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Instruction sur la nouvelle méthode de préparer le Mortier-Loriot
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- INSTRUCTION
- S U R
- LA NOUVELLE MÉTHODE DÊ PRÉPARER
- LE MORTIER-LORIOT.
- A PARIS,
- Chez J. Barbou, Imprimeur-Libraire, rue 6c vis-à-vis la Grille des Mathurins.
- M DCC LXXV.
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- SUR LA NOUVELLE MÉTHODE
- DE PRÉPARER LE MORTIER-LORIOT,
- M. DeMorveau à fait voir dans un Mémoire inféré au Journal cfObferv. fur la Phyfique & PHijloirè naturelle par M. PAbbé Rofiér T. 4. Nov. pag. 416". quil étoit pofjîble de remplacer la pulvé-tifation & le blutait de la ckaüx Vivé, deux opérations tout à la fois irh-difpendieufes & funejleS aux ouvriers , par une pratiqué plus économique , -exempte de tout danger * & même plus fûre pour Id foiidité des conflruclions ; plufieurs expériences en grand en ont déjà vérifié les avantages , & quel* ques perfonnes ont paru déjirer une injlruclion qui * dégagée de toutes differtations phyjiques & chimiques , pût être mife à la main des Ouvriers pouf les conduire pas à pas dans P exécution de ce nouveau procédé ; on n a pas çrU pouvoir mieux remplir cet objet} queh imprimant £ extrait fuivant déune Lettre adreffée par P Auteur lui-même a quel* quun f qui lui avoit demandé un avis détaillé fut cette préparationi
- LoKSQU^ofr Veut faire exécuter quelques ouvrages en Mortier-Loriot i il faut, quelque tems avant le jour pris pour les
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- cèmiftencer, fe pourvoir de toute la qtiàh-$ité de chaux que Ton doit employer en •l’état de chaux vive, il eft facile de l’efti-mer à très-peu dé chofe près , lorfqu’on fait qu’elle entre pour un cinquième dans la compofition de ce mortier.
- On étend cette chaux fur le pavé dans un lieu couvert, & on la laide éteindre à fait libre. J’ai éprouvé qu’il falloit environ fix mois pour la parfaite extinélion, püifqu’une pierre de douze onces prit encore au 6me mois près de deux gros d’augmentation de poids $ mais cette condition eft ici abfolument inutile, il fuffit que la chaux foit abfolument réduite en pôuf-fiere, & c’eft une affaire de trois femaines lorfqu’elle eft fufEfatoment étendue. Une pierre de chaux vive capable d’acquérir par la fuite jufqu’à de fon poids , fe trouva au bout de ce tems tout-à-fait réduite en poufliere, quoiqu’elle n’eût encore acquis qu’un peu plus de j§. On
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- fent bien qu’il eft poffible d’accélérer ce degré d’extin&ion, en remuant & ramenant à la furface les pierres qui ferojjÿ recouvertes & défendues du contafcàj l’air. Enfin il n’efi: pas rare de trouver de la chaux en pouffiere chez les ouvriers qui en confervent fans la fondre : on peut s’en fervir également ; e’eft même un fervîce à rendre à la fociété que de les débarraf-fer de cette denrée qu’ils ne confêntent pas volontiers de facrifier, & qui ne peut plus fâire que de très-mauvais ouvrages * çn quelque proportion qu’on F emploie,.
- C’eft cette chaux en pouffiere qu’il s’a-git de recalciner, & pour cela il faut avoir un four conftruit de maniéré qu’en ménageant le bois, il puiffe fournir commodément à un atélier de plufieurs ouvriers à fur & meftire qu’ils emploient de la chaux vive. Les proportions que je vais indiquer m’ont paru remplir ces deux objets..
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- Pour la conftruftion de ce four , ou Commence par élever un maffif de rnaçon-
- S: en moilons , fur lequel on établit à la hauteur ordinaire des fours à le pain , afin que le feryiçe en foit plus commode on trace à cette hauteur Une ellipfe ou un oyale dont le grand dia-tnetre ait dans œuvre quatre pieds , &: le petit diamètre deux pieds. On éleve fur çette ligne les parois du four avec des bri: ques & de fargille détrempée $ on prend la youlfure à 3 pouces au-deifus ded’aire, & on la conduit de maniéré qu’il n y ait qu’un pied ou 13 pouces au plus d’élévar |ion fous la clef. Voye1 Fig. ire2e & 3 e.
- A l’une des extrémités de cet ovale on pratique une ouverture demi-circulaire de dix pouces de largeur fur huit pouces de haut 5 c’eft là ce que j’appelle la gueule du four,.par où la flaïqme s’échappe, par pu {’on introduit les matières à calciner, (k qui % cqiqme dans les fours ordinaires ,
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- doit être,garnie: d’un cercle de fer* & fur» pontée d’une hotte pour recevoir & con» duiré la fumée , & préfenter une tablej jante en pierre ou mieux encore en j à la hauteur de l’aire,
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- A l’extrémité oppofée du four ovale, on réferve une ouverture de huit pouces en carré ; elle fert au paffage de la flamme du tifard dans le four * elle doit être éle-r vée à deux pouces au-deffus de l’aire pour que fe rable ne pouffe pas les rnatieres qu’on calcine dans le tifard,.
- Le tifard eft le foyer deftiné à mettre le bois j il fait retour d’équerre avec le grand diamètre de l’ovale $. il a dans œa» vre trois, piëds de longueur, & un pied fix pouces de largeur $ fa grille eft placée à huit pouces au-deffous de l’aire du four, afin que le bois & les cendres, ne puiffent fe mêler avec la chaux ; fa bouche d’uu pied de largeur fiir neuf pouces de hau^ A iv
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- teur, fe préfente à l’extrémité du retour “ guerre, & il eft terminé par une youf-sdemi-circulaire qui conduit la flamme P l’intérieur du four.
- Le four ainfl difpofé, on le laifîe lécher lentement $ quand Fargille commence à s’affermir, on y met par degrés un peu de feu pour durcir Faire, & alors il eft en £tat de feryir.
- Voici maintenant la maniéré de procéder à la calcination.
- On jette dans le four deux pieds cubes de chaux éteinte x pn l’étend fur Faite , & on met tout de fuite le feu dans le ti-fard ; il eft très-importrnt de n’y brûler que du bois feç refendu , comme celui qu’on emploie dans les fours de verreries, le bois verd donnerait une fumée incommode qui retarderait l’opération ; o.n bouche la gueule du fom par une brique faite
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- en forme de triangle équilatéral qui divife la flammç en trois parties &; l’abaiff la chaux. Voye{ Fig. 4m%
- Quand la chaux qui efl: touchée par la flamme commence à rougir, on introduit dans le four un rabîe de fer à long manche , & Ton remué pour ramener à la für-face celle qui en étoit la plus éloignée , obfervant de ne la pas jeter dans le tifàrd. .Cettopération qui fe répété au moins de quart-d’heure en quart-d’heure, n’eft ni pénible ni dangereufe ? le même ouvrier peut aifément fournir à ce feryiee , entretenir le feu, enfourner la chaux éteinte , & défourner la chaux vive* quand il a eu la précaution de placer d’avance à fa portée tous les matériaux fc les inffruments dont il a befoin ; chaque fournée exige environ deux heures; la première quelque chofe de plus pour échauffer le four. On met à chaque fois la chaux que l’on en tire dans des brafleres ou autres vaiffeaux
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- de fer battu $ on les bouche exa&ement 4 lùflfiput h la chaux ne doit être employée de quelques jours-, mais il eft bien avantageux de ne la préparer que la veille.
- Le point eflentiel eft de juger quand la calcination eft parfaite $ la pratique apprendra en très-peu de tems aux ouvriers à ne pas s’y tromper * mais jufques-là on peut leur donner des moyens d’afîurer-leurs jugements $ j’ai remarqué qu^uand la chaux étoit bien cuite également & entièrement revivifiée, au moment ou on la ramenpit au - devant du four comme pour l’en tirer, il s’en élevoit tout-à-coup une belle flamme blanche, très-légère, qui paroifloit formée par le mélange fubit de la vapeur de Ja chaux avec l’air extérieur.
- Il y a une autre méthode qui efl: encore moins fujette à équivoque , & qu’il fera bon de fuivre une ou deux fois dans les
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- commencements, elle n’exige ni calcul ni appareil, d’infimments : on pefe ex ment une pierre de chaux vive, on J à part pour la laiffer éteindre à l’a: mefure le plus jufie qu’il eft poflible le volume de la chaux en poufiiere que cette pierre a donné , & fi en fortant du four un pareil volume n’a plus que le même poids qu’avoit la pierre de chaux vive , il n’y a pas de doute que la nouvelle calcination l’a ramenée au même point où elle fétoit^vant l’extin&ion.
- Quant à la maniéré d’employer cette chaux, elle eft abfolument la même que pelle indiquée par M. Loriot dans fon Mémoire , & par M. Patte dans, le Mer-r cure du mois d’Àoût 1774. La compofi-tion qui m’a paru k plus sûre eft celle qui fe fait de trois parties de fable fin , trois parties de ciment de briques bien cuites , deux parties de chaux fondue, & deux partie? de chaux en poudre revivifiée. On
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- mélange d’abord exa&ement le fable, le dttent & la chaux fondue avec le rabot, ..Jeaftne pour en faire un bon mortier or-HpFe,feulement un peu plus liquide ; on prend un pied cube de ce mortier que Ton met dans une auge de bois carrée de deux pieds de longueur, d’un pied de largeur y de neuf à dix pouces de profondeur ; alors on remplit de pouffiere de chaux vive une mefure qui contient un cinquième de pied cube, on la répand fur le mortier, on agite le tout avec ufflarge rabot à long manche, & on met en oeuvre*
- Je ne puis trop iniîffer für la promptitude & l’à-propos de cette derniere opération, c’eft de-là que dépend tout le fuc-cès ; pour en connoître l’importance , il n’y a qu’à faire verfer la même augée en trois tems différents dans trois vafès pareils de terre cuite ; celui rempli au premier temps éclatera h la préparation efb bonne &: d’une confiftence afféz ferme i
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- le mortier du fécond vafe deviendra & folide , fi on ne le tourmente pasj coup avec la truelle , parce qu’il ni plus lôrfqu’il a été pofé que la force né-ceffaire pour réagir far lui-même dans l’efi pace qu’il occupoit ; enfin le mortier employé dans le troifieme inftant s’échauffera à peine, n’acquerrera guere que la dureté du mortier commun, & fera comme lui
- fajet^gerfen
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- B/^ücatiôn des Figurés qui renferment les ïi^BSjérems deffeins dû Four à recalciner ld ^%ftux éteinte à t air, & réduite en poudre ± pour Jervir au Mortier-Loriot*
- F I G U R E PREMIERE.
- Coupe du Four , prife dans fcîn milieu , fur la longueur & lur fa hauteur.
- A A A. Voûte dù Four, où Ion indique fort épaiffeür & fa cotirbure intérieure fur le^ôtés. B. Gueule du Four. ™
- C C C C. Maffif de maçonnerie , fur lequel le Four & fon aire font établis.
- DD. Tifard.
- G. Indication en lignes pon&uées de Pouver-türe du cendrier , au -deffous du tifard.
- H. Rebord qui fépare le tifard dé Paire du Four.
- F I G Ü R £ II*.
- Plan du Four. A. Table de fonte à l’ouverture du Four. B. Baie de la cheminée. C. Languette. DDD. Plan du tifard avec fes grilles de fer*
- E. Rebord qui fépare le tifard de Paire du Four.
- F. Ouverture du Foyer, furmontée d’un cintre en ligne pon&uée.
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- Figure ÎII*.
- Coupe en travers du Four, & vers lé de fa longueur : on y voit l’arrangement pofition des tuiles qui conipofent la voûte. B7?£!re du Foür ôc fon épailfeur. CCCC. Maffif de maçonnerie, fur lequel le Four eû établi.
- Figuré I Ve.
- Elévation du Four en face de la gueulé, avec ta hotte. AA. Gueule du Four. B. Tuile triangulaire percée au centre, St pofée devant la gueule du Four j^r divifer la flamme & la retenir dans l’intérieur, CC. Hotte de la cheminée du Four. E E E E. Maçonnerie de la face du Four. DD. Sol qui foutient toute la maçonnerie.
- Lu & approuvé. Â Paris, Ce 6 Juillet 1775;
- L’Abbé De la Chapelle.
- Vu VApprobation. Permis d’imprimer. A Paris 3 le 6 Juillet l77S' ALBERT,
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- FOUR FOUR RE CALCINER LA. ÇTTAJTX ETEINTE.
- L la. ûai'deüz SezJp.
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- TABLE
- DES MATIERES.
- «Achard, chymifte, de l’académie de Berllii, fa maniéré de produire des cryftaux faôices, à l’aide d’une eau faturée d’air fixe , page 81. Imagine un appareil ingénieux pour cette opération, p. 85» Obtient au bout de dix femaines des cryftaux durs, tranfparens, blancs ou colorés, p. 84. Il en forme un fpath calcaire, & même en cryftal de roche , note (a), p. 84.
- Acide volatil, ou gas acide,ou air fixe, paroît jouer un rôle dans l’adhélion & la dureté des corps , p. 61.
- Air fixe. Acide volatil chargé de phlogijlique , gas 9 acidum pingue, émanations , vapeurs méphitiques ,
- &c. font des termes fur la lignification defquels on n’eft pas encore bien d’accord, note («), p. 97,
- B
- Basalte. La plus dure 8c la plus compafte de toutes les laves,peut fe convertir en pouzzolane à l’aide de certaines vapeurs ou émanations volcaniques, p. 19. Exemple de ce fait fur la montagne de. Che,-navari en Vivarais, non loin du Rhône, ibid, Les
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- Table des Matières.
- hollandois réduifent le bafalte 8c les laves dtii res en pouffiere , à l’aide de certains moulins, 8c vendent cette terre pour de la pouzzolane, dont elle a en effet les principales propriétés, note (a) , page z7.
- Bassins. Compofîtion du mortier de pouzzolane pour la conftruftion des baffins, p. 42. Manière de l'employer utilement ,'p. 43.
- Batimens , ne doivent pas être entrepris dans les chaleurs brûlantes de l’été , ou fi l’on eft forcé de les continuer dans cette faifon, on doit avoir foin de les arrofer fouventpour ralentir la deffication, p. 92.
- Battoir. Proportions de cet infiniment néceifaire pour mafïiver les mortiers en pouzzolane , note (a), p. 43.
- Bétons. La maniéré de les conftruire , p. 113. Il eft important de les bien maffiver, p. 115.
- Bourbon, île de Bourbon. Le volcan de cette île jeta dans Pexplofîon de 1766, une pouffiere formée par des filets foyeux, d’un verre jaunâtre 8c brillant ; la terre en fut couverte dans un endroit nommé l'Etang falé , à fîx lieues du volcan, p. i<5.
- Brique pilée forme un alfez bon ciment, à caufe d’un peu de fer qu’elle contient ; mais n’équivaut pas, à beaucoup près, à la pouzzolane, p. 48.
- (Calcaire. La dureté 8c la fclidité de la pierre calcaire font dues à une elpect de cryftallifation fpa-
- thique
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- Table âes Matières> . ljj
- thiqüd, page 57. Diftillée dans une cornue de* Verre , fournit de l’acide chargé de phlogiftique* p. 58, Calcinée elle perd environ la moitié de fort poids , p. 57. Réduite en chaux , elle ne peut; reprendre une partie de fa dureté que par une nouvelle cryftallifation , à l’aide d’un liquide*' p. 58. Comparaifon des chaux calcaires avec les chaux métalliques, p. 62.
- Calcination. Phénomène de la calcination de la pierre calcaire , p. 70.
- Chaux. De la chaux en général, p. 34. De la chaux; vive, ibid. De celle qu’on nomme grade , p. 35. La chaux vive eft la feule qui puide utilement être employée dans la fabrication du mortier en pouzzolane pour les ouvrages fous l’eau , p. 3?. 8c 38. Crème de chaux , n’eft qu’un fpath cal-J caire régénéré , p. 73. La chaux fur - calcinée perd fa propriété 8c fa vertu liante, p. 67. Celle qui eft la plus abondante en air fixe eft toujours la meilleure, p.91. Chaux macérée, les loix romaines défendoient de fe fervir de cette chaux, k moins qu’elle n’eût trois ans de fufion, page 36, Maniéré d’éteindre utilement la chaux, p. 40. La Chaux grade doit reftcr long-temps en macération , p. 92. Une des meilleures chaux de France eft celle de Montelimar 8c des environs de cette ville de Dauphiné , p. 35. Voyez calcaire..
- Cendres voicaniques, ne font qu’une poudiere for»; mée par les laves décompofées, p. 11, 12. Recherches fur cette théerie, p. 12, Les cendres, ou
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- Table des Matîeresl
- plutôt les pouffieres volcaniques font tranfportéejf à de grandes diftances dans les fortes éruptions,p. 14;
- Certificat de l’Ingénieuren chef des ponts & chauffées , employé en Dauphiné , qui conftate l’efficacité de la pouzzolane du Vivarais, p. 121.
- Ciment. Le ciment le plus excellent fera toujours celui qu’on aura préparé avec la chauxla plus forte, incorporée avec la matière la plus abondante en air fixe , afin que l’eau qui en fera faturée, puilfe dégénérer la matière calcaire. Une fubftance la plus riche en air fixe eft la pouzzolane , p. 94 & fuiv. Les cimens faits avec des matières huileufes ou réfineufes font d’un mauvais ufage , p. 96.
- Citernes, préparation du mortier en pouzzolane pour les citernes, p. 42.
- Coementvm. Recherches fur le fens propre & littéral de ce mot, qui paroît avoir été mal entendu par les commentateurs de Vitruve, note *, page 5.
- 13essication. La trop prompte deffication eft pré-?
- judiciable à lafolidité des édifices, p. 92. Dietrich, (M. le baron de). Ce qu’il dit de la pouzzolane , p. 18.
- EscalierCM.), commifîaire delà marine àTouIon^ a obfervé en Suede la maniéré dont on fabrique^ une efpece de Pouzzolane faétice.
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- Yahle des Matïerési
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- Faye ( M. de laFaye), fes recherches fur la préparation que les romains donnoient à la chaux , note (a), p. 86.
- Fer. Ilparoît que lesélémens ferrugineux ont la propriété de donner de la dureté à certains corps avec lefquels ils ont la faculté de s’unir ou de fe combiner, p. 26. Eli très-abondant dans la pouzzolane, dans le bafalte & dans les différentes laves, p. 24 Si fuiv. La maniéré de l’en extraire, p. 24.
- Ferber , ( M. ) habile minéralogifte fuédois, ce qu’il dit de la pouzzolane , p. 18.
- Cjrottes. C’eftdans les grottes & les cavernes fou: terreines qu’une eau imprégnée d’un gas acide met en œuvre les élémens de la pierre calcaire, p. 79.
- Hamilton (M. le chevalier). Son bel ouvrage fur les volcans des "deux Siciles , cité au fujet des cendres du Véfuve , note («)> p* 14*
- JL<Ave. La lave fe convertit en pouzzolane de plusieurs manieres,p, 17. Elle fort quelquefois des bou-
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- Table des Maderes.
- ches volcaniques, déjà convertie en pouzzolane friable ,mêlée avec la lave fluide , p: 20. Les laves doivent leur grande fulibilité au fer qu’elles contiennent, p. 25.
- ÏiOriot ( M.) Sentiment furfa découverte dans l’art de bâtir, note (4), p. 86.
- IVÎortier. Compofition du mortier en pouzzolane ip'nir les grandes conftruftions fous l’eau, p. 39. Tour les aqueducs, citernes, baffins , fouterreins humides,8tc;p. 42. Conje&ures fur la théorie delà . dureté du mortier,p. 54X0 meilleur mortier fait avec 3a chaux 8c le fable n'a pas encore acquis toute fa confiftance au bout de trente ans, p. 55. Celui fait avec de la pouzzolane acquiert le dernier degré de dureté dans un temps très-court, p. 99. Ce - qui s’opère dans la compofition du mortier en pouzzolane , p. 98,Voyez chaux, ciment, matière calcaire.
- Magellan ( M. ) de la fociété royale de Londres, a fait voir le 17 juin 1778, à l’académie royale des fciences de Paris, deux cryftaux artificiels envoyés de Eerlin par M. Achard , dont l’un en fpath calcaire, le fécond en une aiguille de cryflal dérochés note (a) , p. 84.
- ï*line le naturalise fait mention de la pouzzolane
- p.8.
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- Table des Matières. vij
- JPont de Çaliguîa. Ancien môle bâti en pouzzolane, qui rélifte depuis une fuite nombreufe de fîecles , à l’attaque des flots, p. 42.
- Poussière volcanique produite par les laves décom-pofées, p. 12. Tranfportée à des diftances étonnantes , note 00 , p- 14. En forme de croix, citée & expliquée par le jéfuiteKirker, note («), p. 15. En filets capillaires vitreux de l’île Bourbon, p. 16, Voyez cendre, pouzzolane.
- Pouzzolane. On ne doit point écrire ni prononcer por\o!ane, poujjoiane , mais pou^\olane: l’étimologie de ce mot vient du nom de la ville de Pouzzole, p.3» PalTage de Vitruve au fujet de cette terre vol-canifée, p. 4. Pline & Séneque en font mention page 8. Sydoine Apollinaire la célébré dans fcs vers , note (*) , p. 3.Ce qu’en dit M. le chevalier Hamilton , p, 8. Ce qu’en a écrit M. Ferber, p.18. M. Sage en a fait mention dans fes élémensdemi-néralogie. Cet habile chymifte cité à ce fujet, p. 21. Ce qu’en a dit M. le baron de Dietrich, p. 18. Des lieux où l’on trouve de la pouzzolane , p. 9. De quelle maniéré elle fe forme & à quoi elle doit fon origine , p. 11. Elle eft formée fouvent par le détritus des laves poreufes, p. 17. Par une calcinationfurabondantc, ibid. Par les fumées acides fulphureufes qui attendriffent les laves & lesrédui-fent quelquefois en fubftance friable de la nature de lapouzzolane, ibid. La pouzzolane aulîi bien que le bafalte, eft attirableà l’aimant, c’eft-à-dire, qu’elle fait mouvoir le barreau aimanté, p. 97. Les diffé-
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- vïï] Table des Matières,
- rentes couleurs des pouzzolanes font dues au fer plus ou moins altéré , p. 17. Sa vertu liante eft due au principe ferrugineux, p. 18. Analyfe de la pouzzolane ; fe réduit en un émail noir lorfqu’on la pouffe à un feu violent 8c foutenu, p. 22. Jetée en poufïïere fine dans l’acide marin concentré , n’y fait aucune effervefcence , mais lui communique une couleur citrine : quelques gouttes d’alkali phlo-giftiqué jetées alors fur l’acide , font précipiter le fer de la pouzzolane en bleu de Pruffe très.éclatant 8c très-foncé. Cette même expérience a lieu fur le bafalte 8c furies autres laves colorées, p.23 On peut enlever par ce procédé tout le principe ferrugineux colorant de la pouzzolane 8c des laves, p.24. La pouzzolane apourbafe une matière vitrifiable, unie à une affez grande quantité de fer, p. 25. Dofes 8c proportions dans les cimens de pouzzolane, p. 28. La manipulation en eft très-facile, fimple 8c point compliquée , ibii. Proportions 8c dofes de pouzzolane pour la conftruc-tion des ouvrages fous l’eau, p. 29. Maniéré de faire des caiffes d’effai pour éprouver certaines chaux avec la pouzzolane, p. 37. Compofition du mortier de pouzzolane pour les grandes conftruc-tions dans la mer, p. 39- Pour les aqueducs, citernes , baflins , fouterreins humides, p. 42. De la maniéré d’employer la pouzzolane hors de l’eau» foit pour conftruire des terraffes à l’italienne , ex-pofées à l’air, foit pour former dans les apparte-siens des carrelages en compartimens, qui nq
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- T aile des Matières«
- produiront jamais de pouffiere , &. dont la foli-dité l’emporte de beaucoup fur les carrelages en briques , page m. Des différentes efpeces da pouzzolanes de France, particuliérement de celles du Vivarais, p. ioo. Découverte de la mine de pouzzolane de la montagne de Chenava ri en Vivarais , à une demi-lieue du Rhône, p. 103. Diver-fes épreuves fur la pouzzolane , faites au château de M.le marquis de Geoffre de Chabrignac, colonel en fécond du régiment de Barrois, pour des terraffes en plein air, pour des balïins , qui ont réfîfté aux froids les plus rigoureux de l’hiver 8c aux plus fortes chaleurs de l’été , p. 106. Expériences faites par ordre duminiftre*dans le port de Toulon, en préfence de Meilleurs les commit faires nommés dans un confeil de marine tenu à ce fujet fur les pouzzolanes du Vivarais , extrait du procès-verbal dreffé à ce fujet, p. loy i 108. Différentes Méthodes employées, pour fup-pléer à la pouzzolane, p. 57. Pouzzolane factice de Suède , dont l’invention eft due à M. Baggé , de Gothenbourg, p. 52. Cette derniere eft fabriquée avec un fchifte noir ardoifé qu’on fait calciner deux fois, ibid.
- ^Régénération. Phénomènes de la régénération' de la chaux, p. 72.
- Romains. Maniérés dont les romains conftruifoleaï des môles dans la mer.
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- Table des MatîersSi
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- Sage (M.). Belles expériences decefavant chymifts fur la calcination de la pierre calcaire dans des vaiffeaux lutés, p». 68. En plein air, ibid. Ce qu’il dit de' la chaux vive , p. 69. fon fentiment fur la pouzzolane, p. 21.
- Séneque fait mention de la pouzzolane , p. 8.
- Signinum. Différence du figninum & du cœmentum des romains, p. 6.
- Souterreins. Ciment pour les fouterreins humides9 p. 42.
- Suede. Pouzzolane faftice [qu’on prépare en Suede ,
- Terrasse à l’italienne,maniéré de lesconftruire en pouzzolane, p. 117.
- Toulon. On voit Hans ce port des ouvrages très-fo-lides en pouzzolane , particuliérement à la vieille •'tour, p. 41.
- "Verbal. Extrait du procès-verbal fait à Toulon par Meffieurs les commiffaires nommés pour examiner les pouzzolanes du Vivarais, p. 108. Autre procès-verbal contenant rapport d’architeûe, fait par le vice-fénérhal de Montelimar , p. 122.
- Vitruve. Paffage de cet auteur fur la pouzzolane, p. 4. En attribue très-juftement l’origine aux feux fouterreins,i7>i<l. Célébré fes propriétés pour la conf truftion des môles dans la mer &c pour les édifices ordinaires, ibid.
- FIN.
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