- Accueil
- > Catalogue général
- > Houzeau, Louis (18..-1...) - Télégraphie électrique : guide pratique pour l'emploi de l'ap...
Télégraphie électrique : guide pratique pour l'emploi de l'appareil Morse
-
-
- p.n.n. - vue 1/289
-
-
-
- L. MOU ZliAl
- (’. ÜIDF, PI', VI'IQl F.
- n )•:
- TÉLKGR \PHIE
- KM PLOI DK
- L’APPAREIL iMORSI
- r K ( : 11 p r o, 111*: k t 1i1'; i. k v e \i k n t
- n i : s
- DK I! WDKMKNTS
- ionütiowkmkxt r\(lE ET EN T R. ET I K \
- PILES
- El VI É\l E ÉDITION
- r! i l OM)i i;
- 3 i n. 50
- \ P \ P, I S
- CHEZ LOUIS MOI7.KU . l.'MTi:! M-ÉDITUUli 5;’., in |- ct.m-mk -iîi-'iîn uni. r>n IK80
- kxJ
- p.n.n. - vue 2/289
-
-
-
- p.n.n. - vue 3/289
-
-
-
- GUIDE PRATIQUE
- DK
- riïlÆGRAPHIE
- p.n.n. - vue 4/289
-
-
-
- p.n.n. - vue 5/289
-
-
-
- * îé
- T É L È G R A P HIE È L E G TRIQUE
- L. HOUZEAU
- G U [DE PRATIQUE
- pour l’emploi DE
- L’ APPAREIL MORSE
- RECHERCHE ET RELÈVEMENT
- DES
- DÉRANGEMENTS
- FONCTIONNEMENT
- T AGE ET ENTRETIEN
- PILES
- NEUVIEME EDITION •
- ORNÉE DE 117 DESSINS SUR BOIS PAR L’AUTEUR
- prix : 3 fr. 50
- A PARIS
- CHEZ L’AUTEUR-ÉDITE U R, LOUIS HOUZEAU
- 53, RUE CLAUDE-BERNARD, 53
- 1889
- Tous droits réserves.
- Page de titre n.n. - vue 6/289
-
-
-
- pl.1 - vue 7/289
-
-
-
- PRÉFACH
- Le Houzeau. — C’est ainsi qu’à présent le personnel télégraphique et postal nomme
- le GUIDE PRATIQUE.
- Ce titre est court; il est consacré par l’usage général. Nous l’adoptons également.
- Quand la première édition du guide pratique fut écrite (1872), l’auteur essayait de vulgariser la connaissance des signaux de l’appareil Morse et la pratique de ce merveilleux télégraphe. Soucieux de l’avenir, nous aurions voulu que tout soldat français sût « faire parler le fil. »
- La seconde édition, nouvelle première, fut publiée en vue de faciliter la fusion des deux services, postal et télégraphique, dans les bureaux municipaux.
- Cette fusion est maintenant un fait accompli. — Quelle a été la part du Houzeau dans
- p.r5 - vue 8/289
-
-
-
- VI
- cette œuvre laborieuse? Le nombreux personnel des recettes simples le sait.
- « Ce traité élémentaire est destiné », dit notre première Préface, « aux personnes qui » sont appelées à faire~de la télégraphie sans » posséder les connaissances techniques né-» cessaires. »
- Tel est toujours le but de ce livre; mais une nouvelle tâche s’’est imposée au guide pratique :
- Préparer nos jeunes collègues aux études nécessitées par les nouveaux moyens . de transmission des télégrammes. Familiariser les débutants avec les expressions techniques qu’ils auront à comprendre et à employer plus tard.
- Rester toujours le guide pratique, mais amener peu à peu le futur praticien à la théorie.
- Rester le guide pratique des receveuses et de leurs aides ; mais être aussi celui des jeunes commis qui continuent la tradition de leurs' aînés.
- C’est dans cet ordre d’idées que nous avons entièrement refondu l’ouvrage, tout en lui conservant sa physionomie première.
- p.r6 - vue 9/289
-
-
-
- VII
- Dans celle nouvelle édition sont décrits les instruments les plus récents. — Le chapitre traitant des dérangements, de leurs causes et de leur recherche, y esl considérablement développé. — Ce chapitre est complété par deux planches et un tableau synoptique dont nous revendiquons la propriété, à cause des copies qui en ont été publiées.
- Le Houzeau est terminé par un appendice sur les piles. Ce dernier chapitre est un essai que nous soumettons à l’appréciation du public. — Puisse son jugement n’ètre pas trop défavorable à un travail que l’auteur s’est efforcé d’accomplir avec tout le soin et toute l’exactitude possible!
- L. H.
- p.r7 - vue 10/289
-
-
-
- IMÎKKACK
- DE LA PREMIÈRE ÉDITION
- Ce traité élémentaire est destiné aux personnes qui sont appelées à faire de la télégraphie sans posséder les connaissances techniques nécessaires.
- Il nous a semblé qu’à côté des excellents ouvrages qui ont été publiés en France sur la télégraphie, une petite lacune restait à combler, et qu’un opuscule, traitant exclusivement de la partie manuelle du métier, pourrait occuper cette modeste place.
- Nous nous sommes donc attaché à donner le moins possible d’extension à la partie théorique, à ne fournil* que des indications rela-
- p.r8 - vue 11/289
-
-
-
- IX
- tives à la manœuvre des appareils et aux moyens de découvrir et de relever les dérangements intérieurs d’un poste télégraphique.
- Nous avons fait tous nos efforts pour être aussi clair, aussi concis que possible.
- Si notre travail peut atténuer les ennuis d’une instruction technique à laquelle la plupart de nos lecteurs ne sont pas préparés, s’il justifie son litre de Guide pratique, s’il est reconnu utile, notre but sera atteint.
- Loris Hoizkai.
- p.r9 - vue 12/289
-
-
-
- EXPRESSIONS TECHNIQUES
- USITÉES DANS LE SERVICE TÉLÉGRAPHIQUE
- Aiguille renverse (L’).............................. 45
- Appareil est au contact (L’).................... 2(5-89
- Appareil ne déroule pas (L’)....................... 169
- Appareil est détraqué (L’)........................... »
- Arracher l’armature................................ 157
- Communication directe (Etre ou se mettre en). 158-163-189 Communication métallique (Etre ou se mettre en) 55-158-
- 180-182
- Couper (la transmission du correspondant)........... 87
- Desserrer (le manipulateur)......................... 83
- Détendre (le ressort de rappel)................... 1851
- Faites points (ou faites traits).................... 92
- Ferme le circuit (La terre)................... . 119-209
- Isoler (S’)........................................ 192
- Lire au son..................................... 71-162
- Localiser un dérangement....................... 168-179
- Manipulateur trop dur........................... 86-177
- Mettre à la terre (la ligne)............... 55-192-1951
- Papier est ondulé (Le)............................. 171
- Perte à la terre (Il y a une)................. 191-191
- Points manquent; répétez........................... 851
- Prend terre au bureau (La sonnerie du facteur). . . 188
- Recevoir (une transmission)..................... 81-118
- Rentrer (dans le circuit)......................... 194
- Sur appareil (Etre ou se mettre)........... 109-182-192
- Sur bois (Etre ou se mettre) (Isoler le poste)..... 192
- Sur paratonnerre (Etre)..........................54-193
- Terre directe...................................... 189
- Toucher (avec le fil d’essai)..................... 181
- Tout colle; diminue%............................. 84-93
- Traits coupés; répétez......................... 851-176
- Transmettre en local............................ 70-751
- I
- p.r10 - vue 13/289
-
-
-
- TABLE SOMMAIRE
- Les articles marqués d’un astérisque (*) peuvent être né gligés par les agents chargés de bureaux spéciaux, tels que les sémaphores, les gardes-côtes, les écluses et barrages, les postes de police, etc., et les bureaux municipaux non munis du rappel par inversion de courant.
- NOMS ET USAGES
- DES DIFFÉRENTS INSTRUMENTS
- Pile-Courant. PAGEs
- Indications générales............................. 1
- Pile Leclanché (Description succincte).............. 2
- Récepteur.
- — ancien modèle (Description du).............. 7
- — a dévidoir de coté (Description du). ...... 15
- Electro-aimant (Description de 1’).................. 21
- — (Fonctionnement de 1’)............. 24
- — (Formation des signaux par 1’)... 25
- Manipulateur ancien et nouveau modèle (Description
- — et fonctionnement du)............ 27
- — (Communications du)................ 30
- Sonnerie.
- — Modèle Lippens et,modèle Boui.ey (Description < de la)....................................... 31
- — de poste (Communications de la)............ 33
- — (Fonctionnement de la)..................... 33
- Commutateur.
- — ROND.................................. 37
- — BAVAROIS.............................. 38
- p.r11 - vue 14/289
-
-
-
- XII
- Galvanomètre. pages
- — horizontal ancien modèle (Description du). 42
- — vertical (Description du)............... 43
- — horizontal nouveau modèle (Description
- du)................................... 47
- Paratonnerre.
- — a bobine à trois contacts (Description du). 51
- — (Communications et manœuvre du)......... 53
- — a bobine à deux contacts (Description du). 55
- — (Communications et manœuvre du)......... 56
- * ---- COMMUTATEUR . . .............................. 57
- * ---- A POINTES MOBILES.......................... 59
- — A FEUILLE DE GUTTA-PERCHA OU à lame de
- mica.................................. 62
- * — A PAPIER............................... 65
- * — Bertsch................................ 67
- M WIIH L VTI()\ — LECTURE
- Formation des signaux................................. 69
- Séparation des mots et des signaux..........'......... 70
- TABLEAU DES SIGNAUX EMPLOYÉS dans le service de l’appareil Morse en France :
- — lettres....................................... 75
- — CHIFFRES....................................... 76
- — ponctuation.................................... 77
- INDICATIONS DE SERVICE (Service intérieur).............. 78
- INDICATIONS ÉVENTUELLES (Service intérieur)........... 79
- * — (Service international)........................ 80
- * — Lettres étrangères (signaux). ................. 81
- * — Chiffres abrégés (service international)....... 81
- REGLAGE
- RÉGLAGE DU MANIPULATEUR........................ 82
- — Graissage du levier....................... 86
- RÉGLAGE DU RÉCEPTEUR MORSE.
- Régi. \ge di levier............................ 87
- p.r12 - vue 15/289
-
-
-
- XIII
- PAGES
- Réglage du déroulement de la bande.................. 96
- — Mouvement d’horlogerie.................. 97-99
- — Régulateur (volant à ailettes)............. 98
- — Dérouleurs (réglage des cylindres). ....... 190
- — Remontage du récepteur.................... 191
- ENCRAGE............................................... 191
- — Tampon de feutre (remplacement du).......... 193
- INSTALLATION DES POSTES
- INSTALLATION POUR UNE SEULE LIGNE AVEC
- MORSE................................. 193-163
- — Disposition des instruments sur la
- table de manipulation..................... 109
- (bible de terre...................................... 109
- INVERSION DU COURANT
- Bifurcation. — Dérivation. — Embrochage.
- -"Rappel par inversion de courant ( Description, fonctionnement du)......................................... 111
- — Règle d’Ampère.................................... 115
- * — (Conditions d’installation avec).................. 117
- * — (Communications du)............................... 117
- * — (Réglage du)..........t......................... 119
- ^Commutateur inverseur.
- — a manettes........................ 1*22
- — A CHEVILLE........................ 124
- Inversion par manipulateurs.......................... 128
- * Poste monté pour inversion de cour ant par manipu-
- lateurs......................................... 132
- Bobine de résistance.
- -Résistance des fils conducteurs................... 133
- * — (Usage et description de la bobine de).......... 134
- * — à donner aux bobines dans chaque poste. . . 135
- * — au point de bifurcation (calcul de la).....1 135
- * — d’un récepteur réduite au 1/4 par bifurcation. 136
- * — (Place, sur la table de manipulation, de la
- bobine de)............................. 135
- ^Installation d’un poste dérivé avec rappel par inversion
- de courant............................. J 38
- p.r13 - vue 16/289
-
-
-
- XIV
- PAGES
- ♦Installation d’un poste embroché avec rappel par inversion de courant................................. 140
- * — (Figure théorique)...................... 141
- Boîte-poste.
- Boîte-poste (Installation de la)................... 142
- — (Marche du courant dans le circuit intérieur
- delà)................................ 144
- Sonnerie de facteur (Description et fonctionnement
- de la)................................ 143
- * — (Paratonnerre de la).....................145
- — (Bouton de sonnerie à trois directions de la). 149
- *P0STE DOUBLE A UN SEUL RÉCEPTEUR..............loi
- * — (Installation usitée au poste central... 152
- ♦Commutateur de pile.................•.............153
- TRANSLATION
- ♦Translation (Installation de deux lignes en relais ou
- en.............................. 154-157
- * — (Communications en)..................... 155
- * — (Réglage des récepteurs montés en).......155
- * — (Transmission en)........................157
- ♦Installation d’un poste en relais................. 158
- ♦Parleur (Usage et description du)................. 159
- ♦Installation d’un poste avec parleur.........' 166-167
- ♦Installation d’un poste simple sans paratonnerre. 163 ♦Installation d’un poste avec morse et cadran. 164-165
- DÉRANGEMENTS
- DÉRANGEMENTS MÉCANIQUES
- DÉRANGEMENTS DU RÉCEPTEUR.
- I L’appareil ne déroule pas (causes)............... 169
- — Relèvement du dérangement..............172
- II. Le papier avance mal (causes).................. 170
- — Relèvement du dérangement............. 174
- III. Impression défectueuse (causes)............... 171
- — Relèvement du dérangement............ 175
- p.r14 - vue 17/289
-
-
-
- , PAGES
- DERANGEMENTS DU MANIPULATEUR.
- — Manipulateur (Nettoyage des contacts du). 176 — Isolement par le levier du manipulateur. . . 177
- DÉRANGEMENTS ÉLECTRIQUES
- Classification dks dérangements électriques :
- I. On reçoit; le correspondant ne reçoit pas. 178, 198
- II. Contacts : on ignore si le correspondant reçoit. 178, 198
- III. On ne reçoit rien....................... 178, 198
- Localisation préalable : Le dérangement est-il à l’extérieur ou à l’intérieur du poste?............. 178
- Fil d’essai...................................... 179
- DÉRANGEMENTS ÉLECTRIQUES DU RÉCEPTEUR.
- Isolements : cinq cas............................ 180
- Dérangement du fil de terre...................... 181
- Contacts : trois cas............................. 183
- DÉRANGEMENTS DU RAPPEL PAR INVERSION DE COURANT.
- Contacts ou ruptures : six cas................... 185
- DÉRANGEMENTS DES SONNERIES.
- Sonnerie de jour................................. 187
- Sonnerie de nuit................................. 187
- Sonnerie de facteur.............................. 188
- — (Essai du bouton de)....................... 188
- DÉRANGEMENTS DU GALVANOMÈTRE.
- Ruptures : deux cas.............................. 189
- Aiguille désaimantée (Réaimantation)............. 190
- Pôles renversés.................................. 191
- DÉRANGEMENTS DU PARATONNERRE A BOBINE.
- Isolement. — Perte à la terre.................... 191
- Bobine de paratonnerre (Vérification de la)...... 191
- VÉRIFICATION DES PARATONNERRES................... 193
- — de la prise de terre................195
- Précautions à prendre à l’ouverture.............. 196
- — à la clôture. ...............174
- TABLEAU SYNOPTIQUE POUR LA RECHERCHE DES DÉRANGEMENTS................................... 198
- Communications électriques de la boîte-poste (Planches
- 79 et 91).................................143-198
- p.r15 - vue 18/289
-
-
-
- XVI
- \PI‘KNDICK
- MONTAGE ET ENTRETIEN DES PILES.
- PILES A UN LIQUIDE..................
- Accouplement en tension.............
- — en quantité............
- Pile de Volta.......................
- PILES A DEUX LIQUIDES...............
- Pile Daniell........................
- Pile Callaud. . ....... ............
- Pile Marié Davy.....................
- Pile Leclanché.... ................
- RkGI.ES GÉNÉRALES. ...............
- 201
- 202
- 212
- 217
- 219
- 221
- 224
- 230
- 240
- 243
- 249
- p.r16 - vue 19/289
-
-
-
- NOMS ET USAGES
- DES DIFFÉRENTS INSTRUMENTS
- Les instruments et appareils en usage dans les postes télégraphiques sont :
- La pile, le récepteur, le manipulateur, la sonnerie, le commutateur, le galvanomètre,de paratonnerre, le rappel par inversion de courant, le parleur, la bobine de résistance, etc.
- Tous ces instruments, sauf la pile, sont installés sur une table de manipulation. Dans la plupart des bureaux secondaires : recettes simples, bureaux municipaux et dans les postes militaires, cette installation est contenue dans une caisse en chêne :
- la BOITE-POSTE.
- Pile. — Gourant. — La pile sert à produire Vélectricité continue qu’on emploie en télégraphie et qu’on nomme courant électrique (1).
- On obtient ce dégagement continu d’électricité par un assemblage spécial de deux métaux, comme
- (1) Voir 1’Appendice, page 201 :• description, montage, entretien des piles..
- 1
- p.1 - vue 20/289
-
-
-
- 9
- le zinc et le cuivre, par exemple, mis en contact au moyen d’un licjuide acidulé ; le tout contenu dans un vase de grès ou de verre.
- L’ensemble de ce vase est nommé élément ou couple, par allusion aux deux métaux employés (1). On forme une pile avec un ou plusieurs de ces éléments réunis.
- Les piles en usage pour la télégraphie en France sont : la pile Daniell, la pile Gallaud, la pile Marié Davy (2) et la pile Leclanché.
- Fig. 2. Fig. 3.
- Pile Leclanché. — L’élément Leclanché, employé par l’Administration, se compose d’un vase en verre à moitié rempli d’eau (fig. 2), dans lequel
- (1) Voir page 206.
- (2) La pile Daniell et la pile Marié Davy sont maintenant presque complètement abandonnées par l’Administration française. La pile Callaud n’est utilisée que dans les grands postes. Voir la description de ces piles à Y Appendice.
- p.2 - vue 21/289
-
-
-
- — 3 —
- on a versé une forte poignée (80 à 100 grammes) de chlorhydrate d’ammoniaque, (sel ammoniac ordinaire).
- Dans cette dissolution baigne un vase poreux D {fig. 3), rempli d’un mélange de bioxyde de manganèse et de charbon de cornue concassés.
- Une lame de charbon G ( fig. 3) est complètement entourée par ce mélange.
- Un crayon de {inc amalgamé Z (1) plonge dans le vase en verre par une ouverture pratiquée à cet effet {fig. 2). Ce crayon de zinc est terminé par une lame de cuivre étamée et vernie, soudée au charbon de l’élément précédent.
- L’ensemble du zinc et du vase poreux, avec le charbon et le mélange, est tout préparé et bouché à la fabrication. Un trou, pratiqué dans le bouchage, laisse échapper les gaz qui se produisent quand la pile fonctionne.
- Les piles destinées à un service télégraphique sont toujours composées de plusieurs couples. Ces éléments doivent être disposés de façon que le charbon du second soit le prolongement du zinc du premier, que le charbon du troisième soit le prolongement du zinc du second, et ainsi de suite.
- De la sorte, on a toujours un '{inc à une extrémité de la pile T {fig. 4 ), et un charbon à l’autre extrémité G {fig. 4). On appelle ces deux extrémités les pôles de la pile.
- (1) C’est-à-dire qui a été trempé dans le mercure. Voir page 223.
- p.3 - vue 22/289
-
-
-
- Le charbon du premier élément, G ( fig. 4) est terminé par une lame de cuivre P {fig. 2), sans zinc. Ce premier charbon prend le nom de pôle positif {1).
- Le dernier zinc Z {fig. 4), muni également d’une
- lame de cuivre N {fig. 2), est désigné par le nom de pôle négatif.
- On représente le pôle positif par le signe +, et le pôle négatif par le signe —.
- Quel que soit le nombre des éléments qui composent une pile, il faut, pour que le dégagement d’électricité se ‘produise, que le pôle positif et le pôle négatif soient reliés l’un à l’autre (2).
- On opère cette réunion au moyen d’un fil de métal qu’on fixe par un bout à la lame du premier charbon, et par l’autre bout à la lame du dernier zinc.
- On constitue ainsi un circuit conducteur, que
- (1) Voir page 206.
- (2) Voir page 208.
- p.4 - vue 23/289
-
-
-
- parcourt le courant électrique de la pile : « Le cir-cuit est fermé »; la pile fonctionne (1).
- Lorsqu’on rompt le circuit, en détachant ou en coupant le fil métallique, la pile cesse de fonctionner; le courant est interrompu : « Le circuit est ouvert. »
- Les mômes effets se produisent lorsqu’au lieu de réunir métalliquement les deux pôles de la pile, on les fait communiquer séparément avec le sol humide. On dit alors que « la terre ferme le circuit » (2).
- Or, si l’on met à la terre immédiatement un des pôles de la pile, le négatif, par exemple, et si l’on prolonge l’autre pôle, le positif \ par un fil métallique, on pourra le mettre à son tour, à la terre où l’on voudra, pourvu que le fil soit assez long et sans interruption.
- On pourra donc ainsi conduire ce pôle positif d’une ville à une autre ; le circuit de la pile sera alors composé du fil de terre, des éléments de la pile elle-même, du fil conduisant le pôle positif à la seconde ville et de la terre.
- C’est à cela que servent les fils qu’on appelle lignes télégraphiques (3).
- Quand la pile est montée et prête à fonctionner,
- (1) Voir page 208.
- (2) Page 209.
- (3) L’emploi d’un seul fil de ligne pour la transmission des signaux télégraphiques fut imaginé et appliqué, pour la première fois, en 1837, à Munich, par Steinheil.
- En 1838, il substitua la terre au fil de retour.
- p.5 - vue 24/289
-
-
-
- l’iin des pôles est mis en communication avec la terre; l’autre est relié métalliquement au manipulateur. On établit ces communications au moyen de fils de cuivre fixés, l’un au dernier zinc, l’autre au premier charbon.
- C’est à l’aide du manipulateur, qui communique aussi avec la ligne télégraphique, que l’on peut fermer le circuit, et envoyer le courant électrique sur la ligne jusqu’à la terre du poste correspondant.
- On utilise ce courant :
- 1° Par la façon dont on emploie le manipulateur, c’est-à-dire pour tracer les signaux dont se compose la correspondance télégraphique;
- 2° En percevant les signaux dans un instrument, spécialement destiné à cet usage, qu’on nomme le récepteur et qui est l'appareil télégraphique proprement dit.
- Le récepteur employé dans les bureaux télégraphiques secondaires est l’appareil Morse, d’origine américaine, et auquel on a donné le nom de son inventeur (1).
- Cet instrument sert, comme nous venons de le dire, à reproduire, au moyen du fluide électrique, des signaux de convention. Ces signaux sont composés de traits et de points .
- (1) Le peintre et professeur Samuel Morse conçut la première idée de son télégraphe électrique le 31 octobre 1832; il prit son brevet français en 1838. L’appareil Morse, si simple et d’un maniement si facile, s’est généralisé dans toute l’Europe, à partir de 1855.
- p.6 - vue 25/289
-
-
-
- — 7 —
- Récepteur. — Il comprend deux parties distinctes :
- 1° Un mouvement d’horlogerie qui fait dérouler une bande de papier, sur laquelle les signaux s’impriment, et tourner une molette N (fig. 1, 5 et 9), imprégnée d’encre, qui sert à tracer les signaux sur la bande ;
- 2° Un levier FF' {fig. 1 et 5), qui presse la bande contre la molette chaque fois qu’un signal est transmis, et qui est mû par un organe électrique H, appelé électro-aimant.
- On remonte le mouvement d’horlogerie avec une clef O {fig. 1 et 5), fixée au devant de l’appareil.
- Pour faire dérouler le Morse, lorsqu’il est remonté, il suffit de pousser légèrement de côté une petite tige t, située devant et au bas de l’appareil.
- Pour arrêter le déroulement, on pousse la tige dans l’autre sens. •
- Le mouvement d’horlogerie et l’électro-aimant du récepteur Morse servent à mettre enjeu tous les autres organes de l’appareil. Ceux-ci sont fixés sur la face antérieure de l’instrument.
- Les figures 1 (frontispice) et 5 représentent les deux principaux modèles du récepteur Morse employés en France. Tous les anciens modèles étaient surmontés par leur dévidoir D {fig. 5). C’est lors de la création des boîtes-postes {\), que l’Administration adopta le récepteur dont le dévidoir est fixé
- (1) Voir page I V2.
- p.7 - vue 26/289
-
-
-
- — 8 —
- sur le côté droit de l’instrument {fig. 1); on place sur ce dévidoir le rouleau de papier-bande destiné a recevoir l’impression des signaux.
- Fig. 5.
- Deux cylindres pleins, en cuivre, R et r, servent à pincer cette bande; en tournant l’un sur l’autre, ils l’entraînent dans leur mouvement et la font avancer (1).
- (1) Cette description du récepteur Morse peut être égale-
- p.8 - vue 27/289
-
-
-
- — 9
- Un guide g, sorte de manchon en cuivre, très mobile sur son axe, sert à maintenir la bande tendue en regard des cylindres dérouleurs R et r (1).
- Une molette N, en tournant, dépose l’encre sur la bande quand le signal est transmis (2). Le guide g sert égalément à maintenir la bande au-dessous de cette molette de façon que les signaux soient marqués exactement au milieu du papier.
- La molette est encrée au moyen d’un tampon circulaire en drap T (3), qui repose sur elle, maintenu par un support en fourchette ou chape. Ce tampon est très libre sur ses pivots, et son poids suffit pour assurer l’adhérence avec la molette qui, en tournant, lui communique son mouvement.
- La chape du tampon est mobile et peut aller et venir comme un curseur, sur une vis creuse en cuivre qui la soutient. Cette dernière pièce est
- ment suivie sur l’une et l’autre des figures 1 et 5, quoiqu’elle ait plus spécialement pour objet l’ancien modèle, dont la figure 5 représente le dispositif le plus répandu dans les bureaux de l’Etat. Nous préciserons ensuite les modifications apportées à la construction du récepteur des boîtes-postes municipales et militaires. Le fonctionnement de tous les récepteurs Morse est d’ailleurs le même.
- (1) Voir pages 170 et 175.
- (2) La molette a été inventée en 1856 (brevet du 15 octobre) par M. Thomas John, télégraphiste hongrois: elle était placée à l’extrémité du levier et plongeait en partie dans un encrier.
- La molette actuelle, tournant sur un axe fixe et encrée par un tampon cylindrique, fut imaginée en 1857 (brevet du 7 août) par MM. F. M. Baudouin et Digney, et exécutée par MM. Di-gney frères, constructeurs à Paris.
- (3) Les nouveaux tampons sont en feutre, voir page 102.
- p.9 - vue 28/289
-
-
-
- 10 —
- montée à frottement doux sur un petit axe en acier f ( Jig. 10) fixé près de l’axe de la molette. En faisant tourner cette vis au moyen du bouton moleté qui la termine, on déplace le tampon pour utiliser successivement toute sa surface d’encrage.
- Une petite fourche en cuivre E, située au-dessus du guide g, et dans laquelle on fait enfrer la bande, la maintient dans le sens du guide et l’empêche aussi de frotter contre le tampon et de se salir. De plus, cette bande reste tendue légèrement entre la fourche E et le guide mobile g, au moyen d’un petit ressort-lame très mince fixé dans la fourche même. La bande de papier se trouve ainsi soustraite aux effets nuisibles des secousses produites parles irrégularités du déroulement du dévidoir D.
- • La vis V sert à régler la pression du petit cylindre r sur le gros R. Pour introduire la bande entre eux, on soulève le petit en faisant pivoter la manette M. L’extrémité supérieure de cette manette, en glissant de gauche à droite, soulève le support du cylindre r.
- Le levier FQA est suspendu, vers la moitié de sa longueur, contre l’appareil, au moyen de deux pivots ou de deux couteaux de balance Q.
- Lorsque ce levier oscille autour de son axe de suspension, une lame d’acier F' (fig. 1, 5, 6, 8 et 11), légèrement recourbée (1) et fixée à l’une de ses
- (1) Cette partie du levier est habituellement désignée sous le nom de couteau. Cette expression n’est pas très exacte, mais elle est « consacrée par l’usage. »
- p.10 - vue 29/289
-
-
-
- — 11 —
- extrémités, vient frapper sous la molette qui dépose l’encre sur la bande. Son autre extrémité, qui est traversée en croix par une barrette de fer F, s’abaisse au-dessus de Y électro-aimant H. Ce rapprochement est déterminé par l’attraction momentanée de Y armature F par l’électro-aimant H.
- Deux vis-contacts ou butoirs I, P', fixés sur une colonne en cuivre, servent à limiter par leur écar-
- T
- Fig. 6.
- tement l’amplitude des oscillations du levier. La colonne qui supporte ces butoirs est composée de deux pièces qui ne peuvent communiquer électriquement l’une avec l’autre, séparées qu’elles sont par une troisième pièce en ivoire X ( jig. 6 et 8) (1).
- Un ressort à boudin B maintient, par sa tension, le couteau abaissé.
- On règle la tension de ce ressort au moyen d’un fil de soie ou d’une longue vis, selon le modèle de l’appareil.
- (1) Cette disposition est établie pour le fonctionnement des récepteurs en translation (récepteurs à cinq bornes). Dans les récepteurs spécialement construits pour les bureaux municipaux, la colonne est d’une seule pièce.
- p.11 - vue 30/289
-
-
-
- Dans le premier de ces systèmes, le tendeur à fil de soie, le ressort à boudin est suspendu par un petit crochet en laiton fixé sous le bras gauche du levier (fig. 6). Ce crochet traverse le couteau, mais il ne peut nuire à son élasticité.
- V l’extrémité inférieure du ressort R {fig. 7) est
- g
- Fis. "
- noué un fil de soie qui contourne la gorge d’une poulie P et aboutit à un petit bloc de cuivre B. Ce bloc est traversé par une tige de fer taraudée V, maintenue horizontalement entre deux coussinets DD'. On peut, au moyen de cette longue vis, faire avancer ou reculer le bloc mobile, comme un cur-
- seur.
- p.12 - vue 31/289
-
-
-
- — 13 —
- Lorsqu’on tourne à droite (comme pour serrer) le bouton moleté M qui la termine, le bloc mobile se rapproche du bord antérieur du socle et tire le fd de soie. Le ressort est tendu par le fil.
- En tournant dans l’autre sens (comme pour desserrer'), on fait*reculer le bloc. Le fd cède au ressort qui se détend.
- Les récepteurs, munis de ce tendeur à fil de soie, sont les plus anciens appareils Morse en service. On ne construit plus ce système qui présente des difficultés quand le fd de soie vient à se rompre. Cependant le modèle en est encore très répandu. L’Administration a, d’ailleurs, adopté un perfectionnement du tendeur à fil de soie qui, le débarrassant de ses inconvénients, en fait un excellent moyen de réglage, que nous décrirons en exposant le réglage général du récepteur (1).
- Dans le modèle qui avait été substitué au tendeur à fd de soie, le ressort à boudin B, au lieu d’être suspendu sous le 'bras gauche du levier (fig. 6), est accroché à l’autre bras (fig. 5 et 8).
- Par conséquent, il exerce son action en sens contraire du tendeur à fd de soie, mais le résultat est le même.
- Le fd est remplacé par une vis verticale SS', située à l’extrémité d’un support en forme de potence L. Ce support est lui même fixé sur la plaque postérieure de l’instrument, à l’angle supérieur de droite.
- (1) Voir page 91.
- p.13 - vue 32/289
-
-
-
- — 14 —
- Au moyen d’un écrou en cuivre U, on fait monter ou descendre la vis, qui, par suite, tend ou détend le ressort antagoniste accroché à son extrémité inférieure.
- Il est facile de voir que le réglage par ce sys-
- Fig. 8.
- tème est identique au réglage par le fil de soie : en vissant l’écrou U, on fait remonter la vis, SS', et on tend le ressort B; en dévissant l’écrou, on fait descendre la vis et on détend le ressort.
- Quand la vis est remontée à fond, il ne faut pas forcer le serrage, parce que, en ce cas, on risque de faire faire vis sans Jin, et alors on ne pourrait plus ni tendre ni détendre le ressort.
- p.14 - vue 33/289
-
-
-
- — 15 —
- . Récepteur a dévidoir de côté. — Les récepteurs Morse des boîtes-postes diffèrent des anciens types en ce que le dévidoir, au lieu de surmonter l’appareil, est placé sur le côté (1).
- Ces récepteurs, qui sont aussi employés dans les grands postes, ont été construits d’après plusieurs modèles.
- La figure 1 représente le dernier type adopté par l’Administration. Il diffère par plusieurs de ses organes, non seulement des anciens appareils Morse, mais aussi des autres récepteurs de boite-poste qui l’on précédé.
- Le mouvement d’horlogerie est le même, sauf quelques légères différences.
- Le déroulement de la bande a lieu de la même façon, au moyen de deux cylindres R et r ( jig. 1 ) semblables à ceux des autres récepteurs.
- Le cylindre inférieur R est mû directement par le rouage. Le rouleau supérieur r, creusé par une rainure circulaire, pour que sa pression n’ait pas lieu sur les signaux de la bande, est ajusté d’une façon nouvelle.
- On n’a conservé que la branche postérieure Z de la chape qui, dans les modèles précédents, maintient ce rouleau r. L’axe du cylindre roule à frottement dans l’épaisseur de cette chape, traverse un œil elliptique pratiqué dans la platine antérieure du rouage et pivote, sur son autre extrémité, dans un trou de la platine postérieure.
- (1) Voir la note de la page 8.
- p.15 - vue 34/289
-
-
-
- — 16 —
- Cette disposition a pour but de donner plus dp solidité à Taxe du dérouleur r, et, par suite, de maintenir d’une façon plus stable son parallélisme avec celui du grand rouleau R.
- Lorsqu’on soulève le support Z, en déplaçant la manette M, l’axe du cylindre r fléchit dans le trou elliptique de la platine antérieure : le cylindre r suit le mouvement.
- Si la manette M est ramenée à sa position de
- repos, le ressort x, tendu par la vis V, abaisse le petit rouleau r sur le cylindre R.
- L’élasticité de l’axe de ce rouleau r s’ajoute d’ailleurs à l’action du ressort x pour augmenter la pression entre les deux dérouleurs.
- Le réglage est donc exactement le même que pour les autres modèles (1).
- La molette N de ce récepteur est garnie de cinq goupilles, a, b, c, d, e (fig. 9), entre lesquelles en-
- (1) Voir page 100.
- p.16 - vue 35/289
-
-
-
- — 17 —
- grènent les dents h, i, J, k, l {fig. 10) du tampon qui sert à l’encrer (1). Cet engrenage assure la rotation du tampon, même lo’rsque celui-ci est encrassé.
- Le guide à fourchette E {fig. 1) est également déplacé, à cause de la nouvelle position du dévidoir D. La bande, en effet, ne pénètre plus verticalement dans ce guide; elle y glisse horizontalement.
- Ce changement a déterminé aussi le déplacement de la vis de réglage A du couteau F'. Cette
- vis A {fig. 1 et 11) est placée maintenant sous le couteau qu’elle rapproche plus ou moins de la molette, selon qu’elle est plus ou moins serrée:
- Le levier des premiers récepteurs, réglés par un tendeur à fil de soie, est droit ; au contraire, les leviers de tous les modèles de construction plus récente, sont coudés horizontalement. Cette dernière modification résulte de ce que Y électro-aimant
- (i) Voir page 172.
- *>
- p.17 - vue 36/289
-
-
-
- — 18 —
- de tous ces récepteurs est placé dans le ‘prolongement de la boîte qui contient le mouvement d’horlogerie, et qu’on nomme le massif.
- Le bras du levier supportant Varmature a dû,
- Fig. 12.
- par suite' être reporté en arrière, tandis que celui qui est terminé par le couteau est resté à la partie antérieure de l’axe, pour osciller au-dessous de la molette.
- Dans le modèle des boîtes-postes, l’axe du levier est une tringle d’acier épaisse et cylindrique J
- p.18 - vue 37/289
-
-
-
- — 19 —
- (fig. 12); elle pivote entre les pointes de deux vis Q dont les supports Y {fig. 11 et 12) sont fixés aux deux platines du mouvement d’horlogerie. L’écartement entre ces deux vis-pivots est réglé et maintenu par le serrage d’un écrou Q' {fig. 12) vissé sur la vis-pivot postérieure.
- | I.jfioj/ZEAI/'
- Fig. 13.
- C’est sur le bras qui supporte l’armature FF que le levier subit l’action du ressort antagoniste B.
- Le tendeur de ce modèle ressemble beaucoup à celui qui est représenté par la figure 8.
- Un support à douille L {fig. 13) maintient verticalement un tube ou canon en cuivre K, terminé,
- p.19 - vue 38/289
-
-
-
- 20 —
- à sa partie supérieure, par un épaulement 00.
- Cet épaulement est emboîté dans la portée d’un écrou évidé U. Un petit ressort circulaire, en laiton, assure une faible adhérence entre l’épaulement du tube et l’écrou U, qu’on peut faire tourner à frottement doux.
- Une longue vis SS, semblable à celle de la figure 8, est logée dans le canon K; son filet pénètre dans le trou taraudé de l’écrou U; son extrémité inférieure est terminée par un petit crochet auquel est suspendu le ressort antagoniste B.
- En tournant l’écrou U, on fait monter ou descendre la vis SS, dont le mouvement vertical est assuré par un renflement cylindrique S', glissant à frottement contre la paroi intérieure du canon K. De plus, pour que la vis S ne tourne pas avec l’écrou U quand ils se grippent (1), le renflement S' porte un petit doigt s qui glisse dans une fente longitudinale du tube K.
- L’ensemble de ce tendeur est fixé parle pied LL sur la plaque verticale de droite, qui est elle-même assujettie par deux vis contre la traverse supérieure de droite du massif de l’appareil.
- La colonne qui supporte les deux vis-contacts I et B' est faite d’une seule pièce dans les récepteurs spéciaux des bottes-postes, parce que ces instruments ne sont pas destinés à la translation.
- (1) Cet accident arrive fréquemment, avec le tendeur à potence, quand on a forcé l’écrou U (fig. 8); il a pour résultat de tordre Je ressort antagoniste B et de le rompre.
- p.20 - vue 39/289
-
-
-
- - 21
- Le couteau F' reste abaissé, au repos, sous l’action du ressort antagoniste B, tant que le levier n’est pas attiré en sens contraire par une force opposée.
- Or, on obtient ce mouvement de bascule en faisant passer un courant électrique dans l’électro-aimant.
- s
- Électro-aimant. — Qu’est-ce donc qu’un électro-aimant?
- Gomme son nom l’indique, c’est un aimant électrique, c’est-à-dire qui n’acquiert les propriétés d’un aimant que lorsqu’il est sous l’influence d’un courant électrique. Il les perd dès que cette action cesse.
- L'électro-aimant est formé de deux tiges N N (fig. 14) de fer doux (1), reliées l’une à l’autre par une bande plate G également en fer doux. Gel assemblage constitue réellement une seule tige recourbée en U. dont la partie inférieure est aplatie j_J|, pour qu’elle puisse être fixée plus facilement sur le socle de l’appareil.
- (1) Le fer doux est le fer ordinaire, le fer pur, celui, par exemple, avec lequel on fait les clous. La différence entre le fer doux et l’acier ou la fonte, c’est que ces derniers sont du fer combiné, dans des proportions différentes, avec du carbone, tandis qu’il n’y en a presque pas dans le fer doux. Les fontes en contiennent généralement plus que l’acier. Ces fers sont dits fers carburés. Pour rendre le fer le plus doux possible, et propre aux usages télégraphiques, on fait préalablement rougir les barres à la chaleur d’un four, et ensuite on les laisse refroidir très lentement.
- p.21 - vue 40/289
-
-
-
- 22 —
- Chacune de ces deux branches N, appelées noyaux de l’électro-aimant, est entourée par un cylindre en laiton I (_fig. 15), fendu de haut en bas, dans lequel elle entre à frottement dur.
- Autour de chacun des deux tubes cylindriques
- Fig. 14.
- on a enroulé un fil de cuivre très fin, recouvert de soie, qui fait plusieurs milliers de tours sans interruption (1). Le fil est maintenu enroulé par deux disques ou joues J en laiton, serties et soudées aux deux extrémités de chaque tube.
- Cet ensemble constitue les bobines de l’électro-aimant.
- (1) 13,500 tours de fil. n° 35 par bobine G. R. (grande résistance); 1,000 tours de fil n° 29 par bobine M. R. (moyenne résistance).
- 13 . 16
- Diamètre du fil n» 35 : fil nu = ^ m/m; recouvert de soie — — m/m
- du fil n° 29 :
- - m / •
- 100 /m’
- p.22 - vue 41/289
-
-
-
- 23
- Un tube, avec ses deux joues, forme ce qu’on nomme la carcasse de la bobine (fig. 15).
- Les deux extrémités des fils des bobines sont dégarnies de soie. Le bout par lequel on a commencé à enrouler, et qui se trouve à l’intérieur de
- Fig. 15.
- Fig. 16.
- la bobine, est soudé sur l’une des joues {s, fig. 16 et 17); il est donc parfaitement adhérent à la carcasse, et, par suite, au noyau de fer lui-même. L’adhérence est, de plus, assurée par des lames minces de laiton ou clinquant, qui font ressort entre cette tige et la paroi métallique intérieure de la bobine.
- De sorte que les deux fils des bobines n’en font réellement qu’un, puisqu’ils sont reliés ensemble par l’intermédiaire des deux noyaux de. fer doux N N et de leur culasse C {fig. \ 4).
- Il est nécessaire que les spires du fil ne communiquent pas entre elles. Pour cela, il suffit que la soie qui les entoure soit intacte, car la soie ne
- p.23 - vue 42/289
-
-
-
- laisse pas passer l’électricité : c’est ce qu’on appelle un corps non conducteur.
- Maintenant, si l’on amène à l’une des extrémités restées libres du fil (L,jig. 17) un courant électrique,
- A
- T
- B
- Fig. 1/.
- il parcourra tous les tours de fil de la première bobine, les noyaux et leur culasse, les tours de fil de la seconde bobine, et sortira par l’autre extrémité libre T.
- Chaque fois que le. courant traversera ainsi les deux bobines, il transformera les deux branches de fer doux en un aimant, c’est-à-dire qu’il formera un pôle magnétique à chacune des extrémités A et
- p.24 - vue 43/289
-
-
-
- B de ces noyaux (1). Dès que le courant aura cessé de parcourir le fd des bobines, l’aimantation des fers doux cessera (2).
- Or, tant que les tiges seront aimantées, elles attireront la partie du levier située au-dessus d’elles, qui est aussi en fer doux, et qu’on nomme armature (F,/^. 5,8,11 et 17).
- En basculant, le levier pressera avec son couteau la bande de papier contre la molette. Si l’appareil la fait dérouler, il se formera sur cette bande un trait qui durera tant que le courant passera dans les bobines. Il cessera dès que le courant ne passera plus, les noyaux n’étant, plus aimantés.
- On pourra donc ainsi produire à volonté des traits plus ou moins longs, c’est-à-dire des traits ou des points, si l’on dispose d’un courant électrique.
- Po'ur se servir du courant de la pile et le faire passer dans l’électro-aimant de l’appareil, il suffit de fixer le fil de ligne à l’une des bobines, et de réunir l’autre bobine à la terre par un fil métallique (un fil de terre).
- Cela se fait au moyen de deux bornes, gravées L
- (1) Voir page 113.
- (2) Si ces tiges étaient en acier au lieu d’être en fer doux, elles resteraient aimantées, et le but proposé ne pourrait être atteint.
- Il est très difficile d’obtenir du fer parfaitement pur; aussi les barreaux de fer doux conservent-ils toujours, après le passage du courant, une faible aimantation qui est le magnétisme rémanent du fer doux : plus le fer est pur, plus son magnétisme rémanent est faible.
- p.25 - vue 44/289
-
-
-
- «et T (1), vissées sur le socle de l'appareil {fig- 18) -et communiquant métalliquement chacune avec une des extrémités dénudées du fil des bobines EE
- <fig- l8)-
- Le circuit est ainsi augmenté de toute la longueur
- •du fil enroulé autour des deux bobines, et le courant partant du pôle positif de la pile parcourra le fil de ligne, puis les bobines de l’appareil récepteur, et. se perdra à la terre (2).
- Mais l’électro-ainiant attirera l’armature, tant que le courant passera ainsi dans les bobines. L’appa->reil sera continuellement au contact, et l’on n’obtien-
- (1) Ces bornes ne sont pas indiquées sur les figures 1 et 5; elles sont situées derrière le massif. La figure i8 montre, par transparence, les communications électriques du morse.
- On a supprimé, dans le nouveau récepteur, les deux bornes •d'attache des fils de l’électro-aimant. Ces deux fils traversent le socle sous lequel ils communiquent avec les boutons L et T du récepteur; ils sont garantis par deux petits tubes isolants «en ébonite qui garnissent les trous du socle (E fig. 17 et 18).
- (2) Voir pages 108 et 165.
- p.26 - vue 45/289
-
-
-
- dt*a sur la bande qu’un long trait sans interruption.
- Et puis, la pile étant placée à une seule extrémité du Jil de ligne, on ne pourrait envoyer le courant que dans un sens.
- Il faudrait alors un second lil, avec une pile et un récepteur placés aux extrémités opposées, pour pouvoir envoyer un courant dans l’autre sens.
- Il devient donc absolument indispensable de pouvoir :
- 1° Interrompre le courant à volonté;
- 2° Envoyer un courant dans un sens comme dans l’autre sur le même fil ;-c'est-à-dire pouvoir mettre, à chaque extrémité, cç fil en communication, tantôt avec la pile, tantôt aveéde récepteur et la terre.
- Nous avons vu qu’on emploie, dans ce but, un instrument qu’on nomme manipulateur.
- Manipulateur. — L’organe principal du manipulateur est une petite barre de bronze (1) ou de laiton, carrée B (fig. 19, 20 et 46), soutenue, comme entre deux doigts, par les deux montants d’un petit massif G également en bronze.
- Cette barre, ce levier est maintenu entre les deux plaques par deux vis D sur lesquelles pivote un petit axe en acier E, fixé dans son épaisseur et qui le rend ainsi très mobile. '
- L’une de ces vis se termine par un bouton de
- (1) Bronze : alliage de cuivre et d’étain. Laiton : alliage de cuivre et de zinc.
- p.27 - vue 46/289
-
-
-
- cuivre G qui permet de la serrer à volonté (1).
- Elle est, en outre, munie d’un contre-écrou en cuivre II, pour l’empécher de se desserrer quand elle est réglée.
- Le tout est vissé solidement sur une plaque de bois ou socle.
- Un petit ressort à boudin I est fixé au massif sous
- le socle, qu’il traverse pour venir s’accrocher à la face inférieure du levier.
- Ce ressort est destiné :
- 1° A maintenir au repos la barre inclinée, de façon que sa partie antérieure soit relevée et sa partie postérieure abaissée vers le socle ;
- 2° A assurer la communication métallique entre
- (1) C’était, autrefois, la vis G qui servait d'axe au levier des manipulateurs.
- p.28 - vue 47/289
-
-
-
- — 29
- le levier et le massif qui le supporte, cette communication pouvant être défectueuse par les pivots.
- Dans les manipulateurs ancien modèle et dans ceux de construction récente, le ressort à boudin I est remplacé par un ressort-lame 1 (fig. 20). Celui-ci est fixé à la chape ou massif C par une vis, et
- n
- Fig. 20.
- appuie son extrémité libre sur la partie antérieure et inférieure du levier. L’effet produit est le môme.
- L’action de ce ressort est très faible et peut être vaincue par une légère pression de la main.
- Pour permettre d’exercer facilement cette pression, un bouton M (fig. 19) est monté sur l’extrémité antérieure du levier, relevée par le ressort. Ce bouton est en corne, en bois ou en toute autre matière non conductrice, pour isoler la main des parties métalliques parcourues par le fluide électrique.
- Il suffit d’appuyer légèrement sur ce bouton, pour que la barre de bronze vienne toucher le
- p.29 - vue 48/289
-
-
-
- socle par l’une cle ses extrémités; mais dès qu’on cesse d’appuyer, le ressort, commandant le levier dans le sens contraire, lui fait toucher le socle par l'autre extrémité.
- Pour que ces deux contacts aient lieu plus nettement, la surface inférieure du levier est munie, d’un côté, d’une pointe O garnie de platine ou d'argent; de l’autre d’une vis RR' également platinée, et que l’on peut serrer à volonté au moyen d’un bouton Q de cuivre moleté. Les deux places où ces pointes frappent le socle sont deux petites enclumes de cuivre, platinées. Les plaques de platine qui garnissent ces différentes pièces sonl nommées contacts.
- Trois gros boutons de cuivre sont vissés sur le socle du manipulateur: un A à sa partie postérieure, et les deux autres P, L sur le côté droit.
- Ils sont reliés par des plaques de cuivre visibles sur le socle : le premier A au contact postérieur ; le deuxième P au contact antérieur, et le troisième L au massif qui supporte le levier.
- L’une des bornes T du récepteur communiquant, comme nous l’avons dit plus haut, avec la terre, on relie l’autre L avec le premier bouton A du manipulateur. On relie le second bouton P avec l’un des pôles de la pile, c’est ordinairement le pôle positif; le négatif étant à la terre directement. Au troisième bouton L, communiquant avec le massif, on fixe le fil de ligne.
- Or, il est facile de voir que, au repos, la ligne communique, par le massif, le levier et le contact
- p.30 - vue 49/289
-
-
-
- — 31
- postérieur, avec le récepteur, et de là à la terre.
- Si, au contraire, on appuie sur le bouton en corne du manipulateur, la ligne communique alors, parle massif, le levier et le contact antérieur, avec la pile du poste.
- Les deux postes correspondants étant installés de cette façon, chacun d’eux peut donc, à volonté, recevoir dans son récepteur le courant du correspondant, ou lui envoyer le sien.
- La position normale du manipulateur étant celle du repos, dès qu’un courant viendra de la ligne, il fera fonctionner le récepteur.
- Sonnerie. — Généralement, les détails du service ne permettant pas au télégraphiste d’ôtre toujours auprès de son appareil, il pourrait ne pas entendre les appels de son correspondant, s’il n’était prévenu que par le bruit du levier en mouvement. On obvie à cet inconvénient en substituant une sonnerie au récepteur dans les intervalles des transmissions.
- La sonnerie employée dans les postes télégraphiques est la sonnerie dite trembleur.
- Son organe principal est un électro-aimant AA (fig. 21 et 22), pareil à celui du récepteur. II est fixé solidement sur une des parois de la boîte qui le contient. Son armature de fer doux I est soudée à un ressort plat II fixé sur une pièce métallique faisant corps avec le massif de l’électro-aimant {fig. 21), ou bien mobile sur le fond de la boîte
- {fig- 22).
- p.31 - vue 50/289
-
-
-
- Cette armature se termine par un marteau de cuivre C qui vient frapper un timbre D, dès qu’elle' est attirée par l’électro-aimant.
- Un second ressort B, fixé par l’une de ses extrémités sur l’armature, la maintient, au repos, en
- Fig. 21. (Modèle Lippens).
- appuyant par son extrémité libre contre une pointe ou contact platiné E ( fig. 21).
- La borne E, qui supporte cette pointe {fig. 21) ou maintient le ressort de contact B (figl 22), est reliée par un fil de cuivre à une borne L fixée à l’extérieur de la boîte.
- p.32 - vue 51/289
-
-
-
- Cette borne, dans les sonneries représentées parla figure 21, est séparée par une rondelle d’ébo-nite (1) de la lame de cuivre M, sur laquelle elle est vissée. Elle est ainsi isolée de l’électro-ai-mant.
- La pièce métallique G (fig. 21), qui maintient le ressort H de l’armature, est séparée de la culasse P, qui la supporte, par un isolant en ébonite. Cette colonne, ainsi que la borne G {fig. 22) remplissant le même office, est reliée directement à fune des extrémités du fil des bobines. L’autre extrémité dénudée de ce fil est reliée de la même façon à une seconde borne T, en dehors de la boite.
- De sorte qu’il y a une communication métallique non interrompue entre la borne L et la borne T, en passant par la borne E, le ressort B, par les contacts, l’armature I, la colonne ou la borne G et le fil des bobines.
- Supposons qu’un courant arrive à la sonnerie par la borne L ; il parcourra tout le circuit que nous venons d’indiquer et sortira par la borne T.
- L’électro-aimant, sous l’influence du courant qui parcourt ses bobines, attirera l’armature. Aussitôt, la communication entre les contacts cessera d’exister, et le courant ne pourra plus passer.
- Cette interruption ayant lieu, l’armature ne sera plus attirée et retombera en arrière.
- Dès que le contact sera rétabli, le courant passera de nouveau, l’aimantation se reproduira pour
- (1) Caoutchouc durci.
- p.33 - vue 52/289
-
-
-
- — 34
- cesser immédiatement, et ainsi de suite, tant que le courant arrivera à la borne L.
- Ce mouvement de va-et-vient de l’armature sera d’autant plus rapide que l’espace parcouru par elle entre le contact et les noyaux de l’électro-aimant sera plus petit.
- L’écartement étant convenablement réglé, on pourra obtenir ainsi un va-et-vient rapide analogue à un tremblement. De là est venu le nom de trem-bleur donné à l’instrument (1).
- On comprend qup le marteau, suivant le mouvement de l’armature, viendra frapper le timbre avec rapidité.
- Tous les trembleurs ne sont pas construits sur un modèle uniforme. Ils varient dans les 'détails de construction, selon leur provenance. Mais le circuit intérieur de l’instrument est toujours le même.
- Dans les modèles anciens, l’armature et son ressort de contact sont montés sur des bornes fixes, et l’on peut déplacer l’électro-aimant en desserrant la plaque qui le maintient contre la boîte.
- On règle donc ces sonneries par tâtonnements, en déplaçant l’électro-aimant.
- Dans les deux modèles que nous avons décrits, l’électro-aimant est fixe. C’est en déplaçant Parti) Le mot trembleur désigne tous les instruments électromagnétiques dont l'armature fait partie du circuit de l’électro-aimant. — On les appelle aussi interrupteurs automatiques, parce qu’ils interrompent automatiquement le courant qui les actionne. L’idée première du trembleur est attribuée à de La Rive.
- p.34 - vue 53/289
-
-
-
- — 35 —
- mature qu’on règle la seconde de ces sonneries.
- L’armature est maintenue par. son ressort sur un massif cVébonite H (_fig. 22), qui supporte également le ressort de contact et les isole l’un de l’autre.
- Fig'. 22. (Modèle Bouley.)
- Ce massif d’ébonite est lui-même fixé sur une plaque de cuivre mobile qui peut pivoter autour d’une vis O.
- Le tout est monté sur une autre lame de cuivre vissée sur le fond de la boîte et qui supporte le pied du timbre D.
- En faisant pivoter la lame mobile, on rapproche
- p.35 - vue 54/289
-
-
-
- — 36 —
- ou l’on éloigne à volonté, des noyaux de l’électro-aimant, l’armature et le ressort de contact.
- Celui-ci est maintenu contre l’armature par une vis de réglage K, montée également sur la plaque mobile et isolée par un support en ébonite.
- Quand le réglage de l’armature est obtenu, on serre la lame mobile contre la lame fixe au moyen de la vis N, qui peut glisser dans une fente pratiquée au bas de la plaque mobile.
- On règle aussi l’écartement du marteau et du timbre en serrant ou desserrant la vis qui traverse le marteau et en forme la pointe.
- Dans la première sonnerie, c’est, au contraire, comme l’indique la figure 21, le timbre qu’on peut déplacer.
- Pour se servir d’une sonnerie, il suffit de faire arriver, comme pour le récepteur, la ligne à la borne L, et de relier la borne T à la terre.
- Mais la ligne étant ainsi en communication avec la sonnerie, dès que celle-ci fonctionnera, il faudra lui substituer le récepteur pour répondre au correspondant et recevoir sa transmission.
- Il est nécessaire que ce changement se fasse rapidement et sûrement.
- On l’obtient au moyen d’un commutateur.
- Commutateur. — Le commutateur sert à mettre, à volonté, la ligne en communication métallique soit avec le récepteur, par l’intermédiaire du manipulateur, soit avec la sonnerie ou le rappel par inversion de courant.
- p.36 - vue 55/289
-
-
-
- L’Administration en emploie actuellement de deux sortes :
- Le commutateur rond et le commutateur bavarois.
- Commutateur rond. — Le commutateur rond pourrait être comparé à la plaque tournante ou aux
- Fig. 23.
- aiguilles employées sur les chemins de fer pour changer de voie.
- C’est un disque de bois ( fig. 23) garni de quatre boutons de cuivre A, B, C, D (1), qu’on fait communiquer à volonté, avec un cinquième bouton L, au moyen d’une lame ou manette de cuivre G, mobile sur le centre du disque.
- (1) On nomme ces boutons des contacts. Ce mot sert généralement à designer toute pièce de métal destinée à recevoir Je contact, plus ou moins prolongé, d’une autre pièce métallique.
- p.37 - vue 56/289
-
-
-
- — 38
- Deux trous, percés dans le disque, permettent de le visser sur la table de manipulation.
- On fixe le fd de ligne au bouton L.
- On relie, par des fils de cuivre, deux des autres boutons, l’un D, par exemple, à la sonnerie, l’autre A au bouton du manipulateur qui communique avec son massif.
- On n’a plus qu’à tourner la lame sur D pour être sur sonnerie, ou sur A pour être sur récepteur.
- Dans les postes à plusieurs lignes, les autres boutons servent à mettre la ligne en communication, soit avec un autre appareil (cadran, par exemple), soit directement et métalliquement avec un autre poste.
- Commutateur bavarois. — Le commutateur bavarois ( fig. 24) est une plaque épaisse de cuivre qu’on a coupée .en trois morceaux par deux traits de scie, l’un en long, l’autre en large, de façon que les deux petits morceaux A, B sont égaux chacun à la moitié du grand C.
- Avant d’être sciée, la plaque a été percée de deux trous D placés au milieu de chacun des deux petits morceaux, sur le trait de scie en long.
- De sorte que ces deux trous ont été également séparés en deux par cette coupure.
- Les trois pièces sont fixées par des vis sur une plaque d"’ébonite, dans la position qu’elles avaient avant d’être sciées.
- Elles sont séparées les unes des autres par un
- p.38 - vue 57/289
-
-
-
- intervalle de deux millimètres environ de largeur.
- On fait communiquer la grande plaque avec l’une des deux petites, à volonté, en introduisant dans le trou placé sur le côté de cette petite plaque une cheville en cuivre Ë.
- Cette cheville (fig.2^ et 26) est creuse et fait
- ressort, parce qu’elle est sciée dans une partie de sa longueur, ce qui permet de l’entrer dans les trous du commutateur en forçant.
- Deux trous, percés dans le socle d’ébonite, servent à fixer l’instrument sur la table, comme le commutateur rond, au moyen de deux vis.
- Trois boutons de serrage F, G, H, placés chacun sur une des trois plaques, servent à attacher le fil de ligne L à la plus grande et à relier les deux
- p.39 - vue 58/289
-
-
-
- — 40 —
- autres plaques par un fil de cuivre, l’une à la sonnerie, l’autre au manipulateur.
- Les plaques remplacent ici les boutons on contacts du manipulateur rond, et la cheville fait l’office de manette.
- Dans les postes où un plus grand nombre de
- communications sont nécessaires, le commutateur bavarois comporte cinq plaques au lieu de trois, et six trous au lieu de deux.
- Lorsqu’on appelle le correspondant, il est indispensable de pouvoir s’assurer si le courant émis par le manipulateur passe bien sur la ligne.
- On opère cette vérification au moyen de la boussole ou galvanomètre.
- Galvanomètre.— Le galvanomètre sert à constater le passage du courant de la pile et à mesurer, en outre, son intensité.
- p.40 - vue 59/289
-
-
-
- — 41 —
- Lorsqu’on envoie un courant sur un conducteur, les diverses sections de ce fil, qu’il doit parcourir, offrent à son écoulement une résistance qui est en raison directe de leur longueur et en raison inverse de leur diamètre (1).
- Cette résistance, qui varie, en outre, avec la nature du conducteur, modifie dans chaque cas l'intensité du courant.
- C’est cette intensité d’écoulement qu’on peut mesurer avec la boussole-galvanomètre.
- Tout le monde sait que la boussole est composée d’une aiguille en acier aimantée suspendue par le milieu sur un pivot au centre d’un cadran.
- On sait aussi que lorsqu’on tient ce cadran horizontalement, l’aiguille tourne, et, après avoir oscillé un instant, reste immobile, une pointe tournée vers le nord, et l’autre pointe dirigée vers le sud (2).
- L’aiguille aimantée possède une autre propriété qu’on a utilisée pour imaginer le galvanomètre.
- Chaque fois qu’un courant électrique passe autour d’une aiguille de boussole, il la fait dévier : il l’écarte de sa direction normale (3).
- 0) Lois de Ohm (1827) et de Pouillet (1837).
- (2) Cette propriété de l’aiguille aimantée était connue des Chinois et des Japonais dès le iv* siècle; elle fut utilisée pour la première fois en 1095 par les Français (lre croisade). C’est l’Italien Flavio Gioja, pilote à Amalfi, qui a construit la première boussole à pivot (1302). (E. Jacquez, Dictionnaire d’électricité et de magnétisme, 1887.)
- (3) C’est Œrsted, professeur de physique danois, qui a découvert (21 juillet 1820) l’action directrice du courant électrique sur l’aiguille aimantée.
- p.41 - vue 60/289
-
-
-
- Gomme il agit sur elle toujours de la même façon, s’il passe dans un sens opposé, il la fait également dévier dans le sens contraire (1).
- Galvanomètre horizontal. — Le galvanomètre horizontal (fig. 27 ) est une boussole dont l’aiguille
- est suspendue au milieu d’un cadre en bois. Sur ce cadre est enroulé un fil de cuivre, dont chaque extrémité est reliée à une borne en cuivre L, G vissée sur le socle de l’instrument.
- Au moyen de ces deux bornes, on introduit le galvanomètre dans le circuit; de sorte que le cou-
- (1) Voir page 114.
- p.42 - vue 61/289
-
-
-
- 43 —
- rant, chaque fois qu’il passe sur la ligne, parcourt le fil du cadre et fait dévier l’aiguille, qui indique ce passage de courant.
- Plus l’intensité du courant est grande, plus l’aiguille s’écarte de sa position de repos, et plus l’arc décrit par ses extrémités est grand.
- Mesurer cet arc, c’est donc mesurer l’intensité du courant qui le produit.
- Afin de rendre cette opération plus facile et plus claire, on a ajusté à angle droit une aiguille (ou index) en cuivre A sur l’aiguille aimantée.
- Les pointes de cette seconde aiguille reproduisent exactement les mouvements de l’aiguille d’acier. L’une d’elles oscille au-dessus d’un cadran de métal divisé en degrés (limbe gradué).
- Galvanomètre vertical. — La plupart des installations de postes municipaux et militaires, contenues dans une boîte, sont munies d’un galvanomètre vertical, dont la construction diffère de celle que nous venons d’indiquer.
- Un mince barreau d’acier aimanté A f> {fig. 28) est suspendu, par un axe horizontal, dans un cadre double en bois DD.
- Un- fil de cuivre, garni de soie, est enroulé sans interruption sur les deux parties de ce cadre, et ses deux extrémités aboutissent, sous le socle de l’instrument, aux deux boutons de serrage G et L ( fig. 29). L’ensemble du cadre et du fil qui l’entoure constitue une bobine plate analogue à celles d’un électro-aimant.
- p.43 - vue 62/289
-
-
-
- Le tout est contenu clans une • boite en cuivre (fig. 29) fermée hermétiquement par une glace et divisée en deux parties par un disque de métal; les mouvements du barreau aimanté ne peuvent donc être observés directement.
- Les déviations de ce barreau sont rendues visibles par celles d’une aiguille en cuivre A' IV {fig. 29). Cette aiguille index, parallèle au barreau, est
- Fig. 28
- montée à frottement sur l’axe de celui-ci, dont elle reproduit tous les mouvements.
- La pointe supérieure A' de l’aiguille de cuivre oscille devant le limbe gradué du disque de-métal qui supporte le pivot antérieur de l’axe.
- Dans l’un comme dans l’autre galvanomètre, le point de repos de l’aiguille de cuivre est marqué zéro, et de chaque côté de cette division les degrés sont indiqués par dizaines jusqu’à 70 ou 90 degrés. Lorsque l’aiguille dépasse la dernière division et
- p.44 - vue 63/289
-
-
-
- — 45 —
- atteint un angle de 80 à 90 degrés, on dit qu’elle renverse.
- Cela indique que les fils conducteurs traversés par le courant ne lui offrent pas une résistance suffisante et qu’il trouve la terre tout prés du poste.
- 11 peut arriver qu’au repos, l’aiguille du galvano-
- Fiç. 29.
- mètre vertical ne s’arrête pas exactement sur la division \éro. On l’y ramène au moyen d’un petit barreau aimanté mobile situé derrière la bobine, et qu’on incline à droite ou à gauche, selon le cas, en poussant, dans le sens voulu, le bouton I (fig. 29).
- Ce barreau est placé en sens contraire de l’aiguille aimantée, c’est-à-dire dans la position diamétralement opposée à celle qu’il prendrait s’il était, comme elle, libre sur un axe. Pour celte raison, il
- p.45 - vue 64/289
-
-
-
- 46 —
- entraîne, par attraction, l’aiguille aimantée dans ses mouvements, dès qu’on déplace le bouton I qui est ajusté sur son extrémité supérieure.
- Le galvanomètre vertical est, en outre, muni d’un autre appendice; c’est une petite pince F (fig. 29, 30 et 31), placée en avant du disque, et qui serre l’axe des aiguilles dès qu’on la referme en poussant,
- Fig. 31.
- Fig. 30.
- avec le bouton M, la coulisse H contre le curseur G (fig. 30 et 31).
- On préserve, par ce moyen, les aiguilles de ces galvanomètres des accidents que pourrait occasionner leur transport; mais ils ne sont pas tous pourvus de cet arrêt.
- Les galvanomètres verticaux ont un grave inconvénient, qui résulte de leur construction même : la suspension du système, c’est-à-dire de l’aiguille aimantée A b ( fig. 28) et de son aiguille-index verticale A' B' (fig. 29), est obtenue au moyen d’une chape fixe montée sur la face extérieure du disque gradué.
- p.46 - vue 65/289
-
-
-
- — 47 —
- Le système est ainsi, en quelque sorte, emprisonné : quand l’aiguille AL a été désaimantée, soit par le fait seul de sa position verticale, soit par l’action d’un courant intense, il faut démonter complètement l’instrument pour aimanter à nouveau ce barreau.
- Dans la pratique, on remplace le galvanomètre défectueux par un autre en bon état.
- L’ancien galvanomètre horizontal a également des inconvénients : son aiguille double (fig. 27) est facilement faussée; c’est-à-dire que l’aiguille de cuivre s’étant déplacée, elle n’indique plus exactement le zéro au repos. D’autre part, si ce galvanomètre n’est pas vissé à la table de manipulation, il est rarement orienté (1); s’il est fixé, on ne peut régler le %éro suivant les variations de Vaiguille aimantée.
- Pour supprimer ces diverses difficultés, l’Administration substitue à ces deux modèles, dans l’installation des boîtes-postes municipales et militaires, un nouveau galvanomètre horizontal à pivot d’orientation.
- C’est une heureuse transformation du galvanomètre vertical. La bobine double DD {fig. 28 et 32) est la même. Fixée sous le disque gradué, les extrémités de son fil communiquent de même avec les boutons de serrage C et L {fig. 29 et 32), par-
- ti) Le galvanomètre est orienté lorsque l’aiguille aimantée, étant au repos, se trouve exactement dans le sens du cadre et que l’aiguille de cuivre est arrêtée sur la division zéro du limbe gradué.
- p.47 - vue 66/289
-
-
-
- — 48 —
- dessous le socle SS, qui est semblable à celui de l’ancien galvanomètre horizontal.
- Le barreau aimanté Ab et l’aiguille en cuivre A' B', qui lui sert d'index, sont les mêmes; mais leur axe commun est un petit tube en cuivre, terminé par
- Fig. 32.
- une chape à rubis R (fig. 32), semblable à celle des aiguilles de boussole ordinaires. La pointe P, qui leur sert de pivot, se trouve logée dans ce tube, quand l’équipage (1) est en place.
- »
- (1) On désigne sous le nom d’équipage tout système composé d’une aiguille-index et d’une ou de plusieurs aiguilles aimantées, fixées parallèlement, par leur milieu, sur un axe de suspension commun. (Dans les galvanomètres de Thomson, l’aiguille-index est remplacée par un petit miroir; et c’est en réalité, un rayon de lumière, réfléchi par ce miroir, qui est l'index de ces galvanomètres.)
- Quand l'équipage est composé d’un nombre pair d’aimants
- p.48 - vue 67/289
-
-
-
- — 4V) —
- La boîte en cuivre, le limbe gradué et le couvercle du galvanomètre vertical sont également utilisés pour la construction de ce nouvel instrument. Ce galvanomètre horizontal ressemble donc à un galvanomètre vertical dont le socle sérail rond.
- Sous ce socle est solidement fixé un boulon en cuivre taraudé, garni d’une rondelle E et d’un fort écrou ou bouton molelé MM. Le. boulon est placé exactement au centre du socle.
- Quand le galvanomètre est en place, le boulon 1 traverse le fond TT de la boîte-poste, qui est serré, par l’écrou MM, entre l’épaulement T du boulon et la rondelle de cuivre E. Le galvanomètre est ainsi maintenu par son centre, le boulon lui servant de pivot, sur lequel il suffît de faire tourner l’instrument pour l'orienter.
- Dans les installations militaires, ce galvanomètre ne peut être placé sur le fond de la boîte-poste, faute de place. II est installé, de la même façon, sur une large équerre en cuivre fixée contre la paroi verticale de cette boîte. Les deux boutons G et L sont alors reliés aux communications de la table par deux boudins de fil recouvert.
- On place habituellement le galvanomètre de
- égaux, dont les pôles alternent, le système est dit astatique. Dans ce cas, Yaction directrice des pôles de la terre, sur chacun des barreaux aimantés, étant respectivement égale et de sens contraire, cette action directrice est annulée : un système astatique ne s'oriente pas de lui-même; il est stable dans toutes les directions.
- 4
- p.49 - vue 68/289
-
-
-
- 50 —
- façon que le courant venant de la ligne parcoure le fil enroulé sur le cadre aussitôt après avoir traversé le paratonnerre et la bobine de résistance, s’il y en a une, avant de passer par les autres instruments. Pour cela on Voriente d’abord (1), s’il est horizontal, puis on fixe le fil de ligne à Tune des bornes et l’on relie, par un fil de cuivre, l’autre borne avec le bouton de ligne du commutateur.
- Le poste ainsi monté, il ne reste plus qu’à le préserver des effets destructeurs de l’électricité atmosphérique, c’est-à-dire de la fondre.
- Ce sont les paratonnerres qui servent à atteindre ce but.
- Paratonnerre. — On emploie plusieurs sortes de paratonnerres :
- 1° Le paratonnerre à bobine;
- 2° Le paratonnerre à pointes mobiles;
- 3° Le paratonnerre à lame de mica ou de gutta-percha;
- 4° Le paratonnerre à papier;
- 5° Le paratonnerre Bertsch, etc. (2).
- Tous ces paratonnerres sont basés sur le principe suivant : L’énergie de l’électricité atmosphérique, qui parcourt accidentellement les lignes télégraphiques, fond les fils ténus et brûle ou perce cer-
- (1) Voir pages 47 et 116.
- (2) Il y a encore d’autres genres de paratonnerres : tels sont ceux qui résultent de la combinaison des pointes et de la bobine, etc. Nous décrivons les paratonnerres le plus généralement en usage.
- p.50 - vue 69/289
-
-
-
- 51
- taines substances, effets que ne peut produire le courant d’une pile ordinaire.
- Paratonnerre a bobine. — Cet instrument consiste en une bobine (fig. 33 et 34) composée de trois parties en cuivre A, B, G séparées par deux rondelles isolantes D, E.
- Un fd de fer très fin. garni de soie, est enroulé
- B e
- Fig. 33.
- sur la pièce du milieu B ét tourne également dans une rainure pratiquée sur les trois parties saillantes. Ses extrémités sont dénudées et serrées aux deux bouts de la bobine par deux vis de cuivré à bouton Ii, I.
- De sorte que les deux extrémités A, G de la bo-
- Fig. 3'i.
- bine communiquent métalliquement l’une avec l’autre par l’intermédiaire du fil et sont cependant isolées de la pièce B du milieu par des rondelles en ébonite D, E et par la soie qui entoure le fil. (Si cette soie était de mauvaise qualité, les trois pièces communiqueraient ensemble.)
- p.51 - vue 70/289
-
-
-
- 52
- La figure 34 représente la forme la plus récente des bobines de paratonnerre; la pièce B du milieu a seule été modifiée : elle n’est plus évidée. La garniture de cette bobine exige moins de fil fin que celle de l’ancien modèle, et le remplacement du fil bridé s’effectue plus rapidement.
- La bobine, une fois garnie, est glissée dans trois
- bornes creuses M, N, O (fig. 35, 36 et 37) montées sur le bord d’un socle en bois ou en ébonite P. Le contact entre chacune des pièces et la borne qui l’entoure est assuré au moyen d’une vis de pression.
- Chaque borne communique avec un bouton fixe de cuivre ou contact S, T, U (fig 36) par une lame, également en cuivre, encastrée dans le socle.
- Une de ces lames est prolongée dans le sens de
- p.52 - vue 71/289
-
-
-
- la longueur du socle; celle du milieu s'allonge aussi dans le même sens, mais en forme de Z, et leur extrémité libre est garnie d’un bouton de serrage en cuivre T'.
- Un troisième boulon de serrage L, situé entre les deux premiers, communicfue, par une lame sem-
- blable aux autres, avec le pivot d’une manette de commutateur V. On peut amener à volonté cette manette sur l’im ou l’autre des contacts.
- Les boutons R, L, T' servent à fixer les fils de communication.
- On relie le bouton L du commutateur avec la ligne, celui de la lame droite R avec la borne de ligne du galvanomètre ou de la bobine de résistance, et celui de la lame en forme de Z, T' avec la terre.
- Le tout ainsi installé, si l’on place la manette de
- p.53 - vue 72/289
-
-
-
- — 54
- commutateur sur le contact S de la lame communiquant avec le galvanomètre, la ligne sera en communication directe avec le manipulateur et le récepteur. •
- Au contraire, si l’on place la manette sur le contact opposé U, comme l’indique la figure 36, la ligne ne pourra plus communiquer avec le récepteur que par l’intermédiaire du fil de la bobine : on est alors sur paratonnerre.
- Si l’on place la manette sur le contact du milieu, elle fait communiquer métalliquement la ligne avec la terre.
- Lorsqu’on est sur paratonnerre, le courant des deux postes correspondants traverse, par le fil fin, les deux parties extrêmes A, G de la bobine ; mais il ne peut passer dans la pièce du milieu B, qui communique à la terre, parce que la soie du fil l’isole complètement de cette pièce et de la borne N, et que lç courant des piles ordinaires ne peut franchir cet obstacle.
- Mais si l’électricité atmosphérique parcourt la ligne, en arrivant dans le paratonnerre, elle échauffe le fil de fer de la bobine* jusqu’à brûler la soie qui l’entoure, et la communication entre la ligne et la terre se trouve alors établie.
- Le fluide atmosphérique, trouvant un chemin facile vers la terre, s’v perd, et les appareils sont préservés.
- La foudre fond souvent le fil lui-même, qui ne lui donne pas une issue suffisante.
- Dans ce cas, il peut arriver que le circuit soit
- p.54 - vue 73/289
-
-
-
- interrompu à l’endroit de cette briilure et qu’il y ait isolement (1).
- 11 faut donc, dès qu’il y a orage, mettre à la terre, c’est-à-dire placer la manette du paratonnerre sur le contact T du milieu.
- Il arrive assez fréquemment que les employés négligent de remettre en bon état la bobine après
- Fîpr. :n.
- qu’elle a été brûlée. On se contente d’enlever cette bobine défectueuse ; on met la lamé de commutateur V sur le contact S, c’est-à-dire qu’on s’établit en communication métallique.
- On expose ainsi, par négligence, le poste à être foudroyé par une nouvelle décharge atmosphérique. C’est pour empêcher cette façon d’agir, que le paratonnerre à bobine des postes secondaires est cons-
- ul) Voir page 191.
- p.55 - vue 74/289
-
-
-
- — 5f> —
- truit maintenant d'une façon differente et qu’il n’a que deux boutons-contacts au lieu de trois ( fig. 37).
- On a supprimé, dans ee nouveau modèle, les plaques métalliques qui garnissent le dessus du socle de l’ancien.
- Les communications sont établies sous le socle,
- Fig. 38.
- au moyen de gros fils de cuivre ( fig. 38). Le bouton de serrage L est toujours relié au pivot de la manette V. Le bouton H communique directement avec la borne creuse M. Le contact S (gravé A)'est relié avec la borne creuse O. Le contact T, qui a
- p.56 - vue 75/289
-
-
-
- pris la place du contact U de l’ancien modèle, est de même relié, d’une part, avec la borne creuse N, et, d’autre part, avec le bouton de serrage T'. Il est ^facile de voir que ce préservateur ne permet que deux positions : 1° celle de travail, quand la manette est sur le contact S (gravé A) ; 2° celle d'abri, quand la manette est sur le contact U (gravé T). Dans le premier cas, on est sur appareils (sonnerie ou récepteur); dans le second cas, on esta la terre (position de la figure 37). Il faut donc absolument (pie ce paratonnerre soit toujours garni d’une bobine en bon état.
- C’est pour obtenir le même résultat, et aussi pour simplifier l’installation des grands postes, en supprimant un instrument, qüe l’Administration a adopté un autre préservateur à bobine : le paratonnerre commutateur.
- Paratonnerre commutateur. — C’est un paratonnerre à bobine dont le socle est une sorte de commutateur bavarois (1).
- Les lames (fig. 39), au lieu d’être garnies de boutons fixes ou contacts, sont ..séparées les unes des autres par des trous B, C, D, E, dans lesquels peut entrer une fiche ou cheville de cuivre (fig. 25 et 26) qui remplace alors la manette de commutateur V des figures 36 et 37.
- Les trois boutons de serrage, reliés avec la
- (1) Ce préservateur a été imaginé par M. Delattre, ancien chef de station au Poste central de Paris.
- p.57 - vue 76/289
-
-
-
- ligne L, la terre T et l’appareil A, sont montés, comme dans l’ancien paratonnerre, sur des lames différentes encastrées dans le socle.
- Ces trois bornes communiquent également avec les trois bornes creuses M, N, O, de la bobine.
- Fig. 39.
- La lame de terre et celle de ligne sonl, en outre, coudées, l’une vers l’autre, comme les deux branches d’un U, et peuvent être réunies métallique-ment par l’intermédiaire d’une cheville {Jîg. 25 et 26) fichée en E.
- p.58 - vue 77/289
-
-
-
- — 59 —
- Une grande lame transversale, munie d’un bouton de serrage G, peut communiquer de la même façon avec trois autres lames courtes, par les trous B, C, D.
- On relie à volonté ces trois lames, au moyen des boutons R,'S, II, avec les appareils qui doivent être mis en relation avec le fil de ligne.
- L’ensemble des quatre dernières lames constitue un véritable commutateur bavarois, il sert, dans les grands bureaux où l’on emploie cet instrument, à faire communiquer la ligne avec un récepteur Morse parle bouton R; avec un appareil Hughes par le bouton II; el enfin avec une sonnerie par le bouton S.
- La grande lame ne communique pas directement avec le bouton A, parce que celte solution de continuité est nécessaire {jour intercaler le galvanomètre entre la bobine préservatrice (bouton A) et le commutateur (bouton G).
- En examinant la figure 39, on voit qu’il suffit de placer la cheville dans le trou E pour mettre la ligne directement à la terre ; mais on ne peut se passer de la bobine pour s’établir sur appareil ou sur sonnerie. Il est donc * absolument nécessaire d'avoir toujours une bobine en bon état.
- Paratonnerre a pointes mobiles. — Le paratonnerre à pointes mobiles est toul simplement composé de deux montants ou plaques de cuivre complètement séparées l’une de l’autre et fixées sur un socle isolant en bois ( jig. 40).
- p.59 - vue 78/289
-
-
-
- — (50
- Ces deux plaques sont traversées par de grosses vis de cuivre terminées par une pointe très aiguë.
- Les vis sont placées de façon que toutes les pointes d’un montant approchent le plus près possible de la surface intérieure de l’autre montant, sans toutefois toucher cette surface. ••
- Fig. 40.
- Sur chacune des extrémités inférieure et supérieure des montants est vissée une borne en cuivre A, L, T, T. '
- Au moyen de ces bornes, on introduit l’un des
- p.60 - vue 79/289
-
-
-
- montants du paratonnerre dans le circuit de la ligne ; c’est-à-dire qu’on relie la ligne à la borne L et qu’on amène à la borne A le fil de ligne de la table de manipulation. L’autre montant est relié métalliquement au fil de terre, par les bornes T, T'.
- On voit que, le paratonnerre étant ainsi installé, la ligne se trouve armée d’une plaque et de* plusieurs pointes placées en regard de pointes el d’une plaque communiquant à la terre.
- La construction indiquée ci-dessus repose sur la propriété que possèdent les pointes de laisser échapper le fluide électrique plus facilement que toute autre surface.
- En effet, l’électricité, qui se propage par la surface des corps conducteurs, tend toujours à s’accumuler sur les pointes de cette surface.
- Cette accumulation détermine une tension du fluide qui, si le dégagement électrique est considérable, lui permet de s’échapper, surtout s’il y esl sollicité par la présence d’un autre corps conducteur, par exemple la surface des montants de cuivre du paratonnerre.
- L’effet contraire a également lieu, c’est-à-dire que les pointes soutirent, en quelque sorte, le fluide des corps électrisés avoisinants. C’est ce qu’on appelle le pouvoir des pointes.
- Dans l’état ordinaire, le courant de la pile d’un poste télégraphique n’a pas assez de tension pour franchir l’espace entre les pointes et les plaques, et il s’écoule par le circuit des appareils en les faisant fonctionner.
- p.61 - vue 80/289
-
-
-
- — 62
- Mais si l’électricité atmosphérique ou terrestre vient saturer fortement la ligne télégraphique, ne trouvant pas un écoulement assez rapide par les appareils, elle s’accumule sur les pointes du paratonnerre, et bientôt, franchissant l’intervalle qui la sépare des plaques, elle s’écoule à la terre.
- Si* ce passage du fluide atmosphérique a lieu d’une manière intense, comme dans le cas d’un coup de foudre, par exemple, il peut produire un développement de chaleur tel, que les pointes soient fondues. Pour éviter autant que possible cette fusion, les pointes des vis mobiles sont faites en .platine, métal qui fond le plus difficilement. •
- Paratonnerre a feuille de gutta-percha ou a lame de mica. — Le paratonnerre à pointes
- B n A
- Fig. 4L
- multiples et à feuille de gutta-percha est basé également sur le pouvoir des pointes.
- Une dérivation L de la ligne vient s’attacher par
- p.62 - vue 81/289
-
-
-
- un bouton A ( fig. 41) à une plaque de cuivre B, qui communique également avec une seconde plaque de cuivre C, garnie sur toute sa surface d’un grand nombre de pointes de fer (288pointes).
- Entre ces deux plaques, une troisième D, communiquant directement avec la terre par le bouton T, est tixée de façon que toutes les pointes de
- Fig. 42.
- la seconde sont dirigées contre elle, sans cependant la toucher. Elle est serrée sur la première B, mais une feuille très mince de gutta-percha E les sépare.
- De cette façon, la ligne n’est isolée de la terre, qu’elle enveloppe en quelque sorte {fig. 42), que par le faible espace compris entre la plaque de terre D et les pointes, et par la feuille de gutta-percha.
- L’installation de ce paratonnerre peut être faite en sens contraire, c’est-à-dire que les plaques B
- p.63 - vue 82/289
-
-
-
- — 64 —
- et C sont, dans ce cas, mises en communication, par le bouton A, avec la terre, tandis que le 01 de ligne est relié, par le bouton T, à la plaque D.
- Le dernier modèle de ce paratonnerre facilite même cette seconde disposition, par l'agencement; de ses boutons de serrage. Dans ce nouveau dispo-
- sitif, le bouton T, au lieu de traverser dans une gaine isolante, la plaque supérieure C est remplacé par deux boutons Axés sur les côtés de la plaque médiane D.
- A l’un de ces boutons on attache la ligne, et l’autre est relié avec les appareils, c’est-à-dire que le paratonnerre, par la plaque D, est intercalé, embroché sur le 01 de ligne {fig. 43).
- Dans ces paratonnerres à pointes multiples, comme dans le paratonnerre à pointes mobiles, le courant des piles employées est trop faible pour franchir l’intervalle ou brûler la feuille de gutta-percha; mais la foudre peut facilement le faire, et,
- p.64 - vue 83/289
-
-
-
- — 65 —
- dans ce cas, la dérivation entre la ligne et la terre se trouve.établie.
- La feuille de gutta-percha a été substituée à une lame de mica (1), qui existait dans tous les para-lonnerres anciens de ce modèle.
- A défaut de lame de gutta-percha ou de mica, on obtient un excellent résultat avec une feuille de papier suiffé.
- Paratonnerre a papier. — Un paratonnerre très simple a été fréquemment employé jusqu’à présent dans les petits bureaux municipaux, et pour préserver les appareils des bureaux télégrâ-phiques d'usines (raperiès, filatures, etc.) : c’est le paratonnerre à papier.
- Cet instrument n'est autre chose que le précédent, moins la plaque garnie de pointes.
- Une plaque épaisse de cuivre I {fig. 44) est reliée à la terre par la borne T.
- Une seconde plaque B est maintenue fortement serrée sur la première par une barrette de bois G et par deux boulons D, E.
- Ces deux plaques sont isolées Tune de l’autre par une feuille de papier huilé P qui les sépare. Les boulons D„ E, fixés dans la première plaque, sont isolés de la seconde par la barrette de bois sur laquelle agit directement le serrage des écrous.
- Deux bornes A, L montées sur la plaque supé-
- (1) L’emploi d’une lame de mica, au lieu de papier, avait été proposé par Guillkmin.
- 4
- p.65 - vue 84/289
-
-
-
- — 6G —
- rieure, servent à la relier, d'un côté avec la ligne, de l’autre avec la borne de ligne du galvanomètre ou de la bobine de résistance.
- On fixe l’instrument sur la table de manipulation
- Fig. Vi.
- au moyen de deux vis F, G, qui traverser^ la plaque inférieure, laquelle, pour ce motif, est plus large que la plaque supérieure.
- Le courant des deux postes correspondants, en parcourant la ligne, traverse la plaque supérieure B, mais ne peut passer sur l’autre, à cause du papier.
- I
- p.66 - vue 85/289
-
-
-
- 67 —
- Celui-ci est facilement brûlé par les foris courants atmosphériques.
- La communication entre la plaque de ligne et la plaque de terre est alors immédiatement établie par le point brûlé.
- Quelques constructeurs ne mettent qu’une borne à chaque plaque : dans ce cas, au lieu d'embrocher la plaque supérieure sur le fil de ligne, on installe l’instrument en simple dérivation, c’est-à-dire qu’on relie l’une des plaques indifféremment, au fil de ligne par une ligature, et l’autre plaque à ia terre.
- Paratonnerre Bertsch. — Un paratonnerre à pointes multiples est employé, dans les guérites de raccordement, pour préserver les fils des câbles souterrains, à leur jonction avec les fils des lignes aériennes. Ce paratonnerre est composé simplement de deux plaques garnies de nombreuses pointes, comme la plaque C de la figure 41, et maintenues parallèlement par quatre supports isolants, les pointes à l’intérieur. Un intervalle égal à l’épais-seur d’une feuille de papier sépare les pointes d’une plaque de celles de l’autre plaque.
- Cette faible distance ne peut être traversée par les courants de transmission; mais elle n’oppose qu’un obstacle insuffisant au passage des décharges atmosphériques.
- Ces plaques sont enfermées dans une boîte en fonte, garnie d'une petite vitre sur l’un de ses côtés.
- p.67 - vue 86/289
-
-
-
- La plaque inférieure communique avec la terre par la boîte métallique même.
- La plaque supérieure, isolée de la première, est intercalée dans la ligne par deux boutons de serrage qui maintiennent, l’un, le fil de ligne aérien, l’autre le fil de câble souterrain.
- Cet instrument a été breveté, en 1865, par M. Bertsch, et porte son nom.
- Pour compléter la description des appareils que nous avons énumérés en commençant, il nous reste à indiquer la construction et l’usage du rappel par inversion de courant, de la bobine de résistance et du parleur.
- Cette description trouvera naturellement sa place lorsque nous traiterons du montage des postes.
- p.68 - vue 87/289
-
-
-
- MANIPULATION — LECTURE
- Comme il a été dit page 26 : tant que le courant, passe dans l’appareil, si celui-ci déroule, il se forme un trait continu sur la bande. Or, les signaux Morse sont composés de traits et de points.
- Il faut donc que le courant ne passe sur la ligne et dans le récepteur que le temps nécessaire pour former chaque trait ou barre et chaque point.
- On envoie le courant dans l’appareil du correspondant en appuyant sur le manipulateur. La manipulation consiste à appuyer convenablement sur le bouton de cet instrument pour former le signal.
- On s’exerce d’abord avec un manipulateur au moyen duquel on envoie le courant dans un récepteur.
- Pour cela, on relie directement, par un fil de cuivre, le bouton de ligne du manipulateur au bouton de ligne du récepteur; celui-ci communiquant d’ailleurs à la terre, et le manipulateur à la pile, comme il a été indiqué.
- Si l’on ne peut se servir que d’un appareil déjà installé en ligne, il) suffit de laisser le commuta-
- p.69 - vue 88/289
-
-
-
- — 70 —
- leur sur sonnerie, et de relier l’un à l’autre les boutons de ligne L et d’appareil A du manipulateur {fi g. 19).
- Cela s’appelle travailler en local.
- Le premier exercice consiste à faire d’abord des points égaux et réguliers. L’espace qui sépare un point d’un autre doit être égal à la longueur d’un point. Il faut donc que la main reste également levée et baissée tant qu’on fait des points.
- On doit commencer par battre une mesure égale à peu près à celle d’un balancier à secondes, en appuyant à chaque temps :
- un deux un deux un deux un deux un deux un deux\
- Quand on a bien répété cet exercice, on continue un peu plus vite, en observant toujours une grande régularité de mouvements :
- On augmente ainsi graduellement la vitesse; mais il ne faut pas chercher à manipuler rapidement pour commencer. La rapidité s’acquiert toute seule avec l’habitude de la manipulation. Quand, au début, on manipule trop vite, c’èst presque toujours au détriment de la régularité des signaux.
- Il est, d’ailleurs, indispensable d’accoutumer, dès le commencement, l’oreille à bien suivre les mou-
- p.70 - vue 89/289
-
-
-
- vements de la main, si l’on veut parvenir à lire au son.
- Quand on peut produire les points régulièremenl, on s’exerce à faire des barres. Pour cela, au lieu de compter un temps simple, comme pour chaque point, on compte un ietnps double^ en appuyant:
- Le temps pris pour relever la main suffit à la séparation des traits, et cet intervalle est le même que pour les points (c’est-à-dire la longueur d'un point). Le trait se trouve ainsi avoir la longueur exacte de trois points.
- Comme pour les points, on s’exerce d’abord lentement, puis on augmente graduellement la vitesse.
- Le troisième exercice se compose de traits et de points. On les fait de la même façon, en comptant un temps simple pour les points, et un temps double pour les barres.
- deux
- deux
- Un moyen également commode pour s’habituer à la cadence, c’est de remplacer un et deux par les mots point et trait, et de les prononcer en s’exerçant à manipuler : le point étant prononcé bref et le trait long, c’est-à-dire en traînant pendant un temps double.
- Chacun de ces exercices doit être répété souvent, mais il ne faut pas les prolonger trop longtemps. Alors la main se fatigue, et au lieu d’obtenir des
- p.71 - vue 90/289
-
-
-
- 72
- points ou des traits réguliers, on les saccade.
- On varie le troisième exercice en commençant par un trait et en finissant par un point :
- et, au contraire, *en commençant par un point et finissant par un trait.
- (
- Ensuite, on s’exerce à répéter : Un trait et un point n Un trait et deux points d Un trait et trois points b Puis :
- I, etc.
- Un point et un trait a Un point et deux traits;/' Un point et trois traits j
- On répète ensuite cet exercice en sens inverse, c'est-à-dire en commençant par un, deux, trois, quatre traits :
- ou par un, deux,.trois, quatre points :
- 4
- p.72 - vue 91/289
-
-
-
- Il faut s’appliquer à bien reproduire ce dernier exercice, et surtout à l’exécuter lentement.
- Cette observation s’adresse particulièrement aux personnes nerveuses.
- En effet, lorsqu’un signal commence par plusieurs points comme la lettre V ( ) ou le chiffre 4 ( ), par exemple, leur main se fatigue, si elles veulent aller trop vite; elles ne peuvent détacher suffisamment les points et il en sort un de moins. Le second point se trouve seulement un peu plus long que les autres. Cela produit au lieu
- de ou au
- lieu de , ce qui ne peut être lu que par un œil très exercé.
- Quami la main et l’oreille sont bien rompues à tous ces exercices, on reproduit l’alphabet Morse en le lisant sur un modèle, c’est-à-dire qu’on en reproduit les signaux avec le manipulateur, en suivant des yeux les traits et les points qui les composent.
- On apprend à lire en môme temps qu’à manipuler, et il faut s’exercer à répéter de mémoire chaque lettre ou signal.
- Pour cela, on copie à la plume, en signaux Morse, quelques lignes qu’on rétablit ensuite, de mémoire, en écriture ordinaire.
- Lorsqu’on a essayé de transmettre dans un récepteur en local, on doit également s’exercer à rétablir cette transmission en écriture ordinaire.
- Si plusieurs élèves s’exercent ensemble, l’un
- p.73 - vue 92/289
-
-
-
- — 74 —
- essaye de transmettre el l’autre de lire la transmission du premier.
- L’espace qui sépare les signaux {points ou traits) d’une même lettre doit être égal à un point.
- L’espace en deux lettres doit être égal à trois points.
- L’espace entre deux mots doit être égal à cinq points.
- Réglementairement, la dimension d’une barre doit être égale à celle de trois points non séparés. Si les traits sont plus longs, la lecture est encore facile; mais, s’ils sont plus courts, elle est, au contraire, difficile. Ainsi, quand un signal se termine par un trait, beaucoup d’employés n’appuient pas assez longtemps sur ce dernier trait, et il sort un point. Les employés exercés lisent néanmoins cette transmission, mais la lecture en est difficile pour les commençants. Il faut éviter de prendre cette habitude, qu’il est très difficile de perdre.
- Dans certains cas, on doit forcer les points. Nous reviendrons sur cet objet à la translation.
- On ne peut indiquer exclusivement une manière de tenir le bouton du manipulateur. La conformation de la main variant avec chaque personne, ce qui est plus facile à l’une est incommode et même impossible à l’autre.
- De toute façon, il ne faut pas que la main louche le métal du levier ni les boutons de pile ou de ligne du manipulateur, surtout lorsqu’il y a de l’orage. C’^est dans le but à'isoler la main que le bouton est fait de bois ou de corne.
- p.74 - vue 93/289
-
-
-
- — 75
- TABLEAU DES SIGNAUX EMPLOYÉS
- DANS LE SERVICE DE l’appareil MORSE EN FRANCE
- vu'.:-. - ri
- LETTRES
- p.75 - vue 94/289
-
-
-
- narre de fraction (l).
- (1) La plupart des employés transmettent le zéro par le signal beaucoup plus rapide. On emploie, de même,
- l’abréviation amam mm pour représenter la barre de fraction: notamment pour transmettre l’expression :
- mais il faut bien éviter de confondre ces signaux avec les lettres t et m. Ces abréviations sont empruntées au service international et ne sont pas réglementaires dans le service intérieur.
- p.76 - vue 95/289
-
-
-
- — 77 —
- PONCTUATION
- '‘oint.
- n
- '‘oint et virgule.
- oJ
- 0.
- I>ettx points................
- '‘oint d’interrogation ou demande de répétition d’une transmission non comprise........................
- 'oint d’exclamation
- Apostrophe.
- Alinéa
- [0
- [']
- [’]
- »
- 'l’ait d’union............ j —J
- ^onthèses (avant et après
- 8 mots entre)
- nt et après j"^
- (,oillemets (avant, et après \ le« mots entre).........................................
- »
- ^o'ignés (avant et après (e» mots).................
- ®'Knal séparant le préam-,u*e de l’adresse, l'adresse ou texte, et le texte de la Sl8nature (1).............
- (1) Beaucoup d’anciens employés se servent, pour indiquer la signature, du signal mi mm mm M.
- p.77 - vue 96/289
-
-
-
- — 78 —
- INDICATIONS DE SERVICE
- . • t-:;* • - «
- FORMULES DU SERVICE INTÉRIEUR
- Télégramme de service. ............ .
- Télégramme privé ordinaire...........
- Appel (préliminaire de toute transmission) ..............
- Compris ou Réception.
- Erreur.
- Fin de la transmission................
- Attente.
- Invitation à mettre . • .
- trans-
- Réception terminée. .
- p.78 - vue 97/289
-
-
-
- INDICATIONS. ÉVENTUELLES
- FORMULES DU SERVICE INTERIEUR
- [ U" Télégramme collationné.
- LP Accusé de réception.
- I R Télégramme 1 recommandé.
- F1 Télégramme à faire suivre.
- Pp Réponse payée.
- . Ho Télégramme remis ouvert.
- )(P£ , .
- Exprès paye.
- Hp
- Poste.
- Les tableaux ci-dessus indiquent tous les gnaux réglementaires en France.
- p.79 - vue 98/289
-
-
-
- — 80
- Formules du service international
- On emploie dans le service international tous les signaux du service intérieur, excepté le TR.
- Les formules suivantes sont spéciales au service international :
- S Télégramme d’Etat.
- D Télégramme privé urgent.
- ST Service taxé.
- Réponse R OH payée • il l/ urgente.
- PR Poste recommandée.
- K P Estafette payée.
- Les langues étrangères possèdent des lettres qui n’existent pas dans l’alphabet français. Le son que chacune de ces lettres représente, nécessite, pour être reproduit en français, l’emploi de plusieurs de nos lettres.
- Les mots étrangers, ainsi travestis, ne seraient plus compréhensibles pour les destinataires, parce que les lettres doubles, nécessaires pour en indiquer la prononciation exacte à des yeux français, n’ont pas la même valeur dans tous les pays de l’Europe. Il faut donc, en cas de besoin, connaître ces lettres étrangères et les signaux qui les représentent.
- p.80 - vue 99/289
-
-
-
- 81
- Voici ces signaux tels qu’ils ont été admis pour la correspondance internationale :
- adouci allemand). a °u à (a suédois). " espagnol)
- " adouci allemand). 1 adouci allemand).
- gn, mouillé comme clans montage
- u (le u allemand | u [ se prononce ou)
- Le règlement international admet, dans les répétitions d’office seulement, les abréviations suivantes pour les chiffres
- i
- 6
- 3
- 4
- Barre de fraction
- 6
- p.81 - vue 100/289
-
-
-
- REGLAGE
- La condition essentielle pour que les signaux soient lisibles sur la bande, c’est qu’ils soient bien marqués, nets, et surtout qu’ils ne soient pas tronqués.
- Les signaux sont produits :
- 1° Par les contacts qu’on forme au manipulateur ;
- 2° Par le jeu du levier du récepteur, sous l’influence du courant ;
- 3° Par le déroulement convenable de la bande;
- 4° Par l'encre dont la molette est humectée.
- De là quatre réglages nécessaires pour assurer une impression nette et une lecture facile, la transmission étant d’ailleurs suffisamment bonne.
- RÉGLAGE DU MANIPULATEUR
- Le manipulateur doit être réglé selon la façon de transmettre et la vitesse de la transmission.
- Plus la vis RR' (fig. 45 et 47) est serrée, plus l’espace entre les contacts O est restreint, et plus cet espace peut être parcouru vivement. Donc, pour une
- p.82 - vue 101/289
-
-
-
- transmission rapide, il faut serrer la vis RK' le plus possible (T).
- Mais alors, si la main est lourde, en pesant sur le
- levier elle met à la lois au eontact les deux extrémités de ce levier. Le courant, trouvant une issue plus directe par le récepteur du poste de départ, se perd en partie par cet appareil et n’arrive que très affaibli chez le correspondant. Il n’agit qu’imparfai-tcment sur le levier du récepteur d’arrivée, et les points ne sortent pas ou sortent mal : les traits sont coupés. L’employé qui manipule entend le couteau de son appareil frapper contre la moletle : il doit desserrer la vis RR'.
- Il peut se faire que cet effet n’ait pas lieu au clé-
- (I) On ne doit jamais serrer* ou desserrer une vis de ré-ida<re sans desserrer d’abord la contre-vis qui assure sa fixité.
- p.83 - vue 102/289
-
-
-
- — N4 —
- [>arL, mais que, par suite de la lourdeur de la main, de la fatigue du bras, ou de causes extérieures agissant sur la ligne, les signaux arrivent trop rapprochés, collés.
- Dès que le correspondant se plaint que tout colle, il faut égalemenl desserrer : le levier du manipulateur ayant un plus grand espace à parcourir, l’intervalle entre les émissions est plus grand, les signaux sont séparés davantage.
- Cependant, autant que possible, dans un bureau où il y a plusieurs manipulateurs, il faut les tenir serrés et s’habituer à transmettre sans bruit. Cela permet aux employés qui reçoivent de pouvoir lire à l’oreille en-même temps que des yeux : c’est un devoir réciproque.
- Le manipulateur représenté par la figure 45 permet une grande sensibilité de réglage; mais il demande plus de délicatesse dans la manœuvre, à cause de ses pivots. Si ces derniers sont trop serrés par les vis D, C ( jig. 45 et 46) le levier reste Suspendu, le ressort I n’étant plus assez fort pour ramener la vis RR' au contact après les émissions'de courant.
- Ce défaut de contact se produisant à la fin de la transmission, a pour effet qVisoler le récepteur et de faire croire que le correspondant ne répond pas (1).
- On remédie à cet inconvénient en desserrant la vis C.
- Il est très important, quand on a démonté le levier.
- (1) Voir page 1/7.
- p.84 - vue 103/289
-
-
-
- à pivots, de bien loger, en le remontant, les pointes des deux pivots EE ( fig. 46) dans les trous coniques creusés à l’extrémité des vis 13 et G.
- Si l’on serre la vis G sans maintenir le levier B suffisamment droit, l’une des pointes de pivot appuie sur la vis qui lui sert de support; elle y
- creuse un nouveau trou, en s’émoussant. Le jeu du levier devient dur et irrégulier ; jusqu’à ce que cette pointe, en rongeant l’extrémité de la vis, rende le manipulateur impraticable.
- Quel que soit, d’ailleurs, l’instrument dont on se serve, on doit éviter de frapper violemment sur le bouton. Gela est tout à fait inutile, car un grand coup ne produit pas, à l’arrivée, une attraction plus forte qu’un coup léger. Le levier du récepteur ne fait pas plus de bruit, et l’on risque d’enfoncer le contact inférieur dans le bois du socle.
- p.85 - vue 104/289
-
-
-
- — 86 —
- Dans les manipulateurs ancien modèle, il y a trois frottements : l’un entre la face inférieure clu levier et l’extrémité recourbée d'un petil ressort-lame I ( fig. 47) que remplace le ressort à boudin dans l’un des nouveaux modèles; les deux autres frottements se produisent entre les deux faces de côté du levier et les parois intérieures du massif G.
- n
- Fig.
- On ne doit jamais mettre d’huile ni dans le massif, ni à la vis G, qui sert de pivol. G’est par là que la ligne est mise alternativement en communication avec la pile ou le récepteur, et l'huile empêche le courant de passer. Ge graissage a un autre inconvénient : il forme un cambouis qui non seulement isole, mais rend la manipulation très pénible.
- La vis G et les parois du massif et du levier doivent toujours être tenues très propres.
- Un autre inconvénient de ce manipulateur ancien modèle, c’est le ballottage du levier dans le massif, ballottage qui se produit à la longue.
- p.86 - vue 105/289
-
-
-
- — 87 —
- Cela provient de ce qu’on ne peut serrer suffisamment le levier au moyen dé la vis G.
- Il arrive alors que, si l’on n’appuie pas régulièrement, le levier, s’abaissant de travers, établit une communication entre la pile et le récepteur du poste même.
- Si l’on ne se rend pas compte de cet effet, on croit être coupé par le correspondant; on s’arrête, on demande : où ? et l’on perd son temps.
- RÉGLAGE DU RÉCEPTEUR
- Réglage du levier. — La fonction du couteau est de presser, sous l’influence du courant, le papier contre la molette.
- i
- Fig. 48.
- Il faut, d’autre part, que Yarmature puisse être attirée par le courant le plus faible, et que cette attraction soit assez forte pour que la molette laisse sur la bande une trace nette et pure.
- Il s’ensuit deux réglages distincts du levier :
- 1° Pression contre la molette ;
- 2° Jeu entre les deux contacts I, lv (fig. 48 et 49).
- p.87 - vue 106/289
-
-
-
- — 88 —
- J.a première partie de ce réglage s’opère avant la réception des sign'aux.
- Les vis-contacts I et P' limitent la course du levier. La vis P' a pour but d’empêcher l’armature de fer doux F de venir toucher les noyaux de l’électro-aimant, tout en lui permettant d’en appro- *
- cher le plus près possible. Cette vis a été réglée à la construction; on ne doit pas y toucher.
- Elle est, d’ailleurs, disposée de façon à ne pouvoir être déplacée à la main. Ce déplacement, s’il devient nécessaire, doit être fait par l’inspecteur ou le mécanicien.
- Pour régler la pression, on abaisse avec le doigt le levier (côté de l’armature) jusqu’à ce qu’il soit
- p.88 - vue 107/289
-
-
-
- au contact, c’cst-à-dire jusqu’à ce qu’il touche la vis P'.
- De l’aulre main, on serre la vis de réglage A de façon à empêcher le couteau (qui est alors relevé) de toucher la molette N (1).
- Puis, progressivement, en maintenant toujours le levier au contact, on desserre cette vis A, jusqu’à ce que le couteau vienne toucher légèrement la molette. L’appareil déroulant, il se forme une ligne qui, d’abord, n’est pas bien marquée ; elle ressemble plus à un trait de crayon gras qu’à un trait de plume. On desserre encore légèrement la vis A, jusqu’à ce que le trait soit bien encré et bien net.
- Ce résultat, si le lampon est convenablement encré, doit s’obtenir sans que le couteau fléchisse lorsqu’il frappe la molette.
- La vis I doit être écartée de la vis P', de façon à laisser un espace dé lmm,5 à 2 millimètres, au plus, entre la bande et la molette, lorsque le couteau est abaissé sous l’action du ressort B. L’écartement entre le papier et 1a molette doit être suffisant pour les empêcher de frotter l’un sur l’autre, lorsque le courant ne passe pas.
- Cette première condition de réglage remplie, on procède à la seconde ( jeu du levier).
- Cessant d’appuyer avec le doigl, on détend complètement le ressort de rappel B. Si le levier s’abaisse de lui-même sur le contact P', on retend
- (1) Ce réglage s’applique aux leviers des anciens modèles, représentés par les figures 48 et 49.
- p.89 - vue 108/289
-
-
-
- — 90
- le ressort jusqu’à ce que, sous son action, le levier se relève et vienne s’appliquer contre le contact 1. Quelquefois, le poids du couteau maintient le levier relevé. On s’assure du bon contact entre ce dernier et lavis I, en l’abaissant avec le doigt, et, s’il ne se relève pas franchement, on tend très légèrement le ressort de rappel.
- L’action du ressort B et la pression du papier contre .la molette étant bien assurées, on invite le correspondant à transmettre.
- Si son courant est trop fort, le levier ne se relève plus assez rapidement, et l’on a des traits presque continus sur la bande. On tend légèrement le ressort B, pour contre-balancer la force du courant de la ligne. Cependant il ne faut pas tendre outre mesure, sous peine de fatiguer ce ressort : on doit alors faire diminuer la pile du correspondant.
- Nous avons vu, page 12, comment on tend ou détend le ressort antagoniste B.
- Le système de poulie que nous avons décrit en parlant du tendeur à fil de soie, offre plusieurs inconvénients.
- Quand le fil a été tout à fait détendu, il pénètre facilement entre la poulje et la chape qui la supporte {fig. 51). Une fois serré entre ces pièces, il ne tarde pas à se rompre dès qu’on le tend. On doit avoir bien soin d’éviter cet accident à cause des difficultés qu’on éprouve pour passer un nouveau fil de soie autour de la poulie, l’attacher au ressort R {fig. 7), et surtout enfiler le petit trou a du bloc mobile et v faire un nœud.
- p.90 - vue 109/289
-
-
-
- 91
- Malgré ces inconvénients, ce système de tendeur a un avantage incontestable : il permet de voir ce qu'on fait lorsqu'on règle l'appareil.
- Une modification du tendeur à fil de soie (1) en
- Fig. 50.
- conserve les avantages et en supprime toutes les difficultés.
- La poulie en est complètement encastrée dans son support (fig. 50 et 52); de là, impossibilité de pincer le fil et de le détériorer.
- (1) Ce tendeur a été imaginé par l’auteur, en 1875. L’Administration le lait maintenant substituer aux anciens tendeurs à poulie, à mesure qu’ils sont détériorés.
- p.91 - vue 110/289
-
-
-
- — 92 —
- La forme même de cette nouvelle poulie fait que le fil est forcément ramené dans la gorge.
- L’espace P (fig. 52) laissé entre les montants GG' de la chape, au-dessous de la poulie, est assez grand pour qu’on puisse y faire passer non seulement le fil, mais le ressort lui-même.
- La fente a (fig. 50) qui remplace le trou du bloc mobile, permet d’v introduire le fd avec la plus grande facilité.
- Une fois entré, ce fil n'en sort plus, si détendu
- Fis. 5F Fig. 52.
- qu’il, soit, parce que la partie inférieure de la fente du bloc est plus élevée que la gorge de la poulie.
- Avec ces dispositions, on peut attacher à loisir le fil au ressort et le nouer avant de remettre celui-ci en place.
- Dans le cas où un même récepteur, devant servir à recevoir les transmissions de deux correspondants, nécessite deux réglages très différents, on évite le déplacement du bloc mobile en faisant au fil deux nœuds espacés qui permettent de changer d’un seul coup la tension du ressort antagoniste.
- Quand on n’est pas encore bien familiarisé avec les appareils, pour régler sous l’action du courant, on dit au correspondant : Faites points, et l’on tend
- p.92 - vue 111/289
-
-
-
- jusqu’à ce que les points soient nets et bien détachés. Avec l’habitude, on parvient à opérer ce réglage sur les premières émissions de courant qui arrivent dans le récepteur.
- Si, le ressort étant complètement tendu, les signaux se touchent encore, on dit au correspondant : Tout colle, diminueSi, pour une raison quelconque, il ne peut momentanément diminuer sa pile, on glisse un morceau ou deux de papier-bande entre l’armature et les noyaux de l’électro-aimant. Gela diminue l’action de l’aimantation; mais cette épaisseur de papier peut empêcher le couteau de frapper convenablement contre la molette. L’impression se ferait mal. Il faut alors desserrer légèrement le bouton de réglage A (fig. 48 et 49), jusqu’à ce que les signaux se marquent bien sur la bande.
- Si le courant du correspondant est trop faible pour bien attirer le levier, on serre graduellement la vis-contact I, pour diminuer l’espace entre l’armature et l’électro-aimant.
- Celui-ci exerce alors une action plus efficace sur cette armature.
- Dans le premier cas, le papier qu’on a glissé sur les noyaux empêchant le contact entre le levier et la vis P', on n’entend pas distinctement le bruit du levier. Dans le second cas, la course entre les contacts étant trop minime, ce bruit n’est également pas assez perceptible.
- Il faut donc, autant que possible, éviter ces deux réglages et faire augmenter ou diminuer la pile du correspondant, selon le cas.
- p.93 - vue 112/289
-
-
-
- — 94 —
- Le levier du dernier type (jig. 53) est coudé horizontalement comme celui qui est représenté par la figure 49.
- Une différence importante existe entre ces deux leyiers : la vis A du nouveau modèle est retournée (1). Ce changement modifie complètement les conditions du réglage.
- Nous avons vu que dans les anciens récepteurs
- Fig. 53.
- Morse, la vis A agit sur le couteau F' par son extrémité {jig. 48 et 49) : en la serrant on éloigne le cou-. teau de la molette.
- Dans le nouveau système, le serrage a lieu sous le couteau F', par la portée de la vis A {jig. 53) : en serrant, on rapproche le couteau de la molette.
- Un certain nombre de récepteurs pour boîtes-postes ont un levier d’une autre forme, dont la vis de réglage est placée’ sous le couteau, comme dans le modèle de la figure 53. Ce levier est logé en partie
- (1) Voir page 17.
- p.94 - vue 113/289
-
-
-
- — 95 —
- clans la cage du mouvement d'horlogerie ; son extrémité coudée, en sort par un trou de la platine antérieure, en face et au-dessous de la molette (1).
- Un ressort-lame est fixé, par une vis, sur cette partie coudée, et son extrémité libre est terminée en forme de couteau de balance F' ( jîg. 54). C’est l’aréte supérieure de ce prisme qui frappe sous la molette quand l’armature est attirée. La vis de réglage A,
- j
- placée sous le bras coudé J du levier, sert à relever le couteau F', si c’est nécessaire.
- Si le butoir inférieur P' du récepteur est trop bas, on est forcé de desserrer la vis A (fig. 54), et, malgré cela, il peut se faire que le couteau n’ait pas assez de jeu sous la molette.
- Si l’intervalle entre le couteau et la molette est suffisant, mais sans que la vis A tende le ressort, celui-ci porte en plein sur le bras J du levier, et le couteau est rigide : le coup est trop sec. C’est donc
- (1) Ce levier paraît être abandonné: mais il y en a dans beaucoup de boîtes-postes : quelques indications sur son réglage ne seront pas inutiles.
- p.95 - vue 114/289
-
-
-
- — <JG
- un réglage qu’il faut éviter en remontant légèrement la vis-contact P' {fig. 1).
- D’autre part, en remontant les butoirs P' et 1, pour donner du jeu au couteau, on risque d’éloigner trop Y armature des noyaux, et l’électro-aimant perd sa sensibilité. Il faut donc obtenir un réglage qui permette de serrer légèrement la vis A ; dût-on, pour cela, faire augmenter le courant du poste correspondant. J.a flexibilité qu’on donne ainsi au couteau n’est pas très grande, parce que la vis A est trop près du point où se produit le choc contre la molette ; mais il est nécessaire de l’obtenir.
- Avec ce système de levier, il faut avoir bien soin d’entretenir un encrage suffisant.
- Le couteau étant à peine flexible, si le tampon est peu encré, dès que la vis de réglage A {fig. 54) est serrée assez pour que les signaux soient marqués, le papier, trop pressé entre le couteau et la molette, n’avance plus. Le rouage lui-même peut être arrêté par ce frein.
- Si l’on desserre la vis A, les signaux ne sont plus marqués suffisamment. Le seul moyen d’obtenir un tracé lisible sur la bande sans risquer d’arrêter l’appareil, c’est d’encrer le tampon avec un peu d’excès ; alors l’encre grasse, qui se dépose sur la molette, permet au papier de glisser sans frottement dur et l’empêche de s’arrêter.
- Réglage du déroulement de la bande. — On place la bande de papier sur le dévidoir D {fig. 1
- p.96 - vue 115/289
-
-
-
- 97 —
- et 5). Ensuite on l’introduit dans une fourche E, où elle est maintenue par un petit ressort. Puis on la glisse entre la molette et le couteau, en la faisant passer autour d’un guide g, et de là entre les cylindres R et r. Le guide g doit la maintenir de telle façon que l’impression des signaux ait lieu exactement au milieu de la bande.
- Au fur et à mesure de la transmission, on enroule
- la bande, qui a servi, sur un rouet (fig. 55) placé sur la table, à la gauche de l’employé.
- L’axe des anciens rouets est garni d’un galet ou noyau en buis, qu’il n’est pas toujours facile de faire sortir du rouleau de papier bande, quand le rouet est rempli. Pour obvier à cet inconvénient, le noyau de buis est remplacé maintenant par une
- p.97 - vue 116/289
-
-
-
- — 98
- rondelle de caoutchouc de même formé (1). Quand elle est serrée entre les deux joues du rouet, cette rondelle augmente le diamètre. Dès qu’on enlève la joue mobile, le caoutchouc reprend sa forme primitive, diminue de diamètre et laisse un vide qui permet de dégager facilement le rouleau terminé. Inutile de dire qu’il faut bien serrer la joue mobile du rouet, avant de commencer à enrouler la bande de réception.
- Le déroulement de la bande est produit par un mouvement d’horlogerie.
- Tout mouvement se compose d’un poids ou d’un ressort qui est le moteur, et d’un certain nombre d'axes supportant chacun une roue et un pignon.
- L’ensemble d’un axe ou arbre avec sa roue et son pignon constitue ce qu’on nomme un mobile.
- Le mouvement est produit par le moteur (chute du poids modérée par le régulateur ou détente du ressort) dès que celui-ci est remonté. Ce mouvement se transmet de mobile en mobile, jusqu’à un dernier axe supportant un régulateur.
- Il y a plusieurs espèces de régulateurs ; leur but est le même : régulariser le mouvement général et, par suite, celui des organes principaux de la machine.
- Le régulateur fait équilibre à la force développée par le moteur, en ajoutant à la résistance totale de tous les mobiles une dernière résistance variable.
- ' (1) Modification imaginée par M. Sazérat, mécanicien de l’Administration.
- p.98 - vue 117/289
-
-
-
- — 9<>
- Quand la vitesse devient trop rapide, cette résistance du régulateur augmente et elle ralentit le mouvement; si celui-ci diminue, elle diminue également, et le mouvement s’accélère.
- On pourrait comparer l’ensemble des rouages à une balance supportant d’un côté le moteur (poids à peu près fixé), et, de l’autre côté, le total des résistances de tous les mobiles (poids inférieur au premier). Le régulateur serait le petit poids destiné à déterminer l’équilibre, et, par conséquent, variant selon les différences légères de poids des mobiles réunis.
- Dans le récepteur Morse, le régulateur est un petit volant à ailettes situé sur le côté droit du mouvement d’horlogerie.
- Le volant déterminant l’équilibre entre les mobiles et le moteur, la plus faible résistance ajoutée au régulateur cause nécessairement l’arrêt de tout le système. Aussi, on arrête facilement le mouvement au moyen d’une petite tige t ( fig. 1 et 5) placée au bas de l’appareil et qui vient buter contre l’axe même du volant.
- Le mouvement d’un Morse est composé d’un barillet contenant le ressort moteur, de trois mobiles horizontaux et d’un axe vertical supportant le volant régulateur.
- Sur le second mobile, nous l’avons dit en commençant (1), engrène, par un pignon, l’axe d’un rouleau en cuivre R, situé devant l’appareil et en
- (1) Pages 8 et 15.
- p.99 - vue 118/289
-
-
-
- — 100
- dehors du rouage. Sur ce rouleau s’abaisse un autre cylindre r également en cuivre plein, mais un peu moins large. Un ressort, fixé sur le suppport de ce dernier rouleau, s’applique sous une vis de réglage V qui sert à le tendre. Sous la pression du ressort, le petit cylindre appuie fortement sur le gros. Leurs surfaces sont rugueuses, ce qui fait que lorsque le rouleau inférieur tourne, sous l’action de son mobile, il communique son mouvement à l’autre rouleau. Si la bande est pincée entre eux, ils l’entraînent nécessairement dans leur mouvement de rotation.
- C’est ici qu’un réglage est nécessaire.
- En poussant de droite à gauche le bouton C, on fait basculer la manette M. Cette manette soulève, en se déplaçant, le support du rouleau r. Cela permet d’introduire la bande entre les deux cylindres. Alors, le bouton de la manette étant ramené à droite, le petit rouleau s’abaisse et serre la bande.
- • Pour régler cette pression, on desserre d’abord complètement la vis V, et l’on met l’appareil en mouvement. La bande étant alors mal pincée, ne se déroule pas ou s’avance irrégulièrement.
- On serre alors la vis V, jusqu’à ce que la bande soit bien entraînée par les deux rouleaux, mais pas plus.
- Ensuite, le couteau étant bien réglé lui-mème, on appuie sur le levier pour appliquer la bande contre la molette. Si la bande s’arrête, on serre légèrement la vis V, jusqu’à ce que les rouleaux R et r entraînent de nouveau le papier, mais pas plus.
- p.100 - vue 119/289
-
-
-
- — 101
- Si les cylindres étaient trop serrés l’un contre l’autre, cela augmenterait la résistance de leur mobile et nuirait au fonctionnement de l’appareil : la bande avancerait par soubresauts. Un trop fort serrage des dérouleurs peut même être une cause d’arrêt de Vappareil.
- En général, ce réglage est bon quand, après avoir relevé le rouleau supérieur avec le levier M, ce rouleau reste soulevé. S’il retombe de lui-même, c’est que le ressort*est trop tendu; il faut desserrer graduellement la vis V, jusqu’à ce que cette chute n’ait plus lieu.
- Donc, pour que le papier avance bien, il faut d’abord que le ressort de l’appareil soit tendu, c’est-à-dire remonté, au moyen d’une clef vissée en O ( fig. 1 et 5); que le volant soit rendu libre par la tige t ; que le couteau ne soit pas trop relevé et ne presse pas trop fortement contre la molette; enfin, que le ressort des dérouleurs ne soit ni trop tendu ni trop détendu.
- ENCRAGE
- L’encre employée pour l’appareil Morse est l’encre dite oléique ou encre grasse.
- On la dépose, avec un pinceau, sur le tampon circulaire en drap ou en feutre T {fig- 1, 5 et 56). Celui-ci appuie sur la molette N qui, en tournant, lui communique son mouvement et se charge légèrement d’encre par suite du frottement.
- Quand un tampon en drap est neuf, il faut l'im-
- p.101 - vue 120/289
-
-
-
- — 102 —
- biber souvent ; mais, dès qu’il est bien imprégné, il suffit d’un ou deux encrages par jour.
- Un tampon en drap, bien soigné, peut durer longtemps. Cependant, à la longue, tous les tampons se durcissent; d’autre part, on oublie souvent de les déplacer au moyen du curseur (1). Il s’y forme alors un sillon, une gorge dans laquelle se loge la molette : il faut renouveler le drap, et ce n’est pas facile. Un tampon en drap, refait, est rarement cylindrique.
- t
- Fis»-. 50.
- Afin que le personnel des petits bureaux puisse changer soi-même la rondelle encrante, l’Administration vient d’adopter une nouvelle disposition du tampon Morse.
- L’une des deux^owes de ce tampon; celle qui est garnie de dents (D fig. 57 et 59) fait corps avec un petit noyau cylindrique A, qui sert d’axe au tampon et sur lequel la seconde joue est vissée. La bande
- .(t) Voir page !).
- p.102 - vue 121/289
-
-
-
- — 103 —
- <le drap enroulée sur cet axe, dans l’ancien modèle, est ici remplacée par une rondelle en feutre T (fig. 58).
- Pour substituer une rondelle neuve à une rondelle usée, il suffît de retirer le tampon de sa chape <î (fig. 50), en desserrant une de ses vis-pivots et de dévisser la joue mobile D' (fig. 59).
- line rondelle neuve, qui n’est pas entièrement imbibée d’encre oléique, sèche vite, et il faut encrer à chaque instant. Pour éviter cet inconvénient et obtenir, dès le début, un bel encrage, on fait trem-
- l
- Fig. 57. Fig. 5S. Fig. 59.
- per, avant de la mettre en place, cette rondelle de feutre, pendant quelques heures, dans de l’encre oléique bien délayée.
- Préparée convenablement avant sa mise en service, la rondelle de feutre peut facilement être maintenue propre et souple.
- Quel que soit d’ailleurs le tampon dont on dispose, il faut, pour encrer, éviter soigneusement de prendre trop d’encre avec le pinceau; parce que, si le tampon en est surchargé, cette encre se dépose en trop grande quantité sur la molette. Les signaux
- p.103 - vue 122/289
-
-
-
- — 104 —
- sont alors pâteux; ils se confondent, ne sèchent pas assez vite, et la transmission est difficile à lire. De plus, au repos, l’encre surabondante glisse du tampon sur la molette et se dépose en goutte sur la bande. Quand celle-ci se déroule, l’encre entraînée est écrasée par les cylindres H et r, et forme une tache qu’ils reproduisent à chaque tour sur la transmission. La lecture devient également incertaine.
- Pour encrer, on met l’appareil en mouvement et l’on applique l’encre avec le pinceau bien égoutté. On peint, en quelque sorte, légèrement le tampon.
- On évite ainsi de tacher les organes qui l’avoisinent, et lui-même s’encrasse moins facilement.
- En appuyant sur le levier de l’appareil, on déten1 rnine sur la bande un trait qui indique si l’encrage est suffisant.
- p.104 - vue 123/289
-
-
-
- INSTALLATION DES POSTES
- La place occupée dans le circuit intérieur d’un poste par chacun des instruments se trouve naturellement indiquée par l’ordre même dans lequel ils ont été décrits.
- Leur installation sur la table de manipulation doit satisfaire à cet ordre, tout en laissant le plus de place possible pour permettre au télégraphiste d’écrire commodément.
- La figure 60 représente l’installation d’un poste à une seule ligne, avec un récepteur Morse. Les lignes blanches indiquent les fils de communication de la table, qui peuvent être fixés dessus ou dessous, mais préférablement dessous, lorsqu’ils sont dénudés, pour éviter les dérangements.
- Les installations anciennes sont pourvues d’un paratonnerre à pointes ( jig. 40).
- Le fil de ligne, dés son entrée dans le poste, aboutit à l’un des montants de ce paratonnerre. Le même montant est relié, par un fil de cuivre, à une
- p.105 - vue 124/289
-
-
-
- pl.2 - vue 125/289
-
-
-
- — 107 —
- borne L fixée sur la table; l’autre montant communique avec la terre.
- Le paratonnerre à pointes a été remplacé, dans toutes les installations récentes, par un paratonnerre à pointes multiples et à feuille de gutta-per-cha. Quand ce préservateur est de l’ancien modèle (fig. 41), la ligne aboutit directement à la borne L (fig. 60), et communique avec ce premier paratonnerre par une dérivation (1).
- S’il s’agit d’un nouveau modèle, le paratonnerre d’entrée de poste est embroché comme le paratonnerre à pointes; c’est-à-dire que le fil extérieur de la ligne est amené à l’une des bornes de la plaque inférieure (2) et qu’un fil recouvert relie la seconde borne de cette plaque à la borne L de la table (fig. 60). Cette borne L est reliée métalliquement au paratonnerre à bobine par la borne L1. Ce second paratonnerre est relié, par les bornes A et L'2, au galvanomètre préalablement orienté s’il est horizontal.
- Celui-ci est relié, à son tour, par les bornes A1 et L3, au commutateur. Les quatre contacts de ce dernier sont reliés chacun à une bçrne fixée sur la table (A2, S1, S2, S3). Le premier contact communique, par A2 et L4, avec le manipulateur, et enfin, une communication existe entre le manipulateur et le 7'écepteur, par A3 et L5. Le second contact est relié à la sonnerie par S1 et L°.
- (J) Voir page 62.
- (2) Voir page 64.
- p.107 - vue 126/289
-
-
-
- — 108 —
- La borne T sert à faire communiquer le récepteur, le paratonnerre à bobine et la sonnerie, avec le fil de terre auquel cette borne est reliée.
- - Le fil de la pile est amené à la table en P et, de là, au manipulateur par la borne P1.
- La borne S2 permet de faire communiquer la ligne, par la borne S, à laquelle elle est reliée, avec une seconde sonnerie, placée en dehors du poste. La quatrième borne S3 peut être utilisée de la même façon (1).
- En examinant cette figure 60, on peut voir que le courant de la ligne (après avoir traversé le paratonnerre d'entrée) arrive d’abord à la borne L. De là il tràverse le paratonnerre à bobine en suivant le fil préservateur. Puis il entre dans le galvanomètre, dont il fait osciller l’aiguille, et se rend, en L3, au commutateur. Si la manette de celui-ci est sur sonnerie (S1), le courant de ligne se perd à la terre en faisant fonctionner la sonnerie.
- Dès qu’on a placé la manette sur appareil (A2), le courant se rend au manipulateur en L4 et, par l’intermédiaire du massif et du levier de ce manipulateur, il passe par A3 à la borne IA du récepteur. Il se perd à la terre par T2 et, sous son influence, l’électro-aimant. attire l’armature : on reçoit.
- La disposition des fils de la table de manipula-
- (1) Ces communications de sonneries sont utiles surtout dans les usines, pour relier la ligne à un ou plusieurs ateliers. Cela évite d’avoir un employé en permanence au poste télégraphique.
- p.108 - vue 127/289
-
-
-
- — 109
- tion peut être toute différente de celle qui est présentée par la figure 60, mais les instruments doivent toujours occuper le même rang relativement à l’entrée et au parcours du fluide dans le poste; c’est-à-dire que tout doit être disposé de façon que le courant traverse successivement, à partir de son arrivée sur la table : 1° le paratonnerre ; 2° le galvanomètre; 3° le commutateur ; 4° la sonnerie. Dès qu’on s’est mis sur appareil, le courant doit traverser : 5° le manipulateur, et se rendre 6° au récepteur, puis à la terre.
- Tout poste télégraphique, quelle qu’en soit la disposition, doit être, avant tout, pourvu d’une bonne communication à la terre. Les meilleurs instruments rendent un service détestable quand la terre du poste est défectueuse.
- Le câble de terre est généralement formé de brins de fil de fer galvanisé (du fil de ligne) tordus ensemble. Une extrémité de ce câble, roulée en couronne, plonge dans un cours d’eau ou dans un puits. L’emploi d’une citerne donne une terre résistante, qui manque tout à fait, quand la citerne est vide.
- Si l’on peut y souder le câble de terre, les conduites d’eau souterraines sont, dans les villes, les meilleures terres. On ne doit jamais employer les
- CONDUITES DE GAZ.
- Le câble est ensuite étendu (enfoui, autant que possible) depuis la prise de terre jusqu’à l’entrée du poste (une fenêtre généralement). Là, son extrémité libre est ligaturée et soudée à celle d’un petit câble
- p.109 - vue 128/289
-
-
-
- — 110 —
- en fils de cuivre rouge de deux millimètres de diamètre; qui contourne les murs intérieurs du bureau, pour parvenir à la table de manipulation (borne T) et à la pile.
- C’est sur ce petit câble de cuivre que sont soudés tous les fils de terre des instruments et celui du pôle de pile qui n’aboutit pas au manipulateur.
- INVERSION DU COURANT
- BIFURCATION. — DÉRIVATION. — EMBROCHAGE
- Pour économiser le matériel de ligne, on monte souvent deux postes municipaux sur un même fil; soit que la ligne se bifurque • pour aboutir à deux
- Fig. 61.
- localités différentes P, N (fig. 61), soit qu’après avoir traversé le premier poste télégraphique P {fig. 62), elle aboutisse au second N.
- p.110 - vue 129/289
-
-
-
- 111
- Dans les deux cas, il arrivera que, chaque fois que le bureau de l’État appellera l’un des deux postes, l’autre recevra. De même, si Tun des bureaux municipaux transmet au poste de l'Etat, le second recevra la transmission du premier.
- «MUNICl PAL
- POSTEDE
- MUNICIPAL
- L'ÉTAT
- Pour obvier à cet inconvénient, on emploie dans l’installation des deux bureaux municipaux un rappel par inversion de courant.
- Rappel par inversion de courant. — C’est une armature ou palette mobile G (fig. (v>) montée sur un barreau d’acier aimanté D (aimant artificiel), de telle sorte qu’elle peut osciller entre les deux extrémités coudées A, B des noyaux d’un électroaimant EE.
- Les deux pièces \, B, \issées sur les noyaux, dont elles rapprochent les pôles (1) en les prolongeant, sont les plaques polaires de l’électro-aimant.
- il) Voir page
- p.111 - vue 130/289
-
-
-
- pl.3 - vue 131/289
-
-
-
- — 113 —
- L’aimant arlificiel et réleclro-aimant sont fixés sur un socle en bois, et deux vis de réglage I, P' servent à limiter le jeu de l'armature G.
- Cette armature étant fixée au bout de l’aimant par un ressort d’acier, en devient elle-même l’extrémité. C’est comme si l’aimant était flexible par l’une de ses extrémités.
- On sait que, lorsqu’on approche un aimant d’un morceau de fer, il l’attire. Ici, le morceau de fer, c’est l’un des noyaux de l’électro-aimant. L'armature, étant placée entre les deux noyaux, tend à attirer celui qui est le plus près d’elle, A, par exemple. Mais'l’électro-aimant est fixe et la palette est mobile: c’est elle alors qui s’applique contre le noyau A.
- La vis 1 doit empêcher la palette de toucher tout à fait ce noyau A, et c’est cont re cette vis I qu’elle s’appuie.
- Nous avons vu, page 22, comment sont cons-* truites les bobines d’un électro-aimant. Ainsi que nous l’avons indiqué, quand un courant électrique parcourt le fd d’un électro-aimant, il transforme l’ensemble des noyaux et de la culasse de cet électro-aimant en un véritable aimant, et cet effet dure tant que le courant passe (1). Un pôle magnétique est alors formé à chacune des extrémités de ces noyaux. Ces pôles sont différents, suivant cpie le courant qui les produit est ou négatif ; ils
- (1) L’aimantation du fer doux par le courant électrique a été découverte par François Arago (‘20 septembre 1820).
- 8
- p.113 - vue 132/289
-
-
-
- 114 —
- sont également différents, suivant que le courant entre dans le fil des bobines par une extrémité ou par l’autre.
- Supposons qu’un bonhomme nage, en suivant la marche du courant, le long du fil de chaque bobine,
- B J? A
- L " Ai
- regardant toujours le barreau (aiguille ou noyau) placé dans l’axe de cette bobine. La gauche de ce bonhomme sera la gauche du courant et sa droite sera la droite du courant (fig. 64).
- Ceci établi, les pôles formés, aux extrémités du barreau ou de l’aiguille, par le passage d'un courant dans le fil de la bobine, seront toujours,
- p.114 - vue 133/289
-
-
-
- Pour un courant positif :
- Un pôle austral (1) a gauche du courant et un pôle boréal à droite ;
- Pour un courant négatif:
- Un pôle boréal à gauche du courant et un pôle austral à droite (2).
- Or, d’une part, le fil de l’électro-aimant est enroulé dans le même sens sur les deux bobines {fig. 64).
- D’autre part, le courant électrique, entrant dans l’électro-aimant (3) par l’extrémité extérieure de l’une des deux bobines (L fig. 64, par exemple), ne peut pénétrer dans la seconde que par la culasse et l’extrémité intérieure s, pour ressortir par l’extrémité extérieure T de celte bobine.
- Les deux bobines sont donc parcourues, en même temps, par un même courant, mais en sens contraire l’une de l’autre.
- Un même courant électrique développe par conséquent des pôles magnétiques contraires aux extrémités semblables des deux noyaux. C’est-à-dire, pour un courant positif : un pôle boréal à l’extrémité supérieure B du noyau de la première bobine (droite du courant), et un pôle austral à l’extrémité supérieure A du noyau de la seconde bobine (gauche du courant).
- Le contraire aurait lieu pour un courant négatif.
- (1) Voir page 1 10.
- (2) Cette règle a élé établie par Ampèke le 18 septembre 1820.
- (3) Voir page 24.
- p.115 - vue 134/289
-
-
-
- — 116 —
- Si l’on envoie un courant dans le rappel par inversion, il y a alors deux: aimants en présence l’un de l’autre.
- Voyons ce qui se passe.
- On sait que l’aiguille d’une boussole est formée par une petite barre mince d’acier aimantée : c’est donc un aimant.
- Or elle tend toujours à tourner vers le nord l’une de ses extrémités, et toujours la même. Eh bien, tous les aimants font de même: quand ils sont suspendus librement, en équilibre, ils se placent toujours de façon à diriger la même extrémité vers le nord. On nomme cette extrémité le pôle austral de l’aimant, et celle qui se tourne vers le sud est nommée pôle boréal (1).
- Le pôle boréal ou nord de la terre attire donc toujours le pôle austral ou sud de tous les aimants. Le pôle austral ou sud de la terre attire toujours le pôle boréal ou nord des aimants.
- Si l’on place deux aimants en face l’un de l’autre, assez près pour que l’attraction ait lieu entre eux, les choses se passeront de la même façon : les pôles de noms contraires s'attireront ; ceux de même nom se repousseront.
- Si la palette du rappel par inversion est le pôle nord de l’aimant, pour qu’elle reste collée sur le noyau A (fig. 63), il faut que le courant qui traversera les bobines, en aimantant les noyaux, déter-
- (1) A bord des navires, on nomme pôle nord d’une aiguille de boussole l’extrémité tournée vers le nord, et pôle sud. celle qui se dirige vers le sud.
- p.116 - vue 135/289
-
-
-
- — 117 —
- mine un pôle sud en A et un pôle nord en B. Les deux pôles en contact étant alors de noms contraires continueront de s’attirer. Si le courant détermine un pôle nord à l’extrémité du noyau A, ce pôle étant maintenant de même nom que celui de l’armature, il y aura répulsion, et Ta palette, qui est mobile, ira chercher le pôle sud formé à l’extrémité du noyau B.
- La règle d’Ampère (1) nous montre que ce changement de pôles peut s’opérer de deux manières :
- 1° Avec un même courant en changeant le sens dans lequel il traverse les bobines de l’électro-aimant ;
- 2° En employant un courant de nom contraire, sans changer Ventrée et la sortie du courant dans les bobines.
- Premier cas. — Le poste qui transmet utilise le courant de sa pile par le pôle cuivre ou positif. Ce courant positif, venant de la ligne en L (fig. 63), traverse les bobines et en sort par la borne T pour se rendre à la terre. Sous son action, la palette du rappel quitte la vis 1 pour aller buter contre la vis P' (2). Pour que cet effet n’ait pas lieu, il faudra 1 faire entrer le courant en sens contraire dans l’électro-aimant, c’est-à-dire fixer la ligne à la borne T et la terre à la borne L : l’armature restera immobile. Il est évident qu’on obtiendra le même
- (•1) Page 114.
- (2) La palette ne doit jamais toucher les plaques polaires (page 113).
- p.117 - vue 136/289
-
-
-
- résulta! en croisant les boudins du fil des bobines, c’est-à-dire en les changeant de borne.
- Second cas. — On ne veut pas intervertir ainsi la ligne et la terre. Pour que la palette ne joue pas sous l’action du courant, il faudra que le correspondant envoie 'le courant négatif de sa pile, c’est-à-dire qu’il fasse communiquer le pôle cuivre avec la terre et le pôle fine avec le manipulateur.
- Le fonctionnement de l’armature sous l’influence du courant, selon Ventrée dans les bobines et selon la nature de ce courant, étant compris, l’installation du rappel par inversion de courant dans les deux postes municipaux d’une même ligne est tout indiquée.
- Dans le premier poste P (dérivation), par exemple (fig. 61), on fixera le fil de ligne en L (fig. 63), et la terre en T. Dans le même poste P (embrochage) {fig. 62), le fil de la ligne 1 étant relié en L (fig. 63), c’est le fil de la ligne 2 qui tiendra lieu de fil de terre. Le rappel de ce poste P (pour les deux montages) fonctionnera seulement lorsque le bureau de l’État enverra le courant positif.
- Dans le poste N (fig. 61 et 62), au contraire, on fixera le fil de ligne en T (fig. 63) et la terre en L. Le rappel de ce poste fonctionnera seulement quand le bureau de l’État enverra son courant négatif. Le croisement des fils de J’électro-aimant donnera naturellement le même résultat.
- De la sorte, un seul poste recevra à la fois.
- Pour que les deux bureaux municipaux ne puissent être rappelés l’un par l’autre, le poste P, si la
- p.118 - vue 137/289
-
-
-
- 119 —
- ligne est bifurquée {fi g. 61), transmettra avec le pôle positif de sa pile, et le poste N avec son pôle négatif.
- Si le poste P est embroché ( jig. 62), il dirigera, au contraire, sur le poste de l’État le courant de son pôle négatif, et le poste N transmettra avec son pôle positif.
- Le bureau de l’État, n’ayant pas de rappel par inversion, percevra également les deux courants dans sa sonnerie et dans son récepteur.
- Si l’employé du bureau municipal n’est pas constamment près de son appareil, le bruit que produit le rappel en fonctionnant ne serait pas toujours suffisant pour l’avertir; une sonnerie est nécessaire : c’est le rappel par inversion qui la fait fonctionner.
- A cet effet, l’aimant qui supporte l’armature est relié métalliquement par la borne S (fg. 63) avec la sonnerie (1). La vis P' communique, soit avec une petite pile locale, soit avec le fil de pile du manipulateur, par l’intermédiaire de la borne P.
- Quand l’armature vient buter contre la vis P', elle ferme le circuit de la pile de la même façon que le manipulateur quand on transmet.
- Le courant de cette pile passe alors par l’armature, l’aimant, la borne S, et va chercher la terre par la sonnerie qu’il fait vibrer.
- (1) On obtient cette communication métallique au moyen d’un commutateur {deux fi g., 79 et 91), qui permet également de la supprime!’ à volonté ou de la remplacer par une sonnerie placée dans l’appartement.
- p.119 - vue 138/289
-
-
-
- — 120 —
- Cet effet a lieu chaque fois que l’armature est mue par le courant de ligne.
- La figure 63 représente l’ancien modèle de rappel par inversion de courant.
- Le réglage de cet instrument, opéré par le constructeur ou l’inspecteur avant la mise en service,
- Fig. 65.
- exige une certaine habitude pour être convenablement fait. Aussi faut-il s’abstenir d’y toucher. Cependant l’intensité des courants qui doivent le faire fonctionner peut varier accidentellement. Cette difficulté de réglage est donc regrettable. Pour y remédier, l’Administration a adopté une modification du rappel par inversion qui permet d’augmenter ou de diminuer la sensibilité de cet appareil selon la force du courant venant de la ligne.
- p.120 - vue 139/289
-
-
-
- Dans le nouveau modèle, l’armature C, au lieu d’être reliée à l’aimant par un ressort, est montée sur un pivot en acier O (Jig. 65), faisant corps avec l’aimant.
- Un ressort-lame H, courbé en forme de S très allongé, est vissé sur la palette, près du pivot, au même endroit que le ressort de l’ancien modèle.
- L’extrémité libre de ce -ressort vient s’appuyer contre la pointe d’une vis de réglage V, montée sur un pied en cuivre, lequel est solidement fixé sur le socle de l’instrument. •
- En serrant la vis V, on tend le ressort R et l’on applique, par suite, plus fortement l’armature contre la vis-contact I.
- En desserrant la vis V, on détend le ressort R, et l’armature adhère avec moins de force contre la vis I. De la sorte, on peut augmenter ou diminuer à volonté la résistance que la palette oppose à l’action de l’électro-aimant EE ( fig. 63) quand le courant passe. On peut même rendre*cette résistance presque nulle en détendant complètement le ressort, si le courant devient excessivement faible.
- Une fois le réglage convenablement obtenu, une contre-vis X permet de maintenir invariable le serrage de la vis V.
- Commutateur inverseur. — Le commutateur de pile au moyen duquel le poste de l’Etat change de courant, quand il transmet à deux postes différents, sur une même ligne télégraphique, est un commutateur inverseur.
- p.121 - vue 140/289
-
-
-
- __ 122____
- Inverseur a manettes. — Deux manettes jumelles A, B (fig. 66) sont solidaires l’une de l’autre au moyen d’une attache ou branche D isolante qui sert à les manœuvrer. Elles communiquent, l’une A, avec le manipulateur; l’autre B, avec la terre. Les deux pôles de la pile sont reliés chacun à l’un des
- Fig. m.
- boutons G et Z. Le bouton Z communique sous le socle, avec le contact N ; le bouton C avec les deux contacts P et P' qui sont reliés l’un à l’autre sous le socle.
- Quand la manette A est amenée sur le contact P, la manette B se trouve placée sur le contact N. Le pôle cuivre ou positif aboutit alors au manipulateur
- p.122 - vue 141/289
-
-
-
- — 123 —
- et le pôle zine ou négatif communique avec la terre.
- Si les manettes sont poussées dans le sens opposé, le pôle négatif est relié, au contraire, avec le manipulateur, et le pôle positif communique avec la* terre.
- Fig. 67.
- Le manipulateur peut ainsi, à la volonté de l’employé, envoyer sur la ligne le courant positif ou le courant négatif.
- L'inverseur à manettes qui vient d’être décrit (fig. 66) n’est pas autre chose que la combinaison de deux commutateurs ronds, dont on aurait rendu les manettes solidaires l’une de l’autre, quant à
- p.123 - vue 142/289
-
-
-
- — 124 —
- leurs mouvements (fig. 67). Il suffit de comparer la figure théorique 67 avec la figure 66 pour s’en rendre compte.
- La figure 68 montre, par analogie, que la même combinaison a été appliquée au commutateur ba-
- Fig.
- f>8.
- varois pour en former un inverseur à cheville (fig. 69).
- Inverseur a cheville. — Une épaisse plaque carrée, de laiton (fig. 69), percée, à son centre, d’un trou carré A du tiers de sa largeur, a été sciée dans le sens des deux diagonales (1).
- (I) Cet instrument a été inventé par M. Bouhseul, ancien inspecteur-ingénieur du service télégraphique.
- p.124 - vue 143/289
-
-
-
- Les deux coupures ont produit quatre morceaux de cuivre B, D, F, G, ayant chacun la forme d’un trapèze régulier dont la petite base est l’un des côtés du trou A. Ces quatre pièces sont fixées solidement par des vis sur un socle carré d'ébonite. Ainsi montées, leur ensemble reconstitue la ligure que pré-
- Fiiï. m.
- sentait la plaque avant d’être sciée, les quatre grandes bases des trapèzes formant les quatre côtés du carré.
- L’intervalle qui sépare les blocs l’un de l’autre est de 2 millimètres environ.
- Les plaques de cet inverseur, comme celles du commutateur bavarois, sont munies chacune d’un bouton de serrage.
- Lorsqu’on installe cet instrument, on relie l’un des blocs à la terre ; celui qui lui fait face est mis en communication avec le bouton de pile du mani-
- p.125 - vue 144/289
-
-
-
- 126
- pulateur. On iîxe le pôle positif (le la pile à l’une des deux autres plaques et le pôle négatif à la quatrième.
- Pour éviter toute erreur, on a gravé une même lettre sur chaque plaque et sur le bouton qui la surmonte : la lre (terré) est marquée T; la 2e (ligne) L; la 3e ( pôle positif) C, et la 4e ( pôle négatif) Z.
- La fiche ou cheville, qu’on emploie pour faire communiquer ensemble deux de ces plaques,
- diffère complètement de celle du commutateur bavarois. Celte cheville (fig. 70) est formée de deux petites équerres en cuivre fixées, par des vis, sur un manche en ébonite et dont les angles droits sont placés en regard l’un de l’autre, leurs sommets a, b limitant une diagonale égale à celle du trou carré A de l’inverseur.
- Lorsque la cheville est utilisée, ses deux angles droits coïncident exactement avec deux angles opposés a, b ou a', b' du trou A. Les surfaces extérieures de chacune des deux équerres sont alors encastrées et s’appliquent à frottement contre deux des parois du trou A.
- p.126 - vue 145/289
-
-
-
- — 127 —
- Pour assurer l’adhérence, les équerres de celte fiche sont fendues dans la moitié inférieure de leur hauteur, sur l’arête vive des angles droits, et, comme elles sont légèrement plus écartées l’une de l’autre du haut que du bas, cela permet d’entrer la cheville en forçant.
- On fixe cet inverseur sur la table de manipulation au moyen de deux vis, comme les autres commutateurs; deux trous sont percés, à cet effet, dans la plaque d’ébonite qui lui sert de socle.
- En examinant les figures 68 et 69, on voit qu’en réalité, la fiche du commutateur inverseur Bourseul est une double cheville, et qu’en la manœuvrant, on établit une double communication, de même qu’avec la double manette du premier inverseur. En effet, les blocs de cuivre étant reliés comme nous l’avons dit plus haut, si l’on veut utiliser le pôle positif de la pile, on enfonce la cheville de façon à placer les équerres dans le sens de la diagonale a b. On établit ainsi une communication métallique : 1° entre le bloc Z et le bloc T; 2° entre les blocs G et L. 11 est facile de voir que le pôle négatif (Z) est alors à la terre et que le pôle positif (G) aboutit au manipulateur.
- Si l’on enfonce la cheville dans le sens de l’autre diagonale, le contraire aura lieu : c’est le pôle positif {G) qui sera à la terre et le pôle négatif if) au manipulateur.
- Le premier cas correspond à la position des manettes A, B (fig. 66) sur les contacts P, N; le second cas, a leur position sur les contacts N, P'.
- p.127 - vue 146/289
-
-
-
- 128
- Inversion par manipulateurs (1). —L’inverseur à manettes peut, comme le commutateur rond, être faussé et fournir de mauvaises communications. De même, l’inverseur à cheville, comme le commutateur bavarois d’ailleurs, est également susceptible de mauvaises communications, d'isolements, soit par suite de l’usure de sa fiche, soit parce qu’un long usage a fait disparaître l’élasticité de cette fiche.
- Il est bon de pouvoir remédier à un dérangement de ce genre, même quand on ne possède ni inverseur ni commutateur de rechange.
- Gela peut se faire au moyen de deux manipulateurs (2) dont on relie les massifs (par le bouton L fig. 19), l’un N (fig. 71) à la terre, l’autre P au récepteur.
- Le bouton P {fig. 19) de chaque manipulateur est, comme à l’ordinaire, en communication avec le pôle positif de la pile, mais le bouton A, au lieu d’être relié au récepteur, l’est avec le pôle négatif.
- (1) N. B. — L'inversion esl non seulement nécessaire pour un service avec des correspondants munis de rappels, mais ce renversement du courant émis peut être très utile pour améliorer la réception d’un correspondant inexpérimenté, et gêné par le magnétisme rémanent de son appareil récepteur. — D’autre part, les isolements ou manques de pile, que produisent fréquemment les divers inverseurs, troublent gravement le service. Un télégraphiste' expert doit pouvoir, dans certains cas critiques, obvier à ces différentes causes d'interruption.— Ces raisons nous ont déterminé à donner quelque développement à ce chapitre de l’inversion du courant.
- (2) A défaut de manipulateurs, on peut utiliser des boutons de sonnerie à trois communications {fig. 84).
- p.128 - vue 147/289
-
-
-
- 129 —
- Enfin, pour cette installation, c'est la ligne et non la terre qui aboutit à la borne T clu récepteur.
- En examinant la figure 71, on voit que, toutes choses étant disposées de la façon indiquée plus
- haut, si un courant vient de la ligne, il traversera le récepteur, de l'1 en /1 (1); de là, il parviendra au manipulateur P par le massif l, et, passant par n\ n et t, il ira se perdre à la terre après avoir fait fonctionner le récepteur.
- (1) Inutile de faire remarquer que l’électro-aimant est intercalé dans Je circuit du récepteur entre ces deux bornes et IK
- 9
- p.129 - vue 148/289
-
-
-
- — 130
- Dans cet état de repos des manipulateurs, le pôle négatif de la pile est en communication permanente avec la terre, par n et t; le pôle positif est, au contraire, isolé : la pile ne fonctionne pas.
- Si l’on appuie sur le bouton du manipulateur P
- son levier cesse d’être au contact avec pour communiquer avec pc’est-à-dire que la ligne, arrivant en /, n’est plus à la terre par l, n\ n et t, et qu’elle ferme le circuit de la pile par / et le contact j?1 : un courant positif passe sur la ligne (position de la figure 72).
- Appuie-t-on sur le bouton du manipulateur \? un changement semblable de contacts ayant lieu,
- p.130 - vue 149/289
-
-
-
- la communication entre le massif t et n ( fig. 71) cesse pour s’établir entre t et p. C’est maintenant le pôle positif qui est à la terre, et, le circuit de la pile étant de nouveau fermé, un courant négatif passe sur la ligne par n, n1 et / (position de la figure 73).
- l-'ig. 73.
- Dans les deux cas, le courant émis ne parvient aux correspondants qu’en traversant le récepteur au départ, et c’est là un inconvénient qui doit faire rejeter ce mode d’inversion quand on dispose d’un commutateur inverseur ; à moins qu’on ne veuille enregistrer sa propre transmission, contrôle souvent nécessaire en campagne.
- p.131 - vue 150/289
-
-
-
- pl.4 - vue 151/289
-
-
-
- — 133
- La figure 74 représente un poste simple monté en inversion de courant avec deux manipulateurs.
- Bobine de résistance. — Il est rare que les lignes municipales bifurquées soient composées de trois sections de fil de même longueur.
- Quand la distance de la bifurcation B aux deux postes P et N {fig. 61) est trop inégale, le courant trouve moins de résistance (1) à son écoulement sur le poste le plus rapproché (P par exemple). Il se perd presque entièrement à la terre de ce poste. Ce qui parvient au second poste est trop faible pour faire fonctionner le récepteur. Le même effet se produit quand N transmet; son courant peut être trop fort pour P, alors qu’il est insuffisant pour actionner le poste de l’État.
- Pour obvier à cet inconvénient, on égalise les résistances des trois sections de ligne, en complé-
- (1) Pour évaluer la résistance que les fils conducteurs opposent à l’écoulement du fluide électrique (appendice, page 208), on la comparait autrefois à celle d'un kilomètre de fil de fer de 4 millimètres de diamètre (unité française proposée par Digney).
- On a d’abord remplacé cette ancienne unité par Y unité Siemens, qui égale à peu près la dixième partie du kilomètre.
- C’est maintenant I’ohm qui est adopté pour unité dans la mesure des résistances.
- Les étiquettes collées sur les bobines des instruments télégraphiques en indiquent la résistance, soit en kilomètres (unité ancienne), soit en unités, c’est-à-dire en ohms.
- L’ohm représente la résistance d’une colonne de mercure de l"*,06 de longueur, sur 1 millimètre carré de section, à la température de 0° centigrade. Une unité Siemens esl égale à 0,950 ohm. Un ohm égal 1,0456 unité Siemens.
- p.133 - vue 152/289
-
-
-
- — 134
- tant les deux moins longues par une bobine de résistance placée dans chacun des deux postes les plus rapprochés du point de bifurcation B.
- Cette bobine (fig. 75) est semblable à celles du récepteur Morse, c’est-à-dire que Tune des extré-
- c>.
- mités du fil qui la constitue est soudée au tube intérieur I de la carcasse. L’extrémité libre B est assujettie par une borne C, fixée sur le socle de la bobine et communiquant métalliquement avec une seconde borne A. L’intérieur de la bobine est relié également par un fil métallique avec une troisième borne L, fixée, comme la précédente, en avant du socle. L’instrument est maintenu sur la table de manipulation par les deux vis I’, C.
- Dans les bobines de résistance de construction
- p.134 - vue 153/289
-
-
-
- récente, la borne G est supprimée, et l’extrémité B du fil esl reliée directement, sous le socle, à la borne V.
- On place ordinairement cette bobine dans le circuit du poste, entre le paratonnerre et le galvanomètre, c’est-à-dire que le courant venant de la ligne, après avoir parcouru le préservateur, en sort par la borne R (fig. 30 et 37) et entre dans la bobine de résistance par la borne L (fig. 75); de là, il parcourt tout le fil enroulé sur la carcasse, passe par la borne G, et ressort par la borne A pour aller au galvanomètre. La résistance du fil fin de cette bobine compense la différence de résistance qui existe entre la section de ligne la plus longue et celle qui esl desservie par le poste où esl placée la bobine. Le courant, trouvant une résistance égale, se partage également entre les deux postes correspondants.
- Cette bobine est comme une vanne qui ferme en partie l’issue du conduit le plus court et augmente l'intensité d'écoulement par le second canal.
- Il est simple et facile de déterminer la résistance que devront avoir les bobines à placer dans chaque poste.
- Supposons que les trois sections de ligne (fig. 61) aient respectivement les longueurs suivantes, en fil de 4 millimètres :
- V B égale 15 kilomètres;
- B \ id. 10 id.
- B B id. 5 id.
- p.135 - vue 154/289
-
-
-
- — 136 —
- On placera en N une bobine de 5 kilomètres et en P une bobine de 10 kilomètres, et l’on aura :
- AB . >=15
- B N = 10 + 5 = 15 B P — 5 +10 = 15
- Il faudra employer dans chaque poste une pile égale à celle qui serait nécessaire pour desservir une ligne non bifurquée de même fil, ayant une longueur de 22 kil. 5 (1).
- Remarque. — Quelques praticiens préfèrent que la bobine de résistance soit placée entre le manipulateur et le récepteur. De cette façon, la bobine de résistance n’est en circuit que durant la réception même ; et quand le correspondant attaque, toute la force de son courant agit sur le rappel par inversion. D’autres, au contraire, pour utiliser à la réception tout le courant du correspondant, veulent la bobine entre le commu-
- (1) La résistance d’une dérivation (au point B) étant représentée par la formule :
- R = il ,
- A + B
- la résistance totale de la ligne ( flg. 61) sera : A B + (B N + 5) X (BP + 10) n„
- (B N + 5) + (B P + 10)
- 15 +
- 15 X 15
- 15 + 15
- y = 15 + 7,5 = 22,5.
- On voit que la résistance totale des deux sections de la ligne bifurquée est devenue égale à 30 kilomètres; mais que la résistance résultant de la bifurcation, au point B (fig. 61) n’est plus en réalité que de 7 kil. 5; c’est-à-dire égale au quart de la résistance totale. — C’est de même en bifurquant le fil des électro-aimants à grande résistance, qu’on réduit au quart leur résistance totale. — Remplaçons les deux sections de ligne par deux bobines de 100 kil.; celle d’un récepteur G. R. (à grande résistance) par exemple. — Supprimant les communications sous le socle, relions la borne d’entrée L (ligne) à la
- p.136 - vue 155/289
-
-
-
- — 137 —
- tateur et le rappel par inversion. — Dans les deux cas, le courant de départ, ne traversant pas la bobine, conserve plus d’énergie pour parcourir la ligne et actionner le rappel et le récepteur du correspondant.
- Le second montage est préférable au premier, les rappels par inversion étant toujours suffisamment sensibles, quand ils sont bien réglés.
- Nous considérons ces deux méthodes comme défectueuses, parce qu’elles ont l’inconvénient de ne pas conserver à l’ensemble de la ligne municipale une résistance uniforme et constante. Cet inconvénient devient important pour le service du bureau de l’État, quand plusieurs de ses manipulateurs puisent à une même pile positive ou négative. — Avec la bobine placée entre le paratonnerre et le galvanomètre, l’équilibre de la ligne est conservé : que l’un des correspondants reste ou non sur appareil.
- La figure 76 indique l’installation (sans bobine de résistance) d’un poste monté, en dérivation
- culasse. Relions les deux boudins extérieurs des bobines à la borne de sortie T (terre). Le courant de réception se divisera, à la culasse (bifurcation), entre les deux bobines, péAétrera dans chacune par l’extrémité soudée s (fig. 64), et sortira simultanément par les deux boudins reliés à la terre, par la borne T. — La résistance au point de bifurcation (culasse) ne sera plus que :
- 100 x 100 10000
- • 100 + 100 200 OU 100
- = 50 kilomètres (500 unités).
- La résistance totale (2000 unités) aura été réduite au quart; soit à 500 unités. Le récepteur G. R. (à grande résistance) sera devenu récepteur M. R. (à moyenne résistance). — Pour que le courant détermine deux pôles de noms contraires, en regard de l’armature, il faudra dans ce cas, que les deux bobines aient été enroulées en sens contraire l’une de l’autre (page 114).
- La formule R = s’écrit, d’une façon plus générale :
- A -}- B
- H Œ Jl'l ,
- r + r
- p.137 - vue 156/289
-
-
-
- pl.5 - vue 157/289
-
-
-
- 139
- Fig. 76.
- Poste monté en dérivation avec rappel par inversion, sans bobine de résistance.
- Lorsque le courant vient de la ligne, il entre dans chaque instrument accessoire par la borne L, et il en sort par la borne A, allant vers l’appareil ou le rappel et la terre. Le courant de départ suit le même chemin en sens contraire, du manipulateur à la ligne.
- La Lettre T désigne les communications avec la terre.
- — P — — — la pile.
- — H — — — le rappel.
- — S — — — la sonnerie.
- Fig. 77.
- Poste embroché avec rappel par inversion, sans bobine de résistance.
- Lorsque le poste embroché reçoit de la ligne 1, le courant parcourt les instruments dans le même sens que pour la figure 76, et va chercher la terre à l’extrémité de la ligne 2. Le contraire a lieu quand c’est le correspondant de cette ligne 2 qui transmet.
- Lorsque le poste embroché transmet, son courant prend la terre par les récepteurs de chacun de ses deux correspondants, qui reçoivent en même temps sa transmission.
- p.139 - vue 158/289
-
-
-
- pl.6 - vue 159/289
-
-
-
- — 141
- (P, Jig. 61), avec rappel par inversion de courant.
- Quand l’un des deux postes est embroché (P, fig. 62), le montage est un peu modifié. On substitué la seconde ligne à la terre, qui n’est plus employée que pour le paratonnerre.
- La figure 77 indique cette installation que nous représentons plus simplement par la figure théorique 78.
- Fig-,
- 78.
- La transmission dans les deux sens est interdite aux postes municipaux embrochés et munis d’un rappel par inversion de courant; quand un bureau doit correspondre dans' deux directions avec un seul récepteur, il est monté en poste double (1).
- (1) Voir page 154 et figure 85.
- p.141 - vue 160/289
-
-
-
- — 142 —
- i
- BOITE-POSTE
- L’installation télégraphique des recettes simples est maintenant uniforme. Le poste est monté dans une boîte fermant à clef. Il contient tous les instruments nécessaires, soit pour une installation simple, soit pour un poste avec rappel par inversion de courant et bobine de résistance.
- Cette boîte renferme un récepteur à dévidoir de côté, un manipulateur, deux commutateurs bavarois, un paratonnerre à bobine, un galvanomètre horizontal ou vertical, une sonnerie, un rappel par inversion de courant, une bobine de résistance et un bouton de sonnerie.
- Les figures 79 et 91 représentent l’installation d’une boîte-poste. La partie postérieure de la table est relevée verticalement; c’est l’un des côtés de la boite que forme le poste lorsqu’il est fermé (1).
- Ce que nous axons dit à propos du poste simple
- y
- (1) Le nouveau galvanomètre horizontal est fixé sur la table de la boîte-poste et non sur sa paroi verticale. Le nouveau bouton de sonnerie, décrit plus loin, a une apparence différente de l’ancien. L’aspect de la boîte-poste est par suite un peu modifié; mais l’ordre des communications n’est pas changé. Les figures théoriques 79 et 91, dessinées spécialement pour cet ouvrage, et afin de faciliter l’étude de ces communications, ne représentent pas le trajet réel des fils. La construction les dispose autrement pour éviter les croisements, mais les communications métalliques d'un instrument à l’autre sont toujours les mêmes.
- p.142 - vue 161/289
-
-
-
- pl.7 - vue 162/289
-
-
-
- — 144
- représenté par la figure GO, s’applique aux figures 79 el 91; cependant nous indiquerons de nouveau le parcours du courant par ces communications.
- Le courant venant de la ligne arrive d’abord à la borne L, et traverse, comme nous l’avons vu déjà, le paratonnerre à bobine en suivant le fil préservateur. Puis, en passant par la bobine de résistance, s’il y en a Une (1), il entre dans le galvanomètre, dont il fait osciller l’aiguille, et se rend, en L4, au commutateur 1. Si la fiche de celui-ci est sur la plaque de sonnerie (S'1), le courant de ligne se perd à la terre en faisant fonctionner le rappel par inversion. Comme nous l’avons vu, page 119, le rappel envoie alors le courant de la pile du poste jusqu’au commutateur de sonnerie 2, qui le dirige, soit sur la sonnerie de jour (S3), soit sur la sonnerie de nuit (S4), selon la position de la cheville.
- Dès qu’on a placé la fiche du commutateur 1 sur appareil (A3), le courant se rend au manipulateur en L5, et, par l’intermédiaire du levier, il passe par A4 à la borne LG du récepteur. Il se perd à la terre par T2 et, sous son influence, l’électro-aimant fonctionne.
- Le facteur chargé de porter à domicile les dépêches reçues par un bureau municipal, ne réside pas
- (1) Lorsque la bobine de résistance n’est pas utilisée, on relie, par une tringle de cuivre, ou mieux, par un bout de fit de câble, le bouton d’entrée La au bouton de sortie A1. Si c’est le rappel par inversion qui est supprimé, on relie de même le bouton L7 au bouton S2. — P2 et T3 sont, dans ce cas, sans emploi.
- p.144 - vue 163/289
-
-
-
- — 145 —
- habituellement dans le local de ce bureau. Ln bouton de sonnerie B, situé à gauche de la boîte-poste, sert à appeler cet agent. En appuyant sur le bouton, on envoie la pile du poste, par un fil de ligne fixé à la borne SF, dans une sonnerie placée dans son logement.
- Sonnerie de facteur. — La sonnerie du facteur est un trembleur comme la sonnerie de poste. Elle a la forme d’une sonnerie d’appartement. Elle est munie d’un paratonnerre spécial destiné à la préserver des décharges atmosphériques provenant du fil qui la relie au poste télégraphique.
- Voyons d’abord ce paratonnerre. Son nom indique sa construction : c’est le paratonnerre à stries.
- Il est formé de deux plaques de cuivre creusées, sur une de leurs faces, par une quinzaine de cannelures à arêtes vives ou stries.
- Ces deux plaques sont montées de telle sorte que l’une d’elles ( fig. 80) sert de fond à un petit tiroir en ébonite muni de rainures dans lesquelles on fait glisser la seconde plaque {fig- 81), et qui la maintiennent à un demi-millimètre environ de la pre- ^ mière.
- Lorsque l’instrument est refermé {fig- 82 et 83), les stries de chaque plaque se trouvent placées à l’intérieur et se croisent avec celles de l’autre plaque. Cette disposition détermine, sur chacune des vives arêtes, quinze points de croisement équivalant à quinze pointes par strie {soit 225 pointes).
- 10
- p.145 - vue 164/289
-
-
-
- — 146 —
- Nous verrons plus loin que lorsqu’on installe la sonnerie, on fait communiquer la plaque inférieure de ce paratonnerre avec la terre, tandis que la plaque supérieure fait partie du circuit de la sonnerie et de son fil de ligne.
- •Le fluide atmosphérique passe facilement des pointes, ou mieux des stries d’une plaque, à celles de l’autre ; mais le courant de la pile ne peut fran-
- Fig. 8(T(Plaque de terre). Fig. 81 (Plaque de ligne).
- chir l’espace qui les sépare et ne parvient à la terre qu’après avoir parcouru utilement le circuit de la sonnerie.
- La figure 83 montre que l’éléctro-aimant de cette sonnerie est identique comme montage, sinon dans la forme, à l’électro-aimant de la sonnerie de poste.
- p.146 - vue 165/289
-
-
-
- Il en diffère simplement en ce qu’il est renversé.
- Deux bobines AA' à carcasse de bois entourent deux nojraux, dont la culasse G est fixée sur une platine en cuivre qui supporte également le contact K et Y armature I, par son ressort B'.
- Le bouton de serrage L (ligne) est relié, par un fil de cuivre et par la vis L', à la plaque supérieure (plaque de ligne) du paratonnerre. Un autre fil métallique relie la môme plaque par la vis S à la vis L2 et, par suite, au fil des bobines. Ce fil, après avoir garni la première bobine A, forme la seconde A', et est fixé à la platine par son autre extrémité S'.
- Le ressort BB'., qui supporte l’armature l, est maintenu au moyen d’une équerre D en cuivre qu’on peut, à volonté, faire glisser entre la platine et sa vis de réglage N. Ce glissement est facilité par la forme elliptique de Y œil dans lequel passe la vis N. Cette disposition permet de régler la tension du ressort B et la position de l’armature I en face des noyaux.
- L’extrémité libre du ressort B'B vient s’appliquer, au repos, contre la pointe platinée de la vis-contact K. La borne qui supporte cette vis-contact, est fixée aussi sur la platine; mais elle en estwo/eepar une rondelle en ébonite. Un fil de cuivre relie cette borne au bouton T, qui communique aussi avec la plaque inférieure (plaque de terre) du paratonnerre à stries.
- On fixe au bouton L de la sonnerie le fil de ligne qui doit la relier au bureau télégraphique, et
- p.147 - vue 166/289
-
-
-
- pl.8 - vue 167/289
-
-
-
- l’on fait communiquer métalliquemenl le bouton T avec la terre.
- Le fonctionnement de cette sonnerie est absolument le même que pour la sonnerie de poste (fig.2\). Dès qu’en appuyant sur le bouton de sonnerie du bureau, on envoie le courant de la pile sur le fil du facteur, ce courant parvient au bouton L (fig. 83); baigne la plaque de ligne du paratonnerre; passe de la vis S à la vis L2; parcourt le fil des bobines ; puis, par la vis S', la platine, l’équerre D, le ressort B'B et le contact K, se rend au bouton T et se perd à la terre. L’électro-aimant, sous l’influence de ce courant, attire l’armature; la communication cesse entre le ressort B et le contact K : le circuit est rompu. L’armature retombe; le ressort B referme.le circuit, et le va-et-vient continue, comme dans la sonnerie de poste (fig. 21 et 22).
- Afin de préserver le plus possible la sonnerie du facteur, on maintient, au repos, son conducteur en contact permanent avec la terre au moyen du bouton de sonnerie.
- . Ce bouton de sonnerie ressemble à un petit manipulateur. Il suffit d’examiner la figure 84 pour se rendre compte du fonctionnement de l’instrument. Une lame de ressort en acier L est reliée, par un petit massif, au fil du facteur sf et peut fléchir, quand on appuie sur le bouton B qui termine son extrémité libre.
- Un second massif T, relié au fil de terre, est en contact permanent avec la lame L, c’est-à-dire avec le fil de sonnerie, tant que cette lame n’est pas dé-
- p.149 - vue 168/289
-
-
-
- — 150
- placée par une pression sur le bouton B. Quand ce déplacement a lieu, la lame {ligne) quitte le contact de terre et va s’appliquer sur le contact d’un troisième massif P, en communication avec la pile du poste. Le courant passe immédiatement sur le conducteur SF {Jig 91) et va chercher la terre en passant par la sonnerie du facteur. Dès que la pression
- T
- du bouton cesse, la lame de ligne revient s’appliquer contre le contact de terre.
- Le bouton de sonnerie des boîtes-postes anciennes a l’aspect d’un bouton rond ordinaire (B, Jig. 79), mais il fonctionne comme celui que nous venons de décrire. Le contact permanent, entre le Pd de sonnerie et la terre, ainsi que la prise de pile, y sont assurés par trois petites lames élastiques en cuivre, qui remplacent la lame L et les contacts T et P.
- p.150 - vue 169/289
-
-
-
- — 151
- POSTE DOUBLE A UN SEUL RÉCEPTEUR
- Quand un poste de l’État correspond avec deux bureaux municipaux,.ceux-ci ne sont pas toujours échelonnés sur un même fil. Si ces bureaux sont situés dans des directions opposées, la communication a lieu par deux lignes distinctes. Un seul récepteur peut cependant suffire au poste de l’État; il sert alors alternativement pour l’une et l’autre ligne.
- Ce mode d’installation est employé au poste central de Paris ; la figure 85 en indique la disposition.
- U et L2 sont les deux lignes télégraphiques. Des paratonnerres commutateurs les dirigent, à volonté, sur un galvanomètre unique, relié directement au manipulateur.
- Quand on transmet sur l’un des deux fils, on doit avoir soin de tenir l’autre sur sonnerie au paratonnerre.
- L’inversion de courant étant alors inutile, on emploie le même pôle pour transmettre à l’un ou à l’autre correspondant.
- Les lignes ainsi desservies par un poste double doivent être de longueurs à peu près égales. Si la différence est trop grande, on y supplée en ajoutant une bobine de résistance à la ligne la plus courte (1).
- (1) Voir page 133. — Inutile de dire qu’en bifurquant les deux fils à l’entrée du poste de dépôt (au paratonnerre d’entrée), on peut ramener l’ensemble des deux lignés à un réseau municipal, fonctionnant par inversion de courant (disposition de la
- p.151 - vue 170/289
-
-
-
- Fig. 85.
- -- «»» -----a**~ÏÂ-rr>«.h.i - I .
- j^...i>^L. -.—-^. -
- pl.9 - vue 171/289
-
-
-
- 153
- Commutateur de pile. — A défaut de bobine de résistance, on emploie une pile graduée; c’est-à-dire que pour transmettre au poste le plus rap-
- Fig. 80.
- proehé, on se sert d’un courant plus faible que pour l’autre poste, et que ces deux courants sont puisés à la même pile.
- L’installation est, dans ce cas, un peu modifiée; on complète le manipulateur par un commutateur de pile.
- figure 61). — Le montage en poste double nous paraît pourtant préférable, même quand la bifurcation, établie à la sortie de la localité, peut économiser un fil dans la traversée de ville. Avec le poste double, les deux lignes télégraphiques restent indépendantes l’une de l’autre, en cas de dérangement.
- p.153 - vue 172/289
-
-
-
- — 154 —
- Le bouton de pile du manipulateur est relié mé-talliquement ( fig. 86) avec la manette ou le bouton G {fig. 23 et 24) d’un commutateur rond ou bavarois.
- L’un des pôles de la pile étant à la terre, deux fils P2 et P1 mettent le commutateur en communication, l’un avec le pôle extrême de la pile, l’autre avec un élément intermédiaire convenablement choisi suivant la longueur de la ligne la plus courte.
- Avec cette installation, quand on manœuvre le commutateur, au lieu de substituer un pôle à l’autre pour transmettre à deux correspondants différents, c’est la force du courant {tension ou quantité) qu’on fait varier sans en changer le sens.
- TRANSLATION
- Relais. — Nous avons vu comment on utilise la palette du rappel par inversion, pour faire fonctionner la sonnerie, en substituant le courant du poste municipal à celui qui vient de la ligne. Cette substitution d’un courant à un autre s’emploie aussi lorsque la distance entre deux postes correspondants est trop grande, ou lorsqu’un troisième est placé sur le même fil entre les deux premiers (1).
- Chaque poste extrême dispose d’un courant suffisant pour faire fonctionner les appareils du poste
- (1) Ce cas se présente rarement pour les recettes simples.
- p.154 - vue 173/289
-
-
-
- intermédiaire, mais trop faible pour parvenir efficacement à l’autre extrémité de la ligne.
- Ce courant est remplacé, relayé par celui du poste intermédiaire, au moyen d’un appareil spécial nommé relais. Souvent, au lieu de relais, on utilise au poste intermédiaire les deux récepteurs à cinq bornes, destinés à recevoir les transmissions ^ postes extrêmes.
- appareils sont, dans ce cas, montés en
- 40N^a>W*iCATK>NS. — Le levier de chaque ré-'^est relié (1), au moyen de commutateurs, avec la ligne desservie par l’autre appareil. De plus, la pile de chaque manipulateur aboutit à la vis-contact (2) qui sert de butoir inférieur au levier du récepteur de l'autre ligne.
- De sorte que, chaque fois que le levier d’un appareil est mû par le courant de son correspondant, ce levier, en s’abaissant, établit la communication entre l’autre ligne, à laquelle il est relié, et la pile qui dessert cette autre ligne. Ce nouveau courant va reproduire la transmission du premier correspondant sur la bande du second.
- Réglage. — Le réglage des récepteurs, montés en translation, doit répondre à deux objets :
- 1° Permettre au couteau de marquer nettement la transmission sur la bande ;
- (1) Par le massif ,et la borne M de l’appareil.
- (2) P’ (fig. 5, 6 et 8).
- p.155 - vue 174/289
-
-
-
- — 156 —
- 2° Faire en sorte que ce couteau, en appuyant trop sur la molette, n’empêche pas le contact parfait du levier avec la vis-contact inférieure reliée à la pile.
- Pour cela, il suffit que le tampon soit toujours bien encré et que la vis de réglage du couteau soit desserrée lonï juste asse\ pour déterminer le frottement de la bande contre la molette.
- Il est important que l’armature F (fig! 6 et 8) ne touche pas, à l’attraction, l’extrémité supérieure des fers doux de l’électro-aimant. La vis P' doit empêcher ce contact. En effet, s’ils ne sont pas en fer absolument pur, les fers doux conservent, après le passage du courant dans les bobines, une petite aimantation qui ne disparaît que lentement : c’est le magnétisme rémanent (1). Cette aimantation est suffisante, lorsque l’armature touche aux fers doux, pour la maintenir collée dans les intervalles des signaux reçus, qui sont alors déformés. Ce défaut de réglage rend la translation impraticable : l’extrémité intérieure du fil de chaque bobine est soudée à la carcasse; elle adhère, par suite, au noyau (voir p. 23). Or, si l’armature touche les fers doux en même temps que le levier bute sur la vis P', le courant du poste passe de cette vis P', par l’armature, dans les fers doux et la culasse, se divise entre chaque bobine, les parcourt l’une et l’autre de l’intérieur à l’extérieur, et va se perdre d’un côté à la terre du récepteur, de l’autre à la ligne. Il produit
- (1) Voir page 25.
- p.156 - vue 175/289
-
-
-
- — 157 —
- ainsi deux pôles de même nom aux extrémités des fers doux; l’armature reste attirée. Le courant passe alors en permanence, et il faut ou détacher le fil de pile, ou arracher l’armature avec la main.
- Transmission. — Si minime que soit le temps employé par le levier à parcourir l’espace entre les deux vis-contacts I, F3', on comprend qu’il doit raccourcir d’autant la longueur des traits et des points transmis.
- f)ans une transmission en relais, les signaux ayant à subir deux fois ce raccourcissement, leur diminution devient sensible au poste d’arrivée, surtout pour les points. Il faut donc que l’employé qui transmet appuie sur les points un peu plus longtemps que lorsqu’il transmet directement.
- Cet allongement des points doit d’ailleurs être pris sur leurs séparations, et ne doit pas augmenter la longueur totale de la transmission.
- La figure 87 représente les communications d’un poste avec deux lignes montées en translation (1).
- (I) Montage d’un poste pour deux lignes en translation.
- I» Communication en translation ou relais (*) :
- Manettes des deux commutateurs sur contacts 1.
- 2° Communication directe ou métallique ;
- Manettes des deux commutateurs sur contacts 2.
- 3° Les deux" lignes sur récepteur :
- Manettes des deux commutateurs sur contacts 3.
- 4° Les deux lignes sur sonnerie :
- Manettes des deux commutateurs sur contacts 4.
- (') La figure 87 représente celte communication.
- p.157 - vue 176/289
-
-
-
- Fils de ligne
- Fils de terre-: — -
- pl.10 - vue 177/289
-
-
-
- — 159 —
- Ces sortes d’installation permettent toujours la communication ordinaire du poste intermédiaire avec chacun des deux correspondants, ainsi que la communication directe métallique entre les deux lignes qu’il relie.
- Lorsque deux lignes télégraphiques doivent fonctionner en relais, sans que le poste intermédiaire ait à intervenir autrement que pour régler la translation, les récepteurs ne sont plus utiles que par leurs communications électriques. On les remplace alors par des parleurs, instruments bien moins coûteux et qui offrent l’avantage de faire entendre plus facilement les transmissions qu'ils reproduisent.
- Parleur. — Le nom du parleur indique clairement son usage ; il sert surtout à lire les signaux au son.
- C’est un électro-aimant boiteux, c’est-à-dire n’ayant qu’une seule bobine A (fig. 88). Celle-ci est formée, comme pour la sonnerie de facteur, d'une carcasse en bois, et les deux extrémités dénudées de son fil ressortent à l’extérieur.
- La culasse CC et ses deux noyaux NN' ne font pas partie du circuit de la bobine, parce qu’on les utilise lorsqu’on monte le parleur en relais ou en translation. Le noyau NN, dépourvu de bobine, supporte un tube en ébonite E. La vis S, qui sert à fixer ce manchon isolant, maintient également une chape F en cuivre terminée en fourche. Les branches de cette chape sont traversées par deux
- p.159 - vue 178/289
-
-
-
- — 160 —
- vis D qui servent de pivots à l’axe autour duquel se meut Y armature B de l’électro-aimant.
- Cette armature est fixée à son axe par une pièce de cuivre G dans laquelle elle est encastrée, et qui supporte, en outre, un ressort-lame R, dont la tension maintient l’armature relevée au-dessus des noyaux. On règle la tension de ce ressort au moyen
- Fig. 88.
- d’une vis V montée sur le socle en bois HH de l’élec-tro-aimant.
- L’armature étant ainsi relevée sous l’action de son ressort antagoniste R, vient buter, au repos, contre la pointe platinée d’une autre vis de réglage T, avec laquelle on limite sa course. Ce butoir est supporté par une sorte de potence en cuivre KK, dont nous n’avons représenté que la partie postérieure et supérieure pour laisser voir lavis. L’extré-
- p.160 - vue 179/289
-
-
-
- — 161 —
- mile libre de Parmalure et celle du noyau (N') sont aussi platinées pour en prévenir l’usure. Le tout est fixé sur un second socle en bois O, qui est garni de cinq bornes et de fils de communication.
- L’une des extrémités dénudées du fil de la bobiné est reliée à l’une de ces bornes, marquée L(l) ; Pautre extrémité à une seconde borne marquée T. Les trois autres bornes, analogues à celles du récepteur, sont en communication, l’une P avec la culasse G, la seconde I avec le support de la vis butoir P, et la troisième M avec le massif c\m maintient la vis de réglage V du ressort antagoniste.
- La construction du parleur le rend très sonore. C’est pour obtenir ce résultat que le sodé HH de Pélectro-aimant est évidé. On en augmente encore le son à l’aide d’un couvercle percé de trous. Ces ouvertures sont fermées à l’intérieur par un morceau d’étoffe de soie. La boîte constitue ainsi une sorte de tympan.
- Si le parleur ne doit servir qu’à la lecture au son, on l’installe simplement en fixant le fil de la ligne à l’une des deux bornes L, T, et le fil de terre à la seconde.
- Dès que le courant passe, l’armature fonctionne comme celle du récepteur Morse.
- Lorsque deux parleurs sont montés en relais, on ne conserve que la communication de terre. La se-
- (t) Les bornes L et T ne sont pas indiquées par la fig. 88; cachées par les bornes P et M, elles sont situées sur le bord postérieur du socle O.
- 0
- 11
- p.161 - vue 180/289
-
-
-
- — 162 —
- ronde borne du (il de bobine de chaque parieur est alors reliée à la borne I (vis butoir) de l’autre instrument.
- On amène l’un des fils de ligne à la borne M (vis de réglage de l’antagoniste) d’un des parleurs, et l’on relie la borne M de l’autre parleur à la seconde ligne.
- On fixe les fils de pile aux bornes P (culasse), chaque pile aboutissant au même parleur que la ligne qu’elle doit alimenter.
- Au contraire, si les parleurs sont installés en translation, avec des manipulateurs, les piles doivent être croisées comme pour la translation par récepteurs ( fig. 87).
- On emploie quelquefois le parleur à la place de la sonnerie, pour éviter le bruit strident de ce dernier instrument. Cette substitution a lieu, par exemple, lorsqu’un poste doit desservir deux lignes différentes avec un seul récepteur.
- La figure 90 indique l’installation d’un poste intermédiaire sans relais avec un récepteur, un parleur et des sonneries pour deux lignes. Cette installation permet de supprimer à volonté l’emploi du parleur.
- Lorsque le poste est monté sans parleur ou lorsque cet instrument est embroché, c’est-à-dire intercalé dans une communication directe, les galvanomètres doivent être placés immédiatement après les paratonnerres, comme il a été dit pages 49 et 109. •
- p.162 - vue 181/289
-
-
-
- Installation d’un poste pour une seule ligne sans paratonnerre. — Quand un poste est desservi par une ligne télégraphique souterraine urbaine, le paratonnerre est inutile. L’installation est simplifiée, comme le montre la figure 60 bis, à laquelle s’appliquent les indications concernant la figure 60 (voir page 107).
- Ki»\ 60 bis.
- Les trois bornes T, L, P servent à relier la table aux trois fils : Terre, Ligne, Pile. — Les lignes blanches représentent les fils de communication établis dans l’épaisseur de la table, et reliant entre eux les instruments. Ces lignes indiquent donc le parcours du courant électrique : — Réception : le courant du correspondant arrive à la borne L, traverse le galvanomètre dont il dévie l’aiguille, et parvient au commutateur, en L3. — Si la fiche est à
- p.163 - vue 182/289
-
-
-
- — 164
- gauche, le courant passe, par S1 et L6, à la sonnerie, la fait vibrer et en sort, par T3, pour se rendre à la terre par T. — Pour recevoir, on place la fiche à droite : le courant passe alors, par A2, LA, A3 et L5, au récepteur, suit le fil des bobines de l’électro-aimant, sort par T2 et se perd également à la terre par T. Sous son action, le levier reproduit la transmission du correspondant. — Transmission : la fiche étant placée à droite, quand on appuie sur le bouton du manipulateur, le courant de la pile du poste, venant de P à P1, passe par IA, A2, L3, A1 et L2 jusqu’à L. 11 suit la ligne télégraphique et s’en va faire fonctionner de la même façon le récepteur du correspondant. — L’aiguille du galvanomètre dévie alors dans le sens contraire.
- Installation d’un poste avec morse et cadran. — Dans le cas où deux lignes sont desservies par un appareil à cadran et par un morse, l’installation est conforme à la figure 89.
- Poste monté pour deux lignes avec morse et cadran.
- 1° Ligne 4 sur morse. —Ligne 2 sur cadran (') :
- Manette du commutateur 4 sur contact M1.
- — — 2 — C*.
- 2° Ligne 4 sur cadran. — Ligne 2 sur morse :
- Manette 4 sur contact G1.
- — 2 — Ms.
- 3° Les deux lignes en communication directe :
- Manette 4 sur contact D1.
- — 2 — D2.
- 4° Les deux lignes sur sonneries :
- Manette 4 sur contact S1.
- — 2 — S»;
- O Communication représentée par la figure 89.
- p.164 - vue 183/289
-
-
-
- pl.11 - vue 184/289
-
-
-
- La figure 90 indique le montage d’un poste télégraphique intermédiaire avec un parleur. Pour obtenir la figgre des communications sans parleur, il suffit de couvrir avec un morceau de papier le parleur, son galvanomètre et son commutateur, ainsi que le fil allant de P1 à P2 et le fil du commutateur 3.
- Différentes communications d’un poste intermédiaire -sans relais (positions des manettes).
- 1° Ligne 1 sur récepteur. — Ligne 2 sur sonnerie : Manette du commutateur 1 sur contact AL
- — — 2 — S2.
- — — 3 inutile (I ).
- 2° Ligne 2 sur récepteur. — Ligne 1 sur sonnerie : Manette 1 sur contact SL
- — 2 — A2.
- — 3 inutile (1).
- 3» Ligne 1 sur récepteur. — Ligne 2 sur parleur : Manette 1 sur contact AL
- — 2 . — P2.
- — 3 — TL
- 4° LfGNE 2 SUR RÉCEPTEUR. — LlGNE 1 SUR PARLEUR :
- Manette 1 sur contact PL
- — 2 — A2.
- — 3 — TL
- 5° Ligne 1 et ligne 2 en communication directe par l’intermédiaire DU PARLEUR :
- Manette 1 sur contact PL Ou bien : Manette 1 sur contact PL
- — 2 — *PL — 2 — P4.
- — 3 — PL — 3 — PL
- 6° Lignes 1 et 2 en communication directe MÉTALLIQUE:
- Manette 1 sur contact PL
- — 2 - PL
- — 3 inutile (1).
- 7° Lignes 1 et 2 sur sonneries :
- Manette 1 sur contact SL
- — 2 — S2.
- — 3 inutile (1).
- (I) Quand la manette 3 est inutilisée, avoir bien soin de ne pas la laisser sur contact T1, c'est-à-dire en communication avec la terre.
- p.166 - vue 185/289
-
-
-
- pl.12 - vue 186/289
-
-
-
- DÉRANGEMENTS
- y-' '
- Différentes avaries peuvent se produire, soit dans les appareils, soit dans les conducteurs du poste, soit sur la ligne oii chez le correspondant.
- Ces dérangements sont naturellement de deux sortes :
- Dérangements mécaniques ou de réglage;
- Dérangements électriques ou de communication.
- Avant de chercher à déterminer la nature el remplacement d’un défaut de communication, c’est-à-dire avant de localiser un dérangement électrique, il convient, d’être sûr du bon fonctionnement des instruments compris dans l’installation du poste télégraphique.
- Voyons donc d’abord les principaux dérangements mécaniques.
- p.168 - vue 187/289
-
-
-
- 169
- DÉRANGEMENTS MÉCANIQUES
- DÉRANGEMENTS DU RÉCEPTEUR
- Les dérangements mécaniques du récepteur influent sur les deux principales fonctions de cet instrument : le déroulement du papier, — l’impression des signaux.
- I. L’appareil ne déroule pas.
- II. Le papier avance mal.
- III. L’impression est défectueuse.
- Voici les différentes causes qui peuvent produire ces trois sortes de dérangements.
- «
- I. L’appareil ne déroule pas..
- 1° L’appareil n’est pas remonté.
- 2° Le dévidoir D ( fig. 1 et 5) se grippe sur son axe et arrête l’appareil en tendant le papier du rouleau, dont le centre est serré sur le manchon de bois.
- 3° La bande est retenue par la pression du petit ressort-lame, qui est logé dans la fourchette E (comme dans le cas précédent, cet effet ne se produit que si les cylindres Retr serrent suffisamment la bande).
- 4° Les cylindres R et r sont trop serrés l’un contre l’autre par la vis V (le petit cylindre fait, dans ce cas, l’effet d’un frein).
- 5° Le manque d’huile aux pivots d’un ou de plu-
- p.169 - vue 188/289
-
-
-
- — 170
- sieurs axes détermine le grippement de ces axes (généralement, on entend un grincement, à moins que l’appareil ne s'arrête complètement).
- Ce bruit aigu s’entend surtout lorsque le grippement a lieu aux axes des deux cylindres entraîneurs. Qn le constate en relevant le petit cylindre : le grincement cesse alors et recommence dès qu’on le fait retomber.
- 6° Le couteau appuie trop fortement contre la molette et arrête l’appareil à chaque trait, en faisant également frein.
- II. Le papier avance mal.
- 1° La bande est arrêtée par le ressort de la fourche E (fig. 1 et 5) et glisse entre les cylindres R et r qui ne la serrent pas assez.
- 2° Le couteau, un peu trop détendu, arrête à chaque trait le papier, sans empêcher l’appareil de dérouler, les cylindres R et r ne pinçant pas assez la bande.
- 3° Le rouleau de papier, trop évidé au centre et déformé, est plus lourd d’un côté que de l’autre : il y a frottement du papier contre le galet de bois du dévidoir. Quand le rouleau retombe brusquement, la bande se relève sur le couteau et frotte contre la molette.
- 4° Le guide g est composé de deux cylindres en cuivre, mobiles sur un même axe. Ils sont garnis chacun d’une joue à leur extrémité extérieure, ce qui donne à l’ensemble l’aspect d’une petite car-
- p.170 - vue 189/289
-
-
-
- — 171 —
- casse de bobine. La bande doit glisser entre les bords intérieurs de ces joues (1). Si elles sont tçop rapprochées, la bande ne peut y entrer et tend à sortir d’entre la molette et le couteau. Si elles sont trop écartées, la bande avance de travers et l'impression des signaux est ondulée.
- 5° L’axe du volant régulateur est trop serré entre ses agates. La résistance qu’occasionne ce serrage peut ralentir considérablement le déroulement de la bande et déterminer même l’arrêt complet, du mouvement.
- 6° Le même effet peift être causé par l’amas de cambouis et de poussières dans Yagate du pivot inférieur du volant; il en résulte un grippement.
- III. Impression défectueuse.
- 1° 11 n’v a pas d’encre sur le tampon.
- 2° Le tampon est encroûté et l’encre glisse, s’amasse sur la molette : quand on vient d’encrer, il y a trop d’encre; peu après, il n’y en a plus. Quand l’appareil est arrêté, une goutte se dépose sur la bande et produit une tache à chaque tour de cylindre.
- 3° Le tampon, encrassé à l’extérieur, ne tourne pas et n’encre plus la molette.
- 4° La molette, encrassée, salit la bande.
- 5° Le papier du rouleau est ondulé et touche la molette entre les signaux.
- (I) Voir pages 9 et 97.
- p.171 - vue 190/289
-
-
-
- — 172 —
- 6° Le levier n’a pas assez de jeu : la vis I est trop serrée.
- 7° Les signaux sont encrés irrégulièrement; il semble qu’une autre transmission soit superposée sur celle qu’on reçoit réellement du correspondant.
- Cet effet se produit particulièrement avec les récepteurs dont la molette est munie de goupilles sur lesquelles engrènent les dents d’une plaque circulaire de laiton, montée sur l’axe du tampon (fig. 56). Nous avons vu, page 16, que ce système a pour but d’assurer la rotation du tampôn; mais il faut que ce dernier soit toujours bien garni. S’il est creusé par l’usage, sa joue postérieure porte sur les goupilles, qui la repoussent successivement. Le tampon, ainsi soulevé, n’encre plus la molette que lorsqu’il retombe et celle-ci, à son tour, ne marque bien les signaux que dans chaque intervalle des goupilles.
- L’énumération des différentes causes de dérangement mentionnées ci-dessus indique en général CE QU’IL Y A À FAIRE POUR Y REMÉDIER:
- PREMIER CAS
- L’appareil ne déroule pas.
- 1° Remonter l’appareil. — Si la clef tourne sans effort et sans arrêt, c’est que le ressort moteur est décroché ou rompu. C’est une réparation d’atelier ; faire remplacer l’appareil.
- 2° Frotter légèrement d’huile l’axe du dévidoir; desserrer l’écrou s’il a été changé d’appareil et s’il
- p.172 - vue 191/289
-
-
-
- 173 —
- frotte trop. U ne faut pas, pour éviter ces arrêts, enlever une partie du papier-bande, au centre du rouleau. D’abord cette suppression de papier est du gaspillage ; ensuite elle détermine les inconvénients indiqués au § 3 du deuxième cas (pages 170 et 174).
- 3° Faire passer la bande, dans la fourchette E, de l’autre côté du ressort-lame, c’est-à-dire à l'intérieur du cintre formé par ce ressort.
- 4° Desserrer la vis V. On reconnaît que cette vis est trop serrée lorsque, après avoir relevé le petit cylindre r avec le levier M, et lâchant ce dernier, on voit le cylindre retomber sous l’action du ressort.
- 5° Mettre, avec la pointe d’une grosse aiguille^ une goutte d'huile fine d’horlogerie aux pivots des mobiles (voir page 98).
- Chaque pivot tourne dans un trou fraisé d’une des platines du massif. La fraisure est fermée hermétiquement par une petite plaque de cuivre, qui y maintient l’huile et empêche la poussière d’y pénétrer. Il faut, avant d’huiler, essuyer le cambouis dans la fraisure; celle-ci doit toujours être bien close par la plaque, dont on a soin de serrer la vis après l'huilage.
- 6° Serrer légèrement la vis de réglage A, s’il s’agit d’un des anciens leviers (fi g. 48 et 49) (voir page 87).
- Desserrer, au contraire, la vis A, quand on opère sur un levier nouveau (fig. 53) (voir page 94).
- Pour assurer le fonctionnement régulier du mou-
- p.173 - vue 192/289
-
-
-
- vemenl d’horlogerie, il esl bon de t'aligner le moins possible le ressort moteur contenu dans le barillet (1).
- On doit donc faire dérouler l’appareil tous les soirs, à la clôture, en ayant soin de rçlever le cylindre r (fig. 1 et 5), pour que la bande ne soit pas entraînée inutilement.
- DEUXIÈME CAS
- Le papier avance mal.
- 1° Serrer davantage les cylindres R et r et sortir la bande de la fourche E, pour la replacer à Yinté-rieur du cintre formé par le ressort-lame de cette fourchette E (voir page 173, § 3).
- 2° Serrer légèrement la vis de réglage des cylindres dérouleurs. Régler le couteau suivant les indications du § 6, page 173.
- 3° Changer de rouleau et retirer le moins possible de papier du centre. S’il y a deux manchons de bois, pincer entre eux l’extrémité intérieure de la bande, et, avant d’engager celle-ci dans les cylindres entraîneurs, serrer le rouleau en tournant le dévidoir à la main et en tirant sur l’extrémité libre de la bande. (Le papier doit être assujetti sur le dévidoir, celui-ci doit lourner avec lui. Veiller à
- (1) Voir page 99. — Le ressort moteur d’un récepteur Morse a 3m90 de longueur, d’un œil à l’autre. Il forme 19 spires quand il est remonté; mais pour que son action soit uniforme, son jeu est limité à 7 spires seulement (soit 14 demi-tours de clef).
- p.174 - vue 193/289
-
-
-
- ce que le dévidoir lourne toujours 1res facilement.)
- 4° Écarter ou rapprocher les deux cylindres du guide g, selon le cas.
- 5° et 6° La réparation de ce dérangement peut être dangereuse pour une personne inexpérimentée.
- En effet :
- Il est de la plus grande importance de ne pas desserrer, PENDANT QUE LE RÉCEPTEUR EST REMONTÉ, la
- chape de Y agate qui sert de trou au pivot supérieur du volant.
- Si cette imprudence était commise, le rouage n’étant plus maintenu par le volant, se déroulerait avec une rapidité de plus en plus grande. La petite roue dentée, qui engrène dans la vis sans fin du volant, se rongerait contre la spirale d’acier de cette vis sans fin. Les pignons d’acier des autres mobiles s'édenteraient. L’appareil serait mis hors de service. L’imprudent opérateur, couvert de limaille, pourrait être blessé.
- TROISIÈME CAS
- Impression défectueuse.
- 1° Mettre de l’encre.
- 2° et 3° Nettoyer le tampon : le gratter, pendant que l’appareil déroule, avec une allumette ou un papier tordu; ou bien le retirer et le nettoyer avec de l’essence.
- Ce nettoyage est rendu beaucoup plus facile
- p.175 - vue 194/289
-
-
-
- — 176 —
- par l’emploi du nouveau tampon à rondelle de feutre (1).
- ’ 4° Oter le tampon et frotter légèrement la molette devant et derrière avec du papier pendant que l’appareil déroule.
- 5° Changer de papier-bande (eet effet se produit surtout vers la fin du rouleau).
- 6° Desserrer légèrement la vis I.
- 7° Vérifier d’abord Si l’on n’a pas substitué un tampon ordinaire au tampon à dents. Si le tampon est trop creux, le remplacer par un autre bien garni.
- Pour les tampons à rondelle de feutre, il suffit de remplacer cette rondelle.
- DÉRANGEMENTS DU MANIPULATEUR
- Les dérangements du manipulateur sont :
- 1° Les contacts sales;
- 2° Les vis G ou D (fig. 45 et 46) trop desserrées ;
- 3° La vis RR' trop serrée (le levier n’a pas assez de jeu entre les contacts).
- Premièr cas. — Les signaux manquent chez le correspondant, ou bien il se plaint que les traits sont coupés. Nettoyer les contacts en passant entre eux une feuille de papier fort et non glacé. Il faut bien avoir soin, quand on tire le papier entre les contacts, de faire cesser leur pression, avant que le papier n’en sorte. Sans cela, une parcelle du bord
- (1) Voir d’ailleurs la description de ce tampon, page 102, et les recommandations concernant l’encrage, page 103.
- p.176 - vue 195/289
-
-
-
- — 177 —
- de ce papier, arrachée par cette pression et restant collée sur l’un des contacts, pourrait être cause d’un isolement.
- Deuxième et troisième cas. — Le correspondant se plaint de recevoir des contacts entre les signaux, ou que ceux-ci collent. Gela vient de ce qu’il s’établit, par instants, une communication avec la pile, dans les intervalles de la transmission.
- Si le manipulateur est trop dur, il faut desserrer les vis G et D, et, pour les manipulateurs ancien modèle, à ressort-lame sous le levier, tenir bien propres et sans huile les parois du levier et l’intérieur du massif.
- Avec le manipulateur à pivots, un trop fort serrage des vis G et D peut produire non seulement une grande dureté de manipulation, mais aussi un dérangement particulier qui se traduit par un isolement fréquent du récepteur (1). Le ressort antagoniste peut se détendre à la longue, et si, en même temps, les vis de suspension G et D serrent trop les pivots, le levier n’est plus suffisamment abaissé par le ressort. Il n’y a plus, au repos, adhérence entre la vis RR' et le contact platiné du socle. Par suite, le récepteur se trouve isolé à chaque instant; quoique le correspondant reçoive bien ce qu’on lui transmet.
- Pour remédier à ce dérangement, il n’y a qu'à desserrer la vis G, et, si cela est possible, à changer le ressort.
- (1) Voir page 84.
- 12
- p.177 - vue 196/289
-
-
-
- — 178 —
- DÉRANGEMENTS ÉLEGTRIQUES
- Les accidents qui troublent les transmissions électriques affectent soit les lignes, soit les communications intérieures, soit les instruments mêmes des postes télégraphiques.
- Qu’ils soient mécaniques ou électriques, ees dérangements se traduisent par différents résultats qui peuvent être ramenés à trois cas faciles à distinguer :
- 1° On reçoit du correspondant, mais le correspondant ne reçoit pas.
- 2° On reçoit des contacts plus ou moins prolongés et sans suite, et on ignore si le correspondant reçoit.
- 3° On ne reçoit rien.
- Lorsqu’une perturbation quelconque survient dans le service, le galvanomètre et le récepteur fournissent la plus grande partie des indications qui servent à déterminer la nature du dérangement.
- On doit s’assurer tout d’abord si le dérangement est extérieur ou intérieur. Pour cela, on fixe l’extrémité dénudée d’un fil de cuivre recouvert (fil d’essai) au bouton de ligne du paratonnerre à pointes ou du paratonnerre à lame de gutta-per-cha. S’il n’y a pas de paratonnerre d'entrée de poste, on fixe le fil d’essai au bouton L (fig. 79 et 91) de la boîte-poste.
- p.178 - vue 197/289
-
-
-
- — 179 —
- »
- Avec l’autre extrémité dénudée de ce fil d’essai suffisamment long, on touche le fil de la pile (P1, fig. 79 et 91). '
- Si l’appareil reproduit les contacts qu’on détermine ainsi, le poste est bon : le dérangement est sur la ligne.
- Si, en touchant le bouton de pile P1 avec le fil d’essai, on ne peut faire jouer le levier du récepteur, le dérangement est dans le poste.
- Avant tout, on doit serrer toutes les vis et tous les boutons de communication; vérifier si les lames ou les chevilles des différents commutateurs sont bien placées.
- On vérifie également si aucun objet métallique ne pose sur les fils de la labié de manipulation : de fausses communications peuvent être établies par un porte-plume, une plume ou des lunettes métalliques, des pinces, des ciseaux, un couteau, une clef, une aiguille, etc.
- La plupart des dérangements mécaniques, indiqués dans le chapitre précédent, peuvent être constatés de visu et sans qu’il soit nécessaire de recourir au fil d’essai.
- 11 n’en est pas de même des dérangements électriques ou magnétiques. Ceux-ci se produisent parfois dans le circuit intérieur des instrumenls, dont ils entravent les fonctions. 11 faut les chercher, les localiser, soit dans le récepteur, le rappel par inversion de courant, les sonneries, le galvanomètre, soit dans les paratonnerres, etc.
- p.179 - vue 198/289
-
-
-
- — 180 —
- t
- DÉRANGEMENTS ÉLECTRIQUES DU RÉCEPTEUR
- I
- Isolements. — Les dérangements électriques du récepteur ont, ordinairement, pour résultat, d’empêcher le courant de traverser les bobines de l’électro-aimant. Cet effet peut être produit :
- 1° Par la rupture d’un fil de communication sous le socle ;
- 2° Par la rupture d’une des attaches ou jarretières (1) qui servent à relier le récepteur à la table (terre ou ligne) ;
- 3° Par la sortie de ces attaches de leurs bornes respectives ;
- 4° Par la rupture du fil de Vélectro-aimant ou sa sortie de l’une de ses deux bornes, s’il s’agit d’un ancien modèle ;
- 5° Enfin, par une communication métallique entre ces deux dernières bornes ou entre les bornes de ligne et de terre du récepteur ou de ses jarretières.
- 11 est facile et simple de vérifier en quelques se-, condes si les communications du récepteur et du manipulateur sont en bon état.
- Le commutateur 1 (fig. 79 et 91) étant isolé, on transmet d’une main, en touchant de l’autre avec
- (1) La jarretière n’est, employée que dans les grands postes. C’est un fort ressort à boudin, en laiton, logé dans un tube de caoutchouc, semblable à ceux des appareils à gaz. Chaque extrémité de ce ressort est soudée à une patte en cuivre, percée d’un trou, sur laquelle a lieu la pression du bouton de serrage.
- p.180 - vue 199/289
-
-
-
- 181 —
- un objet métallique (ciseaux, porte-plume, elc.), et simultanément, les bornes L3 et A4 du manipulateur.
- Si le levier du récepteur répète les signaux transmis, tout est bon de A4 à la terre.
- On vérifie de même le manipulateur, en reliant métalliquement, sans transmettre, les boutons L et P de cet instrument : si l'électro-aimant fonctionne, tout est bon entre L5 et la terre.
- Lorsque ces contacts préliminaires n’ont pas fait fonctionner le récepteur, c’est avec le fil d'essai et le galvanomètre qu’il faut localiser les divers dérangements mentionnés plus haut.
- On doit d’abord être certain de la pile et du fil d’essai. Pour cela, on fixe une extrémité dénudée de ce fil au bouton de pile P1 (fig. 79 et 91) du manipulateur. Ensuite, on touche, avec l’autre extrémité dénudée de ce fil d’essai, la borne L9 de la sonnerie.
- La sonnerie fonctionnant, c’est que le courant de la pile parvient bien à l’extrémité libre du fil d’essai : on peut se set'vir de ce fil pour vérifier.
- On touche (1) alors la borne L du récepteur. Si l’armature n’est pas attirée par l’électro-aimant, il y a un dérangement dans l’instrument (ou dans son fil de terre).
- Pour savoir si le fil de terre du récepteur est bon,
- (1) Dans tous les essais, quand on touche un bouton de serrage, en frottant son bord moleté avec le bout libre et dénudé du fil d’essai, l’autre bout dénudé de ce fil doit être fixé au fil de pile du bouton P1.
- p.181 - vue 200/289
-
-
-
- — 182
- il faut, [jour ainsi dire,j^ voir passer le courant, en intercalant le galvanomètre entre le bout libre du fil d’essai et la borne T2 du récepteur : on isole au paratonnerre à bobine (le commutateur 1 restant isolé) ; on relie, par un fil volant, le bouton T du récepteur à l’un des deux boutons du galvanomètre (A2 ou L3) ; puis on touche l’autre bouton. Si l'aiguille du galvanomètre ne dévie pas : la communication DU RÉCEPTEUR AVEC LA TERRE EST ROMPUE.
- Si l'aiguille dévie: la terre est bonne et il faut chercher le défaut dans les communications mêmes du récepteur.
- On rétablit au paratonnerre à bobine; on met sur appareil au commutateur 1, (fiche entre L4 et A3); on enlève le fil volant et l’on resserre les boulons T2, A2, L3 sur leurs attaches respectives.
- On détache alors le fil d’essai du bouton P1 et on le fixe au boulon L (fig. 79 et 91) de la boîte-poste.
- Appuyant sur le bouton en corne du manipula-lateur, et touchant en même temps le bouton T du récepteur, l’aiguille du galvanomètre doit dévier fortement ; sinon il y a un isolement entre P1 et L, y compris le contact antérieur (O fig. 45) du manipulateur.
- L’aiguille ayant dévié et le manipulateur restant au contact, on touche, le plot L6 (entrée du récepteur) : 1° l’aiguille du galvanomètre dévie ; mais le levier du récepteur ne fonctionne pas : il y a une
- COMMUNICATION MÉTALLIQUE ANORMALE ENTRE LA BORNE L DU RÉCEPTEUR ET SA BORNE T OU ENTRE LE PLOT L6 ET
- le plot Ta de la boîte-poste.
- p.182 - vue 201/289
-
-
-
- — 183 —
- 2° L’aiguille ne dévie pas et le levier ne fonctionne pas : c’est une interruption, soit dans l’attache L6,
- soit DANS LE CIRCUIT DU RÉCEPTEUR.
- En touchant, successivement, les différents points accessibles du circuit de l’appareil; on arrive à constater l'existence du défaut, entre le dernier point où le contact ne fait pas fonctionner le levier et le point ou le jeu du levier reparaît : dérangements indiqués page 180 : 1°, 2°, 3° el 4°.
- Ces défauts étant localisés et leur nature étant connue, la réparation se trouve tout indiquée : c’est généralement en reliant par un fil volant les deux bouts du fil rompu, qu’on répare provisoirement l’avarie. Souvent il suffit de resserrer un bouton, une vis, un écrou, etc.
- Il peut arriver que le levier du récepteur ne reproduise pas les transmissions du poste correspondant, sans pour cela qu’il y ait le moindre isolement dans l’appareil ni sur la table. Dans ce cas, l’aiguille du galvanomètre indique une déviation normale, qui caractérise spécialement ce dérangement. Cet effet a lieu quand le ressort antagoniste est trop tendu : Vaimantation des noyaux nest pas suffisante pour attirer Varmature.
- On supprime ce dérangement en détendant le ressort de rappel et en réglant sa tension suivant la force du courant reçu (1).
- Contacts. — Au contraire des différents cas
- (1) Voir page DO.
- p.183 - vue 202/289
-
-
-
- — 184
- d’isolement indiqués ci-dessus, plusieurs accidents peuvent déterminer des contacts permanents : l’armature reste alors attirée, collée en permanence par l’électro-aimant.
- Trois causes principales peuvent produire ce résultat :
- 1° Le ressort de rappel est complètement détendu ou même décroché ;
- 2° Le fil de l’électro-aimant est parcouru par un courant permanent Nenant de la ligne ou du poste même ;
- 3Ù Les noyaux de l’électro-aimant ont un magnétisme rémanent trop fort pour la tension du ressort antagoniste.
- Premier cas. — Il est facile de constater l’état du tendeur et d’y rémédier.
- Deuxième cas. — On reconnaît si le courant vient de la ligne, en isolant le poste, au paratonnerre à bobine d’abord, et ensuite à la borne L ou au paratonnerre d’entrée.
- Si le courant permanent vient du poste même, c’est généralement parce que la vis-contact R R' du manipulateur est trop serrée.
- Un objet métallique, posé, soit sur le socle du manipulateur, soit sur la table .même, contre les bornes P1 et A3 (L3) peut mettre au contact, en envoyant le courant de la pile dans le récepteur.
- La vis I (fig. 1 et 5) du récepteur, trop serrée, peut également mettre le levier au contact permanent.
- Troisième cas. —Si le correspondant ne peut in-
- p.184 - vue 203/289
-
-
-
- — 185 —
- verser son courant (1), il n’y a qu’à croiser les attaches de ligne et de terre du récepteur, en les changeant réciproquement de bouton de serrage.
- DÉRANGEMENTS DU RAPPEL PAR INVERSION
- Ces dérangements sont à peu près de même nature que ceux qui peuvent affecter le récepteur :
- 1° La palette reste collée ;
- 2° Contacts sales ou mal assurés ;
- 3° Rupture d’un fil de communication sous le socle ;
- 4° Fils d’attache de la table desserrés ou rompus;
- 5° Fils des bobines rompus, desserrés ou sortis de leurs bornes respectives ;
- 6° Fils extérieurs de l’éleetro-aimant croisés ou décroisés à tort.
- Résultats :
- 1° La palette ne fonctionne plus ; le courant du poste de dépôt correspondant n’aimante pas suffisamment les noyaux : régler le butoir I (fig. 63) de façon à éloigner légèrement la palette de la plaque polaire A et régler la tension du ressort antagoniste (2).
- Quand la palette, une fois détachée par le courant du correspondant, ne revient pas à sa position de repos, la sonnerie fonctionne continuellement,
- (1) Voir pages 25 et 128.
- (2) Voir pages 111, 117 et 121.
- p.185 - vue 204/289
-
-
-
- — 186
- sans que le correspondant transmette. Il faut alors un réglage analogue, mais en sens contraire.
- 2° La sonnerie fonctionne irrégulièrement et par intermittences : nettoyer les contacts (1), ou régler le ressort antagoniste, suivant le cas.
- 3° La palette ne fonctionne plus; ou bien, elle fonctionne sans actionner la sonnerie. Ces ruptures sont ordinairement occasionnées, par l’oxydation, aux soudures des rondelles qui terminent ces fils de communication, sous les bornes de serrage. C’est le courant négatif qui produit cette oxydation : remplacer provisoirement le fil rompu par un fil volant et demander un autre rappel par inversion.
- 4° Mêmes résultats que pour 3°: communications à rétablir par serrage ou par fil volant.
- 5° La palette ne fonctionne plus sous l’influence du courant. Si le fil est rompu dans un des boudins en dehors des bobines, ligaturer provisoirement, en les dénudant, les deux bouts de la rupture et demander un autre instrument. Si la rupture s’est produite au ras d’une bobine, ne pas essayer la réparation, qui doit, dans ce cas, être affectuée à l’atelier.
- 6° La polarisation, produite par les courants reçus, n’est pas la même, suivant que les boudins du fil extérieur de l’électro-aimanl sont croisés ou ne le sont pas (page 115). Dans un poste, ces fils doivent être croisée,* dans un autre, ils ne doivent pas l’être. Il faut donc laisser ces fils tels qu’ils ont
- (1) Voir page 17G.
- p.186 - vue 205/289
-
-
-
- — 187 —
- été placés lors de l’installation du rappel par inversion de couranl.
- Règle générale. — On vérifie successivement les communications composant le circuit intérieur et extérieur du rappel par inversion, comme pour le récepteur, au moyen du fil d’essai et du galvanomètre. Le courant d’essai doit être de même pôle que celui du poste de dépôt correspondant.
- Le circuit extérieur du rappel est compris entre les bornes S1, L7, T3 et T ; P'2, S2 et L8, la fiche du commutateur 1 étant placée sur S1 pour les essais avec galvanomètre ; celle du commutateur 2, sur S3 pour les essais avec sonnerie.
- DÉRANGEMENTS DES SONNERIES
- Les dérangements de sonnerie sont également des ruptures de fil ou de mauvais contacts. On les localise en touchant successivement, de la même façon, les bornes extérieures et intérieures avec un fil d’essai.
- Mais on doit, a\7an! tout, vérifier le serrage des bornes ou boulons.
- Le circuit extérieur de la sonnerie de jour est compris entre les bornes S2, L8, commutateur n° 2, S3, L9, T4 et T; ou, si cette sonnerie est placée dans une autre chambre, commutateur n° 2, bornes S3, S et la terre de cette sonnerie.
- Sonnerie de nuit. — On peut vérifier la son-
- p.187 - vue 206/289
-
-
-
- — 188 —
- nerie de nuit en remplaçant, à la borne L ( fig. 79 et 91), le fil de ligne par le fil de la sonnerie, détaché de la borne S N. On procède ensuite, comme pour le récepteur, sur les indications du galvanomètre et de la sonnerie elle-même. C’est presque toujours le fil de terre qui s’est détaché ou le timbre qui a glissé sur le dessus de la boîte.
- Sonnerie de facteur. — Les principaux dérangements de la sonnerie de facteur sont : terre mauvaise ou nulle; isolement. — Vérifier les attaches et boulons de serrage ; s’assurer que le contact entre la vis K et le ressort B {fig- 83) est bon et sans oxydation : quelquefois, la sonnerie n’étant plus accrochée que par un clou, le marteau porte sur te timbre et le contact n’a plus lieu.
- Quand la sonnerie de facteur prend terre au bureau, le fil de sonnerie et le fil de terre sont sur les mêmes supports (poteaux ou consoles). Un mélange de ces fils cause une perte, et, kVessai, Yaiguille du galvanomètre renverse. Si le mélange a \ieu avec un fil de ligne, la sonnerie fonctionne à chaque transmission; il faut isoler à la borne SF {fig. 79 et 91) et à la sonnerie même.
- L'isolement peut provenir d’une rupture sur le trajet du fil, dans les rues.
- La sonnerie de facteur doit être tenue très propre et à l’abri de l’humidité.
- Essai du bouton de sonnerie. — On remplace, à la borne SF, le fil du facteur par le fil de
- p.188 - vue 207/289
-
-
-
- f
- — 189 —
- la sonnerie de nuit, et l’on appuie sur le bouton : si la sonnerie de nuit vibre, le bouton est en bon état; sinon, nettoyer les contacts et vérifier les attaches et boutons sf, t et p (fig. 79 et 91).
- DÉRANGEMENTS DU GALVANOMÈTRE
- 1° Fil de la bobine rompu;
- 2° Attaches desserrées ou rompues ;
- 3° Aiguille désaimantée ;
- 4° Pôles de l’aiguille renversés ;
- Résultats :
- 1° et 2° L’aiguille reste inerte; les courants électriques ne la font plus dévier. Cette inertie même indique la nature du dérangement.
- Pour localiser, on met à la terre au paratonnerre à bobine ; on relie métalliquement les bornes A1 et IJ de la bobine de résistance ; on établit sur appareil au commutateur 1 et l’on transmet des traits prolongés, en touchant simultanément, avec un objet métallique, les boutons A et L1 du paratonnerre à bobine.
- S’il y a rupture, l’aiguille ne bouge pas. Si c’est seulement l’aimantation qui s’est affaiblie, l’aiguille dévie.
- La même vérification peu! être effectuée en transmettant en lign’e, pendant qu’avec un fil d’essai, fixé en L3, on touche la borne T de la boîte-poste.
- D’une façon comme de l’autre, on envoie le courant à la terre directement, par le galvanomètre : on
- p.189 - vue 208/289
-
-
-
- — 190 —
- forme un court circuit; et, si le galvanomètre est en- bon état, l’aiguille doit renverser.
- 3° L’aiguille reste indifféremment dans toutes les positions.
- Il faut la réaimanter.
- La réaimantation s’effectue au moyen de l’électro-aimant du récepteur.
- S’il s’agit d’un galvanomètre horizontal ancien modèle, on introduit l’une des pointes de l’aiguille d’acier, à plat, entre le noyau antérieur de l’électro-aimant et l'armature. Ensuite, le commutateur 1 étant sur sonnerie, on envoie le courant dans le récepteur, en réunissant métalliquement deux des boutons du manipulateur. L’armature est attirée et pince la pointe de l’aiguille sur le noyau. On tire doucement l’aiguille; ce qui produit une friction. On recommence plusieurs fois cette manœuvre. Ensuite, on place, de même, la seconde pointe de l’aiguille d’acier sur Vautre noyau, c’est-à-dire que l’aiguille est ainsi retournée bout pour bout, entre le second noyau et l’armature. On effectue, de la même façon, un même nombre de frictions : l’aiguille est alors réaimantée(1).
- Les dimensions du barreau aimanté du nouveau galvanomètre horizontal ne permettent pas de le réaimanter de la sorte. Le cas échéant, on demande le remplacement de l'équipage.’— Quant au galva-
- (1) Il peut arriver qu’après la réaimantation ce ne soit plus la pointe bleuie qui s’oriente vers le nord. Cela n’a pas d’importance, mais il est facile de recommencer l’aimantation en sens contraire.
- p.190 - vue 209/289
-
-
-
- — 11)1 —
- nomètre vertical, lorsque son aiguille est désaimantée, il faut demander le remplacement du galvanomètre.
- 4° Même observation pour les barreaux aimantés. S’il s'agit d’un ancien modèle horizontal, on oriente de nouveau l’aiguille, en la plaçant, simplement en sens contraire, sur son pivot.
- Pour le nouveau modèle, il suffit, après avoir enlevé le disque en verre, de dévisser un peu Y agate et de faire tourner Y aiguille-index, pour la. placer en sens contraire.
- DÉRANGEMENTS DU PARATONNERRE A BOBINE
- C’est dans le paratonnerre à bobine et à fil préservateur que les dérangements se produisent le plus fréquemment. Ils consistent en un isolement ou une perte à la terre.
- Ces deux dérangements sont ordinairement occasionnés par la brûlure du fil préservateur.
- Dans le premier cas, en mettant le manipulateur au contact, on ne constate aucune déviation de l’aiguille du galvanomètre. Dans le second cas, l’aiguille renverse.
- Si la perte à la terre s’est produite dans le paratonnerre Centrée ou sur la ligne, près du bureau, l’aiguille renverse de même : une vérification est nécessaire.
- Pour vérifier la bobine du paratonnerre, on commence d’abord par mettre à sa place une bobine en bon état (bobine de rechange préalablement véri-
- p.191 - vue 210/289
-
-
-
- 192 —
- fiée), afin de ne pas interrompre la communication (1).
- L’essai d’une bobine de paratonnerre consiste à vérifier si les deux parties extrêmes communiquent bien entre elles par l’intermédiaire du fil fin et si, au contraire, aucune communication métallique n’existe entre ces pièces extrêmes et la pièce du milieu.
- Pour cela, on tâte simultanément le bouton de pile et le levier du manipulateur avec les deux extrémités de la bobine garnie de fil fin : si la bobine est bonne, le courant passe, le récepteur fonctionne. Ensuite, on tâte de même, simultanément avec l’une des extrémités et la pièce du milieu, la borne P et le levier. On répète cet essai avec l’autre extrémité de la bobine : si la bobine est bonne, le courant ne passe pas, le récepteur ne fonctionne pas.
- Le paratonnerre à trois contacts (ancien modèle) permet d’effectuer la vérification sans sortir la bobine de l’instrument :
- On isole (2) la lame V (fig. 36) ; on sort le fil de la borne R, et on le réunit au fil de la borne L : la déviation doit alors être normale. Si l’aiguille con-
- (1) Pour changer la bobine d'un paratonnerre à trois contacts (ancien modèle), on « met sur appareil » (manette V sur le contact S, fig-. 36).
- Si ce changement doit avoir lieu en temps d’orage, il faut « mettre a la terre » pendant toute la durée de l’opération (manette V sur le contact marqué T, tig. 36, 37 et 38), quel que soit le modèle du paratonnerre.
- 12) Quelques-uns disent : « on met sur bois. »
- p.192 - vue 211/289
-
-
-
- — 193
- tinue de renverser, la communication à la terre est au delà du paratonnerre.
- Si, le fil de bobine étant brûlé, il y a isolement, en plaçant la manette V du paratonnerre sur le contact S (fig. 36), le courant passe par la communication métallique directe, et l’aiguille qui était immobile dévie.
- En cas d’isolement, on s’assure également que la bobine est bonne,, en laissant la manette sur le contact U {fig. 36) ou S {fig. 37 et 38) {sur paratonnerre), et en établissant une communication métallique entre la borne L et la borne T': si l’aiguille, qui ne déviait pas, renverse, c’est que le courant passe bien à travers le fil de la bobine, mais que la ligne est isolée au delà du paratonnerre.
- Lorsqu’un poste est monté avec un préservateur commutateur, Il arrive quelquefois que la sonnerie fonctionne, en même temps que l’appareil, lorsqu’on reçoit. De même, lorsqu’on transmet, la sonnerie fonctionne : c’est qu’un corps conducteur, de l’encre, par exemple, a pénétré entre la grande lame et celle de sonnerie. On remédie à ce dérangement en nettoyant la fente ainsi que le trou avec un couteau.
- Cette recommandation concerne également les commutateurs bavarois.
- VÉRIFICATION DES PARATONNERRES
- ’ Les dérangements sont produits le plus souvent par les orages.
- 13
- p.193 - vue 212/289
-
-
-
- — 194 —
- Dès qu’on reçoit, dans la sonnerie ou dans le récepteur, des contacts causés par l’orage, on doit mettre à la terre, soit par le paratonnerre à bobine, soil par le commutateur, selon l’installation. On prévient d’abord le correspondant.
- Quand l’orage est passé, on rentre dans le circuit et l’on vérifie les paratonnerres qui peuvent avoir été foudroyés.
- Dans le préservateur à bobine, c’est le fil de fer fin qui a été brûlé. Dès qu’on a constaté le fait de la façon indiquée plus haut, on retire la bobine brûlée que l’on remplace par une autre préalablement vérifiée. On doit toujours avoir une bobine de rechange en bon état.
- Dans le paratonnerre à papier ou à feuille de mica ou de gutta-pereha, cette-feuille est perforée par la foudre, et les deux plaques de cuivre, ligne et terre, communiquent (B et D, fig. 41; B et l fig. 44). On sépare les deux plaques, en les dévissant, et on les nettoie aux endroits où la feuille de gutla-percha a été perforée. Enfin, on remplace la feuille trouée par une autre feuille intacte et l’on s’assure immédiatement qu’il n’v a plus de perte à la terre.
- Si l’on n’a pas de feuille de mica ou de gutta-percha disponible, une feuille de papier, suiffé ou non, peut suffire.
- Quand c’est le paratonnerre à pointes qui a été foudroyé, une ou plusieurs pointes ayant été fondues, le métal forme de petites boules qui remplissent l’intervalle entre les pointes et la plaque
- p.194 - vue 213/289
-
-
-
- — J 95 —
- opposée. Ces petites boules métalliques établissent la communication entre la ligne et la terre.
- Il faut remplacer les pointes fondues ou, si cela ne se peut, les desserrer pour empêcher le contact. On règle le serrage des pointes en glissant une feuille de papier entre elles et la plaque opposée, et l’on serre les vis jusqu'à ce que les pointes touchent légèrement le papier. La feuille de papier retirée, l’intervalle laissé par son épaisseur suffit à isoler les pointes des plaques.
- Si l’on ne pouvait desserrer une pointe, que sa fusion aurait soudée à la plaque opposée, il n’y aurait qu’à enlever le fil de terre du paratonnerre, en attendant te remplacement de l’instrument.
- La communication avec la terre peut fortuitement manquer en dehors du poste, là même où plonge le fd de terre. Il n’est pas toujours facile de trouver à proximité un cours d’eau ou un puits pour y plonger la plaque, la couronne ou les pointes qui doivent terminer le fil de terre. On utilise quelquefois une source qui peut se tarir ou une citerne qui peut se vider. De même, dans un puits ou un cours d’eau, la plaque de ferre peut se trouver à sec par l’abaissement du niveau de l’eau (1).
- La nature même d’un incident de ce genre indique ce qu’il y a à faire pour y remédier : le fil de terre doit toujours être en communication métallique et humide avec Je sol.
- C’est, d’ailleurs, par un entretien soigneux de la
- (1) Voir page 109.
- p.195 - vue 214/289
-
-
-
- table de manipulation et des instruments qui la garnissent qu’on évitera un grand nombre de causes minimes de dérangement.
- La première précaution à prendre chaque matin, à l’ouverture, est de vérifier et de serrer toutes les vis et tous les boutons de communication; de nettoyer tous les contacts du manipulateur, des commutateurs, du paratonnerre à bobine, etc.
- 11 faut également vérifier si les lames des commutateurs ronds ou des préservateurs à bobine n’ont pas été dérangées pendant qu’on époussetait, ou qu’on essuyait la table et les instruments le matin. C’est souvent la cause des isolements que l’on constate à l’ouverture.
- De plus, on doit toujours s’assurer du bon état de la ligne en prenant le service. A cet effet, on échange avec le correspondant un \éro.
- Au repos, on doit toujours être sur rappel par inversion ou sur sonnerie préalablement essayée. Ce sont des habitudes dont on ne doit jamais se départir.
- Le tableau suivant résume les principales causes de dérangement ; il indique la marche à suivre pour localiser les défauts. Pour faciliter cette recherche, nous avons classé ces causes d’interruption, suivant leurs résultats apparents, en trois cas faciles à reconnaître. Ces trois cas sont énoncés dans la première colonne. La seconde colonne montre les diverses constatations qu’il convient d’effectuer, pour chaque cas, au moyen du galvanomètre et du récepteur. La troisième et la quatrième colonne
- p.196 - vue 215/289
-
-
-
- — 197 —
- indiquent : 1° Si les dérangements sont chez le correspondant, sur la ligne ou dans le poste même; 2° les .causes les plus probables des perturbations, et, par suite, les moyens d’y remédier. Les indications principales, qui sont imprimées en caractères gras, peuvent être lues tout d’abord, indépendamment des autres renseignements complémentaires. Ajoutons, pour l’emploi du fil d’essai, qu’un dérangement est toujours localisé entre le dernier point où l’attouchement du fil d’essai fait fonctionner les instruments et le point où cette action est nulle.
- p.197 - vue 216/289
-
-
-
- pl.13 - vue 217/289
-
-
-
- Page 198.
- 1° La déviation est normale :
- Le dérangement n’est pas dans le poste.
- Le galvanomètre dévie quand on reçoit et} 2» La déviation est très faible quand on se met sur lorsqu’on transmet.....................1 contact :
- premier cas
- ^ reçoit du cor-respondant, qui reçoit pas et Appelle continuellement.
- Le courant de départ est insuffisant.
- La boussole ne dévie pas quand on appuie sur le manipulateur :
- On réunit métalliquement le bouton L3 (fig. 91) au bouton A4 et l’on transmet; deux cas peuvent se présenter :
- 1» L’appareil fonctionne.................... • •(
- C’est le correspondant qui n’a pas de communication à la terre par son récepteur.
- 2° L'appareil ne fonctionne pas..................| La pile manque; causes probables.
- Deuxième cas
- n reçoit des c°ntacts plus ou nioins prolongés on ignore si 6 correspondant feçoit.
- Si le contact est permanent :
- Le galvanomètre indique une déviation constante, et, lorsqu’on détache le fil extérieur de ligne du paratonnerre d’eptrée ou de la borne L
- (fig- ®1) : w
- 1° Le contact disparaît......................I Un courant permanent vient de la ligne . . .|
- 111 y a mélange, dans le poste, du fil de pile avec, un conducteur, entre le galvanomètre et l’entrée de la ligne dans le poste.
- / 1 o il y a mélange entre le fil de pile et le fil qui \ relie le manipulateur au récépteur.
- Le galvanomètre ne dévie pas.................1 2» La vis R {fig. 19) du manipulateur est trop
- ( serrée.
- C. Dérangements mécaniques ou de réglage.
- ^Roisië
- Si les contacts ont lieu par intervalles. .
- La ligne détachée à l’entrée du poste et remplacée par le fil d’essai, dont l’autre extrémité sert à toucher le fil de pile, l’appareil fonctionne
- En rétablissant le fil de ligne et en envoyant] le courant :
- 1° Le galvanomètre ne dévie pas........
- EME CAS
- ne reçoit rien.
- I
- 2° Le galvanomètre dévie.
- En attachant le fil d’essai à la place du fil de ligne,) on ne peut faire fonctionner le récep-> teur en touchant la pile. )
- Dérangement dans le poste..........
- 1° La pile est usée ou bien elle manque d’eau.
- 2° Le fil de pile communique, mais imparfaitement, avec un tll de terre.
- 1» Le contact O (fig. 19) est sale. Un corps étranger, du papier, par exemple, interposé entre la pointe et le contact.
- 2° Le fil de pile est détaché du bouton P du manipulateur (fig. 19) ou rompu entre la pile et la borne P1 (fig. 91).
- 3“ Le circuit est rompu dans la pile même, soit par un vase cassé et vide, soit par un zinc usé, soit par une lame rompue ou par un fil détaché ou rompu.
- Ce courant peut être produit par un orage ou par une aurore boréale (courant atmosphérique ou courant tellurique).
- 1« Le dérangement est sur la ligne : Le fil de ligne en touche un autre : Il y a mélange sur la ligne. 2» Le courant du correspondant est beaucoupf trop fort. I
- 1° Le ressort antagoniste du levier, pas assez tendu, ne maintient pas, au repos, le couteau baissé.
- 2“ Le ressort antagoniste, trop allongé, n’a plus d’action sur le levier. Le couteau se relève.
- 3° Le ressort antagoniste est décroché : le levier, plus lourd du côté de l’armature que du couteau, bascule.
- 4° La soie qui sert à tendre le ressort ou le ressort lui-même est rompu : même effet que pour 3°.
- 5° La vis 1 (fig. 5), trop serrec, tient le levier trop bas et le couteau appuie constamment le papier contre la molette.
- Ceci n’est pas, à proprement parler, un dérangement électrique; c’est une affaire de réglage (voir page 93).
- Dérangement sur la ligne.
- La ligne est rompue, isolée.
- Dans ce cas, lorsqu'on cesse d’envoyer le courant, si le ressort antagoniste n’est pas trop tendu, le levier marque un point : il y a courant de retour. Cet effet ne se produit pas quand l’isolement est dans le poste.
- La ligne est à la terre :
- Il y a perte à la terre.
- Dans ce cas, la déviation est plus forte qu’à l’état normal. Si la perte est complète, l’aiguille renverse. .
- Le fil d’essai fixé par un bout dénudé au bouton de pile du manipulateur, on touche, avec l’autre bout dénudé, successivement chaque bouton ou borne de communication de la table. On procède à cette recherche en partant du bouton L (fig. 91) et en suivant tout le circuit de la table jusqu’au récepteur.
- S’il y a isolement, le dérangement est situé entre le point où. l’on commence à faire fonctionner le récepteur et le dernier point touché sans le faire fonctionner.
- S’il y a communication à la terre, le récepteur ne fonctionne dans aucun cas; il faut donc en même temps examiner le galvanomètre.
- Houzeau, Guide pratique de télégraphie (déposé).
- p.n.n. - vue 218/289
-
-
-
- p.199 - vue 219/289
-
-
-
- pl.14 - vue 220/289
-
-
-
- APPENDICE
- MONTAGE ET ENTRETIEN DES PILES
- Le montage et l’entretien des piles sont confiés, dans les postes de l’Etat, à des facteurs spéciaux, sous la surveillance du receveur ou d’un commis principal.
- L’installation des piles, dans les bureaux secondaires, est faite, soit par les surveillants du service technique, soit par l’inspecteur lui-même.
- L’entretien journalier en est réservé au personnel même de chacune de ces recettes simples.
- Quelques indications sur la composition, le montage et le fonctionnement des différentes piles en usage dans le service télégraphique ne seront donc-pas inutiles pour bien faire comprendre l’importance des soins et de la surveillance dont elles doivent être l’objet (1).
- (1) Il est entendu qu’il ne s’agit pas ici de définitions scientifiques, mais de simples indications ayant pour but de faire comprendre, par analogie ou comparaison, le fonctionnement des piles, et, par suite, la façon de les monter et de les entretenir.
- p.201 - vue 221/289
-
-
-
- 202 —
- PILES A UN LIQUIDE
- Quand on plonge une lame de cuivre rouge dans un verre d’eau acidulée, on ne remarque aucun effet appréciable. Mais si, retirant la lame de cuivre, on plonge une lame de \inc Z (Jig. 93) dans
- Fig. 93.
- le même verre d'eau acidulée, c’est-à-dire mélangée de quelques gouttes d'acide sulfurique, on aperçoit immédiatement de petits globules, qui apparaissent à la surface du métal, tout autour du morceau de zinc. Ces globules se détachent, plus
- p.202 - vue 222/289
-
-
-
- ou moins vite, pour monter à la surface de l’eau; ce sont des globules de gaz hydrogène. Le \inc est attaqué par l'eau acidulée.
- Il se produit une transformation du métal, qui se substitue, dans l’eau, à l’hydrogène mis en liberté (1) : l’acide.sulfurique ou sulfate d'eau devient progressivement du sulfate de \inc. Cette action chimique est une cause de production d’électricité. Le zinc acquiert, pendant tout le temps qu’elle dure, la propriété d’attirer les corps légers : > il est électrisé. L’eau a acquis la même propriété; elle est électrisée, mais d’une façon contraire. En effet, en prolongeant la lame de zinc par un (il métallique, soudé ou simplement serré contre la surface de son extrémité libre, on peut constater, au moyen d’un électroscope sensible, que ce fil est lui-même électrisé.
- Plongeant ensuite dans la même eau acidulée, mais sans toucher la lame de zinc, une autre lame C (fig. 94) faite d’un métal inattaquable par cette eau acidulée : du cuivre rouge, par exemple, si l’on prolonge cette lame de cuivre par un fil métallique, on peut de même constater, avec Y électroscope ^ que ce second fil est également électrisé.
- Mais les effets produits sur Y électroscope par le second fil sont contraires de ceux qui sont déter-
- (1) L’eau (1IO) est composée d’hydrogène (H) et d’oxygène (O). — L'acide sulfurique (SO3) mélangé d’eau (IIO), c'est-à-dire l’acide sulfurique hydraté (SO3 HO ou HO SO3) est, par analogie avec les sulfates des différents métaux, un sulfate d’hydrogène, ou sulfate d'eau (H SO4). — Voir page 226.
- p.203 - vue 223/289
-
-
-
- — 204 —
- minés par le premier fil, c’est-à-dire que l’eau du vase a acquis un état électrique contraire de celui de la lame de zinc.
- Lorsqu’on emploie, pour cette expérience, au
- Fig. 94.
- lieu de zinc ordinaire, une plaque de \inc pur (1), elle se recouvre également de petites bulles de gaz hydrogène; mais, dès que ces globules sont assez
- (1) Le zinc chimiquement pur est rare; on le remplace par du fine amalgamé (voir page 223).
- p.204 - vue 224/289
-
-
-
- — 205 —
- nombreux pour former une couche qui enveloppe complètement la surface immergée du zinc, la production du ga\ cesse; on n’aperçoit plus aucun mouvement.
- Fig. 95.
- Si l’on réunit alors extérieurement les deux plaques zinc et cuivre, un fait important et remarquable se produit. Les bulles de ga% hydrogène apparaissent innombrables à la surface immergée du cuivre, s’en détachent et montent à la
- p.205 - vue 225/289
-
-
-
- 206 —
- surface du liquide- On ne voit plus se former d’hydrogène sur la plaque de \inc.
- L’hydrogène est donc transporté du zinc au
- CUIVRE, A TRAVERS LA MASSE I)U LIQUIDE, dÙS que le
- zinc (métal attaqué) est en communication métallique avec le cuivre (métal moins ou pas attaqué par l’eau acidulée).
- L’ensemble du vase, des deux lames et de l’eau acidulée qui les baigne, constitue l'élément de pile le plus simple {fig. 94). On le nomme aussi couple, par allusion aux deux métaux employés (1).
- Ces deux lames de métal, cuivre et zinc, sont les électrodes de la pile (2).
- Le \inc qui, par sa transformation, semble donner naissance à la force électrique, est l’électrode positive.
- Le cuivre, qui semble servir simplement de collecteur de l’électricité produite, est l’électrode négative.
- L’extrémité libre du \inc, c’est-à-dire la partie non immergée de Xélectrode positive, est appelée
- PÔLE NÉGATIF (3).
- L’extrémité semblable du cuivre, c’est-à-dire de Vélectrode négative, constitue le pôle positif de l’élément ou de la pile.
- On pourrait comparer l’électricité produite par
- (1) Voir page 2.
- (2) On donne aussi le nom d’électrodes aux fils métalliques qui terminent ordinairement ces plaques.
- (3) Voir page 4.
- p.206 - vue 226/289
-
-
-
- — 207 —
- un élément de pile à Veau contenue dans un réservoir. Suivant que le niveau de cette eau sera plus ou moins élevé, au-dessus du fond du réservoir, elle aura une pression plus ou moins forte, qui ne se manifestera pas, tant qu’on n’aura pas ouvert une issue à l’écoulement du liquide : cette pression sera en quelque sorte à Yétat latent.
- De même, dans un élément de pile, l’état électrique de la lame de cuivre et celui de la lame de zinc acquièrent, pour ainsi dire* deux niveaux opposés : — Niveau supérieur ou en plus (+) au cuivre (pôlepositif)-, niveau inférieur ou en moins (—) au zinc (pôle négatif ) ; relativement à l’état neutre ou \éro des deux lames; alors que, n’étant pas en présence, dans l’eau acidulée, elles n’étaient pas encore électrisées.
- Ces niveaux, ces états électriques, différents, l’un en plus l’autre en moins, sont nommés potentiels.
- La force qui crée ces deux potentiels électriques et les maintient, l’un au-dessus, l’autre au-dessous de l’état électrique neutre, est la force électromotrice de l’élément.
- Cause probable de l’action chimique qui décompose et transforme le zinc et l’eau acidulée; elle est proportionnelle à l’intensité de cette action chimique.
- La différence des niveaux détermine la pression pour l’eau; la différence des potentiels produit la tension d’une source électrique.
- Et, de même que l’eau contenue dans un réser-
- p.207 - vue 227/289
-
-
-
- 208 —
- voir reste stagnante, malgré sa pression, lant qu’on ne lui donne pas une issue, par un conduit, vers un niveau inférieur, l’électricité delà pile reste à l’état statique, malgré sa tension, tant qu’on ne lui ménage pas un écoulement.
- On obtient cet écoulement en veliant l’un à l’autre, par un fil métallique, les deux pôles de la pile (fig. 95) (1).
- Il s’établit alors un courant d’électricité qui suit la surface (2) de ce* fil ou conducteur, comme l'eau s’écoule dans l’intérieur du conduit, mais avec une vitesse incomparable.
- Le flux électrique s’échappe en allant du cuivre au zinc, comme si le cuivre était l’extrémité supérieure du conduit et le zinc l’extrémité inférieure, et que le trop-plein cuivre se déversât dans le vide \inc.
- Dans l’intérieur de l’élément, le courant électrique continue son mouvement dans le même sens; c’est-à-dire qu’il va du {inc au cuivre : nous avons vu, page 206, que le transport de l’hydrogène a lieu du zinc au cuivre à travers la triasse du liquide.
- Quand on relie ainsi les deux pôles de la pile par un fil métallique, on constitue donc un circuit que parcourt le courant électrique. Suivant l’expression adoptée : « le circuit est fermé », la pile fonctionne (2).
- ( 1) Voir page 5.
- (2) Il n’a pas encore été prouvé que le fluide électrique, à l’état dynamique, ne se propage pas par ta masse même du lil conducteur.
- p.208 - vue 228/289
-
-
-
- — 209 —
- Si l’on interrompt la communication métallique, en détachant le fil, « le circuit est ouvert »; l’écoulement du fluide cesse, la pile ne fonctionne plus.
- Si, au lieu de réunir les deux pôles de la pile par un fil métallique quelconque, on les fail communiquer tous deux, mais séparément, avec le
- Fig. 96.
- sol humide, le dégagement d’électricité a également lieu. Dans ce cas, la terre est substituée au fil métallique: elle complète ou ferme le circuit (1).
- Quelle que soit la distance qui sépare l’un de l’autre les deux points de communication avec la terre, le courant se produit et le circuit est fermé.
- (1) Voir page 5. — La substitution de la terre au fil de retour a été effectuée en 1838 à Munich, par Steinheil; la distance entre les deux terres était de deux lieues.
- Déjà en 1803, Aldim avait, à Calais, complète' le circuit de la pile de Volta avec l’eau de la mer.
- 14
- p.209 - vue 229/289
-
-
-
- — 210 —
- Et de même que le niveau de la mer est considéré comme niveau zéro et sa pression nulle, le potentiel de la Terre est admis comme potentiel zéro et sa tension électrique nulle.
- On peut faire le circuit extérieur de la pile aussi long qu’on veut, et, si la source électrique fournit un débit assez considérable d’électricité pour remplir ce conduit, il y aura tout le long du fil ou conducteur un courant, qui conservera sur son parcours une force d’écoulement d’autant plus constante qu’il y aura moins de fuites.
- En admettant qu’il n’y ait pas de fuites, on comprend facilement que cette tension se maintiendra aussi d’autant plus forte, que le fluide éprouvera moins de frottement en glissant sur le fil.
- Les fuites d’un conducteur électrique sont appelées pertes et le frottement que subit le fluide, en parcourant le fil, est la résistance de ce fil.
- La propriété, que possèdent plus ou moins les corps, de conduire l’électricité, est leur plus ou moins grande conductibilité. La résistance est donc le contraire de la conductibilité.
- La comparaison entre une pile électrique et une source ou un réservoir nous permet de considérer la pile et le courant électrique au point de vue de leur débit.
- La vitesse d’écoulement du liquide dépendant de la pression ou différence de niveau, cette vitesse reste la même, tant que les niveaux ne changent pas, quelle que soit d’ailleurs la dimension de l’ori-
- p.210 - vue 230/289
-
-
-
- fice d’écoulement. Mais, à pression égale, deux orifices différents peuvent débiter, l’un un mince filet d’eau, l’autre un torrent. Ces deux courants auront une même vitesse d’écoulement, mais leur volume, leur quantité, pourra avoir une différence considérable.
- Il en est de même pour les piles et les courants électriques.
- L’électricité étant produite par la décomposition du zinc, on comprend que si, d’une part, la tension électrique, déterminée par la force électromotrice du couple, reste la même, d’autre part, la quantité d’électricité, résultant de la consommation de métal, sera en raison de la surface de %inc attaquée.
- Par conséquent, deux couples \inc-cuivre ayant pour électrode positive, l’un un simple fd de zinc, l’autre une large plaque de zinc, auront exaclement les mêmes potentiels positif et négatif : ils produiront deux courants électriques de même tension.
- Au contraire, la quantité d’électricité dégagée par le second élément sera beaucoup plus grande que celle du premier : ces quantités seront proportionnelles aux poids respectifs de \inc consommmé, dans un même temps donné, par la réaction chimique, dans chaque élément.
- De là deux quantités distinctes des piles et des courants électriques : la tension (pression); la quantité '(débit). Les effets de tension et de quantité d’un simple couple élémentaire \inc-cuivre-eau acidulée sont excessivement faibles. Dans la pratique, il faut ordinairement pouvoir disposer,
- p.211 - vue 231/289
-
-
-
- — 212 —
- soit d’une tension, soit d’une quantité beaucoup plus considérable.
- Or, d’une part, en augmentant les dimensionsd’un élément, nous avons vu qu’on ne modifie pas sa tension. D’autre part, pour augmenter notablement sa quantité, il faudrait donner à la plaque de zinc et, par suite, au vase contenant l’eau acidulée, une surface et un volume qui en rendraient l’usage peu pratique.
- On obvie à ces inconvénients en accouplant plusieurs éléments de différentes façons, suivant les effets que l’on veut obtenir.
- Accouplement en tension. — Reprenons notre comparaison. — Si nous disposons d’un ré-
- Fig. 97.
- Fig. 98.
- servoir A {fig. 97), dont la différence entre le niveau supérieur de l’eau et celui de l’orifice d’écoulement (1) soit, par exemple, égale à 10, nous
- (1) Cet orifice d’écoulement peut être supposé au niveau de la mer, c’est-à-dire au niveau zéro.
- p.212 - vue 232/289
-
-
-
- aurons une pression de 10. En doublant la hauteur de ce premier réservoir, c’est-à-dire en lui
- t. * 10
- . Fig. 100.
- Fig. 99.
- ajoutant un second récipient B (jig. 99), semblable, dont le liquide communiquera immédia-
- Zt.t.c
- Fig. 102.
- Fig. I0l.
- tement avec le sien, on doublera la différence de niveau et la pression sera devenue égale à 20. En augmentant la hauteur du niveau supérieur par
- p.213 - vue 233/289
-
-
-
- 214 —
- l’addition d’un troisième réservoir semblable G {fig. 101), on obtiendra une pression égale à 30. En continuant à augmenter ainsi la hauteur de
- Ç.-iO
- Fig. 103.
- niveau, par l’addition de nouveaux réservoirs semblables D,E,F, etc. {fig. 103), on obtiendra des pressions successives de 40, 50, 60, etc., et la force
- p.214 - vue 234/289
-
-
-
- — 215 —
- du jet, résultant de chacune de ces pressions successives, pourra être représentée par 10, 20, 30, 40, 50, etc., la quantité d’eau écoulée par ce jet restant d’ailleurs la même.
- Fig. 104.
- Un effet analogue est obtenu avec les éléments de pile : ce sont de véritables réservoirs d’électricité. La différence de potentiel d’un couple cuivre-
- p.215 - vue 235/289
-
-
-
- — 216 —
- fine A (fig. 98) étant également représentée par 10, sa tension sera égale à 10; le courant qui circulera entre les deux pôles de cet élément aura une tension de 10.
- Si l’on ajoute un second élément B {fig. 100) au premier, en faisant communiquer métalliquement le zinc (pôle —) du second au cuivre (pôle -f) du premier, ce second zinc prendra la tension 10 du premier cuivre. La force électromotrice de ce second élément, déterminant une différence de potentiel égale à 10, il en résultera que le cuivre de ce second couple aura avec le premier zinc une différence de potentiel égale à 20. Ce second pôle positif aura, par suite, une tension égale à + 20. En ajoutant un troisième couple C {fig. 102) aux deux premiers, la différence entre le potentiel du premier fine et celui du troisième cuivre deviendra égale à 30 et l’on obtiendra une* tension égale à + 30.
- En continuant à ajouter ainsi de nouveaux couples D, E, F, etc. {fig. 104), c’est-à-dire en reliant, toujours métalliquement, le zinc du nouvel élément au cuivre du couple précédent, chaque zinc prendra le potentiel du cuivre auquel il aura été relié ; la tension de la pile augmentera successivement de 10, par élément. Les courants obtenus ainsi successivement, entre chaque cuivre et le premier zinc, auront une tension de 10, 20, 30, 40, 50, etc., suivant le nombre d’éléments accouplés ainsi en tension (1).
- (1) Le montage en tension est aussi dénommé : montage en série.
- p.216 - vue 236/289
-
-
-
- — 217 —
- Accouplement en quantité. — Une comparaison semblable nous fera saisir la différence des effets obtenus par le montage des éléments de pile en quantité :
- Au lieu d’ajouter, en hauteur, les réservoirs d'égale capacité, qui nous ont servi pour nos comparaisons, juxtaposons-les successivement sur un même plan et de façon que les quantités de liquide qu’ils contiennent communiquent entre elles (1).
- La différence entre le niveau supérieur de l’eau et les orifices d’écoulement restera toujours égale à 10; par suite la force d’écoulement de chaque jet sera aussi toujours égale à une pression de 10.
- Vu contraire, si la quantité d’eau qui s’écoule de chaque réservoir, pris isolément, est également représentée par 10, il est évident que, les niveaux ne changeant pas, si A et B (fig. 105) sont réunis de façon à couler ensernble, le débit de ces deux réservoirs réunis sera égal à 20, leur pression res-lant d’ailleurs la même.
- En ajoutant successivement les réservoirs D, E, F, etc., la pression restera uniforme mais la quantité d’eau débitée sera 3, 4, 5, etc. fois plus considérable, c’est-à-dire égale à 30, 40, 50, etc., proportionnellement au nombre de réservoirs ajoutés.
- Procédant par analogie, réunissons deux couples
- (1) Nous supposons, bien entendu, dans cette fiction, comme dans celle qui nous a servi pour expliquer la tension, que les cloisons mises en contact peuvent être enlevées, de façon que les liquides, après chaque addition de réservoir, ne forment qu’une seule et même masse d’eau.
- p.217 - vue 237/289
-
-
-
- — 218 —
- \inc-cuivre, non plus en reliant le zinc du second au cuivre du premier, mais en reliant métallique-ment les deux zincs ensemble et les deux cuivres ensemble. Ce sera absolument comme si nous avions formé un nouvel élément dont la surface de zinc attaquée par l’acide et celle du cuivre seraient doubles de celles du premier couple. La différence
- P’i". 105.
- de potentiel entre le pôle négatif formé par les deux zincs réunis, et le pôle positif formé des deux cuivres, sera toujours égale à 10; au contraire, la quantité d’électricité produite aura doublé : le courant qu’on obtiendra en fermant le circuit, aura une tension de 10 seulement; mais il fournira une quantité égale à 20. Au fur et à mesure qu’on ajoutera, delà même façon, de nouveaux couples, C, D, E, F, etc. (fg. 106) aux deux premiers, on obtiendra un courant de quantité égale à 30, 40,
- ÿ*ioo
- p.218 - vue 238/289
-
-
-
- 219 —
- 50, etc., mais n’ayant jamais une tension supérieure à 10.
- On comprend facilement que, \>qwy fermer le circuit d’une pile de tension, un fil de faible diamètre (0m0001 à 0m001) puisse suffire, tandis qu’au contraire il est nécessaire d’employer un conducteur beaucoup plus gros (0m002 à 0m006) pour utiliser un courant de quantité.
- Q. *co
- Fiar- I0(i.
- Telles sont les deux méthodes principales de montage des piles. — Les piles dites de tension sont employées de préférence en télégraphie. On se sert des piles de quantité quand on veut obtenir des effets intenses comme, par exemple, la lumière électrique.
- PILE DE VOLTA .
- Le couple élémentaire ÿnc-cuivre-eau acidulée, qui nous a servi pour les explications qui précèdent, peut être encore simplifié dans sa forme. En supprimant le vase, qui contient l’eau acidulée,
- p.219 - vue 239/289
-
-
-
- — 220
- il est possible de maintenir celle-ci en quantité suffisante, entre la plaque de zinc et celle de cuivre, au moyen d’un morceau de drap ou de feutre imprégné de cette eau.
- Trois rondelles : l’une en \inc, la seconde en drap, imbibée d'eau acidulée ou simplement salée, la troisième en cuivre, lorsqu’elles sont superposées, forment l’élément de pile le plus simple.
- En plaçant, les uns sur les autres, un certain nombre de couples semblables, toujours dans le même ordre, on forme une pile de ces rondelles qui, maintenues sur un disque de bois par deux ou trois tiges de verre, reproduisent la forme définitive que Volta, son inventeur, donna à la première pile électrique {fig. 92).
- C’est cette disposition, en forme de «pile de pièces », qui lui fil donner le nom de pile. On l’appela aussi, dès le début, la a colonne de Volta » (1); puis enfin : « pile à colonne » (2).
- D’autres formes furent successivement données à
- (1) Académie des Sciences de Ilarlem, 1801.
- (2) La première pile à colonne (1794) avait des rondelles laites de carton au lieu de drap; les deux disques de cuivre et de zinc étaient soudés ensemble.
- Le premier dispositif de Volta fut la pile dite : « ['appareil de tasse »; puis la couronne de tasses » : des vases en cristal, remplis d’eau salée, rangés en cercle ou en lignes parallèles et reliés par des arcs formés d’une bande de laiton et d’une bande de zinc soudées ensemble.
- La pile à colonne avait un grand défaut : le poids des rondelles métalliques supérieures comprimait les rondelles de drap et en exprimait l’eau. Ces rondelles, en séchant, interrompaient le circuit intérieur de la pile, qui ne fonctionnait
- p.220 - vue 240/289
-
-
-
- la pile voltaïque par Aldini, Wollaston, Müncii, elc. Tous ces dispositifs consistent toujours à mettre en présence ou en contact, dans un même liquide acidulé, deux métaux, dont un seul soit attaqué par ce liquide. Ils ont. été désignés, pour cette raison, sous le nom générique de «piles à un liquide. »
- PILES A DEUX LIQUIDES
- Dans la pratique, la pile à un seul liquide n’est pas utilisable. Indépendamment des inconvénients, déjà indiqués, de la pile à colonne, toutes les piles à un seul liquide ont le défaut de s’épuiser rapidement : leur courant s’affaiblit progressivement et finit par devenir nul.
- Cela tient à plusieurs causes qui résultent de l’action chimique même.
- 1° L'acide s’appauvrit et, se transformant en sulfate de zinc, son action sur la plaque de \inc s’affaiblit.
- plus. Cruiksank la disposa horizontalement (1801), et les rondelles de drap furent remplacées par le liquide lui-méme.
- Une cuve en bois, enduite d’un mastic isolant, était divisée en compartiments étroits par des cloisons formées de deux plaques zinc et cuivre, soudées ensemble. Dès que les compartiments étaient remplis d’eau acidulée ou salée, l’instrument fonctionnait : c’était la « pile à anges. »
- Formé d’un seul compartiment, l’élément à auge avait été employé sous le nom de « cuve galvanique » : on appelait alors « galvanisme » l’électricité des piles, par analogie avec les phénomènes découverts par Galvam (1780-1786) et qui furent la première cause des découvertes de Volta.
- p.221 - vue 241/289
-
-
-
- — 222
- 2° Le sulfate de \inc, qui se produit, dès que la pile fonctionne, se répand dans l’eau et gagne la plaque de cuivre.
- Là il se Irouve en présence de l'hydrogène qui, nous l’avons déjà dit, page. 206, se transporte du zinc au cuivre à travers le liquide et apparaîl sur cette plaque de cuivre, à l’état naissant. Or, le ga\ hydrogène, à l’état naissant, a la propriété de séparer les métaux de leurs dissolutions. Il en résulte que la plaque de cuivre se recouvre d’une couche de zinc, sous l’action de l’hydrogène qui tend à se dégager à sa surface. C’est comme s’il n’y avait plus que deux plaques de fnc en présence.
- La différence de potentiel diminue graduellement ; le courant s’affaiblit.
- 3° Le dégagement d’hydrogène a un autre inconvénient : l’excédent de ce gaz, qui ne contribue pas à réduire le zinc sur la plaque de cuivre, se dépose lui-même, en partie, sur cette plaque, sous forme de bulles très fines.
- Ces bulles finissent par recouvrir entièrement la partie immergée de l’électrode négative (cuivre), qui est alors comme dans un fourreau de gaz. Or, l’hydrogène, comme l’électrode zinc, est électropositif', c’est encore comme s’il y avait en présence deux plaques de zinc. La différence de potentiel n’existe plus : il n’y a plus de courant.
- Enfin une quatrième cause de perturbation se produit sur la plaque de zinc même, quand ce métal n’est pas chimiquement pur. Les parcelles d’autres métaux (fer, plomb, etc.) qui se trouvent
- p.222 - vue 242/289
-
-
-
- — 223 —
- à la surface de Y électrode positive (zinc) agissenl, pour les parties de cette surface auxquelles elles adhèrent, comme de véritables électrodes négatives (cuivre).
- Sous l’action de l’acide, il se forme là de petits couples, de petites piles, dont Yaction locale use et perce la plaque de zinc, et nuit au courant de l’élément; en diminuant la surface utile de l’électrode zinc (1).
- Quand un élément de pile ne fonctionne plus régulièrement, pour l’une des causes énoncées ci-dessus, on dit qu’il est polarisé, ou bien que ses électrodes sont polarisées.
- Cela revient à dire que, pour une cause quelconque, des pôles différents se sont formés sur ces électrodes.
- On remédie à la polarisation causée par l’impureté du zinc, en amalgamant ce zinc (2). Pour cela, on trempe la plaque dans de Veau acidulée ; ensuite on fait couler dessus, du mercure, que l’on étend avec une lame de zinc ou une lavette (3).
- (1) Cette action des couples locaux se continue sans interruption, même quand le circuit de l’élément est ouvert : il y a un dégagement continuel de gaz qui rend impossible avec du $inc ordinaire l’expérience décrite à la page 202.
- (2) De La Rive observa le premier que le zinc parfaitement pur, plongé dans Yacide sulfurique dilué, n’est pas attaqué par cet acide, tant qu’il n’est pas mis en contact avec un fil de platine ou de cuivre plongeant également dans la dissolution. — Les propriétés analogues du %inc amalgamé ont été découvertes par Marié Davy; c’est Kempe qui les appliqua aux piles.
- (3) Chiffon roulé autour d’un bâton.
- p.223 - vue 243/289
-
-
-
- — 224
- C’est pour empêcher, autant que possible, la polarisation de l’électrode négative (cuivre) et obvier à l’appauvrissement de l’acide que l’on a imaginé les piles dites : à deux liquides.
- Faire en sorte que le métal réduit, qui se dépose sur l’électrode négative (cuivre ou charbon), ne soit pas le même que celui de Vélectrode positive (zinc), afin de conserver la différence de potentiel ;
- Empêcher le gaz hydrogène de recouvrir l’électrode négative (pôle positif) et d’en augmenter ainsi la résistance ; et pour cela, l’employer complètement à produire la réduction du métal de la dissolution sur cette électrode ;
- Régénérer l’acide au fur et à mesure que la formation du sulfate de zinc l’épuise;
- Maintenir par là la différence de potentiel des deux pôles de l’élément, et assurer ainsi la régularité et la constance du courant engendré par cet élément :
- Tel est le but cherché ; tel est le principe sur lequel reposent toutes les combinaisons de pile à deux liquides.
- PILE DANIELL
- Le premier dispositif d’élément à deux liquides ou à courant constant est du à Antoine Becquerel, physicien français (1).
- (1) Mémoire lu à l’Académie des sciences le 23 février 1829. — § VI. (Annales de chimie et de physique, t. 41, page 20.)
- p.224 - vue 244/289
-
-
-
- — 225 —
- L’électricien anglais Daniell a modifié cet élément (1836), en lui donnant une forme plus pratique.
- Le modèle français actuel de la pile Daniell, diffère du modèle anglais (1).
- Quoique la pile Daniell soit maintenant à peu près abandonnée par l’Administration, c’est le type
- classique des piles à deux liquides. Nous en conservons donc ici la description.
- Le cadre de ce chapitre ne nous permet pas d’ailleurs d’entrer dans de minutieux détails sur les réactions de toutes les piles en usage. Les effets chimiques qui s’accomplissent dans le couple Daniell étant bien compris, il sera plus facile de se rendre compte des soins qu’exigent le montage et l’entretien des autres systèmes, dont les. réactions sont, en somme, analogues.
- (1) C’est Brêguet qui l’a imaginé.
- 15
- p.225 - vue 245/289
-
-
-
- 226 —
- L’élément Daniell (fig. 107) «e compose d’un vase en verre contenant de l’eau légèrement acidulée dans laquelle plongent un manchon de zinc fendu longitudinalement et un vase de terre de pipe ou terre cuite poreuse, rempli d’une dissolution de sulfate de cuivre.
- La fente du zinc permet à l’eau de se répandre également à l’intérieur et à l’extérieur du zinc.
- Dans la dissolution baigne une lame de cuivre pur G et G' {fig. 107), rivée à un autre manchon de zinc qui doit plonger dans un second vase en vçrre rempli comme le premier.
- La lame de cuivre est munie d’un petit godet en cuivre, percé de trous, dans lequel on place les
- cristaux de sulfate de cuivre destinés à maintenir
- «
- la saturation de la dissolution.
- Quand on monte une pile Daniell deslinée à un service télégraphique, il n’est pas nécessaire d’employer de l’eau acidulée (1). On peut tout uniment remplir les vases en verre avec de l’eau ordinaire et verser ensuite quelques gouttes seulement d’a-
- (1) Aspects divers de l’acide sulfurique : L’ « acide sulfurique anhydre » (SO3) forme de longues aiguilles blanches brillantes qui ressemblent à de Yasbeste (amiante). — L’ « acide sulfurique concentré » (SO3 HO) a l’aspect huileux, et sa densité est de 1,843 à 15° centigrades. — L’ « acide du commerce » (SO3 2HO) cristallise en gros cristaux à la température d’environ 0°. — L’ « acide sulfurique étendu » s’obtient en mélangeant sept parties d’eau avec une partie d’acide concentré. L’ « eau acidulée » est un mélange dans lequel l’eau entre en plus grande quantité.
- Il faut bien se garder, en préparant de l’eau acidulée, de verser l’eau sur l’acide. Cette manière de procéder est très
- p.226 - vue 246/289
-
-
-
- — 227 —
- eide sulfurique dans l’eau de chaque vase. A défaut d’acide on peut même se contenter d’y jeter un peu de sel marin.
- Si le \inc d’un élément Daniell est amalgamé, il n’est pas attaqué, tant que les deux pôles ne sont pas réunis extérieurement ; mais dès que le circuit est fermé, soit directement, soit par la communication avec la terre, l’élément fonctionne.
- Le zinc est attaqué, comme il a été dit, page 203; Voxygène (O) de l’eau tend à former, aux dépens du zinc (Zn), de l'oxyde de fnc (Zn O). L’acide dissout cet oxyde, et, en libérant l’oxygène (O), forme du sulfate de fine (Zn SO4). L’hydrogène (H) de l’eau, mis en liberté, se porte sur le cuivre (Cu), en traversant les liquides et le vase poreux.
- Nous avons vu (page 222) que Vhydrogène à l’état naissant a la propriété de séparer les métaux de leurs dissolutions, c’est-à-dire qu’il se substitue à ces métaux. C’est, en effet, ce qui a lieu dans le vase poreux. L’hydrogène, au lieu de se déposer sur la plaque de cuivre, y décompose la solution de sulfate de cuivre (Cu SO4) : 1 atome d’hydrogène se combine avec 1 atome de soufre et 4 atomes d’oxygène et cela forme de l’acide sulfurique (1) ou sulfate d’eau (H SO4); tandis que le cuivre pur(Cu), qui est alors mis en liberté, se dépose, brillant,
- dangereuse, parce que la chaleur, développée instantanément, peut vaporiser violemment une partie de l’eau et projeter l’acide sur l’opérateur. Il faut toujours verser très doucement l'acide dans l’eau, en remuant celle-ci avec un bâton.
- (1) Exactement : acide sulfurique monohydraté.
- p.227 - vue 247/289
-
-
-
- -t- 228
- sur la plaque de cuivre et la rend plus conductrice.
- L’acide sulfurique ainsi produit dans le vase poreux régénère celui qui, en formant du sulfate de fnc (Zn SO4), s’est affaibli dans le vase en verre.
- Le zinc (Zn), qui abandonne l’électrode positif, remplace l’hydrogène (II); celui-ci, chassé parle zinc, remplace le cuivre (Cu), et ce dernier se dépose sur l’électrode négatif : La plaque de cuivre augmente de volume, pendant que la plaque de fnc diminue.
- En résumé, il y a substitutions successives des métaux (Zn) (H) (Gu) dans leurs combinaisons avec l’acide sulfurique (SO3) et l’oxygène (O). Il se produit, dans les liquides, un effet inverse de celui qui a lieu sur les plaques. Du sulfate de fine se forme pendant que du sulfate de cuivre disparait. C'est pour renouveler la dissolution de ce sulfate de cuivre, dans les vases poreux, que l’on place des cristaux dans le godet de la lame de cuivre.
- C’est Y accouplement en tension qui est utilisé en télégraphie (page 219). On monte donc la pile Daniell de façon à ce que chacpie lame de cuivre plonge dans le vase poreux de l’élément précédent. On coupe en deux la lame de cuivre du premier fine. La seconde moitié de cette lame, avec son godet, sert à former le dernier cuivre, plongeant dans le dernier vase poreux. Le premier zinc est le pôle négatif de la pile ; le dernier cuivre en est le pôle positif.
- Le mieux est de disposer cette installation à sec.
- p.228 - vue 248/289
-
-
-
- — 229
- Quand tous les éléments sont en place, on verse dans les vases poreux la dissolution de sulfate de cuivre -préparée à l’avance (1).
- On remplit chaque vase jusqu’à ce que le. liquide apparaisse à l’intérieur du godet (2). Ceci fait, on remplit les vases en verre avec de l’eau ordinaire. IJ faut avoir soin, autant que possible, que cette eau n’atteigne pas le rivet qui relie la lame de cuivre au manchon de zinc. On évite ainsi la formation de petits couples qui, par leur action locale, useraient rapidement les zincs en cet endroit.
- Quand tous les vases sont remplis, on garnit les godets avec de petits cristaux de sulfate de cuivre, et la pile est prête. Elle n’acquiert toute sa force qu’après avoir étè fermée en court circuit pendant quelques heures.
- L’entretien de la pile consiste :
- 1° A enlever les sels ou efflorescences qui envahissent le bord des vases et les lames de cuivre (on se sert pour cela d’un petit bâton enveloppé de linge humide);
- 2° Maintenir le niveau de l’eau dans les vases en verre ;
- 3° Retirer, au moyen d’une petite seringue, le
- (1) Il y a intérêt à verser d’abord le sulfate de cuivre, avant de remplir d’eau les vases en verre. De cette façon, les vases poreux sont pénétrés par un liquide très conducteur et la pile est moins résistante.
- (2) La hauteur du godet doit être réglée de façon que le vase poreux ne soit pas trop rempli par la dissolution, dont le niveau tend toujours à s’élever par suite de l'endosmose.
- p.229 - vue 249/289
-
-
-
- 230 —
- Irop-piein du liquide que produit, dans les vases poreux, le phénomène nommé endosmose ;
- . 4° Ajouter des cristaux dans les godets vides.
- La pile Daniell doit être refaite tous les trois mois environ : on gratte les zincs et on les lave dans un baquet d’eau. Un dépôt de cuivre se forme contre la paroi intérieure des vases poreux. On remplace et l’on met de côté ceux qui sont trop encroûtés ou brisés par ce dépôt de métal.
- La dissolution de sulfate de cuivre contenue dans les vases poreux ne doit pas être rejetée ; on l’emploie pour la réfection de la pile nouvelle. Il en est de même pour l’eau des vases en verre, qu’on doit employer de préférence à l’eau pure. En la transvasant doucement, on la sépare des résidus qui s’amassent au fond de chaque vase.
- Quand cette eau est répartie dans toute la pile, on achève d’emplir avec de l’eau ordinaire.
- PILE CALLAUD
- Il est difficile d’obtenir une porosité convenable des vases poreux ; c’est la principale cause des défectuosités de l’élément Daniell.
- Si le diaphragme n’est pas assez poreux, l’action chimique n’est, pas suffisante, la pile reste inactive ou trop faible.
- Si, au contraire le vase est trop poreux, il favorise le mélange des deux liquides : le sulfate de zinc se produit trop rapidement; du cuivre se dé-
- p.230 - vue 250/289
-
-
-
- pose, en boue noire, sur le manchon de zinc; les parois du vase poreux s’incrustent de cuivre métallique pur, qui les rend imperméables ou qui, le plus souvent, les dilate et les fend.
- L’élément Callaud (1) supprime ces inconvénients; c’est une heureuse modification de la pile
- T
- C
- Fig. 108.
- Daniell, dont il diffère seulement par l’absence de vase poreux et du godet de la lame de cuivre.
- La séparation des liquides est obtenue, dans ce système, par la simple différence de leurs poids.
- La lame de cuivre est remplacée par une tringle P (fig. 108) recourbée et rivée au zinc N de l’élément suivant. Cette tringle de cuivre est ter-
- (1) Imaginée par un horloger de Nantes, dont elle porte le nom, la pile Callaud fut essayée pour la première fois dans cette ville vers le mois d’octobre 1857.
- p.231 - vue 251/289
-
-
-
- — 232 —
- minée par une lame C de même métal, roulée en spirale.
- Une gaine de gutta-percha enveloppe, en partie, la tige de cuivre P et lui est parfaitement adhérente (1).
- Fig. 109.
- Le manchon en zinc, dans cette pile, a moins de hauteur que celui de l’élément Daniell; il est égale-
- (1) Celte adhérence est indispensable ; on l’obtient au moyen d’un vernis spécial, dont on enduit la tringle. Pendant qu’il est encore frais, on glisse la tige dans le tube de gutta-percha : elle entre ainsi facilement. Au bout d’une demi-heure, tout est sec et l’adhérence est parfaite.
- p.232 - vue 252/289
-
-
-
- — 233 —
- ment fendu longitudinalement. Celle fente permet, quand on veut enlever le zinc, de laisser passer la tige en cuivre P du zinc voisin; mais elle n’a pas été faite pour cela, Cette fente existe parce que les manchons sont faits avec des feuilles de zinc laminées : c’est tout simplemen' une conséquence de la fabrication.
- Le \inc Callaud du service télégraphique n’est
- 4-
- Fig. 110.
- pas amalgamé. Le laminage exige l’emploi d’un métal suffisamment homogène pour qu’on puisse l’employer tel quel.
- Ce zinc est suspendu sur le bord du vase en verre par trois crochets de cuivre.
- Les cristaux de sulfate de cuivre sont déposés au fond du vase en verre (Jig. 109), baignés par une dissolution du même sel.
- La couche la plus saturée de la dissolution occupe, à cause de son poids, la partie inférieure
- p.233 - vue 253/289
-
-
-
- 234 —
- du vase et donne à cette partie du liquide une teinte iVa%iir foncé.
- La couche supérieure, dans laquelle baigne le zinc, est de l’eau qui peu à peu se charge de sulfate de '{inc.
- Gomme dans la pile précédente, l’un des pôles est au premier zinc et l’autre au dernier cuivre {fig- HO).
- Pour monter.une pile Callaud, on met d’abord en place, après les avoir emplis, aux deux tiers d’eau ordinaire, tous les vases en verre qui doivent la composer. Ces vases, qui ont été préalablement nettoyés, doivent être soigneusement essuyés à l’extérieur.
- On dispose ensuite les zincs comme l’indique la figure 110. Gela fait, on verse dans chaque vase environ quatre cents grammes (1) de cristaux de sulfate de cuivre, et l’on achève de remplir avec de l’eau pure (2).
- Lorsqu’on place les zincs neufs, on doit avoir bien soin d’ouvrir le plus possible la spirale formée par la lame de cuivre ; autant que le permet toutefois le diamètre intérieur du zinc voisin dans lequel elle doit passer.
- (1) Ce poids représente la charge d’un callaud grand modèle; on ne met habituellement que cent cinquante grammes environ de sulfate dans les petits callaud. S’il s’agit d’une pile composée de grands éléments garnis de zincs en spirale, et desservant plusieurs lignes simultanément, la charge de chaque élément doit être portée à cinq cents grammes.
- (2) Pour obtenir un fonctionnement immédiat, il est préfé-
- p.234 - vue 254/289
-
-
-
- 235 —
- Si cette spirale est trop serrée et forme un cylindre, les parties qui se touchent sont annulées : le cuivre revivifié ne trouve plus une surface suffisante pour se déposer, et il tend à recouvrir la partie immergée du zinc.
- Ce dépôt de cuivre en sens contraire a pour effet de nuire à Faction du liquide sur le zinc et affaiblit le courant de la pile.
- Il est important que la gaine de gutta-percha soit parfaitement adhérente à la tige de cuivre et suffisamment haute pour empêcher le contact entre cette tringle et le zinc du même élément. Cette gaine ne doit pas être fendillée ; cependant, si les crevasses se forment dans la partie qui plonge dans la solution de sulfate de cuivre, elles ne nuisent pas à l’élément. 11 n’en est pas de même lorsque la gutta-percha se fend soit à la séparation des liquides, soit au-dessus. La tige de cuivre ne tarde pas alors à être rongée et même complètement coupée.
- Les zincs neufs sont livrés par les fabricants, sans que les trois petites tiges, qui leur servent de crochets, Soient coudées. On forme ces crochets au moyen d’une pince plate, au moment du montage des éléments, et suivant le modèle des vases en verre.
- Il faut éviter que ces tiges dépassent trop en dehors des verres,11 parce qu’en touchant celles des
- rable de verser de l’eau acidulée; mais cela n’est pas indispensable (voir la note de la page 226).
- p.235 - vue 255/289
-
-
-
- — 236
- vases voisins, elles fermeraient en court circuit ies éléments intermédiaires.
- Avec les vases en verre, grand modèle, on peut ployer les crochets de façon à faire descendre, le plus possible, les zincs. Cette disposition, en rapprochant les électrodes, diminue la résistance intérieure des éléments ; résistance qui provient de la mauvaise conductibilité des liquides, quand la pile est nouvellement montée.
- Cette disposition permet, en outre, d’emplir moins Jes vases en verre. Cela donne plus de hauteur à la partie supérieure des parois, qui, plus tard, sera envahie par les sels grimpants. L’effet nuisible de ces sels sera, d’autant, retardé.
- On doit renoncer à cet avantage, quand on emploie des vases en verre petit modèle. Dans ce cas, si la distance entre la plaque de cuivre et le manchon de zinc est trop courte, le zinc agit sur la dissolution de sulfate de cuivre : du sulfate de zinc se forme rapidement, pendant que du cuivre se dépose sur la paroi verticale du zinc, sous forme de boue noire.
- Une partie de cette boue retombe au fond du vase ; il se produit alors un courant de polarisation entre l’électrode zinc et ces résidus métalliques. Du cuivre pur se dépose à la partie inférieure du manchon de zinc et y forme de véritables stalactites d’un rouge brillant qui, peu à peu, s’allongent et descendent jusqu’au fond du vase en verre (1).
- (1) Tous ces résidus, cuivre pur ou boue noire, « doivent
- p.236 - vue 256/289
-
-
-
- Il faut faire tomber ces dépôts avec un petit bâton, et remplacer une partie du liquide supérieur par de l’eau; sans cela, l’élément vit sur lui-même, s’épuise et ne tarde pas à devenir tout blanc ; il s’anémie et meurt.
- Une pile Callaud n’arrive à son maximum de force que lorsque la partie supérieure du liquide, dans laquelle baigne le manchon de zinc, est saturée de sulfate de zinc. Ce sel est alors projeté sur la paroi du vase en verre; il s’y cristallise. Peu à peu la couche mince de ces sels grimpants recouvre toute la surface intérieure du vase, au-dessus du liquide, et se développe à l’extérieur.
- On doit enlever soigneusement ces efflorescences parce qu’elles forment en quelque sorte siphon, et qu’alors l’eau des vases se répand lentement au dehors et couvre la table. 11 s’établit une communication humide entre les différents éléments, qui détermine, comme le dépôt de cuivre sur les zincs, la polarisation de la pile, c’est-à-dire la formation de courants locaux nuisibles au courant utilisé pour la transmission.
- On procède à ce nettoyage comme pour la pile Daniell.
- On a conseillé, pour empêcher les sels grimpants, d’enduire le haut des vases avec de la paraffine,*de l’huile ou du suif. Cet usage doit être abandonné, parce qu’il rend le nettoyage des vases en verre
- être soigneusement mis de côté à chaque réfection de pile ». L’Administration en a prescrit le renvoi au dépôt central du matériel. (Bulletin mensuel n° 5 de mai 1886, page 295.)
- p.237 - vue 257/289
-
-
-
- — 238 —
- beaucoup trop difficile. Un moyen simple, très efficace et qui n’a pas les mêmes inconvénients, consiste à couvrir de peinture ordinaire le haut des vases, intérieurement et extérieurement, sur une hauteur de trois centimètres environ. Deux couches de peinture appliquées et séchées, avant l’emploi des vases en verre, suffisent et résistent à plusieurs lavages.
- Lorsque le liquide contient trop de sulfate de zinc, ce que l’on reconnaît à la formation trop rapide des efflorescences, on retire une partie de cette eau avec un siphon ou une seringue, et on la remplace par de l’eau ordinaire.
- Si l’eau qu’on remet dans une pile Callaud est trop froide, l’intens.ité du courant décroît immédiatement (souvent de moitié), et la pile ne reprend sa force qu’au bout de quelques heures. Il faut donc, surtout en hiver, employer de l’eau tiède autant que possible.
- Lorsqu’on ne peut faire chauffer l’eau, il est préférable de ne traiter ainsi que quelques éléments à la fois et de faire cette opération en plusieurs jours.
- Quand on refait une pile ancienne, on utilise, comme pour la pile Daniell, la solution de sulfate de cuivre provenant des anciens éléments (1). On introduit ce liquide saturé au moyen d’un siphon
- (1) Dans les grands postes télégraphiques, où les éléments sont nombreux, il y a avantage à préparer d’avance les solutions de sulfate de cuivre et de sulfate de zinc. L’auteur a été amené, par l’expérience, à employer, dans ce cas, pour des éléments entièrement neufs, une solution de sulfate de cuivre
- p.238 - vue 258/289
-
-
-
- — 239 —
- ou tuyau en caoutchouc, en ayant soin de plonger le bout du tube le plus bas possible dans l’élément. Ondoit au contraire, lorsqu’on ajoute del’eausaturée de sulfate de zinc, ou simplement de l’eau pure, la verser dans la couche supérieure du liquide, mais en la faisant glisser contre la. paroi intérieure du vase. De même, si l’on remplace le sulfate de cuivre dissous, il faut mettre les cristaux morceaù par morceau (1). En un mot, on doit éviter toute manœuvre ayant pour résultat de troubler la limpidité des liquides.
- Dès qu’une pile neuve est montée, si l’eau employée n’a pu être acidulée, ou si l’on n’a pas pu utiliser d’anciens liquides, il est bonde mettre simultanément les deux pôles à la terre pendant au moins quarante-huit heures. On obtient le même résultat en réunissant les deux pôles l’un à l’autre par un fil métallique.
- Une pile Gallaud, ainsi montée, avec 400 grammes de sulfate par élément, et fournissant un travail télégraphique ordinaire, peut fonctionner six mois sans qu’on ait besoin d’y toucher.
- saturée à 23 degrés à l’aréomètre de Baumé et une solution de sulfate de zinc à 8 degrés seulement.
- Quand une pile, ainsi constituée, fonctionne, les solutions s’enrichissent; particulièrement celle de sulfate de zinc, qui parvient en quelques mois à 25 et même 30 degrés. La pile est alors dans toute sa force; mais il est bon de ne pas laisser dépasser 20 degrés environ au liquide qui baigne le zinc, à cause de l’abondance des sels grimpants.
- (1) Un bon moyen pour renouveler les cristaux, c’est de les glisser jusqu’au fond du vase, dans un verre de lampe.
- p.239 - vue 259/289
-
-
-
- — 240
- PILE MARIÉ DAVY
- L’élément Marié Davy.(I) est composé d’un vase en verre et d’un vase poreux (fig. 112).
- Celui-ci est entouré, comme dans la pile Daniell, par un manchon de zinc qui plonge dans l’eau que contient le vase en verre.
- Le vase poreux est rempli d’une pâte de sulfate
- Fig. 111. Fig. 112.
- d’oxydule de mercure très humecté d’eau; dans celte pâte est enfoncée une plaque épaisse de charbon de cornue C {fig. 111).
- Ce charbon est fixé à la queue en cuivre du zinc Z de l’élément suivant, au moyen d’une calotte en plomb P, coulée sur Tune de ses extrémités.
- /
- La lame de cuivre est noyée dans la couche supé-
- (1) Breveté en 1858.
- p.240 - vue 260/289
-
-
-
- — 241 —
- rieure de cette calotte en plomb. Le tout est recouvert de vernis.
- Dans une pile montée, le charbon du premier élément se termine par une lame de cuivre semblable G (fig 112 et 113), mais sans zinc. Ce premier charbon constitue l’un des pôles de la pile, et le dernier zinc, muni aussi d’une lame de cuivre Z (Jig. 112 et 113), en forme l’autre pôle.
- F'ig. 113.
- On voit que la différence entre l’élément Marié Davy et le couple Daniell consiste principalement dans la substitution, comme dépolarisant, d’un sulfate de mercure (Hg2 SO4) au sulfate de cuivre (Cu SO4).
- L’emploi du charbon de cornue, à la place du cuivre du Daniell, est là conséquence de cette substitution de sulfates, car la lame de cuivre serait immédiatement attaquée par le mercure.
- La principale operation du montage d’une pile Marié Davy consiste dans Je chargement du vase poreux.
- 16
- p.241 - vue 261/289
-
-
-
- — 242 —
- Avant de remplir les vases" neufs de sulfate cToxy- * dule, il faut les plonger dans l’eau pour qu’ils n’absorbent pas celle de la pâte.
- On gâche, en quelque sorte, celte pâte dans une terrine au moyen d’une spatule de bois, qui sert aussi de cuiller pour charger le vase poreux (1).
- Dès que le sulfate est dans le vase, on y enfonce vivement la lame de charbon. Cette opération doit être faite très rapidement, parce que la pâte se tasse si vite, qu’après quelques secondes le charbon ne pourrait y pénétrer. Il est donc inutile de presser le sulfate dans le vase poreux après avoir introduit le charbon. Cette pâte est si dense, qu’elle devient souvent impénétrable â l’eau du vase en verre. On perd alors les avantages de la porosité du diaphragme (2).
- On monte la pile Marié Davy comme l’indique la figure 113. On coupe d’abord par le milieu la lame de cuivre d’un couple (^mc et charbon), et l’on emploie le charbon pour charger l’un des vases poreux. Quand les vases sont garnis, on place dans le
- (1) Lorsqu’on délaye le sulfate d’oxydule de mercure dans l’eau, il faut éviter de respirer les poussières qui s’en échappent, et avoir soin surtout de ne pas manier la pâte avec les mains. Ces précautions sont indispensables à cause des propriétés toxiques des sels de mercure.
- (2) Cet effet résulte du délayage de la pâte dans l’eau, lorsque le sulfate est cristallin; il n’a pas lieu quand on emploie du bon sulfate amorphe. Dans le premier cas, l’acide sulfurique libre se sépare de la pâte pour se combiner avec l’eau, et il ne reste plus qu’un sable très dense, qui rend l’élément très défectueux.
- p.242 - vue 262/289
-
-
-
- — 243 —
- premier verre le zinc sans charbon, dont la lame de cuivre doit servir de pôle négatif. On continue, en introduisant dans ce manchon de zinc le vase poreux qui contient le charbon du second zinc, et ainsi de suite jusqu’au dernier vase poreux dont le charbon se termine par une lame de cuivre sans \inc. Ces lames de cuivre sont recouvertes d’un vernis isolant; il faut donc avoir soin de gratter cet enduit à l’extrémité des deux pôles de la pile pour les relier aux fils de terre et du manipulateur.
- Comme pour les deux piles au sulfate de cuivre, il faut maintenir le niveau de l’eau, dans le vase en verre, au-dessous du rivet qui relie la lame de cuivre au zinc.
- Les soins sont les mêmes en ce qui concerne l’entretien et les sels grimpants.
- La durée de cette pile est d’environ un an.
- PltE leclanché
- L’élément Leclanché est à peu près le seul employé maintenant dans le service des bureaux télégraphiques secondaires.
- Nous avons vu (1 ) qu’il est composé : 1° d’un vase carré, en verre (fig. 114), contenant une dissolution de chlorhydrate d’ammoniaque (2); 2° d’un bâ-
- ti) Page 2. L’élément Leclanché date de 1868.
- (2) Sel ammoniac ordinaire (AzH3, H Cl); on dit aussi Chlorure d’ammonium (AzH4, Cl).
- p.243 - vue 263/289
-
-
-
- — 244 —
- fon de zinc Z (Jig Mb) amalgamé (pôle négatif); 3° d’une lame de charbon de cornue C (pôle positif), entourée d’un mélange dépolarisant, contenu dans un vase poreux D.
- Ce mélange est composé de bioxyde de manganèse ou manganèse aiguillé et de charbon de cornue concassés en morceaux menus.
- Le bioxyde de manganèse (MnO4) y tient lieu de
- Fig. 114.
- Fig. 115.
- second liquide (1), tandis que les fragments de charbon (C) servent simplement à augmenter la surface de dépolarisation de Yélectrode négative.
- Le \inc est relié au charbon par une lame de cuivre étamée et vernie, qui est soudée sur la tête en plomb du charbon, comme dans la pile Marié Davy.
- (1) C’est également le rôle du sulfate d'oxydule de mercure dans l’élément Marié Davy.
- p.244 - vue 264/289
-
-
-
- — 245
- L’ensemble du zinc el du vase poreux, avec le charbon et le mélange, est tout préparé à la fabrication. Le vase poreux est bouché au moyen d’un mastic.spécial. Un trou ménagé dans ce bouchage laisse échapper les gaz produits par le fonctionnement de la pile, et facilite la pénétration du vase poreux par l’eau du vase en verre.
- Le montage- de la pile Leclanché est le même que celui de la pile Marié Davy, c’est-à-dire que la disposition des éléments est semblable : on introduit de la même façon les crayons de zinc et les vases poreux garnis dans les vases en verre. On verse dans ceux-ci les paquets de sel ammoniac (1) el l’on remplit avec de l’eau ordinaire jusqu’aux deux tiers. Les vases poreux se trouvent ainsi baignés jusqu’à moitié de leur hauteur. A défaut de sel ammoniac, on peut employer le sel marin dans les vases en verre, mais l’effet produit est moins intense.
- Si Ton veut obtenir les meilleurs résultats, comme durée et propreté, il est préférable de procéder au montage des éléments’ Leclanché de la façon suivante :
- 1° Peindre d’abord, à deux ou trois couches successives, intérieurement et extérieurement, le col et le goulot des vases en verre, -préalablement nettoyés et séchés. >
- 2° Faire dissoudre, à froid, dans une cruche en
- (1) La charge d’un élément neuf est de 80 à 100 grammes de sel ammoniac.
- p.245 - vue 265/289
-
-
-
- 246 —
- terre vernissée (1), le sel ammoniac. Pour cela, il suffît de verser le sel dans l’eau et de remuer avec un bâton.
- Si l’on a soin d’ajouter du nouveau sel jusqu’à ce qu’il en reste au fond de la cruche, qui ne puisse plus fondre, on aura de l’eau complètement saturée..
- 3° Faire tremper tous les vases poreux, dans de l’eau ordinaire, pendant une demi-heure environ, avant de les mettre en place.
- 4° Verser du liquide de la cruche dans chacun des vases en verre, jusqu’à la hauteur de cinq centimètres environ. Essuyer avec le plus grand soin chaque vase en verre, et le mettre à la place qu’il doit occuper. Les goulots d’une même rangée de verres doivent être tous tournés dans le même sens, ceux de la rangée suivante, dans le sens opposé, et ainsi de suite.
- 5° Introduire les vases poreux garnis et les crayons de zinc dans les vases en verre, de façon que chaque \inc soit placé dans le goulot du vase qui suit son charbon. Le niveau de l’eau monte alors à 8 ou 9 centimètres du fond. Toutes les lames d’une même rangée doivent être placées dans le même sens, sauf la dernière qui relie une rangée à l’autre.
- 6° Quand tous les vases en verre sont remplis de la sorte, on place, dans le dernier verre, un vase
- (1) La cruche à anse est préférable pour verser le liquide plus facilement.
- p.246 - vue 266/289
-
-
-
- — 247 —
- poreux dont la lame a été coupée-par le milieu {P. fig. 114). Le {inc, qui a été ainsi séparé du charbon (N fig. 114), est placé dans le premier verre. Ce zinc est le pôle négatif de la pile (Z fig. 116); le charbon du dernier vase poreux en est le pôle positif (C fig. 116).
- La pile est montée : il n’y a plus qu’à décaper
- +
- Fig. 116.
- soigneusement, en les grattant sur leurs deux faces avec un couteau, les extrémités des lames de cuivre qui terminent le premier zinc et le dernier charbon, et à fixer par des serre-lames, à l’une le fil de terre, à l’autre le fil du manipulateur.
- Dans ces conditions, l’entretien de la pile Le-clanché est presque nul, surtout si l’on a bien pris le soin de ne mettre en place que des vases parfaitement secs extérieurement.
- Il suffit de remplacer, de temps en temps, par de l’eau de la cruche, celle qui s’est évaporée dans les vases en verre.
- Si l’on n’emploie pas de l’eau saturée d’avance,
- p.247 - vue 267/289
-
-
-
- — 248 —
- H faut remet Ire du sel ammoniac dans les éléments tous les six mois environ.
- Quand on refait complètement une pile Leclan-ché, il est préférable de jeter les anciens liquides des vases en verre, qui contiennent du chlorure de fnc, et d’employer de l’eau nouvelle.
- Il ne suffît pas non plus de laver les bâtons de zinc, il faut les gratter fortement avec un couteau ou une vieille lime, pour les débarrasser des cristaux d'oxychlorure de fine (insolubles dans l’eau) et d’autres sels qui les enveloppent d’une couche épaisse et résistante.
- La façon dont la lame de cuivre de l’élément Leclanché (1) est soudée sur la calotte en plomb du charbon a un inconvénient : au bout d’un certain temps, malgré le vernis, il se forme un oxyde entre le plomb et le charbon. Ce sel est très résistant et nuit à la conductibilité de l’élément. Dès que le correspondant se plaint de la faiblesse de la pile, il faut s’assurer que toutes les lames tiennent bien sur les têtes en plomb. Pour cela, on soulève successivement chaque vase poreux par la lame de son charbon; si celle-ci est dessoudée, le poids du vase suffit pour la détacher complètement. -
- Lorsque, au contraire, le courant est trop fort, on doit se garder, pour diminuer la pile, de retirer un des vases poreux et de lui substituer celui qui sert de pôle positif.
- (1) Cette disposition est spéciale aux éléments Leclaaché et Marié Davy de l’Administration. Les éléments du commerce sont munis d’un bouton de serrage.
- p.248 - vue 268/289
-
-
-
- — 249 —
- En opérant de cette façon, il arrive que le vase mis de côté se dessèche, et lorsque, pour augmenter, on le remet en place, la pile ne fonctionne plus pendant un jour ou deux, à cause de la résistance considérable de cet élément.
- On doit donc, pour diminuer une pile Leclanehé, décaper simplement la lame de l’élément qui doit servir de nouveau pôle positif, et y fixer le fil du manipulateur avec un serre-lame.
- Ces recommandations s’appliquent d’ailleurs également à la pile Marié Davy.
- La durée de la pile Leclanehé varie de un à deux ans, suivant l’usage qu’on en fait. v
- Une réfection complète de la pile, avec du liquide nouveau, est préférable, après ce laps de temps, au remplacement successif des éléments qui paraîtraient défectueux.
- Règles générales. Quelle que soit la pile qu’on emploie, il faut toujours la placer dans un endroit sec et à l’abri des changements de température, autant que possible sur une table garnie de claies.
- Si les éléments de la pile sont contenus dans une boîte, il faut que les parois de cette boîte soient percées de trous, pour l’élimination des gaz. Sinon, on doit en ouvrir le couvercle tous les jours, le matin avant l’ouverture, de préférence.
- On doit toujours pouvoir vérifier facilement le niveau de l’eau dans les vases.
- Tous les contacts doivent être tenus très propres et les vis bien serrées.
- p.249 - vue 269/289
-
-
-
- — 250 —
- Les vases poreux et surtout les lames de cuivre ne doivent jamais être en contact avec les zincs, ni avec la tête en plomb des charbons.
- Les éléments doivent être bien séparés les uns des autres, les fils de terre bien isolés des tables ou meubles de pile. Les fils conducteurs doivent aussi être bien isolés et ne pas toucher aux murs>
- p.250 - vue 270/289
-
-
-
- INDEX ALPHABÉTIQUE
- A
- PAGES
- Accouplement en quantité................................. 217
- — en tension..............................212-228
- Accumulation de l’électricité............................. 61
- Acide sulfurique................................. 203-223-226
- — (Appauvrissement de 1’).......................... 221
- Acidulée (Eau)................................... 202-223-235
- — (Électrisation de F)....................... 203
- — (Préparation de F).............. 223
- Action chimique..................................... 203 •
- — de l’acide sur le zinc........................ 202
- — de la terre sur les aimants................... 116
- — du courant électrique sur l’aiguille airnantée. . 41
- — locale...................................... 223-229
- — sur les corps légers.......................... 203
- Affaiblissement du courant de la pile à un seul liquide. 221
- Aiguille aimantée.................•............ 41-47-116
- — désaimantée................................... 189
- — du galvanomètre........................' . . 41-43-45
- Aiguille index du galvanomètre...............! 43-46-48-191
- Aimant artificiel...................................... . . 111
- — directeur...................................... 45
- Aimantation des noyaux de fer doux.......... 24-113
- Aimanté (barreau)........................................ 190
- Alliage (bronze, laiton).................................. 27
- Amalgamé (zinc)........................ 3-204-223-227-233-244
- Ammoniac (sel)....................................... 243-245
- Ammoniaque (Chlorhydrate d’)............................ 243
- Ammonium (Chlorure d’)................................... 243
- Ampère (Bonhomme ou nageur d’)............. 114
- — (Règle d’)....................................... 115
- Antagoniste à boudin (Ressort)...................... 11-28-90
- — du manipulateur....................... 28-29-86
- — du rappel par inversion.................... 120
- p.251 - vue 271/289
-
-
-
- — 252 —
- PAGES
- Armature.............................................. 11-25
- — (Attraction de T).............................. 25
- — (Réglage de 1’)............................. 88-93
- Arrêt de l’appareil............................7-169 à 174
- — (Tige ou taquet d’)................................. 7
- Attraction des corps légers......................... 203
- — des pôles des aimants......................... 116
- B
- Bande (Papier)........................................... 10
- Barillet.............;............................. 99-174
- Barreau aimanté......................................... 190
- Bavarois (Commutateur).............................. 38-123
- Bertsch (Paratonnerre)................................. 67
- Bifurcation........................................ 110-133
- — du fil du récepteur G. R. (à grande résistance). 136
- — , (Résistance au point de).................... 136
- Bioxyde de manganèse...................%................ 244
- Bobine brûlée.........................................54-193
- — de paratonnerre............................... 51
- — de rechange.............................. 191-194
- — (Essai d’une)................................. 192
- — de résistance............................. 133-144
- Bobines de l’électro-aimant.............................. 23
- — (Carcasse des). . ........................... 22
- — (Fil recouvert des)............................ 22
- Boîte à pile ............................................249
- — -Poste.'..........................!................ 142
- Bonhomjne d’Ampère...................................... 114
- Boudins de fil recouvert............................. 49-117
- Bourseul (Inverseur).................................... 124
- Boussole (Aiguille de) . . ........................ 116
- — (Invention de la)............................. 41
- Bouton de sonnerie.................................. 149-150
- Butoirs ou contacts (Vis)................................ 11
- — (Colonne des).................................. 11
- c
- Câble de terre.......................................... 109
- Calibres des fils de bobine............................. 22
- Callaud (Élément)................................. 230-232
- p.252 - vue 272/289
-
-
-
- — 253 —
- PAGES
- Callaucl (Chargé d’un)................................... 234
- — (Spirales du).................................... 234
- — (Zinc).......................................... 231
- Carcasse de bobine........................................ 22
- — de bois. ................................ 147-159
- Charbons de cornue............................... 240-241-244
- — (Calotte en plomb des)........................... 240
- Chargement des vase poreux............................... 241
- Cheville des commutateurs................................. 39
- Chiffres (Signaux)................................... 76-81
- Chlorhydrate d’ammoniaque . ..............................243
- Chlorure d’ammonium...................................... 243
- — de zinc.......................................... 248
- Cinq bornes (Récepteur à)................................. 11
- Circuit du récepteur Morse................................ 26
- _ fermé........................... 5-208-210-219-227
- — — par la terre ............................ 5-208
- — ouvert...................• • ................208
- — intérieur des instruments........................ 179
- — — du poste............................... 107-144-163
- Citerne (mauvaise terre)............................. 109-176
- Clôture (Précautions à prendre à la).................... 174
- Colonne de Volta..........................................220
- — des butoirs....................................... 11
- Communications électriques de la sonnerie..............33-147
- — — du manipulateur.............. 30
- , / — — du paratonnerre à bobine. . 53
- — — du parleur à relais......... 161
- — — du rappel par inversion. 117-119
- — • — du récepteur................... 26-185
- — . . — en translation ou relais. 155-161
- Commutateur (Usage du).................................... 36
- — bavarois.........................*......38
- — Bourseul.................................... 124
- — de pile..................................... 153
- — de sonnerie................................. 119
- — inverseur................................... 121
- — paratonnerre............................. 57-193
- — rond......................................... 37
- Commutateurs (Inversion par)............................ 123
- — (Mélange dans les)......................... 193
- Conducteurs (Fils)................................. . . 4-208
- — (Résistance électrique des) .... 41-45-133-210
- p.253 - vue 273/289
-
-
-
- — 254 —
- PAGES
- Conductibilité électrique................................ 2Î0
- Conduites d’eau (meilleures terres)...................... 109
- — de gaz (mauvaises terres)................... 109
- Contact (Appareil au).................................. 26-89
- — par le manipulateur........................ 184-198
- — permanent....................................... 198
- Contacts............................... 11-30-37-176-183-249
- — du manipulateur.................................. 30
- — (Nettoyage des)............................. 176-249
- — platinés..................................... 30-147
- — sales............................... 176-188-198-249
- — (Vis-)........................................... 11
- Corps non Conducteur (Soie, ébonite)............ 24-33-38-124
- Couple élémentaire................................. 206-219
- — voltaïque................................. 2-206-219
- Couples locaux....................................... 223-229
- Courant électrique................................. 5-208-222
- — — (Aimantation par le).................... 113
- — de polarisation............................. 236-237
- — de retour....................................... 198
- — (Inversion du).................................. 110
- — (Inversion des pôles par le).................... 117
- — permanent....................................... 198
- — (Sens du)........................................208
- — trop faible..................................... 198
- Courants locaux...........................................237
- Court circuit.................................... 190-229-236
- Couteau du récepteur................................... 10-17
- — (Réglage du)................................. 87
- — (Serrage du)..................'..............96-170
- Cristaux (Remplacement des).............................. 239
- Croisement des boudins du fil des électro-aimants. . 117-185
- Culasse. . .*..................................... 21-136-159
- Cuve galvanique.......................................... 221
- Cylindres dérouleurs.......................... 8-10-15-99-169
- D
- Daniell (Élément).........................................225
- Décapage des lames de cuivre..................... 243-247-249
- Démontage de l’appareil.................................. 175
- Dépolarisant........................................ 241-244
- Dépolarisation des électrodes.............................244
- p.254 - vue 274/289
-
-
-
- — 255 —
- PAGES
- Dérangements électriques............................. 178-198
- — du fil cle terre....................... 17G
- — du galvanomètre......................... 189
- — (Localisation des)...................- 178
- — du manipulateur..........................176
- — mécaniques...........•...................169
- — du paratonnerre à bobine. . . . .... 191
- — du rappel par inversion de courant.......185
- — du récepteur........................ 169-180
- — (Recherche des).......................... 178
- — des sonneries. . ................... 187-188
- Dérivation...................................... 62-65-67-110
- Dérivé (Poste) . . . .'............................ 110-118
- Déroulement de la bande de papier . 8-69-97-169-170-172-174
- Dérouleurs (Cylindres).........................8-10-15-99-169
- — (Réglage des)........................ 100-173-174
- — (Serrage des)........................ 101-169-174
- Déviation de l’aiguille du galvanomètre.................43-45
- — normale*........................................... 192
- Dévidoir...........................
- Diamètre du fil des électro-aimants. Différence de niveau (pression) . . .
- — de potentiel (tension) Disposition des instruments sur Dissolution de sulfate.xle ci '
- — de Durée des pii
- Eau __,
- — acidulée^
- Ébonite (caoutcnoïru iiîiïrtîï)
- Efflorescences...........
- Électricité (Production d’)
- — statique....
- — dynamique . . Électrique (Courant) . - .
- — (Flux)...........
- — (Potentiel) . . . .
- — (Tension)........
- — (Quantité) ....
- Électriques (Dérangements)
- .... 7-15-96
- ......... 22
- .... 207-213 207-215-218-222 . . . . 105-109
- . . 226-230-233 . . . 2-243-245 , . 230-239-243
- ................203
- . . . . 202-223-235
- ......... 33-38-124
- ........... 229-237
- ................203
- ..............208
- ..............208
- ......... 5-208-222
- . . . ........208
- 207-210-215-218-222 , . . 61-207-210-211
- ........... 211-217
- ........... 178-198
- p.255 - vue 275/289
-
-
-
- — 256 —
- PAGES
- Électrisation du zinc....................................... 203
- — de l’eau acidulée.....................................203
- Électro-aimant..................................... 21-111
- — (Aimantation des noyaux de 1’) ... . 24-113
- — (Bobines de 1’).............................. 23
- — Boiteux..................................... 160
- — (Culasse de 1’).......................21-136-159
- — de la sonnerie.........................31-35-147
- — du parleur.................................. 159
- — du rappel par inversion de courant ... 111
- — du récepteur..................................21
- — (Fil de 1’)........................... . 22-117
- — (Fonctionnement de 1’) *. . . . . 24-33-116-149
- — (Formation des pôles de 1’) ... . 24-114-156
- — (Noyaux de 1’)................................21
- — (Plaques polaires d’)................... 111-185
- Électrode négative...........................................206
- — positive................................•. 206-223
- Électrodes..............................'.......... 206-223
- — (Dépolarisation des)............................. 244
- — (Modification des).............................. 228
- — (Polarisation des)................................223
- Électromotrice (Force). . ...................................207
- Élément de pile............................................2-206
- - Callaud..................................... 230-232
- — Daniell.......................................... 225
- — Leclanché.............................................2-243
- — Marié Davy........................................240
- — polarisé......................................... 223
- Éléments (Résistance intérieure des)........................ 236
- Embrochage.......................................... 110-139-141
- Embroché (Paratonnerre)...................................... 64
- — (Poste).............................. 110-118-139-141
- Emploi des piles de quantité................................ 219
- — de tension................................ 219
- Encrage (Encre oléique)..................................... 101
- Endosmose.................................................. 230
- Entrée de poste............................................. 109
- — — (Paratonnerre d’).............................. 178
- Entretien des piles......................... 201-229-236-243-247
- Équipage de galvanomètre......................................48
- Essai des bobines de paratonnerre........................... 192
- — du bouton de sonnerie.................................. 188
- p.256 - vue 276/289
-
-
-
- — 257 —
- PAGES
- Essai (Fil d’)....................................... • • 178
- État naissant (Hydrogène à 1’)...................... 222-227
- Expérience d’Œrsted...................................... 41
- F
- Facteur (Sonnerie de) . • •............................ 145
- Fer doux................................................. 21
- — (Magnétisme rémanent du)......... 25-128-156-184
- Fers doux (Aimantation des) . .................... 21-24-113
- Fiches de commutateur.....................................39
- Fil conducteur........................................ 4-208
- — de fer fin......................1 . . . . 51-55-192-194
- — — brûlé................................... 54-67-193-194
- — de ligne............................................ 109
- — dénudé............................................. 105
- — des bobines.......................................... 22
- — d’essai............................................. 178
- — de terre........................................ 110-176
- — — (Dérangements du)............................... 176
- — préservateur (Paratonnerre à)................ 51-55-191
- — recouvert............................................49
- — volant............................................. 183
- Fonctionnement de i’éleclro-aimànt............ 24-33-116-149
- — du rappel par inversion de courant ... 111
- — de la sonnerie...................... 33-149
- Force électromotrice....................•............. 207
- Formation de l’hydrogène............................ 202-206
- — des pôles de l’électro-aimant.........24-114-156
- — des signaux Morse.................... 6-25-69-74
- Formule de la résistance au point de bifurcation.........136
- Frein par le serrage du couteau.......................96-170
- — — des dérouleurs.................... 101-169
- G
- Galvanisme.............................................. 221
- Galvanomètre (Aiguille du)............................... 41
- — (Aiguille index du).............. 43-46-48-191
- — (Dérangements du)...................... 189
- — (Équipage du)............................. 48
- — (Graduation du)........................ 43-45
- — horizontal............................ 42-47
- 17
- p.257 - vue 277/289
-
-
-
- — 258 —
- PAGES
- Galvanomètre horizontal à pivot d’orientation ....... 47
- — (Limbe gradué du).................... 43-45
- — (Pince d’arrêt du).........'............... 46
- — (Principe du)............................. 41
- — (Usage du)............-.................... 40
- — vertical.................................. 43
- Gaz hydrogène...................................... 202-206
- Graissage du manipulateur................................ 86
- — des axes du récepteur......................... 173
- Grattage des zincs.................................. 230-248
- — des lames de cuivre .................. 243-247-249
- Grippement.............*....-........................... 170
- Guide-papier (à fourchette).................. 9-10-96-97-173
- — (à manchon mobile)..................9-10-17-170
- H
- Huilage des axes du récepteur........................... 173
- Hydrogène (Gaz)................................. 202-206-227
- — à l’état naissant...................... 222-227
- — dans l’élément (Transport de P). ..... 206-208
- 1
- Index du galvanomètre............................. 43-46-48-191
- Indications de service (Service intérieur).................... 78
- — éventuelles — ................ 79
- — — (Service international)................. 80
- Installation avec morse et cadran.............................. 164
- — avec parleur sans relais......................... 166
- — avec rappel par inversion . . . 117-138-140-143-198
- — de deux lignes en translation.................... 157
- — de la sonnerie............................ 36-147-188
- — des piles........................................ 201
- — des postes....................................... 105
- — d’un poste dérivé................................ 138
- — — embroché........................... 139-141
- — — en translation..........................159
- — pour une seule ligne................"... 105-163
- Intérieur (Signaux du service)........................ 75 à 79
- International — 80-81
- Interrupteurs automatiques...................................... 34
- Interruption............................................. 128-183
- p.258 - vue 278/289
-
-
-
- — 259 —
- PAGES
- Inverseur (Commutateur)................................ 121
- — à manettes................................... 121
- — à chevilles (Bourseul)........................ 124
- Inversion des pôles magnétiques....................... 117
- — du courant................................... 110
- — par commutateurs.............................. 12A
- — par manipulateurs............................. 128
- Isolants (Ébonite, soie)....................... 24-8:1-34-128
- Isolement......................... 55-128-177-188-191-193-198
- ___ par le levier du manipulateur. . . ........... 177
- — par le paratonnerre à bobine.............. 191-193
- J
- Jauge des fils de bobine................................. 22
- Jeu du levier (Vis-contacts)..................... 88-89-172-176
- L
- Lames de cuivre (Décapage des)................... . 243-247-249
- Leclanché (Pile)........................................ 2-243
- Lecture et manipulation.................................... 69
- Lettres (Signaux).......................................... 75
- — étrangères (Signaux)............................. 81
- Levier du récepteur................................ 7-10-17-94
- — (Jeu du)................................ 88-89-172-176
- — (Réglage du).................................... 87-94
- — du manipulateur............................. 27-86-177
- Ligne btfurquée........................................... 133
- — (Fil de).......................................... 109
- Lignes montées en translation............................. 157
- Liquide (Niveau d’un)..................................... 210
- — (Quantité d’un)................................. 211
- Limbe gradué du galvanomètre............................ 43-45
- Liquide (Piles à un).................................. 202-221
- Liquides (Piles à deux)................................... 221
- — (Saturation des)................................ 239
- — (Séparation des)........................ 226-231-235
- Local (Transmission en)................................... 71
- Locale (Action)....................................... 223-229
- — (Pile) ..............•.......................... 119
- Localisation des dérangements............................. 178
- Locaux (Couples)...................................... 223-229
- p.259 - vue 279/289
-
-
-
- — 260 —
- PAGES
- Locaux (Courants).....................................237
- Lois de Ohm..........................!................ 41
- Longueur du ressort moteur................................ 174
- M
- Magnétiques (Pôles)............................... 24-113
- Magnétisme rémanent............................ 25-128-157-184
- Manchon de zinc................................... 226-231-240
- Manettes (Commutateur inverseur à)........................ 121
- Manganèse aiguillé........................................ 244
- — (Bioxyde de)....................................... 244
- Manipulateur.............................................. 27
- — (Communications du).......................... 30
- — (Contacts du)................................. 30
- — (Contacts par le serrage du)............. 184-198
- — (Dérangements du)............................ 176
- — (Fonctionnement du)........................... 29
- — (Isolement par le levier du). ............... 177
- — (Levier du)............................ 27-86-177
- — (Nettoyage des contacts du).................. 176
- — Réglage du)................................... 82
- — (Ressort antagoniste du)...................... 28
- Manipulateurs (Inversion par)............................. 128
- — (Translation avec)....................... 156-162
- — ( — sans)............................ 163
- Manipulation............................................... 69
- — (Table de)................................... 110
- Manœuvre du paratonnerre à bobine.................. 53-191-193
- Manque de pile........................................ 128-198
- Marche du courant dans la sonnerie......................33-149
- — — dans le circuit de la boîte-poste . . . 144
- — — — du récepteur............ 26
- — — — intérieur du poste. 108144-163
- — — dans l’électro-aimant.................. 25
- — — de réception (Poste simple)............ 163
- — — de transmission ( — ).............164
- Marié Davy (Pile)..........................................240
- Massif..................................................... 26
- Mauvaises terres...................................... 109-176
- Mélange........................................... 188-193-198
- — dans les commutateurs............................ 193
- Mercure (Sulfate d’oxydule de). ...................... 240-242
- p.260 - vue 280/289
-
-
-
- PAGES
- — 261 —
- Mobile (Galvanomètre horizontal)........................ 47
- — (Guide)................................. 9-10-17-170
- Mobiles du mouvement d’horlogerie....................... 97
- Molette.......,................................ 7-9-16-101
- Montage des piles...................... 201-228-234-241-245
- — des postes.................................... 105
- — en série...................................212-216
- — en quantité........-........................... . 217
- — en tension............................ 212-216-228
- Mots (Séparation des)............................ 70-74-84
- Mouvement d’horlogerie............................... 97-99
- N
- Nageur d’Ampère........................................ 114
- Nettoyage des contacts du manipulateur................. 170
- — de la pile Callaud........................... 237
- _ — Daniell............................ 229
- — — Leclanché.......................... 248
- — — Marié Davy..........................243
- Nombre des tours du fil des bobines..................... 22
- Noms des instruments..................................... 1
- — des pôles de l’aiguille aimantée. -............. 116
- — — des aimants................................. 115
- Noyaux de fer doux.................................... 21
- — (Aimantation des).......................... 24-113
- — du rouet....................................... 97
- Numéros des fils de bobine.............................. 22
- O
- Œrsted (Expérience d’).................................. 41
- Ohm (Lois de)........................................... 41
- Orientation de l’aiguille............................47-116
- Ouverture (Précautions à prendre à 1’)................. 196
- Orage.......................................... 192-193-194
- Oxychlorure de zinc.................................. 248
- Oxydation......................................‘...... 188
- Oxyde de zinc...........................>............. 227
- Oxygène............................................ 203-227
- P
- Palette collée
- 185
- p.261 - vue 281/289
-
-
-
- — 262 —
- PAGES
- Papier bande............................................ 10
- — (Déroulement du).........................69-170-174
- — (Paratonnerre à)................................. 65
- — suiffé (Emploi du)........................... 65-194
- Paratonnerre à bobine et à fil préservateur. !... 51-55-191
- — à deux contacts........................... 55
- — à feuille de gutta-percha............. 62-194
- — à lame de mica........................ 62-194
- — à papier.................................. 65
- — à pointes mobiles.........."..........59-194
- — à stries................................. 145
- — à trois contacts...................... 51-192
- — Bertsch................................... 67
- — (Bobine de)............................... 5)
- — ( — brûlée de)........................ 54-193
- — ( — de rechange de).................. 191-194
- — brûlé........................... 54-63-67-193
- — (Communications du)....................... 53
- — Commutateur............................57-193
- — de la sonnerie de facteur................ 145
- — Delattre.................................. 57
- — d’entrée de poste........................ 173
- — embroché.................................. 64
- — (Essai des bobines de)................... 192
- — (Manœuvre du)............................. 53
- — (Place du)........................... 107-109
- — (Principe du)............................. 50
- Paratonnerres (Dérangements des).................. 191
- — (Vérification des)....................... 193
- Parleur................................................ 159
- — (Communications du)........................... 161
- — (Installation avec)....................... 161-166
- Peinture des vases en verre........................ 238-245
- Pertes à la terre.............................. 191-198-210
- Pile à auges.......................................... 221
- — à colonne...................................... 200-219
- — à couronne de tasses............................... 220
- — à deux liquides.....................................221
- — à un liquide................................... 202-221
- — (Boite à).......................................... 240
- — Callaud.............................................230
- — (Commutateur de)................................. 153
- — Daniell............................................ 224
- p.262 - vue 282/289
-
-
-
- — 2(>3 —
- PAGES
- Pile de quantité................................... 217-219
- — de tension..................................... 2-16-219
- — de Volta........................................ 200-219
- — Leclanché......................................... 2-243
- — locale.............................................. 119
- — (Manque de)..................................... 128-198
- — Marié Davy......................................... 240
- — voltaïque......................................... 221
- Piles (Durée des)............................ 230-239-243-249
- — (Entretien des) . . . ................. 229-230-243-247
- — ( — journalier des)................................. 201
- — (Montage des)....................... 201-229-234-241-243
- — (Réfection des)......................... 228-237-242-248
- — (Résidus des)................................... 230-230
- Pince d’arrêt du galvanomètre vertical.................... 40
- Place, sur la table, du galvanomètre...................... 49
- — — de la bobine de résistance............... 135
- — — du paratonnerre à bobine.. . . 107-109
- Plaques polaires d’électro-aimant.................... 111-185
- Point (signal élémentaire)........................... 25-74
- Pointe bleuie............................................ 190
- Pointes mobiles fondues.................................. 194
- — (Réglage des) . ....................... 195
- Polarisation (Gourant de)............................ 230-237
- Polarisé (Élément).............................’.......233
- Polarisées (Électrodes).................................. 223
- Pôle austral............................................. 115
- — boréal..................*......................... 113
- — négatif............................. 200-228-234-241-247
- — Nord................................................ 116
- _ Positif ............................... 200-228-234-241-247
- Pôles (Attraction et répulsion des)...................... 110
- — de môme nom....................................... 116
- — de noms contraires............................... 110
- — des aimants........................... 113-115-110-117
- — (Inversion des)................................... 117
- — magnétiques................................... 24-113
- — (Noms des)...................................... 110
- — renversés....................................... 189
- Poste (Boite-)........................................... 142
- — dérivé........................................ 110-118
- — double........................................ 151-152
- — embroché.................7.................... 110-118
- p.263 - vue 283/289
-
-
-
- — 264 —
- PAGES
- Posle (Entrée de)............................................ 109
- — monté en translation.................................. 158
- — (Paratonnerre d’entrée de).......................... 178
- — (Sonnerie de)......................................... 31
- — (Vérification du)................................ 177-196
- Postes (Installation ou montage des)......................... 105
- Potentiel électrique .... . . . -......... 207-210-215-218-222
- — de la Terre.................................. 210
- — (Différence de).................... 207-215-218-222
- Pouvoir des pointes........................................... 61
- Précautions à prendre à la clôture.......................... 174
- — — à l’ouverture.....................196
- — — pour charger les marié davys. . . 242
- — — pour monter les callauds......234
- — — — les leclanchés. . . 246-248
- Pression (différence de niveau)...................... 207-210-212
- Prise de terre. ........................................... 109
- Production de l’électricité...................................203
- — de l’hydrogène..................................... 202-206
- Propagation de l’électricité...............................61-208
- Propriétés de l’aiguille aimantée............................. 41
- Q
- Quantité............................................. 211
- — (Accouplement ou montage en).................217
- — (Pile de)................................ 217-219
- Quart (Réduction au)........*........................ 136
- R
- R = -W............................................... 136
- r+r
- Rappel par inversion de courant.................. 111-144
- — (Communications du)........................ 117-119
- — (Dérangements du).. ........................... 185
- — (Installation avec)............ 117-138-140-143-198
- — (Réglage du). . .'............................ 119
- Rèaimantation de l’aiguille du galvanomètre. . ...... 190
- Récepteur à cinq bornes................................ 11
- — à dévidoir de côté............................ 15
- — ancien modèle.................................. 7
- — (Circuit du).................................. 26
- p.264 - vue 284/289
-
-
-
- — 265 —
- PAGES
- Récepteur (Communications du)....................... 26-185
- — (Démontage du)............................... 175
- — (Dérangements du)........................ 169-180
- — ne déroule pas (Le)...................... 169-172
- — ' (Réglage du)......................... 87-155-156
- — (Remontage du)..............................7-101
- — (Poste double à un seul)................ 151-152
- Réception (Marche* du courant de)...................... 164
- Rechange (Bobine de)............................... 191-193
- Recherche des dérangements............................. 178
- Réduction au quart..................................... 136
- Réfection des piles........................ 228-237-242-248
- Réglage de l’armature................................ 88-93
- — de la sonnerie.................................36
- — des dérouleurs....................... 100-173-174
- — des pointes de paratonnerre.................. 195
- — du couteau.................................... 87
- — du déroulement de la bande. . . . 97-169-170-172-174
- — du levier (ancien modèle)..................... 87
- — — (nouveau modèle)........................... 94
- — du manipulateur............................... 82
- — du rappel par inversion de courant............119
- — du récepteur............................. 87-155
- — — en translation.......................... 155
- — (Emploi du papier pour le)................ 93-196
- Règle d’Ampère......................................... 115
- Régulateur.............................................. 98
- Relais..................................................154
- — (Installation en)...........................• • • • 158
- Remplacement du tampon de feutre...................... 103
- Renouvellement des cristaux.............................239
- Répulsion des pôles des aimants........................ 116
- Résidus des piles.................................. 230-236
- Résistance électrique........................ 41-45-133-210
- — au point de bifurcation...................... 136
- — (Bobine de).............................. 133-144
- — des fils conducteurs...........i..........133-210
- — intérieure des éléments...................... 236
- — réduite au quart............................. 136
- — (Unités de).................................. 183
- Ressort antagoniste........................... 11-28-90-120
- — — (Réglage du)......................... 90-94
- — moteur.................................... 97-174
- p.265 - vue 285/289
-
-
-
- — 2M —
- PAGES
- Rouet................................................... 97
- Rupture........................................... 180-187
- S
- Saturation des liquides................................ 230
- Sel ammoniac....................................... 243-246
- Sels grimpants.............................. • • • 229-236-237
- Séparation des liquides........................ 226-231-235
- — des signaux et des mots................... 70-74-84
- Série (Montage en)......................................216
- Serrage (Contact par le)............................184-198
- — des dérouleurs........................ 101-169-174
- — du couteau................................. 96-170
- — du manipulateur............................... 184
- Signaux collés.......................................... 84
- — (Formation des)........................... 6-25-69-74
- — (Séparation des)............................ 70-84
- — (Tableau des). ........................... 75 à 81
- Soie (corps non conducteur)............................. 24
- — (Tendeur à fil de)................................. 12-91
- Sonnerie à trembleur................................31-35
- — (Communications delà)..................... 33-147
- — (Commutateur de)........................... . . . 119
- — de facteur..................................... 145
- — — (Paratonnerre de la)............... 145
- — de poste....................................... 31
- — (Dérangements delà)....................... 187-188
- — (Fonctionnement de la)..................... 33-149
- — (Installation de la).............- . . . 36-147-188
- — (Marche du courant dans la)................ 33-149
- — placée hors du poste.................. 108-119-144
- — ( Réglage de la)............................... 36
- Spires des bobines (Nombre des)......................... 22
- — du ressort moteur............................. 174
- Stries (Paratonnerre à)................................ 145
- Sulfate d’eau...................................... 203-227
- — de cuivre......................... 226-227-230-233
- — d’hydrogène. . . •............................ 203
- — de mercure............................ 240-241-242
- — d’oxydule de mercure..................... 240-242
- — de zinc........................... 203-222-227-233
- Sulfurique (Acide). ........................... 203-223-226
- Système asiatique....................................... 49
- p.266 - vue 286/289
-
-
-
- — 267 —
- T
- PAGES
- Table de manipulation......................................... 110
- — (Disposition des instruments sur la).............. 105-109
- Tableau des dérangements...................................... 198
- — des signaux................................. 75 à 81
- Tampon.............................................. 9-101
- — à dents d’engrenage................................... 102
- — (Encrage du).......................................... 101
- — en feutre......................................... 102-103
- — (Nettoyage du)........................................ 103
- — (Remplacement du)..................................... 103
- Tendeur à canon..............>......................... 18
- à lil de soie...................................... 12-91
- — à vis verticale....................................... 13
- Tension (différence de potentiel).................. 61-207-210-211
- — (Accouplement ou montage en).................. 212-216-228
- — de la Terre.. ........................................ 210
- — (Pile de)........................................ 216-219
- T erre.......................................................5-209
- — (Action de la). ..................................... 116
- — (Câble de)............................................ 109
- — (Circuit fermé par la)...................... Tl 9-209
- — défectueuse....................................... 109-176
- — (Fil de) (ses dérangements)....................... 110-176
- — (Pertes à la)................................. 191-198-210
- — (Potentiel de la)..................................... 210
- — (Prise de)............................................ 109
- — résistante........................................ 109-176
- — (Tension de la)....................................... 210
- Trait (signal élémentaire)................................. 25-74
- Traits coupés.................................................. 84
- Translation. ................................................. 154
- — avec manipulateurs.......................... 155-162
- — (Communications de)......................... 155-161
- — (Installation d’un poste en). . ................ 158
- — ou en relais (Installation de deux lignes en). . 157
- — (Réglage des récepteurs montés en)............ 156
- — sans manipulateurs.............................. 162
- — (Transmission en)............................... 157
- Transmission.................................................. 69
- — (Cadence de)............................. 71
- — en local................................. 71
- p.267 - vue 287/289
-
-
-
- — 268 —
- PAGÈS
- Transmission (Marche du courant de)...................... 164
- Traversée de ville........................................153
- Transport de l’hydrogène dans l’élément de pile.. . . 206-208
- Trembleur (Sonnerie à).................................... 33
- Trous fraisés des platines............................... 173
- U
- Unités de résistance..................................... 133
- V
- Vases en verre (Peinture des)........................ 238-245
- Vases poreux................................. 226-240-241-245
- Vérification des paratonnerres........................... 193
- — du poste................................. 177-196
- — du récepteur................................. 180
- Verre de lampe (Emploi du)................................239
- Vis-butoirs ou contacts..................... 11-88-89-172-176
- Volant à ailettes.......*.............................. 98
- Volta (Pile de)...................................... 200-219
- Voltaïque (Couple ou pile)......................... 2-206-221
- Z
- Zinc (Action de l’acide sur le)...................... 202-221
- — amalgamé.......................... 204-223-227-233-244
- — Gallaud........................................... 231
- — chimiquement pur................... 204-222-223
- — (Chlorure de)..................................... 248
- — Daniell........................................... 226
- — (Décomposition du).................................203
- — Leclanché.......................................243
- — Marié Davy........................................ 240
- — (Sulfate de).......................... 203-222-227-233
- — pur................................ 204-222-223
- Zincs (Grattage des)................................. 230-248
- FIN DE L’iNDEX ALPHABÉTIQUE
- p.268 - vue 288/289
-
-
-
- lî R HATA
- Page 04, ligne 8. — Lire supérieure C, est remplacé, au lieu de supérieure C est... etc.
- Page 119, note 1, ligne 2. — Lire (2 fis;. 79 et 91), au lieu de (deux fig...), etc.
- Page 130, ligne 12. — Lire manipulateur N; un..., au lieu de manipulateur N? un... etc.
- Page 180, ligne 22. — Lire effectuée, au lieu de affec-tuée.
- Page 211, ligne 20. — Lire qualités, au lieu de quantités.
- Page 228, ligne 0. — Lire positive, au lieu de positif.
- Page 228, ligne 9. — Lire négative, au lieu de négatif.
- Page 234, note 1, ligne 3. — Lire callauds, au lieu de callaud.
- p.269 - vue 289/289
-
-