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De l'emploi d'un nouveau métal pour les lignes télégraphiques et téléphoniques aériennes
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- L’EMPLOI
- D’UN
- NOUVEAU METAL
- pour les lignes télégraphiques et téléphoniques
- (Extrait du Bulletin de l'Association amicale des Élèves de l'École nationale des Mines.)
- LILLE
- IMPRIMERIE LEFEBVRE - DUCROCQ rue Esquermolse, 57.
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- l)K L'EMPLOI
- D’UN
- NOUVEAU METAL
- pour les lignes télégraphiques et téléphoniques
- (Extrait du Bulletin de 1‘Association amicale des Élèves de VÉcole nationale des Mines.)
- LILLE
- IMPRIMERIE LEFEB VRE - DUCROED rue Esquermolse, 57.
- 1882
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- DE L’EMPLOI
- D’UN
- NOUVEAU MÉTAL
- pour les lignes téléphoniques et télégraphiques aériennes.
- Lors de l’Exposition d’électricité, M. Lazare Weiller, d’Angou-lêmo, a appelé l’attention des ingénieurs télégraphistes sur l’emploi de fils de bronze phosphoreux pour les lignes téléphoniques.
- Depuis cette époque, des milliers de kilomètres de ce fil ont été posés et fonctionnent dans différents pays d’Europe et aux États-Unis. La sanction de l’expérience est donc acquise aux nouvelles lignes et donne une valeur certaine aux résultats auxquels nous allons consacrer cette note.
- Le bronze phosphoreux est, comme on le sait, un alliage de cuivre et d’étain dans lequel le phosphore ne joue qu’un rôle transitoire, puisque l’analyse n’en décèle que des traces, mais un rôle important, puisque son intervention donne au métal une résistance bien supérieure à celle qu’il avait auparavant.
- M. Lazare Weiller a eu l’idée de tréfiler ce métal, et sa tentative a été couronnée dit plus grand succès.
- Dans la téléphonie, où l’intensité du courant à transmettre est très faible, on avait employé dans les lignes aériennes des fils d’acier de 2mm pesant environ 25 kilos au kilomètre. De là, impossibilité absolue de suivre, avec de tels conducteurs, le développement considérable des lignes téléphoniques. Le bronze phosphoreux, au contraire, possède une conductibilité électrique très supérieure à celle de l’acier et une résistance mécanique très considérable, qui peut atteindre 120 kilos par millimètre carré. On pourra donc substituer,
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- à des fils d’acier de 2mro, des fils de bronze phosphoreux de diamètres variant entre 8/10 et li/iO de millimètre, en conservant à la ligne une conductibilité suffisante sous un poids kilométrique variant de 4 kilos 500 à 7 kilos.
- Avec les fils de fer, les portées ne peuvent pas excéder une grande longueur. En leur substituant le bronze phosphoreux, on peut la quintupler. C’est ainsi, qu’à Bruxelles, Vienne, Londres, Glasgow, Rome, Turin, Milan, Christann, etc., on peut relever, en divers points des réseaux, des intervalles de 400 à 500m. Il est alors facile de supprimer un grand nombre de supports et de faire usage d’un modèle moins massif.
- Enfin, il est possible de tendre plus fortement le fil, et d’éviter les contacts fortuits qui s’établissent entre des fils trop lâches.
- On sait que, dans la pose des lignes téléphoniques aériennes, chaque support à placer devient une source de dépenses et de difficultés de toute nature; les ouvriers doivent non seulement travailler dans les positions les plus incommodes, mais ils sont obligés de traverser, avec leurs rouleaux de fils, les couloirs, escaliers de services, etc., des maisons habitées. On conçoit, dès lors, facilement, quels avantages procure la diminution considérable du poids des fils et la réduction du nombre de points d’appui et d’isolateurs. La pose en est facilitée, et par suite aussi le prix de revient diminué.' En effet, dans ce travail, c’est surtout la main-d’œuvre qui est coûteuse. D’autre part, comme à longeur égale, le prix du fil de bronze phosphoreux est à peu près le môme que celui du fil d’acier, la ligne téléphonique, construite avec des fils de bronze phosphoreux, sera moins coûteuse qu’avec tout autre métal.
- La tenuité plus grande du fil constitue en elle-même un avantage qui sera surtout apprécié, à mesure que les réseaux compteront des fils plus nompreux. D’autre part, le fil étant plus fin, donnera beaucoup, moins de prise au vent; les supports ne fatiguent alors presque plus, les vibrations sont atténuées, et on n’a plus guère à souffrir de ce bruit incommode qu’on entend à l’intérieur des maisons sur lesquelles sont fixés les supports des lignes à fil de fer et d’acier.
- Enfin, comme la neige ne peut que très difficilement se déposer sur des fils aussi fins, on n’aura plus cette formation d’une gaine de givre qui est si souvent une cause de rupture des lignes. L’expérience a du reste vérifié le fait, car des lignes posées en Écosse et
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- en Norwège ont passé l’hiver dernier sans que des ruptures aient été signalées.
- Invoquons encore, en faveur du fil de bronze phosphoreux, son inoxydabilité. On n’a point ici besoin d’un enduit préservateur nécessaire pour les fils de fer et d’acier. Avec quelque soin que soit effectuée la galvanisation do ces derniers, on a toujours à craindre une solution de continuité qui entraîne bientôt une détérioration rapide du fil, surtout s'il est exposé à des émanations salines (voisinage de la mer, par exemple).
- 11 n’est pas sans intérêt non plus de faire remarquer que le fil de bronze phosphoreux, mis hors d’usage, conserve encore une valeur intrinsèque relativement élevée, ce qui n’est pas le cas pour le fil de fer ou d’acier.
- Nous renvoyons nos lecteurs à l’examen du tableau qui accompagne cet article, pour y trouver la valeur de la conductibilité et de la résistance des fils de bronze phosphoreux comparées aux autres fils.
- Les recherches poursuivies par M. Lazare Weiller, pour l’amélioration de son fil de bronze phosphoreux, l’ont amené à fabriquer un métal sensiblement différent, doué de propriétés remarquables qu’il a fait breveter sous le nom de bronze silicieux. Dans cet alliage, le phosphore est remplacé par un agent désoxydant plus conducteur, le silicium, ce qui permet d’obtenir une conductibilité considérable presque égale à celle du cuivre pur, tout en conservant une résistance à la rupture supérieure à celle du fer et de l’acier employés dans les transmissions télégraphiques aériennes.
- Ce fil se présente dans les meilleures conditions pour être substitué à ces fils dans les réseaux télégraphiques. Il a été soigneusement étudié par le ministère, qui a contrôlé les résultats annoncés et ies a trouvés assez satisfaisants pour qu’un essai en grand soit résolu en principe.
- Nous n’insisterons pas plus longuement sur les propriétés générales de ce nouveau fil. Il suffirait de répéter ce que nous avons dit à propos du bronze phosphoreux en ajoutant que la conductibilité électrique atteint jusqu’à 90 °/0 de celle du cuivre pur.
- La pose de ces fils se fera comme celle des fils télégraphiques ordinaires. Leur jonction est assurée par de petits manchons du même métal dans lesquels ils sont soudés.
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- Un trouvera, dans le tableau général, les indications comparatives.
- L’étude de la variation de la conductibilité avec la température a été faite par M. Leblond, professeur d’électricité à l’École des défenses sous-marines de Boj'ard-Ville, qui a établi la formule suivante :
- Rt’ — Ht [1 -H Iv (t* — t)j
- dans laquelle Rt- est la désistance à t’ degrés Rt la résistance, à t degrés t et t’ étant compris entre 0° et 5G°, K un coefficient qui varie avec chaque corps.
- De trois séries de dix expériences chacune, M. Leblond a déduit
- les différentes valeurs de K qui sont :
- Pour le fer. ...... . 0,00472
- » cuivre pur .... 0,00402
- » bronze ph............ 0,000743
- » bronze silic. ... 0,000740
- Un voit que, pour ces deux derniers métaux, la variation de conductibilité est absolument négligeable.
- En présence de pareils résultats, le développement des réseaux téléphoniques et télégraphiques en fils de bronze phosphoreux et silicieux est un fait qui s’imposera, sans contredit, à bref délai.
- Henry Vivarez.
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- 1ATÉRIEL DK TRANSMISSIONS
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- Pour Lignes
- RAPHIQUES ET TELEPHONIQUES AERIENNES
- Résistance Résistance à la Rupture en Kilogrammes I .Résistance Electrique en Ohms au Kilomètre g Poids du Kilomètre de Fil de Diamètre
- DÉSIGNATION DES FILS à la Rupture en Kilos Diamètres Diamètres O U S en Kilos.
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- i 1 CJ O.
- Cuivre pur 28 21,1 34 88 137 197 352 549 22 14 ,5 3,5 2,44 1,4 0,88 100 6 9,33 2G 37,5 105 150
- Bronze siiieieux (L. Weit- 879 1374 . / •
- 1er, breveté *) . . 70 55,C 87 21L 343 494 34 22,1 8,5 5,5 3,77 2,1 61
- Bronze phosphoreux (fabri- 60 44,2 16,3 t a j ^,36 2,40 1 30 6,625 10,3 25,5 41,5 59,5 102 159 1
- cation L. Weiller) . . 90 70,2 112 282 441 636 11 1766 6,06 4,2
- Fer galvanisé de Suède . 36 28 44 113 176 254 452 706 135,2 ! 83,8 33,8 22 15 8,8j 5,40 15,801
- Acier galvanisé Bessemer. 40 31,2 49 126 196 282 502 785 150 100,7 39 1 25,3 17,33 9,8 0,2 15,70 6,25
- i 9,75 25 39 100 15;> j
- Acier Siemens-Martin. . 42 32,7 51 132 206 296 528 824 j 160,8 109 41,7 26,5 18,53 , 10,2 6,6 1 1 13,30
- Acier fondu galvanisé. . 95 74,1 llti 298 4 66 671 1193 1864 ! 208,8 148,4 52,2 33,7 23,-0 1 , 13,6 8,3 1 10
- * La conductibilité électrique du Bronze silicieux peut augmenter considérablement si l’on diminue, dans une certaine mesure, sa résistance à la rupture. Par exemple, ou peut obtenir une conductibilité de 88 0/o de celle du cuivre pur, correspondant à uue tension de rupture de 53 kil. par millimètre carré.
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