brault-Teysset et Gillet de 70 à 90 HP ; ces Urbines, au nombre de trois, font mouvoir également les générateurs d’élec-^ e pour l’éclairage de la ville. La force motrice est produite par une chute u Cave de Pau, relevée par un barrage.
- Réservoir de 1 o3o mètres cubes en maçonnerie, divisé en 2 compar-
- • ~C~ Réseau de distribution en fonte de 1 3oo mètres environ ; le conces-
- . j. aire doit l’étendre toutes les fois qu’on lui assure soit une subvention de Latlcs Par mètre courant, soit une recette annuelle de 0 fr. 70.
- service public assuré à la ville comprend 6 bornes-fontaines et 11 bouches
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- d’arrosage, ainsi que 12 réservoirs de chasse pour les égouts. Il y a 170 concessions particulières au compteur ou au robinet de jauge.
- 6. — Le débit fourni à la ville est toujours d’au moins 1 000 mètres cubes par jour ; la source débite plus de 3 000 mètres cubes par jour.
- Les dépenses d’exploitation, tant pour l’eau que pour l’électricité, sont d’environ 12 000 francs par an. Le revenu des concessions particulières d’eau est de 6 800 francs.
- Le prix de l’eau concédée aux particuliers est de 19 francs par an pour le premier hectolitre par jour, 17 francs pour le 2% 16 francs pour le 3e, i5 francs pour le 4° et i4 francs pour le 5e ; au-delà de i3 francs par hectolitre entre 5 et 7 1/2 hectolitres par jour, 12 francs entre 7 1/2 et io hectolitres, 11 francs enire 10 et 50 hectolitres, 10 francs entre 5o et 100 hectolitres, etc.
- T. — Degré hydrotimétrique, 220 à i4°5 ; résidu fixe, i65 ; CaCO3, 77 à io3 ; CaSO1, 10 à i4 ; MgSO4, i5 ; chlore, 5 ; matières organiques (en oxygène), 0,4.
- 9. — La ville de Salies possède un réseau d’égouts en tuyaux de grès vernissé, dont le lavage s’opère au moyen de 10 chambres de chasse de 1 mètre cube de capacité, pourvues chacune d’un siphon automatique du système Geneste-Herscher. Le nombre de chasses est de 4 par 24 heures. Le système appliqué est celui du tout à l’égout. Le collecteur principal débouche dans le ruisseau « le Saleys », en aval de la ville.
- M. le Docteur Lafont, Directeur du Service d’hygiène.
- Ville de moins de 5.000 habitants
- Eaux-Bonnes (684 h.)
- Source amenée de 2 4oo mètres par une conduite en fonte de 0,170, débit 1 200 mètres cubes par jour. En 1888, on dépense 23 000 francs pour 1 amelioration de la distribution.
- Hendaye (3,331 h.)
- Travaux exécutés en 1903. Dépense faite 68600 francs. ,
- Alimenté par différentes sources donnant ensemble 4 litres à la secon e. Les eaux sont recueillies dans un réservoir en maçonnerie de 400 mètres eu Réseau d’égouts dallés.
- Mauléon Licharre (4-<>45 h.)
- Source captée et amenée par gravité. Débit journalier 5o mètres cubes 2 fontaines à jet continu.
- Urrugne (3 o48 h.)
- Source captée par drainage. Débit 2 litres par seconde.
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- Basses-Pyrénées
- Navarrenx (1 325 h.)
- En 1881, on a créé une chute de 1 m. 70 sur le Gave d’Oloron et établi une »alerie filtrante sous le lit en amont du barrage. Une turbine à axe vertical, actionnée par la chute, fait marcher une dynamo pour l’éclairage électrique et un pompe élevant 7 litres 1/2 à la seconde à 34 mètres de hauteur. Le réservoir d’arrivée est une cuve en tôle de 7 mètres de diamètre et 4 m. 20 de hauteur. Les appareils mécaniques sont de la maison Schabaver (de Castres).
- Saint Jean de Luz (4-523 h.) (3.424 p. m. a.)
- Projet de M. Gravet ingénieur hydraulicien, exécuté en 1902-03. Dépense faite 26000 francs. On a capté la source de Socorry sur le territoire d’Ascam, dans une chambre en maçonnerie. Une conduite en fonte de 6800 mètres de longueur amène l’eau à un réservoir en ville. Ce réservoir est en maçonnerie ordinaire. 11 est divisé en deux compartiments de 1 000 mètres cubes chacun. Réseau de 19600 mètres de longueur.
- 1 fontaine à jet continu ; i3 bornes fontaines ;
- 38 bouches d’incendie ;
- 35o concessions particulières.
- On prévoit la captation de nouvelles sources.
- On a établi un réseau complet d’égouts se déversant à la mer.
- Les autres localités du département qui ont une distribution d’eau, sont :
- Ascain 1 178 h., Aïnhoa, 684 h., (dépense 12000 francs en 1894) ; Arbus, hi4 h, ; Accous, 1 024 b. ; Arudy, 1 868 h. ; Bidache, 2 262 h. ; Barzun, 516 b. ; Bedous, 927 h. ; Bielle, 729 h. ; Borce, 609 b. ; Buzy, 1 114 h- ; Ciboure,
- 2 25g h. ; Izeste, 444 h. ; Issor, 623 h. ; Labatmale, 274 h. ; Livron, 55o h. ;
- Louvie-Juzon, 1 63i h. ; Momas, 463 h.; Osse, 558 h. ; Ossès, 1 960 b. ;
- Sarre, 1 9.34 b. ; Sauveterre, 1 564 b. ; St-Palais, 1 861 b. ; Labastide-Cla-
- rence, 1 333 h.
- Nota ; Depuis 1877, ^es communes de Arudy, Izeste et Louvie-Juzon ont une adduction commune, en tuyaux de ciment de Grenoble ; Arudy a 11 bornes-fontaines, Izeste, 4 et Louvie-Juzon. 7.
- Enfin la commune de St-Pée sur-Nivelle, 2396 h. a un projet approuvé.
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 1884)
- ou qui ont un projet en cours d’exécution
- ^oms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du piojet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Aussurucq Musculav . Turdets Larrau . EsPelette 5l2 398 I 102 840 I 3l2 igo3 id. id. i9°4 • 1906 fr. 7 5oo 7 000 64 000 9000 18041 3 sources ; cond. fonte ;
- Agnos ...... 406 1907 13760 rés. maçonnerie, source ; cond. fonte ; rés.
- 1 maçonnerie.
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- Basses Pyrénées
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- Toute la partie nord-est du département est occupée par les vallées des nombreux affluents de l’Adour ; ces vallées, remplies d’alluvions, contiennent une nappe phréatique peu profonde. Entre elles s’étendent de petits plateaux formés par le miocène, qui contiennent une nappe aquifère à la base des faluns calcaires, sur les marnes lacustres de l’Armagnac ; sources aux affleurements de ce niveau.
- La partie sud-ouest est occupée par une large surface de crétacé supérieur, contenant une nappe profonde, mais peu de sources ; puis au sud par la région montagneuse formée de bandes parallèles de crétacé inférieur, de jurassique, de schistes primaires et de quelques zones granitiques. Il y a de belles sources dans les calcaires crétacé et jurassique, mais de nombreuses petites sources seulement dans les schistes et le granit.
- Ce département renferme ;
- 20 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- 69 communes ayant une distribution d’eau incomplète ;
- 48 x communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes;
- 4 communes ayant des puits et des citernes ;
- 1 commune n’ayant que des citernes ;
- 10 villes ont le tout à l’égout unitaire et 5 autres un réseau d’égouts pluviaux.
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- Hautes-Pyrénées
- DÉPARTEMENT DES HAUTES-PYRÉNÉES
- (3 arrondissements, 26 cantons, 48o communes, 209.397 habitants. Bagnères-de-Bigorre (8.591 h.) (6.661 p. m. a.) 1.341 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Il y avait anciennement plusieurs sources dans la ville. Ën 1867, suivant le projet de M. Yaussenat, on a distribué les eaux de la source de la Sarre ; la dépense a été d’environ 115 000 francs. En 1898, on a capté et distribué les sources Hount-Négro et Argados et dépensé environ 85 000 francs.
- Régie directe : l’architecte-voyer est chargé du service des eaux.
- 1. —- Les trois sources sont captées au sortir du rocher calcaire dans des chambres en maçonnerie ; les eaux de la source de Hount-Négro passent ensuite dans un bassin de décantation de 1 mètre de profondeur.
- 4. — Pas de réservoir.
- 5. — a) La source de la Sarre, située à l’extrémité sud de la ville, ri’est qu’à 10 mètres au-dessus de l’extrémité nord ; la conduite-maîtresse de distribution est en fonte, de o,4o de diamètre, et a 510 mètres de longueur. La pression est faible dans cette conduite et celles qu’elle alimente.
- b) La source d’Argados qui est à 3 5oo mètres de l’entrée de la ville et à 4û mètres en contre-haut, et la source de Hount-Négro qui est à 2 5oo mètres de distance et à 36 mètres en contre-haut, sont amenées jusqu’à l’entrée de la ville par une conduite en ciment armé (système Bonna) de o,5o de diamètre. Elle est continuée en ville par des conduites en fonte de o,25o à °»°8i de diamètre; le réseau a 44°° mètres de développement; il y a d6 vannes d’arrêt.
- Le service public comprend 5o bornes-fontaines à jet continu ;
- 6 bouches d’incendie ;
- 11 y a environ 600 concessions particulières, au robinet de jauge.
- — La source de la Sarre donne 120 litres par seconde, et les sources d Argados et de Hount-Négro 320 litres.
- Les concessions particulières sont de 4 catégories : 6 litres à la minute (soit 8640 litres par jour) pour 20 francs par an, 9 litres à la minute pour do francs, 12 litres à la minute pour 4o francs et 3o litres à la minute pour francs par an. De plus, la ville donne gratuitement l'eau nécessaire aux aPpareils des Avater-closets. Les concessions rapportent environ i4ooo francs Par an.
- —-Le tout à l’égout est appliqué. Les eaux usées et matières fécales s°nt entraînées avec beaucoup d’eau dans un réseau de petits canaux passant s°us les maisons et se réunissant à la sortie de la ville pour se déverser dans
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- Hautes-Pyrénées
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- l’Adour ; la ville dépense en ce moment 5o ooo francs pour améliorer ce réseau d’égouts.
- Lourdes (8.364 h.) 7.-228 p. m. a.) 906 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- La ville avait dans son intérieur une source dite Fontaine des Trois trous alimentant la partie basse par une conduite en fonte de 0,100.
- En 1876, elle amena les sources de la forêt de Subercanère et y adjoignit, en 1893. la source Blanche, située à quelques centaines de mètres des précédentes.
- Enfin en 1898, on exécuta le projet de MM. de Thélin et Malterre pour l’adduction et la distribution des sources de Juncalas ; la dépense fut de 3o6 5oo francs.
- Il n’y a plus de puits.
- Régie directe : l’agent-voyer communal est chargé du service des eaux.
- 1. — a) Les eaux des sources de Subercanère et de la Source blanche sont amenées à Lourdes par une conduite en fonte de 0 m. 135 de diamètre sur 4 kilomètres de longueur.
- b) Les sources de Juncalas sont situées à 9 kilomètres de Lourdes, dans la vallée du Louey, à l’altitude 5i3 ; elles sortent d’un dépôt morainique ga-zonné de grande épaisseur, qui recouvre le rocher. Les 4 griffons principaux ont été dégagés et réunis dans un aqueduc de captage d’environ 80 mètres de longueur ; le piédroit du côté de la montagne est à pierres sèches pour recueillir l’eau.
- La conduite d’amenée est en fonte, de o,a5o de diamètre, avec une longueur de 8 54o mètres.
- 4. — a) Les eaux de Subercanère étaient amenées dans deux réservoirs contenant ensemble 196 mètres cubes et ayant leur radier à la cote 466,80, cote trop basse pour assurer l’alimentation de toute la ville et surtout celle des étages. Un seul de ces réservoirs reçoit encore ces eaux et les déverse soit dans les égouts, soit dans le réseau de la distribution, s’il y a lieu de suppléer aux sources de Juncalas.
- b) La conduite de Juncalas débouche dans un rései’voir de 900 mètres cubes,- en maçonnerie, situé sur les rochers du Fort de Lourdes, à la cote 4 ^1-Ce réservoir est couvert, en ciment armé, avec une couche de terre de o,4(> par-dessus.
- 5. — Le réseau de distribution, normalement alimenté tout entier par les eaux de Juncalas. a un développement de 7 i5o mètres en tuyaux de fonte de o,i5o à 0,080 et de 1 900 mètres en tuyaux de 0,060 ;
- 54 bornes-fontaines, 6 abreuvoirs et 3 fontaines monumentales ;
- 24 bouches d’incendie de 5o m/,n ;
- 10 bouches d’arrosage de 41 m/m ;
- i33 branchements pour concessions particulières.
- 6. — La fontaine des Trois trous donne 3 litres par seconde.
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- Les sources de Subercanère ont un débit qui varie de 3 à 7 litres par
- seconde.
- Les sources de Juncalas donnent de 20 à 4o litres par seconde.
- Les concessions sont toutes au compteur (Etoile) aux prix suivants : 12 francs par an pour une concession de 2 hectolitres par jour, 18 francs pour 3 hectolitres par jour, 24 francs pour 4 hectolitres, 36 francs pour 6 hectolitres, jtt francs pour 10 hectolitres, etc., etc., jusqu’à 120 francs pour 20 hectolitres par jour ; les excédents sont payés à raison de 0 fr. 5o le mètre cube.
- 7. — Eaux de Juncalas : Degré hydrotimétrique total, i6°6 ; degré permanent, 5°; NaCl, i5 ; SO3, 16,4 ; ammoniaque, 0 ; nitrates et nitrites, o ; matières organiques (en oxygène), 0 mgr. 5.
- Pas de microbes pathogènes.
- Température variant de 11° à i4°.
- 8. — La ville pourra ultérieurement adjoindre la source du Louet à celles de Juncalas.
- 9. — Un réseau d’égouts recevant les matières fécales est en voie de construction progressive ; un règlement du 6 mars 1899 autorise les propriétaires à brancher leurs cabinets sur les égouts. (Jn collecteur reçoit les eaux-vannes et se déverse dans le Gave.
- Tarbes (2.5.869 h.) (20.866 p. m. a.) 2591 maisons.
- Galerie filtrante, adduction par la gravité.
- Avant 1889, il n’y avait que des puits (1 200 puits particuliers).
- En 1889, exécution du projet de M. Marinet ; dépense, 5o8 000 francs. Depuis, dépense complémentaire : i5ooo francs.
- Régie directe : service de la voirie et des eaux.
- 1- — Une galerie ouverte à la base des terrains perméables (alluvions) recueille les eaux d’une nappe souterraine dirigée vers l’Adour sur la rive gauche, la galerie en forme de Y a 1 600 mètres de longueur totale, 0,80 de largeur sur 1 m. 20 de hauteur.
- 4- — La galerie amène ses eaux à un réservoir de 1 000 mètres cubes, en Maçonnerie, couvert de voûtes en briques, à demi enterré. De ce réservoir part une conduite en fonte de o,35o de diamètre, qui a 2200 mètres de fugueur avant d’entrer en ville.
- » - Le réseau de distribution en ville a un développement de 33 kilo-^tres, en tuyaux de o,325 à o,o4o de diamètre :
- 120 bornes-fontaines, 4 jets d’eau et 7 fontaines à jet continu ;
- 90 bouches d’incendie (Mathelin et Garnier) ;
- 7 urinoirs à effet d’eau ;
- ‘t10 branchements pour concessions particulières.
- ~~ Consommation totale en 1899 : 1969000 mètres cubes, soit en
- <^enne o4oo mètres cubes par jour, minimum 44°° mètres cubes.
- outes les concessions sont au compteur (Frost-Tavenet, Siemens, Frager,
- 1 e> Abeille), aux prix de 12 francs par an pour 125 litres par jour,
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- Hautes-Pyrénées
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- 20 francs pour a5o litres, 4o francs pour 5oo litres, 60 francs le mètre cube par jour de 1 à 5 mètres cubes par jour, 55 francs le mètre cube par jour entre 5 et îo mètres cubes et 4° francs le mètre cube par jour au delà. Pour les excédents, le mètre cube se paie o fr. 26 pour les concessions de moins de 1 mètre cube par jour et 0 fr. 18 pour les autres. Les établissements de l’Etat et du département paient moitié tarif.
- '7.— Degré hydrotimétrique, i3 à i4° ; résidu fixe, i<>3 ; CaO, 33.(>-MgO, 12,5 ; SiOs, l4 ; SO3, 7,5; chlore, 6,3; alcalis, 14 î matières organiques (en oxygène), 0,75.
- On a trouvé de 35 à 216 germes au centimètre cube.
- 9. — Pas d’égouts.
- Villes ae moins de 5.000 habitants.
- Argelès (1.737 h.)
- Un barrage sur le Gave d’Arun permet de dériver dans un aqueduc couvert, en maçonnerie, de 1 5oo mètres de long, environ 60 litres par seconde d’eau de cette rivière. Il y a un jet d’eau et i4 fontaines, ainsi qu’un certain nombre de concessions perpétuelles et annuelles alimentées par cette eau. Une source dite du Barraou alimente quelques bornes-fontaines ; la ville songe à alimenter toutes les fontaines publiques en eau de source.
- Barèges
- Deux groupes de sources, l’un donnant 4o litres à la minute, dites sources du Parc, provenant de la montagne de rive droite du Bastan, l’autre donnant 100 litres à la minute provenant de la montagne d’Ayré sur la rive gauche. Degré hydrotimétrique, de 8° à i3°, Quelques bornes-fontaines.
- On se sert aussi pour le lavage des eaux dérivées du torrent de Bastan.
- Gauterets (1.416 h.)
- Un concessionnaire (Société anonyme des Eaux de Cauterets) amène depuis i885 l’eau du Gave de Latour, dérivée à l’altitude de 1 120 mètres, au moyen d’unie conduite en fonte de 0,240 ; la ville paie 800 francs par an pour ses bornes-fontaines.
- De nouvelles sources ont été amenés en 1907. Dépense faite : 25o8o francs.
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- Hautes-Pyrénées
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis i884) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population | I Date des travaux ou do l’approbation 1 ilu projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Ourde i35 1889 »
- St-Savin 502 id. » Réfection d’un aqueduc.
- St-Pé. ...... i 838 1892 16 25o
- Aragnouet . . . . 287 1893 2 i5o
- Pierreffitte-Nestalas. 782 1901 3o 600
- Sost 520 IÇOI 2 016
- Gembrie n4 1904 5 820
- Mauléon-Barousse . 5oi id. 6 825
- Sers 234 1906 65o
- Bourréac 90 1906 6 273 Source ; cond. fonte ; Rés. maçon-
- nerie.
- Préchac 158 id. 7 34i Source ; cond. fonte ; Rés. maçon-
- nerie.
- Betpouey-Barèges. . 5i3 1907 10 737 Rivière ; ^cond. grés et fonte.
- Gèdre 774 id 3 780 Sources ; cond. fonte ; Rés. maçon-
- nerie.
- St-Paul 385 id. 27 35o Sources ; cond. fonte ; Rés. maçon-
- nerie.
- En résumé, le département comprend :
- 3g communes qui ont une adduction d’eau complète ;
- 36 » » » » incomplète ;
- 332 » qui ont des puits et des sources nées et utilisées surplace ;
- 33 » qui n’ont que des puits et des citernes.
- 4 villes ont le tout à l’égout séparatif et 4 autres un réseau d’égouts pluraux.
- Le département est comme partagé en deux par une ligne est-ouest, passant °n Peu au nord de Lourdes. Toute la région nord est formée par une plaine alluvions, avec bandes de miocène, contenant une nappe étendue, mais ^eu Pr°fonde, qui alimente facilement les puits. La région sud est monta-8neuse et constituée par une série de bandes parallèles de crétacé, de juras-*cPle> de schistes primaires et de granit. Les calcaires crétacé et jurassique k nnent naissance à de nombreuses et belles sources sur leurs affleurements ; s schistes primaires et le granit ont des sources nombreuses, mais petites, ^pcrficielles et disséminées.
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- Pyrénées-Orientales
- DÉPARTEMENT DES PYRÉNÉES-ORIENTALES
- (3 arrondissements, 17 cantons, 232 communes, 213.171 habitants.) Perpignan (38.898 h.) (32.683 p. m. a,) 4-178 maisons.
- Galerie filtrante, adduction par la gravité.
- Les travaux ont été exécutés en 1886, suivant le projet de MM. Roux et Gadot. Il y aurait encore 4 puits publics et une trentaine de puits particuliers.
- Régie directe : M. Sambres, ingénieur, directeur du service.
- — Galerie filtrante établie à i3 kilomètres en amont de Perpignan, sur le territoire de Pezilla de la Rivière, dans les graviers du lit de la Têt. Elle a 137 m. 20 de longueur, 1 m. 80 de hauteur et 1 mètre de largeur; elle est établie à 2 m. 61 en dessous du fond du lit de la rivière (le plan d’eau est à la cote 67 et le radier à 66',20) et l’eau pénètre par le radier. La vallée est ouverte dans un tuf argilo-sableux, mais les graviers ont une épaisseur de 2 m. 5o à 3 m. 5o en dessous du fond du lit ; le bassin de la Têt à l’amont est généralement granitique.
- — Filtration naturelle dans les graviers.
- 4. — Une conduite d’amenée en fonte de 0,60 sur i3 kilomètres avec pente de 0,001. A son arrivée en ville, elle se partage en 3 branches de o,45. o,4o et 8,3o, sur lesquelles sq soudent les conduites de distribution ; puis ces branches se réunissent en une seule de 0,600, pour traverser le glacis delà Citadelle et arriver aux deux réservoirs de la Citadelle. Ces 2 réservoirs, semblables entre eux mais indépendants, cubent ensemble 4 5oo mètres cubes ; ils sont en maçonnerie, avec piliers et voûtes d’arêtes.
- *>• — Réseau de distribution à peu près complet ;
- 7 fontaines monumentales et 8 gerbes ; i5o bornes-fontaines ;
- 120 bouches d’arrosage ;
- 100 bouches d’incendie ;
- 2 5i5 branchements pour concessions particulières.
- 6. — On dispose de 160 litres par seconde, soit i3 824 mètres cubes par jour.
- foutes les concessions sont au compteur, aux prix suivants : i5 fran^ pour une concession de 5o mètres cubes et le surplus à l’aison de 0 fr- 23 ^ métré cube ; 26 francs pour une somme de 100 mètres cubes et le surP o fr, 25 le mètre cube ; 45 francs pour 200 mètres cubes et 0 fr. 22 le 1X16 cube en excédent ; enfin 100 francs pour une concession de 5oo métrés eu et o fr. 20 le mètre cube en plus.
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- Pyrénées-Orientales
- 7. — Degré hydrotimétrique, 8°5 ; degré permanent 4°7 î résidu fixe à 2qo°> n5 ; CaCO% 67 ; CaSO4, 2,8 ; sels de MgO, 18,7 ; NaCl, 5,8 ; nitrates, traces sensibles ; matières organiques (en oxygène), 2,8.
- En 1896, on trouve 1 5oo germes par centimètre cube dans l’eau de la galerie filtrante, alors qu’il y en a 6 000 dans la rivière de Têt. En 1899, on trouve de io5 à 1 890 gei'mes au centimètre cube.
- En juillet, la température de l’eau atteint 190 et 20°.
- 8. — On étudie un projet d’alimentation par les sources du Mas Cajes (commune de Millas) donnant 200 litres par seconde.
- 9. — H y a un réseau d’égouts depuis très longtemps (i358), lavé par des prises d’eau dans le canal d’arrosage dérivé de la Têt. Le tout à l’égout est appliqué avec tous les siphons voulus, et les eaux d’égout sont entièrement utilisées dans les champs entre Perpignan et la mer à l’irrigation agricole Mais les collecteurs, composés le plus souvent de 2 banquettes en briques et radier en briques, sont défectueux, et de plus le réseau est très incomplet pour les quartiers suburbains.
- Un projet d’égouts pour la nouvelle ville et les faubourgs est en voie d’exécution. La dépense prévue est de 1 200 000 francs. Un canal évacuera le servage à la mer.
- Rivesaltes (5.607 h.) (5-448 p. m. a.) 1.495 maisons.
- Galerie filtrante, adduction par la gravité.
- Projet de M. Soulié, exécuté ne 1896 et 1897, dépense, 3o6 000 francs. Auparavant, il n’y avait que des puits (3o puits publics et près de 3oo puits particuliers).
- Régie directe.
- 1 • — Une galerie de 80 mètres de longueur a été établie à 4 mètres de profondeur et à i5o mètres de distance de la rive gauche de la Têt, dans les sables et alluvions de la vallée de cette rivière ; son emplacement est sur le territoire de la commune de Villeneuve, à 12 kilomètres de Rivesaltes.
- La conduite d’amenée est en tuyaux de ciment de o,3o à o,34 de diamètre, sauf dans la traversée d’un massif argileux où on a établi une galerie en tunnel de 1 m. 20 d’ouverture sur 53o mètres de long. La pente moyenne est de 0 m. 5o par kilomètre ; il y a 7.5 regards sur le parcours.
- 4. — La conduite aboutit à 2 réservoirs de 1 000 mètres cubes chacun, situés à 1 kilomètre de la ville, sur un plateau. Ils sont en maçonnerie, recouverts par des fers à I et voûtelettes en briques, supportant 1 mètre de terre.
- — Réseau de distribution en fonte ;
- 4o bornes-fontaines ;
- Ho bouches d’arrosage et d’incendie ;
- le nombre des concessions particulières (toutes au compteur) est de i45.
- 6. — On peut compter sur 25 litres par seconde (2 160 mètres cubes par jour) au moins.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Pyrénées-Orientales
- Les prix fixés pour les concessions sont : 1 o francs par an pour 5o litres par jour et chaque litre par jour en sus o fr. i3 ; î5 francs pour 1 hectolitre par jour et o fr,io par litre en sus ; 22 francs pour 2 hectolitres par jour et » fr. 10 le litre en sus ; 45 francs pour 5 hectolitres par jour et 0 fr. 08 le litre en sus ; 76 francs pour 1 mètre cube par jour ; 100 francs pour 2 mètres cuhes par jour, avec 0 fr. 10 pour chaque mètre cube d’excédent.
- 9. — Il a été construit deux collecteurs de 2 4oo mètres se déversant à la rivière de l’Agly.
- On établira un réseau'complet.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Amélie-les-Bains (i-328 h.)
- La source Pujade, sortant du rocher, est partagée entre la ville et les établissements militaires et thermal. Débit total, 260 mètres cuhes par jour.
- Degré hydrotimétrique, 4°3 ; nombre de bactéries par centimètre cube, de 4o à 52.
- En 1902, on a pris de l’eau dans la rivière du Mondoni au moyen d’un barrage filtrant. Réservoir de 120 mètres cubes : 6 fontaines, 10 bouches d’arrosage et incendie.
- Argelès-sur-Mer (3.358 h.)
- Les eaux souterraines de la Massane sont amenées directement par une conduite en fonte à un réservoir de 175 mètres cuhes : 12 bornes-fontaines.
- Banyuls-sur-Mer (3.3oi h.) Pas de distribution d’eau, nombreux puits.
- Le Boulou (1.752 h.)
- Galerie filtrante sous la rivière le Tech. Pompe à moteur hydraulique. Réservoir de 188 mètres cubes en ciment armé : 20 bornes-fontaines. Dépense faite en 1905 : 60371 francs.
- Gollioure (2.971 h.)
- Pas de distribution d’eau, nombreux puits.
- Géret (3.84i h.)
- Projet exécuté en 1890, par M. Amade. Source de la montagne, débitant 3 litres par seconde, amenée par une conduite libre en fonte, dans un réser
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- voir dominant la "ville et contenant 3oo mètres cubes (en deux compartiments écraux) ; le réservoir est enterré et voûté. La conduite d’amenée, en ciment, a 43o mètres de longueur. Le réseau de distribution, en tuyaux de fonte de 0)io8 à 0,040 de diamètre, a un développement de 2 0i5 mètres, il alimente 3 fontaines à jet continu, 16 bornes-fontaines et un certain nombre de concessions particulières. Les concessionnaires paient 25 francs pour les 100 premiers mètres cubes, et 0 fr. 20 le mètre cube au-dessus.
- Montlouis (579 h.)
- On utilise trois sources débitant de 65 à 4° mètres cubes par jour ; la principale est dite source des Esclops. Adduction ancienne en tuyaux Cha-merov. — En été, en cas d’insuffisance des sources, on ajoute de l’eau du canal des Moulins (pratique à éviter).
- Port-Vendres (2.919 h.)
- Adduction en 1890 des trois sources Cassagnes, de Las Barnèdes et d’En Yergés, situées à 11 km. 200 de Port-Vendres, dans la montagne duSulPore, à l’altitude 678. Dépense faite, 127761 francs, avec subvention de l’Etat de 90000 francs. Le débit descend à 1 1. 5o par seconde en basses eaux.
- La conduite d’amenée est en ciment Pelloux, de o,t>8 à 0,12 de diamètre et o,o3 d’épaisseur; il y a un réservoir en 2 compartiments en maçonnerie à l’entrée en ville (cote 45) contenant ensemble 4oo mètres cubes. Le réseau de distribution est en fonte, de 0,135 à o,o4de diamètre ; il alimente 16 bornes-fontaines : pas de concessions particulières.
- On a trouvé 520 germes aérobies au centimètre cube. La source dç Las Barnèdes devrait être couverte.
- Prades (3.875 h.)
- N’a que quelques bornes-fontaines alimentées par des sources naissant dans l'intérieur de la ville. Un projet de distribution de l’eau de sources naissant au pied du Canigou a été dressé en 1894 par M.Soulié ; il a été repris par la municipalité dans ces derniers temps.
- Thuir (3 226 h.)
- Projet de M. Soulié exécuté aux frais de M. le D1-Escoffier, maire de Thuir. 2 puits artésiens jumeaux de 4° mètres. Pompe à moteur électrique, *7 Bornes-fontaines, 1 fontaine.
- Vinça (1 644 h.)
- do jets continus débitant 465 litres à la minute, alimentés par des sources nees sur place.
- Saint-Laurent de la Salanque (4.390 li.). ^ a que des puits : 23 puits publics et 325 puits particuliers.
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population H e > O * : 9 ^ ~ 0 C-J* ~S 0 Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Arboussols 202 1886 6 700
- St-Laurent de Cerdans. . 3 02.3 I 89 I 12 000
- Corbère 6^3 1890 i3 5oo
- Bages 2 I06 1893 70 000
- Montner 420 189: 29 800
- Villeneuve de la Raho. . 694 ï8g7 34 000
- St-Paul de Fenouillet . . 1878 I9oa 90 000
- Elne 3 5oo i9°4 220 000
- Formiguères 64o id. 9°0
- La Caban asse 311 id. 12 5oo
- Porté ........ 372 id. 10 000
- Claira 1 662 190.5 2.5 OOO
- Bouleternère 741 1906 43 000 Ruisseau ; cond. fonte ; Rés maçonnerie.
- Saint-Martin 1.07 id. l5 200 Source ; cond. fonte ; Rés. maçonnerie.
- Baixas 2 556 1907 33o 000 Nappe souterraine ; cond. fonte ; Rés. maçonnerie
- En outre, les communes de Saint-Feliu d’Aval, Rigarda, Pia, Banyuls-dels-Aspres, Espira-de-Conflent, Cerbère, Yingrau, Malemale, Fenouillet, Ens et Villefranche-de-Conflent ont des projets approuvés.
- Le département est montagneux, sauf la plaine de Perpignan (à l’ouest) qui est formée d’alluvions et de pliocène et contient une nappe phréatique peu profonde alimentant de nombreux puits. A l’exception d’une bande de crétacé inférieur, qui règne au nord et contient une nappe dans les calcaires néocomiens, tout le reste est occupé par le granit et les schistes primaires, lesquels donnent naissance à de nombreuses sources, mais peu profondes, petites et disséminées.
- Ce département renferme :
- 32 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- 46 communes ayant une distribution d’eau incomplète;
- io5 communes ayant des sources nées sur place, des ponts et des citernes ;
- Perpignan, Thuir et Argelès ont le tout à l’égout unitaire.
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- DÉPARTEMENT DU RHONE
- (2 arrondissements, 29 cantons, 269 communes, 868.907 habitants.)
- Amplepuis (7.000 h.) (4,665 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- En 1882, la ville avait concédé la distribution d’eau à MM. Thorrand et Gie, à perpétuité. La ville payait 2 000 francs par an au concessionnaire, qui avait en outre entièrement pour lui les recettes des abonnements Mes particuliers. Les travaux ont coûté 286 000 francs. Au ier janvier 1907, la concession a été rachetée pour 60000 francs.
- IJ y aurait encore 54o puits particuliers.
- I. — Des sources, situées à près de 8 kilomètres de la ville, à Mar-chezal (Loire), au lieu dit « Les Mares de la Chapelle », sont amenées par une conduite libre en béton de ciment, de 7.869 mètres de longueur.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, de 1200 mètres cubes.
- o. — Réseau de distribution en fonte, d’environ 5 kilomètres de développement ;
- i3 bornes-fontaines publiques (intermittentes) ;
- nombreuses concessions particulières (au robinet de jauge).
- (>• — Le débit moyen par jour est de 864 mètres cubes (10 litres par seconde), dont 144 sont réservés pour le service public.
- Le prix des concessions pour 1 litre par seconde, aliéné à perpétuité, est de 600 francs ; la location annnelle pour 1 200 litres par jour est de 35 francs.
- Les abonnements rapportent environ 5 000 par an.
- R- — Quelques égouts allant à la rivière.
- Cours (5.718 h.) (3.802 p. m. a.) 45o
- maisons.
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- Deux sources, distantes de 3oo mètres, ont été captées et amenées, la pre-Kllere en 1872, la seconde en 1884 ! projet de M. Milliat. Dépense : environ ^ 000 fr. — Quatre autres sources ont été captées en 1904, projet Dragoz, Pense, 110000 francs. — Il n’y a plus que i5 puits particuliers.
- Concession à une Société anonyme.
- p ^ Les six sources sont situées à 3 kilomètres environ au nord-est de rj, rs ’ eLes sortent des terrains granitiques boisés du vallon d’origine de la ^ambouze. Le captage a été fait au moyeu de drainages descendus à 6 mè-es de profondeur sur une couche imperméable de glaise.
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- 4. — Un réservoir en maçonnerie, de 200 mètres cubes, situé à 800 mètres de la ville, et enterré aux deux tiers à flanc de coteau.
- 5. — Conduite-mai tresse de 0,200 et réseau de distribution d’un développement de 12000 mètres.
- 26 bornes-fontaines ;
- 24 bouches d’arrosage ni d’incendie ;
- 215 concessions particulières.
- 6. — En moyenne, débit de 65o mètres cubes par jour, tombant en sécheresse à 3oo mètres cubes.
- 9. — Quelques égouts aboutissant à la Trambouze.
- Givors (ia.3o6 h.) (11.144 P- ni- a.)
- La concession avait été donnée en 1901 à MM. Berthier et Revol (Société locale). On avait commencé à exécuter le projet de M.Lambert, architecte à Lyon, consistant en puits filtrant avec élévation par machines à vapeur (dépense prévue 4oo 000 francs). Mais le Conseil de Préfecture a prononcé, le 12 janvier 1906, le retrait de la concession. La \ille de Givors étudie un autre projet d’alimentation en eau.
- Il y a 2 puits publics et 55o puits particuliers.
- Lj;on (472.111 h.) (43o.i86 p. m. a.) 17.696 maisons.
- Galeries et puits filtrants, machines à vapeur et électriques.
- Historique. — Al époque romaine, Lugdunum était alimenté par 3 grands aqueducs : celui de la Brévenue, de 60 kilomètres de longueur, celui du Gier, de 76 kilomètres, et celui dit des Bords du Rhône qui était double. 11 y avait aussi 2 autres aqueducs (du Mont-Dor et du Vaugneray). Ces aqueducs furent ruines lors de l’invasion des Barbares, et depuis lors jusqu’en 1856,
- 1 alimentation de Lyon ne fut assurée qu’au moyen de puits et de quelques sources d eau calcaire peu importantes, émergeant le long des coteaux de Fourvières et de la Croix-Rousse et alimentant quelques fontaines.
- Le quartier de la Croix-Rousse, qui n’a été réuni à la ville de Lyon qu’en i853, possédait un petit service d’eau pour l’alimentation d'une vingtaine de bornes-fontaines. Ce service avait été établi en 1862 par la Société Peill°n> Lenoir et C‘e. Une usine située sur le bord du Rhône, place de la Boucle, élevait Peau dans le réservoir des Gloriettes, aujourd’hui désaffecté.
- En i853, la ville passe un traité avec la Compagnie générale des Eaux> 52, rue d Anjou, a Paris, et lui concède la distribution pour 99 anS' 1888, le traité est révisé : la Compagnie reste chargée de l’exploitation, a>eC participation d un quart dans les bénéfices, tandis que la ville se charge ^es travaux de premier etablissement à entreprendre dans l’avenir. Le Ie j*10 vier 1900, la ville usant de la laculté de racheter la concession a toide epoque apres 1 expiration des 3o premières années, prend l’exploitation d service des eaux.
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- Les travaux de première installation furent exécutés de î854 à 1867, suivant le projet d’Aristide Dumont, par la Compagnie générale des Eaux, et le fonctionnement commença le i5 août 1866. Ils consistaient en une galerie filtrante de 120 mètres de longueur (dont 70 mètres parallèles à la rive droite du Rhône et à 20 mètres de la berge), établie dans la plage de Saint-Clair, et dans l’usine élévatoire. La galerie ne donnant pas les 20 ooô mètres cubes par jour dont on avait besoin dès le début, on creusa presque aussitôt deux bassins filtrants de 4<> mètres de côté chacun, accolés à la face arrière de la partie extrême de la galerie ; le premier donna 10 000 mètres cubes par jour, mais le second m’y ajouta que 2 000 mètres cubes. Les dépenses en ce moment se montaient à 65oooo francs.
- Il fallut augmenter progressivement les ressources. En 1862,011 établit à l’amont du bassin et le long de la berge un tronçon de galerie de 170 mètres, lequel récolta 9528 mètres cubes par jour. En 1867, on prolongea encore cette galerie de 243 m. 5o, et on obtint un supplément de 7723 mètres cubes. On pouvait alors compter sur 3o 000 mètres cubes par jour, et l’usine élévatoire comportait trois machines de 170 chevaux chacune ; la ville n’avait que deux réservoirs et n’était divisée qu’en deux zones.
- En 1874, l’ingénieur Prunier prétendait porter le débita 42°00 mètres cubes, en fonçant 7 puits plus bas que le radier de la galerie, à l'emplacement même et dans l’axe du prolongement de 1867 ; il n’obtint qu’une augmentation de 6 000 mètres cubes.
- En 1879-1880, on établit le puits dont l’exécution' avait été proposée par M. Donnet, à 5o mètres de la tête amont de la galerie.
- En 1886, suivant le projet de M. Joly, on établit 5 nouveaux puits dans le prolongement de la galerie ; ils sont distants de 29 mètres les uns des autres et occupent ainsi 142 mètres de longueur de rive ; leur axe est à 20 mètres de la berge. Ils donnent 11 196 mètres cubes par jour.
- Enfin en 1889, la ville adopta le projet de M. Glavenad, consistant d’une part à faire un dernier prolongement à Saint-Clair par la création de 6 nou-Veaux puits filtrants et à étendre la distribution sur le plateau de la Croix-gousse, d’autre part à créer une nouvelle installation de puisage et d’éléva-bon sur la rive gauche du Rhône, au Grand Camp.
- Les travaux de la première partie du projet furent exécutés de 1892 à 1890 et coûtèrent 1 353 000 francs tqls permettent de diposer de 76 000 mètres cubes deau par jour) ; ceux de la deuxième partie furent exécutés de 1896 à 1899 ^coûtèrent 3 388 000 francs (ils permettent de disposer de 5o 000 mètres cubes par jour).
- Au total, on peut évaluer à 20 millions les dépenses faites de 1854 à 19°4, tant par la Compagnie que par la ville.
- Ë* dehors du service de distribution municipale, les usages industriels SOnt desservis par un grand nombre de prises d’eau directes au fleuve ou de Pesages dans la nappe souterraine ; on évalue à jb 000 mètres cubes par jour e Yolume ainsi prélevé indépendamment du service. Enfin, il y a peu d’an-nees> il y avait encore 44 puits publics et 5 200 puits particuliers.
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- Exploitation du service. — Service technique :
- MM. Auric, ingénieur en chef, directeur du service de la voirie.
- Daydé, ingénieur, service des canalisations.
- Thomay, ingénieur, service des usines.
- Julien et Béraud, inspecteurs.
- Service commercial :
- MM. Fougerat, directeur.
- A. Favre, chef du bureau des concessions.
- Dayre, régisseur comptable.
- F. Favre, inspecteur principal.
- Buisson, Dusserre, Pinet, inspecteurs.
- Régie directe.
- 1. — a) Installation de Saint-Clair (rive droite du Rhône).
- Cette installation comprend une longueur de galerie filtrante de 553 m.5o, 2 bassins filtrants de 4o mètres de côté chacun, enfin 12 puits filtrants (non compris, les puits Prunier) situés à l’amont de la galerie et espacés entre eux d’une trentaine de mètres. On occupe ainsi une .longueur de rive d’environ -85o mètres, et la surface filtrante est d’environ 7 000 mètres carrés. Le fond de la galerie et des bassins filtrants est à 3 mètres en dessous de l’étiage du Rhône (cote de l’étiage 164,07) ; le fond des puits est à 1 mètre plus bas. Un collecteur, formé d’une conduite en fonte courant le long de la ligne des puits et communiquant avec chacun d’eux par une tubulure, la relie à la galerie ; la conduite est à 1 m. 5o en dessous de l’étiage du Rhône et son établissement dans l’eau a été difficile et onéreux.
- Pour éviter qu’en temps de crue les puits submergés donnent de l’eau trouble, on les a recouverts d’un corroi en argile pilonnée de 2 mètres d’épaisseur, dans un rayon de 10 à 20 mètres autour de l’axe de chaque puits.
- On obtient à Saint-Clair un débit qui varie de 70000 mètres cubes en étiage, c’est-à-dire en hiver, à 80000 mètres cubes en temps ordinaire et spécialement en été où le Rhône est grossi par les fontes des neiges et glaciers.
- b) Installation de Grand Camp (rive gauche du Rhône).
- Trente-huit puits fdtrants ont été foncés sur la rive gauche du Rhône, immédiatement à l’amont de la traversée par le chemin de fer de Genève. Us sont à une distance de 20 mètres les uns des autres et également à 20 métrés de la crête de la berge, ils sont descendus à la cote 160,15, soit à J ni. o3 en dessous de l’étiage du Rhône (cote 164,18) et l’eau se tient habituellement a l’étiage dans leur intérieur à la cote 162,64 (soit 1 m. 54 de perte de charge entre le fleuve et les puits). Ces puits ont été foncés à l’air comprimé et construits en béton de ciment (3oo kilos de ciment pour 0 me. 4^° sa^e et 0 me. 900 de gravier), ils ont la forme d’un cylindre légèrement conique de 4 mètres de diamètre intérieur à la base, 0 m. 70 d’épaisseur de paroi, sur monté d’une coupole sphérique de 1 m. 90 de rayon; le dessus du massif est à 5 m. 10 de la base, et le tout est recouvert d’une épaisseur d’au mom 2 mètres de bonne terre argileuse corroyée (afin d’éviter l’effet des crues su mergeant le terrain).
- Le collecteur amenant l’eau à l’usine élévatoire est formé de 2 sypll0nS 10
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- dépeçants, chacun d’eux comprend une conduite en fonte, dont le diamètre croit progressivement du puits 1 au puits 38, et les 2 conduites sont placées Sur les massifs de part et d’autre de l’axe de la ligne des puits. Au droit de chaque puits, il se détache de chaque conduite un branchement qui traverse la coupole et plonge dans l’eau jusqu’à 1 mètre au-dessous de l’étiage du puits. Les puits 1, 19 et 38 sont surmontés d’une chambre faisant dôme, dont le couronnement dépasse les plus hautes crues ; au droit des puits 19 et ;18, les conduites présentent un renflement supérieur dans lequel s’accumule l’air et dans lequel une conduite en plomb aboutissant à l’usine élévatoire permet de faire le vide, grâce à une pompe à air spéciale ; une semblable prise d’air existe à l’extrémité du siphon à son entrée dans l’usine. La pompe à vide réalise l’amorçage par l’intermédiaire d’un réservoir. Enfin une conduite générale de petit diamètre, qui communique avec chaque puits et aboutit dans les cheminées 1, 19 et 38, est destinée à permettre les mouvements de l’air dans les puits.
- 2. — Filtration naturelle horizontale au travers des graviers.
- ti, — Il y a 4 usines élévatoires (dont une de relais), en tout vingt machines à vapeur de divers systèmes (dont 5 de relais), d’une force de 2 000 chevaux en marche normale, pouvant élever 170 000 mètres cubes par jour.
- a) Usine de Saint-Clair. — Force totale de l’usine 1 164 chevaux.
- i° Bas service,. — 3 machines de Cornouailles, à balancier et pompes à simple effet, de chacune 19.5 chevaux effectifs, pouvant élever 2 000 litres par coup de piston, soit 20000 à 2.0000 mètres cubes par jour à 5o mètres de hauteur ; 1 machine verticale, à traction directe, double effet, volant et double cylindre, de i i5 chevaux effectifs, pouvant élever 14000 mètres par jour à 5o mètres ; 1 machine verticale à traction directe, de 60 chevaux, pouvant élever 7 000 mètres cubes par jour à 5o mètres de hauteur.
- Ces machines alimentaient les réservoirs de Saint-Clair, du Jardin des Plantes et du Parc; le premier seulement est en service aujourd’hui.
- 2° Haut service. — 2 machines verticales de 120 chevaux chacune, pouvant élever chacune 7600 mètres cubes par jour à 100 mètres de hauteur ; 2 machines horizontales de 82 chevaux chacune, pouvant élever chacune 5000 méfies cubes par jour à 100 mètres.
- Ces machines alimentent le réservoir de Montessuy.
- En outre, une machine horizontale genre Worthington, de i5 chevaux, pouvant élever 10000 mètres cubes par jour à 10 mètres pour le service des eaux de condensation.
- A l’usine Saint-Clair, il y a 29 générateurs, les uns à chaudières cylindri-ques, à bouilleurs, les autres à chaudières tubulaires, ayant ensemble une surface de chauffe de 1 700 mètres cubes.
- b) Usine du Grand Camp. — Bas service ; alimente le réservoir de Bron.
- 0 machines horizontales à condensation, de 120 chevaux chacune en mai'che normale et 176 en marche forcée, pouvant élever ensemble
- 000 mètres cubes par jour à 5o mètres de hauteur ; elles sont attelées en fimdem sur des pompes Girard à double effet, à double battement et levée vi-Slble. La marche normale est de 32 tours par minute.
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- Il y a 5 chaudières semi-tubulaires, avec bouilleur-réchauffeur, timbrées à 8 km. 5 ; chacune a 3 mètres carrés de surface de grille et 190 mètres carrés de surface de chauffe.
- En outre, un petit moteur à vapeur de 12 chevaux sert à faire fonctionner la pompe à vide et une pompe centrifuge ; celle-ci pour épuiser soit la bâche des infiltrations du sous-sol et des eaux de purge des machines, soit la galerie-puisard où aspirent les pompes.
- Les machines de cette usine ont été fournies par les maisons Pignet et G‘e, Bonnet-Spazin et C‘e, et Meunier (associées pour cette fourniture).
- c) Usine de relais de Montessuy. — Service supérieur et haut service.
- i° Usine sur le côté nord du réservoir de Montessuy :
- 2 machines verticales à échappement libre, de 3o chevaux chacune, pouvant élever chacune par jour 3 000 mètres cubes dans un petit réservoir en tôle, placé sur un pylône métallique, dit la Colonne, à 60 mètres de hauteur. De là 2 siphons traversant la Saône amènent l’eau dans le réservoir de la Sarra, pour le service supérieur.
- 20 Usine sur le côté ouest du réservoir :
- 3 machines horizontales à volant, de 45 chevaux chacune ; 2 de ces machines fonctionnent alternativement et refoulent l’eau du réservoir de Montessuy dans celui de Riilieux ; chacune d’elles peut élever 8 5oo à 10000 mètres cubes par jour à 33 mètres de hauteur. La troisième est affectée au service de la Colonne et du réservoir de Ia.Sarra, et peut monter 5 000 mètres cubes par jour à 60 mètres.
- Il y a 4 générateurs à l’usine nord (2 cylindriques à bouilleurs, 1 tubulaire et 1 système Gallovvay), ayant ensemble 100 mètres carrés de surface de chauffe, et 4 aussi à l’usine ouest (tous 4 semi-tubulaires), ayant 385 mètres carrés de surface de chauffe.
- d) Usine delà Boucle. —• Service supérieur:
- Cette usine située sur la rive droite du Rhône, peut refouler directement l’eau dans le réservoir de la Sarra. Une machine à balancier à double effet, de 3o chevaux, pouvant élever 1 000 mètres cubes par jour à i35 mètres de hauteur par une conduite formant un double siphon de 5 kilomètres de longueur.
- LTne chaudière cylindrique à bouilleurs de 3o mètres carrés de surface de chauffe.
- Cette installation, désaffectée actuellement, avait été créée en i852 ponr l’alimentation du quartier de la Croix-Rousse, qui ne faisait pas partie de la commune de Lyon à cette époque.
- 4L — Quatre l'éservoirs pour le bas service, dont deux en service, conte-
- .11 VY1 3 _
- nant ensemble.....................................................27 000 ni •
- Deux réservoirs pour le haut service, contenant ensemble . . 10 845 ® •
- Un réservoir pour le service supérieur..........................2200 m •
- Total. ...... 4o 095m3'
- a) Bas service.
- i° Réservoir de Saint-Clair, de 10000 mètres cubes de capacité, établi a
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- flanc de coteau, au-dessus de l’usine de Saint-Clair, cote du radier 208.46. du trop-plein 212.48. Il est entièrement en béton de ciment. Il est alimenté par 5 conduites de refoulement, une de 0^920, trois de 0,600 et une de o,3oo de diamètre.
- o° Réservoir du Jardin des Plantes, de 4000 mètres cubes de capacité; n’est plus en service actuellement. Il était alimenté par l’usine de Saint-Clair, il est en maçonnerie de moellons, avec enduit intérieur. Cote du radier 196.58, et du trop-plein 200.08.
- 5° Réservoir du Parc, de 2 600 mètres cubes, également désaffecté aujourd’hui: cotes du radier 194.60 et du trop-plein 198.86.
- 4° Réservoir de Bron (rive gauche), alimenté par l’usine du Grand Camp, au moyen d’une conduite de refoulement en tuyaux frettés de Pont-à-Mousson de 1 mètre de diamètre sur 6 700 mètres de longueur. Sur cette conduite de refoulement se greffe à mi-distance une conduite-maîtresse, également en tuyaux frettés de 1 mètre, qui dessert les quartiers de la rive gauche en suivant le cours Gambetta jusqu à l’avenue de Saxe. Le réservoir de Bron alimente les quartiers de la rive gauche, avec de nombreuses communications par des tuyaux de o,4o avec le réseau de la rive droite.
- Le réservoir cube 17000 mètres cubes, en deux compartiments, égaux. Il est sensiblement à la même cote que le réservoir de Saint-Clair (radier à 206.10 et trop-plein à 211.7b), et pour cela on a dû le surélever de près dé 10 mètres au-dessus du terrain naturel ; il est établi sur piliers en voûtes d’arêtes ogivales, ayant 5 m. 5o de hauteur au-dessus du radier de fondation, et il a lui-même 6 m. 65 de hauteur d’eau. Les piliers et murs intérieurs du hassin proprement dit sont en maçonnerie et supportent des voûtes en berceau faisant couverture du réservoir. ces voûtes, les murs d’enceinte et les piliers et voûtes de fondation sont entièrement en béton bâtard (100 kilo-
- grammes de chaux du Teil et 100 kilogrammes de ciment à prise lente pour 1 mètre cube de gravier).
- b) Haut service.
- i° Réservoir de Montessuy, alimenté par l’usine de Saint-Clair et établi à la *°te 254.64 (radier), avec trop-plein à la cote 259. i4; il dessert spécialement ks pentes du ier arrondissement et sert de relais pour les réservoirs de Ril-^eux et de la Sarra. Il est en maçonnerie et contient 6 000 mètres cubes. II Ieçoit l’eau par 2 conduites de refoulement de 0,600 et o,5oo.
- 2° Réservoir de Rillieux, établi à 120 mètres au-dessus de l’étiage du Rhône (radier à la cote 285.io et trop-plein à 288.40) ; il reçoit l’eau de l’usine de j 0ldessuy par une conduite de refoulement de 0,600 et de 4 kilomètres de ^ ngueur, et alimente spécialement le plateau de la Croix-Rousse (4me arron-
- sement). Il est en maçonnerie et cube 4843 mètres cubes.
- c) Service supérieur.
- Le réservoir de la Sarra, en maçonnerie, de 2 25o mètres cubes de capacité. a la cote 297.26 (radier) avec trop-plein à la cote 3oi.o2, il est alimenté 0tïlfne il a été dit plus haut et dessert les hauts quartiers du 5me arrondisse-de Fourvière, Saint-Just, Sainte-lrénée, Le Point-du-Jour, etc.
- Le réseau de distribution se partage comme il a été dit en quatre
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- zones, alimentées par les usines et réservoirs décrits ci-dessus. L’ensemble de la.distribution comprend un développement d’environ 42<> kilomètres de tuyaux d’un diamètre allant de i mètre à o m. o4o.
- Le service public comprend :
- ï>4 fontaines monumentales ou décoratives ;
- 735 bornes-fontaines ;
- 267 bouches d’incendie, de 0,100 de raccord;
- 46o5 bouches d’arrosage ;
- 81 stalles d’urinoirs à effet d’eau. (Depuis 1898, près de 5oo stalles d’urinoirs ont été mises à l’huile de bouille.)
- Le service privé comptait au ier janvier 1907, 62029 robinets libres pour abonnements domestiques et 16061 robinets de jauge ou compteurs pour abonnements industriels, soit au total 78 09O concessions.
- 6. — La consommation moyenne, calculée sur l’ensemble des trois dernières années, a été de 95014 mètres cubes par jour, avec maximum de 121.093 mètres cubes en juillet et minimum de 77 547 mètres cubes en février.
- Règlement du 3o avril 1900 pour les prix et conditions des abonnements. ( La ville établit et entretient à ses frais les branchements jusqu’aux murs de façade des immeubles.)
- a) Usages domestiques.
- 10 Concessions à robinet libre :
- Pour un loyer de : par an par jour
- 3oo frapcs et au-dessous, 12 francs pour un volume de 100 litres
- 3oo francs à 5oo francs, 18 francs id. i5o litres
- 5oo francs à 800 francs, 36 francs id. 3oo litres
- 800 francs et au-dessus, 36 francs id. 3oo litres
- Pour les loyers de plus de 800 francs, si le ménage compte de 4 à 6 personnes, le prix est augmenté de 12 francs (volume attribué 4<>o litres), et s il compte de 7 à 10 personnes, il est augmenté de 24 francs (volume attribue 5oo litres par jour).
- Les robinets supplémentaires paient 20 francs pour un cabinet d aisances, i5 francs pour salle de bains, 10 francs pour lavabo, 5 francs pour filtie, 3o francs pour un robinet d’écurie à un cheval et 20 francs par cheval en sus, i5 francs pour une bouche d’incendie et 5 francs pour les suivantes.
- Les concessionnaires peuvent aussi avoir plusieurs robinets, mais à condi tion de prendre un compteur et de payer 0 fr. 60 le mètre cube pour ^ exce dent au-delà du volume attribué.
- 20 Concessions au compteur :
- Plusieurs logements dans une même maison peuvent être desservis par un compteur unique ; le prix est de 80 francs par mètre cube par jour (par ^rac tions de demi-mètre en demi-mètre), râmené à 60 francs pour le cas de petits logements de moins de 3oo francs, ainsi que pour les bouches d’arrosage, excédents sont payés 0 fr. 4° Ie mètre cube.
- Les logements auxquels sont annexés des bureaux, magasins ou petits ate liers (moins de 10 personnes) doivent prendre un compteur et payer u°
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- concession comme ci-dessus d’après la valeur locative, avec o fr. 4° Ie mètre cube pour l’excédent.
- b) Usages industriels.
- Concessions au robinet de jauge ou au compteur et au prix de 60 franc pour un demi-mètre cube par jour, 110 francs pour un mètre cube par jour, puis 60 francs pour chaque mètre cube par jour en plus du premier jusqu’à 5 (soit 35o francs pour 5 mètres cubes), 45 francs par mètre cube par jour de 5 à io, 42 fr. 5o de 10 à 3o (1 000 francs pour 20 mètres cubes et 1 425 francs pour 3o mètres cubes par jour), 37 fr. 5o de 3o à 5o (2176 francs pour 5o mètres cubes), 35 francs de 5o à 60 et 3o francs au-dessus de 60 mètres cubes par jour. Un dixième en sus pour les concessions à débit variable, c’est-à-dire différent en été et en hiver.
- Les excédents relevés au compteur sont payés 0 fr. 3o le mètre cube pour les concessions jusqu’à 1 mètre cube par jour, 0 fr. 20 pour celles de 1 à 5o mètres cubes par jour, 0 fr. 10 pour celles de plus de 5o mètres cubes par
- j«ur-
- c) Maisons avec jardins ou jardins isolés.
- Concessions au robinet de jauge ou au compteur suivant tarif industriel (b), ou encore à raison de 22 francs l’hectolitre par jour pour les concessions de moins de 5 hectolitres. Au compteur, excédents payés 0 fr. 4° le mètre cube.
- d) Concessions spéciales.
- Des concessions au compteur ou à la jauge sont accordées pour les 6 mois d’été seulement, aux prix de 66 francs pour 1 mètre cube par jour, 120 francs pour 2 mètres cubes par jour, et 5o francs pour chaque mètre cube par jour en plus. — Au compteur, les excédents se paient 0 fr. 4o le mètre cube.
- e) Fournitures d’eau au comptant.
- Pour constructions : de 0 fr. 20 à 0 fr. 76 par mètre carré bâti, suivant le nombre d’étages, ou 0 fr. 25 par mètre cube de maçonnerie.
- Pour prises et installations temporaires, 0 fr. 4o le mètre cube.
- Pour fournitures d’eau exceptionnelles en supplément d’une concession : •Ie 0 fr. 3o à 0 fr. 5o le mètre cube suivant quantité dans les bas et haut ser-^ces, de 0 fr. 5o à 0 fr. 75 dans le service supérieur.
- Les concessions ont rapporté en 1906 la somme de 2 4j5 248 francs.
- Les dépenses d’exploitation du service pour 1906 se sont montées à 626500 francs, dont 381 100 francs pour l’entretien proprement dit et le fonctionnement des usines élévatoires, et 245 4oo francs pour le personnel.
- Composition moyenne : Degré hydrotimétrique, 170 (le Rhône a 10 7); résidu fixe, de 160 à 220 ; CaCO3, 138 à 141 autres sels de CaO, 3q ;
- AlgO, 7,5 ; EDSO4, 32 ; NaCl, de i,5 à 3,9 ; alcalis (en nitrates), i,5 ; Inque, 0 ; silice, fer et alumine, 1 ; matières organiques (en oxygène),
- arnirion °.35
- > matières en suspension, 2,7 (variable). — Aération : 6 cc. 5 d’oxygène, ”1° ° ^ azo^e l7 cc' 3 d’acide carbonique par litre.— Densité, 1,001066. température de l’eau dans les galeries varie de 8° en hiver à 17° en été. a fixité bactériologique est contrôlée journellement par M. le Dr Roux, recteur du laboratoire municipal d’hygiène. En temps ordinaire, où l’eau
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- est claire dans les galeries, on y trouve de 7 à 10 bactéries par centimètre cube (alors qu’il y en a de 10 à 36o aux robinets de distribution), le Rhône en contenant environ dix fois plus ; mais en temps de crue, quand l’eau est trouble, on peut avoir plusieurs milliers de germes par centimètre cube Toutefois dans ces dernières années, des mesures spéciales ont été prises pour protéger les puits et galeries de Saint-Clair contre les crues du Rhône et les infiltrations d’amont ; la ville a acquis les terrains avoisinants (zone de protection), et elle a établi un revêtement imperméable en bonne argile pilonnée autour des puits et galeries, pour forcer l’eau à traverser au moins 20 mètres de gravier.
- Il y a à Lyon environ 46o concessionnaires, y compris les casernes et hôpitaux, qui ont des filtres Chamberland.
- 8. — La ville a projeté les travaux suivants pour l’amélioration du service des eaux :
- a) Extension des captages du Grand-Camp par la création de 25 nouveau! puits filtrants, en vue d’obtenir un débit journalier supplémentaire de 5oooo mètres cubes.
- b) Transformation des usines élévatoires par l’adoption de la force motrice électrique.
- c) Suppression de l’usine de relais de Montessuy et refoulement direct dans les réservoirs de Rillieux et de la Sarra.
- d) Doublement de la conduite de refoulement de Bron.
- e) Jonctionnement des usines de Saint-Clair et de Bron, en vue d’un secours réciproque.
- j) Amélioration de l’alimentation du réservoir de la Sarra.
- g) Doublement des réservoirs de Saint-Clair et de Bron.
- h) Amélioration de la distribution dans les quartiers en pente des ier et 4e arrondissements et dans le quartier de Perrache.
- i) Remplacement des robinets à clapets sur les conduites maîtresses de gros diamètre.
- j) Rëmplacement de conduites de gros diamètre posées en égout. .
- 9. — Il y a un réseau d’égouts dont l’établissement a été commence
- en i854-
- Actuellement, la ville est partagée en trois bassins : le bassin de 1 Ouest comprenant tous les quartiers situés sur la rive droite de la Saône, avec ua collecteur suivant les quais de la Saône et débouchant dans cette riviere un peu en aval du pont du chemin de fer ; le bassin du Centre avec deux collée leurs principaux, l’un suivant le quai de rive gauche de la Saône et 1 autie quai de rive droite du Rhône, et tous deux se réunissant pour se jeter dans le Rhône en aval du viaduc du chemin de fer ; le bassin de l’Est comprenan les quartiers de la rive gauche du Rhône, avec un collecteur qui longe la iu^ de Marseille, l’avenue des Ponts et débouche dans le Rhône un peu en a' du pont du Midi. Sur 270 kilomètres de voies publiques il y en a 189 ^ canalisées, mais cela ne comprend que la ville proprement dite, laquelle e entourée d’une région assez étendue qui serait également à desservir ; nr > resterait 96 kilomètres d’égouts à construire. Les collecteurs sont de DP
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- semblables à ceux de Paris (type elliptique avec cuvette inférieure et marchepieds) ; les égouts ordinaires sont de forme ovoïde, avec des hauteurs variant (je i m- 65 à a m. îo ; enfin il y a des tuyaux de grès de o,3o ou o,25 de diamètre, sur environ i3 kilomètres.
- Le réseau actuel n’est pas fait pour recevoir les matières fécales (le radier des égouts est trop plat, la pente insuffisante, la direction souvent mauvaise, etc.), mais seulement les eaux pluviales et ménagères et les eaux industrielles qui sont à Lyon en proportion énorme ; seuls, quelques immeubles de la concession de la Société de la rue Impériale et de la concession du Quartier-Grêlée pratiquent le tout à l’égout. Les autres maisons ont généralement des fosses fixes (16 ooo environ) qui sont vidangées pneumatiquement par trois sociétés: L’Union Mutuelle des propriétaires lyonnais, la Société coopérative des propriétaires lyonnais et la Cie Lyonnaise. Les extractions annuelles sont respectivement de : 267 27.0 m3 pour la première ; 53 633 m3 pour la seconde et 43 934 m3 pour la troisième. Total : 364842 m3.
- L’Union mutuelle fabrique du sulfate d’ammoniaque dans une usine très importante. Les deux autres sociétés vendent les matières à l’agriculture avec plus ou moins de difficultés. Les matières les moins riches sont stérilisées par la chaleur au moyen de l’appareil Perrachon, et ensuite déversées dans le Rhône.
- En 1898, M. Eug. Résal a présenté un projet pour l’assainissement complet de la ville par le tout à l’égout, avec épandage sur des surfaces de 2 100 et de 1 600 hectares à aménager dans les plaines de Chassieux et de Corbas. Le projet comprend d’abord le remaniement de 120 kilomètres d’égouts existants pour les adapter à leur nouveau rôle, puis la construction de 120 kilomètres d’égouts neufs (dont 35 kilomètres en maçonnerie et à grande section et 85 kilomètres en tuyaux) pour les rues qui en sont dépourvues. Il prévoit 1 établissement de 1 265 réservoirs de chasse et de i5 déversoirs pour les eaux dorage. Les cuvettes des collecteurs actuels seraient aussi élargies. Les champs d’épuration se trouvant exclusivement sur la rive gauche du Rhône, toutes les eaux-vannes devraient donc être réunies sur cette rive et il serait Necessaire dès lors d’établir deux siphons : l’un sous la Saône pour le collecteur du quai Fulchiron, un autre sous le Rhône pour les eaux réunies du collecteur Dugas-Montbel et les deux collecteurs de la presqu’île. Au sortir de ** slphon, toutes les eaux d’égout réunies dans l’émissaire général ou collecteur de la Yitriolerie seraient conduites à l’usine du premier relais : cette jSlQe est prévue de manière à pouvoir refouler: i° à i5 mètres de hauteur ans 1 usine du deuxième relais le sewage ordinaire évalué à 2 mètres cubes Par seconde ; 20 dans le Rhône en temps de grande pluie un cube de 4 mètres Cubes par seconde. L’usine du deuxième relais, située à 2400 mètres de la Première, refoulerait les 2 mètres cubes de sewage à 45 mètres de hauteur de ^niere h envoyer les eaux d’égout jusque dans les parties les plus élevées ^champs d’épandage projetés à Chassieux et Corbas.
- 1 ais le projet comporte un second réseau : sous le nom d’aqueducs et dé-qe l?DS’ Résal prévoit trois systèmes de canaux spéciaux destinés à ame-er directement au Rhône les eaux des établissements industriels (notamment
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- usines de teintures et apprêts) ; ces eaux qui représentent un volume journa lier d’au moins ooo mètres cubes (alors que le sewage ordinaire est de 100000 mètres cubes) seraient inutilisables pour l’épandage agricole. On \ joindrait les eaux des fontaines monumentales et le trop-plein du lac de la 1 ête-d’Or (lequel atteint parfois 5o ooo mètres cubes par jour). Il y aurait 3 collecteurs de ce réseau industriel : l’un qui a son origine à l’usine Gillet suit les quais de la Saône (rive gauche), traverse la presqu’île et débouche dans le Rhône ; le second reçoit les eaux de deux usines et du lac de la Tête-d’Or, et se jette de suite dans le fleuve ; le troisième, très développé, vient de Villeurbanne et réunit trois branches importantes pour aller se déverser près du siphon de la Vitriolerie.
- Les champs d’épuration prévus ont un sous-sol convenable pour l’épandage : la dose de 4° 000 mètres cubes par hectare et par an, admise pour Paris, a servi de base au calcul des surfaces. M. Résal admet que la Ville pourra provisoirement déverser son sewage au Rhône toutes les fois que le fleuve sera à î m. 5o au-dessus de l’étiage, soit 200 jours par an en moyenne, en sorte que l’épandage ne se fera au début que pendant i65 jours à raison de 120000 mètres cubes par jour, et qu’il n’exigera que 590 hectolitres; c’est par l’achat de ce noyau par la Ville qu’il propose de commencer.
- Les dépenses de premier établissement étaient prévues comme suit :
- i° Réseau.
- Remaniement des anciens égouts et collecteurs. . Egouts neufs et dépendances Collecteurs neufs et usine du premier relai . . . Aqueducs et dérivations du réseau industriel . . Usines du deuxième relais et refoulement ... Champ d’épuration : acquisition et aménagement. 1100000 francs 4 3o4 5oo 3 022 5oo 1 194800 3 212 5oo 2 5 60 ooo
- Total Somme à valoir, frais généraux, etc i5 394 3oo 1 6o5 700
- Ensemble 17 ooo ooo francs
- Le budget annuel de l’exploitation était prévu à 1 220 ooo francs, somme qui serait couverte par les taxes immobilières et industrielles, la subvention de la commune de Villeurbanne et l’aflei'mage du domaine municipal.
- En 1907, MM. Calmette, Imbeaux et Launay, examinèrent le projet Resal et la question de l’assainissement de Lyon et émirent l’avis ci-dessous :
- « Considérant qu’il importe, au point de vue hygiénique, de suppi'lCiel toute stagnation et toute lermentation des eaux-vannes et usées dans les ma1 sons et de les évacuer, au plus vite, en dehors de l’agglomération, quen con séquence les fosses fixes existant à Lyon et dans les localités suburbaines de vraient disparaître, et que d’ailleurs les sommes que la population pal annuellement pour la vidange de ces fosses, sont élevées et pourront êtr remplacées avantageusement -par des taxes municipales permettant de ga8e par un emprunt la dépense à faire pour l’établissement d’un système dassa nissement ;
- Considérant que le transport par l’eau des matières de vidange ("a^e carriagc), autrement dit le système du a Tout-à-l’Egout », est le plus mique et le plus convenable pour l’évacuation de ces matières, et que la
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- de Lyon possède un service d’eau très abondante, capable d'assurer, avec l’aide de chasses, une bonne évacuation ;
- Considérant qu’il existe déjà un réseau de 189 kilomètres d’égouts, mais que ces canaux ne sont pas en état de recevoir les vidanges, tandis qu’il suffira d’un aménagement relativement facile pour les mettre à même d’évacuer les eaux pluviales, les eaux industrielles et les eaux de trop-plein du lac du Parc de la Tête d’Or, et qu’ainsi il parait indiqué de recevoir les eaux-vannes et les eaux ménagères dans un réseau séparé, à construire entièrement
- à neuf ;
- Considérant que, si les eaux pluviales peuvent se déverser sans inconvénient dans le Rhône et la Saône dans la traversée de la ville (c’est même une nécessité lors des grandes averses), il n’en est pas de même des eaux-vannes et ménagères, et qu’il y aura lieu, tout d’abord, de les conduire en dehors et à l'aval de l’agglomération.
- Considérant qu’il serait véritablement trop onéreux de traiter ces eaux comme le proposait M. Résal, par l’épuration agricole en les relevant par deux usines de relai, dont la seconde ne refoulerait pas à moins de 4b mètres de hauteur ;
- Considérant que le Rhône, surtout après son confluent avec la Saône, à toute époque de l’année a un débit et une vitesse considérables, même en basses eaux, que le fleuve possède, bien certainement, un pouvoir épurateur très grand et très rapide, qu’aucune ville n’y prend à peu de distance son eau de boisson, et qu’ainsi, on peut admettre le déversement des eaux-vannes et ménagères dans le Rhône à l’aval de la ville.
- i° En temps de hautes eaux, c’est-à-dire à un niveau supérieur à 1 m. 5o au-dessus de l’étiage, en l’effectuant directement.
- 20 En autre temps, en ne l’effectuant qu’après une clarification et une épuration seulement partielle, épuration que les procédés biologiques permettent aujourd’hui de faire relativement à bon marché ;
- Estiment que pour la Ville de Lyon et les localités suburbaines (notamment Villeurbanne et La Mulatière conjointement) il y a un intérêt hygié-mque et même économique de premier ordre à poursuivre, au plus tôt,
- 1 étude définitive et l’exécution d’un projet rationnel d’assainissement qui aurait pour base le programme ci-après :
- a) Les égouts actuels, seront remaniés et régularisés, conformément aux Prévisions du projet Résal, de manière à constituer un réseau affecté à l’écoulement des eaux pluviales, des eaux industrielles (quelques-unes après épuva-fr°n dans l’intérieur des usines) et du trop-plein du lac de la Tête d’Or : ce reseau, dit pluvial, se déversera directement dans le Rhône et la Saône.
- H sera établi, complètement à neuf, un réseau spécial généralement en ^ -aux, pour l’évacuation des eaux-vannes et ménagères; ce réseau sépai’é, reseau-vanne, fonctionnera, autant que possible, par la gravité seule, avec ^ai e de nombreux réservoirs de chasse à établir à l’origine des canalisations ; pourrait peut-être aussi recevoir utilement les eaux pluviales de certains Ulmeubles ainsi que le produit des petites pluies dans certaines zones.
- Annuaire des Distributions d’eau, 39
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- Le débit de ce réseau qui sera sensiblement constant pourra être évalué, au moins provisoirement à 100 ooo mètres cubes par jour.
- e)- Le' réseau-vanne aura trois collecteurs principaux, l’un pour la rive droite de la Saône et la Mulatière, l’autre pour la région entre Rhône et Saône, le troisième pour la rive gauche du Rhône et Y illeurbanne. Ce dernier sera conduit directement jusque dans la plaine des Brotteaux-Rouges (sans dépasser Saint-Fons) à l’usine de traitement, et là, son apport serait relevé mécaniquement pour être amené au-dessus des plus hautes eaux du fleuve.
- Le collecteur de rive droite de la Saône serait conduit, par une galerie à établir sous la rivière un peu en amont du pont de La Mulatière, jusqu’à réunion avec le collecteur d’entre Rhône et Saône : là, des pompes prendraient le produit des deux collecteurs pour le refouler de l’autre côté du Rhône à un niveau supérieur aux plus hautes crues dans l’usine de traitement. Comme la traversée sous le Rhône serait très difficile et que, d’autre part, la Ville projette un pont au lieu dit « Les Rivières », dans le prolongement du chemin vicinal n° 48 des Cures au Rhône, il y aurait semble-t-il, avantage à profiter de ce pont futur pour y faire passer les conduites du refoulement en question ; quant à la force motrice actionnant les pompes de ce refoulement, elle pourrait provenir de la même usine qu’aux Brotteaux-Rouges ou inversement.
- d) Amené ainsi dans la plaine des Brotteaux-Rouges, au-dessus du niveau des plus hautes eaux du Rhône, tout le sewage séparatif serait déversé directement et sans traitement dans le fleuve, lorsque celui-ci serait à plus de 1 m. 5o au-dessus de l’étiage, étant entendu que le débouché se ferait par un émissaire conduit en lit mineur et, autant que possible, en plein courant. En autre temps, le sewage serait traité d’abord par des bassins de clarification, et à leur suite par une installation d’épuration biologique partielle, capable de l’amener à un état de pureté suffisante pour enlever au déversement en Rhône, même en basses eaux, toute espèce d’inconvénient.
- Il reste entendu, d’ailleurs, si des agriculteurs le demandaient, qu’une certaine partie du sewage pourrait être concédée pour l’épandage : les demandeurs, en ce cas, devraient le prendre à son arrivée, après relèvement, a l’usine de traitement, sans frais pour la Ville- »
- Signé : Dr Calmette Launay Dr Ed. Imbeaux
- Les ordures ménagères, ainsi que le produit du balayage des chaussées pa vées et des trottoirs, sont transportés hors ville au moyen de tombereaux eu bant de 2 à 3 mètres cubes. Ces immondices restent la propriété des entm preneurs adjudicataires de l’enlèvement, qui les utilisent comme engrais-quantité d’ordures ménagères enlevée journellement est de 55o mètres cubes, pesant 3oo tonnes : la dépense a été en 1906 de 3ia346 francs. La a mis au concours en 1907 la question d’incinération des ordures ménagères e résultat de ce concours n’est pas encore connu.
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- BANLIEUE DE LYON
- Communes alimentées par la Compagnie générale des Eaux,
- 52, rue d'Anjou, à Paris.
- M. Boutan, Directeur.
- MM. Veilhan, Ingénieur en Chef.
- Glasser, Ingénieur, Chef de l’Exploitation, à Paris.
- Siège de l’Exploitation : rue Grôlée, 5, à Lyon M. Pinet, Chef d’Exploitation 'v Puits filtrants, machines à vapeur.
- Les communes ci-dessous n’avaient généralement que des puits quand elles donnèrent la concession à la C,e générale des Eaux, savoir : Caluire et Cuire Yqui a encore 4 puits publics et i3o puits particuliers) en i855 ; Oullins (qui a encore 3 puits publics et îoo puits particuliers) en 1869 î Ecully en 1872 . La Mulatière en 1874 ; Villeurbanne (qui a encore 1000 puits particuliers) en 1886, et toutes les autres localités à partir de 1888. Toutes les concessions expirent vers 1967 (époque où devait expirer celle de Lyon).
- Noms des communes alimentées :
- Nombre d’habitants
- Situation par rapport à Lyon Noms des communes . "I,—
- population >op. municipale
- totale agglomérée
- Caluire et Cuire. 10 223 9 255
- i° Banlieue Nord. Collonges. I 575 X 53o
- Rillieux-La-Pape. I OOO »
- Bron 3 5o6 681
- 2° Banlieue Est. Saint-Fons. 5 325 4 336
- Venissieux. 4417 2 678
- Villeurbanne. 33 86o 32 056
- Champagne. 1 010 73o
- Charbonnières, 9^7 833
- Craponne. 2 109 i599
- Dardilly. 1 o38 276
- Ecully. 948
- Francheville. 2 oo3 i996
- 1 Irigny-le-Sud. 1 549 99i
- La Mulatière. 3 400 3 159
- 3° Banlieue Ouest et Sud . J Oullins. \ Pierre Bénite. 10284 8241 9859 2618
- Saint-Cyr-au-Mont d’Or. 1937 1 271
- [ Saint-Didier-au-Mont d’Or. 1553 1 2A6
- Sainte -Foy-les-Lyon. 3 147 1 4o3
- Saint-Genis-La val. 2 944 1 733
- Saint-Genis-ies-Ollières. 920 878
- Saint-Rambert. 2 538 2 348
- Tassin-la Demi-Lune. 4528 3 ix5
- Vernaison 1 220 596
- j Totaux pour les 25 communes. . . . . 107 312 j 86 245
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- 1. — L’eau provient de 6 puits filtrants de 4 mètres de diamètre et de îo mètres de profondeur, foncés sur les bords du Rhône, au lieu dit Vassieux à î 200 mètres à l’amont de Lyon. Ces puits sont à 3o mètres l’un de l’autre-le terrain à cet endroit est insubmersible, et on n’a pas dès lors à craindre que l’eau se trouble en temps de crue. Ils sont reliés entre eux par une conduite en fonte collectrice de’o m. 6oo de diamètre, dont les branchements d’aspiration vont plonger dans^chaque puits, et qui aboutit à l’usine élévatoire voisine. En temps d’étiagefdu Rhône, les puits peuvent fournir un minimum de 12 ooo mètres cubes par jour.
- 2. — Filtration naturelle horizontale dans les graviers.
- 3. — i° Usine élévaloire de Vassieux.
- Cette usine,-qui alimente toute la banlieue, est située à proximité des puits filtrants. Elle prend l’eau dans ces puits et l’envoie dans le réservoir de Yassieux (service bas) et dans le réservoir de Montessuy (service haut). Du réservoir de Montessuy, l’eau est distribuée directement pour la consommation. Du réservoir de Yassieux, une partie est distribuée directement pour la consommation et une autre partie est envoyée par siphonnement dans le réservoir de Fontanières, d’où une usine de relais l’envoie au service supérieur, dans le réservoir de Sainte-Foy.
- L’usine contient actuellement 4 machines élévaloires système Corliss : deux pour le service bas et deux pour le service haut. Les deux du bas service peuvent élever l’une i3ooo mètres cubes, l’autre 9000 mètres cubes par 24 heures à 69 mètres]de hauteur, et sont de la force de i35 [et 96 chevaux. Elles marchent alternativement, ce qui veut dire qu’il y en a une de rechange, mais elles peuvent au besoin fonctionner simultanément.
- Les deux du haut service peuvent élever l’une 4 000 mètres cubes et l’autre 3 000 mètres cubes par 24 heures à 110 mètres de hauteur et sont d’une force respective de 70 et 5o chevaux (ce qui fait pour l’usine de Vassieux un effectif total de 35o chevaux) ; elles fonctionnent alternativement, ce qui veut dire qu’il y en a également une de rechange, comme pour le bas service.
- L’alimentation defces 4 machines se fait par 4 chaudières mitubulaires a foyer intérieur et 2] chaudières à [bouilleurs superposés (système Parent et Michelon) ayant ensemble 44° mètres carrés de surface de chauffe.
- 20 Usine de relais de Fontanières.
- Établie au-dessus dufréservoir de Fontanières, à mi-coteau de Sainte-Foy. sur le chemin de Fontanières, elle puise l’eau dans ce réservoir et la refoule dans le réservoir de Sainte-Foy. Cette usine possède deux machines horizontales, système Corliss, à’condensation, d’une force de 55 chevaux chacune et capables d’élever chacune 3 600 mètres cubes par 24 heures, à 95 mètres de hauteur. Ces machines ne fonctionnent qu’alternativement, l’une d’elles est constamment en réserve.
- La vapeur est fournie par 3 chaudières tubulaires présentant une suiface totale de chauffe de 180 mètres cubes.
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- 4. — Les réservoirs sont étagés en 3 zones et se répartissent en 3 services,
- savoir : ier étage : : Bas service. • . . . . O O O mètres cubes
- 2e » Hant service I 200 »
- 3e » Service supérieur . . . r 200 »
- Total . ' 0 0 mètres cubes
- i° Bas service. — Comprenant : le réservoir de Vassieux et le réservoir de Fontanières.
- Le réservoir de Vassieux, situé à flanc de coteau sur la colline de Yassieux et à proximité et au-dessus de l’usine élévatoire principale du même nom, est construit en maçonnerie : son radier est à la cote 326,70, son trop-plein à la cote 231 mètres et sa contenance est de 5 000 mètres cubes.
- Il reçoit l’eau de l’usine de Yassieux par une conduite en fonte de o,4oo de diamètre et 200 mètres environ de longueur.
- Ce réservoir dessert :
- a) A l’aide d’une conduite de 0 m. 4°°> le quartier de Saint-Clair (commune de Caluire-et-Cuire), rive droite du Rhône.
- b) Par une conduite spéciale de 0 m. 35o — 0 m. 3oo — 0 m. 216, qui traverse le Rhône sur le pont du chemin de fer de Genève, les communes de Villeurbanne, Bron, Venissieux, Saint-Fons, situées sur la rive gauche du Rhône.
- c) Enfin par une autre conduite de 0 m. 4oo — 0 m. 35o, qui traverse la ville de Lyon en suivant les quais de la rive droite du Rhône, le réservoir bas n° 2 dit « de Fontanières ».
- Le réservoir de Fontanières est sensiblement à la même altitude que celui de Vassieux (radier 220,5o) ; sa capacité est de 2 000 mètres cubes.
- Il alimente:
- a) directement les parties basses des communes de La Mulatière, Oublins et Pierre-Bénite ;
- b) Le réservoir de Sainte-Foy (service supérieur) par le moyen de l’usine de relais de Fontanières.
- 20 Haut service. — Le réservoir du haut service, dit de « Montessuy », est construit sur les terrains militaires dépendant du fort de Montessuy. il est alimenté directement par l’usine de Vassieux au moyen d’une conduite ascensionnelle de 0 m. 2Ôo de diamètre et dessert la banlieue nord de Lyon, notamment les communes de Caluire-et-Caire, de Rillieux et partie des communes de Collonges, de Saint-Cyr, concurremment avec les canalisations du service supérieur de Sainte-Foy.
- Son radier est à la cote 267 m. 82 et son trop-plein à la cote 270,82. Sa contenance est de 1 200 mètres cubes répartis en deux compartiments.
- 3° Service supérieur. — Le réservoir de ce service, dit de « Sainte-Foy », est situé au-dessus du village de Sainte-Foy-lezf-Lyon, au sud-ouest de Lyon.
- Son radier est à la cote 3i5 m. 86 et son trop-plein à la cote 319,36. Sa Capacité est de 1200 mètres cubes.
- Il reçoit les eaux du réservoir de Fontanières par l’intermédiaire de l’usine
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- de relais et au moyen d’une conduite ascensionnelle de o m. 25o de diamètre et de 1 ooo mètres environ de longueur.
- Ce réservoir dessert toutes les communes de la banlieue ouest et sud sur la rive droite de la Saône, savoir : Sainte-Foy-lez-Lyon, les quartiers hauts de la Mulatière, Oullins, Pierre-Bénite, Saint-Genis-Laval, Irigny, Yernaison-un peu plus au nord, les communes de Francheville, Tassin-la-Demi-Lune, Ecully, Charbonnières, Dardilly, Saint-Cyr, Saint-Didier au Mont-d’Or, Champagne, Saint-Rambert et Collonges, Craponne, Saint-Genis-les-01-lières.
- 5. — Le réseau des conduites de distribution présente une longueur totale de 3oo kilomètres avec des diamètres variant entre o m. 4()ü et o m. o4o. Il se répartit entre les 3 services ci-dessus indiqués.
- Les services publics comprennent ensemble :
- i84 bornes-fontaines ;
- 307 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 12 urinoirs à effet d’eau.
- Le service privé dans la banlieue compte 45oo concessions au robinet de jauge et î ooo abonnements domestiques au robinet libre.
- 6. — On dispose de i5ooo mètres cubes par jour.
- L’eau est vendue généralement 11 o francs le mètre cube par jour, avec quelques réductions pour les grosses consommations. Au robinet libre, de a4 à 36 francs par an et par ménage.
- 7. — Degré hydrotimétrique, i5 à i6° ; résidu à i8o°, 198 ; CaCO3, 142 ; autres sels de QaO, 23 ; sels de MgO, 3 ; ammoniaque, o ; nitrates et nitrites, traces ; chlorures, traces ; matières organiques (en oxygène), 0,62.
- Pas d’analyse bactériologique à notre connaissance ; pas de contrôle de la qualité.
- Température variant de 8° à i5°.
- 9- — Fosses fixes; généralement pas d’égouts ; à Villeurbanne, quelques égouts se déversant dans un collecteur de Lyon.
- La ville d’Oullins va exécuter un projet d’égoûts, se montant à 320 ooo francs.
- Tarare (12.180 h.) (11.643 p. m. a.)
- Eau de barrage-réservoir, gravité.
- a) La ville avait précédemment, outre 5 puits publics et 3oo puits particuliers, l’excédent des eaux dites du Mouillattout, captées en 1878 par la Compagnie P. L. M. en perçant le tunnel Ldes Sauvages ; la Compagnie ne donne moyennement à la ville que 270 mètres cubes qui alimentent tant bien que mal 60 bornes-fontaines. Pas de concessions particulières.
- b) Eaux du barrage. — Un barrage a été établi sur la « Turdine ». Suivant le projet de MM. Petit et Gros, ingénieurs en chef des Ponts et chaussées, et MM. Canat, Bardot et Desmolins, ingénieurs ordinaires. Travaux exécutes de 1901 à 1904. Dépense 900000 francs. — Le barrage retient 85oooo meties
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- cubes : 3 prises., deux de o m. 45 o mètres de diamètre, servent l’une à la distribution, l’autre à laisser à la rivière une quantité d’eau déterminée ; la troisième établie au bas du barrage sert à faire des chasses d’eau.
- 5 — Réseau de distribution de 16 ooo mètres de longueur totale.
- 120 bouches d’incendie et d’arrosage ;
- (i urinoirs à effet d’eau ;
- 3 lavoirs publics ;
- 45o concessions particulières, toutes au compteur.
- (J. — La quantité moyenne consommée journellement est de 4 ooo mètres cubes.
- Tl. — Degré hydrotimétrique total : 2°5 ; permanent : o,25.
- 9. — Pas d’égouts : fosses lîves.
- Vfllefranclie-sur-Saône (i6.o3i b.) (14.794 p- m- a.)
- Double distribution : Source et adduction par gravité, puits filtrants et machines à vapeur.
- En 183g, un concessionnaire pour une durée de 5o ans fournissait 200 mètres cubes par jour d’une eau mauvaise (45° hydrotimétriques), puisée dans 2 puits de 3o et 35 mètres de profondeur.
- En 1888, nouvelle concession de 74 ans à la Compagnie générale des Eaux, 62, rue d’Anjou à Paris. En 1891, cette Compagnie amène les sources du Morgon, dépense 731 ooo francs. En 1899. elle établit un puits filtrant et le service industriel ; dépense, environ 600 ooo francs.
- En 1906 et 1907, elle établit un deuxième puits filtrant à Beauregard, installe une usine d’épuration et de filti'ation des eaux de sources, installe à î’usine de Beauregard une machine^fefoulant l’eau dans le réservoir des eaux de sources et réunit les deux canalisations d’eau de source et du service indus-
- triel. Dépense i3o ooo francs. i° Service des eaux potables.
- 1- — Ce service est alimenté d’une part par 18 sources sortant de la base dune bande de jurassique inférieur, dans la vallée du Morgon, et réparties sur unedistance de5 à 10 kilomètres; et d’autre part, en cas d’insuffisance des sour-ces, par des eaux captées à l’intérieur de deux puits filtrants forés sur la plage d°la Saône, en amont du pont de Beauregard, et refoulées dans la canalisation deau potable et le réservoir d’eau de source. Les sources sont sur les terri-toiles de Ville-sur-Jarnioux, de Gogny et de Lacenas ; elles donnent de 12 à ' 0 ‘dres par seconde, mais le décret déclaratif d’utilité publique a imposé de ne prendre que 26 litres par seconde.
- Les captages consistent en une série de canaux et de galeries drainants, ab°utissant dans des regards établis sur le parcours de la conduite d’adduc-1011 ’ celle-ci est en ciment de la Porte de France, d’un diamètre variant de ni- 100 a 0 m. 35o et amène les eaux en conduite libre jusqu’au regard es^néral de réception situé sur la commune de Lacenas.
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- Le tabouret de réception de Lacenas est muni d’un appareil régulateur et d’un trop-plein destiné à restituer au lit du Morgon le surplus des a5 litres par seconde destinés à l’alimentation.
- De ce regard part une conduite forcée de o m. 3oo, construite partie en ciment et partie en fonte, laquelle amène les eaux à une usine d’épuration et de filtration par le procédé mixte Anderson. La conduite d’amenée a 10000 mètres de longueur dont 3 66o mètres en tuyaux de fonte et le reste en béton de ciment.
- 2. — Les eaux arrivent sous une pression de 17 mètres, font mouvoir une turbine actionnant l’appareil épurateur dit revolver à raison d’un tour en 3 minutes, le laveur de sable et le ventilateur. Elles se répandent ensuite dans les bassins de décantation, puis dans le préfiltre et enfin dans les filtres. Tout ce parcours s’effectue par gravité. Les filtres au nombre de 2 ont une surface de 34o mètres carrés chacun et peuvent traiter 2 4oo mètres cubes par jour.
- 4. — Le réservoir auquel aboutit la conduite d’amenée est en maçonnerie avec enduit de ciment. 11 est divisé en deux compartiments ; son radier est à la cote 219, son trop-plein à la cote 223. Sa capacité est de 2000 mètres cubes.
- 5. — La conduite principale de distribution en fonte de o m. 3oo se ramifie en un réseau de conduites secondaires d’un diamètre variant de 0 m. 3oo à 0 m. o54-
- Elle alimente :
- 2 fontaines monumentales ;
- 73 bornes-fontaines ;
- 201 bouches d’arrosage et incendie ;
- 58 urinoirs ;
- qui consomment ensemble journellement 1 200 mètres cubes.
- Le service privé consomme 900 mètres cubes par jour. Il y a 1 i4° abonnements au compteur et 4*5 au robinet de jauge
- 20 Service industriel.
- 1. — Les puits filtants forés sur la plage de la Saône, en amont du pont de Beauregard, ont 4 mètres de diamètre et 10 mètres de profondeur.
- 3. — L’usine élévatoire renferme deux machines, l’une sert à la fois an service d’eau potable et au service industriel, l’autre exclusivement à ce dei-nier service. La première est du système Jandin, de 65 chevaux. Elle élève 1 800 mètres cubes par jour à 64. mètres de hauteur ou 3 000 mètres cubes a 3o mètres. La deuxième, à balancier de 22 chevaux, élève 3000 mètres cubes par jour à 3o mètres de hauteur. Deux chaudières semi-tubulaires de 70 mL très cubes de surface de chauffe.
- La conduite d’aspiration, qui relie le puits à l’usine, a 0 m. 5oo dedianiefi® et 36 m. 26 de longueur. La conduite de refoulement, qui élève les eau* l’usine du pont de Beauregard dans le réservoir du Clos des Capucins» comme diamètre 0 m. 3oo et une longueur de 2 329 mètres.
- La hauteur d’élévation est de 35 mètres dont 2 m. 5o de perte de c^ar^
- 4. —Réservoir du Clos des Capucins. Le radier du réservoir est à la c0
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- 191 ni. 97» son trop-plein à la cote 196 m. 47, et sa capacité est de 3500 mètres cubes.
- Construit en maçonnerie, il ne possède qu’un compartiment.
- 5. —Le réseau de distribution, distinct de celui d’eau de source, est en tuyaux de fonte allant du diamètre 0 m. 3oo à 0 m. o54 pour un développement de 6 000 mètres.
- Il y a 83 abonnements à la jauge ou au compteur.
- (}. — i° Eau potable. Le débit normal disponible est de 2 160 mètres cubes par jour.
- Le prix des concessions particulières pour usages domestiques est de i5o francs le mètre cube par jour.
- La ville paie une redevance annuelle de i5 5oo francs qui va en diminuant au fur et à mesure que les abonnements augmentent.
- 20 Eau industrielle. Le débit disponible peut atteindre \ 000 mètres cubes par jour.
- Le prix des concessions particulières est pour la petite industrie de 100 francs le mètre cube avec tarif décroissant, pour la grande industrie de 20 francs le mètre cube.
- K. — L’eau des sources du Morgon a de 20° à 220 degrés hydiotimétriques et une température de 120 à i3°.
- L’eau des puits filtrants est de bonne qualité, ne se trouble pas et est utilisée comme eau de boisson, concuremment avec l’eau des sources. Elle alimente seule le service industriel.
- 9. _ Il y a un réseau d’égouts à Villefranche, dont les collecteurs aboutissent au Morgon.
- Autres communes qui ont une distribution d’eau (voir page 618).
- Les communes de Limonest, 1 o3q h. ; Beaujeu, 3 148 h. ; Brignais, 1 916 yt-Romainen-Gal, 775 h. ; Trêves, 326 h. ; et Sauvages, 682 h., ont des jets approuvés.
- En dehors des grandes vallées de la Saône et du Rhône, qui contiennent Une nappe souterraine abondante, le département est à peu près entièrement formé parles roches éruptives (gneiss, granit, granulite, porphyre, kersantite, efc-)> qui ne donnent naissance qu’à de petites sources, très éparpillées ; une Wde de jurassique et d’éocèneaux environs de Villefranche fait exception et est mieux partagée en sources. Les centres de population s’adressent en général aux eaux des alluvions des vallées.
- Ee département renferme :
- 11 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- 0 » a » incomplète ;
- 1 » ayant des sources nées sur places, des puits et des sources.
- Eyon, Villefranche et 10 autres villes ont un réseau d’égouts pluviaux.
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- Rhône
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis i ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépense s faites ou estimation du projet Observations
- fr. * —
- Chasselay I 190 i885
- L’Arbresle 3i99 1887 24 000
- St-Symphorien-sur-Coise . 2729 id. 35 5oo
- Bourg-de-Thizy . . . . 466o 1889 et 1896 73 2.00
- Longes . 691 1890 3 400
- Routalon 671 1896 000
- | Couzon 999 1899 41000
- St-Pierre-la-Palud . . . 1 267 1897 3oooo
- B elle ville 3 119 1900 260 000 Source amenée par gra-
- vité. Réservoir 25ol
- mètres cubes, 20 bor-
- nes-fontaines, 00 bou-
- ches d’arrosage. i5o
- concessions particaliè-
- res. Pas d’égoûts.
- La Mure 1902 28000
- Dareizé . 343 1905 i3ooo Source ; cond. fonte ; rés
- maçonnerie.
- Vaugneray'. 1936 id. 46 5oo Source ; cond. fonte ; rés
- maçonnerie.
- Saint-Nizier-d’Azergues. . 1 326 1906 i5 000 Source ; cond. fonte; rés.
- maçonnerie.
- Thizy..... 4856 id. 255 000 Source; cond. fonte; rés.
- maçonnerie.
- Ancy 6^2 1907 ;3 000 Source ; cond. fonte ; rés.
- 1 1 1 maçonnerie :
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- Haute-Saône
- DÉPARTEMENT DE LA HAUTE-SAONE
- (3 arrondissements, 28 cantons, 583 communes, 263 890 habitants) Fougerolles (5 730 h.) 1 860 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; environ 120 puits particuliers et quelques sources très voisines alimentant des fontaines publiques.
- Projet d’adduction de trois sources situées dans la forêt communale à un niveau bien supérieur à celui du bourg : le projet est étudié par MM. Bardot et Bille.
- Gray (6.679 h,) (5.788 (p. m. a.) 978 maisons Paits filtrant et machines à vapeur
- Projet exécuté en i836-i838 : dépense faite 240000 francs. Extension et améliorations exécutées en 1888 et 1898 pour 200 000 francs, dépense totale Uoooo francs.
- Régie directe : M. Natey, architecte-voyer directeur du service.
- 1. — Puits de 4 mètres de diamètre et 8 m. 5o de profondeur, dans la propriété Millot à 100 mètres de la rive gauche de la Saône : l’eau vient dans une couche de sable et de gravier. Le niveau de l’eau dans le puits est de
- I m. 60 à 2 mètres en contre-bas de celui de la Saône.
- ». — Filtration naturelle dans le sable et gravier, avec apport des uappes des coteaux.
- 3- — Deux pompes à double effet, actionnées par la machine à vapeur des Etablissements Millot. Elles peuvent refouler 85 mètres cubes à l’heure de la c°te 184,5o au puits, à la cote 231,89 aux réservoirs (différence 47 m- 3qj. U Mlle paie à l’industriel (convention du 6 novembre 1899) une annuité de
- II 000 francs par an pour la force motrice correspondant à un cube monté de 9°° métrés cubes par jour, pour chaque centaine de mètres cubes en plus, 1 fr- 80 de supplément. Conduite de refoulement de 862 mètres de longueur
- °>3oo de diamètre, déversant dans les réservoirs supérieurs.
- 4- Un réservoir en maçonnerie, de 800 mètres cubes, surmonté de deux ^'es métalliques de 200 mètres cubes chacune, destinées aux quartiers
- •>.
- Réseau de distribution en tuyaux de o,25o à o.(>4o ; bornes-fontaines ;
- 33 bouches d’arrosage et d’incendie, système Petavit et Benassy ; 10 réservoirs de chasse et i5 vannes pour le lavage des égouts ;
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- Haute-Saône
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- a4o branchements particuliers.
- 6. — En moyenne 900 mètres cubes par jour.
- Tous les abonnements sont aux compteurs (Frager et Etoile, ce dernier système, dans les cpiartiers hauts de la ville). Les 55 premiers mètres cubes par an sont concédés au prix de i5 francs. En plus, de 1 à 100 mètres cubes au prix de 0 fr. 25 le mètre cube, de 100 à 200 mètres cubes à 0 fr, 20 et au-dessus de 0 fr. i5.
- K. — Degré hydrotimétricjue, 59°; résidu fixe, 488 ; CaCO3, 293 ; GaSO4, 136 ; NaCl, 59 ; nitrites et nitrates, 0. L’eau de la Saône n’aurait que i5° degrés hydrotimétriques. Bactériologiquement, l’eau du puits Millot a été trouvée bonne. (Analyse de 1905).
- L’eau dans le puits Millot est à la température de 120.
- t). — Réseau d’égouts pour les eaux ménagères et industrielles se déversant dans la Saône.
- Hérlcourt (6.610 h.) 5.194 (p- m. a.) 632 maisons Sources amenées par la gravité
- Avant 1899, la ville avait amené en 1880 et 1891 les sources du pré Dufol et du pré Morel, lesquelles ont été attribuées depuis au quartier d’artillerie. Projet de M. .Durger, agent-voyer en chef, exécuté en 1899, dépense 478 813 francs.
- Régie directe : M. Yinot, agent-voyer à Héricourt, directeur du service.
- I. — 23 soui'ces émergeant des forêts de Champuy et de Saulnot ; les sources supérieures sortent du grès vosgien, les autres du grès bigarré et du muschelkalk. Captages faits par barrages avec petits réservoirs. Réseau de captage eu tuyaux de 0,06 à 0,22, avec un développement d’environ 5 kilomètres. Conduites de 0,2.5 entre le départ où se trouve un réservoir général et le réservoir sur 8404 de longueur, avec i3 mètres de dénivellation.
- 4. — Réservoir de 1 200 mètres cubes à l’arrivée ; il est en maçonnerie et enterré. Deux compartiments pouvant être isolés.
- o. — Réseau de distribution de 10200 mètres de développement, en tuyaux de o,25 à 0,08 ;
- 7 bornes-fontaines ;
- 74 bouches à incendie, système Roll, servant aussi à l’arrosage ;
- 2 lavoirs à écoulement continu ;
- 6 urinoirs à effet d’eau ;
- 398 branchements particuliers.
- 6 - — Environ 610 mètres cubes par jour.
- Les concessions particulières sont toutes au compteur (Samain) ; 24 ^ranf" pour les 60 premiers mètres cubes par an ; de 60 à 120 mètres cubes, 0 fr- -t le mètre cube ; de 120 à 5oo mètres cubes, 0 fr. 34 ; de 5oo à 1 000 met cubes, o fr. i5 ; de 1 000 à 5 000 mètres cubes, 0 fr. 125 : au-dessus, 0 r- ^ puis 0 fr. 04 et enfin 0 fr. 02 le mètre cube au-dessus de 3o 000 mètres c par an. En plus 3 francs pour chaque tête de cheval et de gros bétail-
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- Haute-Saône
- ___Degré hydrotimétrique. 70 ; 3o bactéries seulement au centimètre
- cube.
- ^ ___On pourrait ajouter quelques sources voisines de celles captées, et
- récolter ainsi 2 litres par seconde.
- 9, — Quelques égouts, en mauvais état.
- Lure (6475 h.) (5.727 p. m. a.) 63o maisons Sources amenées par la gravité
- On avait d’abord utilisé un puits artésien de 12 mètres de profondeur, ainsi que la source de l’église captée dans une caisse en bois, foncée en terrain inconsistant), mais en 1899, on a amené les sources du Mont-de-Vanne suivant le projet Delune, dépense faite 131 000 francs. Les eaux de la première seurce dite de Furcelles, ne servent plus actuellement qu’aux services de voirie.
- Régie directe : M. Bedon, architecte voyer, directeur du service.
- 1. — Six sources du ruisseau le Fourchamp, au pied du Mont-de-Vanne, dans le grès vosgien, sont captées sur un espace de 3oo mètres de rayon. Chaque source est captée dans un regard carré de 0.80 de côté, entouré de pierres sèches. Les conduites collectrices sont en ciment Delune, de 0,06 à 0,10 de diamètre, avec environ 1 800 mètres de développement ; elles aboutissent à une chambre de départ de 2 mètres de côté. La conduite d’amenée est en ciment armé de o,o3 d’épaisseur et 0,10 à 0,26 de diamètre intérieur. Congeur totale i3ooo mètres.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, enterré, de 5oo mètres cubes, à l’origine du réseau de distribution.
- o. — Réseau de distribution de 9 600 mètres de développement en tuyaux de 0,06 à 0,20 ;
- 47 bornes-fontaines, système Strube et Cadet-Guesnier ;
- 34 bouches d’incendie, système Strube ;
- 4 urinoirs à effet d’eau ;
- 223 branchements de concessions particulières ;
- 6. — Environ 700 mètres cubes par jour.
- Les anciennes concessions sont au robinet libre, aux prix de 12 francs par an pour un ménage de 1 ou 2 personnes, i5 francs pour un ménage de 3 à 4 personnes, 20 francs de 5 à 6, 3o francs au-dessus de 6 personnes, 5 francs Par cheval, tête de gros bétail ou voiture, 3 francs par are de jardin. Les omissions nouvelles sont toutes au compteur. Elles sont divisées en 7 classes
- 80 à 3 000 litres par jour pour une redevance annuelle de 12 à 110 francs.
- Degré hydrotimétrique total, 20 ; degré permanent. o,5 ; résidu fixe:
- GaO, 0, MgO, 0 ; SiO2, 0 ; SO3, o ; acide nitrique, 0 ; nitrites, 0 ; ammo-nJaque libre, 0 mgr. 042 ; ammoniaque albuminoïde, o,o38 ; matières orga-ni(îues (en oxvgène), 0 4- On a trouvé 3o germes sapbrophytes par. centime cube.
- £
- — Le Conseil municipal a voté en 1901 un prolongement du réseau de
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- Haute-Saône
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- distribution : le faubourg Lantenot est à desservir. On prévoit le captai de nouvelles sources au Mont des Vannes.
- 9. — Pas d’é goûts.
- Luxeuil (5.474 h.) (5.ig5 p. m. a.)
- Eau de ruisseau, adduction par la gravité
- Régie directe.
- 1. — L’eau est prise directement depuis 1878 dans le ruisseau le Breuchin à 5 kilomètres en amont de la ville et est amenée par un conduite en ciment (de la Porte de France) de o,6o de diamètre jusque dans le réservoir.
- 4. — Réservoir en maçonnerie.
- 5. — Réseau de distribution en fonte : conduite-maîtresse de 0,20 ;
- 8 fontaines publiques à jet continu;
- 3oo branchements de concessions particulières :
- 6. — On ne consomme guère que 600 mètres cubes par jour.
- (Une source, dite fontaine d’Hygie, naissant dans le parc, est très utilisée pour la boisson).
- Les concessions au robinet libre paient 20 francs pour un robinet de cuisine, 3o francs ponr un robinet de cour, 5o francs pour un robinet de lavoir : au compteur, on paie 20 francs pour 4 hectolitres par jour, et en plus 5 francs par hectolitre par jour,
- 7. — L’eau du Breuchin n’est pas potable.
- 8. — On a étudié en 1900 l’adduction de quelques petites sources; pas de suite.
- 9. — Quelques égouts, en mauvais état d’entretien.
- Vesoul (10.163 h.) (8.702 p. m. a) 960 maisons Sources amenées par la gravité
- i°) En i845, adduction de la source de Fontaine-ferme (territoire de Navenne), suivant projet de M. Le Beuffe : dépense 87000 francs.
- 20) En 1864, adduction de la source de la Fontaine-au-Diable (territoire d’Echenoz), suivant projet de M. Chenot, ingénieur en chef des ponts-et-chaussées; dépense 106000 francs.
- 11 n’y aurait plus guère que ) 70 puits particuliers,
- Régie directe : M. Nivois, architecte-voyer.
- 1. — Les sources de la Fontaine-ferme et de la Fontaine-au-Diable sortent toutes deux de la base du calcaire bajocien. Captation dans des chambres en maçonnerie. Les conduites d’amenées sont en fonte; celle de la fontaine ferme a 2 800 mètres de long et 0,095 de diamètre ; celle de la Fontaine-an Diable a 5 120 mètres de long et un diamètre de o,i5o à 0.175, avec joints Lavril.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, enterrés, l’un de 3oo métrés cube » l’autre de 1 100 mètres cubes ; tous deux à la partie haute de la ville.
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- Haute-Saône
- 5 — Réseau de distribution : développement des tuyaux de plus de 0,076 de diamètre d’au moins 5 000 mètres;
- 53 bornes-fontaines ;
- 1 fontaine décorative ;
- 83 bouches d’incendie et 26 autres robinets d’incendie ;
- 12 urinoirs à effet d’eau ;
- 38o branchements particuliers.
- (J. — Consommation totale en 1899 : 45o 000 mètres cubes, soit en moyenne 1 23o mètres cubes. (La Fontaine-ferme donne environ 2 1. 5 et la Fontaine-au-Diable 12 litres par seconde ; (mais le débit descend à un minimum de moitié, soit 6i5 mètres cubes par jour).
- Concessions au robinet de jauge et au compteur (3oo compteurs divers) aux prix suivants : pour 3oo litres par jour, prix annuel de 20 francs ; pour 4oolitres; 25 francs ; pour 5oo litres, 35 francs; pour 600 litres, 4° francs ; et ainsi de suite ; pour 1 000 litres 70 francs et pour 1 5oo litres, 100 francs. Pour la consommation au-dessus du chiffre concédé, le mètre cube est payé « fr. i5 pour les concessions de moins de 5oo litres par jour, et o fr. 2S poulies concessions de 5oo litres par jour.
- 7. — i° Eau de la Fontaine ferme : CaCO3, 196 ; SiO2, 0,7 ; CaCl2, 10 ; NaCl, 4<6.
- 20 Eau de la Fontaine-au-Diable : CaCO3, 223.
- On a trouvé de 45o à 5 G10 germes au centimètre cube, aucune espèce suspecte.
- 8. — La ville étudie un projet d’élévation et de distribution des eaux de la rivière le Durgeon qui serviraient au lavage, arrosage, incendie, etc., (double distribution) ; cette élévation pourrait se faire au moyen de l’usine d’électricité (éclairage) qui s’installe au Moulin des prés, sur le Durgeon, près de la ville ; pour monter 5oo mètres cubes d’eau par jour à 3o mètres de hauteur, on paierait environ 3 000 francs par an, à raison de 0 fr. 126 le kwh. if faudrait installer un nouveau réservoir et des conduites spéciales de distribu-bon de 1’ eau de lavage.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts et on pratique le Tout à l’égout combiné avec la fosse septique Mouras : le réseau se déverse dans le Durgeon, sans épuration, à l’aval de la ville.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Champagney (4-087 h).
- ^ a que des sources nées sur place, des puits et des citernes.
- Romchamp (3.801 h).
- Travaux exécutés en décembre 1907. Dépense faite 108700 francs.
- St-Loup-sur-Semouse (3.G43 h.)
- j ffts de 5 mètres de profondeur. Pompe à moteur électrique. Réservoir ufe de 5oo mètres cubes. Réseau de distribution de 3 2GG mètres de Ion-Ur î 35 bornes fontaines à raccord d’incendie.
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- Haute-Saône
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution :
- Noms des communes Population Date des travaux ou de 1 ’ approbation du projet Dépenses faites ou estimation :,*du projet Observations
- Echenaus l65 1886 fr. 6 100
- F ontenoy-les-Montbozon. GO 1887 9 3oo
- Chaumercenne .... 200 id. 10 5oo
- Colombier . . . . . 563 00 00 CO 9 200 4 fontaines.
- Lavigney 268 id. 52 800
- Frahier ...... 873 id. 3g 700
- Chàtenois 228 id. 3 100
- Augieourfc 349 00 00 <0 16 600
- Colombotte 114 id. 3 000
- Charcenne 401 1890 5i 4oo 2 béliers hydrauliques rele-
- Morey . 5o4 id. 6 5oo vant ii5 m3 par jour à 29 mètres de hauteur dans un réservoir de 200 mètre cube. A un autre projet en vue.
- Colombe-lez-Bithaine . 83 1891 3 5oo
- Crevans ...... 243 id. 11 600
- Port-sur-Saône. . . . 1873 id. <£> O O 4 fontaines à jet continu et
- Mollans ...... 614 id. 4 5oo 4 bornes-fortaines.
- Comberjon i33 id. 11 000
- Beauieux 8o5 id. 17 i5o
- Sillevans 275 id. 3 100
- Senoncourt 423 id. 12 900
- Lyoffans 3io i8û2 20 3oo
- Malley 5o4! id. 7 000
- Boche et Sorans . . . n3 189.3 i3 000 3 fontaines.
- Villafans 287 1894 3 000
- Andornay 121 id. 16 3oo Conduite en fonte de 0,08 sur
- Chavanne 242 id. 22 3oo
- Neuvelle-les-Cromary . 182 id. 38 200 3 200 mètres de longueur.
- Moffans 628 i895 4i 600 Conduite en fonte de 0,09
- Brévilliers 387 id. 14 i5o sur 2 i5o mètres et réservoir de 100 m3 ; sources du grès bigarré.
- Vy-les-Filain . . . . 128 id. 18 35o Machine à colonne d’eau [ba
- Georfans 145 id. 1 85o lance hydraulique]. 9 ^or nes-fontaines.
- Venisey 224 id. 12 35o
- Bouligney 612 1896 36 600
- Vauchoux l6l id. 4o 000 ^
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- 625 Haute-Saône
- Autres communes ayant fait des adductions d’eau (depuis 1884), ou ayant un projet en cours d’exécution (suite).
- 13 g .2- O ^
- te cd .2*
- Noms des communes “3 CU O | «= •§ £ S ® P g a.'; '-g e-S a a Observations
- a. Q ns 0
- fr.
- Navenne 660 1896 2 200
- Marnay 8-z5 id. 32 400
- Yrégille ...... ii4 1897 23 5oo
- Luzé 4o5 id. 11 3oo
- Àllaincourt i53 id. i3 3oo
- Saponcourt i85 id. 11 3oo
- Selles 5g4 id. 6 55o
- Grandvelle 320 1898 17 800
- Velleminfroy . . 3o2 id. 24 000 5 85o
- Saint-Marcel . . 260 id.
- Oiseloy 5o2 id. 23 IOO Machine à colonne d’eau [ba-
- Apremont. . . lance hydraulique] alimentant 1 fontaine.
- 563 id.’ 2.5 ’jSo Machines à colonne d’eau,
- Champlitte 3 bornes -fontaines.
- 2 IO7 id. 106 000 Une turbine élève une source,
- Membrev . i4o m3 par jour : 17 bornes-fontaines et 2 abreuvoirs.
- 44° id. id. 2 béliers hydrauliques, 5 bor-
- Pesmes. nes-fontaines. '
- 1194 id. id. 2 béliers hydrauliques, 1.4
- Gy Boulot bornes-fontaines.
- 1 1621 1900 id.
- Montagney Bougey „ 258 523 1903 1904 6950 18 400
- Parapierre-sur-Salon. . 249 935 i9°5 id. 14 320 109 000 Source; cond. fonte; 2 rés.
- Montbozon en maçonnerie voûtés ; moteur à pétrole.
- 696 id. 40 i36 Source ; cond. fonte ; rés.
- maç. ; couverture ciment
- ^alx-les-Cromary. . Lha®boniay_les_Bll; 128 1906 23 700 armé, 3 béliers. Source.
- vaux id
- jPhenevrey *99 26 600 Source; cond. fonte.
- 318 id. 69 5oo Source cond. ciment armé et
- ! p^soult et Gatey. . Il Recourt . || ' ' ' fonte ; 1 pompe à chapelet.
- 201 1907 4 100 Sources; rés. maçonnerie.
- 322 id. 3o 000 Sources; cond.cimentet fonte;
- || Servigney. rés. maçonnerie.
- 233 id. 70 000 Source ; cond. fonte ; rés.
- Soit>g . 483 id. 112 5oo maçonnerie. Source; cond. fonte; 1 bélier
- hydraulique.
- Au . *— Uaire ^es Distributions d’eau.
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- Haute-Saône
- 626 —
- Ce département renferme
- i(î communes ayant une distribution d’eau complète ;
- x(5 » » » » incomplète;
- 96 communes ayant des sources nees sur place, des puits et des citernes;
- 164 communes ayant des puits ou des citernes.
- Le département a sa partie nord-est montagneuse ; touchant au granit des Vosges, elle est occupée par les grès permien, vosgîen et bigarré, contenant généralement de nombreuses sources. Puis viennent des bandes de muschel-kalk (nappe aquifère dans le calcaire), de marnes irisées (imperméables!, de lias et d’oolithe ; les calcaires de ces dernières formations sont très étendus et contiennent de belles nappes et de nombreuses sources. Grande vallée de la Saône, allant du nord-est au sud-ouest, avec une nappe étendue et peu profonde dans les alluvions. Au sud, lambeaux de crétacé et d’oligocène, avec nappe à la base des assises calcaires.
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- Saône- et-Loire
- DÉPARTEMENT DE SAONE-ET-LOIRE
- (5 arrondissements, 5o cantons, 689 communes, 613377 habitants ) Autllil (i5.479 h.) (11.927 p. m. a.) 1894 maisons.
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- Diverses sources des terrains granitiques amenées successivement : en 1811,
- ,'i sources sont réunies dans le bassin de la Mère Fontaine et distribuées en ville; en 183g, on y ajoute la source de la Mine ; en i854. on exécute le projet de M. Paluet consistant dans l’adduction de la source Sainte-Mai'ie, la construction du bassin de Saint-Biaise, etc. ; en 1866 on capte et amène les sources de Saint-Georges, de la Mouille de Luineries, Chaude et de Mont-raazeu, projet de M. Grissot, de Passy. On disposait de 547 mètres cubes en basses eaux. Pour augmenter le débit, la ville en 1899, 1900 et 1901, a exécuté le projet de M. Truchot, consistant à amener 2 autres groupes de sources (groupe de Planoise, groupe des Garniers), à créer un grand réservoir, etc. ; dépense faite pour les nouvelles adductions, environ 4^o 000 fr.
- Régie directe : M. Truchot, architecte, directeur du service.
- I. — Les eaux du plateau de Montjeu captées en 1854 et 1866, sont recueillies à l’aide de drains et depierrées de 2 à 3 mètres de profondeur : Les conduites d’adduction ont été refaites en grès cérame vernissé à collet de Pouilly-sur-Saône, et aboutissent au réservoir Saint-Biaise.
- Res sources de Luineries; celles de Montmazeu et la source Chaude ont des branchements spéciaux ; les pierrées drainantes du plateau de Montmazeu °nt un développement de 900 mètres.
- Les groupes de sources captées en 1899 l’cnt été également au moyen de P^rrées semblables : les drains du plateau de Planoise ont ainsi 4 5oo mètres de développement. Les tuyaux d’amenée sont en grès cérame de Pouilly-sur-Saùne (sauf le siphon de Fillouse). La conduite du groupe de Planoise a de 0,18° à 0,25 de diamètre et 7 452 mètres de long jusqu’à sa réunion à la conduite de Fragny : sur cette longueur, le siphon de Fillouse a 1 760 mètres de ng et 107 m. 5o de flèche (avec un pont de 6 mètres sur le ruisseau de ^risecou, au fond de la vallée).
- ^ ~~ Trois réservoirs en maçonnerie ; l’ancien réservoir de Saint-Biaise,
- e doo mètres cubes, le réservoir circulaire du Pasquier contenant 452 mètres Cubes, enfin le réservoir nouvellement construit au Pasquier Saint-Biaise et c°ntenant 2 85o mètres cubes (à la cote 394) Ce dernier est recouvert par de» '°utes en béton de ciment de 3 mètres d’ouverture, 0 m. 5o de flèche et ^n- 25 d’épaisseur ; les 9 murs intérieurs, évidés en arceaux, ont o m. 60 épaisseur.
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- Saône-et-Loire
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- Il y a o m. 60 de terre par dessus les voûtes.
- 5. — Réseau de distribution complet et remis à neuf récemment ; tuyaux de o.aôo à o,o4o de diamètre; •
- i îo bornes-fontaines, î îo servant à l’arrosage et à l’incendie ;
- 55 bouches spéciales d’arrosage et d’incendie;
- 5oo branchements particuliers.
- 6. — Les jaugeages faits en août i8g3 et 189 ! pour toutes les sources à capter, ont donné un total (basses eaux) de 1 345 mètres cubes par jour, dont 4i4 mètres cubes pour le groupe de Planoise, 227 mètres cubes pour celui des Garniers et le reste pour les sources anciennes et les nouvelles (du groupe de Fragny). Actuellement la Ville dispose de 2 000 mètres cubes d’eau par 24 heures en basses eaux.
- Les concessions sont au compteur (Frager et Kennedy), au prix de 0 fr. 3o le mètre cube pour la consommation ménagère, 0 fr. 20 pour les boulangers est marchands de vins en gros, o fr. i5 pour les jardiniers et 0 fr. 10 pour les établissements de bains et industries munies de machines à vapeur. Elles rapportent de 14000 à i5ooo fr. par an y compris les concessions libres consenties au département et à la caserne.
- T. — Sources des Garniers : degré hydrotimétrique total, 20 ; degré permanent, o,5 ; résidu sec, 23 : CaO, traces ; MgO, traces ; NaCl, 6 ; SiO2, 4^ matières organiques (en oxygène), 1 ; on a trouvé 147 germes saprophytes au centimètre cube ; eau excellente.
- S. — Fosses fixes, étanches. Réseau d’égouts pour les eaux pluviales et ménagères, se déverse dans la rivière d’Arroux.
- Itlntixy (4-977 ^0 -O-658 p. m. a.) 786 maisons.
- Pas de distribution d’eau ; il y a environ 200 puits de 8 à 10 mètres Je profondeur. Pas d’égoùts.
- Chalon-sur-Saône (29.951 li.) (26.538 p. m. a.) 2.427 maisons.
- Puits filtrants, machines à vapeur.
- Projet de M. de la Chaise, exécuté en 1875 ; dépense, 685 000 fr.
- Depuis lors, on a foncé 3 nouveaux puits (1894 et 1898) et complété la d^ tribution ; dépenses faites, 57000 fr. pour les puits et i5o 000 lr. p°ur distribution.
- , (Il y aurait encore 4 puits publics ordinaires et une cinquantaine de pul particuliers).
- Régie directe : M. Latour, architecte voyer, directeur du service des eaux^
- 1. — En 1875, 7 puits filtrants ont été forés dans les alluvions de ^ vallée de la Saône ; ils sont répartis sur une demi-circonférence de 16 111 de rayon et sont souvent espacés entre eux de 8 m. 3o. Ces puits s°n^Io0, çopaés sur 7 m. 5o de hauteur, avec 1 m. 10 de diamètre, puis ils sont c
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- S aône-et-Loire
- linués par des tubes en tôle de o,3o de diamètre (et 0,006 d’épaisseur de tôle) qui descendent jusqu’à 8 m. 5o au dessous de l’étiage de la Saône ; sur les 4 derniers mètres de hauteur, les tubes sont percés d’ouvertures de o.o2Ô sur 0 oo(i. Un tube de 0,16 de diamètre descend dans le tuyau principal et sert à l’aspiration ; tous ces tubes aboutissent à un puisard commun. Chacun de ces puits peut donner 7 litres par seconde.
- Le 8e puits, foncé en 1894, est en béton de 0 m. 5o d’épaisseur et a 3 m. 5o de diamètre et 11m. 85 de profondeur ; il est également sur la berge de la Saône et peut donner 20 litres par seconde. Les 9e et 10e puits, foncés en 1898, sont en plein lit de rivière (à 3o mètres de la berge) ; ils sont également en béton, avec 2 mètres de diamètre, et peuvent donner chacun 35 litres par
- seconde.
- 2. — Filtration naturelle dans les graviers.
- R. — Trois machines à vapeur, deux de 25 chevaux chacune, à cylindres verticaux, faisant 12 tours à la minute, actionnant directement des pompes verticales placées dans un puits sous les cylindres, et aspirant à la montée pour refouler à la descente. Chaque pompe peut élever i5o mètres cubes d’eau par heure à 3o mètres de hauteur totale. La troisième machine actionne «ne pompe à 3 plongeurs verticaux élevant 3i5 mètres cubes à l’heure à la vitesse de 70 tours. Conduite de refoulement de o m. 4<>o avec 1 325 mètres de longueur.
- Trois chaudières à deux bouilleurs avec réchauffeur ; surface de chauffe totale de io5 mètres carrés.
- L — Réservoir de 4 000 mètres cubes, en deux compartiments distincts, situes à 23 m. 5o au-dessus de l’étiage de la Saône, au lieu dit la Citadelle.
- est en maçonnerie et recouvert par des voûtes d’arêtes en briques, avec "m. 5o de terre par dessus; la hauteur d’eau est de 5 mètres.
- — Réseau de distribution de 28 8o4 mètres de longueur, en tuyaux de °4°o à o,o4o de diamètre (dont i5 kilomètres en tuyaux de 0,080) ;
- 1 fontaine monumentale et 2 jets d’eau ;
- 102 bornes-fontaines, utilisables pour l’incendie ;
- '"9 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- ^5 Urinoirs à effet d’eau ;
- 0 ranchements rsartirnliers.
- ioobn°lre’ 10 ’ buanderie, 12 ; par 100 mètres carrés de cour, 3 fr. ;
- bs me!res carrés de jardin, 8 fr.. Les abonnements au compteur se paient : ,‘j0 Prerrders mètres cubes 0 fr. 18 : de 25o à 5oo, 0 fr. 16 ; de 5oo à
- * 0 |p 1/1 • • •
- » au-dessus de y5o, o fr. 12. Minimum de perception 27 fr.
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- Saône-et-Loire
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- L’exploitation coûte environ 4o ooo fr. par an.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 180 à 290 ; degré permanent, varie de 3° à <)°5 ; résidu fixe, 329'; CaCO3, 177 ; CaSO4, 72,1 ; MgCO3, 4i»b ; NaCl, 33,6; SiO2, 6.
- En 1894, on trouve ia5 germes au centimètre cube ; en 1898, on trouve 3o et 200 germes au centimètre cube.
- S. — Il faut songer à creuser un nouveau puits dans la Saône même.
- 9. — Réseau d’anciens égouts à radier plat qu’on transforme en égouts ovoïdes. Décharge en Saône sans épuration.
- re Creiisot (33.437 11.) (22.535 p. m. a.) 3.342 maisons Ruisseaux dérivés, adduction par la gravité.
- En 1862, adduction du ruisseau de Saint-Sernin du Bois ; dépense : 4i6 000 fr.
- En 1896. adduction du ruisseau du Rançon; projet Devillard ; dépense : 1673000 fr.. En H)o3-o4 on a établi dans le lit du Rançon un barrage-réservoir de 4o° 000 mètres cubes pour régulariser l’arrivée de l’eau de la rivière à la prise. Dépense faite 4o° °oo fr. *
- MM. Schneider et Cie, maitres de forges, propriétaire de la distribution d’eau.
- (Il n’y aurait qu’une cinquantaine de puits particuliers).
- 1. — Les ruisseaux dérivés sortent des terrains granitiques.
- La conduite d’amenée du ruisseau de Saint-Sernin est en fonte et a 5 kilomètres de longueur, dont 435 mètres en souterrain. La conduite d’amenee du ruisseau du Rançon est en général en ciment, avec certaines parties en fonte et un souterrain de 55o mètres; elle a une longueur de 27 kilométrés et 20 mètres de différence de niveau.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, enterré, situé à la Couronne, à 1 i°° mètres de la ville ; il est couvert par des voûtes en briques. Contenance 2 000 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution d’environ 7 000 mètres, en tuyaux de 0,200 à 0,080 de diamètre ;
- 5o bornes-fontaines ;
- 5o bouches d’incendie.
- 6- — Consommation moyenne par jour, 45oo mètres cubes. Pas de con cessions.
- Les eaux servent en même temps aux besoins industriels de la Compagnie Schneider.
- T. — i° Ruisseau de Saint-Sernin : CaCO3, 3i,2 ; CaSO4,10 ; MgCO3, oxyde de fer, 4 : argile et silicate, 21,2 ; KC1, 8,5.
- 20 Ruisseau de Rançon ; CaCO3, 7,6 ; MgCO3, 1,2 ; CaSO4, 4,7 > ’
- 3,9 ; MgG2, 8,5 ; silicate et oxyde de fer et d’alumine, 22.
- 9. — Quelques égouts se déversant dans les étangs.
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- Saône-et-Loire
- Digoin (6.706 h.) (5.3m p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- 4Ic\con (19.059 h.) (i6.i5i p. m. a.)
- Sources, puils filtrants, machines à vapeur.
- En i832, on amène les sources de Hurigny (Flacé) et de Bioux.
- En i883, on installe les puits filtrants de la Saône et les machines éléva-toires ; les deux sortes d’eaux sont mélangées.
- Il y aurait encore 4 puits publics ordinaires, moins seulement une vingtaine de puits particuliers. ’
- Régie directe : M. Keller, directeur du service.
- 1. — Les sources de Flacé et de Bioux naissent sur l’oxfordien, à la base du corallien, elles sont captées par 3 puits en maçonnerie d’où partent des conduites en ciment aboutissant aux réservoirs de Flacé et de Bioux. Les deux puits fdtrants forés sur les berges de la Saône ont 1 m. 80 de diamètre ; ils sont à 5o mètres de la berge de la rivière et leur eau est refoulée dans le réservoir de Flacé. Un 3e puits de 2 mètres de diamètre a été foré en 1907 à 290 mètres de la berge et relié aux 2 autres et aux machines élévatoires.
- 2. — Filtration naturelle pour l’eau des puits fdtrants.
- 3. — Pour l’eau de ces puits, deux machines à vapeurs de 6o chevaux chacune, faisant 57 tours à la minute, actionnant directement 4 pompes Girard à double effet, chaque coup de piston débite 55 litres et les refoule à 57 mètres de hauteur.
- Trois chaudières, dont une tubulaire et deux à foyer intérieur, surface de chauffe totale i34 mètres cubes.
- (La Compagnie P.-L.-M. a également une prise d’eau en Saône et une machine élévatoire, avec réservoir de 2 000 mètres cubes, mais cette eau n’est pas potable.)
- 4. — Six l'éservoirs, 4 en maçonnerie, enterrés, celui de Flacé à deux compartiments de chacun 900 mètres cubes, celui de Bioux de 5oo mètres cubes un autre de 5oo mètres cubes également de capacité, un réservoir en ciment acmé de 200 mètres cubes, un réservoir en tôle de 90 mètres cubes, tous deux surélevés de 5 mètres au-dessus du sol.
- 5. — Réseau de distribution complet ;
- 84 bornes-fontaines ;
- 162 bouches d’incendie ;
- 835 branchements particuliers, une vingtaine de filtres Chamberland chez les particuliers.
- 6. —Consommation moyenne de 3 000 mèti'es cubes par jour environ, Maximum 3 4<>o mètres cubes, minimum 2 200 mètres cubes. Les sources de iGacé et de Bioux donnent moyennement 1 600 mètres cubes par jour, (700 €n été, 2 000 en hiver), mais en sécheresse leur débit diminue fort.
- foutes les concessions sont au compteur, à raison de o fr. 3o par mètre cube pour les 100 premiers mètres, 0,20 de 100 à 5oo 0,16 de 5oo à 2 000
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- Saône-et-Loire
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- o,i4 au-dessus de 2 000. Compteur de vitesse Schæffer etBudenberg(Breslau).
- T. — i° Source de Flacé : degré hydrotimétrique, 24° ; résidu fixe, 326 • CaCO3, 226 ; CaSO4, 28 ; MgO, traces ; chlore, 6.3 ; SO3, 12 ; matières organiques (en oxygène), 0.75. (Eau mélangée dans le réservoir avec celle des puits fdtrants.)
- 20 Source de Bioux : degré hydrotimétrique, 26° ; résidu fixe, 334 5 CaCO3, a4j i CaSO4, 28 ; SO3, 10 ; MgO, traces ; chlore, 7 ; matières organiques (en oxygène), <>.35.
- 3° Eau des puits filtrants de la Saône : degré hydrotimétrique, 26° : résidu fixe, 332 ; CaCO3, 286 ; CaSO4, 28 ; SO3, 12 ; MgO, traces : chlore, 38 ; manières organiques (en oxygène), o.5. On trouve 6.000 et 9.000 germes au centimètre cube, dans cette eau, au réservoir de Flacé.
- Montceau-Ies-lIInes (26.3<>5 h.) (9.701 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; il n’y a que des puits (3oo).
- H- — Il n’y a pas de sources convenables à proximité; la proposition du Dr Jeannin d’aller chercher l’eau aux étangs du Baronnet, à Martigny-le-Comte, n’eut pas de suite ; on a reconnu que la quantité d’eau que fourniraient ces étangs aurait été insuffisante. Un projet est actuellement à l’étude pour amener les eaux de la source de l’Arconce située a environ 20 kilomètres de la ville.
- O. — Il y a quelques égouts se déversant dans la Bourbince ; on a étudié un projet complet d’égouts qui n’a pas été mis encore à exécution, faute de ressources.
- St-Vallier (6.860 h.) (736 p. m. a.) Population très disséminée ; pas de distribution d’eau.
- Autres villes de moins de 5.000 habitants.
- Bourbon-Lancy (4.266 h.)
- Adduction en 1861 ; réfection en 1894.
- Sources des terrains granitiques ; conduite en fonte de 0.1 avec joints Lavril, sur 6.200 mètres de long dont un siphon terminal de 876 mètres. Débit 280 mètres cubes par jour.
- Béservoir de 260 mètres cubes, circulaire, en maçonnerie, avec voûte en calotte sphérique.
- Il y a 28 bornes-fontaines ; pas de concession.
- L’eau a 4°5 hydrotimétriques.
- Chagny (4.460 h.)
- A installé un réseau de distribution d’eau pour le lavage des rues et un réseau d’égouts (dépense i5o’ooo francs). L’eau pour le lavage provient du canal du Centre qui passe en un point plus élevé que la ville. Il n’existe paS de distribution d’eau potable ; la ville est alimentée par des puits.
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- Saône-et-Loire
- Charolles (3.808 h.)
- Adduction en i883. Dépense laite 75.000 francs.
- Source de Maupré, marquant 170 Lydrotimétriques, amenée par une conduite en fonte de o.i5o sur 1.620 mètres de long; débit minimum: 476 mètres cubes par jour. Les sources de Malessard captées en 1886 alimentent les quartiers hauts de la ville. Débit 76 mètres cubes par jour. Deux réservoirs de 220 mètres cubes et un de 100 mètres cubes.
- Cluny (4.244 h.)
- En iqo3 adduction et distribution de 2 sources. Dépense faite 186.000 francs. Réservoir de 1.100 mètres cubes. Réseau de distribution de 6.400 mètres de longueur. 36 bornes-fontaines, i4 bouches d’incendie, 26 branchements particuliers.
- Louhans (4469 h.)
- Pas de distribution d’eau : il n’y a que des puits (environ 100)
- Il n’y a qu’un égout d’environ 260 mètres de longueur desservant une seule rue et se déversant dans une dérivation de la Yallière formant canal d’usine.
- Tournus (4.690 h.)
- Adduction en 1898 ; dépense : 115.000 francs.
- On a amené la source Julienne, située à 2 5oo mètres à l’ouest de la ville et débitant de 6 à 12 litres par seconde. Conduite d'amenée en ciment et réservoir de 5oo mètres cubes. En iqo3 on a amené la source St-Jean située à 1 kilomètre au nord de la partie basse de la ville, dans la vallée de la Saône. Nouveau réservoir de i5o mètres cubes.
- Autres localités ayant fait une adduction d’eau (depuis 1884)
- Noms des communes Population Date des travaux ou de I l’approbation I du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Tramayes I 653 i885 fr. 20 000
- St-Sorlin . . .... I Il8 1899 i5 800
- Berzé-la-Ville 554 t895 i3 100
- Château 5n id. 3 700
- St-Léger-sous-Beuvray. . 1 718 00 585o
- Genelard ...... 1 6g3 id. 28200
- St-Vincent- ctes-Prés. . . 3o4 ^97 2 000
- Ecuisses 1 921 1898 27 200
- Créot 276 1902 id
- bennevy 464 id. id.
- Chauîfailles 4046 id. 33 000
- Clermain 334 id. 6 600
- •fondes . 49° i9°5 5 200 Source et eaux souterraines,cond.
- Burnand 261 i9°5 c 0 GO en grès et fonte.
- Malay 429 1907 6 200 Source, cond. en grès et fonte.
- Rés. en maçonnerie.
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- Saône-et-Loire
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- Toute la moitié est du département (à Test d’une ligne joignant Cliagny à Mâcon) est formée par les allumions et le pliocène de la vallée de la Saône et de ses affluents ; les dépôts d’origine fluviale et lacustre reposent sur les marnes de la Bresse, et contiennent généralement une nappe peu profonde alimentant facilement des puits ; toutefois des argiles sont souvent mêlées aux dépôts pliocènes et les rendent imperméables et marécageux. Au sud-ouest du département, on retrouve une région analogue ; vallée de la Loire et pliocène de la région de Paray-le-Monial. les bords de ces régions sont occupés par de nombreuses bandes de lias et d’éolithe, contenant de belles nappes dans les calcaires ; puis tout le reste de la moitié ouest du département est formé par le granit, les roches porphvriques (Morvan) et les schistes primaires, ce qui donne une région de nombreuses petites sources, peu profondes, avec nombreux ruisseaux et torrents.
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- Sarthe
- DÉPARTEMENT DE LA SARTHE
- (4 arrondissements, 33 cantons, 386 communes; 421.470 habitants).
- La Lerté-Bernard (5.049 h.) (4-358 p. m. a.) environ 1.000 maisons. Pas de distribution d’eau
- Il y a 4 puits publics et environ 80 puits particuliers.
- Une petite source naissant au pied d’une colline à 3oo mètres de la ville a été amenée, il y a 200 ans, à une fontaine publique par de petits tuyaux en poterie : débit très faible et souvent nul.
- 8. — La ville a chargé M. Lebert, constructeur au Mans, d’étudier un projet d’alimentation en eau ; on peut rechercher des sources, ou faire des forages dans la craie, ou encore filtrer l’eau de l’Huisne.
- La Flèche (10.663 b.) (7.800 p. m. a.) 2.412 maisons.
- Sources, adduction par la gravité
- Jusqu’en 1901, il n’v avait, outre l’eau d’environ 5oo puits particuliers, que quelques bornes-fontaines et la fontaine de la place Henri IV alimentées par le trop-plein de l’eau du Prytanée militaire, à l'aison de 2 5 mètres cubes environ par jour. Le Prytanée et la caserne reçoivent l’eau de la source des Sars, amenée vers 1680, par un dallot en maçonnerie de q5o mètres de long et une conduite en fonte de 1 23o mètres (diamètre 0.16) : la source nait du coteau de St-Germain-du*Val (crétacé) et donne de 5 à 6 mètres cubes à l’heure.
- En 1901, la ville amène les eaux des sources de la Troustière et de Trompe-Souris ; dépense, 160000 francs.
- Régie directe.
- !_• — Sources du ruisseau de Cherruau (près des fermes de la Troustière et de la Fontaine) et de Trompe-Souris, sur le territoire de St-Germain-du-Val, dans le turonien inférieur. Captage par tranchées de 4 à fi mètres de profondeur, avec bande d’argile de 4 mètres de largeur par dessus, et acquisition d’une certaine largeur de terrain le long des tranchées et de chaque côté (protection). — Tuyaux d’amenée en fonte de 0,135 sur 3 5oo mètres; la source de Trompe-Souris est amenée à cette conduite par des tuyaux de 0,060 sur 35o mètres.
- 4. — Réservoir en béton armé de 1 000 mètres cubes de capacité, à 1 5oo mètres avant d’arriver à La Flèche.
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- Sarthe
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- o. — Réseau de distribution en fonte ;
- 26 bornes-fontaines ;
- 23 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 120 concessions particulières.
- 6. — On compte moyennement sur 6oo mètres cubes par jour, mais cet été le débit ne serait plus guère que de 200 mètres cubes.
- Le prix des concessions est de 10 francs par hectolitre par jour.
- 7. —Degré hydrotimétrique, 290 et 3o° ; degré permanent, 3° et 4°; résidu fixe à no0, 3~o et 410 mgr. ; CaO, i54,5 et 155,6 ; MgO, 7,9 et 10 ; SO3, 5,4 et 8,2 ; NaCl, 3o,8 et 46,4 ; SiO2, 20 et 28 ; acide nitrique, 2,5 et 9,7 ; nitrites, ammoniaque et azote albuminoïde, 0 ; matières organiques (en oxygène), x,5 et 0,7.5.
- Nombre de bactéries au centimètre cube, 35 et 45. Eau borine.
- (Les premiers chiffres se rapportent à la source de la Troustière, les seconds à la source de Trompe-Souris).
- 9. — F fisses fixes, peu étanches. Quelques petits égouts se déversant dans le Loir.
- Mamers (5.924 h.) (4-34o p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- Adduction exécutée en 1849 pour la source de Poudreuse, et en 1862 pour les sources de Contilly.
- Régie directe : M. Guillois, architecte, inspecteur du service des eaux.
- 1. — a) Source du plateau de Poudreuse, à 5oo mètres à l’est de la ville (calcaire oolithique) captée par une galerie souterraine de 280 mètres de longueur.
- b) Sources de Clairefontaine, des Hêtres et du Cervoy, sortant du calcaire oolithique, sur le territoire de Contilly, à 10 kilomètres au nord de Mamers. Quelques drains complètent le captage. Lés eaux sont réunies au Yal Rim-bault et amenées par une conduite en tuyaux de 0,06 de diamètre et de 0,01 de pente par mètre jusqu’au réservoir de Bellevue.
- 4. — Réservoir de Bellevue, en maçonnerie, enterré, contenant 600 mètres cubes. Il est circulaire, avec i5 mètres de diamètre, 3 m. 35 de hauteur et une calotte sphérique en briques comme couverture.
- o. — Réseau de distribution en fonte ; tuyaux de 0,12.5 à 0,060 de diamètre ;
- 35 bornes-fontaines et 210 concessions particulières pour les sources de Contilly ;
- 7 bornes-fontaines et 20 concessions particulières pour la source de Poudreuse.
- 6. — On dispose de 100 mètres cubes par jour (et même moins en été) de la source de Poudreuse et de 3oo mètres cubes des sources de Contilly, ce dernier chiffre étant le maximum de débit de la conduite actuelle.
- Le prix des concessions est de 7 fr. 5o pour un hectolitre par jour.
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- 637
- Sarthe
- T. — Source des Hêtres : degré hydrotimétrique, i5° ; degré permanent, 2°5 ; résidu à no°, 179,2 ; CaO, 63,3 ; MgO, 5 ; SO\ 5,4 ; NaCl, 18 ; SiO2, 11, acide nitrique, 6,5; nitrites, 0 ; ammoniaque et azote albuminoïde, traces ; matières organiques (en oxygène), 1. On a trouvé 3i2 germes aérobies au centimètre cube. Eau bonne.
- Source du Cervoy : degré hydrotimétrique, 24°5 ; degré permanent, 3° : résidu à 110% 294; CaO, 125,4; MgO, 7,7 ; SO3, 6 ; NaCl, 17,2 ; SiO2, 8 ; acide nitrique, 11,9 ; nitrites. 0 ; ammoniaque et azote albuminoïde, traces ; matières organiques (en oxygène), 1. On a trouvé i53 germes aérobies au centimètre cube. Eau bonne.
- 8. — L’insuffisance du débit des sources de Contilly et de la conduite qui les amène à la ville a fait procéder à une nouvelle adduction des sources de la Dive à deux kilomètres au nord de Mamers. Ce travail actuellement en cours augmentera de 3oo mètres cubes par jour, le volume d’eau amené en ville.
- 9. — Pas d’égouts.
- Le Hans (65.467 h.) (54.907 p. m. a.) i3.5oo maisons.
- Eau de rivière, (filtration au sable), roues hydrauliques et machines à vapeur.
- Avant 1854» il n’y avait que des puits, il subsiste encore 2 700 puits particuliers.
- En i854, on installa l’élévation et distribution d’eau de l’Huisne ; les installations ont été remaniées et agrandies en i884 et 1896, et complètement refaites en 1904-05-06 époque de l’installation de filtres à sable et du transfert de l’usine de puisage et de refoulement au barrage de l’Epau, à l’amont de la Ville.
- La nouvelle installation compi'end : une usine hydraulique, une usine à vapeur, des bassins de filtration précédés de dégrossisseurs Puech à 4 préfiltrations.
- Régie directe : M. Chotard, arcbitecte-voyer, directeur du service.
- f.—- L’eau est prise directement à la rivière l’Huisne, rivière alimentée principalement par des étangs et polluée à la traversée de plusieurs villes : et la prise qui était pi’écédemment au Gué de Maulny a été transportée à l’amont de la ville, au banage de l’Epau.
- 2. — Dix bassins-filtrants de 1 000 mètres cari'és chacun, précédés de 4 séries de dégrossisseurs Pueclx à 4 préfiltrations, d’une surface totale de 1 5oo mèti’es carrés. Chaque filtre est muni d’un régulateur automatique de débit, de flotteurs indicateurs de perte de charge, trop-plein, etc...
- Un bassin de 800 mètres cubes établi au voisinage des filtres îeçoit l’eau filti'ée et régularise l’aspiration des pompes élévatoix-es.
- Un réseau de voies Decauville facilite le transport du sable aux laveuses de sables qui sont'mues par des moteurs électriques, auxquels l’énergie est fournie par la dynamo de l’usine.
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- Sarthe
- — C38 —
- Un laboratoire de bactériologie est adjoint à l’usine.
- ÎU — L’usine hydraulique, mue par la chute, de l’Huisne, comporte 2 roues Sagebien d’une puissance de 83 chevaux effectifs chacune (ces roues ont 8 m. 3o de diamètre et 4 mètres de largeur ;, actionnant 16 corps de pompes horizontales.L’une des roues peut commander les pompes centrifuges de l’usine à vapeur.
- L’usine à vapeur (de rechange) est formée i° par une machine Corliss (de la maison Weyher et Richemond), à 4 distributeurs, d’une puissance utile de 57 à 69 chevaux. Elle actionne 4 pompes centrifuges élevant l’eau sur les ffltres et une dynamo servant à l’éclairage de l’usine.
- 20 Par trois machines à vapeur à 4 distributeurs de 80, 80 et i34 chevaux attelées à des pompes horizontales à pistons plongeurs. L’usine peut élever 20 000 mètres cubes en 24 heures. G générateurs à foyer et faisceau tubulaire amovibles.
- La conduite de refoulement a 1 800 mètres de longueur avec o,45o de diamètre.
- 4. — Réservoir à 2 compartiments de i4ooo mètres cubes construit en maçonnerie de moellons et mortier hydraulique.
- o. — Deux conduites de.0,600 et o,5oo de diamètre, raccordent le réservoir à l’ancienne distribution.
- 360 bornes-fontaines ;
- 700 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 4200 bi’anchements pour concessions particulières. Il y a des filtres Cham-berland dans un assez grand nombre de maisons.
- 6. —On consomme de 7 000 mètres cubes par jour en hiver à 12000 mètres cubes en été.
- Dans le courant de 1908 toutes les concessions seront transformées en concessions au compteur.
- Le mètre cube o fr. 22 jusqu’à 5oo mètres cubes. Au dessus de 5oo mètres cubes, 0 fr. 18. Minimum de l’abonnement 22 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 180 à 25° ; résidu à 180®, 322 ; chlore, 16; SO3, 4 i acide nitrique, 2,5 ; nitrites, traces; ammoniaque, o,35 ; matières organiques (en oxygène), 1,5 — On trouve, suivant les époques, 4a0 à 9600 germes au centimètre cube et souvent du colibacille dans l’eau brute : mais l’eau filtrée renferme généralement moins de 100 germes et est bonne.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts ovoïdes, du type de la ville de Paris, se déversant dans la Sarthe sans épuration ; ce réseau reçoit les matières fécales de bon nombre d’immeubles, mais est encore bien incomplet. Fosses fixes nombreuses.
- Sablé-sur-Sarlhe (5.520 h.) (4-933 p. ’m. a.) 1.279 maisons,
- Eau de rivière filtrée au sable, machines hydrauliques.
- Avant 1896. il n’y avait que des puits (i3 puits communaux et 220 puits particuliers). En 1896, on établit l’installation de filtrage, élévation et distribution de l’eau de la Sarthe ; dépense : 321 G5o francs.
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- — 639
- Sarthe
- Régie directe.
- I. — L’eau est prise par une dérivation de la Sarthe, en amont de la ville, amenée à l’usine par une conduite en béton de ciment, et élevée par la pompe nourricière sur les bassins filtrants.
- — Deux bassins filtrants de 632 mètres cubes chacun de surface ; ils sont formés de 3 couches de o,5o chacune de gros gravier, de petit gravier et de sable fin, et reçoivent une hauteur d’eau de o,5o par dessus. Les drains du fond sont en briques. La hauteur d’eau qui passe en moyenne par jour est de 3 m. 84* On nettoie chaque filtre environ tous les mois (plus souvent en temps de crue).
- 3. — Une turbine de 35 chevaux bruts actionne : i° par un balancier la pompe nourricière des filtres, élevant 26 litres par seconde à 5 m. g5 ; elle est à axe vertical, piston à clapet et piston différentiel ;
- 20 Par engrenages, la pompe élévatoire, horizontale à double effet et à manivelle, pouvant monter 2 000 mètres cubes par jour à 46 mètres de hauteur dans le réservoir. Les machines sont de la maison Meunier. Deux réservoirs d’air.
- Un moteur à gaz Niel de 25 chevaux sert de secours en cas de basses eaux: il produit également de l’éclairage électrique.
- 4. — Un réservoir en maçonnerie, en 2 compartiments, de chacun 800 mètres cubes, sur le coteau dominant la ville au sud-est : il est couvert de voûtes en briques, avec murs intérieurs évidés. Cote 66,39. La conduite de refoulement de o,25o a 2 kilomètres de long et fait distribution en route.
- 5. — Réseau de distribution en fonte de i3 kilomètres de développement, en tuyaux de o,25o à 0,080.
- 4o bornes-fontaines publiques ;
- 32 bouches d’arrosage et d’incendie.
- 36o concessions particulières (toutes au robinet libre, sauf 4 au compteur).
- 6. — On consomme en moyenne 1 600 mètres cubes par jour.
- Les concessions au robinet libre paient 2 francs par personne, 2 francs par cheval et par voiture et 2 francs par are de cour ou de jardin. Au compteur, le prix est de 0 fr. i5 le mètre cube.
- 7. — Eau brute de la Sarthe : degré hydrotimétrique, 180 ; degré permanent, 5° ; résidu à 110, 256,4 ; CaO, 84,5 ; MgO, io,4: SO3, i6,5 ; NaCl, 32 ; SiO2, 19 ; acide nitrique, 4,6 ; nitrites, traces; ammoniaque, traces; azote albuminoïde, 0,025 ; matières organiques (en oxygène) 6. Le degré hydrotimétrique varie et passe à 210. En i8g3, on trouve 22 184 germes au centimètre cube, avec du colibacille.
- On devrait vérifier par des analyses brctériologiques, au moins tous les mois, la qualité de l’eau filtrée. Nous n’avons connaissance que de 2 analyses, faites en 1897 ayant donné 756 et 784 germes au centimètre cube, ce qui indique une filtration imparfaite.
- 9. — Quelques égouts, se déversant dans la Sarthe.
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- Sarthe
- — 640 —
- Villes de moins de 5.ooo habitants.
- Bonnétable (4-284 h.) Pas de distribution d’eau.
- St-Calais (3.676 h.)
- Projet en cours d’exécution, dépense prévue 37 000 francs. Puits foré don-nant 88 mètres cubes par jour. L’eau jaillit dans un bassin d’où sort le réseau de distribution. Réservoir de 100 mètres cubes. Longueur du réseau 2400 mètres. 22 bornes-fontaines.
- Sillé-le-Guillaume (2.964 h.)
- A exécuté en 1897 et 1898 une adduction de sources; dépense: 60000 francs. Degré hydrotimétrique, 20° ; degré permanent, 5°.
- Fresnay-sur-Sarthe (2.546 h.) Projet exécuté en 1903. Dépense faite, 160000 francs.
- Juigné-sur-Sarthe (1.173 h.) et Oiseau-le-Petit (677 h.) ont des projets approuvés ou en cours d’exécution.
- En résumé, le département est occupé par des bandes parallèles, dirigées du nord-est au sud-ouest, des terrains ci-après qui plongent vers le sud-est : schistes primaires (avec de petites sources superficielles), calcaire jurassique (avec de belles sources aux affleurements des bans calcaires dans les vallées), crétacé (avec une nappe généralement profonde et pouvant être artésienne dans la craie), et base de l’éocène (formant des plateaux entre les vallées ouvertes dans le crétacé, et donnant des sources à la base des sables de Bracheux et du Soissonnais, sur les couches d’argile sous-jacentes).
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- Savoie
- DÉPARTEMENT DE LA SAVOIE
- (4 arrondissements, 29 cantons, 33o communes, 203.297 habitants.)
- Aix-les-Bains (8.679 h.) (6.094 p- m. a.) 691 maisons.
- Sources, adduction par la gravité et par machine à vapeur.
- En i883, la ville concède la distribution pour 60 ans, à la Compagnie générale des travaux hydrauliques. Cette Compagnie, en liquidation amiable, est représentée par M. Bourgeois, 66, rue de Rivoli, à Paris : le directeur du service à Aix-les-Bains est M. Louvet, ingénieur des Arts et Manufactures. Les travaux primitifs ont été exécutés de i883 à i884> suivant le projet de M. Tranié, et ont coûté environ 5ooooo francs; depuis, nombreux travaux complémentaires, pour lesquels on a dépensé environ 460 000 francs. Le concessionnaire reçoit une subvention de ;la ville de 12000 francs par an et doit lui fournir pour les services publics 1 5oo mètres cubes par jour.
- M. Luya, architecte-voyer de la ville.
- i. — Plusieurs sources, sortant du rocher néocomien (recouvert de dépôts graveleux) sur le versant du Revard, à des altitudes très variables : source de Pugny à la cote 846, source du Rocheray à la cote 54i. source de la Monde-resse à la cote 5oi, source de Mouxy à la cote 4°3 et source de Clarafond à la cote 372 (cette dernière relevée par une machine à vapeur). Les distances de ces sources aux réservoirs de distribution sont également variables (de 1 3oo mètres pour la source de Mouxy à i3 kilomètres pour la source de Rocheray) ; les conduites d’amenée représentent ensemble une longueur de 27900 mètres dont 7200 mètres en fonte et le reste en maçonnerie ou béton de ciment. Les deux sources du Rocheray et de la Monderesse sont amenées d’abord par des tuyaux en ciment dans un réservoir intermédiaire de 200 mètres cubes, d’où part la conduite en fonte de 7 200 mètres formant un grand siphon.
- Les sources sont captées à leur point d’émergence, à des profondeurs variant entre 3 et 7 mètres ; la source de Clarafond est captée à 12 mètres de profondeur.
- ïL — La source de Clarafond est seule relevée à son captage. Le moteur est une machine à vapeur, à chaudière verticale, de 4 chevaux, actionnant une pompe rotative Dumont pouvant débiter 6 mètres cubes par minute ; la pompe aspire de 6 mètres et refoule à 3 mètres.
- 4. — Trois réservoirs de distribution aux environs de la ville, tous trois en maçonnerie, voûtés et enterrés : ils cubent ensemble 2 5oo mètres cubes
- 4i
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- et sont situés respectivement aux cotes 348 (réservoir de Boncelin), 319 (réservoir du Chatelard) et 3io (réservoir inférieur).
- o. — De chaque réservoir part une conduite en fonte formant l’origine de trois réseaux de distribution. Ces trois réseaux ont ensemble un développement de 19000 mètres en tuyaux de 0 200 à o,o4o.
- 80 bornes-fontaines publiques ;
- 86 bouches d’arrosage ;
- 5o bouches d’incendie ;
- 6 urinoirs à effet d’eau ;
- 600 branchements particuliers et 10 branchements pour établissements communaux.
- 6. — Consommation par jour d’environ 2 000 mètres cubes, portée à 45oo mètres cubes pendant 100 jours d’été, où fa saison amène près de 3oooo étrangers.
- Les concessions particulières sont au compteur (484) ou au robinet de jauge (i3o) au prix de 3o francs pour 1 hectolitre par jour, 5o francs pour 2 hect. 1/2 par jour, 85 francs pour 5 hectolitres, 160 francs pour 1 mètre cube, 23o francs pour 1 m. cube 1/2, 280 francs pour 2 mètres cubes, etc., etc., 65o francs pour 5 mètres cubes et 1210 francs pour 10 mètres cubes par jour, etc., etc.
- 7. — Source de la Monderesse : degi’é hydrotimétrique total, 20°3; degré permanent, o°5'; CaO, 110; MgO, traces ; H2S04, traces; NaCl, 6,4; nitrate de potasse, 6 : ammoniaque libre et combinée, o,o5 ; matières organiques (en oxygène), 0,2 ; on a trouvé 726 bactéries saprophytes au centimètre cube.
- Les autres sources ont une composition chimique voisine.
- 8. — En 1907, la ville amis au concours l’élévation à 109 mètres de hauteur de 5o litres d’eau du lac du Bourget pour servir d’eau de lavage et industrielle.
- 9. — Le tout à l’égout fonctionne au moyen d’un réseau d’égouts ovoïdes (deux types, l’un de 1 m. 43/0,70 et l’autre de 0,70/0,60), le réseau se déverse sans épuration dans le lac du Bourget.
- Albertville (6.364 b.) (3.570 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- Adduction de sources d’Ugines exécutée de 1869 à 1872 : dépense, 3p 000 francs.-
- En 1900, on adjuge des travaux de distribution pour 12 000 francs.
- Adduction de la source Farette pour le hameau et la caserne de Conflans, exécutée en 1882.
- Régie directe.
- 1. — Deux adductions : a) Deux sources naissant dans les caves de deux maisons du hameau de Fontaines d’Ugines, situé au nord-est d’Albertville : terrain graveleux. Elles sont amenées par une conduite en ciment de 8 kilomètres de longueur (ciment de la Porte de France).
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- b) La source Farette, née au hameau de ce nom et accrue par des drainages, a une conduite en ciment de 1 km. 5oo de longueur entre la source •et le hameau de Conflans où elle se distribue.
- 4. — Un réservoir dit Château d’eau pour l’eau d’Ugines, situé sur le versant est du côté de la Pallud. Un petit réservoir de 65 mètres cubes pour l’eau de Farette.
- o. — Réseau de distribution lavée tuyaux généralement en ciment (de la Porte de France) ;
- 36 bornes-fontaines publiques à écoulement continu.
- 6. — Les sources d’Ugines donnent 16 litres par seconde, celle de Farette
- litres.
- 7. — à) Sources d’Ugines : résidu fixe, de 343 à 3y3 ; CaO, i4q à i55 ; MgO, 5 à 8 ; alcalis, i3 à 22 ; chlore, 1 ; SO3, 4o à 46 ; alumine et fer, 2.
- b) Source Farette ; degré hydrotimétrique, i5°; CaO, 61 ; MgO, 17; SO3, 25; chlore, 1 ; SiO2, 8 ; résidu total, 181.
- Pas d’analyse bactériologique.
- Chambéry (23.027 h-) (16.852 p. m. a.) i.45o maisons.
- Source amenée par la gravité et puits captant avec machine à vapeur.
- La source Saint-Martin est amenée depuis longtemps.
- En 1888 et 1889 on exécute le projet de M. Guinard, pour le captage, l’élévation et la distribution des eaux d’un puits plongeant dans la nappe souterraine au Bocage ; dépense faite, 398800 francs. Coût des travaux ultérieurs, 100000 francs. Il y a encore de nombreux puits, 20 puits publics et 3oo puits particuliers.
- Régie directe : M. Cottard, chef du service.
- 1. — i° La source Saint-Martin sort du versant rocheux des Charmettes (néocomien), sur le territoire de la ville et à 25o mètres du réservoir, l’eau 'est amenée à ce dernier par une conduite en fonte de 0.15.
- , 20 Le puits de captage a été foncé à l’air comprimé, au lieu dit « le Bocage », un peu à l’amont de la ville : il a 10 mètres de profondeur. 11 est formé de deux cylindres concentriques en tôle, l’extérieur de 3 mètres de diamètre, l'intérieur de 1 m. 25 sur la moitié supérieure et 2 mètres sur la moitié inférieure : l’intervalle entre eux a été rempli de béton au furet à mesure de la descente. L'eau de la nappe souterraine vient par le fond et s’élève souvent à o,25 au-dessus du sommet : elle sort d’une couche de gravier surmontée de couches d’argile et de sable, qui recouvrent le rocher néocomien.
- îi. — Usine élévatoire du Bocage : 2 machines à vapeur de chacune 9>5 chevaux élèvent l’eau dans le réservoir (où elle se mélange à celle de la source) en actionnant directement 2 pompes Girard. Les machines font 38 tours par minute en marche normale, 48 en marche accélérée et peuvent monter chacune de 750 à 960 litres par minute à 43 mètres. Les machines et pompes sont de la maison Meunier, de Paris. 2 chaudières cylindriques, ho-
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- rizontales, tubulaires, à foyer amovible, ayant chacune 17 m2 5o de surface de chauffe (de la maison Weyher et Richemond).
- Conduite de refoulement en fonte de 0,20 sur 280 mètres de longueur.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, en 2 compartiments de chacun 1 5oo mètres cubes, construit sur le coteau des Charmettes. Il est recouvert par des voûtes d’arêtes en béton : il repose sur le rocher et est aux trois quarts enterré, avec 1 mètre de terre rapportée par-dessus.
- 5. — Réseau de disti'ibution de i8 5oo mètres de développement, en tuyaux de fonte de 0,200 à 0,060 de diamètre ;
- 1 fontaine monumentale et 4 lavoirs publics ;
- &5 bornes-fontaines ;
- 208 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 20 urinoirs à effet d’eau ;
- G5o branchements pour concessions particulières.
- O. — La source Saint-Martin donne de i5o à 3 litres par seconde et suffit seule une partie de l’année pour l’alimentation de la ville. Le puits peut fournir jusqu’à 4o litres par seconde. On utilise environ 1 865 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au compteur (Frager), aux prix de 0 fr. 35 le mètre cube jusqu’à 60 mètres cubes par an, o fr. 3o de 60 à x4o mètres cubes, o fr. 25 de i4o à 4oo mètres cubes et 0 fr. 20 au delà ; minimum de perception, 21 francs par an. La ville loue des compteurs, et elle accorde 20 mètres cubes gratuits à chaque concessionnaire pour assurer,l’écoulement continu Limer en temps de gel.
- K. —Les deux eaux ont la même composition : degré hydrotimétrique, de iç>° à 24° ; degré permanent, 4° résidu fixe, de 201 à 260 ; CaO, 138 ; MgO, g,3; HCl, 12; SiO2, 7; matières organiques (en oxygène), 2,2. On a trouvé de 325 à 525 germes par centimètre cube; pas de colibacille.
- 8. — On a songé à élever les eaux du lac du Bourget.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts de forme ovoïde (1 m. 5o de hauteur uniforme avec des largeurs variant de 2 m. 5o à o m. 70), recevant les matières fécales. Le tout à l’égout est donc appliqué. Le collecteur débouche dans un canal allant se déverser au lac du Bourget, mais en route ses eaux servent à Virrigation de vastes prairies.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Bozel (1.186 h.)
- Adduction de source en i852, conduites en ciment de la Porte de France.
- La Motte Servolex (2.603 h.)
- Adduction faite en 1904. Dépense 99000 francs. Deux sources ont été caj/tées et amenées par des tuyaux en ciment à une chambre de réunion.
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- Conduite d’amenée de 3 018 mètres en tuyaux de fonte de 0 m. 120 à 0 m. 060 de diamètre. Deux réservpirs de 600 et 200 mètres cubes. 25 bornes-fontaines et 76 branchements particuliers.
- Moutiers (2.708 h.) (2.252 p. m. a.)
- En 1892, suivant projet de M. Guinard, la Ville et la Compagnie Paris -Lyon-Méditerranée dérivent les eaux du torrent de Clossetaz, à sa traversée de la route de Moutiers à Pralognan, à 9 kilomètres de la ville. La conduite d’amenée est partie en béton de ciment (Porte de France), partie en fonte (quand elle est forcée). La Ville a un réservoir pour elle et la Compagnie en a un autre : la Ville reçoit 680 mètres cubes et la Compagnie 25o mètres cubes. La Ville a i5 bornes-fontaines publiques, mais pas de service privé ; elle a dépensé 78 200 francs.
- L’eau sort du grès triasique : elle a i58 milligrammes de résidu fixe, 85 de CaCO3 et i3 de MgCO3 ; matières organiques (en oxygène), 0,6. On trouve 1 4°o germes au centimètre cube et du colibacille.
- En 1901, la ville de Moutiers a dépensé 14.000 francs pour rétablir une conduite de prise d’eau dans l’Isère, cette eau devant servir au lavage et arrosage ; la conduite est en fonte.
- Saint-Jean de Maurienne (3.110 h.)
- Adduction faite en 1906-1907. Dépense faite, 240000 francs. Source captée à une grande profondeur au-dessous de la nappe souterraine aquifère. Conduite d’amenée en fonte de o m. 09 à 0 m. 20 de diamètre et de i5 kilomètres de longueur. Réservoir de 600 mètres cubes.Eau très pure.
- Le département, très montagneux, a des eaux abondantes. Sur le granit et le gneiss qui forment des massifs à l’est et au centre, on trouve adossées des bandes de grès à anthracite (carbonifère), des schistes lustrés du trias — formations peu perméables — puis de grès vosgien et bigarré, de muschelkalk, de lias et d’oolithe, enfin de crétacé inférieur, de calcaire et grès nummuliti-ques (éocène), enfin de mollasses miocènes : nombreuses nappes aquifères et nombreuses sources sortant des bancs calcaires et gréseux de ces dernières formations. (Toutefois le terrain nummulitique perméable est souvent, recouvert par le flysch schisteux qui arrête les eaux.)
- Ce département renferme ;
- 8 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- 4i communes ayant une distribution d’eau incomplète ;
- 69 communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes.
- 9 ayant des puits et des citernes.
- Chambéry et Aix-les-Bains ont le tout à l’égout unitaire et Pont-de-Beau-voisin a des égouts pluviaux.
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- Autres communes ayant exécuté une addition d’eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population Date des travaux on de l’approbation du projet Dépenses | faites | ou estimation du projet 1 Observations
- Epierre 6tO l885 fr. » Conduite en ciment de Grenoble.
- Mercury- Gemilly. . . . I 34o 1887 i 5oo A un autre projet en préparation.
- Grésy-sur-Isère 912 1889 2 65o
- Ste-Hélène-des Millières . 1 072 1889 835o
- St-Jeoire 502 1890 i4 35o
- Gevius . 576 1890 2 25o
- Drumettaz-Clarafond . . 786 1891 i43oo
- Les Mollettes. 383 id. 9 100
- Barberaz 569 1892 4 200
- Lescheraines 557 id. 4 900
- Pont-de-Beauvoisin . . . 1 407 id. 16 000
- Longefoy 464 1894 5 5oo
- Ste-Marie-de-Cuisnes . . 746 1895 i4 000
- Montgirod 1 5n id. 7 5oo
- Fontaine-le-Puits. . . . 162 1896 3 600
- LaGhapelle. . . . . 753 id. i4 25o
- Jarsy 704 ^97 Il X00
- St-Michel de-Maurienne . 2 632 id. 3g 700
- Villette 448 id. 2 200
- Champagny 5g 1 id. 9600
- Saint Sigismond .... 700 1898 865o
- Planaise 3g5 id. - i5 5oo
- St-Marcel 5g5 id. 4 750
- Bourg-St-Maurice . . . 2 827 ig°3 8 961
- Les Fourneaux .... 1769 id. 10 5oo
- St-Pierre-d’Entrement. . 720 id. 2 5io
- St-Thibaud-de-Couz . . 706 id. 7 3oo
- Yoglans ! 5i5 id. 3-8o
- Bonvillaret 474 1904 3 x5o
- Etable . . . 320 id. i5 800
- La Chambre 700 id. i35oo
- Méry........ 555 id. 10 975
- Notre-Dame-de-Briançon. 496 id. 3 000
- St-Rémv. . . 987 id. 23 xo5
- Séez r n4 id. O O LO CO
- Bonvillard ....*. 671 190.5 i3 3oo
- La Compote 561 id. 23 45o 3 sources ; cond. fonte ; rés. ma-
- Montmélian x i56 id. 23 3oo çonnerie couverture en ciment armé. 2 source; cond. fonte.
- La Rochette 1 357 id. 9240 Cond. fonte.
- St-Etienne-de-Cimes. . . 1 276 id. 54 600 2 sources ; cond fonte.
- Radens . . 662 1906 9 978 Source ; cond. fonte.
- St-Georges-d’Hurtières. . 1 010 id. 5 460 id.
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- Savoie
- Autres communes ayant fait une adduction d'eau (depuis 1884) ou ayant un projet en cours d’exécution. (Suite)
- Communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- > fr.
- St-Pierre-d’Albigny. . . 2 892 i5o6 7 200 Source; cond. ciment et fonte.
- Bellentre id. 7 000 Source; cond. fonte; rés. maçonnerie.
- Bourg St-Maurice. . . . 2 865 1903-06 65 961 Source; cond. fonte et ciment; rés. maçonnerie.
- Ecole 604 1906 3o 000 Source ; cond. fonte, ciment et plomb.
- Hautecourt 473 id. Ut O O Source ; cond. fonte.
- Pussy 484 id. 12 5oo id. et grès.
- St-Léger 466 id. 5 575 id.
- Albiez-le-Yieux .... 791 1907 7 600 Source; cond. fonte.
- Bonneval ...... 3o8 id. 3 000 Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- La Bridoire 1 086 id. uo 0 0 0 Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- Challes-les-Eaux.... 645 id. 4 7 Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
- Cruet 787 id. 19 633 Source ; cond. fonte ; rés. maçonnerie .
- Les Echelles 870 id. 110000 Source ; cond. ciment monlé‘ armé et fonte ; 2 bassins régulateurs .
- Epersy 335 id. O O 2 sources; cond. fonte; rés. maçonnerie.
- Les Fourneaux .... 1 769 id. 4725 Gond, fonte.
- Landry 5q5 id. 8 000 4 sources; cond. grès.
- Montvalezan 532 id. 4399 Sources ; cond. fonte.
- Bognaix 260 id. 17 400 Source: cond. fonte; rés. maçonnerie.
- St-Christophe-la-Grotte. . 365 id. i3 000 Source de la Fontaine froide cond. ciment
- Traize 3i3 id. 3 800 Sources ; cond. fonte.
- En outre, les communes de Albens, Haùteville, Brides-les-Bains, La Balhée, Ehdteauneuf, Fréterive, La Chapelle-Blanche, Argentine, Saint-Jean de la Porte, ont des projets approuvés.
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- Haute Savoie
- DEPARTEMENT DE LA HAUTE-SAVOIE
- (4 arrondissements, 28 cantons, 314 communes, 260.617 habitants).
- Annecy (i4.35i h.) (10.763 p. m. a.) 600 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- En 1856, adduction de la source de Vovray. Dépense inconnue.
- En 1888, adduction de la source du Var, suivant projet de M. Mangé.
- Dépense faite : 240 000 franes-et travaux ultérieurs pour i5ooo francs.
- Régie directe : M. Fruaüf, architecte communal, directeur du service ; M. Chiron, entrepreneur-fontainier.
- 1. — La source de Vovray, captée à flanc de coteau, à la base du calcaire urgonien. La source du Var sort du rocher sur le versant du Soumoz, à 11 kilomètres d’Annecy et à l’altitude 690 (couches néocomiennes imperméables arrêtant les eaux). On a fait simplement de petites chambres en maçonnerie aux points d’émergence des deux sources.
- Les conduites d’amenée sont partie en fonte et partie en ciment : celle de la source du Var est en ciment de o,i3 sur les 4674 premiers mètres, puis en fonte de 0,20 sur 56i3 mètres et enfin en ciment de 0,20 sur les gi3 derniers mètres.
- 4. — Pas de réservoir pour les eaux de Vovray.
- Un réservoir de 720 mètres cubes, au château, à l’arrivée des eaux de la source du Var, à la cote 478. 11 est en maçonnerie, couvert et enterré. Il en part une conduite-maîtresse de distribution de 0,260 sur 900 mètres de longueur.
- 5. — Réseau de distribution en fonte,‘étendu à peu près dans toutes les rues ;
- 44 bornes-fontaines, modèle de à Ville de Paris, avec raccords d’incendie ;
- 22 bornes-fontaines de systèmes anciens ;
- 1 bouche d’incendie principale près le théâtre *,
- 10 urinoirs à effet d’eau ;
- 190 branchements pour concessions particulières.
- 6. — La source de Vovray donne en moyenne 180 mètres cubes par jour, et la source du Var 1 210, soit ensemble 1 390 mètres cubes : minimum, 720 mètres cubes.
- Les concessions sont au compteur (Frager, Schreiber, Kennedy et Abeille), au prix de i5 francs pour 1 hectolitre par jour, soit 36 m35 par an, et 0 fr. 26 le mètre cube pour le surplus.
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- Haute-Savoie
- Tf. — i°) Source de Vovray : degré hydrotimétrique, i8° ; résidu fixe à ioo°, 23o ; CaO3, i64,8 ; MgC03,9,2.
- On a trouvé 5o ooo germes saprophytes au centimètre cube.
- 2°) Source du Yar : degré hydrotimétrique, de i3° à x8°; résidu fixe à ioo°, 160 à 200 ; CaC03,io3 à 123 ; autres sels de chaux, 12,7 ; MgCO3, 9,2.
- On a trouvé de 6 5oo à 43 100 germes saprophytes au centimètre cube.
- 8. — La Ville voulant augmenter le volume d’eau disponible, a étudié un projet de filtration, élévation et distribution d’eau du lac d’Annecy : la filtration serait faite au moyen des filtres Américains, système Jewell (The Jewell Export Filter C°, représentée en Europe par M. Gieseler à Berlin), Le projet vient d’être approuvé par le Comité consultatif d’Hygiène publique.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts, mais très incomplet, qui reçoit les matières fécales et se déverse directement dans le Thiou, émissaire du lac d’Annecy : la Ville songe à compléter ce réseau ; il faudrait aussi en faciliter le nettoyage et y faire des chasses.
- Evian-les-Bains (Population sédentaire 3.112 h.) (2.107 P- ra- a-)
- à la saison, il s’y ajoute 4-5oo étrangers. — Nombre de maisons : 280.
- Sources et puits filtrants, adduction par la gravité.
- Adduction faite en 1896-1897, suivant projet de M. Alesmonières ; dépense : 82200 francs.
- En 1908, on exécute sous sa direction le projet de M. Cuau, ingénieur civil des mines. Dépense prévue : 3oo 000 francs.
- Régie directe.
- à) Ancienne distribution.
- 1. — Il y a une ligne de sources au pied du plateau de Larringes, parallèlement à la rive du lac Léman (ce sont des dépôts glaciaires reposant sur une couche d’argile dure). La ville a amené la grande source et la source du Miat ; le captage de la première a été complété par quelques drains, celui dé la seconde par un tronçon de galerie souterraine de 3o mètres de lon-gneur.
- 4. — Chaque source a aussitôt après son captage un réservoir en maçonnerie, couvert et enterré, qui sert d’origine à son réseau de distribution ; celui de la Grande source (cote 394,16) a 3oo mètres cubes de capacité ; celui de la source du Miat (cote 4oo) seulement 60 mètres cubes.
- 5. — Le réseau de distribution de la Grande source, tout en fonte, a 5 3oo mètres de développement en tuyaux de o,35o à 0,060 de diamètre ; celui de la source du Miat, qui s’étend seulement aux parties hautes de la vdle et se raccorde avec l’autre, a 1 700 mètres en tuyaux de 0,200 à 0,060 ;
- 10 bornes-fontaines intermittentes (maison Senson et Saint-Albin, de Paris) ;
- 3 fontaines à jet continu, 1 jet d’eau et 1 lavoir ;
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- 4o bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 8 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 25o branchements particuliers.
- b) Nouvelle distribution.
- I. — Les eaux sont captées dans une couche de sable fin entre deux couches d’argile imperméable, dans les alluvions glaciaires du coteau de Lar-ringes, à 4 kilomètres au sud d’Evian. Quatre puits filtrants système Cuau avec crépines à talus naturel d’éboulement en béton armé. Prise de l’eau par siphons à vannage automatique système Cuau. Conduite de 6 kilomètres environ avec une différence de niveau totale de 2,5o mètres. Réservoirs d’équilibre à réglage automatique sur la conduite qui est divisée en quatre sections : diamètre de 8o, 90 et 100 millimètres. En service, la charge est entièrement absorbée par les frottements dans les conduites. Si le débit diminue, l’eau s’accumule dans la nappe souterraine.
- 4. — Réservoir de 3oo mètres cubes pour les hôtels des plateaux supérieurs ; 2 réservoirs de 260 mètres cubes aux extrémités d’une branche d’alimentation de la ville haute.
- (>. — Consommation totale en 1889 : 828000 mètres cubes, soit 2 000 mètres cubes en moyenne par jour (mais il y a une forte diminution de la consommation en hiver).
- Les concessions sont toutes au robinet de jauge, aux prix de 10 francs et de 2o francs par litre à la minute, suivant que l’abonné est en dedans ou eu dehors du rayon de l’octroi.
- K.-— Résidu fixe, 280 milligrammes; CaO, 108; MgO, 3o ; SiO2, 9; acide nitrique, 4*
- 9. — Les eaux usées et les matières fécales sont évacuées par deux réseaux d’égouts (est et ouest) en tuyaux dé grès vernissé de 0,15 à o,4o de diamètre intérieur, à l’issue desquels se trouvent deux collecteurs en béton de ciment à sections circulaire de o,5o et ovoïde [de 0,80/0,60, continués dans le lac Léman, par deux émissaires en tôle d’acier de 0,60 et 0,80 de diamètre intérieur, dont les orifices débouchent, sous 8 mètres d’eau, à 4° mètres et 120 mètres de la rive. Longueur totale des réseaux 4 5oo mètres, non compris 1 200 mètres de branchements particuliers.
- L’installation fonctionne très bien; elle a été établie en 1894, à la suite d’un concours.
- Les ordures ménagères sont employées aux usages agricoles.
- Tlionon (7.043 h.) (4.751 p. m. a.) 704 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Adduction vers i85o et développement progressif de la distribution.
- Régie directe : M. Garcin, architecte-voyer municipal.
- En i85o, on a amené des sources qui ne desservent plus actuellement que les concessions perpétuelles et quelques fontaines publiques dans les ha-
- meaux.
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- 651 —
- Haute-Savoie
- En 1905-1906 on a exécuté le projet de M. Eymar,[ingénieur des Ponts-et-chaussées. Dépense faite, 2.13 200 francs.
- 1. — L’eau provient des infiltrations à travers les couches sablonneuses d’alluvions glaciaires. Elles ont été captées par un| drainage profond de 4 à 5 mètres dans les sables et graviers où elles coulaient et ont été amenées par des tuyaux de o,3o et 0,20 en béton de ciment jusqu’au réservoir de distribution.
- 4. — Réservoir enterré dans le sol. La partie supérieure à 1 m. 5o en contre-bas du sol. Parois en béton de ciment de 1 mètre d’épaisseur. Couverture en Yoûtelettes de ciment supportées par des piliers en moellons tétués. Capacité 1 3oo mètres cubes avec une bâche de i6o^mètres cubes.
- o. — Réseau de distribution de 6 i3o mètres, en tuyaux de fonte.
- 4 fontaines à jet continu :
- 68 bornes-fontaines ;
- 68 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 7 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 430 concessions particulières.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour, en moyenne]2 000 mètres cubes : maximum, 2 200 mètres cubes ; minimum, 1 700 mètres cubes.
- Prix de vente : 0 fr. i5 le mètre cube jusqu’à 200 mètres cubes et 0 fr. 10 au-delà avec un minimum de i5 francs par an.
- ' 7. — Résidu fixe, 280 ; matières organiques (en oxygène), 2.
- On a trouvé de 63 à 143 germes aérobies au centimètre cube.
- 8. — On prévoit l’extension du réseau suburbain de distribution et la réfection de l’ancienne conduite des eaux de la Dame dans la traversée de la ville.
- 9. — Un réseau d’égoûts à petite section, en grès vernissé ou en ciment d’un développement total de 5 8q5 mètres avec 21 réservoirs de chasse, conduit les eaux usées et matières fécales au lac Léman par des fonds supérieurs à 5 jnètres en basses eaux.
- Villes de moins de 5.000 habitants
- Annemasse (3.062 h.), Etrembières (445) h.)
- Ville-La-Grand (8o4 b.) (France), Jussy et Présinges (Suisse)
- Ces 5 communes sont desservies par la Compagnie des Eaux-belles, qui en 1886 a fait une dépense de 289 000 francs pour établir une distribution d’eau. Une source captée à la cote 432, sur le versant du petit Salève, actionne une turbine établie à la cote 4°°> laquelle refoule 4<u> litres à la minute dans un réservoir de 460 mètres cubes à la cote 5oo. Quand la source est insuffisante comme force motrice, on allume une machine à vapeur de secours. La conduite d’amenée a 7 kilomètres de longueur, elle est en fonte, d’un diamètre décroissant) de 0,20 à o,o5.
- Il n’y a pas de service public, mais seulement des concessions particulières.
- Les frais annuels vai’ient de 3 000 à 8 000 francs et les recettes se montent a 12 000 francs.
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- Haute-Savoie
- — 652
- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Bonneville .... 2 160 1890 O •"5 O O Galerie captante de 80 m. de Ion-
- Thèmes 283o id. 38 600 gueur; rés. de 400 m3. Drainage et filtre dégrossisseur
- Sallanches .... 1943 O GO 100 000 en gravier, rés. de 180 m3. Gond, de 5240 m. ; rés. de 340
- Grand-Bornand . . 2082 id. 3 400 m3 ; 14 bornes-fontaines ; 1 fontaine monumentale ; 2 lavoirs et 18 bouches.
- Yvoire 4oi id. 4 3oo
- Mieussy 1906 1894 1 000
- Argonnex .... 3l2 i895 3 900
- Chens 568 id. 36 000
- Frangy 1177 1897 i5 100
- Boussy 4r3 id. 2 45o
- Ghalionges .... 743 i899 5oo
- Nernier !94 1902 7 600
- Arcine 220 id. 2 100
- Lully 5°9 id. i5 i3o Amenée d’eau aux écoles.
- Cusy 1 io5 id. g5oo
- Taninges. . . . . 2 225 190203 4 000
- Collonges-sou ?. Salève. 833 1904 21 000
- Cranves-Sales. . . 1 oi5 id. 3 675
- Desingy 1082 id. 9432
- Beaumont . . . . 662 190.2 22 880
- Allinges 986 id. i5 800 Source ; cond. fonte ; rés. ma-
- Archamps . . . . 584 id. 35 000 çonnerie. Source et èaux souterraines ;
- Chêne-en-Semine. . 283 id. 7 35o cond. fonte et fer étiré ; rés. maçonnerie. Source ; cond. fer étiré ; rés.
- Chênex 240 id. 4 200 béton. Source ; cond. fonte.
- ChevTier 309 id. 11 077 Source.
- Contamine-sur-Arve. 773 id. Q 200 Source ; cond. ciment ; rés. ma-
- Dingy-en-Vuache. . 358 id. 29679 çonnerie. 5 sources ; cond. fonte ; rés. ma-
- Loisin 641 id. 5 000 çonnerie. Source ; cond. fer étiré et gou-
- Maxilly ...... 494 id. 9-374 dronné. Source ; cond. fonte.
- Menthon 558 id. 12 3oo Source ; cond. fonte et ciment ;
- Sciez 1686 id. 7 600 rés. maçonnerie. Source et nappe souterraine ;
- cond. fonte et fer goudronné.
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- Haute-Savoie
- — 653 —
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis i884) ou qui ont un projet en cours d’exécution (suite)
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l'approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Valleiry..... 664 I9°5 fr. 43907 Source , cond. fonte.
- Virv I 521 id. 88 725 Source ; cond. fonte et fer étiré ;
- Thorens 2 200 i9°5 28 000 rés. maçonnerie. Source ; cond. fonte ; rés. maç.
- Ballaison 723 id. 70000 5 sources ; cond. fonte; 2 rés. maç.
- Copponex . . . . 521 id. 21 600 4 sources ; cond. fonte.
- Etercy 3o8 id. 2 73o Source ; cond. fonte ; rés. béton.
- Andilly 438 id. 32 5oo 3 groupes de sources; cond. grès,
- Bons 1016 id. 30 000 fonte et fer zingué ; 3 rés. maç. Source ; id
- Burdignin . . . . 6a3 id. 5 65o id.
- Cornier . . . . . 575 id. 333o Source ; cond. ciment ; rés. ma-
- Jonzier-Epagny . . 414 id. 4i475 çonnerie voûtée ; chambre de manœuvre. Sources ; cond. fonte, fer et ci-
- Menthonnex - sous -Clermont. . . . 774 id. 54 000 ment ; 4 rés. maçonnerie. Sources ; cond. grès, fonte et fer;
- Pontchy 9°9 id: , i5 000 rés. maçonnerie. Sources ; cond. ciment et fonte ;
- Savigny 522 id. 5 o4o 2 rés. maçonnerie. Cond fonte.
- Seyssel . ... . I 521 id. 78000 7 sources ; cond. grès et fonte ;
- Usinons 543 id. 885o rés maçonnerie. Source ; cond. fonte ; rés. maç.
- Chilly 1226 19°7 84 200 id.
- Excenevex .... 307 id. 7 800 Source ; cond. fonte ; ciment et
- Faverges. .... 2 258 id. 24 i5o fer étiré. Source ; cond. fonte ; rés. maç.
- Montagny ... 231 id. 10272 Source; cond fonte; 2rés. maç.
- Publier ..... 1247 id. 39 000 Sources ; cond. fonte et fer.
- La-Roche-sur-Foron. 3 084 id. 186 800 Sources ; cond. ciment et fonte ;
- Saint-Biaise . . . i57 id. 27 000 rés. maçonnerie. 2 groupes sources ; cond. fonte ;
- Saint-Maurice. . . 442 id. 7 5io rés. maçonnerie. Source; cond. ciment ; rés. maç.
- Siilingy ..... 1081 id. 2.5 800 Source ; cond. ciment et fonte ;
- Thusy 867 id. 3 000 rés. maçonnerie. Source ; cond. grès ; réservoir
- Vers . . . 344 id. 34 65o maçonnerie. 4 sources ; conduite fonte et fer
- vougy 3g4 id. 3 800 étiré. Source ; cond. ciment et fonte ;
- Vulbens 697 id. 4935o rés maçonnerie. Source ; cond. fonte'; 2 rés. maç.
- St Gervais-les-Bains. 2 174 1907-08 3oooo
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- Haute-Savoie
- 654 —
- Rumilly (4-239 h.)
- Cette localité a capté en 1880 les sources de Martenex, à 3 kilomètres au S.-S.-E. du bourg, et y a ajouté en 1898 l’eau d'une nappe aquifère drainée à 5oo mètres plus loin. Réservoir de 90 mètres cubes. Conduites en ciment. Degré hydrotimétrique, itfrj.
- Il y a aussi une eau de lavage dite eau de Savoiroux, formée par le mélange d'une source et d’un ruisseau ; tuyaux en poterie.
- Saint-Julien en Génevois (i-44o h.)
- Adduction faite en 1905-06. Dépense 126000 francs. Source dans la paroi rocheuse de la montagne. Conduite d’amenée en fonte de o m. i5 de diamètre et 10 kilomètres de longueur. Débit 200 à 600 litres à la minute. Réservoir en maçonnerie de 1 000 mètres cubes. 16 bornes-fontaines, 20 bouches d’arrosage et d’incendie, 77 concessions particulières.
- Il y a un projet d’égoùts avec fosses d’épuration biologique à l’extrémité de 2 collecteurs : prévision de dépense 90 000 francs.
- En outre, les communes de Gévrier, Saint-André, Valleiry, Cusy, Seyssel et la Balme de Thuy ont des projets approuvés.
- En résumé, le département compte :
- 84 communes qui ont une distribution d’eau complète ;
- 100 » » » » incomplète;
- 117 » qui ont des sources nées et utilisées sur place et des puits ;
- 17 » qui n’ont que des puits et des citernes.
- Département très montagneux, avec des eaux très abondantes. Les terrains sont les mêmes que pour le déplacement de la Savoie, mais le granit n’occupe plus que la partie sud-est (massif du Mont-Blanc), tandis que l’éocène s’étend au nord-est et le miocène à l’ouest. Les bords dirlac de Genève et les vallées du Rhône et de l’Arve, sont formés de terrasses alluviales (souvent d’origine glaciaire), qui contiennent des nappes aquifères.
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- 2.580.000
- H, DUNOD et E. P1NAT, Editeurs. PARIS
- pl.r1 - vue 715/1531
-
-
-
- ANNUAIRE DES DIS! KIBU1 IONS U EAU
- PI. Il .
- CARTE DÉTAILLÉE
- DU NORD DE LÀ FRANCE
- ET
- DE LA BELGIQUE
- A L ECHELLE DE
- 758.OÜ0
- Osïende
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- LEGENDE
- Vi 11 es rùyant pas de distribution d eau . • Villes alimentées parunmélange d'eaux souterraines et d’eauxde rivières filtrées horizontalement (galeries oupuit; près desherges des cours d’eau). WIesayanf la double distnbution,deux des signessont alors juxtaposés (exemple). _. _ co Pour lesvilles guiontUesom derecounr à des machines élévatoiresles signes sontsurmon-
- tés dune flèche (exemple).._______ ô
- ideau c/e source,y.________________________o
- Viles alimentées par | j'æutfe drainages._____________________.«
- des eauxsouterraines \ g'ça/jdepujisproiondsjpuilrartésiens__<ü>
- et a^antune distribution | gtaudegaleriescaptantes(tunnels/___#
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- Viles alimentées par des eaux de I d'eau de èarranes-réseivoirs._’._b
- surface et ayant une distribution I . p pj
- \d’eaudesarmceniiréeausaoIe__________s
- H, DUNOD et E. P1NAT, Editeurs, PARIS
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-
- ANNUAIRE DES DISTRIBUTIONS D’EAU
- PI. 111.
- ALIMENTATION EN EAU DES VILLES
- D’ALGÉRIE - TUNISIE
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- A L ECHELLE DE
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- LEGENDE
- Villes alimentées par
- des eaux de surface et
- ayant une distribution
- t . . 1 J Ul CLUOkj, L/U.ILO LU OOUIUIUJ_
- d^eaiKsouterrames ^ /O etaptateton ‘Zlà^^tontes
- yftunnels)______________________
- Villes alimentées par un mélange d’eaux souterraines à d’eaux de rivières mtrées horizontalement (galeries ou puits filtrants près des berges des cours d eau)__
- Villes ayant double distribution deux des signes sont
- iosés (exemple)
- Pour les villes qui ont besoin de recourir à des machines
- Forages etpuits artésiens en Âlgérii
- (Les nombres sousles triangles, indiguentles nombresdepuitsjorès}
- H> DUNOD et E. PIN AT, Editeurs, PARIS
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-
-
- Annuaire des distributions d’eau.
- CARTE DES AQUEDUCS ALIMENTANT PARIS
- P/.ïf
- pl.r4 - vue 718/1531
-
-
-
- A.NNUA.IRIÎ DBS DISTRIBUTIONS d’fAU,
- Ville de Paris
- Répartition des eaux de sou: jet
- Légende
- AiuiuJs^joriëivj
- Réservoirs de Montrouge Eau de Dhuis Réservoirsde Ménibnontant
- Eau d* Dhuis relevée | Réservoirsde Belleville /'
- Eau d Avre Réservoirs de S1 Ctoud Eau d'Avre relevee Réservoirs de Montmartre
- Eau d'Avre (ûandPassy) i y j Réservoirsde Villejust j
- Surface totale
- C3 Réservoirs ^é,ervoirs de ^ O Usines de relais ^Afontretoutt^ ,4(( Limite darrondissemen
- limite des zones
- C. Meyer, 5 Hue du Font de lodi , taris
- pl.r5 - vue 719/1531
-
-
-
- Annuaire des distributions d'eau,
- f/anche Vi
- Ville de Paris
- Répartition des eaux de rivières
- Zone d'eau d'ûurct) UsinedelaVillette 7V?88 Altitudes
- _________d°_______relevée
- Réservoirs des Buttes Chaumont 96m29 Zone d'eau de Marne RéservoirsdeMènitmontant 99™ 58
- _________d°-------relevée
- Réservoirs de Belleville I30m38 Zone d'eau de Seine Réservoirs de Villejuif 88m38
- _______d°_________
- Réservoirs de Charonne 8lm38
- d
- Réservoirs de Passy supr57Jfn’7l
- Réservoirs de Passy inf r* 71™33 .d?
- G.Mt-ÿer,
- Réservoirsde Montmartre I26™68
- S Réservoirs O Usines
- »Limite d'arrondiss*
- Limite des zones
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-
-
- PIM
- ------ LEGENDE.
- ETC. , v Au vers
- ^______ ftesg)u Es ia C eGensrs/j as
- yr je ta C* dss Eaux ds ta Banlieue^ ç
- .. _,d°_ des eaux détangs st de Marty fldrsat.'lesj ^//'
- _ Système des sources ds Coibart (Jersail/es) %,f PD N Tû/S£
- ^_____ £Jt/ (ie Seme ) Réseau de la C? des Eau* de Seine
- fju ge sources jet de sources du canton de Boissy St' Léger..
- * » Puits et Forages dans ta craie l'Marlj Croissy. le Vesmet ,5* Germain) *
- @ Usines éievatoires principales Pierrelaye
- o Usmes de relais
- CARTE SCHÉMATIQUE DE L'ALIMENTATION EN EAU DE LA BANLIEUE DE PARIS
- , Bsssancaurt
- ^vKsHe,
- Damant
- Mol-
- es Réservoirs Signification des écritures $Quen Communes alimentées par la C'* Genèrak des Eaux
- _d3____________ ia CE des Eaux de Banlieue
- _ dJ___________ la Cs des Eaux de Sema at de
- Rueil
- Limeit
- /e Plessis Bouchar t
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- * Mgntigny
- FranconhdJe
- »S£Pr,x
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- sources du Canton de Boissj TLéger. . ta Société des Eaux du iss.net (aàne grisée delà presgu ile de Croissy)
- Co rare///es
- Sannois
- 'es nome soulignés désignent tes Communes alimentées par les Eaux de l'Etat. JJ
- Maisons-Ladite Argenteu,y mSartrouvl//e ^
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- bonne^J5aisy)JgMontmocency ÂSarcelles Ermont '\/7 • Grospa.y
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- Villecresnes
- Mandres
- Source 001£-
- Comte-Robert
- MONfLHERY
- Annu,
- AIRE DES DISTRIBUTIONS D’EAU.
- pl.r7 - vue 721/1531
-
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- <14 N
- Sannois
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- Carrières
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- ^ -ilT’ •*c5ptlnstallatiq/ls biologiques ! Usine Ue StDenis\\N^5^&Ë^W^ÿ.^?'#,*Qjnst^Wations biologiques .Colombes V,__ iTlSuPKfe™* Bourget
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- Champ * d'épandage
- 'A / Gennevilliers de //
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- Chatou o p
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- MontfermeH
- ' Gagny
- Carte d'ensemble
- DES RÉSEAUX D'ÉGOUTS N) DÉPARTEMENT DE LA SEINE
- o Meu don U
- LÉGENDE
- ==== Collecteurs parisiens
- d° du département
- ... d° d? projetés
- Conduites de refoulement existantes d° projetées
- ® Usines de relèvement existantes
- O di projetées
- ^ Installations d'épuration biologique projetées
- ^^éS^éiMde lodi, Pms^
- Annuaire des distributions d’eau.
- Antoi
- ° ferrières
- Massy
- - P/aissancè
- fontreu/l- s - Bois \ NeuiHy-s - Marne |
- ^Bry- s - Marne VUliers-s-Marne || 3 Champigny- s - Marne \
- \chennevières o
- Ormesson
- tu/
- j,' CheviUy
- allations biolo] du mont Mesty
- *\ qtBonneuil
- ^ Sucy- en -Brie
- Installations biologiques
- Thiais\
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- Wissous
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- Echelle de 150000
- pl.r8 - vue 722/1531
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-
- Seine
- DÉPARTEMENT DE LA SEINE
- (3 arrondissements, 4i cantons, 77 communes), 3.848.618 habitants). Paris (2.763.393 h.) (2.711.931 p. m. a.)
- Détail par arrondissements en 1907
- » Population (1) 1 3 Nombre
- g ^ Il 1 5 « » O w •- d’abonnements (2)
- Numéros des Arrondissem o H Municipale Agglomérée O J2 *2 c 3 w m J a s œ Nombre de ms appliquan le tout à l’éj Longueu des égouts pub X 9 s s 7 0 JD Aux eaux l de l’Ourcql et de 1 rivière J
- mètres
- I 6o 4o5 59 744 190 h. 2 o5o I 261 34 89X 2 602 456
- II 6i 741 61741 97 >5 2067 1 392 26788 2 726 36g
- III 87 o5o 87 045 116 2 198 I 2l4 27141 2 583 499
- IV 97 282 96 353 i56,5 2 323 1 3o8 35451 2 670 376
- V 118 787 114715 249 2776 1 688 53 296 3 127 .220
- VI 97 467 93542 21 I 2 658 1 610 42 186 2 882 445
- VII 102 217 93 726 4o3 2 532 1 5o6 58 129 2849 664
- VIII io3 io3 101 129 38i 3 396 2491 75808 4:64 i433
- IX 121 907 121527 2l3 3 5i3 2 281 5i 572 4207 8o5
- X i5i 009 i47 699 286 3 2o3 2008 5i 38o 4 °95 902
- XI 235 862 234 872 36i 5 o75 2 3n 61 732 5875 1 649
- XII i4o 098 i36 28.2 568 3 8i3 1 715 63 476 4 Oo4 976
- XIII 133 765 128 112 625 4399 1 318 61 011 3673 796
- XIV i5o 261 i45 335 464 4 9°9 2 566 62 846 5 23g 835
- XV 171 492 167 667 721 9788 2 671 82 160 5 823 1 124
- XVI 135 201 i3i 416 7°9 5 841 3 8o5 100 972 63i4 1 174
- XVII 2l4 O77 212 646 445 5 996 36g6 84 714 6784 953
- XVIII 263 353 622 666 5i9 6 341 2897 68 907 7 042 1 211
- XIX 148 601 147 953 566 4 i35 2 003 60294 4 23i 1021
- XX 169 655 167 758 521 6 146 2 2.54 64 6i3 5 3i3 773
- Totaux 2 763 393 2711 g3i 7 802 h. 79l59 4i 990 1 167637 86 2o3 16 981
- (1) Dénombrement de 1906.
- (2) On ne donne de concession d’eau de rivière qu’aux immeubles déjà abonnés aux eaux de sources.
- i Eau de sources, amenée généralement par la gravité, et 1 eau de rivière filtrée, élevée par machines, pour le service Double distribution { privé;
- I Eau de rivière amenée par la gravité, élevée par machines \ hydrauliques et machines à vapeur, pour le service public.
- p.n.n. - vue 724/1531
-
-
-
- Seine
- — 656 —
- Organisation du service des eaux et de l'assainissement
- Régie intéressée pour les eaux : la ville se charge directement des travaux d’établissement et d’entretien relatifs à l’alimentation et à la distribution dans les rues ; elle a concédé à la Compagnie générale des Eaux (52, rue d’Anjou) le soin de prendre l’eau sur les conduites publiques, de la livrer aux abonnés et de percevoir le montant des abonnements. Le traité de concession est du 11 juillet 1860, avec convention modificative du 26 décembre 1867, et son effet expire le ier janvier 1911 : d’après ce traité, la Compagnie reçoit sur les recettes totales qu’elle effectue 25 % sur les 6 premiers millions, 20°/o sur les 3 millions suivants, i5°/0 sur les 2 suivants, io°/0 sur douzième million et 5% au-dessus.
- La Compagnie générale des Eaüx, fondée en 1 853, est au capital de 4o millions (80 000 actions de 5oo francs) et a donné un dividende de 84 francs par action en 1 906. Cette Compagnie est d’ailleurs chargée d’assurer l’alimentation de nombreuses villes ou communes, autres que Paris, notamment dans la banlieue parisienne.
- Directeur, M. Boutan ; ingénieurs, MM. Veilhan et Glasser.
- Régie directe pour l’assainissement.
- Personnel technique du service des eaux et de l'assainissement
- MM. Colmet-Daage, 9 place de l’Hôtel de \ ille, chef du service ;
- Baratte, 4, avenue Victoria, ing. en chef adjoint au chef du service;
- Service des eaux
- MM. Mesnager, 6, quai de Seine, ingénieur chargé des canaux;
- Geslain, 35, quai d’Austerlitz, ingénieur des aqueducs;
- Vibert, 4> avenue Victoria, ingénieur de la distribution ;
- Dariès, ingénieur adjoint ;
- Dutoit, 49, quai d’Austerlitz, ing. du service des mach. et réservoirs:
- Les 8 ingénieurs et inspecteurs des sections de la voie publique pour ce qui concerne la pose des conduites.
- Service de Vassainissement
- MM. Lœwy, 6, quai de Gesvres, ingénieur de l’assainissement de la Seine.
- Diebold, sous-inspecteur à Ilerblay, attaché au même service.
- Philbert, 4, avenue Victoria, ingénieur des égouts ;
- Les 8 ingénieurs et inspecteurs des sections de la voie publique pour ce qui concerne la construction des égouts.
- Le service des eaux et de l’assainissement comprend en outre :
- 9 sous-ingénieurs ;
- 76 conducteurs ;
- 218 piqueurs;
- 88 commis ;
- 844 ouvriers réguliers pour les eaux et canaux ;
- i46q ouvriers réguliers pour les égouts et irrigations.
- p.656 - vue 725/1531
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-
-
- — 657 —
- Seine
- Autres services
- I. Services techniques de la voie publique et de l’éclairage 9, Place de l’Hôtel de Ville.
- MM. Boreux, inspecteur général des Ponts-et-Chaussées, directeur ;
- Tur, ingénieur en chef;
- Lauriol, »
- II. Commission scientifique de perfectionnement de l’Observatoire municipal de Montsouris :
- MM. Marboutin, chef du service chimique de l’Observ. de Montsouris ; Docteur Miquel, chef du service bactériologique » »
- Cambier, sous-chef ') » » »
- Dienert, chef du service de la surveillance des eaux d’alimentation.
- III. Inspection générale du service de l’assainissement et de la salubrité de l'habitation (Service de la désinfection, des ambulances, etc.) ;
- M. le Docteur A.-J. Martin, 3, rue Gay-Lussac, inspecteur général des services techniques d’Hygiène de la Ville.
- M. le Docteur H. Thierry, 23, rue Madame, chef du service de la désinfection, des ambulances et de la surveillance médicale des sources.
- M. le Docteur Burnet, chef du service de la vaccine.
- IV. Statistique municipale ;
- M. le Docteur J. Bertillon, 1, avenue Victoria, chef du service, HISÏOBIQUE. — Au commencement du xixe siècle, la situation était la suivante : Une grande partie de la population s’alimentait à des puits innombrables ou en eau puisée directement dans la Seine ; en fait de fontaines publiques, il n’existait que celles distribuant l’eau des aqueducs du midi (aqueduc d’Arcueil inauguré en 1624., 1 000 mètres cubes par 24 heures), du nord (aqueduc des Prés Saint-Gervais et de Belfeville, xve siècle, 3oo mètres cubes par 24 heures), des pompes de la Samaritaine (1606, 710 mètres cubes par 24 heures), des pompes Notre-Dame (1671, 1 600 mètres cubes par 24 heures), et enfin des pompes à feu de Chaiilot et du Gros-Caillou (1781, 8 000 mètres cubes par 24 heures).
- Le 19 mai 1802, le corps législatif rendit un décret ordonnant qu’il serait ouvert un canal de dérivation de la rivière d’Ourcq et que cette rivière serait amenée à Paris dans un bassin près de la Villette ; 60000 mètres cubes). Les travaux furent dirigés par M. Girard, ingénieur, en chef des Ponts et Chaussées.
- En i8o5, Napoléon décida que le canal serait navigable. Un décret de 1807 °rdonna la réunion de toutes les eaux anciennes et nouvelles en une seule administration régie aux frais de la ville de Paris, par le Préfet de la Seine, sous la surveillance du Directeur général des Ponts et Chaussées et l’autorité du Ministère de l’Intérieur.
- L’inauguration des eaux de l’Ourcq se fit en 1809 et la Samaritaine fut démolie. Cependant le canal n’était pas entièrement achevé. Un traité de c°ncession fut passé avec une compagnie en 1818, et celle-ci reçut une subvention de 7 5ooooo francs pour terminer les deux canaux de Saint-Denis et
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- de l’Ourcq. L’ouverture des deux canaux eut lieu en 1821 et 1822. Quant au canal de Saint-Martin, il fut ouvert en 1825.
- En 1832, l’Administration municipale en quête d’eau plus pure, décida, sur la proposition de l’ingénieur Emmery, de pousser le forage d’un puits artésien dans la plaine de Grenelle jusqu’aux sables verts (albien). Les travaux furent entrepris en i833 et teianinés en i84i* L’eau provenait de 548 mètres de profondeur et le débit était de 39 litres par seconde. Des travaux complémentaires furent entrepris de i85o à 1862.
- Programme nouveau- — L’année i854» au cours de laquelle l’Administration municipale, décida l’exécution d’un programme entièrement nouveau, tracé dans ses grandes lignes par le préfet Haussmann, marque T origine d’une ère nouvelle, Belgrand, appelé en 1756 au service de la ville de Paris, eut immédiatement à en aborder l’application ; il la conçut dans des conditions qui soulevèrent tout d’abord une vive opposition, mais qu’il sut faire triompher et qui depuis lors sont demeurées la base du système sanitaire actuel.
- Double canalisation. Service privé, Service public. — En premère ligne venait le dédoublement de la distribution d’eau en deux services entièrement distincts, l’un pour la voie publique, l’industrie, les cours, les écuries, les jardins, l’autre pour les usages purement domestiques ; par suite, deux systèmes de canalisation furent établis, l’un pour le service dit privé, l’autre pour le service dit public.
- Au service privé ont été attribuées les eaux de source, captées au loin, amenées par des aqueducs fermés dans des réservoirs couverts et conduites, sans voir le jour, sans possibilité de contamination en route, sans variation sensible de température, du point où elles émergent du sol jusqu’au robinet du consommateur.
- Au service public ont été réservées les eaux de la Seine et de la Marne, assez pures chimiquement pour tous les emplois industriels, mais chaudes en été, froides en hiver, souvent troubles et qu’il fallait écarter de la consommation domestique en raison de leur contamination manifeste ; celles du canal de l’Ourq, longue dérivation à ciel ouvert, servant à la fois d’aqueduc pour l’amenée des eaux et de voie navigable ; celles aussi des anciennes dérivations (Arcueil, Pré Saint-Gervais) lourdes, séléniteuses et peu abondantes d’ailleurs, ainsi que les eaux chaudes des puits artésiens.
- Belgrand, par une habile répartition de ces diverses eaux en plusieurs zones et plusieurs étages distincts, a su faire concourir à un but unique une série de distributions juxtaposées et superposées sans jamais être confondues, de manière à satisfaire à toutes les exigences du double service dans une ville étendue, où le sol est fort accidenté, tout en évitant et les trop fortes pressions et les élévations d’eau inutiles.
- Annexion de la banlieue. — Au moment précis où Belgrand commençait son œuvre, Paris s’annexait les communes de la banlieue, le itr janvier 1860; par suite, sa population s’augmentait de 358 000 habitants et en même temps les réseaux des canalisations d’eau et des égouts recevaient un très sensible accroissement.
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- Traité avec la Compagnie générale des eaux. — L’annexion venait ainsi compliquer la question, principalement au point de vue des abonnements aux eaux, car il était impossible de ne pas mettre à ce point de vue sur le pied d’égalité les anciens et les nouveaux habitants de Paris. Or, la différence était grande ; dans l’ancien Paris, le service municipal distribuait quotidiennement 85 litres par personne et le mètre cube était tarifé 5o francs pour l’eau d’Ourcq, 100 francs pour l’eau de Seine; dans la banlieue partiellement annexée, la Compagnie générale des eaux, concessionnaire, ne distribuait que 16 à 20 litres par tête et percevait en moyenne plus de 180 francs par mètre cube ; de plus, les eaux puisées en Seine par la Compagnie, en aval de la traversée de Paris, étaient de qualité inférieure, souvent noirâtres et répugnantes.
- Il fallut chercher un arrangement amiable qui fut conclu le 11 juillet 1860 et ratifié par le décret du 2 septembre suivant.
- Les services jusqu’alors distincts furent fusionnés de manière à unifier toute la distribution, la Ville se réservant l’exploitation technique, tandis que la Compagnie devenait, pour cinqnante années, son régisseur intéressé, et se chargeait, à ce titre, du placement des eaux affectées au service privé, des rapports avec les abonnés, des travaux d’embranchement, de la recette des fontaines marchandes et du produit des abonnements, etc.
- A cet effet, la Compagnie cédait à la Ville ses usines élévatoires (Port-à-l’Anglais, Maisons-Alfort, Auteuil, Neuilly, Clichy, Saint-Ouen, Charonne) avec les réservoirs correspondants, 269 000 mètres de conduites, les fontaines marchandes et le matériel de toute sorte qu’elle possédait dans le département de la Seine et substituait la Ville de Paris dans tous les droits résultant des traités passés par elle ou ses auteurs avec les communes situées intra ou extra-muros, le tout moyennant l’allocation :
- i° D’une annuité, fixée à 1 160000 francs, reorésentant les bénéfices nets aequis ;
- 20 De frais de régie fixés à 35o 000 francs par an ;
- Et 3° d’une part, fixée au quart, dans les produits de l’exploitation, lorsqu’ils dépasseraient 3 600 000 francs. (Voir ci-dessus.)
- Rachat des canaux. —Pour devenir complètement maîtresse de sa distribution d’eau, la Ville de Paris devait s’affranchir aussi des sujétions que lui toiposait la concession des canaux de l’Ourcq, Saint-Martin et de Saint-Denis. Déjà, en vertu d’un traité du 9 juillet 1861, le canal Saint-Martin était devenu sa propriété ; elle avait à cet effet versé à la Compagnie concession-nah'e, une somme de 1 388 000 francs, et s’était engagée à lui payer en outre, pendant soixante et un ans, une annuité de 180 000 francs.
- Les canaux de l’Ourcq et de Saint-Denis ne furent rachetés qu’en 1876-*876 ; le traité définitif du 21 mars 1876 stipule une nouvelle annuité ^e54.oooo francs à verser à la Compagnie jusqu’à l’expiration de la concession.
- La Ville s’est trouvée alors propriétaire des trois canaux, qu’elle exploite depuis lors, non seulement en vue de l’apport considérable fourni à l’alimentation du service public par le canal de l’Ourcq, mais encore au point
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- de vue de la navigation sur laquelle elle perçoit des droits de péage et de fonctionnement.
- Dérivations de la Dhuis et dé la Vanne- — Les eaux du canal de l’Ourcq et celles de la Seine devant être en principe affectées au service public, Belgrand s’était mis en quête d’eaux plus pures pour le service privé. Il crut devoir les demander aux sources du bassin de la Seine qu’à la suite de recherches étendues et minutieuses il avait reconnues les mieux situées, les plus favorables à tous égards, La construction des deux aqueducs de dérivation des sources de la Dhuis et de la Vanne fut d’ailleurs étudiée en vue d’en faire arriver les eaux à un niveau suffisamment élevé pour atteindre les quartiers hauts de la rive droite et de la rive gauche, qui se trouvaient jusqu’alors dans un état d’infériorité regrettable, pour ce qui concerne les quantités d’eau disponibles, en regard de l’ancien Paris, abondamment pourvu en eau d’Ourcq.
- Le premier, celui de la Dhuis, terminé en i865, amène sur les hauteurs de Ménilmontant à l’altitude de 108 mètres au-dessus de la mer, soit 75 mètres plus haut que le niveau des quais de la Seine, les eaux de la source de Pargny, située à la cote 128 et qui marque l’origine de la Dhuis, affluent du Surmelin, non loin de Château-Thierry. Il n'a pas moins de 131 kilomètres de longueur et a été exécuté entièrement en tranchée ou en souterrain, avec des siphons à la traversée des vallées, sans aucun ouvrage apparent. Il verse dans le réservoir de 100000 mètres cubes de capacité, où il débouche à Ménilmontant, 20 à 25 000 mètres cubes d’eau par jour.
- Le second, celui de la Vanne, commencé en 1868, interrompu en 1870 et terminé seulement en 1874» est beaucoup plus important. Il amenait à cette date plus de 80000 mètres cubes d’eau par jour provenant d’une série de sources tributaires de la rivière du même nom, éparses dans la vallée entre Sens et Troyes. L’aqueduc, d’une longueur totale de 173 kilomètres, aboutit à Paris sur les hauteurs de Montrouge, à côté du parc de Montsouris, dans un réservoir à deux étages, de quatre hectares de superficie et de 25o 000 mètres cubes de capacité, dont le trop-plein est à 80 mètres environ au-dessus du niveau de la mer.
- Usines sur la Seine et la Marne. — Austerlitz. — En même temps qu’on projetait la dérivation de la Dhuis destinée à l'alimentation du service privé, on décidait, en 1863, pour satisfaire aux besoins les plus urgents du service public dans les arrondissements élevés de part et d’autre du fleuve, la construction de l’usine d’Austerlitz, forte de 220 chevaux, sur la rive gauche de la Seine, entre les ponts de Bercy et d’Austerlitz, moyennant une dépense de 1 170 000 francs. Mises en service le 5 juillet de la même année, les pompes de cette usine refoulent l’eau de Seine dans les réservoirs de Gentilly et de Charonne. Elles répondaient si bien à un besoin que, dès l’origine, alors qu’elles sont capables d’élever ensemble 20 000 mètres cubes par vingt' quatre heures, elles refoulèrent en moyenne i4ooo mètres cubes chaque jour.
- La dépense totale s’est élevée à 1 700000 francs.
- Saint-Maur. — Malgré l’adjonction de ce nouveau volume d’eau de Seine,
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- les XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements continuaient à être très mal dessservis. Pour y mettre aussi le service public à même de répondre à des besoins sans cesse croissants, il fallait un supplément de ooo mètfes cubes au moins par jour. On le demanda bientôt à une nouvelle usine installée sur le bord de la Marne, en remplacement des grands moulins de Saint-Maur, à 4o paires de meules, achetés par la Ville en 1864.
- Pour tirer de la chute qu’elle s’était procurée par cette acquisition tout le parti possible, la Ville de Paris ouvrit un canal d’amenée souterrain, parallèle et contigu au canal de navigation de Saint-Maur, qui coupe en son point le plus rétréci la presqu’île entourée par la boucle de Marne. La force hydraulique fut employée à mettre en mouvement 7 moteurs hydrauliques, dont quatre roues turbines du système Girard et trois turbines système bourneyron, ensemble 780 chevaux, qui montèrent régulièrement à partir de 1867 :
- 12 000 mètres cnbes dans le lac de Gravelle pour alimenter les lacs et rivières du bois de Vincennes;
- 85 000 mètres cubes dans le réservoir de Ménilmontant pour le service public ;
- Ensemble 45 à 5o 000 mètres cubes d’eau.
- L’usine hydraulique de Saint-Maur étant, par sa nature même, sujette à des chômages en temps de sécheresse par manque d’eau et aussi en temps de crue par suite d’effacement de la chute, on a dû y adjoindre ultérieurement, en 1872 et 1874, deux machines à vapeur de renfort de i5o chevaux chacune, qui ont porté à 1 080 chevaux la force totale de l’usine.
- Complément d’alimentation du canal de l’Ourcq. Usines de Trilbardou et d Isles-les-Meldeuses. — A la suite de sécheresses exceptionnelles qui se firent sentir de 1857 à i865, non seulement la navigation des canaux Saint-Denis et Saint-Martin, alimentés par les eaux du canal de l’Ourcq, fut arrêtée pendant les mois d’été, mais l’on ne pouvait même tirer du bassin de la Villette le volume nécessaire à la distribution dans Paris.
- Par deux décrets du 11 avril 1866, la Ville de Paris fut autorisée à profiter de la chute produite dans la Marne, à l’amont de Meaux, par la retenue d Isles-les-Meldeuses, pour jeter par seconde dans le canal de l’Ourcq de 800 à 5oo litres d’eau de Marne élevée par des roues turbines et des pompes du système Girard, et à prendre 5oo litres d'eau par seconde au moulin de Trilbardou pour les élever dans le canal au moyen de pompes mises en mouvement, tant par une roue neuve du système Sagebien que par l’ancienne roue du moulin dont la Ville de Paris s’était rendue propriétaire.
- Ces deux usines peuvent monter dans le canal de l’Ourcq jusqu’à 7° 000 mètres cubes d’eau de Marne en vingt-quatre heures.
- Puits artésiens. — Puits de Passy. — A l’époque où le Bois de Boulogne a eté transformé en parc, on voulut se procurer, à un niveau convenable, l eau nécessaire à l’alimentation des lacs et à l’arrosage des parties hautes de cette promenade.
- Dans ce but, on creusa le puits artésien de Passy, dont les eaux devaient jaillir à la cote de 77 m. i5 au-dessus du niveau de la mer. Les travaux de
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- forages, confiés à un sieur Kind, entrepreneur saxon, moyennant un forfait de 35o ooo francs, furent commencés en i855.
- Mais un mouvement important des argiles ayant gravement endommagé le tube de forage et provoqué des travaux de réparations considérables, l’opération a duré plusieurs années et les eaux ne jaillirent que le a4 sep-tembre 1860.
- Le débit du puits qui était primitivement de 16000 mètres cubes s’abaissa progressivement, à la suite d’éboulements à la base du tube, jusqu’à 6000 mètres cubes qu’il fournit encore aujourd’hui ; mais on avait dù limiter le niveau des eaux jaillissantes à l’altitude de 58 mètres suffisante pour l’alimentation des lacs.
- Puits de la Place Hébert et de la Butte aux Cailles. — Le succès du puits de Passy donna l’idée d’établir sur les points extrêmes de Paris au nord et au sud, à la place Hébert et à la Butte aux Cailles, deux autres puits artésiens pour fournir à l’industrie des eaux à température élevée.
- Commencés tous deux en i863, ils subirent de nombreux accidents suivis d’éboulements et de ruptures de tubes, de sorte qu’après des difficultés sans nombre, le premier ne fut terminé qu’en 1888 et le second en 1904.
- Usines de relais. — Ménilmontant. — Le réservoir de Ménilmonlant ne pouvant desservir les quartiers hauts de Belleville et de Montmartre, pour assurer à ces quartiers la double alimentation, on construisit, en 1866, près du réservoir de Ménilmontant, une petite usine de relais destinée à y puiser l’eau de Dhuis ou de Marne, pour la refouler dans un réservoir à deux étages établi sur la butte du Télégraphe, près du cimetière de l’ancienne commune de Belleville, au sommet le plus haut dè la ville.
- La première moitié seule de ce réservoir a été construite ; sa capacité totale de 18000 mètres cubes est répartie en deux bassins superposés ; le compartiment supérieur est affecté à l’eau de Dhuis ; le compartiment inférieur à l’eau de Marne.
- Place de l’Ouroq. — Après l’achèvement du Parc des Buttes Chaumont ^ pour fournir aux cascades un volume d’eau suffisant qu’on n’aurait pu tirer du réservoir de Ménilmontant sans compromettre le service public des XVIIe et XVIIIe arrondissements, on établit en 1867, à l’angle de la rue Lafayette et de la place de l’Ourcq, une usine à vapeur comprenant deux machines du type de celles d’Austerlitz, qui puisent de l’eau d’Ourcq dans le bassin de la Villette et refoulent dans un réservoir spécial de 9 000 mètres cubes de capacité construit sur les buttes mêmes, non loin du nouveau parc.
- Réservoirs. — Passy. — Déjà en i858 un grand réservoir à deux étages et cinq compartiments, de 35 000 mètres cubes de capacité et destiné alors a emmagasiner l’eau puisée en Seine par les machines de Chaillot, avait remplacé la cuve métallique de Dupuit. On lui avait donné le nom de grand réservoir de Passy, pour le distinguer du petit réservoir cédé en 1860 à H Ville de Paris par la Compagnie générale des Eaux, qui recevait les eaux élevées par l’usine d’Auteuil et ne contenait dans ces quatre compartiments qu’un volume restreint (2 3oo mètres cubes).
- Gentilly. — Sur la rive gauche, on avait établi en i865, sur le territoire
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- de la commune de Gentilly, près de la porte d’Arcueil, le premier compartiment d un réservoir voûte, appelé à recevoir les eaux élevées par l’usine d’Austerlitz, et qui devait, lorsqu’il serait doublé, contenir io3oo mètres cubes environ ; il avait pour objet d’assurer le service public d’une partie des XIIIe, XIV et XVe arrondissements.
- A la mort de Belgrand, survenue en 1878, le service des eaux et des égouts fut réuni aux attributions d’Alphand.
- L’aqueduc de la Vanne n’avait pas encore alors son plein débit. Pour le parfaire, il y avait encore à capter diverses sources dans la vallée de la Vanne, à y ramener la source de Cochepies, achetée par la Ville dans le val du rû Saint-Ange, affluent de l’Yonne, à compléter les ouvrages destinés à l’élévation des sources basses. L’aqueduc du Maroy, qui recueille entre Chigy et Tlieil un certain nombre d’émergences, date de cette époque; il est venu augmenter le volume d’eau qu’élèvent les usines hydrauliques de La Forge et de Malay, et l’on a dû y adjoindre des machines à vapeur, qui ont été installées à La Foi’ge en 1882. Simultanément on perçait un souterrain sous le plateau crayeux qui sépare le vallon de Cochepies de la vallée de la Vanne, pour l’établissement d’un aqueduc secondaire destiné à fournir un utile appoint en temps de sécheresse ; et une usine mixte, hydraulique et à vapeur, établie à Maillot, fournissait la puissance nécessaire pour refouler l’eau ainsi dérivée jusque dans l’aqueduc.
- En môme temps que s’exécutaient ces travaux complémentaires, on était obligé de reprendre et de renforcer certaines parties de l’aqueduc principal, particulièrement exposées aux atteintes des agents atmosphériques, et dont les maçonneries, très minces, les profils, d’une hardiesse jusqu’alors inconnue, ne présentaient pas de garanties suffisantes pour une longue durée. Les arcades en élévation notamment, fissurées par l’effet des variations de température, laissaient s’échapper l’eau en gouttelettes nombreuses, qui ne tardaient pas à menacer la solidité des fondations, assises sur un terrain dur mais susceptible d’être délayé par un écoulement d’eau continu ; on est par-venu à faire disparaître ces suintements dangereux, soit en recouvrant les coûtes apparentes d’une couche de terre gazonnée maintenue entre deux muettes, soit en adaptant sur le périmètre mouillé une feuille mince de plomb en assure l’étanchéité parfaite.
- Dérivations de l’Avre. du Loing et du Lunain- — Dès 1881, sept ans seulement après la mise en service de la dérivation de la Vanne, l’insuffisance du volume disponible en eau de source se manifestait durant les chaleurs ^el été, par suite d’une augmentation considérable et subite de la consomma-h°n, due surtout à des écoulements continus motivés par la fraîcheur de leau. Tout en cherchant à enrayer le gaspillage par l’introduction de comp-teurs, tout en demandant à l’emploi momentané d’eau de Seine le complé-Iïlent d’alimentation devenu parfois indispensable, on entreprend dans le ^assin de la Seine une reconnaissance générale des sources hautes, en vue de Empiéter l’inventaire dressé par Belgrand et de préparer pour l’avenir de Nouvelles dérivations.
- ^ apparition du choléra en i88 j, ayant appelé l’attention sur les dangers
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- de la distribution d’eau de Seine pour les usages domestiques et sur la nécessité d’augmenter l’approvisionnement en eau de source, les résultats de la reconnaissance effectuée depuis 1881 durant la saison favorable de chaque année permettent de réaliser en quelques semaines d’importantes acquisitions, qui sont ratifiées par le Conseil municipal le 28 janvier 1885. Couche, ingénieur en chef des eaux, propose d’utiliser plusieurs des groupes de sources, dont la propriété vient d’être ainsi acquise, en établissant une dérivation bilatérale, dont une branche irait chercher vers l’ouest les sources de l’Avre, tandis que l’autre, se dirigeant vers le sud-est, irait prendre les sources du Loing et du Lunain, du Durteint et de la Voulzie, et qui serait capable de fournir un supplément de 240 000 mètres cubes par jour. Le projet de la première branche, celle de l’Avre, est mis immédiatement à l’étude ; mais la mort tragique de Couche, au mois d’août 1885, et le passage du service des dérivations entre les mains de son collègue Humblot, déterminent un temps d’arrêt, et c’est seulement le 5 juillet 1890, après une longue instruction et une discussion ardente, que la loi déclarative d’utilité publique est promulguée, de sorte que les travaux n’ont pu être entrepris qu’en 1891.
- Amélioration du service public- — Pour l’amélioration du service public, une nouvelle prise d’eau est faite à Ivry, en amont et à peu de distance du confluent de la Marne : une grande usine, composée de six groupes de machines élévatoires à vapeur, de mille chevaux de force totale, y est installée sur un terrain assez vaste, pouvant se prêter ultérieurement à une augmentation de moitié en plus ; 85 000 mètres cubes d’eau puisée en Seine à Ivry sont refoulés à 4 kilomètres de distance dans un nouveau réservoir couvert établi sur le versant nord du coteau de Villejuif et dont le trop-plein est placé à l’altitude de 89 mètres au-dessus du niveau de la mer ; là encore, le terrain acquis est assez grand pour se prêter à une extension de l’ouvrage, qui, d’abord construit avec une capacité de 25 000 mètres cubes, pourra être doublé plus tard. En même temps, on achève le réservoir de Gentilly par la construction d’un deuxième compartiment.
- D’autre part, et pour renforcer l’alimentation de la rive droite insuffisamment desservie par le réservoir de Villejuif et l’usine d’Austerlitz, on décide l’établissement d’une usine nouvelle en face de cette dernière, sur le quai de la Râpée : quatre machines à vapeur, de 600 chevaux de force totale, puisent en Seine, à Bercy, depuis 1888, jusqu’à 60000 mètres cubes, et les élèvent à la cote 82 m. 5o dans une bâche en tôle construite place Saint-Pierre, au pied de la Butte Montmartre.
- L’eau de l’Ourcq arrivant sans pression dans le quinzième arrondissement, on y supplée par l’envoi de i5 000 mètres cubes d'eau de Seine, puisée au quai de Javel, dans un nouveau réservoir de 6000 mètres cubes de capacité construit à Grenelle en 1888, rue de l’Abbé Groult.
- L’alimentation du canal de l’Ourcq lui-même est complétée, en parant aux chômages périodiques des usines hydrauliques, par l’installation à Trillardou d’une usine à vapeur de secours en 1889 : cette usine, de 240 c^e' vaux de force, peut élever 80 000 mètres cubes d’eau de Marne par jour dans le bief voisin du canal.
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- Le service des quartiers hauts n’est pas oublié : l’us-ine de relais de Ménil-montant transformée reçoit des machines plus puissantes ; une nouvelle usine construite place Saint-Pierre à côté de la bâche de Bercy, remplace la petite installation tout à fait insuffisante qui avait passé Successivement de la rue de la Fontaine-du-Büt au passage Côttin, pour le service de la Butte Montmartre, et un petit relais établi à Montsouris, dans l’enceinte du réservoir de la Vanne, est destiné à fournir de l’eau de source dans le haut quartier de Plaisance. Une bâche en tôle est disposée à cet effet, tandis qu’au sommet de Montmartre, à côté de l’église du Sacré-Cœur, le petit réservoir de Saint-Eleutbère est remplacé, en 1889, par un ouvrage.important et monumental, qui renferme trois étages d’eau superposés, dont le plus élevé atteint l’altitude de i36 mètres au-dessus du niveau de la mer.
- Travaux depuis 1890. — Depuis la mort d’Alphand, l’impulsion qu’il avait donnée à l’ensemble des services des eaux et des égouts a continué de porter ses fruits, et les travaux dont il avait fait dresser les projets et préparé l’accomplissement ont été successivement exécutés.
- C’est ainsi que la dérivation de l’Avre, à peine commencée en 1891, était terminée au mois de mars 1893 ; elle amène depuis lors sur les hauteurs de Montretout, à l’altitude de 107 mètres au-dessus de la mer, 100000 mètres cubes d’eau de source par jour en temps normal. L’opération d’Achères, menée avec activité depuis 1892, s’est achevée en 1895, et l’exploitation du nouveau champ d’épuration, accru d’une surface de 200 hectares acquise directement par la Ville de Paris, a largement répondu aux espérances du service municipal. L’obligation de l’écoulement direct a été enfin édictée par la loi du 10 juillet 1894, qui, en fixant le taux de la noœvellê taxe de vidange, en a fait état pour gager un emprunt de 116 5oo 000 francs destiné à couvrir les dépenses d’appropriation définitive et d’achèvement du réseau des égouts et collecteurs, d’extention des irrigations à l’eau d’égout en vue de réaliser l’épuration du débit total des collecteurs parisiens, de dérivation des sources du Loing et du Lunain et de travaux complémentaires de canalisation et de construction d’usines pour le service des eaux.
- La création de filtres à sable à Saint-Maur en 1897, à Ivry eu 1899 et-1906 fivu permettent d’épurer chaque jour 90 000 mètres cubes d’eau de Marne ou de Seine, fournit un moyen de parer aux exigences momentanées de la consommation durant les grandes chaleurs, en ajoutant aux eaux de source un aPpoint relativement important en eau moins fraîche, sans doute, mais paiement limpide et salubre. L’installation de nouvelles machines éléva-toires à Ivry, Saint-Maur, Montmartre et Javel, l’établissement de nouvelles usines de relèvement à Auteuil, à la Villette et à Gentilly, la construction de reservoirs à Passy, Charonne, Montretout, la pose de grosses canalisations SuPplémentaires, mettent peu à peu l’outillage de la distribution d’eau à la hauteur de besoins constamment et rapidement croissants. Enfin la dériva-Lon des sources du Loing et du Lunain, autorisée définitivement par la loi du 21 juillet 1897, sest terminée à point pour fournir 5o 000 mètres cubes d’eau source par jour en plus dans le service privé, au moment précis où
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- l’Exposition Universelle de 1904, ouvrant ses portes, demandait à la distribution d’eau un effort exceptionnel.
- 1. — CAPTATION ET PRISE
- I. Alimentation du service privé {eaux de sources et eau filtrée).
- L’alimentation du service privé est assurée normalement par les quatre dérivations d’eau de sources : Dhuis, Vanne, Avre, Loing et Lunain, et complétée seulement en cas d’insuffisance momentanée, par l’eau de rivière filtrée dans les établissements de Saint-Maur et d’Ivry.
- a) Dérivation de la Dhuis. —La source a été acquise en 185g, captée en i863, et l’eau en est distribuée à Paris depuis le 10 octobre i865. Cette source provient d’une nappe localisée dans les cassures du calcaire de Champigny (étage ludien del’éocène), et émerge après avoir traversé d’épais éboulis aux environs de la limite du ludien et du bartonien, soit un peu au-dessus du calcaire de Saint-Ouen ; elle naît sur le territoire de la commune de Pargny, dans le département de l’Aisne.
- Le débit moyen est de 20000 mètres cubes; il tombe à i5ooo mètres cubes dans les périodes d’extrême sécheresse, et peut s’élever par contre dans les périodes très humides jusqu’à 26 et 26 000 mètres cubes.
- L’eau, habituellement très limpide, devient brusquement louche puis trouble à la suite des grandes averses, et surtout lorsque le ravin voisin est parcouru par les eaux sauvages qui descendent de la partie haute de la vallée et délavent les fossés du village d’Artonges. Ce ravin a été récemment revêtu en partie d’un jJavage imperméable, surtout dans les parties de son parcours où il traverse des terrains absorbants. D’ailleurs la source est mise en décharge toutes les fois qu’elle se trouble, par le garde logé à proximité, et l’eau n’en est plus dirigée sur Paris.
- L’aqueduc (cotes 128 au départ et 100 à l’arrivée au réservoir de Ménil-montant) a un développement de i3i kilomètres. Il présente dans les parties en conduite libre une section ovoïde avec le gros bout en bas, de 1 m. 76 de hauteur et 1 m. 4o de largeur maxima ; les siphons se composent d’une seule file de tuyaux en fonte de 1 mètre de diamètre. Cette dérivation a coûté 18 millions de francs.
- b) Dérivation de la Vanne. —Les sources furent acquises de 1860 à i865. En 1867, on y ajouta les sources de Cochepies qui n’appartiennent pas au bassin de la rivière de Vanne. Les sources de la Vanne qui sortent soit de la craie blanche sénonienne, soit des alluvions. sont situées dans les départements de l’Aube et de l’Yonne : on y ajoute l’eau de quelques drains, mais cette eau parait trop superficielle et les drains devaient être abandonnés. Les captages de la plupart des sources gagneraient également à être refaits plus profondément et des mesures de protection de la nappe seraient utiles a prendre.
- Les sources forment deux groupes ; celui des sources hautes (4° a
- i3oooo mètres cubes par 24 heures) et celui des sources basses (i4o 000 mètres
- cubes par 24 heures). Les sources hautes, qui émergent à des altitudes va-
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- riant de i36 à 107, parviennent jusqu’à Paris par la gravité; les sources basses, dont l’altitude est comprise entre g3 et 88 mètres, sont reloulées dans l’aqueduc des sources hautes par l’intermédiaire de pompes mues soit par des chutes, soit parla vapeur (Usines de Chigy, Laforge et Malay-le-Roi).
- Il en est de même de la source de Gochepies (Usine de Maillot).
- Un aqueduc collecteur, dont l’origine se trouve à la source d’Armentières, à la cote 111 17, recueille sur son parcours toutes les eaux de ces diverses sources par l’intermédiaire d’aqueducs secondaires et de conduites de refoulement. Il est constitué sur presque tout son parcours par un tube en maçonnerie de 1 m. 74 de diamètre intérieur, porté à 1 m. 80 sur les six derniers kilomètres, et de 0 m. 20 d’épaisseur, avec une pente de 0 m. 20 par kilomètre. La longueur totale est de 20 396 mètres.
- L’aqueduc principal forme le prolongement de l’aqueduc collecteur ; il aboutit au réservoir de Montsouris, à la cote 7949 après un parcours de 153 kilomètres (173 kilomètres à partir de la source d’Armentières). La pente en conduite libre varie de 0 m. 10 à o m. i3 par kilomètres. La section est circulaire de 2 mètres à 2 m. 10 de diamètre. Les siphons sont composés de 2 conduites de 1 m. 10 de diamètre.
- Le débit maximum est de 120 000 mètres cubes par 24 heures. La différence entre ce débit et celui des deux groupes de sources donné plus haut est restituée aux usiniers ou utilisée pour les irrigations.
- La dépense d’établissement de la déi'ivation a été de 43 millions. c) Dérivation de l'Avre ou des sources de la Vigne et de Verneuil. —Les sources ont été acquises en i884- La déclaration d’utilité publique date de 1890 et les eaux ont pu être utilisées dès le 3i mars 1893. Elles émergent dans le département de l’Eure, de la craie turonienne recouverte par l’argile asüex ; malheureusement ces sources paraissent être pour partie la réapparition d’eaux superficielles pénétrant dans les bétoires situés à l’amont, et de plus les ouvrages recueillent, outre les eaux de la craie,une certaine quantité d’eau des alluvions et de l’argile à silex qu’il y a lieu d’éliminer. Aussi les eaux de l’Avre se troublent-elles plus encore que celles de la Vanne dans les périodes pluvieuses. En pareil cas, on met en décharge celles des sources où ce phénomène se produit et le surplus seul est dirigé dans l’acpieduc, mais il semble que les captages devraient être refaits et que des mesures devraient eùe prises pour éviter la pollution de la nappe par les eaux de surface (à wioms qu’on ne se décide à filtrer ou stériliser les eaux).
- Le débit oscille entre 5a 000 et 120 000 mètres cubes par jour. Le Maximum de volume dérivé pour l’alimentation de Paris ne peut dépasser en aucun cas no 000 mètres cubes par jour. Les aqueducs secondaires ont 4 565 mètres de développement. L’aqueduc principal qui débouche au réser-v°ir de Montretout (Saint-Cloud) à la cote 107, présente une longueur totale de 102 kilomètres. Le radier de l’aqueduc est au départ à l’altitude de J45 m. o3 et à io5 m. 65 à l’arrivée, soit une chute totale de 3g m. 38. La Action de l’aqueduc est circulaire et le diamètre varie de x m. 70 à 1 m. 80; “ Pente est de o m. 4o et de 0 m. 3o par kilomètre.
- Les siphons sont composés de deux conduites de 1 mètre de diamètre. Le
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- coût de cet aqueduc et de cette captation est considérable (36 millions de francs) : il provient de l’allocation d’indemnités élevées qui ont dû être octroyées aux usagers des vallées de l’Avre et de l’Eure.
- d) Dérivation du Loing et du Lunain. — Les sources ont été acquises de 1881 à 1884. Elles émergent dans le département de Seine-et-Marne, delà craie sénonienne, à des cotes variant de 53 mètres à 67 mètres. Les captages ont été faits avec grand soin et descendus généralement jusqu’à la craie en place soit par des tubages, soit par des puits maçonnés. Le débit moyen est de 26 000 mètres cubes pour le groupe du Loing et de 24 000 mètres cubes pour celui du Lunain. Les eaux sont relevées de 4° mètres à l’usine de Sorques, pour les amener à l’entrée de la forêt de Fontainebleau au niveau de l’aqueduc de la Vanne, auquel [l’aqueduc du Loing et du Lunain est accolé à partir de ce point jusqu’à Paris, pour aboutir également au réservoir de Montsouris.
- Les aqueducs secondaires ont, celui du Loing, i4 km. 700 et une pente de 0 m. 10 par kilomètre, celui du Lunain 3 km. 700 et des pentes variables, supérieures à celles du Loing. L’aqueduc principal a 73 kilomètres de longueur et une capacité de 180000 mètres cubes par jour, suffisante pour qu’en cas d’avarie à l’aq’ueduc de la Vanne les eaux de cette dérivation puissent y être jetées.
- Les parties, en conduite libre présentent une section circulaire de 2 m. 5o de diamètre ; les siphons ont reçu des diamètres variant de 1 m. 25 à 1 m*8o, suivant les charges dont on disposait. La dépense, y compris l’acquisition des sources, les indemnités de toute nature, etc., atteint approximativement 24 000 000 de francs.
- e) Etablissements de filtrage. — Ils ont été créés, celui de Saint-Maur sur le bord de la Marne en 1896-97 et celui d’Ivry sur le bord de la Seine en 1899.
- Saint-Maur. — L’établissement est capable de filtrer 25 000 mètres cubes par jour. Il se compose de 6 bassins filtrants découverts, de forme carrée, de 1 600 mètres carrés chacun. Les couches filtrantes ont 1 mètre d’épaisseur, dont 0 m. 5o de sable fin, et la hauteur d’eau au-dessus est de 0 m. 90 ; vitesse de filtration d’environ 2 m. 5o par jour.
- Ivry. — Cet établissement qui vient d’être doublé comprend aujourd’hui 32 bassins filtrants de 900 mètres carrés chacun, répartis en quatre groupes dont 3 sont pourvus de dégrossisseurs Puech, destinés à assurer une décantation plus parfaite que par les simples canaux décanteurs.
- La vitesse de filtrage est réglée à 2 m. 4o par 24 heures au moyen d’appareils régulateurs du système Chabal, de sorte que le cube d’eau filtrée peut atteindre au maximum 70 000 mètres cubes environ par jour.
- Les radiers des nouveaux bassins sont construits sur voûtes, ce qui permet de reconnaître les fuites aussitôt qu’elles se produisent. Quant à la couche de sable, au lieu de reposer comme anciennement sur un lit de gravier, elle est supportée par des dalles en béton armé de 0 m. 07 d’épaisseur,appuyées elles' mêmes sur des tasseaux en briques, disposition qui permet de porter son épaisseur à 0 m. 80 tout en facilitant la réparation des fuites.
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- Plusieurs des anciens bassins ont été pourvus de ces dalles.
- Dans les deux stations, à Saint-Maur et à lvry, les filtres à sable fonctionnent à la façon ordinaire : les premières eaux ne sont pas livrées à la consommation ; mais bientôt il se forme à la surface du sable fin une couche mince de dépôt très riche en bactéries, qui, d’après la théorie admise, constitue le véritable filtre, et, à partir de ce moment, l’eau coule très limpide et donne à l’analyse micrograpbique d’excellents résultats, puisque la teneur en microbes est réduite à moins de 1 °/0 de ce qu’elle était d’abord ; peu à peu l’écoulement de l’eau à travers le filtre se ralentit par suite de l’augmentation d’épaisseur du dépôt et du colmatage de la couche superficielle du sable, sans d’ailleurs que le filtrage cesse d’être parfait. Lorsque le volume d’eau filtrée produit est par trop réduit, on arrête le fonctionnement, on laisse écouler l’eau ; puis, dès que la surface du sable apparaît, des hommes, armés de râteaux,y descendent et enlèvent la couche mince de dépôt et de sable encrassé qui recouvre la masse, après quoi on peut remettre de nouveau en service. Suivant que l’eau est plus ou moins trouble, cette même opération est renouvelée à des intervalles d’un mois, de quinze jours ; c’est seulement après un grand nombre d’opérations semblables que l’épaisseur de la masse de sable aura suffisamment diminué pour appeler un rechargement au moyen de sable neuf ou revivifié par un lavage méthodique. Un filtre sur six à Saint-Maur, un sur huit à lvry, est normalement hors service, de manière que le nettovage s’en fasse par voie de roulement sans nuire à la continuité de l’alimentation,
- A lvry, le lavage du sable est effectué au moyen de laveurs mécaniques actionnés par de petites turbines et qui permettent de traiter un mètre cube par heure.
- Le nettoyage des canaux décanteurs se fait très aisément : il suffit de les vider et d’écouler ensuite le dépôt boueux qui en recouvre le fond au moyen de balais, en s’aidant, s’il y a lieu, d’un courant d’eau. Celui du filtre Puech comprend deux phases : tout d’abord, lorsque le gravier de l’un des trois bassins est simplement recouvert d’un dépôt un peu épais, on l’isole, on abaisse le plan d’eau jusqu’à l’apparition des vases, puis on fait couler l’eau en nappe mince pour entraîner le dépôt dont on hâte la mise en suspension au moyen de râteaux à long manche, et l’on remet à vif la surface du gravier ; après plusieurs opérations de ce genre, quand toute l’épaisseur de la couche de gravier est colmatée, ce dont on s’aperçoit par une diminution considérable du débit, on met à sec celui des bassins sur lequel on veut opérer, et à l’aide de houes, en commençant par l’aval et se servant, pour entraîner les vases d’un fort courant d’eau, on retourne complètement le gravier jusqu’au fond, de manière à le débarrasser de toutes les matières qui 1 agglutinent, ce qui est rendu possible et facile par les tôles perforées sur lesquelles repose le gravier et dont les trous ont des dimensions en rapport avec la grosseur des matériaux qu’elles sont destinées à supporter.
- Une surveillance constante est exercée par le service bactériologique sur la Qualité des eaux filtrées. Des échantillons sont prélevés chaque jour et lorsque l’eau d’un filtre est jugée suspecte, elle est momentanément mise en
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- décharge. C’est principalement au moment des crues que cette éventualité se produit. Afin d’y parer dans une certaine mesure, des dispositions ont été réalisées à l’établissement d’Ivry, lors de la construction des nouveaux bassins, pour permettre le cas échéant de faire subir une double filtration aux eaux, lesquelles peuvent passer successivement sur la moitié des filtres, servant ainsi de préfiltres, puis sur l’autre moitié.
- II. Alimentation du service public (eau de rivières brute).
- Le service public (et les concessions en eau de lavage) est assuré au moyen des eaux du canal de l’Ourcq, et des eaux de la Seine et de la Marne élevées mécaniquement, ainsi qu’accessoirement par les puits artésiens et les sources du Midi.
- a) Canal de l’Ourcq. — Dérivation de l’Ourcq à ciel ouvert et jouant accessoirement le rôle de canal de navigation. Elle commence à Mareuil et se termine après 97 kilomètres de course au bassin de la Villctte, à la cote 52 ; elle reçoit en route les eaux de plusieurs ruisseaux affluents. En temps de sécheresse, les usines d’Isles-les-Meldeuses et de ïrilbardou y refoulent de l’eau de Marne. — Le canal fournit à Paris de 76000 mètres cubes à 181 000 mètres cubes par jour pour l’alimentation (il amène en moyenne 25o 000 mètres cubes, mais la différence est employée à l’alimentation des canaux Saint-Denis et de Saint-Martin).
- L’eau est prise en amont du bassin de la Villette et était distribuée jusqu’en 1905 par l’ancien aqueduc de ceinture où elle s’écoulait par la gravité. Depuis lors, elle est distribuée, sous pression, par deux conduites en ciment armé de 1 m. 5o de diamètre sur lesquelles refoule la nouvelle usine de la Villette. La pression est limitée actuellement à 6 mètres seulement, mais elle doit être élevée plus tard à 25 mètres. La dite usine est capable de refouler à cette hauteur 280 000 mètres cubes par jour.
- b) Eau puisée en Seine. — Six grandes usines étagées le long de la Seine permettent d’élever journellement 592 000 mètres cubes d’eau puisée directement au fleuve, autant que possible en plein courant. Ce sont :
- Les usines d’Ivry, nos x et 2, dont la première,établie en i883 et renforcée en 1898, peut refouler un volume de i32 000 mètres cubes par jour, par quatre conduites, dans les réservoirs de Villejuif et de Cbaronne, et la seconde, construite en 1899 et renforcée en 1906 à la fois pour l’eau filtrée et pour l’eau brute, peut élever 72 000 mètres cubes de celle-ci dans les mêmes réservoirs.
- L’usine d’Austerlitz, datant de i863 et agrandie en 1897-98, qui refoule 52 000 mètres cubes par jour dans les réservoirs de Villejuif, Gentill}' et Cbaronne (3 conduites de o,5o, o,5o et 0,90).
- L’usine de Bercy, datant de 1887-89 et ayant coûté 9.30000 francs, qul refoule 5o 000 mètres cubes par jour dans le réservoir de Montmartre (cu>e Saint-Pierre) et sur Charonne.
- L’usine d’Auteuil 66000 mètres cubes) mise en service en 1901 pour remplacer celle de Chaillot, qui pouvait élever 4» 000 mètres cubes par jour
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- dans le réservoir de Passy et qui avait remplacé elle-même l’ancienne pompe a feu.
- L’usine de Javel, établie en 1887-88, modifiée en 1905 et ayant coûté 265 000 francs, qui élève 35 000 mètres cubes par jour dans le réservoir de Grenelle (2 conduites).
- Enfin l'usine de Gentilly, qui est sur le point d’être terminée,permettra de relever 60 000 mètres cubes, afin d’augmenter la pression sur la partie haute des quartiers de la rive gauche.
- c) Eau puisée en Marne.
- Usines de Trilbardou et d’Isles-les-Meldeuses, déjà citées ci-dessus.
- Usine de Saint-Maur, située à Joinville-le-Pont, en bordure du canal de navigation qui coupe l’isthme délia boucle de la Marne (anciens grands moulins de Saint-Maur achetés en i863). L’usine hydraulique date de 1864-66,l’usine à vapeur de 1872, 1877, i885 et 1899. Outre les 25 000 mètres cubes d’eau filtrée, refoulés dans une conduite de 1 m. 10 de diamètre en ciment armé exécutée en 1900, l’usine élève par jour 110000 mètres cubes d’eau brute, savoir 12 000 mètres cubes au lac de Gravelle (cote 72) par une conduite de o,5oo, et 98 000 mètres cubes au réservoir de Ménilmontant par trois conduites de 0,60, 0,80 et 0.80.
- d) Puits artésiens. — Le puits de Grenelle débite 400 mètres cubes par jour. L’eau a 90 à l’hydrotimètre et 270 de température ; elle est limpide. La profondeur du puits est de 549 mètres. L’eau, qui provient des sables verts du gault (albien), est employée en mélange avec l’eau de rivière ; elle jaillit à 38 mètres au-dessus du sol. Commencé en i833 par M. Mulot, il a été ter -miné en 1852.
- Le puits de Passy débite de 5 000 mètres cubes d’eau employée à l’alimentation des lacs du Bois-de-Boulogne. Commencé en i855, par M. Kind, il a été terminé en 1861. Profondeur 586 m. 5o, atteignant la deuxième nappe des sables verts ; il a en haut un diamètre de 1 m. 10 et en bas de 0 m. 70.
- Le puits de la place Hébert, longtemps abandonné, a été repris en 1884 et achevé en 1891. Profondeur 718 mètres. Débit 2 000 mètres cubes. L’eau chaude qui en jaillit est utilisée pour l’alimentation d’une piscine municipale de natation.
- Le puits de la Butte aux Cailles, commencé en i863, a été terminé à la 2<i nappe des sables vers en 1904. Profondeur, 582 m. 4°- Débit, 67 litres à ta seconde. L’eau très ferrugineuse, d’une température de 28°, est déversée dans le réseau d’eau d’Ourcq.
- e) Anciennes sources du Midi.— Ces sources, dérivées au xvne siècle des entrons de Bungis par un aqueduc (qui traverse la vallée de la Biève par les arcades d’Arcueil), sont encore amenées à Paris par cet aqueduc, continué au dedans de l’enceinte par une conduite en fonte ; cette conduite se déverse dans le lac du Parc de Montsouris depuis le ier juin 1904; le débit est de 800 a 1 000 mètres cubes par jour. Ces eaux titrent 36° à l’hydrotimètre.
- (Les eaux des sources du nord, — aqueducs etpierrées du Pré Saint-Ger-yais et de Belleville, — sont trop séléniteuses et sont déversées directement
- a l’égout).
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- 2. — ÉPURATION
- Pas d’autre épuration que le filtrage au sable mentionné ci-dessus, aux usines d’Ivry et de Saint-Maur, pour un complément d’eau du service privé.
- 3. — ÉLÉVATION
- I. Usines élêvatoires affectées aux eaux du service privé, a) Usine de relèvement des sources.
- Usine de Chigy. — Usine hydraulique de 3o chevaux, relevant de i5 mètres les premières sources basses de la Vanne pour les jeter dans l’aqueduc collecteur ; une roue Sagebien, de 8 m. 20 de diamètre et 3 mètres de largeur, actionne 2 pompes horizontales élevant de 9000 à i3 000 mètres cubes par jour.
- Usine de Laforge. — Hydraulique et à vapeur : l’usine hydraulique de 60 chevaux comprend 2 turbines à axe vertical commandant chacune 2 ou 3 pompes horizontales, pouvant élever 20 000 mètres cubes par jour à 20 mètres, pour rejeter des sources basses de la Vanne dans l’aqneduc.
- L’usine à vapeur, de secours, comprend 2 machines de secours de io3 chevaux, pouvant élever 35 000 mètres cubes par jour.
- Un aqueduc spécial, dit d’équilibre, relie cette usine à celle de Malay,pour y conduire le, surplus des sources.
- Usine de Malay-le-Roi. — Hydraulique, de 5i chevaux, analogue à celle de Chigy ; relève le surplus des sources basses dans l’aqueduc, à raison de 16 000 mètres cubes par jour à 19 m. 23 de hauteur.
- bsine de Maillot. — Hydraulique et à vapeur ; relève les sources de Co-chepies dans l’aqueduc de la Vanne. L’usine hydraulique comprend 2 turbines Callon de 120 chevaux, actionnant des pompes Girard et relevant 24 000 mètres cubes par jour à 27 m. 83 de hauteur. L’usine à vapeur, de secours, a 2 machines d’ensemble 76 chevaux pouvant relever 17 000 mètres cubes par jour.
- Usine de Sorques.— Usine à vapeur qui relève les eaux du Loing et du Lunain de 4* rn. 76 de hauteur. Il y a 4 machines à vapeur genre Corliss, horizontales, monocylindriques, actionnant directement 4 coi’ps de pompes Girard à double effet ; force totale 38o chevaux. Les 4 machines peuvent refouler 700 litres par seconde, qui vont aboutir par une conduite de 1 m. 1° de diamètre et 1 100 mètres de long dans une bâche située dans la forêt de Fontainebleau, bâche d’où part une conduite forcée de 2 700 mètres aboutissant à l’origine de l’aqueduc principal.
- b ) Usines d,élévation des eaux de rivière filtrées.
- Usine d’Ivry. — Fait partie de l’usine à vapeur d’élévation de l’eau brute (voir ci-dessous).
- Des pompes centrifuges élèvent l’eau dans les bassins de dégrossissage, d ou elle passe dans les filtres et est reprise dans la bâche des filtres par leS grandes pompes élêvatoires; 8 machines à vapeur de 200chevaux chacune et une conduite de refoulement de 1 m. 10 de diamètre sont affectées au service de l’eau filtrée.
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- Usine de Saint-Maur. — Fait partie de l’usine hydraulique et à vapeur delévation de l’eau brute (voir ci-dessous). Une machinerie spéciale à vapeur relève l’eau brute de 2 m. 5o pour la déverser sur les filtres ; elle est reprise dans la bâche des filtres par les grandes pompes élévatoires, qui l’envoient par une conduite spéciale de 1 ni. 10 de diamètre dans le réseau des eaux de sources (place Daumesnil).
- c) Usines de relais. — Usines de l’Ourcq, de Montmartre et de Ménil-montant.
- Les eaux d’alimentation du service privé parviennent à Paris à deux altitudes différentes : les unes à une cote voisine de 80 mètres au-dessus du niveau delà mer, les autres à 107 ou 108 mètres. Elles font, en conséquence, un excellent service dans la majeure partie du périmètre urbain ; les quartiers bas, qui occupent une très vaste étendue au-dessous de la cote 4o, sont parfaitement desservis par les eaux de l’étage inférieur, qui peuveut d’ailleurs recevoir à volonté un appoint emprunté à l’étage haut : dans le cas inverse, où les eaux de l’étage haut viennent à faire momentanément défaut, on y supplée partiellement en refoulant dans la canalisation correspondante un certain volume emprunté à l’étage inférieur, au moyen des machines élévatoires installées à l’usine de relais, dite de l’Ourcq, qui fait l’angle de la rue Lafayette et du boulevard de la Villette.
- 11 y a, en outre, deux régions où le sol, s’élevant rapidement, dépasse la cote d’arrivée des eaux de l’étage haut et atteint l’altitude de 128 mètres : c est, d’une part, la butte Montmartre au nord, de l’autre les hauteurs de Belleville au nord-est. Pour y faire le service des maisons, il a fallu relever mécaniquement les eaux du service haut dans deux usines spéciales de relais. Une de ces usines, établie place Saint-Pierre, au pied de la hutte Montmartre, y relève l’eau d’Avre jusque dans un réservoir placé sur le sommet même et dont le trop-plein est à la cote i36. L’autre, située rue Darcy, en face du réservoir de Ménilmontaut où aboutit la dérivation de la Dhuis, sert a élever l’eau puisée dans ce réservoir jusqu’à celui du Télégraphe qui domine le sommet du coteau de Belleville. Enfin la nouvelle usine de Charonne permet d’élever de l’eau filtrée dans le réservoir supérieur de Ménilmontant. (Voir ci-après la description de ces usines.)
- II. Usinas élévatoires affectées aux eaux du service public.
- a) Usines de relèvement des eaux de Marne dans le canal de l’Ourcq.
- Usine d’Isles-les-Meldeuses. — Usine hydraulique, de 70 chevaux, créée j(n 1868 et ayant coûté 45o 000 francs. Elle comprend 2 roues-turbines à axe Orizontal, système Girard, actionnant chacune 2 pompes du même cons-Uucteur ; elles sont mues par la chute d’un barrage sur la Marne et peuvent ^ever 5oo litres par seconde à 11 m. 88 de hauteur.
- j. de Trilbardou. — Usine hydraulique et à vapeur ; la partie liydrau-lclUe» créée en 1868 et ayant coûté 65o 000 francs, comprend 1 ancienne roue u moulin actionnant une pompe verticale Farcot, et une roue Sagehien Gil mètres de diamètre et 6 mètres de largeur, actionnant par engre-a8es deux pompes obliques qui peuvent relever 28000 mètres evibes à ânnuaire des Distributions d’eau. ^
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- 1.5 mètres de hauteur. Force totale de l’usine hydraulique : io5 chevaux. On y a ajouté, moyennant a3o ooo francs de dépense, 2 machines à vapeur de 170 chevaux, permettant de régulariser complètement le déhit du canal de l’Ourcq.
- b) Usines élévatoires d'eaux de Seine et de Marne.
- Usine d'Ivry. — Usine à vapeur comprenant 6 machines de 100 chevaux chacune, pouvant élever 85 000 mètres cubes par jour à 63 mètres, 3 machines de 170 chevaux chacune pouvant élever 5o 000 mètres cubes, enfin, dans une usine séparée (1899) 4 machines de chacune i5o chevaux (dont deux affectées à l’eau filtrée) : [au total 2 000 chevaux. Les machines et pompes de la première usine sont de la [maison Farcot ; les moteurs sont monocylindriques, genre Corliss, à condensation, mais tandis que chacun des 6 premiers actionne par une sorte de balancier coudé 2 pompes verticales à simple effet, les autres actionnent directement des pompes doubles horizontales système Girard.
- Il y a 10 chaudières tubulaires Farcot, 7 semi-tubulaires de Fives-Lille et 2 multitubulaires Belleville. .
- La nouvelle usine renferme des pompes centrifuges Farcot élevant l’eau sur les filtres ; les 4 machines élévatrices sortent des établissements de Pantin (Weyher et Richemond) et sont alimentées par des chaudières semi-tubulaires Roser.'
- Usine de Saint-Maur. — Usine hydraulique et à vapeur : il y a en réalité 2 usines hydrauliques d’ensemble 700 chevaux ; la principale comprend 2 turbines Fourneyron à axe vertical de 100 chevaux et 4 roues-turbines Girard à axe horizontal, de 120 chevaux, commandant toutes des pompes Girard soit par engrenages, soit par bielles et manivelles ; la petite usine contient 2 turbines à axe vertical, de 100 chevaux, avec pompes horizontales Girard.
- L’usine à vapeur comprend 4 machines horizontales, faisant 980 chevaux, elles sont de la maison Farcot, monocylindriques, genre Corliss, à condensation, et actionnent directement des pompes doubles horizontales Girard. Chaudières à bouilleurs. 1
- Usine d’Austerlitz. — Usine à vapeur, de 85o chevaux, pouvant élevei 56o 000 mètres cubes par jour à 63 m. 95 de hauteur. Elle comprend deux anciennes machines verticales Woolf, à condensation, de 110 chevaux chacuns, commandant par balancier horizontal des pompes verticales doubles (maison Farcot), et deux machines récentes, de chacune i80 chevaux, du type horizontal genre Corliss, avec pompes Girard (type modifié). Quatie générateurs tubulaires à enveloppe métallique, datant du premiér établisse ment, et 6 chaudières semi-tubulaires récentes (4 Fives-Lille, 2 Roser)-
- Usine de Bercy.. — Usine à vapeur, de 600 chevaux : 4 groupes de moteurs horizontaux type Sulzer attelés directement à des pompes genre Girar , avec condenseurs et pompes nourricières. Constructeurs : MM. de QuiHaC<ï et Meunier. Huit générateurs multitubulaires de la maison Roser, enteri dans 4 massifs en briques.
- Usine du quai d’Auteuil (remplaçant celledeChaillot). — Puissance 600 cbe
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- vaux. 3 machines horizontales Weyber et Richemond avec pompes Girard. Chaudières semi-tubulaires.
- Usine de Javel. — A vapeur 35o chevaux. Deux moteurs monocvlindriques système Corliss actionnant directement des pompes horizontales Girard (Grépelle et Garrand). Trois générateurs Guillacq, et deux systèmes Babcock et Wilcockx.
- Usine de Gentilly. — En construction. 2 machines Piguet actionnant 2 pompes Jandin. 2 chaudières Baberck. Installation permettant d’élever 60000 mètres cubes.
- III. Usines de relais.
- Quatre usines de relais pouvant élever les eaux des deux services (voir ci-dessus pour le service privé).
- Usine de l’Oarcq. — Située à l’angle du boulevard de la Villette et de la rue Lafayette, elle a été construite en 1866-1867 et était destinée à élever au réservoir des Buttes-Chaumont l’eau du canal prise à l’aval du bassin de la Villette pour alimenter la cascade et faire le service du parc. Depuis, elle a été utilisée pour faire simultanément, èn cas de nécessité, un service tout différent, qui consiste à recevoir l’eau de Vanne en pression prise sur la canalisation et à la refouler dans le conduite-maîtresse d’eau de Dhuis.
- Elle comporte deux salles accolées, renfermant l’une deux machines verti-ticales à balancier du type de l’usine d’Austerlitz et de 5o chevaux de force (maison Farcot), l’autre, deux machines horizontales Sulzer, de 100 chevaux, actionnant des pompes Girard qui datent de 1879 et ont été fournies par MM. de Quillacq et Meunier. Deux générateurs tubulaires Farcot à enveloppe métallique et trois chaudières Thomas et Laurens enveloppées d’un massif de-briques. Elle peut relever 36 000 mètres cubes d’eau par vingt-quatre heures.
- Une conduite de refoulement de o m. 4° de diamètre relie l’usine de l’Ourcq au réservoir des Buttes-Chaumont ; l’eau d’Ourcq y parvient par une rigole en maçonnerie à écoulement libre ; de courtes Conduites de raccord U relient aux canalisations de la Vanne et de la Dhuis.
- Ijsine de Ménilmontant. — Elle fait face au réservoir du même nom dont e^e est séparée par la rue Darcy : elle peut y puiser soit de l’eau de Dhuis dans les bassins supérieurs, soit de l’eau de Marne dans les bassins inférieurs, et elle refoule ces deux eaux séparément dans les compartiments étagés du réservoir de Belleville par l’intermédiaire de deux conduites des diamètres de 0 m. 4<> (Dhuis) et de o m. 5o (Seine).
- Uepuis sa création en 1866-67, cette usine a subi plusieurs transforma-G°ns et agrandissements qui l’ont finalement mise en état d’élever par Vlngt-quatre heures 3i 5oo mètres cubes d’eau.
- ^ Elle renferme actuellement trois machines : deux semblables, de la force e 60 chevaux chacune, construites par la maison Windsor à Rouen, en 1888, importent des moteurs verticaux à deux cylindres Woolf, commandant acun par balancier supérieur une pompe double à piston plein et clapets
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- latéraux; la troisième, de 70 chevaux, se compose d’un moteur genre Corliss à un seul cylindre avec pompes horizontales.
- Usine de Montmartre. — Le service de la hutte Montmartre est assuré tant en eau de rivière qu’en eau de source par Y usine de la place Saint-Pierre qui a remplacé en 1889 le relais établi d’abord rue de la fontaine du But. puis au passage Cottin.
- Cette usine, dont l’outillage a été modifié partiellement en 1899, comprend maintenant trois machines de 70 chevaux chacune, capables d’élever 3o 000 mètres cubes d’eau dans les trois étages du réservoir de Montmartre, par l’intermédiaire de deux conduites ascensionnelles de 0 m. 4o de diamètre, dont l’une porte l’eau de rivière à l’étage inférieur et l’autre alimente en eau de source les deux étages supérieurs.
- Une des trois machines, la seule qui remonte à l’origine, est du système Worthington, horizontale, à deux cylindres parallèles, avec pompes à double effet et à clapets multiples, compensateurs et condensation. Les deux nouvelles, sorties des ateliers de construction de Pantin, reproduisent le type courant à moteur horizontal genre Corliss et pompe Girard. Quatre générateurs Belleville leur fournissent la vapeur.
- L’eau de rivière est puisée dans la bâche en tôle, de 200 mètres cubes de capacité, qui a été placée dans la cour même de l’établissement et où aboutit le refoulement de l’usine de Bercy ; l’eau de source provient de la canalisation des eaux de l’Avre.
- Usine de Charonne. —Construite en 1898, l’usine de Charonne sise rue Pelleport, dans l’enceinte des anciens bassins de Charonne, a pour objet de refouler soit l’eau de Seine brute dans les bassins inférieurs du réservoir de Ménilmontant en cas d’insuffisance de l’eau de Marne, soit de l’eau filtrée dans les bassins supérieurs du même réservoir pour suppléer aux défaillances de la Dhuis.
- Elle renferme trois machines horizontales, moteurs du type Corliss avec pompes Girard, de la force de 5o chevaux chacun, alimentés par quatre générateurs semi-tubulaires du système Thomas et Laurens, et. capables d’élever ensemble par jour 3o 000 mètres cubes d’eau, partie à 18 mètres, partie à 22 m. 5o de hauteur.
- Usine de la Villette. — Construite en 1904 sur le Quai de Seine, angle de la rue de Soissons, a pour objet d’élever l’eau du canal de l’Ourcq dans la distribution service public.
- Elle renferme 7 machines horizontales Corliss avec pompe Girard (Garnier, Faure, Beaulieu), capables d’élever ensemble 3oo.ooo mètres cubes par 24 heures à 25 mètres de hauteur, 10 générateurs semi-tubulaires Roser.
- Usine de Montsouris. — 2 machines M orthington pouvant refouler de l’eau de Vanne dans le réseau d’Avre (4o 000 mètres cubes), 3 chaudières Crépelle semi-tubulaires avec réchauffeurs et surchauffeurs.
- 4. — RÉSERVOIRS
- I. Réservoirs affectés exclusivement aux eaux du service privé.
- Réservoir de Montretout ou de Saint-Cloud. — Trois bassins accolés, pouvant
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- emmagasiner chacun près de 100 ooo mètres cubes, soit environ 3oo ooo mètres cubes en totalité. Les deux premiers compartiments datent de 1894, le 3e de 1899'19°°- H est situé à Saint-Cloud et emmagasine les eaux de l’Avre. Hauteur d’eau, 5 métrés; trop-plein à la cote 107. Le réservoir est voûté et couvert de terre gazonnée. Il est en maçonnerie de meulière au mortier de ciment et revêtu d’un enduit de ciment à l’intérieur des bassins. Le radier a o m. 35 d’épaisseur. Les voûtes sont composées de deux cours superposés de briquettes de 0 m. o3 d’épaisseur posées à plat. Les voûtes d’arêtes centrales sur plan carré de 5 mètres de côté et de 0 m. 60 de flèche sont portées par les piliers carrés de 0 m. 5o de côté. Ce réservoir a coûté 4820 ooo francs.
- Réservoir de Montsouris. — Deux étages superposés. L’étage supérieur est divisé en deux compartiments carrés ; il peut recevoir une couche d’eau de 3 mètres d’épaisseur et présente une capacité de 80 ooo mètres cubes. L’étage inférieur est également divisé en 2 compartiments ; il peut recevoir une couche d’eau de 5 m. 5o d’épaisseur et présente une capacité de 126 4oo mètres cubes. Cet étage sert de réserve ; l’eau n’en est employée que de temps à autre et pendant la nuit seulement. Plan d’eau supérieur à la cote 79,5o.
- Tout le réservoir qui date de 1871-1874 est en meulière au mortier de ciment. Il a coûté 7 ooo ooo de francs. Il reçoit les eaux de la Vanne et peut recevoir aussi les eaux du Loing et du Lunain.
- II. Réservoirs affectés exclusivement aux eaux du service public.
- a) Eau d’Ourcq. — Pour mémoire, le bassin de la Villette.
- Réservoir Saint-Victor. —- Situé n° 23, rue Linné, il date de 1846 et peut recevoir 7 ooo mètres cubes. Il est divisé en deux compartiments de 5 mètre?s de profondeur. Il a été construit en maçonnerie de meulière et mortier de rhaux hydraulique. Trop-plein à la cote 48,4°-
- Réservoir de Vaugirard. — Situé n° 87, rue Vaugirard, il date de i84o. Il est divisé en 2 compartiments de 4 m. 70 de profondeur et d’une contenance totale de 8 930 mètres cubes. Trop-plein à la cote 48 3o.
- Réservoir Racine. — Etait situé n° 11, rue Racine, il date de i836. Il est divisé en 3 compartiments de 3 m. 5o de profondeur. Plan supérieur à 46,8o. — Supprimé en îgdô.
- Résèrvoir de relais des But tes-Chaumont. — Découvert, de forme demi-circulaire. Deux compartiments. Construit en 1867, il a 2 m. 60 de profondeur et peut contenir 8 800 mètres cubes. Trop-plein a la cote 97.
- fy Eau de Seine. Réservoir de Grenelle. — Etabli en 1886-1888. Découvert. Partagé en deux bassins et cube 6 5oo mètres cubes. Trop-plein à la cote 5o.
- Réservoir de Villejuif. — Capacité 5o ooo mètres cubes. La moitié seule-ment en est achevée (1881-1883) et est divisée en 2 compartiments rectangu-taires égaux. Profondeur d’eau : 5 mètres. Trop-plein à la cote 89. Coût : 1 47o ooo francs.
- Réservoir de Gentilly (Porte d’Arcueil). — Se composait de deux bassins connus, d’une contenance totale de io3oo mètres cubes avec une épaisseur deau de 4 m. 60. Trop-plein à la cote 82,10. L’un de ces bassins vient d’être
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- supprimé pour la construction de la nouvelle usine, et l’autre doit servir de bâche d’aspiration pour les pompes de cet établissement.
- Réservoir du Panthéon. — Deux compartiments construits en i84o, rue de l’Estrapade; cote 65. — Supprimé en 1905. — Ils recevaient l’eau de Gentilly et aussi l’eau des sources du Midi.
- Bâche Saint-Pierre, à Montmartre. — Cuve métallique de 200 mètres cubes sur tour en mâçonnerie établie, en 1888, dans l’enceinte de l’usine de Montmartre. Reçoit l’eau de l’usine de Bei’cy. Trop-plein à la cote 83,56.
- Réservoirs de Charonne. — Un premier réservoir d’une capacité de
- 5 600 mètres cubes à la cote 80,70, avec deux compartiments irréguliers, et un second réservoir de 2.3 5oo mètres cubes à la cote 82, avec une profondeur d’eau de 5 mètres avec deux bassins couverts, datant de 1898.
- III. Réservoirs mixtes affectés aux eaux des deux services.
- Réservoir de Ménilmonlanl. — Construit en i865. Deux étages de surface inégale. L’étage supérieur reçoit les eaux de la Dhuis. Il peut, sous une épaisseur d’eau de 5 mètres, contenir 100000 mètres cubes, avec plan supérieur à la cote 108. L’étage inférieur reçoit l’eau de la Marne. 11 peut, sous une épaisseur de 4 mètres, contenir 28000 mètres cubes; cote 100,20, au trop-plein. L’ensemble a coûté 4000000 de francs. .
- Grand réservoir de Passy. — Six compartiments, dont cinq reçoivent de l'eau de rivière et un seul de l’eau de source. Quatre de ces compartiments sont superposés deux par deux. L’un des deux compartiments est affecté à l’eau de source et est couvert. Plan d’eau supérieur à la cote 75,33. L’autre est découvert et reçoit de l’eau de Seine. Le plan d’eau des compartiments inférieurs est à 71,95. Les 5 premiers bassins remontent à i858. Le dernier compartiment a été construit en 1898-1899 et peut emmagasiner 22 000 mètres cubes sous une épaisseur de 5 mètres. Les cinq premiers, ensemble, n’ont qu’une capacité de 35 000 mètres cubes en tout, dont
- 6 000 mètres cubes pour l’eau de source.
- Réservoir de Belleville. — Construit en 1863-1864- Il n’est que la moitié de l’ouvrage projeté et ne comprend pour chacun des services d’eau de source
- et de rivière qu’un compartiment unique. Le bassin supérieur est destiné a
- l’eau de source (plan d’eau i34,4°) et a une capacité de 6 200 mètres cubes. Le bassin inférieur (plan d’eau 131,10) est destiné à l’eau de rivière et a une capacité de 12000 mètres cubes environ.
- Réservoir de Montmartre. — Elevé en 1888-1889. Il a une capacité de nooo mètres cubes répartie en trois étages superposés. L’étage inférieur, plan d'eau à 127,30, est affecté à l’eau de rivière. Tranche d’eau 5 mètres. L’étage moyen (eau de source) avec plan d’eau à i32, a une tranche d’eau de 3,5o mètres. Chacun de ces deux étages est divisé en deux bassins. L’étage supérieur, plan d’eau à i36, reçoit de l’eau de source. L’ensemble a coûte 1 200 000 francs.
- Résumé. — 7 dérivations, dont 5 très importantes.
- 24 usines élévatoires hydrauliques ou à vapeur, représentant une puissance totale de 9 500 chevaux.
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- 18 réservoirs d’une capacité de 800000 mètres cubes.
- 2 réseaux complets de conduites publiques (eaux de rivières et eaux de sources), d’une longueur totale de 2 65o kilomètres, avec 26 000 appareils divers et 100 000 prises pour branchements.
- Coût total : 3oo millions de francs.
- 5. — DISTRIBUTION
- La distribution est constante en tout temps et dans toute l’étendue des canalisations. Pour le service privé, la pression est telle que l’eau est capable d’atteindre, sauf de très rares exceptions, les étages les plus élevés des maisons. Pour le service public, la pression est beaucoup plus faible et varie dans des proportions énormes selon que l’on prend ou non de l’eau pour le nettoiement ou l’arrosage des voies publiques. En conséquence, tous les usages impliquant la fourniture de l’eau à tous les étages ou la permanence constante de la pression, qu’il s'agisse d’eau potable ou non, sont desservis par les conduites du service privé : ascenseurs, colonnes-montantes pour service d’incendies, etc.
- La distribution des eaux qui alimentent le service privé est faite par zones, commandées chacune par un ou plusieurs réservoirs. Les zones sont elles-mêmes divisées en haut et bas étages. Pour le service public, la distribution des eaux se fait d’après une répartition analogue, mais suivant d’autres périmètres et d’autres niveaux, de sorte que les zones des deux services ne se correspondent pas et que les limites de ces zones chevauchent entre elles sans se superposer.
- Le système de distribution de chacun des services est disposé d’après le système maillé.
- Dans chaque rue il y a deux conduites de service parallèles, une alimentée en eau de sources, l’autre en eau de rivière. En règle générale, les conduites sont posées dans les égouts, ce qui a eu pour conséquence l’emploi de tuyaux d’un type spécial : tuyaux cylindriques en fonte à bouts unis assemblés au moyen d’un manchon court appelé « bague ».
- Longueur des conduites. — Le double réseau avait, au ier janvier 1907, un développement total de 2 65o km. 860, savoir : en tuyaux de fonte, 2610 889 mètres ; en tuyaux de tôle bitumée, 23 793 mètres (dont 213 mètres en tuyaux de 1 mètre de diamètre) ; en tuyaux de plomb (de 0027 k o i35 de diamètre), 4660 mètres; en tuyaux de fer étiré (petits diamètres), 193 mètres ; en tuyaux de tôle d’acier, 4563 mètres (dont 3 564 mètres en tuyaux de 1 m. 5o de diamètre pour l’adduction des eaux del’Avre du réservoirs de Saint-Cloud à la porte d’Auteuil) ; en tuyaux de béton (1 m. 3o de diamètre), i3q mètres; enfin en béton armé (1 m. 2.5 et 1 m. 5o de diantre), 6 623 mètres.
- Les tuyaux de fonte se répartissent très inégalement entre les diamètres variant de o,o4i (3 082 mètres seulement) à 1 m. 10 (27099 mètres). La plus grande longueur (de beaucoup) est formée par les tuyaux de 0,100 qui °nt 1550790 mètres; ensuite ceux de o,i5o ont 216893 mètres; ceux de o»2oo, i58 4o3 mètres; ceux de o,3oo, 82392 mètres; ceux de o,4<x>,
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- 120 293 mètres ; ceux de o,5oo, 79 o34 mètres ; ceux de 0,600, 95 o31 mètres ; ceux de 0,800,62 244 mètres; ceux de 1 mètre, 17641 mètres. Les diamètres intermédiaires font la différence.
- Vannes. — Pour les diamètres de 0,10 mètre et inférieurs, le type du robinet à cône renversé et celui dit à boisseau sont adoptés. Pour les diamètres supérieurs à 10 centimètres, on n’adopte que le robinet-vanne.
- Des décharges, placées aux points bas et constituées par une tubulure tangente munie d’un robinet, permettent le vidage des conduites en cas de besoin dans les égouts mêmes ou elles sont logées ; l’échappement de l’air au moment du remplissage s’effectue, soit au moyen de ventouses spéciales, soit par des appareils du service public placés aux points hauts et qui en font l’office. On dispose de distance en distance des trous d'homme sur les très grosses conduites, pour en rendre possible la visite intérieure. On compte sur l’ensemble des réseaux de la distribution d’eau 4812 robinets-vannes et i5 553 robinets à boisseau, 2 600 décharges et 20 trous d’homme.
- Branchements. — Les prises sont admises sur les conduites de distribution seulement et non sur les conduites-maîtresses. Elles s’établissent en charge. Le branchement qui vient au-delà de la prise est en plomb et enveloppé dans une galerie maçonnée ou dans un tuyau en fonte formant fourreau et incliné vers l’égout avec lequel il se raccorde.
- Le nombre des branchements pour appareils de la voie publique s’élève à 3i 344) celui d,es branchements pour les établissements publics à 1968 et celui des branchements particuliers atteint 101 216 (soit au total i34528 branchements).
- Appareils publics. — Les bornes-fontaines de puisage public sont au nombre de 784. principalement placées dans les quartiers excentriques. Le débit en est réglé à 100 litres par minute environ. Les fontaines Wallace sont au nombre de 120. Elles sont de deux types ; un filet d’eau y coule jour et nuit à raison de 4 mètres cubes par 24 heures. Il est impossible d’y faire des puisages au seau ou au baquet. Il existe en outre dans les promenades appartenant à la Ville de Paris 85 fontaines-buvettes à écoulement intermittent commandé par un bouton à ressort.
- Les bouches d’incendie, alimentées pour la plus grande partie en eau de source, à raccord de 0,10 mètre de diamètre, sont placées de 100 en 100 mètres ; elles sont au nombre de 7 458. Elles sont placées sous les trottoirs et signalées par des plaques émaillées blanches, scellées au mur.
- L’eau de rivière alimente 8400 bouches de lavage, utilisées 2 fois par jour, et débitant 1,75 litre par seconde ou environ 100 litres par minute. L’orifice est de o,o4 mètre de diamètre.
- Les bouches d’arrosage, également alimentées en eau de rivière, sont au nombre de plus de 7 709 et également établies sous les trottoirs.
- Les effets d’eau des urinoirs sont au nombre de 1 53q environ. II existe en outre des robinets de puisage pour les stationnements de voitures, des prises jaugées d’alimentation des appareils de chasse en égout, etc.
- Viennent enfin les fontaines monumentales décoratives. Quelques-unes fonctionnent tous les jours (celles de la Concorde débitent chacune 5o litres
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- par seconde, la fontaine Saint-Michel 44 litres, etc.) ; d’autres les dimanches et jours de fêtes (cascade du Trocadéro, 3oo liti'es par seconde, etc.).
- 6. — CONSOMMATION
- PRIX ET CONDITIONS DE VENTE DE L’EAU Quantités disponibles et quantités consommées.
- Les quantités d’eau normalement disponibles actuellement (1906) ainsi que les quantités consommées effectivement pendant les trois dernières années sont données par le petit tableau ci-dessous : les moyennes par jour sont déduites des volumes totaux de chaque année, divisée par 365.
- 1 Quantilés normalement disponibles par jour Quantités consommées er par jour moyenne
- en 1904 en 1905 en 1906
- ‘05 / > ! » * œ l Dhuis SI®) Vanne ' S J 1 Avre ...... æ m ' Loing et Lunain . . « j 53'§ ( Ivry ...... g l St-Maur H • Totaux . . . \ m3 22 000 120 000 100 000 5o 000 70 000 2.5 OOO m3 17 a3o 99 94o 85 44o 33 310 3 040 6880 m3 14 810 86 160 74 280 36 33o 18 5go 6 610 m3 16 55o 104 43o 83 080 36 040 200 0
- 387 000 245 840 236 780 240 3oo
- a 1 O ; > | Eau d’Ourcq ® l Eau de Seine s ~ ) Eau de Marne u a / * \ Puits artésiens et anciens § 1 aqueducs \ Totaux . . . . i 160 000 367 000 110 5oo 7 000 126 i5o 228410 78 240 6 040 102 910 265 910 68 640 6 260 122 63o 267 220 87 i3o 8 060
- 644 5oo 438 84o 443 710 485 040
- Totaux généraux . . . . . 1 o31 5oo 684 48o 680 490 725 34o
- Hans les périodes de sécheresse, le volume d’eau de sources disponible des-cend de 29a 000 à 210000 mètres cubes par jour, ce qui avec les g5 000 mètres cubes d’eau filtrée donne une disponibilité çn eau de boisson variant de 110 ® !4o litres par tête et par jour ; en eau de rivièi’e brute, la disponibilité est e 24o litres, soit un total de 35o à 38o litres par tête et par jour.
- La consommation réelle reste inférieure ; en 1906, le minimum a été de ^5 ioo mètres cubes le 5 avril et le maximum de 853 3oo mètres cubes le 4 septembre. La consommation moyenne est de 87 litres d’eau de boisson et e *75 litres d’eau de lavage par tête et par jour ; total 262 liti’es.
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- Dépenses et revenus du service. — Les dépenses d’entretien et d’exploitation du service des eaux ont été dans les deux derniers exercices, savoir :
- Désignation Exercice 1905 Exercice 1906
- Entretien des réservoirs et du matériel de distribution. 961 705 fr. g52 667 fr.
- Contrôle technique de la Régie intéressée . . . . Remise à la Cie générale des Eaux sur le produit des 88761 7^99
- recettes 2 OOi o43 2048774
- Exploitation des usines élévatoires et annexes. . . 3 i4i 319 3 203614
- Entretien des aqueducs et dérivations 571 58g 56o o3ô
- » et exploitation des canaux 654 886 636 712
- » des immeubles, des dérivations et divers . fcs 00 i45oo
- Extension de la petite canalisation d’eau. . . . 233 777 ig3 573
- Totaux 7 667 65n 7 682 874
- Non compris les travaux neufs (ils figuraient pour 3 633 353 francs au budget de 1906) et certains travaux de grosses réparations 88 ii5 francs qui ont porté en igo6 le budget de l’exploitation et entretien à 7 770989 fr. (4).
- (En 1906, l’entretien des dérivations a coûté moyennement 1 o83 francs par kilomètre, y compris le salaire des 96 cantonniers et les frais d’élévation des sources basses. Le poids total de charbon consommé dans les usines à vapeur a été de 54 900 tonnes, correspondant à une moyenne de 1 kg. 55 par cheval-heure. Le rendement de la force totale brute des usines éléva-toires a été de 47 fr- 96 °/0 en force utile ; le prix du cheval utilisé en travail effectif et par an, revient à 775 francs en moyenne pour les usines à vapeur, et à 263 francs pour les usines hydrauliques. Enfin le prix d’élévation de 1 000 mètres cubes d’eau à 1 mètre de hauteur, est revenu en moyenne à 0 fr. 327 dans les usines à vapeur, et à 0 fr, 112 dans les usines hydrauliques).
- Les nombre des abonnements et concessions au 3i décembre 1906 s’élevait à io3 184.
- Le tableau suivant donne la statistique des abonnements et les volumes d’eau perçus, y compris ceux des établissements publics dont la régie est faite directement par la ville.
- Le nombre des compteurs en service pour les abonnements régis par la
- Compagnie générale des Eaux était de.......................... 102 379
- Celui des abonnements d’établissements publics (régie directe de la Ville) de.................................................. 2
- Total. . . 10 5071
- 21 519 compteurs ont été vérifiés sur place chez les abonnés par les éq«*PeS ambulantes.
- (*) Les frais generaux : personnel-agent», rachat des concessions, etc... portent 1® budget complet du service des eaux h i3 592699 fr. 44 pour l’année 1906.
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- Situation au 31 décembre 1906 des abonnements divisés par mode de service et par nature d’eau (Consommation domestique et industrielle)
- Nature des eaux Nombre des abonnements et concessions Volume moyen journalier perçu en mètres cubes pendant l’année 1903 Estimation du vqlume journalier réellement consommé
- Régie de la Compagnie des eaux Etablissements publics Total général Régie de1 la Compagnie g énérale des eaux | Etablissements publics 1 Total général
- ! Service jaugé 1 j Robinet libre j Abonnements 1 au compteur, ' règlement / de 1880 j Concessions 1 au compteur, 1 règlement ' de 1894 Total 1 Service jaugé ' ““.r 1 • ! Au compteur j i Engagement 1 à forfait 1 au compteur Total 1
- m3 ra3 m3 m3 m3 m3 m3 m3
- Sources ........ » » » 85 021 85 021 I 182 86 203 10 » 118216 24 147 l42 373 86l5 l5o 988 193 000
- Rivière 388 i3 9 77° » 10 171 499 10 670 2 4»2 3^i 61181 » 63 904 24495 88 3go 4>* O O O
- Ourcq 162 i3 5 849 » 6 311 287 6 3xi I i5g 298 19 365 » 20 822 16 100 36 922 48 000
- Totaux 55o 26 x 5 619 85 021 101 216 1 9^8 io3 184 3 571 619 198 762 24 147 227 099 49 io° 276 309 355 000
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- Les recettes totales en 1905 et 1906 ont été les suivantes ;
- Recettes
- Exercice 1905 Exerciee 1906
- Produits bruts de la régie de la Compagnie générale fr. fr.
- des Eaux :
- Concessions d’eaux de sources 16062 3oi 17 078 932
- Abonnements aux eaux de rivières. . . . . . . 2813062 2 928 *4$
- » aux eaux de l’Ourcq 1179403 1129 144
- Total 20 0.64 766 21 i36 224
- Recettes d’ordre pour abonnement des établissements
- municipaux 1 533 902 1094 290
- Recettes effectives de la régie directe 7°i 477 736 666
- Produit de l’exploitation des canaux 1217 039 1 356 397
- Produit des immeubles, des dérivations et divers. . 62 564 43 697
- Total 23 569 798 24 867 274
- Conditions et, prix de vente de l’eau aux particuliers. — La vente de l’eau de sources est régie par le règlement du 8 août 189/L Elle est faite exclusivement au compteur, et au prix uniforme de o fr. 35 le mètre cube. Exception est faite seulement pour le cas où cette eau est employée à-là production de la force motrice, au fonctionnement des ascenseurs en particulier, qui a été l’objet de vives critiques, parce qu’on l’a considéré comme un fâcheux gaspillage de l’eau destinée à la consommation privée. Le prix de l’eau, ainsi utilisée, a été en conséquence majoré ; en le portan à o fr. 60 le mètre cube, on a déterminé, comme on y avait compté, une diminution très sensible de cet élément de la consommation, la force motrice pouvant être désormais obtenue plus économiquement au moyen de l’électricité ou de l’air comprimé. En outre, des diminutions de prix sont accordées aux maisons, dont la valeur matricielle est inférieure à 4oo francs, ou même atteint de 4oo à 800 francs, si l’on y compte plusieurs logements, dont un en location (réduction de moitié), ainsi qu’aux immeubles où les loyers des locaux habitables sont inférieurs à 800 francs (abonnements à forfait de 3 à 20 francs par an et par logement) pour une consommation ne dépassant pas 20 mètres cubes par personne.
- Le tarif des eaux d’Ourcq et de rivières exclusivement réservées aux besoins industriels, et au service des écuries et remises, cours et jardins, et qm ne sont délivrées soit à la jauge, soit au compteur, qu’aux immeubles déjà alimentés en eau de sources, n’a pas été modifié depuis le 20 mars 1880. Le prix de l’eau est de 60 francs par an chaque mètre cube jusqu’à 5 mètres cubes par jour ; de 5o francs de 5 à 10 mètres cubes ; de 4° francs de n> a 20 mètres cubes ; de 35 francs de 20 à 80 mètres cubes ; de 3o francs de 80
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- à 120 mètres cubes et de 26 francs au delà de 120 mètres cubes ; il est abaissé pour les bains et lavoirs à 35 francs au delà de 20 mètres cubes, à 3o francs au delà de 4o, et à 25 francs au delà de 60 mètres cubes.
- Les travaux d’embranchement sur la conduite publique sont exécutés et réparés par les soins de la Compagnie générale des Eaux, d’après un tarif déterminé, aux frais du concessionnaire qui, par contre, peut faire exécuter par les ouvriers de son choix les travaux de distribution intérieure. Chaque branchement doit être pourvu d’un robinet de prise sur la conduite publique et d’un robinet d’arrêt à l’entrée de l’immeuble. Les compteurs sont à la charge des concessionnaires qui peuvent choisir parmi les systèmes approuvés ; ils doivent être vérifiés et poinçonnés par l’Administration. La Compagnie est tenue de les fournir en location et de les entretenir suivant tarif, lorsqu’on lui en fait la demande.
- Les compteurs admis sont les systèmes Frost-Tavenet, Kern, Schreiber, Frager (modèles i883 et i883bls), Samain (modèle 1892), Lambert, Etoile, Eclair et Saturne.
- Les prix de location et d’entretien (ensemble) des compteurs sont i4 francs pour un orifice de 1Ô millimètres, 18 francs pour i5 millimètres, 22 francs pour 20 millimètres, 3o, 42, 65 et 80 francs pour des orifices de 3o, 4o, 60 et 80 millimètres.
- Les travaux de prise et de branchement jusqu’aux façades, sont aujourd’hui-exécutés par des adjudicataires (durée de 5 ans pour les entreprises), et la G'0 générale des Eaux en perçoit le montant sur les particuliers, en la majorant d’une prime de 2 °/0 qui lui est acquise.
- 7. — COMPOSITION ET QUALITÉ DES EAUX
- Les eaux de la distribution parisienne sont l’objet d’une surveillance constante, tant au point de vue chimique et bactériologique qu’au point de vue (le la contamination des sources par des causes locales. Des analyses régulières sont faites au moins toutes les semaines par l’Observatoire municipal de Montsouris (MM. Marboutin et Dr Miquel) ; elles sont publiées dans le Bulletin municipal officiel hebdomadaire et résumées annuellement dans l’Annuaire de Montsouris. Dans les régions où naissent les sources, la surveillance est exercée par M. Diénert et par les médecins exerçant sur place ; une prime est allouée à ces derniers pour déclarer les cas de fièvre thyphoïde et assurer la désinfection des déjections typhiques. Enfin, suivant les indications des analyses, le service met en décharge, de temps en temps, les eaux de certaines sources ou drains paraissant dangereux.
- La composition moyenne et la température des eaux sont données par le tebleau ci-après :
- Au point de vue chimique, les eaux oscillent autour des teneurs ci-dessous ; pour apprécier rapidement les variations de compositions pouvant indiquer Une contamination accidentelle, M. Marboutin se contente le plus souvent
- rechercher le degré hydrotimétrique, les matières organiques, le chlore, az°te nitrique et l’azote nitreux.
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- Désignation Eaux de sources Eau de rivières
- Dhuis Van ns Avre Loing et Lunain Ourcq à la Vil 1 e t te Seine à Ivry . M arne à Saint-Maur
- Degré hydrotimétrique total . . . 25° 21°,6 I7°,3 2 I°,5 39°, 9 i8°>9 240,0
- id. permanent . 6»,5 4°, 6 5°,8 » 12°,I 5°,6 6°, 6
- Carbonates ( en chaux . . . . , 122 mgr. i i3,o mgr. 84,0 mgr. 108,0 mgr. i5i,o mgr. 108,0 mgr. 106,0 mgr.
- alcalino-terreux } en acide carbonique . 93,5 » 88,0 » 64,0 » » 122,0 » 85,o » 93,4 »
- Résidu sec à i8o° 281,6 » 258,o » 230,0 » 275,0 » 424,0 » 265,0 » 285,5 »
- _ ( immédiatement . 11,0 » 11,0 » 11,6 » 10,8 » io,3 » 10,7 » 10,6 »
- Oxygène dissous ( , ,0 . * ( apres 48 heures . 9x5 » 9,7 » 9,4 » » 8,4 » 8,4 » 8,9 »
- Acide azotique 10,2 » 10,0 » 10,8 » » 7,9 » 8,5 » 8,1 »
- Chlore 7,° » 6,0 » 11,0 » 7,0 » 10,0 » 7,0 » 5,6 »
- Chaux no,o » n5,o » 88,0 » Il/hO » i43,o » 102,0 » 113,6 »
- Acide sulfurique n,5 » 3,4 » 6,2 » » 57,3 » 10,6 » 22,1 » .
- Silice 1 > >9 » 8,5 » 14,2 » » 11,2 » 5,7 » 6,5 »
- Magnésie i5,i » 2,2 » 4,o » » 34,9 » 5,o » i3,9 »
- Fer et alumine 1,2 » 0,7 » 1,1 » » 1,0 » 1,0 » i,3 »
- Potassium . . 1,4 » 1,7 » i,9 » » 1,3 » 2,7 » 1,8 »
- Sodium 7,2 » 4,5 » 7,5 » » 6,7 » 4,8 » 0,7 »
- Matières organiques (en oxygène) . 0,7 » 0,7 » 0,8 » o,3 » 2,3 » 2,5 » 1,4 »
- Température ( minima . . . 7°>9 io°, 3 9° ^ » 5°,i 6°, 2 5°, 7
- dans les réservoirs ( maxima . . . 18" 12°, 5 i3°,9 » I9°,2 21°, 7 21°,3
- Bactéries par c. c. ^ M°yenne- , * _ ( Minimum . . 1 140 85 800 170 1 070 125 240 65 97 020 q 73 i3o uelques millier 18770 s
- (en iyu.j) | Maxima . . . • • 4210 1895 5 o85 770 plusieurs centaines de mille
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- De son côté, le service de surveillance locale des sources se rend compte de la qualité des eaux aux émergences par le procédé rapide de la résistivité électrique. Au point de vue bactériologique, M. Miquel recherche soigneusement dans les eaux de sources le colibacille et le bacille d’Eberth (ce dernier a été trouvé une seule fois dans l’eau de la Vanne). Le colibacille est malheureusement très fréquemment rencontré dans les eaux de sources ; en 1906, sur 100 analyses, la Vanne contient 91 o/0 ; l’Avre 76 °/0 ; la Dliuis 67 sur 100 ; et le Loing et le Lunain 44 %• Ces résultats montrent bien, comme le confirme du reste la constitution géologique du sol, l’insuffisance de la filtration naturelle des eaux de sources alimentant Paris, et leur danger de pollution par des eaux trop superficielles ; de là la nécessité d’une surveillance et d’une protection des plus sérieuses, ou d’une purification.
- Les bassins filtrants d’Ivry et de Saint-Maur réduisent généralement le nombre des germes à moins de 4oo par centimètre cube.
- 8. — TRAVAUX D’AMÉLIORATION EN COURS OU PROJETÉS
- Service privé. — La Ville de Paris avait projeté en 1904 de pi'océder à l’adduction de deux nouvelles sources importantes dans la vallée de l’Eure, celles de Fontaine-sous-Jouy et de Cailly, dont les eaux devaient être relevées et déversées dans l’aqueduc de l’Avre, mais des expériences ayant montré que la seconde de ces sources était susceptible d’être contaminée par les eaux résiduaires de la ville d’Evreux, ce projet a été abandonné, jusqu’à ce qu’on dispose d’un moyen de stérilisation efficace.
- De nouvelles recherches sont entreprises pour le choix d’autres sources, dont les eaux pourraient être reçues dans les aqueducs existants, qui, à part celui de la Vanne, sont loin cl’avoir leur portée maxima.
- Mais en attendant que l’on soit en mesure de faire de nouvelles adductions, qui exigeraient nécessairement des études et des formalités très longues, le Service des Eaux, pi’éoccupé de satisfaire, à bref délai, aux besoins toujours croissants du service privé, a fait approuver un avant-projet comportant 1 établissement de nouveaux bassins filtrants dans les terrains disponibles, dépendant de l’usine de Saint-Maur. Ces bassins seront construits pour fournir un volume supplémentaire d’eau filtrée de 65 000 mètres cubes, qui sera élevé dans le réservoir de Charonne par l’usine de Saint-Maur, ou repris par 1 usine de relais de Charonne, pour être renvoyé dans le réservoir de Ménil-niontant. La puissance de l’une et l’autre de ces usines sera accrue par rétablissement de nouvelles unités.
- Ée plus, le service de la distribution doit être amélioré par l’établissement de nouvelles conduites maîtresses, destinées à doubler la conduite d’Avre, Partant du réservoir de Saint-Cloud, à distribuer, dans tout le réseau nord de l’Avre, les eaux filtrées de Saint-Maur et d’Ivry arrivant par le réseau de la Uhuis, et enfin d’envoyer directement ces eaux, soit dans le réseau d’Avre de la rive gauche, soit dans le réservoir de Montsouris.
- Service public et industriel. — Les besoins de ce service s’accroissent d’année en année, plus encore que ceux du service privé, et le volume de
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- 43o ooo mètres cubes d’eau de rivière, qui y est affecté, est devenu notoirement insuffisant.
- Cette insuffisance se ferait sentir davantage encore le jour où les travaux qui s’exécutent actuellement, en vue d’élever la pression des eaux de rivière dans les quartiers, où celle-ci est particulièrement faible. Dans le but d’y remédier, le service des eaux a fait approuver un programme de travaux, comportant l’établissement de nouvelles machines à l’usine de Saint-Maur, pour élever 29 000 mètres cubes d’eau de Marne, l’agrandissement de l’usine d’Austerlitz, en vue d’augmenter de 100 000 mètres cubes par jour, le cube d’eau de Seine refoulé par cette usine, le doublement du réservoir de Ville-juif, l’établissement de nouvelles conduites de refoulement, permettant de diriger ce tube, soit vers ce réservoir, soit vers celui de Ménilmontant, enfin la pose de conduites maîtresses, destinées à améliorer la distribution dans le réseau d’eau de Marne.
- Les divers travaux dont il vient d’être parlé doivent donner lieu à une dépense de 17600000 francs qui sera imputée sur un emprunt de 3i millions approuvé par la loi du 29 juillet 1907, en vue de l’amélioration de l’ensemble du Service des Eaux et de l’Assainissement.
- 9. — ÉVACUATION DES MATIÈRES FÉCALES, EAUX USÉES ET IMMONDICES
- Paris a adopté le principe du Tout à l’égout unitaire et de l’épuration agricole des eaux d'égout. La loi du 10 juillet 1894 (art. 2) que les propriétaires des immeubles situés dans les rues pourvues d’un égoût public seront tenus d’écouler souterrainement et directement à l’égout les matières solides et liquides des cabinets d’aisances de ces immeubles ; un délai de 3 ans était accordé pour les transformations à faire dans les maisons anciennes, et un délai de 5 ans était de son côté accordé à la Ville pour assurer l’épandage de la totalité des eaux d’égout, et libérer définitivement la Seine (sauf en temps d’orage où les déversoirs de trop-plciu fonctionnent). Les taxes de vidange que la Ville est autorisée à percevoir pour l’évacuation directe des matières, sont de 10 francs pour un immeuble d’un revenu imposé de moins de 5oo francs, 3o francs pour un revenu de 5oo à 1 5oo francs, 60 francs de 1 5oo à 3 000 francs, 80 francs de 3 000 à 6000 fi'ancs, 100 francs de 6000 à 10000 francs, i5o francs de 10000 à 20000 francs, 200 francs de 20000 à 3o 000 francs, 35o francs de 3o 000 à 4o 000 francs, 5oo francs de 4o 000
- 5o 000 francs, 760 francs de 60 000 à 70 000 francs, 1 000 francs de 70 000 à 100000 francs et 1 5oo francs au-dessus (pour les immeubles exonérés de la contribution foncière, taxe de 5o francs par chute).
- L’application du Tout à l’égout n’est pas encore complète : le tableau en tête du présent article donne, par arrondissements, le nombre de maisons (au total 4i 995) qui étaient reliées directement à l’égout au ier janvier 1907* ainsi que le développement du réseau d’égouts. Les autres maisons ont encore des fosses fixes au nombre de 32 760, vidangées par des pompes hydropneumatiques (O Fresne, ancienn1 Richer, etc.) et dont le produit va à diverses usines ou dépotoirs de la banlieue, ou des fosses mobiles (9 162), ou des tinettes filtrantes (12 868) dont le liquide s’écoule à l’égout. La longueur
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- des rues où le Tout à l’égout est obligatoire était, au 3i décembre 1906, de 838 kilomètres, et le nombre des tuyaux de chute desservant directement des cabinets d’aisances était de 169467.
- Les égouts sont visitables : ils se répartissent en un certain nombre de types, dont les longueurs et les principales dimensions sont données par le tableau ci-après :
- Il faut y ajouter 49 322 branchements, 13674 bouches et 2 0784 regards, correspondant à une longueur de galeries de 431 654 m. 4o.
- Pour le curage, il y a 4 369 réservoirs de chasse automatiques (système Geneste-Herscher, système Aimond, système Parenty, etc.), 33 bateaux vannes, 1 bateau à sable, 1 toueur magnéto-électrique, 118 wagons-vannes,
- 9 tracteurs électriques, 127 wagons à sable, 7 dragues mécaniques, etc., etc., et un personnel régulier de g63 égoutiers.
- Le réseau intérieur comprend 3 petites usines de relèvement (usines de la place Mazas, du Quai des Orfèvres et de la rue Alain-Chartier) qui ont monté environ 28 millions de mètres cubes d’eau d’égout en 1906, ainsi que plusieurs passages sous la Seine (siphons de l’Alma, de la Concorde, des Iles Saint-Louis, etc.). Il se partage définitivement en 4 bassins, desservis par les collecteurs du nord, de Clichy, d’Asnières et de Marceau (Voir Planche VIII) ; ces trois derniers se réunissent à l’usine de Clichy qui envoie leurs eaux aux' champs d’épuration d’Achères, tandis que le premier mène ses eaux par la gravité dans la presqu’île irriguée de Gennevilliers. L’usine de Clichy, qui comprend 4 machines à vapeur Farcot de chacune 25o chevaux utiles, 4 machines des Forges et Chantiers de chacune i3o chevaux et une dynamopompe de 220 chevaux, refoule à volonté sur Gennevilliers ou sur Achères ; en 1906, elle a effectivement monté 32239 124 mètres cubes sur Gennevilliers et 167 376021 mètres cubes vers Colombes, soit une moyenne totale journalière de 522 233 mètres cubes. (L’efflux total parisien est d’environ 600 000 mètres cubes par jour en moyenne, y compris 100000 mètres cubes d’eaux départementales).
- L’émissaire général qui commence à Clichy a 28 kilomètres de longueur jusqu’à Triel (d’où il pourra être prolongé au delà de la Seine 1 : il traverse deux fois la Seine (non compris la traversée de la branche d’Herblay vers Achères) et une fois l’Oise, et comporte de nombreux souterrains, ponts-aqueducs et siphons. Outre l’usine de Clichy, il y a 2 autres usines de relève-^ement : celle de Colombes ( 18 groupes de machines Farcot et Fives-Lille, ayant élevé, en 1906, 157666291 mètres cubes à environ 38 m. 25 de hau-^eur), et celle de Pierrelaye pour la branche de Méry ( 7 groupes de machines du Creusot et Garnier-Faure-Beaulieu ayant élevé en 1906, 48 o3o 990 mètres cubes à une hauteur de 26 m. 55). Les usines de Clichy et de Colombescompor-feut des bassins de décantation et dégrossissage (de surface relativement faible), d où on a extrait en 1906 : à Clichy 43 3 15 mètrescubes de corps lourds, sables ef fumiers ; à Colombes, 79 410 mètres cubes de fumiers mélangés de vases sable fin. Rappelons que la même année on a retiré à Paris même des collecteurs et petites galeries (chambres à sable) 32420 mètres cubes desables.
- Annuaire des Distribuions d’eau.
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-
-
- Réseau des Egouts de Paris, au 3i Décembre 1906
- Numéro du type
- Collecteur de Clichy
- Type A Type B
- 3 ................................
- 4 ................................
- 5 ............ ...................
- G et 6 modifié....................
- 6 bis et 6 bis modifié............
- 7 ...............................
- ..................................
- 9 /...............................
- m . (à voie de im,ao .
- Types spéciaux V à voie de im . .
- „ ) à voie de om, 80.
- collecteurs f ^ v(de de 0m56o .
- 10 bis, 10 ter.
- 11 bis. . .
- 12 et 12 ter.
- 12 bis. . .
- 13
- i3 bis, i3 ter et 14 nouveau
- 4 • ,...................
- i5........................
- Non classés.............
- Hauteur des piédroits
- 0,00
- o,5o
- i,o5
- i,o5
- 0,90
- i,o5
- i,5o
- i,5o
- i,5o
- i,45
- 1,25
- 1,35
- i,85
- 1,195
- 1,225
- 1,4°
- 1,375
- 1,65
- i,35
- i,4i5
- I,4ï5
- 1,55
- 1,25
- Diamètre de la voûte Hauteur sous olef Section de l’égout
- m. m. m2
- 6 5 22,04
- 5 5 18,63
- 5,6o 4,40 17,76
- 5,20 5,35 17,91
- 4 ' 3,90 11,68
- 3,70 3,70 9,89
- 3 3,80 8,42
- 2,5o 3,i5 7>°4
- 2,5o 3,55 6,93
- 2,40 3,45 6,29
- 2,3o 2,80 4,81
- 2 2,75 4,o5
- 1,80 3 4,22
- » » »
- » » »
- » » »
- » » »
- 1,75 2,40 3
- i,7-5 3,4° 3,i3
- 1,7-5 2,40 3,o8
- i,5o 2,35 2,38
- i,5o 2,35 2,66
- i,3o 2,35 2,l5
- i,4° 2,30 2,46
- i,3o 2,10 1,96
- i,o5 2 i,65
- 0,90 2 i,63
- 1 2 1,66
- » » »
- Totaux
- Intra-muros
- I 690,03
- I 020,59
- 3498,28 I 790,45 12 558,94 »
- 11 ooo,36 22 621,3i
- 4 270,98
- 1 092,28 J2 266,28 i5 182,10
- 528,20
- 9 573.49 736,71
- 5 980,o3
- 12 875,81 72 878,44
- 5 571,39 5 741,60 45g,36
- 2 104,4! 348 176,98 192 111,62
- 78 944,73 61 881,36 45 646,60
- 10 079,83
- 224 101,45
- 1 167 365,93
- Longueurs
- Extra-muros
- i 858,34
- »
- 1 689,13
- »
- 1 173,60
- »
- 4 932,5o
- 9 653,57
- Totales
- 3 548,37 2 020,5g
- 5 187,41 1790,45 i3 732,54 »
- i5 932,86
- 22 621,31
- 4 270,98
- 1 092,28 12 266,28 i5 182,10
- 528,20
- 9573,49
- 736,71
- 5 980,03 12 875,81' 72 878,44
- 5 571,39 5 741,60 459,36
- 2 104,41 348 176,98 192 111,62
- 78 944,73
- 61 881,06
- 45 646,60
- 10 079,83
- 224 101.45
- 1 177 019,50
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- Seirte
- Les surfaces irrigables à l’eau d’égout et les quantités d’eau reçues par elles en 1906 sont :
- Surfaces, irrigabl es Volumes d’eau d’égout reçus en 1906
- Presqu'île de Geunevilliers hectares 34o mètres cubes 43 58g5a3
- Parc agricole d’Achères et domaines des Fonceaux et du Piequenard 1400 53 269 6gi
- Méry-Pierrelaye . 2 i5o 64 i3i 4o5
- Carrières-Triel g5o 4o 235 ig5
- Totaux 5 34o 20I225 8l4
- soit une moyenne de 3y683 mètres cubes par hectare et par an. L’irrigation est toujours intermittente. L’eau des drains de colature se déverse en Seine et est généralement très pui'e (de quelques centaines à quelques milliers de germes par centimètre cube (1).
- Sur l’emprunt de 3i millions dont il a été question précédemment, divers travaux sont prévus pour l’amélioration du service de l’assainissement, ils doivent consister notamment dans l’augmentation de la puissance motrice des usines de Clichy et de Colombes, la construction de nouveaux bassins de décantation à cette dernière usine, enfin l’établissement d’un nouvel émissaire, qui serait destiné à amener dans la région d’Achères le volume des eaux d’égout, tant parisiennes que départementales, que les champs d’épandage ne sont pas en état de recevoir, en vue de les épurer sur ses lits biologiques que le département de la Seine doit fane établir.
- Enlèvement des ordures ménagères.
- A Paris, les ordures ménagères sont déposées par les habitants dans des boîtes mises obligatoirement à leur disposition par les propriétaires des immeubles. Ces boites doivent être sorties sur le trottoir dans l’heure qui précède le passage du tombereau d’enlèvement, et rentrées dans la demi-heure qui suit.
- b enlèvement est effectué le matin avant 9 heures, dans des voitures non couvertes, par des entrepreneurs adjudicataires de lots territoriaux, avec 1 nide d’ouvriers fournis par la Aille.
- Dans 16 arrondissements, c’est-à-dire pour l’ensemble de Paris, sauf les 1 > 8e, 13e et xOe arrondissements, les entrepreneurs sont seulement chargés denlever les gadoues et de les transporter aux usines de broyage, apparte-naut à deux sociétés concessionnaires de la Ville :
- 10 A Issy-les-Moulineaux (Sud-Ouest) pour les 6”, 7% *4° ct 1;}8 arrondissements.
- ( t A'oir également ci-dessous à la fin du département de la Seine l’article : Egouts u département de la Seine.
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- Seine
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- 2° Saint-Ouen les Docks (Nord-Ouest) pour les 2e, 90, 17e et 18e arrondissements.
- 3° A Romainville (Nord-Est) pour les 3e, 10e, 190 et 20e arrondissements.
- 4° A Vitry-sur-Seine (Sud-est) pour lès 4e» 5e, 11e et 12e arrondissements.
- Les ordures deviennent la propriété des sociétés et sont transformées en engrais par broyage, après triage des débris de matières infertilisantes, tels que faïence, verre, métal, etc. et vendues ensuite à l’agriculture.
- Depuis quelques années, l’écoulement des ordures ménagères dans les exploitations agricoles, est devenu de plus en plus difficile. Aussi la Ville a-t-elle décidé de construire à côté de chacune des trois usines de broyage, d’Issy-les-Moulineaux, de Saint-Ouen et de Romainville (Société des engrais complets), une usine d’incinération (système Meldrum), dans laquelle on brûlera les ordures que l’agriculture ne pourra utiliser. Ces trois usines d’incinération commenceront à fonctionner prochainement. Il y a lieu d’ailleurs de rappeler qu’il a été reconnu antérieurement que les gadoues sont autocomburantes.
- Dans les i*r, 8e i3e et 16' arrondissements, les entrepreneurs d’enlèvement deviennent propriétaires des gadoues qu’ils revendent à des agriculteurs ou dirigent par voie de terre, de fer ou cl’eau, vers des dépôts dans la campagne.
- Il y a par an environ 750 000 tonnes de gadoues (densité 570 kilogrammes au mètre cube) et le prix d’enlèvement moyen d’une tonne est de x fr. 3o pour la régie, et 4 fr. 60 pour l’entrepxâse, soit au total 5 fr. 90.
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- Seine
- COMMUNES DE LA BANLIEUE DE PARIS
- alimentées par la compagnie générale des eaux
- Société anonyme au capital de hO millions
- 52, rue d’Anjou, Paris
- MM. Boutan, directeur ;
- Veiliian, ingénieur en chef ;
- Classer, ingénieur, chef de l’Exploitation ;
- Leduc, chef d’Exploitation de la Banlieue de Paris.
- Tarif des abonnements annuels des particuliers pour une distribution de 24 heures
- Quantités Prix variant (le : Observations
- litres francs
- IOO 18,25 à 36,oo L’abonnement de xoo litres n’a que les trois tarifs de 18,26, 34 et 36 fr.
- 125 13,70 à 36,oo
- i5o 25,00 à 4°,00 L’abonnement de i5o litres n’a que les deux tarifs de 25 et de 40 fr.
- 200 21,90 à 68,00
- %5o 20,00 à 70,00
- 3oo 48,00 à 102,00 Trois tarifs seulement : 48, 54,75 et 102 fr.
- 5oo 40,00 à 100,00
- 700 82,10 à i3o,oo *
- 1 000 80,00 à 160,00
- 1 2.5o 136,85 à 190,00 Trois tarifs seulement ; 136,85, 180 et 190 fr.
- 1 5oo 120,00 à 240,00 Au delà de 15oo litres le prix, du mètre cube
- varie de 80 à 160 fr.
- N.-B. — Ces différences de tarifs ont des causes multiples et justifiées ; la longueur des canalisations improductives est variable suivant les communes ; certaines sont très éloignées du centre de refoulement ; dans d'autres l'eau est relevée deux fois et Même trois fois ; d’autres ont consenti des avantages indirects, ou, au contraire, ont 1,nposé au concessionnaire des charges particulières, etc.
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- Seine
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- Communes alimentées par la Compagnie Générale des Eaux
- Mode d’alimentation
- Sef = eau de Seine filtrée ; Mf = eau de Marne filtrée ; O — eau de l’Oise brute ; b. f. = bornes-fontaines; b. a. = bouches d’arrosage; b. a. i. = bouches d’arrosage et d’incendie.
- Noms des communes et mode d’alimentation Recens de 1 e -2 "c3 Lo O CL Population i §3 municipale l agglomérée 1 Date du traité Expiration du traité V 5 < Prix de l’eau communale (le mètre cube) Départements I l
- Auvers-sur Oise, 0. . . . 2544 2 og5 Ier oct. 3i oct. 2 b. f. francs 5o S.-et-O.
- Aubervilliers, Mf . . . . 34 OOQ 33 358 lS83 7 avril i933 25 avril 4o b. f. 80 S.
- Athis-Mons, Sef 3 494 3433 ig°4 2onov. 1949 27 oct. i5o b. a. i. 1 b. f. 5o °/o du tarif S.-et-O.
- Alfortville, Mf 17 455 17 455 1884 16 avril i960 16 juil. 9 b a. 28 b. f. des particuliers jusqu’à 15oo 1. et55°/0au delà 100 S.
- Arcueil, Sef 9237- 8660 1886 i3 mars 1936 23 mars 14 b. a. 14 b. f 55 S.
- i Andilly, 0. ..... . 934 5g5 1895 20 avril 1925 17 juil. 28 b. a. i. 2 b. f. 100 S.-et-O.
- Antony, Sef 3 477 3 i54 1877 2.5 nov. 1922 9 mai 4 b. a. 7 b. f. 5o o/0 du tarif S.
- Argenteuil, 0 19829 17 33o 1878 5 juin 1924 1e1'nov. 16 b. a. i. 23 b. f. des particuliers 55 S.-etO.
- Ablon, Sef 1 420 1 414 IQ0^ 24 août i953 14 sept. 63 b. a. i. 5 b. f. 100 S.-et-O.
- Aulnay-sous-Bois, 0 . . . 385 327 1882 31 mars 1942 7 mai 3 b. f. 60 S.-et-O-
- Boulogne, Sef 49 969 49 412 i9°4 20 déc. ï946 14 mars 58 b. f. 70 S.
- Bougival (i), sources . . 2810 2 180 1877 25 nov. 1928 ier janv. 173 b. a. 18 b. a. » S.-et-O-
- Bourg-la-lleine, Sef . . 4537 4248 1869 26 oct. I920 2 mars 8 b. f. 55 S.
- Le Bourget. Mf . . . . 3 104 3074 19°5 22 oct. ig5i 19 déc. 28 b. a i 9 b- f- n5 s.
- Bondy, Mf 5 195 4586 1881 i5 janv ig3i i3 mars 6 b. a. i gb.f. 5o °/o du tari s.
- Bagnolet, Mf 11 770 11 770 1880 14 av^ril 1940 12 juil. 26 b. a.i 3o b. f. des particuliers 100 s.
- Bry-sur-Marne, Mf. . . 2733 2 6i5 1870 ier déc. I920 3o janv 36 b. a. i 4 b. a. 60 s.
- 1872 ï9.5o
- (1) Voir également pour Bougival : Eaux de l’État (S.-et-O.).
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- Seine
- Communes alimentées par la Compagnie Générale des Eaux (suite)
- Noms des communes Recen de a JS 05 S © O SU / 0® Population \ § 3 municipale 1 a agglomérée J "" Date du traité Expiration du traité Appareils publics Prix de l’eau communale (le mètre cube) Départements
- francs
- Bagneux, Sef. . . . . . 2 273 2 273 7 mai 25 mai 5 b. f. 55 S.
- î9°3 ig38 • 12 b. a.
- Bobigny, Mf . * . . . 2 438 1 "67 7 mars 9 avril 5 b. f. 55 s.
- i9°3 1945 20 b. a. i.
- Bessancourt, 0 I 307 i 3o3 i5nov. x 8 mars 5 b. f. 3o S.-et-O.
- ‘877 ig38 4 b. a.
- Bezons, 0 (et forages) . . 3 616 3 53i 7 sept. 26 janv. 8 b. f. 100 S.-et-O.
- 1882 1943 19 b. a. i.
- Bièvres, Sef 1 160 882 25 déc. 9 mai 4 b. f. 100 S.-et-O.
- 1876 i927 6 b. a.i.
- Bue, Sef 703 65g Pas de traité 2 b. f. » S.-et-O.
- 4 b. a.
- Champs, Mf 1 786 1774 id. 2 b. a. » S.-et-M.
- Clichy-la-Garenne, Mf . . 41787 4i 5i6 ier juil. 8 août 23 b. f. o,ig5i36 S.
- i865 1916 193 b. a.i.
- Chennevières, Mf . . ,. . 1084 1 022 4 juin 2.5 juin 2 b. f. 4o S.-et-O.
- 1866 1966 II b. a.
- Clamart, Sef 8720 8 285 4 sept. 19 sept. 10 b. f. 55 S. '
- Cormeilles, Q 1898 1928 3o b. a.
- 2 827 2 6g3 13 août 28 oct. 2 b. f. 5o 0 j0. du tarif S.-et-O.
- Champigny, Mf 1874 !949 10 b. a. i. des particuliers
- 8 555 8 345 25 avril 16 mai 5 b. f. 40 S.
- Choisy-le-Roi, Sef. . . . 1869 197.5 36 b. a.
- i3 067 12 83g 25llOV, ier janv. 24 b. f. 55 S.
- Châtenay, Sef . . '. . . 1888 1 202 1875 26 fév. ig5o i5 avril 62 6 b. a. b. f. 5o °/0 du tarif s.
- Chevilly, Sef 775 i36 1874 i8nov. 1924 1913 16 4 b. a. i. b. f. des particuliers 5o °/0 du tarif s.
- Fresnes-les-ltungis, Sef. . 1862 7 b. a i. des particuliers
- 2814 1 162 3i déc. 9 avril 3 b. f. 5o °/0 du tarif s. .
- ^harenton, Mf 1872 1948 4 b. a, des particuliers
- 18372 i8o34 9 août 3i août 17 b. f. 55 S.
- chavilie, Sef 3 758 3 626 1894 24 déc. 1924 3i janv. 82 2 b. a. b. f. 100 S.-et-O.
- CUchy sous-Bois, Mf. . . 1875 1926 ^ 7 b. a.
- 1 071 1 071 ier fév. 20 fév. 8 b. f. 60 S.-et-O.
- p ig°4 ig46
- ^^ont, Q 3717 3 4g5 22 mars 3 mai 20 b. f. 80 S.-et-O.
- i EuëhieUi 0 5070 1 4 925 1873 9 juin ig33 ; 25 nov. 16 7 b. a. b f. 100 S.-et-O.
- Drancy, Mf 1776 729 i885 3o juil. i9'52 1 3i août 36 3 b. a.i. b. f. n5 S.
- 1894 1934 7 b. a. i.
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- 1
- Seine — 696 —
- Communes alimentées par la Compagnie Générale des Eaux (suite)
- Noms des communes Recense de 1S d o *5 J5 aS ai 3 "o O eu Population l §3 municipale 1 g. agglomérée 1 Date du traité Expiration du traité Appaieils publics Prix de l’eau commuuale (le mètre cube)
- francs
- Chelles, Mf 4683 4 278 9 Win 20 juin 18 b.f. 3o
- 1874 1949 9 b. a.
- Eaubonne, 0 ..... 2 5o6 2 258 10 mars 10 mai 7 b. f. 100
- 1873 1948 3 b. a.
- La Courneuve C1), Mf . • 2742 2 742 Pas de traité 2 b. f. »
- 5 b. a. i.
- Deuil, 0 3704 2 537 21 mai 28 juil. 12 b. f. 100
- 1898 1953 28 b. a.
- Domont, 0 1 794 I o84 Pas de traité 7 b.f. )>
- 6 b. a. i.
- Châtillon, Sef 3 535 3 256 21 avril 6 mai 6 b. f. 55
- i9°3 1988 12 b. a.
- Ecouen, 0 1 83i i435 16 oct. 25 mai 7 b- f. 100
- i9°5 1954 5 b. a.
- Epinay. Mf 4 222 2771 i4 fév. 9 mars 14 b. f. 55
- 1903 1943 19 b. a. i.
- Guyancourt, Sef .... 644 290 Pas de traité 2 b. f. »
- Levallois-Perret, Mf . . . 61920 61419 ier nov. 29 oct. 64 b. f. 68
- 1867 1918 271 b. a. i.
- L’Hay, Sef 1141 929 Pas de traité 5 b. f. »
- 10 b. a. i.
- Juvisy, sources . . . . 4245 4a39 24 juil. 22 sept. 6 b. f. 5o °/0 du tarif
- 1888 ip63 des particuliers
- Ile-St-Denis, Mf . . . . 3340 2 809 ier fév. 4 sept. 1 b. f. 54,75
- 1906 i94i 20 b. a.
- Joinville-le Pont, Mf. . . 7°°9 6 652 22 nov. ier juil. 7 b. f. o,i5
- 1875 1926 42 b. a. i.
- Les Lilas, Mf 10470 10 io5 12 mai 3i déc. 24 b. f. 80
- 1887 igï3 27 b. a. i.
- Jouy-en-Josas, Sef . . • 1 410 1 140 27 avril 19 mai 2 b.f. 100
- !9°5 1945 6 b. a. i.
- Issy-les-Moulineaux, Sef 19 128 i5g49 28 juil. ierjanv 27 b. f. 80 fr. jusqu’au
- 1907 i95o 27 b. a. ier janvier 19 u
- N 55 fr. au-delà
- Ivry-sur-Seine, Mf . . 33 198 3o532 20 oct. 3i déc. 54 b. f. 54,75
- 1903 193° 139 b. a. i
- Livry, Mf 6673 6640 28 mai 24 juin 18 b. f. 3o
- 1870 1946 11 b. a.
- Kremlin-Bieêtre, Sef. . . i3oi8 9 998 9 mars 25 mai 11 b. f. 55
- 1899 1940 27 b. a.i
- Foutenay-aux-Roses, Sef 4°82 3609 29 oct. ier déc. 7 b.f. 55
- igo3 ig38 10 b. a.
- S.-et-M.
- S.-et-O.
- S.
- S.-et-O.
- S.-et-O.
- S.
- S.-et-O.
- S.
- S.-et-O.
- S.
- S.
- S.-et-O.
- S.
- S.
- s.
- S.-et 0.
- S.
- s.
- S.-et 0. S.
- S.
- (î)JVoir aussi : Dêpartemeat de la Seine.
- Départements
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- — 697 -
- Seine
- Communes alimentées par la Compagnie Générale des Eaux [suite)
- Recensement
- de 1906 <S .2 ta
- Noms des communes g a m © "C G eu Prix de l’eau communale fi I
- -2 35 os s (le mètre cube) c6 eu
- ' 0,-2 O eu ll-â (£ s Sf 0 H < a
- Herblay, 0 francs
- 2 190 2 067 ier juil. 21 mars 6 b. f. 3o S.-et 0.
- 1886 ig5o 20 b: a.
- Houilles, forages .... 4946 4106 29 avril 13 juin 2 b. f. 100 S. et-O.
- 1874 1934 22 b. a.i.
- Fontenay-sous-Bois, Mf. . 11391 9243 11 août 12 sept. 3 b. f. 55 S.
- Gentilly, Sef 1898 1948 46 b. a. i
- 8 421 8 069 10 mai 25 mai 17 b. f. 55 S.
- 1901 !94° 23 b. a.i
- Franconville, 0 . . . . 2 188 1 988 31 mars 19 mai 1 b. a. 100 S.-et-O.
- Gournay-sur-Marne, Mf . 1904 1964
- 34i 34i ier avril 17 oct. 1 b. f. IOO S.-et-O.
- Gagny, Mf . ... . . . 1887 1940
- 4954 4462 25 mai 7 déc. 16 b. f. 3o S.-et-O.
- Groslay, 0 1870 1946 4 b a.
- 1695 1 622 16 avril 9 mai 7b.f- 100 S -et-O.
- Malakoff, Sef .... i9°5 1953 8 b. a. i
- 16 63o 16 201 4 nov. 28janv. 3i b f. 55 S.
- °rly, Sef 19°4 ig5o 38 b. a.
- 817 723 29 mars 12 juil. » 55 S. :
- Noisy-le-Sec. Mf . . . . 10 836 10 241 1901 3 mars i9Sl 12 juil. 16 b. f. 100 S.
- ^uiUy sur-Seine, Mf . . 4i 145 3g 222 1870 11 mars 1945 ier avril 56b a.i. 23 b. f. o,o83 eau brute S.
- Neuilly-sur-Marne, Mf . . 1889 !9r9 102 b. a. i.
- 4432 1 8x4 i5 mars 19 fév. 12 b. f. 3o S.-et-O.
- NeuiUy-Plaisance. . . . 6441 5771 1870 Joint au 1947 traité de 10 b. a. i. 19 b. f. 3o S.-et-O.
- Nogent-sur-Marne, Mf . . Neuilly- s / -Marne 12 b. a. i.
- 11 721 11 463 ier mars 3 juin 8 b. f. 55 S.
- Noisy-le-Grand, Mf . . . 1898 1948 80 b. a.i.
- 2 112 i 764 10 mars 12 juin 8 b. a. i. 60 S.-et-O.
- iIei*ü-le-R0i! Sef. . . . 79» 3oo 1877 10 juin J947 4 sept. 1 b. a. 4° S. et-O.
- tendon Sef . . . . 10 289 9397 1874 3o nov. 1949 29 janv. 2.5 b. f. 45 S.-et-O.
- Montmorency, o 5 997 5 723 1872 12 sept 1923 6 avril 53 b. a. 12 b. f. IOO S.-et-O.
- Milssy, Sef 1 4-35 1128 1874 26 juil. ig5o 16 mai 55 b. a. i. 3 b. f. 5o °/0 du tarif S.-et-O.
- 1878 i954 i3b. a. i. des particuliers 55 °/o à partir
- de 1 5oo 1.
- lr ^Salement pour Meudon : Eaux de l’État (S. et O.).
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- Seine
- — 698
- Communes alimentées par la Compagnie Générale des Eaux (suite)
- Recensement 2 «
- de 1906 2 75 1
- ~G CL, Prix de l’eau
- Nems des communes c ~ ^ a> ' 3 G communale
- *-3 — 1.1-1 3 O (le mètre cube)
- O 's *2 J Q 'a, Cl, < s
- 0. (2 a W
- francs
- Montreuil, Mf . . . 35 904 35 831 19 mai 19 févr. 72 b. f. 70 s.
- x835 1935 i36 b. a. i.
- Montigny-les-Cormes, 0 858 ’ 463 4 août 16 oct. 1 b. f. 5o °/0 du tarif S.-et-O.
- 1874 1:964 des particuliers
- Montrouge, Sef. . . 19 261 18901 5 oct. 2,5 févr. 21 b. f. 55 S.
- 1901 ig36 37 b. a.
- Maisons Alfort, Mf . i3 4o9 12 801 12 janv. 3o mars 20 b. f. 55 S.
- 1901 ig36 49 b. a.
- Margency, 0 . . . 244 233 ier mars 27 mars 1 b. f. 100 S--et-0.
- 1878 1923 x b. a. S.-et-O.
- Méry-sur-Oise, 0 . . 2 119 1 34o 20 juin i5 sept. 12 b. f. 3o
- 1878 ig38 10 b. a. S.-et-O.
- Montfermeil, Mf . . 2 009 1 338 9 îuin 28 juil. 9b.f. 3o
- Cf CO xg5o 2 b. a.
- Montlignon, 0. , . 85g 854 Pas de traité 6 b. f. » S.-et-O.
- 2 b. a.
- Montmagny, 0. . . *4*9 425 8 juil. 10 août 7 b. f. 100 S.-et-O.
- 1882 I932 4 b. i. S -et-0.
- Ormesson, Mf . . . 260 i52 8 juil. 10 août x b. a. »
- 1882 1:932
- Pantin, Mf . . . . 32696 32 604 6 mai 28 déc. 4 b f. 34,75 S.
- 1882 1942 122 b. a. i. S.-et-O.
- Pierrelaye, 0 . , . 1711 1 532 Pas de traité » »
- Pré-Saint-Gervais, Mf x 1 669 11.624 29 déc. 24 août 6 b. f. 54,75 S.
- 1882 1943 47 b. a. i. S.-et-0-
- Palaiseau, Sef . . . 3 024 2 682 8 janv. 19 fév. 6 b. a. i. IOO
- 1881 ig3i S.
- Pierrefitte, Mf . . . 3 349 2 5i3 22 mars 25 avril i3 b. f. 55
- 1904 1944 9 b. a. S.
- Plessis-Picquet, Sef . 611 252 i5 juin 3o janv. 5 b. f. IOO
- 1874 1950 6 b. a.i. s. .
- Puteaux, Mf. . . . 29 i3i 28 7x8 20 oct. 2.5 nov. 37 b. f. 55
- 19°3 1938 121 b. a. t 0
- Plessis-Bouchard, 0 . 38o 340 19 nov. 18 mars 7 b. f. 3o S.-et'u-
- 1877 ig38 4 b. a. s.
- Le Perreux, Mf. . . i3 255 i3 140 26 juil. 2 août 2 b. f. 55
- 1897 *947 26 b. a. s.
- Saint-Maur, Mf. . . 28238 28016 ier mai xer juil. 38 b. f. 0,15
- 1876 1926 74 b. a.i. s.
- Romainville, Mf . . 4472 3x38 20 janv. 2 juil. 4 b. f. 55
- Le Raincy, Mf . . . 8080 7687 1906 6 j uin 195 X 7 oct. 12 b. a.i. 24 b. f. 3o S.^t'O-
- 1870 1946 20 b. a.
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-
-
-
- 699
- Seine
- Communes alimentées par la Compagnie Générale des Eaux (suite)
- Noms des communes
- Saint-Denis, Mf . . Saint-Ouen, Mf , . Rosny-sous-Bois, Mf. Saint-Brice, O . . . Ris-Orangis (i), Sef .
- Rungis, Sef . . Villemomble. Mf Viroflay (2), Sef Thiais, Sef . .
- Vanves, Sef. ^celles, O . Taverny, 0 . Sevran, Mf
- Sévi
- Tes. (3)
- Sceaux, Sef. sannois, 0 Soi
- y sur-Montmorency, O
- . . .
- Recensement de 1906
- a. S s®
- 64 790
- 37866
- 5837
- 1 184
- 1 43g
- 248 8 191 2490
- 3 477
- 12 265
- 2 6o3
- 3 260 1378 8i43 4857 5324 1 899
- 17714
- 62 323 37 673
- 49^7 1 i35 1 291
- 8020
- 2490
- 2645
- 11 833 2 402
- 2754
- 997 7 949 4563 5 3o3 1 853 16274
- 4 juin 1902 4 août 1902 1er mars 1872 18 mars i9°5 26 août 1905
- 25 avril 1902 2 juin
- .374
- 24 déc.
- 1875 ier mai
- 1874
- 18 mars 1902 i5 juin 1905 i5 nov.
- ï877 25 août i883
- ier juil. i927 7 août !927 23 mai
- i947
- 22 avril 1953 4 sept. 1955
- ierjanv.
- ig5o
- 16 janv. ig5o
- 28.déc. 1925
- 17 juil. 1949
- ier avril
- 1942 19 août
- 1953 18 mars ig38 14 sept.
- 1943 Pas de traité
- 26 oct.
- 1900 3i juil.
- 1874
- 8 nov.
- 1881 22 déc. 1880
- 22 mars ig3i 21 sept.
- 1964 16 janv.
- 1932 10 janv. i94i
- 3 b.f. 25i b. a.
- 34 b. f. n3 b. a.
- 2 b. f. 36 b. a. i.
- 4 b. f.
- 4 b. a. i.
- 5 b. f.
- 1 b f.
- 5 b. a. i 22 b. f.
- 7 b. a.
- 6 b.f. 11 b. a.
- 8 b. f.
- 6 b. a.
- 17 b. f. 24 b. a.
- 8 b.f.
- 9 b. a. i
- r, f,
- q b. a. i, 7 b. f.
- 3 b.f.
- 18 b. a.i 10 b. f. 38b. a. i. i3 b.f. 20 b. a’
- 5 b. f.
- 2 b. i.
- 6 b. f. 106 b. a. i.
- Prix de l’eau communale (le mètre cube)
- francs
- 54,35
- 54,75
- 3o
- 5o o/0 du tarif des particuliers 55 o/0 à partir de 1 5oo 1.
- 55
- 3o
- 5o °/0 du tarif des particuliers 55 °/0 à partir de 1 5oo 1.
- 55
- 3o
- 3o
- 3o
- 55
- 5o
- S.
- S.
- S.
- S.-et-O.
- S.-et-O.
- S.
- s.
- S.-et-O.
- S.
- S.
- S.-et-O.
- S.-et-O.
- S.-et-O.
- S.-et-O.
- S.
- S.-et-O. S -et-O.
- S.
- tl) Voir *~S|S' " Communes alimentées par les eaux du canton de Boissy-St-Léerer (*) Voir î6®ment Vir<>flay : Eaux de l’Etat (S.-et-O).
- gaiement pour Sèvres : Eaux de l’Etat (S.-et-O).
- (S.-et-O.).
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- Seine
- 700 —
- Communes alimentées par la Compagnie Générale des Eaux (fin)
- Noms des communes Recen de £ •2 ® 1.3 O CL sement L906 c © © 0—© .3**® O s èfi pj Date du traité Expiration du traité 1 Appareils publics Prix de l’eau communale (le mètre cube) Départements 1 II
- Saint-Gratien, 0 . . . . 2091 1 824 ier avril 3o sept. 6 b f. francs 100 S.-et 0.
- Saint-Prix, 0 76l 539 1893 i5 nov. 1953 18 mars 9 b. a. i 4 b. f. 3o S -et-O.
- Saint-Leu, 0 3 6o5 3496 1877 19 nov. ig38 18 mars 7 b. f. 3o S.-et-O.
- Sartrouville, forages. . . 2 55o 2 410 1877 20 sept. 1987 22 mai 19 b. a. 14 b. a. 100 S. et-O.
- Saint-Maurice, Mf . . . 8 320 7 o63 1890 2 sept. 1951 26 déc 1 b. f. 55 S.
- Vau jours, Mf . . . . . 2 057 i 412 1899 5 sept. 1934 29 fév. 26 b. a. 7 b,f. 3o S.-et-O.
- Villejuif, Sef 6 600 5 243 1875 9 mai igSi 3i déc. 1 b. a. 11 b. f. 54.75 S.
- \itry. Sef ...... 11 497 11 23o 1957 20 j ail. ï935 27 sept. 4o b. a. i. 38 b. f. 54.70 S.
- \incennes, Mf 34 i85 29 791 i9°5 8 janv. 1950 i5 janv. 64 b. a. 9 b. f. 7° s.
- Villeneuve-le-Roi, Sef . . 1 871 1 862 1881 3o août i94i 27 oct. 175 b. a. i. 4 b. f. 5o o/0 du tarif S.-et-O.
- Viry-Châtillon, Sef . . . 1 824 1 687 1881 25 sept. !94i 14 nov. » des particuliers 55 °/0 à partir de 1 5oo 1. 5o °/0 du tarif S.-et 0
- Villiers-sur-Marne, Mf . . 2 552 2 247 i9°5 22 mai 1955 1969 9 b- f- des particuliers 55 °/o à partir de 1 5oo 1. 4o S.-et-O-
- Villetaneuse, Mf . . . . 855 767 1870 io juil. 16 août 4 b. a. 5 b. f. 100 s.
- Vcrrières-le-Buisson, Sef . 1 406 1 181 1882 17 fév. 1932 3i déc 3 b. a. 1 b. f. 55 S.-et-O- ;
- Villiers-le-Bel, 0 . . . . 1 718 1 451 1876 23 déc. ig5o 5 août 10 b. a. i. 6 b. f. 90 S.-et-O- ;
- Wissous, Sef . . . , . 814 783 190.5 6 déc. i953 3 mai 12 b. a. i. 3 b. f. 5o o/0 du tarif S.-et-0' :
- 1872 1948 5 b. a.i. des particuliers 55 °/o à partir de 1 5oo 1.
- Départements
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- — 701 —
- Seine
- Alimentation généralement en eau de rivière filtrée au sable, parfois en eau de rivière brute, de forages ou de sources, élévation par machines à vapeur.
- Historique. — La Compagnie Générale des Eaux a groupé depuis 1867 les exploitations locales des communes ci-dessus, à des dates variables et à des conditions également variables indiquées dans le tableau ci-dessus. Le 20 janvier 1894, elle a passé un traité avec le département de la Seine, aux termes duquel l’alimentation en eau potable doit se faire en eau épurée et fdtrée prise à l’amont de Paris. La réduction du nombre de germes doit être de 996 pour 1 000, sans toutefois que la Compagnie soit astreinte à une teneur microbienne inférieure à 4oo colonies par centimètre cube (Numération de Miquel) (1).
- 1 — Prise ou captage de l’eau- — a) Groupe des eaux de Marne et de Seine filtrées.
- Quatre usines de prise,* l’une sur la Seine, à Choisy-le-Roi, l’autre sur la Seine à Maisons-Lafïite (2), les deux autres sur la Marne, à Neuilly-sur-Marne et à Nogent-sur-Marne. Elles aspirent l’eau brute et refoulent l’eau filtrée dans les réservoirs de Villejuif, de Châtillon, de Puteaux (Seine), de Montreuil, du plateau d’Avron, de Pierrefite (Marne) et de Mesnil-le-Roi, ce dernier réservé pour l’usine de Maisons-Laffitte. De ces réservoirs l’eau se répand dans un réseau de conduites-maîtresses entourant Paris (sans le traverser) et alimente des réservoirs secondaires et des usines de relais.
- b) Groupe de l’eau de l’Oise brute.
- Usine de prise d’eau et de refoulement à Méry-sur-Oise ; l’eau est envoyée au réservoir de Bessancourt, d’où part la conduite de distribution.
- c) Eau de Seine brute.
- Usine de Boulogne-sur-Seine, prenant Peau près du pont de Sèvres et la refoulant dans le réservoir de Viroflay. Cette usine ne fonctionne qu’acci-dentellement et encore est-elle alimentée, dans ce cas, en eau filtrée.
- Usine de Neuilly-sur-Seine, refoule l’eau dans le réservoir de Puteaux.
- Usine de Saint-Denis, pour le service en eau brute de Saint-Denis.
- d) Eau de puits profonds, pour la région de Houilles.
- Provient de puits foncés dans la craie fissurée (sénonien) au Vésinet, par la Société du Vésinet. Par traité de 1893-1896, la Compaguie Générale des Eaux a droit d’y prélever en moyenne 900 mètres cubes par jour, qui sont refoulés sur le réservoir de Houilles, et desservent Houilles, Bezons, Sartrou-Vl^e> le parc de Maisons-Laffitte, et parfois Bougival.
- e) Sources de Bougival.
- Quatre sources, dites des Monts Morts (cote 73,40 débit ii4 mètres cubes par jour), de la Houssaye (cote 64,20, débit 70 mètres cubes), de Saint-Hubert (c°te 58,58, débit 23 mètres cubes) et des Deux-Haies (cote 65,51, débit
- ( ) Le procédé de numération de Miquel donne des chiffres plus forts (2 ou 3 fois Peut-etre) que celui de Koch, en sorte que ces conditions équivalent à peu près à 6 ®xées par les règles du K. Gesundheitsamt.
- \ ) L eau filtrée par l’usine de Maisons-Laffitte (1 000 mètres cubes par jour) n’est s°umise au contrôle bactériologique.
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- Seiae
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- 11 mètres cubes) alimentant des quartiers différents de Bougival. Ces sources proviennent d’un coteau formé par le calcaire grossier et par-dessus les sables de Beauchamp, le gypse, les glaises vertes et en haut les sables de Fontainebleau.
- f) Sources de Bellevue.
- Naissent et sont distribuées sur le plateau de Bellevue, entre la terrasse et l’avenue Mélanie, débit 8o à îoo mètres cubes par jour. Même origine géologique qu’à Bougival.
- *Z. — Epuration et filtration. — a) Le mode de traitement employé consiste en une filtration à travers des filtres à sable de faible épaisseur (65 centimètres environ), les eaux étant, au préalable, additionnées d’un coagulant.
- Le coagulant employé provient de l’attaque du fer métallique par les acides organiques de l’eau (procédé xinderson), il donne d’excellents résultats et permet une filtration ultérieure intensive pouvant .aller jusqu’à 4 et 5 mètres cubes par mètre carré et par 24 heures. L’eau puisée dans la Seine ou la Marne est brassée avec du fer métallique dans des cylindres tournants appelés revolvers. Au sortir de ces appareils, elle se dirige par des cascades, qui ont pour objet de l’aérer et de péroxyder les sels de fer, vers des bassins de décantation où elle se débarrasse de la plus grande partie des matières solides en suspension.
- Ces bassins de décantation qui répondaient d’ailleurs aux idées en cours en 1896, vont être modifiés et transformés en préfiltres, pour répondre aux idées nouvelles.
- De ces bassins, elle est conduite sur des filtres à sable, puis, à travers des collecteurs, aux puisards d’aspiration des pompes élévatoires qui la refoulent aux réservoirs. Les couches filtrantes ont une épaisseur de 0 m. 65 ; la charge d’eau est de 0 m. 90 en moyenne. Les filtres agissent par surface et les matériaux qui les composent ne sont en réalité que le support de la couche superficielle, laquelle paraît seule réellement efficace, en raison du feutrage qui la constitue.
- Bien que la quantité de fer dissous soit faible (2 gr. 5o à 3 grammes par mètre cube), il se produit des sels coagulables dont l’influence se manifeste de la façon suivante :
- i° Diminution des matières organiques dissoutes ;
- 20 Coagulation de l’alumine colloïdale ;
- 3° Production d’un feutrage formé en grande partie des sels de fer colloïdaux dans les couches supérieures du filtre ;
- 4° Formation progressive d’un dépôt composé de limon, de sels de fer, de débris d’organismes ou de microorganismes vivants, constituant la couche vraiment active, dont les couches sous-jacentes ne sont que le support.
- b) Le personnel nécessaire à l’entretien est très réduit : une dizaine d’hommes pour chacune des grandes installations. L’entretien consiste :
- ï° En nettoyages;
- 20 En rechargements de sable qui se font une fois par an.
- c) Résultats. — Chaque semaine, à des dates variables et imprévues, !e
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- — 703 —
- Seine
- laboratoire de Montsouris fait prélever des échantillons sur la conduite du refoulement et fait procéder à une analyse bactériologique.
- Les résultats suivants, empruntés au Bulletin Municipal officiel de la Ville de Paris, font ressortir les moyenne ci-après :
- Nombre de colonies par centimètre cube Eau de Seine Eau de Marne
- Naturelle Filtrée Naturelle Filtrée
- En 1906 l33 729 3io 63 389 3 CK)
- En 1906 177716 843 955i7 l5t
- 3. — Elévation par l’eau- — Le tableau suivant donne une idée de l’importance des 3 grandes usines d’eau filtrée.
- Total des 3 Usines.
- Dates Puissance en chevaux des machines Surface dès filtres Débit des filtres par jour
- m2 m3
- ier Janvier 1896 . . . . I XOO 19375 70 OOO
- ier Juillet 190,6 2 200 39 25o i3q 000
- Ier Janvier 1907 . . . . 3 45o 48 5oo 19.5 000
- i° Usines de refoulement direct.
- Pour l’eau filtrée (Marne et Seine), les usines de Choisy-le-Roi, Neuilly-sur-Marne et. Nogent-sur-Marne et l’usine de Maisons-Laffitte.
- A Choisy, il y a 4 machines Fives-Lille et 4 machines Farcot ; à Neuilly, 4 machines sont de Fives-Lille, i Worthington, 2 Farcot et une turbine de Laval ; à Nogent, une machine à balancier et une machine couplée horizontale de Lebrun, destinées à être remplacées incessamment par suite de la transformation et de l’extension de l’usine ; à Maisons-Laffitte, une machine Lorliss.
- Pour l’eau brute, usines de Méry-sur-Oise (construite en 1B86 et compre-natlt 2 machines de 100 chevaux chacune, de Fives-Lille, et deux anciennes Machines de 4*>, à titre de secours), de Boulogne-sur-Seine (2 machines Lebrun, de 4o chevaux), de Neuilly-sur-Seine (80 chevaux), de Saint-Denis (aao chevaux).
- 2° Usines de relais.
- Eau filtrée : Usines du Raincy (3o chevaux), de Montreuil (20 chevaux), e Châtillon (200 chevaux).
- Eau brute (Oise) : Usines de Taverny (20 chevaux), de Montmorency ou a Porte-Rouge (80 chevaux), de Sannois (25 chevaux), des Champeaux 'l5 Revaux).
- Eau brute (Seine) : Usine de Viroflay (80 chevaux).
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-
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-
- Seine
- — 704 —
- 4.— Réservoirs. — a) Eau de Seine filtrée ;
- Les réservoirs de refoulement direct et d’extrémité sont :
- Réservoir des Hautes-Bruyères de Villejuif, en 3 compartiments, au total 20 ooo mètres cubes, en maçonnerie, avec voûtes d’arêtes en briques creuses ; un nouveau réservoir de 20 ooo mètres cubes est en construction.
- Réservoir de Puteaux, 10 5oo mètres cubes, couvert par des voûtes enfer et ciment.
- Réservoir de Châtillon (bas), 8 ooo mètres cubes, en fer et ciment. Réservoirs de Mesnil-le-Roi, 200 mètres cubes, en tôle, et 3oo mètres cubes, en fer et ciment, alimentés par l’usine de Maisons-Laffitte.
- Les réservoirs alimentés par les précédents ou par les usines de relais sont : Réservoir de Bourg-la-Reine, 4oo mètres cubes, en maçonnerie.
- Réservoir de Fontenay-aux-Roses, 700 mètres cubes, en maçonnerie. Réservoir du Pavé Blanc, 5oo mètres cubes, en fer et ciment.
- Réservoir de Châtillon (haut), 200 mètres cubes, en fer et ciment. Réservoir de Nanterre, 5oo mètres cubes, en fer et ciment.
- Réservoir de Juvisy, 5oo mètres cubes, en fer et ciment.
- Réservoirs de Malabry et de Satory, chacun 200 mètres cubes, en tôle. Réservoirs de Viroflay, 3 ooo mètres cubes, et des Bruyères de Sèvres, 2 ooo mètres cubes.
- b) Eau de Marne filtrée :
- Les réservoirs de refoulement direct et d’extrémité sont :
- Réservoir de Montreuil, 21000 mètres cubes en 4 compartiments, un cinquième compartiment de 20 ooo mètres cubes est en voie d’achèvement. Réservoir de Pierrefitte (haut), 3800 mètres cubes, en maçonnerie.
- Les réservoirs de dérivation et de relais sont :
- Réservoir de Pierrefitte (bas), 100 mètres cubes, en maçonnerie.
- Réservoir de Champigny, 1 ooo mètres cubes, en fer et ciment.
- Réservoir des Lilas, 1 ooo mètres cubes, en fer et ciment.
- Réservoirs d’Avron, 1 ooo mètres cubes et 200 mètres cubes, et de Champs, 100 mètres cubes, en fer et ciment.
- Réservoir de Saint Maur, 200 mètres cubes, en tôle.
- Réservoirs de Montfermeil, 200 mètres cubes en tôle, et 200 mètres cubes, en fer et ciment.
- Réservoir de Chennevières, 200 mètres cubes en tôle.
- c) Eau de l’Oise brute :
- Réservoirs d’Auvers (3oo mètres cubes), de Bessancourt (9 ooo mètres cubes), des Champeaux (1 5oo mètres cubes), delà Porte-Rouge (1 5oo mètres cubes)-Réservoir de la Butte de Sannois, 5oo mètres cubes, en fer et ciment. Réservoir d’IIerblay, 200 mètres cubes, en fer et ciment.
- Réservoir de Ta ver ny (310 mètres cubes) et d’Argenteuil (2 ooo mètres cubes) en fer et ciment.
- Réservoir de Domont (4oo mètres cubes) en maçonnerie. dj Eau de Seine et de Marne brute :
- Réservoir de Puteaux (6000 mètres cubes) et réservoir de VirofHy (3 ooo mètres cubes) en maçonnerie.
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-
-
-
- — 705 —
- Seine
- e) Réseaux divers :
- Réservoir de Houilles (1 ooo mètres cubes), en fer et ciment.
- Réservoir de Bellevue (sources), 4oo mètres cubes, en maçonnerie.
- Réservoir de Bougival (sources), i3o mètres cubes, en maçonnerie.
- o.— Distribution. —En 1907, le réseau de distribution compte environ 2 120 kilomètres dont 160 kilomètres en tuyaux de o,5oo à 0,800 et le reste en tuyaux de 0,060 à o,5oo de diamètre ; ce réseau entoure Pai'is sans emprunter le territoire.
- Appareils des services publics : voir le tableau ci-dessus pour chaque commune.
- Nombre de concessions particulières : 64 000.
- G. — Les usines de première élévation ont distribué dans tout le réseau, en 1906, plus de 44 millions de mètres cubes, soit en moyenne 122 o84 mètres cubes par jour. Ces 44 millions de mètres cubes se répartissent ainsi :
- Eau filtrée................41 623 147
- Eau brute.................. 3037761
- Pour les prix de vente, voir le tableau ci-dessus :
- 7. — Eau de Marne (Composition moyenne) : degré hydrotimétrique, 22°3 à 124° ; degré permanent, 5°5 ; résidu sec à 1800, 252,4 à 276; Cao, 106 à
- 111,2 ; chlore, 5 à 6 ; azote nitrique, 1 à i,5; matières organiques (en oxygène), 0,87 à i,3 ; oxygène dissous, 10,5.
- Eau de Seine, à Choisy-le-Roi (composition moyenne) : degré hydrotimétrique, i9°3; résidu sec à 180°, 239; Cao, 101 ; chlore, 6; azote nitrique, 1,5; matières organiques (en oxygène) 3,1 ; oxygène dissous, 8,5.
- Voir ci-dessus § 2 pour la teneur en bactéries de l’eau brute et de l’eau filtrée.
- 8. — L ’eau de l’Oise doit être prochainement filtrée.
- 9. — Voir ci-après : Egouts du département de la Seine.
- Annuaire des Distributions d’eau.
- 45
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-
-
-
- COMMUNES DE LA BANLIEUE DE PARIS
- alimentées par la Compagnie des Eaux de la Banlieue
- de Paris
- Noms dos communes
- Population
- Totale
- Municipale ic a lo m érée
- Date du traité de
- concession
- ! ate
- de l’expiration de la concession
- Service Public
- I. — DEPARTEMENT DE LA SEINE
- Asnières 36 48a 35 883 23 mai 186 5 23 mai 1926 Paie 0 fr. 04 le m3 pour le service public : 272 bouches d’arrosage.
- Bois-Colombes . . . . ï46g5 i4 632 23 mai i865 23 mai 1925 Paie 0 fr 082 le m3, dépense environ 80 m3 par jour. 26 b a. i et 1 b. i.
- Colombes 29 i43 28 920 25 déc. 1864 25 déc. 1924 Paie 0 fr. 082 le ni3 (3o fr. le m3 par jour) : 123 bouches d’arrosage.
- Courbevoie 3i 191 29 33g 3o avril 1866 3o avril 1926 Paie 0 fr 04 le m3 et consomme 320 m3 par jour pour 3 Wallace, 12
- bornes fontaines, n5 bouches d’arros. et d’inc et 26 b.i de iooram
- Gennevilliers . . . . 11 586 7 799 10 nov. 1864 3o avril 1882 10 nov. 1949 Paie 25o fr. par an pour chaque b. f. 35 bornes-fontaines.
- Nanterre . 17434 GO 4 nov. 1864 i5 mars 1877 4 nov. 1949 A droit gratuitement à 200 m3 par jour. 68 bouches d’arrosaga.
- Suresnes i3 660 12 773 26 juill. 1864 16 fév. i883 23 mai 1960 Paie 0 fr. 02 le m3. Il y a 7 b.JJf., 83 b. a. i, 7 b. i. et i3 urinoirs.
- II. — DÉPARTEMENT DE SEINE-ET-OISE
- Rueil (*) 12 660 10439 18 nov. 1864 12 mai 1887 ' 20 août 1950 A droit gratuitement à 73 m3 par jour pour 2 b.-f., 96 b. a i. et 3 urinoirs. Elle a en outre 18 b -f. d’eau de sources lui appartenant
- Totaux .... 166628 151 609 3 fontaines municipales et 82 b.-f., 818 b a. i., 80 b. i.
- 100 branchements pour égouts avec compteurs et 19 uri- Ç au total noirs; 35 bassins de chasse jaugés. j
- (I1) Voir également pour Kueil, Eaux de l’Etat dans Seine-et-Oise.
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- COMMUNES DE LA BANLIEUE DE PARIS
- alimentées par la Compagnie des Eaux de la Banlieue de Paris
- Eau de rivière brute, élevée par machine à vapeui, puis épurée par filtration au sable.
- Historique. — Les concessions ayant été données aux dates ci-dessus, les travaux ont été exécutés de 1864 à 1867, suivant projet de MM. Adrien et Aristide Dumont, par la Compagnie générale des Conduites d’eau de Liège. Ils ont coûté 2 000 000 de francs environ pour un volume journalier prévu de 6 000 mètres cubes, porté depuis à 35 000 mètres cubes par des agrandissements successifs (non évalués). Les filtres, préliltres et réservoirs installés de ipo3 à t905 ont coûté en outre environ 1 800 000 francs.
- La Compagnie concessionnaire, constituée le 20 novembre 1867, au capital de 2 5ooooo francs (5 000 actions de 5oo francs, divisées depuis 1899 en c^n_ quièmes), a pour président M. IL Doat, à Liège ; son siège est à Suresnes,
- 1, rue Pagès.
- Directeur, M. Eug. Chaudoir ; Sous-directeur, M. Paul Poinsard ; Ingénieur, M. Lebert, tous à Suresnes.
- 1. — L’eau est prise directement à la Seine, en amont du barrage de Suresnes, au moyen d’un canal voûté, en maçonnerie, qui l’amène dans le puisard de la cour de l’usine.
- 2. — Suivant traité approuvé par le Conseil général de la Seine, le 21 décembre 1901, la Compagnie s’est engagée à filtrer au sable l’eau qu’elle distribue (une partie des filtres sont couverts), moyennant une subvention an- • nuelle de 35 000 francs qui irait en diminuant de 1/10 chaque année, à partir de 1904. De plus, un traité devait également être passé avec la Compagnie de l’Ozone pour la stérilisation (procédé Otto), mais les pourparlers ont été rompus (les communes et les particuliers devaient payer 0 fr. 01 par mètre cube pour la stérilisation et la Compagnie des Eaux de la banlieue devait fournir l’emplacement pour les installations).
- Les filtres établis en 1904 au Mont-Valérien, suivant projet de MM. Puech et Chabal, correspondent à un volume maximum à épurer, de 35 000 mètres cubes par jour.
- La filtration comprend 4 phases :
- i° Dégrossissage en 4 opérations. (Surfaces 146 -h 246 -t- 447 -+-741 mètres carrés.)
- 20 Préfiltrage (2 160 mètres carrés en 12 compartiments).
- 3° Filtrage définitif (12600 mètres carrés en 18 compartiments de 7°o mètres carrés chacun) dont 2 couverts placés sous les périfiltres.
- 4° Emmagasinage de l’eau dans les réservoirs.
- Pendant les 3 premières phases, l’eau subit une aération abondante par cascades.
- 3. — Les eaux sont élevées directement aux filtres (qui sont placée près des réservoirs) au moyen de conduites de refoulement, par des machines à tapeur formant 4 groupes.
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- Groupe n° 1. — Une machine compound horizontale, à tiroirs superposés, détente variable à la main, puissance i4o chevaux-vapeur effectifs, vitesse 16 à 20 tours par minute, quatre coups de pompe type Girard horizontaux.
- Groupe ,n° 2. —Une machine monocylindrique horizontale, distribution Farcot, détente variable par le régulateur, puissance 23o chevaux-vapeur effectifs, vitesse maximum 5o tours, avec pompe de relais, ou 42 tours à aspiration directe, deux corps de pompe horizontaux type Girard.
- Une machine de telais monocylindrique horizontale, distribution Farcot, détente variable par le régulateur, puissance 20 chevaux-vapeur, actionnant par courroie une pompe centrifuge alimentant une bâche d’aspiration pour le cas des basses eaux, ou celui de marche rapide.
- Groupe n° 3. — Une machine monocylindrique horizontale, distribution Farcot, détente variable par le régulateur, puissance 4&o chevaux-vapeur effectifs, vitesse maximum 60 tours par minute avec pompe de relais, ou 4?. tours à aspiration directe, deux corps de pompe horizontaux type Girard, pompe centrifuge de relais, actionnée par courroie commandée par le volant de la machine, alimentant une bâche d’aspiration, pour le cas de basses eaux ou celui de marche rapide.
- Groupe n• 4- — (Construit en 1901). Une machine monocylindrique horizontale, distribution Farcot, détente variable par le régulateur, puissance 25o chevaux effectifs, vitesse 42 tours à aspiration directe ; deux corps de pompé horizontaux, sans pompe de relais, mais avec raccordement aux bâches d’aspiration des groupes 2 et 3.
- En outre, une petite machine à vapeur, installée près des réservoirs, permettait de refouler l’eau au fort du Mont-Valérien. Cette installation vient d’être remplacée par une pompe électrique.
- Les pompes principales sont du type Gii’ard, horizontales, à piston plongeur, avec soupapes métalliques annulaires, garnies de métal blanc, dont le mouvement est visible à l’extérieur.
- Les pompes du premier groupe (4 corps) donnent 7 mètres cubes par minute à l’allure de 16 tours, aspiration directe.
- Celles du deuxième groupe (2 corps) donnent : 10 m3 5oo à 42 tours et 12 m3 5oo à 5o tours.
- Celles du ti’oisième groupe (2 corps) donnent : 16 m3 800 à 42 tours et 24 mètres cubes à 60 tours.
- Celles du quatrième groupe (2 corps) donnent : 12 mètres cubes a 42 tours.
- Toutes ces pompes sont actionnées directement par la tige du piston à va-ppur. Les pompes de relais ou nourricières sont des pompes centrifuges Far-cqt mues par courroie.
- Les chaudières sont au nombre de six, dont deux du type Galloway, a foyers intérieurs et réchauffeurs, de 125 mètres carrés de surface de chauffa chacune. Les quatre autres sont du type à bouilleurs avec réchauffeurs, de cent mètres carrés de surface de chauffe chacune ; deux de ces dernières sont munies d’un dispositif Montupet pour circulation d’eau.
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- Toutes les pompes de x’efoulement sont munies de réservoirs d’air cylindriques à l’aspiration et au refoulement :
- Volumes : ier groupe : aspiration : 3 m3 ; refoulement : 5 m3 6oo 2e » • » 3 m3 700 ; » 4 m3 5oo
- 3e » » 4 m3 5oo; » 6 m3 25o
- Ces pompes refoulent aux dégrossisseurs des filtres par trois conduites ayant respectivement pour diamètre intérieur : 600 millimètres, 5o<> millimètres et 260 millimètres.
- 4. — Des réservoirs placés directement sous les filtres et profondément enterrés, ont une capacité totale de 19000 mètres cubes environ, en 3 compartiments inégaux, fermeture complète par autoclave afin de soustraire l’eau filtrée à toute influence extérieure.
- Il existe, en outre, un réservoir en tôle, assurant la distribution, dans les hauts quartiers de Suresnes et de Rueil : Son altitude au-dessus du plan moyen de captation, 82 mètres ; capacité 8 000 mètres cubes. Un groupe de pompes électriques puisant l’eau dans les réservoirs d’eau filtrée alimente ce réservoir. Ce réservoir est situé sur les flancs du Mont-Valérien ; il est ouvert, posé sur béton, avec 8 mètres de hauteur au-dessus du terrain environnant.
- Une série d’autres réservoirs secondaires, affectés spécialement au service des diverses communes, à diverses altitudes, mi-enterrés et couverts, savoir :
- Un réservoir en maçonnerie : au rond-point des Bergères 6 000 mètres cubes
- Un » au « Partage » 5oo » »
- Un » aux « Deux frères » 5oo » »
- Un » à Suresnes 25o » »
- Un » à Rueil (ancien) 1 5oo » »
- Un » à Rueil (nouveau) 2 000 » »
- Un » à Nanterre 2 000 » »
- Total. 12 750 mètres cubes.
- Les conduites principales de départ ont respectivement 800, 5oo et35o millimètres de diamètre intérieur.
- 5. -— La distribution se fait par un réseau maillé à pression unique atteignant 6 atmosphères, sauf dans les communes de Suresnes et Rueil où il y a deux zones, dont une ne subit au maximum que 4 atmosphères de pression.
- La distribution est constante, la pression baisse d'environ 25 mètres d’eau dans certains points et à de certains moments.
- Le réseau a actuellement un développement de 35o kilomètres de conduites en fonte dont le diamètre varie de 4o millimètres à 800 millimètres ; il possède 1 35o vannes de ces mêmes diamètres.
- Le service public, non compris les édifices communaux tels que mairies, écoles, marchés, etc., comporte :
- 818 bouches de lavage ou d’arrosage servant en cas d’incendie ;
- 80 bouches d’incendie spéciales ;
- i35 branchements pour nettoyage des égouts ;
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- 3 fontaines monumentales ;
- 82 bornes-fontaines dont 3 du type Wallace ;
- 19 urinoirs alimentés (les autres sont enduits à l’huile).
- Les abonnements sont presque tous (95 °/0) au compteur : il y a 10900 compteurs Siemens, 2680 Doat, 2 3oo de divers systèmes, en tout i5 88o, pour environ 16 85o abonnés ; les autres sont au robinet de jauge, et quelques-uns, A Suresnes seulement, au robinet libre.
- 6- — En 1906, la consommation totale a été de 6 818287 mètres cubes, soit une moyenne de 18 680 mètres cubes par jour : maximum 35 000 mètres, cubes et minimum 16 000 mètres cubes ; sur le total, on estime que les services publics absorbent 1 260 000 mètres cubes et les abonnements particuliers 3 5oo 000 mètres cubes, le service des filtres et décharges 800 000 mètres cubes.
- Prix des abonnements particuliers en francs (au compteur ou à la jauge).
- Les 5 autres villes Nanterre Suresnes Rueil
- Consistance de l’abonnement c é fl « 1= -
- g .2 s • C d a .* C 1 * £ s S -a S s à S
- CL. © TS S -Tf -c "S
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- -S eu 0 CU CU -§ U-
- Pour 125 litres par Jour . . . . 25 0,60 » » 25 1 0 lO 1 » »
- » 27O » „ 40 o,5o 3o o,35 40 o,4o 3o o,3o
- » 5oo » . 60 o,4o 5o o,3o 60 o,3o 5o 0,25
- » I 000 » . 100 o,35 80 0,27 100 o,3o 80 0,20
- » 2000 » . . 160 o,3o 120 0,25 160 o,3o 120 0,17
- Chaque mètre cube en plus . . . 60 » 40 » 60 » 40 »
- (Enfin, à Suresnes, les abonnements à robinet libre se paient d’après évaluation, à raison de 20 litres par personne et par jour, 76 litres par cheval, 4<> et 70 litres par voiture à 2 ou 4 roues et 1 litre par mètre carré de cour ou jardin).
- 7. — L’eau de Seine filtrée est analysée par l’Observatoire de Montsouris une fois par semaine.
- Composition moyenne de l’eau brute. Degré hydrotimétrique 20° à 210; degré permanent 5°5 ; résidu sec à 180°, CaO, io4; chlore, 7; azote nitrique 1,4 à 2 ; matières organiques (en oxygène) 2,7 à 2,9 ; oxygène dissous-(immédiat) 8,5 à 9,7. Le nombre des bactéries varie beaucoup : il a été en 1906, en moyenne, de 238 3o5 au centimètre cube dans l’eau brute.
- Il a été de 170 bactéries au centimètre cube dans l’eau filtrée et épurée, en 1906 (d’après le Bulletin mensuel officiel de la ville de Paris).
- 9. — Voir ci-après : Egouts du département de la Seine.
- Créteil (5.5oo h.) (4.821 p. m. a.).
- Il y a quelques abonnés libres aux eaux filtrées de la Compagnie Générale
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- des Eaux, mais la plus grande partie de la ville est desservie par les eaux de sources (sources de Mandres) distribuées par la Compagnie des Eaux de Seine et sources du canton de Boissy-Saint-Léger (Voir département de Seine-et-Oise). Le tarif des abonnements est différent pour Créteil : il est de 3o francs pour 200 litres par jour, 35 francs pour 25o litres, 6o francs pour 5oo litres, i io francs pour î mètre cube et îoo francs pour chaque mètre cube par jour en sus du premier.
- Bonneuil-sur-Marne (766 h.).
- Adduction de sources en 1894 : dépense 110980 francs.
- La Courneuve (2.742 h.).
- Forage et distribution d’eau exécutés par M. Grouvelle en 1900 : dépense 76000 francs.
- Le forage a 76 mètres de profondeur et atteint les sables du Soissonnais. Un moteur Niel à pétrole et une pompe Letestu peuvent élever i5 mètres cubes à l’heure, dans deux réservoirs de 5o mètres cubes chacun, sur pylônes en maçonnerie.
- Réseau de distribution en fonte de 2 4oo mètres de développement : 9 bornes-fontaines publiques.
- (Voir aussi Compagnie Générale des Eaux).
- Stains (3.102 h.) (2.861 p. m. a.).
- En 1896, forage exécuté par M. Grouvelle: dépense, 47^00 francs. Le forage atteint la deuxième nappe des sables du Soissonnais : l’eau a 22°5 hy-drotimétiques. Un moteur à gaz de 2 chevaux et une pompe Andhémar-Guyon élèvent l’eau des deux réservoirs de 60 mètres cubes sur pylône en fonte.
- EGOUTS DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE (Voir planche VIII).
- La plupart des Communes des tableaux ci-dessus (Seine et Seine-et-Oise) ont des fosses fixes pour les matières fécales (avec des entreprises de vidanges) et pour les eaux pluviales des tronçons d’égouts qui se déversent dans la Seine °u dans la Marne. Il y a ainsi notamment des collecteurs sur la rive droite de la Marne (se déversant un peu à l’amont du confluent), et sur les deux rives de la Seine à l’aval de Paris, avec un siphon à Suresnes, faisant passer les eaux de la rive droite au collecteur de rive gauche. Certaines parties de la banlieue sont aussi desservies par des égouts qui se déversent dans les collecteurs parisiens (Pantin, le Pré Saint-Gervais, les Lilas dans le collecteur du Nord ; Montreuil, Saint-Mandé et Vincennes dans le collecteur de Clichy ; Sceaux, Fontenay-aux-Roses, Bourg-la-Reine, Bagneux, Montrouge, Gen-tilly, dans la Bièvre et le collecteur d’Asnières ; Neuilly-sur-Seine, Levallois-b*erret et Clichy dans les collecteurs à la sortie de Paris).
- Il existe ainsi dans le déparlement de la Seine en dehors de Paris :
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- i° 67 kil. 122 d'égouts appartenant à l’Etat ;
- 20 324 kil. 384 appartenant au Département.
- Soit en tout 3qi kil. 5o6.
- Deux usines de relèvement ont été construites par le Département à Su-resnes et à Courbevoie pour envoyer à l’usine municipale de Colombes, <jui elle-même doit les envoyer à Achères, les eaux du collecteur de rive gauche de la Seine. Mais actuellement la Ville de Paris ne peut exécuter la convention passée en 1901 avec le Département, c’est-à-dire épurer par l’épandage les eaux de ce dernier : on songe à exécuter à Achères des installations pour le traitement bactériologique de ces eaux. Actuellement, le Département déverse en Seine et en Marne, sans épuration, environ i55ooo mètres cubes d’eaux d’égout par jour ; il en envoie environ 65 000 mètres cubes par jour dans le réseau d’égouts parisiens ; enfin il épure 8 000 mètres cubes au champ d’épandage de Créteil.
- Programme de 1907. — Pour libérer la Seine et la Marne des déversements d’eaux usées, les Ingénieurs ont dressé un programme, savoir :
- ire Partie : Assainissement de la Seine et de la Marne à l'amont de Paris.
- Les eaux usées seraient toutes envoyées dans l’avenir au Mont-Mesly, où fonctionne une installation d’épuration biologique d’essai pour 10800 mètres cubes par jour' et où cette installation serait agrandie pour 4<> 000 mètres cubes actuellement (90000 mètres cubes d’ici i5 ans). Dépense prévue pour l’installation biologique, 2 760 000 francs.
- ier Groupe : Rive gauche de la Seine (Ivry, Vitry et Choisy) : cube quotidien actuel, 18 000 mètres cubes. Un collecteur serait construit entre Orly et Paris, et une usine élévatoire à Ivry. Dépense à faire, 2 o3o 000 francs.
- 26 Groupe. — Rive droite de la Seine (Cbarenton et Saint-Maurice) ; cube actuel 5 000 mètres cubes. Un collecteur à établir de la porte de Bercy au pont de Charenton, avec une usine près du port de Conflans. Dépense à faire, g4o 000 francs.
- 3e Groupe. — Entre Seine et Marne (Alfortville, Maisons-Alfort et partie de Choisy). Cube actuel 9 000 mètres cubes. Un collecteur à établir entre Choisy et Alfortville : l’usine actuel d’Alfortville serait agrandie. Dépense à faire, 1 060 000 francs.
- 4e Groupe. — Région de Créteil, Bonneuil et partie de Maisons-Alfort. Les eaux seraient amenées (5oo mètres cubes actuellement) par un collecteur à construire vers Bonneuil, à l’usine du département à Créteil (moulin Thomas). Dépense à faire, 5oo 000 francs.
- 5° Groupe. — Vallée de la Marne (Bry-sur-Marne, Nogent-sur-Mai’ne, Champigny, Joinville et Saint Maur). Cube actuel 7600 mètres cubes (devant être porté à 33 000 mètres cubes). Collecteur à créer le long de la Marne et usine de Créteil (moulin Thomas) à aménager. Dépense à faire, 2 930 000 francs.
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- 2e Partie : Assainissement de la Seine à l’aval de Paris (des fortifications
- au pont de Clichy).
- Les eaux usées, évaluées actuellement à 70000 mètres cubes par jour, doivent, d après la convention de 1901, être envoyées aux usines municipales de Clichy et de Colombes, et de là refoulées à Achères pour y être épurées avec celles de la Ville de Paris : il ne reste plus à construire que le collecteur de la rive droite entre le pont de Puteaux et l’usine de Clichy (dépense prévue, 55o 000 francs. De son côté, la Ville de Paris doit consacrer 7 000 000 de francs au renforcement des usines de Clichy et Colombes, et à la construction d’un deuxième émissaire de Colombes à Achères. Les installations biologiques prévues à Achères (28 hectares) sont évaluées, en outre, 45oo 000 francs pour les 70 000 mètres cubes actuels d’eaux départementales, et 1 55o 000 fr. en plus pour 3o 000 mètres cubes de débit supplémentaire à attendre d’ici i5 ans.
- 3e Partie : Assainissement de la Seine à l'aval de Paris, au delà du
- pont de Clichy.
- Les eaux usées doivent en être épurées, dans des installations biologiques à établir entre Saint-Denis, la Courneuve et Stains : celles venant du Sud-Est y arriveront par gravité, les autres y seront refoulées par une usine à construire à Saint-Denis.
- ier Groupe. — Amont de la route nationale n° 2 (Rosny-sous-Bois, Noisy-le-sec, Le Bourget, Bobigny, Romainville, les Lilas, Pré-Saint-Gervais, Pantin). Cube quotidien actuel, 200 000 mètres cubes. Un collecteur est à construire sous la route nationale n° 2 : dépense prévue, 44° <>00 francs ; un supplément de 4<>o 000 francs serait nécessaire pour y réunir Drancy, Bondy et Pavillons-sous-Bois.
- Les installations biologiques sont prévues pour 1 200 000 francs (à doubler pour un cube de 4o 000 mètres cubes). La conduite d’évacuation en Seine coûterait en plus 520 000 francs et servirait pour les 2 groupes.
- 2e Groupe. — Aval de la route nationale n° 2 (Aubervilliers, Saint-Denis, Saint-Ouen, Pierrelitte, Stains, Epinay). Cube quotidien actuel : 2oooo mètres cubes. L’usine de Saint-Denis prévue d’abord de 80 HP coûterait 4oo 000 francs ; le remaniement des égouts, 5oo 000 francs, plus 3«oooo francs pour desservir Dugny et Villetaneuse. La conduite de refoulement de P usine aux installations biologiques coûterait 4<>o 000 francs, et Ces installations : 1 5oo 000 francs (chiffre à doubler quand on aurait 5<>ooo mètres cubes).
- 4e Partie : Assainissement de la Bièvre hors Paris.
- On vient déjà de dépenser 35o 000 francs pour couvrir la Bièvre dans la traversée d’Arcueil-Cachan. On prévoit encore, moyennant une dépense totale
- 1 33o 000 francs :
- 10 Le revêtement de berges et du lit, d’Antony au moulin de l’Hay ;
- 20 La couverture du moulin de l’Hay à la rue du Pont à Arcueil-Cachan ;
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- 3° Le revêtement des berges et du lit dans la traversée de Gentilly, jusqu’aux fortifications.
- En résumé, le département de la Seine doit prévoir uue dépense de i8o5oooo francs immédiats pour supprimer les déversements actuels en Seine, Marne et Bièvre, et éventuellement un supplément de 8 720 000 francs pour la situation à atteindre en 1920.
- RÉSUMÉ GÉNÉRAL
- En résumé, le Département de la Seine, très petit et presque entièrement couvert d’habitations, ne peut guère tirer son eau alimentaire que du dehors ou l’emprunter aux rivières qui le traversent. Il y a cependant dans le sous-sol plusieurs niveaux étagés de plus en plus profondément, savoir : nappe à la base des sables de Fontainebleau, nappe dans le gypse, nappe dans les sables de Beauchamp, nappe dans les sables du Soissonnais, etc. (Voir le résumé de Seine-et-Marne). Il y a, en outre, une nappe phréatique abondante dans les alluvions des vallées de la Seine et de la Marne. Il existe beaucoup de puits particuliers qui s’adressent à ces nappes (surtout à celle des alluvions, à Asnières, Boulogne, Levallois-Perret, Saint-Maur, etc.), mais il n’y a pour ainsi dire plus de puits communaux.
- Pour que les eaux usées ne polluent pas les rivières, il est nécessaire de les épurer, soit par l’épandage agricole déjà installé par la Ville de Paris, soit par des installations d’épuration biologique, qui sont projetées pour l’avenir.
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- DÉPARTEMENT DE SEINE-ET-MARNE
- (5 arrondissements, 29 cantons, 533 communes, 361.989 habitants) Coulommiers (6.891 h.) 5.217 p. m. a.)
- Sources amenées par la gravité.
- l° Ancienne adduction des sources de Montigny (i5i8), réfectionnée en 1856 et en 1886 et conservée comme réserve'; dépense faite, 80.000 francs.
- 20 Adduction de la source de la Roche en 1881 ; projet de M. Thanneur, dépense 198 3oo francs.
- Régie directe : M. Faix, agent-voyer municipal, directeur du service.
- 1. — Source de la Roche (qui avait déjà été captée au xvue siècle, par du Ry, pour le château de la princesse de Gonzague), émergeant au territoire d’Aulnoy, à 5 kilomètres de la ville, au-dessus des glaises vertes et en dessous du plateau formé par les sables de Fontainebleau. La source a été approfondie de 1 mètre puis recouverte d’une calotte sphérique en maçonnerie de 3 mètres de diamètre ; regard, moyen de vidange au clapet automobile.
- Conduite d’adduction d’égale pente, en béton de ciment Gariel, moulé sur place, avec 0 m. 25 de diamètre intérieur et 0,08 d’épaisseur. Regards chaque 100 mètres (nettoyage au moyen d’un hérisson). La conduite n’est peut-être pas bien étanche, d’où dangers de contamination, surtout à la traversée du village du Theil.
- 4. — Réservoir de 1 200 mètres en maçonnerie, en deux compartiments, a la cote 117. Radier drainé par dessous. Couvertures en briques creuses et fers à I reposant sur les murs de pourtour et sur deux murs évidés intérieurs dans chaque compartiment ; le réservoir est presque totalement enterré, et d supporte une couche de terre de 0 m. \o ; il a 5 mètres de profondeur.
- (11 subsiste pour la source de Montigny un réservoir à la source, de 4oo mètres cubes, à moitié enterré, et un réservoir de 700 mètres cubes dit de l’Aitre, à l’arrivée en ville à la cote 87,23 ; ils servent de réserve en temps d extrême sécheresse.)
- 5. — Réseau de distribution de i5 kilomètres de développement, en lu)aux de fonte à joint Lavril, de 0,200 à 0,060 de diamètre ;
- 36 bornes-fontaines avec prise d’incendie ;
- 62 bouches d’arrosage avec prise d’incendie ;
- 8 urinoirs à effet d’eau ;
- 56o branchements particuliers.
- . — La source de la Roche donne de 1 200 à 1 35o mètres cubes par
- l°Ur ; la source de Montigny descend à 80 mètres cubes.
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- Les concessions sont au compteur (Schreiber), au prix de 16 francs par an pour 200 litres par jour ; au delà le prix est de o fr. 20 le mètre cube pour l’eau destinée aux ménages et aux industries, et de 0 fr, 3o pour l’eau destinée aux jets d’eau, lavoirs, jardins, etc.
- H. — Eau de la Roche : Degré hydrotimétrique 190; résidu fixe, 337; UaCO3, 220; SO3, 19; chlore, 8. Elle se trouble 12 heures après les pluies.
- Eau. de Montigny : Degré hydrotimétrique, 3i°5.
- 9. — Il n’y a pas d’égouts, mais M. Arnaud, ingénieur des Ponts et Chaussées, a préparé [un projet de fout à l’égout complet (unitaire, mais avec déversoirs), avec machine élévatoire et champ d’épandage à créer du côté de Montigny. La canalisation serait en tuyaux de poterie de 0 m. 20 a o m. 5o de diamètre, la conduite de refoulement en ciment armé de 0 m. 25.
- La dépense de ce projet est évaluée à 5oo 000 francs, dont 200 000 pour le réseau de canalisation, 65 000 pour le refoulement et l’usine et 176 000 poulie champ d’épandage.
- Fontainebleau (14.190 h.) (11.108 p. m. a.)
- Eau, de nappe souterraine et machines à vapeur.
- Concession en 1862 d’une distribution cl’eau de Seine à une compagnie rla ville rachète la concession en 1868, puis remplace la prise en Seine par une captation dans la nappe souterraine. Dépenses faites avant 1894. environ 5oo 000 francs. En 1894, réfection générale du système de captation et de distribution : dépense, 600 000 francs.
- Une source dite du Calvaire et marquant 290 hydrotimétrique s est aussi utilisée : elle alimente trois fontaines au voisinage du château.
- Enfin il y a encore de nombreux puits particuliers (environ 900).
- Régie directe : M. Guémard, commis des ponts et chaussées-, directeur du service.
- I. — Puisard de i3 mètres de diamètre et galerie captante de 4<> mètres ^ de longueur (la galerie est en plein ceintre avec 2 mètres de largeur et 3 mètres de hauteur de piédroits),descendus à 6 mètres de profondeur sous Ie sol, situés à Yalvins, à 200 mètres de la Seine et au pied du coteau. L eau vient des infiltrations sur les plateaux (sables de Fontainebleau) et émerge dans les fissures du calcaire de Brie sous-jacent ; il ne vient pas d eau de Seine. Un forage de 4$ mètres de profondeur, arrêté dans les argiles, a etc exécuté en 1894.
- 3. — L’eau est pompée dans le puisard grâce à 2 machines horizontales Corliss à 2 tiroirs et à condensation (pouvant marcher à l’échappement a l’air libre), faisant 3o tours à la minute, de chacune 60 chevaux. Elles cotn mandent chacune directement 2 pompes Girard à simple effet. On peut élevel 115 litres par seconde à la cote 112, soit 70 mètres d’élévation. Les chau dières des maisons Cail et Roser sont demi-tubulaires avec 2 bouilleu^ horizontaux. Elles ont 120 mètres carrés et 160 mètres carrés de surface ( chauffe.
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- Conduite de refoulement de 1 720 mèties de longueur et 0 m. 4°o de diamètre.
- 4. — Réservoir de 3 000 mètres cubes, en deux compartiments au Mont-Amélie. Il est en maçonnerie, complètement enterré, et de forme rectangulaire, avec 4 mètres de hauteur d’eau ; couverture par des voûtes d’arêtes en briques.
- L’ancien réservoir, également en maçonnerie, cubant 1 4^5 mètres carrés, en 2 compartiments, est à la cote 90, sur le trajet de la conduite de 0,225 ; il sert de réserve pour les parties les plus basses.
- 5. — Du grand réservoir partent deux conduites ; l’ancienne, de 0,225, qui dessert de suite une zone, et la nouvelle, de o,4oo, qui ne distribue qu’à 1 4oo mètres du réservoir ; elles se relient par le réseau de distribution maillé, lequel comporte un développement d’environ 3o kilomètres (tuyaux de 0,4oo à 0,070), y compris l’avenue du chemin de fer sur la commune d’Avon ;
- 1 fontaine à jet continu ;
- 28 bornes-fontaines, dont 12 incongelables à l’essai :
- 154 bouches d’arrosage et d’incendie (de o,o4o), système Cadet ;
- 26 bouches spéciales d’incendie de 0,068), système Letestu;
- 35 places d’urinoirs à effet d’eau ;
- I 800 branchements particuliers,
- 6. — Consommation totale en 1906 : 590 000 mètres cubes, soit 1 600 mètres cubes par jour avec maximum de 3 000 mètres cubes l’été et minimum de 1 000 mètres cubes l’hiver.
- II y a 85o abonnés au compteur (compteurs admis par la Ville de Paris), qui paient l’eau 0 fr. 3o le mètre cube et o fr. 25 pour les usages industriels, et près de l 000 abonnés au robinet libre qui paient à raison de 6 francs par personne et par an, 8 francs par cheval, 4 francs par voiture et 5 francs par are de jardin.
- On accorde des abonnements pour l’été à un prix supérieur double du prix habituel.
- Rendement annuel des concessions : 83 000 francs (non compris les ser-vices publics), conti'e 3o 000 francs de frais d’exploitation.
- 7. — Degi’é hydrotimétrique, dé 20° à 22°5 ; degré permanent, 6°5 ; CaO, l2o ; MgO, 5 ; SO3, 11 ; chlore, 10 ; SiO2, 11 ; acide nitrique, 3 ; matières °rganiques (en oxygène) o,3.
- En 1896, on trouve dans 3 échantillons, respectivement 208, i56 et colonies saprophytes au centimètre cube ; l’eau est déclarée Irès bonne.
- — Le tout à l’égout n’existe pas. Un réseau d’égouts non terminé réçoit les eaux pluviales et ménagères de certaines rues et les déverse d ans le ^ de Changis, lequel se jette en Seine. On étudie un projet d’égouts.
- Les ordures ménagères, déposées dans des poubelles, doivent être enlevées ayant 10 heures du matin par un entrepreneur qui reçoit 21 000 francs par ari pour ce service ; elles sont utilisées par l’agriculture.
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- Lagny (5.56o h.) (5.3o2 p. m. a.) — 970 maisons.
- Sources et galerie captante, adduction par la gravité.
- Première adduction en 1848 ; seconde adduction et création des réservoirs en 1891. (On dépense 3i 700 francs en 1891 ; pas de renseignements sur les dépenses antérieures.)
- Régie directe.
- Deux pi'ovenances et deux réseaux.
- 1. — a). Source de Saint-Furcy, émergeant sur les glaises vertes, donne 500 mètres cubes par jour et alimente un réservoir de 100 mètres cubes en maçonnerie, enterré (cote 62),, situé à i5 mètres de la source.
- Réseau de distribution de 5 100 mètres en tuyaux de o,i3 à 0,06.
- b) Source du Mouton, captée par une galerie de mine de 400 mètres de longueur, ouverte dans une couche de marne blanche mélangée de calcaire (inclinaison vers la Marne). La galerie a 0,80 de largeur sur 2 mètres de hauteur et est à une profondeur variant de 3 à 11 mètres. Elle produit 100 mètres cubes par jour.
- L’eau est recueillie à la sortie dans un réservoir de 100 mètres cubes en maçonnerie, enterré, établi à la cote 83. Le réseau de distribution dans la partie haute de la ville est en tuyaux de 0,08.
- 5. — 2 5 bornes-fontaines ; i3 bouches d’arrosage ;
- 3 bouches d’incendie ;
- 3oo branchements particuliers.
- 6. — Consommation totale en 1899 : 216000 mètres cubes, soit en movenne 600 mètres cubes par jour. Prix de l’eau au compteur, 0 fr. 3o le mètre cube ; au robinet de jauge, 12 francs par an pour un hectolitre par jour; au robinet libre, 12 francs par an pour les maisons à un seul logement, et 6 francs par an en plus pour chaque logement en outre du premier, plus 6 francs par cheval, 4 francs par are de jardin, et diverses taxes pour les professions. — Minimum de perception, 12 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 37° ; degré permanent, 16° (source du Mouton).
- 9. — Réseau d’égouts pour les eaux pluviales et ménagères, se déversant en Marne.
- Meaux (13.921 h.) 11.989 p. m. a.) — 2.017 maisons.
- Source, drainages et puits artésiens, et eau de rivière élevée par machines à vapeur.
- Traité de concession du 20 février i863, renouvelé le 28 avril 1885, concédant la distribution d’eau à la Société des Eaux de Meaux, pour jusqu au i5 juillet 19.38.
- Directeur gérant de la Société : M. Wiart, 9, rue de l’Hôtel-de-Ville» a Meaux.
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- a) Eau de boisson.
- La source de Mimeaux et les drainages exécutés anciennement par la Ville dans la plaine de Montceaux (dans les sables de Fontainebleau) donnent fort peu d’eau et n’alimentent que quelques bornes-fontaines ; les captations seraient sans doute à refaire.
- Il existe à Meaux 6 ou 7 puits artésiens descendant à des profondeure de 5o à 80 mètres dans les sables du Soissonnais ; l’eau est très pure au point de vue microbien, mais très chargée de sels ; degré hydrotimétrique, I8°5 ; degré permanent, a5° ; résidu fixe, 690, au puits artésien du quartier du Luxembourg.
- En 1902, on décide de refaire le tubage du puits de la place du Marché, et de forer un nouveau puits artésien en remplacement de celui de Saint-Faron qui est tari. On s’adresse à M. Lippmann pour ces travaux.
- b) Eau de Marne.
- 1. — Prise directe en rivière, en amont de la ville.
- 2. — Pas d’épuration.
- 3. — Deux machines à vapeur avec leurs chaudières, et deux groupes de pompes, l’un pouvant élever 100 mètres cubes et le second 76 mètres cubes à l’heure.
- 4. — Réservoirs établis au haut de Cornillon et auxquels aboutit le refoulement.
- 5. — Distribution dans toutes les rues ;
- 4 fontaines à jet continu (mais ne coulant que 2 heures par jour) ;
- 12 bornes-fontaines (nombre insuffisant) ;
- 84 bouches d’arrosage et 9 bouches spéciales d’incendie ;
- 8 urinoirs à effet d’eau (comprenant 20 places) ;
- 1 060 branchements pour concessions particulières.
- • 6. — Les machines peuvent élever 2 000 mètres cubes environ en
- 12 heures.
- Concessions particulières, au compteur, au prix de 6 fr. 25 pour l’hectolitre par an ; au delà, 0 fr. 4o le mètre cube jusqu’à 180 mètres cubes, 0 fr. 35 de 180 à 750 mètres cubes et 0 fr. 25 au-dessus de 750 mètres cubes. Au robinet libre, 25 francs par an pour un appartement de 3 personnes, 6 francs par personne en plus, 10 francs par cheval, 8 francs par voilure, .etc.
- Les concessions particulières produisent 5o 000 francs par an.
- f • Pas d’analyse.
- 9. — Egouts pour les eaux pluviales et ménagères, se déversant en
- Marne.
- lYIclllil (13.908 h.) (11.219 p. m- a-)— 1-648 maisons.
- Eau de rivière, machines à vapeur.
- Premiers travaux exécutés en 185g (projet de M. Coiret), moyennant 000 francs ; travaux ultérieurs, notamment en 1880, pour5oo 000 francs.
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- Concession à la Société des Eaux de Melun (capital 3oo ooo francs), M. Gri-ghoux, directeur-gérant.
- La concession devait prendre fin en 1934» mais une nouvelle convention la prolongera.
- (Il y a encore 6 puits publics et environ 200 puits particuliers.)
- 1. — Prise directe en Seine, à 4oo mètres en amont du pont.
- 2. — Décantations dans 6 bassins cubant 1 200 mètres cubes avec 3 mètres de profondeur d’eau.
- 3. — Deux machines à vapeur Corliss, de 31 et i5 chevaux. La première à 3o tours par minute, actionne directement une pompe Girard pouvant élever i5o mètres cubes à l’heure à 5o mètres de hauteur. La seconde est une machine verticale de i5 chevaux qui monte 65 mètres cubes à l’heure. Deux chaudières de 58 mètres cubes de surface de chauffe chacune. Prise en route sur la conduite de refoulement qui aboutit anx réservoirs à ses extrémités. La conduite de refoulement ai 600 mètres de longueur et des diamètres de 0.225 et 0.160.
- 4. —- Quatre réservoirs à l’aval de la distribution, trois en tôle et ouverts et un en ciment armé, couvert ; ils sont surélevés de 5 mètres au-dessus du sol. Ils contiennent en tout 700 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution en outre de la conduite maîtresse, de 25 000 mètres de longueur, en tuyaux de 0,225 à o,o4 de diamètre ;
- 38 bornes-fontaines ;
- 76 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 8 urinoirs à effet d’eau ;
- 1 5oo branchements particuliers (dont 2 pour moteurs à eau).
- G. — Consommation de 1 5oo mètres cubes par jour en moyenne. Maximum en été 3 4oo mètres cubes ; minimum en hiver, 1 000 mètres cubes.
- Environ 5oo concessions au compteur (Kennedy et Frager), et les autres . au robinet libre. Au compteur, les prix sont de 2 5 francs par an pour 1 hectolitre par jour, 45 francs pour 2 hectolitres, i65 francs pour un mètre cube par jour, 286 francs pour 2 mètres cubes et 385 francs pour 3 mètres cubes par jour. Au-dessus, le prix est de 0 fr. 275 le mètre cube. Au robinet libre, on paie 22 francs par ménage, et 4 francs en plus par personne au-dessus de 3 ; 5 francs en plus par cheval, par voiture, etc.
- La ville paie 21 000 francs par an pour avoir droit à 5oo mètres cubes, soit o fr. 115 le mètre cube.
- La Société a donné 80 francs de dividende par action de 5oo francs (1898).
- 7. — Degré hydrotimétrique, 37° ; degré permanent, 3o° ; résidu à u° * 5o5 ; CaO, 102,7 ; MgO, 8o,3 ; SO3, 110,4 ; NaCl, 22 ; SiO2, 25; acide nitrique, 4,3 ; azote albuminoïde, 0; ammoniaque, 0; nitrites, 0; matières organiques (en oxygène), 1,25. On trouve à 2 reprises 996 et 3796 germes aérobies au centimètre cube, avec du colibacille.
- H. — La ville a étudié un projet de captation souterraine en galeries de mine à établir sous la Glandée (forêt située à 5 kilomètres au sud de la ville) (M. Dillon, ingénieur-conseil), au niveau du calcaire de Brie, qui est sous
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- les sables de Fontainebleau. On espérait y trouver 4 o°° mètres cubes par jour qui arriveraient par la gravité à Melun. On a fait en 1898 un forage qui a trouvé l’eau à 12 mètres de profondeur, et on vient d’établir 7 puits d’essai répartis sur 1 q5o mètres de longueur, qui ont confirmé les prévisions. L’eau trouvée a 150 hydrotimétriques ; 2°5 permanents ; 274 de résidu fixe à 1 io° ; CaO, 85,i ; MgO, 6^4 ; SO3, 7,5 ; NaCl, 4o>4i avec 4° germes aérobies au centimètre cube.
- Mais on n’a pas encore décidé l’exécution de ce projet, et aujourd’hui la Ville songe à filtrer l’eau de rivière et à installer des filtres à sable comme ceux d’Ivry.
- O. — Il n’y a que 1 885 mètres d’égouts, ne recevant que les eaux fluviales et ménagères et se déversant en Seine en plusieurs endroits à la traversée de la ville.
- Montereau (8.213 h.) (7.810 p. m. a.)
- Forage, moteurs à gaz pauvre.
- Jusqu’ici il n’y avait que des puits (35 puits publics et environ 200 puits particuliers).
- Un projet dressé par MM. Pellier et Houdry est soumis à l’approbation de l’Administration.
- Dépense prévue 4<>o 000 francs.
- 1. — L’eau provient de la nappe souterraine de la craie existant sous les alluvions de la Seine. Un forage de 25 mètres de profondeur et 1 mètre de diamètre a été exécuté. L’eau remonte à 4 mètres du sol et le niveau s’établit à 9 mètres en contre bas pour un débit de 120 mètres cubes à l’heure.
- 3. — Deux moteurs à gaz pauvre pouvant refouler ensemble 133 mètres cubes à l’heure à 55 mètres de hauteur, ou 4o mètres cubes par jour à 96 mètres de hauteur.
- • 4. — Réservoir de 1 5oo mètres cubes demi-enterré en maçonnerie ordinaire, à 2 compartiments. — Un réservoir de 100 mètres cubes en ciment armé plus élevé, sur pylône de 10 mètres de hauteur.
- 5. — Longueur du réseau de distribution 20 000 mètres, de o,3oo à 0,060. 20 bornes-fontaines.
- 70 bouches d’arrosage et incendie ;
- 200 concessions particulières.
- 6. — Volume d eau consommé en moyenne 800 mètres cubes par jour, maximum 1 5oo, minimum 5oo.
- K. — Degré hydrotimétrique, 290 permanent, 70. Azotes et nitrites, 0. Nitrates, 32,6. SO3, 15,8 ; NaCl, 18,4; S04Ga, 26,8; G03Ca, 223,2; C03Mg, i3,6 ; Oxygène dissous, 7, en poids, 4C0.892 en volume. 8 germes par centimètre cube. Eau de très bonne qualité.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Provins (8.664 h.) (7.546 p. m. a.) — i.45o maisons.
- I Sources et machines élévatoires hydrauliques et à vapeur.
- Projet de M. Letlrier, exécuté en 1875 ; dépense faite en 1876, 267 000 fr.r amélioration de 1875 à 1900 pour i38 000 francs, total 396 000 francs. (Avant 1875, la ville utilisait les sources de Fontaine-Riante et de l’Hôpital général, naissant près de la ville, donnant de 5o à i5o mètres cubes par jour et captées à 4 m. 5o de profondeur par un barrage en terre glaise de 200 mètres de longueur (Il y avait aussi 3 puits publics).
- Régie directe : M. Portât, directeur des travaux de la ville et du service des eaux.
- 1. — Sources de Saint-Martin (du Durteint), au territoire de Rouilly, à 3 kilomètres de la ville (nappe profonde de 3o mètres). Elles sont puisées au bassin même d’émergence par les machines élévatoires. Les eaux des sources de Fontaine-Riante et de l’Hôpital général se déversent directement dans le réseau de distribution.
- 3. — Deux moteurs : i° une turbine Fontaine de 4 chevaux, actionnée par la chute d’un ancien moulin sur le Durteint (débit de 160 à 3oo litres par seconde et chute de 1 m. 5o), actionnant 2 pompes jumelles à piston plongeur, inégales; 20 deux machines à vapeur compound de 10 chevaux, avec 33 tours à la minute, actionnant également deux pompes jumelles plus fortes que les précédentes. Deux chaudières semi-tubulaires, de i5 mètres cubes de surface de chauffe. Ces machines ont été établies en 1894 parla maison Fritscher et Houdry.
- Les deux pompes attelées à la turbine peuvent élever ensemble (en eaux moyennes du Durteint) 6 litres 5 par seconde au réservoir bas, soit à 11 mètres ; la petite pompe seule élève dans le réservoir haut, soit à 5a mètres. Les deux pompes mues par la vapeur peuvent élever a5 litres à la seconde dans le réservoir bas.
- Deux conduites de refoulement: l’une de 0,125 (en tuyaux Lavril), l’autre de o,25o (établie en 1894), relient les sources à la fois aux deux réservoirs : longueur d’environ 3 km. 3oo jusqu’au réservoir haut.
- 4. — Deux zones très inégales pour la ville haute ( 1 /y de la population) et la ville basse, dont les niveaux diffèrent de 45 mètres, et par suite deux réservoirs.
- i° Réservoirs bas (cote 107,50), en maçonnerie, enterré, contenant 700 mètres cubes ; hauteur d’eau 3 mètres.
- 2° Réservoir haut (cote 148,90), en deux parties solidaires, la première partie, la plus ancienne, est une cuve en tôle portée par un massif de maçonnerie et enfermé dans l’ancienne tour dite de César, et contient 75 mètres cubes, la seconde partie est de même nature et Cube i5o mètres cubes. Cette seconde cuve aérienne en tôle est établie sur un carrefour et protégée par un toit et par une enveloppe qui sont doublés tous deux intérieurement par des briques en liège de 0,06 d'épaisseur pour empêcher le trop grand échauffe-ment de l’eau ou son trop grand refroidissement.
- o. — Réseau de distribution de i3ooo mètres de développement (plus
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- ï 600 mètres d’adduction de Fontaine-Riante et de l’Hôpital) en tuyaux de 0,200 à 0,06 (exceptionnellement quelques faibles longueurs en o,o4);
- 1 fontaine monumentale ;
- 3i bornes-fontaines ;
- 4o bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 5 bouches d’incendie spéciales ;
- 4 urinoirs à effet d’eau ;
- 647 branchements particuliers.
- O, — Consommation totale en 1899 : 292674 mètres cubes, soit en moyenne 800 mètres cubes par jour, avec un maximum de 1 3oo mètres cubes et un minimum de 600 mètres cubes.
- Il y a 188 abonnements au compteur (Frager, Abeille, Etoile), aux prix de 0 fr. 4o le mètre cube pour les 5o premiers mètres cubes, 0 fr. 28 de 5o à 200, o fr. 24 de 200 à 5oo,. o fr. 20 de 5oo à 1 000, 0 fr. 18 de 1 000 à 1 5oo, 0 fr. 16 de 1 5oo à 2 000 et 0 fr. i5 au-dessus.
- Les autres concessions sont à robinet libre (usages personnels seulement), aux prix de 5 francs par personne (au-dessus de 16 ans) dans les maisons où il y a 1 ou 2 ménages, et de 4 francs dans celles où il y a au moins 3 ménages.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 25°; CaCO3, 206 ; CaSO1, 28 ; MgO, 12 ; chlore, 12; matières organiques (en oxygène), 0,9. Pas de germes pathogènes.
- L’eau ne se trouble pas lors des pluies.
- 8. — On étudie l’agrandissement du réservoir bas.
- 9. — Trois ruisseaux ti'aversent la ville et reçoivent les eaux pluviales et ménagères, ainsi qu’une certaine quantité de matières fécales des maisons riveraines. Ailleurs, il y a des fosses fixes. Un réseau d’égouts construit récemment conduit les eaux pluviales et ménagères à l’un des ruisseaux, la Voulzie.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Chelles (4-683 h.) et Champs (1.786 h.)
- Desservis par la Compagnie générale des Eaux. (Voir l’article relatif à cette Compagnie dans le département de la Seine.)
- B rie-Comte-Robert (2.685 h.)
- En 1895, donne une concession de 4° ans à une société locale. Adduction -\S°Urces élévation par machine à vapeur ; le service public comprend / bornes-fontaines et 20 bouches d’arrosage et d’incendie. Les particuliers Paientle mètre cube 0 fr. 3o. L’eau a de 27 à 290 hydrotimétriques, dont
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- Seine - et- M ar ne
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- 6° permanents. Dépense de ier établissement 202 900 francs ; en 1902,0a adjuge des travaux d’améliorations pour 5o 000 francs.
- 7ouarre (a.214 h-)
- En 1903, travaux d’adduction et distribution d’eau (pour 100000 francs environ). Puits de 5 mètres de profondeur. Moteur à essence de 5 chevaux. Pompe de 20 mètres cubes à l’heure. Réservoir de 600 mètres cubes. Réseau de 3 5oo mètres de longueur. i4 bornes-fontaines. 11 bouches d’arrosage.
- Nangis (3.180 h.)
- Concession de 5o ans donnée en i885 à une. Compagnie qui a fait faillite (ayant dépensé 35o 000 francs) et a été remplacée par une autre (qui a racheté pour io5 000 francs). Sources captées par des tuyaux en grès vernissé de 0 m. 20 (54» mètres de longueur avec 16 regards pour nettoyage), réunies dans un bassin de 260 mètres cubes et refoulées à 9 600 mètres de distance et 49 m. 5o de hauteur par deux machines à A'apeur. Conduite de refoulement de o,i5 en fonte, et réservoir de 400 mètres cubes à l’arrivée. La Ville paie 6000 francs par an pour avoir 6 bornes fontaines à 20 bouches d’arrosage. La consommation varie de 25o à 4oo mètres cubes par jour.
- Il y a aussi des sources, amenées en 1896 (degré hydrotimétrique io°5 à i2°6; permanent 5°9 à 8°4).
- La Ferté-sous-Jouarre (4-841 h*)
- Prise d’eau de Marne, filtrée. 2 moteurs à gaz de 35 chevaux. 2 réservoirs en maçonnerrie de 55o mètres cubes. Réseau de distribution de 18 000 mètres environ. 2 3 bornes-fontaines, 45 bouches d’arrosage, 48 bouches d’incendie, 466 concessions particulières.
- Il y a aussi des sources amenées en 1896 et alimentant quelques fontaines (degré hydrotimétrique io°5 à i2°6; permanent 5°9 à 8°4).
- Torcy (1.726 h.)
- En 1889 fait une élévation d’eau de Marne par machine à vapeur de i3,5 chevaux utiles ; on peut monter i3 litres à la seconde à 79 m. 60 de hauteur.
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- S eine-et-Marne
- Autres communes <fui ont exécuté une adduction d'eau (depuis i884) ou qui ont un projet en cours eCexécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Villeparisis.... 9°7 1890 fr. 45 000
- Mormant 1449 id. » Puits et machines à vapeur ;
- Thorigny 1636 1893 32 600 2 lavoirs et 5 bornes-fontaines. Sources amenées par la gravité.
- Dammarie-les-Lys . 1947 1897 3i 5oo
- Touman 2 l64 1899 »
- Lizy-sur-Ourcq . . 3n id. »
- Maisoncelles . . . i85 1900 »
- Verdelot 943 1902 16000
- La Chapelle-Gauthier 782 1904 45 000
- Chenoise. . . . . 973 i9°5 2 800 Nappe souterraine ; rés. ciment
- Ichy • 320 id. 3o 000 armé. Nappe souterraine ; cond. fonte ;
- Mortcerf 980 id. 100 000 rés. ciment armé sur tour ; moteur à pétrole. Nappe profonde ; cond. fonte ;
- Tousson 5o4 id. 43 000 rés. maçonnerie ; moteur à pétrole. id.
- V ille-St Jacques . . 544 id. 62 000 Nappe profonde : cond. fonte ;
- Chaumes 2021 id. 96757 rés. ciment armé sur tour ; moteur à pétrole. Nappe profonde ; cond. fonte ;
- Aufferville . . . . 606 1906 72000 rés. ciment armé ; moteur à gaz. Nappe profonde ; cond. fonte ;
- Saint-Mard. . . . 685 id. 87 5oo rés. ciment armé sur tour ; moteur à pétrole ; pompe aspirante et foulante. Nappe profonde ; cond. fonte ;
- Bois-le-Roi . . . . 1426 id. 87 000 rés. ciment armé ; moteur à pétrole ; pompe aspir. et foui. Nappe des puits ; cond. fonte ;
- Cerneux 365 id. 35 000 rés. maçonnerie ; pompe actionnée par dynamo. Source ; cond. fonte ; rés. ciment
- Cuisv 122 id. 7 800 armé ; moteur à pétrole et pompe à piston plongeur. Nappe souterraine ; cond. fonte ;
- Ba Ferté-Gaucher. . 2228 id. 90 000 rés. béton armé. Nappe profonde ; cond. fonte ;
- rés. maçonuerie ; 1 pompe à piston plongeur; 1 mot. âgaz.
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis i884) ou qui ont un projet en cours d'exécution (suite)
- Noms des communes Population Date des travaux ou de 1’ approbation du projet Dépenses faites 0 estimation du projet Observations
- Lumigny 3g5 1906 28 900 Nappe souterraine ; eond. fonte ; rés. ciment armé ; moteur à pétrole.
- Chaüly-en-Bière . . 843 id. 4 OOO
- Champeaux. . . . 545 id. 43 000 Nappe souterraine ; cond. fonte ; rés- ciment armé ; moteur à pétrole et pompe à fourreau.
- La Chapelle-la-Reine. 836 id. 35 OOO Nappe souterraine ; cond. fonte ; rés. béton armé ; 1 pompe à piston.
- Courpalay . . . . n84 id. 20 OOO Nappe souterraine ; cond. fonte ; rés. tôle.
- Faremoutiers . . . 8g5 id. 29 5oo Nappe souterraine
- Guercheville . . . 297 id. 42 000 id ; cond. fonte ; rés. béton armé ; pompe à 3 corps ; moteurs à pétrole.
- Penchard . , . . 342 id. 5oooo Nappe souterraine ; cond. fonte ; 2 rés. béton armé ; 1 moteur à pétrole ; 1 pompe à fourreau.
- Rozoy-en-Brie . . . 1 4»6 id. i35 000 Nappe souterraine. (Moteur à pétrole ; rés. cim. armé ;
- Larchant 586 1907 » (:20 bornes-fontames. 1
- En résumé, le département a partout comme sous-sol profond la craie blanche (sénonienne), mais la craie affleure seulement dans le coin sud-est (vallées de la Seine, de P Yonne et quelques affluents), et est partout ailleurs recouverte par l’éocène, qui apparaît en grande étendue au nord de la Marne, ainsi qu’autour du crétacé du sud. Dans tout le reste (grand plateau de Brie entre la Marne et la Seine et plateau entre la Seine et 1 Essonne), l’éocène a été recouvert à son tour par l’oligocène, mais ce dernier est érodé dans les vallées (Yerres, Grand-Morin, Petit-Morin, etc.) etléo-cène y est remis au jour. Outre la nappe profonde de la craie (et la nappe souterraine des alluvions dans les grandes vallées de la Seine, de la Marne et de l’Yonne), on trouve généralement en allant de bas en haut :
- I. Eocène.
- i° Une nappe dans les sables landéniens (de Bracheux) sur l’argile de base ;
- a0 Une nappe très étendue dans les sables du Soissonnais (yprésien) sui l’argile plastique ;
- 3° Une nappe à base du calcaire grossier, sur une couche d argde brune ;
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- Seine-et-Marne
- 4° Une nappe dans les sables de Beauchamp ;
- 5h Une nappe dans le gypse et travertin de Champigny, sur les marnes à .pholadomya ludensis (ludien).
- II. Oligocène.
- 6° Une petite nappe (qui manque parfois) dans le calcaire lacustre ou tra>* vertin moyen de la Brie sur les glaises vertes ;
- 7° Une nappe très importante et très étendue, à la base des sables de Fontainebleau, soit sur les marnes à huîtres, soit sur les glaises vertes ;
- 8° Enfin une petite nappe, dans les calcaires de Beauce (calcaire à limnées, meulières de Montmorency, calcaire à hélices) qui surmontent les sables de Fontainebleau.
- Toutes ces nappes, surtout celles des numéros 2 et 7, donnent naissance à des sources, d’ordinaire par suite de l’affleurement de leur niveau sur les versants des vallées ; les plateaux sont secs quand ils sont formés par les sables et grès {perméables), ou marécageux quand ils sont constitués par les marnes (argile plastique, marnes ludiennes, glaises vertes ou marnes à huîtres, marnes et meulières de la Beauce).
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- DÉPARTEMENT DE SEINE-ET-OISE
- (6 arrondissements, 37 cantons, 691 communes, 749-753 habitants.)
- Communes (66) alimentées par la Cie Générale des Eaux.
- (Voir département de la Seine.)
- Commune (Rueil) alimentée par la Gie des Eaux de la Banlieue.
- (Voir département de la Seine.)
- Communes alimentées par los Eaux de l’Etat.
- (Service des Eaux de Versailles, Marly, Meudon et Saint-Cloud, dépendant du Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts et dirigé par M. Monet, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 1 bis, rue Colbert, à Versailles, M. Deroise, inspecteur à Versailles, M. Lasserre, inspecteur à Saint-Cloud et M. Vazou, inspecteur à La Machine de Marly.)
- Localités Population totale Population municipale agglomérée Observations
- Versailles . . . 54 820 45 246
- Meudon .... 10 289 9 597 partie seulement
- Saint-Cloud. . . 8354 7 3l6
- Sèvres 8l43 7 949 id.
- Rueil (i) .... I2 43n 10 439 id.
- Bougival .... 3 810 2 180 partie seulement
- Le Chesnay. . . 3 702 3 702
- Garches . . . . 3 847 3 436
- Louveciennes . . 1 226 i o36
- Marly-le-Roi . . 1 663 1409
- Saint-Cyr (2). . . 3794 2750
- Trappes . . . . 1096 1 o55
- Vaucresson. . . 1 127 93°
- Ville-d’Avray . 1 730 1 730
- Viroflay . . . 2490 2 490 partie seulement
- (1) A Rueil, il y a aussi des sources appartenant à la Ville, deux dites de Buzenval (calcaire Sr0SSgeefj à 1800 m. au sud-ouest de la ville, amenées par des conduites en fonte dans un bassin de 80 m ^ maçonnerie et distribuées par quelques bornes-fontaines» une autre dite de la Bénarde, émerge^11 ^ même calcaire dans le faubourg de ce nom et utilisée sur place. — Voir aussi C*° des Eaux de a lieue (département de la Seine).
- (2) Voir également pour St-Cyr, aux villes de moins de 5 000 habitants.
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- plus les villages de Bue (703 h.), Bailly (332 h.), La Celle-Saint-Cloud (1 029 h.), Fourqueux (36g h.), Mareil-Marly (4i 1 h.)» Marnes (4»4 h.), Noisy-le-Roi (014 h*)» Port-Marly (io58 h.), Rocquencourt (201 h.), . Mcntigny le-Bretonneux (332 h.), Voisins-le-Bretonneux (273 h.)r qui ont de l’eau des deux provenances, et ceux de Bois d’Arcy (759 h.), Les Bréviaires (331 h.), Le Perray (882 h.), Vieille-Eglise (224 h.), Saclay (423 h.), Saint-Aubain (127 h.), Chateaufort (706 h.), Goignières (397 h.), Clamart (Seine) (8 720 h.), Les Essarts-le-Roî (1 o55 h.), Guyancourt (641 h.), Le Mesnil-Saint-Denis (65o h.), Toussu (89 h.), Vélizy (294 h.) et Villiers-le-Bâcle (282 h.) qui n’ont qu’un droit de puisage dans les étangs.
- Eau de nappe souterraine (puits profonds), et eau d’étangs (avec quelques sources), machines hydrauliques, machines à vapeur et électriques.
- Historique. — Les travaux d’adduction et de distribution des eaux de Versailles remontent au 'règne de Louis XIV. De 1664 à 1678, on se contenta de l’eau des étangs de Clagny et de Bièvres (Etang-du-Val, créé artificiellement en barrant la Bièvre), qui était relevée par des pompes mises en mouvement par des moulins à vent ; ces pompes avaient été établies et étaient surveillées par les ingénieurs Francine (Pierre et François).
- En 1 678, on entreprit l’adduction des sources dites aujourd’hui de Colbert (vallées de Bailly, de Chesnay, de Rocquencourt, etc.) : l’ingénieur était Le Jongleur et l’abbé Picard faisait les nivellements.
- En même temps, Francine établissait le système des étangs et des rigoles de Trappes et de Bois d’Arcy, dont les eaux arrivaient à Versailles en 1769, En 1682, Gobert aménageait de même le système des étangs et rigoles de Saclay, Villers-le-Bâcle, Orsigny et Trou-Salé.
- De 1680 ci i(>86, on établit sur les pleins de Deville et de Ftennecjum-* Sualem, la machine de Marly et tout le système d’adduction des eaux de la Seine : la machine seule coûta 3 953 561 livres.
- (Enfin de i685 à 1688, Louvois et Vauban 'commencèrent la dérivation de J Eure (nivellement de l’abbé Picard, de Lahire et Cassini). On exécuta le barrage de Pontgouin et une partie de l’aqueduc et des arcades de Main-tenon, mais les travaux furent interrompus en 1688 et ne furent jamais repris.)
- Gavin évalue les dépenses relatives aux ouvrages hydrauliques — non compris l’établissement des bassins et bosquets du Parc,—à 3g 151 36i livres, correspondant à 195766805 francs. (Le total des sommes dépensées à Versailles, de 1664 à 1688, serait de 89813693 livres.)
- Pou de changements ont été apportés aux systèmes des étangs et des s°urces : il n’en est pas de même pour l’eau de Seine. En 1807, la machine Marly était dans un état de vétusté tel qu’elle ne montait plus que 24o mètres cubes par jour, au lieu de 5 000 primitivement : les ingénieurs erier et Martin et l’architecte Cécile construisirent alors un moteur à vapeur
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- de 60 chevaux. En i854, Napoléon III ordonna la reconstruction complète de la machine hydraulique : la nouvelle machine fut exécutée de i858 à 1867 par Dufrayer et coûta environ 2 millions : elle peut élever i5 000 mètres cubes par jour.
- La Seine se contaminant de plus en plus, Grille chercha des eaux souterraines : en 1880, il forma un premier puits dans la cour de la machine à vapeur et ce puits donna 2000 mètres cubes par jour; en i885, un second puits fut foré à 58 mètres du premier et donna 1 5oo mètres cubes. En 1894, M. Berthet fit forer les deux puits de la presqu’île de Croissy sur la rive droite, et put tirer de chacun d'eux environ 7 000 mètres cubes ; on supprima définitivement l’eau de Seine de l’alimentation.
- Enfin, un peu après 1900 et à la suite d’un concours, MM. Barbet et Hersent ont entrepris l’exécution d’un projet comprenant la création de deux autres puits sur la rive droite, le remplacement des machines à vapeur des puits de la rive droite par des dynamos actionnées par des turbines, et le remplacement de l’ancienne machine à vapeur de Marly par une nouvelle de 4oo chevaux.
- Quant à Saint-Cloud, il n’y avait, jusqu’en i858, que les étang de Ville d’Avray et quelques petites sources pour fournir leurs eaux ; à cette date, Napoléon III fit amener l’eau du réservoir des Deux Portes (alimenté par la machine de Marly) au château et en ville, ainsi que dans les communes voisines.
- I. Eau de nappe souterraine : puits de Marly et de Croissy.
- 1. — Les puits sont au nombre de deux sur la rive gauche (territoire de Bougival) et de quatre sur la rive droite (territoire de Croissy).
- Les premiers ont été creusés dans la cour du bâtiment de la machine à vapeur de Marly, ils ont 3 m. 4o de diamètre intérieur, sont construits en maçonnerie et reposent à la cote de 12,10, sur la craie compacte. Le sol étant à la cote de 27,12, leur profondeur est de i5,o2. Pour augmenter leur débit ils sont réunis par une galerie de 1 mètre de largeur et de 1 m. 80 de hauteur et d’une cinquantaine de mètres de longueur, taillée dans la craie ; en outre, partant du puits situé dans la cour de la chaufferie, on construisit, dans le même but, deux galeries analogues de i5 mètres de longueur, l’une en prolongation de la galerie, reliant les puits, et l’autre pénétrant sous Ie coteau. La quantité d’eau fournie par ces puits s’élèvent à 3 000 mètres cubes par jour.
- Des quatre puits forés sur la rive droite de la Seine, deux sont voisins du lit du fleuve, les deux autres en sont éloignés d’environ i5o mètres. Le sol étant à la cote 26 et le niveau moyen de la Seine à la cote 20,73 on a rencontré la craie blanche aux environs de la cote 8,00 et on y a pénétre jusqu’à la cote —6,i4 pour le dernier puits foré de l’entreprise Barbet et Hersent. Trois puits seulement sont exploités, ils peuvent fournir régulièrement 18000 mètres cubes, lesquels, joints aux 3 000 mètres cubes des pults de Marly, forment un total de 21 000 mètres cubes d’eau par jour.
- Un zone de protection est assurée autour des puits, sur les terrains appar'
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- tenant à l’Etat ; de plus, dans les villages de Bougival et Louveciennes, l’étanchéité des fosses d’aisances est prescrite par des arrêtés et sérieusement surveillée.
- S. — L’eau est fdtrée pour Versailles aux filtres de Picardie. (Voir plus loin.)
- 3, — L’eau des puits est d’abord relevée d’environ i6 mètres pour être envoyée à la machine de Marly. Aux puits de Marly, ce relèvement est produit par des pompes centrifuges de o,i5o, actionnées par des dynamos recevant le courant fourni par les nouvelles turbines Barbet-Hersent. A chacun des puits de Croissy, ce sont deux pompes centrifuges conjugées de 0,200, actionnées également par des dynamos recevant le courant des mêmes turbines ; conduite de refoulement de o,4oo aboutissant aux chevaux de la machine Marly. Le courant triphasé à 3000 volts est fourni par 2 turbines de i5o chevaux chacune, installées sur une dérivation de la Seine, en face des anciennes machines de Marly.
- La machine de Marly refoule l’eau aux réservoirs des Deux Portes à la cote J76,42, soit environ i5o mètres d’élévation, aune distance de 2 179 mètres. La machine se compose de 6 roues Sagebien, de 12 mètres de diamètre et 4 m. 5o de largeur, mues par une chute de la Seine de 3 mètres en moyenne et faisant 4 tours à la minute au maximum en développant 12000 chevaux ; chaque roue commande par accouplement direct 4 pompes à piston plongeur, et l’ensemble peut élever 18000 mètres cubes par jour à près de 160 mètres de hauteur. Toutefois le fonctionnement de l’usine hydraulique est suspendu par les fortes crues et dans les hivers rigoureux (glaces) ; c’est pour y remédier, qu’une turbine à vapeur (*) de 4oo chevaux, capable d’élever 8000 mètres cubes par jour et de rporter ainsi les disponibilités en temps normal à 26000 mètres cubes, a été installée dansée bâtiment de l’ancienne machine à vapeur. Seulement comme les pompes des puits étaient exécutées pour refouler l’eau seulement jusqu’à la machine hydraulique, il fallait adjoindre à la turbine à vapeur une pompe centrifuge spéciale en état de refouler l’eau depuis le niveau de cette pompe jusqu’aux résex*voirs de Lou-veciennes.
- De la machine partent deux conduites ascensionnelles en fonte de o,3o, qui se réunissent bientôt en une de 0,60, partie à découvert, partie en terre ; celle-ci, aboutit à l’aqueduc de Marly (603 mètres de longueur), au sommet duquel elle se déversait autrefois, mais qui est inutilisé aujourd’hui, en sorte que la conduite suit son pied pour gagner souterrainement les réservoirs des Leux Portes.
- De ces réservoirs, partent : i° pour aller à Versailles l’acqueduc dit de Picardie, d’une longueur de 6 385 mètres avec une pente totale de 10 mètres; Iadier horizontal et voûte demi-cylindrique de 0.90 à 1 m. o5 de largeur et de 1 m. 25 à 2 m. 5o de hauteur; il est profondément enterré (de 4 à mètres). Il part de la chambre de jauge dite regard du Jongleur et aboutit aux filtres de Picardie, lesquels abrités dans une construction , voûtée ne Comprennent plus que deux compartiments remplis de gros gravier et de ^ble, avec une surface filtrante totale de 57 m2 5o ; le gravier est supporté
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- par* des tôles perforées ; le nettoyage se fait tous les mois. Des filtres (bâche de l’eau filtrée à la cote 160,24), l’eau gagne le réservoir de Picardie (cote 167,91) placé en face, de l’autre côté de la route, ou est refoulée dans ceux des Deux-Moulins par une machine de relais.
- 20 Pour aller à Saint-Cloud, Sèvres et Meudon, une conduite en fonte qui a 0,600 sur 100 mètres à partir du réservoir moyen des Deux Portes, puis o,4oo sur 3 700 mètres et aboutit au réservoir des Hubies (cote 169), tête de la distribution pour Saint-Cloud. De ce réservoir, part une conduite de o,4oo sur 700 mètres, puis de 260 sur 4 100 mètres donnant des branchements de distribution ; elle se continue par une conduite de 0,162 d’où se détache, à 350 mètres de distance, la conduite de 0,118 alimentant les réservoirs de Montretout (cote 96).
- Usine de relùis pour Versailles : i° Aux filtres de Picardie, une machine à vapeur (6 chevaux) qui fonctionne de jour, et une machine hydrostatique Sa-main, qui est mue par l’eau venant de l’aqueduc lui-même (chute de 1 m. 5o^ et fonctionne soit de jour, soit de nuit (elle suffit même seule presque tout l’hiver), refoulent de 80 à 120 mètres cubes par jour dans les deux réservoirs des Deux-Moulins, situés à quelques centaines de mètres et à 3o mètres en contre-haut (pour pouvoir alimenter les quartiers de Haut-Clagny et de Jardy).
- 20 Ericlos Gobert, à côté du réservoir long. Machine à vapeur et moteur électrique (23 chevaux), refoulant dans les réservoirs du service d’incendie du Palais et de l’Hôtel de Ville de Versailles, l’eau venant des réservoirs de Montbauron.
- 3° Au bassin de Ghoisy, route de Saint-Cyr, moteur à gaz de 6 chevaux, refoulant l’eau venant des réservoirs de Montbauron, dans le réservoir de Saint-Cyr l’Ecole (3oo mètres cubes) alimentant les communes de Saint-Cyr, Trappes, Montigny, Voisins-le-Bretonneux, ainsi que le réservoir de Voisins (5o mètres cubes). Cote du plan maximum de ces deux réservoirs (178,00).
- Usine de relais des Deux-Portes, pour les communes hautes (Bailly, Noisy, Garches, Vaucresson, etc.). Près du petit réservoir des Deux-Portes est installée une machine à vapeur qui refoule l’eau destinée aux plateaux plus élevés, dans un réservoir de 200 mètres en 1er et ciment et dans un autre petit réservoir en tôle (plus ancien),'tous deux élevés sur massif de maçonnerie.
- 4. — a) Réservoirs des Deux-Portes (servant pour l’ensemble).
- Trois réservoirs découverts, creusés en terre, sur fond argileux, avec murs en maçonnerie au pourtour et contenant respectivement :
- Désignation Capacité en mètres cubes Surface en mètres carrés Hauteur d'eau en mètres Affectation habituelle aux villes de
- Grand réservoir .... 289 5 00 65 796 4,44 Versailles
- Moyen 66 000 i5 000 4,44 Saint-Cloud, Sèvres,
- Meudon
- Petit 34 000 10 000 3,40 Marly, Louveciennes
- et hauts plateaux
- Totaux 389 5oo 90796 J
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- Ces réservoirs reçoivent l’eau refoulée par la machine et arrivant au château d’eau, où elle se déverse dans une série de petits bassins, et de là à volonté dans l’un ou l’autre des réservoirs ou dans tous trois, par trois conduites indépendantes. Cote du plan maximum 176,42.
- A côté, les deux petits réservoirs ci-dessus pour les hauts plateaux.
- b) Réservoirs desservant Versailles (spécialement) :
- i° Réservoir de Picardie : bassin carré situé en face des filtres, 3824 mètres carrés de surface et i3 232 mètres cubes de capacité, non couvert. Il est constitué par une couche de terre glaise rapportée de 0,60 d’épaisseur formant le fond et se relevant sur les côtés pour former cuvette ; les parois argileuses sont maintenues par un double mur de soutènement ; plan d’eau à cote 157,91.
- 20 Réservoirs des Deux-Moulins. — L’un en tôle, de 4° mètres cubes, couvert en bois goudronné, l’autre en fer et ciment de 80 mètres cubes, couvert en zinc et communiquant avec le premier : ils reçoivent l’eau de l’usine de relais ci-dessus décrite et alimentent le,s quartiers hauts.
- 3° Réservoirs de Montbauron. — Deux bassins situés sur une butte à l’entrée en ville, à 1 100 mètres des filtres et du réservoir de Picardie d’où l’eau vient par une conduite en fonte. Même mode de construction que pour le réservoir de Picardie ; pas de couverture. Capacité totale des deux bassins : 115783 mètres cubes. Cote du plan d’eau maximum ; i56.4i.
- 4° Réservoirs de Gobert (un long et un carré). — Construits de la même manière que ceux de Montbauron, ils occupent une surface de 20 526 mètres carrés avec une capacité de 45 227 mètres cubes ; cote du plan d’eau i4i,5i ne permettant de desservir que la partie basse de la ville ; ils ne sont utilisés actuellement que pour les besoins du Parc (Jeu des Grandes Eaux).
- Pour les besoins du Parc, il faut encore citer : les 2 réservoirs de l’Aile (murs en maçonnerie), contenance 5877 mètres cubes ; le réservoir du Trèfle, àTrianon (parois en maçonnerie, contenance 11 614mètres cubes).
- Le réservoir du Grand Château d’Eau, contenance 1 528 mètres cubes et le réservoir de Chèvreloup, à Trianon, contenance 4o 000 mètres cubes, sont abandonnés depuis plusieurs années.
- 5° Réservoirs du Service d’incendie du Palais et de l'Hôtel de Ville de Versailles, situés Butte de Gobert. — En béton armé sur tour en maçonnerie de meulière — au nombre de trois, d’une capacité totale de 600 mètres cubes — cote du plan d’eau maximum 192,00. En plus du service d’incendie qu’ils assurent, alimentent les points hauts de la ville, notamment le plateau Montbauron, ainsi que les communes voisines de Versailles et éventuellement les quartiers du Haut Clagny et de Jardy. L’eau destinée à ces réservoirs est refoulée par la machine à vapeur installée au réservoir long de Gobert à laquelle a été adjoint, pour secours immédiat en cas d’incendie, un moteur électrique, de la force de 23 chevaux, ainsi qu’une pompe à pistons plongeurs pouvant débiter 90 mètres cubes à l’heure sous 47 mètres de pression. Le durant est fourni par la Société versaillaise d’Electricité.
- 6° Réservoir de Bue (Butte de Gobert). — En béton armé sur tour en
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- maçonnerie, contenance 100 mètres cubes, cote du plan d’eau maximum 178,63.
- c) Réservoirs desservant Saint-Cloud, etc. (spécialement) :
- i° Réservoir des Hubies (voir ci-dessus) ; il est en maçonnerie, avec doubles voûtes de recouvrement. Capacité 800 mètres cubes, hauteur d’eau, 2 m. 07, cote de départ de l’eau, 169.
- 2° Réservoir de Montretout : Deux cuves rectangulaires en ciment armé, de chacune 70 mètres cubes avec 1 m. 80 de hauteur d’eau. Cote de départ, g5.
- II. Eau d’étangs (et quelques sources).
- i° Etangs alimentant Versailles (eaux blanches), et sources de Colbert.
- 1, — Deux groupes d’étangs et de systèmes de rigoles, créés de main d’homme, au moyen de barrages (généralement formés de murs en maçonnerie appuyés sur des levées en terre de moins de 5 mètres de hauteur) en travers des vallées ou plis de terrain. L’un de ces groupes récolte les eaux pluviales, d’un plateau situé à l'ouest de Versailles, entre Rambouillet et Saint-Cyr, le second celles d’un plateau au sud entre la Bièvre et l’Yvette ; ces plateaux sont formés de limon argileux recouvrant les formations oligocènes (sables de Lozère, meulières et marnes de Beauce, sables et grès de Fontainebleau). Les sux-faces versantes sont d’environ 10000 hectares, le nombre des étangs de 24, leur superficie cumulée de 774 hectares, leur capacité totale de 8 099 067 mètres cubes, et la capacité totale utilisable de 7 879 067 mètres cubes. Les eaux des surfaces versantes sont amenées aux retenues par des rigoles à ciel ouvert ayant un développement total de 122 km. 336 ; les étangs communiquent entre eux et avec Versailles par des aqueducs généralement souterrains d’une longueur cumulée de 34 km. 776.
- Le groupe de l’ouest forme l’étage supérieur (entre les cotes i58 et 171) et comprend notamment les étangs de la Tour (420 358 mètres cubes), du Perray (148 900 mètres cubes), de Saint-Hubert (2723696 mètres cubes), du Mesnil-Saint-Denis (3o4978 mètres cubes), de Trappes ou de Saint-Quentin (2 969 796 mètres cubes, de Bois-d’Arcy et de Bois-Robert. L’eau est conduite à Versailles depuis l’étang de Saint-Quentin par l’aqueduc de Trappes, de n 109 mètres de long, en maçonnerie, avec 1 mètre de large et î m. 70 de haut, il aboutit aux filtres du carré de Trappes, à la cote i56,4i-Une longue rigole (17 km. 5oo), dite de Guyancourt, va de l’étang de Saint-Quentin à celui de Saclay et fait communiquer les deux gronpes.
- Le groupe du sud, ou étage inférieur (entre les cotes 144 et 158) ne comprend que les étangs du Trou-Salé (906 328 mètres cubes), de Saclay-Vieux (5o6 784 mètres cubes), de Saclay-Neuf (5i3 8i4 mètres cubes) et de Prés-Clos, avec les retenues de Villiers-le-Bâcle et d’Orsigny. Les eaux en sont amenées par les aqueducs de Saclay, des Loges, de Bue et des Gomards, au carré dit de Saclay, à la cote 141,70, et de là sans passer par aucun filtre dans les deux réservoirs de Gobert.
- Sources de Colbert. — Un ensemble d’aqueducs drainants recueille les eaux souterraines et sources du calcaire de Beauce ou des sables de Fontai-
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- nebleau, dans les plaines du Trou d’Enfer (premier étage, à la cote 175, ayant des aqueducs à une profondeur de 25 à 27 mètres), avec une longueur de 3 492 mètres), de Bailly, de Chèvreloup et Voluceau, de Rocquencourt, du Chesnay, du Bel-Air et des Fonds-Maréchaux (étage inférieur, entre les cotes 135 et i4o, avec des aqueducs de 5 à 7 mètres de profondeur seulement, et une longueur de 2 2,32 mètres dans les plaines de Bailly). Finalement, deux conduites parties en fonte et grès, amènent l’eau à Versailles ; l’une d’abord double depuis le Regard des Gendarmes et le Regard de Rocquencourt, réunit les eaux du Trou d’Enfer, de Bailly, de Voluceau et du Chesnay, dans le carré dit du Chesnay, et de là alimente 6 fontaines publiques dans les quartiers Notre-Dame et Saint-Louis ; l’autre amène l’eau des Fonds-Maréchaux à une seule fontaine à l’origine de la rue de Beauvau. Ces sources réunies ne donnent plus que 60 mètres cubes par jour et pourraient donner le double.
- *2. — L’eau des étangs du groupe ouest est fdtrée à son arrivée dans l’enclos de Gobert par une couche de gravier fin de 1 m. 3o d’épaisseur, reposant sur du gros gravier ; le tout occupe une surface en forme de trapèze de 32 m2 86. De là, l’eau filtrée peut aller par trois conduites en fonte de o,5oo dans les réservoirs de Montbauron (voir ci-dessus) ; elle peut aussi être envoyée par une conduite de 0,220 dans les réservoirs de Gobert.
- 3. — Une machine à vapeur, installée près du réservoir long de Gobert, permet de relever les eaux venant des réservoirs de Montbauron dans les réservoirs de Bue et du Service d’incendie du Palais et de l’Hôtel-de-Ville de Versailles établis au point le plus haut de la butte de Gobert.
- 20 Etangs et sources alimentant Saint-Cloud, etc.
- 1 • — Les deux étangs de Ville d’Avray recueillent les eaux du bois de Fausses Reposes amenées au petit étang (le plus élevé) par une série de rigoles, ainsi que le produit (environ 100 mètres cubes par jour) d’un aqueduc de 48o mètres de long, de 0 m. 70 de large et de 1 m. 20 de haut drainant à 3 mètres de profondeur le vallon de Fonds Verts (sables de Fontainebleau). Ils sont tous deux formés par des retenues artificielles au moyen de levées en terre rendues étanches par un corroi d’argile de 0,60 d’épaisseur eotre 2 murs en maçonnerie ; le petit a 1 hectare 80 de surface, 3 m. 27 de Fauteur maximum et 48 000 mètres cubes de capacité, avec une digue de 80 mètres de longueur ; le grand a 2 hectares 99 de surface, 5 m. o3 de Fauteur et 91 000 mètres cubes de capacité, avec une digue de îoo mètres de long. Les eaux se décantent dans le petit étang et passent dans le grand, dou elles sortent à la cote 112,90 pour suivre d’abord une rigole perreyée SUr 4oo mètres, puis un aqueduc en maçonnerie (de 0,70 de large sur 1 3o de haut) sur 2 3oo mètres, qui aboutit aux filtres (voir ci-après), et enhn à 4oo mètres au delà des filtres au Grand Réservoir (conduite en fonte o,3oo sur ce tronçon).
- Grand Réservoir (cote io3,6o) part une conduite en fonte de 85o mètres de long (diamètres o,25o et 0,162) aboutissant au réservoir-lac du Trocadéro : Cest F ce réservoir que vient se mêler le produit des sources des coteaux de Arches et de Montretout (oligocène) trop calcaires pour être utilisées seules.
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- Ce réservoir est la tête de la distribution dans les zones moyenne et basse de Saint-Cloud ; cote de départ, 89,4o.
- Nous ajouterons que le service du Parc de Saint-Cloud est assuré par une canalisation spéciale, ainsi que par le lac de Villeneuve et l’étang de La Marche.
- £. — Le filtre situé en amont du Grand Réservoir est en cailloux, de o m. 60 d’épaisseur ; tous les mois on le nettoie en faisant passer l’eau en sens inverse, et tous les ans on lave les cailloux.
- 4. — Le Grand Réservoir, à demi enterré, non couvert, contient a3 600 mètres cubes : c’est un bassin de 2 mètres de hauteur d’eau avec murs verticaux en maçonnerie sur 3 côtés et talus perreyé à 43° sur l’autre côté (en déblai).
- Le réservoir-lac du Trocadéro ne contient que 3 3oo mètres cubes, avec une hauteur maxima de 1 m. 33. Conduite de départ de o,25o.
- 5. — Distribution à Versailles.
- A part la zone surélevée de Clagny et du Jardy, alimentée par le réservoir des Deux-Moulins, et celle de Bue (réservoir de Bue), l’ensemble de la ville est alimenté par les r éservoirs de Montbauron où peuvent se mélanger les eaux de Marly-Croissy et celles des étangs : la pression ne dépasse pas 35 mètres en ville. La zone basse de la ville peut être desservie seule par les réservoirs de Gobert (étangs).
- Le réseau de distribution a 142 3oo mètres de développement, en noyaux •de o,5oo à 0,070 (non compris les conduites des parcs, ni celles des communes voisines).
- 11 y a 73 fontaines publiques (y compris les 7 d’eau de sources) ;
- 128 bouches d’arrosage sous trottoir, avec prise d’incendie ;
- 4g bouches spéciales d’incendie ;
- 44 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 4 155 branchements pour concessions particulières, dont 2 242 au compteur {Etoile, Frager, etc.)
- Distribution à Saint-Cloud.
- Les zones élevées sont alimentées en eau de Marly-Croissy par les réservoirs des Hubies et de Montretout, les zones moyenne et basse en eau des étangs de Ville d’Avray par le lac du Trocadéro.
- Le réseau de distribution sur le territoire de Saint-Cloud seul a 29 k. 56o de développement, en tuyaux de o,25o à 0,060 avec 139 robinets-vannes, 18 décharges et 60 dégorgeoirs. Nous n’avons pu connaître la longueur des canalisations sur les autres territoires.
- Il y a à Saint-Cloud :
- 16 bornes-fontaines publiques ;
- 55 bouches de lavage et d’arrosage ;
- 24 prises d’eau pour tonneaux d’arrosage ;
- 5o bouches d’incendie de 4o millimètres ;
- 6 urinoirs publics (quelques-uns à huile) ;
- 2862 branchements pour concessions particulières (dont 65 à la jauge>
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- 42 d’après évaluation et 2688 au compteur (Frager, Schreiber, Lambert, Etoile, etc.).
- A Sèvres, l’eau de l’Etat alimente surtout le coteau de la rive gauche de la vallée, la Compagnie Générale des Eaux alimentant celui de droite ; de plus la ville a 10 bornes-fontaines alimentées par la source de Chaville qui lui appartient.
- 6. — On dispose de 21 000 mètres cubes par jour d’eau de Marly-Croissy (et prochainement de 24000). Quant aux étangs, ils donnent un cube variable avec les années (quantité de pluie tombée) et qui irait en diminuant progressivement (déboisements et cultures) ; pour ceux de Versailles, M. Ga-vin estime qu’ils peuvent fournir en moyenne 45ooooo mètres cubes par an, soit 12 3oo mètres cubes par jour.
- En fait, en 1906, on a consommé à Versailles un volume quotidien moyen de 11 534 mètres cubes ; à Saint-Cloud de 2 277 mètres cubes. En moyenne, Marly prend 620 mètres cubes, Meudon 200 mètres cubes. Rocquencourt 4o, Bue 20, les plateaux supérieurs, i5o.
- Pour le service des fontaines publiques, les communes paient 100 francs le mètre cube par jour sans^^ompteur et 70 francs quand il y a un compteur.
- Les concessions particulières sont à la jauge, au compteur (types de Paris) ou à forfait d’après estimation (au-dessous de 1 mètre cube par jour seulement, l’estimation étant comptée à raison de 35 litres par personne et par jour, 76 litres par cheval, 10 litres par vaches, etc., de 4° à 80 litres par voiture, 1 litre par mètre carré de cour ou trottoir jusqu’à 5o mètres carrés et un demi-litre au-dessus, 3 litres par mètre carré de jardin, et des chilfres variables suivant les professions).
- Les prix sont de 24 francs pour 126 litres par jour, 36 francs pour 2ao litres, 48 francs pour 370 litres, 60 francs pour 5oo litres, 84 francs pour 760 litres, 100 francs pour 1 000 litres ; au-dessus, 100 francs par mètre cube par jour pour les 4 premiers mètres cubes, 80 francs de 4 à 9 mètres cubes, 70 francs au-dessus. Les excédents (dépassant la concession souscrite) sont comptés de 0 fr. 60 à 0 fr. 25 le mètre cube, suivant l’importance. — On donne aussi des concessions temporaires au prix de o fr. 4° Ie mètre cube jusqu’à 5 mètres cubes par jour, et 0 fr. 3o au-dessus de ^ mètres cubes par jour.
- ^ — i° Puits de Croissy-Marly.
- Puits de Marly. — Degré hydrotimétrique, de 4l03 à 52°8 ; résidu à 110°, de 610 à 752 ; CaO, 162 à 212 ; MgO, 48 à 56 ; KOH et NaOH, de 16 à 43; chlore, de 32 à 47 ; SO3, de 176 à 198 ; SiO, de i4 à 18 ; acide nitrique (des nitrates), de 1 à 1,75 ; nitrites, o ; azote albuminoïde, 0 ; ammoniaque, de 0,07 à o,i5 ; matières organiques (en oxygène), de 0,8 à 1,5. — On a trouvé de 180 à 4oo germes au centimètre cube.
- Puits de Croissy. — Degré hydrotimétrique, de 36°, à 4o°2 ; résidu à 1100, de 494 à 669 ; CaO, de 141 à 192 ; MgO, de 26 à 32 ; KOH et NaOH, de 2d a 45 ; chlore, de 25,5 à 60 ; SO3, de 94 à 160 ; SiO2, de i4.à à 17 ; acide mtrique (des nitrales), de 11,4 à 36 ; nitrites, 0 ; azote albuminoïde, o ; ammoniaque, de 0,2 à o,5 ; matières organiques (en oxygène), de o,5 à 2,1.
- Annuaire des Distributions d’eau. à7
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- — On a trouvé de 94 à 3 600 germes au centimètre cube avec du colibacille, ce qui paraît dû à des infiltrations d’une nappe superficielle facile à contaminer.
- 20 Eaux des étangs de Ÿersailles (eaux blanches). Eaux du carré de Trappes (groupe ouest). — Degré hydrotimétrique, de 6°5 à 8°8 ; résidu à no0, de i52 à 178 ; GaO, de 34 à 45 ; NaOH, 11 ; chlore, i5 à 17,7 ; SO3, 8 à i3,8 ; nitrites, 0 ; acide nitrique (des nitrates), de 1,2 à 2,5 ; ammoniaque, 1 ; matières organiques (en oxygène), de 3 à 6,2. — On a trouvé de 320 à 1 700 germes par centimètre cube avec du colibacille.
- Eaux du carré de Saclay (groupe sud). — Degré hydrotimétrique, de 6°2 à 7°4 ; résidu à 110% de 178 à 187; CaO, de 29 à 37,5 ; NaOH, de 6 à 7 ; chlore, de 10 à 16; SO3, de 9 à 12,5 ; nitrites, 0; acide nitrique (des nitrates), de i,3 à 2,9 ; ammoniaque, 1,3 ; matières organiques (en oxygène), de 3,5 à 8,4- — On a trouvé de 1 680 à 3 600 germes au centimètre cube, avec du colibacille.
- Les eaux des étangs ne sont plus utilisées qu’exceptionnellement pour l’alimentation et en cas de pénurie d’eau de Marly.
- 3° Eaux des sources de Colbert. — Degré hydrotimétrique, de 5o°8 à 5i°5 ; résidu à 1100, de 760 à 764 ; GaO, 178 ; MgO, 84 ; NaOH, 4i ; SiO3, 11 : chlore, 21 ; SO3, 23o ; acide nitrique (des nitrates), 89 ; nitrites et azote albuminoïde, o ; ammoniaque, o,i5 ; matières organiques (en oxygène), de 0,75 à 1 litre. — On a trouvé de 800 à 2200 germes au centimètre cnbe, pas de colibacille.
- Eau de la fontaine de la rue Beauvau (Source des Fonds-Maréchaux). — Degre hydrotimétrique, 190 ; CaO, 88; MgO, 19; NaOH, 12 ; chlore, 45 ; SO3, 70 ; acide nitrique, 11,5 ; matières organiques (en oxygène), de o à 1,6. — On ne trouve que de 160 à 3(kt germes au centimètre cube, pas de colibacille.
- 4° Eau des étangs de Ville-d'Avray et sources mélangées (distribution de Saint-Clûud). — Degré hydrotimétrique, 36° ; résidu à 180°, 670; CaO, 220; nitrates (en nitrate de potasse), 12; NaCl, 56; matières organiques (en oxygène), i,5. — On a trouvé 3 000 germes au centimètre cube, pas de colibacille.
- 1). —- Le tout à l’égout n’est généralement pas appliqué dans les villes et localités ci-dessus ; fosses fixes et vidanges.
- A Versailles, il y a un réseau d’égouts (ne recevant pas les matières fécales) de types différents et ayant un développement de 57»3i mètres dont 34 75o mètres en maçonnerie (de 0,70 à 2 mètres de hauteur) et le reste en tuyaux de grès de o,3o de diamètre ; il y a 6o5 bouches d’égouts dans les rues. Ce réseau se décharge dans les rûs de Galli et de Marivelle qui conduisent les eaux à la Seine. Les vidanges sont transportées à une usine de transformation située au nord-est de la ville. Les ordures ménagères ne sont pas collectées dans des boîtes ; elles sont enlevées tous les jours à l’entreprise et utilisées pour l’agriculture.
- Il en est de même à Saint-Cloud, où il y a un roseau d’égouts pour les eaux pluviales et ménagères ; ce réseau se déverse dans le collecteur de rue gauche du département de la Seine (Voir ce département).
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- COMMUNES ALIMENTÉES PAR LA SOCIÉTÉ DES TERRAINS ET DES EAUX DU VÉSINET
- (ancienne Société Pallu, puis Sauvalle)
- Localités Population totale Population municipale agglomérée Nombre de maisons
- Le Vésinêt 5 680 1879
- Carrières-sur-Seine. . . 2 Ol5 1734 Ensemble
- Chatou 5 483 4 813
- Croissy 2374 2289 environ 3 200 maisons
- Montesson ...... 2473 1945
- Le Pecq 2 021 1 8-3 )
- Totaux 20o48 i4533
- Eau de nappe souterraine (puits profonds), machines à vapeur.
- Concession à la Société des Terrains et des Eaux du Yésinet, constituée -en 1856, sous le nom de Pallu et Cie, puis Sauvalle et Cie. Directeur actuel : M. d’Anterroches, 3a, rue Caumartin, à Paris; Ingénieur, chef de l'exploitation : M. Ricard.
- Le service a commencé en 1860 ; jusqu’en 1876, on distribuait de l’eau de Seine brute, mais à cette date, elle a été remplacée par l’eau de la nappe souterraine de la craie. Les premiers travaux ont été faits suivant les indications de M. Petit, et les derniers de M. Humblot.
- Dépense faite ; environ 2 700 000 francs.
- 1. — Deux puits de o m. 80 de plus petit diamètre intérieur, et 8 forages (faits en 1901) tubés de 0,24 de diamètre, ne prenant l’eau par des lumières du tubage qu’à 20 mètres de profondeur, le tout situé sur la rive droite de la Seine, entre les ponts de Bougival et du Pecq, à 2 5oo mètres en aval des puits de Croissy (pour Versailles). Les puits ont 27 mètres de profondeur (l’eau y monte à 7 mètres du sol) et trouvent la craie après avoir traversé H mètres d’alluvions sableuses : un forage d’essai descendu à 55 mètres de profondeur était toujours dans la craie, mais elle ne donnait plus d’eau à partir de 27 mètres. Le puits le plus rapproché de la Seine en est à 60 mètres, Ie plus éloigné à 35o.
- 3. — Quatre machines à vapeur dont trois de 60 chevaux chacune, de la Riaison Farcot : les 2 plus anciennes (1862) font 25 tours à la minute, l’autre (1892) en fait 72. Les pompes nourricières (prenant l’eau dans les puits) et ^foulantes sont accouplées directement aux moteurs : celles des 2 plus Anciennes machines peuvent élever chacune 4 mètres cubes à la minute, celle
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- de la 3e machine 3 m3 6o à 5o mètres de hauteur. La 4e machine, également de la maison Farcot, a été installée en iqo5 ; elle a i5o chevaux de puissance, fait 4<> tours à la minute et peut élever 8 5oo litres par minute.
- Deux chaudières à bouilleurs, de chacune 6o mètres cubes de surface de chauffe et deux chaudières semi-tubulaires (de 1902) ayant chacune i3o mètres cubes.
- 4. — Les pompes refoulent à la fois dans le réseau de distribution et dans un réservoir de 5oo mètres cubes situé au centre de ce réseau, à 2 kil. 5oo des puits de captage : il est en tôle, couvert et placé sur un pylône en fer de 20 mètres de hauteur.
- 5. — Réseau de canalisation de i3o kilomètres de développement, en tuyaux de o,65o à 0,060, à pression constante, variant suivant les points, de 35 mètres à 8 mètres. Il y a 4o décharges pour le nettoyage des tuyaux.
- Les services publics des communes comprennent ensemble :
- 15 bornes-fontaines publiques ;
- 220 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- Lacs et ruisseaux artificiels du Yésinet consommant 5oo mètres cubes par jour ;
- Il y a 2900 branchements pour concessions particulières, dont 1 o5o à la jauge et 1 900 au compteur.
- 6. — Consommation totale en 1901 : 1 85o 000 mètres cubes, soit une moyenne de 3 000 mètres cubes par jour, avec maximum de 11 000 mètres cubes et minimum de 2 800.
- Au Yésinet, le piûx des concessions est de 3o francs par 5oo litres par jour (60 francs par mètre cube par jour). Dans les autres communes, 25 francs pour 125 litres par jour, 4<> francs pour 25o litres, 60 francs pour 5oo litres, 100 francs pour 1 mètre cube par jour, et au delà du premier 60 francs pour chaque mètre cube par jour en plus.
- 7. —Degré hydrotimétrique, 39° à 44° î degré permanent, 170 à 220 ; résidu à 180°, de 552° à 631 ; CaO, de 181 à 206 ; MgO, 28 ; chlore, de 28 à 32; SO3, de 110 à 133 ; SiO2, 11,5; acide nitrique (des nitrates), 2W ammoniaque, 0,2 ; matières organiques (en oxygène), de 0,7 à 0,9. — On a trouvé 60, 100 et 700 bactéries saprophytes au centimètre cube, pas de colibacille ; l’eau paraît pure, mais un peu chargée en sulfates terreux.
- 9, — Quelques égouts se déversant en Seine, mais ne recevant pas généralement les matières fécales : fosses fixes et vidanges.
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- COMMUNES ALIMENTÉES PAR LA Qie DES EAUX DE SEINE ET DE SOURCES DU CANTON DE BOISSY-SAINT-LÉGER
- Noms des communes Habitants Population municipale agglomérée Dépenses faites
- r _ .. / Villeneuve-St-Georges [. Communes alimen- 1 tees en eaux de'sour- 1 _ y . 1 , J Crosnes ces et en eaux de < _ . ., ,. . . . . 0 • ta ui Limeil (Assist. pub.) . , Seine (double distri- j yajentQn bution). j V Yerre 9 661 2715 1 l58 2 621 86l 1846 9 5o8 2 689 i i35 I 542 784 1742 fr. 27 213,76 26597,72 5 236,80 33423,67 6 754,70 12 790,67 36447,93 649,60 2076,60 3 75o,55 9 3oi,25 » 21 827,85 23 253,25 21 342,32 4 090,80 7 482,92 421,00
- ! Créteil (Seine,ce dép. „ „ [ Boussy-Saint-Léger II. Communes alimen- 1 . 0, ., , 1 Epinay-sous-Sénart. . tees en eaux de sour- < . , j Mandres ces seulement. / Villecresnes . . . . 1 Périgny ....... 5 5oo 208 38o 808 892 327 I 821 186 293 767 677 325
- ^ Boissy-Saint-Léger. . IlI.Communes alimen- 1 ,, 1 Montgeron tées en eaux de < ^ Seine seulement. / Sucy.9n-Brie . . . . V Vigneux 1 201 2921 2 012 i437 1 736 1014 1 001 2619 2 662 1 291 1 oi5 548
- 242 691,39
- (1) Voir aussi Communes alimentées par la Compagnie Générale des Eaux (Seine).
- Eau de sources et eau de rivière, machines à vapeur.
- Concession, ou plutôt autorisation de durée indéfinie donnée par un traite du 2(î mai i865, passé entre la plupart des communes ci-dessus et la Compagnie des Eaux de Seine du canton de Boissy—Saint-Léger ; de x8<j4 à 1896, addition aux traités pour les communes qui ont aussi de l’eau de sources.
- Le directeur de l’exploitation est M. H, Chanoit, ingénieur à Villeneuve-Saint-Georges.
- 1.—a Sources. — Une grosse source, dite de Saint-Thibault, débitant 5 000 mètres cubes par jour, est située à Mandres, au bord de la rivière d’Yerres, sortant du calcaire de Brie au-dessus des marnes vertes (oligocène) ; ta Compagnie dispose aussi d’une autre source, située dans les mêmes conditions et donnant 3 000 mètres cubes par jour.
- b) Eau de Seine. — Puisée à Villeneuve-Saint-Georges, dans le fond de la Seine, à 5o mètres du bord et sous un banc de gravier qui filtre grossièrement, puis passage dans des filtres Desrumeaux.
- 3. —a) Eau de sources, usine de Mandres. — Deux machines Sulzer, a condensation par mélange, actionnant chacune une pompe à piston plongeur pouvant élever 200 mètres cubes par heure à 05 mètres; vitesse 4° tours a
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- la minute. Une des deux maehines sert généralement de réserve. — Deux chaudières Weylier et Richemond, de 60 mètres carrés de surface de chauffe.
- b) Eau de Seine, usine de Villeneuve-Saint-Georges. — Deux machines : une Sulzer de 100 chevaux, à condensation par mélange, faisant 33 tours à la minute, actionnant une pompe nourricière (réduisant l’aspiration de l’autre à 2 mètres) et une pompe foulante, lesquelles peuvent élever 260 mètres cubes par heure à 100 mètres de hauteur; une turbine-pompe de Laval de même puissance que la précédente, et ne dépensant pas plus par cheval en eau montée. C’est la machine Sulzer qui marche normalement seule ; elle ne consomme guère que 1 kg. o5 de charbon par cheval-heure utile. — Deux chaudières : une chaudière Babcock de 110 mètres carrés de surface de chauffe à 12 kilogrammes et munie d’un surchauffeur (elle est plus spécialement affectée au service de la turbine-pompe, et une chaudière Weyher et Richemond à foyer amovible et retour de flamme, de 96 mètres carrés de surface de chauffe (timbrée à 7 kilogrammes).
- 4. — a) Eau de sources. — L’usine refoule par une conduite de o,3oo dans un réservoir de 1 800 mètres cubes situé à 1 800 mètres de la source de Mandres et surélevé de 5 mètres au-dessus du sol (cote io5). De ce réservoir part une conduite principale de distribution de 18 kilomètres de développement et de o,3o<> à o,i5o de diamètre, sur laquelle se hrauchent les canalisations secondaires (de longueur inconnue), et qui se termine à .3 réservoirs compensateurs, l’un à Créteil (cote 76), l’autre à Villeneuve-Saiut-Georges (cote 100) et le troisième à Boissy-Saint-Léger (cote 90). La pression est partout d’au moins i5 mètres.
- b) Eau de Seine. — L’usine refoule directement par une double conduite de o,260 et de 0,200 dans un grand réservoir de 2 600 mètres cubes, situé à 3 5oo mètres- de distance (cote 117) ; le réseau de distribution est d’environ 4<> kilomètres de conduit&s principales. 11 comporte deux réservoirs compensateurs, sur des conduites chargées, l’un près de Sucy (cote 111), l’autre près de Mainville (cote 88) ; ces réservoirs entrent automatiquement en fonction au moment utile.
- o. — Voir déjà ci-dessus les réseaux de distribution.
- A Villeneuve-Saint-Georges, il y a bornes-fontaines (eau de sources), 24 bouches d’incendie et 38o concessions particulières.
- A Boissy-Saint-Léger, il n’y a qu’une borne-fontaine, 2 bouches d’arrosage et d’incendie et h bouches d’incendie, avec 80 concessions particulières (le tout en eau de Seine).
- A Mandres, 5 bornes-fonlaines, 9 bouches d’arrosage et 98 concessions particulières (eau de sources).
- A Sucy-en-Brie, 5 bornes-fontaines, 10 bouches d’arrosage et d’incendie, 100 concessions particulières (eau de Seine).
- Pas de détail pour les autres localités : en général, les communes ont droit gratuitement aux bouches d’incendie et à 1 mètre cube d’eau par jour ; pour le surplus, elles paient jusqu’à 5 mètres cubes par jour, moitié du tarif des-
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- particuliei’S, mais au delà de 6 mètres cubes par jour, la réduction n’est plus que de 10 °/0.
- 6. — La consommation totale a été, en 1901, de 341 64o mètres cubes d’eau de sources (moyenne de 940 mètres cubes par jour) et de 479 323 mètres cubes d’eau de Seine (moyenne de 1 3io mètres cubes par jour).
- a) Prix des concessions d’eau de sources (sauf pour Créteil), — Au compteur ou à la jauge exclusivement : 200 litres par jour, 20 francs ; 260 litres, 25 francs ; 5oo litres par jour, 5o francs ; 1 mètre cube par jour> 100 francs, et au-dessus, 8 francs par hectolitre par jour : les excédents à 0 fr. 3o le mètre cube (ou o fr. 25 pour les concesssions de plus de 10 mètres cubes par jour).
- b) Prix des concessions d’eau de Seine. — Au compteur ou à la jauge ; 25o litres par jour, 35 francs (minimum) ; 5oo litres, 60 francs ; 1 mètre cube par jour, 100 francs, et au-dessus, 80 francs le mètre cube par jour.
- 7. — a) Eau de sources. — Degré hydrotimétrique 23°5 ; toujours très peu de bactéries.
- b) Eau de Seine. —- Voir Département de la Seine pour la composition de l’eau de Seine à Choisy-le-Roi (Compagnie Générale des Eaux) ; nombre de microbes variable.
- 9. — Fosses fixes pour les matières fécales. Quelques égouts à Brunoy et à Montgeron, se déversant dans l’Yerres, ainsi qu'à Villeneuve-Saint-Georges, se déversant dans la Seine. Dans cette dernière localité, la Ville vient d’adopter un projet d’assainissement général dressé par M. Gandillon et approuvé par le Comité consultatif d’Hygiène publique. Il consiste : i° à affecter au réseau pluvial les anciens égoûts de Villeneuve-St-Georges ; 20 à construire un réseau séparatif complet en tuyaux de fonte pour les eaux-vannes et ménagères, et à suppléer au défaut de pente par l’aspiration système Chappée (dérivé du système Liernur) : il y aura 3 zones et 3 réservoirs centraux ; 3° à à épurer biologiquement le servage après relèvement mécanique. La dépense est évaluée 800000 francs.
- Corbell (9-902 h.) (9-756 p. m. a.)
- Galerie filtrante, machines à vapeur.
- En 1862, on établit une distribution d’eau de Seine (brute), et en 1893, °n remplacera cette eau par celle d’une galerie filtrante ; en 1902, on double ]es machines. Dépense faite, environ 3oo 000 francs.
- Régie directe.
- 1 • — Galerie filtrante de 5o mètres de longueur, parallèle à la berge de
- Seine et à 3o mètres de distance, avec radier à 5 mètres sous le sol et 1 mètre en dessous du niveau normal de la Seine : piédroits maçonnés de 1 111 - 50 de hauteur reposant sur un massif de pierres sèches de 0 m. 4o ^ épaisseur et portant une voûte en plein centre de 2 mètres de diamètre. R eau vient en partie des coteaux, ce qui la rend fortement calcaire.
- — Pour l’autre partie, filtration naturelle horizontale dans les §raviers.
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- 3. — Deux machines à vapeur, de la maison Weyher et Richemond : l’une de 1893, de i5 chevaux utiles, actionnant directement une pompe horizontale à double effet pouvant élever 35 litres par seconde à 3i m. 20 de hauteur, l’autre de 1902, à condensation, d’à peu près même puissance.
- 4. — Deux réservoirs de 3oo mètres cubes chacun.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, bien développé :
- i5 bornes-fontaines publiques ;
- Nombreuses bouches de lavage et d’incendie ;
- Environ 4oo abonnements (au compteur).
- 6. — La galerie peut fournir 1 5oo mètres cubes par jour, mais on ne dépasse guère 1 000 mètres cubes (en été), en hiver 5oo mètres cubes.
- Prix du mètre cube d’eau o fr. 15 ; minimum de perception, 18 francs.
- 9. — Quelques égouts se déversant dans la Seine : fosses fixes pour les matières fécales.
- Essonnes (9-633 h.) (7.255 p. m. a.) 84o maisons.
- Puits filtrant, machines à vapeur.
- En 1861, MM. Darblay, propriétaires de papeteries, ont élevé de l’eau de Seine distribuée d’abord aux usines et aux ouvriers, puis à la ville entièxe ; cette eau a été remplacée promptement par celle d’un bassin filtrant. Nouvelles extensions en 1898.
- MM. Darblay se chargent de la captation et de l’élévation, la Ville pose et entretient les conduites de distribution et perçoit le prix des concessions particulières.
- 1. — Grand bassin ou puits filtrant établi non loin de la berge de la Seine et recevant une forte proportion d’eau souterraine des nappes des coteaux (calcaire de Brie, sables de Fontainebleau), avec l’eau filtrant horizontalement de la rivière.
- 3- — Machines à vapeur des papeteries Darblay,
- 4. — Quatre réservoirs, un en maçonnerie et 3 en tôle, faisant ensemble environ 800 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution de 7 kilomètres de longueur, en tuyaux de o.i35 et 0.080 (quelques prolongements en 0,06) ;
- une dizaine de bornes-fontaines ;
- 100 bouches d’arrosage et d’incendie;
- 120 concessions particulières (au compteur, Frager ou Kennedy).
- 6. — On consomme en moyenne 1 000 mètres cubes par jour.
- Le prix des concessions est de o fr. 10 le mètre cube.
- 9. — Pas d’égouts.
- Étaillpes (9.245 h.) (8.720 p. m. a.) 1.470 maisons.
- Eau de rivière, roue hydraulique
- Le service a été établi en 1881 ; les travaux ont coûté 3oo 000 francs. Régie directe.
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- 1. — L’eau est prise directement dans la rivière la Ghalouette, à l’amont de la ville (mais à l’aval de lavoirs), à 6 kilomètres environ de la source.
- 3- — La ville a acheté un ancien moulin et a installé une roue Sagebien à aubes inclinées de 4 m. 8o de diamètre et î m. 12 de largeur; le débit moteur n’est que 25o à 280 litres par seconde et la chute de 1 m. 02. La roue actionne 2 pompes Girard horizontales, à double effet, de 0 m. 16 de diamètre et 0 m. 3o de course, élevant par heure de 20 à 25 mètres cubes dans le réservoir, soit à 24 mètres de hauteur ; conduite de refoulement de 0,20 avec 2 43o mètres de longueur.
- L’été, on adjoint une pompe centrifuge Wauquier actionnée par une loco-mobile prise en location.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, à 2 compartiments de chacun 4oo mètres cubes, établi à flanc d’un coteau de la vallée de la Juine ; voûtes en briques, hauteur d’eau de 2 m. 5o.
- 5. — Réseau de distribution de 9 55o mètres de développement, en tuyaux de 0,200 à o,o54 de diamètre :
- 3y bornes-fontaines (3 à système incongelable) ;
- 66 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 543 concessions particulières, presque toutes au compteur (Michel, Abeille, Etoile, Trident, Radois). ^
- 6. — On consomme de 800 à 1 000 mètres cubes par jour en été et de 3oo à 4oo mètres cubes en hiver.
- Le prix du mètre cube au compteur est de 0 fr. 3o jusqu’à 200 mètres cubes, 0 fr. 25 de 25o à 5oo mètres cubes, o fr. 20 de 5oo à 1 000 mètres cubes et 0 fr. 18 au-dessus (minimum de perception : 18 francs par an pour les 4° premiers mètres cubes). — 11 y a encore 83 concessions au robinet libre qui paient i5 francs pour un ménage de 1 à 3 personnes, 4 francs par personne en plus jusqu’à 6, 2 francs au delà, 5 francs par cheval et par are de jardin, 4 et 9 francs par voiture, etc.; on ne donne plus de concessions de cette sorte.
- T. — Degré hydrotimétrique, 210 ; résidu à 280°, 33o° ; CaO, 144 ; MgO, traces; NaCl, 22,2 ; SO3, traces ; nitrates (en nitrate de R), 8 ; matières organiques (en oxygène), 0,7. — Le 19 janvier 1901, on trouve 34700 germes 8iu centimètre cube, dont 3 5oo liquéfiants, mais pas de colibacille.
- 8. — Le Conseil municipal a décidé en principe la filtration au sable (avec emploi au préalable de dégrossisseurs Puech), l’établissement d’une machine à vapeur de 20 chevaux, et la construction d’un nouveau réservoir plus élevé que le premier (il serait en ciment armé et contiendrait 1 000' mètres cubps en 2 compartiments).
- 3. — Pas d’égouts.
- Mafsons-Laffüe (8.149 h.) (8.117 p. m. a.)
- Eau de rivière, sources et puits artésien, machines à vapeur.
- Une concession de 5o ans a été donnée en 1859 à une Société locale (So-Clété anonyme des Eaux de Maisons-Laffitte). En 1884 on a fait un forage
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- artésien et prolongé la concession de 3o ans. Dépenses faites : 335 ooo fr. On a amené récemment des sources peu éloignées pour quelques bornes-fontaines publiques.
- M. Bieuvelet, Directeur de la Compagnie des Eaux à Maisons-Laffite.
- Il y a encore 10 puits publics et 60 puits particuliers.
- 1. — On prend l’eau dans la Seine, par l’intermédiaire d’un grand décan-teur en cailloux (dégrossissage).
- Le puits artésien, de o m. 8o de diamètre, a été descendu à 4o mètres de profondeur jusqu’aux sables du Soissonnais ; il donne îoo mètres cubes d’eau à l’heure, mais le degré hydrotimétrique est 5o°.
- 5. — Dégrossissage ci-dessus indiqué pour l’eau de Seine.
- 3. — Deux machines à vapeur actionnant d’abord une pompe nourricière (centrifuge) élevant l’eau de Seine à 6 mètres, puis des pompes ordinaires élevant îoo mètres cubes à l’heure à 35 mètres de hauteur ; les machines font 5o tours et les pompes a5 à la minute.
- Sur le forage axtésien, la pompe mue par une petite machine à vapeur est placée à 20 mètres de profondeur.
- 4. — Un premier réservoir de 36o mètres cubes en tôle sur tour en maçonnerie de îo mètres de haut ; un second de îoo mètres cubes sur tour de 16 mètres; et un troisième de î ooo mètres cubes en ciment construit en 1902 dans la partie la plus élevée de la ville.
- o.— Réseau de distribution en fonte, bien développé (3a kilomètres), quelques bornes-fontaines (en eau de sources) ;
- 70 bouches d’arrosage et d’incendie (desservies gratuitement);
- Environ q53 concessions particulières, dont 673 au robinet de jauge et 220 au compteur.
- 6. — On consomme de 4 ooo mètres cubes par jour en été à 800 mètres cubes en hiver : moyenne 1 370 mètres cubes.
- A la jauge, les concessions se paient 4o francs la ligne (5oo litres par jour), au compteur 0 fr. 22 le mètre cube : les actionnaires et obligataires de la société jouissent de réduction allant de 1 /4 à i/3.
- 5. — La Compagnie se propose de forer des puits artésiens dans la nappe des sables verts, à 550 mètres de profondeur.
- 9. — Quelques égouts, se déversant en Seine. Fosses fixes et vidanges pour les matières fécales.
- Uantes-Slir-Seine (8.329 h.) (8.n3 p. m. a.) Ï.629 maisons.
- Double distribution : eau de sources amenée par la gravité et eau de Seine élevée par machine à vapeur.
- Les sources ont été captées anciennement (derniers travaux en 1865). et l’eau de Seine est distribuée depuis 1889 >' les travaux pour l’eau de Seine ont coûté 290000 francs.
- Régie directe.
- I. Eau de sources.
- 1. — Quatre sources, dites le Coqueluchet, les Yillattes, l’Ermitage et le
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- Iloulier, émergeant des collines de Limay (craie) ou captées par des tronçons de galeries dans la roche ; conduites en fonte jusqu’aux réservoirs.
- 4. — Deux réservoirs en tôle, de i5o mètres cubes chacun.
- 5. — Réseau de distribution [de près de ro kilomètres de développement ;
- 3o bornes-fontaines ;
- 614 concessions particulières (au compteur).
- 6. — Le débit moyen est de 3oo à 4°° mètres cubes par jour, pouvant tomber bien au-dessous en sécheresse ; on est obligé de renforcer le débit en faisant envoyer dans les réservoirs par les pompes de l’usine Brannstein de l’eau prise dans les graviers de la Seine à Gassicourt.
- Le prix des concessions est de 18 francs par an pour i hectolitre par jour ; l’excédent à raison de o fr. 5o le mètre cube.
- 7. — L’eau paraît de bonne qualité.
- 8. — On étudie un projet consistant à capter les eaux des graviers de la Seine au territoire de Gassicourt (rive gauche), eaux déjà utilisées en sécheresse et montées par les pompes de l’usine Brannstein.
- En juin 1901, MM. Giros et Loucheur ont présenté une proposition de fournir 1 5oo mètres cubes d’eau potable pour 4oo 000 francs ; M. Léon Bille a adressé aussi une autre proposition. La Ville n’a pas pris de décision.
- II. Eau de Seine.
- 1. — Prise directe dans le fleuve.
- 3. — Machine à vapeur de 16 chevaux, de la maison Windsor (de Rouen), pouvant élever 1 100 mètres cubes par jour dans le réservoir.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, voûté, en briques, de 1 000 mètres cubes de capacité en deux compartiments.
- 5. — Réseau de distribution en ville de plus de 20 kilomètres de développement ;
- 125 bouches d’arrosages et d’incendie ;
- Environ 5oo concessions particulières (elles doivent toutes avoir au préalable une concession d’eau de sources).
- 6- — On consomme environ 1 000 mètres cubes par jour.
- Le prix des concessions particulières (au compteur) est de 9 francs l’heeto-btre par jour, avec 0 fr. 25 le mètre cube pour l’excédent; pour les conces-si°ns de plus de 5 hectolitres, 8 francs l’hectolitre et 0 fr. 22 le mètre cube d excédent ; pour celles de plus de 1 mètre cube par jour. 6 francs l’hecto-Lfre et 0 fr. 16 le mètre cube d’excédent.
- f • — Eau non potable, interdite pour la boisson.
- — Réseau d’égouts partiel, se déversant en Seine.
- Polssy (7.939 h.) (6,4o3 p. m. a.) 844 maisons.
- Forages et drainages, machines à vapeur.
- Les premiers travaux datent de 1846; depuis lors, plusieurs agrandisse— ^ents importants (forages récents dans la craie), dépenses inconnues.
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- Régie directe : M. Maréchal, architecte voyer.
- 1. —On a drainé par des galeries souterraines d’un développement de 1 200 mètres le plateau de calcaire grossier supérieur (lutétien) qui domine la ville au sud ; le produit est amené aux réservoirs par des demi-tuyaux en grès Doulton de 0,22 de diamètre posés au bas de la galerie. Les forages atteignent la craie fissurée.
- 3. — Deux machines à vapeur Corliss, de 70 chevaux chacune, refoulent à 37 mètres de hauteur.
- 4. — Quatre réservoirs anciens en maçonnerie, placés dans un même bâtiment : trois sont abrités par une toiture ordinaire et le quatrième est voûté. Capacité totale : 680 mètres cubes. Ils servent à la Maison Centrale, Deux autres réservoirs nouveaux pour la ville, contenant ensemble 1 000 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution en fonte ;
- 2 fontaines monumentales et 32 bornes-fontaines ;
- 55o concessions particulières (au compteur).
- 0. — Le débit est en moyenne de 85o mètres cubes par jour ; «n consomme plus l’été.
- Les concessions sont de i5 francs pour 126 litres par jour, 3o francs pour 260 litres, 60 francs pour 5oo litres, 90 francs pour 760 litres et 110 francs pour x mètre cube par jour ; au-dessus de 5o francs pour chaque demi-mètre cube par jour ; au-dessus de 5 mètres cubes, 80 fx-ancs par mètre cube par jour. Les excédents se paient 0 fr. 35 le mètre cube jusqu’à 1 mètre cube par jour, o fr. 3o de 1 à 2 mètres cubes et 0 fr. 25 au-dessus.
- H. — Eau assez fortement calcaire pour les drainages, peu calcaire pour les forages.
- 9. — Fosses et puisai-ds pour les matières fécales. Quelques égouts se déversant en Seine pour les eaux pluviales et ménagères : un important reseau d’égouts doit être construit en 1908.
- Pontoise (8.492 b.) (7.96.3 p. m. a.)
- Double distribution : eau de sources et eau de rivière, machines à vapeur.
- La distribution d’eau de sources date du xvi6 siècle, mais a été renxaniee en 1868; celle d’eau de rivière date de i845 et a été remaniée en 1880, toutes deux ont été complétées en 1898, notamment pour les quartiers hauts. — La distribution d’eau d’Oise seule a coûté près de 800 000 francs. H )' a encoi'e 2 puits publics, mais très peu de puits particuliers.
- Régie directe : M. Paris, directeur des travaux de la ville.
- I. Eau de sources
- 1. — Source de Busagny, sortant du calcaire grossier (lutétien), et captee par un bassin maçonné. L’eau est amenée par un aqueduc en maçonneHe! ovoïde, de o m. 70/1 m. 5o, auquel fait suite une conduite en fonte de
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- 0,190 qui dessert directement le bas de la ville et aboutit à l’usine élévatoire dans une citerne de i5o mètres cubes.
- 3. — Usine élévatoire commune pour les deux eaux. L’eau de source y est reprise par une machine à vapeur spéciale Corliss de 5 chevaux, et envoyée au moyen d’une conduite de 0.110 dans un réservoir de 125 mètres-cubes en maçonnerie accolé à un compartiment semblable d’eau d’Oise ; hauteur d’élévation 60 mètres.
- 4. — La citerne de i5o mètres cubes à l’usine et le réservoir de 125 mètres cubes ci-dessus.
- 5. — La conduite d’amenée de 0,190 dessert la ville basse; le réseau de la ville haute est en tuyaux de 0,110, o,o5o et o,o4o et même en plomb de 0,020 ;
- 3y bornes-fontaines publiques en eau de source ;
- Quelque bouches d’incendie et d’arrosage (dans les rues où la canalisation d’eau d’Oise ne s’étend pas) ;
- On ne donne plus de concessions d’eau de sources ; il y en a quelques-unes d’anciennes, au robinet libre.
- 6. — En moyenne 200 mètres cubes par jour.
- Prix des concessions : comme ci-dessous pour l’eau de l’Oise.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 32° ; degré permanent, i3° ; résidu à 110% 383 ; CaO, 102,4; MgO, 57,1 ; SO3, 4^,5 ; NaCl, 19,2 ; SiO2, 28,0 ; acide nitrique (des nitrates), 5,2 ; nitrite et azote albuminoïde, 0 ; ammoniaque, faibles traces; matières organiques (en oxygène), 1,25. En 1905 on trouve 54 germes au centimètre cube.
- II. Eau de rivière.
- 1. — Prise directe dans l’Oise, au moyen d’un aqueduc.
- 3. — Usine élévatoire comprenant, outre la machine pour l’eau de source, deux machines à vapeur Farcot et Corliss, de i5 et 25 chevaux, actionnant des pompes qui peuvent élever 2 800 mètres cubes par jour à 65 mètres de hauteur au moyen d’une conduite de o,25o sur 600 mètres de longueur.
- Deux chaudières à bouilleurs.
- 4. — L’eau d’Oise est refoulée dans deux réservoirs en tôle de 33o mètres cubes (ensemblej portés sur tours en maçonnerie ; le trop-plein de ceux-ci alimente 3 autres réservoirs en maçonnerie, situés à 7 mètres en contre-bas, un de q3o mètres cubes, un de 44o mètres cubes et un autre de 125 mètres cubes accolé au compartiment semblable de l’eau de source.
- o. — Réseau de distribution assez complet, mais en tuyaux trop petits ; conduite-maîtresse de 0,160 et conduites secondaires de 0,080, 0,060 et o>o5o ;
- 81 bouches d’arrosage et d’incendie (quelques-unes en eau de source) ;
- U y a en tout 753 concessions presque toutes en eau d’Oise, dont 137 au compteur (toutes en eau d’Oise).
- 6. — On consomme de 700 à 1 5oo mètres cubes par jour.
- Les concessions dites ménagères ou au robinet libre paient 36 francs pour
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- une maison à un seul ménage ; ce prix est augmenté de 4 francs par logement de 160 à 3oo francs de loyer, 6 francs par logement de 3ooà 600 francs, 10 francs de 600 à 1 000 francs et i5 francs par logement plus cher. En plus, 2 francs par cheval, 2 et 4 francs par voiture à .2 ou 4 roues, 3 francs par are de jardin, 6 francs ou 10 francs pour petits commerçants, suivant leur commerce.
- Les concessions dites industrielles et pour les services publics doivent être à la jauge ou au compteur, aux prix de 36 francs pour les 100 premiers mètres cubes, o fr. 20 le mètre cube en plus jusqu’à 5oo mètres cubes, 0 fr. 18 jusqu’à 2 ooo mètres cubes, 0 fr. i5 de 2 000 à 5 000 mètres cubes et 0 fr. i3 au-dessus.
- Enfin les concessions dites d’agrément (bassins, réservoirs, effets d’eau, jardins, etc.) paient 18 francs par semestre pour 4a mètres cubes, et au-dessus de o fr. 28 à o fr. 20 le mètre cube suivant la quantité.
- L’exploitation donne environ 38 000 francs de recettes brutes et 18 ctoo francs de dépenses, non compris l’amortissement.
- T. — Degré hydrotimétrique, 31°; degré permanent, 13°; résidu à 11 o°, 417 i CaO, 102; MgO, 55; SO2, 39,7; SiO2, 25 ; NaCl, 32,4; acide nitrique (des nitrates), 7,3 ; ammoniaque, fortes traces ; matières organiques (en oxygène), 1,75. — Le 14 novembre 1895, on trouve io56 germes au centimètre cube : depuis, l’eau est encore devenue plus mauvaise par suite du déversement dans l’Oise du produit des drains des champs d’épandage de Paris (région de Méry- Pier relaye).
- 9. — Il y a des fosses fixes, souvent peu étanches (fissures du calcaire grossier) pour les matières fécales ; un certain nombre de maisons les projettent aussi directement dans les ruisseaux qui traversent la ville basse (la Viosne, la Couleuvre et leurs affluents). Il y a quelques égoûts pour les eaux pluviales et ménagères, et ils aboutissent à ce cours d’eau ou à l’Oise.
- Rambouillet (6.165 li.) (3.965 p. m. a.) 787 maisons.
- Puits captants, moteurs à gaz
- Avant 1897, il n’y avait que des puits (8 puits publics).
- Concession donnée le 9 novembre 1895 à la Cie des Eaux de la Ville de Rambouillet, représentée par M. Petit, actuellement par M. Herfort et C10 (rue Vivienne, Paris). Les travaux ont été exécutés de 1897 ^ 1899 on* coûté environ 4<>oooo francs : puits filtrants à plaques poi'euses du système Lippmann. Mais en 1902, il a fallu les réorganiser : nouveaux puits du système Ch. Cuau et nouveaux moteurs.
- 1- — Deux puits captants, établis à l’extrémité est de la ville, en un point situé à la cote 166,89 : en ce point on trouve \ mètres de terre végétale, 12 à 15 mètres de marnes compactes et une assise très mince de plaquettes ferrugineuses (calcaire et marnes de Beauce), et en dessous les sables de Fontainebleau qui ont 4o mètres de puissance et reposent directement sur la craie. L’eau se tient à la cote 146, soit à 20 mètres en dessous du sol, et
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- les puits captants descendent de plusieurs mètres dans les sables, qui sont fins et boulants.
- Les deux puits Lippmann contenaient un cuvelage dit filtrant, c’est-à-dire un tubage spécial de forme hexagonale (o m. 4° de diamètre) avec alvéoles logeant des plaques filtrantes en matière poreuse. (Ce cuvelage était descendu dans l’intérieur d’un tubage ordinaire qu’on retirait ensuite.) Mais les plaques filtrantes se sont cassées et le sable fin est entré dans les puits : on a dû les abandonner et les remplacer par deux nouveaux puits voisins, du système de M. Ch. Cuau, avec crépines à laïus nature d’éboulement. (Cette crépine est formée d’un tube intérieur entouré de cônes en tôle superposés : le sable forme un petit talus entre 2 cônes voisins et l’eau entre seule.) Des nouveaux puits, l’eau gagne les anciens transformés en puisards étanches (cuvelages en tôle) par des siphons placés dans des tronçons de galeries établis au-dessus du niveau de l’eau. On obtient 18 mètres cubes par heure.
- 3. — On avait d’abord établi une machine à vapeur de 12 chevaux qui actionnait par transmission mécanique une pompe Letestu placée dans chaque puits Lippmann, un peu au-dessus du niveau statique de l’eau, soit à i5 mètres de la surface. Elle a été remplacée par deux moteurs à gaz riche Tangye de 5 chevaux chacun, installés sur chaque puits : un seul moteur et une seule pompe peuvent élever 18 mètres cubes par heure, l’autre groupe sert de réserve. Le gaz provient d’un gazogène au bois, système Riché, par distillation renversée, et est constitué par deux éléments de distillation qu’on peut alternativement réparer ou changer.
- 4. — Deux réservoirs en ciment armé, de 5oo mètres cubes chacun, placés tous deux près des puits, sur tourelles en maçonnerie de 8 et 11 mètres de hauteur : Dune des cuves a 12 mètres de diamètre avec 4 m. 45 de hauteur d’eau, et l’autre 9 mètres de diamètre et 8 mètres de hauteur.
- S>. —• Le réseau urbain est de 114O7 mètres en tuyaux de o,i5o à 0,060.
- 20 bornes-fontaines ;
- 44 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 200 concessions particulières (au compteur), le nombre augmente toujours.
- 6. —On ne consomme guère que 2Ôo à i5o mètres cubes par jour, on peut disposer de 4<>(> à 45o mètres cubes.
- La ville paie pour les services publics 0 fr. 18 le mètre cube et consomme 60000 mètres cubes par an environ (pour 10800 francs).
- Les concessions particulières paient 19 fr. 5o pour une concession de 3o mètres cubes par an avec 0 fr. 60 le mètre cube d’excédent ; 33 francs
- pour 60 mètres cubes, avec 0 fr. 5o le mètre cube d'excédent ; 54 francs
- pour i5o mètres cubes, avec 0 fr. 4° le mètre cube d’excédent; 84 francs
- pour 240 mètres cubes, avec 0 fr. 3o le mètre cube d’excédent.
- f • — Degré hydrotimétrique, 43° à 44°» degré permanent, i5° à 160 ; résidu à no0, 668 ; CaO, 224,6; MgO, 12,2; SO3, 54,5; NaCl, 65,2:
- 22 ; acide nitrique (des nitrates), 83,3 ; nitrates, azote albuminoïde et ainmoniaque, 0 ; matières organiques (en oxygène), o,5.
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- En 1897, dans les puits d’essai, on a trouvé 155 germes au centimètre cube; mais depuis l’eau est trouvée à peu près aseptique.
- 8. — On songe à établir 2 nouveaux puits système Cuau, qui donneraient 20 à 21 mètres cubes par heure à ramener par siphonement dans les puisards actuels, ce qui permettrait de ne pas modifier pour le moment les machines élévatoires.
- — Fosses fixes pour les matières fécales. La ville basse a un réseau d’égouts qui reçoit les eaux des caniveaux de la ville haute ; les eaux sont conduites dans les pièces d’eau du parc du palais, où elles se mêlent aux eaux de la nappe souterraine pour former la rivière de Guéville.
- Saint-Germaln-en-Laye (17.288 h.) (14.974 p- m. a.)
- Sources, drainages et puits captant, machines à vapeur.
- En 1787, on draine l’ancien parc de Retz, en dessous de la forêt de Marly, et depuis on a refait et amélioré plusieurs fois le système. En i832, on établit au Pecq un puits captant et une première pompe à feu ; on la remplace en i865, et on y ajoute une seconde machine en 1876. — Le montant total des dépenses faites est d’environ 2 millions.
- Régie directe.
- i. — a) Sources et drainages de Retz. — On a capté les sources et drainé l’ancien parc de Retz, à 6 kilomètres à l’ouest de Saint-Germain et en dessous de la forêt de Marly, par des aqueducs drainants d’un développement de 5 kilomètres, établis à une profondeur de 7 mètres, le long du rû de Ifizot : la forêt est constituée par les sables de Fontainebleau, et les coteaux montrent l’affleurement des marnes à huîtres et des marnes vertes, avec en dessous le gypse et travertin de Champigny. Les eaux sont conduites par la gravité, au moyen d’un aqueduc en maçonnerie, au réservoir de Montaigu,
- h) Puits captant du Pecq.
- Ce puits comprend un avant-puits en maçonnerie de i3 mètres avec 2 mètres de diamètre, un tubage intérieur de 1 m. 5o de diamètre qui descend à 6 m. 55 plus bas, et enfin un tubage de 0 m. 3o de diamètre qui a 4<> m. 70 de profondeur et pénètre dans la craie. Ce puits est à 1 5oo mètres à l’aval de ceux de la Société du Yésinet, mais sur la rive gauche delà Seine; son niveau varie avec celui du fleuve.
- îU — Pour élever l’eau du puits, 2 machines à vapeur actionnent des pompes qui peuvent élever l’une 1 q44 mètres cubes et l’autre 1 246 mètres cubes par jour ; l’eau est refoulée au réservoir de Montaigu pour compléter l’approvisionnement d’eau de sources.
- 4. — Réservoir de Montaigu, en maçonnerie, contenant 5 000 mètres cubes, il n’est pas couvert. Il y a en outre 3 réservoirs secondaires (cuves en tôle) situés place du Marché, place du Château et quartier Grammont.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, assez complet ;
- Une trentaine de bornes-fontaines publiques ;
- Assez nombreuses bouches d’arrosage et d’incendie ;
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- l 5oo concessions particulières (à la jat^ge ou au compteur).
- 6. — Le débit des sources et drainages varie de î ooo à 2 5oo mètres cubes par jour, les pompes du Pecq peuvent éjever 5 200 meire» cunes.
- Au robinet de jauge, les concessions sont de 676 litres par jour (210 mètres cubes par an) et paient 60 francs, on en donne pour la saison d’été seulement à raison de 3o francs. Au compteur, le mètre cube se paie o fr. 3o jusqu’à 2 000 mètres cubes, o fr. 20 de 2 000 à 4 000 mètres cubes, o fr. 20 de là à 6000 mètres cubes, o fr. i5 jusqu’à 8000 mètres cubes par an et 0 fr. 10 au-dessus.
- Le produit des concessions dépasse 100 000 francs par an.
- T. — Nous n’avons pu trouver d’analyse. L’eau des drainages de Retz a 25* degrés hydrotimétriqués, elle se trouble par les pluies, et il serait nécessaire de protéger sérieusement la surface drainée. L’eau du puits du Pecq a 44° degrés hydrotimétriques ; elle doit ressembler à celle des puits du Yésinet et de Marly-Croissy, mais le puits ne paraît pas suffisamment isolé de la nappe superficielle.
- 9. — La ville a un réseau d’égouts à peu près complet, se déversant en Seine ; fosses fixes pour les matières fécales.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Arpajon (2.975 h.) (2.726 p. m. a)
- Concession donnée en i883, pour 75 ans, à une Cie locale qui a dépensé i4o 000 francs. Elle élève de l’eau de la rivière d’Orge au moyen d’une machine à vapeur de 10 chevaux actionnant deux pompes Letestu. L’eau traverse une colonne de gravier et sable. Le réservoir est de 600 mètres cubes, à 4o mètres au-dessus de l’usine. On peut monter 950 mètres cubes par jour, mais on consomme beaucoup moins. Les concessions particulières rapportent 16 000 francs ; le service public est réduit à quelques bouches d’arrosage.
- CarrièreS-sous Poissy (i.i3o h.)
- Forage descendu à 485 mètres dans la nappe des sables verts, exécuté en 1904.
- Dourdan (3.207 h.)(2.85i p. m. a.)
- Belle distributipn, exécutée en 1899; dépense : 3i3 23o francs. Plusieurs sources voisines, à la base des sables de Fontainebleau sur les marnes vertes ; degré hydrotimétrique, de 20° à 29°, et degré permanent, de 3° à 6°, suivant les sources.
- L’Isle-Adam (3.78.5 h.) et Parmain (i.265 h.)
- 11 y a beaucoup de puits (18 puits publics et 900 puits particuliers) à l’Isle— Adam, et une source dessert une rue. La distribution a été concédée en 1877, pour 5o ans, à la C'* dn Gaz, qui puise l’eau dans un puits de 28 mètres de profondeur (atteignant la craie) et la refoule à 75 mètres, dans deux réservoirs, par une machine à vapeur de 12 chevaux. Il y a 4 bornes-fontaines et
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- 22 bouches d’arrosage et d’incendie. La ville paie le mètre cube par jour a raison de 35 francs, les concessionnaires (au compteur) paient o fr. 33 le mètre cube. .
- Limay (1.627 h*)
- En 1876, on amène des sources ; dépense : 4« 000 francs. Il y a 3 petits-réservoirs, i4 bornes-fontaines et 5 bouches d’arrosage ; quelques concessions payant lo francs par hectolitres par jour. Dépense faite, 4o 000 francs.
- Louvres (1.264 h.)
- Une machine à vapeur de 6 chevaux élève l’eau d’un puits de 5o mètres de profondeur (atteignant sans doute la craie) dans deux réservoirs de 70 et 80 mètres cubes ; 5 bornes-fontaines. Dépense, 45 5oo francs.
- Luzarches (i.433 h.) et Chaumontel (483 h.)
- En 1900, ces deux communes ont capté les sources Carbonnier et Cureau, suivant projet de M. Calmettes : dépense, 60 000 francs.
- Machine à vapeur demi-fixe de 12 chevaux et pompe Letestu, élevant 18 mètres cubes à l’heure à 60 mètres. Réservoir aux sources de 100 mètres cubes et réservoir de distribution de i5o mètres cubes, en ciment armé. Réseau de distribution à Luzarches de 3 200 mètres. 4 bornes-fontaines, 9 bouches d’arrosage et 9 d’incendie, 5o concessions particulières au compteur, au prix dem fr. 5o à 0 fr. 40 le mètre cube.
- Magny (1900 h.)
- En 1891, a dépensé environ 120000 francs pour capter une source do 5 litres par seconde et la refouler dans 2 réservoirs en maçonnerie, de 120 à i5o mètres cubes, au moyen d’une roue hydraulique actionnée par la chute (2 mètres) d^un barrage sur l’Aubette ; hauteur d’élévation de 19 mètres et de 29 mètres. Conduite de distribution en fonte avec joints Petit; i5 bornes-fontaines, 35 bouches d’arrosage et d’incendie et quelques concessions.
- Marines ( 1.633 h.)
- Sources et drainages, datant de i5o ; dépense faite, 70 000 francs. L’eau est amenée par une conduite en fonte, dans un réservoir en ciment armé, de a3o mètres cubes, construit en 1894* Débit disponible : 200 mètres cubes par jour ; 20 bornes-fontaines, i5 bouches d’arrosage, et quelques concessions au prix de 6 francs par hectolitre par jour.
- Meulan (2680 h.). Les Mureaux (2234 h.)
- Concession a la Société des Eaux et Gaz de Meulan (M. Graux, directeur).
- La concession a été donnée en 1869 pour 5o ans. On élève l’eau d’une source dans un réservoir de 4°° mètres cubes au moyen de 2 machines, l’une à gaz et l’autre à vapeur, de i5 chevaux. En sécheresse, la source débite 5 encore 800 mètres cubes par jour, et en temps normal elle donne 1 200 mètres cubes. Degré hydrotimétrique 25°.
- Il y a 4 bornes-fontaines, 46 bouches d’arrosage et environ 65o concessions particulières rapportant près de 3o 000 francs ; le prix du mètre cube d’eau varie de o fr. 68 à 0 fr. 276 le mèti’e cube suivant la quantité.
- Il y a encore de nombreux puits (7 puits publics à Meulan et 9 aux Mureaux).
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- Montfort-l’Amaury (i-574 h.)
- Eau de letang du Bois Nivot, amenée par la gravité, pour desservir 26 bouches d’arrosage et d’incendie.
- Montlhéry (2.401 h.)
- En 1886, concession de 5o ans à la C10 du gaz, qui a dépensé 170000 francs pour capter, élever et distribuer une source débitant 800 mètres cubes par jour. L’eau est refoulée dans un réservoir de 5oo mètres à 2 compartiments, situé à 1 5oo mètres de distance, par une machine à vapeur de 18 chevaux; hauteur d’élévation 67 m. 5o ; conduite de refoulement de o,i35. Comme service public, i5 bouches d’arrosage et 12 bouches d’incendie; 325 concessions particulières à un prix variant de o fr. 54 à 0 fr. 22 le mètre cube.
- Neauphle-le-Château (1.237 h-)
- Concession donnée en 1893 à une Compagnie d’éclairage électrique. L’eau est prise dans un puits de 83 mètres descendu jusqu’à la craie, où elle remonte jusqu’à 11 mètres de la surface. Une machine Corlisse l’élève à 102 mètres et fait mouvoir en même temps les dynamos pour l’éclairage.
- Orsay (2.184 h.)
- Une C‘c concessionnaire a établi deux puits, un au nord et l’autre au sud de la ville (sables de Fontainebleau). Dépense 5o 000 francs ; on ne tire guère que 100 mètres cubes par jour.
- St-Gyr-l’Ecole (3.794 h.)
- Il y a une pompe à manège établie sur un aqueduc en maçonnerie datant de Louis XIV et amenant au parc de Versailles 5 sources du Haut-Fontenay (sables de Fontainebleau). L’eau est calcaire: CaCO3, 123,6; CaS04,84 ; sels de MgO, 54.
- La ville de Saint-Cyr est alimentée en eau potable par le service des eaux de Versailles.
- St-Ouen l’Aumône (3 o3i h.)
- Concession de 60 ans donnée en 1877 à la Compagnie du gaz. On élevait d’abord l’eau de l’Oise, mais en 1894 on La remplacée par celle de puits dans les alluvions de la vallée. Machine à vapeur de 8 chevaux, élevant l’eau de 3o mètres dans un réservoir de 200 mètres cubes, en tôle. La ville paie 0 fr. i5 le mètre cube jusqu’à 12000 mètres cubes par an, et 0 fr. 21 au-dessus : 4 fontaines et 12 bouches d’arrosage; Concessions particulières Apportant près de 10 000 francs, à un prix de 0 fr. 3o à 0 fr. 4° le m.3.
- Triel (3.029 M
- Adduction de sources par la gravité, en 1836. A exécuté en 1899 une nouvelle adduction en creusant un forage à 66 mètres de profondeur dans la craie : dépense, i35ooo francs. Machine à vapeur de 20 chevaux actionnant ^e pompe nourricière dans le puits (relèvement 45 mètres) et une pompe Girard relevant l’eau à 90 mètres au-dessus du sol ; réservoir en ciment armé de 3o0 mètres cubes. Réseau de distribution de 8000 mètres, 12 bornes-°ntaines, 27 bouches d’arrosage et d’incendie, 120 concessions particulières au c°rnpteur, à 0 fr. 4® et 0 fr. 3o le mètre cube.
- Gegré hydrotimétrique de l’eau, 108® : degré permanent, 98°.
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes S O et s CL O Date des travaux ou de l’ap|irobation des projets Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Marly-la-ville 9°5 1884 60 000 Puits de 70 m. (sables du Sois-sonnais), machine à vapeur de 10 chevaux et 2 réservoirs de 75 m3 : 4 b. f. et concessions.
- Baillet ........ a3o t i4 3oo Tuyaux en plomb.
- Belloy 698 ? 16 25o 33 m3 par jour : 4 b. f.
- Mareil 335 35 000 Moulin à vent Beaume refoulant 6 m3 par jour : rés. de 6 m3 : 4 b. f.
- Puiseux 270 i885 i4ooo Réservoir de 70 m3 : 4 b. f.
- Vétheuil . . ' 56g 1887 20000 Drainages :9b f. et quelques concessions.
- Viarmes . 1414 ? 10 000 8 b. f., 4 lavoirs et quelques concessions.
- Vémars 435 1890 38 200 Réservoir de i5o m3 : 6 b. f.
- Franconville 2188 1890 26 100
- Breuil-bois-Robert.... 248 1894 ?
- Le Mesnil-Aubry .... 421 id. 4o 000 Puits de 70 m sables du Sois sonnais] : moulin à vent ; rés de 60 m3 ; 6 b. f.
- Mantes-la-Ville 2 088 id. ? Sources de la Roche ayant 270 degrés hydrotimétri ques.
- St-Martin la-Garenne . . 429 GO <O i3 000
- Jouy-Mauvoisin . . . . 76 1896 35 00
- Le Perchay 249 1896 O O m
- Châteaufort 706 id. 3o 100
- Chaussy 58o 1897 2 700
- Gargenville 696 1898 22 100
- Mézières-sur-Seine. . . . 909 1900 ?
- Carrières sous-Poissy. . . 1 i3o i9°3 102 410
- Angerville 1644 1904 58 310 Machines élévatoires
- i Chennevières-les-Louvres . 172 id. 19 3i8
- Chevreuse 1933 id. 60 000
- JGénicourt 228 id. 1 368
- Voisins-le-Bretonneux . . 273 id. 36 000
- Thiverval 587 1905 53 000
- . Bouafle. . 746 i9°5 5o 000 Sources ; cond. fonte ; rés. ma çonnerie.
- Soisy-sous-Montmorency . 1 899 id. 36 5oo Sources ; cond. fonte ; rés. maçonnerie.
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- Autres communes avant exécuté une adduction d’eau (depuis i884) ou qui ont un projet en, cours d’exécution (suite)
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation des projets Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Tremblay-les Gonesse. . . 798 id. 73 5oo Nappe souterraine ; cond, fonte ; rés. maçonnerie ; moteur à pétrole.
- Montsoult 385 1906 5g 000 Nappe profonde ; cond. fonte : rés. ciment armé; moteur à pétrole ; pompe à fourreau.
- Piscop CO ^1 id. 63 o35 Nappe profonde ; cond. fonte ; 2 rés. ciment armé ; moteur à vent ; moteur à pétrole ; 2 pompes à piston Leteste.
- Frépillon 541 id. 45 067 Nappe profonde ; cond. fonte ; rés. ciment armé ; x pompe, 1 moteur à pétrole.
- Nozay . 286 id. 33 471 Nappe profonde ; cond. fonte ; rés. ciment armé, sur piliers ; pompe à fourreau ; moteur à pétrole.
- Viliepreux 607 id. 34 3o5 Source ; cond. fonte ; rés. béton armé ; moteur à pétrole.
- Auffreville 234 1007 10 207 Cond. fonte; rés. maçonnerie.
- Ecquevilly 53o id. 5i 400 Nappe souterraine ; cond. fonte; rés. béton de ciment armé.
- Les Loges-en-Josas. . . . 36o id. 26000 Eaux de Versailles; cond. fonte.
- Mounerville 3a4 id. 3i 000 Nappe profonde; cond. fonte: rés. tôle ; moteur à pétrole.
- Nézel 343 id. 24 980 Nappe souterraine ; cond. fonte ; rés. ciment armé.
- Savigny-sur-Orge .... 1 711 id. 116 000 Nappe souterraine ; cond. fonte ; 2 rés. en ciment armé ; 1 moteur à gaz pauvre ; 1 pompe verticale à 3 pistons plongeurs.
- Villeconin 4i9 id. 6 o36 Sources.
- Enfin, les communes de Ilaute-Isle (100 h.), Montreuil-sur-Epte (246 h.), Les Granges-le-Roi (4<>8 h.), Ponthévrard (179 h.), Chanteloup (807 h.), Epinay-sous-Sénart (356 h.), Montsoult (385 h.), Roissy (908 h.), Garan-cières (904 h.), Orphin (618 h.), Richardville (258 h.), Flins-sur-Seine (780 h.), St-Gervais (619 h.), Haravilliers (293 h.), Le Perray (916 h.), rourqueux (369 h.). Mareil-Marly (4n h-) et Plessis-St-Benoît ont des Projets en cours d’exécution ou approuvés.
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- Seine-et-Oise
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- En résumé, le département de Seine-et-Oise a, comme celui de Seine-et-Marne, la craie comme sous-sol profond, et on a la ressource d’y rechercher des eaux profondes par des forages ou des puits (Versailles, Le Vésinet, St-Germain, L’Isle-Adam, etc.). La craie n’affleure que dans le coin nord-ouest (vallées de la Seine, de la Mauldre et autres petits affluents), ainsi que dans quelques vallées de l’extrême ouest et dans celle de l’Orge et de la Renarde au nord-ouest de Dourdan.
- Partout ailleurs, la craie est recouverte par l’éocène et l’oligocène. L’éocène règne sur de grandes étendues dans la moitié du départèment, au nord de, Versailles, recouvert par places de lambeaux isolés d’oligocène, tandis qu’il n’apparaît plus dans la moitié sud que dans le fond des vallées de l’Orge et de l’Essonne. Dans cette dernière moitié, l’oligocène (stampien et aquitanien) occupe donc presque toute la surface ; mais souvent les marnes et calcaires de Beauce (qui recouvrent les sables de Fontainebleau) sont eux-mêmes recouverts par le limon argileux des plateaux qui donne de grandes surfaces imperméables et marécageuses.
- En général, les terrains contiennent les mêmes nappes aquifères, ayant les mêmes propriétés, que dans Seine-et-Marne. (Voir l’énumération des nappes superposées, à la fin de ce département.)
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- Seine-Inférieure
- DÉPARTEMENT DE LA SEINE-INFÉRIEURE
- (5 arrondissements, 55 cantons, 760 communes, 863.879 habitants.)
- Barentin (6.039 h.) (5.245 p. m. a.)
- Galeries de drainage, machines hydrauliques.
- Il n’y avait que des puits jusqu’en 1901, époque où MM. Fritscher et Hou-dry, ingénieurs au Havre, ont exécuté la distribution actuelle ; dépense, environ 160 000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Galeries drainantes, dites de Quemin, de 120 mètres de développement, établies à 2 mètres de profondeur, dans les alluvions reposant sur la craie, qui remblaient le thalweg de la rivière de Sainte-Austreherthe. Ces galeries sont protégées contre les infiltrations superficielles par des tranchées remplies d’argile et descendant à o,5o en contre-bas.
- 3. — Une roue Sagebien de 12 à i5 chevaux, faisant 6 à 7 tours à la minute, installée dans un ancien moulin acquis par la ville. Elle actionne par roues dentées une pompe Girard à deux corps, élevant 6 litres par seconde à 55 mètres de hauteur, en donnant de 4<> à 5o coups de piston doubles par minute. Une deuxième pompe a été installée ultérieurement. Conduite de distribution de 0,125 et de 800 mètres de long, faisant distribution en route -et se terminant au réservoir.
- 4. — 2 réservoirs, l’un de 3oo mètres cubes, en maçonnerie, à 2 compartiments, situé sur la route nationale n° i4 et enterré ; il est couvert en briques et fers à I.
- 5. — Outre la conduite de refoulement, le réseau de distribution a 5 kilomètres de développement, en tuyaux de 0,100 à 0,0^0 ;
- 35 bornes-fontaines, système Chameroy ;
- 19 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- La Compagnie de l’Ouest est seule abonnée et prend de 80 à 200 mètres cubes par jour à o fr. 06 le mètre cube.
- 6. — On consomme environ 200 mètres cubes par jour pour le service public (non compris la Compagnie de l’Ouest).
- 7(. — Degré hydrotimétrique, 3o° ; degré permanent, 3°5 ; résidu fixe, 337; CaO, 155,6 ; MgO, 7,9; SO2, 11,6; NaCl, 14 ; SiO2, 10; acide nitrique (des nitrates), 9,7 ; nitrites, ammoniaque, azote albuminoïde, 0 ; matières organiques (en oxygène), 1,25. On trouve en 1899, 2061 germes inoffensifs par centimètre cube.
- O. — Pas d’égouts.
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- Seine-Inférieure
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- Bolbec (11.588 h.) (10.959 p. m. a.) 2.566 maisons.
- Sources, machines à vapeur.
- En 1887, travaux de captation et de distribution pour 35o 000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Source de la craie naissant dans la partie basse de la ville, à l’angle de deux rues ; une conduite de o,a5 sur 3g 1 mètres de longueur dessert la ville basse par la gravité.
- 3. — Usine élévatoire près du réservoir de 800 mètres cubes voisin de la source. Une machine à vapeur Dubuc actionne deux attelages de pompes élevant l'eau dans deux réservoirs, l’un de 1 5oo mètres cubes, et l’autre, plus élevé, de 3oo mètres cubes (service supérieur). Deux générateurs semi-tubulaires avec bouilleurs.
- 4. — Les trois réservoirs précités, à trois niveaux différents, en maçonnerie, en tête de chacune des trois zones, l’inférieur de 800 mètres cubes à la source, le moyen de 1 5oo mètres à un niveau supérieur de 5o mètres à celui de la source, et le supérieur de 3oo mètres cubes à 75 mètres au-dessus du niveau de la source.
- 5. — Réseau de distribution en fonte bien développé ;
- 53 bornes-fontaines ;
- 70 bouches d’arrosage ;
- 16 postes d’incendie ;
- 437 concessions particulières, partie au compteur, partie au robinet libre (on n’en donne plus qu’au compteur).
- 6. — Consommation moyenne de 1 700 mètres cubes par jour.
- Le prix de l’eau est de 0 fr. 4o le mètre cube pour les 100 premiers mètres, o fr. 25 pour les 5oo suivants, 0 fr. 20 au-dessus jusqu’à 5 000 mètres cubes et 0 fr. 18 au-dessus.
- 7. — Degré hydrotimétrique 2b0 ; résidu fixe 2,1 ; INaCl, 16.
- 9. — Pas d’égouts.
- Caudebee-les-Elbeuf (9.407 h.) (9*294 p- m* a.)
- Pas de distribution d’eau autre que celle de la Compagnie Générale des Eaux pour Elbeuf. (Voir cette ville.)
- La ville de Caudebec-les-Elbeuf fait forer un puits artésien qu’on prévoit devoir atteindre environ i5o mètres de profondeur. Il y a encore 3 puits publics et 1 200 puits particuliers, 3 égouts se déversant en Seine.
- Darnétal (6.920 h.) (6770 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau : quelques fontaines publiques débitant en tout 60 mètres cubes par jour et alimentées par les sources voisines (utilisées pour Rouen).
- Quelques petits égouts.
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- Seine-Inférieure
- BANLIEUE DE ROUEN *”
- Localités Population totale Population municipale agglomérée
- Deville-les-Rouen 6 Ô67 6 542
- Bois-Guillaume 3 455 3 249
- Canteleu 3 4°o 3 351
- Maromme ’. 3 998 3 600
- Mont-St-Aignan 4 242 3469
- Bihorel 2 671 2 554
- Ensemble 1 24333 22 755
- Sources, machines à vapeur.
- Travaux exécutés en 1882.
- Concession donnée à la Société Lyonnaise des Eaux et de l’Eclairage, 73, Boulevard Haussmann, à Paris ; Directeur M. Petsclie. Succursale locale à Maromme.
- I. — Sources de la craie, émergeant à Maromme, et captées par des chambres en maçonnerie.
- 3. — Deux machines à vapeur, l’une de 20 et l’autre de 3o chevaux, installées près des sources et actionnant deux pompes qui refoulent dans le réservoir à 180 mètres de hauteur.
- 4. — Réservoir de 260 mètres cubes formé par une cuve en tôle, sur tour en maçonnerie édifiée sur le plateau.
- «5. — Réseau de distribution en fonte desservant les communes ci-dessus ; longueur inconnue.
- Pas de service public.
- Nombre de concessions particulières assez élevé (n’a pu nous être donné).
- 6. — Les pompes ne peuvent guère élever que i5 litres par seconde et on ne consomme guère que 1000 mètres cubes en moyenne par jour.
- Le prix des concessions (au compteur) est de 0 fr. 80 le mètre cube pour tas plus petites, avec tarif dégressif jusqu’à o fr. 4<>, suivant l’importance.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 210; résidu fixe, 280 ; CaO, 107,9 ; MgO, 12 ; alcalis, .80,7 ; chlore, 17,6 ; SO3, o,3 ; SiO2, 9,3; ammoniaque, 0,1; Matières organiques, 3. — Très petit nombre de germes.
- 9. — Pas d’égouts.
- Dieppe (23.629 h.) (22.120 p. m. a.) 3.000 maisons.
- Sources, machines à vapeur. . s
- ^ adduction des sources de Saint-Aubin-sur-Scie remonte à 1 535 et se fai-sait par une double conduite en poterie de 0,20 de diamètre ; mais la conduite perdait beaucoup et n’amenait plus que 16 litres par seconde. En 1882, Suivaut projet de M. Lavoinne, on a refait à neuf toute l’installation et dé-Pensé 1 200 84o francs.
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- Régie directe : M. Tellier, ingénieur-vover.
- — Les sources de Saint-Aubin, qui peuvent débiter 178 litres par seconde en basses eaux, sortent de la craie au pied du coteau de rive droite de la vallée de la Scie, à 6 kilomètres de Dieppe. Elles sont captées par 3 tuyaux en poterie au pied du coteau, et pour la source du Vivier (qui naissait dans un bassin découvert) au moyen d’une cloche en fonte établie en 1890 au-dessus du bassin. L’aqueduc d’amenée est en briqués, de forme ovoïde, avec
- 1 mètre de largeur, et une hauteur de 1 m. 4o pour les parties en tranchée sur 3 464 mètres de long, et de I m. 80 dans les parties en souterrain sur
- 2 679 mètres de long ; la cuvette est demi-circulaire.
- 3. — On relève une petite partie de l’eau, pour les quartiers hauts, au moyen de deux machines à vapeur à balancier, système Wolf (maison Windsor, de Rouen) de 18 chevaux chacune, faisant 3o tours à la minute; elles actionnent directement deux pompes à simple effet pouvant relever chacune 10 litres 1/2 par seconde à 87 mètres de hauteur, dans le réservoir de Caude Côte par une conduite de refoulement de 1 53o mètres et 0,15n de diamètre. Deux chaudières de 20 mètres cubes de surface de chauffe.
- 4. — Trois réservoirs en maçonnerie, dont deux aux extrémités du bas réseau : celui de la rue d’Arques contient 1 44° mètres cubes, et celui de la cité de Limes 1 i63. Le troisième, à Caude Côte, pour le haut service, a 427 mètres cubes. Tous trois sont enterrés, divisés en 2 compartiments et couverts de voûtes en briques.
- o. — Le bas service comprend une conduite-maîtresse de o,5oo à o,3oo de diamètre reliant les 2 réservoirs et une conduite de ceinture extérieure de 0,20» : le développement du réseau est de 26000 mètres en tuyaux de o,5oo à 0,060, avec 204 robinets-vannes.
- Le haut service a une conduite-maîtresse de 0,15o faisant un circuit complet : son développement est de 10000 mètres, en tuyaux de o,i5o à 0,060 ;
- 79 bornes-fontaines (dont i3 pour le haut service) ;
- 169 bouches de lavage et d’incendie ;
- 91 bouches d’incendie ordinaires (dont 20 pour le haut service) ;
- 12 bouches d’incendie pour pompes à vapeur ;
- 34 bouches de prise d’eau pour les navires ;
- 1 200 concessions particulières, dont 1 o58 au compteur et les autres à la jauge.
- 6. — L’aqueduc amène 11 660 mètres cubes par jour.
- Le prix des concessions est de 4*> francs pour 1 /2 litre à la minute, soit 262 mètres cubes par an, et le surplus est payé 0 fr. 08 le mètre cube au compteur, et 20 francs pour chaque demi-litre à la minute en sus dû premier à la jauge.
- 1. — Résidu fixe, 357 ; CaO, i43 ; MgO, 5 ; SO3, 1 ; SiO2, 8 ; chlore, 24 ; A1203 et Fe203, 3. Petit nombre de germes.
- 9. — Réseau d’égouts recevant les eaux pluviales, les eaux ménagères et industrielles et se déversant dans l’avant-port, en dessous du niveau des pluS basses mers. Fosses fixes et vidanges pour matières fécales.
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- Ubetlf (18.729 h.) (17.800 p. m. a.) 2.425 maisons.
- Sources, machines à vapeur.
- Avant 1882, il n’y avait, outre les puits (7 puits publics et quelques puits artésiens) que 3 ou 4 fontaines publiques alimentées par une canalisation de petites sources voisines ; en 1871 on abaissa le canal d’amenée de ces sources, pour augmenter le débit, et en 1876 on capta une source du Mont-Duve. En 1881, la ville concède la distribution à la Compagnie Générale des Eaux, 52, rue d’Anjou, à Paris (M. Boutan, directeur) pour 65 ans : traité du 3o décembre 1881, et clause additionnelle de juin 1886 autorisant la Compagnie à desservir les communes voisines.
- M. Brisson, architecte-voyer de la ville.
- M. Demouche, représentant de la Compagnie Générale des Eaux, à El-beuf.
- 1- — Source du Mont-Duve, sortant à la base d’un coteau crayeux (5o à 60 mètres de craie à silex, puis couche aquifère avec galets, enfin en dessous craie verte glauconieuse). Le débit est à peu près constant, de 3 3oo mètres cubes par jour.
- 3. — Deux machines à vapeur verticales, à balancier, de 25 chevaux chacune, actionnant deux pompes qui refoulent l’eau dans le réservoir principal de Saint-Auct ; conduite de refoulement de 4°° mètres de long avec o,3oo de diamètre.
- 4. — Réservoir de Saint-Auct au nord-est de la ville, contenant 3 000 mètres cubes, et réservoir d’extrémité à l’ouest de la ville, contenant 1 200 mètres cubes : le premier a son radier à la cote 46, le second à la cote 44- Tous deux en béton, à deux compartiments, avec voûtes en briques et fers à I.
- 5. — Réseau de distribution de 22 700 mètres de développement, en tuyaux de o,3o à o,o4 de diamètre ;
- 20 bornes-fontaines (donnant 12 litres à la minute) ;
- 99 bouches de lavage de 4° millimètres ;
- 84 bouches d’incendie de 100 millimètres ;
- Le réseau s’étend sur les communes de Caudebec-les-Elbeuf et d’Orival.
- H y a de 800 à 85o concessions particulières (au compteur ou à la jauge), b. — On consomme de 14oo à 1 5oo mètres cubes par jour, dont "00 mètres cubes pour les services publics, moyennant une redevance de 8800 francs par an. De son côté, la ville perçoit o fr. o3 par mètre cube d’eau
- vendue à Elbeuf pour usages domestiques, 0 fr. 01 pour usages industriels, et l8o/o
- sur le prix de l’eau vendue dans les autres communes ; déplus, quand les recettes brutes dépasseront 100 000 francs, elle recevra 25 °/0 du surplus.
- Le prix des concessions particulières est fixé à 10 francs par hectolitre par l0ur, il sera abaissé à 9 francs quand le cube vendu atteindra 5oo mètres Ct|bes par jour en moyenne ; il doit être abaissé à 7 fr. 70 quand ce cube sera 1 000 mètres cubes, à 7 fr. 20 quand il sera de 1 5oo mètres cubes, à 60 quand il dépassera 2 000 mètres cubes et à 6 francs quand il dépas-Sera 2 5oo mètres cubes.
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- Pour les besoins industriels (concessions d’au moins 6 mètres cubes par jour), le prix du mètre cube par jour ne doit pas dépasser 5o francs.
- 7, — Degré hy drotimétrique, 24°-
- 9. — La ville a un réseau d’égouts de 8 200 mètres de longueur, en maçonnerie de briques, plus 54o mètres construits en 1902 en béton comprimé. Ce réseau reçoit les eaux pluviales et ménagères ; beaucoup d’eaux industrielles, et à titre d’essai, les matières fécales de quelques maisons et établissements publics (par l’intermédiaire des fosses munies du collecteur-dilueur à créoline système Harven). La plupart des maisons ont des fosses fixes. Les égouts se déchargent en Seine sans épuration.
- Eu (5.743 h.) (4.865 p. m, a.)
- Le Tréport (4-965 h.) (4-613 p. m. a.)
- Mers (Somme) (1.110 h.). (1.087 P- m- a-)
- Puits artésien, machines à gaz pauvre.
- Il n’y avait en 1895 à Eu, outre les puits (20 puits publics et 460 puits particuliers), que des petites sources superficielles et faciles à contaminer, des vallées de la Bresle et de l’Yères.
- En 1895, les trois villes se sont syndiquées et ont donné la concession pour 5o ans à M. L. Goignet ; dépense faite, environ 5oo 000 francs. Les villes paient au concessionnaire 175 francs par borne-fontaine et 70 francs par bouche d’arrosage, mais elles reçoivent 5 °/0 de recettes.
- 1. — Puis artésien foncé dans la vallée, près de la gare d’Eu. Il a 172 m. de profondeur et l’eau montait naturellement à 21 m. 39 au-dessus du sol dans le tube, mais on la reçoit dans des bassins de décantation (pour faire déposer le sable) où puisent les pompes. Sur 106 mètres, on traverse la craie; de 106 à i32 mètres, une couche d'argile noire ; à i32 mètres, l’eau a jailli des sables verts, puis gris, qui ont été traversés jusqu’à 173 mètres dans l’argile schisteuse. Tubage en tubes de o ,3o de diamètre sur toute la hauteur. Débit naturel de 1 800 mètres cubes par jour, porté à 2 64o mètres cubes par aspiration au moyen d’air comprimé ; on emmagasine le débit de la nuit dans un bassin de réserve de 600 mètres cubes.
- »i. — 2 moteurs à gaz pauvre, alimentés par un gazogène, savoir : un moteur Kœrting de 5o chevaux et un moteur Winterthur de 3o chevaux, consommant chacun de 0 kg. 6 à o kg. 7 de charbon par cheval-heure. Deux pompes à double effet pouvant élever, l’une 110 mètres cubes, l’autre 65 mètres cubes à l’heure dans deux réservoir à la cote 75, par une conduite de refoulement de o,25 et 1,900 mètres de long.
- 4. — Deux réservoirs cylindriques, en ciment armé, situés sur le Mont \ itot et contenant chacun 1000 mètres cubes; 16 mètres de diamètre et 5 mètres de profondeur.
- 5. — La distribution part des réservoirs par une conduite en fonte de o,3<’ dont le diamètre va progressivement en diminuant ; le réseau sur les 3 communes a 24 kilomètres de développement ;
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- 46 bornes-fontaines publiques ;
- i46 bouches d’arrosage et d’incendie;
- 6 bouches d’incendie spéciales ;
- 12 urinoirs à effet d’eau ;
- 935 concessions particulières (compteur et jauge).
- 6. — On dispose de 2 64o mètres cubes par jour.
- Les concessions paient o fr. 4o le mètre cube jusqu’à 3oo mètres cubes ; au delà, le prix décroît progressivement jusqu’à 0 fr.20.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 6°5 ; degré permanent, 3° ; résidu à no0, 1,429,7 ; CaO, 20,7 ; MgO, 9 ; NaCl, 988 ; SiO2, 21 ; SO% 55,6 ; ammoniaque, 0,079 ; azote albuminoïde, o,i36 ; nitrites et nitrates, 0 ; matières organiques (en oxygène), 2,5. En 1907, on trouve 106 germes au centimètre cube. Eau à peu près aseptique, mais chargée de chlorure de sodium.
- Température de l’eau 120, constante.
- 9. — Quelques égouts à Eu et au Tréport.
- Fécamp (16.737 h.) (15.872 p. m. a.) 3.644 maisons.
- Sources, roues et bélier hydrauliques.
- La distribution d’eau de Grainval remonte à 1844 i elle a été rachetée à un particulier moyennant une rente de 20 000 francs pendant 75 ans. La distribution de Gohier date de 1888 et a coûté 170000 francs. Il y a encore une centaine de puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. — a) Sources de Grainval, situées à 3 kil. 5oo au sud-ouest de Fécamp, sur le territoire de Saint-Léonard et de Criquebœuf, dans la falaise de craie marneuse qui borde le rivage de la mer (cote 35). Elles sont amenées par la gravité au moyen d’une galerie creusée dans le rocher sur 3 5oo mètres de long, avec 1 m. 20 de largeur et 1 m, 80 de hauteur, et comportant une rigole d’écoulement de o,3o sur o,3o dans le radier : la galerie aboutit au réservoir de Réneville (cote 27).
- b) Sources de Gohier, naissant de la craie marneuse dans une propriété de 1 Abbaye de Fécamp, au Sud-Est de la ville et à proximité : cote 18. Un tuyau en béton Goignet, de o,25 sur 1 750 mètres de long, prend les eaux dans un petit bassin en maçonnerie pour les amener à l’usine élévatoire.
- 3. — a) Un bélier Durozoi, installé sur le réservoir de Réneville, relève a la cote 80 une petite partie de l’eau de Grainval dans un réservoir de 36 mètres cubes pour quelques villas et chalets élevés.
- b) L’eau de Gohier est élevée à la cote 56 dans le réservoir Saint-Jacques Par trois pompes Audhemar-Guyon actionnées au moyen de deux roues Sa-8ebien mues par une chute de la rivière de Val mont : puissance i4 chevaux.
- 4. — Trois réservoirs en maçonnerie et briques : celui de Réneville qui c°ntient 23o mètres cubes, et celui du bélier, de 36 mètres cubes, pour l’eau de Grainval; celui de la côte Saint-Jacques, de 1 100 mètres cubes pour
- eau de Gohier.
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- 5. — Le réseau de distribution a un développement de 22 000 mètres environ.
- 52 bornes-fontaines ;
- 72 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 9q3 concessions particulières.
- O. — On consomme en moyenne 3 200 mètres cubes par jour.
- Les concessions particulières paient au robinet libre, d’après évaluation, 3o francs pour 260 litres par jour, 5o francs pour 5oo litres, 75 francs pour 760 litres et 100 francs pour 1 000 litres. Au compteur, o fr. 25 le mètre cube, avec minimum de perception de 3o francs ; pour les industriels, o fr. i5 le mètre cube. (Les industriels peuvent aussi s’abonner à raison de 10 francs par mois pour 1 litre à la minute et 8 francs pour chaque litre en sus du premier.)
- Pour le service surélevé fait par le bélier, le mètre cube se paie o fr. 75.
- Les navires de port paient 2 francs le mètre cube pour les 10 premiers et 1 fr. 5o au delà.
- Les recettes atteignent 55 000 francs.
- 7. — a) Eau de GrainvoL — Bicarbonate de Ca, 272 ; bicarbonate de Mg, 5,5 ; CaSO4, 5 ; nitrate de Ca, 16,4; SiO2, 10,8 ; NaCl, 38,8 ; autres chlorures, 7,3; matières organiques (en oxygène), 0,2.
- b) Eau de Gohier. — Bicarbonate de Ca, 297,2 ; bicarbonate de Mg, 2,9 ; CaSO,4 5,2 ; nitrate de Ca, 15,9; SiO2, 12,9 ; NaCl, 17,7 ; autres chlorures, 7,3 ; matières organiques (en oxygène), 0,7.
- Pas de germes pathogènes ni douteux.
- O. — Quelques tronçons d’égouts se déversant isolément en plusieurs points de la plage, du port ou de la rivière de Yalmont. Fosses fixes pour les matières fécales.
- GravHIe-Sainte-Honorme (13.273 h.) (9.368 p. m. a.)
- 1.800 maisons.
- Sanvic (8.838 h.) (7.350 p. m. a.) i.5 1 maisons.
- Sources, machines à vapeur.
- Les premiers travaux pour Graville ont été faits en 1890 par M. Fritscher et ont coûté 260 000 francs, pour assurer 1 200 mètres cubes d’eau par jour. Ils ont été améliorés en 1896 (dépenses, 4o 000 francs), puis considérablement étendus en 190,0 et 190 r par l’exécution du projet de MM. Fritscher et Hou-dry, qui a coûté 55o 000 francs, et porté le débit disponible à 5 000 mètres cubes par jour. La dépense atteint donc, au total, 85oooo francs.
- La concession donnée à M. Fritscher en 1888 a été mise au nom de la Compagnie des Eaux de la banlieue du Havre, par traité du 10 décembre 1897, avec une durée de 5o ans à partir du ier janvier 1901 ; cette Compa' gnie est au capital de 100 000 francs et a MM. Fritscher et Houdry pour ad-ministrateurs, et ingénieurs conseils et M. Gosse pour directeur de l’explo*' tation.
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- La ville de Sanvic a traité, en i8g3, avec le concessionnaire de Graville et a fait exécuter à ses frais par MM. Fritscher et Houdry les travaux de distribution de l’eau qui lui est fournie maintenant par la Compagnie ; dépense, 160 ooo francs.
- 1. — Quatre sources naissant de 3 à 5 kilomètres de distance de Graville, de la base de la craie marneuse (cénomanien) au-dessus de l’argile du gault : la craie a 60 à 80 mètres d’épaisseur et les couches sont inclinées du sud-ouest vers le nord-est. Débit minimum des 4 sources : 7000 mètres cubes par jour. L’eau est amenée à l’usine élévatoire de Rouelles par des tuyaux en fonte.
- 3. —Trois machines à vapeur, de 35 et 55 chevaux, faisant de 3o à 45 tours à la minute et actionnant directement des pompes Girard à double effet, ces machines sont de la maison Blondel et Crépin (d’Amiens). Ces pompes refoulent soit dans le réservoir de Soquence, à 45 mètres de hauteur, au moyen d’une conduite de o,3o sur 4 000 mètres de longueur, soit dans le réservoir de Frileuse, à go mètres de hauteur, par une conduite de 0,175 sur 2000 mètres de longueur, soit dans les réservoirs de Sanvic, à io5 mètres de hauteur, par une conduite de 0,175 qui emprunte sur deux kilomètres celle de Frileuse et se continue à 5 5oo mètres plus loin (une manœuvre de robinets permet de refouler à volonté à Sanvic ou à Frileuse, et la conduite fait distribution en amont des réservoirs de Sanvic). Les conduites sont en tuyaux à joints Lavril.
- Deux chaudières, de 60 mètres carrés chacune de surface de chauffe, avec épurateurs Howatson ; les chaudières sont de la maison Deflesselle (d’Amiens).
- 4. — Les réservoirs de Soquence et de Frileuse, qui desservent Graville à deux altitudes différentes, contiennent respectivement 3 000 mètres cubes et 85o mètres cubes ; ils sont tous deux en maçonnerie, avec piliers en voûtes en briques, à deux compartiments. Celui de Soquence a 5 mètres de hauteur d’eau et est entièrement enterré, celui de Frileuse a 4 mètres de hauteur deau et est enterré de 1 m. 20 seulement et recouvert de terre.
- A Sanvic, deux réservoirs accolés, de 180 mètres cubes chacun : cuves en tôle portées sur tours en maçonnerie de 8 mètres de hauteur et entourées d une charpente qui porte une couverture en ardoises. Par suite de l’augmentation de la consommation, un troisième réservoir en ciment armé sur Pjlone de 3oo à 4oo'-mètres cubes de contenance est à l’étude.
- — a) A Graville : deux zones alimentées chacune par un des deux réservoirs ; le réseau a, au total, 5o kilomètres de développement, en tuyaux
- °,3oo à o,o4o de diamètre, avec environ 80 robinets d’arrêt ;
- *9 bornes-fontaines avec raccord d’incendie (consommant 8 mètres cubes Par jour) ;
- ^9 bouches d’arrosage et d’incendie de 4° millimètres et de 100 millimétrés.
- 0 urinoirs à effet d’eau ;
- 64° branchements de concessions particulières, dont 56o au compteur
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- (Frost-Tavenet, Eyquem, etc.), et les autres au robinet de jauge (quelques anciens abonnements au robinet libre, mais on n’en donne plus) ;
- b) A Sanvic ; réseau unique, de 18 kilomètres de développement, avec 26 vannes ou robinets d’arrêt, tuyaux de 0,176 à o,o4o ;
- 19 bornes-fontaines ;
- 33 bouches d’arrosage et d’incendie, de 4o millimètres ;
- 4 urinoirs à effet d’eau ;
- 35o branchements de concessions particulières, dont 20 à la jauge et les autres au compteur.
- 6. — On consomme en moyenne 3 000 mètres cubes à Graville et 260 à Sanvic (maximum 3 800 mètres cubes à Graville et 4o° mètres cubes à Sanvic, minimum 2200 et 180 mètres cubes). La consommation journalière augmente environ de i5o mètres cubes par an à Graville et de 10 à 16 mètres cubes à Sanvic. On peut disposer désormais de 7 000 mètres cubes par jour.
- Prix des concessions à Graville.
- Au compteur, 0 fr. 4o le mètre cube pour les 100 premiers mètres (minimum 24 francs par an), o fr. 26 de 100 à 600 mètres cqbes, 0 fr. 20 de 600 à 5 000 mètres cubes et 0 fr. 18 au-dessus.
- A la jauge, 46 francs pour 3 hectolitres par jour, 55 francs pour 4 hectolitres, 65 francs pour 5 hectolitre, io5 francs pour 10 hectolitres par jour, 8 fr. 5o par hectolitre en plus jusqu’à 20, puis 8 francs jusqu’à 5o, puis 7 francs au-dessus.
- Pour les industriels, le mètre cube est payé o fr. 22 pour un abonnement de 1 000 mètres cabes, 0 fr. 21 de 2 000, 0 fr. 20 de 4 000» 0 fr 18 de 8 000, 0 fr. 17 de 16 000 et 0 fr. 16 de 32 000 mètres cubes par an.
- Le service public est gratuit, et la ville doit recevoir 5o 0/0 des abonnements particuliers recueillis par la Compagnie au-dessus de 17 000 francs par an, plus 20 °/0 des abonnements particuliers des autres localités desservies et 5 °/0 des abonnements communaux de ces localités, sauf pour Sanvic.
- Prix des concessions à Sanvic.
- La ville de Sanvic paie à la Compagnie des Eaux de la banlieue du Havre le volume d’eau consommé à raison de o fr. 12 le mètre cube (sur lesquels la Commune de Graville perçoit o fr. o3) et elle perçoit le prix des concessions particulières ; le volume est mesuré à l’entrée du territoire par 3 compteurs à turbine.
- Le prix des concessions particulières est de 0 fr. 45 le mètre cube pour les 100 premiers mètres, o fr. 35 de 100 à 600 mètres cubes, o fr. 25 de 600 a 5 000 et 0 fr. 20 au-dessus. Au robinet de jauge, 18 francs par hectolitre par jour pour les deux premiers hectolitres, 5o francs pour 3 hectolitres, gotrao08 pour 6 hectolitres, i4o francs pour 10 hectolitres, 200 francs pour i5 hecto litres, 25o francs pour 20 hectolitres, etc.
- H. — Degré hydrotimétrique, de 210 à 23° ; degré permanent, 5° à 6°a > résidu à no0, 302,1 à 368,2 ; CaO, 102,4 à 124,2 ; MgO, 6,1 à 9 ; SO3, 8»3 à 11,6; SiO2, 25 à 34,i; NaCl, 5o à 53,6 ; acide nitrique (des nitrates)’ 26,8 à 33,8 ; nitrites ammoniaque, azote albuminoïde, o ; matières orga
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- niques (en oxygène), de o,5 à 1. On a trouvé de 23 à 3j germes au centimètre cube, dans les 4 sources ; eau bonne.
- 9. — Pas d’égouts ; les deux localités songent à établir un réseau d’égouts et à s’assainir en même temps que le Havre (voir § 9 pour cette ville).
- Le Havre (i32.43o h.) (129.403 p. m. a.) u.5oo maisons environ. Sources, machines à vapeur {pour le haut service).
- Historique. — Avant i856, le Havre n’avait que les eaux des sources suivantes naissant dans l’intérieur soit de la ville, soit des localités voisines :
- Sources de Ste Adresse . . Débit moyen 5oo mètres cubes par jour alimentant Bornes-fontaines . . 18
- de Bellefontaine(1). 1394 » » » » 36
- de Sanvic .... 137 » » » ) 6
- du Pont Rouge . . 3oo » » » » 36
- Lockart .... ni5 » » » » 8
- du Bourgage. . . 55 » » » » 3
- Quesnel et Lecompte. 60 » » » » 8
- Ensemble . . 3161 mètres cubes n5
- Ces sources, captées souvent par des tronçons de galeries, sortent de la base de la craie glauçonieuse du cénomanien, au-dessus de l’argile du gault, à des altitudes variant entre 18.et 32. Elles sont pour la plupart rendues suspectes par le voisinage des habitations : le débit tombait du reste à 1 386 mètre cubes par jour.
- En i854, la Ville concéda à M. Burton la distribution des sources de Saint-Laurent-de-Brévedent, à 11 kilomètres du Havre (sources déjà proposées par M. Frissard). On amena 8 000 mètres cubes par jour par une conduite de o,5oo, et une machine élévatoire de relais fut installée sur le réservoir de Conti pour les hauts quartiers. On dépensa 2 664 000 francs. Le service fut inauguré le 1er mars 1806.
- En 1884, la Ville racheta la concession moyennant une annuité de 376000 francs pendant 71 ans, et décida l’exécution du projet de M. De-waële pour la captation d'autres sources de Saint Laurent (un peu plus élevées que les premières), leur adduction par une nouvelle conduite de °>9ao, la construction d’un réservoir de 11000 mètres cubes, le renforcement de l’usine élévatoire, l’extension de la distribution, etc. : les travaux °nt été terminés en 1891 et ont coûté 4 000 000 de francs.
- Régie directe : M. Lefebvre, Directeur du service.
- MM. Hébert, Bernard et Bord, conducteurs, Briclot,chef de bureau, et un personnel de 36 fontainiers, mécaniciens, ouvriers et commis.
- M. Sturmlinger, ingénieur des autres travaux de la ville.
- 1* — Sources de Saint-Laurent de Brèvedent (ou de Catillon), dans la vallée de Gournay (tributaire de la Lézarde), naissant à flanc de coteau un
- (') Ou de Trigauville.
- Annuaire des Distributions d’eau
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- peu au-dessus de la cote 3g et le long de la ligne de Paris au Havre. Elles sont captées par des tronçons de galeries s’enfonçant dans la craie marneuse (du turonien),la nappe se formant à la base de cette craie, au-dessus delà craie glauconieuse (cénomanien) imperméable à cet endroit : la pente des couches est dirigée vers le nord-est, avec une déclivité de 10 mètres par kilomètre. Le produit des sources est amené par aqueducs et conduit dans 2 chambres en maçonnerie (radier à 39,10), d’où partent les deux conduites en fonte d’adduction : l’une (celle de i856) de o,5oo, a io5i5m. 5o de longueur, alimente en passant le réservoir de Conti et se dirige vers le nord de la ville ; l’autre (celle de 1890) de 0,900, a i4 5i8 m. 80 de longueur, suit la première jusqu’à Harfleur (soit sur 4 km. 5oo), puis s’en sépare pour se diriger vers le sud de la ville et aboutir au réservoir de la rue de la Ferme. Une jonction entre cette conduite et le réservoir de Conti et plusieurs conduites transversales relient entre elles les deux conduites-maîtresses.
- (Voir ci-dessus pour les anciennes sources de Sainte-Adresse, de Belle-fontaine, etc.).
- 3. — La plus grande partie de la ville est desservie par la gravité (bas service). Le haut service est desservi par une usine de relais installée au réservoir de Conti et comprenant 2 machines à vapeur horizontales, a condensation et détente Meyer, de 45 chevaux chacune, faisant 4« tours à la minute : constructeur, maison Sturmlinger (du Havre). Elles actionnent directement 2 pompes à double effet, pouvant élever ensemble 4« litres par seconde dans les réservoirs des Hallates, à 60 m. 80 de hauteur (5 mètres d’aspiration), au moyen d’une conduite de resoulement de 0,216.
- Deux chaudières demi-tubulaires à bouilleurs, de 69 mètres cubes de surface de chauffe.
- 4. — Pour le bas service, deux réservoirs : celui de Conti contenant 3321 mètres cubes (cote de trop-plein 36,o5), et celui de la rue de la Ferme, de 11 000 mètres cubes, en 2 compartiments (cote de trop-plein 34,35). Ils-sont tous deux en maçonnerie de moellons, avec revêtement iiltérieur en briques et couverture en voûtes d’arêtes en briques : ils sont enterrés et recouverts de terre.
- Pour le haut service, 3 réservoirs en maçonnerie, situés aux Hallates et cuhant ensemble 1 466 mètres cubes ; ils sont surélèvés à 8 m. 85 au-dessus du sol et ont 2 m. 5o de hauteur d’eau. Cote du trop-plein 96,85.
- 5. — Outre ces conduites d’amenée et de refoulement déjà citées, le réseau de distribution (en deux zones) a un développement de 199 8o4 mètres en tuyaux de o,j5oo à 0,080 de diamètre (la plus grande partie en tuyaux de 0,110) ;
- 383 bornes-fontaines publiques ;
- g5o bouches de lavage et d’incendie (de 100 à 4<> millimètres) ;
- 128 urinoirs à effet d’eau ;
- 420 concessions de prise d’eau pour navires ;
- 7 000 branchements (en plomb de 0,02 généralement) pour concessions particulières, dont 3 000 au robinet de jauge et 4 000 au compteur (Frager, Barriquand, Frost-Tavenet, Lambert, Etoile et Trident).
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- '6. — Le débit des sources de Saint-Laurent varie de \o ooo mètres cubes 7i 13 5oo mètres cubes par jour ; il semble s’être abaissé dans ces dernières années. La consommation moyenne, en 1900, a été de i5 188 mètres cubes par jour ; le haut service consomme de 800 à 1600 mètres cubes, en moyenne 1 100 mètres cubes.
- Les concessions particulières paient 20 francs pour 1 hectolitre par jour,
- 36 francs pour 2 hectolitres, 5o francs pour 3 hectolitres, 90 francs pour 6 hectolitres, 14o francs pour 10 hectolitres, 200 francs pour i5 hectolitres, 200 francs pour 20 hectolitres, 42° francs pour 4o hectolitres, 4y-r> francs pour 5o hectolitres, 85o francs pour 100 hectolitres, 1 5oo francs pour *200 hectolitres par jour; Pour les concessions de 200 à 700 hectolitres par jçuiy le prix.est de 5 francs par hectolitre par jour, et pour celles de plus de 700 hectolitres de 4 francs par hectare par jour.
- L’eau est aussi livrée au mois, 14 francs pour 1 mètre cube par jour, 25 .francs pour 2 mètres cubes, 48 francs pour 5 mètres cubes, 85 francs pour 10 mètres cubes, i5o francs pour 20 mètres cubes par jour pendant un mois, ou encore par simples attachements à 1 franc le mètre cube jusqu’à 20 mètres cubes, 35 francs pour 5o mètres cubes et 5o francs pour 100 mètres cubes (environ i/5 en plus pour le haut service).
- Pour les navires, le prix est fixé d’après la jauge nette, 8 francs pour un navire de 70 à 100 tonneaux, 10 francs de 100 à i5o tonneaux, i5 francs de i5o à 200 tonneaux, 20 francs de 200 à 2Ôo tonneaux, 25 francs de 260 à 3oo tonnes, 3o francs de 3oo à 5oo tonneaux et 5 francs par 100 tonneaux de jauge au-dessus de 5oo tonneaux. Moitié en plus du tarif ci-dessus pour les bateaux à vapeur alimentant leurs chaudières.
- Les recettes totales sont d’environ 520 000 francs par an. (La ville loue les compteurs au prix de 5 francs, plus i5 °/0 du prix de l’eau vendue.)
- T. — Anciennes sources.
- i° Sources de Sainte~Adresse : degré hydrotimétrique, 24°5 ; résidu à ioo°, 494 : CaO, 106,8 ; MgO, 6,5 ; IPSO1, 27,3 : chlore, 64,5 ; SiO2, 8,6; ammoniaque, 0,2 ; acide nitrique (des nitrates), 29 ; matières organiques (en oxy-gène), 1,4.
- 2® Sources de Bellefonlaine : degré hydrotimétrique, 26° ; résidu à 100, 484; CaO, i5q; MgO, 8,2 ; IPSO9, 26,2 ; chlore, 5i,5 ; SiO2, 25 ; ammoniaque, o,i ; acide nitrique (des nitrates), 3i ; matières organiques (en oxygène), 1.
- 3° Sources de Saint-Laurent-de-Brévedent : degré hydrotimétrique, 220 ; degré permanent, 5° ; résidu à ioo°, 3oo ; CaO, 121,5 ; MgO, 8,3 ; IPSO1, 4.6 ; chlore, 19,5 ; SiO2. 10; ammoniaque, 0,1 ; acide nitrique (des nitrates), 22; matières organiques (en oxygène), 0,8.
- La craie des plateaux au-dessus des sources n’est pas un filtre parfait et le nombre des germes trouvés dans l’eau a varié de 5o à plusieurs milliers, avec fréquemment du colibacille (notamment quand on répandait des vidanges sur les terrains). En 1895, on a établi un périmètre de protection et acquis une surface de 5 hectolitres 1 /2 aux abords des sources de Saint-Lau-
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- rent ; depuis lors, l’eau ne parait plus avoir été contaminée’; toutefois on peu se demander si le périmètre de protection est suffisant.
- 8. — Un projet d’adduction d'eaux nouvelles à raison de 18000 à’ 20 000 mètres cubes par jour a été étudié par M. Lefebvre et adopté par la ville : il s’agit d’acquérir, d’élever et d’amener les sources de Radicatel, qui-naissent à 3o kilomètres du Havre, du turonien (même origine géologique que celles de Saint-Laurent), à la cote 9. Il faudrait relever les eaux de 4b mètres par des machines élévatoires de 300 chevaux : elles seraient refoulées dans un réservoir de 6 000 mètres cubes à la cote 56, non loin des sources, puis elles iraient de là au Havre, dans un nouveau réservoir de 10 000 mètres cubes à construire à la limite ouest de la ville, au moyen d’une conduite de-o,65o sur 3o kilomètres de longueur. La dépense de ce projet est prévue à 3 5oo 000 francs. Le Conseil d’Etat venant d’approuver la combinaison financière, les travaux sont en cours et le captage en souterrain est terminé.
- (En 1901. l’ingénieur Léon Bille avait offert à la Ville de lui assurer 18 000 mètres cubes par jour d’eaux artésiennes, moyennant un forfait de 3 millions.)
- 9. —Jusqu’ici, les matières fécales sont reçues dans des tinettes mobiles (environ i5ooo) livrées aux entrepreneurs de vidange et dans enviroiv 1 260 fosses fixes ; il y a en outre près de 900 fosses avec système diviseur, déversant les liquides dans les égouts.
- Le rés« au d’égouts existant n’est que de 44 kilomètres (dont 4 kilomètres en-tuyaux de grès et le reste en maçonnerie de petite section), sur 120 kilomètres environ de voies publiques ; il se déverse à la mer sur plusieurs points, mais le déversement est très difficile par suite du reflux des marées qui empêche l’écoulement pendant 16 heures sur 24.
- Un concours pour l’assainissement général (Tout à l’Egout), -ouvert' en 1884, avait donné la préférence au projet de M. Pontzen (système séparatif Waring), mais la Commission de 1894 traça un autre programme, suivant lequel M. Février a dressé un projet récemment adopté par la ville» D’après ce projet, la ville sera partagée en 4 bassins de 247 hectares (sud-est), 170 hectares (nord-est), 160 hectares (centre) et 90 hectares (ouest),, plus 333 hectares pour les communes de Sainte-Adresse, Sanvic et Graville, desservis par des égouts secondaires en tuyaux de o,3o à 0,60, des égouts en maçonnerie de 0,60 à 2 mètres de dimensions, et des collecteurs de 2m./2m. Toutes les eaux seront dirigées — soit par la gravité,— soit après avoir été relevées par une petite usine (avec moteurs à gaz) à construire vers-l’extrémité nord de la rue Augustin-Normand, — vers le fort des Neiges et' la plage Sud ; pendant les périodes où elles ne pourront s'écouler par la gravité, elles seront relevées de 6 m. 5o par une grande usine élévatoire-(4oo chevaux) à construire à l’ouest du fort des Neiges. Les dépenses sont évaluées à 2 4°° 000 francs pour la réfection des égouts anciens, les collecteurs, les égouts à grande section et les usines élévatoires ; quant aux égouts secondaires et branchements de maisons, ils seraient exécutés plus tard et progressivement, sauf pour les quartiers Saint-François et Notre-Dame
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- -(partie est) où ils seraient exécutés de suite pour une dépense de •377 5oo francs.
- La ville qui jusque là dépensait 130 000 francs par an pour l’enlèvemeut des ordures ménagères (à raison de 90 tonnes par jour) avait concédé en igo3 pour3o ans à M. Mesure le traitement de ces ordures par le procédé Exbrayat (stérilisation et transformation en charbon artificiel) : la Ville devait faire la collecte en régie et amener les gadoues à l’usine. Mais le concessionnaire n’a pas rempli ses obligations, et en 1908 la ville vient de décider l’incinération totale des gadoues par le procédé Heenan et Froude : la force motrice obtenue servira à relever les eaux d’égoût. f
- Lillebonne (6.180 h.) (5.370 p. m. a.) i.5oo maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Adduction en 1869 : complétée en 1906-07, dépense 155 000 francs. 11 n’y a plus qu’une trentaine de puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. — Source de la craie, au lieu dit Fond Vallée. Conduite d’adduction, en fonte, de 0,162 sur 3 kilomètres, partant d’une chambre de captage en maçonnerie et aboutissant à un petit réservoir aérien.
- 4. — Ce réservoir, en maçonnerie, a 3 m. 80 de côté et 3 m. 3o de hauteur, soit une contenance de 45 mètres cubes. Il y a en outre r réservoirs en '«ciment armé de 5oo et 3oo mètres cubes.
- 3. — Réseau de distribution en fonte de 8 5oo mètres de longueur.
- 3 fontaines à jet continu ;
- 4° bornes-fontaines ;
- 85 concessions particulières.
- 9. — On consomme 800 mètres cubes en moyenne par jour ; la source .pourrait fournir davantage.
- Le prix des concessions est de 4<> francs pour 1 litre à la minute : elles rapportent un peu plus de 3 000 francs par an.
- T. — Eau assez calcaire : pas d’analyse.
- H. — Un projet étudié par M. Vielle a été ajourné.
- 9. — Pas d’égouts.
- HontivilHers (5.492 h.) (4.571 p. m. a.) i.3io maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- L’adduction remonte à 1 55o et a été faite par l’ancienne Abbaye de Monti-villiers. *
- Régie directe.
- I. — Quatre sources naissant de la craie marneuse (turonien), sur le territoire de la ville, aux lieux dits Belle-Etoile.
- La Bergne, la Rive et Champ de Foire, aux environs de la cote 18 ; la der-
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- nière source est captée par un puits maçonné. Conduite d’amenée de 2 kilomètres de long, partie en tuyaux de poterie de 0,12 et partie en tuyaux de fonte de o,o4-
- 4. — Pas de réservoir.
- 5. — Il n’y a que les 2 kilomètres des conduites d’amenée faisant distribution ;
- 19 bornes-fontaines, débitant chacune 10 mètres cubes par jour ;
- Pas de concessions particulières.
- 8. — Environ 190 mètres cubes par jour.
- 7. — Résidu fixe, 276,4; bicarbonate de Ca, 220 ;. bicarbonate de Mg, 7,3 ; CaSO\ 8,3; NaCl, 34,8 ; SiO2, 23,6.
- 8. — Projet d’adduction des sources de « Lady-Hougardi» etde« Moulin-Calois », dont les eaux seraient amenées par galerie souterraine à une usine élévatoire à installer au moulin de la Payennière ; le refoulement se ferait à 60 mètres de hauteur dans un réservoir de 4oo mètres cubes. Le réseau de distribution prévu aurait 8 5oo mètres cubes de développement, et on prévoit 17 nouvelles bornes-fontaines, 5q bouches d’arrosage et d’incendie ; on donnera des concessions particulières. Le projet est soumis à l'Administration, pour approbation.
- 9- — H y a 200 mètres d’égouts, se déversant dans la Lézarde.
- Rouen (118.459 h.) (111.402 p. m. a.) environ î j.ooo maisons. Double distribution : sources et eau de rivière brute, machines à vapeur..
- Historique. — Jusqu’en 1864, il n’y avait qu’une canalisation rudimentaire amenant à quelques fontaines publiques l’eau des sources voisines dites de Saint-Jacques, de Gaalor, de Notre-Dame, de Saint-Nicaise et de Saint-Filleul, captées à diverses époques, et ne dépassant pas la cote i3. Le 26 août 1864, concession fut donnée à une Compagnie anglaise qui distribua la source Saint-Jacques (de Darnétal) dans les quartiers de Martainville et de Saint-Séver ; mais en 1868, la Ville racheta la concession et exploita elle-même jusqu’en 1882 ; pendant ce temps, elle décida l’adduction des sources du Robec (Fontaine-sous-Préaux) et en fit exécuter les travaux.
- Traité du 28 juin 1882, concédant pour 60 ans la distribution d’eau à la? Compagnie des Eaux, 62, rue d’Anjou, à Paris : Directeur, M. Boutan. — Représentant à Rouen et pour la banlieue, M. Mercier, 16, rue Le Nôti'e.
- La Compagnie a payé à la Ville une somme de 2 4oo 000 francs pour avoir la jouissance des sources (y compris les sources Jourdain et Godailler, à Saint-Martin du Vivier) et de tous les travaux faits jusqu’alors, et elle s’est engagée à livrer gratuitement au service public 11 255 mètres cubes d’eau de sources et 2 000 mètres cubes d’eau de Seine par jour, ainsi qu’à faire certains travaux (extension du réseau, élévation des eaux de Saint-Jacques et construction d’un réservoir de i3 000 mètres cubes, etc.). La Ville perçoit la moitié des bénéfices au delà d’une somme de 160 000 francs, représentant l’intérêt du capital et les frais de gestion ; elle peut racheter après la-
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- 3oe année, en payant une annuité égale à la moyenne du produit net des 3 premières années.
- Il y a encore en ville de nombreux puits et beaucoup de citernes.
- M. Trintzius, architecte, directeur des travaux de la ville.
- I. Eau de sources.
- 1. — a) Sources de Fontaine-sous-Prèaux. — Naissent dans la vallée du Robec, à 8 kilomètres au nord-est de Rouen, de la craie marneuse du tu-ronien moyen (les coteaux sont formés par la craie sénonienne perméable), à la cote 67. Le débit moyen des sources serait de 367 litres par seconde, mais la ville n’a le droit d’en dériver que i4o. Le captage se fait au moyen de tronçons de galeries et d’un aqueduc collecteur : le niveau des sources a été sensiblement abaissé et leur débit a été augmenté de ce fait. Un premier partage se fait dans une chambre en maçonnerie, puis, le partage définitif est réglé dans une seconde chambre, à 25o mètres plus bas, au moyen de 2 déversoirs. L’eau est amenée par un aqueduc en maçonnerie qui aboutit au réservoir de la Jatte (service moyen), entre les faubourgs Beauvoisine et Saint-Hilaire, à la cote 62.
- b) Source de Saint-Jacques, naissant près du village de Darnétal, à l’est de la ville, à la cote 20, même origine géologique. Débit moyen 2 5oo mètres cubes par jour, amené directement dans le réservoir du Choc, à la limite des territoires de Darnétal et de Rouen : de ce réservoir, l’eau est élevée mécaniquement soit dans le réseau de distribution, soit dans le réservoir Sainte-Marie.
- 3. — a) Usine de relais au réservoir de la Jatte. — Elle refoule l’eau : 1* dans le réservoir d’Ernemont (cote g3), soit à 3i mètres de hauteur; 20 dans 'le réservoir supérieur (cote 153,70), pour l’alimentation des hauts quartiers. Deux machines à vapeur de 12 chevaux chacune, et deux chaudières tubu laires.
- b) Usine du Choc, pour élever les eaux de Saint-Jacques. Deux machines à vapeur et deux chaudières également.
- 4. — Service moyen : Réservoir de la Jatte, à la cote 62 (trop-plein), en maçonnerie, à 2 compartiments, voûté, contenant 6 000 mètres cubes avec 3 m. 5o de hauteur d’eau. Son trop-plein va au réservoir de Sainte-Marie, par une conduite de o,4oo.
- Service haut. — Réservoir d’Ernemont, à la cote q3 (trop-plein) : en maçonnerie, un seul compartiment contenant 2 000 mètres cubes ; hauteur d’eau 4 mètres.
- Service supérieur. — Réservoir de Bihorel à la cote 153,70 (trop-plein) ; Une cuve en ciment armé de 100 mètres cubes ; hauteur d’eau : 3 m. o5.
- Service bas. — Réservoir de Sainte-Marie, de 5 000 mètres cubes, à la cote 40 (a été renforcé par la construction d’arcs-doubleaux entre les piliers supportant les voûtes), et réservoir du Champ de courses, à la même altitude et en communication avec le réservoir de Sainte-Marie, au moyen d’une Conduite de 0,000 à 0,700 traversant la Seine sur le Pont de pierre. Le ré-
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- servoir du Champ de courses est sur la rive gauche et contient i3 ooo mètres cubes en a compartiments.
- Réservoir du Choc, pour la source de Saint-Jacques : contenance a o33 mètres cubes, aux environs de la cote ao (trop-plein).
- 5. — Réseau de distribution d’environ 17a kilomètres de développement, en tuyaux de 0,700 à o,o4o de diamètre, formant les 4 zones ci-dessus ;
- 8 fontaines monumentales ;
- 387 bornes-fontaines ;
- 916 bouchés d’arrosage et d’incendie (y compris celles en eau de Seine) ;
- g4 bouches spéciales d’incendie, de 100 millimètres;
- 169 urinoirs à effet d’eau ;
- 4 866 concessions particulières, dont 4277 au compteur (Frager, Kennedy), ai 1 au robinet de jauge et 378 au robinet libre.
- 6. — On dispose de i5 000 à i5 5oo mètres cubes d’eau de sources par jour.
- Le prix des concessions à la jauge ou au compteur est de a8 francs pour 2 hectolitres par jour, 4<> francs pour 3 hectolitres, 5o francs pour 4 hectolitres, 59 francs pour 5 hectolitres, 73 francs pour 7 hectolitres, 90 francs pour 10 hectolitres par jour ; puis 70 francs pour le 28 mètre cube par jour, 65 francs pour le 3e, 60 francs pour le 4e. 56 francs pour le 5e, et ainsi de suite jusqu’à 4<> francs pour le 10e mètre cube par jour et poür tous les mètres cubes par jour au-dessus de 10.
- Au robinet libre, minimum ao francs pour les loyers de moins de 3oo francs, 3o francs pour loyers de 3oo à 5oo francs, 4° francs pour loyers de 5oo à 1 000 francs, 5o francs de 1 000 à 1 5oo francs et '60 francs au-dessua. Ces minima donnent droit seulement à un robinet sur l’évier ; les autres robinets se paient de 6 à îa francs en plus, suivant destination : en sus, 18 francs par cheval et voiture à 4 roues, 0 fr. i5 par mètre cube de jardin, 0 fr. 3o par mètre cube de cour.
- 7. — CaCO2, 196 ; MgCO3, 9,1 ; CaSO4, 11 ; chlorures alcalins. 22 ; nitrate de Ca, 1,7; alumine et fer, 7,2; ammoniaque, 0,2; matières organiques, 14 (d’après M. Houzeau).
- De nombreuses analyses bactériologiques (on en fait chaque mois au laboratoire de bactériologie annexé à l’Ecole de médecine) ont trouvé un nombre de germes variant entre 52 et 4&oo par centimètre cube, avec parfois du colibacille; depuis l’épidémie typhique de 190.3, des travaux de protection des sources ont été exécutés par la Ville, savoir :
- A Saint-Jacques. — Un lavoir public, situé à proximité de la source, a ete désaffecté et renfermé dans une propriété de la Compagnie des Eaux, apres complet curage. Les maisons voisines ont été démolies, tous les ouvrages rejointoyés et les sourcins détournés de la source principale.
- A Fontaine-sous-Préaux. — Les sources dites des Cressonnières, lesquelles paraissent être des eaux de surface, ont été rejetées directement dans le lit de la rivière, sans passer par l’aqueduc de dérivation dont tous les regards sont parfaitement clos. Les eaux de pluie et celles provenant de l’abreuvoir
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- public y sont conduites également, après être recueillies par des caniveaux *en ciment.
- II. Eau de Seine.
- A la suite des traités intervenus en 1880 entre la Compagnie générale des Eaux et les 3 communes de la banlieue (voir ci-dessous), la Compagnie fit une distribution d’eau de Seine qu’elle étendit à Rouen pour les besoins du service public et les usages industriels.
- 1. — L’eau est prise en plein courant, dans un bras de la Seine entre l’île aux Cerises et la rive gauche, en face du faubourg d’Amfreville. Le tuyau de prise, partie en tôle, partie en fonte, a 0,600 et est supporté entre deux eaux par une estacade.
- H. — Ce tuyau aboutit à deux cuves filtrantes circulaires en fonte, établies au pied de l’usine. Elles ont un fond en tôle perforée qui supporte un lit de galets épais ; l’eau se filtre (grossièrement) en traversant les galets •et arrive au fond des cuves à 8 mètres de profondeur moyenne, où elle est aspirée par les pompes.
- 3. — Usine élévatoire de Sotteville à 100 mètres du bord de la Seine, au milieu d’une prairie rendue insubmersible. Deux machines à vapeur à balancier, à 2 cylindres et à détente, de chacune 5o chevaux, faisant 24 tours à la minute ; les balanciers actionnent directement des pompes verticales à double effet, et chaque groupe peut élever 98 litres par seconde à 3o mètres de hauteur. Deux chaudières. Conduites de refoulement de o,5oo à 0,600 sur
- 3 600 mètres de longueur, jusqu’au réservoir.
- 4. — Réservoir de 6000 mètres cubes, construit sur le plateau à la limite sud de la commune de Sotteville. Il est au-dessus du sol, avec talus sur les
- 4 faces, et divisé en deux compartiments indépendants : le compartiment Est est en moellons et briques, avec voûtelettes supportées par des colonnettes en fonte, celui Ouest est entièrement en maçonnerie de moellons avec enduit intérieur en fer et ciment. Hauteur d’eau, 3 m. 5o.
- î>. — Le réseau de distribution a 32 5oo mètres de développement dans les d communes de Sotteville, Petit-Quevilly et Saint-Etienne, et un peu plus de 10 kilomètres sur le territoire de Rouen. Tuyaux de o,5oo à o.o4o ; il alimente :
- Une partie des bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 11 urinoirs publics ;
- a3 concessions particulières (industrielles) au compteur.
- 6. — A Rouen, on consomme 1 5oo mètres cubes par jour d’eau de Seine (dont 5oo pour le service public).
- Le prix des concessions aux particuliers est de 4<> francs par mètre cube par jour jusqu’à 10 mètres cubes par jour, 35 francs le mètre cube de 10 à !î<> mètres cubes par jour, 3o francs de 20 à mètres cubes et 25 francs au delà.
- — Eau impropre à la boisson; degré hydrotimétrique 190.
- 9. — Il y a environ 15200 fosses fixes, dont un tiers seulement sont étanches. — Le réseau d’égouts (pour les eaux pluviales, ménagères et indus-
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- trielles) ne compte que 5i km.96 sur 161 kilomètres de rues : les égouts sont généralement à radier plat, incapables de recevoir le tout-à-l’égout sans-une sérieuse transformation. Ils se déversent en plusieurs points dans la Seine, le Robec ou l’Aubette.
- La Ville n’a encore pris aucune décision au sujet des travaux d’assainissement : plusieurs projets (Gogeare, Howatson, Bezeauli) ont été étudiés.
- Les ordures ménagères sont déposées dans des boîtes (de forme variable) et enlevées par 48 tombereaux tous les jours avant 10 heures du matin. L’enlèvement coûte 63 000 francs par an : les gadoues sont utilisées par les agriculteurs des communes limitrophes.
- BANLIEUE DE ROUEN
- Petit-Quevllly ( 14.929 h.) (14.852 p. m. a.) Sotteville-lez-Rouen (19.042 h.) (18.096 p. m. a.) Saint-Etienne du Rouvray (6.068 h.) (44<>5 p. m. a.)
- Eau de rivière, machines à vapeur.
- Concession à la Compagnie générale des Eaux, comme ci-dessus, pour l’eau de Seine à Rouen. Le traité pour Sotteville est du ier février 1880 et a une durée de 99 ans, avec faculté de rachat après 5o ans ; celui pour Petit-Quevilly est du i5 mai 1880, et celui pour Saint-Etienne du 3 mars, avec même durée.
- 1 à T. — Voir ci-dessus : Eau de Seine, pour Rouen.
- 5. — A Sotteville, où il y a encore 3oo puits particuliers, la ville a droit à 3oo mètres cubes d’eau pour le service public ; 25 bornes-fontaines publiques.
- A Petit-Quevilly (4oo puits particuliers), 16 bornes-fontaines débitant 100 mètres cubes par jour.
- A Saint-Etienne, 3 bornes-fontaines publiques seulement.
- 8. — La Compagnie pense à distribuer l’eau des sources des Moulineaux, quand elles seront amenées, dans ces 3 communes. De son côté, Sotteville aurait le projet soit d’utiliser les eaux d’un puits situé sur son territoire, soit de traiter l’eau de Seine par l’ozone (projet de la société Sanudor, système de Frise).
- 9. — Quelques égouts à Sotteville, se déversant en Seine.
- Yvetot (7-i33 h.) (6214 p. m. a.)
- Sources, turbine hydraulique et machine à vapeur.
- Jusqu’en 1884, la ville n’avait que des puits (environ 5oo), des mares et des citernes. Elle donna alors la concession (traités du 10 août 1881 et
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- 4 mars i884) à MM. Roussel et Nicolle, qui amenèrent les sources de la Durdent, et dépensèrent 55o ooo francs ; durée de la concession, 5o ans.
- 1. — Sources de la Durdent, naissant de la craie marneuse (turonien) près de St-Denis d’Héricourt, à îo km. 8oo au nord d’Yvetot.
- 3. — Usine élévatoire voisine des sources, relevant l’eau dans un petit réservoir, d’où elle gagne Yvetot par une conduite en fonte de 0,225 et 10800 mètres de long, aboutissant au réservoir de 700 mètres cubes. L’usine comprend une turbine de 12 chevaux mue par la Durdent, une machine à vapeur de 35 chevaux et deux chaudières (dont une de rechange).
- 4- — Outre le petit réservoir de départ, réservoir de 62 m3 5, à Yvetot.
- î>. — Réseau de distribution en fonte ; une conduite de 0 120 gagne, pour la desservir, la gare de Motleville, éloignée de 8 km. 800.
- La Ville a droit, moyennant une annuité de 8000 francs, à 100 mètres cubes par jour pour le service public, lequel comprend :
- i3 bornes-fontaines;
- 3o bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 5 bouches d’incendie ;
- Il y a environ 220 concessions particulières, toutes au compteur ;
- 6. — On monte de 1 800 à 2 000 mètres cubes par jour, dont 145 mètres cubes pour la gare d’Yvetot et 185 pour celle de Motteville (la Compagnie de l’Ouest paie 17 000 francs par an pour cette fourniture d’eau).
- Les concessionnaires paient de 0,28 à 0,68 le mètre cube, suivant quantité.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 210 ; résidu fixe, 276 ; bicarbonate de Ca, 307 ; bicarbonate de Mg, 7,9 ; CaSO4, 3,3 : nitrate de Ca, 8,5 ; NaCl, 16,5 ; SiO2, 16,7 ; matières organiques, 0,8.
- 9. — Pas d’égouts.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Caudebec-en-Caux (2.180 h.) (2.141 p. m. a.)
- Projet de MM. Fritscher et Houdry, exécuté en 1893 ; dépense, 7° 000 francs. — Source de la craie marneuse captée par petites galeries, à 2 kilomètres de Caudebec (vallée de Sainte-Gertrude). Roue hydraulique de 4 chevaux faisant 32 tours à la minute, actionnant une pompe Girard rele-vant 110 litres à la minute à 28 mètres de hauteur. Réservoir en maçonnerie, a)ec voûte en briques et fers à I, de 3oo mètres cubes. Réseau de distribu-bon de 4 100 mètres de développement; 22 bornes-fontaines, 10 bouches o arrosage et d’incendie, 5o concessions environ au compteur, à un prix de 0 fr. 25 à 0 fr. 4« le mètre cube. —On consomme environ 25o mètres cubes Par jour et on cherche à doubler ce débit. Degré hydrotimétrique, 20° ; residu fixe, 275.
- Etretat (2.024 b-) (1-982 p. m. a.) (744 maisons)
- (4-ooo h. au moment de la saison balnéaire)
- En i883, on a dépensé 120000 francs (un concessionnaire, M. Mayrargues,
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- dont la concession a été rachetée en i8q3) pour distribuer l’eau d’un puits de 6 m. 4o de profondeur, établi sur la l’ivière souterraine d’Etretat (ancienne rivière disparue dans les galets) Une machine à vapeur de G chevaux élève 6oo mètres cubes par jour à 75 mètres de hauteur, dans un réservoir en maçonnerie, de 200 mètres cubes. Une pompe de secours à vapeur Thi-rion, de 4 chevaux, a été installée en 1906. La dépense s’est élevée à 7 200 francs. Ces 2 machines sont alimentées par le même générateur de vapeur. Il y a 12 bornes-fontaines, 35 bouches d’arrosage et d’incendie et 282 concessions particulières.— Degré hydrotimétrique, 20°; résidu fixe, 654, dont 35o de NaCl et KC1, et 260 de bicarbonate de Ca. — Plusieurs égouts ou ruisseaux couverts, débouchant dans lâ mer.
- Tarif, au robinet libre : 3o francs par an ; au compteur : de 0 fr. 3<> à x franc le mètre cube suivant l’importance de la consommation.
- Régie directe. Recettes annuelles : 19000 francs.
- Fauville (i.36i h.) (1.222 p. m. a.);
- Dépense en 1885 environ 35 000 francs pour forer un puits de 33 mètres, -avec réservoir à la base de 3o mètres cubes, dans la craie marneuse, et en distribuer l’eau. Un moulin à vent établi au début a été remplacé par une machine à vapeur de 3 chevaux. Réservoir de 120 mètres cubes; réseau de 1800 mètres; 8 bornes-fontaines et 8 bouches d’arrosage et d’incendie. — Pas de concessions particulières.
- Gournay (4-199 h.)
- Sources de la craie marneuse : vient de refaire sa canalisation ; dépense, 58 000 francs. Réservoir de 600 mètres cubes.
- Harfleur (3.i 18 h.) (2.864 P- m. a.)
- Sources voisines de celles de Saint-Laurent (pour Le Havre), et analogues ; elles sont captées par une galerie sous le chemin de fer et amenées par 2 tuyaux en grès de o,3o, entourés de béton de ciment. Il y a 20 bornes-fontaines à écoulement continu et quelques concessions particulières. Résidu fixe, 33o ; bi-carbonate de Ca, 325 ; NaCl, 29,4*
- Un projet d’extension du service d’eau a été présenté dernièrement à la Ville par M. Thouvenin, ingénieur hydrologue à Rouen.
- Neufchâtel (4-293 h.) (4.047 p- m. a.)
- En i885, dépense 135 000 francs pour capter, élever et distribuer les eaux "d’une source du crétacé inférieur, débitant de 7 à 10 litres par seconde. L’eau est élevée à 29 mètres de hauteur par une turbine hydraulique 27 bornes-tontaines et 190 concessions particulières. L’eau a 3o4 naill1-grammes de résidu fixe.
- Sainte-Adresse (3.208 h.)
- N’avait autrefois qu’une partie des sources dites de Sainte-Adresse, qal appartenaient au Havre. La ville a dépensé, en 1896, la somme de 147 000 francs paur amener et distribuer d’autres sources. Deux machines a vapeur de 11 cnevaux, 4 réservoirs de 3oo, 200, 75 et 100 mètres cubes.
- Saint-Valéry-en-Caux (3.544 h-) (3.345 p. m. a.)
- Projet exécuté en 1874, dépense 80000 francs. Concession à une Comp3-gnie locale qui a foré un puits de 10 mètres dans la craie. Anciennement une
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- machine à vapeur horizontale actionnait une pompe aspirante et foulante ; elle est remplacée aujourd’hui par une pompe à vapeur double, à action directe, système Tangye, qui refoule l’eau dans deux réservoirs, l’un en maçonnerie situé à i5 mètres en contre-haut du sol de l’usine, l’autre, en ciment armé, construit en 1907, situé à 40 mètres en contre-haut de ladite usine. Longueur du réseau, 45oo mètres. Il y a 8 bornes-fontaines, 10 bouches-d’arrosage et 3 urinoirs, avec 5oo concessions particulières (prix de l’eau,, o fr. 5o le mètre cube).
- Yport (i.856 h.) (i.835 p. m. a) 477 maisons.
- Projet de MM. Fritscher et Houdry, exécuté en 1898, dépense 78 5oo francs. On a capté une source naissant au pied de la falaise crayeuse et en dessous même du niveau des plus hautes mers, au moyen d’un bassin rectangulaire de 2 mètres sur 3 mètres fortement ancré dans le rocher et recouvert d’une grille ; on peut aspirer également dans un puits de 12 mètres de profondeur et o,45 de diamètre, foré à l’entrée d’une galerie naturelle voisine de la source. La salle des machines élévatoires est en souterrain, sous la falaise même, et la conduite de refoulement est logée dans un puits de j5 mètres de hauteur pour aboutir au réservoir de 3oo mètres cubes (en maçonnerie, avec voûtes en briques et fers à I) situé à la cote 82 sur le plateau. Les 2 machines de 6 chevaux chacune sont des moteurs à pétrole-(système Noël). On peut disposer de 25o mètres cubes par jour ; il y ai 3 bornes-fontaines, 10 bouches d’arrosage et d’incendie, et environ 220 concessions particulières au compteur, qui paient de 0 fr. 60 à 0 fr. 80 le mètre-cnbe dans la partie basse et de o fr. 80 à 1 franc dans la partie haute. L’eau a 26°5 degrés hydrotimétriques et 5° permanents, 385,4 de résidu fixe,. 125,9 de CaO, 76,8 de NaCl et 80 germes au centimètre cube.
- Régie directe. Recettes annuelles : 11 000 francs environ.
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d'exécution
- Population Date des travaux ou de l’approbation du p’ojel Dépenses faites ou estimation du projet
- 833 1890 fr. 91 ^70
- 1 112 1891 23 570
- 810 1893 »
- 722 1895 21 000
- 2o3q 1897 i5o 222
- 1927 1899 67 120
- 19/5 I9°2 200 OOO
- 2 102 I9OI 02 110 000
- 602 1904 © -Cn © © ©
- 1489 1905 140 000
- 1747 1906 104 000
- 2537 I907 08 128 061
- 2 432 1907-08 22 OOO
- Noms des communes
- Buchy. .
- Bondi nières Gruchet .
- Veules-les Roses .
- St Romain de-Golbosc
- Bl»ngy............
- Porges-les-Eaux . buclair . . . Sotteville-sur-Mer. Goderville . . .
- Gruchet la Valasse boudeville . Gffranville . . .
- Observations
- Source élevée par un ancien moulin ; rés. de 80 m3. i3 bornes-fontaines.
- Forage de 70 mètres donnant 800 mètres cubes par jour.
- Belle distribution.
- Source ; cond. en fonte ; rés. en béton armé.
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- Seine-Inférieure
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- En résumé, le département, qui a encore de nombrenx puits et citernes, est presque entièrement occupé (il n’y a d’exception que pour le pays de Bray où le jurassique supérieur et le crétacé inférieur réapparaissent comme par une boutonnière) par le crétacé supérieur, savoir la craie sénonienne généralement perméable à la surface, la craie marneuse du turonien par-dessous, puis la craie glauconieuse du cénomanien en dessous et enfin l’argile du gault : la surface des plateaux est souvent occupée par les produits de décomposition de la craie, limon des plateaux et argile à silex, qui ralentissent l’infiltration des eaux pluviales. Il se forme généralement plusieurs niveaux d’eau dans le turonien, sur des lits de marne, et un niveau à la base de la craie glauconieuse sur le gault : les vallées et la falaise maritime, en recoupant profondément ces niveaux, donnent naissance à des sources nombreuses et puissantes (souvent vauclusiennes) ; autrement il faut descendre des forages jusqu’aux nappes aquifères.
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- DÉPARTEMENT DES DEUX-SÈVRES
- (4 arrondissements, 3i cantons, 356 communes, 339*466 habitants) Niort (23.329 E.) (20.538 p. m. a.)
- Sources, turbines hydrauliques et machines à vapeur.
- Projet de M. Cordier, exécuté en 1857. Dépense primitive, 5oo 000 francs; •dépenses d’extensions et d’améliorations ultérieures pour environ 1.000000 de francs.
- Il subsiste encore 3 puits publics et nombre de puits particuliers.
- Régie directe : M. Rramer, Directeur du service des eaux, à l’usine du Tissot, à Niort.
- 1. — Sources du Vivier (sources vauclusiennes) émergeant au nombre •de deux sur le territoire de Niort, près du confluent du Lambon et de la Sèvre, à la limite du lias et du bajocien, au pied d’une falaise calcaire de 3o mètres de haut. L’eau est amenée à l’usine élévatoire par un aqueduc en maçonnerie de 187 mètres de longueur, et de 1 m3 3o de section; la chambre de captage sur la source a 9 mètres de profondeur d’eau.
- 3. — Deux turbines Fontaine (de la maison Féray, d’Essonnes), actionnées par une chute de la Sèvre produite par une digue de retenue en maçonnerie : elles ont une puissance de 3o chevaux et font mouvoir, par l'intermédiaire de plateaux manivelles à course variable, 4 pompes Girard, pouvant élever 45 1. 5o par seconde à 43 mètres.
- Quatre machines à vapeur, dont 2 à balancier, de la maison Cail, faisant 36 chevaux, 1 machine Corliss de 54 chevaux, 1 machine horizontale Farcot,-a tiroirs plans, de 42 chevaux. 11 y a en tout 9 pompes Girard à piston plongeur faisant 3o coups de piston double à la minute et pouvant élever en tout 9 m3 5o à la minute à 43 mètres de hauteur.
- Trois chaudières de la maison Montupet, dont 2 semi-tubulaires à bouilleurs et l’autre à foyer amovible, faisant ensemble 219 mètres cubes de surface de chauffe.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, contenant 44°° et 7000 mètres cubes, situés à l’extrémité de la conduite de refoulement, soit à 100 mètres des machines élévatoires : ils sont au niveau du sol naturel.
- 5. — Réseau de distribution de 44 kilomètres de développement, en tuyaux de o,3oo à 0,06 de diamètre ;
- 3 fontaines à jet continu ; i45 bornes-fontaines ;
- 67 bouches d’arrosage sous trottoir ;
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- 67 bouches d’incendie ;
- 12 urinoirs à effet d’eau ;
- 2 700 branchements particuliers.
- (5. —Consommation moyenne, 6 000 mètres cubes par jour, avec minimum de 4 000 mètres cubes.
- Les concessions particulières sont au compteur (Etoile et Frager) au prix de 10 francs par an pour chacun des 10 premiers hectolitres par jour. 8 francs, pour chacun des 10 suivants et 6 francs ponr chaque hectolitre en plus de 20 par jour.
- T. — Degré hydrotimétrique, 3i° : degré permanent, io° ; CaCO3, i54; NaGl, 28 ; acide nitrique, traces ; matières organiques (en oxygène), o,56.
- On trouve 2 236 germes au centimètre cube ; en 1898, on en trouve 1 170. En 1907, 53o germes au centimètre cube.
- O. Beaucoup de puits perdus. Un certain nombre d’égouts se déversent dans la Sèvre.
- Partlienay (7.165 h.) (5.615 p. m. a.) 1.432 maisons.
- Double distribution, Eau de sources, eau de rivière, machines à vapeur.
- Projet d’eau de rivière exécuté en 1896 ; dépense faite, 251 700 francs. En igo5, adduction d’eau de sources, dépense faite : 700 000 francs.
- Auparavant, il y avait 12 puits publics et nombre de puits particuliers.
- Régie directe : Directeur du service, M. Apercé (à l’usine élévatoire).
- a) Eaux du Thouet.
- 1. — Prise dans la rivière le Thouet ; l’eau arrive au puisard des pompes en suivant un aqueduc voûté de 18 mètres de long, après avoir traversé un massif d’enrochements faisant l’office de dégrossisseur.
- 2. — Pour avoir de l’eau de boisson, la ville avait 2 appareils de stérilisation par ébullition, système Rouart, qui donnaient environ 3 mètres cubes d’eau à l’heure en dépensant 36 kilogrammes de charbon ; d’où le prix de revient de o fr. 35 le mètre cube d’eau stérilisée, qui est en pratique trop élevé. L’installation aurait coûté 33o 000 francs et a dû être abandonnée depuis l’adduction de l’eau de sources.
- 3. — Deux machines à vapeur, verticales à balancier, de 12 chevaux chacune, faisant 3o tours à la minute, et actionnant 4 pompes aspirantes et foulantes verticales. La hauteur de refoulement est de 54 mètres.
- Deux chaudières de 2 3 mètres cubes de surface de chauffe.
- 4. — Trois cuves en tôle, cylindriques, de i5o mètres cubes de capacité chacune, montées sur des tours en maçonnerie ; le niveau de l’eau est a i3 mètres au-dessus du sol environnant.
- 5. — Réseau de distribution de l’eau de rivière brute, de 10 420 mètres de développement, en tuyaux de 0,200 à 0,060 de diamètre ;
- 60 bouches d’arrosage sous trottoir ;
- 60 bouches d’incendie ;
- 43o branchements particuliers.
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- 6. — Consommation en eau*de rivière brute, environ 800 mètres cubes par jour, avec maximum de 900 à 1 000 mètres cubes.
- Prix de vente de l’eau aux concessionnaires : o fr. i5 le mètre cube, au robinet libre, suivant évaluation. Pas de compteurs.
- 7. — Eau du Thouet (brute) ; degré hydrotimétrique total, 5°5 : degré permanent, 3°; NaCl, 26,4; SO3, traces ; nitrates (en acide nitrique), 5,5 ; nitrites, o ; ammoniaque, traces ; matières organiques (en oxygène), 4,5.
- On a trouvé, en 1892, 2 100 germes par centimètre cube.
- b) Eaux de sources.
- 1. — Eaux souterraines venant des schistes anciens et grès siliceux. Elles sont captées par des tranchées protégées contre la contamination. Conduite en béton de ciment de o,35o mètres sur 529 mètres de longueur, puis en fonte de o m. 20 sur 10 5io mètres. Les eaux arrivent à un premier réservoir d’où elles sont reprises par les pompes.
- 3. — Une machine horizontale à vapeur actionnant une pompe à 3 corps. Les chaudières sont communes aux deux services.
- 4. — Premier réservoir en maçonnerie de 600 mètres cubes alimentant 4es quartiers bas. Réservoir élevé en béton armé de 4oo mètres cubes.
- 5. — Longueur du réseau 11 100 mètres.
- 39 bornes-fontaines ;
- Pas de concessions particulières.
- !7. — CCPCa, 0,154 ; sels magnésiens, traces; matières organiques (en •oxygène), o,5 : 283 germes au centimètre cube.
- 9. — Quelques aqueducs recevant les eaux pluviales et ménagères et se déversant dans le Thouet.
- Saint-llaixent (5.4oi h.) 4*102 p. m. a.)
- Sources, machines à vapeur.
- Sources amenées anciennement par la gravité. Elévation de la source Saint Martin en 1 873. De nouveaux travaux ont été exécutés en 1904. Dépense faite, 19 36o francs. Il y a encore 5 puits publics et une cinquantaine de puits particuliers.
- Régie directe : M. Bourdais, architecte-voyer.
- I. — Un groupe de sources, dites de La Cueuille et de Nanteuil, émergeant à 2 kilomètres environ à l’est de la ville, à la limite du lias et du bajocien, sont captées et amenées par la gravité et au moyen d’une conduite de fonte, dans un réservoir de 600 mètres cubes situé à l’extrémité opposée de la ville. Le captage de la source de La Cueuille est assuré par un drain établi sur le lias et des tronçons de galerie souterraine.
- Une autre source à grand débit et à caractère vauclusien, dite de Saint-Martin, émerge également du même niveau géologique au bas du coteau sur lequel est bâtie la ville, tout près de la Sèvre ; elle est captée dans un bassin en ciment armé de 75 mètres cubes et relevée par les machines éléva-toires dans le réservoir précédent, ou dans un second réservoir de 3oo mètres cubes.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- 3. — Deux machines à vapeur à balancier, de chacune 8 chevaux, actionnant chacune deux pompes à simple effet et faisant 3o tours à la minute, sont installées sur la source Saint-Martin. La source est à la cote 57 et le réservoir le plus élevé à la cote 100. Conduite ascensionnelle de 180 mètres de long et o m. 190 de diamètre. Chaque machine et son jeu de pompes peut élever 5o mètres cubes à l’heure.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, au point haut de la ville : l’un de 600 mètres cubes, à la cote q5, reçoit l’eau des sources de La Cueuille et de Nanteuil, ainsi que l’eau élevée mécaniquement de la source Saint Martin ; l’autre de 3oo mètres cubes (construit en 1895), à la cote 100, ne reçoit que l’eau de cette dernière. Il y a mélange des eaux des deux réservoirs et par conséquent de toutes les sources dans la canalisation.
- 5. — Réseau de distribution de 10460 mètres de développement, en tuyaux de 0,15o à o,o4o de diamètre ;
- 32 bornes-fontaines, avec raccords d’incendie ;
- 45o branchements particuliers.
- C). — Normalement, on consomme 160 'mètres cubes par jour provenant des sources de La Cueuille et de Nanteuil, et 900 mètres cubes de la source Saint-Martin, soit ensemble 1 o5o mètres cubes ; mais en basses eaux, le débit des premières sources tombe à moins de 100 mètres cubes et celui de la seconde à 600 mètres cubes par jour.
- Concessions particulières toutes au compteur (F1rager) à o fr. 2 5 le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique, de 26 à 3o° ; degré permanent, de 5 à 6°; résidu fixe à ioo°, 354 ! CaO, i5o ; MgO, traces ; SO3, 18 ; SiO2, 10 ; NaGI, 22 ; ammoniaque libre, 0,14 ; ammoniaque albuminoïde, 0,24 ; nitrares (en* acide nitrique), de 10 à 25.
- Le nombre de germes trouvé à la source Saint-Martin a varié de 49° ^
- 2 5oo (et même plus aux bornes-fontaines en ville) ; l’eau est mal filtrée par les calcaires bajocien et bathonien (de 3o mètres d’épaisseur totale).
- 8. — La Ville étudie l’adduction à la machine élévatoire de deux sources, dites de la Corbelière et de Fontcreuse, naissant en rase campagne de la base du bajocien, à une distance de 6 à 7 hilomètres de l’usine : elle devrait alors réserver l’eau de la source Saint-Martin au lavage et arrosage, ce qui exigerait la double distribution en ville. Elle pourrait peut-être aussi amener par la gravité des sources, naissant à l’origine du vallon de ChoberL à l’est de Nanteuil.
- 9. — Plusieurs tronçons d’aqueducs indépendants. Une canalisation en ciment conduit à la Sèvre les eaux pluviales et ménagères du centre de la Ville..
- Thouars (6.275 h,) (5.321 p. m. a.) 1.480 maisons.
- Eau de rivière filtrée au sable, machines à vapeur.
- Projet de M. Chasselon, exécuté en i8G3 : dépenses faites, 135 000 francs. Régie directe : M Chasselon, agent-voyer municipal.
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- 1. — Prise d’eau directe à la rivière le Thouet.
- 3. — Il y a 2 filtres à sable, couverts, occupant une surface de 200 mètres carrés, et filtrant 120 mètres cubes à l’heure, ce qui est beaucoup trop pour une bonne filtration : les filtres ne sont pas surveillés bactériologiquement, et le sable n’en est remplacé que tous les quatre ans.
- 3. — Machine à vapeur à basse pression et détente variable, actionnant les pompes. Deux chaudières Sulzer, de 20 mètres cubes de surface de chauffe.
- 4. — Deux réservoirs : l’un de 600 mètres cubes et l’autre de 900 mètres cubes, en maçonnerie, avec 3 mètres de hauteur d’eau.
- *>. —-Réseau de distribution de 12000 mètres de développement, en tuyaux de 0,200 à 0,070, quelques tuyaux de o,o3o ;
- 3o bornes-fontaines, avec raccord d’incendie ;
- 20 bouches d’arrosage sous trottoir d’incendie.
- 46o branchements particuliers.
- 6. — Consommation, environ 1 000 mètres cubes par jour, avec maximum de 1 4oo et minimum de 800 mètres cubes par jour.
- Parmi les concessions, une quarantaine sont au compteur (Tylor). les autres au robinet libre d’après évaluation de la consommation. Le prix est de o fr. 20-le mètre cube ; pour le chemin de fer, il n’est que de o fr. 08 le mètre cube.
- 7. — Il n’a pas été fait d’analyse.
- 9. — Pas d’égouts.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Bressuire (4 967 h.) (4-561 p. m. a.)
- Drainages, adduction par la gravité.
- Projet dressé et exécuté en 1897 Par M. Brassaud, ingénieur à Poitiers.
- Dépense faite, 35.3 3oo francs.
- Régie directe.
- 1.—On a drainé un plateau sablonneux ^arènes granitiques) situé à 7 kilomètres au nord-ouest de la ville, et à i5 mètres en contre-haut de son niveau. Les galeries drainantes, descendues à 7 mètres de profondeur. °nt un développement de 2 3oo mètres: leur hauteur sous clef esl.de 1 m. 76. On peut régler leur débit au moyen de vannes (serrements) établies aux exhémités d’aval ; ces vannes peuvent faire élever le niveau de l'eau dans les galeries à 1 mètre au-dessus du radier.
- La conduite collectrice amenant les eaux des galeries dans un bassin de décantation, est en ciment : de ce bassin au réservoir de distribution, la c°nduite d’amenée est en fonte, avec 0,200 de diamètre.
- — La Ville a l’intention d’établir sur la conduite d’adduction un bassin de décantation et un appareil filtrant
- 4. — Réservoir en maçonnerie, de 4°° mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, de 10000 mètres de développement, en tuyaux de 0,200 à 0,060 de diamètre ;
- 10 bornes-fontaines :
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- Deux-Sëvres
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- 24 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 3oo concessions particulières.
- 6. — On comptait sur un débit de 600 mètres cubes par jour en plus basses eaux, mais il est descendu à 35o mètres cubes dans les étés derniers.
- Les concessions particulières sont au compteur, au prix de o lr. a5 le mètre cube, pour la quantité fixée dans la police d’abonnement. Le mètre cube supplémentaire, o fr. 3o.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 3°.
- 8. — On compte prolonger les galeries drainantes d’environ 1 kilomètre.
- 9. — Il y a un réseau d’égouts qui reçoit les matières fécales d’un assez grand nombre de maisons et se déverse dans des champs d’épandage.
- Champdeniers ( 1.15o h.)
- Adduction en 1902. Dépense faite, 60000 francs. Sources captées. Moteur à gaz pauvre. Réservoir de i5o mètres cubes.
- Melle (2.553 h.).
- Projet de M. Mongeaud, exécuté en 1896; dépense faite, 97000 francs. On a amené les sources de Saint-Romans émergeant à 2 3oo mètres de la ville ; une machine à vapeur de 20 chevaux les refoule dans un réservoir de 3oo mètres cubes.
- Rouvre (278 h.).
- Adduction faite en 1906. Dépense, 3 33o francs.
- En résumé, sur les 354 communes du département, sept villes ont seules fait des adductions d’eau ; 209 communes ont des sources nées et utilisées sur place, et les i4o autres n’ont que des puits et des citernes; aucune n’est réduite à des citernes exclusivement.
- Toute la partie nord du département (au nord de Saint-Maixent et à l’ouest de la vallée du Thouet) est occupée par le granit et (un peu au sud-ouest) par les schistes cambriens ; Ips sources y sont nombreuses, mais petites, peu profondes et disséminées. Le reste du département est constitue par le lias et l’oolithe, avec quelques plateaux d'éocène et d’oligocène ; les sources y sont nombreuses et abondantes, notamment à la base du bajocien, sur le lias imperméable.
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- Somme
- DÉPARTEMENT DE LA SOMME
- (5 arrondissements, 4* cantons, 836 communes, 532667 habitants.)
- Abbeville (20.704 h.) (18.971 p. m. a.) environ 5,5oo maisons. Sources, machines à vapeur.
- Jusqu’en 1897, Abbeville n’avait que des puits (i5o puits publics et environ 1.800 puits). A cette époque, la Société d’Entreprise générale de distribution et de concession d’eau et de gaz, société au capital d’un million, dont ie siège est 83, boulevard Port-Royal, à Paris, a exécuté les travaux d’adduction et de distribution des sources de l’Ermitage, conformément au projet de l’ingénieur Soyer ; dépense faite, environ 5oo 000 francs.
- Cette Société est concessionnaire, suivant traité du 1er mai 1897, pour 5o ans avec clause de rachat après i5 ans. La ville verse une subvention annuelle de 20 000 francs, mais quand la recette (y compris cette subvention) dépassera 25 000 francs, elle entrera en participation dans les bénéfices, et cela suivant une proportion croissante avec l’augmentation des recettes.
- 1. — Sources de la craie, émergeant dans la vallée de la Somme, à l’amont de la ville, au lieu dit l’Ermitage ; ces sources débitent en moyenne 9600 mètres cubes par jour.
- ♦L — Deux machines à vapeur et leurs générateurs, actionnant 2 pompes capables d’élever chacune i3o mètres cubes par heure dans le réservoir, à 38 mètres de hauteur.
- 4. — Un réservoir, en maçonnerie de briques, divisé en deux compartiments de chacun 1 000 mètres cubes. Quand la consommation moyenne lournalière dépassera 2 4oo mètres cubes, la Compagnie concessionnaire devra établir une troisième pompe élévatoire et un troisième réservoir de 1 000 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution d’environ 10 kilomètres de développement, en tuyaux de fonte, avec o m. 5o de diamètre minimum ;
- 52 bornes-fontaines ;
- 240 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 5o bouches spéciales d’incendie ;
- 1 000 branchements pour concessions particulières.
- 6. — La ville a droit, pour le service public et les établissements municipaux, à un cube journalier de 1 3oo mètres cubes pendant 6 mois d’été et de 700 mètres cubes pendant les 6 mois d’hiver ; elle paierait le surplus de Sa consommation à o fr. o5 le mètre cube.
- R y a des concessions au robinet libre et au compteur ; au robinet libre, k prix est de 26 francs par an ; au compteur, le prix est de 20 francs pour
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- 125 litres par jour, 3o francs pour 25o litres par jour, le surplus étant payé o fr. 3o le mètie cube. Les habitants payant moins de 180 francs de loyer ont une réduction de 5o °/0 ; l’eau employée aux usages industriels se paie 0 fr. 12 le mètre cube. Le nombre des abonnés est de 1 23o. Le produit annuel de la vente est de 26800 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique 27°5 ; degré permanent, 3°5 ; résidu à no0, 325; CaO, i43,i; MgO, 9,4; SO3, 3,8; INaCl, 27,2; SiO2, 12; acide nitrique (des nitrates), 10,9 ; ammoniaque, fortes traces; nitrites et azote albuminoïde, 0 ; matières organiques (en oxygène), o,5. On a trouvé, en 1897, 1 4o° germes saprophytes au centimètre cube.
- 9. — La majeure partie des eaux usées est évacuée à la Somme par le réseau d’égouts des eaux pluviales ; le surplus se perd dans le sol et contamine la nappe des puits.
- Albert (7.046 h.) (6.887 p. m. a.) 2.020 maisons.
- Forage artésien, machine hydraulique et machine à gaz.
- Les travaux d’adduction et distribution d’eau ont été terminés en 1896, dépense, 358 000 francs. Les travaux ont été faits par MM. Derly et Sapelier, concessionnaires, mais ceux-ci ayant vendu l’affaire en 1900,1a ville la rachetée au prix de 337 5oo francs.
- Régie directe.
- 1. — La nappe aquifère, dans la craie (couche de galets, interposée), a son niveau supérieur à 29 m. i5 de profondeur (la cote du terrain à cet endroit est à 55 mètres au-dessus de la mer). Le forage a été descendu à 33 m. 60 jusque dans une couche argileuse ; il est tube, avec 0,15 de diamètre intérieur. L’eau jaillit dans une cuve en fonte de 1 m. 4o de diamètre et 5 mètres de hauteur, formant avant-puits.
- 3. — L’eau est aspirée dans la cuve par 2 pompes jumelles à double effet, actionnées par la roue hydraulique de l’usine Fraleux, sur la rivière d’Ancre.-II.y-a une machine à gaz Grossley, de i5 chevaux, pour servir de rechange. Le refoulement se fait par une conduite de 1 200 mètres de long dans le réservoir de la rue Daussy, avec 38 mètres d’élévation.
- 4. — Le réservoir de la rue Daussy est en, tôle cylindrique, de 8 mètres de diamètre et 5 mètres de hauteur ; il contient 25o mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution de i4 kilomètres de développement, en tuyaux de 0,200 à 0,060 ;
- 3 bornes-fontaines publiques ;
- 32 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 1 38o concessions particulières, au robinet libre, sauf 20 au compteur.
- (>. — On consomme environ 500 mètres cubes par joui; ; le puits artésien, peut donner 2 000 mètres cubes.
- Le prix des concessions au robinet libre de 12 francs par ménage, p^uS 3 fr.; 60 par domestique. Des redevances supplémentaires sont imposées suivant un tarif approuvé par M. le Préfet, aux cafés, hôtels, boutiques de
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- boulanger, boucher, charcutier, etc. Au compteur, le prix du mètre cube est de o fr. 25 jusqu’à 100 mètres cubes, puis ofr. 24, o,23, 0,22, etc., jusqu’à o fr. 16, de 100 en 100 mètres cubes. De 1 001 à 1 5oo mètres cubes, 0 fr. i5‘.
- T. — CaO, i65,2 ; MgO, 4,3 ; NaCl, 26 ; SiO2, 10 ; SO3, 11,6 ; nitrates, 1^,7 ; nitrites, o; ammoniaque, 0 ; matières organiques (en oxygène), 1,25, Pas de colibacille.
- 9. — Pas d’égouts. Les eaux pluviales et les eaux usées se déversent .directement dans la rivière d’Ancre ou se perdent dans des puits absorbants,
- Amiens (90.920 b,) 78.407 p. m. a.) environ 24-000 maisons.
- Sources, machines hydrauliques et électriques à vapeur.
- L’adduction des eaux de la vallée de la Selle date de 1755, avant-projet de Bélidor, machines hydrauliques suivant les plans du P. Fery, château d’eau de l’architecte Jumel-Riquier. On établit 5 fontaines à jet continu, et une sixième fut établie en 1778 par l'architecte Rousseau. Les machines hydrauliques furent refaites en i843, suivant projet de M. Mary ; puis on établit le réseau de distribution, les bornes-fontaines, les réservoirs.
- En 1829. on a foré deux puits artésiens qui ont 84 m- 46 de profondeur et donnent 14oo mètres cubes par jour. Enfin on utilisait les sources Marie Caron et des Frères, qui naissaient dans l’intérieur de la ville, mais ont été supprimées depuis i883 et 1893.
- En 1906, captage souterrain et refoulement des eaux du Pont de Metz. Abandon des puits artésiens.
- Régie directe : M. J. Thomas, ingénieur-directeur du service de la voirie et des eaux.
- i. — Les sources dites du Pont de Metz sourdent dans la vallée de la Selle, dans les graviers de la vallée, mais elles proviennent de la craie à micraster cor testudinarium et cor anguinum qui forme les coteaux. Elles sont captées dans 5 puits en fonte de 0 m. 85 de diamètre intérieur.
- L’adduction se fait par une conduite en fonte de o,5oo avec 4 kilomètres de long et 0,001 de pente par mètre, qui aboutit au petit réservoir (12 mètres cubes) de la place Yogel.
- 3. —* Machines élévatoires du château d’eau et du Pont Saint-Michel ; il y a 3 roues hydrauliques de côté du système Sagebien, d’une puissance totale de 35 chevaux, une machine à vapeur M orthington, également de 35 chevaux et un mote.ur électrique de 4° chevaux.
- Il y a une conduite de refoulement, qui est en même temps distributrice ; €He a o,5oo de diamètre. Elle aboutit aux réservoirs.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie de briques : l’un, au bout de la rue Saint-Fuscien, contient 9 700 mètres cubes et est à 43 mètres au-dessus de 1 usine élévatoire ; l’autre, de 1 o5o mètres cubes, est à 7 mètres plus haut et dessert les quartiers les plus élevés. Le premier a 3 m. 10 de hauteur d’eau, le second 2 m. 95.
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- 5. —Réseau de distribution en fonte, d’environ io5 kilomètres de développement ;
- 465 bornes-fontaines, avec prise d’incendie;
- 5a2 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 160 bouches d’arrosage pour les promenades publiques ;
- 8 ooo branchements pour concessions particulières.
- 6. — On n’utilise que 9 4oo mètres cubes par jour en moyenne ; les sources et les usines peuvent en fournir i5 000.
- La plupart des concessions sont au robinet libre (environ 6 000) et paient un droit fixe de 12 francs, plus un droit proportionnel de 4 % sur le revenu cadastral de l’immeuble ; si ce revenu est de moins de 200 francs, on ne paie que 12 francs. Au compteur, le prix est de 0 fr. 3o le mètre cube, avec réduction progressive suivant l’importance de la consommation jusqu’à o fr. i5.
- Le rendement des concessions a été, en 1906, de 179 000 francs.
- 7. — Eau du Pont de Metz.
- Degré hydrotimétrique, 25°; CaCO3, 223 ; CaSO4, 8; MgCO3, 8; NaClr 24; A1203 et Fe203, 11 ; matières organiques (en oxygène), de o,4 à x.
- Très bonne au point de vue bactériologique d’après les analyses du Val-de-Grâce.
- 8. — La Ville étudie un projet d’amélioration de la disti'ibution : création de machines de réserve et pose de conduites maîtresses de distribution.
- 9. — Sur x 20 kilomètres de voies publiques, 18 kilomètres seulement sont pourvus d’égouts ; ces égouts ne reçoivent pas les matières fécales.
- Fosses fixes et vidanges.
- Doullens (5.927 h.) (4-495 p. m. a.) environ 1.170 maisons.
- Puits foré, machines à gaz de ville.
- Jusqu’en 1903, la ville de Doullens n’avait que des puits publics et particuliers. A cette époque, le Conseil municipal concéda à M. Deplanque, demeurant à Boulogne-sur-Mer, l’entreprise de distribution d’eau potable. Dépense faite 200 000 francs.
- La durée de la concession a été fixée à 5o ans, avec clause de rachat apres 20 ans. La Ville verse une subvention annuelle de 4 000 francs. Quand les recettes provenant de la vente d’eau âux particuliers atteindront 10000 francs, la Ville participei'a dans le supplément des recettes dans la proportion de 5o %.
- 1. — Un forage a été creusé au nord de Doullens, à (j ou 7 mètres au-dessus du niveau général de la Ville, soit à la cote 65,00 du Nivellement général de la France. 11 comprend : i° une chambre circulaire renfermant les pompes ; 20 le forage proprement dit, dont le tubage s’enfonce à 51 métrés environ de profondeur au-dessous de la surface du sol supérieur.
- Nature des terrains traversés : argile sur 8 mètres de hauteur, à partir du niveau du sol superficiel, banc de cailloux sur 4 mètres d’épaisseur, pulS craie compacte.
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- La partie supérieure du tubage a été soustraite aux infiltrations du banc de cailloux au moyen d’une enveloppe étanche en ciment renfermée dans un double tube en tôle de 5 millimètres d’épaisseur.
- Débit du forage : 60 à 65 mètres cubes à l’heure.
- 3. — Deux pompes indépendantes à pistons plongeurs, débitant chacune 3o mètres cubes à l’heure, sont actionnées par deux moteurs à gaz de ville et refoulent l’eau à une hauteur effective de 48 m. 90 dans deux réservoirs accouplés de forme cylindrique en maçonnerie de briques et ciment, contenant chacun un volume utile de 35o mètres cubes.
- 5. — Le réseau de distribution est prévu sur un développement de 8 kilomètres environ, en tuyaux de fonte, système Lavril, avec 60 millimètres de diamètre minimum.
- 7 bornes-fontaines sont installées ; 9 autres seront placées à l’expiration d’un délai de 5 ans. Il existe 4o bouches d’arrosage et d’incendie.
- 6- — Pour les établissements municipaux, il est alloué gratuitement à la ville une consommation totale et annuelle de 7 3oo mètres cubes d’eau, sans que la consommation puisse dépasser 3o mètres cubes par jour. Le surplus-doit être payé à raison de o,o5 le mètre cube.
- Il y a des concessions :
- i° Au robinet libre. Prix minimum : 20 francs par an. Un tarif exceptionnel de 10 francs est appliqué aux abonnés dont le loyer est égal ou inférieur à 240 francs.
- 20 A la jauge : 20 francs pour 125 litres d’eau par 24 heures, 3o francs pour 25o litres.
- 3° Au compteur. Le prix minimum est de 20 francs par an.
- L’eau employée aux usages industriels vaut o,i5 le mètre cube.
- Le nombre des abonnés est de 200 environ. Le produit annuel de la vente d'eau est approximativement de 45oo francs.
- 5. — Analyse des eaux (résultats exprimés en milligrammes et par litre
- d’eau).
- Nitrates en Az03H............................................ i4,i
- Acide sulfurique en SO3....................................... 5,4
- Chlorure de sodium en NaCl............................. . 22,0
- Chlore correspondant en Cl. ... .......................... i3,3
- Degré hydrotimé trique total ............................... 29,0
- id. permanent.............................. 4>°
- 6. — Les eaux usées sont évacuées à la Grouches et à l’Authie par des caniveaux pavés et des aqueducs souterrains.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Ham (3.223 h.)
- N’a que des puits : 8 puits publics et 260 puits particuliers.
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- Marcelcave (i.565 li.)
- Forage tube. Pompe, machine'à vapeur de 7 chevaux.
- Réservoir de 200 mètres cubes. Réseau de 6 4<>0 mètres de longueur.
- Il y a G bornes-fontaines ; 35 bouches d’incendie ; 285 branchements particuliers. Dépense faite i3oooo francs.
- Mers 1.678 h.)
- Celte localité s’est syndiquée avec Eu et Le Tréport pour faire une distribution d’eau en commun (Voir la ville d’Eu, Seine-Inférieure).
- Montdidier (4-44*1 h.)
- Travaux exécutés en 1887, dépense : 175000 francs. Concession de 5o ans à une société locale.
- Une source de la craie, débitant 5o I. 5 à la seconde, est captée dans un bassin voûté dont le piédroit d’amont est à pierres sèches. Conduite d’amenée en fonte de 0,175 avec 85o mètres de longueur et 1,75 de pente jusqu’au puisard des pompes. L’eau est élevée à 52 mètres de hauteur par une machine à vapeur Dubuc ; la conduite de refoulement a r 3oo mètres de long, partie en 0,15o et partie en 0,175, et fait distribution en route. Réservoir de 65o mètres cubes. i4 bornes-fontaines. 4o bouches d’arrosage, et incendie. 4^4 branchements particuliers. Les abonnés paient l’eau de 0 fr. 3o à 0 fr. 20 le mètre cube.
- L’eau a 26° hydrotimétriques, 287 milligrammes de résidu fixe; température de 12° à i3°.
- Péronne (4-525 h.)
- N’a que des puits. Plusieurs puits sont forés profondément dams la craie, à 36 mètres de profondeur ; l’eau a 24° hydrotimétriques et 284 milligrammes de résidu fixe ; on rencontre 5 nappes plus superficielles, mais donnant de l’eau de moins bonne qualité que les plus profondes.
- Un projet de distribution d’eau est à l’étude. Le puits devant fournir, à environ 20 mètres de profondeur, l’eau nécessaire, sera percé sous peu ; il est situé à l’est de la ville et à environ 1 3oo mètres du centre.
- Les eaux usées sont évacuées dans des caniveaux et aqueducs conduisant à un ruisseau se déversant, après un long parcours, dans les étangs de la Somme.
- Roye (4-381 h.)
- N’a que des puits ; étudie un projet d’adduction de sources.
- Les eaux usées sont évacuées dans la rivière d’Aon ou en rase campagne au moyen de caniveaux pavés et d’aqueducs souterrains.
- Saint-Valéry-sur-Scmme (3 586 h.)
- Concession donnée en 1880 à la Compagnie du Gaz. Une source de la craie est refoulée par un moteur à gaz à 4o mètres de hauteur, dans un réservoir de 3oo mètres cubes. La conduite de refoulement fait distribution en route ; 14 bornes-fontaines publiques et 255 concessions particulières. La ville paie le mètre cube à 0 fr. 3o, et les particuliers paient 0 fr. 5o ; les concessions rendent de 9 à 10000 francs par an.
- Le débit disponible n’est que de 200 mètres cubes par jour ; l’eau a 3a hydrotimétriques.
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- V iller s - Bretonneux (4-636 h.)
- En i883, la ville dépensa 3o6 ooo francs. L’eau est prise dans une galerie filtiante, de 10 mètres de long et 2 mètres de large, située seulement à
- 5 mètres de la berge de la Somme. Une turbine, actionnant 2 pompes, peut refouler 800 mètres cubes par jour dans une conduite de 0,15 de diamètre et
- 6 3ooo mètres de longueur; cette conduite passe sur la Somme, à l’écluse de Daours, et aboutit à 3 réservoirs de chacun 200 mètres; cubes communiquant entre eux. Abonnement au robinet libre au prix de 9 francs par ménage.
- Les eaux usées sont évacuées en rase campagne aux alentours de Villers-Bretonneux par des caniveaux pavés.
- Ault (1 800 ih.), St-Quentin en-"Motte (1 293 h.) et bientôt Cayeux (3 65g h.), Friville-Escârbotin (3 123 h.), Friancourt (306h. ) Allenay (256 h.), Tulle (710 h.),
- Bethencourt (1 i5o h. et Woignarne (7454 bu)
- Ce groupe de communes a donné en 1902 la concession à la Société des eaux de Picardie : M. Houdry, administrateur délégué. — Source du Minon captée dans le thahveg de la Bresle, donnant 8000 mètres cubes par jour (28° degré hgrot.) Une machine à vapeur élève 1 000 mètres cubes par jour de la côte 6 à la côte 1 iq, dans un réservoir en ciment orné de 900 mètres cubes situé à 4 800 mètres de la source. Réseau de distribution à 20 kilomètres; de développement 8 bornes-fontaines et 8 bouches d’arrosage à Ault : 220 concessions particulières au compteur de o fr. 4o à o fr. 70 le mètre cube. — Dépense faite 3ooooo francs.
- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis 188U) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet ! Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Le Quesnoy^ Montant. . . 764 1897 fr. 4oo
- StrAcheul 82 1899 46000
- Long I 026 1902 i35 000 3 puits : 2 turbines ; réser-
- Ally-le-Haut-Clocher . . . 938 I9°4 11 000 voir de 600 mètres cubes.
- En résumé, le département est entièrement occupé par la craie (crétacé supérieur), recouverte de lambeaux d’éocène et de lambeaux plus étendus d alluvions. Comme dans le Nord et le Pas-de-Calais (voir ces départements),, ta craie contient plusieurs nappes ayant souvent un caractère artésien (forages) : la nappe la plus voisine de la surface donne naissance à des sources uombreuses le long des vallées.
- Dans ce département, 11 communes ont une distribution complète, 2 une distribution incomplète, i43 n’ont que des sources nées sur place, des puits °u citernes, 680 n’ont que des puits ou citernes.
- 12 villes ont un réseau d’égouts pluviaux.
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- DÉPARTEMENT DU TARN
- (4 arrondissements, 36 cantons, 322 communes, 33o.533 habitants.)* AIbi (23.3o3 h.) (i4-956 p. m. a.) 3.55o maisons.
- Puits filtrants, turbines hydrauliques.
- Il n’y avait primitivement que des puits et quelques sources, notamment la fontaine de Yerdusse naissant dans la ville. Travaux exécutés de 1886 à 1888, suivant le projet de M. Berget. La dépense a été de 971 000 francs,, non compris les indemnités de terrain et les frais de personnel.
- Régie directe : l’architecte de la ville est chargé du service des eaux.
- 1. — Deux puits filtrants ont été foncés, l’un à 9 mètres, l’autre à 10 m. 25-au-dessous de l’étiage, dans une alluvion dite de Saint-Juéry, située sur les bords du Tarn, à 9 km. 800 à l’amont de la. Ville. Ces puits sont formés de deux cylindres concentriques en tôle ayant respectivement 1 m. 80 et 3 mètres de diamètre, sur les 3 m. 35 formant la partie inférieure utile du puits ; entre ces deux cylindres, on a coulé du béton de ciment, mais en laissant un grand nombre d’orifices pour amener l’eau du dehors vers le dedans. La partie supérieure des puits ne fonctionne plus que comme cheminée et est en maçonnerie, ne laissant plus qu’un vide intérieur de 1 m. 25 de diamètre. Ces puits ont été foncés par M. Hersent.
- Les tuyaux d’aspiration, qui sont au diamètre de o,3oo et ont des joints-sphériques, système Badois, descendent dans les puits jusqu’à 6 mètres au-dessous de l’étiage du Tarn.
- S. —- Filtration naturelle dans les graviers.
- 3. — Après un concours, MM. Ferayet Meunier furent chargés d’exécuter les machines élévatoires, comprenant 2 turbines Fontaine actionnées par une chute du Tarn, d’une force brute de 160 à 210 chevaux (suivant l’état de la rivière). Ces 2 turbines ont un diamètre moyen de 2 m. 20 et font 32 tours à la minute. Elles actionnent chacune 2 pompes horizontales à double effet et piston plongeur, système Girard, avec soupapes à marche apparente; if n’y a qu’un seul réservoir d’air de 1 44° litres pour les pompes sur la conduite de refoulement. Chaque groupe de 2 pompes peut élever 4« litres par seconde à 75 mètres de hauteur ; rendement total en eau montée, 0,62.
- Comme l’aspiration aurait été supérieure à 10 mètres, on a installé deux pompes nourricières pouvant débiter 44 litres par seconde chacune et les élever à 7 mètres. Ce sont des pompes à simple effet, actionnées à l’aide d’un renvoi de sonnette et d’un balancier par les prolongements des pistons des pompes horizontales ; elles aspirent dans un puisard et déversent dans une bâche métallique, d’où des aqueducs conduisent l’eau au puisard d’aspiration
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- Tarn
- •des pompes horizontales. Les crues du Tarn ayant arrêté plusieurs fois le fonctionnement des turbines, on a décidé d’installer une pompe centrifuge d’une puissance égale à l’ensemble des pompes existantes et placée à .l’abri •des crues. Elle aspirera dans le puisard inférieur des pompes.
- La conduite de refoulement parcourt 7 600 mètres de longueur et a un diamètre de o,35o.
- 4. — Réservoir de 4 000 mètres cubes, en maçonnerie et en a compartiments ; chacun a 25 mètres de côté, avec 3 m. 5o de hauteur d’eau. Il est en déblai, à flanc de coteau. A l’intérieur, piliers et briques de o,48 de côté, supportant des voûtes d’arêtes de 3 mètres d’ouverture de 0 m. 5o de flèche.
- 5. — Réseau de distribution de 36 kilomètres de développement, en tuyaux de fonte de o,35o à o,o4o de diamètre ;
- 71 bornes-fontaines ;
- 323 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 1 8o3 branchements pour concessions particulières.
- 6. — La consommation est en moyenne de 3 600 mètres cubes par jour, mais elle s’élève en été à 6 800 mètres cubes.
- Les concessions sont toutes au compteur (Frager, Abeille, Etoile) et paient une somme fixe de 8 francs, donnant droit à 60 mètres cubes par an ; au delà, les 4o° mètres cubes suivants paient o fr. 18 le mètre cube, les 600 suivants o fr. 16, et au-dessus, o fr. 14.
- 7. — i° Fontaine de Verdusse (terrains tertiaires) : degré hydrotimétrique, 24° ; CaCO3, 239,5 ; MgCO3, 52,9 ; NaCl, 17,9 ; Na2S04, 27,1.
- 20 Eau des puits filtrants : Degré hydrotimétrique, 180; CaCO3, i3o,i ; MgCO3, 41,2 ; NaCl, 5 ; CaSO4, 21,9.
- La température s’élève en été jusqu'à 190.
- 9, — 11 y a un certain nombre d’égouts pour recevoir les eaux pluviales ; la ville étudie un projet pour compléter le réseau. Une fosse septique vient d’être établie.
- Carmaux (10.984b.)(8.618 p. m.a.)
- Eau de rivière filtrée au sable, adduction par la gravité.
- De 1903 à 1908, on exécute le projet de M. Oulmière, ingénieur civil à Castres. Dépense faite, 1 100000 francs.
- 1 . — Le ruisseau « le Céret », d’un débit annuel de i5oooooo de mètres cubes, a été barré par une digue en maçonnerie de 100 mètres de longueur et de 20 mètres de hauteur pouvant retenir 1 5oo 000 mètres cubes d’eau.
- 2. — L’eau se décante longuement, puis est amenée par une conduite en fonte de 9 000 mètres de longueur à des filtres à sable à 8 compartiments, dont deux de rechange, du type de Rerlin. Ils donnent 2 4oo litres par mètre cube et par jour.
- 4. — Un réservoir voûté de 4 000 mètres cubes accolé aux filtres. On prévoit un second réservoir d’équilibre.
- 5. — Longueur du réseau i5ooo mètres.
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- 35 fontaines à jet continu.
- 32 bouches d’arrosage et incendie.
- O. — Volume d’eau contaminée par jour, en moyenne 4, ooo mètres cubes.
- 7. — Degré hydrotimétrique total 4°, permanent 2°. Il y a 452 germes au centimètre cube.
- 8. -— La distribution sera augmentée.
- 9. — Pas de projet d’égouts.
- Castres (28.272 h.) (19.864 p. m. a.) 3.5oo maisons.
- Eau de rivière filtrée ail sable, adduction par la gravité.
- L’adduction de l’eau de l’Agoût a été faite en 1864, suivant le projet de-M. Oulmière père ; les filtres à sable du système Goste ont été modifiés vers
- 1894.
- Dépense faite, 800 000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Les eaux proviennent de la rivière d’Agoût, relevée par un barrage à 7 kilomètres en amont de la ville, au-dessus du village de Burlats. Un petit aqueduc en maçonnerie amène l’eau aux filtres.
- 2. — Il y a 7 filtres à sable, couverts partie par des voûtes en maçonnerie et partie par 'un toit en tuiles et charpente métallique. Chaque filtre a une surface de 67 mètres carrés, soit 469 mètres carrés en tout ; la tranche filtrante a 1 m. 60 d’épaisseur, dont 0,60 de sable, 0,20 de gravier et 0,80 de moellons. Gomme on utilise environ 3 5oo mètres cubes par jour, cela donne une vitesse de filtration beaucoup trop grande. Le nettoyage se fait aujourd’hui par l’enlèvement de la couche supérieure de sable, quand elle est trop (encrassée. Il n’y a pas de contrôle de la qualité bactériologique de Peau filtrée.
- 4. — Un réservoir de 2 4oo mètres cubes reçoit l’eau des filtres.
- J». — La conduite-maîtreese de distribution est de o,4oo : elle se ramifie à peu près dans toutes les rues, sans descendre au-dessous de o 060 de diamètre ; longueur totale, 20 kilomètres.
- Plus de 100 bornes-fontaines (dont un certain nombre à jet continu) ;
- 3o bouches d’arrosage ou d’incendie ;
- i4oo concessions particulières.
- 0. — La Ville dérive 60 litres par seconde, soit 5 200 mètres cubes par jour.
- Les concessions particulières sont.ou bien au robinet libre pour usages domestiques, ou au compteur (Frager et Etoile) pour les usages industriels, les cours et jardins, etc.
- Au robinet libre, la concession de 3oo litres par jour avec 1 robinet coûte 20 francs; avec 2 robinets, on paie 3o francs; avec 3 ou plus, on paie 42 francs par Tobinet.
- Au compteur, les prix sont : 23 francs par an, pour 5oo litres par jour 4o francs pour 1 mètre cube par jour, 70 francs pour 2 mètres cubes par
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- jour, de 3 à 5 mètres cubes, le mètre cube par jour 3o francs, enfin .au delà de 5 mètres cubes par jour, le mètre cube à 20 francs. Les nouvelles concessions sont toutes au compteur.
- *7. — Pas d’analyse chimique.
- On a trouvé dans diverses analyses bactériologiques des nombres de bactéries généralement compris entre 100 et 800, mais s’élevant parfois au-dessus de 1 000 et jusqu’à 3 760 par centimètre cube ; quelquefois du colibacille. Les .filtres devront être agrandis et surveillés.
- 8. — En 189S, M. Oulmière, fils, a proposé de faire une galerie filtrante (et captante) le long de la Durenque (vallée ouverte dans les calcaires qui y déversent leurs eaux souterraines et remblayée par des alluvions). Il parlait.aussi d’un barrage-réservoir sur le cours du Lignon.
- Il proposait également un réseau d’égouts avec refoulement du sewage sur le plateau de Sévérac et utilisation pour l’irrigation.
- 9. — H y a quelques égouts se déversant directement dans l’Agoût.
- Gaillac (7*535 b.) (5.388 p. m. a.) 2.042 maisons.
- Sources utilisées sur place, l'une d'elles relevée par un bélier hydraulique.
- La Ville n’a pas de distribution à proprement parler (pas de service privé), mais plusieurs sources sortant du calcaire tertiaire (éocène) érodé par la vallée du Tarn naissent et sont utilisées dans la ville. Ce sont :
- i° Une source qui naît à 75 mètres de la place de là Révolution, près du ruisseau de Mérigot. En 1891, elle a été élevée par un bélier de la maison Pilter (n° 7) et distribuée dans le quartier voisin, pour alimenter 3 bornes-fontaines et 1 abreuvoir ; dépense faite, 3 100 francs.
- Le bélier refoule i5 à 20 mètres cubes par jour à i3 mètres de hauteur, dans une cuve en tôle de 21 mètres cubes de capacité, reposant sur un massif en maçonnerie. Les tuyaux de refoulement et de distribution sont en fer, avec 0,027 de diamètre ; les tuyaux d’évacution des eaux motrices du bélier sont en béton, de 0,25 de diamètre et seulement sur i5 mètres de longueur pour gagner un égout.
- 2° La source des Conquettes, qui est ensuite la plus importante, et qui coule au nord de la ville et va se déverser dans le ruisseau des Conquettes ou de Négo-Rattos. Son débit est de i3 litres à la seconde.
- 3° Une source qui jaillit sur la place Dom Vayssette. Cette source est amenée par une canalisation en maçonnerie de briques de 0 m. 60 d’ouver-b»re, à plein cintre, à la fontaine dite du Griffoul, sur la place Thiers, ou elle jaillit en jet d’eau. La longueur de cette canalisation est de i5o mètres environ.
- Le trop-plein de la source du Griffoul est divisé en deux branchements : le premier, en maçonnerie de briques, à plein cintre, de 1 mètre d’ouver-*Ure, alimente la fontaine dite du Tarn. Ge branchement a i5o mètres en-* Vlr°n de longueur,
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- Le 2e branchement alimente la fontaine de la Suspèze, sur la place Eugénie de Guérin. Ce dernier branchement, de 25o mètres environ de longueur, est formé par deux briques belges espacées entre elles de o m. 10 environ.
- 4* Enfin, la source des Thérondels, située au nord de la ville. 11 a été étudié un projet de distribution de l’eau de cette source, relevée au moyen d'un bélier hydraulique, pour desservir les quartiers de la Madeleine, du Foirai, les rues Denfert-Rochereau, de la République et Gaubil. La dépense eût été de 22 6oo francs et la source qui donne 6 litres par seconde aurait alimenté îo bornes-fontaines et 8 bouches ; mais la qualité de l’eau a été trouvée défectueuse. Elle a 33 degrés hydrotimétriques (i3° 1/2 permanents), 61 milligrammes de CaSO4, 32 de NaCl, et un résidu fixe de 527 milligrammes. Le “projet a été abandonné.
- Graulhet (8.377 h*) (6.912 p- ni. a.)
- Eau de ruisseau, gravité.
- La ville est pourvue d’une distribution d’eau incomplète. L’eau est fournie par un ruisseau qui sèche presque en été et par des captages effectués dans les coteaux voisins de la ville. Elle est très insuffisante, puisque la quantité à distribuer descend parfois à 8 litres par habitant.
- Des recherches nombreuses ont été faites pour doter la ville de Graulhet d’eau potable abondante. Ainsi en 1902, la Municipalité avait présenté un .projet de dérivation prenant 3o litres par seconde à la rivière du Dadou. Cette eau, qui n’était pas reconnue potable, devrait être entièrement réservée aux besoins d’édilité et à ceux de l industrie, tandis que l’eau de la distribution actuelle ne servirait plus qu’à l’alimentation. La réalisation du projet de dérivation était subordonnée à l’engagement que devait prendre la ville -d’indemniser les usagers d’aval des dommages qui pourraient leur être causés : le Conseil municipal refusa de prendre cet engagement et, par suite, l’exécution du projet fut ajournée.
- En 1907, on a étudié un nouveau projet qui consiste à amener l’eau d’une grosse source (de 12 mètres cubes par seconde) des environs de Lagrave, a l’origine de la plaine de la Nagt, à 16 kilomètres de la ville : la dépense est évaluée à 600 000 francs.
- Lavaur (6 388 h.) (4.069 p. m. a.)
- Eau de rivière, turbine hydraulique.
- Les premiers travaux ont été faits en 1874, par MM. Fortin-Hermann, et ont coûté 100000 francs; une nouvelle installation a été faite, il y a uïie -dizaine d’années, d’après le projet de M. Juppont, et a coûté 98 000 francs.
- Régie directe.
- f. — On puise à même dans l’Agout, à quelques centaines de mètres en amont de Lavaur.
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- Tarn
- H. — Pas d’épuration.
- 3. — Un barrage sur la rivière produit une chute qui actionne une turbine de 60 chevaux. Deux pompes à pistons plongeurs pouvant élever i 5üo litres à la minute à 5o mètres de hauteur.
- 4. — Deux cuves en tôle contenant i5o mètres cubes en tout, sont établies au point culminant de la ville.
- 5. — Réseau de distribution, en fonte, de îo kilogrammes de développement, en tuyaux de o,3oo à 0,080 de diamètre ;
- î fontaine monumentale et î jet d’eau en gerbe ;
- 20 bornes-fontaines ;
- 4o bouches sous-trottoirs ;
- 4 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 3oo branchements pour concessions particulières.
- O. — La consommation moyenne est de 1 200 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au robinet libre ou au robinet de jauge, aux prix de 20 francs pour un robinet libre, et de 5 francs à 3 francs par hectolitre par jour à la jauge, suivant la quantité.
- 7. — Extrait sec à 180°, 92 milligrammes ; CaCO3, 5i ; MgCO3, 12 ; SiO2, i j ; NaCl, 13, ammoniaque, 0 ; nitrates, o. On a trouvé i5ooo germes au centimètre cube.
- 9. — Quelques égouts recevant parfois des matières fécales et se déversant dans l’Agoùt.
- Mazamel (14-386 11.) (11.370 p. m. a.) 2.294 maisons.
- Eau de rivière, adduction par la gravité.
- Les travaux ont été exécutés en 1876, suivant le projet de M. Oulmière : la dépense a été de 574000 francs.
- Régie directe : l’architecte de la ville est chargé du service des eaux.
- 1. — L’eau est prise au moyen d’un barrage dans la rivière l’Arn, à 7 kilomètres en amont de Mazamet (bassin granitique), et est amenée par un aqueduc voûté, en maçonnerie, de 2 267 mètres de longueur, dans un bassin de décantation de 6 000 mètres cubes de capacité (avec 4 mètres de profondeur) .
- S. — Pas d’autre épuration que cette décantation dans le bassin.
- 4. —- Un réservoir de distribution de 1 800 mètres cubes, en maçonnerie, v°ûté et enterré.
- 5. —. Réseau de distribution, en fonte, de o,25o à o,o4o de diamètre. Longueur totale i5 000 mètres.
- 100 bornes-fontaines et bouches d’arrosage ;
- i5oo concessions particulières au robinet libre ou au compteur (Frager, Etoile).
- 9. — La ville dérive 5o litres par seconde en moyenne, mais ne prend leau que pendant 8 heures sur 24 (afin de ne pas nuire aux usines).
- Les concessions au robinet libre (ménages) paient 25 francs pour un ro-Annuaire des Distributions d’eau. 5i
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- Tarn
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- Binet, \o francs pour 2 robinets, et i5 francs par robinet pour plus de deux.
- Les concessions au compteur paient 45 francs pour 1 mètre cube par jour, 40 francs par mètre cube pour 2 mètres cubes par jour, 3o francs pour 3 mètres cubes, 25 francs pour 4 mètres cubes, 22 francs pour 5 mètres cubes et 20 francs par mètre cube par jour au delà de 5 mètres cubes.
- 9î — Quelques égouts se déversant dans l’Arnette.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Lacaune (3.577 h.) (1.646 p. m. a.)
- Quelques fontaines publiques alimentées par des sources voisines.
- Labruguière (3.212 h.) (1.557 P- m- a-)
- Quelques fontaines publiques ; cette localité va exécuter un nouveau projet d’adduction et vient de le mettre au concours.
- Lisle (3.797 h.) (i.386 p. m. a.)
- Nombreuses bornes-fontaines publiques, alimentées par des sources : pas de service privé.
- Rabastens (4-553 h.) (2.745 p. m. a.)
- 5 fontaines publiques à jet continu, alimentées directement par des sources.
- Autres communes ayant fait une adduction d’eau (depuis 188h.)
- Br en s (1.123 h.) en 1895 : dépense, 2i.3oo francs.
- Roquecourbe (1.624 h.) en 1896 : dépense, 18.600 francs.
- Réalmont (2.578 h.) en 1903 : dépense, 72.000 francs.
- En outre, les communes de Brassac (1 997 habitants) et Sorèze (2 120 habitants) ont un projet approuvé.
- En résumé, le département compte :
- 9 communes ayant une distribution d’eau complète,
- 7 » » » incomplète,
- 218 » )) des puits et des sources nées et utilisées sur place,
- 88 » » n’ayant que des puits et des citernes,
- 1 commune n’ayant que des citernes.
- Toute la partie Est, à l’est d’une ligne joignant Albi à Castres, est formée par le granit ou les schistes primaires, et a des sources petites, disséminées et peu profondes ; toute la partie Ouest est, au contraire, constituée par l’éocene, et plus à l’ouest encore l’oligocène, qui contiennent des nappes aquifères importantes et assez profondes (grès éocène et calcaire oligocène) donnant naissance à des sources dans les vallées.
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- Tarn-et- Garonne
- DÉPARTEMENT DE TARN-ET-GARONNE
- (3 arrondissements, 24 cantons, 196 communes, 188 553 habitants) Castelsarrasin (7.496 h.) (3.189 p. m. a.)
- Puits, pompes à moteur électrique.
- Un projèt de distribution d’eau de service (lavage et arrosage) établi depuis deux ans par M. Galinier, Ingénieur à Toulouse, et continué par M, Soucaret 'de la maison Mathelin et Garnier, a été mis à exécution.
- 1. — Un puits a été creusé à 20 mètres du canal patéral à la Garonne près de l’Ecole supérieure de filles. Il est foncé dans la nappe phréatique à 8 ou 9 mètres de profondeur : 1 à 2 mètres de diamètre, et est construit en briques.
- 3. — Pompes centrifuges Maginot de 9 litres à la seconde, actionnées par moteur électrique. Le courant est fourni à 5 000 volts par l’usine de Moissac.
- 4. — Réservoir en béton de ciment armé, élevé de 12 mètres au-dessus du sol sur piliers en béton de ciment ; cuve de 5 mètres de hauteur et de 20.0 mètres cubes de capacité.
- 5. — Réseau de 5 000 mètres de longueur en tuyaux de fonte de o m. 20 à 0 m. 0fi de diamètre.
- 102 bouches d’arrosage et d’incendie.
- Pas de bornes-fontaines, ni de concessions particulières.
- 8. — L’ eau n’étant pas potable, la municipalité se préoccupe d’améliorer «a qualité.
- Moissac (8.218 h.) 4-523 p. m. a.)
- Puits, pompes à moteurs électriques.
- En 1905 on a établi une distribution d’eau d’après le projet de M. Sou-caret, ingénieur de la maison Mathelin et Garnier.
- 1. — Deux puits filtrants foncés dans les plaines du Tarn et de la Garonne. Ils sont à section carrée de 2 mètres de côté, construits en briques tubulaires. Leur débit est de 5oo mètres cubes par jour.
- 3- — Chaque puits est muni de deux pompes Jandin dont l’une est en réserve. Elles débitent i5 litres à la seconde. Elles sont commandées par des Moteurs électriques, l’énergie étant fournie par la station centrale de Moissac.
- 4. — Réservoir de 700 mètres cubes au point culminant de la ville.
- 5. •— Réseau de 14000 mètres en tuyaux de fonte de 0 m. 25 à 0 m. 06.
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- Tarn-et-Garonne
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- 120 bornes-fontaines et bouches d’arrosage ;
- 5o concessions particulières.
- 7. — Degré hydrotimétrique total 45°, permanent, i5°. Résidu fixe-5g4 milligrammes ; GaO, 188 ; MgO, 52 ; SiO2, i3 ; NaCl, 85 ; 50s,46 ; acide nitrique, i5,6 ; nitrites et ammoniaque, o, azote albuminoïde, o ; ma^ tières organiques (en oxygène), î ; bactéries par centimètre cube, <)46.
- lloiltaiitmn (28.688 h.) (i6.8i3 p. m. a.) 6.161 maisons.
- Source et galerie filtrante, machines à vapeur et électriques.
- Projet dressé par M. Roux, ingénieur à Toulouse, exécuté en 1880 ; dépense, 5oo 000 francs. En 1898, renforcement de l’usine élévatoire par les-machines électriques, suivant le projet de M. Lombazd-Guérin. Les dépenser ultérieures (depuis 1880) se sont élevées à 480 000 francs.
- Régie directe ; M. Maurou, architecte de la ville, directeur du service des eaux.
- I. — Une galerie filtrante de 4° mètres de longueur, parallèlement à la rive du Tarn, avec des tronçons de galerie perpendiculaires, reçoit à la fois les eaux du Tarn filtrant à travers les graviers et les eaux d’une source dite de Planques coulant sur un sous-sol marneux (oligocène).
- *i. — Filtration naturelle dans les graviers.
- 3. — De la galerie, les eaux sont élevées par 3 machines à vapeur et 1 dynamo.
- Les machines à vapeur sont de la maison Farcot : l’une est horizontale,, d'une force de 36 chevaux, et fait 43 tours à la minute : les 2 autres sont vçrticales, de 12 chevaux chacune, et font 25 tours à la minute. Elles actionnent directement 3 pompes Farcot à double effet, pouvant élever l’une-200 mètres cubes à l’heure et chacune des autres 70 mètres cubes à une hauteur de 42 m. 74»
- La dynamo, système Zypernowski, a été fournie, ainsi que la pompe-qu’elle actionne à l’aide de courroies, par la maison Fournier (de Lyon) : elle a une puissance de 60 chevaux, et la pompe peut élever 4<><> mètres cubes par heure.
- Les pompes puisent dans un bassin de 20 mètres cubes et 3 mèfres de profondeur d’eau. La conduite de refoulement, de l’usine de Planques au* réservoir de Beau-Soleil, a 45o° mètres de longueur, en tuyaux de o,45o.
- L’usine comporte 2 chaudières, une semi-tubulaire et une à bouilleurs, de 80 mètres carrés de surface de chauffe.
- 4. — E y a 3 réservoirs, contenant ensemble 5 000 mètres cubes, au heir dit Beau-Soleil, en tête de la distribution. Ils sont en maçonnerie, avec parements en briques, voûtés et enterrés. Deux conduites-maîtresses de 0,2 partent des réservoirs; on songe à porter leur diamètre à o,45o.
- 5. — Le réseau de distribution 3o 586 mètres de développement, eiv tuyaux de o,25o à 0,060 de diamètre;
- 6 fontaines monumentales ;
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- Tarn-et-Garonne
- 96 bornes-fontaines, quelques-unes avec une prise d’eau d’arrosage et d’incendie ;
- 200 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 1 700 branchements pour concessions particulières.
- 6. — La consommation pendant la période d’été (juin à septembre) est de (6 200 mètres cubes en moyenne par jour, soit plus de 3oo litres par jour et par habitant de la zone canalisée. La quantité d’eau élevée n’est jamais inférieure à 48oo mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au robinet de jauge ou au robinet libre (d’après évaluation approximative), aux prix de 10 francs pour 1 hectolitre par jour jusqu’à 2 hectolitres, 8 francs l’hectolitre pour 3 hectolitres, 7 francs l’hecto-ditre pour 4> 6 francs l’hectolitre de 5 à 10 hectolitres par jour, 5 francs de 10 à 20 hectolitres, etc., jusqu’à 3 francs l’hectolitre par jour pour une concession de’100 à 25o hectolitres par jour.
- H. — Une commission de médecins civils et militaires surveille l’eau et l’a trouvée bonne. Degré hydrotimétrique, 120 ; degré permanent, 90 ; résidu à ioo°, i85 ; CaO, 41,6 ; MgO, 23 ; SiO2, 9; SO3, 1 ; NaCl, 17,5 ; acide nitrique, 1,5; nitrites, 0; ammoniaque, o,o5 ; ammoniaque albuminoïde, 0,07 ; matières organiques (en oxygène), o,5.
- On n’a jamais trouvé que de 5o à 200 germes au centimètre cube : eau bonne.
- 9. — Un réseau d’égouts traverse la ville et reçoit les eaux pluviales, ménagères et industrielles (pas les matières fécales) et les déverse dans le Tarn.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Gaussade (4*7^9 h.)
- Une nappe souterraine est captée à l’aide d’une galerie filtrante. Les eaux sont reprises dans un puisard à l’aide d’une pompe à vapeur de 20 chevaux et refoulées dans un réservoir en ciment armé de 120 mètres cubes. Réseau de 2400 mètres de longueur, 20 bornes-fontaines, 17 bouches d’arrosage; 2 abreuvoirs.
- Caylus (3.770 h.)
- Source amenée par la gravité. Canalisation en fonte de 2 p45 mètres de longueur, 11 bornes-fontaines, 1 abreuvoir. Dépense faite, 20000 francs.
- Lafrançaise (3.000 h.)
- Un projet a été exécuté en 1906. Dépense prévue, 96000 Irancs. Captation de sources. Pompes à moteur électrigue. Réservoir en ciment armé. Réseau de distribution de 871 mètres de longueur, 9 bornes-fontaines, i5 bouches d arrosage, 3 abreuvoirs, 1 lavoir.
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- Tarn-et-Garonne
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- Molières (1873 h.)
- L’eau d’un ruisseau est élevée à l’aide d’un bélier hydraulique. Elle alimente 4 bornes-fontaines et 1 abreuvoir. Le débit est insuffisant.
- Montpezat (1.854 h.)
- Source amenée par la gravité, 3 bornes-fontaines.
- Montricoux (1.046 h.)
- Source captée et amenée par la gravité.
- Canalisation en fonte de 2 000 mètres de longueur, 8 bornes-fontainesr 3 concessions particulières.
- Dépense faite, 20 000 francs.
- Farisot (1.182 h.)
- Eauide souce amenée par la gravité. 2 bornes-fontaines.
- Saint-Antonin (3.546 h.)
- Eau de source amenée par la gravité. Réservoir. 16 bornes-fontaines * concessions particulières.
- Septfonds (2.404 h.)
- Eau de source. Pompe et moteur électrique. Réservoir en ciment armé de-120 mètres cubes. 9 bornes-fontaines, 5 bouches d’arrosage. Dépense faite,
- 1 900 francs.
- Valence (3.289 h.)
- Projet de M. Soucaret. Dépense prévue, 155 000 francs.
- Puits filtrant sur la rive de la Garonne. Pompes et turbine hydraulique de 25 chevaux. Réservoir en maçonnerie de 5oo mètres cubes.
- Réseau de 44°° mètres. 24 bornes-fontaines, 70 bouches~ d’arrosage et d’inceniie.
- Verfeil (860 h.)
- Source à ciel ouvert élevée à l’aide d’une pompe- et d’une turbine électrique. 5 bornes-fontaines.
- Autres Communes ayant exécuté une adduction d'eau {d'epuis^i88U.)
- Noms des communes Population Date des travaux Dépenses faites Observations
- Montpezat de Quercy . . I 854 i9°4 fr. 4 200
- Saint Georges 295 1905 1491
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- Tarn-et-Garonne
- En résumé, le département compte :
- 10 communes ayant une distribution d’eau complète ;
- 5 communes ayant une distribution d’eau incomplète
- communes qui ont des puits et des sources nées et utilisées sur place ;
- 79 communes qui n’ont que des puits et des citernes ;
- 6 communes qui n’ont que des citernes ;
- i3 villes ont un réseau d’égouts pluviaux.
- Une bonne partie du département est occupée par les alluvions des grandes vallées confluentes de la Garonne, du Tarn et de l’Aveyron, qui contiennent une nappe souterraine importante en étendue, mais relativement peu profonde. Au nord règne l’oligocène et une région de lias et d’oolitlie, avec des nappes profondes dans les calcaires et de belles sources ; au sud, le miocène et le pliocène n’ont que des nappes peu profondes et des sources asseï faibles.
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- DÉPARTEMENT DU YAR
- (3 arrondissements, 28 cantons, i48 communes, 324-638 habitants)
- Draguignan (9-770 h.) (7.766 p. m. a.)
- Double distribution ; sources amenées par la gravité et eau de rivière.
- Anciennement, source du Malmont pour alimenter les fontaines publiques et eau de la rivière la Nartuby.
- Projet dressé et exécuté par MM. les ingénieurs Périer et Thérel, en 1899 et 1900 ; dépense faite, 180000 francs.
- Régie directe.
- I. Eaux de sources.
- I. — On a capté, en 1899, la source du Dragon, émergeant des marnes irisées à la cote, 267,55, à 4 kilomètres au nord-ouest de la ville ; elle débite de 10 à 25 litres par seconde. La conduite d’adduction a 3 956 m. 84 de longueur jusqu’au réservoir inférieur et 608 mètres de plus jusqu’au réservoir supérieur ; elle est en fonte, de 0,175 sur les 717 premiers mètres et de 0, 200 sur le reste du trajet ; elle peut débiter 25 litres par seconde, ce qui permettrait en cas de besoin d’y amener de nouvelles sources.
- La ville utilisait précédemment et utilise encore la source du Malmont, située à 1 5oo mètres au nord : elle est amenée par une galerie maçonnée, et alimente les fontaines publiques à écoulement continu, au moyen de tuyaux en poterie. Son débit n’est que de 3 litres par seconde en basses eaux.
- 1. — La source du Dragon a 2 réservoirs : le réservoir supérieur, a la cote 232, contient 5oo mètres cubes, et le réservoir inférieur, à la cote 201, contient 1 100 mètres cubes. Ils sont tous deux en maçonnerie, voûtés et enterrés.
- o. —- Outre les fontaines publiques à écoulement continu, alimentées par la source du Malmont, il y a 2 réseaux alimentés chacun par un des 2 réservoirs ci-dessus (ou au besoin directement par la conduite d’amenée du Dragon). Ces réseaux ont ensemble un développement de 8 700 mètres en tuyaux de 0,175 à 0,060 de diamètre, avec 56 robinets-vannes;
- 35 bornes-fontaines, système incongelable, avec prise d’eau d’incendie ;
- 11 bouches de lavage sous trottoirs ;
- i5o branchements pour concessions particulières, mais le service pri'e commence seulement à se développer.
- 6. — Débit minimum de la source du Dragon : 10 litres par seconde, soit 864 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont au compteur (Etoile) ou à la jauge, aux prix de
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- hj francs par an pour une concession de i5o litres par jour, 35 francs pour 25o litres par jour, 45 francs pour 5oo litres, 65 francs pour î mètre cube •et 115 francs pour 2 mètres cubes par jour; les excédents sont payés de o,25 à o,5o le mètre cube, suivant l’importance de la concession.
- T. — Eau de la source du Dragon. — Degré bydrotimétrique total, 24°; degré permanent, io°5 ; CaCO3, 119; MgCO3, 58,4; CaSO4, 72,6; NaCl, 12,8.
- On a trouvé 4845 germes aérobies par centimètre cube (pas de colibacille).
- 8. — On pourra ultérieurement amener d’autres sources à l’origine de la conduite du Dragon.
- II. Eau de lavage. '
- 1. — Ces eaux proviennent d’un canal dérivé de la rivière la Nartuby ; •elles sont amenées dans un réservoir au point culminant de la ville.
- 4. — Réservoir de 1 200 mètres cubes.
- o. — Réseau de canalisation en fonte, alimentant 87 bouches de lavage et d’arrosage.
- 9. — Les eaux ménagères et industrielles sont évacuées par de petits égouts se jetant dans un canal couvert qui traverse toute la ville, et va se déverser lui-même dans la Nartuby, à 1 kilomètre à l’aval de la ville.
- Hyères (17-790 h.) (16.424 p- m. a.)
- Puits filtrants, machines à vapeur.
- La Compagnie générale des Eaux, ,02, rue d’Anjou, à Paris, concessionnaire. Traité du 16 février 1876, donnant la concession pour 90 ans.
- M. Dernier, chef d’Exploitation delà Compagnie, à Toulon.
- Avant 1876, il n’y avait que 5 bornes-fontaines, alimentées par la petite source de la Vierge (1/2 litre par seconde) et 12 puits publics.
- 1. — Puits captants foncés dans la vallée du Gapeau (alluvions anciennes), à 2 kilomètres de la ville, au lieu dit « Le Père Eternel » ; il y a 3 puits, mais on n’en utilise qu’un pour le moment (6 m. o5 de profondeur).
- 2. — Filtration naturelle dans les graviers.
- 3- — L’usine élévatoire du Père Eternel comprend deux machines à vapeur de 25 chevaux chacune, marchant alternativement ; l’une est à condensation et l’autre à échappement libre. Elles actionnent chacune une pompe à double effet; la conduite de refoulement, unique pour les deux pompes, a 1 880 mètres de longueur, 0,200 de diamètre, et partant de la cote 2, elle aboutit au réservoir à la cote 91,89.
- 11 y a trois chaudières : une tubulaire timbrée à 4 kilogrammes et de 35 mètres carrés de surface de chauffe, une seconde à bouilleurs, timbrée à 6 kilogrammes et de 3o mètres carrés de surface de chauffe ; enfin, une troi-
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- sième multi-tubulaire système Babcock et Wilcox, timbrée à 12 kilogrammes et de 49 mètres carrés de surface de chauffe.
- 4. — Le principal réservoir est à la cote 91,89 (trop-plein), sur la colline de Paradis, il a une capacité de 1 200 mètres, en deux compartiments égaux, maçonnés et voûtés.
- Il y a un réservoir intermédiaire, dit bassin des Grès, à la cote 22,70 ; il est alimenté par une tubulure de la conduite de refoulement et contient 325 mètres cubes, il dessert le quartier des Vieux Salins et le port.
- 5. — La canalisation a un développement de 49900 mètres s’étendant au quartier des Salins, à la Plage, Giens et les Kermès ;
- 36 bornes-fontaines ;
- 170 bouches d’arrosage ;
- (Le service public a consommé, en 1906, une moyenne journalière de 538 mètres cubes, y compris le service de la caserne.
- Environ 600 branchements de concessions particulières.
- 6. — Le débit du puits filtrant est bien supérieur à la puissance des machines ; la consommation n’est donc limitée que par celle-ci.
- Les abonnements sont à la jauge, au compteur ou au robinet libre pour ménages. Ces derniers, dont l’installation est faite par la Compagnie, paient 3o francs par an pour un robinet dans un ménage de 5 personnes au plus et 4o francs au-dessus de 5 personnes, 10 francs pour un robinet en sus. du premier. A débit mesuré, les prix sont de 5o francs pour 25o litres par jour,. 80 francs pour 5 hectolitres, 120 pour 1 mètre cube, 240 francs pour 2 mètres cubes, 345 francs pour 3 mètres cubes, 525 francs pour 5 mètres cubes et 800 francs pour 10 mètres cubes par jour.
- T. — Résidu sec, 239 à 272 ; CaO, 11 à i5 ; MgO, 4,8 à 4*9 ; alcalis, 72,4 à 92,1 ; SO3, 32,3 à 37,1 ; chlore 20,2 à 37,3 ; SiO2, 20 à 21,6 ; A1203 et Fe203, 1,4 à 1,8.
- 8. — Si l’adduction des eaux de Fontaine-l’Evêque se réalise, la ville d’Hyères doit recevoir une certaine fraction amenée par la branche qui desservirait aussi Toulon, La Seyne, etc. (Voir Marseille, 8.)
- 9. — Il y a quelques égouts recevant clandestinement des matières fécales ; ils sont en mauvais état et se déversent dans le béai d’Hyères et dans-les petits cours d’eau.
- Un projet d’assainissement par le système Liernur a été soumis à l’examen de la Municipalité.
- L’enlèvement des ordures ménagères se fait à l’entreprise et coûte 10 000 francs par an ; pas de poubelles.
- Toulon (io3.549 h*) (87.997 p. m. a.)
- Puits et sources, adduction par la gravité, et en temps de sécheresse élévation par machines hydrauliques et à vapeur.
- La ville de Toulon a utilisé pendant longtemps la source Saint-Antoine, Ie" puits-source Saint-Philippe, la source de la Baume et la source des Pomets-
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- (cette dernière pour le hameau de ce nom, avec un débit de 6 litres à la minute).
- En 1882, elle passa un traité avec la Compagnie générale des Eaux, 62, rue d’Anjou, à Paris, d’après lequel celle-ci distribue l’eau des sources du Ragas et de Saint-Antoine ; sur le volume disponible, 3 5oo mètres cubes doivent être affectés gratuitement au service public. Pour chaque accroissement de 10000 habitants, la Compagnie est tenue d’augmenter proportionnellement les ressources.
- Les eaux du Ragas ont commencé à être distribuées en 1887.
- Il y a encore de nombreux puits particuliers (environ 1 5oo).
- La concession donnée en 1882 à la Compagnie générale des Eaux prendra fin en ig45. M. Rernier, chef d’exploitation de la Compagnie, à Toulon.
- 1. — La ville de Toulon est alimentée actuellement par les eaux du Ragas et de la source Saint-Antoine, celle-ci naissant dans la vallée de Dardennes, très près de la ville.
- Le Ragas est un puits naturel de 60 mètres de profondeur qui, ouvert sur le versant sud du Massif du Grand Câp, reçoit les eaux de la nappe aquifère des plateaux calcaires qui constituent ce massif. Ces calcaires sont formés par l’urgonien et le jurassique supérieur. Le niveau d'eau dans le puits paraît être à la base du jurassique supérieur ; son orifice est à la cote i5o. Lors des grandes pluies, il se remplit d’eau et finit par déborder, en formant la source de la Foux.
- De ce puits part, à la cote 90, un tunnel de 900 mètres de longueur, 2 mètres de largeur et 1 m. 90 de hauteur, qui, après avoir débouché dans la vallée de Dardennes. se prolonge, sur le flanc gauche de cette vallée, par une conduite en béton de ciment (de la Porte de France), de 0 m. 80 de diamètre et de 3 700 mètres de longueur. Cette conduite aboutit à un premier réservoir dit réservoir supérieur, situé à peu de distance et à l’est'de la> source Saint-Antoine ; à 420 mètres au sud de ce réservoir se trouve le réservoir inférieur ; enfin le tunnel lui-même forme réserve et emmagasinement.
- Le service d’alimentation se divise en service haut et en service bas, prenant leurs points de départ à chacun des deux réservoirs et desservis presque Uniquement par l’eau du Ragas.
- a) Service haut. — Il comprend la partie rurale de la ville et n’utilise que les eaux du Ragas. Du réservoir supérieur de Saint-Antoine part une conduite de 0 m. 600 de diamètre formée de tuyaux de fonte sur 1 876 mètres, pour la traversée des siphons, et de tuyaux en béton de ciment (Porte de France) pour le reste du parcours, sur 3 1 24 mètres.
- Cette conduite serpente sur le flanc sud du Faron et aboutit au réservoir dArtigues. De ce réservoir part une conduite en fonte de 0 m. 25o de diamètre et 4 000 mètres de longueur, qui aboutit au réservoir d’extrémité du Cap Brun.
- 4. — Réservoir supérieur de Saint-Antoine. — Constitué par un tunnel taillé dans le roc, de 232 mètres de longueur, 9 mètres de large et 4 m. 3o de profondeur ; son radier est à la cote 86 m. 3i à la tête amont et à la cote
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- 86 m. 26 à la tête aval ; le trop-plein est à la cote 91 m. 07. La capacité du réservoir est de 9 100 mètres cubes.
- Une chambre de manoeuvre de vannes se trouve à la tête aval.
- Réservoir d'Artigues. — Se compose de 2 compartiments voûtés, séparés par un mur de refend; chaque compartiment, a i3 m. 90 de longueur et il m. 5o de largeur. Le radier est à la cote de 85 m. 22 et le trop-plein ii la cote 89 m. 23. La capacité du réservoir est de 2 200 mètres cubes. Chaque compartiment est pourvu d’un trop-plein et d’une décharge.
- Réservoir du Cap Brun. — Mêmes dimensions et dispositions que celui -d’Artigues. Le radier est à la cote 79 m. 37 et le trop-plein à la cote 83 m. 49-
- b) Service bas. — (Comprenant la partie agglomérée de la ville et de ses faubourgs. Est alimenté par le Ragas et accessoirement par l’eau de la source -Saint-Antoine.)
- Lorsque les eaux du Ragas sont abondantes, le réservoir supérieur de Saint-Antoine déverse, au moyen d’une conduite, le cube nécessaire dans le réservoir inférieur de Saint-Antoine. Celui-ci est à la cote 5o et est formé de
- 4 compartiments juxtaposés de 4° mètres de long, 6 mètres de large et
- 5 m. 80 de profondeur ; il contient 5 880 mètres cubes.
- Si le Ragas est insuffisant pour alimenter le service bas, l’eau de la source Saint-Antoine, est amenée dans le réservoir inférieur de ce nom de la façon suivante ;
- 3. — Le cube dérivé du réservoir supérieur Saint-Antoine (cote 90) est amené par une conduite spéciale à une usine élévatoire (usine Saint-Antoine) établie près de la source, où il actionne une machine à colonne d’eau, et est '«versé ensuite dans le réservoir inférieur, à la cote 5o.
- La pression de 4o mètres est utilisée pour élever dans ce même réservoir l’eau de la source Saint-Antoine qui est à la cote 18 ; 100 litres d’eau motrice élèvent 60 litres d’eau de la source, laquelle débite moyennement 60 litres par seconde.
- La conduite d’amenée de l’eau motrice est partie en tuyaux de béton de -ciment de o m. 600 de diamètre, sur 280 mètres de longueur, et partie en tuyaux de fonte de o m. 4<>o de diamètre sur i43 mètres de longueur. La conduite d’évacuation de cette eau est en tuyaux de fonte de 0 m. /i<>° de diamètre pour une longueur de 107 mètres.
- Les pompes actionnées par la machine élévatoire sont à double effet, avec une vitesse rnaxima de 12 coups de piston par minute; la hauteur d’aspiration est de 5 mètres ; les tuyaux d’aspiration et de refoulement, en fonte, ont o m. 35o de diamètre. 11 a été établi 3 réservoirs à air : un sur la conduite d’amenée de l’eau motrice, un sur la conduite d’évacuation et un sur la conduite de refoulement.
- L’usine Saint-Antoine renferme également une machine à vapeur destinee a suppléer la machine à effet d’eau en cas de réparation de celle-ci. Cette machine est horizontale, à deux cylindres, système compound, à détente et a -condensation par mélange ; sa force est de 26 chevaux. La chaudière est cylindrique, à foyer intérieur et à retour de flammes, avec quatre tubes
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- Galloway. La machine actionne deux pompes élévatoires accouplées, de deux corps chacune, à pistons plongeurs dont les tiges sont le prolongement de celles des pistons à vapeur de chaque cylindre de la machine.
- La conduite d’aspiration a o m. 3oo et celle de refoulement o m. 25o de diamètre.
- 5. — Les conduites de distribution ont été installées dans un sol dur et résistant qui a dû être attaqué au pic et parfois, dans la banlieue, on a dû employer la mine.
- Les conduites du service haut ont de o m. 25o à o m. 060 de diamètre, celles du bas de o,4oo à 0,060. Le développement total des deux réseaux atteint i4o kilomètres, y compris le réseau du territoire de la Seyne ;
- 9 fontaines monumentales (à jet continu) et 11 lavoirs publics;
- 363 bornes-fontaines ;
- 47 bouches spéciales d’incendie ;
- 3g urinoirs publics à effet d’eau (i4o places) ;
- 4&6o concessions particulières dont 33o au compteur (Frager, Etoile) et les autres au robinet de jauge.
- 6. — Le débit disponible devrait être d’après la convention de 17 5oo mètres cubes par jour, dont 3 5oo mètres cubes pour les services publics : il n’est guère en pratique que de 12000 mètres cubes.
- Les/abonnements sont au robinet de jauge ou au compteur. Au robinet de jauge, les prix sont de 25 francs par an pour 260 litres par jour, 4o francs pour 5 hectolitres, 60 francs pour 1 mètre cube par jour, 120 francs pour 2 mètres cubes, i5o francs pour 3 mètres cubes, 180 francs pour 4 rnètres cubes et 200 francs pour 5 mètres cubes par jour. Au compteur, on paie 60 francs par mètre cube par jour et 0 fr. i65 par mètre cube pour l’excédent. Au-dessus de 10 mètres cubes par jour, on traite de gré à gré avec la Compagnie. Abonnements pour l’arrosage de la rue, à raison de o fr. 5o le mètre cube (deux arrosages par jour pendant 6 mois).
- Il est également donné des abonnements pour l’arrosage (eaux continues) pour les propriétés rurales (hors de l’enceinte), toutes à la jauge et au prix de 60 francs pour 1 mètre cube par jour, 90 francs pour 2 mètres cubes, 120 francs pour 3, i65 francs pour 5 et 29 francs en plus pour chaque mètre cube par jour au delà.
- "i. — Eau du Ragas. — Résidu fixe, 210 ; CaO, 62 ; MgO, traces; SO3, 22,7 ; NaCl. 17,5 ; SiO2, 6 ; nitrates, traces; matières organiques (en oxygène), 1,6 nitrites, 0 ; ammoniaque, o.
- Nombre de germes par centimètre cube : de 18 à 36q ; pas de colibacille.
- Eau de la source Saint-Antoine. — Résidu fixe, 290 ; CaO, 75 ; MgO, traces; SO3, 44*7 ; NaCl, 29,2 ; SiO2, 10; nitrates, traces; matières organiques (en oxygène), 2,7 ; nitrites, 0 ; ammoniaque, 0.
- Nombre de germes par centimètre cube : de i3 à 432 ; quelquefois du colibacille.
- Eau du puits-source Saint-Philippe. — Résidu fixe, 452 ; CaO, 80 ; MgO, *9 '> SO3, 85 ; NaCl, 49 ; SiO2, 5 ; nitrates (en AzO’H), 4<> ; nitrites, traces ; matières organiques (en oxygène), 3 ; ammoniaque, 0.
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- Nombre de germes par centimètre cube : de 1982 à 3089 ; colibacille ; eau mauvaise.
- (Analyses du Dr Coreil. D’après le même auteur, les puits de Toulon sont généralement très mauvais.)
- 8. — En cas d’adduction de la source de Fontaine-l’Evêque à Marseille (voir cette ville, § 8), une fraction serait dérivée sur Toulon, La Seyne et Hyères.
- O. —Jusqu’en, 1907, il n’y avait guère qu’un seul égout, boulevard.de Strasbourg, pour les eaux pluviales seulement.
- Pour les matières fécales, les maisons récentes avaient seules des fosses ou des tinettes ; les autres n’avaient pas de cabinets, et on déversait les vases (toupines) dans des tonneaux ambulants (torpilleurs) qui circulaient 3 fois par jour dans les rues. Quelques fosses déversaient leur trop-plein dans les caniveaux.
- Dès i885, un projet d’assainissement d’ensemble avaient été dressé par Al. Dyrion : le réseau d’égouts comportait une seule usine élévatoire. Le projet avait été modifié en 1892, en ce qu’on adopta 2 points bas et 2 usines de relèvement ; puis on pensa au système Shone, et on s’adressa à la Compagnie nationale d’Utilité publique et d’assainissement (Directeur Mr F. Tasson, à Paris), à qui l’on concéda l’assainissement pour 10 ans. Une nouvelle municipalité rompit alors cet engagement et reprit sa liberté.
- Finalement, un projet nouveau, présenté par M. Yalabrègue, ingénieur à Alarseille, a été adopté et vient d’être mis en exécution.
- Le réseau d’égouts neufs est en tuyaux de o,3o à 0,60, ne recevant que les eaux usées et les matières fécales (les eaux pluviales iront directement à la mer par les caniveaux et par l’égout existant) ; une usine principale de relèvement est établie à Missiessy, et 2 stations secondaires (une au Mou-rillon, l’autre à la rade) reçoivent la force de l’usine principale par transmission électrique. L’élévation du sewage se fait donc au moyen de ipompes électriques centrifuges. L’épuration doit se faire par les procédés bactériens avec appareils automatiques Adams, avant rejet de l’eau dans la rade (a moins qu’on n’arrive à vaincre l’opposition de la commune de La Seyne et à conduire le collecteur en pleine mer, au cap Sicié). L’exécution du projet est très avancée : il coûtera 4 à 5 millions et la Ville percevra des taxes à raison de 2,60 °/0 du revenu net des immeubles.
- Les ordures ménagères sont déposées dans la rue (pas de poubelles) et enlevées tous les matins avant 10 heures, avec une seconde tournée dans l’après-midi. L’entreprise, comprenant en outre la vidange, l’ébouage et l’arrosage, coûte à la ville i44°°(> francs par an.
- La Seyne (19-747 b.) (11.990 p. m. a.)
- Concession à la Compagnie générale des Eaux, comme pour Toulon.
- (Il y a encore de nombreux puits particuliers : environ 4<>o.)
- 1 • — Cette ville est alimentée par les eaux empruntées au réservoir supe-
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- rieur de Saint-Antoine (ville de Toulon) ; de ce réservoir part une conduite en fonte de o m. 2&o de diamètre et de 7900 mètres de longueur, qui aboutit à un réservoir de distribution situé à l’altitude 44 ni. 5o, au-dessus de la ville de La Seyne.
- 4. — Ce réservoir est semblable à ceux d’Artigues et du Cap Brun, de la Ville de Toulon. Sa capacité est de 2 200 mètres cubes ; son radier est à la cote 44.5o et le trop-plein à la cote 48,5o.
- 5. — De ce réservoir de distribution part une conduite en fonte de 0 m. 200 de diamètre et de 8 600 mètres de longueur qui fait le tour de la rade et aboutit à l’hôpital de la Marine, à Saint-Mandrier ; elle assure la distribution de :
- 5 lavoirs publics ;
- 44 bornes-fontaines ;
- 42 bouches d’arrosage et d’incendie :
- 10 urinoirs à effet d’eau ;
- 724 concessions particulières, dont 63 au compteur (Frager, Etoile), et les autres au robinet de jauge.
- 6. —- On consomme i960 mètres cubes environ par jour.
- Les concessions particulières paient le même prix qu’à Toulon.
- 7. — Voir Toulon (eau du Ragas).
- 8. — Comme pour Toulon.
- 9. — Même situation qu’à Toulon : on ne sait encore si la commune profitera de l’assainissement de Toulon. Jusqu’ici, elle s’est opposée à la traversée sur son territoire du collecteur qui irait au Cap Sicié (alors qu’elle eût dû s’empresser d’en profiter pour assainir).
- La collecte et l’enlèvement des ordures ménagères coûtent annuellement 9000 francs.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- GROUPE DES EAUX DE LA SIAGNOLE :
- Fayence (1.422 h.), Tourettes (63o b.), Callian (849 b.) Montauroux (1.014 h.), Fréjus (4-190 b.), Le Pujet (1.214 h.) Roquebrune (1-912 h,), Saint Raphaël-Agay-Saint Aygulf (4 893 h.)
- Les sources du Neïsson et de Jourdan (ou de Laugier), émergeant de la coteàoo, de l’oolithe inférieure, dans le ravin de la Siagnole, à 6 kilomètres au nord de Fayence, avaient été amenées autrefois à Fréjus par un aqueduc romain (du temps d’Auguste). Elles ont fait l’objet de 2 concessions : l’une de 3oo litres par seconde, par décret du i4 juin 1820, au profit des localités de Fayence, Tourrettes, Callian et Montauroux ; l’autre de 75 litres par seconde, Par décret du 2 juin 1891, au profit de Fayence, Fréjus et Saint-Raphaël, nés travaux pour la première concession ont été exécutés en 1874 et ont .coûté aao 000 francs ; ceux de la seconde ont été terminés en 1894 (concession de ^0 ans à la Société des Grands Travaux de Marseille) et ont coûté 000 francs. Bref, l’entreprise d’utilisation (partie pour l’irrigation, partie P°ur l’alimentation des communes) des eaux de la Siagnole a coûté
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- 1 3oo ooo francs de premier établissement et coûte annuellement 20 000 francs d’entretien; les recettes totales sont de 80 000 francs par an, soit 60 000 francs de recettes nettes.
- Les droits des différentes communes intéressées et le prix de revient par an du litre d’eau par seconde sont dressés dans le tableau ci-dessous ;
- Noms des communes Débit concédé en litres par seconde Prix de revient annuel du litre par sec. Utilis Surfaces irriguées en hectares ation Populations alimentées
- Fayence 28 60 3o 2 200
- Marquis de Villeneuve 46 60 5o »
- Tourrettes . . . . 71 60 7° 3o
- Haut Montauroux ; . 80 60 80 I ooo
- Callian-Montauroux IOO 60 100 I ooo
- Fréjus. 8 I OOO 3 3 5io
- Le Pujet .) I ooo 1 1 200
- Saint-Raphaël-Agay 3; ce 10 6 ooo
- Saint-Aygulf 2 7 ooo 1 200
- Roquebrune 1.5 » » »
- Les travaux de 1874 comprenaient l’aménagement de l’ancien canal romain entre la source du INeïsson et Callian et l’établissement des branches secondaires. en tuyaux de ciment, du Marquis de Villeneuve, du liaut-Montau-roux, de Callian-Montauroux et de Tourrettes.
- Les travaux de 1894 (conduite de Fréjus-Saint-Raphacl) comprennent l’établissement d’un aqueduc maçonné de 4629 mètres de long, depuis la source Jourdan jusqu’au Jas-Neuf, où il emprunte l’aqueduc romain sur o yyJ mètres; puis d’une conduite en. béton de ciment (maison Delune, de Grenoble, ou Porte de France) de o,4o de diamètre sur 21 699 m. 55, entre l’aqueduc romain et le bassin de jauge de Boson, d’une conduite principale en fonte de 0,225 sur 12 476 m. i5. entre Boson et le bassin de distribution de Saint-Sébastien au-dessus de Saint-Raphaël, enfin de la branche secondaire de Fréjus et du Puget, partant de Boson, et de deux branches secondaires d’Agay et de Saint-Aygulf, partant de Saint-Sébastien et suivant la côte de part et d’autre.
- 11 y a 4 réservoirs de distribution : celui de Saint-Sébastien (Saint-Raphaël), en maçonnerie, est à la cote 65 et contient 1 200 mètres cubes ; ceux de Saint-Aygulf et du Dramont (Agay) sont tous deux en ciment armé (cuve cylindrique de 8 mètres de diamètre et 4 mètres de hauteur d eau) et contiennent chacun i5o mètres cubes, aux cotes respectives de 52 et 55, enfin celui du Puget, à la cote 4* 4^9, est en maçonnerie avec voûtes en briques et contient 70 mètres cubes.
- Ces travaux ont été projetés et dirigés par MM. les ingénieurs Periei, Perrier et Tbérel.
- Saint Raphaël-Agay-Saint-Aygulf (4.896 h.)
- Le réseau de distribution est très développé, il s’étend le long de la cote d’Agay jusqu’à 10 kilomètres de Saint-Sébastien et du côté de Saint-Aygulf 6 kilomètres ; il est en tuyaux de fonte de 0,125 à 0,08.
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- 11 y a à Saint-Raphaël 17 bornes-fontaines publiques et 38 bouches d’arrosage et d’incendie.
- A Agay, il y a 2 bornes-fontaines publiques et 4 bouches d’arrosage et d’incendie.
- Les concessions particulières sont au nombre de 5oo environ (nombreuses villas de la côte) au robinet de jauge ou au compteur ; on exige pour les villas que l’arrosage se fasse à la jauge. Le prix est de
- Four une concession de 25o litres par jour
- » de 5oo »
- » de 1000 »
- » de 15oo »
- » de 2000 »
- » de 5 000 »
- 3o fr. par an 5o »
- 7°
- 100 »
- 125 »
- 275 »
- Sur la branche de l’Aygulf, le prix de l’eau au compteur est de o fr. a3 le mètre cube.
- Fréjus (4-19» h.)
- La ville de Fréjus a dépensé 82540 francs et a 7 fontaines, 8 bornes-fontaines publiques, 19 bouches d’arrosage et d’incendie et 192 abonnements particuliers, la plupart au robinet libre, payant i5 francs pour un hectolitre par jour et 3o francs pour 2 hectolitres et demi. Au robinet de jauge, le prix est de 4° francs pour 5oo litres par jour et de 60 francs pour 1 mètre cube par jour, avec des réductions pour des cubes plus forts. Ces concessions «•apportent 10000 francs par an.
- Puget (1.214 h.)
- Dépense de 55 000 francs (en 1895). Il y a 2 fontaines, 5 bornes-fontaines, 8 bouches d’arrosagé et d’incendie et une cinquantaine de concessions particulières, la plupart au robinet libre, à 10 francs par an. Rendement des concessions, 875 francs par an.
- De nouveaux travaux ont été exécutés en 190a. Dépense faite : 33 000 francs.
- Fayence (1.422 h.)
- Dépense de 86 o44 francs (en 1896). Il y a 10 fontaines publiques et 110 abonnés, payant 4 francs5au robinet libre (discontiuu'i ou 25 francs au robinet de jauge pour 0 1. 1 par minute. Rendement des concessions, 2600 francs.
- Roquebrune (1.912 b.)
- En 1901, la commune de Roquebrune dépense 120000 francs pour déri-Ver 1 litre et demi par seconde des eaux de la Siagnole, par une conduite partant de la branche de Fréjus au bassin partiteur des Evêques : cette conduite a 12400 mètres de long, 0,090 de diamètre (en fonte) et aboutit à un
- Annuaire des Distributionns d’eau.
- 5a
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- Var
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- ancien réservoir de distribution pour alimenter une fontaine monumentale et 6 bornes-fontaines.
- Saint*Paul (322 h.) et Bagnols (812 h.)
- Ont aussi le projet-de prendre des eaux dérivées de la Siagnole..
- Sanary (2.866 h.)
- Projet exécuté en 1898 par M. Maurice Lebouvier, et concession de 60 ans donnée à la société « Eau, Lumière et Force » de Monte-Carlo Supérieur (Siège social, 31, avenue Notre Dame, à Nice). — On capte l’eau d’une nappe souterraine, à 20 mètres de profondeur, et on l’élève dans un réservoir de 4oo mètres cubes en maçonnerie, au moyen d’une pompe circulaire à 3 corps, système Dumontant, actionnée par deux machines à vapeur (une de rechange) Piguet (de Lyon). Ces machines fournissent aussi l’éclairage électrique pour Sanary et Ollioules. — Refoulement à 1 900 mètres de distance Volume disponible, 10 litres par seconde. Les concessions particulières, à la jauge ou au compteur, paient 60 francs pour 5 hectolitres par jour, 100 fiances pour 1 mètre cube, 145 francs pour 1 m3 5 et 900 francs pour 2 mètres cubes par jour, l’excédent à 0 fr. 5o le mètre cube.
- Vidauban (2.696 h.)
- En 1897, on a dérivé de la source des Avens, située à 4 kilomètres à l’ouest de Vidauban et sortant du muschelkalk, un débit de 12 litres par seconde (la source débite 4oo à 600 litres par seconde). La source émergeait naturellement à la cote 69,25 et était souvent noyée par l’Argens ; on a dû relever son plan d’eau par un barrage jusqu’à la cote 62,40, de manière à créer la chute motrice capable de relever l’eau alimentaire. Deux béliers hydrauliques Decœur, installés près de la source, relèvent cette eau dans un bassin de jauge à la cote 79,40, d’où part la conduite adductrice en tuyaux de ciment armé de 0,20 sur 6,3oo mètres de long, aboutissant à un réservoir de distribution en ville, de 729 mètres cubes (cote 71). Réseau de distribution en fonte, de 3 5oo mètres de développement : 26 bornes-fontaines, 24 bouches-d’arrosage et d’incendie : les concessions particulières se développent. — Dépense, 112000 francs.
- Garcès (1.903 h.)
- A.depuis 1649. l’eau du ruisseau Le Caramy dérivée par un barrage et un canal à ciel ouvert. On amène l’eau de la source du Tasseau comme eau dn boisson, en 1904. Dépense faite, 68000 francs.
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- Var
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 188à) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet a 0 ? «3 as - — a ® £ g i£l •§ 0 Observations
- Camps . . 733 i9°4 fr. i5 92.5
- Brigades . . 4374 igo5 36 000 Source ; cond fonte.
- La Garde. . 2961 id. i5 600 Nappe souterraine; cond fonte.
- Tourves . . i457 1905-1907 29 000 Source ; cond fonte et grès.
- Bagnols . . 812 igo5 85 000 Canal de la Siagnole ; cond. fonte ; réservoir maçonnerie
- Saint-Paul . 321 id. 3i 000 Canal de la Siagnole ; cond. fonte, réservoir maçonnerie
- Mons . . . 7o3 id. 65 000 Source ; cond fonte ; rés. maçonnerie.
- Saint-Cyr. . 2001 1906 75ooo id.
- La Cadière . 1 75o id. 37 000 Source ; cond fonte ; 1 rés. moteur électrique ; 1 pompe aspirante et foulante.
- Les Arcs . . 2976 id. 109 5oo Source ; cond. béton et fonte ; rés. maç.
- Le Luc. . . ' 2 789 id. 33 000 Source ; cond. fonte
- Cabasse . . 1 000 1907 29000 Source; cond foute; rés. maçonnerie; moteur électrique ; pompe centrifuge.
- Seillons . . 4l2 id. 22 OOO Source; cond fonte et grès; rés. maç ; moteur à vent ; 1 pompe aspirante et foulante
- En résumé, le département Yar se divise en 2 régions bien distinctes ; celle du littoral, ou du sud-est, qui est formée de roches granitiques et de schistes primaires et est pauvre en eau (pas de nappes profondes, mais des sources très petites et disséminées), et celle du nord. Célle-ci est .formée de bandes de muscheikalk, lias, oolithe et crétacé inférieur, qui contiennent de belles nappes à la base des massifs calcaires importants qu’on y trouve; beaucoup de sources de l’oolithe et du néocomien ont le caractère vauclusien.
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- Vaucluse
- DÉPARTEMENT DE VAUCLUSE
- (4 arrondissements, 22 cantons, i5o communes, 289.178 habitants) Apt (6.418 h.) (4-990 P- m. a.) 702 maisons.
- Sources et galeries filtrantes, adduction par la gravité.
- Les sources Saint-Martian et de Viton sont amenées depuis un temps immémorial.
- En 1874, la Ville acquit la source des Ramades et établit les tuyaux filtrants dans les graviers du Coulon ; la dépense de cette adduction et distribution a été de 190 000 francs. Il n’y a qu’une vingtaine de puits particuliers.
- Régie directe : M. Creste, agent-voyer, architecte municipal, directeur du service.
- 1. — a) Source Saint-Martian. — Naît à 1 5oo mètres au sud de la Ville, à la limite du calcaire oligocène et de la marne. L’aqueduc d’amenée est un dallot de 0,20/0,20, et l’eau alimente 2 fontaines publiques par une conduite en poterie de 0,10 sur 4oo mètres de longueur.
- b) Source de Viton. — Naît à 800 mètres à l’est de la ville, au pied du contrefort droit de la vallée du Coulon : une galerie de 3o mètres facilite la collecte des suintements et filets. La canalisation a été refaite en 1900 : c’est un tuyau en béton de ciment de o.3o sur 800 mètres, se bifurquant et donnant naissance à 2 tuyaux, l’un en ciment de 5oo mètres avec 0,20 de diamètre, l’autre en fonte, de même longueur et diamètre (joints Lavril). Cette source n’alimente que des fontaines publiques.
- c) Eau des Ramades. -— Une source existait près du lit du Coulon, à près de 5 kilomètres à l’est de la ville ; elle a été acquise, mais pour augmenter le début on a drainé les graviers du lit par une galerie et des tuyaux ayant un développement d’environ 4oo mètres.
- La conduite d’amenée est en fonte, avec o,3o de diamètre et 4 85o mèti’cs de longueur,
- 4. — Pas de réservoir de service.
- 5. — Voir ci-dessus le réseau de distribution des sources de Saint-Martian et de Viton.
- Le réseau de distribution de l’eau des Ramades comprend 3 conduites en fonte de 0,14, ayant ensemble un développement d’environ 1 5oo mètres ;
- Un certain nombre de fontaines publiques et urinoirs à effet d’eau ;
- Environ 260 concessions particulières.
- 6. — La source Saint-Martian ne débite guère que 4° litres à la minute et la source de Viton i5o. L’eau des Ramades donne en sécheresse 3oo litres.
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- Vaucluse
- On dispose ainsi de 700 mètres cubes par jour en basses eaux, 1 000 mètres cubes en temps ordinaire.
- On a aliéné environ i5o litres à la minuté en concessions perpétuelles : le prix de vente était au début à 625 francs et est aujourd'hui de 1 800 francs. Il y a aussi une centaine de concessions temporaires au prix de 4o francs par an pour 1 litre à la minute (jauge).
- 7. — Eau chargée de calcaire.
- 8. —- La Ville vient d’adopter un projet d’adduction de l’eau d’une nappe souterraine située dans les alluvions de la rivière le Coulon, au lieu dit les Bé-gudes, à i3 kilomètres environ en amont d’Apt. Trois puits forés en 1906 ont donné d’excellents résultats. Le projet est dressé par M. Minguier, ingénieur à Apt. Dépense prévue, 700 000 francs environ.
- 9. — Quelques petits égouts débouchant dans le Coulon, à la traversée de la Ville. La ville vient de décider une dépense de 55 000 francs pour en créer d’autres.
- Fosses fixes pour les matières fécales.
- Avignon (48.3i2 h.) (35.356 p. m. a.) 6.400 maisons, dont 4-ooo intra-muros.
- . Puits captant, machines à vapeur.
- En 1863, la Ville avait concédé la distribution pour 99 ans à M. God-fernaux.
- Le concessionnaire céda ses droits à une société anonyme, qui s’est dissoute en 1876, et dont la Ville a racheté l’acquit. Il y avait beaucoup de puits : 5o puits publics et environ 2 000 puits particuliers.
- Régie directe : M. Paillet, directeur du service.
- 1. — La nappe aquifère utilisée s’étend sous la plaine d’Avignon.
- L’eau est aspirée directement dans un puisard de 5 m. 20 de diamètre et 8 mètres de profondeur, foncé jusqu’à la nappe souterraine, et situé au quartier Montclar, à 3oo mètres au sud de la gare des voyageurs.
- Ce puisard, construit par le système de l’air comprimé, est doublé à l’intérieur d’une couronne en pierre de taille, et la cloche en tôle est recouverte d’une chape en béton ; les eaux s’élèvent de 6 m. 35 dans le puisard, et lorsque les pompes élévatoires sont en fonction, le plan d’eau s’abaisse à 1 m. 11 au maximum et reste ensuite immuable.
- La plaine d’Avignon a été formée par les alluvions récentes du Rhône et de la Durance. Les eaux forment deux couches, la couche superficielle, dans les alluvions récentes du Rhône et de laDurance, et la couche profonde, qui règne dans les graviers des anciennes alluvions du Rhône, dont les couches supérieures forment un poudingue. La première couche a environ 5 mètres et la couche profonde i5 mètres : d’après un sondage exécuté en igo5 jusqu’à *8 m. 55 en contre-bas du sol de l’usine, une couche d’argile gris bleu, d’épaisseur inconnue, existe ensuite à l’étage inférieur.
- 2. — Les eaux filtrant au travers d’un immense banc de gravier se dé-
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- Gantent naturellement ; leur limpidité n’a jamais été altérée, même par les plus fortes inondations du Rhône.
- 3. — Les eaux sont élevées à l’usine Montclar, dans les réeervoirs, par une pompe horizontale à double effet et à piston plongeur, système Girard, actionnée par une machine horizontale à condensation, sortant des ateliers Piguet, de Lyon. Cette machine fait 5a chevaux effectifs en marche normale, lorsqu’elle refoule dans le réservoir du bas service, et 75 chevaux pour le refoulement dans les réservoirs du haut service ; elle marche à l’allure de 83 tours à la minute.
- La machine est alimentée par une chaudière semi-tubulaire de 70 mètres cubes de surface de chauffe, construite par MM. Bonnet, Spazin et C!% de Ljon. Il existe une deuxième chaudière de réserve.
- La pompe donne un débit régulier de 100 litres à la seconde, avec 54 m. 70 d’élévation.
- Deux anciennes 'machines verticales, avec pompes à piston plongeur, fournies en i865 par l’Usine du Creusot, constituent une réserve, en cas d’avaries ou de réparations à la nouvelle installation faite en 1894.
- L’usine élévatoire est située dans la partie suburbaine de la ville, à environ 3oo mètres de l’enceinte des remparts. Le sol naturel est à la cote 17 m. 5o, par rapport au niveau de la mer, mais l’usine a été édifiée au-dessus du niveau des plus fortes inondations, à la cote 19 m. 43. En 1906, les eaux se sont élevées, dans le puisard, à la cote moyenne de 16 m. 5o, les machines étant au repos, et à i5 m. 34 lorsqu’elles étaient en marche.
- La canalisation ascensionnelle a 0 m. 4oo de diamètre intérieur, elle se développe sur une longueur de 1 755 mètres ; un branchement supplémentaire de 120 mètres part du pied du réservoir inférieur, pour se déverser dans les réservoirs supérieurs.
- 4. — Les réservoirs sont établis sur un rocher qui domine la ville, au nord du Palais des papes ; ils sont construits en maçonnerie, le grand est recouvert d’une voûte en moellons de roche et les petits en voûtins de briques «t chape en béton.
- Le réservoir inférieur assure la distribution générale à l’intérieur des remparts (bas service) et les deux petits réservoirs, communiquant entre eux, alimentent le square du Rocher des Doms et le point culminant de la ville (haut service).
- Le réservoir inférieur, ou grand réservoir, est d’une contenance de 5700 mètres cubes.
- Les réservoirs supérieurs, ou petits réservoirs, contiennent 85o mètres
- cubes.
- La pression dans la canalisation du grand réservoir est de 20 à 25 mètres, et dans celle des petits réservoirs, de 4° mètres.
- Un robinet-vanne intermédiaire permet de mettre en charge toutes les canalisations sur les réservoirs supérieurs ; cette opération a lieu régulièrement fous les jours, aux heures des repas, pendant la saison d’été.
- 5. — Le réseau urbain ne dépasse pas l’enceinte des remparts, son déve-
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- loppement est d’environ 35 kilomètres de conduite, o m. 3oo à o m. o5o de diamètre ;
- Il existe 5a bornes-fontaines ;
- 280 bouches sous trottoirs ;
- ,101 bouches d’arrosage ;
- 4i 1 bouches d’incendie.
- Au 3i décembre 1906, il existait 2 650 concessions, dont :
- 955 au compteur ;
- 28 à la jauge ;
- I 689 au robinet libre.
- O. — En 1906, la consommation a été de 1 915-291 mètres cubes, soit 5 248 mètres cubes par jour en moyenne.
- II y a encore 41 puits publics sur tubes instantanés et environ 2 000 puits particuliers.
- Le prix de l’eau pour les concessions particulières est réglé comme suit :
- 1° Au compteur, 4 francs pour chaque hectolitre par jour demandé par le concessionnaire de 0 fr. ij le mètre cube pour l’excédent ;
- 2® Au robinet de jauge :
- 10 francs par an pour une concession de o à 2 h. 1/2 par jour,
- 18 francs » » 2 h. 1/2 à 5 hect. »
- 35 francs » » 5 h. à 10 hect. »
- le surplus est payé à 3 fr. 5o par hectolitre par jour.
- .3° Au robinet libre :
- 16 fr. 20 pour un ménage de 1 à 2 personnes,
- 22 fr. 80 » » 3 et 4 »
- 33 fr. 60 » » 5 »
- pour chaque personne en sus, 4 fr. 2>0> par an.
- K. — Degré hydrotimétrique total, 25° ; degré permanent, i5° ; résidu fixe, 285 ; CaCO3, 93,2 ; CaSO4, 113,9 ; SiO2, 6 ; MgGO3, 43 ; NaCl, 26 ; nitrites et nitrates, 0 ; ammoniaque et sels ammoniacaux, 0 ; ytzote albuminoïde, o mill. 02; matières organiques (en oxygène), 0 mill. 4-
- On trouve de 100 à 600 bactéries saprophytes au centimètre cube. La protection de la nappe aux environs de l’usine n’est pas assurée.
- 8. —-Le service des eaux étudie un projet d’adduction d’eau du quartier de la Signone, sur la rive droite de la Durance, à l’usine élévatoire actuelle (Distance : 6 5oo mètres environ). L’eau prélevée à la nappe souterraine serait élevée au départ de quelques mètres et amenée par une canalisation suivant la pente naturelle du terrain, dans un bassin étanche situé dans la cour de l’usine des eaux d’où elle serait aspirée et refoulée par les pompes existantes dans les réservoirs installés sur la promenade du Rocher des Doms pour l’alimentation de 'la partie de la Ville située à l’intérieur des remparts. La distribution d’eau dans les quartiers suburbains pourrait être faite par des branchements sur la conduite d’amenée. En avril 1908, le Conseil municipal •a voté 8i5 000 francs pour ce projet.
- -9. — Les matières fécales sont reçues dans des fosses fixes, vidangées plus
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- ou moins régulièrement : une partie est jetée dans les ruisseaux, dan» quelques rues des quartiers bas.
- Les eaux pluviales et ménagères sont évacuées : i° par la Sorgue de Arau-eluse et les 2 branches des Sorguettes, cours d’eau presque entièrement couverts dans la traversée de la Ville ; 20 par un réseau d’égouts et de collecteurs-qui desservent un certain nombre de rues. Ce réseau est très incomplet et n’est pas disposé pour l’application du ïout-à-l’égout.
- En 1896, M, de Montricher a présenté un projet d’assainissement de la ville, consistant dans la création d’un réseau complet d’égouts-vannes, réservé exclusivement aux matières fécales et aux eaux ménagères (sauf en temps de crue du Rhône, où ce réseau recevrait des eaux de surface) ; les ruisseaux et égouts actuels seraient consacrés à l’écoulement des eaux, pluviales. Le réseau-vanne comprendrait un collecteur en ciment armé, de 2 966 mètres de long (avec section circulaire de diamètre variant de o,2Ô à o,5o), et une longueur de 4°° mètres de section ovoïde, en maçonnerie, et des canalisations de grès vernissé sur 33 kilomètres de développement. Il y aurait une usine de relèvement à la sortie de la ville, et un relais élévatoire intermédiaire (sous le cours de la République). La dépense est évaluée à V9,oo 000 francs. (L’auteur n’y comprend pas l’épuration des eaux-vannes, mais il conseille le procédé Ilowatson à cet effet).
- En 1900, la Compagnie de Salubrité de Levallois-Perret a également proposé un -projet d’assainissement du système séparatif avec aspiration, comme à Levallois-Perret (tout en simplifiant l’appareil de maison). Ici, le réseau-vanne serait en fonte et aurait 33 kilomètres, 325 mètres de développement, en tuyaux de 0,125 à o,35o. L’usine d’aspiration serait établie à 4oo mètres des remparts, et elle refoulerait les matières dans une usine de traitement située à 3 kilomètres, au milieu de terrains à irriguer. La Compagnie proposerait de faire de l’épuration bactérienne avant de faire servir l’efflux à l’irrigation. La dépense est prévue à 1 208 286 francs, mais le chiffre de 55 000 francs prévu pour l’usine de traitement est manifestement insuffisant.
- Ces deux projets n’ont jamais été sérieusement examinés. Récemment, M. Chabanel a présenté au nom d’une société parisienne un nouveau projet d’assainissement. Ce projet qui rentre dans la catégorie des systèmes d’aspiration par le vide des matières usées et comporte l’emploi d’un modèle spécial de tinette ou appareil diviseur, a été soumis à l’examen d’une commission technique désignée par la municipalité ; le rapport, peu favorable au projet, est actuellement soumis au Conseil.
- Enfin, on a adopté récemment un projet d’assainissement de la banlieue dressé par M. Hugues, Ingénieur des Ponts-et-Chaussées et évalué 400 00<> francs : il comporte un collecteur le long des [boulevards Sixte, Isnard,. des A illas et Jules Ferm.
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- Vaucluse
- Bollène (5.719 b.) (3.339 P' m* a*) 1*596 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Adduction faite en i845. En 1906 nouveaux travaux : dépense faite. 86 000 francs.
- Régie directe.
- f * — Sources émergeant sur le territoire de Bollène, à 5 kilomètres de la ville. Aqueduc dallé d’amenée en béton, de 0 m. 20 sur o m. 20 de section.
- Il existe aussi une adduction de source spéciale pour le hameau de Saint-Pierre de Sénos depuis 1898.
- 4. — Réservoir en maçonnerie et briques.
- 5. — La distribution ne s’étend qu’à la Ville basse ; il y a un certain nombre de fontaines publiques à jet continu et de bornes-fontaines. La Ville haute a une adduction spéciale et en période de disette s’alimente à un réservoir de 84 mètres cubes rempli par une pompe à moteur à gaz.
- 6. — Consommation inconnue.
- Il y a environ 200 concessions particulières, qui paient l’eau à raison de 15 francs par an pour une ligne (soit 1 44° litres par jour) ; robinet de jauge.
- T. — En 1898, on trouve 717 germes par centimètre cube.
- Carpentras (10.721 h.) (7*776 p. m. a.)
- Sources, adduction par la gravité.
- La première adduction remonte au xive siècle, sous le pape Clément V (source des Alps) ; les autres sources ont été ajoutées à différentes époques. — Il y a encore environ 3oo puits particuliers.
- Régie directe : M. Bonnaud, architecte de la Ville.
- 1. —Toutes les sources naissent entre la Ville et le pied du Ventoux (terrains miocène et oligocène) et sont captées par des tronçons de galeries. La plus éloignée est la 'source Anrès, qui est à i3 kilomètres de la Ville ; après un parcours de 5 kilomètres dans une conduite libre en ciment (Porte de F rance), ses eaux se réunissent à celles de la source des Alps. De là, ces eaux réunies aboutissent dans la galerie de captation de la source Audibert, où les eaux des sources de Saint-Cloud et du Commandeur viennent les rejoindre. De la source des Alps jusqu’à 1 5oo mètres en avant de Carpentras, l’amenée se fait par un aqueduc dallé (sauf 1 5oo mètres en galerie maçonnée d 2 000 mètres en tuyaux de ciment de o m. 20) ; la source des Fontai-oiers, à 4 kilomètres de la Ville, vient se jeter directement dans cet aqueduc.
- 4, — Sur les 1 5oo derniers mètres, une conduite forcée amène l’eau dans deux |réservoirs en maçonnerie accolés, cubant chacun 85o mètres cubes.
- 5. —* Le réseau de distribution, partie en fonte, partie en ciment (Porte de I1 lance), a un développement de 9 kilomètres ;
- 9 fontaines à débit continu ;
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- Vaucluse
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- 45 bornes-fontaines ;
- 70 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 770 branchements pour concessions particulières.
- 6. — Consommation moyenne 1 800 mètres cubes par jour. En été, où les besoins industriels sont importants, on est souvent obligé de suspendre la distribution la nuit.
- Il y a 26 concessions perpétuelles aliénées avant 178g et coulant en permanence.
- Les autres sont toutes au compteur, au prix de 0 fr. 109 le mètre cube, avec minimum de perception de 20 francs par an.
- 7. — De gré hydrotimétrique, 27°5 ; résidu fixe, 342; CaO, 124; MgO, 28 ; SiO2, i4; chlore, 11 ; IPSO4, 43 ; acide nitrique, 10: APO3 et peroxyde de fer, 11 ; alcalis, 9 ; matières organiques (en oxygène), 0,4.
- En 1898, on trouve de 27 à 294 germes par centimètre cube dans les différentes sources.
- 8. — La ville cherche de nouvelles sources pouvant donner au moins 20 litres par seconde.
- O. — Quelques égouts se déversant dans l’Auzon. Fosses fixes pour les matières fécales.
- Ca val II011 (9-952 h.) (6.760 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- .Rien que des puits ; 12 puits publics et nombreux puits particuliers.
- L’Isle-sur-Sorgue (6.462 h.) (3.790 p, m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- Il y a 7 puits publics et environ 3oo puits particuliers.
- Les bras de la Sorgue traversent la ville.
- En 1907, M. Carie, architecte-voyer fait approuver un projet de distribu lion d’eau évalué 240 000 francs.
- Orange (io.3o3 h.) (6.412 p. m. a.)
- Nappe souterraine, adduction par la gravité.
- Les premiers travaux datent de 1769; en 1884 une partie des conduites fut reconstruite et on dépensa 3o 000 francs.
- Régie directe : M. Dougier, architecte-voyer, directeur du service.
- 1. — Sources provenant d’une nappe souterraine en relation avec la r1' vière d’Eygues qui passe à 2 kilomètres au nord de la ville pour aller se jetei dans le Rhône. La nappe serait inclinée du N.-E. au S.-O. L’émergence des sources se fait à 1 3oo mètres au N.-E. de la gare d’Orange ; on a établi là un bassin sans fond, de 45 mètres de long à 5 mètres de large, recouvert par
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- Vaucluse
- une voûte, d’où l’eau s’écoule par une conduite en poterie sur 1 3oo mètres puis en fonte sur 5oo mètres. La profondeur du bassin n’est que de 2 mètres, mais la partie supérieure du sol aux environs est argileuse et imperméable.
- 4- — Le bassin captant fait réservoir. 11 y a en outre un petit réservoir en amont de la distribution, à l’entrée de la ville, mais sa capacité est insignifiante.
- o. — Un bon nombre de tuyaux de distribution sont en poterie de Bollène ;
- 5o fontaines à jet continu ;
- 27 bouches d’arrosage ;
- 9 urinoirs à effet d’eau ;
- Il y a 71 concessions perpétuelles et 20 abonnements au compteur (Lambert).
- (>. — Consommation non calculée.
- Les concessions perpétuelles coûtaient 600 francs pour un débit de 1 litre à la minute, mais on n’en donne plus. Au compteur, on paie 26 francs par an pour 1 mètre cube par jour, 36 francs pour 1 m3. 5, 48 francs pour 2 mètres cubes par jour et 72 francs pour 3 mètres cubes par jour ; au-dessus, le prix est de 0 fr. 075 le mètre cube.
- 7. — Degré hydrotimétrique, de 26° à 28° ; degré permanent, de 90 à i3° ; résidu fixe, 346 ; CaO, 122; MgO, 4° i SO3, 44 i NaCl, 4*4; acide nitrique, 1,9; nitrites, 0; ammoniaque,ô,07;ammoniaque albuminoïde, o,o4 î matières organiques (en oxygène), o,4-
- En 1900, quatre analyses trouvent des nombres de germes compris entre i5o et 260 au centimètre cube ; pas de colibacille.
- 8. — La ville vient de décider d’élever l’eau sur la colline de St-Eutrope pour desservir les étages des maisons et un hôpital.
- Valréas (5.535 h.) (3.827 p. m. a.) 9.00 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Travaux faits en 1881-82. En 1907, construction d’un réservoir. Dépense faite : 57 000 francs.
- Régie directe :
- 1. — Sources situées sur les deux rives du Lez, commune de La Roche Saint-Secret, à i3 km. 200 au nord-est de Valréas (sources de néocomien); €Wes sont captées par des tronçons de galeries maçonnées. La conduite d amenée est en béton de ciment, de o,i5 à o,3o de diamètre (ciment de la Porte de Fr ance).
- 4. -—^Réservoir en maçonnerie.
- — Réseau de distribution de 3 kilomètres de développement ;
- 2 fontaines à débit continu (4 à 5 litres par seconde) ;
- 12 bornes-fontaines ;
- a5 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- Presque chaque maison a une concession.
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- Vaucluse
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- 6. — Débit moyen joui’nalier : 1 5oo à 1 (ioo mètres cubes.
- Au début, on a vendu une certaine quantité d’eau à raison de 4oo francs le litre à la minute. Aujourd’hui on ne vend plus d’eau à perpétuité, mais les concessions annuelles (robinet de jauge) paient i5 francs par an pour 1 litre à la minute.
- 7. — Eau assez chargée de calcaire ; pas d’analyse.
- 9. — Pas d’égouts.
- Ville de moins de 5.ooo habitants.
- Pertuis (4-9o6 h. (4-ibo p. m.a.)
- Sources et galeries filtrantes, adduction par la gravité.
- L’adduction des sources de Saint-Jacques et de Saint-Clair est ancienne : vers i85o, on a abandonné la source de Claret, dont l’aqueduc d’amenée eût coûté trop cher à remettre en état.
- En 1881-82, la Ville a amené la source de Malafaire, suivant le projet de M. Maria. Dépense faite : environ 000 francs. Il y a encore une centaine de puits particuliers.
- Régie directe.
- 1. — a) Source Saint- Jacques ou des Jontaines basses. — Un a établi un drain de i5o mètres de longueur et une galerie drainante de 200 mètres (galerie voûtée de o m. 70 Je largeur) dans les graviers de la rive gauche du torrent de l’Eze, à 2 5oo mètres en amont du Pertuis ; la nappe se forme au-dessus du safre (miocène), lequel est recouvert de quelques mètres de gravier. La conduite d’amenée est un dallot en maçonnerie sur 2 kilomètres, puis une conduite en ciment de 0,12 qui aboutit aux lavoirs et à 2 fontaines publiques.
- b) Source Saint-Clair ou des hautes fontaines. — L’eau est recueillie à la base d’un petit coteau situé au nord-est de la ville, par une galerie de 25o mètres de longueur établie sur le safre. L’amenée se fait aussi par un dallot en maçonnerie de 1 55o mètres de long, suivi de tuyaux en poterie ; elle alimente une fontaine avec lavoir et une fontaine avec abreuvoir.
- c) Eau de Malafaire. — Deux galeries drainantes en maçonnerie (de 0 m. 60 de largeur sur 1 m. 10 de hauteur sous-clef) sont établies sur le safre, de chaque côté du torrent de l’Eze, à près de 4 kilomètres à l’amont de Pertuis ; les barbacanes sont dans la paroi opposée au torrent. La galerie de rive gauche a 3o2 mètres de long et celle de rive droite 219 mètres, y compris la traversée du torrent La couche de gravier qui surmonte la galerie a 2 m. 3° à 3 mètres d’épaisseur.
- La conduite d’amenée est en ciment (de la Porte de France) de 0,28 de diamètre sur 2 477 mètres et de o,25 sur les 1 142 mètres suivants où 1 eau siphonne ; elle aboutit à une chambre en maçonnerie de 12 m3 900 à la Jour de l’Horloge.
- 4. — Pas d’autre réservoir que la chambre de 12 m3 900.
- o. — Voir ci-dessus pour les sources Saint-Jacques et Saint-Clair.
- Pour l’eau de Malafaire, de la Tour de l’Horloge partent 6 conduites de distribution, toutes en ciment (sauf une qui est en poterie) et de 0,12 uc diamètre ; elles ont ensemble une longueur de 2 266 mètres et les bran' chements de 0,06 également en ciment qui se greffent sur elles ont encore 825 mètres. Cette eau alimente 6 fontaines monumentales, un certain nomm de bornes-fontaines et 72 concessions particulières (branchements en plomb,)-
- O. — La soui'ce Saint-Jacques donne moyennement 70 litres par minute^
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- Vaucluse
- la source Saint-Clair 55 litres, et les galeries de Malafaire 1 ooo litres (près de 1 5oo mètres cubes par jour).
- Les concessionnaires paient, outre un droit de 25 francs en souscrivant, 5 francs par an et par hectolitre par jour : robinet de jauge.
- 7.— Eau assez chargée de calcaire et de matières organiques ; pas d’analyse. 8- — La Ville songe à prolonger les galeries filtrantes de l’Eze.
- (La suite page 830).
- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis i884) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population S 'J-% £^1 !_ S «ST Dépensés faites ou estima'ion du projet Observations
- Lauris j 1532 igo3 i885 fr. 2 OOO
- Goult I 022 1886 1 3oo
- Bonnieux. ..... 1722 CO GO CO i4 800 Gond, en ciment de Grenoble.
- Murs 407 id. g5o
- Grillon . x i36 1889 1 o5o
- Védènes 1740 1890 (?)
- Bedoin 1922 1892 7 i5o
- Villedieu 7*7 1896 17 5oo
- Lafare 107 id. 1 45o
- Puyméras 572 1897 4 7°°
- Aurel 0 00 1898 33 700
- Lagnes 919 id. 9 o5o
- La Bastide des-Jourdans. 546 id. 10 200
- Roaix 431 id. 4 4°°
- Morières 1021 i899 32 5oo
- Grambois 5io 1902 6 ooo Adjudication.
- St-Martin de-Castillon . 943 igo3 22 OOO
- Mérindol 788 1904 68 5oo
- 1 Saint-Christol . . . . 459 id. 70 ooo
- Sault 1887 id. 4o 800
- La Motte-d’Aigues. . . 4x4 igoS 21 400 Nappe souterraine d’un puis-seau : cond. fonte et rés. ciment armé
- Loriol ... Ailles . . . Vaucluse .... 627 id. 8000 Nappe souterraine alimentée par les eaux de colature d’arrosage cond. béton ) rés maçonnerie.
- 1073 id. io5oo Source ; cond. ciment.
- 766 id. 35 ooo Source ; cond fonte ; rés. maçonnerie ; couvert béton ; 1 pompe actionnée par turb.
- Ladenet . . 2608 r9°7 1 g5 ooo Nappe souterr. ; cond. fonte; 2 rés. maçonnerie ; turbine ; pompe Girard.
- Villelaure 1 i5i id. .67 ooo Nappe des puits; cond. fonte ; rés. maçonnerie ; 1 pompe Girard ; 1 moteur Alioth.
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- Vaucluse
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- Sorgues (4-248 h.)
- L’eau, très pure, est captée dans des puits. Elle est élevée par deux pompes avec moteur à gaz. Réservoir en ciment armé de 800 mètres cubes. Réseau de distribution de 7 38o mètres de longueur, 9 fontaines à jet continu, 38 bornes-fontaines, 16 bouches d’ai'rosage, 4° concessions particulières. Dépense faite, i3o 000 francs.
- Vaison (3.o49 h.)
- Eau captée en galerie et amenée par la gravité. Réservoir en maçonnerie-de 5oo mètres cubes. 2 fontaines à jet continu, 24 bornes-fontaines, 24 bouches d’incendie, 5o concessions particulières.
- En outre, les communes de Jonquerettes (a34 h.), Châteauneuf-du-pape (i.i52 b.), Mérindol (788 h.), et Brantes (266 h.), ont des projets approuvés.
- Toute la partie Est du département est occupée par les massifs néocomiens et urgoniens du Ventoux et du Luberon, séparés entre eux et de la yallée de la Durance par deux bandes de terrains tertiaires (oligocène et miocène) qui régnent également le long de la bordure ouest des massifs. Le néocomien et l’urgonien renferment 4 niveaux d’eau dans les calcaires, dont le principal est à la base de l’urgonien (fontaine de Vaucluse) ; les terrains-tertiaires n’ont que de petites nappes dans les bancs calcaires ou gréseux et sont généralement trop compacts pour être perméables (safre). Toute la partie ouest et sud du département (grandes vallées du Rhône et de la Durance) est occupée par une plaine d’alluvions, avec quelques lambeaux miocènes ou crétacés ; les alluvions contiennent une nappe étendue, peu profonde, alimentant facilement des puits.
- Ce département renferme:
- 75 communes ayant une adduction d’eau complète ;
- 33 communes ayant une adduction d’eau incomplète ;
- 23 communes ayant des sources nées sur place, des puits et des citernes.
- 17 communes ayant des puits et des citernes ;
- 2 communes n’ayant que des citernes.
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- Vendée
- DÉPARTEMENT DE LA VENDÉE
- (3 arrondissements, 3o cantons, 3o4 communes, 442*477 habitants)» Ctiallans (5-463 h.) (2.041 p* m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- Puits nombreux (2 puits publics et environ 4oo puits particuliers).
- Fonlenay-le-Comte (10.326 h.) (7.6.39 p. m. a.)
- Galerie captante, machines à vapeur.
- Travaux exécutés en 1872, projet de M. Charrier. Dépense faite,. 431 000 francs. En 1898, on prolonge la galerie captante et on construit un 2e réservoir. Il subsiste encore 6 puits publics.
- Régie directe : un traité avec un usinier assure l'élévation des eaux, moyennant une somme de i4ooo francs par an.
- 1. — La nappe qui existe au contact du lias et du calcaire bajocien est saignée par une tronçon de galerie parallèle à la vallée de la Vendée et reposant sur le lias ; la galerie a aujourd’hui 364 mètres de longueur (un piédroit est à pierres sèches et l’autre maçonné). Cette galerie aboutit au puisard des pompes. Malheureusement un quartier est bâti sur le bassin alimentaire et des infiltrations peuvent atteindre la nappe souterraine à la base du calcaire ; les crues de la Vendée peuvent aussi atteindre la galerie.
- 3. — L'usinier doit refouler 160 mètres cubes par jour au minimum,, mais on en élève beaucoup plus. 11 y a une machine à vapeur système Scott, à 2 cylindres, actionnant 2 pompes verticales. Le refoulement estde4o mètres* en hauteur.
- 4. — Primitivement, on a construit un réservoir en maçonnerie, voûté et enterré, au lieu dit « le Marchoux », cote 44*7° ; il contient 3ao mètres cubes. En 1898, on en a construit un second de 960 mètres cubes, pouvant alimenter séparément les quartiers hauts.
- 5. — Réseau de distribution en tuyaux à joints Lavril, deux zones pouvant être isolées pour les quartiers hauts et les quartiers bas ;
- 60 bornes-fontaines ;
- 5o bouches d’arrosage et d’incendie;
- Environ 3oo branchements particuliers.
- 6. — On ne disposait guère que de 160 mètres cubes par jour en sécheresse avant ^extension de 1898 ; depuis, on a de 900 à 800 mètres cubes par jour.
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- Vendée
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- La plupart îles abonnements sont au robinet libre, mais taxés à raison de 20 litres par personne et par jour, 4° litres par cheval, âne, bœuf, etc., îoo litres par are de cour et jardin. Le prix est de i5 francs pour les 35 premiers mètres cubes, o fr. 3o le mètre cube pour les 65 suivants, o fr. 25 pour les îoo mètres cubes suivants, o fr. 20 pour les 3oo mètres cubes suivants et 0 fr. 10 au-dessus. Les concessions rapportent près de i5 000 francs par an.
- 1. — Degré hydrotimétrique, 3o° ; résidu fixe, .489 ; CaCO3, a56 ; MgCO3, 12 ; CaSO4, 79. — On a trouvé un nombre de bactéries variant de 5o à 700 germes par centimètre cube, avec parfois du colibacille.
- Ô. — Sur chaque rive de la Vendée, il y a un collecteur voûté qui se déverse dans la rivière, en aval de la ville.
- JLuçon (6.766 h.) (6.163 p. m. a.) Pas de distribution d’eau.
- Il y a 5 puits publics et environ 1 600 puits particuliers.
- Yoîrmoutier (6.644 h-) (a.i65 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau.
- Il y a 2 puits publics et bon nombre de puits particuliers.
- La-Roche-sur-Yon (i3 685 h.) (10.666 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau; rien que des puits (20 puits publics et 1 5oo puits particuliers).
- 8. — Les études d’un projet de captation et d’adduction d’eau souterraine, entreprises depuis de nombreuses années, sont complètement terminées. La concession des travaux et de la distribution d’eau est sur le point d’être donnée pour 60 ans à un Ingénieur de Paris. Il est garanti 100 litres d’eau par habitant et par jour jusqu’à concurrence de 1 5oo mètres cubes.
- La caserne est alimentée depuis 1889 par l’eau captée par une galerie de i63 m. 5o de longueur, en maçonnerie, avec 2 mètres de hauteur, établie sous le Champ de foire, à 4 m. 5o de profondeur, dans les schistes argileux cambriens ; l’eau est amenée à la caserne par une conduite en fonte de 866 mètres de longueur. Cette eau doit être filtrée, le nombre des germes y étant très variable.
- Les Sables-cTOlonne (12.673 h.) (11.847 p. m. a.)
- Galerie drainante et machines à vapeur.
- Travaux exécutés en 1877. Dépense faite : environ 5oo 000 francs.
- Il subsiste encore de nombreux puits (18 puits publics et une cinquantaine de puits particuliers).
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- Vendée
- Régie directe.
- 1. — Un mur de 800 mètres de long, descendu sur le schiste, barre transversalement une vallée de 1 100 hectares de bassin versant : toute la partie inférieure étant remplie de sable, l’eau s’accumule dans le sable, où elle forme une réserve souterraine de i5o 000 mètres cubes en amont du barrage Une galerie drainante et filtrante de 100 mètres de long, établie dans le thalweg de la vallée à l’aval, recueille l’eau filtrée dans le sable et l’amène dans un bassin de 600 mètres cubes.
- 2. — Filtration naturelle dans le sable : on étudie la stérilisation par l’ozone.
- 3. — Machine à vapeur de i3 chevaux et pompe qui élève l’eau de 16 mètres depuis le bassin de 600 mètres cubes jusqu’à un réservoir de 1 200 mètres cubes en élévation.
- 4. — Réservoir en avant de la pompe, de 600 mètres cubes, en maçonnerie et enterré, et réservoir de i 200 mètres cubes recevant l’eau refoulée, ce dernier également en maçonnerie, mais surélevé au-dessus du terrain.
- o. — Réseau de distribution ;
- 56 bornes-fontaines ;
- Environ 800 branchements particuliers.
- 6. — Débit disponible, de 1 000 à 1 200 mètres cubes en temps normal, mais tombant à 600 mètres cubes en sécheresse.
- Toutes les concessions sont au compteur (Frager) : les 20 premiers mètres cubes sont à 0 fr. 5o, les 3o suivants à o fr. 4o> les 5o suivants à 0 fr. 4<>, les 200 suivants à 0 fr. 35, les 200 suivants à 0 fr. 3o, puisau delà à 0 fr. 25. Elles rapportent environ 22 000 francs par an.
- H. — Pas d’analyse chimique. En 1897, on a trouvé 364 germes saprophytes au centimètre cube.
- 9. — Quelques égouts se déversant dans le port. Fosses fixes.
- Commune ayant fait une adduction d'eau (depuis 188U) :
- Mortagne-sur-Sèvre (2.3()0 11.)
- Travaux faits en 1897. Dépense : 5 600 francs.
- Dans ce département il y a ;
- 2 communes ayant une distribution d’eau complète.
- 2 » » » incomplète.
- 227 y. ayant des sources nées sur place, des puits ou des citernes. i3 villes ont des égouts pluviaux.
- Sauf pour le tiers sud, le département est presque entièrement recouvert par ^es schistes cambriens avec des parties granitiques émergeant par-ci par-là : Souvces très petites, disséminées et superficielles. Au sud, on trouve des bandes
- lias et d’oolithe qui contiennent de belles sources à la base des calcaires. Enfin les régions basses des côtes et la vallée de la Sèvre Niortaise sont remplies de dépôts d’alluvions ou du pliocène, qui contiennent une nappe phréa-tlcjue étendue, mais peu profonde ; on peut y alimenter facilement des puits.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Vienne
- DÉPARTEMENT DE LA VIENNE
- (5 arrondissements, 3i cantons, 3oo communes, 333.621 habitants.) Chatellerault (18.180 h.) (15.214 p. m. a.)
- Eau de rivière, élevée par béliers et machines à vapeur.
- Concession donnée en 1881 pour 5o ans à la Société Lyonnaise des eaux et de l’éclairage, 73, Boulevard Haussmann, à Paris. Directeur, M. Petsche.
- (Il subsiste encore 5 puits publics et un assez bon nombre de puits particuliers )
- 1. — Prise d’eau de 3oo litres par seconde directement dans la rivière la Vienne, un peu à l’amont de la manufacture d’armes. Le débit fixé est réglé par un orifice circulaire au-dessus duquel on maintient une hauteur constante.
- (Il y a une source, dite de Malgaroux, qui alimente 1’hôpital.)
- 3. —Quatre béliers hydrauliques, système Bollée, élevant 14 litres par seconde, et une machine à vapeur Corliss actionnant deux pompes débitant, l’une 16 litres et l’autre 36 litres par seconde.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, de 2 000 mètres cubes, 25 mètres de longueur, 20 mètres de largeur et 5 mètres de hauteur sous voûtes. Il y a 4 murs de refend et entre eux des voûtes en plein cintre.
- 5- — Le réseau de distribution est en tuyaux à joints Lavril, de o,3oo à o,o4o de diamètre ;
- 59 bornes-fontaines, 97 bouches d’arrosage, 3o bouches spéciales d’incendie, 11 urinoirs à effet d’eau (le service public consomme de 1 000 a 1 200 mètres cubes par jour) ;
- 1057 concessions particulières (dont 782 au compteur, 45 à la jauge et 23o de ménage).
- O. — Consommation de 1 4oo à 3 000 mètres cubes par jour.
- Les concessions au compteur paient 0 fr. i5 le mètre cube avec minimum de perception de 20 francs.
- Les abonnements de ménage paient 12 francs par an pour un robinet libre, plus de 2 francs par personne au-dessus de 5. Au robinet de jauge, Ie prix est de 12 francs pour 2 hectolitres par jour, 3o francs pour 5 hectolitres, etc.
- Les recettes annuelles des concessions atteignent 28000 francs, la Compa-gnie paie à la Ville une redevance de 3 154 francs.
- T. — Degré hydrotimétrique, i6°5; degré permanent, 7°5 ; résidu fi^e> 19,2; CaO, 73; MgO, traces; NaCl, 17,5; SO3, traces; matières organiques (en oxygène), 3,3.
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- Vienne
- On a trouvé 6 8oo à i5 200 germes au centimètre cube ; eau impropre à la boisson.
- 9. — Il n’y a qu’un réseau d’égouts très rudimentaire.
- llontmorillon (5.o5i h.) (3.924 p. ni. a.) 1.024 maisons.
- Puits et galerie filtrante, machine à vapeur.
- Projet de MM. Dalifol et Huet, exécuté en 1874 ; dépense, 260000 francs et dépense ultérieure 20 000 francs.
- Concession à la Compagnie pour l’éclairage des villes et la fabrication des compteurs et appareils divers, 174, rue Lafayette à Paris. Directeur local, M. Simon Georges, à l’usine à gaz de Montmorillon.
- Il subsiste 5 puits publics et une vingtaine de puits particuliers.
- 1. — Un puits de 2 mètres de diamètre dans la cour de l’usine et une galerie filtrante communiquant avec lui, près de la rivière la Gartempe (dans les alluvions de la vallée).
- S. — Un filtre Négrin (en charbon et cailloux) vient d’être installé dans la cour de l’usine.
- 3. — Machine à vapeur de 6 chevaux, faisant 4o tours par minute, actionnant directement une pompe à 4 corps, à piston plongeur, système Idien. La pompe élève 4 litres par seconde à 45 mètres de hauteur. Chaudière fixe, horizontale, à 2 bouilleurs, ayant 12 m'2 80 de surface de chauffe.
- 4. — Deux réservoirs : l’un de 220 mètres cubes, en maçonnerie, surélevé de 5 mètres au-dessus du sol, situé au point haut de la ville, à l’arrivée de la conduite de refoulement; l’autre (construit en 1898), de 200 mètres cubes, en ciment armé, situé dans la ville basse, à l’autre extrémité de la canalisation, surélevé de 10 mètres au-dessus du sol.
- 5. — Réseau de distribution de 6680 mètres de développement, en tuyaux de 0, 100 à o,o4o de diamètre ;
- 22 bornes-fontaines ;
- 10 bouches d’incendie ;
- i4o branchements particuliers.
- (La Ville a payé 1 000 francs de redevance par an pendant les 10 premières innées pour le service public ; depuis elle ne paie plus rien.
- 6. — Consommation totale en 1899 : 55720 mètres cubes, soit en moyenne i53 mètres cubes par jour, avec maximum de 27b mètres cubes et minimum de 85 mètres cubes.
- Parmi les concessions particulières, 24 seulement sont au compteur (Sa-main) et paient 5o francs par an pour 1 mètre cube par jour, 70 francs pour ^ mètres cubes, 90 francs pour 3 mètres cubes et 100 francs pour 4 mètres eubes par jour. Les autres abonnements sont à forfait : 18 francs par an pour une maison sans industrie, ni cheval ni voiture ; 3o francs avec industrie, ou uvec cheval et voiture ; fr. 5o avec industrie et cheval et voitui'e en même temps ; en plus 5 francs par are de jardin.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 4°i-
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- Vienne
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- ô. — Un égout déverse les eaux usées de la Ville basse dans le Gartempe, à 5oo mètres à l’aval de l’usine de prise d’eau.
- Poitiers (39.302 h.) (3i.532 p. m. a.)
- Sources, turbine et machine à vapeur de secours.
- En i84o, distribution de l’eau de la source de la Celle (18 litres par seconde) naissant de la base du calcaire jurassique inférieur, au niveau du Glain.
- En 1890, distribution de l’eau de la source et nappe de Fleury (autrefois utilisée par les Romains), suivant le projet de M. Forestier ; dépense faite, 3 65o 000 francs.
- Régie directe : M. Cherprenet, directeur du service des eaux.
- I. — Captation des eaux de la source et nappe souterraine de Fleury, dans la vallée de la Nesde de Chartes (à 22 kilomètres à l’ouest de Poitiers), à la limite du calcaire bajocien et des marnes du lias, au moyen d’une galerie de 600 mètres de longueur entre le puits situé à l’origine et<la tête amont du souterrain de la Broyé.
- Aqueduc d’amenée de 21 314 mètres de longueur, entre la fin de la galerie de captation et le château d’eau à Poitiers, avec une pente de 0 m. 10 par kilomètre; départ à la cote 114.71, arrivée à la cote 111,63, avec une perte de charge de 0 m. 89 pour les deux siphons de la vallée de Grànd-Font et de la Route nationale n° 10.
- Dans les parties établies en tranchée, soit sur 12 886 mètres, l’aqueduc est en béton de ciment (de la Porte de France) de forme ovoïde, avec 1 mètre de hauteur, 0,80 de largeur et 0,12 d’épaisseur.
- Il y a 11 souterrains (dont un de 2 100 mètres), représentant ensemble 7 83o mètres, et dans ces souterrains la section est une galerie de 1 m. 7a de hauteur sur 1 m. 5o de large, sur le fond de^laquelle est établie une cuvette en béton de 0 m. 80 de large et 0 m. 5o de hauteur.
- Pour les deux siphons (longueur ensemble 800 mètres), la section est la même qu’en tranchée ordinaire, seulement l’épaisseur du béton est renforcée proportionnellement à la pression.
- Enfin, il y a 5 aqueducs sur arcades, construits en béton de ciment, mais portant un tuyau en fonte de b m. 80 de diamètre, entouré d’une épaisseur de o,3o de pierres sèches. Ce sont : ,
- Longueur total0
- ’acqueduc de la vallée de Javin : 7 arch, de 10 m. et 2 arch de 5 m. 60. 107 m- 50
- id de la Prèle : 12 id. 6 m. id. 85 m. 8°
- id. de la Jasserie : : 2 id. 6 m. id. 25 m. 5o
- id. de la Grande Vallée : : i5 id. 6 m. id. 113 m ^
- id. de Bellejouanne : : 9 id. 6 m. id. 65 m- 4°
- Nombreux regards, vannes d’arrêt, etc., sur le parcours.
- L’aqueduc peut recevoir, à 2 km. 600 et à 5 km. 200 de l’origine, les sources de la Chapelle et de Grand-Font, de même nature que celle de
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- Fleury; elles sont amenées par des tuyaux en ciment de o m. 3o de diamètre.
- 3. — En temps ordinaire, sur 100 litres qui sont dérivés par seconde et arrivent au Château d’eau (bassins inférieurs), 4° litres sont utilisés à actionner une turbine Girard (perfectionnée) sous une chute de 3g mètres (cote du bas de la turbine 72,80) : cette turbine marchant dénoyée à la vitesse de 380 tours par minute, actionne 4 pompes Girard horizontales, à pistons plongeurs doubles et clapets annulaires avec cloche et double levée, lesquelles relèvent en 18 heures de i5 m. 90 les 60 litres par seconde arrivés au Château d’eau (soit 5 184 mètres cubes par jour) et renvoyés ainsi dans les bassins supérieurs.
- En sécheresse, on utilise tout l’apport à l’alimentation et on remplace la turbine par une machine à vapeur verticale à balancier, système Wolf (construite par la maison Windsor, de Rouen), de 3o chevaux. La chaudière est à deux bouilleurs inférieurs et un bouilleur alimentaire réchauffeur.
- 4. — Le Château d’eau, où arrive l’aqueduc, est à 4 étages, l’étage inférieur contenant deux bassins de 2 200 mètres cubes de capacité totale, immédiatement au-dessous de la cote d’arrivée (111,63), et l’étage supérieur deux autres bassins de 1 5oo mètres cubes ensemble, à la cote 129,30 (trop-plein) ; des deux étages intermédiaires ; l’un sert de promenoir au niveau de la rue, l’autre contient les vannes de distributions et de refoulement sous les bassins supérieurs. Ceux-ci sont établis sur voûtes en arc de cloître de 3 m. 20 d’ouverture et sont recouverts de voûtes surbaissées en béton de ciment de 0 m. 20 d’épaisseur et'de 3 m. 70 d’ouverture, supportant elles-mêmes une épaisseur de terre gazonnée de 0 m. 5o. Il y a i5 piles allant du sol de fondation jusqu’aux voûtes supérieures.
- En outre, le réseau comporte, aux extrémités de la ville, 9 réservoirs de balance, en tôle, de chacun i5o mètres cubes, leur trop-plein est placé à la même cote que celui du Château d’eau.
- 5. — Réseau de distribution maillé (sauf les prolongements qui aboutissent aux réservoirs de balance). Une conduite-maîtresse, de o,45o à o,3oo de diamètre, fait le tour du plateau, en prenant en plan la forme d’un huit allongé; il s’en détache 6 conduites principales de 0,200 à o,i5o. Le réseau total comporte un développement d’environ 5o kilomètres (dont i4 kilomètres en tuyaux de 0,06 et 14 kilomètres en tuyaux de 0,08, tous les autres sont plus gros). Robinets-vannes, système Ghappée, pour les diamètres de plus de 0,100, et robinets à clef renversée Gibault pour les plus petits ;
- 4 pièces d’eau dans les jardins ;
- 164 bornes-fontaines, avec raccords d’incendie ;
- 281 bouches de lavage et d’incendie ;
- 11 urinoirs à effet d’eau ;
- 2 730 branchements particuliers.
- 6. — Consommation totale en 1906, 1 3g5 762 mètres cubes, soit
- 3 824 mètres cubes en moyenne par jour, avec maximum de 5 798 mètres cubes par jour en juillet et minimum de 3 000 mètres cubes en février. Parmi les concessions particulières, 1 84o sont au compteur, et les autres au
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- robinet libre. Au compteur, on paie (y compris l’entretien du compteur) un minimum de 20 francs, correspondant à 80 mètres cubes par an ; de 80 à 200 mètres cubes, le mètre cube 0 fr. 20 ; de 200 à 1 000 mètres cubes, le mètre cube o fr. i5 : enfin au-dessus de 1 000 mètres cubes, 0 fr. 10 le mètre cube. Au robinét libre, les concessions sont divisées en 3 classes, suivant que le calcul de la consommation probable (d’après un barême tenant compte du nombre des personnes, chevaux, voitures, jardins, cour, etc.) donne moins de i5o litres par jour, ou de i5o à 200 litres, ou de 200 à 25o litres. La ire classe paie i5 francs par an, la 28 classe 20 francs, la 3° classe 25 francs.
- En 1906, le rendement des concessions a été de 77 200 francs, tandis que les dépenses d’entretien et d’exploitation étaient de 32 000 francs.
- H. — Résidu fixe, 189 ; CaCO3, 157 ; MgCO3, 8 ; NaCl, 20.
- En 1894, on trouve un grand nombre de germes et vraisemblablement du colibacille. En 1900, on trouve 200 colonies saprophytes et pas de colibacille.
- O. — Il n’y a que quelques tronçons d’égouts et généralement les eaux pluviales et ménagères gagnent les rivières le Clain et la Boivre par les caniveaux. Un projet important a été dressé par M. Forestier, consistant dans la création d’un réseau complet d’égouts, de collecteurs secondaires et d’un collecteur principal emmenant les eaux dans un champ d’épuration situé à 4 kilomètres de l,a Ville. La dépense était évaluée 1 260 000 francs.
- Le projet n’a pas été mis à exécution jusqu’à présent. > •
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Loudun (4-853 h.) 1.400 maisons.
- Sources de la craie captées à leur émergence (en 1874) dans une chambre en maçonnerie de 16 mètres sur 8 mètres, et élevées à 65 mètres de hauteur par 2 machines à vapeur de 18 chevaux chacune, actionnant directement 2 pompes. Chaudières à bouilleur, système Imbert, de 23 m2 3o de surface de chauffe. L’eau est refoulée dans deux réservoirs placés au point haut de la Ville et cubant ensemble 660 mètres cubes. La consommation journalière est en moyenne de 600 mètres cubes.
- Il y a 16 bornes-fontaines, 24 bouches d’incendie et 800 concessions particulières (compteur Etoile), au prix de 0 fr. 3o le mètre cube. L’exploitation est faite par une Compagnie concessionnaire ; M. Borias, ingénieur à Paris, directeur.
- Lussac-les Châteaux (1962 h.)
- Elévation de l’eau d’une source au moyen d’une éolienne Bollée (n° 3) de 5 m. 5o de diamètre, établie en 1880 ; on élève de 20 à 3o mètres cubes par jour. Réservoir de 200 mètres cubes, 7 bornes-fontaines.
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 188V) ou qui ont un projet en cours d'exécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l'approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Couhé . . . . . 1884 l8g4 78 400 Elévation par machine hy-
- draulique.
- Moulismes . . . 884 1895 1400
- Gençay . . . . 1 190 19°°
- Payroux .... gi5 igo3 298
- Béruges .... 95o 1904 3 026 . s
- En général, peu de communes du département de la Vienne ont fait des travaux d’adduction et de distribution d’eau ; 7 ont une distribution d’eau complète et 1 une distribution incomplète ; près des deux tiers n’ont que des puits et des citernes.
- La majeure partie du seuil du Poitou est occupée par des calcaires jurassiques qui se reposent sur les marnes bleues du lias supérieur. On ne voit affleurer ces marnes que dans le fond des vallées au sud de Poitiers, ainsi que vers le Limousin et les Deux-Sèvres (Gàtine de Parthenay). L assise des marnes bleues est imperméable et retient l’eau à la base des calcaires du jurassique moyen ; c’est là l’origine de la principale nappejd’eau du pays, donnant de grosses fontaines dans le fond des vallées depuis Poitiers jusqu à Montmorillon, Ruffec, Saint-Maixent et Vasles.
- Dans le nord du département (Châtellerault et Loudun) on trouve les terrains crétacés formés de sables et argiles verdâtres supportant les marnes blanches du Cénomanien supérieur et la craie tuffeau. 11 y a de nombreuses petites fontaines dans les sables verts cénomaniens, au voisinage des zones argileuses. De plus, la marne blanche du Cénomanien est imperméable ; elle retient Peau de la craie tuffeau ; d’où un très grand nombre de sources à ce niveau, exemple : la Fontaine d’Antoigné, près de Châtellerault, les fontaines de Loudun.
- Les plateaux du Poitou sont couverts par des sables et argiles tertiaires avec quelquefois des marnes et calcaires lacustres ; on ne voit pas de nappe d’eau générale à cause de l’irrégularité des couches, mais il y a beaucoup de suintements et de petites fontaines qui tarissent souvent en été. Le meilleur exemple se voit au sud-est de Châtellerault, sur les plateaux de Leignes, où les petites fontaines s’appauvrissent en été, et où l’on voit des filets dispa-faitre dans leur lit à l’approche des calcaires jurassiques.
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- Haute-Vienne
- DÉPARTEMENT DE LA HAUTE-VIENNE
- (4 arrondissements, 29 cantons, 206 communes, 385-732 habitants) Limoges (88.597 h-) (75-906 p. m. a.) 7.226 maisons.
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- Projet exécuté de 1874 à 1876, dressé par M. Lesguillier ; dépense faite : environ 2704000 francs. Depuis 1897, amélioration de la distribution intérieure pour 160000 francs.
- Régie directe : M. Maitre, Ingénieur-Directeur du service des eaux et des travaux de la Ville.
- I. — Nombreuses sources et drains dans les vallées des affluents de la Gar-tempe et de l’Aurance, terrains formés d’alternances de granit, de gneiss et de schistes, à une vingtaine de kilomètres au nord-est de la Ville. Les principales sources captées sont celles de Fontanèche, La Borderie, Chabannes, les Sagnes et Ventillac dans la commune de Saint-Sylvestre ; de Font-Bœuf et de la Côte, dans la commune de Compreignac ; des Vergnes, du Coteau, d’Excideuil, des Courrières, de la Drouille et de Royère dans la commune d’Ambazac ; du Mas Neuf et des Planchettes dans les communes de Couzeix et de Chaptelat ; enfin quelques autres dans les communes de Bonnac, Rançon, Beaune et Rilhac. On évalue à 65 kilomètres le développement des drains et conduites qui rayonnent sur les territoires de ces dix communes.
- Les drains sont en pierres sèches, descendus à 3 ou 4 mètres dans l’arène ou le tuf granitique ; cette profondeur est insuffisante (il eût fallu descendre jusque dans le roc vif) et l’eau est parfois louche. Dans chaque vallée, des conduites étanches en ciment, de diamètres variables, amènent l'eau des sources et drains dans un aqueduc d’amenée. Celui-ci est en béton de ciment (de la Porte de France), de forme ovoïde, avec 1 m. jo de hauteur sous clef et 0 m. 80 de lai'geur aux naissances ; il a une longueur de 14 kilomètres.
- Pour éviter les réclamations des usiniers à la suite de la dérivation des sources, la Ville a exécuté en 1896-1897 sur le ruisseau du Palais, au heU dit le moulin Guillot, un barrage-réservoir occupant 5 hectares et demi ; Ie mur a 52 mètres de longueur et 9 m. 3o de plus grande hauteur.
- 2. — Il y a trois réservoirs, à des cotes d’altitude très différentes, conr-mandant respectivement le haut, le moyen et le bas service. Tous trois sont en maçonnerie, avec voûtes en briques supportées par des piliers et des contreforts adossés aux murs du pourtour ; tous trois sont également en déblai» avec 5 mètres de hauteur d’eau et 0 m. 4o de terre au-dessus des voûtes.
- Le réservoir des Tuilières, qui a son plan d’eau à la cote 35o, contient 6 000 mètres cubes ; il occupe un carré de 3y mètres de côté, a des murs de
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- Haute-Vienne
- 0,60 d épaisseur appuyés contre le tuf granitique et un radier de o m. 3o, avec enduits en ciment de Portland de o,o3 d’épaisseur. Il y a des piliers de 0,60 de côté de 4 en 4 mètres, d’axe en axe ; les voûtes en briques ont 0,11 d’épaisseur.
- Le réservoir de la Mauvendière a son plan d’eau à la cote 3io, et celui de la place Haute-Vienne à la cote 272. Chacun d’eux a une contenance de 3 000 mètres cubes et occupe un carré de 25 mètres.
- 5. — Les réseaux de distribution ont un développement total d’environ 5o kilomètres en tuyaux de fonte, de diamètre variant depuis o m. 5uo (1 kilomètre de tuyaux de o,5oo) à 0,060 ; on remplace progressivement les tuyaux de 0,081 et de 0,060 par des tuyaux plus forts ;
- 180 bornes-fontaines ;
- 200 bouches sous trottoirs ;
- 32 urinoirs à effet d’eau :
- 2 4oo branchements particuliers.
- 6. — La consommation par jour varie de 10000 mètres cubes à 6000 mètres cubes ; elle tombe en grande sécheresse à 4 000 mètres cubes et on songe à l’augmenter.
- Toutes les concessions particulières sont au compteur (quelques-unes au robinet de jauge), aux prix suivants : 10 francs par an pour 126 litres par jour, 20 francs pour 260 litres par jour, 4® francs pour 5oo litres par jour, 80 francs pour 1 mètre cube par jour, avec le prix de 0 fr. 219 par mètre cube en supplément, i4o francs pour 2 mètres cubes par jour, 180 francs pour 3 mètres cubes, 220 francs pour 4 mètres cubes, 260 francs pour 5 mètres cubes par jour, avec le prix de 0 fr. 109 par mètre cube en supplément. Au delà, échelle décroissante : ainsi 435 francs pour 10 mètres cubes par jour, 610 francs pour i5 mètres cubes, 760 francs pour 20 mètres cubes, 910 francs pour 25 mètres cubes et 1 o35 francs pour 3o mètres cubes par jour, avec des prix pour les quantités en supplément décroissant de 0,0958 à 0,0684 le mètre cube. Les concessions ont rapporté, en 1901, 98922 francs. Les compteurs adoptés sont les systèmes Etoile, Siemens et Tylor.
- H — Degré hydrotimétrique, 20 ; résidu sec, 82 milligrammes; CaO,
- 15,3 ; MgO, 2 ; SO3, 1,4 ; chlore, 5,2 ; SiO2, 11; matières organiques (en oxygène), 1 ; azote ammoniacal, traces ; azote albuminoïde, 0,4 ; azote nitrique, o,5.
- En 1892, au Val-de-Grâce, on a trouvé 5o germes aérobies et 100 moisissures par centimètre cube. En 1899, on a trouvé des chiffres variant entre 55o et i 800 germes au centimètre cube, pas de colibacille.
- H. — Le service étudie un projet pour capter de nouvelles sources, il évalué la dépense à 5o ou 55 000 francs.
- 9. — Un réseau d’égouts en maçonnerie, à section ovoïde, a été exécuté depuis 1888 ; il comprend plusieurs collecteurs allant se déverser dans la Vienne, notamment l’un qui part de la place de la Motte et aboutit dans la Vienne à 25o mètres en aval du pont de la Révolution (il a 1 m. 80 de hauteur sur 1 m. de largeur), et le collecteur d’Anjoumard (il a 2 m. 25 de hauteur sous clef, 1 m. 90 de largeur aux naissances et 1 m. 3o de largeur
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- Haute-V ienne
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- au radier). Depuis 1899 à 1902, la Ville a dépensé 241 200 francs à compléter son réseau d’égouts.
- Ces égouts ne reçoivent pas les matières fécales, qui doivent être recueillies pour chaque maison dans des fosses étanches, qu’on vidange régulièrement.
- Saini-Junien (11.400 h.) (8.484 p- m- a.)
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- Projet dressé par M. Mabille et exécuté en 1891 ; dépense faite, 206.000 francs.
- En 1900, extension des travaux de captation, dépense, 69600 francs.
- Il subsiste environ i5o puits particuliers.
- Régie directe : M. Gouteyroux, surveillant général.
- 1. — Deux provenances ; eau de Fontbonne et eau de Chantemerle.
- a) Eau de Fontbonne. — Sources de Fontbonne, situées sur le territoire de la commune de Chaillac, à 4 kilomètres au sud-ouest de la Ville, terrain granitique. Dans le projet primitif, on a foré 17 puits de 3 à 6 mètres de profondeur avec 1 m. 3o à a mètres de diamètre, en laissant la partie inférieure à pierres sèches et maçonnant la partie supérieure ; puis on les a réunis par des galeries drainantes de 1 mètre à 1 m. 5o de hauteur, avec à la base des tuyaux de drainage non jointifs recouverts de pierres cassées et de mousse ; la longueur de ces galeries était de 628 mètres. En 1900, on a encore foré 16 puits semblables et établi 328 mètres de galeries. La conduite d’amenée est en fonte de 0,261 avec 4620 mètres de longueur.
- b) Eau de Chantemerle. -— La source était située à 1 kilomètre au nord-est de Saint-Junien. Le terrain est granitique et le procédé de captage semblable à celui de Fontbonne. En 1891, on a fait 7 puits et 70 mètres de galerie, et en 1900, 10 puits et 180 mètres de galerie. L’eau de Chantemerle, qui n’est collectée que dans un bassin de 2Ô mètres cubes, est destinée à la partie haute de la Ville, au-dessus du Champ de foire ; elle est amenée par une conduite en fonte de 0,10 sur 960 mètres de longueur.
- 4. — Outre un petit bassin de 12 mètres cubes sur le trajet de la conduite d’amenée, il y a pour l’eau de Fontbonne un réservoir de distribution, situé au Champ de foire, et composé de deux compartiments jumelés de 45o mètres cubes chacun. Ce réservoir est en maçonnerie avec voûtes en béton de ciment, il est élevé de 3 m. 60 au-dessus du sol environnant.
- o. — Deux réseaux de distribution, l’un partant du réservoir du Champ de foire avec une conduite de o,25, l’autre du bassin de l’eau de Chantemerle, avec une conduite de 0,10. Développement des conduites ensemble 6917 mètres, avec des diamètres descendant jusqu’à 0,060 ;
- 4 fontaines monumentales avec jet d’eau ;
- 2 lavoirs publics ;
- 52 bornes-fontaines, avec prise d’eau d’arrosage et d’incendie ;
- 28 bouches d’arrosage et d’incendie ;
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- 12 urinoirs à effet d’eau ;
- 265 branchements particuliers.
- 6. — Avant 1900, on n’avait que de 5oo à 35o mètres cubes par jour ;; depuis les travaux faits alors, on a de 5oo à 58o mètres cubes.
- Les concessions sont toutes au compteur (principalement Frager), au prix uniforme de 0 fr. 20 le mètre cube, avec minimum de 8 francs par an.
- 7. — On a trouvé, en 1897, 400 germes aérobies par centimètre cube dans l’eau de Chantemerle.
- 9. — Il n’y a que quelques aqueducs ovoïdes ou dallés, se déversant dans des ruisseaux à ciel ouvert allant rejoindre la Vienne.
- Les ordures ménagères sont enlevées tous les jours et utilisées pour l’agriculture.
- Saint-Léonard (6.985 h.) 3.312 p. m. a.) 427 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Projet dressé par M. Mabille, exécuté en 1881 ; dépense faite, 65 000 francs. En 1906, on dépense 55 355 francs pour amener d’autres sources.
- Régie directe.
- 1. — On a capté plusieurs sources peu profondes dans le terrain granitique et sur un espace de 1 hectare et demi, à 3 5oo mètres de la Ville, à Puy-les-Mines.
- L’adduction se fait par une conduite en ciment de 0 m. 18 de diamètre, et pour les sources captées en 1906 par une conduite, partie en ciment et partie en fonte.
- 4. — Deux réservoirs de 3oo mètres cubes chacun, en déblai, en maçonnerie.
- o.— Réseau de distribution de 45oo mètres de développement en tuyaux de fonte de 0,06 à o,o3 ;
- 12 bornes-fontaines ;
- 42 branchements particuliers.
- O. — Consommation moyenne par jour : 5oo mètres cubes.
- Les concessions sont au compteur et paient l’eau à raison de 0 fr. 082 le mètre cube.
- 7. — Eau très peu minéralisée.
- 9. — Quelques aqueducs à petite section ; leurs eaux servent à l’irrigation.
- Saint-Yrleix (7.916 li.) 3.6<>4 p- m. a.) 624 maisons.
- Sources, adduction par la gravité.
- Premiers travaux faits en 1875 et évalués 10 000 francs.
- En i885, projet de M. Jouanne pour la réfection du captage et l’adduction des deux sources ci-après ; dépense, 545oo francs. — En 1896, amélioration P°ur 3 500 francs.
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- Il subsiste encore 2 puits publics et environ 200 puits particuliers.
- Régie directe.
- 1, — Deux sources aux environs de la V ? ville dans le granit.
- a) Source de Font-Tanche, débitant normalement 33o mètres cubes par jour, mais avec servitude d’un quart du débit au profit d’un propriétaire. Il y a une chambre de captage, d’où l’eau se rend par une conduite en ciment de 800 mètres de longueur et o,i52 de diamètre dans le réservoir de la Bâche! lerie.
- b) Source de la Roussie, débitant normalement i32 mètres cubes par jour, dont 20 mètres cubes sont garantis à un propriétaire. Le captage est amélioré grâce à deux puits recueillant des eaux voisines, et à des tuyaux de ciment qui les amènent dans une chambre de réunion ; de cette chambre part un tuyau en fonte de 0,08, sur 1 kilomètre de longueur, aboutissant au réservoir de chez Sérézal.
- 4. — Les deux réservoirs de la Bachellerie et de chez Sérézal contiennent respectivement 25o et 120 mètres cubes. Ils sont tous deux en maçonnerie, avec enduit, et voûtés ; celui de la Bachellerie est à 2 compartiments et a le dessus des voûtes à 1 mètre au-dessus du sol ; celui de chez Sérézal est entièrement enfoncé dans le sol.
- 5. — Les deux réservoirs alimentent deux réseaux, mais peuvent se suppléer l’un l’autre ; le tuyau de départ de la Bachellerie est de 0,126, et celui de chez Sérézal de 0,08. Le développement des réseaux est d’en\riron 5 600 mètres, en tuyaux de fonte de 0,125 à o,o4 ;
- 36 bornes-fontaines ;
- 8 bouches d’incendie ;
- 5 urinoirs à effet d’eau ;
- u>4 branchements particuliers.
- 6. — Le débit moyen des sources appartenant à la Viiie est de 362 mètres cubes ; il se réduit en sécheresse d’environ 3o °/0.
- Les concessions sont au compteur, le mètre cube : o fr. 5o avec minimum de 18 francs par an.
- 1. - Eau très peu minéralisée.
- 4L — Quelques aqueducs reçoivent les eaux pluviales et ménagères, ainsi qu’une assez grande quantité de matières fécales, et les évacuent dans la rivière le Couchon.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Aixe (3-45i h.) (2.062 p. m. a.)
- Travaux exécutés en 1890 : dépense de 74000 francs. Deux sources principales et quelques petites sources sont amenées par une conduite en ciment de 0,120 dans 2 réservoirs de 200 et de 5o mètres cubes. Le débit descend a 70 ou 100 mètres cubes par jour en sécheresse ; 26 bornes-fontaines.
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- Bellac (4-520 h.) (2.773 p. m. a.)
- Travaux d’adduction de sources et du produit de quelques drainages sous un plateau à 1 kilomètre de la ville exécutés en 1864, puis améliorés tout récemment (projet approuvé en 1899 par le Comité consultatif). Les conduites, qui étaient précédemment en ciment et poterie, sont en fonte ; quelques bornes-fontaines. 11 y avait un réservoir de 100 mètres cubes et en 1900 la Ville en construit un second, sur lequel elle a installé un moteur à vent pour élever l’eau à la caserne et dans les quartiers hauts. L’eau a 3 degrés hydrotimétriques.
- Châteauponsac (3.994 h.) (1.223 p. m. a)
- Projet exécuté en 1868. Dépense, 3o 000 francs.
- Drainage en terrain siliceux. Réservoir de 20 mètres cubes, 7 bornes-fontaines.
- Goussac-Bonneval (3.581 h.) (736 p. m. a)
- Adduction faite en 1903. Dépense, 26 762 francs. Drainage en pierres sèches. Réservoir de 200 mètres cubes ; 8 bornes-fontaines.
- Eymoutiers (4-o8g h.) (2.157 p. m- a-)
- Adduction faite en 1895. Drainages en terrain granitique. Deux réservoirs de 800 mètres cubes, 19 bornes-fontaines, 12 bouches d’incendie, 86 concessions particulières.
- Le Dorât (2.743 h.) (i.g3i p. m. a.)
- Puits et galeries de drainage sur 300 mètres de long , conduites en ciment (de la Porte de France) de 0,11 de diamètre avec 35 mètres de pression ; réservoir de 25o mètres cubes ; 1 fontaine à jet continu et 9 bornes-fontaines.
- Magnac-Laval (3.g55 h.) (1.204 P- m. a.)
- En 1882, on a drainé une prairie granitiqne renfermant quelques petites sources, et amené l’eau dans un bassin de 42 mètres cubes par une conduite en ciment de 0,10 et de g5o mètres de longueur; le débit n’est que de 2 5 mètres cubes par jour.
- En i8q5, on a dépensé 36 000 francs pour drainer un plateau boisé de 100 hectares dit bois de Droux (granit), qui est situé à 36 mètres au-dessus du niveau jnoyen de la Ville et à 4 kilomètres au sud. Le tuyau d’amenée est en fonte, de 0,10, mais le débit qui n’est que de 20 mètres cubes par jour est réservé en grande partie aux casernes. 11 y a 3 réservoirs en maçonnerie, .2 de 100 mètres cubes chacun et 1 de 5o mètres cubes.
- Nexon (3.23i h.) (1.067 P> m- a ) Drainages. La conduite amène l’eau directement à 4 fontaines.
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- Haute-Vienne
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- Rochechouart (4.464 h.) (1.928 p. m. a).
- Les premiers travaux datent de 1882 et ont coûté 29000 francs ; en 1897, un nouveau projet dressé par M. Mabille a été exécuté moyennant une dépense de 36 000 francs.
- Les eaux proviennent des souxxes de Fontbouillant et de deux drainages de la nappe souterraine du granit ; pour ce drainage, on a établi 4 puits maçonnés de 4 à 6 mètres de profondeur, réunis par une galerie de 100 mètres de longueur, et des aqueducs drainants à pierres sccbes sur 224 mètres de longueur. Le débit obtenu n’est toutefois que de 92 mètres cubes par jour, aussi la distribution est-elle intermittente en été.
- Il y a 3 réservoirs, un supérieur à 2 compartiments de 53 mètres cubes chacun, un moyen de 5o mètres cubes et un inférieur à 2 compartiments de 100 mètres cubes chacun. Ils sont tous trois en maçonnerie et entièrement enterrés. La canalisation est partie en ciment de 0,100 de diamètre, partie en fonte de 0,080. Il y a 2 fontaines monumentales, 9 bornes-fontaines, 5 bouches d’arrosage et d’incendie, environ 60 concessions particulières au compteur Etoile (obligatoire depuis 1901), à un prix basé sur le chiffre de 4» francs par an pour 1 mètre cube par jour. — L’eau a 4°o degrés hydroti-métriques ; i°5 degré permanent ; résidu à î io°, 60,2 ; CaO, 6,7 ; MgO, 2,5 ; NaCl, 16; SO3, 0; matières organiques (en oxygène), 1,2b; on y trouva, en 1895, une fois 455 et une autre fois 2 328 germes au centimètre cube.
- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d1 exécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de 1’ approbation du projet Dépenses • laites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Saint-Mathieu .... 2.520 1894 5 5oo Drainages : 3 fontaines.
- Le Yigen i 685 1896 63oo
- Bujaleuf . 1 t9°3 12737
- Beaumont 63i 1903 1 45o Source ; cond. ciment.
- Saint-Just 134o id. 6 4oo Services et nappes souterraines ; cond. ciment.
- Saint-Paul 1925 id. 6 872 Nappe souterr. ; cond. béton et fonte,; rés. maçonnerie.
- Champnétery . v . . 918 1907 5 300 Source ; cond ciment.
- Moissannes 736 id. 6 5oo Source ; cond. béton de cim.
- St-Germain-les-Belles. . 2 292 id. 4o 000 Source ; cond. cim. et fonte ; rés. maçonnerie; moteur à pétrole; pompe aspirante et foulante.
- Chàteauneuf-la-Forèt. . 1856 id. 6872 Sources ; cond. cim. et fonte; rés. maçonnerie
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- En résumé :
- a5 communes ont une distribution d’eau complète, i3 « « partielle,
- 82 « ont des puits et des sources nées et utilisées sur place,
- 85 « n’ont que des puits et des citernes.
- Le département est entièrement occupé par le granit : sources nombreuses mais très petites, peu profondes et disséminées ; pour les centres un peu importants,, il faut drainer de grandes étendues et protéger les surfaces drainées.
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- Vosges
- DÉPARTEMENT DES VOSGES
- (5 arrondissements, 29 canton, 53o communes, 429-8i2 habitants) Cornimont (5.463 h.) (2.723 p. m. a.)
- Pas de disti'ibution d’eau à proprement parler : il y a seulement quelques fontaines à jet continu et bornes-fontaines publiques alimentées par des sources voisines (granit).
- 8. — La Ville étudie un projet pour pouvoir donner des concessions particulières : adduction de nouvelles sources du granit et création d’un réservoir de 800 mètres cubes. Ce sont les sources du Longfeigneux et de la forêt de Xoulce (débit de 8 à 9 litres par seconde) qui seraient amenées en ville par une conduite en fonte de 2 kilomètres. Les concessions (au compteur) coûteront 26 francs pour i5o mètres cubes.
- O. — Pas d’ég outs.
- F.pinal (29.068 b.) 21.296 p. m. a.)
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- Il y a encore environ 400 puits particuliers.
- Premiers travaux d’adduction de sources en i858 (sources des 4o semaines et de Saint-Antoine, de Poissompré et du Château, constituant la basse pression), ayant coûté 100.000 francs. — En 1887, adduction des sources d’Uzéfaing (haute pression), suivant projet de M. Pugnière ; dépense, 35o 000 francs. — En 1901, remplacement des conduites en ciment d’Uzéfaing par des conduites en fonte, extension du réseau intérieur, adduction des sources d’Olima pour le quartier de Chantraine; dépenses, 510 000 francs.
- Régie directe : M. Courtaux, directeur des travaux de la Ville.
- 1. — Toutes les sources utilisées proviennent du grès vosgien, et généralement des massifs boisés qui entourent la ville. Elles se groupent comme suit :
- a) Anciennes sources (basses) naissant en ville et utilisées à alimenter 3 lavoirs :
- Source Saint-Goërv, cote 324,60, débit 3 1. 90 par seconde.
- » de la Rochotte, » 323,4o, » 0 1. 70 »
- » de la Natte, » 322,40, » 1 litre »
- b) Sources du service bas (ou basse pression), alimentant la Ville basse, c’est-à-dire l’ile entre la Moselle et le canal des Grands Moulins, le faubourg d’Alsace, la rue de Nancy et la rue de la Préfecture, au moyen des 2 réservoirs des t\o semaines (65o mètres cubes) et de Saint-Antoine (200 mètres cubes) :
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- Sources des 4° semaines, à 2 kilomètres et demi au sud-est de la Ville, cote 343,3o, débit 10 1. 3~ par seconde, et source Saint-Antoine, à 1 kilomètre au sud, cote 339,40 et débit o 1. 5o par seconde,
- c) Sources du haut service ou d’Uzéfaing, naissant dans les trois vallons d’Uzéfaing, de Margotte et de la Calotine de la forêt d’Epinal, à 6 kilomètres à vol d’oiseau) à l’est de la Ville, aux environs de la cote 362, et captées au moyen de drainages. La conduite d’amenée était aussi, jusqu’en 1901, en béton de ciment avec dalles rejointoyées au mortier ; elle a été remplacée par une conduite en fonte de 0,600 sur 1 i5o mètres et de o,65o sur 4oo mètres. Cette conduite aboutit au réservoir de la Vierge (1 600 mètres cubes), d’où part la conduite de distribution desservant l’ensemble de la ville (moins la zone de basse pression et quelques faubourgs) et se terminant à l’autre extrémité par le réservoir de Chantraine (60 mètres cubes). Les sources d’Uzéfaing donnent de 4° à 5o litres par seconde (en basses eaux).
- La source du Loup (2 litres par seconde), naissant au sud de la Ville, cote 365 est amenée dans le réseau de haute pression, ainsi que la source de Moscou (même altitude) naissant à l’ouest de la Ville .
- d) Sources des faubourgs.
- Source de Razimont (cote 420, débit 0 1. 26 par seconde), alimente le château.
- Source de Laufremont (cote 3go, débit 0 1. 25 et d’Ambrail (cote 36o, débit 0 1. 5o), réunies dans les réservoirs de 5o et 60 mètres cubes dits d’Ambrail et alimentant le thalweg du même nom.
- Sources de Poissompré (cote 352, débit o 1. 07) et du Château (cote 34o,8o. débit 0 1. 8), réunies dans le réservoir dit du Château (100 mètres cubes) et alimentant le thalweg Saint-Michel.
- e) Sources particulières.
- Sources d’Olima, acquises par l’Etat et amenées récemment (conduite en fonte de 0,15) à la caserne de Chantraine; elles sont situées à près de 4 kilomètres au sud-ouest de la ville, à la cote 436, et débitent en moyenne 2 litres par seconde.
- Source des Champs de Dames, située également au sud-ouest et à 4 kilomètres (dans une autre vallée), acquise par une société particulière qui alimente le quartier de la gare et le chemin des Princes ; cote 37 5, débit 2 1. 66 par seconde, conduite d’amenée en grès de 0,100 (la partie située en ville est en fonte).
- 4. — Voir ci-dessus les réservoirs cités : ils sont tous en maçonnerie.
- o. — Réseau de distribution de haute et de basse pression, en tuvaux de fonte, et réseaux secondaires ci-dessus indiqués ; les deux réseaux principaux se raccordent à volonté par un jeu de robinets. Le réseau de haute pression a environ 21 kilomètres de développement, avec conduite-maîtresse de o,35o ; et celui de basse pression, 12 kilomètres, avec conduite-maîtresse de o,25o. i5o bornes-fontaines et 3 fontaines à jet continu ;
- 2 870 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 17 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 1 5oo concessions particulières, au compteur (Frager, Frost-Tavenet). Annuaire des Distributions d’eau. 54
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- 6. — On dispose en basses eaux de 5 ooo mètres cubes par jour • en eaux abondantes, le débit est triple.
- Les concessions paient o fr.-i5 le mètre cube jusqu’à 400 mètres cubes (minimum de perception, 22 fr. 5o), o fr. 10 de 4°o à 600 mètres cubes et 0 fr. 08 au delà de 1 000 mètres cubes par an.
- Le rendement annuel des concessions est de 60 000 francs.
- 7. — Composition de toutes les sources très semblable : degré hvdroti-métrique, de o°5 à i°3 ; résidu fixe, de 10 à 3o ; CaCO3, de 5 à 10 ; CaSO4, traces ; NaCl, traces ; matières organiques, 7 à 9. — On a trouvé à différentes reprises et dans les différentes sources un nombre de germes variant de 25 à 816 par centimètre cube et assez souvent du colibacille; les eaux sont souvent très superficielles et le périmètre des sources a besoin d’être sérieusement protégé.
- 8. — On projette d’amener dans les conduites actuelles d’Uzéfaing des sources de la même vallée^ donnant 5 litres par seconde en basses eaux.
- O. — Réseau de 7 km. 5oo d’égouts, ne devant recevoir que les eaux pluviales et ménagères (mais recevant aussi le produit de quelques fosses Mouras), et des fosses fixes pour les matières fécales. La Ville a adopté un projet d’extension complet de ce réseau d’égouts (sections ovoïdes de 1 mètre sur o,5o, 1 m. 25 sur 0,75 et 1 m. 5o sur 1 mètre (évalué 1 5oo 000 francs) exécuté par parties successives ; les fosses fixes sont conservées. Un projet d’assainissement complet avec épandage agricole, de M. de Montrichér (système de la surverse) et un projet du système Liernur (séparatif) n’ont pas été adoptés. Les ordures ménagères sont enlevées par 10 cultivateurs pour 8 5oo francs par an.
- Directeur du Bureau d’hygiène municipal : M. le Docteur Lafite.
- Gérarclnier (10.041 h.) (3.993 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau ; seulement quelques fontaines publiques à écoulement continu, alimentées par des sources voisines (du granit), dans l’agglomération principale. Dans les sections écartées de la montagne, eaux abondantes et nombreuses sources (tuyaux souvent en bois). Plusieurs sources particulières dans la ville.
- La caserne a deux sources (ou drains), l’une dite de l’Infirmerie et l’autre de la Rayée ; conduite d’adduction en tuyaux de grès sur 2.200 mètres.
- 8. — Après clés recherches dans difféi'entes directions, la ville vient de décider l’adduction et la distribution de sources (du granit) situées au heu dit « à la Goutte Logelot », à 3 kilomètres environ au NO de la ville : on établirait un réservoir aux Xettes. La dépense est évaluée 365 4oo francs.
- ô. — On y a établi récemment quelques égouts.
- ülirecourt (5.5n h.) (5092 p. m. a,)
- Sources, adduction par la gravité.
- N’avait que des puits (5 publics et 4°° particuliers) jusqu’en 1899. Exe
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- cute en 1898 et 1899 l’adduction des sources de Puits-Court et de Villers, suivant projet de M. Dillon : dépense, 410o°o francs pour Puits-Court et 5oooo francs pour Villers.
- 1. — Les deux sources proviennent de la base du muschelkalk calcaire. Celle de Puits-Court naît près la gare de Remoncourt, à 16 kilomètres de la ville, à la cote 281,24 '• conduite entre la source et le réservoir est en fonte, de 0,176 sur 15 227 mètres de long. Les sources de Villers sont à 1 5oo mètres de la ville ; elles sont réunies dans un bassin d’où part la conduite d’amenée au réservoir de Villers, conduite qui a 1 370 mètres avee diamètre de 0,135.
- 4. — Réservoir de 1 800 mètres cubes en maçonnerie, à 2 compartiments, à la cote 280,43 (trop-plein), avec 2 m. 80 de hauteur d’eau, pour les eaux de Puits-Court, alimentant le haut service. Piliers et voûtes en briques.
- Réservoir de 3oo mètres cubes, en maçonnerie (voûtes en briques et fer, à 1), pour les eaux de Villers, alimentant la partie basse de la Ville.
- «>• — Deux réseaux de distribution indépendants (mais pouvant être mis en communication), d’environ 6 kilomètres de développement, avec 42 robinets-vannes, 2 fontaines à jet continu, 1 lavoir, 37 bornes-fontaines 38 bouches d’arrosage et d’incendie, 2 urinoirs publics.
- i85 concessions particulières au compteur (Frager), et 39 au compteur Debiol.
- O. — La source (de Puits-Court débite de i5 à 3 litres par seconde, et celles de Villers de 1 à un demi-litre. On commence en moyenne 900 à 1 000 mètres cubes par jour, mais en basses eaux le débit est réduit à 260 mètres cubes.
- Les concessions paient 0 fr. i5 le mètre cube jusqu’à 3oo mètres cubes et 0 fr. 10 de 3oo à 5oo et 0 fr. 3o au-dessus.
- 7. — Source de Puits-Court : Degré hydrotimétrique, 24°5 ; degré permanent, 170; résidu sec, 398 ; CaO, 107 ; MgO, 11 ; chlore, 17 ; SO3, 6 ; matières organiques, 5.
- On a trouvé, en 1892, 221 bactéries au centimètre cube.
- O. — Quelques égouts recevant les matières fécales d’assez nombreuses maisons, et se déversant sans épuration dans le Madon.
- PJainfaing (5.3i5‘h.) (1.313 p. m. a.)
- Pas de distribution d’eau (population très disséminée).
- Quelques fontaines à écoulement continu, au chef-lieu (sources du granit).
- Ranibervîllers (5.584 h.)(4. 377 p. m. a.) 902 maisons.
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- La source de Bru est amenée de temps immémorial ; les sources de Sainte-Hélène ont été amenées en 1893, dépense n5ooo francs.
- Régie directe.
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- 1. — Source de Bru, naissant dans le grès bigarré à 3 kilomètres à l’est de la ville, captée dans une chambre maçonnée et amenée par tuyaux en grès de 0,12.
- Sources et drainages de Sainte-Hélène, à 8 kilomètres au sud de la Ville, dans une vallée (sable et gravier sur le grès bigarré, près de la limite du muschelkalk) ; conduite d’amenée en grès, de 0,160.
- Les casernes ont des sources spéciales (des Blancs Cailloux et de Craissey) amenées par conduites en grès.
- 4. — Deux réservoirs, en maçonnerie, en deux compartiments, voûtés et recouverts de terre ; contenance de chaque réservoir, 700 mètres cubes. L’un d’eux est à 5oo mètres au nord-est et l’autre à pareille distance au sud de la ville.
- 5. — Béseau de distribution en fonte, bien développé ;
- 35 fontaines et bornes-fontaines ;
- 26 bouches d’incendie ;
- 34o concessions particulières, au robinet de jauge.
- G. — On consomme en moyenne 1 060 mètres cubes par jour.
- Les concessions paient 20 francs par an pour avoir droit à deux litres à la minute ; elles rapportent 6 800 francs.
- T.— Degré hydrotimétrique, i°5 ; résidu sec, 60. — On a trouvé 38g germes au centimètre cube (eaux superficielles, peu protégées, mais naissant en forêt).
- 0. — Quelques égouts, se déversant dans la Mortagne.
- Remiremont (10.548 h.) (8.782 p. m. a.) 1.010 maisons.
- Sources et drainages, adduction par la gravité.
- Adduction, en 1862, des eaux du Rhumont, suivant projet de M. Perron; dépense, i5 000 francs. En 1876, on double le réservoir, dépense, 25 000 francs. En 1894, MM. Denys et Hausser le portent à 1 100 mètres cubes en dépensant {31000 francs ; puis en 1896, les mêmes ingénieurs refont toute la canalisation et dépensent dans ce but 3o2 420 francs.
- En 1884, on avait capté et distribué les eaux du Corroy ; dépense, i5 000 francs.
- Enfin, en 1897-98, la Ville acquit pour 90 000 francs les sources deLorette et les fit capter et distribuer suivant projet de M. Hausser ; dépense des travaux, 172 000 francs.
- Dépense totale environ 700000 francs, depuis 1860.
- Régie directe : M. Peyping, directeur du service municipal des eaux.
- I. — Les sources et drains sont situés à la limite du grès vosgien et du granit, généralement dans des masses de gros galets mélangés de sable qul remplissent les vallons granitiques à la base du grès vosgien ; la profondeui n’est guère que de 1 m. 5o.
- a) Sources et drains du Rhumont. — Deux groupes, l’un (sources du Peutet, de la Grande Courue, de Founez et de Sapenois) dans la forêt de Sapenois,
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- à 3 kilomètres au sud-ouest de la Ville, l’autre (sources du Fiscal, de Bien-faisy, etc.) beaucoup plus près. Les drains et aqueducs d’amenée au réservoir sont en béton, de 0,20 à o,4o de côté, recouverts de dalles.
- b) Sources et drains de Loretle. — La Ville a acquis la propriété de Lorette (22 hectares) située à 3 kilomètres à l’ouest, près de la route de Plombières. Pour le captage, il y a 260 mètres d’aqueduc drainant en pierres sèches, et 270 mètres de petits aqueducs maçonnés et enduits au mortier, de o,3o à o,4o de côté. Le dernier est continué par une conduite en fonte de 3 kilomètres de long et o,3oo de diamètre aboutissant au réservoir de Lorette.
- c) Sources et drains du Corroy, dans une forêt, à 600 mètres au sud-est de la Ville ; tuyaux en grès de 0,10 aboutissant à un petit réservoir de 100 mètres cubes alimentant la caserne Marion, les cités Schwartz et 1 borne-fontaine publique.
- d) Sources du Poil-Sauvage, au nord-est de la Ville, alimentant seulement les nouvelles casernes ; tuyaux en grès.
- 4. — Trois réservoirs, tous trois en maçonnerie, à demi enterrés, couverts en voûtes d’arêtes : celui du Rhumont, de 1 100 mètres cubes (en deux compartiments de 4oo et 700 mètres cubes), celui de Lorette, de 1 760 mètres cubes, et le petit réservoir du Corroy, de 100 mètres cubes.
- 5. — Les deux réservoirs du Rhumont et de Lorette servent de tête à chacune des extrémités du réseau de distribution principal : celui-ci comporte i4800 mètres de développement, en tuyaux de fonte de o,3oo, 0,200 et 0,100, avec i85 robinets-vannes ;
- 10 fontaines monumentales et 3o bornes-fontaines (avec prise d’incendie) ;
- 59 bouches sous trottoirs ;
- 4 urinoirs à effet d’eau ;
- 670 concessions particulières, toutes au robinet libre (ce qui gêne beaucoup la distribution dans les quartiers élevés et la rend intermittente). L’eau étant chargée de sable fin on ne peut se servir de compteurs.
- En outre, on a dérivé dans un bassin les eaux du ruisseau du Fouchot et on les a fait servir à l’arrosage des rues.
- 6. — On a consommé en 1899 environ 2200000 mètres cubes, soit en moyenne 6 000 mètres cubes par jour.
- Le prix des concessions (au robinet libre), qui était au début de 12 francs, a été porté progressivement à 4o francs.
- 7. — Sources de Lorette. — Degré hydrotîmétrique, 2°5 ; degré permanent, i°; résidu à no°, 34,1 ; CaO, 2,2; MgO, 4,8: SiO2, 6; SO3, 0 ; NaCl, 6; nitrates, nitrites, ammoniaque, o; azote albuminoïde, o,o4 ; matières organiques (en oxygène), 1.
- En 1893, on a trouvé 107 germes aérobies au centimètre cube : eau bonne.
- 8. — La Ville songe à capter les eaux de la plaine de Béchamps. Le projet comprendrait l’établissement d’une ligne de 10 à i5 forages allant au granit (soit à 12 mètres environ) et munis de crépines Cuau en cuivre, puis la construction d’une usine élévatoire pouvant refouler 5o à 60 litres à la seconde dans le réservoir de Lorette, à 60 mètres de hauteur. La force motrice
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- serait le gaz ou l’électricité. L’avant-projet dressé par M. Imbeaux évalue la dépense à 126 000 francs.
- 9, — Pas d’égouts ; un projet d’assainissement d’ensemble a été dressé par M. Marc Muller et est évalué à 5oo 000 francs.
- Saiiït-Dié (22.1.36 h.) (16.783 p. m. a.) 1.354 maisons,
- Sources, adduction par la gravité.
- 11 a encore un millier de puits, dans les alluvions de la vallée de la Meurthe. Avant 1899, on utilisait un certain nombre de petites sources voisines de la ville, et dont les plus importantes étaient celles du Kemberg, amenées en 1876. — En 1899, on amena l’eau des 7 fontaines, suivant projet de M. Dillon, exécuté par la maison Mathelin et Garnier (de Paris) ; la dépense a été de 4oo 000 francs.
- Régie directe : M. Genay, directeur des travaux de la Ville.
- 1. — Les sources sortent en général des éboulis qui se trouvent à la limite-du grès vosgien et du grès rouge permien, à la base des massifs boisés (grès vosgien) d’Ormont, de la Madeleine, de Saint-Martin et du Kemberg, qui dominent la Ville.
- a) Sources des 7 fontaines. — Naissant à plusieurs niveaux dans les massifs d’Ormont, à 6 kilomètres à vol d’oiseau au nord-est de la Ville : les différentes sources, débitant 20 litres par seconde, sont amenées par des tuyaux en fonte dans une chambre maçonnée, d’où part la conduite d’amenée, en fonte, de 10 kilomètres environ de développement et o,35o de diamètre, qu aboutit au réservoir de 1 800 mètres cubes à la Goutte Morel, à la cote 382,5o.
- b) Sources du Kemberg, au sud de la Ville. Débit de j à 7 litres par seconde; conduites en grès de 0,12 ; réservoir de 1 5oo mètres cubes au haut de Fourcharupt.
- c) Autres sources. — Sources du Coucheux, de Joinard, de Saint-Martin, sur la rive gauche de la Meurthe, et de faible débit.
- Sources de Queunée-Balonne et de la Goutte-Morel, se réunissant dans un petit réservoir et donnant 5 litres par seconde (également sur la rive gauche).
- Sources Saint-Charles (i litre par seconde) et source de l’Évêché (ou de la Basse des Juifs) sur la rive droite de la Meurthe.
- 4. — Réservoir des 7 fontaines, précité, en 2 compartiments (1 800 mètres cubes), et réservoir du Kemberg (î 5oo mètres), tous deux en maçonnerie et le premier avec piliers et voûtes en briques.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, d’environ 25 kilomètres de développement, en tuyaux de o,35 à 0,08, y compris la conduite-maîtresse ;
- 125 bornes-fontaines et quelques fontaines à jet continu ;
- 80 bouches d’incendie de 70 millimètres ;
- 820 branchements de concessions particulières (au compteur Frager).
- G. — On dispose d’environ 3o litres par seconde, soit 2600 mètres cubes
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- par jour, en basses eaux. Le prix des concessions se compose d’un droit fixe de 3o francs plus o fr. o5 par mètre cube d’eau consommée.
- Tl. — Sources des 7 fontaines. — Degré bydrotimétrique, de io° à i5° ; degré permanent, de 4°5 à G0 ; résidu à no0, de io4,5 à 160,2 ; CaO, de 27,4 à 47,6 ; MgO, de i5 à 2.0,2 ; INaCl, de 7 à 10 ; SiO2, de 6 à i5 ; SO3, traces; nitrates, traces; nitrites, ammoniaque, azote albuminoïde, 0 ; matières organiques (en oxygène), de o,5 à 1. — On a trouvé en 1894, dans le différentes sources, des nombres de bactéries aérobies allant de 52 à 3io Eau bonne.
- Sources du Kemberg. — Degré hydrotimétrique, 7°; CaCO3, 31,9 ; CaSOL 9-
- 8. — On compte capter prochainement de nouvelles sources donnant 10 à i5 litres par seconde dans le massif de la Madeleine : la dépense ne serait que de 3o 000 francs.
- O. — Il y a un réseau d’égouts, assez développé, qui reçoit les matières fécales d’un bon nombre de maisons et se déverse dans la Meurthe sans épuration.
- Thaon (6.117 b.) (5.273).
- Sources et puits captant, machines à vapeur.
- 1.— Avait déjà quelques fontaines publiques et avait dépensé i3 000 fr. en» i8q5 pour les améliorer. Vient d’exécuter, en 1902, un projet de M. Dillon, pour élever l’eau d’un puits de 5 mètres de profondeur, foré dans les graviers de la vallée de la Moselle, à 32 m. 60 de hauteur dans un réservoir.
- — Une machine à vapeur actionne une pompe pouvant élever goo litres à la minute.
- 4. — Un réservoir en maçonnerie de 54o mètres cubes, établi à flanc de coteau.
- 5. — Il y a déjà 25 concessions particulières (au compteur). La dépense a été de 96 000 francs payée par une association des principaux industriels. Cette association cédera l’installation à la Ville quand les actions rapporteront 3 °/0.
- 9. — Pas dégoûts.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Bruyères (3.724 h.)
- Avait amené, en 1862, l’eau des drains de la Parouse (galerie drainante a la limite des grès permien et vosgien), au pied de la montagne de Boré-wiont; en 1896, on a amélioré et refait la galerie (1 m. 3o de haut sur 0.92 de large) et établi une conduite d’amenée en fonte (de 2 kilomètres) à côté de l’ancienne en grès ; réservoir de 3oo mètres cubes ; débit en basses eaux, 5 à 7 litres par seconde.
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- Vosges
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- En 1901, la Ville fait l’adduction des nombreuses sources des vallons granitiques de Platicôte, à 9 kilomètres ou 10 kilomètres au sud-est de la Ville, suivant avant-projet de MM. Imbeaux et Villain et projet définitif de M. Valence: dépense environ, i5o 000 francs. Conduite principale en tuyaux de fonte, de 0,18 sur 8 kilomètres. On amène au moins 10 litres par seconde.
- Assez grand nombre de concessions particulières, au prix de o fr. 11 le mètre cube.
- Un certain nombre d’égouts, dont les eaux sont utilisées à l’irrigation des pi'airies.
- Golbey (3.399 b.)
- Projet d’adduction soumis à l’approbation ministérielle. Dépense prévue, i5oooo francs. Trois sources sortant du grès vosgien seront amenées par gravité. Réservoir de 600 mètres cubes au point culminant de Golbey.
- Neuf château (4*079 h.)
- On a amené, en i856, les sources de Courteville-Bricquart (corallien), situées à peu de distance, mais leur débit tombe à y5 mètres cubes par jour en sécheresse. En i885, la Ville a concédé pour 5o ans, à la Compagnie du Gaz (M. Tabourin, directeur), la distribution des eaux de la source Mazarine, source qui naît'du calcaire bathonien dans un faubourg (se trouble et est souvent contaminée) ; l’eau est élevée par machine à vapeur dans un réservoir de 220 mètres cubes près de l’église. Les concessions particulières paient 20 francs pour les 5o premiers mètres cubes et 0 fr. 25 le mètre cube en plus. Il y a 3o bornes-fontaines publiques et 36 bouches d’arrosage.
- 8. — La Ville projette l’installation de filtres Puech et Chabal pour la source de la Mazarine (dépense prévue : 78000 francs) et la captation des sources de Courtéville et Bricard.
- Vittel (2.260 h.)
- Distribue l’eau d’une source du muschelkalk, naissant à 3 kilomètres de la ville. Conduite d’adduction en fonte.
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- Vosges
- Autres communes qui ont exécute une adduction d’eau (depuis '188U) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes Population Date des travaux ou de l’approbation du projet 1 Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- fr.
- Bains les-Bains. . . . 2 384 l885 » Avait déjà fait une adduction de
- Frain 325 id. 5 600 sources en 1840.
- St-Ouen les-Parey. . . 831 1886 25 OOO
- St-Pierremont .... 224 id. 19 3oo
- Grignoncourt . . . . iq3 id. 21 o5o
- Charmois-l’Orgueilleux. q5i 1887 6 45o
- Montmotier 142 id. 32 800
- Jubainville 181 id. 6 800
- Médonville 287 id. 18 35o
- Vaudoncourt . . . . 162 id. 21 000
- Les Forges 684 id. 19 55o
- Estrennes 178 id. 3 4oo Cond en grès de 0,12 sur 3 725 m.
- Chàtenois 1 204 CO CO CO 12 600 trois font, et 14 bornes-font.
- Lamarche i 45o id. 10 600 Tuyaux en ciment de Grenoble.
- Sauville 476 676 id. 25 000
- Senaide id. 7 q5o
- Darney 1 38o •889 57 800
- Gorhey i43 id. 7 3oo
- Xafévillers 35o 1891 2 200
- Dogneville 845 1892 22 45o
- They-sous-Montfort . . 298 id. 5 i5o
- Les Poulières .... 288 id. 2 45o
- St-Menge ...... 226 CO 2 800
- Harsaulfc 844 id. 5 900
- St-Gorgon 124 1894 7 5 00
- St-Amé . . . . . . 1124 id. 8 5oo
- Bayecourt 240 1895 10 45o
- Rouvres-en-Xaintois. . 454 1896 800
- Thiéfosse fi'j3 id. 1 800
- Damas et Bettegney. . 491 1897 19 OOO
- Nomexy .... 2 io5 id. 41200
- St-Etienne 3 446 1898 17 000 Degré hydrotimétrique, i3°5.
- Frénois 142 id. 6 000
- Fontenoy-le*Ghâteau. . 1 948 1900 80 000
- Charmes . . . 4 0Q2 1902 3o 000
- Regniéville 344 id. 10 000
- Vagney 2 p63 id. 10 35o
- Plombières . . . , . I 882 id. 52 100
- Rolainville ... 282 id. 18000
- Frizon. . . . 63g i9°4 »
- Aroffe 226 1905 a5 4i°
- Grandrupt-de-Bains . . 237 id. 4 000
- Chantraine 1 632 id. 91 85o 2 sources ; cond. fonte ; rés. maç
- Saint-Paul i56 id. 9 45° Source ; cond. fonte; rés. maç.
- Sainte-Barbe . . . . 583 1906 76358 Source; cond. fonte; rés. maç.; moteur hydraulique.
- Ra Petite-Raon. . . . 1 581 id. 12 113 Source ; cond. grès et fonte.
- Aouze 445 1907 39 9°7 Source ; cond. fonte ; rés. maç.
- Dompierre 280 . id. ro 800 Source.
- Ménil-Senones .... 396 id. 1.3 g65 Source ; cond, grès.
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- Vosges
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- En résumé, sur 53i communes, on en trouve 286 qui sont pourvues d’une tonne distribution d’eau, 153 qui ont une distribution incomplète, 69 qui n’ont que des puits et des sources utilisées sur place, et enfin 23 seulement qui n’ont que des puits et des citernes. Le département est donc bien alimenté.
- Il se divise i° en une région montagneuse, à l’est, occupée par le granit et le gneiss et par les grès vosgien et permien : les sources y sont nombreuses, mais petites, et la plupart des hameaux et maisons ont un filet d’eau.
- 20 Une région médiane, formée par trois bandes de grès bigarré (étendu dans le sud), de muschelkalk et de marnes irisées : le muschelkalk a, à la base du calcaire, un beau niveau d’eau, mais le' grès bigarré et surtout les marnes irrisées sont pauvres en eau ;
- 3° La région de l’ouest, ou du lias et de l’oolithe, contenant de beaux niveaux d’eau à la base des calcaires basique, bajocien, bathonien et corallien.
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- DÉPARTEMENT DE L’YONNE
- {5 arrondissements, cantons, 486 communes, 3i5.ig9 habitants) Auxerre (20,931 h.) 16.971 p. m. a.) 2.694niaisons.
- Sources, galerie filtrante et mahines hydrauliques et à vapeur.
- i° Projet de M. Mandat de Lagorce, exécuté en 1862, pour l’adduction des sources de Yallan.
- 20 Projet de M. Moreau, exécuté en 1882 : galerie sur la rive gauchp de l’Yonne et turbines. Dépense : 5ooooo francs.
- 3° Projet de M. Breuillé exécuté en igo3 pour l’adduction des nouvelles sources de Yallan.
- Régie directe 1 M. Gautier, architecte-voyer, directeur du service.
- Deux provenances, deux réseaux de distribution.
- a) Eau de Vallan.
- 1. — Sources émergeant des argiles kimméridiennes dans le village de Yallan, à 6 kilomètres d’Auxerre. La prise n’était pas suffisamment éloignée des maisons, ni la conduite, (qui au début est en poterie peu étanche) suffisamment protégée à la traversée du village. L’épidémie de fièvre typhoïde de 1882-83 et l’expérience de Dionis ont démontré que les infiltrations des fumiers atteignaient la source. Elle a été abandonnée en 1904 et remplacée par une captation faite en amont du village. La conduite d’amenée a été doublée.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, de 3oo mètres cubes, voûté et enterré (On le met en temps de sécheresse en communication avec le réservoir d’eau du Batardeau).
- 5. — Conduite de 0,162 au départ du réservoir et réseau de distribution dans la partie basse de la ville.
- Pas de renseignement sur le débit. — Une petite source, dite de Sainte-Geneviève, alimente un quartier excentrique.
- t • — Degré hydrotimétrique, i5°5 ; degré permanent, 5°5 ; 1 126 germes ®u centimètre cube.
- h) Eau de la vallée de l’Yonne (dite du Bâiardeau).
- I • — Galerie en maçonnerie avec barbacanes dans les alluvions de la vallée, lesquelles reposent sur les marnes kimméridiennes. La galerie a 1 m. 5o de large et 2 m. 70 de hauteur ; le piédroit du côté de la rivière est cimenté, 1 autre est en pierres sèches. L’emplacement de la galerie est submergé par tas crues très fortes : la distance de la galerie à la rivière est d’une centaine de mètres.
- 2. — Filtration naturelle horizontale dans les alluvions.
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- Yonne
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- 3. — Trois turbines hydrauliques, de i4 chevaux chacune, et un moteur à vapeur pour les remplacer en cas de chômage. Ces moteurs actionnent directement deux pompes à double effet, système Dujardin, qui avec 16 coups de piston doubles par minute, élèvent 45 à 5o litres par seconde à 54 mètres de hauteur.
- 4. — Réservoir de 2 700 mètres carrés, enterré et voûté, en maçonnerie.
- o. — Réseau de distribution pour la partie haute et la plus grande partie
- de la ville ; tuyaux depuis o,3oo de diamètre ;
- Service public, pas de détail ;
- Environ 1 5oo branchements particuliers.
- 6- — Consommation en eau de la vallée de l’Yonne : de 4 000 à 5 000 mètres cubes en moyenne par jour ; 45 concessions seulement au compteur (Frager), au prix de 0 fr. 25 le mètre cube pour les 25o premiers mètres cubes, 0 fr. 20 de 260 à 760 mètres cubes, o fr. i5 de 750 à 1 5oo mètres cubes, o fr. 10 de 1 5oo à 2 5oo et o fr. o5 au-dessus : toutes les autres concessions au robinet libre, avec évaluation du volume d’après le nombre de personnes, la profession, etc., au prix de 10 francs par an pour 1 hectolitre par jour (36 m3 5 par an) jusqu’à 10 hectolitres par jour ; de 10 à 20 hectolitres, 8 francs l’hectolitre par jour; de 20 à 3o, 7 francs; de 3o à 4°> 6 francs ; de 4« à 5o, 5 francs; enfin de 5o à 100, 4 francs.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 2 5° ; résidu fixe, 38y ; CaO, i49 ; MgO, 14 i SO3, 10; SiO2, 10 ; chlore, 9 ; matières organiques (en oxygène), 1,2.
- On a trouvé de 100 à 3oo germes au centimètre cube, dans diverses analyses ; mais en 1892, on en trouve 1 260. En 1902, une violente épidémie de fièvre typhoïde ayant eu lieu, des expériences à la fluorescéine ont démontré la communication par infiltrations entre le ruisseau de Yallan servant d’égout et la galerie. A la suite, les eaux du ruisseau de Yallan ont ete Conduites dans un caniveau cimenté le long de la route de Yaux et du chemin des Moulins jusqu’à l’Yonne (bief du Batardeau).
- 8. — La Ville étudie le captage de nouvelles eaux de sources, l’établissement d’autres moteurs, la construction d'un nouveau réservoir à 17 mètres au-dessus du grand, enfin l’achèvement du réseau de distribution.
- Pour les nouvelles eaux (10000 mètres cubes par jour), on a songe a capter les sources d’Augy ; mais il est à craindre qu’en raison de la nature fissurée du calcaire du bassin l’eau soit contaminée et qu’il faille la stériliser. Aussi, tout récemment, sur les conseils d’une commission spéciale, la ville songe-t-elle à établir une galerie captante sur la rive droite de l’Yonne, au pied du coteau, entre la levée du chemin de fer et la route nationale. Aucune solution n’a encore été adoptée et les études se poursuivent.
- 9. — Réseau d’égouts encore incomplet. Dans le quartier Saint-Gervais, rive droite de lAoiine, un grand collecteur a été construit en 1904 pour 1 assainissement du quartier. Nombreuses fosses septiques. Les ordures ménagères sont ramassées chaque matin et transportées hors de la ville.
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- Avallon (5.848 h. (5.107 P* m. a.) j57 maisons.
- Sources amenées par la gravité.
- i° Projet de M. Belgraad, exécuté en 1847 '• adduction des sources d’Aillon ; la conduite a é(é prolongée vers l’amont, en i856. Dépense faite, 128 4oo fr. En 1905, la majeure partie de cette conduite a été remplacée par une conduite en fonte. La dépense de remplacement s’est élevée à 52 5oo francs,
- 20 Projet de M. Belgrand, exécuté en i852 : adduction des eaux de la Grénetière ; la conduite a été remplacée par une conduite en fonte, en 1886. Dépense faite, 4i 600 francs. En 1905, le siphon en tôle bitumée, de cette conduite, a été remplacé par de la fonte, ce qui a occasionné une dépense de 4 5oo francs.
- 3° Construction d’un nouveau réservoir en 1892 pour 36 100 francs. Dépense totale, 263 100 francs.
- Il subsiste encore 10 puits publics et environ 3oo puits particuliers.
- Régie directe.
- I. — a) Eaux d’Aillon. Nombreuses sources du m d’Aillon, dans les terrains granitiques, recueillies par des tuyaux en ciment avec ouvertures latérales entourées de pierrées ; ces captations occupent 900 mètres de longueur. La conduite est ensuite libre et en grande partie en fonte sur 3 200 mètres avec 0,2.5 de diamètre, jusqu’au réservoir des Alleux ; de là paî t une conduite forcée en fonte, de 0 m. 162 de diamètre, franchissant la vallée du Cousin en siphon (88 mètres de flèche) et grâce à un pont aqueduc de 3o mètres d’ouverture ; le siphon a 1 270 mètres de longueur.
- 6) Eaux de la Grénetière. Sources du ruisseau de la Grénetière (également des terrains granitiques). La captation et l’adduction avaient été faites en tuyaux de ciment de 0,10 de diamètre, mais on les a remplacées en 1886 par des tuyaux en fonte. La conduite a 3 800 mètres de longueur pour arriver au réservoir des Alleux.
- 4. — Deux réservoirs voisins l’un de l’autre, sur le contrefort des Alleux.
- Le réservoir primitif, construit par Belgrand, est en maçonnerie et cylindrique ; il a 16 mètres de diamètre et 2 mètres de hauteur d’eau, et est recouvert par une voûte en briques formant calotte sphérique ; capacité 4oo mètres cubes.
- Le réservoir de 1892, accolé au précédent et communiquant avec lui, cube 2 000 mètres cubes ; il est rectangulaire et a 4° mètres sur 25 mètres avec pdiers en briques supportant des voûtes d’arêtes en briques.
- *>. •— Le réseau de distribution, compté à partir de ia tête aval du siphon du Cousin, a un développement de 3,o5o mètres, en tuyaux de 0,162 à o,o3 de diamètre ;
- 37 bornes-fontaines ;
- 22 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 2 urinoirs à effet d’eau ;
- 200 branchements particuliers.
- ()• — Débit moyen des sources ensemble, environ 275 mètres cubes par
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- jour ; débit minimum environ i5o mètres cubes.
- Les concessions particulières sont au robinet de jauge et au compteur au prix de 25 francs par an pour 2 hectolitres par jour ; chaque hectolitre en plus (de 3 à 20 hectolitres par jour), 10 francs par an, ou chaque mètre cube au delà de 1 hectolitre par trimestre : o fr. 4o.
- Rendement annuel des concessions : environ 6 5oo francs.
- 8. — La dotation en eau est insuffisante ; des études ont été faites en vue de son augmentation, mais iusqu’ici il n’a pas été adopté de solution définitive.
- O. — Quelques égouts seulement ; fosses fixes.
- Les ordures ménagères sont enlevées 2 fois par semaine.
- Joigny (6.057 (i) h.) (4.888 p. m.a.) 1.400 maison».
- Sources amenées par la gravité.
- Projet de M. Humblot, exécuté en 1867. Dépense faite, 160 000 francs.
- Il subsiste encore un assez grand nombre de puits, dont plusieurs puits publics. Ces derniers ne sont plus en usage.
- Régie directe : l’architecte-voyer, directeur du service.
- 1. —Source de Yolgré, dans la craie, à i3 kilomètres de distance. Chambre de captage de i3 mètres cubes. Conduite d’adduction en ciment de 0,175 de largeur et o,i5 de hauteur (au milieu).
- 4. — Un réservoir enterré, en maçonnerie et couvert de voûtes en briques, situé au haut de la Ville ; capacité, 5oo mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution de 3 000 mètres, en tuyaux de 0, i5 à 0,06 de diamètre ;
- 70 bornes-fontaines, dont un petit nombre sont munies d’un raccord à incendie ;
- 7 bouches d’incendie et d’arrosage ;
- 5 urinoirs à effet d’eau ;
- 3io branchements particuliers, dont 89 au compteur.
- O. — Consommation moyenne : 35o mètres cubes d’eau par jour, minimum. 25o mètres'cubes.
- Prix de l’eau des abonnements au compteur (Frager et Etoile), 0 fr. 4° mètre cube.
- 7. — Résidu fixe, 275 ; CaO, 118 ; MgO, 3 ; chlore, i3 ; SO3, 6. L’eau se trouble par les pluies ; elle est généralement bonne, mais souillée par des matières organiques, surtout d’origine végétale.
- 8. — Un projet de captation et de distribution d’eau dressé par M- Lu' jaré. architecte-voyer, vient d’être présenté. Ce projet est actuellement au Ministère de l’agriculture pour l’attribution d’une subvention sur les fonds du Pari-mutuel.
- Ce projet comprend la captation d’une source dans la craie marneuse
- (’) La population desservie n’est que de 5 800 habitants environ.
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- fissurée (le débit est de 11 litres à la seconde), et son adduction par une conduite en fonte de o m. 18 de diamètre et 8 xoo mètres de longueur. Le réservoir projeté, d’une capacité de 760 mètres cubes, est en maçonnerie et recouvert de voûtes en briques, il communiquera avec l’ancien par une conduite en fonte de 0,20 de diamètre et 1 700 mètres de longueur.
- Le réseau de distribution ne sera pas modifié.
- JLes dépenses prévues s’élèvent à 198 000 francs.
- O. — Quelques égouts pluviaux ne formant pas un réseau à proprement parler — fosses fixes. — Les ordures ménagères sont enlevées au tombereau 2 fois par semaine. La désinfection des appartements se fait au moyen d'un, appareil portatif au phormol.
- Sens (15.007 h.) (13.701 p. m. a.) environ 3.000 maisons.
- Sommes amenées par là gravité.
- Travaux exécutés en 1881, lors de l’amenée des eaux de la Vanne à Paris. Dépense faite par la ville de Sens, 228 200 francs. Projet de M. Couronne. En 1901, convention avec M. Laurent (de Theil), assurant une augmentation de près de 200 mètres cubes par jour.
- Il subsiste encore 12 puits publics et bon nombre de puits particuliers.
- Régie directe : l’architecte-voyer, directeur du service.
- 1. — Eau de la Vanne, captée par la Ville de Paris et dérivée de l’aqueduc d’amenée; voir Paris.
- (Convention entre Sens et Paris, approuvée par délibération du Conseil municipal de Paris du 17 février 1880.)
- 4. — Un réservoir de 1 800 mètres cubes, en 2 compartiments, situé à l’extrémité aval de la distribution, à la cote 96,50, soit 7 mètres en contrebas du niveau de départ sur l’aqueduc d’amenée. Il est à flanc de coteau, dans la craie, avec revêtement du rocher par un mur en béton de ciment de ^ assy et cailloux de 0,22 d’épaisseur.
- 5. — La conduite de l’aqueduc au réservoir de 4 265 mètres de longueur, dont 1 389 mètres en tuyaux de 0,20 et le reste en tuyaux de o,i5. Les autres tuyaux de distribution (de 0,20 à 0,06 de diamètre) ont une longueur totale cumulée de 18 kilomètres environ ;
- 1 fontaine monumentale, 3 fontaines continues, 1 fontaine Wallace;
- 47 bornes-fontaines avéc raccord d’incendie ;
- 10 bouches d’arrosage ;
- 49 bouches d’incendie ;
- 8 urinoirs à effet d’eau ;
- 960 branchements particuliers (dont 100 pour les établissements publics).
- 6. — Consommation de 770 mètres cubes par jour.
- Les concessions particulières sont réparties en 7 classes et paient 18 francs Par an pour 100 litres par jour, 27 francs par an pour i5o litres par jour, -d6 francs pour 200 francs par jour, 5{ francs pour 3oo litres, 90 francs pour 5°o litres, 180 francs pour 1 000 litres et 54o francs pour 3 000 litres par
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- jour. Les surplus sont constatés par des compteurs (placés où le juge bon la Ville ; il y en a environ 200, système Frager, et 100, des systèmes Etoile et autres), et payés à raison de 0 fr. 5o le mètre cube.
- Y. — Voir Paris : la ville de Sens suit le sort des quartiers de Paris alimentés par la Vanne (épidémies de fièvre typhoïde concomitantes).
- 9. — Quelques rues pourvues d’égouts ; les eaux usées s’écoulent dans des ruisseaux à ciel ouvert, alimentés par l’eau du rû Mondereau, et gagnent l’Yonne.
- Villes de moins de 5.000 habitants.
- Toucy (3. i54 h.)
- Source débitant 3 litres par seconde, amenée par une conduite en fonte. Projet exécuté par la Fille en 1894, moyennant une dépense de 115 000 fr. Deux réservoirs de 5oo et 200 mètres cubes, 3o bornes-fontaines. — Degré hydrotimétrique, io°5.
- Tonnerre (4-385 b.)
- A amené, en 1878, quelques petites sources voisines donnant de 5o à 80 mètres cubes par jour ; quelques concessions particulières ; 3 réservoirs : 1 de 520 et 2 de 750 mètres cubes. — Degré hydrotimétrique, de 210 à 26°. Dépense faite : i4o 000 francs. Il subsiste de nombreux puits (une dizaine de puits publics).
- Villeneuve-sur-Ycnne 4-666 h.)
- Adduction faite en iqo5-o6. Dépense faite, 170000 francs. Sources partagées entre Paris et Villeneuve-sur-Yonne. Une conduite amène l’eau à l’usine élévatoire qui comprend une turbine hydraulique et des moteurs à gaz de secours. Réservoir en béton armé de 800 mètres cubes.
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d’eau (depuis i884) ou qui ont un projet en cours d’exécution
- Noms des communes 1 Population Date des travaux ou de 1 ’ approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Courson 1 °79 » fi*. » Source captée par une galerie
- Saint Bris . . . . 14oo i885 » transversale, amenée de 4 km. en tuyaux de fonte ; réservoir de 645 mètres cubes. Source amenée de 4 3oo m. par
- Neuvy-Sautour . . i i4^ id. 80 000 tuyaux de fonte ; rés. de 412 m3 ; belle distribution.
- Saint-Florentin . . 2 556 1889 220" 000
- Courgis 5iO 1892 45 000 Eolienne Bollée actionnant trois
- Domecy-sur-Cure. . 688 id. ii 000 pompes à piston plongeur refoulant l’eau d’un puits à 5o m. de hauteur dans un rés. de 4o m3 ; i3 bornes-fontaines.
- Thorey ri7 id. 5 700
- Gharbuy I 125 1893 2 800
- Vermenton.... 1842 1894 96 800 Traité passé pour obtenir d’un
- Mailly-le-Château. . 75 X id. » moulin une force de 8 chevaux pour élever de 27 m. l’eau d’une source dans un réservoir de 144o m3 ; 28 bornes-font. Une roue hydraulique élève 2 1.
- Toncy. . ' . . . . 3154 id. 98550 par seconde à 61 m. de hauteur.
- Vézelay 799 1895 91200 Un moulin acquis par la ville
- Brienon 2592 id. i58 5oo actionne des pompes Girard refoulant l’eau d’une source à i56 m. de hauteur et 2 i3o m. de distance, dans un réservoir de 240 m3. Source captée par un tronçon de
- Cruzy-le-Châtel . . 716 1900 » galerie, amenée par une cond. en fonte de 656o m. dans un réservoir de 75o m3.
- Chablis 2254 id. O O O
- St-Aubin-sur-Yonne. 294 1901 »
- Avrolles 485 1902 16 000
- Bellechaume . . . 482 1904 33 000
- Collan 3o4 id. 3i3i3
- Hameau de Nantoir. 125 i9°5 17 000 Source captée par 2 galeries de
- (commune de Pourrain, Synd. de propriétaires). 27 m., amenée par conduite en fonte de 0,100 à un réservoir en béton ciment armé de 85 m.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Yonne
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- Autres communes ayant exécuté une adduction d'eau (depuis 1884) ou qui ont un projet en cours d’exécution (suite)
- Noms des communes Population Date des travaux ou de 1’ approbation du projet Dépenses faites ou estimation du projet Observations
- Cerisiers 633 ig°5 fr. 5o 000 Puits de la craie de 35 m. de pro-
- Neuilly 75o 1906 5g 000 fondeur,moteur à pétrole (7 ch.) 2 rés.cim.arméde 7.5 m:! chacun.
- Maligny ‘ 912 id. 70 GOO
- Béru 203 id. 48187 Source ; cond. fonte ; rés. béton
- Lichères-près-Aigre-mont ...... 243 id. 12 823 armé ; moteur à vent système Bollée. Source.
- Ormoy 533 id. IOO 000 Source ; coud, fonte ; rés. maç. ;
- Perrigny-ps-Auxerre. 492 id. 6 200 Eolienne ; moteur à pétrole. Cond. fonte et plomb ; rés. maç.
- Pontaubert. . . . 383 id. 2 112 3 sources ; cond., fonte ; rés.
- Beines 592 r9°7 45 800 maçonnerie. Sources ; cond. fonte ; 2 rés.
- Jussy 329 id. i3 5oo maç. ; moto-pompe à pétrole. Sources; cond. fonte; rés. béton
- Molosmes . . . . 410 id. 32 000 armé. Sources ; cond. fonte ; rés. maç.
- Villeblevin . . . . 826 id. 95 84g Nappe souterraine ; cond. fonte;
- Aillant-sur-Thalon . 1260 id. 95 000 rés. ciment armé ; mot. à vent et mot. de secours à essence. Sources ; cond. grès et fonte ;
- rés. béton, armé; mot élect. ; pompe â double effet.
- Dans ce departement il y a :
- 45 communes qui ont une distribution d’eau complète ;
- 10 communes qui ont une distribution d’eau incomplète ;
- 189 communes qui ont des sources nées sur place, des puits et<citernes ; 238 n’ont que des puits et des citernes et 3 n’ont que des citernes.
- 5 villes ont des réseaux d’égouts pluviaux.
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- Yonne
- En résumé, le département est occupé depuis son coin sud-est formé par le granit du Morvàn, en allant vers le nord-ouest, par une suite de bandes •dirigées du nord-est au sud-ouest et qui représentent les tranches d’affleurement dès couches du lias, du jurassique, du crétacé et de l’éocène inférieur, lesquelles plongent toutes vers Paris, en s’empilant : la craie prend une grande extension au nord, et l’éocène à l’ouest du département. Les calcaires jurassiques contiennent les nappes habituelles (bajocien, hathonien, corallien, portlandien) ; le crétacé inférieur renferme de petites nappes dans le calcaire à spatangues et dans les sables verts ; enfin la craie blanche a une nappe abondante, mais profonde, qui ne donne de sources que dans les vallées assez creusées (sources de la Vanne). L’éocène est généralement peu épais : une nappe dans les sables landéniens sur l’argile de la base, et, quand ils existent, une autre nappe dans les sables du Soissonnais, sur l’argile plastique.
- Dr En. IMBEAUX.
- Ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées
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- Gers
- Renseignements arrivés en cours cTimpression
- DÉPARTEMENT DU GERS
- Lectoure (4*310 hab.)
- (Addition et rectification à l’article de la page 263)
- A la suite de difficultés dans la conduite des appareils Bergé, la Ville les fit remplacer en 1905 par ceux du procédé Duyk, de la Société anonyme-d’assainissement des eaux. Le procédé Duyk emploie comme stérilisants-cla-rifiants un mélange de chlorure de chaux (1 à 4 grammes par mètre cube) et de perchlorure de fer ou de sulfate d’alumine (20 à3o grammes de perchlo-rure à 35° B ou de sulfate d’alumine par mètre cube).
- Les stérilisants sont déversés à des doses déterminées et absolument régulières, dans le tuyau d’aspiration d’une pompe nourrice qui puise dans le Gers l’eau brute et l’envoie chargée de stérilisants dans deux filtres à silex, à grand débit, marchant en parallèle. Ces filtres ont chacun 1 m. 75 de diamètre et 3 m. 3o de hauteur; ils sont pourvus d’un système de nettoyage mécanique par râteau à dents de fer, avec renversement du courant d’eau. A. la sortie des filtres, l’eau est absolument limpide vue au tube de 5 mètres ; l’épuration bactériologique est presque totale d’après le laboratoire du Conseil supérieur d’Hygiène publique de France; son analyse n° 2.711, du 26 juillet 1905, donne les résuifats suivants :
- Eau brute du Gers avant épuration : 21.000 germes par centimètre cube Eau épurée......................: 16 d°
- la numération étant effectuée au bout de 21 jours, — absence de coli, les 16 germes restant étant tous des germes banaux (micrococcus luteus, m. ra-diatus, b. flavus, b. subtilis).
- Prix de revient de la stérilisation de l’eau : 3 à 4 millimes par mètre cube.
- L’eau épurée s’écoule dans une bâche d’aspiration où la puisent des pompes refoulantes qui l’élèvent dans un réservoir de 2 600 mètres cubes, placé au point culminant de la ville. La pompe nourrice et les pompes refoulantes sont mues par une turbine.
- Toute l’eau distribuée en ville est stérilisée. Débit journalier de l’installation : 4°0 mètres cubes.
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- Morbihan
- DÉPARTEMENT DU MORBIHAN
- Port-Louis (3.876 habitants)
- La Ville a adopté en 1908 un projet d’adduction et de distribution d’eau dressé par M. Brassaud.
- L’eau provient de l’Etang de Coët-Rivas situé à quinze kilomètres de la ville. L’eau est élevée par une pompe mue par un moteur aérien et vient ensuite par gravitation dans une conduite en fonte jusqu’à la ville, où elle est épurée par le procédé Duyk, de la Société anonyme d’assainissement des Eaux.
- L’installation d’épuration comporte les appareils distributeurs de stérilisants, et deux filtres à silex à grand débit marchant en parallèle et ayant chacun 2 m. 76 de diamètre et 3 m. 3o de hauteur. Les filtres sont munis d’un dispositif de nettoyage par rotation de râteaux à dents de fer, combiné avec un renversement du courant d’eau.
- Une installation d’essai de 3o mètres cubes a donné les résultats suivants (analyses du laboratoire du Conseil supérieur d’hygiène publique, d’octobre 1908):
- Eau de l’étang de Coët-Rivas avant et après épuration
- Eau brute Eau épurée Eau brute Eau épurée Eau brute Eau épuree
- Aspect trouble limpide trouble limpide trouble limpide
- Matière organique ( solution acide . . 8,000 2,5oo — 2,750 — 2,000
- en oxygène ( solution alcaline . 5,i5o I,25o — 2,000 — 2,260
- Chlorure de sodium en NaCl .... 62,0 66,8 — 68,0 — 66,0
- Sulfate de chaux SOCa 27,8 59,5 — 47.7 — 43,i
- Alcalimétrie en carbonate de chaux . 4°,o 10,0 — 12,0 . — 12,0
- ‘Degré hydrométrique total .... Examen bactériologique 6°,o 7°>° — 6°,o 6°,o
- Nombre de germes par centimètre cube. 2 986 8 33 600 10 2 91O 5
- Recherche des espèces d’origine suspecte. B. putrides B. coli 0 B. putrides 1 B. coli 0 B. putrides 1 B. coli 0
- abondant 0 ( abondant 1 0 ( abondant 1 0
- L’eau vue au tube de 5 mètres est absolument limpide.
- Prix de revient de la stérilisation par mètre cube, de 3 a 4 millimes. Toute l’eau distribuée en ville est stérilisée.
- Débit journalier maximum, 4<><> mètres cubes.
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- Rhône
- DÉPARTEMENT DU RHONE
- L’Arbresle (3.199 habitants)
- Eau de source.
- Service exploité par la ville.
- L’eau provient de calcaires fissurés et est captée par une galerie de laquelle part une conduite en fonte qui l’amène par simple gravitation jusqu’à la ville* où elle était autrefois distribuée telle quelle,
- Depuis la fin de 1907, époque à laquelle se déclara une épidémie de fièvre typhoïde violente (3oo cas, 27 décès sur 1800 habitants agglomérés), due à la-contamination des sources, la ville a adopté le procédé Duyk pour stériliser ses eaux. Une installation montée en toute hâte par la Société anonyme d’Assainissement des Eaux permet de juguler l’épidémie. Les stérilisants du» procédé Duyk, chlorure de chaux et sulfate d’alumine, sont introduits dans l’eau brute aux dosés respectives de 1 gramme et de 3o grammes par mètre cube, au moyen d’appareils distributeurs à débit constant. L’eau chargée de stérilisants passe ensuite dans les filtres à silex. Ceux-ci sont au nombre de deux, marchant en parallèle; ils ont chacun 1 mètre de diamètre et 3 m. 3o de hauteur. Ils sont pourvus d’un dispositif de nettoyage, par rotation d’un râteau à dents de fer, combinée avec un renversement du courant d’eau.
- L’eau épurée s’écoule dans un réservoir en béton armé de 3o mètres cubes, d’où part la conduite maîtresse de distribution en ville. Vue au tube de* 5 mètres, l’eau épurée est absolument limpide. D’après les analyses du D? Courmont, l’eau brute boueuse qui contient une assez notable quantité de colibacilles, ne renferme plus après épuration que deux germes par centimètre-cube, avec absence de coli bacille dans 25 centimètres cubes d’eau.
- Prix de revient de la stérilisation : 2 à 4 millimes par mètre cube.
- Toute l’eau distribuée en ville est stérilisée, Débit journalier de l’installai-tion, 120 mètres cubes.
- 17 bornes-fontaines publiques. Pas de concessions particulières.
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- ALGÉRIE ET TUNISIE
- ALGÉRIE
- ISota. — L’ordre suivi ci-après est celui de la division administrative actuellement en vigueur, savoir :
- I. Territoire du Nord.
- II. Territoire du Sud.
- Département d’Alger.
- » de Gonstantine.
- » d’Oran.
- Le cadre de cet annuaire nous oblige à laisser de côté les eaux d’irrigation, sauf lorsqu’elles ne sont pas distinctes des eaux alimentaires. Mais il convient du moins de mentionner l’existence, dans beaucoup de localités d’Algérie, de syndicats d’irrigation importants et bien organisés. Ils utilisent le plus souvent des cours d’eau dérh es par des rigoles d’amenée ou parfois retenus par •des barrages.
- Pour l’intelligence des descriptions des distributions d’eau algériennes, il est bon de connaître la signification des termes arabes ci-après, qu’on retrouvera fréquemment :
- Oued, cours d’eau, ou fond de vallée quelconque, bien souvent à sec pendant la majeure partie de l’année.
- Aïn, source (le sens étymologique est Vœil de la source).
- Djebel, montagne.
- Enfin rappelons que sous l’abrévation p. m. a., nous désignons ci-après ïpour chaque ville le chiffre de la population agglomérée au chef-lieu de la
- localité.
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- DÉPARTEMENT D’ALGER
- i° Territoires administrés par l’autorité civile . . . 1.577.626 habitants
- 5 arrondissements 106 communes de plein exercice 23 communes mixtes
- 20 Territoire de commandement........................ ^2.216 habitants
- 1 commune mixte 1 commune indigène
- Total........................ï.619.842 habitants
- Alger (i54-o49 h., dont ii2.o3o Européens) (i38.24o p. m. a.)
- a) Sources amenées par la qravité ) , ,.
- , . „ .. , > époques diverses
- b) b orages et machines a vapeur y
- Il existe en outre en ville de nombreux puits.
- Régie directe.
- 1. — a) Sources d’Ain Zeboudja, du Hamma, du Telemly et de Bir Tra-ria, sortant des calcaires (tertiaires) du massif du Sahel, à diverses altitudes' et à des distances de la Ville variant de 5oo mètres à 5 kilomètres.
- Les eaux d’Ain-Zeboudja prennent naissance au contact de la mollasse pliocène, formée de celcaires grossiers et de sables calcaires, avec une puissante assise argileuse (argiles bleues du Sahel).
- La source principale est située à Ben Àknoun, près du Petit-Lycée, a environ 7 kilomètres de la Ville. Son eau est recueillie dans un puits, sorte de vaste réservoir où viennent aboutir diverses galeries qui y déversent Péau* d’autres petites sources de la bordure des affleurements pliocènes.
- L’assise mollassique étant très perméable, les chutes de pluie augmentent très rapidement le débit des sources ; il est à craindre que la filtration ne soit pas suffisante au point de vue hygiénique, aussi cette eau est-elle employée a l’arrosage presque exclusivement.
- Les sources du Hamma et celles du Télemly proviennent également de la1 mollasse pliocène, dont les couches inférieures sont saturées au-dessus de la nappe argileuse qui en forme la base. La captation du Hamma est faite au moyen d’une galerie de 200 mètres de longueur qui paraît donner de bonnes garanties de pureté.
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- b) Forages de 5o à 115 mètres de profondeur, recueillant des eaux ascen» dantes, près de la rivière de l’Harrach, au pied des dernières pentes du Sahel sur la plaine de la Mitidja, à 12 kilomètres de la Ville.
- Ces eaux proviennent de nappes très irrégulières, intercalées dans leï terrains d’alluvion de la plaine de la Mitidja ; ceux-ci, lentilles enchevêtrées d’argiles, de sables et de cailloux, sont en quelque sorte, « l’intégrale des^ cônes de dejection des nombreux torrents descendant du Petit Atlas », chaîne-crétacée dominant la plaine à 10 kilomètres au sud et y déversant ses eaux (Daubrée).
- II y a 11 forages communiquant entre eux, de tubage variant de 0,15 h
- 0,20.
- 3. — Quatre machines [élévatoires, installées a des époques différentes, refoulent les eaux des forages, savoir :
- i° Une machine Farcot (1880), à action directe, élevant 120 mètres cubes à l’heure à 116 mètres. Deux chaudières Thomas et Laurens timbrées à 5 kilogrammes ; surface de chauffe, 86 mètres cubes.
- 20 Une machine Dujardin (1889) élevant i4o mètres cubes par heure.
- 3° Une machine Maillet d’Anzin (1897), double de chaque côté du volant, tandem, compound, et à action directe, élevant 180 mètres cubes.
- 4° Une machine Piguet et Cie de Lyon (1907) élevant 696 mètres cubes à l’heure, soit 4oo en chiffres ronds.
- Pour les machines Dujardin et Maillet, 3 générateurs Munier, de Lille, tubulaires à bouilleur et retour de flamme, de 120 mètres cubes chacun de surface de chauffe, timbrés à 6 kilogrammes. L’un des trois est en reserve, le roulement se fait à raison de 1 à 2 mois de service par chaudière.
- La machine Piguet et Cie est alimentée par 2 chaudières multi-tubulaires du système Babcok et Wilcox, de 91 mètres carrés de surface de chauffe, timbrées à 12 kilogrammes. Fonctionnent avec surchauffe de vapeur.
- L’une de ces deux chaudières est en réserve.
- L’élévation journalière se fait, soit avec les 3 premières machines fonctionnant ensemble, soit avec la machine Piguet seule ou combinée avec 1 une ou l’autre des machines, selon les besoins.
- On a augmenté le débit des forages dans le rapport de 3 à 1, en allant puiser l’eau à 10 mètres plus bas que le sol de la salle des machines, au Qioyen de pompes nourricières (aspiration de 3 mètres, refoulement de 1 niètres).
- Quatre conduites de refoulement, de 0,200, 0,260, o,3oo et o.4oo de dia-riletreet 455o mètres de longueur, amènent l’eau au réservoir de Kouba.
- One usine élévatoire.^econdaire existe sur la hauteur de Belcourt, au-dessus *0 Mustapha, pour envoyer de l’eau des conduites de l’Harrach dans le réser-'°ir de la source d’Ain-Zboudja, celle-ci ne suffisant pas à la consommation ^es quartiers hauts. Elle alimente en même temps un quartier neuf, dit de P°ntaine Bleue.
- Machine genre Gorliss de 3o chevaux, et locomobile de 12 chevaux. Deux
- ^audiè
- res à houilleurs, semi-tubulaires, et retour de flamme, Munier, de
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- •Lille. Elévation de la cote 90 à la cpte 196. Cube total élevé, 1000 mètres cubes par 24 heures.
- Une troisième usine élévatoire, située au Ravin de la Femme sauvage, élève, à la cote 55 mètres, au moyen d’un moteur à gaz pauvre de 20 chevaux, une quantité journalière de 1 5oo mètres cubes provenant du bassin du Sahel. Cette eau alimente les quartiers bas de la Ville.
- Une quatrième usine, située dans ce même ravin, envoie dans un réservoir situé à la cote 65 un volume journalier de 700 mètres .cubes pour l’alimentation des quartiers bas de Belcourt et refoule : i° dans un réservoir situé à la cote i4o environ 800 mètres cubes par 24 heures et 20 dans un autre situé à la cote 190, 200 mètres cubes par 24 heures pour l’alimentation des quartiers hauts de Mustapha. Moteur à gaz pauvre de 80 chevaux. Machine à vapeur Piguet et G10 de même force. Chaudière Belleville.
- La quantité d’eau potable que reçoit chaque jour la ville d’Alger-Mustapha
- se répartit comme suit (*) :
- Eau provenant de l’aqueduc du Hamma. . . . . . 900 mètres cubes
- » » du Télemly.............. 53o »
- » » de l’Aïn Zboudja . . . /p° *
- Eau élevée par les Usines de l’Harrach............. 9 3oo »
- » » du Ravin de la Femme sauvage. 3280_____________»______
- Total.....................................14480 mètres cubes
- "Soit en chiffres ronds i45oo mètres cuhes.
- -4. — Les réservoirs sont les suivants :
- i° Réservoir de Kouba (cote 116 m.)............... 2200 mètres cubes
- 20 » du Télemly (cote 89 m.)............... 5 000 »
- 3° » du Sahel (cote i36 m.)..................10000 »
- 4° » des Crêtes (cote 190 m.).................. 5oo »
- 5° » des Panoramas (cote 140 m.')......... 1000 »
- 6° » de Fontaine Rleue (cote 180 m.) .... 5oo »
- y» » de la Société hydraulique (cote 70 m.). . 700 »
- 8° » de Monte Mario (cote 65 m.)............... 5oo «
- 90 » du Ravin (cote 55 m.)................ 1 000 »
- io° » de la Place Randon (cote 45 m.) .... 2 100___________»__,
- Total.................................... 23 5oo mètres cubes
- La municipalité étudie à l’heure actuelle la possibilité d’élever cette reserve à 35 000 mètres cubes.
- o. — Le réseau de distribution comprend 4 étages, en rapport avec le® altitudes des réservoirs (la Ville est bâtie en amphithéâtre) et chevauchant dans une certaine mesure les uns sur les autres.
- Les eaux de l’usine de l’Harrach alimentent l’étage mêyen.Elles sont amenées au Réservoir de Kouba par 3 conduites parallèles de o,25o de diamètre ,
- 5 5oo de longueur, desservant en route les villages de Kouba et Birman
- dreis
- de
- et se continuent par l’aqueduc du Télemly à partir du point de rencontre ^ cet aqueduc. Une quatrième conduite d'amenée de o,4oo relie directen
- (*) Ces chiffres sont des moyennes se rapportant aux deux ou trois dernières anne Pour les sources de Télemly, voir aux Considérations générales.
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- le réservoir de Kouba à celui du Télemly. La longueur de cette conduite est de 3 km. 3oo environ.
- Longueur totale des conduites d’amenée et de distribution :
- Galeries maçonnées............................... 2 3oo mètres
- » non maçonnées.......................... . 2 400 »
- Aqueducs maçonnés............................ 19000 »
- Conduites en fonte..............................120 000 »
- » en plomb.............................. 65 000 »
- Total.................................... i5o 200 mètres
- (Les 120 000 mètres de conduite en fonte comprennent 17 800 mètres pour les 4 conduites de refoulement des eaux de l’Harrach et 24800 mètres pour les 4 conduites d’adduction.)
- 4 100 concessions au compteur ou au robinet de jauge ; redevances annuelles,. 12 francs pour un hectolitre par jour.
- Fourniture de l’eau douce aux navires, 2 francs la tonne pour l’eau livrée à bord, et 1 franc la tonne pour l’eau puisée aux bouches du quai. Prix porté à 2 fr. 5o pour livraison de nuit.
- 6- — Volume total délivré par jour :
- i4ooo mètres cubes dont 4 000 mètres cubes à titre onéreux, rapportant 48o 000 francs par an. La fourniture d’eau douce aux navires s’élève à envi-
- ron i3o 000 francs par an.
- Total des recettes brutes................... 610 000 francs
- Dépense d’exploitation...................... 443 000 »
- Excédent des recettes sur les dépenses . i65 000 francs
- La consommation moyenne par tête d’habitant est de 100 litres par jour (chiffre comprenant le service privé, le service public, les usages industriels-et les pertes dans les conduites).
- 7. — Résultats d’analyses faites au laboratoire de l’école des Ponts et Chaussées à Paris.
- Aqueduc du flamraa et eau du Ravin Aqueduc du Télemly Aqueduc .d’Aïn Zbondja Sondages de l’Harrach
- Acide sulfurique 10 23 l5 128
- Chlore 84 144 84 102
- Silice. . 16 18 6 II
- Peroxyde de fer et alumine .... 2 2 4 8
- Chaux . .... i38 i3o 88 137
- M&gnésie, 10 I I 8 21
- Alcalis . . . . 63 109 68 88
- Matières organiques 10 25 3o 38
- Acide carbonique 97 83 58 33
- Résidu total 43o 545 361 566
- 'lO. — Réseau d’égout aboutissant à la mer.
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- JUger
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- Aumale (6.537 h. dont 1.576 Européens) (2.35o p. m. a.) (*) Sources amenées par la gravité.
- Adductions successives faites en i854 et 1872 par le génie, en 1881 par la Ville, et complétées en 1907 par le remplacement des premières conduites maçonnées par des tuyaux en fonte. Les travaux de i9°7 on^ coûté environ 5o 000 francs.
- Régie directe, M. Ferchaud, architecte, chargé du service.
- a) Conduite romaine, ainsi nommée d’un ancien puits romain qui l’alimente. Tuyaux fonte de 0,07, longueur 835 mètres.
- b) Conduite de- la Cascade. Amène les eaux de sources émergeant des puissantes assises de grès de l’éocène supérieur, intercalées dans leur partie inférieure de couches argileuses. Les captations, faites sur les pentes nord du Djebel Dira, consistent en bassins maçonnés et en drains de pierres sèches. Deux conduites en fonte, l’une de 0,07, longue de 2i5 mètres, l’autre de 0,10, longue de 4o8 mètres.
- c) Conduite de Souaghi, en maçonnerie dans sa partie haute, avec ouvrages d’art, relativement importants, dont un aqueduc de 60 mètres de long sur 8 mètres de hauteur. A partir de cet ouvrage et sur 1 8o4 mètres, la conduite est en tuyaux de 0,20, et recueille en route la conduite romaine et celle de la Cascade.
- Il existe à l’arrivée en ville un réservoir à 2 compartiments ; capacité totale, 54 mètres cubes. On projette un réservoir de 800 mètres cubes, qui formerait approvisionnement pour la période de pénurie de l’été.
- Service public. — 1 fontaine à jet continu, 8 bornes-fontaines, 10 bouches • d’incendie.
- Service privé. — 88 concessions.
- Volume consommé en moyenne (automne), 33o mètres cubes.
- Prix de vente, 35 francs la concession de 100 litres par jour.
- Il n’y a pas de réseau d’égouts.
- Blida (33.332 h., dont 9.5i5 Européens) (16.866 p. m. a.)
- Sources amenées par la gravité (1860, 1891 et 1900).
- Régie directe, M. F.-J. Dourel, architecte municipal, directeur du service.
- 1 • — Sources dites de la Fontaine Fraîche, dans la gorge de l’Oued-el" .Kebir, à 3 25o mètres de la Ville et i3o mètres au-dessus de son niveau moyen.
- Prennent naissance au sein d’un pli synclinal étiré et renversé, au pie^ d une puissante assise de calcaires basiques en bancs fendillés, reposant sur .des argiles schisteuses du crétacé inférieur, et surmontées par une grande épaisseur de schistes primaires (schistes de la Chiffa), dont la tranche constitue au-dessus des sources une haute pente boisée.
- (’) Voir pour plus de détails un opuscule sur les Eaux d'Aumale, par M. Fro510**’ pharmacien à l’hôpital de cette ville.
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- Les anciennes sources, captées en 1860, débitaient en moyenne 20 litres .'a la seconde. Les travaux exécutés en 1891 en approfondissant la galerie portèrent ce débit à 25 litres.
- En 1900, les besoins de la Ville augmentant, M. Dourel fit foncer une nouvelle galerie en aval, et à 2 m. 5o au-dessous du niveau de l’ancienne. A 60 mètres de profondeur, les travaux durent être ari'êtés, le déversoir accusant plus de 100 litres à la seconde, à l’étiage. Ce débit s’est depuis régulièrement maintenu, atteignant même i4o litres au printemps.
- Adduction par une conduite en fonte de 0 in. 20, dédoublée en un point ou des éboulements peuvent être à craindre sur le trajet principal, et par une nouvelle canalisation également en fonte, de 0,260 entre le captage et le réservoir, et de 0,275 entre ce dernier et la Ville. Une conduite spéciale de 0,10 de diamètre assure le service de route, entre le réservoir et le distributeur placé en tête du réseau de la Ville proprement dite.
- 4. — Un réservoir de 600 mètres cubes, situé sur le parcours de la conduite, est destiné à régulariser l’alimentation et à rompre la charge. Il est à 43 mètres au-dessus du niveau de l’origine de la distribution.
- o. — Les conduites d’amenée aboutissent à un distributeur cylindrique en •fonte, à tubulures, d’où partent trois conduites de o m. i5, desservant les trois secteurs de la Ville. Dans la partie supérieure, hémisphérique, demeure emprisonnée une couche d’air servant à régulariser la pression et à amortir les coups de bélier.
- Les trois secteurs (nord, sud, moyen), généralement indépendants, peuvent communiquer entre eux au besoin. La charge effective en ville varie entre 3 et 5 atmosphères, dans la banlieue nord elle atteint 11 atmosphères.
- 10 fontaines à jet continu ; 65 bornes-fontaines ; i3o bouches d’arrosage et d’incendie ; 8 urinoirs publics à effet d’eau.
- Les prises d’eau ont lieu au moyen de tuyaux en plomb de o m. 027 de 'diamètre intérieur et o m. o4i de diamètre extérieur. Le nombre de concessionnaires particuliers est actuellement de 800.
- 6. — La consommation est évaluée à 2 5oo mètres cubes par jour pour la ipopulation civile, et 36o mètres cubes pour la garnison. Les sources peuvent donner 8600 mètres cubes en été et i 100 mètres cubes en hiver. Leur débit moyen correspond à 576 litres par tête et par jour.
- Les abonnés peuvent prendre à leurs frais la fourniture et l’entretien du compteur (lequel est obligatoire), ou le laisser à la charge de la Ville.
- Dans le premier cas, ils paient annuellement 60 francs pour 1 mètre cube par jour, et le supplément à raison de o fr. 12 par mètre cube consommé. Dans le 2e cas, ils paient 60 francs par 5oo litres par jour, et o fr. i5 par mètre cube consommé en sus.
- 11 existe un important syndicat d’irrigation, qui utilise les eaux de 1 Oued-el-Kébir. Les taxes sont variables chaque année, suivant l’importance du budget; en moyenne, la délivrance de 1 mètre cube par semaine est taxée à raison de 0 fr. 10 annuellement.
- ^ • — Degré hydrotimétrique, i^,5 ; CaCOn, 67; CaSO4, 35; MgSO4, a° ; MgCl2, 54 ; total du résidu fixe, 206 ; GO2 libre, 7 cc. 5 ; matière orga-
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- niques (en permanganate), 19 milligrammes ; température uniforme, i4°5.
- 8. — En construction, nouvelle conduite d’amenée des eaux de la Fontaine Fraîche et agrandissement du réseau d’égouts. Projets dressés par M. Dourel, architecte de la Ville.
- Dépenses prévues, 107000 francs pour la conduite et 100 000 francs pour le réseau d’égouts.
- 10. — Il existe un réseau d’égouts, mais beaucoup d’anciennes maisons arabes n’ont d’autre fosse et d’autre procédé d’évacuation des eaux pluviales, qu’un puits perdu creusé dans leur cour. La Ville est en effet bâtie sur le cône de déjection, très aplati, mais cependant facile à reconnaître, de l’Oued-el-Kébir, et sur les berges d’un ancien lit rectiligne de ce cours d’eau ; le sol y est très perméable.
- Dellys ( i4-532 h., dont 1.204 Européens) (3.275 p. m. a.) environ 25o maisons européennes et 1.100 maisons indigènes.
- Sources captées et amenées par la gravité (Bâte approximative, 1842).
- Régie directe. M. Debieuvre, architecte de la Ville.
- 1. — Sources prenant naissance sur les pentes du Djebel-bou-Arbi, montagne formée d’assises de grès séparées par des couches d’argile schisteuse grise appartenant à l’oligocène marin (grès et argiles de Dellys), dont les affleurements occupent toute la crête de la montagne à laquelle est adossée la Ville.
- Captation consistant en galeries de i5 à 3o mètres, remplies de pierres sèches ; à l’extrémité aval de chacune d’elles est une chambre d’eau en maçonnerie, d’où part la conduite d’amenée.
- Conduites en fonte de 0 m. 08 et 0 m. 10, avec joints en caoutchouc.
- Longueur ; conduite d’El-Assouaf, 2 180 mètres.
- )) » d’Ain-Kandock, 2 263 mètres.
- » » de Bou-Abbada, 500 mètres.
- » » d’Aïn-Foukaïn (à l’intérieur des remparts), io3 mé-
- trés.
- 4. — Quatre réservoirs en maçonnerie, de 200 mètres de capacité totale.
- 5. — 16 bornes-fontaines, 2 bouches d’incendie, 7 concessions gr&* tuites.
- 6. — Cube consommé par jour, 100 mètres cubes.
- "7. — Eau de Bou-Abbada : degré hydrotimétrique, 180 ; CaCO3, i°3> MgSO, 88 ; NaCl, 45o ; total résidu fixe, 641 : matières organiques (en per“ manganate), 2 mg. 8.
- Autre analyse (la provenance de l’eau non indiquée) : CaCO3, 260, MgCO3, 5o ; CaSO4, i3o ; NaSO4, 20; NaCl, 3io ; MgCl, 70; Fe203 et A1203, 28 ; SiO2, 10 ; matières organiques, traces peu sensibles.
- 9. — Il existe un réseau d’égouts dont le complément est à l’étude. Evacuation à la mer.
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- Hlissein-Dey (6.339 h., dont 1.668 Européens) (3.5o3 p. m. a.)
- Forages artésiens.
- Travaux exécutés en 1877 1878.
- Régie directe. Service dirigé par l’architecte communal.
- 1. — Deux forages, l’un à la mairie, l’autre au quartier Saint-Jean.
- 3. — Machine à vapeur de 6 chevaux, élevant 3o mètres cubes à l’heure à 10 mètres de hauteur pour le premier forage (constructeur, M. Meillon, à Mustapha).
- 4. — Réservoir de 117 mètres cubes en ciment armé, dans une cour .attenante à la mairie.
- 5. Réseau de distribution de 1 km. 4oo.
- Service public : i3 fontaines à jet continu, 10 bouches d’incendie, 2 urinoirs publics à effet d’eau.
- Service privé : 5 concessions aux particuliers.
- 6. — Volume consommé par jour, 25o à 3oo mètres cubes.
- Prix de vente aux particuliers, 35 francs par an, pour 5oo litres par 24 heures.
- Tt. — Eau ferrugineuse, principalement celle du quartier Saint-Jean, recherchée pour ce motif par les habitants.
- 8. — On prévoit le forage de nouveaux puits sur la place publique, et l’élévation de 1 000 mètres cubes d’eau par jour dans un réservoir à la cote 35, pour satisfaire aux besoins de la population toujours croissante, et de casernes récemment construites.
- 9. — 11 y a des sources aux environs, mais le projet de forage est préféré.
- 10. — On a construit en 1882, 1888 et i8q5, des égouts collecteurs qui évacuent les eaux usées à la mer. En 1903, on a couvert et transformé en égout, l’Oued-Kniss dans la traversée de la Ville.
- Il recueille les eaux d’un certain nombre d’industries riveraines.
- Li’Arba (2.200 habitants p. m. a.)
- Sources amenées par la gravité.
- Les eaux d’alimentation du village de l’Arba proviennent du versant nord du premier massif montagneux situé à l’entrée des gorges de l’Oued Djem-maâ à 3 kilomètres du village. 3 sources captées à l’aide de drains. Conduite en fonte de 0,08 système Petit ; longueur, 3 000 mètres.
- Deux réservoirs accolés, l’un de 4o mètres cubes, et l’autre de 60 mètres cubes au droit du confluent de l’Oued Allou avec l’Oued Djemmaâ, à 2 km. 5oo environ du village.
- Réseau de distribution de 2 800 mètres ; service public : 4 fontaines à jet continu; 18 bornes-fontaines ; 11 bouches d’incendie et d’arrosage; 2 urinoirs publics à effet d’eau.
- Service privé : 3p concessions aux particuliers.
- Prix de vente aux particuliers : 25 francs par an pour 5oo litres par jour.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Une nouvelle conduite d’eau sera construite prochainement pour suppléer la première du réservoir au village. Tuyaux de 0,10 sur 2077 mètres et tuyaux de 0,08 sur 820 mètres.
- Maison-Carrée (7-669 h., dont 4-541 Européens) (5.ooo p. m. a.)
- Puits, avec élévation par moteur électrique.
- Régie directe.
- I*. — Deux puits de 22 mètres de profondeur, creusés sur le versant Est' de la Ville.
- 3. — Moteur électrique de 10 chevaux, actionnant 2 norias et une pompe-de refoulement.
- Chaque noria élève 25 mètres cubes à l’heure (constructeur, M. Buzutil, à Mustapha). La pompe refoule 9 mètres cubes à l’heure. Le prix de la force électrique est de 0 fr. 20 le kilowatt-heure.
- 4. — Deux réservoirs en maçonnerie, l’un de 3oo mètres cubes situé à côté des puits, et alimentant la partie basse de la Ville ; l’autre de 200 mètres cubes, situé au quartier de Belfort.
- 5. — Réseau de distribution de 6 kilomètres.
- Service public : 12 bornes-fontaines ; 4 bouches d’arrosage ; 12 bouches-d’incendie ; 3 urinoirs publics à effet d’eau.
- Service privé ; 42 concessions aux particuliers.
- O. — Volume consommé par jour en moyenne, i5o mètres cubes,
- » » maximum 180 mètres cubes;
- » » minimum 120 mètres cubes;.
- Prix de vente aux particuliers, 0 fr. 3o le mètre cube.
- 8, — On prévoit de nouvelles conduites.
- Médéa (15.989 h. dont 3.o5o Européens) (4.o3o p. m. a.)> Sources amenées par la gravité.
- Régie directe.
- 1. — Six sources naissant sur le versant sud du chaînon du Nador, dans Tes grès supérieurs du miocène helvétien, grès sableux et très fissurés, reposant sur une puissante assise d’argiles marneuses de la même formation. Ces^ sources sont réparties le long et au-dessus de la route supérieure de Médéa a Lodi, depuis une distance de 4 kilomètres jusqu’au voisinage de la Ville.
- Captation par galeries, en partie dans la roche en place et en partie dans-les éboulis. Aqueducs maçonnés, recouverts seulement de quelques centimètres-de terre ; l’aqueduc collecteur suit le bord de la route sur la plus grande partie de son trajet. Les galeries et les aqueducs sont exposés à des contaminations, principalement par les dislocations qu’y occasionnent les légères secousses sismiques assez fréquentes dans la région.
- 4. — Réservoir de 85o mètres cubes, capacité à peu près égale au débit total par 24 heures.
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- 5.! — Réseau de distribution de 2 g5o mètres.
- Service public : 14 fontaines à jet continu, 18 bornes-fontaines, 3o bouches d'incendie, 2 urinoirs publics à effet d’eau.
- Service privé< ’. 4i5 concessions aux, particuliers.
- G- — Yolume consommé par jour en moyenne, 2 240 mètres cubes.
- Prix des abonnements, annuels, 36 francs.
- T- —GO2, 10 centimètres cubes ; CaCO3, 216 ; CaSO4, 42 ; MgSO4, 12 ; NaCi, 3oi
- 9. — On pourra trouver au besoin d’autres sources dans le Nador.
- 10. — Il existe un réseau d’égouts, des plus, défectueux.
- MiJiana (8.512 h. dont 3.i3i Européens) (3.991 p. m. a.)
- Sources amenées par la gravité.
- Très belles sources sortant des puissants massifs calcaires basiques du Djebel Zaccar, à leur contact par failles avec les argiles schisteuses du gault.
- Les calcaires du Zaccar ont pour substratum des schistes primaires de même âge que ceux de la Chiffe.
- On a émis l’hypothèse que ces sources ne seraient pas alimentées par le seul produit des pluies ou des neiges tombées sur le Zaccar, mais qu’il s’y joindrait des eaux provenant de la montagne de l’Ouaransenis (altitude 1 986 mètres), qui fait face à Miîiana, de l’autre côté de la vallée du Cheliff ; ces eaux remonteraient au jour par dessous les alluvions de la vallée. Cette supposition paraît devoir aujourd’hui être abandonnée, la région intermédiaire étant très disloquée et plissée..
- Il y a 5 sources sortant de crochers affleurant le sol et entourées d’un périmètre de protection de i3 areSj sans doute insuffisant dans un terrain calcaire. Captages en briques et ciment. Débit 21 à 22 litres par seconde. L’eau se trouble après quelques heures à la suite des forts orages, ce qui indique la pénétration d’eaux de surface.
- Analyse : température, 170; degré hydrotimétrique, 270 ; CO2 libre, 2o centimètres cubes; CaCO3, 113 ; autres sels de chaux, 36 ; sels de magnésie, ioo<; total résidu fixe, 26g ; matières organiques (en permananate), 0 m. 5 d’oxygène.
- Un certain nombre de cas de goitre, dans la région, ont été attribués à ce les eaux proviennent delà fonte des neiges.
- Orléansville (14.324 h., dont 3.25g Européens) (3.5io p. m. a., plus une garnison de 9 000 hommes)
- Sources élevées par moteur électrique.
- Régie directe.
- 1 • — Sources de la Pépinière, à 2 600 mètres à l’Est de la Ville, captées
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- par un puits de 3 mètres de profondeur et 1 m. 5o de diamètre dans un grès tendre (miocène helvétien).
- Le débit du puits avait notablement baissé de i863 à 1880, époque à laquelle on ne disposait plus que de 17 litres par habitant et par jour. Depuis, on y a amené l’eau de sources voisines, captées par des galeries à parois en briques et ciment. Le débit est en hiver de 45 mètres cubes par heure. En été, il baisse et on est encore parfois obligé de recourir à l’eau du canal d’irrigation. Celui-ci, qui se détache de l’Oued Gheliff, à 17 kilomètres de la Ville, est à ciel ouvert, avec parois en béton de o m% 10 d’épaisseur.
- 3. — Un moteur électrique de 20 chevaux, suppléé au besoin par une machine à vapeur, refoule les eaux à 3 mètres de hauteur dans un réservoir de i5o mètres cubes d’où elle s’écoule par la gravité vers la Ville. Conduite de refoulement de 600 mètres en tuyaux de o.i5. Conduite d’amenée du réservoir à la Ville, 2 o4o mètres en tuyaux de 0,12.
- 4. — En outre du réservoir de i5o mètres cubes ci-dessus, il existe en ville 2 réservoirs de 35o mètres cubes séparés par une longueur de 470 mètres de conduite de 0,12, et de chacun desquels part une conduite de distribution. Un dernier réservoir, de 2 000 mètres cubes, dessert les établissements militaires.
- 5. — Distribution en tuyaux de 0,10 au départ des réservoirs, et décroissant de diamètre.
- 1 fontaine à jet continu ;
- 6 bornes-fontaines ;
- 5 bouches d’incendie :
- 2 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 286 concessions aux particuliers.
- 6. — Volume consommé par jour en moyenne, 3oo mètres cubes. Prix de
- vente, 25 francs par an et par concession de 100 litres par jour.
- 7. — Composition: NaCl, 348 ; MgCl, 128: CaGl, 68; CaCO3, i55; MgGO3, 18 ; résidu total, 717.
- Autre analyse faite en mars 1907 par M. Sarthou, pharmacien. Température, 22°. Degré hydrotimétrique, 45°-Légèrement alcaline. Chlore, i3a ; S04H, i55 ; CaO, 97 ; MgO, i5i ; C02,3o.
- 8. — Un projet de conduite d’eau, présenté par l’ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées de l’arrondissement et adopté par le Conseil municipal en 1906, prévoit l’adduction des sources de l’Oued Bou Beker et Tessela-bine situées à 21 kilomètres. Evaluation, ôooooo francs.
- 10.—Des égouts ont été construits récemment et se perdent dans les berges du Cheliff.
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- DÉPARTEMENT DE GONSTANTINE
- i° Territoires administrés par l’autorité civile . . . 1.922.854 habitants
- 7 arrondissements 73 communes de plein exercice 34 communes mixtes •
- 20 Territoires de commandement....................... 120.525 habitants
- 3 communes indigènes
- Total.................... 2.043.379 habitants
- Aïn-Beïda (8,38o h., dont 1.553 Européens) (5.629 P- m- a-) Sources amenées par la gravité.
- Travaux exécutés à diverses époques depuis 1872 sous la direction du service des Ponts et Chaussées.
- Dépenses faites, ig5 000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Sources sortant des calcaires à inocérames (calcaires blancs, tendres, en dalles) à la base desquels se trouvent des marnes (étage sénonien). Ont été captées au moyen de murs de retenues avec drains. Il y a deux sources, dites Supérieure et Inférieure, situées toutes deux dans une longue dépression de terrain de 800 mètres. La seconde tarit complètement à l'étiage, et ne doit peut-être son existence qu’au captage imparfait de la première.
- Adduction par une conduite en fonte.
- 4. — Réservoir de i4o mètres cubes, dans le square de la Ville, construit en maçonnerie de chaux hydraulique et couvert en voûtelettes sur poutrelles ; enterré.
- 5. — Réseau de distribution de 3 200 mètres de développement,
- Service public : 1 fontaine-abreuvoir ;
- » 16 bornes-fontaines ;
- » 6 bouches d’arrosage ;
- Service privé ^ 4 2 concessions aux particuliers.
- 6- — Volume d’eau consommée par jour en moyenne 36o mètres cubes
- a » maximum 4oo mètres cubes
- » » minimum 320 mètres cubes
- Prix de vente aux particuliers, 0 m, a5 le mètre cube, mesuré au
- c°mpteur.
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- Gonstantine
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- K. — Eau de bonne qualité. Ne contient que des traces d’acide phospho-rique.
- 8- — Néant.
- 9- — Il y a peu de sources dans les environs. Elles sont généralement à un niveau inférieur à celui de la Ville, ou tarissent en été.
- 10. — II n’existe encore que peu de lieux d’aisance chez les particuliers ; la propreté des rues laisse beaucoup à désirer.
- Batna (9.393 h. dont 3.263 européens) (5.279 p. m. a.)
- Régie directe : M. Bel, architecte voyer, directeur du service.
- 1. — Les eaux proviennent de drainages établis à 4 mètres de profondeur moyenne, dans une nappe superficielle sous le terrain de manœuvres, et de 2 puits artésiens, de profondeurs variant entre 107 et 127 mètres. Un troisième puits jaillissant a été foré au village nègre à 600 mètres de la ville. Son débit étant insignifiant n’est pas utilisé. (Il y a 2 autres puits artésiens pour les établissements militaires.)
- Les drains ont une longueur totale de 5oo mètres environ ; ils sont en moellons bruts, largeur 1 mètre, hauteur 1 m. 20.
- Sur les 5 puits de la commune, y compris ceux des établissements militaires, 3 sont jaillissants et 2 ascendants. Ils plongent dans les terrains crétacés, composés de calcaire gris compact alternant avec des marnes grises. Ces terrains affleurent au nord et au sud de la plaine quaternaire qui entoure Batna, et forment au-dessous d’elle un grand pli synclinal.
- Il y a plusieurs nappes superposées. L’un des 2 sondages de la garnison en a rencontré 4> aux profondeurs de 12 mètres, 80 mètres, 98 mètres et 119 mètres.
- Des mesures de débit faites sur ce puits ont montré que le niveau normal était à 1 m. 80 au-dessous de l’orifice. Ce niveau s’abaisse à 3 mètres lorsque la pompe extrait 3oo litres par minute, et à 3 m. 28 lorsqu’elle extrait 4oo litres; si l’on arrête le puisage un quart d'heure, il remonte à 1 m. 80.
- 4. — Il y a 2 petits réservoirs en ciment armé, autour des puits artésiens, l?un de 60 mètres cubes, l’autre de 20 mètres cubes pour le service de la ville.
- 5. — Le réseau de distribution comprend 1200 mètres de tuyaux de 0 m. 20, 700 mètres de tuyaux deom. 10 et 200 mètres do tuyaux de 0 m. 08; 3o bornes-fontaines à jet facultatif, 21 bouches à incendie et 32 réservoirs de chasse automatiques pour les égouts.
- 6- — La consommation, en moyenne, est de 3o8 000 mètres cubes dont 108000 pour les bornes-fontaines, i5 ooo pour les urinoirs, 180000 pour le nettoyage des égouts et 5 000 pour les particuliers. Cette consommation est
- régulière1 et'représente 84o mètres cubes par jour.
- L’eau est donnée en concession au prix de 0 fr. 20 par mètre cube.
- 7. — Composition de l’eau d’un des puits artésiens :
- NaCl,82; NaSO4, 5o; CaSO\ i3g; CaAz06,33; CaCO3, 162; MgCO3, nB
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- Constantine
- 'Ee2©3, Si©2 et Al2©3, 28 ; résidu total, 6o5 ; matières organiques (en oxygène -absorbé), 0 mg. 5; oxygène gazeux, 4 milligrammes.
- Ces eaux sont par conséquent très pures ; le seul point faible à signaler est -leur teneur modique en oxygène gazeux, explicable par leur provenance.
- Les analyses bactériologiques ont donné de 100 à 5oo germes; espèces peu variées : baccille subtilis, un microeoque jaune liquéfiant, etc. Les germes de ,1a putréfaction y sont rares ; aucune organisme de provenance suspecte n’a -été isolé.
- 10. — La fièvre typhoïde, qui avait augmenté de fréquence et de gravité en 1899, avait éprouvé surtout les rues alimentées par l’eau du terrain de manœuvres et avait laissé indemnes celles qui employaient l’eau artésienne, mais depuis l’installation des égouts auxquels la presque totalité des maisons •sont branchées, elle a beaucoup diminué. La moyenne des cas de fièvre typhoïde rarement mortels, est de 1,5 pour 1 000 habitants.
- Hiskra (10.413 h., dont 1.101 Européens) (4.208 p. m. a.) 974 maisons.
- Régie directe : M. Tamboulin, architecte de la Ville.
- La conduite actuelle date de 1896 dépenses, 4oo 000 francs (M. Gautronet, -auteur du projet).
- 1. — Sources émergeant dans le lit de l’Oued Biskra, à 2 kilomètres en amont de l’oasis. Elles sont dues, comme l’a montré Ville, à des eaux artésiennes, provenant de l’une des nappes souterraines des couches crétacées formant cuvette sous la plaine quaternaire qui s’étend entre El-Outaïa (à 25 kilomètres N.-O.) et Biskra. Ces eaux, tombées sur les hauteurs voisines d’El-Outaïa (altitude de ce point, 277 mètres), passent en siphon sous la cuvette et viennent jaillir à proximité de la zone de contact du massif crétacé •du Djebel-Bourzel et du terrain pliocène d’eau douce de Biskra, à l’altitude de 120 mètres.
- Les eaux de boisson sont amenées par une conduite en fonte de 1 900 mètres de longueur et de 0 m. 20 de diamètre. Les eaux d’irrigations sont amenées par un canal.
- 4. — Quatre réservoirs contigus, mais indépendants, en maçonnerie, enduits intérieurement au ciment sur 0,02 d’épaisseur, aérés au-dessus à claire-voie sous couverture en tuiles plates ; peuvent emmagasiner 1000 mètres cubes chacun, soit au total 4 000.
- 5. — Réseau de canalisation comprenant 4°oo mètres de tuyaux de o m. 20, 1 000 mètres de tuyaux de o m. 10 et 1 000 mètres de tuyaux de *),o5. Les branchements sont en plomb.
- Service public : 28 bornes-fontaines, 33 bouches d’incendie, i3 bassins et -abreuvoirs.
- 6. — Nombre de concessions particulières, 181.
- La consommation moyenne par jour peut être évaluée à 1 800 mètres cubes; le débit total est d’environ i5 000 mètres cubes, d’ailleurs insuffisant -pour le nombre des palmiers et la superficie des terrains à irriguer, et qui pourrait être amélioré par une meilleure captation.
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- Composition : NaCl, 1 168 ; sulfates de soude, de chaux et de magnésie, 783 ; carbonates de chaux et de magnésie, 179 ; silice gélatineuse, 3i ; matières organiques (indéterminées).
- 10- — Un projet d’égouts a été établi par le service des ponts-et-chaussées. Evaluation, 3oo 000 francs.
- Bone (42.934 h. dont 29.999 Européens) (36.oo4 p. m. a.)
- Sources, amenées par la gravité.
- (Epoques diverses, principalement 1844» i8g5 et 1905). Dépense faite, 3 5oo 000 francs.
- Régie directe : M. Porri, conducteur des ponts et chaussées, directeur du service.
- 1. — a) Environ i5o petites sources, réparties sur les deux flancs du massif gneissique de l’Edough, qui s’étend à l’ouest de la Ville. Avaient déjà été utilisées par les Romains pour l’alimentation d’Hippone, dont les ruines sont peu distantes de Bone. Le nombre des captages a été progressivement augmenté au fur et à mesure du développement de la Ville. Puis on a été amené par la nécessité à recueillir aussi les eaux qui coulent dans les ravins pendant une partie de l’année, et qui ont l’inconvénient de se troubler après les pluies.
- Le terrain se compose de gneiss à peu près imperméables. Les eaux plu-yiales, après avoir traversé la terre végétale, circulent avec lenteur dans les insterstices des parties les moins profondes de la roche, et dans les détritus de blocs et de terre sableuse accumulés sur les pentes, sans qu’il existe de véritable nappe. C’est le cas habituel des sources des régions granitiques et gneissiques. Les conduites d’amenée forment une série de ramifications ayant 2 branches principales, une pour chaque versant de la montagne. Les branchements les plus éloignés sont au delà du village de Bugeaud, à 16 kilomètres de la Ville et à 800 mètres au-dessus de son niveau moyen.
- Pour éviter des pressions trop considérables, les conduites sont interrompues de distance en distance par des regarda de rupture de charge.
- A la traversée de certains ravins en patte d’oie, et afin de réduire le diamètre de la partie de conduite qui en fait le tour par l’amont pour collecter toutes les petites sources afïluentes, la conduite principale traverse directement la partie rétrécie du ravin, à l’aval, par un siphon formant la corde de la boucle.
- Les tuyaux sont en fonte, avec joints coulés au plomb. Le diamètre du tronc principal, sur 3 ou 4 kilomètres avant d’arriver à la Ville, est de o m. 220.
- Débit des sources de l’Edough, 1 o litres par seconde en été, 3o litres en hiver.
- 6) Sources de Bou-Glès, de Bordj -Ali-13ey et de Moulah Guerb à 70 kilomètres à l’est de la Ville. On s’est décidé à aller chercher ces eaux lorsque celles du massif de l’Edough sont devenues insuffisantes pour la
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- population constamment accrue. Les travaux ont été terminés en i8g5 pour les deux premiers groupes et en 1 go5 pour le dernier.
- Les sources se trouvent dans une région de dunes sablonneuses. Elles paraissent être de provenance artésienne et provenir des eaux tombées sur les hauteurs voisines, dont la cote varie de xoo à 35o. Celles-ci comprennent des poudingues, des schistes argileux et des calcaires en plaquettes surmontés des grès de Numidie (éocène supérieur).
- A Bou-Glès, les eaux sortent d’un petit ravin qu’on a barré de manière à créer un lac artificiel d’où part la conduite. A Bordj-AIi-Bey, elles émergent des flancs d’un ravin long et peu profond, et se réunissent pour former un ruisseau aboutissant à un regard de prise à la sortie du ravin. A Moulah Guerb on a capté deux sources souterraines.
- Jusqu’à la jonction des conduites des trois sources, c’est-à-dire sur 5 kilomètres environ, la canalisation est en tuyaux de ciment, moulés sur place et réunis par des bagues de même nature, lutées au moyen d’un coulis de ciment. Dans cette partie, l’eau circule sous pression. A partir de la jonction, l’eau est amenée par un aqueduc en maçonnerie, construit au mortier de chaux hydraulique et enduit au ciment ; voûte de o m. 20 d’épaisseur, recouverte de 0 m. 20 de terre en movenne. Pente de o m. 10 par kilomètre.
- Pour la traversée des vallées, tuyaux en sidéro-ciment Bordenave (moulés en mortier de ciment avec ossature interne en acier doux ; joints formés de bagues de même constitution; ciment de la Porte de France). Enfoncés de manière à être protégés par 0 m. 80 de terre au moins. La pression y atteint 24 mètres.
- L’aqueduc, à partir du village de Blandan, a un parcours peu distant de la route de Bone à La Calle. 11 détache, à environ 3 kilomètres de la Ville, un branchement vers les anciennes citernes d’Hippone, servant de réservoirs.
- 11 est visitable dans toutes ses parties par de nombreux regards (fermés à clef).
- 2. — Il existait autrefois, à l’origine du tronc commun des conduites de lEdough, un filtre à cailloux et à sable. On l’a abandonné à cause de son débit très insuffisant et de l’innocuité des eaux.
- 3. — L’été, pour alimenter les étages élevés de la basse Ville, qui ne peuvent être desservis que partiellement par la canalisation de l’Edough, on eleve mécaniqnement 85o mètres cubes par jour, prélevés au réservoir dHippone, dans un réservoir dit de Saint-Augustin (cote 32).
- 4- — Pour les eaux de l’Edough, réservoir de 43o» mètres cubes (c°te 55), dans le voisinage de la Casbah, point culminant de la Ville. En ^Çonnerie, voûté, divisé en deux compartiments égaux qui peuvent commu-*üquer à volonté. L’eau s’y renouvelle en 24 heures en hiver, en 3 jours en 6*e' Nettoyé deux fois par an.
- Pour les eaux de Bou-Glès, Bordj-AIi-Bey et de Moulah-Guerb,
- de
- d’H
- 12 000 mètres cubes (cote 10) constitué par les citernes cdppone, qu’on a réparées et dont on a soutenu les voûtes par Pdiers. Trois compartiments pouvant être réunis ou isolés.
- réservoir
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- quelques
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- Réservoir de Saint-Augustin utilisé l’été (voir ci-dessus).
- 5. -—Distribution par tuyaux en fonte à joints de plomb ou de caoutchouc.
- L’eau du nouvel aqueduc ne peut alimenter que les parties basses de la Ville (au-dessous de la cote 18).
- Longueur du réseau de distribution : 32 kilomètres.
- Consistance du service public : îo fontaines à jet continu, 12 bornes-fontaines, i5o bouches d’arrosage ou d’incendie, 20 urinoirs publics à effet d’eau.
- Consistance du service privé : 2 000 concessions aux particuliers.
- 6. — Le débit des conduites de l’Edough est d’environ 900 mètres cubes par jour en été; il triple en hiver. Celui des sources de Bou-Glès, de Bordj-Ali-Bey et de Moulah-Guerb est de 6 3oo mètres cubes, presque invariable en toute saison.
- 1 200 mètres cubes sont prélevés en route pour l’alimentation des villages de Blandan et de Morris, ainsi que de fermes et d’abreuvoirs échelonnés sur la route. Il reste donc à la Ville, en été, 5 000 mètres cubes environ.
- Volume d’eau consommé par jour par les particuliers ;
- Moyenne, 2000 mètres cubes ; maximum, 2600 mètres cubes ; minimum,
- 1 5oo mètres cubes.
- Volume d’eau consommé par jour par les services publics, 1 000 à 2 5oo.
- Depuis le mois de juillet 1901, l’emploi du compteur est imposé aux abonnés. La fourniture et l’entretien sont à la charge de la Ville. Prix de l’abonnement, 0 fr. 35 le mètre cube, avec un minimum de perception de 36 francs par an (60 francs pour les concessions situées en dehors du territoire communal) quelle que soit la quantité d’eau consommée. L’eau concédée ne peut être affectée qu’aux usages ménagers et à l’abreuvage des bestiaux ; il est défendu de s’en servir pour l’arrosage des propriétés.
- K. — L’eau de l’Edough est très peu chargée de sels, comme le montrent les analyses suivantes :
- Source du ravin des Princes : chlorures de K, Na, Ca etMg, 37 ; CaSOL 1 ; NaCO3, 3o ; Fe203 et SiO2 libre, 16 ; matières organiques, 6.
- (M. Ville, auteur de cette analyse, fait observer qu’il est remarquable que l’alcali dominant soit la soude, bien que la source émergea travers des roches feldspathiques.)
- Sources des Sapins : chlorures de K, Na, Ca, et Mg, 62 ; CaSCP, 1 î NaCO3, CaCO3 et MgCO3, 43 ; Fe203 et SiO2 libre, 3o ; matières organiques, 8.
- Des analyses bactériologiques ont donné 200 et 35o germes aérobies, appartenant à des espèces vulgaires, bacillus subtiiis, levure blanche, tétrade orange, etc. ; les bactéries putrides y sont rares : aucun organisme de provenance suspecte. En somme, eau d’excellente qualité.
- Les pentes de l’Edough sont d’ailleurs boisées, ce qui assure une bonne protection hygiénique aux sources. Il est seulement regrettable, comme en bien d’autres villes d’Algérie, que des indigènes parviennent parfois à ouvrir certains regards pour y puiser, sinon même pour y faire leurs ablutions. Plu"
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- sieurs maisons forestières ont été établies dans la région des sources, pour en assurer la surveillance en même temps que l’entretien, mais elles sont en partie inoccupées actuellement.
- Analyse de l’eau de Bou-Glès (faite en i885, au service des mines à Alger) :
- NaCl, 176; MgCl, 81 ; CaSO4, 44; CaCO3, 228 ; Fe203 etAl203, 3i ; matières organiques, traces ; total résidu fixe 56o ;
- Analyse de l’eau de Bordj-Ali-Bey (même service) :
- NaCl, 321 ; MgCl, 136 4 CaSO4, 121 ; CaCO3, 320 ; Fe203 et A1203, 19; SiO2, 17 ; matières organiques, traces.
- Nous n’avons pas de renseignements sur ces eaux au point de vue bactériologique, mais leur provenance artésienne est une indication de pureté probable sous ce rapport.
- 8. — On prévoit le captage des eaux des sources de Bou Redim, non loin de celles de Bou-Glès, et de même composition. Débit à capter en étiage, 00 litres à la seconde. Dépense à prévoir : 3ooooo francs.
- 9. — Les eaux de Bou-Glès jaillissent à un niveau inférieur (10 mètres en contre-bas) du captage actuel. Leur débit utilisable s’élève à 5o litres à la seconde. Elles devraient être élevées par un moyen mécanique au niveau du captage existant.
- 10. — Les eaux usées, comprenant, les eaux ménagères et les produits liquides des fosses d’aisance, sont évacuées par un réseau d’égouts de 20 kilomètres environ de longueur, dans un puisard dont le radier est à 4 mètres en contre-bas du niveau de la mer. Ces eaux sont élevées mécaniquement pour être rejetées à la mer à l’embouchure de la Boudjimah, par un canal d’évacuation de 800 mètres de longueur.
- Les eaux pluviales quand elles sont abondantes sont l’ejetées par des canaux spéciaux à la mer.
- Les gadoues sont enlevées par un service public de voitures.
- La désinfection des appartements et effets s’effectue actuellement quand Cela est nécessaire, soit en brûlant du soufre, soit par l’emploi du formol.
- Le réseau d’égouts doit prochainement être augmenté de 12 kilomètres.
- La Chambre de Commerce vient de commander un appareil Marot, qui permettra par l’injection, sous pression, de gaz sulfureux provenant de l’anhydride sulfureux liquide obtenu par les procédés Pictet.de désinfecter tant les cales de navire, que les égouts de la Ville et les locaux où cette opération sera jugée nécessaire.
- ÜOllgie (17.540 h. dont 6.091 Européens) (10.419 p- m- a.) Sources amenées par la gravité, machine à vapeur.
- (dates anciennes et 1897)
- Régie directe.
- I. — Sources de Clauzel, de Roumann et du Fort Rouge, sur le versant du Gouraya auquel est adossée la Ville ; des Aiguades, sur le versant opposé ; et de Toudja, dans le Djebel-Arbalou, à 20 kilomètres de la Ville.
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- Elles sortent de calcaires liasiques. Les, captages consistent en petites galeries.
- Toutes les conduites d’amenée sont en fonte, à l’exception d’une section de 4oo mètres sur celle de Toudja, constituée par un souterrain datant des Romains (*).
- 3. — Les eaux de la source des Aiguades ont seules besoin d’être élevées, on ne les utilise d’ailleurs, depuis l’achèvement de la conduite de Toudja, en 1897, que lorsque des ruptures se produisent sur celle-ci.
- La machine élévatoire se compose d’une locomobile de 12 chevaux, actionnant une pompe à double effet système Girard, laquelle refoule par seconde 6 litres d’eau à 116 mètres. Pendant la saison sèche, la pompe ne peut fonctionner qu’une dizaine d’heures par jour, à cause du faible débit colligé dans un réservoir de 270 mètres cubes.
- Un fort réservoir d’air, à la base de/la conduite de refoulement, pour amortir les coups de bélier.
- 4. — Deux anciennes citernes restaurées servent de réservoir. L’une, de construction sarrazine, située à Sidi-Touati, cube 2 000 mètres cubes. L’autre, située un peu en aval, est d’origine romaine et cube 4000 mètres cubes.
- (*) Il paraît intéressant, à propos de ces adductions d’eau romaines dont nous allons retrouver si souvent la mention dans le département de Constantine, de reproduire ici les renseignements historiques que l’on possède sur celle de Bougie. Ils proviennent d’un cippe trouvé à Lambèse en 1866, décrit dans le recueil de la Société-archéologique, de 1868, et conservé dans le square de la mairie de Bougie. Ce monument rapporte ce qui suit :
- Porcius Vétustinus, Gouverneur de la Mauritanie Césarienne, avait prié Crispinus, légat de Numidie, de lui envoyer le librator (niveleur) Nonius Datus, vétéran de la 3e légion Augusta, à l’effet de s’entendre avec lui pour la construction de l’aqueduc qui avait été déjà commencé, mais dont l’exécution présentait des difficultés telles qu’elle exigeait les soins et les connaissances spéciales du librator.
- Ce dernier raconte les incidents et les résultats de son second voyage. Parti de Lambèse, il fut, en route, attaqué par les brigands ; il ne put leur échapper avec les siens que blessé et nu. Il trouva à Bougie le gouverneur Clemens, avec lequel il se rendit à la montagne où l’on perçait un tunnel. On en était réduit à abandonner ce travail, parce que la longueur du tunnel que l’on avait déjà percée était plus grande que celle de la montagne à traverser et qu’on ne voyait pas d’issue. Cela provenait de ce que, au lieu de suivre la direction qu’il avait piquetée sur la montagne, de l’est à l’ouest, on s’était, du côté amont (c’est-à-dire du côté de Toudja), rejeté sur la droite, vers le sud, et du côté aval (c’est-à-dire du côté de Bougie) également sur la droite-vers le nord, en sorte que les deux sections ne pouvaient pas se rencontrer et s’écartaient toujours davantage à mesure qu’elles avançaient.
- Il redressa la direction de chaque section, chargea de l’exécution des travaux les soldats de la flotte et des gœsates (hommes de louage) en les mettant en émulation, et l’on parvint à traverser la montagne.
- L’aqueduc étant terminé, la dédicace en fut faite par le gouverneur Varius Clemens.
- Nonius Datus avait fait les premières études et remis ses plans à Petronius Celer, qui était gouverneur de la Mauritanie Césarienne sous Hadrien, ainsi que nous 1 apprennent des inscriptions trouvées dans la Medjana. Or, Hadrien a régné de 117 à i38.
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- 5. — Réseau de distribution de 8 ooo mètres de développement, en tuyaux de fonte de 5o, 6o, 120 et i5o millimètres, à joints à emboîtement et cordon. La pression dans ces conduites atteint, aux points bas de la Ville, i5 atmosphères ;
- 1 abreuvoir, 1 lavoir, i5 bornes-fontaines, 100 bouches d’arrosages ou d’incendie ;
- i3o concessions particulières ; ce nombre va en croissant rapidement.
- 6. — Les sources donnent, en étiage, les débits moyens suivants :
- Source de Glauzel...................... 6 litres par seconde
- » de Roumann ....................... 25 » »
- » du Fort Rouge........................ 2 » »
- » des Aiguades . . '.................. "5 * »
- » de Toudja...........................600 » »
- Total.....................708 litres par seconde
- C’est-à-dire 60000 mètres cubes par jour, ou 9 mètres cubes par tête «d’habitant.
- L’eau délivrée aux concessionnaires n’atteint actuellement qu’un total de 170 mètres cubes par jour.
- Les concessions sont payées à raison d’un minimum de 4° francs ou 60 francs par an, selon qu’elles s’appliquent à une consommation de 3oo litres ou 5oo litres par jour. L’excédent est payé au compteur, à raison de 0 fr. 4o le mètre cube dans le premier cas, et de 0 fr. 35 dans le second (compteurs Frager).
- K. — Les eaux sont très pures. Diverses analyses bactériologiques ont donné seulement 3o à 4<> germes aérobies par centimère cube, espèces banales (mai 1899).
- Bougie est la ville d’Algérie la moins éprouvée par la fièvre typhoïde, ce qui tient sans doute à la fois à la qualité de ses eaux, à la forte pente de ses égouts, et à sa situation sur des terrains primitifs, non susceptibles <Timprégnation.
- 9. — La Ville et ses deux faubourgs sont pourvus d’un réseau complet d’égouts.
- Çonstanline (58.435 h., dont 25.951 Européens) (46.806 p. m. a.)
- Sources et eaux de lacs, amenées par la gravité.
- Régie directe.
- 1. — a) Source abondante d’Aïn-Fesguia, à 65 kilomètres au sud de la Ville (sur la route de Batna) et à 120 mètres au-dessus de son niveau moyen. Emerge à travers les éboulis, au pied des escarpements crétacés du Djebel-Guerrioun (calcaires aptiens), en formant un petit cours d’eau l’Oued-Kercha. Provient probablement d’une couche profonde à la faveur d’une faille. Température au point d’émergence, i8°5 à 20°. Débit diminuant a peine à la fin de la saison sèche. Source captée par des drains souterrains.
- b) Lacs du Djebel-Ouach, à 8 kilomètres N.-E. de Constantine et à envi-
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- ron 3oo mètres au-dessus, dans un massif forme de grès siliceux (grès de Numidie, éocène supérieur), très fracturés, où les eanx d’infiltration sont arrêtées par des marnes schisteuses grises. 11 existe actuellement trois lacs, dont un utilisé par les Romains a été restauré en 1861 : les deux autres ont été créés en 1866 et 1868. Un quatrième est en construction. Leur remplissage est obtenu au moyen d’un barrage sur la rivière des Chiens. Ils se remplissent d’eau l’hiver ; baissent peu à peu l’été, se desséchant en partie. Sur un trajet de quatre kilomètres, la canalisation entre le barrage et les lacs est à ciel ouvert et se contamine par des débris végétaux et animaux de toute nature, qui toutefois se décantent dans les lacs.
- c) Sources de Sidi-Lakdar, un peu plus loin que les lacs et en contre-bas-du Djebel-Ouach, captées avec quelques petites sources accessoires.
- Deux conduites d’amenée, l’une pour Aïn Fesguia, en maçonnerie, sauf les siphons traversant les ravins, continuée en ville par des tuyaux en fonte de o m. 35 ; l’autre pour les eaux du Djebel-Ouach est en fonte.
- 4. — Citerne de 11 000 mètres cubes, sous un bâtiment de la Casbah.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, à cordon et emboîtement, de 0 m. i5 à o m. 04. La conduite d’Aïn Fesguia dessert la plus grande partie de la Ville ; celle de Djebel-Ouach alimente le faubourg d’El-Kantara et le quartier du Mansourah.
- O. — Consommation par tête d’habitant, i5o en hiver, 125 en été.
- Concessions au robinet de jauge ; on n’emploie pas le compteur, à cause de la nature des eaux qui déposent beaucoup.
- Tarif : 65 francs par an pour 5oo litres par jour ; au-dessus de 5oo litres*. 55 francs par demi-mètre cube.
- H. — Eau d’Aïn-Fesguia : poids total de sels, 320 ; incrustante ; ne renferme qu’un nombre de germes relativement faible, appartenant à des espèces inoffensives et banales.
- Eau du Djebel-Ouach : teneur élevée en germes putrides ; numération difficile en raison de leur abondance et de la liquéfaction rapide de la gélatine ; le bacillus coli y a été rencontré.
- En dehors des épidémies, parfois sérieuses, la mortalité typhoïdique est peu-élevée.
- 9. — Les eaux d’égout s’écoulent facilement'sans arrêt jusqu’à l’Oued Rhumel, grâce aux pentes abruptes du rocher deConstantine.
- DjidjellI (7 .522 h.) dont 1.709 Européens (4.878 p. m.. a.)
- (514 maisons en ville).
- Sources amenées par la gravité depuis 18U4 (Travaux du génie militaire).
- Dépense faite : 76000 francs.
- Régie directe.
- 1 • — Sources de l’Oasis, du Caroubier et de la Pépinière, dans un rayon? de I 200 mètres autour de la Ville.
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- Cette dernière source est perdue ou à peu pi'ès.
- La source du Caroubier était utilisée par les Romains ; elle a été trouvée en suivant un conduit maçonné découvert au fond d’un canal de dessèchement en 1862.
- Les captages consistent en drains pour a l’Oasis » et le « Caroubier » et en une chambre pour la a Pépinière ».
- Toutes les conduites d’amenée sont en fonte sauf celle de « l’Oasis » où il; reste en service un tronçon de 3oo mètres de la conduite en maçonnerie, faite par le Génie militaire sur 1 700 mètres de longueur.
- Les drains de l’oasis ont 4 à 5 mètres de profondeur dans le sable ; ils aboutissent à une chambre de décantation de 26 mètres cubes reliée, par une conduite en fonte à un réservoir en maçonnerie de 70 mètres cubes de capacité, à la cote 12.
- La conduite d’amenée, en tuyaux de fonte de 16, part de ce réservoir et aboutit en ville à un château d’eau en maçonnerie de i5 mètres cubes environ de capacité, à la cote 7.
- 4. — Il n’existe aucun autre réservoir que ceux ci-dessus.
- 5. — Réseau de distribution de 2 5oo mètres de longueur en tuyaux de fonte, joints de caoutchouc, de 5o, 60, 70, 80 et 100 de diamètre.
- La pression n’atteint nulle part une atmosphère.
- 2 abreuvoirs ;
- 7 bornes-fontaines ;
- 9 bouches d’arrosage ou d’incendie ;
- 1 concession particulière.
- 6. — Les sources de « l’oasis » et du « caroubier » réunies, donnent actuellement à l’étiage 5o litres à la minute, c’est-à-diré 72 mètres cubes par jour ou 18 litres par tête d’habitant.
- Le captage et l’amenée de la source du caroubier sont très défectueux. Le débit pourrait être augmenté.
- L’eau est vendue en concession à 0 fr. 35 le mètre cube.
- Le manque d’eau et le défaut de pression sont un obstacle au développement des concessions.
- 7. — Les eaux sont pures, peu chargées -en sels, 0 gr. 4* par litre, très légères et agréables. Le chlorure d’or et le permanganate de potasse sont sans action appréciable.
- Analyse de l’eau de la source de l’oasis. Résidu fixe à 180°, 4*5 ; SiO2, 4 ; Pe203 et APO3, néant ; CaO, 154 ; MgO, 5 ; NaO, 58 ; Cl, 68 ; SO*H, 23; CO2 combiné, 112, total : 424>
- A Djidjelli, les épidémies sont rares, la fièvre typhoïde également malgré les nombreuses fosses sans fond qui existent en ville par suite de l’insuffisant développement du réseau d’égouts. Les puits sont contaminés et leurs eaux utilisées seulement pour les lavages.
- S. — Un projet de 5oo 000 francs, dressé par le service des Ponts et Chaussées, comprend le captage et l’amenée par une conduite en fonte des eaux de l’ain Hannacha située à 24 kilomètres au sud de la Ville, débitant 7 litres par seconde.
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- La distribution urbaine sera faite par des conduites en fonte de 0,16 à 0,07 d’une longueur totale de 4 000 mètres environ. Il est prévu en ville 47 bouches d’arrosage et 22 bornes-fontaines.
- Ce projet est sur le point d’aboutir.
- 9. — Ressources des environs : Les sources Hannacha, 7 litres par seconde, Bouzentar, Nenchoura, 3 litres par seconde, dont l’amenée fait l’objet du projet ci-dessus ; les deux dernières ne seront captées qu’ultérieu-rement, mais les diamètres sont calculés pour recevoir leur débit.
- ÎO. — Egout collecteur, tuyau de 0,60 en ciment, 1010 mètres, construit en 1905 par le service des Ponts-et-Chaussées.
- Egout ancien en maçonnerie, 1 565 mètres, 1 m. 10 de hauteur sur 0,70 de largeur : de 1870 à i883 ;
- Egout ancien en maçonnerie, 1 000 mètres, o,4o sur o,4o : de 1870 à i883.
- Egout neuf, en tubes de o,5o en ciment, 320 mètres, construit en 1907.
- Egouts projetés de o,5o en ciment, 1 5oo mètres en tuyaux de ciment de o,5o de diamètre.
- Parmi ces égouts, ceux qui sont en maçonnerie remplissent mal leur rôle car ils sont en partie colmatés. La plupart des maisons ont des fosses étanches ou non. Les immondices sont enlevées par des charrettes journellement.
- Il n’existe aucun service de désinfection des appartements.
- La Commission d’hygiène ne joue pour ainsi dire aucun rôle.
- Guelma (10.214 h-, dont 3.5i3 Européens) (6.584 P- m- a*) Sources amenées par la gravité.
- Dépenses réparties comme suit :
- En i85g — 26000 francs)
- En 1864 — 9000 francs > conduite de Sutulle et son réservoir.
- En 1869 — 21000 francs)
- En 1873 — 54ooo francs conduite des Saules et son réservoir.
- En 1881 — 9000 francs conduite du Figuier.
- En 1894 — 12000 francs conduite de la Pépinière.
- En 1904-1905, 260 000 francs, conduite de l’Oued Halia (projet dressé par TM. l’ingénieur Bavoillot).
- Régie directe, sur la direction de l’architecte-voyer. .
- 1. — a) Source de Sutulle, à 5 kilomètres de la Ville, et source du Figuier, à 1 3oo mètres environ, peu distante de la conduite d’amenée de la première. Toutes deux dans la vallée de l’Oued Kroum. Sortent probablement l’une et l’autre des calcaires d’eau douce (dépôts de sources pliocènes ou pléistocènes) qui recouvrent les terrains marno-schisteux formant les flancs de la vallée de l’Oued Kroum. Captées dans des chambres en maçonnerie bien protégées contre les eaux de surface.
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- Conduite en fonte ; diamètres o m. o5 et o m. 06 en amont du regard de réunion des deux conduites; tronc commun de o m. i3 en aval de ce regard.
- b) Source des Saules, à 600 mètres de la Ville, amenée par une conduite en fonte de o m. 07. Sort des calcaires pliocènes ou pléistocènes (dépôts de sources), qui recouvrent les alluvions anciennes de la Seybouse, limons et galets roulés constituant une couche imperméable.
- c) Source de la Pépinière, à environ 1 5oo mètres ; même origine géologique ; adduction par une conduite en fonte de 0 m. 08 à 0 m. 06.
- d) Sources captées dans l’éocène inférieur, dans la vallée de l’Oued Halia. Le captage est fait dans des chambres en maçonnerie isolant les sources des eaux de surface. Conduite en fonte de o,i85 à 0,100, de 26 kilomètres de longueur.
- 4. — Deux réservoirs couverts, en maçonnerie, l’un de 260 mètres cubes pour l'eau de Sutulle et du Figuier, l’autre de 240 mètres cubes pour l’eau des Saules. Quant à l’eau de la Pépinière ; elle est distribuée sans réservoir.
- 5. — Longueur du réseau de distribution, environ 6 5oo mètres, 35 robinets d’arrêt répartis dans le réseau, 19 bornes-fontaines à repoussoir, 4 abreuvoirs, 2 lavoirs publics, 3 urinoirs, 160 branchements particuliers, i5 bouches d’incendie et d’arrosage.
- 6. — Consommation maxima, 2 000 mètres cubes par jour, minima 1 000 mètres cubes dont 1 /5 environ est consommé par les particuliers. Les autres 4/5 s’écoulent par les bornes-fontaines et les bouches d’arrosage qui sont largement ouvertes pendant toute la journée.
- La Ville étudie un projet de réorganisation du service des compteurs et de révision du tarif de vente de l’eau.
- T, —L’analyse chimique des eaux de l’Oued Halia donne : source d’Ain Fecel : résidu fixe à 180°, 438 ; SO3, 28 ; Cl, 32 ; CO2 libre et combiné 201. Source de Hammam-Ferrat : résidu fixe à 1800, 452 ; SO3, 3i ; Cl. 32 ; CO2 libre et combiné, 2o4-
- Ces eaux n’exercent aucune action appréciable sur le chlorure d’or. Elles décolorent 3 milligrammes de permanganate de potasse.
- 10. —Deux égouts, l’un de 670 mètres, l’autre de 200 mètres, conduisent dans des ravins une partie des eaux ménagères et industrielles et les produits des urinoirs.
- La Ville étudie un réseau complet d’égouts en vue du tout-à-l’égout.
- La Galle (4-6i2 h. dont 3.075 Européens) (2.774 p- m- a*)
- Projet dressé par le service des Ponts et Chaussées et exécuté de 1876 a 1898. Dépense faite, 100 000 francs.
- L’eau émerge de dunes de sable identique à celles d’où provient 1 eau de Bou-Glès captée pour la ville de Bône. Les sources au nombre de 16 sont reçues dans des chambres maçonnées renfermant chacune un bassin de décantation. Conduite principale en fonte de 0 m. 20, longueur 3 kilomètres.
- Réservoir en maçonnerie de i5o mètres cubes dont le radier est à la cote 16.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Constantiaifi
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- Réseau: de distribution : 3 kilomètres.
- Service publie : 3 fontaines à jet continu.; îo bouches d’arrosage ; 2 urinoirs publics à effet d’eau.
- Service privé : 200 concessions aux particuliers.
- Volume d’èau consommé par jour : en moyenne 4‘t6 mètres cubes.
- » » maximum s 18 mètres cubes.
- » » minimum 345 mètres cubes.
- Prix de vente de l’eaù : 20 francs par robinet quand la prise dessert une seule famille ; 4° francs quand le robinet dessert 2 ou plusieurs familles.
- Ea composition de l’eau est identique à celle de Bou-Glës employée pour l’alimentation de la ville de Bône.
- Réseau d’égouts : 3 kilomètres environ aboutissant à la mer.
- Oued-Zénati (i3.635 h. dont 1.073 Européens) (2.oo5 p. m. a.)
- Sources amenées par la gravilé.
- Deux sources, dites de Bois-sacré et d’Aïn Draham,. à environ 6 kilomètres-et 4 kilomètres de la Ville ; amenées par une conduite, en fonte de 0,06.et 0^07. Réservoir en maçonnerie de i5o mètres, cubes à, l’entrée de;la* Villa,
- Réseau de distribution de 2 000 mètres environ,. 4-fontaines-abreuvoirs, 6 bornes-fontaines* 7 bouches d’arrosage, 1 urinoir à. effet d’eau,. 8 prises d’oaui particulières.
- Volume consommé par jour, 120 à 23o mètres cubes.
- Prix de vente aux particuliers, o,5o le mètre cube,
- La municipalité sespropose de-dériver 5 litres par seconde de l’Oued Zénati, a 4 kilomètres de la Ville, pour une distribution d’eau non potable, quu permettra de réaliser um réseau d’égouts.
- Phllippeville (26.o5o h. dont i5.g4o Européens)'i6.539p. m. a.) Sources et eau de ruisseaux, 185U, 1866, 1880 et 1903.
- Régie directe.
- !. — a). Eau: du. ravin, des Bénir Me leck,. à environ^ kilomètres à, l’ouest de la Ville, utilisée depuis l’occupation.
- Terrain gneissique».
- Les suintements qui avaient motivé autrefois l’exécution de travaux souterrains assez importants ne fournissent en réalité qu’un débit insignifiant. L’eau utilisée est celle de deux ravinss elle descend dans-des puits en communications avec Les galeries qu'on avait creusées pour, recueillir les suintements en question. De là elles sont amenées en ville, par une conduite en béton moulé-de 0 m. i6 de diamètre, 3 85o mètres de longueur et 25 mètres de pente totale.
- Ces eaux,, insuffisantes comme volume et fréquemment polluées, ne foraient plus guère aujourd’hui qu’un petit appoint aux suivantes. En, été,
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- leur débit esfc-strictenaent suffisant pour alimenter quelques bornes-fontaines situées en amont des citernes.
- b) 22 sources ou prises d’eau de ravins, par barrages, de 11 à 17 kilomètres; à* l’est de; la Ville.
- Celles du Filfila, au nombre de 8, apparaissent dans les débris calcaires avec minerai de fer, immédiatement au-dessus du massif de granit qui constitue la base de la montagne.
- Les; 3 suivantes sont dans un terrain argilo-pierreux recouvert d’une couche plus ou moins épaisse de sable fin siliceux.
- En outre, dam Le ravin, sur le flanc duquel se trouvent les sources du Filfila,. et dont le fond est constitué par des sables, existent des suintements nombreux qui y entretiennent un écoulement continu de 8 à 10 litres par seconde pendant les étés les plus secs.
- On les a captées récemment dans un puits maçonné, qui est en communication avec une galerie exécutée dans les sables. L’eau du puits est refoulée dans la conduite qui passe au-dessus (voir 3).
- Enfin les 11 autres prises d’eau sont dans les quartzites et les phyllades du Djebel-Haliia.. On trouve dans leur voisinage des gisements calcaires cristallins de faible importance, tout à fait isolés. Le sable recouvre le sol presque partout, mais en faible épaisseur, et paraît être celui de la plage littorale, apporté par les vents du nord.. Les eaux doivent en conséquence être considérées comme des suintements des couches superficielles des phyllades, couches faiblement perméables.
- Le procédé de captation employé pour plusieurs des sources consiste en un mur courbe à l’aval des points où sourdent les eaux. Ces pointe d’émergence sont recouverts de voûtes en moellons bruts, avec une couche de terre superposée, rejetant les eaux de surface vers des rigoles qui les éloignent. Dü point le plus bas du mur courbe part un tuyau en fonte.
- La Gaptation des eaux de ravins- se fait, pour chacun d’eux, par un barrage en maçonnerie dont l’amont est garni de pierres sèches et petite matériaux formant couche filtrante.- celle-ci parfois complétée par du sable. Le •tuyau de prise part d’un regard et traverse le mur.
- Dans la plupart de ces ravins^ le sol en amont du barrage est couvert de broussailles et désert. IL en existe cependant au; moins un, celui de Mek-nesset,, qui contient quelques habitations* et est parcouru* par des troupeaux ; d est possible que les eaux se contaminent dans le parcours superficiel de °oo mètres environ qu’elles- font entre l’origine des suintements et le barrage.
- Conduite d’amenée de 20 kilomètres de longueur totale, dont i4 kilomètres €n fonte et 6 en maçonnerie.
- La partie en fonte a de 0,20 à* o,3o de diamètre ; elle comporte plusieurs slpbons, dont un de 6 3oo mètres à la* traversée de la plaine du Saf-Saf, avec une pression de 60 mètres dans sa partie moyenne.
- Les conduites en maçonnerie ont des sections de 0,25 X o,25 et o,3o X °>3o. Elles sont formées d’un radier en béton de chaux, avec 2 piédroits en briuqes et une couverture en ciment moulé ; l’intérieur enduit en ciment
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- prompt. L’étanchéité laisse un peu à désirer, surtout entre le grand siphon et la Ville ; après les grandes pluies, l’eau se colore légèrement de la teinte des argiles rouges traversées.
- 3. — Une machine de 20 chevaux, fixe, installée dans un bâtiment en maçonnerie, aspire à 4 mètres de profondeur l’eau du puits de captation établi dans le fond du ravin suivi par la conduite des eaux du Filfila, et les refoule dans cette conduite, à une hauteur de 105 mètres.
- Une autre machine refoule dans les citernes romaines (cotes 109 et io4) l’eau prise au bassin Chiarelli (cote 71).
- 4. — A une extrémité de la Ville, deux citernes romaines, l’une de 9 000 mètres cubes, l’autre de 11 000 mètres cubes, mais réduite à 6 000 mètres cubes de contenance utile par l’existence de fissures à la hauteur de 5 mètres.
- Cote de leurs radiers, 109 et 104 (la Ville s’étage depuis la mer jusqu’à la cote 70 environ). Elles étaient alimentées jusqu’à ces derniers temps directement par l’eau du Béni-Meleck. Elles le sont maintenant en eau de Filfila-Hallia, par refoulement provenant du bassin suivant.
- A proximité de ces citernes, à la cote 71, se trouve un réservoir auxiliaire, dit Bassin Chiarelli, contenant i3o mètres cubes.
- A l’autre extrémité de la Ville, sur la colline du Skikda, un réservoir à" 4 compartiments, contenant environ 4 000 mètres cubes. Cote du radier, 71.
- o. — Réseau de distribution de 25, 16, 12, 8 et 6 centimètres de diamètre, rayonnant autour d’une artère centrale qui va du réservoir du Skikda au bassin Chiarelli et aux citernes romaines.
- Le réseau est disposé de façon à pouvoir être alimenté indifféremment par l’une ou l’autre extrémité.
- Environ 4o bornes-fontaines et 5o bouches d’incendie.
- 6. — Le cube amené en ville par. la conduite de Filfila et de l’Hallia varie de 1 ooo mètres cubes par jour en été à 2 000 mètres cubes en hiver.
- Prix des abonnements (au compteur), 0 fr. 35 le mètre cube. L’eau est vendue aux compagnies de navigation 1 franc le mètre cube.
- T. — L’eau des Beni-Meleck est souvent trouble dès la prise ; sa canalisation possède en outre de nombreux regards, qui y permettent l’introduction de matières organiques. On a constaté dans les citernes de l’ammoniaque-albuminoïde en quantité supérieure à 1 milligramme par litre.
- L’eau de Filfila et Hallia, malgré ce qui a été dit § 1, peut être considérée-comme de bonne qualité.
- Les analyses bactériologiques ont généralement donné de 5o à 5oo germes aérobies et quelques moisissures. Ces germes appartiennent tous à des espèces peu variées et banales ; aucune bactérie pathogène. Les organismes de la putréfaction sont très rares; les cultures ne dégagent pas de mauvaise odeur-
- Voici des analyses chimiques de quelques-unes des eaux captées :
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- Sources Degré Iiydro- timétrique Chlorures Sulfates Carbonate terreux Poids total des sels
- Oued Rira lfi° ÏOO 80 80 260
- Oued R’baïb 7° IOO 7° 3o 200
- Oued Ksob 340 3oo 200 i5o 700
- Oued Meknesset . • 160 212 180 5o 440
- 8. — On prévoit le doublement de la conduite d’eau de Filfila dans la traversée de la plaine du Saf-saf. Dépense, 120 000 francs.
- 10. — On se propose de transformer les bouches d’égout de la Ville (dépense 14 000 francs), et de compléter le réseau d’égouts (dépense 33 000 fr.)
- Sétif (21.792 h. dont 6.293 Européens) (12.261 p. m. a.)
- Sources amenées par la gravité (1879).
- Régie directe.
- I. — Eau de sources captées dans le ravin étroit de l’Oued Fermatou, à 5 kilomètres nord-est de la Ville. Prennent naissance dans des calcaires à silex de l’éocène inférieur (suessonien), qui surmontent les marnes grises du sénonien, formant assise imperméable.
- Le plateau tourmenté et à couches très redressées, dont les infiltrations donnent naissance aux sources, est cultivé en céréales, sans fumure, et inhabité, ce qui constitue une situation hygiénique assez satisfaisante.
- Captation par des drains reposant sur la couche imperméable et recueillant les divers filets d’eau. Il existe trois drains principaux, s’étendant du point d’émergence (centre du cirque) au pied des collines, et comportant un certain nombre de ramifications. Ils sont à environ 2 mètres de profondeur au-dessous du sol, et consistent en un radier en béton, des piédroits en briques creuses et une couverture en dalles.
- Les eaux sont amenées à 200 mètres en aval du point d’émergence primitif des sources, sur la rive gauche de l’Oued Fermatou, dans une chambre d’eau visitable, d’où part la conduite d’amenée. Un déversoir de trop-plein est ménagé pour rejeter à la rivière les eaux qui, à certaines époques, arrivent en grande abondance dans les drains et pourraient, sans cette précaution, soulever les dalles de plafond. Des rigoles assurent l’éloignement des eaux superficielles.
- La conduite d’amenée a 8 kilomètres de longueur, pour une différence de niveau de 2 m. 5o seulement. Son parcours comprend des tranchées profondes, un tunnel de 55o mètres de longueur (à section ovoïde, de 1 m. 80 X 1 m. 3o, revêtu en briques de 0,11) et 3 siphons de i5o à 3oo mètres chacun. Les siphons seuls sont en fonte. Le reste de la conduite est en briques avec couverture en dalles ; section carrée de 0 m. 32 de côté ;
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- vitesse de l’eau o m. 3g par seconde. Les nombreux regards ménagés pour les visites et nettoyages constituent, bien que fermés par des plaques de tôle et cadenassés, des points faibles sous le rapport de la pureté, car on a constaté que des indigènes les fracturaient pour puiser directement dans la canalisation. A ce danger près, la conduite est bien protégée, et l’eau arrive en ville avec une fraîcheur remarquable (n°).
- 4- — Un réservoir en partie creusé dans le roc, en partie maçonné, à deux compartiments indépendants, situé au sommet d’une colline près de la porte de Bougie. Couvert en voûtes, avec les précautions nécessaires pour empêcher la pénétration des eaux d’infiltration, en particulier des drains évacuant les eaux des noues. Capacité totale, 720 mètres cubes.
- 5. — Réseau de distribution en fonte, à emboîtement et cordon (maison Castel et Latta). Conduite-maîtresse de 0 m. 25 de diamètre, traversant la Ville de l’est à l’ouest et la partageant en 2 secteurs inégaux ; conduites secondaires de 0,10 de diamètre, posées en partie dans les égouts, partie dans-des tranchées de 1 m. 75 de profondeur.
- 0. — Les sources débitent 4o litres par seconde en mai (maximum) et 8 litres par seconde en décembre (minimum). Cette variation est réglée par la fonte des neiges beaucoup plus que par le régime des pluies qui influencent peu le débit. Aux années de fortes neiges correspond le maximum du débit.
- La partie qui n’est pas utilisée dans la Ville sert, en aval, à l’irrigation de jardins.
- H. — L’eau est assez minéralisée, mais paraît cependant sans influence sur le tube digestif.
- Degré hydrotimétrique, 34° ; sels de chaux (carbonate principalement),. 218 ; sels de magnésie (sulfate principalement), g4s sels de soude (chlorure),. 28 ; sels de potasse (chlorure), 10 ; oxyde de fer, 22 ; silice, 8 ; acide carbonique libre, 3 centilitres ; total résidu fixe, 38o.
- En raison de sa composition, cette eau est très incrustante; elle forme dans les tuyaux un dépôt très dur de carbonate de chaux et de silice, coloré par l’oxyde de fer. On a employé avec succès, pour remettre en état les-tuyaux incrustés, après dépose, le chauffage dans un brasier.
- Les analyses bactériologiques n’ont généralement pas décelé d’organismes suspects ou pathogènes.
- L’eau ne se trouble que par des pluies très abondantes et très soutenues, et au moins 24 heures après le début de la pluie.
- A part des épidémies à longs intervalles, la fièvre typhoïde est généralement rare et peu grave.
- Souk-Akras (g-6ig h.) dont 5.076 Européens) (7.602 p. m. a.)
- Sources amenées par la gravité.
- Projet récemment réalisé d’adduction des eaux d’Aïn-Gridjim, avec embranchement sur Zarouria. Dressé par MM. Souleyre, ingénieur en chef, et
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- Vielle, ingénieur ordinaire. Exécuté en 1906-1907 sous leur direction et celle de M. Bavoillot, ingénieur auxiliaire.
- Dépense prévue, 426000 francs. Dépense .faite, 38o 000 francs.
- I. — a) Sources de Ras-el-Oued et d’A'in-Souda, à la maiissance du Gha-bet-Ras-eDOued, cours supérieur de l’Oued-el-ilammam (12 kilomètres au nord de la Ville).
- Sortent de la base du massif calcaire du Djebel-M’Sid (éoeène inférieur, niveau des phosphates de chaux),'reposant sur des marnes.
- Les eaux à leur origine sont retenues par un barrage en maçonnerie,«en amont duquel est établi un blocage en moellons, surmonté de terre ordinaire. La conduite part d’un regard en maçonnerie recevant l’eau du barrage par des barbacanes.
- Cette captation assez sommaire donne une eau qui se trouble presque instantanément après les pluies ; l’inconvénient est atténué au point de vue hygiénique par le fait qu'autour du barrage le pays est désert, sans tentes ni pâturages. Néanmoins il est prévu que cette eau doit être éliminée de la consommation par suite de la mise en service de celle d’Aïn-Gridjim.
- Conduite d’amenée en fonte de 0,10, avec joints en caoutchouc, formée d’une série de siphons, à chaque point haut desquels se trouve un regard avec tampon de pierre de taille et ouverture de trop-plein.
- b) Sources d’Aïn-Gridjiin, à 20 kilomètres au sud de la Ville, à la naissance de l’oued Gridjim qui se jette dans l’oued Beugueurre, cours supérieur de l’oued Bengoub, qui est lui-même un gros affluent de la Medjerdah. Elles sortent de la base de calcaires d’eau douce (pliocène) reposant sur des marnes.
- Captage par une galerie en maçonnerie de 80 mètres de longueur, section 1 m. 20 X 2 m.20, entourée d’un drain en pierres sèches avec lequel l’intérieur communique par des barbacanes. La galerie aboutit à une prise de 3 mètres sur 2 m. 5o dont le côté aval est formé par un barrage établi en ti’avers de l’oued.
- Conduite d’amenée en tuyaux de fonte à emboîtement, formée de 14 siphons. Longueurs : i3 3oo mètres en tuyaux de 0,20 ; 5 600 en tuyaux de 0,162, et 2,700 en tuyaux de 0,18.
- 4. — Réservoir en maçonnerie de 2 000 mètres cubes, et bassin de distribution en ciment armé de 75 mètres cubes à Zarouria.
- 5. — Réseau de 9000 mètres (tuyaux en fonte de o,o6 à 0,10 defflia-mètre) avec 25 robinets d’arrêt répartis dans tout le réseau.
- 8 fontaines à jet continu et fontaines abreuvoirs ; 76 bouches d’arrosage et d’incendie ; 5 urinoirs publics à^effet d’eau ; 290 concessions aux particuliers.
- 6. —
- Volume par jour en moyenne 2 200 mètres cubes Souk-Ahras } » » maximum 2 5oo mètres cubes
- ( » » minimum 2 000 mètres cubes
- Zarouria » » en moyenne 160 mètres cubes
- Tarif des concessions au robinet de jauge, prix variant de 4o à 3o francs par an pour un ménage, selon le nombre de ménages par maison.
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- Tarif pour usages industriels, 0,20 par mètre cube mesuré au compteur. Prix de vente par an, 4° 000 francs.
- T. — Eau d’Aïn-Souda : matières fixes 1 160; CaO, 4o3 ; MgO, 80; SOH, 277 ; Cl, 34 ; matières organiques, 1 mgr. 6.
- Souk-Ahras est, après Bougie, la Ville d’Algérie la moins touchée par la fièvre typhoïde.
- 8. — Néant.
- 10. — Réseau d’égouts assez complet, mais dans certains quartiers il ne reçoit que la partie liquide des matières fécales, par déversement des fosses.
- Tébessa (7.330 h. dont 1.434 Européens) (5.722 p. m. a.)
- Sources amenées par la gravité.
- Régie directe.
- 1. — a) Source d’Aïn-El-Bled à 700 mètres à l’est de la Ville, dans des calcaires turoniens. Galeries captantes datant de l’époque romaine, creusées dans le roc et en partie maçonnées ; développement, 15 mètres ; hauteur sous clé, 1 m. 20. On y accède par un puits maçonné; elles sont reliées aune chambre de répartition, située à 90 mètres de distance, au moyen d’un aqueduc maçonné de o,5o X 1,00 de section.. De là, l’eau est répartie par trois conduites distinctes entre la Zaouia, le Génie militaire et la Ville.
- b) Source d’Aïn-Chela, située à 3oo mètres de la Ville et amenée par un aqueduc romain et un tronçon de conduite en fonte jusqu’à un abreuvoir situé à 100 mètres de l’entrée de la Ville. L’eau de cette source alimente ledit abreuvoir et est utilisée pour les irrigations.
- 4. — L’eau attribuée à la Ville est recueillie, immédiatement après l’ouvrage de répartition, dans un château d’eau construit en 1906, composé de deux bassins placés dans le prolongement Tun de l’autre et ayant une capacité totale de 4oo mètres cubes (dépense faite, 16200 francs).
- D’autre part, il y a en ville un réservoir de 3oo mètres cubes.
- 5. — La répartition de l’eau est faite de la manière suivante :.
- 1/8 à la Zaouia; 1/8 au Génie militaire ; 6/8 à la Ville.
- Longueur du réseau de distribution, 3 3oo mètres.
- 2 abreuvoirs; 2 lavoirs; 10 bornes-fontaines à jet continu ; 3 boîtes d’arrosage ; g5 prises particulières.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne, 730 mètres cubes.
- » a maximum, 860 »
- » ') minimum, 600 »
- Prix de vente de l’eau aux particuliers, 0 fr. i5.
- I7. — Degré hydrotimétrique, 44° î résidu fixe, ; 3oo germes aérobies par centimètre cube.
- 10. — Les eaux usées sont versées dans les rigoles pavées et les matières fécales sont recueillies dans des fosses d’aisance étanches.
- On construit actuellement un réseau d’égouts partiel de 1 176 mètres de développement.
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- DÉPARTEMENT D’ORAN
- t° Territoires administrés par l'autorité civile . 5 arrondissements 88 communes de plein exercice 18 communes mixtes 1-060.037 habitants
- •2° Territoires de commandement 2 communes mixtes 1 commune indigène . 62.5oi habitants
- Total. • 1.12 2.538 habitants
- Arzeu (6.548 h. dont 4-910 Européens) (3.o85 p. m. a.)
- Sources amenées par la gravité.
- Projet du service des Ponts-et-Chaussées, réalisé vers 1900 (?) sous la direction de M. Leloutre, ingénieur ordinaire. Dépense, 83o 000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Source de la propriété Gand, entre Mostaganem et Mazagran, à environ 4o kilomètres de la Ville, à la cote 118.
- Captation par une galerie souterraine avec 3 puits d’aération.
- Conduite en fonte de o,3o de diamètre au départ, desservant en route diverses agglomérations, et diminuant progressivement jusqu’à o,i35. On craint -que ce dernier diamètre ne soit trop faible à cause des incrustations.
- 2. — Il existe au départ un réservoir à gradins ; à chaque gradin est disposée une petite barrière en copeaux métalliques, en vue d’aérer l’eau. Celle-ci passe ensuite dans 3 bassins de décantation avant de s’engager dans la conduite.
- 4. — Réservoir de 600 mètres cubes à 200 mètres de la Ville, à la cote 33 (la partie basse de la Ville est au bord de la mer, à la cote 1,5o).
- o. — Service public, 10 bornes-fontaines, 45 bouches d’arrosage ou d’incendie, 2 urinoirs publics à effet d’eau.
- Service privé, i5o concessions aux particuliers.
- 6. — Le débit de la source est de 900 mètres cubes par 24 heures. Il en arrive 600 en Ville.
- Prix de vente : le ier mètre cube, 5o francs, le 2% 3o francs, 3e et snivant, 25 francs.
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- 7. — Résidu à iio°, 1 280 ; degré hydrotimétrique total 48% permanent 3o° ; CaO (en Ca So4) 5oo ; Cl (en NaGl) 667 ; nitrates (sur le résidu salin) traces très sensibles, matières organiques (en oxygène) 1 mgr. 8.
- Examen bactériologique. Culture sur gélatine nutritive, peu de colonies à la numération, mais plusieurs très actives et par cela même un peu suspectes. Pas de germes liquéfiamts.
- 8. — On prévoit la continuation du captage pour augmenter le débit de 200 mètres cubes, si toutefois les conduites peuvent le porter.
- 9. — On avait étudié autrefois l’adduction des sources de la falaise de Kristel, à 18 kilomètres d’Arzeu ; il aurait fallu une machine élévatoire.
- 9. — La municipalité étudie un projet de tout-à-l’égout avec évacuation à la mer. L’eau servant aux chasses proviendrait d’un barrage recueillant des eaux saumâtres. Dépense, 2.35 000 francs.
- Bel-Abbés ou Sidi-Bel-Abbès (29.088 h. dont 19.445 Européens) (24-494 P* m- a- faubourgs compris)
- Drainage et usine hydraulique (1897)
- Régie directe, M. Dague, architecte de la Ville, directeur du service.
- 1. — Drainage composé d’une pierrée de 70 mètres de longueur sur 1 m. 60 de' largeur et 2 m. 60 de hauteur, établi dans une nappe très étendue qui descend du plateau de Ténira vers la rivière de la Mekerra. à des profondeurs variant de 1 m. 5o à 8 mètres au-dessous de la surface du sol. Le sous-sol est formé par les argiles vertes à nodules siliceux de la base de l’éocène inférieur.
- Cette nappe émergeait d’ailleurs autrefois sous forme de marécages à l’emplacement actuel de la Ville, par suite d’une barre rocheuse qui relève son niveau vers l’endroit occupé par le théâtre et le marché ; ces marais ont été desséchés par drainage superficiel et apport de terres, mais on s?expliqiue facilement que les nombreux puits de la Ville (d’ailleurs encore recherchés pour leur fraîcheur) demeurent très sujets à contamination.
- Le drainage est situé à 1 kilomètre au sud-ouest de la Ville. Le fond est constitué, à 7 mètres de profondeur, par un banc de rocher compact. La pierrée est recouverte de o m. 4" de sable, puis de terre argileuse la préservant des infiltrations superficielles.
- Les eaux se collectent dans trois puits, l’un au milieu et les deux autres aux extrémités de la pierrée, communiquant avec elle au moyen de barba-canes et entre eux par une file de tuyaux en ciment de 0 m. 60.
- Les puits traversent le banc rocheux pour recueillir, au-dessous de lui, une faible nappe ascendante (sous-pression 1 m. fio).
- Un périmètre de protection de 4 hectares, planté d’arbres, est réservé autour de ces ouvrages.
- Adduction par une conduite en fonte de 0 m. 35 et de 2 kilomètres environ de longueur.
- 3. — Deux turbines, mues par une dérivation de la Mekerra, actionnent
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- les pompes êlévatoires refoulant l’eau à 3o mètres de hauteur. Une machine à vapeur à condensation de la force de 22 chevaux, machine horizontale système Piguet, sert à secourir les moteurs hydrauliques en cas d’accident ou de manque d’eau à la dérivation.
- Pompes système Dumontant (de Nice), à 3 corps à double effet, à grande vitesse et clapets équilibrés.
- Conduite de refoulement en fonte, de 0 m. 3o, de 600 mètres de longueur.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, de 4 900 mètres cubes avec 3 m. 5o de hauteur d’eau, divisé en deux compartiments ; couverture en voûtes d'arête et voûtes en berceau, en béton de ciment, portée sur piliers espacée de 4 m. 4° d’axe en axe.
- *>• — Conduites en fonte avec joints au plomb. Réseau maillé. Pression variable selon les quartiers, mais ne dépassant pas 6 mètres.
- Longueur du réseau : 22 600 mètres.
- Service public : 12 fontaines à jet continu, lavoirs et abreuvoirs. — 32 bornes-fontaines. — 102 bouches d’arrosage. — 134 bouches d’incendie.— 9 urinoirs publics à effet d’eau.
- Service privé : 45o concessions aux particuliers.
- O. — Volume d’eau consommé en moyenne par 24 heures : 2 000 mètres cubes, maximum 2 700 mètres cubes, minimum 1 3oo mètres cubes.
- L’eau est distribuée au compteur (fourni et entretenu par l’abonné). Prix annuel, 7 francs par hectolitre quotidien pour les 10 premiers hectolitres (avec un minimum de 3); 5 francs du 110 au 5ooe, et 4 francs pour le 5oie et les suivants. L’eau consommée en sus du volume fixé par le titre dabonnement est payée à o fr. 21, 0 fr. i5 ou 0 fr. i3 le mètre cube, selon-la catégorie de l’abonnement.
- 7. — Eau de canalisation :
- CaCO3, 90 ; CaSO4, i55 ; CaClâ, 98 ; MgCO3, i48 ; MgAz206, 26 ; NaCl, 242 ; résidu total, 769 ; matières organiques (en oxygène), 2 mgr. 6.
- Eau d’un puits, maison particulière, près de l’église :
- CaSO4, 35o ; GaCl2, 2o5 ; MgCO3, 3o2 ; MgAz206, 86 ; MgCl2, 116 ; NaCl, 64o.
- Analyse bactériologique (eau des puits). Cette eau varie depuis 120 germes d espèces inoffensives par centimètre cube jusqu’à 20 000 germes liquéfiant la gélatine en moins de 48 heures. On a constaté dans l’eau de divers puits le bacille coli.
- 8. — On prévoit : augmentation du réseau de conduites dans les faubourgs : 8 5oo mètres ; du nombre de bouches d’arrosage ou d’incendie ; 65 : du nombre des bornes-fontaines, 10.
- IO.~ Un réseau d’égouts assez complet, avec réservoirs de chasse, a été construit en 1898, en remplacement des anciens égouts non étanches, recouverts en fascines, mais il reste encore beaucoup de fosses fixes dans les laubourgs.
- L’évacuation des eaux usées est dirigée sur des champs d’épandage dont les particuliers tirent un grand profit. La désinfection a lieu à domicile au
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- moyen d’appareils pulvérisateurs de solution de sublimé, et d’une étuveuse pour les effets de lingerie et de literie.
- La situation de la Ville, qui était jusqu’en 1900 celle d’Algérie la plus éprouvée par la fièvre typhoïde, s’est beaucoup améliorée. Le taux des décès typhoïdiques, qui était avant 1900 de 65 °/oo> sest abaissé à 18 °/00 décès.
- Le Kreider (environ 500 h., plus une garnison de 800 hommes)
- Source abondante, émergeant de la plaine du Chott Chergui, au milieu d’un bassin d’environ 5o mètres de long sur 25 de large, profond de 1 mètre à 1 m. 5o. Elle est manifestement de provenance artésienne et paraît devoir être attribuée (Pouyanne) aux eaux suivant souterrainement la surface de séparation entre le terrain quaternaire des Hauts-Plateaux et la cuvette des marnes secondaires sous-jacentes, large de 100 kilomètres du nord au sud. Ces eaux, parvenues à l’aplomb de la berge septentrionale du Chott, rencontrant l’atterrissement argilo-gypseux de celui-ci, remontent au jour en suivant les profondes falaises du terrain quaternaire.
- D’après cela, la source du Kreider est tout à fait analogue aux behour décrits ci-après dans la région saharienne ; on rencontre d’ailleurs, de distance en distance, le long des chotts, de petites sources .situées sur des mamelons et analogues au chria.
- Deux conduites en fonte partent du milieu du bassin et vont alimenter, l’une la gare et la garnison, l’autre le village.
- Température de l’eau à la source, 26°, hiver comme été. paraissant indiquer une profondeur de i5o à 200 mètres; degré hydrotimétrique, 3o° ; résidu fixe, 449*
- Mascara (22.934 h. dont 9.996 Européens) (18.989 p. m. a.)
- a) Sources amenées par la gravité (date antérieure à l’occupation).
- b) Sources et élévation par transport de force électrique (1895 et 1901).
- Régie directe.
- 1. — a) Sources prenant naissance dans le profond ravin de l’oued Toud-man, qui sépare la Ville du faubourg de Bab-Ali ; échelonnées depuis 3 kilomètres en amont jusque près du faubourg ; les deux principales sont celles de Saint-Hippolyte et de l’Aïn-Sultan, sortant des grès et sables pliocènes qui surmontent les argiles du miocène supérieur.
- b) Sources de Sidi-Daho, à 8 kilomètres au N.-N.-E. de la Ville. Même situation géologique que les précédentes. Leurs eaux sont recueillies dans une chambre d’eau voûtée, de 10 mètres de longueur et 3 m. 5o de largeur, avec 4 m. 5o de hauteur sous clef.
- 3. — Une locomobile système Garett, de 8 chevaux, actionnant une pompe jumelle à 2 pistons, qui élève 36 mètres cubes à l’heure à 5o mètres. En outre un moteur électrique, recevant le courant d’une usine électrique créée à Aïn-Fekan, à quelques kilomètres de là. Cette usine (qui n’est pas spéciale à l’alimentation en eau) comprend 2 groupes électrogènes composés chacun de :
- Une turbine de i5o chevaux de force, fonctionnant avec une chute deau de 45 mètres et accouplée directement à un alternateur à courant triphasé de
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- 5oo volts, de puissance correspondante (type 120 kilowatts) et à une excitatrice à courant continu de 110 volts, de 7 à 8 chevaux.
- Refoulement de 2000 mètres, en tuyaux de 0 m. 175, jusqu’à un bassin cylindrique de 65 mètres cubes, puis écoulement par la gravité sur 5 kilomètres avec le même diamètre.
- 4. — Réservoir en maçonnerie, voûté, divisé en 2 compartiments, l’un de 1200 mètres cubes et l’autre de 23o mètres eubes.
- 5. — Réseau comprenant 11 000 mètres de tuyaux systèmes Lavril, Tur-quet et Somzée, de o m. o5 à o m. i5de diamètre ;
- 22 fontaines publiques; i5 bouches d’incendie, 6 bouches d’arrosage;
- 45o concessions particulières au robinet de jauge, 17 à robinet libre.
- 6. — Consommation (hiver comme été) 1 200 mètres cubes par jour, dont 220 pour la garnison. Il reste donc à la population civile 54 litres par tête d’habitant.
- Prix des abonnements, 12 fr. 20 par an pour chaque hectolitre d’eau par jour. Il n’est point fait d’abonnement pour une quantité inférieure à 5 hectolitres par jour.
- La distribution est intermittente, et a lieu de 6 à 11 heures du matin et de 2 à 7 heures du soir.
- 7. — Degré hydrotimétrique, 24°; GO2, 5 milligrammes ; CaCO3, 160 ; MgSO4 et MgCl, ensemble 82 ; NaCl, 3i ; total résidu fixe, 273 ; matières organiques (en permanganate), 8.
- Eau fortement incrustante, ce qui rétrécit le diamètre des tuyaux.
- 10. —-Réseau d’égouts assez développé. Toutefois, l’eau n’est pas en quantité suffisante pour y envoyer des chasses pendant les périodes de sécheresse.
- Moslaganem (22.011 h. dont 10.716 Européens) (19.528 p. m. a.) (*)
- Sources disséminées et dérivation d’un petit cours d’eau (dates inconnues).
- Régie directe.
- I. — a) Nombreuses sources, en divers points de la ville et de ses faubourgs, ou à proximité, Elles prennent naissance à la séparation des grès et sables pliocènes et des marnes sahéliennes sous-jacentes. L’eau sort des fissures des grès ou de galeries creusées de main d’homme, parmi lesquelles certaines remontent à l’époque des Turcs.
- Toutes ces sources ont des canalisations autonomes, au nombre de 9 au flaoins, desservant les unes un quartier,. les autres de simples lavoirs ou b°n taines.
- b) Sources dans le thalweg du ruisseau l’Aïn-Sefra, au niveau de l’établissement des Lits militaires. Alimente toute la partie de la ville intra-flauros située sur la rive gauche du ruisseau.
- (*) Voir pour plus de détails Les Eaux d’alimentation de la ville de Mostaganem, par le I)t Maronneau, pharmacien-major, et le Dr Morard (Imprimerie Balland, Mos-kganem).
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- c). Captages dans le même thalweg, à i 600 et a5oo mètres de la ville, l’un alimentant les quartiers de Saint-Jules et de Beymouth, l’autre le quartier de Matemore. Elles sont amenées par deux canalisations distinctes, partie en maçonnerie, partie en fonte.
- 4. — Un seul réservoir de quelque importance, celui de Matemore, construit en maçonnerie, à peu de distance du fort de l’Est, point culminant de la ville, pour les eaux de l’Aïn-Sefra.
- o. —Conduites de distribution généralement en fonte. Celles des diverses sources se recroisent les unes les autres en formant un réseau fort enchevêtré.
- O. — On n’a pas de renseignement précis, mais l’eau des conduites, qui sert à la fois à la boisson et à des irrigations, devient rare en été.
- T- — Les eaux a et b proviennent toutes de nappes profondes, recouvertes par les terrains compacts et non fissurés des collines du Fort de l’Est et de Beymouth. A la source, elles sont d’une pureté suffisante ; mais les canalisations et les distributions laissent à désirer ; aussi sont-elles pour la plupart à la limite de la potabilité ; on pourrait les rendre bonnes en améliorant les canalisations.
- Les eaux c sont un mélange d’eau d’infiltration des terrains voisins et d’eau de l’Aïn-Sefra ; les captages et les canalisations sont très-défectueux. Yoici l’analyse, de l’une d’elles : Matière organique (en oxygène absorbé en solution alcaline) 0,626, ammoniaque albuminoïde 0,122 ; Cl, 280 ; S04H, 67 ; GaO, 92; MgO, 14 ; SiO2, i3 ; degré hydrotimétrique total, 190, permanent, 120. Résidu sec à ioo°, 693.
- L’analyse bactériologique montre des colonies composées uniquement de microbes saprophytes, sans germes de maladies infectieuses et sans colL Le nombre de ces colonies est beaucoup plus élevé dans les milieux ensemencés avec les eaux c qu’avec a et b...
- 8. —-La ville a entrepris des études pour l’adduction d’eau du point dit les Sepl-Puits, qui; malgré un' degré de minéralisation un'peu élevé, se présente comme de bonne qualité.
- 10. — Réseau d’égouts défectueux.
- \r©dï*oma (32.322 h. dont 786 Eùropéens) (5.254 p. m- a.) Sources amenées par la gravité.
- Régie directe.
- L’eau provient des sources de Dchar (Ras-El-Dbhar). Il y a en ville 2 réservoirs, place de la Mosquée et place du Marché.
- Service public : 12 fontaines à jet continu; 7 urinoirs publics à effet d’eau,
- Service privé : 5o concessions aux particuliers.
- Prix de vente : 5 francs par an et par concession.
- E eau est très calcaire.
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- O rail (106.517 h., dont 84-7o3 Européens) (100.499 p- m. a.) Sources et puits forés, machines à vapeur.
- Société générale, des Eaux, société anonyme au capital de 1 5oo 000 francs, place de la République (Palais consulaire). M. Plat, directeur,, M. Flahaut, ingénieur-conseil.
- 1,. — a) La source de Razi-el-Aïn, à 1 000 mètres de la ville, et celle de K oiseux, à 6 000 mètres, prennent naissance dans la crête rocheuse du Murdjadjo, composée.à.son sommet de calcaires sahéliens (miocène supérieur), qui surmontent des schistes bruns de l’étage oxfordien, appliqués au flanc d’un massif de calcaires doiomitiques basiques et de schistes toarciens.
- Les deux sources proviennent des eaux tombées sur cette crête ; celle de Raz^el-Ain paraît recevoir en outre une partie des eaux d’infiltration< de la plaine quaternaire située au S.-S.-O. de la ville, ce qui explique à la fois son abondance et sa minéralisation moindre que celle de l’eau de Noiseux.
- La captation du Raz-el-Aïn consiste en une très ancienne galerie (remontant, dit-on, aux Phéniciens), creusée dans un tuf calcaire friable qu’on retrouve dans les puits, de,la plaine quaternaire. La source naît au fond de la galerie.. Longueur environ,5o mètres.
- A l’extrémité, aval, il existe un château d’eau d’où partent deux canaux en maçonnerie, Celui de. la. rive gauche du ravin Raz-el-Aïn sert à l’irrigation de plusieurs petites parcelles de terrain, où l’on fait des cultures maraîchères sur une longueur de 900 mètres environ, puis se termine par un} petit, ouvrage en maçonnerie, d’où partent deux conduites: en fonte, l’une servant à. l’alimentation des bas quartiers de la ville d’Oran et l’autre à 'l’alimentation du. village de Mers-el-Kébir, auquel on a attribué, un. volume d’eau de 260 mètres cubes par 24 heures.
- Sur la rive droite du château d’eau existe également un canal en maçonnerie qui, assure, comme sur la rive gauclie du, ravin, l’irrigation de plusieurs, petites parcelles de terrain, l’alimentation du bas quai'tier de la ville) d’Oran; et le. fonctionnement de 3 moulins, à larine dont 2 actuellement en, chômage.
- La captation, de Noiseux. consiste en galeries maçonnées y à parois perméables, creusées dans le schiste. Adduction par un aqueduc, en maçonnerie.
- è) Les eaux.de Brédéah,. à. 26 kilomètres de la ville*, sont des. eaux profondes, remontant au jour en suivant le contact du terrain sahélien et de 1 atterrissement argilo-gypseux quia comblé la. grande, cuvette* dite de la Sebkha de Misserghin.
- Forages de 20 mètres de profondeur.
- S- — Il existe actuellement 4 usines élévatoires. L’une, aux aboids de la source de Raz-el-Aïn, est faite.en vue d’élever les eaux, de cette source dans fes bassins réservoirs établis sur la ville haute, elle est installée comme il est ^itau § « ci-après, mais elle ne fonctionne pas encore.
- Une autre, installée à Brédéah, élève les eaux des forages jusqu’à l’origine de. la conduite d’amenée par la gravité. L’usine dite « du polygone )> et 1 usine « auxiliaire » relèvent l’eau des réservoirs afin d’alimenter les quar-Uers pluS élevés qu’eux ou situés à la même altitude.
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- a) Usine de Raz-el-Aïn. — Machine à vapeur horizontale à deux cylindres Dujardin, de Lille, de 120 chevaux, à distributeurs Corliss et condensation, 35 tours à la minute. Pompe Meunier, à piston plongeur, en prolongement de la tige du piston à vapeur. Débit 7 mètres cubes à la minute, suffisant pour élever en 24 heures la totalité du débit de 8 à 10000 mètres cubes fournie par la source. Hauteur de refoulement, 5o mètres.
- b) Usine de Brédéah. — Machine à vapeur horizontale, à 2 cylindres, Dujardin, de Lille, de 120 chevaux, 32 tours à la minute. Pompe Meunier à 2 pistons plongeurs à double effet, en prolongement des tiges de pistons à vapeur ; débit, 6 mètres cubes à la minute. Comme machine de secours, une turbine-pompe, système de Laval, de 5o chevaux, débit à la minute 3 m3 200.
- 3 générateurs semi-tubulaires, représentant une surface de chauffe totale de 390 mètres carrés.
- Réservoir d’air de la pompe, diamètre intérieur, 0 m. 800, hauteur, 3 mètres.
- L’usine peut refouler en 24 heures 9 000 mètres cubes à 56 mètres de hauteur. L’eau arrive dans un réservoir de distribution à la cote i38, d'ou elle s’écoule vers les réservoirs de la ville (cote 122) par une conduite de 0 m. 55 de diamètre et 26 kilomètres de longueur, en tuyaux de ciment (Porte de France, à Grenoble) ; tuyaux de fonte à la traversée de quelques dépressions.
- c) Usine du Polygone. — Machine Blacke (maison Glaenzer et Perreaud, de Paris), refoulant 1 m3 35o par minute à 52 mètres. Alimente principalement le quartier d’Eckmuhl ; peut fournir de l’eau pour l’alimentation des quartiers au-dessous de la cote 120 mètres, et pour l’irrigation des vignes, au moyen d’une canalisation développant 9 kilomètres.
- d) Usine uuxiliaire. — Turbine-pompe de Laval, de 5 chevaux, élevant environ 100 mètres cubes par jour à 20 mètres de hauteur, pour l’alimentation du quartier Gambetta.
- 4. — Réservoir des eaux de Noiseux, 700 mètres cubes ; et bassins-réservoirs de la ville, en 2 parties indépendantes, couverts ; capacité totale, 17000 mètres cubes.
- 5. — Tuyaux de distribution en fonte (plomb pour les diamètres inférieurs à 0 m. o3) ;
- 10 fontaines monumentales ;
- 147 bornes-fontaines;
- 34 urinoirs ;
- 25 réservoirs de chasse d’égouts ;
- 1 3oo concessions particulières au robinet de jauge ;
- 14oo » » au compteur.
- 6. — Consommation moyenne, 17000 mètres cubes par jour, se décomposant en :
- 4 5oo mètres cubes 15oo »
- 3 000 »
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- Communes voisines (Bou Tlélis, La Sénia, Valmy, Mangin. Mers-el-Kébir), 760 mètres cubes. Abonnements, 45°°! irrigations, 2 5oo ; 3 moulins à farine, 3 000.
- Dans ces chiffres n’est pas comprise une partie du débit de Raz-el-Aïn qui est élevée par la compagnie P. L. M. pour sa gare de Karguentah.
- Prix des abonnements :
- Alimentation, le premier mètre cube, 100 francs par an; les quatre suivants, 80 francs chacun ; les suivants, tarifs décroissants jusqu’à 5o francs à partir du onzième.
- Irrigation, le premier mètre cube, 100 francs par an; les quatre suivants, 5o francs chacun ; les suivants, tarifs décroissants jusqu’à 4° francs à partir du cinquantième.
- 1..— Eau de Raz-el-Aïn : Degré hydrotimétrique, 32°; CaCO3, 64; MgCO3, 36; CaSO\ 10 ; MgSO4, 62 ; MgCl, i4 ; NaCl, 60 ; total résidu fixe, 2 36 ; matières organiques (en oxygène), 2 milligrammes.
- Eau de Rrédéah ; Degré hydrotimétrique, 44° ; CaCO3, 126 ; MgCO3, 86 ; CaSO4, i34; MgSO4, 95; MgCl, 54 ; NaCl, 254 ; total résidu fixe, 748 ; matières organiques (en oxygène), 2 mg. 3.
- On voit que l’eau de Brédéah est beaucoup plus minéralisée que celle de Raz-el-Aïn. Aussi celle-ci est-elle plus recherchée pour la boisson. Malheureusement elle est susceptible de contamination, en raison des défectuosités de sa conduite, et en 1900 on y a trouvé du bacille coli et des espèces microbiennes de la putréfaction.
- La fièvre typhoïde paraît devoir être surtout attribuée, comme la variole et la diphtérie, aux mauvaises conditions hygiéniques dans lesquelles vivent les habitants de la vieille ville espagnole.
- Saïda (8.117 h., dont 5.127 Européens) (6.256 p. m. a.)
- Source amenée par la gravité.
- Dépenses en 1898 et 1899, pour réfection des conduites et construction du réseau d’égouts : 225 000 francs.
- En 1907, construction d’égouts : 32 000 francs.
- Régie directe.
- 1. — Source de l’Aïn Sultan, dite aussi Fontaine Mahboul, située à '800 mètres au sud-est de la ville, à 27 mètres au-dessus du sol de la Redoute qui forme le point culminant de la ville étagée en pente douce.
- Jaillit au pied d’un escarpement de calcaires dolomitiques (partie inférieure de l’étage bathonien). Proviendrait, d’après Pouyanne, des eaux tombées sur l’ensemble de la région de plateaux ondulés que forment ces calcaires jusqu’à Khalfallah, à 4o kilomètres au sud, puis arrêtées par les couches marneuses situées au-dessous, et rassemblées en une rivière souterraine.
- La source, à sa sortie du rocher, est recueillie dans un bassin couvert, à l’intérieur duquel se fait la répartition des eaux entre la conduite de la ville, Annuaire des Distributions d’eau.
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- les conduites des établissements militaires et les canaux d’irrigation. Le-trop-plein, véritable rivière à certaines époques, s’écoule dans un cours d’eau voisin. •
- Une chambre filtrante de 4°° mètres cübes avec lavage par chasses, existe à proximité du bassin.
- Canalisation jadis très défectueuse, en maçonnerie, refaite en fonte-en 1898.
- Débit moyen de la source, 42 litres par seconde, augmente énormément après les fortes pluies ou la fonte des neiges. Le plus faible débit observé a été 34 litres.
- Eau sujette à contaminations accidentelles, par suite de failles et fissures . par lesquelles pénètrent les eaux de surface du plateau des Hassasnah, dominant la source à faible distance, et occupé par de nombreux campements-arabes. L’eau devient rouge et boueuse dès le lendemain des pluies abondantes. On rapporte qu’en 1891, une bande de criquets s’étant abattue dans-un cirque situé à environ 10 kilomètres de la ville, et au fond duquel se trouve une crevasse, l’eau de l’Aïn Sultan charria pendant huit jours une grande quantité de ces animaux, la plupart vivants. Le fait est toutefois contesté.
- 5. — Réseau de distribution de 6 365 mètres.
- Service public : 3 fontaines à jet continu, 18 bornes-fontaines, 3o bouches-d’arrosage, 3o bouches d’incendie, 7 urinoirs à effet d’eau.
- Service privé : 4oo concessions aux particuliers.
- 6. — Volume d’eau cousommé par jour en moyenne 1 000 mètres cubes,
- » » maximum 1 200 »
- » » minimum 800 »
- Prix de vente aux particuliers, 4o francs par mètre cube journalier,
- 7. — Analyse chimique : Degré hydrotimélrique 3o° ; CaCO3, i65 ; MgCO% 42 ; MgSO4, 22 ; NaCl, 55 ; résidu total, 284.
- Analyses bactériologiques variables avec les époques. L’une d’elles (juillet 1894) a donné 6000 germes par centimètre cube, dont un tiers de bacille coli. Une autre (septembre 1898) a donné 5oo germes, dont aucun pathogène. Une plus récente (avril 1908) 1657 germes aérobies, 66 anaérobies ; la recherche des espèces pathogènes n’a pas donné de résultats positifs,
- IO — L évacuation des eaux usées se fait par un réseau d’égouts complet-aboutissant à un champ d’épandage.
- Saint-Denls-du-Sig (12 .087 h. dont 7.320 Européens) (8.073 p. m. a-)
- Deux distributions distinctes.
- Régie directe.
- Eau de source
- amenée par la gravité (1884), dépense, 120000 francs.
- 1, -— Sources émergeant des calcaires miocènes, dans la vallée de l’Oued Mebtpuh. Deux seulement sont captées jusqu’ici. Conduite d’amenée ei*
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- fonte de o m. 08, système Somzée, de 6 800 mètres avant l’arrivée au réservoir.
- 4. — Réservoir double, voûté, de 35o mètres cubes.
- 5. — Tuyaux en fonte de 0,10 sur 3 85o mètres de longueur, depuis le réservoir jusqu’en ville.
- Distribution par tuyaux de 0 m. o5, alimentant 5 bornes-fontaines, quatre écoles et l’hôpital.
- La pression dans les conduites est de 5 atmosphères.
- 6- — Consommation, 5o mètres cubes par jour. Cette eau n’est pas donnée en concession aux particuliers.
- 7. — Eaux très limpides, aérées, très propres à la cuisson des légumes.
- 8. — On projette de capter dé nouvelles sources, pour porter le débit à 100 mètres cubes au minimum, soit environ 10 litres par jour et par habitant.
- Eau de rivière
- amenée par la gravité et filtrée, dépense, 160 oeo francs.
- 1. — Eau prise sur le canal d’irrigation de la rive droite du Sig, à 1 endroit où cette rivière, non encore réunie au Ghabet-el-Mais, porte le nom d’Oued-Mebtouh.
- 2. — Deux bassins de décantation, de 1 000 mètres cubes de capacité chacun. Après dépôt, les eaux traversent des filtres en sable et gravier, de 100 mètres carrés de surface, avec une épaisseur filtrante de 0 m. 75 environ.
- o. — Réseau de tuyaux en fonte, système Somzée, variant de o m. 20 à o,o5 de diamètre ;
- Développement 6 5oo mètres ;
- 15 bornes-fontaines publiques ;
- 80 bouches d’arrosage ou d’incendie ; •
- 225 concessions particulières au robinet libre, (La pression de l’eau ne permet de desservir que les rez de-chaussée.)
- 6. — Consommation, environ 700 mètres cubes par jour.
- Prix des abonnements, 3o francs par an. Pour le chemin de fer, 5o mètres cubes par jour, au prix de 5oo francs par an.
- Cette eau ne sert plus actuellement que pour les usages industriels et l’alimentation des animaux. Avant 1884, elle servait à la boisson des habitants, après nouvelle filtration à domicile.
- 7. — L’eau de cette distribution est de bonne qualité, mais souvent louche, et possède un goût de vase difficile à enlever par filtration.
- 9. — Réseau d’égouts desservant tous les immeubles. Les eaux usées sont utilisées en irrigation pour les cultures maraîchères.
- Tlemcen (39.757 h. dont u.889 Européens) (24-060 p. m. a.) Source amenée par la gravité.
- Régie directe : M. Blanchot, architecte-voyer, directeur du service.
- La source actuelle dite de Fouara inférieure, souvent contaminée en raison
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- de sa nature vauclusienne, va être abandonnée et remplacée par la source dite de Fouara supérieure dont les travaux d’amenée sont en cours d’exécution et qui est décrite ci-après.
- La dépense prévue est de 270 000 francs.
- 1. — Source dite de Fouara supérieure.
- Elle sort du massif jurassique qui au sud domine la ville de Tlemcen, à 285 mètres au-dessus du niveau de la dite Ville, dont elle est distante d’environ 1 800 mètres à vol d’oiseau.
- Ce massif est constitné par deux séries de formations ;
- A la base, un étage gréseux constitué par les grès rouges de Sidi-Bou-Médine.
- En haut, un étage essentiellement calcaire constitué par les dolomies grossières de Tlemcen, des marnes et des marno-calcaires, et enfin des calcaires plus ou moins magnésiens.
- La source est alimentée par les eaux d’infiltration des dolomies et des calcaires bleus du Kiméridgien inférieur. Ces eaux sont en grande partie filtrées par les assises supérieures des grès du Sequanien. La communication entre la surface de réception et le point d'émergence n’est pas rapide, ainsi qu’en témoigne la limpidité inaltérable de l’eau à la source.
- La source débite à l’étiage 52 litres à la seconde dont 35 sont attribués à l’alimentation de la ville de Tlemcen.
- L’eau émergeant d’un rocher, on se borne à construire une chambre de réception, d’où part la conduite d’amenée au réservoir. Celle-ci se compose d’un tuyau de fonte à joints au plomb dont le diamètre est successivement de o,25 et de o,i5 de diamètre.
- Distance de la source au réservoir, 1 310 mètres.
- Distance du réservoir à l’entrée en ville, 600 mètres.
- 4. —- Un réservoir de 2 000 mètres cubes est prévu avant l’entrée en ville et à une altitude.de 33 mètres au-dessus. Il sera construit en maçonnerie hydraulique : voûtes de couverture en briques, cheminées et créneaux d’aération, trop-plein, conduite d’isolement, etc.
- 5. — Longueur du réseau de distribution en ville, en tuyaux de fonte avec joints en plomb, de o,25 à o.o4 de diamètre, 10 k. 600.
- Nombre de fontaines à jet continu, 60.
- Nombre de bouches d’arrosage et d’incendie (type unique), 76.
- Nombre d’urinoirs publics à effet d’eau, i5.
- Nombre de concessions aux particuliers :
- Actuèlles, 600.
- Prévues, 1 200.
- Volume d’eau consommé par jour en moyenne, à raison de 125 litres par habitant, 3 024 mètres cubes.
- Prix de vente de l’eau aux particuliers :
- Prises ménagères de 5oo litres, par an, 5o francs.
- Prises industrielles, l’hectolitre, par an, 6 fr. 25.
- En outre des 3 024 mètres cubes quotidiens, la Ville conservera la jouissance
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- de 10 litres à la seconde sur la source actuelle, canalisés à part, pour 1 arrosage des arbres et des rigoles et les besoins industriels.
- 7. — Analyse chimique.
- Degré hydrotimétrique, 36°8.
- Résidu fixe à i8o° par litre, o.3i2.
- Chlorures en chlorure de sodium \ o gr. 019 par litre Sulfates en sulfate calcique [• 0 gr. 072 »
- Carbonates alcalino-terreux ; 0 gr. 221 »
- Analyse bactériologique, 100 à i5o germes aérobies par centimètre cube, ces espèces microbiennes étant inoffensives, provenant en majeure partie de l’air.
- 10. — Il existe dans la Ville un réseau d’égouts assez étendu, qui est amélioré progressivement. On pratique à Tlemcen le tout-à-l’égout. Les eaux usées et matières fécales circulant dans les égouts sont remises à la sortie des remparts au Syndicat des eaux d’irrigation qui en dispose.
- Une entreprise spéciale opère le balayage et l’enlèvement journalier des ordures.
- La désinfection des locaux, après maladie contagieuse, se fait par les soins de la mairie.
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR L’ALIMENTATION EN EAU DE L’ALGÉRIE (TERRITOIRES DU NORD)
- Dans son ensemble, l’Algérie est constituée par des reliefs montagneux s’étendant en longues bandes parallèles de l’ouest à l’est.
- Les terrains primaires, qui se rencontrent principalement sur le littoral, ne donnent que de petites sources superficielles, de débit très variable selon les saisons.
- Les terrains jurassiques, crétacés et tertiaires, qui forment la plus grande partie du Tell, c’est-à-dire de la "région septentrionale colonisée, sont composés de puissantes séries alternantes de calcaires et d’argiles, de marnes et de grès ; ils sont donc favorables à la formation des nappes aquifères et à la production de sources.
- Au contraire, les steppes des hauts plateaux doivent leur aridité aux dépôts alluvionnaires très épais de la période quaternaire. Ce sont des assises perméables, dues aux apports successifs des éléments arrachés par érosion aux formations précédentes, avec de très rares intercalations de couches argi-leuses ou marneuses, permettant tout au plus l’alimentation de quelques puits très profonds.
- La plupart des villes importantes prennent leurs eaux dans les nappes des terrains tertiaires ou des terrains jurassiques.
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- La disposition en cuvette des couches donne souvent lieu à des nappes sous pression, dont les eaux peuvent revenir au jour, depuis une grande profondeur, par des fissures ou des puits forés. Elles ont alors L’avantage d’un débit constant. Alger et Oran sont en partie alimentés par des forages artésiens de cette nature ; ils sont particulièrement nombreux dans le departement de Constantine, et on verra ci-après l’intérêt exceptionnel qu ils présentent pour la région saharienne.
- Nous donnons, dans les considérations générales sur les territoires du Sud, des renseignements techniques et administratifs sur les sondages.
- Les indications qui seront fournies dans le même chapitre sur les nappes sous pression, leur répartition, leurs épanchements en nappes secondaires ou en sources, etc., s’appliquent également, à des degrés divers,, à la plupart des cuvettes quaternaires plus septentrionales, Hodna, Hauts Plateaux oranais, dépressions du Tell, etc.
- Les pluies sont généralement abondantes pendant l’hiver en Algérie, grâce à la nature montagneuse du pays. Elles prennent même souvent la forme de neige dans cette saison, sur les: sommets élevés.
- Mais il y a pendant l’été trois ou quatre mois de grande sécheresse dont se ressent beaucoup le débit de toutes les nappes qui ne sont pas très profondes. C’est une des difficultés spéciales à l’alimentation en eau en Algérie.
- Une autre difficulté, moins connue, tient à ce qu’on peut appeler les variations climatériqnes à longue période. Elle a été mise en évidence par M. Gauckler dans une étude sur la Pluie à Alger, publiée dans les Annales de Géographie (igofi, page 332). M. Gauckler montre qu’on n’est pas fondé a croire que le climat tend d’une manière définitive vers un régime plus sec ou plus humide, comme on l’affirme parfois ; mais qu’il subit des variations alternatives à longue période, et d’ailleurs sans loi encore discernable. Les chutes de pluie, même corrigées des variations exceptionnelles qui se produisent d’une année à l’autre, au moyen de leur groupement en périodes de quatre années, présentent des variations dont le tableau suivant donne l’idée :
- De i85o à 1860, le nombre de millimètres d’eau tombé pendant une période de quatre années commençant à chacun des ier janvier consécutifs, a oscillé entre
- 35i2 et 2912 millimètres De 1870 à 1884, entre 2 io5 et 2 65o »
- De 1886 à 1892, entre 3 147 et 3 3og »
- De 1891 à 1899, entre 2 129 et 1 823 »
- On voit quels écarts, allant presque du simple au double, se sont produits entre les diverses périodes de quatre années au cours de ces différents intervalles. Et si Pon considère le débit des sources de Télemly, par exemple, on trouve qu’il a suivi une marche sensiblement parallèle à celle des chutes de pluie, passant par les valeurs suivantes :
- 1 620 litres en 1860 ;
- 1 180 litres en i885 ;
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- i 670 litres en 1891 ;
- I 3go litres en 1900.
- II s’agit cependant de sources assez profondes, influencées seulement par les variations pluviométriques à longue période. On voit d’après cela quelle incertitude peuvent laisser les jaugeages effectués seulement pendant une courte durée.
- Au point de vue chimique, l’examen des analyses données ci-dessus, pour chaque Ville, montre que la minéralisation est fort différente, selon la provenance géologique des eaux. Celles des terrains tertiaires contiennent par litre de 3oo à 1 000 milligrammes de matières salines, celles des terrains jurassiques, de 200 à 3oo milligrammes ; les eaux provenant des gneiss ou -autres terrains primitifs sont très peu minéralisées ; celles des eaux artésiennes le sont au contraire beaucoup.
- Les chlorures dominent dans les eaux tertiaires, les carbonates dans les ^terrains jurassiques.
- Quoi qu’il en soit, dans aueune des localités citées, la teneur en sels ne dépasse les quantités admissibles et n’est préjudiciable à la santé.
- Sous le fapport bactériologique, la qualité laisse plus souvent à désirer. On sait que les eaux des terrains calcaires ne s’épurent pas toujours suffisamment dans le sol, et peuvent conserver les microbes qui ont pénétré dans celui-ci par des fentes bien en amont du point d’émergence. Il arrive aussi que les captages ou les aqueducs maçonnés laissent passer des eaux superfi-‘delles, souillées par les déjections des troupeaux, Enfin, les regards qu’on est obligé de ménager de distance en distance sur ces aqueducs, fermés trop peu solidement, sont souvent à la merci d’indigènes insouciants qui les considèrent comme des points d’eau commodes, et y vaquent sans, scrupule à leurs •soins de propreté.
- Aussi les maladies d’origine hydrique sont-elles fréquentes en Algérie. La 'fièvre typhoïde surtout y sévit durement, sur les Européens du moins, car la race arabe possède contre cette affection une immunité remarquable. Le l9e corps est de toute l’armée le plus éprouvé par la fièvre typhoïde, bien que des filtres Ghamberland soient installés dans toutes les casernes où l’eau est douteuse. Assurément l’eau n’est pas la seule cause de cette maladie en Algérie. L’infection du sol et.les poussières dues aux sécheresses en sont aussi deux facteurs importants ; l’action débilitante des chaleurs, sur les Européens les y prédispose également. Mais on ne peut mettre en doute, pas plus ici qu’ailleurs,, le rôle fréquent de l’eau dans La transmission de la fièvre typhoïde.
- En ce qui concerne l'installation des réseaux de distribution, des réservoirs, des compteurs, etc., les Villes d’Algérie sont généralement bien dotées. Il n’est guère de petite bourgade qui n’ait son adduction d’eau potable, contrairement à ce qui a lieu en France où beaucoup de Localités se contentent encore de puits.
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- En somme, la plupart des municipalités de ce pays ont fait de grands sacrifices pour ralimentation en eau, et quelques-unes méritent d’être données comme exemple. On peut seulement regretter que. dans d’autres, les efforts très réels effectués aient été un peu décousus : l’esprit de suite ne s’est pas toujours maintenu au cours des changements de personnes, et les résultats obtenus ne sont pas ce qu'ils devraient être d’après les sommes dépensées.
- S’il nous était permis de donner un conseil aux municipalités algériennes qui voudront bien consulter ce recueil, nous insisterions auprès d’elles sur les aléas qui caractérisent les travaux d’adduction d’eau potable, et qui presque tous sont plus grands en Algérie qu’en Europe.
- Aléa du débit, susceptible de descendre après les années sèches, et même parfois en permanence, bien au-dessous de ce qu’on avait observé ;
- Aléa des canalisations, exposées, si elles sont en maçonnerie, à se disloquer par des mouvements sismiques insensibles; si elles sont en fonte, à s’obstruer par des dépôts calcaires ;
- Aléa de la dépense, si souvent augmentée en cours de travaux par des. circonstances inattendues ;
- Enfin, aléa si grave de la valeur hygiénique des eaux, que de premières analyses avaient fait juger bonnes, et qui se trouvent quelque jour contaminées dans les sources mêmes, ou dans les captations et conduites.
- Aussi est-il imprudent d’engager ces travaux sans une assez longue période d’études et même de dépenses préliminaires, quelque ingrate qu’elle puisse être.
- Les solutions possibles sont généralement multiples : celle qu’on sera conduit à choisir, après un inventaire des ressources de la région, ne sera pas toujours celle qui eût paru s’imposer au début. Cet inventaire doit donc être complet.
- On ne négligera pas d’y comprendre les eaux déjà amenées en ville, dont le défaut de qualité ou de quantité n’est peut-être imputable qu’à des aménagements défectueux. Pour que le programme qu’on veut fixer ait chance d’être observé dans l’avenir, il doit commencer lui-même par ne pas faire abstraction du passé.
- De véritables captages seront souvent nécessaires, tant pour apprécier le débit que la pureté des sources. L’évidence indique que les jaugeages doivent être poursuivis pendant au moins deux étés et deux automnes ; mais ce sera souvent insuffisant, d’après ce qui a été dit ci-dessus relativement aux variations à longue période.
- Enfin, en même temps qu’on étudiera ainsi les sources, on n’omettra pas de se faire renseigner par un géologue sur les eaux profondes, et d’examiner aussi la solution qui consisterait à ajouter à la distribution existante une distribution d’eau non potable.
- Et alors seulement on se trouvera dans les conditions requises pour arrêter un programme rationnel, échelonnant judicieusement les dépenses et tenant compte de l’accroissement de besoins qui est la règle constante, sutout pour des villes jeunes et pleines d’espoir comme celles d’Algérie.
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- Territoire d’Aïn-Sefra................................. 97.886 habitants
- 3 communes mixtes
- 1 commune indigène
- Territoire de Ghardaïa.................................146.419 habitants
- 2 communes mixtes
- 3 communes indigènes
- Territoire de Tougourt............................141.155 habitants
- 2 communes indigènes
- Territoire des oasis sahariennes. ..................... 6o.63i habitants
- 1 commune indigène
- Total...........................446.091 habitants
- Beni-Abbès.
- (Poste militaire sur l’oued Saoura, sur la route d’Aïn-Sefra au Touat).
- Source et puits.
- L’oued s'étend entre les dunes du Grand-Erg et un plateau horizontal (dévonien?). Au pied de ce plateau une belle source sort de la dune.
- Composition (1) : Degré hydrotimétrique total, 19 ; permanent, i3 ; matières organiques, o,25 ; Cl, 52 ; CaO, 53 ; MgO, 22 ; SOHI, peu ; AzO5, 7.
- Eau très bonne.
- L’oued alimente en outre un grand nombre de larges puits, sans profondeur, où l’eau d’irrigation est puisée au moyen d’un tronc de palmier basculant sur un support.
- Djelfa (2.239 h- dont 4^4 français).
- Sources amenées par la gravité.
- Djelfa, bien que rattaché administrativement aux territoires du Sud, est située sur les Hauts-Plateaux, et ne présente pas au point de vue hydrologique le caractère saharien.
- Il y a 2 canalisations. La plus ancienne recueille les eaux de la nappe souterraine de l’oued Melah à 2 kilomètres de la ville, au moyen d’un réseau de drains, lormés de canaux à parois en pierres sèches, établis à 2 mètres environ de profondeur. Adduction par un tuyau de 0,175. Débit journalier, 2°o mètres cubes.
- (*) D’après Delluc, Hydrologie de VExtrême-Sud oranais, de Duveyrier à Beni-Abbès (Revue de l’Intendance, 8 octobre 1901).
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- La nouvelle canalisation, établie en 1907, recueille les eaux de la même nappe à 3 km. 3oo de la ville, au moyen de galeries filtrantes de 6 mètres de profondeur. Adduction par une conduite en fonte de 0,220, jusqu’à un par-titeur fermé, situé dans l’intérieur de la ville. Débit journalier, 5oo mètres cubes.
- L’eau de l’ancienne canalisation se trouble par les orages, par suite de l’infiltration des eaux de surface à travers la paroi non étanche des drains ; on espère éviter cet inconvénient avec la nouvelle canalisation.
- Malgré la proportion un peu forte d’ammoniaque albuminoïde, on ne croit pas avoir à craindre la présence de matières organiques d’origine animale, pour les deux raisons suivantes : i° l’oxygène emprunté au permanganate de potasse est en faible proportion ; 20 les chlorures ne dépassent pas sensiblement la limite de tolérance fixée par le Comité consultatif d’hygiène.
- La proportion d’acide sulfurique et de magnésie, quoique assez élevée, ne dépasse pas celle d’autres eaux d’Algérie acceptées comme potables.
- Il existe en ville 32 puits, dont près de moitié sans eau, et 3 dans les casernes, qui ne servent pas à la boisson.
- Des aéro-moteurs relèvent l’eau de boisson pour certains établissements militaires, le bureau arabe et un particulier.
- Il existe un réseau d’égouts qui se déverse dans l’oued Melah, à l’aval de la ville.
- Duveyrier.
- (Poste militaire près de la frontière marocaine, non loin de Figuig).
- Puits.
- Plusieurs puits creusés dans la dépression quaternaire de l’oued Zousfana. Eau peu abondante, très chargée de sels, consommée à défaut d’autre.
- Degré hydrotimétrique total, 55 ; permanent, 4* ; matières organiques (oxygène absorbé en milieu alcalin) 1,4,' azote ammoniacal, traces; azote albuminoïde, 0,1 ; Cl, 248 ; CaO, 83 ; MgO, 92 ; S04II, 110 ; AzO3, 1.
- El Goléa.
- Paits et forages artésiens.
- Deux nappes, l’une superficielle alimentant des puits ordinaires, l’autre artésienne alimentant des .sources et des puits artésiens forés depuis 1891 par les ateliers militaires de sondage.
- Ces travaux de sondage ont été décidés à la suite d’une remarquable étude, demeurée inédite, du lieutenant Cauvet, alors adjoint au bureau arabe de Ghardaïa.
- La nappe artésienne a son gisement dans les terrains crétacés moyens. Leurs couches, situées à une profondeur de 5o à 80 mètres, se poursuivent vers le N.-N.-O. sur 3oo kilomètres, d’ahord sous les dunes de l’Erg, puis sous les atterrissements quaternaires de la région de Brézina, jusqu’aux montagnes du Djebel Amour et des Ksour, où les grès albiens émergent et dominent. Les eaux de pluie et de neige qui tombent sur ces montagnes sont absorbées en partie par leurs grès perméables ; des nappes souterraines se forment et s’écoulent suivant le pendage des couches vers le S.-S.-E., acquièrent, sous le manteau des marnes cénomaniennes, une pression crois-
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- santé, et contribuent à l’alimentation de la napje profonde d’El Goléa, à 1 600 mètres en contre-bas de leurs lieux d'origine (Rolland).
- Cette nappe est parvenue en quelques points des environs d’El Goléa à se frayer un passage jusqu’au jour, donnant naissance à de petites sources très remarquables, en ce qu’elles sont situées au sommet de tertres argileux. Ceux-ci doivent être considérés comme des cônes de déjection qui ont été déposés par les sources elles-mêmes, et dont les matériaux ont été empruntés aux couches cénomaniennes que les eaux ont traversées pour arriver au jour. Ils se sont également accrus du fait des sables transportés par le vent, que l’humidité a contribué à fixer sur les parois et au sommet du mamelon.
- Les eaux de deux des puits artésiens, déversées à la surface du sol, n’y ont ipas trouvé la pente nécessaire à leur évacuation. L’un envoie ses eaux dans le bas de l’oasis, où il y a des mares stagnantes. Au our de l’autre, s’est formé un lac de plus de 3oo mètres de diamètre. Il en résulte des cas de fièvre paludéenne regrettables, car le climat était autrefois très sain.
- Quant à la nappe superficielle, 5 à 6 mètres deprofondeur, elle parait être alimentée par le cours souterrain de l’oued Seggueur, qui descend des montagnes des Ksour citées plus haut, subsiste vraisemblablement sous les dunes •de l’Erg, et est arrêté à El Goléa par la falaise crétacée. Cette longue vallée sèche possède, comme la plupart de celles qui descendent des mêmes montagnes vers l’intérieur du Sahara, un écoulement à travers les alluvions sableuses qui en garnissent le fond. Les eaux s’y inaltrent jusqu’à la rencontre découches imperméables et, protégées contre lévaporation si active delà surface, continuent leur cours jusqu’à une énorme distance de leur lieu d’origine.
- Analyse de l’eau du puits indigène d’Aïn-Feïada (M. Rolland) :
- SiO2, i2;]NaGl, 3g; KC1, i3; CaCO3, 76; MgCO3, 10; FeCO3, 6 ; CaSO4, 23 ; MgSO4, 17 ; NaSO4, 4o ; matières organiques, 3.
- Cette eau est de qualité tout a fait exceptionnelle pour le Sahara.
- Géryville (1.705 p. m. a. dont 518 Européens)
- (plus une garnison de i.3oo hommes)
- Sources amenées par la gravité (principaux travaix faits en 1888 et 1902)
- Géryville, bien que rattachée administrativement aux territoires du Sud, est située sur les Hauts-Plateaux, et ne présente oas, au point de vue hydrologique, le caractère saharien.
- Sources d’Aïn Mrirès, à 3 kilomètres de la ville, et du Chabet-el-Khadem, sur le parcours de l’aqueduc d’amenée. En ouire une grosse source dite d’Aïn Mahboul, dans l’intérieur de la ville, non utilisée pour la distribution proprement dite.
- Les deux premières sortent d’un ensemble de couches néocomiennes, grès et marnes, faisant partie d’un grand pli synclinal, dont un bord se relève sur les pentes d’une chaîne de hauteurs de 700 à 80# mètres de relief, et dont 1 autre bord est nivelé par l’érosion au ras de la plaine, à 3 ou 4 kilomètres du pied des hauteurs. Les eaux tombées sur la tranche élevée descendent sans doute au fond du pli, en demeurant intercalées entre les couches mar-
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- neuses, et reviennent au jour aux points bas de la trancbe érodée, en formant les sources en question.
- La 3e source sort, dans des conditions analogues, d’une couche de calcaire très fissuré faisant partie du même mouvement d’ensemble, et fortement échancrée par le ravin de l’oued El-Biodh.
- Captation faite' en grande partie dans les terrains détritiques entourant les sources, ce qui n’a pas de très graves inconvénients hygiéniques, la région étant inculte. Drains en pierres sèches et pierraille, d’une centaine de mètres de longueur.
- Aqueduc en maçonnerie, couvert en dalles, enterré sur tout son parcours, sauf à la traversée des ravins.
- Réservoir couvert, en maçonnerie, d’environ 200 mètres cubes, précédé d’un partiteur qui envoie 1/4 du débit dans la canalisation spéciale à la garnison.
- Débit quotidien, environ 25o mètres cubes, peu influencé par les saisons. Les eaux se troublent après les pluies au bout d’une heure, ce qui tient Sans doute aux infiltrations dans la conduite.
- Distribution alimentant presque uniquement des bornes-fontaines.
- Il existe un champ d’épandage pour les eaux vannes de la garnison.
- Ghardaia (7.868 p. m. a.) et les autres oasis du Mzab.
- Puits profonds.
- Régie directe : Le service relève du commandant supérieur, maire de la commune indigène.
- 1. — Puits répartis dans l’oasis, atteignant la nappe d’eau à des profondeurs de i5 à 4o mètres. Ne sont point alimentés par des eaux artésiennes, mais par la nappe assez peu abondante qui se trouve à la base du calcaire dolomitique turonien, au-dessus des marnes de l’étage cénomanien.
- La profondeur des puits est beaucoup plus grande qu’il n’est nécessaire ; ils forment citernes pour parer aux périodes de sécheresse, et s’emplissent surtout lorsque le terrain a été imbibé par les crues de l’oued Mzab, retenues par des barrages (voir ci-après). Souvent le débit est augmenté par des galeries atteignant jusqu’à i5o mètres de longueur, et creusées à la surface de séparation des couches. Puisage à bras d’homme ou par animaux (ânes ou chameaux) parcourant une piste rectiligne de longueur égale à la profondeur du puits.
- Pour l’irrigation de l’oasis, ainsi que pour faire pénétrer dans les al-luvions l’eau des grandes crues qui se produisent à intervalles de plusieurs années, plusieurs barrages remarquables par leur longueur et leur solidité ont été établis par les habitants de Ghardaia en travers de l’oued Mzab et de l’oued Touzous. Hauteur 4 ou 5 mètres ; corps en maçonnerie au mortier de chaux, garni d’enrochements; direction très oblique, en vue de mieux résister au courant.
- 7. — KC1 et NaCl, 67; Na AzO®, 69; NaSO, CaSCP et MgSO\ 238 ; CaCO3 et MgGO3, 169 ; Fe203 et SiO2libre, 5 ; matières organiques, quantité non déterminée.
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- Eau de bonne qualité, en comparaison de celles du Sahara.
- La presence des nitrates est attribuée par M. \ ille à l’état électrique de l’atmosphère, lors des violents orages qui occasionnent les crues fécondant la région. Voir aussi a ce sujet une note de M. Lahache, Sur la présence des azotates dans les eaux du Sahara, dans les Archives de médecine et de pharmacie militaire, juillet 1889.
- In-Salah (2.837 habitants) (centre du groupe d’oasis du Tidikelt)
- Puits et galeries dites feggaguir (pluriel de foggara.)
- iNappe souterraine, d’origine encore discutée. Il ne pleut presque jamais dans les oasis mêmes. Les pluies qui tombent sur l’immense gara (plateau) de Tadmait, qui les domine au nord, sont relativement assez fréquentes, et suffisent peut-être à alimenter la nappe. Peut-être, au contraire, faut-il admettre qu’elle provient, comme on l’a vu pour celles d’El-Golea, des pluies tombées sur les hautes montagnes des Ksour, à 600 kilomètres au nord ; peut-être enfin des sommets de l’Adrar et du Mouydir, au sud.
- Le terrain est formé de couches alternées de marnes dans lesquelles domine l’argile rouge ou tin, et de grès friables.
- 11 y a 2 nappes superposées, contenues dans ces grès. La principale a 10 à 15 mètres de profondeur moyenne ; l’autre, à 3 ou 4 mètres au-dessus, est beaucoup moins abondante et moins étendue.
- Les puits sont creusés suivant des séries linéaires, et communiquent entre eux dans chaque série par des galeries qui contribuent, avec les puits, à drainer la nappe. Les galeries, prolongées dans les marnes, viennent déboucher à ciel ouvert dans la dépression où se trouvent les palmiers, et se prolongent par des canaux d’irrigation.
- Certaines galeries atteignent plusieurs kilomètres de développement ; d’autres n’ont que quelques centaines de mètres. L’eau, à la bouche de la foggara, est une eau courante, assez agréable au goût, un peu chaude toutefois (270). Il se produit constamment dans les galeries et dans les puits des éboulements ; pour les réparer, on creuse un puits intermédiaire, par lequel on sort les matériaux. Ces séries de petits cônes, se succédant sur le plateau en lignes parallèles, donnent aux environs d’Insalah et des autres oasis du Tidikelt un caractère très spécial.
- Chacune de ces oasis est sensiblement alignée du nord au sud, et les lignes de feggaguir qui l’alimentent, de l’est à l’ouest.
- L’eau est répartie entre les usagers pour l’irrigation, au moyen de dalles de calcaire percées de trous dont le diamètre correspond aux droits de chacun.
- Composition de l’eau d’une des feggaguir (Foggaret Djedida) : NaCl, 272 ; MgCl, 98 ; CaCO3, 68 ; MgCO3, 29; NaSiO3, 143 ; NaAzO6, 24; CaSO'% 619 ; MgSO1, 214 ; total du résidu anhydre, 1375.
- M. Lahache (Revue scientifique, ier mars 1902) fait remarquer que cette composition est très analogue à celle des eaux profondes dé la région
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- Ngoussa-Ouargla, où se collectent les eaux issues du versant nord du plateau du Tadmait, ce qui semble être un argument en faveur de l’alimentation delà nappe d’Insalah par les pluies de ce plateau.
- Laghouat (6.708 h. dont 788 Européens) (5.66o p. m. a.)
- Barrages. Adductions par rigoles à ciel ouvert.
- Régie directe (Le service relève du chef du bureau des Affaires indigènes, M. le Capitaine Clavery).
- L’eau qui alimente la ville, sauf les quartiers militaires, et sert à arroser les parties cultivées, provient de sources apparentes que l’on rencontre dans le lit de l’oued M’zi à l’est de la traversée de la route nationale n° 1, d’Alger à Laghouat.
- On pensait autrefois que l’apparition de cette eau était due au rétrécissement du lit de l’oued M’zi entre le Djebel Dakhla et le Djebel Ras-el-Aïoun, formés de calcaires turoniens reposant sur les marnes du cénomanien.
- Mais une étude plus complète et toute récente paraît indiquer qu’on serait en présence de sources vauclusiennes qui jailliraient du roc fissuré en cet endroit à travers le sable du lit du fleuve.
- Quoi qu'il en soit, ces eaux sont recueillies par 2 barrages à 100 et i5o mètres de leur point d’émergence et sont amenées en ville par deux canaux dits séguias.
- Ces dernières sont simplement creusées dans la terre et non couvertes, sur une grande partie de leur parcours. Section 1 mètre X i,5o. Longueur environ 3 kilomètres.
- Il existe, en outre, en ville et dans l’oasis nord, de nombreux puits de 8 à i5 mètres de profondeur, creusés dans le terrain quaternaire, et alimentés par une nappe distincte de la nappe souterraine de l’oued M’zi, mais se mélangeant progressivement avec celle-ci dans le voisinage du cours d’eau.
- Les barrages précités sont construits en sable, et reconstruits par corvées après chaque crue, si petite qu’elle soit. Avant la réfection, la ville se trouve ainsi privée d’eau.
- Une canalisation militaire a été établie en 1906 et alimente actuellement, b l’exception de toute autre, les quartiers militaires.
- Une galerie de captage formée d’un cylindre en toile d’amiante enroule sur une carcasse métallique de métal déployé se trouve plongée dans le lit de l’oued M’zi en amont du passage de la route d’Alger.
- L’eau ainsi filtrée se rend aux quartiers militaires dans une conduite en grès de o m. i5 et est répartie entre les divers bâtiments par des pompes mues par un moteur à pétrole.
- Le débit, pendant les crues, s’élève à 4°° mètres cubes, et se maintient en temps ordinaire dans le voisinage de 240 mètres cubes.
- Une borne-fontaine a été installée par les soins du Génie militaire en
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- dehors des casernes pour donner à la ville l’eau en excédent non utilisée par les besoins militaires (Environ 4o mètres cubes par jour (*).
- 5. — Les ramifications des seguias qui servent à la boisson sont, dans la traversée de la ville, maçonnées et en partie couvertes. Le puisage dans ces ramifications se fait par des moyens plus ou moins primitifs.
- 6. — Le débit de l’oued M’zi, arrêté par les 2 barrages, peut être évalué à i5ooo mètres cubes en 24 heures. Les irrigations des palmiers et autres cultures en absorbent la plus grande partie.
- K. — Eau de l’oued M’zi, au point où elle sort de terre :
- CO2, 3o ; SO3 total, 4bo ; SiO2, 10; Cl, 15o ; CaO, 210; MgO, 4° 1 KH0,5o ; NalIO, 200 ; matières organiques (en permanganate), 3 milligrammes.
- Eau de séguia, aux points où elle sert à la consommation :
- Degré hydrotimétrique, io3°; CO2, 3o ; H2S01, 720; Cl, a3o ; CaO, 3oo ; MgO, 120 ; KHO, 20 ; NaHO, 43o ; matières organiques (en permanganate), 6 milligrammes.
- Eau de l’un des puits les plus éloignés de l’oued, et par suite les plus chargés de sels (puits de la place des chameaux) :
- Degré hydrotimétrique, 23i ; CO2, 38; H2SO', 225o ; SiO2, 9 ; Cl, 613 ; CaO, 832; MgO, 161 ; KHO, 53; NaHO, 910; matières organiques, (en permanganate), 4 milligrammes.
- L’eau des puits contient fréquemment le bacillus coli.
- La fièvre typhoïde sévit avec intensité à Laghouat, sauf dans la garnison, où elle a diminuée depuis la création de la nouvelle canalisation militaire qui procure une eau dépourvue de matières albuminoïdes et peu chargée en sels calcaires ou magnésiens.
- 8. — L’expérience tentée par le service du génie a démontré qu’il était possible d’amener par simple gravité (6 mètres sur 5 kilomètres) les eaux des sources de l’oued M’zi.
- Il est probable que l’exécution d’une conduite communale sera réalisée quand la voie ferrée votée à ce jour de Beri’oughia à Djelfa sera poussée jusqu’à Laghouat.
- 9. — Il existe à Laghouat quelques fosses Mourras.
- 10. — Deux colons ont fait installer dans leurs propriétés des aéromoteurs qui aspirent l’eau des puits et assurent l’irrigation de leurs cultures.
- Ouargla (3.579 habitants)
- Puits et forages artésiens.
- Oasis importante par sa situation au-dessus d’üne nappe artésienne abondante. On y trouve : a) des puits ordinaires ; b) des puits jaillissants indigènes ; c) des sondages artésiens français.
- (l) Voir dans la Revue du génie militaire, t. XXXII, pages 189 et suiv., la description détaillée de cette conduite, dont l’intérêt n’esl pas seulement dans la captation dans le sable, par des moyens appropriés aux difficultés de transport spéciales au pays, mais aussi dans l’adduction sous une charge extrêmement faible (6 mètres sur à kilomètres).
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- a) Environ 600 puits ordinaires à bascule (tant dans l’oasis que dans ses annexes). Creusés pour la plupart dans les alluvions sableuses du bas-fond, et alimentés par les infiltrations d’une nappe voisine de la surface. Profondeurs de 3 à 8 mètres. Teneur totale en sels anhydres, 2 gr. 72 en moyenne.
- Cette nappe est alimentée sans doute principalement par des infiltrations verticales provenant de la nappe artésienne ci-après et s’élevant vers la surface, tant en raison de la pression que par capillarité, en des points où les couches imperméables présentent quelque défaut de continuité.
- b) Environ 225 puits jaillissants indigènes. Leurs débits varient de 10 à 56o litres par minute, en moyenne 100 litres, soit 144 mètres cubes par puits et par jour. Ils sont alimentés par une nappe située à une profondeur de 3o à 4o mètres, dans les sables de l’étage inférieur du terrain saharien (pliocène), et maintenue sous pression par une couche marneuse imperméable, de 5 à 10 mètres d’épaisseur, qui l'ecouvre ces sables. Au-dessus d’elle vient un massif compact de grès argileux et gypsocalcaires de 3o mètres environ (étage supérieur du même terrain saharien), et enfin quelques mètres d’alluvions.
- 11 résulte des nivellements du commandant Courbis (*), que la pression de l’eau de cette nappe va en décroissant du sud au nord de l’oasis (5 mètres de diminution de la hauteur piézométrique, pour une distance nord-sud de 5 kilomètres). On doit en conclure qu’elle provient du sud, comme le prévoyaient MM. Bergeron, Lippmann, Lahache, etc. Peut-être toutefois, suivant une hypothèse émise par M. Rolland, proviendrait-elle de l’ascension d’eaux de nappes plus profondes, à la faveur de quelques défauts de continuité des couches qui les contiennent. (Voir ci-après Tougourt.)
- La nappe correspond plus ou moins en largeur avec la zone de bas-fonds qui forme la vallée de l’oued Mya. En longueur, il semble qu’on puisse évaluer son étendue à une trentaine de kilomètres.
- c) Sondages artésiens, au nombre de 32 environ, exécutés depuis i883 par un des ateliers de sondages militaires. Débit moyen 220 litres par puits et par minute, soit 320 mètres cubes par jour.
- Le débit total des puits artésiens d’Ouargla, tant indigènes qu’européens, peut être évalué, d’après ce qui précède, à environ 4o 000 mètres cubes par jour.
- La teneur en sels est de 2 gr. 62 par litre, en moyenne.
- Taghit
- (Centre d’un groupe de 5 villages, sur l8oued Zousfana, près de la frontière marocaine. Population totale, environ 4000 habitants).
- Galeries souterraines dites « feggaguir »
- L’oued Zousfana est resserré entre de hautes dunes et une falaise de calcaire carbonifère, imperméable. L’eau des dunes est captée par de nombreuses « feggaguir y> en galeries souterraines, comme celles décrites pour Timmimoun et Insalah. Elle arrose de nombreux palmiers.
- Timmimoun (2.33o habitants) et autres oasis du Gourara
- Puits et galeries, dites feggaguir (pluriel de Joggara).
- L’Oasis de Timmimoum se trouve dans une dépression dite Sebkha du -Gourara, creusée jusqu’au dévonien, au pied du Baten, falaise turonienne
- l1) Revue du génie militaire, 2e sem. 1900, p. n3.
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- qui forme le dernier gradin N.-O. des grands plateaux calcaires du Mzab et du Tadmaït. Les couches inférieures, légèrement plongeantes vers le sebkha, sont des argiles (albiennes ?) puis des grès rouges tendres à sphéroïdes qui contiennent le niveau aquifère. (Voir ci-après considérations générales).
- Dans les thalwegs du plateau et suivant leurs pentes vers la Sebkha sont creusés des puits de 6 à 10 mètres de profondeur, à 5 ou 6 mètres de distance les uns des autres, réunis par des galeries souterraines dont le niveau est réglé de telle sorte que leur émergence se fasse vers l’entrée de la ville.
- Une exploration de la principale foggara, faite par M. le lieutenant Fournier, des tirailleurs sahariens, a fourni les renseignements suivants :
- Profondeur au-dessous du sol, 8 m. 8o ; hauteur de la galerie, 2 m. 5o à 3 mètres. Largeur variant de o m. 6o à o m. 35. Tracé sinueux, quoique dans une direction générale assez rectiligne, jalonnée par les regards. Sol de grès tendre à partir de 2 mètres au-dessous de la surface ; quoique humide, il ne contient pas de nappes bien nettes, et n’alimente la galerie que par des suintements. Cunette de section carrée, de o m. 3o de côté, radier en pierres plates jointives. Profondeur de l’eau, o m. 20 à o m. 3o ; vitesse du courant, 0 m. 37 ; débit 25 litres à la seconde, soit environ 90 mètres cubes à l’heure. Là où le terrain ne se tient pas de lui-même, il est revêtu en pierres sèches.
- L’orifice de chaque puits, habituellement élevé au-dessus du sol par les matériaux qui en ont été tirés, est bouché par une ou deux grandes dalles et recouvert de sable.
- Il y a deux ou trois feggaguir semblables. Il existe en outre des puits dans les maisons.
- La distribution entre les diverses rigoles ou seguias se fait dans une sorte de regard de répartition, à la profondeur de 2 m. 5o.
- Température de l’eau, 26° : degré hydrotimétrique, 180 ; saveur agréable, odeur nulle ; l’analyse qualitative décèle des chlorures et des sulfates.
- Les seguias traversent les rues dans des conditions laissant beaucoup à désirer au point de vue de l’hygiène.
- Tougonrt et les Oasis de l’Oued ïtl r
- (77.535 h. dont 420 Européens) (2.073 p. m. a.)
- Forages artésiens
- On désigne sous le nom d’Oued Rir (Oued, rivière, Rir, qui s’enfonce, qui disparaît), la dépression allongée du Sahara de Constantine qui commence au nord par l’oasis d’Ourir, à l’altitude de 16 mètres, et qui, remontant au sud, finit par celle de Témacin à l’altitude de 70 mètres.
- Les oasis de l’Oued Rir, au nombre de 41» sont échelonnées sur les rives de cette dépression qui n’a pas moins de 120 kilomètres de longueur; les principales sont celles de M’raier, Ourlana, Tamerna, Moggar, Tougourt et Temacin.
- Cinq ont été créées depuis 1881, par des Européens; celle de lala-Em-Mouïdi, par le capitaine BenDris; celle du Chrïat-Saïah, par la Compagnie de 1 Oued Rir (*) ; celles d’Ourir, du Coudiat-Sidi-Yahia, et d’Ayata, par la Société Agricole et Industrielle du Sud Algérien (2). (Ces trois dernières comprennent au total 5o 000 palmiers.)
- 0) Fau, Foureau et Cie, à Biskra et Tougourt.
- (2) A Biskra et rue Saint-Lazare, 7, à Paris.
- Annuaire des Distributions d’eau. oy
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- Tougourt est la capitale de l'Oued Rir. Elle comprend, avec ses annexes, .Zaouïa, Sidi-el-Abid, Tebesbest et Hezla, 1*89 000 palmiers ; les autres oasis comprennent 45o 000 palmiers.
- Tontes ces oasis .sont arrosées par des puits artésiens français, des puits artésiens indigènes et quelques behour. (Les.indigènes nomment behar, .mer, au pluriel behour, des sources naturelles provenant de l’évent de la nappe souterraine ou de puits effondrés formant un étang dont le cours est dirigé dans des seguias, petits canaux creusés en terre.)
- D’après la tradition des habitants de l’Oued Rir, l’origine des puits artésiens de cette partie du Sahara remonterait à 7^2 de l’hégire. Les premiers auraient été creusés par deux savants (Méallem) venant du M’Zab ou du Maroc, qui firent des élèves et les établirent en corporation ; de là la corporation des R’tassin (plongeurs).
- Malgré le prestige dont était entourée cette corporation, comme elle avait subi de grandes pertes parmi les plongeurs employés dans le creusement des puits du groupe central de l’Oued Rir et en général dans tous les puits à .grands débits, et qu’elle ne recevait aucun encouragement de la part des sultans du pays, elle avait finit par :»e cantonner à Tougourt et à Temacin et tendait à disparaître complètement.
- Lors de la prise de Tougourt, le général Desvaux, commandant la subdivision de Batna, voyant les oasis de cette région sans vie, presque sans production, faute d’irrigation, encouragea les R’tassin dans leur métier périlleux et eut l’idée d’introduire la sonde artésienne dans le Sahara.
- Les forages artésiens datent donc de l’année i855. Le nom de M. dus restera attaché à ce travail, qui a transformé la région de l’Oued Rir.
- M. Jus a commencé les premiers forages en i856, avec des ateliers militaires employant deux appareils de la maison Degousée et Ch. Laurent (depuis Lippmann et Cle). 11 a conservé la direction du service des sondages jusqu’à sa mort, survenue à‘Batna vers 1904.
- Les R’tassin, encouragés par les résultats déjà obtenus par la sonde artésienne, se remirent à l’œuvre avec plus d’ardeur, dans les régions de Megga-rin, Tougourt et Temacin.
- Enfin, en surplus des deux appareils ci-dessus, un troisième appareil de sondage, de la maison Paulin Arrault, fut utilisé par la 'Compagnie de l’Oued Rir, et continue à exécuter des sondages pour le compte de cette Compagnie et pour celui des particuliers.
- Dans ces dernières années, une réglementation a été étudiée et soumise :à l’approbation du Conseil d’Etat, de telle sorte qu’aucun nouveau puits français ou indigène ne puisse être creusé sans qu’une commission locale ait statué sur la raison d’être, et examiné s’il ne nuirait pas aux puits déjà existants.
- Actuellement, les oasis de TOued Rir sont irriguées par les puits artésiens ci-après.
- 234 puits français, tubés, débitant 23o 000 litres par minute ;
- 600 puits indigènes, boisés, débitant environ 112 000 litres ;
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- Soit un total d’irrigation de 35o ooo litres à la minute ou 492 ooo mètres «cubes en 24 heures, pour environ 65o ooo palmiers.
- La nappe artésienne actuellement utilisée se trouve dans les sables quart-zeux, très perméables, qui forment fetage inférieur de transport (t! de M. Rolland) à la base des atterrissements anciens du bassin du bas Sahara algérien (pliocène). Elle est maintenue sous pression par le massif superposé, imperméable, des marnes et marnes sableuses avec gypse, qui compose l’étage lacustre l de l’Oued Rir, et qui a une épaisseur moyenne de 65 mètres.
- Cette nappe ne constitue pas une bande régulière, mais plutôt un réseau liquide à larges mailles, correspondant aux zones les plus perméables et les mieux alimentées des sables aquifères ; en sorte qu’un puits foré dans l’intérieur d'une maille, c’est-à-dire dans une partie peu perméable, peut ne pas fournir d’eau ; on obtient au contraire un débit maximum lorsqu’on tombe sur les nœuds de cette sorte de filet artésien.
- Latéralement, les eaux diminuent assez rapidement de volume et de pression, tout en continuant à imprégner jusqu’à quelque distance les terrains adjacents, de moins en moins perméables.
- En hauteur, la couverture parfois imparfaite ou contenant des parties -solubles, laisse passer dans ses fissures une certaine quantité des eaux de la nappe; celles-ci s’élèvent et alimentent des nappes secondaires, de forme lenticulaire, dans les niveaux plus ou moins sableux de l’étage marno-lacustre. Elles arrivent parfois jusqu’à la surface du sol, donnant naissance aux étangs ou behour dont il a été question ci-dessus, et à des réservoirs de moindre dimension (chria), situés au centre de petites éminences de terrain, en saillie •à la surface de la plaine.
- L’origine des eaux artésiennes de l’Oued Rir se trouve, au moins pour une grande partie, ainsi que l’a démontré M. Jus, dans les sources de la région du Zab occidental (à l’ouest de Biskra). Les eaux de ses sources disparaissent presque toutes dans le sous-sol. Elles y forment deux ou trois rivières souterraines, qui s’écoulent vers le S.-S.-E., conformément au plongement général des terrains, et s’approfondissent graduellement dans cette direction, au travers des atterrissements sableux qui régnent sous le désert de Morran ; à partir du moment où elles aboutissent sous l’étage marnolacustre imperméable, celui-ci les maintient en pression.
- M. Rolland pense qu’en outre de ce mode d’alimentation per descensum, la nappe artésienne de l’Oued Rir est aussi alimentée per ascension, par des épanchements des nappes plus profondes, dont l’existence paraît vraisemblable et qu’on cherche en ce moment à atteindre, comme il vient d’être dit plus haut. Ces nappes existeraient dans les terrains crétacés qui forment cuvette sous cette région et se relèvent jusqu’à des altitudes de 2000 et 3 ooo mètres dans les montagnes de l’Aurès et du Djebel Amour, à la lisière nord du Sahara. Il pourrait en particulier se trouver un niveau important d’eaux artésiennes vers le haut des calcaires turoniens, sous la couverture des marnes sénoniennes, et un autre vers le haut des grès albiens, sous la couverture des marnes cénomaniennes. Or, ces terrains anciens ne forment pas des couches ininterrompues sous les régions sahariennes ; ils ont
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- dû subir, lorsqu’ils constituaient la surface du sol, des érosions ana-l ogues à celles que présentent aujourd’hui les formations plus récentes qui les recouvrent ; ils ont dû aussi participer aux ploiements à grande courbure dont celles-ci portent la trace. C’est par les tranches et les lignes de fracture de ces couches crétacées que s’échapperaient leurs eaux sous pression, en véritables sources souterraines, pour s’élever dans les terrains superposes et alimenter la nappe artésienne des atterrissements pliocènes.
- Beaucoup de savants, notamment MM. Foureau, Bergeron, Lippman», estiment que l’origine des eaux de l’Oued Rir (et même des sources du Zab, qui les alimentent, comme il vient d’être dit), doit être cherchée, non dans l’Aurès, mais dans les plateaux tertiaires supérieurs et crétacés, reconnus par M. Foureau dans le Tassili des Azdjer et les monts Ahaggar, à 7 ou 800 ki-mètres au sud. M. Lahache partage la même opinion, d’après la discussion des analyses chimiques.
- M. Rolland, sans contester que les eaux de l’Oued Rir puissent en partie être alimentées par le Sud, persiste à penser qu’elles viennent principalement du Nord.
- Composition moyenne des eaux de l’Oued Rir (d’après un grand nombre d’analyses de MM. Ville et Rolland). Teneur en sels anhydres : sulfates, 2 543 ; chlorures, 2 128 ; carbonates, 126 ; azotates et matières organiques en dissolution, 41 j silicates, silice libre, matières minérales et organiques en suspension, 3i ; résidu total, 4 gr- 869 par litre.
- Cette proportion de sels est des plus élevées. Les eaux de l’Oued Rir seraient considérées comme imbuvables en d’autres pays. Elles sont d’ailleurs indigestes et peu agréables au goût. La filtration au filtre Chamberland ou Maignen les améliore en diminuant la proportion des sels.
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR L’ALIMENTATION EN EAU DES TERRITOIRES DU SUD
- La région qui nous occupe ne contient pas de villes proprement dites, si ce n’est Biskra, Laghouat et Ghardaïa, et par suite ne rentre qu’indirectement dans le cadre|du présent annuaire. Elle a paru cependant mériter d’y être traitée avec quelque développement, en raison des particularités de haut intérêt qu’elle présente au point de vue hydrologique,
- Les eaux coulant à ciel ouvert sont excessivement rares au Sahara, en raison de la grande sécheresse de l’atmosphère, qui rend l’évaporation très active. Elles ne se rencontrent guère qu’au pied des montagnes formant la lisiere nord de la région. Mais les eaux souterraines présentent par là même une i mportance capitale, et leur étude y est susceptible de plus de nettete que partout ailleurs. On est surpris, en particulier, des énormes distances de leurs li eux d’origine auxquelles elles parviennent, favorisées en cela par Irrégularité des couches géologiques.
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- Nous allons résumer brièvement les notions générales qui ressortent des descriptions ci-dessus, en divisant le sujet comme il suit : i° eaux des vallées; *>.° nappes aquifères sans pression ; 3° nappes en pression, ou artésiennes.
- i° Eaux des vallées. —Les vallées du Sahara, bien que sèches en apparence, possèdent souvent un écoulement au travers des sables et des graviers qui garnissent leur lit.
- Dans celles qui descendent des montagnes septentrionales (Aurès, Djebel-Amour, chaîne des Rsour, monts de Figuig), le cours d’eau souterrain est alimenté par les pluies et les neiges d’une région élevée, au climat relativement tempéré. Aussi beaucoup de ces vallées ont-elles de l’eau pendant toute l’année, jusqu’à 200 ou 3oo kilomètres de distance; on la trouve dès qu’on creuse un puits de 1 à 3 mètres de profondeur.
- Au contraire, les vallées dont le bassin se trouve tout entier dans le Sahara, alimentées seulement par les pluies accidentelles de la région, ont un débit très faible et discontinu. De loin en loin, après un orage, une crue survient qui transforme sur quelques kilomètres la vallée sèche en un fleuve impétueux ; puis cette eau disparaît rapidement, bue par le sol. A la surface il subsiste quelques redir ou mares, dans des dépressions argileuses ou rocheuses ; dans la profondeur subsistent des nappes locales, véritables redir souterrains, séparés par des seuils plus ou moins longs.
- Les eaux des vallées sont utilisées au moyen de puits creusés à la main, le forage ne commençant à devenir avantageux qu’au delà de 10 mètres de profondeur, et par suite s’appliquant surtout aux nappes artésiennes ci-après.
- Voici quelques détails sur l’organisation de ces puits (d’après M. Normand) :
- On élève l’eau par divers procédés : il y a toujours une poulie, et en outre une noria avec godets en zinc et chaîne en cordages, ou un treuil avec benne de 5o litres, ou une pompe aspirante si la profondeur est faible ; mais souvent une pompe est vite détériorée par le sable, il faut un appareil simple et robuste. On se sert encore du système à bascule appelé kaltara ; un balancier oscillant sur un chevalet horizontal porte à un bout un récipient en peau de bouc avec cercle en bois (guerba) et à l’autre une pierre formant contrepoids ; un homme suffit à élever l’eau de 4 m. 5o à 6 mètres. La guerba est souvent transformée en dellou ; c’est un vase communiquant à deux manches verticales, l’une de grand diamètre, l’autre de petit ; le vase entier se remplit dans le puits et le cercle supérieur de chaque manche est attaché à une corde passant sur une poulie supérieure ; on remonte le tout, mais arrivé à une certaine hauteur, le cercle de la petite manche est arrêté, l’autre continue son ascension et par conséquent l’eau ne tarde pas à se dévetser par la petite manche dans un conduit spécial.
- Comme il a été dit pour Ghardaïa, la corde de la guerba est souvent tirée par un âne ou un chameau qui parcourt une piste d’une longueur égale à la profondeur du puits. Il est dressé à s’arrêter quand il sent le déversement du detlou s’opérer, puis à revenir sur ses pas pour le laisser de nouveau descendre •au fond.
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- a0 Nappes aquifères sans pression. — Les terrains crétacés qui forment la> partie centrale du Sahara sont constitués par de grands massifs de calcaires et de marnes ; les bancs calcaires, bien que souvent fort compacts, offrent aussi des parties poreuses, des zones fissurées et des fentes ; ils peuvent donc recueillir une partie des eaux de pluie qui tombent sur la région, et dont la hauteur annuelle, fort variable, est évaluée en moyenne à o m. 12 ou o m. i3..
- Les terrains d’atterrissement (pliocène saharien), qui constituent avec les dunes de sable le reste de la superficie du Sahara, sont généralement perméables : sables, grès tendres, poudingues sableux, calcaires tufacés. Cepen—, dant certaines couches présentent une imperméabilité relative ou même complète : grès compacts, calcaires concrétionnés, argiles sableuses, argiles. Ces terrains contiennent donc encore parfois des nappes analogues aux précédentes, plus restreintes seulement et d’allure lenticulairei
- Le mieux connu des niveaux aquifères dus aux pluies locales du Sahara est celui qui se place dans les couches de la craie moyenne, au voisinage du contact des calcaires turoniens du Mzab et des marnes cénomaniennes sous-jacentes. Merveilleusement utilisé par une population énergique et industrieuse, il suffit à alimenter l’importante ville du Gbardaïa (voir ci-dessus) et les autres agglomérations du Mzab.
- Un autre niveau aquifère important est celui du Gourara et de l’Oued Saoura, vers la frontière du Maroc. L’affleurement redressé du dévonien imperméable vient interrompre la carapace de terrains horizontaux (depuis le crétacé jusqu’au quaternaire) qui recouvre tout l’ancien Sahara français. C’est sur cette tranche terminale de la carapace que viennent suinter les eaux tombées dans un énorme rayon, au nord depuis l’Atlas, à l’est depuis l’arête faîtière des grands plateaux crétacés de Ghardaïa et du Tadmaït. La ligne des oasis concorde avec cette limite géologique. Elle est alimentée par des sources captées souterrainement, au moyen de galeries dites feggaguir (au singulier foggara), atteignant un très grand développement, (voir détails-ci-dessus à Timmimoun et à In-Salah) mais exigeant une main-d’œuvre encore plus considérable que les puits profonds du Mzab. La gâterie est attaquée et entretenue au moyen de puits échelonnés en longues lignes-parallèles sur le plateau. Les déblais s’extraient dans des couffins, qu’on se-passe de main en main, et tout le village collabore à cette chaîne. La population ne suffit pas à l’effort. Le pays est plein' d’anciennes feggaguir bouchées. Il faudrait renouveler les procédés, introduire des machines, des systèmes de tuyautage européens (1).
- 3° Nappes artésiennes. — Nous ne reprendrons pas ici’ la description des nappes artésiennes, pour lesquelles on se reportera à ce qui a été dit ci-dessus-pour El Golea, Ouargla et l’Oued Rir. Rappelons seulement qu’elles sa trouvent, pour le premier de ces trois groupes, dans les terrains crétacés, pour les deux autres, dans le pliocène saharien ; — qu’elles sont loin d’être-continues, mais se limitent à certaines parties perméables des couches sou-
- (') Sahara Oranais par Emile-F. Gautier, Annales de Géographie, igo3, page 357.
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- terraines, formant uni réseau, assez comparable à une artère ramifiée ; qu’elles alimentent de bas-en haut quelques nappes secondaires,, au hasard des couches perméables superposées, et une: nappe superficielle plus-ou moins abondante ;. — enfin, qu’elles donnent lieu au curieux, phénomène des chria ou sources en relief, isolées au sommet de petits tertres,.véritables-cônes, de déjection, assez comparables à des cônes volcaniques- minuscules qui débiteraient de l’eau au lieu délavé.
- Les sondages destinés,à.amener au jour l’eau de ces nappes sont en gagnerai (sauf pour l’une des compagnies de colonisation de l’Oued Rir) exécutes par des: ateliers-militaires: relevant directement du Gouvernement général de l’Algérie, et pouvant être mis à la disposition des particuliers moyennant rétribution.
- Voici quelques renseignements sur l’organisation de ce service.
- Les appareils de sondage que le gouvernement général de l’Algérie met ainsi à la disposition des particuliers et des communes sont de deux espèces ; les uns ont pour but les recherches d’eau à faible profondeur (jusqu’à 5o mètres) ; les autres permettent, d’aller chercher la, nappe jaillissante à des profondeurs beaucoup plus considérables-. Ces derniers sont presque exclusivement employés dans la région saharienne.
- Chaque circonscription d’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées est munie d’un appareil de la première catégorie : il y en a donc six pour toute l’Algérie. Les particuliers et les communes qui désirent les employer en font la demande chaque année, à daté fixe. Toutes les demandes sont réunies, examinées et classées au chef-lieu de la circonscription. Elles reçoivent satisfaction à tour de rôle. Les dépenses sont à la charge des parties prenantes. Dans certains cas, l’administration des Ponts et Chaussées peut mettre à la disposition des particuliers un employé spécialement apte à diriger les travaux de soudage, mais alors celui-ci est également rétribué par le propriétaire qui l’emploie.
- Quelquefois le gouvernement vient en aide aux particuliers ou aux communes, en leur allouant des subventions; Cellesî-ci sont accordées le plus souvent lorsque les travaux sont terminés et qu’ils ont été couronnés de succès. Le Trésor prend alors à sa charge une partie des frais et même, parfois, la totalité.
- C’est, en général, ce dernier cas qui se présente lorsqu’il s’agit des communes pauvres de l’Extrême Sud, où Pon exécute des sondages à grande profondeur. La subvention attribuée dans ce cas à la commune intéressée est égalé au montant total de la dépense.
- Dans l’Extrême Sud, les appareils sont utilisés selon les propositions faites par l’autorité militaire locale, après approbation du gouverneur général ; les ateliers militaires qui effectuent les sondages ont une composition en personnel eten matériel qui varie selon les circonstances.
- Enfin certaines communes indigènes, telles que celle de Tiaret-Aflou (département d’Oran), possèdent des appareils de sondage de 20 à 3o mètres.
- Le matériel d’un atelier pour grande profondeur comprend :
- i° Une chèvre de 8 mètres de hauteur et un fort treuil ; 20 des jeux de
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- trépans, d’élargisseurs, de tarières ouvertes, de tarières rubanées, de soupapes à clapet et à boulet ; 3° des outils raccrocheurs, tels que cloches à vis et caracoles, tire-bouchons, pinces à vis et à ressort, lime-tuyau, arrache-tuyau, crève-tuyau, etc. ; 4° enfin des jeux de tubes des diamètres extérieurs de o m. 26, 0 m. 21, 0 m. i65.
- Généralement, les sondages de l’Oued Rir sont commencés au diamètre de 0 m. 25 ou 0 m. 3o et terminés au diamètre de 0 m. 20 (intérieurement). Ils sont rendus difficiles par la grande fluidité des sables aquifères dans cette région.
- Yoici les prix de quelques sondages, notés dans l’ouvrage de M. Rolland, d’après les rapports de M. Jus ;
- Sondage n° 2 de Tala-em-Mouïdi, profondeur 77 m. 60 ; moyenne d’avancement par 24 heures de travail, 2 m. 86.
- Main d’œuvre......................................1174 fr- 20
- Transport divers.................................. 722 fr. 00
- Dépenses diverses . ........................... 385 fr. 00
- Tubage 60 m. de colonne de o m. 20 de diamètre ('), pesant 1 200 kilog., à 1 fr. 40.....................1 75o fr. 00
- Total....................................4°3ifr-20
- Soit en moyenne 53 fr. 25 par mètre courant de forage.
- Sondage n° ,8 de Sidi Rached, profondeur de 118 m. g5, moyenne d’avancement par 24 heures de travail, 1 m. 64, grandes difficultés dues aux sables aquifères, travail sans résultat :
- Main d’œuvre..........................................3 042 fr. 90
- Transports divers..................................... 385i fr. 00
- Dépenses diverses........................................... -fj0 fr. 92
- 60 m. de colonne de o m. 16 de diamètre (J) pesant
- 960 kilog. à 1 fr. 40. . . .'....................... 1344 fr. 00
- Total......................................9 998 fr. 94
- Soit en moyenne 84 fr. 06 par mètre courant de forage.
- Sondage n° 2 de Tinedla, profondeur de 79 m. 53 ; profondeur tubée au diamètre de 0 m. 16, 56 mètres; moyenne d’avancement par 24 heures de tiavail, 3 m. 61.
- Main d’œuvre.........................................1 162 fr. 80
- ( 36 m. de tuyaux de o m. 21, pesant 720 kilog.
- Tubage < à 1 fr’ 4°..................................1 008 fr. 00
- I 28 m. de tuyaux de o m. 16, pesant 420 kilog.
- v à I fr. 40................................. 588 fr. 00
- Dépenses diverses, cuves et rivets................... 527 fr. 00
- Transports divers.................................... 499 fr. 5o
- Total......................................3 785 fr. 3o
- Soit un prix de revient de 47 fr- 59 par mètre courant de forage.
- (*) Non compris les tubes retirés.
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- En ce qui concerne le côté hygiénique, kil ressort des analyses données •ci-dessus que les eaux sahariennes sont fortement minéralisées, surtout en sulfates et en chlorures. Beaucoup d’entre elles seraient jugées impotahles en d’autres pays. (Voir ci-dessus celles de Duveyrier, Tougourt, etc.) Certaines sont purgatives. On s’en sert cependant, faute de mieux, et à l’exception de -quelques-unes qui sont débilitantes, on parvient généralement à s’y ha- • hituer.
- Au Gourara, au contraire, l’eau est beaucoup plus pure, grâce à la nature des terrains traversés, grès néocomiens et schistes.
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- Béja ( 12.000 hab.)
- Sources amenées par la gravité, et moteur à pétrole.
- En 1898, adduction des sources d’Aïn-Boutâa, dépense 6.800 francs.
- En 1901-1902, remplacement de la canalisation de grès de date ancienne des sources d’Aïn-Faouar, par une canalisation en fonte, dépense 36 000 francs.
- En 1903, adduction d’Aïn-Béja, dépense i5ooo francs.
- Projet de M. Bonjean.
- 1, — La ville basse est alimentée par les sources d’Aïn-Faouar, Aïn-el— Amale-el-Kebira, et Aîn-Cebala, qui sortent des calcaires fissurés nummu-litiques du Djebel Diss.
- Adduction par une canalisation comprenant :
- 1 o5o mètres de tuyaux de 0,162 ; 3oo mètres de tuyaux de 0,135 ; i53 mètres de tuyaux de 0,120 ; 667 mètres de tuyaux de 0,110.
- Un quartier de la ville haute, celui d’El-Medina, est alimenté par les eaux d’Aïn-Béja. Cette source, captée par les Romains, jaillit dans une galerie voûtée sous les remparts au niveau de la ville antique, à plusieurs mètres au-dessous du niveau des rues actuelles. Elle est élevée comme il sera dit ci-après.
- Un autre quartier, celui de la gendarmerie et du contrôle civil, est desservi par les sources d’Aïn-Boutâa. Celles-ci sortent également de calcaires nummulitiques, au pied du Djebel-Bou-Amar, et sont amenées par une conduite de 1 5oo mètres en tuyaux de fonte de o,o5.
- 3. — Un moteur à pétrole Gardner, de 1 cheval 1/2, élève l’eau d’Aïn-Beja à une hauteur de 22 mètres, dans un réservoir en tôle de 43 mètres cubes qui dessert 2 bornes-fontaines. Les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 1 800 francs par an.
- 5. — Longueur du réseau de distribution, 1 200 mètres.
- Service public : 3 fontaines à jet continu, 2 bornès-fontaines, 4 urinoirs -à effet d’eau.
- Service privé :yo concessions aux particuliers.
- 6. — Volume consommé par jour, en moyenne, 3oo mètres cubes.
- En été, le débit d’Aïn Boutâa tombe à quelques litres seulement par-minute.
- Abonnements pour 1 mètre cube par jour, 60 francs l’àn.
- K. — Voir tableau général d’analyses ci-après.
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- 8. — On prévoit l’adduction des sources de l’oued Bessim pour la ville haute ; elles peuvent donner de 3 à 4 litres par seconde.
- 9- — On pourrait encore s’adresser aux sources suivantes :
- Aïn-el-Brel, à io kilomètres de Béja, débit 7 litres par seconde ;
- Sources de l’oued Mesfouf, 12 à 15 litres par seconde ;
- Sources d’Aïn-Ghiria, 12 à i5 litres.
- Les deux dernières solutions nécessiteraient l’installation de machines élé-vatoires de 20 et 35 chevaux.
- 10. — La municipalité de Béja construit actuellement, suivant un ravin qui sépare la ville arabe de la ville européenne, un collecteur à grande section qui recevra les eaux usées. La ville arabe est desservie par un réseau d’égouts romains et arabes, à section variable, sujet à de fréquentes obstructions. Il n’y a rien d’organisé quant à l’épuration des eaux d’égouts,
- La désinfection des appartements est faite par les soins des agents des Travaux publics, à la disposition desquels la municipalité met un pulvérisateur et les désinfectants.
- Bizerte.
- Sources amenées par la gravité (1888 et 1895) .
- Dépense, 620 000 francs, dont 80 000 francs pour Aïn-Madour et 540 000 francs pour Aïn-bou-Ras et Sidi-Asker.
- Concession à la Compagnie du port de Bizerte (78, rue d’Anjou, à Paris, représentée à Bizerte par M. Gaïlut).
- 1. — Sources d’Aïn-Bou-Ras, et d’Aïn-Asker, à environ r4 kilomètres au sud de fa ville, dans des dunes couvrant une superficie d’environ 25 kilomètres carrés, avec des altitudes de i5o à 240 mètres. La conduite part de la cote 8g.
- Sources d’Aïn-Nadour et d’Aïn-Meriem, à 5 kilomètres nord-ouest, dans des grès friables et sablés très fins, superposés à des argiles.
- Conduites d’amenée en fonte, de 0,162 pour Aïn-Bou-Ras et Aïn-el-Asker et de 0,125 pour Aïn-Nadour.
- 4. — Deux bassins-réservoirs de 86 mètres cubes chacun pour les eaux d’Aïn-Nadour. Quatre réservoirs de 600 mètres cubes chacun pour les eaux d’Aïn-Bou-Ras, et de Sidi-el-Asker.
- 5. — roooo mètres de canalisation intérieure pour les eaux d’Âïh-Bou-Ras, 2 700 mètres pour celles d’Aïn-Nadour.
- 6. — Débit d’Aïn-Bou-Ras, 800 mètres cubes par jour : d’Aïn-Nadour, dé i5o mètres cubes (été) à 4oo mètres cubes (hiver).
- Livraison à la municipalité a 0 fr. 12 le mètre cube, avec un minimum de 8 000 francs par an. Abonnements industriels, 0 fr. 25 le mètre cube. Abonnements domestiques, 0 fr. 4o le mètre cube.
- 7. — Eau d’Aïn Bou-Ras : degré hydrotimétrique, 170 ; CO2 combiné, ifio ; HCI, 3o ; SOH2, 14 ; SiOa, i3; CaO, 102 ; MgO, 8 ; KO, 4; NaO, a3'; matières organiques, 2 ; résidu total, 357 ’ b°nne eau potable.
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- Eau d’Aïn-Nadour, Composition analogue; résidu fixe, 370.
- Le service du Génie a capté pour les besoins exclusifs de la garnison les sources d’Aïn-Berda et de l’Oued Damous, à 4 et 7 kilomètres de la ville, sur le versant nord-ouest de la ligne de hauteurs de 200 mètres d’altitude qui la domine. Une machine élévatoire refoule les eaux jusqu’à un col qu’elles franchissent en souterrain et d’où elles descendent par la gravité, à raison de 3oo à 4oo mètres cubes par jour, à l’aide d’une canalisation en fonte de 0,15o de diamètre.
- O. — La situation pourra encore être améliorée lorsque le nouveau système d’assainissement de la ville aura été mis en service. Une distribution d’eau de mer, analogue à celles qui sont en service àSousse, Monastir et Sfax, pourra assurer le nettoiement des égouts et libérer ainsi une certaine quantité d’eau potable qui sera affectée à la population.
- Ferry ville (5.000 habitants)
- Eau de source élevée par moteur à pétrole.
- Projets de M. Picard exécutés de 1902 à 1905.
- Dépense : a58 000 francs.
- 1. — Source de Sidi-Abdallah, au S.-E, de l’agglomération. Ancien puits romain remis en état, foré dans les couches argilo-sableuses du miocène, Conduite d’amenée en fonte de 25o millimètres (joints au plomb) et de 3 800 mètres de longueur aboutissant au réservoir de 5oo mètres cubes de l’usine élévatoire.
- 3. — Moteur à pétrole de 35 chevaux, système Gardner ; actionne alternativement deux pompes à triple effet. Hauteur d’élévation : 36 m. 70. — Conduite de refoulement de 1 955 mètres, diamètre 220 millimètres. Le travail à produire est de 25 chevaux. Prix de revient du mètre cube d’eau élevé 0 fr. 076, compris les soldes d’un mécanicien, d’un plombier et d’un manœuvre.
- 4. —- Réservoir inférieur en maçonnerie de 5oo mètres cubes, visé ci-dessus. Réservoir supérieur en maçonnerie de 1 o5o mètres cubes (distribution) sur le flanc sud de la colline de Sidi-Yahia.
- 5. — Réseau de distribution de 6 5oo mètres.
- Service public : 1 fontaine à jet [continu ; 9 bornes-fontaines ; 22 bouches •d’arrosage et d’incendie ; 16 réservoirs de chasse à l’égout ; 1 urinoir à effet d’eau.
- Service privé ; 3g concessions aux particuliers.
- O* — Volume d’eau consommé par jour, en moyenne 240 à 25o mètres Cubes.
- 7.— Résidu fixe, 1 o3o ; CaO, 228; S04H, 184 ; degré hydrotimé-trique, 76°.
- 8- — Travaux prévus : Une adduction d’eau non potable pour le nettoyage des égouts, l’arrosage public et l’incendie, à provenir d’une nappe
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- existant au sud de Ferryville sous les terrains avoisinant le Faubourg du Transvaal.
- 10. — L évacuation des eaux usées se fait dans un réseau d’égouts en tuyaux de grès de o m. 20 de diamètre et un égout collecteur de 0 m. 60 de diamètre en ciment armé aboutissant au Lac à environ 4 kilomètres au S.-E, de Ferryville, après avoir suivi constamment les limites du Domaine de l’Arsenal de Sidi-Abdallah.
- Gabès (1.200 h.)
- D’après les projets d’alimentation hydraulique étudiés en 1891, Gabès devait recevoir les eaux de la source d’Aïn-Zeid, qui auraient été détournées au moyen d’un souterrain de 2 45o mètres de longueur, traversant le plateau de Ras-el-Oued. Le percement de cette galerie n’a été effectué complètement que sur une longueur de 1 4oo mètres, parce qu’on a rencontré une nappe aquifère suffisamment abondante pour satisfaire, au moins pendant .quelques années, aux besoins de la ville (terrain sénonien).
- Toutefois le débit, qui était d’abord de 6 litres à la seconde, est tombé en 1905 à 3 litres, et on a dû prolonger le souterrain de 200 mètres.
- Dépenses effectuées : en 1895, pour percement de la galerie et pose d’une canalisation en fonte de o,i35, de 0,08 et de 0,06, sur 18 kilomètres, desservant également Boulbaba, Djara et Menzel, 210000 francs ; en 1899-1900, pour revêtement en maçonnerie et prolongement de la galerie, 136 000 fr.
- Le service militaire utilise des eaux captées à la source d’Aïn-Zerich, au sud-ouest de Gabès, dans les argiles et gypses quaternaires. Forte minéralisation (2 4oo milligrammes). L’hôpital militaire emploie un appareil distil-latoire, système Oriolle.
- Gafsa et Métlaoui.
- A Gafsa, sources de l’oasis utilisées sur place : on envisage l’utilisation des eaux d’Aïn Bordj.
- La Compagnie des phosphates de Gafsa, qui exploite le chemin de fer de Sfax à Métlaoui. a installé une borne-fontaine à Gafsa-gare. Elle envoie de l’eau par wagons-citernes (6 mètres cubes) à Metlaoui-gare, et elle étudie un projet d’adduction des eaux de l’Oued Seldja pour l’alimentation de Met-laoui-Mine.
- Grombalia (5.000 habitants)
- Sources amenées par la gravité.
- Projet de la Compagnie des Eaux de Tunis exécuté en 1892-1893.
- Dépense : 55o 000 francs.
- 1. —Aïn-Tebornak et Aïn-Kelbia. Anciens captages romains aménagés et drainés. Les eaux sourdent du rocher et de marnes rocheuses peu inclinées.
- Conduite en fonte de 37 kilomètres ; souterrain de 670 mètres entre Aïn-Tebornak et le bassin de jonction des deux sources. Devait alimenter en principe les centres de Grombalia, Ilammam-Lif et Radès ; mais à la suite de la pénurie d’eau de 1897, ces deux dernières communes ont été alimentées en eaux de Zagbouan et le sont encore actuellement.
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- 4. — Un réservoir (en maçonnerie) de i5o mètres cubes à Grombalia.
- Un réservoir (en maçonnerie) de 255 mètres cubes à Hammam-Lif.
- Un réservoir (en maçonnerie) de 255 mètres cubes à Radès.
- 5. — Réseau de distribution de 16 kilomètres.
- Service public : 6 fontaines à jet continu ; 2 bornes-fontaines ; 2 bouches •d’arrosage ; i bouche d’incendie.
- Service privé : 34 concessions aux particuliers, non compris les abon nements d’Hammam-Lif et Radès, au nombre de 283, qui ne consomment plus que l’eau de Zaghouan.
- ( en moyenne, î 4oo mètres cubes
- 6- — Volume d’eau consommé par jour ) au maximum, 2 ooo ’mètres cubes
- ( au minimum, î îoo mètres cubes.
- Prix de vente : 3o francs par an pour une consommation minimum de 2oo mètres cubes ; au delà, o fr. 3o le mètre cube.
- 7. —Matières organiques, o,8 ; Résidu fixe, î ooo ; SCPH, 75; MgO, néant ; UaO, 180; Cl, 100.
- 8. — L’adduction des eaux de l’oued Esser avait été envisagée et des travaux de captage avaient été commencés mais ils ont été détruits par des inondations.
- 10. — Un arrêté du Caïd a été pris en vue de l’établissement chez les particuliers des fosses étanches pour les eaux ménagères et les matières fécales ; l’application n’a pas encore pu être faite.
- Les Tues principales et les fossés dans lesquels s’égouttent les fontaines sont nettoyés deux fois par semaine et les gadoues déposées à la décharge publique.
- Un hangar d’abatage est en construction en dehors du village.
- IlnniiimiiieL, 6.000 h.)
- Sources amenées par la gravité.
- Projet de M. Jannin, exécuté en 1896 (restauration d’ouvrages romains) et en 1900 (conduites en fonte). Dépense, 85 ooo francs.
- 1.—Les eaux proviennent du Djebel-Reba-el-Aïne. Elles s’écoulent à travers sables et graviers sur couche d’argile. Deux sources captées par les Romains dans l’oued Faouara. Aqueducs romains voûtés de 0 m. 60 sur 1 m. 5o d’ouverture, restaurés et utilisés sur 160 mètres (source du haut) et 90 mètres (source du bas).
- Conduite d’amenée en fonte, de 120 millimètres de diamètre, sur 7 ooo mètres de longueur.
- *>. — Réseau de distribution de 5oo mètres.
- Service public : 2 fontaines à jet continu ; 10 bornes-fontaines.
- Service privé : 14 concessions aux particuliers.
- ( en moyenne : 4oo mètres cubes.
- O.— Volume par jour : < en maximum : 600 mètres cubes.
- ( en minimum : 3oo mètres cubes.
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- Prix de vente : o fr. 3o le mètre cube pour usages domestiques et o fr, 15 pour usages industriels et pour irrigation.
- 7. — Sources du haut: Résidu 54o ; GaO, 88 ; $04H, 84 ; MgO, 67 ; Cl, 84 i degré hydrotimétrique, 4o°.
- Sources du bas : Résidu 478 ; CaO, 72 ; S04H, 63 ; MgO, 54; CL, 76 .; degré hydrotimétrique, 34°.
- Analyse bactériologique. Sources du haut : 28 microbes par centimètre cube (?) Absence bacille typhique ; présence bacille coli et bacille pyocyanique.
- Sources du bas : Griffon d’eau chaude, 62 microbes par centimètre cube ; absence bacille coli. Griffon d’eau froide, 107 microbes, absence bacille typhique, présence bacille coli.
- 10.— Egouts maçonnés à pierre sèche, construits par les indigènes, pour l’évacuation des eaux usées. Fosses dans les maisons pour les matières fécales.
- Kairouait (26.000 h.)
- Sources amenées par la gravité (1890)
- Dépenses, 55o 000 francs.
- Régie directe : .chef du service, l’ingénieur auxiliaire,directeur des travaux de La ville. Résidence à Sousse.
- 1. —- Sources de Cberichera, à 3o kilomètres au sud-ouest de Kairouan. Proviennent de sables ou de grès siliceux en formation, reposant sur des marnes bleuâtres (terrain pliocène).
- Pour obtenir un débit suffisant, on a dû drainer la vallée de l’Oued Che-richera sur une superficie de 5 hectares. Drains en pierres sèches, aboutissant à des canaux en maçonnerie qui convergent vers une chambre de réception formant elle-même barrage du lit de l’Oued. Profondeur des drains, 3. à <6 .mètres.
- Le terrain drainé a été débarrassé des plantes malsaines, principalement des lauriers-roses.; il est clos d’une haie de cactus, et un gardien habile auprès pour «m pêcher la circulation des troupeaux.
- Conduite d’amenée de o m. 17.5, longue de 3o kilomètres, divisée en 4 tronçons séparés par des chambres de visite et par le réservoir. La pression ne dépasse en aucun point 4 atmosphères.
- Dans chaque chambre de visite se trouve une grille destinée à 'empêcher l’introduction des corps étrangers par les tuyaux d’amenée ou de trop-plein.
- 4. •—• Un réservoir de 800 mètres cubes, au point kilométrique i4 k. 5oo de la conduite, a été construit en 1901-1902 pour régulariser la distribution.
- 5. — Canalisation intérieure en fonte, de 5 3oo mètres ;
- Nombreuses bornes-fontaines ;
- 9 abreuvoirs sur le parcours de la conduite d’amenée ;
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- Le trop-plein de la conduite est recueilli pour l’irrigation dans le bassin des Àglabites, immense citerne de 128 mètres de diamètre, dont le nom est celui d’une ancienne dynastie arabe.
- 6. — Le débit des sources varie de 55o mètres cubes par jour (été) à 700 mètres cubes (hiver 1906).
- 7. — CaCO3, 212 ; CaSO4. 22 ; MgSO\ 68; NaSO, 128; NaCl, 170; SiO2, 4° î matières organiques et produits volatils au rouge, 4o ; résidu total, 680.
- Une analyse bactériologique a donné 1 200 bactéries aérobies, espèces banales inoffensives (coccus jaune de l’eau, coccus blanc, bacille mesente-ricus). Aucune espèce de la putréfaction. Pas de bacille coli.
- Eau de bonne qualité.
- 9. — Des recherches sont actuellement entreprises pour trouver des eaux de façon à augmenter le débit devenu insuffisant.
- 10. — Les eaux-vannes sont utilisées pour irriguer la pépinière des Ponts-et-Chaussées et un champ d’épandage.
- Le Kef (6,000 hab.)
- Sources amenées par la gravité.
- La ville romaine de Sicca-Veneria, sur les ruines de laquelle s’est établi le Kef, était dotée d’installations hydrauliques remarquablement comprises. On en a restauré une partie. Dépenses effectuées, 100 000 francs.
- 1 . — a) Source romaine dénommée Aïn-el-Bled-el-Kef ; jaillit dans la partie basse de la ville et donne de 190 à 3oo mètres cubes par jour.
- b) Sources du Dyr.
- c) Sources du Figuier.
- Canalisation en fonte pour les deux premières sources, en ciment pour la troisième.
- 4. — Beaux réservoirs antiques de 5 700 mètres cubes de capacité situés au-aessus de la Kasbah. Reçoit les eaux du Dyr.
- o. — Ces dernières eaux alimentent plusieurs bornes-fontaines établies en ville. Malheureusement, leur débit devient très faible en été, 80 mètres cubes par jour, dont une partie réservée à l’autorité militaire. Aussi la distribution est-elle limitée en été à 2 heures par jour (1 heure le matin, 1 heure le soir).
- 8. —En présence de cette situation, on a envisagé l’adduction dans les citernes de deux groupes de sources situées au petit Kef et dans la partie supérieure du Dyr, qui pourraient être déversées dans la canalisation haute. Mais leur débit baisse considérablement en été, et les dépenses semblent bien élevées eu égard au résultat à espérer.
- Une autre solution consisterait à refouler dans les citernes une partie des eaux de la source romaine. Le débit de cette source qui, en hiver, peut dépasser 3 000 mètres cubes par jour, descend pendant les années de sécheresse à 600 mètres cubes.
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- Malidia, (1 o.ooo habitants.)
- Eau de puits élevée par moteur à pétrole.
- Projet de M. Gresse exécuté en 1904 et 1905. Dépense, 23oooo francs.
- 1. — L’eau provient d’une nappe souterraine s’étendant sur une surface de 160 hectares, avec une hauteur variant de 2 à 7 mètres, aux abords de la Sebkha de Mokenine. Le captage est fait au moyen de deux puits de 4 mètres de diamètre établis, autant qu’il a été possible de le réaliser, au bas de la cuvette des argiles rencontrées par les sondages, et à i5o mètres l’un de l’autre. L’eau est refoulée par une conduite en fonte de 120 millimètres de diamètre à 5 200 mètres de distance dans le réservoir de Sidi-Messaoud, d’où elle est distribuée en pression à Mahdia par une conduite principale en fonte de 160 millimètres et de 4985 mètres de longueur, et une conduite secondaire également en fonte de 60 millimètres de diamètre et de 810 mètres de longueur.
- 3. — Usine élévatoire de Sidi-Jabeur comprenant deux moteurs à pétrole système Burton-Hornsby (un pour chaque puits) de 8 chevaux chacun et deux pompes aspirantes et foulantes à pistons plongeurs. Le débit des pompes est de 16 mètres cubes à l’heure et la hauteur d’aspiration est de 7 mètres. Chaque puits donne un débit moyen de 70 à 75 mètres cubes par jour, ce qui produit un total de i5o mètres cubes environ qui s’est maintenu jusqu’à présent. Hauteur de refoulement : 45 mètres. Prix de la force motrice : 0 fr. 20 par cheval-heure, non compris le traitement du mécanicien et de son aide.
- 4. — Réservoir de Sidi-Messaoud à 32 mètres d’altitude et à 5 200 mètres des puits de captage. Capacité : 4oo mètres cubes. Il se compose de murs de pourtour en maçonnerie formant une enceinte rectangulaire de i5 mètres de longueur sur 9 mètres de largeur, recouverte par des voûtes d’arêtes surbaissées en briques supportées par des piliers en maçonnerie de 0 m. 5o sur 0 m. 5o.
- o. — Réseau de distribution de 1 200 mètres.
- Service public: 12 bornes-fontaines.
- Service privé : 17 concessions aux particuliers.
- Æ>. — Volume d’eau par jour en moyenne 20 mètres cubes.
- » » maximum 3o »
- » » minimum 12 »
- Le prix de l’abonnement est fixé à 20 francs pour les usages particuliers pour une consommation égale ou inférieure à 5o mètres cubes par an. Entre 5o et 75 mètres cubes, le prix est de 0 fr. 60 par mètre cube ; entre 75 et 100 mètres cubes il est de 0 fr. 80 et au delà de 100 mètres cubes il est de 1 franc.
- 7. — Résidu fixe 458 ; CaO, 68 ; MgO, 3o ; S04H, 3i ; Cl, 194.
- 8. — Le service des eaux de Mahdia sera assuré par la direction des Travaux publics, au moyen des eaux de Sidi-Jabeur, jusqu’au jour où sera réalisée l’adduction des eaux des sources d’Oueljet-bou-Hafna situées dans la vallée de l’oued Merguellil. A partir de ce moment, l’alimentation de Mahdia sera assurée par la Compagnie des eaux du Sahel qui a obtenu la concession
- Annuaire des Distributions d'eau. 60
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- d’un réseau de distribution dans un certain nombre de villes et agglomération de la région (Voir Sousse).
- 10. — Le premier lot d’un réseau d’égouts comprenant deux collecteurs-et sept branchements principaux a été exécuté en 1904. Longueur des collecteurs 1016 mètres et des branchements 788 mètres. Tuyaux en grès vernissé à emboîtement et collets, de 0 m. 20 à 0 m. 35 de diamètre. Toutes les maisons d’habitation situées sur le parcours ont été branchées à l’égout.
- Le deuxième lot du réseau, comprenant un collecteur, 6 branchements-principaux et i4 branchements secondaires, est actuellement en voie d'exécution.
- Les eaux usées et les matières fécales sont évacuées à la mer par des déversoirs en maçonnerie protégés par des enrochements.
- MflteIIP (6.000 habitants)
- Sources amenées par la gravité.
- Projets de M. Picard exécutés de 1900 à 1903 sous sa direction. Dépense : 33o 000 francs.
- 1. — Source Aïn-Rakoub Emerge d’une faille dans les calcaires sénoniens et coule sur une couche de gravier probablement apportée par les eaux.
- Bassin de captage à la cote (195,70), bassin de distribution et abreuvoir y accolé (i/5 de l’eau a été laissé aux propriétaires du soi).
- Conduite en fonte dont le diamètre varie de 100 à 125 millimètres. — Bassin de sectionnement à la cote (1 i3,oo).
- 4. — Les eaux sont amenées à Mateur à l’altitude de 44 mètres dans-un réservoir de 5oo mètres cubes, d’où elles sont distribuées par des canalisations qui desservent aussi le faubourg de Sidi-Aballah et le quartier de la> gare.
- 5. — Service public : 12 fontaines-abreuvoirs à jet continu; 8 bornes-fontaines; 12 bouches d’arrosage.
- Service privé : 43 concessions aux particuliers.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne 600 mètres cubes.
- » » maximum 800 »
- )) )) minimum 5oo »
- Prix de vente : 0 fr. 4° Par mètre cube, avec redevance minimum de-20 francs pour une consommation annuelle inférieure ou égale à 5o mètres-cubes.
- 7. — Eau très limpide, bonne au goût quoique un peu chaude, température 24°.
- 9. — Aïn Aouana, débit 2 litres à la seconde.
- 10. — La ville de Mateur n’est pas encore pourvue d’un roseau d’égouts. Les eaux usées sont évacuées dans des fosses. Un projet d’égouts est actuelle-ment â l’étude.
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- Na'foeiil- (i 1.000 habitants)
- Sources amenées par la gravité.
- Projet de M. Jannin exécuté en 1894 et 1896. Dépense; 76 000 francs.
- 1. — Les eaux proviennent du djebel Allouk Diouba. Elles s’écoulent à travers sable et calcaire sur couche d’argile.
- Deux sources, à 4o mètres Finie' de l’autre, captées par les Romains, dans l’oued Faouara, et se réunissant dhns un-bassin à proximité dans le même oued.
- Conduite romaine démenée, voûtée, de o m. 5o sur 1 m. 60 d’ouverture, restaurée et utilisée sur 2517 mètres.
- Conduite d’amenée en fonte de 162 millimètres de diamètre, sur 3 000 mètres de longueur.
- 5. — Réseau dèr distribution de 2 700 mètres.
- Service public : 5 fontaines-à jet continu ; i3 bornes-fontaines; 9 bouches d’arrosage ; 6 bouches d’incendie*;
- Service privé : 34 concessions aux particuliers.
- 6. — Volume par jour, en moyenne 750 mètres cubes.
- » » maximum 800 »
- » )) minimum 700 » (tout le débit des
- sources en été).
- Prix de vente, 0 fr. 3o pour usages domestiques et 0 fr. i5 pour usages industriels et pour irrigations.
- 8. — Travaux prévus : Un réservoir à l’origine de la conduite en fonte.
- 9*. — On* pourrait* amener à Nabeul les eaux du puits dit « Bir El Faïed » situé sur la piste Nabeul-Grombalia, à 2 kilomètres et demi de la ville.
- 10V — Réseau cFégouts pour eaux usées et matières fécales5.
- L’enlèvement des gadoues se fait de nuit. On ne désinfecte généralement ni les appartements, ni les effets. C’est d’autant plus regrettable que la ville de Nabeul est adoptée comme résidence par un nombre croissant de tuberculeux.
- Sfax (66.000 habitants).
- a) Puits avec moteurs divers» dont un moteur à vent (1894 et 1906). Dépense, 370 0001 francsi
- b) Citernes.
- c) Puitsi artésiens (1898). Dépense, 8000 francs.
- d) Distribution* d’eau de mer (19Û1 et 1905)l.
- Régie; directes.
- 1. —a) 9p.ui.ts1 de; SidirSalak,, à i 5. kilomètres-au nord. de.;la ville, dams des altemancesde sables et d’argiles-quaternaires..
- b) Les citernes comprennent 2 fesguiaSj de 9 5oo mètres cubes chacune, recevant les eaux. de. crue de. l’oued Âguareh, et 600 nasrias, réservoirs voûtés ou en forme de silos, établies jadis par un certain nombre de pieux Musulmans pour l’alimentation publique, dans un enclos auprès de la porte
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- de Bab-Djebli. Chaque nasria reçoit l’eau qui tombe sur une petite surface environnante, revêtue en pisé. Le puisage se fait par l’orifice même qui sert à l’introduction des eaux. Les dimensions sont très diverses. L’ensemble représente une contenance d’environ 10 ooo mètres cubes.
- c) Deux puits artésiens descendant probablement jusqu’au pliocène, et donnant de l’eau fortement salée.
- d) Distribution d’eau de mer, créée pour fournir des chasses dans le réseau d’égouts, et calculée assez largement pour assurer en même temps l’arrosage des rues et le service d’incendie.
- Enfin, il existe en ville 3 puits, dits puits Chaboumi, donnant ensemble 200 mètres cubes environ ; et une galerie captante dans l’oued Agareb, de 20 mètres de longueur, qui produit de l’eau potable employée lorsque les fes-guias sont vides.
- 3. — Les 5 premiers puits de Sidi-Salah, profond de 16 à 17 mètres, espacés de 23 mètres les uns des autres, et reliés par une galerie, sont presque épuisés. Un moteur à vent suffit pour le pompage de l’eau produite par ces puits.
- Les 4 nouveaux puits construits en 1903, 1906, 1906, de 20 mètres de profondeur moyenne, reliés par une galerie, donnent 45o mètres cubes d’eau, c’est-à-dire la presque totalité de l’eau consommée.
- Deux machines élévatoires et 2 pompes, une de ces installations étant de rechange.
- 4. — Réservoir de charge de 800 mètres cubes.
- o. — Conduite d’amenée en fonte de i5 5oo mètres.
- Réseau de distribution de 5 kilomètres ; 11 bornes-fontaines ; 3 abreuvoirs ; prises diverses.
- 6. — Les puits de Sidi-Salah fournissent 600 mètres cubes par jour ; les puits artésiens 270 mètres cubes d’eau peu potable.
- K. — La teneur en sels de l’eau de Sidi-Salah a varié dans d’assez fortes proportions.
- Les analyses en 1906 ont donné les résultats extrêmes suivants : degré hy-drotimétrique de 73 à 190° ; Cl, de 108 à 608 ; SOH, de 445 à i383 ; CaO, de 208 à 476 ; MgO, de 5o à 210 ; SiO2, 87 ; résidu fixe de 1 i5o à 3 720 ; matières organiques (en oxygène), 0 mgr. 5; azotates, 17; ammoniaque libre, 0 mgr. oi3 ; 700 bactéries, espèces non pathogènes.
- 8. — Par suite de l’insuffisance et de la mauvaise qualité des eaux, on se préoccupe d’amener à Sfax des eaux saines et abondantes. Des études pour l’adduction des eaux de Sbeïta vont être prochainement entreprises.
- Ces eaux sortent à l’extrémité du massif crétacé (sénonien) du Djebel Sbeïtla à la manière des sources vauclusiennes et ne semblent pas descendre au-dessous de 200 litres par seconde. Elles sont quelque peu chargées de sel marin, mais sont cependant potables et ont été utilisées en grand par les Romains.
- La distance est malheureusement très grande (160 kilomètres à vol d oiseau) et l’opération ne coûtera pas moins d’une dizaine de millions.
- 10. — Un réseau d’égouts construit en 1901 (tout à l’égout), étendu en
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- 1905-1907. Construction en 1907 d’un réservoir en ciment armé de 800 mètres cubes pour distribution d’eau de mer.
- Souk-el-Arba (2.5oo habitants).
- La ville est alimentée par les sources de Bulla Regia. La canalisation, de 0 m. 125 de diamètre, a été établie par le service du Génie, pour les besoins du camp, puis cédée par lui au Gouvernement tunisien lorsque la population civile est devenue importante. Le débit amené au réservoir est de 35o mètres cubes, dont 25o pour les besoins civils et 100 pour les besoins militaires. Les sources donnent 38o mètres cubes à l’étiage et 5oo en hiver.
- Sousse
- Et les autres agglomérations du Sahel.
- (Population totale desservie par les travaux de premier établissement, 75 000 habitants ; population à desservir ultérieurement, 55 000 habitants : Total i3o000.)
- Galeries filtrantes, adduction par la gravité.
- Projet de MM, Bezault et Gresse, exécuté de 1904 à 1907. Dépense prévue, 6 715 000 francs. Dépense probable, 7 25o 000 francs.
- Concession à la Compagnie des Eaux du Sahel (convention du ier septembre 1903).
- 1. — Nappe souterraine d’Oueljet-Bou-Hafna, située sur les marnes de l’éocène, dans les lits majeur et mineur de l’oued Merguellil, à environ 100 kilomètres de Sousse. >
- En réalité, c’est de l’eau de rivière purifiée par filtration naturelle dans les graviers du lit.
- Les ouvrages exécutés ont deux buts, les uns de recueillir l’eau souterraine, les autres de maintenir le torrent dans son cours actuel et de défendre le lit contre les afîouillements des crues. Des premiers, le plus utile est le barrage souterrain établi à l’aval de toute l’installation et soigneusement fondé sur la marne ; il concourt également à la fixation du lit. En amont sont des galeries filtrantes, de 1 m. 20 X 0 m. 90, avec pierrées latérales, d’un développement de 45 0 mètres, et des drains de 0,80 X 1,00 en pierrées, recouvertes de dallages étanches, de 85o mètres de développement.
- Deux conduites captantes de o,5o, en ciment armé, avec drains latéraux, de 1 5oo mètres de développement et sectionnées par des regards captants tous les 80 ou 100 mètres, reçoivent les eaux des galeries et drains, et les amènent dans une conduite d’adduction de 7 km. 65o en ciment armé, continuée par une conduite en fonte de 0 m. 5o, longue de 74 kilomètres. Celle-ci aboutit au col d’El-Ouk, où doit être construit un réservoir en ciment armé de 4 000 mètres cubes.
- D’El-Ouk partent les conduites secondaires, (branches nord et sud), de distribution des eaux dans le Sahel pour les banlieues de Sousse, Monastir et Mahdia , savoir :
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- D’El-Oukià l’oued Laya, conduite principale, branche nard, de o,4oo, sur i4 kilomètres ; de l’oued Laya à Sousse, conduite de ,0,200 sur ,io kilomètres ; de l’oued Laya à Monastir, de 0,200, sur 3i kilomètres ; de l’oued Laya à Sidi-Ramezane, de 0,200, sur 12 kilomètres.
- La branche Sud, destinée à alimenter Mahdia et plusieurs villages environnants, n’est pas encore construite.
- S. — A l’origine de la conduite générale en fonte est un bassin filtrant à sable et gravier à 4 compartiments (2 fonctionnant de bas en haut et 2 de haut en bas). 11 peut filtrer par jour 8 000 mètres cubes.
- 3. — On continue à utiliser la petite usine de Bou-Jalfar, qui-élève Beau d’un puits creusé dans les dunes, au nord de Sousse, et qui alimente 3 bornes-fontaines et un réservoir de chasse pour le quartier bas de la ville européenne. Moteur à pétrole Gardner de 6 chevaux; pompes Audemar-Guyon.
- 4. — Outre le réservoir de 4°°o mètres cubes prévu à El-Ouk, on doit construire les suivants, tous en ciment armé :
- Réservoir de 1 000 mètres cubes à Sidi-Ramezane.
- » de 2 600 » à Sousse.
- » de 800 » à Monastir.
- » de 5o » à Kalaa-Kebira.
- » de 1000 w à M’Saken.
- Une bâche de distribution est en outre prévue à l’oued Laya.
- Il existe déjà à l’oued Laya, un réservoir de 800 mèrtres cubes, en maçonnerie avec revêtement intérieur en ciment armé, qui faisait partie de l’ancienne alimentation de Sousse par les puits de l’oued Laya.
- 5. — Longueur du réseau de distribution pour les i5 centres à alimenter, 23 kilomètres.
- Service public prévu ; 26 abreuvoirs à jet intermittent, 08 bornesJfonlaines, 43 bouches d’arrosage, 10 bouches d’incendie.
- Service privé : Non encore en vigueur.
- 6. —-La conduite pourra débiter un maximum de 100 litres à ‘la seconde.
- Prix de vente aux particuliers :
- 0 fr. 4o le mètre cube pour usage domestique 0 fr. 25 » » industriel
- 0 fr. 20 )) » irrigations.
- 7 • — Analyses du service des mines de Tunis. Eau superficielle prélevée dans le lit mineur de l’oued Merguellil, à 4 kilomètres en aval des captages, octobre 1897 :
- CaO, 200 ; S04H, 326 ; MgO, 76 ; Cl, 121 ; NaCl correspondant, 198.
- Eau de la nappe souterraine prélevée dans les sondages ouverts dans les sables et graviers du lit majeur, reposant sur les marnes de l’éocène à une profondeur moyenne de 2 mètres, avril 1898.
- CaO, 256 ; S04I1, 514 * MgO, 92 ; Cl, 137 ; NaCl correspondant, 226. Autre analyse, faite au laboratoire de l’hôpital militaire de Sousse, en juillet 1899.
- Degré hydrotimétrique, 6o° : après ébullition, 4^à- Résidu à 1200, 1 io5;
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- au rouge sombre, 98S ; SiO2, 9 ; KC1, 12; NaCl, 190 ; NaSO4, i48 ; MgSO4, a53 ; CaSO4, 256 ; CaCO3, 188 ; CO2 libre, 87.
- Analyse bactériologique faitè au laboratoire de l’hôpital militaire de Tunis, août 1899 : 1 o4o bactéries aérobies par centimètre cube, chiffre légèrement inférieur à la réalité, les numérations ayant été interrompues le 10* jour. Toutes les bactéries rencontrées appartiennent à des espèces banales et inoffensives. Il n’a été isolé ni bacille coli, ni bacille d’Eberth, ni microbes de la putréfaction.
- 10. — La construction d’égouts complétant le réseau de la ville de Sousse .a été votée en 1906. Le montant total des travaux prévus s’élève à 3oo 000 fr. Les eaux recueillies dans un bassin récepteur seront refoulées en mer à 2 5oo mètres au nord de Sousse, par une usine élévatoire qui sera probablement actionnée par l’électricité. La fourniture des pompes et moteurs sera mise au concours. La même usine refoulera de l’eau de mer dans un réservoir situé à 42 mètres de hauteur, pour effectuer des chasses dans les principales têtes d’égouts.
- Certains collecteurs sont terminés, et d’autres en cours d’exécution.
- Tebourba (a.5oo habitants)
- Eau de l’oued Medjerda, élevée à 3o mètres par un moteur à pétrole de 4 chevaux, actionnant une pompe centrifuge. Elle est ensuite décantée, puis filtrée par le système Puech, et emmagasinée dans d’anciennes citernes romaines de 425 mètres cubes.
- Réseau dé distribution en fonte.de 100 millimètres et au-dessous ; longueur a kilomètre.
- L’installation est prévue pour un débit de 100 mètres cubes par 24 heures.
- Travaux effectués en 1906-1907. Dépense, 60000 francs. Les frais d’exploitation, force motrice, surveillance des filtres, sont prévus à 5 000 francs par an.
- Prix de Tente aux particuliers, o fr. 4°- Analyses ; en juillet igoô, résidu fixe, 1 025; CaO, 196; S04H, 284; MgQ, 57; Cl, 186; degré hydrotimé-trique, 55°.
- En août igo5, résidu fixe 2010 ; GaO, 291 ; So4H, 441 ; MgO, 110 ; Cl, *684; Degré hydrotimétrique, 1200.
- Tunis (200.000 h.)
- Sources amenées par la gravité.
- Dépense, i3 millions en 1862, 1 million et demi en 1886 et 7 75.0 000 en 1904. Un programme de travaux assez importants pour l’amélioration de la distribution à Tunis et dans sa banlieue, a commencé à être exécuté ‘en 1907.
- Les eaux sont exploitées par la Société dite « Compagnie du gaz et régie co-intéressée des eaux de Tunis ». Convention de concession de 1884, complétée en 1900. Directeur, M. Mouchard.
- I. — La ville de Tunis est alimentée, en même temps que les centres
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- voisins, La Manouba, le Bardo, la Marsa, Carthage, la Goulette, Rades et Hammam Lif, par un aqueduc qui conduit les eaux de plusieurs sources : celles de Nymphœa et d’Aïn-Ayed, situées à Zaghouan (distance de Tunis, 55 kilomètres), d’Aïn-Djouggar (distance g5 kilomètres), d’Aïn-Ziga (distance 3o kilomètres), et enfin, depuis 1904, celles d’Aïn-Bou-Saadia et Aïn-Faouar, situées sur le flanc est du Djebel Bargou (distance 100 kilomètres).
- Toutes ces sources sortent de terrains calcaires jurassiques.
- Leurs abords immédiats ne sont pas à l’abri de tout danger de contamination, au moins pour Aïn-Ayed, Aïn-Djouggar, et surtout Aïn-bon-Saadia, qui sort dans un ravin dont les eaux sauvages peuvent se mêler à elle.
- L’aqueduc est un des plus beaux travaux hydrauliques que nous aient laissés les Romains. Il a été construit au 11e siècle, par l’empereur Adrien, pour suppléer à l’insuffisance que présentaient les citernes de l’ancienne Carthage en temps de sécheresse. Coupé par les Vandales au ve siècle, rétabli après la conquête arabe et enfin saccagé de nouveau après la conquête turque en 1574, il a été restauré de 185g à 1861 par Collin, ingénieur français, et en 1886 par la régie des eaux. On a posé \l\ kilomètres de conduites forcées (double ligne de tuyaux en tôle et bitume Chameroy, variant de 0 m. 3o à 0 m. 55 de diamètre intérieur) pour remplacer plusieurs ponts-aqueducs élevés et très endommagés; le plus important, celui de l’oued Miliane, s’élevait à 35 mètres au-dessus du lit de la rivière.
- L’aqueduc dessert en route 26 abreuvoirs publics sur lesquels on a installé, en i8g4, des robinets à flotteur très simples et très robustes, destinés à empêcher toute pollution de l’eau de la ville (1).
- Pour l’adduction, des sources du Bargou, on a construit, en] igo3-igo4» 80 kilomètres de canalisations nouvelles, dont 6 kilomètres 3oo en tunnel (tunnel de Bou-Tis) pour rejoindre la conduite de Zaghouan (2).
- La ville possède en outre un certain nombre de citernes publiques et beaucoup de citernes particulières ; chaque maison avait la sienne avant la restauration de l’aqueduc, et elles constituaient alors la seule ressource en eau. Leur eau est d'assez mauvaise qualité, ce qui tient à une construction généralement défectueuse, au manque d’étanchéité et à l’absence de toute précaution pour rejeter les premières eaux de pluie tombées sur les terrasses après les sécheresses.
- Enfin il existe des puits particuliers, souvent contaminés.
- 4. — Deux réservoirs de 7 5oo mètres cubes chacun et un de 4 000 mètres cubes à la Kasbah. A Carthage, un réservoir de 29 000 mètres cubes, anciennes citernes romaines, restaurées en 1889, au ciment de la Porte de France.
- 5. — Distribution intérieure de 87 kilomètres de longueur, en fonte
- (*) Voir Richard et Jannin, Transformation des abreuvoirs publics de l’aqueduc de Zaghouam (Revue d’hygiène, 1894, page 575).
- (2) Voir, pour détails sur les travaux récents et les travaux projetés, Rapport de la direction générale des Travaux publics, sur les études et recherches d’eau de la Régence, de 1900 à 1905 (Tunis, lmp. gén., Picard et Cie).
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- avec joints matés au plomb. L’eau y est constamment en charge, sous une-pression assez forte, qui n’est jamais moindre que 2 atmosphères dans la ville basse.
- 25o bornes-fontaines et 10 abreuvoirs à Tunis (la distance de 2 bornes-fontaines voisines est au maximum de 200 mètres ; en général, elle est de 120 mètres) ; 23 bornes-fontaines et i3 abreuvoirs dans les autres localités desservies.
- Environ 6 000 concessions particulières, au compteur.
- 6. — Le débit éprouve des variations du simple au quadruple. Il n’est pas rare de recevoir des sources au printemps, après quelques semaines pluvieuses, un débit de 25 000 mètres cubes en 24 heures, et de le voir tomber en été à 6 000 mètres cubes. En octobre 1900, il est descendu jusqu’à 3 600, ce qui a occasionné une très grande gêne. Qn a dû régler les arrosages particuliers à un cube déterminé par jour, ainsi que le permet le cahier des charges, et supprimer l’eau de Zaghouan pour l’arrosage des rues et des squares, pour les urinoirs, pour les chasses, etc. Cette situation a été améliorée par l’adduction des eaux du Bargou, mais aura besoin d’une solution plus radicale (voir 8).
- Le débit moyen journalier est de ;
- Source Nymphœa (Zaghouan). . . . . . . 7 000 mètres cubes
- » Aïn-Ayed . . . 3 000 »
- » Aïn Djouggar . . . 5 5oo »
- » Aïn Ziga . . . 5oo »
- » du Bargou . . . 4000 »
- Total . . . 20 000 mètres cubes
- Prix des abonnements :
- i° Pour usages domestiques, 3o francs pour un volume annuel inférieur ou égal à 200 mètres cubes, et 0 fr. 3o pour tout mètre cube au delà de 200 ;
- 20 Pour usages industriels, 36o francs pour une consommation annuelle inférieure ou égale à 2 4oo mètres cubes, le surplus étant payé 0 fr. 3o par mètre cube.
- 3° Pour irrigations, 0 fr. i5 le mètre cube, avec une perception minima de 270 francs.
- L’administration se propose de constituer des abonnements pour un volume inférieur à 200 mètres cubes ; celui-ci correspond à 55o litres par jour et est rarement atteint dans les maisons où l’on ne gaspille pas l’eau.
- T- — Degré hydrotimétrique, 32° ; CaCO3, 108 ; CaSO4, 42 : MgSO4, *oo ; matières organiques et produits volatils, 74 ; matières organiques (en oxygène), o mgr. q5o ; 700 germes aérobies, parmi lesquels dominent les bactéries chromogènes ; on y trouve en abondance le bacille jaune de l’eau, des coccus orange, une sarcine orange et, en petite quantité, le micrococcus prodigiosus.
- La recherche du bacille d’Eberth et du bacterium coli a été négative. On
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- pense généralement que l’eau de Zaghouan est étrangère à l’étiologie de la fièvre typhoïde à Tunis,
- 8. — La pénurie d’eau est plus pénible aujourd’hui qu’il y a 20 ans, parce que les besoins ont augmenté et que beaucoup d’anciennes citernes particulières ont été abandonnées. On a creusé en différents points de la ville des puits munis de moyens mécaniques de puisage pour assurer Les chasses dans les égouts, le service de la voirie, le service d’incendie. L’avani-projet sommaire de l’adduction des eaux de la Medjerda est aussi dressé.
- L’eau de la Medjerda serait prise dans la rivière, à 27 kilomètres de la ville. On la refoulerait jusqu’à la cote 75 dans un réservoir établi sur le flanc de Djebel Merguer ; de là, elle descendrait vers Tunis par la gravité.
- L’eau de cette rivière est trouble en tout temps,; elle devient extrêmement limoneuse durant les crues. On ne pourra la distribuer sans une décantation et une filtration préalables, analogues à celles des eaux de Durance à Marseille. Les dépenses d’installation seront élevées.
- Cette eau devrait d’ailleurs être réservée pour lavage et irrigation ; le projet comporterait donc la double distribution.
- Toutefois, cette solution par usine élévatoire nous semble devoir être moins avantageuse, au point de vue économique, que celle qui consisterait à dériver de la Medjerda un canal d’irrigation dont la prise serait suffisamment reportée vers l’amont pour que le canal franchisse, par la simple gravité, le col qui sépare la plaine de Tunis de la vallée du fleuve.
- Cette œuvre serait à entreprendre par le gouvernement avec le concours de la ville. Elle permettrait de créer autour de Tunis une vaste région maraîchère, en même temps qu’elle rendrait suffisante en tout temps, pour l’alimentation, l’eau de source amenée par l’aqueduc.
- Il conviendrait toutefois d’étudier, parallèlement, l’adduction des eaux d’Aïn Zereus, source vauclusienne sortant du calcaire sénonien,, dans la vallée du Kanseb, à i5o kilomètres de Tunis, et à laquelle pourraient être adjointes diverses sources voisines.
- ÎO. — Le tout à l’égout se pratiquait à Tunis depuis une époque reculée, quoique dans des conditions très primitives ; pas d’occlusiorvs hydrauliques, égouts trop larges, à radier plat, couverts en rondins ou en dalles, -souvent sans pente, construits sans plan d’ensemble et formant un dédale .extrêmement compliqué.
- Toutes les eaux-vannes se rendaient autrefois dans le lac Bahira par 7 fossés (Kandacqs) formant par endroits de vastes cloaques et donnant naissance à des cônes de déjection qui atteignaient 1 kilomètre de longueur.
- Un nouveau réseau d’égouts, d’une longueur totale de 155 kilomètres, a été créé de 1891 à 1897. Dépense, 43ooooo francs. Collecteurs maçonnes, •ovoïdes,, de 1 m. 20 à 1 m. 5-0 de b auteur, formant .environ 1 ji 2 de la lu*1' gueur totale. Réseau en tuyaux de poterie de o m. 20 à .0 m. 5o (mais®*1 Jacob, de Pouilly-sur-Saône, produits céramiques de Boulogne-sur-mer).
- Une usine élévatoire, à l’aval du grand collecteur, relève les eaux d’égout, 'employées en grande partie en irrigation (pompes Earcot). Le .surplus* fiUi
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- décroît fin importance avec le temps, se déverse dans le lac, à 2 kilomètres du nouveau port (4).
- Il serait urgent d’arriver à utiliser toute l’eau d’égout en épandage agricole, pour libérer le lac de cette cause de contamination. La plaine de la Cherkia pourrait servir à cet épandage.
- Tozeur (9.000 h.)
- Eau de source élevée par bélier hydraulique.
- Projet de M. Tellier exécuté en 1897.
- Dépense 35 000 francs.
- 1. — L’eau provient de PAïn-Kébira, qui sort d’un sable fin et blanc au-dessus d’argiles. Elle est prise dans un oued. Conduite de refoulement en tuyaux de fonte de 0,10 de diamètre et 2 026 mètres de longueur.
- 3. — Elévation au moyen d’un bélier hydraulique à soupape à ressorts, de Decœur, à Paris. — 66 coups à la minute ; débit de 27 à 3o litres à la minute.
- 4. —-Hëservoir en tôle d’une contenance de 1 m3 5oo, établi à proximité •du bélier sur un massif de maçonnerie de 5 mètres de hauteur.
- 5. — Réseau de distribution ; 2 026 mèti’es, 1 fontaine à jet continu.
- 6. — Volume fourni par jour en moyenne, 39 mètres cubes à 43 mètres •cubes.
- K. — Analyse faite en décembre igo5 : Degré hydrotimétrique, i52® ;
- • résidu fixe, 1 920 ; CaO, 255 ; S04H, 606 ; MgO, i5o ; CI, 5oo.
- 8. — On prévoit l’augmentation du volume d’eau distribué, et le remplacement du bélier dont le fonctionnement est défectueux et coûteux.
- 9. — On pourrait amener Peau des sources irriguant l’oasis de Tozeur.
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR L’ALIMENTATION EN EAU DE LA TUNISIE
- Les études et les travaux relatifs à l’alimentation en eau sont dirigés par les ingénieurs et conducteurs de la Direction générale des travaux publics, •chargés des travaux des villes en même temps que de ceux de l’Etat.
- Presque tout était à faire au début de l’occupation française {sauf à Tunis où la distribution date de 1862). Les villes n-étaient guère alimentées que par des citernes : citernes publiques, assez mal entretenues malgré les fondations constituées pour cet objet par de pieux musulmans ; citernes particulières, construites en même temps que les maisons, sans grand souci des règles élémentaires de l'hygiène.
- les sommes dépensées pour l’alimentation en eau potable des centres
- (') Voir Richxrd et Jansin, IJ assainissement de Tunis (Revue d’hygiène, 189a, !p. 854). Monographie très complète.
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- Tunisie
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- habités s’élèvent, d’aprcs les tableaux statistiques de la Direction des travaux publics au 1er janvier 1907, à un total de 19 890000 francs. Employées avec beaucoup de méthode, elles ont permis de réaliser dans cette courte période un ensemble de travaux important, qui s’accroît d’année en année.
- Depuis 1900, une commission spéciale est constituée dans chaque ville importante de la Régence, pour examiner toutes les questions relatives à l’adduction des eaux non potables (eau de mer, eau d’oued, etc.), qui pourraient être utilisées par une canalisation distincte comme complément des distributions existantes.
- Au point de vue géologique, la constitution des terrains de la Tunisie n’est pas précisément défavorable à l’existence des nappes souterraines et à la production des sources. Les calcaires basiques et surtout les calcaires de l’urgo-aptien (crétacé inférieur) et du sénonien (crétacé supérieur), les calcaires et les grès de l’éocène contiennent généralement d’assez grandes quantités d’eau et donnent naissance à des sources, souvent à caractère vauclusien.
- A l’émergence, ces eaux sont peu chargées de sels, mais si elles rentrent sous terre et cheminent sous les plaines pliocènes ou quaternaires, elles se chargent de sel marin, de magnésie, etc. C’est ce qui explique que les eaux des oasis et celles de bon nombre de puits artésiens soient salées et minéralisées, et que pour trouver de l’eau douce dans des forages, il soit recommandé de se placer de préférence au pied des versants calcaires, afin de la. prendre avant qu’elle ait traîné sous la plaine et s’y soit enrichie en chlorures.
- Les autres nappes souterraines sont fort peu abondantes. Leurs eaux, en contact avec des marnes salées ou gypseuses, sont généralement très chargées de sels. On ne doit guère faire exception que pour la nappe phréatique des plaines sablonneuses et des alluvions des vallées. De bons puits peuvent s’y alimenter, et dans certaines régions ces puits et les moulins à vent qui extraient l’eau sont nombreux. Toutefois, si cela suffit pour l’usage d’un colon isolé, il serait difficile de trouver dans cette nappe de grandes quantités d’eau, à moins de faire des drainages d’une longueur et d’un coût excessifs.
- La valeur hygiénique des eaux est généralement satisfaisante ; bien que la fièvre typhoïde sévisse avec assez d’intensité, elle paraît plutôt attribuable à l’infection ancienne du sol, qu’à l’eau de Loisson. Il reste toutefois à améliorer la protection des abords de la plupart des sources, contre la pollution due au voisinage de l’homme et des animaux, car les calcaires fissurés dont proviennent beaucoup d’entre elles filtrent mal. Pour les puits isolés, les-précautions prises contre la pollution par les déjections des animaux, sont trop souvent insuffisantes.
- Quant à la composition chimique, on la trouvera récapitulée d’une maniéré” très détaillée, pour un grand nombre de localités de la Régence, dans le tableau d’ensemble ci-après.
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- Un trait tout à fait caractéristique des ouvrages d’adduction d’eau récemment exécutés en Tunisie, cest qu’ils occupent presque toujours l'emplacement d’anciennes installations romaines, souvent bien conservées et dont les restes ont pu être utilisés en maints endroits.
- Ces installations romaines se ramènent à deux types principaux :
- i° Captation d’eaux de sources, et adductions par de longs aqueducs en maçonnerie, généralement complétés par de très vastes réservoirs permettant de remédier à la diminution du débit pendant la saison d’été ;
- 2° Utilisation des eaux pluviales, recueillies par des barrages de faible hauteur, système qui avait été appliqué pour ainsi dire à chaque torrent tunisien. Des canaux et des aqueducs conduisaient les eaux fournies par une averse dans d’innombrables citernes.
- Celles-ci comprenaient souvent les éléments suivants : un bassin de décantation, ou les eaux déposaient les sables et les débris de tout genre qu’elles pouvaient avoir entraînés ; un bassin de réception, composé d’un certain nombre de voûtes accolées et communiquant entre elles ; enfin un bassin de puisage, ou bien une distribution complète, suivant l’importance du réservoir et les besoins à desservir.
- Les gîtes d’étapes des routes, les centres agricoles, les fermes comportaient aussi des travaux d’aménagement d’eau. Ils offrent en outre des vestiges de travaux d’hydraulique agricole fort importants et tort nombreux, non seulement dans des plaines fertiles, mais aussi dans des régions aujourd’hui dé--solées et arides.
- La question de savoir si le climat et le régime hydraulique du pays ont ‘changé depuis cette époque a été fort discutée et ne paraît pas encore tranchée, bien qu’on incline à penser que les vastes forêts qui couvraient à -cette époque toute l’Afrique du Nord fussent une cause de précipitations atmosphériques plus abondantes que celles de nos jours. On est conduit à ‘la même conclusion en voyant l’importance de certains ouvrages hydrauliques, réellement disproportionnés avec là pluviosité actuelle. Il faut cependant remarquer que les conditions du travail étaient alors bien différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui ; on ne reculait donc pas devant des ouvrages dont le prix de revient est à présent un obstacle absolu.
- Citons à cet égard, bien qu’elle n’ait plus qu’un intérêt théorique, l’étude que le service des travaux publics avait faite pour la ville de Sousse, avant qu’on se décidât à l’adduction des eaux de l’oued Merguellil. Il s’agissait d’emmagasiner les eaux de pluie dans des citernes suffisantes pour assurer à la ville un débit supplémentaire de 5oo mètres cubes par jour.
- La hauteur de pluie annuelle sur laquelle on peut compter est de om. 4o; le rendement à admettre est celui de 44 °/o> qu’on n’obtient toutefois que pour des installations très bien conçues ; la durée des périodes sans pluies utilisables est de 4 mois. On trouve ainsi qu’il faudrait 120 hectares pour l’alimentation de la citerne, et que celle-ci devrait cuber 60000 mètres cubes. Les dépenses correspondantes peuvent être estimées comme il suit :
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- Analyse des eaux employées à Valimentation des centres habités de Tunisie
- Localités Désignation des puits, sources, etc. Débit journalier minimum en mètres cubes Année de l’analyse *03 -M fc. *03 ?.§ P O “t3 J? Eléments dosés (en milligrammes par litrej Observations
- résidu fixe ^ ' «0 acide sulfurique fl fe© I chlore acide ] carbonique tn © « S S- gjH r© •^5 fl .. a S» O
- Source n° i 108 3 4o 12 traces traces 21
- 1 » n° 2 iqq 3 4° 12 » » 21
- Aïn Draham » n° 3 n5 avril 1900 3 40 12 » » 21
- » n° 4 i5i 3 40 12 » » 21
- Aïn Sojtane » 3oo » » » » » » » » »
- Aïn Faouar 26 420 i32 25 20 60
- Aïn Neptune 38g 26 4ï5 87 24 20 60
- Béja J Aï» Cebala Aval juillet igo5 28 470 168 40 7 72
- ' Aïn Béja 86 72 I 245 3i8 208 5o 188
- Aïn Bouttaâ 12 27 45o 147 23 !7 64
- Ain Bourras i 35o 22 320 . 92 25 11 48
- Bizerte Aïn Sidi Asber 170 mars 1905 27 38o 124 33 i5 60
- Aïn Nadour i35 21 25o 96 6 8 40
- Bordj Cedria eau de puita » 1896 » 1 280 168 201 io4 366 i32 i,°4
- Djara et Menzel (v. Gabés) 179 » » * » » » » £
- Djemal » 8 » » » » » !» » » »
- Enfidaville puits public 25 I9Q5 39 1 120 320 192 l42 186 » »
- Ferry ville ii Source de Sidi Abdallah 407 jany. jgo6 76 1 o3g 228 184 66 280 » 3*
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- I { puits de la villa 53
- Fondouk Djedid ç Marguerite » 1901 » 648 140 76 210 »
- ( (v. en outre Grombalia)
- Gabès | Ras El Oued 43o décembre 166 2 45o 322 832 100 54o
- Aïn Slem 5o igo5 176 2 610 4l9 1 069- 190 54o
- t Aïn El Bord] 38o 122 1 680 385 744 i32 140
- \ Aïn Faouara 3 ooo 120 1 54o 347 730 115 140
- Gafsa / Aïn Badoua 1 86 ( déc. igo5 104 1 220 242 541 >i9 140
- j Oued Baïcch ( 102 1 200 i65 435 2l4 140
- ( Sidi Ahmed Zaroug 77 I 000 1954° 9ll 1724 5o4 8790
- Aïn Beïda 0 324 17 245 5o 54 25 44
- Ghardimaon ) Amouch Lalich o 187 fév. 1906 22 270 71 44 ll 68
- ( Aïn (Gherchara) cachar 0 720 , 20 2.56 32 44 25 72
- Goulette (La) v. Tunis 4oo » » » » » » » » »
- Grombalia Aïn Tebornek Aïn Kelbia 1896 460 i5o 66 34 84 » »
- Source du bas chaude 34 485 84 67 72 76
- Hammamet i » froide 1 Source du haut janv. 1906 4i 4i 558 56i 98 112 98 92 76 75 9° 82
- Oued Faoura » » 370 80 67 57 80 » »
- eau de puits 245 85 i,885
- Hammam-Lif ) (v. en outre Grombalia) » 1896 » 108 88 56
- ' et Zaghouan \
- Houms-Souk 5 800 » » » » » » » » »
- Kairouan Cherichera 600 1900 28 765 175 97 92 195 >> »
- Ttmfsfe
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- Analyse des eaux employées à Valimentation des centres habités de Tunisie (suite)
- 1 Localités Désignation des puits, sources, etc. Débit journalier minimum en mètres cubes Année de l’analyse Degré hydrotimètrique résidu fixe . j 1 » 1 Élémen X eO «J ts dosés ( n ® C ° magnésie S §. <3 ammes pa « Jd 3 O r litre) 'ë ‘S •si 0 % -g matières organiques Observations
- Fontaine romaine 200 , 24 3i8 i56 34 10 26
- Kef (Le) Source du Figuier 6o mars 1900 25 33o 140 43 22 38 » »
- Mahdia Puits de Sidi Jabeur i5o 1904 37 458 68 3i 3o 194
- Maktar Source publique 8oo i9°5 24 320 144 x6 22 26 » »
- Mateur Aïn Rakoub 486 janv. 1906 38 5io 157 123 86 58 » »
- Ancien puits ? 200 3 i5o 36o 6o5 2o5 i 160
- Medjerzel Bab Nouveau puits 3o janv. 1906 78 1 5io 285 3l2 54 288
- Metlaoui Oueds Seldja 6 900 janv. 1902 186 3 23o 368 1 247 226 736
- Bir Salait » îqot 680 184 kl 3o 170
- Mohamédia ' Bir Chouïka » igoï 720 220 124 25 126
- ( v. en outre Zaghouan
- Nabeul Oued Faoura 1894 83o 140 149 » 176
- Aïn-Guettar 25 qoo déc. igo5 168 2 35o 368 798 179 576
- Nef ta | Aïn Faoura 21600 | 180 2 6o5 434 955 2l4 56o
- Pichon Aïn Kabi i3o 1006 23 23o 100 17 *7 28
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- O
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- Annuaire (les Distributions d’eau.
- Bou Hafna , 48 1 25o 217 373 220 98
- Sahel Extrémité aval 1906 44 I 060 218 4oo 82 52
- de la conduite r 5 ooo
- Chabouni 4° ' 1904 » 3 53o 664 1 238 204 626
- Sfax Sidi-Salah 3oo déc. 190.5 196 2740 448 1468 23o 576
- Souk-El-Arba Bulla Régla 392 iév. 1906 21 263 93 20 3o 48
- - o Oued Laya i4o i897 87 820 168 3o2 71 1.52 traces
- Sousse 1 Oued Karoub 5o i9°5 6 2 3 25o 165 498 .28 1 896
- Ain Chabet Ghemal n° i i38 12 160 38 10 traces f>2
- 1 » » n° 2 35 I 1 8 115 22 5 » 4°
- ». » n° 3 ,2 1 16 780 4° i3 » 52
- Tabarka » » n° 4 ' > fév. 1906 O4 i 16 i65 38 12 » 52
- » » n° 5 86 16 170 37 i5 » 52
- » » n° 6 i38 17 200 65 11 ». 52
- Ain Zitoun 7 à 4o 440 i52 4i 21 64
- Teboursouk Ain Kerma 43 fév. 1906 34. 36o 141 32 24 72
- Source romaine 43 4i 470 l52 4i 21 78
- Testour • Puits » iO O Oi O O i36 2 89? 240 638 172 960
- Thala Ain Thala I 000 1897 20 » » » » »
- Toukabeur Ain Bled i5 janv. 1906 36 44o 179 98 traces 80
- Tazeur Ain Kebira 8 600 déc. 1905- i5a 1 920 2.55 600 i5o 5oo
- Eaux de Zaghouan 46o 120 110 75 52 96 1,08
- Tunis ( _ ( Aïn Faouar i897 344 160 i3 traces 4o 126 0,59
- 1 Bargou 1 ... , „ ,. (Ain bou Saadia 1 336 1.52 23 » 35 123 0,59
- Tunisie
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- Eaux non captées ou non utilisées pour l’alimentation publique
- Éléments dosés ( en millig ramrr.es par litre)
- £ ©
- Désignations des puits, S S 5 g O -J Observations
- Localités o •“ fl % a fl . « Z
- sources, etc. » 15 3 Q 0 < J» résidu fi chaux © er 'Z .fl acitie carboniq u 5-1 »© -a s fco c •
- Aïn Djedj 33o 128 21 traces 5i 9° 3,36
- Aïn M’zata 1897 2^0 126 » id. 32 96 ' 1,20
- Bargou Aïn Lemsa 326 i32 16 id. 87 12 t »
- Aïn Djeramah Gheurfa 1896 385 i-44 3o 9 44 » 2,250
- Aïn Bou Gontrane 1370 i8'( 96 46 517 » »
- Bir Ghana Puits (ancienne propriété Humbert 1901 ? 588’ 843 358 9°2 »
- Aïn Bessem (source n° i) i 1 280 268 l5‘2 76 452
- ( » n° 2) 1 781 208 59 5i 256
- Dar Chabane ( » n° 3) 1902 760 160 72 70 236
- ( . » n° 4) 840 184 82 82 252
- Aïn Amroun 36o » 80 » 100
- 1 53o
- ! Puits du jardin 1044 192 i r 1 69 382
- Fondouk Djedid ' de M. de Montureux 1901 1284 216 123 79 49°
- Puits arabe (Boute n° i ; kil. 3i) 1 o/jo 220 97 57 3g 4
- ^ Grombalia 1 Oued Sedd 1 1897 I 480 3io 34 a 100 269 1 » 1
- Tunisie
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- Aïn Harouri 1901
- Bir Damous 1904
- Kelibia | Bir El Hadj Salah 1900
- ' Bir El Hassen Guelaï .1 ( Source de la rivière 1900
- lvourba Puits près Bordj Maghzen \ 1900
- Source romaine
- Bir Skalba
- Henzel Temime 1 Bir Arguerèze i 1900
- Bir Arbia
- Puits rue Sidi Abd es Selern (ville)
- » de la Pépinière municiple (ville) » de la rue des glacières (société)
- Tunis » part, rue Sidi Abd el Hac. » de Dar Saboun, rue Salem (ville) . 1901
- » de la rue du miel (ville) » de Bab Alleoua (ville) » de Bab Menara (ville) » du Bjellaz (ville) » de la Société Frigorifique ! Débit moyen par seconde 1 i9°4
- Source de Sbeitla env. 200 1. i9°5
- Aïn Nouba 2 1.
- | Aïn Kaîd 2 1. 1906
- Sfax i Oued Kasserine '3 oo 1.
- Sources du gué de l’Oued Kasserine i5 1.
- 812 x4o 53 43 3^o
- 980 198 74 4o 220
- 804 188 47 63 298
- 737 196 65 34 262
- 2096 1 240 3o4 200 56 "9 102 . 73 74° 444 4,84 6,08
- 1028 i36 65 39 326 4,45
- 7-14 144 25 34 148 2,57
- 552 146 21 traces 112 6,83
- 998 164 5o 5l 320 4.59
- 2 63g 476 5x2 i5g 856
- 3617 512 704 237 GO
- 965 244 340 6t 160
- 3166 780 1 236 i54 56o
- 2948 556 1 104 169 620
- 3 833 692 816 241 1180
- 12268 1684 1309 453 5253
- 2 i56 452 531 i58 56o
- 3 44o 388 63g 241 1180
- _ 4 080 384 261 207 1028
- O U* O 182 273 94 244
- 38o 120 48 4o 28
- 780. i52 217 87 n4
- 824 K>2 217 .66 116
- 718 l68 206 82 68 .
- Tunisie
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- Tunisie
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- Acquisition et aménagement des terrain s de Faire
- déversante..................................... 4^o ooo francs
- Construction du réservoir........................ 900000 »
- Établissement d’une canalisation et d’une distribution spéciale.................................... iSoooo »
- Total..................................1 5oo 000 francs
- C’est une dépense tellement importante, que toute autre solution est à préférer. Si on évalue à 5 °/0 la somme annuelle correspondante à l’intérêt du capital engagé et aux travaux d’entretien, on trouve que le mètre cube reviendrait a 0 fr. 4o. Ce prix serait triplé si au lieu de supposer le terrain de l’aire déversante simplement nettoyé et régularisé, on y prévoyait un revêtement en béton pouvant coûter 3 francs le mètre carré.
- Par contre, il y aurait peut-être à retenir et à imiter la pratique romaine, continuée par les Arabes, et consistant à construire avec chaque habitation neuve une citerne particulière, établie dans de bonnes conditions.
- En ce qui concerne le sud de la Tunisie, M. Rolland pense que les source du Djerid et de la région de Gabès sont principalement alimentées par les eaux de pluie qui tombent sur les chaînes crétacées situées au nord, et qui après avoir cheminé sous les plaines, reviennent au jour par des cassures ascendantes. On peut même croire que le débit total, fort important, de ces sources n’est pas loin d’être comparable à la quantité d’eau infiltrée. S’il en est ainsi, on n’aurait pas grand bénéfice à attendre du forage de nouveaux puits artésiens, qui ne feraient guère que déplacer les points d’utilisation des eaux. Il faut donc être très réservé sur le résultat utile à attendre des puits artésiens en Tunisie, au point de vue agricole.
- Commandant Hoc.
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- COLONIES FRANÇAISES
- Nota : Les monographies sont divisées en alinéas numérotés dont les numéros équivalent aux sous-titres ci-après peu différents de ceux indiqués à la page xr.
- I. — Renseignements généraux : population ; utilité de [la distribution d’eau.
- II. — Provenance et qualité de l’eau.
- III. — Elévation mécanique.
- IV. — Réservoirs.
- Y. — Distribution.
- VI. — Dépenses.
- VII. — Projets à l’étude.
- VIII. —Assainissement; évacuation des eaux usées, matières fécales, immondices, égouts.
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- Indochine
- INDOCHINE
- Saigon.
- 1. — D’après le recensement de 1903, la population de Saigon se répartit comme suit :
- Population européenne.................6.776 habitants
- Population indigène............... .802 habitants
- Total . . . 47-677 habitants
- La ville de Saigon était autrefois alimentée en eau de citernes et de puits, mais en quantité insuffisante.
- La distribution actuelle a remédié en partie à cette insuffisance.
- Au point de vue industriel, la distribution a peu d’importance. On ne peut citer que les prélèvements ci-après :
- Glacière, journellement...............60 mètres cubes
- Ateliers Dupont, Graf et Cie . . . . 3o mètres cubes
- Total journalier ... 90 mètres cubes
- — Les eaux qui servent actuellement à l’alimentation de Saigon sont empruntées à la nappe qui existe dans les sables formant le sous-sol de la ville et des environs.
- Cette nappe est superficielle. Dans la saison des pluies, elle affleui’e même le sol dans les points bas. En saison" sèche, elle s’abaisse graduellement jusqu’à atteindre un niveau inférieur de 2 mètres environ à celui des plus hautes mers.
- (Le niveau des plus hautes mers est très approximativement celui du terrain aux environs immédiats de Saigon ; l’ensemble des rizières est un peu au-dessous de ce niveau).
- L’eau est prise dans la nappe souterraine au moyen de puits de 2 m. 80 de diamètre, foncés jusqu’à des profondeurs variant de 1 m. 01 à 2 m. 83 au-dessous du zéro hydrographique (niveau des plus basses mers à Saigon).
- Sur 3o puits creusés, 19 seulement fonctionnent d’une manière plus ou moins satisfaisante et pendant une saison sèche un peu prolongée,la quantité d’eau livrée à la consommation ne pourrait dépasser 6 000 mètres cubes paf jour.
- Sur les 19 puits précités, quelques-uns n’ont qu’un débit insignifiant et le fond touche à peine à la couche aquifère. Les difficultés rencontrées lors du creusement n’ont pas permis de leur donner plus de profondeur ; le sable fi11
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- qui constitue la couche souterraine remontait dans les pompes avec, l-’eau et l’on fut obligé pour assurer la fixité du fond de ces puits de les revêtir d’une couche plus ou moins épaisse de pierres cassées.
- Les dépôts de matières sableuses et limoneuses qui remplissent aujourd’hui les vides de cette couche de pierres ont diminué le débit ; en outre, dans plusieurs puits, le sable remonte au-dessus de la pierre cassée et menace d’ensabler les crépines des tuyaux d’aspiration.
- Les puits de captation de Saigon sont divisés en deux groupes dont l’un (groupe de la rue Nationale) comprend îG'puils et l’autre (groupe de la rue Mac-Mahon) en comprend i4*
- La longueur des tuyaux d’aspiration des puits est de 1 900 mètres, soit 972 mètres pour le premier groupe et 928 pour le ^second.
- Ces tuyaux sont en fonte, avec joints en caoutchouc, système Lavril ; diamètres de 0,26 et o,35.
- La nappe alimentaire se trouve exposée aux contaminations superficielles par l’entraînement des matières placées à la surface du sol. L’action de ces causes de contamination est particulièrement marquée au début de la saison des pluies ; mais elle se poursuit pendant toute l’année.
- Néanmoins, les eaux ne subissent aucune opération préalable de décantation, épuration, filtration ou stérilisation, avant d’être livrées à la consommation.
- 3. — Les puits de captation sont groupés autour de deux usines comportant chacune deux pompes électriques, dont une de réserve, installées au fond d’une chambre étanche.
- Les tuyaux d’aspiration des puits de chacun des groupes viennent se réunir, dans l’usine annexe correspondante, à un tuyau commun en communication avec une pompe centrifuge mue par une dynamo dont le courant est fourni par l’usine centrale.
- Les pompes centrifuges renvoient l’eau dans le puisard de l’usine centrale à la cote (-h 6,00) au moyen de tuyaux de refoulement dont la longueur totale est de 448 mètres.
- Ces tuyaux sont en fonte, avec joints en caoutchouc, système Lavril, et ont un diamètre de 0,60.
- Du puisard l’eau est reprise par des pompes pour être refoulée soit dans les réservoirs, soit directement dans la distribution.
- Les quatre pompes centrifuges, groupées par deux, sont mues chacune directement par une dynamo pouvant développer 80 chevaux et assurer un débit de 4oo mètres cubes à l’heure. Deux pompes peuvent ainsi élever, par journée de 12 heures, 9 Goo mètres cubes.
- La vitesse de marche des pompes, réglée d’après le niveau de l’eau dans les puits de manière à éviter autant que possible les désamorçages,varie de 38 a 02 tours par minute ; pendant 5 ou 6 mois les machines peuvent marcher a 5a tours, mais lorsque le niveau de l’eau des puits est tombé à la cote "+* 1,00, la vitesse doit être abaissée à tours au maximum.
- L’eau aspirée dans les puits au moyen des pompes électriques, est reprise a la cote (h- 6,00) par de^ pompes aspirantes et foulantes et refoulée soit di-
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- rectement dans les tuyaux de distribution, soit dans deux réservoirs, à la cote _y_ 25,5o ; soit une hauteur de refoulement de 19 m. 5o.
- La longueur totale des tuyaux de refoulement des pompes principales aux réservoirs est de 189 m. 20 et leur diamètre de 0 m. 60 ; ils sont en fonte avec joints en caoutchouc, système Lavril.
- 4. — Les réservoirs cylindriques avec fond en calotte spherique, au nombre de deux, sont en tôle d’un diamètre de i5 mètres et d’une contenance de 2 500 mètres cubes chacun.
- Ils sont établis sur des tours en. maçonnerie, à 65 mètres environ de l’usine principale.
- o. — Le volume d’eau consommé par jour est en moyenne de :
- Service public............................. 5oo mètres cubes
- Service privé..............................7 5°° »
- Total .........................8 000 mètres cubes
- De ce volume, une faible partie est transportée journellement par Avagons-citernes pour l’alimentation des villes de :
- Mytho ....
- Bienhca. . . .
- Total
- Le réseau de distribution a une longueur d’environ 5o 000 mètres, de différents diamètres : 600 millimètres ; 33o millimètres , 25o millimètres ; i5o millimètres ; 100 millimètres et 80 millimètres.
- Les tuyaux sont en fonte, avec joints en caoutchouc, système Lavril. Les résultats obtenus sont très satisfaisants.
- Les appareils de distribution actuellement en service ou à poser se répartissent comme suit :
- 48 mètres cubes 20 »
- 68 mètres cubes
- Nombre
- — -—— Totaux
- posées à poser
- Bornes-fontaines 77 32 109
- Bouches d’incendie de 100 mm . . . 49 » 49
- » » 4° mm • • • 34o 72 412
- Latrines publiques ....... » 55 55
- Un arrêté approuvé le i5 décembre 1902 réglemente le mode de distribution d’eau potable dans la ville de Saigon, applicable aux services publics et aux particuliers.
- Le prix des abonnements est basé sur l’importance de la propriété et le chiffre de la consommation probable.
- Cette consommation est limitée par un appareil modérateur posé par la ville près du robinet d’arrêt extérieur, en même temps que le branchement.
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- Les appareils modérateurs sont de simples rondelles de différents calibres suivant le débit à fournir et le prix de l’abonnement.
- Les prix des abonnements avec les débits approximatifs correspondants sont ainsi fixés :
- Numéros de la rondelle Débit en litre par heure Prix de l’abonnement annuei en francs
- I IOÔ 10 francs
- 2 240 20 »
- 3 420 36 »
- 4 675 54 »
- 5 97° 9° »
- 6 i3a5 120 »
- 7 1 725 160 »
- 8 j 2160 210 »
- Ces prix s’appliquent soit à un compartiment, soit à une maison d’habitation de la façon suivante :
- N° 1 Petit compartiment asiatique à rez-de-chaussée ;
- 2 Compartiment asiatique à étages ;
- 3 Compartiment européen ou petite maison sans chevaux ni voitures ;
- 4 Maison Jordinaire avec jardin, 2 chevaux et une voiture :
- 5 à 8 Maison plus importante avec plus de 2 chevaux et une voiture, ou grand jardin, blanchisseur chinois, café, hôtel, pagode, petite industrie, banque asiatique, etc...
- Le numéro de la rondelle est choisi de façon à fournir le débit ainsi fixé en quatre heures.
- Le prix des concessions industrielles est fixé à raison de 15 centimes le mètre cube.
- Pour les jets d’eau, installations de luxe et les concessions d’eau destinées à la vente, le prix est fixé à vingt-cinq centimes le mètre cube.
- L’exploitation a lieu par une Société concessionnaire : MM. Hermenier et Planté.
- 6. —Pas de renseignements sur les dépenses d’installation, ni sur les recettes et les dépenses réelles d’exploitation.
- Le prix de revient approximatif du mètre cube d’eau élevé peut être évalué à o,o3 environ.
- D’après les contrats passés entre la ville et les concessionnaires, ceux-ci se sont engagés à construire l’usine élévatoire et les deux usines annexes nécessaires au service des eaux de Saigon, ainsi que les deux réservoirs accolés de 1 25o mètres cubes chacun et à faire fonctionner les usines pendant vmgt années.
- En fin de concession, la fourniture complète devient la propriété de la Mlle.
- MM. Hermenier et Planté reçoivent de la ville 118 ooo francs par an pendant toute la durée du contrat.
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- La ville se réserve le montant des abonnements tant des particuliers que des services publics.
- K. — Lin avant-projet, qui a servi de base à une demande d’emprunt à contracter par la colonie de la Cochinchine,a été établi en vue de l’adduction à Saigon des eaux du Donai.
- Les dispositions techniques à adopter en exécution doivent faire l’objet d'un concours ouvert entre les constructeurs français qui se sont spécialisés dans la matière. Les prévisions ci-après n’ont donc rien de définitif.
- io ooo mètres cubes d’eau seraient prélevés journellement dans le Donai, à 5o kilomètres environ de Saigon, un peu en amont de la grande chute de Trian, à proximité d’un emplacement qui se prête à l’installation de bassins de purification et peu éloigné de l’endroit où doit se placer l’usine hydroélectrique, sur la rive gauche du fleuve.
- L’eau serait prise au fleuve au moyen de pompes rotatives ou centrifuges et envoyée dans des bassins dégrossisseurs établis en cascades, qu’elle traverserait successivement, puis amenée sur des filtres à sable du type ordinaire ; elle serait ensuite recueillie dans une citerne ménagée sous l’un des bassins filtrants, puis reprise par des pompes à piston et refoulée à courte distance dans un bassin d’où elle s’écoulerait par la simple gravité, au moyen d’une canalisation en fonte, dans des réservoirs de distribution à Saigon,
- 1 ooo mètres cubes seraient envoyés à Cholon par canalisation spéciale.
- Les eaux du Donai au début de la saison des pluies contiennent quelques colonies microbiennes ; mais la nature même des pays traversés par le Donai et ses affluents s’oppose à ce que la contamination de ses eaux se développe, et, en saison sèche, les eaux du fleuve sont dépourvues de tout germe infectieux.
- On avait d’abord songé à ajouter à l’installation une usine d'épuration ou de stérilisation des eaux par l’ozone. Mais on a renoncé finalement à cette conception.
- L’usine hydro-électrique prévue serait située un peu en aval de la grande chute de Trian.
- Toutes les machines seraient en double.
- La conduite, d’une longueur de 5o k. 494» est prévue en fonte de 55o millimètres de diamètre.
- Au passage des ponts il est prévu des conduites en tôle d’acier.
- Sur la conduite principale d’amenée et au pied des réservoirs de Saigon se branchera une conduite de 200 millimètres de diamètre, prévue en fonte, qui conduira à Cholon î ooo mètres cubes d’eau par jour.
- Les nouveaux réservoirs de distribution à Saigon auraient une capacité totale de 6 ooo mètres cubes. Le niveau de l’eau dans ces réservoirs serait le même que dans les réservoirs actuels de la ville ; pour conserver l’harmonie, on a prévu deux groupes de réservoirs jumelés de 1 5oo mètres cubes chacun, du même type de construction que les réservoirs actuels dont la capacité est de 1 25o mètres cubes chacun.
- Les eaux seraient distribuées dans la canalisation actuelle qui serait modifiée en conséquence.
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- Le montant total des dépenses à couvrir par l’emprunt à contracter a été évalué à 9 5oo 000 francs.
- 8. — a) Situation actuelle.
- La ville de Saïgon est, pour une partie de son étendue, pourvue d’un réseau d’égouts recevant les eaux ménagères déversées dans les rues ou dans les branchements, ainsi que les eaux pluviales, à l’exclusion des matières fécales.
- Le développement total de ce réseau est de 16 326 mètres, savoir :
- Egouts à grande section (1 m 85 de hauteur sur o m. 80 d’ouverture aux naissances et 0 m. 60 au radier. Plein-cintre, voûte et
- piédroits de o m. 20 d’épaisseur)................................... 6 844 mètres
- Egouts à section moyenne (1 m. 45 de hauteur sur o m. 80 d’ouverture aux naissances et 0,60 au radier. Plein-cintre-voûte et piédroits
- de o m. 20) . .................................................... 6 844 »
- Egouts à petite section (1 m. o3 de hauteur sur o m. 80 d’ouverture aux naissances et 0,60 au radier, voûte en arc de cercle de o m. 20
- de flèche, voûte et piédroits de o m. 80 d’épaisseur)............... 245 »
- Egouts nouveaux (1 m. 25 de hauteur sur o m. 80 et o m. 60 d’ouverture. Plein cintre, voûte et piédroits de o m. 20 d’épaisseur) . 3874 »
- Total................................................ 16326 mètres
- Un certain nombre de maisons d’habitation ne sont pas pourvues de branchement d'égout.
- Le fonctionnement du réseau est assuré par 696 bouches d’égout, i4o regards et 9 vannes.
- 11 n’existe pas, à Saïgon, aussi bien pour les édifices publics que pour les propriétés particulières, de fosses fixes pour recevoir les matières fécales. Celles-ci sont recueillies dans des tinettes, d’un type tout à fait rudimentaire, sans couvercle, qui sont enlevées plus ou moins régulièrement pour être transportées hors de la ville et remplacées par des récipients vides.
- Un marché a été passé le 18 novembre iqo3 par la ville avec un entrepreneur pour assurer le service de l’enlèvement des boues et immondices de toute natui'e déposées sur les voies publiques et le service de l’enlèvement des vidanges des bâtiments municipaux, de 1904 à 1907, moyennant une redevance annuelle de 2 700 piastres à payer par la ville. Un acte additionnel de 1900 a étendu le périmètre primitif en y comprenant les quartiers de Cankho et de Phu Tanli, moyennant une redevance supplémentaire de 1 000 piastres.
- L’entrepreneur est tenu défaire enlever les boues, immondices et détritus de toutes sortes, tous les jours avant 9 heures du matin. Pour ce service il doit avoir constamment un minimum de 80 bœufs et 42 tombereaux menés chacun par un conducteur accompagné d’un aide. Ces boues sont transportées sur un terrain spécial situé hors de la ville, sur le territoire de-Phu Tanh.
- Pour le service des vidanges des bâtiments municipaux, l’entrepreneur est tenu de posséder 98 tinettes, en zinc ou en tôle, d’une contenance d’environ 3o litres, plus le nombre nécessaire de bœufs et de voitures spéciales,, contenant chacune 5o tinettes. Ces voitures ne peuvent circuler que de mi-
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- nuit à 5 heures et demie du matin. Elles doivent partir du dépotoir communal avec 5o tinettes vides et propres, destinées à remplacer les tinettes pleines qui ne peuvent être vidées qu’au dépotoir.
- L’entrepreneur est autorisé à faire en même temps le-service des vidanges dans les habitations particulières. Chaque immeuble doit être pourvu d’une tinette pour 6 habitants, domestiques compris. Les tinettes doivent être enlevées tous les 3 jours au moins dans les habitations isolées et tous les jours dans les immeubles en agglomération. Le tarif maximum d’abonnement des particuliers pour le service est de :
- o $,76 pour enlèvement tous les 3 jours 1 » tous les 2 jours
- 1,5o » tous les jours.
- b) Projets étudiés.
- Deux avant-projets ayant pour objet d’assurer l’assainissement de la ville de Saigon ont été étudiés dans les dernières années ;
- L’un, en 1903, relatif à l’évacuation et au traitement des vidanges ainsi qu’à l’incinération des boues et immondices ;
- L’autre en 1904, pour le remblaiement et l’assainissement du marais Boresse.
- Le premier a fait l’objet d’un projet de contrat présenté par la Compagnie nationale de travaux d’utilité publique et d’assainissement et comportant :
- 1° L’évacuation de toutes les matières résiduaires, eaux ménagères, déjections, etc., et leur transport à l’usine, par canalisations et appareils du système Shone et Ault.
- 20 La transformation de ces matières, par traitement chimique et épuration permettant le déversement de l’effluent dans la rivière ou son utilisation.
- 3° L’incinération des gadoues, immondices et produits du service d’ébouage.
- Le déversement, dans la canalisation, des matières de vidanges et des eaux usées, ménagères ou industrielles, ainsi que l’établissement, dans tous les immeubles, de cabinets d’aisances avec chasses d’eau suffisantes, étaient rendus obligatoires.
- Comme rémunération des dépenses d’établissement, d’exploitation et d’entretien, la Compagnie était autorisée à passer avec les particuliers et administrations des contrats d’abonnement comportant la perception d’une redevance
- n’excédant pas 2 piastres par mois et par cabinet.
- L’estimation des dépenses s’élevait à 3 millions, savoir :
- Réseau d’égouts, remblaiement de terrain, etc......... . . 800000 francs
- Montant du devis produit par la Compagnie et comprenant conduites, usines, filtres, etc............................. . 1800 000 »
- Allongement du collecteur général, frais d’études et de surveillance, imprévus............................................. 400000 *
- Total ....................................... 3 000 000 francs
- La Colonie s’était d’abord proposé d’assurer, au moyen d’un emprunt de 16 millions, l’exécution de ce projet en même temps que de celui concernant le développement de la distribution d’eau potable de Saigon et l’adduction
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- dans cette ville des eaux du Donai prises aux chutes de Trian. Mais le sacrifice à faire a été jugé provisoirement trop important, et l’on ne se propose plus maintenant que de réaliser la nouvelle adduction d’eau. L’exécution du projet d’assainissement ci-dessus est, pour le moment, ajournée.
- En ce qui concerne le marais Boresse, partie basse de la ville située sur la rive gauche de l'Arroyo chinois, l’on a étudié un projet consistant :
- i° Dans le remblaiement des terrains bas jusqu’à une cote déterminée.
- 2° Dans la construction d’égouts de deux types (grande section et section moyenne ci-dessus).
- Le cube total des remblais à exécuter est évalué à 187 5oo mètres cubes.
- Le développement du réseau complémentaire d’égouts comprendrait :
- 3 5ao mètres d’égouts de irs grandeur 1 990 mètres d’égouts de 20 grandeur.
- 70 branchements et 100 bouches d’égouts et regards.
- La dépense a été évaluée comme suit :
- Travaux de remblaiement des terrains .... 111 525 piastres
- Construction des égouts.................... 217 700 »
- Somme à valoir............................. 3o 775 »
- Total ....................... 36oooo piastres
- soit une somme d’environ 800000 francs.
- Ces travaux n’ont pas encore été entrepris, mais semblent devoir être exécutés dans un assez bref délai sur les fonds ordinaires du budget de la Colonie.
- Cholon
- 1. — Population de la ville :
- Européenne............................... 2.36
- Indigène............................. 1.37.39.3
- Total,....................... 137.629
- L’eau est exclusivement employée pour les usages domestiques.
- L’installation actuelle ne fournit pas assez d’eau pour le lavage des rues et les besoins industriels.
- 2. — L’eau provient de la plaine située immédiatement au nord de la ville de Cholon.
- Elle est recueillie par 26 puits en maçonnerie de 2 mètres de diamètre et de 4 m. 65 de profondeur, prolongés par des forages formés de colonnes en fonte de 3oo millimètres de diamètre et 4 mètres de hauteur.
- Ces puits se trouvent à l’espacement de 3o mètres sur deux files parallèles distantes de 53 mètres.
- L’eau des puits est recueillie par 4 conduites en fonte aboutissant à un puisard de 2 m. 90 de diamètre et de 9 mètres de profondeur. Ces conduites ont 18 centimètres de diamètre à leur origine, le diamètre augmente progressivement jusqu’au puisard, où il est de 4<> centimètres.
- L’eau est considérée comme de bonne qualité.
- La nappe est renfermée dans une couche de terrain dénommée pierraille de Ibenboa.
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- L’analyse de l’eau a donné les résultats ci-après.
- Couleur.............................incolore.
- Limpidité...........................parfaite.
- Saveur . agréable, un peu douceâtre
- Odeur . .........................pas.
- Réaction............................neutre.
- Extrait sec à ioo° pris sur un litre, 44 milligrammes par litre.
- Extrait sec à i8o° pris sur un litre, 37 milligrammes par litre.
- Extrait obtenu au rouge sombre pris sur un litre, 25 milligrammes par litre. Différence des extraits entre 180° et le rouge sombre, devant être comptée •en matières organiques et produits volatils : 12 milligrammes par litre.
- . ^ titre total...............................2°2
- Hy rométue ^ apr^s ébullition de 1/2 heure .... i°4
- Chaux calculée en carbonate après bydrotimétrie . . 0 gr. 0124 par litre,
- Magnésie calculée en sulfate après hydrotimétrie . . 0 gr. 010 »
- Chlorures...........................................
- en chlorure de sodium.............................o.gr.‘oo53 »
- Et en chlore......................................o gr. <><>32 »
- Sulfate.................................
- En sulfate de baryte..............................o gr. 011 »
- En acide sulfurique f. . . . ................0. gr. o<>46 »
- En résumé, :eau classée, d’après les éléments trouvés, dans celles, dites pures par le Comité consultatif d’Hygiène de France.
- 11 n’a pas été fait d’analyse bactériologique des eaux de Cholon.
- Les eaux ne subissent aucune opération d’épUration, de décantation ou autres avant d’êtres livrées à la consommation.
- 3. — L’usine élévatoire est placée au milieu du groupe des puits de captage.
- L’eau aspirée dans le puisard est refoulée par trois groupes d’appareils composés chacun d’une machine à vapéur monocylindrique, d’une force de 80 chevaux, et d’une pompe élévatoire système Girard.
- Les machines peuvent assurer chacune un débit de 4(14 mètres cubes a l’heure.
- Deux pompes fonctionnant ensemble, la troisième restant au repos, peuvent fournir en 13 heures de marche le cube journalier de 10 5oo mètres cubes prévu par le contrat intervenu entre la Colonie et la Société concessiormaiie des eaux. Jusqu’à présent, une seule pompe a suffi pour assurer les besoins dé la consommation.
- L’eau est refoulée directement dans le réseau de distribution, lé château d’eau recevant l’excédent du refoulement sur la consommation. La hauteur d’élévation par rapport au trop-plein des réservoirs est de 22 m. 42-
- A sa sortie du bâtiment des machines, la conduite de refoulement se divise en deux conduiles de 0,60 de diamètre, sur l’une desquelles chaque réservoir a son branchement particulier.
- Ces conduites sont à emboîtement et cordon avec joints au plomb.
- 4. — Le château d’eau est placé à côté de l’usine élévatoire.
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- 11 comprend tleux réservoirs en tôle avec fond en forme de calotte sphérique convexe, qui ont i3 m. 5o de diamètre et 4 ni. 91 de hauteur au-dessus du sommet de la calotte.
- Chacun d’eux a une capacité de 833 mètres cubes.
- o. — Le volume d’eau consommé par jour par le service public est de 3 000 mètres cubes en moyenne de décembre à avril, pendant les cinq mois de la saison sèche. Il est de 2 400 mètres cubes pendant la saison des pluies.
- 11 y a lieu de remarquer que la population de Cholon, en presque totalité indigène, utilise, outre l’eau distribuée par l’usine élévatoire, celle des nombreux puits existant dans la ville et l’eau des rachs et arroyos.
- Le volume d’eau consommé par jour par le service privé est de 1 33o mètres cubes en moyenne.
- Les variations de ce chiffre, de la saison sèche à la saison des pluies, est insignifiante.
- Les longueurs et diamètres du réseau de distribution sont les suivants :
- Diamètre de 600 millimètres .... . . . 278 m. de longueur
- » de 5oo » .... ... 247 »
- » de 4oo » .... ... 545" »
- » de 35o » .... . . . 2006 »
- » de 3oo » .... . . . I 232 »
- » de 25o » .... ... 2189 »
- » de 200 » .... . . . 3480 »
- » de i5o » .... ... 6798 »
- » de 100 » .... . . . X1682 V,
- » de 80 » .... . . . 7867 »
- Total . . . 36 3o4 m. de longueur.
- Les tuyaux sont du système Lavril à joints de caoutchouc, Ce système a donné de bons résultats.
- Les appareils de distribution sont les suivants :
- Fontaines.............................................. 0
- Bornes-fontaines (Système Villain)................... 106
- Bouches d'arrosage................................... 200
- L’eau est donnée gratuitement aux services publics.
- Pour les particuliers, l’eau est vendue au compteur ou au yobinet de jauge à raison de o,i4 le mètre cube (arrêté du 10 mai 1902 du Lieutenant-Gouverneur de la Cochinchine).
- La société concessionnaire est la Compagnie des eaux et d’électricité de l’Indo-Chine ; Siège social, Paris, 58, rue de Londres.
- Les conditions de l’établissement et de l’exploitation du service d’eau potable de Cbolon ont été réglées par un contrat du a5 août 1898, intervenu entre la Colonie et M. Ilermenier, concessionnaire, auquel a été substituée la Compagnie des eaux et d’électricité de l’Indo-Chine.
- Le concessionnaire s’est engagé à établir à ses frais, risques et périls, un service d’eau potable et à l’exploiter pendant vingt années, après lesquelles l’installation fera retour à la Colonie. La quantité d’eau à fournir chaque
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- jour est de 10 5oo mètres cubes. En échange, le concessionnaire reçoit de la Colonie 280 000 francs par an pendant toute la durée de la concession. L’évaluation des dépenses d’installation a été la suivante :
- Canalisation ...... ................. 79-5 000 francs
- Deux réservoirs sur pylônes métalliques .... 184 000 »
- Usine élévatoire................................... 375 000 »
- Bâtiments.......................*...... 140000 »
- Captation................................ 110 000 »
- 1 604 000 francs
- Imprévu 10 p. 100........................ 160 400 »
- Total ... .................1 764 4°o francs
- Il a été, en outre payé pour travaux non prévus une somme d’environ 116 000 francs.
- Les travaux ont été exécutés en 1899 sous la surveillance du service des Travaux publics qui reste chargé du contrôle de l’exploitation.
- La Colonie a mis gratuitement à la disposition du concessionnaire le terrain nécessaire à l’installation de la captation et de l’usine.
- Les recettes acquises à la Colonie proviennent de la vente de l’eau aux particuliers et à la ville de Cholon pour quelques habitations de fonctionnaires municipaux. Elles ont été de 8 498 fr. 80 pour l’année 190b.
- Nota. — Il a,été dit plus haut, au sujet de l’adduction à Saigon des eaux du Donai, que x 000 mètres cubes seraient prélevés pour être conduits à Cholon.
- Ce volume sera amené par une conduite en fonte de 200 millimètres de diamètre, branchée sur la conduite principale d’amenée à Saigon, au pied des réservoirs de cette ville.
- Cette conduite aurait un développement de 5 4oo mèti'es.
- On établirait à Cholon un nouveau l'éservoir de 800 mètres cubes de capacité, placé à proximité des réservoirs actuels et construit sur le même type.
- Mytho
- 1. — La population de la ville de Mytho est répartie comme suit :
- Population européenne............ i4q habitants.
- Population indigène.............. 4*577 habitants.
- Actuellement il est expédié de Saigon à Mytho, par wagons-citernes, pour l’alimentation, un cube journalier-de 48 mètres.
- Un avant-projet d’adduction d’eau a été étudié l'écemment par le service des Travaux publics. Il comporte les dispositions générales suivantes :
- 2. — Deux mille mètres cubes d eau seraient prélevés journellement dans le Mékong, à 28 kilomètres en amont de la ville de Mytho, à hauteur de Culao-Nâm-thôn, un peu en aval du rach Tra-Tan ; point où l’eau est douce en toute saison.
- L eau serait prise à une certaine distance de la rive par une conduite en siphon armée d’une crépine.
- Les eaux du Mékong sont généralement assez chargées de limon et de matières en suspension, aussi a-t-on prévu au projet leur filtration et leur clari-
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- fication, au moyen de dégrossisseurs et de bassins à sable fin, au nombre de 4, accolés, et de i5 mètres de côté.
- L’eau serait aspirée par une conduite en fonte de a5o millimètres de diamètre et refoulée à la cote 8,25, dans un bassin précédant les couloirs des dégrossisseurs.
- De la citerne-réservoir, l’eau filtrée est reprise et refoulée vers Mytlio dans une canalisation en fonte de a5o millimètres.
- Il n’a été fait ni analyses chimiques, ni analyses bactériologiques. Les eaux du Mékong sont, considérées comme potables et bues sans inconvénient par la population indigène et par les Européens habitant les postes en amont deMytho.
- 3- — L’eau prise à l’usine de ïra-ïan à la cote 4,oo serait refoulée dans le réservoir de Mytho à la cote 23,oo, à l’aide d’une canalisation en fonte de 28 kilomètres environ de longueur et de 25o millimètres de diamètre.
- L’usine de Tra-Tan comprendrait :
- i° Deux chaudières capables de fournir chacune la vapeur nécessaire à une machine de 18 chevaux devant assurer la marche des pompes d’aspiration et celle des pompes alternatives de refoulement.
- 20 Deux pompes d’aspiration devant pouvoir élever chacune, en marche normale, 2.0 litres d’eau à la seconde, de la cote des plus basses eaux, 1 m. 65, à la cote 8 m. 25.
- 3° Deux pompes à double effet et à action directe, chacune d’elles pouvant refouler à Mytho, à la cote 2,3,00 et par seconde, 25 litres d’pau prise dans la citerne.
- 4. — Un réservoir intermédiaire de distribution a été prévu au village de Kim-Son.
- Ce réservoir serait d’une contenance de 100 mètres cubes environ.
- A l’extrémité de la conduite, à Mytho, il a été prévu un réservoir d’une contenance de 1 000 mètres cubes.
- 5. — L’étude de la canalisation de distribution n’a pas encore été faite.
- On prévoit une dépense de cent mille francs (100000 francs) pour l’installation des conduites de distribution en. ville et l’établissement de bornes-fontaines publiques, bouches d’arrosage, d’incendie et de distribution aux établissements publics ou privés d’une certaine importance.
- 6. — Le montant de la dépense a été évalué à environ un million six cent quatre-vingt mille francs (1 680 000 francs), non compris la somme à valoir pour travaux en régie, imprévus, installation d’une ligne téléphonique My-tho-Tratan, etc...
- 8. — Les eaux usées sont évacuées dans le fleuve Mékong et dans l’arroyo de la Poste par un réseau d’égouts oui ne s’étend pas encore dans toute la ville.
- L’action des marées facilite le nettoyage et la chasse.
- Les égouts sont en béton armé, achetés prêts à être placés par tronçons de 1 mètre. La section principale a 0 m. 80 de hauteur, les sections secondaires 0 m. 60.
- Les parties marécageuses sont remblayées au fur et à mesure des ressources disponibles. Un projet d’assainissement comprend le remblaiement de toute U plate forme de Mytho. Il serait nécessaire pour cela d’employer un cube de remblais de 220000 mètres cubes. La dépense s’élèverait à 120 000 francs environ.
- Thudaumot
- 1. — Population européenne.................. 3o
- Indigènes.......................... . . 2.970
- Population totale............. 3.000 hab.
- , ba canalisation d’eau potable de Thudaumot est en service depuis le 1 août igo5.
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- L’eau de la captation est exclusivement employée pour les usages domestiques.
- 3. — L’eau provient de la source de Iioa-Thanh, située à 1 kilomètre environ de la ville, à la base d’un plateau s’élevant à environ 12 mètres au-dessus de la plaine de Thudaumot.
- Elle est captée au moyen d’un puits maçonné de 3 mètres de diamètre intérieur descendu à une profondeur de 2 m. 5o au-dessous du niveau du sol.
- Ce puits se prolonge au moyen d’un tuyau de 0 m. 3o de diamètre et de 3 mètres de longueur descendu dans l’axe du puits, et de/ftuyaux de 0 m. i5, de 4 mètres de longueur, descendus aux sommets d’un carré inscrit dans le puits.
- Du puits de la captation, l’eau se rend par la gravité à l’usine élévatoire au moyen d’une canalisation en fonte d’un diamètre de 120 millimètres, d’une longueur de 260 mètres, en pente régulière de 0 fr. 000 par mètre.
- L’eau est considérée comme étant de très bonne qualité ; elle est refoulée au réservoir de distribution telle qu’elle sort de la source.
- Les analyses bactériologiques et chimiques de ces eaux ont donné les résultats suivants :
- i° Analyse baetériologîpue :
- Nombre de microbes au centimètre cube.........................800
- Colonies liquéfiantes........................................... 1
- Colonies pathogènes.............................................. 1
- Cette eau ne contient ni vibrion cholérique, ni bacille typhique, ni bacté-rium coli.
- 20 Analyse chimique :
- Matière organique évaluée en oxygène.
- Milieu acide.................................................. i,58
- Milieu alcalin................................................. o,5
- Acide nitrique.............................................moins de 5
- Acide nitreux . . . .................................... néant
- Acide phosphorique......................................... »
- Chlore ................................................................ 7
- 3. — La conduite d’amenée aboutit à un bassin en béton armé de 10 mètres de longueur, 5 mètres de largeur et de 2 m. 4o de hauteur, soit d’une capacité de 100 mètres cubes.
- A côté de ce bassin est édifié le bâtiment des pompes et chaudières, qui mesure 10 mètres de longueur sur 7 mètres de largeur.
- L’alimentation du réservoir de distribution est assurée par une pompe Worthington, qui, prenant l’eau dans un bassin, la refoule au moyen dune canalisation en fonte de 885 mètres de long, d'un diamètre de i5o millimètres, présentant une différence de niveau de e3 m. 17, et débite 3o mètres cubes à l’heure.
- Une chaudière tubulaire à retour de flamme, et foyer amovible dispose pour le chauffage au bois, timbrée à 7 kilogrammes, fournit la vapeur nécessaire.
- Le bâtiment des pompes est construit pour recevoir deux appareils analogues ; un seul a été installé.
- 4. — Le réservoir est en béton de ciment armé d’un diamètre de 4 4
- d’une hauteur de 5 m. 10 et d’une capacité de 45 mètres cubes.
- Ce réservoir cylindrique repose sur 6 colonnes entretoisées en béton arme, d’une section de 0 3o X o,3o, et d’une hauteur de 8 mètres, s’appuyant sur des patins de 1 mètre carré.
- Le plateau sur lequel est l’ouvrage étant à une hauteur de g mètres au-dessus du niveau moyen de la ville, le radier du réservoir se trouve place a 17 mètres au-dessus de ce niveau, ce qui donne une pression suffisante p°ur l’alimentation des bornes-fontaines.
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- o- — Il n’existe pas encore de branchements particuliers sur la conduite de distribution.
- Le volume d'eau consommé par jour, au moyen des i4 bornes-fontaines alimentées par le réseau de distribution, est de 80 mètres cubes.
- Ce réseau se décompose comme suit :
- i° Conduite maîtresse. Diamètre 120 millimètres. Longueur . 85o m.
- 20 Conduites secondaires. Diamètre 60 millimètres. Longueur . 256o m.
- Longueur totale. 3410 m.
- Les conduites sont en fonte à joints en caoutchouc, système Lavril, qui donnent dans la Colonie de bons résultats. >
- L’eau est distribuée au public au moyen de 14 bornes-fontaines du système Villain, type n° 1, avec bouches d’incendie de 4o millimètres.
- Deux bouches d’arrosage et d’incendie ont été placées à proximité de l’hôtel de l’Administrateur et des bureaux qui en dépendent.
- Aucune concession d’eau n’est encore accordée.
- L’exploitation se fait en régie au compte du service régional de la province de Thudaumot.
- 6- — Les dépenses d’installation ont été les suivantes :
- § 1. — Canalisations en tonte......................53 g85 fr. i5
- § 2. - Réservoir de distribution en béton armé. . . 11267 fr 5o
- §3. — Puits de la captation........................... 4785 fr. 5i
- § 4- — Bassin de captage....................... 7 378 fr. 60
- §5. — Pompe et générateur............................. 8400 fr. 00
- §6. — Bâtiment et cheminée...........................122.52 fr. 77
- Dépense totale.........................97 769 fr. 53
- Cette installation a été faite par les soins de la Compagnie des eaux et d’électricité de l’Indo-Chine et le paiement s’effectue en 9 annuités, décroissantes à partir de la deuxième année.
- Les dépenses mensuelles d’exploitation s’élèvent à 3oo francs environ. Aucune concession particulière n’étant encore accordée, les recettes sont nulles.
- 8. — Les eaux usées de la ville s’écoulent dans la rivière de Saigon au moyen de fossés et de canivaux maçonnés qui sont bien entretenus.
- Le service des vidanges se fait au moyen de tinettes mobiles qui sont enlevées la nuit, et l’enlèvement des immondices est assuré par des tombereaux qui passent journellement dans chacune des rues.
- Les mares existant dans les principales agglomérations de la province ont été comblées par les soins de l’Administration en utilisant pour ces terrassements soit la main-d’œuvre pénale, soit les journées de prestation.
- Les deux centres principaux de cette province, Thudaumot et Laithieu, ont un cachet particulier de propreté qui est remarquable.
- Baria.
- (7ravaux encours)
- 1. —Population admise pour l’évaluation de la quantité d’eau à dis-
- tribuer journellement.
- Européens......................................100
- Indigènes......................................2000
- Total . . . . 2100
- Il n’existe aucune industrie à Baria, l’eau distribuée servira aux besoins domestiques et à l’arrosage des rues et jardins.
- *i. — Pour l’alimentation de Baria l’on utilisera l’eau du Song-Dinli, prise à 1 5oo mètres environ en amont de la ville, un peu au-dessus d’un seuil rocheux barrant le lit du cours d’eau et qui, en l’exhaussant de 0 m. 5o Environ,le met au-dessus du niveau des plus hautes mers.
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- L’eau brute sera refoulée dans un bassin en maçonnerie, couvert par une toiture en tôle ondulée; longueur 3o mètres, largeur 10 mètres, hauteur d’eau î m. 5o ; capacité 45o mètres cubes.
- De ce bassin, l’eau passera dans un dégrossisseur à deux couloirs accolés, de 6 mètres de longueur, ayant respectivement î m. 5o et î m. 70 de largeur, précédés et suivis de chambres ayant comme dimensions intérieures i,5o X o,8o pour le premier couloir, et 1,70 X 0,80 pour le second.
- Dans le premier couloir, l’eau sera assujettie à traverser un lit de gravier criblé de 10 millimètres de diamètre et de o,3o d’épaisseur, reposant sur des tôles percées de trous de 8 millimètres de diamètre.
- Dans le deuxième, l’eau s’écoulera à travers un lit de gravier criblé de (> millimètres de diamètre et de o,3o d’épaisseùr reposant sur des tôles percées de trous de 5 millimètres de diamètre.
- Ces deux couloirs sont disposés de façon à fonctionner isolément, ce qui permettra le nettoyage des lits de gravier, opération qui se fera au moyen de diverses vannes, en y faisant passer l’eau haute de bas en haut.
- Du dégrossisseur, l’eau se rendra au bassin de filtration, ayant comme dimensions extrêmes 32.5o X 8,90 et divisé en 4 compartiments indépendants, d’une surface de 25 mètres carrés chacun, disposition permettant l’immobilisation de l’un quelconque des compartiments et son nettoyage, tout en assurant l’approvisionnement normal de la citerne recueillant les eaux filtrées.
- Un puisard est prévu le long d’une face latérale ; dans ce puisard, un caniveau de 1,25 de largeur, en pente de o,oo5 par mètre, recueille les eaux filtrées.
- Le filtre proprement dit est composé d’une couche de sable de dunes de o,25 d’épaisseur.
- Le support du filtre sera ainsi constitué :
- Petit gravier passé au tamis de 5 millimètres............................... o m. o5
- Petit gravier passé au tamis de i5 millimètres . ............................. o m. o5
- Gros gravier passé au tamis de 25 millimètres............................. o m. o5
- Pierre cassée à l’anneau de 5o millimètres............................... . o m. 10
- Carrelage en carreaux de ciment percés de trous de 2 millimètres i/2 . . o m o3
- Carneaux formés par des briques de champ espacées de 3o millimètres. . o m. 10
- Hauteur totale du filtre. . ..................... o m. 63
- Pour éviter la détérioration du filtre, au moment de son remplissage, par l’action de l’eau tombant du robinet d’alimentation, des petits puisards en maçonnerie seront établis au niveau supérieur du filtre, sous chacun des robinets.
- Enfin le nettoyage automatique du filtre s’exécutera en faisant passer l’eau dégrossie, de bas en haut, au moyen d’une tubulure de 60 millimètres ménagée un peu en avant du robinet d’alimentation, et l’évacuation de l’eau de lavage sera assurée par un robinet de 60 millimètres, prévu à o,o5 au-dessus du filtre pour éviter l’entraînement du sable fin, et communiquant avec la canalisation du trop-plein.
- En sortant du bassin de filtration, l’eau se rendra dans une citerne en béton de ciment armé, qui aura comme dimensions intérieures :
- Longueur 20 mètres; largeur 12 mètres; hauteur 2 m. 40 ; hauteur d’eau 2 mètres ; capacité 480 mètres cubes.
- L’eau du Song-Dinh, à 1 5oo mètres en amont de Baria, est considérée comme étant de très bonne qualité. Elle sert actuellement à l’alimentation des indigènes à. la fin de la saison sèche, lorsque les puits sont taris.
- Les analyses d’échantillons px-élevés lorsque le débit du cours d’eau est le plus réduit, ont donné les résultats suivants :
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- Composition par litre Premier échantillon Deuxième échantillon
- Ammoniaque saline Ammoniaque organique Nitrites . Nitrates ..... Sulfates Chlorures (exprimé en chlore' ...... Chaux ... . . Magnésie 0 mgr. 4° Néant Néant Néant Traces 0 mgr. 0078 Traces Traces 0 mgr. 27 Néant Néant Néant Traces 0 mgr. 0070 Traces Traces
- 3. — Le projet de l’usine élévatoire qui sera construite à côté de la citerne d’eau filtrée prévoit l’installation de 2 pompes et de 2 générateurs, mais il ne sera fourni immédiatement qu’un groupe d’appareils.
- L’alimentation en eau filtrée du réservoir de distribution sera assurée par une pompe Wortliington qui, prenant l’eau de la citerne, élèvera au moyen d’une canalisation en fonte de 2 22b mètres de longueur, d’un diamètre de 160 millimètres, présentant une différence de niveau de 18 m. 4°5 11 litres d’eau 1/2 par seconde, soit 4o mètres cubes d’eau à l’heure. Sa force nominale sera de 9 chevaux.
- Une chaudière tubulaire à retour de flamme et foyer amovible disposé pour le chauffage au bois, timbrée à 7 kilos, fournira la vapeur nécessaire.
- 4. — Le réservoir est cylindrique, en béton de ciment armé, d’un diamètre intérieur de 7 mètres, d’une hauteur de 2 m. 65 et d’une capacité de 100 n,êtres cubes.
- Le radier de ce réservoir, formé par un hourdis circulaire de 9 mètres de diamètre et de 0 m. 12 d’épaisseur, sera supporté par 8 colonnes également en béton armé,d’une section de o,4o X o,4o et d’une hauteur de i5 mètres, entretoisées par 3 cours d’entretoises d’une section de o,3o X 0,30 placées suivant le périmètre de l’octogone formé par les colonnes, et de plus, au cours central, par 4 entretoises transversales, également de o,3o X o,3o, réunissant les colonnes opposées deux à deux.
- La fondation sera formée par un hourdis circulaire de 9 mètres de diamètre et de 0 m. 20 d’épaisseur, renforcé par 8 poutres d’une section de o,5o X o,35 placées suivant les côtés de l’octogone formé par les colonnes de support, et 4 poutres transversales de même section, réunissant les pieds des colonnes deux à deux.
- Le hourdis formant plancher au niveau du fond du réservoir supportera une charpente métallique destinée à recevoir la toiture abritant le réservoir.
- Pour évaluer la quantité d’eau nécessaire aux besoins de la ville, l’on a admis, comme il est dit plus haut, une population agglomérée de 100 Européens et de 2 000 indigènes,et attribué aux premiers une consommation journalière de x 000 liti’es, aux seconds une consommation de 100 litres ; le volume d’eau à distribuer par jour est ainsi de 3oo mètres cubes.
- Le réservoir de distribution ayant une capacité de 100 mètres cubes, 3 remplissages seront nécessaires par jour ; la pompe prévue pouvant refouler 4o mètres cubes à l’heui-e assurera cette alimentation par un travail journalier de 7 heures i5 minutes.
- Le réseau de distribution, formé de tuyaux en fonte à joints du système Lavril, comprend :
- a) Conduite maîtresse de distribution : 780 mètres de longueur, en tuyaux de 200 millimètres, i5o millimètres et 100 millimètres.
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- b) Conduites secondaires : gi5 mètres de longueur en tuyaux de 100 millimètres, 1 8a5 mètres de longueur en tuyaux de 60 millimètres.
- Ce réseau alimentera 21 bornes-fontaines du système L. Villain, type n° 1, munies d’un raccord d’incendie de \o millimètres de diamètre, ainsi que 2 bouches d’arrosage et d’incendie placées à proximité de l’hôtel de l’Administrateur, chef de la Province.
- Des branchements particuliers desserviront les immeubles des différents services représentés à Baria et des concessions seront accordées aux habitants qui en feront la demande.
- O. — Les travaux d’installation de cette conduite d’eau s’exécutent par les soins de la Compagnie des eaux et d’électricité de l’Indo-Chine, et les dépenses, qui seront supportées nar le budget régional de la province de Baria, se décomposeront comme suit :
- 1. Canalisations................................... 86000 francs
- 2. Bassin de captation............................. 21 000 »
- 3. Dégrossisseur................................... 7 260 »
- 4- Bassin de filtration..................... i44°° »
- 5. Citerne.................................... . 24960 »
- 6. Bâtiment des pompes et chaudières............... 6 t5o »
- 7. Pompe élévatoire et générateurs ...... 11760 »
- 8. Réservoir de distribution....................... 28480 »
- Dépense totale................. 200 000 francs
- 8. — Les eaux usées de la Ville de Baria s’écoulent dans le Song-Dinh, au moyen de fossés qui sont entretenus en bon état.
- L’évacuation des matières fécales se fait au moyen de tinettes, qui sont vidées la nuit. .
- Il n’existe pas d’égouts à Baria.
- L’Administrateur a fait combler les quelques mares qui existaient dans les limites de la ville, et une dépression assez importante, formant marécage à côté de l’Inspection.
- Ces travaux de terrassement ont été exécutés par la main-d’œuvre pénale, sous la conduite de miliciens.
- Gap Saint-Jacques.
- 1. — LJn projet de distribution d’eau potable a été établi pour la ville du Cap Saint-Jacques.
- La quantité d’eau à distribuer par jour a été calculée sur les bases suivantes :
- i i5o Européens à 100 litres. . Population civile < 3 000 indigènes à 5o litres . i5 m. c.
- i5o m. c.
- / imprévus 85 m. c.
- Population militaire, quantité d’eau demandée par l’autorité militaire 260 m. c.
- Total 510 m. c.
- La ville du Cap s’alimente actuellement en eau de citerne et en eau de puits ; les deux considérées comme bonnes, mais en quantité insuffisante.
- 2. — L’eau doit provenir de 26 puits creusés à 5 mètres de profondeur, dans la plaine de sable, dite du champ de courses, située à 3 kilomètres environ du Cap.
- Les puits sont distants de 5o mètres l’un de l’autre et ont 2 mètres de diamètre intérieur.
- Chaque puits est relié par un tuyau de 60 millimètres de diamètre, à un collecteur en tuyaux de fonte de 200 millimètres de diamètre dans lequel doit se faire l’aspiration.
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- L’eau a été reconnue de bonne qualité. Les résultats d’analyses faites en 1903 par l’Institut Pasteur de Saigon sont les suivantes :
- i° Analysa bactériologique
- Nombre de colonies par centimètre cube................... 34000
- Espèces liquéfiantes..................... ... 3
- Espèces pathogènes....................................... o
- Pas de bacille typhique, ni bactérium coli, ni vibrion cholérique, ni cocco-bacille dyssentérique.
- 20 Analyse chimique
- Résidu sec à ioo° par 1 000 centimètres cubes. ... o gr. 059
- Perte par calcination............................... o gr. 018
- Sels minéraux................................... o gr. 041
- Oxygène nécessaire pour oxyder les matières organiques :
- En milieu acide..................................... o mgr. 771
- En milieu alcalin............................. o mgr. 875
- Ammoniaque libre.................................... néant
- Ammoniaque albuminoïde . . "................ . néant
- Oxygène en solution par 1 000 centimètres cubes . . o gr. oo35
- Acide chlorhydrique (exprimé en chlore) ...... o gr. oo5
- » sulfurique (anhydre) .......... o gr. ooog5
- » azotique.................................... ... néant
- » azoteux............................... . . néant
- » silicique................ . .......... o gr 008
- Fer et chaux........................................ traces
- Le projet prévoit que l’eau sera distribuée telle qu’elle sort des puits, sans filtration ni décantation.
- 3. — L’ eau doit être refoulée au moyen de deux groupes de pompes Wor-thington, dont un de réserve.
- Chaque groupe se compose d’un générateur tubulaire pouvant être chauffé au bois ou au charbon et d’une pompe Compound. Il peut produire un travail, en eau montée, de 26 chevaux-vapeur.
- Il s’agit d’aspirer, à la cote 3,00 et de refouler à la cote -+- ^5,00 5oo mètres cubes d’eau en 10 heures (de 6 heures à 11 heures du matin et de 1 à 6 heures du soir).
- La conduite de refoulement est prévue en tuyaux de fonte du système Lavril, de 25o millimètres de diamètre. Sa longueur est de 2 900 mètres.
- 4. — 11 est prévu un seul réservoir de distribution, sur le flanc de la montagne de Ganh-Ray à la cote -|- 45.00.
- Sa capacité est de 5oo mètres cubes. 11 sera construit en maçonnerie, avec couverture en béton armé recouverte de terre.
- 5. — Le projet est établi pour une consommation journalière de 5oo m3.
- Le réseau de distribution est prévu en tuyaux de fonte à joints Lavril. Il
- comprend :
- 800 mètres de conduite de o m. 200 de diamètre 3 3oo » » o m. i5o »
- 15oo » » o m. 125 »
- 1400 » » o m. 100 »
- 200 » » o m. 060 »
- Il est prévu 19 bornes-fontaines avec raccord d’incendie.
- Il n’est pas prévu de vente d’eau.
- Rien n’est arrêté en ce qui concerne le mode d’exploitation de la distribution.
- 6. — Les dépenses pour l’exécution du projet ci-dessus sont évaluées comme suit :
- Captation......................................... 80 000 fr.
- Réservoir......................................... 19 147 fr- 5o
- Canalisation et fontainerie.......................229646 fr. 90
- Générateurs et pompes . . ................... 4°000 fr*
- Bâtiments divers............. .................... 37631 fr. 64
- Surveillance et imprévus............................. 1*573 fr.
- Total. .................................. 4200°o fr. 00
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- Les dépenses pi'obables d’exploitation seraient d’environ 24 4°o francs se répartissant ainsi :
- Personnel européen et indigène ........ 8800 francs
- Bois de chauffe.................................... 6000 »
- Malières grasses, étoupes, etc................. 1200 »
- Entretien : 2 °/0 du capital engagé.................. 8400 »
- Total....................................2'i 400 francs
- Il n’est pas prévu de recettes d’exploitation.
- Pnom-Pcnli (Cambodge)
- 1.— La ville de Pnom-Penh est construite sur les bords du Tonlé-Sap qui fait communiquer le Mékong avec les Grands-Lacs, en face des Quatre-Bras.
- Le trop-plein du fleuve se déverse dans les lacs au moment de la saison des crues. Le courant se renverse aux basses eaux et les Grands-Lacs alimentent à leur tour le fleuve.
- La population fixe se compose de 55o Européens et 4o 000 indigènes. Il faut y ajouter une population flottante, vivant dans les jonques, et évaluée approximativement à 9 000.
- L’eau qui descend des Grands-Lacs est fortement chargée en matières organiques, il ne pouvait être question de s’en servir pour l’alimentation de la ville.
- Avant l’installation de la distribution d’eau, il fallait, à l’aide de sampans, aller chercher l’eau potable dans le Mékong, de préférence au milieu du fleuve et en amont des Quatre-Bras. Il en résultait pour les administrations et les particuliers des difficultés et une dépens» de transport considérable.
- Les indigènes se contentaient des eaux plus ou moins corrompues des mares et de celle du Tonlé-Sap.
- Aussi les maladies épidémiques et en particulier le choléra et la variole décimaient tous les ans la population indigène, et faisaient quelques victimes parmi les Européens.
- Depuis l’installation du service des eaux, toute la population dispose comme boisson d’une eau claire et saine; en outre l’arrosage de la ville est plus abondant : les abattoirs et les marchés sont tenus en bon état de propreté. Le curage des égouts et canivaux se fait dans de bonnes conditions. Il en est résulté une amélioration considérable de l’état sanitaire ; les épidémies ont presque totalement disparu.
- D’un autre côté, grâce à l’arrosage, des jardins ont pu être entretenus autour des maisons eui’opéennes, des jardins publics se sont créés.
- Les quais ont été dégagés, les indigènes n’avant plus de raison pour masser leurs habitations sur les rives du fleuve.
- Le développement de l’industrie, comme conséquence de la distribution d’eau, s’est peu fait sentir. Une fabrique de glace, qui existait, fonctionne dans de meilleures conditions, au point de vue du prix de revient et de la qualité du produit.
- 3. — L’eau est prise dans le Mékong, à 20 mètres de la berge, au moyen d’une usine à vapeur installée dans la presqu’île de Chrui-Chongwa.
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- L’eau aspirée dans le fleuve est refoulée dans des décanteurs, elle se rend ensuite dans des filtres à sable, système Desrumeaux, et dans un réservoir en maçonnerie enterré dans le sol.
- Un autre groupe de pompes aspire l’eau filtrée du réservoir en maçonnerie et l’eleve dans un réservoir en tôle sur pylône métallique.
- Le plan d eau supérieur dans le réservoir de distribution est à la cote 3i mètres.
- La cote du fleuve, très variable, est en moyenne de 5 mètres.
- La ville est environ à la cote 10 mètres.
- Le doublement des filtres, du réservoir en maçonnerie et du château d’eau, prévu dès le début, est reconnu nécessaire aujourd’hui et les travaux vont être entrepris.
- L’eau est considérée comme de bonne qualité, mais à l’époque des crues elle est chargée de matières terreuses.
- Voici une analyse faite au début de l’installation, avant tout traitement.
- Milligrammes par litre
- Matières organiques. En oxygène fourni par le permanganate en
- liqueur alcaline............................................. .1,8
- Ammoniaque. 0,0
- Nitrates en nitrate de potasse...................................... 4>°
- Ammoniaque albuminoïde................................................ 0,0
- Chlore........................................................... 3,9
- Chlore en chlorure de sodium......................................... 6,4
- Acide sulfurique..................................................... 5,5
- » en sulfate de chaux............................... g,3
- Silice et matières insolubles....................................... 11,0
- Peroxyde de fer et alumine..................................' . . 3,o
- Chaux............................................................... 20,0
- Magnésie . . . *................................................ traces
- llésidu sec à 1800................................................. 98,0
- Degré hydrométrique total..........................................4°>6°
- Une autre analyse a été faite au laboratoire de l’Hôpital de Pnom-Penb, sur échantillons prélevés à la sortie des filtres et à une borne-fontaine de la ville.
- Voici le résumé des observations faites :
- L’eau présente les caractères de l’eau potable, limpide, inodore, saveur agréable, aérée, elle dissout le savon sans grumeaux.
- Le résidu obtenu par ébullition est presque nul.
- L’oxalate d’ammoniaque donne un précipité blanc peu abondant.
- De même pour le chlorure de barium et l’azotate d’argent.
- Les sels de chaux, carbonate, chlorure, sulfate n’existent donc qu’à l’état de traces.
- Le permanganate de potasse n’a pas donné de précipité brun, ce qui indique l’absence de matières organiques.
- En résumé l’eau paraît potable sous réserve de l’analyse bactériologique.
- Les décanteurs, au nombre de deux, consistent en deux vastes récipients de 3 m. 5o de diamètre et de 6 m. 5o de hauteur. Ils sont surmontés chacun
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- d’un réservoir à dissolution pour le cas où un réaclif serait nécessaire, ce qui n’a pas eu lieu jusqu’à ce jour.
- Les filtres vont être portés au nombre de dix. Ils sont du système Desru-meaux, à sable et à marche rapide. Chaque filtre a 3 mètres de diamètre et 5 m. 5o de hauteur avec couche filtrante en silex broyé de o m. 6o environ d’épaisseur.
- 3. — La vapeur est fournie par 3 chaudières de 8o mètres carrés de surface de chauffe timbrée à 7 kilogrammes et demi.
- Deux machines à vapeur à 4 tiroirs de 5o chevaux, actionnant chacune une pompe à double effet, assurent le service des filtres. Elles peuvent élever chacune 90 litres par seconde pour une différence de niveau de 11 m. 5o en moyenne. La distance de la crépine d’aspiration aux pompes est de i5o mètres.
- Deux machines de 100 chevaux et une de i5o puisent l’eau dans le bassin des eaux filtrées pour l’élever dans le réservoir de distribution, avec une différence de niveau de 20 mètres environ.
- A la sortie du château d’eau, une conduite maîtresse de 5oo millimètres de diamètre, en fonte, système Lavril, traverse la presqu’île de Chrui-Chongva sur une longueur de 1 335 mètres. Dans ce parcours, la conduite est placée sous la chaussée du chemin de service de l’usine.
- La conduite traverse ensuite le Tonlé-Sap sur une longueur de 365 mètres au moyen d’un siphon, d’un diamètre de 4°° millimètres, en tôle d’acier avec rotules en fonte tous les 6 mètres. Le doublement de ce siphon est à l’étude.
- 4. — Deux groupes de réservoirs : réservoirs des eaux filtrées et réservoirs de distribution.
- Les réservoirs des eaux filtrées, une fois l’usine complétée, seront au nombre de deux.
- Construits en maçonnerie et couverts par des voûtes, ils auront chacun 3o m. 5o sur 22 m. 55 et 4 ni. 5o de hauteur, soit, après déduction des piliers, un volume disponible de 3 000 mètres cubes.
- Les châteaux d’eau, qui vont être également au nombre de deux, se composeront chacun d’un réservoir en tôle de 12 m. 700 de diamètre, 4 m- 3oo de hauteur pouvant contenir 625 mètres cubes d’eau. Ces réservoirs seront montés sur pylônes en fer de i5 mètres de hauteur.
- o. — La distribution d’eau ne se fait que pendant la journée.
- Le volume débité actuellement dépasse 4°oo mètres cubes. L’usine, une fois complétée, sera capable de fournir 7 5oo mètres cubes par jour.
- La canalisation de la ville se compose de :
- 1 240 mètres de conduite de 45o millimètres :
- 5 784 mètres de conduite de i5o à 35o millimètres ;
- 8 3i3 mètres de conduite de 80 et 100 millimètres.
- Toutes ces conduites sont en fonte du système Lavril, à joints de caoutchouc, ce système a donné toute satisfaction.
- Les appareils du service public comprennent : Environ 80 bornes-fontaines avec ouverture de 4° millimètres, provenant delà Société d’Aubrives et Ad"
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- lerupt, et autant de bouches d’arrosage et d’incendie de 4o millimètres, fournies par la même société.
- La Compagnie des eaux et d’électricité de l’Indo-Chine, concessionnaire de l’exploitation, reçoit de l’Administration du Protectorat une somme fixe, moyennant laquelle elle doit fournir toute l’eau qui est demandée en ville. Un maximum correspondant à la puissance des machines a été fixé.
- L’Administration distribue l’eau sans contrôle aux fontaines et prises d’arrosages et à tous les bâtiments des services locaux et municipaux.
- La livraison de l’eau aux abonnés se fait uniquement par compteurs, (80 en tout); l’eau est payée à raison de o fr. o5 le mètre cube pour les quantités souscrites et o fr, 5o pour les quantités dépassant celles souscrites.
- 6. — En supposant terminés les compléments de l’usine, les dépenses d’établissement sont les suivantes :
- i° Bâtiments de l’usine avec cheminée en briques et bâtiments d’exploitation Machines et pompes pour le service des filtres. Machines et pompes élévatoires, chau-
- dières et tuyauterie. Ensemble..................................... 659 000 franc»
- Filtration comprenant les décanteurs filtres, bassin en maçonnerie,
- tuyauterie. Ensemble............................................... aoi 200 »
- Châteaux d’eau et tuyauterie correspondante. ....... 200000 »
- Canalisation et accessoires................................. . . 565 000 »
- Total............................................ 1 645 000 francs
- Cette somme est remboursée par annuités à la Compagnie.
- 20 11 faut ajouter les dépenses de parachèvement, que l’Administration paie directement et qui s’élèvent à près de 3oo 000 francs.
- Toute l’installation fera retour à l’Administration du Protectorat après 25 années d’exploitation par la Compagnie, et ce moyennant le paiement annuel de 284000 francs, dont 122000 francs pour l’amortissement et 162 000 francs pour l’exploitation.
- En déduction vient le produit des abonnements d’eau des particuliers, mais la somme est insignifiante (3 à 4 000 francs par an).
- 8. — L’évacuation des eaux usées se fait actuellement par quelques égouts et canivaux qui aboutissent soit au Tonlé-Sap, soit dans le canal de ceinture.
- Ces ouvrages sont anciens, ils ont été construits au fur et à mesure des besoins, sans programme et sans se préoccuper de l'avenir.
- Les matières fécales sont évacuées :
- Partie dans ces mêmes égouts après avoir passé par des fosses septiques.
- Partie par l’emploi de tinettes.
- Les immondices sont enlevées par un service régulier.
- L’entrepreneur du service d’ébouage et de vidange reçoit de la ville 8750 francs par an. Il perçoit de plus des particuliers : 3o francs par an par finette, soit environ 20 000 francs par an.
- Les mares ou marais sont comblés au fur et à mesure soit par les acquéreurs de terrains, soit par la ville, selon les crédits disponibles. Les matériaux de remblai sont constitués de sables provenant du fleuve ou des apports faits
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- à l’époque des crues dans le canal de ceinture. Ce canal de ceinture n’a du reste été creusé que pour fournir du remblai.
- Le transport des matériaux de remblai se fait au moyen de charrettes à bras ou au moyen d’un appareil Decauville.
- Le remblai revient en moyenne à 2 fr. 5o le mètre cube et la hauteur moyenne de remblai est de 2 mètres à 2 m. 5o.
- Un projet d’assainissement a été étudié, mais n’a x’eçu jusqu'à présent aucun commencement d’exécution.
- Ce projet comprend la construction d’un réseau d’égouts, d’une usine d’épuration, d’une usine élévatoire des eaux épurées et d’un four destiné à brûler les ordures ménagères et les gadoues des rues.
- Le réseau d’égouts serait du système séparatif. Des réservoirs de chasse seraient établis à chaque extrémité des conduites.
- Le procédé d’épuration serait du système bactérien.
- Les eaux vannes et de vidanges seraient seules soumises à l’épuration ; les eaux pluviales seraient déversées au Tonlé-Sap.
- Le volume des eaux à épurer est estimé à 4 5oo mètres cubes par jour.
- Le volume des eaux météorologiques à i3 5oo mètres cubes, chiffre moyen par jour en saison humide.
- L’usine élévatoire serait installée à l’ouest de la ville sur le côté de la route de Kampot.
- Le montant de la dépense est évalué à 1 65o 000 francs ; et la dépense annuelle d’exploitation à 3o 000 francs.
- Ce projet serait mis au concours.
- Le rayon d’action du réseau d’égouts projeté est limité au quartier européen et au quartier indigène, dit quartier chinois.
- Le quartier du Roi est excepté, la cote d’altitude étant beaucoup trop basse. Pour ce quartier on a étudié un projet spécial d’assainissement, qui consiste à faire communiquer toutes les mares et parties basses par des canaux à ciel ouvert. Un système de pompes installé au point le plus bas (grande mare du Roi) rejetterait les eaux dans le canal de ceinture.
- llué
- {Projet en cours d’exécution)
- I. —- Population européenne, 800 habitants;
- Population indigène, 4° 000 habitants environ.
- L’eau des puits étant saumâtre, on est actuellement obligé d’aller chercher l’eau nécessaire à l’alimentation dans la rivière de Hué à une assez grande distance de la ville, en un point où l’action de la marée ne se. fait pas sentir. L’Administration civile de Hué a fait construire un chaland qui est conduit chaque jour à 5 kilomètres environ en amont de la ville et cjui ramène 18 à 20 mètres cubes d’eau puisés dans la rivière. Cette eau est refoulée par une pompe dans une citerne construite vers le centre de la ville-fous les matins, une distribution d’eau douce est faite aux Européens à rai-
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- son de 3o h io litres par tète. De son côté riYdministration militaire a un service quotidien assuré par un particulier qui doit fournir une quantité déterminée d’eau potable.
- 2. — Un projet a été élaboré pour remédier à cette situation. Les travaux viennent d’être entrepris.
- L’eau de la rivière de Hué peut être employée sans danger à l’alimentation, à la condition qu’elle soit puisée à l’abri des contaminations extérieures et de l’influence des marées.
- La prise d’eau sera faite dans la rivière de Hué, près du tombeau de Tu-Duc. Elle sera établie de façon qu’il y ait en tout temps un mètre d’eau au-dessus de la crépine d’aspiration.
- L’analyse indique que l’eau est limpide, inodore, de saveur agréable ; sa
- température peut atteindre 35° ;
- Réaction au tournesol............................. . neutre
- Degré hydrométrique............................. • 3°
- Résidu d’évaporation à io6° (par litre). ...... o gr. 900
- Perte au rouge sombre (par litre).................... o gr. o5
- Matière minérale (silice).......................... . o gr. i5o
- . Matières organiques, exprimé en oxygène.................. o gr. 006
- Chlorures et sulfates............................... traces
- Phosphates, sulfures, azotates, ammoniaque, azotites. . néant
- L’analyse bactériologique n’a décélé la présence d’aucun microbe.
- L’eau restant un peu trouble pendant la période des pluies et pouvant contenir accidentellement des matières organiques, passera sur des filtres à sable couverts avec dégrossisseurs, ayant une surface d’environ 1 4°° mètres carrés. Les filtres doivent pouvoir débiter 100 litres par mètre'carré et par heure. Ils seront divisés en deux compartimente susceptibles de fonctionner séparément.
- 3. — Le volume d’eau à distribuer par jour est de 2 5oo mètres cubes, à élever en 18 heures.
- Les eaux sont élevées au moyen de 3 groupes de machines à vapeur dont un de rechange ; deux d’entre eux refoulant ensemble 4° litres par seconde du niveau minimum d’aspiration à la cote (0,00) jusqu’au bassin filtrant (côte -+- 44) accolé au réservoir.
- La conduite de refoulement est en fonte.
- 4. — Le réservoir sera placé sur un mamelon qui domine la gare de Hué
- de y 5 mètres environ. Le plan d’eau sera à la cote -b aura une capacité
- de 3 000 mètres cubes et sera divisé en deux compartiments ; il sera complètement en déblai et recouvert d’une voûte supportant une couche de terre de 0 m. 5o.
- o. — La consommation a été évaluée à 2 5oo mètres cubes, dont :
- 3oo mètres cubes pour la population européenne ;
- 1 900 mètres cubes pour la population indigène ;
- et 3oo mètres cubes pour les services publics.
- Le réseau de distribution a été projeté en tenant compte de l’importance Actuelle des quartiers et de celle qu’ils sont susceptibles d’acquérir ; il est ré-
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- serve i i5o mètres cubes à la rive droite et 1 35o mètres cubes à la rive gauche.
- La canalisation sera en fonte du type « Ville de Paris ». En aucun point, la pression ne sera inférieure à 8 mètres ; les calculs ont été établis pour un débit de 6o litres par seconde.
- La distribution comprendra 24 bornes-fontaines automatiques grand modèle, 3o petit modèles et 36 bouches d’arrosage.
- O. — Les dépenses totales de construction ont été évaluées à 5oo 000 piastres. Le Gouvernement annamite s’est d’ailleurs engagé à fournir une subvention de 3oo 000 piastres, le reste étant à la charge du budget local.
- 8 (Annam). — Sauf quelques amorces d’égouts à Hué et à Tourane, il n’a encore été fait en Annam aucun travail pour l’évacuation des eaux usées et des matières fécales. *
- Pour ces dernières, on emploie des tinettes mobiles, qu’un concessionnaire enlève la nuit et transporte au dépotoir. Dans quelques bâtiments neufs on a établi des fosses Mauras.
- Beaucoup de localités, dans le nord et dans le centre de l’Annam, sont entourées de mares, qu’il est impossible d'assécher à cause du faible relief du sol au-dessus du niveau de la mer. Quelques projets de comblement ont été établis ; mais les crédits font défaut pour les mettre à exécution ; les budgets communaux ont été institués depuis peu en Annam et ne disposent que de faibles ressources.
- Tourane
- 1. — 4-6o.o habitants dont 600 Européens et 4-ooo indigènes.
- La ville de Tourane n’est actuellement alimentée que par quelques puits dont les eaux sont fréquemment contaminées par les indigènes qui ne pi’en-ncnt aucune précaution dans leur voisinage.
- La ville est au milieu des dunes. On avait espéi’é assurer l’alimentation au moyen de puits filtrants dans les sables ; mais les expériences faites ont montré que la quantité d’eau ainsi obtenue ne serait pas suffisante et que la qualité de l’eau serait douteuse. Il faudra avoir recours aux rivières de la région qui descendent de la ceinture de montagnes entourant la baie de Tourane.
- 2. — Il a été reconnu que le point le plus favorable à une prise d’eau était situé au nord de la ville, dans le massif dit du « Col des nuages » ou passent la route mandarine et le chemin de fer de Hué. Un affluent du Song-Cu-Dé permettrait d’y prendre 1 800 à 2 000 mètres cubes d’eau qui seraient amenés à Tourane par la gravité dans une conduite de 22 kilomètres de longueur.
- 6. — La dépense totale serait de 1 000 000 à x 200 000 francs.
- f. — Population : Européens Annamites Chinois . Indiens , Japonais.
- Hanoï
- 3.000 100.000 2. i5o 5o 60
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- Au point de vue de l’hygiène, la distribution a une très grande importance. Les eaux provenant des nombreuses mares dont la ville était couverte autrefois, celles que l’on tirait de quelques puits peu profonds et enfin les eaux limoneuses du fleuve Rouge étaient les seules servant à l’alimentation des habitants. Ceux-ci, les indigènes surtout, se donnaient rarement la peine de les filtrer etdeles faire bouillir. Denombreuses épidémies sévissaient, qui sont aujourd’hui beaucoup moins fréquentes, et leurs effets, lorsqu’elles se produisent, n’atteignent plus comme autrefois les proportions de véritables calamités publiques. La distribution serait encore meilleure si la population indigène cessait complètement d’user de l’eau des mares encore existantes, et si elle allait plus souvent puiser à la borne-fontaine l’eau nécessaire à son alimentation.
- L’importance de la distribution est moindre au point de vue industriel. Peu d’usines emploient l’eau de la ville ; et celles qui l’utilisent ne le font que par intermittence, pour suppléer à l’insuffisance de débit des puits qu’elles ont exécutés pour leurs besoins exclusifs.
- Ci-dessous la liste de ces usines avec indication du cube d’eau emprunté à la ville.
- Distillerie Maron, rue du Charbon, consommation movenne mensuelle, 128 mètres cubes.
- Distillerie Fontaine, Boulevard-Rousseau, branchement récent destiné à ne fonctionner que par intermittence.
- Filature de coton, rue des Tubercules. Consomme de 4 à 6 000 mètres cubes par an environ.
- Secteur, Boulevard Fi'ancis-Garnier. N’emploie l’eau de la ville que pour la mise en marche et en cas d’avarie.
- Glacière, Quai du Commerce, consommation moyenne mensuelle de 3jo mètres cubes.
- Sî. — L’alimentation en eau potable de la ville de Hanoï est assui'ée par une usine située à Aên-Dinh, aux confins de l’agglomération urbaine. Cette usine a été établie de 1894 à 1899 par MM. Letellier et Compagnie aux frais du Protectorat. Le Protectorat s'est ensuite entendu avec MM. Bedat et Dous-debés pour l’exploitation.
- L’eau de la nappe souterraine est captée par quatre puits forés à une profondeur moyenne de 47 mètres. Chacun de ces puits, de 0,60 de diamètre, tubé en tôle, peut fournir de 16 à 20 litres par seconde pendant 24 heures pour des dépressions piézométriques ne dépassant pas 3 m. 5o à 4 mètres.
- L’eau est considérée comme étant d’assez bonne qualité. Elle est basique, chargée entre autres d’un bicarbonate de fer précipitable par ébullition. Elle n’est l’objet avant d’être livrée à la consommation d’aucune épuration préalable. La nappe aquifère se trouve dans un terrain d’alluvions récentes.
- 3. __Deux machines verticales à balancier Compound à condenseur, de
- 4o chevaux chacune, fonctionnent à tour de rôle. Elles commandent par courroies les quatre pompes des puits, qui élèvent l’eau dans un réservoir intermédiaire. Enfin, chaque machine est munie d’une pompe à commande directe qui refoule l’eau dans les réservoirs de la ville. Le nombre des coups
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- de piston est de 24 à la minute et chaque coup de piston refoule environ i5o litres.
- Le diamètre de la conduite de refoulement est de o m. 5o. Celle-ci est en fonte à joints, partie système Gibault, partie en plomb.
- 4. — Les réservoirs, au nombre de deux, sont situés l’un près de Fusine, le second à l’autre extrémité de la ville. Ils sont en tôle, à fond plat, d’une hauteur de 5 m. 60 jusqu’au déversoir et d’une capacité de 1 260 mètres cubes chacun. Ils assurent en ville une pression moyenne de i3 à i4 mètres d’eau.
- i>. — Le service public, bornes-fontaines et bouches d’arrosage, absorbe par jour 2 5oo mètres cubes.
- La consommation journalière des administrations et des particuliers, tous desservis au compteur, est, de 2 000 mètres cubes environ.
- Le réseau de distribution est maillé. Les deux réservoirs sont reliés par deux conduites maîtresses : l’une de o,4o, l’autre de o,5o depuis Fusille jusqu’au petit lac, de o,4o ensuite. Le service de route est assuré par des canalisations dont le diamètre varie de o,3o à 0,06.
- La longueur totale des conduites est de 25 kilomètres. Elles sont en fonte. La majeure partie des joints est du système Gibault ; i/o environ de la canalisation est à joints au plomb. Les résultats obtenus avec ces deux catégories de joints sont très satisfaisants.
- On compte en ville 92 bornes-fontaines du système Gibault, à robinet servo-moteur. Elles sont toutes munies sur le côté de bouches d’arrosage de 4o millimètres.
- Le débit des bornes-fontaines est de x litre à la seconde, celui des bouches d’ari-osage de 3 à 4 litres.
- Il existe en outre a5 bouches d’incendie réparties sur les divers points de la ville.
- O. — Les dépenses d’installation se sont élevées à 1 4oo 000 francs environ
- ainsi réparties :
- Travaux de prise d’eau . ...................... i5oooo francs
- Bâtiments...................................... 65 000 »
- 2 machines........................................... 60000 »
- Réservoirs..................................... 200 000 »
- Canalisation et fontainerie......................... 925000 »
- Total.......................... 1 400 000 francs
- L’exploitation se fait sur les bases suivantes :
- Pour le prix forfaitaire de 110 000 fi’ancs par an, les concessionnaires élèvent chaque jour 2 5oo mèti'es cubes dans les réservoirs, ce qui met le mètre cube élevé au prix de o fr. 12. La quantité d’eau supplémentaire qui est demandée leur est payée 0,07 le mètre cube. La ville paie en moyenne o fr. 10 par mètre cube.
- L’eau est vendue uniquement au compteur (compteur Frager). Suivant 1 importance de la police, le prix est de o,4o à 0,20 le mètre cube.
- Le tari! est fixé par la formule parabolique
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- où y est le cube annuel souscrit ou consommé ; x la l'éduction en centimes consentie sur le prix initial de o fr. 40.
- La réduction maximum consentie est de o fr. 20.
- Malgré la différence importante qui existe entre le prix d'achat (0,10) et le prix de vente (0,20 à o,4o), les décomptes d’exploitation sont loin de se chiffrer par un excédent de recettes. Cela tient à l’énorme consommation qui se fait aux fontaines publiques.
- En 1904, le déficit a été de 65 000 francs environ.
- En igoù, il s’est élevé à 78 000 francs environ. Les dépenses de cette dernière année sont de 133 000 francs.
- 8. — Les eaux usées sont envoyées à l’égout dans la partie de la ville desservie par le réseau. Les matières fécales et les immondices sont enlevées quotidiennement par le service d’ébouage et de vidanges ; elles sont transportées dans un dépotoir situé dans la banlieue.
- Le réseau d’égouts, qui avait une longueur de 19 kilomètres en 1902, s’est accru de 7 kilomètres de 1902 à 1906 et a actuellement un développement de 26 kilomètres.
- Il est encore insuffisant ; le quartier indigène surtout est mal desservi ; mais avant de songer à l’augmenter, l’on a voulu étudier la possibilité du tout à l’égout que le peu de pente des conduites existantes ne permet pas de réaliser sans un dispositif assurant la circulation rapide des eaux vannes et leur épuration. Il a été fait appel pour cet objet à l’initiative privée. Deux projets ont été présentés jusqu’à ce jour ; toutefois aucune solution n’est, encore intervenue.
- 11 n’a été établi aucun ouvrage pour le dessèchement des mares. Leur comblement s’effectue assez rapidement par les particuliers propriétaires des terrains qui désirent les mettre en culture ou plus généralemeut y édifier des constructions. La comparaison des pians de la ville, en 1896 et 1906, montre qu’un grand nombre de mares ont été comblées pendant cette période. Toutes les mares du centre de la ville ont été remblayées ; celles qui existent encore autour du centre servent actuellement de régulateurs pour recevoir les grosses pluies d’été.
- L’établissement du réseau d’égouts existant a entraîné une dépense approximative de 1 3oo 000 francs.
- Haïphong.
- I. — 16.000 habitants, dont 1.000 Européens, 10.000 Annamites et 0.000 Chinois.
- Les travaux d’adduction et de distribution d’eau potable à Ha'iphong ont été exécutés par MM. Bedat et Malon, en vertu d’un contrat passé entre ces entrepreneurs et le Gouverneur général. Le prix forfaitaire était de quatre millions. Le Protectorat s’engageait à livrer aux entrepreneurs la digue qui devait recevoir la conduite d’amenée sur la plus grande partie de sa longueur. Cette dernière clause fut ultérieurement modifiée et moyennant quatre piastres par mètre courant, les entrepreneurs ont fait eux-mêmes la digue.
- Annuaire des Distributions d’eau. 63
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- 2 et 3. — L'eau qui alimente la ville de Haïphong provient d’une petite '^rivière, le Song-Huong, qui coule à travers le massif montagneux de la région de Quang-1 en. Le débit journalier minimum de cette rivière avait été reconnu être de 12000 mètres cubes, alors qu’il s’agissait de donner à Haïphong seulement 3 000 mètres cubes par jour. L’eau était claire en toute saison et était considérée comme potable.
- Ce n’est que plus tard que des analyses furent faites de l’eau du Song-Huong. Ces analyses confirmèrent les premières prévisions.
- En tout cas, de l’avis des médecins, l’état sanitaire de la ville s’est considérablement amélioré, depuis que la distribution d’eau fonctionne.
- L’eau captée est livrée à la consommation sans décantation ni filtration préalable.
- Les principaux travaux exécutés par MM. Bedat et Malon sont les-suivants :
- Barrage. — Un barrage a été établi sur le Song-Huong, à 6 kilomètres en amont du poste de Hüongbi, et maintient le plan d eau à la cote -H 19 environ au-dessus du zéro hydrographique de Haïphong.
- Ce barrage comporte à son extrémité rive gaucbe une chambre de captage, munie de cadres grillagés qui arrêtent les feuilles et autres matières.
- Conduite d’amenée. — Les eaux sont amenées à Haïphong par la gravité dans une conduite en fonte de 400 millimètres de diamètre intérieur. Les tuyaux sont à cordon et emboîtement dans les parties souterraines, à joints Gibault et Somzée dans les parties aériennes. La conduite a une longueur totale de 36 kilomètres entre le barrage du Song-Huong et les réservoirs de Haïphong.
- Elle traverse de nombreux cours d’eau, au moyen de siphons immergés ou au moyen de passerelles.
- Les entrepreneurs ont eu à établir 11 passerelles métalliques d’une longueur totale de i 200 mètres. Deux de ces passerelles, celles du Song Gia et du Song-Ga-Bac, comportent des travées ouvrantës qui permettent d’assurer la navigation sur ces cours d'eau. Ces ouvertures sont franchies aumoyen de siphons rigides, immergés d’une seule pièce.
- Pour les cours d’eau voisins de Haïphong, le Cua-Cam, le canal de Haly, le Song-Tam-Bac et le canal Bonnal, en raison des besoins de la navigation, on ne pouvait avoir recours qu’à des siphons immergés. Les siphons du Cua-Cam, du Song-Tam-Bac et du canal Bonnal sont des siphons articulés, à rotules. Le siphon du canal de Ilaly est un siphon rigide, immergé d’une seule pièce.
- Partout ailleurs qu’à la traversée des cours d’eau, la canalisation est souterraine.
- 4. Réservoirs. — La conduite d’amenée aboutit en ville à six réservoirs de 35o mètres cubes”chacun (capacité totale, 2 100 mètres cubes).
- Ces réservoirs ont leur radier à la cote -+- 12,00 environ au-dessus du zéro hydrographique de Haïphong. Le trop-plein se déverse dans le canal Bonnal-
- 3. Distribution. — Les entrepreneurs ont établi en ville environ 19 kilo-
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- mètres de conduites de distribution de diamètre variant de 3oo à 60 millimètres et qui sont en fonte à cordon et emboîtement.
- Ces conduites de distribution s’embranchent directement sur la conduite d’amenée. Les réservoirs servent de régulateur et fourniraient en même temps, en cas de réparation, l’eau nécessaire à la ville pendant un peu moins d’une journée.
- Les ventouses sont du type courant, à corps et à flotteurs sphériques, avec ou sans robinets. Les robinets-vannes sont du type de la Ville de Paris.
- La consommation quotidienne moyenne est de 2 900 mètres cubes, savoir :
- Service privé (abonnés).................... 5oo mètres cubes
- Appontements................................ 100 »
- Bornes-fontaines........................ . 1800 »
- Services administratifs..................... 5oo »
- Total................. . 2900 mètres cubes
- La pression moyenne de l’eau en ville est de 12 mètres environ.
- Il a été établi 60 bornes-fontaines et 44 bouches d’arrosages et d’incendie. En outre, il existe sur les appontements du port cinq prises cl’eau qui permettent aux bateaux de s’approvisionner en eau douce.
- La ville faisait précédemment usage de compteurs du système « Frager ». Elle les a remplacés par des compteurs à piston disque « Etoile », du calibre
- de 10 à 100 millimètres.
- Les tarifs sont les suivants, par mètre cube.
- Vente de Fean aux appontements ........ 0 piastre 375
- Vente aux particuliers jusqu’à i5o mètres cubes par an. o piastre 10
- De i5o à 12000 mètres cubes par an................... o piastre 075
- Au delà de ia 000 mètres cubes....................... o piastre 0625
- 6. — Les dépenses annuelles sont les suivantes i
- Entretien de la canalisation et des appareils de distribution. . . . 2 5oo piastres
- Grosses réparations : culées du barrage, route des eaux, ponts,
- siphons ; environ ........................................ . . . ., 3 000 »
- Installation des branchements pour les particuliers ; environ ... 2 000 »
- Personnel européen et indigène à Haïphong et Huongbi et sur le
- parcours de la conduite ; environ.............................. 6 000 »
- Pose des canalisations nouvelles ; environ............................... 2000 »
- Total............................................i55oo piastres
- Les recettes sont d’environ 18 000 piastres.
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- Inde
- ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS DANS L’INDE
- Pondichéry
- ; Européens. . ........................ 487
- 1. — Habitants ? Eurasiens............................... 943
- ( Indigènes......................... ' • 46961
- Total . . . . . 48.391
- Maisons : 8.587.
- L’eau nécessaire à l’alimentation de la ville de Pondichéry est fournie par :
- a) Une conduite partant d’un puits foré près du village de Mouttrépaléom ;
- b) Des puits ordinaires, publics ou privés ;
- c) Quelques puits artésiens ;
- d) De nombreuses mares ou étangs.
- L’eau des puits publics ou privés est contaminée par les infiltrations des eaux pluviales à travers le sol de la ville, riche en matières organiques.
- Les puits artésiens sont en petit nombre et ont un faible débit.
- Les ressources en eau potable se limitent donc au débit fourni par la conduite de Mouttrépaléom. Les eaux qui alimentent cette conduite proviennent d’un puits situé à 6 kilomètres au sud-ouest de Pondichéry. Ce puits remonterait à une époque reculée. Pendant de longues années les Européens s’approvisionnèrent au puits de Monttrépaléom au moyen de charrettes à bœufs. Dupleix eut l’idée de conduire les eaux jusqu’à la ville mais ne put mettre son idée à.exécution. En i854, l’Amiral de Yerninac de Saint-Maur reprit l’idée de Dupleix et lui donna un commencement d’exécution ; une fontaine fut édifiée place du Gouvernement, mais la conduite d’eau qui devait l’alimenter ne fut construite qu’en i863, par l’Ingénieur Lamairesse. Les dépenses s’élevèrent à 75000 francs. Cette conduite en maçonnerie, enterrée sur une partie de son parcours dans le sol des rizières, subissait alternativement l’action de la sécheresse, et celle de l’humidité. Des fissures s’ouvrirent dans la maçonnerie, par où s’échappait l’eau d’alimentation en saison sèche et par où pénétrait l’eau impure des rizières pendant la saison des pluies.
- En 1892, des réparations ont été faites à la conduite, alors en fort mauvais état. Des tuyaux en fonte de 18, 21 et 25 centimètres ont été substituées aux parties détériorées de l’aqueduc.
- S. 1— L’adduction de l’eau de l’ancien puits de Monttrépaléom a lieu par gravité au moyen d’un petit aqueduc en maçonnerie de section rectangulaire 20 X 25 centimètres, d’une longueur de 5 192 mètres, enfouie sur une longueur
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- Inde
- de 2 900 mètres dans le soldes rizières, le reste reposant à l’air libre sur des arcades. Sur une longueur d’environ 1 kilomètre, dans la partie souterraine, l’aqueduc est remplacé par des tuyaux en fonte de 180, 210 et a5o millimètres
- de diamètre.
- Les dimensions de l’ancien puits sont les suivantes :
- Diamètre intérieur. . ....................... 2 m. 60
- Profondeur en dessous du sol................... 4 m. 3o
- Hauteur d’eau moyenne.................... . . 2 m. 5o
- Hauteur d’eau à l’étiage....................... 2 m. 00
- L’eau qui alimente ce puits est de bonne qualité, elle a une saveur agréable et cuit bien les légumes, mais elle est contaminée à la source même par les habitants du village de Monttrépaléom qui viennent y puiser sans aucune précaution. D’ailleurs la conduite n’est pas en bon état et reçoit par ses nombreuses fissures l’eau des rizières.
- Les résultats d’analyses chimiques et bactériologiques faites en 1896 sont
- les suivants :
- Degré hydrotimétrique. . .......................... 5°
- » (après ébullition) .... 2°,7
- Résidu à 1800, par litre . ...................... 12 centigr.
- Matières volatiles . .............................. o gr. o85
- Chlore, chaux, magnésie................... traces
- Acide sulfurique................................... néant
- Matières organiques (dosées en oxygène) .... o mgr. 70
- Oxygène dissous . ................................. 7 milligr.
- Azote nitreux...................................... néant
- » nitrique......................................... traces à peine
- sensibles
- » ammoniacal..................................... traces à peine
- sensibles
- Germes par centimètre cube (vieux puits). . . . 85oo
- » par C. C. (fontaine de la place du Gouvernement) . 12 000
- Coli-bacille....................................... présent
- Bacille du choléra................................. néant
- Kn résumé, si l’eau provenant du puits de Monttrépaléom peut être considérée comme bonne au point de vue chimique elle doit être tenue pour suspecte sinon dangereuse au point de vue bactériologique. Cependant elle ne subit aucune épuration ni filtration avant d’être livrée à la consommation.
- 3. — L’eau du puits de Monttrépaléom vient à Pondichéry, en temps ordinaire, sous l’effet de la gravitation. La différence de niveau entre la prise et le réservoir du Grand-Bazar est de 3 m. 88, la pente moyenne est extrêmement faible (0,000 j48). De mai à septembre, le niveau de l’eau dans les puits descend au-dessous de la conduite d’amenée. L’eau est alors élevée dans cette conduite au moyen d’üne « picotte », sorte de levier du premier genre manœuvré par deux ou trois hommes et à l’une des extrémités duquel se trouve suspendu un récipient demi-sphérique, en tôle, d’une contenance de i5 à 20 litres.
- I et î>. — Il existe un seul réservoir en maçonnerie, voûté, qui forme la fontaine du Grand-Bazar. Sa capacité est de 3j2 mètres cubes.
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- Inde
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- A l’origine, la conduite de Monttrépaléom débitait 25ô mètres cubes par jour. Depuis, par suite de son mauvais état et aussi à cause de la diminution de section provenant de la pose de tuyaux en fonte dans la partie fissurée de l’aqueduc, le débit est descendu à 100 mètres cubes par jour. L’absence de compteurs ne permet pas de se rendre compte de la quantité d’eau consommée.
- La conduite de distribution se compose de ;
- 1 876 mètres de tuyaux en fonte de 0 m. 08 6a5 mètres de tuyaux en fonte de o m. o5 4oo mètres de tuyaux en fonte de 0 m. o4 1 176 mètres de tuyaux en fonte de 0 m. o3 et de divers branchements en plomb de o,o3 de diamètre intérieur. Les joints des tuyaux en fonte à cordon et emboîtement sont en étoupe avec mastic de céruse. Ils donneraient d'assez bons résultats. La distribution publique se fait au moven de 3 fontaines en maçonnerie et d’une fontaine en fonte. Le réservoir du Grand-Bazar sert aussi de fontaine et comporte 18 robinets.
- Le service des eaux de Pondichéry est assuré par la municipalité. L’eau est distribuée gratuitement soit aux particuliers, soit aux services publics. 11 n’existe ni tarif, ni règlement.
- 6. — La dépense totale effectuée pour la construction de la conduite de Mouttrépaléom s’est élevée à 73 000 francs, non compris la pose des tuyaux de fonte dans les parties détériorées de l’aqueduc.
- Tf - — Une nouvelle distribution d’eau va être établie à Pondichéry ; les travaux viennent d’être autorisés par un décret du i5 décembre 1907.
- De projet a été dressé pour permettre la distribution; sous une pression de 9 à 10 mètres, d’un volume calculé à raison de 100 litres par tête et par jour, soit 5 000 mètres cubes par jour, correspondant à 58 litres environ par seconde.
- L’eau proviendra d’une nappe souterraine ascendante, protégée contre la contamination superficielle par une double couche d’argile imperméable. Elle sera captée au moyen de 3 puits espacés entre eux de 100 mètres, chacun d’eux étant formé de 2 anneaux concentriques en maçonnerie, dont le diamètre intérieur est de 2 mètres.
- Les eaux seront relevées au moyen de machines à vapeur, ayant à développer un travail en eau montée de 20 chevaux, et d’une conduite en fonte de 3oo millimètres de diamètre, dans un réservoir situé à 5oo mètres environ de l’usine élévatoire.
- Ce réservoir sera entièrement en déblai et d’une capacité de 2 4no mètres cubes. II sera couvert par des voûtes en maçonnerie recouvertes de 0 m. 5o dé terre.
- Du réservoir les eaux seront amenées à Pondichéry par la gravité, dans une conduite en fonte de 35o millimètres de diamètre et de 5 kilomètres environ de longueur.
- La distribution en ville sera assurée au moyen d’un réseau de conduites en fonte de diamètres variant de 60 à 35o millimètres. En dehors des bran-
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- — 999 — Indes
- chements particuliers, il sera établi 3o bornes-fontaines et 60 bouches d’ar-r rosage ou d’incendie.
- Il sera construit en outre un réservoir compensateur d’une capacité dè 5oo mètres cubes dans la ville même de Pondichéry. '
- La dépense totale a été évaluée à 65o ooo francs.
- — A Pondichéry,les eaux usées sont évacuées soit dans la rue, soit daias les puits perdus, soit enfin dans le grand et le petit canal par les tnaisctis voisines.
- Dans la ville blanche, les matières fécales sont recueillies dans des tïneîtës mobiles nettoyées 2 fois par jour. Ces matières sont mises par des vidangeurs dans des sortes de cruches en terre, appelées pannelles, qui sont vidées à la mer. Dans la ville noire, la plupart des indigènes se contentent de déposer les matières fécales sur la voie publique ou de les enfouir dans un trou creusé dans le jardin, et qui est de temps à autre recouvert de terre ou de cendres.
- Les immondices sont enlevées tous les jours au moyen de charrettes traînées par des bœufs et emportées hors de la ville dans des lieux de dépôt.
- Dans les établissements autres que Pondichéry, les procédés sont sensiblement les mêmes.
- Pour Pondichéry, un projet de réseau d’égouts a été dressé par le service des Travaux publics en 1898. Les conduites, soit en ciment, soit en fonte, seraient établies sous chacune des rues à une profondeur d’environ o m. 90. Elles aboutiraient à un égout collecteur en maçonnerie, qui amènerait les eaux vannes dans un puisard voûté. Là les eaux seraient reprises et refoulées à la mer, vers l’embouchure de l’Ariancoupom, par une pompe centrifuge •mue par une machine de i5 chevaux.
- Une grande cheminée à fort tirage, dans laquelle viendraient skmvrir les carneaux de la chaufferie, serait construite de façon à établir une ventilation satisfaisante dans le réseau d’égouts. La dépense de construction était évaluée à 466 000 francs environ. Ce projet n’a reçu encore aucun commencement d’exécution.
- Chandernagor
- I. — La population de Chandernagor est d’environ 24 000 habitants. La 'ville ne possédait pas jusqu’à présent de distribution d’eau; la population s’alimentait, soit à la rivière Hoogly, un des bras du Gange, joit aux mares et étangs situés dans l’intérieur de la ville, soit à des puits ne fournissant qu’une eau impropre à la consommation.
- La loi du ier avril 1906 ayant fourni aux Etablissements français de 1 Inde les ressources nécessaires à cet effet, le projet d’une distribution d eau potable à Chandernagor a été établi ; les travaux seront entrepris à très bref délai.
- Le projet comprend essentiellement : i° la captation d(f l’eau dans la ri-
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- vièrc Hoogly sur la rive droite de laquelle la ville se trouve bâtie ; a son épuration et sa filtration ; 3° l’élévation au moyen de moteurs mécaniques, de l’eau brute dans les bassins de décantation, et de l’eau filtrée dans les réservoirs ; 4° la construction de 2 réservoirs aériens de 5oo mètres cubes de capacité chacun ; 5° la distribution de l’eau au moyen d’un réseau de conduites en fonte de diamètres variant de 3oo millimètres à îoo millimètres.
- Les eaux sont prises dans l’Hoogly au moyen d’une conduite immergée constituée par des tuyaux en fonte de o m. 260 de diamètre à joints à rotule. Elles sont refoulées par des moteurs à pétrole ayant à développer une force effective totale de 18 chevaux. Après avoir été additionnées de sulfate d’alumine, elles passent dans une première série de 3 bassins de décantation de 3o mètres X 3 m. 80; puis, après une addition complémentaire de coagulant, dans une 2e série de 2 bassins de décantation de 12 m. 4o X 4 mètres ; enfin, de là, dans 2 filtres du type américain ou rapide (système Jewell). Les eaux filtrées sont recueillies dans un puisard de 200 mètres- cubes.
- La distribution est établie pour un débit journalier de 2 4oo mètres cubes ( 1 cto litres par tête et par jour). Les machines refoulent 29 litres par seconde, et le réseau de distribution a été calculé sur un débit total de 4<> litres par seconde.
- La dépense totale a été évaluée à 570 000 francs.
- Kaiikai
- / Européens........................................ 7
- Habitants < Eurasiens ...................................... 65
- f Indigènes....................................13.708
- Total..............13.780
- Il n’existe à Karikal aucune adduction d’eau, aucun projet n’a été dressé.
- Un grand puits de 10 mètres de diamètre, creusé récemment par la municipalité de Karikal et abondamment alimenté, pourrait servir en grande partie à l’alimentation de la ville. Ce puits est situé à 2 kilomètres de la ville, dans le jardin colonial. L’eau a été reconnue bonne et exempte de toute contamination. Il n’existe aucune habitation autour du puits dans un rayon assez grand.
- Yanaon
- !» Européens.................................... 1
- Eurasiens. 4
- Indigènes...............................4-38 7
- Total................4.372
- Il existe à Yanaon une petite conduite d’eau en poterie de 1 kilométré de développement environ.
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- L’eau est prise dans un étang alimenté par un canal dérivé du Godavéry. Cette eau est impure et contient, en outre des matières terreuses, beaucoup de matières organiques.
- La conduite actuelle est d’ailleurs en très mauvais état.
- Aucun projet d’alimentation n’a été étudié.
- ülahé
- i Européens........................................ io
- Habitants < Eurasiens....................................... io4
- ( Indigènes......................................9.109
- Total...................9.223
- La ville de Mahé est alimentée par des puits dont l’eau est assez bonne. La population ne réclame pas d’adduction d’eau.
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- Nouvelle-Calédonie
- NOUVELLE-CALÉDONIE
- Nouméa
- |. — D’après le dernier recencement la population de la ville de Nouméa, chef-lieu de la Colonie, est de 8.094 habitants, savoir :
- Population européenne libre................... 5 854
- Population pénale (libérés et relégués). . . . 1 362
- Asiatiques et Océaniens de l'extérieur .... 1 239
- Indigènes Calédoniens........................... 139
- Total................8 594
- Jusqu’en 1876, les habitants de Nouméa n’avaient pour s’alimenter que l’eau de pluie qu’ils recueillaient dans des caisses à eau ou des citernes, celle de quelques sources de faible débit existant en ville, enfin l’eau de quelques puits. En 1875-76, l’on a établi la captation des eaux du Yahoué. complétée •en 1884-85 par celle de la Conception. Puis en 1900-1901, l’on a construit la nouvelle conduite de la Dumbéa.
- En dehors de la consommation, l’eau est employée à l’arrosage des rues et au nettoyage des deux seuls tronçons d’égout qui aient encore été construits. Au point de vue industriel, l’eau est utilisée pour la fabrication de la glace, et il a été question, en igofi, d’en fournir à l’aide de la conduite de Yahoue à un industriel qui aurait créé à Nouméa des hauts-fournaux pour le traitement sur place des minerais de nickel, chrome et cobalt.
- 5Î et 3. — Les eaux du ruisseau de Yahoué sont captées à a k. 5oo environ de la source et amenées à Nouméa par la gravité, dans une conduite •en fonte de 0 m. 20 de diamètre et de 11 kilomètres de longueur. Les tuyaux sont à cordon et emboîtement avec joints au plomb. La cote d’altitude au départ est de 5p m. 17, celle de l’arrivée à Nouméa de 3i m. 85.
- Les eaux subissent une filtration des plus sommaires à travers une couche <le sable et gravier étendue dans le lit du ruisseau en amont du barrage. Elles ne sont pas considérées comme à l’abri de la contamination. La prise •d’eau est installée au milieu de pâturages et on a dû l’entourer récemment de barrières pour éviter que les eaux soient polluées par les déjections des animaux.
- Le débit de la conduite de Yahoué étant, en 1884, devenu insuffisant, soit que les incrustations eussent partiellement obstrué les tuyaux, soit par suite du tarissement progressif de la source, la municipalité de Nouméa fit captée une partie de l’eau de la rivière de la Conception à 3oo mètres environ de la
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- Nouvelle-Calédonie
- source. Ces eaux sont amenées jusqu’au filtre de Yahoué par une conduite de 2 km. 175 de longueur et o m. 10 de diamètre, en fonte, à cordon et emboîtement avec joints au plomb. La cote d’altitude au départ est de 173 m. 20; celle d’arrivée, de 38 m. 17.
- Le débit approximatif fourni actuellement par la conduite qui réunit les eaux provenant du ruisseau de la Conception et celles du ruisseau de Yahoué n’est que de 10 litres à la seconde.
- La majeure partie des eaux alimentant Nouméa provient de la rivière Dumbéa, qui a été barrée, à 23 kilomètres de la ville, par un ouvrage en maçonnerie construit dans la partie haute d’une vallée dont les flancs abrupts sont inhabités et ne se prêtent même pas à l’élevage du bétail. Les eaux pénètrent dans la conduite par une crépine logée dans une chambre ménagée en amont du barrage et formée par une double grille couverte de moellons.
- Les eaux arrivent à Nouméa par la gravité.La conduite mesure 28 km. 671 de longueur. Elle est formée de tuyaux en fonte de o m. 4o de diamètre à emboîtement et cordon avec joints au plomb. La cote d’altitude au départ du barrage est de 78 m. 86, celle d’arrivée au réservoir de 38 m. 94- Le débit pratique est de 65 litres par seconde.
- L’eau est très claire et de bonne qualité ; une analyse faite en décembre 1888 a donné les résultats suivants :
- Degré hydrométrique................................. 8*
- Matières fixes par litre :
- Chlorure de sodium................................... o gr. 026
- Sulfate de chaux....................................... o gr. 018
- Carbonate de chaux .................................... o gr. 027
- » de magnésie...................................... o gr. 004
- Matières organiques.................................. o gr. 009
- Alumine et peroxyde de fer............................. o gr. 002
- Total................................... o gr. 086
- 4. — La ville de Nouméa est dotée de 2 réservoirs de distribution.
- Le plus ancien, celui qui reçoit les eaux de \ahoué, peut contenir
- I 5oo mètres cubes. Il est en maçonnerie et divisé en deux compartiments égaux ayant chacun 12 m. X 20 mètres et une profondeur d’eau de 4 métrés.
- II est couvert par des voûtes en maçonnerie supportant une couche de terre de 0 m. 5o.
- Le réservoir des eaux de la Dumbéa comprend également deux compartiments indépendants,ayant chacun 26 m. 80 X 22 m. 5o et une contenance de 2 5oo mètres cubes ; soit 5 000 mètres cubes au total.
- Il est entièrement en déblai, dans des schistes solides. Cette disposition a permis de constituer ses parois et son radier d’un simple revêtement en béton de ciment de faillie épaisseur. Il est couvert par des tôles ondulées galvanisées, supportées par des fermes métalliques.
- *>. — L’eau distribuée provient généralement de la conduite de la Dumbéa ; c’est seulement en cas d’insuffisance qu on fait intervenir la con-
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- Nouvelle-Calédonie
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- duite de Yahoué, dont l’eau n’arrive au réservoir que chargée d’une assez forte proportion de limon.
- Le réseau de distribution en ville et dans les faubourgs comprend :
- Tuyaux de o m. de diamètre.................. i33 mètres
- » de o m. 20 » 2 445 »
- » de o m. i5 » ........ 2 35o »
- » de o m. 10 » 21 i45 »
- » de o m. 07 » 3 026 »
- Total......................... 29398 mètres
- Robin ets-vannes....................................... 9
- Bornes-fontaines et bouches d’arrosage................. i5
- Bouches d’arrosage..................................... 80
- Fontaines monumentales.................................. 1
- Toute la canalisation urbaine est en fonte, à cordon et emboîtement, à joints au plomb.
- On admet que la consommation journalière moyenne par 24 heures
- est de :
- Eau fournie aux particuliers................................... 800 mètres cubes
- Eau fournie aux navires........................................ 5o »
- Eau fournie gratuitement aux services publics et dont la consommation n’est pas contrôlée................................... 2100 »
- On admet également que les .pertes par 24 heures dues aux fuites existant dans la canalisation de la partie basse de la ville
- atteignent.................................................. 2 5oo__________»
- Total sensiblement égal au volume d’eau réellement amené normalement par la conduite de la Dumbéa . 5 45o mètres cubes
- L’eau est délivrée aux particuliers par 64<> compteurs, 16 robinets de jauge de 1 000 litres et i(>3 robinets de jauge de 5oo litres. Les robinets de jauge sont destinés à disparaître en raison des abus auxquels ils ont donné lieu. On tend d’autre part à supprimer les bornes-fontaines.
- Le tarif de vente aux particuliers est le suivant :
- Abonnement annuel par compteur donnant droit à 5oo litres par jour. . 60 francs
- Droit fixe annuel pour visite trimestrielle et nettoyage semestriel ... 8 »
- Total de l’abonnement................'............... 68 francs
- Les excédents, s’il s’en produit, sont calculés à raison de 0 fr. 02 l’hectolitre.
- Un tarif spécial est encore appliqué à titre transitoire aux concessions d’eau par robinet de jauge.
- Les travaux de Yahoué et de la Conception ont été exécutés aux frais de la ville, sous la direction du service des Travaux publics de la Colonie, probablement en régie.
- Les travaux d’adduction des eaux de la Dumbéa ont été exécutés de 1893 à 1894, sous le conti'ôle de l’architecte- voyer de la ville, par un entrepreneur australien, qui s’en était chargé moyennant la somme à forfait de 1 3t)5 000 francs, non compris la fourniture des tuyaux qui restait à D
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- charge de la ville, le délai d’exécution étant fixé à 6 mois à partir de l’arrivée à Nouméa du dernier envoi de tuyaux. L’exécution des travaux a donné lieu à de nombreuses critiques. En outre, au moment du l'èglement des comptes, des difficultés së sont élevées entre la ville et l’entrepreneur qui réclamait plus de 280 000 francs. La réception définitive n’a été prononcée qu’en 1901.
- La commission de réception avait formulé des critiques sur le profil en long trop accidenté de la conduite d'amenée, auquel ont été attribuées en grande partie les fréquentes ruptures de tuyaux constatées.
- Aujourd’hui l’ensemble des travaux d’adduction d’eau de la Dumbéa est considéré comme donnant satisfaction, et l’on attribue la pénurie d’eau qui se serait fait sentir :
- l° Aux pertes énormes qui se produisent dans la canalisation du centre delà ville, dont l’établissement remonterait à 1876, et qui baigne en partie à marée haute dans l’eau de mer, laquelle s’infiltre à travers les remblais rocheux constituant le sol de la ville basse ;
- 20 A l’abus de l’eau dans les immeubles affectés aux services publics auxquels, en vertu d’un conti'at passé le 4 juin 1890 entre la ville et l’Etat, l’eau doit être fournie gratuitement.
- 6. — Les dépenses de premier établissement de l’ensemble des travaux d’adduction et de distribution d’eau de Nouméa peuvent être évalués ainsi qu’il suit :
- i° — Conduite de Yahoué (1876), (d’après le projet).
- Travaux de captation ............................ 1 5oo francs
- Conduite d’amenée............................. 33o 000 »
- Réservoir........................•............... .35 000 »
- Etudes et travaux imprévus....................... a3 5oo »
- 390000 francs
- 20 — Conduite de Conception ( j 884) *
- (Dépenses effectuées)
- Fournitures de tuyaux, manchons, accessoires compris plomb, corde goudronnée, etc.................
- Fournitures diverses..............................
- Transports .......................................
- .. . { civile et surveillance.............
- Main d’œuvre 1 , , .
- ( penale et surveillance............
- 3° — Conduite de la Dumbéa (1894)-(Dépenses effectuées)
- Fournitures de tuyaux et accessoires :
- Achat en France .................................556 320 francs
- Fret de France à Nouméa,.........................34?. 17° *
- Frais de contrôle, de publicité.............. . . 3 260 »•
- 81 680 francs 1400 »
- 2 38o »
- 1970 »
- 3 570 »
- 3i 000 francs
- 901700 francs
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- Dépenses en régie pour chemins d’accès au réservoir, octroi de mer, droit de quai, surveillance des travaux...................................... 80180 francs
- Entreprise Pritchard :
- Transport de tuyaux..............................143 000 francs
- Pose de tuyaux...................................6o5ooo »
- Construction du chemin...........................289 5oo »
- 1 037 5oo francs
- i44 700 francs 212800 »
- 33 000 »
- 2 409930 francs
- 4° — Distribution en ville.
- Canalisation posée en 1876 (d’après le projet) . . . 100000 francs
- Développement de la canalisation principalement dans les faubourgs, de 1876 à 1906 (approximativement) ......................................... . 70000 »
- Barrage et accessoires.............................
- Réservoir..........................................
- Somme allouée par le Conseil du Contentieux pour travaux supplémentaires............................
- 220000 francs
- Total général des dépenses de premier établissement . . 3 o5o 930 francs
- Les dépenses et recettes annuelles d’exploitation sont les suivantes :
- Dépenses pour entretien des barrages et prises d’eau, conduites d’amenée, réservoirs,
- canalisation en ville, etc., en moyenne...............35 000 francs
- Solde d’un agent spécial chargé du service des eaux et partie de la solde de l'architecte-voyer................. 5 000 »
- Total des dépenses annuelles. .
- Abonnement en ville et excédents Eau fournie aux navires . . . Installation de prise d’eau. . .
- 40000 francs
- 80 000 francs 3o 000 »
- 5 000 »
- Total des recettes annuelles
- u 5 000 francs
- K • — Un projet ayant pour objet la réfection de toute la canalisation de la ville basse vient d’être établi ; il serait exécuté sur les fonds d’tin emprunt de 4 millions que la (ville de Nouméa se propose de contracter. Il comprend 3 conduites maîtresses de 0,20 bordant sur 3 faces les terrains bâtis delà ville, et, se détachant de celles-ci, une série de conduites de o m. 10. La dépense a été évaluée à 165 000 francs.
- 8. — Dès 1868 l’on s’est préoccupé des mesures à prendre pour assurer l’assainissement de la ville. On élabora à cette époque un projet de nivellement de la ville basse, qui comprenait la construction d’un premier égout collecteur partant de la caserne d’infanterie et allant déverser ses eaux à la pointe de la Flotille pénitentiaire, et d’un second égout qui, partant du même point, longerait le pied des coteaux du mont Goffin et de la presqu de de l’Artillerie, pour venir jeter ses eaux en dehors de la baie de la Moselle-L’auteur du projet justifiait ces dispositions par la nécessité de rejeter en
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- dehors de la baie de la Moselle, dont on désirait éviter l’envasement et l'infection, les eaux de pluie et les eaux ménagères provenant des égouts.
- Aucune suite ne fut donnée à ces propositions. C’est seulement en 1903. que, en raison des difficultés éprouvées pour assurer l’écoulement des eaux dans la partie de la ville comprise entre la rue Marignan et l’avenue Monte-bello, la ville fit exécuter, dans les rues de l’Alma et de la République, deux tronçons d’égout prenant les eaux à l’intersection de la rue Solferino et les conduisant à la mer.
- Ces égouts sont de forme ovoïde, ils ont une hauteur de 1 m. 35 et. une ouverture aux naissances de 0 m. 90. La voûte est en plein cintre; elle a une épaisseur de 0 m. 20,
- Le prix de revient de ces égouts, y compris fouilles et remblaiement, a été de 120 francs le mètre courant soit, pour 38o mètres, une dépense totale de 45 600 francs.
- En 1905, le Conseil municipal a fait établir un projet ayant pour objet l’assainissement de la partie de la ville comprise entre la caserne d’infanterie et la baie de la Moselle et des abords de cette baie. Le projet technique comprenait :
- i° Le remblaiement d’une partie de la baie de la Moselle ;
- 20 La construction d’un mur de quai autour de cette baie ;
- 3° L’établissement d’égouts recevant les eaux sur toute la longueur du boulevard Cassini et les conduisant à la mer.
- Ce projet n’a pas eu de suite. Il vient d’être repris pour les deux premiers articles, qui seraient exécutés sur les fonds d’un emprunt de 4 millions projeté par la ville. La dépense a été évaluée à 618 000 francs.
- On voit que presque tout est encore à faire en ce qui concerne l’assainissement proprement dit de la ville de Nouméa.
- Actuellement les matières fécales sont recueillies dans des tinettes mobiles qu’un entrepreneur agréé par la ville enlève le matin pour aller les jeter à la mer, non sans avoir infecté les rues de leurs émanations. Les immondices mises en tas par les habitants, chacun devant sa porte, sont enlevées le matin par le même entrepreneur à l’aide de voitures et transportées au dépotoir, à l’extrémité de la pointe Douiambo, où elles sont brûlées à l’air libre.
- Quant aux eaux de pluie et aux eaux ménagères, il faut en faire deux parts : la première provient des maisons dont la cour est réglée légèrement en contre-haut du niveau de la rue et s’écoule vers la mer par des caniveaux de surface pavés, d’ailleurs bien entretenus, mais insuffisants en temps d’orage et gênants à la traversée des rues ; la seconde provient descours, très nombreuses dans la ville basse, dont le niveau est réglé à une hauteur de 1 à 2 mètres en contre-bas du niveau de la rue ; ces dernières, ne pouvant s’écouler par les caniveaux, s’infiltrent en partie dans le remblai rocheux qui constitue le sol de la ville basse et sont reçues, pour le surplus, dans des puisards absorbants où elles constituent de véritables foyei's d’infection. Au moment du nivellement du sol de la ville, on s’est, en effet, horné à remblayer, jusqu’à la cote prévue, les rues proprement dites et à déposer simplement sur le reste de la surface une légère couche de remblai, qui
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- masquait la vase du marais sur lequel la ville basse a été édifiée, laissant à l’acheteur éventuel du terrain, qui s’en est bien souvent dispensé, le soin d’achever à ses frais le remblaiement du lot qui lui serait échu. La construction d’un réseau complet d’égouts pourra seule assainir les propriétés qui se trouvent dans ce cas. A l’occasion des épidémies de peste de 1900 et 190.5, on a bien essayé d’obliger les propriétaires à remblayer, mais le niveau des constructions existantes a créé de nombreuses difficultés.
- Bourail
- Le centre de Bourail a une population d’environ 2.600 habitants.
- Il est alimenté par l’eau de la rivière Douestcheur.
- L’eau est refoulée au moyen d’une pompe à vapeur Worthington, dans un petit réservoir surélevé, et distribuée dans l’agglomération par un réseau de conduites métalliques.
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- ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS DE L’OCÉANIE
- 1. — La population des Etablissements français de l’Océanie est, en chiffre rond, de 3o ooo habitants. La principale agglomération, Papeete, entre dans ce total pour 4 226 habitants. Le reste, tant dans les districts de Tahiti que dans les Iles-sous le-Vent, des Gambier, des Marquises et des Tuamotu est réparti en agglomérations de 200 à 1 000 habitants.
- Les indigènes se rendent compte de l’intérêt que présente pour eux l’établissement de conduites d’eau et l’ont montré dans plusieurs occasions en offrant de s’employer gratuitement aux travaux nécessaires à l’installation de ces conduites. Les dépenses ont pu être ainsi réduites à l’achat du matériel, et à l’heure actuelle, Raiatéa et Borabora (archipel des Iles-sous-le-Aent), Nuka-Hiva (archipel des îles Marquises) et Rikitéa (archipel des Gambier) sont alimentées en eau potable.
- Les conduites sont généralement en tuyaux de fer vissés, montés à blanc à Papeete par le service des Travaux publics ; elles ont été expédiées prêtes à être posées. Leur prix de revient,y compris le bassin de captation des sources, a été en moyenne d’environ 5 francs le mètre courant (main-d’œuvre gratuite).
- Papeete.
- 1. — La population de Papeete est de 4 225 habitants, dont i.3i 1 Européens, 2.099 indigènes et 2i5 Chinois.
- L’alimentation en eau potable est actuellement assurée par trois réseaux distincts :
- Celui alimenté par les eaux des sources de la Reine, qui a été établi en 1878 ;
- Celui de Faiéré, qui est alimenté par les eaux des ruisseaux de Ste-Amélie et de Sentenac, captées en 1886;
- Celui de Fautaud, en service depuis 1904, et qui prend l’eau dans la vallée de Fautaud.
- 3. — Le premier réseau est alimenté par des sources prises à leur point d’émergence,
- Le réseau du Fàiéré, partant du réservoir sis près du fort de ce nom aune altitude de 85 mètres, est constitué par une conduite de 2 900 mètres de développement, en tuyaux de fonte de diamètres variant de o,i5o à 0,060, qui prend l’eau des ruisseaux de Sainte-Amélie et Sentenac, non loin de leurs sources.
- La conduite d’amenée du 3e réseau qui a une longueur de \ 5oo mètres, est en tuyaux de fonte de o,3©o de diamètre.
- Annuaire (les Distributions d’eau.
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- Son point de départ est à 65 mètres d’altitude ; l’eau est prise dans la nappe souterraine au moyen d’une galerie couverte, d'une longueur de 110 mètres creusée dans une couche de gravier.
- Afin d’assurer le service dans le cas où il surviendrait un accident à la galerie captante, il a été posé un branchement prenant l’eau à la rivière et auquel jusqu’à présent on n’a pas eu recours.
- L’eau de la source de la Reine est très pure, et l’analyse a donné les résultats suivants :
- Limpide, inodore, saveur fraîche, dépôt nul, chlore (en Na Cl) o g. <>4 par litre ; SO4 H2 en (SCR Ca) 0,008 par litre ;
- Matières organiques en oxygène, 0,0012 par litre; id. en produits volatils, 0,011 ;
- Degré hydrotimétrique, total 90 ;
- Degré hydrotimétrique après ébullition j°5.
- Analyse bactériologique :
- Dilution au 5^—, 7 000 bactéries par litre, ooo ' 1
- L’eau du deuxième réseau n’a jamais été analysée.
- Reconnue potable lors des études de cette adduction elle n’a pas tardé à donner lieu à de nombreuses réclamations de la part du public ;'à la moindre pluie l’eau devenant trouble ne peut être utilisée sans décantation préalable. Cependant, depuis près de 20 ans qu’elle est en service et quoique ne subissant aucune épuration préalable, elle ne paraît pas avoir produit d’effets fâcheux au point de vue de la santé publique.
- L’eau du dernier réseau provient, comme il a été dit, d’une galerie creusée dans le gravier, dans la vallée de Fautaud. Toutes les précautions ont été prises pour empêcher sa contamination, et la ville a exproprié une certaine étendue de terrains situés en amont pour isoler la prise d’eau du reste de la vallée.
- Voici les résultats de l’analyse à laquelle a été soumis un échantillon prélevé a une borne-fontaine de la ville (les résultats sont exprimés en milligrammes par litre d’eau).
- Matière organique évaluée en oxygène ........ o,35o
- Ammoniaque libre et sels ammoniacaux....................... néant
- Nitrites................................................... néant
- Nitrates................................................... néant
- Chlorures (exprimés en chlorure de sodium).............. 1,775
- Degré hydrométi’ique total.............................. 6°
- Réaction très faiblement acide (acidité due à l’acide carbonique dissous).
- Résidu sec à no°........................................... 126
- Acide sulfurique (en sulfate de chaux)........................ 10
- Après repos de 4 jours, l’eau a été décantée. Au microscope le très faible dépôt obtenu a montré seulement l’existence de produits minéraux (oxyde de fer provenant du tuyautage). Eau potable très pure.
- 3. — Néant.
- 4. — Pas de renseignements sur les réservoirs des premiers et deuxieme réseaux, construits en maçonnerie.
- Quant au réseau de la Fautaud, il ne possède qu’un puisard de départ, renfermé dans un bâtiment largement aéré. C’est dans ce bassin, recouvert par des panneaux garnis de toile métallique, que débouche la galerie captante.
- o. — Le montant des abonnements s’élève à 100 mètres cubes, mais la
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- distribution étant faite au robinet libre, on peut évaluer au triple le volume d’eau consommé par les concessionnaires.
- Une expérience a lait constater qu en 4 heures, il avait été consommé plus de 200 mètres cubes.
- Les fontaines et les services publics emploient environ 5o mètres cubes par jour.
- Les navires consomment une moyenne de i5o tonnes par mois.
- Goëlettes de commerce.................................. 3 tonnes
- ( Mariposa ................................. 8-2 »
- Courriers j Tavi0Qi ....................' . . 5a »
- Bâtiments de guerre et bàtt5 venant de l’extérieur, env. i3 »
- Total...........................* . i5o tonnes
- La canalisation de distribution du premier réseau a un développement de q5o mètres environ ; elle est construite en tuyaux en fonte de o, i 20 et de o, 100. ’
- Celle de Faiéré a une longueur de 1 670 mètres et est composée de tuvaux en fonte de 0,080 et de 0,060.
- Quant au réseau de distribution de la Fautaud il n’y a encore de posé que la conduite maîtresse, — formant le prolongement de la canalisation d’arae-née, — d’un développement total de 2o3o mètres; les diamètres sont de o,3oo, 0,200 et de o,i5o.
- A part quelques tuyaux de fer, toutes les conduites sont en fonte à cordon et emboîtements.
- On a fait l’essai de tuyaux avec joints en caoutchouc du système Lavril mais ce système a été abandonné à cause du grand nombre de tuyaux mis hors d’usage en cours de route, par suite du bris des oreilles sur lesquelles viennent s’attacher les boulons servant au serrage de la contrebride ^
- Les appareils en service sont les suivants :
- 3 aiguades ;
- 4 poteaux d’arrosage ;
- 21 bornes-fontaines;
- i5 bouches d’incendie servant également pour l’arrosage;
- 1 grand lavoir couvert, alimenté par la rivière de la Reine.
- Le service d’eau est exploité directement par la ville.
- L’eau est livrée aux particuliers et aux services publics, soit d’après estimation, soit au compteur, suivant des tarifs qui, dans le premier cas varient de 5 à 16 francs par mois pour des abonnements variant de 200 à 1 5oo litres par jour et dans le second cas, varient de 6 à 2 centimes l’hectolitre pour des fournitures journalières variant de a5o litres à 4»o litres et -au-dessus.
- La ville délivre l’eau gratuitement.
- i° Aux navires de guerre français et étrangers ;
- 20 Aux navires du service local ;
- 3° Aux navires français venant de l'extérieur ;
- 4° Aux navires subventionnés pour les services postaux.
- L’eau livrée aux autres bâtiments est cédée à raison de 2 fr. 5o la tonne
- 6. — Les dépenses d’installation de la conduite de la Reine se sont élevées a 23 000 francs environ.
- Le coût de la construction du réservoir du Faieré ainsi que de la canalisation d’amenée a été estimée à 33 4oo francs.
- Les travaux d’adduction de la Fautaud, y compris la galerie captante le puisard de départ et le bâtiment l’abritant, la fourniture, le transport et' la pose des tuyaux et accessoires divers, se sont montés à 176 222 francs.
- Dans ce chiffre figure le montant du droit d’octroi de mer sur les tuyaux commandés en France, 11 000 francs environ. ^
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- L’acquisition, le frèt, l’assurance, le transport et la pose des conduites de distribution ainsi que des bouches d'incendie, poteaux d’arrosage, bornes-fontaines et robinets-vannes, se sont élevés à 58 54b francs y compris 2 776 francs montant du droit d’octroi de mer.
- Les dépenses d’exploitation peuvent être évaluées à 1 5oo francs pour les trois réseaux et les recettes à 18 000 francs environ.
- 8. — D’une manière générale, rien n’a été fait en matière d’assainissement dans les Etablissements français de l’Océanie.
- Dans les agglomérations d’ordre secondaire, les eaux usées sont déversées aux environs des habitations et l’on compte sur la dispersion des matières fécales pour en assurer la disparition.
- A Papeete, cheHieu de la Colonie, aucun plan d’ensemble n’a été suivi pour la voirie. Il n’existe pas d’égouts, à proprement parler, mais seulement des caniveaux assurant l’écoulement des eaux pluviales à la mer.
- Quelques maisons déversent leurs eaux usées à la mer, directement ou par les caniveaux ; mais, en général, ces eaux s’écoulent à ciel ouvert à l’intérieur des propriétés, où elles s’infiltrent dans le sol.
- Les matières fécales sont reçues en partie dans des fosses perdues ; les immeubles des Administrations publiques ainsi que quelques maisons particulières sont desservies par des tinettes qu’on va vider à la mer.
- L’enlèvement des immondices a lieu chaque jour par les soins de la ville.
- Presque tous les marais de Papeete ont été remblayés après avoir été desséchés par des drains qui ont été conservés.
- Les marécages encore existants ont des fossés qui assurent l’écoulement de leurs eaux à la mer ; les dépressions qui n’ont pas été comblées sont celles qui passent pour n’être pas paludéennes.
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- Saint-Denis (27.392 h.)
- I. Canalisation ancienne.
- Par sa situation orographique, à la base des rampes du Brulé, à proximité d’une rivière dont le débit à l’étiage dépasse 1 000 litres par seconde d’eau limpide et pure, Saint-Denis se trouve dans des conditions exceptionnelles au point de vue de l’alimentation en eau potable.
- Des efforts ont été tentés pour tirer parti de cette situation et doter la ville de l’eau nécessaire à son alimentation. A la fin du dernier siècle, on commença a établir un réseau de conduites en maçonnerie destinées à desservir les principales rues. Ces conduites étaient alimentées par le canal de la Source.
- Plus tard, la distribution étant devenue insuffisante par suite du développement de la ville, on eut l’idée d’emprunter à la rivière de Saint-Denis l’eau potable ’ nécessaire. Tourette, chargé des travaux, construisit en corniche le canal qui porte son nom.
- Malheureusement, l’exécution de ce travail laissa fort à désirer. Les fondations furent construites en pierres sèches et le radier donna lieu à des infiltrations et à des fuites entraînant des réparations fréquentes et coûteuses.
- Le canal Tourette amenait l’eau en ville à la cote -+- 4°> toute la zone oomprise entre cette cote et le camp Ozoux à la cote + 60 était alimentée par la conduite en fonte du camp Ozoux débitant 26 litres à la seconde. Cette conduite posée sur la plus grande partie de sa longueur sur le canal Tourette est mal protégée contre les éboulis de la montagne. Une rupture se produit de temps en temps et prive d’eau pendant plusieurs jours les concessionnaires du camp Ozoux et du haut de la ville.
- Le canal Tourette pourrait donner environ 160 litres s’il était en bon état, malheureusement les fuites se multiplient de jour en jour et l’effondrement d’une ou plusieurs parties est à prévoir.
- Les barrages de captage établis en tête de ces deux conduites sont tellement provisoires qu’on peut les considérer comme n’existant pas ; du reste ils sont enlevés à chaque crue un peu forte de la rivière.
- Il est assez difficile de se rendre compte de l’état de la canalisation en Mlle, les saignées qu’on y fait en montrent le complet délabrement. Les fuites peuvent s’évaluer-à 5o °/0 environ. Cet inconvénient fait qu’avec la quantité de 175 litres qu’elle reçoit par les conduites Tourette et du camp
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- Ozoux, la ville ne distribue que 1 555 prises de 3 1. 33 à la minute, soit 86 litres par seconde, et perd la moitié de ce qu’elle emprunte à la rivière.
- Les fissures des canaux en maçonnerie, en même temps qu’elles permettent, à l’eau pure de sortir des conduites, laissent les eaux usées y pénétrer et s’v mélanger à l’eau potable. C’est ce mélange qui a constitué la base de l’alimentation jusqu’à l’achèvement de la nouvelle distribution dont les travaux ont été achevés récemment!
- II. Nouvelle canalisation.
- Parla disposition spéciale de ses maisons entourées de jardins et l’énorme développement de ses rues, Saint-Denis peut être classé parmi les villes qui consomment le plus d’eau.
- Le volume d’eau à distribuer serait de t5o litres par seconde, soit 12 960 mètres cubes par jour, ou 53o litres par habitant.
- Le projet qui a été exécuté récemment comportait 3 parties distinctes :
- Amenée de l’eau du Bassjtn de la Pluie au Camp Ozoux. Cote oy m. 10.
- Bassin de filtration au Camp Ozoux.
- Canalisation et distribution en ville.
- a) Amenée de l’eau. — Les eaux sont amenées par un canal en maçonnerie creusé en tunnel sur 2 o3y mètres et ayant une section suffisante pour y faire passer les 1 000 litres que la rivière de Saint-Denis débite au moment de l’étiage. Ce mode de procéder permettra la création de chutes d’environ 4» mètres pouvant être utilisées pour l’éclairage de la ville. Les 85o litres disponibles sont rendus aux concessionnaires du Canal des Moulins à la cote du bief d’amont du Moulin Pindray.
- Ce canal est précédé d’une prise d’eau endiguée au bassin de la Pluie.
- b) Installation au Camp Ozoux. — Elle se compose d’un filtre recevant directement l’eau du canal quand le filtrage est rendu nécessaire et pouvant écouler le produit d’un jour, soit 12 960 mètres cubes.
- Ce filtre, ne devant servir que dans des cas exceptionnels, suffit, son nettoyage et sa réparation pouvant se faire en profitant des jours de beau temps pendant lesquels l’eau arrive limpide et s’écoule directement dans la conduite maîtresse qui constitue l’artère principale de la distribution en ville.
- Sa position au point le plus élevé de la distribution permet d’envoyer toute son eau avec ses 68 mètres de charge sur n’importe quel point attaque par un incendie.
- III. Canalisation et distribution en ville.
- Du filtre part une conduite mère qui se ramifie en autant de conduites secondaires qu’il y a de rues à desservir. Toutefois des artères plus fprtes s’embranchant sur la conduite mère, desservent les principaux quartiers,
- Sainte-Suzanne (7.612 habitants)
- Les diverses agglomérations en lesquelles se partage cette commune, sont
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- alimentées par plusieurs conduites d’eau dont la plus importante est celle dite de Bagatelle.
- Au moyen d’un barrage en maçonnerie, dans le lit de la rivière de Sainte-Suzanne, à 6 kilomètres environ de la ville, on a dérivé un volume d’environ 35 litres par seconde dans une conduite en fonte de 0,20 et o,i5 de diamètre, qui, après un parcours de 2400 mètres, se déverse dans un premier bassin de partage. De là, la conduite, d’un diamètre de 0,09, arrive, après un parcours de 45oo mètres, sur la place de la mairie, où elle alimente une fontaine en lonteavec jet d’eau et bassin. L’eau est bonne. La distribution se fait au moyen de tuyaux en plomb, en fonte ou en fer étiré, adaptés sur l’artère principale et aboutissant aux fontaines publiques qui sont au nombre de quinze. Ces fontaines sont en fonte ou en béton et sont munies de robinets à poucettes.
- Celles des particuliers, au nombre de douze, sont à jet continu ; elles débitent chacune 3 1. 33 à la minute, qui sont payés 4o francs par an.
- La consommation journalière est évaluée à xoo mètres cubes.
- La canalisation de Bagatelle a coûté 60 000 francs. L’entretien est de 1 000 à 1 200 francs par an.
- Saint-André (10.111 habitants)
- Les sources qui alimentent la conduite d’eau de Saint-André sont situées sur la rive gauche de la rivière du Mât et connues sous le nom de sources du Bras des Citronniers. L’ensemble donne un débit d’environ 46 litres par seconde, mais qui est très variable. Ce débit suffirait à la population de Saint-André, si la canalisation fonctionnait d'une façon convenable.
- La différence de niveau entre les sources et la ville (centre) est de 90 mètres.
- Le captage des sources a été fait au moyen de barrages en maçonnerie qui rejettent les eaux dans des bassins également en maçonnerie d’une contenance de 3 à 5 mètres cubes.
- L’artère principale de la canalisation est en tuyaux de fonte de o m. 125 de diamètre, et a un développement de 5 465 mètres environ. Elle aboutit à une fontaine ou bassin de partage sur la place de l’Eglise ; l’eau est fraîche et potable.
- De ce bassin de partage, l’eau est conduite dans des tuyaux en fonte de divers diamètres, en ville, au Camp Borne et à la rivière du Mât. Le développement de ce réseau est de 25 kilomètres.
- Les fontaines publiques en béton sont au nombre de 28. Elles ont toutes des robinets à poucette qui fonctionnent mal.
- Les prises d’eau des concessionnaires de la commune sont au nombre de 120. Quelques-unes ont un robinet de réglage du débit qui devrait, rigoureusement, être de 3 1. 33 à la minute, et qui est payé 60 francs par an.
- En admettant le chiffre de 20 litres d’eau par individu et par 24 heures, ce serait une consommation de 200 mètres cubes d’eau qui se ferait journellement à Saint-André, mais ce chiffre n’est pas atteint.
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- La dépense d’établissement de la canalisation du Bras des Citronniers a dépassé 200 ooo francs. Son entretien est de 4<>oo francs par an.
- Saint-Benoît (11.738 habitants)
- La source dite la « Vallée » a été captée dans les hauts de la propriété la Confiance, au moyen d’un barrage en maçonnerie.
- L’eau est conduite dans des tuyaux en fonte de 0,08 de diamètre sur un parcours de 1 35o mètres pour être déversée dans un bassin en maçonnerie. Les a3o litres d’eau à la minute qui arrivent en temps normal à ce bassin et qui sont réduits au tiers pendant les sécheresses sont partagés entre l’établissement la Confiance, la localité de Sainte-Anne et celle du Bras Mussard.
- Cette dernière canalisation est faite en tuyaux de fonte de o,o5. Elle mesure 8 000 mètres de longueur.
- Elle alimente plusieurs fontaines publiques et particulières. Celles des particuliers sont à jet continu et celles à l’usage du public sont à poucettes.
- En dehors de la conduite d’eau, une partie des habitants s’alimentent à des puits et aussi à la rivière des Marsouins.
- Le prix de la concession d’eau est de 3o francs par an.
- Sainte-Rose (3.897 habitants)
- Canalisation du Piton et du Bois Blanc.
- Eau des cascades. Captage au moyen de barrage en madriers. Turbines et pompe élévatoire, refoulant 3 litres à la seconde à 96 mètres de hauteur. Tuyaux de refoulement de 176 mètres de longueur. Tuyaux de distribution
- Ïiour le Piton, 3370 mètres de longueur et 2 litres à la seconde, pour le Bois liane, 2 i3o mètres et 1 litre à la seconde. Pour la distribution du Piton, les tuyaux sont de o,o5 de diamètre, et pour la distribution du Bois Blanc, de o,o5 et de 0,06.
- L’eau est de très bonne qualité.
- La dépense d’entretien est de 760 francs par an ; la dépense d’établissement a été de 6 5oo francs.
- Canalisation de la rivière de l'Est.
- Captage au moyen d’une digue en pierres sèches. Canal de 6 kilomètres de longueur, partie en maçonnerie, partie creusée dans le terrain naturel, avant une section moyenne de 1 ni. X 0,80 à ciel ouvert.
- L’eau, qui est de très bonne qualité à l’origine, arrive à Sainte-Rose, polluée par les impuretés que reçoit le canal dans son parcours.
- Cette canalisation est particulière aux établissements sucriers de la « Rivière de l’Est » et de la « Ravine Glissante ». La commune jouit des prises d’eau nécessaires aux fontaines et établissements publics.
- [Saint-Joseph (9.12b habitants)
- Les diverses agglomérations de cette commune sont desservies par des conduites donnant une eau très pure et dont les principales sont les suivantes :
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- a) Conduite du Bras Sec, dont l’artère principale a 17 kilomètres, avec un diamètre décroissant de 0,08 à o, 04.
- Le débit d’étiage à la source est de 222 litres à la minute. La source apparaît dans une couche basaltique.
- Les branchements ont un développement de 5 à 6 kilomèti’es et sont constitués les uns par des tuyaux de fonte de 4 centimètres et les autres par des tuyaux de fer étiré de 2 centimètres.
- La dépense a été d’environ 126000 francs pour lacquisition des.tuyaux.
- b) Conduite de Jean Petit. — La source, située au sommet du versant gauche de la Ravine des Remparts, débite à l’étiage 17 litres à la minute et alimente une centaine de fontaines à poucette adaptées à des bassins en maçonnerie de 1 à 3 mètres cubes de capacité, destinés à emmagasiner l’eau de la nuit. Dans les grandes sécheresses, une partie des branchements reste à sec.
- c) Conduite des Goyaves. — La source, d’un débit de 1 o à 15 litres à la minute, est située à la partie supérieure du versant droit de la rivière des Remparts.
- d) Conduite de Manapany. — Même débit.
- Saint-Pierre (28.886 habitants)
- La commune de Saint-Pierre, la plus vaste de l’Ile, est alimentée par les canalisations suivantes :
- a) Les conduites de Manapany (conduite privée) de la Petite Ile, du Charrié, du Bras de Monvert et du Grand Tampon.
- b) Celle de la Plaine des Cafres, d’un débit de 5 à 6 litres à la seconde.
- e) Les trois conduites de Mahavel, dont l’eau est élevée du Rras de la Plaine à une hauteur de 100 à i5o mètres, au moyen de roues hydrauliques (deux à palettes, appartenant à des particuliers, une à aubes établie par la commune).
- d) Le canal Saint-Etienne, dont le débit à la prise d’eau est de 3 600 litres à la seconde et qui se développe, à une altitude moyenne de 100 mètres sur un parcours de 16 kilomètres.
- Le canal étant à ciel ouvert et à faible pente, la qualité de l’eau qui arrive en ville laisse beaucoup à désirer. Elle est consommée sans être filtrée ni épurée.
- Les canalisations de la commune sont presque toutes en mauvais état, la situation financière de celle-ci ne lui permettant pas de faire aucun travail d’entretien.
- Saint-Louis (12.641 habitants)
- La ville de Saint-Louis et la localité de la Rivière, qui est plus peuplée que la ville, sont alimentées par une canalisation en fonte, d’un diamètre décroissant de 0 m. i5 à 0 m. o4, qui distribue, sur une surface de 12 à 1 5oo hectares, les sources de Maison-Rouge et du Mouclioir-Gris, dont le débit est d’environ 1 000 mètres cubes par 24 heures.
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- Les sources de Maison-Rouge sont captées à plusieurs kilomètres au-dessous de leurs points d’émergence, par un barrage en maçonnerie construit dans le lit d’un des affluents de la ravine du Gol, L’eau passe dans un bassin de décantation d’où part un premier branchement de 6 260 mètres qui aboutit à un bassin de partage. Celui-ci reçoit également, par une conduite de 3470 mètres, les eaux des six sources dites « INativel », situées dans l’encaissement de la Ravine du Mouchoir-Gris ; ces sources sont captées dans de petits citerneaux en maçonnerie réunis entre eux.
- L’ancienne canalisation avait coûté au moins i5o 000 francs. On l’a complétée en 1899 au moyen d’un emprunt de 3oo 000 francs. L'entretien annuel coûte environ 3 000 francs.
- Saint-Leu (6.525 habitants)
- R y a à Saint-Leu deux conduites d’eau communales :
- I. — Celle du Bras de Jeanne^ d’un débit de i3 litres à la seconde. Elle traverse la commune dans toute son étendue à une altitude moyenne de 700 mètres et se prolonge dans les communes des Trois-Bassins et de Saint-Paul qu’elle dessert également. A l’origine, le diamètre des tuyaux est de 125 millimètres.
- S. — Celle de la Ravine du Cap. Les sources se trouvent dans l’encaissement de cette ravine ; elles sont captées au moyen de petits barrages en maçonnerie. La conduite mesure 7 000 mètres, en tuyaux en fonte de 80 et 70 millimètres. Sur le parcours de la conduite se trouvent des bacs en tôle auxquels sont adaptés des robinets publics. La conduite, après avoir desservi la localité de l’Etang-Salé, aboutit à Saint-Leu (ville) où elle rejoint celle du Bras de Jeanne.
- Le débit des sources est de g5 mètres cubes par 24 heures.
- La longueur totale de l’artère et des branchements est de 8 5oo mètres, La dépense d’établissement a été de 5o 000 francs. Le coût de l’entretien par an est de 5oo francs.
- Saint-Panlîjet Saint-Llilles (19.617 habitants)
- La commune de Saint-Paul a droit au tiers du débit de la conduite du Bras de Jeanne, soit 266 1. 66 à la minute qui sont distribués dans les localités de la Saline et de Saint-Gilles-les-Ilauts.
- L’eau manque généralement dans la région moyenne de la commune malgré les réservoirs que l’on a créés dans quelques ravines.
- Saint-Gilles. — Le village et la gare sont alimentés par une conduite qui prend naissance au canal Lelièvre, à 1 kilomètre environ en amont. Le canal établi, partie dans le tuf, partie en maçonnerie, prend l’eau à la ravine Saint-Gilles ; une partie seulement des eaux est captée — i5o litres à la seconde. La conduite communale en tuyaux de 5o millimètres débite environ i5o litres à la minute.
- Saint-Paul. — La ville est principalement alimentée par la conduite du
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- “Bras de Jeanne. La longueur du branchement partant des Avirons jusqu’au citerneau de Saint-Paul est de 21 800 mètres. La distribution se fait par neuf branchements d’une longueur approximative de 28 kilomètres desservant les prises des concessionnaires ou celles de la commune. Les fontaines publiques sont pour la plupart de simples bornes en pierres ou en bois avec robinets en cuivre.
- Le débit de la conduite est de 075 mètres cubes par 24 heures. La longueur totale du réseau de captage et de distribution atteint 5o kilomètres environ.
- La dépense d’établissement a du être d’au moins 5oo 000 francs. La dépense d’entretien est, par an, de 4 à 5 000 francs.
- Le Port (Pointe des Galets) (3.n3 habitants)
- Avant de procéder au creusement du Port, l’ancienne compagnie concessionnaire, voulant se rendre compte de la nature des terrains, fit exécuter 16 puits de sondages, descendus à la cote, — 6 à — 8, qui donnèrent tous une eau douce qui parut pouvoir être utilisée pour l’alimentation et qui décelait la pi'ésence d’une nappe souterraine.
- Quand le tracé du Port fut définitivement arrêté, on réserva pour l’alimentation du personnel, des machines et des bateaux, deux puits de sondage situés, l’un au nord de la Darse Nord, l’autre près de l’atelier, et on combla les autres. Ces deux puits furent munis de pompes et servirent ainsi jusqu’en 1891 à l’alimentation du port.
- En 1891, une analyse de l’eau du puits de l’Atelier démontra qu’elle était saumâtre et impropre à l’alimentation. Elle fut donc condamnée pour ce service et réservée pour les machines. Il ne restait que l’eau du puits nord.
- A la suite d’une sécheresse prolongée, en 1893, on s’aperçut que le puits nord donnait également de l’eau saumâtre.
- La direction du Chemin de fer et du Port fit d’abord creuser à nouveau un ancien puits de sondage antérieurement comblé. Puis en raison de la concentration au Port de la plupart des services actifs de l’exploitation et de l’importance que la localité pi’enait de jour en jour, on songea à conduire au Port les eaux de la source « Denise ».
- Cette source est située sur la rive droite de la rivière des Galets, à 9 kilomètres du port. Elle sort du flanc du rocher à l’altitude de 188 mètres, à environ 5 mètres du lit naturel de la rivière.
- Son débit est de 36 litres à la seconde.
- L’analyse a montré qu’elle possède toutes les qualités requises pour constituer une excellente eau d’alimentation. Sa température est de 13°.
- LTn captage provisoire fut fait en 1889. puis refait en 1891 pour réunir dans un même hassin l’eau qui coulait de plusieurs fissures du rocher.
- En 1891, la direction du Chemin de fer et du Port demanda la concession de la source Denise, qui fut accoxdée sous condition, notamment, de mettxe à la disposition de la commune l’eau dont celle-ci aurait besoin jusqu’à concurrence des 5/12 de l’eau conduite et moyennant une redevance proportionnelle à la quantité d’eau à céder d’après un bai’ême à établir entre les parties.
- Les travaux ont été terminés en 1897.
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- Tananarlve
- 1 a 7.— Population
- Européenne,
- Indigène.
- 2.800
- 60.260
- Il n’existe encore aucune distribution d’eau potable dans le chef-lieu de la Colonie de Madagascar. ,
- Actuellement, la population est alimentée au moyen d’eau de sources plus ou moins contaminées et d’eau de rivière que l’on se procure d’ailleurs avec assez de peine et que les Européens font bouillir.
- Une convention a été passée en 1905 entre la Colonie et la Compagnie des Eaux et de l’Electricité de Madagascar, convention aux termes de laquelle la dite Compagnie a repris une concession d’adduction d'eau qui avait été attribuée à un'ancien colon en 1899.
- Cette Société a présenté le projet des travaux à exécuter.
- Les eaux seraient prises dans la rivière l’ikopa en amont de la ville de Tananarive, à la cote 1 2-15. Après leur passage dans des bassins de filtration, elles seraient, au moyen de deux pompes actionnées par des dynamos, refoulées à la cote 1,292, puis se rendraient, par l’effet de la gravité, à l’usine élévatoire établie à la cote 1 289. Des pompes les reprendraient ensuite pour les refouler dans trois réservoirs destinés à alimenter divers quartiers de la ville et qui seraient construits respectivement aux cotes 1,334? 1,370 et i,436.
- La longueur des conduites de refoulement serait de 3 600 mètres environ, leur diamètre de 0 m. 35o. Le réseau de distribution aurait ùn développement d’environ 43 kilomètres. Les conduites seraient en fonte.
- Actuellement, le barrage de l’ikopa est terminé et le canal de dérivation des eaux de cette rivière est en cours de construction.
- D’après le cahier des charges joint à la convention précitée, la canalisation doit être établie de manière à assurer la distribution au minimum de 6 000 mètres cubes d’eau en 24 heures, tant pour le service public que pour le service privé.
- La Colonie et la Ville se sont engagées à prendre, tant pour le service public que pour celui des immeubles dont elles sont propriétaires, une quantité minimum totale de 1 000 mètres cubes d’eau par jour. Il est fin outre spécifié que la quantité que la Colonie et la Ville pourraient consommer dans un même jour, à valoir sur le minimum sans payer de redevance supplémentaire, est limité à 1 25o mètres cubes.
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- La Colonie et la Ville paieront l’eau à raisori de i5o francs par an le mètre cube journalier.
- En ce qui concerne le service privé, il est convenu que le concessionnaire restera maître des tarifs d’abonnement, à condition qu’ils ne dépassent pas les maxima ci-après :
- Pour 125 litres par jour
- » 25o »
- ' » 5oo »
- » 760 »
- » 1000 »
- 4-5 francs par an
- 85 »
- i5o »
- 200 »
- 220 »
- par mètre cube en plus par jour pour les particuliers : 160 francs par an.
- Le concessionnaire pourra ne pas consentir d’abonnement de moins de ia5 litres par jour.
- La durée minimum des abonnements sera d’une année ; le montant en sera payable par mois.
- L’eau livrée aux abonnés sera mesurée à la jauge et au compteur ; celle consommée par les appareils destinés au service du public (fontaines, etc.) fera l’objet, soit d’évaluations forfaitaires, soit de mesures directes.
- 8. — Les eaux usées sont simplement jetées sur les dépendances des maisons d’babitation ou sur les terrains vacants situés à proximité.
- Les matières fécales sont généralement déposées dans des puits perdus. Seuls, les services publics et quelques Européens font nsage de tinettes mobiles qu’on enlève une ou deux fois par semaine. Les matières sont déposées en dehors de la ville dans des fosses en terre aussi convenablement placées que possible.
- L’enlèvement des immondices est assuré par des tombereaux qui passent tous les jours (de 7 à 9 heures du matin) dans les principales voies de la ville.
- Quant aux habitations desservies par des sentiers, aucun service régulier ne fonctionne.
- On considère qu’on ne pourra s’occuper utilement de la question d’évacuation des eaux usées que lorsque l’adduction d’eau projetée sera un fait accompli.
- — De nombreux et importants marais entourent la ville ; certains même pénètrent dans l’intérieur.
- Des avant-projets ont été dressés pour assainir et ensuite lotir ces derniers, mais la modicité des ressources n’a pas encore permis de les mettre à exécution. L’exécution de tous les travaux de première nécessité, avec construction de drains et d’égouts, exigerait une dépense de deux millions environ.
- Majunga.
- I. — Habitants : 3.000 environ.
- Jusqu’à ces dernières années, la ville de Majunga était alimentée au moyen de quelques puits dont la profondeur varie de 3 à 7 mètres et qui ont été creusés sur la voie publique ou dans des propriétés privées. La ville
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- ne possédant pas de réseau d’égouts et étant bâtie sur le sable, l’eau de ces puits peut être contaminée par les déjections ménagères et est de qualité douteuse. De nombreuses recherches ont été faites depuis 1896 pour trouver dans un assez grand rayon autour de la ville une eau potable susceptible d’être amenée à Majunga. Ces recherches ont conduit à la découverte de deux sources dont l’une dite Ambobokakély est située à une distance d’environ 3 kilomètres de la ville. Un projet d’adduction de l’eau de cette source a été établi par l’architecte-voyer de la ville et vient d’être mis à exécution. La dépense prévue est de 276 000 francs.
- En raison du développement probable de la population de Majunga, le projet a été dressé en vue de l’alimentation d’une ville de 10000 habitants.
- 2. — L’eau provient d’une nappe artésienne qui alimente la source d’Ambobokakély. Un puits de 4 mètres de diamètre a été creusé en amont de cette source. On a essayé de le descendre jusque dans la nappe aquifère: mais on n’a pu y parvenir par suite de l’importance des venues d’eau arrivant par le fond. On pense que la couche aquifère a son origine dans la région très boisée de la Mahajamba, dans des calcaires fissurés. Cette nappe s’étend sous une couche d’argile très puissante recouverte de marne.
- Des expériences d’épuisement faites à l’extrême limite de la saison sèche ont permis de constater que le débit de la nappe était de plus de 2 000 mètres cubes par 24 heures. Le niveau piézométrique n’a pas varié pendant ces expériences.
- L’eau captée est considérée comme excellente pour l’alimentation, la cuisson des légumes et les usages industriels. Les résultats de l’analyse sont les suivants :
- Chlorure de sodium (par litre)................. o gr. 0409
- Carbonate de chaux.................................. o gr. 0.567
- Sulfate de chaux............................ o gr. 0070
- Sels de magnésie.................................... o gr. 0625
- Résidu à i5o°....................................... o gr. 1860
- Fer, albumine, silice, etc. ........................ o gr. 0189
- Température......................................... 290
- Azote ammoniacal, moins de.......................... o gr. 001
- Azote albuminoïde................................... néant
- Azotites............................................ néant
- Azotates............................................ néant
- Matières organiques en oxygène...................... o gr. ooo3
- Hydrogène sulfuré................................... néant
- Acide carbonique libre.............................. o gr. 013a
- Acide carbonique à l'état de bicarbonate de chaux . . o gr. 0226
- Oxygène libre....................................... o gr. 0080
- Azote libre ... .............................. o gr. 0220
- Degré hydrométrique total........................... i4°
- » permanent....................... 5°,5
- Les eaux ne subissent ni décantation, ni épuration ; elles sont directement refoulées au réservoir de distribution.
- îî. — Au-dessus du puits d’essai amené à la profondeur voulue est installée une petite usine à vapeur comprenant deux générateurs, deux moteurs et deux pompes. L’eau puisée à la cote -h 2,5o est élevée dans le réservoir de distribution à la cote + 48,3o. Chaque groupe de machines peut élever 24 litres d’eau par seconde. La longueur de la conduite de refoulement est de 2 kilom. 535. Les machines motrices ont une puissance effective de 22 chevaux. Les chaudières sont établies pour être chauffées au bois. La conduite de refoulement est formée de tuyaux en fonte de 20 centimètres de diamètre à cordon et emboîtement avec joints au plomb.
- 4. —- Le réservoir de distribution, construit au sommet de la colline du Rova qui domine la ville, est en maçonnerie, à 2 compartiments, d’une capacité totale de 1 000 mètres cubes.
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- «5. — Les quantités d’eau à livrer à la consommation, par 24 heures, ont été prévues ainsi qu’il suit :
- Service colonial .
- » local . .
- Particuliers. . .
- Navires ....
- Service municipal
- Total.......................... 909 mètres cubes
- La conduite de distribution est formée de :
- 960 mètres de tuyaux de 120 millimètres de diamètre.
- 3072 mètres de tuyaux de 100 millimètres de diamètre.
- 2 i3o mètres de tuyaux de 60 millimètres de diamètre.
- Ces tuyaux sont en fonte, a cordon et emboîtement avec joint au plomb. Le nombre des appareils de puisage est le suivant :
- Prises en charge..........................
- Robinets de puisage.......................
- Bouches à clef............................
- Bornes-fontaines type ville de Paris....
- Bouches à incendie........................
- 6. — Les dépenses prévues sont les suivantes :
- Achèvement du puits de captation ....
- Installation mécanique....................
- Réservoirs et aqueducs....................
- Conduites et accessoires..................
- Pose des conduites .......................
- Regards et bouches à incendie.............
- Prises d’eau et divers..................... . . { 10 ^ Ir* 72
- Total.......................... 27.0000 francs
- Le prix réel de la fourniture des générateurs, moteurs et pompes s’est élevé à la somme de 3i 120 francs (rendus à Bordeaux) ; celui des tuyaux à 5i 325 francs (rendus à Majunga) ; celui des regards, bouches d’eau et divers, à 5 735 fr. 25 (rendus au Havre).
- 8. — La ville de Majunga ne possède pas de réseau d’égouts, l’enlèvement . des vidanges se fait au moyen de tinettes mobiles. Malgré la surveillance exercée, une partie des matières vient souiller le sol de la ville, et par suite les eaux des puits.
- 107
- 34
- 3o
- 10
- 10
- 4 000 francs 07 700 »
- 90 000 »
- 72 462 fr. 80 35 4o3 fr. 48
- 3n mètres cubes 33 »
- 45 »
- 20 »
- 4oo »
- Nossy-Bé.
- 1 à 3. — Il existe une petite distribution d’eau à Ilell-Ville localité principale de Nossi-Bé.
- L’eau est prise à la propriété « Legras » située à Ampombilava à 3 kilomètres de la ville ; elle est amenée au moyen d’une conduite en fonte de 20 centimètres de diamètre.
- L’eau qui provient de terrains d’origine volcanique est de bonne qualité.
- A un kilomètre de la ville se trouve un réservoir de forme octogonale, datant de 1878, construit en briques et pierres, avec toiture en tôle, d’une contenance de 3o mètres cubes ; sur chacune des faces principales se trouvent des robinets servant à l’alimentation des habitants du quartier dit « d’An-donane ».
- Du château d’eau partent deux tuyaux en fonte de dix centimètres de diamètre, servant à la distribution de l’eau en ville ; cette canalisation se continue jusqu’au bout de la jetée, et permet aux navires de guerre ou de
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- commerce de se ravitailler en eau. Le réseau de distribution a une longueur de 1 800 mètres.
- Les résultats obtenus ont été jusqu’à ce jour très satisfaisants.
- Il existe dans la ville huit bornes-fontaines réparties dans les principaux quartiers.
- Le prix de vente de l’eau, aux particuliers, par robinet libre, est de 60 francs par an.
- 8. — La ville d’HelUVille possède quelques petits égouts pour l’évacuation des eaux ménagères.
- Pour les matières fécales, il existe un service de vidange ; le prix d’abonnement est de 4 francs par mois. Le service de la voirie est chargé de l’enlèvement des immondices qui se fait plusieurs fois par semaine.
- La localité d'Ambanoro, située à cinq kilomètres d’Hell-Ville, possède également une petite distribution d’eau.
- L’eau est prise sur la montagne de Lokobé.
- Le captage a été fait au moyen d’un tuyau en fonte de 20 centimètres de diamètre.
- L’eau est de très bonne qualité.
- La longueur de la conduite est de 613 mètres de la source à la fontaine située sur la place du marché, et de 563 mètres jusqu’à une borne-fontaine placée à la sortie de la ville.
- Antsirane (Diégo-Suarez).
- 1. — Habitants : 3 000 environ.
- Avant la construction de la conduite d’eau actuelle, une partie de l’alimentation d’Antsirane était assurée au moyen de deux sources dont le débit total était d’environ 4o mètres cubes par jour en saison sèche. Le surplus de l’eau nécessaire à la consommation était amené de la presqu’île Diégo par des bateaux citernes. La quantité totale d’eau ainsi affectée à l’alimentation ne s’élevait encore qu’à 80 ou 100 mètres cubes par jour.
- Un premier projet d’alimentation en eau de la ville d’Antsirane fut dressé en 1891 par le service de l’Artillerie, mais n’aboutit pas et des appels d’offres furent faits pour l’établissement d’un projet ainsi que pour la concession éventuelle de la construction et de l’exploitation de la distribution d’eau. #
- Le projet adopté a été présenté par la Société d’études industrielles et commerciales. Les travaux ont été exécutés par des entrepreneurs de la Réunion.
- S et 3. — L’eau est prise dans le ruisseau Alanandriana, dont le débit est, d’après des jaugeages faits en 1892, de 34 litres par seconde, soit 3 000 mètres cubes par 24 heures. Ce débit est entièrement capté. L’ensemble des travaux exécutés pour amener l’eau à Antsirane comprend :
- i° La construction d’un barrage avec aménagement de la rivière en amont ;
- 20 Une conduite en fonte, amenant les eaux du barrage à des bassins supérieurs de décantation ;
- 3° La construction de bassins de décantation formant réservoirs supérieurs:
- 4° Une conduite en fonte amenant les eaux décantées au réservoir situe près d’Antsirane ;
- 5° La construction d’un réservoir de distribution ;
- 6° La conduite de distribution.
- Le barrage a une longueur de 24 m. 5o et son niveau supérieur atteint a peu près le niveau des plus hautes eaux constatées. Il est muni d’un pa,a' fouille en pierres sèches protégé par une file de pieux et de palplanches. A 1 aval, un enrochement assez long protège le lit de la rivière.
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- La conduite entre le barrage et le bassin de décantation a un diamètre de 3oo millimètres et une longueur de 1 200 mètres environ.
- Le bassin de décantation en maçonnerie mesure 2 mètres de profondeur, il est divisé en 4 compartiments égaux de 7 m. 76 sur 7 m. 76.
- Du bassin de décantation une conduite en fonte de 22 5 millimètres amène l’eau, après un parcours de 9 kilom. 800 au réservoir de distribution.
- L’eau consommée est de bonne qualité. Mais pendant la saison des pluies, l’argile qu’elle tient en suspension nécessite, avant l’emploi dans l’alimentation, une filtration au filtre poreux. En saison sèche, l’eau arrive suffisamment limpide.
- 4. — Le réservoir de distribution en maçonnerie, situé en ville à l’altitude de 3g mètres, se compose de deux bassins accolés ayant une section rectangulaire de 10 mètres sur 25, et communiquant entre eux par 3 tuyaux de 225 millimètres. La contenance totale est de 1 75o mètres cubes.
- 5. — Le volume d’eau consommé par jour est d’environ 3 000 mètres cubes, soit ;
- i° 25o mètres cubes pour l’hôpital et les fontaines publiques ;
- 20 2 750 mètres cubes pour les services militaires, la marine, bassin de radoub, navires sur rade, constructions en cours, prises particulières.
- De chacun des bassins du réservoir part un branchement de 3oo millimètres, muni d’une vanne. Les deux branchements se réunissent en une conduite de 3oo millimètres de laquelle partent les conduites de distribution, au nombre de sept, savoir :
- La conduite de la ville (diamètre i5o millimètres), celle des Etablissements militaires (120 millimètres), de la Marine (120 millimètres), de la Manutention appartenant à M. Lèques (5o millimètres), du bassin de radoub, appartenant à MM. Fougerolles Frères et Groselier, du quartier de la Prison (diamètre 80 millimètres) et de l’hôpital (diamètre xoo millimètres).
- Le développement total du réseau de distribution est de 9 060 mètres.
- Toutes les conduites sont en fonte du système Lavril, avec joints en caoutchouc, sauf celle du bassin de radoub, qui est en tubes de fer vissés et la conduite de la Marine qui est en fonte avec joints au plomb. Les divers systèmes de joints ont donné de bons résultats. Enfin 25 bornes-fontaines et îo bouches à incendie complètent la canalisation.
- L’ensemble est en bon état d’entretien.
- L’eau est vendue dans les condilions suivantes :
- i° Les services militaires paient à la ville un abonnement annuel de 18 000 francs ;
- 20 La Marine paie l’eau au compteur à 0 fr. 70 le mètre cube ;
- 3° Les particuliers prennent au robinet libre de 20 millimètres à raison de 7 2 francs par an ;
- 4° Les navires en rade et les constructions paient au compteur à raison de 0 fr. 70, le mètre cube.
- Un projet de venté générale au compteur est à l’étude.
- Le réseau appartient à la Commune.
- 6 et 7. — Les dépenses totales d’établissement se sont élevées à 441 587 francs.
- Les recettes annuelles se chiffrent à 60 64o francs pour une dépense d’exploitation de i4ooo francs.
- 8. — Il existe un égout collecteur sur une longueur de 600 mètres environ. Cet égout ne déverse à la mer qu’une faible partie des eaux usées de la ville. Le reste s’écoule naturellement au pied de la crête sur laquelle est bâtie la majeure partie de la ville. L’installation est donc très incomplète.
- Quant aux matières fécales et immondices, un adjudicataire enlève les premières à la tinette mobile, et les immondices à la charrette. Les matières
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- fécales sont mises en fosse à 4 kilomètres de la ville ; les immondices sont brûlées au fur et à mesure de l’enlèvement.
- Il est alloué une somme de 6 948 francs par an pour l’enlèvement des immondices de toute la ville, quartiers civils et militaires et une somme de 96e francs par an pour l’enlèvement des matières fécales dans les quartiers militaires. L’abonnement annuel par tinette est au maximum de 120 francs pour un service quotidien, 90 francs pour un service fait tous les 2 jours, (io francs pour un service fait 2 fois par semaine ; l'enlèvement quotidien pour les services civils est payé 96 francs par an et par tinette (1 200 francs-par an pour l’ensemble des services civils).
- Tamatave.
- 1
- à H. — Population.
- ^ Européens ou assimilés ) Indigènes ....
- 3.i63 )
- 8.646 \
- 1.809-
- L’alimentation de Tamatave se fait par des puits creusés dans la nappe-souterraine existant à une faible profondeur au-dessous du sol de la ville, et au moyen de pompes de divers systèmes que les particuliers aussi bien que les services publics installent suivant leurs besoins. Cette eau, filtrée par les sables qu’elle traverse, est considérée comme potable depuis que des dispositions ont été prises pour que les matières provenant des vidanges ou des eaux usées ne soient plus répandues à la surface du sol et que la plupart des. rues ont été macadamisées.
- L?administration s-’est, à plusieurs reprises, préoccupée d’assurer à la ville-une’distribution d’eau potable régulière et suffisante. Un premier projet, drossé en 1899, prévoyait le captage des eaux d’un réseau de ruisseaux existant à i5 kilomètres environ de Tamatave, au delà des collines de Parafa le. Un second projet dressé en 1901 prévoyait la captation des eaux de la région de l’ïvondro et de blvoloina, à 25 kilomètres de la ville, cette captation devant permettre l’envoi à Tamatave d’un cube d’eau de 43° litres par jour et par habitant. L’ensemble de ce projet comprenant puits de captation, drains, chambre de réunion, canalisation, réservoirs d’alimentation, réseau de distribution, comportait une dépense de 2 3oo 000 francs ; cette somme dépassant les ressources dont pouvait disposer la ville, il ne fut pas donné suite au projet.
- Un dernier projet actuellement à l’étude a pour objet l’utilisation de la nappe d’eau souterraine de la plaine de Manangarèze, à 5 kilomètres environ au sud de la ville. Deux puits de sondage ont été creusés; chacun de ces puits a donné à 4 mètres de profondeur un débit quotidien de 600 mètres cubes, soit 100 litres par habitant.
- Une analyse chimique de ces eaux faite en 1904 a donné les résultats suivants (en milligrammes, par litre) :
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- Madagascar
- Degré hydotimétrique total.............................. 6,8
- id. permanent.................. 3
- Résidu fixe à 1200......................................97
- Résidu fixe au rouge....................................65
- Matières organiques (en oxygène absorbé par litre .... x ,4
- Matières organiques et produits volatils................32
- Chlore, en chlorure de sodium...........................i/J
- Nitrites...................................................Néant
- Nitrates...................................................Néant
- Acide sulfurique........................................ 3
- Ammoniaque libre........................................ 0,06
- Ammoniaque albuminoïde.................................... 0,068
- Les études définitives ne sont pas terminées. Il résulte toutefois des recherches faites que la dépense des travaux d’adduction et de distribution ne dépasserait pas 4°o ooo francs.
- 8. — Des travaux d’assainissement assez importants ont été faits à Tama-tave depuis que Madagascar est devenue terre française.Il y a peu de temps encore, non loin des pompes rudimentaires par lesquelles les habitants s’alimentaient dans la nappe souterraine, on pouvait voir un trou creusé dans le sol et servant aux besoins des habitants de la maison voisine. Quand ce trou était rempli, on en creusait un autre à proximité.
- Aujourd’hui l’usage de ces trous ou puisards a été interdit. Des entreprises de vidanges particulières se sont constituées et l’Administration a passé, avec l’une d’elles, un marché d’après lequel l’enlèvement des matières fécales se fait au moyen de tinettes mobiles étanches et soigneusement désinfectées. Les matières sont transportées hors de la ville et transformées en poudrette.
- L’enlèvement des boues et immondices se fait en régie et journellement ; le système des poubelles a été mis en vigueur.
- Le quartier inàigène a été établi en dehors de la ville, sur un terrain préalablement drainé et assaini. La nouvelle ville a été tracée sur remplacement d’anciens terrains marécageux qui ont été remblayés. En plus des travaux de remblaiement, 916 mètres environ d’égouts couverts ont été établis dans l’ancienne ville. Plus de 5 800 mètres de petits canaux de dessèchement, à ciel ouvert, ont également été pratiqués dans l’ancienne et la nouvelle ville.
- En résumé, les travaux d’assainissement ont coûté plus de 75o 000 francs, dont près de 5oo 000 francs ont été dépensés dans l’ancien Tamatave.
- Djibouti
- ( Européens.................................. 4o8
- I. — Habitants. < Indigènes établis .... 5.i55
- ( Population indigène flottante.............2.5oo
- Total...............8.o63
- Avant l’établissement de la distribution d’eau actuelle, les indigènes con-
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- Djibouti
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- sommaient une eau provenant de puits creusés dans le lit de la rivière d’Ambouli. Cette eau était transportée en ville à dos d’àne, elle coûtait de 0,20 à 0,25 la tanika (17 à 18 litres).
- Le icr mars 1899, une convention a été passée entre le Protectorat delà Côte française des Somalis et la Société industrielle de Djibouti, en vue de la concession du service d’alimentation en eau de la ville, pour une durée de 3o ans.
- Sans parler des Européens, la création d’une distribution d’eau a été de grande importance pour les indigènes. Depuis qu’ils peuvent puiser aux fontaines à toute heure et gratuitement, ceux-ci sont plus soucieux de leur état de propreté. En revanche, on a cru remarquer que les moustiques ont fait leur apparition depuis l’installation de l’eau en ville.
- Sî. — L’eau est captée à AmbouÜ à 5 kilomètres environ de Djibouti. La captation a lieu au moyen de galeries filtrantes, qui ont une longueur totale de a3o mètres, une largeur de 5 mètres et une hauteur de 5 m. 5o hors œuvre. Elles sont formées d’une voûte en maçonnerie s’appuyant sur des pieds-droits percés d’arcades de 2 mètres d’ouverture et distantes de 3 mètres d’axe en axe. A chaque extrémité des galeries se trouve un puits de 2 mètres X 2 mètres servant l’un pour la descente, l’autre pour l’installation de l’appareil éléva-toire. Les premières galeries ouvertes en 1900 donnaient 5oo mètres cubes environ d’eau'par 24 heures. Elles étaient établies en dehors de la rivière d’Ambouli, leur eau était quelque peu saumâtre. Depuis lors, 3 nouvelles galeries ont été ouvertes sous le lit de la rivière, perpendiculairement à la rive, leur débit est de 1 5oo mètres cubes, l’eau recueillie est meilleure. L’origine de la nappe souterraine n’est pas connue.
- L’eau consommée à Djibouti est considérée comme de bonne qualité. Elle ne subit aucune épuration préalable. Son degré hydrotimétrique est de 180.
- 3. — L’eau forme sur le seuil des galeries une couche d’environ 70 centimètres de hauteur. Elle est puisée par une batterie de 2 pompes centrifuges Dumont conjuguées,débitant ensemble 70 à 80 mètres cubes à l’heure et une troisième pompe du même type débitant de 35 à 4o mètres cubes à l’heure. Le radier des réservoirs est établi à 18 mètres au-dessus du niveau delà mer. La hauteur d’élévation de l’eau est de 25 mètres. Les pompes sont mues : pour celles du premier groupe par 2 machines Weyher et Richemond, de 8 chevaux, pour la troisième par un moteur à pétrole de 5 chevaux. La conduite de refoulement a i5o millimètres de diamètre et 3oo mètres de longueur. Les tuyaux sont à joints Somzée.
- 4. — Deux réservoirs,pouvant communiquer ou être isolés, sont construits à 20 mètres environ des galeries de captation. Ils sont en maçonnerie et leur capacité est d’environ 3oo mètres cubes.
- Sur le mur qui sépare les réservoirs a été établi un réservoir auxiliaire qul permet d augmenter au besoin la pression dans les conduites de distribution et par suite le débit. Ce réservoir auxiliaire est alimenté au moyen d’un jeu de vannes par la conduite de refoulement. En temps ordinaire,la pression de 1 eau atteint 18 à 19 mètres; si l’on met en jeu le réservoir auxiliaire, elle at-teint a3 à 24 mètres.
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- Djibouti
- 5. — La conduite principale, depuis ’a prise d’eau jusqu’au plateau du Marabout à Djibouti, a une longueur de 7 kilomètres. En ce dernier point ont été construits deux réservoirs d’une contenance de 3oo mètres cubes, qui se remplissent sous l'effet de la différence de niveau avec ceux d’Ambouli.
- La conduite principale d’amenée est en fonte. Les tuyaux ont i5o millimètres de diamètre. Les joints, dans la partie souterraine, sont en caoutchouc du système Lavril ; en mer, pour le ravitaillement des navires, du système Somzée au plomb. Les deux systèmes donnent des résultats satisfaisants, mais le joint Lavril est considéré comme préférable en raison de sa facilité d’exécution par la main-d’œuvre indigène.
- Les conduites de distribution qui alimentent les 3 plateaux formant Djibouti ont des diamètres de 100, 60 et 20 millimètres. Leur longueur totale est de 4 kilomètres environ. Les appareils de distribution réservés au service public comprennent 9 bornes-fontaines et 8 bouches d’arrosage. De plus, i3 immeubles destinés aux services du Gouvernement sont alimentés par l’eau d’Ambouli. La consommation moyenne mensuelle des services publics est de 2 444 mètres cubes pour les bornes-fontaines et les bouches d’arrosage et de 267 mètres cubes'pour les immeubles. La consommation totale journalière est de 110 mètres cubes environ, soit 90 mètres cubes pour les services publics et 20 mètres cubes pour les particuliers.
- L’Administration du protectorat paie à la Société concessionnaire une somme moyenne de 22 189 francs par an. Le prix du mètre cube d’eau est réglé de la manière suivante :
- Les 4 premiers mètres cubes, 2 francs le mètre cube.
- Les 5 suivants, 1 frfoo le mètre cube.
- Les 6 suivants, 1 franc le mètre cube.
- Au-dessus d’une consommation de i5 mètres cubes, o,5o par mètre cube.
- Les abonnements ont une durée d’un an et sont basés sur une consommation minimum de 4 mètres cubes par mois. Les frais d’embranchement sont à la charge des abonnés ainsi que les frais de location et d’entretien.
- La distribution d’eau aux abonnés se fait au moyen de compteurs Frager et Michel.
- 6 et 7. — La concession de l’alimentation en eau de la ville de Djibouti, primitivement accordée à MM. Duparcliy et \igouroux, a été rétrocédée à la Société industrielle de Djibouti. La concession a une durée de 3o ans. A l’expiration de ce délai,les conduites, réservoirs et autres installations deviendront la propriété de la Colonie.
- 8. — Les eaux usées sont évacuées directement à la mer, ou bien dans des puits perdus de 4 à 5 mètres de profondeur.
- L’enlèvement des immondices est effectué par des corvées de prisonniers qui balayent les rues et ramassent les détritus dans des charrettes pour les transporter hors de la ville, dans des emplacements réservés à cet usage.
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- Sénégal
- SÉNÉGAL
- Saint-Louis.
- 1. — La population est évaluée a : a5 ooo habitants dont :
- Européens, assimilés et troupes.............-1.355
- Indigènes...................................23.045
- La ville est pourvue d’une distribution depuis 1886. Des pompes, mues par machines à vapeur, refoulent une parlie de l’eau puisée à une nappe superficielle en communication intermittente avec le fleuve Sénégal, dans les réservoirs de la ville, d’où elle passe dans les conduites de distribution. Une partie de l’eau puisée par les pompes est refoulée directement dans un réseau destiné à l’arrosage des jardins de Sor, faubourg de Saint-Louis.
- L’eau de la distribution sert surtout aux usages domestiques et à .l’alimentation proprement dite. Le volume d’eau distribué jusqu’à présent n’a pas permis le lavage des rues.
- Au point de vue industriel, la conduite d’eau alimente l’usine électrique et l’usine à glace, ce qui représente une consommation de 6o mètres cubes par jour environ.
- H. — L’eau d’alimentation de Saint-Louis provient d’un grand bras du fleuve Sénégal, le marigot de Khassack, d’une centaine de kilomètres de longueur, que l’on sépare du fleuve à ses deux extrémités par des barrages mobiles au moment où la crue commence à baisser, de manière à emmagasiner la plus grande quantité d’eau possible.
- L’eau fournie ne peut être considérée comme étant de bonne qualité puisqu’elle est stagnante, qu’elle renferme o gr. ooo3 de matière organique par litre, et qu’à la fin de juillet, époque où les pluies sont bien établies, elle titre environ î gramme de chlorure par litre. Cependant les matières organiques qu’elle renferme sont surtout d’origine végétale ; aucune agglomération de quelque importance n’existe sur les bords du marigot de Khassack. Cette eau, emmagasinée dans une citerne, même au mois de février ou de mars, alors que le marigot est séparé du fleuve depuis novembre, est bue telle quelle par la plupart des habitants et ne semble jusqu'à présent avoir occasionné aucune maladie.
- Elle a été améliorée depuis quelques années par l’entretien régulier du marigot, dont la végétation est enlevée par des équipes spéciales.
- Depuis 1906, une partie de l’eau refoulée, soit environ 1 200'mètres cubes par 24 heures, est déversée sur des filtres à sable établis à Khor à 3 kilo-
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- mètres de Saint-Louis. Ces filtres sont constitués par 4 compartiments de 5o mètres de longueur sur 5 mètres de largeur.
- La couche filtrante formée d’une épaisseur de sable de o m. 4o est supportée par trois couches, dont la nature et l’épaisseur sont, en partant du l'ond ; o m. 3o de gros cailloux de o,io ; o m. îo de gravier de o m. o3 à o m. oi ; o m. îo de coquilles brisées.
- Le sable des filtres est très fin ; en moyenne o mm. i5 environ. Le rendement des filtres est de î mètre cube par mètre carré et par jour.
- L’eau livrée aux jardins de Sor est brute.
- 3- — Il existe trois usines : celles de Makhana, de Khor et l’usine de remplissage du Boundoum. Les usines de Makhana et de Khor seules servent au refoulement de l’eau. Celle de Boundoum a été établie en igo5 pour compléter en février et mars le marigot de Kbassack, dont le niveau a baissé depuis sa fermeture en octobre de l’année précédente, en prenant de l’eau dans le Gorum dont l’eau n’est pas encore salée à l’époque indiquée. On récupère ainsi une bonne partie de l’eau évaporée et jusqu’à la fin de la saison sèche, c’est-à-dire jusqu’en juillet, le Kbassack conserve toujours au moins î m. 5o de profondeur.
- 11 en est résulté une amélioration importante de l’eau fournie en fin de saison, laquelle dans les années précédentes était vaseuse et plus salée.
- L’usine de Khor, construite récemment près du marigot du même nom ^n communication constante avec le fleuve Sénégal, à 3 kilomètres de Saint-Louis, au voisisinage des filtres, comprend deux parties distinctes ; l’une destinée à l’eau filtrée, l’autre à l’eau brute. Cette dernière ne fonctionne que du Ier août au i5 décembre au plus tard, tant que l’eau du marigot voisin qu’elle aspire reste douce. La première fonctionne toute l’année ainsi que les filtres.
- La partie de l’usine de Khor qui marche seulement pendant la période de l’eau douce dans le fleuve comprend deux machines Corliss, horizontales, de 38o/"5o, à condensation par surface et à détente variable. Chaque machine est attelée en tandem à une pompe Girard, pouvant débiter 4 000 mètres cubes par 24 heures. Elle actionne en même temps, par courroie, une pompe centrifuge destinée à verser sur les filtres les 2 000 mètres cubes par 24 heures qui doivent être filtrés.
- L’eau filtrée est reprise par une pompe Girard de 226/420, actionnée par une machine à baïonnette de 23o/420 à détente variable et à échappement libre. Elle est refoulée dans le réservoir supérieur de Sor d’où elle se rend par la gravité dans les réservoirs de Saint-Louis et de N’Dar-Toute.
- Il existe une machine et une pompe semblables de rechange.
- La vapeur est fournie aux deux groupes de machines ci-dessus par deux chaudières semi-tubulaires, à retour de flamme, ayant une contenance de 4 m3 i46 et une chambi'e de vapeur de o m3 866. Leur surface de chauffe est de 44 mètres carrés et leur surface de grille de 0 m2 90. Ces générateurs sont timbrés à 8 kilogrammes.
- Les grandes pompes Girard de cette usine ainsi que les pompes centrifuges aspirent l’eau dans un puits de 1 m. 80 de diamètre qui communique avec le
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- marigot par un aqueduc débouchant à i5 mètres de la berge. Une cheminée en briques de 25 mètres de hauteur.assure le tirage des chaudières.
- A Makhana,il existe deux bâtiments,l’ancienne usine qui date de l’origine de la conduite d’eau de Saint-Louis, et la nouvelle, installée en même temps que l’usine de Khor.
- L’ancienne usine comprend deux groupes de machines, pompes et chaudières, pouvant donner ensemble 3 6oo mètres cubes par heures. La nouvelle, comprenant deux chaudières, n’a qu’une seule machine avec sa pompe, pouvant fournir 6 ooo mètres cubes par jour.
- L’ancienne usine contient deux machines horizontales à détente et condensation par mélange, et deux pompes aspirantes et foulantes verticales à plongeurs. Les pistons des machines ont un diamètre de o m. 45 o, leur course est de o m. 8oo, et leur vitesse maxima 42 tours. Les pistons des pompes ont un diamètre de o m. 2 32 et leur course est de o m. 5o.
- La machine de la nouvelle usine est du genre Gorliss à déclic. Le diamètre du piston à vapeur est de o m. 620, sa course de 1 mètre et sa vitesse maxima de 36 tours par minute. Le diamètre du piston de la pompe Girard attelée à cette machine est de 0 m. 285.
- L’usine de remplissage de Boundoum comprend une pompe centrifuge L. Dumont, n° i5, pouvant débiter 1 000 litres à la seconde, à la vitesse de 225 tours par minute, actionnée par une machine marine à pilon, compound, avec condensateur à surface. On utilise une chaudière marine horizontale multitubulaire, à deux foyers séparés, qui est encore dans la coque de son bateau et qui fournit la vapeur à la machine installée à terre par une conduite de 80 mètres de longueur.
- La nouvelle usine de Makhana doit pouvoir élever 69 litres 1 ]i par seconde à 19 m. 5o de hauteur, avec une perte de charge totale de 3i m. 75. La force effective de la machine est de 47>5 chevaux, en eau montée.
- La machine Corliss de l'usine de Khor doit fournir 41 litres 1/2 sous une perte de charge totale de 43 mètres et élever de 3 mètres, 28'litres par seconde sur les filtres. Le travail effectif en eau montée est de 24 chevaux, 90.
- La machine à baïonnette de la même usine doit fournir 28 litres par seconde sous une perte de charge de 17 m. o5. Le travail effectif en eau montée est de 6 chevaux, 36.
- La conduite de refoulement partant de Makhana est constituée par une double file de tuyaux en fonte, l’une de 3oo millimètres de diamètre, l’autre de 25» millimètres. La conduite de 3oo millimètres, par une dérivation à hauteur de l’usine de Khor, c’est-à-dire à i5km. 3oo deMakana, déverse sur les filtres la quantité d’eau nécessaire. Le reste de l’eau brute emprunte la conduite de 25» millimètres, qui s’arrête près du pont Faidherbe à 18 kilomètres de Makhana, et de laquelle se détache plusieurs branchements qui alimentent le quartier de Bouet-Ville et le réseau des jardins de Sor pour aboutir à un petit réservoir compensateur.
- L eau filtrée est refoulée par l’ùsine de Khor dans une conduite de 3oo millimètres qui aboutit au réservoir supérieur de Sor, lequel, par un
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- tuyau de 25o millimètres traversant le fleuve Sénégal sur le pont Faidherbe, communique avec le réservoir supérieur de Saint-Louis.
- De ce dernier part une conduite de 25o millimètres, qui traverse en siphon le petit bras du fleuve et se prolonge par une conduite de i5o millimètres aboutissant au réservoir de N’Dar-Toute.
- Ces conduites sont en tuyaux en fonte à emboîtement et cordon, à joints au plomb, sauf à la traversée des ponts de Diaoudoune et de Rhor, où les tuyaux de a5o millimètres et de 3oo millimètres posés sur des files de pieux indépendants des ouvrages sont à brides. La conduite de 25o millimètres, qui traverse le grand bras du fleuve sur le pont Faidherbe, est à joints Gibault.
- 4. — Il y a 4 réservoirs, tous en tôle, deux à Sor, un à Saint-Louis, un à N’Dar-Toute.
- Le grand réservoir de Sor, qui reçoit l’eau filtrée de Rhor, est situé à deux kilomètres de Saint-Louis. Il est constitué par une cuve cylindrique en tôle, reposant sur une tour en maçonnerie, et protégée par une enveloppe en maçonnerie de forme octogonale, couverte en terrasse.
- Le diamètre de la cuve est de 16 m. 8o, sa Fauteur totale de 3 m. 25 et le volume t utile du réservoir, de 632 m3. Une disposition de robinetterie permet d’isoler ce réservoir du refoulement, lequel se produit alors directement sur le réservoir de Saint-Louis.
- Le petit réservoir de Sor. également en tôle, est cylindrique et porté sur une plate-forme métallique, sans aucune protection. Il est placé en aval du réseau des jardins de Sor et sert de compensateur.j.Son diamètre est de 5 mètres, sa hauteur totale de 3 mètres, et sa capacité utile, de 5i mètres cubes.
- Le réservoir de Saint-Louis est du même type que celui du Sor ; le diamètre du fût cylindrique est de îo mètres, sa hauteur de 2 m. 3o et la capacité utile, de 298 mètres cubes.
- Le Réservoir de N’Dar-Toute est en tôle, cylindrique, porté sur une plateforme métallique, le tout protégé par une construction légère en maçonnerie couverte par une toiture en zinc. Le diamètre de la cuve est de 3 m. 95, sa hauteur totale de 5 mètres et la capacité utile, de 58 mètres cubes.
- 5. — Le volume d’eau consommé par jour est de 3 5oo mètres cubes, dont i 200 sont filtrés et servent exclusivement à l’alimentation. L’eau brute est employée à l’arrosage des jardins.
- Il est difficile de faire la distinction entre la consommation des services publics et celle des particuliers.
- L’eau brute employée par les services publics peut être évaluée à 3oo mètres cubes comprenant l’arrosage des chaussées de la grande voirie, de la pépinière du service local, des jardins de l’artillerie et de l’infanterie. L’eau ultrée consommée par les troupes peut être évaluée à 5o mètres cubes par -4 heures.
- Le réseau de distribution de la ville et des faubourgs comprend :
- 5 000 mètres de tuyaux de i5o millimètres de diamètre ;
- 4 j5o mètres de tuyaux de 100 millimètres de diamètre ;
- 17 200 mètres de tuyaux de 60 millimètres de diamètre.
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- Les tuyaux sont en fonte, à cordon et emboîtement, avec joints au plomb.
- Il y a en ville et dans les faubourgs 28 appareils de puisage publics, et une douzaine de bouches sous trottoir avec raccord à incendie. Il n’existe pas de fontaines publiques.
- Les appareils de puisage étaient primitivement des bornes-fontaines à bouton de pression. Par suite de leur détérioration continuelle on y a substitué de simples tuyaux verticaux en fonte, de 1 m. 26 environ et portant un robinet à vis relié par un tuyau de plomb à la canalisation en fonte.
- Cinq appareils de puisage identiques sont installés sur la conduite de refoulement entre Saint-Louis et Makhana,à hauteur des villages rencontrés. 11 existe également cinq abreuvoirs en maçonnerie pour les bestiaux, échelonnés sur la route de Saint-Louis à Makhana.
- Deux grues hydrauliques servant à remplir les tonneaux sont placées près de la place du Gouvernement.
- L’eau est distribuée gratuitement ; seule l’installation de la prise d’eau est payée par les particuliers.
- La distribution se fait à robinet libre de 25 millimètres de diamètre.
- L’exploitation de la distribution d’eàu est assurée par le service local des Travaux publics pour le compte de la ville de Saint-Louis.
- 6- — On peut évaluer à 3 000 0.00 de francs environ les dépenses effectuées au ier janvier 1900, comprenant ; la canalisation de refoulement de 25o millimètres sur 18 km. 200 ; l’ancienne usine de Makhana et les ouvrages de retenue ; une petite usine à Rhor ; les réseaux de Sor, de Saint-Louis et de N’Dai’-Toute ; les îéservoirs.
- Le programme d’amélioration établi e'n 1900 comprenait le doublement de la conduite de refoulement ; la construction des filtres de Rhor et des nouvelles usines de Makhana et de Khor.
- Le doublement de la conduite de refoulement a été effectuée en tuyaux de 3oo millimètres de diamètre, dont 3 kilomètres existaient déjà dans la colonie. La fourniture des i5 kilomètres manquant, de la tuyauterie de 4oo millimètres pour les usines, ainsi
- que la pose, ont occasionné une dépense de . . ,................. 770 000 francs
- La construction des filtres de Khor a coûté....................• i/p 000 »
- L’édification des usines de Makhana et de Ivhor sur des fondations solides, principalement pour l’usine de Khor, la construction des massifs de machines et chaudières et des cheminées s’est chiffrée par . 435 000 »
- La fourniture et la mise en place des parties mécaniques de ces
- usines ont été adjugées pour...................................... ao5ooo »
- Quelques travaux supplémentaires à l’usise de Khor sont revenus a 8 000 »
- En 1900, il a été dépensé pour la consolidation du barrage fixe et
- le perreyage d’un de ses talus.............................. 5o 000 »
- Enfin l’usine de remplissage du Boundoum coûtera achevée. . . 60000 *
- Soit un total...........................1673 000 francs
- La dépense totale depuis l’origine dépasse donc 4 millions 1/2.
- Les recettes annuelles sont nulles, l’eau étant distribuée gratuitement. Les dépenses annuelles de fonctionnement sont de 16000 francs, sans compte1 les travaux indispensables pour réparer et améliorer les ouvrages et les canalisations.
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- 8. -— On a étudié récemment un projet d’évacuation des eaux usées par canalisations en grès vernissé de petit diamètre, débouchant dans le fleuve. Les matières usées s’y rendraient après avoir traversé des fosses septiques destinées à en effectuer la dilution préalable.
- D’importants comblements de marais ont été exécutés à Saint-Louis, à la Pointe-Nord de l’Ile et à Sor.
- Les remblais ont été effectués au moyen de sable extrait des dunes du voisinage ; ils ont été limités par des digues eri argile et recouverts d’une couche de o m. 10 de cette matière.
- Ces travaux ont été achevés en 1906.
- Le volume des remblais et leur surface sont donnés ci-après :
- Cube des remblais Surface remblayée
- Pointe Nord de l’Ile St-Louis. 234 000 mètres cubes 235 000 mètres carrés
- Sor.......................iôoooo id. 270000 id.
- Les dépenses s’élèvent à y3o 000 francs environ, y compris tous régalages, gazonnemenls, petits ouvrages pour l’écoulement des eaux, etc...
- Dakar
- 1. — La population de Dakar est de 24-717 habitants, dont environ 3.000 Européens ou assimilés.
- De sérieux efforts ont été faits pour remédier à la pénurie d'eau dont la population a souffert jusque dans les dernières années, et l’on peut espérer, d’ici peu, voir la ville pourvue d’une large alimentation répondant à tous les besoins.
- Au point de vue industriel et commercial, les travaux du port de commerce et de l’arsenal maritime donnent une grande importance à la question de l’alimentation en eau. De nouvelles industries ne peuvent s’établir qu’à la condition que le service des eaux leur fournisse largement le volume nécessaire.
- 2. — L’alimentation en eau de Dakar est assurée au moyen de 600 mètres de galeries filtrantes creusées à travers les dunes de sable à Hann, point situé à environ 7 kilomètres de la ville.
- Les galeries fournissent, durant la sécheresse, un minimum de 1 000 mètres cubes d’eau par 24 heures. Cette eau, prise dans trois puisards, est refoulée dans un réservoir situé sur un plateau à la cote 38.
- L’eau est de bonne qualité ; elle n’est pas saumâtre, cuit bien les légumes et dissout bien le savon. La température dans les galeries est relativement elevée, 27 à 3o degrés. L’eau est limpide après repos ou filtrage, car elle contient toujours une petite quantité de sable en suspension. Les dunes, dans lesquelles sont percées les galeries, sont en effet de sable très lin (taille moyenne o mm. 2, avec grains en partie inférieurs à o mm. 1).
- Cette circonstance exige que les eaux soient filtrées, sommairement il est vrai, avant la consommation.
- 3. — L’usine élévatoire de Hann comprend deux chaudières tubulaires
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- Sénégal
- — 103G
- alimentant deux, machines à condensation actionnant chacune directement une pompe à piston plongeur Meunier.
- La force de chacune des machines est de 38 chevaux. Une seule est mise en mai'che et suffit à refouler la quantité d’eau débitée par les galeries.
- Le rendement de la pompe est de 44 litres par tour de volant, ou 100 mètres cubes à l’heure.
- La différence de niveau entre le plan d’eau du puisard d’aspiration et l’orifice d’écoulement dans le réservoir des Madeleines, est de 38 mètres.
- La conduite de refoulement est en fonte, de 25o millimètres de diamètre, sa longueur est de 7 310 mètres.
- 4. — Trois réservoirs :
- 1° Le réservoir du jardin public, construit en 1876 et d’une contenance de 1 800 mètres cubes.
- Il est placé au bas de la ville et servait autrefois à alimenter 3 bornes-fontaines placées le long de la voie ferrée. Il sert à l’alimentation du réservoir de la marine.
- 20 Le réservoir de la marine, construit à peu près à la même époque que le précédent. Sa contenance est de 1 800 mètres cubes. Il est aussi situé en un point bas et ne peut alimenter que les prises d’eau placées sur la petite jetée et donnant l’eau aux bateaux.
- 3° Le réservoir du plateau des Madeleines, contenant 2 200 mètres cubes.
- Ce dernier-, construit en 1900-1901, domine la partie ancienne de la ville, et reçoit directement l’eau de Ilann par la conduite de refoulement.
- Il a, dans œuvre, 32 m. X 32 m. i5, et une hauteur de 3 m. 3o mesurée du radier au trop-plein.
- Il est enterré de 2 m. 55, et divisé en deux compartiments de 1 100 mètres cubes chacun.
- Le radier et les murs sont en moellons de latérite hourdés au mortier de chaux hydraulique et recouverts d’un enduit au mortier de ciment de o m. 02 sur les murs et de 0 m. o3 sur le radier.
- Le tout est recouvert de six rangées de voûtes, parallèles aux grands côtes, en béton de ciment de grappier, d’une ouverture de 3 m. o5, et surbaissés au i/5. Elles ont une épaisseur de o,3o à la clef et 0,60 aux naissances. Elles sont recouvertes de terre sur une épaisseur de o,4o. Deux regards de visite, munis d’échelles en fer et fermés par des plaques en fonte, sont ménagés au-dessus de chaque compartiment.
- Ce réservoir a coûté 120000 francs, soit 128 fr. 64 par mètre carré de surlace couverte et 54 fr. 54 par mètre cube emmagasiné.
- *>. —Le volume d’eau consommé par jour est de 1000 mètres cubes , c’est le rendement de la captation de Hann. Le tiers environ de ce volume est consommé par les travaux du port de Commerce et du port de Guerre, l’alimentation des bateaux et les travaux de construction en ville.
- La quantité réservée pour le service privé est loin de répondre aux besoins de la population. Il faudrait, en effet, pour que la ville de Dakar fût alimentée convenablement en eau douce, que les captations puissent fournir, en
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- 24 heures, 5ooo mètres cubes au moins, alors que leur débit en hivernage ne dépasse pas 1 5oo mètres cubes.
- Le réseau de distribution est constitué par :
- i° Une section de 2000 mètres de la conduite de refoulement, diamètre o,25o, sur laquelle sont branchées des conduites secondaires et de nombreuses prises particulières.
- 20 Par 4980 mètres de conduites de i5o millimètres.
- 3° Par 8 43o mètres de conduites de 60 millimètres.
- Tout le réseau est en fonte, à cordon et emboîtement, avec joints au plomb. Ce réseau augmente tous les jours par suite de l’extension considérable de la ville.
- L'eau est distribuée par 19 bornes-fontaines, 5 bouches à incendie et 190 prises particulières.
- Le service de l’eau est entièrement gratuit.
- G. — Les dépenses faites pour l’établissement de la distribution d’eau actuelle sont approximativement les suivantes :
- Captation......................
- Usines et machines élévatoires . Conduite de refoulement . . .
- Réservoirs.....................
- Distribution...................
- Divers.........................
- 3oo 000 francs 120000 »
- 220 000 »
- 3oo 000 »
- 200 000 »
- 60 000 »
- Total .
- 1 200 000 francs
- La galerie n° 1, construite en régie, a coûté 287 francs le mètre courant.
- La galerie n° 3, construite dans son prolongement, a coûté 34o francs à l’entreprise.
- Et la galerie n° 2, 27b francs, le mètre courant, à l’entreprise également.
- Le bâtiment des machines a coûté 38 000 francs ; le réservoir des Madeleines, 120000 francs.
- Les dépenses moyennes annuelles s’élèvent à :
- Personnel........................................22000 francs
- Combustible, graissage, entretien des puits de captation 35 000 »
- Rechange, achat et pose de nouvelles conduites. . . 3oooo »
- Total.....................87 000 francs
- K. — Un décret du 6 juin 1907 a autorisé l’exécution des travaux d’adduction, à Dakar, d’un volume supplémentaire de 4 000 mètres cubes par jour. La dépense prévue au projet est de 2 millions. Un supplément de 4 000 mètres cubes serait demandé, pour 1 000 mètres cubes, à une extension de la captation actuelle de Hann, et pour 3 000 mètres cubes, à une captation nouvelle à créer A M’Bao, à 12 kilomèlres de la précédente. La nouvelle galerie de Hann aurait une longueur de 5oo mètres ; elle serait à une distance de 5oo mètres de l’ancienne. A M’Bao, l’on établirait un groupe de 2 galeries fdtrantes de 5oo mètres de longueur chacune, espacées de 1 200 mètres. Chaque galerie serait formée par un aqueduc en maçonnerie de 0,80 à 1 mètre d’ouverture sur 1 m. 5o de hauteur, entouré d’une couche
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- de pierrailles et de coquillages cassés et dont les deux piédroits seraient percés de barbacanes ; les aqueducs seraient construits dans une fouille de 7 m. 5o de profondeur.
- Les eaux des galeries de M’Bao seraient extraites au moyen de pompes mues par des dynamos qui recevraient à distance l’énergie électrique de l’usine élévatoire ; elles seraient refoulées par ces pompes dans un réservoir inférieur de 5oo mètres cubes dans lequel aspireraient les pompes élévatoii'es. L’usine de M’Bâo, comprendrait 2 machines de 200 chevaux chacune, actionnant directement les pompes de refoulement, et 2 machines de 35 chevaux commandant les dynamos qui actionneront par conducteurs aériens les pompes électriques des galeries. Le refoulement sur Dakar se ferait par une conduite en fonte de i5 kilom. 5oo de longueur et o m. 35o de diamètre ; le débit prévu est de y5 litres par seconde.
- Enfin on construirait 2 réservoirs nouveaux : l’un de 1 000 mètres cubes, superposé au réservoir actuel de 2 200 mètres cubes des Madeleines, et ayant pour objet de desservir convenablement le quartier haut du Cap Manuel, et l’autre, de 2000 mètres cubes, aux abords de l’avenue Gambetta.
- 8. — a) Eaux usées, matières fécales, immondices.
- Il n’existait précédemment à Dakar aucun réseau d’égouts pour l’évacuation des eaux usées et des matières fécales.
- L’on exécute actuellement dans cette ville d’importants travaux d’assainissement, suivant les dispositions générales indiquées ci-après :
- L’évacuation des eaux usées sera faite par un collecteur principal ayant deux débouchés en mer, l’un à l est, près de la batterie Est, l’autre, à l’ouest, dans l’anse des Madeleines ; son parcours est de 3 kil. 3oo, sa section moyenne de 1 m. 5o X 1 mètre dans la partie ouest et 1 mètre X o m. 80 dans la partie est.
- Trois collecteurs secondaires desserviront le Boulevard National, l’Avenue du Gouvernement et l’Avenue Jauréguiberry. Leur parcours est de 3 kilomètres environ.
- L’évacuation des matières fécales sera assurée par un réseau d’affluents aux collecteurs, avec réservoirs de chasses. Les conduites sont en tuyaux de grès vernisse, de diamètres égaux ou supérieurs à 0 m. i5. Un réservoir d’eau de mer, pour chasses de secours, est achevé ; sa contenance est de i5o mètres cubes.
- L’enlèvement des immondices est actuellement assuré par la municipalité; celle-ci projette l’établissement d’un four destiné à l’incinération des immondices.
- b) Dessèchement des marais ; écoulement des eaux pluviales.
- Les marais intérieurs de Dakar sont entièrement comblés.
- Les marais extérieurs sont en voie de comblement. Deux d’entre eux, dits marigot du Parc à fourrages et marigot du Chemin de fer, ont été remblayés. Un fossé maçonné et deux aqueducs de 2 mètres d’ouverture en assurent l’assèchement superficiel.
- Une zone marécageuse contiguë, dite : Marigot du Champ de courses, reste à combler. Le remblai nécessaire est d’environ 4r>o 000 mètres cubes.
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- L’évacuation des eaux pluviales sera assurée par quatre collecteurs spéciaux : Les égouts ordinaires d’eaux pluviales sont des aqueducs sous trottoirs dont les dimensions sont : o,3o/o,5o, o,4o/o,5o et 0,60/0,70. c) Dépenses de construction.
- Les dépenses prévues pour l’exécution de ces travaux sont les suivantes :
- Collecteur principal des eaux usées.............. go5 000 francs
- » » débouché en mer ..... 4°000 »
- Collecteurs secondaires.......................... 58 000 »
- Affluents........................................ 320000 »
- Chasses à l’eau de mer. Canalisation en fonte . . a5 000 »
- » » Réservoir............. 48000 »
- » » Refoulement (avant-projet) 27 000 »
- Collecteurs d’eaux pluviales..................... i65 000 »
- Comblements des marigots du Parc à fourrages et
- du chemin de fer............................... 78 000 »
- Comblement du ravin du Jardin public............. 35oooo »
- Aménagement de la place Protêt................... 31 000 »
- Canalisation d’eau douce. (Installations complémentaires! ...................................... 189000 »
- Canalisation d’eau de mer........................ 3ooooo »
- Réservoir rue Caillé ........................... 35 000 »
- Total......................... 571 5oo francs
- D’autre part, un projet complémentaire vient d’être dressé pour l’assainissement, sur les mêmes bases, des nouveaux quartiers qui se sont développés à l’ouest et au nord-ouest de la ville. La dépense de ce projet, qui comprend le comblement et le drainage de la cuvette du Champ de courses» est évaluée à 1 200 000 francs.
- Rufisqtie
- |. — La population de Rufisque est de :
- Européens. ........................................ 817
- Indigènes...................................... 12.129
- Total................. 12.448
- La distribution est considérée comme ayant une importance capitale au point de vue de l’hygiène publique. ,
- Au point de vue industriel et économique, l’importance est moindre ; les appareils à vapeur étant peu nombreux.
- 5ï. — L’eau est captée par 7 puits de 3 mètres de diamètre et d’une profondeur moyenne de 8 mètres, placés sur une ligne parallèle au marigot de Sangalcam.
- Le volume fourni par la captation est faible,600 mètres cubes au maximum ; On se préoccupe de l’augmenter.
- Deux nouveaux puits sont en construction ; ils ont 4 mètres de diamètre et seront descendus aussi bas que possible. Distants de 5o mètres d’axe en axe, ils doivent constituer l’amorce d’une galerie profonde.
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- Les eaux sont considérées comme de bonne qualité,
- — L’usine de Sangalcam, établie à 9 4°° mèti’es deRufisque, comprend deux groupes élévatoii'es ; chaque machine actionne une pompe Girard de 190 millimètres de diamètre de piston et de 600 millimètres de course, et reçoit la vapeur d’une chaudière tubulaire timbrée à 8 kilogrammes, ayant une surface de chauffe de 22 mètres carrés. Les machines sont horizontales, à détente variable par le régulateur et à condensation, de la force de 36 chevaux-vapeur (3oo millimètres de diamètre de piston et 600 millimètres de course).
- L’usine peut refouler 21 litres par seconde.
- La hauteur ascensionnelle, entre le puisard d’aspiration et le réservoir, est de 25 m. 45. L’élévation manométrique est de 4*> mètres environ.
- La conduite de refoulement a une longueur de 44°° mètres. Elle est composée de tuyaux en fonte de 25o millimètres de diamètre, à emboîtement et cordon avec joints au plomb. Elle est munie sur son parcours de trois ventouses, d’un robinet d’arrêt et d’un robinet de vidange, et aboutit à la chambre de manoeuvre du réservoir.
- 4. — Il existe un réservoir d’une contenance totale de 1 000 mètres cubes au village de N’Déventé.
- Cet ouvrage forme un rectangle de 32 mètres sur 22 m. 5o dans oeuvre ; il a une hauteur de 3 m. 3o du radier au trop-plein, et est enterré de 2 m. 5o. Il est divisé en deux compartiments indépendants, d’une capacité de 5oo mètres cubes chacun.
- Les maçonneries sont exécutées en moellons bruts au mortier de chaux hydraulique du Teil.
- Les parements intérieurs sont revêtus d’un enduit de 0,02, en mortier de ciment de grappier du Teil; un enduit semblable, de o,o3 d’épaisseur, recouvre le radier.
- La couverture se compose de 4 rangées de voûtes en arc de cei’cle, de 3,oa d’ouverture, surbaissées au i/5., ayant une épaisseur de 3o centimètres aux naissances ; ces voûtes sont en béton de ciment et recouvertes d’une chape de o,o5 en mortier de chaux hydx-aulique.
- Le réservoir est recouvert de terre sur une épaisseur de 4o centimètres.
- Deux regards de visite accolés, munis d’échelles en fer et fermés par des plaques en fonte, donnent accès à chacun des compartiments.
- Le réservoir est relié au réseau de distribution par une conduite d’amenée de 4700 mètres de longueur et de 260 millimètres de diamètre, en fonte, a cordon et emboîtement.
- 5. — Le volume d’eau distribué est de 5oo mètres cubes en moyenne, ainsi répartis :
- Camp des tirailleurs .... 5o mètres cubes )
- Service public do la ville . . 20 » x 5oo mètres cubes
- Service privé.................43o » 1
- Le réseau de distribution a un développemet total de i3 3i5 mètres, dont 520 mètres de conduite de 200 millimètres, 2 700 mètres de conduite de
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- i5o millimètres, 954 mètres de conduite de 100 millimètres et 9 141 mètres de conduite de diamètre de 60 à 25 millimètres.
- Il existe 35 bornes-fontaines et i3 bouches d’arrosage.
- Tous les tuyaux, de 4° millimètres et au-dessus, sont en fonte, à emboîtement et cordon.
- Les tuyaux de 25 millimètres sont en fer, avec manchon à vis.
- L’eau est distribuée gratuitement.
- 6. — Les dépenses faites pour les diverses constructions sont les suivantes :
- Bâtiments de l’usine élévatoire...................... 4°000 francs
- Machines............................................... 75000 »
- Puits.................................................. 54000 »
- Conduite de refoulement............................... 125000, »
- Réservoir •........................................... 65 000 »
- Conduite d'amenée......................................i3oooo »
- Réseau de distribution.................................i65ooo »
- Logement du personnel à Sangalcam..................... ao 000 »
- Total........................674 5oo francs
- Une somme de 4 000 francs a été prévue pour le creusement de deux nou-vaux puits.
- Jusqu’à présent, les frais de fonctionnement de l’usine de Sangalcam, du service de distribution au réservoir de N’Deventé et au Camp des Tirailleurs, et l’entretien des conduites de refoulement et d’amenée de Sangalcam à Ru-fisque, ont été à la charge de la Colonie du Sénégal. Les dépenses d’exploitation moyennes annuelles faites par ce service, sont de :
- Personnel.......................................... * 7 000 francs
- Entretien de l’usine, de la conduite, des puits, etc. . 25 000 »
- Total...................... 32 000 »
- Les dépenses d’exploitation faites par la ville, non compris les fournitures et la pose des conduites pour l’augmentation du réseau, sont de 5 000 francs par an, savoir :
- Salaires des fontainiers et ouvriers : 3 600 francs.
- Fournitures diverses, vannes, joints : 1 4oo francs.
- La dépense totale est donc de 37 000 francs.
- 8. — Les eaux usées étaient précédemment répandues dans les cours, ou portées à la mer comme les matières fécales dans des récipients ouverts. Cet état de choses constituait un danger permanent pour la santé publique.
- Un premier projet d’égouts, élaboré en 1903, n’a pas été exécuté. Un nou-vcau projet établi en 1906 vient d’être mis à exécution.
- Les eaux usées sont reçues dans une canalisation formée de conduites secondaires, en tuyaux de grès vernissé, à emboîtement et cordon d’un diamètre Ultérieur uniforme de i5o millimètres, et d’une conduite centrale en tuyaux de ciment armé, de diamètres variant de 200 millimètres à 4oo millimètres, Les joints de ces conduites sont faits au ciment. Des réservoirs de chasses au-
- Annuaire des Distribulions d’eau.
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- tomatiques, d'une capacité de 200 et de 65o litres, sont ménagés, soit en lête des conduites secondaires, soit sur Je parcours des conduites.
- Cette canalisation aboutit à un bassin d’une capacité de i35 mètres cubes environ, construit en maçonnerie de ciment et couvert par un plancher en ciment armé.
- Les eaux usées sont reprises dans ce bassin par deux pompes centrifuges conduites par deux moteurs de i5 chevaux et refoulées à la mer au moyen d’une conduite en fonte de 260 millimètres de diamètre et de 800 mètres de longueur.
- L’extrémité de la conduite de refoulement est supportée par une digue en maçonnerie de ciment terminée par une traverse également en maçonnerie, établie dans les fonds de —om,5o.
- Le débit prévu est de 200 mètres cubes par jour d’eaux usées, plus 200 mètres cubes pour les chasses : au total, mètres cubes.
- La dépense à faire immédiatement pour l’exécution de ce projet a été évaluée à 38o 000 francs, non compris celle qui sera nécessaire pour développer la distribution d’eau et permettre de disposer des 200 mètres cubes par jour indispensables pour faire des chasses dans le réseau d’égouts.
- Ces dépenses sont supportées par les tonds du Budget général de l’Afrique occidentale française. Les frais de fonctionnement seront supportés par la ville de Rufisque.
- Tous les marigots de Rufisque ont été comblés.
- A l’est de la ville, à l’emplacement d’un ancien marigot, actuellement comblé, a été aménagé un canal de 600 mètres de long, qui, avec l’aqueduc de la rue Baudin, assure l’écoulement des eaux.
- Dans le marigot ouest, on a construit un canal en béton de 10 mètres 3e large, qui, avec des petits canaux latéraux, assure l’écoulement des eaux de cette partie de la ville.
- L’état sanitaire de la ville a beaucoup gagné à l’exécution de ces travaux.
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- Soudan
- SOUDAN
- 14 oui ou ha (Bammako )
- t et — Koulouba est le nouveau centre administratif de la Colonie du Haut-Sénégal et du Niger. Il est alimenté au moyen d’une prise d’eau faite, au fleuve Niger en un point situé à l’altitude de 260 mètres et distant de l’agglomération de 4 000 mètres.
- La différence de niveau entre le plateau de Koulouba et la prise d’eau étant d'envii'on 180 mètres, on a élevé en 2 fois l’eau du Niger et l’on a établi une usine de relai avec un réservoir.
- 3. — L’installation sur le Niger comprend deux groupes élévaloires ayant chacun un générateur et une machine avec sa pompe. Chaque groupe marchant isolément peut élever 3 litres d’eau par seconde à une hauteur de 112 mètres. La puissance de chaque machine est de 8 ch. 5.
- Le niveau supérieur du réservoir de l’usine de relai est à la cote 34o. L’eau est ainsi élevée une première fois de 80 mètres. La distance de la prise d’eau à ce réservoir est de 3 000 mètres.
- L’eau est ensuite relevée par l’usine de relai jusqu’à la cote 442> niveau supérieur du château d’eau de Koulouba. L’installation mécanique de cette usine est identique à celle de lusine de prise d’eau. La distance entre l’usine de relai et le château d’eau de Koulouba est de 1 000 mètres.
- 4. — Les réservoirs sont au nombre de 2. Le réservoir supérieur de Koulouba, en tôle, de 5 mètres de diamètre et 5 mètres de hauteur, a une capacité de 100 mètres cubes.
- ï>. — Les dépenses faites en France comprennent (livraison à Bordeaux) :
- Groupes élévatoires.....................................4r 200 *r-
- Tuyaux d’aspiration et de refoulement...................33 798 fr. 26
- Réservoir de 100 mètres cubes........................... 3 926 fr. 4°
- Robinets-vannes et accessoires.......................... 3 207 fr.
- Total...........................82 181 fr. 66
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- Guinée
- GUINÉE
- Dans la colonie de la Guinée française, une seule ville, Conakry, est actuellement dotée d’un système complet de distribution d’eau.
- Des études doivent être laites pour assurer l’alimentation, par distribution mécanique, des centres de Boké et de Kindia qui, comme les autres centres de Guinée, ne sont approvisionnés que par le puisage à la main dans une rivière ou une source voisines. Il faut ajouter cependant, en ce qui concerne Boké, une canalisation de 4oo mètres de long et de 4<> millimètres de diamètre, reliant une source assez convenablement captée au Wharf, et servant surtout au vapeur du service local ; en ce qui concerne Kindia, quelques installations particulières de puits munis de pompes actionnées par des moteurs à vent.
- Conakry
- f Européens ....... 85o habitants
- 1. — Population < Syriens ........ ioo —
- ( Indigènes. ....... 7.000 —
- , Total. . . . . . 7-45o habitants
- Jusqu’au moment (ic)o3) où la ville de Conakry a pu être alimentée en eau par le système actuel, ses habitants utilisaient des puits foncés dans une nappe dont le niveau était influencé par les marées et qui était contaminée par les infiltrations superficielles.
- Depuis l’installation des bornes-fontaines, les puits ont pu être fermés et la guerre aux moustiques a pu être entamée avec succès. Les Européens ont pu établir dans leurs logements des salles de bains avec douches, des W.-C. avec chasses et toutes les installations hydrauliques si nécessaires aux besoins de l’existence dans les pays chauds. Il en résulte une amélioration sensible des conditions de l’hygiène générale de la ville.
- L’utilisation industrielle de l'eau de Conakry ne consiste, pour le moment, qu’en son emploi pour quelques moteurs mécaniques, pour l’alimentation des navires une prise a été installée sur le Wharf dans ce but), pour celle de la gare du chemin de fer et pour une fabrique de glace ; le volume d’eau distribué. qui ne dépasse pas, à l'éliage, 8 à 900 mètres cubes, ne permet pas encore son utilisation pour les cultures et plantations, mais la question des irrigations de la banlieue (Camayen) où des exploitations agricoles importantes se sont installées est à l’étude.
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- S- — L’eau alimentant Cônakry provient de la rivière Lamékouré captée dans le massif du Kakoulima, à 43 kilomètres N.-E. de Conakry.
- Un barrage en maçonnerie a été primitivement créé au point 42 km. 3oo de la conduite ; il mesure 1 m. 90 de hauteur sur 26 m. 90 de longueur ; des vannes laissent écouler le trop-plein pendant la saison pluviale (juin à septembre). La chambre de captation d’où part la conduite d’amenée est située à l’une des extrémités du barrage et mesure 1 m. de largeur sur 5 m. 5o de long et 1 m. 5o de profondeur.
- Pour éviter des pertes importantes, on a été amené à reporter la captation à une altitude plus élevée ; un deuxième barrage a été installé à 58o mètres en amont ; il mesure 8 mètres de long sur 1 mètre de profondeur. De là une conduite en béton de 0 m. a5 de diamètre sur une longueur de 48o mètres, continuée par une conduite en fonte de 260 millimètres de diamètre et 100 mètres de longueur, amène l’eau dans la chambre de captation inférieure précitée, qui se trouve à la cote 85 m. 45.
- Une conduite en fonte de 25o millimètres amène l’eau dans un bassin établi au kilomètre 36 5oo, à la cote 65 mètres et qui a 2 m. 55 de longueur, 1 m. 20 de largeur et-2 m. 38 de hauteur.
- De là une conduite d’amenée de 3oo millimètres conduit l’eau aux réservoirs de distribution placés au point le plus élevé de Conakry (altitude
- i5 m. i5).
- L’installation de la conduite, à la traversée des rivières et des marigots, a nécessité la construction de 19 passerelles, formées de 2 fers en I reposant sur piles en maçonnerie et dont la longueur varie de 5 mètres à 80 mètres.
- Sur le reste du parcours, la conduite est souterraine ; un chemin en terre de 2 mètres de largeur permet d’en assurer là visite.
- L’eau du Lamékouré est d’origine superficielle ; elle provient des eaux pluviales tombant sur le massif du Kakoulima qui est complètement boisé. Le bassin de réception, dont l’étendue n’a pas été appréciée, mais n’est pas très grande, reçoit annuellement environ 5 mètres de hauteur de pluie qu s’infiltre à travers les couches superficielles de latérite très poreuse et vient se réunir sur les bancs de granit porphyroïde compact qui forment le noyau du massif ; malgré la durée relativement réduite de la saison pluvieuse, 4 à 5 mois, le volume d'eau assuré à l'étiage est encore de 800 mètres cubes par 24 heures.
- L’eau a donné à l’analyse les résultats suivants :
- Limpidité au repos ...............................très limpide
- Réaction...........................................Neutre
- Titre alcalimétrique...............................o gr. 009
- Odeur..............................................Néant
- Dégré hydrotimétriqne............ .................3«>5
- Chlorure (en chlore par litre)................. o gr. o 094
- Chaux..............................................Néant
- Matières organiques (exprimées en oxygène par litre), o gr. 001
- Fer (par litre)..................................... • o gr. o 024
- Magnésie...........................................Néant
- Oxygène dissous....................................Néant
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- Analyses bactériologiques.
- Echantillon prélev é dans la rivière au point où le courant est le plus fort.
- 4o germes
- pas de germe liquéfiant pas de moisissure.
- Echantillon prélevé au point où le courant est le plus faible.
- 34o germes 10 germes liquéfiants 10 moisissures.
- Les eaux sont utilisées sans filtration ni décantation.
- Î4. — L’eau arrive à Conakry par la gravité ; les points principaux de la conduite ont les niveaux suivants :
- Bassin de captation, kilomètres 42 3oo................... cote 85 m. 45
- Bassin intermédiaire, kilomètres 36 5oo . . . . . . cote 65 m. 00
- Débouché de la conduite d’amenée dans les réservoirs . . cote 24 m- 3»
- 4. — Les réservoirs de Gonakry comprennent deux groupes de 3 cuves métalliques.
- Les cuves sont cylindriques, en tôle, avec fond en forme de calotte sphérique, elles ont un diamètre intérieur de 8 m. 80 ; 4 m- 4° de profondeur et une contenance de 266 mètres cubes chacune.
- Chaque réservoir est monté sur une tour en maçonnerie de 4 mètres de hauteur, et entouré d’une chemise en maçonnerie ; l’ensemble forme deux bâtiments séparés mesurant extérieurement 35 m. 5o de longueur, 11 m. 60 de largeur et 12 m. 55 de hauteur, y compris la toiture en tôle ondulée.
- L’un des bâtiments est surmonté d’un belvédère auquel on accède par un escalier circulaire, l’autre est surmonté d’un lanterneau.
- La place située en avant des châteaux d’eau est aménagée en jardin avec cascade et bassin alimentés par le trop-plein, qui s’écoule définitivement à la mer par un aqueduc de 45o mètres de longueur.
- î». — La consommation journalière normale de Conakry se décompose
- ainsi :
- 37 abonnés......................................... mètres cubes
- 20 bâtiments administratifs........................ »
- Hôpital Ballay................................. 8' »
- Chemin de fer .................................i5 »
- Wharf ........................................2- »
- 80 mètres cubes
- 45 bornes-fontaines................................
- 3 lavoirs.......................................t
- 2 abreuvoirs ...................................( 700 mètres cubes
- Arrosage du jardin du gouvernement..............( normalement
- Arrosage du jardin public........................1
- Arrosage de la Pépinière........................ /
- Îi vasque avec groupe allégorique . 300 mètres cubes
- 2 0erbes..........................173 »
- 1 tourniquet au jardin public . . 75 »
- 1 petite rivière au jardin public .100 »
- 55o mètres cubes.
- Pendant l’hivernage, la consommation totale s’élevant à 1 4<m mètres cubes
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- Guinée
- environ est assurée largement par le débit de la rivière captée ; mais à la fin de la saison sèche, ce débit est quelquefois réduit à 800 mètres cubes ; ce qui est à peu près suffisant pour l’alimentation, mais nécessite l’interruption du fonctionnement des jets d’eau.
- Le réseau de distribution se décompose ainsi :
- Tuyaux en fonte de 25o millimètres 38o mètres
- » 200 90
- » 160 » 2 420 »
- » 100 r 46o »
- » . 100 » 1610 »
- » 80 » 6 940 »
- » 60 » r 400 »
- Longueur totale 14 200 mètres
- Les tuyaux des conduites d’amenée et de distribution sont en fonte, à cordon et emboîtement, avec joints au plomb.
- Les appareils du service public comprennent-: bornes-fontaines ;
- 21 bouches de lavage ;
- 4<» bouches d’arrosage ;
- 3 lavoirs ;
- 2 abreuvoirs.
- Des branchements particuliers desservent :
- Les abonnés, au nombre de 37 ;
- Les immeubles du Gouvernement, au nombre de 20.
- L’hôpital Ballay où le tout-à-la-mer a été installé ; un réservoir métallique de oo mètres cubes, monté sur pylône métallique, y constitue une réserve en cas d’accident dans la conduite.
- Le Wharf possède deux prises d’eau, l’une de 60 millimètres et l'autre de 4o millimètres pour l’approvisionnement des navires.
- La gare et les différents immeubles du chemin de fer sont alimentés par une canalisation spéciale : 2 bornes-fontaines, 3 bouches d’arrosage et 1 grue hydraulique pour les locomotives y ont été installées.
- L’eau est délivrée au chemin de fer moyennant une redevance annuelle de 2 000 francs.
- Les abonnés paient 0 fr. 5o le mètre cube.
- Les fonctionnaires ont gratuitement l’eau dans les immeubles appartenant à la Colonie.
- L’eau délivrée au Wharf est payée 0 fr. 5o le mètre cube.
- Lès compteurs en service sont du type Frager à piston ; on doit mettre à l’essai des compteurs d’autres types.
- Le fonctionnement de la distribution' d’eau est assuré directement parle service local des Travaux publics, en régie, pour le compte de la Colonie.
- 6. — Les dépenses effectuées pour la distribution d’eau ont été de :
- i*i 900 000 francs pour la conduite d’amenée et le premier château d'eau construit par le service du chemin de fer.
- 2° 3745oo francs pour la distribution intérieure de Conakry.
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- Guinée
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- A ces dépenses il faut ajouter les travaux exécutés depuis la mise en service :
- ) La construction du deuxième groupe de 3 réservoirs, 122 164 francs.
- ) La construction d’un lavoir pour Européens, 7 5a5 francs.
- c) Le réservoir de l’hôpital Ballay (5o mètres cubes), 11 637 francs.
- d) Le prolongement de la prise d’eau à 58o mètres au-dessus du premier barrage, 10000 francs.
- Entretien de la conduite en 1904 '• 30207 fr. *
- Entretien de la conduite en 190$ : I94i5fr.
- Dans ces derniers chiffres sont comptés divers travaux de canalisation dans Conakry.
- Les dépenses totales s’élèvent à 2 475 000 francs.
- Les dépenses annuelles du personnel d’entretien sont de :
- 1 plombier européen . 5 plombiers indigènes . 1 chef d’équipe . . .
- 4 gardiens............
- • \ . 1
- Conakry
- Conduite d’amenée. .
- Total
- 5 000 francs 2190 »
- 820 »
- 2 555 »
- 10 565 francs
- La conduite a fonctionné d’une façon satisfaisante depuis sa mise en service (octobre 1903).
- Les recettes de la conduite d’eau ont été pour 1906 de :
- ! Redevance annuelle pour prises d’eau 370 fr. Entretien, compteurs et branchements 2221 fr. 25 Eau consomme : 7 000 métrés cubes
- à o fr. 5o........................ 3 5oo fr.
- Chemin de fer (redevance annuelle)................... 2 000 fr.
- Eau délivrée au Wharf 6 400 mètres cubes à o fr. 5o . 3 200 fr.
- Total............................. 291 fr. 25
- 8. - Il n’existe dans aucune ville de la Guinée française un système mécanique complet d’évacuation des eaux usées et des matières fécales.
- Sauf à Conakry, le mode généralement usité pour se débarrasser de ces produits consiste à les jeter directement ou par l’intermédiaire de tinettes dans les jardins ou dans les terrains vagues voisins.
- L’enlèvement des ordures ménagères et l’entretien de la propreté des voies publiques des agglomérations d’une certaine importance, Conakry, Boke. Kindia, etc... sont assurés par les prisonniers indigènes.
- Un arrêté municipal du 22 mars 1906 réglemente les mesures à preridie dans l’intérêt de la salubrité publique.
- Les eaux usées sont, en général, jetées aux abords des maisons ou dans les jardins. Quelques habitations, qui ont une installation d’eau complète et se servent de puits perdus avec ou sans canalisations, y conduisent leurs eaux usées.
- Les W.-C. sont munis de tinettes mobiles qui doivent être vidées aux appontementsrlatrines, conformément à l’arrêté municipal. . _
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- Guinée
- Ces appontements-latrines, au nombre de 5, sont à l’usage des indigènes ; ils rendent des services très appréciables.
- Deux établissements ont installé le tout-à-l’égout déversant à la mer.
- 1. — L’Hôpital.
- 2. — La Compagnie française de l'Afrique occidentale qui, à cause de la proximité de la mer, a pu installer un collecteur peu important.
- Ces deux immeubles ont été munis des mêmes appareils inodores, cbasse d’eau aux W.-G., appareils de chasse fonctionnant automatiquement.
- Dans le premier établissement, les canalisations sont en grès, dans le deuxième, elles sont en fonte.
- Un égout souterrain a été établi pour l’évacuation des eaux pluviales très abondantes (5 mètres de pluie en 4 mois environ), il suit le troisième boulevard et a une longueur de î kilomètre, 1 mètre de largeur et une hauteur variant de o m. 45 à î mètre.
- Enfin, quelques travaux peu importants de dessèchement et de comblement de dépressions ont été exécutés récemment. À Conakry même, dans la plaine de Tumbo, quelques lots de terrains formaient des bas-fonds où l’eau séjournait pendant la saison d’hivernage ; on a remblayé les uns et asséché les autres par des fossés conduisant les eaux à la mer. On a commencé à remblayer le terrain marécageux, découvert aux basses mers, qui restait entre la digue du chemin de fer et celle de la route du Niger, entre l’île de Tumbo et le Continent.
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- Côte d’ivoire et Dahomey
- COTE-D’IVOIRE
- Il n’existe pas à proprement parler de distribution d’eau à Grand-Bas-sam, ancien chef-lieu et Centre commercial de la Colonie, ni à Bingerville, nouveau chef-lieu administratif, ni à Abidjan, tête de ligne du Chemin de fer en construction.
- DAHOMEY
- 11 n'existe de distribution d’eau dans aucun des centres importants de cette Colonie (Porto-Novo, chef-lieu de la Colonie, Cotonou, Ouidah, etc.).
- Pour Cotonou qui a une assez grande importance commerciale, et qui est la tête de ligne d’un chemin de fer en exploitation sur a5o kilomètres, l’on a étudié récemment un projet consistant à capter les eaux d’une nappe souterraine au moyen d’un puits de grand diamètre et de 8 à 10 mètres de profondeur, creusé à i4 kilomètres environ de la ville, loin de toute agglomération, et à refouler ces eaux par machines à vapeur dans une conduite en fonte, aboutissant à un réservoir métallique sur tour en maçonnerie à construire dans la ville même de Cotonou. Aucune suite n’a été donnée jusqu’à présent à ce projet.
- i
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- Congo
- CONGO
- Libreville
- 1. — Population.
- r Européenne f Indigène
- ioo
- 4-000
- 4.100
- La canalisation d’eau potable de Libreville est en service depuis novembre 1904.
- L’eau est employée pour les usages domestiques, pour la fabrication de la glace, et aux ateliers du Service des Travaux publics.
- 2. — L’eau provient d’une source située à 5oo mètres environ des bâtiments de l’hôpital, et captée dans un bassin de forme rectangulaire, d’une capacité de 25 mètres cubes. L’eau est considérée comme de très bonne qualité ; elle était déjà utilisée, avant les travaux de captation, par la population-et pour le service de l’hôpital.
- î$. — A côté du Bassin de captation est édifié le bâtiment des machines.
- L’alimentation du réservoir de distribution est assurée par deux petites pompes à vapeur qui prennent l’eau dans le bassin et la refoulent au moyen d’une canalisation en plomb de 3oo mètres de long et d’un diamètre de-5o .millimètres. Le débit total de ces deux pompes estde4°oo litres par heure.
- Lne petite chaudière verticale, système Fiekl, chauffée au hois ou au charbon, fournit la vapeur nécessaire.
- 4. — Le réservoir se compose de plusieurs caisses en tôle d’acier galvanisée, montées sur un massif en maçonnerie de 3 m. 5o de hauteur.
- Les dimensions de ces caisses sont de 2 mètres X 1,20 X 1,95. La capacité est de 55 mètres cubes.
- Un deuxième réservoir également en tôle est placé à 1 kilomètre environ du premier et alimente la partie basse de la ville. Sa capacité est de-i5 mètres cubes, la différence de niveau entre les deux réservoirs est de-17 mètres.
- 5. — Il existe deux branchements particuliers sur la conduite, desservant, l’un l’hôtel du Lieutenant-Gouverneur, l’autre l’hôtel du Secrétaire Général.
- Le volume d’eau consommé par jour au moyen des deux branchements et des bornes-fontaines, est de 55 mètres cubes. Le réseau est en tuyaux de plomb de 5o millimètres de diamètre intérieur. Sa longueur est de 2 i5o m. environ.
- L’eau est distribuée au public au moyen de 12 bornes-fontaines en maçonnerie, avec robinet à pression. Aucune concession d’eau n’est encore accordée.
- L’exploitation se fait en régie, au compte du service local.
- 6. — Les dépenses d’installation se sont élevées à 8000 francs environ. Cette installation a été faite par les soins du Service des Travaux publics de la Colonie.
- lies dépenses annuelles d’exploitation et d’entretien s’élèvent à 1 200 fr-
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- Congo
- — 1052 —
- Brazzaville
- 1. — La population de Brazzaville est de : 120 à i3o Européens et 700 à 800 indigènes.
- Lanouvelle conduite d’eau a été commencée en 1904; elle vient d’être achevée.
- Le volume d’eau dont on dispose ne dépasse pas T 000 mètres cubes par jour ; il est destiné avant tout à l’alimentation et aux usages domestiques, puis à l’arrosage des rues et à l’assainissement.
- 5î. — L’eau est prise dans un ruisseau coulant au nord de la ville et alimenté par 2 sources situées à 3oo mètres du bassin de captation. Il n’en a pas été fait d’analyse chimique et bactériologique. Le cours d’eau est barré par une digue en maçonnerie protégée par des revêtements d’argile ; son plan d’eau a été relevé de o m. 80. L'eau passe, par une conduite en fonte de 200 millimètres sur 100 mètres de longueur, dans l’un des compartiments extrêmes d’un bassin de décantation, divisé en 3 parties et d’une contenance totale de 60 mètres cubes. Dans le compartiment du milieu s’opère un filtrage grossier sur gravier et pierre cassée. La pompe élévatoire aspire dans le troisième compartiment.
- 3- — L’eau est refoulée dans le réservoir de distribution au moyen d’une pompe horizontale à double effet, pouvant débiter 12 litres 74 par seconde, actionnée par une machine Weyher et Richemond de 10 chevaux. La conduite d’aspiration est en fonte de 200 millimètres et de 6,5o de longueur. La hauteur d’aspiration est de 2 m. 4o.
- La conduite de refoulement, en tuyaux à cordon et emboîtement, a une longueur de 3o3 mètres. La hauteur de refoulement est de 38 mètres.
- 4. — Le réservoir de distribution est placé sur le plateau de Brazzaville, à 35 m. 5o environ au-dessus du niveau du fleuve Congo. Une tour de 6 m. 5o de hauteur, supporte un réservoir cylindrique en tôle de 6 mètres de diamètre, et 5 m. 3o de hauteur, dont la capacité est de i65 mèti'es cubes.
- 5. — On compte distribuer au début un volume journalier de i65 mètres cubes.
- La conduite de distribution comprend :
- 1. — Une conduite maîtresse en fonte à cordon et emboîtement de 1 20 millimètres de diamètre et d’une longueur totale de 617 mètres.
- 2. — Un réseau de tuyaux de 100 millimètres à emboîtement et cordon, dont le développement est de 1011 mètres.
- Sur ces tuyaux sont branchées : 6 bornes-fontaines avec robinets de prise pour l’ai'rosage et 6 bornes d’incendie.
- Un robinet sera établi dans chaque maison habitée par des fonctionnaires de chez les habitants qui en feront la demande ; le nombre de ces orifices ne dépassera pas 3o.
- Aucun réglement n’a encore été établi, concernant la distribution de l’eau aux particuliers.
- O. — La dépense totale de ces travaux est d’environ 160 000 francs.
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- Guyane
- GUYANE
- Cayenne
- 1. — La ville de Cayenne a i3ooo habitants environ, d’origines très diverses par suite de l’immigration créée par l’industrie aurifère ; il y a environ 5oo Européens.
- 2. — Deux conduites desservent Cayenne, celle du Rorota, datant de 1867, et celle de Rémire, inaugurée en 1893.
- La première est alimentée par deux lacs artificiels recevant les eaux du Rorota, ruisseau torrentiel qui coule sur les flancs du massif montagneux du Mahury.
- Ce ruisseau a été barré en deux points étroits par des digues en terr-e qui ont formé deux lacs appelés Lalouette et Rorota ; le premier est à l’altitude de 113 m. 37 et forme une réserve d’eau de 35 000 mètres cubes, le second est à l'altitude de 122 m. 29, il a une superficie de 6 hectares et constitue une réserve d’eau de 220 000 mètres cubes.
- Un bassin situé à la cote 83,84, recueille le trop-plein des deux lacs, et alimente la conduite d’amenée en fonte, à emboîtement et cordon de 200 millimètres de diamètre. La longueur de cette conduite est de 11 915 mètres.
- — La conduite du Rémire est alimentée par les eaux du Rémire, ruisseau ayant une origine identique à celle du Rorota, et qui a été barré au moyen d’une digue en terre protégée en partie par un enrochement.
- Le trop-plein suit le lit du ruisseau et vient déboucher au bassin de captage de Rémire, qui reçoit en même temps une partie des eaux du Rorota par un aqueduc de 20 centimètres de largeur, 4o centimètres de hauteur et 1 85o mètres de longueur établi à flanc de coteau.
- Ce bassin de captage, en maçonnerie, est à l’altitude de 58 m. 32 ; il alimente la nouvelle conduite en tuyaux de fonte à emboîtement et cordon de 3o centimètres de diamètre et d’une longueur de io35o mètres.
- Les eaux sont considérées comme bonnes. : elles sont limpides, inodores et agréables au goût.
- Elles contiennent des traces de sels alcalino-terreux ; o gr. 017 de chlorure par litre, 5 à 6 milligrammes de fer et 5 milligrammes d’oxygène provenant de matières organiques d’origine végétale.
- L’aération et l’épuration physique des eaux sont réalisées par des chutes artificielles sur gradins maçonnés de 2 mètres de hauteur.
- A la prise d’eau du Rorota, l’eau tombe de 19 mètres de hauleur et parcourt 5o mètres sur des blocs de rocher avant de pénétrer dans la canalisation.
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- Guyane
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- 3- — Les eaux arrivent à Cayenne par la gravité.
- 4. — H existe deux réservoirs situés, l’un sur la colline de Montabo, l’autre sur la colline du Cépérou, au nord-ouest de Cayenne.
- Le réservoir de Montabo reçoit les eaux de Remire ; il a une capacité de 2000 mètres cubes ; sa hauteur est de 5 mètres ; ses dimensions extérieures sont 43 mètres et i3 mètres; il est divisé en deux compartiments d’égale contenance et indépendants.
- Cet ouvrage est construit en maçonnerie de moellons pour les murs et le radier, de pierres artificielles pour les chaînes d’angle et les plinthes, et recouvert par des dalles en béton avec armatures en 1er I.
- Il est relié au suivant par une conduite en fonte de % 8oo mètres de longueur et 25o millimètres de diamètre.
- Le réservoir du Cépérou reçoit les eaux du Rorota et le trop-plein du réservoir de Montabo ; sa contenance est de 5oo mètres cubes ; la hauteur d’eau de 4 mètres.
- Il est construit en maçonnerie et recouvert en tuiles posées sur charpente •en bois. Ses dimensions extérieures sont 23 mètres et îo m. 5o. Il est divisé en deux compartiments susceptibles d’être mis en communication.
- 5. — Le volume d’eau consommé par jour est de 2 ooo mèti-es cubes, soit 185 litres par habitant.
- Le service privé consomme 1820 mètres cubes, dont 117 mètres cubes pour l’industrie ;
- Et le service public consomme i63 mètres cubes.
- Le réseau de distribution est en tuvaux de fonte, à emboîtement et cordon, avec joints au plomb.
- Le nombre de branchements établis sur la conduite de Rémiré est le suivant :
- 10 branchements de 125 millimètres de diamètre.
- 7 » de 100 »
- 16 » de 60 »
- Les branchements établis sur la conduite du Rorota sont les suivants :
- 2 branchements de 123 millimètres de diamètre.
- 3 » de 100 »
- 10 » de 60 »
- 16 bornes-fontaines type « Chameroy ».
- et 102 bouches d’arrosage type « Chappée », desservies par des]tuyaux de 4o millimètres.
- Toutes les concessions d’eau, au nombre de 1 o54, sont à robinet libre, ^sauf celles des usines qui sont réglées au compteur. Elles reçoivent environ 1 600 litres par jour (la distribution dure 3 heures).
- La redevance annuelle est de 3o francs.
- Les usines ont un tarif spécial : Les cinq premiers hectolitres consommés -coûtent i5 francs, et chaque hectolitre en plus, 5 francs.
- Les concessions aux services publics sont gratuites.
- 6. — Les dépenses totales d’exploitation de la distribution d’eau s’élèvent à 3o 000 francs environ. Les recettes annuelles atteignent 37 000 francs,
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- dont 3i 600 francs pour concessions des particuliers et 54oo francs pour concessions des usines.
- Les dépenses de premier établissement ne sont pas connues.
- 8. — La ville de Cayenne a des rues larges et rectilignes, empierrées en granit, avec caniveaux et bordures de trottoir. Mais la voirie, surtout en ce qui concerne l’enlèvement des immondices, laisse à désirer de telle sorte que la ville n’a pas l’aspect de propreté qu’on pourrait espérer.
- Les eaux usées sont généralement rejetées aux caniveaux ou aux égouts par des caniveaux en briques ou des gargouilles, mais il existe beaucoup de propriétés où elles ne sont pas conduites à l’extérieur, et sont simplement jetées sur le sol des cours et disparaissent par infiltration ou évaporation.
- Les eaux pluviales sont généralement recueillies par des gouttières avec ou sans tuyaux de descente. Mais il n’y a pas de branchements particuliers et les eaux pluviales ne vont jamais directement à l’égôut.
- L'évacuation des matières fécales est encore plus défectueuse : les maisons sont pourvues de tinettes en bois ou en zinc, sans couvercle, que l’on enlève une fois par semaine et qui sont remplacées par d’autres en approvisionnement, les tinettes sont transportées hors de la ville, dans fdes fourgons plus ou moins étanches puis vidées dans des champs d’épandage.
- L’enlèvement a lieu par rue tous les 8 jours entre 6 et 8 heures du matin, par les soins de 2 ou 3 entrepreneurs qui perçoivent des propriétaires 3 fr. par mois et par tinette.
- Ces tinettes sont généralement placées dans des dépendances de chaque maison. N’étant point closes, elles vicient l’atmosphère.
- Le service d'enlèvement des immondices se fait par des tombereaux en bois desservant chaque rue une fois par semaine, à toute heure du jour. Les ordures déposées sur Je sol ou dans des récipients sont chargées dans les tombereaux qui vont les déverser sur la plage à des endroits fixés.
- il n’existe pas de réseau d’égouts complet. Quelques rues sont desservies en partie ou en totalité pour l’évacuation des eaux pluviales et ménagères, mais il n’a jamais été dressé de plan d’ensemble pour l’établissement d un réseau ; en général, les pentes sont insuffisantes et les sections trop faibles.
- Il y a deux égouts collecteurs principaux ; ceux de la rue Voltaire et de la Chaussée Sartines ; le premier débouche d’un côté dans la mer et de l’autre dans un fossé latéral au canal Laussat ; le second débouche dans la mer.
- Les égouts sont ou voûtés en briques, ou couverts en béton reposant sur des feuilles de tôle ondulée, ou couverts par des planches : quelques parties mêmes sont à ciel ouvert.
- Les eaux recueillies par le fossé latéral au canal Laussat sont conduites dans ce dernier par des aqueducs munis de vannes dont certaines a fermeture automatique, disposition qui permet aux eaux de refluer dans les égouts à chaque marée.
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- Martinique
- MARTINIQUE
- Fort-de-France
- I. — La population totale de Fort-de-France est d’envrron 20.000 habitants.
- L’eau est presque exclusivement employée aux usages domestiques. Le service industriel ne comprend pour le moment à Fort-de-France que l’usine électrique et quelques fabriques de glace et d’eaux gazeuses.
- L’installation actuelle ne fournit pas assez d’eau pour permettre le lavage des rues.
- &. — Fort-de-France est actuellement alimenté par les eaux d’un des bras, dit Bras Dumozé, de la rivière de Case-Navire, qui descend des flancs couverts de forêts des Pitons du Garbet. Ce bras a été barré par une digue à
- 8 kilomètres de Fort-de-France et à l’altitude de 220 mètres. Les eaux descendent suivant une pente continue variant de 10 à 91 millimètres par mètre, dans un aqueduc en maçonnerie en plein cintre, de 0 m. 80 d’ouverture et o m. 80 de hauteur, jusqu’à un château d’eau situé à proximité de la ville, et où elles tombent en cascade d’une dizaine de mètres de hauteur. L’aqueduc est établi sur le côté, opposé au ravin, d’un petit chemin de 2 à 4 m. 5o de largeur, qui a été fait pour sa construction et qui sert à son entretien.
- Le chemin et l’aqueduc traversent, par un tunnel de i4o mètres de longueur, 2 m. 20 d’ouverture et 3 m. i5 de hauteur, taillé dans le roc, la crête séparant la vallée de la rivière de Case-Navire de celle de la rivière Madame qui aboutit à Fort-de-France.
- Les travaux ont été exécutés en 1855-56, à frais communs par l’Etat, la Colonie et la Ville qui ont droit chacun à 1 /3 du débit.
- Le débit du canal de Gueydon, mesuré au château d’eau, ne descendait pas autrefois au-dessous de 10 5oo mètres cubes par jour pendant les périodes de sécheresse. Il s’est abaissé par suite de déboisements inconsidérés, à
- 9 3oo mètres cubes eni897;à8 4oo mètres cubes enigoietà8ooo mètres cubes en igo5.
- Au début, les eaux étaient considérées comme de très bonne qualité ; depuis lors, celle-ci s'est profondément modifiée. Même, par suite de l’installation d’un établissement thermal, à 2 kilomètres en amont de la prise d’eau du
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- Martinique
- camp de Balata, les eaux sont devenues impropres à la consommation. Certaines analyses ont en effet révélé la présence de nombreuses colonies de bactérium coli et même du bacille typhique.
- Les eaux ne subissent cependant aucune opération d’épuration ou autre avant d’être livrées à la consommation.
- 3- — Les eaux sont amenées en ville par la gravité.
- 4. — Il n’y a pas de réservoir proprement djt, mais un simple château d’eau de dimensions très réduites et d’où partent les conduites de distribution.
- o. Le'volume d’eau consommé par jour par les services publics (Etat, service local, fontaines publiques) varie un peu avec les saisons, il est en moyenne de 2 000 mètres cubes. Le volume consommé par le service privé également variable est en moyenne de 6 000 mètres cubes.
- Les conduites de distribution sont en fonte, à cordon et emboîtement, avec joints au plomb.
- Le service public est assuré par 4 fontaines monumentales et par 18 bornes-fontaines.
- L’eau est livrée gratuitement aux services publics de l’Etat, de la Colonie et Municipaux.
- Aux particuliers l’eau est fournie, par concession, au robinet de jauge, à raison de 3o francs le demi-pouce fontainier. Les conditions de concessions sont réglées par un arrêté du Gouverneur du 4 juillet i856.
- Le service de la distribution d’eau est assuré directement par la municipalité.
- 6. — L’aqueduc d’amenée des eaux, ainsi que les travaux de captage ont été exécutés en régie en 1855-56. On utilisa à cet effet le concours des disciplinaires et des condamnés civils, ces derniers au nombre de 5o, payés à raison de 0,25 par jour. La dépense totale d’établissement s’est élevée à la somme de 120 000 francs, qui a été répartie par parts égales entre l’Etat, la Colonie et la Ville.
- Les travaux nécessités par le service de distribution ont été exécutés également en régie, au fur et à mesure des besoins ; les dépenses correspondantes ont été noyées dans les dépenses d’entretien.
- Les dépenses annuelles d’entretien et de gardiennage s’élèvent à environ 94oo francs. En ce qui concerne plus particulièrement l’entretien du canal d’amenée, la dépense est supportée par les 3 services intéressés, Etat, Colonie et Ville ; la part contributive de chacun d’eux a été fixée à 2 000 francs.
- L’eau étant livrée gratuitement aux services publics, les ressources ne proviennent que des concessions particulières. Ces concessions, au nombre de 1 100 environ, produisent une recette annuelle d’environ 3o 000 francs.
- 7. — Le Gouvernement local s’est préoccupé de la situation dans laquelle se trouvait Fort-de-France par suite de la réduction du débit et de la mauvaise qualité des eaux distribuées, et le projet d’une nouvelle adduction a été étudié. Ce projet est établi sur les bases ci-après :
- Les eaux seraient prises dans la rivière de Case-Navire, en ajoutant les eaux du Bras-Duclos à celles du Bras-Dumozé ; le canal de Gueydon serait
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- supprimé et remplacé par une conduite en fonte. Pour éviter la pollution des eaux captées, l'on a piévu la suppression de l’établissement de bains d’Absalon, la création d’égouts au Camp de Balata et l’arrêt du déboisement de la région avoisinant la partie haute de la rivière Case-Navire.
- Le débit du Bras-Duclos varie de 8 ooo à 12000 mètres cubes par jour. Avec les eaux du Bras-Dumozé, le débit total prévu est de 16000 mètres cubes au minimum, soit 800 litres par jour et par habitant.
- L’eau du nouveau bras est de bonne qualité, elle est fraîche, limpide et agréable au goût, la vallée en amont est d’ailleurs très encaissée et pas habitée. Les versants sont recouverts d’une végétation très dense et l’eau est aérée par deux chutes de 45 mètres et de 12 mètres de hauteur.
- Le barrage actuel de prise d’eau du Bras-Dumozé serait consolidé et exhaussé de 5o centimètres en vue d’augmenter la capacité du bassin naturel formé par le lit du torrent en amont de l’ouvrage.
- Entre ce barrage et la jonction avec les eaux du Bras-Duclos, la nouvelle dérivation du Bras-Dumozé sur une longueur de 1 264 mètres serait constituée par une conduite en fonte de 0 m. 4° placée en tranchée à 1 mètre de profondeur sous le chemin qui longe l’aqueduc.
- Le nouveau barrage du Bras-Duclos serait formé par un mur en maçonnerie de 3 mètres de hauteur et 2 m. 5o d’épaisseur au sommet. Le bassin naturel ainsi formé à l’amont aurait une capacité de 2 000 mètres cubes.
- La dérivation de ce bras serait également constituée par une conduite de o m. 4o» de 1 338 m. de longueur.
- Les deux dérivations déboucheraient dans un bassin de réunion présentant dans œuvre 8 mètres sur 4mètres en plan et 2 mètres environ de hauteur d’eau, établi en déblai dans le tuf rocheux, et couvert par une voûte en maçonnerie.
- Les eaux sortant de ce bassin seraient amenées par la gravité dans un réservoir éitué à proximité de la ville, au moyen d’une conduite en fonte de o m. 60 de diamètre et de 6 388 mètres de développement, suivant le tracé du canal de Gueydon et placée en tranchée sous le chemin qui le longe.
- Chacune des deux dérivations de 0 m. 4« pourrait donner écoulement à un débit de i5 000 mètres cubes par jour. Quant à la conduite maîtresse de o m. 60, elle pourrait écouler plus de 3o 000 mètres cubes.
- Le projet prévoit l’éventualité de l’établissement sur la conduite d’amenéer en amont du réservoir, d’un branchement destiné à actionner les moteurs de l’usine électrique de Fort-de-France et dont le débit atteindrait 4 000 mètres cubes.
- Le réservoir serait placé à 5 00 mètres de la ville sur un plateau qui la domine de 4° mètres environ. Sa capacité serait de 4000 mètres cubes.
- L’ouvrage serait entièrement en déblai dans un tuf rocheux très consistant.
- Les dimensions dans œuvre seront de 45 piètres X 20 mètres et la hauteur d’eau utilisable maximum de4rn- 60. L’ouvrage sera couvert et divisé en deux compartiments.
- Les prévisions du projet, en ce qui concerne le Aolume d’eau à distribuer, sont les suivantes :
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- Population à prévoir : 3o ooo habitants.
- Service privé 3oooo X 400...................12000 mètres cubes
- Services industriels ..................... 1000 »
- Services de l’Etat........................ 4000 *
- Services de la Colonie.................... 1000 »
- Total...............18 000 »
- Pertes, réserve, etc.........................6000 »
- Total ...... 24 000 mètres cubes
- La dépense de la nouvelle adduction d’eau s’élèverait à 1 4oo 000 francs savoir :
- Réfection du barrage et du bassin de prise d’eau du
- bras Domozé.......................... 6 378 francs
- Construction du barrage du Bras-Duclos .... 9.342 »
- Fourniture et pose de la dérivation Dumozé... 71 857 »
- Fourniture et pose de la dérivation Duclos ... 80 971 »
- Bassin de réunion des eaux.......................... 26 072 »
- Fourniture et posé de la conduite maitresse de
- 600 millimètres ................................ 565 5o4 *
- Réservoir.................................. 290 624 »
- Matériel de pose............................ 32 oi3 »
- Frais de transport.............................. 103276 »
- Travaux divers ..................................... 83 180 »
- Imprévus ...................................... 125 778 »
- Total...................1 400 000 francs
- 8. — A Fort-de-France, l’évacuation des eaux usées se fait dans les caniveaux des chaussées, il ne peut guère en être autrement, le sol de la partie principale de la ville étant à une très faible hauteur, 0 m. 80 au maximum, au-dessus du niveau moyen de la mer.
- Cette faible différence de niveau a toujours élé un obstacle à la construction d’un réseau d’égouts.
- Chaque immeuble comporte deux bassins rectangulaires de la contenance d’un mètre cube chacun, l’un sert aux besoins de l’office et de la cuisine, l’autre est employé comme baignoire. L’écoulement de l’eau usée est pour ainsi dire permanent ; 1 100 concessionnaires reçoivent journellement de la distribution 6 à 8 000 mètres cubes d’eau qui s’écoulent d’une manière continue dans les caniveaux des rues.
- Ces caniveaux ont une section rectangulaire dont la hauteur n’est pas moindre que 0 m. 20 ; leur section augmente considérablement en même temps qu’ils s’approchent du bord de la mer et atteint 0 m. 80 de largeur sur o m. (io de hauteur dans certaines rues principales.
- L’importance de la section des caniveaux est motivée à Fort-de-France par l’intensité des pluies pendant la saison d’hivernage ; encore celle section, bien que considérable, a-t-elle, à différentes reprises, été reconnue insuffisante ; la faible altitude du niveau de la ville au-dessus de la mer n’ayant pas permis
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- de donner aux caniveaux une pente suffisante, lorsqu’une forte averse dure une demi-heure, les eaux ne pouvant s’écouler assez rapidement, déterminent, dans certaines parties de la ville, de véritables lacs et couvrent toute la largeur des rues.
- L’enlèvement des matières fécales est assuré, une ou deux fois par jour, dans chaque immeuble, par des manœuvres-femmes, portant chacune un récipient d’une trentaine de litres qu’elles vont vider à la mer en des endroits fixés par le maire. Cet enlèvement a lieu à heures régulières : le matin entre 6 et 7 heures et le soir de 5 à 6 heures. Ce déversement journalier de matières fécales dans la rade de Fort-de-France a pour effet de corrompre l’eau d’une partie du littoral et d’occasionner des dépôts malsains.
- Les locataires des immeubles paient directement les femmes chargées du service de la vidange à raison de o fr. îo par jour.
- Les immondices et débris de ménage sont enlevés tous les jours, le matin de 6 heures à g heures, dans toute la ville, par des équipes spéciales accompagnant chacune un tombereau à 1 cheval. Ces immondices, comme les matières fécales, sont jetées à un endroit déterminé de la rade (Pointe Simon) qui se trouve sous le vent de la ville.
- La Municipalité de Fort-de-France étudie la question du transport des immondices et des matières fécales en dehors du littoral.
- On ne s’est pas préoccupé jusqu’à présent du comblement des marais ou des dépressions du sol aux abords de Fort-de-France, bien que la question de l’agrandissement de la ville ait été agitée à plusieurs reprises. Il y aurait cependant quelque chose à faire dans ce sens. Aux abords de la ville, au lieu dit « Terre-Sainville », se trouvent des terrains d’une superficie de plus de 4 hectares, servant de refuge à une partie de la population ouvrière, qui trouve dans les cases misérables qui y sont édifiées un abri sommaire. Par suite du faible relief du sol au-dessus de la mer, les eaux de ces terrains n’ont pas d’écoulement et celles qui à chaque forte pluie séjournent dans les dépressions, jointes aux eaux usées ainsi qu’aux ordures ménagères et aux matières fécales, transforment ce quartier contigu la ville en un foyer d’infection dangereux.
- Le Lamentin
- I. — La population de ce bourg, le plus important [après Fort-de-France, est de 2 624 habitants.
- L’eau est exclusivement employée aux usages domestiques.
- H et 3. — Le Lamentin est actuellement alimenté par les eaux de la rivière Lézarde, prises en un endroit complètement inhabité, ce qui leur assure un degré de pureté suffisant. Aucune analyse de ces eaux n’a été faite.
- Les eaux sont amenées par la gravité au réseau de distribution par une conduite en fonte de 8 362 mètres de longueur et de 25o millimètres et 210 millimètres de diamètre, sans subir aucune opération de décantation ou
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- autre. Seul un petit bassin installé d’une façon rudimentaire existe immédiatement après la prise d'eau.
- 4. — Pas de réservoir ; la conduite d’amenée dessert directement le réseau de distribution.
- 5. — Le volume d’eau consommé par jour par les services publics (Etat, Colonie, Fontaines publiques) varie avec les saisons ; il est en moyenne de <)5o mètres cubes. Le volume consommé par le service privé est en moyenne de î 3oo mètres cubes.
- Les conduites de distribution sont en fonte à joints sphériques Doré, avec garniture de plomb. Les diamètres employés, variables, sont inférieurs à 200 millimètres.
- Le service public est assuré par deux fontaines et par 11 bornes-fontaines.
- L’eau est fournie gratuitement aux services publics qui ont d’ailleurs participé aux dépenses d’installation. Les particuliers obtiennent des concessions au robinet de jauge moyennant le prix de 3o francs par demi-pouce fontainier.
- Le service de la distribution d’eau est assuré directement par la municipalité du Lamentin.
- 6. — L’installation complète de la distribution d’eau a coûté 279 700 francs. Cette dépense a été supportée par la Municipalité, l’Etat et la Colonie.
- Les dépenses effectuées chaque année pour l’entretien et le gardiennage s’élèvent à 1 000 francs.
- Les recettes annuelles provenant des concessions consenties aux particuliers, sont évaluées eu moyenne à 2 660 francs pour 76 concessions.
- CENTRES DE LA MARTINIQUE AYANT DES DISTRIBUTIONS d’eAU INSTALLÉES ü’uNE
- . I
- FAÇON PLUS SOMMAIRE
- Un certain nombre de communes de la Martinique, sans être munies d’une distribution complète, possèdent néanmoins chacune une adduction d’eau potable établie d’une façon sommaire.
- Le tableau ci-après donne les caractéristiques principales de ces distributions.
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- Petites adductions
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- Désignation des communes Population Provenance de l’eau Qualité l Mode d’adduction *0 2 Bassin intermédiaire de décantation Consommation j journalière1
- Ac '.duotions
- à
- Gros-Morne
- I 200
- habitants
- Rivière du Galion
- Direction d’Artillerie et Marine
- Fort-de-France
- Services
- militaires
- Rivière l’Or affluent de la rivière
- Montiéni
- Eau . très pure venant de régions inhabitées
- Dériva-
- tion
- Eau
- très pure
- Dériva-
- tion
- Néant
- Néant
- Petit bassin à la prise
- Petit bassin à la prise. Deux bassins intermédiaires
- 5oo me.
- Service de troupes
- ’ Barbet I Trinité I Marin j Morne vert ' Schœlcher i François I Lorrain I Marigot Sainte Marie
- de 800 à 2 000 habitants
- Rivières
- diverses
- Dériva-
- tion
- Néant
- Fonction-
- nement
- irrégulier
- Adductions
- Saint-Joseph 1 200 habitants Sources Eau très pure Dériva- tion Néant Petit bassin 1 à la captation et un à l’arrivée au bourg 180 me.
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- Martinique
- Conduite ou aqueduc d’arrivée
- Dépenses
- Nature des conduites Appareils du ® fl O M fl ® ® o tf- Recettes
- Système -ri -fl ® à annuelles
- de joints service pnblic S cS
- © G ^ cis
- Q- ^ te
- Observations
- existantes
- 7 a
- 8ioom.
- i4 cm.
- Conduite en fonte joints à emboitement
- Conduite en fonte
- Conduite en fonte
- 4 bornes-fontaines
- En dehors de l’alimentation des casernes et de l’Arsenal d’Artillerie,
- 5 bornes-fontaines publiques
- Bornes-fontaines
- publiques
- ioo ooo fr. estimation
- un
- ;ardien à la prise
- 6 concessions pour services publics : Mairie, gendarmerie, etc.
- Néant
- Le service est assuré par la municipalité
- Ces adductions faites
- par dérivation sont anciennes et mal entretenues. La distribution est irrégulière.
- projetées
- l8ooj
- 8 cm.
- Conduite en fonte joints à emboitement
- 6 bornes fontaines
- 20 ooo fr. prévision
- Néant
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- Guadeloupe
- GUADELOUPE
- Basse-Terre
- 1. — La population de la ville de Basse-Terre, chef-lieu de la Colonie, est de 7 456 habitants.
- Au point de vue de l’hygiène publique, la distribution est considérée, comme dans tous les pays chauds, comme ayant une très grande importance. Cependant là ville étant traversée par une rivière et située à proximité de deux autres, rivière des Galions au sud et rivière des Pères au nord, cette importance n’est pas capitale comme à la Pointe-de-Pitre qui était complètement privée d’eau avant l’établissement de sa conduite.
- 2 et 3. — La ville est alimentée principalement par deux conduites distinctes établies en 1874; celle de Malanga et Roche et celle de la Rivière aux Herbes.
- La première a son origine à une altitude de 700 mètres, au-dessus du Camp Jacob. Elle est formée par la réunion des eaux de deux ruisseaux, la ravine Malanga et la ravine Roche. Les eaux de la ravine Malanga sont amenées en conduite forcée dans la ravine Roche, en amont du barrage en maçonnerie établi sur cette dernière, à 6 kilomètres environ de Basse-Terre.
- De ce barrage part une canalisation formée, d’aboi'd par une conduite en fonte, puis par un canal couvert, et qui aboutit à Gaillard, point dominant la ville, où est installé un petit réservoir de distribution.
- Cette conduite dessert, sur son parcours, les établissements du Camp Jacob, Hôtel du Gouverneur, Caserne d’infanterie et d’artillerie, Hôpital militaire, ainsi que la commune de Saint-Claude et un asile d’aliénés.
- L’eau de cette conduite est fraîche, pure et bien aérée.
- Son débit est d’environ 35 litres par seconde, sur lesquels les établissements du Camp Jacob, Saint-Claude et l’asile consomment au moins 5 litres par seconde.
- La deuxième conduite a son origine dans la Rivière aux Herbes, pour ainsi dire dans la ville elle-même. Du barrage en maçonnerie établi sur cette rivière, l’eau s’écoule par un canal ouvert jusqu’à la place du Clocher, point où se trouve un bassin de partage d’où partent les conduites de distribution.
- Le débit de la Rivière aux Herbes en temps de sécheresse est d’environ 35 litres par seconde.
- Les eaux de cette rivière sont, à son origine, très pures ; mais, elles sont
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- ensuite contaminées dans leur parcours à travers des propriétés privées et leur qualité laisse à désirer.
- 4. — Il n’y a pas à proprement parler de réservoirs.
- o. — Les eaux de Maianga-Roche alimentent, par deux canalisations distinctes en fonte partant du bassin de Gaillard, le quartier du Champ d’Ar-bain (partie haute de la ville) et celui de Mont-Carmel. Les eaux de la rivière aux Herbes, par deux conduites distinctes également, alimentent la partie basse de la ville (quartier de Saint-François).
- La consommation totale de ces eaux dépasse 5 ooo mètres cubes par jour.
- Elle est répartie à peu près comme suit :
- 22 bornes-fontaines................. 3oo mètres cubes
- Services publics de l’Etat ou de la Colonie . . 675 »
- 288 abonnés........................4 °4° »
- Total. ....... ôoi5 mètres cubes
- soit 670 litres environ par habitant et par jour.
- Malgré l’élévation relative de ce chiffre, la distribution laisse à désirer a cause du manque de réservoirs et aussi en raison des différences de niveau très importantes (plus de 5o mètres) qui existent entre les différents quartiers ; le fonctionnement du service d’eau n’est pas régulier.
- En dehors des deux canalisations ci-dessus, une fraction de la partie basse de la ville reçoit environ 87 litres d’eau par minute d’une conduite spéciale qui a son origine à la ravine du Lion, alimentée par l’excédent du canal de Bélost.
- Le prix de l’abonnement est de 6 francs par litre à la minute pour les deux conduites principales, et de 4 francs pour cette dernière.
- La ville de Basse-Terre en tire une recette d’environ 19 000 francs par an.
- 6. — Pas de renseignements sur les dépenses d’établissement et d’exploitation.
- Pointe-à-PItre
- 1. — La population de la Pointe-à-Pitre est de 28.942 habitants.
- Au point de vue de l’hygiène publique, la distribution d’eau a une importance capitale. Avant l’établissement du service cl’eau actuel, les habitants ne disposaient pour la boisson que de l’eau de pluie, et se servaient pour les autres besoins d’eau de puits qui était saumâtre. Dans les périodes de sécheresse, il fallait aller chercher de l’eau potable jusqu’au Petit-Bourg.
- Au point de vue industriel, la conduite nouvelle rend de grands services. En particulier, l’usine Darboussier (fabrique de sucre et distillerie) a une concession de 12 litres par seconde.
- S et 3. — Une première petite captation avait été faite après l’incendie de 1 872 pour conduire en ville les eaux de la Baie Mahault. Mais cette conduite ne desservait que quatre ou cinq rues d’un faubourg.
- La distribution d’eau actuelle date de 1888-1890.
- On a capté une partie des eaux de la rivière à Goyaves, au moyen d’un barrage en maçonnerie. En général, l’eau est relativement pure ; mais pen-
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- Ouadeloupe
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- <lant les crues de l’hivernage elle est boueuse et assez chargée de matières organiques ; une filtration sérieuse serait nécessaire.
- Les eaux sont amenées au réservoir de distribution par la gravité, dans une conduite en fonte de 17 022 mètres de longueur et de o m. 5o de diamètre, qui traverse en siphon la Rivière Salée.
- Le débit de la conduite est d’environ 90 litres par seconde.
- 4. — Il existe, sur le parcours de la conduite, à 2 600 mètres de son origine, un petit réservoir ou bassin de décantation, rectangulaire, ayant 39 mètres de longueur et 7 mètres de largeur, divisé en compartiments. L’effet produit par cet ouvrage sur la qualité des eaux est peu appréciable.
- Le réservoir de distribution est situé à proximité de la ville, sur un point culminant, le Morne Miquel, dont l’altitùde au-dessus du niveau de la mer est de 18 m. 19. Les dimensions de cet ouvrage sont 37 m. 60 X i3 m. 3o X 3 m. 3o ; il n’y a pas de compartiments. Sa capacité est de 1 65o mètres cubes. 11 n’est pas couvert. Les dimensions ci-dessus sont insuffisantes pour assurer un service régulier.
- 5. — En déduisant du débit de la conduite les 12 litres par seconde fournis à l’usine Darboussier, le volume distribué en ville est d’environ 80 litres par seconde, ou 6900 mètres cubes par jour ; soit 36o litres par habitant et par jour.
- La distribution se fait au moyen d’un réseau de conduites en fonte, branchées sur une conduite maîtresse de o m. 5oo.
- Les appareils du service public comprennent :
- 1 fontaine monumentale et 1 fontaine Wallace ;
- 2 bornes-fontaines pour l’alimentation des navires ;
- 35 bornes-fontaines pour le public;
- 20 bouches à incendie et 180 bouches d’arrosage (ouvertes par quartier, à raison de à la fois, de 6 heures à 8 heures çlu matin).
- 11 y a 497 abonnés, auxquels la distribution est faite 3 fois par jour, pendant une durée totale de 7 heures et demie.
- Le prix annuel de l’abonnement est de 26 francs par litre à la minute (Il n’y a pas de compteurs permettant de contrôler la consommation des abonnés).
- La ville fait de ce chef des recettes s’élevant à 62 5oo francs en moyenne par an.
- 6. — Pas de renseignements sur les dépenses d’établissement et d’exploitation.
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- Saint-Pierre et Miquelon
- SAINT-PIERRE ET MIQUELON
- Saint-Pierre
- Population : 5.385 habitants.
- La généralité des habitants de Saint-Pierre fait usage de l’eau de puits.
- Il existe cependant un réseau de distribution d’eau de pluie amenée de bassins naturels supérieurs ; mais ce réseau est très peu développé. L’eau distribuée est d’ailleurs de mauvaise qualité. Elle est amenée au réservoir de distribution dit du « Pain de Sucre » au moyen de conduites non étanches, qui laissent pénétrer des eaux usées ou souillées. Aucune filtration n’est faite des eaux à leur sortie du réservoir, lequel est en outre peu protégé contre l’invasion des animaux ou l’infiltration des eaux étrangères.
- L’eau tirée des puits n’est pas de meilleure qualité, ainsi qu’il résulte d’analyses faites en 1891.
- Pour remédier à cet état de choses, la ville de Saint-Pierre avait projeté, en 1894, l’exécution d’une adduction d’eau et l’établissement d’égouts au moyen des fonds d’un emprunt de 200 000 francs. On devait établir un réseau nouveau d’un développement de 2 23o mètres. 11 n’a été donné jusqu’à présent aucune suite à ce projet.
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- OBSERVATIONS GÉNÉRALES
- a) Distributions d'eau.
- Les monographies qui précèdent ne portent pas sur toutes les aggloméra tions coloniales importantes. Même, pour chacune de celles-ci, elles ne sont pas complètes. Il serait donc imprudent d’établir sur ces données une statistique générale des distributions d’eaux des colonies françaises. On peut néanmoins en tirer quelques observations d’un caractère général, que nous grouperons en suivant l’ordre ci-après, qui est à peu près celui du questionnaire :
- i° Utilité et rôle des distributions d’eau ; quantité et qualité des eaux à distribuer.
- 2° Dispositions techniques des ouvrages.
- 3° Conditions générales de construction et d’exploitation des distributions d’eau.
- I- — Toutes les colonies sont unanimes à proclamer l’importance exceptionnelle que présente pour elles l’organisation, dans les agglomérations principales, de services d’eau fonctionnant régulièrement, et distribuant en abondance une eau de bonne qualité. Si, dans les régions à climat tempéré, les distributions d’eau potable présentent une utilité que personne ne songe à contester, elles jouent un rôle beaucoup plus grand dans les pays intertropicaux au double point de vue de l’hygiène et de la civilisation. L’Européen appelé à vivre dans ces régions ne peut supporter la rigueur du climat qu’à la condition de pratiquer l’hydrothérapie. Il lui faut beaucoup d’eau, et de l’eau d’autant plus pure, notamment pour l’alimentation, que ses organes sont plus débilités. Il faut aussi beaucoup d’eau pour assurer la propreté des habitations et celle des rues, pour abattre la poussière et empêcher la propagation des germes nuisibles. Nous ne paidons pas des volumes considérables qui seraient nécessaires si l’on était amené à appliquer dans les agglomérations coloniales les principes du tout à l’égout ; nous en dirons un mot à propos de l’assainissement. Quant à l’indigène, en général, il est certain que ses habitudes actuelles ne le poussent pas à consommer un grand volume d’eau. Il en use peu pour son alimentation et se baigne dans les cours d’eau ; la voirie est d’ailleurs sommaire dans les agglomérations d’indigènes, et l’arrosage y est une pratique peu courante. Mais il entre précisément dans le rôle civilisateur de la France d’amener la modification naturelle de ces habitudes et de faire désirer l’eau à l’indigène en la mettant largement à sa disposition. Il faut observer aussi que les grandes agglomérations d’indigènes qui constituent comme
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- les faubourgs de certaines villes habitées par des Européens sont, pour ces dernières, une menace perpétuelle et se transforment très rapidement en de dangereux foyers d’épidémie. Sans empiéter sur le domaine médical, il nous est permis de dire que ce n’est qu’en y répandant l’eau à profusion qu’on assainira ces agglomérations et qu’on complétera l’œuvre commencée dans les quartiers européens.
- Au point de vue industriel et commercial, les exigences coloniales sont moindres. Cependant, si dans la plupart de nos colonies l’industrie est encore naissante, le commerce maritime y provoque de sérieux besoins en eau potable. Les grands ports doivent être abondamment pourvus d’eau. Dakar, sur les lignes de navigation de l’Amérique du Sud, Fort-de-France et Tahiti, sur la ligne qui passera par le canal de Panama, doivent être alimentés de manière à pouvoir satisfaire, à tout moment, aux exigences d’un trafic commercial important.
- Il faut reconnaître que la situation actuelle ne répond pas à ces desiderata.
- Beaucoup de villes importantes, même de chefs-lieux de Colonie, n’ont aucune distribution d’eau ou n’ont qu’une distribution notoirement insuffisante en quantité et en qualité. Saigon, pour une population de 46 ooo habitants dont près de 6 ooo Européens, puise encore actuellement dans la nappe superficielle à peine 8 ooo mètres cubes d’eau de qualité suspecte. Le chef-lieu de l’Indo-Chine en est encore à l’heure actuelle à chercher la solution du problème de son alimentation. Pour ne parler que de centres où vivent de nombreux Européens, Tourane et Hué, Chandernagor, Tananarive même et Tamatave, n’ont aucune distribution d’eau. La plupart des autres, Hanoï, et Haiphong, Pondichéry, Djibouti, Dakar, Fort-de-France, ne disposent que d’une quantité d’eau insuffisante ou d’eau de qualité médiocre. A Chandernagor, on boit sans épuration ni filtration préalables l’eau très contaminée d’un bras du Gange. A Fort-de-France, la conduite amène les eaux d’un torrent qui recevait encore récemment les déjections d’un camp et d’un établissement thermal.
- Il y a donc un effort sérieux; à faire, et l’on peut dire que le plus impérieux, le premier des devoirs des administrations locales est, avant même de faire exécuter des travaux ayant directement pour objet le développement de la richesse publique, de doter d’eau potable les principaux centres de nos Colonies.
- Quelle quantité par tête d’habitant convient-il de distribuer ?
- La réponse à cette question variera sans doute avec les Colonies. Saint-Pierre et Miquelon ne sauraient être traités comme Cayenne. Néanmoins, la presque totalité de nos possessions se trouve dans la zone intertropicale, et les besoins ne sont pas, en général, extrêmement différents. En France, une agglomération qui, dans les conditions moyennes, reçoit de 3 à joo litres par tête et par jour, peut être considérée comme convenablement alimentée. Aux Colonies, en moyenne, il faut tripler ce chiffre pour la population européenne, soit i ooo litres par Européen et par jour ; on peut le réduire à îoo litres par tète d’indigène. Ces chiffres sont certainement loin d’être exagérés. Si on les applique à Saigon, on n’obtient qu’un volume journalier total de îoooo mètres
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- cubes qui, eu égard à la situation de cette ville, n'est pas considéré comme suffisant.
- La qualité des eaux à capter doit attirer toute, l’attention. Il ne semble pas cependant que l’on ait, à cet égard, pris les précautions voulues dans la plupart des distributions d’eau en service. Noos avons cité plus haut des cas typiques. Sans aller aussi loin, on a, dans bien des cas, fait des prises d’eau et engagé des dépenses importantes sans même soumettre les eaux à l’analyse chimique et à l’examen bactériologique ; précaution qu’il est pourtant aisé de prendre dans toutes nos colonies. On a capté trop facilement des eaux de rivière en pleine agglomération, comme à Basse-Terre, ou, comme à Saigon, des eaux de nappes superficielles qui ne'sont pas protégées contre la contamination.
- En principe, il est préférable de 'recourir aux eaux souterraines, qui ont subi dans le sol une filtration complète et qui jaillissent, soit naturellement à la limite de deux terrains de perméabilité différente., soit artificiellement au moyen de forages.
- Si on a recours à ce mode de captation, il est tout à fait indispensable, aux colonies plus peut-être que dans la métropole, d’entourer les sources d’un périmètre de protection suffisamment étendu.
- La captation par forages artésiens a rendu dans certains cas, comme à Pondichéry, et est susceptible de rendre de grands services. S’il s’agit bien d’une nappe préservée de la contamination superficielle par un toit protecteur de glaise au de roche imperméable, elle fournit une eau très pure et aussi généralement fraîche, ce qui, aux colonies, constitue un avantage très appréciable. Si l’on peut, en outre, la capter au lieu même d’emploi ou tout à fait à proximité de l’agglomération, on supprime les dépenses des aqueducs ou des conduites d’amenée. Aussi conviendrait-il souvent de rechercher si des nappes de ce genre n’existent pas dans le voisinage des villes, à alimenter. Le petit matériel de sondages nécessaire pour des recherches de ce genre devrait être expédié de France ; mais il n’est pas coûteux et sa mise en œuvre ne présente pas de sérieuses difficultés. t
- Il faut cependant remarquer, pour les sources de toute nature, qu’elles sont basses à la fin des périodes de sécheresse, c’est-à-dire aux moments où l’on a le plus besoin d’eau, et il faut bien se garder de prendre pour base d’appréciation soit le débit maximum, soit même le débit moyen. Il ne faut absolument compter que sur le minimum, et si celui-ci n’est pas suffisant pour les besoins de l’avenir largement évalués, il n’y a pas à hésiter à recourir à une antre solution.
- C’est alors la captation des eaux de rivière. En général, ce procédé se présente aux Colonies dans des conditions particulièrement favorables. D une part, il est à peu près le seul qui puisse fournir l’eau en abondance, à profusion, comme cela est nécessaire, et satisfaire à tous les besoins, si étendus qu’ils soient. D’autre part, on peut fréquemment recourir à des fleuves ou a des rivières ayant un énorme débit et traversant, dans la partie supérieure de leur cours, des régions entièrement inhabitées, et dont les eaux sont, pal suite, d’une pureté relative. Elles présentent l’inconvénient sérieux d avoir
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- une température élevée, surtout pendant la saison chaude. Cependant, il ne faut pas exagérer l’importance de cette particularité ; car l’usage de la glace pour l’eau de boisson, aux colonies, est de toute façon obligatoire.
- Il va de soi que les eaux de rivière, dans la généralité des cas, ne pourront être livrées à la consommation qu’après décantation et fdtration, épuration ou stérilisation.
- La filtration méthodiquement opérée, dans des bassins auxquels on ne demande pas un débit excessif, n’a pas seulement pour effet de clarifier l’eau, mais est également susceptible d’améliorer la qualité de l’eau dans une proportion très notable. Ce procédé est d’ailleurs d’application facile, même dans les endroits où les ressources manquent pour des travaux spéciaux.
- Quant à l’épuration chimique et à la stérilisation par l’ozone, il conviendra, avant d’y recourir, et dans chaque cas particulier, de rechercher avec soin si les résultats obtenus par des procédés d’application plus simple aux colonies ne sont pas suffisants.
- £. — Les dispositions techniques de» ouvrages de distribution d’eau exécutés dans les Colonies ne sauraient différer beaucoup de celles adoptées dans la métropole. Peut-être, dans la hâte d’aboutir à un résultat, n’a-t-on pas toujours recherché la meilleure solution à adopter en tenant compte des circonstances locales.
- Il n’y a rien de particulier à dire des prises d’eau, des puits, des forages. Les grandes agglomérations coloniales disposent généralement des matériaux, de la main-d’œuvre et du personnel de surveillance nécessaires pour assurer l’exécution des travaux de ce genre dans les mêmes conditions qu’en Europe.
- En ce qui concerne les canalisations, conduites d’amenée, conduites de refoulement, réseau de distribution, on a employé presque exclusivement les tuyaux en fonte, et très généralement le type à cordon et emboîtement avec joints au plomb fondu et maté. Les résultats obtenus ont été satisfaisants. On peut citer particulièrement à cet égard la nouvelle conduite d’eau de Co-nakry, en tuyaux de a5o et 3oo millimètres, qui a plus de 42 kilomètres de longueur. Les joints Lavril ont aussi donné de bons résultats en Cochin-chine.
- Le métal, fonte ou tôle, rendu dans la colonie, coûte très cher, en raison, non seulement du transport par mer, mais des transports généralement difficiles depuis le port de débarquement jusqu’à pied d’œuvre. Lorsqu’il est possible d’amener l’eau par la gravité ou d’établir des conduites fonctionnant sous des pressions très faibles, il conviendrait d’étudier, comparativement avec l’emploi de la fonte, celui de la maçonnerie (canaux rectangulaires), ou des tuyaux en ciment ou en grès, ou du ciment armé. Il est d’ailleurs absolument nécessaire que les conduites d’amenée d’eau potable soient couvertes, et il faut aussi tenir compte des mouvements possibles du sol ; lorsque ceux-ci peuvent être accentués et amener des dislocations dans les conduites, la maçonnerie cesse d’être utilisable. On a constaté le cas, à la Martinique, où l’ancien canal de Gueydon perd une partie notable de son débit et laisse les végétations rentrer par les fissures de son radier et de ses parois.
- Lorsque l’emploi du métal est nécessaire, les tuyaux en fonte, avec joints
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- au plomb, constituent, en général, une bonne solution. Le joint au plomb n’est pas sans présenter une certaine élasticité qui suffit dans la plupart des cas. Mais il faut prendre des précautions spéciales pour les transports, débarquements et déchargements des tuyaux, si l’on veut éviter une énorme proportion de déchets.
- Les élévations d’eau par machine sont assez nombreuses aux Colonies. On n’y a employé, jusqu’à présent, que des moteurs à vapeur. Les moteurs à pétrole n’ont pas encore été utilisés, sans doute parce que ces machines, plus compliquées, parlant plus difficiles à faire fonctionner et à entretenir par un personnel indigène de valeur technique médiocre, sont considérées comme ne donnant pas de très bons résultats dans les pays chauds. Cependant, le charbon est d’un prix de revient très élevé. Il manque presque partout, et là où on le trouve, comme en Indo-Chine, il doit être mélangé avec des charbons étrangers pour pouvoir être utilisé sur les grilles des générateurs.
- On a étudié dans divers cas (Hué, Saigon, etc.), l’emploi de la force produite par des chutes d’eau naturelles et le transport de cette force au moyen de l’électricité. Il y a là pour les Colonies, une solution particulièrement avantageuse au point de vue des frais de fonctionnement lorsqu’il s’agit de distributions très importantes et qu’il y a une grande puissance à développer. L’avantage peut disparaitre pour de petites installations. En outre, il est un point qui ne semble pas encore avoir été complètement élucidé ; c’est la façon dont se comportent, dans ces régions où les violents orages sont fréquents et, à certaines époques, presque continuels, les installations électriques de transport de force avec canalisations fonctionnant sous un haut voltage. Le problème de l’élévation de l’eau doit donc être étudié dans tous les cas avec d’autant plus de soin que, quelle que soit la solution, les dépenses d’installation, de fonctionnement et d’entretien seront élevées.
- De toute façon, il est à recommander de n’employer que des {systèmes et des appareils mécaniques aussi simples que possible, susceptibles d’être visités dans toutes leurs parties, faciles à graisser et à entretenir, n’exigeant en un mot du personnel d’exploitation que le minimum d’aptitudes techniques. Cette considération a son importance en France; elle est capitale aux Colonies si l’on veut éviter l’arrêt continuel d’un service aussi indispensable que celui de l’alimentation d’eau. IJne pièce vient-elle à casser, un organe trop délicat vient-il à se fausser, il faut faire venir les rechanges de France, et pour appliquer, en attendant, des moyens de fortune, on ne disposera généralement que d’un personnel indigène insuffisant.
- Dans le même ordre d’idées, et contrairement à ce qui a été fait dans certaines distributions, il est indispensable d’avoir toujours des machines et des générateurs de réserve. On ne peut faire sur ce point que de fausses économies très préjudiciables à la bonne marche du service.
- En ce qui concerne les réservoirs, les errements suivis sont fâcheux et a modifier totalement. Dans la plupart des cas, il n’en existe aucun ; dans les autres, ils sont d’une capacité tout à fait insuffisante pour assurer une distribution régulière. \on seulement il n’est pas possible de considérer» comme on l’a fait dans certains cas, que le volume contenu dans la conduite
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- d’amenée peut tenir lieu de réserve, mais il est nécessaire, aux Colonies, de disposer d’une réserve véritable plus importante relativement qu’en France. En effet, il faut compter sur des interruptions de service et des réparations plus fréquentes et plus longues, en raison des malfaçons plus difficiles à éviter dans la construction, de l’insuffisance technique ou numérique du personnel, de l’action d’agents atmosphériques puissants, cyclones, orages, etc... En France, on admet généralement que la capacité des réservoirs ne doit pas être inférieure à la consommation totale d’une journée. Le même minimum doit a fortiori être appliqué aux Colonies, où un accident survenant à la conduite d’amenée ou aux machines ne pourra pas toujours être réparé dans l’intervalle d’une journée. Certains réservoirs d’eau destinée à l’alimentation ne sont pas couverts ; c’est un véritable danger pour la santé publique, que les administrations locales devraient faire disparaître.
- On a commencé en Indo-Chine à employer le ciment armé pour la construction de ces ouvrages. Cet emploi pourrait certainement se généraliser, à la condition toutefois que les ressources en main-d’œuvre de la région où s’exécuteraient les travaux permissent l’application de ce procédé avec toutes les précautions spéciales qu’il exige. S’il est, en effet, une catégorie d’ouvrages pour laquelle la plus grande prudence s’impose, c’est bien celle des réservoirs d’eau, dont la chute entraîne généralement les plus graves conséquences.
- Enfin, en ce qui touche les dispositions d’ensemble, il est à remarquer que, dans certaines villes, on a exécuté successivement, sans études sérieuses préalables et sans programme défini, une série de captations et de réseaux de distribution j uxtaposés, indépendants ; n’obtenant ainsi, pour une dépense exagérée qu’un fonctionnement compliqué et défectueux du service des eaux. Partout où l’alimentation reste à réaliser, il conviendrait au contraire d’étudier immédiatement un projet complet et définitif, prévoyant largement les besoins de 1J avenir, et qu’on n’exécuterait s’il le faut que par parties, suivant les ressources disponibles, mais en conservant les avantages de l’unité du plan gé néral.
- 3. -— L’exécution des travaux d’adduction et de distribution a été, dans la grande généralité des cas, assurée par les villes, le$ provinces ou les Colonies. Il en est de même pour l’exploitation des distributions d’eau.
- Cependant, dans certains cas, l’on a concédé le tout à des entreprises privées. C’est encore ce qui s’est produit récemment pour l’alimentation d’eau de Tananarive qui a fait l’objet d’une concession liée à celle de l’éclairage électrique de la même ville, et motivée, il est vrai, par des considérations toutes spéciales.
- On a même adopté des systèmes mixtes, laissant à un concessionnaire, moyennant le remboursement des travaux et le paiement d’une subvention annuelle d’exploitation, la charge d’assurer le fonctionnement du service de distribution, les recettes revenant à la Ville où à la Colonie.
- U ne semble pas que l’intervention des concessionnaires ou des fermiers ait donné de très bons résultats, et elle paraît moins justifiée, en pareille matière, aux Colonies que dans la métropole.
- Annuaire des Distributions d’eau, 68
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- Il est déjà permis de dire, en France, que la Ville étant de beaucoup le plus gros consommateur et le principal intéressé à la distribution d’eau, il est îationnel qu’elle se charge elle-même de ce service. Cela semble plus exact encore pour les agglomérations coloniales, dans lesquelles les besoins de l’industrie et du commerce ont généralement très peu d’importance et la presque totalité de l’eau est consommée par les services publics. 11 faut aussi considérer que ces agglomérations sont, pour la plupart, en plein développement et qu’il est difficile d’appi'écier avec exactitude l’étendue de leurs besoins d’avenir. Si donc les villes sont liées par des contrats d’une durée qui n’est pas inférieure à 25 ou 3o ans, elles peuvent se tiouver dans l’impossibilité de donner, par des modifications de taiàfs ou par l’exécution de ti'avaux complémentaires, satisfaction aux besoins les plus impérieux.
- Il semble donc que, en général, il y auia avantage à ce que la Ville — ou la Colonie à défaut de la ville si celle-ci n’a pas les ressoui’ces nécessaires — se charge d’assui-er elle-même et à ses frais l’exécution des travaux et l’exploitation du service d’eau.
- Il ne faut d’ailleurs pas en concluie, en ce qui concerne les travaux, qu’ils doivent êti'e exécutés en régie. Il convient au conti'aire de recourir autant que possible à l’initiative pi'ivée, non seulement pour la construction, mais même pour l’étude des projets définitifs.
- Lorsqu'il s’agit de projets très importants, et aussi lorsque la meilleure solution technique à adopter ne îessort pas avec évidence des premières études, il peut y avoir un grand intérêt à mettre les travaux en adjudication sur concours ouvert enti'e toutes les maisons spécialistes françaises, en fournissant simplement aux concurrents les données et conditions générales qui doivent être observées. Même, loisque l’adduction d’eau doit comporter des installations mécaniques ou électriques de quelque importance, il parait avantageux de demander un prix à forfait, en laissant au soumissionnaire le soin de faire à ses risques et périls les transports et les montages sur place, et de livrer, en un mot, l’installation terminée et prête à fonctionner.
- Si le pi’ojet est plus simple et ne comporte pas de machines, qu’il n’y ait à fournir que des conduites et à exécuter dans la Colonie que des travaux de terrassement et de maçonnei'ie, l’adjudication oïdinaire, sur pi'ojet définitif complètement étudié, et ouverte simultanément dans la Colonie et dans la méti'opole, constituera généralement la solution à la fois la plus économique et fa plus l'apidc.
- Les conditions générales d’exploitation, tant techniques qu’économiques, suivies dans la plupart des Colonies, sont sensiblement uniformes et difïèrent un peu de celles appliquées dans la métropole, en raison des cii'constances particulières qui s’y rencontrent. En France, on fait payer l’eau à tous, et on tend à ne la distribuer que par des branchements particuliers avec compteur, pour éviter le gaspillage. La situation n’est pas la même pour les agglome-l’ations coloniales. Elles sont assez généialement formées de deux parties distinctes, le quartier euiopéen et le quartier habité par les indigènes. A ce dernier on disti’ibue presque partout l’eau gratuitement par des bornes-fontaines. Quant au piemier, il est aussi fréquemment pourvu de bornes-fon-
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- taines ; en outre, les branchements avec robinet libre ou robinet de jauge sont la règle générale.
- Il semble qu’en principe, dans les quartiers habités par les Européens, il conviendrait de réduire au minimum le nombre des bornes-fontaines et de tendre au paiement de l’eau par tous, chacun suivant sa consommation, par l’emploi du compteur. Il serait d’ailleurs fâcheux d’adopter des tarifs élevés, qui auraient pour effet de restreindre la consommation, au détriment de l’hygiène et de la santé générales.
- Dans les quartiers indigènes, le procédé suivi jusqu’à ce jour ne semble pas devoir être modifié ; la profusion des bornes-fontaines est une nécessité ; il faut y distribuer l’eau en abondance et gratuitement.
- Il est cei'tain que, dans les conditions de fonctionnement qui viennent d’être indiquées, un service de distribution d’eau sera généralement assez onéreux pour la Ville ou pour la Colonie. Mais c’est là, semble-t-il, une charge nécessaire, inévitable, correspondant aux exigences particulières de la vie coloniale.
- b) Assainissement.
- D’api’ès les renseignements, d’ailleurs incomplets, recueillis sur la situation des centres les plus importants de nos Colonies, 'on peut dire qu’au point de vue de l’assainissement proprement dit, tout reste à faire, ou peu s’en faut.
- Il n’existe, en tout cas, dans aucune de nos possessions, de système complet d’assainissement, comprenant l’évacuation rapide et entière et la destruction totale ou l’utilisation des eaux usées et des résidus.
- On ne saurait s’en étonner ; le problème n’a pas encore été bien résolu en France, et il est incontestablement plus compliqué aux Colonies.
- En ce qui concerne l’évacuation des matières fécales, le système le plus perfectionné que l’on trouve dans les agglomérations coloniales les plus importantes consiste à recevoir les matières dans des tinettes que des entrepreneurs vont vider hors de la ville et remplacent par des récipients vides. Ailleurs, on porte les récipients sur la tête à travers la ville et on va les vider dans le port. Ailleurs encore, on se borne à disperser les matières autour et à proximité des habitations.
- Les eaux ménagères et les eaux usées de toute nature s’écoulent comme elles peuvent ; le plus souvent, on les laisse disparaître par infiltration dans les jardins ou terrains cultivés qui entourent les habitations ; îarement, elles vont aux égouts, dont il n’existe que des tronçons à pentes et à sections irrégulières, et généralement pas ou mal entretenus.
- Les eaux pluviales coulent à la surface des rues, ou quand elles se jettent dans les égouts, ont, au moment des fortes pluies, pour effet de les engorger et de refouler les eaux usées sur la voie publique.
- Quant aux ordures ménagères, dans les centres principaux, on les enlève assez régulièrement pour les transporter au dépotoir, quelquefois à proximité de la ville, où elles forment de dangereux foyers d’infection.
- Plus encore que pour l’eau potable, il y a, pour l’assainissement proprement dit, un gros effort à faire aux Colonies. Les deux questions sont d’ailleurs connexes. Sans même parler des volumes d’eau considérables qui
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- seraient nécessaires, là où il serait reconnu utile et possible d’installer le tout à l’égout, on ne peut songer à créer dans une ville un l’éseau d’égouts poulies eaux usées et ménagères, à avoir des rues propres et bien entretenues, sans disposer de beaucoup d’eau pour l’arrosage, les chasses, etc... Il faut même commencer par développer les adductions d’eau. C’est ainsi qu’on modifiera peu à peu les mœurs et certaines habitudes invétérées des populations.
- Quoi qu’il en soit, et abstraction faite des travaux d’assainissement à exécuter, il y aurait tout d’abord à réglementer sévèrement tout ce qui peut intéresser l’hygiène publique et à tenir la main à ce que les règlements pris soient exécutés. Il faudrait surtout éviter que les matières soient jetées sur la voie publique ou abandonnées en pleine agglomération. Lorsque le sol de la ville est perméable, et que la population est alimentée, comme c’est souvent le cas, par des puits creusés dans la nappe superficielle à proximité des habitations, il est évident que la menace d’épidémie est permanente.
- En dehors des mesures administratives, la construction, dans les villes importantes, de réseaux d’égouts appropriés, bien étanches, écoulant leurs eaux à la mer ou dans les fleuves, à une distance aussi grande que possible en aval des agglomérations, s’impose dès le début. C’est ce que l’on fait actuellement à Dakar, où l’on complète l’installation par des dispositifs permettant de faire dans les égouts des chasses à l’eau de mer.
- L’application'du tout à l’égout intégral et par un système unique d’égouts apparaît, aux Colonies, comme présentant des difficultés toutes spéciales. Les agglomérations coloniales ont une étendue beaucoup plus considérable, par rapport à leur population, que les agglomérations d’Europe ; la dépense sera donc beaucoup plus importante. Si l’on se borne à appliquer le procédé à la partie de l’agglomération habitée par les Européens, c’est une demi-mesure qui reste sans effet sérieux sur la salubrité de l’ensemble de la ville. Or, il est difficile d’imposer le tout à l’égout dans les quartiers indigènes. D’autre part, l’introduction des matières de vidanges dans les égouts complique beaucoup le problème déjà ardu de l’évacuation des eaux ménagères, et rend même impossible le déversement dans les fleuves lorsque ceux-ci servent à l’alimentation d’agglomérations situées en aval. Enfin la mise en pratique du tout à l’égout exige un volume d’eau considérable dont on ne peut pas toujours disposer.
- Il n’est pas possible, il faut le reconnaître, d’établir à ce sujet de règles générales, en présence de situations locales totalement différentes. Cependant, dans la plupart des cas, la meilleure solution consistera à établir un double système d’égouts ou d’émissaires, l’un, de petites dimensions et pourvu d’appareils de chasses, recevant les eaux ménagères et les matières fécales, et l’autre, servant à l’écoulement des eaux pluviales.
- On ne doit d’ailleurs pas perdre de vue que si ces dernières peuvent, en temps ordinaire, s’écouler par les égouts, cela sera généralement impossible lors des orages, à moins de donner aux aqueducs des dimensions excessnes. Il faut donc que les rues, caniveaux et trottoirs soient disposés de maniéré > assurer, sans dégâts et sans trop de gêne pour la circulation, l’écouleincnt a la surface du plus grand volume d’eau possible.
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- Jusqu’à présent aucune installation ayant pour objet, soit l’épuration ou l'utilisation agricole des eaux d’égouts, soit la destruction des oi'dures ménagères, n’a été tentée aux Colonies. On avait récemment projeté d’établir le tout à l’égout à Saigon, d’épurer chimiquement les eaux résiduaires, et d’incinérer les immondices et produits de balayage ; mais ce projet a été abandonné, au moins provisoirement. On ne peut donc signaler aucun fait d’expérience intéressant à ce sujet.
- Mous croyons seulement devoir appeler l’attention sur la nécessité, lorsque la solution de problèmes de ce genre s’imposera dans certaines de nos possessions, d’examiner avec soin toutes les conséquences, techniques et financières, du système à adopter.
- En particulier, en ce qui concerne l’épandage des eaux d’égout, il faudra tenir compte de cette circonstance que, dans certaines régions, pendant la saison des pluies qui dure plusieurs mois, le sol serait complètement saturé et dans l’impossibilité d’absorber une fraction quelconque des eaux d’égout qu’on y déverserait. Or, l’écoulement des égouts est continu, et ce n’est pas sur la situation la plus favorable, celle des périodes de sécheresse, mais bien sur la plus défavorable que les projets doivent être établis.
- Pour l’épuration chimique des eaux d’égout, contenant ou non les matières de vidanges, on observera que les divers procédés en usage exigent des réactifs coûteux et des installations mécaniques dont le fonctionnement est particulièrement onéreux aux Colonies ; mais surtout, qu’ils produisent tous un énorme volume de résidus, généralement sans valeur, très encombrants et susceptibles, si on les déposait dans le voisinage des villes, de devenir des foyers d’infection, de telle sorte qu’on n’aurait fait que déplacer le mal au lieu de le faire disparaître.
- Il n’est pas jusqu’à l’épuration bactérienne dont l’application aux Colonies ne mérite une étude particulièrement attentive. Les eaux des égouts sont en effet très chargées de matières minérales insolubles que ce procédé ne peut faire disparaître.
- L’incinératiou des immondices serait également très coûteuse aux Colonies, en raison du prix élevé du combustible.
- Il reste à signaler, comme travaux accessoires d’assainissement exécutés ou en cours d’exécution, les dessèchements de marais ou de dépressions qui existaient dans l’intérieur ou dans le voisinage des agglomérations de Dakar, Saint-Louis et Rufisque. Ces travaux amélioreront sensiblement l’état sanitaire des villes précitées. Ôn admet en effet, généz’alement, que la transmission de certaines maladies épidémiques, telles que la fièvre jaune, s’opère par l’intermédiaire de moustiques, dont on amène la disparition en asséchant les nappes marécageuses sur lesquelles ils vivent et se développent. Ce moyen a été complété au Sénégal par des travaux d’un autre genre, et qui consistent à placer devant les ouvertures des habitations des toiles métalliques empêchant les moustiques d’y pénétrer. Cette disposition, appliquée à divers bâtiments de stations et logements du personnel du chemin de fer de Dakar à Saint-Louis, a donné de bons résultats.
- A. Devos.
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- BELGIQUE
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- 'Ai 222 2.628 . 7.3iJ.56i
- Provinces. Arrondissements. Cantons judiciaires. Communes. Habitants.
- Noms (les provinces Arrondissements administratifs Cantons judiciaires Communes Habitants
- Anvers 3 21 l52 944 35o
- Brabant. . . . . . . . 3 29 343 1 43436o
- Flandre Occidentale . . . 8 3i 249 865 328
- Flandre Orientale .... 6 34 298 1 io3 g3o
- Hainaut........ 6 33 443 1 224 082
- Liège 4 26 342 886 847
- Limbourg 3 i3 206 265 3o4
- Luxembourg 5 20 231 23o 794
- Namur 3 i5 364 362 566
- ! 4i 222 2 628 7 317 56i
- Nota. — Les nombres d'habitants (h.) sont ceux de la population totale de droit, à la date du 31 décembre 1907.
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- Amay (Province de Liège)
- (5-45o h.) (v .020 maisons)
- Sources amenées par la gravité.
- Les travaux ont été exécutés en 1886 et 1890.
- Régie directe. — Alimente également Ampsin.
- 1.—L’eau provient de sources et galeries de drainage dans le schiste et les grès. La galerie de Thier Pirka a 241 mètres de longueur. La galerie de Pure a 207 mètres. Les sources sont situées dans le bois de VVehairon. En outre, une conduite pour le centre du village prend ses eaux à un ancien puits, dit des Cloîtres, et dessert par pente continue trois bornes-fontaines.
- 4. — Il existe 3 réservoirs pour les sources et les deux galeries. Le premier a 2^0 mètres cubes de capacité ; le radier est établi à la cote 162 mètres; le point le plus haut alimenté est situé à 147 mètres et le plus bas à 107. Le second a 200 mètres cubes de capacité ; le radier est établi à la cote 171 ; le point le plus haut alimenté est situé à 107 mètres et le plus bas à 118. Le troisième a 20 mètres cubes de capacité ; le radier est établi à la cote 167 ; le point le plus haut alimenté est situé à 138 mètres et le plus bas à 129.
- «S. — Tuyaux en fonte placés à 1 mètre de profondeur. 20 bornes-fontaines. La distribution, intermittente en été pour les galeries, est constante en hiver pour les galeries et les sources.
- G. — Minima : 4* mètres cubes, moyenne : 94 mètres cubes, maxima : 128 mètres cubes. L’eau débitée est insuffisante. Il n’y a pas d’abonnements.
- Tl. — Colonies microbiennes par centimètre cube : 5 ; bacilles fécaux : 0.
- Il existe aussi un puits contaminé par un égout.
- Antienne (Province de Namur)
- (7.980 h.) (1.924 maisons)
- Eaux de galeries amenées par la gravité.
- Projet dressé par M. Walin, E., Ingénieur en chef directeur des Ponts et Chaussées, exécuté en l’année 1907-1908, sous la direction deM. Walin.
- Dépense prévue : 4»o 000 francs.
- 1. — Eau provenant de galeries creusées dans le calcaire carbonifère, étage Viséen, et retenue par un serrement construit dans le terrain houiller.
- Conduite d’amenée en tuyaux de ciment armé à âme pleine, système Bonna, de 0 m. 3o de diamètre.
- 3. — L’eau sera amenée et distribuée dans la ville proprement dite pai simple gravitation.
- Pour les hameaux établis sur les hauteurs dépendant du territoire de la ville, il faudra refouler environ 25o mètres cubes par jour.
- L’adjudication des machines et des colonnes de refoulement a eu lien le 23 décembre 1907. Les travaux sont en cours d’exécution.
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- 4. — 3 réservoirs, un de 35o mètres cubes, un de i5o et un de îo-o mètres cubes, en maçonnerie.
- L’adjudication a eu lieu le 23 décembre 1907. Les travaux louchent à leur fin.
- o. — Les canalisations sont en voie d’achèvement.
- Anderlecllt (Province de Brabant)
- Superficie du territoire : 1.784 hect. 7 a. (6o.3i8h.) (7.300 maisons et usines.)
- Eaux de sources amenées par la gravité, et de puits et de galeries relevées par pompes.
- La distribution d’eau a été assurée jusqu’au i3 janvier 1898 par la ville de Bruxelles. Depuis cette date, la Compagnie Intercommunale des Eaux de l’agglomération bruxelloise fournit l’eau nécessaire au service de la distribution, à l’entrée de la commune.
- Coût de premier établissement : 80^£75 francs.
- t. — L'eau provient des sources de la vallée du Bocq. L’hôpital et six rues de la partie rurale de la commune sont alimentés par la distribution restreinte du Pippenzyp. Une galerie de drainage est établie, à cet effet, à 5 mètres de profondeur sur une longueur de 71 m. 78.
- Analyse des eaux du Bocq
- 1. Limpide après dépôt de peu de sable et argile ;
- 2. Incolore;
- 3.. inodore ;
- 4. Saveur agréable ;
- 5. Titre 11 ydro timétri que....................
- 6. » permanent. ............................
- 7. Résidu par litre.........................
- 8. Acide sulfurique.........................
- 9. » nitrique.............................
- 10. » nitreux.............................
- xi. » phosphorique...............................
- 12. » silicique...........................
- 13. Chlore................• .............
- 14. Carbonate calcique......................
- 15. Magnésie ...............................
- 1.6. Ammoniaque saline.......................
- 17. Ammoniaque organique.....................
- x8. Métaux...................................
- 19. Çactéries suspectes......................
- 24°
- 5°
- 0,3370 0*017 0,010 0,0 0,0 0,011 0,014 0,225 traces o.,o 0,0
- traces de fer 0,0
- 5. —Canalisations d’eau et branchements en fonte. Depuis juin i<p)3, les branchements.particuliers de 0,02 sont établis en dehors des tranchées d’égout des maisons particulières et en tuyaux en plomb à partir du robinet d’arrêt placé dans le trottoir jusqu’à l’intérieur des propriétés.
- La longueur du réseau de distribution est de 53 kilomètres, 734 mètres.
- 11 existe une fontaine-abreuvoir et une borne-fontaine.
- Le nombre d’urinoirs publics à effet d’eau est de 10.
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- Le nombre de bouches d’incendie est de 3g4.
- La distribution d’eau est constante.
- 6. — Le Pippenzyp donne un débit quotidien de 100 à ij5 mètres cubes.
- Eau fournie par la Compagnie Intercommunale depuis 1898.
- Années Quantité d’eau utilisée Sommes payées pour fourniture d’eau Prix du mètre cube Eau payée et non utilisée Ristourne pour eau non utilisée Nombre d'abonnés
- mètres cubes trancs francs mètres cubes francs
- CO X? CO 3o8 703 3o870,3o 0,10 — — 13o8
- 1899 49294 49291,40 0,10 — — i545
- 1900 547 223 54 722,3o 0,10 — — 1848
- 1901 478 494 47849,40 0,10 — — 2 148
- 1902 ,521 2 12 52 121,20 0,10 — — 2.507
- i9°3 755 076 75507,00 0,10 — — 2918
- i9°4 CO CO VJ O O CO 88700,80 0,10 — — 3225
- ï9°5 887 661 98550,00 0,04 I 576 089 7882,88 3663
- 1906 1034373 101835,00 0,04 i 5n 5o3 5865,73 4160
- (i9°7 I 222 070 109 5oo,oo 0,04 1 5»5 480 5 386,oo 4543
- La consommation est de 48 litres environ par jour et par habitant.
- A partir du ier janvier 1905, par suite de l’affiliation de la commune à la Compagnie intêrcommunale, en qualité d’associée, la somme minima à payer annuellement par Anderlecht a été fixée à raison de i5o litres d’eau par jour et par habitant d’après la population desservie au ier janvier de chaque année. Le prix du mètre cube est de o,o4-
- Concessions au compteur au prix de 0,0225 à o,o3 par hectolitre.
- Le prix des abonnements à la distribution des eaux est fixé comme suit :
- N°* d'ordre Valeur du revenu cadastral des propriétés Montant de l’abonnement Quantité d’eau à laquelle donne droit l’abonnement Prix de l’hectolitre supplémentaire
- fr. hectolitres fr.
- I Jusque 72 francs inclus. . . 5.00 5oo 0,022.5
- 2 De 72 à 102 » . . . 7.00 5oo id.
- 3 De 102 fi 144 » ... 10.00 5oo id.
- 1 De 144 à 201 » . . . i3.oo 600 id.
- 5 De 20 r à 2.58 francs .... 17.00 600 id.
- 6 Au delà de 258 francs . . . 21.00 700 o,o3
- J Pour tous revenus .... 5o'oo 2400 0,0225
- 8 Idem 6.00 5oo id. (*)
- (1) Ce dernier abonnement est aeeordé par ‘200 mètres cubes d’air évalués d’après le volume total des immeubles pour les grandes habitations utilisées principalement pour le logement de la classe ouvrière et occupées par trois ménages ouvriers au moins.
- La canalisation mère ne doit pas être payée par les abonnés. Ceux-ci ont à supporter les frais du branchement à établir par les soins de la commune entre la conduite principale et l’intérieur des propriétés. Ces frais sont réduits
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- au prix coûtant et varient, suivant la largeur des voies publiques, depuis 37 francs dans une rue de 6 mètres jusqu’à 65 francs dans une rue de 20 mètres. La pose de la canalisation intérieure à partir de l’extrémité du branchement jusqu’au compteur est également à la charge des abonnés. Ces frais varient suivant la longueur des tuyaux à placer.
- Anderlites (Province de Hainaut) (10.024 b.) (i.5g4 maisons)
- Eau de sources.
- 17 fontaines publiques, 26 fontaines privées.
- Nombre de microbes très élevé.
- Voir Verriers.
- Andrimont ^Province de Liège) (5.4o4 h.) (610 maisons)
- Angleur (Province de Liège)
- (10.572 h.) (1.930 maisons)
- Sources amenées par la gravité.
- L’avant-projet de distribution d'eau dressé par M. l’ingénieur provincial llalleux, alors commissaire-voyer, fut soumis à l’examen du Conseil communal en 1892. La distribution d’eau a coûté i48 559 francs et a été établie par la Compagnie générale des conduites d’eau à Liège.
- Régie directe.
- I. — Sources des ruisseaux de Renory (0 I.873), du Blanc-Gravier (2 1.8o5), de Colonster (11. 910) et d’un autre ruisseau non dénommé (11. 000), total 6 1. 588 à la seconde.
- 4. — Un réservoir à 2 compartiments accolés ayant chacun une capacité de 100 mètres cubes à la Minière et un de 120 mètres cubes à Renory, muni d’un flotteur-obturateur de trop-plein. Pression minimum dans tous les points de la commune, 5o mètres.
- o. — Tuyaux en fonte de o,i5, de o,i35, de o,i25, de 0,08 de diamètre ;
- 53 bornes-fontaines publiques avec bouches d’incendie ; branchements de 0,04 en fonte ;
- 899 concessions particulières.
- La vente de l’eau a lieu par abonnement au compteur au prix uniforme de 20 centimes le mètre cube, sans minimum.
- Les habitations d’un revenu imposable non supérieur à 96 francs, occupées par des ménages d’ouvriers ou de petits employés et exemptées du paiement de la contribution personnelle en vertu des dispositions de la loi du 9.août
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- 1889 modifiée par la loi du 18 juillet 1898, jouissent gratuitement de 25 mètres cubes d'eau par an.
- Les compteurs des types et systèmes adoptés par la commune sont fournis par les abonnés.
- 6. — Consommation journalière, 600 à 1 000 mètres cubes.
- T. — Analyse de M. Malvoz, en 1892 :
- Ces eaux offrent les caractères des meilleures eaux de sources. Elles contiennent très peu de matières organiques et de nitrates ; pas d’éléments tels que les nitrites et l'ammoniaque, indiquant une filtration imparfaite des eaux dans le sol ; de plus, elles ne contiennent que fort peu de microbes.
- En 1894, du même : Renory, i4 colonies microbiennes tout à fait banales par centimètre cube d’eau (bacillus fluorescens, bacillus subtilis, absence complète de bacilles dangereux et de bacilles fécaux) ;
- Tilff: 12 colonies banales par centimètre cube; pas de bacilles suspects ;
- Val Benoit : 16 colonies banales par centimètre cube, pas de bacilles suspects ;
- Minière : 10 colonies banales par centimètre cube, pas de bacilles suspects.
- Pour l’ensemble : matières organiques, 0 mg. 008 par litre ; pas de nitrites ni d’ammoniaque ; très peu de chlorures et de nitrates.
- L’analyse des eaux est faite tous les mois par l’Institut bactériologique provincial.
- H. — Amélioration et extension, par le creusement de galeries drainantes, du captage de la nappe du plateau du Sart Tilman, dont les sources alimentent actuellement la distribution.
- 9. — Captage dans la nappe du gravier de la vallée de l’Ourthe. Eventuellement adhésion au projet d’association intercommunale en vue de l'adduction des sources du Néblon.
- 10. — Il existe un réseau d’égouts. Le sewage est jeté dans la Meuse et dans l’Ourthe, après décantation.
- Ans (Province de Liège)
- (10.29.3 h.) (2.107 maisons)
- Alimentée partiellement par les eaux de la ville de Liège.
- 9 bornes-fontaines, 11 pompes sur puits. Projet de distribution basé sur l’adduction de l’eau du second gravier de la Meuse à l’étude. Egalement un projet basé sur l’adduction des eaux du Néblon à l’étude.
- Anvers (Province d’Anvers)
- (3io-9o3 h.) (39.000 maisons en 1907, sans les faubourgs)
- Eau de rivière filtrée au sable et refoulée par pompes à vapeur.
- Les eaux de la distribution d’Anvers sont prises dans la rivière la Nèthe, à 28 kilomètres de la ville.
- Elles sont captées après marée haute, filtrées au sable et envoyées
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- purifiées dans une canalisation établie sous la route gouvernementale de Waelliem à Anvers.
- Les filtres ont dû être établis sur le bord même de la rivière, à Waelhem. Il y a actuellement
- i° comme surface filtrante :
- 6 filtres de 900 m2........................................ 5 400 m2
- 2 » de 1600 m2............................... ... 3 200
- 1 » de 2000 m2........................................... 2000
- 10600 m2
- 2° comme réserve d’eau filtrée :
- 2 bassins circulaires en fer...............................15eo m3
- 1 bassin rectangulaire en ciment armé au métal déployé . 3 000
- '1 5oo m3
- La Société a fait l’acquisition d’un terrain de 21000 mètres carrés à Vieux-Dieu, à 3 kilomètres de la ville, et y a érigé un nouveau réservoir de 7 5oo mètres cubes et une station de pompage.
- Des dégrossisseurs système Puech-Chabal sont en construction à Waelhem.
- 3. — Les eaux sont élevées dans la canalisation au moyen de quatre machines accouplées deux à deux. Ces machines sont Aerticales, à balancier, du système Compound avec condensation. Leur force est de 170 chevaux-vapeur chacune ; elles ont été construites et installées par MM. Easton et Anderson ; les dimensions principales sont les suivantes : diamètre du cylindre à haute pression, 0 m. 462 : diamètre du cylindre à basse pression, 0 m. 760 , nombre de tours maxima, 22. Chaque machine, dont le balancier commande la pompe, élève 214litres par tour. Ces pompes sont en communication directe avec la canalisation d’Anvers, sans interposition de réservoir de charge. Les machines peuvent fonctionner à vitesse variable, suivant le plus ou moins de consommation d’eau.
- 5. — Les eaux purifiées sont envoyées dans la canalisation établie sous la route gouvernementale de Waelhem à Anvers, sous une pression de 5 atmosphères.
- 6. — La consommation dépasse comme maximum 18 000 mètres cubes en 24 heures.
- Arlon (Province de Luxembourg)
- (ii.333 h.) (1.537 maisons)
- Eau de source relevée par pompe à vapeur.
- La Ville obtint du Gouvernement, en i883, que M. Englebert, inspecteur général des constructions ressortissant au département de la Justice, fût autorisé à s'occuper de l’étude et de la rédaction d’un projet de distribution d’eau.
- Ce projet prévoyait une consommation de 70 litres par jour et par habitant. Les travaux coûtèrent 379 000 francs. Ultérieurement, 21 000 francs
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- furent dépensés pour le parachèvement de la distribution qui fut mise en service en 1893.
- Les machines, pompes et chaudières, canalisations et compteurs, furent fournis respectivement par E. Meunier, de Paris,Malhot et Bailly, de Ctiênée, la Compagnie générale des conduites d’eau et la Breslauermetallgiesserei.
- Régie directe : Directeur M. Jungels, Directeur des travaux de la Mlle.
- 1. — La source choisie pour être captée est celle dite de Quellebour, qui jaillit à Guirsch, village situé à la frontière du Grand-Duché de Luxembourg, au pied d’une colline boisée d’une grande superficie. Cette source sort du terrain primaire, grès du Luxembourg, à 4 mètres au-dessus des pompes, et est raccordée directement à celles-ci par une conduite, d’une section de i5o millimètres.
- Un projet d’adduction d’eau de sources est à l’étude et recevra une prompte solution.
- 3. — L’élévation se fait au moyen de deux pompes pouvant être actionnées ensemble ou séparément, par une turbine ou par une machine à vapeur. Pour la turbine, on a dérivé une partie de la Pall, ce qui a permis de créer une chute de i3 m. 16. Le débit de cette dérivation varie de 176 à 5o litres par seconde, ce qui représente une foi-ce utile variant de 22 à 6 chevaux. Toutefois la grande surface d’emmagasinage d’eau motrice permet de régulariser cette force en l’utilisant par éclusées, c’est-à-dire en ne faisant marcher le moteur'hydraulique que par intermittence, régime ordinaire d’ailleurs des moulins de la contrée.
- Cette manœuvre exige sans doute un machiniste vigilant; mais pour assurer encore la marche utile du moteur hydraulique et pour ne laisser aucune excuse à la négligence, l’auteur du projet a prévu, outre un téléphone reliant l’hôtel-de-ville à la salle des machines, un mode d’indication et d’avertisseurs électriques, lui indiquant non seulement les niveaux d’eau dans les deux compartiments du réservoir du jardin des Capucins, mais encore celui du grand étang d’emmagasinage d’eau motrice. Même en tenant compte de ces précautions, il eût été imprudent de laisser la distribution d’eau à la merci du fonctionnement d’un moteur hydraulique ; aussi M. En-glebert y a-t-il adjoint une machine à vapeur de secours.
- Les deux pompes sont du système Girard ; chacune d’elles peut élever seule 6 litres par seconde à une hauteur de 137 mètres. Le nombre de coups de pistons par minute est de 43. La transmission du moteur à la pompe se fait par courroie. Une chaudière du système Thomas et Laurens, d’une surface de chauffe de i3 mètres caFrés 25.
- En amont des pompes est établi un réservoir de 9 mètres carrés de surface et de 1 m. 10 de profondeur.
- Un projet d’augmentation des machines élévatoires est à l’étude et recevra une prompte solution.
- 4. — Le réservoir est à double compartiment, pouvant contenir au total un volume de 1 000 mètres cubes environ. Il est construit en déblai (0 m. 8° dans le sol) dans le « Jardin des Capucins » au sommet de la ville, à G
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- cote 437- situation de ce réservoir au milieu de l’agglomération a exigé des conditions exceptionnelles et spéciales. Il est couvert.
- Les murs extérieurs, ainsi que le mur de refend, ont été faits en maçonnerie de moellons avec mortier de trass bâtard. Dans la cave des vannes, on a employé du mortier ordinaire.
- 5. — Le réseau de distribution comporte 2.4 kilomètres, une fontaine à jet continu, 24 bornes-fontaines, 200 bouches à incendie. Il existe 5 urinoirs publics à effet d’eau. Il y a 1 000 concessions particulières.
- 6- — Le volume d’eau consommé par jour en moyenne est de 35o mètres cubes, maximum 600 mètres cubes, minimum 200 mètres cubes.
- L’eau est vendue o,3o fr. le mètre cube.
- Tt - — Caractères physiques et organoleptiques :
- Eau claire, incolore, saveur normale, sans odeur.
- Résultat en grammes par litre.
- Ammoniaque (NH3) o Acide azoteux (N203j 0
- Matières organiques, cinq fois le poids de caméléon décomposé en sol. acide o,oo4 Acide azotique (N.aO„) traces'
- Acide sulfurique (S03) 0,010 environ
- Chlore (Cl) 0,007
- Chaux (CaO) 0,117
- Résidu fixe séché à 1 io° C 0,280
- Caractères du résidu fixe, blanc sec, par calcination noircit à peine. Dureté totale 220
- Observations :
- L’analyse ci-dessus démontre que cet échantillon d’eau d’Arlon ne renferme aucunes substances organiques ou minérales nuisibles à la santé ; en conséquence, cette eau doit être considérée comme potable, de bonne qualité.
- Le chef de service, Signé :
- Signé : C. Blas, professeur.
- André, Ingénieur.
- Laboratoire de chimie analytique, 4. place de l’Université, Louvain.
- 9. — Il existe de nombreuses sources dans la vallée de captage.
- 10. — La mortalité a considérablement diminué depuis l’établissement de la distribution d’eau. Il n’y a pas de service d’hygiène communal.
- Le réseau des égouts se déverse directement dans la rivière. Le tout a l'égout n’existe pas. Les ordures ménagères sont transportées directement à la campagne.
- AudenaiMle (Flandre Orientale)
- (6.(»58 h.) (1.196 maisons)
- Sources amenées par la gravité.
- La distribution d’eau, dont les travaux ont été exécutés en 1860 pour Annuaire des Distributions d’eau. G9
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- la source d’Edelaere, et en 1896-98 pour celles de Volkegem, est assurée par la commune.
- 1. — L’eau provient de sources situées au S.-E., sous Volkegem et Ede-laere, à 1 kilomètre de la ville. Des drains sont placés à 4 mètres de profondeur et orientés dans diverses directions.
- 4. — Un réservoir de 400 mètres cubes. La hauteur piézométrique au-dessus du sol varie de 28,94 à 18,89.
- 5. — Tuyaux en fonte enduits de goudron par le procédé Angus Smitlu Les anciens tuyaux sont en plomb. 28 bouches à incendie, 28 bornes-fontaines, 3 fontaines décoratives. La distribution est constante.
- 6. — Il existe des compteurs à la caserne, à la prison et au collège épiscopal. Le tarif est de 0 fr. 20 le mètre cube. Depuis le 1er janvier 1909 la distribution d’eau à domicile est organisée; les conditions en sont: i° un minimum de 25 francs, donnant droit à 600 hectolitres ; 20 le prix de l’hectolitre supplémentaire est de 0,03 fr.
- La consommation gratuite est de 25o mètres cubes ou 5o litres par jour et par habitant. La ville vient d’acquérir à Volkegem une nouvelle source très abondante qui augmentera considérablement son contingent d’eau potable et lui permettra d’en faire la distribution à domicile moyennant une taxe raisonnable. Elle prévoit un grand nombre d’abonnements.
- T. — Voici le résultat d’uné analyse de 3 échantillons d’eau de source de Volkegem, faite en juillet 1895 par M. Van Ermengem : matières organiques, 0,0180, 0,0100, o,oi5o; CL, o,oi45, o,oi4o, 0,0160 ; nitrates, traces; id., id., ; nitrites, NH3, 0, 0, 0 ; dureté, 4°°» 35°, 36° ; colonies, 320 à 5oo, dont 60, 80 d’espèce liquéfiante. Le bactérium coli a parfois été constaté.
- Auderg'hem (Province de Brabant)
- (6.526 h.) (1.228 maisons).
- Voir Compagnie Intercommunale des Eaux de l’Agglomération Bruxelloise
- Auvelaïs (Province de Namur)
- (7.355 h.) i.5oo maisons)
- Eaux de galeries élevées par pompes mues par moteurs à gaz pauvre.
- La distribution d’eau, dont les travaux ont été exécutés en 1901, a été faite suivant le projet de M. Walin, alors ingénieur-directeur de la Compagnie Intercommunale des Eaux de l’Agglomération bruxelloise.
- 1. — L’eau provient des sources de la Chitïalize, commune d’Onoz, vallee • de l’Orneau, et est captée par galeries dans le calcaire carbonifère.
- îi. — L’élévation des eaux est assurée par des pompes actionnées par des moteurs à gaz pauvre, système Winterthur.
- 4. — U existe un réservoir d’environ 1 800 mètres cubes, sur le territoire de Velaine.
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- *». — Il existe 4o bornes-fontaines et l’eau est mesurée au compteur (au Trident, entre autres) pour les abonnés.
- 6. — Les installations ont été faites pour un débit de 5 à 6 ooo mètres cubes dont î ooo mètres cubes pour Auvelais. Outre Auvelais, cette distribution d’eau alimente ou alimentera les communes de Ham-sur-Sambre, Je-meppe-sur-Sambre, Yelaine et d’autres localités de la Basse-Sambre.
- L’excédent des eaux est fourni à la Compagnie Intercommunale des Eaux de l’Agglomération bruxelloise.
- Ay YYaille (Province de Liège)
- (5.io8 h.) (8oo maisons)
- Eaux de sources amenées par la gravité.
- Projet dressé par M. Verschueren exécuté en l’année 1895-1896 sous la direction de M. Verschueren.
- Dépense prévue, 21 5oo. Dépense faite, 23 220.
- 1. — a) Le captage de la conduite de la Cherra a été effectué près de l’ancienne route de l’Etat entre Aywaille et Florzée. La source provient du calcaire à crinoïdes, de l’assise des Ecaussines et Waulsort, étage Tournai-sien. Un puisard recueille les eaux et les amène à un réservoir d’emmaga-sinement par un aqueduc de 37 mètres formant filtre.
- 6) Le captage de la source Humblet est effectué à l’émergence de celle-ci près du ruisseau dit de Harzé. La source provient du schiste verdâtre, étage Frasnien. Un simple puisard recueille les eaux.
- 2. — La source de la Cherra est épurée au moyen d’un aqueduc filtrant exécuté en maçonnerie et renfemant des pierres et du sable comme matières filtrantes. Des tuyaux en grès, entourés de briques à sec recueillent les eaux.
- 4. —Un réservoir de 75 mètres cubes est situé immédiatement à l’aval du captage de, la source de la Cherra. Il est construit en maçonnerie de moellons avec revêtement intérieur en briques et cimentage.
- 5. — Longueur du réseau de distribution : 2 4oo mètres environ.
- Nombre de fontaines à jet continu : 1 ; nombre de bornes-fontaines : 11.
- 6. — Prix de vente de l’eau aux particuliers : taxe de 25 francs par robinet une fois donnée ; pas de compteurs.
- K. — Analyse bactériologique d’eaux envoyées par exprès en flacons stérilisés les 6 et i3 novembre 1896. Cultures sur plaques nutritives de Koch et d’Elsner :
- Envoi du 6 novembre : i° Eaux de source en avant du filtre. — Les cultures ont fourni une moyenne de 520 colonies microbiennes par centimètre cube <l’eau ; 20 Borne Denis-Drion. — Les cultures ont fourni en moyenne 610 colonies microbiennes par centimètre cube d’eau.
- Envoi du 13 novembre: 3° SourceChalet d’Aywaille. — Les cultures ont donné 14 colonies microbiennes par centimètre cube d’eau ; 4° Borne rue Ilougrée. — Les cultures ont donné 6 colonies microbiennes par centimètre cube d’eau.
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- Conclusions : Les eaux 3 et 4 sont pures, bien protégées. Les eaux i et 2 ne contiennent pas de bacilles pathogènes ni de bacilles fécaux, mais elles paraissent être souillées par des eaux superficielles, inconvénient qu’il faudrait absolument éviter.
- Signé :
- Dr Malvoz
- Laboratoire provincial de bactériologie, Liège, le 18 novembre 1896.
- 10. —L’Administration communale d’Aywaiiie a fait l’acquisition d’un appareil à désinfecter fonctionnant au formol. Les habitants l’utilisent gratuitement.
- Voir Anvers.
- Berciiem (Province d’Anvers) (29.447 h.) (2.843 maisons)
- Binche (Province de Hainaut)
- (12.290 h.) (3.o4o maisons)
- Eaux de galeries amenées par la gravité.
- La distribution d’eau, dont les travaux ont été exécutés en 1864, a été complètement remaniée et augmentée en 1887 et 1888.
- Régie directe.
- 1. — Les eaux sont captées par galeries, à 2 kilomètres au sud de Binche, dans un bois ; elles sont creusées dans les schistes et les grès à Waudrez. Longueur, 2 160 mètres courants ; profondeur, i5 à 22 mètres.
- 4. — Les galeries servent de réservoir. Elles sont munies de distance en distance de vannes automotrices qui ne fonctionnent et ne laissent échapper l’eau que lorsque le vide se fait en aval.
- 5. — La canalisation est faite de tuyaux en fonte placés à 1 mètre de profondeur ;
- Il y a 86 bouches à incendie ;
- Pas de borne-fontaine. La distribution est constante.
- En 1898, la consommation était montée de 1 000 à 2 000 mètres cubes. A la suite de ce gaspillage; les compteurs furent rendus obligatoires en 1899-
- ^ yinm j gmm j ^mm
- Le prix de vente des compteurs est de —-7r^—• —, v com
- l ^511 £511 g0ll
- cernent, le robinet d’arrêt et le robinet purgeur.
- Le compteur peut également être fourni en location au prix de
- j 9mm |Jmm 0ymm
- ofM3o ofr 70 <?Mfo P31 mo*s’ y comPris l’entretien et le placement.
- Le prix de l’eau est de 25 centimes le mètre cube pour tout usage industriel et domestique, de 1 franc pour les briqueteries et 3o centimes pour les abonnés des communes voisines. Toutefois la redevance trimestrielle ne peut être inférieure à une certaine somme (minimum) calculée d’après le classement des immeubles au cadastre.
- le pla-
- 10"
- »fr,5o
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-
-
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- 6. — La consommation varie entre 600 et 1 100 mètres cubes, avec une consommation moyenne journalière de 760 mètres cubes. Il y a
- 960 abonnés pour 11 j5o personnes. La consommation par jour-habitant est de 64 litres.
- 7. —Une analyse fut faite par M. Dastot, de Mons, en 1864, sur un échantillon insuffisant : chaux en grande partie à l’état de carbonate ; un peu de chlorure ; très peu de sulfates ; 170 à 180 à l’hydrotimètre ; limpidité et goût irréprochables.
- Une analyse de M. Ch. Puttemans, chimiste et professeur à l’Ecole industrielle de Bruxelles, le 3o avril 1890, donne : résidu salin par litre, 0,332 ; degré hydrotimétrique, 19°;- silice, 0,008; anhydride sulfurique, 0,024 chlore, o,oi4; alumine, traces; chaux, 0,117; matières organiques, 0,014 ; ni ammoniaque, ni nitrites.
- H. — Il existe un projet de feu M. Moulan, consistant dans le percement de galeries au S.-S.-E., pour alimenter spécialement la partie haute (vers la station).
- 10. — Les rues de la ville sont de temps en temps nettoyées au moyen des bouches à incendie.
- Blilllkenberghe (Flandre Occidentale)
- |(6.iio h.) (1.436 maisons)
- Eau de canal filtrée au sable.
- Kégie directe.
- Les travaux ont été exécutés en 18q3 et l’ensemble des installations comprenant la prise d’eau, la canalisation urbaine, le château d’eau avec réservoir, bâtiments des machines, filtres, a coûté 507 453 francs.
- 1. — Les eaux sont prises au canal de Bruges à Ostende, par l’intermédiaire du canal de Blankenberghe, et amenées par une galerie en béton comprimé de 3 kilomètres de 1,20 X 0,80.
- 3. — L’épuration se fait au moyen de 4 filtres à sable, capables de débiter 3 000 mètres cubes par jour.
- B. — Deux machines Phœnix, de i3o chevaux indiqués.
- 4. — Un réservoir de 5oo mètres cubes monté sur une tour en maçonnerie.
- 5. — Canalisation d’environ 10 kilomètres ;
- 3 bornes-fontaines ;
- 86 bouches d’arrosage ;
- 69 vannes.
- Les abonnements se délivrent au compteur, au prix de 28 francs pour 600 hectolitres, 2 1/2 cent, par hectolitre supplémentaire.
- 6. — La consommation moyenne journalière est de]8oo à 85o mètres cubes pendant les mois d’hiver et de 1 900 à 2 100 mètres cubes pendant les mois de mai à septembre. Le con’ipteur Trident est notamment employé.
- Tl- — L’eau du canal donne de 1 000 à 1 100 colonies par centimètre cube
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- et l’eau filtrée 20 à 4o seulement; chlore, (le 80 milligrammes à 4°° milligrammes à 1 gr. 200 ; matières organiques, 110 à i3o milligrammes.
- 8-9, — La ville a conclu un contrat avec l’intercommunale des Eaux de l’agglomération bruxelloise, qui livrera un minimum de 1 800 mètres cubes et un maximum de 2400 mètres cubes par jour (eau de Modave). L’eau actuelle n’est pas potable, étant chargée de chlorure de sodium.
- 10. — Il existe un réseau complet d’égouts avec champ d’irrigation de 26 hectares situé à 6 kilomètres de la ville.
- Voir Anvers.
- Borgerhout (Province d’Anvers) (46-441 h.) (5.170 maisons)
- Draine FAUeiul (Province de Brabant)
- (8.812 h.) (1.673 maisons)
- Eau profonde relevée par moteurs à gaz pauvre.
- Projet de distribution d’eau dressé par M. A. Deblon, Ingénieur honoraire des Ponts et Cha'ussées, Ingénieur en chef de la Compagnie Intercommunale des Eaux de l’agglomération •bruxelloise, exécuté de 1904 à 1906 sous la direction de M. A. Deblon.
- Dépense totale, environ 536 000 francs.
- -1. — Eau captée dans les sables bruxelliens par un puits maçonné de 3 mètres de diamètre intérieur, de 23 mètres de profondeur, prolongé par un puits métallique filtrant, genre Sonne et Simons, de o m. 70 de diamètre intérieur et de i3 mètres de profondeur. Rendement du puits : 2 5oo mètres cubes par 24 heures pour un rabattement de 7 mètres de la nappe souterraine.
- L’eau puisée au puits est refoulée dans un château d’eau situé à côté de l’usine élévatoire ; de là, elle est distribuée par une conduite maîtresse et des conduites secondaires. Un réservoir d’extrémité sert de régulateur ; il est établi à 5 kilomètres du premier.
- 3. — 2 moteurs au gaz pauvre, système Winterthur, de 3o chevaux chacun, 2 gazogènes, 2 pompes verticales monocylindriques à double effet, 4o coups doubles par seconde pouvant refouler 110 mètres cubes par heure à 57 mètres de hauteur.
- Constructeur : Ateliers de Boussu.
- Résultats des essais officiels : o kg. 3<>8 d'anthracite 20/3-0 Bois communal de Fleurus par cheval-heure effectif. Le constructeur avait garanti o kg- 44° • Pom es $ ° k' 4()° de charbon par mètre cube élevé (garantie = 0 k a5o).
- I 0 k. 4fio » » » » ( idem )*
- 4. — 2 châteaux d’eau à tour en maçonnerie, cuve métallique systeme Intze, avec enveloppe en briques distante de0,70 de la cuve.
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- Capacités : 800 et 3oo mètres cubes.
- . • Hauteur des trop-pleins au-dessus du sol : 27 m. 5o et 22 mètres.
- Pression maxima sur le sol de fondation ; 2 kg. 2, en supposant cuve remplie d’eau et vent de 176 kilogrammes par mètre carré.
- o. — Longueur du réseau de distribution, 45 724 mètres.
- 160 bornes-fontaines;
- 20 bouches de lavage et d’incendie ;
- 6. — L’eau est vendue au compteur. Le Trident est notamment employé. K. — Même composition que celle de l’eau de la ville de Bruxelles.
- 10. — Il y a un projet d’égouts et d’épuration septique.
- Braine-le-Comte (Province de Hainaut)
- (9.218 h.) (2.298 maisons)
- Projet de captage dressé par M. A. Deblon, Ingénieur honoraire des Ponts et Chaussées.
- Dépense prévue, environ i5 000 francs.
- Il a été sursis à l’exécution du projet ci-après jusqu’après examen d’un autre projet basé sur le captage des eaux d’une carrière située près de Soignies.
- I. — L’eau provient des sables yprésiens sous-jacents aux sables bruxelliens du bois de la Houssière. Un puits d’essai va être foncé ; il se compose d’un puits maçonné de 8 à 9 mètres de profondeur ; en dessous de la nappe, un puits filtrant composé de deux cylindres en tôle galvanisée, perforés sur une partie de leur hauteur ; sur le cylindre de plus petit diamètre est soudée une tôle de cuivre rouge perforée de trous microscopiques. Entre les deux cylindres, de la grenaille de porphyre. Des essais de pompage permettront de déterminer le débit du puits et des tubes témoins indiqueront le rayon d’influence. C’est seulement alors que sera dressé définitivement le plan des ouvrages de captage.
- 3. — Le projet n’est pas fait, mais on espère qu’il ne faudra pas de machines élévatoires, que l’eau sera distribuée par gravitation naturelle.
- 1. — Un réservoir maçonné, de 700 à 800 mètres cubes de capacité
- Bressoux (Province de Liège)
- (11.037 h*) (i.#4o maisons)
- Eaux de sources amenées par la gravité.
- Distribution d’eau commune pour Bressoux, Jupille et Bellaire d’après un projet dressé par MM. Halleux, Ingénieur du service technique provincial et Tixhon, Commissaire voyer à Angleur, et exécuté en 1908 sous la direction de M. Charles, Commissaire voyer principal à Liège.
- 1. — Adduction des sources d’Evegnée coulant sur l’Asmectique (coteau d’Evegnée, plateau de Herve) par galeries drainantes maçonnées.
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- Conduite d’amenée : 3 234 m. 65 de 260 millimètres.
- 3 3io m. 35 de 200 millimètres.
- 3 o33 m. 35 de i5o millimètres.
- ii. — Adduction par la gravité.
- 4.— Bressoux. — 1, àThier de Cornillon, de 625 mètres cubes en briques et couverture en voussettes sur poutrelles.
- Jupille. — 4, à Jupille centre, Prêtresses, Fond de Houlleux et Bruyère, de 3oo mètres cubes H- 26 m3 25o H- 2 m3 25o -+-35 mètres cubes.
- Bellaire. — 1, au chemin de "Voie de la Messe, de 72 mètres cubes.
- S>. — Il y aura 80 bornes-fontaines et 2 bouches d’incendie. Il est prévu 5oo concessions.
- O. — On compte sur un volume d’environ 1 200 mètres cubes par jour.
- Le prix de vente de l’eau aux particuliers sera de i5 centimes le mètre cube.
- '7. — Analyse du 19 mai 1906 :
- Les cultures donnent 4 microbes vulgaires par centimètre cube. Pas de nitrites. Peu de chlorures et de nitrates.
- Dureté totale : 10 degrés allemands, donc 20 de moins que l’eau de Liège.
- Signé :
- Dubois
- Bruges (Flandre Occidentale)
- (53.781 li.) (9.805 maisons)
- Les eaux distribuées sont celles de la Moerbuyse, qui peut être alimentée soit par le fossé intérieur, soit par le fossé extérieur des remparts. Le fosse intérieur prend les eaux dans le canal de Gand, par l’écluse dite de l’Impératrice. Le fossé extérieur est alimenté par les eaux du Sud de Bruges. La Moerbuyse principale date de la fin du xme siècle. Elle est située à une profondeur de 3 m. 10 à 7 mètres sous le pavement, et fournit l’eau nécessaire aux usages industriels, publics et à l’abattoir.
- 2. — Les industriels épurent par la chaux les eaux des puits artésiens. Il est également employé par les particuliers des filtres domestiques système Barstow et Maignen.
- B. — L’élévation des eaux se fait : i° au moyen d’une machine avec pompe à action directe de la vapeur (système Beduwé), qui sert à élever 1 eau dans un château d’eau à 2 étages ; 20 au moyen d’une pompe Worthington a 4 cylindres de vapeur et à double eflet (deux pistons), pouvant débiter 1 m3 4°° par minute à raison de 5o tours par minute, mais ne marchant pratiquement qu’à 23 ou 24 tours. La chaudière est verticale, à tubes d’eau.
- 4. — Le château d’eau, à 2 étages, est situé entre les portes de la Bou-verie et du Maréchal. L’étage inférieur a 1 m. 5o de hauteur et 1 mètre de diamètre. L’étage supérieur est en fonte et mesure 2 m. 25 de hauteui et 2 m. 75 de diamètre ; sa capacité est <le4o mètres cubes. Ce réservoir fournit l’eau nécessaire à l’abattoir communal.
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- 5. — Les tuyaux sont en plomb ; ils ont de i5 à 18 centimètres de diamètre et alimentent des puits surmontés de pompes. L’épaisseur du plomb est de 2,5 centimètres. Aucun cas d’intoxication saturnine n’a été observé à la suite de l’usage de ces tuyaux de plomb. Il y a 6 ooo mètres courants de canalisations. La distribution est intermittente.
- Il n’existe pas de compteurs ; la redevance pour la fourniture de l’eau est calculée comme ci-après : Droit de raccordement : 20 francs, 1/2 °/o Par an du revenu cadastral ; 1 franc par mètre courant d’ouverture de tranchée sous la voie publique. La redevance de 1/2 franc °/0 par an du revenu cadastral peut être rachetée moyennant 20 fois la rente. Dans les actes de concession, il est mentionné qu’en cas d’utilité publique, dont l’administration reste seule juge, la concession sera retirée sans aucune restitution ou indemnité. Le taux de cette redevance existe depuis le xnie siècle.
- O- — La consommation est de 35o mètres cubes par jour. Il y a 4° maisons raccordées directement à la canalisation.
- Il existe 4 332 puits publics ou privés, qui se décomposent comme il suit d’après les qualités de l’eau relevées à l’analyse : 2 24o puits avec bonne eau,
- 1 092 avec eau de qualité moyenne, 1 000 avec de la mauvaise eau.
- 7. — L’eau est mauvaise pendant les mois d’avril à octobre. Elle est alors absolument impropre à la consommation et aux usages industriels. Elle est contaminée en été par le rouissage du lin et par les déchets des fabriques sises dans le bassin de la Lys et dans le département du Nord. En été, elle décolore 18 centimètres cubes de la solution de permanganate de potasse, tandis qu’en hiver elle n’en décolore que 10. Sa température varie entre i° et i3°.
- 4). — La question de l’eau potable va probablement être résolue à la satisfaction générale. Le Collège va soumettre au Conseil communal l’ancien contxat avec la Compagnie Intercommunale bruxelloise qui sera approuvé.
- Dans le contrat, projeté en 1906, la Compagnie intercommunale des eaux de l’agglomération bruxelloise s’engageait à fournir en permanence, journellement, par écoulement continu et par canalisations souterraines, les quantités d’eau qui seraient demandées par la Ville, jusqu’à concurrence de 3000 mètres cubes.
- De plus, si à un moment quelconque, les quantités d’eau à fournir étaient insuffisantes pour les besoins de la consommation, la Ville n’avait qu’à demander à la Compagnie la quantité d’eau supplémentaire dont elle désirait avoir la disposition permanente.
- En outre, les communes de Sainte-Croix, Assebrouck, Saint-Michel, Zelbrugge et Saint-André pouvaient s’entendre avec la Ville de Bruges et recevoir, pour leurs habitants, les eaux de la ville, pour autant que la quantité d’eau à prélever pour ces communes ne pût nuire à l’alimentation de la ville de Bruges.
- Enfin, il était entendu qu’on délivrerait, journellement et gratuitement, un cube d’eau considérable dans les quartiers pauvres de la ville.
- Avec le système préconisé par la Compagnie, les rues delà ville ne devaient être bouleversées qu’une seule fois, et les Brugeois voyaient conduire, comme ils l’entendaient, leur eau potable à domicile. Quant au service finan-
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- cier de l’entreprise, l’emprunt à émettre par la Ville de Bruges et dont les titres devaient être remis à la Compagnie intercommunale, qui les réaliserait au mieux de ses intérêts, s’élevait à environ un million.
- La ville de Bruges devait assurer à la Compagnie un débit minimum de 1 ooo mètres cubes d’eau par jour à o fr. îo le mètre cube, ce qui assurait à la Compagnie une redevance annuelle fixe de 36 5oo francs. Moyennant le paiement par la Ville de cette redevance fixe, la Compagnie assumait l’obligation d’assurer le service des intérêts et de l’amortissement, en 66 années, de l’emprunt émis par la Ville de Bruges.
- Bruxelles (Province de Brabant) (*)
- Eaux de sources et de drainages amenées par la gravité et refoulées partiellement par moteurs à vapeur et à gaz.
- La distribution d’eau de la ville qui, pendant de longues années, avait desservi en tout ou en partie les nombreux et importants faubourgs de la capitale : Ixelles, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, Molenbeek-Saint-Jean, Cureghem, Laeken, Etterbeek, Uccle et certaines rues de Koekel-berg, Jette-Saint-Pierre, Forest, Auderghem, Woluwe-Saint-Pierre, n’alimente plus actuellement, en dehors de son propre territoire, que Molen-beek, Etterbeek et Uccle. Le service des eaux de la ville a cessé d’alimenter Guregliem-Anderlecht le i { janvier 1898, Laeken le 28 décembre 1898, ïxelles, Saint-Gilles, Saint-Josse, Schaerbeek, Auderghem, Forest et YVoluwe le 3i décembre 1898, et Jette et Ivoekelberg le 3i mars 1900.
- Voici la population de la ville et des faubourgs raccordés à la distribution ; le nombre des maisons de chacune des localités alimentées se trouve en regard :
- Bruxelles............................198610 21 549 au 1-1-08
- Molenbeek-Saint-Jean................. 67094 7164 au 1-1-08
- Etterbeek............................... 27828 4678 au 1-1-08
- Uccle................................. 23 744 -4 849 au 1-1-08
- 317276
- La ville est propriétaire de sa distribution d’eau et l’exploite elle-même.
- Les attributions respectives du personnel technique supérieur sont les suivantes .
- Ingénieur en chef : M. E. Putzeys,avenue de la Renaissance, 8, Bruxelles-
- Captation des sources et galeries de drainage à Braine-l’Alleud et Lillois-Witterzée ; usine hydraulique de Braine-l’Alleud, aqueduc d’amenée ; ateliers du service des eaux et fontaines publiques.
- (l) Les principales données de la notice consacrée à Bruxelles ont été extraites, avec la gracieuse autorisation de l’auteur, du remarquable travail consacré aux eaux de 1* •capitale, sous le titre : Les eaux de Bruxelles, en 1902, par M. E. Putzeys, Ingénieur «n chef de la Ville.
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- M. Leclercq, Inspecteur principal, square Marguerite, i5, Bruxelles.
- 2 conducteurs, 1 magasinier, i surveillant et 5y ouvriers.
- Drainage de la forêt de Soignes et du Bois de la Cambre ; Usines hydrauliques du Bois ; Châteaux d’eau et réservoirs du Bois, d’Ixelles et d’Et-terbeek ; alimentation des réservoirs.
- M. H. Trulemans, Ingénieur adjoint, Montagne de l’Oratoire, 8, Bruxelles.
- I conducteur, 2 surveillants et i4 ouvriers.
- Service de la distribution publique et privée.
- M. V. Van Lint, Ingénieur adjoint, avenue Michel-Ange, y3, Bruxelles.
- II conducteurs et 102 ouvriers.
- Coût total des travaux de premier établissement au 3i décembre 1906 : 21.223.121,24 francs.
- I. — La distribution d’eau actuelle de Bruxelles comporte deux systèmes absolument distincts : le système dit « du Hain » et le système dit « de la forêt de Soignes ».
- Système du Ilain.
- Projet de l’ingénieur Carez, soumis au Conseil communal et adopté à l’unanimité dans la séance du i4 décembre 1862. Installations adjugées, ainsi que les canalisations de la ville, en mars i853. Les premières eaux furent distribuées à la fin de i855. Débit i3ooo mètres cubes.
- Ce système dit « du Hain » consiste dans la dérivation des sources de la rivière de ce nom qui prend naissance dans l’Entre-Senne-et-Dyle en amont de Bruxelles, à 5 kilomètres au nord de Nivelles, sur le territoire de la commune de Lillois-YVitterzée, à la cote 120, et se jette dans la Senne à la cote 4o environ, après avoir traversé Je territoire des communes de Lillois, Ophain, Braine-l’Alleud (cote 80) et Clabecq.
- Les sources dites supérieures, captées entre les cotes 120 et 92, arrivent à Bruxelles par simple gravitation ; les sources dites basses, émergeant entre les cotes 90 et 82, relevées à l’aide de machines installées à Braine-l’Alleud, sont rejetées dans l’aqueduc d’amenée pour s’écouler ensuite par gravitation jusqu’à Bruxelles. Au centre de l’usine se trouve une cuve maçonnée de 10 mètres de profondeur et de 4 m. 5 sur 3 m. -6 de côté, où aboutissent, à trois niveaux différents, les collecteurs affectés à chacun des trois groupes de sources basses. *
- Pour la régularité de la marche des pompes, les 2 venues inférieures sont confondues.
- Hans ce puits sont logées 2 pompes verticales à double effet, disposées pour recevoir les 2 eaux à leurs niveaux respectifs, et actionnées directement par 2 machines à volant de 20 et 25 chevaux chacune, capables de refouler 12 000 mètres cubes d’eau en 24 heures, dans le grand aqueduc de dérivation.
- Indépendamment de cette installation constituant déjà par elle-même un élément de réserve, il existe encore dans la même usine, à 9 mètres de la cuve susdite, un second puits de 2 m, 65 sur 1 m. 60 de section et 10 mètres de profondeur, relié également aux collecteurs d’amenée.
- Dans ce puits se trouve une pompe à double effet, de 5o centimètres au
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- cylindre, disposée pour recevoir les 2 eaux à leurs niveaux l’espectifs et actionnée directement par une machine à cataracte de i5 chevaux. Cette seconde installation, quoique ancienne, constitue un second élément de réserve absolument indépendant de la première. Une conduite de refoulement spéciale met cette pompe en relation directe avec le grand aqueduc de dérivation.
- Quant aux sources supérieures du Ilain, captées au début de l’exploitation au moyen de cuves maçonnées jusqu’au niveau du sol, elles donnèrent lieu dès les premières sécheresses à de sérieux mécomptes, et furent par la suite saisies à plus grande profondeur sous le sol soit au moyen de drains en maçonneries ou en grès, soit par des puits descendus jusqu’au sable marneux, par des forages, soit au moyen de galeries drainantes dont le champ s’étendant à grande distance augmenta les venues d’eau dans de larges limites.
- En coupe transversale, l’aqueduc général de dérivation a x m. 10 de largeur sur 1 m. 70 de hauteur. Le radier est à fond légèrement cintré, les flancs sont verticaux et la tête de l’aqueduc est formée par une voûte en plein cintre.
- L’aqueduc part de l’usine hydi*aulique de Braine-l’Alleud, à la cote 91.60, pour aboutir, apiès un développement de i5 kilomètres 188 mètres, à la chambre souterraine de jauge située à l’entrée du Bois de la Cambi’e à la cote 89.40, soit o m. i45 de pente moyenne par kilomètre.
- De cette chambi'e les eaux sont dii’igées, sous l’avenue Louise et la rue du Couvent, par un grand siphon de 1 m. 20 et de 0 m. 90 de diamètre, vers un réservoir maçonné, dont le radier esta la cote 87.5o et la cote d’eau 90, établi rue de la Tanne, à Ixelles, à 2 kilomètres de ladite chambre. Ce réservoir, de 20 000 mètres cubes de. capacité, est divisé en 2 compartiments, ce qui permet d’en faire le cui-age sans apporter d’interruption dans l’alimentation des conduites qu’il dessert.
- Le bassin du Hain est d’une façon générale semblable, comme topographie, sol, sous-sol et climat, à la région de la Forêt de Soignes, dans laquelle est implanté le système de ce nom et qui sera longuement décrit ci-après.
- L’exploiation géologique du sous-sol a démontié que dans la profondeur règrre partout le terrain primaire ou terrain rocheux et schisteux, dont la surface forme comme un immense plan incliné dont la ligne de plus grande pente serait dirigée vers le N.-N.-O. et dont le relèvement peut être évalué a environ 5 mètres par kilomètre.
- Sur ce soubassement rocheux imperméable, tout au moins dans sa pr0" fondeur, viennent se superposer un certain nombre de couches d’âge tertiaire qui suivent la même allure que la sui'face du terrain primaire.
- Ces couches sont constituées en majeure pai’tie par des sables perméables-
- Au-dessus de ces couches s’étend le manteau ondulé des terrains quaternaires.
- Les deux principales galeries de drainage, celle d’Ophain-Lillois-Baulers et celle des Hayettes à Ophain-Bois-Seigneur-Isaac, implantées de 10 a 5o mètres sous la surface du sol, ont l’espectivement une longueur drainante
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- de 4 4o2 mètres et 1 y65 mètres. Elles sont commandées chacune par quatre serrements, véritables écluses souterraines qui régularisent les débits et permettent aux époques de faibles consommations de réaliser l’emmaga-sinement en sous-sol de volumes d’eau considérables qui servent d’appoint au moment des sécheresses.
- Les hauteurs d’eau accumulées derrière les serrements peuvent ainsi atteindre, les vannes étant fermées, de 5 à 18 mètres. Grâce au système de compensation que représentent les dispositions des sources du Hain, il est possible de faire varier les prélèvements de i5 à 35 et même 4° ooo mètres cubes.
- Indépendamment des deux principales galeries sus-mentionnées, il existe dans la vallée du Ilain une trentaine de prises d’eau, captées soit directement aux sources au moyen de puits, soit au moyen de galeries filtrantes.
- Dans le cours de ces dernières années, des mesures importantes de protection ont été réalisées pour mettre les prises d’eau à l’abri de la contamination ou de la malveillance.
- Les zonés de protection acquises à ce jour comportent une superficie totale de près de 4^ hectares.
- Chaque zone a été appropriée en conséquence, puis finalement clôturée, gazonnée et convertie en taillis.
- A la pui’eté naturelle des eaux du système du Hain sont donc venus s’ajouter des éléments de protection qui les mettent à l’abri de tout mécompte.
- Système de la forêt de Soignes.
- Les travaux de drainage profond du bois de la Cambre, qui devaient être suivis du drainage de la forêt de Soignes, furent proposés en 1872 par l’ingénieur Yerstraeten, alors chef du service, et entamés en 1873, malgré les prédictions pessimistes que ce savant ingénieur rappelle dans ses études (1).
- A cette épocjue, une Commission spéciale avait été instituée en vue de rechercher le meilleur moyen de dotèr l’agglomération bruxelloise d’un volume d’eau considérable, dans la proportion d’environ i5o litres par jour et par habitant.
- Cette Commission, composée spécialement des représentants des administrations communales de Bruxelles et des faubourgs, auxquels avaient été adjoints des mandataires de la province de Brabant, avait déclaré que la question de dépense du projet qu’elle patronnerait n’entrerait pour rien dans sa détermination...
- Ainsi que l’exposa le Bourgmestre Anspach, — et les événements lui donnèrent raison, — ce vote avait pour conséquence d’ôter tout effet pratique aux délibérations de la Commission.
- Aussi, pressé par les circonstances qui étaient devenues fort difficiles, feu Anspach, adoptant les conclusions de M. Yerstraeten dont le projet était
- (*) Vekstraetev — Les Eaux anciennes et les Eaux nouvelles de Bruxelles ; Bulletin communal, 1872, p. 3gi (discours de M. le Conseiller Depaire).
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- atppuyé par MM. d’Omalius d’Halloy, Maus et Depaire, proposa au Conseil communal l’adoption d’une solution qui permettait de prendre possession, rapidement, d’un supplément de 4<>oo mètres cubes d’eau à provenir, d’une part, des pertes du lac du bois de la Cambre, que l’on évaluait à 600 mètres cubes par jour, et des ressources aquifères de la région.
- Le projet fut vivement combattu ; ou prétendit que les eaux dont on pourrait s’emparer seraient de mauvaise qualité, et l’on s’appuya même, ainsi que le fit remarquer M. le Conseiller Depaire, qui avait bien voulu se charger des analyses, sur des analyses démontrant les bonnes qualités de l’eau, pour déclarer qu’elles étaient impropres à l’alimentation de la ville!
- M. Verstraeten, de son côté, disait avec raison que la contrée à drainer étant semblable comme topographie, sol, sous-sol et climat, au bassin du Hain dont l’eau est parfaite et qui rapporte 4 mètres cubes en année sèche, on était autorisé à affirmer que la galerie fournirait les \ 000 mètres cubes annoncés et que l’eau obtenue serait d’excellente qualité (J).
- Confiné dans les limites de crédits trop réduits, M. Yerstraeten adopta au début, pour les galeries drainantes, la section de 1 m. 20 de hauteur sur o m. 70 de largeur ; ultérieurement, cette section fut portée à 1 m. 4° de hauteur, la largeur restant la même. La galerie était à pieds-droits verticaux surmontés d’une voûte en plein cintre et ne possédait pas de radier maçonné ; l’eau qu’elle transportait s’écoulait sur un fond sablonneux.
- C’est à cette circonstance qu’il fallait marcher vite, et également au peu de confiance qu’inspiraient au public des travaux dont on a pu apprécier la vraie portée par l’exposé géologique qui précède, qu’il convient d’attribuer le manque d’ampleur des galeries de drainage établies en premier lieu. Les dimensions adoptées par M. Yerstraeten, acceptables peut-être pour des galeries destinées à fournir un appoint, se fussent trouvées insuffisantes pour assurer le passage à des volumes d’eau importants, attendu que dans ce cas elles eussent été complètement inaccessibles.
- Les opérations de curage faites par des ouvriers piétinant sur un sol sableux offraient, du reste, un réel danger, car elles se présentaient comme une menace constante d’affouillement des pieds-droits, capables de provoquer la création de vides derrière les maçonneries, d’où chance d’écroulements de la galerie, écroulements qui se produisirent à plusieurs reprises.
- Qu’en matière de travaux publics, on recherche l’économie, c’est rationnel ; mais, et surtout quand il s’agit de travaux hydrauliques, l’économie poussée à l’excès, comme s’y est trouvé contraint l’Ingénieur Verstraeten par suite de l’exiguité des crédits dont il disposait pour mener à bien une entreprise que d’aucuns condamnaient d’avance, représentait un réel danger que 1 expérience ne devait pas tarder à révéler, en même temps qu’elle rendait impossibles les travaux d’aménagement (serrements) capables d’augmenter dans une très large mesure les volumes d’eau utilisée d’une manière effective. C’est à la hâte avec laquelle il fallut opérer qu’il faut reporter également les incorrections que présentaient certaines sections de galerie où l’on ren-
- (*) Yerstraeten, toc. cit., p. 3o.
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- contrait des pentes excessives, capables, par la vitesse qu’elles imprimaient à l’eau, de compromettre les travaux ; le danger était d’autant plus pressant qu’il avait été fait choix, ainsi qu’on l’a vù précédemment, d’un type de galerie sans radier; l’eau coulant sur le sol y provoquait des érosions (1).
- A diverses reprises se produisirent des éboulements, qui, fort heureuse-ment, n’eurent que des conséquences matérielles, mais ces affaissements, supprimant du même coup en grande partie les venues d’eau, compromirent le service.
- Dans ces conditions, on ne pouvait, non plus, songer à créer des serrements ou barrages souterrains, capables de régulariser les venues suivant les besoins variables de la consommation.
- Les serrements doivent cependant, au point de vue économique, être considérés comme le complément obligé de galeries drainantes établies dans les terrains dont la constitution géologique a été donnée précédemment.
- Un premier accident grave venait de se présenter au moment où le service nous fut confié.
- Un éboulement se produisit qui bloqua la galerie principale sur 5o mètres de longueur.
- Il fut remédié à cet accident, dans la mesure du possible, par l’établissement d’une galerie de jonction contournant la partie éboulée, car il ne pouvait être question d’établir une nouvelle galerie dans un terrain d’une attaque déjà difficile en temps normal et devenu inabordable après la dislocation dont il venait d’être le siège. C’eût été courir au devant d’une catastrophe.
- Ce travail était à peine terminé, qu’un second accident, plus] grave, se présenta.
- Le 10 août 1890, à la suite de pluies torrentielles, un puits maçonné, se trouvant dans l’axe d’un chemin envahi par les eaux d’orage, s’effondra, en créant un entonnoir de 15 mètres de diamètre, de 15 mètres de profondeur, non loin de propriétés particulières... Un cube de terres de plusieurs centaines de mètres fut emporté par le torrent, la galerie aval fut obstruée en
- (*) Verstraetex, îoc. cit., p. 39.
- « Les difficultés rencontrées, la nécessité d’aller vite et d’attaquer sur plusieurs points à la fois, nous obligèrent à donner plus de pente aux galeries que le millimètre au mètre qui avait été prévrn ; elle a pris en moyenne un peu plus du double et jusque 7 et 8 millimètres dans la portion de galerie que précède le fort éboulement signalé (éboulement survenu en cours d exécution). D’autre part, cette surélévation de la galerie réduisit le champ d’action sur la couche aquifère.
- « D’autre part, il fut constaté par la suite que cette pente est beaucoup trop raide et peut devenir dangereuse ; peu à peu l’eau s’abaissa dans cette partie de la galerie, et elle se fraya un chemin en dehors des pieds-droits pour rentrer dans la galerie, en aval, où la pente lui convenait mieux.
- « Ce canal, créé par l'eau et en sous-œuvre, devait, à la longue, amener un écroulement de la galerie. Heureusement, nous nous en sommes aperçus à temps : les vides furent comblés par des pierres et tout le travail fortement consolidé. Néanmoins, cette portion de la galerie n’assure pas une complète tranquillité ; elle est visitée tous les mois ; le service finira par en proposer le remplacement ».
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- partie et le réservoir d’Etterbeek, situé à plus de 3 kilomètres de là, ensablé sur o m. i5 de hauteur.
- L’Administration communale, en présence d’un tel accident qui n’avait heureusement provoqué que des dégâts matériels, estima qu’une mesure radicale s’imposait, que le moment des demi-solutions était passé ; que si l’on voulait continuer à mettre à profit les ressources en eau que renferme le sous-sol de la forêt de Soignes, il fallait s’engager nettement dans une voie nouvelle, faute de quoi on risquait fort de dépenser beaucoup d’argent, sans avoir jamais de sécurité.
- Du reste, l’École militaire que traversait l’aqueduc d’amenée, devant bientôt disparaître pour faire place à un quartier nouveau, et une section importante d’aqueducs et galeries se trouvant établie sous des terrains qui, d’incultes qu’ils étaient au moment où les travaux avaient été entrepris, avaient été peu à peu couverts de constructions, on comprend qu’il était devenu indispensable de remanier profondément le système.
- On ne pouvait songer, en effet, à maintenir sous une agglomération une galerie dans laquelle pouvaient s’infiltrer les eaux superficielles, avec d’autant plus de facilité que sur une certaine longueur il s’agissait de terrains rapportés.
- Un autre point noir était que trois accidents antérieurs montraient que la galerie était compromise, et qu’un nouvel accident, dans un quartier où la bâtisse se développait, atteindrait les proportions d’une catastrophe.
- Le travail de remaniement général fut entrepris en 1892 et terminé en 1898.
- Le principe de l’établissement de serrements étant admis, il fut décidé :
- i° Qu’un serrement de prise d’eau, régulateur général du système des galeries drainantes du bois de la Cambre et de la forêt de Soignes, serait construit en tête de l’aqueduc d’amenée des eaux au point de jonction de cet aqueduc avec la galerie drainante longitudinale ;
- 2e Que des serrements de retenue seraient échelonnés le long du tracé, de façon à commander chacun un tronçon de galerie et à subdiviser le réseau drainant en une série de biefs ;
- 3° Que des puits tubés, poussés jusqu’au niveau des galeries, serviraient a déterminer, par le niveau d’eau qui s’v établirait, les fluctuations de la nappe aquifère et, par suite, l’influence des prélèvements sur les réserves accumulées par les serrements.
- L’exploration géologique du sous-sol de cette région, faite par MM. leS géologues Rutot et Van den Broeck, a démontré que la surface couverte par les sédiments asschiens et tongriens constitue la plus grande partie de l’étendue de la forêt de Soignes ; cette forêt a son régime hydrologique propre, parfaitement constitué et complètement indépendant de tout ce qui peut se passer au-dessous de la limite inférieure de l'asschien.
- Sous l’argile asschiennc vient la grande masse sableuse formée par le le-dien, le bruxellien et le sable ypresien. Cette masse est éminemment perméable. Non seulement elle absorbe l’eau qui tombe directement à la surface, mais elle absorbe l’eau du trop-plein des nappes aquifères supérieures,
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- c’est-à-dire celle de la base du quaternaire et celle du sable assehien. Ces eaux s’infiltrent dans une niasse constituant véritablement un filtre idéal, où toutes les conditions d’abandon de matières en suspension, d’aération, d’épuration chimique, semblent organisées avec le soin le plus méticuleux pour produire une eau potable, limpide, saine et chargée d’un peu de carbonate de chaux, ce qui n’est nullement défavorable au point de vue de la santé publique.
- Ces eaux descendent donc en s’améliorant, au travers des sables lediens, bruxelliens et ypresiens, jusqu’à leur rencontre avec la surface dè l’argile ypresienne imperméable, qui occasionne la formation et l’arrêt d’une grande nappe continue, âttendu qu’elle est rarement atteinte par le fond des vallées.
- Il se forme donc, sur cette vaste étendue imperméable, une immense nappe aquifère, alimentée à la fois par les eaux tombant directement sur les sables perméables, par les eaux de ruissellement des trop-pleins de la nappe supérieure de l’asschien et aussi par les eaux d’infiltration tombant sur les affleurements directs de l’extrême Sud du massif, eaux souterrainement entraînées vers le Nord par suite de la pente générale des terrains dont il a été question précédemment.
- La masse d'eau est tellement considérable, que son niveau s’élève non seulement au-dessus de la surface des sables ypresiens, mais qu’il pénètre, en les noyant, dans plus de la moitié de l’épaisseur des sables bruxelliens.
- Toutes ces eaux, suivant la pente vers le Nord, vont peu à peu injecter les terrains superficiels situés au nord de Bruxelles, entre Yilvorde et Malines, où le sol est tellement gorgé d’eau, que la moindre crue de la Senne y amène des inondations désastreuses.
- À environ 18 mètres sous l’argile asschienne, il existe donc un immense réservoir d’eau en mouvement, s’écoulant avec lenteur, mais d’une manière continue, du Sud au Nord, et complètement indépendant du réservoir supérieur, dont les eaux suivent une marche parallèle. C’est dans ce réservoir que l’on prend déjà une grande partie de l’eau nécessaire à Bruxelles ; il existe sous la forêt de Soignes des ressources considérables en excellente eau potable, ressources d’où les galeries existantes ont soutiré journellement 7 à 8000 mètres cubes en 1901.
- Les galeries du drainage, tant longitudinales que transversales, établies dans cette couche aquifère, comptent à ce jour un développement total de 6 228 m. 69.
- En coupe transversale, les galeries de drainage présentent une section de forme ovoïde de 1 m. 70 de hauteur sur 1 mètre de largeur, mesure prise ^ans œuvre. Le revêtement, fait en maçonnerie de briques, vient prendre aPpui sur un radier composé de claveaux en béton de ciment comprimé. Les Pïèces de côté des radiers présentent des ouvertures pour livrer passage à
- l’eau.
- Elacé, ainsi que cela a été dit précédemment, immédiatement à l’aval de
- galerie drainante longitudinale, le serrement régulateur de prise d’eau est s°udé à l’aqueduc d’amenée, dont il forme la tète.
- Ces préliminaires étant établis, on peut aborder la description de l’appa-Annuaire des Distributions d’eau.
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- reil régulateur de tête des galeries drainantes du bois de la Cambre et de la forêt de Soignes, ainsi que des serrements intermédiaires établis en. ce s dernières années en pleins sables aquifères.
- L’assise de l’ouvrage se trouve à 35 mètres sous la surface du sol naturel.
- Les vannes étant fermées, l’ouvrage se trouverait noyé,,, à partir du radier de la galerie, de 4 mètres dans la nappe aquifère entièrement reconstituée.
- Le serrement régulateur se divise en deux parties bien distinctes : la première est le massif, renfermant les chambres d’accès et de manœuvre ; la seconde, une portion de galerie étanche et soudée au terrain*, s’étendant vers l’amoiit du massif sur 6o mètres de longueur.
- Le massif renfermant les chambres d’accès et de manœuvre est un monolithe de béton, affectant en plan la forme d’un rectangle de h8 mètres de longueur sur 3 m. 5o de largeur, armé, à 3 m. 5o de son extrémité, de retours à angle droit de 2 m. 5o d’épaisseur, faisant saillie de 3 m. 5o de chaque côté du massif principal.
- Une conduite en fonte de 6o centimètres de diamètre intérieur le traverse, pour aboutir, vers l’amont, dans une cuve de prise au débouché de la galerie étanche, vers l’aval, dans une cuve de départ formant tète de- l’aqueduc de dérivation des eaux vers la chambre de jauge installée à 1 3oo mètres, de là, sous l’avenue Louise, à hauteur de l’Ecole militaire.
- La colonne de fonte ayant été posée pendant l’exécution du. bétonnage, il est presque inutile de dire qu’elle fait partie intégrante de. la massa pilonnée à laquelle elle se trouve soudée sur toute sa longueur.
- L’accès des chambres d’arrivée et de départ des eaux collectionnées par les galeries de drainages, est donné par un puits avec escalier en spirale qui débouche dans la chambre aval, après avoir rencontré une galerie de communication qui, s’étendant au-dessus du massif proprement dit, assure une communication aisée entre l’aqueduc, les galeries drainantes et les parties de l’ouvrage où sont logés les appareils de manœuvre, dont la visite et les réparations se feront ainsi, si besoin est, sans la moindre difficulté. C’est vers ce but que concourt également le puits d’amont, dont les dimensions ont été calculées de façon à permettre l’entrée et la sortie des pièces les plus considérables de l’appareillage.
- Le massif et ses annexes ont été établis, sans le moindre accident,, au fond d une tranchée générale à ciel ouvert, mesurant 35 mètres de prolondeur, par M. Monnoyer, entrepreneur, qui avait, l’année précédente, procédé, avec un succès complet et dans des conditions analogues, à la. construction de la chambre de jauge placée à a5 mètres sous la pelouse de, 1 avenue Louise.
- On passe actuellement à la description de la seconde partie du serrement.
- Le procédé « par excavation » suivi pour la construction du massil de tète et les précautions prises pendant l’exécution des travaux, donnaient 1 assu rance du contact immédiat de l’ouvrage avec le terrain, mais on ne pouvait
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- affirmer que la longueur de 18 mètres assignée au massif de terre compris entre l’amont et l’aval opposerait, aux eaux d’infiltration, des résistances suffisantes, lorsque, les vannes étant fermées, le niveau se relèverait vers l’amont.
- On adopta, pour éviter tout mécompte, une longueur de 60 mètres pour cette galerie étanche, dans cette pensée qu’à supposer cette longueur trop considérable, la suppression de quelques mètres de drain serait sans effet sur le rendement final, étant donné le développement considérable des galeries, et dans cette pensée également qu’un surcroît de précautions était désirable pour l’appareil de tête où les manœuvres seront perpétuelles, enfin que la différence de coût entre la galerie drainante et la galerie étanche était insignifiante.
- La galerie étanche étant construite, il s’agissait d’assurer entre la maçonnerie de revêtement et le terrain l’adhérence continue qui supprimait toute chance d’infiltration latérale, lorsque les vannes étant fermées, il se produirait une mise en charge.
- On sait que, lorsqu’on procède à l’établissement, en souterrain,, de galeries maçonnées, on doit créer, en premier lieu, une galerie provisoire blindée, de dimensions beaucoup plus considérables et dont le boisage, que l’on ne peut toujours enlever dans la crainte d’éboulements, se trouve inséré entre la maçonnerie et le terrain.
- Dans ces circonstances, on en est réduit à faire un blocage intermédiaire, lequel, malgré tous les soins qu’on y apporte, laisse toujours entre le terrain et la maçonnerie des intervalles relativement considérables.
- C’est là un défaut inhérent au système suivi jusqu’ici par les entrepreneurs pour le creusement des galeries en souterrain.
- Or, on avait eu soin de fixer pour l’emplacement du serrement, un point où le terrain avait été reconnu, au préalable, par uu puits d’essai, comme résistant.
- C’est ainsi que, sur une grande longueur, aussi bien à l’amont qu’à l’aval du serrement, le terrain présentait suffisamment de fermeté pour que l’on pût retirer tout le boisage, à mesure de l’exécution des maçonneries de revêtement.
- Dans ces conditions, on comprend que pour toute cette section on put réaliser un blocage bien autrement parfait des intervalles à l’aide du sable et des débris de moellons provenant de la fouille.
- Cependant, ce blocage, malgré tous les soins qui y furent apportés, ne pouvait représenter, comme solidité, l’ancien terrain ; il devait y subsister des vides, dont l’existence, aux environs du massif, pouvait donner lieu à des infiltrations. La mise en charge opérée, les eaux, brusquement relevées Yei's l’amont, auraient trouvé, dans ces sables rapportés, un lieu de circulation relativement aisée et, par cette voie, auraient pu atteindre le massif, sans rencontrer, dans leur écoulement, les résistances auxquelles elles se heurteraient dans l’hypothèse d’une adhérence parfaite entre la galerie définitive et ta terrain.
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- Pour assurer ce contact intime, on eut recours à des injections de mortier de ciment.
- Les injections se firent à l’aide d’un appareil fort simple, qui fut, hormis la pompe à air, confectionné aux ateliers de la Ville, en employant des matériaux d’usage courant dans la distribution d’eau — tuyaux à tubulure, boîtes à bourrage de bouche à incendie, etc... Tel qu’il était constitué, on pouvait, très aisément et en peu d’instants, élever la pression intérieure à 3 ou 4 atmosphères, sous laquelle le mortier de ciment jaillissait avec une puissance telle, qu’il devenait certain qu’il irait se loger dans les moindres interstices laissés entre la maçonnerie et le terrain.
- Après quelques essais concluants faits aux ateliers, l’opération fut entreprise.
- Le mortier de ciment, gâché assez liquide pour éviter la prise rapide et permettre une projection violente, fut injecté par des barbacanes créées de 5o en 5o centimètres, sur le pourtour de la section et de mètre en mètre, suivant sa longueur, sur la distance de 6o mètres vers l’amont.
- L’injection se fit d’abord par les points les plus rapprochés du radier, en remontant, à mesure du remplissage des vides à refus.
- Pour les premiers 12 mètres à partir du massif, on fit usage d’un mortier composé d’une partie de ciment pour une partie de sable ; pour les z a mètres suivants, on employa un mortier formé d’une partie de ciment pour deux parties de sable, et ainsi de suite, en ajoutant une partie de sable supplémentaire par 12 mètres d’avancement, jusqu’à atteindre la composition de 1 de ciment pour 5 de sable.
- Cette opération, fort délicate, qui fut réservée au personnel de la ville, fut l’objet d’une surveillance de tous les instants ; il fallut un mois de travail pour la mener à bonne fin.
- Etant donné le nombre de points d’injection ménagés, les précautions dont on s’est entouré, l’excellence des matériaux mis en œuvze, la puissance de l’engin chargé du refoulement du mortier de ciment, on a l’assurance qne l’on peut considérer le serrement comme un monolithe littéralement soudé au terrain qui l’enveloppe sur toute sa longueur.
- Le serrement commandant les galeries de drainage à leur entrée dans l’aqueduc d’amenée a reçu le nom de serrement régulateur, parce qu’il est appelé à régler le débit de l’ensemble des drains suivant les besoins journaliers du service de la distribution.
- Les autres serrements, actuellement au nombre de quatre, ont reçu le nom de serrements de retenue ; les vannes de ces ouvrages sont appelées à des manœuvres moins fréquentes, leur ouverture pouvant être l’églée de façon à correspondre à un débit supérieur aux besoins, puisque le serrement régulateur se chargera d’emmagasiner les volumes en trop.
- Le réseau complet des drains étant établi, on pourra, par simple inspection du niveau des puits d’inspection prévus comme tertio du programme que nous avions tracé, se rendre compte de la façon dont les vannages devront être rationnellement manœuvrés en vue de l’utilisation systématique des ressources aquifères de la région drainée,
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- Les galeries drainantes ont une pente moyenne de 1 mètre par kilomètre ; l’inclinaison de la nappe aquifère étant beaucoup plus accentuée, les galeries s’y engagent de plus en plus profondément. Il s’ensuit, qu’un seul serrement, en tète du système, serait insuffisant pour provoquer un emmagasinement rationnel des xéserves, puisque, à supposer le serrement de tête complètement fermé, l’eau, en vertu du principe des vases communicants, s’élèverait, en tête des travaux, à un niveau supérieur à celui de l’ancienne nappe, et, arrivé à ce point, s’épancherait en pure perte dans le terrain, en soumettant l’ouvrage à des charges inutiles et dangereuses. Il convient, on le voit, ainsi que le prévoyait le programme, de subdiviser les galeries en étages successifs, commandés chacun par un serrement particulier qui permette d’y opérer des retenues indépendantes.
- On comprend également que dans ces conditions, chacun des serrements n’est soumis, en temps normal, qu’à la différence de charge pouvant s’établir entre l’amont d’un bief et l’aval de celui qui le suit immédiatement.
- A l’heure présente, quatre serrements de retenue sont établis : le premier à 700 mètres, le second à 1 3oo, le troisième à 2 900 mètres, le quatrième à 2 800 mètres en amont du serrement régulateur.
- Ici, au lieu de galeries maçonnées, il a été fait usage de tuyaux en fonte pour constituer la jonction des drains : on leur a donné 0 m. 80 de diamètre, de façon à en permettre la visite le cas échéant.
- Les serrements de retenue ont respectivement 5o mètres, 60 mètres, 76 mètres et n4 mèti'es. de longueur ; cette longueur est propoi'tionnelle à la charge maximum à laquelle ils peuvent avoir à résister.
- La galerie boisée étant ouverte, on a procédé à la pose de la file de tuyaux, chacun d’eux ayant 1 m. 5o de longueur, chiffre imposé par la dimension des puits d’accès, comme aussi par les difficultés de manœuvre ; le joint est fait au chanvre et au ciment.
- La conduite étant posée, on a procédé au déboisage de la galerie et au pilonnage du béton destiné à combler le vide entre le terrain et les tuyaux. Finalement, on s’est donc trouvé en présence d’un massif de béton traversé par une canalisation en fonte, dont il suffisait d’armer les têtes de vannes pour obtenir l’appareil de réglage des venues d’eau que l’on s’était proposé. Ici, on a adopté comme vanne de fermeture du bief la vanne plate à glissière, d’une visite et d’une réparation entièrement aisées ; sous les faibles pi'essions qu’ils sont appelés à supporter, ces appareils sont parfaits au point de vue de l’étanchéité, et du reste, une occlusion hermétique n’étant pas la condition pi'incipale à observer, la simplicité du système eût, en tout état de cause, conduit à en prévoir l’emploi.
- Le puits en aval du seri’ement contient la vanne de manœuvre ; le puits d’amont, la vanne de secours ; les appareils de manœuvre de ces vannes sont placés en un point situé au-dessus du niveau maximum des retenues.
- En temps normal, la vanne de secours est constamment dans la position « ouverte '), l’ouverture de la vanne de manœuvre étant réglée suivant les besoins de la consommation.
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- Qu un accident survienne, qui rende nécessaire la réparation ou le remplacement de la vanne de manœuvre, la fermeture temporaire de la vanne de secours permettra d’y procéder sans difficulté,
- La distance qui sépare les puits d’attaque en galerie varie suivant la profondeur à laquelle ces galeries sont établies ; en moyenne, ils sont distants entre eux de 100 mètres environ.
- De ces puits, les uns sont remblayés à mesure de l’avancement des travaux ; d’autres, de 3oo en 3oo mètres, sont maçonnés sur toute la hauteur et fermés par un regard en fonte ; quelques-uns enfin sont munis d’escaliers à vis pour faciliter les visites.
- A partir de 600 mètres en amont du serrement régulateur, on mit à profit tous les puits provisoires pour pilonner, sur une hauteur de 3 mètres, un massif de béton épousant exactement les parois de la fouille que l’on débarrassait de tout blindage sur cette même hauteur, de façon à assurer avec le terrain un contact intime du massif que traverse la galerie, en conservant sa forme et ses dimensions.
- On donne à ces massifs le nom de masques. •
- En chacun de ces points furent établies des vannettes mobiles, appelées à subdiviser chacun des biefs principaux de la galerie drainante en biefs secondaires successifs que l’on maintient toujours sous eau.
- Cet établissement de masques est destiné à assurer certains avantages sur lesquels il y a lieu d’insister.
- Si T on peut admettre, en présence de ce qui a pu être observé jusqu’aujourd’hui, que les galeries, telles qu’elles se trouvent actuellement constituées — avec radier en béton, avec briques creuses, garnies par l'arrière de ballast et de gravier — offrent incomparablement moins de chances d’ensablement que l’ancien type sans radier auquel elles ont été substituées avec raison, la création de biefs secondaires réduit ces chances à un minimum, caries briques perforées (quel que soit le rabattement provoqué dans la nappe par les prélèvements) étant toujours noyées ainsi que le terrain avec lequel elles sont en contact, l’eau, qui, sans cet artifice, eût pu affluer par des points d’élection avec une vitesse peut-être capable d’entraîner les sables, se répartit sur toute la longueur de la galerie avec une lenteur qui écarte, en* toutes circonstances, les chances d’ensablement. C’est là un sérieux avantage, tant au point de vue de la qualité de l’eau que des frais d’entretien ; c’est en même temps une garantie de bonne conservation des travaux.
- L’interposition de 100 en 100 mètres, en travers des galeries drainantes, d’un semblable monolithe, présente également Davantage de provoquer la disconnexion certaines des vides qui existent fatalement, au début, entre la maçonnerie des drains et le terrain ; grâce à leur existence il ne peut se produire de couloirs extérieurs destinés à se ruiner d’eux-mêmes, il est vrai, après peu de temps, mais dont l’existence, fût-elle éphémère, représente néanmoins un inconvénient qu’il valait mieux faire disparaître. ,,
- On ajoutera encore que les masques et les serrements donnent la faculté d’isoler les galeries déjà construites des chantiers d’avancement, et d’élinuner
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- entièrement, par pompage, les eaux provenant de ces chantiers en permettant d’utiliser pour l’alimentation tout le produit des galeries d’aval.
- Antérieurement à leur établissement, on se voyait obligé de lancer le produit des drains aux égouts pendant le travail à l’avancement, ce qui constituait un véritable gaspillage auquel ont mis un terme les travaux qui viennent d’être décrits.
- On en terminera avec les galeries drainantes du système de la forêt, en disant quelques mots de la manœuvre des serrements.
- On sait combien il importe, d’une façon générale, d’apporter la plus grande prudence dans la manœuvre des appareils dépendant des distributions d’eau ; une extrême lenteur est la règle habituelle.
- Cette manière de faire, de bonne application lorsqu’il s’agit de la mise en service de travaux hydrauliques courants, doit être considérée comme une condition primordiale pour les galeries de drainage en terrains meubles, commandés par des serrements ; une imprudence, une mise en marche trop brusque, peut amener des troubles ou même compromettre les ouvrages.
- Regorgeant d’eau, complètement noyées dans la nappe aquifère, les galeries drainantes se trouvent dans une position d’équilibre très satisfaisante; mais que l’on vienne, par une prise brutale, à abaisser le niveau de l’eau qu’elles contiennent, elles peuvent se trouver, après un laps de temps fort court, soumises à des efforts extérieurs qui, répétés, compromettraient leur solidité.
- C’est là, du reste, on. s’en souvient, l’un des arguments qui conduisirent à conseiller le remplacement des anciennes galeries sans radier, incapables de résister à la manœuvre des serrements.
- Même avec le nouveau type, si les venues d’eau étaient trop brusquement provoquées, on risquerait l’entraînement des sables par les barbacanes, d’où trouble de l’eau, ainsi rendue moins satisfaisante pour l’œil, et consécutivement envasement des galeries et des réservoirs qu’il faudrait ensuite curer à grands frais.
- Ce ne serait pas impunément non plus que l’on viderait brusquement, par exemple, les biefs d’aval du système, sans provoquer en même temps un abaissement du niveau des retenues d’amont.
- La prudence exige que les manœuvres soient faites par un personnel hien stylé et parfaitement au courant de son métier, faute de quoi l’on risquerait fort, chaque fois que l’on aurait à augmenter les venues dans une certaine proportion, devoir les eaux débitées par les drains profondément troublées.
- En aval du serrement régulateur de prise d’eau se développe en souterrain l’aqueduc récemment construit sous l’avenue Louise ; il se termine par le puits qui contient la jauge et forme tête d’entrée des eaux de la colonne forcée s’étendant de l’avenue Louise au réservoir d'Etterbeek, où elles s emmagasinent avant leur distribution.
- Un puits circulaire, en maçonnerie, de 1 m. 4o de diamètre intérieur et de 21 mètres de profondeur, débouchant dans un pavillon en tôle établi dans l’axe de l’avenue Louise, donne accès à la chambre de jauge; celle-ci, en coupe, présente une forme ovoïde dont le grand axe mesure 3 m. 65 et le petit axe i m. 8o.
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- La longueur intérieure de la chambre est de 5 mètres.
- Deux banquettes latérales de o m. 68 de hauteur régnent dans la partie amont de la chambre. Les volumes débités par l’aqueduc d’amenée sont traduits en diagrammes à l’aide d’appareils enregistreurs automatiques.
- Dans la chambre, on trouve un déversoir en mince paroi, à l’aval duquel est maçonné un petit mur-barrage ; du pied de ce mur part la colonne forcée de 6o centimètres de diamètre qui dirige les eaux vers un réservoir maçonné de 20 ooo mètres cubes de capacité, dont le radier se trouve à la cote 53 et le trop-plein à la cote 58, établi près de la place Jourdan, entre les rues des Rentiers et du Cornet, à Etterbeek.
- Comme la conduite forcée de 6o centimètres traverse des terrains dont on prévoit, dans un avenir très rapproché, le remblai sur une grande hauteur, on a eu soin de la garantir par une galerie de visite, grâce à laquelle l’inspection est rendue aisée en tout temps.
- La galerie de visite sert en même temps de déchai’ge pour les eaux de trop-plein qu’elle envoie» à l’égout public, dont elle est séparée par un coupe-air.
- En amont du déversoir de trop-plein de la chambre de jauge, on trouve une bonde de vidange, par l’intermédiaire de laquelle les eaux, lors des curages, sont lancées dans la galerie de décharge.
- Outre les réservoirs d’Ixelles et d’Etterbeek dont il vient d’être question et qui sont alimentés naturellement par la gravité, le service de la distribution dispose encore d'un réservoir de 8 ooo mètres cubes et de deux châteaux d’eau ou cuves aériennes d’une contenance totale de î 3oo mètres cubes environ, établis sur le plateau le plus élevé du Bois de la Cambre.
- Ce groupe de réservoirs est alimenté par deux usines élévatoires de relais établies, l’une à l’entrée du Bois de la Cambre, l’autre derrière le Lac, le long de l’avenue du Vivier d’Oye.
- Le puisard de la première usine est alimenté par une dérivation greffée sur les galeries du Bois de la Cambre et de la forêt de Soignes, celui de la seconde par un branchement greffé sur le grand aqueduc amenant les eaux du Hain.
- 3. — Usine de Braine VAttend. Moteurs et pompes. — Trois moteurs à vapeur, de 15, 21 et 25 chevaux.
- Les 2 moteurs à volant de 21 et 25 chevaux ont été fournis respectivement en i884 et 1891 par M. Morlet-Fontaine, constructeur à Bruxelles. Les pompes actionnées directement par ces moteurs sont capables de relever 12 ooo mètres cubes par i\ heures, à raison de 3o et 25 tours, soit un débit d’environ
- 8 mètres cubes par minute.
- L’eau est puisée à 2 niveaux différents, la hauteur de refoulement étant de
- 9 m. 78 et 5 m. 68.
- Ces moteurs sont du système compound, à détente Meyer et condensation. Les 2 cylindres des moteurs sont munis d’une enveloppe de vapeur entourant toute la surface cylindrique et l’intérieur de la boîte à tiroirs, laquelle enveloppe est constamment en communication avec la chaudière à l’aide de robinets. Du gros cylindre, la vapeur se rend au condenseur formé d’une co-
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- lonne verticale de dimensions relativement fortes eu égard au volume du cylindre.
- L’eau d’injection arrive en forme de manteau conique. Une pompe à air, commandée directement par la tige du piston, aspire l’eau d’injection et rejette l’eau chaude où elle doit s’écouler.
- Les pompes à pistons plongeurs, système différentiel, ont deux diamètres inégaux, disposés de façon que chacune d’elles puisse fonctionner à double effet avec une seule soupape d’aspiration et une seule soupape de refoulement.
- Ces deux installations, comprenant la fourniture du moteur et des pompes, ont coûté respectivement i54oo francs et 18000 francs.
- Quant à l’ancienne machine à cataracte à simple effet, sans détente et à condensation, elle actionne directement une pompe à piston plongeur de 0 m. 5o de diamètre, 1 m. y5 de course, à raison de 7 à 8 tours par minute et pouvant relever 6000 à 7 000 mètres cubes par 24 heures, soit 4 à 5 mètres cubes par minute.
- Cette installation a été fournie par la Société Anonyme des Ateliers de construction de la Meuse, à Liège.
- Chaudières. — Les chaudières sont au nombre de trois :
- i° Une chaudière à tubes réchauffeurs, ayant 36 mètres carrés de surface de chauffe, fournie en 1876 par la maison Deville-Chatel et C10.
- 20 Deux chaudières à tubes bouilleurs, ayant chacune 48 mètres carrés de surface de chauffé, fournies en 1873 par la Société Anonyme des Ateliers de construction de la Meuse.
- Elles sont desservies par un épurateur flowatson pour le traitement exclusif du carbonate de chaux.
- Usines de relais. — Outre l’usine hydraulique de Braine-l’Alleud, dont les pompes élèvent les eaux des sources inférieures du système du llain dans le grand aqueduc de dérivation vers Bruxelles, les installations mécaniques du service des eaux comportent encore 2 usines de relais, l’usine du Vivier d’Oye et l’usine de la Cambre, établies toutes les deux dans le Bois de la Cambre, sur le territoire de la Ville.
- Ces usines sont spécialement affectées au service de la distribution ; elles élèvent une partie des eaux fournies par les deux systèmes de dérivation dans les réservoirs d’alimentation des 2 zones moyennes, inférieure et supérieure, et dans les châteaux d’eau de la zone supérieure de la distribution.
- Usine de Vivier d'Oye. — Les crépines d’aspiration des pompes de cette usine plongent dans un puisard qu’alimente un branchement greffé sur le grand aqueduc de dérivation des eaux du llain.
- Les eaux sont prises à la cote 91 environ et refoulées à volonté, par l'intermédiaire d’une double conduite de o,4o de diamètre, soit dans le réservoir de la zone moyenne supérieure, à la cote 115, soit dans les châteaux d’eau de la zone supérieure, à la cote 127.
- Moteurs. — L’installation comporte 2 machines verticales à vapeur, de la force de 60 chevaux effectifs, actionnant directement les pompes établies à leur partie inférieure. Elles sont à deux cylindres égaux, à détente Meyer va-
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- riable à la main et à condensation ; leur vitesse normale est de 3o tours par minute.
- Poinpes. —- Au nombre de deux, elles sont capables chacune d’un débit de 10 ooo mètres cubes environ par heures, à la vitesse normale de 3o tours par minute.
- Chaque unité possède 2 corps de pompe à simple effet, à piston plongeur vertical, de o m. 5o de diamètre et de o m. 6o de course.
- Les clapets sont composés de quatre jeux de 12 soupapes en bronze, munies de ressorts en spirale (deux jeux pour l’aspiration et 2 jeux pour le refoulement). Les soupapes ont un diamètre de io5 millimètres et leur levée, qui est très faible, n’atteint que 14 millimètres. '
- En marche normale, la vitesse de l’eau par seconde dans les divers organes, est de :
- 0 m. 60 dans les cylindres,
- 1 m. g5 au passage dans les soupapes,
- o m. g4 dans la conduite de refoulement.
- Le rendement volumétrique des pompes est de 95 °/0.
- Chaudières. — Les machines à vapeur sont alimentées par une batterie de 2 chaudières à deux bouilleurs, timbrées à 5 atmosphères.
- La surface de chauffe de chacune d’elles est d’environ 70 mètres carrés, ce qui représente, 1 m2 16 par cheval effectif.
- Usine de la Cambre. — Le puisard d’aspiration des pompes de cette usine est alimenté par les eaux de drainage du système de la Forêt de Soignes.
- Prises à la cote 67.55, les eaux sont refoulées par l’intermédiaire d’une conduite de o,4o de diamètre et de 3oo mètres de longueur environ, dans le grand aqueduc d’amenée des eaux du Hain, un peu en amont de la chambre de jauge des eaux alimentant le réservoir de la zone moyenne inférieure.
- Le niveau du seuil de déversement des eaux refoulées dans le grand aqueduc se trouvant à la cote 90.61, il s’ensuit que la hauteur totale de relèvement des eaux, non compris les pertes de charge, est de 23,06 mètres.
- Moteurs. — L’usine comporte deux moteurs à gaz du système Otto, d’une force effective de 5o chevaux chacun.
- Installés au niveau du sol, ces moteurs actionnent, par l’intermédiaire d’une transmission verticale par câbles établie dans un grand puits de 4 mètres sur 4 mètres, les pompes qui se trouvent 17 m. 5o plus bas dans une chambre souterraine de 10 mètres de longueur sur 8 m. 75 de largeur dans œuvre.
- La vitesse de rotation des moteurs est de 200 tours par minute et le rapport des diamètres des poulies de la transmission est tel que la vitesse de rotation des pompes est réduite à 5o tours par minute.
- Pompes. — Au nombre de deux, chacune d’elles est capable de refouler 9000 mètres cubes d’eau environ par 24 heures, à la vitesse normale de 5o tours par minute.
- Chaque unité comporte 2 corps de pompes à double effet, du type Girard, à pistons plongeurs horizontaux, de o m. 255 de diamètre et de 0 m. 600 de course.
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- Les boîtes à soupapes sont au nombre de deux par corps de pompe et les soupapes sont étagées et à levées multiples.
- Les soupapes d’aspiration d’un même groupe prennent l’eau à la partie inférieure d’un réservoir d’air horizontal placé sous le parquet de la salle de pompage.
- Les soupapes de retoulement sont reliées deux à deux à un réservoir d’air en tôle, placé horizontalement au-dessus des pompes et commun aux deux corps de pompe composant une unité.
- En marche normale, la vitesse de l’eau par seconde dans les divers organes-est de :
- i m. 10 dans les cylindres,
- i m. 8o au passage dans les soupapes,
- o m. 85 dans la conduite de refoulement.
- Le rendement volumétrique des pompes est de 91 °/0 et la consommation de gaz par mètre cube d’eau élevée est de 80 litres de gaz à 5 500 calories.
- L’outillage mécanique de l’usine de la Cambre a été complété au cours de l’année 1907, par l’installation de deux nouvelles pompes.
- Etablies dans la salle des moteurs de l’usine, dont le niveau du parquet se trouve à la cote 88.40, ces pompes sont alimentées en pression par l’aqueduc du Hain. Les eaux sont reçues en charge dans les pompes et refoulées par une conduite de o,4oo de diamètre et de 1 160 mètres de longueur dans le réservoir de 8 000 mètres cubes qui alimente la zone moyenne supérieure (cote n5).
- Le débit de chacune des pompes est de 100 litres d’eau par seconde à la vitesse normale de 68 tours par minute.
- Les pompes sont à double effet, à piston plongeur horizontal de 0 m. 3e de diamètre et de o m. 60 de course.
- Chaque corps de pompe, il y en a deux par unité, possède deux diaphragmes armés de i5 soupapes entièrement en bronze.
- Ces soupapes ont un diamètre de 100 millimètres et leur levée est limitée à 12 millimètres par un ressort en spirale.
- La vitesse de passage de l’eau atteint par seconde :
- o m. 200 dans le corps de pompe,
- 1 m. 80 dans les soupapes,
- o m. 94 dans les colonnes d’amenée et de refoulement.
- 4. — Les réservoirs de la distribution sont au nombre de 5 ; ils présentent une contenance totale de 49^00 mètres cubes, soit à peu près le double du volume d’eau moyen journalier consommé en 1902.
- Tous sont implantés en amont du circuit de canalisation qu’ils sont appelés à desservir.
- Le tableau ci-dessous donne, pour chacun des réservoirs, la capacité, l’emplacement et les niveaux, ainsi que la distance comprise entre les réservoirs et les prises d’eau d’une part et le réseau distributeur d’autre part.
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- Numéros Désignation des zones desservies Capacités des réservoirs ou châteaux d’eau . Emplacement Nivt du radier aux des eaux Dist à la prise inces au réseau
- I Zone inférieure Réservoir Etterbeek 53,00 58,oo 3989 2 925
- de 20000 m3
- 2 Zone moyenne Réservoir Ixelles 87,5o 90,00 17 /3° 1120
- inférieure de 20000 m3
- 3 Zone moyenne Réservoir Rois
- supérieure de 8000 m3 de la Cambre 110,00 O O 320 2450
- 4 Zone supérieure Château d’eau Bois
- de 800 m3 de la Cambre 120,58 128,00 43o 0
- 5 » » Château d’eau Bois
- de 000 m3 de la Cambre i2i,i3 128,50 43o 0
- Total 493oo m3
- Réservoir de la zone inférieure. — Ce réservoir est de forme rectangulaire, à un seul compartiment, d’une capacité de 20 000 mètres cubes. La tranche d’eau peut atteindre 5 mètres de hauteur.
- Le radier général est en béton et a 0 m. 5o d’épaisseur. Les murs d’enceinte sont en maçonnerie de briques ; ils ont 3 mètres d’épaisseur au pied et 2 m. 5o au couronnement ; le parement intérieur de ces murs est vertical et le parement extérieur incliné au fruit de 1/20.
- Le réservoir est couvert par des voûtes d’arête de 0 m. 28 d’épaisseur et de 0 m. 80 de flèche, reposant sur des piliers de section carrée de 0 m. 75 de côté.
- Les voûtes sont recouvertes d’une couche de terre gazonnée de o m. a<> d’épaisseur.
- Les conduites d’amenée et de distribution ont un diamètre de 0 m. 60.
- Réservoir de la zone moyenne inférieure. — Divisé en 2 compartiments d’égale importance par un mur de refend de 1 m. 60 d’épaisseur, ce réservoir cube 20 000 mètres cubes.
- Le niveau du trop-plein se trouve à 2 m. 5o au-dessus du radier.
- L’épaisseur du radier général en béton est de 0 m. 4o. Les murs d enceinte sont en maçonnerie de briques ; ils ont 1 m. 70 d’épaisseur à leur base et 1 m. 20 au niveau des naissances des voûtes de couverture.
- Le parement intérieur est vertical et. le parement extérieur est formé de 5 gradins superposés, de 0 m. 5o de hauteur, chacun en retraite de 0 m. 10 les uns sur les autres.
- Les voûtes d’arête composant la couverture du réservoir, ont une flèche de 0 m. 5o de hauteur et une épaisseur de 0 m. 3o ; elles sont recouvertes d’une couche de terre gazonnée de o m. 5o d’épaisseur.
- Les piliers intérieurs qui supportent les voûtes ont une section carrée de o m. 5o de côté.
- Deux conduites de 0 m. 60, une par compartiment, amènent l’eau au re'
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- servoir. De la bâclie centrale de distribution établie à cheval sur le mur de refend et communiquant avec les 2 compartiments, se détachent 3 conduites-maîtresses d’alimentation, de 0 m. 6@ de diamètre.
- Pour faciliter les travaux de curage et d’entretien périodiques des compartiments intérieurs et de la bâche de distribution du réservoir, il a été placé, à l’extérieur de l’ouvrage, une double conduite de 0 m. 60 de diamètre à l’effet de mettre en communication directe les conduites d’arrivée et de départ des eaux.
- Réservoir de la zone moyenne supérieure. — Ce réservoir a une capacité de 8000 mètres cubes ; il est divisé par un mur de refend de 2 m. 65 d’épaisseur, en 2 compartiments de 4 000 mètres cubes chacun. La hauteur d’eau au trop-plein est de 5 mètres. Le radier général est formé d’une couche de béton de o m. 4<> d:épaisseur, garnie supérieurement d’un revêtement en' briques sur champ. Les murs d’enceinte sont en maçonnerie de briques ; ils ont une épaisseur de 3 m. 22 à leur base et de 1 m. 5i à la naissance des voûtes de couverture.
- Le parement intérieur est vertical et le parement extérieur est formé de 4 gradins superposés, de 1 m. 26 de hauteur chacun, en retraite de 0 m. 57 les uns sur les autres.
- La couverture est formée de voûtes en berceau de 1 m. 27 de flèche et de 0 m. 18 d’épaisseur à la clef et 0,28 aux retombées, reposant par l’intermédiaire d’arcades de 5 mètres d’ouverture sur des piliers de i,i5 X 0,75.
- Les voûtes sont recouvertes d’une couche de terre gazonnée de 0 m. 5o d’épaisseur.
- Deux conduites de refoulement de 0 m. 4° de diamètre, une par compartiment, alimentent le réservoir. De chacun des compartiments se détache un branchement. Ces deux branchements se réunissent à l’extérieur du réservoir à la conduite-maîtresse d’alimentation de 0 m. 60 de diamètre.
- Châteaux d’eau de la zone supérieure. — Deux châteaux d’eau accouplés, l’un de 5oo mètres cubes, l’autre de 800 mètres cubes de capacité, alimentent la zone supérieure de la distribution.
- Tous deux sont composés d’une cuve métallique reposant sur un socle en maçonnerie de briques de 5 m. y$ de hauteur pour le premier et 8 mètres de hauteur pour le second.
- Ces socles sont aménagés pour servir de magasin.
- La petite cuve a 9 mètres de diamètre ; elle est à fond plat, de 4 millimètres d’épaisseur, reposant sur un plancher composé de poutrelles en fer de 0 m. 32 de hauteur écartées de 0 m. 80 d’axe en axe. La paroi verticale a 8 mètres de hauteur et l’épaisseur des tôles varie en partant du pied, de 7 millimètres à 4 millimètres. La grande cuve a i3 mètres de diamètre et 0 m. yS de hauteur de paroi. Le fond est formé d’une calotte sphérique en tôle de 12 millimètres 1/2 d’épaisseur. Les tôles de paroi ont des épaisseurs friables, 11 millimètres à 6 millimètres de la base à la partie supérieure.
- Pour soustraire l’eau aux variations de température, les cuves sont enfermées dans une construction légère, en fer et briques, couverte par une toiture en zinc reposant sur les socles en maçonnerie.
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- La colonne de refoulement est composée partie par des tuyaux de o,4o et partie par des tuyaux de om. 3o de diamètre ; elle se subdivise au pied des -châteaux d’eau en 2 branchements de 0 m. 20 qui alimentent chacune des cuves.
- Du fond des cuves se détache une colonne de distribution, de 0 m. 20 •de diamètre pour la petite et de o,4o de diamètre pour la grande. Ces colonnes sont soudées au réseau distributeur.
- 5. — Zones de distribution. — Depuis le 26 avril 1897, territoire de la ville de Bruxelles et des faubourgs — Molenbeek, Ettei'beek, Uccle, — qui participent à sa distribution d’eau, a été divisé en 4 zones alimentées d’une façon constante.
- Zone inférieure. — Desservie par le réservoir d'Etterbeek, de 20 000 mètres cubes de capacité, dont le radier occupe la cote 53 et le trop-plein la cote 58.
- La zone inferieure comporte la partie basse de la commune de Molenbeek-Saint-Jean et la pai'tie de la ville située sur la rive gauche de la Senne.
- Les boulevards du centre de la ville, entre la place de Brouckère et le Midi, et vers le Nord, le boulevard de la Senne, séparent cette zone de la suivante.
- La cote du terrain la plus élevée de cette zone, soit 35 mètres, se trouve rue de la Campine, près du chemin de fer de ceinture.
- La cote du terrain la plus basse, soit 16 m. 72, se trouve rue du Houblon, à 100 mètres de la rue Van den Branden, à un coude de la rue.
- Zone moyenne inférieure. — Desservie par le réservoir d’Ixelles, de 20 000 mètres cubes de capacité, dont le radier occupe la cote 87.50 et le trop-plein la cote 90.
- La zone moyenne inférieure comporte la partie de la ville située sur la rive droite de la Senne, à l’exception du quartier Louise et du quartier Nord-Est.
- En juin 1907, toute la partie du territoire de la commune de Molenbeek-Saint-Jean s’étendant au delà du chemin de fer de ceinture et de la gare de l’Ouest a été incorporée dans la zone moyenne inférieure.
- La cote du terrain la plus élevée de cette zone, soit 74.30 mètres, se trouve à la porte de Namur, à l’exti'émité de la rue du même nom.
- La cote du terrain la plus basse, soit 16.44 mètres, se trouve rue du Damier, vers la rue de la Blanchisserie.
- Zone moyenne supérieure. — Desservie par le réservoir de la Cambre, de 8000 mètres cubes de capacité, dont le radier occupe la cote 110 et le trop-plein la cote 115.
- La zone moyenne supérieure comporte le quartier Louise, le quartier Nord-Est et la commune d’Etterbeek.
- La cote du terrain la plus élevée de cette zone, soit 90 mètres, est située a l’avenue de Tervueren, à l’angle de la rue Gérard.
- La cote du terrain la plus basse, soit 49 mètres, se trouve place Jourdan*
- La construction du réservoir de la Cambre a permis de réaliser un desideratum important : combattre dans de bonnes conditions les incendies qul peuvent se déclai’er dans la partie de la ville occupée par les musées, les palais» •et les ministères.
- Une colonne spéciale de o,35 mètres de diamètre, greffée sur la colonne
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- d’alimentation débouchant au Rond-Point de la rue de la Loi, et se terminant au Palais de Justice, assure ce résultat.
- Cette conduite part du Rond-Point de la rue de la Loi,Remprunte les rues Archimède, Stevin, de Spa et Joseph II, traverse le boulevard du Régent, contourne les ministères en passant par la rue de Louvain et la rue Ducale, pénètre dans le Parc et longe celui-ci du côté de la rue Royale, traverse la place Royale et vient aboutir devant le Palais de Justice en passant par la rue de la Régence.
- Aucune prise d’eau n’est faite en cours de roule sur cette conduite'; seules des bouches d’eau pour le service d’incendie sont greffées sur elles devant les édifices publics signalés plus haut.
- La pression aux bouches à incendie, qui ne dépassait pas 27 mètres, est actuellement portée à 53 mètres.
- Zone supérieure. — Desservie par les cuves aériennes communicantes de 5oo et de 800 mètres cubes de capacité, du Bois de la Cambre, cuves dont le fond occupe les cotes 120,58 et 121.i3 et le trop-plein commun la cote 128.50.
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- La zone supérieure comporte le Bois de la Cambre et le territoire de la commune d’Uccle.
- La cote du terrain la plus élevée de cette zone, soit 126 mètres, se trouve à la Petite-Espinette, à Uccle.
- La cote la plus basse, soit 4° mètres, se trouve également à Uccle, rue de Neerstalle, au Globe.
- En résumé, on voit que la pression maximum de la distribution d’eau est statiquement de 87 mètres, tandis que les points élevés de la commune ne peuvent être alimentés. Cette situation va changer par l’exhaussement à la cote îzfi de l’une des deux cuves du Bois. Le réservoir ainsi exhaussé sera réservé à l’alimentation de la partie haute d’Uccle et du quartier du Solhosch récemment incorporé au territoire de Bruxelles. Ce quartier sera partiellement occupé en 1910 par l’Exposition internationale, dont la protection contre le feu sera ainsi assurée. Le bas d’Uccle sera raccordé au réseau du réservoir de 8 000 mètres cubes. La seconde cuve assurera l’alimentation du Bois de la Cambre.
- Un point très important au point de vue incendies est à signaler : en cas d’incendie dans la zone inférieure, celle-ci peut être mise en communication avec la zone moyenne inférieure, c’est-à-dire avec le réservoir d’Ixelles. Un fontainier de garde à un poste central de pompiers est préposé à l’ouverture de la vanne de communication établie rue Charles Buis.
- Joint. — Le joint des conduites est le joint ordinaire, à la corde goudronnée et au plomb. Pendant de longues années, le joint Verstraeten a été Uniquement employé. Ce joint, également à la corde et au plomb, présentait les particularités suivantes : la partie intérieure de l’emboîtement était conique, le bout mâle était également conique, mais les deux eonicités étaient de sens opposés. En outre, ce bout mâle présentait des nervures saillantes et le bout femelle des rainures qui empêchaient l’arrachement du plomb, c’est-a-dire l’expulsion au dehors du joint.
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- Les brevets ont été pris par M. Yerstraeten, à cette époque ingénieur du service des eaux, aux dates ci-après : 29-12 - 1876, n° 41,189 ; 24-1 - 1877, n° 4i>343 ; 25-4 - 1877, n° 42,048; 5-5-1877, n° 42,i3o; 28-5-1877, n° 42,3i8 ; 5-7 - 1877, n° 42,370.
- Dans certains cas spéciaux, il a été fait usage du joint Somzée avec bague en caoutchouc.
- Réseau.—Au ier juillet 1908, le réseau comportait 373 kilomètres de tuyaux de o,o4 à 1,20 de diamètre, et 2 332 vannes de 0,06 à o,6o d’ouverture.
- En vue de l’établissement de la traction électrique des tramways par caniveau sur les boulevards du centre, une colonne de 5o centimètres de diamètre traversant le boulevard [du Hainaut à hauteur des rues Philippe-de-Champagne et de Soignies, a été remplacée par 2 conduites de 35 centimètres de diamètre, placées dans deux gaines formées par de vieux tuyaux de 60 centimètres de diamètre hors d’usage. Les choses sont disposées de façon qu’en cas de rupture d’une des conduites, aucune interruption des services des eaux ou des tramways ne puisse avoir lieu ; il a été placé, en effet, deux canalisations, complètement indépendantes l’une de l’autre. En outre, les tuyaux sont assemblés au moyen de brides dans une chambre construite dans l’entrevoie.
- En cas d’accident, on ferme les vannes d’extrémité, on défait les boulons des brides, on sort les tuyaux défectueux par une tranchée pratiquée hors des rails, en glissant les tuyaux de 0 m. 35 dans les conduites de 60 centimètres ménagées à cet effet, et l’on replace de même les tuyaux neufs. Pendant l’établissement des caniveaux, la pose d’une pai’tie de ces conduites de o m. 35 s’est faite ainsi et l’opération a parfaitement marché. Les traversées à hauteur de la rue du Marché-aux-Poulets et de la place de Brouckère sont traitées de la même façon.
- Afin de ne pas priver d’eau la commune de Molenbeek-Saint-Jean en cas d’accident à la conduite de 0 m. 5o traversant le boulevard Barthélemy, un by-pass de 20 centimètres de diamètre (à mettre en cas de nécessité en haute pression) a été placé sur les conduites passant en galerie sous le canal de Charleroi.
- Les travaux futurs de la Société des installations maritimes, au quai de la Voirie, ont exigé le placement d’une canalisation temporaire pour l’alimentation du quai de Willebroeck.
- Cette canalisation consiste en deux siphons en plomb armé (de la maison Felten et Guilleaume), de 65 millimètres de diamètre intérieur chacun, indépendants l’un de l’autre et immergés dans le canal de Willebroeck à hauteur des bâtiments de la nouvelle ferme des boues. Ces siphons sont raccordés aux canalisations de l’Allée-Verte et du quai de Willebroeck. Ils sont déjà en service et assureront seuls celui-ci quand les travaux du port seront entrepris rue du Mât, quais de la Voirie et de Quenast.
- Les canalisations d’eau des rues de l’Amigo et de la Tête-d’Or, qui contournent l’Hôtel-de-Ville, ont été placées dans un caniveau en béton pour éviter les dangers de fuites d’eau souterraines, lesquelles, à cause de l’asphalte,
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- en se manifestant tardivement à la surface, pourraient provoquer des dégâts irréparables.
- Vannes. — Les robinets-vannes sont en fonte, à deux brides. La tige filetée, l’écrou, les bagues de garniture de la lentille et de son logement sont en bronze.
- La manœuvre se fait par la tige filetée dont le pas de vis est à droite, de manière à opérer la fermeture en tournant à gauche et l’ouverture en tournant à droite. La lentille conique avec bagues parfaitement rodées permet d’obtenir l’étanchéité complète en l’amenant légèrement à l’extrémité de sa course, et grâce à sa forme, le décalage se fait facilement et rapidement.
- Le presse-étoupe est garni d’une douille en bronze qui évite tout coincement.
- Il n’existe que 10 bornes-fontaines publiques, à Uccle; elles sont placées sur compteur.
- Les bouches sous trottoirs sont peu nombreuses, au nombre total de 8, en ville. Elles fonctionnent quotidiennement là où il existe un stationnement de voitures (Bourse) et les jours de marché et de foire aux abords de l’Hôtel-de-Ville et au boulevard du Midi.
- Les fontaines-abreuvoirs sont au nombre de i3.
- Urinoirs. — Il existe 117 urinoirs sur la voie publique.
- Arrosage. — L’arrosage des rues et des pi'omenades se fait soit au tonneau d’arrosage, soit à la lance. Celle-ci est employée pour l’arrosage sur les boulevards, à l’avenue Louise, au Bois de la Cambre, et d’une façon générale là où il existe de grands espaces découverts.
- Pour le nettoyage des rues et la fonte des neiges, il est fait partout usage de la lance.
- Bouches d’eau. — Le nombre total de bouches d’arrosage et d’incendie est, au ier juillet 1908, de 3407, à 1 et 2 orifices ; leur espacement, dans les parties agglomérées, est de 70 mètres environ.
- Incendies. — Les bouches d’incendie sont en fonte, à orifice d’entrée de 60 millimètres, avec chambre en saillie alésée et pied avec siège de soupape. Les raccords et les écrous coniques de fermetures sont en bronze.
- La tige en fer filetée est à pas de vis à gauche, de manière à fermer en tournant à gauche et à ouvrir en tournant à droite.
- Un guide en bronze en forme de trèfle, fixé sur le corps de la tige, permet d’obtenir le recouvrement régulier du siège en cuir de la soupape mobile maintenue au moyen d’un petit coulisseau en bronze dans la gorge créée à Pextrémité de cette tige.
- Les raccords à cônes et orifice de 34 millimètres, filetés avec pas de vis à droite, se rapportent à ceux du matériel d’incendie.
- La bouche est construite de façon à éviter son enlèvement : en cas de défectuosité du cuir de la soupape, on retire simplement la tête de 1 appareil.
- La bride presse-étoupe est garnie d’une douille en bronze pour éviter tout coincement.
- La décharge avec soupape filetée à gauche est fixée au moyen d’une gou-Annuaire des Distributions d'eau. 71
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- pille à une tige en fer; l’ouverture et la fermeture de cette décharge s’obtiennent en tournant dans les sens indiqués ci-avant.
- Les boyaux employés par les pompiers ont o m. o/f5 de diamètre intérieur. L’orifice des lances est de o m. oi5. La dépense maximum par lance peut être évaluée à 200 litres par minute. Un incendie qui nécessite l’emploi de i5o à 200 mètres cubes d’eau peut être considéré comme exceptionnel.
- bontaines. — En dehors des fontaines à réutilisation d’eau par moteurs mus par le gaz ou l’électricité, il existe quelques petites fontaines d’importance beaucoup moindre. Le jet d'eau du monument de la place des Martyrs, qui débite 7 mètres cubes à l’heure, la fontaine du Grand Sablon, qui débite 2 m3 6 à l’heure, la fontaine Orts, qui débite 1 'ms 6 à l’heure, le cracheur de la rue du Marché-aux-Charbons, qui débite 126 litres à l’heure.
- Il existe enfin quelques fontaines qui sont encore alimentées par d’anciennes eaux de source : celles de la cour de l’Hôtel-de-Ville et des deux lions de la ruedel’Amigo, qui débitent ensemble 660 litres à l’heure, et enfin le célèbre Manneken Pis qui ne débite que 3i litres à l’heure.
- Jusqu’en ces derniers temps, l’alimentation des fontaines publiques était restée à l’état de problème.
- Il ne pouvait en être autrement aussi longtemps qu’il fallut recourir à l’eau de la ville pour en assurer le fonctionnement.
- L’énorme quantité d’eau nécessaire à cet effet rendait cette solution sinon impraticable, tout au moins excessivement onéreuse.
- Les 3 fontaines Anspach, de Brouckère et la gerbe du Parc actuellement en fonction, débitent journellement 6800 mètres cubes d’eau, soit
- 1 36o 000 mètres cubes pendant 200 journées de io heures.
- Les installations du quartier N.-E. permettent de relever 3 960 mètres cubes par journée de 10 heures, soit pendant 200 jours 792 000 mètres cubes.
- L’eau totale débitée par journée de 10 heures est donc de 10760 mètres cubes, soit pour 200 jours de fonctionnement, un débit global de
- 2 i52 000 mètres cubes.
- Etant données les quantités d’eau dont Bruxelles dispose, c’est dans la réutilisation de l’eau par l’emploi des pompes actionnées mécaniquement, que l’on a trouvé la solution pratique et économique de la question.
- Ce système fut successivement appliqué à la fontaine Anspach, à la fontaine de Brouckère, à la gerbe du Parc et à l’alimentation des gerbes et cascades du quartier Nord-Est.
- Fontaine Anspach. — Une pompe centrifuge actionnée par un moteur électrique, système Dulait, et capable de relever 70 à 120 litres par seconde à 8 m. 5o, donne un débit normal de io5 litres par seconde, soit 3 780 mètres cubes par journée de 10 heures. Force effective ; 11000 watts, ou i4 ® i5 chevaux. Prix de l’installation : 37 72b francs.
- Dépense d’électricité pendant 200 journées :
- 220 000 hecto-watts-heures, à o fr. o35. ..............7 700 fr.
- Salaire du mécanicien..................................... 700
- Entretien................................................... 5o
- Pièces de rechange......................................... 100
- 8 55o fr.
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- Prix de revient par m3 d’eau débitée, le débit annuel
- étant de 756000 m3...................................ofr. 0114
- Supplément pour amortissement à 6 % du capital engagé. o oo3
- ofi.0144
- Fontaine de Brouckère. — Même type. Capacité de relèvement : 60 litres par seconde à 7 mètres. Débit normal 42 litres à la seconde. Force effective : 5940 watts = 8 à 9 chevaux. Coût de l’installation : 1 63o francs.
- Dépense d’électricité pendant 200 journées :
- t 18800 hecto-watts-heures, à ofr. o35............... 4 i58 francs
- Salaire du mécanicien................................... 700 »
- Entretien................................................ 5o »
- Pièces de rechange.................................... 100 »
- 5 008 francs
- Prix de revient par m3............................o fr. 0165
- Supplément d’amortissement.................................o oo32
- Prix de revient total ...........ofr. 0197
- Gerbe du Parc. — Installation analogue : système Siemens et Halske. Capacité de relèvement : 42 litres a la seconde, soit 6 litres pour un jet central de 9 à 10 mètres et 3o litres pour les 16 jets de 7 à 8 mètres formant la couronne circulaire. Force effective : 8 i4o watts ounàu chevaux.
- Coût de l’installation : 5 470 francs; celui de la cabine : 1 5oo francs. Dépense d’électricité pour 200 journées :
- 162800 hecto-watts-heures . ........................5 698 francs
- Salaire du mécanicien................................... 7oo »
- Entretien. . . . •.................................. 5o »
- Pièces de rechange..................................... 100 »
- 6 548 francs
- Prix de revient par m3.............................o fr. 0216
- Supplément d’amortissement............................... o ooi3
- Prix de revient total............................ofr. 0229
- Gerbes et cascades du quartier Nord-Est. — Pompe horizontale à piston
- plongeur, à quadruple effet, mue par un moteur à gaz Otto de 80 chevaux. En marche normale, elle peut refouler de l’étang du Square Marie-Louise (cote 43) 110 litres à la seconde au bassin circulaire du Square Ambiorix (cote 62.5o) en une gerbe de 10 mètres, par une conduite en fonte de o,4oo m. et de 3oo mètres de longueur.
- En vue de donner au Square Marie-Louise l’animation qui lui manquait, il a été en outre installé au centre de l’étang une gerbe puissante pouvant atteindre i!\ mètres de hauteur à raison de 110 litres à la seconde. L’installation motrice existante a pour objet d’assurer le fonctionnement de la gerbe du Square Ambiorix et de la gerbe de l’étang du Square Marie-Louise, soit séparément, soit alternativement (1).
- (’) Le service d’électricité de la ville étant actuellement en état de fournir à cet endroit le courant nécessaire au fonctionnement d’un moteur de cette importance, cette installation sera, dans le cours de 1909, remplacée par une pompe centrifuge
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- Eventuellement, on pourra alimenter le bassin du Parc du Cinquantenaire (cote 72,40) en prolongeant la conduite de 760 mètres et en diminuant la vitesse de la pompe par un changement de poulie. La gerbe au bout de cette colonne serait également de 10 mètres, mais à raison de 80 à 85 litres à la seconde. L’eau ferait retour au bassin du Square Ambiorix, soit en gerbe, soit en cascade.
- Consommation de gaz garantie, en pleine charge, par cheval-heure : 5o8 litres.
- Consommation de gaz garantie, en pleine charge, par mètre cube monté : 96 litres 4-
- Coût de premier établissement :
- Installation mécanique......................... . . fr. 42 000
- Tuyauterie................................................ » 20000
- Grotte-abri............................................... » 3oooo
- Appropriation des bassins............................... » i3ooo
- Prix de revient :
- Premier cas. — Consommation de gaz, à raison de 96 1. 4 par mètre cube d’eau montée : 38 m3 74 à 0 fr. o5 soit :
- 1 fr 91 par heure, et pour 200 journées de xo heures. . . fr. 3820
- Huile de graissage, à raison de 600 gr. par heure.... » 480
- Accessoires. Pièces de rechange........................ » 200
- Salaire du mécanicien.................................. » 820
- Total.............................................fr. 5320
- Prix de l’evient......................................0 fr. 0067
- Avec amortissement à 6 °/0............................o 00989
- Second cas. —
- Prix de revient.......................................o fr. 00887
- Avec amortissement du capital.........................o oi3
- Prix de revient général par mètre cube d’eau débitée ;
- Fontaine Anspach.......................................... fr. 835o
- » de Brouckère.......................................... » 5 008
- Gerbe du Parc.............................................. » GS16
- Quartier Nord-Est.......................................... » 3 320
- Dépense de fonctionnement.............................fr. 26694
- Eau débitée : 2 162 000 mètres cubes.
- Prix de revient : 0 fr. 0119 ou 0 fr. oi48, avec amortissement à 6 % du capital, 102995 francs.
- Le renouvellement de l’eau se fait tous les 7 jours de fonctionnement, soit
- 28 fois annuellement.
- Fontaine Anspach, 28 X nom3......................... 3080 m3
- » de Brouckère 28 X 52 m3........................ 1 >792 »
- Gerbe du Parc, 28 x 700 m3 (capacité du bassin) . . . 19600 »
- Dépense totale annuelle........................24472 m3
- à basse pression, du système Worthington, actionnée directement par un moteur asynchrone à courant triphasé, de la firme Siemens et Schuckert, capable de développer une puissance permanente de 100 HP. à 100 tours par minute.
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- La plus grande quantité d’eau dépensée par la gerbe du Parc correspond, l’alimentation se faisant pendant 6 heures par semaine, à une dépense d’électricité de 48o francs.
- Branchements. — Les branchements se font en fonte. Exceptionnellement, quand ils doivent passer sous les caniveaux des tramways électriques, contourner des obstacles, être placés à faible profondeur, et dans d’autres circonstances spéciales, ils sont en plomb. Ils sont normalement placés à 1 mètre de profondeur. Chaque branchement porte : i° à l’extérieur, devant la maison, dans le trottoir, un robinet d’arrêt; 2° à l’intérieur, le plus près possible du mur de façade, un robinet de sûreté ; 3° le compteur ; puis les tuyaux, les robinets et autres appareils de service de l’abonné.
- Le nombre de branchements correspond à peu de chose près à celui des abonnés.
- Les branchements ont généralement de o m. 02 à 0 m. o4 de diamètre intérieur. Quand il s’agit de canalisations appelées à desservir des colonnes montantes à bouches d’incendie ou des ascenseurs, et aussi lorsqu’ils doivent alimenter des industries nécessitant un emploi considérable d’eau, ils ont 6, 8, 10, i5 et jusque 20 centimètres de diamètre.
- Les robinets d’arrêt à la rue sont en fonte, à trois brides avec écrous, tige et soupape en bronze.
- La tige étant filetée avec pas de vis à gauche, on tourne à droite pour fermer et à gauche pour ouvrir.
- La soupape, avec siège en cuir, est fixée à l’extrémité de la tige au moyen de 3 vis.
- Le presse-étoupe est garni d’une douille en bronze, pour éviter tout coincement.
- Le robinet de sûreté est en bronze et a deux raccords.
- La boîte à vis est filetée, avec logements pour presse-étoupe et tige. Celle-ci porte à sa partie inférieure une cavité pour recevoir la tige supérieure de la soupape et la maintenir dans l’axe de l’assise du siège.
- La soupape mobile avec siège en cuir permet d’intercepter le passage de 1 eau en amenant au moyen de la tige du robinet cette dernière contre son assise.
- Le système de raccords permet un remplacement rapide et peu coûteux.
- Le prix des branchements des divers calibres est variable suivant la largeur des rues où ils sont établis. Il comprend toutes les opérations et fournitures entre la conduite-mère de la rue et l’intérieur de la cave des maisons jusque 00 centimètres du mur de façade.
- Nous donnons ci-après le barême des prix pour branchements de 0,02, de o,o4 et de 0,06 pour les rues de 6 à i5 mètres :
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- Largeur de la rue Tuyaux de 0m.02 Tuyaux de Obi.01 Tuyaux de Om.06 Observations j
- 6 mètres 1 » 8 » 9 » 10 » 11 » 12 » 13 » 14 » 15 » 61 fr. 00 62 75 64 5o 66 25 68 oo 69 75 71 5o 73 25 75 00 76 75- 76 fr. 00 78 2.5 80 5o 82 7.5 85 00 87 25 89 5o 91 75 g4 00 96 20 i63 fr. 45 169 70 175 9.5 182 20 188 45 194 70 200 95 207 20 213 45 219 70 Le prix de branchement de 0 m. 06 est fort élevé parce que l’on doit placer une vanne au lieu d’un robinet d’arrêt, appareil qui exige un regard en maçonnerie avec trappe en fonte. 1
- La prise en charge, pour les branchements particuliers, se compose essentiellement d’un appareil ou collier en fonte, à deux tubulures, la première conduit latéralement au.robinet d’arrêt, la 2 e tubulure se trouve au-dessus de l’appareil et sert à l’introduction d’un foret cylindrique, ou mèche, qui reçoit supérieurement une bride servant de presse-bourrage garni de chanvre, à l’intérieur d’un creux, de manière que le foret se trouve bien serré et que toute déperdition d’eau entre le foret et l’orifice de la bride est évitée. À l’intérieur de la prise en charge se trouve un clapet en caoutchouc, garni d’une plaque en fer avec rivet. En introduisant le foret dans la prise en charge, le clapet en caoutchouc s’efface à l’intérieur du corps de l’appareil et donne libre passage au foret pour le percement. Entre la conduite à forer et l’appareil, on interpose une rondelle en plomb garnie de cuir, servant de joint.
- Après le percement du tuyau, on retire le foret, et le clapet en caoutchouc ; par suite, la pression ferme immédiatement l’orifice.
- On enlève ensuite la bride presse-bourrage que l’on remplace par une bride fermée avec plaque d’arrêt en plomb garnie de cuir.
- La prise en charge a fait l’objet d’un brevet pris le 2 mai 1867 (n° 21.489) par H. Deblon, ancien conducteur au service des eaux, et Sermon.
- Les closets et urinoirs sont alimentés directement ou par l’intermédiaire d’appareils à chasse.
- La majeure partie des installations de la canalisation, d’eau dans les maisons modernes comporte l’établissement du bain.
- Le nombre de petites fontaines décoratives est au contraire, à cause du prix élevé de l’eau, des plus restreint.
- Pour la même raison, le nombre de moteurs à eau est insignifiant. Dans ces derniers temps, de petits moteurs à eau ont toutefois été placés pour la manœuvre de ventilateurs dans les cafés-restaurants, ainsique pour l’augmentation du pouvoir éclairant d’appareils d’éclairage spéciaux.
- Par suite de la qualité exceptionnelle des eaux distribuées, l’on peut compter le nombre de maisons où il est encore fait usage de puits domestiques. Jusqu’à ce jour, dans aucune circonstance, l’eau n’a jamais fait défaut pendant plusieurs heures consécutives. Cette constance de l’alimen-
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- tation est cause que peu d’industries, même parmi celles où l’on travaille jour et nuit, possèdent des réservoirs de sécurité placés sous le grenier ; l’établissement de pareils réservoirs est cependant des plus recommandables.
- Tous les appareils de distribution sont sur compteur. Seules les colonnes montantes avec bouches scellées sont sans compteur.
- L’alimentation des urinoirs publics se fait d’une façon continue. L’eau reçue à la partie supérieure de l’urinoir dans une rigole taillée dans l’épaisseur de la pierre de taille, descend le long du miroir qu’elle mouille sur toute sa surface. Pour les urinoirs peu importants, l’alimentation d’eau se fait à une des extrémités. Quand la longueur, de l’urinoir dépasse 3 mètres, il est économique de faire l’alimentation en plusieurs points. Pour une longueur d’urinoir de 2 mètres, la consommation d’eau est de i,5 à 2 litres par minute et par mètre courant de dalle, selon que celle-ci est plus ou moins bien établie et bien entretenue. Tous les uriroirs sont munis de jauges dont les orifices sont calculés pour débiter le volume précédent. Les jauges employées sont en agate et ont été fournies par la maison Delassalle Jeune, rue de la République, 1, Saint-Etienne (Loire).
- Elles coûtent 1 fr. 25 la pièce, y compris un joint en cuir gras.
- Compteurs. — Les seuls compteurs autorisés sont les compteurs du système Kennedy et les compteurs à deux pistons fournis par la maison Galasse. Au fur et à mesure que des réparations coûteuses se présentent aux compteurs de ce dernier système, ils sont remplacés par des compteurs Kennedy.
- Les prix de location sont donnés dans le tableau ci-aprçs :
- Pi •ix de location et entretien
- Les deux systèmes 10 millimètres............. 12 francs
- » » i3 » ........ 16 »
- » » 20 » 19 »
- » » 25 » 22 »
- » » 4° » 33 »
- Système Kennedy 5o » . ............. 46 »
- » » 7 5 » 72 »
- » » 100 » 106 »
- » » 125 » 140 »
- » » i5o » 3oo »
- La ville ne vend plus de compteurs aux abonnés. Elle n’autorise plus que la location des compteurs. Néanmoins elle assume l’entretien des compteurs achetés à la ville dans le passé aux conditions suivantes :
- Compteurs de 10 millimètres, moyennant une redevance annuelle de -
- » i3 » )) >» » de . . 6 5o
- » 20 » » » » de . . 8 00
- » 25 » » » » de . . 9 00
- » 4o » » » » de . . 12 00
- » 5o » » » » de . . 17 00
- » 7a » > » » de . 26 00
- » LOO » » » » de . . 38 00
- » 125 » » » » de . . 5o 00
- » iôo » » » . » de . . ii5 00
- 5 fr. 00
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- Siluatioji des compteurs à eau au Ier juillet 1908
- Systèmes En location Propriétés avec abonnement à l’entretien Propriétés En magasin Totaux
- 2 pistons, ancien modèle. I __ 2 3
- 3 pistons — — 2 — 2
- Siemens 20 — 284 436 740
- 2 pistons 1 898 — i3 208 2 119
- Kennedy 24 024 I O07 1 248 567 26846
- Totaux 25 943 I 007 1 549 I 211 29 710
- Abonnements. —Au 3i décembre 1907, le nombre d’abonnements s’élevait à 3i a32 se décomposant comme suit; toutes les concessions au compteur :
- • Maisons ouvrières....................3o58
- „ . \ Usage domestique....................24795
- Concessions ) ...... c' 1 , 0
- / » industriel....................1000 > 00572
- ordinaires ) „ . . . , 1
- / Compteur provisoire pour construc-
- [ tion de maisons...................1019
- _ . 1 Maisons ouvrières........ 20 i
- Concessions \ TT . f t
- 1 Usage domestique..................... 642 > 715
- perpétuelles 4
- [ » industriel...................... 001
- Concessions pour services publics .................... i45
- Total............................................31232
- O- — Les prises permettent la dérivation, aux époques les plus critiques, de 35 000 mètres cubes comme débit moyen d’été, ce débit pouvant sans aucune appréhension être porté à 45 et 5oooo mètres cubes pendant les périodes de chaleurs extraordinaires ; l’unique condition à observer est de ne pas dépasser la moyenne annuelle de 3o 000 mètres cubes ; dépasser cette limite constituerait une imprudence, parce qu’il s’ensuivrait l’appauvrissement des réserves.
- On ajoutera que l’établissement de la galerie des Hayettespermet déporter de 3o à 35 000 mètres cubes cette moyenne annuelle, qui constituera le minimum moyen assuré à toute époque, dans les conditions dites précédemment, c’est-à-dire sans préoccupation des années sèches, qui sont le point noir de la plupart des services d’eau.
- La distribution d’eau a commencé à fonctionner en i856. Pendant toute la période de l’exécution des travaux extérieurs, de 1862 à i855, on recueillit un millier de souscriptions pour une fourniture de 45o mètres cubes par jour. La ville vendait l’eau à raison de 60 francs une fois payés pour une concession de 1 hectolitre par jour à perpétuité.
- En i855, la ville renonça aux abonnements à perpétuité et concéda l’eau aux conditions suivantes :
- a) Au robinet libre, pour les usages domestiques seuls, les redevances se basaient sur le revenu cadastral de la propriété abonnée ; une maison bourgeoise ordinaire payait de 12 à i5 francs par an.
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- b) Par jaugeage, à raison de 12 francs par an, pour 108 mètres cubes ou moins ; 0 fr. i5 pour chaque mètre cube supplémentaire.
- En 1870, le compteur fut imposé partout et les prix furent portés à 18 fr. pour 60 mètres cubes ou moins, et 0 fr. 3o par mètre cube supplémentaire. En 1879, les prix furent majorés de 5o °/0. Ces divers prix se rapportent aux usages domestiques ; il y avait des réductions pour les usages industriels et pour les maisons ouvrières.
- Le Conseil, en séance du 19 décembre 1904, a arrêté ainsi qu’il suit le prix de l’eau, à partir du 1er janvier igo5 :
- i° Usage domestique : Minimum annuel, 22 francs, donnant droit à 600 hectolitres ; prix de l’hectolitre supplémentaire, 4 e* 1/2 ;
- 20 Usage industriel : Minimum annuel, 5o francs, donnant droit à 2 222 hectolitres ; prix de l’hectolitre supplémentaire, 2 c. 1/4.
- L’eau pour usage industriel est celle qui, h l’exclusion de tout emploi domestique, est indispensable à l’exercice d’une industrie ou d’une profession. Le bénéfice du tarif industriel ne s’étend qu’aux seuls locaux où est exercée l’industrie ou la profession ;
- 3° Usage domestique et industriel (abonnement mixte) : Minimum annuel de 45 francs, donnant droit à 600 hectolitres (usage domestique) et 1,022 hectolitres à 2 c. 1/4 ; prix de l’hectolitre supplémentaire, 2 c. 1/4 ;
- 4° Pour les maisons habitées exclusivement par des ouvriers non patentés ou pour celles dont le revenu cadastral ne dépasse pas i5o francs : Minimum annuel, 6 francs par maison, donnant droit à 600 hectolitres ; prix de l’hectolitre supplémentaire, 1 centime;
- 5° Pour les maisons d’un revenu cadastral ne dépassant pas i5o francs et dans lesquelles est exercée une industrie ou une profession nécessitant l’emploi de l’eau : Minimum de la redevance annuelle, 6 francs par maison donnant droit à 600 hectolitres.
- Prix de l’hectolitre supplémentaire : 2 i/4 centimes ;
- 6° Pour les logements ouvriers branchés sur colonnes montantes ou pour les maisons ouvrières occupées par leur propriétaire, sans aucun locataire : abonnement et loyer du compteur, 2 fr. 5o par trimestre et par anticipation, donnant droit à i5o hectolitres, correspondant à une consommation de 600 hectolitres par an et par logement.
- La consommation supplémentaire à raison de 1 centime l’hectolitre, sous la responsabilité du propriétaire ;
- 70 Eau pour construction, mesurée au compteur : Sur le territoire de la "ville, 5 centimes l’hectolitre ; en dehors du territoire de la ville, 10 centimes l’hectolitre. — Garantie préalable de 5o francs par maison ;
- 8° Eau. [pour construction d’après cubage ou mesurage, fait aux frais de l’abonné par un géomètre désigné par la ville (applicable seulement lorsqu’il est constaté que le compteur [provisoire n’indique pas exactement le volume d’eau qui le traverse) : Mêmes prix que pour le 70.
- On compte 322 litres d’eau par mètre cube de maçonnerie et 23 litres 2 par ttiètre carré d’enduit.
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- Consommation. — Volumes d'eau entrée dans les réservoirs
- 1 Totaux Moyennes journalières
- w pour l’année par semestre par trimestre annuelles semestrielles trimestrielles
- 1906 9571755 4834932 47^6823 2270340 2 564592 2 428 923 2 307 900 26 276 26 55i 26 QOQ 25 226 27 876 26 601 25 404
- 1907 9649I92 48o5164 4844028 2 348073 2457091 2689610 2l544l8 26 436 26 402 26 546 26 8o3 27 OOI 27445 26’ 64 8
- La consommation quotidienne se décompose comme suit, pour ce qui concerne les usages publics :
- Arrosage des rues.......................................3 129 m3
- Nettoyage des égouts........................................ 160 »
- Fontaines, Lac du Bois, Etangs d’Ixelles, etc . . . . . 1180 »
- Fontaines-abreuvoirs......................................... 65 »
- Urinoirs.................................................... i85 »
- Bâtiments communaux et hospitaliers ....................2 970 »
- Total.............................................7 694 m3
- Les pertes des canalisations se chiffrent au maximum à 4848 mètres cubes par jour, pour un réseau dont une partie est déjà fort ancienne et dont le développement, au moment des expériences, atteignait 310 kilomètres.
- Tl. — L’eau de la Ville renferme 376 à 290 milligrammes de matières minérales, 7 à 8 milligrammes de matières oxydables ou d’origine organique, 11 milligrammes de chlore, très peu de nitrates, aucune trace d’ammoniaque gazeuse, de nitrites, de phosphates, de matières minérales toxiques, telles que le plomb. Son titre hydrotimétrique ne dépasse guère 28° (Ikratrou et Boudet). Elle a donc toutes les qualités requises pour constituer une eau potable parfaite au point de vue chimique.
- Le 3 avril 1894. M. Depaire, chimiste, donne pour la composition moyenne des eaux de la Ville, les teneurs suivantes :
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- Limpidité............................................ parfaite
- Couleur............................................incolore
- Odeur. . ....................................... inodore
- Saveur ............................................ agréable
- Titre hydrotimétrique................ 28°
- » hydrotimétrique permanent............................ 7°
- Matières dissoutes par litre.......................o gr. 386
- Acide sulfurique.............., . ................. 0,012
- » nitrique......................................traces faibles
- » nitreux............................................. o
- » phosphorique........................................ o
- » silicique......................................... 0,008
- Chlore.................................................. 0,017
- Ammoniaque saline. . . ............................... o
- » organique................................... o
- Carbonate calcique...................................... 0,267
- » magnésique..................................... 6;,oo8
- Métaux................................................. fer
- D’autre part, les analyses prolongées du laboratoire communal démontrent que les variations qu'elle a présentées dans sa teneur en matières minérales, en chlore, en matières organiques, etc., sont excessivement faibles et à peu près nulles. On pourrait considérer sa composition chimique comme constante, invariable pour ainsi dire. Les réserves, auxquelles l’eau de la distribution est puisée, semblent donc à ce point importantes qu’elles ne sont point influencées dans leur composition chimique par les circonstances extérieures, les saisons, l’abondance des pluies, les périodes de sécheresse, etc.
- 11 ressort de la constance frappante des caractères chimiques de cette eau, pendant une longue période d’observation,, qu’elle n’a pas subi à certains moments des apports quelque peu considérables d’eaux de surface souillées ou imparfaitement épurées par le sol. Si le pouvoir filtrateur des couches-, où les nappes aquifères se forment, avait été parfois en défaut, on n’aurait pas manqué de constater une augmentation appréciable du chiffre des matières minérales, des chlorures, des substances oxydables, etc., notamment h> la suite de chutes abondantes de pluie.
- Quant aux caractères physiques ou organoleptiques de l’eau de la Ville,, ils ont présenté la même fixité, à part un trouble tout à fait passager dans sa limpidité, observé exceptionnellement lorsque des travaux étaient effectués en certains points de la canalisation intra-urbaine. Toujours les bulletins indiquent qu’elle est absolument claire, inodore, incolore et d’une température 1 raidie. BreJ, au point de vue de ses caractères extérieursr l’eau de la distribution de Bruxelles peut être considérée comme irréprochable.
- Le nombre de microbes contenus dans l’eau, telle qu’elle est distribuée dans les quartiers de la ville, est peu élevé et ne dépasse pas* une moyenne de iao par centimètre cube.
- Ce nombre ne diffère pas considérablement d’après l’origine de l’eau ; celle qui provient des quartiers desservis par le système du ilain donnant souvent des chiffres comparables avec ceux des quartiers qui ont de l’eau de drainage du bois de la Cambre et de la forêt de Soignes.
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- Enfin, il n’y a pas eu, au cours de la période d’observation pendant laquelle l'eau a été analysée en ville, une seule fois une variation très notable du chiffre des colonies obtenues par centimètre cube. Il a oscillé entre 5o, i5o et 200. Sur un nombre assez considérable d’échantillons, environ une soixantaine, il n’a jamais dépassé 200.
- Cette constance relative de la composition bactériologique de l’eau de la canalisation, au point de vue quantitatif, méritait d’être signalée. Elle paraît démontrer péremptoirement que l'eau en question, pendant la période d'observation, na pas été soumise à des adultérations plus ou moins brusques, dues à son mélange direct avec des eaux sales, très peuplées en micro-organismes. En tout cas, ces additions, si elles se sont produites, ont été peu volumineuses et en quantité insuffisante pour élever notablement, par leur mélange avec l’eau de la canalisation, le nombre habituel de ses germes.
- Il n’est pas vraisemblable, dès lors, que l’eau de la "Ville soit exposée à recevoir des eaux de surface, des eaux pluviales, incomplètement filtrées. Bien que les analyses aient porté sur des périodes de pluies abondantes et des périodes de sécheresse relative, l’analyse quantitative a toujours donné à peu près les mêmes résultats : i5o colonies en moyenne par centimètre cube.
- Depuis le début de 1902, un laboratoire spécial a été installé à l’Hôtel de Brabant, en vue de l’analyse bactériologique permanente des eaux ; ce laboratoire est placé sous la direction immédiate de l’ingénieur en chef.
- C’est ainsi que, depuis le début de l’année, parallèlement aux analyses faites par les soins du laboratoire du service d’hygiène d’échantillons d’eau prélevés au robinet, en ville, le service procède journellement à l’analyse bactériologique d’écbantillons d’eau prélevés à des prises spécialement aménagées et réparties sur le réseau distributeur.
- Chaque semaine, dans les mêmes conditions, l’eau des divers réservoirs est analysée ; chaque semaine enfin, et ce de façon à englober toutes les pi’ises d’eau dans l’espace d’un mois, des échantillons d’eau sont prélevés aux sources, galeries drainantes et aqueducs.
- Il résulte des données recueillies qu’aux prises, sources et galeries, les eaux dérivées vers Bruxelles peuvent être considérées comme pratiquement stériles ; que, dans leur trajet dans les aqueducs et leur emmagasinement dans les réservoirs, elles ne se chargent que de microbes banaux que le moindre contact avec l’air y introduit fatalement ; qu’enfin, si l’analyse de l’eau prélevée sur le parcours de la canalisation urbaine témoigne de l’existence de 100 à i5o colonies par centimètre cube, c’est là le x'ésultat des manœuvres et des réparations dont cette canalisation est perpétuellement le siège.
- En résumé, on peut considérer l’eau de la distribution de Bruxelles, non seulement comme irréprochable, mais encore comme exceptionnellement pure au point de vue bactériologique.
- Les travaux exécutés en ces dernières années ont donc donné des résultats absolument satisfaisants.
- 8. — On a pu voir, par le chiffre comparé des ressources en eau disponible et des dépenses moyennes journalières, que la situation est actuellement exempte d’inquiétudes et que les réserves iront nécessairement en
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- croissant pendant quelque temps, puisque les prélèvements sont actuellement inférieurs au disponible. Mais le nombre des abonnements augmentant chaque jour et la Ville ayant l’obligation de délivrer aux faubourgs d’Et-terbeek, Molenbeek et Uccle, qui ont contracté avec elle, l’eau nécessaire pour leurs services publics, il importe, dès à présent, d’augmenter les ressources dont la Ville dispose.
- C’est dans ce but que la Ville de *Bruxelles a passé une convention avec la commune d’Ophain-Bois-Seigneur-Isaac, aux termes de laquelle la Ville est autorisée à établir sous les chemins de la commune, et à une profondeur variant de 17 m. 5o à 38 mètres, de nouvelles galeries de drainage qui auront, complètement terminées, un développement de 3 km. 1/2 environ et seront insérées à une profondeur de 6 m. 5o à 22 mètres sous le niveau de la nappe actuelle.
- L’établissement de cette galerie, actuellement réalisée sur une longueur totale de 1 t)65 mètres, aura pour résultat d’augmenter encore les venues de plusieurs milliers de mètres cubes, suivant toutes probabilités, si l’on tient compte de l’expérience acquise.
- Sans aucun doute, sa création a entraîné la disparition partielle ou totale d’un certain nombre de sources et du produit de quelques drains existants ; l’apport supplémentaire nouveau n’atteindra donc pas le débit normal de la galerie, mais il en résultera, avec la mise à l’abri de toute chance de contamination des eaux ainsi captées, une prise de possession nouvelle de sources abandonnées par suite de leur situation, et la possibilité d'augmenter, dans une large proportion, puisque la nouvelle galerie est commandée par des serrements, les prélèvements aux époques de l’année où la consommation s’élève brusquement ; il a été suffisamment insisté sur ce dernier avantage dans les pages qui précèdent pour n’avoir pas à y revenir.
- En ce qui touche à la salubrité, la sécurité offerte par le système de prises d’eau par galeries pi-ofondes est telle qu’il est indiscutable que si la distribution d’eau du Hain était à refaire, plus une source ne serait prise à l’émergence, tant la mise à l’abri des eaux qui ont été ainsi captées a donné de préoccupations à l’Administration communale de Bruxelles depuis la création du service.
- Actuellement que tout est en ordre au point de vue de la pureté des eaux dérivées vers Bruxelles, que les travaux à exécuter n’ont plus pour objectif que de reprendre dans de bonnes conditions des sources ou le produit de drains abandonnés comme pouvant être soupçonnés, ou but également important, d’augmenter, autant que faire se peut, les ressources, on peut se rendre compte de la haute portée du système des galeries drainantes commandées par des serrements régulateurs, dont le premier exemple — distribution d’eau de la ville de Liège — était dû à l’initiative de l’ingénieur G. Dumont, et dont l’adaptation au système du Ilain et au système de la Forêt devait assurer à la distribution d’eau de Bruxelles son heureux équilibre.
- C’est en mettant à profit l’expérience de ses devanciers, que le service a pu également, dans ces dernières années, régulariser et mieux utiliser le débit
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- des galeries drainantes du bois et de Ja forêt de Soignes, grâce à l’aménagement dont la description a été donnée plus haut.
- Doit-on en conclure que le système des galeries drainantes devra être poursuivi ?
- Il est peu probable qu’il en soit ainsi.
- En effet, à moins d’une entente avec les communes environnantes, entente désirable, mais que l’on ne peut guère espérer, lorsque la nouvelle galerie des Hayettes sera construite, la Ville de Bruxelles, en dehors de petites extensions de peu d’importance, devra suspendre définitivement ses travaux de drainage vers Braine-l’Alleud, quelque importantes que soient les ressources disponibles de la région et la facilité relative d’exécution des travaux. v
- Si, d’un autre côté, sous la forêt de Soignes, d’importants prélèvements peuvent encore être faits, si Bon peut même prétendre que les ressources y sont encore intactes, par contre la nature du sol entraînerait malheureusement à des dépenses hors de proportion avec les résultats à en retirer.
- Les prélèvements par puits paraissent devoir représenter la solution à adopter dans l’avenir pour poursuivre la mise à profit des ressources aquifères de la forêt de Soignes.
- Des puits de captage peuvent s’établir en tel point que l’on juge convenable, sous l’empire de cette unique préoccupation de leur assurer le rendement maximum que l’on rencontrera dans les terrains les plus franchement sableax, qui sont précisément ceux dans lesquels les galeries filtrantes donneront le plus de déboires. Leur foncement est exempt de tout aléa ; enfin, ils peuvent intéresser la couche aquifère sur toute sa profondeur : aussi quelques puits répartis sur une circonférence de faible diamètre, réunis en une exhaure générale, donneraient-ils un produit supérieur à celui d’une galerie de grand développement, d’un coût bien autrement élevé.
- Le sillon d’influence des galeries actuelles en est la preuve.
- Si Bon imagine donc qu’en amont des galeries existantes, on crée suivant l’une des courbes d’eau reconnues des batteries de puits filtrants descendus sur toute l'épaisseur des sables bruxelliens, dont le grain est de plus en plus grossier à mesure que l’on pénètre plus profondément, chacune de ces batteries sera susceptible de former un cube d’eau que l’on peut fixer, sans crainte de mécompte, à 3 ou 4-ooo mètres cubes journaliers (1).
- Quatre batteries de ce genre, établies transversalement au courent souterrain, donneraient ainsi un complément d’eaux nouvelles de 12,000 mètres cubes, moyennant une dépense bien moins importante que celle que réclamerait la construction de galeries appelées à assurer le même résultat.
- On doit remarquer que de tels prélèvements ne se feraient pas d’une f*ǰn permanente, mais simplement aux époques de grande consommation, c’est-à-dire pendant une centaine de jours par année an maximum * qu’en temps normal, le puisage serait réduit, voire même suspendu ; que par suite les reserves ne seraient pas menacées.
- (*) On suppose des batteries de six puits.
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- Lorsqu’il a été question des galeries drainantes de Lillois et de la forêt de Soignes, dans un chapitre précédent, il a été insisté sur ce fait que pendant de longues années on a littéralement gaspillé les réserves séculaires du sous-sol ; ce gaspillage est une conséquence fatale de l’établissement des galeries drainantes, dont le produit est, fait plus triste encore, inutilisable pendant la période d’exécution.
- La prise de possession des eaux par puits supprime cette circonstance fâcheuse ; tout mètre cube d’eau extrait peut être livré à la consommation.
- On ne doit cependant pas regretter ce qui a été fait, puisque, grâce aux galeries, l’amenée se fait par gravitation ; mais, étant donné qu’en tout-état de cause des volumes d’eau considérables doivent désormais être relevés pour l’alimentation des parties hautes de la ville, l’objection que les puits réclameront l’emploi d’une force motrice tombe pour ne laisser debout que les avantages du système proposé.
- Le transport de la force motrice à distance se faisant actuellement dans de bonnes conditions économiques, on comprend que la création d’une usine centrale d’électricité, soit à proximité de la gare de Boitsfort, soit à la Petite Espinette, soit encore en annexe de l’usine de 'Vivier d’Oye, permettrait d’adresser l’énergie voulue aux diverses stations de prises réduites à un extrême minimum, puisqu’-elles ne comporteraient que les ^engins de pompage.
- Etablies à mesure des besoins, les stations de pompage ne provoqueraient pas une dépense immédiate fort élevée ; seul, l’aqueduc dans lequel seraient lancées les eaux extraites du sol devrait être établi définitivement. Cet aqueduc déverserait son produit dans le réservoir supérieur, à la cote n5, d’où les eaux seraient aisément réparties suivant les besoins.
- Tel est, largement esquissé, le programme des travaux d’extension du service à prévoir pour un avenir plus ou moins éloigné.
- 10. Egouts. — Chaque impasse, chaque rue a son égout spécial.
- Tous les égouts convergent vers un collecteur qui débouche dans la Senne, à 7 kilomètres en aval de Bruxelles.
- Le système adopté est le tout à l’égout sans aucune épuration.
- Les eaux sont relevées en temps de crues, lorsque le niveau de la rivière est trop élevé pour permettre aux eaux d’égout de couler librement dans la Senne, et, périodiquement, pour permettre le curage du collecteur, au moyen de 3 pompes centrifuges mues par des machines à vapeur du système com-pound ayant chacune une force de îoo chevaux.
- 3 générateurs du système De Naeyer, ayant une surface de chauffe de 94 mètres carrés chacun.
- Dans ce cas, les eaux du collecteur sont aspirées au moyen des pompes centrifuges et refoulées dans la rivière. Débit des 3 pompes reunies, î m3 5oo par seconde.
- Immondices. — La Ville a construit en 1903 une vaste usine, sur un terrain à front du quai de Willebroeck actuel, et à l’autre bout, à front du quai des Péniches. La superficie totale des installations, usine comprise, est de 1 hectare 11 ares g5 centiares. L’usine est établie d’après le système Ilorsfall.
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- Elle comprend quatre massifs de six cellules à tirage forcé, groupés autour de carneaux centraux de prise d’air et d’évacuation des gaz de combustion. Ces quatre massifs permettent d’incinérer au minimum les 180 tonnes par jour d’immondices qui doivent être détruites d’après les statistiques du service de la voirie. Les immondices brûlent sans addition d’aucun combustible, et la désinfection des matières est complète.
- A la sortie des carneaux, les gaz de la combustion chauffent deux groupes de deux générateurs à vapeur, mesurant chacun 90 mètres carrés de surface de chauffe et capables de fournir la force motrice nécessaire au service des fours et à la marche des moteurs électriques et des engins divers, ponts élévateurs, broyeurs, grues, etc., qui forment l’outillage mécanique de l’usine; les gaz traversent ensuite deux collecteurs de poussières pour s’échapper, après épuration, par une cheminée de 5o mètres de hauteur. En temps ordinaire, les matières riches, fumier, balayures, déchets du marché aux poissons et de l’abattoir, sont enlevés par des tombereaux spéciaux et vendus pour les besoins de l’agriculture. Les acquéreurs ont à les transporter soit par bateau, soit par wagon. En temps d’épidémie, l’intégralité des matières recueillies par le service sei'a incinérée.
- Le produit de la combustion, qui se fait à une température de 600 à 800 degrés, est une sorte de mâchefer, ne représentant que 33 °/o du volume des immondices incinérées et dans lequel les matières sablonneuses, les cendres, les tessons de bouteilles, les débris de faïence ont été amenés au point de fusion. Ce mâchefer, concassé, donne un gravier facilement utilisable dans les allées des jardins ou les chemins publics ; broyé, il forme des mortiers de premier ordre, comme les meilleurs sables rudes.
- AGGLOMÉRATION BRUXELLOISE (Province de Brabant)
- Eaux de sources amenées par la gravité et de puits et de galeries relevées
- par pompes.
- CONCESSIONS DE LA. COMPAGNIE INTERCOMMUNALE.
- Les services de la distributioh d’eau de la Compagnie s’étendent sur les communes indiquées au tableau ci-après.
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- Communes Population au. 31 décembre 1907 Nombre de maisons au 31 décembre 1907 Nombre d’abonnés au 31 décembre 1907
- Anderlecht 60 172 7118 4543
- Auderghem 643o 1 228 5i 1
- Berchem-Sainte-Agathe 2 3o4 481 3i
- Evere 5 364 I 043 334
- Fore=t 19408 3 715 00 0
- Ganshoren • • 3 999 G) 96
- Genappe 2 071 53o —
- Ixelles 73 064 11 583 9587
- Jette-Saint Pierre 13769 2447 690
- Laeken partie située sur la rive droite du canal
- de Willebroeck) 9619 1 119 778
- Koekelberg 12 182 1 597 665
- Saint-Gilles lez Bruxelles 61748 7 623 6 o5n
- Saint-Josse ten Noode 33 329 4833 4 251
- Schaerbeek ... 75 025 10907 8 884
- Watermael Boitsfort 8 3o8 1 927 583
- Woluwe-Saint-Lainbert 6 588 P) 517
- Woluwe-Saint-Pierre 6 463 P) 256
- Wavs-Loupoigne-Thy-Plancenoit — — ' 6
- Rhode-Saint-Genèse-Espinette — — 20
- Totaux 399843 56 i5i 39 699
- (1) Nous n’avons pu obtenir les renseignements.
- En conséquence, le nombre total des abonnés desservis par le service des eaux de la Compagnie intercommunale à la date du 3i décembre 1907, s’élève à 39.699 abonnés, soit environ 1 abonné par 10 habitants.
- Les concessions exploitées par la Compagnie se divisent en trois catégories :
- i° Fourniture de l’eau à l’entrée des communes ;
- 20 Concessions directes ;
- 3° Exploitation des services de distribution d'eau des communes de Saint-Gilles-lez-Bruxelles, Saint-Josse-ten-Noode et Schaerbeek en vertu du contrat dit du centime.
- I. Fourniture de l’eau à l’entrée de la commune.
- L’eau est fournie à l’entrée de leur territoire aux communes ci-apres qui exploitent elles-mêmes et à leur convenance la distribution locale :
- Anderlecht, Genappe, Ixelles, Saint-Gilles-lez-Bruxelles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, Laeken et Spontin.
- Le tableau ci-après indique les redevances pour fourniture de l’eau et les consommations de droit pour les cinq grandes communes.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Communes Population au 31 décembre 1907 Nombre d’abonnés au 31 décembre 1907 Redevance pour fourniture de l’eau en 1908 Consommation de droit pour 1908 en m3
- Anderlecbt Ixelles Saint-Gilles-lez-Bruxelles . . . . Saint Josse-ten-Noode Scbaerbeek Totaux l1) 52 ooo j3 064 61748 33 329 70 025 4543 9587 6 037 4 23 r 8 884 Il3 880,00 160 OIO, 16 135 228,12 72990,51 i643o4,75 2847000 4 OOO 254 3380 703 I 824 762 4107619
- 295 166 33 322 646 413,54 16 i6o338
- (I) Population dans les rues canalisées de la commune, art. 3 du contrat de concession du Il novembre 1904.
- IL Concessions directes.
- Le service de la distribution de l’eau par concession dii’ecte de la Compagnie intercommunale des Eaux s’étend sur les communes indiquées au tableau ci-dessous.
- Communes Population au 31 décembre 1907 S co - ® O g ^ c* CO au 1 31 décembre 1 1904 f Z obre dabo XI 2 10 SCO » go s nnés Xl S 3 ® O CO au i 31 décembre 1907
- Auderghem . . . . • 643o 221 Soi 36i • 434 5n
- Berchem-Sainte-Agathe a3o4 6 4 21 23 3i
- Evere 5364 i63 i85 240 286 334
- Forest . 19408 i 014 1222 1419 1654 1890
- Ganshoren. . . 3gio 20 39 65 84 96
- Jette-Saint Pierre 13769 336 421 528 794 690
- Koekelberg 12 182 -119 492 534 607 665
- Watermael-Boitsfort . . . r . . 83o8 265 309 391 486 583
- Woluwe-Saint-Lambert 6588 164 243 321 410 017
- Woluwe-Saint-Pierre ...... Ways-Loupoigne- Thy- Plancenoit - 6463 66 85 171 207 256
- Rhode-Saint-Genèse-Espinette . . — 3 3 4 21 26
- Totaux - ....... ....... 84 726 2724 3370 4o55 4808 5599
- Propriétaire de la distribution d’eau : Compagnie Intercommunale des Eaux de l’agglomération bruxelloise (société coopérative), rue du Trône, 4&’ à Ixelles.
- Le projet, dû à MM. les Ingénieurs Walin et Deblon, fut conçu en 1892 et mis à exécution dès 1896 ; les travaux ont été terminés fin 1898. Quant à
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- la quantité d’eau à fournir, on s’est basé sur une consommation de îoo litres par jour et par habitant.
- L’ensemble des travaux (captage, acquisition des sources, indemnités diverses, conduite d’amenée, réservoirs, canalisations principales, frais d’administration), a coûté environ 11.000.000 de francs.
- La Compagnie Intercommunale exploite le service de distribution pour le compte de Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode et Saint-Gilles, et pour son propre compte dans les autres communes, sauf a Ixelles, à Laeken et à An-derlecht qui font leur service elles-mêmes.
- Le service des études et travaux et le service de l’exploitation dans l’agglomération bruxelloise sont dirigés par M. Deblon, Ingénieur honoraire des Ponts et Chaussées, avenue de Cortenberg, 270, Bruxelles, Ingénieur en chef, ayant sous ses ordres :
- M. J. Van Meenen, ancien Capitaine du génie, sous-chef du service technique-
- M. P. Moyaerts, Ingénieur.
- M. L. Lenohle, Inspecteur de l’exploitation (groupe de l’agglomération bruxelloise).
- M. L. Van Blaeren, Ingénieur à Namur, pour les travaux neufs de la conduite d’amenée existante.
- 1. — «) Les eaux captées proviennent d’un groupe de sources émergeant dans la vallée du Bocq, sur une longueur de 3 kilomètres environ, sur les territoires des communes de Spontin, Senenne, Keuleau et Crupet (province de Namur) (3o à 35.000 mètres cubes par 2.j heures).
- Elles sortent des éboulis situés au pied des coteaux calcareux qui longent la rivière. La vallée du Bocq, très encaissée et très profonde, est dominée par des plateaux à faible pente, formés de calcaires carbonifères dans les parties les moins élevées et de psammites du Condroz sur les sommets.
- La vallée du Bocq traverse presque perpendiculairement une série de bandes de calcaire carbonifère séparées par des collines psammitiques. Celles-ci sont presque totalement pi'ivées des dépôts de sables et de terrains quaternaires et modernes qui recouvrent complètement les calcaires, souvent sur une très forte épaisseur.
- Ajoutons, comme il est permis de le constater en visitant les carrières et les tranchées du chemin de fer, que toutes les crevasses, les poches, les joints horizontaux, verticaux et en général tous les intervalles, tous les vides entre bancs calcaires, sont remplis de limon sableux ou de sable argileux.
- On comprend dès lors que les eaux de pluie tombant sur les plateaux calcaires, qui doivent traverser des dépôts d’argile et de sable d’abord, ensuite les massifs calcareux sur de grandes profondeurs, subissent une filtration de premier ordre et réapparaissent, dans la vallée du Bocq, sous forme de belles sources d’eau claire et cristalline.
- Par tous les temps, avant, pendant ou après les pluies, on a constaté la limpidité permanente des sources à capter, leur pureté chimique et bactériologique, leur teneur constante en calcaire dissous, leur température uniforme comprise entre 9 et 11 degrés centigrades à l’émergence.
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- Tous ces faits prouvent à l’évidence que les eaux souterraines du bassin du Bocq circulent de façon à subir une épui'ation parfaite.
- Les analyses faites à diverses reprises ont permis de constater que le titre hydrotimétrique (25 degrés) n’a jamais été influencé par les grandes pluies ; de plus, les jaugeages ont démontré qu’il n’y a pas de perte ou d'engouffrement de rivière dans la région des sources et que le débit de celles-ci diminue insensiblement du i5 mai au i5 novembre, malgré trois ou quatre mois de pluies copieuses antérieures.
- Il est évident que si les sources étaient en relation directe avec la rivière ou avec des aiguigeois recevant des eaux de ruissellement, par des canaux où elles seraient simplement décantées et non filtrées, leur débit varierait brusquement comme celui des eaux que recevraient les aiguigeois ; leur limpidité, leur température, leur composition chimique et bactériologique seraient également variables ; c’est le contraire que l’on constate.
- Les eaux distribuées proviennent encore d’un-puits à Plancenoit (Brabant) (débit : 3 5oo mètres cubes) et de galeries à Onoz (galeries de captage établies par la commune d’Auvelais dans le calcaire carbonifère) (débit : 3.5oo à 4.5oo mètres cubes).
- b) Les eaux des sources ont été recueillies au moyen de galeries de drainage établies à peu près parallèlement à la rivière, parfois en tranchée, mais le plus souvent en souterrain, à grande profondeur ; les galeries ont o m. 90 de largeur intérieure et 2 m. 20 de hauteur. A o m. 4o au-dessus du radier, est établie une passerelle métallique permettant de visiter l’aqueduc sans contaminer les eaux.
- Les parois des galeries ont été établies en béton de ciment. Longueur des galeries captantes : environ 4 km. 3oo.
- Plusieurs chutes sont ménagées sur le parcours des galeries, en vuq d’aérer convenablement les eaux captées.
- c) Les eaux réunies à Spontin passent dans une chambre de jauge, d’où elles s’écoulent vers Bruxelles par une conduite d’environ 82 kilomètres de longueur, comprenant 64 kilomètres d’aqueduc en maçonnerie à écoulement libre, et 17 km. 5oo de conduites forcées en fonte (siphons). A la traversée de la Meuse et de la Sambre, il a été fait usage de trois files de tuyaux en acier, immergées dans une cuvette creusée en travers et en dessous du lit de la rivière.
- L’aqueduc a une section de 1 m. 80 de hauteur libre intérieure et de 1 m. 25 de largeur sur la première partie du parcours, de 1 m. 5o entre Mazy et Bruxelles.
- La dit! érence de niveau entre le point de. départ et le terminus de la conduite est de 61 m. 5o.
- Usine d’Onoz (Province de Nâmur). — Mise en exploitation le 1er août 1907. Trois pompes à pistons plongeurs, dont une de réserve, débitant chacune 12.5 mètres cubes par heure, .commandées par des moteurs à gaz pauvie de 4o IL P. (2 système Bollinckx, 1 système Winterthur). Hauteur d élévation : 5p mètres environ. Du 1" août 1907 au 1er janvier 1908, cette usine a lourni 266093 mètres cubes.
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- La conduite de refoulement, en ciment armé du système Bonna, de o m, 4oo de diamètre, aboutit, après un parcours de 636 mètres, dans le fond d’une cuve d’équilibre sui’élevée, en béton armé, d’où émane d’autre part la conduite d’adduction, formée aussi de tuyaux Bonna de o m. 4o°» et qui, se développant sur 3 856 mètres sous des chemins vicinaux, passe au hameau de Villeret (Saint-Martin-Balâtre) sous le ruisseau « La Ligne » pour aboutir dans une chambre de jauge construite à Bothey, à 200 mètres environ en amont de la jonction avec l’aqueduc dit « du Bocq ».
- Lorsque les pompes fonctionnent, le niveau dans la cuve de transvasement s’établit automatiquement à la hauteur voulue pour vaincre la perte de charge totale de la conduite d’adduction, variable avec le débit.
- Déduction faite du temps pendant lequel travaillent les pompes de la commune d’Auvelaïs, l’usine d’Onoz est capable de fonctionner journellement pendant 16 à 18 heures et de fournir ainsi par jour 4000 à 45oo mètres cubes d’eau à la conduite générale d’amenée des eaux des sources de la vallée du Bocq.
- Usine de Plancenoit (Brabant). — Deux pompes à pistons débitant 70 et i45 mètres cubes par heure, commandées par des moteurs à gaz pauvre de 15 et de 3o H. P. (système Winterthur).
- Hauteur d’élévation : 4° mètres environ. Cette usine a refoulé, en 221 jours de l’année 1907, un volume total de 548 851 mètres cubes.
- 4. — Les réservoirs, au nombre de cinq, peuvent contenir 5o 000 mètres cubes, i5 000 mètres cubes, 4<>oo mètres cubes, 800 et 5oo mètres cubes (Forest) d’eau. Le plus grand est situé à Boitsfort, en amont des territoires à desservir. Son radier est établi à la cote ii2.5o, son trop-plein à la cote 116.70 ; il y a donc 4 m. 20 d’eau. Le second réservoir a été construit sur le territoire et au point culminant de Schaerbeek ; il a son radier à la cote g3 mètres et son trop-plein, à 97 m. 20 au-dessus du niveau de la mer.
- Les canalisations principales, au nombre de deux, qui réunissent les deux grands réservoirs et distribuent l’eau à l’entrée des communes, mesurent environ 22 kilomètres de développement.
- Les réservoirs sont construits en maçonnerie de briques et de béton, murs extérieurs en briques, pilastres et voûtes en béton de ciment, sauf le réservoir régulateur de Tervueren, de 4 000 mètres cubes, qui est en béton armé.
- Ils sont soigneusement couverts et établis en partie en déblai et en partie au-dessus du terrain naturel.
- Le château d’eau de 800 mètres cubes que la Compagnie avait résolu, en 1906, de construire à Berchem-Sainte-Agathe pour remédier au défaut de pression dont souffraient les abonnés de cette commune, a été exécuté dans le courant de 1907 sur un terrain acquis parla Compagnie à front de la rue Verte.
- Une citerne double de 180 mètres cubes de capacité est annexée à cet ouvrage ; elle est destinée à emmagasiner pendant la nuit le volume d’eau à refouler pendant la journée suivante au moyen d’une pompe à piston capable d’un débit de 5ô mètres cubes à l’heure, actionnée par un moteur à gaz de ville de 8 chevaux effectifs (système Hanappe).
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- Le trop-plein de la cuve se trouve à la cote 92.76, le pavement de la tour à la cote 65.45 et le radier de la citerne à la cote 62.
- La tour, circulaire, est construite en maçonnerie de briques et de pierre de taille ; la cuve est en tôle d’acier avec enveloppe extérieure en briques spéciales sur consoles en charpente.
- Ce château d’eau a été mis récemment au service ; il répond parfaitement aux exigences de la situation. Il est d’ailleurs destiné, dans l’avenir, à servir simplement de réservoir régulateur pour la conduite principale de distribution que la Compagnie projette de prolonger depuis Anderlecht pour desservir les communes de l’Ouest : koekelberg, Jette-Saint-Pierre, Ber-chem-Sainte-Agathe, Ganshoren et Laeken. Dès lors, le moteur et la pompe pourront être enlevés, la cuve devant se remplir par la simple gravité.
- La commune de Schaerbeek, d’accord avec la Compagnie, a décidé en principe la construction prochaine d’un château d’eau de 800 mètres cubes destiné à alimenter les quartiers hauts de Linthout et du Tir. National.
- En attendant, une pression dynamique convenable dans ces quartiers, a été réalisée par l’intermédiaire d’un château d’eau provisoire en charpente métallique, n’ayant que 35 mètres cubes de capacité et alimenté presque sans interruption par une pompe actionnée par le vieux moteur de l’atelier central.
- Cet ouvrage a rendu de grands services pendant l’été dernier et a mis fin aux plaintes des abonnés de ces parages.
- La réserve d’eau emmagasinée dans les réservoirs est de 70 3oo mètres cubes ; en ajoutant 5o 000 mètres cubes, retenus dans les divers biefs de l’aqueduc d’amenée, on arrive à 120000 mètres cubes pour une consommation quotidienne variant de 27000 à 4i 000 mètres cubes.
- 5. — 1. La distribution des eaux est constante et ne comporte qu’une seule zone de pressions; il est vrai que celles-ci, suivant l’altitude des points à desservir, varient entre 10 et 100 mètres.
- 2. Les conduites principales de la Compagnie ont 5q kilomètres de développement.
- Conduites vers Anderlecht et Forest. — La Compagnie a posé en 1907 une conduite en ciment armé, système Bonna, s’étendant du carrefour de Ma Campagne à Saint-Gilles jusqu’à la limite du territoire d’Anderlecht (rue de l’Instruction), formant le deuxième tronçon de la conduite principale projetée pour renforcer l’alimentation des communes sud et ouest de l’agglomération bruxelloise. Greffée à Ma Campagne, à l’amont des compteurs Yenturi de Saint-Gilles, sur les deux conduites en fonte de 0 m. 35o, le conduite suit, avec un diamètre de o m. 700, la chaussée de Waterloo et la rue Théodore Verhaegen ; elle passe ensuite sous le chemin de fer du Midi avec un diamètre de 0 m. 600, dans une galerie maçonnée, et se termine a l’extrémité de celle-ci, à son entrée sous la partie de la rue de France qui sert de décharge à la gare aux marchandises de la Petite-Ile. De ce point un embranchement en tuyaux Bonna de o m. 4<»o suit la rue de France pour aboutir au-delà du pont sur la Senne, rue de l’Instruction où se trouve
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- établie une chambre souterraine renfermant le nouveau compteur destiné à enregistrer les consommations d’Anderlecht (turbine universelle de o m. 4oo).
- Dans un nombi-e indéterminé d’années, lorsque seront entrepris les tra-vaux projetés pour la transformation du quartier de la rue de France, pour le détournement de la Senne et les agrandissements du chemin de fer, la conduite principale sera prolongée directement vers la rue des Vétérinaires et vers l’Ouest avec des diamètres convenables ; l’embranchement de o m. 4oo de la rue de France sera éventuellement déplacé.
- A remarquer que la conduite en question supporte au passage sous le chemin de fer une pression statique d’environ 10 atmosphères.
- Au carrefour de la Barrière de Saint-Gilles est branchée sur la conduite de o m. 700 une canalisation de 0 m. 4°°» également en ciment armé, qui, suivant l’avenue du Parc, se dirige sur Forest, pour alimenter directement le réseau de cette commune ; la pose de cette conduite de 0 m. 4°° sera poursuivie plus tard sous l’avenue du Parc prolongée pour aboutir au carrefour de l’avenue du Roi où se trouve installé le compteur enregistrant les consommations de Forest.
- L’ensemble de ces conduites principales actuellement posées comprend :
- i° Sous la chaussée de Waterloo et la rue Théodore Verhaegen ;
- 1 q33 m. 3o de tuyaux de 0 m. 700 ;
- 20 Sous l’avenue Fonsny (traversée) : 24 m. 80 de tuyaux de o m. 4°° (en
- 2 files) ;
- 3° Sous le chemin de fer : 69 m. 65 de tuyaux de o m. 600 ;
- 4° Sous les rues de France et de l’Instruction : 4&7 m- 65 de tuyaux de 0 m. 4oo ;
- 5* Sous l’avenue du Parc : 417 m. 5o de tuyaux de 0 m. 40(> ;
- Soit en tout 2 902 m. 90 de canalisations.
- Par suite de ces travaux, l’alimentation d’Anderlecht et de Forest est maintenant rendue indépendante du réseau Saint-Gillois et se fait dans d’excellentes conditions.
- Dans le courant de l’année 1908, il a été procédé à la pose du premier tronçon de la conduite générale, depuis le réservoir de Boitsfort jusqu’à Ma Campagne où il se soude au deuxième tronçon. Cette conduite est également en ciment armé système Bonna, mais cette fois avec un diamètre de 0 m. 800. Ce tronçon atteint un développement de 49$o mètres. Sa mise en service Remédiera pour de longues années au manque de pression qui se manifestait dans les quartiers hauts de Saint-Gilles. D’autre part, cette conduite Nouvelle soulage grandement les conduites de 0 m. 65o entre le réservoir de Boitsfort et de la Petite Suisse en leur enlevant les débits d’Anderlecht et de Forest, et partiellement ceux de Saint-Gilles.
- Conduite vers Schaerbeek. — La Compagnie a posé en 1907 une nouvelle induite principale de 0 m. 600 de diamètre, en ciment armé, système ^onna, greffée au carrefour de la Petite Suisse, à Ixelles, sur les deux antennes conduites de o m. 65o en fonte venant du réservoir de Boitsfort.
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- Développement des divers reseaux a la date du 3i décembre 190 / (grandes communes sauf Ixelles)
- Communes om,o4 C O Ci ôm,o8 ora, 10 Om,I25 Diam Om,l5 çtres 0m,20 0ln,2.5 om,3o om,35 om,4° oul,5o Totaux
- St-Gilies-lez-Bruxelles. ra6,3o 11490,10 26 126,01 672,50 3544,70 6283,10 — 1 679,70 — — - 49 922“,41
- St-Jossc ten-Noode. . 263,20 3114,70 8 193,80 5553,io — 2482,00 I 784,40 700.00 1 682,10 486,60 451,00 1017 20 25 733m, 10
- Schaerbeek . . . . 207,80 2 3o5,4o 22 206,78 36 928,68 — 5391,83 7 1 J4*i5 i54,oo 3 902,1.5 2222,80 554,60 — 81 o38m,2i
- Totaux. . . . 471,00 5546,4o 4> 94°,68 68607,79 672,00 U 4l8,55 i5181,65 85g,00 7 263,95 2709,40 1 oo5,6o 1017,20 156693m,72
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- Développement total des divers réseaux au 3i décembre 1907 (petites communes)
- Communes om,o6 o™,o8 Om,IO Diamètres om, 12 om, i5 0'“,20 om,3o Totaux
- 53,00 3864,92 3624,05 — 2845,32 190,20 — 10877,49
- 38i4.r>9 14408,27 9410,o5 - 3 631,37 3 383,18 - 34 647,46
- Koekelberg — 6493,33 1247,22 — 1886,17 1 3io,o5 - 10936,77
- Jette Saint-Pierre — 9576,18 549-5,3o — 2200,78 — — 17 272,26
- Berchem-Sainte-Agathe — 3 406/15 789>75 — 163,85 — — 4 36o,o5
- Ganshoren - 2320,75 1 oi6,35 _ 943,82 — 4 280,92
- 022,78 3729,00 6932,30 — — — 11 184,08
- Woluwe Saint-Pierre 618,70 1 802,95 3734,80 — 4 271,15 — 10 554,85 •.
- Woluwe Saint-Lambert — 294,55 5 136,35 — 1 407,26 1080,00 — . 7 918,35
- Watermael-Boitsiort 43,ôo 7862,46 6 242,88 — 890,08 606,00 1 497,00 17 142,42
- — — — — 767,10 2 193,80 — 2 960,40
- Rhode-Saint-Genèse (Espinette). ...... 85o.10 1049,00 28,75 538,40 — — ,— 2 466,25
- 5902,67 54807,86 43657,8o 538,40 14863,19 i3o34,38 1497,00 i343oim,3o
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- Cette nouvelle conduite se développe le long des boulevards Militaire et de Grande Ceinture et vient se raccorder par la rue Le Peletier aux conduites principales anciennes qui aboutissent au réservoir de Schaerbeek, rue de Linthout. Elle comporte 4?65 m. 25 de tuyaux de ô m. 600, 54 mètres de tuyaux de 0 m. 3oo (en deux files) sur le viaduc d’Etterbeek et 98 m. 10 de tuyaux de o m. 4°° formant détournement provisoire à l’emplacement du futur viaduc du boulevard sur le chemin de fer Schaerbeek-Hal.
- Sa mise en service au début de l’année 1908 a rétabli l’alimentation normale du réservoir de Linthout et des quartiers qui en dépendent. La pression à Saint-Josse-ten-Noode et à Schaerbeek n’aura donc plus à souffrir d’un excès de débit dans les conduites principales qui les desservent.
- Développement du réseau des conduites de distribution principale dans l'agglomération bruxelloise, à la date du 3i décembre 1907
- Diamètres Total
- om,î5 ©“>,20 Om,25 om,3o Om,35 om,4o om,45 om,6o om,65 om,7o en mètre»
- 3 628 i36i2,3o 4485 3 954,35 i3942,5o 7 653,10 117,65 6 3o8,65 6 865,i5 i g33,3o 62 5o©
- 3. Les branchements particuliers sont en fonte et parfois en plomb; les diamètres de ces branchements sont ordinairement de 0 m. 02 ou 0 m. o4-
- 4- On a acheté à la Ville de Bruxelles, qui exploitait jadis plusieurs des communes actuellement desservies par la Compagnie Intercommunale, les compteurs existants à la date de décembre 1898. Ces compteurs appartenaient aux systèmes a Kennedy, Galasse et Siemens ».
- Depuis lors, la 'Compagnie et les communes associées ont acheté des compteurs des systèmes Schreiber, Frager, Etoile, Trident, Belge ou Kennedy transformé, Lutèce, Calwaert, ainsi que l’indique le tableau de la page ii47*
- 6- — En 1907,1a consommation moyenne journalière a été de 33 225 métrés cubes. L’eau est vendue, dans les communes directement exploitées par la Compagnie, au tarif de la Ville de Bruxelles. Dans les autres communes, ce sont les conseils communaux qui fixent les prix chaque année.
- T. Analyse chimique. — Matières minérales : 25o à 3oo milligrammes Matières oxydables : 7 à 16 milligrammes
- Chlore ; 4 à tio milligrammes
- Azote ammoniacal, nitrates, phosphates, matières minérales toxiques : néant.
- Titre hydrotimétrique : 24 à a5°.
- Analyse bactériologique. —- A la sortie des galeries captantes : 5 à 3o colonies par centimètre cube.
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- Tableau des compteurs en service au > i décembre 1 go 7 dans les communes desservies par la Compagnie Intercommunale des Eaux de l’agglomération bruxelloise
- Communes Siemens 2 Pistons Kennedy Sebreiber 1 0 Belge j Frager 1 Lambert Trident Étoile Dueenne Ketterer Woltmann ( Calwaert Samain Totaux
- St Gilles-Bruxelles . . 191 706 17-3 3366 49 — — — — — — — 2 — — GO O
- St Josse-ten-Noode . . 25o 83o 135o 154 187 209 1 5i I 112 — — — — — — 4144
- Schaerbeek 480 1829 1 ig3 219, 5i6 3x4 598 — I 04 I 2 318 98 97 I — — 8697
- Total 921 3365 4 3i6 3732 752 523 599 5i 2153 23i8 98 97 3 — — 18928
- Petites communes. . . 20 — 85 1778 3o3 57i — V» 1 692 4 — 2 I i35 I 4 632
- Total général . . 94l 3365 44oi 55io 1 o55 1094 599 91 3845 2 322 98 99 4 i35 I 23 56o
- 21 a4<> 2 320
- En location. En propriété
- 23 56o
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- Au robinet des abonnés : 5o à i5o colonies par centimètre cube.
- Absence de bactérium coli.
- 8. — Le captage et l’adduction des sources de Modaxre (Vallée dulloyoux): 60 ooo mètres cubes environ par jour (Sources du calcaire carbonifère recouvert d’une forte épaisseur de sable et de limon).
- Captage des sources de Modave. — Depuis le 16 février 1907, les plans relatifs à la partie de la conduite d’amenée comprise entre Modave et la Meuse, et aux conduites de refoulement et d’adduction des eaux de Meuse entre Ahin et Régissa sont soumis aux autorités supérieures en vue de l’obtention du décret d’utilité publique qui permettra de faire l’acquisition des terrains nécessaires.
- L’arrêté royal décrétant ces travaux d’utilité publique ne tardera pas à paraître.
- Quant aux 41 kilomètres de conduite d’amenée à établir entre la Meuse et l’aqueduc existant à Mazy, ils ont fait l’objet d’études approfondies ; le premier tracé préconisé, qui traversait la Ilesbaye, a dû être abandonné, les sondages exécutés aux environs de Forville ayant démontré que l'aqueduc devrait être exécuté dans les sables aquifères sur une vingtaine de kilomètres de longueur.
- Le tracé a donc été l’ejeté vers le sud. De Ben-Ahin où se fait la traversée de la Meuse, il se dirige presque parallèlement à la Meuse, tantôt à flanc de coteau, tantôt en souterrain, vers Gelbressée et Vezin, d’où il rejoint Mazy en passant par Emines, Rbisnes, les Isnes et Bossières.
- La longueur totale de la conduite d’amenée de Modave à Mazy sera de 5i 254 m. i5 et comportera 42 220 m. 19 d’aqueduc à écoulement libre et 9 o33 ni. 96 de conduites forcées ou siphons.
- Le tracé de l’avant-projet de 1893 avait une longueur de 55906 mètres dont 34120 mètres d’aqueduc à écoulement libre et 21786 mètres de siphons.
- Les plans de la conduite d’amenée de Ben-Ahin à Mazy sont soumis aux formalités administratives préalables à l’obtention du décret d’utilile publique.
- Chapelie-Iez-Herlaïiiiont (Province de Ilainaut)
- (7 174 b.) (1 667 maisons)
- Eau de source, amenée par la gravité.
- La commune est propriétaire de la distribution qui est encore rudimentaire et se borne au service de l’abattoir communal. Elle a été exécutée en 1897, p°nr utiliser un débit naturel d’eau évalué à 2 900 litres ; la pre' mière dépense a été d’environ 5 000 francs ; l’exploitation en est vesiee attachée au service de l’abattoir placé sous la surveillance du directeur.
- 1. — Les eaux sont recueillies à leur sortie de terre, sur le flanc d une colline située sur le territoire de Gouy-lez-Piéton et proviennent de la base
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- d’une couche de gravier-menu qui fait office de filtre, laquelle repose sur une couche épaisse d’argile compacte, imperméable. Au-dessus se trouve de la terre argileuse sur une épaisseur variant de 2 à 5 mètres.
- 4. — Le réservoir est en maçonnerie ; il est construit sous le sol et cimenté intérieurement. Il y est amorcé une conduite en fer étiré qui amène l’eau à l’abattoir.
- 5. — Cette conduite descend d’abord avec une pente de 0,12 par mètre, pour traverser une rivière à 20 mètres environ sous le niveau du réservoir et remonter ensuite à i5 mètres d’élévation pour atteindre le plateau à desservir.
- La charge statique est donc de 5 mètres seulement.
- 3 vannes ont été ménagées : à l’origine, en amont, vers le centre, à l’endroit où elle atteint son niveau le plus bas, et à l’arrivée, avant le premier branchement de distribution.
- Pour les services privés, il existe environ 800 puits qui sont exposés aux infiltrations provenant de latrines, tueries, etc.
- 10. — Pour r évacuation des eaux usées, un système de conduites souterraines en tuyaux de poterie avec puisards et coupe-air, ramène le tout dans un réservoir de décantation, d’où une autre conduite partant du trop-plein évacue les eaux débarrassées des matières qu’elles tenaient en suspension.
- Charleroi (Province de Hainaut)
- (27.687 b.) (5.3o4 maisons)
- Eaux de drainage et de source.
- Le problème d’une distribution d’eau potable répondant aux besoins de la ville de Charleroi date de 1860, époque à laquelle MM. les ingénieurs Jochams et Depermentier furent chargés parle conseil communal d’examiner un projet •élaboré à cette fin par M. l’ingénieur des mines H. Flamache.
- Restée depuis lors en quelque sorte à l’état latent, la question fut agitée de nouveau en 1873, année qui vit éclore successivement les projets Devillers, Laduron, Grangier, de la Compagnie générale des conduites d’eau, et enfin celui de M. l’ingénieur Ménart.
- Une commission composée de personnalités compétentes fut chargée de faire rapport sur ces différents projets ; elle s’arrêta à celui de la Compagnie Générale des Conduites d’eau, basé sur le captage des eaux d’Anderlues.
- Toutefois, en présence du temps assez long qu’entraînait l’exécution de ce projet et de l’éventualité de la réalisation du projet émanant du capitaine Rusai t, qui attirait alors l’attention publique, on reconnut qu’il importait de donner à la question une solution immédiate et destinée à faire face aux besoins les plus pressants.
- I . — a) C’est, dans cet ordre d’idées que l’honorable M. Jules François, alors échevin des travaux publics de la Ville, préconisa l’idée delà distribution d’eau provisoire, en puisant l’eau à la Sambre, pour la refouler au
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- moyen de machines dans des bassins d’alimentation établis au point culminant du faubourg.
- Cette solution, essentiellement transitoire, fut adoptée par le Conseil communal le 20 juin 1874 et mise immédiatement à exécution.
- A peine la canalisation était-elle établie» que bon nombre d’industriels et d’habitants s’y sont reliés, attirés par le bon marché de l’eau mise à leur disposition.
- Antérieurement, ils devaient 'à grands frais aller chercher au loin, au moyen d’attelages, l’eau nécessaire à leurs usines et à leurs besoins domestiques.
- Les avantages furent si bien appréciés, que la distribution dut être établie dans certaines communes voisines.
- . Au point de vue de la sécurité publique, le projet de l’honorable M. François, qui rencontra toutes les sympathies du Conseil communal, n’a pas eu des résultats moins appréciés, attendu que la Ville se trouvait en mesure de lutter efficacement contre les dangers d’incendie.
- Ces deux buts ayant été atteints, la question cependant n’était pas résolue -entièrement, notamment au point de vue de l’hygiène.
- En effet, l’extension prise par la ville de Charleroi, l’augmentation toujours croissante de sa population, imposaient à ses mandataires la tâche de doter l’agglomération d’une eau saine, abondante et propre à tous les usages domestiques.
- La nécessité d’une eau potable était d’autant plus réelle, que la mise en vente des terrains domaniaux, formant l’ancienne forteresse, par lots excessivement réduits, eut pour conséquence une densité plus grande de la population et partant une aggravation des conditions hygiéniques et de salubrité dans lesquelles la ville de Charleroi se trouvait précédemment ; l’eau dont on disposait était généralement de mauvaise qualité et même excessivement rare -en certaines sections de la ville.
- Pour la boisson et la préparation des aliments, on faisait usage d’eau de -citerne et de celle de quelques puits enfoncés dans les terrains d’alluvions de la Sambre, et pour les autres usages domestiques on employait l’eau puisée directement à la Sambre et l’eau de houillère.
- b) C’est alors qu’apparut le projet de M. Verstraeten, chef du service des eaux de la ville de Bruxelles, qui cette fois proposait de résoudre le problème par le percement d’une galerie drainante destinée à capter les eaux des sables du plateau de Nalinnes et à les amener par écoulement naturel au point culminant de la ville, où se trouvaient établis les réservoirs de "VVar-monceau.
- Ce projet fut adopté dans la séance du Conseil communal du i3 juillet 1878.
- Ouverte sous l’accotement ouest de la route de Charleroi à Philippeville, à la cote 180, la galerie traversa succcessivement 8a5 mètres de terrain houiller, 835 mètres de calcaire carbonifère, pour pénétrer dans les assises dévoniennes sur une longueur de 730 mètres, portée ensuite à 1 777 mètres»
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- puis poursuivie sous les sables tertiaires du plateau de Nalinnes jusqu’au puits n° 34, où elle se termine actuellement.
- Nombre de puits : 34, dont ai remblayés.
- Diamètre intérieur : î mètre en moyenne.
- Maçonnerie.
- Puits 26 et 3a, cuvelage en tôle sur 3 mètres de hauteur, le reste maçonné.
- Dimensions intérieures de la galerie : î m. 3o de hauteur sur i mètre de largeur.
- Elle' est maçonnée en briques.
- Tuyaux de o,3ot> et o,4»o sur 176 mètres.
- Tuyaux de o,3oo sur 541 mètres
- Tuyaux de 0,200 sur 990 mètres.
- Tuyaux de o,3oo sur 365 mètres.
- Galerie filtrante sur 1 446 mètres.
- Barrages établis aux puits a3 bis, 26, 28 et 32.
- Serrement en maçonnerie sur 3 mètres d’épaisseur, au puits 23.
- Dans le principe, elle fournit un volume d’eau journalier assez considérable, auquel succéda bientôt un régime normal de 9.00 à 1 000 mètres cubes.
- Pendant le cours des travaux, la commune de Nalinnes s’opposa au prolongement vers le sud des galeries autorisées par arrêté du 6 juin 1878.
- Des négociations furent entamées avec les héritiers du comte de Mérode, pour le percement d’une galerie transversale sous le bois de Bertransart, mais les conditions imposées par les propriétaires rendirent, impossible tout accord.
- C’est alors que le 20 janvier 1896, M. Emile Devreux, échevin des travaux publics, dans un rapport longuement motivé, proposa au conseil de renoncer à tout travail de prolongement des galeries de Nalinnes et de s’entendre avec la Société anonyme des Eaux de l’arrondissement de Charleroi, fournisseur déjà des eaux à la commune de Gilly.
- Il fut décidé de ne plus continuer vers Nalinnes et de recourir à une adjudication pour la fourniture du complément d’eau nécessaire au service.
- Le i3 juin de la même année, le Conseil communal fixa définitivement les conditions de l’adjudication qui eut lieu le 2 juillet suivant.
- Une seule soumission fut déposée, celle de la Société des Eaux de l’arrondissement de Charleroi, qui apportait des modifications au cahier des charges admis par le Conseil communal.
- La soumission étant irrégulière, fut considérée comme nulle et non avenue, et une nouvelle adjudication, fixée au i5 septembre suivant, fit naître 5 offres ou soumissions émanant de :
- i° M. Sonveaux, Nestor, de Charleroi ;
- 20 M. le Baron Adolphe Drion, de Gosselies ;
- 3° La Société des Eaux de l’arrondissement de Charleroi ;
- 4° Là Société anonyme Electricité et Hydraulique, à Charleroi ;
- 5° Les héritiers de M. le Comte de Mérode, à Loverval.
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- Le 7 décembre 1896, le Conseil décide d’adjuger l’entreprise de la fourniture de l’eau potable complémentaire nécessaire au service de la distribution d’eau, à la Société anonyme des Eaux de l’arrondissement de Charlèroi.
- Les travaux furent rapidement poursuivis, et le 11 avril 1897, dite Société commença la fourniture et continua à l’assurer assez régulièrement.
- Depuis cette date également, la machine élévatoire d’eau de la Sambre cessa de fonctionner.
- La Société anonyme des Eaux de l’arrondissement de Charlèroi, mit ses installations en exploitation en juin 1895. Nous donnons ci-dessous quelques renseignements sur cette entreprise :
- Eaux souterraines : Captation à Aiseau. Les eaux sourdent du calcaire ; elles émergent vers la cote io5, et sont amenées aux moteurs par une conduite d’aspiration.
- Nom de l’auteur du projet : Compagnie générale des conduites d’eau à Liège ;
- Fournisseurs principaux des machines à vapeur :
- Usines et fonderies de Gilly ;
- Burton fils, à Nogent ;
- Maison Beer, à Jemeppe-sur-Meuse ;
- Machine hydraulique : une turbine de la Compagnie générale des conduites d’eau, à Liège ;
- Chaudières ; Usines de Jumet, Germeau frères ;
- Canalisations : Compagnie générale des conduites d’eau ;
- Compteurs : Kennedy, Schreiber, Galasse et Siemens ;
- Organisation actuelle de l’exploitation : M. Jules Deprez, administrateur délégué à Châtelet.
- Ville de Charlèroi : Personnel. — M. Eugène Coulon, chef de service, Grand’Rue, 3i, à Montigny-sur-Sambre.
- 3. — L’élévation se fait au moyen de 3 moteurs à vapeur, d’une force totale de 180 chevaux, et de 1 moteur à eau (turbine i5 chevaux).
- La hauteur de refoulement est de 72 mètres au-dessus du niveau de la salle des machines.
- La force motrice est produite par 3 chaudières Galloway, à foyer intérieur, de i5o mètres carrés de surface de chauffe.
- 4. — Il existe 7 réservoirs aux emplacements suivants : faubourg de Châtelet (3oo mètres cubes) ; Châlelineau, n° 8 (5oo mètres cubes) ; Gilly, chaussée de Ransart (3 5oo mètres cubes) ; Lodelinsart, bassin du Long bois (900 mètres cubes) ; Charlèroi, deux réservoirs dont l’un de 1 5oo mètres cubes et l’autre de 5oo mètres cubes ; Montigny s/S. (Warmonceau) (800 mètres cubes).
- Ces bassins se trouvent sur le circuit de la canalisation.
- La distance de la captation à l’origine du réservoir de distribution est de 4 kilomètres et la hauteur au-dessus du plan moyen des eaux de captation, 72 mèli-es.
- 5 des réservoirs sont en tôle, 2 en maçonnerie.
- — La longueur de la canalisation est de i5 kilomètres, dont H de
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- 3oo millimètres de diamètre; i de 200 millimètres de diamètre; 3 de 80 millimètres de diamètre.
- La pression normale est de 9 à 10 atmosphères. La distribution est constante. Les eaux de Nalinnes ont en ville (sud) une pression de 6 1/2 atmos-
- phères.
- Réseau des canalisations de la ville exclusivement :
- Canalisation de 3oo millimètres . ................ 4 829 mètres
- » 200 » ...................10 5oo »
- » i5o » . ............. 5 5oo »
- » 100 » ...................2i5oo »
- » 80 » ........... . . 4000 »
- » 60 » ................ . . 370 »
- Total.............................. 46 699 mètres
- Robinets-vannes de 3oo millimètres........................... 20
- » 200 » 66
- » 100 » 26
- » 100 » 148
- » 80 » 69
- » 60 » 29
- Total...................................................358
- 56o bouches d’incendie, système Greffin, établies sous trottoir et servant également à l’arrosage des voies et au lavage des égouts collecteurs (espacement moyen : 76 mètres) ;
- 3 fontaines-abreuvoirs, système Cenant, de Bruxelles ;
- 25 urinoirs publics lavés par la distribution d’eau ;
- 1 878 abonnés au compteur et 1 199 abonnés aux 5i bornes-fontaines installées dans les quartiers ouvriers de la ville.
- Les dépenses du service des eaux s’élèvent à 8i 023 fr. 97 et les recettes à 13r 573 fr. 5o.
- Vente de Veau, au compteur. — Les compteurs adoptés sont le Kennedy et le Schreiber.
- Dans le principe, le Siemens et le Galasse étaient également employés, mais ils sont actuellement abandonnés. Le tableau ci-dessous donne le nombre de compteurs en service à ce jour.
- Diamètres en millimètres J
- Systèmes
- 100 80 60 40 20 10
- Kennedy 3 4 26 55 690
- Schreiber — — 6 29 99 73o
- Siemens — — 2 61 141
- Galasse — — — 2 — 23
- Tarifs. — Art. 5, § 1. — L’eau sera livrée exclusivement au compteur» aux prix suivants, par semestre :
- Annuaire des Distributions d’eau. -3
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- Les 100 premiers mètres cubes se paieront à raison de 25 centimes le mètre cube.
- De loi à 2 ooo mètres cubes, chaque mètre cube se paiera 20 centimes.
- A partir|de 2 001 mètres cubes, chaqne mètre cube se paiera à raison de 18 centimes.
- § 2. — Les prix ci-dessus seront majorés de 5 centimes par mètre cube pour les communes voisines.
- § 3. — Toutefois, dans les cas tout à fait exceptionnels, lorsque la consommation d’un abonné d’une commune voisine dépassera 10000 mètres cubes par semestre, le Collège est autorisé à réduire la majoration supplémentaire dans des|limites à fixer par une convention spéciale.
- Art. 6, § 1. — L’eau pourra être fournie pour des services temporaires à l’extérieur des propriétés. Dans ce cas, la quantité d’eau employée sera jaugée par un compteur placé par la Ville aux frais de l’abonné temporaire, qui se soumettra aux prescriptions du présent règlement et paiera anticipati-vement une redevance mensuelle de 2 francs, à titre de location de l’appareil, sans que, de ce chef, la redevance totale puisse être inférieure à 5 francs.
- § 2. — L’abonné temporaire paiera l’eau au prix de 5o centimes le mètre cube.
- S 3. —- Toutefois, le Collège est autorisé à traiter en dessous de ce prix, au mieux des intérêts de la Ville, pour des abonnements temporaires destinés à faciliter l’entreprise de confection de briques.
- Art. 7, § x. — Les entrepreneurs de bâtisses pourront obtenir un abonnement ordinaire pour chaque maison qu’ils construiront.
- S 2. — La transmission de cet abonnement pourra être autorisée par le Collège.
- Art. 8. — Dans aucun cas, quelle que soit la quantité consommée, le prix annuel de chaque abonnement ne pourra être inférieur à x5 francs pour les propriétés de Charleroi, et à 18 francs pour celles des communes limitrophes.
- Art. 9, § 1. — A l’expiration de chaque semestre, la consommation réelle sera payée sur présentation de la quittance.
- § 2. — Le paiement d’un minimum des redevances pour les concessions est exigible pour l’année et par anticipation, ainsi que le loyer du compteur-abonnement.
- Art. 10, § 1. — La quantité d’eau dépensée sera constatée chaque mois par les agents de l’administration.
- § 2. — Cette quantité sera consignée sur un livret ou sur un bulletin qui sera laissé chaque fois à la personne jouissant de l’abonnement. Ces bulletins ou livrets serviront, en cas de contestation, à établir la redevance à la fin de chaque semestre.
- § 3. — Les constatations mensuelles se feront, en chiffres ronds, par mètre cube.
- § 4* — Toute fraction inférieure à un demi-mètre cube ne sera pa& comptée.
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- S 5. — Toute fraction dépassant un demi-mètre cube sera comptée pour un mètre cube.
- Branchements et appareils. — Art. 16, §1. — L’eau sera fournie aux abonnés au moyen de branchements particuliers greffés sur les conduites-mères, sans préjudice de ce qui est porté à l’article 2.
- § 2. — Chaque branchement portera devant la maison un robinet d’arrêt ; contre la face intérieure du mur de façade, un robinet de sûreté et, immédiatement après, le compteur ; puis les robinets et autres appareils de l’abonné.
- § 3. — Dans tous les cas, le choix de la position à donner aux tuyaux et appareils depuis la conduite-mère jusques et y compris le compteur, appartient à l’Administration.
- Art. 17. — Les branchements particuliers, depuis la conduite-mère jusques et y compris le compteur, seront fournis, placés et entretenus aux frais de l’abonné, par les soins de l’Administration communale.
- Art. 18. — L’abonné sera seul responsable des dommages que peuvent occasionner les conduites particulières et les appareils dont l’entretien lui incombe.
- Art. 19, § 1. — Les compteurs des abonnés seront scellés aux armes de la Ville, par les agents de l’Administration communale.
- § 2. — Il est défendu d’altérer ces cachets et de déplacer les compteurs, sans autorisation préalable de l’Administration communale.
- Art. 20. — Les tuyaux, robinets et appareils intérieurs venant à la suite des compteurs seront fournis, placés et entretenus par des personnes étrangères à l’Administration, aux choix des abonnés.
- Règlemeni-tariJ des bornes-fontaines.
- Art. ier. — Des bornes-fontaines, pourvues de clefs et à fermeture automatique, seront placées aux endroits du territoire de Charleroi que le Conseil indiquera, pour l’usage exclusif des habitants de Charleroi et pour leurs besoins domestiques seulement.
- Art. 2, § 1. — Le prix de l’abonnement aux bornes-fontaines est fixé à un franc par mois. 11 sera payé en plus par mois : A. Par les possesseurs ou détenteurs d’un cheval, d’une vache ou autre tête de bétail, cinquante centimes par tête ; B. Par les possesseurs d’un âne, d’un veau, d’un mulet, trente centimes par tête.
- § 2. — Pour les concessions aux bornes-fontaines, l’abonné devra être muni d’une clef portant un numéro d’ordre et une marque distinctive, qui lui sera remise par l’Administration communale.
- Art. 3. — En même temps que l’octroi de l’abonnement, le demandeur agréé recevra, moyennant payement d’une somme de 2 fr. 5o, la ciel qui lui donne droit à la concession. Cette somme lui sera remise à la cessation de l’abonnement, contre restitution de la clef en bon état.
- Art. 4- — E® paiement des redevances pour les abonnements aux bornes-fontaines aura lieu par mois et par anticipation. La clef sera retirée à tout abonné en retai'd de paiement.
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- Art. 5. — Il est interdit à tout abonné :
- A. — De prêter sa clef de borne-fontaine à un tiers, fût-il abonné, de vendre ou de donner de l’eau à des tiers ; d’arroser son jardin avec de l’eau provenant d’une borne-fontaine ; enfin, de s’en servir pour d’autres usages que pour les usages domestiques.
- B. — De placer des tonneaux ou cuvelles sous les bornes-fontaines.
- C. — D’exercer son droit d’abonné autrement qu’en prenant l’eau avec des seaux ou récipients d’une contenance moyenne de douze litres.
- D. — De procéder, auprès des bornes-fontaines, à des opérations de lavage et de nettoiement d’objets ou d’animaux.
- Art. 6. — Toute contravention au présent règlement sera constatée administrativement, et tout abus entraînera de plein droit, contre le concessionnaire, l’obligation de payer à la Ville une indemnité de UN à CENT fr., suivant la décision du Collège échevinal. Celui-ci pourra, en outre, prononcer la résiliation de la concession ou imposer au concessionnaire telles mesures ou tels travaux qui seront jugés utiles, pour empêcher le retour de gaspillages, de fraudes ou de contraventions quelconques.
- Art. n. — Les bornes-fontaines seront ouvertes aux abonnés, de 6 heures du matin à 6 heures du soir, du 1er avril au 3i octobre, et de 8 heures du matin à quatre heures du soir, les autres mois de l’année.
- Règlement-tarif de la location des compteurs d'eau.
- Art. 2. — Les compteurs adoptés pour être mis en location sont ceux des systèmes Kennedy et Schreiber, de o m. oi et o m. 02 à l’orifice d’entrée.
- Art. 3. — Le Collège pourra, s’il le juge convenable, adopter d’autres systèmes que ceux indiqués ci-dessus.
- Art. 4- — Le taux de la location annuelle est égal au dixième, arrondi au franc supérieur, du prix de revient payé par la Ville au fabricant.
- Diamètres Kennedy Schreiber
- Om,OI 9 û. 8 fr.
- 0m,02 18 fr. 14 fr.
- Art. 5, § 1. Le loyer du compteur est dû par anticipation pour l’année et le nombre de mois qui restent à courir depuis le premier jour du mois de l’abonnement jusqu’au 31 décembre suivant.
- § 2. — Il est calculé par douzième du taux annuel établi à l’article 6. — Consommation en 1907 :
- Totale, 928 5oo mètres cubes.
- Dont : Pour usages publics :
- Arrosage des rues . "................................ 35 000 m3
- Nettoyage des égouts................................... 10000 »
- Incendies........................................... . 5 000 »
- Fontaines, abreuvoirs................................ 5 000 »
- Bornes-fontaines........................................195000 »
- noirs 175000 »
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- Usages industriels et domestiques :
- (Consommation des abonnés).........................4oo ooo »
- Consommation des bâtiments communaux............... i5ooo »
- Pertes de canalisation, etc........................ 885oo »
- Total général................................928 5oo m^
- Consommation moyenne par jour, 2 544 mètres cubes.
- 7. — Composition de Veau d’Aiseau. — Analyse faite par M. Depaire, le do janvier 1896, d'un échantillon d’eau prélevé à Gilly, à l’arrivée près du réservoir de la commune :
- Limpide, incolore, inodore, saveur agréable ; degré hydrotimétrique, 2.3°, degré permanent, 8° ; résidu à ioo° par litre, 355 ; H2SOi, 4 : NO3, traces insignifiantes; NO2, néant; acide phosphoriquc, néant; SiOa,2 ; Cl, 14 i CaCO3, 25o ; MgCO3, traces ; NU3, néant; sels albuminoïdes, néant; métaux lourds, néant ; bactéries suspectes, néant.
- Conclusion : cette eau est de bonne qualité alimentaire.
- Composition de Veau.
- INSTITUT PROVINCIAL Mons, le 14 octobre 1908.
- DE
- BACTÉRIOLOGIE DU HAINAUT Mons
- A la demande de l’Administration communale de Charleroi, analyse de 3 échantillons d’eau de la distribution.
- Objet de la recherche : Contrôle périodique.
- Méthodes suivies : Analyse chimique. Cultures d’après Koch.
- Résultats obtenus : Ces eaux contiennent par centimètre cube :
- A° I. — Réservoir................... 20 bactéries banales non pathogènes
- Ar° II. — Hôtel-de-Ville................. 8 id.
- III. — Brasserie Berlier ...... 224 id.
- Au point de vue chimique, ces eaux dosent en grammes, par litre :
- Désignation 1 U m
- Matières organiques 0,025 0,025 0,02.5
- Ammoniaque 0 0 0
- Acide nitreux 0 0 0
- Acide nitrique Réaction nette Réaction nette Réaction nette
- Chlorures 0,025 0,025 0,025
- Dureté 19 19 20
- Résidu à ioo° o,38 o,38 o,36
- Résidu calciné 0,24 0,24 0,22
- Conclusion : Ces eaux de distribution ne présentent rien de suspect, dans
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- l'état actuel, ni au point de vue chimique ni au point de vue bactériologique et peuvent servir à l’alimentation.
- Le Directeur,
- Dr Herman.
- La récolte de ces trois échantillons d’eaux a été faite :
- Le premier au réservoir du Warmonceau ;
- Le deuxième à l’Hôtel-de-Ville ;
- Le troisième sur la conduite d’amenée de INaïinnes.
- Ces expériences se renouvellent très fréquemment.
- Les chimistes de la Ville font également de très fréquentes analyses.
- L’Institut provincial de bactériologie du Haînaut jouit d’un subside annuel de 200 francs.
- Jusqu’ici, aucune épidémie de fièvre typhoïde, de choléra, etc., n’a été attribuée à l’usage de l’eau distribuée.
- 11 existe une commission médicale locale qui se compose de :
- MM. Devreux, Bourgmestre, président de droit.
- Rosart, échevin des travaux, président.
- Caréna, médecin, membre,
- Moreau, » a
- Sohet, pharmacien, »
- Delacuvellerie, inspecteur général des mines, membre.
- André, directeur des abattoirs, membre.
- Blondiau, médecin, secrétaire.
- 10. — Toutes les eaux ménagères et industrielles, les urines,, matières fécales, etc., se déversent directement au réseau d’égouts collecteurs qui se jette sans épuration dans la rivière « la Sambre » coulant dans la partie basse de la ville.
- Le tout à l’égout a été adopté.
- L’installation existante fonctionne convenablement ; les collecteurs sont visités et curés tous les ans. Le service des eaux a également ce service dans ses attributions.
- Les ordures ménagères sont conduites hors ville à Jamioubx, dans une propriété acquise par la Ville.
- Un service de désinfection est organisé.
- Cliar 1eroi (Banlieue) (Province de Hainaut) (119.451 h.)
- Société des Eaux de T arrondissement de Charleroi.
- Eau de source ; Turbines et moteurs à vapeur„
- La distribution d’eau, dont les travaux ont été exécutés en 1894 P31-Compagnie Générale des Conduites d’eau de Liège, sous la direction de MM. Jules Deprez et Elie Granier, Ingénieurs, est exploitée par la Société anonyme des Eaux de l’arrondissement de Charleroi, dont l’administrateur délégué est M. Jules Deprez, à Châtelet.
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- Cette société exploite la distribution d’eau dans les communes d’Aiseau, Pont-de-Loup, Bouffioulx, Châtelet, Châtelineau, Montignies-sur-Sambre, Gilly, Charleroi, Lodelinsart et Lodelinsart-Etat.
- 1. —• Captation faite dans le terrain calcaire à Aiseau, Débit : 7 a 8000 mètres cubes d’eau par 24 heures.
- Une galerie de i5o mètres de longueur recueille les eaux qui sont envoyées à l’usine élévatoire par deux conduites en fonte de 35o millimètres et 260 millimètres de diamètre et 35o mètres de longueur.
- 3. — Une turbine de 10 chevaux-vapeur débitant i5 mètres cubes à l’heure.
- Trois machines à vapeur de 200 chevaux débitant 35o mètres cubes à
- l’heure.
- Hauteur d’élévation : 80 mètres.
- Turbine fournie par la Compagnie Générale des Conduites d’eau à Liège.
- Une machine à vapeur fournie par la Société des Fonderies et Usines de Gilly.
- Une machine à vapeur fournie par la Maison Beer à Jemeppe-sur-Meuse.
- Une machine à vapeur fournie par la Maison Burton à Nogent.
- 4. — L’eau est refoulée dans les réservoirs des communes, sauf pour : Aiseau, Châtelet, Châtelineau, Montignies-sur-Sambre et Lodelinsart où l’eau est refoulée directement dans le réseau de distribution.
- 0. —-La Sambre est traversée en siphon.
- 6. — Volume d’eau fourni par jour en moyenne : 5 000 mètres cubes, maximum : environ 12 000 mètres cubes.
- Les livraisons d’eau se font aux communes, qui la reçoivent dans leur réservoir particulier, où elle arrive après avoir passé par les compteurs,
- Les communes se chargeut de la répartition aux consommateurs.
- T. — Les analyses faites par MM. Quoilin, en 1891, Meui'ice, en 1896, et Depaire, en 1899, ont montré que les eaux, sont limpides, incolores, inodores et fraîches. Voici le résultat de l’analyse de M. Depaire : Duveté, 24° ; degré permanent, 8° ; résidu, 355 ; SO3, 4 ; V2Os, traces insignifiantes ; N203, o ; NH3, 0 ; SiO2, 2 ; Cl, o,oi4 ; CaCo3, o,25o ; MgCO3, traces bactéries suspectes, 0.
- Châtelet (Province de Hainaut) (i3.oi6 h.).
- Eau de source; turbine et moteurs à vapeur.
- La distribution d’eau, dont les travaux ont été exécutés en 1874, et pour Aiseau en 1894, par la Compagnie Générale des Conduites d’eau de Liège, est exploitée par la Société anonyme des Eaux de l’arrondissement de Charleroi, dont l’administrateur-délégué est M. Jules Deprez, à Châtelet.
- I à 3. — Voir Charleroi (Banlieue).
- 4. — Un nouveau réservoir métallique de 1 000 mètres cubes, vient d’être nais en adjudication. Estimation, 3o 000 francs. Il sera construit dans la campagne, au lieu dit « La Justice ».
- 5. — Les tuyaux sont en fonte, placés à 1 mètre de profondeur ; il y a
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- 100 bouches à incendie, 41 bornes-fontaines pour 6p5 abonnés payant 6 francs l’an. La distribution est constante.
- Les compteurs sont obligatoires pour l’industrie.
- O- — La consommation d’eau est de 700 mètres cubes. Il existe 764 abonnés à robinet libre et 53 avec compteur. Le prix de beau au compteur est calculé comme suit : 25 francs les 100 premiers mètres cubes, 22 francs pour les 100 seconds mètres cubes, 17 francs pour le troisième cent, puis i5 francs pour le surplus.
- 7. — Voir Charleroi (Banlieue).
- Ctiâtelfneau (Province de Hainaut) (14.737 h.) (2.5oo maisons) \oir Charleroi (Banlieue).
- Ciney (Province de Namur) (5.179 li.) (902 maisons.)
- Eau de source relevée par turbines.
- Projet de distribution d’eau dressé successivement par MM. X., Moulan, Deblon et Loppens.
- 1. — Eaux de sources du calcaire carbonifère captées par aqueducs filtrants établis sous le remblai de la gare.
- îî- — Avant 1907, le relèvement de l’eau se faisait au moyen d’une roue hydraulique qui refoulait environ 200 mètres cubes par jour et d’une pompe actionnée par machine à vapeur qui refoulait 5o mètres cubes à l’heure.
- Depuis 1907, des pompes mues par deux turbines pouvant refouler respectivement au moins 600 et 4oo, soit 1 000 mètres cubes par 24 heures, ont été établies sur le Leignon, en utilisant le coup d’eau de l’ancienne roue et un autre coup d’eau que la commune a acheté.
- Constructeurs : Heinrichs pour les pompes, Schneider et Jacquet, de Strasbourg, pour les turbines.
- 1 — Un réservoir de 1 000 mètres cubes de capacité, divisé en 2 compartiments. Il est en maçonnerie de briques ; la couverture se compose de vous-settes en béton reposant sur des poutrelles dont la semelle inférieure est protégée contre l’oxydation par une couche de ciment armé. Ce réservoir a été construit en 1905, à la suite de l’effondrement de l’ancien.
- Auteur du projet : M. Deblon.
- o. — 3o bornes-fontaines ; 4oo concessions aux particuliers.
- Conticll (Province d’Anvers) (5.810 h.)
- Quelques maisons sont alimentées par la Société des eaux d’Anvers.
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- Cuesmes (Province de Hainaut) (9.52.5 h.) (1.980 maisons)
- Eaux de charbonnage, amenées par la gravité.
- La distribution d’eau, qui date de 1898, est assurée par la commune. Elle est absolument insuffisante car elle ne dessert que 1 000 à 1 5oo habitants.
- I. — Les eaux proviennent du charbonnage du Levant du Flénu (eau de la craie) et sont amenées par la pente naturelle.
- 4. — Il existe un petit réservoir au Levant du Flénu.
- 5. — Les tuyaux sont en fonte et desservent 12 bornes-fontaines. Une brasserie seule est reliée directement.
- 8. — A l’unanimité, le Conseil communal a résolu de désaffilier la commune de l’intercommunale des eaux du Borinage.
- D’après un nouveau projet mis à l’étude, on prendrait les eaux à Flénu dans un ancien puits de charbonnages, à la base du terrain crétacé. L’eau serait amenée à peu de frais à Cuesmes et répartie dans tous les quartiers.
- Dampremy (Province de Hainaut) (12.161 h.) (2.826 maisons)
- Une distribution d’eau a été établie qui fonctionne depuis le 1e1’ novembre 1907.
- 80 bornes-fontaines fournissent gratuitement au public les eaux provenant de la captation de Thiméon et livrées par la commune de Jumet.
- Des abonnements sont consentis aux particuliers moyennant un prix de 0 fr. 15 par mètre cube.
- Dînant (Province de INamur) (7.497 b.) (1.691 maisons)
- Galerie filtrante. Eau amenée par la gravité.
- La distribution d’eau, qui date de 1896-1896, est assurée par la commune. Elle a été améliorée et étendue en 1902-1908 d’après un projet dressé par M. E. Dumont, Commissaire-voyer à Dinant ; dépense, 110000 francs.
- 1 . — Sources, dites de Grogneaux (commune de Tliynes), captées en terrain calcaire par drains de 200 mètres de longueur, amenées par une conduite en fonte de 0 m. 20 de diamètre dans lancien réseau distributif. La source Watrisse, qui alimentait la distribution d’eau avant 1902 et dont les eaux se troublaient après les pluies, a été abandonnée.
- Le débit moyen des nouvelles sources captées est de 2 000 mètres cubes par 24 heures.
- Longueur de la conduite d’adduction : 6000 mètres.
- ïî. — Le captage est fait à 3 mètres au moins de profondeur et les eaux sont soigneusement protégées contre les souillures extérieures.
- 4. — i° Un réservoir de 700 mètres cubes établi Montagne de la Croix, à la cote 121.60.
- 20 Un réservoir de 3oo mètres cubes établi à Bellevue, à la cote i53,oo.
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- Ces réservoirs sont construits en maçonnerie de moellons et couverts en poutrelles et voussettes. Le centre aggloméré est à la cote 93.
- *>. — Les tuyaux sont en fonte et placés à «la profondeur de 1 m i(,. 5 5oo mètres courants ; 24 bouches à incendie ; 68 bornes-fontaines ; 420 rac cordements privés. La distribution est constante.
- Les compteurs sont obligatoires. L’eau est fournie à discrétion, moyennant une redevance annuelle de i5 francs. Il existe un tarif spécial pour les diverses industries et les grands établissements publics et privés.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne 1 700 mètres cubes » » maximum 2 000 »
- » » minimum 14<>o »
- Abonnements annuels ordinaires : 20 francs. Abonnements pour hôtels pensionnats et établissements industriels : variables suivant l’importance des établissements.
- T- — L’eau analysée offre les caractères d’une bonne eau. Une analyse de M. Van Ermengem, en 1894, donne 4o à 5i colonies, dont 8 à 10 d’espèce liquéfiante et pas de pathogènes, et une analyse de M. Masson, de Gembloux, en 1892 : matières minérales, 28 ; matières organiques, 0,1 ; résidu total, 29 ; CaO, normal; N203, NH3, SO3, néant; N205, forte; H2S, P205, néant.
- 8. — On projette l’alimentation par élévation mécanique du hameau d’Herbuchenne. Il existe un projet de distribution complémentaire des eaux de Thynes et de Sorinne.
- 10. — Il existe dans la ville d’assez nombreux égouts qui se déversent dans la Meuse. Le réseau d’égouts se complète lentement.
- Oison (Province de Liège) (11.941 h.) (1.322 maisons)
- Galeries dans le schiste, à Petit-Rechain. Réservoir de i5o mètres cubes alimentant 9 bornes-fontaines.
- Sources à Bon voisin-Gelée. Réservoir de 32© mètres cubes àlimentant 9 bornes-fontaines.
- Eaux relevées par moteur hydraulique.
- 600 maisons ou usines desservies par les eaux du Barrage de la Giieppe. (Eaux ménagères : i5o mètres cubes par jour ; eaux industrielles : 33oo mètres cubes par jour).
- A l’étude : Projet de distribution générale d’eau de galeries de drainage à Battice.
- Dour (Province de Hainaut) (12.216 h.) (2.960 maisons)
- Eau de galerie relevée par pompes mues par moteurs à gaz pauvre. La distribution d’eau a été mise en service en 1905. Elle est la propriété
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- Je la commune qui l’exploite en régie. Le projet a été dressé par M. L. \an Meurs, Ingénieur à Mons, et a été exécuté de 1902 à 1905. La dépense s’est élevée à 38o 000 francs environ, en y comprenant les frais des premières i-echerches et les acquisitions de terrains, de servitudes, etc.
- |. — Les eaux sont captées au hameau de Petit-Dour, par 3 puits creusés Jans le Dévonien, étage Ahrien, roches dures composées de couches alternées de grès et de schiste.
- Une galerie réunit les deux premiers puits, au niveau du fond. Les eaux Mu 3e puits sont amenées, par un siphon en fonte, au premier puits à côté duquel se trouve l’usine de pompage et où se fait la concentration des venues d’eau. L’eau se trouve en moyenne à la cote 110 mètres et doit être refoulée à la cote i36 m. 70.
- 3. — Cette opération est réalisée par une usine de pompage comprenant 2 moteurs à gaz pauvre, de 10 chevaux-vapeur chacun, actionnant, par courroies, deux pompes doubles à piston plongeur. Les moteurs sont alimentés par 2 gazogènes.
- Les gazogènes et les moteurs ont été fournis et installés par la firme Otto à Deutz-Cologne ; les pompes et les transmissions, par les Ateliers Gilain à Tirlemont.
- La consommation de chai'bon, cendres déduites, a été, lors des essais, d’environ 70 grammes par mètre cube d’eau élevée. Dans la pratique, en tenant compte du maintien à feu des gazogènes,, cette consommation de charbon s’est élevée à 184 grammes, les moteurs ne travaillant que trois ou quatre heures par jour. La consommation de charbon brut, par cheval-heure indiqué au moteur, est de 420 grammes.
- La caractéristique de l’installation est constituée par l’existence d’une cave étanche dans laquelle sont établies les pompes (horizontales), à 3 m. 5» sous le sol, tandis que les moteurs et gazogènes sont installés au niveau du sol. Cette disposition est nécessitée par le fait que le niveau de l’eau, tout eu atteignant le niveau du sol au repos, descend, dans le pompage, jusqu’à 9 mètres sons le sol, alors que l’aspiration des pompes devait être limitée à 6 mètres.
- Le débit des 3 puits réunis atteint 800 à 1000 mètres cubes par 24 heures.
- Les pompes débitent chacune 5o mètres cubes, ensemble 100 mètres cubes ; elles vident les puits en 8 à 10 heures.
- Le diamètre des cylindres des pompes est de 166 millimètres; la course est de 4oo millimètres. Quant aux moteurs à gaz, leur piston a 23o millimètres de diamètre et 3oo millimètres de course.
- La conduite de refoulement a un diamètre de 0 m. 260 et une longueur de 700 mètres environ.
- 4. — Les réservoirs sont situés à proximité de ï’usîne et sur le trajet du hameau de Petit-Dour au centre de Dour. Ils sont donc « en amont ».
- Ils sont constitués par deux bassins circulaires, de 5oo mètres cubes de capacité chacun et construits en béton armé. Ils ont à l’intérieur une hauteur de 3 m. 5o et un diamètre de i4 m. 60 ; ils sont enterrés d’un mètre environ
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- dans le sol et recouverts de terre jusque o m. 70 à o m. 80 d’épaisseur au dessus du plafond.
- La hauteur d’eau est de 3 mètres.
- Le projet des réservoirs a été dressé par MM. Grondel frères à Gand et la construction a été confiée à M. Leroy-Croix à Gommègnies (Nordj.
- 5. — Des réservoirs part une conduite principale, de 260 millimètres de diamètre intérieur, se dirigeant vers l’agglomération dé Dour qu’elle atteint après un parcours de 2 122 mètres. Là, elle se bifurque en deux conduites de i5o millimètres qui contournent l’agglomération et se rejoignent à l’extrémité. Entre ces deux branches sont disposées les conduites secondaires de 100 et 60 millimètres de diamètre. L’ensemble du réseau peut être comparé à une raquette.
- La longueur des conduites de distribution est donnée par le tableau
- suivant :
- Conduites de 230 millimètres..................... 2122 mètres
- » i5o » . .................. 2416 »
- » 100 » ..................... 5490 »
- » 60 » ..................... 7 570 »
- Total .......................................17598 mètres
- Le nombre des bornes-fontaines est de 108, toutes gratuites mais à clefs mobiles, afin d’éviter les gaspillages. La municipalité a remis une clef à chaque ménage de la commune.
- Les l'obinets-vannes sont au nombre de 88, dont 4 de a5o millimètres, 9 de i5o, 24 de 100. et 5i de 60.
- Il n’y a pas, jusqu’ici, de concessions desservant des maisons ; il n’y a pas d’autre mode de distribution que la borne-fontaine.
- O. — La consommation d’eau atteint actuellement 290 mètres cubes par jour, en moyenne. Les journées de la semaine où il se consomme le plus d’eau sont le jeudi et le samedi.
- 7. — Composition de l’eau.
- Analyse bactériologique de l’eau des puits : 4° à 128 bactéries par centimètre cube.
- Analyse chimique :
- Dureté..............................17 à 20 degrés
- Résidu à ioo°...................... . 320 à 36o milligrammes par litre
- Résidu calciné......................220 à 240
- Matières organiques.................i5
- Ammoniaque, nitrites................néant
- Nitrates............................traces
- Chlorures...........................traces
- L’eau est de bonne qualité. Elle est contrôlée périodiquement par l’Institut provincial de bactériologie du Hainaut.
- 10. —La Municipalité s’attache à développer graduellement le réseau d’égouts pour l’évacuation des eaux usées.
- Les matières fécales sont recueillies dans des fosses fixes que l’on vidange périodiquement.
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- IvilSÎ Vîll (Province de Liège)
- (6.892 h.) (743 maisonsj
- Eaux de sources et de barrage, amenées par la gravité.
- La distribution d’eau est assurée par la Gileppe et par des sources. La Gileppe date de 1870 et les sources sont encore plus anciennes. La Gileppe est exploitée par la Ville de Verviers, les sources de Préry par Ensival, et celles de Fiérain par Ensival. Celles-ci desservent Ensival et une partie de Lamber-mont et de Wegnez.
- 1. — L’eau provient d’une extension, établie en 1895 et les années suivantes, de la distribution d’eau de la Gileppe. Elle provient également des deux sources Fiérain à Lambermont, dans le psammite et le schiste, augmentées du trop-plein des eaux de la distribution de Lambermont. Cette dernière eau est potable. Les sources de Préry, à 1 lieue au S.-S.-O-, fournissent l’eau pour les lavages principalement. Cette eau est prise au ruisseau à ciel ouvert.
- 4. — Le réservoir de la source Fiérain a 3oo mètres cubes de capacité.
- o. — Toute la commune, sauf 20 maisons dans les parties élevées, est alimentée : 206 maisons par les eaux du barrage, le restant par les eaux de sources.
- Les tuyaux sont en fonte, de 5, 15, 20 et 5o centimètres de diamètre, placés à 1 m. 5o de profondeur ;
- 32 bouches à incendie : 16 bornes-fontaines ; la distribution est constante.
- L’eau est délivrée par compteur, au prix de o fr. 20 le mètre cube.
- 6. — Les sources de Fiérain débitent 284 mètres cubes. La Gileppe fournit 4oo à 5oo mètres cubes. Il est employé 70 mètres cubes pour les usages publics.
- La consommation par mois et par maison est de 3 mètres cubes.
- T. — L’eau des sources de Fiérain est agréable au goût mais un peu calcaireuse. Résidu d’évaporation, 3oo ; résidu fixe, i48 ; matières organiques en acide oxalique, 5 ; ammoniaque, traces ; acide azoteux, 0 ; acide azotique, traces.
- Etterbeek (Province de Brabant)
- Voir Bruxelles.
- (27.828 h.) (4*678 maisons)
- Evere (Province de Brabant)
- (5.364 h.) (i.o43 maisons)
- Voir Bruxelles, Compagnie Intercommunale des Eaux de l’agglomération bruxelloise.
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- Fl émalle-G ranci e (Province de Liège)
- (5.364 h-) {970 maisons)
- Eau de puits relevée par machine à vapeiu\
- Distribution pour toute la commune, sauf un hameau, de 3oo mètres cubes par jour, provenant d’un puits de 6 mètres de profondeur dans le gravier à i5o mètres de la Meuse. Eau relevée par machine à vapeur dans un réservoir de i4o mètres cubes alimentant 11 bornes-fontaines; 21 bactéries par centimètre cube.
- Flénu (Province de Hainaut)
- (5.322 b.) (975 maisons)
- Eau de puits relevée mécaniquement.
- 100 mètres cubes d’eau par pur provenant d’un puits de 3o mètres environ dans le limon, le sable et la craie, à Jemappes. Eau relevée dans un réservoir de 100 mètres cubes alimentant 28 bornes-fontaines.
- Fleuries (Province de Hainaut)
- (7.004 h.) (i.35o maisons)
- Èau de puits, refoulée par moteurs électriques.
- La distribution d’eau, dont les travaux ont été exécutés de 1898 à 1906, d’après un projet de M. l’ingénieur Son veau x, de Gharleroi, est assurée par la commune.
- Dépense faite, 159653,02 francs.
- Depuis; un siècle les administrateurs communaux qui se sont succédé ont reconnu l’impérieuse nécessité d’établir à Fleurus une distribution publique d’eau à l’effet d’assurer l’alimentation et le service d’extinction des incendies.
- En 1821, M. Moreau, à la demande du Conseil, constate la possibilité d’adduire par écoulement naturel les eaux des sources de Martinroux ; en i858, M. Delsaux propose de drainer par galeries filtrantes le plateau d’où émergent ces sources ; en 1888, M. Quinet, Commissaire-voyer, revient au projet de les capter à leur émergence et de les faire servir à l’assainissement du ruisseau qu’elles produisent et qui traverse la ville ainsi qu’à une distribution alimentaire limitée à une seule artère. En 1889, les eaux des carrières de Ligny furent offertes à Fleurus comme aux autres localités du bassin de Charleroi ; le projet n’eut pas de suite; au surplus, M. Moulan, consulté, conclut au rejet de l’offre déclarant que le territoire de la ville recelait toute l’eau^désirée. A partir de 1891, M. Sonveaux, alors Directeur des travaux de la ville de Charleroi et particulièrement du service des eaux, consulte a son tour, étudia, sans connaître les rétroactes, les divei’s moyens préconises
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- en y ajoutant l’utilisation des eaux exhaurées des exploitations de sulfate de jjarvte et celle des eaux du puits dit « Ferrand », du nom de son propriétaire qui l’avait fait foncer en vue de la construction, non réalisée, d’une sucrerie, yl. Sonveaux traduisit en projets ces différents moyens d’alimentation, mais en présence soit des exigences des propriétaires, soit à cause des doutes émis quant à la qualité, la quantité ou la pérennité des eaux proposées, le Conseil ne crut pouvoir donner son approbation définitive à aucun de ces projets.
- Il fut alors décidé de rechercher les eaux du calcaire carbonifère et un puits d’essai fut foncé, sur les indications de M. Sonveaux, à l’endroit dit « Moulin Naveau ». Les essais ont pleinement réussi et ont démontré qu’à la profondeur de 37 m. 5o sous le sol l’on exhaurre de ce puits, en 24 heures, 5oo mètres cubes d’eau limpide, fraîche et d’excellente composition chimique, quantité enregistrée par un compteur Siemens de 100 millimètres d’orifice d’entrée.
- Les services de l’alimentation, d’extinction d’incendie et de lavage d’égouts sont largement assurés par une distribution journalière de 3oo mètres cubes.
- I. — L’eau provient d’un puits creusé au N.-E. de l’agglomération, le long de la route de Tirlemont, en dehors de la partie agglomérée de la commune, au lieu dit « Moulin Naveau ». Ce puits a une profondeur de 37 m. 5o et est creusé dans le calcaire carbonifère. L’eau n’est pas employée pour l’industrie ni pour les usages publics.
- 3. — Les eaux sont refoulées dans un château d’eau par des pompes électriques installées dans une galerie de 7 mètres creusée dans le puits alimentaire. L’usine productrice d’électricité, qui sert aussi à l’éclairage de la commune, est installée à côté du puits.
- 4. — Un château d’eau de 36o mètres cubes, en tôle, sur pylône en maçonnerie d’une hauteur de 19 mètres. Le réservoir a 6 mètres de hauteur. Le radier est établi à la cote 172. Le point le plus haut alimenté est à la cote 162. Un château d’eau établi au hameau de Yieux-Campinaire, d’une hauteur de 6 m. 4° avec réservoir de 3 mètres de hauteur et une capacité de 5o mètres cubes.
- 5. — Tuyaux en fonte, placés à 1 m. 10 de profondeur ; 61 bornes-fontaines distribuent l’eau gratuitement ; 49 bouches d’arrosage ; 20 bouches d’incendie. La distribution alimente toute l’agglomération, ainsi que les hameaux de Vieux-Campinaire et de La Marcelle et le quartier Saint-Roch qui sont, depuis 1906, desservis par la distribution d’eau.
- Le projet d’extension au quartier du Dieu de Pitié est actuellement soumis à l’examen des autorités compétentes.
- Ci. — Le débit maximum par jour est de 5oo mètres cubes. La consommation moyenne est de 3oo mètres cubes, soit par jour-habitant, 5o litres. Les abonnements sont à robinet libre et le prix de l’eau au compteur est de i5 centimes.
- 7. — Analyse de M. Durvaux, chimiste à Ransart, en 1903 : Dureté totale, 28° ; permanente, 160 ; GO2 combiné, i,o44î SiO2, 2 ; S03, 19 ; CaO, 137 ; MgO, 6 ; Fe203Al203, 4 ; NaCl, 24 ; matières organiques, 21 ; N202, 0 ;
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- N203, très faibles traces ; NH3, très faibles traces ; ammoniaque alb., néant-matières en suspension, 3 ; résidu à ioo°, 342 ; résidu calciné, 220.
- Analyse de M. Herman, en 1905 : 90 colonies banales et parfois le b. coli S. — L’établissement de bains-lavoirs et d’urinoirs est à l’étude.
- 10- — Fleurus est une ancienne cité agglomérée. La plupart des habitations sises au centre de la ville n’ont pas de cour, et connue le système du tout à l’égout n’existe pas, force est bien aux habitants d’avoir, soit à la cave, soit au grenier, un récipient pour le dépôt des matières fécales. Ln projet d’ensemble d’assainissement s’impose.
- Fontaliie-l’Evèque (Province de Hainaut)
- (6.628 li.) 1.665 maisons)
- Eaux de galeries de drainage amenées par la gravité.
- La distribution, qui existe de temps immémorial, est exploitée par la Ville.
- Le service des eaux est sous la direction de M. Z. Delpierre, échevin des eaux, et du Conducteur des travaux de la Ville, M. J. Drisse-Lefèvre, géomètre-architecte.
- 1. — Galeries de captage fournissant 4oo mètres cubes par jour. Les pie-mières conduites étaient carrées, en bois de chêne de 0,20/0,20 et percées d’un trou de 0,08 de diamètre; elles avaient environ 2 mètres à 2 m. 5» de long.
- Les eaux proviennent des communes de Lobbes, Anderlues et Buvrinnes ; elles sont captées sous Fontaine-l’Evèque, presqu’à la limite d’Anderlues.
- Les galeries sont percées dans les sables bruxelliens ; l’eau sort du banc de grès tendre situé sur la couche imperméable (argile yprésienne)à i5 mètres de profondeur. Les eaux ont une direction du sud à l’ouest. Les galeries ont 1,20 X 0,90.
- Elles sont établies presque de niveau ; les galeries d’adduction sont maçonnées en briques et ciment ; elles mesurent 1.00 X 0.70, à parois d’une brique de forme ovoïdale. Il y a des puits d’aérage tous les 5o mètres le long des galeries.
- 4. — Deux réservoirs, de 200 mètres cubes chacun, placés en amont des sources et à 800 mètres de celles-ci ; l’origine du réseau de la distribution est aux réservoirs. Ils sont en tôle, assis sur un béton d’un mètre d’épaisseur ; une couche de 8 à 10 centimètres de laitiers granulés, recouverte d’une couche de goudron de houille de o,o3, se trouve entre le béton et les fonds des réservoirs. (Ce procédé est reconnu excellent pour la conservation des fonds métalliques.)
- Les réservoirs sont enfermés dans un bâtiment couvert en zinc.
- 5. — Une conduite de départ, diamètre intérieur : 0,200.
- Longueur des conduites de 200 millimètres . . . . 2 000 mètres
- » » i5o » . . 15oo »
- » > 100 » . . 1000 W
- y* » 60 » . • . . 15oo »
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- Pression de 4 mètres à 10 mèti'es, intermittente.
- Vannes de 200 millimètres . . . .............................. 8
- » i5o » . . • ............................... 8
- » 100 » ..................................... n
- » 60 » ...........................................
- Bouches d’incendie tous les 5o mètres ; i4o bouches; 6 bornes-fontaines publiques ; un urinoir à effet d’eau.
- goo branchements particuliers de 0,02 et de o,o4, robinet d’arrêt en bronze.
- Le compteur est abandonné. On fait de nouveaux essais. Les industriels sont astreints à son usage.
- 6. — Depuis toujours, les sources ont donné 3oo à 4<>o mètres cubes en 24 heures ; tous les quartiers, même les plus élevés, sont régulièrement desservis.
- Les redevances annuelles sont établies d’après le 1
- evenu cadastral, savoir
- Pour un revenu de 6 à 84 francs 1 Er. 5o
- » » 96 à 108 » . II 00
- » » 120 à i32 » i3 00
- » » i5o à 171 » . • i5 00
- » » 201 à 228 » 17 00
- » » 258 à 3i5 » 19 00
- » » 342 à 399 » 21 00
- » » 429 à 543 » 24 00
- » » 600 à 858 » 3o 00
- A la borne-fontaine, l’abonnement annuel est de 6 francs.
- De plus, les taxes ci-après sont imposées : cabaretier, 2 francs; boulanger et pâtissier, 2 francs ; charcutier, 5 francs ; bouchers, 10 francs ; hôteliers et logeurs, 5 francs.
- 7. — L’eau est très bonne pour tous les usages domestiques, très saine et n’a jamais donné lieu à aucune maladie.
- 8. — Tous les 3 ou 4 ans, la ville doit faire prolonger les galeries de captation de 3o à 4o mètres.
- 10. — Toutes les eaux ménagères vont à l’égout ; il y a un réseau d’égouts pour évacuer ces eaux. Elles vont se déverser dans une rivière qui traverse la ville. Le tout à l’égout n’est pas adopté.
- Toutes les ordures ménagères sont utilisées comme engrais dans la cam-
- pagne.
- Forest (Province de Brabant)
- (19.408 h.) (3.715 maisons)
- Voir Bruxelles, Compagnie Intercommunale des Eaux de l’agglomération bruxelloise.
- Frameries (Province de Hainaut)
- (12.368 h.) (2.3i8 maisons)
- Sera desservi par la Compagnie Intercommunale des Eaux du Borinage. Les travaux sont à l'étude.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Gand (Flandre Orientale)
- (164.117 h.) (32.3g3 maisons)
- Galeries de drainage et machines à vapeur.
- Le service des eaux fut créé en 1879, par une société privée, et acheté en 1886, en vente publique, par l’Administration communale, dans des conditions extrêmement favorables par suite de faillite de la société (5ooooo fr.'i Les dépenses faites après l’achat s’élèvent à 1 700 000 francs (1888-1907). Aucun faubourg n’est alimenté. Le service des eaux est placé sous la direction de M. Gust. Coune, Ingénieur de la Ville de Gand, chef du service des eaux, rue Royale, 3, Gand.
- 1. — La captation se fait sur le terrain même de la ville, par des galeries creusées en partie dans l’argile panisélienne et en partie dans le sable yprésien.
- Le terrain se compose, du sol à la galerie, de :
- Une couche de terre rapportée de 2 mètres d’épaisseur, servant à la culture, une couche de 4 mètres de sable jaune panisélien, une couche de 5 mètres d’argile, une couche de sable yprésien vert ayant des profondeurs variables.
- Ce sont les eaux de ce sable qui sont captées par les galeries, plus une certaine partie des eaux de la première nappe qui pénètre par les puits qui ont servi à la construction.
- Les galeries, en plein cintre, ont 1 mètre de largeur sur 1 m. 70 sous la clef, construites en maçonnerie de briques, mortier de trass, avec joints alternatifs ouverts. Elles ont un développement de 6 kilomètres, et sont formées de deux tronçons qui peuvent être isolés l’un de l’autre par des barrages avec vannes.
- L’un des tronçons est généralement fermé pendant la période d’hiver, de novembre à juin ; ils sont tous deux en service le reste dé l’année.
- 2. -— Il n’existe pas de système d’épuration.
- 3. — Moteurs à vapeur : 2 de 60 chevaux et 2 de i5o chevaux, système Corliss, les derniers compound. Le nombre de tours par minute est de 60.
- L’élévation se fait en deux fois, en vue de l’établissement d’un système de filtres auquel il a été renoncé.
- L’installation comprend un groupe de rechange :
- i° Pompe de première élévation, 5oo mètres cubes à l’heure, à 25 mètres, différence de niveau, commandée par engrenage à chevrons réduisant la vitesse à 3o tours.
- Chaque groupe se compose de 3 pompes h piston plein à double effet, placées à 6 m. 70 en contre-bas du sol de la salle des machines, pour réduire à 7 mètres maximum la hauteur d’aspiration.
- 20 Groupe élevant aux châteaux d’eau 600 mètres cubes à l’heure, avec 45 mètres de différence de niveau, commandé par les tiges prolongées des pistons à vapeur. Le groupe comprend deux pompes à pistons plongeurs a double effet, clapets multiples.
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- Chaudières au nombre de 3, à tubes bouilleurs et faisceaux de tubes de fumée dans le corps principal — 100 mètres carrés de surface de chauffe chacune — timbrées à 9 atmosphères.
- 4. — Deux réservoirs de 1 000 mètres cubes de capacité chacun, dans lesquels les pompes déversent l’eau en cascade ; les tuyaux de distribution partent du fond. Ils sont placés en ville sur la colline de Saint-Pierre, à #00 mètres de l’usine élévatoire.
- Les réservoirs sont en tôle, formés par des cylindres de i3 mètres de diamètre, 6 m. 5o de hauteur, prenant appui sur leur pourtour sur une tour de 20 mètres d’élévation. Le fond est en forme de calotte.
- Trois tuyaux de 0,600 le traversent vers le centre, avec interposition de cloche de dilatation pour suivre Les mouvements du fond de la cuve. Ces trois tuyaux servent : i° à l’alimentation des réservoirs ; 20 à la distribution de l’eau en ville ; 3° au trop-plein. Ils sont soutenus de distance en distance par des armatures métalliques scellées dans la maçonnerie d’une tour intérieure. Sur la couronne annulaire comprise entre les 2 tours, circule un pont roulant, servant à faire la visite et l’entretien de la paroi extérieure du fond des réservoirs.
- 5. — La distribution est à une seule pression de 3 1/2 atmosphères en moyenne ; elle a lieu d’une façon continue.
- Longueur de 600 millimètres. . . la canalisation 3 172 mètres Nombre de 600 millimètres. . vannes 12
- 4oo » ... 974 » 4oo » 9
- 3oo » ... 980 » 3oo » . 7
- ibo » ... r>578 » 25 0 » 25
- 200 » ... 21827 » 200 » 92
- i5o » ... 00 » i5o » , 110
- 100 » ... 40 6.57 » 100 » . . 271
- 80 » ... 53176 » 80 » 3i6
- 60 » ... 15475 » 60 » 220
- 4o » . . . 873 » 40 » . 28
- Total . . . . 161 226 mètres Total . . . . 1090
- Il y a 1 195 bouches d’incendie pour lances ordinaires, placées dans les trottoirs. Elles servent également soit pour l’arrosage à la lance, soit pour le remplissage des tonneaux du service de voirie. Il y a en outre 16 bouches d’incendie pour pompe à vapeur, 2 fontaines à jet continu et 109 bouches d’arrosage.
- Les branchements particuliers sont au nombre de 6 747.
- 3 371 branchements en plomb ) 3 954 » en fonte \
- i4o » 137 • » en plomb ) en fonte ) ’ ' . . . 40 >
- 59 » en fonte de ... . . . .. 60 »
- 41 » » .... . . . 80 »
- 23 » » .... »
- 3 » » .... »
- Compteurs en service au nombre de 6 891.
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- Belgique
- Système Tylor, 54; Berhaut, 219; Kennedy, 33 ; Schinzel, 6; Siemens et Halske, 4«o ; Meinecke, 52 ; divers systèmes, i3 ; Siemens, 6 114. Ces derniers sont placés d’une façon courante actuellement.
- (J. — 1° Pour les usages publics................... 117252 m3
- » domestiques et industriels.......... 684418 »
- 3° Pertes de la canalisation, arrosages, incendies,
- nettoyage des conduites................ 547 o33 »
- Total............................1 348 703 m3
- Volume d’eau consommé par jour en moyenne : 3 187 mètres cubes.
- L’eau est délivrée au prix fixé par le règlement-tarif dont ci-après des extraits :
- Art. i3. — Le prix de l’eau est fixé comme suit, pour les particuliers :
- 4o cent, le m3 pour les consommations allant de 1 à 25o m3 ;
- 3o » » » supplémentaires allant de 251 à 1000 m3-
- 25 - » » » dépassant 1000 m3.
- Les consommations se calculent du ier janvier au 3i décembre.
- Aucune réduction des quantités d’eau indiquées ci-dessus n’est admise pour les abonnements contractés au cours de l’année.
- Le prix de l’eau destinée aux habitations ouvrières sera uniformément de 0.015 cent, l’hectolitre.
- Ne sont considérées comme habitations ouvrières, que celles dont le revenu cadastral ne dépasse pas i3i francs.
- Art. i4. — Pour les industriels qui garantiront préalablement par écrit une consommation annuelle minimum, le prix de l’eau sera fixé comme suit :
- o fr. 3o le m3 pour minimum garanti de 260 m3 soit yb francs,
- o fr. 25 » » » 1 000 » 25o »
- o fr. 20 » )) » 4000 » 800 »
- Une réduction d’un quart, de moitié ou de trois quarts sera faite sur le minimum à garantir par les abonnés, si leâ engagements ont été contractés au cours du 1", du 2e ou du 3e trimestre de l’année, la consommation du trimestre dans lequel est fait l’engagement n’entrant pas en compte pour former le minimum garanti.
- 7. — Température, 17.10 C.
- Résidu de calcination au litre, 0 gr. 6730 ; chloi'e, au litre, 0,0710; dureté totale, 48-oo ; dureté permanente, 20.00 ; dureté temporaire, 28,00 ; permanganate réduit, au litre, o.oo6g52 grammes ; sulfates, assez bien ; nitrates, nitrites, ammoniaque, néant ; phosphates, id. ; fer, trace; métaux nuisibles, absence.
- Analyse bactériologique. — a. Quantitative, 80 à 110 colonies aérobies par centimètre cube ; b. Qualitative, colonies aquatiles, quelques moisissures ; c. Absence de colonies suspectes.
- Le laboratoire communal fait l’analyse tous les i5 jours.
- Il n’y a jamais eu d’épidémie imputable à l’usage des eaux distribuées.
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- Belgique
- La création du bureau d’hygiène (Directeur Dr Boen, Boulevard de la Citadelle) est postérieure à l’installation de la distribution d’eau (1891). Les chiffres exacts manquent pour conclure à une modification dans la morbidité et la mortalité typhiques depuis l’amenée des eaux de la ville.
- — La ville a conclu un accord avec la Compagnie Intercommunale des Eaux de l’agglomération bruxelloise pour la fourniture de 6 000 mètres cubes minimum, 20 000 mètres cubes maximum par jour d’eau à provenir du Bocq et du Iloyoux. Ce contrat a fait maintenir le service des eaux dans l’état actuel jusqu’au jour de l’arrivée de nouvelles eaux.
- Lorsque le contrat sera mis en vigueur, la ville de Gand alimentera les faubourgs de Ledeberg, Mont-Saint-Amand et Gentbrugge.
- 10. — Les eaux ménagères et industrielles vont à l’égout. Il en est de même des urines des urinoirs publics. Les maisons sont pourvues de fosses fixes recevant les matières fécales et les urines ; elles sont vidangées par pompe à vapeur.
- Il y a un réseau d’égouts se déversant dans les cours d’eaux sans épuration.
- L’installation existante fonctionne mal ; les fosses et le réseau sont mauvais.
- Les ordures ménagères sont utilisées par l'agriculture.
- Gilly (Province de Hainaut)
- (24.383 h.) (4*296 maisons)
- Eaux de mines.
- La distribution d’eau, dont les travaux ont été exécutés en 1876, est assurée par la commune et en partie par la Société anonyme des Eaux de l’arrondissement de Charleroi, depuis 1895. La commune a étendu son réseau de distribution de 1896 à 1898.
- 1. — Les eaux proviennent des charbonnages.
- 4. — Un réservoir de 3 852 mètres cubes. Le radier est établi à la cote 170. Le point le plus haut alimenté est à la cote 173 et le plus bas à la cote i4o.
- 5. — Tuyaux en fonte, placés à 1 mètre de profondeur, 190 bouches à incendie, 3o bornes-fontaines, 600 abonnés et 118 compteurs. La distribution est constante. L’entretien de la canalisation incombe à la Société des eaux de l’arrondissement de Charleroi.
- 6. — La consommation quotidienne varie entre 400 et 1 000 mètres cubes.
- Voir Jumet.
- Gosselies (Province de Hainaut) (10.062 h.) (a.53o maisons)
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- Belgique
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- Haine-Saint-Pierre (Province de Hainaut)
- (6.705 11.)
- Vient d’adopter i’avant-projet d’une distribution d’eau, d’après les études laites par M. Honorez, Inspecteur provincial honoraire de la voirie et M. Draily, Commissaire-voyer, projet s’élevant à 3i6 5oo francs.
- A une centaine de mètres en aval du moulin de Saint-Vaast, on voit sortir des terrains qui bordent la rive méridionale de la rivière « La Haine » différentes sources qui ont été recueillies un peu plus bas pour l’alimentation de quelques maisons du voisinage.
- L’examen de. la constitution géologique du sol fait bien vite reconnaître que ces sources résultent de l’émergence de la puissante nappe aquifère qui circule dans l’assise supérieure crétacée, assise qui forme une sorte de vaste gouttière absorbante, s’étendant d’Anderlues à la frontière française en suivant à peu près la direction du cours de la Haine, et ayant comme cette rivière une pente dirigée sensiblement de l’Est à l’Ouest. Vu l’étendue considérable du champ d’absorption entre Anderlues et le moulin de Saint-Vaast il n’est pas douteux qu’un puits percé près de cette usine, à une certaine distance de l’émergence de la nappe pour préserver l’eau à recueillir des contaminations de la surface, ne donne en abondance l’eau nécessaire à l’alimentation de la commune.
- D’après les résultats obtenus au puits de Strépy, creusé pour la distribution d’eau du Centre, une épaisseur de terrain de 5 à 6 mètres au-dessus de la surface supérieure de la nappe aquifère suffit pour la mettre à l’abri des effets nocifs de la surface.
- La proximité du moulin de Saint-Vaast, inexploité depuis plusieurs années, a fait songer immédiatement à utiliser la x’etenue de cette usine sur la Haine comme force motrice pour l’élévation de l’eau.
- D’après les renseignements qui résultent de jaugeages exécutés pendant de nombreuses années, le débit de la Haine, au moulin de Saint-Vaast, est de 600 litres par seconde pendant 7 mois et de 45o litres en moyenne, mais avec un minimum de 2i5 litres pendant les cinq autres mois de l’année.
- Un puits de 3 mètres de diamètre serait creusé sous le niveau de la nappe aquifère jusqu’à ce qu’un pompage continu de plusieurs jours ait procuré les 600 mètres cubes d’eau journaliers nécessaires avec un rabattement de niveau maintenu constant. ,
- On prévoit qu’un fonçage de 10 à 12 mètres de profondeur, dont 4 à 5 mètres dans l’eau, suffira pour obtenir ce résultat.
- D’autre part, il serait établi au moulin de Saint-Vaast, modifié et approprié à cet effet, un double système élévatoire composé d’une turbine de 9 a 10 chevaux de force et d’une pompe pouvant refouler à 121 mètres de hauteur 3oo mètres cubes d’eau par jour.
- Chaque système devrait pouvoir fonctionner seul, ou conjointement avec l’autre.
- Une galerie ou un tuyau de conduite de grand diamètre relierait le fond du puits au puisard des pompes.
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- Elle alimenterait en passant un réservoir en déblai de 5oo mètres cubes de capacité ayant son trop-plein à l’altitude de i5o mètres et destiné à desservir toute l’agglomération comprise au-dessus de la courbe de niveau de 135 mètres.
- Elle se terminerait au hameau de Jolimont où elle déverserait les eaux restantes dans un réservoir aérien de ioo mètres cubes, surlevé jusqu’à la cote de 178 mètres pour alimenter les habitations supérieures à la même courbe de niveau de i35 mètres.
- De l’usine élévatoire au réservoir en déblai de 5oo mètres cubes, le diamètre de refoulement serait de 0 m. 18 ; au delà, c’est-à-dire entre les deux réservoirs, ce diamètre serait réduit à 0 m. 10.
- Un autre projet consisterait à aller capter les eaux aux environs d’Ân-derlues.
- Haï (P rovince de Brabant)
- (i4.349 b.) (2.918 maisons)
- Eau de puits filtrants.
- Le projet de distribution d’eau a été dressé par M. Ileymans, Ingénieur à Kebecq-Rognon, et son exécution commencée en 1904, sous la direction de M. Ad. Van Steenwegen, Directeur des travaux de la ville de Hal. La dépense prévue pour la captation est de 155 5oo francs.
- 1. — L’eau est captée à 2 800 mètres au S.-E., dans un coteau, dans le sable yprésien, par des puits filtrants, système Catala. Elle sera recueillie par une galerie étanche de 800 mètres de longueur, percée sous le niveau des puits, dans l’argile yprésienne.
- La captation seule est en voie d’exécution ; elle donne lieu à beaucoup de difficultés et il est fort à craindre que le rendement soit insuffisant.
- Il existe environ 960 puits privés.
- Hasselt (Province de Limbourg)
- (16.814 h.) (3.oi5 maisons)
- Eau de rivière, refoulée par moteurs à vapeur.
- Régie directe.
- Projet de M. Vestraeten, ingénieur à Bruxelles.
- 1. — L’eau provient du Stiemer, rivière qui traverse en amont et à peu de distance de Hasselt la petite ville de Genck, dont elle reçoit toutes les eaux usées et superficielles. B. coli en permanence; B. typhique fréquemment décelé.
- La prise d’eau en rivière est faite à 3 km. 5 en amont de la ville. L’eau est amenée par gravitation jusqu’à l’usine élévatoire dans une conduite en fonte de 2482 mètres et 4oo millimètres de diamètre.
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- Belgique
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- H. — En 1908, la ville a décidé d’adopter le procédé Duyk pour épurex. les eaux distribuées en ville, à la suite du rapport de M. Straetmans du janvier 1907 sur les essais faits antérieurement ayec une petite installation provisoire de 3o mètres cubes par jour. Elle décide en même temps la réfection de l’usine élévatoire.
- Les dispositions adoptées sont les suivantes : l’eau brute est élevée par une pompe débitant 46 1. 5 à la seconde dans un réservoir décanteur de 200 mètres cubes ; les stérilisants, chlorure de chaux et sulfate d’alumine, sont introduits dans le tuyau d’aspiration de la pompe nourrice aux doses de 1 gr de chlorure de chaux et de 20 à 20 grammes de sulfate d’alumine par mètre cube d’eau traitée. L’eau chargée de stérilisants séjourne dans le réservoir décanteur pendant une heure et demie, de façon à donner à la réaction chimique le temps de s’accomplir ; les boues précipitées tombent au fond du décanteur.
- L’eau décantée passe ensuite sur trois fdtres à silex à grand débit, construits en béton armé, de 4 mètres de diamètre et 3 m. 3o de hauteur. Il a été réservé la place d’un quatrième filtre en vue de l’augmentation de la consommation. Les filtres sont pourvus d’un système de nettoyage par rotation d’un rateau à dents de fer combinée avec un renversement du courant d’eau. A la sortie des filtres, l’eau est absolument limpide vue au tube de 5 mètres. Elle est presque totalement stérile ; tous les germes pathogènes ou d’origine suspecte sont complètement détruits.
- Les analyses d’essai faites par MM. Malvoz et Denis ont donné les résultats suivants ;
- Eau brute du Stiemer : 1 302 germes d’espèces variées avec abondant développement de B, coli type.
- Eau épurée à l’appareil d’essai : Les cultures sur plaques en bouillons alcalins et phénolisés sont restées stériles.
- Une analyse de M. le Docteur Iïenseval, du 3 janvier 1908, a donné les résultats indiqués au tableau de la page suivante.
- L’eau épurée s’écoule dans un réservoir formant bâche d’aspiration poulies pompes de refoulement en ville. Celles-ci refoulent l’eau directement dans le réseau. L’excédent qui n’est pas consommé est emmagasiné dans un réservoir.
- Puissance actuelle de l’installation : 3 000 mètres cubes par 24 heures pouvant être portée dans la suite à 4 000 mètres cubes.
- 3. — 2 moteurs à vapeur de 26 chevaux chacun et 2 pompes à pistons noyés.
- 4. — Un réservoir de 1 000 mètres cubes en maçonnerie à la cote 5o.
- 5. — 35 bornes-fontaines ;
- 200 bouches à incendie ;
- 800 abonnés. Distribution au compteur. Il existe encore quelques concessions au robinet de jauge.
- 6. — Consommation en 1906 : 498 190 mètres cubes.
- 7. — Degré hydrotimétrique : 3 à 5°.
- 10. — Réseau partiel d’égouts.
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- Belgique
- Eaux du 3 janvier 1908
- (Doses des réactifs : 4 gr. 8 d’hypochlorite de chaux et a5 grammes de sulfate d’alumine par mètre cube.)
- Analyse bactériologique.
- Nombre de tubes, de ballons ou d« boites de Pétri Eau brute Eau stérilisée
- Ensemencement sur bouillon peptonisé, io cc. de bouillon et 5 cc. d’eau ;
- température : 37° Ensemencement sur bouillon phéniqué, 10 cc de bouillon et 10 cc. d’eau; 5 Culture rapide. 2 tubes stériles. 3 cultivent.
- température : 42° Ensemencement sur bouillon phéniqué, xoo cc. de bouillon et 100 ce. d’eau; 5 Culture rapide. Colibacilles. Pas de culture. Absence de colibacilles et de bacilles typhiques.
- température : 42° 3 Culture rapide. Colibacilles. Absence de colibacilles et de bacilles typhiques.
- Numération des germes aérobies par cc. Numération des microbes liquéfiant 4 20.000 Moins de 1 (2 colonies pf 10 cc.)
- la gélatine par cc — i.5oo Absence.
- Analyse chimique.
- Résidu sec à ioo-iio0 — o.o56 0.002
- Cendres Matières organiques en oxygène (per- — 0.020 0.028
- manganate en solution acide) . . . Matières organiques en oxygène (per- — 0.0049 0.0014
- manganate en solution alcaline) . . — 0.0000 o.ooi5
- Ammoniaque libre et saline . . . . — 0.0012 0.0008
- Ammoniaque albuminoïde — 0.0010 0.0008
- Nitrites — Absence. Absence.
- Nitrates — Traces. Traces.
- Acide sulfurique en SOz — 0.011 0.016
- Chlorures en NaCl — O.OI7 O b Lv W
- Per — Traces O
- Oxygène dissous — O.OII 0.011 ’
- Dureté — 3 3.5
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- Belgique
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- Ilerstal (Province de Liège)
- (21.929 h.) (4.732 maisons)
- Eaux de drainage et de mines, relevées partiellement par moteurs à vapeur et à gaz.
- Le projet de distribution d’eau a été dressé par M. Halleux, Ingénieur du service technique provincial et exécuté en 1896-97. Dépense : 376000 francs.
- 1. — i° Galerie creusée au Hareng dans le schiste et le gravier, forme ovoïde, de 1 m. 80 sur 1 m. 20 et de 542 mètres de longueur. Profondeur : 16 à 20 mètres.
- 20 Une galerie d’exhaure en Foxhalle, située à 1 kilomètre à l’ouest de la commune.
- 3° Pour le hameau de Pontisse, une ancienne galerie d’exhaure, à 2 kilomètres, au nord de la commune.
- La captation de Pontisse date de 1892, celle du Hareng de 1896-97 et celle de Foxhalle de 1899.
- 3. -— L’agglomération principale ou le bas de la commune est alimentée par une partie de Hareng. Les hauteurs de la Préaile sont alimentées par une partie de ces eaux qui sont refoulées à une hauteur de 24 mètres, dans un réservoir de 48 mètres cubes, au moyen d’un moteur à gaz de la force de 5 chevaux.
- 4. — Le réservoir de la conduite de Pontisse a une capacité de 33 mètres cubes. Celui dé Foxhalle a une capacité de 20 mètres cubes.
- La galerie à Hareng forme réservoir.
- 5. — Longueur du réseau de distribution : 24 000 mètres de 6 à 4<> centimètres de diamètre. Une fontaine à jet continu ; 90 bornes-fontaines ; pas de bouches d’arrosage ; une bouche d’incendie ; pas d’urinoir public à effet d’eau ; 4oo concessions particulières.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne : 1 260 mètres cubes.
- Maximum : 2 000.
- Minimum : 5oo.
- Prix de vente de l’eau aux particuliers : 20 centimes.
- T. — Analyse faite par M. Malvoz. L’eau analysée offre tous les caractères chimiques et microbiologiques d’une eau bien filtrée dans les terrains traversés. Matières organiques, o,oo83; nitrates, quantité très faible; 12 à 16 microbes d’espèces tout à fait banales par centimètre cube.
- 8. — Des puits de recherche seront faits dans le courant de l’année a Hareng, à l’ouest de l’ancien puits de Hareng.
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- Belgiqu e
- Hollogne- aux -Pierres (Province de Liège)
- (5.370 h.) (1.026 maisons)
- Eau de drainage amenée par la gravité.
- Voir la notice relative à Jemeppe-sur-Meuse.
- 4. — Un en béton armé de 400 mètres cubes en 2 compartiments adjugé pour 21 5oo francs.
- 5. — Environ 6000 mètres de conduites d’amenée et de distribution. 32 bornes-fontaines, 8 bouches de lavage et 20 bouches d’incendie. Dépense-prévue : 80 000 francs.
- Héverlé (Province de Brabant)
- (7.758 h.) (1.610 maisons)
- La commune est propriétaire de sa distribution et l’exploite elle-même. Etablie en 1900. coût, 54 5op francs.
- Les eaux sont fournies par la Société des Eaux de Louvain.
- La commune a contracté avec la Société des Eaux de Louvain pour la fourniture de 10000 mètres cubes, à raison de 0 fr. 10 le mètre cube à l’entrée de la commune.
- 5. —- Elle comporte :
- 653 mètres de tuyaux de 0,15 ; 5669 mètres de tuyaux de 0,08; 127 mètres de tuyaux de 0,06 ; ensemble 6 44‘J mètres courants.
- Le nombre des vannes est de 18, dont 2 sur les canalisations de 0,15 et i(ï sur celles de 0,08.
- La consommation, en 1908, a été de 445oo mètres cubes par bornes-fontaines dont les clefs sont vendues aux usagers à raison de 5o centimes.
- Les entrées des conduites dans la commune sont les suivantes :
- Porte de Tirlemont ; une canalisation de 0,15 avec compteurs de i5o millimètres et de 25 millimètres accouplés.
- Porte du Parc : une canalisation de 0,08 avec compteurs de 80 et de-19 millimètres.
- Porte de Namur : une canalisation de o,i5o avec compteurs de i5o et de-25 millimètres.
- Porte de Tervueren : une canalisation de 0,08 avec compteurs de 80 et d& 19 millimètres.
- Ces compteurs sont du système Dreyer, Rosenkranz et Droop, de Hanovre.
- Vente de Veau. — Le tarif des eaux, en ce qui concerne les abonnements,, est celui de Louvain. Le compteur employé est le compteur Meinecke.
- Les raccordements des abonnés aux conduites-mères sont faits aux frais de la commune, par la Société des Eaux de Louvain, aux prix unitaires ci-après :
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- Belgique
- — 1180 —
- Numéros d’ordre Désignation des ouvrages, travaux et fournitures Unité de mesure, etc. Prix
- Travaux de raccordement à la distribi ition d’eau
- jusqu'à 50 centimètres à l'intérieur des batiments ou propriétés
- 1 Tranchée sous rue ou sous trottoir, à mesurer francs
- depuis le tuyau-mère jusqu’à la façade . . . le mètre 0,65
- Prise eti charge sur tous les tuyaux de la distribution
- 2 Prise en charge de i3 millimètres la pièce 4,oo
- 3 » » 20 » » 7,5°
- 4 » » 20 * » 10,00
- 5 » » 32 » » 17,50
- 6 » » 38 » » 25,00
- n j Tuyaux en plomb de 13 » ...... mètre courant 1,75
- 8 •» » 20 » » 2,25
- 9 » » 20 » » 3,25
- 10 » » 32 » » 4,25
- II » » 38 » ..... )) 5,60
- 12 Prise en charge extra de i5o millimètres . . . la pièce 7,5o
- i3 » » 80 » ... » 5,5o
- i4 Rondelles pour prise en charge extra . . . . » 0,25
- i5 Nœuds de soudure » 0,25
- 16 Robinets d’arrêt de i3 millimètres » 4,00
- 17 » » 20 » » 6,00
- 18 » » 25 » » 9,00
- r9 » » 32 » » 18,00
- 20 » » 38 » » 25,00
- 21 Tampon de cheminée » 0,25
- 22 Bouche à clef de cheminée » 3,5o
- 23 Pavé en fonte » 1,00
- 24 Pavage le m- 1,10
- 20 Console pour compteur la pièce 1,00
- Travaux de réparation au réseau
- I Salaire d’un ouvrier plombier l’heure 0,75
- 2 » » terrassier » 0,40
- 3 » » manœuvre » o,3o
- Les compteurs généraux sont relevés tous les mois, en présence d’un délégué de la commune et d’un délégué de la Société.
- Houtieng-Afiiieries (Province de Hainaut) (7.666 h.) (1.700 maisons)
- Voir Houdeng-Gœgtiies.
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- Belgique
- IIoudeng-fiioegiHes, Houdeng-Alnieries et Strépy
- (Province de HainauD
- (22.868 habitants) (4.64o maisons). — Société intercommunale.
- Eau de source ; moteurs.
- Projet dressé par M. Honorez, Inspecteur provincial honoraire de la voirie, rue Moris, 37, Bruxelles, et Draily, Commissaire-voyer, et exécuté de 1903 à 1906. La distribution a été inaugurée le 23 septembre 1906.
- Dépense : 910000 francs. Les travaux de captation ont été exécutés en 1901-1902 par M. Emile Juramie, de La Louvière.
- Les 3 communes sont réunies en intercommunale sous la présidence de M. Paul Houtart, Bourgmestre à Houdeng-Gœgnies.
- 1. — L’eau provient de la nappe qui alimente les sources du Bois d’Huberbu sous Strépy ; elles sortent de la marne compacte.
- Le captage est opéré au moyen d’un puits de 4 mètres de diamètre et de i5 mètres de profondeur et d’une galerie de 1 m. 70 de hauteur et de 5o mètres de longueur.
- Un puits étanche avec serrement contenant une chambre des vannes, permet de pomper l’eau soit dans le puits, soit dans la galerie, de manière à ne pas entraver le service en cas de réparations à exécuter à l’un ou à l’autre de ces ouvrages.
- 3. — L’eau est élevée à 100 mètres de hauteur au moyen de 2 pompes actionnées par 2 moteurs à gaz pauvre de 35 chevaux effectifs chacun, fournis, par M. J. Heinrichs, constructeur à Hodimont,et capables d’aspirer et de refouler à une hauteur de 100 mètres, i4o mètres cubes d’eau à l’heure.
- 4. — Deux réservoirs : aériens et souterrain. Les réservoirs aériens consistent en 2 cuves en béton armé de 43° mètres cubes chacune, bâties sur pylônes de 14 mètres de hauteur. Le réservoir souterrain a deux compartiments en maçonnerie de 4oo mètres cubes chacun. Les premiers alimentent le haut service, de la cote 100 à celle de i35, et le second le bas service, de la cote 60 à celle de 100. Entrepreneurs : MM. Grondel frères, ingénieurs à Gand.
- î>. — 5o kilomètres de conduites de distribution fournies et placées par la Compagnie des Conduites d’eau, de Liège, en 1905-1906. 173 bornes-fontaines avec une bouche à incendie annexée à chaque borne. 96 bouches d’incendie et d’arrosage. li5 concessions particulières.
- 6- — Volume d’eau consommé par jour : de 18 à 22 litres par jour et par habitant.
- Prix de vente aux particuliers : 0 fr. 20 le mètre cube de 1 à 5oo mètres cubes, 0 fr. îo le mètre cube au delà de 5oo mètres cubes. Compteurs Mei-necke, Trident et Andrae.
- 8. — Etablissement de l’eau aux urinoirs et création d’un service d’incendie.
- 10. — On établit aux points hauts des chasses d’eau automatiques qui nettoient périodiquement les égouts.
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- Belgique
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- Huy (Province de Liège)
- (14-124 h.) (2.906 maisons)
- Eau de source relevée partiellement par turbine.
- La distribution d’eau, qui a été établie en 1901, est exploitée parla conj-mune. Devis total, 619 200 francs, dépense dans laquelle l’Etat est intervenu pour un quart, la Province pour un dixième et la Ville pour 7/12. Auteurs du projet : MM. Halleux et Bogaert, du service voyer provincial.
- 1. — Captage, à son émergence, de la source inférieure du Triffoy qui sort du calcaire sur le territoire de la commune de Vierset-Barse, près du passage à niveau du chemin de fer de Ciney à Landen. Cette source débite 2 592 mètres cubes ou 3o litres par seconde. Pour i5 000 habitants, à raison de 100 litres, il ne faut que 1 5oo mètres cubes par jour, ou 171,35 par seconde. La galerie et les accessoires ont coûté 21 200 francs.
- La galerie de captage est composée de 2 parties : l’une, de 85 m. 25 de longueur captante ; l’autre, de 3o m. 5o, est étanche. Trois puits de 5 m. 20, de 14 m. i3 et de 18 mètres de profondeur, sont établis sur son parcours.
- Un pavillon de jauge est destiné à abriter les appareils jaugeur et enregistreur de la venue d’eau, la grenouillère de la conduite d’adduction et les vannes permettant d’intercepter la dérivation des eaux et de les déverser dans le Triffoy par une conduite de décharge ; il donne en outre accès à la galerie de captage, dont il est le point terminus en même temps qu’il est le point de départ de la conduite d’adduction. Ce point se trouve à la cote 147,10, soit 74 m. 5o au-dessus de la Grand’Place de Huy. La pression est donc suffisante pour alimenter les parties élevées de la ville et les étages des maisons.
- 3. — Les eaux partant du pavillon de jauge sont amenées jusqu’à la rive droite du Hoyoux à Royseux, au moyen de tuyaux en fonte de 0 m. 3o de diamètre ; le passage du Hoyoux se fait au moyen d’un double siphon renversé de 0 m. 36 de diamètre.
- 4. — De ce point, la conduite, dont lé diamètre n’est plus que de 0 m. 3o, se rend d’abord au réservoir de tête, de 600 mètres cubes de capacité, entre les chemins du Vieux-Thier et d’Entre-Deux-Thiers, à la cote 139,i3i.
- De là part la conduite principale pour aboutir au réservoir d’extrémité situé au-dessus de la ruelle de la Fontaine, à la cote 137.379 ; il peut contenir également 600 mètres cubes.
- Les réservoirs sont à deux compartiments identiques ; ils mesurent intérieurement 20 mètres de longueur, 5 mètres de largeur et 3 m. 3o de hauteur de piédroit ; ils sont munis d’une chambre de vanne y attenante.
- Longueur du réseau : environ 3o kilomètres. Une fontaine à jet continu.
- o. — La conduite principale se bifurque à partir de la rue des Trois-Ponts-Saint-Maur et a dès lors un diamètre intérieur de 0 m. 18 ; le passage du pont de Meuse et des différents ponts du Hoyoux se fait au moyen de caisses métalliques fixées extérieurement sur les piles et remplies de déchets de laine pilonnée pour éviter la congélation.
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- go bouches à incendie et i3o bornes-fontaines à jet intermittent sont établies sur tout le réseau ; le devis de la fourniture de ces dernières s’élève à 20 4oo francs.
- Quant au quartier de la Sarte, qui se trouve à 76 mètres au-dessus du niveau de la source, il est alimenté d’eau par refoulement, en utilisant conrnie force motrice la chute existant à l’ancien moulin Winant, acquis par la ville. Le bâtiment abritant le moteur hydraulique et les pompes est érigé snr une partie de l’emplacement du dit moulin et mesure 11 m. 65 de longueur sur 4 m. 55 et 2 m. 80 de largeur.
- La conduite de refoulement a 2 289 mètres de longueur ; elle passe par les rues des Tanneurs,Léopold II, des Hauts-Chênes et des Larrons, où est érigé, à la cote 175, un petit réservoir de 5 mètres cubes alimenté par une prise d’eau continuelle sur la colonne ascensionnelle et qui dessert une borne-fontaine. La conduite de refoulement se prolonge jusque la Haute-Sarte où est placé, à la cote 229.126, le réservoir principal cubant 175 mètres cubes. Six bornes-fontaines, situées à des altitudes variantde 2o5 à 220, sont établies sur le parcours.
- La population du quartier de la Sarte, qui ne s’élève qu’à environ 65o habitants, est ainsi suffisamment pourvue d’eau.
- Le moteur hydraulique dont il est fait usage est une turbine actionnant quatre pompes à piston plongeur qui reçoivent l’eau en charge.
- Voici, en chiffres ronds, à combien se montent les principaux articles du devis :
- Terrassements, 4* <>00 francs ; maçonneries, 4° 000 francs ; pierres de taille, 5 000 francs ; cimentages, 4 5oo francs ; bâtiment du moteur, 11 000 fr.; tuyaux en fonte, 260 000 francs ; appareils spéciaux, 19 000 francs ; taques et encadrements en fonte, 7000 francs; fers, 23 000 francs; boiseries, 2000 francs ; pavages, i5 000 francs ; réservoirs de la Sarte, 9 000 francs ; moteur hydraulique, 5 000 francs, etc.
- L’eau est vendue à 20 centimes le mètre cube avec redevance minima de 10 francs, sauf pour les maisons d’un revenu cadastral inférieur à i5o fr., qui ne paient qu’une redevance de 6 francs pour 60 mètres cubes.
- 7. — Résidu à 1200, o,384 ; matières organiques, 0,012; ammoniaque saline, 0,0007 ; ammoniaque albuminoïde, o,ooi3; acide azoteux, 0 ; acide azotique, 0,009 5 chlore, 0,020 ; acide sulfurique, 0,017 ; chaux, 0,090 ; dureté totale, 22 à 29; dureté permanente, 4 5 12; bactéries par centimètre cube, 4 à 8 ; pas de colibacille.
- Ixelles (Province de Brabant)
- (73.064 h.) (11.583 maisons)
- Régie directe.
- Jusqu'au 3i décembre 1898, la distribution a été exploitée par la Ville de Bruxelles (voir la notice relative à cette ville). Depuis cette date, la commune assure elle-même sa distribution.
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- L’eau provenant du captage des sources du Bocq est fournie aux limites du territoire de la commune par la Compagnie intercommunale (Société coopérative, dans laquelle Ixelles est intéressée, dont "elle possède 20 °/0 environ du capital et a garanti 26,5 °/0 des emprunts).
- Les contrats ont été passés pour une fourniture d’eau correspondant à i5o litres par jour et par habitant, suivant la population au ier janvier de chaque exercice.
- La consommation générale est mesurée par des compteurs Yenturi.
- Les bureaux et ateliers de ce service sont installés chaussée d’Ixelles, 187, à proximité de la maison communale.
- Directeur : M. Jules Sohest ; comptable : M. Ernest Detienne ; conducteur : M. Louis Dorval.
- f. — Voir la notice de la Compagnie intercommunale des eaux.
- o. — La distribution est constante, avec une pression unique qui varie de 3 à 6 atmosphères suivant les accidents du terrain.
- Le réseau présente au ier janvier 1908 un développement total de 77 kilomètres se répartissant comme il suit :
- 992 mètres de canalisation de..........................o m. 060
- 7 576 » » o 080
- 44/47 » » 0 100
- 10722 » » o i5o
- 5 848 » » ...................... . . o 200
- 2 071 » » o 2ÔO
- 3 747 » » o 3oo
- 1290 » » o 600
- 76993 mètres
- Les bouches d’incendie, au nombre de 914» sont des types de la Ville de Bruxelles et d’un système nouveau, — type Greffin, — qui, outre le service ordinaire d’incendie, permet le lavage des coulants d’eau.
- L’espacement ne dépasse pas 5o mètres dans les grandes artères qui sont lavées à la lance, et 100 mètres dans les rues ordinaires. L’arrosage des voies publiques se fait à la lance et au tonneau.
- Des fontaines-abreuvoirs sont établies sur les places publiques et aux carrefours des voies où le charriage est assez important.
- Tous les urinoirs sont à effet d’eau.
- Les branchements, au nombre de 9 662, sont en fonte.
- Les compteurs en usage au ior janvier 1908 sont des systèmes : .
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- Calibres Kennedy Galasse Siemens Frost Frager |j Étoile Scbreiber C ï Belge Totaux
- r m/m • * • 39 39
- lU/111 ’ * ’ 36i8 74 II7 5o5 687 1 286 449 — 3oo 7o36
- j5 m/m • • • 493 8 270 IIO 219 546 157 — 5i 1854
- 20 m/m • • • i5i 7 194 18 60 104 20 — 5 559
- 30 m/m . • • 61 — 20 — 4 II — — 2 98
- 40 m/m . • • 27 — 9 — I i3 5 — — 45
- 50m/m . . • I I — 10 — — — — — — 21
- 60 m/m . • • . — — 3 — 4 2 — I 10
- r-5 m/m • • • 4 1 — — — I — — — 6
- l0o m/m . • • 6 .— — — I I — I — 9
- 4410 90 620 636 972 1 956 633 1 359 9677
- Les compteurs sont fournis en location (qui eoœprend l’entretien), au prix de :
- Calibre : io m/m. .... i0 francs
- i3 m/m................ï6 »
- 20 m/m................ig »
- 2b m/m. .... 22 »
- 4o m/m. .... 33 »
- 5o m/m. .... 46 »
- 73 m/m.............»
- ioo m m. ... 106 »
- La commune se charge de l’entretien des compteurs appartenant aux abonnés, moyennant une redevance annuelle de :
- 5 fr. oo
- 6 5o
- 8 oo
- 9 °o
- 12 oo 17 00
- 26 00
- 38 00
- 6. La consommation totale a été, pour l’exercice 1907, de 2 a3o 3ao mètres cubes, soit une moyenne de 6 110 mètres cubes par jour et de 85 litres par jour-habitant, dont :
- ai Pour les usages publics :
- Arrosage des rues....................................... 210000 m3
- Incendies................................................... 8000 »
- Bornes-fontaines..................................... ^ 00Q »
- Urinoirs et réservoirs de chasse des égouts.......... 4i 000 »
- Bâtiments communaux, écoles, bassin de natation, etc. 220 000 »
- Ensemble................................... 531000 m3
- b) Usages industriels................................... 250 000 m3
- Usages domestiques ... *............................. 85o 000 »
- Pertes de canalisations, etc............................. 599320 »
- T0*'8-!....................................2 23o 320 m3
- Consommation maximum Consommation minimum
- par mois : ig5 65o mètres cubes ; par mois : 172 220 mètres cubes ; par jour : 8 000 métrés cubes. par jour : 4 i5o mètres cubes.
- ^ eau est vendue aux prix suivants :
- 10 Usage domestique. — Minimum annuel, 18 francs, donnant droit à '°° hectolitres ; prix de l’hectolitre supplémentaire, 3 centimes ;
- Annuaire des Distributions d’eau. _r.
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- H 86
- 2° Usage industriel. -— Minimum annuel, 5o francs, donnant 2 5oo hectolitres ; prix de l’hectolitre supplémentaire, 2 centimes ;
- droit à
- 3° Usage industriel et domestique. — Minimum annuel, 5o francs, donnan droit à 2 r5o hectolitres ; prix de l’hectolitre supplémentaire, 2 centimes-
- 4° Concessions ouvrières :
- a) Pour les logements ouvriers branchés sur colonnes montantes;
- b) Pour les maisons ouvrières occupées par leur propriétaire avec an pjUs un seul locataire ;
- c) Pour les maisons habitées exclusivement par des ouvriers, non patentés avec au plus un seul locataire et dont le revenu cadastral ne dépasse pas i5o francs ; abonnement et location du compteur : 10 francs l’an, donnant droit à une consommation de 700 hectolitres.
- La consommation supplémentaire, à raison de 1 centime l’hectolitre.
- 5° Eau pour construction, mesurée au compteur. — 5 centimes l’hectolitre et
- garantie de 5o francs par construction.
- 6° Eau pour construction, d'après cubage. — Prix comme ci-dessus, niais avec une garantie de 100 francs ; on compte, par mètre cube de maçonnerie 322 litres ; par mètre carré d’enduit, 23,2 litres.
- 8. — L’administration exécute actuellement la construction d’un château d’eau de 800 mètres cubes pour desservir les points hauts de son territoire.
- 10. — L’évacuation des eaux usées se fait par un réseau d’égouts qui se déversent dans la Senne directement ou par la vallée du Maelbeek.
- L’épuration est à l’étude.
- L’usine d’incinération des immondices fonctionne régulièrement depuis le 11 janvier 1908.
- Jambe (Province de Namur)
- (5.760 h.)
- Eau de source amenée par la gravité.
- Projet dressé par le service de la voirie vicinale et exécuté en 1900.
- Dépense prévue, 3o 000 francs. Dépense faite, 32 5oo francs.
- 1. — Eau de source souterraine prise dans les calcaires.
- 4. — Réservoir en maçonnerie de 176 mètres cubes de capacité. Toujours rempli.
- o. — Longueur du réseau de distribution : 7 5oo mètres, 11 bornes-fontaines, 2 bouches d’arrosage, 3 bouches d’incendie, 2 concessions particulières.
- 8. — Extension prévue : 1 5oo à 2 000 mètres.
- O. — Le débit est plus que suffisant.
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- Jemeppe-sur-.Meuse (Province de Liège)
- (11.075 h.) (1.600 maisons)
- Eau de drainage. Adduction par la gravité.
- Le projet de Jemeppe-sur-Meuse a été adopté en 1900 par les autorités supérieures; l’exécution en a été retardée jusqu’à l’approbation de celui de Hollogne-aux-Pierres, les travaux de captation étant communs aux deux agglomérations.
- 1. — Auteur du projet de captation : M. Ch. François, Ingénieur, Bruxelles. Galeries filtrantes dans la craie recouverte du limon hesbayen. Travaux terminés ; coût : 220000 francs. Adduction par la gravité.
- Tous les autres travaux projetés et dirigés par M. E. Walin, Ingénieur en chef,‘Directeur des Ponts et Chaussées.
- Environ 5 000 mètres de conduites d’amenée dont 4 153 en ciment armé à âme pleine, système Bonna de o m. 3o de diamètre.
- 4. — Un de 600 mètres cubes en ciment armé à 2 compartiments égaux et un de 5o mètres cubes en ciment armé adjugés pour 28 280 francs.
- 5. — Environ i3 kilomètres de conduites, 64 bornes-fontaines, 10 bouches de lavage et d’incendie, 6 bouches d’incendie. Dépense probable prévue pour l’amenée et la distribution : 240000 francs.
- Jette (P rovince de Brabant)
- (13.769 habitants) (2.447 maisons)
- Voir Bruxelles, Compagnie intercommunale des Eaux de l’agglomération Bruxelloise.
- Juillet (Province de Hainaut)
- (26.545 h.) (5.4i2 maisons)
- Eau de sources, relevée par machines à vapeur.
- Fournit l’eau à quelques maisons de Gosselies et à Ransart, Roux, Dam-premy et Marchienne.
- Situation ancienne : 65o mètres cubes d’eau, dont 25o proviennent d’une galerie filtrante, le'surplus étant fourni par les eaux souterraines d’un charbonnage, mélangées à des eaux d’exhaure.
- *>. — Il existe des compteurs pour l'industrie seulement.
- p5o abonnés paient une redevance fixe de 6 francs et une taxe supplémentaire de 2 francs par 100 francs du revenu cadastral.
- 7. — Analyse de M. J.-B. Depaire, à Bruxelles, le 21 novembre i8g3 : Eau de Thiméon. Limpide, incolore, inodore, saveur agréable ; dureté totale : 25°, permanente, 70 ; matières fixes par litre, o,35o ; H2SCP, 0,017> acide nitrique, néant; acide nitreux, néant; Cl, o,oi4; acide phospho-
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- rique, néant ; acide silicique, 0,009 ; carbonate calcique, o,235 ; carbonate magnésique, 0,011; ammoniaque saline, néant; ammoniaque organique, traces insignifiantes ; métaux, fer en très faible proportion.
- Analyse de M. Van Ermengem, le 3o décembre 1894: 8 colonies; pas d’espèces pathogènes ni d’espèces suspectes.
- En 1897, projet de M. Moulan, ingénieur, basé sur la captation des eaux souterraines contenues dans la bande de calcaire carbonifère qui affleure le long du ruisseau « Le Tintia » et dans lequel sont établies les carrières de Thiméon et de Viesville. Exécuté en partie en 1898-1899.
- Eaux abondantes : les machines d’épuisement d’une seule des carrières eitées fournissent, en marche normale, un débit constant de 7 000 mètres cubes par jour.
- En 1901, M. Moulan remet une étude d’ensemble de la distribution d’eau. Les travaux prévus sont terminés, à l’exception d’une partie de -la canalisation intérieure qui sera mise en adjudication dans le courant de l’année 1909.
- Les eaux sont captées au moyen de puits de 4 mètres de diamètre et de 20 mètres de profondeur approximative. Ils sont rendus complètement étanches par un revêtement en maçonnerie de béton et de briques. Des colonnes de drainage sont ménagées dans une pierrée entourant ce cuvelage, et débouchent dans 4 réservoirs ou chambres de prise placés verticalement à l’intérieur du revêtement des puits.
- On conçoit qu’en vertu du principe des vases communicants, l’eau s’établit dans ces réservoirs et tend à pénétrer dans le puits par les tuyaux de prise. Les pompes placées au fond du puits s’alimentent donc comme si elles puisaient dans la nappe même. Cette disposition a pour but principal de permettre de placer les pompes à sec et d’attaquer la nappe aquitère à la profondeur de 20 mètres.
- La prise d’eau est complétée par une galerie de drainage commune aux différents puits. M. Moulan a estimé le plus fort débit de chaque puits à a5o mètres cubes par heure. Le débit total constaté est de 12000 mètres cubes par 24 heures.
- L’eau, puisée à la cote 111,5o, est refoulée dans l’ancien réservoir métallique existant à Jumet, au point dit « Belle-Vue », de 1 5oo mètres cubes de capacité dans lequel le niveau des eaux peut varier de la cote 186,85 à la cote 2oi,85. La conduite de refoulement a 5 3oo mètres de longueur et 0 m. 5o de diamètre. Force de l’usine : 200 chevaux.
- Le réseau intérieur de Jumet comporte un développement de 63 5oo mètres de conduites de o,4<> à 0,06.
- L’importance de la canalisation résulte du fait que la population de Jumet est répartie sur un territoire très vaste.
- Voir Bressoux.
- Jupille (Province de Liège) (6.34i h.) (1.537 maisons)
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- Koekelberg (Province de Brabant)
- ' (12.182 h.) (1.597 maisons)
- y oir Bruxelles, Compagnie intercommunale des eaux de l’agglomération bruxelloise.
- La Bouverie (Province de Hainaut)
- (7-336 h.) ( 1.385 maisons)
- Sera desservie par la Compagnie Intercommunale des eaux du Borinage, (Voir Quaregnon).
- Laeken (Province de Brabant)
- (32.934 h.)
- Eau de drainage, relevée par machine à vapeur.
- Régie directe.
- 1. — La captation fut faite en 1897, d’après les plans de l’ingénieur François. 486 mètres de galeries à la limite de l’argile paniselienne et du sable laekenien, de 12 à i4 mètres de profondeur,et 9 puits. Coût : 1 3oo 000 fr, dont 259000 francs pour l’usine élévatoire. Débit : 5oo mètres cubes par jour. Une partie de la commune est en outre alimentée par la Compagnie Intercommunale des eaux, en échange d’un droit de passage.
- 3. — L’eau est relevée par une machine à vapeur de 35 chevaux.
- 4. — Un réservoir de puisage, de 600 mètres cubes, et un de pression, de 1 000 mètres cubes.
- o. — 3 bornes-fontaines.
- 6. — En 1900, 5oo mètres cubes par jour. Il y a 5oo abonnés. Le prix de l’eau est de 27 francs pour 600 hectolitres ; pour les usages industriels, 22 1/2 centimes le mètre cube.
- 8. — Il n’y a aucun projet, le drainage étant difficile et le rendement faible.
- La Louvière (Province de Hainaut)
- (21.008 h.) (5.5oo maisons)
- Eaux de sources, amenêés par la gravité.
- Le coût des travaux est évalué à environ 1 i5o 000 francs et le prix de revient de l’eau à la borne-fontaine à 0 fr. o32 le mètre cube.
- 1. — Le projet de distribution d’eau, actuellement à l’approbation des autorités supérieures, a été dressé par MM. Gorren et Valentin. 11 comporte
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- le captage en profondeur des eaux des trois sources principales du Bois des Vallées, à Piéton, qui devaient également être captées d’après l’ancien projet de M. Moulan. A ces sources seront adjointes les eaux des sources de la brasserie deM. Lecliien, à Anderlues. Le volume d’eau total ainsi récolté sera d’environ 2 600 mètres cubes par jour.
- Des puits de sondage ont été creusés pour vérifier la nature et l’état des terrains, tant aux environs des sources que sur le parcours prévu pour la galerie de l’ancien projet Moulan. Les résultats de ces sondages ont été des plus favorables. La galerie Moulan sera creusée dans l’avenir, si elle devient nécessaire.
- 3. — L’adduction des eaux se fera par écoulement naturel, au moyen d’une conduite de o m. 3oo de diamètre et de 2 27b mètres de longueur, d’Anderlues au Bois des Vallées, puis d’une conduite de 0 m. 4°° de diamètre et de 791b mètres de longueur, du Bois des Vallées à La Louvière, au réservoir de Jolimont.
- 4. — Celui-ci aura une capacité de 1 800 mètres cubes, et un second réservoir de 200 mètres cubes sera construit à proximité du lieu dit : « Troupette-à-Zarbres ».
- 5. — La distribution intérieure se développera, lorsqu’elle sera terminée, sur une longueur de 35 17b mètres.
- *7. — Des nombreuses analyses qui ont été faites, il résulte que les eaux qui seront captées sont de qualité supérieure, tant au point de Arue chimique que bactériologique.
- Liège (Province de Liège)
- (173.939 h.) (22.532 maisons)
- Eaux de drainage et de fontaines, relevées partiellement par moteurs à vapeur.
- La distribution d’eau date de 1862.
- Régie directe.
- I . — L’eau provient des galeries de drainage du sous-sol de la Hesbaye, situées de 22 à 38 mètres de profondeur dans le terrain marneux et la craie sé-nonienne, d’un puits de secours et d’un puits régulateur. La Ville est également en possession de quelques fontaines alimentées par d’anciennes galeries creusées dans le terrain marneux ou Rouiller et appartenant à des sociétés particulières (Sociétés Roland et de Richefontaine). Elle possède, en outre, une part dans les eaux fournies par l’ancienne galerie de Coq Fontaine. La quantité d’eau dont elle dispose de ce chef est de 35o mètres cubes par jour. Le projet des galeries fut dressé par l’Ingénieur Gustave Dumont, le 10 février 1806. 11 fut approuvé par arrêté royal du 12 mai 1861.
- Galeries captantes. — Les galeries captantes, établies, de i8(>3 à 1869, par l’entrepreneur J. Borguet, ont été complétées, de 1881 à 1889, par l’entrepreneur J. Seutin.
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- Belgique
- £lles sont au nombre de trois, et disposées en forme de T.
- !» Une galerie principale et d’amenée, partant des réservoirs d’Ans, à la 0te 122,26. Cette galerie se dirige vers le Nord, avec une pente de 1 milli-!èti’e Par m^re’ en traversant successivement le terrain houiller, l’argile ^vienne et le terrain crayeux, jusqu’au delà du village de Lantin. Sa longueur totale est de 4838 mètres. Vers le milieu de sa longueur, au puits jo, se trouve établi un serrement, muni d’une vanne destinée à régler la aütité d’eau à amener en ville.
- 9° Une galerie transversale, dirigée vers l’Est, et partant du puits n° 23, e5trémité de la précédente, avec laquelle elle forme un angle sensiblement jroit. Elle est creusée entièrement dans la craie, et s’arrête près de la gare Je Liers, après un parcours de 2 760 mètres.
- 30 Une galerie transversale, partant du même point que la galerie Est, inais se dirigeant dans un sens diamétralement opposé. Cette galerie, également creusée dans le terrain crayeux, et dont la longueur totale est de -327 mètres, traverse successivement les communes de Lantin, Alleur, Ho-«moul, Awans, Fooz et Voroux-Goreux, pour s’arrêter à i4o mètres environ Je la limite de la commune de Fexhe-le-Haut-Clocher.
- Les eaux captées par les galeries transversales se réunissent dans la galerie principale, qui les conduit au serrement.
- Ce système de galeries a fourni une venue d’eau moyenne variant de 9 65o à 17 i43 mètres cubes par jour.
- Puits de secours. — Le puits de secours est situé à Voroux-Goreux, à un kilomètre environ de la gare de ce nom. Son établissement a été voté par le Conseil communal le 29 avril 1901. Il a été exécuté par MM. Bronne et Simon, constructeurs à Grivegnée-Liége, et a été terminé le 1er décembre 1901. 11 a coûté, en tout, 44 *44 fr. 67. Le puits de secours est une installation de pompage permettant de prolonger utilement la galerie Ouest des eaux, laquelle se trouve, à son extrémité, trop peu immergée sous la nappe aquifère. 11 comprend un puits de captation de 2 m. 5o de diamètre et de 42 mètres de profondeur, creusé sur l’extrémité même de la galerie Ouest, et une galerie captante de 25 mètres de longueur, établie à un niveau inférieur de 10 m. 67 à celui de la précédente, soit très peu au-dessus de la couche d’argile imperméable et du banc de calcaire dur qui la recouvre. Les eaux captées par ce système sont élevées au moyen de pompes mues par une locomobile à vapeur, et rejetées dans la galerie Ouest, qui les amène vers la Ville. Le puits de secours peut fournir actuellement 1 4oo à 1 5oo mètres cubes d’eau lorsque les pompes fonctionnent, et 900 mètres cubes environ par simple gravitation, cest-à-dire sans pompage. Le puits de secours est relié au puits régulateur d Awans par une ligne téléphonique privée. Le personnel de l’installation se compose d’un mécanicien et d’un gardien de nuit.
- Puits régulateur. — Le puits régulateur est situé à Awans, dans la cam-de la Jemenne. Son établissement a été approuvé par arrêté royal du 20 août 1900. Il comporte : i°un aqueduc d’amenée, exécuté du 4 mars 1901 au février 1902, par l’entrepreneur L. Pirlot, de Xhendremael, et raccordant l’installation au réseau des anciennes galeries ; 20 une usine élévatoire
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- et des travaux de captation, exécutés du i5 septembre 1901 au 7 mai 1 par M. Heinrichs, constructeur à llodimont-Verviers, et comprenant • <]”
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- machines à vapeur, de 80 chevaux utiles,-avec pompes d’épuisement et tèine d’émulsion ; un puits de service, cuvelé en fonte, diamètre ; 3 mètre profondeur : 5a m. 5o ; un puits d’émulsion, diamètre : 0 m. 55 à 0 m profondeur : 107 mètres ; un système de captation, composé de : a) un grand puits, diamètre : 3 mètres, profondeur : 55 mètres, relié au puits de service par un serrement-prise d’eau ; b) deux systèmes de galeries drainant le terrain crayeux : l’un, de 100 mètres de développement, établi à 49 mètres de pro fondeur ; l’autre, de 850 mètres, établi de 9 à 11 mètres plus haut. Le puits régulateur a coûté, en tout, 621432 francs. Son débit actuel, qui est de 4 200 mètres cubés, peut être ultérieurement porté à 12000 mètres cubes Le personnel de cette installation se compose d’un mécanicien, d’un chauffeur et d’un gardien de nuit.
- Ces ouvrages ont été exécutés :
- i° Le projet primitif (1863-1869), sous la direction de M. G. Blonden ex-Ingénieur-Directeur des travaux communaux ;
- 20 Le prolongement sur 5 000 mètres de la galerie Ouest (1881-1889), le puits régulateur (1901-1904), le puits de secours (1901), les nouveaux réservoirs de distribution (1895), les usines élévatoires des rues de Hesbaye (1899-1900) et Montagne-de-Bueren (1886-1887), sous la direction et d’après les projet du service des eaux de la ville.
- Le projet primitif a coûté environ 800 000 francs (sans les canalisations distributrices), le prolongement de la galerie Ouest 25o 000 francs, le puits régulateur avec son aqueduc 620 000 francs, le puits de secours 44 °°o francs et les nouveaux réservoirs de distribution 4i 800 francs.
- 3. — Adduction par pente naturelle pour la ville basse. L’établissement de la distribution des hauteurs a été décidé par le Conseil communal, le 28 juillet 1884. Au 3i décembre 1904, la distribution d’eau des hauteurs comprenait un réseau de conduites de 4° 338 mètres de développement. Elle fournissait l’eau à 7 houillères et à 1 780 maisons et établissements divers. Elle desservait, en outre, 3g abonnements pour constructions et 10 briqueteries. Le nombre total de mètres cubes d’eau foulés sur les hauteurs, en 1904,
- a été de 421 714*
- Usine élévatoire de la rue Montagne-de-Bueren. — Cette usine, établie par MM. Bronne et Simon, constructeurs à Grivegnée-Liége, a été mise en service le 25 juillet 1887. Elle comprend : i°une machine à vapeur Compound, de 63 chevaux effectifs ; 20 une conduite d’amenée, de 0 m. 25 de diamètre, recevant l’eau sous pression du réseau de la ville basse ; 3° une colonne foulante, de o m. 3o de diamètre, et de 1 83o mètres de longueur ; 4° un réservoir de distribution, de 25o mètres cubes, sis au point culminant de la rue Sainte-Walburge. Un second réservoir, de 25o mètres cubes, y a été ajoute
- en 1896. En igo4, là machine élévatoire delà rue Montagne-de-Bueren a effectué 1 013400 tours, et a foulé sur les hauteurs 96178 mètres cubes d’eau. Le coût de cette usine s’est élevé à 85 000 francs, non compris la valeur des canalisations et des réservoirs.
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- Usine élévaloire de la rue de Hesbaye. — En vue de renforcer le service de la distribution des hauteurs, et d’en assurer le fonctionnement en cas de chômage de l’installation motrice de la rue Montagne-de-Bueren, le Conseil communal a, dans sa séance du 3o juillet 1897, adopté l’avant-projet dressé pour ériger, rue de Hesbaye, une seconde usine élévatoire capable d’un refoulement de 2000 mètres cubes d’eau en \\ heures. Le programme-cahier des charges, pour la mise au concours de cette installation, a été approuvé par le Conseil communal le i4 février 1898. La partie mécanique des travaux y relatifs a été adjugée à MM. Bronne et Simon, constructeurs à Grivegnée-Liége, le 7 novembre 1898. L’usine a été commencée le 29 mars 1899, et a été terminée le 23 mars 1900. Cette seconde installation comprend : i° une machine à vapeur Compound, à condensation, d’une puissance de 70 chevaux utiles ; 20 une colonne d’amenée, de 0 m. 26 de diamètre, reliée directement aux réservoirs d’Ans ; 3° une double colonne de refoulement, de 0 m. 20 de diamètre, alimentant, d’une part, les hauteurs du Sud, et aboutissant, d’autre part, aux réservoirs de distribution de Sainte-Walbur'ge ; 4° un réseau de conduites de distribution, venant s’ajouter à l’ancien réseau. En 1904. la machine élévatoire de la rue de Hesbaye a effectué 3 426 700 tours, et a foulé sur les hauteurs 325 536 mètres cubes d’eau. Le coût de l’usine élévatoire, avec les bâtiments, mais non compris les canalisations, s’est élevé à i45 000 francs.
- Prix de revient approximatif de l’eau captée :
- Eau du projet primitif : 4/10 centime au mètre cube ;
- Eau du puits régulateur : 1 1/2 centime au mètre cube ;
- Eau du puits de secours : a) relevée mécaniquement : 1 1/2 centime au mètre cube, b) se déversant par simple gravitation : 0,6 centime au mètre cube.
- 4. — Réservoirs de ta ville basse. — Avant 1895, il n’existait, pour tout réservoir, qu’un petit bassin de 5 m. 5o X 6 mètres, pour les appareils de manœuvre. Les nouveaux réservoirs de la Ville basse sont situés rue des Moulins, à Ans, à côté de l’ancien bassin. Ils ont été mis en service le 25 décembre 1895. Leur coût s’est élevé à 4i 800 francs, bâtiments compris. Ils se composent de deux compartiments jumeaux, en maçonnerie, de 43 mètres de longueur, 6 mètres de largeur et 3 mètres de hauteur utile, et ont une capacité totale de 1 5oo mètres cubes. Les deux compartiments peuvent fonctionner isolément ou simultanément. Leur, radier est établi à la cote 120,10.
- Réservoirs des hauteurs. — Les réservoirs des hauteurs ont été installés respectivement en 1886 et en 1896, rue Sainte-Walburge, au point culminant des hauteurs de la ville. Leur capacité totale est de 5oo mètres cubes. Ils se composent chacun d’une cuve métallique, reposant sur une tour en maçonnerie, de 5 mètres de hauteur, dont l’intérieur sert de chambre de manœuvre. Ils ont coûté, en tout, 3o 25o francs. Le niveau supérieur de l’eau s’y trouve à la cote 212,17. Un service de gardiennage est installé aux réservoirs tant de la ville basse que des hauteurs.
- 0. — L’eau des réservoirs d’Ans est amenée en ville par deux maîtresses-conduites de 0 m. 5o, aboutissant, l’une, rue des Fossés, l’autre, rue Pier-
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- reuse, et se continuant respectivement, en tuyaux de o m. 4o de diamètre, jusqu’au Thier de la Fontaine et jusqu’à la rue des Mineurs.
- Ces conduites se poursuivent ensuite, en diamètre de o m. 35, pour aller former, dans la ville basse, un circuit complètement fermé.
- Sur ce circuit sont grelFés les répartiteurs de quartiers, d’un diamètre variant de o m. 20 à o m. 26 au départ, et de 0 m. i5 à 0 m. 20 aux extrémités.
- Enfin, sur ces artères principales, se raccoi'de l’ensemble des conduites distributrices.
- Le réseau des hauteurs est constitué par les répartiteurs des hauteurs du INord, de l’Ouest et du Sud, et les conduites distributrices qui s’y raccordent.
- Pression de l’eau dans les conduites :
- Ville basse : de 5 1/4 à 5 1/2 atmosphères ;
- Hauteurs : de 1 à 14 atmosphère.
- Développement du réseau des conduites au 3i décembre 1906, 183 256 m., «lont 43 562 mètres pour les hauteurs.
- Appareils de distribution : 1 076 vannes, 555 robinets de décharge,
- 2 495 bouches à incendie, i5 56i robinets d’arrêt, 79 bornes-fontaines, 4g pompes publiques raccordées, 20 fontaines-abreuvoirs, 5 fontaines monumentales, 11 fontaines diverses, 66 urinoirs publics à effet d’eau.
- Développement des embranchements de prise d’eau au 3i décembre 1906 : 110 224 mètres.
- Les tuyaux en fonte sont placés de 1 m. 20 à 1 m. 60 de profondeur. La plupart des branchements particuliers sont en fonte ; quelques-uns seulement sont en plomb ; ils sont placés de 0 rn. 70 à 1 m. 20 de profondeur.
- La distribution est constante.
- 6.—-Dès l’origine de l’exploitation, le produit des galeries qui s’était élevé à 12 000 mètres cubes (mars 1869), est descendu ensuite graduellement •et en quelques années jusqu’à 5 200 mètres cubes (août et octobre 1875), pour reprendre ensuite une marche ascendante. En mars 1878, elle était remontée à 10800 mètres cubes. D’avril à juillet i8g3, cette venue a varié de i5 228 à 17948 mètres cubes, mais ces volumes comprennent un tronçon de galerie de 5 000 mètres exécutée de 1881 à 1889. Actuellement elle est en moyenne de 22 000 mètres cubes.
- La moyenne de la dépense d’eau journalière, en 1906, a été de 49 458 mètres cubes ou n3 litres par jour-habitant; maximum: 20526 mètres cubes, minimum : i5 348 mètres cubes.
- L’eau fournie aux abonnés se paie au prix uniforme de 0 fr. 20 le mètre cube, mesuré au compteur, avec minimum de redevance semestrielle de 5 francs par immeuble.
- Pour les immeubles d’un revenu cadastral inférieur à 200 francs, le prix <lu mètre cube est réduit à o fr. 10, et le minimum de la redevance à
- 3 francs.
- Si l’on dresse le bilan de l’exploitation du service des eaux depuis l’année 1862, on trouve que la ville a dépensé jusque fin 1906, 8297 701 fr. 81, et •qu’elle a encaissé seulement 7 j o5 868 fr. 53.
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- y____L’eau est incolore, de saveur fraiclie et agréable. Elle ne dégage au-
- u0e odeur- Au sortir des conduites, sa température varie en hiver de 4 à ^ et en été de 8 à 90 centigrades. L’eau est soumise hebdomadairement à l'analyse bactériologique. Elle ne contient en moyenne que 5 à 6 microbes d’espèces banales.
- ga limpidité n’est cependant pas toujours parfaite. Quelquefois elle contient des particules de craie tenue en suspension.
- Voici le résultat d’une analyse faite en i883 par M. J. Chandelon :
- Soumise à l’évaporisation dans une capsule de platine, elle laisse un résidu blanc qui, séché à i4o°, ne pèse que 34 centigrammes par litre. Ce résidu se c0111pose essentiellement de carbonates de chaux et de magnésie mêlés à de tr(.s faibles proportions de chlorure sodique et de sulfate de chaux. Chauffé au roUge dans un tube fermé, ce résidu ne brunit pas et ne dégage aucune odeur ejupyreuinatique, donc il ne contient pas de matières organiques.
- L’eau fraîche marque 20 1/2 degrés à l’hydrotimètre, après ébullition, car après précipitation d’une grande partie des carbonates de chaux et de magnésie correspondants aux bicarbonates primitifs, la teneur hydrotimétrique descend à 11 degrés, ce qui prouve encore que le résidu de l’évaporisation est principalement composé de carbonates. La teinte jaunâtre que prend l’eau bouillie en suite de l’addition de quelques gouttes de chlorure d’or, ne devient pas violette ou bleuâtre par l’ébullition, nouvelle preuve de l’absence de matières organiques.
- Soumise à l’essai au permanganate de potassium par la méthode de M. Monnier, elle prend une teinte rose persistante par l’addition de 3 à 4 dixièmes de milligramme de ce réactif. Cette observation confirme encore l'absence de matières organiques.
- Le réactif de Sprengel (solution de phénol cristallisé dans l’acide sulfurique concentré) a fait découvrir des traces de nitrate dans les résidus d’évaporation de nos eaux, mais on sait qu’on en l'encontre généralement dans presque toutes les eaux de sources.
- Voici le résultat d’une analyse faite en 1887 par M. de Molinari, directeur au laboratoire agricole de l’Etat, rue Bassenge, à Liège :
- Résidu solide par litre, 0,339 grammes. Dans ce résidu on trouve : chaux, 0,126; anhydride sulfurique, 0,009 î El, 0,007 ; matières organiques, 0,001. Cette eau ne renferme pas d’ammoniaque, pas de nitrites, pas d’hydrogène sulfuré; elle contient une trace insignifiante de nitrates.
- Voici encore ce qu’a dit M. A. Stévart, ingénieur, en i865. Eau de la galerie d’Ans, d’une provenance identique à celle qui alimente Liège ; les matières minérales contenues dans un litre d’eau sont : carbonate de chaux, °>237 ; sulfate de chaux, o,o45 ; oxyde de fer et alumine, 0,024 ; silice, °.°i6 ; chlorure sodique, 0,018; traces à peine sensibles de magnésie et pertes, 0,006.
- Les eaux sont actuellement analysées 3 fois en moyenne par semaine à institut de bactériologie de la Province, placé sous la direction du ÜAlalvoz. Elles présentent les meilleures garanties de salubrité.
- 8 et 9. — Pour assurer pendant une très longue période l’alimentation
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- future de la ville, il y a lieu d’exécuter successivement les différents ouvra» dont l’énumération suit : 6 S
- 1° Reconstruction de la partie défectueuse^ de la galerie d'amenée d'Ans Etablissement de réservoirs d'extrémité. — Renforcement du réseau réparti de la distribution.
- Il convient, avant d’augmenter encore la venue d’eau journalière, de se mettre en mesure de pouvoir amener et distribuer en ville les nouveaux sup. pléments d’eau à attendre des extensions du puits régulateur et de la pre. mière extension de î ooo mètres à réaliser au puits de secours.
- La réfection de la galerie d'Ans doit donc précéder toute nouvelle captafi0n en Hesbaye. La ville a, d’ailleurs, le temps d’exécuter ce travail, les moyens d’alimentation existants étant suffisants [encore pour plusieurs années.
- Au cours de la reconstruction partielle de la galerie d’Ans, on établirait au Thier-à-Liége et à la Chartreuse, deux réservoirs d’extrémité, destinés à parer aux pertes de charge devant nécessairement résulter de l’augmentation de la consommation, et à renforcer les moyens d’action dont dispose le Service des incendies.
- Enfin, dans le même but, le système des maîtresses-conduites amenant en ville l’eau des réservoirs d’Ans, serait renforcé autant qu’il est possible, en attendant l’exécution du nouveau système adducteur dont il sera tantôt question.
- 2° Exécution des extensions du puits régulateur et d’un premier prolongement de 1 000 mètres de la galerie du puits de secours.
- Ces extensions, qui fourniraient à la ville un premier supplément de ioooo mètres cubes d’eau, seraient exécutées suivant le projet du Service des eaux, soit en une fois, soit en plusieurs fois, selon ce qui serait décidé par le Conseil communal.
- Les installations d'attente seraient établies en temps utile, de manière à pouvoir être utilisées au moment opportun. Mais on ne mettrait la main à l’œuvre qu’aux époques favorables, à moins toutefois que, à la suite des négociations à entamer avec les Communes de Hesbaye, la Ville ne se décide en faveur du fusionnement de ses installations avec celles du projet de M. 1 ingénieur Questienne. Le cas échéant, elle aurait peut-être alors à hâter l’exécution de l’extension Est du puits régulateur, et à réaliser ainsi une partie du travail dans des conditions relativement moins économiques.
- 3° Création d’un nouveau système adducteur pour les grandes extensions a réaliser à l’Ouest du puits de secours.
- Ce nouveau système adducteur, qui constitue plutôt une seconde distribution, serait étudié en temps utile, de façon à pouvoir être exécuté avant qud ne devienne nécessaire de réaliser les grandes extensions du puits de secours, dont il est destiné à écouler et à distribuer les eaux.
- Etant donnés l’importance de ce travail et lé temps qu’il exigera en études et en formalités préliminaires, il sera prudent de ne pas tarder davantage a en adopter le principe et à en faire commencer le projet.
- 4° Exécution des grandes extensions à VOuest du puits de secours.
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- les grandes extensions à réaliser à l’Ouest du puits de secours viennent c0lïipléter la série des ouvrages destinés à assurer l’alimentation de la Ville
- ur un très grand nombre d’années.
- £eS extensions sont capables de livrer un nouveau supplément d’eau de 23ooo à 3o ooo mètres cubes, devant porter le total des ressources journalières à 50 000 ou 60 000 mètres cubes, selon les années, c’est-à-dire selon la situation du niveau de la nappe aquifère souterraine.
- Les extensions du puits de secours pourront être réalisées avec la plus grande facilité, sans le secours d’aucun engin d’épuisement, attendu que, par hypothèse, le nouveau système adducteur existerait déjà au moment où l’on entreprendrait l’exécution des ouvrages de captation.
- Il est à peine besoin d’ajouter que ces extensions ne seraient réalisées qu’au fur et à mesure des besoins, de manière à ménager les ressources aquifères du sous-sol et à ne pas immobiliser, sans nécessité, d’importants capitaux. Mais il va de soi qu’il conviendrait de s’assurer, dans le principe, la posses sion de tous les terrains nécessaires au drainage complet de la région.
- Ce vaste programme, qui n’est, en somme, que le résumé coordonné des différentes propositions formulées à diverses époques, soit dans le projet de puits régulateur du i5 février 1898. soit dans des rapports subséquents, répond au vœu exprimé en séance du Conseil communal, de voir présenter un grand projet capable d’alimenter abondamment la Ville, en excellente eau potable, pendant une longue suite d’années.
- En résumé, le service des eaux préconise un premier prolongement de la galerie de captation Ouest existante, sur une longueur de 1 000 mètres, un second prolongement de 2 784 mètres, puis enfin des prolongements éventuels jusqu’à la limite du bassin (le produit des galeries de ce second prolongement et de ces prolongements éventuels serait amené en ville par une galerie adductrice et des conduites spéciales) ; en outre, des extensions du puits régulateur sont possibles.
- 10. — Système du tout à l’égout. Les égouts déversent leurs produits dans un fleuve (la Meuse) où l’épuration s’opère d’elle-même.
- Lodelinsart (Province de Hainaut)
- (9-4o3 h.) (2.400 maisons)
- Coût du travail, 200 000 francs.
- La distribution est alimentée par les eaux d’Aiseau (Voir la banlieue de Charleroi).
- Les travaux ont été exécutés en 1902-1903, sous la direction de M. Em. Ledrus, géomètre à Lodelinsart. Dépense faite, 200 000 francs.
- Il existe un réservoir de 600 mètres cubes à Lodelinsart Saint-Antoine, du système Intze, alimentant 65 bornes-fontaines et environ 210 maisons et établissements (o fr. 20 le mètre cube jusqu’à 1 000 mètres cubes, 0 fr. i5 par mètre cube pour le surplus. Minimum d’abonnement : 8 francs).
- Canalisation de 18 kilomètres ; conduite-maîtresse de 0 m. 20
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- L’eau est donnée gratuitement aux 65 bornes-fontaines. Leur débit d’environ i4o mètres cubes par jour. La consommation industrielle \ar^ entre a5o et 280 mètres cubes par jour. 11 y a en plus deux fontaines sur des galeries de charbonnage et une source peu importante sur le plateau du Q. Fayl. l°S
- Il existe i3o bouches d’arrosage et 80 bouches d’incendie.
- O. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne, 4oo mètres cubes Maximum, 420 mètres cubes. Minimum, 3jo.
- 7. — CaC03 0 gr. 218. CaO o gr. 122. Chaux combinée restant en solo tion après ébullition et évaporation des 9/10 de l’eau o,oo4- Magnésie 0,023 Degré hydrotimétrique 270. Dureté permanente 90. Chlore 0,009. Silice 0,011. Ammoniaque, néant. Acide nitreux, néant. Eau de bonne qualité alimentaire.
- 9. — On pourrait éventuellement recourir à Jumet qui a capté les eaux de Thiméon.
- Louvain (Province de Brabant)
- (42.219 h.) (7.880 maisons)
- Eau de puits, relevée par moteurs à vapeur.
- La distribution d’eau appartient à la Société anonyme 4V aterleiding Maat-schappij, dont le siège social est établi à Rotterdam.
- MM. Van YVyk et Hoogendyk, ingénieurs-architectes à Rotterdam, chargés d’exécuter les travaux, livrèrent à l’appréciation du conseil communal, le 3 octobre 1889, un projet complet de distribution d’eau avec mémoire justificatif. Ce projet une fois adopté, les travaux furent vigoureusement entamés dès le mois de décembre 1889, et le 7 septembre 1890 toute l’entreprise était achevée et l’on faisait l’inauguration du service. Le volume quotidien prévu était de 5 000 mètres cubes.
- Le directeur-gérant de la Waterleiding Maatschappij est M. W. S. G. T. Post, 23, Van Berchen straat à Nimègue (Pays-Bas).
- Le directeur de l’exploitation à Louvain est M. H. A. M. Roelants, 112, rue de la Station, Louvain.
- 1. — La captation se fait sur le territoire de la commune d’Héverlé, à l’endroit appelé Cadol, à la cote 25 mètres, où il existe un véritable bassin collecteur : l’eau de pluie, qui tombe sur les hauts plateaux qui dominent la vallée, s’infiltre et se dirige à travers les couches superposées de terrains sablonneux vers les points les plus bas, où une partie jaillit en plusieurs endroits sous forme de sources pérennes.
- Esquisse géologique du Cadol. — Louvain est établi sur un dépôt de terrain tertiaire inférieur. Ce dépôt est recouvert par des amas de sable formant les alluvions modernes.
- Dans la région à l’Est et au Sud de la ville, les terrains vers la surface sont des terrains bruxelliens, c’est-à-dire composés de gros sables souvent
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- agglutinés pour former des rognons de pierre dure. Ces sables sont extrêmement perméables. Ils reposent sur un système de couches d’un tout autre caractère : ce sont des sables fins dans lesquels sont insérées accidentellement des lentilles d’argile qui sont quelquefois d’une grande puissance. Ce terrain, très développé dans la Flandre occidentale, est le terrain yprésien. La quantité relative des argiles de ce tei'rain va généralement en augmentant à mesure qu’on descend. Ce terrain retient supérieurement les eaux, même là où il n’est pas entièrement argileux. Les eaux pluviales qui ont traversé le bruxellien sont arrêtées : la partie supérieure de l’yprésien est donc extrêmement aquifère et la nappe souterraine a souvent assez de hauteur pour noyer la partie inférieure des sables bruxelliens.
- La vallée du ruisseau a échancré à peu près complètement les sables bruxelliens. Dans le bas, elle est en rapport avec cette grande nappe aquifère, d’où la formation des étangs de Parc et des marécages environnants.
- Cette constitution du terrain explique parfaitement comment il se fait que l’on n’ait pas dû creuser profondément pour rencontrer de l’eau en abondance.
- En creusant les puits, on a traversé à certaines places des dépôts de tourbe.
- Il existe 25 puits d’une profondeur variant entre 6 mètres et i3 m. 5» et d’un diamètre de i mètre. Les premiers puits étaient disposés comme suit : la partie inférieure en tôle de fer et de 3 mètres de hauteur. Le demi-mètre inférieur percé de trous de î centimètre de diamètre placés en quinconce. C’est par ces trous et par le fond que l’eau entre dans le puits. Le cylindre de tôle arrivé à profondeur, par ballastage et dragage intérieur, on coule autour une couche de béton, et c’est sur ce béton que l’on maçonne la partie supérieure des puits qui a, elle, i m. 5o de diamètre. Ces maçonneries-s’élèvent à o m. 5o au-dessus du sol. Le puits est recouvert par une calotte de béton comprimé qui reçoit supérieurement un chapeau conique en zinc pouvant s’enlever pour la visite du puits et percé de trous pour l’aérage. Autour des puits on dispose un cône de sable pour l’écoulement de l’eau pluviale.
- Ces puits reposent directement sur le gravier. Dans chacun d’eux plonge, jusqu’à une certaine distance du fond, un tuyau pour l’élévation de l’eau. Ces tuyaux, à la sortie des puits, aboutissent à un gros tuyau conduisant directe-ment l’eau dans le réservoir collecteur. Chaque puits peut d’ailleurs être isolé par une vanne, de sorte qu’on peut à volonté prendre l’eau de tel puits isolé ou celle de plusieurs puits déterminés. Le tuyau d’amenée passe en siphon sous la Molenbeek et vient déboucher dans le puits central ou collecteur.
- ;jT 2. — Pour obtenir l’ascension de l’eau dans ce tuyau collecteur, on a placé parallèlement au-dessus de celui-ci un tuyau en fer galvanisé de 3o millimètres ; ce tuyau a été relié aux plus hauts points du syphon. Soit au total en trente endroits.
- Ce tuyau est placé parfaitement horizontal et relié à une de ses extrémités à une pompe Worthington et une pompe à air de la machine.
- Voir pour plus amples renseignements : Assainissement des villes, dis-
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- tribulion d'eau, par A. Debauve et Ed. Imbeaux, tome II, page 440, distribution d’eau de Tilbourg.
- Les derniers puits sont disposés un peu autrement.
- Le puits central ou puits collecteur est en maçonnerie de briques. La fondation est faite par encoffrement. Ce puits est cylindrique et a un diamètre de 16 m. 60. Sa profondeur est de 6 mètres. Comme ce puits donne de l’eau par lui-même, son fond n’est pas maçonné.
- Ce réservoir a une capacité d’un millier de mètres cubes. Au centre s’élève un mur cylindrique sur lequel est construite une tourelle permettant de donner accès au puits.
- Le puits n’est pas divisé en 2 compartiments comme le château d’eau, parce que les choses sont disposées de telle façon que les pompes peuvent, en cas de besoin, fonctionner directement sur les petits puits par l’intermédiaire d’un tuyau spécial.
- Dans ce puits central, convenablement aéré et ventilé, plongent 2 tuyaux d’aspiration pour les 2 machines. Un tuyau de trop-plein évite les débordements possibles.
- L’installation comprend 2 machines motrices, 2 pompes et 2 chaudières.
- Le bâtiment des machines est bâti sur pilotis de support, d’une longueur de 4 mètres. De plus, sous les machines et les chaudières, également sur pilotis, se trouve un monolithe en maçonnerie de 2 mètres de hauteur.
- Le bâtiment a 27 mètres de longueur sur 12 mètres de largeur. Il a été ménagé l’espace nécessaire pour placer une 3e machine, une 3e pompe et une 3e chaudière.
- Les pompes sont [à piston plongeur : chaque pompe est aspirante et foulante à double effet. Le diamètre du plongeur est de 0 m. 235 et la course de o m. 800. Le débit de chaque pompe est de 3 600 litres par minute. La commande est dix-ecte : le plongeur est fixé sur la tige prolongée du piston à vapeur.
- La machine motrice est hoi'izontale, à condenseur ; la distribution est réglée par un tiroir Rider, à mouvement de détente automatique variable commandée par le régulateur. Le cylindre à vapeur a 46o millimètres de diamètre. Le condenseur est placé directement sur la pompe à air. La pompe alimentaire est montée sur le côté du cylindre. La tige du piston plongeur de cette pompe est commandée par la traverse de la tête de bielle.
- Les machines marchent'à une vitesse de 60 tours par minute. La force de chaque machine est de 39 chevaux. > r? .
- Sur la conduite de refoulement des pompes se trouve un réservoir à air en tôle, muni d’un indicateur de niveau d’eau et d’un manomètre. Ce réservoir a o m. 750 de diamètre et 3 m. 90 de hauteur.
- Les chaudières sont du type Cornwall, munies de tubes Galloway : elles ont 7 mètres de longueur et 1 m. 600 de diamètre. La surface de chauffe est de 4» mètres carrés.
- Les machines à vapeur, pompes et chaudières, proviennent de l’usine Stoxk frères, à Hengelo.
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- La cheminée, surmontée d’un ^paratonnerre Siemens et Schuckert, est construite en briques spéciales. Elle a 18 mètres de hauteur. Le diamètre inférieur intérieur est de i m. o5o et le diamètre supérieur de o m. 800. Signalons encore l’existence d’un appareil, imaginé par M. Roelants, permettant de donner plus de pression dans certains cas. En supposant la vanne d'entrée du château d'eau fermée et les pompes fonctionnant, la pression dans les conduites s’élève rapidement'. L’appareil en question, qui communique avec la conduite principale, donne accès à l’eau vers le puits central quand la pression dépasse une certaine limite. On peut régler l’appareil de façon qu’il fonctionne à partir de tel nombre d’atmosphères qu’on désire. Ceci permet, en cas d’incendie dans la partie haute de la ville, d’atteindre une très grande hauteur de jet.
- A noter encore la présence de vannes et autres appareils d’arrêt placés sur les tuyaux de refoulement des pompes.
- 3. — A la sortie de l’usine se trouve un compteur Woltmann ou compteur à hélice de i5o millimètres pour mesurer les quantités d’eau fournies en ville.
- Il y a un jeu de vannes, permettant la réparation au compteur et le pompage direct en ville.
- La résistance supplémentaire est de 0 m. 58, avec une pompe donnant 180 mètres cubes par heure et de 2 m. 4° avec un débit de 36o mètres cubes.
- Le machiniste et le chauffeur habitent, sur la propriété même, un beau corps de bâtiment séparé en deux parties distinctes, entièrement indépendantes l’une de l’autre.
- 4. — Le réservoir, situé hors de la porte de Bruxelles, sur une hauteur naturelle du sol, est cylindrique et construit en briques de Boom. Il a une capacité de 1 260 mètres cubes, plus que suffisante pour la consommation de nuit.
- La cote du fond du réservoir est de 67 m. 80 au-dessus du niveau de la mer. La hauteur d’eau est de 5 mètres. Il est à 3 000 mètres environ de la station de pompage.
- Le réservoir est creusé dans le sol naturel, à 1 m. 5o de profondeur moyenne. La partie supérieure est protégée contre les intempéries de l’atmosphère par un talus conique de terre provenant en partie du déblai de creusement. Le talus de ce cône est incliné à 6/4- Tout le réservoir est d’ailleurs recouvert d’une couche de terre de 1 mètre.
- Le diamètre de ce château d’eau est de 20 mètres. Il est partagé en 2 parties par un mur diamétral pour les cas de visite et de réparation. Outre ce mur, un 2e mur cylindrique de 10 mètres de diamètre, percé de distance en distance de grandes ouvertures, diminue la portée des poutrelles qui soutiennent les voûtes de couverture.
- Le tuyau d’amenée débouche dans une chambre et s’y divise pour les 2 parties du réservoir qui sont totalement indépendantes l’une de l’autre. Un tuyau de trop-plein prend les eaux à la partie supéxieure des 2 comparli-nients du réservoir et reçoit inférieurement des tuyaux de décharge servant à
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- l’évacuation des dernières couches d’eau en cas de vidange. Ce tuyau de trop plein débouche utilement dans l’égout de la rue de Bruxelles.
- Au-dessus de la chambre des vannes se trouve une maisonnette octogonale par laquelle on a accès dans les compartiments du réservoir.
- Un appareil électrique, très ingénieux, du système Siemens et Halske, de Berlin, transmet à l’établissement de captation les hauteurs d'eau. Une aiguille se meut au Cadol sur un cadran gradué. Une sonnerie d’alarme se met en mouvement quand l’aiguille se trouve aux chiffres 1 m. 5o et 5 mètres du cadran. Quand il y a i m. 5o de hauteur d’eau dans le réservoir, cela suffit pour les premiers besoins d’un incendie ; pendant le temps que l’on vide une partie de cette capacité, le machiniste, qui a été prévenu téléphoniquement, met la chaudière sous pression et le réservoir n’est pas encore vide que déjà les pompes sont prêtes à fonctionner.
- Des tuyaux de ventilation aèrent efficacement les 2 sections du réservoir.
- Les vannes ont été fournies par la firme Bopp et Reuther, de Mannheim, et par la Compagnie Générale des Conduites d’Eau à Liège et se décomposent comme suit :
- 7 de 0 m. 3o, 3 de 0 m. 20, 4 de e m. i5, 11 de o m. 125, 27 de 0 m. 10 et 67 de o m. o5.
- 5. — Tuyaux de 12, 8, 6, 5, 4 et 3 pouces anglais.
- En ville, les égouts occupant le milieu de la rue et la canalisation du gaz l’un des côtés, les tuyaux de la distribution d’eau sont placés de l’autre.
- Le tuyau de 12" va des pompes au château d’eau. Sur ce tuyau, le seul de ce diamètre, s’embranchent les autres tuyaux qui se ramifient à leur tour et finissent ainsi par pénétrer dans les plus petites rues de la localité.
- Les tuyaux ont été tous essayés avant leur pose. On les a soumis d’abord à une pression de 10 atmosphères avec coups de marteau, puis à une pression de i5 atmosphères sans chocs.
- Les tuyaux sont goudronnés intérieurement et extérieurement. Ils ont de 3 à 4 mètres de longueur.
- L’assemblage est fait à emboîtement, à la corde et au plomb. Les tuyaux sont placés à 0 m. 90 sous le sol.
- Les habitations sont reliées aux conduites des rues par des tuyaux de plomb étamés intérieurement et extérieurement. Ils sont placés sans qu’il soit nécessaire de vider la conduite : c’est le système de la prise en charge. L’appareil très ingénieux dont on se sert à Louvain a été imaginé par M. Roelants. Il se compose essentiellement d’une chape, divisée en 2 compartiments, qxie l’on fixe d’une manière quelconque sur l’endroit du tuyau de conduite qu’il s’agit d’aléser, le joint étant rendu étanche au moyen d’une garniture élastique interposée, en cuir ou en caoutchouc. Supérieurement, la chape est pourvue d’une fermeture conique que l’on peut aisément enlever. L’arbre de l’alésoir, que l’on fait tourner au raccagnac, traverse cette fermeture conique et est réglé en position au moyen d’une vis. Deux clapets en cuivre, tournant chacun autour d’un axe horizontal et butant l’un contre l’autre, permettent d’isoler la partie supérieure de la chape de la partie inférieure. Ces clapets pendent verticalement quand la même pression règne
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- dans les 2 parties de la chape, donc quand on alèse le trou. Dès que cette opération est entièrement terminée, les 2 compartiments de la chape se remplissent d’eau. On soulève alors l’arbre de l’alésoir jusqu’au-dessus des 2 ventelles qui divisent la chape et on ouvre un petit robinet qui permet à l’eau du compartiment supérieur de s’échapper. Au moyen de -2 broches horizontales on soulève légèrement les 2 clapets, après quoi l’eau, qui continue d’arriver, les ferme complètement. On peut alors enlever tout .ce qui se trouve fixé sur la partie supérieure de la chape et remplacer l’alésoir par un taraud. On remet le tout en place. Mais il s’agit maintenant d’ouvrir les ventelles contre la pression ; un tuyau latéral permet d’établir la même pression sur leurs deux faces et elles retombent immédiatement.
- Ce petit appareil, très simple et très robuste de construction, permet à un ouvrier habile de raccorder un tuyau en plomb sur une conduite d’eau en charge en un quart d’heure de temps.
- 125 bouches d’incendie sont placées en ville, de 100 mètres à i5o mètres les unes des autres. Elles sont du type Bopp et Reuther. Elles ont été fabriquées à Louvain, dans les ateliers de J.-C. Otto, fondeur.
- Des robinets-vannes, manœuvres à la main, sont placés en certains points, afin de pouvoir isoler une partie du réseau des conduites en cas de réparations ou d’autres travaux.
- De plus, afin de pouvoir vider au besoin les conduites et y donner des chasses, des robinets de décharge ont leur orifice d’écoulement placé dans les murs de quai de la Dyle et du canal.
- Les tuyaux et autres accessoires de la canalisation proviennent de la Fr. \\ ilhelms-Hütte à Mülheim a/ Ruhr.
- La canalisation comporte :
- 3 5oom. 00 de tuyaux de 2 375 m. 00 »
- 1770 m. 00 »
- 3714m.00 »
- 537.0 m. 00 »
- 22 328 m. 5o »
- 09062 m. 5o
- Les bouches d’incendie sont fournies par la Ville. La Société assume la •charge de leur entretien. L’eau nécessaire au service des incendies est fournie gratuitement. La Société a fourni 10 lances avec pied pour l'arrosage des rues et le curage des égouts. Ces lances sont pourvues de compteurs.
- Il existe 4 fontaines, 19 urinoirs et 5 abreuvoirs.
- Au 3i décembre 1907, il existait 2 286 branchements en plomb étamé.
- 6. — Compteurs. — L’article 5 du règlement sur le service de l’abonnement -dit : les compteurs pourront être livrés par la Société, mais les particuliers auront le droit de s’en pourvoir à la condition qu’ils soient réguliers et reconnus comme tels par la Société.
- L’abonné pourra les louer annuellement à raison de 10 °/0 du prix d’achat.
- om. 3o om.20 om. i5 om. 120 om. 10 om.08
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- En cas d’achat, la Société garantit le compteur pendant 5 ans et prend pendant ce terme, toutes les réparations à sa charge.
- Tableau des compteurs fournis par la Société jusqu’au 3i décembre 1907.
- 10 12 15 20 25 30 40 50 75 100
- Meinecke. . 528 io3 i95 22 5 6 2 1
- Dreyer Rosenkrenz et Droop . . 9r4 — — 102 9 6 8 I — —
- Guest et Chrimes 35 1 — 5 — I 2 2 3 —
- Kennedy — 1 — — — — — — 1 —
- Bopp et Reuther I — — — — — — 3 — —
- Scbreiber . ; I — 0 5 — — — — — —
- Siemens et Halske i5 — — __ — 2 2 — — 1
- Etoile 28 — — i3 — — — — — —
- Les autres compteurs ont été fournis par les abonnés et sont du système Ouest et Chrimes.
- La consommation d’eau s’est élevée, en 1906, à 599 084 mètres cubes, se décomposant comme suit :
- Arrosage des rues, nettoyage des égouts et urinoirs . . 80 23g m'!
- Bornes-fontaines.................................... 109943 »
- Abonnés...................................... 25g 644 »
- Pertes de la canalisation, etc........................149758 »
- 599584 m3
- La consommation maximum a eu lieu au mois d’août et s’est élevée à 61 658 mètres cubes; la consommation minimum a eu lieù en février et a absorbé 37 964 mètres cubes.
- Mode d'abonnement et prix. — (Extrait de divers règlements communaux).
- Le compteur est obligatoire.
- Le minimum de l’abonnement est de 12 francs, et donne droit à 36 mètres cubes d’eau en 12 mois. Ce que l’abonné consommera en plus lui sera compté à raison de 0 fr. 35 le mètre cube.
- L’abonné qui s’engage à une consommation minimum de xoo mètres cubes par an, paiera 33 francs et pour le surplus, il paiera 0 fr. 33 par mètre cube.
- Pour un abonnement d’au moins a5o mètres cubes, on paiera 0 fr. 3o par mètre cube.
- Pour un abonnement minimum de 1 000 mètres cubes, on paiera 0 fr. 30 par mètre cube.
- Pour un abonnement minimum de 5 000 mètres cubes, le prix sera de 0 fr. i5 par mètre cube.
- Pour une plus grande consommation, les prix seront fixés conventionnellement.
- L’eau est distribuée à domicile d’une manière continue.
- Les raccordements aux conduites-mères jusqu’à 5o centimètres à l’inteneur
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- des habitations ou autres propriétés, se font par la Société pour compte de l’abonné, suivant un tarif approuvé par la Ville et révisé tous les 5 ans.
- La Aille s'engage pour son serviee et pour les établissements qu’elle administre, à une consommation annuelle minimum de 5o ooo mètres cubes. De ce chef, elle paie pour les premiers 5o ooo mètres cubes,. 5 centimes au mètre. De 5o ooo à îoo ooo mètres cubes, 4 centimes au mètre cube. Au delà de îooooo mètres cubes, 3 centimes.
- La Ville a droit à une participation de a5 °/0 dans la partie du produit de l’exploitation dépassant 70000 francs. Cette participation sera de 5o °/0 lorsque le produit brut dépassera 100 ooo francs. Lorsque le produit brut annuel dépassera 126000 francs, la Ville aura le droit, outre sa participation réglée ainsi qu’il vient d’être dit, de diminuer le tarif d’abonnement des particuliers de façon toutefois à ne pas faire descendre le produit brut au-dessous du chiffre de i2Ôooo francs.
- 7. — Voici la composition des eaux du Cadol, résultant d’analyses répétées à diverses époques par divers chimistes :
- Teneur en grammes par litre
- Quantités limites tolérées Eaux du Cadol
- Dureté totale 32° 26°
- » persistante » 5 i
- Acide azotique 0,027 0,016
- » azoteux 0 0
- Ammoniaque 0 0
- Chlore. ..... ‘ . . o,o35 0,016
- Acide sulfurique . . . . . . 0,100 0,020
- Hydrogène sulfuré . 0 0
- Chaux 0,112 0,132
- Magnésie 0,040 traces
- Matières organiques o,o5o 0,6024
- Résidu d’évaporation séché à 1 io° o,5oo o,386
- Aspect du résidu » blanc sec
- Perte en poids après l’ignition » o,o45
- Organismes microscopiques . )> fort peu
- L’eau du Cadol a une composition excellente au point de vue chimique : elle est agréable au goût, incolore, inodore et d’une limpidité complète ; elle ne contient ni acide azoteux, ni ammoniaque, ni hydrogène sulfuré, très peu d’acide azotique, d’acide sulfurique et de matières organiques. La quantité de chaux dépasse un peu la limite Gxée par Fischer, Kubel et Tiemann, mais outre que la chaux est inoffensive quand elle existe dans de si minimes proportions, il faut ajouter que les chiffres donnés par ces savants sont dépassés dans la plupart des distributions d’eau. D’après Bechmann, il résulte de statistiques contradictoires, que la présence dans l’eau du carbonate de chaux
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- en quantité modérée n’a aucune influence sensible, bonne ou mauvaise, sur la santé publique.
- Marchienne-au-Poiit (Province de Hainaut) ^20.969 h.) (4-671 maisonsi
- Eaux de drainage et de sources amenées par la gravité et relevées par machine à vapeur.
- 1. — Les eaux alimentaires sont fournies en partie par galerie du plateau d’Anderlues et en partie par la commune de Jumet, qui, elle-même, prend ses eaux dans les calcaires de Thiméon et les refoule au moyen de pompes à vapeur.
- La galerie d’Anderlues est à 22 mètres de profondeur.
- La conduite d’amenée venant de Jumet a 0 m. Joo de diamètre.
- » » d’Anderlues a 0 m. 200 de diamètre.
- 3. — L’eau arrive par écoulement naturel en ce qui concerne celle venant de la galerie d’Anderlues. Quant à l’eau fournie par Jumet, elle est refoulée directement dans les conduites de la commune.
- 4. — Un réservoir de 1 5oo mètres cubes est installé à Alonceau-sur-Sambre, pour cette commune ainsi que pour Marchienne.
- 5. — Longueur du réseau de distribution, 4° kilomètres. i65 bornes-fontaines ; 276 bouches d’incendie ; 6 urinoirs à effet d’eau ; 220 concessions aux particuliers.
- 6. —
- (eau venant du plateau) (eau venant d’Anderlues duTliiméon'i
- Yolume d’eau consommé par jour en moyenne. . 4/5 80
- » » maximum . 5oo 100
- » » mimumum . 4$o 60
- Prix de l’eau : 18 francs les 600 hectolitres. Prix de l’hectolitre supplémentaire : 2 centimes jusqu’à 4 000 hectolitres 511/2 centimes au delà.
- 7. —Analyse du 2.3 mai 1907 par l’institut provincial de bactériologie du Ifainaut..
- Les eaux contiennent par centimètre cube :
- Anderlues Thiméon
- Bactéries banales non pathogènes . . . . . . 240 2 486
- Matières organiques 0,015 0,01.3
- Ammoniaque 0 0
- Acide nitreux 0 0
- Acide nitrique o,o35 réaction nette
- Chlorures o,o65 o,o35
- Dureté • . 23 23
- Résidu à ioo° 0,44 0,46
- Résidu calciné 0,34 0,36
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- Conclusions : Les eaux cTAnderlues ne présentent rien de suspect, ni au point de vue chimique ni au point de vue bactériologique, et peuvent être considérées comme potables.
- Les eaux de Jumet, satisfaisantes au point de vue chimique, sont cependant suspectes bactériologiquement.
- S. — Installation d’un château d’eau au hameau de la Docherie.
- O. — Jumet et à la Société Anonyme des eaux de l’arrondissement de Charleroi, dont le siège se trouve à Aiseau.
- 10. — La commune est pourvue d’un réseau d’égouts collecteurs recevant les eaux usées et les matières fécales.
- Il n’y a pas d’épuration des eaux d’égout.
- L’enlèvement des gadoues se fait par le service communal.
- En cas de maladie, le service des travaux désinfecte les appartements, les effets, etc., à domicile.
- llarcinclle (Province de Hainaut)
- ^17.007 h.) (3.000 maisons)
- Eau de galerie amenée par la gravité.
- Avant-projet dressé par M. Moulan, ingénieur hydrologue. Projet définitif dressé par MM. Gorren et Valentin, ingénieurs hydrologues à Bruxelles ; exécuté partiellement, de 1901 à ce jour, sous la direction de MM. Gorren et Valentin.
- i. — Les eaux sont captées sous le plateau de Marcinelle Nalinnes, délimité à l’Est par le ruisseau le Borgnery, au Nord par les ruisseaux de la Fontaine qui bout et de l'Orgère, au Sud par la limite de Marcinelle et à l’Ouest par l’intersection d’un plan horizontal à la cote 180,00 avec le niveau du sol. Ce plateau, d’une superficie de 4°° hectares, reçoit en moyenne 84o millimètres de hauteur de pluie par an et le sol y est à peu près complètement boisé.
- Trois galeries ont été ouvertes à travers bancs dans les schistes houillers. La première de ces galeries, dite galerie commune, suit la direction de la vallée de l’Orgère parallèlement à la lisière Nord du Bois-du-Prince ; les deux autres ont leur origine à l’extrémité de la galerie commune et suivent, l’une, le vieux chemin de Nalinnes. l’autre, la nouvelle route de Nalinnes et s’arrêtent toutes deux à la limite de Marcinelle.
- Ces deux dernières galeries, ouvertes dans les schistes, captent les eaux de l’étage Bruxellien susjacent ; au cours des travaux et sur 3oo mètres de distance on rencontra des poches de sable boulant qui ont nécessité des blindages particulièrement robustes des galeries.
- La longueur totale des galeries est de a 65o mètres, dont 1 800 mètres environ de galeries de drainage proprement dites.
- Le rendement total actuel est de plus de 1 4<>o mètres cubes (volume résultant des jaugeages effectués chaque semaine).
- Les travaux de captage sont complètement terminés ; l’adduction des
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- eaux est faite par une conduite de o m. 3oo de diamètre intérieur et de 3 200 mètres de longueur, établie depuis l’origine de la galerie commune jusqu’à la rue des Forgerons ; ces travaux ont nécessité une dépense de 563 ooo francs. Le projet de canalisation intérieure, qui est approuvé par les autorités supérieures, est adjugé ; la dépense atteindra 4^4 ooo francs. Le coût total de la distribution d’eau sera de onze cent mille francs en chiffres ronds.
- 4. — 11 n’a été prévu quhin seul réservoir qui aura une capacité utile de îoo mètres cubes et sera construit, en béton armé, au lieu dit : « La Tombe n
- o. — Le réseau de distribution intérieure aura un développement total de 44 kilomètres, dont îo kilomètres environ de conduites maîtresses.
- Le projet de distribution intérieure prévoit l’établissement de îoo bornes-fontaines et de 120 bouches à incendie avec raccord d’arrosage.
- Le nombre de concessions aux particuliers est encore très restreint actuellement, la distribution d’eau n’étant qu’à son début et la distribution intérieure n’étant pas encore complètement terminée.
- 6. — Prix de l’eau vendue aux particuliers, 20 centimes le mètre cube.
- K. — Analyse du 17 janvier iqo5 faite par le D' Herman à l’Institut provincial de bactériologie du Ilainaut :
- Ces eaux contiennent par centimètre cube : N° 1 (extrémité de la galerie de captage), 14 bactéries banales non pathogènes ; N°2 (même eau à 35o mètres en deçà), 10 bactéries banales non pathogènes.
- Au point de vue chimique, ces eaux dosent en grammes par litre :
- 1 2
- Matières organiques . traces traces
- Ammoniaque 0 0
- Acide nitreux 0 0
- Acide nitrique 0 0
- Chlorures traces traces
- Dureté * ii° ii°
- Résidu à ioo° <>,‘22 0,22
- Résidu calciné . 0.16 0,15
- Conclusions : Ces deux eaux sont de bonne qualité et peuvent servir à l’alimentation.
- Moleilbeek-Saiilt-Jeail (Province de Brabant) (67.094 b.) (7.164 maisons)
- 4 oir Bruxelles.
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- .Uonceau-sur-Sambre (Province de Hainaut)
- (9.418 h.) (i.83o maisons)
- Galeries de drainage.
- Régie directe.
- Les travaux ont été exécutés en 1874.
- La distribution fournit les eaux à Marcliienne-au-Pont et à Roux.
- 1. — Galeries de drainage de 3oo à 4oo mètres, sur le territoire de Fon-taine-l’Evêque, à 20 minutes au sud de la gare de Fontaine-l’Evêque. Ces galeries sont à 22 mètres de profondeur et établies en partie dans les sables bleus argileux et en partie dans les marnes et les sables à grès.
- 5. — i5o bouches à incendie ; 92 bornes-fontaines ; il y a i5o abonnés pour 600 habitants.
- 11 existe des compteurs. L’eau se vend 20 centimes.
- 6. — Usages publics : 2 900 mètres cubes. La consommation domestique est de 4oo mètres cubes.
- La moyenne par jour-habitant est de 200 litres.
- 7- — Analyse de M. J.-B. Depaire, le 24 mars 1879 : limpide, incolore, inodore, d’une saveur peu prononcée et agréable. L’examen microscopique n’y a fait apercevoir aucune substance organisée. Elle a laissé à l’évaporation un résidu parfaitement blanc, ne noircissant pas par la chaleur. Un litre mesuré à la température de 160 C. a laissé un résidu pesant 199 milligrammes, après dessiccation à i5o°, et composé de :
- Carbonate de calcium. .....................................0,15g
- Sulfate de calcium............................................0,020
- Chlorure de sodium ...........................................0,007
- Silice........................................................0,012
- Perte.........................................................0,001
- <M99
- Des analyses ont encore été faites à Mons par M. Herman, à Cbarleroi par M. Van Bastelaer, et à Fontaine-l’Evêque par M. Pottier. L’eau de la distribution est analysée périodiquement à l’Institut provincial de bactériologie du Hainaut, à Mons ; elle est de bonne qualité.
- Mons (Province de Hainaut)
- (27.224 hab.) (5.55o maisons)
- La distribution d’eau appartient à la Ville qui l’exploite elle-même (régie directe).
- Les travaux ont été commencés en 1869, d’après un projet dressé par 1 ingénieur Carez. La distribution a été mise en service en 1871.
- Le service est actuellement dirigé par M. L. Van Meurs, ingénieur en
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- chef de la Ville, rue des Tuileries, n° 2, assisté de M. L. Meurant, COn ducteur, boulevard Dolez.
- La dépense primitive a été de 712484 francs. Les frais de premier établissement s’élevaient, fin de 1907, à 1 336 000 francs environ, par suite de
- l’extension donnée au service.
- Les intérêts et l’amortissement du capital absorbent . 66 844 fr. 61
- Les frais annuels s’élèvent à........................ 3g 797 64
- Total........................................io6 642 25fr.
- Les recettes annuelles s’élèvent à 116691 fr. 3o. Ces chiffres se rapportent à l’année 1907.
- 1. — Les eaux distribuées sont des eaux de sources, sortant du massif crétacé (craie sénonienne) existant en forte épaisseur au sud de Mons.
- Ce massif de craie est généralement recouvert par les sables landéniens et par du limon.
- Les sources captées par la ville de Mons émergent dans le village de Spiennes, voisin de Mons, en deux groupes différents sortant de bords opposés de la vallée de la rivière la Trouille, affluent de la Haine.
- La ville de Mons, lors de l’établissement de la distribution d’eau, s’est assuré la propriété des deux groupes de sources, mais n’a capté d’abord que la source la plus voisine de son territoire et débitant environ 4 000 mètres cubes en 24 heures. Mais ce débit étant devenu insuffisant et le voisinage de l’agglomération du village de Spiennes inspirant quelques craintes, l’on a résolu en 1896 de capter le second groupe de sources, d’un débit plus considérable (10 à 12 000 mètres cubes en 24 heures), plus distantes du village et mieux à l’abri de toute contamination éventuelle.
- Ces sources émergent au pied d’un coteau, sur une longueur de 160 mètres environ et ont constitué un ruisseau, affluent de la Trouille, et qui sert encore à écouler le trop-plein du captage.
- Celui-ci a été constitué par une galerie de 100 mètres de longueur, creusée dans le coteau à 7 ou 8 mètres sous le sol et à 20 à 3o mètres du ruisseau de décharge, parallèlement à celui-ci, de manière à capter toutes les venues.
- La galerie est creusée entièrement dans la craie ; elle a 2 mètres de hauteur et 1 m. 4o de largeur.
- Le radier est en forme de cunette avec banquette des deux côtés ; la partie supérieure de la section a un revêtement en maçonnerie constitué par deux piédroits et une voûte en plein cintre.
- A l’aval de la galerie existe un puits d’où part la conduite d’amenée, en fonte, commandée par un robinet-vanne.
- Le diamètre de cette conduite est de 5oo millimètres jusqu’à la jonction avec la conduite d’amenée ancienne (première source), laquelle n’a qu’un diamètre de 35o millimètres.
- La longueur totale de la conduite d’amenée est de quatre kilomètres; les eaux sont amenées par la gravité à une usine de pompage située à Mons même, à front de la ligne des boulevards qui enserrent l’agglomération urbaine.
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- La différence de niveau entre les sources et les corps de pompe est de g mètres. Cette charge est insuffisante pour amener le volume d’eau qui est nécessaire et l’administration communale a résolu de faire établir très prochainement une seconde conduite d’amenée, en diamètre 5oo milli-jjiètx'es.
- 3. — L’eau arrive à Mons à la cote 32 mètres (sol de l’usine) et doit être-refoulée vers la cote 7 4 mètres.
- Ceci est réalisé d’abord au moyen d’une roue hydraulique actionnée par }’eau de la Trouille retenue à proximité de l’usine par un barrage construit lors de l’établissement de la distribution d’eau. La hauteur de chute est 3 m- 5o en moyenne. Le débit de la rivière est très variable, ce cours d’eau ayant, dans une certaine mesure, un régime torrentiel.
- On évalue son débit moyen à 3o ooo ou 4<> ooo mètres cubes en 24 heures-
- La roue hydraulique (roue de côté) de 4 m. 20 de diamètre et tournant à 5 tours, met en mouvement deux pompes doubles, du type Girard ; les pistons ont o m. 25 de diamètre et 0 m. 70 de course ; ils marchent à raison de 12,5 coups par minute.
- L’augmentation de vitesse de rotation est obtenue par une transmission par engrenages (roue dentée et pignon).
- Cette installation débite normalement 2 ooo mètres cubes en 24 heures (12 à i3 HP). Elle suffisait seule à faire face aux besoins des premières années.
- L’on a établi, en même temps que la roue hydraulique, une installation à vapeur, destinée d’abord à servir de secours à la roue en cas d’interruption de fonctionnement de celle-ci (en temps de crues par exemple), mais qui est devenue plus tai'd, par suite de l’accroissement des besoins, une base essentielle du pompage.
- Cette machine à vapeur est à double expansion, du type Woolf à condenseur, et horizontale. Elle actionne une pompe unique, à piston plongeur de 0 m. 3g de diamètre et de 1 mètre de course.
- Sa puissance est d’environ 35 chevaux-vap. La pression aux chaudières n’est que de 3 1/2 atmosphères.
- Le débit de cette installation est de 4 385 mètres cubes en 24 heures quand elle marche seule.
- Mais, actuellement, la consommation journalière étant de 4 ooo à 6000 mètres cubes, l’on fait marcher ces deux installations ensemble ; elles donnent dans ce cas 5 ooo à 5 5oo mètres cubes en 24 heures, leurs vitesses devant être plus réduites pour correspondre à la quantité d’eau fournie par la conduite d’amenée.
- Les chaudières qui alimentent la machine à vapeur déjà décrite sont au nombre de deux, du type Cornwall, ayant chacune 28 mètres carrés de surface de chauffe ; leur timbre est de 4 atmosphères ; en marche normale, on ne les pousse qu’à 3 1/2 ou 3 3/4 atmosphères.
- Les deux installations précédentes étant devenues insuffisantes, même en les combinant, l’administration communale a fait établir une installation à vapeur nouvelle, complètement indépendante de la précédente et du type le plus moderne. Elle comprend une chaudière Babcock et Wilcox, de
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- 68 mètres carrés de surface de chauffe, et une machine à vapeur à double expansion, compound, les 2 cylindres actionnant chacun une pompe double à piston plongeur.
- La puissance en chevaux est de 80, la pression de la vapeur au départ est de 8 atmosphères, et le nombre de tours est de 18 à 23 par minute.
- Ces pompes poui’raient débiter 7 5oo mètres cubes et même 10 000 mètres cubes, si la conduite d’amenée pouvait fournir ce débit.
- Aussi, la bonne utilisation des nouvelles pompes ne pourra-t-elle être obtenue que lorsque la conduite d’amenée aura été doublée.
- 4. — La ville de Mons est bâtie sur une colline dont le sommet se trouve à peu près au centre de l’agglomération. C’est au sommet de la colline, donc au centre de la ville, que se trouvent les réservoirs de service.
- L’eau y est refoulée par une conduite de o m. 35 de diamètre et de 701 mètres de longueur.
- Les réservoirs sont au nombre de deux, rectangulaires, accolés par un des côtés du rectangle. Ils sont construits en maçonnerie de briques, et recouverts par des voûtes d’arête reposant sur des piliers et sur les murs extérieurs. Ils sont complètement enterrés sous le sol, dans un parc public qui domine toute la ville et les environs. La couche de terre qui recouvre les voûtes varie de 0 m. 80 à 1 m. 60 ; on y a planté du gazon et des arbustes.
- La hauteur sous les voûtes varie de 2 m. 5o à 3 mètres ; la hauteur d’eau, limitée par le déversoir de trop-plein, est de 2 m. 3o. A cette hauteur, la contenance totale des deux réservoirs réunis est de 3 000 mètres cubes.
- La hauteur des réservoirs au-dessus du niveau des pompes est d’environ 4o mètres. Les sources étant, d’autre part, à 8 mètres au-dessus des pompes, la différence de niveau entre les sources et les réservoirs est de 4° — 8 = 32 mètres.
- o. — La pression dans le réseau varie de i5 à 4° mètres suivant l’altitude de chaque quartier.
- La longueur de la canalisation de distribution s’élève actuellement à 4<> kilomètres, et va sans cesse en croissant, de nouveaux quartiers suburbains se formant et exigeant la distribution d’eau.
- Les diamètres employés dans la canalisation sont les suivants :
- 60 — 80 — 100 — i5o — 200 — 35o et 5oo millimètres.
- 11 existe 800 bouches à incendie, espacées de 5o mètres environ et 16 bornes-fontaines publiques.
- En outre, 32 uriûoirs de voies publiques sont irrigués abondamment par l’eau de la ville.
- L’arrosage des rues se fait en été par des tonneaux montés sur roues et traînés par chevaux.
- De plus, 2 ou 3 brigades de fontainiers sont occupées d’un bout de l’année à l’autre, au lavage à la lance des rues de la ville et spécialement des places où se tiennent les marchés.
- En été, ces fontainiers lavent, en outre, les rues des quartiers pauvres au moins une fois par semaine dans un but de salubrité.
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- Le nombre des abonnés était, à la fin de 1907, de 4680, dont 1 220 à compteurs et 3 46o sans compteurs (débits libres).
- Le nombre des abonnés croît en moyenne d’une centaine par an, bien que la population de la ville reste stationnaire. L’accroissement a été de 170 en 1907- Mais l’emploi de l’eau de la ville se généralise de plus en plus et se répand surtout parmi les maisons ouvrières, pour lesquelles l’abonnement ne coûte que 4 francs par an, lorsque le revenu cadastral ne dépasse pas 120 francs. Ce mode d’abonnement, en se répandant, permet graduellement la suppression des bornes-fontaines publiques dont les inconvénients sont nombreux.
- La salubrité d’une ville a tout à gagner à ce que l’on mette l’eau pure à la portée de ses habitants.
- Le nombre des abonnés à compteurs (débits mesurés) est de 1 220 ; le compteur est imposé aux établissements industriels, aux administrations publiques et aux abonnés ordinaires ayant des installations assez étendues (salles de bains, water-closets, jets d’eau, etc.).
- La plupart des compteurs sont du système Siemens (de Londres) à turbine (ou compteur de vitesse). Il y a aussi quelques compteurs Meinecke, également à turbine ou de vitesse. Ces systèmes sont employés dans le cas d’installations de petit diamètre (o m. 02).
- Lorsque les installations sont du diamètre 0 m. o4 et plus, le système Kennedy est imposé (compteur à piston).
- 11 reste quelques Siemens de diamètres 0 m. o4 et 0 m. 06, mais ils sont remplacés dès qu’ils doivent subir des réparations importantes.
- 6. — La consommation d’eau s’est élevée, en 1907, à 1770363 mètres cubes dont 649 108 mètres cubes ont été élevés par le moteur hydraulique et 1121 254 mètres cubes ont été refoulés par les machines à vapeur.
- La consommation moyenne, par jour, a donc été de 485o mètres cubes, variant de 3 763 à 6488.
- La consommation maxima atteindrait un taux bien plus élevé (7 5oo à 8000 mètres cubes) si l’on n’était forcé, par suite du débit limité de la conduite d’amenée, de restreindre le service public dans une forte proportion, dès que la consommation des abonnés augmente.
- La variation du débit dans une même semaine est notable; descendant à 3 800 ou 3qoo le dimanche, elle remonte régulièrement jusqu’au jeudi où elle atteint 5 5oo, s’infléchit le vendredi et atteint son maximum le samedi, dépassant souvent 6 000 mètres cubes.
- La répartition des 485o mètres cubes consommés en moyenne par jour
- s’établit approximativement comme il suit :
- 3429 abonnés à débit libre.....................................i5oo m3
- 1221 » à compteurs,y compris les administrations publiques,
- les chemins de fer, les brasseries et autres industries .... x 100 »
- Bâtiments communaux........................................... 3oo »
- Service public urinoirs, bornes fontaines, arrosage des voies publiques, curage des égouts, fontaines, jets d’eau)............ 65o »
- Pertes dans la canalisation...................................1 3oo »
- Tolal. ..............................‘.............. 485om3
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- REGLEMENT-TARIF
- DE LA
- DISTRIBUTION D’EAU
- CHAPITRE PREMIER
- Concessions. — Modes d'abonnements. — Durée et résiliation des abonnements
- § 1er. — Concessions.
- Article premier. — Les eaux dérivées des sources de Spiennes sont fournies, aux habitants, par :
- i° Abonnement à débit libre,
- 2° Abonnement à débit mesuré.
- Art. 2. — Toute personne, propriétaire d’un immeuble à front d’une voie publique canalisée, peut obtenir une concession aux conditions du présent règlement.
- Art. 3. — Les abonnements sont concédés, par le Collège des Bourgmestre et Echevins, aux conditions du présent règlement et sous telles obligations complémentaires qu’il croit utiles à la sauvegarde des intérêts de la Ville.
- § 2. — Spécialité de l’abonnement.
- Art. 4* — Chaque immeuble est desservi par un embranchement spécial, avec prise d’eau distincte à la conduite mère. Dans les impasses, cours, cités ouvrières appartenant à un même propriétaire, le Collège peut autoriser l’alimentation par un embranchement unique établi sur la conduite maîtresse. — Chaque maison est reliée à ce branchement par une canalisation spéciale pourvue d’un robinet d’arrêt et il est souscrit autant d’abonnements qu’il y a de maisons.
- A titre transitoire, le Collège est autorisé à maintenir les bornes-fontaines existantes.
- § 3. — Modes d’abonnements.
- A. — Débits libres.
- Art. 5. — Les abonnements à débit libre ne sont accordés que pour les services exclusivement domestiques.
- B. — Débits mesurés.
- Art. 6. — L’usage du compteur est obligatoire :
- i° Pour les propriétés non bâties ;
- 2° Pour les propriétés bâties d’un revenu cadastral supérieur à 1 ooo francs.
- 3° Pour les propriétés bâties dans lesquelles :
- A) On exerce une industrie ou un commerce exigeant l’usage de l’eau ; B) Est établi, soit un bassin, soit un jet d’eau, soit d’autres appareils d’agrément consommant de l’eau ; une latrine alimentée par la distribution, une
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- écurie, une étable, une remise aux voitures, un ou des robinets à double service, un ou plusieurs appareils actionnés par l’eau ; C) Se pratique l’usage de la lance de lavage ou d’arrosage.
- CHAPITRE II
- Tarif des abonnements à débit libre et à débit mesuré. Abonnements provisoires. — Vente d’eau.
- § 1er. — Débits libres.
- Art. 42. — Le prix annuel des abonnements à débit libre est fixé comme suit pour les immeubles bâtis d’un revenu cadastral de :
- 120 francs et en dessous
- 12 I à ioo francs . .
- r5i à 200 » • .
- 201 à 3oo » . .
- 3oi à 4oo » •
- 401 à 5oo »
- 5oi à 600 » • •
- 601 à 800 » • •
- 801 à 1 000 »
- Art. 43. - Le revenu serv
- 4 francs 12 » i5 »
- 18 »
- 21 »
- 24 »
- 27 »
- 3o »
- 33 »
- Le revenu servant de base aux redevances ci-dessus est déter-
- miné par les matrices cadastrales.
- La valeur déterminée, par les indicateurs experts de la Ville, pour l’application de la taxe locale sur les propriétés bâties exemptées temporairement de l’impôt foncier en vertu de la loi du 28 mars 1828, sert de base au calcul de la redevance des maisons et bâtiments nouvellement construits jusqu’à ce que la valeur cadastrale en soit définitivement réglée.
- § a. — Débits mesurés.
- Prix de l’eau. — Redevance minimum. — Relevé des consommations.
- Art. 44- — L’eau est fournie aux abonnés par compteur, aux prix suivants :
- 23 centimes par mètre cube pour les a5o premiers mètres cubes.
- i5 centimes par mètre cube pour toute consommation excédant ce chiffre.
- Toute fraction de mètre cube est comptée comme unité.
- Art. 45. — Quelle que soit la quantité d’eau consommée, la redevance annuelle ne peut être inférieure à 3o francs par abonnement.
- Art. 46. — Le volume d’eau dépensé est constaté, chaque mois, par les agents du service.
- Location des Compteurs.
- Art. 36. — Des compteurs d’un diamètre de 0 m. 012 à o m. 020 sont loués, par la Ville, aux abonnés qui en font la demande.
- Art. 37. — Les réparations à faire aux compteurs en location, sont effectuées par les soins de la A ille.
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- Les frais de ces réparations incombent à la Ville pour autant que les dégradations qui y ont donné lieu soient le résultat de l’usure. Dans tout autre cas, ces frais sont supportés par l’abonné.
- Art. 38. — L’entretien et le renouvellement des robinets d’arrêt et de purge adaptés aux compteurs en location, incombent exclusivement à l’abonné.
- Art. 3g. — Le prix annuel de location est fixé à 10 °/0 de la valeur du compteur.
- Art. 4o. — Il n’est accordé aucune réduction ni remise de loyer, pour quelque cause que ce soit.
- Art. 4i. — La durée de location correspond à la durée des abonnements telle qu’elle est déterminée par les articles 9 et 1 o et la résiliation suit les règles tracées par l’article 2.
- 7. — Composition de l’eau. — Des analyses bactériologiques sont faites 3 ou 4 fois par mois; l’on fait en outre une analyse chimique par mois. Ces opérations sont faites par l’Institut provincial de bactériologie du Ilai-naut (Directeur : le Dr Herman).
- En voici les résultats moyens pour 1907 :
- Analyse chimique
- Matières organiques . . . Ammoniaques et nitrites .
- Nitrates.................
- Chlorures................
- Résidu à ioo°............
- Résidu calciné...........
- Dureté...................
- 25 à 35 milligrammes par litre
- néant
- traces
- i5 à 25
- 38o à 42°
- 3oo
- 25 à 26 degrés
- Analyse bactériologique
- Les analyses ont donné de 9 à 86 colonies par centimètre cube ; la proportion ordinaire est de 21 à 35 colonies par centimètre cube. Il s’agit de bactéries banales, non pathogènes, telles quebacillus liquefaciens, bac. fluorescens, bac. aquatilis, bac. mesentericus, ainsi que de microcoques vulgaires.
- Suivant la déclaration de l’Institut, l’eau de la ville de Mons est d’excellente qualité.
- Depuis que l’usage s’en est répandu, les cas de fièvre typhoïde sont devenus très rares.
- L’eau de la ville n’a, par elle-même, jamais amené aucun cas de fièvre typhoïde.
- 8. — Comme nous l’avons dit plus haut, la ville projette de construire à bref délai une seconde conduite d’amenée, pour faire face à l’accroissement de la consommation d’eau. Cette conduite aurait une longueur de 4 kilomètres et un diamètre de o m. 5oo.
- — Les eaux ménagères vont, par un réseau d’égouts, à la rivière voisine (la Trouille), à l’aval de l’agglomération.
- Les matières fécales, recueillies dans les fosses fixes existant dans chaque maison, sont enlevées périodiquement par le système de vidange par le vide.
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- Ce service est exploité en régie. La Ville possède deux locomobiles à vapeur actionnant des pompes à air, un fourgon pour le transport du matériel, deux wagons-citernes pour l’expédition des matières à distance, et un certain nombre de tonnes-véhicules servant à l’enlèvement de la matière chez les habitants et au transport des matières jusque chez les cultivateurs des environs.
- Les ordures ménagères sont recueillies 3 fois par semaine par des entrepreneurs de transport qui les déversent sur des champs où elles sont utilisées comme engrais.
- llontignfes-sur-Sambre (Province de Ilainaut) (21.323 h.) (5. i5o maisons).
- Voir Charleroi (Banlieue).
- Morlanwelz (Province de Ilainaut)
- (8.529 h.) ( 1.885 maisons)
- Eaux de drainage et de source amenées par la gravité.
- Régie directe.
- La distribution d’eau date de 1877.
- \r — Il existe 60 mètres de galeries à 1 kilomètre de la gare, au N.-E., entre la chapelle Ste-Barbe et la fosse de l’Étoile. Débit mensuel, 4 24° mètres cubes. M. Warocqué a établi une distribution qui fournit 5 000 à 7 000 mètres cubes par mois à Morlanwelz par une conduite en fonte de 0 m. 10 qui vient déverser dans le réservoir communal et s’ajouter à la venue naturelle.
- 4. — Un réservoir communal de 4oo mètres cubes dont le radier est établi à 2 mètres au-dessus du point culminant de l’agglomération.
- 5. — Tuyaux en fonte, placés à 0 m. 80 de profondeur ; 82 bouches à incendie ; 510 abonnés au compteur.
- Les branchements particuliers sont en fonte sous la rue. La distribution est constante.
- 5io compteurs, dont 3i6 Frager, 64 Siemens, 129 Belges, 1 Trident.
- Sur ces 5io appareils, 222 appartiennent aux abonnés ; ils paient l’eau à 10 centimes le mètre cube; le reste, soit 288 compteurs, appartient à Ja commune. Les abonnés qui ne sont pas propriétaires de leur compteur paient l’eau 20 centimes le mètre cube.
- 6. — Consommation moyenne mensuelle; particuliers, 1 200 à 1 4oo mètres cubes ; industriels, 2 5oo à 3 5oo mètres cubes ; services publics, 6 000 à 9000 mètres cubes.
- La consommation moyenne par jour-habitant est de 75 litres.
- 7. — Analyse faite par M. Hanuise : Degré hydrotimétrique total, 270 ; 34o à 5oo bactéries ; matières organiques et produits volatils, 0,120 par cen-
- Annuaire des Distributions d’eàu.
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- timètre cube ; matières organiques en oxygène, 0,001 par centimètre cube • Cl, 0,017; extrait sec à ioo°, 0,470; résidu calciné, o,35o ; chaux, CaO 0,179 ; magnésie, MgO, 0,012 ; acide sulfurique^anhydre, SO3, 0,096.
- Namur (Province de Namur)
- (31.929 h.) (4-988 maisons)
- Eau de puits relevée par moteurs à vapeur.
- La distribution d’eau, qui date de 1891, est exploitée par la Waterleiding Maatschappij, de Rotterdam.
- Directeur général de la Société : M. W. S. G. T. Post, ingénieur à Ni-mègue (Pays-Bas).
- Administrateur de l’exploitation de la distribution d’eau de Namur-Jambes-St-Servais : M. L. van Prooyen Keyzer, à Namur.
- I. — L’eau provient d’un puits creusé à Jambes , sur la rive droite de la Meuse. Ce puits, foré en 1894, a 10 mètres de profondeur. La distribution alimente également Jambes et une partie de Saint-Servais.
- 3. — L’élévation est assurée par des machines.
- 4. — Un réservoir de 1 200 mètres cubes. La pression en ville varie de 5 1/2 à 6 1/2 atmosphères.
- 5. — Tuyaux en fonte, placés à 90 centimètres de profondeur ;
- 3o8 bouches à incendie ;
- 10 bornes-fontaines ;
- 6 fontaines décoratives et une cascade avec gerbe d’eau ;
- 2 3oo abonnés. La distribution est constante.
- L’eau est vendue par compteurs. Il y a aussi des abonnements à robinet libre. L’eau est tarifée de 4o centimes jusqu’à i4 centimes le mètre cube, suivant la quantité. Des conditions spéciales sont faites pour les habitations ouvrières.
- 6. — La consommation annuelle pour les usages publics varie de 70 à 194000 mètres cubes.
- H. — L’eau analysée a donné comme résultat : ammoniaque, 0 ; acide azoteux, o ; matières organiques, 4 milligr. ; microbes, de zéro à quelques-uns à peine.
- Nivelles (Province de Brabant)
- (i2.3i5 h.) (2.667 maisons) ,
- Eau de source, amenée par la gravité.
- Régie directe.
- La distribution d’eau date d*il y a trois siècles.
- 1. — L’eau provient du captage des sources de Grand’Peine à 1 k. 1/2 au Sud, de Rognon à 1 kilomètre au S.-E., et de Clarisse à 1 k. 1/2 à l’Est. L’eau de la source de Rognon- n’est plus utilisée comme eau potable. La
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- source de Clarisse a été captée en 1890 et fournit 1 200 mètres cubes par jour. L’acquisition de cette source a coûté 26000 francs (xAcquisition des sources de Clarisse. Rapport présenté par M. de Burlet, bourgmestre, au nom du collège échevinal, dans . la séance du conseil communal du 18 mars 1889).
- 4. — Deux réservoirs de 5oo et de 760 mètres cubes. Le premier est à la cote 121 mètres et le second à la cote 111 mètres. Le point le plus élevé desservi de la ville est à la cote 120 mètres et le plus bas à la cote q3.
- 5. — Les tuyaux, en fonte, sont placés à 1 m. 10 de profondeur ;
- io3 bouches à incendie ;
- 16 bornes-fontaines ;
- 3 fontaines décoratives ;
- 2 bains publics, dont 1 alimenté par le service de la distribution ;
- I 3oo abonnés. La distribution est constante.
- II n’existe pas de compteurs.
- O- — La consommation est de 2 3oo mètres cubes par jour. La consommation par jour-habitant est de 23o litres. Pour les usages publics, il est employé par an 64 760 mètres cubes.
- Voici le tarif de l’eau :
- Pour un loyer de 100 francs et moins, 6 francs ; de 100 à 115, 6 francs ; de 116 à i3o, 7 francs ; de i3o à 160, 8 francs ; de 100 à 166, 9 francs ; de
- 166 à 180, 10 francs ; de 180 à 200, 11 francs ; de 200 à 2i5, 12 francs; de
- 216 à 260, i3 francs ; de 23o à 260, \f\ francs ; de 25o à 265, i5 francs ; de
- 265 à 280, 16 francs ; de 280 à 3oo, 17 francs ; de 300 à 33o, 18 francs ; de
- 33o à 36o, 19 francs; de 36o à 4°°> 20 francs; de 4oo et au delà, 26 francs.
- Pour plus d’un robinet, pour chaque robinet en plus, 5 francs de supplément. Robinets pour jets d’eau de jardins, 25 francs. Pour les brasseries, le prix de l’eau est calculé au compteur, à raison de 8 francs pour 1 000 mètres cubes. L’industrie paie des redevances variables fixées de commun accord dans chaque cas particulier.
- 7. — L’eau est incolore, claire, sans dépôt à la température ordinaire, mais elle donne lieu à un léger précipité par l’ébullition, provenant du bicarbonate de chaux décomposé.
- Analyse de M. Blas en 1892 : température, 70 en hiver et 11° en été ; odeur et saveur, normales ; NH3, ammoniaque, 0 ; N203, acide azoteux, 0 ; matières organiques (5 fois le poids de caméléon décomposé en solution acide), o,ooo3 ; CI, 0,016 ; résidu fixe séché à ] 10 C., o,35o ; caractère du résidu fixe, blanc, sec ; dureté totale de l’eau, 26°.
- Analyse de M. Robert, en 1893 : 20 bactéries par centimètre cube : bactéries banales appartenant au genre micro-coccus. Aucun microbe pathogène. Des recherches spéciales ont été faites pour le bacille d’Eberlh (fièvre typhoïde) et les résultats ont été négatifs.
- 8. — La construction d’un château d’eau, alimenté par une usine éléva-toire, ainsi que le remaniement général de la distribution d’eau sont à 1 étude.
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- 10. —La ville étudie la construction d’un réseau général d’égouts, dont l’émissaire déverserait les eaux de sewage dans une usine d’épuration à établir au faubourg de Soignies, au delà du talus fin chemin de fer.
- Ostende (Flandre Occidentale)
- (42.419 h.) (5.25o maisons)
- Eau de canal, filtrée, relevée par machines.
- Régie directe.
- a) Le premier projet de distribution d’eau d’Ostende date de 1720. Il fut dressé par l’architecte Jean Vei'cruyse et avait pour but d’amener à Ostende les eaux du Sluisput situé entre Raversyde et Middelkerke. Ce projet ne fut pas exécuté.
- Il est intéressant de remarquer que la commune de Middelkerke s’alimente actuellement en eau potable puisée à ce même Sluisput.
- b) La ville fut ensuite alimentée par des puits creusés en divers points. Vers i843, M. Bortier présenta un projet de drainage des dunes. Il subit le même sort que le précédent.
- c) En i855, on proposa le creusement d’un puits ai'tésien. Les travaux furent entamés en 1808. La profondeur atteinte fut de 3of> mètres.
- L’insuccès fut complet. Le puits débitait de l’eau thermale et minérale en quantité insuffisante (i3o 000 litres par jour). Aussi des projets continuèrent à être présentés par des particuliers ; mais aucun d’eux ne fut admis, et depuis lors on distribua l’eau du canal de Bruges.
- Le service est dirigé actuellement par M. A. Verraert, ingénieur de la Ville, rue de Berlin, 20, Ostende, qui a sous ses ordres un conducteur, M. E. Van de Veld.
- 1. — Les eaux sont prises directement au canal, à l’amont dû pont-barrage et amenées au moyen d’aqueducs et d’un fossé à l’usine hydraulique située chaussée de Steene.
- 2. — Elle est reçue dans un bassin de décantation de 5 000 mètres cubes de capacité et dont la surface supérieure est de 2 000 mètres carrés.
- Elle passe après sur des filtres au silex et au sulfate d’alumine, et subit ensuite une épuration au moyen du peroxyde de chlore. Cette situation est transitoire jusqu’au'moment où un projet d’adduction d’eau naturellement potable pourra être adopté.
- 3. — A. Pour l’épuration, l’eau est élevée au moyen de deux pompes Evans, pouvant débiter chacune 5 000 mètres cubes en 24 heures.
- B. Pour l’élévation, il y a deux machines avec pompes, savoir : deux machines à vapeur compound horizontales, à détente variable par le régulateur, système JNolet, à 4 obturateurs pour la distribution de vapeur. Diamètre des cylindres, o,4o et 0,69; course du piston 0,76 ; nombre de tours par minute, 34-
- Ces machines peuvent développer à condensation à la pression de 6 atmps-
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- phères 1/2 aux chaudières et une introduction de vapeur dans Je petit cylindre correspondant au i/xo du volume du grand cylindre, une force indiquée au diagramme de 80 chevaux, soit 70 chevaux effectifs.
- Chacune d’elles actionne deux pompes Girard de 0 m. 276 de diamètre et o m. 76 de course, capables d’élever ensemble 3oo mètres cubes à l'heure, la hauteur d’aspiration étant 4 mètres et celle de refoulement 5o mètres.
- Chaudières. — Quatre chaudièi'es Galloway, ayant chacune 35 mètres carrés Je surface de chauffe, timbrées à 7 atmosphères.
- Deux chaudières Galloway, de 3o mètres carrés de surface de chauffe, timbrées à 6 atmosphères.
- Accessoires. — Un accumulateur de pression, ayant servi avant la construction du château d’eau. Diamètre du piston 0 m. 65, course 3 m. 75.
- 4. — Un château d’eau en maçonnneric, situé à côté de la salle des machines (en aval). Hauteur 4<> mètres. Capacité 65o mètres cubes. Le réservoir est en acier. Diamètre des canalisations de départ 35o millimètres ; elles sont au nombre de deux.
- 5- — Le système est à pression unique, normalement 3 atmosphères 1/2. La distribution est constante.
- Le réseau comporte 5o kilomètres, savoir 345 mètres de tuyaux de 5o millimètres ; 16 322 mètres de tuyaux de 75 millimètres et 92 vannes de ce calibre ; i5 46o mètres de tuyaux de 100 millimètres et 84 vannes ; 7 933 mètres de i5o millimètres et 63 vannes; 6265 mètres de 200 millimètres et 20 vannes; 1 766 mètres de 25o millimètres et 11 vannes ; 465 mètres de 3oo millimètres et 6 vannes ; 2 975 mètres de 35o millimètres et 9 vannes.
- Les bornes-fontaines sont au nombre de 35. Il existe 522 bouches d’incendie, 12 urinoirs et 3 fontaines publiques.
- Les branchements sont généralement en plomb, sauf pour les grands consommateurs où ils sont en fonte. Le nombre total des branchements est de 1 943. La Ville se charge de leur placement jusqu’au compteur.
- Compteurs. — Ils sont généralement donnés en location. Il n’y a pas de compteurs pour sous-locataires. Le système et le nombre des appareils en location se décomposent comme suit :
- 1/2 p. 3/4 p. 4/4 p. 5/4 p. 6 4 p. 50 rn/m 60 m/m "Ï5 m/m 100 m /m 150 m/m 200 m/tn
- Siemens . . . 4 83o 21 i3 10 9 2 i I 5 I
- Berhaut. . . . — 43 2 —
- Gâtasse.... — 52 4 I — — — — — — —
- Oesten .... — 67 — — — — — — — — —
- Galwaert . . . — fi
- Brunt .... — 0
- Excelsior . . . — 5 — — — — — — — — —
- Belge .... — 29
- Schinzel . . . — 4 — — — — — — — — —
- Bopp et Reuther. — I
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- Trident, 559 de 10 millimètres, 42' de 20 millimètres, i4 de 25 millimètres 6 de 3o millimètres, 27 de4o millimètres, 3 de 60 millimètres, î.de 70 milli_ mètres, 1 de 100 millimètres.
- Meinecke 241 de 3/4 p-
- — 3 de 50 millimètres
- — 1 de 65 millimètres
- Les appareils appartenant aux abonnés se décomposent comme suit :
- 7 1/2 m / m 1 /2 p. 3/4 p. 4/4 p. 5/4 p. 60 m / m. 75 m / m 100. îü/m
- Siemens 3 4 62 3 2 I 3 î
- Galasse — — 8' I — — — —
- Berhaut — — 6 I — — — —
- Oesfcen — — I — — — — ~
- Belge — — 2 — — — — —
- Schinzel — _ I — — — — —
- Brunt — — I — — — —
- Trident — — 27 I 3 — — 1
- Meinecke — — 6 — — — —
- au total 136 compteurs.
- G. —La consommation de 1906 s’est élevée, au total, à 7641 519 hectolitres1, se décomposant comme suit :
- Usages publics..........................................a85 3ao m3
- » industriels ......................................109451 »
- » domestiques . ..................................... 364 i5i »
- Pertes de la canalisation........................... 523o »
- Total général . „ . . .........................764 i5a m3
- Le volume d’eau consommé par jour en moyenne est de 2170 mètres cubes, maximum 5 i4o mètres cubes, minimum 945 mètres cubes.
- Il existe un réseau d’égouts se déversant sans épuration dans l’avant-port à mi-marée.
- RÈGLEMENT-TARIF § I. — Conduites-mères et branchements.
- Article 1. — Les'conduites-mères, sous la voie publique, sont placées aux frais de la Ville, sur le territoire d’Ostende.
- Lorsque l’Administration consent à accorder des concessions dans les communes voisines, les conduites sont établies aux frais de celles qui ont obtenu lés concessions.
- Art. 2. — Sur ces conduites sont greffés les branchements particuliers pour l’alimentation des abonnés.
- Chaque branchement comprend :
- i° A l’extérieur, devant la maison, un robinet d’arrêt ;
- 20 A l’intérieur, le plus près possible du mur de façade, un robinet de sûreté ;
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- 3° Un compteur ;
- 4° Les tuyaux, les robinets et autres appareils du service de l’abonné.
- Art. 3. — Chaque propriété particulière doit être pourvue d’un branchement distinct avec prise d’eau spéciale à la conduite-mère.
- Art. 4- — Dans les impasses et cités ouvrières, l’eau peut être délivrée par un seul branchement aboutissant à une boi'ne-fontaine ou autre appareil à installer dans un endroit à convenir.
- Art. 5. — Toutes les opérations aux conduites-mères et aux branchements particuliers, jusques et y compris le compteur, sont effectuées par la Ville.
- Art. 6. — Les frais de placement, d’entretien, de réparation, d’enlèvement ou de remplacement des branchements particuliers, seront exécutés par la Ville pour compte de l’abonné.
- Art. 7. — Il est interdit aux abonnés de démonter, de déplacer ou de modifier, sans autorisation de la Ville, un élément quelconque du branchement entre la conduite-mère et le compteur y compris. Seul le robinet de sûreté à l’intérieur de la maison peut être manœuvré par l’abonné.
- Art. 8. — Les tuyaux, robinets et appareils venant à la suite des compteurs, sont fournis, placés et entretenus par des personnes au choix de l’abonné.
- Art. g. — Il pourra être établi des colonnes montantes à des conditions spéciales à déterminer par le Collège échevinal.
- § II. — Conditions d’abonnement.
- Art. 10. — Les abonnements sont accordés par maison, aux propriétaires, usufruitiers ou titulaires d’un droit d’usage ou d’habitation, qui en font la demande par lettre adressée à l’Administration.
- Art. x 1. —- L’eau est délivrée par compteur, aux prix et conditions fixées par le Conseil communal.
- Art. 12. —L’eau fournie conformément à l’art. 11 sera jaugée au moyen de compteurs donnés en location par la Ville ou agréés par celle-ci. Le prix de location annuelle des compteurs est fixé comme suit :
- Compteur de 30 millimètres................................ 8 francs
- » 25 » ............................. 12 »
- » 3o » . ........................... i5 »
- » 4° » 18 »
- » 3o » 24 »
- » 60 » 28 »
- » 75 » 38 »
- » 100 » 5o »
- » 125 » 66 »
- » i5o » 82 »
- » 200 » 120 »
- » 2.20 » 160 »
- » 3oo » 220 »
- La Ville supporte les frais de réparation des compteurs, mais seulement lorsque celle-ci aura été nécessitée par l’usure normale ou la vétusté.
- Art. x3. — L’abonnement est personnel ; sa durée est d’un an, à partir du ier janvier de chaque année.
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- La tacite reconduction s’opère de droit, à défaut de renonciation signifiée au Collège, par lettre recommandée, avant le ier décembre de chaque année.
- Art. 14. — L’abonné qui a cessé d’être propriétaire ou locataire de la demeure pour l’usage de laquelle il a contracté un abonnemeut, restera néanmoins tenu s’il n’a fait agréer son successeur.
- La demande d’agréation sera adressée par écrit au Collège échevinal.
- Art. i5. — Les abonnements expirent tous au 3i décembre de chaque année et se renouvellent à la même date, sauf dénonciation faite selon les prescriptions de l’art. i3.
- Pour tout abonnement nouveau, il est tenu compte à l’abonné de tout trimestre entièrement écoulé au moment de l’octroi de la concession. Il a droit, pour chaque trimestre, au quart du minimum annuel.
- Art. 16. — Le minimum de la redevance est dû par anticipation ; il est payable contre présentation de la quittance, ainsi que le loyer du compteur-abonnement.
- § III. — Mesures d’administration et d’ordre.
- Art. 17. — Le paiement des sommes dues à la Ville pour consommation d eau au delà des quantités correspondantes au minimum de la redevance; ainsi que le paiement des réparations au compteur et au branchement, ont lieu sur présentation de la quittance. L’Administration a le droit d’exiger le dépôt d’une somme égale à la consommation présumée d’un trimestre ou au montant des travaux à exécuter.
- Art. 18. — Des agents de la Ville ont le droit, en tout temps, de vérifier et au besoin de réparer les branchements, depuis la conduite-mère jusques et y compris le compteur.
- Art. 19. — La quantité d’eau consommée est relevée au moins une fois par trimestre, et inscrite dans un carnet délivré à l’abonné, si celui-ci requiert cette inscription.
- Art. 20. —Lorsqu’il est constaté que le compteur n’indique pas exactement le volume d’eau qui le traverse, la consommation est évaluée d’après une moyenne à établir par l’Administration, le consommateur entendu.
- Art. 21. —Le concessionnaire ne peut réclamer aucune indemnité pour les interruptions du service résultant de quelque cause que ce soit.
- Art. 22. — Le concessionnaire ne peut, sous quelque prétexte que ce soit, donner un pourboire ou une gratification à aucun agent ni ouvrier employé par la Ville.
- Art. 23. — Il est interdit à l’abonné de fournir de l’eau à un tiers, sauf en cas d’incendie ; il lui est également interdit d’embrancher ou de laisser embrancher sur sa conduite particulière, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la maison, aucune prise d’eau au profit d’un tiers.
- Art. 24- — Les contraventions au présent règlement sont constatées par les agents de la Ville.
- Art. 25. — A défaut de payement des sommes dues à l’administration, l’abonné sera privé immédiatement d’eau, indépendamment de toutes autres poursuites.
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- En cas d’abus dûment constaté, l’administration communale peut refuser immédiatement de continuer la fourniture de l’eau. Elle applique, suivant le cas, des amendes de 1 à ioo francs, le tout sans préjudice des poursuites à exercer contre l’abonné.
- Art. 26. — Toutes les réclamations doivent être adressées par écrit au Collège échevinal.
- § IV. — Dispositions transitoires.
- Art. 27. — Le tarif d’abonnement est fixé jusqu’au 3i décembre 1898 comme suit pour tous les abonnés indistinctement.
- 1. Usage domestique : Minimum annuel i5 francs, donnant droit à 3oo hectolitres. Prix de l’hectolitre supplémentaire, 4 centimes 1/2.
- Prix spécial pour les abonnés actuels à robinet libre. Prix à forfait 1 200 fr. par an.
- 3. Usage industriel : Minimum annuel 5o francs, donnant droit à 1 666 hectolitres. — Prix de l’hectolitre supplémentaire, 2 centimes 1/2.
- 4- Usage industriel et domestique : Minimum annuel 5o francs, donnant droit à 1 466 hectolitres, les 3oo premiers hectolitres étant calculés à 5 centimes, et le reste à 3 centimes. Prix de l’hectolitre supplémentaire 2 centimes et demi.
- 5. Pour les maisons ouvrières ou habitations d’un revenu cadastral inférieur à i5o francs, 2 centimes et demi l’hectolitre.
- 6. Eau pour constructions : 5 centimes l’hectolitre et cautionnement de 5o francs.
- Art. 28. — Les abonnés norr encore pourvus de compteur paieront une redevance de 5o francs par mois jusqu’à ce que l’Administration ait placé ou fait placer des compteurs pour leurs abonnements.
- Art. 29. — Le présent règlement sortira ses effets au ic' avril 1898, sauf pour les abonnements à robinet libre actuellement en cours et déjà acquittés, et dont le terme expirera lors de l’échéance de l’année-abonnement.
- Art. 3o. — Le Conseil communal fixera ultérieurement le tarif définitif, qui prendra cours à partir du ier janvier 1899.
- Art. 3i. — Est abrogé le règlement du 25 octobre 1892.
- Arrêté par le Conseil communal en séance du 26 janvier 1898.
- Par ordonnance : Le Bourgmestre-Président,
- Le Secrétaire, Pieteus.
- A. Van Iseghem.
- 7. — L’eau étant puisée au canal de Bruges, qui est un canal d’évacuation en même temps que de navigation, est d’une composition des plus variables.
- Voici quelques analyses.
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- I H lii. VI
- Analyse quai itative
- Odeur sans sans sans fade
- Saveur fade id. id. sans
- Limpidité trouble id. id. id.
- Réaction très faiblement id. neutre très faiblement
- alcaline alcaline
- Acide sulfhydrique.... point id. id. id.
- » phosphorique . . . faibles traces dans le résidu d’évaporation
- Analyse quantitative
- Matières organiques en gr.
- par litre 0,0472 0,0440 0,0444 0,0260
- Matières minérales en gr.
- par litre 0,6768 O 0 0,7168 0,6100
- Résidu total renfermé. . . 0,7240 0,6980 0,7600 o,636o
- . Azote ammoniacal .... 0,00 0,00024 0,00008 0,00016
- » nitrique 0,00009 0,00008 0,00009 0,00010
- » organique 0,000^2 0,00072 0,00060 0,00072
- » total en gr. par litre . 0,00081 ^0 0 0 0 0,00079 0,00004
- ! Chlore en gr. par litre. . . 0,2485 0,2450 0,2292 0,2024
- i Acide sulfurique 0,0744 0,0782 0,07.02 0,0789
- : Chaux 0,0860 0,0848 0,0676 0,0772
- Analyse bactériologique
- Nombre de colonies par cc. 5,000 - 3oo quelques 3oo
- Organismes non pathogènes. bacille liquéf. id- point bac. liquéf.
- — b. 1. fluoresc. id. id. b. 1. fluoresc.
- » pathogènes . . b. coli commun id. id. b. coli commun
- Le contrôle de la composition chimique et bactériologique des eaux, qui aie sont du reste pas consommées, est assuré par le bureau d’hygiène.
- 8. — La ville d’Ostende a voté une convention avec l’intercommunale des eaux de l’agglomération bruxelloise en vue de l’amenée des eaux delà vall ée du Bocq et de celle du Hovoux. Ce projet a été approuvé par la Dépuration permanente-de Bruges.
- 9. — Le seul projet qui serait de nature à résoudre le problème de l’approvisionnement en eau potable est celui du drainage des eaux contenues •dans les terrains sablonneux de Varsenaere près de Bruges. Auteurs, MM. Rutot et Putzeys.
- De vives polémiques se sont engagées autour de ce projet, que la ville n’a pas osé adopter. C’est alors qu’elle s’est engagée avec l’intercommunale.
- 10. — Evacuation des eaux d’égouts. — Un nouveau réseau d’égouts du -système séparatif est en voie d’exécution.
- Il sera établi une usine d’épuration des eaux d’égouts d’après le système Vial.
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- Le service de la désinfection gratuite des appartements est assuré par le Bureau d’hygiène.
- Environ 1 200 immeubles sont pourAus du tout à l’égout ; les autres ont des fosses fixes.
- Les ordures ménagères sont utilisées en partie à amender les terres des parcs publics et en partie par l’agriculture.
- Les fosses d’aisances sont vidées par des appareils du système Talard. Les pi'oduits sont vendus à l’agriculture.
- Ougrée (Province de Liège)
- (i5.656 h.) (2.420 maisons)
- Eau de ruisseau, amenée par la gravité, pour les services publics et eau de puits Norton pour les usages domestiques.
- Sclessin emploie des eaux de puits tubulaires foncés au 2e gravier. Certains quartiers sont desservis par la distribution d’eau de la ville de Liège et par celle de la Société du Val-Benoît (MM. Hauzeur). Cette dernière prend les eaux du 2e gravier, les refoule dans un réservoir placé au point culminant du plateau de Cointe, et les distribue enfin aux maisons d’habitation du parc de Cointe.
- La distribution d’eau a été étendue en 1893.
- L’eau qui alimente actuellement Ougrée (bas) et Renory provient du ruisseau de Lambiet-Moulin, à l’entrée du Bois de Saint-Jean.
- 4. — Il n’existe pas de réservoir. La prise d’eau se fait à la cote 120 m. 79. Le point le plus haut alimenté est â la cote 110 et le plus bas à la cote 65. La cote 170 existe dans la commune.
- o. — Tuyaux en fonte, placés à 1 mètre de profondeur ; 36 bornes-fontaines.
- e — Usages publics : lavage des égouts ; usages domestiques : 3oo mètres cubes par jour.
- 7. — L’analyse des eaux a été faite aussi sérieusement que la situation le permet, et elle a démontré que cette distribution ne présente aucune garantie.
- O. — Un projet basé sur le captage des sources du Lamhiet-Moulin, au moyen d’une galerie souterraine creusée, sur 800 mètres de longueur, dans une alternance de grès et de schiste de l’étage coblencien, a dù être abandonné.
- La commune vient de réaliser un captage au 2e gravier par l’exécution de 16 puits Norton capables de débiter 76 litres par seconde. Les analyses ont démontré que, tant au point de vue chimique que bactériologique, ces eaux conviennent parfaitement pour l’alimentation. Elles sont absolument exemptes de toute souillure. Les canalisations et les réservoirs seront mis en adjudication sous peu. Les travaux sont évalués à 5oo 000 francs. Cette distribution desservira toutes les parties de la commune, soit une population de 20 000 lia-
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- bitants. La commune fournira Peau nécessaire à l’alimentation de la commune de St-Nicolas et probablement d’autres communes des hauteurs absolument dépourvues d’eau potable. La distribution actuelle sera réservée aux besoins de la voirie : chasses dans les égouts, arrosage des rues, etc...
- Overj’SSCllC (Province de Brabant)
- (G.70a li.) (1.4G1 maisons)
- 3g ménages d’Overysscbe (Malaise), riverains de chemins mitoyens entre Overyssche et La Hulpe, se fournissent aux bornes-fontaines de la distribution d’eau de La Hulpe aux frais de la commune d’Overysscbe (6 francs par ménage).
- 24 pompes publiques sont alimentées par de Peau de puits.
- Pâturages (Province de Hainaut)
- ( 11.551 h.) (2.545 maisons)
- Sera desservi par la Cle Intercommunale des Eaux du Borinage. (Voir Oaaregnon).
- QuaregilOll (Province de Hainaut)
- (17.739 h.) (3.315 maisons)
- Eaux de galeries, relevées par moteurs hydrauliques.
- A la suite du concours ouvert par la Cie Intercommunale des Eaux du Borinage en 1901, cette société avait définitivement accepté le projet présenté par feu M. Moula n.
- Les eaux devaient provenir de deux galeries ouvertes dans le dévonien inférieur, à la cote 110, ces galeries servant de réservoirs de distribution.
- Ce projet paraît maintenant abandonné. Il est plutôt question de recourir à une puissante source qui sort du calcaire carbonifère dans une carrière des environs de Neufvilles, et dont le débit serait suffisant pour alimenter toutes les communes associées.
- Il convient d’ailleurs d’ajouter que la compagnie parait traverser une crise grave : plusieurs des communes qui en font partie veulent se retirer de l’association. Ges dilficultés intestines, dont on ne peut prévoir l’issue, ne sont pas de nature à hâter la solution de la question.
- Ransart (Province de Hainaut) (9375 h.)
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- Kenaix (Flandre Orientale)
- (21.281 li.)
- Sources amenées par la gravité.
- Régie directe.
- 1. — L’eau provient de sources captées en 1866. Des galeries furent construites en 1886 au Schavaert.
- En 1892, la Ville a fait réfectionner les sources, et exécuter de nouveaux travaux de captage pour drainage : i° au Schavaert, 20 au Boeckhaegen, 3° au Fossenhole, 4° au Torreken. Les galeries, d’une longueur de4oo mètres, ont de 3 à 32 mètres de profondeur. Il existe 4 puits de service.
- 4. — Il y a un réservoir d’une capacité de 4^5 mètres cubes, dont le radier se trouve à 76 m. 10 au-dessus du niveau de la mer. Le point le plus haut alimenté est situé à la cote 44 mètres et le plus bas à la cote 32 mètres.
- 5. — Les tuyaux de canalisation sont en fonte, enterrés à 1 mètre de profondeur. Il y a en service 60 bouches d’incendie et 4 bornes-fontaines. Il existe un robinet-borne par cité ouvrière.
- 6- —Le volume d’eau disponible est de 4°° mètres cubes par jour, la consommation minima journalière est de 3oo mètres cubes et la consommation maxima 5oo mètres cubes. La distribution est intermittente, surtout en été.
- Il y a environ 700 abonnés pour 2790 habitants. L’eau est délivrée par compteur, au prix de 20 centimes le mètre cube aux industriels et aux grands consommateurs ; pour les autres abonnés, la redevance est basée sur le revenu cadastral de l’immeuble, suivant le tableau ci-après :
- 4 fr. par an et par immeuble d’un revenu cadastral inférieur à 60 fr.
- 6 fr. » » » de 61 à 80 fr.
- 8 fr. » » » de 81 à 100 fr.
- 10 fr. » » » de 101 à 200 fr.
- 11 fr. » » » de 201 à 3oo fr.
- i3 fr. » » » de 3oi à 400 fr.
- i5 fr. » » » de 4«i à 5oo fr.
- 18 fr. » » » de 5oi et au delà
- T. — L’eau est limpide, cristalline, très froide en toute saison, sans odeur, et d’une saveur irréprochable.
- 8. — Des études se font pour l’établissement d’une nouvelle distribution d’eau.
- Houx (Province de Hainaut)
- (10.037 h.) (2.56o maisons)
- Les eaux sont fournies depuis 1899, par Jumet, après l’avoir été par Monceau-sur-Sambre de 1886 à 1899. La commune n’a fait qu’installer les canalisations. Celles-ci, exécutées en 1886, ont coûté 110 000 francs et il y eut des travaux ultérieurs pour environ 12 000 francs. Les plans ont été élaborés
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- par M. l’Ingénieur Yerstraeten, et les installations ont été fournies par la Société « La Biesnie » à Bouffioulx.
- Le volume d’eau journalier prévu à cette époque était de 5oo mètres cubes.
- Le service est dirigé par M. FL Godesiabois, fontainier.
- 4. — Le réservoir métallique est situé sur un point culminant de la commune, à 10 kilomètres du point de captation, à l’arrivée de l’eau sur le territoire de la commune. II repose sur un massif en béton, est recouvert d’une tôle et entouré d’un bâtiment circulaire en maçonnerie avec toiture en zinc. La cuve a 5 mètres de hauteur. La commune va mettre à l’étude le projet d’installation d’un château d’eau dans la section de Wilbeauroux.
- 5Î. —Les canalisations ont une longueur de 16 kilomètres et leur diamètre est de i5o millimètres pour les principales, et de 6o millimètres pour les autres ; .
- 25 vannes de i5o millimètres, 46 de 6o millimètres ;
- iGo bouches d’incendie système Yerstraeten ;
- îoo bornes-lontaines ; i urinoir à effet d’eau.
- La pression normale est de 4 atmosphères ;
- La distribution est constante.
- Les branchements particuliers, au nombre de 75, sont en fer étiré, en plomb ou en fonte. Ils sont munis d’autant de compteurs, dont 4 Kennedy. 10 compteurs Belges, 2 Meinecke, 1 Trident et 53 Siemens, Quinze autres branchements sont munis de robinets-jauges.
- 25 compteurs ont 10 millimètres d’orifice, 38 ont 20 millimètres, 6 ont 3o millimètres, 3 ont 4o millimètres, 1 a 60 millimètres et 2 ont 100 millimètres. Ces compteurs sont vendus aux particuliers au prix d’achat majoré de 10 °/0.
- (5. — La consommation totale a été, en 1899, de 54 3?2 mètres cubes se décomposant comme il suit :
- Arrosage des rues Nettoyage des égouts Incendies . , Fontaines Urinoir 275 m3 120 » 53i » 188 » 80 »
- Services publics. . 1194 m3 1194 m3
- Usages industriels Usages domestiques Services privés Pertes de canalisation. ...... 5270 m3 47208 » 62478 m3 52478 m» 700 »
- Total 54372 m3
- prix de l’eau est fixé à 10 centimes le mètre cube.
- 10. — Il existe dans la partie agglomérée de la commune un réseau d’égouts qui reçoivent les eaux superficielles seulement.
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- Saint-Gilles (Province de Brabant)
- (61.748 h.) 7.757 maisons)
- | à 4. — Voir Agglomération bruxelloise (pages n36 à 1142).
- 5. — 5o kilomètres de conduites, x fontaine à jet continu, 12 urinoirs publics à effet d’eau. 6784 concessions particulières au 3i décembre 1906.
- O. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne, en 1906: 4729 mètres cubes, maximum 8 336 mètres cubes, minimum 3 120 mètres cubes.
- Prix de l’eau :
- x° Usage domestique : Minimum annuel de redevance: 21 francs, donnant . droit à 700 hectolitres. Prix de l’hectolitre supplémentaire : 3 centimes ;
- 20 Usage industriel" Minimum annuel de redevance: 5o francs, donnant droit à 2 5oo hectolitres. Prix de l’hectolitre supplémentaire : 2 centimes ;
- 3° Usage domestique et industriel: Minimum annuel de.redevance : k" francs, donnant droit à 2 000 hectolitres. Les 700 pi-emiers hectolitres sont payés à raison de 21 francs ; les autres à raison de 2 centimes par hectolitre ;
- 4° Habitations d’un revenu cadastral inférieur à 172 francs: Minimun annuel de redevance : 6 francs, donnant droit à 600 hectolitres. Prix de l’hectolitre supplémentaire : 1 centime ;
- 5° Eau pour construction, mesurée au compteur : Garantie : 5o fiancs. Prix de l’hectolitre : 5 centimes ;
- 6° Eau pour construction, au cube : Garantie : 100 francs. Prix de l’hectolitre : 5 centimes. On compte par mètre cube de maçonnerie 320 litres et par mètre carré d’enduit 22 litres.
- Location des compteurs
- Compteurs de 10 millimètres........................ 12 francs
- » i3 » 16»
- » 20 » ...................... . 19 »
- » 25 » ....................... 22 »
- » 4° * ....................... 33 »
- » 5o » ....................... 46 »
- » 7a » ....................... 72 »
- » 100 » ......................... 106 »
- Entretien des compteurs appartenant aux abonnés
- Compteurs de 10 millimètres . ........................... 4 francs
- » i3 » .......................... 7*
- » 20 » 9 »
- » 20 » ....................... . . 10 »
- » 4° » i3 »
- » 5o » 18 »
- » y5 » 27 »
- » 100 » 4o »
- T et 8. — Voir Agglomération bruxelloise, pages 1146 à 1148.
- 10. — La commune est dotée d’un réseau d’égouts par lequel se lait l’évacuation des eaux résiduaires et des matières fécales.
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- Les égouts se déversent dans des collecteurs et ces derniers dans la Senne au-delà de l’agglomération.
- L’enlèvement des immondices se fait au moyen de tombereaux du service de la propreté publique. Depuis le ier janvier 1908, il est fait usage d’un nouveau système de tombereaux complètement fermés.
- La commune a fait construire une usine pour l’incinération des immondices qui est en exploitation.
- La désinfection des appartements se fait au moyen du formol. Le service d’hygiène utilise des lampes Schering pour ce genre de désinfection. Ce service dispose aussi d’une étuve à désinfecter du système Van Overbeek de Meijer d’Utrecht. Cette étuve fonctionne avec la vapeur saturée et circulante. Elle est formée d’une double enveloppe cylindrique couchée horizontalement et sous laquelle un foyer est disposé. L’intérieur de cette enveloppe forme chambre de désinfection. Cette étuve sert à désinfecter les objets de literies et d’habillements.
- Saint-Josse-ten-jVoode (Province de Brabant) (33.329 h.) (4.839 maisons)
- Voir Agglomération bruxelloise (page n36).
- Saiilt-Trond (Province de Limbourg)
- (15.29.4 h.) (2.355 maisons)
- Sources, machines à vapeur.
- Régie directe : M. Serrure, architecte de la Ville, directeur du service.
- La distribution d'eau date de 1896-1897. Les travaux en ont été exécutés suivant le projet de M. Nouwen, commissaire-voyer principal. Ce projet prévoyait un débit journalier de i5oo mètres cubes. Les installations et les diverses fournitures ont été effectuées par la Compagnie des Conduites d’eau, aux Vennes, à Liège.
- 1. — Sources à Haelingen-sous-Velm.
- — Machines à vapeur.
- 4. — 1 réservoir.; capacité: 1 5oo mètres cubes. Le radier est établi à la cote 80. Les points les plus hauts et les plus bas alimentés sont aux cotes 59 et 49.
- o. — Tuyaux en fonte ;
- 17 bornes-fontaines ;
- Branchements particuliers pour la plupart en plomb doublé d’étain.
- <>. — L’eau se délivre par compteurs. Le prix est de 25 centimes le mètre cube. Une réduction est accordée aux ouvriers et l’eau leur est délivrée au robinet.
- H. — Source à Velm ; NH3, néant; N205, traces; ILS, néant; résidu
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- d’évaporation a 0,47; matières organiques, méthode Schultz et Trom-
- msdorf, 0,0013 ; dureté totale, 32°; dureté persistante, 220; 60 microbes d’espèce banale.
- Schaerbeek (Province de Brabant)
- (75.i53 h.) (10.907 maisons)
- 1 à 4. —Voir Agglomération bruxelloise (pages 1136 à 1142).
- 5. — Longueur du réseau communal de distribution : 73 kilomètres environ. 6 fontaines à jet continu, 382 bouches d’arrosage, 316 bouches d’incendie, i3 urinoirs publics à effet d’eau, 8611 concessions aux particuliers au 3i décembre 1906.
- (ï. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne en 1906 : 8009 mètres cubes.Maximum, 13607 mètres cubes; minimum, 4t3g mètres cubes.
- Prix de vente de l’eau aux particuliers.
- 7 et 8. — Voir agglomération bruxelloise (pages 1146 à 1148).
- 10- — La désinfection des appartements se fait au formol par les soins du service de l’hygiène. La désinfection à l’étuve ne se fait plus comme auparavant à l’hôpital pour les habitants de la commune, parce qu’à la suite d’une plainte pour détériorations d’effets, le Président des hospices a décidé que l’étuve ne fonctionnerait plus que pour l’hôpital.
- Seraing (Province de Liège)
- (41.208 h.) (7.510 maisons)
- Eau de galerie. — Gravité et moteurs à vapeur.
- Régie directe. — Le Directeur est M. Biefnot, rue des Six-Bonniers, 15, à Seraing.
- Les ouvrages ont été établis de façon à pouvoir distribuer 100 litres par jour-habitant en tablant sur une population de 60 000 habitants.
- 1. — La galerie, dont l’œil se trouve à la cote 142, a actuellement 1 700 mètres de longueur avec une pente de o,ooo5 par mètre. On travaille au creusement d’un nouveau tronçon de 600 mètres.
- Elle est établie sous la forêt domaniale de la Vecquée, dans le dévonien supérieur, à une profondeur variant de 5o à 80 mètres.
- 1t. — L’eau à la sortie de la galerie est pulvérisée pour la débarrasser de l’acide carbonique qui attaque les conduites. Elle passe ensuite à travers une couche de calcaire de 1 mètre d’épaisseur pour se rendre dans la salle de jauge et dans la distribution.
- 3. — L’eau est amenée par pente naturelle pour toute la partie basse. L’eau nécessaire à l’alimentation des hauteurs est élevée, dans un réservoir en béton armé de 900 mètres cubes, par des pompes et moteurs à vapeur.
- 4. — La galerie forme réservoir grâce à deux serrements établis dans le schiste. Elle est divisée en deux tronçons, ce qui permet la visite et le curage
- Annuaire des Distributions d’eau. 78
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- sans interruption du service. Les points alimentés se trouvent compris entre les cotes 2.10,50 et 63,90.
- o. — Les tuyaux, en fonte, sont assemblés par joints ïrifet.
- 160 bornes-fontaines.
- 1200 abonnements avec compteurs Schreiber, Trident et Meineckc.
- — La consommation minimum quotidienne est de 2 600 mètres cubes. T. — L’analyse chimique des eaux a été faite par M. Jorissen et l’analyse bactériologique par MM. Firket et Malvoz.
- Degré hydrotimétrique : 12 degrés français.
- Solgïlies (Province de Hainaut)
- (10.664 h.) (2.272 maisons)
- A fait foncer, en 1902, dans les calcaires, au nord de la localité, un puits de 3o mètres de profondeur pouvant fournir un débit quotidien de plus de 800 mètres cubes.
- Le projet de prise et de distribution a été élaboré par M. E. Putzeys, Ingénieur en chef de la distribution d’eau de Bruxelles. Il a été approuvé à l’unanimité par l’administration communale.
- La distribution d’eau projetée est basée sur la mise à contribution d’un puits dit « Puits Dechèvre ».
- Les eaux de ce puits sont déversées par sipbonnement dans le puisard des pompes installées dans l’usine élévatoire construite à front du chemin vicinal de Biamont, à son intersection avec la Senne, dont le cours sera rectifié en ce point, en vue de l’établissement du pont destiné à remplacer le passage à gué qui existe actuellement.
- L’usine élévatoire comportera une turbine empruntant sa puissance à la chute transformée du moulin de Biamont et une machine à vapeur de secours : la turbine et la machine à vapeur actionneront les pompes qui refouleront, par l’intermédiaire de la colonne, dans le réservoir aérien, l’eau prélevée au puits Dechèvre, grâce au siphon.
- Du réservoir aérien au château d’eau, les eaux se dirigeront vers la ville, dont elles alimenteront le réseau distributeur d’un développement total de 16 kilomètres 685 mètres.
- Tel est l’aperçu sommaire du projet qui a reçu l’approbation de toutes les autorités supérieures.
- Ajoutons que le château s’élèvera à une hauteur de 32 mètres. Le réseau intérieur comportera 49 vannes, 124 bouches à incendie et 56 bornes-fontaines. Il y aura un concours par appel restreint pour l’installation des pompes élévatoires, qui sei'ont commandées par turbines à moteur à vapeur.
- Le coût total du projet s’élève à 522 716 fr. 66 en y comprenant le montant des dépenses liquidées par la Ville pour l’exécution du puits de prise d’eau et l’acquisition de la chute de Biamont, soit une dépense de 42 9°1 fr- ^8-
- Voici le résumé du devis estimatif :
- i° Aménagement du puits Dechèvre et pavillon de manœuvre: 3268 fr. i5 ;
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- -2° galerie de visite, jonction du puits Dechèvre à l’usine élévatoire, dont -200 mètres sous revêtement maçonné : 21 ia6fr. i5; 3° puits d’exhaure : j i)o5 fr. o5 ; 4° usine élévatoire et maison d’habitation : 36 5oifr. 48 ; 5° barrage de retenue, murs d’eau et de soutènement, aqueducs et chambre turbine : 47 424 fr. 20 ; 6° pont, route, chemins aboutissants et remblais ; g3 880 fr. o5 ; 70 colonnes de refoulement : 12 621 francs ; 8° château d’eau : 83665 fr. 43 ; 90 réseau urbain et appareils de distribution : 164627 fr. 78 ; 10° machine, chaudière, cheminée, pompes, turbine, aménagement de la chambre des pompes, colonnes d’aspiration : oj 33o francs ; 11° achat d’un terrain pour l’usine élévatoire et le château d’eau : 4 000 francs.
- Spît (Province de Liège)
- (8.117 habitants) ( 1.845 maisons, ville et hameaux)
- Eau de captage, amenée par la gravité.
- Régie directe : Le directeur actuel est M. E. Decq, Ingénieur-Directeur des •travaux de la Ville.
- Les travaux de la distribution d’eau ont été exécutés de i8q3 à 1907, principalement en 1898.
- L’étude et les plans principaux ont été faits par M. Halleux, ingénieur du ervice technique provincial, aidé par les utiles conseils de M. Beaulieu, ingénieur en chef de la même administration.
- La partie la plus importante des travaux exécutés est la Galerie de captage de Ba risart. \oici la description qu’en donne M. Halleux dans les Annales de la Société Géologique de Belgique (tome XXIV, 2me livraison, 17 janvier 1898).
- « Notre attention avait été appelée sur l’existence, à.Barisart, de plusieurs venues d’eau d’un débit relativement important, provenant soit de sources apparentes, soit de drains établis dans les prairies Body et Lelognard.
- » Il s’agissait de recouper ces venues d’eau en dehors des propriétés particulières, à une profondeur suffisante pour éviter toute cause de contamination.
- i.
- » Dans ce but, il fut foncé quelques puits de reconnaissance dans le bois de la ville, contigu aux propriétés précitées. Ge travail préliminaire permit d’établir la galerie suivant une pente et une direction déterminées : cette dernière est sensiblement parallèle au ruisseau de Barisart et à une distance d’environ i5o mètres à l’ouest. »
- 1. — « Les travaux ont été commencés en tranchée, jusqu’à ce que celle-ci ait atteint une profondeur de 6 mètres, puis en souterrain pour la partie restante.
- » Dans les 22 premiers mètres, on a traversé du limon contenant des débris de phyllade et de quartzite, ce qui constitue le dépôt des pentes de la région. ,
- » Les io5m. 60 qui suivent montrent, à la base, des alternances de
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- phyllade et de quartzophyllade salmien, dont la direction est d’environ 5a° et l’inclinaison de 82° vers le N.-O., tandis que la partie supérieure de la tranchée est formée par le même dépôt des pentes décrit plus haut.
- » Dans les 29 m. 60 suivants, le phyllade et le quartzophyllade salmien sont remplacés par une argile blanche ou violacée, très pure et contenant de-ci delà, des débris de phyllade et de quartzophyllade altéré; cette argile n’est autre que le produit de la décomposition sur place des roches salmiennes.
- » Jusqu’ici, les roches traversées n’ont donné qu’une quantité d’eau insignifiante.
- » A partir de cet endroit et jusqu’au point atteint actuellement par les travaux, c’est-à-dire sur une longueur de 208 mètres, un nouveau terme vient s’interposer entre l’argile résultant de l’altération des roches salmiennes et le dépôt des pentes. Il consiste en un assemblage de cailloux roulés et de blocs volumineux de roches reviniennes, où le quartzite noir veiné de quartz blanc domine, mais où l’on rencontre cependant des cailloux de phyllades et de quartzophyllades noirs décolorés. Les interstices de ces cailloux et de ces blocs sont x'emplis, tantôt par un gravier composé des mêmes éléments, tantôt par du sable argileux, tantôt par de menus débris de phyllade. Ce dépôt, qui constitue la nappe aquifère proprement dite, a une puissance assez constante que-l’on peut évaluer à trois mètres en moyenne. MM. Forir et Lohest le considèrent comme étant un dépôt quaternaire, d’origine glaciaire probablement. M. Lohest a rencontré une formation analogue à une distance considérable de ce point, notamment sur le territoire des fouilles d’Odeigne-Bihain et de Lierneux-Bra, dont il a effectué le lever géologique. Moi-même, je crois l’avoir retrouvé sur la fagne du Haut-Regard, au S.-O. de La Reid, où il est également aquifère.
- » Ce dépôt semble donc jouer, sur les plateaux élevés de FArdenne, le même rôle hydrologique que les cailloux roulés des terrasses qui bordent la Meuse ; il parait vraisemblable qu’il constitue, en nombre d’endroits, les réservoirs d’où partent les sources situées à de fortes altitudes, que l’on constate fréquemment en Ardenne, les seules de cette région qui ne tarissent pas pendant les périodes de sécheresse.
- » Si le fait se confirme, il aura une importance considérable au point de vue de l’alimentation en eau de nos communes ardennaises.
- ï> Au point qui nous occupe, ce dépôt est recouvert, comme je l’ai dit plus haut, par du limon des pentes, dont l’épaisseur varie entre 7 et 8 mètres, et qui constitue une excellente nappe filtrante la mettant d’autant mieux à l’abri de toute contamination, qu’aucune habitation n’existe en amont.
- » On peut donc affirmer que la ville de Spa va être à présent dotée d’une distribution d’eau saine et abondante (*).
- » J’ai entendu émettre des craintes sur la continuité du débit de cette nappe. Ces craintes ne me paraissent pas fondées et ne l’ont pas paru non plus à MM. Forir et Lohest.
- P) Cette notice a été écrite en 1898; depuis lors, la ville de Spa est dotée delà dis-'ribution d’eau.
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- » En effet, les sources dont j’ai paxdé plus haut et qui proviennent de la même nappe, ne tarissent pas l’été. D’autre part, le dépôt de cailloux quaternaires qui constitue le niveau aquifère en question, a une étendue considérable, qu il serait difficile d’évaluer, même approximativement dans l’état actuel de nos connaissances, et la quantité d’eau qui lui sera soustraite journellement n’équivaut pas à celle qu’il reçoit d’une façon intermittente par les précipitations atmosphériques.
- » Dans la coupe de la galerie de captage, il est encore un fait qui frappe à première vue : c’est que l’altération des roches salmiennes constituant le substratum de la couche de cailloux, cesse à une faible distance au Nord du point ou cette dernière couche disparaît; il est donc vraisemblable que l’eau de cette couche de cailloux est son agent principal d’altération. »
- Le minimum de débit de la galerie a été de 600 mètres cubes en 1899, année qui fut extrêmement sèche. C’est là un brillant résultat et il est certain que, dans le cas où la nécessité s’en ferait sentir, on pourrait augmenter encore ce débit en prolongeant la galerie.
- De nombreuses sources ont aussi été captées dans la zone de forêts qui s’étend au sud de la ville, à une altitude de 4oo à 55o mèti’es. Ces sources, au nombre de huit, sont situées loin de toute habitation ou de toute culture et spécialement en amont de leurs points d’émergence il n’existe que des forêts ou des hautes fagnes.
- De plus, toutes ces sources jaillissent dans le domaine de la ville de Spa, de sorte que ce n’est pas seulement pour le présent qu’elles se trouvent à l’abri de toute contamination, mais aussi pour l’avenir.
- Voici les noms de ces sources et leur débit minimum en 1899 par y4 heures.
- Altitude Débit
- 1. Source Dereppe ....... . . . 45o mètres i3o
- 2i » Jehiu ... 55o » i5o »
- 3. » «le la Tête de cheval . . . . . . 520 » 3o »
- 4. » de la Lébiolle . . . 55o 3o ))
- 5. » de Greppe . . . 4°° » 180 »
- 6. » de Chelui . . . 3oi » 180 »
- 7. de la Heid du Meunier . . . . . 4:5 » 90 »
- 8. » de la Sauvenière .... . . . 430 » 100 »
- Total.................................... 890 m3
- 3- — Les eaux de ces diverses sources sont amenéés par simple écoulement dans des réservoirs spéciaux au nombre de trois.
- 4. — Le premier est situé au sud de la ville, au lieu dit Belheid, à l’altitude de 390 m. 68 et contient 100 mètres cubes ; le deuxième, dit de Chelui, à une altitude de 3oi m. 11 ; sa capacité est de 35o mètres cubes.
- Le troisième est placé au nord de la ville, à l’altitude de 3oi m. 19 ; sa capacité est de 200 mètres cubes.
- La pression au centre de la ville est de 5 atmosphères.
- 5. — i5 kilomètres de tuyaux en fonte de om. 075 à 0 m. 3oo de diamètre, placés à 0 m. 70 de profondeur.
- 13p bouches à incendie ;
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- 36 bornes-fontaines incongelables, fonctionnant à jet intermittent à clef*
- i54 vannes.
- Il y a 890 abonnés.
- Il existe 870 compteurs des systèmes Meinecke, Beduwé, Trident et Siemens. Le prix de l’eau est de 10 francs par an pour 1 hectolitre par jour, et o fr. a5 par mètre cube supplémentaire. Les maisons ouvrières jouissent du tarif de faveur ci-après : 5 francs par an pour la même quantité et o fr. i<> par mètre cube supplémentaire.
- 6. — La consommation domestique a atteint 64ooo mètres cubes en 1906. Usages publics ; eaux du lac de Warfaaz, 400 mètres cubes par jour.
- 7. — Les dernières analyses faites par l’Institut Bactériologique de la Province de Liège accusent respectivement par centimètre cube les nombres suivants de colonies de microbes : 6, 10, 56, 4» 10, 14, 58, soit une moyenne de 22 centimètres cubes.
- Chimiquement ces eaux sont très pauvres en chlorures et en nitrates et sont taxées : Eaux de bonne qualité.
- 8. —- Le volume d’eau potable, quoique considérable, serait avantageusement accru pendant la saison d’été, lors de l’affluence causée par la villégiature. Aussi un nouveau réservoir devra-t-il être construit prochainement.
- Un projet important a été dressé aussi pour l’alimentation d'un nouveau quartier à créer sur le plateau situé au nord de la ville et|un autre pour l’alimentation des hameaux de Marteau et de Winamplanche.
- 10. — Le plan général des égouts dressé en 1884 par M. l’Ingénieur E. Decq a été étudié et partiellement transformé par une Commission de spécialistes, sous la présidence éclairée du docteur F. Putzeys, professeur d’bv-giène à l’Université de Liège. Le système adopté est celui du tout à l’égout dans certaines artères et du separated dans les autres. On a adopté le separated System, là où les eaux de surface pouvaient être facilement déversées à la rivière et le tout à l'égout dans les autres quartiers.
- La première difficulté à vaincre était d’obtenir un nettoyage régulier des égouts une fois construits. Pour cela, une grande quantité d’eau était nécessaire ; aussi le premier soin de la ville a-t-il été de faire construire le Lac. de Warfaaz, vaste réservoir d’une contenance de trois cent mille mètres cubes.
- Cet important résultat fut obtenu en barrant le Wayai à 2 5oo mètres de la ville, par une solide muraille. Le lac de M arfaaz est situé dans un des plus beaux sites du pays. Ses eaux sont amenées en ville par gravitation, sous une pression de deux à trois atmosphères, dans des tuyaux en fonte de 8 à i5 centimètres de diamètre.
- Elles sont ensuite conduites à la tête de chaque égout où se trouve un rései'voir de chasse automatique.
- Les eaux du lac servent en outre au lavage des rues, à l’arrosage des jardins publics et au service d’incendie.
- Le réseau d’égouts comprend :
- i° Un collecteur général qui traverse la ville en suivant la rive gauche du Wayai qui débouche à trois kilomètres en aval.
- L’étude de l'épuration des produits sortant du collecteur avant le déverse-
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- ment au ruisseau, a conclu à l’adoption du projet dressé par MM. Ques-tienne et Sancy, basé sur les expériences du Prof. Dunbar et comportant un vaste corps d’égouttage et l’emplacement d’un sepiic tank pour le cas où ce dernier serait reconnu nécessaire. Ce projet va être mis à exécution.
- Le collecteur est de forme ovoïde, construit en maçonnerie de briques ; le radier est en pierres de taille posées sur béton. Sa hauteur est de 1 m. 80. Il est facilement visitable par des regards espacés de cent en cent mètres. Sa longueur totale est de 4 5oo mètres.
- 2e Chaque rue de la ville est munie d’un égout de plus petite dimension.
- Chacun de ces égouts secondaires, relié au collecteur, est construit en tuyaux de grès et muni de regards de visite et de trous de lampe.
- Tous sont curés automatiquement, ce qui constitue la garantie d’un fonctionnement irréprochable.
- Il résulte de ces importants travaux que toutes les eaux usées sont immédiatement évacuées à une distance considérable de la ville.
- Outre ses égouts et sa distribution d’eau, la ville de Spa possède :
- i° Un établissement de bains modèle, réputé comme l’un des plus beaux et des mieux outillés d’Europe.
- 2° Une étuve à désinfection à la vapeur et un service public de désinfection.
- 3° Un abattoir dirigé par un médecin vétérinaire.
- Slavelot (Province de Liège)
- (5.oi8 b.) (870 maisons)
- Eaux de sources amenées par la gravité.
- i° Eaux de drains à 1 m. 5o de profondeur, dans l’argile, la tourbe et le phyllade, pour i3 bornes-fontaines.
- 20 Eaux de sources pour 10 fontaines publiques.
- 31 Eau de ruisseau pour 5oo maisons ; 400 mètres cubes par jour ; réservoirs de i5 et 200 mètres cubes, alimentant 28 bornes-fontaines et quelques raccordements privés.
- Strépy (Province de Hainaut)
- (7.396 b.) (i.36o maisons)
- Voir Hoiuleng-Gœgnies.
- TîHliilies (Province de Namur)
- (525g b.)
- Theux (Province de Liège)
- (5.6i8 h.) (i.o3o maisons)
- Drainages, eau amenée par la gravité.
- Régie directe.
- Les travaux ont été exécutés aux époques suivantes : 185g, Mont et Oneux ; 1886, Theux; 1889, Jevoumont.
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- 1. — 4 captages de sources par drains dans le schiste, le grès et le calcaire.
- 4. — Un à Theux (5o mètres cubes), dont le radier est établi à la cote i85 mètres. Le point le plus élevé alimenté es! à la cote 170 mètres et le plus bas à la cote i65 mètres ; un à Jevoumont (26 mètres cubes) ; un à Mont (3o mètres cubes) et un à Oneux (5o mètres cubes).
- o. — Tuyaux en fonte, sauf à Oneux où ils sont en grès. Les tuyaux sont' placés à 0,90 et à 1 mètre de profondeur ;
- 16 bouches à incendie ;
- 39 bornes-fontaines ;
- Distribution constante.
- 6- — Le débit minimum des sources est de 200 mètres cubes pour Theux, i3 mètres cubes pour Oneux, 4 mètres cubes pour Mont et 5o mètres cubes pour Jevoumont. On utilise 96 mètres cubes pour l’arrosage des rues.
- 7. — Eaux saines, de bonne qualité et irréprochables. La température varie de 2 à 5° en hiver et de 3 à 6° en été.
- 8. — La distribution est insuffisante pour 4oo maisons, et il existe un projet d’extension de la distribution pour 25o maisons.
- Tllliill (Province de Hainaut)
- (G.346 h.) (1.215 maisons)
- Eaux de sources et de puits filtrées, amenées par la yravité.
- La distribution d’eau date de 1869.
- 1. — La ville haute est alimentée par une source sortant du grès et par des puits-fontaines creusés dans le schiste il y a 80 ans. La ville basse est alimentée par des eaux provenant des couches inférieures d’une carrière de grès et prises au fond de cette carrière.
- 2. — Le réservoir de la carrière est muni d’un filtre. Les eaux traversent du coke et de la pierraille. On renouvelle la couche tous les ans.
- 4. — Deux réservoirs pour la ville haute, recevant les eaux des fontaines. L’un, de 450 mètres cubes, est à la cote 180. L’autre, de i3o mètres cubes, est à la cote 175. Ce dernier, construit en 1890, n’est pas couvert.
- Un réservoir spécial reçoit les eaux des carrières. Sa capacité est de 120 mètres cubes. Il a été construit également en 1890 et est à la cote 135.
- Le point le plus haut alimenté est à la cote 178 ; le plus bas à la cote 117-
- Til-leiliOill (Province de Brabant)
- (18.701 h.) (3.760 maisons)
- Eau de source, moteur hydraulique et machine à vapeur.
- Régie directe. La distribution d’eau date de 1894. Coût : 524.906 fr., dont 129.967 pour l’usine élévatoire.
- 1. —: L’eau provient de la source dite de Saint-Sulpice, située à Neerhey-lissem, à environ 8 5oo mètres de Tirlemont.
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- ÎL — L’eau est amenée par pente naturelle vers l’ancien moulin de Aeerheylissem situé sur le cours d’eau la Petite Ghète, à une faible distance de la source. De là l'eau est refoulée par 4 pompes actionnées par uhe roue Sagebien de 9 mètres de diamètre, pouvant développer une force constante de 23 chevaux, vers un puisard d’une capacité de 5 mètres cubes. Ensuite elle est amenée par pente naturelle vers l’agglomération. A côté du moteur hydraulique, il y a une machine à vapeur compound qui n’est appelée à fonctionner que dans des cas exceptionnels (cas d’arrêt lors de curages, grandes gelées, fortes crues, accident).
- 4.. — L’eau refoulée dans le puisard qui se trouve à la cote 90, s’écoule vers un premier réservoir dit de tête, d’une capacité de 600 mètres cubes, à la cote 84 ; de là en ville, puis dans un deuxième réservoir de 2 000 mètres cubes, situé à la cote 81. Le point le plus haut de la ville est à 58 m. 42 et le plus bas à 3g.
- 5. — Tuyaux en fonte, placés à 1 mètre de profondeur ;
- 200 bouches à incendie placées de 5o en 5o mètres et pouvant recevoir chacune 4 lances ;
- 100 bornes-fontaines de 100 en 100 mètres ;
- I 47 2 concessions.
- La distribution est constante.
- II existe des compteurs. La redevance est ainsi calculée :
- Pour les 100 premiers mètres cubes .
- Les m3 supplémentaires compris entre » » »
- » » »
- » » »
- » » »
- » » »
- 100 et 25o . 25o et 5oo . àoo et 1000 . 1000 et 2000 . 2000 et 3 000 . 3000 et plus .
- ofr. i5 le m3 012 »
- o 10 »
- o 08 »
- o oo »
- o 04 »
- o o3 »
- Art. s5. — Les industriels ne pourront faire usage que de la quantité d’eau qui excédera la consommation de la ville et des usages domestiques.
- Ars. 26. — Les industriels-abonnés dont la consommation journalière dépasse 100 mètres cubes, ne pourront recevoir que l’eau qui excédera les besoins des industriels-abonnés dont la consommation journalière est inférieure à 100 mètres cubes.
- Il y a aussi des abonnements au robinet libre variant de 4 à 20 francs, suivant le revenu cadastral. Les maisons ouvrières à revenu cadastral de moins de i5o francs paient 4 à 5 francs par an.
- 6. — La distribution peut fournir au maximum 4 000 mètres cubes. Des chasses d’eau sont régulièrement faites dans les égouts.
- 7. — L’eau est incolore, d’une transparence et d’une limpidité parfaites. La température en hiver et en été est sensiblement la même (entre 70 et io°) Saveur d’eau calcaire, agréable, inodore.
- Analyse de M. J.-B. Depaire, chimiste à Bruxelles: résidu par litre, «,385 ; H2SOi, o,o33 ; acide silicique, o,oo3 ; chlorures, 0,014 ; carbonate calcique, o,3oo ; carbonate magnésique, 0,007 ; traces de fer ; pas de bactéries pathogènes.
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- Analyse de M. Malvoz, en 1897 ’ après 7 jours, 8 colonies ; pas de coli • pas de N203 ni de NH3 ; peu de Cl et de N20 ^
- Q. — Un projet d’ensemble de réseau d’égouts a été dressé en 1895 par M. Pierret, à cette époque ingénieur en chef du service technique de la province de Brabant ; il a été réalisé.
- 10. — Il existe à Neerheylissem, à proximité de la source captée, d’autres sources importantes qui pourraient éventuellement être utilisées : l’une, dite source Sevenans. donne 17 litres à la seconde, l’autre donne 7 litres. La canalisation est calculée en conséquence.
- Tongres (Province de Limbourg)
- (io.oo3 h.) (1.800 maisons)
- Eau de source, moteur hydraulique.
- Le projet élaboré par M. Peters, inspecteur provincial des chemins vicinaux et des cours d’eau du Limbourg, a reçu l’approbation du Gouvernement et a coûté environ 45o 000 francs.
- L’eau est captée à une source située à Lowaige, commune distante de (î kilomètres environ de la ville ; elle est de la même nappe que celle qui alimente la ville de Liège, c’est-à-dire qu’elle sort du crétacé. Elle a un débit approximatif de 35 litres par seconde.
- Il existe en outre 5 puits artésiens forés à 80 mètres de profondeur, donnant de l’eau ferrugineuse.
- *î. — Roue Sagebien actionnée par une chute d’eau et commandant 4 pompes à piston plongeur, refoulant en 14 heures 1 100 mètres cubes d’eau.
- 4. — Châteaux d’eau de 200 mètres cubes et de 800 mètres cubes.
- o.— Tuyaux de o,3oo, o,a5o, 0,200, 0,100, 0,080, et 0,060 de diamètre ; réseau maillé ;
- 37 bornes-fontaines ;
- 61 bouches d’incendie.
- 10. — La plupart des puits publics étaient construits en maçonnerie et n’avaient qu’une profondeur moyenne de 1.2 à i5 mètres; aussi, presque tous ces puits donnaient ùne eau de qualité mauvaise bien que le goût en fût très agréable, ce qui précisément trompe les habitants.
- Plusieurs épidémies de fièvre typhoïde et de choléra ont été attribuées à l’usage des eaux employées ; c’est ainsi qu’en 1866, l’épidémie grave de choléra a atteint presqu’exclusivement les habitations longeant la rivière (le Jaer), parce que leurs habitants se servaient de cette eau polluée comme boisson et pour les besoins de leurs ménages.
- De même, la fièvre typhoïde a frappé différentes fois des quartiers dont les eaux ont été reconnues mauvaises à l’analyse.
- La villa ne possède pas de système d’égouts. Grâce à des rues dirigées pour
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- la plupart en pente rapide vers la rivière, les eaux ménagères et industrielles s’y écoulent assez facilement.
- Un service public se charge, 3 fois par semaine, de l’enlèvement des boues (pii sont utilisées pour l’agriculture.
- Tournai (Province de llainaut)
- (37.577 b.) (8.5oo maisons).
- Eau de puits artésiens ; machines à vapeur et électrique.
- Projet de MM. llainaut et Riclioux exécuté en 1905. Dépense faite :
- 1 330 000 francs.
- Régie directe. Le service, en exploitation depuis 1905, est dirigé par M. Paul De Geynst, ingénieur de la ville, rue Duchambge, 49, Tournai.
- 1. :— L eau provient de 3 puits artésiens creusés dans le calcaire carbonifère à une profondeur de 5<> à 70 mètres et ayant chacun un diamètre de 0 m. 45. Ces puits sont établis à la Porte de Gourtrai à l’endroit dit « Les Sept Fontaines ».
- 3.— L’eau des puits est amenée par 2 pompes d'exhaure et une pompe centrifuge dans un réservoir inférieur en dessous des salles de machines; de là elle est reprise pour être refoulée au réservoir de charge au lieu dit « Pic au 47ent », à 3 5oo mètres de l’usine hydraulique.
- Les installations mécaniques comprennent une machine monocylindre de 5 chevaux indiqués actionnant les pompes d’exhaure et la pompe centrifuge. Cette dernière pompe, dite de secours, est mue par un moteur électrique de 10 chevaux. Les deux pompes de refoulement, du système Girard, horizontales à double effet, sont commandées par les tiges des pistons à vapeur des machiner Compound de 80 chevaux indiqués chacune. Les chaudières, au nombre de 3, sont du type Galloway, timbrées à 9 atmosphères et de 70 mètres carrés de surface de chauffe, 2 foyers intérieurs.
- La hauteur totale d’élévation, y compris le refoulement au réservoir supérieur, est de 93 m. 56.
- Le débit maximum en 24 heures pour les 3 puits est de 3 oqo mètres cubes.
- La consommation moyenne par heure et par cheval en eau refoulée a été, lors des essais de réception du matériel, de 1 kgr. 240 de charbon.
- Les installations mécaniques ont été entreprises par la Société anonyme de Construction du Tournaisis.
- I. —Les installations comprennent un réservoir intermédiaire à deux compartiments, d’une capacité totale de 1 5oo mètres cubes, et un réservoir de charge établi au « Pic au Yent », également à deux compartiments, d’un volume total de 2 5oo mètres cubes.
- Les réservoirs sont construits dans le sol et en maçonnerie de moellons de fournai et de briques.
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- o. —- Longueur du réseau de distribution au 3i décembre 1907 ; environ 60 kilomètres.
- Conduites en fonte depuis 70 millimètres jusqu’à 5oo millimètres de diamètre.
- Nombre de bouches d’arrosage et d’incendie : 720.
- Les urinoirs publics sont à effet d’eau.
- La pression dans le réseau varie entre i5 mètres et 56 mètres, suivant l’altitude.
- 3 690 maisons sont raccordées aux eaux de la ville, comprenant 1 470 maisons ouvrières raccordées gratuitement. Le service accorde la gratuité de l’eau aux maisons ouvrières ainsi que la quotité de 100 litres par jour aux abonnés ordinaires.
- 6. — Nolume d’eau consommé par jour en moyenne : 1000 mètres cubes.
- » » maximum : 15oo mètres cubes.
- Ces volumes sont peu élevés et indiquent que les abonnés tendent à ne pas dépasser leur consommation gratuite.
- La consommation supérieure à la quotité gratuite est payée 0 fr. 3o le mètre cube.
- Le prix de revient du mètre cube d’eau distribué est d’environ 0 fr. 10.
- Le nombre de compteurs en service est de :
- 2 200 « Meinecke » dont 1 826 loués et 374 vendus.
- 266 « Etoile » dont 231 loués et 35 vendus.
- 3 « Divers » dont 2 loués et 1 vendu.
- Quelques autres types de compteurs sont à l’essai dans les établissements communaux.
- 7. — Analyse chimique (Laboratoire de M. le Professeur Chapaux à Tournai).
- Degré hydrotimétrique : 36 ; degré hydrotimétrique permanent : i4-
- Résidu à ioo° : o gr. 62b par litre.
- Matières organiques : o gr. 006 par litre.
- Chlore : 0 gr. o3i par litre.
- Ammoniaque saline : néant.
- Ammoniaque albuminoïde : néant.
- Acide nitreux : néant.
- Acide phosphorique : néant.
- Acide nitrique : o gr. o33 par litre.
- Conclusion : Cette eau est pure au point de vue chimique. Sa pauvreté, remarquable, en matières organiques, l’absence d’ammoniaque, d’acide nitreux et d’acide phosphorique, indiquent une excellente filtration
- Analyse bactériologique (Laboratoire provincial de Mons).
- Cultures d’après Koch.
- Ces eaux contiennent, par centimètre cube, en moyenne 5o bactéries banales non pathogènes.
- Conclusion : Ces eaux ne présentent rien de suspect au point de vue bactériologique et peuvent être considérées comme potables.
- 9. — Dans l’avenir il y aura lieu d’augmenter le débit actuel des forages,
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- soit en établissant un puits supplémentaire, soit en creusant des galeries entre les puits existants.
- Pour le moment, la quantité d’eau disponible est amplement suffisante pour les besoins du service.
- 10. — Le réseau d’égouts n’admet que les eaux pluviales et usées. Ces eaux, conduites pour chaque rive de l’Escaut par un collecteur, se déversent à 3 kilomètres en aval de la ville dans ce fleuve.
- Afin de permettre d’adopter le « Tout à l’égout », les services compétents étudient l’application d’un procédé d’épuration des eaux d’égout avant leur écoulement dans l’Escaut.
- La question de l’enlèvement des gadoues est laissée à l’entreprise privée. Ce système présente de sérieux inconvénients qui obligeront un jour la ville à adopter la régie.
- Quant à l’enlèvement et à la destruction des immondices, cela laisse encore énormément à désirer. Le système de l’épandage subsiste encore. La question de l’enlèvement en régie par des véhicules appropriés est à l’étude ainsi que la destruction par incinération, comme cela se fait cléjà dans quelques villes belges.
- Tubixe (Province de Brabant)
- ((i.oj3 h.) (1.198 maisons)
- Eau de puits filtrants, amenée par la gravité.
- Le projet a été dressé par M. Félix Bastin, de Saint-Josse-ten-Noode, et exécuté de 1906 à 1908. Dépense prévue : 4oo 000 francs.
- I. — Galerie étanche de 900 à 1 000 mètres; i4 puits filtrants, système Catala.
- Travaux de captage terminés. Le débit obtenu est malheureusement resté au-dessous des prévisions; il n’atteint guère que 200 mètres cubes; il faudra donc s’adresser à d’autres ressources aquifères pour parfaire le déchet.
- 4. — 2 réservoirs sont prévus.
- 5. — Les plans de la canalisation ont été soumis à l’approbation des autorités supérieures qui ont réclamé diverses modifications.
- Tlll*nllOlitf(Province d’Anvers)
- (23.010 h.) (4.33o maisons)
- Eau de puits filtrants, refoulée par machines.
- Régie directe.
- Auteur du projet, M. E. Putzeys, ingénieur en chef des travaux publics et du service des eaux de la ville de Bruxelles.
- |. — Puits filtrants à lames de verre, système E. Putzeys, d’une profon-
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- deux de 4° mètres, établis à 4 kilomètres au nord de la ville, en pleine bruyère.
- Débit des 4 puits constituant la prise : 2 Soo 'mètres cubes par 24 heures pour un rabattement de 4 m. 5o.
- 2. — Les eaux sont déferrifiées.
- 3. — Machines verticales ; — longueur du refoulement 4 000 mètres.
- 4. — Cuve métallique de 5oo mètres cubes de capacité, sur tour en maçonnerie.
- o, —Développement de la canalisation urbaine : 22 kilomètres.
- 5o bornes-fontaines.
- 13o bouches d’incendie.
- 9 urinoirs publics à effet d’eau.
- 265 concessions aux particuliers.
- ô. — 5oo mètres cubes par jour minimum ; 1 200 mètres cubes maximum.
- Prix de l’eau : 12 francs par an pour 600 hectolitres, 1 centimes l’hectolitre supplémentaire. Eau industrielle : 45 francs pour 3 j5o hectolitres, 1,2 centime l’hectolitre supplémentaire. Eau industrielle et domestique : 45 francs donnant droit à 600 hectolitres à 2 centimes et à 2 200 hectolitres à i5 centimes. Prix de l’hectolitre supplémentaire 1,2 centime. Tarif spécial pour la classe ouvrière : 6 francs pour 1 hectolitre par jour, 1 centime l’hectolitre supplémentaire. Eau pour constructions : au compteur 3 centimes l’hectolitre. Garantie, 12 francs par maison.
- Uccle (Province de Brabant) (23.744 h.) (4-849 maisons)
- Voir Bruxelles.
- Vervïers (Province de Liège)
- (48.766 h.) (5.000 maisons) f1)
- Eaux de barrage, amenées par la gravité.
- L’administration cpmmunale de Yerviers dirige le service sous le contrôle d’un commissaire du Gouvernement et sous la responsabilité financière de la ville.
- En 1868, M. Le Hardy de Beaulieu émit l’idée de barrer la Gileppe et d’en amener les eaux à 76 mètres au-dessus du bas de la ville, proposition qui fut trouvée bonne, mais d’une réalisation trop coûteuse.
- En 1862, le Gouvernement, qui avait particulièrement irrégularisé le ré-
- {’) De nombreux renseignements de cette notice ont été extraits du travail de M. l’ingénieur Verstraeten, intitulé Les Eaux de l'agglomération verviétoise ( 1886).
- Voir aussi les Eaux alimentaires de Belgique, du même auteur.
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- aime de ce cours d’eau, par l’assainissement, le drainage des fagnes du bassin de ce torrent, et qui avait fait ainsi un tort notable à l’industrie des bords de la Vesdre, proposa de se charger du barrage de la Gileppe, ce qui fut accepté par Yerviers.
- Les dépenses s’établissaient comme suit, en chiffres ronds :
- Pour le barrage et les appareils ...... i ooo ooo francs
- » l’aqueduc de dérivation ........................i ooo ooo »
- » la canalisation.................................i ooo ooo »
- Total .....................................3 ooo ooo francs
- Et à ce compte, on assurait une venue de 18 à 20 000 mètres cubes d’eau par jour.
- On fit appel à l’industrie privée pour l’exploitation des eaux ; pas une Compagnie n’en voulut.
- Les listes de souscription, longuement colportées dans toutes les communes intéressées, ne réunirent que 123 signatures, pour un débit journalier de 5 800 mètres cubes ; et il s’agissait là pourtant d'une grande industrie déjà existante, basée sur l’emploi de grandes quantités d’eau, se mourant faute de bonne eau et puisant à la Vesdre 20 ooo mètres cubes d’un liquide infect.
- La ville de Yerviers était acculée : elle devait se charger seule de cette lourde affaire, et le fit grâce au dévouement et à la sagacité de son bourgmestre, M. Ortmans.
- 11 faut lire les comptes rendus de tout le travail d’enfantement qui fut produit à cette époque, pour se représenter ce qu’il fallut de labeur et d’abnégation à ce magistrat, pour qu’on lui permît de sauver ses concitoyens de la ruine.
- Enfin, en 1868, on entama les travaux. Le barrage dont l’étude avait été préparée par feu l’ingénieur Bidaut, aidé de M. de Jamblinne, fut achevé en 1875, et le tout mis en exploitation régulière en 1878.
- Le barrage, construit en 1876, a coûté environ 5 ooo ooo francs déboursés par l’État. La distribution d’eau, avec le concours financier de la ville de Verviei's seule, a dépensé pour les travaux de prise d’eau, l’aqueduc d’amenée et le réseau distributeur, environ 8 200 ooo francs.
- Les travaux exécutés par la Ville ont été dirigés par M. l’ingénieur Mou-ïan. Le principal fournisseur des appareils de prise d’eau a été « la Société Anonyme Verviétoise pour la fabrication de machines ».
- Entrepris en 1868, les travaux furent terminés en 1878, première année de l’exploitation du service.
- La distribution d’eau alimente encore Hodimont, Dison, en partie En-sival, Goé, Andrimont et Dolhain.
- Le service des eaux constitue un département distinct de l’Administration.
- Le personnel comporte :
- Un ingénieur-directeur, M. Sinet, rue du Palais, 121 ; un sous-directeur, M. Corbusier, rue des Coteaux ; un chef de service à la Gileppe, M. Mawhood ; un chef fontainier, M. Hubin ; un garde à la cuve des roches ; un aide barra-
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- giste ; treize fontainiers, dont quatre de re classe ; un comptable ; un magasinier ; deux commis ; un encaisseur ; six ouvriers, réparateurs de compteurs forgerons, poseurs, etc. Le directeur et le sous-directeur aux eaux sont en même temps directeur et sous-directeur aux travaux.
- 1. — Les eaux de la distribution proviennent d’une retenue créée par un barrage établi en travers du ruisseau dit la Gileppe.
- Ce barrage.se trouve sur le territoire de Jalhay.
- La Gileppe est un torrent ardennais du N.-E. de la région, qui naît à 600 mètres d’altitude et finit à la Yesdre, à la cote 216. Son bassin naturel, orienté au N.-O., comprend à peu près 4 000 hectares ; il est plus large à la moitié inférieure et sa crête s’élance vers le S.-E. au niveau le plus élevé du pays, à 6y5 mètres au-dessus du niveau de la mer. La contrée, presque sans population, partout couverte de bois ou de fagnes, est formée en majeure partie de roches allant du grès au schiste, et, dans le voisinage de la Yesdre, de calcaire sur une faible étendue.
- Les travaux exécutés comprennent un barrage, une dérivation et un réseau de conduites distributrices.
- Le barrage en ti'avers du torrent a été construit à un bon kilomètre et demi en amont de la Vesdre. C’est un gigantesque mur maçonné en grès dur extrait du voisinage ; il est fondé à la cote 25o environ, ou 80 mètres au-dessus du Bas-Verviers, comme le proposait Le Hardy de Beaulieu.
- La capacité utile du lac créé est d’environ 12 000 000 mètres cubes d’eau. Quand le réservoir est plein, la surface noyée est de 80 hect. 0681 et la réserve i2 338()i6 mètres cubes.
- La hauteur de retenue des eaux maxima est de 45 m. 70.
- Les dimensions principales du barrage sont : 65 m. 82 d’épaisseur à la base, i5 mètres au sommet, 47 m. 70 de hauteur.
- Le barrage a 82 mètres de longueur à la base et 235 au sommet.
- Le barrage a été construit en moellons maçonnés au mortier hydraulique. Les fondations ont été ancrées dans la roche vive.
- Pour communiquer de l’aval à l’amont du barrage, on a percé les deux flancs de la vallée de galeries horizontales ayant 2 m. 75 de hauteur sur 2 mètres de largeur, qui contournent la base du mur à des distances de 90 à 100 mètres. Leur percement donna lieu à quelques filtrations et elles servirent, pendant la construction du barrage, à l’écoulement des eaux de la rivière.
- Ces deux galeries ont reçu chacune un ensemble complet d’ouvrages et d’appareils de service semblables que voici :
- A chaque bout d’amont est installé un barrage à poutrelles de 3 mètres de hauteur, et au-dessus un grillage incliné pour arrêter les corps étrangers.
- A 220 mètres en aval se rencontre le premier serrement, ou murs épais, qui bouche la galerie et que traversent deux conduites de 0 m. 85 de diamètre, prolongées jusqu’au dehors de ces ouvrages.
- Un peu plus loin que le serrement, un puits, parlant de la surface, descend jusqu’à Ja galerie, et au fond de ce puits, sur chacune des deux grandes
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- conduites, est intercalé un robinet à soupape équilibrée, dont le but est de régler, d’arrêter au besoin, l’affluence des eaux.
- Vient ensuite un deuxième serrement traversé par les deux grandes conduites qui, immédiatement à l’aval, reçoivent chacune un robinet-vanne de sûreté.
- Le reste des galeries est en tous points accessible.-
- Les grandes conduites des deux rives y sont continuées, comme il a été dit, et viennent se raccorder à l’aval du barrage, où elles sont pourvues de tubulures et de vannes de décharge.
- A la rive gauche, deux nouvelles conduites de o m. 85 de diamètre, greffées sur les précédentes, sont dirigées vers un nouveau puits de service, d’ou elles détachent des branchements au thalweg et remontent ensuite d’environ 10 mètres pour aboutir, munies de robinets régulateurs, à un bassin de distribution.
- Ce dernier présente successivement ; des brise-lames, un grillage horizontal avec tamis, une plaque de jauge verticale noyée à largeur variable, des conduits de trop-plein et de vidange, etc...
- L’aqueduc de dérivation commence alors ; il offre dans œuvre, 2 m. 5o de hauteur sur 2 mètres de largeur, traverse la Borchène en y formant barrage, et débouche près de Verviers à une cuve maçonnée, d’où partent les conduites générales de distribution.
- L’ensemble de ces installations indique le jeu du système.
- Les eaux passent au travers des grillages d’amont, puis dans les galeries des deux rives qu’elles remplissent jusqu’aux premiers serrements et de là dans les grandes conduites où elles trouvent, sous les puits en aval, des robinets qui en règlent les débits ; continuant leur cours, elles se réunissent de l’autre côté du barrage et arrivent, toujours maintenues dans les grandes conduites, à de nouveaux robinets régulateurs qui les versent dans le bassin de distribution. Là elles se jettent sur les brise-lames qui amortissent leur impétuosité et s’épanchant sur un nouveau grillage, elles traversent la jauge pour tomber enfin dans une cuve et s’engager dans l’aqueduc de dérivation.
- 4. — H n’existe aucun réservoir de service ; Futilité de ce réservoir existe cependant, et lors de la construction de l’aqueduc d’amenée des eaux, des chambres de vannes furent pratiquées ; le terrain nécessaire pour la réalisation du réservoir est acquis.
- Le radier de l’aqueduc d’amenée en ville est établi à la cote 260 m. i3.
- Le point le plus élevé alimenté est à la cote 240 et le plus bas à la cote i4o.
- L’agglomération verviétoise est alimentée par quatre conduites, dont 3 de 0 m. 60 de diamètre et une de 0 m. 25.
- 5. — Les conduites de 0 m. 60 alimentent l’industrie ainsi que les immeubles placés dans là vallée. Là pression dans ces conduites varie avec l’altitude du point considéré et avec la consommation de l’industrie ; la pression maximum est de 11 atmosphères, en repos, à Ensival. La pression moyenne en ville est de 6 atmosphères.
- La conduite de 0,25 alimente spécialement le quartier haut de la ville nouvelle, les conduites des rues de ces quartiers sont isolées des conduiies du
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- bas de la ville, de cette façon l’influence de la consommation industrielle est nulle sur les pressions du quartier élevé.
- La longueur totale du réseau des canalisations était, au 3i décembre 1907, de 71 238 mètres ; celles-ci sont établies de 1 mètre à 1 m. 10 de profondeur. Voici le tableau des vannes d’après leurs dimensions :
- Vannes
- 600 millimètres.......................................... 26
- 5oo » 10
- 4 00 » 18
- 3oo » i3
- 25o » 21
- 200 » 5i
- i5o » 173
- 100 » 67
- 80 » 43
- 60 » 92
- Total
- 5i4 vannes
- Les services publics sont alimentés par la distribution de la Gileppe et en partie par l’ancienne distribution dite « de Mangombroux » dont l’eau est devenue impotable.
- Il existe pour la distribution d’eau de Mangombroux une conduite qui sert spécialement dans le bas de la ville pour les services publics et les établissements communaux.
- Il y a 57 établissements communaux, dont 33 alimentés par la Gileppe ;
- 22 urinoirs alimentés, dont i4 par la Gileppe ;
- 5 fontaines-abreuvoirs, dont 2 par la Gileppe ;
- 3 fontaines monumentales dont 2 alimentées par l’eau de Mangombroux (ancienne distribution de la ville), et 1 par la Gileppe.
- Il y a 855 bouches à incendie. L’espacement est d’environ 5o mètres.
- Toutes ces bouches sont placées sous trottoir.
- Quelques décharges servent au rinçage de la canalisation.
- L’arrosage de la voirie se fait au moyen des bouches à incendie.
- Jusqu’en 1900, les canalisations particulières, placées de 0 m. 90 à 1 mètre de profondeur, étaient faites en tuyaux de fonte de 0,02 de diamètre d’abord, abandonnés par suite de la rapidité de l’encrassement.
- Des tuyaux de même métal, de o,o4 de diamètre, substitués à ceux de 0,02, finissent par se boucher assez rapidement, ce qui a décidé le Service des eaux à employer le plomb en tuyaux de o,oi5 et 0,020 de diamètre intérieur, suivant les besoins.
- Les conduites d’un diamètre supérieur à 20 millimètres se font en fonte.
- La ville emploie actuellement exclusivement les compteurs système Meinecke, de Breslau. Anciennement elle utilisait le compteur Siemens.
- Au 3i décembre 1907, le nombre total des compteurs était de 6 351, dont 5871 ménagers et 48o industriels, dont ci-après le détail :
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- Système Meinecke
- 22 compteurs de. . 7 m/m 8 compteurs de . . 75 m/m
- 4270 » . . i3 » 21 » . . IOO »
- *99 » . . 20 » 9 » . . 120 »
- 1 » . . 25 » 9 » • i.?o »
- I » . . 3o » 5 » . . 200 »
- 112 » . 4o » 1 » . . 2f>0 »
- 2 » . . 60 » 1 » 3oo »
- 46 * . . 65 »
- Système Siemens
- 1268 compteurs de. . 12 m/m 3o compteurs de . . 100 m m
- 99 » . . 20 » 7 » . . 1 >r> »
- 1 » 3o » 9 » lf>0 »
- 128 » . . 4o » 29 » 200 »
- 2 » • • 5o » 2 » . . a5o »
- 53 « . . 60 » 2 » . . 3oo *
- 24 » . . 75 »
- Système Spanner
- 3 compteurs de..............«..............20 m/m
- Tous ces compteurs sont vendus aux abonnés.
- 6. — En i883, le barrage de la Gileppe produisit les quantités suivantes.
- Mois .le 18S3 IlauLeurs d'eau dans Le iae-réservoit Réserres en amont du barrage Volumes journaliers moyens sortis du lac-réservoir
- Pour l'Aqueduc Pour ia Vesdre Total
- Juillet Août Septembre Octobre mètres 4o,i 5 38,25 32,6V 34,8o mètres cubes i 96.3 910 3.271 010 1 7&o i3a 2 258 608 métrés cubes 46 396 37487 3i 687 22 226 mètres cubes l5 091 8 779 21 264 0 mètres cubes 6x 487 46 266 55 9.51 22 226
- Moyennes . 36,47 2 808 4i5 34 449 X I 283 4o 7.32
- 11 est à remarquer que l’industrie verviétoise avait été habituée à une fourniture d’eau d’environ 60000 mètres cubes journaliers, et que déjà, pendant les étés de 1881 et 1882, —années pluvieuses — on éprouva beaucoup de peine à dériver en été 5o 000 mètres cubes. L’année suivante, l’administration communale dut se résoudre à rationner l’eau industrielle, et le tableau montre qu’au mois d’octobre elle jugea sage de ne pas extraire d’une réserve devenue insuffisante, un débit supérieur à 22 226 mètres cubes.
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- Consommation de 1907 i° Pour les usages publics (Eau de la Gileppe) ;
- Arrosage des rues......................................... 10000 m3
- Nettoyage des égouts....................................... 9000 »
- Incendies..................................... 3 200 »
- Fontaines........................................... idooo »
- Bains publics....................................... —
- Bornes-fontaines .................................... —
- Urinoirs............................................ 4 6 000 »
- Lavage de façades.......................................... 1000 »
- Total............................................... 84700 m3
- 20 Usages industriels....................................10632187 m3
- 3° Usages ménagers....................................... 721863 »
- 4° Usages domestiques dans les établissements communaux ....................................................... 12106 »
- 5° Pour équilibre : pertes dans les canalisations, dans l’aqueduc d’amenée, erreurs des compteurs, etc , etc. 1 537 344 »
- Total général.................................12988200 m3
- Consommation maximum par mois................- . . 1137 182 m3
- » » par semaine....................284295 »
- » » par jour....................... 43487 »
- Consommation minimum par mois.............................906022 »
- » » par semaine.....................226 5o5 »
- » » par jour....................... 36240 »
- Toute l’eau est délivrée au compteur.
- Prix de l’eau ;
- Eau ménagère........................o fr 20
- » pour les services publics .... o 07 » industrielle.....................o 02, o,o3 et o,o5 le m3
- 11 n’y a pas de conditions spéciales pour les maisons ouvrières et les impasses.
- Nombre d’abonnés :
- Verviers : 4 836, Ensival : 324, Ilodimont : 164, Andrimont : 271, Dison : 531, Dolhain : 127.
- K. — De tous les torrents de cette région ardennaise, c’est la Gileppe qui a olîert la composition la plus favorable.
- En 1859, une analyse, effectuée à la demande de Verviers, décela 20 milligrammes au litre de matières totales, dont 7 d’éléments organiques seulement.
- En avril 1876, M. Depaire trouva, pour un échantillon pris à l’entrée du lac-réservoir, respectivement 43 et 12 milligrammes ; et près du barrage, ces mêmes chiffres très légèrement l’enforcés.
- En 1878, M. Chevron découvrit 3o 1/2 et 12 milligrammes.
- En juillet 1883, M. Depaire obtint 5i et 16 milligrammes.
- Ainsi les doses de substance organique des eaux de la Gileppe ont varié de 7 à 16 milligrammes au litre; et cette substance, étant données les con-
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- ditions à la surface du bassin hydrographique du torrent, doit être en plus grande partie composée d’éléments végétaux.
- Des analyses bactériologiques des eaux de la Gileppe se font actuellement tous les huit jours à l’Institut provincial à Liège, sous le contrôle de >1. Malvoz, docteur en médecine, directeur de cet établissement.
- Eau très légèrement colorée, saveur douce, sans odeur, en moyenne 3o colonies banales par centimètre cube ; la teneur en nitrates et chlorures est excessivement faible; matières organiques o,o5o gramme par litre; dureté i"5.
- Il y a quelques années, on a constaté certains cas de fièvre typhoïde attribués à l’usage des eaux d’un affluent de la Gileppe, la Borehène, lesquelles se déversaient à celte époque directement dans le canal d’amcnée et contaminaient les eaux de la distribution d’eau de la Gileppe. Pour le moment, la Borehène est désaffectée depuis mars 1899 ; ses eaux sont rejetées en dehors de l’aqueduc, dans la Yesdrc.
- Depuis que les eaux de la Borehène sont désaffectées, les cas de fièvre typhoïde sont devenus excessivement rares à Verviers.
- Un conducteur est chargé spécialement du service d’hygiène ; il visite les établissements insalubres, les égouts, et s’occupe de la désinfection des locaux précités par l’usage d’une étuve à la vapeur.
- H. — iVucun projet important n'est à l’étude pour le moment ; la distribution d’eau satisfait l’industrie et l’usage ménager.
- 10. — Les eaux ménagères, urines, matières fécales, sont évacuées par les égouts ; une partie des eaux industrielles vont directement dans la rivière (la \esdre) ou dans ses dépendances, et l’autre partie dans les égouts.
- Le réseau se compose de deux égouts collecteurs, se déversant dans la Vesdre, à l’ile-Adam, en aval de Verviers. Quelques petits branchements vont directement à la rivière, dans la traverse de la ville. Le tout à l’égout existe ici, sans système diviseur et sans épandage.
- Jusqu’à ce jour, les égouts et appareils de chasse ont fonctionné à l’entière satisfaction de la ville ; ils sont entretenus par une brigade d’égoutiers permanents.
- Tous les détritus des ménages et autres sont pris par les soins de la ferme des boues; l’entrepreneur en fait le triage à son choix, et les produits non utilisables sont conduits au remblai ; le reste est vendu pour l’agriculture, à son profit.
- Il n’existe pas d’incinération à ce jour.
- Vflvorde (Province de Brabant)
- (i5.444 h-) (3.o8o maisons)
- Eau de puits artésien, turbine et machine à vapeur.
- La Ville est propriétaire de la distribution d’eau et l’exploite.
- Les travaux ont été exécutés en i8q3, et ont coûté 375000 francs. Ils
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- étaient prévus pour un cube quotidien de 600 mètres cubes. Auteur du projet : M. E. Putzeys. Principaux fournisseurs: L’Industrie, de Louvain, pour le château d’eau, et le Phœnix, de Gand, pour la turbine. Directeur du service: M. Hauwaert. architecte communal.
- |. — Eaux artésiennes du puits Nowé. Nous extrayons du Bulletin de la Société belge de Géologie, tome III, 1889, les renseignements suivants sur le puits. (« Les puits artésiens de Yilvorde », par A. RutotetE. Vanden Broeck conservateurs au Musée royal d’histoire naturelle de Belgique.)
- Puits de M. Nowé, Erhcvin à Yilvorde.
- M. Nowé a fait creuser, dans sa brasserie, plusieurs puits artésiens dont . deux ont réussi.
- Le plus ancien a i3a m. 90 de profondeur; il est entré dans la craie à silex, dont deux bancs ont été traversés. Le débit de ce puits, à 0 m. 5o au-dessus du sol, est actuellement de 5oo litres à l’heure.
- L’an dernier, M. Nowé a fait forer, par notre confrère M. Lang, un nouveau puits artésien, distant de a5 mètres de celui dont il vient d'être question.
- Un petit bassin creusé à proximité du nouveau puits a montré que, directement sous o m. 3o d’humus végétal, apparaît le sable bruxellien en place avec grès plats qui semblent représenter la base des bancs calcareux.
- Voici la coupe du puits telle qu’on peut l’établir grâce aux notes du sondeur et aux échantillons recueillis.
- Cote de Vorifice : i5m.65
- Terrain? rencontré? 1 5 a.
- mètres mètres
- Humus ou terre végétale sableuse , . . . . de 0 à o,3o o,3o
- Sable bruxellien, un peu calcareux, avec grès ou plaquettes vers le haut, Un peu graveleux, avec grès lustrés durs
- vers le bas de o,3o à 12 11,70
- Argile grise sableuse, micacée, avec rognons de grès glauco-nifère très durs, à partie centrale silicifiée et renfermant des fossiles silicifiés : Natica, Fusus, Nummnlites pla-
- nulata de 12 à 3o,5o O LO cd
- Argile grise yprésienne, plus ou moins sableuse . . . . de 3o,5o à 100,20 69,70
- Sable vert glauconifère, landenien 100,20 109,20 9>00
- Argile glauconifère brunâtre, avec bancs de psammites de
- om, ioàom. 10 d’épaisseur 109,20 120,20 11,00
- Argile grise très dure, partie inférieure du Landenien . 120,20 i34,oo i3,8o
- Craie blanche avec très nombreux bancs de silex Vers le
- haut i34,oo i55,oo 21,00
- Craie blanche sans silex devenant très sableuse vers le bas. i55,oo 174,0c 19.oo
- Total 174,0°
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- L’interprétation géologique est donc la suivante :
- Étage
- bruxellien
- Étage
- yprésien
- Étage
- landenien
- Étage
- sénonien
- Humus 0*» ,3o
- j Sable avec grès ...... II, 70
- f Argile sableuse avec concrétions
- 2 dures fossilifères 18, 5o
- ( Argile grise 69, 70
- ( Sable glauconifère 9» 00
- ( Argile avec bancs de psammite . 35, 00
- ^ Craie avec nombreux silex . . ( Craie sans silex, friable. . . . 31, 00
- *9> 00
- Total
- 17403,°°
- D’après M. Nowé qui, après la fin de l’entreprise du forage à i64 mètres, a encore voulu traverser la craie sans silex, des parties très voisines de la base même de la craie blanche auraient ainsi été touchées et, sans doute, la surface du terrain primaire se serait présentée à un ou deux mètres plus bas, (Test ce puits qui, grâce à sa grande profondeur, fournit de l’eau jaillissante en quantité considérable.
- Le niveau piézométrique ou hydrostatique s’élève à 7 m. 75 au-dessus du niveau du sol, c’est-à-dire à la cote 2 3,4° •
- L’orifice du tube se trouve à 0 m. 85 au-dessus du niveau du sol.
- Des expériences de débit faites par nous, à différentes hauteurs, en compagnie de M. l’Ingénieur Yan Mierlo, ont donné les résultats suivants :
- A 7 m.!5 au-dessus du niveau du sol . . . . 5o litres en 110"
- A 6. i5 » » • • • . 5o » 4q"
- A 5 i5 » » . . 5o » 25“
- A 4 i5 » » . . 5o » 17 à 18’
- A 3 i5 » » ... . 5o » i3*
- A 2 i5 » » ... . 5o » 11 à 12’
- Ai i5 » » ... . 5o » 10"
- Ces jaugeages permettent d évaluer le débit journalier (24 heures) à
- 018 mètres cubes, à 0 m. 85 au-dessus du niveau du sol.
- Ajoutons, pour terminer ce qui a rapport au même puits, que le tubage
- descend jusqu’à la profondeur de i3o mètres et qu’il a o m. i5 de diamètre.
- A la profondeur de 155 mètres, sur 0 m. 4° de hauteur, à la rencontre du dernier banc de silex traversé par le sondage, le puits présente un étranglement dont la section est un oval de o m. i3 X 0 m. 08, mais dont le centre coïncide avec l’axe du puits.
- Enfin, nous avons également fait des expériences pour constater l’influence du nouveau puits sur l’ancien, situé dans la cour de la brasserie.
- Nous avons reconnu que pendant que le niveau hydrostatique était établi dans le puits nouveau, l’ancien, qui débite en temps normal (*) 5oo litres à l’heure, a donné 760 litres pendant le même temps.
- (') C’est-à-dire pendant l’écoulement naturel du nouveau puits à o ra. 85 au-dessus du sol.
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- C’est le nouveau puits qu’il est question d’utiliser pour l’alimentation de Yilvorde en eau potable.
- 3. — Turbine de i4 chevaux, pompe, chaudière multitubulaire système De Naeyer, timbrée à 8 atmosphères. Machine à vapeur de so chevaux. Transmission par courroies. Hauteur du refoulement, 3<) mètres.
- À partir de igo3, la distribution d’eau a été mieux assurée, pour répondre aux besoins de l’industrie et de la population, par le débit de deux nouveaux puits artésiens, forés à proximité de la commune de Haren.
- MM. Hendrickx et Witt se sont engagés, en 1902, à forfait, h fournir à la ville, par 24 heures, au minimum 900 mèti’es cubes d’eau artésienne ainsi que les machines nécessaires pour relever les eaux dans le réservoir du château d’eau existant.
- Cette entreprise a abouti ; les nouveaux puits artésiens, au nombre de deux, établis à une distance de 2 3oo mètres du puits Noxvé encore utilisé, donnent par émulsion ou air comprimé un débit sensiblement supérieur à celui garanti. Ces puits sont construits en tubes d’acier rivés, les deux tuyaux extérieurs ont une épaisseur de quatre millimètres et le tuyau intérieur cinq millimètres. Ils mesurent, pour la première partie 4ao millimètres de diamètre intérieur à la base et successivement pour la 2e partie 36o millimètres de diamètre intérieur et pour la 3e partie 3oo millimètres, intérieur. Les interstices des tubages sont bourrés de béton de ciment Niel, soigneusement damé pour assurer une parfaite étanchéité de la colonne ascensionnelle.
- Les puits descendent à io5 mètres de profondeur.
- Le moteur est à gaz pauvre d’une force de 4o chevaux ; il actionne deux pompes et deux émulseurs.
- Toute l’installation nouvelle a coûté i3o5oo francs.
- 4. —• Cuve aérienne sur charpente métallique, cubant 5oo mètres cubes.
- o. — 12000 mètres courants de tuyaux de 0,20, de o,i5 et 0,10 mètre de diamètre ;
- La canalisation a été considérablement étendue ; elle se trouve dans toutes les rues de l’agglomération.
- 60 bouches à incendie ;
- 45 bornes-fontaines ;
- Distribution constante donnant une pression en ville de 3 atm. 1/2.
- Compteurs, types Frager, Etoile et Belge.
- 6. — 600 mètres çubes par jour en moyenne.
- i° Usage domestique.
- Le prix minimum d’un abonnement est de 6 francs par an pour une maison d’un revenu cadastral de 64 à 100 francs.
- Pour une maison d’un revenu cadastral de plus de 100 francs et de moins de i5o francs, le prix est de 10 francs.
- Pour les constructions d’un revenu cadastral dépassant i5o francs, le prix est de 12 fr. 5o par an.
- Ces abonnements donnent droit à 5o mètres cubes d’eau en douze mois.
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- Ce que l’abonné consomme en plus, jusqu’à une limite de îôo mètres cubes, est compté à raison de 25 centimes le mètre cube.
- De i5o jusqu’à 5oo mètres cubes, le prix est fixé à 22 centimes et demi le mètre cube, avec minimum de 33 fr. 7 5 par an.
- De 5oo mètres cubes et plus, à 20 centimes, avec un minimum de 100 fr. par an.
- Location des compteurs
- Compteur de 10 millimètres.................. S francs par an
- » i5 » IO »
- * 20 » 12 »
- » 25 » . . . . , if> »
- » 3o » 17 »
- » 40 » 27 »
- 20 Usage industriel
- De 1 000 à 2 5oo m8 à i8 centimes avec un minimum de. . . 180 francs
- De 2 5oo à 5 000 m3 à 16 * » » O O »
- De 5 000 à 7 5oo m3 à 14 » > » . 700 »
- De 7 5oo à i5ooo m3 à 12 » » » 90° »
- Au delà de iâooo m3 à 10 » » » • • . 15oo »
- Prix des embranchements de om. 03
- Pour une rue de 3 mètres de largeur . . . . , • 47fr- 65
- » » 4 » .... . 48 55
- » » 5 » .... • 49 40
- » » 6 » .... 5o 20
- » » 7 » .... 51 10
- » » 8 » .... 5i 9.5
- » » 9 » 52 80
- » » 10 » .... . 53 65
- » » 11 » ... . 54 5o
- » » 12 » ... 35
- » » i3 » .... . 56 20
- » » 4 » ... o5
- » » i5 » .... • 57 9°
- » » 16 » .... . 58 •5
- » » 17 » .... • 59 60
- » » 18 » . . 60 45
- » » 19 » .... . 61 3o
- » » 20 » .... . 62 i5
- Pour les embranchements de plus de 0 m. 02, les particuliers paient le montant des frais majoré de 3o °/0.
- Les prix qui précèdent représentent les frais de l’établissement de la canalisation depuis la conduite-mère jusqu’à la partie intérieure du mur de façade.
- 7. — Analyse de M. Puttemans. — Eau incolor®, inodore, sans saveur particulière ; degré hydrotimétrique, 6° ; résidu salin total par litre, obtenu par évaporation et dessiccation de 100 à no0, 0 gr. 5io.
- Les dosages ont donné :
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- Silice.............
- Anhydride sulfurique
- Chlore.............
- Alumine............
- Chaux . . . . • .
- Magnésie ....
- ogr. 0070 par litre o oi3i *
- o 1897 »
- traces
- o 0202 »
- o 0043 »
- La recherche des azotites a donné des résultats négatifs.
- L’eau ne contient pas d’ammoniaque albuminoïde ; quant à l’ammoniaque saline, la proportion est de 0 gr.0002.3 par litre.
- L’eau décolore 1,6 centimètre cube de permanganate de potasse, correspondant à 0 gr. 008 de matières organiques.
- La quantité de chlore indiquée ci-dessus coi'respond à 0 gr. 0127 de chlo- * rure de sodium.
- Analyse de M. Eymael. — M. Evmael apprécie l’eau comme d’aspect limpide, ne s’étant pas troublée ni corrompue après un séjour prolongé en vase clos, à la température de i5 à 20° ; elle est, de plus, inodore, à saveur agréable, et possède une réaction faiblement alcaline.
- L’eau fraîche marque 70 à l’hydrotimètre ; elle ne se trouble pas par l’ébullition, et dégage alors de l’air et de l’anhydride carbonique ; évaporée à sec, au bain-marie, elle laisse un résidu blanc, légèrement nuancé de gris pâle, pesant environ 0 gr. 45 par litre.
- Ce résidu ne se modifie pas quand on le porte à une température plus élevée, dans une capsule de porcelaine et dans ces conditions, il ne dégage pas d’odeur ammoniacale.
- En combinant suivant les affinités chimiques les substances trouvées dans le résidu, on peut représenter de la façon suivante la composition de l’eau, rapportée à un litre.
- Anhydride carbonique libre et à demi combiné.
- Carbonate de chaux .........................
- Sulfate de chaux............................
- Sels magnésiens.............................
- Carbonate de soude..........................
- Chlorures alcalins..........................
- o gr. 088
- o 0309 1
- . ( Sels terreux o 0104 }
- Q \ ogr.07 o 0287 • 0 y
- o 0817 o 2983
- Total..........................* . . ogr. 45
- Traces de fer, de silice et d’acide phosphorique.
- Le permanganate de potasse, acidulé d’acide sulfurique, a décelé o gr. 001 491 de matières organiques.
- Yu les résultats de cette analyse, M. Eymael déclare l’eau potable et de bonne qualité.
- Analyse de M. De Cock. — Température, 14°t> ; saveur, légèrement saline; eau limpide, inodore, suffisamment aérée ; degré hydrotimétrique, ô°6 ; matières organiques par litre, 0000 196; chlore, ogr. 188 = ogr. 3i de chlorure sodique ; sulfates, 0 gr. 011 ; pas de nitrates,-nitrites, ni sels ammoniacaux ; résidu fixe, 0 gr. par litre.
- En résumé, de ces diverses analyses, il résulte que l’eau du puits de
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- M. ÎNowé renferme peu de bicarbonate de cliaux, mais qu’elle contient environ 3o centigrammes de sel marin par litre, sel marin provenant probablement de l’infiltration de l’eau au travers du Landenien et de la craie, et n’ayant rien de commun avec la présence de matières organiques.
- La rqorbidité et la mortalité typhique se sont améliorées depuis l’établissement dé la distribution d’eau.
- Il n’y a pas de service communal d’hygiène.
- Un émulseur va être placé sur le puits NoAvé pour augmenter le -débit de ce puits qui jusqu’à ce jour a fourni l’eau par écoulement naturel.
- La turbine n’est plus utilisée et la machine à vapeur est conservée comme machine de secours.
- 10. — Application du tout à l’égout (réseau complet).
- W an (Ire (Province de Liège)
- (5.542 h.) (î.'Llÿ maisons)
- Distribution gérée par la commune. Elle alimente seulement les hameaux de la Ahavée et une partie de Souverain-Wandre, soit une population de 800 habitants, occupant 200 maisons.
- Travaux exécutés en i885 et 1887 et ayant coûté 5 4io francs.
- Drainage sur le territoire de la commune au lieu dit : « Priesvoye ».
- Un réservoir de 5o mètres cubes, situé sur la hauteur;
- 5 bornes-fontaines ;
- ix concessions particulières.
- Abonnements au robinet libre, à raison de 9 et 12 francs par an, suivant le diamètre du robinet.
- Un projet de distribution générale d’eau est à l’étude au service technique provincial.
- W Îlsuies (Province de Ilainaut)
- (i5.665 h.) (2.930 maisons)
- Fait partie de la Compagnie Intercommunale des Eaux du Borinage.
- (Voir Qaaregrum.)
- Walermael-Boltsfort (Province de Brabant)
- (8.3o8 h.) (1.927 maisons)
- (Voir Agglomération bruxelloise).
- 10. — La commune vient de mettre en service un tonneau de vidange à air comprimé pour l’enlèvement des gadoues qui seront conduites dans- les champs des grands propriétaires.
- Les délégués des communes d’Ixelles, Boitsfort, Auderghem, . les deux Woluwe, etc., qui bordent la Woluwe depuis sa source jusqu’à Vilvorde, ont
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- été réunis en Commission spéciale par le Gouverneur de la province du Brabant pour déterminer le système d’égouts qui sera adopté dans la vallée.
- Cette Commission a déjà été réunie plusieurs dois et un avant-projet a été dressé par M. Moreau, Ingénieur en chef de la Province de Brabant.
- YV avre (Province de Brabant)
- (8.524 h.) (1.640 maisons, en 1894)
- Eaux de sources et de galeries.
- La distribution d’eau, dont les travaux ont été exécutés en 1861 et qui a reçu des extensions respectivement en 1877, 1881 et 1882, 1904-1905 est assurée par la Ville. Coût de premier établissement : i3i.6i8,5o fr.
- I. — L’eau provient de sources et de galeries de drainage de 5 à 8 mètres de profondeur, situées dans les bois du Manil et de Beumont.
- 4. — 3 réservoirs de service : deux situés à une altitude de 60 mètres, dont l’un a 48 mètres cubes et l’autre 78 mètres cubes, font office de bassins de décantation : le troisième, de 1 4°o mètres cubes, est situé à une altitude de 70 mètres. Le point le plus haut alimenté par les 2 premiers réservoirs est situé à la cote 5o, et le plus bas à la coie 47- Pour le 3e réservoir, le point le plus haut alimenté est à la cote 60 et le plus bas à la cote 44-
- *>. — 13275 mètres de tuyaux en fonte, placés à des profondeurs variant de 0.70 à 1 m. 5o et pour lesquels il a été fait usage de l’enduit Angus Smith ;
- 70 bouches à incendie ;
- 82 bornes-fontaines débitant 1 m3 632 en 24 heures. La distribution est constante.
- Il existe des compteurs. Le prix de l’eau est de i5 francs par an pour 5oo hectolitres.
- (>. — La consommation minimum est de i5o mètres cubes et maximum de 3oo mètres cubes. Il existe 3o abonnés, indépendamment des établissements publics. La consommation moyenne par jour et par habitant est de 14 litres.
- 7. —- L’eau est claire, limpide, d’une saveur fraîche, agréable et sans arrière-goût. Soumise à une température modérée, elle laisse échapper de nombreuses bulles de gaz composé d’acide carbonique, d’azote et d’oxygène. Voici le résultat d’une analyse faite par M. Van Ermengem : matières organiques, 0.021 ; chlorures de calcium et de sodium, 0.06 ; sels solubles, o,o43; sulfate de potasse et de soude, 0,015 ; perte, o.oo5 ; silice, o.oo5 ; carbonate de chaux, 0,125 ; sels insolubles, o,34t ; carbonate de magnésie, sulfate de chaux, alumine, traces ; oxyde de fer, traces : perte, 0,019.
- Woiuwe-Safnt-Lamfoert (Province de Brabant)
- (7.049 h.)
- Voir Bruxelles, Compagnie Intercommunale des eaux.
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- Belgique
- — 1201 —
- Ypres (Province de Flandre occidentale)
- (17-479 F-) (3.2,5o maisons)
- Eau de barrage, amenée par la gravité.
- La distribution d’eau, dont les travaux ont été exécutés en 1881, et qui a été améliorée de 189.3 à 1895, est assurée par la Ville.
- 1. — Les eaux proviennent d’un étang à Dickebusch, dont la formation a été provoquée par le barrage de la vallée du Kemmelbeke.
- 2. — L’eau est aérée et filtrée au coke. Des bassins de décantation non couverts, pouvant contenir une réserve pour 7 jours de consommation minimum à 100 litres par habitant, font l’office de réservoirs en ville.
- 4. — L’étang fait office de réservoir. 11 existe un château d’eau de 386 mètres cubes de capacité, à 12 mètres au-dessus du niveau général de l’agglomération.
- 5. — Tuyaux en fonte placés à 1 mètre de profondeur ;
- Le tuyau d’adduction a 0 m. 35 de diamètre et 4-73o m.77 de longueur;
- 35o bouches à incendie ;
- Il y a 1 720 maisons raccordées ;
- Il existe un bassin de natation alimenté par un autre étang.
- 6. — La consommation est de 70 litres par jour-habitant. L’eau est distribuée gratuitement et à robinet libre. Les concessions sont absolument gratuites.
- K. — La composition de l’eau est variable. Cette variation est attribuée à l’influence de la végétation qui se développe, meurt et se décompose dans l’étang dont la profondeur est presque nulle sur les deux tiers de la surface, alors qu’une couche épaisse de vase, qui atteint la proportion de 2 m. 20 sur 3 mètres d’eau et moins, recouvre le fond du réservoir. Le typhus a régné en 1872, mais les cas de maladie ont beaucoup diminué depuis l’établissement de tuyaux en fonte et la création d’égouts.
- 8. — Des travaux sont projetés pour augmenter la capacité du réservoir de Dickebusch et pour utiliser les eaux de l’étang de Zillebeek.
- Villes de 2.5oo à 5.000 habitants.
- Aiseau (Province de Hainaut)
- (3.439 h.) (600 maisons)
- Est raccordé depuis 1902 à la Compagnie des eaux de la banlieue de Gharleroi. Coût des travaux, 120 000 francs. Réservoir de 200 mètres cubes ; n kilomètres 1/2 de canalisation avec conduite-maîtresse de 0 m. 15 ; 47 bornes-fontaines.
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- Belgique
- — 1262 —
- Ampsin (Province de Liège) (a.53o h.)
- Antoing (Province de Ilainaut)
- En projet. Puits.
- (3.922 h.) (825 maisons)
- Aubel (Province de Liège)
- (2.987 h.) (424 maisons)
- Projet de M. Halleux, ingénieur en chef du service technique provincial de Liège, dressé par M. David, commissaire-voyer à Herve, et exécuté en 1903-1904.
- 1. — Captage des sources dans la craie à la Gulpen par une galerie de i3o mètres de longueur.
- îî. — Deux béliers normaux hydrauliques (Système Durozoi) destinés à refouler l’eau dans le réservoir d’alimentation des hameaux de Haegelstein et Saint-Jean-Sart.
- 4. — Deux réservoirs : A Merckof, 100 mètres cubes de capacité ; route de Haegelstein, 5o mètres cubes de capacité.
- Murs et radiers en briques. Les parois intérieures des murs et du radier sont recouvertes d’un enduit au ciment de i5 millimètres d’épaisseur.
- 5. — Longueur du réseau de distribution: 10000 mètres (approximativement).
- 22 bornes-fontaines ; 1 urinoir à effet d’eau ; 92 concessions particulières.
- O* -p- Volume d’eau consommé par jour en moyenne : 176 mètres cubes.
- 8. — Canalisation vers Messilert sur une longueur approximative de 4 kilomètres.
- Bastogne (Province de Luxembourg)
- (3.655 h.) (56o maisons)
- Eau de drains dans le gravier et le grès. Distribution de 3o à 4®o mètres cubes par jour, partant d’un réservoir de 4°° mètres cubes ; 26 fontaines ; 79 raccordements payant 8 francs l’an ; venue d’eau insuffisante ; on en étudie l’amélioration.
- Battice (Province de Liège)
- (3.138 b.) (573 maisons)
- Distribution pour 220 maisons ; 4° mètres cubes par jour. Eau relevée par un moteur à benzine d’un puits de 27 mètres dans un réservoir de 100 mètres cubes.
- Eau consommée : En été, 3o mètres cubes ; hiver, 20 mètres cubes.
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- 1263
- Belgique
- Baudour {Province de Hainaut) (4-448 h.)
- Bertrix (Province de Luxembourg)
- (3.i88 h.) (620 maisons)
- Distribution d’eaux de sources de Recogne : 45o à 700 mètres cubes par jour. Drains à 1 mètre de profondeur ; réservoir de 200 mètres cubes alimentant 5j bornes-fontaines.
- Bilsen (Province de Limbourg)
- (3.i38 h.) (570 maisons)
- Eau de source alimentant 3 fontaines publiques dont une avec tuyauterie et réservoir. 5 pompes publiques sur puits (2 artésiens).
- Bouffioulx (Province de Hainaut) (4.677 h.) (960 maisons)
- Voir Charleroi (Eaux de l’arrondissement de)
- Bouillon (Province de Luxembourg)
- (2.665 h.) (546 maisons)
- Distribution de 76 à 45o mètres cubes par jour d’eau de source, partant d’un réservoir de 4oo mètres cubes ; 20 bornes-fontaines, 90 maisons reliées, payant o fr. 20 le mètre cube. En projet, captation de nouvelles sources.
- Braine-le-Château (Province de Brabant)
- (3.927 h.) (766 maisons)
- Distribution, pour 220 maisons, de 12 mètres cubes par jour d’eau de source et d’un drain de 70 mètres dans le sable. Réservoir de 12 mètres cubes alimentant 4 fontaines. Travaux exécutés en 1892/ Coût : i2.3i3 fr. Alimentation par gravité.
- Ghimay (Province de Hainaut)
- (3.349 h-) (637 maisons)
- 770 mètres cubes par jour d’eau de sources captée dans le calcaire, à Saint-Remy. Roue hydraulique et machine à vapeur alimentant un réservoir
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- Belgique
- — 1264 —
- de 3oo mètres cubes ; 65o raccordements à 6 francs par an. Carbonate calcique, 0,190. Eau trouble en cas de crue.
- Gomblain-au-Pont (Province de Liège)
- (3.836 h.) (755 maisons)
- 3 distributions : 1 alimentant 2 bornes-fontaines tarissant fréquemment ; une 2e d’eau de source dans le calcaire, alimentant 3 bornes-fontaines par un réservoir de i5o mètres cubes; enfin une 3e alimentant 6 fontaines publiques.
- Court-Saint-Etienne (Province de Brabant)
- (4-3ig h.) (810 maisons)
- A fait creuser, sous le plateau de Sart, une galerie drainante qui fournit un débit de près de 3oo mètres cubes par jour. Elle a coûté plus de 126000 francs et alimente actuellement une distribution d’eau complète. Coût de premier établissement : 4o4 191 fr., dont 28.100 fr. pour l’usine élévatoire. Alimentation partie par gravité, partie par moteur à gaz pauvre.
- Gouthuin (Province de Liège)
- (3.o65 h.) (754 maisons)
- 4 distributions pour 676 maisons ; 60 à 120 mètres cubes par jour ; galerie de captalion dans le limon et le grès, à la profondeur de 2 à 5 mètres ; 9 bornes-fontaines. Projet de distribution complémentaire en voie de réalisation.
- Gouvin (Province de Namur)
- (3.022 h.) (900 maisons)
- Régie directe.
- En 1899. Coût : 191 682 francs. Projet dressé par M. Desomme, commis-saire-voyer cantonal et exécuté par la Compagnie générale des conduites d’eau à Liège.
- Sources captées dans 3 bassins, dans le grès (bois de Pétigny), à 10 kilomètres de la ville.
- La commune possède encore 3 bonnes sources dans le bois de Pétigny qu’elle pourra capter à l’avenir si le besoin s’en fait sentir.
- 2 réservoirs, au N. et au S. de la commune, de i5o mètres cubes de capacité chacun, maçonnés et cimentés ; 2 fontaines à jet continu ; 29 bornes fontaines : 46 bouches d’incendie ; 247 raccordements privés au compteur : l’eau se paie 0,20 fr. le mètre cube pour les 100 premiers mètres cubés, 18 centimes le mètre cube pour les îoo mètres cubes suivants, 16 centimes le mètre cube au delà.
- Consommation : 260 mètres cubes par jour.
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- Belgique
- Analyse de janvier 1905.
- Ammoniaque........................................néant;
- Nitrites.......................................néant ;
- Nitrates.......................................néant ;
- Chlorures : 10 milligrammes de chlore au litre Ker, traces légères ;
- Acide sulfurique...............................néant ,
- Substances organiques ; 1 milligramme, 5 au litre ;
- Examen microscopique, rien à noter.
- Microbes pathogènes....................... néant ;
- Microbes sans importance pathogénique, 190 ;
- Colonies vulgaires au centimètre cube, 10 liquéfiantes.
- L’eau de la distribution de Couvin est actuellement pure au point de vue bactériologique.
- Enghien (Province de Hainaut)
- (4.564 h.)
- Projet de captage d’eaux alimentaires, dressé par MM. Honoré et Deblon.
- Dépense prévue : 6 200 francs.
- 1. — L’eau sera captée dans la partie supérieure du silurien, qui doit être très fissuré. Le silurien est recouvert de dépôts tertiaires et quaternaires qui, une fois percés par la sonde, permettent à l’eau artésienne du silurien de remonter jusqu’au niveau du sol. Le puits de captage sera établi le long de la chaussée de Brunehault, au sud-est d’Enghien. Il se composera essentiellement de deux tubages, dont l’intérieur en fonte asphaltée, descendus de 5 à 4 mètres dans le silurien. Entre les deux tubages, sera coulé du mortier de ciment, pour empêcher toute infiltration d’eau de surface. L’eau entrera dans le tubage uniquement par le fond. Une fois le puits établi, des essais de pompage auront lieu, pour vérifier le débit du puits qui devrait atteindre 5oo à 600 mètres cubes en i!\ heures pour un rabattement de 3 mètres, si l’on en juge par le résultat des pompages effectués sur le forage de reconnaissance.
- L’eau ainsi captée sera de première qualité. Les analyses du laboratoire de bactériologie du Hainaut confirment les prévisions.
- 3. — Le projet des machines et pompes ne sera dressé qu’après l’achèvement du puits de captage.
- 4. — 1 château d’eau de 5oo mètres cubes de capacité.
- (Projet non encore dressé).
- Esneux (Province de Liège)
- (3.362 h.) (800 maisons)
- La commune exploite sa distribution d’eau, qui date de 1901 et remplace une ancienne distribution primitive et insuffisante. (Auteur, M. Pirard, ingénieur, commissaire-voyer).
- Coût : 100 000 francs. — Entrepreneur : M. Hallet, de Liège.
- Les travaux ont été exécutés sous le contrôle de M. Delville, échevin des travaux publics.
- La réception provisoire en a été faite par MM. André, inspecteur général des cours d’eau, à Bruxelles ; Beaulieu, ingénieur-directeur du service technique provincial ; et Halleux, ingénieur-inspecteur du même service.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Belgique
- 1266 —
- La distribution principale alimente toute la commune d’Esneux et les hameaux de Hony, Amostrennes, Souverain-Pré et Avister, ce dernier enserré entre le canal et l’Ourthe.
- Quatre hameaux : Fontin, La Haze, Ilam et Montfort, sont également pourvus de distributions d’eau.
- 1. — Pour Esneux, Amostrennes, Hony et Souverain-Pré : Source du bois communal (vallon du Ry d’Oneux). Pour La Haze et Montfort : Source de Fontanelle. Pour Ham : eau du gravier refoulée à l’aide d’un moteur hydraulique. Pour Avister : Source de Reauregard.
- Le captage est fait partout à l’aide de galeries bien protégées.
- La galerie principale est établie dans les grès du versant droit du bois communal d’Esneux, à 5 kilomètres du village (cote i52,5i), drainant sur 25 mètres de longueur les eaux des sources du Ry d’Oneux.
- Débit, 752 mètres cubes par 24 heures, dont mètres cubes non utilisés et allant directement au ruisseau.
- Un conduit de 12 kilomètres de longueur et de 10 centimètres de diamètre aboutit au réservoir de la Salte.
- 4. — La grande conduite d'alimentation, qui passe en siphon sous le canal, est pourvue de 2 réservoirs : celui de la Salte est à la cote 142,62, capacité : 25 mètres cubes ; l’autre, celui de Grandfosse, est situé sur l’autre rive de l’Ourthe et établi à la cote 141 »74 mètres; il a une capacité de 80 mètres cubes.
- Les autres conduites ont chacune un réservoir.
- 5. — 45 bornes-fontaines ; 3u bouches d’incendie ; q3 abonnements au compteur à 0 fr. 20 le mètre cube ; 42 abonnements au robinet libre. L’eau est également fournie à une brasserie, une briqueterie, un hôpital et 4 appareils de chasse d’égouts.
- O. — Consommation : plus de 5oo mètres cubes par jour.
- 7. — L’eau, assez calcareuse, est analysée périodiquement et trouvée très saine. Les maladies telles que le typhus ont abandonné la commune. Aucun cas n’a plus été constaté depuis plus de 6 ans.
- 8. — La conduite d’Avister va être renouvelée.
- 9. - T oute la commune est actuellement pourvue d’eau en abondance ; le rçseau de Hony va être étendu : seuls les hameaux de Fachereux, Hestreux et La Grange n’ont pu encore être alimentés à cause de leur altitude ou de leur éloignement.
- 10. — Le Centre est pourvu d’égouts établis récemment et qui conduisent les eaux usées à la rivière. 11 y a un service d’enlèvement des immondices. Un service d’agents désinfecteurs fonctionne parfois. 11 a déjà été fait appel au service provincial de bactériologie.
- ' Feluy (Province de Hainaut)
- (3.020 h.) (780 maisons)
- Projet de distribution d’eau d’Obaix-Buzet, en commun avec Ecaussinnes-d’Engbien.
- Flémalle Haute (Province de Liège) (4.571 b.)
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- 1267 —
- Belgique
- Floreffe (Province de Namuv)
- (2.958 h.) (60a maisons)
- 35o à 4oo mètres cubes par jour d’eau d’un drain de 5o à 60 mètres de longueur à 2 et 3 mètres de pi'ofondeur dans le gravier et le grès, à Sart-Saint-Laurent ; 2 réservoii-s de 5o et i4o mètres cubes alimentant 3c bornes-fontaines et 18 raccordements.
- On exécute en ce moment une seconde distribution d’eau pour le hameau de Buzet (48o habitants) : 27 mètres cubes d’eau par jour provenant de 2 sources. Réservoir de 4o mètres cubes alimentant 12 bornes-fontaines. Dépense prévue : 4o.ooo.fr.
- Florennes (Province de Namur)
- (2.806 b.) (600 maisons)
- Eau de source amenée par la gravité.
- Projet dressé par MM. Loze, commissaire-voyer cantonal, et Piron, commissaire-voyer d’arrondissement,exécuté en i885.Dépense : 48 000 francs.
- 1. — Captation des sources du Try Piette et du Richa à l’émergence dans le tond des vallées. Les eaux proviennent des psammites qui constituent le sous-sol de toute la région environnante.
- Longueur de la conduite d’amenée : 2 $93 mètres, en tuyaux en fonte. Diamètres de la conduite,: 6,10 et 12 centimètres dediamètre.
- 2. — Filtration sur un lit de pierrailles de dimensions variables.
- I. — Un petit réservoir à 2 compartiments.
- o. — 3 800 mètres de conduite ; 26 bornes-fontaines et d’arrosage ; 1 urinoir ; i4o concessions particulières.
- O. — 100 mètres cubes minimum, 140 mètres cubes moyenne, 180 mètres cubes maximum, consommation d’eau par jour.
- Prix de vente : 2 fr. 5o plus 5 francs de location de compteur par an.
- S. — Agrandissement de la distribution actuelle, travaux auxquels on travaille depuis deux ans par le creusement de 800 mètres de galeries souterraines.
- i). — Ces ressources sont les mêmes que celles delà distribution primitive, c’est-à-dire que les eaux sont recherchées et en partie trouvées dans la même zone.
- 10. — Il n’y a rien de nouveau jusque maintenant ; c’est toujours l’ancien état de choses, notamment des égouts insuffisants, n’ayant pas de pente et dont les émanations pestilentielles se font sentir surtout pendant la saison des chaleurs et malgré les désinfectants dont on fait usage.
- Forêt (Province de Liège)
- (4.160 h.) (875 maisons)
- Distribution pour 64o maisons: 90 mètres cubes pir jour, provenant de 4 sources dans le schiste et le grès et une dans le calcaire ; 6 réservoirs de 10 à 80 mètres cubes alimentant 35 bornes-fontaines et 24 raccordements particuliers. Il existe en outre, pour les hauteurs, une petite distribution d’eau desservie par un moteur à essence. En projet : extension de la distribution d’eau de source du schiste pour le restant de la commune.
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- Belgique
- — 1268 —
- Fosses (Province de Namur) (3.479 h0
- G-anshoren (Prov. de Brabant) (4.007 h.)
- Voir Bruxelles (Compagnie Intercommunale des Eaux).
- Gemmenich (Prov. de Liège) (2.521 h.)
- Glain (Province de Liège)
- (2.753 h.) (461 maisons)
- Alimentée partiellement, depuis 1893, par la ville de Liège, par contrat renouvelable chaque année.
- Consommation 10000 mètres cubes environ par an fournis par Liège ; le reste est fourni par d’anciennes galeries existant dans la commune depuis plus de deux siècles, galeries qui ne donnent que fort peu d’eau.
- 2 bornes-fontaines et 7 raccordements privés.
- Gouy-lez-Pîéton (Province de Hainaut)
- (3.972 h.) (818 maisons)
- Distribution pour 125 maisons ; 4 bornes-fontaines ; 2 pompes ; 7 raccordements privés et 6 fontaines, dont 3 très abondantes.
- 2 puits communaux.
- Haccourt (Province de Liège) (2.25o h.)
- Ham-sur-Sambre (Province de Namur)
- (3.420 h.) (585 maisons)
- 5o à 100 mètres cubes par jour d’eau de drain d’une galerie à i5 mètres de profondeur dans le grès, à Fosses. Réservoir de 5oo mètres cubes, alimentant 27 bornes-fontaines et 100 raccordements. Volume insignifiant ou nul en été.
- Herve (Province de Liège)
- (4.722 h.) (825 maisons)
- Distribution pour 100 maisons d’eau d’une source dans la craie ; réservoir alimentant 1 fontaine et 1 borne-fontaine. Eau de quelques puits parfois contaminée, présence du bacterium coli.
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- 4269 —
- Belgique
- Heyst-sur-Mer (Province de la Flandre Occidentale)
- (4-685 h.) (920 maisons)
- En exploitation depuis 1903. L’eau provient des dunes au moyen de puits Norton. L’eau est refoulée dans un château d’eau de 45 mètres d’élévation et de 5oo mètres cubes de capacité, édifié dans les dunes, entre Heyst et Knocke.
- Hodimont (Province de Liège)
- (4-4*>4 h.) (410 maisons)
- Galerie de drainage. Eau amenée par la gravité.
- La distribution d’eau, qui date de 1782, est assurée par la commune et a été améliorée plusieurs fois.
- 1. — 4oo à 5oo mètres de tranchées et de galeries de drainage dans le schiste, au lieu dit : Pisseroule Dison. Cette galerie est de 8 à 12 mètres de profondeur et donne une eau potable pour les usages domestiques. Les établissements industriels sont alimentés par la Gileppe (Voir Verviers).
- 4. — Un réservoir de 200 mètres cubes, dont le radier est établi à la cote 176. Le point le plus élevé alimenté est à la cote 173 et le plus bas à la cote 157.
- 5. — Tuyaux en fonte, placés de 1 m. 5o à 2 mètres de profondeur. Le service d’incendie est assuré par la Gileppe. La distribution est constante et la plupart des habitations y sont raccordées.
- Il existe des compteurs. Le prix de l’eau est de 0 fr. 20 le mètre cube.
- 6- — Le débit varie entre i35 et 212 mètres cubes. Le débit journalier par habitant peut s’élever à 20,6 litres.
- 7. — Ci-après le résultat d’une analyse faite par le docteur Malvoz, de Liège, en 1893 : Coloration et transparence cristallines; sans odeur ni saveur ; très agréable au goût ; matières organiques, o,o4i par litre ; nitrites et ammoniaque, néant; nitrates, quantité modérée; chlorures, teneur faible; une dizaine de microbes d’espèces banales.
- Ittre (Province de Brabant)
- (2.791 h.) (600 maisons)
- 4o mètres cubes par jour, pour i5o maisons, d’eau de sources dans le sable. Réservoir de 25 mètres cubes alimentant 6 bornes-fontaines et pompes; 4 fontaines publiques et 21 privées.
- Jemeppe-sur-Sambre (Province de Namur) (3.609 h.) (6j5 maisons)
- Il y a un projet de raccordement à la canalisation d’Auvelais.
- Jodoigne (Province de Brabant)
- (4-i 83 h.) (1.100 maisons)
- Possède une double distribution : une distribution d’eau de drainage et une d’eau de source. Alimentation par gravité.
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- Belgique
- — 1270 —
- La première date de 1861. Drain en pierres sèches dans le limon. Elle dessert 200 maisons par 7 bornes-fontaines et 3i raccordements (10 francs par an). Le débit est de 3o mètres cubes par jour au maximum. Réservoir de 200 mètres cubes. Eau suspecte. La seconde date de 1898 et a coûté 114.048 fr. ; source dans le sable; elle dessert 900 maisons par 20 bornes-fontaines et 32 raccordements (1 o francs par an). Le débit est de 4oo mètres cubes par jour. Réservoirs de 5oo et de 85 mètres cubes.
- La Hulpe (Province de Brabant)
- (2.854 b*) (54o maisons)
- Eaux de sources dans le sable, relevées par moteur hydraulique; réservoir de 45o mètres cubes alimentant 5o bornes-fontaines. Fontaines et sources diverses ; l’eau d’une fontaine est contaminée par des infiltrations provenant du cimetière. La distribution a été établie en 1902-1906. Coût 291.280 fr., dont 29.841 fr. pour l’usine élévatoire.
- Landen (Province de Liège)
- (2.979 b.) (5oo maisons)
- Eau de sources alimentant 2 fontaines publiques.
- Projet de distribution d’eau de source ou de puits, avec machine élévatoire-
- Lierneux (Province de Liège)
- (3.245 b.) (55o maisons)
- 4 distributions pour 25o maisons. 25o mètres cubes par jour d’eau de galeries de drainage. Réservoir de i5o mètres cubes alimentant 23 bornes-fontaines et 2 raccordements.
- Limbourg (Province de Liège)
- (4.987 h.) (710 maisons)
- i° Sections de Dolhain et de Limbourg : Eaux de sources dans le calcaire, à Baelen, pour 643 maisons ; 25o mètres cubes par jour ; réservoir de 84 mètres cubes alimentant 22 bornes-fontaines et 87 raccordements privés.
- 20 Section de Hèvremont : Eaux de ruisseau pour lyi maisons ; 100 mètres cubes par jour ; 4 bornes-fontaines.
- 3° 200 mètres cubes de la distribution de la Gileppe, alimentant 1 borne-fontaine et i3o raccordements privés.
- Marche (Province de Luxembourg)
- (3.534 b.) ( 744 maisons)
- Distribution, de 33o mètres cubes par jour, d’eau de drains de 3oo mètres de longueur à 4 mètres de profondeur dans le calcaire et le schiste ; 6 bornes-fontaines.
- 2 distributions de 218 à 65o mètres cubes d’eaux de sources dans le schiste (à Waha) et dans le calcaire ; tranchée de x m. 5o à 8 mètres de profondeur et de 100 mètres de longueur, avec foi'age de 1 o à 1 5 mètres de pro--
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- — 1271 — Belgique
- fondeur dans le schiste ; réservoir de 100 mètres cubes alimentant i5. bornes-fontaines. Des travaux d’extension ont été exécutés en i()o5.
- Mettet (Province de Namur)
- (3.220 b.) (825 maisons)
- 3 distributions ; 90 mètres cubes par jour, 4 sources dans le schiste, galerie de drainage de 600 mètres de longueur à 4 mètres de profondeur ; 4 réservoirs de 4oo, 3oo, 180 et 175 mètres cubes, alimentant 5o bornes-fontaines et 120 raccordements privés (5 francs l’an).
- Middelkerke (Flandre occidentale)
- (2.966 b.)
- La ville s’alimente à la fois par un puits artésien, dont le débit est insuffisant, et par l’eau du canal de Plassehendaele à Nieuport. L’eau du canal, extrêmement polluée, est filtrée et stérilisée par le procédé Duyk avant d’être distribuée aux habitants.
- L’usine d'élévation et de stérilisation d’eau comprend deux moteurs à gaz de ville actionnant deux groupes de pompes centrifuges nourrices et de refoulement en ville.
- Les pompes nourrices envoient l’eau brute dans une bâche de réglage, à la sortie de laquelle sont incorporés les stérilisants spéciaux du procédé Dnyk, chlorure de chaux et perchiorure de fer ou sulfate d’alumine, aux doses respectives de 3 à 4 grammes et de 2& à 3o grammes par mètre cube. L’eau chargée de stérilisants passe ensuite dans 3 filtres à silex à grand débit de 2 m. 75 de diamètre et 3 m. 3o de hauteur, marchant en parallèle. Ils sont pourvus d’un dispositif de nettoyage par rotation d’un rateau à dents de fer combiné avec un renversement du courant d’eau.
- A la sortie des filtres, l’eau est absolument limpide. L’épuration bactériologique est presque complète : toutes les bactéries pathogènes ou d’origine suspecte sont totalement détruites.
- Les délégués du Ministère de l’Agriculture de Belgique qui ont été chargés par le Gouvernement d’étudier et de contrôler le fonctionnement de l’usine de Middelkerke ont analysé l’eau brute et l’eau stérilisée ; les résultats sont les suivants :
- Colonies par centimètre cube
- 19 août 1902 22 août 1902 22 sept. 1902 30 sept. 1902 17 octobre 1902
- Eau brute 12.800 6.800 5.000 4-230 6.5oo
- Bactéries pathogènes B. coli B. coli B. coli B. coli B. coli
- Eau stérilisée prélevée au robinet
- chez l’habitant 296 22 12 18 12
- Bactéries pathogènes dans l’eau sté-
- rilisée prélevée chez l’habitant . absence absence absence absence absence
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- Prix de revient de la stérilisation par mètre cube d’eau épui'ée : 4 à 5 mil-limes.
- L’eau épurée s’écoule dans un réservoir en béton armé, dans lequel l’aspirent les pompes de refoulement en ville, qui l’envoient dans un château d’eau.
- Débit journalier de l’installation : i.5oo mètres cubes.
- Mons-en-Hesbaye (Province de Liège)
- (4-112 h.) (85o maisons)
- Eau de source dans le schiste et le grès pour 117 maisons; 5 mètres cubes par jour / réservoir de 3o mètres cubes alimentant 3 bornes-fontaines.
- Montaigu (Province de Brabant)
- (3.671 h.)
- Projet de captage d’eau alimentaire dressé par MM. Deblon et Loppens, ingénieurs, et exécuté en l’année 1908, sous la direction de M. A. Deblon.
- Montant de la dépense : 38 44$ francs.
- 1. — L’ouvrage de captage consiste en un puits maçonné de 47 mètres de profondeur et de 3 mètres de diamètre intérieur foncé dans les sables dies-tiens, jusqu’au niveau de la nappe souterraine. En dessous de ce niveau, le puits maçonné est continué par un puits filtrant, système Catala, de o m. 90 de diamètre intérieur et de 17 mètres de profondeur. Ce puits est situé au sud de Montaigu, à environ 1 200 mètres du village à desservir. Des essais de pompage effectués pendant un mois ont permis de conclure que le puits peut fournir 700 mètres cubes par il\ heures.
- 3. — L’élévation de l’eau se fera mécaniquement au moyen de pompes centrifuges actionnées par moteurs électriques en relation avec dynamos et moteurs à gaz pauvre.
- 4. — Un réservoir maçonné de 600 mètres cubes de capacité.
- Les travaux seront exécutés en 1909.
- Montignies-le-Tilleul (Province de Hainaut)
- (4.i48 h.) (987 maisons)
- Eaux de source dans le schiste pour la plus grande partie de la commune; 200 mètres cubes par jour ; réservoir de 2.00 mètres cubes, alimentant 17 bornes-fontaines et 26 raccordements (12 francs l’an).
- Mortsel (Province d’Anvers)
- (4.929 h.) (800 maisons)
- Distribution d’Anvers pour 4° maisons; cette distribution sera étendue prochainement.
- Ohain (Prov. de Brabant) (2.559 h-)
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- Olne (Province de Liège)
- (2.991 li.) (674 maisons)
- i° 2 distributions d’eau de galeries de drainage, à 1 m. 5o de profondeur dans l’argile et le schiste, pour 208 maisons ; 4 fontaines.
- 20 3 distributions d’eau de sources (dont une à Forêt et une à Ayeneux) dans le calcaire, le schiste et la craie, pour i4j maisons; 4 fontaines et 1 pompe.
- Ottignies (Province de Brabant) (2.55o h.)
- Pepinster (Province de Liège)
- (2.960 b.) (35o maisons)
- Distribution d’eau exécutée en 1890 d’après un projet dressé par M. A. Halleux, commissaire-voyer.
- Eau de sources dans le psammite, à Cornesse. 2 réservoirs de 100 mètres cubes chacun à 3 kilomètres des sources. Une fontaine à jet continu, i5 bornes-fontaines, 1 urinoir à effet d’eau. 125 concessions particulières. Consommation totale : de 100 à 200 mètres cubes par jour. Abonnements au compteur, à raison de 96 mètres cubes par an, pour 10 francs ; 20 centimes le mètre cube supplémentaire.
- Perwez (Province de Brabant)
- (2.849 h.) (626 maisons)
- Auteur du projet : M. F. Bastin. ingénieur, rue Verbist, 3o, à Saint-Josse-ten-Noode.
- Volume d’eau prévu ; 3oo mètres cubes ; débit obtenu : 700 mètres cubes.
- Travaux exécutés en 1902,1903 et 1906. Coût : 268.3i8 fr.,dont 81.608 fr. pour l’usine élévatoire.
- Les eaux sont captées au hameau de Seumais, sur la rive gauche de la Gbète, par une galerie filtrante de 8 mètres de longueur, terminée à l’aval par 20 mètres de galerie étanche et par un pavillon d’accès.
- Le terrain est composé de sable bruxellien en couche de 12 à i5 mètres d’épaisseur reposant sur l’argile landénienne.
- La couche aquifère a environ 7 mètres d’épaisseur, et le radier de la galerie de captation est établi à la cote 129 mètres, soit à 3 mètres sous le niveau de la nappe aquifère.
- La galerie est dirigée normalement à l’inclinaison des couches ; elle mesure 1 mètre de largeur sur 1 m. 5o de hauteur, et elle est exécutée partie en maçonnerie de briques, partie au moyen de pièces de béton.
- Ces travaux ont donné lieu à d’assez sérieuses difficultés ; en vue d’en faciliter l’exécution, deux puits ont été établis sur le parcours de la galerie et foncés jusque dans l’argile; le fonçage s’est fait à niveau plein, et au moyen d’un excavateur à vapeur ; des pompages continus, effectués dans ces puits, ont provoqué un rabattement des eaux qui a permis l’exécution des galeries en tranchée ouverte ; la tranchée a donc, mesurée vers l’extrême amont, 12 mètres de profondeur.
- Pompes actionnées à l’électricité.
- Réservoir de pression de 3oo mètres cubes, établi à la cote 164,90.
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- Ce réservoir se trouve à 2.020 mètres des travaux de captage et à 25 mètres de l’origine du i-éseau de distribution.
- Ce réservoir, à deux compartiments, est enterré en partie dans le sol • il est exécuté en maçonnerie de briques sur fondations de béton ; 5o bornes-fontaines.
- Pironchamps (Province de Hainaut)
- (2.879 h.) (545 maisons)
- Régie directe, 45.000 francs. Alimentée en eaux de la banlieue de Ghar-leroi parle réservoir de Châtelineau.
- 2 réservoirs d'une capacité totale de 63 mètres cubes.
- Réseau de 4 5oo mètres.
- En projet.
- Quenast (Province de Brabant) (2.792 b.) (473 maisons)
- Quiévrain (Province de Hainaut) '
- (4-765 h.) (1.057 maisons)
- La distribution d’eau a été établie en 1900. Les premiers travaux ont coûté 70 000 francs.
- Projet dressé par M. Menier à Wasmuël.
- La distribution est alimentée actuellement au moyen d’un puits tubé de petit diamètre (0 m. 25 et o m. i5 de diamètre! prenant l’eau dans la craie sénonienne (étage de Trivières) à 62 mètres de profondeur.
- Dans sa partie supérieure, c’est-à-dire à partir de 11 mètres sous le sol jusqu’au niveau de celui-ci, le puits est de plus grand diamètre (2 m. 10) et est maçonné.
- C’est dans ce puits, à environ 10 mètres sous le sol, que se trouvent les pompes, constituées par 3 corps et pistons plongeurs conjugués (pompes triplex) donnant 5o mètres cubes à l’heure. Ces pompes sont actionnées à l’aide de courroies, par un moteur à gaz de ville installé sur le sol et d’une puissance de 10 chevaux.
- • La cote de l’eau dans le puits, à l’état statique, est 28 m. 20.
- Le sol est à la cote 39,20.
- Un réservoir en tôle, système Intze, de 3oo mètres cubes de capacité, est établi au-dessus de l’usine, supporté par une tour en maçonnerie de i5 mètres de hauteur.
- Le plan d’eau supérieur du réservoir est à la cote 58 m. 28 ; la hauteur d’eau dans le réservoir varie de 0 à 4 m- 80.
- Le diamètre du réservoir, à la partie supérieure, est de 10 mètres.
- La canalisation de distribution avait, en 1908, une longueur totale d’environ 5 600 mètres, en diamètres i5o, 100 et jb millimètres.
- La livraison s’opère au moyen de 35 bornes-fontaines publiques et de 45 bouches d’arrosage.
- Il y a, en outre, 208 concessions particulières, dont les unes sont à redevance fixe de 6, 10 ou i5 francs, les autres, à compteur, le mètre cube d’eau étant, dans ce cas, vendu à 10 centimes, \olume d'eau consommé en 1908 : minimum 25o mètres cubes, moyenne 820 mètres cubes, maximum 4&o mètres cubes par jour. „
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- 7. — Composition de l’eau.
- Bactériologique : par centimètre cube, 3o8 bactéries banales non pathogènes ; Chimique : en grammes, par litre :
- Matières organiques : o,oi5
- Acide nitrique : traces
- Chlorures 0,025
- Dureté
- Résidu à ioo° o,4(>
- Résidu calciné o,4o
- 8. — L’installation, dans la situation actuelle, présente une instabilité qui donne aux administrateurs communaux de perpétuelles craintes d’interruptions, et qui les a amenés à faire étudier le projet d’une nouvelle usine de pompage, l’usine actuelle devenant une réserve.
- Les inconvénients du système actuel consistent surtout dans l’absence de pompes et de moteurs de rechange ; une avarie quelconque provoque une interruption complète dans le pompage ; en outre, la situation des pompes au fond d’un puits de 11 mètres de profondeur en rend la surveillance et les réparations difficiles et pénibles.
- Les nouvelles installations dont le projet, dressé par M. L. Yan Meurs, ingénieur à Mons, est en ce moment soumis aux autorités supérieures, consisteraient en un nouveau puits, déjà construit, et une nouvelle usine de pompage ayant, comme force motrice, soit le gaz pauvre, soit l’électricité.
- Il y aurait donc deux gazogènes, deux moteurs de 10 à 12 chevaux, et deux pompes capables, chacune, d’élever 5o mètres cubes à l’heure.-
- Les bâtiments seraient construits dès l’abord pour recevoir ces deux unités symétriques, mais une seule unité de pompage serait installée cette année, l’autre ne le serait que lorsque les besoins en eau dépasseraient sensiblement la consommation actuelle.
- Celle -ci n’est que de 32 0 mètres cubes en moyenne, par jour.
- L’emplacement du nouveau puits et de l’usine à créer a été choisi de manière que les pompes soient au niveau du sol (à la cote 3a m. 20), de même que les moteurs et les gazogènes. Cet emplacement est situé sur les bords de la rivière qui baigne Quiévrain, au fond de la vallée, et à 200 mètres de l’usine actuelle.
- L’eau devra être refoulée au réservoir par une conduite de refoulement de 220 mètres de longueur et de i5o millimètres de diamètre.
- L’eau du puits se maintient aux environs de la cote 27,60, pendant des pompages continus qui ont atteint le taux de 100 mètres cubes à l’heure. La hauteur totale de refoulement sera donc de 58 m. 28 — 27,60 = 3o m. 78 environ.
- Ce nouveau puits est placé en dehors du bâtiment des pompes et a une profondeur totale de 5o mètres, dont 5 mètres en diamètre 2 mètres, à revêtements maçonnés, 12 mètres en un double tubage (tubes de 600 et .600 millimètres) à intervalle bétonné, 33 mètres en un forage de 4°° millimètres de diamètre, sans tube.
- Les 5 ou 6 premiers mètres sont dans des alluvions anciennes, compactes, le double tubage et le forage sont en totalité dans la craie sénonienne, étage de Trivières.
- La nouvelle usine comprendra en outre des hangars à charbon et des magasins pour les approvisionnements en tuyaux, matières de graissage, pièces de rechange, etc.
- Le montant du devis des nouvelles installations est de 42 000 francs, y compris les achats de terrains, le creusement du puits et les frais de pompages d’essais, les bâtiments, etc.
- L’eau du nouveau puits a été analysée fréquemment par l’Institut pro-
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- vincial de bactériologie du Hainaut. Elle a été déclarée de très bonne qualité Le titre hydrotimétrique est de 22 ou 23 degrés.
- Les eaux usées vont dans la rivière la Honnelle, par quatre aqueducs différents.
- Rebecq-Rognon (Province de Brabant)
- (4.516 h.) (1.100 maisons)
- Travaux exécutés en 1894, Coût : 91.121 fr. Alimentation par gravité. Distribution d’eau de drains pour la plus grande partie de la commune ; 180 mètres de galerie à 21 mètres de profondeur, dans le sable et l’argile ; réservoir de 200 mètres cubes ; i5 bornes-fontaines ; 53 raccordements privés à 0 fr. 26 le mètre cube.
- Rochefort (Province de Namur)
- (3.o8i h.) (585 maisons)
- 2 distributions d’eau de source dans le calcaire, le grès et le schiste ; 160 a 3oo mètres cubes par jour ; 3 réservoirs de 10, i5o et 25o mètres cubes, alimentant 47 bornes-fontaines ; 25 raccordements privés à 0 fr. 20 le mètre cube. La qualité de Peau est douteuse.
- Rœulx (Province de Hainaut)
- (2.940 h.) (720 maisons)
- On étudie un projet de distribution d’eau. L’eau des pompes publiques est abondante, mais contaminée. Il existe à un kilomètre de distance, dans les vallées de Rouges-Terres, une fontaine puissante dénommée « la Fontaine sans fond », dont la captation suffirait largement à alimenter toute la ville. Pourrait également être raccordée aux eaux des Houdeng. Un projet a été déposé à cette fin ; le montant de la dépense serait de 85.000 fr. La conduite ascensionnelle partirait des réservoirs aériens d’Houdeng, pour aboutir au réservoir à établir sur les hauteurs de Montauban ; c’est de là que partiraient ensuite les conduites d’alimentation pour l’intérieur de la ville.
- Le projet comprend également l’établissement de bornes-fontaines et de bouches d’incendie.
- Romsée (Province de Liège) (2.546 h.)
- Saint-Ghislain (Province de Hainaut)
- (4.647 b.) (845 maisons)
- La ville présente un projet proposant l’achat d’un puits artésien, situé à proximité de la gare et distribuant une eau extrêmement abondante et absolument saine. Les analyses chimiques et bactériologiques faites par les laboratoires officiels ont démontré que l’eau de ce puits était en tous points excellente, unique peut-être dans la région. Le débit du puits est considérable et d’une régularité parfaite. Il n’y aurait donc pas de travail de cap-
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- tationà entreprendre. Il suffirait tout simplement d’établir une canalisation. Si, comme il y a lieu de le supposer, la ville reçoit, de la Province et de l’Etat, le concours qu’elle mérite, on entamera les travaux d’urgence, car la question des eaux est d’une importance capitale à Saint-Ghislain et il est temps qu’elle soit résolue.
- Saint-Hubert (Province de Luxembourg)
- (3.^59 h.) (54^ maisons)
- Distribution, de 600 à 1 200 mètres cubes par jour, d’eaux de sources ; réservoirs de 3oo et 36o mètres cubes, alimentant 6 fontaines et 17 bornes-(ontaines ; 3j maisons reliées (25, 5o, 75 ou 100 francs l’an, et o fr. 35 le mètre cube pour les usages industriels). Des travaux d’extension ont été exécutés en 1 qo3 et 1906 pour 22.000 fr.
- Saint-Servais (Province de Namur)
- (4-982 h.) (728 maisons)
- Distribution de Namur, de 25 mètres cubes par jour environ, pour 17b maisons. Une source abondante, mais peu utilisée parce qu’éloignée, et de nombreux puits publics.
- Saventhem (Province de Brabant)
- (4-871 li.) (800 maisons)
- Régie directe.
- Eau de puits filtrants et moteur électrique.
- Projet dressé par M. Bastin, 3o, rue \erbist, Saint-Josse-ten-Noode. Devis : 240 000 francs.
- La captation seule est terminée. Puits filtrants, système Catala, dans la nappe aquifère des sables tertiaires foncés dans la partie nord de la commune. Cote du terrain : 49»bo. Niveau de l’eau : 37,30. Enfoncement des puits dans la nappe aquifère : i5 mètres.
- Les eaux seront refoulées par 2 pompes dont l’une de réserve, mues par moteur électrique, d’un débit de 4o mètres cubes à l’heure chacune, dans un réservoir dont le trop-plein (cote 71,60) se trouve à 22 mètres au-dessus du niveau du sol. L’énergie électrique sera fournie par l’usine d’électricité de la commune. Le réservoir, en béton armé, a 4oo mètres cubes de capacité.
- Le réseau aura environ 12 kilomètres de développement. Il est en voie d’exécution. 55 bornes-fontaines sont prévues.
- Seilles (Province de Liège)
- (3.5o6 h.) (730 maisons)
- Eau de sources dans le schiste, à Landen, pour 85 maisons ; 6 bornes-fontaines. Projet de distribution complémentaire pour 15 maisons.
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- Seneffe (Province de Hainaut)
- (3.667 h, (743 maisons)
- Distribution d’eau de sources dans le sable, pour 4a<> maisons ; réservoir de 100 mètres cubes, alimentant 19 bornes-fontaines.
- Sottegem (Province de Flandre Orientale)
- (4.702 h.) (906 maisons)
- Distribution pour 600 maisons, d’eau de puits de 4 à 5 mètres de profondeur dans le limon et le sable ; 4°P mètres cubes par jour ; réservoir de 200 mètres cubes alimentant 1 fontaine et 21 bornes-fontaines.
- Sprimont (Province de Liège)
- (4.378 h.) (84o maisons)
- Sources, gravité et bélier hydraulique.
- Projet de M. Pirard, ingénieur, commissaire-voyer, exécuté en 1901- 1902. €oùt : 3oo 000 francs.
- Régie directe.
- Sources dites de Cornemont, de Lincé et de Presseux, captées dans le urès, le schiste et l'argile, refoulées partiellement par bélier hydraulique Durozoi, de Yincennes (France). Hauteur d’élévation, 58 mètres.
- 6 réservoirs d’une capacité totale de 135 mètres cubes en briques et en ciment.
- 26 kilomètres de conduites en fonte fournies par les hauts-fourneaux de La Louvière ; 58 bornes-fontaines et 2 bouches d'incendie.
- Débit des sources : de 3oo à 800 mètres cubes par 24 heures, selon les époques.
- 126 abonnements. Les abonnements sont de i5 francs par an, par robinet sans compteur, ou l’eau à 0 fr. i5 le mètre cube au compteur. Consommation : 3oo mètres cubes par jour.
- Spy (Province de Namur)
- (3.643 h.) (755 maisons)
- 2 distributions d’eaux de sources dans le sable, pour maisons ; 80 mètres cubes par jour ; réservoir de i85 mètres cubes alimentant i4 bornes-fontaines et 6 pompes.
- Stembert (Province de Liège)
- (3.o43 h.) (45o maisons)
- 80 l 5oo mètres cubes par jour d’eau de ruisseau dont les sources sortent du schiste et du grès, filtration sur calcaire, gravier et sable ; réservoir de 270 mètres cubes alimentant 20 bornes-fontaines et beaucoup de raccordements privés (5 francs l’an). Cette eau est exposée aux souillures ; on y constate la présence du bacterium coli.
- Projet de distribution complémentaire d’eau de source pour 4o maisons.
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- Tilff (Province de Liège)
- (3.066 h.) (610 maisons)
- La conduite d’eau du village comprend la source Linette captée au moyen d’un puisard et la source du Ploppe captée au moyen d’un barrage. Ces deux sources desservent environ î 8oo habitants.
- La conduite d’eau de Surlemont, captée au moyen d’un barrage, alimente iho habitants.
- Le réservoir de la conduite d’eau du village a une capacité de io5 mètres cubes. Il est en maçonnerie de briques et Aoûté sur poutrelles.
- Le réservoir de la conduite d’eau de Surlemont a 3o mètres cubes de capacité. Il est également en maçonnerie de briques et couvert de voussettes sur poutrelles.
- Le réseau de la conduite du village a environ 2 5oo mètres de longueur. 11 comporte 2 pompes, 17 bornes-fontaines et 200 concessions particulières.
- La conduite de Surlemont a environ 1600 mètres de longueur, 7 bornes-fontaines et pas de robinets particuliers.
- Vohunes consommés quotidiennement
- Village Suilement
- Minimum...................................100 m! 10 m:î
- Moyenne...........,.......................180 » ta »
- Maximum............................... 200 » i5 »
- Prix de l’eau de la conduite du village : 10 francs par robinet. 5 francs par robinet supplémentaire.
- Les eaux ont été reconnues potables.
- Travaux projetés pour l’avenir : conduite aux hameaux de Méry et de Sur-cortil ; extension de la conduite du centre ; amélioration de la captation.
- Vielsalm (Province de Luxembourg)
- (3.769 h.) (760 maisons)
- Ü distributions pour 494 maisons; réservoir alimentant 3i bornes-fontaines et 118 raccordements privés (10 francs l’an).
- Projet de 2 distributions complémentaires d’eau de sources pour ]6î maisons.
- Virton (Province de Luxembourg)
- (2.693 h.) (555 maisons)
- Projets de la source d’Orvillers et de la Mère-Dieu, dressés par M. Roger, commissaire vover (ier projet), etM. Rogissart, commissaire voyer (2* projet), exécutés en 1874 (ier projet) et en 1907 (20 projet).
- Dépenses faites (ier projet) 75 000 francs ; (2e projet) 75 000 francs.
- 1. — La première distribution a été captée dans une prairie longeant le bois communal à une altitude de 266 mètres (Virton est à l’altitude de 229 mètres); longueur de la conduite au x-éservoir : 1900 mètres, du réservoir à l’entrée de la ville : 760 mètres ; diamètre de la conduite : 120 millimètres (fonte) (débit : de 2 à 4 litres). 2e distribution : Conduite en fonte de i5o millimètres, longueur totale : 5 45o mètres ; sans réservoir ; débit de la source : 20 litres à la seconde.
- 4. — Un réservoir pour la premièi'e distribution ; cote du radier 2% mètres. Capacité 22b mètres cubes. En grès du pays. Enterré.
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- r». — 3 fontaines à jet continu ; îg bornes-fontaines ; 32 bouches d’incendie ; 4oo concessions.
- O. — Volume d’eau consommé par jour : en moyenne 35o mètres cubes. Prix de vente de l’eau aux particuliers : 6 francs par an.
- Tl. —En 1906, analyse de M. Malvoz, professeur à Liège : Les cultures après 8 jours à 20 degrés donnent très peu de cultures microbiennes, en moyenne 6 seulement par centimètre cube (Teneur très faible correspondant à celle des meilleures eaux) ; chimiquement, peu de chlorures et de nitrates.
- Conclusion : Eau pure, température de l’eau à la source : 8 degrés.
- En 1907, analyse de M. Ney, pharmacien à Arlon. Analyse chimique. Tous les résultats s’entendent par litre.
- Résidu sec...........................................ogr. 178
- Cendres de calcination ..............................o i368
- Matières organiques d’après Kubel....................o 018
- Chlore...............................................o 0088
- Degré hydrotimétrique. ;...........................180
- Acide sulfhydrique ..................................o
- » nitreux.........................................o
- » ammoniaque......................................o
- Sels ammoniacaux.....................................o
- Conclusion : excellente eau potable.
- Visé (Province de Liège)
- (3.90.3 h.) (700 maisons)
- Distribution d’eau de source dans le grès et le schiste, à Bompaye pour toute la commune ; 215 mètres cubes par jour ; réservoir alimentant 21 bornes-fontaines.
- Vottem (Province de Liège)
- (4-o45 h.) (710 maisons)
- Eaux de galeries de la distribution de Liège, alimentant 2 pompes publiques et quelques maisons.
- Waterloo (Province de Brabant)
- (4-3i8 h.) (1010 maisons)
- Travaux terminés en 1904. Auteur du projet : M. Baslin, ingénieur, rue Vcrbist, n° 3o, à St-Josse-ten-Noode. Dépense, environ 265 000 francs.
- La captation est faite au Menil, à la limite des territoires des communes de Waterloo et de Braine-l’Alleud, au moyen d’un puits maçonné, de forme cylindrique et de 4 métros de diamètre.
- La couche aquifère, extrêmement puissante, s’étend dans les sables bruxelliens avec bancs assez réguliers de grès dur.
- Le ppits, qui a une profondeur de 8 mètres, a un débit de 6000 mètres cubes.
- — L’élévation des eaux se fait au moyen de 2 moteurs à gaz pauvre, d’une force de 10 à 12 chevaux chacun, pouvant marcher ensemble et isolément, fournis par la Société anonyme des ateliers de construction de Boussu.
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- Belgique
- La conduite de refoulement allant de l’usine au réservoir de pression a une longueur de 65o mètres ; la hauteur de refoulement est de 5a mètres.
- 4. — 11 y a a réservoirs-châteaux d’eau : le réservoir de pression à Mont-St-Jean et le réservoir régulateur près de la station de Waterloo.
- Le niveau moyen des eaux dans les réservoirs est à la cote i4o.
- Les points les plus hauts à alimenter sont à la cote 127.
- Les réservoirs sont construits en béton armé.
- 5. — Le réseau de distribution comporte 18 kilomètres de conduites, 2 fontaines abreuvoirs, 80 bornes-fontaines et 25 bouches d’incendie. 11 existe en outre 125 raccordements particuliers.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne : 200 mètres cubes. L’eau est vendue 0 fr. 10 le mètre cube au compteur ou à robinet libre moyennant une redevance annuelle minimum de 4 francs pour un robinet.
- 7. — L’eau ne contient que des traces de chlorures et de nitrates, pas de nitrites ni de composés ammoniacaux. Proportion de chaux normale. 7 colonies banales par centimètre cube (analyse de M. Bordet, directeur de l’institut provincial de bactériologie).
- Wegnez (Province de Liège)
- (2.638 h.) (355 maisons)
- i° Distribution d’eau de sources dans le psammite, à Cornesse, pour 220 maisons, 5o à 100 mètres cubes par jour ; réservoir de 200 mètres cubes, alimentant 9 bornes-fontaines.
- 20 Distribution d’Ensival pour 55 maisons.
- 3° Distribution de Verviers pour 3o maisons ; une borne-fontaine.
- Woluwe-St-Pierre (Province de Brabant) (4499 h.)
- Voir Bruxelles (Compagnie Intercommunale des Eaux).
- Annuaire des Distributions d’eau.
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-
- Belgique
- 4282
- Localités de moins de 2 5oo habitants possédant une disùibution d’eau
- ABRÉVIATIONS
- Anv. = Province d’Anvers.
- Br. = » de Brabant.
- Fl. Occ. = » Flandre Occ.
- Fl. Or. = » Flandre Or.
- Hain. = » Hainaut.
- Lg. = Liège.
- Limb. = » Limbourg.
- Lux. = » Luxembourg.
- Nam. = » Namur.
- Communes Provinces Habit.
- Agimont Nam. 727
- Aisemont » 706
- Aile » 625
- Amberloup Lux. 876
- Aphoy » 480
- Ann evoie-Bouillon Nam. 735
- Anseremme » 976
- Anthée » 426
- Anthisnes Lg. 1 701
- Arbre Nam. 555
- Argenteau Lg- 884
- Arville Lux. 93°
- Assesse Nam. 1 3i4
- Aublain » 453
- Autelbas Lux. I 786
- Ave-et-Auffe Nam. 329
- Awenne Lux. 098
- Aye » 996
- Bagimont Lux. 174
- Bail eux Hain. gi5
- Bailièvre » 293
- Bande Lux. 778
- Barbençon Hain. 733
- Barvaux-Condroz Nam. 528
- Barvaux-lez-Durbuy Lux. I 25o
- Beaufays Lg- I 018
- Basse-Bodeux Lg. 556
- Beaumont Hain. 1 838
- Beauraing Nam. 1 753
- Beffe Lux. 424
- Beho » 1 499
- Bell aire Lg- 1 462
- Bellefontaine-lez-Etalle Lux. 992
- Bellefontaine-îez-Gedinne Nam. 177
- Berchem-Ste-Agathe Br. 2 3o4
- Berneau Lg. 478
- Bertogne Lux. 935
- Berzée Nam. 800
- Bierghes Br. i 084
- Biesmerée Nam. 810
- Bièvre » . 847
- Bihain Lux. 1 539
- Bilstain Lg. 834
- Bioul Nam. 1 698
- Bois de Villers » 1 5x6
- Bois et-Borsu Lg. 992
- Bolland Lg. 576
- Bonnert Lux. 1 609
- Bourlers Hain. 979
- Bourseigne-Neuve Nam. 356
- Bou rseigne-Vieille » 180
- Boussu-Iez-Walcourt Hain. 886
- Bousval Br. 1 585
- Bouvignes Nam. I 2DI
- Bo vigny Lux. I 406-
- Bras » 867
- Braibant Nam. 456
- Bure » 7°4
- Calonne Hain. 1 042
- Carlsbourg Lux. 684
- Celles Nam. 83o
- Cerfontaine » 1 716
- Ceroux Mpusty Br. i5g4
- Chaineux Lg. 1 x68-
- Chairière Nam. 285
- Champion » 1 i3i
- Champion Lux. 893
- Chanly » 383
- Chassepierre » 76a'-
- Chastrès Nam. 463'.
- Châtillon Lux. 71O'
- Chandfontaine Lg. 1 858
- Cherain Lux. 894
- Chevetogne Nam. 797
- Ciergnon Nam. 496
- Clavier Lg- 1 229
- Clermont Nam. 84o
- Conneux » 517
- Corbion Lux. 1 127
- Corenne Nam. 3oo
- Cornesse Lg. 2 IOO
- Cornimont Nam. 164
- Conr-sur-Heure Hain. 5oo
- Coutisse Nam. 887
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- — 1283 — Belgique
- Couture-S t Germain Br. 73r Gembes Lux. 422
- Crupet Nam. 54i Genappe Br. 2 071
- Cugnon Lux. 588 Genval » 1997
- Gérouville Lux. 1 028
- Dailly Nam. 3i5 Gesves Nam. 1 952
- Dampicourt Lux. 658 Gochenée » 355
- Daussois Nam. 589 Goé Lg- 883
- Daverdisse Lux. 343 Gomzé-Andoumont 465
- Deuée Nam. 989 Gonrieux Nam. 1164
- Dion » 374 Gougnies Hain. 666
- Dochamps Lux. 626 Gourdinne Nam. 676
- Dolembreux Lg. 594 Graide » 886
- Dorinne Nam. 484 Grand Halleux Lux. 1 281
- Dréhance » 4o5 Grandmenil » 728
- Durbuy Lux. 4o3 Grand-Rechain Lg- 8x5
- Durnal Nam. 756 Grandrieu Hain. 76x
- Grapfontaine Lux. I 2l5
- Edeghem An v. 2 368 Grune » 439
- Emptinne Nam. 755 Grupont » 267
- Erezée Lux. 856
- Ermeton-sur-Biert Nam. 679 Habay-la-Vieille Lux. 874
- Ernonheid Lg. 226 Ilaillot Nam. I 125
- Erpion Hain. 3l2 Halanzy Lux. 2414
- Ethe Lux. 1886 Halma » 369
- Evelette Nam. I 041 Hamoir Lg. I 112
- Evrebailles » 853 Hamois Nam. 920
- Ham-sur-Heure Hain. 2 336
- Falaën Nam. 77° Hanzinne Nam. 734
- Falmagne Nam. 4n Hargimont (en projet) Lux. 652
- Falmignoul » 562 Harre » 924
- Fauvillers Lux 1 187 Harsin » 475
- Fays-les-Yeneurs » 614 Harzé Lg- 1 181
- Felenne Nam. 891 Has ti èr e - Lav aux Nam. 9°5
- Ferrières Lg- 1 275 Hatrival Lux. 619
- Feschaux Nam. 423 Havelange Nam. 1 655
- Filot Lg- 386 Haut-le-Wastia » 429
- Finnevaux Nam. 2y5 Heid Lux. 890
- Flamierge Lux. 1 295 Heer Nam. 547
- Flavion Nam. 816 Heers Limb. 1 i36
- Florée » 5i 7 lleinsch Lux. 1 992
- Florenville Lux. x 912 Ilennuyères (en projet) Hain. 1 743
- Fontaine-Valmont Hain. 87.5 Herbeumont Lux. 14?4
- Fontenoille Lux. 5xo Hermeton-sur-Meuse Nam. 436
- Forrières Lux. 833 Héron Lg- 10.59
- Fouron-le-Comte Lg. 1 236 Heusy » 2 390
- Fouron-St Martin » 1 006 Heyd Lux. 890
- Fraipont » 1 649 Hives » 482
- Fraire Nam. 1 112 Hodister » 853
- Fr amont Lux. 3l2 Hombourg Lg. 1 418
- Francorchamps Lg- I 028 Hompré Lux. 1 102
- Froidchapelle Hain. 1874 Honnay Nam. 551
- Furnaux Nam. 480 Hotton Lux. 1 426
- Houdelange » 1 534
- Gedinne Nam. 906 • Houdemont » 521
- Gelbressée » 5x4 Iloudremont Nam. 3a3
- Gelinden Limb. 949 Houffalize Lux. 1 532
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- Belgique — 1284 —
- Houtaing Hain. 8i5 Marenne Lux. 673
- Houyet Nam. i 3ro M^sbourg Lux. 388
- Bove Anv. i 714 Masy Nam. 856
- Humain (en projet) Lux. 64 2 Matagne-ia-Grande » 32j
- * Meix- de vant-Virton Lux. 9i3
- Izel Lux. 1 880 Melen Lg. 1 336
- Izier » 738 Membach » 955
- Merlemont Nam. 364
- Jallet Nam. 325 Mesnil-St Biaise » 7i3
- Jamioulx Hain. 875 Messancy Lux. 2 280
- Jamoigne Lux. I 234 Miécret Nam. 72 4
- Javingue Nam. 377 Mirwart Lux. 381
- Jéhonville Lux. 786 Modave Lg- 653
- Jemelle Nam. 2 IIO Mont Nam. 352
- Jeneffe » 4o3 Montenaeken Limb. i 5i4
- Montleban Lux. 9*7
- Lacuisine Lux. 556 Mont-St-Guibert Br. 1 618
- Lambermont Lg. 2 261 Montzen Lg- 2 232
- Lamorteau Lux. 5i 7 Moresnet » I 188
- Laneffe Nam. 697 Morhet Lux. 768
- La Reid Lg. 1 531 Morialmé Nam. 1453
- Laroche Lux. 2 o3o Mormon t Lux. 827
- Lasne-GhapHe-St-Lambert Br. 2 i55 Mortier Lg. 926
- (en projet) Mortroux » 498
- Morville Nam. 670
- La vacherie Lux. 483 Mouzaive » 117
- Lavaux-Ste-Anne Nam. 414 Mozet » 741
- Lavoir Lg- 362 Muno Lux. ^99
- Léau Br. 2 111 Musson » 1790
- Leignon Nam. 1 5j5 My » 561
- Les Avins Lg. 7^9
- Lesterny Lux. 245 Nafraiture Nam. 326
- Libin Lux. 1 187 Namêche Nam. 1 420
- Lillois-Witterzée Br. 1 191 Nandrin Lg. 1179
- Limerlé Lux. 1 592 Naninne Nam. 1 067
- Linchet Lg- 107 Nassogne Lux. 1089
- Lisogne Nam. 644 Natoye Nam. 1 168
- Longchamps Lux. I 5o2 Neerheylissem Br. 1 83o
- Longvilly » I 20.5 Nettinne Nam. 266
- Lorcé Lg- 5i3 Neutchâteau Lux. 2 440
- Louette-St -Denis Nam. 485 Neuville Nam. 575
- Louette-St-Pierre » 455 Neuville-en- Gondroz Lg. 644
- Lou poigne Br. i5g4 Neuville-sous -Huy » i58
- Louveigné Lg. 1 911 Nismes Nam. 1 8o4
- Loverval (en projet) Hain. 693 Nives Lux. 565
- Loyers Nam. 616 Noirefontaine » 332
- Lustin » 1 161 Nollevaux » 36o
- No ville lez-Bastogne » 1 337
- Maçon Hain. 1 o33
- Macquenoise » 720 Ochamps Lux. 786
- Maillen Nam. 7-5o Ocquier Lg- 764
- Maissin Lux. 555 Odeigne Lux. 524
- Malempré » 333 Offagne » 6i3
- Maransart Br. 588 Oignies Nam. 1 517
- Marche - les-Dames Nam. I 023 011 oy » 1 i5i
- Marcourt Lux. I 006 Ombret-Rawsa Lg- 1047
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- — 1285 — Belgique
- Opheylissem Br. 806 Sainte-Marie Lux. CO 0 RO
- Opont Lux. 653 Saint-Pierre » 604
- Orchimont Nam. 408 Saint-Remy Hain. 573
- Oret » 626 Saint-Vincent Lux. 639
- Orgeo Lux. 1 485 Samart Nam. i65
- Orp le-Grand Br. 1 800 Samrée Lux. 969
- Ortho Lux. 1 343 Sart Bernard Nam. 578
- Ouffet Rg 1 840 Sart-lez-Spa Rg. 2 i34
- Sautour Nam. 349
- Pailhe Lg- 53a Schaltin » 831
- Paliseul Lux. 1 199 Sclayn » 1 534
- Patignies Nam. 227 Scy » 326
- Perwez-Condroz » 53o Sensenruth Lux. 322
- Pesche *> 9i7 Seny Lg- 351
- Petigny » 893 Senzeille Nam. 811
- Petit-Fays » 241 Sibret Lux. 1 J77
- Petit-Rechain Rg- 2 198 Silenrieux Nam. 1044
- Petit-Thier Lux. 616 Smuid Lux. 282
- Plainevaux Rg. 95o Sohet-Tinlot Rg- 428
- Plancenoit Br. 843 Sohier Lux. 47°
- Polleur Rg- 1 3o6 Solre-St-Géry Hain. 984
- Pondrôme Nam. 672 Sommière Nam. 464
- Pont-de-Loup Hain. 2 i4i Somzée » 559
- Porcheresse-en-Ardenne Lux. 447 Sorinne » 495
- Porcheresse-en - Condroz Nam. 284 Sosoye » 622
- Poulseur Lg- I !94 Soulmes » 25 r
- Poupehan Lux. 341 Sovet » 716
- Presles Hain. 760 Soy Lux. 1 174
- ProfondeAille Nam. 988 Spontin Nam. 670
- Purnode Nam. 401 Stave » 682
- Pussemange Lux. 336 Stoumont Rg- 600
- Sugny Lux. 1 004
- Rahier Lg- 573 Suxy » 683
- Redu Lux. 648
- Res teigne Nam. 651 Tarcienne Nam. 612
- Rliisnes » U2 ce ^0 Tavier Lg- 1 272
- Rienne > 801 Tellin Lux. 710
- Rivière » 3o6 Termes » 570
- Rixensart Br. 2156 Terwagne Lg- 422
- Rochehaut Lux. 465 Thieusies Hain. 1 002
- Roly Nam. 233 Thimister Rg 2 182
- Romerée » 4o8 Thon Nam. 1 044
- Rosée » 821 Thy-le-Château » 1 673
- Rosières Br. 624 Thynes » 621
- Rossignol Lux. 924 Tihauge Rg- 1 654
- Rotheux-Rimière Lg. 995 Tillet Lux. 1 38a
- Rouvreux » i437 Tintange » 620
- Roy Lux. 890 Tintigny » 1257
- Ruette » 678 Tohogne » 1 47°
- Rulles y> I 231 Torgny » 547
- Russon Limb. . i°39 Tournay en-Ardenne » 616
- Transinne » 578
- Saint-Aubin Nam. 711
- Sainte-Cécile Lux. 607 Vaulx-lez Tournai Hain. 2 355
- Saint Gérard Nam. 1 72.5 Vaux-Chavanne Lux. 374
- Saint Mard Lux. O 00 L~> Velm Lim. 1 4o3
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-
- Belgique — 1286 —
- Vencimont Yam. 7” Waha Lux. 1626
- Vergnies Hain. 3oi Waillet Yam. 17-
- Vesqueville Lux. .220 Walcourt_ » 1 967
- Vezin Yam. i 889 Wancennes » 2°9
- Vierves Yam. 83o Wanne Lg. I 023
- Yierset-Barse Lg. 2022 Wardin Lux. 1719
- Yillance Lux. 5q8 Warnant Yam. 733
- Ville-Pommerœul Hain. 85y Warsage Lg- 766
- Yillers-aux-Tours Lg. 565 W arzée » 463
- Vilïers-Deux-Églises Yam. 4i6 Wauthier-Braine Br. 1 490
- Villers-devant-Orval Lux. 746 Ways » 708
- Yillers-la-bonne-Eau » 65i Weillen Yam. 36o
- Yillers-le-Gambon Yam. 4po Wellin Lnx. 928
- Villers-Poterie Hain. 586 Wenduyne Fl. Occ. 583
- Yillers-Ste-Gertrude Lux. 352 Weris Lux. 795
- Yillers-sur Lesse Yam. 65o Willerzie Yam. 53g
- Yivegnis Lg- 2090 Winenne » 1 607
- Yivy Lux. 438
- Vodecée Yam. 217 Xhoris Lg. 874
- Yoaèehe » 489
- Yresse » 178 Yernée-Fraineux Lg- 314
- Yyle-et-Tharoul Lg. G19 Yv«s-Gomezée Yam. 1 460
- Yvoir » 1 196
- Liste alphabétique des villes et des communes de plus de 5ooo habitants qui ne possèdent pas encore de distribution d'eau
- Communes Provinces Habit.
- Aeltre Fl. Or. 7673
- Aerschot Br. 7670
- Alost Fl. Or. 33 240
- Ardoye Fl. Occ. 6532
- Assche Br. 8586
- Assenede Fl. Or. 5 832
- O Ath Hain. 11 267
- Baelen Anv. 69^9
- Berlaer » 5 i83
- Beveren-Waes Fl. Or 10409
- Boom Anv. 16857
- Bornhem » 6660
- (*) Boussu Hain. 11 56o
- Buggenhout Fl. Or. 6 655
- Calcken Fl. Or. 5 5oo
- (*> Carnières Hain. 8 233
- Chênée Lg. 9714
- Clercken Fl. Occ. 5 542
- Comines » 6 645
- Couckelaere » 5746
- O Couillet Hain. 10574
- Courcelles Hain. 17848
- Courtrai Fl. Occ. 34 829
- Gruyshautem Fl. Or. 6 r48
- Cuerne Fl. Occ. 5554
- Deerlyck Fl. Occ. 5 749
- Deurne Anv. 11 386
- Deynze Fl. Or. 5 i3y
- (’) Diest Br. 8 201
- Duffel Anv. 8546
- (*)Ecaussinnes-d’Eng hien Hain. 7 489
- Eeckeren Anv. 7 36o
- Eeeloo Fi. Or. i3 288
- Ferneghem Fl. Occ 5 094
- Ellezelles Hain. 5 6i5
- Erembodegem Fl. Or. 5972
- Esschen Anv. 5656
- Everghem Fl. Or. 8489
- Exaerde » 5 in
- (*) Farciennes Hain. 8910
- Forchies-la-Marche » 6 197
- Fûmes Fl. Occ. 6377
- C) Ces communes étudient en ce moment des avant-projets
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-
-
-
- - 1287 — Belgique
- (*) Gentbrugge Fl. Or. iSigi Moorslede Fl. Occ. 7 492
- Gheel Anv. 14 684 Mouscron » 21694
- Ghlin ilain. 6656
- Gràce-Berleur Lg- 5 56a Nazareth Fl. Or. 5 189
- Grammont Fl. Or. i3o8g Nederbrakel » 5 206
- (') Grivegnée Lg. 11 208 Niel Anv. 8 480
- Gulleghem F1. Occ. 5 ioo Ninove FI. Or. 8548
- (*) Haine-St-Paul Hain. 7 202 Oedelem Fl. Occ. 5 238
- Harnrne Fl. Or. i4 53g Oostacker Fl. Or. 5 12 9
- Harlebëke Fl. Occ. 8 ii3 Oostcamp Fl. Occ. 7 223
- Hemixem Anv. 6410 Opwyck Br. 5776
- Herent Br. 6 i56
- Hérenthals Anv. 85g5 (*) Péruwelz Hain. 7 967
- Heule Fl. Occ. 5 8i5 • Pitthem Fl. Occ. 5 168
- Heyst-op-den-Berg Anv. 7 027 Ploegsteert » 5 25o
- Hoboken » i5 ni Pont-à-Celles Hain. 5492
- (“) Hornu Hain. 11 627 Poperinghe Fl. Occ. 11714
- Ichteghem Fl. Occ. 5496 Rhode-Saint-Genèse Br. 5 362
- Ingelmunster > 6889 Roulers Fl. Occ. 25a36
- Iseghem » i4 i3o Ruddervoorde » 5437
- Rumbeke » 6564
- (*) Jemappes Hain. 14073 Ruysselede » 6 5i6
- Kessel-Loo Br. 9 i5o Saint-André Fl. Occ. 6 884
- Saint Georges Lg. 6 574
- Langemarck Fl. Occ. 5 460 Saint-Gilles-Waes Fl. Or. 5233
- Lebbeke Fl. Or. 8556 Saint-Gilles-lez-Termonde » 6 io5
- (*) Lede » 6 137 Saint-Nicolas » 33 36g
- Ledeberg » 13878 Saint Nicolas Lg. 8g63
- Leeuw-St-Pierre Br. 7814 Selzaete Fl. Or. 6 986
- Lembecq » 5 288 Sinay » 5 i g5
- (*) Lessines Hain. 10 601 Sleydinge » 5 5g3
- Leuze » U* 00 c© Somergem » 6i3S
- Levai-Trahegnies » 6 428 Staden Fl. Occ. 5417
- Lichtervelde Fl. Occ. 6740 Stekene Fl. Or. 84m
- Lierre Anv. 25 146 Sweveghem Fl. Occ. 5711
- Lokeren Fl. Or. 22 5oo Swevezeele » 5838
- Lommel Limb. 6 187
- Londerzeel Br. 5 433 Tamise Fl. Or. i3 296
- Termonde » 10 173
- Maldeghem Fl. Or. 10 614 Thielt Fl. Occ. 11649
- (*) Malines Anv. 5g 107 Thourout » 10662
- (*) Marchin Lg- 5787 (‘) Tilleur Lg. 6969
- Meirelbeke Fl. Or. 6 i5i Tourneppe Br. 5 698
- Melle » 5 499 Trazegnies Hain. 6911
- Menin Fl. Occ. 19 681 Tronchiennes FL Or. 5 416
- Merchtem Br. 5 797
- Merxem Anv. 16 25g Wachtebeke Fl. Or. 5 088
- Meulebeke Fl. Occ. 9 356 Waereghem Fl. Occ. 8860
- Moerbeke Fl. Or. 6 007 Waerschoot Fl. Or. 6 122
- {“) Moll Anv. 9084 Waesmunster » 5 995
- (*) Montegnée Lg. g366 Wanfercée-Baulet Hain. 6 148
- {') Mont-St-Amand Fl. Or. i5a84 W avre-Sainte-Ca-
- Mont-sur-Marchienne Hain. 89^9 therine Anvers 5 966
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-
- Belgique — 1288 —
- Wervicq Wetteren Fl. Occ. Fl. Or. 9 935 l6 102 Wynghene Fl. Occ. 8 263
- Wevelghem Fl. Occ. 8345 Zedelghem Fl. Occ. 5 258
- ’W.illebroeck Auv. n 386 Zele Fl. Or. i-4 i37
- Wilryck Anv. 7 63o Zwyndrecht » 7 200
- V. Van Lint,
- Inspecteur du service des eaux de Bruxelles
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-
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- GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
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- GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
- 3 Districts 12 Cantons
- 245 888 Habitants au ier décembre it)<>5
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- Pour le bilan des distributions existant dans le Grand-Duché de Luxembourg, nous diviserons la nomenclature en deux parties ; la première aura trait aux distributions d’eau établies dans les Ardennes, tandis que la seconde mentionnera les travaux effectués dans le Bon-Pays. Cette division se justifie par la formation géologique et la topographie du terrain des deux régions envisagées.
- I. — ARDENNES
- La partie du Grand-Duché, dénommée les Ardennes, comprend l’étendue du territoire situé au nord d’une ligne partant à l’Ouest de Perlé et qui, par Wahl, Grosbous, Feulen, aboutit à l’Est à Vianden. Au point de vue géologique, les Ardennes sont formées par le dévonien ; c’est une région composée de quelques plateaux de peu de largeur, entrecoupés par des ravins profonds à pentes souvent rocheuses et abruptes, de sorte que les eaux pluviales s’échappent rapidement et dévalent vers les thalwegs où elles viennent grossir démesurément les ruisselets et les rivières ; en outre la nature du terrain est peu propice aux infiltrations et la déclivité des couches schisteuses sous-jacentes à la terre arable active, la déperdition des eaux d’infiltration vers le fond.
- Ces deux faits ne sont favorables ni à l’absorption, ni à l’emmagasinage de grandes quantités d’eau ; aussi les sources qui jaillissent dans les fonds accusent yies débits considérables au printemps, mais la plupart d’entre elles tarissent en été, tandis que chez d’autres, peu nombreuses, le débit diminue de façon à ne plus représenter que 5 à 20 °/0 du maximum constaté. Ce fait a été établi par de nombreux jaugeages, et les quelques sources qui accusent un débit plus régulier sont très rares.
- Ce court aperçu hydrographique des Ardennes, trace un tableau de la situation, et si nous ajoutons que beaucoup de villages sont situés sur les hauteurs, nous aurons dit que dans le Nord du Grand-Duché, la question d’établissement de distributions d’eau répondant à toutes les exigences en quantité et en qualité, est très difficulteuse.
- Les distributions d’eau, que l’on trouve dans nos Ardennes, sont généralement primitives, rudimentaires et surannées ; bien souvent il n’y est fait emploi que de tuyaux en poterie, voire même de conduits en bois ; nous n’en ferons pas mention dans la nomenclature qui suivra ci-dessous et qui ne comprendra que les travaux exécutés plus récemment avec des tuyaux en Tonte, et qui peuvent être considérés comme réalisant un progrès notable.
- Ces dernières distributions sont composées d’une captation de sources ou d’un drain collecteur avec réservoir ; une conduite en fonte mène l’eau dans le village soit à une ou à plusieurs bornes-fontaines ; les bouches d’incendie sont rarement employées de même que les concessions particulières ; parfois aussi un simple tuyau d’écoulement alimente un abreuvoir situé au milieu de la petite agglomération et permet à la population de venir s’approvisionner en eau potable.
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- Luxembourg
- Tableau I
- Localités Population desservie Coût francs Auteur du projet Mode de fonctionnement Observations
- Car ton de P filtz, i3p5c habitants
- Wiltz . . . . 3 200 25 000 Trav. publics Gravitation natur. Bornes-font. et con-
- cessions privées.
- Bockholtz . . . 6o 345o Service agr. id. Bornes-fontaines.
- Insenborn . . . 164 34oo id. id. id.
- Merscheid . . . i5i 14ao id. id. id.
- Surré . . . . 326 O O id. id. id.
- Boulaide . . . 4:1 5 5oo id. Travaux publics id.
- Mcrkoltz . . . 111 T 5oo id. Service agr. id.
- Derenbach. . . 55 1600 id. Travaux publics id.
- Oberwampach . 267 4400 id. id. id.
- Grümelscheid. . 79 1800 id. id. id.
- Alscheid . . 97 2800 id. id. id.
- Tarchamps . . Amélioré par ser-
- 255 85oo id. id. vice agr.
- Harlange . . . 600 gSoo id. id. Amélioré par ser-
- vice agr.
- Canton de Clervaux, i4 4°° habitants
- Fischbach. . . i5a 3 000 Trav. publics Gravitation natur. Bornes fontaines.
- Neidhausen . . 92 2 500 id. id. id.
- Munshausen . . 248 3 000 id. id. id.
- Reuler .... 126 2800 id. id. id.
- Grindhausen . . 59 1800 id. id. id.
- Untereisenbach . 1Ô2 55oo id. id. id.
- Trois-Vierges. . 1 35o 8000 id. id. Bornes-fontaines et
- cessions privées.
- Hamiville . • . 197 3 000 id. id. Bornes-fontaines.
- Canton de Redange, 14 000 habitants
- Bilsdorf. . . . 166 55oo Service agr. Gravitation natur. Bornes-fontaines.
- Wolvelange . . 261 2200 Trav. publics id. id.
- Perlé 8i5 4700 id. id. id.
- Buschrodt. . . 245 5 000 id. id. id.
- Wahl . . . . 296 6000 id. id. id.
- Grosbous . . . 445 44 000 Service agr. id. Concessions privées.
- Schweich . . . 200 20 000 id. id. En construction.
- Concess. privées.
- Canton de Vianden, 2860 habitants
- Walsdorf . . . 112 4265 Servioe agr. Gravitation natur. Bornes fontaines.
- Vianden . . . i 200 8000 Trav. publies id. Filtres, concessions
- privées et bones-
- fontaines.
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- Luxembourg
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- Tel est le type de la distribution d’eau dans les Ardennes où la faible population et les ressources financières très précaires des communes ne permettent généralement pas de réaliser des travaux plus importants et plus complets.
- La population totale des Ardennes, qui comprennent les cantons de Cler-vaux, Wiltz, Redange et Vianden, s’élève à 44 9110 habitants et d’après le tableau ci-dessus n 762 habitants, soit 26 °/0, sont pourvus d’une distribution d’eau convenable. Mais ces canalisations ne fournissent pas toutes de l’eau en quantité suffisante pendant toute l’année ; il y a pénurie en été et en automne.
- Pour obvier à cet inconvénient, il y aurait lieu d’adopter une solution radicale qui consisterait à mener l’eau au travers des Ardennes par plusieurs canalisations qui se profileraient sur les hauteurs des différents plateaux en forme de dos d’âne. L’eau serait fournie soit par les sources du Bon-Pavs, soit par des captations et des drains exécutés sur les versants des plateaux situés au Nord et Nord-Ouest du pays vers la frontière belge. Mais l’une ou l’autre de ces solutions comporterait une mise de fonds si importante que, eu égard à la faible population de la région envisagée et à la situation financière peu favorable des communes intéressées, le capital engagé ne serait pas en rapport avec les avantages qu’il procurerait, à moins que par des circonstances imprévues actuellement, les conditions économiques de cette région ne vinssent à se modifier complètement.
- Nous devons donc pour le moment nous efforcer d’utiliser de la façon la plus complète les ressources locales. Les petites localités dépourvues de distribution d’eau et celles dont la distribution est d’un débit insuffisant, doivent rechercher des sources où se procurer de l’eau par des drains sur un ou plusieurs versants, car fort souvent l’étendue d’un seul versant est trop restreinte pour y recueillir une quantité d’eau suffisante ; on pourra avoir recours à des barrages et à l’emploi de filtres et selon les circonstances ces installations devraient être complétées par des stations de pompage où l’on utiliserait une force hydraulique ou autre.
- Par ces différents moyens il sera fort souvent possible de résoudre la question de l’alimentation en eau potable d’une façon à peu près satisfaisante.
- II se dessine actuellement un mouvement très prononcé en faveur des distributions d’eau et nous n’hésitons pas à dire que les populations agricoles ardennaises, non seulement plus éclairées sur la nécessité de l’hygiène, mais encore guidées et poussées par les besoins économiques, par la rareté de la main-d’œuvre et par les exigences nouvelles dans la tenue des étables, profiteront des encouragements pécuniers que leur accorde l’Etat et marcheront résolument dans cette voie.
- En ce moment il y a à l’étude des projets pour l’agrandissement des distributions d’eau de la ville de Wiltz et de Trois-Vierges ; des projets pour l’établissement d’une distribution d’eau pour les localités de Clervaux, Holzthum, Weiler, Boulaide, Doncols, Winseler, Redange, Schxveich ; enfin un projet du montant de 24 000 francs pour le village de Niedenvampach a été approuvé par l’autorité supérieure.
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- Luxembourg
- II.— BON-PAYS
- Le Bon-Pays situé au sud des Ardennes est beaucoup plus favorisé au point de vue de la fréquence de sources abondantes fournissant une excellente eau potable. C’est notamment à la base du grès de Luxembourg, qui forme un filtre gigantesque et un réservoir immense, que nous trouvons des sources d’un débit très régulier. Elles jaillissent dans les vallées d’érosion de l’Eiscli, de la Marner„ de l’Alzette, de l’Ernz blanche, de l’Ernz noire, de la Syre et dans des coupures moins importantes.
- Aussi la plupart des distributions d’eau du Bon-Pays sont-elles alimentées par ces sources ; d’autres distributions moins importantes ont capté leurs eaux sur les couches imperméables du Keuper et enfin dans le bassin minier, tout au Sud du pays, on a utilisé les sources qui jaillissent sur les marnes recouvrant les gisements oolithiques, ou bien celles qui émergent sur les couches imperméables en dessous des couches ferrugineuses après avoir traversé une puissante couche filtrante siliceuse.
- La région de la Moselle est moins bien partagée ; les sources y sont peu nombreuses, d’un débit assez faible et irrégulier, parce que les versants sont de peu d’étendue et l’eau qu’elles fournissent, tout en étant généralement à l’abri des pollutions, accuse un degré hydrotimétrique trop élevé et souvent la présence d’une quantité notable de sulfate de chaux, de sorte que dans bien des cas elle n’est pas recommandable pour les usages domestiques.
- Les distributions d’eau qui ont été construites dans le Bon-Pays et surtout celles de date récente sont bien comprises et présentent toutes les garanties nécessaires ; quant à celles de date plus ancienne et qui ont été construites d’une manière plus primitive, elles ont été complétées et améliorées et actuellement nos canalisations répondent au point de vue de la construction aux exigences de la technique moderne. Elles comprennent des captations de sources bien faites, des adductions à des rérervoirs suffisamment grands et aérés et enfin les canalisations de distribution sont pourvues de bouches à incendie, de vannes de décharge, etc. et généralement il n’y a que des concessions privées; les bornes-fontaines font l’exception. ^
- Dans ce qui va suivre nous passerons en revue les différentes distributions d’eau par canton du Bon-Pays et nous fournirons une petite notice spéciale sur les plus importante^ ou présentant un intérêt particulier.
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- Luxembourg
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- Tableau II
- Localités Population desservie Coût francs Auteur du projet Mode de fonctionnement Observations
- Can ton de Mt îrsch, 12.37 j habitants
- Helmdange . 4 Bofferdange . 434 16000 Service agric. Gravitation natur. Concessions partie.
- Mersch .... I 023 3o65o id. id. id.
- Lintgen. . . . 1069 )45oo id. id. id.
- Colmar-Berg . . 596 60860 id. id. id.
- Nommera . . . Un 3l 230 id. id. id.
- Schrondweiler .
- Hunsdorf . . . 221 l4655 id. id. id.
- Lorentzweiler 44 12980 id. id. id.
- Hollenfels . . . 233 6385 Privé Moteur à vent A compléter par mo-
- teur hydraulique.
- Devis 18000 fr.
- Gosseldange . . IÜ2 9000 Service agric. Gravitation Concessions partie.
- Cruchten . . . 285 7 000 id. id. id.
- Glabach . . . 69 *-000 id. id. id.
- Laroche tte. . . i io3 80000 Trav. publics id. id.
- Schoos . . . . 175 7600 Service agric. id. id.
- Canton de Remich, 12057 habitants
- Dalheim . . . \ Hydro-éléva-
- Welfrange. . [ 1 i33 87195 Service agric. { teur Durozoi Concessions partie.
- Mondorf . . /
- Daundorf . . . h59 55 98.5 Trav. publics Gravitation natur. id.
- Altwies. . . )
- Stadtbredimus 476 07 o3o Service agric. id. id.
- Ersange-Trintan-
- ge-Roedt . 363 23 520 id. id. id.
- Schengen . . 366 10200 Trav. publics id. id.
- Wintrange. . 297 16950 id. id. id.
- Remerschen . 620 16990 id. id. id.
- Schwebsingen 294 7 6.5o id. id. Projet d’agrandisse-
- ment à 14000 fr.
- Ellange. . . | 3o3 i5ooo id. id. Concessions partie.
- Lenningen. . 320 25 000 — — A l’étude par le ser-
- 1 vice agricole.
- Remich
- La distribution d’eau qui alimente la ville de Remich, 2 000 habitants, située sur la Moselle, a été construite en 1903. Elle prend ses eaux à la base du grès du Luxembourg dans le village de Dalheim ; la conduite d’adduction a 10 kilomètres de longueur. Réservoir de 15o mètres cubes ; canalisation de distribution avec bouches d’incendie, concessions privées et compteurs. L’eau est vendue à raison de o fr. 4o le mètre cube. Le coût total s’élève à i5oooo francs. Auteur du projet : Travaux Publics. Il est probable que quelques localités voisines seront raccordées à cette canalisation.
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- Luxembourg
- Tableau III
- Canton d’Editernach, 12 770 habitants
- Localités Population desservie Coût francs Auteur du projet Mode de fonctionnement Observations
- Rippig .... ï55 775o [Yav. publics aravitation natur. Goncessions partie, et bornes-font.
- Becli 48o i5ooo id. id. Concessions partie, et bornes-font.
- Zittig .... 78 8900 id. id. Concessions partie, et bornes-font.
- Dillingen . . . 76 4600 id. id. Concessions partie, et bornes-font.
- Born 3o5 65 000 id. id. Concessions partie, et bornes-font.
- Hemsthal . . . 1.54 IOOOO id. id. Concessions partie, et bornes-font-
- Echternach . . 3 649 IOO 000 id. id. Concessions partie, et bornes-font.
- Rodenhoî . . . 22 1400 id. id. Borne-fontaine.
- Boursdorf . . . 33 2800 id. id. Concessions partie, et bornes-font.
- Herborn . . . 289 16000 id. id. Bornes-fon taines.
- Grundhof . . . 7 55oo id. id. Concessions partie, et bornes-font.
- Osweiler . . . 621 i4ooo Service agric. id. Concessions partie.
- Fromberg . . . 12 1471 id. id. Borne-fontaine.
- Rosport. . . . 666 20 3 60 id. id. Goncessions partie et bornes-font.
- Melick . . . . 12 1862 id. id. Borne-fontaine.
- Girsterklaus . . 28 2 J 20 . id. id. id.
- Berdorf . . . . 721 4t 460 id. Machine éléva toire Durozoi Sera complétée par une turbine avec pompe et adduction d’eau motrice. Devis 25 000 fr.
- Girst ”7 4 220 id. Gravitation natur Concessions partie.
- Christnach. . . 447 22410 id. id. id.
- Freckeisen. . 44 I IOO id. id. Pompe.
- Moersdorf . . 328 6000 id. id. Concessions partie, et bornes-font.
- Mullerthal. . 87 5 000 id. id. Concessions particulières.
- Beaufort . . Waldbillig. . 1263 42000 i'1 id. Concessions particulières.
- HaUer . . . O O X> 55 000 id. id. En exécution.
- A l’étude pour être exécutée en ,1909 une distribution d’eau pour les localités de Consdorf, Altrier, Hersberg, Scheidgen, avec une population totale de 2 200 habitants. Turbine et pompe. Dépense 100000 francs.
- Annuaire des Distributions d’eau. g2
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- Luxembourg
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- Tableau IV
- Canton de Diekirch, i865o habitants
- Localités Popula- tion desservie Coû t francs Auteur du projet Mode de fonctionnement Observations
- Brandenbourg . . ' 377 4000 Service agric. Gravitation natur. Concessions particul.
- Eppeldorf 3og 9023 id. id. id.
- Bastendorf . . . 447 26450 id. id. id.
- Ermsdorf.... 263 9500 id. id. id.
- Mertzig . . . 786 458l6 id. id. id.
- Bettendorf . . . 655 20672 id. id. id.
- Medernach . . . 891 24000 Trav. publies id. id
- Michelau .... 349 11 820 id. id. id.
- Bigelbach.... i56 6000 id. id. id.
- Bourscheid . . . 35g 7000 Service agric. id. id.
- Scblindermanderscbeid. 279 29OO id. id. id.
- Lipperscheid. . . 134 4000 id. id. Concessions particulières et bornes-font.
- Kehmen . . . 220 4900 Trav. publics id. Concessions particulières et bornes-font.
- Iteisdorf . . . 319 90OO ici. id. Concessions particulières et bornes-font. |
- Hoesdorf . . . . 122 8000 id. id. Concessions particulières et bornes-font.
- Oberfeulen . . . 3oo 3i 465 id. id. Concessions particul.
- Schieren . . . . 774 38875 id. id. id.
- Moestroff . . . . 283 3oooo id. id. En exécution.
- Bürden . . . . 109 65oo Service agric. id. id.
- Erpeldange . . 388 25 000 id. id. Va être mis en adjud.
- Ettelbruck
- Cette ville d’une population de 3 600 âmes, a construit une canalisation d’un coût total de 3oa4io francs. Les sources sont amenées par gravitation de Rollingen dans la vallée de Mersch ; elles émergent à la base du grès du Luxembourg et fournissent 760 mètres cubes.
- La canalisation d’adduction a 18 kilomètres de longueur. Réservoir 4oo mètres cubes. Concessions privées. Rouches à incendie. Régie par la ville. Prix de vente o,a5 fr. par mètre cube.
- Auteur du projet : M. Schrœder, conducteur des Travaux Publics.
- Diekirch (3.750 h.)
- Nombreux puits. La ville n’a que l’eau d’une source dite Müllenbour^ naissant du muschelkalk (bas du calcaire conchylien), sur le versant sud du Herrenberg, au-dessus de la ville ; débit disponible 120 mètres cubes par jour, partagé entre l'hotel-de-villc, un jet d’eau, la brasserie et l’hôtel des Ardennes. L’hôpital a aussi l’eau d’une autre source venant du vallon de Flossbach (grès bigarré).
- La ville a étudié un projet d’adduction de source (commission composée de MM. les ingénieurs Fischer, Klein et Lang), et recourra aux sources de la Blees et alfluents* situées dans le dévonien, au-dessus, de Putscheid, à i5 kilomètres environ au nord de Diekirch. (Les sources du muschelkalk ou du grès bigarré, plus voisines, sont faibles). La dépense sera d’environ 25oooo francs.
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- i2yy
- Luxembourg
- Tableau Y
- P Œ, O
- Localités » *5 Coût Auten** du projet Mode de Observations
- fonctionnement
- CL ~ francs
- Canton i de Grt zvenmacher, it 23o habitants 1
- Olingen. . . . 3o8 21 o65 Service agric. Gravitation natur. Bornes-fontaines et
- concessions partie
- Breinert. . . . 52 1 5oo id. id. Bornes fontaines.
- Flaxweiler. . . 3<P 35 000 id. id. Concessions privées
- Oberwormelciange 3 26 99 100 id. Machine Purozoi id.
- Berg 120 20 58o id. jravitation natur. id.
- Boudeler . . . i33 4200 id. id. id.
- Rattachée à la cana-
- Lelllg .... 3i6 23 000 id. — \ lisatiou de Greven-
- Munschecker . . 10 000 id. — 1 mâcher. Conces-
- • sions privées.
- Oberdonven . . 146 22600 id. Moteur à benzine Concessions privées.
- Manternach . . 358 21000 Trav. publics Gravitation natur. Bornes-fontaines et
- concessions priv.
- Berbourg . . . 730 53 5oo M. Fonck eomluct. id. id.
- des Trav. publie?
- Mensdorf . . . Iloodt . . . . 9°° 5o 000 Trav. publics id. dd.
- Junglinster . . | 85o 77 000 id. id. id
- Beyern . . . . Goslingen . . . | 800 6o5oo id. id. id.
- Ehnen . . . . Wormeldange . | i4i° • 60000 id. id. En construction
- Wasserbiilig . 1 56o 12S000 Service agric. id. Concessions privées.
- Grevenmacher 2^32 235ooo id. id. id.
- Canton de Luxembourg — Campagne, 3445o habitants
- Walferdange . Helmsange. . | 760 Cjy 6 O Trav. publics Gravitation natur Concessions privées
- Steiiisel. . . 894 35 000 Service agric id. id.
- Strassen . . 13oo 100000 M. Fonck condui t 3 béliers id.
- des Trav. public.
- Schuttrange . Schrassig . . / 85o 73760 M Fonek eonduct Gravitation natur id.
- Munsbach . . l
- Cebersyren . J des Trav. publie
- Eieti Beggen . 1 O O 00 O Trav. publics id. id.
- Keudorf. . . / 63oo ; 3i 000 id. — ' Raccordé à l.uxem-
- / bourg. Conc priv.
- Kirchberg . . "l V59600 id. id. id.
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- - 1300 —
- Hollericll (i3.ooo habitants). 1.750 maisons.
- Hamm (800 h.). — Sandweiler (876 h.). — Itzig (1.000 h.)
- Sources, machines à gaz pauvre
- Projet dressé et exécuté par M. Jules Fischer en 1897; dépense totale: 790 000 francs dont 100 000 francs pour machines élévatoires et leurs bâtiments.
- Régie.
- 1. — Sources du Birelergrund naissant dans un vallon boisé à la base du grès de Luxembourg à 1 kilomètre au Nord de Sandweiler et à 7 kilomètres à l’Est de Luxembourg et Hollerich.
- Ces sources d’un rendement d’environ 1 5oo mètres cubes par jour sont collectées et amenées par des tronçons de conduites dans des réservoirs d’une contenance de 443 mètres cubes établis autour des bâtiments des machines dans le vallon même.
- 2. — L’usine élévatoire située près des sources à la côte 3o8,io contient : 2 machines à gaz pauvre « Otto » de la « Gasmotorenfabrik Deutz » (près de Cologne) de 17 chevaux chacune, le gaz est produit au moyen d’anthracite par 2 générateurs, 2 purgeurs, 2 petites chaudières (pour envoyer de la vapeur soufflée sous le charbon) et 1 gazomètre régulateur.
- Chaque machine commande par courroie 2 pompes horizontales conjugées à 90" et peut élever 5o mètres cubes à l’heure à 65 mètres [de hauteur.
- 1 moteur aspirant à gaz pauvre de 55 chevaux fourni également par la « Gasmotorenfabrik Deutz » en 1906, commandant par courroie une pompe centrifuge pouvant fournir x 15 mètres cubes par heure sous une pression manométrique de 82 mètres dans le réservoir principal de Sandweiler.
- La conduite de refoulement a un diamètre de 225 millimètres sur une longueur de 1 900 mètres.
- Le kilogramme d’anthracite produit environ 1 ch.-h. resp. 1 1/2 ch.-h. en eau montée.
- 3. — Outre les réservoirs d’une contenance de 443 mètres cubes en maçonnerie autour de l’usine dans lesquels puisent les pompes, il existe un réservoir principal de 5oo mètres cubes au N.N. de 373 mètres et un contre réservoir à l’extrémité du çéseau de distribution d’une contenance de 1 000 mètres cubes à la côte 323 mètres.
- Ces deux réservoirs sont en béton, recouverts de terre et de 3 mètres de hauteur d’eau.
- A l’entrée du réseau de distribution proprement dit côte 287,00 mètres se trouve intercallée une installation de réducteurs de pression, réduisant la pression d’environ 4° mètres le niveau le plus bas du réseau est à la côte 251 mètres.
- Cette installation comprend de 175 millimètres de diamètre fourni par (( Bopp-Reuther » Mannheim et 6 réducteurs de réserve de 70 millimètres de diamètre fournis par « Dreyer-Rosenkranz-Droop » Hannovre.
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- — 1301 —
- Luxembourg
- 4. — Le réseau de distribution en fonte depuis le réservoir de Sandweiler dans les 4 communes précitées a un développement de 59 5oo mètres.
- Pas de bornes-fontaines.
- 43o bouches d’arrosage et d’incendie.
- I 3oo raccordements particuliers (concessions au compteur).
- o. — La consommation moyenne est d’environ 1 200 mètres cubes par jour.
- Le prix des concessions est de o fr. 4o par mètre cube pour les 5oo premiers mètres cubes de l’année et de 0 fr. 20 pour le surplus, elles ont rapporté en 1906 : 63 3oo francs laissant un bénéfice net, (intérêts et amortissement déduits) de 8 700 francs.
- O- — Degré hydrotimétrique 180 on a trouvé de 4 à 6 germes par centimètre cube.
- 7. — Vu l’accroissement continuel de la consommation, la commune a fait l’acquisition de nouvelles sources, d’un débit d’environ 1 000 mètres cubes par jour, qui seront menées par une conduite, en fonte dans les réservoirs près des bâtiments des machines.
- 8. — Evacuation des matières fécales, eaux usées et immondices.
- Le réseau de voirie comprend une longueur totale de 82 kilomètres.
- Avant 1895 il n’existait aucun égoût à part les cours d’eau libres ; aujourd’hui, il existe un réseau d’égoûts collecteurs d’une étendue de 7 800 mètres ayant coûté 270000 francs.
- II y a sur ce réseau 525 raccordements pour les eaux pluviales et ménagères ; ces égouts se déversent dans les ruisseaux dits « Pétrusse », « Alzette ».
- Un projet de tout à l’égoût est en élaboration pour les quartiers les plus peuplés et les quartiers neufs de la commune.
- Toutes les nouvelles constructions sont pourvues de fosses étanches fixes pour recevoir les vidanges qui sont enlevées par un service spécial au moyen d’une pompe aspirante commandée par un moteur à benzine de 4 chevaux-vapeur.
- Les ordures ménagères sont disposées devant les maisons dans des boites et enlevées tous les matins avant neuf heures dans des voitures non couvertes par un entrepreneur et sont utilisées par l’agriculture.
- Luxembourg (22000 habitants).
- Galerie captante et sources ; machines à vapeur et machines à gaz pauvre
- Historique. — Jusqu’en 1866, la ville haute n’avait que 4 puits descendant à 60 mètres de profondeur à la base du grès de Luxembourg ; la ville basse avait les sources de la porte d’Eich, du Thewesbour, et du Hundhaus issues du même niveau, ainsi que quelques autres sources appartenant à des parti-culiex's. En 1866, la ville de concert avec le gouvernement militaire se décide à amener par un tunnel les sources de la porte d’Eich vers le puits de la Porte-Neuve.
- La première installation pour refouler les eaux du puits dans les diffé-
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- rents réservoirs est construite dans la Rue des Bains. Son fonctionnement par trop imparfait décide la municipalité à confier à la Maison Cockerill de Seraing la construction de la nouvelle station élévatoire à proximité de la Porte d’Eicli. Le tunnel d’adduction a pris le caractère d’une galerie de captage en affleurant la couche aquifère ; il porte le rendement des sources de 5oo à 980 mètres cubes.
- Les anciens réservoirs logés dans les réduits de la forteresse ne présentent plus les garanties nécessaires et force fut de construire en 1884 le grand réservoir d’une capacité de 1 600 mètres cubes au sommet du Limpertsberg.
- L’épidémie typhoïde de 1892 suscita des doutes sérieux quant aux qualités hygiéniques des eaux ; on intercepta les sources de l’ancien puits et de la Porte d’Eich en les éconduisant par des conduites spéciales vers la rivière; les quantités perdues furent sensiblement remplacées, en abaissant le radier du tunnel. Son rendement est porté à environ 1 200 mètres cubes. A partir de 1898 ces quantités ne suffisent plus.
- Les études de différentes commissions instituées à ces fins, et de MM. les Ingénieurs Imbeaux et Yillain mirent plusieurs projets en présence.
- i° Celui de capter et d’amener les sources du Glasbour, dans la forêt de Grünewald (grès de Luxembourg), à 3 kilomètres au Nord-Est de Dommel-dange;
- 20 Celui de capter par une galerie de mines les eaux souterraines à la base du grès sous la forêt du Baumbusch, un peu au Nord-Ouest de la ville.
- 3° De s’adresser aux sources de Syren.
- 4° De s’adresser aux sources de Kopstal, ces deux derniers projets exigeant tous deux une élévation mécanique à grande hauteur.
- On adopta le projet des sources de Kopstal, qui fut étudié en détail par la Commission composée de MM. Fischer, d’Huart et Petry. Le projet définitif fut dressé et exécuté par M. Fischer en 1901-1902. Coût total : 725000 francs; 180000 pour les bâtiments et réservoirs, 240 000 pour les conduites, 110000 pour les machines élévatoires, y5 000 pour l’acquisition des terrains et diverses servitudes, 45 000 francs de frais généraux et 70000 francs pour le captage des sources. Intérêts et amortisement de la première installation : 42 725 francs par an.
- Régie directe par la ville. Direction : M. Sax, Ingénieur-municipal.
- 1. — a) Eau du tunnel de Pjajjenthal. — Galerie captante de 35o mètres de long, établie à la base du grès de Luxembourg et creusée dans le rocher, sous le plateau de la ville ; elle débouche près de la Porte d’Eich, dans la ville-basse, à la côte 241, et se déverse dans les puisards de l’usine élévatoire établie près de la Porte. Débit moyen assez constant, 1 200 mètres cubes par jour.
- Une usine spéciale située à la Porte d’Eich, remonte ces eaux au réservoir du Limpertsberg. Cependant depuis l’adduction des sources de Kopstal, elle sert seulement de réserve;
- Deux machines horizontales accouplées de la maison Cockerill, de 32 chevaux chacune, actionnent directement des pompes horizontales à double effet, élevant l’eau à 97 mètres de hauteur par une conduite de refoulement de
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- 0,220. Cette canalisation débouche au réservoir principal au Limpertsberg. Deux chaudières dont une de réserve.
- b) Sources de Kopstal. — On a capté 28 sources naissant sur une étendue de 2 kilomètres de la vallée de la Marner à 9 kilomètres de la ville, aux affleurements de la base du grès de Luxembourg. Elles donnent en moyenne 4 000 mètres cubes par jour amenés par une canalisation dans un puisard de 100 mètres cubes en contrebas de l’usine élévatoire.
- Cette usine située à Kopstal comprend 2 machines à gaz pauvre chacune de 100 chevaux qui ont été fournies par la maison Koerting de Hanovre; deux pompes à double effet ont été livrées par la maison Ehrhardt et Sehmer de Schleifmühle.
- Les machines peuvent éléver chacune 35 litres par seconde, soit 3 000 mètres cubes par 24 heures à 125 mètres de hauteur utile.
- La conduite de refoulement jusqu’au point culminant du Bridel, où se trouve établi un réservoir, a une longueur de 3 200 mètres et un diamètre de o,3oo. Sur cette conduite de refoulement est greffé un embranchement pour alimenter le réservoir de 5o mètres cubes des localités de Bridel et Kopstal.
- Le réservoir du Bridel dans lequel débouche la canalisation de refoulement des pompes, est établi à la côte 38o environ. Il a une capacité de x 100 mètres cubes ; il est construit en maçonnei’ie.
- De ce réservoir part une canalisation de o,3oo de diamèti’e et de 5 ôoo mètres de longueur, pour aboutir à une colonne de pression au réservoir du Limpertsberg après avoir fait un grand siphon de 80 mètres de flèche.
- Cette colonne alimente la zone supérieure de la ville ainsi que le réservoir des villages de Kirchberg et Neudorf, tandis que le réservoir du Limpertsberg situé à la côte 338 et d’une capacité de 1 4oo mètres cubes dessert les zones basses et moyennes de la ville.
- Réseau de distribution : 26 kilomètres de développement en tuyaux de fonte de 0,225 à 0,070 de diamètre; 276 vannes d’arrêt et 2 ventouses;
- i4 boimes-fontaines et 1 fontaine publique au Thewesbour (source);
- 279 bouches d’incendie ;
- 42 bouches d’arrosage;
- 12 urinoirs publics à effet d’eau ;
- 1 269 concessions particulières sur le territoii*e de la ville et 12 sur le territoire des communes limitrophes.
- On peut disposer de 1 100 mètres cubes d’eau du tunnel et de 4 000 mètres cubes au maximum d’eau de Kopstal.
- Toutes les concessions sont au compteur (la plupart Siemens et Halske) et paient 0 fr. 4° le mètre cube jusqu’à 5oo mètres cubes et o fr. 25 au-dessus. Elles ont rapporté en 1900, la somme de 58496 francs.
- Eau du tunnel. — Degré hydrotimétrique, 24° à 270; chlore, 3i,5; acide nitrique, 54,8 ; ammoniaque libre, o ; ammoniaque albuminoïde, 0,16 ; matières organiques (en oxygène), 2,3. — On a trouvé un nombre de bactériesr très variable, depuis 20 jusqu’à un millier par centimètre cube, avec parfois du colibacille (contamination provenant des fissures du grès).
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- Eau de Kopstal. — Degré hydrotimétrique, de i6° à 25°. Eau très pure au point de vue bactériologique.
- Réseau d’égoûts de 8 48o mètres de développement, généralement en tuyaux de grès de o,4o, ne recevant que les eaux pluviales et ménagères (600 maisons raccordées) et se déversant en plusieurs points dans les rivières.
- Fosses fixes pour les matières fécales ; la ville fait le service des vidanges elle-même et s’assure de l’étanchéité des fosses ; elle enlève aussi en régie les boues et les ordures ménagères (boîtes obligatoires). Ce service a occasionné, en 1900, une dépense totale de 60 200 francs et les taxes de vidange ont rapporté 33 5oo francs.
- Capellen (canton de). — 16.000 habitants.
- Ce canton est le seul qui ne possède pas de distribution d’eau ; une grande partie du territoire forme un plateau où les sources sont peu nombreuses. Les puits fournissent une eau souvent de qualité douteuse ou mauvaise et pendant les sécheresses la pénurie en eau potable est parfois très grande. Cependant, si le projet de distribution intercommunal qui a été adopté en principe se réalise, la plupart des localités pourront être alimentées à profusion d’une bonne eau potable.
- Eseh-s/-Alzette (canton de). — 57.233 habitants.
- Escti-s/-A. i2.5oo habitants.
- Source, machines à vapeur
- Projet dressé et exécuté il y a quinze ans par le Service des Travaux Publics. Coût : 175000 francs.
- Régie directe.
- Source naissant au centre de la ville, à la limite de l’oolithe et du toarcien, sans doute grâce à la présence d’une faille. L’eau est conduite à 3o mètres de distance, à l’usine élévatoire, par une conduite en fonte de 0,160.
- Trois machines à vapeur de 12 chevaux chacune, faisant 60 tours à la minute et actionnant directement autant de pompes aspirantes et foulantes qui élèvent l’eau à 35 mètres de hauteur dans les réservoirs situés à 35o mètres de distance. Deux chaudières.
- Deux réservoirs carrés, en béton et [maçonnerie de briques, situés sur le coteau qui domine la ville et contenant chacun 44° mètres cubes.
- Réseau de distribution en fonte, bien développé ;
- 2 bornes-fontaines publiques et 2 robinets libres aux écoles ;
- 70 bouches d’arrosage et d’incendie ;
- 1 000 concessions particulières au compteur.
- On consomme de 5oo à 800 mètres cubes par jour.
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- Les concessionnaires paient un minimum de 12 fr. 5o par an pour 3o mètres cubes et 0 fr. 25 le mètre cube en plus.
- Pas d’égoûts; caniveaux se déversant dans l’Alzette.
- Il y .a parfois pénurie d’eau en été et la ville d’Esch a fait partie du syndicat intercommunal pour la construction d’une distribution d’eau. De cette façon elle pourra suppléer au manquant d’eau et éventuellement abandonner le service municipal de pompage.
- Rumelange (6.000 habitants)
- Sources, adduction par la gravité.
- Projet dressé par les Travaux publics; exécuté en 1902. — Dépense : 160 000 francs.
- Sources peu éloignées provenant de la base de l’oolithe au contact avec le minerai de fer basique captées par des chambres maçonnées et amenées par une conduite en fonte de 0,180.
- Réservoir en maçonnerie de 35o mètres cubes.
- Réseau de distribution comprenant avec la conduite d’amenée 10 000 mètres de tuyaux de fonte de 0,18 à 0,60 de diamètre.
- Concessions particulières.
- On consomme de 4<>o à 600 mètres cubes par jour. Le prix des concessions est de i5 francs pour les premiers 5o mètres cubes et de o fr. 25 par mètre cube en plus.
- Le rendement des sources a diminué notablement par suite de l’exploitation des couches minières ; d’un autre côté la population augmente d’année en année de sorte qu’il y avait pénurie d'eau.
- Aussi en 1907-1908 la ville de Rumelange a dû établir une station de pompage.
- MM. Dondelinger, Ingénieur des mines et Klein chef du Service agricole, ont installé un moteur à gaz pauvre de 20 chevaux, système Rollinckx, avec pompe à double effet sur un puits descendant sous les couches aquifères en dessous de l’oolithe.
- Dépense: 35 000 francs.
- La ville de Rumelange fait partie du syndicat intercommunal et se raccordera à la distribution intercommunale dès que celle-ci sera construite.
- Dudelange (10.000 habitants)
- Sources, adduction par la gravité.
- Projet de M. Suttor et du Service des Travaux publics ; dépense : 170 000 francs.
- Régie directe.
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- Sources de la base du bajocien, à la limite avec le minerai de fer, voisines de la ville et captées par ouvrages maçonnés.
- Un réservoir en maçonnerie, de 100 mètres cubes.
- La conduite d’amenée et le réseau de distribution ont un développement de 10 kilomètres en tuyaux de 0,180 à 0,070 de diamètre.
- 5o bornes-fontaines ;
- 100 bouches d’incendie:
- 600 concessions particulières au compteur.
- On consomme en moyenne 5oo mètres cubes par jour.
- Les concessionnaires paient 16 francs par an pour les 5o premiers mètres cubes (2 francs pour location du compteur) et o fr. 20 le mètre cube en plus. Recette annuelle d’environ 8 000 francs.
- Les maisons voisines des bornes-fontaines publiques, qui en font usage, paient une taxe de 2 à 10 francs suivant l’importance et l’éloignement; le prélèvement d’eau à ces fontaines pour l’industrie est taxé de 0 fr. o3 à o fr. i5 le mètre cube.
- Les sources ne fournissent plus suffisamment d’eau par suite de l’augmentation de la population dans ce centre industriel. Les forges de Dudelange ont installé une station de pompage qui prend l’eau dans un puits de galerie et ce surplus est envoyé dans la canalisation.
- La ville paie o fr. i3 par mètre cube d’eau que fournissent les forges et aciéries de Dudelange ; elle a déclaré vouloir faire partie du syndicat intercommunal.
- Differdange (10.000 habitants).
- Sources, adduction par la gravité.
- Plusieurs sources à la base de l’oolithe.
- Chambres de captation et 2 réservoirs de 100 et 200 mètres cubes de capacité.
- Régie directe par la ville.
- Projet dressé et exécüté par le Service agricole.
- Dépense totale ; i65 000 francs non compris les raccordements particuliers.
- Canalisation de i2 3oo mètres; tuyaux en fonte de i5o à 70 millimètres.
- 5i bouches à incendie.
- 464 raccords particuliers.
- La vente de l’eau se fait au compteur à raison de 0 fr. 3o par mètre cube.
- Le rendement des sources est fortement diminué par suite de l’exploitation <lu terrain-minier et la pénurie est d’autant plus grande que la population a augmenté sensiblement.
- Le conseil municipal a voté l’adhésion au syndicat intercommunal des eaux.
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- Kayl-Tétange (4-5oo habitants)
- Soui'ces, adduction par la gravité.
- Plusieurs sources avec chambres de captation. Débit minimum 36o mètres cubes par -i\ heures.
- Deux réservoirs en béton armé de 200 mètres cubes de capacité utile chacun.
- Dépense totale : i3oooo francs non compris les raccordsparticuliers. Diamètre des tuyaux de 1 j5 à 70 millimètres.
- 73 bouches d’incendie.
- La vente de l’eau se fait au compteur au prix d@ o fr. 3o par mètre cube. Régie directe par la commune.
- Auteur du projet, M. Mathieu, conducteur des Travaux publics.
- Aspelt (620 habitants)
- Source d'un débit minimum de 80 mètres cubes.
- Galerie de captation. Réservoir de 100 mètres cubes de capacité utile. Dépense totale : 3g 000 francs, non compris les raccords particuliers, 27 bouches d’incendie.
- Vente au compteur, au prix de 0 fr. i5 le mètre cube.
- Schifflange (1.200 habitants)
- Cette localité est raccordée à la distribution d’eau de la ville d’Esch et la vente se fait aux mêmes conditions que pour cette ville.
- Pétange (2.100 habitants)
- Sources, adduction par la gravité.
- Projet dressé par le service agricole en 1905.
- Dépense totale : 126 000 francs.
- Les 2 sources émergent à la base de l’oolithe ; elles sont amenées à un réservoir de 3oo mètres cubes.
- Réseau de distribution de 8 5oo mètres, avec tuyaux de 200 à 5o millimètres de diamètre.
- 310 concessions particulières.
- 4y bouches d’incendie.
- Le débit minimum des sources est de 270 mètres cubes par i!\ heures. Vente au compteur à raison de 0 fr. 3o par mètre cube.
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- RÉSUMÉ
- De la nomenclature qui précède, nous déduisons le résumé suivant :
- Les cantons du Nord à savoir : Wiltz, Glervaux, Redange et \ianden, avec une population totale de 45 210 habitants ont dépensé la somme de 217 735 francs pour les adductions d’eau potable et en ce moment il y a environ des travaux en cours d’exécution pour 35 000 francs, soit au total 252 735 francs, non compris les raccords particuliers.
- Cette dépense profite à environ 12000 habitants soit 26,5 °/0 de la population et la dépense s’élève à 21 francs par habitant desservi.
- Les cantons du Bon-Pays avec une population totale de 200678 habitants ont dépensé 5 689 509 francs pour le service des eaux potables non compris les raccords particuliers.
- Cette dépense profite à environ i3g 000 habitants, soit à peu près 70 °/0 de la population et la dépense s’élève à 4* francs par habitant desservi.
- Sur le chiffre de 245 888 habitants qui représente la population totale du Grand-Duché de Luxembourg, une proportion de 61 % dispose d’une distribution d’eau.
- L’Etat accorde des subventions pour la construction des adductions et ce dans une mesure variable avec les ressources de chaque localité et dans une proportion de 10 à 20 °/0 de la dépense.
- Les plans doivent être soumis à l’approbation du Gouvernement et le Service agricole est chargé de la vérification des plans établis par des particuliers ; c’est aussi à ce service que depuis 1905 a été confié la mission de la révision annuelle des distributions d’eau du pays.
- Les agents dressent un rapport sur les réparations et améliorations à faire et font procéder au nettoyage des réservoirs, captation de sources, etc. Les communes sont, ensuite de ces rapports, invitées à procéder^ aux réparations trouvées nécessaires.
- Les eaux qui doivent servir à l’alimentation d'une distribution d’eau sont analysées au point de vue chimique et bactériologique et seulement celles reconnues bonnes peuvent être captées.
- Les captations doivent être entourées d’une zone de protection.
- Pour terminer ce court aperçu, nous adressons nos vifs remerciements aux personnes qui ont bien voulu nous fournir des renseignements et spécialement à M. l’Ingénieur Jules Fischer qui s’est acquis un renom bien mérité en matière d’adduction d’eau potable ; à M. Sax, Ingénieur municipal de la ville de Luxembourg, M. Lang, Ingénieur d’arrondissement des Travaux Publics et à MM. Fonck, Schroeder et Mathieu conducteurs des Travaux Publics.
- L. KLEIN,
- Ingénieur-Chef du Service agricole de l’État à Luxembourg.
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- Aarau
- Altstatten
- Baden
- Basel
- Bern
- Burgdorf
- Ghur
- Einsiedeln
- Frauenfeld
- Glarus
- Herisau
- Interlaken
- Langnau
- Liestal
- Lugano
- Luzern
- SUISSE
- PARLANT ALLEMAND
- Olten
- Ragaz
- Rorschach
- St-Gallen
- Schaffhausen
- Schwyz
- Sissach
- Solothurn
- Thun
- Uster
- VV àdenswil
- VY etzikon
- Winterthur
- Zug et Chain
- Zurich.
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- A a rau (Kanton Aargau).
- (Eimvohnerzahl : 8.000).
- Eigentümerin : Einwohnergemeinde Aarau.
- Die Stadt Aarau bezog zu Anfang des vorigen Jahrhunderts ihr Trinkwasser ausschliesslich aus dem durcli sie offen fliessenden Stadtbach, welcher in der Ebene zviscben Suhr und Entfelden entspringt. Nachdem man die Nachteile dieser Art der Wasserversorgurtg in sanitarer Hinsicht erkannt hatte, be-schioss man einen ïeil der Stadtbachquellen zu fassen und in geschlossener Leitung der Stadt zuzuführen. Zu diesem Zwecke wurde Anfangs der 60" Jahre der Gônhard (Berg), welcher zwischen der Stadt und dem Quellengebiet liegt, mittelst eines Tunnels von durchschnittlich 1,80 X 1,0 m'. Querschnitt und 1 Ivm. Lange durchbrochen. Hierauf wurde im Laufe der Jahre in der Stadt selbst absclinittsweise das Leitungsnetz ausgebaut. Da das Quellengebiet nur 17 m'. hôher als der mittlere Stadtteil liegt, so war eine Versorgung der hôchsten Quartiere und der oberen Stockwerke mit Trinkwasser nicht môglich.
- Im Jahre 1896 entschloss sicb die Gemeinde, ein zweites Hochdruck-Leitungsnetz in der Stadt zu erstellen mit einem Pumpwerk, welches einen Teil des bisherigen Wassers in ein hochgelegenes Réservoir zu befôrdern hat. Kosten fr. 4oo 000.
- I . — Die Wasserfassungen liegen im Sulirtal am Südfusse des Gônhard; durch Morânen aufgestaute Gundwasserquellen fliessen mit natürlichem Gefalle durch den Gônhardstollen zum Niederdruckreservoir. Ertrag 3 5oo-5 800 Liter pro minute.
- 3. — Das Wasser der Hochdruckzone wird dem Niederdruckreservoir entnommen und 70 m'. boch gepumpt mittelst elektrischer Kraftüber-tragung (75 HP.) durch eine Hoclidruekzentrifugalpumpe von Gebr SuJzer, Wintertbur.
- Fôrderwassermenge ca. 3 m3 per Minute, manometrische Fôrderhôbe 68 Meter, Umdrehungszahl ca. 1120 per Minute. Kaftbedarf an der Welle gemessen :
- bei max Leistung ca 65 eff. Pferdestunden approximativ » 2/3 » » 48 » » »
- » 1/2 » » 39 » » »
- 4, — Hocbdruck-Reservoir in Béton, 2 Kammern, Inhalt 1 000 m3 auf Oberholz. Entfernung von der Stadt 1.1 Km.
- 5, — IIochdruck-Leitungsnetz Lange ca 20 000 Meter, Kaliber 250-70 mm. ;
- Niederdruck » » i3 65o » Kaliber 250-72
- mm. ;
- 208 Hydranten ;
- 160 Scbieber ;
- 1 i48 Privatanschlüsse.
- 6. — Taglicher Wasser verbrauch Ilochdruck 1 201 m3 Niederdruck 948 m3.
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- Suisse
- Abgabe des TV assers fur Stetslauf mittelst Raliberhabn, fur gewerblicbe Zwecke : auf Messung hin (980 Messer Rosenkranz & Etoile).
- Wohnhâuser : nach Wassermesser.
- 7. — CaCO2, i97 ; CaSO\ 7.6 ; MgCO2, 26.7 ; Cl, 5.7.
- O. — Die Hàlfte der Stadt ist regelrecbt kanalisiert mit Ausguss in die Aare ohne Yorreinigung. Ausdehnung der Ranalisation steht bevor.
- Alfstatten (Ranton St-Gallen),
- (Einvvohnerzahl 6.000.)
- Das Werk ist mit 3o Sept. 1906 an die politische Gemeinde übergangen.
- Die Inangriffnahne der Arbeiten erfolgte im Jahre 1896. Die Gesamtkosten betrugen Frk. 228 000. Autor des Projektes : Herr L. Rürsteiner, Ingénieur in St Galien.
- Das Réservoir wurde durch die Ilerren Graf und Rossi in St. Galien ausgeführt,.das Rohrnetz von Herrn J. Thür, Mechaniker in Altstâtten
- 1. — Die Ortschaft wird mit Quellwasser versorgt, das am südlichen Ilange des Ruppenberges, zum Teil im Ranton Appenzell J. Rh., entspringt. Es sind im Gesamten 16 Quellen. Ertrag i4o-25o Liter per Minute.
- 4. — Ein Réservoir mit 5 Rammern, wovon 3 Rammern mit 5oo m3 Inbalt für Trinkwasser und 2 Rammern mit 3oo m3 Inhalt für Hydranten. Durchschnittliche Entfernung des Réservoirs von den Quellenfassungen ca. 700 m., vom Stâdtchen ca. 5oo m., Hôhe über der Ortschaft : nom.
- Das Réservoir ist in Béton ausgeführt.
- 5. — Die Wasserverteilung erfolgt nach dem Cirkulationssystem. Es sind zwei Druckzonen gebildet. Der mittlere Druck betràgt 8 Atm.
- Die lichte TVeite des Hauptstranges betrâgt 180 mm., das Raliber der Yerteilungsleitungen i5o, 120 und 100 mm. Gesamtlânge 9600 Meter.
- Zahl der Schieber 5o Stück.
- Ueberflurhydranten 81 Stück.
- Zahl der Privatanschlüsse 48o.
- Zahl der Wassermesser System Meinecke, 28.
- O. — Für Hausgebrauch wird das Wasser per Hahnen abgegeben, Preis xo his 20 Franken per Jahr. Für gewerbliche Zwecke erfolgt die Lieferung auf Messung hin zum Preise von 20 Cts per m3, bei einem Mini-malzinse von 20 frk. per Abonnement.
- 7. — Epidemien von Typhus, Choiera, etc., sind nicht vorgekommen.
- Der früher oft vorgekommene Typhus ist seit Einführung der TVasserver-sorgung zurückgegangen.
- Dem Gesundheitswesèn steht die Ortsgesundheitskommission, laut kantl. Gesetz vor. Sie nimmt mindestens alljàhrlich einmal eine Wasseruntersu-chung z. H. des Rantonschemikers vor.
- 9. — Die Ortschaft besitzt keine künstlichen Entwâsserungsanlagen.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Baden (Kanton Aargau).
- Eigentümerin : Stadtgemeinde Baden. Chef :"Herr Keller, Bauverwalter.
- Eine erste Anlage mit Yerwendung der Quellen aus dem Dàttwilertale (ca 2 km. von der Stadl entfernt), erstellt 1875, Niederdruck, musste wegen ungenügendem Wasserquantum für die Hauswasserversorgung Yerlassen werden u. dient jetzt nur noch für industrielle u. gewerbliche Zwecke.
- Die Inangriffnahme der Arbeiten für die neue Anlage erfolgte im Jahre 1897. Die Gesamtkosten betrugen Fr 5oo 000. Autor des Projektes : Herr H. Peter, Ingénieur in Zürich.
- Die hauptsâchlichsten Lieferanten u. Unternehmer waren : Guggenbühl u. Müller in Zürich (Gi’ab-u. Yerlegungsarbeiten) Louis Màder in Baden (Réservoir).
- Volponi in Baden (Quellenfassung).
- Gesellschaft der von Roll’schen Eisenwerke in Gerlafingen (Rôhrenlie-ferung).
- In Jahre 1907 wurde die Anlage noch durch ein Grundwasserpumpwerk ergânzt, nachdem die neue Quell-VVasserversorgung seit Jahren nicht genug Wasser zu liefern vermochte u. die Stadt schwere Kalamitâten des Wasser -mangels durchgemacht hat.
- I. — Es wird Quellvvasser u. Grundwasser verwendet. Die Quellen liegen am Heitersberg, Gemeinde Killwangen u. im Bollenhof, Gemeinde Sprei-tenbach. Die Fassung erfolgte vermittelst Stollen zwischen Nagelfluh (Dec-kenschotter) u. Süsswassermolasse, welche Schichten von mâcbtigen Wallmo-rânen überlagert sind.
- Das Grundwasser wird einem vorzeitlichen jetzt mit Kiesmassen einge-füllten Laufe der Limmat entnommen in unmittelbarer Nâhe der Stadt, am rechten Ufer der jetzigen Limmat. Die geologische Beschaffenheit des Grund-wassertrâgers ist sehr günstig, derselbe ist gebildet durch die ausgedehnte Iviesterrasse des Wettingerfeldes mit teilweise über 5o Meter Mâchtigkeit. Das Grundwasser soll zum grôssten ïeile aus Quellvvasser, d. h. aus durchgesickertem Niederschlags u. Quellvvasser aus dem- grossen Einzugs-sgebiet bestehen.
- Das Wasser ist am Fusse eines 35 m. hohen Abhanges vermittelst eines 45 cm. weiten Rohrbrunnens von 20 m. Tiefe gefasst.
- 3. — Pumpwerk. Es,ist eine Hochdruckzentrifugalpumpe von 1 5oo Min. L. Leistungsfâhigkeit aufgestellt, angetrieben durch einen direct gekuppelten Electromotor von 65 P. S. Dauerleistung. Tourenzahl 2 900.
- Fôrdei'hôhe netto 88 m.
- Fôrderhôhe brutto 100 m.
- Pumpe u. Motor stammen aus den Werkstâtten von Brown, Boveri u. Cie in Baden.
- Die electr, Kraft wird von der Electrizitâts-Gesellschaft Baden bezogen u. kostet per kilovvattstunde 6 Rp bis zum Maximalbetrag von Fr. 11 000. per Jahr. 1 P. S. mit unbeschrânkter Benützungsdauer kostet im Maximum Fr. 180. per Jahr.
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- Wasser u. Pumpwerk sind vorlâufig noch Eigentum der Electrizitâts-<jesellschaft Baden. Der Yertrag sieht aber ein Rückkaufsrecht seitens deï’ Gemeinde innerhalb 6 Jahren vor.
- 4. — Auf der Schlossruine Stein ist ein Réservoir von 900 m3 Inhalt erstellt, das im Stadtgebiet liegt. Die Entfernung vom Quellengebiet betrâgt im Maximum 11 km, von der Grundwasserfassung 1 km. Mittlere Druckhôhe über der Ortschaft 60 m. (Maximum 90 m.).
- Das Resei’voir besteht aus 2 Kammern von je 45o m3 Inhalt, mit einer Yorkammer fur Schieber u. Apparate u. ist aus Bruchsteinmauerwerk mit Betongewôlben erstellt.
- Ein Wasserstandsfernmelder, System Rittmeyer Thalwil, übertràgt den Wasserstand ins Bureau der Bauverwaltung im Stadthaus u. ins Pumpwerk, beidenorts mit Alarmvorrichtungen, die jeden gewünschten Wasserstanddurch ein Lâutwerk anzeigen.
- 5. -— Die Verteilung des Wassers erfolgt nach dem Zirkulationssystem. Es ist nur eine Druckzone gebildet, die ganze Stadt ist zusammengefasst. Der normale Druck betrâgt 5-6 Atm.
- Das Galiber des Hauptstranges betrâgt i3o m/m. Das kleinste Galiber des Yerteilungsnetzes 75 m/m, das Grosste des Letztern i5o m/m.
- Lange des gesamten Leitungsnetzes : 32 km.
- Zahl der Schieber 160.
- Zabi der Hydranten 200 (Ueber-u. Unterflur, Zürchersystem).
- Die frülier angeschlossenen ôffentl. Pissoirs sind aile in Oelpissoirs umgewandelt worden.
- Das Malerial der privaten Anschlüsse besteht aus Gussrôhren.
- Die Zahl der Idausanschlüsse betrâgt 600. Zahl der eingebauten Wasser-messer 25o (Breslauer, Dreyer, Rosenkranz u. Droop, Siemens u. Halske, Meinecke). Die Messer sind Eigentum der Unternehmung Es ist vorgesehen. dieselben übei’all aïs obligatorisch zu erklâren.
- O. — Wasserverbrauch per Tag im Mittel 1 700 Min. L.
- im Maximum 2 3oo Min. L. im Minimum 1 200 Min. L. oder per Kopf u. Tag im Maximum 4oo Liter.
- im Minimum 200 Littei’.
- Yerbrauch von Hochdruckwasser per Jahr 900 000 in3. '
- Niederdruckwasser wird an 28 Stellen, total 70-90 000 m3 abgegeben per Jahr.
- An Private wird das Wasser à Discrétion abgegeben mit Berechnung nach der Zahl der Wohnrâume (à Fr. 3.) u. der Küchen à Fr. 6.
- Preis des Wassers für gewerbliche Zwecke io-3o Rp per m3.
- Yerbrauch per Jahr ca 200 000 m3.
- T. — Die chemischen u. bacteriellen Untersuchungen des Wassers lie— ferten sehr gute Resultate.
- Epidemien von Typhus u. dergl. sind nicht vorgekommen.
- Dem Gesundheitswesen steht die Sanitâtskommission, bestehend aus Aerzten, Behôrdenund Chemikern, vor.
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- 10. — In den Jahren 1900-1903 ist eine rationelle SchAvemmkanalisa-tion erstellt worden. Lange [der Kanàle ca 2 km ; Rosten 270 000 Fr. Die ^Yasser fliessen ohne vorherige Reinigung in die Limmat.
- Basel
- (Einwohnerzahl des Yersorgungsgebietes n5.5oo)
- (Zahl der angeschlossenen Hauser 8.427.)
- Direktor : Paul Miescher, Ingénieur.
- Bis zur Mitte der sechziger Jahre fehlte Basel ebenso, Avie den andern Schweizerstadten, noch eine allgemeine Hauswasser-Yersorgung und es wurde der YYasserbedarf der Stadt bis dahin teils durch Sodbrunnen und die in den tiefen Lagen der Stadt über den blauen Molasseletten entspringenden Lochquellen, teils durch die alten Brunmverke gedeckt, Avelche eine grosse Zahl laufender Brunnen speisten. — Von diesen bestehen heu te noch 58 ôffentliche und i5o Privatbrunnen.
- Die Gesamtmenge, Avelche von den sâmtlichen BrunnAverken tâglich in die Stadt geliefert Avurde, varierte je nach den Witterungsverhàltnissen ZAvischen 2 5oo und 3 5oo m3. Schon zu Anfang der sechziger Jahre, als die Einwohnerzahl auf 4o 000 gestiegen vvar, machte sich ein lebhaftes Bedürfnis nach Verstârkung der YVasserzufuhr und nach Einführung einer allgemeinen HausAvasserversorgung geltend, und es Avurden von Arerschiedenen Seiten Projekte für eine solche aufgestellt, AAelche die GeAAinnung von Grundivasser oder von filtriertem Birs-oder Rheimvasser vorsahen. Als dann aber im Jahre i863 einige unternehmende Herren die grossen in der Umgebung von Grellingen entspringenden Quellen zusammenkauften und sich anerboten, eine Gesellschaft zu gründen, um die Stadt mit Quellwasser zu versorgen, wurde das Anerbieten angenommem, im Jahre 1864 die Konzession erteilt und im Januar i865 mit den Bauarbeiten begonnen.
- Unabhângig davon batte sich die Stadt selbst ca. 3 Kilometer unterhalb Grellingen eine^grosse Quelle in der mit YVald besâumten Mulde oberhalb des Schlosses Angenstein gesichertund gedachte dieselbe zur Vermehrung der ôffentlichen Brunnen nach der Stadt zu leiten. Diese Quelle Avurde zugleich mit einigen kleinen Nebenquellen auch auf Rechnung der Stadt gefasst.
- Die Erstellung einer separaten Leitung nach Basel unterblieb jedoch, da sich die Stadtbehôrde mit der Wasserversorgungsgesellschaft über die Mitbe-nutzung der Grellingerleitung einigte.
- Die Leitung von Grellingen nach dem 4 <>00 m3 Y\ asser fassendcn slàdtischen Réservoir auf dem Bruderholz erbielt von Angenstein Aveg eine Weite von 4°° mm und die Hauptleitung nach dem im Stadtzentrum liegenden Strassenknoten bei der Handelsbank eine YVeite von 5oo mm.
- Die Verbindung mit Kleinbasel wurde durch ein- schmiedeeisernes Rohr von 3oo mm. Weite beAverkstelligt, Avelclies in ausgebaggertem Graben
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- oberhalb der erst i4 Jahre spâter erbauten Wettsteinbrücke quer über den Rhein gelegt, nach dem Bau der Brücke aber durch ein in derjBrückenkon-struktion untergebraclites Rohr ersetzt wurde.
- Sâmtliche Arbeiten der ersten Anlage, Avelche von der Gesellschaft für Wasserversorgung erstellt wurden, also soAvohl Quellfassung und Zuleitung, als aucb Réservoir und Leitungsnetz, wurden nach den Plânen und unter der Oberleitung von Oberbaurat Moore naoh engliscbem Muster ausgeführt und es gelangten für die Leitungen schottische [Gussrohren[zur Verwen-dung.
- Die Inbetriebsetzung [der ’Anlage erfolgte im Jahre 1866, die Zahl der Abonnenten à discrétion war anfànglich nur klein, dagegen gelang es der Gesellschaft, einige hundert Brunnbriel'e, welche zum Bezug von je V2 Ilelbling(1) Wasser in laufendem Erguss berechtigen, zum Preis von 2 000 bis 2 5oo Fr. an den Mann zu bringen und auf diese Weise Ivapital flüssig zu machen.
- Die Freude an der in Bezug auf die technische Ausfübrung wohlgelunge-nen neuen Wasserversoi'gung wurde bald getrübt durch die unangenehmen Erfalirungen, Avelche man mit den beiden Hauptquellen im Pelzmühlethal und im Kaltbrunnenthal machen musste.
- Wie bekannt ist, besitzen viele von den grossen Juraquellen die Avenig erfreulicbe Eigensehaft, dass sie sehr starken ScbAvankungen unterAvorfen sind und bei Schneeschmelze und Regen sich stark trüben. — So verhâlt es sicb leider aucb hier ; nach jedem Regen lâsst die Beschaffenheit des Wassers viel zu Avünschen übrig und wàhrend das Leitungsrohr für eine Tageslieferung von 11 5oo m3 ausreicht und in nassen Jahren zeitAveise nur einen Bruchteil des Quellergusses zu fassen vermag, so kann bei lang an-dauernder Trockenheit die Wassermenge bis auf 2 5oo m3 per ïag herun-tergehen.
- Die Gesellschaft sah sich dalier genôtigt, Mittel und \Y ege zu suchen, um vor allem der Kalamitàt des empfindlichen Wassermangels vorzubeugen und half sich damit, dass sie oberhalb des Pelzmühlethaïes bei SeeAAen einen Stauweiher anlegte, dessen Wasser man zur Verstârkung der Quellen in trockenen Zeiten versickern liess. Da dieser Weiher jedoch nicht aus-reichte, um die SchAvankungen im Quellerguss vollstândig aufzuheben, wurde die Anlage eines zweiten Weihers und zwar im Unterackernthal zAvischen Seewen und dem Pelzmühlethal geplant ; bevor derselbe aber zur Ausführung kommen konnte, erfolgte zu Anfang des Jahres 1875 im Interesse der damais in Aussicht genommenen allgemeinen Kanalisation dei Rückkauf der Wasserversorgung. Die Stadt bezahlte an die Gesellschaft die Summe von 3 100 000 Fr. und übernahm zugleich aile Verpflichtungen gegenüber den Brunnbriefbesitzern.
- Die VerAvaltung blieb noch ca. 2 Jahre in den Hânden der frühern Direk-tion und ging dann im November 1877 zuerst provisorisch und spâter defi-nitiv an Herrn Direktor Freyüber, der sich unverzüglich mit grossem Eifer
- (*) Helbling = 11/2 Minutentiler, somit 1 Brunnbrief = 3 i/4 Minutenliter.
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- auf die Studien für die ausserordentlich dringliche Erwciterung der Wasser-versorgung warf.
- Er verfolgte zunâchst das schon beinahe zur Reife gediehene Unterackern-projekt ; da jedoch seinem Scharfblick dessen grosse Schwâchen nicbt entgingen, war er davon nur Avenig befriedigt und debnte daher die Unter-suchungen auch nach allen môglichen andern Richtungen aus.
- Auf Anregung des Herrn Prof Rütimeyer, der nicbt nur ein Zoologe von grossem Ruf war, sondern auch sehr bedeutende geolo^iscbe Kenntnisse besass und die Bodenbeschafïenheit in der Umgebung der Stadt sehr genau kannte, wandte er sein Augenmerk in der Folge hauptsâchlich auf das Grundwasser von Klein-Basel.
- Aus dem Wiesenthal bewegt sich nâmlich durch die Kiesablagerung von Klein-Basel nach dem Rhein zu ein ziemlicb mâcbtiger Grundwasserstrom, dessen YY asser schon seit langer Zeit als vorzüglich bekannt, über dessen Menge man aber noch Avenig orientiert war. Die angestellten Untersuchungen, sowie die von Herrn Frey im Herbst des Jahres 1878 an einem bei den lan-gen Erlen abgesenkten Yersuchsbrunnen ausgeführten Pumpversuche erga-ben in Bezug auf die zu gewinnende Wassermenge so befriedigende Résulta te, dass die Regierung sich entschloss, der Grundwassergewinnung vor allen andern Projekten den Vorzug zu geben. Im Grossen Rate machten sich jedoch noch Bedenken geltend ; es wurde desbalb eine Spezial-Kommission ernannt, welche dann wâhrend des abnormen Tiefstandes im Januar und Februar 1880 noch die Vornahme eines zweiteri Pumpversuches veranlasste, als dieser wieder sehr günstig ausgéfallen war, die Genehmigung des vorge-legten Pumpwerkprojektes für eine Tagesleistung von 8000 m3 beantragte.
- Nach endgültiger Bewilligung des Kredites konnte der Bau des Pumpwerks im Herbst des Jahres 1880 in Angriff genommen werdenund es erfolgte die Erôffnung des Betriebes im Frühjahr 1882. Damit war nun die Môglichkeit gegeben, der Stadt stets klares und wâhrend einer Reihe von Jahren auch stets genügend W asser zur Yerfügung zu stellen, da bei Regenwetter der Zufluss der trüben Quellen unbedenklich abgestellt und bei ïrockenheit der ungenügende Quellerguss durch Grundwasser ergânzt werden konnte.
- Auf die Erôffnung des Pumpwerks folgte nun für die Wasserversorgung vorerst ein Jahrzehnt ruhiger Entwicklung, wâhrend welcher ausser den Erweiterungsarbeiten am Leitungsnetz nur die Anlage eines zweiten Brun-nens beim Pumpwerk zu verzeichnen ist.
- ' Mit dem Beginn der rreunziger Jahre zeigte es sich jedoch, dass eine baldige Erweiterung der YY asserversorgung in Aussicht zu nehmen sei und alsdana in dem ausserordentlich trockenen Jahr 1893 vorübergehend Knappheit eintrat, wurde ein Projekt für eine wesentliche Yergrôsserung ausgearbeitet und es bewilligte der Grosse Rat im Frühjahr 1894 ohne Zôgern die Mittel zur Ausführung, so dass zu Anfang des Sommers mit den Arbeiten begonnen werden konnte.
- Die Brunnenanlage wurde durch die beiden Saugbrunnen III und IV und einen Sammelbrunnen ergânzt, welch letzterer dui'ch Heberleitungen von 4oo mm Weite mit den vier Saugbrunnen verbunden Avurde.
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- Das Pumpwerkgebâude wurde wesentlich vergrôssert und in demselben vorlâufig eine Pumpe für eine Leistung von 100 Liter per Sekunde aufge-stellt, wâhrend die beiden im Jahre 1881 angeschafften Pumpen nur je ca. 5 0 Liter per Sekunde lieferten.
- Für den Antrieb der Pumpen bei der ersten Anlage waren im Jahre 1881 zwei Dampfmascliinen von je 80 P. S. aufgestellt worden, für die neue Pumpe dagegen wurde ein Gasmotor von 160 P. S. gewâhlt.
- Dem Gasmotor wurde vor der Dampfmaschine der Vorzug gegeben ledig-lich darum, weil man nacb dem, was damais über die Dowson-Gasmotoren bekannt war, glaubte, mit Sicherheit darauf rechnen zu dürfen, dass Coke sich vorteilhafer mit Hülfe des Gasgenerators als durch Vermittlung des Dampfkessels werde in Kraft umsetzen lassen und die Verwendung von Gascoke für das stâdtische Pumpwerk im Hinblick auf den im Anfang der neunziger Jahre chronisch gewordenen Cokeüberfluss der Gasfabrik unter allen Umstànden geboten war.
- Die neue Pumpenanlage, welche von der Gasmotorenfabrik Deutz in Ver-bindung mit der Maschinenbau-Gesellschaft Basel geliefert wurde, konnte im Juli i8g5 in regelmâssigen Betrieb genommen werden und befriedigte nach Ueberwindung einiger Kindheitsschmerzen sehr, da die Leistung, die man damit aus dem damais noch allgemein als geringwertig angesehenen Gascoke erzielen konnte, aile Erwartungen übertraf.
- Scbon im Jahre 1897 entschloss man sich zur Anscbafîung einer zweiten Gaspumpe von gleicher Konstruktion, aber etwas grôsserer Leistung, da inzwischen der Bau grosser Gasmotoren weitere Fortschritte gemacht hatte, so dass man es wagen durfte, auf 200 P. S. zu gehen.
- Die neue Mascliine konnte Ende Januar 1898 in Betrieb genommen werden.
- Da der Pumpenbetrieb sich ausserordentlich billig gestaltete, so wurden von da an die Hauptquellen des Grellingergebietes, die sich bei jedem Regen trüben, wâhrend immer làngerer Perioden abgestellt und das Hauptgewicht immer mehr auf die Versorgung mit dem stets tadellos reinen Grundwasser gelegt.
- In den Ietzten Jahren sind von dem Gesamtbedarf von ca. 6 Millionen kubikmeter nicht weniger als ca. 3/4 durch gepumptes Grundwasser und ca. 1/4 durch Quellwasser gedeckt worden, wâhrend vor der Pumpwerker-weiterung in normalem Jahren über 3 Millionen Kubikmeter Grellinger-wasser zur Verwendung kamen.
- Von den vier neuen Brunnen III bis VI, welche im Erweiterungsprojekt von 1893 vorgesehen waren, wurden 1894 vorlâufig nur zwei ausgeführt, da man vor Feststellung der Lage der beiden andern die Wirkung der beiden ersten auf den Grundwasserstrom beobachten wollte und die günstigen \ erhâltnisse eine Yerschiebung der Ausführung gestatteten.
- Die im Herbst 1898 eingetretene ausserordentliche Trockenheit zeigte jedoch, dass man mit der Erweiterung der Brunnenanlagen rascher vorgehen sollte ; gegen die sofortige Inangriffnahme der Brunnen V und VI erhob sich jedoch eine erbitterte Opposition in Elein-Basel, so dasss man, um die
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- aufgetauchten Bedenken zu entkrâften, den neuen Grundwasserbeobachtun-gen eine viel grôssere Ausdehnung geben musste, als sonst wohl nôtig gewesen ware. Die nach den verschiedensten Richtungçn über die Herkunft, die Beschaffenheit und Bewegung des Kleinbasler GrUndvvasserstromes an-gestellten Untersuchungen wurden itn letzten Winter abgeschlossen und deren Resultate zu Anfang dieses Jahres mit einem umfassenden Berichte vorgelegt. Hierauf bewilligte der Grosse Rat im Juni d. J. den notigen Kredit für die Ausführung der Brunnen Y und Yl.
- Das Verhâltnis des Wiesenwassers zum Grundwasser ist nicht überall das gleiehe. An den einen Stellen dringt das Flusswasser in das Grundwasser herein, an den andern fliesst das Grundwasser in den Fluss hinaus. Da die Kiesablagerungeri, welche von dem Wasser durchzogen werden, reichliche Mengen sehr gut filtrierenden Sandes enthalten, so wird auch das aus dem Fluss stammende Grundwasser sehr rein, so dass in Bezug auf die Güte ein Unterschied nicht besteht ; nur Harte und Temperatur zeigen gewisse Abweichungen.
- Die bisher ausgeführten Brunnen I — IV liegen sàmtlich in einer Zone, wo das Grundwasser tiefer liegt als der Fluss und daher versickertes Flussw asser aufgenommen wird. Da aber der Gewerbekanal, wrelcher ca. 3/4 Kilometer oberhalb des Pumpwerks abzweigt, zeitweise ailes Flusswasser abführt, so wird in trockenen Zeiten das Flussbett der Wiese in der Nâhe der Brunnen vollstàndig wasserleer und es findet dann auf dieser Strecke keine Speisung des Grundwasser aus dem Flusse mehr statt ; die Brunnen sind daher als-dann nur auf den Zufluss von weiter oben angewiesen.
- Mit den neuen Brunnen rückt man deshalb in eine Zone hinauf, wo das Grundwasser hôher steht, als der Wasserspiegel der Wiese und daher stets ein leil desselben in den Fluss hinaus làuft, wenn es nicht durch die Brunnen abgefangen wird.
- Die Brunnen wurden auf pneumatischem Wege versenkt. Auf einem air Schneide ausgebildeten Kranz sitzt ein Betonmantel von 4 Meter inneres Weite u. 5o cm. Stàrke.
- Eine Arbeitskammer am Eisenblech ist luftdicht an eine am Ki-anz ange-brachte Flansche verschraubt. Ein Steig-und Fôrderrohr von i.5 m. Weite stelit die Verbindung mit der Luftschleuse her.
- Bei den frühern Brunnen blieben Arbeitskammer und Steigrohr Bestand-teile des fertigen Brunnenschachtes, bei den neuen Brunnen wird mit Ausnahme des Kranzes die ganze eiserne Armatur, d. h. die Arbeitskammer und das Steigrohr, herausgenommen, um sie wieder zu verwenden.
- Die neuen Brunnen werden durch 4oo mm. weite Zweigleitungen an ein 6oo mm. weites Heberrohr angeschlossen, welches das Wasser nach dem im Pumpwerkhof liegenden Sammelbrunnen führt. Das 6oo mm. Rohr, wird aus Rôhren mit Stopfbüchsen-Kautschukdichtung hergestellt, welche von den L. von Roll’schen Eisenwerken geliefert werden.
- Diese Rohrverbindung hat sich sowohl bei den Heberleitungen der andern Brunnen, als auch bei den Rheinbrücken-Rohren sehr gut bewâhrt und ist
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- für Leitungen, welche entweder für luftdichten Abschluss sehr empfindlich oder starken Erschütterungen ausgesetzt sind, sehr zu empfelden.
- Für die Zukunft ist nicht nur die Yermehrung der Grundwasserbrunnen in Aussicht genommen, sondern auch beabsichtigt, das Grellingerwasser wieder mit Hülfe von Filtration den heutigen Anforderungen anzupassen und wieder im ursprünglichen Umfang nutzbar zu machen.
- ltern (Einwohnerzahl : 75.000) (Zahl der bewohnten Hauser : 5.000)
- Director : C. Roth, Ingénieur in Bern. Die Wasserversorgung ist Eigen-thum der Einwohnergemeinde Bern und wird von dieser in Regie betrieben. Es sind getrennte 7 Quellengebiete zu unterscheiden :
- 1. Alte Stadtbrunnenversorgnng, erstellt
- 2. Quellengebiet Schliern »
- 3. » Gasel »
- 4. » Scherlital »
- 5. » Aeckenmatt »
- 6. » Schwarzenburg »
- 7. » Emmenmatt Aeschau .
- i83o
- 1868
- 1868
- 1875-1881
- 1891-1893
- 1891-1896
- 1904-1906
- 1. — Ausschliesslich Quellwasserfassungen.
- 2. — Natürliche Filtration ohne künstliche Reinigung.
- 3. — Ausschliesslich Gravitations wasserleitungen.
- 4. — Zwei Réservoirs von 10.000 m3 und 1.000 m3 Inhalt.
- Entfernung von den Wasserfassungen : 2,5 bezw, 3o km. von der
- Ortschaft 3 bezw. 5 km. Hôhenlage der Réservoirs 622 m über meer. Hôhenlage des Versorgungsgebietes 5oo-575 m. über meer. Construction der Réservoirs : Béton.
- 5. — Yerastelungssystem. Es sind keine getrennten Druckzonen ge-bildet. Das ganze Versorgungsgebiet wird von 3 mit einander verbundenen Hauptstrângen von 45o und 35o mm. Lichtweite gespeist.
- 544 ôffentliche Unterflurhydranten.
- 131 » Ueberflurhydranten.
- Die Wasserentnahme für ôffentliche Zwecke wird nicht gemessen. Es be-steben 66 laufende Brunnen und 22 ôffentliche Ventilbrunnen ; die erstern werden von der alten Stadtbrunnenwasserversorgung gespeist.
- Privatanschlüsse. Material : galv. Sehmiedeisenrôhren oder Gussrôbren. Anzahl der Privatanschlüsse per 3 Dezember 1907 li.y'i'j. Wassermesser-Systeme : Ausschliesslich Flügelradmesser, Nass — Trockenlâufer (Breslauer Metallgiesserei ; Dreyer Rosenkranz und Droop ; Bopp und Reuther).
- Zahl der installierten Messer : 1735. Die Wassermesser werden von der Wasserversorgung gratis geliefert und unterhalten.
- 6. —Total (ohne die alte Stadtbrunnenwasserversorgung) 6 600 000 m3. Maximaler Tagesverbrauch : 23 000 m3.
- Minimaler » : 16000 m3.
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- An Private wird das Wasser zum Einheitspreise von 1 o cts pro m3 abge-geben. Dabei haben dieselben einen Minimalzins fürjede Liegenschaft zu be-zahlen welcher 4 Fr. für jeden bewohnbaren Raum eines Hauses, einschliesslich Küchen und Aborte betràgt, ebenso 10 cts für jeden M2 bepflanzter Garten-ttiiche. Rann jedoch im Garten kein Wasser der Leitung entnommen werden und ist auch sonst keine Einrichtung zu direkter Bespritzung des Gartens vorhanden, so sind per m3 nur 5 cts. zu bezahlen. Für ausseroi'dentlichen Wasser ver brauch zu gewerblichen Zwecken müssen entsprechend dem bean-sprucbten AVasserquantum Zuschlâge bezablt werden.
- H. — Chemische Zusammensetzung :
- Feste bestandteile (mgr. per lit)....................... 25o-33o
- Glührückstand » ......................... 210-290
- Oxydirbarkeit (mgr KMnO'' welcbe zur Oxydation per Liter erforderlich sind.
- Chlor (mgr. per lit) . . .......................• . . . 6,5
- Sulfate Spuren.
- Ammoniak und salpetrige Saure sind nicht direkt nach-
- wcisbar. Salpetersâure (mgr. per lit)................... 0-10
- Hârte (franzôsiche Grade)............................... 20-29
- Bakteriologische Untersucbung :
- Das Wasser der zuletzten erworbenen Quellen von Emmenmatt und Aeschau qualifizirt sich al s ein ausserordentlich reines Quellwasser, dessen Keimgehalt mit o,5o Keimen per Cm3 sehr constant ist, dagegen ist die Keimzahl des Wassers des alten Quellengebietes stârkeren Schwankungen un-terworfen, sie betrâgt gewôhnlicb 5o-ioo per cm3, wâchst aber bei starken Niederscblâgen und zu Zeiten der Scbneeschmelze rasch an.
- Die chemischen und bakteriellen Utersuchungen werden durcb einen von. der Stadt besoldeten Bakteriologen besorgt.
- 8- — Yorgekommene Epidemien geringeren Umfangs von Typhus, etc. konnten nachweisbar nicht dem AYasser zugeschrieben werden.
- 2. Yeranderungen [in der Krankbeit und Sterblichkeit der Bevôlkerung an typhôsen Krankheiten seit Einführung der AYasserwersorgung kônnen nicht nachgewiesen \verden_, da genaue statistiscbe Anhaltspunkte aus frühe-ren Jabren fehlen.
- 3. Das Gesundheitswesen ist der stadt Polizeidirektion unterstellt.
- O. — Es sind Entwâsserungsanlagen vorhanden, die die Abwasser ohne vorberige Reinigung in die Aare befôrdern.
- Burgdorf (Kanton Bern)
- (Einwohnerzahl : 8.400)
- Eigentümerin : Einwohnergemeinde Burgdorf.
- Autor des Projektes : Herr Aeschliman und Herr Bircher. Ausgeführt wurde die Arbeit durcb Herrn Brunschwyler in Bern, inden Jahren 1898-99.
- Organisation der Unternehmung : Gaswerk und AYasserversorgung, Burgdorf.
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- Direktor der Unternehmungen : Herr A. Müret, in Burgdorf.
- 1 • — Die Gemeinde Avird durch 42 Quellen aus Sandstein versorgt. Als Reserve bei Wassermangel dient Grundwasser, s eiches durcb eine Sicker-leitung von 7 km Lange und o,25 m. Duchmesser zugeleitet wird. Ertrag der Quellen 1 000 Liter pro Minute ; Ertrag des Grundwassers von 400 2 3oo liter.
- 3- — Zur BeAvegung der Pumpe dient ein Gasmotor A?on 20 HP. und als Reserve eine Turbine von ebenfalls 20 HP.
- Zur Wasserhebung ist eine Zwillingspumpe montiert, deren Leistung 1,8 m3 pro Minute betrâgt, die zu überwindende Hôbe ist 60 m.
- 4. — 2 Réservoirs iri Béton. Inhalte von 1 000 m3 und 600 m3. Hôhe der Réservoirs über der Ortschaft ; 110 m'.
- 5. — Der normale Druck im Leitungsnetze betrâgt 5o m.
- Die Lichweite des Hauptstranges betrâgt 3oo mm, diejenige der \ ertei-lungsleitungen 60 mm.
- Zahl der Schieber : 42.
- Es sind 128 Ueberflurhydranten vorhanden. Es Averden 43 ôffentliche lau-fende Brunnen gespeist, 17 Bespritzungs hydranten, p3 FeuerAvehrhydranten und 5 Pissoire.
- Zabi der Privatanschlüsse : 426.
- Zahl der Wassermesser : 298. Breslauer, Siemens, Etoile.
- Max. Yerbrauch p. Monat 175700 m3.
- Minim. « » 170700 »
- Max. « p. Tag 5 746 »
- Minim. » » 5 180 »
- Der Wasserzins Avird folgendermassen festgesetzt :
- a) Für Wasser, das mit Kalibern gemessen Avird Frk. 20. per Minutenliter und Jahr.
- b) Wasser nacb Messung ;
- 10 Cts. per m3 die ersten 2 000 m3 per Jahr.
- 8 Gts. per m3 von 2 ooo-4ooo m3 »
- 6 Cts. per m3 über 4°°o m3 »
- Es ist in beiden Fâllen ein Minimalbetrag von Frk. 5o. — pro Jahr zu entrichten.
- 9. — Man studiert eine allgemeine Kanalisation.
- CflUP (Kanton : Graubünden)
- (Eimvohnerzahl : i3 263) (Zabi der Hâuser : 1 102)
- Eigentümer der Wasserversorgungsunternehmung ist die Stadt Chur. Inangrifïhahme der Arbeiten :
- Fassung derParpaner Quelle, Ableitung derselben nach Ghur und Erwei-terung des Hochdrucknetzes im Jahre 1888. Fassung der Obervazer Quellen und Ableitung derselben nach Parpan im Herbst 1899.
- Kosten :
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- Fassung & Ableitung der Parpaner Quellen i65 438 Fr.
- » » » Obervazer » ca. 65 ooo Fr.
- Autor der Projekte :
- a) Parpaner Quelle. Erste Studien über die TV asserversorgung der Stadt Ghur durch Stadtingenieur E. Münster 1877. Ausarbeitung der Detail-projekte, Yergebung und Ausführung in der ersten Zeit durch Stadtingenieur Saluz, Yollendung & Inbetriebsetzung durch Stadtingenieur Gilli.
- b) Obervazer Quellen : Projektierung und Ausführung durch Stadtin-
- genieur Zundel.
- Material der Leitungen. a) Parpaner Quelle.
- Belgische Steinzeugrôhren Lichtweite i5-3o cm. . . 8758 m.
- Gusseiserne Rôhren » 2.5 et 3o » . . 2 437 »
- Holzteuchelleitung » i5 » . . 38o »
- Total.................................. n5j5m.
- b) Obervazer Quellen. Gesamtlânge (Hauptleitung & Zuleitung zu 4 Quellen) 1 960 m.
- Hauptleitung x 100 m. Steinzeugrôhi'en i5-25 cm. Lichtweite.
- Lieferant : Mech. Ziegel & Rôhrenfabrik Schaffhausen.
- Unternehmer : J. Huder-YValt in Chur.
- Baukonto der Wasserversorgung 1. Januar 1907 : 538 076 fr.
- Direktor der TVasserversorgung der Stadt Ghur ist Herr Stadtingenieur O. Kuoni.
- I. — Die Fassung der Parpanerquelle befindet sich 1 5o6 m. über Meer, der Maximalertrag betrâgt 6 000 Minutenliter, der Minimalertrag 85o Minutenliter.
- Die Obervazer Quellen sind 1 625 m. über Meer gefasst. Die Quellen liefern im Maximum 4 000 und im Minimum 1 200 Minutenliter.
- 4. — Das Réservoir befindet sich am Fusse des Pizokels auf Hôhe 676,4 m* über Meer, mit einem Inhalte ^on 3 000 m3. Die Entfernung von der Quelle in Parpan betrâgt 11 m. und von der Ortschaft ca. 5oo m. Die mittlere Druckhôhe über dem Yersorgungsgebiete betrâgt 72,5 m. Das Réservoir ist aus Gementbeton erstellt.
- 5. — Die TVasserverteilung geschieht nach dem Cirkulationssystem. Es sind keine Druckzonen'gebildet. Der mittlere Druck betrâgt 7,2 Atm., der grôsste 9,3 und der kleinste 3,8 Atm.
- Der grôsste Rohrdurchmesser betrâgt 25o mm., der kleinste 4o mm.
- Zahl der Ilauptschieber i4o.
- Zahl der Hydranten i3g.
- Die Wassermesser wei’den auf Kosten der Stadt geliefert, eingesetzt und unterhalten. Der von den Abonnenten pro Stück jâhrlich zu bezahlende Z ins betrâgt :
- für einen Wassermesser Caliber i3-25 mm. Frk. 8.
- » » » » über 25 mm. » i5.
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- Suisse
- Es sind folgende Wassermesser vorhanden :
- Breslauer Metallgiesserei 64a, Dreyer RosenkranzuDroop 212.
- Diverse Système 14 Stück.
- 0. — Der durch die Wassermesser kontrolierte Verbrauch betrâgt 378 5i8 m3 ; für ôffentliche Zwecke werden ca. 170 000 m3 pro Jahr kon-sumiert. Die mittlere tagliche Wasserabgabe ist 2 5oo m3.
- Der Wasserzins für Hausgebrauch betragt pro m3 20 Rappen, derjenige für gewerbliche Zwecke pro m3 10 Rappen.
- K. — Ergebnisse der chemischen und bakteriellen Wasseruntersuchung. In je einem Liter Wasser sind enthalten in Milligramm : -
- Gesamtmenge tester Stoffe............................ i52,oo
- Glührückstand........................................ i35,oo
- Alkalinitât (als kohlens. Kalk).................... 120,85
- Iialk.................................................. 46.00
- Magnesia........................................... 18,90
- Schwefelsâure...................................... 18,88
- Organische Substanzen.............................. 4>ï9
- Freies Ammoniak.................................... 0,008
- Albuminoides Ammoniak.............................. 0,016
- Chloride...........................................geringe Spur.
- Salpetersaure Salze................................ 0,00
- Salpetrigsaure Salze............................... 0,00
- Temperatur des Wasser in der Leitung.............. 5,3 Gels.
- Entwicklungsfâhige Bakterienkeime in cm'1.......... 4 Stück.
- (Mittel aus 3 Versuchen).
- 9. —Schwemmkanalisation, erbaut 1906-1907. Für die Dimensionierung der Kanâle angenommene stündlicbe Regenhôhe 4o mm., gleich 111 Liter p. ha/Sek. Abflusscoefficient je nach Bebauung 0,80, 0,60, o,4o, 0,20 u. 0,10. Grôsstes Kanalprofil 100/175 cm., kleinstes (für Hauptkanàle) 26 cm. Hausanschlüsse in der Regel i5 cm., ausnahmsweise 20 cm. weit. Eiprofile Béton mit Steinzeugsohle von o,6o/i,o5 bis 1/1,75, mit einer Lange von i65o m. ; Kreisprotile, cernent béton, von o,3o bis 0,60 Durchmesser, Steinzeug 0 m. 26 und die grôsseren mit mehr als 3 °/0 Gefàlle : Zusam-men Lange 14467 m. Kanâle von 3o cm. und darüber bis auf halbe Robr-bohe einbetoniert. Kanaltiefe 3,5 — 4
- Spülung vom Mühlbach ; wo dieser nicht zur Verfügung steht, Spülreser-voirs mit und ohne automat. Entleerung. Strassenentwâsserung mittelst Sinkkasten System Geiger. ,
- Anschluss der Hauser obligatorisch. Ausnahmen werden in schwach bebauten Quartieren zugelassen. Priva te bezahlen einmaligen Beitrag von 0 fr. 20 per Kubikmeter Wohngebâude, o fr. o5 per Kubikmeter Oeko-nomiegebâude 0 fr. o5 per m2 Grundstückflâche, und 1 fr. per Anstosser-lànge auf einer Seite.
- Gesamtkosten der Kanalisation, ohne Hausanschlüsse, 620 000 fr.
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- Suisse
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- Einsiedeln (Kanton Schwyz)
- (Eimvohnerzahl : ca. 4-701>)
- Eigentümer : Herren Ant Kàlin-Birchler & Dr. Ant. Eberle.
- Die Inangriffnahme der Arbeiten erfolgte im Jahre 1886. Die Kosten betrugen Frk. 240 000.
- Direktor ist Herr TVerner Kalin.
- 1. — Es wird weitaus zum grôssten Teil Quellwasser, zum kleinern Teil Grundwasser verwendet. Ertrag der Quellen 35o-i20o Liter p. m. Ent-fernung vom Réservoir 6 000 Meter.
- 4. — Das Réservoir liegt südlich ob dem Flecken. Es besteht aus zwei Abteilungen, in Betonmauerwerk, wovon die eine mit 3oo m3 für Feuerlôsch-wecke und die zweite mit 600 m3. Inhalt fur Hauswasserversorgung dient. Das Réservoir liegt 60-70 m’. über dem Versorgungsgebiet. o. — Verâstelungssystem.
- Der normale Druck betràgt oben im Dorf (Kloster) 70 m. unten 90 m. Lange der Leitungen i4 5oo Meter, Kaliber 200/76 mm.
- 69 Hydranten ;
- 48 Schieber ;
- 280 Privatanschlüsse ;
- 2 Oeffentliche Brunnen.
- O. — Die ôffentlichen Entwâsserungsdolen münden in den Dorfbach.
- Frauenfeld (Kanton Thurgau)
- (6.825 Einwohner)
- Eigentümerin : Ortsgemeinde Frauenfeld.
- Erstellung erste Anlage 1878, Pumpwerk 1902.
- 1. — Die Quellen der ersten Anlage entspringen im Taie des Thun-baches, ca. 3,5 Km, oberhalb der Stadt. Sie verdanken ihre Entstehung grossen Moranenablagerungen auf undurchlâssiger Süsswassermolasse. Ertrag 55o-85o Liter pro Minute. Für das Reserve-Pumpwerk bei Murkart wird Grundwasser verwendet, herrührend von einem mit Glacialgeschieben aus-gefüllten alten Taie des Thunbaches.
- 3. -— Das Pumpwerk Murkart ist gebaut für eine Leistung von 1 200 Liter pro Minute. Benzinmotor 24 PS. von Martini, Frauenfeld, Kol-benpumpe (Dreiplungersystem) von Burkhard, Basel, Hubhôhe 60 Meter.
- 3 Saugschâchte gekuppelt.
- 4. — Réservoir Inhalt 1 100 m3. 3 Kammern. Betonmauerwerk, Hôhe 60 Meter über Stadtzentrum.
- o. — Rohrnetz 200-100 mm. Lange 18 83o m. Meter :
- 164 Hydranten ;
- 108 Schieber ;
- 697 Privatanschlüsse.
- G. — Maximalverbrauch 2 3oo m3 pro Tag.
- Wasserabgabe an Private à Discrétion nach Zabi der Wohnrâume und Assekuranzwert der Gebâude.
- 70 Wassermesser für Gewerbe (Dreyer Rosenkranz u. Breslauer) Verbrauch 104 401 m3.
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- 7. — Altes Quellwasser : Hârte 3i,5° ; Org. Substanz als K2 MnO4, 19,7; NH3, o,oi ; HNO3, 8 ; HNO2, 0 ; Cl. 6.
- Grundwasser Murkart : Hàrte, s805 ; Org. Substanz als K2Mn04, 20,9; NH3, 0,02 ; HNO3, 7 ; HNO3, o ; Cl. 7.
- Glarus (Kanton Glarus)
- (Zahl der Einwohner 5.000)
- Eigentümerin : Gemeinde Glarus.
- Direktor S. Hauri.
- Am Fusse des Glârnisch, auf der der Gemeinde Glarus gehôrenden Lie-genschaft « Sack » entspringt ein Quellbaeh von durchschnittlich ca. i3ooo Minutenlitern besten Trinkwassers. Die Gemeinde Glarus darf dieser Quelle auf « Sack » ein Wasserquantum von 2,232 Minutenliter entnehmen ; auf die übrig bleibende Wassermenge haben zwei Brunnenkorporationem und die Gewerbetreibenden am Oberdorfbach rechtlichen Anspruch.
- In den Jahren 1880-1882 wurde die Quelle auf Sack mittelst Sickerrohr-leitung rationell gefasst und nach Plânen von Herrn Ingénieur Burkhard in Zürich eine erste Wasserversorgungsanlage mit 135 Hydranten erstellt, Baukosten Frk. 214 455.
- Die 2 232 Minutenliter Wasser reichen fur die Durchführung der allge-meinen Hauswasserversorgung nicht aus. Die ,Gemeinde fasste deshalb eine zweite ihr gehôrende Quelle (Lôntschbortquelle) von 2 4oo Minutenliter Mi-nimalertrag, leitete dieselbe der Ortschaft zu und erstellte statt des bishe-xigen Regulators von 80 m3. Fassungsraum ein Réservoir von 1000 m3 Inhalt. Zugleich wurde die allgemeine Hauswasserversorgung mittelst Zapf-hahnen und der Kleinmotorenbetrieb von der stàdt. Wasserleitung aus eingefübrt. Die Gesamtkosten dieser von 1897-1900 ausgeführten Yervoll-stândigung der Wasserversorgung betrugen Frk. 201 167.
- Lieferanten des gesamten Rôhrenmaterials und der Hydranten waren die L. von Rollschen Eisenw erke in Gerlafingen.
- 1. — a) Fassung der Quelle auf Sack : Sickerrôhren und Brun-nenstube.
- b) Fassung der Quelle im Lôntschbort : Hauptstollen ausgemauert, 3g m’. ïang, 1,60 m. x 1,10 m. im Lichten. Seitenstollen mit Sickerleitung 32 m’. lang, Messbrunnstube.
- 4. — Doppel-Reservoir von 1 000 m3 Inhalt mit Schieberhaus und Messkasten.
- Êntfernung von der Quellfassung auf Sack 1 km.
- » » » » im Lôntschbort 5,3 km.
- » » » Mitte der Ortschaft 1 100 m.
- Mittlere Hôhe über der Ortschaft 70 m.
- 5. — Das Rohrnetz ist nach dem Cirkulationssystem angelegt.
- Mittlerer Druck in der Ortschaft ca. 70 m. (5 1/2 — 81/2 Atm.).
- Kaliber der Hauptstrànge 250 und i5o mm., der Yerteilungsleitungen îoo,
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- 70 und^o mm. i46 Unterflurhydranten Modell Uster, "und 3 Ueberflurhy-dranten, Modell v. Roll.
- Fontàne von 800 Minutenliter maximalem WasServerbrauche.
- 700 Privatzuleitungen 40-70 mm. Gussrohren.
- i3i Anschlüsse für laufende Brunnen, Eigentum der betr. Privaten.
- 5i Stück TV assermesser (wovon 36 bei Motoren aufgestellt sind) von 10-80 mm. Durchgangsrveite, System Breslauer Metallgiesserei, von der Gemeinde geliefert.
- 6. — Eine Kontrolle des Wasserverbraushes zu verschiedenen Zwecken findet zur Zeit nicht statt.
- Der Maximalverbrauch ist auf 5 000 Minutenliter und
- der Minimal » auf 8000 »
- anzuschlagen, inklusive Wasserverbrauch für Mo tore.
- Das Wasser wird an Private nach der Zahl der Hahnen abgegeben ; und hiefür per Jahr verrechnet :
- Für Küchenhahn 10 Frk.
- » Badzimmerbahn, Abtritthahn und Stallhahn je 8 Frk.
- Aussei'dem wird für ausserordentlichen Wasserverbrauch zu gewerblichen Zwecken ein besonderer Zuschlag berechnet, entsprecbend dem mutmass-licben Yerbraucbe.
- Bei unbeschrànktem Wasserbezuge betragt der Einbeitspreis des im Becb-nungsjahr konsumierten Wassers :
- 10 Cts. für die ersten tausend Kubikmeter.
- 8 » » die zweiten tausend Kubikmeter.
- 6 » » jeden Kubimenter über 2 000 hinaus.
- 7. — Lôntschbortquelle : Temperatur, 7,2° Czto.i0 ; GaCO3, 120; CaSOS Spur; Cl, Spur ; MgCO3, 11,2 ; HNO3, Spur ; HNO2, o; K2Mn04, 1,74 ; NH3, 0; Bakterienkolonien, 76.
- Sackquelle : Temperatur, 7,7° C ± 0,25° C ; GaCO3, 120 ; CaSO4, Spur; Gl, Spur; MgCO3, 10,8; HNO3, Spur; HNO2, 0; K2MnO\ 1,44 ; NH3, 0; Bakteriencol., 12.
- Epidemien von Typhus sind in der Ortschaft nicht vorgekommen.
- 9- — Die Ortschaft ist kanalisirt. Die Abwasser fliessen in diebinth.
- Herisau (Kanton Appenzell)
- Einwohnerzahl total i5ooo. —Versorgungsgebiet 11.000 Zabi der angeschlossenen Hauser : 815 Eigentiimerin der Wasserversorgung :
- Dorfercorporation Herisau, d. h. die Vereinigung der Hâuserbesitzer des Dorfes.
- Venvaltung : 5 gliedrige Kommission.
- Technischer Leiter : seit 1905 Schoch Otto.
- Die Dorfercorporation ist eine scbon sehr alte Kôrperschaft [16 oder 17.
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- Jalirhundert] und hatte von jeher den Zweck : Yersovgung von Herisau mit Trinkwasser unter einheitlicher Gontrolle.
- Ini Jahre 1884 erstellte Hr. Ing, AVeinmann die erste AYasserversorgungs-anlage. Einzugsgebiet das Glattal und die Hôhen von Schwellbrunn. Baukosten : i48 ooo fr. Inzwischen wurde die Anlage stets erweitert [Quelle-ankàufe, Reservoirvergrôsserung, Ausdehnung des Yersorgungsgebietes].
- Die grôsste Erweiterung erfolgte im Jahre 1906-07 durcb den Bau des Pumpwerkes Schwànberg [Gemeinde Herisau] dessen Leistungsfâhigkeit diejenige der alten Anlage um das Doppelte übertrifft.
- Baukosten : 36o 000 fr.
- 2 Zuleitungen : Schloss — & Schlauchwasserleitung liefern das Wasser zur Speisung von 35 laufenden Brunnen.
- 1. — Ausschliesslich Quellwasser.
- 2. — Natürliche Filtration obne künstliche Reinigung.
- 3. — Pampwerk Schwànberg.
- Eine Hochdruck — Centrifugalpumpe 8 fach, System gekuppelt mit 3 phasen Wechselstrom — Motor von 5o P.
- Platz fur Reserve-Anlage vorgesehen.
- Fôrdermenge durch i5o mm. Gussleitung.bei 204 m. Druckhôhe Mini. 65o
- Stromkosten bei 6 cts. Strompreis per K. AV. Std. — ^ ^ —
- Sulzer ist direkt S., 3000 Touren,
- 5,4 cts per m3.
- 4. — Réservoirs.
- Die Terrainverhaltnisse bedingen heute 3 Druckzonen resp. 3 Réservoirs.
- Niederdrackreservoir : in Béton ausgeführt, cote 796.66 : 106 m3. Zulauf : Wan nenquellen.
- Réservoir Rondelle : in Béton ausgeführt, cote 821,86 : 1 5oo m3. Zulauf : Glattalquellen.
- In Verbindung mit dem Bau des Pumpwerkes Schwànberg wurde das Schieberhaus dieses Réservoirs bedeutend umgebaut und bildet hëute die eigentliche Centrale fur unsere Wasser ver sorgung. Es ist auch der Platz reser-virt zur Installation einer Pumpanlage fur eine in nàchster Zeit zu er-stellende 4- Druckzone mit grosse m Réservoir auf 900 m1 Iiohe über M.
- Der Ueberlauf dieser Réservoirs speist das kleine Niederdruckreservoir, dessen Ueberwasser wieder zuerst zur Speisung der Brunnenzulâufe dient.
- Réservoir Ramsen : in armirtem Béton ausgeführt, cote 840.00 : 4°° m3-Zulauf : Pumpwerk Schwànberg.
- Total 2 006 m3 Reservoirinhalt. Die Réservoirs sind durch Leitungen miteinander verbunden.
- 5. — Rohrnetz.
- Entsprechend den 3 Réservoirs haben wir 3 Druckzonen, die unter einem mittleren Drucke von 4,5 Atm. stehen. Maximaldruck im Yerbrauchsgebiet i3.oo Atm. die Druckzonen sind durch Schieber getrennt um im Bedarfsfalle soweit môglich zur Verwendung zu kommen. Die Wasserverteilung geschielit durch das Girkulationssystem mit Yerastelung nach den Aussenbezirken.
- Annuaire des Distributions d’eau,
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- Die Kaliber des Verteilungsnotzes von 28290 m1 sind 25o mm. & 100 mm. 187 Schieber ; 117 Ueberflurhydranten 85 Unterflurhvdranten.
- Geschützte Objekte durcli die Hydrantenanlagen : „i 349 mit 3i 562 000 fr. Assekuranzwert.
- Hausanschlüsse in Gusseisen oder Mannesmann-Stalilrôhren nicht unter 4o mm., Steigleitungen nicht unter 3/4" in galv. Rohren.
- Hausinstallationen ohne Lôscheinrichtung.................. 212
- » mit » ...................... 6o3
- Hausanschlüsse total.......................... 8i5
- Die Assekuranzverwaltung, welche die Hydrantenanlagen bis auf 5o 0/0 Erstellungskosten subventionirt, hait bei den neuen Anschlüssen sehr strenge auf die Errichtung von Hauswasserversorgungen mit kompleten Feuerlôscli-einrichtungen.
- Wassermesser seit dem Jahre 1900 eingeführt.
- System : Breslauer, seit einiger Zeit auch Dreyer-Rosenkranz.
- 6. — Wasserabgabe. 1902 : 78000 m3 ; 1907 : 170000 m3.
- 1907 Minimaler Wasserverbrauch 3oo m3
- Maximaler » 14<>o »
- Mittlerer » 460 »
- Ailes Wasser wird prinzipiell auf Messung hin abgegeben exclusive I euer-wehrdienst und zwar :
- An Corporationsmitglieder fur frs iq, pr. Semester » Abonnenten » » i5, »
- mit dem Rechte zum Bezug von 5o m5. Mehrkonsum pr* m3 25 cts, resp. 3o cts.
- 7. — Oualitàt des Wasser s.
- Das natürlich zufliessende Wasser der Wannenquellen und des Glattales ist in der Hauptsache mittelhart bis ganz >veich. Das gepumpte Wasser von Schwânberg her hingegen sehrt hart.
- Die chemischen & bakteriologischen Yersuche sind befriedigend. Bei star-ken Regengüssen & Schneeschmelze ist Vorsicht geboten.
- 8. — Typhus Avurde seit Einführung der Wasserversorgung nicht consta-tirt. Einige îokale Fâlle in der Kaserne Herisau im Jahre 1906 wurden von ausAvârts eingeführt. Die Ortsgesundheitskommission überwacht das Gesund-heitswesen der Gemeinde.
- 9. — Herisau besitzt noch keine Kanalisation. Die Abwasser fliessen in die Glatt ohne vorherige Reinigung.
- Interlaken (Kanton Bern)
- 8000 Einwohner mit den Ortschaften Matten & Unterseen Eigenthum der Einwohnergemeinde Interlaken. Director Ed. Kunkler. Projektirung 1868 durch Ingénieur Lauterhurg in Bern, Ausführung 1869, Kosten Frk. 420 000.
- 1. — Quellgebiet im Saxetenthale (Morânenablagerungen) Lange der
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- Zuleitung (Guss — & Steingutrôhren 3oo mm. bis 180 mm.) bis Réservoir 9 127 Meter. Ertrag der Quellen 2000 — 5 25o Minutenliter.
- 4. —• Réservoir îm Staatswald Rugen. Inhalt 2000 m3. Hôhe 62 m' über der Thalsohle. Bruchsteinmauerwerk mit Betongewôlbe.
- 5. — Rohrleitungen 3oo — 76 mm. Lange 16 000 Meter. i5o Hydranten ;
- . i5o Schieber;
- 800 Privatanschlüsse ;
- 4 ôffentliche laufende Brunnen ;
- 17 ôffentliche Yentilbrunnen ;
- 6. — Wasserverbrauch -wàhrend der Fremdensaison bis 7 5oo m3 pro Tag ;
- Abgabe zum Haushaltungsgebrauch zu Frc. 3,5o pro M ohnraum & Jabr. » » » Frc. 4, pro Küche, Bad, Closet
- » an Brauereien, Gewerbe etc. zu 10 Cts. pro m3.
- 7. — Epidemische Krankbeiten sind nie aufgetreten ;
- O. — Ausfluss der Abwàsser durch die Kanalisation in die Aare.
- I .alignai! (Kanton Bern)
- (8.200 Einwohner)
- Ausführung 1896 ; Autor Herr Ingénieur Rothenbach (in Bern).
- 1. — Ertrag der Quellen 1 700-2600 Liter per Minute, Entfernung von der Ortschaft 7 kil.
- 4. — Betoniertes Réservoir von 3oo m3 Inhalt.
- 5. — Rohrnetz Lange 9 000 m, : Ealiber 0,09 — o,3oo m.
- 90 Ueberfhurhydranten.
- 35 Schieber.
- 180 Privatanschlüsse.
- Liestal (Kt. Baselland)
- (5.200 angeschlossene Eimvohner)
- Unternehmen der Gemeinde.
- 1. — 3 Quellengruppen : a) Helgemveid bei Hôlstein 1 i5o-i 800 Ltrp. M.
- 6) Oristal 3oo- 5oo »
- c) Schleifeberg 120- 200 »
- Entfernung von der Ortschaft a) 7 000 m'. Zuleitung 226 mm.
- b) 2 000 » » i5o »
- c) 15oo » » xoo »
- 4. — Réservoir a) 3oo m® 5o Meter hoch.
- b) 4oo » i5 »
- c) 100 )) 7 10 »
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- o. — Lange der Leitungen 6 5oo Meter, Kaliber 50-180 mm. ;
- 67 Hydranten 56 Schieber ;
- 26 laufende Brunen ;
- 465 Privatanschlüsse.
- 6. — Tagesverbrauch 2 260-3 600 m3, pro Kopf 600-750 Liter.
- Lugano (Kt. Tessin.) (i2 5oo Eimvohner.) (800 Anschlüsse)
- Quellwasser. Unternehmung der Gemeinde.
- Ausführung 1894 unter Leitung von Herrn Ingénieur Burkhard-Streuli in Zürich.
- Kosten Trk. 1 200000.
- Unternehmer : Compagnie Générale des Conduites d’Eau in Liège.
- 1. — Quellfassungen 13,64 km. vom Réservoir entfernt am Monte Tama-ro auf Meereshôhe 1 o5o bis 1600 Meter, 11 Gruppen.
- Ertrag 1 5oo bis 6 000 Liter pro Minute. Temperatur 5,5-6,5° Celsius.
- Zuleitung mit natürlichem Gefâlle in Gussrôhren i75-3oo m m.
- 4. — Inhalt des betonierten Réservoirs 3 3oo m3, Filter 760 m2. Hôhe über Luganersee 119 Meter, über Bahnstation 58 Meter. Elektrischer "YY as-serstandszeiger von Peyer, Favarger in Neuchâtel nach dem Bureau der Yerwaltung.
- 5. — Rohrnetz 24000 Meter, Kaliber 45o bis 75 mm.
- 260 Hydranten, Ueberflur.
- i5o Schieber.
- 800 Privatanschlüsse (Gussrôhren 4o u. 5o mm.).
- 12 Fontànen.
- Zwei Druckzonen, die untere bis 60 Meter über den Seespiegel reichend, wird durch konstanten Zufluss vom obéra Réservoir gespeist mittelst 2 Druckrcgulatoren und 1 Reduzirdruckventil.
- 6. — Wasserabgabe. Minimalzins nach Râumen und Rontrolle mit Messer. Wasserverbrauch 1906 an Private 689000 m3 ; Konsum 3oo-5oo Liter pro Kopf u. Tag.
- Wasserpreise ;
- Minimalzins für : 12 bis 6 Rp. pro m3.
- für Wohnhâuser : frk. 2,5o per Wohnraum pro Jahr.
- » » 3,oo für Aborte, Bâder etc, per Jahr.
- » Gârten : » 3,00 per 100 m2 pro Jahr.
- T. — Gesamtrückstand 4o ; Glührückstand 32 ; Organische Stoffe 8,46. Alkalinitât 1,25 franz. Grade.
- 8- — Alte gemauerte Kanâle führen die Abwasser in den See.
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- Llizern (Einwohnerzahl : 36.533)
- (Zahl der Hauser, 2.213).
- Eigentümer dèr Wasserversorgungs-Unternehmung : Stadtgemeinde Lu-_zern.
- Bisher bezog die Stadt Luzern das Wasser zu den ôffentlichen & Privat-brunnen aus dem ïale von Kriens. Zufolge stetiger Zunahme der Bevolke-rung konnten aber diese Anlagen nicht mehr genügen und schon in den sech-ziger Jahren trat in einzelnen Stadtteilen Wassermangel ein, Avas lange Untersuchungen bezüglich der einzuschlagenden Lôsung veranlasste.
- Im Januar 1873 genehmigte die Gemeindeversammlung das Projekt einer stadt. Wasserversorgung nach den Vorschlàgen der bestellten Experten, Ingénieur Bürkli-Ziegler in Zurich & Dr. Fr. Jos. Kaufmann (Geologe) in Luzern. Der Bau wurde in den Jahren 1874 & 1875 ausgeführt und der Be-trieb 1876 erôffnet.
- Das Wasser ist gefasst am Nordfusse des Pilatus im Eigentale, und mit einer Leitung von 11 4oo m Lange (10 800 m' Gementrohrleitung & 600 m' Gussrohrleitung) in das Réservoir im Gütschwald geleitet.
- Im Jahre 1895 wurde die « Brüdernquelle » im Entlebuch angekauft und 1895/96 ins Eigental geleitet ; Lange 11 5oo m'. Die Lange der ganzen Zu-leitung von den Quellen bis zum Réservoir betrâgt rund 2 3 km.
- Die Kosten der ersten An]âge betragen............ 1 800 000 frk.
- » Zuleitung der Brüdernquelle ... 600 000 »
- Total.......................... 2 400 000 Irk.
- Im Jahre 1895 wurde auf dem Waffenplatze gegen Honv eine Reserve-pumpstation erstellt, die 6 m. tief gefasstes Grundwasser liefert (1 200 Minu-tenliter) ; dieselbe tritt nur bei Stôrungen in der Hauptanlage in Funktion und hat 80 000 Frk, gekostet.
- Die Wasserversorgung ist direkt dem Direktor der stadt. Unternehmungen unterstellt (Herrn Stadtrat Stirnimann).
- 1. — Ailes zugeleitete Wasser ist Quellwasser.
- H. — Das Wasser bedarf keiner künstlichen Reinigung ; ein anfânglich im Eigental erstelltes Filter ist seit i5 Jahrem nie mehr benutzt worden.
- 3. — Die oben angeführte Pumpstation, die als Reserve dient, wird von zAvei Petrolmotoren von je 11 HP. betrieben. Jeder treibt direkt einegewôhn-liche Druckpumpe, welche 600 Minutenliter liefert. Das Wasser wird direkt im Obergrund in die Druckleitung gepumpt, wobei eine Hôhe von 5o,4 m. überwunden werden muss.
- 4. — I. Das Réservoir liegt im Gütschwald auf Cote 583 m. über Meer, der Seespiegel liegt auf Cote 437 m. über Meer.
- Um einen zu grossen Druck in den tiefern Teilen der Stadt zu verhindern, Avurde das ganze zu versorgende Gebiet in zwei Zonen eingeteilt ; in eine Hochdruckzone und eine Niederdruckzone. Die erstere, umfassend die Anhô-hen von « Allenwinden » und « Wesemlin » wird direkt vom Réservoir aus gespeist, die Niederdruckzone (die ganze geschlossene Stadtanlage in sich be-
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- geifend) von zwei Brunnen-Stuben aus, welche auf Cote 5o5 m. über Meer liegen und durch Schwimmer ventile den Druck des vom Réservoir herkom-menden Wassers brechen.
- Die niedern Stadtteile erhalten so das Wasser mit einem Druck von 6,5 Atm. ; auf dem Wesemlin und Allenwinden reduziert sich der Druck der Hochdruckleitung, der beim Syphon unter der Reuss i4.6 Atm. betrâgt, bis auf 2 Atm. an den Endpunkten des Netzes.
- 2. Das Réservoir hatte bisher einen Inhalt von 4 ooo m3 ; es ist im Jahre 1900 verdoppelt, d. h. auf einen Inhalt von 8 000 m3 vergrôssert worden. Dasselbe ist vollstandig in Béton ausgeführt.
- 5. — ln der Hauptsache musste das Verastelungssystem angewendet wer-den. da sich die Stadt in 4 getrennte Richtungen nach Süd, Nordwest, Nord und Ost ausdehnt und nach der topographischen Gestaltung diese Teile in den aussern Abschnitten nicht yerbunden werden kônnen.
- In den Einzelgebieten ist aber immer nach Môglichkeit für Zirkulation gesorgt, es bestehen nur wenige sog. Stumpenleitungen.
- Das Hauptrohr vom Réservoir bis zu den Schwimmerbrunnstuben hat eine Lichtweite von 3oo mm. Die Yerteilungsstrânge haben Lichtweiten von a5o, 200, i5o, 120 und 100 mm.
- Zahl der Schieber : 315.
- 5. — Die Zuleitungen zu den Privathausern werden in Gussrôhren, die Leitungen im Innern in galv. Eisenrôhren erstellt.
- An die Wasserversorgung sind angeschlossen : 2 o43 Gebaude mit ca. 7 o5o Haushaltungen (Ende 1907) und rund 32 56o Einwohnern.
- Wassermesser. Die Zahl betrug Ende 1907 1 456 Stück.
- Die Wassermesser werden nur da eingesetzt, wo Wasservergeudung ver-mutet wird. Es kommen verschiedene Système zur Anwendung ; die Gross-zahl sind solche von Siemens und Halske. Lieferung und Unterhalt derselben ist Sache der Wasserversorgung.
- Es existieren 546 Hydranlen, wovon 10 Ueberflur und 536Unterflur-Hyd-ranten. Yon den Hydranten aus werden auch die Strassen gespritzt. Es existiert nur eine grôssere Fontaine ; im Sommer sind im Fremdenquartiere und im Gütschwald 10 laufende Brunnen angeschlossen, die im Winter ab-gestellt und eingedeckt sind.
- 16 ôffentl. Pissoirs sind mit Wasser gespühlt.
- O. — Eine gesonderte Messung findet nicbt statt und es kann deshalb nur der Gesamtkonsum angegeben werden.
- Jahreskonsum ca 3 600 000 in3.
- Maximaler Verbrauch pro Monat ca. 5i8 4oo m3.
- » » » Tag ca. 18720 »
- Dabei ist zu beachten, dass die zu versorgende Bevôlkerung im Sommer rund 4 000 Seelen mehr zàhlt und auf 4o 000 bis 41 °oo geschàtzt werden muss.
- Das Wasser wird an Private zu folgenden Bedingungen geliefert ;
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- Suisse
- Das "VVasser wird auf Messung hin abgegeben und verrechnet und zwar betriigt der Einheitspreis ;
- 20 Rp. per m3 bei einem halbjâhrliçben Wasserzins unter 17» » »
- 15 » » »
- io » » »
- 8o frk.
- von 80-170 »
- von 170-375 »
- über 375 »
- Dabei ist ein Minimalzins fur jede Liegenschaft zu bezahlen, welcher 3 Frk. für jeden Raum eines Hauses, einschliesslich Kücbe und Aborte be-triigt, ebenso 3 Frk. pro 100 m2. Garten, bis die Summe den Betrag von Frk. i5o erreicht. Ferner sind Zuschlâge für ausserordentliçhen Wasserver-brauch zu gewerblichen Zwecken, entsprechend dem beanspruchten Wasser-quantum zu bezahlen.
- 7. — Das TV asser wird viermal im Monat vom Kantonschemiker chemisch und bakteriell untersucht. Die Resultate der Untersuchung sind aus nach-stehender ïabelle ersichtlich :
- Abdampfrückstand......................
- Glührückstand.........................
- Ürganische Substanz...................
- Ghlor . . . .......................
- Ammoniak..............................
- Albuminoïdes Ammoniak.................
- Salpetersâure.........................
- Salpefcrige Saure.....................
- Alkalinitiit in franz. Hârtegraden . . .
- 110-120 mgr. per Liter
- 95-170 »
- 5.2- 16,4 »
- 6.2- 17,4 »
- o »
- 0,020-0,040 »
- Spnr Keine
- 9,0 bis i3,o.
- 8. — Seit Einfiihrung der Wasserversorgung und der Kanalisation ist die Sterblichkeit von 3i °/00 (im Jahre 1876) auf i4 °/oo zurückgegangen. Spe-ziell die Wasserversorgung hat den Typhus hier sozusagen [ganz zum Ver-schwinden gebracht.|Nur noch sporadische Fâlle treten auf, im Sommer viel-fach von auswarts hergebracht.
- Die Gesundheitskommission, deren Prasidentder Polizeidirektor ist, beauf-sichtigt das Gesundheitswesen.
- 9. — Die Stadt besitzt Schwemmkanalisation. Die Abwasser sind der Reuss zugeleitet und zwar ohne vorherige Reinigung.
- 10. — Die Stadt wird neue Quelien erwerben, sowobl für die Wasserversorgung als für Speisung weiterer, neu zu erstellender offentl. Brunnen.
- Olten (Kanton Solothurn)
- (9.000 Einwohner)
- Unternehmen der Stadtgemeinde : Chef Herr Keller.
- Die erste ôffentliche Wasserleitung (Niederdruck) mit Quelien beim Dorfe Wangenmusste 1894 verlassen werden wegen wiederholter Wasserinfektion und Ausbruch von Typhusepidemien. Man entschloss sich für Gewinnung und Zuleitung von Quelien bei Hâgendorf und endlich 1901-02 zur Erstellung eines Reservepumpwerkes mit Entnahme aus dem Grundwasserstrom des untern Gâutales, i,5 km. westlich der Stadt auf dem Gheidfeld.
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- Suisse
- — 1336
- 1. — Wasserfassungen der Hâgendorferquellen in der Juraformation (Oxfordschichten) mittelst Stollen. i/4 des Ertrages Tvird der Gemeinde Hagendorf zugeteilt. Quantum 5oo-i.'4oo Liter pro Minute.
- Brunnenschacht für das Pumpwerk : 8 Meter unter Niedenvasser im Flussgeschiebe des alten Aaretales, 4,5 Meter Durchmesser pneumatisch versenkt. Ganze Schachttiefe 23 Meter.
- Schacht bietet Raum für 3 Pumpensâtze. i Pumpen von je 20 Sek. Liter Fôrderung sind aufgestellt. Beide sind konstruirt als vertikale Differenzial-pumpen, einfach saugend, doppelt drückend. Tourenzahl 5o. Electr. Antrieb ; ein Motor benôtigt je 28 P. S. Fôrderhôhe 86,5 Meter.
- Lieferanten î Maschinenfabrik Louis Giroud, Olten.
- Druckleitung zum Réservoir 25o mm., 1 200 Meter lang.
- 4. — Reservoire im Fohrenwald, Inhalt 1 800 m3, wovon eine Ranimer mit 3oo m3 als Feuerreserve. Entfernung von den Quellen 7,5 km. Hôhe über der Ortschaft 67-78 Meter. Ausführung der Reservoire in Stampfbeton und armirtem Béton.
- 5. — Verteilungsnetz : Lange 18000 Meter, Kaliber 25o-5o mm. ;
- i48 Hydi'anten ;
- 115 Schieber ;
- 920 Privatanschlüsse (Gussrohr 4» mm.) ; i5 ôffentliche Brunnen.
- 6. — Wasserverbrauch 2 000-3 000 m3 pro Trag, 220-33o Liter pro Kopf .und Tag: Preis des Wassers für Private :
- für gewerblicbe Zwecke : 20 Cts pro m3 bis 10 Gts pro m3.
- » Wohnhauser : Frk, 2,5o pro Wohnraum im Jahre.
- Frk. 5,oo für Küchen & Spühiaborte.
- 9. — Abfluss der Kanalwasser in die Aare und Dünnern ohne Vorrei-nigung.
- Ragaz (Eanton St. Galien)
- (Einwohnerzahl, ca, 2.000)
- Das Unternehmen ist Eigentum der Gemeinde Ragaz.
- Die Bauarbeiten wurden Mitte Januar 1899 in Angriff genommen und Ende Juli vollendet.
- Baukosten Frk. 335 000.
- Autor des Projektes Herr Ingénieur L. Kürsteiner in St. Galien.
- Die Leitung und Vervvaltung des Unternehmens ist einer dreigliedrigen Aufsichtskommission übertragen, Herr J. B. Riederer, Gemeinderat, ist Président derselben.
- 1. — Die Quellen befinden sich in einem Wiesenplateau in Pardâtsch, 20 Minuten hinter dem Dorfe Yâttis, in einer Einsenkung zwischen dem Galanda und der Ringelspitze. Das dort in grosser Menge bervorquellende Masser wurde mittelst Tonsammelrohren in einer ïiefe von 4~5 m. (Eiesschicht) gefasst und wird nun aus der daselbst erstellten Brunnenstube
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- Suisse
- durch eine Gussleitung nach Pfâffers und dann ins Réservoir oberhalb Ragaz geleitet. Ertrag 1 700-2 200 liter per Minute. Entfernung 18 000 Meter.
- 4. — Das Réservoir liegt im St. Nicklausenwald, ca. 1 km. von dem Dorfe Ragaz. Inhalt 600 m3. Das Réservoir liegt 85 m. über dem Dorfe ; dasselbe ist aus Reton aufgebaut und in zwei Kammern geschieden.
- *>. — Cirkulationssystem. Der normale Druckbetrâgt 8 Atm.
- Für die Hauptstrânge wurden 180 und i5o mm. und für die Nebenlei-tungen 120, 100 u. 75 mm. Rôhren verwendet. Gesamtlânge 26 100 Meter ;
- Zahl der Schieber 98 ;
- 79 Ueberflurhydranten ;
- 189 Privatanschlüsse ;
- 120 Wassermesser in Gebrauch, System Stern, Lambert Andrae.
- 6. — Der Gesamtwasserverbrauch betrug 1907 ca 293 5oo m3, nâmlich
- für ;
- Oeffentliche Zwecke...................... a5o 000 m3
- Hâusliche Zwecke................................... 5o 900 »
- Maximaler Verbrauch pro Tag........................ i3ooo »
- Minimaler » ..................... 1000 »
- 9. —- Kanalisation besteht nur teihveise, der Ausbau ist in naher Aussicht.
- Rorscliaeh (Kanton St-Gallen) i3.5oo Eimvohner — 700 angeschlossene Hauser)
- Quellwasser. Ursprünglich Privatunternehmen von Herrn Rothenhâusler : Ingénieur Herr Krâmer. Kosten 796000 Frk. seit 1900 Eigentum der Gemeinde.
- 1. — Quellfassungen in Molasse am Rorschacherberg, Ertrag 3oo bis 2 000 Liter pro Minute. Natürliche Reinigung und Zufluss.
- Im trockenen Sommer fôrdert eine Gentrifugalpumpe Wasser von der Stadt St. Galien.
- 4. — Réservoir Inhalt 1 475 ni3, mittlere Druckhôhe 90 Meter ;
- 5. — Rohrnetz 19060 Meter, Kaliber 2 5o bis 75 mm. ;
- 3 laufende Brunnen und 3 Ueberflurhydranten ;
- 98 Schieber.
- i4o Hydranten für Strassenbespritzung, i3i für Fenerwehr.
- 854 Privatanschlüsse mit Wassermesser.
- 6. — Wasscrverbrauch : maximal 1 o5o m3 per Tag,
- minimal 650 m3 per Tag.
- St. Galien (Kanton St. Galien)
- (Einwohnerzahl ; ca. 54-000)
- Eigentümerin der Wasserversorgung-Unternehmung ist die Stadtge-meinde St. Galien.
- Jm Jahre 1874 bildete sich in der Stadt ein Initiativkomité, das sich mit der Wasser versorgungsfrage beschàftigte und im Jahre 1877 mit dem Pro-
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- jekte der Ableitung der Gàtterenquellen vom Sàntis Gt. Appenzell-Inner-Rhoden unter Benützung des Seealpsees als Staureservoir liervortrat. Dieses erste Projekt konnte wegen des Widerstandes der Regierang des Nachbar-kantons nicht durchgeführt werden, dagegen war es im Jahre 1877 môglich, mit den Arbeiten an der sog. Gadmenunternehmung zu beginnen, die zu einer teihveisen Wasserversorgung der Stadt diente. Weitere Bescbaffung von Quellwasser oder Grundwasser envies sicli nach vielfachen Studien und Bemühungen als unrationell, namentlicb musste wegen des zu tiefen Nie-derwasserstandes auch auf Zuleitung der Schwâgalpquellen verzichtet werden. Der zunehmende Wasserverbrauch in der Stadt, der durch die Gâdmen-quellen und die neu gefassten Hundwilerquellen nicht mehr gedeckt werden konnte, führte Ende der 8oer Jahre zu dem Entschlusse, Wasser aus dem Bodensee nach St. Galien hinaufzupumpen.
- Die verscbiedenen Bedenken und Befürchtungen, die anfânglich gegen das Projekt einer Wasserversorgung aus dem Bodensee, insbesondere hin-sichtlich der Betriebskosten und der Qualitât des Wassers auftauchten, liegen sozusagen in der Natur der Sache, namentlich Solange keine eingehenden Studien vorlagen. Je einlàsslicher man sich aber mit der Frage in allen ihren Details befasste, um so mehr zeigte sicli, dass das Projekt leicht reali-sierbar und dazu angetan ist, die stadt. Wasserversorgungsfrage in gründlicher Weise zu lôsen. Es ermôglicht inbesondere auch, die beiden bestehenden Anlagen von Hundwil und Gâdmen voll und ganz auszunützen und in Folge dessen rentabler zu machen. Yon den letztern kann, wie dies bei allen Quellwasserversorgungen der Fall ist, im Maximum nur ein mittlerer Nie-derstand der Quellen für die TV asserabgabe in Betracht gezogen werden, wâhrend aile Mittel und Ilochwasserstànde nicht verwertet werden konnen und unbenützt abfliessen. Durch eine Ergànzung vermittelst Pumpwerk kann das gesamte aus den Quellgebieten zutliessende Wasser zur Verwen-dung gelangen und das Pumpwerk bat nur dasjenige Quantum herbeizu-schaffen, das für den wirklichen Bedarf noch mangelt. Es bildet also die eigentliche Ergànzung, der bestehenden Quellwasseranlagen, eine Ergân-zung, der allerdings die grôssere Leistungsfàbigkeit zugemutet werden muss, als den schon bestehenden, im Zufluss sehr variablen Quelleitungen.
- Autor des Projektes ist Herr Baudirektor Ivilchmann in St. Galien.
- Direktor der Wasserversorgung ist Herr Betriebsdirektor Zollikofer.
- 1. — Es wird Quell-und Seewasser verwendet, Die Quellenfàssungen befinden sich in Hundwyl & Gâdmen. Die Fassung des Seewassers befmdet sich im Bodensee in einer Tiefe von 48 m. unter dem Wasserspiegel.
- 2. — Hiezu dienen 4 bedeckte Filterkammern à 38o m2 Sandoberflâche. Die Geschwindigkeit der Filtration steigt bis zu 3 200 Liter pro Minute oder € Meter pr. 24 Std.
- 3. — a) Motoren.
- Zur Bewegung der Pumpen dienen drei dreifacbe Expansionsventil-Dampf-maschinen mit Condensation von je 170 P. S. Die Tourenzahl betràgt 65 per Minute -h Elektromotoren von 36 HP.
- b) Pumpen.
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- Suisse
- Zur Wasserhebung dienen drei Plungerpumpen mit gesteuerten Ventilen (Ridler), deren Leistung je 120 m3 per Stunde betrâgt. Diezu überwindende Hohe ist 334 m7. Tourenzahl : 65.
- Zur Yerbindung des Motors mit der Pumpe dient eine Kolbenstange des Niederdruckcylinders, Avelche direkt mit der Plungerpumpe gekuppelt ist.
- Daneben bestehen 2 Hochdruck-Zentrifugalpumpen 60 m3 p. Stunde für io5 m. Hôhe.
- c) Es sind 3 Flammrohrkessel vorhanden à 70 m2 Heizflâche mit Kudliez-Feuerung und 2 à 90 m2 Heizflâche.
- 4.— Es sind 3 Reservoire vorhanden, die 60 m7 über der Stadt bezw. über der Zone liegen. Gesamtinhalt 7 253 m3. Die Entfernung der Reservoire vom Pumpwerk betrâgt 10 km. Die Ausführung derselben erfolgte in Reton.
- o. — Die Wasserverteilung erfolgt nach dem Cirkulationssystem. Es sind zwei Druckzonen (Berg & Talzone) gebildet mit ca. 6 Atm. mittleremDrucke.
- Das Kaliber des grossten Rohrstranges betrâgt 35o mm., das kleinste Ka-liber der Verteilungsleitungen 70 mm., Zahl der Schieber : 728.
- An das»Leitungsnetz sind 690 Unterflurhydranten und 24 Oberflurhydran-ten angeschlossen. Die Wasserentnabme zur Bespritzung der Strassen erfolgt durch die Hydranten. Es sind 46 laufende Brunnen an das Leitungsnetz angeschlossen, sowie auch Fontainen & Pissoire.
- Die Zahl der Privatanschlüsse betrâgt 3)87.
- Die Zahl des angeschafften Wassermesser betrâgt 3 187, von Siemens & Halske Berlin, Dreyer, Rosenkranz & Droop, Valentin & Scheibenmesser, sowie verschiedene andere Système. Die Messer werden von der Unternelimung geliefert.
- Wasserverbrauch im Jahre 1906
- 6. — 1. Für ôffentliche Zwecke............................» . . 3872.55 m3
- 2. für technische Betriebe der Stadt und Selbstgebraueh.......... 146517 »
- 3. für hâusliche Zwecke......................................... 1 041 294 »
- 4- Corporationen.................................................. 332 149 »
- Yerluste in den Leitungen und Ungenauigkeit der Wassermesser . . 336826 »
- Totalverbrauch.......................................... 2244341 m3
- Maxim. Verbrauch p. Monat ........................................ 240 o85 m3
- Minim. » » .......................... i352.5o »
- Maxim. » p. Tag................................................... xo no »
- Minim. » » ..................................... 3186 »
- Der Normalpreis des Wassers betrâgt 25 Cts per m3.
- Bei Abgabe von Wasser für vorwiegend hâusliche Zwecke setzt sich der Minimalansatz folgendermassen zusammen :
- a) Aus einem fixen Ansatze für Instandhaltung der Zuleitung und des Wassermessers und für Miete des Letztern.
- b) Aus dem Ansatze, der dem Brandversicherungswert eines jeden zum Ànschlusse an die Trinkwasserversorgung angemeldeten Gebàudes entspricht,
- c) Aus einem Zuschlag, der sich aus der Bodenilâche des Grundstückes er-giebt, auf der die zum Anschlusse gelangenden Gebâude sich befinden.
- d) Aus einem etwaigen Zuschlag für Feuerbâhne. *
- Die Ansatze lür lit. a und b sind folgende *
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- Suisse
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- Brawlversicherungswert Monatlich zugeteilte Wassermenge Abonnements beitrag. ' Jâhrlich
- 10 000 frk. 10 kubikmeter 34,4o frk.
- 5o 000 » 3o » 96,60 »
- 100 000 » 45 » l43,00 »
- 200 000 » f>2 » i65,4o »
- 7. — Die Untersuchungen des See-und Quellwassers werden regelmàssig Yorgenommen.
- Die nachfolgenden ïabellen geben Àufscbluss über die Qualitât des Was-sers, welches im Jalire 1906 untersucht wurde.
- 8. — 1. Epidemien von Typhus, Choiera & drgl. sind nicht vorgekommen.
- 2. Krankheit und Sterblichkeit an typhôsen Krankheiten sind nicht be-kannt.
- 3. Der Dienst des Gesundheitswesen* ist der Gesundheitskommission über-tragen.
- Schaffliausen (16.000 Einwohner).
- Quellwasser, zum Teil gepumpt i883 (Frk. 750000), und Grundwasser aus 4 Rohrbrunnen : 1907 (Frk. 265 000). Direktor : H. Raser.
- t. — i° Quellfassung im Merishausertal im Randenschutt, durch querlie-gende Moràne aufgestaut, fliesst zu gewohnlichen Zeiten frei zu, muss aber bei Trockenheit gepumpt werden, aus einem 20 Meter tiefen, pneumatisch versenkten Brunnenschachte mittelst elektrisch angetriebener, dreifacher Ge-stânge-Kolbenpumpe von 3 000 Liter Leistung pro Minute.
- Ertrag der Quellen im Mittel 6000 Liter pro Minute.
- 20 Neue Grundwasserfassung im Rheinhelde, aus 4 Rohrbrumen von o,25 Durchmesser und circa 3o m. tief, mit 1 m. Dépréssion, man kann davon 10000 liter per minute entnehmen. Zwei elektrische Centrifugalpumpen, mit je 5 000 liter Fôrderung und 75 m. Hebung (Pumpen von Sulzer, Mo-toren von Oerlikon).
- 3° Die ôffentlichen Rrunnen (222 Rôhren) haben besondere Quellen, das Wasser fliesst ihnen mit natürlichem Drucke zu.
- 3. — Die Merishaus'erquellen fliessen mit natürlichem Gelâlle dem Réservoir der tiefern Stadt auf der Rreite zu, ein Teil des Wassers wird einem Hochdruckreservoir für die hôhern Stadtteile zugepumpt mittelst elektrisch angetriebener Hochdruck-Zentrifugalpumpe (35 Pferde) von Gebrüder Sulzer in Winterthur. Druckhôhe 65 Meter.
- 4. — Réservoir Breite : Inhalt 2 310 m3 in Béton ; Hochdruckreservoir Lahnbuck 2 3oo m3, 2 Kammern, Béton.
- 5. — Leitungsnetz 35 000 Meter, Kaliber o,45o bis 0,75 m' ;
- 115 Schieber ;
- 257 Hydranten ;
- 1 Fontàne ;
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- 1906
- I. Vierteljahr .
- II. »
- III. »
- VI. »
- Sommerbalbjalir. Winterhalbjar Jahreschirchschmlt
- Bakterielle Untersuchungen des Seewassers (78 Proben unfiltriert, 260 Proben filtriert)
- Unfiltrierles
- wassiT
- Max. Min. MiU<’l
- 960
- 5g6
- 104
- 55
- 2-1
- l8
- .W„7
- 235,o
- 43,3
- 3-2,2
- 137.5
- 183.5
- 163. o3
- Filtei- 1
- Max. Min. Miltel
- 60
- 5
- 12
- 5
- 12,8
- 2.6
- 7’1
- 2.2
- 3.6 7,i5
- 5.3
- Zahl der Pilzkeime pro 1 cm3
- Filter II
- Max. Min. Mittel
- 4,3
- 3.8
- 4.8
- 2.8 4,3
- 353,o
- 3,pfi
- Filtriertes W&sser
- Filter III
- Max.
- 160
- 9
- Min.
- Filter IV
- Mittel Max. Min. Mittel Max. Min. Mittel
- 29,3 46 3 11,6 32 2 9>i
- 5,o.i 12 2 5,5 7 I 4,0
- 6,1 22 I 5,5 35 2 8,0
- 1,2 2 I 1, 4 I 2,9
- 5,6 — - 5,5 — — 6,0
- 14,2 — -• 6,0 — — 5,69
- 10,2 — = 5,76 — — 5,84
- Reinwasser
- Réservoir
- 1341 — Suisse
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-
- Suisse
- 1342
- Ergebnisse der Untersuchungen des Quellwassers (197 Proben der Hochdruckleitung, 110 Proben der alten Brunnennetz)
- ci s Milligramme im iiter
- 1906 l’a si et 16 $ . Zabi fier pilzli pro 1 em>! 1 Freies Ammoniak Albuminoides Ammoniak *5 0 fcf.CC ô 1 Cliloride ^
- Güdmenleitung Maximum 12,0 34000 0,0l8 o,o38 22,0 2,8
- Minimum 4-9 16 0,006 0,020 0,2 0,6
- s Mittel 8,n 2 4lO 0,010 0,0274 12,56 i,4i
- s s s Schlumpfquelle Maximum 11.4 10 800 0,020 o,o36 20,4 4,0 1
- § Minimum 5,9 5 0,006 0,018 4,8 0,9
- Mittel 8,28 922,8 0,0ICJ 0,024 n,4 2,85
- Et; Hundiviler-Leitung Maximum 12.8 2 296 0,020 0,o52 18,8 3,o !
- Minimum 4,5 11 0,008 0,020 6,8 0,6
- Mittel 8,56 439,2 o,oi3 0,0298 12,9 1,27
- 1 - Notkerseggleitung Maximum i3,6 12 000 0,016 o,o38 i5,6 2,8 '
- 1 | Minimum 3,6 42 0,006 0,022 9,2 0,4
- s } Mittel i Neuwasserleitung f Maximum 8,66 845,3 0,0126 o,o3i 12,91 1,52
- C R5 JC n,4 6 240 0,020 o,o5o 22,4 5,0 ;
- Minimm i5 0,006 0,014 6,8 0,3
- ' Mittel 8,84 627,2 | 0,012 o,o32 i3,64 !>97
- Chemische Analysen Seeivassers (78 Proben unfiltriert, 260 Proben filtriert)
- I. Vier tel jahr II.
- )1I. »
- IV. »
- Sommerhalbjahr Winterhalbjahr Jahresdurchschnitt
- Freies Àminoniak
- un- p.
- filtriert
- 0,0225
- 0,0l46
- 0,0093
- 0,0106
- 0,012
- 0,0174
- 0,0149
- 0,006
- 0,0093
- o,oo53
- 0,0066
- 0,0073
- 0,0064
- 0,0067
- Milligiamme im liter
- Albumin.
- Ammoniak
- un-
- fil triert
- 0,o3l5
- 0,032
- 0,032
- 0,0233
- 0,o32
- 0,028
- 0,0298
- filtriert
- 0,023 o,o3o6 0,020 0,0186 0,0253 0,0211 0,023
- Organisclie Stoffe
- filtriert
- 12,9
- i3,o6
- 17,20
- 21,46
- i5,i3
- i5,ii
- 15,90
- filtriert
- 10,5
- 13.86 17,20 21,26 12,66 i3,02
- 12.86
- Cliloride
- un-
- filtriert
- 0,825
- 0,56
- 0,83
- 0,76
- 0,6
- 0,8
- 0,75
- filtriert
- 0,6
- 0,5
- 0,83
- 0,76
- 0,66
- 0,67
- 0.66
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-
-
- 1343
- Suisse
- 1 35o Privatanschlüsse ;
- Normaler Druck 6 Atmospharen.
- 6. — Maximalverbrauch 4oo Liter pro Kopf & Tag.
- Hârte des Grundvvassers Rheinhelde 3o° (franzosiche Grade).
- Preise fur Private : i5 Cts. pro m3 bei kleinem, bis 5 Cts. pro m3 beigros-sem Verbrauche, bei Minimalzinsen von 2 Frk pro Wobnraum, 4 Frk pro Kücbe & 6 Frk pro Spühlabort.
- Laufende Brunnen 10 bis 3o Frk. pro Minutenliter im Jabr.
- O. — Schwemmkanalisation mit Ausguss in den Rhein.
- Scliwyz (Kanton Sclrvvyz) (5.5oo Eimvohner)
- Eigentümerin : Dorfgenossenschaft Schwyz.
- Die ôffentlichen Brunnen (42 Stück) werden von Allers her aus der sog. Schwyzerquelle gespeist. Seit 185g wurden successive neue Quellen erworben und den Privathàusern zugeleitet ; 1889-90 Ausführung der neuen Anlage.
- 1. — Das Quellgebiet liegt am Hackenberge, ara Fufse des grossen Mythen, bis 1 200 m'. über Meer, ca. 7 000 Meter vom Réservoir entiernt. Zuleitung 200 mm, Ertrag der Quellen 4oo-i 5oo Liter pro Minute.
- 4. — Inhalt des Réservoirs : 2 Kammern à 600 m3 = 1 200 m3. Hôhe i4o m' über dem Zentrum der Ortschaft.
- 5. — Yerteilungsleitungen Lange 9819 Meter, Kaliber 226-75 mm. ;
- 4o Ueberflurhydranten ;
- 5o Schieber ;
- 2 Yentilbrunnen ;
- i54 Privatanschlüsse, vrovon 100 mit Wasseruhren.
- fï. —Minimalzins pro Haus Frk. 26 pro Jahr : Berechnung nach Zabi der Zimmer zu Frk. 2,5o pro Jahr.
- Preis bei Bezug auf Messung hin : bis 5oo m3, 10 Cts ; 5oo, î 000, 2 000 m3 ; 8,6 & 5 Cts ; 5o 000 m3 : 1,5 Cts.
- Sissach (Kanton Basselland)
- (3.ooo Eimvohner)
- Eigentümerin : Gemeinde Sissach. Chef Herr Martin.
- 1. — Alte Quellen in Bôckten liefern 100-200 Liter pro Minute, neuere Anlage vom Krientale 200-600 Liter. Zuleitung 5 204 m'. lang.
- 2. — Reinigung des Krienlahvassers mittelst Sandfîltern, an das Réservoir angeschlossen.
- 4. — Altes Réservoir 160 m3 Inbalt, 18 nV Druck.
- Neues » 600 m3 » 55 »
- Betonmauerwerk.
- O. — Rohrnetz 60-180 mm. Lange i5 3oo Meter ;
- 63 Hydranten ;
- 50 Schieber;
- 350 Privatanschlüsse.
- 8. — Projektirte Grundvvasserfassung, mit elektrischer Centrifugal-pumpe.
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- Suisse
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- Solothurn (Kanton Solothurn)
- (Eimvohnerzahl 11,100) (Zahl der Hauser, 1.080).
- Eigentümerin der Unternehraung ist dîe Stadtgemeinde Solothurn.
- Die Quellenfassungen bestehen schon seit dem XVI. Jahrhundert. Der Umbau derselben sowie der Leitungen erfolgte in den Jahren 1877-1881. Autor des Projektes : Ingénieur E. Vogt.
- Die Unternehmung ist dem Gaswerk angegliedert.
- Direktor ; E. Bouché.
- 1. — Die Ortschaft wird ausschliesslich mit Quellwasser versorgt.
- 4. —- Das Hochdruck Réservoir liegt 490 m. ü. M. und hat einen Inbalt von 1 55o m3. Die Entfernung von der Wasserfassung betràgt 1,5-2 km. und von der Ortschaft 2,5 km. Die Ilôhe desselben über der Ortschaft betrâgt 60 m'. Betonmauerwerk, 2 Kammern.
- Das Mitteldruckreservoir liegt 460 m ü. M. und hat einen Inhalt von 700 m3 Die Entfernung von den Fassungen ist 3 km.
- .5. — Die Wasserverteilung erfolgt durch Cirkulations-und Verâstelungs-system. Es sind zwei Druckzonen gebildet. Der mittlere Wasserdruck betrâgt 3 Atm.
- Das Kaliber des Hauptstranges betrâgt 25o mm., dasjenige der Yer-teilungsleitungen 200, i5o, 125 u. 110 mm.
- Zahl der Schieber, i3g.
- Zahl der Hydranten, 197.
- Zahl der Privatanschlüsse, 936.
- Zahl der Wassermesser. :
- System Faller 749 Stück.
- System Breslauer Metallg. 749 Stück.
- Die Messer werden von der Unternehmung geliefert.
- Wasserverbrauch im Jahre 1901.
- 6.-49 ôffentl. Brunnen 377 Minutenliter
- 8 Pissoirs 55 »
- 2 Springbrunnen 3o »
- 137 laufende Privatbrunnen 729,5 »
- Total : 1 191,5 »
- An Abonnenten mit Wassermesser wurden ca. 365 902 m3 abgegeben. Der Wasserzins betrag per m3 10 cts.
- Kanalisation.
- 9. — Die Ortschaft besitzt Schwemmkanalisatiôn Tout à l’Egout.
- 8. — Fassung und Zuleitung neuer Qaellen approx. Koslenvoranschlag 200 000 fr.
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- Suisse
- Tliun (Ranton Bern)
- (6.5oo Einwohner)
- Unternehmen (1er Gemeinde. Direktor Ingénieur Ekert.
- Erste Anlage 1868-70 durch Private, 1873 Uebergang an die Gemeinde und Erweiterungen. 1882-83 Erstellung eines Reserve-Pumpwerkes.
- 1 • — Fassung der Quellen im Homberggebiet, 5,75 Km. von der Stadt entfernt. Zuleitung i5o mm. Ertrag 400-2 5oo Liter pro Minute. Grundwas-ser für das Pumpwerk wird einem Brunnenschacbte entnommen. Zuleitung zum Réservoir 25o mm.
- 3. — Doppelt wirkende Zvvillingspumpe Leistung 2 5oo Liter per Minute, angetrieben durch Jonvalturbine 75 PS. Fôrderbôhe 84,6 m'.
- 4. — Inhalt des Réservoirs 890 m3. 2 Ràmmern. Bruchsteinmauerwerk. Éntfernung von den Quellen 7 000 Meter, von der Stadt 1 200 Meter und vom Pumpwerk 1 600 m'.
- 5. —Verteilungsleitungen 25o-6o mm, 26000 Me ter lang.
- 160 Unterflurhydranten ;
- 48 Ueberflurhydranten ;
- i4o Schieber ;
- 710 Privatanschlüsse ;
- 56 ôffentl. Brunnen.
- Das Netz der eidg. Militâranstalten mit 5,510 Meter Lange ist an das stadt. Netz angeschlossen.
- Die Privatanschlüsse bestehen aus galv. schmiedeisernen Rôhren.
- 6. — Bei 577 Abonnenten mit grosserem Wasserverbrauche sind Wasser-messer aufgestellt, sonst geschieht die W asserab'gabe nach Raliberhahn oder à Discrétion.
- Wasserverbrauch 2 232 bis 4 n3 m3 pro Tag, d. i. 476-633 Liter per Kopfu. Tag.
- 7. — Queilwasser : K2 MNO4 = 4,2; NH3 = O; HNO2 = O; Cl = O.
- Grundwasser : K2 MNO4 = 3,9 ; NH3 = O ; HNO2 = O, Cl = O.
- Yor Einführung der Wasserversorgung sind wiederholt schAvere Typlius-erkrankungen vorgekommen, seit dieser Zeit nicht mehr.
- 8. — Gewinnung neuer Quellen.
- 9. — Schwemmkanalisation mit Ausguss in die Aare.
- Uster (Ranton Zürich)
- (Einwohnerzahl 45oo)
- Eingentümerin : Civilgemeinde Kirchuster.
- Die Inangriffnahne der Arbeiten erfolgte im Jahre 1878. Die Kosten be-trugen Frk. 23oooo. Autor des Projektes : Herr Burkhard-Streuli in t Zürich.
- Hauptsâchlichste Unternehmer und Lieferanten : Weinmann in Winter-thur, und Bràndli, in Uster.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Suisse
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- Verwalter der Wasserversorgung : Rud. Bràndli.
- 1.— Die Gemeinde wird ausschliesslich mit Quellwasser versorgt. Die AVasserfassung befindet sich im Aatale am Fusse peiner ca. 3o m. hohen kiesigen Glacialablagerung. Ertrag 800-1 a5o L. p. Mfnute.
- 4. — Es bestehen 3 Reservoirkammern mit einem Inhalte von 720 m3. Die Entfernung von der Wasserfassung betrâgt 3 km. und von der Ortschaft 1 t/2 km. Sie liegen 40 m* über der Ortscbaft.
- Die Reservoire sind rund und in Béton ausgeführt.
- 5. — Die Wasserverteilung erfolgt nach dem Cirkulationssystem, unter einer Druckzone. Der Druck variert zwischen 35 & 60 m.
- Lange des Rohrnetzes 12 5oo Meter, Kaliber 4<>-235 mm. ;
- Schieber 48 Stück ;
- Hydranten ; 113 Stück System Uster;
- Die Privatanschlüsse bestehen aus Gussrôhren. Zahl derselben 480 ;
- 3 Stück Wassermesser von 65 mm. Durchgangsweite von der Breslauer Metallgiesserei für Grossabnehmer.
- O. — Die Ortscbaft besitzt künstliche Entwâsserungsanlagen. Die Abwasser fliessen in den Aabach.
- Wadenswil (Kanton Zürich)
- (Einwohnerzahl : 6.oo5) (mit Einschluss von Richterswil)
- Eigentümerin : Gemeinde Wadenswil. Chef : Herr Treichler zum Neuhof.
- Die Inangrifînahme der Arbeiten für die Quellwasserversorgung erfolgte im Jahre 1877. Die Baukosten betrugen Frk. 3io 000. — Autor des Pro-jektes war Herr Ingénieur AV. Burkhard-Streuli, in Zürich.
- Die hauptsâchlichsten Lieferanten und Unternehmer Avaren die Lokomo-tivfabrik Winterthur und die Herren Guggenbühl & Müller in Zürich.
- Am 1. Februar 1878 begann der regelmassigeBetrieb des ganzen Werkes. Für die Zwecke der Feuerwehr waren laut Vertrag mit der Gemeinde AA' a-denswil 68 Hydranten in die Leitung eingesetzt worden.
- Im Jahre 1880 verband man Richterswil mit dem Pumpwerk in « Mühlenen », wobei auf dem « Boden » ein Réservoir erstellt wurde.
- Von den Neuanlagen in den letzten Jahren sind hervorzuheben die Anschaffung einer vierten Pumpe im Pumpwerk, der Bau eines dritten Réservoirs auf dem Bühl mit 4<>o m3 Inhalt (1896), sowie erhebliche Erwei-terungen des Rôhrennetzes und Erstellung von neuen Hydranten.
- 1- — Die AVasserversorgung bedient sich der überaus reichlichen Quelle in Mühlenen bei Richterswil, welche sorgfàltig gefasst in einem Réservoir beim Pumpwerk daselbst zusammengeführt sind. Die Fassung musste der Verhàltnisse wegen im Moràneboden erfolgen. Es liegt aber docb nacb der geologischen Bodenformation die grôsste Wahrseheinlichkeit vor, dass die reichliche Menge und die grosse Bestândigkeit der Quellen in Mühlenen einer âhnlichen Bildung aus einer alten Faite des die Grundmorânen dêr ersten Eiszeit überlagernden Deckenschotters zu verdanken sei, wie beim W aisenhauswasser.
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- lür die Fassung der Quellen sind 6 Schâchte erstellt worden, Ertrag 1 5oo Liter per Min.
- 3. — Zur W asserhebung werden 5 Wassersâulenmaschinen benutzt, die ihr Betriebswasser aus dem Sternemveiher der Ilerren Zinggeler Sôhne in Richterswil erbalten. Die Grosse der Betriebskraft betrâgt a5 H. P., die Zahl der Pouren 35-5o pro Minute; Leistung derselben î 1/2 m3 per Minute. Die zu überwindende Hôbe bertragt in Wâdenswil 4o und in Richtersweil 5o m.
- Vis Ersatz bei mangelndem Betriebswasser dient ein Compound-Lokomobil von 11,5 m2 Heizflâche.
- 4. — Das im Jabre 1878 im Bühl erstellte Doppelreservoir besteht aus zwei runden, von einander vôllig unabhângigen Kammern mit zusammen rund 3ao m3 Inhalt, wâbrend das im Jabre 1896 zur Ausführung gebrachte Réservoir von viereckiger Grundform ist, mit rund 4oo m3. Im Jahre 1906, hat man ein neues Réservoir erbaut mit 53o m3 Fassungsraum. Die Réservoirs in Cementbeton gemauert, gewôlbt und mit Erde überdeckt, erbalten dem Wasser seine natürliche Frische.
- Im Fernern befindet sich ein Réservoir in Richterswil für den dortigen Bedarf von roo m3 Inhalt, welches ebenfalls in Béton ausgeführt ist.
- Die Entfernung der Réservoirs Wâdenswil von der Wasserfassung betragt 3 3oo m'. und desjenigen in Richterswil ca. 1 000 m'.
- 5. — Die Wasserverteilung erfolgt nach dem Yerâstelungssystem, die ganze Ortschaft ist zusammengefasst. Der noi'male Druck betragt in Wâdenswil 50 m'. & in Richterswil 60 m'.
- Die lichte Weite des grôssten Rohrstranges betrâgt 200 mm., diejenige des kleinsten Stranges 76 mm. Die Zabi der Schieber betrâgt 3g.
- In Wâdenswil sind 90 Hydranten vorhanden, System Zürich. Das Wasser zur Bespritzung der Strassen wird den Hydranten entnommen.
- Zahl der Privatanschlüsse in Wâdenswil ca. 556, bestehend in und 5o mm. Robrleitungen. Vorhandene Wassermesser 172 Stück, diverse
- Système.
- Maximaler Verbrauch in Wâdenswil pro Tag . . . 1,761m3
- Minim. Yerbrauch pro Tag........................ 376 m3
- Die Festsetzung des Wasserzinses geschieht nach der Zahl der vorhande-nen Râume und zwar wie folgt :
- 1) Für Abtritte ohne Wasserspühlung, für kleine bewrohnte abgeschrâgte Dachzimmer, Glâttezimmer, Yorratsrâume für Hausbedarf und Wagenre-misen pro Halbjahr 5o cts.
- 2) Für Wohnzimmer, Salon, Schlafzimmer, Bureaux, Yerkaufslâden, Lagerrâume und Keller, pro Halbjahr 1 Frk.
- 3) Für Küchen, Waschkücben, Badezimmer und Rindviehstallungen per Stand per Halbjahr 2 Frk.
- 4) Für Abtritte und Pissoirs mit Wasserspühlung und Badezimmer mit Douche Vorrichtung per Halbjahr 3 Frk.
- Das Minimum für ein Hausab’onnement betrâgt 10 Frk., per Halbjahr.
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- 5) Für Gârten wird per 100 m2 per Halbjahr î Frk. bezahlt. Bei Gàrten von über î ooo m2 kommt die halbe Taxe in Anwendung.
- 6) Der Éinheitspreis für das per Halbjahr zu gewerblichen Zwecken abge-nommene Wasser betrâgt :
- für die ersten 200 m3 per m3 i5 cts.
- für die weitern 200 m3 por m3 12 1/2 cts.
- für diedritten 200 m3 per m3 10 cts.
- für aile übrigen m3 per m3 8 cts.
- Für vorübergehende Wasserabgabe werden extra Taxen berechnet.
- T. — Die Qualitât des Quellwassers in Mühlenen wurde- durch zwei spezielle Prüfungen festgestellt, die eine hievon im Màrz 1900, Der allge-meine Befund lautet : « Das Wasser zeigt das Yerhalten eines reinen Quellwassers. Es ist ein gutes, gesundes Trinkwasser, das wegen seines geringen Gehaltes an Gyps sich auch zu technischen Zwecken eignet. »
- Die Untersuchungen werden von der Gesundheitscommission vorge-nommen.
- Es sind bis jetzt keine Epidemien von Typhus, Choiera und drgl. vorge-
- kommen.
- Der Gesundheitsdienst ivird durch die c< Gesundheitskommission » besorgt. 9. — Die Abwasser fliessen in den See.
- Wetzlkoil (Ranton Zürich (6.000 Einwohner)
- Eigentümerin : Gemeinde TVetzikon. Yerwalter : Herr Weber.
- Die Unternehmung dehnt sich aus über das Gebiet der Ortschaften Ober-u. Unterwetzikon, Kempten, Aatal und Seegrâben.
- 1. — Quellfassungen im Morànengebiet am Allmann, Ertrag 3oo-1 100 Liter per min, Entfernung vom Réservoir 3 5oo Meter.
- 4. — Réservoir in Betonmauerwerk, 2 Kammern, 600 m3 Inhalt. Mittlere Hôhe über dem Yersorgungsgebiet 100 Meter. Ein neues Réservoir von 100 m3 12 km entfernt vom ersten.
- 5. — Rohrnetz 24000 Meter lang, Kaliber 200-75 mm. ;
- 186 Hydranten ;
- 86 Schieber ;
- 6 Yentilbrunnen ;
- 75o Privatanschlüsse.
- 6. — Wasserverbrauch 38o-65o m3 pro Tag. Abgabe an P riva te à Discrétion, Einheitspreis per Haushaltung frk. 25 mit Zuschlâgen für Gewerbe.
- YVinterthiir (Ranton Zürich)
- (Einwohnerzahl 2.5oo) (Zahl der Hauser 2.347)
- Unternehmung der Stadtgemeinde. Direktor : Ingénieur Bader.
- An die Wasserversorgung sind ausser der Stadt Winterthur mit 25 000
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- Einwohnern noch die beiden Gemeinden Yeltheim und Oberwinterthur mit 8 ooo Einwohnern angeschlossen.
- Das Wasser wird den zwei Quellen : Buchenrain u. Ilornsâge im obern ïôsstal entnommen.
- Die erste Anlage mit Yerwendung des YYassers der Buchenrain-Quelle wurde 1872/73 erstellt, unter Leitung des Herrn Stadtrat G. Weinmann. Das Anlage-Kapital betrug Fr. 84o 000.
- Die Quellen liefern im Mittel 2 5oo Liter pro Minute. Sie entspringen auf der Molasse aus dem mit Morànenschutt überdeckten Tal des Tôssflusses, ca. 10 km. von der Stadt entfernt und fliessen dem Hochreservoir im Eschenberg (Inhalt 3 3oo m3) mit natürliehem Drucke (Rohrleitung 45o u. 3io mm.) zu.
- Eine erhebliche Erweiterung der Anlage wurde im Jahre 1890 unter Leitung des verstorbenen Direktors Isler ausgeführt, durch Erwerbung, Fassung u. Zuleitung der Hornsâge-Quellen, deren Quantum im Mittel 10 000 Liter per Minute betrâgt. Die Fassung mittelst Zement-Sickerrôhren von 5oo mm. Lichtweite liegt auf der Molasse ca. 5 bis 6 Meter tief.
- Die Quellen sind 6,9 km. vom neuen Réservoir entfernt, die Hauptlei-tung hat eine Lichtweite von 55o mm., das im Jahre 1900 erstellte Réservoir einen Inhalt von 6000 m3.
- Die Gesamtkosten der neuen Anlage betragen 827000 Fr. Das Robrnetz hat eine Gesamtlânge von 71 700 m. Das grôsste Rohrkaliber betrâgt 65o mm., das kleinste 70 mm. Die Zahl der Schieber ist 489 diejenige der Hydranten 765. Das Netz ist nach dem Zirkulationssystein gebaut und in 2 Druckzonen eingeteilt. Die Altstadt mit der nâchsten Umgebung wird vom Buchenrain-Reservoir gespeist, der Druck betrâgt im Mittel 4,5 bis 5 Atm., die âussern hôher gelegenen Quartiere sind mit dem Hornsâge-Reservoir verbunden und liegen unter einem Drucke von 4 bis 6,5 Atm.
- Die Wasserabgabe für Wohngebâude erfolgt à Discrétion, für gewerbliche Zwecke auf Messung hin. Eingebaut sind 260 Stück Wassermesser, System Dreyer, Rosenkranz u. Droop. Der Abonnementspreis für Wohnhâuser betrâgt 4 bis 5 Franken pro Wohnraum und Küche, ferner 2 Franken pro 100 m2 Garten und 10 Rappen für Bezug nach Wassermesser. Die Qualitât des Wassersist aus nebenstehender Zusammenstellung ersichtlich :
- Buchenrainquelle Hornsâgequelle
- Trockenrückstand 326 288
- Glührückstand 238,8 244
- Alkalinitât CaCO3 3io 205
- Kalk CaO u8,3 102,6
- Magnesia MgO 3l,2 23,1
- Gyps Ca SO4 7>° 5,6
- HNO3. . 0 HNO2. . 0 Cl. . 7,1 6,8 N ï3. . o,ooi5-o,oo5
- Oxydirbarkeit als K2 MnO4 . . . 11,2 -12,24
- Albuminoides Ammoniak . . . 0,020- 0,020
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- Suisse
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- Die Stadt ist nach dem Trennystem kanalisiert, Ausfluss der Schmutz-Avasser nach Klârung in die Eulach.
- Zug und Chain (Kanton Zug)
- (Eimvohnerzahl : 10.400) (Zahl der Hauser : 710)
- Direktor : Herr Uttinger
- Eigentümerin : Akt. Ges. des assenverke Zug.
- Die Inangriffnahme der Arbeiten erfolgte im Jahre 1878. Die Kosten des ganzen Bauwerkes betrugen Frk. 600.000. — Autor des Projektes war Herr Burkhard-Streuli u. Herr Rothenbach.
- Die hauptsâchlichsten Unternehmer und Lieferanten vvaren die Herren Guggenbühl & Muller in Zürich und Jean Corti.
- 1. — Es wird Quelhvasser verwendet, dessen Fassungen sich im Moi-âne und Hochterrassenschottergebiet bei Niedfuren & Schonbrunn, Gemeinde Menzingen befinden. Natürlicher Zufluss ohne künstliche Reinigung.
- 4. — Das Réservoir liegt an der Bergbalde über der Stadt mit einem Inhalte von 2000 m3. Die Entfernung von der Wasserfassung betragt 5 1/2 km., diejenige von der Ortschaft 1 km. Das Réservoir liegt io5 m'. über der Ortschaft.
- Das Réservoir ist in Betonmauerwerk ausgeführt.
- ». —- Die Wasserverteilung erfolgt innerhalb der Ortschaften nach dem Cirkulationssystem, ausserhalb derselben nach dem Verâstelungssystem. Es ist nur eine Druckzone gebildet. Der normale Druck betragt 10 Atm.
- Das grôsste Kaliber der Hauptleitung betragt 260 mm., das kleinste der Yerteilungsleitungen 70 mm. Die Lange des gesamten Leitungsnetzes be-trâgt 21 2jo m.
- Zahl der Schieber, 92.
- Zahl der Hydranten, 147.
- Die Bespritzung der Strassen erfolgt mittels Sprengwagen, die durch die Hydranten gefüllt werden.
- An die Wasserleitung sind 6 Fontânen und 5 Pissoirs angeschlossen.
- Die Privatanschlüsse bestehen teils aus Gussrohr, teils aus galvanisierten Rôhren. Die Zahl der Privatanschlüsse betragt 758.
- Die Zahl der vorhandenen Messer belâuft sich auf 187, System Faller. Die Durchgangsweiten betragen 20-15o mm. Die Messer werden von der Un-ternehmung geliefert.
- 6. — Wasserverbrauch im Jahre 1901
- Für ôffentl. Zwecke :
- Bewâsserung der Strassen............................. ca. x 5oo m3
- Reinigung der Abzugskanale............................ » 2 000 »
- Feuerloschzwecke..................................... » 5oo »
- Fontânen und kl. Strassenbrunnen...................... » 65 000 »
- Oeffentl. Badanstalten ............................... » 1000 »
- Pissoirs.............................................. » 10000 »
- Total. . . ca. 80000 xn3
- Für industrielle Zwecke ......................... 479000 m3
- Der maximale Verbraueh pro Tag betrug .... 4 200 »
- Wasserabgabe durch Messung.................. . 3g56oo »
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- — 1351 —
- Suisse
- • — Die regelmassigen chemischen Untersuchungen werden durch den Kantonschemiker ausgeführt. Das Résultat ist folgendes :
- Trockenrückstand ....
- Glührückstand..............
- Glühverlust................
- Organische Stofle..........
- Alkalinitât................
- Kohlensaurer Kalk .... Chloride (als Chlor berechnet) Ammoniak ....!..
- Nitrate....................
- Nitrite....................
- Sulfate....................
- Eisen......................
- 290 mgr. pro Liter 240 »
- 5o »
- 29
- 27,4 »
- 27,4 »
- 7,5 »
- spurweise o
- spur
- spur
- spur
- 1. — Epidemien von Typhus, Choiera, etc. sind bis jetzt nicht vorge-kommen.
- 2. — Der Typhus ist seit Einführung der "W asserversorgung verschwunden. ‘
- 3. — Das Polizeiamt in Verbindung mit der Gesundheitskommission besorgt den Dienst des GesundheitsAvesens.
- 9. — Die Stadt besitzt künstliche Entwasserungsanlagen. Die Abwasser lliessen in den See, ohne vorher gereinigtzu Averden.
- Ziirlcli (Eanton Zurich) (165.000 E. pro 1906)
- (Zahl der Hauser, 9868)
- Eigentümer der Unternehmung : Stadtgemeinde Zürich.
- Direktor : H. Peter, Ingénieur, Zürich.
- Die altesten Aufzeichnungen über das offentliche Brunnemvesen gehen in das fünfzehnte Jahrliundert zurück. Anno i43o Avurde der ei'ste offentliche, laufende Brunnen am RennAveg erstellt. Seit dieser Zeit hat eine stetige Yermehrung stattgefunden. Es sind die zahlreichen, aber kleinen Quellen an den Gehàngen des Zürichberges und des Uetliberges gesammelt und nach der Stadt abgeleitet worden. Der atteste Plan über diese Anlagen datiert aus dem Jahre 1726, von Stadtbrunnenmeister Gessner. Der mittlere Elrtrag der zu jener Zeit gefassten und heute noch verAvendeten Quellen betràgt 1000-1200 Liter pro Minute, ein Quantum, das kaum genügte, aber doch ausreichen musste bis Mitle des letzten Jahrhunderts, denn eine namhaite Yermehrung des Wassers mit den zu Gebote stehenden Mitteln ohne Erstellung ganz besonderer Werke Avar nicht môglich.
- Die Erkenntnis dieser Unzulânglichkeit der stadt. Wasserversorgungsan-lage und das in den i85o er Jahren begonnene starke Wachstum der Stadt führten die Behoi'den dazu, umfassende Studien zur Yerbesserung und Ausdehnung derselben machen zu lassen. Anno i863 erteille der Stadtrat dem darnaligen Stadt-Ingenieur, Herrn Dr. A. Bürkli den Auftrag, Projekte für eine zentrale Wasserversorgung zu studieren und dabei auf die Be-dürfnisse der emporblühenden ororte Rücksicht zu nehmen.
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- la eingeliendster Weise wurde bei diesem Anlasse die Yersorgung mit Quellwasser aus dem weitesten Umkreise der Stadt studiert, namentlich auch die Herleitung des Wassers aus dem Wâggital.' Das Ergeliniss dieser Arbeit war, auf eine ausschliessliche Quelhvasserversorgung zu verzichten und zu einer gemischten überzugeben, in dem Sinne, dass den Privat-grundstücken gereinigtes Seewasser zugeführt werde und den ôffentlichen Brunnen Quellwasser.
- Die Choleraepidemie, welche Zurich im Jahre 1866 heimsuchte, beschleu-nigte die rasche Ausführung der von Herrn Dr Bürkli aufgestellten Projekte. Mit môglichster Befôrderung wurden die vorhandenen Quellwasseranlagen verbessert, Neufassungen vorgenommen, die alten hôlzernen Teuchel entfernt und durch neue gusseiserne Bohrleitungen ersetzt. Zu gleicher Zeit wurden die ersten An fange mit einer zentralen Seewasserversorgung gemacht durch Errichtung eines provisorischen Pumpwerkes in einem Gehaude am obern Mühlesteg. Ein Wasserad von ca. 22 Pferdekràften wurde zum Be-triebe von zwei kleinern Pumpen verwendet und auf dem Lindenhof ein Wasserturm zur Ausgleichung des Yerbrauches aufgestellt. Nach kaum zwei Jahren mussten eine Dampfmaschine von 70 Pferdekrâlten und zwei neue Pumpen hinzugefügt werden.
- Aus diesen ersten Anfângen bat sich allmàhlich die definitive Gestaltung der Wasserversorgungsanlage entwickelt. Die Wasserentnagme erfolgte aus der Limmat und zwar wurde im Flussbett oberhalb der Münsterbrücke ein Sandfilter erstellt und von hier aus das Wasser in einer 60 cm. Beton-rohrleitung zunâchst nach dem Pumpwerk am ohern Mühlesteg, hierauf 1873 bis in die Platzpromenade und 1877-78 bis zum Wasserwerk Letten geleitet. Wâhrend des Baues des letztern war noch ein zweites provisorisches Pumpwerk mit 2 Dampfmaschinen in der Gegend des jetzigen Landesmu-seums in Betrieb, dessen Errichtung schon im Jahre 1873 begonnen worden war.
- Das Leitungsnetz mit zwei Druckzonen (Reservoire beim Polytechnikum und im Schmelzberg) war auf eine Leistungsfâhigkeit von 10000 m3 pro Tag berechnet.
- Schon im Jahre 1870-7 i, als noch das alte Pumpwerk am obern Mühlesteg in Tâtigkeit war, ist die Wasserversorgung aus dem Gebiete der innern Stadt herausgetreten nach den damaligen Ausgemeinden.
- Der Bau des neuen Wasserwerkes im Letten erfolgte in den Jahren 1876-1880. Neben der Wasserversorgung wurde namentlich auf Gewinnung von Triebkraft für das Gewerbe gedacht und parallel mit dem Bau des Wasserwerkes die Ausführung der Anlagen im Industriequartier begonnen. In dieses Gebiet hinein führt vom Wasserwerk aus eine Kraft-Transmission mittelst Drahtseil und eine zweite mittelst Druckwasser. Die erste hat nach und nach bis zu 280 Pferdekràfte abgegeben. Das Kleingewerbe in der Stadt bediente sich mit grosser Yorliebe der Wassermotoren, welche an das allge-meine Leitungsnetz angeschlossen werden konnten. Yon diesen Wassermo-toren waren 1894 noch ca. 200 Stück im Betrieb. 1906 sind noch 4* Motoren und 164 hydr. Aufzüge angeschlossen.
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- Die ganze Unternehmung hatte Anfangs mit grossen Schw ierigkeiten zu kâmpfen, weil deren Vollendung ia eine Zeit gewerblichen Stillstandes fiel und der grosse Kapitalaufwand erhebliche Summen für Yerzinsung erheischte.
- Bis zum Jahre 1882 beschrânkte sich die Ausdehnung der TVasserversor-gung auf das Gebiet der Nieder-& Mitteldruckzone bis auf eine Hôhe von ca. 80 Meter über dem Seespiegel. Anno i883 Avurde zur Schaffung einer wei-tern Druckzone und Abgabe des Wassers in Gebiete bis 145 Meter über dem Seespiegel geschritten Im Jabre 1896 sodanndie oberste Druckzone geschaffen am Zürichberg 23o Meter über dem Seespiegel.
- Eine wesentliche Verânderung, veranlasst durch die Erfahrungen wâhrend der Typhusepidemie im Jahre 1884 erfuhren die Werke im Jahre i885. Obwohl die Ursache dieser Epidémie nicht mit aller Bestimmheit festgestellt werden konnte, so muss doch die Infektion durch das damais verwendete Brauchwasser als wahrscheinlich angenommen werden.
- Ohne Zweifel hatte das Sandfilter in der Limmat seinen Dienst versagt und es war auch die Ableitung in einer unter Wasser versetzten Cement-rôhre etwas unsicheres und diese Leitung überdies beim Bau der Gemüse-brücke beschâdigt worden. Gezwungen durch diese Tatsache mussten die Studien über die weitere Entwickelung der TV asserversorgung wieder aufgenommen werden. Der Stadtrat übertrug dieselben dem damaligen Stadtingenieur, Herrn Burkhard und einer erweiterten TYassercommission, bestehend aus einer Reihe hervorragender Mânner der TYissenschaft. Der Bericht dieser Commission erschien im Frühjahr i885.
- In umfassender TVeise wurden neuerdings Studien über Versorgung mit Quellwasser gemacht, namentlich die Quellen im Wâggital und im obéra Sihltal studiert, aber wiederum kam man zu dem gleichen Entschlusse, bei der Seewasserversorgung zu vei bleiben. Dagegen sollten die Anlagen dem neuen Stande der VVissenschaft entsprechend erganzt und verbessert werden.
- Mit Ausführung der Bauten wurde 1884 begonnen und es konnten dieselben schon im Jahre 1886 in Betrieb genommen werden. Die bisherige Wasserfassung in der Limmat Avurde aufgegeben und eine neue in den See hinaus verlegt, ca. 3oo m. oberhalb der Schanzengrabenbrücke, und ZAvar ursprünglich in eine Tiefe von 4 ni. unter den Seespiegel, spater in eine solche von 16 m.
- Die Fassungsleitung mit 90 cm. LichtAveite liegt im Schanzengraben und in der Sihl und führt das rohe SeeAvasser nach den neuen Filteranlagen im Industriequartier. Im Jahre i885 konnten 3 Kammern à 700 m2 Ober-flache erstellt Averden und im folgenden Jahre Avurde die Anlage durch 2 noue Kammern erAveitert. Die Ableitung des filtrierten Wassers mit eben-falls 90 cm. LichtAveite geht mittels Heber über den Rohrensteg.
- Die Anlage des Werkes vom Jahre i885 Avurde berechnet auf eine maximale Leistungsiciiiigkcit von 25 000 m3 pro Tag ; nach kurzer Zeit schon Avar der Verbrauch grosscr und erheischte zur Befriedigung der Bedürfnisse Enveiterungsbautea an Füler, Reservoiren und am Leitungsnetze. Diese Zunahme ist aus lolgenden Zahîen zu ersehcn ;
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- Jalir Einwolinerzahl Grôsster Tagesverbrauch Jalir Eimvohncrzalil Grôsster T agesverbrauch
- O 00 33 600 _ 1894 124 ooo 345o4 m3
- 1860 42 ooo — 1901 i5o ooo 44 987 »
- 1870 56 ooo 7 53o m3 1906 i65 ooo 54354 »
- Die hetitigen Anlagen sind einer Lieferung von 45 ooo m3 pro Tag ge-wachsen, diese kann auf 48 ooo m2 gesteigert werden.
- Das Wasserwerk verfügt über eine disponible Kraft von ca. 1 200 Pferden, davon absorbiert die Brauchwasserversorgung, 600-700 HP, und die Wasser-transmission ca. i5o HP.,der Rest wird zum Betriebe des Elektrizitâtswerkes verwendet.
- Bis Ende 1600 erreichten die Ausgaben für die Bauten der Seewasserver-sorgung die Hôhe von i4 237 ooo frk. Für die neue Quellwasserleitung ist ein Kredit von Frk. 2 900 ooo bewilligt.
- 1. — Für ôffentliche, gewerbliche &. hâusliche Zwecke wird fdtriertes Seewasser verwendet, für ôffentliche Biunnen dient Quellwasser. Die Was-serfassung befindet sich im untern Seebecken in einer Entfernung von 3oo m. von Ufer und einer Tiefe von 4 m’ ina Winter und 16 m’ im Sommer. Die Fassungsleitung mit einem Kaliber vou 900 mm, und einer Lange von ca. 2 ooo m’ liegt im Schanzengraben und führt das rohe Seewasser zu den Filtern im Industriequartier.
- Eine neue grôssere Unternehmung für Reschafîung von ca. 20 ooo m3. Quellwasser pro Tag wurde im Jahre 1895 in Angrifî genommen und geht ilirer Yollendung entgegen. Die Quellen liegen im obern Sihl-und Lorzetal in einer Entfernung von 20-2! km. von der Stadtgrenze. Im Jahre 1906 betrug der mittlere Quellwasserzufluss 27000 ms p. Tag.
- Das neue Quellwasser ist zu i/5 zur Yermehrung der offentlichen Brun-nen hestimmt, 4/5 werden den Brauchwasser-Reservoiren mit natürlichem Drucke zufliessen.
- 2. — Hiezu dienen 10 Stück bedeckte Filterkammern à 676 m3 effectiver Sandoberflâche. Das Wasser erfâhrt durch Kiesfilter mit mechanischer Rei-nigung eine erste Klârung. Die Geschwindigkeit der Filtration im Yorfilter betrâgt 4o-6o m’ pro »4 Stunden und m den Sandfiltern 5-7 m’ pro 24 Stunden.
- Die Reinigung der Vorfilter erfolgt tâglich, diejenige der Sandfilter in Zeit-intervallen von 2 bis 5 Monàten.
- *4. —t- I. Motoren.
- Zur Bewegung der Pumpen wird die Wasserkraft der Limmat (ca. 1 200 HP) ausgenützt mittelst 10 Stück Jonval-Turbinen à 120 HP. Samt-liche Turbinen geben ihre Kraft auf eine gemeinsame Flauptwelle, die 100 Touren pro Minute macht, und es erfolgt der Antrieb der Pumpen von hier au s mittelst Stirnrad.
- Bei ausserordentlich niederem Wasserstande der Limmat geht die dispo-
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- nible Wasserkraft auf ca. 700 HP. zurück und îvird dannzumal erganzt durch 2 Sulzer’sche Dampfmaschinen à 3oo HP. Die Kraft dieser Dampf-maschinen wird ebenfalls durch Stirngetriebe auf die Hauptwelle über-tragen.
- 2. Pumpen.
- Zur Wasserhebung dienen 9 Stück Kolbenpumpen System Girard. Die Leistung der àltern Maschinen betràgt 55 Liter pro Sek., diejenige der neuesten 115 Liter pro Sek. Die zuüberwindende Forderhôhe betragt für die Niederdruckzone 56 m\ für die Mitteldruckzone 106 m\ für die Hochdruck-zone 176 m’. und für die obéré Hochdruckzone 260 m’. Die Tourenzahl der alten Pumpen betragt 25, diejenige der neuen 5o.
- 3. Dampfkessel.
- Für die Reservedampfmascliinen des Wasserwerkes sind 3 Kessel à xoo m3 Heizflâche vorhanden. Der Rost liegt" in einem inneren Flammrohre, die Gase passieren zunàcbst Baggische Rauchverbrenner und sodann kleinere Rauchrôhren und umspühlen endlich die Aussenflâcbe der Kessel und der D a mpftrockner.
- 4. — Niederdruckecservoir b. Polytechnikum, Inhalt 5 800 m3 Hohe 453,7 m’ ü. M. ; Niederdruck-Gegenreservoir Albishof, Inhalt 5,028 m3 Hohe 454,o4 m’ ü M. ; Mitteldruckreservoir Schmelzberg, Inhalt 4 23o m3, Hohe 497.89 m’ üM. ; Hochdruckreservoir Fluntern, Inhalt 1 161 m3. Hohe 554.71 m’ü. M..; Obérés Hochdruckreservoir Susenberg, Inhalt 5o5 ni3, Ilôhe 64o m’ ü. M.
- Die Entfernung der Reservoire betragt jeweils nicht mehr als 0,3-4 km. vom zugewiesenen Aersorgungsgebiete. Sie liegen etagenfôrmig übereinander am Hange des Zürichberges, mit Ausnahme des Gegenreservoirs im Albishof, das mit demjenigen beim Polytechnikum communiziert.
- Die Reservoire liegen im Mittel 35 m’, im Maximum 60-80 m’ über den respektiven Yersorgungsgebieten.
- Construktion der Reservoire. Zu den altern Anlagen beim Polytechnikum und im Schmelzberg ivurden Backsteine mit Cementmortel venvendet. Zu den Enveiterungen ist Béton aus Portlandcement verwendet worden. Das Réservoir im Susenberg ist nach der Bauweise Monier erstellt.
- o. —- Das Gebiet der ganzen Stadtgemeinde Zürich ist in 4 Druckzonen mit separaten Steigleitungen vom Pumpwerk aus eingeteilt. Die Wasserver-teilung erfolgt prinzipiell nach dem Cirkulationssystem, nur ausnahmsiveise existieren sog. Endleitungen. Der normale Druck betragt 35-5o m.
- Für die Steigleitungen vom Pumpwerk aus wurden die Kaliber 600, 45o, 35o &. 25o mm. geivâhlt, Die grôssern Strange der Yerteilungsleitungen sind 35o-i5o mm. weit.
- Für Besprengung der Strassen sowie für die Feuerwehr dienen 2 672 Hy-dranten, System Zürich, Einlauf 70 mm., Auslauf 2 X 42 mm. An die Brauchwasserleitung sind 6 Fontanen angeschlossen.
- Die frühere Wasserspühlung in Pissoiren ivurde seit 2 Jahren aufgegeben und diese durch Oelpissoire, System Betz ersetzt.
- Privatzuleitungen îverden durch das von der Venvaltung der Wasserver-
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- sorgung betriebene Installationsgeschâft ausgeführt, prinzipiell mit gussei-sernen Rôhren von mindestens mm. Lichtweite. Die Zahl der Privatan-schlüsse betrug Ende 1906, 9868.
- Die Wassermesser werden von der Unternehmung auf eigene Rechnung geliefert und unterhalten. Der Mietzins ist im Wasserzinse inbegriffen. Ende 1906 waren vorhanden :
- System Zahl
- Dreyer, Rosenkranz und Droop, Hannover................. 2 860
- Breslauer Metallgiesserei, Breslau...................... • 2608
- Meinecke, Breslau......................................... 379
- Scheibenmesser Thomson und Stern........................... 223
- Diverse. . ................................................ 568
- Siemens Berlin............................................. 691
- Total...................................... 7 329
- 6. — Wasserverbrauch im Jahre 19°^
- Gepumptes Wasser.................................. 4 732 473 m3
- Quellwasserzufluss........................... 9769027 »
- Total....................................i449I5oom3
- davon : 1. für ôffentl. Zwecke :
- Bewâsserung der Strassen.Reinigung der Abzugskanàle. 5oo 000 m3
- Feuerlôschzwecke . . . . . .1 . . . . . . • 80000 »
- Fontainen..................................... 75 253 »
- Kleine Strassenbrunnen ........... 22000 »
- Pissoire mit Wasserspühlung.................... 473° *
- 148 ôffentl. Gehâude ................................. 4°36o2 »
- Hebung von Schmutzwasser...................... 82472 »
- Selbstverbrauch f. Spühlen d.Leitungen, Ueberlauf, etc. 1 3oo 000 »
- 2. Industrielle u. hâusliche Zwecke..............11 623 443 »
- 3. Verlust in den Leitungen.................. 400000 *
- Total Verbrauch..........................i449i5oom3
- Maximaler Verbrauch pro Monat..................... 1 627 5o5 m3
- » pro Tag...................... 54 354 »
- Minim. Verbr. pro Monat . ........................ 1 062 274 »
- » pro Tag.............................. 28 787 »
- Wasserabgabe durch Messung........................ 9 161 535 »
- » nach Schâtzung....................... 5329265 »
- Für offentliche Zwecke wird das Wasser zum Preise von 7 c. pro m8 auf Messung hin abgegeben und verrechnet, an Private betragt der Einheits-preis für die ersten 1 000 m3 i5 cts per m3, für die zweiten 1 000 m3 12 c1*. pro m3 und für den Rest 9 cts. pro m3. Dabei haben Private einen Mini-malzins für jede Liegenschaft zu bezahlen, Avelcher 3 frk. für jeden Raum emes Hauses, einschliesslich Küchen u. Àborte, betragt, ebenso 3 frk. pro 100 m2 Hof u. Garten nebst Zuschlagen für Verbrauch zu gewerblichen Zwecken entsprechend dem beanspruchten Wasserquantum.
- 7. — Die periodische Prüfung des Brauch-u. Quellwassers ist dem stâdt. chemischen Laboratorium, Herrn Stadtchemiker Rieter übertragen. Die Ergebnisse im Jahre 1906 sind in nebenstéhender Tabelle ersichtlich.
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- Chemische Untersuchungen des Seewassers
- 1906 Zabi der Unter-such-ungen. Org (Millij Maxim. anisclie S 'ramra pro Minim. toffe Liter) Mittel Fre (Millit Maxim. tes Auuno ramm pro Minim. niak Liter) Mittel Albumi (Millii Maxim. noiJes An 'ramm pro Minim. imoniak Liter) Mittel Q Maxim. ualitatszif Minim. er Mittel
- I VOR DEH Filtrat ON. — F ’assungs s (elle U nd Filù reinlau f
- 1. Vierteljahr . . 16 26,4 17,5 30,7 0,014 0 O . O 0,052 O O 4-^ , 0,045 54 36 48
- 11. » 21 27,6 i3,3 21,2 0,060 0 o,oi3 0,128 o,o3o 0,069 147 34 69
- III. » ......... 18 3i,6 20,6 21,5 o,o3o 0 0,010 0,090 o,o3o 0,061 93 49 64
- IY. » 21 27,1 18,2 22,7 0,026 0 0,004 0,108 0,024 0,068 83 3i 6r.
- Jahresmittel » » » 24,0 » 0 OjOOH » » 0,060 » » 60
- II. Nach der Filtration. — Reinwassersammler und Leilungsnetz.
- I. Vierteljahr 12 12,1 4.2 8,0 0 0 0 0,010 0 o,oo5 17 4 10
- II. » 10 i5,8 2,8 7,2 0,002 0 0 0,012 0 0,006 21 2 10
- III. » . . • 12 i3,3 5,4 9,4 0 0 0 0,014 0 0,006 19 5 12
- IV. » i4 11,7 3,9. 8,1 0,002 0 0 0,010 0 o,oo5 18 4 10
- Jahresmittel » » » 8,1 )) » 0 » » o,oo5 » » 10
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- Bakterielle Untersuchungen des Seewassers
- 1906 Zaiil der Untersuchungen. Zaiil F Maxim. der Pilzke ro 1 cm3 Minim. ime Mittel
- Vierteljahr 16 11 502 387 3433
- » ai 385o 125 1018
- » 18 I 017 210 5o8
- » 21 2 680 365 1 5io
- Jahresdurchschnitt. . » y> » 1667
- Vierteljahr 26 26 0 6
- » 20 3i 0 9
- » 26 4i I G
- « » 28 283 0 22
- Jahresdurchschnitt. . » y* » 12
- . Vierteljahr 143 3 o56 0 1x8
- » 143 392 0 47
- . » 143 546 I 7°
- . » • • . . . 140 584 0 39
- Jahresdurchschnitt. . » » 68
- Unfiltriertes Wasser Fass un gss telle u. Filtereinlauf
- Filtriertes Wasser a) Beinwassersammler
- b) Leitungsnetz (an verschiedenen Stellen der Nieder-Mittel—und HochdrBckleitung).
- II.
- III.
- IV.
- II.
- III.
- IV.
- II
- III.
- 8. — Ueber die Frequenz des Typhus gibt die Tabelle im Jahresberichte pro 1899 Aufschluss. Es war bisber nicht moglich, dem stâdt. Leitungs-wasser Bakierien von Typhus oder Choiera nachzuweisen. Es liegt aber die Moglichkeit nahe, dass wenigstens im Jahre i884 eine gewisse Infektion vorlag, welche Yermutung zur Ausführung einer neuen Wasserfassung und neuer Filter Yeranlassung gab.
- Seit Inbetriebsetzung der neuen Filter, Anfangs 1896, ist eine ganz erhe-bliche Yerminderung typhôser Krankheiten constatiert worden, wie über-sichtlich aus der oben angeführten Tabelle hervorgeht. Hàufige und sehr sorgfâltige Yersuche vom Hygieinischen Institute der Universitàt Zürich haben noch niemals das Vorhandensein pathogener Keime im filtrierten Wasser ergeben.
- Der Gesundheitsdienst in der Stadt Zürich ist amtlich organisiert. Dem-selben steht ein Mitglied des Stadtrates vor. Zur Beratung wichtiger Ange-legenheiten ist der Dienstabteilung ein Gesundheitsrat von i5 Mitgliedern aus Professoren, Aerzten etc. bestehend, zugeteilt. Zudemselben Dientzweige gehôrt das stâdt. chemische Laboratorium, welches auch die Wasserunter-suchungen besorgt.
- — Die Stadtgemeinde Zürich ist kanalisiert nach dem Trennsystem (Kübel mit AnschLuss), Erbauer Dr. Büi’kli, Beginn 1866 nach der Cholera-epidemie. Die Schmutzwasser, welche indesssen mit tierischen oder men-schlichen Excrementen nicht beladen sind, werdenca. 2 km. unterhalb der
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- Stadt in die Limmat geleitet. Eine besondere Reinigung des Abwassers findet zur Zeit noch nicht statt, weil sich noch keine Unzuti’àglichkeiten bezüglich Verunreinigung des Elusses ergeben haben.
- 10. —Es ist anzunehmen, dass die jetzigen Anlagen nach Yollendung der Quelhvasserleitung aus dem Sihl- & Lorzetal auch bei wachsender Bevol-kerung noch für ein Decennium genügen. Nach Erschôpfung derselben muss an ein neues Seewasserpumpwerk mit Filtern gedacht vverden mit Entnahme des Wassers in grosserer Entfernung vom Ufer und in grosserer Tiefe, einige km. oberhalb der Stadt. Projekt und Kostenvoranschlag sind noch nicht ausgearbeitet.
- PETER,
- ingénieur, directeur du service des eaux de la ville de Zurich.
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- Bienne
- Bulle
- Chaux-ile-F onds
- Delémont
- Fribourg
- Genève
- Lausanne
- Le Locle
- Martigny
- Morges
- SUISSE
- PARLANT FRANÇAIS
- Neuchâtel
- Nyon
- Payerne
- Porrentruy
- St-Imier
- Ste-Croix
- Sion
- Tramelan Yevey-Montreu x Yverdon.
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- Bienne (Canton de Berne).
- Population : 27 026 habitants.
- Propriétaire du service de distribution d’eau : ville de Bienne, Directeur des services industriels de la ville : E. Buck.
- Projet de M. l’Ingénieur Moll à Bienne dressé par M. Kràmer, ingénieur, à Heildeberg, exécuté en l’année 1877-79, sous la direction de M. Ritter-Egger à Bienne. Dépenses prévues: 910000 francs. Dépenses faites: 58o 000 francs.
- 1. — La commune possède 3 sources :
- a) La « Source Romaine », qui sort du versant méridional de la chaîne du lac. Elle apparaît à proximité du Technikum, à 46° mètres d’altitude. L’eau au sortir de la source entre immédiatement dans le réseau des fontaines ; celui-ci procure l’eau à chacune des fontaines situées en ville. Le débit de cette source dépend beaucoup de la température et ascende de 45° à 1 900 litres par minute.
- b) La « Source Merlin », qui est située à environ 1 heure de la ville, sur la-' rive droite de la Suze, à Frinvilier. Elle jaillit du pied de la chaîne du Jura qui est formée d’une voûte composée de plusieurs étages de roches calcaires, à 55o mètres au-dessus du niveau de la mer. L’eau est amenée en partie au moyen de conduits souterrains (tuyaux en béton de 600 millimètres de diamètre) et en partie au moyen de galeries ayant une longueur totale de 3,i kilomètres, au réservoir, lequel est bâti sur le penchant méridional de la forêt de Malvaux. Cette source a un débit moyen de 9 000 litres par minute.
- c) La « Source Châtel » qui se trouve à ’4oo mètres environ du côté nord' de la source Merlin, au-dessous de Rondchâtel, n’est pas encore captée. Son débit, qui est de 2 5oo litres par minute environ, coule directement dans la Suze.
- 2 et 3- — Il n’y a pas d’épuration ni d’élévation mécanique de l’eau.
- 4. —Le réservoir, de 3 000 mètres cubes de capacité, à deux compartiments, est situé droit au-dessus de la ville de Bienne. Il est construit en* maçonnerie et voûtes en béton. La différence d’altitude entre le tuyau d’échappement du réservoir et la moyenne du réseau des rues en ville est de-77 mètres.
- 5. — Longueur du réseau de distribution : 38,1 kilomètres.
- Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu, 28 ;
- nombre de bouches d’incendie, 190 ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau, 5.
- Consistance du service privé : nombre de concessions aux particuliers, 1 888.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne ; 10676 m3
- » » » maximum : i5328 m3
- » » » minimum: 4 793m4.
- L’eau distribuée pour les usages domestiques est soumise à un minimum de paiement annuel calculé d’après le nombre et la nature des pièces. La quantité normale à laquelle donne droit ce paiement est de 3o mètres cubes par pièce jusqu’à 4o mètres carrés de surface. L’excédent se paye à raison de 10 centimes le mètre cube. Pour les usages industriels l’eau est fournie au
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- compteur ; son prix varie de 10 à 6 centimes selon l’importance de la quantité annueile consommée.
- 7 • — Les analyses chimiques et bactériologiques exécutées par le chimiste cantonal ont donné les résultats suivants :
- 9 ® ? 05 *5 « £3 05 05
- Sources ^ c 5 £ g Z a .ST as te & M g. J 1
- g-o 2 ^ *0 * m se ed 03 , ^ S3 6Ô « £ CO 2
- H 3, s. °s s_
- Source Merlin (eau de la conduite). 8 Vs 4i3 6,24 4,26 Faibles Très faibles
- traces traces
- Source Romaine — 533 7-8 5,68 id. Faibles traces
- Source Merlin (réservoir). . . 8 — — — id. id.
- Sources J® « ‘Z ~ ’c 3 O O £ S s «*-. © _ © 2 £ s v Z 1 'Z .C il .1
- z 1 S5 M SP 'Z, a y WÆ u>
- t6 a. a
- Source Merlin (®au de la conduite). Pas Aucun 20 32 Aucune Très faible
- percep. quantité
- Source Romaine id. id. 25 12 id. id.
- Source Merlin (réservoir). . . id. id. — l6 id. id.
- 8. — Les travaux prévus pour l’avenir sont ceux de captation de la source Châtel.
- 9. — Les localités voisines telles que Nidau, Madretsch et Mâche sont alimentées par le service des eaux de la ville de Bienne. Macolin et Evilard le seront également plus tard.
- fl O. — La canalisation est faite dans la plupart des quartiers. Il n’y a pas de cas d’épidémie à signaler.
- Bulle (Canton de Fribourg)
- Population : 3 33o habitants.
- Propriétaire du réseau de distribution d’eau, ville de Bulle. Préposé aux eaux : L. Despond.
- Projet d’adduction pour la ville de Bulle dressé par M. Simon Crausaz, ingénieur à Fribourg, exécuté en l’année 1899, sous la direction de MM. Crotti et Musy, conseillers communaux à Bulle. Dépense prévue : 25o 000 francs, dépense faite : 320 000 francs.
- 1. — Eau des sources dites de Bonnefontaine, captées au moyen de chambres. Ces sources jaillissent sur les deux flancs de la vallée de la Jogne,
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- entre la Tzintre et les Fornys. D’après le professeur Schardt, leurs champs collecteurs sont les suivants :
- Rive droite de la Jogne i° Source de Bonnefontaine, groupe I . ^
- a0 Source de Bonnefontaine, groupe II. j
- 3° Source des Fornys, groupe I. . . j
- 4° Source des Fornys, groupe II. . . j
- Rive gauche de la Jogne
- 5° Source de la Chapelle du Roc . . j
- 6° Source des Auges (bugnon qui a ( probablement la même origine) . (
- 7° Source Peterlé............... . . j
- 4° Source de la Pisciculture (bugnon). -
- Champ collecteur
- Rochers des Yanels, partie supérieure et extérieure (N. W.).
- Rochers des Vanels, partie S. E. ; jus qu’au Roc; peut être aussi les Dents-Vertes.
- Zone de Jurass. sup. et de Néocomien entre la Sierne et {les Mor-veaux.
- Zone de Néocomien entre le Gros-Forny et Arpille.
- Arête allant de la Chapelle au Petit-Hautcrêt.
- Arête allant de la Chapelle au Petit-Hautcrêt.
- Côte boisée jusqu’au Jaunin-Dessus et le Pâquier-à-Chollet.
- Arête et côte boisée de la Foula-teyre.
- La chambre de départ est à l’altitude de 874 mètres. De ce point, le tracé de la conduite suit le bord de gauche de la route cantonale jusqu’au pont de Coppet. 11 traverse la Jogne au pont de la Tzintre. Puis, quittant la route et remontant légèrement, il rejoint la ligne de charge en-dessous du village de Charmey et continue à flanc de coteau jusqu’à la grange dite en Javeroz. Le passage de la vallée du Javeroz se fait en siphon. Du dépôt des postes de Crésuz, le tracé passe à flanc de coteau et aboutit au réservoir de charge derrière Montsalvans. Ce réservoir a sontrop-plein a l’altitude de 860 mètres.
- Quelques difficultés se sont présentées à la mise en service de la conduite par suite d’une abondante croissance de rizettes qui s’est produite en divers endroits et qui arrivait à obstruer presque complètement des tuyaux de 50 centimètres de diamètre. Ces rizettes avaient pour attaches de mauvais joints de bitume.
- 2. — La conduite ne possède qu’une chambre de décantation à Montsal-vans-sur-Broc. Elle est formée de 2 compartiments d’une capacité de 1 000 litres chacun.
- 4. — La construction d’un réservoir a été ajournée. Le devis de construction pour une capacité de 1 000 mètres cubes d'eau a été porté au chiffre de 45 000 francs. Deux projets sont en présence : un réservoir à Montsalvans, distant de 6 kilomètres, et un autre au lieu dit Le Dailly, sur le territoire de Vuadens, distant de 1 200 mètres. Ce dernier emplacement répondrait mieux aux exigences du service, mais il aurait le défaut de ramener la pression de 8 atm. à 5 atm.
- 5. — La longueur de la conduite maîtresse est de 12 kilom. 1/2. La longueur du réseau urbain est de 2 4oo mètres.
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- Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu, 17 ; nombre de bouches d’arrosage, 35 ; nombre de bouches d’incendie, 35 ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau, 4.
- Consistance du service privé : nombre de concessions aux particuliers, 289. O. — Volume d’eau consommé par jour, en moyenne, 2 000 1, p. min.
- » » » maximum 2 3oo »
- » » » minimum 1 5oo »
- Jusqu’en igo5, le mode de distribution d’eau aux particuliers était à discrétion. Depuis cette date, en vue d’obtenir une pression d’eau plus constante, l’autorité communale livre l'eau à ses abonnés au compteur. L’appareil choisi est celui à piston de la marque Frager qui a donné jusqu’à ce jour de très bons résultats. La pression se maintient au chiffre normal de 8 atm. dès 1905. Chaque abonnement est soumis à un paiement minimum de 22 à 60 francs, selon l’importance du minimum de consommation, qui peut varier de 100 à 5oo mètres cubes. L’excédent se paye à raison de 8 centimes le mètre cube de 5oo à 1 000 mètres cubes et de 6 centimes de 1 000 à 2 000 mètres cubes et au delà. Pour les industriels, la quantité supérieure à 2 000 mètres cubes, se calcule à raison de 4 centimes le mètre cube.
- T. — Les analyses faites par le Dr Tavel, professeur et directeur à l’Institut Bactériologique de l’Université de Berne, ont donné les résultats suivants : ,
- Echantillons Numéro 1 Numéro 2 Numéro 3 Numéro 4 Numéro 5
- Source au lieu dit. . . : . Des Fornys Péterlet Pisciculture Auges Bonne fontaine
- Résidus secs (mgr. par lj. 33o 249 3l5 323 296
- Résidus de calcination . 29a 239 280 287 260
- Matières organiques . . traces min. traces min. traces min. traces min. traces min.
- Chlorure (mgr. par litre). 3,5 3,4 3,5 7,0 6,9
- Sulfates tr. appréc. traces min. traces min. traces min. traces min.
- Nitrates traces min. traces min. traces min. traces min. traces min.
- Ammoniaque Point traces point point point
- Nitrites Aucune tr. aucune tr. aucune tr. aucune tr. aucune tr.
- Dureté (degrés français). 29 23 28 28 26
- 8 et 9. — Les sources de Bonnefontaine seules arrivent actuellement à Bulle. Lorsque la consommation de l’eau sera devenue telle qu’il y aura lieu d’ajouter de nouvelles sources, il y Jaura avantage à capter les eaux dites de Fornys qui fournissent une quantité de 4 <>00 litres par minute au minimum (voir § 1). Les sources dites de Péterlet, de la Pisciculture et des Auges, propriétés de la ville de Bulle, pourraient également fournir 4 000 litres par minute.
- 10. — La ville de Bulle est sillonnée de canaux qui reçoivent les égouts des fosses d’aisances, des eaux ménagères et pluviales de chacun des immeubles. Les canaux se déversent dans la Trême et l’Ondine, ruisseaux qui vont se jeter dans la Sarine. C’est donc le système de tout à l’égout qui a été
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- adopté par la ville de Bulle. Bulle est dans une situation toute privilégiée sous le rapport de la salubrité publique, l’autorité communale n’ayant reculé devant aucun frais en vue de procurer à ses habitants, de l’eau en abondance, la lumière électrique, des canaux d’assainissement, des rues et places toujours bien entretenues.
- Chaux-de-Fontls (Canton de Neuchâtel)
- Population : 4!-3io habitants
- Propriétaire de la distribution d’eau, ville de la Chaux-de-Fonds.
- Directeur des services industriels, H. Mathys.
- Projet de M. G. Bitter ingénieur à Neuchâtel (projet général).
- Plan définitif dressé par M.M. 0. Ossent et Louis Petitmermet, ingénieurs, exécuté en l’année 1886-1887 sous la direction de M. H. Mathys, alors directeur des Travaux publics de la commune.
- La dépense a été d’environ 2 4oo 000 francs.
- 1. — Les sources jaillissent au bord de l’Âreuse en amont de Champ du Moulin à la cote 630 à 635. Elles étaient formées par un grand nombre de filons sortant des rochers jurassiques à quelques mètres au-dessus du niveau de la rivière. Le captage a été fait au moyen de galeries souterraines percées dans les dits rochers.
- Depuis la galerie de captage, l’eau descend directement dans le puisard des pompes d’une usine hydraulique. L’eau est élevée à la cote 1 116 m. 00 ; au point culminant elle se déverse dans un canal à libre écoulement qui traverse la montagne du Solmon dans une galerie de 768 mètres de longueur, longe la vallée de la Sagne à flanc de coteau, traverse le tunnel de la Cor-batière de 1 088 m. 00 de longueur et la vallée des Crosettes au moyen d'un siphon pour aboutir au réservoir situé près de la Chaux-de-Fonds à la cote 1076,60
- Les longueurs des conduites sont les suivantes :
- Conduite ascensionnelle................................. m. 1 35o,()o
- Galeries souterraines................................... » 1 856,00
- Aqueduc en tranchée................................. » 13607,00
- Siphons................................................. » 1 645,oo
- Total entre usine élévatoire et réservoir . . m. 18 458,00
- 11 y a actuellement 2 conduites ascensionnelles.
- Les conduites ascensionnelles sont en tôle de fer corroyée, soudée par recouvrement ; diamètre extérieur 270 millimètres ; les joints sont à brides vissées sur les tuyaux.
- Les galeries souterraines de l’aqueduc sont formées par un canal en béton en forme de trapèze d’une hauteur de o m. 45 ; la largeur est de o m. 4° au fond et de o m, 5o en haut. La couverture est en béton.
- Les siphons sont formés par des tuyaux en fonte de 35o millimètres de diamètre intérieur.
- 3. — La force motrice pour l’élévation de l’eau est fournie par l’eau de la
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- rivière. L’installation comporte 4 turbines système Girard, de 4 8oo millimètres de diamètre, à axe horizontal, actionnant chacune une groupe de 2 pompes parallèles à double effet, à pistons plongeurs. Les manivelles des pompes sont accouplées à angle droit sur l’arbre même des turbines. Le nombre de tours des turbines est de 56 par minute.
- En 1898, il a été ajouté 2 turbines à haute pression, faisant 4°° tours par minute, actionnant chacune 2 pompes à pistons différentiels.
- Chaque groupe refoule par minute 1 000 litres d’eau de la cote 629 mètres à la cote 1116 mètres.
- Chute de l’eau motrice 5a mètres ; hauteur de refoulement des pompes, perte de charge comprise ; 5oo à 5o5 mètres.
- Force de chaque turbine 100 chevaux.
- 4. — Il n’y a point de réservoir au point culminant de la conduite ascensionnelle.
- Un seul réservoir de service est placé à 1 kilomètre environ de la ville. Ce réservoir est voûté et composé de 2 chambres de 2 3oo mètres cubes chacune ; la capacité totale est donc 4 600 mètres cubes. Il est construit dans le rocher et entièrement en béton. ^
- Le fond du réservoir est à la cote 1 076,5o ; le niveau supérieur de l’eau à la cote 1 081,00 ; l’altitude de la ville est 986 à 1 o65 mètres.
- 5. — Réseau maillé ; pression unique ; distribution constante, pression normale 70 à 80 mètres.
- La longueur du réseau de distribution est de 42 967 mètres ;
- Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu 4 I nombre de bouches d’arrosage 472 i nombre de bouches d’incendie 472 ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau 12.
- Consistance du service privé : nombre de concession aux particuliers 1 85o ; nombre de robinets de cuisine 8 620.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne 4 000 mètres cubes.
- Volume d’eau maximum consommé par jour 6 000 mètres cubes.
- Volume d’eau minimum consommé par jour 3 5oo mètres cubes.
- Le prix de l’eau livrée aux particuliers est de 0 fr. 3o lè mètre cube jusqu’à 1 200 mètres cubes ; de 0 fr. 25 le mètre cube pour une consommation de 1 200 à 3 000 mètres cubes et o fr. 20 pour une consommation supérieure à 3 000 mètres eubes. Le prix annuel minimum est fixé d’après le nombre et la nature des locaux et ne peut être inférieur à 20 francs.
- Tl. — Les analyses ont donné les résultats suivants :
- Matières organiques (7 sources) .... 0,00 à o,o5 gr. par litre
- Ammoniaque * . o »
- Azotates et azotites » .... 0,004 à 0,008 » «
- Azotites » .... traces (1), très peu (3), passablement (1),
- peu (1), beaucoup (1).
- Chlorures...................... traces
- Sulfures .......................... o
- 8. — Il est prévu pour l’avenir l’installation de moteurs électriques pour actionner les pompes en cas de manque d’eau motrice dans la rivière
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- (basses eaux), et le captage de nouvelles sources au moyen de galeries souterraines.
- 9. — Les principales ressources auxquelles on poufrait s’adresser sont :
- Le bassin souterrain du Yal de Travers ;
- Le lac de Neuchâtel.
- 10. — Les éviers, baignoires, bassins de buanderie, le trop-plein des fosses d’aisance, etc. se déversent dans l’égout. Les fosses d’aisances sont vidées régulièrement au moyen de pompes pneumatiques.
- Uelémont (Canton de Berne)
- Population : 5.o53 habitants.
- Le service des eaux a été créé et est exploité par la commune municipale de Delémont. Projet de M. Solioz, ingénieur civil, exécuté en l’année 1900 sous la direction d’une commission spéciale présidée par M. Grosjean directeur de la régie Fédérale des alcools, actuellement à Genève. Dépense prévue 4oo 000 francs, dépense faite 4<>5 000 francs.
- 1. — L’eau pour l’alimentation de la ville en haute pression a été captée à Develiers, localité située à l’ouest de Delémont et à une distance de 6 kilomètres de cette ville. L’eau a été captée dans une ancienne galerie de mine de fer à une profondeur de 18 mètres et coule naturellement dans des tuyaux-en ciment de 20 centimètres de diamètre.
- La ville possède une deuxième source dite « la Daue » située au nord de Delémont, d’une capacité de 2 5oo litres à la minute, qui sort également d’une galerie de minerai de fer. Cette source sert à l’alimentation des deux tiers de la ville.
- S. — L’eau étant de première qualité 11’est par conséquent pas filtrée.
- 4.^— La ville de Delémont possède 2 réservoirs de 3oo mètres cubes chacun creusés dans le roc et construits en béton ; ils sont de forme rectangulaire. Ces réservoirs servent pour l’eau provenant de Develiers. En outre il existe 2 autres l'éservoirs de 200 mètres cubes chacun construits en béton armé, pour la basse pression.
- 3. — Le réseau de distribution a une longueur de 6 kilomètres.
- Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu 10 ; nombre de bouches d’ipcendie 115 ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau 4-
- L’eau est livrée au compteur selon le tarif suivant (année 1907) :
- Pour les 4oo premiers m3 d’eau consommés, soit de 1 à 400 . . . fr. 0,20 le m3
- » 4oo mètres cubes suivaats, soit de 4oo à 800. . . . » 0,18 »
- » 1 200 » » 800 à 2 000. . . . » 0,16 »
- » 4 000 » » 2000 à 6000. . . . » 0,15 »
- » 9 000 » > 6000 à i5ooo. . . . » 0,14 »
- Pour l’eau consommée de i5 000 et au-dessus 0,12 le mètre cube.
- 8____La ville de Delémont a une nouvelle source à capter qui par les plus
- basses eaux peut fournir 4oo litres à la minute.
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- 10. —La ville possède un réseau d’égouts entièrement nouveau qui se trouve à 3 mètres de profondeur. Il y a tous les appareils nécessaires pour la désinfection.
- Fribourg (Canton de Fribourg)
- Population : 19.450 habitants.
- Le service de distribution d’eau de la ville de Fribourg est exploité par l’administration des Eaux et Forêts.
- L’usine de la Maigrauge, située à quinze minutes environ de Fribourg, fut construite en 1872 par l’ancienne « Société générale Suisse des Eaux et Forêts » sous la direction de l’ingénieur G. Rieter de Neuchâtel.
- Cet établissement avait pour but l’alimentation d’eau potable de la ville de Fribourg et la fourniture de force aux industries projetées sur le plateau de Perolles, telles que la fabrique de wagons détruite peu après par un incendie, la scierie de Perolles, la fonderie de Fribourg puis plus tard la fabrique d’engrais chimiques.
- Afin d’avoir la chute d’eau nécessaire, un barrage en béton de 180 mètres de longueur, 6 mètres de largeur au couronnement, 23 mètres à la base et d’une hauteur de 18 mètres, soit un monolithe de 40 000 mètres cubes, barre la vallée de la Sarine et permet d’utiliser à l’usine, au moyen d’un canal d’amenée, une chute de 10 mètres, tout en formant en amont une sorte de lac artificiel.
- En 1872, l’usine comportait deux turbines seulement de 3oo HP. chacune, construites par la maison J.J. Rieter et Cie, à Tôss, l’une destinée au service des eaux et l’autre à celui de la force.
- 1. — Actuellement la ville de Fribourg est alimentée par les trois sortes d’eaux suivantes :
- i° Eau de rivière prise à l’usine même de pompage.
- 2® Eau de source peu importante amenée à l’usine de pompage par une conduite en fer de 3,; et de 60 mètres de long.
- 3° Eau de rivière souterraine, c’est-à-dire prise dans le lit en gravier de la rivière et recueillie au moyen de 2 puits creusés dans la couche de gravier ; cette eau est aspirée jusqu’à la pompe d’élévation par 2 conduites de i5 cen-mètres de diamètre et de 4o mètres de longueur.
- 2. — i° L’eau de rivière est filtrée artificiellement dans 2 grands bassins à travers une forte couche de gravier et de sable.
- 20 L’eau de source est pompée directement sans être filtrée.
- 3° L’eau de rivière souterraine est filtrée naturellement à travers les couches de graviers et de sable et se trouve recueillie dans les puits dont les parois sont constituées par des tôles d’acier perforé.
- 3. — 1® L’eau filtrée artificiellement et l’eau de source sont élevées mécaniquement par une pompe à piston des anciens ateliers Leroy à Vevey et par 2 pompes à piston de la maison Escher, Wyss et Cio à Zurich. La force nécessaire est produite par une turbine hydraulique de 3oo chevaux de la maison J.-J. Rietter à Winterthour.
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- 2° L’eau filtrée naturellement est élevée par une pompe centrifuge à haute pression de la maison Sulzer frères, actionnée directement par un moteur électrique d’Oerlikon à courant triphasé de 5oo v. ef 180 chevaux recevant le courant de l usine électrique de Fribourg. L’eau est pompée à i5o mètres de hauteur et son volume est d’environ 5,5 mètres cubes à la minute.
- 4. — La distribution d’eau comporte un réservoir à 2 compartiments, d’une capacité de 4 000 mètres cubes, construit en maçonnerie.
- Un second réservoir de là même contenance est actuellement en construction et sera exécuté en béton.
- o. — Longueur du réseau de distribution 20o5o mètres.
- Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu 10 ; nombre de bouches d’arrosage ou d’incendie ; 147 ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau 1.
- Consistance du service privé : nombre de concessions aux particuliers 1 o52.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne 6 4oo mètres cubes.
- Volume d’eau consommé par jour maximum 7 920 mètres cubes.
- Volume d’eau consommé par jour minimum 4 800 mètres cubes.
- L’eau est distribuée aux particuliers soit par robinets de jauge, c’est-à-dire à écoulement constant, soit à discrétion pour eau ménagère ou d’agrément. Dans le premier cas le pri^ pour x liti’e à la minute est de 60 francs par an ; ce prix s’abaisse pour les concessions de plusieurs litres, selon un tarif échelonné, jusqu’à 3o francs par litre pour les concessions de 5i à 100 litres.
- Dans le second cas le prix est calculé à raison de 20 francs pour une cuisine et 5 francs pour chaque pièce. Les robinets en sus du premier sont soumis à des taxes supplémentaires variant de 3 à i5 francs.
- 8. — De nouvelles captations de sources sont prévues selon le développement du service.
- Genève (ville et canton)
- Population du canton : 147 047 habitants.
- Population de l’agglomération ; 1x6445 habitants.
- Directeur du service des eaux : A. Bétant, ingénieur.
- L’organisation définitive de la distribution de l’eau du lac dans la ville et le canton de Genève a fait partie du projet d’utilisation des forces motrices du Rhône et de régulaiisation du lac Léman, dressé et exécuté par la ville de Genève en i883-i886.
- Capital dépensé au 3i décembre 1906 : 10 849 321 fr. 45.
- 1 • — L’agglomération urbaine, comprenant la ville de Genève et les communes de Plainpalais, des Eaux-Vives et du Petit-Saconnex, ainsi que la majeure partie du canton, comprenant les communes de : Anières, Avully, Bai’donnex, Bellevue, Bernex, Cartigny, Gollonges-Bellerive, Cologny, Con-fignon, Corsier, Genthod, Gy, Bermance, Laconnex, Lancy, Meinier, Onex, Perly-Certoux, Plan-les-Ouates, Pregny, Russin, Grand-Saconnex, Soral, .Ti’oinex, Vernier, Versoix, sont alimentées en eau du lac distribuée par le service des eaux de la ville de Genève.
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- Cette eau est puisée à 2000 mètres environ en amont des jetées du port ce qui correspond à une distance des rives de 1 3oo mètres environ, et à une profondeur de 17 mètres. Elle offre dans ces conditions, en toute saison, les garanties de pureté voulues pour pouvoir être livrée à la consommation sans aucune fdtration préalable.
- L’eau est amenée à l’usine élévatoire (bâtiment des turbines de la Coulou-vrenière) par une conduite en tôle d’une longueur de 3 600 mètres et d’un diamètre intérieur de 1 m. 20, posée sur le fond du lac et du Rhône.
- Le reste du canton est alimenté soit par de petites usines élévatoires locales, soit par des sources dont l’eau est amenée par simple gravité. Les plus importants de ces services sont :
- La Société des eaux d’Arve, possédant une usine élévatoire à Yessy, sur l’Arve, qui pompe sur place l’eau d’une nappe souterraine ; son rayon de distribution s’étend aux communes de Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg, Choulex, Cologny (en partie), Puplinges, Thônex, Yandœuvres et Yeyrier. ainsi qu’à une partie des communes suburbaines de Plainpalais et Eaux-Vives ;
- Le service des eaux de Carouge, qui a une usine élévatoire sur l’Arve, à Carouge, et qui pompe l’eau d’une source qui se trouve sur place ; ce service appartient à la commune de Carouge qui alimente son propre territoire ;
- La Société des Eaux-Belles, qui possède des sources à Eirembières (Haute-Savoie) sur le flanc du Salève, et qui alimente les communes genevoises de Jussy et Presinges et les communes françaises d’Etrembières, Anne-masse, Ambilly et Ville-la-Grand ;
- Les eaux du Mandement, comportant une usine élévatoire sur le Rhône à Peney, qui pompe l’eau d’un puits creusé au bord du Rhône. La zone d’alimentation comprend les agglomérations rurales de Peney, Aire-la-Ville, Sa-tigny, Peissy, Choully, Bourdigny, et Meyrin. Autrefois société particulière, cette entreprise a été rachetée par l’Etat, et l’exploitation en est actuellement réunie à celle des réseaux du service des eaux.
- 2. — L’eau du lac est livrée à la consommation sans filtration préalable. Les analyses faites d’une façon régulière ont démontré, en effet, que sa composition la rend propre à être consommée telle quelle, et les conditions dans lesquelles elle est puisée la mettent à l’abri de toute contamination accidentelle.
- 3. — L’utilisation des forces motrices du Rhône comporte une usine de production de force motrice sur le Rhône, à la Goulouvrenière. Cette usine renferme 18 turbines de 260 chevaux en moyenne, actionnant chacune une pompe montée directement sur son axe, et un service de réserve comprenant 3 pompes centrifuges actionnées par moteurs électriques, l’une de 1 000 chevaux et les deux autres de 5oo chevaux, destinées à fournir un appoint aux groupes turbines-pompes, lorsque, par suite des crues, ceux-ci ne peuvent pas donner leur puissance normale.
- L’ensemble des pompes est divisé en trois séries, alimentant chacune un réseau de canalisations distinct :
- i° Les pompes 1 et 2 alimentent le réseau dit « à basse pression », qui
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- distribue l’eau ménagère dans l’agglomération urbaine. Pression normale à l’usine : 55 mètres.
- 2° Les pompes 4 à 6 alimentent le réseau dit : « 'd’eau ménagère à haute pression », qui distribue l’eau ménagère dans les quartiers hauts de la ville et dans les communes rurales du canton. Pression normale à l’usine i4o mètres.
- La pompe 3 peut être branchée sur l’un ou l’autre de ces deux réseaux, et sert de réserve à l’un ou à l’autre service.
- 3° Les pompes 7 à 18, ainsi que les pompes de réserve à moteurs électriques, alimentent le réseau dit « d’eau motrice », qui distribue la force motrice dans l’agglomération genevoise. Pression normale à l’usine : i35 mètres.
- Les groupes turbines-pompes ont été construits par MM. Escher, Wyss et G19 à Zurich. Les turbines sont du genre Jonval à réaction ; chacune actionne une double pompe à pistons plongeurs ' accouplée directement sur son arbre. Les deux éléments d’une pompe sont disposés à 90° et chaque
- élément est à double corps, de sorte que l’on a 4 courses utiles de pistons
- par tour.
- Le montage de ces groupes s’est fait au fur et à mesure des besoins, de i885 à 1897.
- La pompe centrifuge de 1 000 chevaux a été construite par MM. Sulzer lrères à Wintherthur, et son moteur par MM. Brown, Boveri et G'9 à Baden. Ge groupe a été mis en service en 1899.
- Les 2 pompes centrifuges de 5oo chevaux (système Rateau) et leurs moteurs ont été fournies par MM. Brown, Boveri et Gio en 1907, en même temps que la station de réserve a été réorganisée d’après des plans définitifs.
- Volume d’eau total élevé en 1906 ; 42859990 mètres cubes.
- Prix de 1 000 mètres cubes d’eau élevés en 1906 : 2 francs, 366, non
- compris l’intérêt et l’amortissement.
- 4. — Il existe 2 réservoirs, fonctionnant comme trop-pleins des réseaux auxquels ils appartiennent :
- Le réservoir de la Bâtie, relié au réseau à basse pression. Contenance ; 48oo mètres cubes ;
- Le réservoir de Bessinge, relié au réseau d’eau motrice. Contenance : 12 500 mètres cubes.
- Le réseau d’eau ménagère haute pression n’a pas de réservoir, le débit étant sensiblement constant. Dans le cas d’un excès de pression, un clapet de retenue installé au départ de l’usine, permet à l’eau de s’échapper dans le réseau d’eau motrice.
- 5. — Longueur totale des réseaux de distribution au 3i décembre 1906 : 36o 344 mètres.
- Consistance du service public (3i décembre 1906) :
- Nombre de fontaines, bornes-fontaines, lavoirs, jets d’eau, grottes : i56 (le tout à jet continu).
- Nombre de bouches : 1709.
- Consistance du service privé (3i décembre 1906) :
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- Nombre de concessions aux particuliers :
- Eau ménagère et industrielle : 6609 concessions.
- Eau motrice : 397 concessions.
- 6. — La consommation totale d’eau en 1906 a été de 3o 915 778 mètres cubes, se répartissent comme suit :
- Eau consommée par les services publics, y compris l’alimentation
- des bâtiments publics............................................ 6 785 497 m3
- Eau consommée par le Service des Eaux pour son propre usage . . 1 248 855 »
- Eau consommée ( Eau ménagère et industrielle..................... 7212610 »
- par le service privé ( Eau motrice.................................. i5 668816 »
- Total (comme ci-dessus).................................... 30915778 m3
- La consommation moyenne par 24 heures, non compris l’eau servant à la distribution de force motrice, s’élève à 4i 773 mètres cubes. Cette quantité se répartit sur 121 5oo habitants, d’où il résulte que la consommation moyenne par habitant et par 24 heures est de 344 litres.
- Pour l’eau distribuée comme force motrice, la consommation moyenne par 24 heures est de 42 929 mètres cubes, se répartissant sur 112 3oo habitants ; ce qui donne une moyenne de 382 litres par jour et par habitant.
- La consommation totale moyenne dans la zone desservie par le réseau de force motrice (ville de Genève, Carouge, Plainpalais, Eaux-vives et Petit-Saconnex en partie) s’élève donc à 726 litres par jour et par habitant.
- Les tarifs de base pour la vente de l’eau sont les suivants :
- Eau ménagère à la jauge ; prix à forfait par année pour 1 litre par minute :
- Basse pression : 48 francs.
- Haute pression ; 60 francs.
- Eau ménagère au compteur ; prix par mètre cube :
- Basse pression.......... ofr. i5 à ofr. n 3 suivant l'importance du minimum
- Haute pression.......... o fr. 18 à o fr. i3 ) annuel souscrit par l’abonné.
- Eau industrielle (bains, lavoirs, etc.) au compteur ; prix du mètre cube :
- Basse pression. Haute pression
- o fr. 10 à o fr. 08 ofr. 12 à ofr. 09
- suivant l’importance du minimum souscrit pâr l’abonné (au moins 200 mètres cubes par mois).
- La force motrice est livrée soit à forfait, d’après le nombre de chevaux de l’unité motrice, — le prix du cheval varie de 4oo à i4o francs par an, suivant l’importance de cette unité, — soit au compteur, d’après un tarif fixant le prix du mètre cube de 0 fr. 07. à 0 fr. 02 suivant l’importance de la consommation.
- Les prix ci-dessus sont les prix de base, mais il existe des règlements et tarifs spéciaux donnant certaines facilités aux abonnés : participation de la ville aux frais d’installation pour les petits immeubles, fourniture et installation de moteurs chez les abonnés, abonnements supplémentaires à prix réduits, abonnements réduits pour les petits immeubles, eau d’arrosage pendant les mois d’été, etc.
- ' "7- — L’eau distribuée dans la ville et le canton est soumise au contrôle
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- du bureau cantonal de Salubrité publique. Les analyses faites par ce Bureau donnent les résultats suivants :
- Analyse chimique :
- Résidu sec par litre : o gr. 180 à 0 gr. i85.
- Matières organiques : 7 à 10 milligrammes.
- Absence d’ammoniaque et de nitrites.
- Très faibles proportions de nitrates et de chlorures.
- Analyse bactériologique :
- Nature des germes : Microorganismes ordinaires de l’eau. Pas de pathogènes.
- Nombre des germes au centimètre cube : 3oi,3. (Résultat moyen de 33 analyses, du 20 janvier igo5 au 3o septembre 1907).
- 8 et 0. — Il est probable que pour l’agglomération urbaine, l’eau du lac, puisée dans les conditions voulues pour être à l’abri des contaminations accidentelles, continuera à être la principale source d’alimentation. C’est là, en effet, une source qui a le grand avantage d’être intarissable, alors qu’il n’y a aucune difficulté à en élever l’eau, la ville possédant toute l’énergie mécanique nécessaire.
- Pour les localités reculées du canton, il y aura peut-être lieu d’étudier, lorsque le développement du service l'exigera, l’élévation mécanique des sources ou des nappes souterraines que l’on pourra trouver sur place, au moyen de petites usines actionnées par l’électricité : le canton possède en effet des ressources en énergie électrique qui permettent d’envisager cette solution d’une façon pratique.
- 10. — Cliaq ue immeuble est tenu, par les règlements de la ville, d’avoir un branchement d’égout se raccordant à la canalisation publique. Les anciens immeubles, qui sont encore en majorité, sont pourvus à leur partie inférieure, d’un sac dont le trop-plein va à l’égout de la rue. La vidange de ce sac s’effectue périodiquement dans l’égout, par ce même tuyau de trop-plein, au moyen d’une chasse d’eau sous pression fournie par une bouche à eau voisine ; pendant cette opération le sac reste clos, de telle façon que les gaz ne peuvent se dégager à l’extérieur. Dans les nouveaux immeubles, le sac est remplacé par un simple siphon raccordé directement avec la canalisation de la rue.
- Le réseau d’égouts dessert toutes les rues de l’agglomération. 11 comporte des canalisations de diamètres variables, mais dont le plus courant est o m. 3o ; il aboutit à deux grands collecteurs construits sur chacune des rives du Rhône, qui déversent leur contenu dans le fleuve, en aval de l’agglomération. Grâce à la grande quantité d’eau dont on dispose en toute saison, • par suite de la régularisation du niveau du lac, et à la différence de niveau entre les deux extrémités des collecteurs, le lavage de ceux-ci est des plus aisés. En outre le débit et le fort courant du Rhône assurent l’entraînement et la dilution des eaux usées d’une façon très complète.
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- Lausanne (Canton de Vaud)
- (Population 54*4^0 h.)
- Chef du Service des Eaux : E. Chastellain, ingénieur.
- La ville de Lausanne est à ce jour alimentée :
- A) en eau potable, — a) principalement par son service communal des eaux.
- b) en outre, par trois Sociétés privées ou associations de propriétaires.
- B) en eau industrielle, — a) par la Société des eaux de Bret.
- Jusqu’en 1876, la ville de Lausanne, qui comptait alors moins de 3o 000 habitants, était alimentée en eau potable et industrielle par 3 principaux groupes de sources appartenant à la commune de Lausanne, captées dans les collines du Jorat qui dominent immédiatement la ville du côté nord et nord-est. Un grand nombre de maisons et campagnes possédaient des sources particulières ou simplement des puits.
- Il est intéressant de noter ici que jamais les Lausannois n’ont utilisé les eaux du lac Léman, situé à 2 kilomètres seulement du centre de la ville, mais à 126 mètres environ en contrebas de ce centre.
- Le volume minimum d’eau fourni par ces groupes de sources du Jorat ne devait alors guère atteindre plus de 1 4oo litres-minute.
- En 1872, une société dite du chemin de fer Lausanne-Ouchy et des Eaux de Bret, entreprit et termina au commencement de 1876 des travaux importants, pour l’adduction des eaux du lac de Bret situé à 14 kilomètres environ de Lausanne, à la cote 670 mètres. Cette eau était destinée à fournir la force motrice nécessaire à la traction du chemin de fer funiculaire de Lausanne à Ouchy et à fournir des forces motrices à l’industrie. Cette société a agrandi son réseau de distribution jusque dans les communes à l’est de la ville et exploite encore aujourd’hui ce service d’eau industrielle et motrice seulement, à l’exclusion des usages alimentaires et ménagers.
- En 1876, une société dites des Eaux de Lausanne, se constitua pour amener l’année suivante à Lausanne, les eaux de la source du Pont de Pierre (3 600 litres-minute) captée au pied des Alpes, au-dessus de Montreux, cote 65o, à 3o kilomètres environ de Lausanne. Ces eaux ajoutées aux eaux des sources de la Commune augmentées en 1889 de l’adduction des eaux de Saint-Hippolyte (3oo litres-minute), forment jusqu’en 1901 la principale distribution d’eau potable.
- En 1901, la commune de Lausanne a acquis la Société des Eaux de Lausanne et possède ainsi à peu près tout le service d’eau potable.
- Des quelques autres sociétés de moindre importance, qui avaient chacune leur réseau distinct, il n’en subsiste aujourd’hui plus que trois (Société de Beau Rivage, 80 I. m. — Société de Pierre Ozaire, 45o 1. m. — Société de Moillie es Donnes, 225 1. m.), dont la reprise par la commune est actuellement à l’étude.
- Enfin en 1899,1a Commune de Lausanne a acquis 10000 litres-minute (i3ooo en été et 7000 eh hiver) d’eau provenant de sources captées dans le pays d’Enhaut (Alpes Vaudoises), à 56 kilomètres environ de Lausanne, et
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- qui lui est livrée à Sonzier sur Montreux, à la cote 705 et à 29 kilomètres environ de Lausanne.
- Les travaux d’adduction de ces dernières eaux sont- aujourd’hui complètement achevés.
- Le Service communal des eaux, complété en 1901 par le rachat de la Société des Eaux de Lausanne et l’adduction des eaux du Pays d’Enhaut, constitue l'un des 3 dicastères des Services industriels de la ville (gaz, eau, électricité) dépendant de la Direction des travaux.
- Le Service des eaux est dirigé par un ingénieur chef de service, assisté d’un gérant s’occupant plus spécialement de la partie administrative et comptable. Il comprend les contremaîtres, appareilleurs, surveillants, etc. nécessaires.
- L’exploitation des services d’eau potable appartenant à des sociétés particulières est faite pour chacune d’elles par des gérants, et les travaux d’entretien des canalisations sont exécutés par des appareilleurs de la ville.
- L’exploitation du service des eaux de Bret est dirigée par l’administration commune au chemin de fer funiculaire Lausanne-Ouchy et à ce service d’eau industrielle.
- Cette administration est confiée à un chef d’exploitation assisté d’un ingénieur, avec tout le personnel auxiliaire voulu.
- 1. — a) Yu le grand nombre et la diversité des sources qui fournissent les eaux potables amenées à Lausanne, il n’est guère possible d’entrer dans le détail de leur captation.
- Disons seulement que les sources du Pays d’Enhaut sont captées à des cotes variant entre 1 100 et 1 4oo mètres d’altitude, dans des galeries dont les plus longues atteignent 3oo mètres de profondeur. Ces galeries sont percées dans la roche, avec radier, piédroits et voûte en béton de ciment, L’eau y jaillit par les fentes du rocher et s’écoule dans une cunette en ciment, posée sur le radier.
- Les sources captées à quelques kilomètres seulement de la ville dans les collines du Jorat sont, à l’exception d’une, des sources peu profondes.
- b) Les eaux du lac de Bret sont fournies en partie par un ruisseau « le Grenet » qui s’y jette, par des sources et les eaux s’écoulant à la surface du sol.
- La capacité du lac a été augmentée par la construction d’une digne en terre qui a permis d’en relever le niveau d’environ 4 mètres.
- La prise d’eau du lac est faite par deux tuyaux qui traversent la digue en terre et s’avançant sous l’eau assez avant dans le lac afin de permettre d’utiliser celle-ci jusqu’au plus bas niveau possible.
- Le lac de Bret, dont la surface est de 23 hectares, fonctionne ainsi comme un immense réservoir d’alimentation et en cas de sécheresse prolongée, il peut subir une dénivellation pouvant aller jusqu’à 7 m. 5o et même à 9 m. 66. limite inférieure delà prise d’eau. Il est actuellement question de relever le niveau du déversoir du lac, pour augmenter la réserve d’eau.
- Le volume d’eau dont dispose la Compagnie des Eaux de Bret est évalué à 12 000 litres-minute au minimum.
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- 2. — Il n’existe pas d’installation pour l’épuration des eaux.
- *i>- — foutes les eaux sont amenées et distribuées par simple gravité.
- 4. Le service est assuré parles réservoirs suivants :
- 2 réservoirs de 4ooo mètres cubes en maçonnerie ordinaire.
- 1 » de 4°o » »
- 2 » de 5oo » en béton armé
- V « de îoo » »
- 5. — La distribution est constante ; elle se fait par réseau maillé en général. Le réseau communal a une longueur de 76202 mètres.
- Consistance du service public :
- Nombre de fontaines à jet continu io3 Nombre de bouches d’incendie 4*2
- Nombre d’urinoirs publics à effet d’eau 33 Consistance du service privé :
- Nombi'e de concessions aux particuliers 2 442
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne 10 322 mètres cubes
- » » maximum 12208 mètres cubes
- » » minimum 8 832 mètres cubes
- L’eau est vendue au compteur, le prix varie de 8 à i5 centimètres le mètre cube.
- T. —L’analyse bactériologique des eaux est faite par les soins du laboratoire cantonal de chimie et de bactériologie. Les échantillons sont prélevés tous les 20 jours surtoutes les eaux alimentant la ville. Pour quelques sources, des échantillons destinés à l’analyse bactériologique sont prélevés tous les 2 jours et quelquefois tous les jours.
- Les frais annuels atteignent 1 5oo francs.
- Voici copie des analyses des 2 principales sources alimentant Lausanne :
- Analyse d’une eau du Pont de Pierre, prélevée à Sonzier Résultat de l’analyse chimique et bactériologique :
- Aspect limpide ; matières organiques, i4 mgr. 94 par litre ; couleur nulle ; odeur nulle ; résidu sec à io5°, 4^6 milligrammes ; résidu calciné, 348 milligrammes ; alcalinité, 200 milligrammes; ammoniaque, 0; azotates, 0; chlorures, 0 ; acide azoteux, 0 ; sulfates, très fortes traces ; dureté totale ; 34° ; dureté temporaire, 20 ; dureté permanente, i4°-Analyse bactériologique.
- Température, 8.1 degrés.
- Nombre de microbes par centimètre cube, 60.
- Ni coli, ni Eberth.
- Conclusions : Cette eau a une très bonne composition chimique et bactériologique.
- (Signé) SEILER, chimiste cantonal.
- Analyse d'une eau du Pays d'Enhaut, prélevée à Sonzier
- Résultat de l’analyse chimique et bactériologique :
- Annuaire des Distributions d’eau, 87
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- Aspect limpide; matières organiques, 11 mgr. 6a par litre ; couleur nulle; odeur nulle; résidu sec à io5, 210 milligrammes; résidu calciné, ] 64 milligrammes; alcalinité, 16.0 milligrammes; sulfates, moyennes traces ; ammoniaque, o ; azotates, 0 ; chlorures, 0 ; acide azoteux, o ; dureté totale, 16 ; dureté temporaire, i5 ; dureté permanente, 1 degré.
- Analyse bactériologique.
- Température, 6.9 degrés.
- Nombre de microbes par centimètre cube, 173•
- Ni coli, ni Eberth.
- Conclusions : Cette eau a une très bonne composition chimique et bactériologique.
- (signé) SEILER, chimiste cantonal.
- 8. — Les travaux prévus pour l’avenir consisteront en une augmentation de la réserve d’eau.
- 1 O. — Le système du tout à l'égout est uniquement employé.
- Les ordures ménagères sont transportées dans des dépôts et vendues aux agriculteurs des environs. Des études ont déjà été faites pour l’incinération des ordures ménagères, et la question sera certainement reprise un jour.
- Le Locle (Canton de Neuchâtel)
- Population : 13.369 habitants
- Projet de distribution d’eau dressé par M. Ed. Rochedieu directeur des services techniques de la ville, exécuté en l’année 1900 sous la direction de M. Rochedieu. Dépense prévue 5oo 000 francs, dépense faite 63o 000 francs y compris les dépenses ultérieures.
- t. — Eau souterraine du calcaire fissuré œningien.
- Galerie souterraine de 200 mètres de longueur dans la montagne à proximité de l’usine de pompage.
- Dix sources à 2 kilomètres de l’usine (vallon de la Combe Girard), courtes galeries de captage.
- Galerie de captage de 60 mètres de longueur dans le vallon des Abattes à 1 kilomètre de l’usine de pompage. Conduites d’aiiienée de i5o millimètres de diamètre en fonte.
- H. — Pas d’épui’ation artificielle de l’eau.
- 3. — Une pompe centrifuge à haute pression accouplée directement à un moteur électrique de 100 chevaux. Débit 5o litres par seconde. Hauteur ma-nométrique 96 mètres. La force motrice électrique est payée 5 000 francs par an à forfait.
- Une seconde pompe de même puissance comme réserve.
- Constructeurs ; Sulzer frères à Winterthour.
- 4. — 2 réservoirs situés à 600 mètres de distance de l’usine de pompage ; chacun d’eux' a1 une capacité de 1 000 mètres cubes. Ils sont construits en béton armé (constructeur, L. de Yallière). Altitude des réservoirs : 90 mètres au-dessus des pompes.
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- 2 réservoirs de 120 mètres cubes chacun pour la distribution directe, sans pompage, de l’eau du vallon des Abattes.
- *>• — Longueur du réseau de distribution i3 5oo mètres.
- Consistance du service public :
- Nombre de bouches d’incendie et arrosage, 126
- Consistance du service privé :
- Nombre de concessions aux particuliers, 510
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne 760 mètres cubes.
- » )) maximum 1 3oo mètres cubes
- )) » minimum 5oo mètres cubes
- L’eau est vendue au mètre cube. Le prix normal est de 3o centimes le mètre cube. Chaque abonné paye une redevance minimale annuelle déterminée d’après la valeur d’assurance et le revenu locatif de l’immeuble, lui donnant droit au nombre de mètres cubes d’eau correspondant. Les redevances se répartissent en 22 classes échelonnées de 24 à 3oo francs et donnant droit à des volumes d’eau échelonnés de 80 à 1 000 mètres cubes. L’excédent se paye à raison de 3o centimes le mètre cube. Les excédents pour concessions industrielles se payent 25 centimes le mètre cube jusqu’à 3 000 mètres cubes et 20 centimes au delà de 3 000 mètres cubes.
- K. —Résultats des analyses chimiques faites par le laboratoire cantonal de Neuchâtel :
- Résultats des analyses chimiques faites par le laboratoire cantonal de Neuchâtel pour les sources du Locle
- F.an sonterraine Source des Abattes 1 Sourc 2 es de la 3 Combe 4 jirard 5 6
- Résida d'évaporation. . . 340 35o 340 34o 325 3oo 230 3oo
- id. de calcination. . . 33o 340 33o 33o 3i5 290 280 290
- Matière organique . . . . 10 10 10 10 10 10 IQ 10
- id. oxydable. 5 5 5 5 5 5 5 5
- Azotates I 1 I 1 1 I 1 1
- Azotites 0 0 0 0 0 O O 0
- Ammoniaque 0 0 0 0 0 0 0 0
- Sulfates 0 0 0 0 0 0 0 0
- Chlorures 2 2 2 2 2 2 2 2
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- Sources du Locle. Analyses du laboratoire de Berne
- Sources Nombre | de colonies par centimètre cube Qualité de l’eau Diagnostic bactériologique
- Eau souterraine .... 80-120 Eau potable assez bonne Bacilles coli. B. fluorescens, Pro-teus (sans gaz).
- Source des Abattes . . . Source de la Combe Girard 32-36 Bonne eau potable Bacilles coli; Proteus, Diplostrep-tocus, B. ochraceus, B. fluorescens, quelques microbes aquatiles, le tout en petite quantité.
- I. . . . 4-14 Très bonne eau potable Pas de microbes, sauf cocci et bacilles aquatiles.
- 2 8-8 Très bonne eau potable Même résultat que N° 1.
- 3 32-4° Très bonne eau potable id.
- 4 0-6 Très bonne eau potable Une moisissure et quelques microbes aquatiles.
- 5. .... 4o-48 Bonne eau potable B. fluorescens liquéfaciens, quelques microbes aquatiles ; pas de microbes d’infiltrat, de surface.
- 6 °~7 Très bonne eau potable B. Ochraceus, B. fluorescens, quelques microbes aquatiles.
- 8. — Il est prévu pour l’avenir l’acquisition et l’adduction des sources du vallon de la « Grecque » qui se trouvent à 2 kilomètres de l’usine de pom-page.
- 9. — Les principales ressources auxquelles on pourrait s’adrésser sont des captages d’eau souterraine dans les flancs de la vallée du Locle.
- 10. — Il existe un réseau d’égouts en ciment pour les eaux ménagères avec collecteur principal.
- Le service de vidange se fait par pompe pneumatique transportable et le transport par tonnes ; les matières fécales provenant des fosses d’aisance de la ville sont vendues à l’agriculture.
- Service d’enlèvement des gadoues et vente à l’agriculture, principalement par expédition dans le vignoble.
- Le service de désinfection des appartements se fait au moyen de lampes à formaline. La désinfection des effets a lieu au moyen d’une chaudière étuve à vapeur à basse pression.
- Martigny (Canton du Valais)
- Martigny-Ville et Martigny-Bourg Population : 4 292 habitants
- Service des Eaux appartenant à la commune de Marligny-Ville.
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- Projet de M. Crausaz, Ingénieur à Fribourg, actuellement en réfection sous la direction de M. Crausaz. Dépenses prévues, 110000 francs.
- 1. — L’eau provient de sources captées à 3 kilomètres de Martigny par galeries et tuyaux ; elles se trouvent au mont de Bovine, ayant sur son versant opposé, le glacier du Trient, etc., dans le massif du Mont-Blanc.
- H. — L’eau est filtrée naturellement à travers la montagne (rochers, gneiss, moraines argileuses, éboulis). Elle est décantée avant son introduction dans la canalisation au moyen du réservoir mentionné au § 4 ci-dessous.
- 3. — 11 n’y a pas d’élévation mécanique.
- La différence de niveau entre la source et la localité où se fait la distribution est en moyenne de 8o mètres.
- 4. — Il existe un petit réservoir de réception de 16 mètres cubes. Ce réservoir doit être modifié.
- 5. — Longueur du réseau de distribution : conduite principale 3 kilomètres ; conduite secondaire, 3 kilomètres environ.
- Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu, a5, nombre de bornes-fontaines, 3 ; nombre de bouches d’incendie, à Martigny-Ville, 20, à Martigny-Bourg, îo; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau, 3.
- Consistance du service privêT : nombre de concessions aux particuliers, Mar-tigny-Ville, q5, Martigny-Bourg, 3o.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne 1 oooooo de Iities pour Martigny-Ville.
- Cette consommation est à peu près régulière.
- La consommation de Martigny-Bourg est indéterminée.
- Les prix de vente de l’eau aux particuliers sont les suivants : pour Martigny-Bourg, 20 francs par robinet.
- A Martigny-Ville, 20 francs pour 100000 litres et 10 centimes par mètre cube supplémentaire.
- Tf. — Température de l’eau, ÿ°4.
- Dureté totale ; à la source, 5°,
- • » » au repos 5°.
- Dureté fixe : 4°-
- Matières solides par litre : à i5o°, o,io4 » » )) : calcinée, 0,064.
- Eau extrêmement peu minéralisée ; elle est presque privée de sels terreux (Prof. Schardt).
- 8. — La commune de Martigny-Ville vient d’acheter une source de 1 000 litres par minute avec la commune de Bovernier. Le coût de son aménagement est cômpris dans le chiffre ci-dessus indiqué. Cette source sort du même massif.
- 10. — Un réseau d’égouts est à l'étude.
- Actuellement les eaux s’écoulent dans des canaux utilisés en partie pour l’irrigation. L’établissement d’égouts a été différé jusqu’à présent à cause de la dépense qui sera considérable, le terrain n’ayant qu’une faible pente. En ce qui concerne les matières fécales, chaque maison a une fosse d’aisance. Dans
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- les maisons où existent des appareils à eau, le trop-plein s’écoule dans les canaux dont il est parlé plus haut.
- Morges (Canton de Yaud).
- Population ; 44^1 habitants
- Propriétaire du réseau de distribution d’eau : la ville de Morges.
- Projet d’amenée d’eau exécuté en l’année 1881-1882, sous la direction de M. Chavannes-Burnat, entrepreneur à Lausanne.
- Dépense prévue : 80 000 francs, dépense faite 87 000 francs.
- 1. — L’eau provient du lac de Bret situé au-dessus de Cully.
- 2. — L’eau est dégantée par un grand réservoir, situé à Lausanne et composé de 8 à 10 chambres. Il n’y a pas de filtres.
- 3. — L’eau arrive à Morges par simple gravité ; il n’y a aucune élévation mécanique.
- 4. — Il existe un réservoir à Echichens à l’altitude de 47^ mètres. Ce réservoir est construit en maçonnerie et a une capacité de i3o mètres Cubes.
- o. — La longueur du réseau de distribution est de 5 kil. 200.
- Consistance du service public : nombre de bornes-fontaines : 8 ; nombre de bouches d’incendie, 43 ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau, 4-
- Consistance du service privé : nombre de concessions aux particuliers : 3oo.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne 800 mètres cubes.
- » » » » maximum 85o »
- » » » » minimum 760 »
- L’eau est distribuée aux particuliers, soit à la jauge, soit au compteur. Les tarifs sont les suivants :
- A la jauge
- Le ier litre........................................... 65 fr. par an
- » 2e »....................:............................ 60 »
- » 3e » . ........................................ 55 »
- » 4e > et les suivants.............................. 5o »
- Au compteur
- Les 5oo premiers mètres cubes à............... o,i3 cm. lem3
- » 5oo mètres cubes suivants à........................ 0,12 »
- » 5oo » à..................... 0,11 »
- » 5oo » à..................... 0,10 »
- Les abonnements au compteurs sont soumis à un minimum de 65 francs par an.
- 7. — Résultats d’une analyse faite en 1900 :
- Analyse bactériologique.
- Nombre de microbes par centimètre cube : 2 493 Coli commune : point.
- Bacilles d’Eberth : point.
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- Analyse chimique
- Résidu sec à io5°. . * calciné . . .
- Alcalinité...........
- Matières organiques . Ammoniaque . . . Acide azoteux . . .
- 264 mgr. par litre 210 »
- 200 »
- 89
- o >»
- moy. traces
- Azotates .... Chlorures. . . .
- Sulfates..........
- Dureté totale . .
- » temporaire. » permanente
- faibles traces très faibles traces Ld.
- 21°
- 20°
- Au point de vue chimique cette eau est bonne. Elle renferme un peu d’acide azoteux. Elle renferme aussi beaucoup de microbes mais ils ne sont pas malsains.
- 8. — La municipalité de Morges a adopté un projet d’amenée d’eau des sources dites du Morand situées sur le territoire de Mon tricher. Les caractéristiques de ce projet sont les suivantes :
- Les sources sont situées à une altitude de 660 mètres, ce qui permettra de les amener par simple gx'avilé dans le réservoir d’Echichens qui est â la cote de 4y<> mètres. Leur débit moyen peut être évalué à 6 000 litres à la minute ; le débit minimum observé en 1907 est de 45oo litres à la minute.
- Les captages seront faits au moyen de tuyaux en ciment perforé ayant un diamètre intérieur variant de 200 millimètres à 4<>o millimètres. L’eau sera amenée au réservoir de départ par une canalisation en béton de ciment de 4oo millimètres de diamètre intérieur. A partir du réservoir de départ les tuyaux seront en fonte ; la canalisation comprendra 3 sections : l’une avec une pente moyenne de 7 à 8 00/00 et un diamètre intérieur de3oo millimètres ; la seconde avec une pente moyenne de 12 00/0o et un diamètre de 280 millimètres et la troisième avec une pente moyenne de 18 00/00 et un diamètre de a5o millimètres jusqu’au réservoir d’Echichens.
- 9. — On pourrait encore s’adresser au lac Léman pour augmenter la quantité d’eau disponible.
- 10. — Les égouts ont subi une réfection complète en 1898.
- fteiieliàtel (Canton de Neuchâtel)
- Population : 23.o4i habitants.
- Propriétaire de la distribution d’eau : la commune de Neuchâtel.
- Chef du service des eaux, Aug. Dind, Ingénieur.
- Jusqu’en 1887, la ville était alimentée par l’eau du Seyon, rivière qui se déverse dans le lacà l’ouest de la ville. L'eau est prise à 5 kilomètres en amont et amenée dans un filtre par un canal en maçonnerie, puis dans un réservoir. Le débit minimum, est de 3 000 litres à la minute. Cette eau ne sert plus qu’à l’usage industriel, force motrice pour funiculaire, lavoirs, arrosage, jets d’eau, robinets de lavage et de W. C., pour industriels, etc,, etc. Il n’en sera plus question dans ce rapport.
- L'eau potable actuelle. — Les travaux ont commencé en 1884 et ont été achevés en 1887. L’étude du régime des sources faite pendant des années avant le commencement des travaux établissait le débit minimum à
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- 5 ooo litres-minute, en sorte que le volume quotidien minimum prévu à cette époque était de 7 200 mètres cubes. Le coût des travaux s’est élevé à
- 1 680 000 francs, comprenant le captage et l’amenée de ces sources dans un canal collecteur, la construction de ce canal, la construction de la canalisation d’amenée sur environ 17 kilomètres consistant en un aqueduc en béton de ciment dans les passages à pente naturelle et en une double conduite de fonte dans les passages en siphons renversés (tuyaux de 35o à millimètres de diamètre), la construction d’un réservoir de 1 700 mètres cubes de contenance utile. Dès lors, il a été capté 4 nouvelles sources débitant à l’étiage 4 755 litres-minute. Ces sources inférieures sont refoulées par des pompes dans l’aqueduc d’amenée. Ces travaux ultérieurs ont été achevés en 1900 et ont coûté 392000 francs.
- La dépense faite actuellement pour l’amenée des eaux potables s’élève à
- 2 900 000 francs.
- 1. — Les sources utilisées actuellement sont captées dans les gorges de l’Areuse et le Val de Travers (canton de Neuchâtel dans le terrain jurassique). Elles sont recueillies par des galeries et quelques drainages dans la partie élevée de la montagne.
- Pour l’amenée de l’eau il existe 16 kilomètres d’aqueducs en béton ou maçonnerie de 1 m. 80 sur 0 m. 80 ; les traversées des vallées se font en siphons renversés, doubles conduites en tuyaux de fonte de 0 m. 38o à 0 m. 45o de diamètre.
- S. — Il n’y a pas d’épuration artificielle de l’eau.
- 3. — L’eau est élevée mécaniquement par les appareils suivants :
- 3 groupes de pompes centrifuges Dumont de 180 chevaux chacune.
- 1 groupe de pompes à piston Hofmann à Altstetten de 20 chevaux.
- Chaque groupe peut élever 6 000 litres par minute à 90 mètres de hauteur.
- Les turbines sont actionnées par l’eau de l’Areuse, sous une chute de 89 mètres. La concession de force motrice est gratuite en raison du caractère d’utilité publique de l’entreprise.
- 4. — Il existe 2 réservoirs en maçonnerie construits dans le rocher et situés au-dessus de la ville. Leur contenance est respectivement de 1 600 mètres cubes et 4 700 mètres cubes.
- Les conduites de départ sont : pour le 1 *r réservoir la conduite de 35o millimètres de diamètre le reliant à l’autre réservoir, et une conduite de 25o millimètres de diamètre qui commence la distribution après un parcours de 3oo mètres ; pour le 2e réservoir, une conduite de 2 5o millimètres de diamètre de 200 mètres de longueur, une conduite de 180 millimètres de diamètre de 100 mètres de longueur et une de 165 millimètres de diamètre de 25o mètres de longueur. Ces trois conduites ont 2 prises, une dans chaque compartiment ; elles sont toutes munies de vannes.
- 5. — En général, la distribution se fait par 2 réseaux distribuant chacun à la moitié de la ville environ. Chaque réseau est alimenté par un réservoir. Par une manœuvre de vannes, les 2 réseaux peuvent être reliés et alimentés par l’un ou l’autre des réservoirs seulement.
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- La ville peut se diviser au point de vue de la pression en 3 zones dont la pression moyenne est respectivement égale à 3, 6 et xo atmosphères.
- La pression maximum est de i4 atmosphères, la pression minimum de i,5 atmosphère.
- La distribution est constante.
- La longueur du réseau de disti'ibution est de 42 kilomètres.
- Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu, 63 ; nombre de bornes-fontaines, i ; nombre de bouches d’arrosage, 20 ; nombre de bouches d’incendie, 35o ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau, 3o.
- Consistance du service privé : nombre de concessions aux particuliers, 1 55o.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne i5 000 m3.
- » » » maximum 21 000 m3.
- » » '> minimum 12000 m3.
- L’eau est livrée aux particuliers de l’une des façons suivantes :
- i° Au robinet libre, calculée par maison à raison de 4 francs par pièce à l’exclusion des lieux d’aisance et donnant droit à l’usage d’un robinet d’évier du calibre 9 millimètres. Des taxes supplémentaires variant de 5 francs à 125 francs sont appliquées à chaque robinet en sus du robinet d’évier suivant le genre d’utilisation.
- 20 A la jauge. Les prix annuels sont les suivants :
- 1 000 litres par 24 heures 100 francs.
- 15oo » « » 125 francs.
- 2 000 » » » et au-dessus, 75 francs par 100 litres.
- 2° Au compteur. Le prix s’établit d’après la consommation semestrielle comme suit :
- Les 2 5o premiers mètres cubes, 20 centimes par mètre cube.
- De 251 à 5oo mètres cubes, 17 cent. 1/2.
- De 5oi à 750 mètres cubes, i5 centimes.
- De 751 à 1 000 mètres cubes, 12 cent. 1/2.
- De 1001 et au-dessus, 10 centimes.
- Le minimum semestriel varie suivant le calibre du compteur, de 25 francs pour 3/8 de pouce, jusqu’à 3oo francs pour 2 pouces.
- 7. — Analyses chimiques, et bactériologiques
- Résidu d’évaporation.
- » de calcination. Matières organiques : oxydables cm3 de
- oxal — . . . .
- 100
- Azotites ...;. Azotates . . . . . Ammoniaque . . . » albumin.
- 218 mgr. par litre 212 »
- 9 »
- o »
- < 1 »
- 0,01 »
- , 0,04 »
- Sulfates....................
- Chlorures . . ..............
- Nombre de microbes par cm3 : moyenne de 4 essais . . .
- presque 0
- »
- 8. — Il est prévu pour l’avenir l’extension de la distribution aux quartiers élevés de la région.
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- 9. — On pourrait en cas de nécessité d’augmenter la quantité d’eau disponible, élever les eaux du lac de Neuchâtel.
- 10. — Service de voirie.
- Pas d’épuration.
- L’évacuation des eaux usées et des matières fécales se fait par canaux égouts au lac.
- Le service de désinfection des habillements et effets a lieu à l’hôpital spécial des maladies contagieuses.
- Le service de désinfection à domicile est fait par une section de police sanitaire.
- Nyon (Canton de Yaud)
- (Population : 4-882 habitant)
- Propriétaire du réseau de distribution : commune de Nyon. Directeur des Services industriels : M. Morend, Ingénieur.
- Projet de captage et d’adduction des eaux d’Arpey dressé par M. Morend, ingénieur, Directeur des Services Industriels. Exécuté dans les années 1904-05-06-07 sous la direction de [l’auteur du projet. Dépense prévue : 2 3o 000 francs. Dépense faite 242 000 francs.
- 1. — Captation sur argile glacière sous moraines jurassiennes, graviers et sable.
- Le captage se fait par un canal en béton de o m. 45 sur o m. 76 de vide, avec ouvertures en quinconce dans la paroi verticale amont ; le canal est complètement en contre-bas de la surface de l’argile, à 8-9 mètres de profondeur ; il est muni de 5 cheminées et à une longueur de 270 mètres. Le travail a été exécuté à ciel ouvert (tranchée). Le débit minimum est de 1 5oo litres par minute. La conduite d’amenée, de 3 722 mètres de longueur, est constituée en tuyaux de fonte de 200 millimètres de diamètre intérieur.
- 2- — La décantation se fait par 6 sacs le long du captage.
- 3. — 11 n’y a pas d’élévation mécanique.
- 4 — 11 existe un réservoir à 2 compartiments pouvant être rendus indépendants ; il est situé à x 900 mètres du centre de distribution et à 65 mètres d altitude au-dessus de celui-ci. La capacité de chaque compartiment est de 1 000 mètres cubes.
- Les compartiments sont cylindriques, en béton armé système Meyer.
- *>. — La distribution des eaux d’Arpey existe dans une partie de la ville seulement, le reste étant alimenté par de l’eau d’auti'e px’ovenance. La longueur du réseau de distribution est de 7 680 mètres, la partie ancienne comprend 3 280 mètres et la partie nouvelle 4 4°° mètres.
- Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu 17 ; nombre de bouches d’incendie et arrosage 4° ! nombre d’urinoirs publics à effet d’eau, 7.
- Consistance du service privé nombre de concessions aux particuliers, 260.
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- 15. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne (800 litres par minute) : 1 152 mètres cubes.
- Volume d’eau consommé par jour, maximum : 1 5oo mètres cubes.
- Volume d’eau consommé par jour, minimum : 1 000 mètres cubes.
- L’eau est livrée aux particuliers de l’une des façons suivantes :
- i° A la jauge. Le prix varie de 45 à 4° francs par an pour chaque litre par minute selon la quantité de litres souscrits.
- 20 Au compteur. Le prix du mètre cube est de 12,5 centimes, 11,8 centimes, ou 11,1 centime pour des minima trimestriels de 90, 180, 270 mètres cubes. Les redevances annuelles minimales correspondantes sont respectivement de 45, 85, 120 francs.
- T. — Résultats des analyses chimiques et bactéi'iologiques.
- Résidu see à io5° .
- » calciné. . . Alcalinité . . . . Matières organiques Ammoniaque . . . Acide azoteux. . .
- Quantités en grammes par litre
- 0,260
- 0,200
- 0,200
- o,o5i
- point
- point
- Acide azotique...........
- Chlorures ...............
- Sulfates.................
- Dureté totale............
- » temporaire . . . » permanente . . .
- faibles traces point point 20°
- 20°
- o°
- Nombre de microbes par centimètre cube, 99 ; bacilles d’Eberth et de coli commune : point.
- 9. — Il existe des sources au ravin de la colline et aux Allivays (Gingins). 10- — L’écoulement se fait directement au lac par plusieurs collecteurs.
- Payerne (Canton de Vaud)
- (Population : 5.224 habitants)
- Projet d’amenée d’eau dressé par M. Herzog, ingénieur à Berne. Exécuté en l’année 1886-88 sous la direction de M. Herzog, Ingénieur et Champion Municipal. Dépense prévue 25o 000 francs, dépense faite 260 000 francs.
- 1. — Captation d’eau de source de la Bretonnière.
- Longueur de la conduite 2 4oo mètres en tuyaux de 200 millimètres en fonte de Pont-à-Mousson.
- 3. — Epuration de l’eau par décantation.
- 4. — Un réservoir d’une contenance 56o mètres cubes en béton, poutrelles et ciment, situé à 3o mètres au-dessus de la ville.
- o. — Longueur du réseau de distribution, 6 000 mètres.
- Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu i5 ; nombre de bornes-fontaines 60 ; nombre de bouches d’arrosage 6 ; nombre de bouches d’incendie 60 ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau 12 J
- Consistance du service privé : nombre de concessions aux particuliers 55o.
- 6. — Volume d’ eau consommé par jour en moyenne 1 000 000 litres
- Volume d’eau consommé par jour maximum 1 400 000 litres
- Volume d’eau consommé par jour minimum 800 000 litres.
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- Pri x de vente de l’eau aux particuliers, en moyenne 10 centimes par i ooo litres.
- 8. — On prévoit une amenée d’eau du vallon des* Haches avec une longueur de conduite d’environ 2 800 mètres.
- 9. — Il n’y a plus pour le moment d’autres ressources auxquelles on pourrait s’adresser.
- 10. — II n’y a rien de nouveau, la ville possédant les égouts nécessaires.
- Porrentruy (Canton de Berne)
- (Population : 6.959 habitants)
- Directeur des Eaux : H. Bippert.
- Projet de captation de nouvelles sources dressé par M. l’ingénieur Herzog, exécuté en l’année 1907 sous la direction de M. H. Bippert, directeur des Eaux.
- Dépense prévue : 4o 000 francs. Dépense faite 4° 000 francs.
- t - — Les eaux proviennent d’une faille de rocher près de la frontière de l’Alsace, à proximité du village de Charmoille, à 10 kilomètres de Por-rentruy. Les captages sont faits au moyen de puits de 3 m. 20 de profondeur et de 120 X 180. 2 puits existent, d’où l’eau jaillit ; de là elle est amenée par 2 canalisations de ciment de 0 m. 3o de diamètre et 4o mètres de longueur dans une chambre ; de cet endroit elle part pour Porrentruy par une canalisation en fonte de 25o millimètres.
- S et 3. — Il n’y a ni épuration artificielle de l’eau ni élévation mécanique.
- 4. — Il existe 2 réservoirs : l’un de 600 mètres cubes et l’autre de 1 700 mètres cubes, construits en maçonnerie.
- 5. — Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu 4; nombre de bornes-fontaines 2 ; nombre de bouches d’incendie 107 ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau 7.
- Consistance du service privé : nombre de concessions aux particuliers 760.
- O. — Le volume d’eau consommé par jour en moyenne s’élève à 864 000 litres.
- Saint-Imier (Canton de Berne)
- (Population 7.455 habitants)
- Les travaux de distribution d’eau ont été exécutés en l’année 1893 par la municipalité de Saint-Imier. Directeur des Services Industriels : A. Moré.
- 1. — La ville est alimentée par des sources qui se trouvent à Cormoret dans le Jura et qui en sont éloignées d’environ 5 kilomètres.
- L’eau est élevée par une usine de pompage placée directement sur la
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- source. La conduite d’amenée, en fonte, a 5 ooo mètres de longueur et 225 millimètres de diamètre.
- 5?. — Aucune épuration artificielle.
- 3. — L’usine élévatoire comporte les appareils suivants :
- 2 pompes doubles à pistons d’Escher, Wyss et Gie ;
- 1 moteur électrique de îoo chevaux ;
- î machine à vapeur de îoo chevaux (réserve).
- Les pompes débitent î 6oo litres à la minute et élèvent l’eau à 225 mètres.
- Prix de la force motrice : environ o fr. 55 le cheval-an.
- 4. — Il existe 2 réservoirs à Saint-Imier, d’une capacité totale de 1 2oo mètres cubes. Ces réservoirs sont creusés dans le rocher.
- 5. — La longueur du réseau de distribution est d’environ 8 5oo mètres.
- Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu : 20
- (sources particulières). Nombre de bouches d’incendie : 93 ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau : 1.
- Consistance du service privé : nombre de concessions aux particuliers : 5oo.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne : 720 mètres cubes en 1906 ;
- Volume d’eau consommé par jour, maximum ; 937 mètres cubes en août 1906 ;
- Volume d’eau consommé par jour, minimum : 559 mètres cubes en février 1906.
- Ces volumes d’eau se répartissent sur 8 200 habitants.
- L’eau est vendue soit à forfait soit au compteur ; le prix de base est de 33 centimes le mètre cube. Le minimum de payement annuel est calculé d’après le nombre et la nature des pièces et ne peut être inférieur à 20 francs.
- 10. —Une canalisation pour les eaux usées et fécales est actuellement en construction.
- Sainte-Croix (Canton de Vaud)
- (Population : 5.914 habitants)
- Association des Fontaines de Sainte-Croix.
- 1. — La captation des eaux de source a été faite aux Auges. La longueur des tuyaux d’amenée, partie en fer, partie en grès, est de 3 000 mètres environ.
- 3. — L’eau coule naturellement avec 2 °/0 de pente, il n’y a donc pas d’élévation mécanique.
- 4. — Il existe un réservoir de 56o mètres cubes, divisé en 2 compartiments égaux, en maçonnerie.
- o. — La longueur du réseau de distribution est de 2 900 mètres.
- Consistance du service public ; nombre de bornes-fontaines 12 ; nombre de bouches d’incendie 20 ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau 1 seul.
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- Consistance du service privé : nombre de concessions aux particuliers 120.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne 6o à 70 ooo litres.
- Volume d’eau consommé par jour maximum ioo ooo litres.
- La consommation minimum se présente en hiver.
- L’eau est vendue aux particuliers à raison de 25 centimes le mètre cube.
- 8. — On ne prévoit pas d’autres travaux dans l’endroit même ; toutefois les captages doivent être revus.
- Sion (Canton du Valais)
- .(Population : 6.o48 habitants)
- Propriétaire du réseau de distribution d’eau : Ville de Sion.
- Projet de canalisation d’eau potable dressé par M. Paul Corboz, Ingénieur, exécuté en l’année 1901 sous la direction de M. C. Butticaz, Ingénieur. Dépenses prévues, 170000 francs. Dépenses faites, 167 ooo francs.
- 1. — La captation d’eau a été faite dans une moraine glaciaire. Eau de source. Débit minimal : 1 200 litres par minute.
- Les eaux sont amenées par gravité dans une canalisation de fonte de 135 à 200 millimètres de diamètre. Longueur de la canalisation : 6k. 200 mètres.
- 2 et 3. — 11 n’y a pas d’épuration ni d’élévation mécanique.
- 4. — Il existe un réservoir de 5oo mètres cubes creusé dans le rocher. La couverture est en béton armé, le revêtement des parois en béton de ciment.
- 5. — La longueur du réseau de distribution est de 10 kilomètres. Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu point ; nombre de bornes-fontaines : point; nombre de bouches d’arrosage 55 ; nombre de bouches d’incendie 55 ; nombre d’urinoirs publics à effet d’eau 5.
- Consistance du service privé : nombre de concessions aux particuliers 750.
- O. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne, 2 ooo mètres cubes.
- Volume d’eau consommé par jour, maximum 3 200 mètres cubes.
- Volume d’eau consommé par jour, minimum 1 200 mètres cubes.
- L’eau est distribuée aux particuliers soit par robinets libres, soit au compteur. Dans le premier cas le prix à forfait se calcule suivant le nombre et la nature des pièces habitées ; le tarif varie de 6 à 1 franc par pièce suivant la nature de celle-ci. Dans le second cas il est établi un minimum de 25 francs donnant droit à une consommation de i65 mètres cubes, les excédents étant payés i5 centimes le mètre cube.
- 8. — On prévoit pour l’avenir un complément de la captation pour assurer un débit de 2 ooo litres par minute en hiver.
- 9. — Il existe des sources voisines qui peuvent être jointes à la canalisation actuelle. Débit minimal observé, 700 litres par minute.
- 10. — La commune de Sion a créé ces dernières années un réseau complet d’égouts. Canaux de ciment de 20 à 60 centimètres de vide. L’évacuation se fait facilement par gravité, la pente n’étant nulle part inférieure
- ^°/o-
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- Tramelan (Canton de Berne)
- Population : 5.559 habitants
- Chef du service des eaux de la commune de Tramelan, Lôw Albert. Projet de M. Brunschxvyler, exécuté en l’année 1897 sous la direction de M. Brunsclnvyler. Dépenses prévues i4o 000 francs, dépenses faites i5o 000 francs.
- 1. — Captation d’eau de source par tranchée et canal de 3o mètres.
- 3. — L’eau est élevée par 2 pompes actionnées par moteurs électriques de 6 et 12 chevaux. Le coût est de 2 5oo francs par an. Le débit des pompes est de i5o et 25o litres par minute, Hauteur d’élévation 90 mètres.
- Constructeur des pompes Louis Giroud. Constructeur des moteurs, Ateliers d’Oerlikon.
- 4. — Il existe 2 réservoirs construits en maçonnerie dont les capacités sont respectivement de 160 mètres cubes et 4oo mètres cubes.
- ï». — Longueur du réseau de distribution 1 000 mètres.
- Consistance du service public : nombre de bouches d’incendie 34, nombre d’urinoirs publics à effet d’eau 1.
- Consistance du service privé : nombre de concessions aux particuliers 366.
- 6. — Vol ume d’eau consommé par jour en moyenne 3oo mètres cubes.
- Volume d’eau consommé par jour, maximum 36o mètres cubes.
- Volume d’eau consommé par jour, minimum 25o mètres cubes.
- Prix de vente annuel de l’eau aux particuliers 20 fx’ancs par robinet.
- 8. — On prévoit pour l’avenir une nouvelle captation et une nouvelle pompe de 35o litres par minute.
- Vevey-Montreux (Canton de Vaud)
- Population : 25.518 habitants
- Directeur de service communal des Eaux, C. Panchaud, ingénieur.
- En l’année 1868 se forma la société par actions « Société des Eaux des Avants » pour alimenter en eau l’agglomération de Vevey-Montreux et environs.
- La source se trouve à 1 oo5 mètres au-dessus du niveau de la mer, soit à 63o mètres au-dessus du niveau du lac de Genève. L’eau sort d’une faille de rocher à laquelle on arrive par une galerie de 35 mètres de long. Le débit oscille entre 10 000 litres et 4 000 litres par minute ; la température de l’eau est de 7° centigrades d’une façon constante.
- L’eau est conduite de la source jusqu’à la chambre de départ, qui se trouve à Chemex, à 25o mètres au-dessus du lac, par une conduite wu ciment de de 170 à 275 millimètres de diamètre. De là, 2 conduites maîtresses aboutissent, l’une au réservoir de Montreux qui se trouve à Pertit à i3o mètres au-dessus du lac, et au réservoir de Vevey qui se trouve à Brent à i4o mètres au-dessus du lac. En outre, il existe un réservoir d’arrivée à Corsier situé à une hauteur de 78 mètres au-dessus du niveau du lac et distant de la source
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- de i3 170 mètres. La capacité des 3 réservoirs est de 210 -4- 3oi -+- .1 282 = x 799 mètres cubes.
- Le capital d’installation de l’entreprise s’élève à environ 1 000 000 de francs.
- La distribution de l’eau aux particuliers se fait d’une des façons suivantes :
- Au compteur à raison de 0 fr. 10 le mètre cube ;
- A la jauge à raison de 35 francs par an pour 1 litre par minute ;
- A discrétion, au prix de 4 fr- 5o par pièce, 9 francs par cuisine et 6 francs par W.-C. à chasse.
- Yverdon (Canton de Vaud)
- Population : 7.985 habitants
- Délégué aux eaux : J. Manigley, député mpl.
- Projet de Louis Potterat, ingénieur, exécuté en l’année 1896, sous la direction de M. l’ingénieur Potterat.
- Dépense prévue 200 000 francs, dépense faite : 2o5 000 francs.
- f. — La ville est alimentée en eau de , source sortant de la roche, au pied du mont de Chamblon. Cette eau provient du Jura et est captée à proximité de l’usine élévatoire.
- 2. — Il n’existe aucune installation d’épuration, l’eau étant très pure.
- 3. — L’eau est élevée :
- i° Par 2 pompes horizontales, mues par un moteur électrique de 5o chevaux. Le service de réserve comporte 2 moteurs à pétrole de 20 chevaux chacun.
- 20 Par une pompe centrifuge -Sulzer, accouplée directement avec un moteur, de 20 chevaux.
- Les pompes qui sortent des usines Sulzer de W interthour refoulent l’eau à 48 mètres de hauteur.
- 4. — La régularité du service est assurée par :
- 2 réservoirs d’aspiration de 3oo et 4<>o mètres cubes ;
- 1 réservoir de charge de 1 000 mètres cubes.
- Ces réservoirs sont construits en béton armé.
- 5. — La longueur du réseau de distribution est d’environ 12 kilomètres.
- Consistance du service public : nombre de fontaines à jet continu 28 ;
- nombre de bornes-fontaines b ; nombre de bouches d’arrosage et d'incendie 32. L’effet d’eau a été supprimé dans les urinoirs publics et remplacé par l’huile saprol.
- Consistance du service privé : nombre de concession aux particuliers : 600.
- 6. — Volume d’eau consommé par jour en moyenne 1 85o mètres cubes.
- Volume d’eau consommé par jour, maximum 2 000 mètres cubes.
- Volume d’eau consommé par jour, minimum 1 700 mètres cubes.
- L’eau est vendue aux particuliers :
- 1° Au compteur, à raison de o fr. 10 le mètre cube.
- 2" A la jauge, à raison du même prix de base et avec un minimum de 4o francs par an ;
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- 3° A discrétion, pour abonnements de ménage ; le prix se calcule à raison d une base fixe et invariable de i5 francs pour l’immeuble entier à laquelle s’ajoute une taxe par robinet variant de 3 à îoo francs selon le genre d’utilisation du robinet; le minimum est de 3o francs par an.
- 7. — Les analyses de l’eau ont donné les résultats suivants :
- Résidu sec à ioo°..............
- » calciné....................
- Alcalinité.....................
- Matières organiques............
- Ammoniaque.....................
- Acide azoteux..................
- 0,260
- 0,240
- 0,245
- o,o36
- point
- point
- Acide azotique ........
- » chlorhydrique..............
- » sulfurique ................
- Dureté totale..................
- » temporaire................
- » permanente................
- 0,0075
- point
- point
- 24°
- 24°
- o°
- 8. — 11 est prévu pour l’avenir des canalisations nouvelles pour l’installation d’hydrants.
- O. — Il n’y a pas lieu actuellement de chercher de nouvelles ressources caria commune d’Yverdon ayant une population de 8 800 habitants, les sources qu’elle possède suffiraient pour une population de 20 000 âmes.
- 10. — Les eaux usées et les matières fécales sont évacuées dans des égouls qui aboutissent dans des canaux et rivières ; ceux-ci se jettent dans le lac de Neuchâtel.
- Les W.-C. sont généralement pourvus d’appareils de chasse.
- En somme la ville d’Yverdon a adopté le système du « tout à l’égout ».
- L’hygiène et les mesures prises pour assurer la salubrité publique ont donné de très bons résultats.
- Depuis 1871 il n’a régné aucune épidémie générale dans la commune et le nombre de cas isolés est très minime.
- BÉTANT
- Ingénieur, directeur du service des eaux de la ville de Genève
- Annuaire des Distributions d’eau.
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- TABLES ALPHABÉTIQUES
- FRANCE
- Communes : Départements : Pages Communes : Départements : Pages
- Antony Seine 694
- A Antrain Ille-et-Vi'aine 3o2
- Abbeville Somme 789 Anzin Nord 487
- Ablon Seine 894 A111 Vauc! use 820
- Abscon Nord 5 2 2 Arbois Jura 329
- Agde. Hérault 376 Arcachon Gironde. 266
- Agen Lot-et-Garonne 38q Arcueil-Cachan Seine 694
- Aigueperse Puy-de-Dôme 5:4 Argelès Hautes-Pyrénées 5go
- Aigues-Mortes Gard 244 Argelès-sur-Mer Pyrénées-Orientales 594
- Aigues-Vives » 244 Argentan Orne 54o
- Aire Pas-de-Calais 545 Argentât Corrèze i58
- Aixe Haute-Vienne 944 Argenteuil Seine-et-Oise 694
- Aix-en-Proveuee Bouches-du-Rhône 98 Argenton Indre 3o4
- Aix-les-Bains Savoie 641 Ariane Puy-de-Dôme 575
- Ajaccio Corse 160 Arles Bouches-du-Rhône 99
- Alais Gard 237 Arrnentières Nord 487
- Albert Somme 79° Arpajon Séine-et-Oise 753
- Albertville Savoie 642 Arras Pas-de-Calais 545
- Albi Tarn 796 Asnières Seine 706
- Alençou Orne 539 Athis-Mons Seine-et-Oise 694
- Alfort (Maisons) Seine 698 Aubagne Bouches-du-Rhône 100
- Alfortville » 694 Aubenas Ardèche 54
- Ail au ch Bouches-du Rhône 112 Aubervilliers Seine 894
- Ambérieu en-Bugey Ain 5 Aubin Aveyron 87
- Ambert Puy-de-Dôme 567 Aubusson Creuse 178
- Amélie les-Bains Pyrénées- Orientales 5g4 Auch Gers 261
- Amiens Somme 791 Auchel Pas-de-Calais 547
- Amplepuis Rhône 597 Àudierne Finistère 235
- Ancenis Loire Inférieure 371 Audincourt Doubs 186
- Angers Maine-et-Loire 399 Aulnoye Nord 522
- Auglet Basses-Pyrénées 578 Ault Somme 79-3
- Angoulême Charente i36 Aumont Lozère 3C: 7
- Aniches Nord 487 Auray Morbihan 473
- Annecy Haute-Sovoie 648 Aurillac Cantal 127
- Annemasse » 651 Autun Saône-et-Loire 627
- .Annonay Ardèche 53 Auxerre Yonne 85p
- Anœullin Nord 487 Auxonne Côte-d’Or 166
- Antibes Alpes-Maritimes 34 Avallon Yonne 861
- p.n.n. - vue 1464/1531
-
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- 1396 —
- Communes : Départements : Pages
- Avesnes Nord 488
- Avignon Vaucluse 8a i
- Avion Pas-de-Calais 547
- Avranches Manche 4o6
- Ay Marne 415
- Baccarat B Meurthe-et-Moselle 437
- Bagnères-de-Bigorre Hautes-Pyrénées 587
- Bagnères-de-Luchon Haute-Garonne a58
- Bagneux Seine 6g5
- Bagnolet Seine 694
- Bagnols Var 818
- Bagnols.-sur- Cèze Gard 244
- Bailleul Nord 489
- Balaruc-les-Bains Hérault 287
- Banyuls-sur-Mer Pyré n ées-Orientales 5g 4
- Barbentane Bouches-du Rhône n3
- Barbézieux Charente 138
- Barcelonnette Basses-Alpes 29
- Barèges Hautes-Pyrénées 090
- Barentin Seine-Inférieure 759
- Bar-le-Duc Meuse 465
- Bar-sur-Aube Aube 78
- Bar sur-Seine » 78
- Bastia Corse 162
- Baugé Maine-et Loire 4°4
- Baume-les-Dames Doubs r9!
- Bayeux Calvados 115
- Bayonne Basses-Pyrénées 578
- Bazas Gironde 274
- Bazouges-la Pérouse Ille-et-Vilaine 3o3
- Beaucaire Gard 238
- Beaucourt Territoire de Belfort 96
- Beaulieu Alpes-Maritimes 38-45
- Beaumont Dordogne i83
- Beaune Côte-d’Or 166
- Beauvais Oise 525
- Beauvais- sous-M a -tha | Charente-Inférieure i5o
- Beaüvois Nord 522
- Bédarieux Hérault 277
- Bègles Gironde 267
- Bélesta Ariège 72
- Belfort Territoire de Belfort 94
- Bellac Haute Vienne 945
- Bellegarde Ain 5
- Belley » 3
- Berck-sur Mer Pas-de-Calais 548
- Bergerac Dordogne 181
- Bergues Nord 49°
- Bernay Eure 206
- Besançon Doubs 186
- Bességes Gard 23g
- Communes : Départements : Pages
- Béthune Pas-de-Calais 549 •
- Beuvry Pas-de-Calais 56o
- Beuzeval-Ho u Igate Calvados 123
- Béziers Hérault 278
- Bezons Seine*-et-Oise 690
- Biarritz Basses-Pyrénées 579
- Bihorel Seine-Inférieure 761
- Billom Puy-de-Dôme 5ç5
- Billy-Moutigny Pas-de Calais 551
- Blangy-le-Château Calvados 123
- Blanzy Saône-et-Loire 628
- Blaye et Ste-Luce Gironde 274
- Bleymard Lozère 897
- Blois Loir-et-Cher 337
- Boën-sur Lignon Loire 364
- Bohain Aisne 10
- Bois-Colombes Seine 706
- Bois-Guillaume Seine-Inférieure 761
- Boissy-St-Léger Seine-et-Oise 74i
- Bolbec Seine-Inférieure 760
- Bollène Vaucluse 825
- Bondy Seine 694
- Bonifacio Corse i63
- Bonnétable Sarthe 64o
- Bonneuil-sur-Marne Seine 711
- Bonneville la-Louvet Calvados 123
- Bordeaux Gironde 267
- Boucau Basses-Pyrénées 579
- Bougival Seine-et-Oise 694-728
- Boulogne-sur-Mer Pas-de-Calais 551
- Boulogne-sur-Seine Seine 694
- Bourbon- Lancy Saône-et Loire 63a
- Bourbon l’Archam- ( Allier 26
- bault Bourbonne-les- Bains j Haute-Marne 429
- Bourbourg- Campa- £ Nord 497
- gne Bourbourg-Ville S » 497
- Bourg Ain 4
- Bourganeuf Creuse 179
- Bourg-de-Péage Drôme 194
- Bourges Cher i5i
- Bourg-la-Reine Seine 694
- Bourg- les - Valen ce Drôme 201
- Bourgoin Isère 3i4
- Bourg St-Andéol Ardèche 57
- Boussy-St-Léger Seine-et-Oise 741
- Bozel Savoie 644
- Brantôme Dordogne i83
- Brens Tarn 802
- Bressuire Deux-Sèvres 787
- Brest Finistère 223
- Breuil en-Auge Calvados 123
- Briançon Hautes Alpes 3i
- p.1396 - vue 1465/1531
-
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- — 1397 —
- Communes : Départements : Pages Communes : Départements : Pages
- Briare Loiret 38o Cavaillon Vaucluse 826
- Brie-Comte-Robert Seine-et-Marne 723 Cayeux Somme 79-3
- Briey Meurthe-et-Moselle 437 Caylus Tarn-et-Garonne 8o5
- Brioude Haute-Loire 36p Cazérès sur Garonne Haute-Garonne 258
- Brive Corrèze i56 Céret Pyrénées - Orientales 5g4
- Bruay Nord 49° Cette Hérault 280
- Bruay Pas.de-Calais 553 Ceyzériat Ain 5
- Brunoy Seine-et-Oise 741 Chabeuil Drôme 202
- Bruyères Vosges 855 Chagny Saône-et-Loire 632
- Bully Pas-de Calais 553 Challans Vendée 831
- Buzançay Indre 307 Chalon-sur-Saône Saône-et-Loire 628
- C Chàlons sur-Marne Marne 4i5
- Chambéry Savoie 643
- Cabbé-Roquebrune Alpes -Maritimes 38-42 Champagnac - les - 1 i32
- Cabourg Calvados 124 Mines ' Lantai
- Cadillac Gironde 275 Champagney Haute-Saône 623
- Caen Calvados 116 Champagnole Jura 329
- Cagnes Alpes-Maritimes 5i Champdeniers Deux-Sèvres 788
- Cahors Lot 386 ChampigneuHes Meurthe-et-Moselle 459
- Calais Pas-de-Calais 554 Champigny Seine 695
- Callian Var 8i5 Champs Seine - et-Marne 6q5 -723
- Calonne-Ricouar t Pas-de-Calais 563 Chan tenay- sur-Loire Loire Inférieure 372
- Caluire-et-Cuire Rhône 611 Chantilly Oise 527
- Calvi Corse 164 Charenton Seine 695
- Cambo Basses-Pyrénées 579 Charleville Ardennes 60
- Cambrai Nord 490 Charlieu Loire 347
- Camp-de-Châlons Marne 420 Charolles Saône-et-Loire 633
- Cancale Ille-et-Vilaine 290 Chartres Eure-et-Loire 2l3
- Cannes Alpes-Maritimes 36 Chàteaubriant Loire-Inférieure 372
- Canteleu Seine-Inférieure 761 Château-Chinon Nièvre 485
- Cap Ferrât Alpes-Maritimes 38-45 Châteaudun Eure-et-Loire 2l5
- Cap Martin » 38-42 Château-Gontier Mayenne 433
- Carcassonne Aude 81 Chateaulin Finistère 234
- Carcès Var 818 Château-Ponsac Hte-Vienne 945
- Carignan Ardennes 67 Chàteaurenard Bouches-du-Rhône IOI
- Carmaux Tarn 797 Châteaurenault Indre-et-Loire 3l2
- Carpentras Vaucluse 825 Châteauroux Indre 3o5
- Carrières - sous-Poissy | Seine-et Oise 753 Château-Thierry Chatel-Guyon Aisne Puy-de-Dôme 10 575
- Carrières-s. -Seine Seine-et-Oise 739 Chatellerault Vienne 834
- Carvin Pas-de-Calais 556 Châtillon Seine 696
- Cassis Bouches-du-Rhône IOI Châtillon-s.-Indre Indre 3o8
- Cas tel jaloux Lot-et-Garonne 394 Châtillon-s. - Seine Côte-d’Or 169
- Castellane Basses-Alpes 29 Chatou Seine et-Oise 739
- Castelmoron Lot-et-Garonne 394 Chaumont Haute Marne 424
- Castelnaudary Aude 82 Chaumontel Seine-et-Oise 754
- Castelsarrasin Tarn-et- Garonne 8o3 Chauny Aisne 11
- Castillon Gironde 274 Chaville Seine-et-Oise 695
- Castres Tarn 798 Chazelles sur-Lyon Loire 347
- Caudebec-en-Caux Seine-Inférieure 779 Chelles Seine et-Marne 696-723
- Caudebec-lez Elbeuf » 760 Chemillé Maine-et-Loire 4o4
- Caudéran Gironde 272 Cherbourg Manche 406
- Caudry Nord 492 Chinon Indre- et-Loire 3o9
- Caussade Tarn-et-Garonne 8o5 Choisy-le-Roi Seine 695
- Cauterets Hautes-Pyrénées 5go Gholet Maine-et-Loire O O
- p.1397 - vue 1466/1531
-
-
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- 1398 —
- Communes : I)ÉCARTEMENTS I ï Pages
- Cirey Meurthe-et Moselle 4^9
- Clamart Seine 6y5
- Clamecy Nièvre /,81
- Clermont Oise 528
- Clermont-Ferrand Puy-de Dôme Ô67
- Clermont -l'Hérault Hérault 281
- Clicliy Seine 6g5
- Cluny Saône-et Loire 633
- Cognac Charente l37
- Collioure Pyrénées Orientales 594
- Colombes Seine 706
- Combourg Ille-et-Vilaine 290
- Comines Nord 4§3
- Commentry Allier 18
- Commercy Meuse 466
- Compïègne Oise 529
- Concarneau Finistère 22 G
- Couches Eure 210
- Condat Cantal 133
- Condé sur-Escaut Nord 493
- Condé-sur-Noireau Calvados 118
- Condom Gers 262
- Confolens Charente 138
- Corbeil Seine et Oise 743
- Cormeilles » 690
- Cornimont Vosges 848
- Corte Corse 163
- Cosne Nièvre 482
- Coudekerque-Branche j Nord 497
- Coulommiers Seine-et Marne 71.5
- Courbevoie Seine 706
- Courrières Pas-de-Calais 564
- Cours Rhône -r,97
- Cousanees-aux-For- ges | Meuse 47°
- Coussac Bonneval Haute-Vienne 945
- Coutances Manche 408
- CouIras Gironde 2^5
- Cransac Aveyron- _«7
- Creil Oise 531
- Crépy en-Yalois » , 532
- Crest Drôme 194
- Crcteil Seine 7 10-741
- Croissy Seine-et-Oise 739
- Croix Nord 493
- Cros-de Montvert Cantal i3a
- Crosnes Seine et-Oise 74i
- Cusset Allier J9
- D
- Darnétal Seine Inférieure 760
- Dax Landes 333
- Deauville Calvados 124
- Communes : Départements : Pages
- Decazeville Aveyron 88
- Decize Nièvre 4 83
- De nain Nord 491
- Desvres Pas-de-Calais 564
- Deuil Seine et-Oise 696
- Deville les-llouen Seine-Inférieure 76 !
- Die Drôme 202
- Dieppe Seihe-Inférieure 76 (
- Dieulefit Drôme 202
- Digne Basses-Alpes 28
- Digoin Saône-et Loire 631
- Dijon Côte-d’Or 167
- Dinan Côtes-du-Nord Î72
- Dinard-St-Enogat Ule et-Vilaine 290
- Di vion Pas-de Calais 564
- Dol Ille-et-Vilaine 002
- Dole Jura :»25
- Dombasle Meurthe-et-Moselle 438
- Domfront Orne 542
- Douai Nord 493
- Douarnenez Finis 1ère 227
- Doullens Somme 792
- Doulon Loire-Inférieure 372
- Dourdan Seine-et-Oise „ '753
- Draguignan Var 808
- Draveil Seine-et-Oise 74i
- Dreux Eure-et-Loir 216
- Dunkerque Nord 4:97
- Dun sur-Auron Cher l5'i
- JE
- Eaux-Bonnes Basses-Pyrénées 584
- Ecrouves Meur the-e t -Moselle 455
- Eguzon Indre 3o8
- El bœuf Seine-Inférieure 763
- Embrun nautes-Alpes 33
- Enghien Seine-et-Oise <*9.->
- Epernay Marne 4i7
- Epinal Vosges 8',8
- Epinay Seine 696
- Epinay-sous-Sénart Seine-et-Oise 74i
- Epuisay Loir et-Cher 845
- Equeurdreville Manche 1°9
- Ermont Seine-et-Oise 692
- Ernée Mayenne 43:’,
- Espalion Aveyron 93
- Essonnes Seine-et-Oise 744
- Estaires Nord 49»
- Etain Meuse 471
- Etampes Seine-et-Oise 744
- Etaples Pas-de-Calais 556
- Etrembières Haute-Savoie 651
- Etretat ^eine -1 nf érieure 779
- Eu Seine-Inférieure 764
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-
-
-
- 1399 —
- Communes : Départements : Pages
- Earville Haute-Marne 429
- Evanx Creuse* i79
- Evian-les-Bains Haute-Savoie 649
- Evreux Eure 207
- Eygurande Corrèze i5ç
- Eymoutiers Haute-Vienne 945
- F
- Falaise Calvados 118
- Fauville Seine-Inférieure 780
- Fayence Var 819-817
- Fécamp Seine-Inférieure 765
- Felletin Creuse *79
- Ferney-Volaire Ain 6
- Figeac Lot 387
- Firminy Loire 349
- Fismes Marne 421
- Fiers Orne 54i
- Fleurance Gers 264
- Floirac Lot 388
- Florac Lozère 397
- Foix Ariège 7°
- Fontainebleau Seine-et-Marne 716
- Fontenay-aux-Roses Seine 696
- Fontenay-le-Comte Vendée 83r
- Fontenay-sous-Bois Seine 697
- Forcalquier Basses-Alpes 3o
- Fougères Ille-et-Vilaine 292
- Fougerolles Haute-Saône 619
- Fourchambault Nièvre 486
- Fourmies Nord 499
- Fraisses Loire 364
- Frasne Doubs 191
- Fréjus Var 8i5-8t7
- Fresnay-sur Sarthe Sarthe 640
- Fresnes Nord 499
- Frlville-Escarbotin Somme 795
- Frouard Meurthe-et-Moselle ffio
- Fumay Ardennes 6l
- Fumel Lot-et-Garonne 394
- G
- Gagny Seine-et-Oise 697
- Gaillac Tarn 799
- Gaillon Eure 211
- G anges Hérault 287
- Gannat Allier 19
- Gap Hautes-Alpes 32
- Garches Seine-et-Oise 728
- Geauné Landes 336
- Gennevilliers Seine 706
- Gentilly Seine 697
- Gérardmer Vosges 85o
- Communes : Départements : Pages
- Gex Ain 6
- Gien Loiret 38o
- Gimont Gers 264
- Giromagny Territoire de Belfort 96
- Gisors Eure 20")
- Givet Ardennes 61
- Givors Rhôtne 598
- Golbey Vosges 856
- Gourdon Lot 387
- Gournay Seine-Inférieure 780
- Gramat Lot 388
- Grand'Croix Loire 364
- Granville Manche 499
- Grasse Alpes-Maritimes
- Graulhet Tarn 800
- Gravelines Nord 499
- Graville-Sainte- ) Honorine ) Seine-Inférieure ' 766
- Gray Haute-Saône 619
- Grenay Pas-de-Calais 564
- Grenoble Isère 3i5
- Guéret Creuse 178
- Guînes Pas-de-Calais 564
- Guingamp Côtes-du-Nord T73
- Guise Aisne ii
- H
- Halluin Nord 499
- Ham Somme 793
- Harfleur Seine Inférieure 780
- Hasparren Basses-Pyrénées 58o
- Haubourdin Nord 5oo
- Hautmont » 5oo
- Hazebrouck » 5oi
- Hellemmes-Lille > 502
- Hendaye Basses-Pyrénées 584
- Hênin-Liétard Pas-de-Calais 556
- Hennebont Morbihan 473
- Henrichemont Cher i54
- Herbault Loir et Cher 345
- Héricourt Haute-Saône 620
- Hérimoncourt Doubs I9I
- Hersin-Coupigny Pas-de-Calais 56o-564
- Hesdin »
- Hirson Aisne 11
- Homécourt Meur the - et -Moselle 44°
- Houfleur Calvados 119
- Houilles Seine-et-Oise 697
- Houplines Nord 502
- Hussig n y Godbrange Meurthe - et-Moselle 46o
- Hyères Var 809
- Issoire 1 Puy-de-Dôme & 1
- p.1399 - vue 1468/1531
-
-
-
- - 1400
- Communes : Départements : Pages Communes : Départements : Pages
- lssoudun Indre 3o6 Langres Haute-Marne 426
- I • sy-les-Moulin eaux Seine 696 Lan oion Côtes-du-Nord i73
- Ivry-sur-Seine » 696 La Nouvelle Aude 85
- Izieux Loire 35o Laon Aisne 12
- L’Arbresle Rhône 870
- J La Réole Gironde 275
- Jarnac Charente i38 Largentière Ardèche 57
- Jarville Meurthe-et-Moselle 46o La Ricamarie Loire 352
- Jeumont Nord 5o3 La Roche-Bernard Morbihan O 00
- Jœuf Meurthe-et-Moselle 44° La Rochefoucauld Charente i3g
- Joigny Yonne 862 La Rochelle Charente-Inférieure i43
- Joinville Haute-Marne 429 La Roche-sur-Yon Vendée 832
- Joinville-le-Pont Seine 696 Laroquebrou Cantal 134
- Jouarre Seine-et-Marne 724 La Seyne Var 814
- Jussy Haute-Savoie 651 La Teste Gironde 274
- Juvisy Seine-et-Oise 696 La Tour du Pin Isère 321
- La Turbie Alpes Maritimes 38-43
- K Laval Mayenne 434
- Lavalette Charente 139
- Kremlin-Bicêtre Seine 696 Lavaur Tarn 800
- m Lavelanet Ariège 72
- mu Laxou Meurthe-et-Moselle 460
- La Barre en-Ouche Eure 212 Le Blanc Indre 3o4
- La Bdurboule Puy-de-Dôme 575 Le Boulou Pyrénées-Orientales 594
- Labo'irse Pas-de-Calais 56o Le Bourget Seine 694
- Labruguière Tarn 802 Le Bouscat Gironde 272
- Lacaune » 802 Le Cannet Alpes-Maritimes 37
- Lo Charité Nièvre 481 Le Cateau Nord 491
- La Châtre Indre 3o4 Le Chambon-Feuge- i .
- La Ciotat Bouches-du-Rhône ioi rolles 1 Loire Ji|0
- La Colle Alpes Maritimes 5i Le Chesnay Seine-et-Oise 728
- La Condamine » 38 43 Le Creusot Saône et-Loire 63o
- La Courneuve Seine 696-711 Lectoure Gers 263-868
- La-Fère Aisne 16 Le Dorât Haute-Vienne 945
- La Ferté-Bernard Sarthe 635 Le Gua Aveyron 87
- La Ferté-Macé Orne 54o Le Havre Seine-Inférieure 769
- La F e rté-sous-Jou - ; Le Mans Sarthe 637
- arre > Seine-et-Marne 724 Le Merlerault Orne 543
- La Flèche Sarthe 635 Le Nouvion Aisne 16
- Lafrauçaise Tarn-et-Garonne ' 8o5 Lens Pas de-Calais ' 556
- Lagny Seine-et-Mame 718 Le Palais Morbihan 480
- La Grand’Combe Gard 23g Le Pecq Seine-et-Oise 739
- La Guerche Ille-et-Vilaine 3o3 Le Perreux Seine 698
- La^le Orne 54i Le Portel Pas-de-Calais 561
- La Longueville Nord 522 Le Pré-St-Garyais Seine 698
- La Machine Nièvre 485 Le Puget Var 8i5
- La Madeleine Nord 5og Le Puy Haute Loire 367
- Lambersart » 5o3 Lérouville Meuse 471
- Lambezellec Finistère 227 Les Andelys Eure 205
- La Motte Servolex Savoie 645 Les Avenières Isère 320
- La Mure Isère 321 Les Lilas Seine 696
- Landerneau Finistère 228 Les Mureaux Seine-et-Oise 754
- LaDdivisiau » 235 Les Sables-d'Olonne Vendée 832
- Landrecies Nord 522 Le Teil Ardèche 56
- Langogne Lozère 397 Le Touvet Isère 321
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-
-
-
- P
- — 1401 —
- Communes : Départements : Pages
- Le Tréport Seine-Inférieure 764
- Levallois-Perret Seine 696
- Le Vésioet Seine et-Oise 7^9
- Levier Doubs 191
- Le Vigan Gard 244
- Levroux Indre 3o8
- Lézignan Aude 83
- Lezout Puy-de-Dôme 575
- Liancourt Oise 536
- Libourne Gironde 273
- Liévin Pas-de-Calais 558
- Ligny-en-Barrois Meuse 467
- L’Ile-St-Denis Seine 696
- Lille Nord 5o3
- Lillebonne Seine-Inférieure 7/3
- Lillers Pas-de-Calais 559
- Limay Seine-et-Oise 754
- Limeil » 74i
- Limoges Haute-Vienne 84o
- Limoux Aude 83
- Lisieux Calvados 120
- Lisle Tarn 802
- L’Isle-Adam Seine-et-Oise 753
- L’Isle-sur-Sorgue Vaucluse 826
- Livarot Calvados 124
- Livry Seine-et-Oise 696
- Loches Indre-et-Loire 3io
- Lodève Hérault 281
- Lombez- Gers 265
- Lomme Nord 5o8
- Longuyon Meurthe et-Moselle 46o
- Longwy » 441
- Lons-le-Sauloier Jura 326
- Loos Nord 5o9
- Loos Pas-de Calais 564
- Lorette Loire 364
- Lorient Morbihan 4/4
- Loudéac Côtes du-Nord 174
- Loudun Vienne 838
- Louhans Saône-et-Loire 633
- Lourches Nord 5o9
- Lourdes Hautes-Pyrénées 588
- Louvecieunes Seine-et-Oise 728
- Louviers Eure 208
- Louvres Seine-et-Oise 754
- Luçon Vendée 832
- Lunel Hérault 282
- Lunéville Meurthe-et-Moselle 44i
- Lure Haute-Saône 621
- Lussac-les-Chàteaux Vienne 838
- Luxeuil Haute-Saône 622
- Luzarches Seine-et-Oise 754
- Lyon Rhône 5y8
- Lys-les-Lannoy Nord 5og
- Communes : Départements : Pages
- AI
- Maçon Saône-et-Loire 631
- Magnac-Laval Haute-Vienne 945
- Magny Seine-et-Oise 754
- Maisons-Laffitte » 698-745
- Malakoff Seine 697
- Mâle Orne 543
- Mallemort Bouches-du-Rhône n3
- Malo-les. Bains Nord 497
- Malzé ville Meurthe et-Moselle 461
- Mamers Sarthe 636
- Mandres Seine-et-Oise 74 r
- Manosque Basses-Alpes 29
- Man tes-sur Seine Seine-et-Oise 746
- Marcelcave Somme 794
- Marcenat Cantal i33
- Marcoles » 134
- Marcq-en-Barœul Nord 5io
- Marennes Charente-Inférieure 141
- Marines Seine-et-Oise 754
- Maries Pas-de-Calais 547
- Marly-le-Roi Seine et-Oise 728
- Marmande Lot-et-Garonne 391
- Maromme Seine-Inférieure 761
- Marquette Nord 5io
- Marquise Pas-de Calais 565
- Marseille Bouches-du-Rhône 102
- Marthon Charente i3g
- Martigues Bouches-du-Rhône 110
- Marvéjols Lozère 396
- Mas-Saintes Puelles Aude 85
- Maubeuge Nord 5io
- Mauléon-Licharre Basses-Pyrénées 584
- Mauriac Cantal i3o
- Maurs » i3i
- Mayenne Mayenne 435
- Mazamet Tarn 801
- Mazères Ariège ;3
- Mazingarbe Pas-de-Calais 559
- Meaux Seine-et-Marne - 718
- Mehun-sur-Yèvre Cher l52
- Melle Deux-Sèvres 788
- Melun Seine et-Marne 719
- Mende Lozère 396
- Menton Alpes-Maritimes 38-42
- Méricourt Pas-de-Calais 565
- Mers Somme 764-794
- Méru Oise 533
- Merville Nord 5l2
- Mesnil-sur-l’Estrée Eure 21 X
- Mérignac Gironde 274
- Meudon Seine-et-Oise 697-728
- Meulan Seine-et Oise 754
- Mèze Hérault 282
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- 1402 —
- Communes : Départements : 3àgbs Communes : Départements : Pages
- Mézières Ardennes Ü2 Morbecque Nord , Ô22
- Millau Aveyron 89 Mores tel Isère 821
- Mirande Gers 26 4 Morez Jura 827
- Mirecourt Vosges 85o Morlaix Finistère 229
- Mirepoix Ariège 73 Mortagne Orne 34"
- Miribel Ain 6 Mortagne-sur-Sèvre Vendée 833
- Mohon Ardennes 63 Mortain Manche 4i3
- Moissac Tarn et-Garonne So3 Morteau Doubs 191
- Molières » 806 Moulins Allier 22
- Monaco Alpes-Mari times 38-43 Moulins-la-Marche Orne 542
- Mondoubleau Loir-et-Cher 345 Mourmelon-le-Grand Marne 420
- Monistrol-sur-Loire Hante Loire 36y Mou tiers Savoie 6'|5
- Mons-en-Barœul Nord 5lO Mouvaux Nord 512
- Montargis Loiret 38i Mouy Oise 536
- Montastruc Haute-Garonne 208 Mouzon Ardennes 67
- Montataire Oise 533 Murat Cantal i3o
- Mon tau ban Tarn-et-Garonne 804 Muret Haute-Garonne 258
- Montauroux Var 8t5
- Montbard Côte-d’Or 170 il
- Montbéliard Doubs 189
- Montbrison Loire 35 0 Nancy Meurthe-et-Moselle 445
- Montceau-les-Mines Saône-et-Loire 63a Nangis Seine et Marne 7-4
- Mont-Dauphin Hautes-Alpes 33 Nanterre Seine 706
- Mont-de-Marsan Landes 334 Nantes Loire Inférieure 372
- Montdidier Somme 794 Nantua Ain 6
- Mont-Dore Puy-de-Dôme 575 Narbonne Aude 84
- Monte-Carlo Alpes-Maritimes 38-43 Navarrenx Basses-Pyrénées 585
- Montélimar Drôme 195 Neauphle-le Château Seine-et-Oise 755
- Montendre Charente-Inférieure i49 Nérac Lot et-Garonne 392
- Montereau Seine-et-Marne 721 Neufchâteau Vosges 856
- Montesson Seine-et-Oise 739 Neufchâtel Seine-Inférieure 780
- Montlaucon Haute-Loire 369 Neuilly-Plaisance Seine-et-Oise '697
- Montfort-1’Amaury Seine-et-Oise 755 Neuilly-sur-Marne » 697
- Montgeron » 74i Neui 1 ly-sur-Seine Seine 697
- Monthermé Ardennes 67 Neuve-Lyre Eure 212
- Montigny-en-Gohelle Pas-de-Calais ôôq Neuves-Maisons Meurthe-et-Moselle 461
- Montivilliers Seine-Inférieure 773 Neuvy-le-Roy Indre-et-Loire 407
- Montjean Maine-et-Loire 4o5 Ne vers Nièvre 483
- Montlhéry Seine-et Oise 755 Nexon Haute-Vienne 94»
- Montlouis Pyrénées-Orientales 595 Nice Alpes-Maritimes 38-45
- Montluçon Allier 20 Nieppe Nord ' 5i3
- Montmédy Meuse 471 Nîmes Gard 240
- Montmorency Seine-et-Oise 897 Niort Deux-Sèvres 788
- Montmorillon Vienne 835 Nœux les-Mines Pas-de-Calais 5 60
- Montpellier Hérault 283 Nogent-le-Rotrou Eure-et-Loir 317
- Montpezat Tarn-et-Garonne 806 Nogent-les Vierges Oise 536
- Montrej eau Haute Garonne 258 Nogent-sur-Marne Seine %7
- Montreuil Seine 698 Nogen t-sur- Seine Aube 78
- Montreuil-sur-Mer Pas-de Calais 565 Noirétable Loire 365
- Montrevault Maine-et-Loire 404 Noirmoutier Vendée 83a
- Montricoux Tarn-et-Garonne 806 Noisy-le-See Seine 697
- Montrouge Seine 698 Nomeny Meurthe et-Moselle 461
- Mont-Saint-Aignan Seine-Inférieure 761 Nonancourt Eure 311
- Mont-Saint-Martin Meurthe-et-Moselle 461 Nontron Dordogne iS3
- Montsalvy Cantal i3i Nouzon Ardenne 64
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-
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- 1403
- Communes : Départements : Pages Communes : Départements : Pages
- Noyon Oise 533 Pont de-PArche Eure 211
- Nuits-S t-Georges Côte-d’Or 169 Pontfarcy Calvados 124
- Nyons Drôme 202 Pontivy Morbihan 477
- Oloroq-Ste Marie O Basses-Pyrénées 581 Pont-l’Abbé Pont-l’Evêque Pontoise Finistère Calvados Seine et Oise 232 125 748
- Oraison Basses-Alpes 3o Pontorson Manche 4*3
- Orange Vaucluse 826 Pont-St Esprit Gard 245
- Orbec Calvados 124 Port-Louis Morbihan 869
- Orchais Loir et-Cher 345 Port-Vendres Pyrénées-Orientales %5
- Orgon Bouches-du-Rhône 113 Prades » 595
- Orléans Loiret 382 Pré-en-Pail Mayenne 436
- Ornans Doubs 191 755 Pré St-Gervais Seine 698
- Orsay Seine-et Oise Présinges Haute-Savoie 651
- Orthez Basses-Pyrénées 581 Privas Ardèche 55
- Oullins Rhône 611 Provins Seine-et-Marne 722
- Outreau Pas-de Calais 56i Puéchabon Hérault 287
- Oyonnax Ain 5 Puget Var 817
- Paimpol Palaiseau Pamiers I* Côtes du-Nord Seine-et-Oise Ariège 176 698 Puget-Théniers Puteaux Quesnoy-sur-Deûle Alpes-Maritimes Seine « Nord 52 698 513
- Pantin Seine 71 698 294 655 Quimper Finistère 232
- Paramé Jlle-et-Vilainé Quimperlé » 233
- Paris Seine Quintin Côtes-du-Nord 176
- Parisot Parmain Parthenay Tarn et-Garonne Seine-et Oise Deux-Sèvres 806 753 784 Rabastens Ifi Tarn 802
- Pau Basses Pyrénées 582 Raincy Seine et Oise 698
- Pauillac Gironde ' 274 Ilaismes Nord 513
- Pauthaguet Haute Loire 36g Rambervillers Vosges 851
- Penchot Aveyron 87 Rambouillet Seine-et-Oise 75o
- Périgueux Dordogne 181 Réalmont Tarn 802
- Péronne Somme 794 Redon Ille -et-Vilaine 294
- Perpignan Pyrénées-Orientales 592 Regmalard Orne 543
- Perros Guirec Côtes-du-Nord 176 Reims Marne 418
- Pertuis Vaucluse 828 Remiremont Vosges 852
- Petite-Synthe Nord 497 Rennes Ille-et-Vilaine 29 \
- Petit-QuévilJy Seine-Inférieure 778 Rethel Ardennes 64
- Pézenas Hérault 285 Retournac Haute-Loire 36g
- Pierrefitte Seine 698 Revel Haute Garonne 2^9
- Pierrefonds Oise 537 Revin Ardennes 65
- Pithiviers Loiret 383 Richelieu Indre-et-Loire 3l2
- Plainfaing Vosges 851 Rillieux Ain 6
- Pioërmel Morbihan 477 Riom Cantal i33
- Poissy Seine et-Oise 747 Riom Puv-de-Dôme 5r2
- Poitiers Vienne 836 Ris Seine-et-Oise 6qq-t4i
- Poligny Jura 332 Rive-de-Gier Loire 352
- Pompey Meurthe et-Moselle 461 Rives Isère 321
- Pont-à-Mousson » 452 Rivesaltes Pyrénées-Orientales 593
- Pontarlier Doubs 190 Roanne Loire 354
- P ont-Audemer Eure 209 Rochechouart Haute-Vienne 846
- Pont-Croix Finistère 235 Rochefort Charente -Inféri eure i4o
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- — 1404
- Communes : Départements ; Pages Communes : Départements : Pages
- Roche-la-Molière Loire 355 Ste-Sigolène Haute-Loire 370
- Rocroy Ardennes 68 Stes-Maries-de la-Mer Bouches du-Rhône n3
- Rodez Aveyron 9° St Etienne Loire 357
- Romainville Seine 698 St-Etienne-du-Rou- )
- Romans Drôme 196 vray ) Seine-Inférieure 778
- Romilly sur-Seine Aube 76 St-Flour Cantal 129
- Romorantin Loir-et-Cher 343 St-Fons Rhône 6n
- Ronchamp Haute-Saône 6a3 St-Galmier Loire 364
- Roncq Nord 5i3 St-Gaudens Haute-Garonne 249
- Roquebrune Var 815-817 St Georges d’Oléron Charente-Inférieure j49
- Roquecourbe Tarn 802 St-Georges-le-Pouge Creuse J79
- Roquefort Landes 335 St-Germain- en-Laye Seine-et-Oise 752
- lloscoff Finistère 234 St-Gilles Gard 243
- Rosendaël Nord 497 St-Gjrons Ariège 72
- llosny-sous-Bois Seine 699 S t - Hilaire-du - Har-
- Roubaix Nord 5i3 conet ] Manche 4i3
- Rouen Seine-Inférieure 774 St Hippolyte-du-Fort Gard 245
- Rouvre Deux-Sèvres 788 St-Jean Alpes-Maritimes 38-45
- lloyan Charente-Inférieure 146 St-Jean-d’Angély Charente-Inférieure 148
- Royat Puy-de-Dôme . 5;5 St-Jean-de-Bournay Isère 321
- Roye Somme 794 St-Jean-de Luz Basses-Pyrénées 585
- Rueil Seine et-Oise 706-728 St Jean de Maurienne Savoie 645
- Ruffec Charente i3g St-J ulien-Chap teuil Haute Loire 370
- Rumilly Haute-Savoie 654 St-Julien-en-Génevois Haute-Savoie 654
- St-Julien en-Jarret Loire 365
- S St-Junien Haute-Vienne 842
- Sablé-sur-Sarthe Sarthe 638 St-Just-sur Loire Loire 365
- Saignes Cantal l32 St Laurent-des Bois Loir-et-Cher 345
- Saillans Drôme 202 St-Laurent du-Jura Jura 332
- Sains Pas de Calais 5 60 S t-Lauren-de-la-Sa- Pyrénées-Orientales 5g5
- St-Affrique Aveyron 91 lanque
- St-Agrève Ardèche 57 St Laurent-du-Pape Ardèche 57
- St-Amand Nord 5ig St-Léonard Haute-Vienne 843
- St-Amand-Montrond Cher l52 St-Leu Seine-et-Oise 700
- St-André de-l’Eure Eure 211 St-Lizier Ariège 73
- St-André-de-Sangonis Hérault 287 St-Lô Manche 4n
- St-Antonin Tarn-et-Garonne 806 St-Loup-s-Semousse Haute-Saône 623
- St Benoît-du-Sault Indre 3o8 St-Maixent Deux-Sèwes 785
- St-Brieuc Côtes-du-Nord' 175 St-Malo Ille-et-Vilaine 298
- St-Calais Sarthe 640 St-Mamet Cantal i32
- St-Cernin Cantal i32 St-Mandé Seine 699
- St-Chamond Loire 356 St-Marcel Indre et-Loire 3o8
- St-Chély-d’Apcher Lozère 397 St-Marcellin Isère 321
- St-Claude Jura 327 St-Marcellin Loire 365
- St-Cloud Seine-et-Oise 728 St - Martin - de Bou- • Pas-de-Calais 56a
- St-Cyr-l’Ecole » 728-755 logne
- St-Denis Seine 699 St-Martin-de-Ré C harente-Inférieure i49
- St-Didier-la-Séauve Haute-Loire 368 St-Maur Seine 698
- St-Dié Vosges 854 St-Maurice » 700
- St-Dizier Haute-Marne 427 St-Mihiel Meuse 468
- St-Donat Drôme 202 St-Nazaire Loire-Inférieure 377
- Ste-Adresse Seine-Inférieure 780 St Nectaire Puy-de-Dôme 575
- Ste-Menehould Marne 420 St-Nicolas Meurthe-et Moselle 454
- Saintes Charente-Inférieure 147 St-Ouen Seine 699
- St-Savine Aube 76 St-Ouen-l’Aumône Seine et-Oise 755
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-
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- 1405 —
- Communes : Départements : Pages
- St-Omer Pas-de-Calais 562
- St-Paul Var 818
- St-Paul-en-Jarret Loire 365
- St-Paulien Haute-Loire 869
- St Pierre-Brouck Nord 497
- S t-Pierre-du -Regard Orne 543
- St-Pierre s.-Dives Calvados 120
- St-Pol s.-Mer Nord 49/
- St-Pourçain-s.-Sioule Allier 24
- S t-Quay - Portrieux Côtes-du-Nord 176
- St Quentin Aisne i3
- St Rambert Ain H
- St - Raphaël - Agay - ; ) v J
- St-Aygulf ] j Var 8i5
- St-Rémy Bouches du-Rhône IIO
- St Rémy-s.-Durolle Puy-de-Dôme 573
- St Servan Ille-et-Vilaine 3oo
- St-Sever Calvados 125
- St-Sever Landes 335
- St-Urcize Cantal 133
- St-Valéry-en Caux Seine-Inférieure 780
- St-Valéry-s.-Somme Somme 794
- St-Vallier Saône-e t-Loire 632
- St-Vaury Creuse 179
- St-Venant Pas-de-Calais 565
- St Yrieix Haute-Vienne 843
- Salers Cantal l32
- Salies-de-Béarn Basses-Pyrénées 583
- Salins Jura 328
- Sallaumines Pas de-Calais 565
- Salon Bouches du-Rhône iii
- Samer Pas-de-Calais 565
- Sampigny Meuse 471
- Sanary Var 818
- Sancerre Cher i54
- Sannois Seine-et Oise 699
- Sanvic Seine-Inférieure 766
- Sarlat Dordogne i83
- Sars-Poterie Nord 522
- Sartène Corse 164
- Sar trou ville Seine-et-Oise 700
- Sathonay Ain 6
- Saumur Maine-et Loire 402
- Saverdun Ariège 7-3
- Scaër Finistère 235
- Sceaux Seine 699
- Séelin Nord 5ig
- Sedan Ardennes 66
- Segré Maine-et Loire 404
- Seix Ariège 73
- Seloncourt Doubs 19I
- Semur Côte d'Or 170
- Senlis Oise 535
- Sens Yonne 863
- Sept-Fonds Tarn et-Garonne 806
- Communes : Départements : Pages
- Servian Hérault 287
- Sèvres Seine-et-Oise 699-728
- Sézanne Marne 420
- Sillé-le-Guillaume Sarthe 640
- Sin-le-Noble Nord 5i9
- Sisteron Basses-Alpes 3o
- Soissons Aisne i4
- Solesmes Nord 519
- Solre-le-Chàteau » 522
- Somain » 519
- Sorgues Vaucluse 83o
- Sos Lot-et Garonne 394
- Sotteville-lez-Rouen Seine-Inférieure 778
- Sourdeval Manche 413
- Stains Seine 711
- Stenay Meuse 471
- Sucy-en-Brie Seine-et-Oise 741
- Suresnes Seine 706
- Sury-le-Comtal Loire 366
- T
- Tain Drôme 202
- Talence Gironde 274
- Tarare Rhône 614
- Tarascon Bouches-du-Rhône 111
- Tarbes Hautes-Pyrénées 589
- Taverny Seine et-Oise 899
- Tenay Ain 7
- Tence Haute Loire 370
- Tergnier Aisne 16
- Terrenoire Loire 363
- Teurs » 365
- Thaon Vosges 855
- Thézan Hérault 287
- Thiais Seine 699
- Thiers Puy de Dôme 573
- Thiviers Dordogne i83
- Thonon Haute-Savoie 65o
- Thouars Deux-Sèvres 786
- Thuir Pyrénées-Orientales 5g5
- Thury-Harcourt Calvados 126
- Tinchebray Orne 543
- Tonneins Lot et Garonne 392
- Tonnerre Yonne 864
- Torcy Seine-et-Marne 724
- Toucy Yonne 864
- Tout Meurthe-et-Moselle 455
- Toulon Var 810
- Toulouse Haute Garonne a5o
- Tourcoing Nord 5i3
- Tourettes Var 8i5
- Tourlaville Manche 412
- Tournon Ardèche 56
- Tournas Saône-et-Loire 633
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-
-
-
- 1406 —
- Communes :
- Tours
- Tréguier
- Trélazé
- Trélon
- Tremblay
- Trévoux
- Triel
- Trou ville
- Troyes
- Tulle
- Urrugne
- Ussel
- Usson
- Ustarritz
- Uzès
- Vaison
- Valençay
- Valence
- Valence
- Valenciennes
- Valentigney
- Valenton
- Vallauris
- Valmy
- Valognes
- Val réas
- Vals-les-Bains
- Vannes
- Vanves
- Varangéville
- Varzy
- Vassy
- Vaucouleurs
- Vaucresson
- Vauvert
- Vence
- Yendin-le-Vieil
- Vendôme
- Verdun
- Verfeil
- Vermelle
- Verneuil
- Vernon
- Versailles
- Vertus
- Vervins
- Vesoul
- Vichy
- Vic-sur-Ceré
- Vidauban
- Départements : Pages
- Indre-et Loire 3i 1
- Côtes-du-Nord 177
- Maine-et-Loire 4°4
- Nord 5a3
- Ille-et-Vilaine 3o3
- Ain 7
- Seine-et-Oise 755
- Calvados 120
- Aube 76
- Corrèze 1.07
- U
- Basses Pyrénées 585
- Corrèze i58
- Loire 365
- Basses Pyrénées •r»79
- Gard 243
- V
- Vaucluse 83 0
- Indre 3o8
- Drôme 198
- Tarn-et-Garonne 806
- Nord 520
- Doubs 191
- Seine-et-Oise 741
- Alpes-Maritimes 37
- Marne 421
- Manche 4l2
- Vaucluse 827 5 7
- Ardèche
- Morbihan 478
- Seine 699
- Meurthe-et-Moselle 438
- Nièvre 486
- Calvados 125
- Meuse 471
- Seine-et-Oise 728
- Gard 245
- Alpes-Maritimes 34
- Pas-de-Calais 565
- Loir-et-Cher 344
- Meuse 4%
- Tarn-et Garonne 806
- Pas de Calais 566
- Eure 211
- » 209
- Seine et-Oise 728
- Marne 421
- Aisne 16
- Haute-Saône 622
- Allier 24
- Cantal 132
- Var 8x8
- Communes : Départements :
- Vienne Isère
- Vierzon-Village ' Cher
- Vierzon-Ville „
- Vieux-Condé Nord
- Vif Isère
- Vigneux Seine et Oise
- Villecresnes » »
- Vilie-d’Avray » »
- Villedieu Manche
- Villefort Lozère
- Villefranche -d’Aveyron | Aveyron
- Villefranche - de -Lauragais | Haute-Garonne
- Villefranche - sur Mer | Alpes-Maritimes
- Villefranche - sur -Saône ’ | Rhône
- Villejuif Seine
- Ville la Grand Haute-Savoie
- Villemonble Seine
- Villeneuve-les-Avi-
- Pages 3i8 i53 i53 493 3ai 741 74i 728 4i3 397
- 92
- a58
- 3g-51
- 6i5
- 700 651 699
- gnon 1 j Gard 245
- Villeneuve-Loubet Villeneuve - St - ( Alpes-Maritimes ) 5i
- Georges j r Seine-et-Oise 741
- Villeneuve-s.-Lot Lot-et-Garonne 393 864 795 i5
- Villeneuve-s.-Yonne Yonne
- Villers-Bretonneux Somme
- Vülers-Cotterets Aisne
- Villers-s.-Mer Calvados 12.5
- Villerupt Meurthe-et-Moselle 459
- Villeurbane Rhône 6u 543
- Vimoutiers Orne
- Vinça Pyrénées-Orientales t 5 95
- Vincennes Seine 700
- Vire Calvados 122
- Virieu-îe-Grand Ain
- Viroflay Seine-et-Oise 699 y -728
- Vitré Ille-et-Vilaine 3oi
- Vitry-le François Marne 419
- Vitry-s.-Seine Seine 700
- Vittel Vosges 856
- Viviers Ardèche 57
- Viviez Aveyron 87 321
- Vizille Isère
- Voiron » 320
- Vouziers Ardennes 68
- W
- Wasquehal Nord r)2l
- Wassy Haute-Marne 429
- Watten Nord 4^
- Watlrelos » r)2£
- p.1406 - vue 1475/1531
-
-
-
- 1407 —
- Communes : Départements : Pages Communes : Départements : Pages
- Wavrin Nord 523 1
- Wignebies » 523
- Wimereux Pas-de-Calais 566 Yerre Seine-et Oise 741
- Wimille » 566 Yport Seine-Inféi’ieure 781
- Wingles » 564 Yssingeaux Haute-Loire 368
- Woignarne . Somme -q5 9 Yvetot Seine-Inférieure 778
- Yzeure Allier 26
- ALGÉRIE
- • Jk E
- Aïn-Beida Constantine 885 La Galle Constantine 897
- Alger Alger 874 Laghouat Région Saharienne 926
- Arzeu Oran 9°5 L’Arba Alger 881
- Aumale » 878 Le Kreider Oran 908
- B Al
- Maison-Carrée Alger 882
- Batna Constantine 886 Mascara Oran 908
- Bel-Abbès Oran 906 Médéa Al fffiF 882
- Béni-Abbés Région Saharienne 921 Miliana 883
- Biskra Constantine 887 AT noloanriP m n ^
- Blida Alger 878 lUUotagailOm Mustapha Uran Alger 9°9 875
- Bône Constantine 888
- Bougie » 89. M
- C Nedroma Oran 910
- Constantine Constantine 893 O
- Oran Oran 9”
- D Orléans ville Alger 883
- Dellys Alger 880 Ouargla Région Saharienne 927
- üjelfa Région Saharienne cpi Oued-Rir » 929
- Djidjelli Constantine 894 Oued-Zénati Constantine 898
- Duveyrier Région Saharienne 922 P
- E Philippeville Constantine 898
- El Goléa Région Saharienne 922 S
- S aida Oran 9x3
- O St-Denis-du-Sig » 9i4
- Géry ville Oran 923 Sétif Constantine 901
- Ghardaia Région Saharienne 924 Sidi Bel-Abbès Oran 906
- Guelma Constantine 896 Souk-Ahras Constantine 902
- H T
- Taghit Région Saharienne 928
- Hussein Dey Alger 881 Tébessa Constantine 9°4
- 1 Timmimoun Région Saharienne 928
- Tlemcen Oran 9ï5
- In Salab Région Saharienne 925 Tougourt Région Saharienne 929
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-
-
-
- — 1408 —
- TUNISIE
- Communes : B Pages Communes : L Pages
- Béjà 938 Le Kef 944
- Bizerte F 939 Mabdia 11 935
- Màteur 946
- Ferry ville 94° Metlaoui * 941
- Gabès G 94i Nabeul il 94;
- Gafsa Grombalia 94 i 941 Sfax Souk-el-Arba S • 94; 949
- 11 Sousse 949
- Hammamet 14 942 Tebourba T 95i
- Tozeur g55
- Kairouan 943 Tunis 95i
- COLONIES FRANÇAISES
- 1 F
- Antsirane Madagascar 1024 Fort-de-France Martinique io56
- B H
- Bammako Soudan io43 Haïphong Tonkin 993
- Baria Cochinchine 979 Hanoï Tonkin 990
- Basse-Terre Guadeloupe 1064 Hué Annam 988
- Bourail Nouvelle-Calédonie 1008
- Brazzaville Congo 1052 14
- € Karikal Inde IOOÔ
- Cap St-Jacques Koulouba Soudan 1048
- Cochinchine 982
- Cayenne Guyane io53 L
- Chandernagor Inde 999 1060
- Cholon Cochinchine 9/3 Le Lamentin Martinique
- Conakry Guinée 1044 Libreville Congo io5i
- D II
- Dakar Sénégal io35 Mahé Inde IOOI
- Diégo-Suarez Madagascar 1024 Majunga Madagascar 1021
- Djibouti Côte des Somalis 1027 Mytho Cochinchine 976
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- — 1409
- Communes : Départements : Pages
- Nossi-Bé Nouméa H Nouvelle-Calédonie 1023 1002
- Papeete I» Tahiti 1009
- Pnom-Penh Cambodge 984
- Pointe-à-Pitre Guadeloupe io65
- Pointe des-Galets Réunion 1019
- Pondichéry Iüde 996
- Port (Le) Réunion 1019
- Rufisque It Sénégal xo3g
- Saigon S Cochinchine 966
- St-André Réunion ioi5
- St-Benoit » 1016
- Communes : Départements : Pages
- St-Denis Réunion ioi3
- St Gilles * 1018
- St-Joseph » 1016
- St-Leu > 1018
- St-Louis » 1017
- St-Louis Sénégal io3o
- St-Paul Réunion 1018
- St-Pierre » 1017
- St-Pierre St-Pierre et Miquelon 1066
- Ste-Rose Réunion 1016
- Ste-Suzanne » 1014
- T
- Tamatave Madagascar 1026
- Tananarive » 1020
- Thudaumot Cochinchine 977
- Tourane Annam 99°
- Y
- Yanaon Inde 1000
- Annuaire des Distributions d’eau.
- 89
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- 1410 —
- BELGIQUE
- Communes : Provinces : Pages
- Aiseau (Banlieue de JL ( Hainant
- Charleroi) (
- Amay Liège CO 0
- Ampsin » 1262
- Andenne Namur 1082
- Anderlecht (Cure- )
- ghem) i Brabant io83-i157
- Anderlues Hainaut 1080
- Andrimont (Verviers) Liège io85
- Angleur » io85
- Ans » 1086
- Antoing Hainaut 1262
- Anvers Anvers 1086
- Arlon Luxembourg 1087
- Aubel Liège 1262
- Audenarde Flandre Orientale 1089
- Auderghem Brabant 1090- 1187-1145
- Auvelais Namur 1090
- Aywaille Liège 1091
- B
- Bastogne Luxembourg 1262
- Battice Liège 1262
- Berchem Anvers 1092
- Berchem-Ste-Agathe Brabant 1137- -ii45
- Bertrix Luxembourg 1263
- Bilsen Limbourg 1263
- Binche Hainaut 1092
- Blankenberghe Flandre Occidentale 1093
- Boitsfort (Water-mael) | Brabant 125g
- Borgerhout Anvers 1094
- Boufi'ioulx Hainaut 1263
- Bouillon Luxembourg 1263
- Braine-l’Alleud Brabant 1094
- Braine le-Château » 1263
- Braine-le-Comte Hainaut io95
- Bressoux Liège 1095
- Bruges Flandre Occidentale 1096
- Bruxelles Brabant 1098
- (Agglomération bruxelloise) i ; n36
- Chapelle-lez-Herlai- mont C | Hainaut 1148
- Charleroi Hainaut h 49
- Charleroi (Banlieue) » n58
- Communes : Provinces : Pages
- Châtelet Hainaut IIÔCj
- Chàtelineau » 1160
- Chimay » 1263
- Ciney Namur 1160
- Comblain-au-Pont Liège 1264
- Contich Anvers 1160
- Court - St-Etienne Brabant 1264
- Couthuin Liège 1264
- Couvin Namur 1264
- Cuesmes Hainaut 1161
- Cure ghem (Ander- ) lecht) i ( Brabant I083-II3;
- D
- Dampremy Hainaut I 16 T
- Dînant Namur 1161
- Dison Liège 1162
- Dour Hainaut 1162
- E '
- Ecaussines - d’En - \ ghien (Felny) ! j Hainaut 1266
- Enghien Hainaut 1260
- E nsi val Liège 1163
- Esneux » 1265
- Etterbeek Brabant n63
- Evere » 1137-1i45-ii65
- F
- Feluy Hainaut 1266
- Flémalle-Grande Liège 1166
- Flénu Hainaut 1166
- Fleuras » 1166
- Floreffe Namur 1267
- Florennes » 1267
- Fontaine - l’Evêque Hainaut 1168
- Forest Brabant 1137-1145-i169
- Forêt Liège 1267
- Frameries Hainaut 1169
- «
- Gand Flandre Orientale 1170
- Ganshoren Brabant 1137-1145-1268
- Gilly (Banlieue de Charleroi) | Hainaut n;3
- Glain (Liège) Liège 1268
- Gosselies Hainaut 1
- Gouy-lez-Piéton » 1268
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- — 44H
- Communes :
- Haine St-Pierre Hal
- Ham-sur-Sambre
- Hasselt
- Herstal
- Héverlé (Louvain)
- Heyst-sur-Mer
- Hodimont
- Hollogne - aux -Pierres (Jemeppe-sur-Meuse)
- Houd eng-Aimeries Houdeng-Gœgnies Huy
- lxelles
- Ittre
- Jambe (Namur) Jemeppe-s.-Meuse Jemeppe-s. -Sambre (Auvelais) Jette-Saint-Pierre Jodoigne Jumet (Roux) Jupille
- Kœkelberg
- La Bouverie (Qua-regnon)
- Laeken
- La Hulpe (Overys-sche)
- La Louvière
- Landen
- Liège
- Lierneux
- Limbourg
- Lodelinsart (Ban -lieue de Charleroi) Louvain
- Marche
- Marchienne -au-Pont
- Marcinelle
- Mettet
- Provinces : Pages Communes : Provinces : Pages
- Middelkerke Flandre Occidentale 1271
- MM Molenbeek-St-Jean Brabant 1208
- Hainaut 1174 Monceau- s. - Sambre
- Brabant 1175 (Roux) „ - Hainaut 1209
- Namur 1268 Mons » 1209
- Limbourg 1175 Mons - en-Hesbay e Liège 1272
- Liège 1178 Montaigu Brabant 1272
- Brabant ”79 Montignies-le-Tilleul Hainaut 1272
- Flandre Occidentale 1269 Montignies-sur- Sam-
- Liège 1269 bre (Banlieue de Hainaut 1217
- Charleroi)
- Liège “79 Morlanwelz Hainaut 1217
- Mortsel (Anvers) Anvers 1272
- Hainaut 1180
- » 1180 V
- Liège 1182 Namur Namur 1218
- I Nivelles Brabant 1218
- Brabant 1137 -ii83 O
- » 1269 Ohain Brabant 1272
- j Olne Liège 1273
- Ostende Flandre Occidentale 1220
- Namur 1186 Ougrée (Angleur) Liège 1227
- Liège 1187 Overyssche Brabant 1228
- Namur 1269 P
- Brabant 1137-1145-1187 Pâturages Hainaut 1228
- » 1269 Pepinster Liège 1273
- Hainaut 1187 Perwez Brabant 1273
- Liège 1188 Pironchamps (Ban- ) „ . ,
- K lieue de Charleroi) • Hainaut 1274
- Brabant 1137-1145 -1189 «
- V Quaregnon Hainaut 1228
- MJ Quenast Brabant 1274
- Hainaut 1189 Quiévrain Hainaut 1274
- Brabant 1137 -1189 R
- Ransart Hainaut 1228
- » 1270 Rebecq-Rognon Brabant 1276
- Hainaut 1189 Renaix Flandre Orientale 1229
- Liège 1270 Rhode-St-Genèse Brabant ii45
- » 1190 Rochefort Luxembourg 1276
- » 1270 Rœulx Hainaut 1276
- » 1270 Roux ('Jumet) » 1229
- Hainaut ”97 S
- Brabant 1198 St-Ghislain (Quare- Hainaut 1276
- 11 * gnon
- St-Gilles Brabant 1137-1144
- Luxembourg 1270 [ii47-i23i
- Hainaut 1206 St-Hubèrt Luxembourg 1276
- Hainaut 1207 St-Josse-ten-Noode Brabant 1137-x 144
- Namur 1271 [ii47-i232
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- — 1412 —
- Communes : Provinces : Pages
- St-Servais (Namur) Namur 1277
- St-Trond Limbourg 1232
- Saventhem Brabant I277
- Schaerbeek Brabant Il37-Il44 [ll47-I232
- Sclessin (Ougrée) Liège 1227
- Seilles » !277
- Seneffe Hainaut 1278
- Seraing Liège 1233
- Soignies Hainaut 1234
- Sottegem Flandre Orientale 1278
- Spa Liège 1253
- Sprimont » 1278
- Spy Namur 1278
- Stavelot Liège 123g
- Stembert Strépy-B racque- » ) 1278
- gnies (Houdeng - ' Hainaut 1181-1239
- Gœgnies) )
- T
- Tamines (Auvelais) Namur 1239
- Tervueren Brabant n45
- Theux Liège 123g
- Thuin Hainaut 1240
- Tilff Liège ^79
- Tirlemont Brabant 1240
- Tongres Limbourg 1242
- Tournai Hainaut 1243
- Communes : Provinces : Pages
- Tubize Brabant 1245
- Tumhout Anve s 1245
- U
- Uccle Brabant 1246
- Y
- Verriers Liège 1246
- Vielsalm Luxembourg 1279
- VUvorde Brabant 1253
- Virton Luxembourg 1279
- Visé Liège 1280
- Vottem (Liège) » 1280
- \\
- Wandre Liège 1259
- Wasmes Hainaut 1259
- Waterloo Brabant 1280
- Watermael (Boitsfort' l » 1137-1145-1269
- Wavre » 1260
- Ways (Ohain) » 1137
- Wegnez Liège 1281
- Woluwe-St-Lambert Brabant 11371-1145-1260
- Woluwe-St-Pierre » 1137-1 i45-i28i
- Y
- Ypres Flandre Occidentale 1261
- Voir également les tableaux des pages 1282 à 1288.
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- — 1413 —
- GRAND-DUCHÉ DU LUXEMBOURG
- Communes : A Pages
- Aspelt C i3o7
- Capellen i3o4
- Clervaux D 1293
- Diekirch 1298
- Differdange i3o5
- Dudelange E i3o5
- Echternach 1297
- Esch-sur-Alzette x3o4
- Ettelbrück 1298
- Grevenmacher H 1299
- Hamm i3oo
- Hollerich 1 i3oo
- Itzig i3oo
- Communes : K Pages
- Kayl-Tétange E 1307
- Luxembourg M i3oi
- Mersch F 1296
- Pétange R 1307
- Remich 1296
- Redange 1293
- Rumelange S i3o5
- Sandweiler i3oo
- Schifflange ¥ i3û7
- Vianden W 1293
- Wiltz 1293
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- — 1414 —
- SUISSE
- Communes : 1 Pages
- Aarau l3l2
- Altstâtten B i3i3
- Baden i3i4
- Basel (Bâle) i3i6
- Bern (Berne) l32I
- Biel (Biennej i362
- Bulle i363
- Burgdorf C l322
- Cham i35o
- Chaux-de Fonds i366
- Chur D i3a3
- Delémont E i368
- Einsiedeln F i326
- Frauenfeld i326
- Fribourg G i36g
- Genf (Genève) 1370
- Glarus H 1327
- Herisau i328
- I
- Interlaken E x33o
- La Chaux-de-Fonds i366
- Langnau i33i
- Lausanne 1375
- Le Locle i378
- Liestal i33i
- Lugano i332
- Luzern (Lucerne) 11 i333
- Martigny i38o
- Morges i382
- Communes : HT Pages
- Neuchâtel i383
- Nyon B. i386.
- Olten P i33f»
- Payerne 1887
- Porrentruy It i388-
- Ragaz i33&
- Rorschach S i337
- Ste-Croix i38c>
- St-Gallen (St-Gall) i337
- St-Imier i388
- Schaffhausen (Schaffhouse) i34o
- Schwyz i343
- Sion 1390
- Sissach i343
- Solothum (Soleure) T 1344
- Thun 1345
- Tramelan E i3gi
- Uster Y i345
- V evey-Montreux W 1391
- Wâdensweil i346
- Wetzikon i348
- Winterthur Y i348
- Yverdon Z 1392
- Zug i35o
- Zurich i35i
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- Tome II. Recherche des eaux d’alimentation. Quantité d’eau à obtenir. Etude des sources. — Eaux de surface. Prix et aménagements : citernes, cours d’eau, lacs, barrages-réservoirs. — Eaux souterraines„ Recherches et captation. Etude des ressources d’une région en eaux souterraines. Leur captation ; théorie de leur mouvement ; théorie des galeries et des puits. Captage des sources. Puits ordinaires et puits tubulaires. Drainages. Galerie et puits filtrants dans les berges des rivières, — Eaux profondes. Puits protonds ; forages ; puits artésiens. Galeries captantes.
- Tome III. Adduction et élévation. Adduction par la gravité. Dérivation. Aqueducs (anciens et modernes). Pompes et appareils élévatoires. Les moteurs pour pompes. Moulins à vent. — Répartition et distribution de l'eau. Tuyaux et conduites. Réservoirs. Appareils de distribution. Entretien. Législation.
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- Compte.-rendu des études faites et des travaux accomplis à la fin de 1907. Etude du contrôle de l’Isère, par la mesure des pentes, à la station de Moutiers. Etude des variations du lit de l’Isère à Montrigon. Planimètre, profils en long des cours d’eau, croquis, plans et détails divers, hydrométrie, jaugeages, etc., des bassins des Dranses, des Usses, du Fier, du lac du Bourget, du Guiers, de la Bourbre, de la Gère, des Gollières, de la Galaure, de la Drôme, du Roubion, du Lez, de l’Eygues. de l’Arve, de l’Isère, du Drac, de la Romanche. Instructions pour l’emploi des moulinets.
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- Réglementation des prises d’eau sur cours d’eau non navigables ni flottables : Généralités. Dispositions générales des prises d’eau d’usines. Dispositions particulières des ouvrages de retenue et de décharge. Exemple de la réglementation d’un barrage d’usine. Réglementation des barrages dans des conditions spéciales. Opérations et études nécessitées par la réglementation des usines Récolement des ouvrages. Révision des règlements. Réglementation des barrages d’irrigation et de submersion.
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- Tome III. — Assainissements et'dessèchements. Colmatage. Polders, drainage» utilisation agricole des eaux d’égout. Annexes. In-16 12 x 18 de 563 pages, avec 279 figures et 2 planches. Reliure souple. ....... 15 fr.
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- INDEX ANALYTIQUE DES ANNONCES
- Abreuvoirs.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................ 7
- Joachim (GO et Cie, 3, rue Biscornet, Paris. ............................. 11
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................. 6
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................ 4
- Accessoires pour chaudières et machines à vapeur.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris........................................................ . 7
- Degrémont (Emile), Le Üateau, Nord........................................... 10
- Jubert Fils, Charleviïïe, Ardennes........................................... a
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................. 6
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire. . ............... 4
- Société Française de Compteurs d’Eau, 28, rue Grange-Batelière, Paris, . . 3
- Thuau Fils. Rennes, Ille-et-Vilaine.......................................... 11
- Adductions d’eau.
- Bégaud (Léon), 176 bis, rue d’Alésia, Paris.......................•....... 8
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône......................... 13
- Breuillard (G.), Provins, Seine-et-Marne..................................... 12
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe.......................................... ?
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris............................... 14
- Compagnie Française d’Appareils Glenfield et Kennedy, 11, boulevard Bourdon,
- Paris.................................................................... . 12
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................. 7
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris............................................. 1
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-lez-Liîle, Nord. ..... 15
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris... ................. 5
- Pourbaix (J.), 10, rue Verte, Mons, Belgique.............................. 11
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire. ................. 4
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris................................................................ 18
- Air comprimé.
- Aster (L’), Société anonyme, 74, rue de la Victoire, Paris. .......... 19
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Gaultier (Louis), 77, Boulevard Haussmann, Paris............................. 10
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-
-
-
- — 1418 —
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris. . ................ 5
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................. 4
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle. .'. ............... Couverture.
- Analyses.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Appareils de prise en charge.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe......................................... 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................. 17
- Jubert Fils, Charleville, Ardennes....................................... 6
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................ 6
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15
- Appareils sanitaires.
- Bégaud (Léon), 176 bis, rue d’Alésia, Paris. . . . ................... 8
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris.......................................................... 7
- Degoix (A.), 40, 42, 44, rue Masséna, Lille, Nord........................ 14
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris......................... 10
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris.................... 5
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle..............................Couverture.
- Thuau Fils. Rennes, Ille-et-Vilaine......................................... 11
- Aqueducs.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. ........................... 16
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................. 17
- Hennebique, .1, rue Danton, Paris........................................... 1
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson, Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle...................................Couverture.
- Architectes sanitaires.
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis,* Paris..................................................... 7
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris......................... 10
- Arrosage (Appareils d’).
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne........................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe............................................. 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique. . . ............ 17
- p.1418 - vue 1489/1531
-
-
-
- — 1419 —
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................. 7
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris.................. 0
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire..........: 4
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle................................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubriyes et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15
- Ascenseurs hydrauliques.
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................... 17
- Assainissement.
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris.................................. 14
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................... 17
- Compagnie de Salubrité de Levallois-Perret, 133, rue Victor-Hugo, Levallois-
- Perret, Seine. ........................................................... 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................. 7
- Degoix (A.), 40, 42 , 44, rue Masséna, Lille, Nord. ... *.................. 14
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris.............................. lu
- Moreau (Auguste), 10, rue Duperré, Paris...................................... 13
- Société Anonyme d’Assainissement des Eaux, 7, rue de la Boëtie, Paris. Couverture Société Anonyme de Fondations par Compression Mécanique du Sol,
- 1, rue Danton, Paris....................................................... &
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mcusson, Meurthe-et-Moselle................................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubriyes et Villerupt, Aubrives, Ardennes. .15
- Avertisseurs.
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris. . 7
- Aveuglement de sources.
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord........................... 5
- Baignoires et appareils pour bains.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ ,13
- Joachim (G.) et Cie, 3, rue Biscornet, Paris............................. 11
- Barrages.
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris. ................................ * 14
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris........................................... . 1
- p.1419 - vue 1490/1531
-
-
-
- 1420 —
- Bassins filtrants.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Chabal (Henri), 34, rue Ampère, Paris.................................... 8
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris.............................. 14
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris. ....................... 10
- Béliers hydrauliques.
- Aster (L’), Société anonyme, 74, rue de la Victoire, Paris............... 19
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................. 4
- Société Anonyme des Ateliers de Construction et Fonderie de Castres, Tarn. 7
- Béliers hydro-pneumatiques.
- Aster (L’), Société anonyme, 74, rue de la Victoire, Paris............... 19
- Béton.
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris......................................... 1
- Société Anonyme de Fondations par Compression Mécanique du Sol,
- 1, rue Danton, Paris................................................. 9
- Béton armé.
- Hennebique, 1, me Danton, Paris.......................................... . 1
- Société Anonyme de Fondations par Compression Mécanique du Sol,
- 1, rue Danton, Paris................................................. 9
- Boîtes d’arrosage.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................. 16
- Bottet (B.) 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe......................................... 7
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............. 6
- Bondes.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe. . ..................................... 7
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................ 6
- Bornes-Fontaines.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe......................................... 7
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-
- — 4421
- Compagnie Française d’Appareils Glenfield et Kennedy, 11, boulevard Bourdon,
- Paris.................................................................... 12
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................... 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................. 7
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris.................. <3
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris...................... t>
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris................................................................ 18
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle................................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Vilaine........................................... 11
- Bouches d’arrosage, de lavage et d’incendie.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône................................ 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe............................................... 7
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris................................... 14
- Compagnie Française d’Appareils Glenfield et Kennedy, 11, boulevard Bourdon,
- Paris..................................................................... 12
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................... 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................. 7
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris.................. 6
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris...................... 5
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle.............................. Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Vilaine........................................... 11
- Brides de raccords.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................. 16
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône................................. 13
- Jubert Fils, Charlevilïe, Ardennes............................................. 6
- Calorifuges.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.
- 13
- Canalisations d’Eau.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône...........................
- Breuillard (G.), Provins, Seine-et-Marne................................
- Chanoit Frères, Villeneuve-Saint-Georges, Seine-et-Oise................ . .
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe. . ....................................
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique................ . . .
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris.......................................................
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris........................................
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris...................
- 16
- 12
- 7
- 17
- 7
- 1
- 5
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-
- — 1422 —
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris............................................................. 1&
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle.............................. Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrivès, Ardennes. 15 Thuau Fils. Rennes, Ille-et-Vilaine.......................................... 11
- Canalisation et distribution d’Eau (Appareils et Fournitures pour).
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. . 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe........................................... 7
- Compagnie Française d’Appareils Glenfield et Kennedy, 11, boulevard Bourdon,
- Paris.................................................................. 12
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique. .................. 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris......................................................... 7
- Grand (E.), 71, rue Bayard, Toulouse, Haute-Garonne...................... 14
- Jubert Fils, Charleville, Ardennes.......................................... 6
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-lez-Lille, Nord............ 15
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris............................................................... 18
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mcusson, Meurthe-et-Moselle...............................Couverture.
- Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Viraine.......................................... 11
- Canixeaux.
- Joachim (G.) et Cie, 3, rue Biscornet, Paris............................. 11
- Captage de Sources.
- Bopp et Rf.uther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................ 16
- Chanoit Frères, Villeneuve-Saint-Georges, Seine-et-Oise....................... 4
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord........................... 5
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................ 7
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris. ........................... 2
- Moreau (Auguste), 10, rue Duperré, Paris................................... 13-
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, SainLAndré-lez-Lille, Nord. ..... 15
- Pourbaix (J.), 10, rue Verte, Mons, Belgique................................. 11
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle...............................Couverture.
- Châteaux d’eau.
- Araou (Vve) et ses Fils, avenue du Capitole, Narbonne, Aude.............. 4
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. ............................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. . 13
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord........................... 5
- Compagnie GénEéale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique...................... 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis. Paris......................................................... 7
- p.1422 - vue 1493/1531
-
-
-
- — 1423 —
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-lez-Lille, Nord........... 15
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................... 4-
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- , Chaudières.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13.
- Chaudronnerie.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe........................................... 7
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord. '...................................... 10
- Joachim (G.) et Cie, 3, rue Biscornet, Paris............................... 11
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................... 4
- Cheminées d’usines.
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris. ,........................................ 1
- Chéneaux.
- Joachim (G.) et Cie, 3, rue Biscornet, Paris.................... .......... 11
- Chimistes.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13
- Chutes d’eau artificielles (création de).
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris.......................................................... . 7
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Ciments.
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris........................................... 1
- Ciment armé.
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris................................ 14
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris................................... 1
- Citernes.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................... 16
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris................. . . . 14
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-
-
-
- — 1424 —
- Clapets.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. 16
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe.......................................... 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau. Liège, Belgique................... 17
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................. û
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................... 4
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris.............................................................. 18
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Vilaine.......................................... 11
- Colliers de prise en charge.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. . .......................... 16
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe.......................................... 7
- Jubert Fils, Charleville, Ardennes........................................ . 6
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................. 6
- Compteurs d’eau.
- Aster (L’j, Société anonyme, 74, rue de la Victoire, Paris................ 19
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. ......................... 16
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Compagnie Anonyme Continentale pour la Fabrication des Compteurs a Gaz
- et autres appareils, 9, rue Pétrelle, Paris........................... 9
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz,
- 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris. . ........................... 20
- Compagnie Française d’Appareils Glenfield et Kennedy, 11, boulevard Bourdon,
- Paris.................................................................... 12
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique. ................... 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris........................................................... 7
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle..............................Couverture.
- Société Française de Compteurs d’Eau, 28, rue Grange-Batelière, Paris. . . 3
- Conduites d’eau.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne........................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.......................... 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe....................................... 7
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris............................ 14
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................. 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey,. 51, rue de
- Paradis, Paris.............: . . . ................................. 7
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris....................................... 1
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris............................................................- 18
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15
- p.1424 - vue 1495/1531
-
-
-
- — 1425 —
- Conduites filtrantes.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................ 16
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Construction d’usines.
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris............................. 14
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris...................................................... 7
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris.......................................... 1
- Contrôleurs.
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris........................................................... 7
- Courroies de transmission.
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................. 4
- Crépines.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................ 16
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique................. 17
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris..........; . . 6
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire. ............... 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7 Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris................................................................ 18
- Cuvelage de puits.
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique................. 17
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris............................................................. 18
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle.............................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15
- Dessus de puits de sécurité.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.......................... 16
- Jonet (L.) et De, Raismes, Word............................................. 5
- Distribution des eaux.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.......................... 16
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe................. .'.................... 7
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-
-
-
- — 1426 —
- Compagnie Française d’Appareils Glenfield et Kennedy, 11, boulevard Bourdon,
- Paris......................•........................................... 12
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................... 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrez, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................. 7
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris............................... 2
- Moreau (Auguste), 10, rue Duperré, Paris................................ 13
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-lez-Liile, Nord........... 15
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris...................... 5
- Pourbaix (J.), 10, rue Verte, Mons, Belgique................................. 11
- Société Anonyme d’Assainissement des Eaux, 7, rue de la Boëtie, Paris. Couverture Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle............................... Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Vilaine.......................................... 11
- Douches (appareils à).
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris.................. 6
- Eaux (appareils pour conduites à).
- Bégaud (Léon), 176 bis, rue d’Alésia, Paris................'............... 8
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.................................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe............................................... 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................... 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................ 7
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris.................. 6
- Société Anonyme de Commentry-Foürchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris................................................................ 18
- Élévation des eaux.
- Aster (L’), Société anonyme, 74, rue de la Victoire, Paris........ ........ 19
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.................................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13
- Chanoit Frères, Villeneuve-Saint-Georges, Seine-et-Oise........................ 4
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord........................... 5
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................... 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................. 7
- Crépelle (Jean) et Cie, 52, rue de Valenciennes, Lille, Nord................. 15
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris............................... 2
- Jonet (L.) et Cie, Raismes, Nord............................................... 5
- Moreau (Auguste), 10, rue Duperré, Paris...................................... 13
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris...................... 5
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle................................ . Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Société Française de Pompes spéciales, 14, rue des Pyramides, Paris. .... 8
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-
-
-
- — 1427 —
- Émulseurs.
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône....................... . . . % 13
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord............................ 5
- Élévatoires (appareils).
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................... 13
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord............................ 5
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris........................................................... 7
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire...................... 4
- Enregistreurs.
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................... 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris........................................................... 7
- Entrepreneurs de distributions d’eau.
- Chanoit Frères, Villeneuve-Saint-Georges, Seine-et-Oise......................... 4
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................... . . 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris........................................................... 7
- Degoix (A.), 40, 42, 44, rue Masséna, Lilie, Nord........................... 14
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-lez-Lille, Nord............ 15
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris....................... 5
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle. . ..............................Couverture.
- .Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15
- Épuration des eaux.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................... 13
- Boulenger (H.) et Cie, Choisy-le-Roi, Seine................................. 2
- Chabal (Henri), 34, rue Ampère, Paris....................................... 8
- Compagnie Générale Aérohydraulique, 135, rue d’Alésia, Paris............. 12
- Compagnie de Salubrité de Levallois-Perret, 133, rue Victor-Hugo, Levallois-
- Perret, Seine. ........................................................... 13
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris. .............................. 2
- Frise (Henri de), 38, rue du Louvre, Paris.................................. 10
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord............................................. 10
- .Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris............................ • 10
- Société Anonyme d’Assainissement dés Eaux, 7, rue de la Boétie, Paris. Couverture
- Épuration des eaux d’égouts.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................... 13
- • Chabal (Henri), 34, rue Ampère, Paris........................................ 8
- Compagnie de Salubrité de Levallois-Perret, 133, rue Victor-Hugo, Levallois-
- Perret, Seine. .................... . ..........................,........ 13
- p.1427 - vue 1498/1531
-
-
-
- — 1428 —
- Degoix (A.), 40, 42, 44, rue Masséna, Lille, Nord....................... 14
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris........................ 10
- Société Anonyme de Fondations par Compression Mécanique du Sol,
- 1. rue Danton, Paris. . . ,.......................................... 9
- Épuration des eaux résiduaires.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Compagnie de Salubrité de Levallois-Perret, 133, rue Victor-Hugo, Levallois-
- Perret, Seine. .......................................................... 13
- Degoix (A.), 40, 42, 44, rue Masséna, Lille, Nord....................... 14
- Gaultier (Lbuis), 77, boulevard Haussmann, Paris. . ..................... . 10
- Société Anonyme de Fondations par Compression Mécanique du Sol,
- 1, rue Danton, Paris..................................................... 9
- Filtrage des eaux.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................ 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Boulenger (H.) et Cie, Choisy-le-Roi, Seine............................... 2
- Chabal (Henri), 34, rue Ampère, Paris...................................... 8
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord. . .................................. 10
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris........................ 10
- Société Anonyme D’Assainissement des Eaux, 7, rue de la Boétie, Paris. Couverture
- Filtres.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne........................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Boulenger (H.) et Cie, Choisy-le-Roi, Seine............................... 2
- Chabal (Henri), 34, rue Ampère, Paris...................................... 8
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris............................ 2
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord. ........................... 10
- Gaultier (Louis), 77, Boulevard Haussmann, Paris........................ 10
- Société Anonyme D’Assainissement des Eaux, 7, rue de la Boétie, Paris. Couverture
- Filtres en charbon.
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris............................ 2
- Filtres' mécaniques.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13 •
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord. .................................... 10
- Gaultier (Louis), 77, Boulevard Haussmann, Paris. ...................... 10
- Société Anonyme D’Assainissement des Eaux, 7, rue de la Boétie, Paris. Couverture
- Fondeurs en cuivre.
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............... 6
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. ?
- p.1428 - vue 1499/1531
-
-
-
- — 1429 —
- Fondeurs en fer.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe......................................... 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................. 17
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................ 6
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7 Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris................................................................. 18
- Fonçage de puits.
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris............................. 2
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-lez-Lille, Nord......... 15
- Fontaines filtrantes.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................ 16
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris............................................................ 7
- Fontaines publiques.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................ 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris.......................................................... 7
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire...................... 4
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson, Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle..................................Couverture.
- Fontainiers.
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris..................;.................................... 7
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris.................... 5
- Fonte émaillée.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône. .......................... 13
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................... 16
- Forages et sondages.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................ 16
- Charttez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord......................... 5
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris............................. E
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, SaintrAndré-lez-Lille, Nord......... 15
- Société Anonyme de Fondations par Compression Mécanique du Sol,
- 1, rue Danton, Paris..................................................... 9
- p.1429 - vue 1500/1531
-
-
-
- _ 1430
- Forages et sondages (Matériel pour).
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. ..................... 16
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord............-............ 5
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-Tez-Lille, Nord......... 15
- Fosses hygiéniques.
- 'Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris........................ 10
- Foyers pour chaudières.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Gaz pauvre.
- Aster (L’), Société anonyme, 74, rue de la Victoire, Paris. . . ......... 19
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................. 4
- Grilles- d’égout.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône. .......................... 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe. . ................................. 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique^................. 17
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............ 6
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris.............................................................. 18
- Groupes électrogènes.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône. .......................... 13
- Eclairage Electrique (L’), 364, rue Lecourbe, Paris. .................... 1
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................. 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Huiles et graisses industrielles.
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord....................................... . 10
- Hydrauliques (Machines).
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris......................................................... . 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................. 17
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................. 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- p.1430 - vue 1501/1531
-
-
-
- — 1431 —
- Hydrographe.
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris............................................................... 7
- Hydromètres.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. ............................ 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 18
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris............................................................... 7
- Hydrophone.
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris. ........................................................... 7
- Hydroscopes.
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris............................................................. . 7
- Hygiène.
- Frise (Henri de), 38, rue du Louvre, Paris................................ 10
- Compagnie de Salubrité de Levallois-Perret, 133, rue Victor-Hugo, Levallois-
- Perret, Seine. ........................................................... 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris. . . . ................................................ 7
- Degoix (A.), 40, 42, 44, rue Masséna, Lille, Nord......................... 14
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris............................... 10
- Société Anonyme d’Assainissement des Eaux, 7, rue de la Boëtie, Paris. Couverture
- Indicateurs de niveau.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Muller, Roger et Uie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................ 6
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de • Paradis, Paris............................................................. 7
- Indicateurs de pres'sion.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof,.Allemagne.............................. *16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................ 7
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Au gus te, Paris................. 6
- Ingénieurs-conseils.
- Chabal (Henri). 34, rue Ampère, Paris....................................... 8
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord. ......................... . 5
- Annuaire Distributions d’eau. b
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-
-
-
- r-, 1432- r—
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris.................... . . . ........................... 7
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Parts................................ 2
- Hennebiqüé, 1, rue Dantons Paris. . ... ..... ... . . ....... . 1
- î Moreau (Auguste), 10, rue Duperré, Paris. . . . . . . . 13
- Ingénieurs hydrauliciens.
- , Bottet (B.), 4, avenue Bertheloty, Lyon, Rhône. , . . ... ........ 13
- Compagnie Générale des ConduitesvD’Eau, Liège, Belgique. .; . ; . . .... .;. , . . 17
- / Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris........................................................... 7
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris................................ 2
- Degoix (A.), 40, 42, 44, rue Masséna, Lille, Nord.............................. 14
- Moreau (Auguste), 10, rue Duperré, Paris..................................... . 13
- Pellier et-Houbry,- 83, boulevard de Port-Royal, Paris. . . . ........ 5
- r Pourbaix (J.), 10, rue Verte, Mons, Belgique....................................... 11
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................ 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. ? Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson, Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle.......................... ........... Couverture.
- Ingénieurs sanitaires.
- Compagnie de Salubrité de Levallois-Perret, 133, rue Victor-Hugo, Levallois-
- f Perret, Seine. ........................................................ . 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris. . ......................................................... 7
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris............................. 2
- Degoix (A.), 40, 42, 44, rue Masséna, Lille, Nord........................... 14
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris............................ 10
- Moreau (Auguste), 10, rue Duperré, Paris.................................... 13
- Installations hydrauliques.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................... 13
- Chanoit Frères, Villeneuve-Safnt-Georges, Seine-et-Oise. . .......................... 4
- ’ Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique..................... 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris.................................................................... 7
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris...................................... 2
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la*Gare, Samt-André-lez-Lille, Nord............. 15
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7 Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle.......................................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15
- Installations d’usines.
- Chabal (Henri), 34, rue Ampère, Paris................................................ 8
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris.................................................................. 7
- p.1432 - vue 1503/1531
-
-
-
- 1433 —
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris............................... 2
- Moreau (Auguste), 10, rue Duperré, Paris................................... 13
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................... 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. ' - 7
- Instruments de préeision.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................• .. . . 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris.........................................•.................... 7
- Irrigation.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................... 16
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris........................................................ 7
- Moreau (Auguste), 10, rue Duperré, Paris.......................... 13
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................... 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn..- 7
- Jauges.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris............................................................. 7
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue* Philippe Auguste, Paris................. 6
- Jets d’eau.
- Bottet (B.), I, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13
- Joints pour conduites d’eau.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe........................................... 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................... 17
- Jubert Fils, Charleville, Ardennes.............................................. 6
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris. . . ............ 6
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire......................... 4
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle................................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15
- Lavabos.
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13
- Joachim (G.) et Cie, 3, rue Biscornet, Paris. ............................. 11
- Lavoirs et buanderies (Installations de).
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13
- p.1433 - vue 1504/1531
-
-
-
- 1434
- Locomobiles.
- Bôitet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Machines à colonne d’ean.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Soc. Anoh. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, îarn. 7
- Machines élévatoires.
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Breuillard (G.), Provins, Seine-et-Marne.............. . . ........... 12
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris..................................................... 7
- Crépelle (Jean) et Cie, 52, rue de Valenciennes, Lille, Nord.............. 15
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris...................... . 5
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................... 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Machines à vapeur.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Crépelle (Jean) et Cie, 52, rue de Valenciennes, Lille, Nord.......... 15
- Manèges.
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................... 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Moteurs électriques.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Eclairage Electrique (Lt), 364, rue Lecourbe, Paris......................... 1
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................... 4
- Moteurs à gaz.
- Aster (L’), Société anonyme, 74, rue de la Victoire, Paris............ 19
- Breuillard (G.), Provins, Seine-efcMarne.................................... 12
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire..................... 4
- Moteurs à gaz pauvre.
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire. . ............... 4
- Moteurs hydrauliques.
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- p.1434 - vue 1505/1531
-
-
-
- — 1435
- Moteurs à pétrole.
- Aster (L’), Société anonyme, 74, rue de la Victoire, Paris. .............. 19
- Breuillard (G.), Provins, Seine-et-Marne.................................. 12
- Sauzày (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................... 4
- Moteurs à vent.
- Araoü (Vve) et ses Fils, avenue du Capitole, Narbonne, Aude............... . . 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Moulins à vent.
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................... 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Multiplicateurs de pression.
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique...................... 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris. . ................................ ......................... 7
- Nitrifieateurs (ou lits bactériens).
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris.......................... 10
- Norias.
- Jubert Fils, Cüarleville, Ardennes........................................ 0
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................... 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Nourrices.
- Jubert Fils, Cbarleville, Ardennes........................................ 6
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................. 6
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris................................................... . . . ...... 18
- Outils de sondage.
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord.......................... 5
- Pagnîez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-lez-Lille, Nord.......... 15
- Ozone.
- Frise (Henri de), 38, rue du Louvre, Paris................................... 10
- Eclairage Electrique (L’), 364, rue Lecourbe, Paris....................... 1
- p.1435 - vue 1506/1531
-
-
-
- — 1436 —
- Plomberie.
- Contrôle Industriel (Le) exploitation des Brevets P. Vaudrey,,51, rue de
- Paradis, Paris............................ .......................... 7
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris................... 5
- Pluviomètres.
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris........................................................... 7
- Pompes aspirantes et refoulantes.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................ 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Breuillard (G.), Provins, Seine-et-Marne.................................... 12
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............... 6
- Sauzay. (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................ 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Pompes à bras.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................ 16
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe........................................ 7
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord........................ 5
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............... 6
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................. 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- ' Pompes centrifuges.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................ 16
- Bottet (B.). 4. avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Eclairage Electrique (L’), 364, rue Lecourbe, Paris..................... 1
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................. 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Pompes à chapelets.
- Chappée et Fils, Le‘Mans, Sarthe........................................ 7
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................. 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Pompes à courant continu.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. . . ...................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe........................................ 7
- Eclairage Electrique (L7), 364, rue Lecourbe, Paris..................... 1
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................. 4
- p.1436 - vue 1507/1531
-
-
-
- —1437:—
- Pompes domestiques.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne, . . ... . ... ...... 16
- Breuillard (G.), Provins, Seine-et-Marné. . . . . .... ." . . . . . 12
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe. ......................... .V. 7
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord. ................. 5
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............ 6
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................ 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Pompes à double effet.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. ............... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon,.Rhône. ........................ . 13
- Breuillard (G.), Provins, Seine-et-Marne; .................. 12
- Crépelle (Jean) et Cie, 52, rue de Valenciennes, Lille, Nord. 15
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris.............. 6
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................ 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Pompes électriques.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. ,.................... 16
- Bottet (B.) 4, avenue Berthelot. Lyon, Rhône.......................... 13
- Eclairage Electrique (L’), 364, rue Lecourbe, Paris.................. . . . 1
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire. . ............ I
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Pompes pour jardins.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. . ..................... 16
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris,............. -6
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.............. 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Pompes à manège.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne...................:......... 16
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay/, Autun, Saône-et-Loire.................. 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Pompes au moteur.
- Araou (Vve) et ses Fils, avenue du Capitole, Narbonne, Aude............ 4
- Aster (L’), Société anonyme, 74, rue de la Victoire, Paris............. 19
- Bottet (B.). 4. avenue Berthelot, Lyon, Rhône. . . ............• • • • - . 13
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord....................... 5
- Crépelle (Jean) et Cie, 52, rue de Valenciennes, Lille, Nord,.......... 15
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire. .......... 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- p.1437 - vue 1508/1531
-
-
-
- — 1438 —
- Pompes à piston.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............'............... îfr
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Muller, Roger et Qe, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................ 6
- Sauza t (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire. .......... 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Pompes pour puits ou citernes.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................ 16
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe........................................ 7
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord........ .................. 5
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............. 6
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................. 4
- Soc. -Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- Pompes pour puits profonds.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................ 16
- Breuillard (G.), Provins, Seine-et-Marne................................ 12
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord........................... 5
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris............................ 2
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................. 4
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7 Société Française de Pompes spéciales, 14, rue des Pyramides, Paris..... 8
- Pompes rotatives.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................'........... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Breuillard (G.), Provins, Seine-et-Marne................................ 12
- Eclairage Electrique (L’),-364, rue Lecourhe, Paris................ 1
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................ 4
- Pompes à vapeur.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................ 16
- Bottet (B.', 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Eclairage Electrique (L’), 364, raie Lecourhe, Paris.................... 1
- Eyquem (Maurice), 191, boulevard Péreire, Paris.........................Carton
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................. 4
- Postes d’eau.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................ 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris..................................................... 7
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............... 6
- p.1438 - vue 1509/1531
-
-
-
- — 1439 —
- Poblicatioos périodiques.
- « L’Ëdilité Technique », 51, rue de Paradis, Paris........................ 18'
- Puits absorbants.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. 16
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord.......................... 5
- Cuau (Charles), 17, boulëvard Pasteur, Paris. . .......................... 2
- Gaultier (Louis), 77, Boulevard Haussmann, Paris. . ...................... 10
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-lez-Lille, Nord.......... 15
- Puits artésiens.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. 16
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord.......................... 5
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-lez-Lille, Nord.......... 15
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................... 4
- Puits filtrants.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. 16
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris.............................. 2
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-lez-Lille, Nord. ..... 15
- Puits forés.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. 16
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord.................... 5
- Moreau (Auguste), 10, rue Duperré, Paris................................... . 13
- Pagniez et Brégi, 9, me de la Gare, Saint-André-lez-Lille, Nord........... 15
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................... 4
- Puits tubulaires.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. 16
- Pagniez et Brégi, 9, me de la Gare, Saint-André-lez-Lille, Nord. ..... 15
- Pulsomètres.
- Bottét (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Raccords.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Chappée et Fils, Le Mans. Sarthe.......................................... 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique................... 17
- Jubert. Fils, Charleville, Ardennes........................................ . 6
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris:................ 6
- p.1439 - vue 1510/1531
-
-
-
- — 1440 —
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Ven
- dôme, Paris......................................................... 18
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle.................... . . '...Couverture.
- Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Vilaine..................................... 11
- Recherches de sources.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.......................... 16
- Chanoit Frères, Villeneuve-Saint-Georges, Seine-et-Oise.................. . 4
- Ghartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord........................ 5
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris........................................................ 7
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris............................ 2
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris................... 5
- Pourbaix (J.), 10, rue Verte, Mons, Belgique............................ 11
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Moussün, Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle............................. Couverture.
- Réducteurs de pression.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................... 16
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris........................................................ 7
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord. . .................................. 10
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............... 6
- Regards en fonte.
- Bégaud (Léon), 176 bis, rue d’Alésia, Paris............................. 8
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.......................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe........................................ 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique................. 17
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............... 6
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place v en-
- dôme, Paris............................................................ 18
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle.............................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Vilaine........................................ 11
- Régulateurs hydrauliques.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................ 16
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris.......................................................... . 7
- Réservoirs de chasse.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13
- Degoix (A.), 40, 42, 44, rue Masséna, Lille, Nord. . ................... 14
- p.1440 - vue 1511/1531
-
-
-
- — 1441 —
- Réservoirs en ciment armé.
- Chabal (Henri), 34, rue Ampère, Paris.................................... 8
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris.............................. 14
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris......................................... 1
- Réservoirs en tôle.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................ 16
- Chanoit Frères, Villeneuve-Saint-Georges, Seine-et-Oise...................... 4
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord....................................... 10
- Joachim (G.) et Cie, 3, rue Biscornet, Paris............................. 11
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................. 4
- Robinets-filtres.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris.......................................................... 7
- Robinets-vannes.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................ 16
- Bottet (B.) 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe......................................... 7
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz,
- 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.............................. 20
- Compagnie Française d’Appareils Glenfield et Kennedy, 11, boulevard Bourdon,
- Paris................................................................... 12
- Compagnie Generale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................. 17
- Grand (E.), 71, rue Bayard, Toulouse, Haute-Garonne....................... . 14
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris.............. 6
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris.............................................................. 18
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle............................. Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Vilaine......................................... 11
- Robinetterie.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................ 16
- Bottet (B.). 4. avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................. 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe............................................. 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................. 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de
- Paradis, Paris........................................................... 7
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............. 6
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris........................ 5
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle..............................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Vilaine......................................... 11
- p.1441 - vue 1512/1531
-
-
-
- _ 1442 —
- Roues hydrauliques.
- Soc. As on. des Ateliers de Cqnstruct. et Fonderie de Castrer, Castres, Tarn. 7
- Siphons.
- Béga.ud (Léon), 176 bis, rue d’Alésia, Paris............................. g
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. ........................... 16
- Bottet (B.) 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe......................................... 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................. 17
- Cuau (Charles), 17, Boulevard Pasteur, Paris-............................ 2.
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................ 6
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris....................................... ...................... 18
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mcusson, Meurthe-et-Moselle...............................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Thuau Fils. Rennes, Ille-et-Vilaine......................................... 11
- Soupapes.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne................................ 16
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône......•..................... 13
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................. 17
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord....................................... 10
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Au gus te, Paris.............. 6
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................. 4
- Stations d’essai.
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris........................................................ 7
- Stérilisation des eaux.
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Compagnie Générale Aérohydrauliques, 135, rue d’Alésia, Paris............. . 12
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris......................... 2
- Frise (Henri de), 38, rue du Louvre, Pans................................ iO
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris......................... 10
- Société Anonyme d’assainissement des Eaux, 7, rue de la Boëtie, Paris. Couverture
- Stérilisateurs électriques.
- Frise (Henri de), 38, rue du Louvre, Paris. . . ......................... 10
- Stérilisateurs par la chaleur.
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris......................... 10
- p.1442 - vue 1513/1531
-
-
-
- — 1443 —
- Submersions.
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Surchauffeurs de tapeur.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.......................... 13
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord........................................ 10
- Surélévation automatique.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône................................ 13
- <Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris...........„................. 2L
- Tampons.
- Bégaud (Léon), 176 Ms, rue d’Alésia, Paris................................... 8
- Tonneaux d’arrosage.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun,. Saône-et-Loire.................. 4
- Tubes pour forages et sondages.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône.............................^ 13
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord.......................... 5
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-André-lez-Lille, Nord.......... 15
- Tubes pour puits artésiens.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Samt-André 'ez-Lilie, Nord. ..... 15
- Turbines hydrauliques.
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7 Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Vilaine................................... 11
- Turbines à vapeur.
- Eclairage Electrique (L’), 364, rue Leoourbe, Paris....................... 1
- Turbo-machines.
- Eclairage Electrique (L’),'364, rue Lecourbe, Paris. .
- 1
- p.1443 - vue 1514/1531
-
-
-
- — 1444
- Tuyauterie.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne...................... 16
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône....................... 13
- Compagnie Française d’Appareils Glenfield et Kennedy, 11, boulevard Bourdon,
- Paris................................................................. 12
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique................. 17
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, .rue de
- Paradis, Paris.................................................• , . • 7
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord...................................... 10
- Joachim (G.) et Cie, 3, rue Biscornet, Paris............................ 11
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris.................. 5
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris............................................................ 18
- Société Anonyme de Fondations par Compression Mécanique du Sol,
- 1, rue Danton, Paris.................................................... 9
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle.............................Couverture:
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15
- Tuyaux d’arrosage.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................... 16
- Bottet (B-). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Tuyaux en béton.
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris............................................ 1
- Société Anonyme de Fondations par Compression Mécanique du Sol,
- 1, rue Danton, Paris.................................................... 9
- Tuyaux en béton armé.
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris............................................ 1
- Société Anonyme de Fondations par Compression Mécanique du Sol,
- 1, rue Danton, Paris...............-................................ 9
- Tuyaux en caoutchouc.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................. 4
- Tuyaux en ciment.
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris............................. 14
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris. 1
- Tnyanx en ciment armé.
- Chabal (Henri), 34, rue Ampère, Paris................................... 8
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris............................. 14
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris............................................ 1
- p.1444 - vue 1515/1531
-
-
-
- 1445 —
- . Tuyaux en cuivre.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. , .............. . ..... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône. ................. 13
- Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.. .......... : ;4
- Tuyaux de descente. : ^ ^ ;
- Bégaud (Léon), 176 Ms, rue d’Alésia, Paris............................ . 8
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne. . ...................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône. ....................... 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe............. 7
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 16, place Ven- :-
- dôme, Paris....................................................... 18
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle. . ........................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15
- Tuyaux en fer.
- Bopp et Reuther, .Mannheim-Waldhof, Allemagne. ....................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône......................... 13
- Tuyaux en fonte.
- Bégaud (Léon), 176 bis, rue d’Alésia, Paris........................... 8
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.......................... . 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône. . . . ............... 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe........................... 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique................. 17
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris............. 6
- Société Anonyme de Commentry-Fourchambault et Decazeville, 1.6, place Vendôme, Paris.......................................................... 18
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle..........................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Vilaine..................................... 11
- Tuyaux en grès.
- Bégaud (Léon), 176 bis, rue d’Alésia, Paris. ......................... 8
- Tuyaux en plomb.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne........................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône. . ..................... 13
- Tuyaux en plomb doublé d’étain.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne......................* . 16
- p.1445 - vue 1516/1531
-
-
-
- 1446 —
- Tuyaux pour pompes*
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Chappée et Fils, Le Mans. Sarthe.......................................... 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique................... 17
- Sàuzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire................... 4
- .Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ai’dennes. 15
- Tuyaux et sceaux à incendie.
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- .Sauzay (Jean) et Graillot-Sauzay, Autun, Saône-et-Loire.................. 4
- Tuyaux en tôle.
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Joachim (G.) et Cie, 3, rue Biscomet, Paris............................... 11
- Tuyaux en tôle galvanisée.
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône........................... 13
- Urinoirs.
- Joachim (G.) et Cie, 3, rue Biscomet, Paris............................... 11
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de PorLRoyal, Paris...................... 5
- Usines élévatoires (Installations d’).
- Bottet (B.). 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Compagnie de Salubrité de Levallois-Perret, 133, rue Victor-Hugo, Levallois-
- Perret, Seine. ................................................. 13
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord.......................... 5
- Crépelle (Jean) et Cie, 52, rue de Valenciennes, Lille, Nord.............. 15
- Eclairage Electrique (L7), 364, rüe Lecourbe, Paris....................... 1
- Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7 Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey, 51, rue de Paradis, Paris. ....................................................... 7
- Vannes hydrauliques.
- Bégaud (Léon), 176 bis, rue d’Alésia, Paris............................... 8
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne.............................. .16
- Bottet (B.), I, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................. 13
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique................... 17
- Grand (E.), 71, rue Bayard, Toulouse, Haute-Garonne. ; ................... 14
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................. 6
- .Soc. Anon. des Ateliers de Construct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7
- p.1446 - vue 1517/1531
-
-
-
- — 1447 —
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle..............................Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Thuau Fils. Rennes, Ille-et-Vilaine........................................ 11
- Ventouses.
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................. 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône............................ 13
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe............................................. 7
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique. .............. 17
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris................ 6
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- TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCES
- Araou (Vve) et ses Fils, avenue du Capitole, Narbonne, Aude................ 4
- Aster (L’), Société anonyme, 74, rue de la Victoire, Paris................. 19
- Bégaud (Léon), 176 bis, rue d’Alésia, Paris................................ 8
- Bopp et Reuther, Mannheim-Waldhof, Allemagne............................... 16
- Bottet (B.), 4, avenue Berthelot, Lyon, Rhône. ............................. 13
- Boulenger (H.) et Cie, Choisy-le-Roi, Seine................................ 2
- Breuillard (G.), Provins, Seine-et-Marne................................... 12
- Chabal (Henri), 34, rue Ampère, Paris...................................... 8
- Chanoit Frères, Villeneuve-Saint-Georges, Seine-et-Oise.................... k
- Chappée et Fils, Le Mans, Sarthe........................................... 7
- Chartiez (Charles), rue de Lens, La Bassée, Nord........................... 5
- Coignet (Edmond), 20, rue de Londres, Paris................................ 14
- Compagnie Anonyme Continentale pour la Fabrication des Compteurs a Gaz
- et autres appareils, 9, rue Pétrelle, Paris............................. 9
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz,
- 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris. ............................... 20
- Compagnie Française d’Appareils Glenfield et Kennedy, 11, boulevard Bourdon,
- Paris...................................................................... 12
- Compagnie Générale Aérohydraulique, 135, rue d’Alésia, Paris............... 12
- Compagnie Générale des Conduites d’Eau, Liège, Belgique.................... 17
- Compagnie de Salubrité de Levallois-Perret, 133, rue Victor-Hugo, Levallois-
- Peirret, Seine. .......................................................... 13
- Contrôle Industriel (Le), exploitation des Brevets P. Vaudrey. 51. rue de
- Paradis, Paris...............................................................7
- Crépelle (Jean) et Cie, 52, rue de Valenciennes, Lille, Nord............... 15
- Cuau (Charles), 17, boulevard Pasteur, Paris................................... 2
- Degoix (A.), 40, 42, 44, rue Masséna, Lille, Nord............................. 14
- Degrémont (Emile), Le Cateau, Nord............................................ 10
- Eclairage Electrique (L’), 364, rue Lecourbe, Paris. ...................... 1
- Eyquem (Maurice), 191, boulevard Péreire, Paris............................Carton
- Frise (Henri de), 38, rue du Louvre, Paris................................. 10
- Gaultier (Louis), 77, boulevard Haussmann, Paris.*............................ 10
- Grand (E.), 71, rue Bayard, Toulouse, Haute-Garonne........................... 14
- Hennebique, 1, rue Danton, Paris.............................................. 1
- Joachim (G.) et Cie, 3, rue Biscornet, Paris................................. 11
- Jonet (L.) et Cie, Raismes, Nord........................................... 5
- Jubert Fils, Charleville, Ardennes............................................ 6
- « L’Ëdilité Technique », 51, rue de Paradis, Paris......................... 18
- Moreau (Auguste), 10, rue Duperré, Paris...................................... 13
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- 1550 —
- Muller, Roger et Cie, 108, avenue Philippe-Auguste, Paris.................. 6
- Pagniez et Brégi, 9, rue de la Gare, Saint-Anüré-lez-Lille, Nord.............. 15
- Pellier et Houdry, 83, boulevard de Port-Royal, Paris. . ...................... 5
- Pourbaix (J.), 10, rue Verte, Mons, Belgique. . . ......................... 11
- Sauzay (Jean) et Gr aillot-S auzay, Autun, Saône-et-Loire. .......... 4
- Société Anonyme D’Assainissement des Eaux, 7, rue de la Boëtie, Paris. Couverture Soc. Anon. des Ateliers de Constrüct. et Fonderie de Castres, Castres, Tarn. 7 Société Anonyme de Commentry-FourChambault et Decazeville, 16, place Vendôme, Paris................................................................... 18
- Société Anonyme de Fondations par Compression Mécanique du Sol,
- 1, rue Danton, Paris..................................................... 9
- Société Anonyme des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-a-Mousson,
- Pont-à-Mousson, Meurthe-et-Moselle.................... . ........Couverture.
- Société Anonyme Métallurgique d’Aubrives et Villerupt, Aubrives, Ardennes. 15 Société Française de Compteurs d’Eau, 28, rue Grange-Batelière, Paris. . . 3
- Société Française de Pompes spéciales, 14, rue des Pyramides, Paris........ 8
- Thuau Fils, Rennes, Ille-et-Vilaine............................................ 11
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- TABLE DES MATIÈRES
- PRÉFACE..............................................v
- Règles sommaires pour l’appréciation d’une distribution
- d’eau urbaine....................................XIII
- Résumé et coup d’œil d’ensemble, France...........XXVI
- » » Algérie et Tunisie. . . . XXXIV
- » » Belgique..............XXXVI
- » » Suisse............XXXVIII
- » » Gr.-D. de Luxembourg. . XXXIX
- Explication pour l’intelligence de l’annuaire......XXXIX
- FRANCE..................................................... i
- ALGÉRIE ET TUNISIE................................. . . 873
- COLONIES FRANÇAISES. ..................................... 965
- BELGIQUE. . ............................................ 1081
- » Localités de 2.500 à 5.000 habitants possédant une
- distribution d'eau........................... 1261
- » Localités de moins de 2.500 habitants possédant une
- distribution d’eau..................... 1282
- GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG.......................... 1289
- SUISSE................................................... 1309
- TABLES ALPHABÉTIQUES: France. . . ................ 1395
- Algérie................. 1407
- Tunisie................. 1408
- Colonies françaises . ... 1408
- Belgique................ 1410
- Gr.-Duché de Luxembourg , . 1413
- Suisse.................. 1414
- INDEX ANALYTIQUE DES ANNONCES . .................. 1417
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCES.................... 1449
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- C1* Gle des Conduites d’eau
- SOCIÉTÉ ANONYME
- A LIÉGrE ( BELGIQUE)
- Études et entreprises de distributions d’Eau et de Gaz
- Grands et nombreux travaux exécutés dans le monde entier
- Exploitations de distributions d’eau fondées par la Cie :
- Banlieue de Paris ; Barcelone ; Acqua Pi a (Rome) ; Santander ; [Jtrecht ; Arnhem Alicante ; Arrondissement de Charleroi ; Banlieue de Naples
- GPanctes Fonderies de Seeonde pasion
- Production annuelle de tuyau c coulés verticalement : 35 000 000 de kilos
- FORGES, FONDERIE, ATELIERS DE CONSTRUCTION
- Vannes, Robinets, Bornes-Fontaines, Bouches à incendie, etc.
- MATÉRIEL COMPLET POUR INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE
- Tuyaux à ailettes et accessoires
- MATÉRIEL D’USINES A GAZ
- Tètes de cornues, Barillets, Épurateurs
- Matériel pour Mines et Charbonnages
- Colonne de refoulement (d’exhaure) pour les fortes pressions CÜVELAGE EN FONTE
- MATÉRIEL DE CONSTRUCTIONS CIVILES
- Colonnes, Pieux à vis, Parquets, etc.
- VANNES spéciales, à vent, à air chaud, à vide
- pour hauts fourneaux, aciéries, sucreries, etc.
- Représentants en France :
- MM. V. BERMONT et DAUPHIN, ingénieurs, avenue Charcot, 3, ASNIÈRES
- SERVICE SPÉCIAL DES COMPTEURS D’EAU
- Ateliers de fabrication et réparations :
- Rue Calmels, 12, PARIS (XVIII*i
- Compteurs brevetés “ Doat ”, de vitesse et à piston-disque
- Demander prix et renseignements : Rue Calmels, 42, PARIS
- 10
- Annuaire Distributions d’eau.
- 2
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- 18
- “ L ÉDILITÉ TECHNIQUE ”
- est, en France, l’organe spécial le plus complet des Services municipaux ou Concessionnaires de Voirie, d’Eau, d’Éclai-rage (Gaç, Électricité, etc.), d’Assainissement, d’Abattoir s publics, de Transports en commun, etc , elc.
- Toutes les questions de Travaux communaux y sont traitées au point de vue technique et les diverses applications y sont également signalées, sans oublier les renseignements commerciaux les concernant ; cette Revue intéresse donc, au premier chef, outre les Hygiénistes et Fonctionnaires municipaux ou départementaux, les Techniciens et les Industriels spécialisés en Travaux d’utilité publique, comme les Fournisseurs de ces Administrations.
- “L’Edilité Technique” est, enfin, l’organe officiel de l’Union des Services Municipaux techniques et des Travaux Publics.
- Cotisation : 20 fr. par au.
- Chaque Numéro mensuel : France : 2 fr. ; étranger : 2 fr. 50
- Envoi gratuit d’un spécimen, sur demande affranchie adressée au Secrétariat :
- Rue de Paradis, 51, PARIS (X*) Téléphone : 142.25
- SOCIÉTÉ ANONYME
- HG COinjHENTRY - FOIRGHmniflDLT et DECflZEYILLE
- Siège Social : 16, Place Vendôme — PARIS (l,r)
- Houillères de Commentry, Montvicq, Brassac et Decazeville Hauts-Fourneaux, Forges, Fonderies, Aciéries de lUontluçon, imphy et Decazeville
- COMBUSTIBLES.
- tiques.
- Charbons gras et maigres pour tous usages industriels et domes-Cokes et agglomérés (briquettes et boulets).
- ____ Fontes pour affinage et pour fonderies.— Moulages
- k/ii A XbO, en fonte de toutes sortes pour constructions,
- machines, etc. — Tuyaux en fonte de tous systèmes pour conduites d’eau, de vapeur, de gaz. — Tuyaux de descente. — Coussinets. — Grues hydrauliques et de chargement. — Plaques tournantes, etc . etc.
- Af'IFPS —__________________ Aciers fondus aux creusets et au iour électrique,
- aciers Martin et Thomas, aciers puddlés pour outils, barres à mines, ressorts. — Blooms et billeltes en aciers Martin et Thomas.— Aciers marchands et profilés (ronds, carrés, plats, cornières, poutrelles, etc.) — Tôles. — Feuillards. — Bails. — Selles et Eclisses. — Aciers au nickel. —N.Y. — Invar. — Platinite. — Moulages, de toutes sortes en aciers aux creusets et Martin. — Essieux de voitures et de chemins de fer, droits et coudés. Essieux montés pour bennes et wagonnets. — Ressorts de carrosserie et de chemins de fer à lames et en spirales, . ressorts pour automobiles, rondelles Belleville, rondelles Grover. — Pièces de forge brutes et finies, pièces détachées pour automobiles, vilebrequins, engrenages, soupapes, etc.— Pelles. — Bêches. — Matériel de guerre. — Constructions métalliques. . . 44
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- ASTER IMPERIA
- Compteur d’Eau
- jBL PISTON HOTA.TIF (Breveté S.G. D. G.)
- LE PLUS PRÉCIS !
- LE PLUS ROBUSTE
- LE PLUS SIMPLE J
- de tous les compteurs volumétriques
- Tous calibres de 8 à 100 m/m, pour appartements, immeubles, services publics
- CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES :
- Faible encombrement.
- Train de roue en nickel pur inoxydable Horlogerie à cadran sec.
- Piston incalable et incassable.
- Organisme moteur inusable.
- Filtre (à grande surface.
- Clapet intérieur.
- ENTRETIIUVr A FOHFAIT
- LOCATION et LOCATION VENTE
- Catalogues et tous renseignements sur demande
- ^ L5A STER ^
- Société anonyme au capital de 3.000.000 de francs ,
- Siège social : rue de la Victoire, 74, Paris
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE : AstermOt TÉLÉPHONE 284.19
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- LES PLUS HAUTES RÉCOMPENSES A TOUTES LES EXPOSITIONS
- Expositions de Milan 1906 et de Londres 1908 Membres du Jury Hors Concours
- Compteur d’Eau “ Étoile DP" Compteur à turbine (gros débit.)
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- FILTRATION ET STÉRILISATION
- DES EAUX ALIMENTAIRES
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- PROCÉDÉ DUYK
- à l’oxygène naissant
- Seul système de clarification et de stérilisation simultanées ayant été primé au
- CONCOURS DE Itfl VIIikE DE PARIS
- comme étant d’une efficacité absolue.
- CONDUITE SIMPLE ET FACILE
- Le plus économique de tous les procédés d’épuration d'eau potable pour les agglomérations urbaines
- Applicable à tous débits de 50 mètres cubes à 100000 mètres cubes
- par jour
- INSTALLATIONS DEJA EFFECTUÉES ET EN FONCTIONNEMENT
- Ville de Lectoure — Gers Ville de l’Arbresle — Rhône Ville de Port-Louis — Morbihan Ville de Middelkerke — Belgique Ville de Hasselt — Belgique Ville de Setubal — Portugal
- Installations complètes de Distribution d’Eau
- Adresse télégraphique SiègG SOC ICI l
- furcadus-paris 7j rue La Boétie, PARIS
- Téléphone : 110-77
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- Trois volumes grand in-8 formant 1 916 pages, avec 660 figures ét un Atlas in-4 de 72 planches . . . . * . . . 75 francs
- TOME I. — (Grand in-8 de 730 pages, avec 250 figures)
- Principes et calculs d'hydraulique. Propriétés générales. Orifices en mince paroi, ajutages, déversoirs. Ecoulement dans les canaux. Mouvement de l’eau dans les tuyaux. Coipp-teurs. Jaugeages. — Qualités de T eau et procédés -d’expertise. Constitution et qualités physiques de l’eau. Qualités et composition chimique de l’eau. Qualités biologiques de l’eau. Faune et flore. Qualité bactériologique de l’eau. Influence de la qualité de l’eau de boisson sur la santé publique. Amélioration de la qualité de l’eau. Filtration et stérilisation. Amélioration des qualités physiques. -Correction chimique (Epuration). Correction bactériologique. Filtres.’ Systèmes divers. Procédés physiques et chimiques de stérilisation. Descriptions d’appareils et de procédés. — Annexes. Formules.
- TOME II. — (Grand in-8 de 580 pages, avec 225 figures)
- Recherche des édite d’alimentation. — Quantité d’eau à obtenir. Etude des ressources. Eaux de surface, Pri^ et aménager ents : citernes,, cours d’eau, lacs, barrages-réservoirs. Eaux souterraines. Recherche et captation. Etude des ressources d’une région en eaux souterraines. Leur captation ; théorie de leur mouvement; théories des galeries et des puits. Captage des sources. Puits ordinaires et puits tubulaires. Drainages. Galeries et puits filtrants dans les berges des rivières. Eaux profondes. Puits profonds; forages ; puits artésiens. Galeries captantes, „ . ' .
- TOME III. — (Grand in-8 de 606 pages, avec 485 figures)
- Adduction et élévation. Adduction par la gravité. Dérivation. Aqueducs (anciens et modernes). Pompes et appareils élévatoiï-es. Les moteurs pour pompes. Moulins à vent. Répartition et distribution de Veau. Tuyaux et conduites. Réservoirs. Appareils de distribution. Entretien. -Législation.
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