Notice descriptive et itinéraires de la Tunisie : région Sud : 1884-1886
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- NOTICE DESCRIPTIVE
- ET
- ITINÉRAIRES DE LA TUNISIE.
- RÉGION SUD. 1884-1885.
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- MINISTÈRE DE IA GUERRE.
- ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL.
- SERVICE GÉOGRAPHIQUE.
- NOTICE DESCRIPTIVE
- ET
- ITINÉRAIRES DE LA TUNISIE.
- RÉGION SUD.
- PARIS.
- IMPRIMERIE NATIONALE.
- M DCGG LXXXVI.
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- NOTICE DESCRIPTIVE
- ET
- ITINÉRAIRES DE LA TUNISIE.
- RÉGION SUD.
- 1884-1885.
- OBSERVATIONS.
- Usage des tableaux synoptiques.
- La disposition en tableaux synoptiques a pour objet de fournir d’une façon immédiate et claire :
- i° Les distances totales entre les points extrêmes d’une même ligne d’itinéraire;
- 9° Les distances qui séparent entre eux les différents points;
- 3° L’énoncé sommaire par abréviations des ressources (eau, bois, vivres);
- h° La nature de la route (carrossable, muletière, bonne ou mauvaise). [Il y a lieu de ne pas attribuer à la dénomination de route généralement employée sa signification rigoureuse, les voies ainsi désignées n’étant le plus souvent que des pistes de caravanes jalonnées par des points d’eau. Aussi dans la région des dunes (Dahar, Nefzaoua, Mrazig), on devra toujours se munir de bons guides, car, au moindre vent, les traces de piste disparaissent et les écarts de direction sont dangereux.]
- IE............ Eau.
- B. ......... Bois.
- Br.......... Broussailles.
- F........... Fourrages.
- V........... Vivres de l’Administration.
- Remarque, t— Ces abréviations s’appliquent à des points où l’eau et le bois sont presque toujours permanents. Toutefois, en automne, ou après une période de sécheresse pour les points situés le plus au sud, les chefs de colonnes agiront prudemment en faisant reconnaître à l’avance les points choisis pour y faire boire et y installer leur troupe. Cette précaution sera de règle dans la région voisine du Dahar (Sahara), où s’amorcent les routes
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- du Souf. Cette reconnaissance préalable fera presque toujours constater des ensablements superficiels qui donneront à certains puits l’apparence d’être privés d’eau. Or un travail d’aménagement facilement exécuté par les quelques hommes chargés de la reconnaissance permettra de trouver souvent en moins d’une demi-heure l’eau nécessaire à la colonne.
- Dans la région même du Dahar, en raison de la rareté et de l’éloignement des points d’eau, un équipage d’eau sera toujours nécessaire.
- Campements et étapes. — En remarquant que les points choisis et indiqués dans les tableaux correspondent d’une façon générale à des emplacements favorables pour camper, les chefs des colonnes pourront ainsi, à simple vue, régler d’avance leurs étapes d’après la force et la composition (infanterie ou cavalerie) de leur troupe, l'importance et la nature du convoi (charrettes, mulets, chameaux), enfin suivant le but de la mission et le temps donné pour la remplir. La Carte des itinéraires de la Tunisie au est le complément indispensable des tableaux synoptiques.
- Renseignements.
- Le chapitre des renseignements entre dans quelques développements sur la topographie particulière du pays parcouru. Il donne également les noms des lieux traversés ou de ceux qui sont voisins de la ligne suivie, noms qui ne peuvent prendre place sur les tableaux, mais qui sont portés sur la Carte de la Tunisie au 5^5. A une description sommaire de l’itinéraire sont jointes des notes plus détaillées sur certains points intéressants.
- Bien que les renseignements statistiques qui accompagnent ces notes et qui sont généralement relatifs au nombre d’habitants des localités aient été autant que possible contrôlés contradictoirement, il est à remarquer que les indigènes ne donnent qu’avec répugnance des chiffres sur lesquels ils sont souvent en désaccord. Aucune donnée ressemblant à un recensement quelconque n’existe d’ailleurs dans la région sud.
- Index alphabétique.
- La table des matières ne comportant que les directions et les lignes d’eau principales ainsi que les traverses ou routes secondaires importantes, un index alphabétique facilite les recherches pour tous les points cités, soit dans les tableaux, soit dans les renseignements. Cette nomenclature donne en face de chaque nom de localité les numéros des pages qui les concernent.
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- DIVISION GÉNÉRALE DE LA RÉGION SUD
- ET CLASSIFICATION DES ITINERAIRES.
- La portion de la Tunisie qu’on est convenu, depuis l’occupation, de distinguer d’une façon générale sous le nom de Région sud, comprend actuellement tous les pays situés au sud de la ligne Gabès-Gqfsa. Elle englobe ainsi :
- i° La région montagneuse du Djebel Gkerb, bordant au Nord le Chott el Fedjedj qui n’est qu’une partie du grand Choit Djérid.
- 9° L'Arâad, province tunisienne qui s’étend au sud des cbolts entre la Méditerranée, à l’Est, une partie du Dakar ou Sahara el le Nefzaoua, à l’Ouest, la frontière tripolitainc, au Sud. Vile de Djerba est une dépendance de l’Arâad.
- 3° Le Nefzaoua, qui lance dans le (iliotl Djérid un promontoire sablonneux el dont les nombreuses oasis sont semées entre le Chou Djérid, à l’Ouest, le Choit Fedjedj, au Nord, et la partie montagneuse de l’Arâad constituant le pays des Ksoars, à l’Est.
- h° Le Djérid, dont l’acception littérale comprend, dans la langue arabe, tous les pays de palmiers, mais qui, en Tunisie, désigne plus spécialement, l’isthme allongé séparant le Choit Rharsa du Choit Djérid et présentant les oasis magnifiques d’EI Oudiane, de Touzer el de Nefta.
- 5° Le Dakar ou Sahara, formé par une plaine quaternaire, partie du pied occidental des montagnes de l’Arâad pour atteindre le plateau pierreux du Mzab et former les bassins de l'Oued Ighargliar et des chotts. La bande du Dahar borde en demi-cercle les pays du Djérid, du Nefzaoua et de l’Arâad. Elle est maintenue à l’Est par les montagnes, mais elle gagne chaque jour du terrain vers le Sud-Ouest, où le \ent pousse lentement les dunes de sable, menaçant les oasis d’un ensevelissement prochain.
- Ces divisions correspondent à des caractères de pays nettement différenciés. Elles ont fait classer en trois secteurs les voies de communication qui sillonnent le sud de la Tunisie, savoir :
- i° Les directions qui convergent vers la TripoUtaine;
- 9° Les routes de caravanes qui mènent au Dahar et au Souf par le Nefzaoua;
- 3° Celles qui, au Nord des chotts, remontent par Gafsa vers les postes algénens de Tébessa et de Négrine, ou qui descendent aussi à El Oued par les oasis du Djérid.
- Cette classification n’a rien d’absolu, en ce sens qu’une grande ligne d’itinéraires emprunte quelquefois à deux secteurs voisins les points extrêmes de son parcours.
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- ITINÉRAIRES VERS LA TRIPOLITAINE.
- 1° ENTRE LA COTE ET LE PAYS DES KSOÜRS;
- 2° DANS LE PAYS DES KSOÜRS (PISTES LOCALES ET TRAVERSES).
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- 1. DE GADÈS À DOUIIUÏ, PAR KESSEUR METAMEÜR.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PlUNCIPAl'i. RESSO1. RCIiS en eau , Itois et fourrages. V VITRE DE L l Il 01 TE.
- kilom.
- // Gabès E. B. V. Bonne.
- 18 Ketana K. B. Ravinée.
- 18 Maretli E. B. Idem.
- 1 3 Oued Zcuss E. B. Bonne.
- 33 Kessaur Metameur E. B. Idem.
- îi Bir cl Aliment' E. B. Idem.
- 3s Oued Tatahouïn E. B. Idem.
- Douirat E. B.
- 1 ’n
- Gabès csl l'ancienne Tacape des Romains qui devait occuper vraisemblablement remplacement actuel de la Zaouïa très fréquentée de Sidi Boni Baba.
- C’est aujourd’hui la capitale de YArâad. On désigne sous ce nom la portion du territoire tunisien qui s’étend au sud des chotts : entre la Méditerranée, à l’Est, le Dakar ou Sahara, à l’Ouest, la Sebkra d’El MoJda où passe la frontière tripolitaine, au Sud.
- Chef-lieu d’une subdivision militaire, Gabès n’est à proprement pailer qu’une agglomération de plusieurs villages englobés dans une seule oasis fertile et productive. L’orge, le blé, la plupart des légumes d’Europe, les arbres fruitiers de toute espèce, ceux de la région tempérée et ceux de la région chaude y viennent avec succès. Toutefois le dattier, ainsi que tous ceux des oasis situées au bord de la mer, y dorme un fruit de qualité inférieure. L’importance de l'oasis est grande et semble appelée à s’augmenter encore. La population y est paisible, travailleuse, mais malheureusement décimée parles lièvres occasionnées par les émanations paludéennes des jardins. Le nombre des enfants scrofuleux et rachitiques y est considérable.
- Les trois groupes les plus importants de cette agglomération sont Gabès-povt, MenzeletDjarra. On peut citer aussi Chenneni( 1,079. habitants), assez gros village, dans l’oasis.
- Gabès-port est une ville naissante qui s’est élevée depuis l’occupation autour des établissements militaires. Peu à peu, les baraques des mercanlis amenés sur la plage de Gabès à la suite des colonnes
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- font place à des maisons en pierre bien construites. Gabès-pori possède un bel hôpital militaire du système des pavillons isolés, des magasins militaires, un cercle, le bordj du gouverneur (construction antérieure à l'occupation), les bureaux de la poste et du télégraphe, l’escale des bateaux réguliers de la Compagnie transatlantique, le point d’atterrissement du câble sous-marin reliant Djerba à la côte, et enfin un appontement récemment construit par le génie militaire et permettant le débarquement et l’embarquement des hommes, des chevaux et du matériel par les plus mauvais temps. Il se trouve également à Gabès-port un dépôt d’alfa considérable.
- Dj arra est un gros village inégalement réparti sur les deux rives de Y Oued Gabès et presque exclusivement habité par des juifs. C’est le centre de tout le commerce d’importation de Tunis, de Malte, de la Sicile, de Djerba et de Tripoli; c’est également le marché de tous les échanges avec les nomades de l’intérieur. 2,628 habitants.
- Menzel, situé sur la rive droite, bombardé au début de l’occupation, renaît peu à peu de ses ruines. L’élément musulman y domine. 3,A80 habitants.
- L’Oued Gabès coule entre ces deux villages et aboutit à environ A00 mètres au N.O. de l’appontement. Son embouchure, dans laquelle s’abrite une flottille de mahonnes et de barques de pêche, est fortement ensablée; circonstance qui donne lieu à une barre très dangereuse par la grosse mer et les vents d’Est. L’eau de la rivière est potable, bien que très chargée de magnésie. La tête des sources qui l’alimentent est à environ 9 kilomètres de son embouchure, et en raison de l’importance de ce point, on y a établi un camp permanent, le camp de Ras el Oued.
- L’Oued Gabès reçoit à son origine YOued cl Mella/t. Tous deux fortement encaissés se composent d’un grand nombre d’aflluenls coulant eux-mêmes entre des berges à pic, souvent hautes de 10 mètres, ravinant et déchirant le terrain au point de le rendre impraticable en dehors des chemins tracés.
- La largeur maximum de l’encaissement atteint 200 mètres entre Sidi Kheriche et Menzel, et les nombreux jardins qui s’y trouvent sont irrigués par les ruisselets multiples issus des sources de l’oued. A 700 mètres en aval de Sidi Kheriche, en un point où l’on retrouve les vestiges d’un barrage romain, YOued Gabès se grossit île YOued Béni Ahmed, dont l’eau moins chargée de magnésie a été canalisée pour l’alimentation de Chenneni, Menzel et l’oasis.
- Du camp même de Ras el Oued part la route carrossable qui, après avoir contourné la tète des ravins de droite de l’oued, aboutit à Gabès-port.
- De Gabès à Ketena.
- La route est bonne jusqu’à Melrech, A kilomètres, poste dépen-
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- danl de Gabès. La source Aïn Mclreck, bien aménagée el canalisée, fournit a Gabès une eau de bonne qualité.
- A 8 kilomètres, Y Oued Serrag, dont le passage est dangereux après les pluies, présente un lit large el vaseux et des berges escarpées; l’eau y est abondante, mais de mauvaise qualité. En amont el à G kilomètres, petite oasis d'El Hamdou, où l’on trouve quelques gourbis en pierre et de l’eau potable.
- A 10 kilomètres, OuedMerzig. Entre celte rivière et Y Oued Serrag, le terrain très marécageux est souvent impraticable en hiver. A 4 kilomètres en amont de l’Oued Merzig, A ïn Rechada, petite oasis avec deux sources potables.
- Redits d’eau salée dans le lit de l’oued.
- Ketena, oasis et village de la tribu des Ilazems, offrant des ressources en orge, bétail et volailles. Une centaine d’habitants. Eau bonne et abondante fournie par des sources et un bassin. Bois dans l’oasis et dans le lit de Y Oued Fcrd.
- 4 kilomètres à l’ouest de Ketena, oasis de Zcrig; quelques maisons, palmiers, oliviers, eau potable.
- De Ketena à Mareth.
- A i kilomètre, Oued Fcrd. Eau abondante, mais non potable.
- A <) kilomètres, les ravins de YOued Serkine offrent un passage dillîcile après les pluies.
- Mareth, oasis et village. Source d’eau chaude. Eau potable. 200 habitants environ.
- De Mareth à l’Oued Zeuss.
- A 4 kilomètres, Y Oued Zigraou, dont le passage serait très dangereux après une crue.
- Aram, village misérable et petite oasis. Eau abondante et potable.
- L'Oued Zeuss présenterait des difficultés après des pluies, en raison de l’escarpement de ses berges; sources et redirs de bonne eau dans le lit de l’oued. Broussailles épaisses.
- De l’Oued Zeuss à Kesseur Metameur.
- La route, à 7 kilomètres de Y Oued Zeuss, atteint Euchir el Kouli, où l’on trouve un bordj et les ruines d’un temple romain.
- Passage de Y Oued lïallouf ou Oued oum Mezessar, dont la traversée peut devenir difficile.
- Le chemin se continue à travers un terrain rocailleux et coupé de nombreux ravins.
- Kesseur Metameur, oasis et village. L’oasis comprend une série de jardins tous enclos de murs en pierre sèche et renfermant des
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- figuiers, des oliviers et des palmiers. Huit puits et des redirs de bonne eau dans le lit de l’oued.
- L’aspect de Kesseur Melameur est tout particulier. Il offre l’apparence d’une vaste ruche de pierre dont les alvéoles sont des chambres voûtées, superposées de fa façon la plus irrégulière, formant des groupes de maisons à quatre ou cinq étages, adossées les unes aux autres ou s’enchevêtrant d’une manière inextricable. Ces chambres voûtées sont des greniers désignés sous le nom de rorf, où les nomades mettent en sûreté leurs grains et leurs richesses, sous la surveillance de gardiens à leur solde.
- A Melameur, ce sont les Khezours et les Touazines qui emmagasinent, et leurs rorf s sont gardés par des tribus Zaouaïas.
- Les Temeran oni une cinquantaine de lentes sous Melameur. Dans l’intérieur du Kesseur, quelques échoppes ou boutiques.
- A 7 kilomètres au S. E., Kesseur Medenine, plus étendu et mieux entretenu que Kesseur Melameur, est entouré de jardins.
- Les rorfs sont en majeure partie aux Khezours et aux Touazines. La tribu des Medenine campe sous la ville; elle possède a5o lentes et 70 cavaliers. Elle a constamment à défendre le Kesseur contre les pillards. Kesseur Medenine est le grand marché d’échange du sud tunisien. 11 s’y fait un important trafic d’armes et de poudre do contrebande.
- De Kesseur Metameur à Bir el Ahmeur.
- A 9 kilomètres, Seuicl el Arboub, au continent de deux bras de l'Oued Medenine. Un puits d’eau potable de e5 mètres de profondeur. Terrain rocailleux et très raviné.
- Bir el Ahmeur, puits maçonné de 3o mètres de profondeur, défendu par un fortin de construction arabe la Kasba el llababsa. Le débit de ce puits ne dépasse pas la quantité d’eau nécessaire pour une journée à 2,000 hommes et 5oo animaux. A h kilomètres environ , dans la montagne, se trouve une réserve d’eau dans trois citernes, Bir Touusi. Jujubiers en abondance. Les troupes d’occupation ont construit une redoute à Bir el Ahmeur.
- De Bir el Ahmeur à l’Oued Tatahouïn.
- De ce point, la route se dirige sur Sidi Mosba, 10 kilomètres après avoir traversé les lits non encaissés des Oued Zilouna, Ouarghamu. À 8 kilomètres de Sidi Mosba, elle atteint YOued Tlallcl et, s’engageant entre le Djebel Tlallel et les pentes septentrionales du massif des Oudernas, elle arrive aux puits et redirs de Tatahouïn. En ce point, le lit de l’oued est planté de nombreux palmiers. 6 puits, ainsi que de nombreux et importants redirs, s’étendent sur une longueur de plus de 1,5 00 mètres. Quelques habitations et très souvent des lentes appartenant aux Djelidad et aux Oudernas de Dagra. Sur la rive
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- gauche de ['Oued Tatahouïn, à signaler, à 700 mètres environ, le passeur ruiné de Mgueubla.
- (le point d’eau très important, peu éloigné de la plaine, est fréquemment visité et attaqué par des rôdeurs. Aussi la surveillance est-elle excessive dans ces parages et des guetteurs examinent constamment l’horizon pour prévenir toute surprise.
- De l’Oued Tatahouïn à Douirat.
- De Tatahouïn, la route remonte Je lit de l’oued. Elle est dominée, au Nord, par les pentes des Djebel Tercin et Smira; au Sud, par le massif de Béni Barlca. Elle passe à Bir Mesrob (7 kilomètres), point d’eau assez considérable (trois puits); à cet endroit, elle abandonne l’Oued Tatahouïn pour traverser la plaine qui s’étend jusqu’au Djebel Charett. Elle contourne ce massif en s’engageant entre les pentes de la montagne et celles d’une série de hautes kalâas (tables); chemin diflicile. Au sortir de ce défilé, elle atteint le Chabet Douiri et enfin Douirat.
- Douirat.
- Voir la note sur la région des Ksours, page 4o.
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- 2. DE GABÈS À EL OU H AMI A, PAR KESSEUR MEDENINE.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAliX. RESSOURCES en esu, Lois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kiiom. // Gabès. E.B.V. Bonne.
- 18 Ketena E. B. Ravinée.
- 18 Mareth E. B. Idem.
- 12 Oued Zeuss » E. B. Idem.
- 5 Kasba oum Mezessar E. B. Idem.
- 20 Kesseur Medenine E. B. Idem.
- 1 â Biar Senom E. B. Chemin muletier.
- i3 Biar bou Hamed. . . E. B. Idem.
- 13 Oglet Neffelia E. B. Idem.
- 1 2 Oglel bou Djemet E. B. Idem.
- 1 7 El Ouhamia ; E. B.
- 1A 0
- De Gabès à l’Oued Zeuss.
- Voir pages 12 et 10.
- De l’Oued Zeuss à la Kasba oum Mezessar.
- Pays raviné, mais assez facile à traverser. L'Oued oum Mezessar, au pied de la kasba, fournil de l’eau passable en abondance, et ses redirs en donnent d’excellente pendant l’hiver. La traversée de l’oued, qui serait difficile par une crue, n’est possible, dans cette portion de son cours, que par les gués à fonds solides qu’il faut reconnaître à l’avance.
- De la Kasba oum Mezessar, on peut se rendre à Djorf Béni boa Grava (voir page 18), distant de 28 kilomètres, en passant par la zaouïa de Sidi Makhrlouf, distante de 5 kilomètres (petite oasis, oau et bois), route commode.
- De la Kasba oum Mezessar à Kesseur Medenine.
- On traverse d’abord un plateau uni. Le terrain est ensuite fort rocailleux et coupé de nombreux ravins; à i3 kilomètres, passage de YOued Melamcur, assez pénible»
- Kesseur Medenine (voir page i4).
- O11 peut se rendre directement de YOued Zeuss à Kesseur Medenine
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- eu une seule étape de 25 kilomètres, sans passer par la Kasba oum Mezessar. La roule est de même nature que dans les deux étapes précédentes.
- Un chemin, suivant le cours de Y Oued Medeninc, rejoint à Seniel el Arboub, distant de 8 kilomètres, la route de Kesseur Metameuru Bir el Akmeur (voir page î h),
- De Kesseur Medenine à Biar Senem.
- Tout le pays, jusqu’à YOued Fessi, appartient à la tribu des Toita-zines; c’est un pays de plaine ne présentant aucune difficulté.
- Biar Senem, dans le lit de Y Oued Senem; puits et oglet donnant de l’eau en abondance, mais sulfureuse. Bois de palmiers et d’oliviers.
- De Biar Senem à Biar bou Hamed.
- Biar bou Hamed, dans le jit de Y Oued bou Hamed; puits et oglet; eau abondante, mais médiocre. Les puits ne sont pas groupés; h sont sur la route, les autres vers l’Ouest.
- De Biar bou Hamed aux Oglet Neffetia.
- Oglet Neffetia, dans le lit de Y Oued Neffetia; nombreux puits: eau médiocre.
- Des Oglet Neffetia aux Oglet bou Djemel.
- Oglet bou Djemel, sur l’oued de même nom; puits, eau mauvaise, mais abondante.
- Des Oglet bou Djemel à El Ouhamia.
- A 12 kilomètres, traversée de Y Oued Fessi ; largeur du lit, i5 mètres; profondeur, 2m,5o; bords marécageux; obstacle infranchissable en cas de crue.
- El Ouhamia (voir page 20).
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- 3. DE GABÈS À ZARZIS ET À EL OUHAMIA (oüED FESSl),
- PAR LA CÔTE.
- DISTANCES GÎTES D’ÉTAPES RESSOURCES
- en Ire en eau. N AIL Illî
- les bois
- différents ET POINTS PRINCIPAUX. et DE I.A ROUTE.
- points. fourrages.
- kilom.
- // Gabès E.B.F.
- t S Ketena E.B.F. Route facile depuis Ke-
- 1 7 Zarat E. B. tena , traversant des seb-khras et un pavs faible-
- t H Hassi Guerbi E. B. ment ondulé.
- 16 Djorf Béni bou Grara E. B. Route difïici le à travers
- 9 0 Hassi Ghe'rif E. B. la Sebkhra d’Ain Maïdeur.
- 2 9. Zarzis E.B.F. Passage facile en temps
- 1(.) Biar el Begra E.B.F. ordinaire, niais dangereux en cas de pluie à Ira-
- 20 El Ouhamia E. B. vers un bras de la Sebkhra el Metab.
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- De Gabès à Ketena.
- Voir l'ilinérairc, page 12.
- De Ketena à Zarat
- La ligne télégraphique, qui relie Gabès à Vile de Djevba, longe la roule jusqu’à Hassi Guerbi (voir l’étape suivante).
- Zarat, oasis et village; source d’eau chaude, bonne et abondante: bois de palmiers et d’oliviers; ressources en orge. L’ancienne Fulgu-rita des Romains.
- De Zarat à Hassi Guerbi.
- Hassi Guerbi. 7 puits d'eau abondante et assez bonne; broussailles.
- Gouvine, embarcadère d'alfa distant de h kilomètres du puits, est un bon point de débarquement; les maliennes y abordent à quai.
- De Hassi Guerbi à Djorf Béni bou Grara.
- Djorf Béni bou Grara. Puits nombreux, eau bonne et abondante ; broussailles. Ruines romaines considérables de l’ancienne Gigthis.
- De Djorf Béni bou Grara à Hassi Ghérif.
- Passage de la Sebkhra cl Maïdeur; cette traversée est souvent
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- fort difficile el oblige à un détour par Aïn Maïdeur, distant de \ k kilomètres.
- Hassi Chérif. Eau potable; broussailles. Un chemin côtier relie llassi Chérif a Mersa el Kantara, situé au nord de la presqu’île de Zarzis, en passant par le puits (eau potable) A'Hassi Djellaba, éloigné d’Hassi Chérif de 11 kilomètres. Pour se rendre dans Vile de Djerba, on traverse un bras de mer de 0 kilomètres au moyen des bateaux de Djerba, qui font un service journalier entre la Mersa el Kantara et le bordj de ce nom sur la côte de l’ile de Djerba.
- Zarzis est également relié à la Mersa el Kantara par un bon chemin de a3 kilomètres passant par le puits (bonne eau) ù’IIassi el Ahmeur, à 17 kilomètres de Zarzis.
- De Hassi Chérif à Zarzis.
- Bonne route de plaine.
- Zarzis, grande oasis plantée en grande partie d’oliviers et habitée par les Akkaras, Ressources nombreuses en \ ivres et fourrages. Camp fortifié, construit en 1882 par les troupes d’occupation. Point d’atterrissement du câble télégraphique communiquant avec Gabès par l’intermédiaire du réseau de Djerba. Nombreux puits, presque tous salés; les meilleurs, dont l'eau bien que saumâtre soit potable, sont situés près du camp.
- Bordj el Bibane, à 33 kilomètres de Zarzis, dans un îlot, à la pointe du So/ob, n’est accessible que par bateau. I.e bordj est dans un état complet de délabrement. 11 est gardé par une vingtaine d’A-karras qui vivent de poissons très abondants sur ce point de la côte. Eau de citerne en faible quantité.
- De Zarzis à El Biar el Begra.
- La route contourne l’oasis de Zarzis. Sa direction générale est sur le bordj de la santé ou la marsa, et le marabout de Sidi bou Tfa. Elle est carrossable; le terrain, sablonneux jusqu’à Sidi bou Tfa, devient rocailleux à partir de ce dernier point. O11 se dirige ensuite sur une langue de terre très étroite, resserrée entre la Sebkhra el Me la het la mer. À i5 kilomètres, Enchir cl Ouahia, ruines romaines. A 1 kilomètre plus loin, traversée, bonne en temps ordinaire, mais difficile, sinon impossible à la suite .des pluies, d’un bras de la Sebkhra el Melah.
- El Begra, terrain de constitution sablonneuse. 12 puits disposés circulairement, dont 8 fournissent de l'eau médiocre, 3 de l’eau potable et 1 d’excellente eau. Broussailles de jujubier et touffes d’alfa.
- De Biar el Begra à El Ouhamia.
- A h kilomètres, entrée dans la Sebkhra bou Djemel. Se diriger sur
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- les petits monticules appelés Guettaïa Tban et Gueltaïa Tchia. Sol uni et glaiseux. A 19 kilomètres, passage de Y Oued Fessi; largeur du lit, i5 mètres; profondeur, üm,5o; bords marécageux; infranchissable en cas de crue.
- El Ouhamia. 5o puits situés dans une légère dépression; eau excellente; pas de bois aux abords des puits, mais on peut s’en procurer dans un rayon de h à 5 kilomètres. Terrain plat; quelques touffes d’alfa.
- A la suite de pluies, le chemin serait impraticable. On devrait, dans ce cas, longer la Sebkhra hou Djemel et la franchir au seuil même du Bibane (à 3 kilomètres environ vers le N. E. de Guettaïa Tban), où le sol est suffisamment résistant. De celte manière, on évite également le passage de l'Oued Fessi.
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- 4. DE KESSEUR MEDECINE À L’ILE DE DJERBA, PAR DJORF MERSA EL AJIM.
- DISTANCES entre les tlillureuls points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. Il ESSO une ES en eau . bois et fourrages. NATURE I)E L.i ROUTE.
- fcilom. // Kesseur Medenine E. B. Bonne.
- 2 5 Hassi Jerbi E. B. Idem.
- 18 Biar Tmacen E. B. Idem.
- h El Djorf Mersa el Ajim E.
- Li
- De Kesseur Medenine à Hassi Jerbi.
- Pays rocailleux et raviné pendant 9 à 10 kilomètres; uni et facile pendant le reste de la route.
- Hassi Jerbi. Un puits d’assez bonne eau, auquel on accède après avoir successivement passé aux points d’eau de Ras cl Aïn, sur Y Oued Morra, et des Oglcl Resseraouïl.
- D’Hassi Jerbi à Biar Tmacen.
- Route de plaine.
- Biar Tmacen, sur le territoire des Mchabeul; nombreux puits.
- line route, que longe la ligne télégraphique reliant Gobes h Djerba par la côte, réunit Biar Tmacen à Hassi Jerbi.
- De Biar Tmacen à Djorf Mersa el Ajim.
- El Djorf Mersa el Ajim est un petit port d’embarquement pour traverser le bras de mer de 2 kilométrés qui sépare le continent du port d'Houmt Ajim dans Djerba. Les bateaux de passage viennent lYHoumt Ajim; il n’en existe pas sur la côte.
- El Djorf Mersa el Ajim est relié à Djorf Béni bou Grara par un chemin côtier long de 19 kilomètres, passant par Hassi Redir; 1 puits ayant de l’eau.
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- 5. DE DJORE BEM BOU GRARA À BIAR EL BEGRA.
- DISTANCES P lll TC les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom. // Djorf Béni bou Grara El Maïdeur E. B. Bonne route, lra\er-
- t4 E. B. sont un pays 1res faiblement ondulé.
- 1 h Hassi Sultane E. B. Idem.
- i3 Biar el Hanèche E. B. Idem.
- 7 Biar el Begra E. B. F.
- 48
- De Djorf Béni bou Grara à El Maïdeur.
- De Djorf Béni bou Grara à Biar cl Begra, la roule est facile et le terrain très faiblement ondulé.
- El Maïdeur, près la sebkhra du même nom; 4 puits d’eau bonne, mais peu abondante.
- Aïn Maïdeur est située sur la route de Kesseur Medcnine à Zarzis, toute jalonnée par les points d’eau suivants :
- i° Hassi Amor, sur YOued Senem, à i3 kilomètres de Kesseur Medenine et à 6 kilomètres en aval de Biar Senem;
- -ï° Aïn Maïdeur, à 12 kilomètres d’Hassi Amor;
- 3° Hassi Krafalla, à 21 kilomètres d’Aïn Maïdeur; eau potable et broussailles;
- 4° Zarzis, à i3 kilomètres d’Hassi Krafalla.
- D’El Maïdeur à Hassi Sultane.
- Hassi Sultane. 22 puits d’eau bonne et abondante. Territoire des Touazines.
- De Hassi Sultane à Biar el Hanèche.
- Biar el Hanèche. 12 puits d’eau médiocre, mais abondante. Territoire des AkJcaras.
- De Biar el Hanèche à Biar el Begra.
- Biar el Begra (voir page 19).
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- NOTICE STATISTIQUE SUR L’ÎLE DE DJERBA.
- Itinéraires principaux.
- a. Considérations générales. — Djerba, Y insu la Meninx des Anciens, Y île des Lolophages, ferme au Sud le golfe de Gabès (ancienne petite Syrie).
- De forme quadrangulaire, de dimensions restreintes (25 kilomètres sur 20 en moyenne), on peut, en une journée, se transporter facilement d’une extrémité à l’autre de file. Les routes y sont nombreuses et faciles. Elles circulent à travers un massif épais de plantations d’oliviers et de palmiers constituant une vaste oasis irriguée par une quantité énorme de puits dont l’eau, légèrement saumâtre, est répartie dans une multitude de petits canaux au moyen d’un travail continu d’élévation.
- b. Population. — La population y est très dense (3o,ooo habitants environ) et s’est groupée dans une infinité de centres, la plupart composés d’agglomérations de maisons isolées.
- Les principaux centres formant un groupe compacte et assimilables à des bourgs importants sont : Houmt Souk (ou Souk el Kébir). Ilouml Ajim, Guallala, Houmt Cédouikch, Houmt Ccdrien, Midoun, El Mai, El Ilahara Kcbira, El Hahara Srira.
- La population indigène se compose d'Arabes rappelant par leurs mœurs et leurs costumes les populations M’zabites de l’Algérie et de juifs réunis dans deux villages distincts, El Hahara Kebira et El Ha-hara Srira.
- La population cosmopolite comprend quelques européens groupés à Houmt Soûle, la plupart italiens et maltais, et servant d’intermédiaires avec les indigènes pour l’écoulement des produits de file à l’extérieur.
- c. Géologie. — Relief. — Régime des eaux. — Le,sol est en général siliceux. Quelques affleurements de calcaire (carbonate de chaux presque pur) s’élèvent au centre de l’île, dans sa partie la plus élevée, et donnent lieu à l’établissement de nombreux fours produisant une abondante et excellente chaux. Des laisses considérables d’argile plastique dans le sud de l’île, notamment au nord de Guallala, donnent aussi lieu à une active fabrication de poteries exportées sur toute la côte tunisienne et tripolitaine.
- Les côtes sont en général basses, sablonneuses, d’un accès difficile vu le peu de profondeur. L’île est plate. Son plus grand relief , au centre, n’atteint pas ho mètres.
- Aucun oued n’a d’eau. Sauf dans la partie au nord de Guallala, où les oueds ont profondément raviné le banc d’argile qui se trouve disposé en couronne autour de ce centre de population, les oueds de l’île ne sont que de larges dépressions.
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- d. Ressources en vivres, fourrages, bois, eau, moyens de transport. — Les ressources en vivres sont relativement considérables. Le mouton est e'ievé dans l’île même; le bœuf y est rare, mais on s’en procure facilement par les transports venant d’Italie. La côte est très poissonneuse, et le poisson frais ou séché au soleil fait l’objet d’un grand commerce local. On trouve à IIounit Souk d’assez grandes quantités de farine; un boulanger européen possédant un four y est installé.
- Le marché bi-hebdomadaire qui se tient à Houmt Souk est largement pourvu.
- Les ressources en fourrages sont -également très grandes. On trouve facilement, et à des prix relativement peu élevés, de l’orge et de la paille d’orge, voire même du sainfoin. Les légumes se trouvent également en assez grande quantité sur le marché.
- Le bois est rare. Tout ce qui est bois de construction est du bois d’importation. 11 est néanmoins facile de se procurer du bois mort d’olivier ou de palmier.
- L’eau est en quantité considérable. Des puits sont creusés le long des roules et chemins et dans les jardins de l’oasis. Tous fournissent une eau légèrement saumâtre, mais acceptée néanmoins par les animaux. L’eau nécessaire à l’alimentation des hommes se trouve dans les citernes publiques des bourgs, ou, à défaut, dans les citernes des zaouïas et mosquées, et même des maisons particulières où on les recueille avec grand soin.
- 11 n’y a aucune voiture dans l’île (sauf celles appartenant au consul d’Italie et khalifat d’Houmt Souk); il n’y a également aucun cheval.
- Les moyens de transport se réduisent à l’emploi du chameau et d’un âne d’assez grande stature, robuste et vile.
- Dans chacun des ports de la côte ( Ajim, Guallala, El Kanlam, Aghir, Houmt Souk etDjillidj), on trouve des mahonnes de fort tonnage , pouvant porter une vingtaine d’hommes ou six chevaux. Chacun de ces ports en a suffisamment pour transporter, dans un seul voyage, un demi-bataillon environ.
- e. Industrie. — Commerce. — Les gens de l’intérieur de l’île se livrent à la culture, exclusivement. Ils récoltent des légumes, des dattes et des olives. Le tout fait l’objet d’un assez grand commerce local. L’huile d’olive seule est exportée. Du côté de Midoun et Cé-drien, les indigènes cultivent un peu la vigne et les gens riches de l’île font même un vin de qualité très inférieure.
- Les bourgs du bord de la mer sont, au contraire, fort commerçants et industrieux.
- Outre la pêche du poisson, la pêche des éponges donne lieu à un assez grand commerce d'exportation. Soit à Djerba, soit à Zarzis, le commerce est entre les mains d’Italiens ou d’Anglais.
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- A Ajim et à Houmt Souk, ou fabrique, au métier, des tissus de laine ainsi que des burnous renommés et exportés dans toute la Tunisie.
- Les poteries de Guallala sont également exportées sur toute la côte.
- Les Arabes du continent viennent, chaque semaine, apporter les laines des troupeaux des Touazines et tics Akkaras.
- L’orfèvrerie est tout entière aux mains des juifs.
- Il y a lieu de remarquer que les juifs groupés dans leurs Uaha-ras sont, à Djerba, en nombre considérable. Gomme partout, ils détiennent la fortune publique. Usuriers, ils s’approprient peu à peu les propriétés hypothéquées, lors des mauvaises récoltes. Leur grand rabbin est le consul d’Italie à Hounit Souk, banquier lui-même et jouissant dans Djerba d’une influence considérable.
- y! Moyens d’accès dans i.Tle. — Contrairement à une erreur longtemps accréditée, on ne peut pénétrer dans Vile que par bateau. Des vestiges d’une ancienne voie romaine du côté d'Et Kantara permettent de croire qu’à une époque éloignée, on a pu passer de pied ferme de la presqu’île de Zorzis dans l’ile de Djerba.
- Les mabonnes peuvent atterrir sur tous les points de la côte. Toutefois il y a lieu de distinguer quatre points d’accès principaux. Ce sont :
- i° HoumtAjim, éloigné seulement de deux kilomètres en moyenne du continent. C’est là où passent tous les gens des ksours au nord de Y Oued Fessi, les Khezours, les Touazines et les Meha-beul. Ces passages sont journaliers et ont lieu à la marée.
- 2° Bordj ei Kantara, éloigné de six kilomètres environ du point d’embarquement, au nord de la presqu’île de Zarzis. C’est le point de passage des Akkaras.
- 3° Bordj el Aghir, où atterrissent les bateaux de Zarzis.
- h° Houmt Souk, où arrivent les bateaux de toutes provenances. Houmt Souk est l’escale du service des paquebots réguliers faisant la route de Tripoli. On y est forcé de débarquer passagers et marchandises sur un ponton ancré dans la rade, à 6\5oo de la côte.
- La riche Djerba a dû être l’objet de fréquentes incursions, si on en juge par les nombreux bordjs et batteries, tous armés de canons, qui .hérissent ses côtes.
- Ces canons, rongés par la rouille, montés sur de mauvais aftûts, et même gisant sans affûts sur le sol, ne sont plus aujourd’hui une défense sérieuse.
- Toutefois il reste encore quelque chose de cette crainte de l’envahisseur, dans l’obligation, toujours imposée aux Arabes du continent, de déposer leurs armes dans des maisons ad hoc placées aux points de débarquement.
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- ROUTES PARTANT D’HOUMT SOUK SUR i
- GÎTES D’ÉTAPE ET POINTS PRINCIPAUX. DISTANCES. NATURE DE LA ROUTE. OBSERVATIONS.
- iO. CJ1 O O Carrossable Par Si Emburk , Mégine.
- Houmt Ajim 21 ,000 Carrossable Djdéria, Coudiat Ade-loun et Khenença. Longée par la ligne télé-
- Guallala 17 ,000 Carrossable jusqu’à la graphique. Parla Harara Srira.l’Oued
- Houmt Cédouikch.. 16 ,üoo Ilahara Srira. Chemin ensuite. Carrossable Sbib et Tiouagen. Par El Ajim , Houmt Ar-
- El Kantara Bordj el Aghir Houmt Cédrien. ... ai ,000 19 ,5oo 11 ,000 Carrossable Carrossable Carrossable bana. Prolongement de la route précédente. ParDj. Cheikh, Mahabou-bihiii. Longée par la ligne télégraphique. Par Dj. Béni Akleuff.
- Midoun i5 ,000 Carrossable Par Dj. Béni Akleuff. Par la côte.
- Bordj Djillidj 11 ,000 Chemin
- 12 ,000 Chemin Par Mellitah.
- ROUTES PARTANT D’HOUMT A JIM SUR :
- GÎTES D^ÉTAPE ET POINTS PRINCIPAUX. DISTANCES. NATURE DE LA ROUTE. OBSERVATIONS.
- Houmt Souk igk,5 el2i1' 2 routes carrossables .. Voirie tableau précédent.
- Guallala c 0 0 Carrossable.
- Bordj el Kantara 18 ,5oo Carrossable Roule précédente prolongée par Famine.
- Houmt Cédouikch. .. 16 ,000 Carrossable et chemin. Route précédente, puis chemin allant sur Tlell.
- El Ilahara Srira tlt ,5oo Carrossable et chemin. Roule d’Houml Souk jusqu’à hauteur de Dj. Zihett.
- Houmt Cédrien 31 ,000 Carrossable et chemin. Route d’Houmt Souk jusqu’à Dj. Baran, puis chemin par l’Oued Ibib et El Mai.
- Midoun 26 ,000 Carrossable et chemin. Même route que la précédente jusqu’à l’embranchement de Sidi Saïd Béni Salah.
- Sidi Djemour 12 ,5oo Chemin Le long de la côte par Sidi Tanzerkt.
- Bordj Djilîidj 18 ,5oo Chemin Prolongement du chemin précédent.
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- ROUTES PARTANT DE BORDJ EU K A N T A R A SUR :
- GÎTES D’ÉTAPE ET POINTS PRINCIPAUX. DISTANCES. NATURE DE LA ROUTE. OBSERVATIONS.
- ooo i8 ,5oo i3 ,000 8 ,ooo Voir les deux tableaux précédents. Route d’Houint Ajim.
- Bordj et Ajjhir Guallala Carrossable. Carrossable
- Nota. Dans les tableaux d’itinéraires précédents, ne sont portées que les voies reliant les principaux points de l’ile. Comme il en a été lait la remarque dans la Notice, tous les centres de population sont reliés par un réseau très complet de chemins, tous praticables aux hommes et aux animaux.
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- 6. DE KESSEUR METAMEUR A EL OUllAMlA, PAR L’OUED FESSI.
- JUSTAN.CJK entre les differents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRIN'CIPAUV. ressources en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROETE.
- kiloni. . //. -- Kesseur Metameur........ E. B. Bon 11e. Idem.
- 22 Bir el Ahmeur E. B.
- 20 El Ma Hahir E. B. Idem.
- 18 Tabiat el Ferdjane E. B. Idem.
- 1 9 Oglet Ksar E. B. Mauvaise en cas de crue
- 16 El Ouhamia E. B. de l’Oued Fessi.
- 95
- De Kesseur Metameur à Bir el Ahmeur,
- Voir page 1/1.
- De Bir el Ahmeur à El Ma Hahir.
- Sol uni et pierreux, en partie cultivé, coup»; de légères dépressions dans lesquelles poussent de nombreux jujubiers nains. On peut se rendre à El Ma Ilahir par deux routes différentes ;
- En passant entre la koubba de Sidi Moshah el le petit massif de Djebel Mzar, roule sans eau;
- 2° En passant par Bir el Ouidja (eau el lrois), situé à mi-distance entre Bir el Ahmeur et El Ma Ilahir. On laisse, dans ce cas, le Djebel Mzar un peu à droite.
- El Ma Hahir, emplacement d’un camp sur la rive gauche de Y Oued Fessi. On trouve dans le lit de l’oued un redir pouvant fournir de l’eau à 2,000 hommes pendant un jour, et un peu en amont une série de huit autres redirs établis en chapelet sur un fond rocheux. Tamarins dans le lit de l’oued; bois très abondant aux environs du camp.
- D’El Ma Hahir à Tabiat el Ferdjane.
- Terrain couvert de petites dunes el en partie labouré.
- Les redirs de Tabiat el Ferdjane, sur l’Oued Fessi et près des douars de Kerchêou, sont au nombre de trois. Le redir d’aval, peu important, est établi sur un sol argileux. Le redir intermédiaire est à peu
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- près permanent et ne tarit qu’au mois de juin; il est disposé dans une anfractuosité aménagée de main d’homme sur une couche gyp-seuse. Ce redir a une profondeur maximum de 3 mètres et peut contenir i5o,ono litres de très bonne eau. Le redir d’amont, établi sur un fond sablonneux, est peu important; il pourrait cependant abreuver -200 animaux environ. Nombreux tamarins sur les dunes de sable.
- De Tabiat el Ferdjane aux Oglet Ksar.
- Terrain de constitution sablonneuse coupé, de petites dunes.
- A 3 kilomètres, passage d’un petit affluent de Y Oued Fessi. Au confluent, se trouvent les Oglet Tnba, qui s’ensablent à la suite des crues.
- A 8 kilomètres, YOued Gihna, affluent de l’Oued Fessi, dont le passage par mauvais temps présenterait, en raison du sol argileux de son lit, de sérieuses difficultés.
- A 17 kilomètres dans le lit de l’Oued Fessi, Bon Z rida. 2 oglet. pouvant fournir de l’eau à une colonne pour une grand’halte.
- Les Oglet Ksar, sur fOued Fessi, sont au nombre de 8. Ils s’ensablent cà la suite de crues. Nombreux redirs dans le lit de l’oued. Bois abondant. L’Oued Fessi, en cet endroit, a une largeur de 60 mètres et présente des berges à pic; il serait impossible de le franchir en cas de grande pluie ou de crue.
- A 5- kilomètres, au nord de Ksar, Kohhà de S‘ Ahmid, nombreux puits de bonne eau.
- Des Oglet Ksar à El Ouhamia.
- Terrain sablonneux, coupé de nombreuses dunes qui rendent la marche pénible,
- A 4 kilomètres, passage de YOued Sabhgue, affluent de l’Oued Fessi, qui ne serait pas franchi sans difficulté à la suite de pluies. Le sol y est très argileux et se transforme en marécages fort dangereux.
- Bonne route en terrain rocailleux, légèrement sablonneux jusqu’à El Ouhamia.
- El Ouhamia (voir page 20).
- a.
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- 7. D’EL OU H AMI A À LA SEBKHRA EL MOKTA (frontière tripolitaine).
- DISTANCES entre tes différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom. n El Ouhamia E.Br.F. Praticable aux chameaux
- a 5 Oglet Saïden E.Br.F. el aux mulets.
- 11 36 Sebkra d’El Mokta (frontière tripolitaine) E. Br. F.
- Y 5 kilomètres cl 'Oued el Ouhamia, on rencontre les Oglet Tabeï, situés dans une dépression couverte de broussailles de jujubier.
- Les Oglet Tabeï comprennent 35 puits, dont i4 taris ou com-ble's; l’eau de ces puits se repartit de la façon suivante :
- I de bonne eau,............................. h
- d’assez bonne eau......................... h
- d’eau sulfureuse.......................... 7
- d’eau saumâtre........................... t>
- Profondeur moyenne des puits : 6 mètres; hauteur de l’eau, 1? mètres.
- A 7 kilomètres, on rencontre YOgla Maamera (1 seul puits); eau excellente.
- A 8\5oo, on laisse légèrement à gauche Enchir Seniet Ilamra, ruines d’une redoute carrée de construction romaine.
- A 10 kilomètres, on trouve trois oglet de bonne eau. Jujubiers en assez grande quantité.
- A 2 5 kilomètres, Oued Saïden, oglet nombreux ; eau potable.
- A 3 kilomètres de Y Oued Saïden, se trouve d’autres oglet fournissant de l’eau salée.
- Pendant toute la route, le terrain est ondulé, découvert et renferme, dans les dépressions, des massifs assez abondants de jujubier sauvage.
- Des Oglet Saïden à la Sebkhra el Mokta (Frontière tripolitaine).
- Un seul point d’eau, à YOgla Goraa, près la Sebkhra el Briguet
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- ou el Mokla. Terrain sablonneux, praticable aux chameaux et aux mulets.
- D’Oited el Ouhamia, on peut encore se rendre sur la frontière par Sidi T oui, marabout où se trouve le tombeau de l’ancêtre des Touazines. A Sidi Tout, on trouve VOgla llardgui qui fournit de l’eau potable. Broussailles de jujubier et alfa.
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- 8. DE GABÈS À BIR ZOU MIT, PAR SII>I GUENAOU.
- DISTANCES en Ire les differents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAL’V. RESSOURCES en eau , bois el fourrages. NATURE DE LA r.OLTE.
- kilom.
- Il Gabès E. R. V. Bonne.
- a 1 Oued Rezifa E.B. Idem.
- 18 Sidi Guenaou E. B. Route muletière.
- 37 1 Bir Zaumit E. B.
- w l 76
- De Gabès à l’Oued Rezifa.
- Voir page 76.
- De l’Oued Rezifa à Sidi Guenaou.
- Une immense plaine de sable, parsemée de broussailles, sépare TOued Rezifa de Sidi Guenaou. Elle envoie scs eaux, d’une part,par Y Oued el Ilamma, au Choit el Fedjcdj ; d’autre part, au golfe de Gabès, par Y Oued Rezifa et ses affluents.
- Sidi Guenaou, à la jonction des routes allant de Zeraoua et de Taoudjoud à La Hamma, et sur un des contreforts du pâté montagneux de Zeraoua. 3 citernes, dont 2 contiennent de l’eau potable; l’eau de la 3e est moins bonne et peu abondante. Des niadjcn (citernes), situés en amont et dans le lit de Y Oued Sidi Guenaou, recueillent les eaux de pluie. Ils sont d’ailleurs peu importants et non maçonnés.
- La koubba contient plusieurs chambres bien abritées. Elle est très fréquentée des nomades du Sud. Quelques palmiers rabougris. Broussailles.
- Une piste traversant un terrain d’un faible relief, mais raviné, conduit aux Oglet es Souïnia, distants de 12 kilomètres (voir p. 76).
- Une autre piste, se confondant avec le lit de Y Oued Sidi Guenaou, conduit aux Oglet Merleha, distants de 12 kilomètres (voir page 76).
- De Sidi Guenaou àBir Zoumit.
- On suit le sentier des Oglet es Souïnia pendant 5 kilomètres pour arriver à Y Oued Khrarrouba, dont on côtoie le lit jusqu’à son confluent avec Y Oued Melahb. La piste se confond avec le lit de ce dernier oued quelle remonte jusqu’à l’origine, où elle rejoint le chemin muletier
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- des Oglct es Souïnia à Bir Zoumit, à travers le Djebel Melahb. On tombe ensuite dans une grande plaine coupée par de nombreux oueds à large lit, tous tributaires de Y Oued Leguea.
- Toute cette région est rocailleuse, sans eau et impraticable aux voitures.
- Bir Zoumit. h puits abondamment pourvus de bonne eau. Le meilleur a été construit au pied du Bord] Zoumit par les troupes d’occupation; les 3 autres se trouvent à 1 kilomètre du bordj, dans Je lit de YOued el llnllouf, où poussent de nombreux tamarins.
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- 9. I)E KESSEUR METAMEUR À BIR ZOUMIT, PAR L’OUED EL UALLOUT.
- DISTANCES entre les différai Is points. GITES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. nESSOüKCES en eau, Lois et fourrages. NATURE DE LA r.OUTIJ.
- ki loin.
- // Kesseur Metameur E. B. Muletière.
- 31 Oglet Hamlia E. B. Idem.
- 5 3 Bir Sultane E. B. Bonne.
- t s Bir Zoumit E. B.
- 1 0 I
- De Kesseur Metameur aux Oglet Hamlia.
- La sortie de Kesseur Metameur et le point où il convient de lran-chir les quelcpies ravins qui entourent le village doivent être reconnus à l’avance afin d’éviter des erreurs et des allongements, dans une conduite de colonne.
- On traverse ensuite une très grande plaine, absolument plate, où l’on rencontre quelques oueds peu profonds, dont les rives sont bordées de lentisques et de jujubiers.
- On pénètre alors dans la montagne par le Foum Ilallouf, où le chemin devient très difficile en certains endroits et où les animaux ne peuvent marcher qu’en file.
- Après un très mauvais passage de col, on redescend dans l’oued qui offre 5 à 6 puits donnant de l’eau excellente, à î mètre seulement de profondeur.
- À h kilomètres en amont, on rencontre les Oglet llamlia proprement dits, au nombre de 8 ou îo. Eau abondante et peu profonde. Excellent terrain de campement, bois dans les ravins.
- Des Oglet Hamlia à Bir Sultane.
- Remonter le Foum Ilallouf pendant a kilomètres. On atteint alors le col de séparation du versant méditerranéen et du versant saharien.
- On entre dans l'Oued cl Ilallouf, dont on suit presque constamment le lit jusqu’à Bir Sultane. Gel oued, à fond plat, large et souvent pierreux, n’est pas toujours à sec. Non seulement il se remplit d’eau après un ou deux jours de pluie, mais il peut même se trouver grossi au point d’arrêter une colonne. Pendant la période de
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- beau temps, on ne trouve pas une seule goutte d’eau (Yllamliu à Bir Sultane. Peu de bois.
- A i3 kilomètres avant d’arriver à Bir Sultane, on trouve le Bordj Tarcine complètement en ruines. À partir de ce point, on chemine dans une très grande plaine qui est le commencement du Dakar ou Sahara.
- Bir Sultane, a puits à i kilomètre l’un de l’autre. L’un est gu pierres et bien construit; il a été successivement comblé et décomblé par les Français; actuellement il est en parfait état, et les tribus des Ahouayas qui font paître dans le pays, le gardent et l’entretiennent .avec un soin jaloux.
- L’autre puits a été creusé récemment. L’eau s’y trouve à U ou 5 mètres de profondeur, bonne et suffisante pour une colonne de 2 bataillons. On peut donc conclure de ce fait, ainsi que des forages récents exécutés par les indigènes à Biar Mansour et à Bir Zoumit, qu’il existe sous le lit de Y Oued Hallouf une nappe d’eau souterraine assez peu profonde, à laquelle on arriverait après quelques heures de travail.
- Pas de bois, mais des broussailles combustibles.
- De Bir Sultane à Bir Zoumit.
- On suit toujours la rive droite de YOued cl Hallouf, sur un sol sablonneux et nu, mais résistant.
- A h kilomètres, Biar Mansour. Les anciens puits ont été comblés d’abord, mais plus tard on en a creusé de nouveaux, voisins des premiers.
- A îa kilomètres, Bir Zoumit. Même nature de terrain (voir page 33).
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- 10. DE KESSEUR METAMEUR À BIR ZOUMIT, PAR L’OUED ZMERTEN.
- DISTANCES en Ire les différents points. GITES D’ÉTAPES ET POINTS PIUNCIPAIjV. RESSOURCES on eau, bois et fourrages. NATURE J)E Ll ROUTE.
- tilom.
- // Kesseur Metameur E. R. Bonne.
- 3i Oglet Hamlia E. B. Idem.
- S! h Redir de l’Oued Zmerten .... E. non permanente. Idem.
- kt\ 99 Bir Zoumit E. R.
- De Kesseur Metamëûr aux Oglet Hamlia.
- Voir page 3/i.
- Des Oglet Hamlia au Redir de l’Oued Zmerten.
- Celle roule, un peu plus courte que celle de Y Oued cl Ilallouf, a de plus l’avantage de présenter la certitude de trouver de l’eau après la moindre pluie.
- On suit donc tout d’abord Y Oued el Ilallouf jusqu’à son conlluerif avec Y Oued Mogor, on prend de suite pour point de direction le col qui se trouve au pied du Djebel Oum el Kasbah; le passage de ce col s’ell'ectue sans diiliculté.
- On franchit Y Oued Oum el Ka-sbah et les monticules de la rive droite; on arrive ainsi dans Y Oued Zmerten, que l’on descend pendant ?. kilomètres. On voit alors se dresser un escarpement vertical, au pied duquel se trouve un grand redir, abondamment pourvu après les pluies el capable d’abreuver une importante colonne. Emplacements pour camper sur la rive droite.
- De l’Oued Zmerten à Bir Zoumit.
- Suivre pendant 10 kilomètres le cours de Y Oued Zmerten cjui a une direction E.O. A cette distance, on est à mi-chemin d’Hamlia et de Bir Zoumit. S'il a plu, le lit de l’oued offre des redirs, et l’on peut y camper pour couper l’étape jusqu’à Bir Zoumit.
- Franchir la hauteur qui sépare Y Oued Zmerten de Y Oued er Bzcl par un col assez pénible, descendre alors l'Oued er Rzel jusqu’à son confluent avec l’Oued Zmerten.
- Marche directe sur Bir Zoumit (voir page 33).
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- 1 1 . DE KESSEUR METAMEUR À BIR ZOUMIT, PAR FOUM NEGUEB.
- DISTANCES cuire les différents poiuls. RÎTES D’ETAPES KT POINTS PllINClPAI X. RESSOURCES en eau , bois cl fou rraçes. NATIRK DE L l UOI TE.
- kilom.
- tf Kesseur Metameur E. B. Muletière.
- 3a Biar Negueb. * . E. B. Idem.
- 16 Redir de l’Oued Zmerten. . . . E. B. Idem.
- A4 Bir Zoumit E. B. :
- 9a
- De Kesseur Metameur à Biar Negueb.
- En partant de Kesseur Melaimur, on se dirige sur la grande faille du Foum Negueb en traversant la plaine; le passage des quelques ravins que l’on rencontre ne présente pas de difficultés. La route ne devient mauvaise que dans le Foum Negueb lui-même, et encore jusqu’aux puits de Negueb est-elle suffisamment large pour ne point causer un trop grand allongement dans la marche.
- Biar Negueb. 2 puits fournissent une très bonne eau et en grande quantité; ils se trouvent au milieu d’une petite oasis, au nord de laquelle il existe un bel emplacement de campement.
- De Biar Negueb au Redir de l’Oued Zmerten.
- La sortie du Foum Negueb mesure environ 4 kilomètres, la vallée se resserre de plus en plus et le chemin est extrêmement mauvais. On n’y peut passer que sur une tile.
- A la soilie du Foum Negueb, la marche devient plus facile; on traverse un pays mamelonné, puis on passe dans la vallée de l'Oued Zmerten, très large et d’un parcours aisé.
- On arrive ainsi au Ikdir de l’Oued Zmerten.
- (Voir, pour ce point et pour la route jusqu’à Bir Zoumit, la route des Oglet Hamlia à Bir Zoumit, par l’Oued Zmerten, page 30.)
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- 12. DE BIR EL AIIMEUR AUX OGLET HAMLIA , PAR L’OUED EL KIIRIL.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POI.NTS PUIXCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA DOUTE.
- kiiom. h Bir el Ahmeur E. B. Muletière.
- 3.1 Biar Krachl’a E. B. Idem.
- 1 (> Béni Kredache E. B. Idem.
- i i r>o Oglet Hamlia E. B.
- De Bir el Ahmeur à Biar Khrachfa.
- Pendant 5 kilomètres, marche en plaine, puis on entre dans la montagne où l’on suit constamment la vallée de l'Oued el Khril, large et suffisamment praticable aux convois.
- Biar Khrachfa. 8 puits fournissant de l’eau bonne et abondante.
- Bois aux environs, dans les ravins. Bon emplacement pour camper.
- De Biar Khrachfa au Kesseur des Béni Kredache.
- On remonte la vallée de l'Oued el Khril en suivant la direction E. 0. Celle vallée est large, bonne et d’un parcours facile.
- On passe ensuite sur un terrain sablonneux, peu mamelonné, et les difficultés de la roule n’augmentent qu’en s’approchant de l’oued qui passe au sud du Kesseur des Béni Kredache et dont les berges sont hautes.
- On campe, au sud du kesseur, sur un épanouissement assez long et dans les ravins duquel se trouvent des puits et citernes contenant de l’eau excellente.
- Jardins d’oliviers et de lîguiers. Point de bois, sauf celui de ces arbres.
- Du Kesseur des Béni Kredache aux Oglet Hamlia.
- On traverse le village, puis on franchit la crête située au nord du kesseur, sur un sentier étroit, pierreux et mauvais. Néanmoins les animaux chargés y peuvent passer un par un. On descend ensuite dans la vallée de Y Oued Zemour, et on la suit jusqu’au col situé à l’ouest (VHamlia.
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- On contourne complètement la ligne de hauteurs de la rive droite de l’Oued Zemour et on entre dans le Fottni Ilallouf que l’on redescend pendant 2 kilomètres, jusqu’aux Oglet Ilamlia.
- (Voir l’itinéraire de Kesseur Metameur à Bir Zoumit, par l'Oued el Hallouf, page 34.)
- NOTICE SUR LA RÉGION DES KSOURS.
- La région montagneuse qui prend naissance dans l’Arâad, à üo kilomètres au sud du Choit el Fedjedj, suit jusqu’aux Béni Aïssa une direction E. S. E., s’infléchit au S. S. E. vers les Ahouayas, pour descendre ensuite franchement vers le Sud. Elle détache deux contre-forts aux Béni Zelien et aux Oudernas et de là se prolonge en Tri-politaine.
- Son caractère particulier est de présenter du côté de la Méditerranée une falaise abrupte, tandis qu’au contraire son versant occidental s’abaisse graduellement en échelons vers le Dahar.
- Le défilé ainsi formé entre la mer et cette muraille reste la voie naturelle d’incursion des tribus de la Tripolitaine, et son rôle a été des plus importants dans l’histoire des invasions arabes. C’est en effet dans ce couloir inévitable que celles-ci sont venues se ruer successivement. Leurs efforts s’y sont d’autant plus renouvelés, que les aborigènes pouvaient se défendre plus facilement dans la montagne et leur barrer la route de ce côté.
- Il sulîit, pour s’en convaincre, do considérer le petit nombre de passages dans la chaîne, leur difficulté, la rareté des points d’eau et les positions inattaquables des ksours qui gardent les uns et les autres. Cette région oflre donc un grand intérêt militaire; et si les populations qui l’habitent avaient l’humeur belliqueuse des nomades de la plaine, elles pourraient tenir longtemps une colonne en échec en défendant les approches des citernes et des défilés.
- Les ksours (au singulier, ksar, kesser, kesseur ou gasseur) sont constitués par des agglomérations de constructions le plus souvent voûtées nommées rorfs, irrégulièrement groupées autour d’un édifice dominant, bordj, minaret ou mosquée. Ils se présentent aussi sous la forme générale des villages arabes, mais toujours situés sur la crête et à proximité d’un col, ou même au sommet des pitons isolés. Dans le cas où le gasseur est exclusivement formé de rorjs, l’enceinte extérieure est continue el une seule porte donne accès à l’intérieur. Tels sont la plupart des ksours des Oudernas.
- Presque tous les ravins sont cultivés. Les travaux de protection construits pour empêcher les oliviers d’être entraînés dans les ébou-lements qui suivent les orages sont quelquefois considérables. Dans les vallées, les jardins suspendus s’étagent du pied au sommet de
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- la montagne en paliers verdoyants, maintenus par une ingénieuse disposition de murs de soutènement, de barrages et de voies d’écoulement pour les eaux.
- Les vallons les plus rapprochés des ksours situés sur le plateau de Toujane et des Malmata renferment aussi des villages entiers de troglodytes. Tels sont Chemlali, Djoualig, Hadége, exclusivement composés de trous circulaires d’une dizaine de mètres de diamètre, et de profondeur sensiblement égale, présentant leur orifice au niveau même du sol, tandis que l’entrée est dissimulée dans une dépression de terrain, elle-même aménagée contre l’envahissement des eaux. Vues d’en haut, ces excavations offrent l’aspect d’une cour intérieure, où sont le plus souvent amoncelées d’énormes jarres de terre recouvertes d’une gaine d’alfa tressé et remplies d’olives. Les chambres des habitants et les étables s’ouvrent sur celte cour. Au-dessus d’elles se trouve un étage de magasins où sont renfermés les dattes et les grains. Hadége est le plus important de ces villages; il comprend une centaine de ces habitations.
- La population des ksours appartient presque exclusivement à la race berbère, dont les types ont le profil délicat, le teint peu bistré et les yeux bleus. Les individus en sont paisibles, attachés au sol et méprisés des Arabes. Quelques-uns d’entre eux, ceux de Chennini et de Douirat surtout, quittent leur gasseur pendant plusieurs années pour aller dans les villes de l’intérieur exercer les professions de cuisinier et de pâtissier. C’est ainsi que les Ksouriens de Chennini se sont fait dans le genre une véritable réputation en Algérie % en Tunisie et en Tripolitaine. Quelques-uns ont été employés dans des hôtels européens du littoral; aussi n’est-il pas rare de rencontrer des djcbelia (montagnards) des ksours parlant le français ou l’italien.
- On trouve également des mélanges de race berbère et arabe vivant tantôt en nomades, élevant en hiver des troupeaux dans la plaine, tantôt retirés près de leurs ksours en été, pour s’y adonner à la culture des oliviers ou des palmiers.
- Tels sont les Béni Aissa, les Malmata, les Béni Zelten, les Bhoum-rassen.
- Enfin, dans la partie centrale avoisinant Kesseur Demmer, sur le plateau assez étendu des Ahouayas, ainsi que plus au sud, dans le massif des Oudernas, on rencontre des tribus de race essentiellement arabe, vivant sous la lente, n’utilisant leurs ksours que comme magasins. Turbulentes et belliqueuses, ces fractions oppriment les populations sédentaires qui les redoutent, et qui pourraient, au contraire, s’en faire respecter en raison des avantages de leurs positions sur la crête montagneuse.
- On ne trouve aucune trace de l’occupation romaine dans la région des ksours.
- Douirat. La plus importante des agglomérations de la région
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- est sans contredit Douirat, centre exclusivement berbère, offrant l’aspect le plus original et en même temps le plus caractéristique.
- Le massif montagneux a lui-même cette physionomie particulière de présenter, au milieu de vallées bien marquées, des kalàas ou tables fréquemment isolées, d’un relief atteignant souvent 100 mètres, et affectant la forme de cônes à peine tronqués, le plus souvent si régulièrement symétriques, qu’on les croirait façonnés de main d'homme.
- Sur un de ces pitons presque séparé de la chaîne, s’élève un amas de constructions qui sont les ruines de l’ancien gasseur de Douirat. A côté d’un pan de mur intact, d’une dizaine de mètres de hauteur, s’accumulent les débris d’un fouillis inextricable de voûtes effondrées.
- Leur nombre dénote l’importance fort ancienne de celte construction, qui a dû être une forteresse pour ainsi dire inaccessible et jouer un rôle considérable pendant les invasions des Arabes et dans les luttes locales dont ce pays a toujours été le théâtre. Aujourd'hui Douirat s’étend à mi-flanc de ce piton, gagnant progressivement à droite et à gauche les croupes voisines; ce qui donne à l’ensemble du village l’aspect d’un S de près de 4 kilomètres de longueur. Un chemin de ronde, large en moyenne de 2 mètres, le dessine nettement. Au-dessus et au-dessous, deux sentiers parallèles constituent deux autres étages moins importants, reliés à la rue principale par une multitude de pistes, sur lesquels s'amorcent les lacets qui descendent vers les puits et les jardins de la vallée, ou montent vers la crête et le sommet du gasseur. Ces sentiers un peu aménagés aux abords de Douirat pour les chameaux ou les animaux du pays sont difficiles aux chevaux et aux mulets ferrés. C’est dans la partie centrale du village, sur la voie la plus large, que se dresse le minaret de l’antique mosquée des Douiri, la seule construction du gasseur blanchie à la chaux. On y trouve une inscription curieuse en langue berbère. L’idiome berbère parlé est encore du reste la langue familière des Douiri. En effet, bien qu’ils emploient communément l’arabe, ils se servent entre eux de ce dialecte, dont la représentation écrite s’est perdue dans le pays. C’est ainsi que l’inscription de leur mosquée n’a pu être déchiffrée.
- Les habitations de Douirat méritent une description particulière. Elles comprennent deux parties bien distinctes. L’une est extérieure. Elle consiste en un bâtiment sur lequel se trouve une terrasse où les habitants font sécher leurs olives, un étage de rorfs ou magasins et un rez-de-chaussée servant d’étable. Cette partie s’ouvre sur le chemin. La deuxième comprend le logement proprement dit, séparé des communs par une cour de 2 mètres environ de largeur- . , .
- Il est intérieur, en ce sens qu’il est construit dans la montagne même. C’est un ensemble de deux ou même trois chambres creusées dans le roc et n’ayant sur l’extérieur qu’une ouverture unique, pro-
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- tégée par une porte solide. Dans l’une de ces pièces est ménagée une citerne où le Douirat cache sa réserve d’eau, en prévision d’une attaque des nomades.
- Les puits sont au pied du gasseur et à 3oo mètres environ.
- Les jardins des Douiri sont remarquables. Abrités dans les moindres ravins de la montagne, sur le plateau du Charett, dans toutes les vallées des oueds qui descendent au Dakar, ils se présentent sous l’aspect de verdoyants massifs d’oliviers admirablement soignés. Le terrain qu’ils ombragent est ensemencé d’orge; le fruit qu’ils produisent est très estimé et dépasse en grosseur les plus belles olives du Sahel tunisien. Les travaux des jardins entretiennent autour de Douirat une très grande animation, surtout pendant l’été.
- En hiver, la majeure partie des habitants quitte le gasseur pour s’en aller faire paître dans les pâturages voisins du Djebel Touila des troupeaux considérables. A cet effet, les Douiri se réunissent en nombre afin de pouvoir s’éloigner jusqu’à i5o kilomètres de Douirat et se défendre contre les tentatives des pillards tripolitains ou toua-re£s-
- La population de Douirat est certainement en temps ordinaire au moins égale à 3,5oo habitants, et ce chiffre peut atteindre 5,ooo au cœur de l’été.
- L’administration politique des Douiri est complexe. Elle admet en effet, d’une part, des cheiks nommés par le gouvernement bey-lical parmi les habitants du gasseur, mais considérés par ceux-ci comme de simples agents du fisc chargés de recueillir les impôts, payés du reste très régulièrement. D’autre part, c’est une djemâa (assemblée locale), qui règle toutes les affaires intérieures. Les délibérations sont publiques; tout habitant a droit de s’y faire entendre et les décisions sont prises par l’assemblée, d’après l’avis des assistants dont l’expérience fait autorité. C’est ainsi que les chefs officiellement investis par le bey n’ont à ce conseil que la part d’influence que leurs administrés veulent bien leur reconnaître.
- Comme tous les Ksouriens, les gens de Douirat sont très jaloux de cette autonomie particulière, et bien que de même origine que les Chennini, par exemple, ils n’entretiennent avec eux que fort peu de relations. Loin de s’unir à eux pour repousser les tribus de la plaine ou seulement contrebalancer la puissance ombrageuse des Oudernas, ils combattent isolément et opèrent pour leur compte. Il faut chercher les motifs de celte attitude dans les rivalités locales qui divisent ces populations en un nombre considérable de sofs ou partis religieux, divisions qui existent même dans chaque gasseur en particulier. Ces dissensions intestines donnent lieu à d’interminables procès que ne peuvent résoudre ni le gouverneur de YArâad, ni l’autorité beylicale à Tunis. Dans leurs réclamations, les Douiri, chicaniers et retors, produisent toujours un grand nombre de parche-
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- rains qui rendent insolubles la plupart des questions soumises. Ce côté du caractère des Berbères des ksours a été certainement une des causes de leur faiblesse vis-à-vis des Arabes de la plaine.
- Les Douiri ne franchissent jamais Y Oued Darcen pour ne donner prise à aucune représaille de la part des Oudenias dont ils redoutent, non sans raison, le dangereux voisinage.
- Les relations de Douirat avec Rhadamès étaient autrefois régulières et fréquentes. La distance qui sépare ces deux points peut être approximativement fixée à 3oo kilomètres. Actuellement, c’est tout au plus si une caravane annuelle, conduite par un guide sûr, s’en va échanger aux Rhadamsi des troupeaux ou des denrées contre des cuirs, des laines tissées et aussi des esclaves.
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- 13. DE GABÈS À SIDI GUENAOU ET TOUJANE, PAR ZERAOUA ET TAMERZED.
- DISTANCES entre les différents points. GiTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau . Lois et fourrages. INATUiE Di: LA ROUTE.
- kiiom. n Gabès-Port E. 15. V. Bonne,
- 2 1 Oued Rezifa E. Br. Idem.
- 18 Sidi Guenaou E. B. Muletière.
- 16 Zeraoua E. B. Idem.
- 7 Tamerzed E. B. Idem.
- l9 Tchin E. B. Idem.
- 15 Touiane E. B.
- —
- De Gabès à l’Oued Rezifa.
- Voir l’itinéraire de Gabès à Douz, page 76.
- De l’Oued Rezifa à Sidi Guenacu.
- Une immense plaine de sable, parsemée de broussailles, sépare Y Oued Rezifa de Sidi Guenaou. Elle envoie ses eaux, d’une part, par VOued el Ilamma, au Choit cl Fedjedj; d’autre part,au golfe de Gabès, par l’Oued Rezifa et ses affluents.
- Sidi Guenaou se trouve à la jonction des roules de Zeraoua et de Taoudjoud, vers La Haroma, et sur un des contreforts du pâté montagneux de Zeraoua. 3 citernes, dont 2 contiennent de l’eau pu-tréfiée; l’eau de la 3e est relativement potable, mais peu abondante. Quelques palmiers.
- Des madjen (citernes), situés en amont de l’Oued Sidi Guenaou, recueillent les eaux de pluie; ils sont d’ailleurs peu importants et non maçonnés.
- De Sidi Guenaou à Zeraoua.
- De Sidi Guenaou à l'Oued khrarrouba (3 kilomètres), la route est en bon étal; mais elle traverse de petits ravins qui empêchent tout transport par voilures. 2 pistes conduisent de l’Oued Khrarrouba à Zeraoua, l’une par la rive gauche de l’Oued Khrarrouba, l’autre par la vallée de l'Oued Neberhin, affluent du précédent; ces pistes se
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- perdent dans le lit des oueds et sont, en certains endroits, à peine praticables aux bêles de somme.
- Dans toute la région, le sol est rocailleux et dénudé; la plupart des vallons, aux abords des villages, sont cultivés, grâce à des barrages en pierre qui retiennent le peu de terre que les pluies entraînent avec elles.
- Zeraoua, village de 5oo habitants environ, perché sur un sommet élevé. Eau de citerne excellente; bestiaux, volailles, bonnes dattes, ligues renommées, burnous de très bonne qualité.
- De Zeraoua part un bon chemin muletier qui se dirige sur Bir fournit (voir page 33), distant de 27 kilomètres, en traversant ÏOued Ilamadi, puis YOued Leguen.
- A 5 kilomètres S. 0. de Zeraoua et 600 mètres avant le passage de Y Oued llamadi, se trouve une grande citerne d’eau potable, soigneusement dissimulée sous des pierres.
- De ce point à Bir Zoumit, il n’existe plus d’eau; le terrain devient sablonneux.
- De Sidi Guenaou part un autre chemin qui conduit à Tamerzed, en passant par Taoudjoud; ce chemin, qui suit constamment le cours de YOued Taoudjoud, est bon pendant 15 kilomètres; les q derniers kilomètres sont mauvais; on accède à Taoudjoud par un sentier taillé dans le roc; les animaux avancent difficilement et seulement en file.
- De Taoudjoud à Tamerzed, route difficile de k kilomètres, avec montées et descentes pénibles.
- Taoudjoud est également relié à Zeraoua par un mauvais sentier de k kilomètres.
- Dans le lit de Y Oued Taoudjoud, à 5 kilomètres du village, se trouve un puits dont l’eau était autrefois réputée bonne, mais qu’on a du abandonner en raison de sa profondeur énorme (80 mètres).
- De Zeraoua à Tamerzed.
- Terrain de même nature qu’à l’étape précédente,
- Tamerzed, gasseur important de 800 habitants environ.
- De Tamerzed, on se rend à Bir Zoumit en suivant d’abord, pendant 5 kilomètres, un mauvais sentier très étroit, où les animaux ne peuvent passer qu’un par un, puis la large vallée de Y Oued Leguen, qu’on quitte 5 kilomètres plus loin pour entrer dans une immense plaine sablonneuse, déserte, où 11e pousse qu’une broussaille rabougrie et desséchée.
- De Tamerzed à Tchin.
- Boute muletière cheminant pendant la première moitié du parcours sur les hauteurs qui forment le plateau de Tamerzed; les hommes à pied peuvent marcher sur deux rangs, les animaux sur
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- un. Quelques mauvais passages où les bêtes de somme sont exposées à tomber et à se décharger.
- On descend ensuite dans la vallée de l'Oued Ming a, large, facile et plate.
- 2 kilomètres avant d’arriver à Tchin, et dans la vallée, l’on rencontre un petit bois d’oliviers où se trouvent 3 puits et un terrain de campement plus favorable qu’à Tchin même. Eau et bois en abondance.
- Tchin, village de troglodytes. Eau de citerne, pas de bois.
- De Tchin, on se rend aux redirsde Y Oued Zmerten (voir page 36) par un sentier frayé, mais étroit et mauvais, qui ne s’améliore que 3 kilomètres avant d’arriver aux redirs.
- De Tchin à Toujane.
- La piste est mauvaise sur tout son parcours; elle traverse des oueds profonds, étroits, à lit rocailleux, puis elle s’élève sur les ma melons dont elle longe les crêtes. Re'duite constamment à un simple sentier où l’on ne peut passer qu’en fde, la marche en est très ralentie et les convois fort allongés.
- Le meilleur emplacement pour camper est le plateau situé au nord de Toujane. Un peu de bois, pas d’eau; mais on peut s’en faire apporter au camp par les gens de Toujane.
- Avec de la cavalerie, la marche et l’installation au camp seraient difficiles.
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- 14. DK TAMERZED V KETENA.
- DISTANCES en Ire les différents points. GITES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES ;cn eau , bois et fourrages. iXATLIïK I)K LA ROKTK.
- kilom. // Tamerzed E. B. Muletière.
- l5 Djoualig E. B. Idem.
- 2 2 Oglet Sàutl E. B. Idem.
- 2 1 Ketena E. B.
- 58
- De Tamerzedà Djoualig.
- A 3 kilomètres, le chemin traverse une gorge extrêmement étroite, qui donne accès dans la haute vallée de Y Oued Béni Aïssa, en descendant presque à pic sur une hauteur de 60 mètres; puis celle-ci s’élargit de plus en plus et se couvre de cultures d’orge et d’oliviers. Le chemin qui suit le lit de Y Oued Béni A ïssa ( quelques redirs), passe au pied des villages à'El Kesscr et (YEl Gueln Béni .-lissa, tous deux perchés sur des pitons et présentant le même aspect, les mêmes ressources que ZemoiM et Tamei'zed. Il laisse ensuite à l’Est un grand ravin, qui descend des villages de Ziguerarine et Meturala.
- Djoualig. Un peu en amont des grottes de Djoualig, la vallée s’élargit davantage, et sur la rive gauche de YOued Béni Aïssa, en face du village, on trouve un bon terrain de campement.
- Eau excellente dans l’oued. Village de troglodytes, sans autres ressources que des dattes en grande quantité et quelques volailles. 100 habitants au plus.
- De Djoualig aux Oglet Sâad.
- A k kilomètres de Djoualig, la route débouche dans la plaine de Sidi Guenaou; elle devient très bonne et longe, pendant 7 kilomètres, les contreforts de la montagne.
- Les Oglet Sâad sont plutôt des redirs que des oglet. Us sont permanents et disposés en chapelet.
- Eau potable. Broussailles abondantes.
- Emporter de l’eau pour la grand’balte.
- Des Oglet Sâad à Ketena.
- Route de plaine un peu ravinée.
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- A ii kilomètres, Khvanguil, petite oasis avec maison en pierre.
- Passage (le ÏOued Ferd, dont les berges sont très escarpées.
- .') kilomètres avant d’arriver à Ketena, petite oasis de Zerig.
- Ketena (voir page i3\
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- 15. UE DJ0UAL1G X DAR TOIMNE.
- DISTANCES en Ire , les diffèrenl^ points. COTES D’ÉTAPES ET POINTS PIUN'CIPALV. RESSOURCES en eau., bois fourrages. VATI RE DE L V ROUTE.
- kilom. // Djoualig E. B. Muletière.
- 3 1 Hadèje E. Idem. ,
- 23 A3 üar Tounine E. B.
- De Djoualig à Hadèje.
- Da Djoualig à Moussa (voir l’itinéraire do Djoualig à Tclnu, page 5q). On traverse Moussa, puis, par une sente visible mais étroite et dillicile, on s’élève sur la crête que l’on franchit au col. L’on passe alors dans la vallée de YOued Djir.
- La descente du versant oriental de la montagne est lente et pénible.
- Hadèje, village troglodyte sur la rive droite de Y Oued Djir.
- L’emplacement favorable pour camper avec une troupe un peu nombreuse est au N. E. du village, dans des jardins plantés d’oliviers et au milieu desquels se trouvent 3 puits d’eau bonne. Pas de bois, en dehors des oliviers.
- De Hadèje à Dar Tounine.
- Chemin muletier très mauvais pendant 6 kilomètres et demi. On tourne alors à l’Est, et on longe les derniers épanouissements du plateau des Matmala qui mènent à la vallée de Y Oued Béni Zelten, que l’on remonte pendant 6oo mètres jusqu’au col dans lequel se trouve le village de Béni Zelten.
- Au sud du village, près de la koubba de Sidi Bagoub, se trouvent un ou deux puits d’eau potable et un emplacement de campement favorable. Béni Zelten se compose de maisons dans sa partie haute et d’excavations circulaires de troglodytes dans sa partie basse.
- De Béni Zelten à Dar Tounine, 6 kilomètres; le chemin est plat et bon.
- Dar Tounine, Eau bonne, abondante, beaucoup de bois. Campement excellent.
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- 16. DE MARETJI À BIAR NEGUEB, PAR LA MONTAGNE.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, Lois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom.
- a Mareth E. B. Muletière et difficile
- 2 2 Dar Tounine E. B. h des mulets chargés.
- 19 Zmerten E. B. Idem.
- 26 Biar Negueb E. B.
- 67
- De Mareth à Dar Tounine.
- La route suit presque continuellement Y Oued Mareth qui, en amont, prend le nom a Oued Toujane; bonne au début, elle devient de plus en plus mauvaise à mesure qu’elle s’approche de la montagne : la vallée se resserre alors, et l’on suit une sente moins facile.
- Dar Tounine, oasis. Eau bonne et très abondante, beaucoup de bois. Excellent campement.
- De Dar Tounine à Zmerten (par Toujane).
- De Dar Tounine à Toujane, 7 kilomètres. Pendant les h premiers, le sentier traverse des mamelons peu élevés; il entre ensuite dans la gorge et s’élève constamment ; c’est alors une piste en lacets creusés dans le roc et assez difficile pour que les cavaliers soient obligés de mettre pied à terre. 11 serait très imprudent d’y engager des animaux chargés.
- De Toujane à Zmerten, 12 kilomètres en mauvais terrain, pierreux et mouvementé; le sentier suit presque continuellement les crêtes.
- Zmerten, village de troglodytes. Citernes, bois, oliviers et jardins.
- De Zmerten à Biar Negueb (par Schguimi).
- De Zmerten à Schguimi, 5 kilomètres, par un mauvais sentier franchissant 2 ou 3 crêtes.
- Schguimi, village de troglodytes construit dans un col de la crête de partage; citernes, bois, oliviers et jardins.
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- Pour descendre de Schguimi dans la plaine de Metameur, on suit pendant h kilomètres un très mauvais sentier creusé dans le roc et où il est indispensable de mettre pied à terre.
- Au bas de la montagne, on tourne à l’Ouest et on entre dans le Foum Negueb (voir l’itinéraire de Kessetir Melamcur à Bir Zou-mil, par le Foum Negueb, page 37).
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- 17. DE DJOUALIG À TOUJANE.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, Lois el fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom.
- Il Djoualig E. B. Muletière.
- Tchin E. B. Idem.
- 15 Toujane. E. B.
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- De Djoualig à Tchin,
- Ün remonte la valide de Y Oued Béni Aïssa presque partout large, plaie et d’un parcours facile, sauf en quelques endroits, où elle présente des amoncellements de rochers.
- Au-dessous de la koubba de Sidi bon Taïb, dans la vallée de l’oued et sur la rive gauche, se trouve Bir Béni Aïssa, puits d’une profondeur d’environ 70 mètres. L’eau en est bonne, paraît-il. mais les indigènes n’y puisent pas. Ils usent exclusivement des chie rn es qu’ils construisent en grand nombre près de chaque maison dans leurs villages.
- Après avoir dépassé Moussa, autre village de troglodytes, la route quitte la vallée et grimpe par un sentier raide et étroit sur une crête à l’extrémité de laquelle se trouve Dur Kouissett.
- On redescend ensuite dans la vallée de Y Oued Ming a où, près d’un pelit bois d’oliviers, l’on trouve 5 puits et un terrain de campement plus favorable qu’à Tchin même.
- Eau et bois en abondance.
- Tchin est à 9 kilomètres plus loin; la seule eau qu’on puisse se procurer est celle des citernes des habitants qui en sont très avares. Pas de bois.
- De Tchin à Toujane.
- Voir la route de Sidi Guenaou à Toujane, pages hh et 45.
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- 18. DE BIR EL AHMEUR À BIAR DARCEN.
- DISTANCES entre les différents poiuts. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom.
- // Bir el Ahmeur. E. B. Médiocre.
- 20 Haddeda E.B. Assez bonne.
- l6 Guermessa E. B. Idem.
- 14 Chenini. E. B. Difficile.
- G Douirat E. B. Bonne,
- 15 Hararia E. B. Idem.
- 1G Biar Darcen E. B.
- t- OO
- De Bir el Ahmeur à Haddeda.
- La route traverse ÏOuecl Zitouna, et après avoir parcouru une distance de 6 kilomètres environ, sur un terrain facile et légèrement incliné, elle s’engage dans la vallée de YOued Grogner, passant non loin de Bir Touazi (puits peu abondant et sans eau en été). Elle suit la rive gauche de YOued Grogner dont le lit est enserré entre deux falaises à pic de 7 à 8 mètres de hauteur, le traverse à 12 kilomètres environ au point où il cesse d’être encaissé et tourne vers le Sud. Après 2 kilomètres faits dans celte direction, elle atteint Haddeda.
- Haddeda. Gasseur bâti sur le col formé par les pentes du Djebel Aroussi et du Djebel Hameïmet, mouvements de terrain appartenant l’un à la grande chaîne, l’autre au massif oriental.
- Ce gasseur n’occupe pas comme les autres de la région une position dominante; il n’est pas moins bien disposé pour la défense, car il est entouré d’un mur continu de 4 à 5 mètres de hauteur. Une porte solide donne accès dans le gasseur. Ses habitations sont en voûtes superposées (rorfs) servant de magasins. A 100 mètres d'Haddeda, une agglomération de maisons et de huttes. Les habitants, d’origine berbère, possèdent de nombreux troupeaux, des oliviers, et cultivent au pied du batan d’assez vastes champs d’orge,
- Aux environs, on rencontre de nombreuses maisons isolées.
- L’eau est prise dans trois puits situés près du gasseur, mais ces puits ont très peu d’eau. Une troupe occupant Haddeda doit, sous peine d’épuiser l’eau très rapidement, envoyer ses animaux boire à
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- un puits très abondant situé dans Y Oued Gragner, à 2 kilomètres et demi environ. On n’y arrive que par un chemin très difficile. Quelques madjen (citernes) existent dans le lit supérieur de cet oued, mais ils sont bien dissimulés et toujours cadenassés. D’Haddeda, sur le chemin de Guermessa, s’amorce, à hauteur de Bir el Khram, une route qui suit le lit de Y Oued Gmaldi et conduit à Ghoumrassen, chemin aussi difficile que l’ascension du gasseur. Les Ghoumrassen emmagasinent beaucoup d’orge. Leur territoire est compris entre Sidi Mosbah, Tlallet et Marabiin. Us envoient à Gourine de grandes quantités d’alfa qu’ils coupent dans la montagne de Tozen et de Tlallet. Outre Bir el Khram el Bir el Amar, ils possèdent h puits abondants situés dans Y Oued Ghoumrassen, ainsi que de nombreux madjen dans la montagne de Biouli. La distance de Bir el Kram ;i Ghoumrassen est de 2 kilomètres. Celle de Ghoumrassen à Bir el Ahmeur est de 20 kilomètres.
- D’Haddeda à Guermessa.
- Au sortir d'Haddeda, la route s’engage dans la plaine très ravinée du Ferdj. O11 désigne sous ce nom toute la région située entre les deux grandes chaînes et comprise entre Iladdcda, Guermessa, Chenini, Tlallet et Ghoumrassen. Celte plaine est très coupée, et la marche y est difficile, surtout dans la partie Nord, d'Haddeda à YOued Guermessa. On rencontre dans le Ferdj une grande quantité de maisons isolées et d’agglomérations d’habitations, telles que Ay-rida, Ksour cl Kram, Ouara Béni Tovrd, Oukourtas, Ksour el Tour-ki, El Gosseba. Tous ces points sont sans grande importance, les ksours en étant pour la plupart ruinés ou inoccupés.
- A U kilomètres environ d'Haddeda, la route rencontre Bir el Khram et Bir el Amar.
- Le premier de ces puits est un point d’eau très utile. A 5 kilomètres plus loin, elle traverse YOued Oumeslejf, et arrive enfin au grand puits de Guermessa, situé à 1,900 mètres environ du gasseur de ce nom.
- Ce puits bien construit est très important; l’eau y est bonne et le niveau s’y maintient constant.
- Guermessa. Gasseur important, construit dans une position inexpugnable. Il est d’un accès très difficile même aux animaux non ferrés qui font le service de l’eau, car de longues dalles inclinées et glissantes rendent l’ascension dangereuse. Ses habitants, d’origine berbère, habitent soit des maisons arabes, soit des excavations pratiquées dans le roc (voir la notice sur la région des Ksours).
- Moins nombreux que les Douiri, les habitants de ce gasseur, propriétaires de grands troupeaux, vont les faire paître exclusivement dans le Dakar. Ils ne labourent que très peu de terrains dans le Ferdj; leurs oliviers sont dans le Djebel Begouba, à Motteba et sur
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- les plateaux du Djebel Ilagrib, dont les dépressions sont plantées d’orge et garnies de nombreux figuiers. Ils possèdent beaucoup de chameaux, mais très peu de chevaux. En revanche leurs mulets et surtout leurs ânes sont réputés excellents. Ces animaux grimpent au gasseur très facilement avec des fardeaux qui atteignent fréquemment Go kilogrammes. Outre leur puits à niveau constant, les Guermessi possèdent une source à 2 kilomètres à l’Ouest et un madjen important, près de Sidi Brahim.
- De Guermessa à Chenini.
- De Guermessa, la roule suit les pentes Est du Djebel Ilagrib, coupant de nombreux petits oueds, tourne à droite à environ 9 kilomètres et entre dans la vallée de Chenini, où. après avoir dépassé le marabout de Sidi Barka, elle atteint le gasseur de Chenini. Continuant son chemin, la colonne devra faire encore 3 kilomètres dans la même direction pour arriver aux O g Ici Chenini, situés dans la vallée supérieure de l’oued. L’eau y est abondante et bonne; quelques sources peu importantes dans le voisinage. Palmiers près des oglets ainsi que dans toute l’étendue de la vallée.
- Dès le début, le chemin dans la gorge est difficile. A signaler d’autres points d’eau sur le parcours de l’oued et plus rapprochés de Chenini; ce sont des redirs et quelques oglet séparés, mais dont l’eau est mauvaise.
- Chenini. Le gasseur est situé sur une importante kalàa (table) et sur le sommet de la grande chaîne. Comme celles de Douirat et de Guermessa, les habitations sont constituées par des excavations pratiquées dans la roche (voir la description de Douirat). Ainsi que leurs voisins, les habitants de Chenini sont d’origine berbère. Propriétaires de nombreux chameaux, de troupeaux considérables, ils possèdent aussi dans le Ferdj et sur les pentes du Dahar une grande quantité d’oliviers. Le territoire de parcours des Chenini est le Dahar. Leurs palmiers ne produisent que des dattes d’une très médiocre qualité. A quelques kilomètres de Chenini, sur les pentes Nord du Djebel Charret, deux sources importantes près du misérable gasseur de Mélrioua. Les habitants de Chenini s’administrent comme ceux de Douirat et de Guermessa; comme eux, ils s’expatrient, mais toujours avec esprit de retour. Ils ont des aptitudes toutes particulières pour la profession de cuisinier (voir la notice sur les Ksours).
- De Chenini à Douirat.
- Des Oglet Chenini, le chemin gagne le plateau à l’aide d’une rampe très difficile qui exige les plus grandes précautions pour le passage d’animaux ferrés, mais elle est de courte durée. Arrivée sur le plateau, la route suit le lit d’un oued dont les abords sont plantés d’oliviers. A signaler sur ce parcours quelques points difficiles.
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- Après 6 kilomètres de marche, on arrive sur le revers de la crête montagneuse, principale, d’où l’on aperçoit Douirat, à 3oo mètres à peine. A la descente, la route inverse de Douirat à Chenini est pour le moins aussi dangereuse, sinon davantage. Il est nécessaire d’alléger les animaux trop chargés sous peine de chutes ou d’accidents.
- Douirat (voir page ho).
- De Douirat à Hararia.
- La route traverse de suite le Chabet Douiri, longe les pentes occidentales du Djebel Charret et arrive, après 8 kilomètres environ, à l'Oued Tatahouin. Elle passe entre la kalâa à'El Taiem et le Djebel Si-tana pour atteindre tes redirs de Hararia. Ces redirs sont abondants. Quelques palmiers indiquent leur position. A signaler plusieurs bordjs ou maisons isolées.
- Les nombreux ksours de cette région, tels que ceux de D\jr, Kre-niga, Temdit Nalcrif, Rouman Tarouna, Si Hallel, Tidril, Touin Jcer Rahache, Megasa, sont détruits et inoccupés.
- Un autre chemin, partant de Douirat et remontant l'Oued Tatahouin, permet de gagner aussi Hararia en passant par Biar Fouara (3 puits). De ce point, la route débouche sur Hararia en passant entre la grande chaîne et le Djebel Sitana.
- De Hararia à Darcen.
- De Hararia, la route se dirige vers le Sud dans la vallée de l'Oued Darcen; elle est dominée par le Djebel er Rzell et le Djebel Megasa.
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- 19. DE B1R EL AIIMEUR À BIR REMTA.
- DISTANCES entre les fliUérents points. gItes d’étapes ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, Lois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom.
- // Bir el Ahmeur E. B. Bonne.
- 3o Kasba Zamas E. B. Médiocre.
- 18 Bit1 Mitirza E. B. Bonne.
- i3 Bir Grimissa E. B. Idem.
- 15 Bir Remta E. B.
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- De Bir el Ahmeur à Kasba Zamas.
- De Bir el Ahmeur, après avoir traversé les lits non encaissés des Oueds Zitouna et Ourghama, la route se dirige sur Sidi Mosbah (9 à to kilomètres), continue vers le Sud, traverse Y Oued Touazi, et à 4 kilomètres environ du marabout, arrive sur Y Oued Fessi qu’elle passe facilement. Elle suit alors une dépression de terrain entre le Djebel Chalemiat et le Dm el Caïd, atteint Y Oued Rhav, rencontre la tour romaine de Dvina, et arrive à la kasba de Zamas située sur la rive gauclie de Y Oued Guetlar. Puits abondant, eau bonne; redirs en hiver.
- Dans toute -la région située entre les Oudevnas et la chaîne qui se détache du Rgigilla, on rencontre un certain nombre de kasba: telles sont les kasba de Zamas, Cedra, 'Garant el Ilamra, Ilachena, Hamama, Iiadjedj, Djedda, Ouzourga., Mazousda, Saboun, etc. La kasba est une construction carrée n’ayant qu’une seule ouverture étroite, avec un étage percé d’ouvertures ou créneaux sur les quatre faces, et que surmonte une plate-forme à rebords de im,ao environ. Quelques-unes sont entourées d’un mur circulaire. Ces constructions servent d'abri aux petits groupes de cavaliers qui ont à se défendre d’une attaque de la plaine. Celte région ne présente en effet que très peu de sécurité, non pas qu’elle soit infestée de bandes organisées pour attaquer ou détrousser les caravanes, mais, suivant l’occasion, tous les nomades du Sud se transforment volontiers en pillards. Les troupeaux mal gardés excitent surtout leur convoitise. Ces actes de violence sont tellement dans les moeurs des tribus du Sud, qu’un certain nombre de principes tacitement admis réglementent pour ainsi dire les conditions dans lesquelles les brigandages peuvent s’exerce!1.
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- Non loin de Zamas, on aperçoit le Djebel Bgigilla. Sur son sommet, se trouve une magnifique ruine romaine, un quadrilatère de 80 à 100 mètres de côte', dont les côtés sont construits en énormes cubes de pierre.
- D’autres parties intactes permettent d’évaluer sa hauteur à 6 mètres environ.
- De celte position dominante, cet ouvrage surveillait les deux plaines. La trace de l’occupation romaine dans cette région est rendue certaine non seulement par cet oppidum, mais encore par la tour de Drina, située à l’Ouest, à quelques kilomètres, et aussi par un important mausolée dontj’existence a été ignorée probablement jusqu’à ce jour. Cet édilice remarquable est situé à 7 kilomètres environ de Tatahouin, non loin de Y Oued Kherem, à 200 mètres au nord du sommet Guelb Smain. Le mausolée est intact, la statue a été mutilée, la tète manque, mais les draperies du torse sont très bien conservées. On déchiffre des traces d’inscriptions sur une pierre voisine.
- De Zamas à Bir Mitirza.
- De Zamas, la route traverse le lit encaissé de YOued Guettai-, puis franchit, à leurs sources, d’autres oueds moins importants, passe près du sommet de Glouben Ahmeur, continue vers le Sud et, à i5 kilomètres environ, tourne vers l’Ouest pour atteindre Bir Mitirza. A partir du changement de direction, la marche est difficile.
- Bir Mitirza est situé au pied de la grande muraille du Djebel Krota, non loin du gasseur de Béni Krezer. 3 puits, eau mauvaise, abondante.
- De Bir Mitirza à Bir Grimissa (par Kasba Djeidda).
- De Bir Mitirza, la route s’éloigne de la montagne pendant 2 kilomètres environ, puis elle reprend la direction du Sud; à 4 kilomètres, elle atteint Kasba Djeidda. U11 puits, sans eau en été, se trouve dans le fond de l’oued qui passe près de la kasba. Celle-ci n’a rien de remarquable. La route est toujours parallèle à la crête de la chaîne jusqu’à l'Oued Grimissa. Elle gagne le haut de la montagne par un défilé et arrive ainsi à Bir Grimissa. Eau médiocre et peu abondante.
- De Bir Grimissa à Bir Remta.
- De Bir Grimissa, pour descendre le versant occidental du défilé Foum Grimissa, la marche est difficile. La roule traverse Y Oued Besalna, se rapproche du massif Sud des Oudcrnas, et arrive à Bir Remta, où l’on trouve un seul puits très abondant. Eau magnésienne.
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- 20. DE 11ADDEDA À ZEGUELLEN, PAR L’OUED TATAIIOUIN.
- DISTANCES entre les différents puints. GÎTES D’ÉTAPES .ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES on eu u , bois et fourrages. NATURE DE LA ROLTE.
- kilorn. n Hacldeda E. B. Bonne.
- 36 Tatahouin E. B. Dillicite.
- \ 8 Ain Tamless E. B. Idem.
- 16 Zeguellen E. B.
- Go
- D’Haddeda à Tatahouin.
- D’Haddeda (voir page 53), la roule descend jusqu’à Birel Amar. De ce point, elle se dirige vers le Sud, passe non loin d'Oukourtas quelle laisse à sa droite ainsi que Bonlj Tourlci. A 12 kilomètres environ, Bit- Ourah (eau bonne en petite quantité'). A 1 kilomètre plus loin, la roule traverse l'Oued Guermessa, marécageux en cet endroit et pourvu de grandsredirs d’eau saumâtre. Passage difficile, surtout après des pluies. A 6 kilomètres, elle passe près de Bir Esmar (eau bonne) et gagne Tatahouin (voir page i4), après avoir traversé le défilé formé par les pentes du Djebel Tlallet et du Djebel Smira.
- De Tatahouin à Aïn Tamless.
- De Tatahouin, la route suit la vallée de l'Oued Zentag jusqu’à Aïn Tamless. Elle rencontre Kesseur Djelidat et son importante zaouïa, passe au pied de Béni Barka, gasseur bien bâti, remarquable par sa situation e'ievée et inexpugnable; continuant vers le Sud, elle laisse à sa droite et successivement Kesseur Zentag, Kesseur Haouadil, à sa gauche le marabout de Sidi Amor; elle passe à hauteur de Kesseur Dagra bou Siri, et enfin arrive à Aïn Tamless. Un puits excellent et une source; eau très bonne, abondante. Celle-ci est située dans le lit supérieur de l’Oued Zentag, à proximité des grandes kalâa de Tchut, Tzartanet, Oustin, dont les sommets sont occupés par les ruines d’anciens ksours. En face et au Sud, le gasseur remarquable de Si Salem bou Agilla. A l’Ouest, le gasseur de Cedra à moitié démoli.
- Oudernas. Tous ces ksours, construits sur des pics ou des sommets dominants, appartiennent à la tribu puissante des Oudernas,
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- D’origine arabe, ces nomades n’habitent cette région que dans la saison d’été et au moment de la récolte de leurs nombreux oliviers. Ils possèdent beaucoup de chevaux, des chameaux et des troupeaux considérables. Leurs terrains de parcours sont situés au sud du massif et vers le S. E.
- Leur réputation de cavaliers audacieux et braves n’est pas usurpée. Propriétaires de grands labours au delà de Kasba es Sabonn, ils savent toujours faire respecter leur bien, et leurs troupeaux pâturent tranquillement dans celte vaste plaine tant parcourue par les pillards. Pendant leur absence, ils laissent des gardiens à leurs ksours.
- Il est avéré que le vol est inconnu chez les Oudernas. Les portes de leurs rorfs (magasins) ne sont jamais fermées, et cependant aucun larcin ne s’y commet.
- Cette tribu a toujours été très jalouse de son indépendance quelle a conservée vis-à-vis de l’occupation comme du gouvernement bey-lical. Celui-ci n’a jamais pu percevoir l’impôt sans envoyer le bey du camp et ses troupes. Les ruines de plusieurs ksours démolis par le canon prouvent que cette opération ne s'effectuait pas facilement.
- Il y a lieu de citer aussi une tribu maraboutique, les Djelidats, qui occupent le gasseur de ce nom et possèdent la célèbre zaouïa de Sidi Abdallah, très vénérée et très fréquentée des nomades du Sud.
- D’Aïn Tamless à Zeguellen.
- D’Aïn Tamless, un chemin assez difficile traverse le Djebel Cedra en longeant un oued, puis descend sur le revers occidental de la montagne. Ce sentier coupe une série de petites croupes et arrive à hauteur de Zeguellen, après avoir franchi de nouveau la chaîne par un chemin peu praticable.
- Zeguellen a de nombreux redirs et une source d’eau abondante.
- De Zeguellen on peut joindre Bir Remla, à 11 kilomètres, en contournant le chaînon qui sépare ces deux points. La piste est. tracée.
- De Zeguellen à Hararia, i5 kilomètres..
- De Zeguellen à Darcen, 19 kilomètres; le chemin 11’offre rien de particulier à signaler.
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- 21. DE TATAHOUIN À BIR REMTA , PAR AIN TAMLESS.
- distantes en tre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom.
- // Tatahouin E, B. Assez bonne.
- i3 Kesseur Mhamet E. B. Difficile.
- 16 Kesseur Ouled Soltane E. B. Idem.
- h Aïn Tamless E. B. Idem.
- 1 Bir Remta E. B.
- h 0
- De Tatahouin à Kesseur Mhamet.
- De Tatahouin (voir page i4), le chemin descend l’oued de ce nom pendant 1 kilomètre, puis entre dans la vallée de Y Oued Kassem, passe au pied du gasseur Gatofa, et traverse la chaîne qui sépare la grande vallée de Y Oued bel Blell de celle de l’Oued Kassem. La montée et la descente sont assez pénibles. La roule atteint ensuite trois ksours, dont les deux principaux sont celui du Nord, Kesseur Ouahad et Kesseur Mhamet. Ce dernier n’a rien de remarquable. Non loin, à l’Ouest, on voit le Kesseur Tun-ket, plus considérable que celui de Mhamet. Situé dans une position dominante, son mur d’enceinte est bien entretenu.
- A Mhamet, citernes et madjen. Eau bonne et abondante.
- De Kesseur Mhamet au Kesseur des Ouled Soltane.
- La route, de Mhamet, se dirige vers le Sud en remontant la vallée de YOuecl bel Blell, dominée à pic sur la rive gauche. Sur la rive droite, ce sont les pentes du DjebelKrotah, plantées de nombreux oliviers. A 7 kilomètres, la route rencontre le gasseur Bel Kassem, peu important, et le marabout du même nom.
- Elle quitte alors la vallée de Y Oued Bel Blell pour gravir les pentes orientales de la chaîne de Tchut, dont elle suit la crête, passe ensuite près de la grande kalâa de T chut et arrive au kesseur des Ouled Soltane. Ce gasseur, bien entretenu, paraît riche. Son mur d’enceinte est d’autant plus haut, que la position du village est peu dominante, si ce n’est vers l’Ouest.
- Citernes et madjen, eau abondante pendant l’hiver; mais, en été, les habitants font usage de l’eau à'Aïn Tamless.
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- Du Kesseur des Ouled Soltans à Aïn Tamless.
- Du Kesseur des Ouled Soltane, la route suit le lit de Y Oued Zentag, non loin de son origine, et, après 4 kilomètres, arrive par un chemin difficile à Aïn Tamless (voir page 09).
- D’Aïn Tamless à Bir Remta.
- D’Aïn Tamless, la route grimpe sur le chaînon de Sidi Salem bon Agilla, laissant sur sa gauche le gasseur et la kalâa de ce nom, atteint le sommet de la montagne et, dans sa descente, longe Y Oued Remta, jusqu’au puits de Remta. Route pénible. 11 existe, à l’est de Sidi Salem hou Agilla, un chemin préférable, quoique plus long, qui débouche à Bir Remta (voir page 58), après avoir suivi un oued.
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- IL
- ITINÉRAIRES VERS LE DAKAR
- ET L’OUED SOUF,
- PAR LE NEFZAOl A.
- 1° DANS LE NEFZAOüA;
- 2° VERS L’OUED SOUF ;
- 3° DANS LE DAHAR.
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- 22. DE GABÈS À TOUZER ET À NEFTA, PAH LE SUD DU CHOTT EL FEDJEDJ.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. MTÜRE DE LA ROUTE.
- kilom, // Gabès E.B.F. Bonne.
- 20 Bir Chenchou E. B. Idem.
- 10 El Hamma ( Bord) ) E. B. Route ravinée.
- 13 Oued Magroun E. B, Bonne.
- \u Oued Naklda E. B. Idem.
- 20 Oum el Oussen E. B. Idem.
- u Ain Nebclie ed Dib E. B. Idem.
- 12 Ain Oum el Ferd E. B. Idem.
- i3 Limaguès E. B. Idem.
- 8 Seflimi. E. B. Idem.
- 20 Oum Sema E. B. Idem.
- 6 Debabcha E. B. Idem.
- 2 h El Menzof. E. B. Mauvaise après les pluies.
- 25 Seddada E. B. Idem.
- 18 Touzer E. B. Bonne.
- 25 Nefta E. B.
- 228
- De Gabès à Bir Chenchou.
- En quittant Gabès par Menzel ou par Djarra, on entre, à la sortie de l’oasis, dans la plaine cultivée du Hissa. Le chemin, quelquefois rocailleux, longe le pied du Djebel Dissa, sur le sommet duquel s’élèvent les constructions du poste de télégraphie optique assurant les communications de Gabès avec Metameur par le Tadjera, de Gabès avec Gafsa et El Aîaïcha, par ÏOrbala.
- A 16 kilomètres, la route passe au col du Djebel Menzof.
- A 20 kilomètres, Bir Chenchou, près de l’oued du même nom. Puits romain, restauré, voûté, dans lequel on descend par un bel escalier de 70 marches. Eau bonne, malgré une légère saveur sulfureuse. Bir Chenchou est rempli toute l’année.
- A a kilomètres au N. E., dans le lit de YOued Chenchou} oglet à sec. Bois de nombreux ientisques.
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- De Bir Ghenchou à Bordj el Hamma.
- La roule est bonne jusqu’au versant oriental du Djebel Regouba, c’est-à-dire pendant 6 kilomètres, mais au pied de ce versant, 4 kilomètres avant d’arriver à El Hamma, le passage d’un ravin profond, aux berges pavées de dalles glissantes, offre certaines difficultés.
- El Hamma, Aquœ Tacapilanœ des Romains, est une grande oasis de 160,000 palmiers, renfermant de fort beaux jardins, où se trouvent en abondance des figuiers, des grenadiers, de la vigne.
- Elle comprend plusieurs villages, savoir : au S.E., Debdaba, 36 maisons, 700 habitants: au Sud, El Kesser, 100 maisons, 1,000 habitants; au N. E., Baalouch, 10 maisons, 200 habitants.
- Entre Debdaba et El Kesser, se trouve Bordj el Hamma, vieux fort carré tombant en ruines, entouré d’un fossé peu profond. Au sud de cette construction, Zaouiat elMcchbah, 20 maisons et 100 habitants; au Nord, Zaouïa Téchieb, 9 maisons et 5o habitants. À celte population permanente s’ajoutent, pendant quatre ou cinq mois de l’année, plus de 2,000 nomades appartenant à la grande tribu des Béni Zid, qui viennent récolter leurs dattes et ramener leurs troupeaux des pâturages.
- Au Sud, el dans l’intérieur de l’oasis, jaillissent de nombreuses sources d’eau sulfureuse utilisées pour l’irrigation des jardins. L’eau potable est à 3 kilomètres du bordj, dans YOued el Hamma. Près du bordj, se trouvent les ruines des anciens thermes.' Actuellement encore, deux grandes piscines et quatre sources d’eau chaude très fréquentées des indigènes. Température des sources, 44° à 47°. Bouquet de palmiers voisin des bains.
- De Bordj el Hamma à l’Oued Magroun.
- A 3 kilomètres, traversée de Y Oued el Hamma, à gué; fonds mouvant; berges accessibles seulement au point de passage de la route; eau en toute saison. Terrain plat et facile jusqu’aux pentes du Djebel Aziza. La route traverse ensuite une série de tranchées profondes et escarpées jusqu’au double ravin où coule Y Oued Magroun.
- A partir de La Hamma, le pays est absolument désert; entre la montagne et le choit, s’étend une longue plaine très ravinée, couverte de bruyères.
- Oued Magroun. Redirs au point de passage de la route. Eau potable. Bois dans le lit de l’oued.
- A 6 kilomètres au N. 0. de l’Oued Magroun, Kobba Sidi ben Men-ghallou. Source d’eau saumâtre, quelques arbres.
- De l’Oued Magroun à l’Oued en Nakhla.
- Bonne route. Oued en Nakhla , pas d’eau au point de passage de
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- la roule, mais en creusant à 1 ou 2 mètres dans le lit de l’oued, on obtient en assez grande abondance de l’eau polable, quoique saumâtre. A 2 kilomètres en amont, grand redir d’eau salée où les animaux peuvent cependant boire. A 000 mètres plus loin, oglet dans le lit de l’oued. Eau polable, bois abondant.
- A 6 kilomètres au S. O., source d’/lw Tmassine; eau en toule saison, un peu saumâtre.
- D’Oued en Nakhla à Aïn Oum el Oussen.
- bonne route, traversant un pays légèrement ondulé.
- Aïn Oum el Oussen, au pied d’une colline nommée Guebba e! Iladj; deux sources salées au nord de la roule; au sud et contre la route, au milieu de rochers, source d’eau douce assez abondante. Broussailles.
- D’Aïn Oum el Oussen à Aïn Oum el Ferd.
- A 4 kilomètres, Aïn Ncbche ed Dib; eau mauvaise au pied d’un palmier. 3 kilomètres plus loin, la route traverse le Garant es Saï-den, où se trouvent plusieurs sources d’eau salée.
- Aïn Oum el Ferd, à 2 kilomètres au nord de la route, source abondante au sommet d’une butte couronnée de tamarins; eau potable.
- Près d'Aïn Oum el Ferd vient aboutir une route qui, à travers le Djebel Klirek et le Choit Fedjedj, va rejoindre la route de Gafsa.
- D’Aïn Oum el Ferd à Limaguès.
- Un remonte le cours de Y Oued Oum el Ferd. A 2 kilomètres, Cheikh el Tarfa; taillis de tamarins de 1 kilomètre carré; assez bonne route.
- Limaguès, petite oasis, mal cultivée; deux misérables maisons en pierres et une zaouïa; 2 grandes sources; la meilleure est celle qui se trouve près de la route, à la sortie de l’oasis du côté de Sef-timi.
- De Limaguès à Seftimi.
- A 4 kilomètres au sud de la roule, 2 sources : Aïn S rira et Aïn Kebira donnent pendant toule l’année une eau légèrement douceâtre.
- Seftimi, oasis peu importante; sources donnant en abondance de l’eau potable; au sud de l’oasis, sur une petite falaise-qui la domine, redoute en troncs de palmiers, construite par les troupes d’occupation et habitée par les indigènes. Quelques ressources en œufs et volailles.
- De Seftimi à Oum Sema.
- La route traverse un sol marécageux, entrecoupé de buttes de
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- sable et de fondrières jusqu’au Djebel Rasima. Le passage de la montagne est facile; la route s’infléchit ensuite au S. O., traverse la Sebkra Manga et gagne Menchia, distant de 16 kilomètres.
- Menchia, oasis de palmiers, bien cultivée; eau abondante et bonne; village en pierres bien construit.
- A Menchia, commence une longue suite d’oasis ininterrompue jusqu’à Debabcha. A toutes ces oasis et aux villages quelles entourent peuvent s’appliquer les renseignements donnés sur Menchia; partout, l’eau, canalisée dans de nombreuses séguias, est abondante et très bonne; partout aussi, on peut se procurer facilement œufs, lait et volailles, ainsi que des dattes de qualité médiocre.
- Oum Sema, village à demi-ruiné, bâti sur la dernière éminence du Djebel Brimba; une source très bonne et très abondante jaillit d'un rocher. L’oasis est en partie ensablée, comme celles de la presqu’île de Nefzaoua.
- Le pays compris entre Limaguès, Oum Sema et le choit est extrêmement marécageux; toutes les eaux s’infiltrent et forment à chaque pas des fondrières dangereuses. Le Bled Faraoun (ainsi nommé en raison des asphodèles, faraoua, qui y abondent) est tout particulièrement mauvais; il serait imprudent de s’écarter des routes tracées, même de quelques mètres; dans le Faraoun proprement dit, l’eau est à une profondeur moyenne de om,3o à om,5o seulement; les tamarins y sont nombreux.
- D’Oum Sema à Debabcha.
- Deux routes conduisent d'Oum Sema à Debabcha. Celle du Nord, la plus fréquentée, passe à Zaouïat el IJart, habité en grande partie par des Senousst, puis à Aïn Taronerga, grande source d’eau chaude (3o°). La roule du Sud passe près de Zaouït el lianes, Ou-led Mira, Beohri, et rejoint la route précédente entre Tarouerga et Debabcha.
- Debabcha, petit village assez pauvre; Fetnassa, à i kilomètre au Sud, est plus important.
- De Debabcha à El Meazof.
- Bonne route pendant 1 h kilomètres, dans le Tarfaïet el Hadjadj, plaine sablonneuse coupée de dunes et parsemée de touffes de tamarins. On entre ensuite dans le Chott Djérid en suivant un chemin jalonné de distance en distance par des pierres qui indiquent la direction à suivre, direction dont il serait imprudent de s’écarter, surtout après les pluies. Toute la surface du cbott est recouverte d’une épaisse couche de sel cristallisé qui produit, par un beau temps, de curieux effets de mirage; mais l’effet de la réverbération des rayons solaires sur celte plaine brûlante est fatigante pour la vue et rend la marche pénible.
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- El Menzof, à mi-chemin du Ne/zaoua et du Djêrid, est le point de campement ordinaire des caravanes qui s’arrêtent dans le cliott. Ni eau ni bois.
- On peut franchir le choit en une seule étape de 35 kilomètres, en campant la veille à l’extrémité du Tarfaïet et llacljadj.
- D’El Menzof à Seddada.
- La nature de la route reste la même tout d’abord, mais, en atteignant les bords du ehott, elle devient très marécageuse pendant h kilomètres , surtout après les pluies.
- Seddada., petit village terminant l’oasis d'El Oudiane, au Nord. Eau et bois.
- Il y a lieu de signaler dans la montagne, au Nord et à hauteur de ce point, de curieuses inscriptions latines relevées par M. Tissot. Les caractères sont creusés dans le roc même et atteignent jusqu’à o"\ùo de hauteur.
- De Seddada à Touzer.
- A i,5oo mètres, route du Nefzaoua, à travers le Cliott Djérid.
- Le chemin continue à longer l’oasis (YEl Oudiane dont il traverse successivement tous les villages, savoir: à 2 kilomètres, Kriz; à ^,500, Ou lad Madjed, Zaouïat el Arab, Zergane, et à 7 kilomètres, Degache, le plus important d’entre eux.
- L’oasis d’El Oudiane est comprise entre le. cliott et la montagne de Chebika. Elle oceupe, au pied du Djebel Cherb, une longueur totale de 1 2 kilomètres, et se compose de trois groupes principaux de palmiers arrosés par de nombreux ruisselets (oudiane). Ce morcellement n’existait pas autrefois et l’oasis s’étendait de Degache à Seddada, sans solution de continuité.
- Actuellement, au plus important de ces trois groupes de palmiers correspondent les quatre centres de population suivants : Degache, Zaouïat d Arab, Zergane avec Oulad Madjedj et Kriz. Les deux autres groupes sont peu considérables. Ils comprennent, à i\5oo, Seddada, dont les palmiers clairsemés meurent de soif, et plus à l’Est, dans les méandres d’une chebkha, le petit bouquet de Tazrharzhil maintenant inhabité et 11e renfermant plus que deux jardins cultivés.
- Cet ensemble constitue l’oasis à'El Oudiane, où les traces de l’occupation romaine sont remarquables.
- Bien que la plupart des villages soient bâtis avec les matériaux des anciennes constructions, il ne semble pas possible d’assigner d’une façon précise l’emplacement de l’antique Thiges.
- Il semble quelle a dû s’élever au Djar Guebba, où les vestiges sont plus importants. On y retrouve des pans de murs assez grossièrement construits, les restes d’un vaste réservoir et les assises d’un édifice en tout semblable à la tour de Zergane et à celle de Bled el Hadar.
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- On ne rencontre pas dans l’oasis d’autres inscriptions latines que celles qui se trouvent sur un 'rocher à l’est de Kriz et qu’a signalées M. Tissot.
- El Oudiane compte environ 5,ooo habitants, n5,ooo palmiers productifs, a5,ooo oliviers. Elle exporte annuellement plus de 4 millions de kilogrammes de dattes.
- 4 moulins à blé, 3 moulins à huile, 3 fours à briques, 3 marchands, 3 boulangers, i forgeron, 3 maçons.
- Touzer est la plus belle et la plus grande des oasis du Djérid, bien quelle n’en soit pas la plus populeuse.
- Elle compte 7 villages, tous placés sur la lisière de l’oasis, sauf celui de Bled el Iladar, qui s’élève sur les ruines de l’ancienne Thu-suros.
- Ces groupes sont : Touzer, Bitchenia, Bled el Iladar, Zaouïal Ser-rahoui, Djehïm, Abbas et Zaouïal Sidi bon Lifa.
- Le centre le plus important, Touzer, est une ville relativement bien bâtie, composée de différents quartiers exclusivement habités par certaines fractions el séparés par des rues qui sont de vraies frontières. Deux soffs ennemis divisent en effet la population, celui des Zebda et celui des Oulad Ileladef. Les maisons qui appartiennent aux chefs de l’un et de l’autre parti sont quelquefois percées de meurtrières. En général, les habitations présentent extérieurement un cachet d’originalité toute locale; elles l’empruntent à la disposition artistique des briques de la façade.
- Touzer compte environ 7,000 habitants d’origine arabe, dont beaucoup de race noire. Les nègres ont même à Touzer un caïd particulier, dont les attributions ne sont pas du reste bien définies.
- Les Dioul-s, que les indigènes considèrent comme les autochtones, ne paraissent pas avoir laissé de types bien différents des autres Djé-ridiens.
- L’oasis renferme environ 215,000 palmiers, à peu près 500 oliviers, quelques cotonniers, avec les arbres fruitiers et les légumes communs à toutes les oasis.
- Touzer est occupé par une compagnie. C’est actuellement, au sud de Gafsa, le dernier poste de troupes françaises.
- De Touzer à Nefta.
- De Touzer, la route suit continuellement les pentes Sud du Cou-diat Oum cl Arouah, à 2 kilomètres en moyenne au nord du Choit Djérid.
- A i4 kilomètres, Caret bel Adda, petite pyramide en pierres sèches, haute de om,8o, sur l’emplacement du lieu de prières d’un marabout.
- A Nefta, le campement habituel est sur le plateau au nord de Nefta, près de la koubba Sidi Brahim, à proximité de la source d'Aïn Gueltar.
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- Comme celle de Touzer, lWsâs de Ne/ta est située sur le versant méridional du Drah.
- Ses plus beaux palmiers émergent d’une immense cuvette de sable ouverte vers le Sud et que domine la célèbre zaouïa de Sidi Brahim. Les eaux qui arrosent ou alimentent toute l’oasis suintent de la paroi de cette dépression, puis se réunissent en un seul ruisseau, l'Oued Bon Jcrada, qui s’échappe par l’ouverture située face au chott.
- Quant à la ville proprement dite, elle s’étage sur l’une et l’autre rive, surplombant de plus de 5o mètres l’entonnoir des sources.
- Ainsi qu’à Touzer, chaque fraction occupe un village distinct. Ces différentes agglomérations sont :
- Sur la rive droite, Sidi Brahim, Ech Chorfa, Oum Mada, Me.s-rouna, Sidi Salah, Béni Ali, Souala;
- Sur la rive gauche, Sidi Ahmed bel lladj, El Baouma, El Msda-ba, BeniZid, Onled Chérif, Ez Zebda, Aleguia.
- L’excédent des sources et les eaux qui ont déjà servi une fois à l’arrosage se déversent sur la lisière méridionale, où elles créent de vastes marécages (El Bahr), souvent impraticables et qu’il ne faut pas confondre avec le chott.
- Nefta, entre toutes les oasis du Dje'rid, est menacée d’un ensablement prochain. En effet, les sources de Si Merzoug, de Si Brahim, et d'El Madlag à l’Ouest, celle de Sidi Mohammed ben Amor à l’Est, étaient autrefois d’un débit considérable et donnaient une eau excellente.
- A peu près taries aujourd’hui, elles ne fournissent plus qu’une petite quantité d’eau saumâtre. Elles arrosaient jadis les Ghitan ech Chorfa, le village actuellement délabré des Béni Ali, et à une époque plus ancienne, les villes maintenantruinées de Ferchanaet de Zaafrana.
- La température des sources de Nefta varie de 270 à 3i°. Elle atteint 37° aux gourbis du Hammam.
- Bien qu’on ne rencontre dans l’oasis aucune inscription ancienne, il semble bien que la ville actuelle soit bâtie, comme l’indique Tissot, sur l’emplacement de l’antique Aggarsel Neplc des Romains. Celle-ci a-t-elle été édifiée sur les ruines de Kethar ou Guetnar, qui naquit elle-même des cendres de Keusiheul ou Kastilia, détruite après la guerre contre Jugurtha? Ce sont des problèmes archéologiques que le peu de documents recueillis jusqu’à présent autour de Nefta n’a pas encore permis de résoudre. Les villes de Zaafrana et de Ferdjana, voisines des précédentes, n’ont vraisemblablement été construites que beaucoup plus tard. Quelques vestiges de la première se distinguent encore sur la lisière orientale de l’oasis; quant à la seconde, il n’en existe plus rien, si ce n’est la dénomination de Trik Ferdjani, conservée au chemin qui part de la zaouïa de Sidi llassen Ayed et qui traverse le chott. Cette piste est connue aussi sous le nom de Trik Adjemia.
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- Nefta est un centre religieux des plus actifs. Entre ses nombreuses zaouïas et les cités saintes du monde musulman, il existe un échange permanent de mots d’ordre et d’émissaires.
- Cette particularité s’explique par la situation de Nefta près de la frontière algérienne et le fait qu’au moment de la conquête de l’Algérie, un grand nombre de chefs de sectes sont venus s’y réfugier. Ils étaient, de ce point, en relations constantes avec les tribus soumises de la province de Constanline. Cette importance a naturellement beaucoup diminué depuis l’occupation française en Tunisie; toutefois, bien que Nefta ait cessé d’être un foyer insurrectionnel, il y règne toujours une certaine agitation qu’entretiennent pieusement ses nombreux marabouts et ses derviches héréditaires.
- L’oasis renferme environ 200,000 palmiers payant l’impôt. Elle contient également des oliviers, des orangers, des figuiers, des légumes en grande quantité.
- On compte à Nefta : 3 forgerons, 10 menuisiers ou tourneurs, 16 tailleurs, 8 maçons, 25 boutiquiers (merciers, drapiers, marchands de parfums).
- 7 moulins à blé mus par des bêtes de somme, 5 fours à briques.
- La population est de y,ooo habitants environ. Peu de chevaux. Lne vingtaine de cavaliers au plus. i3o chameaux, i,5oo âues, 3o mulets de bâL
- Nefta est le nœud des nombreuses routes qui se dirigent sur Touzer et La Hamma, vers Tamena, à travers le Choit Rharsa, ou qui vont au Souf, soit en contournant le Chott Djérid, soit en traversant celui-ci par le Trik Ferdjani. Parlent également de Nefta, les pistes qui, par le chott, se rendent au pays des Rhibs, à Sabria et au Nefzaoua, parle Trilc Souda.
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- 23. DE GABÈS A NEFTA, PAR LE SUD DU C1I0TT EL FED J ED J (traverse au pied du tebaga).
- DISTANCES entre les dillérents points. GÎTES D’ÉTAPES LT POINTS PltlüCIPAUX. RESSOURCES en eau , bois et fourrages. NATURE DE LA ROLTK.
- kilom. il Gabès E. B. V. Bonne.
- 20 Bir (ihenchou E. B. Idem.
- 10 El Hamma E. B. Bonte ravinée.
- 13 Oued Magroun. .... E. B. Bonne.
- 1/1 Oued en Nakhla E. B. Idem.
- 9 Ain Sidi Mohammed ben Ahmed. E. B. Bonte ravinée.
- 12 Ain Tamera E. B. Idem.
- 11 Aïn Badcman E. B. Bonne.
- 15 Limaguès E. B.
- 10/1 Pour la suite de l'itinéraire, voir l’itinéraire P"(re g7-
- De Gabès à Oued en Nakhla.
- Voir l’itinéraire précédent.
- D’Oued en Nakhla à Aïn Sidi Mohammed ben Ahmed.
- Piste à peine indiquée, non carrossable; terrain raviné.
- Aïn Sidi Mohammed ben Ahmed. Source d’eau douce, légèrement saumâtre, dans Je lit de Y Oued es Sebkra. Plusieurs sources d’eau salée l’avoisinent. A 2 kilomètres en aval et à 3 kilomètres en amont, sources d’eau saumâtre, d’un faible débit. Broussailles abondantes et touffes de palmiers.
- D’Aïn Sidi Mohammed ben Ahmed à Aïn Tamera.
- Sentier peu tracé, ravins nombreux, praticables aux chameaux et mulets.
- A 2 kilomètres, traversée de Y Oued Fvatis qui s’épanouit en plusieurs branches, et dont le lit, à 3 kilomètres en amont, possède de nombreuses sources, saumâtres pour la plupart.
- A 5 kilomètres, Enchir Mgarine; ruines romaines, près de l'oued du même nom; quelques sources d’eau saumâtre à 2 kilomètres en aval.
- A 7l,5oo, Aïn Te/el; 5oo mètres plus loin, ÀïnRzala; ces deux sources, d’un faible débit, donnent de l’eau potable.
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- Aïn Tamera. Bonne source, eau potable, très abondante; nombreux tamarins.
- A 2 kilomètres au sud d'Aïn Tamera, un vieux bordj ruiné, au pied duquel coule Y Aïn Chkaouï dont l’eau est potable.
- D’Aïn Tamera à Aïn Radouan.
- Boute muletière. Un peu au nord de la route et aux distances respectives de h et de 8 kilomètres, Aïoun et Aïn Saïden, sur Y Oued Saï-den qui descend du Djebel Tebaga en deux branches. Sources abondantes, eau potable.
- Aïn Radouan. Source très abondante, eau potable; nombreux tamarins.
- D’Aïn Radouan à Limaguès.
- Bonne route, au pied même de la montagne. Au nord de la route, le terrain est extrêmement raviné et absolument impraticable; on passe successivement près de : Aïn Mekhila, Aïn Guettar et Aïn Aschen, situées à 1 kilomètre environ au nord de la route. La source (TAïn Guettar est bonne et très abondante; les deux autres sont un peu saumâtres, quoique potables.
- De Limaguès à Nefta.
- Voir page 67.
- PRINCIPAUX. POINTS DE PASSAGE DU DJEBEL TEBAGA
- OU BAH1R.
- Une longue chaîne rocheuse, très régulière et très étroite, simple d’abord, double vers le tiers de son parcours et d’une altitude variant entre 3oo et 5oo mètres, s’étend au sud du chott, de YOued el Hamma au Nefzaoua, en formant une barrière difficilement franchissable. Le versant Nord se termine brusquement en un escarpement de 200 mètres. Il est abondamment pourvu d’eau. Le versant Sud, au contraire, s’allonge en longues croupes d’un accès facile, mais d’une aridité absolue.
- Les seuls points de passage de la chaîne sont les suivants :
- i° Le Khranguel ez Zitoun, qui relie la vallée de Y Oued Nakhla à celle de YOued es Souïnia, mauvais sentier accessible aux piétons seulement;
- 20 Le Khranguet oum Khelakhil, piste dangereuse, à peine praticable aux bêtes d,e somme non chargées;
- 3° Foum el Argoub, qui se continue dans la chaîne Sud par le Foum el Batoum, n’est praticable qu’aux mulets ou chameaux peu chargés ;
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- 4° Meceieb ou Khranguel Tamera, trois sentiers qui partent d’Aïn Tamera; le meilleur, qui peut être suivi par les convois, est celui qui se trouve immédiatement au sud de la source; il aboutit d’ailleurs au débouché du Foum Radouan oriental;
- 5° Foum Radouan, défilés oriental et occidental qui relient Aïn Radouan à Bir Aguerba; chemins étroits, rocailleux, souvent obstrués par des blocs de rochers qui se détachent de la montagne, mais praticables en tout temps aux animaux de bât.
- Les autres points de passage, à hauteur du Nefzaoua, sont nombreux et d’un accès facile; aucun d’eux, cependant, n’est carrossable.
- En résumé, Foum Raulouan reste le seul passage permis aux convois. En effet, Foum el Argoub ne mène à aucun point d’eau important; en outre, ses dalles glissantes et dangereuses en interdisent le parcours à une troupe un peu nombreuse.
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- ’lli. DE GABÈS À DOÜZ.
- DISTiNCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE, LA ROUTE.
- kilom. U Gabès E. B. V. Bonne.
- 3 1 Oued Rezifa E. Br. Ravinée.
- iB Oglet Merteba E. Br. Idem.
- 1 2 Oglet Souinia E. Br. Muletière.
- 0 O Oglet Oum Chia E. Br. Bonne.
- 9 Bir Ghezen ou Bou Tana. . . . E. Br. Carrossable.
- 26 Bir Abdallah E. Br. Idem.
- >9 Douz E. B.
- 1 27
- De Gabès à l’Oued Rezifa.
- Très bonne route jusqu’au pied du Djebel Zemelel cl llalouga.
- Le passage de celte petite chaîne est rocailleux. Après l’avoir franchie, on laisse à gauche la route qui se dirige au Sud vers Taou-joud.
- L’Oued Rezifa contient des redirs en chapelet assez abondants; le smeilleurs sont à 3 kilomètres au N. O. de la route.
- Terrain de sable et de broussailles.
- De l’Oued Rezifa aux Oglet Merteba.
- Piste à peine indiquée, traversant de petits ravins qui empêchent tout transport par voitures.
- Oglet Merteba, près du confluent de Y Oued es Souinia et de Y Oued Merteba. Nombreux oglet, eau excellente et très abondante. Broussailles. A h kilomètres au nord de Merteba, dans le lit de l’oued, se trouve Bir Halouga, puits romain de i5 mètres de profondeur; eau abondante et bonne.
- Des Oglet Merteba aux Oglet es Souinia.
- Meme route qu’à la précédente étape. On remonte Y Oued Mer-kiana jusqu’au Djebel Zemelet cm Madjeri.
- Oglet es Souinia, situé dans le lit d’un aflluentdel’Owcdc.s Now-ûua, fournit une eau bonne, mais peu abondante. Broussailles.
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- On peut se rendre des Oglet es Souinia à Bir Zoumit en contournant le massif du Djebel Melahb ; les quelques sentiers qui traversent la montagne sont généralement mauvais, et il est préférable de les éviter en faisant un détour.
- Des Oglet es Souinia aux Oglet Djdida ou Oum Chia»
- Des Oglet es Souinia partent plusieurs chemins muletiers qui traversent la montagne par toutes les gorges praticables, mais se réunissent tous en un seul avant d’arriver aux Oglet Djdida. A sondé-bouché dans la plaine, celte route devient bonne. Elle traverse un pays peu accidenté, désert et inculte.
- Oglet Djdida ou Oum Chia, sur Y Oued Oum Chia. Plusieurs oglet donnant de l’eau potable, peu abondante, mais se renouvelant facilement. Broussailles, tamarins et genêts dans le lit de l’oued.
- La piste qui relie Oglet oum Chia à Bir Zoumit (distance, i5 kilomètres), parcourt un terrain raviné et sablonneux qui rend la marche pénible.
- Des Oglet Djdida à Bir Ghesen ou Bou Tana.
- Bonne route. Bir Ghezen ou Bou Tana, puits romain en pierre avec margelle, d’une profondeur de i5 mètres; eau potable, très abondante. Broussailles.
- On peut se rendre de Bir Ghezen à Bir Zoumit, distant de 18 kilomètres, par le Coudiat sablonneux de Merkeb ed Diab et le cours de Y Oued Leguen; le pays est raviné et couvert de dunes de sable qui rendent la marche pénible. Aussi ne faut-il pas s’écarter du cours de Y Oued Leguen. 5 kilomètres avant d’arriver à Bir Zoumit, Oglet Mehallah, dans le lit de YOued Leguen; eau bonne, peu abondante. Ces oglet s’ensablent facilement.
- Le Bordj Zoumit s’élève sur un mamelon formé par les dunes de la rive gauche de Y Oued el Hallouf.
- Dans*le lit de l’oued, à 1 kilomètre en amont du bordj, se trouvent 3 puits; un quatrième puits plus large, empierré et bien construit, a été creusé au pied même du bordj par les troupes de l’occupation.
- Ces h puits fournissent de l’eau très bonne et en grande abondance.
- Dans le lit de l’oued, taillis de tamarins de î kilomètre de longueur.
- De Bir Ghezen à Bir Abdallah,
- Route carrossable, en pays légèrement ondulé.
- A 5 kilomètres, passage de Y Oued Dzalim. En amont de cet oued, à 3 kilomètres, se trouvent plusieurs oglet, en partie ensablés, donnant de l’eau excellente, mais en très faible quantité.
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- La route traverse ensuite une série de garants (marais) à sec, h l'extrémité desquels poussent de nombreux tamarins.
- Bir Abdallah. 2 puits situés à 5oo mètres au sud de la route. L’un contient de l’eau salée, l’autre, d’une profondeur de 25 mètres, une eau sulfureuse, s’améliorant au contact de l’air. Broussailles.
- A 2 kilomètres au sud de Bir Abdallah, Bir Rouijdia, eau potable. (voirpage 97).
- A h kilomètres de Bir Abdallah, au N. O., Bir Tebria; eau salée.
- De Bir Abdallah à Douz.
- Boute carrossable, sablonneuse. A 13 kilomètres et un peu au sud de la roule, Bir Mregueb; eau mauvaise.
- Douz comprend deux agglomérations : Douz et Aouina, groupées, l’une autour de la koubba de Sidi Ahmed ben Bothi, c’est Douz proprement dit, l’autre, El Aouina, auprès du tombeau de Sidi Med-joub, fils de Sidi Ahmed ben Rotlii.
- Ces deux marabouts sont extrêmement vénérés et redoutés dans tout le Nefzaoua et dans le pays des Mrazig, dont Douz est pour ainsi dire la capitale.
- Les Mrazig constituent une tribu maraboutique, ne reconnaissant aucun chef, mettant en commun leurs biens et leurs troupeaux. De temps immémorial, ils sont exempts de tout impôt. Descendants de Sidi Aluned et Sidi Medjoub, ils jouissent par suite de leur origine religieuse d’une grande influence dans le Sud. Pasteurs et nomades par excellence, ils n’habitent guère Douz et El Aouina que l’été. Les villages forment deux sortes de phalanstères dont les maisons sont des huttes rectangulaires, uniformément construites en torchis et toutes d’égales dimensions.
- Douz possède une source excellente au sud de la koubba de Sidi Ahmed ben Bothi. Elle s’appelle Mahdia.
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- 25. DE GABÈS À KEBILLI, PAR BIR AGUERBA.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom.
- // Gabès E. B. V. Bonne.
- a 1 Oued Rezifa E. Br. Ravinée.
- 18 Oglet Merteba E. Br. Idem.
- 1 a Oglet es Souinia E. Br. Muletière, bien que sablonneuse.
- M) Redir Bou Gorfa E. Bonne.
- après les pluies.
- 9. h Bir Aguerba E. Br. Idem.
- ih Oued Dzou E. Br. Ravinée.
- tG Kebilli E. B.
- 1 2 h
- Voir, pour la route de Gabès aux Oglet es Souinia, l’itinéraire, page 76.
- Des Oglet es Souinia au Redir Bou Gorfa.
- On suit le chemin qui conduit aux Oglet Oum Chia, pendant 3 kilomètres; on remonte ensuite h kilomètres environ au N. 0. pour tomber dans la vallée de l’Oved es Souinia, où l’on rejoint la route de Ke-billi qui est bonne. A 8 kilomètres, près de VEnchir Guermad, on trouve un long mur (ou peut-être une chaussée romaine) qui traverse la plaine dans toute sa largeur, d’une chaîne de montagne à l’autre. On franchit ensuite plusieurs ravins sans importance, en côtoyant le versant nord du Djebel el Oussif. Le Guelt ou Redv• Bou Gorfa, situé à 1 kilomètre au nord de la route dans le lit de XOued el Guelet, ne possède d’eau qu’après la saison des pluies; mais il en conserve longtemps une très grande quantité. Broussailles.
- Du Redir Bou Gorfa à Bir Aguerba.
- La route suit l’escarpement nord du Djebel Douéia, en traversant un pays désert, non cultivé et sans eau.
- Bir Aguerba, puits maçonné de A 5 mètres de profondeur; eau abondante, sulfureuse, mais s’améliorant facilement par l’exposition à l’air. Broussailles. Une route conduit de Bir Aguerba à Biar Ence-
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- vif et à Bouiret, par Foum Hanchet. Ces 2 puits, situés à 10 kilomètres au S. O. de Bir Aguerba, donnent de l’eau sulfureuse à peine potable.
- De Bir Aguerba à l’Oued Dzou.
- O11 traverse un large défdé formé par le Djebel Tonal Bazima et le Djebel. Hanclcet; bonne route.
- Oued Dzou. Deux sources d’eau légèrement saumâtre, mais potable, dans le lit de l’oued, à i,5oo mètres au sud de la route et au milieu de sources salées. Nombreux tamarins.
- De l’Oued Dzou à Kebilli.
- La route traverse des ravins qui rendent tout transport par voiture impossible. A 3 kilomètres, Garant Erlsouma; dépression formée par un élargissement du lit de Y Oued el Ghor.
- A 11 kilomètres, Bazma, petit village bâti autour d’une grande source de très bonne eau; oasis.
- Kebilli (voir page 87).
- NOTICE SUR LE DJERII) ET LE NEFZAOUA.
- I. Djérid.
- Situation géographique. — Le Djérid, dans sa signification littérale , comprend tous les pays de palmiers. Mais en dehors de celte acception générale, le nom de Djérid s’applique plus spécialement, pour le territoire tunisien, à l’isthme sablonneux qui sépare le grand Choit el Djérid du Chotl el Rharsa.
- 11 est caractérisé par un dos uniforme, le Dr ah el Djérid, dont l’arête est dirigée du nord-est au sud-ouest. Ses pentes prennent naissance aux collines d'El Achana, hauteurs peu importantes détachées du Djebel Cherb, et vont se terminer au Souf.
- Les oasis sont situées sur le versant méridional du Drali, sauf celle d’ÈÏ Ilamina qui se trouve placée sur le versant nord. Vues de loin, elles offrent l’aspect de taches vert-sombre bien limitées, semées sur un terrain d’une blancheur jaunâtre aveuglante, et dont la nature est la même que la dune saharienne. C’est une carcasse de marne sablonneuse assez dure, recouverte d’une couche moyenne de vingt mètres de sable lin. Celui-ci paraît pour ainsi dire liquide, par sa mobilité extrême sous l’action du moindre vent.
- Ensablement progressif des oasis. — L’étranglement naturel produit par les deux chotts sur les flancs du Drali a pour conséquence d’empêcher l’épanouissement en largeur de la dune,dont la hauteur
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- s’accroît au contraire, de jour en jour, du volume de sable apporté du Sahara par les vents du Sud-Ouest. Celte double circonstance lait craindre, non sans raison, l’ensablement graduel des oasis et des sources. Pour ces dernières, l’effet est d’autant plus sensible, quelles sont généralement situées dans des bas-fonds. Elles se remplissent donc continuellement du sable qui s’éboule de la couronne et des parois mouvantes de l’entonnoir au fond duquel elles jaillissent.
- Adéfaut de grands travaux, on pourrait s’attendre de la part des indigènes à quelques mesures de préservation, qui leur permettraient d’enrayer, sinon d’arrêter complètement les progrès du fléau. 11 n'en est rien, le Djéridien oppose à l’invasion du sable une passivité absolue, et sa paresse native, bien plus que son fatalisme philosophique, trouve encore une excuse dans cette circonstance généralement trop réelle, qu’il n’est qu’usufruitier et non propriétaire. C’est la raison qu’il donne volontiers à l’étranger qui s’étonne de son inertie.
- La propriété, la petite propriété surtout, est, à dire vrai, devenue une lourde charge pour l’habitant du Djérid, à cause des impôts multiples dont elle est grevée. Pour se soustraire à des obligations aussi onéreuses, un seul moyen s’offre naturellement à lui, c’est d’aliéner ses biens au profit d’un ordre religieux régulièrement exempt de toutes prestations. C’est ce qu’on appelle constituer ses propriétés habbous. Le donataire trouve tout intérêt à cette aliénation. Il a d’abord le mérite d’avoir fait un pieux sacrifice, il est ensuite assuré de jouir, sa vie durant, d’un revenu dont il ne peut être dépossédé, enfin il se trouve en même temps débarrassé du souci des travaux de protection qui pourraient l’astreindre à des frais relativement considérables. Peu lui importe qu’a près lui son jardin ait cessé d’exister, c’est affaire à la communauté qui en est devenu mai-tresse. C’est ainsi qu’àTouzer, par exemple, sur 7,72/1 habitants on ne compte que 27.3 propriétaires.
- Cependant la fécondité du sol est merveilleuse au Djérid et tous les auteurs arabes la célèbrent dans leurs écrits. Déjà même, à l’époque où elle excitait leur admiration, cette prospérité nétait plus qu’un pâle retlet de la richesse du pays lorsque l’impulsion vigoureuse de la colonisation romaine y faisait des merveilles. Le sable était alors partout combattu et partout repoussé. Les eaux, recueillies avec, le plus grand soin, étaient l’objet d’une répartition si judicieuse cl si équitable, qu’après des siècles écoulés, la distribution s’en fait encore aux mêmes points et suivant les mêmes règles. Les barrages de Touzer et de Nefta ont peut-être été consolidés par quelques troncs de palmier; les autres sont restés intacts. Les énormes blocs de pierre qui les forment sont toujours à leur place; seules les barres de bronze scellées dans le blocage ont disparu. Tkumros (Touzer) florissait entre toutes les cités du Djérid et ses jardins étaient les mieux cultivés.
- lie nombre des oasis est actuellement de quatre : Touzer, Nefta,
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- El Oudiane, La Hamma (voir les renseignements particuliers à chacun de ces points).
- Population. — Le Djérid compte une population totale d’environ 22,000 habitants.
- Les maisons sont toutes construites en briques cuites ou séchées au soleil. L’architecture de quelques-unes d’entre elles, principalement à Touzer, n’est pas dépourvue d’élégance. Quant à la disposition artistique des briques de la façade, elle donne aux rues des villes un cachet d’originalité tout spécial. Il est vrai que le délabrement de l’intérieur contraste singulièrement avec cette ornementation de l’extérieur.
- Climat. — La position du Djérid, au sud du grand couloir formé par le Cherb d’une part, les montagnes de Tamerza et de Ras el Aïoun de l’autre, le place en dehors de la direction générale des orages qui suivent toujours la vallée du Tarfaoui. Il ne pleut donc pour ainsi dire pas au Djérid, et les années où la pluie a duré plusieurs jours sont regardées comme exceptionnelles. Grâce à la montagne de Chebi/ca qui est pour le pays un véritable écran, le vent du Nord y est inconnu, celui de l’Ouest rare; le vent d’Est s’y fait surtout sentir.
- Irrigation des oasis. — Répartition des eaux. — Malgré la diminution constante du débit des sources, l’eau abonde encore dans le Djérid, et bien que les habitants ne tirent plus de leur sol la moitié de ce qu’ils pourraient lui faire rendre, la production des oasis est toujours fort importante.
- Le système d’irrigation est des plus ingénieux. Les sources, très nombreuses (on en compte i5o rien qu’à Touzer), se réunissent généralement avant leur entrée dans l’oasis en un seul cours d’eau, aussitôt divisé en grandes artères correspondant chacune à un quartier bien déterminé qu’elles sillonnent de leurs innombrables ramifications (séguias).
- A El Oudiane, celte disposition est naturelle.
- La répartition de l’eau nécessaire à l’arrosage se fait partout d’une manière identique. Les canaux principaux sont coupés de barrages (sedoad) formés d’un tronc de palmier placé horizontalement et sur lequel sont pratiquées des encoches d’une largeur proportionnée au nombre de parts d’eau auquel chaque propriété a droit. Sur chacune de ces encoches (mgaleg), qui peuvent être ouvertes ou fermées au moyen d’une petite levée de terre, s’amorce une scy'uia de dimensions restreintes.
- L’indigène préposé à la fermeture de ces canaux est une sorte de fonctionnaire ( oukil) choisi parmi les khrammès, qui sont les fermiers «au quart, au cinquième, au huitième * des différents jardins. Ils sont placés sous la surveillance des Icbars.
- L’arrosage a lieu en moyenne deux fois par semaine. Il se fait d’une
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- façon relativement équitable, car les droits, sauf quelques privilèges acquis de longue date, sont établis proportionnellement à la superficie des terrains. Lorsque le moment est venu d’envoyer l’eau sur un point donné, l’oukil débouche momentanément la séguia correspondante, et le volume d’eau qui est dû au propriétaire s’écoule peu à peu. Cette quantité est mesurée pour un certain nombre d’unités de temps, à l’aide d’un appareil très ingénieux légué par les Romains et nommé {feulons. C’est pour ainsi dire mm sablier à eau»; la dernière goutte de la gadous épuisée, l’oukil bouche à nouveau l’encoche et ouvre la suivante.
- Productions. — Le palmier-dattier. — Cultures diverses. — La culture principale des oasis est le palmier-dattier. Celle de l’olivier ne vient qu’en seconde ligne. Elle est d’ailleurs circonscrite à l’oasis d’El Oudiane.
- Le nombre des palmiers payant l’impôt est, d’après les derniers recensements, de 789,509. Les variétés de dattes qu’ils produisent sont nombreuses. On peut en compter une centaine. L’espèce supérieure, toute spéciale au Djéridetforl appréciée dans tout l’Orient, est la daglet en nour (trad. : la transparente à la lumière). Les dattes inférieures sont désignées sous le nom de khalouett et servent surtout à la nourriture des animaux. Celte alimentation donne au lait île chèvre et de vache un parfum caractéristique.
- Les palmiers se cultivent généralement en quinconce, avec des intervalles de 6 à 10 mètres. Les khrammès qui les soignent sont dans la proportion de deux pour 800 palmiers. Ils sont aidés dans leur tâche par des enfants ou des journaliers fort misérables. Cette culture, très complexe, est basée sur un arrosage progressif. Le palmier se reproduit par plant. La fécondation artificielle s’opère du 15 mars au i5 avril et donne lieu à de grandes fêtes. L’arbre fournit des fruits lorsqu’il a atteint sa cinquième année. Il produit alors également un liquide très riche en alcool et que les indigènes laissent fermenter ; c’est le vin île palmier ou lagrni, boisson enivrante dont les Djéridiens abusent facilement.
- La hauteur des palmiers ne dépasse guère 2 5 mètres. Leur existence est de cent ans en moyenne. On montre cependant quelques palmiers historiques auxquels l'exagération orientale 11e marchande pas les siècles.
- La culture de l'olivier s’est localisée à El Oudiane. Les olives eu sont très belles et fournissent une huile excellente que des procédés d’extraction moins grossiers pourraient rendre parfaite et surtout plus abondante. La cueillette a lieu deux fois par an, à la fin de mai s et à la fin d’octobre. Cette dernière récolte est la moins productive, mais elle donne une huile de qualité supérieure. Le nombre des oliviers recensés était, en 1885, de 26,288.
- A quelques exceptions près, tousles arbres fruitiers connus en Europe
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- sont cultivés au Djérid. Sauf le pommier et le poirier qui y sont très dégénérés, les autres espèces ,.et particulièrement les abricotiers et les pêchers, y réussissent très bien. Leurs fruits sont d’une saveur délicate et d’une grosseur moyenne.
- Les pruniers et les amandiers y sont de belle venue, mais en petit nombre. La vigne pousse partout avec une vigueur incomparable. Les ceps enlacent les palmiers de la façon la plus pittoresque et y produisent des grappes atteignant quelquefois un poids de cinq kilogrammes et une longueur de quatre-vingts centimètres. Les raisins blancs de Touzer sont renommés, les raisins noirs de N et ta et d’EI Oudiane sont moins estimés.
- En revanche, les grenades de cette dernière oasis sont d’une qualité supérieure. Les figues comptent au Djérid un grand nombre de variétés. Les bananiers sont rares, mais parfaitement acclimatés.
- Les orangers, les citronniers, les cognassiers, les limons doux très bien cultivés sont partout en rapport. Les oranges d’EI Oudiane sont exquises.
- La culture des plantes potagères est restreinte. A l’ombre de ses palmiers, le Djéridien ne récolte guère que de la luzerne et de l’orge, dont il fait trois et quelquefois quatre coupes par année.
- Les légumes indigènes sont très répandus; quant à ceux qui sont importés d’Europe, ils dégénèrent rapidement. Celte circonstance semble due à la disposition du terrain aménagé en vue d’un arrosage contraire à nos cultures maraîchères.
- Quant aux plantations industrielles, il n’en existe pour ainsi dire pas au Djérid. La garance seule donne lieu à quelques transactions avec l’Algérie. Le chanvre y viendrait parfaitement, si sa culture n’y était interdite. Le cotonnier présente de beaux échantillons, mais on ne peut songer à le généraliser dans un pays où la main-d’œuvre atteint un prix fort ('levé.
- Les arbres d’agrément et les Heurs de toute espèce abondent dans les jardins des oasis.
- Commerce. — Industrie. — Les dattes font naturellement l’objet du commerce le plus important du Djérid, et leur exportation qu’on peut évaluer à 22 millions de kilogrammes provoque un mouvement de caravanes considérables.
- Les seules industries locales consistent dans la fabrication des burnous de laine et des tissus de soies (haïcks et gandouras). Nefta et Touzer se disputent la réputation de supériorité dans chacun de ces genres.
- Tous les métiers pénibles, et particulièrement ceux de menuisier et de forgeron, sont exercés par des gens de Sfax (Sfaxi)). Les boulangers et les bouchers appartiennent en général à la tribu des liammamas.
- H y a peu de juifs au Djérid. Nefta, où ils sont le plus nombreux,
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- en compte à peine une trentaine. Gomme dans le reste de la Tunisie, ils s’adonnent à la fabrication des bijoux, au change des monnaies et pratiquent l’usure.
- Le sel pourrait devenir au Dje'rid l’objet d’un important commerce. Les salines de Touzer, disposées en plein choit, sont intéressantes à étudier. Malgré la surveillance des agents du monopole, les indigènes trouvent mille moyens d’exercer la contrebande.
- La chaux n’est pas employée par les Djéridiens dans leurs constructions, par celte raison qu’il faut aller la chercher jusqu’au Cherb et que le combustible fait complètement défaut. Le plâtre est donc exclusivement utilisé. Il existe dans le Drah d’importantes couches de sulfate de chaux, et malgré les procédés rudimentaires en usage, les indigènes fabriquent un plâtre d’assez bonne qualité pour blanchir les tissus de laine, badigeonner les maisons et servir à la construction des terrasses.
- IL Nefzaoua.
- Situation géographique. — Le Nefzaoua est une sorte d’archipel composé d’une grande quantité d’oasis plus ou moins importantes, disséminées au milieu d’une mer de sable.
- Il est séparé de la région plus spécialement désignée en Tunisie sous le nom de Djérid, par l’immense Chott Djérid, qui, d’après certains auteurs, dont l’opinion est d’ailleurs contestée, aurait été le fameux lac Triton des Anciens.
- Aspect général. — Le pays présente un aspect tout particulier et bien différent non seulement de YArâad, mais encore du Djérid tunisien, malgré l’identité des productions.
- Tandis qu’au Djérid les oasis et les sources se trouvent dans des bas-fonds et que l’on y voit les dattiers émerger à peine des excavations fort étendues où ils sont rassemblés, au. Nefzaoua, au contraire, les oasis et les sources occupent des hauteurs. Aussi la région offre-t-elle une succession de mamelons sablonneux uniformément couronnés de bouquets de palmiers, circonstance qui n’est pas sans donner à cette contrée une physionomie d’une monotonie particulière. Ges éminences verdoyantes sont répandues au milieu d’un ensemble assez confus de sebkras ou marécages, qui devaient, selon toute apparence, faire autrefois partie intégrante du G'hott Djérid ou tout au moins communiquer avec lui.
- Orographie. — Régime des eaux. — Viabilité. — Au nord du Nefzaoua et courant de l’Est a l’Ouest, se dresse la double chaîne rocheuse du Djebel Tebaga, de configuration bien régulière et d’une altitude moyenne de 200 à 2bo mètres. Les deux éléments ,de cette barrière naturelle sont parallèles et séparés l’un de l’autre par une vallée nettement tracée, qui forme entre les deux murailles un couloir d’environ i,5oo mètres de largeur. Les ouvertures sont
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- d’ailleurs nombreuses dans la partie occidentale; les kranguet ou défilés qu’on y rencontre n’offrent aucune difficulté. 11 n’en est pas de même dans la partie orientale qui ne présente aucun passage accessible.
- Au pied septentrional du Tebaga, se déroule la vaste plaine marécageuse du Bled Faraoun, qui tire son nom d’une variété d’asphodèles que les Arabes appellent faraoua. Les tamarins ou tharfa y croissent également en grande quantité; les palmiers y sont plus rares et plus petits.
- Les routes qui circulent dans le Bled Faraoun sont praticables et peuvent être suivies par les convois.
- Il est prudent toutefois de ne pas s’écarter des pistes tracées, sous peine de rencontrer des fondrières nombreuses et dangereuses. 11 est à remarquer en effet que, dans cette partie du Nefzaoua, la nappe d'eau est souvent à peine à om,3o du sol. Les puits du Faraoun Bir Nouni, Bir CheicJe et Bir Eghile sont tous saumâtres.
- Le Nefzaoua se termine à l’Ouest par une longue presqu’île très allongée, d’un faible relief, couverte de dunes et de tamarins.
- Au sud de la chaîne, l’eau est abondante, et, circonstance remarquable, sa qualité s’améliore à mesure qu’on s’éloigne des montagnes. Le moindre bouquet de palmiers cache généralement une source d’eau potable.
- Le sable et la sécheresse sont les ennemis naturels de l'habitant du Nefzaoua, ennemis communs aux Djéridi, aux Soufi, aux Bha-damsi et en général à tous les indigènes de la région des dalles. En effet, chassé du Sahara en nuages épais, le sable acccumulé, tassé par le vent du S. O., envahit progressivement l’oasis, gagnant tous les jours du terrain, enterrant peu à peu les palmiers et ensablant les sources. La lutte est donc continuelle, mais les moyens primitifs employés par les indigènes la rendent tout à fait inégale. Ils consistent en simples clayonnages de branches de palmier, disposés du côté du S. 0., et qui n’offrent que des remparts très insuffisants.
- L’intensité du fléau est tellement grande, qu’on prévoit l’époque, relativement peu éloignée, où des oasis encore aujourd’hui florissantes auront complètement disparu. L’effet est, du reste, moins sensible dans le Nefzaoua qu’au Djérid.
- En revanche, la répartition des eaux dans les canaux d’irrigation (séguias) qui sillonnent les oasis y est aussi intelligemment comprise, et fait l’objet de la sollicitude des indigènes.
- Population. — Le Nefzaoua, selon toute apparence, a dû être autrefois très peuplé.
- Le nombre des oasis abandonnées et des villages détruits ou déserts en est la preuve. Le souvenir du temps où le Nefzaoua étail regardé comme ie jardin du Djérid existe encore dans les traditions
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- locales, et même récemment, dans le nord de la Tunisie, on considérait toujours ce pays comme un des plus prospères et des plus riches. Depuis l’occupation, les relations étant devenues plus fréquentes avec la région située au sud du chott, on sait maintenant que la plupart des villages du Nefzaoua ne sont que des amas de ruines, et que la moitié des habitants a disparu à la suite des luttes intestines qui ont ensanglanté le pays. Il est à remarquer aussi que les fièvres paludéennes exercent annuellement de grands ravages parmi la population.
- Actuellement, le nombre des groupes plus ou moins habités est réduit à une trentaine, savoir :
- Kebilli, capitale du Nefzaoua. Résidence du Gouverneur de la province. Ville arabe construite en terre et en troncs de palmier, lîlle est entourée d’une enceinte continue, percée de cinq portes. L’oasis est grande et bien cultivée. L’orge, le blé, les légumes et quelques arbres fruitiers y viennent facilement. Les dattes de Kebilli sont bonnes, les volailles nombreuses. A Ras cl Aïoun, belles sources. Le dernier gouverneur du Nefzaoua s’est fait construire, entre ce point et la ville, un bordj imposant qui est une véritable forteresse. Ce caïd portait le titre de Cahia, dignité militaire honorifique dont le sultan l’avait investi.
- Djemna, grand village construit comme Kebilli. C’est un des points du Nefzaoua qui ont été le plus éprouvés pendant les guerres intestines du pays. 11 a perdu toute son importance. Djemna avait autrefois une enceinte. Il y a une quinzaine d’années, le Cahia l’a démantelé après l’avoir pris d’assaut et massacré tous ses défenseurs.
- Nouïl, gros village à l’ouest de Douz. Eau excellente.
- Menchia, Bou Abdallah, El Goléah, Dzira, villages en pierres bien construits. Belles oasis, séguias nombreuses amenant une eau potable et abondante. Dattes médiocres.
- Oum Sema, démoli presque entièrement. Très belle source.
- Bechri, Fetnassa, Ouled Mira, Zaouiet el Hanès, Zaouiet el Hart, Zouaïa, grosses agglomérations construites en pierres. Oasis relativement prospères. Eau abondante et bonne. Zaouiet. el Hart est habité par des Senoussi.
- Debabcha, petit village mal construit au débouché de la piste venant de Seddada à travers le chott.
- Negga, Toumbar, Tembile, Tlemine, Rabta, Mansourah, Djdida, gros villages où la population est restée assez dense et où les oasis sont encore cultivées. Les étangs de Tlémine et de Mansourah sont très poissonneux, les sources abondantes et bonnes.
- Bazma, grand village. Oasis peu importante. Source excellente.
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- Rahmate, village misérable sur une hauteur voisine des marécages formés par VOuedel Ghor.
- Ebbenes, Guettaïa, sur une hauteur, au milieu de marais impraticables.
- Bechilli, Berkoussia, assez importants. Eau très bonne.
- Kelmaouni, koubba de Sidi Ahmed ben Ahmed.
- Mohammed, quelques huttes, à 5oo mètres de Kelmaouni.
- Gueliada, Maghouna, un peu plus importants.
- Blidet, Touibia, buttes en troncs de palmier.
- Zarzine, village misérable à peu près abandonné. Oasis presque totalement ensablée. Marécages aux abords de l’oasis.
- Zaafrane, à peu près inhabité et presque complètement englouti sous les dunes. Ses habitants se sont réfugiés chez les Haddaras, à El llagueuf (Dahar).
- Ghelitia, petit village misérable près de Douz. Bonne source.
- Sabria (voir la note spéciale sur Sabria, pages 90 et 92).
- Raja ou El Aouïna, dépendance de Douz (voir page 78, Douz).
- Seftimi, petite oasis, eau abondante.
- Limaguès , petite oasis, eau abondante.
- El Galâa, petite oasis, eau abondante.
- Industrie. — Produits. — Commerce. — Au temps de sa prospérité, les tissus de laine du Nefzaoua étaient renommés. Mais cette industrie a presque entièrement disparu. Cependant on y fabrique encore, notamment à Oum Sema, quelques burnous et haïrks qui sont toujours très estimés des nomades du Sud.
- D’une façon générale, les indigènes du Nefzaoua sont cultivateurs et leurs oasis sont très productives. Le commerce consiste à échanger l’orge et les dattes contre l’huile, les étoilés et toutes les matières premières nécessaires à l’existence arabe, qu’apportent les caravanes venant du Djérid, de l’Algérie, de Gabès ou de Tripoli. Les relations avec les Touaregs et Rhadamcs ont complètement cessé depuis cinq années.
- filles avaient pour objet principal le commerce des esclaves du Soudan, et Kebilli était un des marchés les plus fréquentés du nord africain. Du reste, la moitié des habitants de cette ville appartient à la race noire, et les négresses de Kebilli sont encore réputées fort belles.
- Les nomades du Sud élèvent de nombreux troupeaux de chèvres et de moutons qu’ils font paître, en hiver et au printemps, dans les territoires compris entre Y Oued Dzou, Bir A guerba, Sabria, Bir Sol-lane, qui servent aussi de parcours aux Mrazig (voir la note sur Douz, page 78).
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- Los gens du JNefzaoua possèdent des chevaux de petite taille, mais vigoureux. Toutefois, à partir de Sabria,on commence à voir le méhari (chameau de course), utilisé comme monture pour traverser les grands espaces privés d’eau du Dahar.
- Les reptiles de toutes sortes sont très nombreux au Nefzaoua. La vipère à cornes et la naja sont les espèces les plus communes. Les scorpions y pullulent. La grosse outarde et la gazelle sont très ré-
- Glimat. — Les pluies, extrêmement rares en été, sont peu abondantes en hiver. Les orages s’y manifestent surtout sous la forme d’ouragans de sable venant du Sud, qui rendent quelquefois pendant plusieurs heures toute circulation impossible.
- Les marécages permanents, constitués par les oasis et les émanations paludéennes des terrains chotteux qui les avoisinent, font du Nefzaoua, et particulièrement des environs de Kebilli et de Men-chia, un pays généralement malsain, où les fièvres pernicieuses font de nombreuses victimes. Les scrofules y sont également fréquentes et les maladies des yeux très communes chez les enfants.
- De novembre à février, la température est de i5 à 20 degrés. Elle saute brusquement de 3o à ko degrés aux mois de mars et d’avril, pour dépasser ensuite fréquemment cette limite en été.
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- 26. DE DOUZ À EL OUED ( ALGERIE ) , PAR LE SUD DU CHOTT DJÉRID.
- DISTANCES entre )es différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom.
- // Douz.
- *9 Ghedema E. B. Sablonneuse.
- 11 Sabria E. B. Idem.
- 8 El Faouara E. B. Idem.
- a5 Mouï hou Hafleus E. B. Difficile par les pluies.
- 16 Oum Mouï Ali. E. B. Sablonneuse.
- 1 3 Bir Zouita E. B. F. Bonne.
- 11 Bir Redjem Matoug E. B. F. Idem.
- aa Bir Matroa E. Idem.
- 9 Bir Douar el Ma E.
- 1 9 Bir Abbade.
- 1 2 Bir Semmas.
- i a Bir Allendaoui.
- a? Bir Mouley Abd el Miloud.
- 15 El Oued.
- a 18
- De Douz à Ghedema.
- Roule assez difficile en terrain sablonneux, couvert de grands genêts et de tamarins.
- A 10 kilomètres, Zanfrane; village misérable, en partie ruiné, au milieu de grandes dunes.
- Ghedema, oasis à moitié brûlée; source d’un grand débit et d’excellente qualité; quelques vestiges indiquent l’emplacement d’un ancien village arabe.
- De Ghedema à Sabria.
- Sabria, village misérable, presque ensablé. Deux sources d’eau très bonne et quelques palmiers. A 6 kilomètres à l’est de Sabria, Aouïnel Raja ou El Aouïna, village d’une centaine d’habitants; oasis bien cultivée, non ensablée; grande source d’eau potable.
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- Ds Sabria à El Faouara.
- Roule en terrain sablonneux. El Faouara, bouquet de palmiers; source abondante et bonne.
- D’El Faouara à Mouï bou Haffeus.
- Terrain sablonneux, coupé de petits cholts qui rendraient la marche difficile par le mauvais temps. A 10 kilomètres d’El Faouara et à 2k,5oo au sud de la roule, Bir Rbaxja, puits creusé dans le sable, de 6 à 7 mètres de profondeur; eau potable, peu abondante, mais se renouvelant assez rapidement.
- Mouï bou Haffeus. 2 puits, situés à i4 kilomètres au nord de la route; Tun renferme de l’eau salée, l’autre présente une eau potable et abondante; broussailles touffues; nombreuses vipères à cornes.
- A 6 kilomètres à l’est de Mouï bou Haffeus, près du Chott Djé-rid, Oum Mouï Ahmar; puits d’eau magnésienne.
- De Mouï bou Haffeus à Oum Mouï Ali.
- Route sablonneuse.
- Oum Mouï Ali. 2 puits creusés dans le sable, dont i à sec, de fi à 7 mètres de profondeur. Eau potable, légèrement salée, peu abondante.
- Le terrain devient très plat et ne présente plus que de petites éminences, appelées dans le pays chouchet ou choucha.
- D’Oum Mouï Ali à Bir Zouita.
- La plaine se relève en arrivant à Bir Zouita. Grandes dunes de Merkeb el Aouïni, au sud de la route.
- Bir Zouita. 4 puits avec coffrage en bois, d’une profondeur de 6 mètres. Eau très abondante et potable, quoique légèrement salée. Pâturages étendus. Au sud de Bir Zouita et aux distances respectives de 3 et de 7 kilomètres, se trouvent les points d'eau suivants :
- Oum Mouï Ahmed. î puits de 6 mètres de profondeur; eau potable, abondante; broussailles;
- Bir Faïed. 2 puits de îo mètres de profondeur; eau potable, abondante; broussailles.
- De Bir Zouita à Bir Redjem Matoug.
- Bonne route, coupée de chouchets (petites dunes).
- Bir Redjem Matoug. 2 puits de îo mètres de profondeur, ne s’ensablant jamais; eau abondante et très bonne; pâturages importants. Au sud de Redjem Matoug, se trouvent les points d’eau suivants :
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- A 6 kilomètres, Bir Slao. i puits profond de 10 mètres; eau abondante et potable;
- A 7 kilomètres, Bir Dremini. î puits à sec; donnerait de l’eau salée s’il était aménagé; broussailles;
- A 9 kilomètres, Qum Moui Aïa. 3 puits, dont î à sec; eau potable, abondante; broussailles.
- De Bir Redjem Matoug à Bir Matroa.
- Terrain absolument plat, de constitution gypseuse, ne produisant qu’une herbe assez maigre, à l’exclusion de toute broussaille. A 16 kilomètres, Bir el Gueltariet. î puits de 5 mètres de profondeur; eau salée, peu abondante, se renouvelant assez vite.
- Bir Matroa. 2 puits coffrés en bois, de 6 à 7 mètres de profondeur; eau potable, abondante.
- De Bir Matroa à Bir Douar el Ma.
- Même route que précédemment.
- Bir Douar el Ma. 1 puits; eau potable.
- NOTE SUR LES OASIS GROUPEES AUTOUR DE SARRIA.
- OASIS SITUEES AU NORD DE SABRIA.
- Tarfaïet el Ma, à l\ kilomètres au nord deSabria; pelit bouquet de palmiers ; 1 puits, eau bonne.
- Dardjine el Ahmer, à 15 kilomètres de Sabria; gros bouquet de palmiers sur une dune élevée; pas d’eau.
- Bechni ou Zaouïet el Ali, à 15 kilomètres de Sabria; gros bouquet de palmiers, source presque ensablée, eau bonne.
- Sidi Gaoud, à 6 kilomètres de Sabria; petit bouquet de palmiers; le puits de Sidi Gaoud est situé à l’ouest de l’oasis et à i,5oo mètres; eau bonne.
- OASIS SITUÉES X h 'EST DE SABRIA.
- Fezzazi, à 6 kilomètres de Sabria; bouquet de palmiers; 1 puits, eau bonne.
- Dzouiret Nasser, à 6 kilomètres de Sabria; bouquet de palmiers; pas d’eau.
- Aouïna Raja ou El Aouïna (voir page 78).
- Djeziret el Bagra, à 12 kilomètres de Sabria; bouquet de palmiers ; pas d’eau.
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- Entre Sabria et Douz, à mi-distance, deux bons points d’eau, Biar Hachana et Bir Belkassem.
- OASIS SITUÉES AU SUD DE SABRIA.
- Mgarine, à 5 kilomètres de Sabria; bouquet de palmiers; une source, eau bonne.
- El Alouïa, à 10 kilomètres de Sabria; bouquet de palmiers; un puits, eau bonne.
- Bir Ahmet Ahnia, à 11 kilomètres de Sabria; deux bouquets île palmiers; î puits au milieu, eau bonne.
- Sidi Bou Jouaïf., à i5 kilomètres de Sabria; bouquet de palmiers; î puits, eau bonne.
- Alegueia, à q kilomèlres de Sabria; bouquets de palmiers: source, eau bonne.
- Aouïnet Soussi, Arrouaïa, Sidi Merzoug, bouquets de palmiers distants de Sabria de 5 kilomètres; Arrouaïa possède nue petite source d’eau mauvaise; à Sidi Merzoug’. source plus importante, eau bonne.
- El Hadad, à 8 kilomètres de Sabria; bouquet de palmiers au pied d’une hauteur sablonneuse couverte de tamarins; î puits, eau bonne.
- Feggoussi ou El Fezzi, petite oasis, à î kilomètre au Nord; î puits, eau bonne.
- Aïoun Djaber, petite oasis à h kilomètres au sud de Feggoussi.
- Les points Smet el Groun (distance de Sabria, \k kilomètres), Djedeïd (î î kilomètres) et Tefguia (20 kilomètres), fournissent de l’eau bonne.
- OASIS SITUEES A L'OUEST DE SABRIA.
- Oum Atarech, à 1,500 mètres de Sabria; bouquet de palmiers; source ensablée.
- OumelMaza, à 3 kilomètres de Sabria; petite oasis; source ensablée.
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- 21. DE B1R REDJEM MATOUG À NEFTA , À TRAVERS LE C1IOTT
- (trik hadjëmia).
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D'ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES on eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kifom. // Bir Redjem Matoug E.B.F. Bonne. Sablonneuse.
- 9 Bir Khrenafès E.B.F. Idem.
- 1 2 Bir Touiba E. F. Idem..
- h 7 Nefta E.B F
- 68
- De Bir Redjem Matoug à Bir Khrenafès.
- Bonne route en terrain sablonueux.
- Bir Khrenafès. 1 puits creusé dans le sable, profond de 8 mètres. Eau abondante et potable, quoique légèrement salée; broussailles.
- Une piste relie également Bir Khrenafès à Bir Zouita par Bir Eur-bia, distant de ce dernier point de 8 kilomètres. A Bir Eux'bia, a puits d’eau abondante et polabie.
- De Bir Khrenafès à Bir Touiba.
- Même route qu’à l’étape précédente.
- Bir Touiba. î puits, actuellement effondré, donnerait de l’eau après curage.
- De Bir Touiba à Nefta.
- On traverse d’abord le Djebel Nef la, longue série d’ondulations gypseuses et parallèles, qui s’étendent de l’Est à l’Ouest sur une largeur de ho kilomètres environ. Vers le a a' kilomètre, aux environs de Chouchet Hadjëmia, le terrain devient marécageux jusqu’au Choit Djérid, dans lequel on entre h kilomètres plus loin. Ce passage a une étendue de i4 à i5 kilomètres. Le chemin, TrikelJlad-jemia, est praticable en tous temps.
- Cependant il est imprudent de s’en écarter, même de quelques pas, sous peine de s’enliser dans des terrains mouvants.
- A la sortie du chott, on passe à la koubba de Sidillassen Ayed, puis l’on se dirige sur Nefta en traversant l’extrémité occidentale de l’oasis.
- Les quelques points d’eau situés dans le Djebel Nefta, savoir: Bir Beïdli, Bir Saïed, Bir Abdallah ben Ahmar et Bir A reüna, fournissent tous une eau très magnésienne.
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- 28. DE BIP, RED.)EM MATOUG À NEFTA, À TRAVERS LE CIIOTT (trik douéria).
- DISTASCKS entre les différents points. gItes d’étapes ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES: en eau, Lois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom. // Bir Redjem Matoug E.B.F. Bonne.
- 20 Bir Edderr E.B.F. Sablonneuse.
- 9 Bir Hadjela E. B. F. Idem.
- il) Mouï Cheikh E. B. F. Idem.
- i4 Naklet et Mangoub E. B. Bonne.
- 33 Nefta E. B. F.
- 92
- De Bir Redjem Matoug à Bir Edderr.
- Pays absolument plat, couvert de hautes herbes qui limitent l’horizon à courte distance. Cette région est inhabitée, mais elle renferme d’excellents pâturages fréquentés en hiver et au printemps par les tribus voisines ( Troad, Bhibs, Souji algériens). Pour s’orienter dans cet océan de verdure, les Arabes ont élevé de nombreux signaux en bois qui leur servent de points de repère.
- A 16 kilomètres, Bir Semmès. 1 puits, eau peu abondante et légèrement salée.
- Bir Edderr. 1 puits de 9 mètres de profondeur, s’ensablant facilement; eau abondante et bonne; broussailles.
- A 6 kilomètres au nord de Bir Edderr, se trouve Bir Mochguig, dont le puits, actuellement effondré, donne de l’eau après un curage très facile.
- De Bir Edderr à Bir Hadjela.
- Route sablonneuse.
- Bir Hadjela. 2 puits de 6 mètres de profondeur; eau abondante et bonne; broussailles.
- Au N. E. et à 6 kilomètres de Bir Hadjela, se trouve Bir Mohammed ben Slimane, profond de 6 mètres; eau abondante, légèrement salée.
- De Bir Hadjela à Mouï Cheikh.
- Région gypseuse, coupée d’une longue suite de cuvettes plus ou
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- moins larges appelées Sahan, séparées les unes des autres par de petits ressauts de terrain. Hautes herbes de drinn très abondantes.
- Mouï Cheikh. 2 puits avec coffrage en bois, profonds de 8 mètres; eau abondante et bonne; peu de broussailles.
- De Mouï Cheikh à Naklet el Mangoub.
- Région mamelonnée, couverte de broussailles et de dunes; la piste appuie légèrement à l’Ouest pour éviter les collines du Djebel Kelb et du Djebel Bou Ahmar.
- Naklet el Mangoub, au pied du Djebel Azoua; 1 puits profond de 7 mètres, creusé au pied d’un petit bouquet de palmiers; eau potable, quoique légèrement salée, peu abondante.
- A 3 kilomètres au S.E. de Naklel el Mangoub, se trouve Bir Mêlait ou Mouelah; eau abondante, légèrement salée.
- A 7 kilomètres au sud de Naklet el Mangoub, Bir Ertimi; eau abondante et bonne.
- De Naklet el Mangoub à Nefta.
- Route non tracée, au milieu de dunes, sur un sol gypseux, fréquemment raviné par les rats et les gerboises; circonstance qui rend la marche assez pénible.
- Au 18e kilomètre, on entre dans leGbott Djérid (dont on côtoie la rive occidentale et qu’on traverse sur une longueur de 6 kilomètres). Il est presque toujours praticable, sous la réserve de 11e point s’écarter de la piste (Trik Douêria). Toutefois, à la suite de grandes pluies, il serait plus prudent de le contourner et de passer, soit par Mouï Sultane, soit entre ce dernier point et le choit, au pied des falaises abruptes du Djebel Bhannoussa.
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- 29. DE NEFTA À EL OUED (ALGERIE).
- DISTANCES entre les différents points. gi’tes d’étapes ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES on eau , bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kiloni.
- // Nefta E.B.F. Roule sablonneuse.
- 1 « Mouï Sultane E. Idem.
- 12 1 Bir Asli E. B. Idem.
- 11 Bir Kzoualem E. B. Idem.
- 15 Bir Bou Krial E. B. F. Idem.
- 15 Bir Libirès Peu d’eau. Idem.
- B. F. Idem.
- aa Bir el Hadj Kadour E. B. F. Idem.
- 1 5 Debila E. B. Idem.
- 22 El Oued E.B.F.V.
- 133
- Le terrain est sablonneux; il offre de légères ondulations, couvertes, à partir deBir Asli, d’une abondante végétation en hiver.
- Les puits sont des puits de pâturages, dont les profondeurs respectives sont :
- A Mouï Sultane. ........ • <f,00
- A Bir Asli . , • «-fl* . 8 ,5o
- A Bir Kzoualem .... - 7 ,5o
- A Bir Bou Krial . h ,Ao
- A Bir Libirès , . ... .... • . .A - . 7 ,a5
- A Bir el Hadj Kadour . . . . . a ,00
- A Debila. . .... . . . . • 7 ,ho
- (Renseignements des expéditions d’El Oued et de Néff-rine, 1881-188a. i
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- 30. DE DOÜZ À DOUIRAT, PAR EL HAGUEUF ET BIR SRERA.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES * ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom. // Douz E. B. Sablonneuse.
- ï>J\ Bir Sréra E.B.F. Dunes.
- 33 Bibane (Les) B. Idem.
- 2 3 El Hagueuf. E. Sablonneuse.
- 68 Douirat E. B.
- 1Z18
- De Douz à Bir Sréra.
- Route sablonneuse.
- On traverse successivement la petite dépression de Y Oued Souania et l’extrémité méridionale du Chott Hattaïba.
- A 9 kilomètres, Bir Hallaïba. i puits, eau potable, abondante.
- 6 kilomètres plus loin, Biar Lokta Aïa, près du chott de ce nom. 2 puits; l’un est saumâtre, l’autre fournit de l’eau potable en assez grande abondance.
- Les dunes s’accentuent et la marche devient assez pénible.
- Bir Sréra. i puits coffré en bois, profond de i5 mètres; eau abondante et bonne. Broussailles.
- De Bir Sréra aux Bibane. '
- Terrain sablonneux, rendant la marche difficile.
- Aucune piste. On laisse successivement à sa droite Toual .el Jla-dalil et Toual Bbaya, petites collines de marbre rose en partie recouvertes de sable.
- On franchit une grande dépression appelée Ghoab el Bibane, et l’on arrive à Toual Bibane, hauteur mi-rocheuse, mi-sablonneuse, au pied de laquelle on peut camper. Genêts et herbes (drinn) abondants. Pas d’eau.
- Des Bibane à El Hagueuf.
- Même route que précédemment.
- On franchit d’abord le seuil des Bibane.
- 6 kilomètres plus loin, on passe au pied d’un mamelon reniai-
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- quable, appelé Touilet ed Debbabi, puis on entre dans une vaste dépression, Daklet el Hagueuf, limitée au Nord par de grandes dunes impraticables.
- L’horizon est borné au Sud et à 4 kilomètres environ par une série de hauteurs mamelonnées, dont la plus remarquable, Touilel Ahmed ben Raschid, signale de très loin l’emplacement (Y El lia-
- El Hagueuf. Nombreux puits coffrés en bois, au milieu d’une vaste cuvette sablonneuse où viennent se perdre tous les oueds qui descendent du versant occidental de la chaîne des Ksours; l’eau y est abondante et bonne après une période de pluies. Le voisinage de tribus turbulentes, des lladdaras en particulier, rend absolument nécessaire une reconnaissance préalable de ce point d’eau. Ces nomades n’ont pas de chevaux, mais uniquement des méharis ou des chameaux. Ils peuvent donc détruire momentanément les puits d'EI Hagueuf, après avoir fait leur provision d’eau, et interdire ainsi le séjour de cette région à tout groupe de cavaliers non pourvu d’un équipage d’eau de deux jours au moins.
- A El Hagueuf, se trouvent d'importantes ruines d'un poste romain avec une inscription latine. Cet oppidum est connu par les indigènes sous le nom de Ksar Rheldn. Ces vestiges présentent un grand intérêt archéologique, en raison de leur position avancée dans le désert. Ils sembleraient indiquer que les Romains avaient^ dans la direction du Djérid à Rhadam'es, une ligne d’étapes jalonnée defortins.
- Le bois est rare autour d’EI Hagueuf, mais on y trouve en abondance de hautes herbes (rtem) très combustibles.
- D’EI Hagueuf à Douirat.
- Route de plaine pendant une vingtaine de kilomètres, à travers la Garâat Bou Felija.
- On entre ensuite dans un massif montagneux dont le relief, d’abord assez faible, va en augmentant jusqu’à la grande falaise jalonnée par les villages de Ghoumrassen, Guermessa, Chenniui et Douirat, où il atteint sa plus grande altitude. On peut se rendre à Douirat soit par la vallée de YOued Oum Manéjeira, soit par celle de YOued Laredj. 11 n’existe pas de roule proprement dite; chaque oued peut servir de chemin.
- Cette région est absolument privée d’eau. Aux approches des ksours, tous les ravins sont pourvus de barrages ingénieusement espacés, de manière à retenir, pendant la saison des pluies, l’eau nécessaire à la culture des oliviers, des figuiers et des palmiers.
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- 31. DE DOUZ À DOVTIÎAT, PAR EL HAGUEUF ET BIAR HAMEÏMA.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET "POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en pau, bois et fourrages. \ A Tl. RE DE I.A ROUTE.
- kilora.
- // Douz E. B. Bonne.
- I 0 Biar Ilaineïina E. B. Sablonneuse.
- 1 il Bir Maïzil E.B.F. Bonne.
- 33 Bibane B. Sablonneuse.
- •2.3 El Hagueuf. E. Bonne.
- éS Douirat E. B.
- t 16
- De Douz à Biar Hameïma.
- Kn quittant Bouz, ou traverse l’oasis et le village d'El Aouina, el Tou entre clans une vaste plaine calcaire où poussent de grands genêts et une herbe rabougrie.
- Biar Hameïma. 3 puits distants de i,5oo mètres environ l’un de l’autre; eau abondante et bonne; broussailles combustibles.
- De Biar Hameïma à Bir Maïzil.
- Appuyer légèrement au Sud pour éviter le Cliott Bgoug, eu traversant le petit bras du Choit F raid g el les collines sablonneuses à'El Mdahlia,
- ' A ^'kilomètres, Bir Bd Kassem; î puits; eau abondante el bonne. - I,e terrain devient ensuite absolument sablonneux jusqu’à Bir Maïîif-.> o. • ètf*. o- .
- B’ir Maïzil. i puits coffré en bois, profond d'e i5 mètres: eau abondante et potable; herbes (drinn) et broussailles combustibles.
- ;,A A'Ü kilomètres S. E. de Bir Maïzil, Bir Chgeigga; a puits dans le liniê ïOüetFTaifa, au milieu d’une véritable forêt de tamarins; eaii abondante et bonne.
- A () kilomètres S. S. Ë. de Bir Maïzil et au pied d’une petite colline appelée Daharl el Maioul, Bir el Mazout, actuellement à sec; donnerait de l’eau s’il était aménagé.
- De Bir Maïzil aux Bibane.
- Piste bien tracée sur un sol résistant. Prendre d’abord comme
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- direction le Dahart el Maïzil, petite colline sablonneuse remarquable , recouverte de hautes herbes. Après l’avoir dépassée, le sentier suit une longue dépression très étroite, vallée dont les flancs sont constitués par de grandes dunes mouvantes, dans lesquelles il serait imprudent de s’engager. Elle vient ensuite aboutir aux Bibane, où elle rejoint la route de Douz à El llagueuf, par Bir Sréra.
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- 32. DE DOD Z À DOUIRAT, PAR BIR SULTANE.
- DISTANCES entre tes différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom.
- // Douz E. B. Sablonneuse.
- 20 Bir Rouichdia E. B. Idem.
- l/l Bir Mohammed E. B. Idem.
- 36 Bir Sultane E. B. Idem, mais bonne.
- 35 Oued Bel Recheh B. Pierreuse.
- 35 Douirat.
- iho
- De Douz à Bir Rouichdia.
- On suit pendant 12 kilomètres la route de Douz à Gabès. Après avoir dépassé la colline rocailleuse A'Oum el Ardjen, on se dirige au S. E. dans une grande plaine sablonneuse, couverte d’herbes ra-bougries.
- Bir Rouichdia. 1 puits coffré en bois, profond de i5 mètres. Eau abondante, légèrement sulfureuse, mais potable; quelques broussailles combustibles. Celte eau est de beaucoup préférahle à celle de Bir Abdallah, situé à 2 kilomètres au Nord, sur la route de Douz à Gabès.
- De Bir Rouichdia à Bir Mohammed.
- Aucune piste. On traverse successivement les collines rocailleuses A'El Arriguib et la grande vallée de Y Oued Tarfa.
- Bir Mohammed. 1 puits d’eau abondante et bonne.
- De Bir Mohammed à Bir Sultane.
- Se diriger vers le S. E., en prenant exactement comme repères les petites hauteurs sablonneuses appelées Goudiat el Alunir et Khre-chcm el Frida. Le sol, bien que sablonneux, est excellent pour la marche.
- Bir Sultane, dans la vallée de Y Oued el Hallouf. 2 puits creusés dans le roc; eau excellente, très abondante; quelques broussailles; herbes (drinn) en quantité.
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- De Bir Sultane à l’Oued Bel Recheb.
- Aucune piste, terrain rocailleux. La direction de la marche est vers le S. E. On passe d’abord à Ksar Taverne, ancien poste romain, soit en s’y rendant directement, soit en suivant le lit de l’Oued el Hallouf.
- On franchit ensuite successivement les hauteurs appele'es Aaïat el Boit Hagueuss, Y Oued Oudeïcédra et Y Oued Zeheussi.
- Oued Bel Recheb. Pas d’eau; quelques broussailles.
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- HJ.
- ITINÉRAIRES VERS LE DJÉR1D
- ET L’ALGÉRIE.
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- 33. DE GABÈS À GA FSA.
- DISTANCES entre les difiïrents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. UESSOLUCES en eau , bois et fourrages. MTÜRE DE LA ROUTE.
- kilom. // Gabès E.B.V. Carrossable.
- n Oudref E. B. Idem.
- Oglet cl Fedjoj E. B. Idem.
- 3i Mehainla E. B. Idem.
- 10 Zéloudja E. B. Idem.
- 9 2 Bir M rabot E. B. Idem.
- j8 El Guettar.. . E. B. Idem.
- ‘9 Gafsa E.B.V.
- 1A1
- De Gabès à Oudref.
- La route sur Oudref traverse l’oued sur un pont de dalles disjointes, qui réunit les deux Djnrra et se dirige vers le N. 0.
- A 4k,5oo, elle passe à Bou Chema, petit bouquet de palmiers. Une dizaine de huttes en pierre, ko à 5o habitants. Source permanente et potable. Chemin allant au Djebel Di-ssa, où se trouve un poste de télégraphie optique.
- La route continue vers le N. 0., passant entre le Dissa et la petite oasis de Grenouch quelle laisse à 3 kilomètres à l’Est. Palmiers, quelques oliviers. 25 à 3o cabanes en pierres, avec une centaine d’habitants. Source d’eau médiocre, se tarissant en été. Quelques puits d’eau salée près de la koubba de Sidi Hassen. A l’est de Grenouch, près de la mer, sources d’eau douce couvertes à marée haute.
- A i3\5oo, Mtouïa; village de 6o à 70 maisons, sur la lisière orientale d’une petite oasis.
- Minaret et mosquée. 5oo habitants environ. Un hameau, El Maïa, avec une dizaine de huttes et une cinquantaine d'habitants. Au nord de l’oasis, une source d’eau permanente et bonne.
- El Oudref. koo habitants environ. Productions communes aux oasis. Volailles, bestiaux, chameaux. Industrie locale : fabrication de tapis de selle renommés dans le sud tunisien et connus sous le nom de bouchte. Population laborieuse et paisible.
- Le meilleur terrain de campement est à l’ouest du village et à
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- i kilomètre environ sur la lisière des jardins. A cet effet, éviter le village et continuer à suivre la route en passant au sud de la koubba de Sidi Abderraman. On aboutit ainsi à la source qui alimente l’oasis.
- D’Oudref aux Oglet el Fedjedj.
- Suivre la ligne télégraphique, longer la Sebkrci el Melcth, à hauteur de la Sebhra Hameïmet, terrain marécageux en hiver.
- A /i\5oo, auprès du Coudint Hameïmet et au S. O, ruines romaines. Dunes sablonneuses.
- La route coupe celle de Sfax à Borclj el Iiamma.
- A 12 kilomètres, passage de l'Oued Telemane. Cas-fonds marécageux. Oglet Telemine. 5 à 6 puits d’eau bonne (3 mètres de profondeur).
- A îh kilomètres, traversée du col de Fedjedj, entre le Djebel IJaïdoudi à l’Ouest et le Djebel Fedjedj au N. E. Le sommet du col est à 2 kilomètres, après avoir passé l’Oued Fedjedj. La longueur du col est de 6oo mètres.
- A 2h kilomètres, Oglet Fedjedj ou Diav Krebach. 9 puits, dont 7 maçonnés, d’eau potable. Profondeur, A à 5 mèlres. Pendant les pluies, la garda conslitueun bas-fond dangereux. En hiver, ou quand un orage se dessine, camper à 700 ou 800 mètres au Sud, sur une croupe sablonneuse.
- Des Oglet Fedjedj à Mehamla.
- La direction de la route est franchement N. O. Elle passe au pied du Djebel Zitoun et du Djebel Ithama. Elle est jalonnée par de nombreux vestiges de construclions romaines, entre autres Enchir Dje-bena, qui offre une tour ruinée de 2'”,00 de hauteur et 1 puits maçonné, presque toujours cà sec. Elle continue h suivre la ligne télégraphique, s’élève sur les dernières pentes du Djebel Batoun, du Djebel Bhada et arrive à Mehamla, où se trouve l’embranchement de la roule d'El llafay. La ligne télégraphique quitte en ce point la route de Gafsa pour suivre celle d’EI Hafay.
- Les ruines qu’on laisse h 600 mèlres au nord delà roule, à hau-feur du 20e kilomètre, sont celles (YEnchir Rhoda.
- A Mehamla, 7 oglet, dont 2 donnant de bonne eau, 5 de l’eau médiocre. Broussailles.
- De Mehamla à Zéloudja.
- Bonne route. Direction N. 0., à travers la grande plaine du Bled Ségui.
- A 1 o kilomètres, les Oglet Zéloudja, au nombre de dix-huit. Eau passable. 1 Remplacement de ces oglet est signalé de loin par un grand arbre isolé. L’eau qui se trouve dans les redirs de l'Oued Bes-besa-, remplis après lès pluies, est de meilleure qualité. Quelques ves-
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- tiges romains. Broussailles combustibles (cédrayas), en grande quantité.
- De Zéloudja à Bir Mrabot.
- La roule continue en plaine, franchement à l’Ouest, après une légère inflexion vers le Sud à h kilomètres de Zéloudja, et atteint Bir Mrabot, où se trouve 1 puits d’eau très médiocre; mais, en hiver ou après quelques jours de pluie, Y Oued Kêroua, que longe la roule, offre de nombreux redirs d’eau excellente. Broussailles et gommiers.
- De Bir Mrabot à El Guettar.
- Après avoir côtoyé Y Oued kêroua pendant h kilomètres, passage d’un col peu accusé, déterminant la séparation du bassin du Bled Ségui et de celui de la Seblcra d'El Guettar, Région cultivée.
- A Néchiou, voisin d’El Guettai-, bifurcation de la route <\ El Ataïcha, construite par le génie.
- El Guettar. Belle oasis, d’une longueur de h kilomètres sur* t kilomètre de largeur. Cultures communes aux oasis, jardins. Village et maisons disséminées. Système d’irrigations souterraines très complet. Point d’eau important : 60 à 80 citernes au pied de YOrbala. Rois dans la montagne. Amorce d’un chemin bien 1racé, conduisant au sommet du Djebel Orbata où se trouve un poste de télégraphie optique assurant la communication entre Galsa, El Aïaïcha et Gabès.
- D’El Guettar à Gafsa.
- Route construite depuis l’occupation, jalonnée de bornes kilométriques; ligne télégraphique. Au passage de Y Oued Tarfa et de Y Oued Foutu el khram, la route est marécageuse après les pluies.
- A i5 kilomètres, elle laisse à l’Est la petite oasis de Leila, traverse El Kesseur, un faubourg de Gafsa, franchit à gué Y Oued Baïech et entre dans l’oasis de Gafsa.
- L’oasis de Gafsa est située sur la rive droite de Y Oued Gafsa, au point où Y oued traverse le grand soulèvement montagneux qui sépare la région des hauts plateaux de celle du Djérid. C’est un des rares points de passage à travers ces montagnes escarpées, d'une nudité et d’une sécheresse désolantes.
- Aussi ce point a-t-il eu de tout temps une importance stratégique considérable. Jugurlha avait fait de Gapsa [Gafsa) un des points d’appui de sa domination dans le Sud. La ville fut détruite par Marias dans une expédition rapide, dont le récit, fait par Salluste, est intéressant, en ce qu’il nous montre que Y Oued Fehha (Tana) était déjà, de ce temps-là, le dernier point d’eau que rencontraient les troupes venant du Nord. Il n’y aurait donc pas lieu de chercher dans un déboisement postérieur la cause de la sécheresse absolue des hauts plateaux, et l’on ne peut expliquer leur prospérité sous la
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- domination romaine (prospérité accusée par des ruines considérables) que par un aménagement sérieux des eaux pluviales, dont on trouve encore quelques traces à l’origine des vallées dans le Djebel Céhéla. Gafsa devait être une cité florissante, si l’on en juge par les thermes, seul monument qui reste de l’occupation romaine.
- C’est également de la même époque que date la création des citernes qui jalonnaient la ligne d’étapes de Gilma à Gafsa.
- Les Turcs comprirent également l’importance de ce point et construisirent la kasba et l’enceinte actuelle de Gafsa, pour protéger les habitants sédentaires de l’oasis contre les incursions des tribus nomades et turbulentes qui les entourent.
- Actuellement, l’oasis de Gafsa se compose de la petite ville de Gafsa et de quatre villages dont la population totale est d’environ 5,ooo habitants.
- La ville et trois des villages sont situés sur la rive droite. Le quatrième village est sur la rive gauche de Youed. Les eaux qui arrosent l’oasis prennent naissance dans le lit de la rivière et sur le plateau de Sidi Mansour. Elles proviennent de sources froides d’une eau agréable à boire et d’une source thermale légèrement sulfureuse, d’une température de 35°. Les thermes aménagés par les Romains constituent encore la principale curiosité de Gafsa et sont un des grands charmes de l’oasis. Les établissements militaires occupent la majeure partie de la kasba, qui sert également de caserne à la garnison. Celle-ci est principalement installée dans un camp dont remplacement ne sera permanent qu’après l’achèvement de pavillons en pierre, destinés à loger les troupes.
- La kasba est un édifice carré très original.
- Le Dar el Bey, voisin des thermes, grande maison arabe, a été affecté au service hospitalier.
- Les jardins de l’oasis, largement arrosés et ombragés par des oliviers et des palmiers, produisent en abondance les légumes cultivés dans le pays (navets, carottes blanches et salades) et de l’orge.
- La principale source de richesse est l’olive, qui fournit une huile de bonne qualité.
- La datte ne vient qu’en deuxième ligne.
- L’oasis a environ 10 kilomètres de circonférence; maison voit, d’après les traces des anciennes cultures, qu’elle est chaque jour de plus en plus envahie par les sables.
- La principale industrie locale consiste dans la fabrication de tissus de laine très estimés dans toute la Tunisie (haïks etfrechias).
- Les habitants de l’oasis ont une apparence rachitique et scrofuleuse ; ils sont presque tous atteints de maladies d’yeux, el les émanations de l'oasis occasionnent des fièvres dans la saison chaude.
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- La température est très élevée à Gafsa. Elle y atteint fréquemment 45° en été. Aussi, pendant cette saison, le séjour des Européens y est-il très pénible.
- Le bois est rare. Les corvées de la troupe sont obligées d’aller le chercher dans une sorte de taillis broussailleux, qui se trouve à b ou 5 kilomètres au sud de la ville.
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- 34. DE GABÈS AU DJÉRID (sEDDADi), PAR LE NORD DU GHOTT FEDJEDJ.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom. // Gabès E.B.F. Bonne.
- 20 Bir Chenchou E.B. Idem.
- 10 El Hamma (Bordj) E. B. Ravinée.
- 2 h Bir el Hamra E. Idem.
- 28 Bir Beradha E. Idem.
- 18 Redirs Mouïla E. Idem.
- 10 Bir Benizid E. Idem.
- O 9 Bir Rekeb E. Idem.
- 2.3 Ain Kebirita E. Idem.
- •2 6 Seddada E. B.
- 181
- De Gabès à Bir Chenchou et Bordj el Hamma.
- Voir la route de Gabès à Nefta, par le sud du Choit Fedjedj, p. 65.
- De Bordj el Hamma à Bir el Hamra.
- Bir el Hamra offre des ruines romaines importantes, entre autres î puits bien conservé, dont l’eau est bonne el abondante.
- Bir Khrenafès est un puits voisin, également bien pourvu.
- L’un el l’autre ont i5 mètres de profondeur.
- A Bir el Hamra s’embranche un chemin sur Mehamla, qui, à 99 kilomètres, relie celte route à celle de Gafsa (voir page 108). Celle traverse se dirige vers le N. 0. à travers une succession de monticules peu élevés, rencontre à 2 kilomètres la route de Gafsa à Gabès par Bordj el Hamma el passe à Bir Soûlera, près d’un puits de 8 à 10 mètres de profondeur, peu abondant.
- A 7 kilomètres de là, elle arrive à Biar Beloujia, comprenant 1 1 puits de à à 5 mètres de profondeur, abondamment pourvus d’eau potable ; le bois et l’alla se trouvent facilement dans les environs.
- Le chemin fait en ce point un coude plus accusé vers le Nord et s’engage entre le Djebel Hadifa et le Djebel Aïra. A 12 kilomètres de Biar Beloulîa, il entre dans la vaste plaine du Bled Ségui, où il
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- atteint Mehamla 8 kilomètres plus loin, c’est-à-dire à 29 kilomètres de Bir el Hamra, 920 kilomètres de Biar Béloujia.
- 11 y a lieu de citer également un chemin qui part de Biar Be-loujia et permet de gagner, à 3o kilomètres de la route Gabès-Gafsa, le point de Zéloudja, rapproché de Gafsa que Mehamla. d’est la traverse par Oum el Oguel, que l’on rencontre dans le Bled Ségui aussitôt après avoir quitté Biar Beloufia. Ge chemin appuie franchement à l’Ouest en longeant les montagnes.
- Il franchit plusieurs oueds desséchés, passe en face du défilé d'El Ousÿifet atteint, à 17 kilomètres de Biar Beloufia, Bir Oum el Oguel où se‘trouve 1 puits d’eau sulfureuse et du bois.
- Le chemin se redresse vers le N. 0. et, à travers le Bled Ségui, atteint Zéloudja, après avoir laissé à l’Ouest le puits sans eau de Bir Leheusiche.
- Zéloudja est à i4 kilomètres d'Oum el Oguel.
- De Bir el Hamra à Bir Béradha.
- Bir Béradha comprend 5 puits, dont l’un, dans le lit de l’oued, donne de l’eau légèrement salée, à peu près potable; les h autres, situés à 100 mètres au Sud, ne peuvent servir qu’à abreuver les animaux.
- De Bir Béradha aux Redirs Mouïla.
- De Bir Béradha, la route continue à longer le choit, rencontre à 10 kilomètres Bir Souénia, où se trouvent 3 puits d’eau salée, plus loin les Oglet Souênia (eau mauvaise), et atteint les Redirs Mouïla, après avoir franchi une série de collines.
- Ces redirs, très considérables par leur étendue, ne sont pas permanents, même en hiver.
- A 700 mètres du redir le plus occidental, se trouve le puits de Belceb, sans eau, dans le voisinage d’un ksar ancien et d’un enchir ruiné assez considérable.
- Des Redirs Mouïla à Bir Béni Zid.
- Le chemin traverse un marécage, suit de nouveau le bord du chott et arrive à Bir Béni Zid, où se trouvent h puits d’eau légèrement salée.
- Mais à 6 kilomètres, à Bir Sinaouï, on trouve de la bonne eau, ainsi qu’au Bedir Abeus, à 4 kilomètres. D’ailleurs, sur le versant du Cherb Dakrelani, il existe de nombreuses vasques ou anfractuosités, bien connues des Arabes qui parcourent la région. Ces réservoirs naturels contiennent de l’eau excellente, mais en faible quantité. La capacité de plusieurs d’entre eux ne dépasse pas un mètre cube.
- De Bir Béni Zid à Bir Rekeb.
- On suit exactement le bord du chott et, à 4 kilomètres, on ren-
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- contre une ruine romaine. Des buissons de tamarins signalent de loin Bir Rekeb, où l’eau est très mauvaise et en petite quantité.
- Mais à 4 kilomètres avant d’arriver à ce point, on passe à hauteur de Bir Maya dont l’eau est bonne et abondante.
- De Bir Rekeb à Aïn Kebirita.
- Sans piste bien définie, la route longe toujours le cbott et, à 12 kilomètres environ, traverse Y Oued Zitouna, où s’amorce la meilleure route à travers le chott (voir l’itinéraire de Gafsa à Kebilli, par Trik Zitouna, page 117).
- En remontant l’Oued Zitouna, on trouve, à 4 kilomètres, les Redirs Zitouna, offrant, en hiver et après les pluies, de l’eau excellente dans plusieurs flaques importantes, toutes situées dans la montagne. Broussailles combustibles.
- La route laisse à gauche Enchir Rekeb, traverse l’Oued Taferma et arrive à Aïn Kebirita, où l’eau est relativement douce et assez abondante.
- D’Aïn Kebirita à Seddada.
- A 7 kilomètres, l'Oued Talermin et les redirs du même nom. Ceux-ci commencent à environ 5oo mètres de la gorge; le plus important se trouve à 1 kilomètre. L’eau y est bonne et abondante. Broussailles combustibles dans les environs. Bel emplacement pour camper sur la rive droite de l’oued.
- Seddada, petit village terminant l’oasis à'El Oudiane au Nord. Eau et bois. Sur la montagne qui se trouve exactement au nord du village, plusieurs inscriptions, dont une très importante, incrustées dans le roc même et relevées par Tissot.
- Nota. Il y a lieu de remarquer que, par suite du peu de permanence des points d’eau, cette route est essentiellement mie route d’hiver. S’y engager après une période de sécheresse serait s’exposer à trouver à sec tous les puits et redirs qui la jalonnent.
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- 35. DE GA FSA À KEBILLI ET i DOUZ, PAR OUM ALI.
- DISTANCÉS entre les différents points. gîtes D’étapes ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau , Lois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom. U Gafsa E.B.V. Carrossable.
- *9 El Guettar E. B. Idem.
- 18 Bir Mrabot E. B. Bonne, muletière.
- 15 Oum Ali E. B. Difficile, muletière.
- 19 Redirs Mouïla E. B. Dangereuse après les pluies.
- 30 Seltimi E. B. Bonne.
- 1 h Kebilli E. B. Bonne. Sablonneuse.
- ih Djemna E. B. Idem.
- 12 Douz E. B.
- i36
- De Gafsa à Bir Mrabot.
- Voir la route de Gabès à Gafsa, page 107.
- De Bir Mrabot à Oum Ali.
- On traverse un plateau cultivé, mais le chemin devient difficile dans le Djebel Alouchi; il débouche dans la plaine du Bled Sêgui. Passage de Y Oued Besbess. L’eau d'Oum Ali est bonne, le bois abondant.
- D’Oum Ali aux Redirs Mouïla.
- Chemin difficile dans le Djebel Oum Ali, seulement praticable à des animaux chargés légèrement. La plaine où se trouvent les redirs de Mouïla offre de bons pâturages en hiver. Elle est séparée du chott par une ligne d’ondulations (voir page 113).
- Des Redirs Mouïla à Seftimi.
- La traversée du chott présente un parcours de 19 kilomètres. Facile par le beau temps, elle est très dangereuse pendant les pluies. A 6 kilomètres du bord méridional, bouquets de tamarins et de palmiers, où l’on trouve Ain Thararji dans le chott, source salée.
- Seftixni, oasis. Eau abondante, bois de palmier.
- De Seftimi à Kebilli.
- Kebilli, oasis bien cultivée. Petite ville, la principale du Nef-
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- zaoua. Les habitations sont des huttes de terre et de troncs de palmier. Elle est entourée d'une enceinte percée de cinq portes. Le gouverneur du Nefzaoua, désigné sous le titre de cahia, habite l’oasis dans un bordj fortifié. Bas el Aïoun, tête de sources abondantes et bonnes.
- L’oasis fournit de bonnes dattes, de l’orge, du blé, des légumes et quelques fruits (raisins, grenades, citrons). Grandes ressources en laitage et volailles.
- De Kebilli à Djemna.
- La route devient sablonneuse après avoir traversé un bras de choit pendant 1 kilomètre. Bouquets de palmiers et de tamarins.
- A 6 kilomètres, village de Bahmale. Eau saumâtre.
- À 7 kilomètres, passage de Y Oued el Ghor, sans difficulté.
- A 9 kilomètres, Y Oued el Melah, très facile à traverser.
- A i5 kilomètres, village et oasis de Djemna, offrant les mêmes ressources que Kebilli. Les huttes en troncs de palmier et en terre ont remplacé les maisons détruites à la suite des assauts que le village a eu à subir dans la lutte des partisans de Bou Alleg et de ceux du cahia actuel. Les habitants parlent encore avec terreur du dernier siège, à la suite duquel le village fut brûlé et ses défenseurs mis à mort.
- L’eau de la source de Djemna est réputée la meilleure du Nefzaoua.
- De Djemna à Douz.
- Avant d’arriver à Douz, on rencontre, à 3 kilomètres de ce point, le village d'ElGalaa, où se trouve une source d’eau excellente. (Voir, pour Douz, l’itinéraire de Gabès à Douz, page 78.)
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- 36. DE GAFSA À KEBILLI, PAR TR1K ZITOUNA.
- DISTANCES entre les différer) ts points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE 1)E El ROUTE.
- kilom.
- U Gafsa E.B.V. Bonne.
- 3 h Ain Jellabia E. Idem.
- •20 Ain Zitouna E. B. Idem.
- 3li Oum Sema E B. Sablonneuse.
- 2 0 Kebilli E. B.
- l I 0
- De Gafsa à Ain Jellabia.
- La route se détache de Gafsa à la Subdivision (c’est-à-dire, au S. 0. de la ville) et entre dans l’oasis.
- A î kilomètre, marabout de Sidi Salem.
- A 3\5oo, sortie de l’oasis.
- La roule se prolonge sur la rive droite de Y Oued Baïecbe jusqu’au t-3e kilomètre, où elle passe sur la rive gaucho. Ce point est à 3 kilomètres en aval d’lin Fouar el Khram, source située dans l’oued du meme nom.
- Llle gravit ensuite les pentes septentrionales du Chebket Oued Dje-mel, collines tourmentées et coupées de nombreux ravins, mais facilement praticables.
- A 29 kilomètres, la route se bifurque dans deux directions pour contourner le Djebel Jellabia : à l’Ksl. par le kranguet Jellabia Ouara, chemin plus court, mais réservé aux piétons; à l’Ouest, par le kranguet Jellabia Céhéla, route muletière, inaccessible aux voitures.
- A e(j kilomètres, passage de Y Oued Djemel, en amont duquel on trouve quelques redirs. On peut obtenir aussi de l’eau peu abondante, en creusant le lit de l’oued.
- A 3o kilomètres, entrée du kranguet Jellabia Hébéta, entre le Djebel Jellabia et le Djebel Mziada, à l’Ouest.
- Puis la route suit les pentes méridionales du Djebel Jellabia jusqu’à Aïn Jellabia, source située à îoo mètres dans une gorge, sur la rive gauche de Y Oued Jellabia, fournissant une eau bonne, mais j)èu abondante. Bois.
- D’Ain Jellabia à Aïn Zitouna.
- D'Aïn Jellabia, là route traverse là vaste plaine du Bled Ségui, se
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- dirigeant au Sud vers le Kranguet Taferma, entre le Djebel Taferma et le Djebel Safra.
- A k kilomètres, passage de Y Oued Ségui indiqué par une simple dépression où se trouvent des cultures d’orge.
- On longe Y Oued Taferma et, au kilomètres, s’ouvre 1 e Kranguet Taferma.
- Les redirs d’eau potable sont nombreux dans l’oued. Le Kranguet Taferma n’est pas un défilé proprement dit. La route gravit en effet progressivement les pentes septentrionales du Djebel Taferma, pour aboutir à un col peu accusé d’où elle descend pendant h kilomètres sur le versant méridional du Djebel Safra.
- Le Kranguet Taferma est le meilleur passage de la chaîne entre Seddada et le Djebel Zitouna. Cependant, dans la partie Nord, quelques larges dalles glissantes exigent certaines précautions pour le passage des animaux ferrés. Ce chemin est préférable à celui du Kranguet Zitouna, qui présente de sérieuses difficultés.
- A 20 kilomètres, Aïn Zitouna, redirs dans Y oued. Eau bonne, abondante après les pluies. Bois en petite quantité.
- D’Aïn Zitouna à Oum Sema.
- En quittant Aïn Zitouna, marcher d’abord pendant 5oo mètres environ directement au Sud, appuyer alors légèrement vers l’Ouest pour éviter le lit, rocailleux au début, et aussitôt vaseux de l’Oued Zitouna. Après î kilomètre de cette marche oblique, se redresser face au Sud et gagner la piste, très apparente dans le choit, du Tril: Zitouna.
- C’est la meilleure, sans contredit, de toutes celles qui traversent le Chotl Djérid.
- Le chemin de Seddada à Debabcha (le plus direct pour passer de Touzer dans le Nefzaoua) est-ii mauvais, il faut remonter par Seddada et Aïn Talerminc, gagner Trik Zitouna, praticable même après plusieurs jours de pluie. A son origine, il est boueux, assez difficile en hiver aux chameaux; mais, au 4e kilomètre, le terrain s’al-fermit et, sous la condition de ne pas s’écarter de la voie tracée par les caravanes, le passage s’accomplit facilement.
- A 11 kilomètres, le chemin mord la pointe du Bled Faraoun, qui jette en plein chotl un cap sablonneux, couvert de palmiers nains et d’une sorte d’asphodèles désignée par les Arabes sous le nom de J'araoua, d’où le pays lire son nom. C’est même celle consonnance qui, dans les anciennes cartes, a fait désigner sous le nom de Pharaon cette partie du Nefzaoua. i t , /
- Au 19e kilomètre, le terrain redevient essentiellement cholteux, c’est-à-dire sans végétation. C’est la portion du chotl appelée parles riverains Choit Faraoun. Elle s’étend jusqu'à 3 kilomètres lYOum Sema. ' : ' 1 A *
- On entre alors dans le Nefzaoua, en laissant au S, (),.les palmiers
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- de Debabcha, point où l’on voit aboutir la piste Seddcula Debabcha. Après être passé au pied de Zaouict el Hart, on atteint Oum Sema.
- Oum Sema était autrefois un des centres les plus industrieux du Nefzaoua ; on y fabriquait des burnous réputés dans tout le Sud tunisien et algérien. Aujourd’hui c’est un amas de ruines. Le village est presque entièrement démoli. 11 a cependant une tendance à se repeupler et à reprendre son industrie. On y trouve une belle source et des palmiers magnifiques.
- D’Oum Sema à Kebilli.
- Le terrain sablonneux présente la physionomie particulière au jNef-zaoua, c’est-à-dire, des éminences couronnées de palmiers au milieu desquels l’on trouve généralement une source.
- A h kilomètres, Menchia, oasis entretenue. Village bien construit, voisin d'El Goleah, qui a la même importance. Sources et séguias nombreuses. À la sortie à'FA Goléah, le terrain détrempé par l’épanouissement des oueds nombreux issus de la montagne devient marécageux.
- A 11 kilomètres, Toumbar ; à i3\5oo, Tlemine. Ces deux points appartiennent à une agglomération d’oasis bien cultivées, englobant des villages plus petits, mais non moins prospères, de Babta, Mansourah, Djdida. Les étangs de Tlemine et Mansourah sont très poissonneux.
- De Tlemine à Kebilli, le chemin redevient sablonneux. (Voir, pour Kebilli, page 115 et la notice sur le Nefzaoua.)
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- 37. DE G AFS A À TOUZER.
- DISTANCES entre les différents points. cAtes d’étapes ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DF. LA ROUTE.
- kilom. // Gafsa.
- 28 Bordj Gourbata E. B. Marécageuse après les pluies.
- 28 Bordj (3oui lia E. B. Idem.
- il 1 La Hamma E. B. Sablonneuse.
- y 80 Touzer E. B.
- De Gafsa à Bordj Gourbata.
- Pour se rendre à Bordj Gourbala, on peut sortir de Gafsa par plusieurs routes. La meilleure est celle qui contourne l’oasis par le Nord.
- A 3,ooo mètres, N. B. de l’oasis.
- A 6 kilomètres, Oglel Oguila dans Y Oued Aielou. Un peu d’eau bonne. La route devient marécageuse par les pluies.
- A 13 kilomètres, on laisse à droite YHenchir Si Ahmed Zahroug, petit amas de pierres.
- V 20 kilomètres, on traverse Y Oued Chercia (autre nom de \ Oued Reich), qui renferme un filet d’eau potable, mais médiocre.
- A a3 kilomètres, sur la route, une colonne antique, renversée, portant une inscription illisible.
- Bordj Gourbata, sur la rive gauche de l’Oued Gourbata. L’eau de l'oued est très saumâtre. Eau potable dans les oglet. Bois.
- De Bordj Gourbata à Bordj GouifLa.
- De Bordj Gourbata, la route passe immédiatement sur la rive droite de l’oued, pour éviter les ravinements du Koudiat Oued Dje-mel.
- A 5,5oo mètres, Am Abdou; eau mauvaise.
- A îo kilomètres, la route prend la rive gauche de Y Oued Thaifaoui, pour éviter par le Nord des marais très difficiles jusqu’à (rouijla. 11 y a lieu, après les pluies, d’avancer avec de grandes précautions.
- Longer la rive gauche de l’oued jusqu’à Bordj Gouifia.
- A Bordj Gouifia, l’eau de l’oued, très salée, n’est pas potable.
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- Le puits est sur la rive droite, à 3oo mètres environ du bordj. Bois de tamarins.
- De Bordj Gouifla à La Hamma.
- De Bordj Gouifla, la roule se dirige vers le S. 0., en pays de plaine, ne traversant que quelques ravins peu difficiles, formés par les derniers contreforts du Djebel Bon Hellah.
- A l’oasis de La Hamma, on campe sur le bord de la route, à Aïn (loua. Eau très abondante. Bois.
- L’oasis de La Hamma est formée de h villages : Nemlat, le principal, El Areg, Msaïba et Mahreb. Sources minérales. Au hammam, l’eau atteint 39 degrés centigrades.
- 5o,ooo palmiers environ. 1,000 habitants à peine.
- De Bordj Gouifla, on peut aller directement à Seddada :
- 1° Par Kriz (18 kilomètres).
- La route conduisant directement de Bordj Gouijla à Seddada n’est tracée nettement par une piste que dans la deuxième moitié de son parcours.
- Pour la première moitié, se diriger S. S. 0. à travers la plaine du Bled Tarfaoui. Bien que ravinée aux passages des oueds, elle est facilement franchissable. De celte façon, l’on contourne les pentes occidentales du Djebel Chakmou et du Djebel Bou Iïellel.
- A 8 kilomètres, traversée de l'Oued Chakmou, laissant à 1 kilomètre en amont le Bedir Chakmou; eau saumâtre et peu abondante, broussailles.
- La piste, nettement indiquée, passe alors entre le Djebel Chakmou, le Djebel Bou llellel à l’Est et les collines à'El Achana a l’Ouest. Terrain très tourmenté, ravins praticables.
- A 12 kilomètres, traversée de l'Oued el Koudia, descendant du Djebel Bou Hellel vers le Choit Rharsa.
- La route s’infléchit alors au S. S. E., traverse le seuil de Kriz,, descend en pente assez rapide sur le village de Kriz que l’on rencontre au 17e kilomètre, et remonte brusquement à angle droit, vers le Nord, sur le village de Seddada, distant de celui de Kriz de 1 kilomètre seulement.
- A Kriz et à Seddada, oasis, eau et bois en abondance.
- 2° Par le Kranguet Droumès,
- Cette route, moins bonne et plus longue que la précédente, peut être suivie clans certaines circonstances. Elle est seulement praticable à une petite colonne d’infanterie, car le Kranguet est difficile aux mulets chargés, en raison des rochers qui obstruent le passage en plusieurs endroits.
- De Bordj Gouijla, la route se dirige au Sud, directement sur le Kranguet, situé à 2 kilomètres à l’ouest du Kef Droumès.
- A 7 kilomètres, entrée du Kranguet. Oglet Droumès, eau peu abondante. Direction générale du Kranguet S. E.
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- A 12 kilomètres, sortie du Kranguet.
- A i k kilomètres de Bordj Gouifla et à î kilomètre à l'ouest d'En-r.hir Tmed, on rejoint la route qui, au nord du ChoitDjérid, va d’/lt/i Zitouna à Seddada.
- A 20 kilomètres, Seddada, village et oasis. Eau et bois en abondance. (Voir la notice sur le Djérid et le Nefzaoua, page 8o.)
- D’El Hamma à Touzer.
- DEI Hamma, la roule se dirige vers le Sud.
- A 5.5oo mètres, signal géodésique, sur le Drah Touzer, h too mètres de la route.
- Touzer (voir page 70).
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- 38. DE GAI'SA AU ÏSEFZAOUA {mENCIUA ) , PAU LE KRANGUET EL ASKEU.
- d:stancf.s entre les différents points. GiïES D’ÉTAPES ET POINTS PIÜM'.iPAl'X. IiKSSOUnCES en eau, Lois et fou rrages. 1 A A T l.Tll: UE I.A BOITE.
- kilom. // Gafsa E.B.V. Carrossable.
- >9 El Guettar E. B. Bonne.
- 26 Bir Ohgeiggn E. B. Dîffiei!
- 1 0 El Asker B. Idem.
- 7 Bir Rekob // hlem.
- 3o 9 2 Menchia E. B.
- De Gafsa à El Guettar.
- Voir l’itinéraire d’El Guettar à Gafsa, page 109.
- D’El Guettar à Bir Ghgeigga.
- D’El Gueltar, la roule se dirige vers le Sud, contourne une grande sebkra h 10 kilomètres, traverse Y Oued Fejer Heïl et le Bled Atro. La marche est facile.
- A cette même distance, un chemin, très mauvais dans la montagne, conduit à Oum el Jaf, puits excellent et abondant. Sa situation dans une gorge peu praticable oblige à camper assez loin de l’eau.
- La route s’engage dans un défilé très étroit, néanmoins plus facile que le précédent, laisse Oum el Jaf à l’Est, et atteint Bir Chgeigga, 2 puits d’eau bonne. Non loin de là, cà i,5oo mètres environ, Bir Embarek, eau bonne, peu abondante.
- De Bir Chgeigga à El Asker.
- La route quittant le Djebel Atra, traverse Y Oued Bou Ghouerb el une plainé cultivée dans la portion qui appartient aux Ouled Haut-mianes.
- Elle s’engage ensuite dans le défilé d’El Asker, où l’on trouve dès le début un pas très dangereux. Un guide y est indispensable à travers l’avant-chaîne.
- Eau non permanente dans de grandes vasques en pierres. Dans le voisinage, une source d’eau, Aïn Garant, excellente, mais de faible débit.
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- D’El Asker à Bir Rekeb.
- La route continue dans une gorge étroite, débouche en plaine à 5 kilomètres environ, en laissant à l’Est le Ksar d’el Asker, et arrive à Bir Rekeb sur le chott. 1 puits d’eau détestable et peu abondante.
- De Bir Rekeb à Menchia.
- Si la piste qui part de Bir Rekeb pour aller s’embrancher sur le Trik Zitouna n’est pas bien tracée, ou si, après des pluies, elle n’oflre pas des garanties suffisantes de viabilité, il est toujours plus prudent de descendre jusqu’à l’Oued Zitouna, où l’on trouve l’amorce nettement indiquée du Trik Zitouna, qu’on peut suivre sans danger jusqu’à Menchia (voir page 119).
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- 39. DE GAFSA À MEIIAMLA, PAR EL AÏAÏCHA ET EL HAFAY.
- DISTANCES entre les différents points. CITES D’ÉTAPES ET POINTS PHI NCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilora.
- // Gafsa E.B.V. Carrossable.
- El Guettar E. B. Idem,
- lion Hamrane. E. B. rare. Idem.
- iG El Aïaïcha E.B.V. Idem.
- 18 El Hafay E. B. Idem.
- là 8à Méhamla E. B.
- De Gafsa à El Guettar.
- Voir les renseignements, page 109.
- D’El Guettar à Bou Hamrane.
- La route construite depuis l’occupation est bonne'. Des borne? kilométriques la jalonnent. Ligne télégraphique. A 1 kilomètre, après Néchiou, elle s’engage entre le Djebel Ong, le Djebel Orbnta et le Djebel Oum el Alleg, a travers un terrain pierreux.
- Elle est difficile dans le défilé malgré ses aménagements, surtout après les pluies.
- Bou Hamrane est un village perché sur un mamelon. (1 puits d’eau bonne. Bois rare.
- De Bou Hamrane à El Aïaïcha.
- À partir de Bou Hamrane, la roule remonte la vallée de Y Oued Machref, s’engage dans le défilé étroit et fortement dominé que forment les deux chaînes parallèles du massif d’El Aïaïcha. Elle présente, en hiver, certains passages difficiles, surtout aux intersections des ravins, malgré les travaux exécutés par les troupes. C’est avec les plus grandes difficultés qu’on est parvenu à transformer en une route carrossable un chemin jusqu’alors à peine praticable aux mulets, même par le beau temps.
- A iak.,5oo, Bir Tabia, le seul puits d’eau potable qui puisse suffii’e aux besoins du camp à'El Aïaïcha (à 3k,5oo de ce point).
- El Aïaïcha est un assez gros village, bâti en amphithéâtre
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- sur le flanc septentrional de la valide à'El Aïaïcha et à la tête de l’oued, rive droite. Les maisons, généralement mal construites, sont cependant en pierres pour la plupart. Dans le village, 3 puits d’eau saumâtre, taris en été et d’un débit insuffisant en hiver, même pour les habitants.
- Dans toute la vallée, on rencontre de nombreux et magnifiques oliviers, maintenus par d’ingénieux travaux de protection, barrages et murs de soutènement en pierres sèches. Quelques figuiers dans les jardins.
- Le poste d’El Aïaïcha est constitué par un camp permanent, assis sur le col même, entre les deux vallées de Y Oued Zemmour qui coule vers l’Est et de l’Oued Machref qui se dirige à l’Ouest.
- Les travaux d’installation de ce camp ont été très pénibles et fort souvent arrêtés par suite du manque d’eau, de chaux et de bois, et aussi par les violents orages qui, dans la gorge d’El Aïaïcha, trans-forment en torrents tous les ravins perpendiculaires.
- Le combustible qu’on peut se procurer à El Aïaïcha provient exclusivement des approvisionnements de l’administration. Dans la vallée, les indigènes ramassent précieusement toutes les branches mortes des oliviers, les utilisent pour leur consommation ou vont les vendre jusqu’à Gafsa. Pour trouver du bois, il faut aller à plus de ao kilomètres du poste, dans la plaine de Thala, au delà du débouché de la gorge.
- Communications télégraphiques optiques par le Djebel Orbata et par fil avec Gafsa et Gabès.
- D’El Aïaïcha à El Hafay.
- Du col d’El Aïaïcha, la roule descend la vallée de Y Oued Zemmour, rencontre successivement^Ain Schamer à h kilomètres, source potable, mais d’un faible débit, Bir Zemmour, également peu important, et dans le défilé même du Zemmour, a autres puits, dont l’un à sec, l’autre très peu pourvu d’eau. La crête, en dents de scie, du Djebel Zemmour présente une configuration remarquable.
- A signaler, sur la chaîne Sud, trois groupes de ruines qui ont dû appartenir à d’importantes constructions.
- Après le défilé du Zemmour, la route contourne brusquement au Sud le massif (YEl Aïaïcha, passe au-dessous des puits du Djebel el Hafay et atteint le bordj d’El Hafay, construit par les troupes d’occupation. Cet ouvrage est un rectangle de 60 sur 70 mètres de côté, avec une citerne intérieure et un mur de à à 5 mètres de hauteur, percé de créneaux sur les quatre faces. 11 occupe le centre du cirque formé par le Djebel el Hafay et le Djebel Ben Kheïr, qui le dominent à y5o mètres. Mais il est complété, à 600 mètres au S. E., par un blockaus, qui barre la route de Gabès. Télégraphe.
- Eau abondante dans les Oglet el Ksob, situés à 65o mètres vers leN.O., dans un autre cirque d’un kilomètre de rayon, déterminé par
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- le Djebel el Aïaïcha et le Djebel el Hafay. On accède à ce point d’eau, du côté d’El Hafay, par une étroite coupure de YOued el Ksob. La profondeur moyenne des oglet est de im,5o à a mètres. Eau potable, mais très magnésienne.
- On trouve peu de bois dans les ravins du Djebel Ben Kheïr et l'alfa est très clairsemé.
- D’El Hafay à Méhamla.
- La route, suivant l’Oued Ksob, sort du défilé qui atteint aoo à 3oo mètres de largeur et descend insensiblement du col d’El Ilafay pendant 7 kilomètres par les pentes méridionales du Djebel Ben Kheïr. Elle entre alors en plaine.
- x4 Méhamla, jusqu’à 500 mètres des puits, les abords de ce point offrent pendant k kilomètres un terrain très marécageux, en hiver. Plusieurs passages ont besoin d’être fascinés avec des branches de genêt et de thuya.
- Méhamla. 2 puits avec revêtement en maçonnerie, aménagés par les troupes d’occupation. Profondeur, 8 mètres. Débit assez abondant. Eau passable, magnésienne. A l’est de ces deux puits, 6 oglet abandonnés. Bois et alfa rares.
- G. .
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- 40. DE GAFSA À TEBESSA (ALGERIE), PAR Fe'rIANA ET KASSERINE.
- Nota. La route des convois suit la ligne télégraphique, mais, à Fériana , il existe plusieurs traverses sur Tébessa.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bais et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom. // Gafsa E. V. Praticable aux voitures.
- iG Bir Medkidès E. B. Idem.
- 1 8 Sidi Aïch E.B.D. Idem.
- 3 3 Fériana E. Idem.
- 33 Kasserine ». . . . peu de B. E. B. Idem.
- 21 Sidi Salah E. Idem.
- *7 Khranguet es Sloughi E. B. Idem.
- 3a Tébessa E. B. V.
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- De Gafsa à Bir Medkidès.
- De Gafsa à Bir Medkidès, la roule suit la ligne télégraphique. A 800 mètres au nord de la ville, elle traverse Y Oued Aielou, puis monle jusqu’au Foum el Mata, entre le Djebel Gafsa et le Djebel Assalah.
- A 6 kilomètres, elle traverse le lit sablonneux de YOued Safioun, large d’environ 300 mètres. La plaine, à ce moment, devient sablonneuse.
- An kilomètres, passage du Foum el Maïla, petit défilé dans le Djebel Maïla, chaîne de collines parallèles à YOued Kébir.
- A îG kilomètres, Bir Medkidès. Puits revêtu en pierres, profond de ho mètres. Eau médiocre et peu abondante pour une forte colonne.
- Route carrossable.
- De Bir Medkidès à Sidi Aïch.
- De Bir Medkidès à Enchir Sidi Aïch, la nature du terrain 11e change pas. A 1 kilomètre, on traverse un ravin de 20 mètres de large. A 11 kilomètres, Y Oued Baiech, large de i5o mètres, berges de 1 mètre.
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- Enchir Sidi Aïch (Gcmellœ? d’après Guérin), a puits revêtus en pierres; diamètre, 2 mètres; profondeur, G mètres; eau très bonne et abondante, broussailles. Alfa à proximité clans la montagne. Bordj construit en 1882.
- De Sidi Aïch à Fériana.
- De Sidi Aïch à Fériana, on longe le lit sablonneux de l’Oued Sidi Aïch, entre le Djebel Sidi Aïch et le Djebel Nadour, environ 12 kilomètres, on franchit Je Kranguet ez Zitoun (le col des Oliviers) situé à l’ouest du Djebel Thoual, et jusqu’au Djebel Oguejf, on traverse une plaine couverte d’alfa. Le passage de la route, h travers le Kranguet Oguejf, se confond encore avec le lit desséché de la rivière, large de 3o mètres. Après 1 kilomètre, on débouche dans une plaine nue et sablonneuse, à 200 mètres du point d’eau des Oglel Oguejf, réunion de trous creusés dans le sable de la rivière.
- Fériana (les Rigoles), à 6 kilomètres environ au delà du défilé, sur l’oued du même nom. Oasis de 5 à 600 habitants, répartis entre deux villages. Eau vive et abondante, bois à 2 ou 3 kilomètres du côté des jardins de Kiss et dans la montagne, au nord du camp.
- Fériana renferme une zaouïa qui donne son nom au village oriental, deux mosquées, des jardins de palmiers, figuiers, grenadiers, oliviers, maisons en pierres, clôtures en terre durcie.
- De Fériana à Kasserine.
- En quittant Fériana, la route suit d’abord le lit de l’oued pendant 2,5oo mètres. En amont de ce point, la rivière prend le nom de Oued Bon llaya. Elle renferme une eau vive et abondante que les habitants de Fériana ont détournée au moyen de rigoles pour arroser leur oasis. Ruines de Thelepte (?), appelées par les Arabes Mc-dinet el Kedima (la vieille ville).
- Au delà, grande plaine couverte d’alfa, limitée de chaque côté par des collines de 3oo à h00 mètres d’élévation. Nombreuses ruines romaines éparses. Vers le 12e kilomètre, dépression inondée en hiver, Garda Khrechem cl Kelb (le bas-fond du museau du chien); Kasserine (les deux ruines), sur l’oued encaissé du même nom, ruines de l’ancienne Colonia Scillitana; eau abondante dans le ravin.
- De Fériana se détachent 3 traverses plus directes, mais moins bonnes, sur Tébessa.
- De Kasserine à Sidi Salah.
- En sortant des ruines de Kasserine, on rencontre plusieurs ravins difficiles à franchir. Puis on atteint une plaine basse et marécageuse, située entre deux chaînes de collines calcaires, escarpées, dénudées, d’environ 3oo à h00 mètres de hauteur.
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- \;Oued Foussana, qui y serpente, a de l’eau courante assez abondante. Au pied du Djebel Chambi, ravin dillicile. On pénètre flans le Khranguet es Zebb'es, défilé étroit, pénible, long de h kilomètres.
- Au delà, grande plaine coupée par quelques ravins et entourée d"un cirque de montagnes.
- Sidi Salah, koubba , à proximité de Y Oued el Hattob (la rivière du bois) où il y a de l’eau, mais le bois fait défaut; il faut en prendre au Khranguet es Zebbès, car, à Sidi Salah même, on ne trouve dans l’oued que quelques tamarins.
- De Sidi Salah au Khranguet es Sloughi.
- Entre Sidi Salah et le Khranguet es Sloughi, la plaine présente le même caractère que précédemment. Le Khranguet es Sloughi est un défilé situé entre le Djebel Hamra et le Djebel el Azet'eg. L’eau est abondante dans la rivière à'Aïn Sottara. On trouve du bois à proximité. Le Djebel Hamra renferme des gisements de galène, de carbonate de cuivre et d’oxyde de fer. A l’entrée du défilé, ruines d’une ville assez considérable.
- De Khranguet es Sloughi à Téhessa.
- Le passage du Khranguet es Sloughi est assez difficile; les aboids en son! marécageux; le défilé est ensuite très raviné.
- En le quittant, on suit une ancienne voie romaine dans une vallée couverte de végétation.
- On franchit, vers le 11e kilomètre, un ravin de i5 mètres de large et de 6 mètres de profondeur, et on atteint le Khranguet Moua-had, défilé étroit où l’on a pratiqué un chemin. On passe enire le Djebel Zebissa et le Djebel Bon cl Aba, montagnes boisées de pins. Alfa très abondant.
- On débouche ensuite dans la vallée de YOued cl Kébir, vers le 17e kilomètre, et, laissant à gauche Beccaria, on se dirige sur Téhessa.
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- /(l, DE SIDI AÏCH À KASSERINE, PAR Ol;M DEBAN (TRAVERSE).
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET roi.vrs l'IUNClPAl X. DESSOUDEES en ean , Dois et fourrages. NATURE I)E LA ROUTE.
- kilom.
- // Sidi Aïch E. B. Bonne.
- Bir Oum Deban E. B. Idem.
- .3 b Kasserine E. B.
- De Sidi Aïch à Bir Oum Deban.
- De Sidi Aïch, la roule longe le lit sablonneux de l'Oued Sidi Aïch, entre le Djebel Sidi Aïch et le Djebel Nadour.
- A h kilomètres, on quitte Y Oued Sidi Aïch pour suivre YOued Erseuf, son affluent de gauche.
- A i5 kilomètres, on franchit dans un col peu élevé et très facile l’extrémité Est du Djebel Thoual.
- A partir de ce point, on suit continuellement le cours de l'Oued Oum Deban jusqu’à Enchir Oum Deban, où se trouve le puits du même nom.
- Bir Oum Deban a été longtemps comblé. Ali Srir, caïd des Fre-chiches, l’a décomblé en 1882. L’eau y est très bonne.
- De Bir Oum Deban à Kasserine.
- De Bir Oum Deban, remonter Y Oued Oum Deban [tendant 2 kilomètres, puis contourner par l’Est le Djebel Zaatli (petite hauteur de 80 mètres), en passant par Enchir Zaatli, temple ruiné à 5k,ooo. On peut aussi l’éviter par l’Ouest, en remontant le cours de Y Oued Melcsen el Ferch.
- A 6 kilomètres au nord du Djebel Zaatli, on aperçoit, sur la montagne, 2 kefs élevés, identiques, nommés Kef el Ferch (Kef de la Lunette), entre lesquels passe la route de Kasserine.
- A i5 kilomètres, on atteint le sommet du col.
- A 16 kilomètres, on laisse, à gauche de la route, Enchir Re-chtg, ruines peu importantes, où se trouvait habituellement la smala de l’ancien caïd des Frechiches.
- A 22 kilomètres, Enchir Mechdouj, après lequel on rejoint la route de Fériana à Kasserine (voir page 129).
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- 42. DE FERIANA À TÉBESSA (ALGERIE), PAR BOL HAYA (traverse DU KRANGUET ES SLOUGHl).
- DISTANCES entre tes différents poin ts. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES on eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom.
- n ^ Fériana n Praticable aux voitures.
- 1 7 Bir Bon Haya E. B. Idem.
- 2 2 Aïn Bon Driès E. B. Muletière.
- 22 Kranguet es Sloughi E. B. Praticable aux voitures.
- 3a Tébessa E.B.V.
- 9-3
- De Fériana à Bir Bou Haya.
- Eu quittant Fériana, la route suit d’abord le lit de l’oued pendant •?,5oo mètres; en amont de ce point, la rivière prend le nom à'Oued Bou llaya, eau vive et courante.
- A 3 kilomètres, la route traverse les ruines de Thelepte.
- Au delà, grande plaine couverte d’alfa que l’on suit jusqu’à Bou llaya, en remontant continuellement la rive gauche de l’oued.
- Bir Bou Haya. Plusieurs puits dans l’oued, à 3 kilomètres à l’ouest du Djebel Krechem el Kelb. ftedirs. Eau bonne et abondante. Bois en grande quantité.
- Au début de l’occupation, une compagnie a été longtemps détachée à Bou Haya, pour débiter le bois de pin nécessaire aux constructions des postes du Sud.
- De Bir Bou Haya à Aïn Bou Driès.
- De Bir Bou Haya, la route continue au Nord, le long de l’Oued Bou Haya.
- A 8 kilomètres, on entre dans le Kranguet Bou Haya, entre les hauteurs boisées du Djebel Dernaïa et du Djebel Chambi. Passage très facile.
- A i5 kilomètres, Enchir el Goussa, dans l'Oued elGoussa, nouveau nom de l’Oued Bou Haya.
- A 18 kilomètres, Kranguet Bou Driès, à la pointe orientale du Djebel Bou Chebka. Chemin praticable aux voilures.
- Aïn Bou Driès, près de l’Enchir du même nom, dans l’Oued Bou Driès, renferme une eau bonne et abondante qui coule encore
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- flans lelitde l'oued pendant 10 kilomètres, jusqu a l'Oued Cherchera. Bois de pins très abondant.
- D’Aïn Bou Driès au Khranguet es Sloughi.
- D’Aïn Bou Driès, la route se continue sur un plateau pendant 5 kilomètres, jusqu’à des ruines peu importantes. Elle descend ensuite les pentes septentrionales du Djebel Bou Driès, à partir d'Aïn Laakba, à 6 kilomètres. Eau bonne et abondante, bois facile à trouver.
- D’Aïn Laakba, la route très accidentée, quoique praticable, a comme direction générale la pointe Est du Djebel Hatnera et ne sort des bois que vers le i3e kilomètre.
- A i4 kilomètres, on traverse YOued Riaij, qui ouvre une route entre le Djebel Sif, au Nord, et le Djebel Bou Driès, au Sud.
- A partir de ce point, on laisse à droite et à gauche quelques ruines peu importantes.
- Kranguet es Sloughi (voir la route de Gafsa à Tébessa, page i3o).
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- 43. de fériana à tébessa (algérie), i>ar el ma el abiod.
- DISTASCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES on eau, bois et fourrages. NATURE I)E LA ROUTE.
- kilom. // Fériana // Praticable aux voitures.
- 29 Bir Oum Ali E. Idem.
- 27 Ei Ma cl Abiod peu de B. E. Idem.
- 21 Tébessa. E.B.V.
- 77
- De Fériana à Bir Oum Ali.
- La route, pendant 12 kilomètres, longe les pentes Sud du Djebel Goubeul. A i3 kilomètres, elle s’infléchit à angle droit vers le Nord pour entrer dans le Kranguel Goubeul. C’est au Kranguet Goubeul <[u’il faut faire du bois, sous peine d’en manquer à Bir Oum Ali. A 1 b kilomètres, au milieu du défdé, un ancien puits romain avec de l’eau bonne. A i5 kilomètres, sortie du kranguet. La roule s’infléchit de nouveau à angle droit vers l’Ouest. A 16 kilomètres, bosquet d'oliviers.
- Bir Oum Ali, grandes ruines romaines. Eau bonne el abondante. Puits et redirs. Très peu de bois.
- De Bir Oum Ali à El Ma el Abiod.
- De Bir Oum Ali, la route se dirige vers le Nord, sur les pentes qui s’étendent entre le Djebel Bou Gajfer et Y Oued el Meouin.
- Au a3e kilomètre, elle passe à 2 kilomètres à l’Est du Djebel Aamba.
- El Ma el Abiod. Eau abondante dans l’oued. Bois à 2 kilomètres dans la montagne.
- De El Ma el Abiod à Tébessa.
- D'El Ma el Abiod, la route continue vers le Nord. A 5 kilomètres, on franchit le Khranguet Tenoukla dans la montagne du même nom. La roule longe ensuite les pentes Nord du Djebel 7 c-noulela et du Djebel Osmor jusqu’à Tébessa.
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- 44. DE FER IA INA À TEBESSA ( ALGERIE), PAR BOU CHEBKA.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fou rniges. NATl'RE DE CA DOITE.
- kilom. // 3-i a à 1 r> Fériana Bon Chebka (Redirs) Beccaria Tébessa E. peu de B. E. B. E. B. E.B.V. Carrossable. Idem. Idem.
- 71
- De Fériana à Bou Chebka.
- La route traverse le Djebel Fériana, pendant 7 kilomètres. A partir d'Enchir Guetaïn, elle entre dans une vaste plaine, nue et un peu sablonneuse. Au i4c kilomètre, le Garet en Naïn, grande table à bords escarpe's, haute de 20 mètres, longue de 1,000 mètres et large de 5oo. A 21 kilomètres, le Djebel Demain, d’une hauteur variant de 200 à 3oo mètres. On chemine alors dans une forêt de pins jusqu’au Redir Amaja, près de l’Enchir Bou Chebka.
- Le Redir Amaja, dans l’oued du même nom, a de l’eau bonne et permanente. Bois très abondant.
- Route carrossable.
- De Bou Chebka à Beccaria.
- La route suit d’abord Y Oued Amaja jusqu’à Aïn Taga, entre les hauteurs boise'es du Djebel Bou Chebka et du Djebel Chettabia. De là, elle suit la plaine jusqu’au Kranguet Beccaria, où l’on trouve de l’eau et du bois en abondance.
- Beccaria, village alge'rien.
- Route carrossable.
- De Beccaria à Tébessa.
- Route de plaine, au nord du Djebel Bou Rouman et du Djebel Os-mor.
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- 45. DE GAFSA À TEBESSA, PAR LE KRANGL'ET SAFSAF.
- DISTANCES entre les diflerenls points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. lïESSOUItCES en eau, bois et, fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom,
- // Gafsa E.B.V. Muletière.
- l/l Aïn Guettai' Peud’E. B. Ravinée. Idem.
- 38 Sidi Ahmed Saïda E. B. Idem.
- 2/1 Oglet Mzara E. B. Idem.
- 9/1 Bir Oum Ali E. peu île B. Idem.
- 97 El Ma el Abiod E. B. Idem.
- 2 1 1/18 Tébessa E.B.V.
- De Gafsa à Aïn Guettar.
- De Gafsa, la route suit la ligne télégraphique vers le Nord. A Hoo mètres, elle traverse Y Oued Aielou, puis monte jusqu’au Foum cl Maza ( 1 h kilomètres), entre le Djebel Gafsa et le Djebel Assala.
- Au Foum el Maza, elle abandonne la route de Sidi Aïch, pour suivre les pentes Nord du Djebel Gafsa, entre cette dernière montagne et l’Oued Kébir.
- Aïn Guettar est située entre Y Oued Ferriba et YOuedDieb, dans Y Oued Aïn Guettar, à l’entrée d’une gorge du Djebel Guettar. Eau suffisamment abondante pour une petite colonne. Bois dans la montagne.
- D’Aïn Guettar à Si Ahmed Saïda.
- D’Aïn Guettar, il n’y a plus de roule. Çà et là, quelques pistes. Le mieux est de se jeter immédiatement dans le lit de YOued Kébir, pour éviter de nombreux ravins très difficilement franchissables.
- A 5 kilomètres, confluent de YOued Kranguet el Ouar, qui ouvre un très mauvais chemin entre le Djebel Bou Ramli el le Djebel, Serraguia.
- A 2 2 kilomètres, Sidi Medkidès; pierres tumulaires, lieu de prière.
- Au 32e kilomètre, on laisse, à 2 kilomètres sur la gauche, Sidi Bou Bâchent, autre pèlerinage fréquenté.
- Si Ahmed Saïda, marabout sur les berges de la rive droite, do-
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- minant l’oued de 20 mètres. Au pied, sables mouvants dans l’oued, que l’on évite en prenant la piste de la rive gauche Ruines d'un ancien oppidum de 5oo mètres de côté. Mosaïques. Anciens fours à briques. Eau excellente et abondante de l'Aïn Oum el Ksob. Bois.
- De Si Ahmed Saïda aux Oglet Mzara.
- De Si Ahmed Saïda, la roule suit la rive droite de l’Oued Oum el Ksob jusqu’aux Oglet Ahmed, distants de 8 kilomètres. Eau bonne, bois. C’était le campement habituel de Sidi Bou Bougua, ancien caïd des Quled Sidi Abicl.
- Des Oglet Ahmed, la roule gravit les pentes qui séparent l’Oued Oum cl Ksob de l'Oued Zuhkar, pour venir de nouveau, au 14e kilomètre, suivre le cours de l’Ouecl Oum el Ksob, d’abord sur la rive droite, puis sur la rive gauche, à partir du confluent cle l'Oued Gaovig (î <jc kilomètre).
- Oglet Mzara, dans le lit de l’Oued Mzara, autre nom de l’Oued Ourn el Ksob. Eau bonne. Bois.
- Des Oglet Mzara à Bir Oum Ali.
- La roule remonte le cours de l'Oued Safsaf, pendant 5 kilomètres. jusqu'à l’entrée du Kranguet Safsaf.
- Le Kranguet Safsaf offre un des paysages les plus saisissants de la Tunisie. C’est un couloir étroit et long, dominé à droite et h gauche par des escarpements atteignant 200 mètres, et à travers lesquels l’oued, large de 4o mètres, peut seul se frayer un passage. Il présente cependant dans sa partie centrale un brusque élargissement de 4qo mètres. Bien que les deux extrémités de ce défilé ne soient pas distantes de plus de 4 kilomètres en ligne droite, son développement atteint G kilomètres, à cause de ses nombreuses sinuosités.
- Sur la rive droite, une porte romaine, assez bien conservée, en ouvre l’entrée, tandis que, sur la rive gauche, les traces d’un aqueduc sont encore visibles.
- A 1 kilomètre dans l’intérieur, près de l’élargissement central où se dressent une centaine de peupliers, un fort ruiné, à plusieurs étages, semble accroché aux escarpements de la rive gauche. Cette construction est probablement espagnole.
- En creusant le sable de l’oued, au nord des peupliers, on trouve un peu d’eau.
- Le kranguet offre aux voitures quelques passages très difficiles, à cause des rochers qui sont tombés dans le lit de l’oued.
- An kilomètres, sortie du défilé à Enchir Ouidan. C’est là qu’il faut faire du bois, celui-ci étant rare à Bir Oum Ali.
- Jusqu’au i4e kilomètre, on remonte le cours de l’oued sur la rive
- gauche.
- A partir de ce point, on se dirige sur Bir Oum Ali, en marchant
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- parallèlement à la crête du Djebel Serraguia et en prenant comme direction le Koudiat Oum Ali, haut mamelon dans la plaine, qui affecte la forme d’une table. Il est situé à 1 kilomètre au sud de Bir Oum Ali.
- Bir Oum Ali, grandes ruines romaines. Eau bonne et abondante (puits et redirs). Très peu de bois.
- De Bir Oum Ali à El Ma el Abiod.
- Voir la route de Fériana à Tébessa, par El Ma el Abiod, page i3è.
- D’El Ma el Abiod à Tébessa.
- Voir la route de Fériana à Tébessa, par El Ma el Abiod, page 134.
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- 46. DE GA FSA À NÉGRINE ( ALGERIE).
- DISTANCES entre les difleren Is poinis. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom.
- // Gafsa E. B. V. Marécageuse.
- 18 Ain Tfel E. B. Muletière.
- a6 Ras el Aïoun E. B. Difficile.
- 2 4 Djemmâ er Recliig E. Muletière.
- i3 Mi dès E. B. Idem.
- 2/1 Koudiat el Maïzu E. Idem.
- ' 18 128 Négrine E; B.
- De Gafsa à Aïn Tfel.
- De Gafsa h Aïn Tfel, la route prend comme direction le Djebel Bou Ramli, pour aller longer les pentes méridionales du Djebel Gafsa, afin d’éviter le Bahirt el Oglat, marécage dangereux.
- A 1 kilomètre, elle passe au pied de la redoute de Coudial el Meîda.
- A h kilomètres, elle laisse la petite oasis de Si Ahmed Zahroug à 5oo mètres au Nord.
- La route devient alors marécageuse, à cause de la proximité du Bahirt el Oglat.
- A îo kilomètres, elle devient pierreuse et se dirige à l’entrée du Kranguct Tfel, en passant au nord des grandes ruines d’Henchir Tfel.
- Le kranguet étant très difficile, une troupe dévia camper à l’entrée. L’eau est à 2 kilomètres et demi dans le kranguet. Elle esl bonne dans l’oued et à T Aïn Tfel. Bpis.
- De Aïn Tfel à Ras el Aïoun.
- D’Aïn Tfel, la roule longe les pentes S. E. du Djebel Stah, pendant k kilomètres, jusqu’à YOued Stah qu’elle remonte un instant avant de traverser la montagne.
- A 10 kilomètres, elle descend dans le Bled Douara en longeant les pentes Nord du Djebel Stah et du Djebel Tarfaou, dont les contreforts rendent la route parfois difficile, mais non impraticable.
- A 20 kilomètres, elle atteint Y Oued Merrada dont elle suit le cours jusqu’à Ras el Aïoun.
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- Ras el Aïoun, au nord dukranguet de Y Oued Seldja, renferme des sources nombreuses, abondantes et bonnes. Gros tamarins sur un parcours de 3 kilomètres.
- De Ras el Aïoun à Djemmâ er Rechig.
- De Ras el Aïoun, la route remonte le cours de YOued Seldja pendant 3 kilomètres. La roule se continue ensuite vers l’Ouest, en remontant les pentes qui séparent YOued Nagu'es de Y Oued Alima.
- A i3 kilomètres, Oglat Alima, dans l’oued du même nom. Eau saumâtre.
- La route longe ensuite les pentes Nord du Djebel Redefef et du Djebel Khaufom.
- Djemmâ er Rechig. 2 koubbas. Très peu d’eau dans l’oglal. Bois abondant.
- De Djemmâ er Rechig à Midès.
- De Djemmâ er Rechig, la route suit le cours de Y Oued Rechig.
- A h kilomètres, elle arrive à Y Oued Frid, qu’elle descend en longeant les pentes Sud du Djebel Msilah.
- A îa kilomètres, Aïn Rreka, sur la rive droite de l’Oued Frid.
- A i5 kilomètres, elle quille l’Oued Frid et entre dans la montagne par Y Oued Kelb, passage ditîicile.
- Midès, village de 200 habitants. Oasis de A,00.0 palmiers. Sources nombreuses. Bois.
- De Midès à Négrine.
- A 2A kilomètres, Koudiat el Maïza.
- A 18 kilomètres, Négrine.
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- 47. DE G A FS A À CHEBlkA.
- DISTANCES entre les différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. liESSOUBCES en eau, bois et fourrages. ISATURE DE LA ROUTE.
- kilom. // Gafsa E. B. V. Muletière.
- 18 Aïn Tfel E. B. Idem.
- 33 Oued Seldja E. B. Idem.
- 20 Aïoun Ammer E. B. Idem.
- 20 Chebika E. B.
- !>’ 1 .
- De Gafsa à Ain Tfel.
- Voir page 1.89.
- D’Aïn Tfel à l’Oued Seldja.
- D’Aïn Tfel, la route longe continuellement les pentes méridionales des montagnes qui s’étendent de Gafsa à Négrine.
- Les oueds que l’on traverse sont très ravinés, mais tous offrent un point de passage facile.
- A h kilomètres, Oued St ah.
- A 11 kilomètres, Oued Anicla, qui va se jeter dans l’Oued Melah, à 1 kilomètre et demi des Oglet Magroun.
- A a5 kilomètres, Oued Amara (on laisse Oglet Amara à h kilomètres au Sud).
- A 28 kilomètres, Oued Jaacha (on laisse Oglet Jaacha à 6 kilomètres au Sud).
- L’Oued Seldja offre, au débouché du kranguet infranchissable qu’il ouvre, un ruisselet d’eau excellente, large de 1 mètre et long de a kilomètres, qui va se perdre dans les sables de l’oued, pour reparaître à Bordj Gouifla, où son eau est salée. Bois abondant.
- De l’Oued Seldja à Aïoun Ammer.
- De l’Oued Seldja, la route borde les pentes méridionales du Djebel A lima et du Djebel Ziuaa jusqu’à Aïoun Ammer, en se tenant continuellement au nord de l’Oued Msira, presque parallèlement à la chaîne.
- A 10 kilomètres, Oued Mtalsalga. Aïn Mtalsalga, à 500 mètres dans la montagne. Un peu d’eau. Bois.
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- A iG kilomètres, Oued Zimm, avec la source du même nom, à 2 kilomètres dans la montagne. Eau excellente et suffisamment abondante. Bois.
- A 20 kilomètres, Oued Ammer, et au pied de la montagne, les sources dites Aïoun Ammer. Eau bonne et suffisamment abondante. Bois.
- D’Aïoun Ammer à Chebika.
- I)'Aïoun Hammer à Chebika, la route borde les pentes méridionales du Djebel Zimm, du Djebel Hnmdn, du Djebel Negueb et du Djebel Ziloun.
- A 3 kilomètres et demi, Oued Hamda. Aïn Hamda est à 5oô mètres dans la montagne. Un peu d’eau bonne. Bois.
- A îo kilomètres, Oued Negueb, affinent de droite de l’Oued Mzira.
- A 12 kilomètres, Oued Zitoun. Aïn Ziloun, à 5oo mètres dans la montagne. Un peu d’eau bonne. Bois.
- A i3\5oo, Oued Drima, avec Ain Brima, à l’entrée de la montagne. Un peu d’eau bonne. Bois.
- A i6\5oo, Oued Bou Saïb, et Aïn Bon Saïb, à 5oo mètres dans la montagne. Eau bonne. Bois.
- Chebika, au pied de la montagne, pauvre village de lioo habitants. Eau excellente, abondante. Bois. Oasis formée de deux groupes inégaux. 8,ooo palmiers, arbres fruitiers, légumes.
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- 48. DE GAFSA À TAMERZA.
- DISTANCES entre les ' différents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POIKTS PRüVCIPAUX. UKSSOURCES en eau, bois et fourrages. jN'ATCRE DE I.A ROUTE.
- kiloin.
- // Gafsa E.B.V. Muletière.
- 18 Ain Tfe! E. R. Idem.
- 2(> Ras el Aïoun E. B. Idem.
- 2 h Djemtna er Rechig Peud’E. B. Idem.
- 1 4 Tamerza E. B.
- 1 1 CJ OC
- De Gafsa à Djemmâ er Rechig.
- V^oir l’itinéraire rie Gafsa à Négrine (Algérie), page 160.
- De Djemmâ er Rechig à Tamerza.
- De Djemmâ er Rechig, la route suit le cours de l’Oued Rechig.
- A 4 kilomètres, elle arrive à l’Oued Frid, quelle descend pendant 3 kilomètres pour atteindre Bir ed Dab, situé à 1 kilomètre au sud de l'oued, et à 8 kilomètres de Djemmâ er Rechig.
- Bir ed Dab. 6 puits d’eau bonne. Tamarins.
- A 9k,5oo, à 3oo mètres au sud d’Enchir Fessa.
- A 11 kilomètres, on atteint YOued Bligi, dont on descend le cours jusqu’à Tamerza.
- Tamerza, bâti sur un éperon, entre Y Oued Bligi et Y Oued el Moiiji, est un village assez mal bâti qui comprend 900 habitants. Eau bonne en abondance. Bois. Industrie nulle.
- L’oasis, longue de 3,000 mètres sur 5oo de largeur moyenne, s’étend sur les deux rives de l’Oued Tamerza et renferme 18,000 palmiers, des arbres fruitiers et des légumes.
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- — 1 kh —
- 49. DE TOUZER À FÉRIANA.
- DISKANCES entre les differents points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom. U Touzer E.B.V. Muletière.
- 9 La Hamma E. B. Idem.
- 21 Oued Gouifla E. B. Idem.
- 2 3 Bordj Seldja E. B. Idem.
- 28 Oglet Douara E. B. Idem.
- 3o Redir El Maajeu bel Abbés.. . . E. B. Idem.
- 26 Fériana E. B.
- i37
- De Touzer à La Hamma.
- Voir page 122.
- De La Hamma à Bordj Gouifla,
- Voir page 121.
- De Bordj Gouifla à l’Oued Seldja.
- De Bordj Gouifla, la route traverse l’Oued Gouifla et se dirige vers le Nord, en longeantconlinuellementl'OuedSeldja, sur la rive gauche.
- A 1 Zi kilomètres, elle longe le pied occidental du Coudial Chcblca, assez raviné, mais praticable.
- A 18 kilomètres, elle laisse à l’Est le Kef Sidi Asman, dont l’éperon fait dévier pendant i,5oo mètres le cours de XOued Seldja.
- Oued Seldja (voir page i4i).
- De l’Oued Seldja aux Oglet Douara.
- De l'Oued Seldja, la roule se dirige à 1 Est, en longeant la pente méridionale du Djebel Zerf.
- A 4 kilomètres, on rencontre la piste des caravanes se dirigeant vers le Nord; la roule traverse le Kranguet Metlaoui; quelques passages difficiles, mais franchissables.
- A i3 kilomètres, sortie du kranguet.
- Le chemin se dirige ensuite sur Oglet Douara, en contournant la Garâat ed Douza par l'Ouest ou par l’Est. La route de l’Est est un peu plus courte.
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- A 20 kilomètres, Enchir Kerma, ruines peu importantes.
- Oglet Douara, au N. E. de la Garâat ecl Douza, renferme 4 puits d’eau bonne, au milieu des tamarins. Bois très abondant.
- Des Oglet Douara au Redir el Maajen bel Abbés.
- Des Oglet Douara, la route se dirige vers le Nord,remontant le cours de l'Oued, Nebeuch, pour passer entre le Djebel Bellil b. l’Ouest et le Djebel Bou Ramli à l’Est. .
- A 2 kilomètres, à l’Est, les deux marabouts de Si Slimau et de Sidi Ali ben Abid.
- A io kilomètres, défilé formé par le Djebel Bellil et le Djebel Bou Ramli.
- A il kilomètres, les Oglet Ohra (appelés aussi Aïn Serraguia), au pied du Djebel Serra»nia. Un peu d’eau bonne.
- A i5 kilomètres, olivier remarquable sur le bord delà route, au pied de la ceinture escarpée du bassin supérieur de l’Oued Nebeuch.
- A 16 kilomètres, Enchir Koudiat, ruines peu importantes.
- A 21 kilomètres, passage de Y Oued el Kébir, large de 200 mètres.
- A 24 kilomètres, Enchir Cherega, ruines peu importantes et passage de l’oued du même nom.
- A afi kilomètres, Y Oued el Ksob, peu important, facile à traverser.
- Redir el Maajen bel Abbés, ancienne citerne romaine, très boueuse, dont l'eau, après filtrage, est potable. Ruines romaines. Quelques broussailles.
- Nota. — Une autre route, plus longue, va des Oglet Douara à Redir el Maajen, entre le Djebel Bellil et le Djebel Tebaga, en passant par Bir ed Dab (i5 kilomètres, redir dans l’oued, eau assez abondante, bois), et Si Aluncd ben Saïda (3a kilomètres, voir page 136). De Si Ahmed ben Saïda, il reste encore 12 kilomètres pour se rendre au Redir el Maajen.
- Du Redir el Maajen à Fériana.
- Du Redir el Maajen à Fériana, la route se dirige d’abord sur Oglet Oguef [ 17 kilomètres).
- A 5 kilomètres, Enchir ez Zitouna, ruines peu importantes, après le passage de YOued Krechem, dont le lit j'enferme de nombreux oliviers.
- A 8 kilomètres, YOued Kjoul, dont on remonte le cours jusqu’à 4 kilomètres au sud des Oglet Oguef On setrouve alors sur la route habituelle des courriers de Fériana à Gafsa.
- Pour Oglet Oguef et la route jusqu’à Fériana (voir page 129).
- 7
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- 50. DE TOVZER À NÉGRINE (ALGERIE).
- DISTANCES entre les diffère lits points. GÎTES D’ÉTAPES ET POINTS PRINCIPAUX. ressources en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom.
- // Touzer E. B. Sablonneuse.
- 9 El Hamma E. B. Idem.
- 2 h Bir el Hanecli E. B. Bonne.
- 2/1 Chebika . E B. Muletière.
- 1/1 Midès E. B. Idem.
- 2/1 Koudial el Maiza.. . . : E. Idem.
- 18 Nêgrine E. B. V.
- 113
- De Touzer à El Hamma.
- Voir page 122.
- D’El Hamma à Bir el Hanech.
- D’Et Hamma, la route se dirige vers le Nord.
- A i4 kilomètres, traversée de l’Oued Melah, difficile à cause du fond marécageux de l’oued. A partir de ce point, on traverse des dunes boisées (bouquet de tamarins).
- A 19 kilomètres, Oued Oum el Ajfeg.
- A 22 kilomètres, Oued el Hanech, dont on remonte le thalweg pendant 2 kilomètres pour arriver au puits.
- Bir el Hanech. Eau bonne, abondante et permanente. Broussailles.
- De Bir el Hanech à Chebika.
- A 3,5oo mètres, Bir Zarzour, eau bonne; halte habituelle des caravanes.
- An kilomètres, YOuedMzira, bordé de tamarins.
- Chebika, au pied de la montagne, village misérable de 4oo habitants. Eau excellente et bois. Oasis formée de deux groupes inégaux; 8,000 palmiers, arbres fruitiers, légumes.
- De Chebika à Midès.
- De Chebika, la route longe pendant 6 kilomètres le pied du Djebel Garbia et arrive ainsi à l’entrée du Kranguet Oum en Nass
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- dont le parcours s’effectue, en partie dans Y Oued Tamerza (20 centimètres d’eau), en partie dans les rochers des deux rives.
- An kilomètres, en vue de l’oasis de Tamerza, on quitte l’Oued Tamma'pour'prëndre lit de Y Oued Mules.
- Le Kranguet Oum en Nass offre quelques passages assez difficiles pour un convoi.
- Le village et l’oasis de Midès sont situés sur la rive gauche de l’Oued Midès, a00 habitants, nombreux marabouts , 6,000 palmiers, légumes, arbres fruitiers. Sources abondantes.
- De Midès à Négrine.
- A 9,4 kilomètres, Koudiat el Maïza.
- A 18 kilomètres, Négrine (Algérie).
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- 51. DE TOUZER À TEBESSA (ALGERIE).
- DISTANCES en Ire les différents points. GÎTES D’ÉTAPES . ET POINTS PRINCIPAUX. RESSOURCES en eau, bois et fourrages. NATURE DE LA ROUTE.
- kilom. // Touzer E.B.V. Sablonneuse.
- !) El Hamma E. B. Idem.
- 2 h Bir el Hanecli E. B. Bonne.
- J 2 h 1/1 Ghphika E. B. Muletière. Idem.
- Tamerza E. B.
- *7 Oued Frid. E. B. Idem.
- 16 Oued el Orclien E. B. Idem.
- 18 Bir el A ter E. B. Idem.
- 8 Bir Rhezenetta E. B. Idem.
- Pion ind. Têbessa E.B.V.
- De Touzer à Ghebika.
- Voir la route de Touzer à Négrine (Algérie), page 146.
- De Ghebika à Tamerza.
- De Ghebika, la route longe pendant 6 kilomètres le Djebel Garbia et traverse le Kranguet Oum en Nass.
- A 11 kilomètres, confluent de l’Oued Midès et de l’Oued Tamerza, en vue de l’oasis de Tamerza. La route suit la partie nord de l’oasis.
- \ oir Tamerza, page 143.
- De Tamerza à l’Oued Frid.
- De Tamerza, remonter le cours de l’Oued Bliji.
- A 4k,5oo, la roule passe à 3oo mètres au sud à'Enchir Fessa.
- A 6 kilomètres, Bir ed Dab. 7 puits d’eau bonne. Tamarins.
- De Bir ed Dab, en remontant le cours de l’Oued Frid, contourner le Djebel Msilah, haut de 100 mètres environ.
- A i3 kilomètres, cimetière arabe, à 4oo mètres environ sur la rive gauche de l’Oued Frid.
- A 17 kilomètres, Oued Frid. L’eau s’obtient en creusant le sable de l’oued à 00 centimètres. Eau bonne, bois. Ruines à 200 mètres, sur la rive gauche.
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- De l’Oued Frid à l’Oued el Orchen.
- La route remonte le cours de l’Oued Frid, sur le versant occidental du Djebel Fedj Nahala; cet oued prend ensuite le nom A'Oued el Orchen , jusqu’au puits situé exactement au bord de l’oued et sur la rive gauche, à quelques centaines de mètres du confluent de YOued el Bir et de Y Oued Acacha.
- Oued el Orchen. 1 puits d’eau bonne et abondante. Bois en grande quantité.
- De l’Oued el Orchen à Bir el Ater.
- De l’Oued el Orchen, la route se confond avec le lit de l’oued, dont le fond est très résistant. De choque côté, une série de petites hauteurs très ravinées le dominent.
- A g kilomètres, on laisse, à 5oo mètres à l’Est, YEnchir el Mied, ruines peu importantes.
- A Bir el Ater, camper à l’entrée du défilé, formé par les derniers contreforts du Djebel Hat el Bir, à hauteur du cimetière arabe.
- Le puits de Bir el Ater, ancien puits romain, maçonné, d'environ 3 mètres de diamètre, renferme une eau bonne et abondante. Il est situé dans le défilé, à 3oo mètres au nord du cimetière, et sur la rive gauche de l’oued.
- De Bir el Ater à Bir Rhezenetta.
- De Bir el Ater, la route, remontant le cours de l’Oued el Ater, s’engage pendant 2 kilomètres dans un défilé bordé de hauteurs d’une quarantaine de mètres environ.
- A 2 kilomètres, elle débouche dans la grande plaine de YOued Kébir.
- A h kilomètres, Enchir el khrobna, ruines romaines peu importantes.
- Bir Rhezenetta, dans l’Oued Rhezenetta, est formé d’une série d’oglel, fournissant de l’eau bonne assez abondante pour une petite colonne. Bois.
- De Bir Rhezenetta à Tébessa (Algérie).
- Les renseignements font défaut.
- 7-
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- INDEX ALPHABETIQUE
- DE TA RÉGION SUD.
- 1. L’abréviation un placée à la gauche d’un nom indique qu’il existe des
- ruines romaines dans la localité ou dans les environs.
- 2. Les numéros précédés d’un astérisque désignent la page, où les rensei-
- gnements sont les plus complets.
- A
- Aba (Djebel Bon El), i3o.
- Abbade (Bir), 90.
- Abbas, 70.
- Abdallah (Biar), 76 , *73. Abdallah (Bir), 102.
- Abdallah (Bon), 87.
- Abdallah (Zaouïa Sidi), 60. Abderraman (Sidi), 108.
- Abdou (Aïn), 120.
- Abeuss (Redir), n3.
- Abid (Ali Ben), 145.
- Abid (Ouled Sidi), i3i.
- Acacha (Oued), i4g.
- Achana (Djeb El), 121.
- Adeloun (Coudiat), 26 Adjemia (Trik El), 71, 72. ,:i. ,
- Adjen (Oum El), 102. , .... . ; ;•
- Afeg (Oued Oum El), i40. Aggarsel Nepte, 71.
- Agbir (Bordj El), aA, *20, 26.^ Aguerba (Bir), 79, 88.
- Ahmar (Bir Abdallah Ben), 94. Ahmar ( Djebel Bou), 96.
- Ahmar (Oum Mouï), 91. -
- Ahmed (Biar Bou), 17.
- Ahmed (Oglet),. 137.
- Ahmed (Oued Béni), 12.
- Ahmed (Oued Bou), 17.
- Ahmed (Oum Mouï), 91.
- Ahmed Bel Hadj (Sidi), 71.
- | Ahmed Ben Rothi (Sidi), 78.
- I rr. Ahmed Saïda (Sidi), i36.
- Ahmed Zahroug (Sidi), i3g.
- Abmeur (Bir El), 11, *i4, 17, 28. 38,53,57.
- Abmeur (Hassi El), 19.
- Ahinet Abnia (Bir), g3.
- Alnnid (Sidi), 29.
- Ahouayas, 35, 89, 4o.
- Aïa (Oum Mouï), 92.
- ' Aïaïcha (El), 65, 109,*125, 126.
- 1 rr. Aïaïcha (Djebel El), 127.
- Aïat el Bou Hagueuss, io3.
- ! Aïch (Djeb Sidi), 129.
- RR. Aïch (Enchir Sidi). 128, *129,
- | l3o.
- Aïch (Oued Sidi), 129, i3i.
- 1 Aielou (Oued), 120, 128, t36.
- Aïn, Aïoun (trad. source) [voir le nom propre].
- Aira (Djebel), 112.
- Ai'ssa (Bir Béni), 52. •
- Aïssa (Gasseur Béni), 39, 4o.
- Aïssa (Oued Béni), 47, 52.
- A jim (Houmt), 21, 23, a4, *a5, 2C. Akarras, 19, 22, 20, 26.
- Akleuff ( Djemma Bou), 26.
- Aléguéia, g3.
- ! Aléguia,7i.
- | Ali (Béni), 71.
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-
-
- rr. Ali (Bir Oum), i34, i36, 137, '
- *138.
- Ali (Coudiat Oum), 137.
- Ali ( Oum ), 115.
- Ali (Oum Mouï), 90, 91.
- Alil (Zaouiet El), 92. I
- Aiima (Oued), i4o. j
- AHeg (Djebel Oum El), 125. 1
- Allendaoui (Bir), 100. J
- Alouïa (Bir El), 93. j
- Amaja (Redir et Oued), i35. |
- Amar (Bir El), 54, 5g. '
- Amara (Oued et Oglet), i4i. !
- Animer ( Aïoun ), 141. j
- Ammer (Oued), i4a. |
- Amor (Sidi), 5g. j
- Anicla (Oued), i4i. 1
- Aouina (El), *78, 88, 90. 1
- Aouïnet Soussi, g3. \
- rr. Aquæ Tacapitanœ, G6. rr. Arâad ( L’ ), 7.
- Arab (Zaouïat El), -Gg. j
- B
- Baatouch, GG. '
- Backen (Sidi Bou), i36. :
- Bagoub (Sidi), 4g. ;
- Bahir ou Djebel Tebaga ,7 4.
- Bahirl cl Oglat, i3g.
- Bahr (El), 71. j
- Baïeche (Oued), 109, 117,128. j
- Baouma (El), 71.
- Baran (Djemma), 26.
- Barka (Djebel et Gasseur Béni), 15, *5g. Batoun (Djebel), 10S.
- Bazima (Djebel), 68.
- Bazma,8o,87.
- Beccaria, i3o, 135. j
- Beccaria (Kranguet), 135.
- Bechilli, 88.
- Bechri, 68,87.
- Becbni, 92.
- Begra (Biar El), 18, *19, 22. |
- Beïdli (Bir), g4. 1
- Bel Blell (Oued), 61.
- Belkassem (Bir), 93.
- Beilil (Djebel), i45.
- Beloufia (Biar), 112, 113.
- Ben, Béni (trad. fils de) [ voir le nom propre].
- Arbana (Houmt), 26.
- Areg (El), 121.
- Aretma (Bir), g4.
- Argoub (Foum El), *74, 76. Arouali (Coudiat Oum El), 70, Aroussi (Djebel), 53.
- Arriguib (El), 102.
- Arrouaïa, g3.
- Aschen (Aïn ), 74.
- Asker (El), 123.
- Asker (Ksar El), 124.
- Asli (Bir), 97.
- Assalali (Djebel), 128, i36. Atarech (Oum), g3. rr. Ater (Bir El), i48, *i4g. Atmann (KefSidi), i44. Atouchi (Djebel), 115.
- Atra (Bled), 1 a3.
- Ayrida, 54.
- Azereg ( Djebel El ), 13o.
- Aziza (Djebel), 60.
- Azoua (Djebel), gG.
- Berada (Bir), 112, *1 i3.
- Berbères, 4o.
- Berkoussia, 88.
- Besatna (Oued), 58.
- Besbess (Oued), 108, fiü.
- Bibane (Bordj El), *19, 20.
- Bibane (Los), 98, 100, 101.
- Biouli, 54.
- Bitchenia, 70.
- Bir (Oued El), îGg.
- Bir, Biar (trad. puits) [voir le nom propre].
- Bled (trad.pays) [voir le nom propre|. Blidet, 88.
- Bligi(Oued), 1 43.
- Bordj (trad. fort) [voir le nom propre].
- Bou (trad.père) [voir le nom propre]. Bouiret (Bir), 5o. rr. Boul Baba (Zaouïa Sidi), 11. Brahim (Aïn Sidi), 71.
- Braliim (Gasseur Sidi), 55.
- Brahim (Zaouïa Sidi), 70, 71.
- Bréka ( Aïn ), 14o.
- Briguet (Sebkhra El), 3o.
- Brimba (Djebel), 68.
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-
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- - x
- G
- kr. Capsa, 109.
- Cedouickli (Houml), 23, 26.
- Codra (Djebel), 60.
- Cedra ( Kasba ), 57, *69.
- Cedrien (Houmt), 23, 26.
- Céliéla (Djebel), 110.
- Cliaal) Bibane, 98.
- Chalemiat (Djebel)', 57.
- Chakmou (Djebel, Oued,Redir), 121. Chambi (Djebel), 129, i3o.
- Gharett (Djebel) ou Charret, 10, 4a, 55.
- Chebka (Coudiat), i44.
- Ghebka (Enchir Bou), i35.
- Chebka (Redirs Bou), i35.
- Cbebket (Oued Djeinel), 117. Ghebika, i4i, i4a, i46, i48.
- Cheikh el Tarla, 67.
- Cheikh (Mouï), 96, 96.
- Cheina (Sidi Bon), 107.
- Chemlali, 4o.
- br. Chencliou (Bir el Ogiet), *65, 73, 109.
- Chenini (Gasseur), 53, *55, 99.
- Chenini (Gasseur et Ogiet), 55. Chennini, 11.
- Chcrb Dakhrelani (Djebel), 7, 113. Cherchera (Oued), 133.
- Cherega (Enchir), i36.
- Cheréia (Oued), 120.
- Chérif (Hassi), 18, *19.
- Chérif (Ouled), 71.
- Chettabia (Djebel), 135.
- Chgeigga (Bir), îoo, ia3.
- Chia (Ogl. et Oued Oum), *76, 77. 79-
- Chkaouï (Aïn), 74.
- Choua (Aïn), 121.
- Chouchet Hadjémia, g4.
- Chouerb (Oued Bou), 123.
- Choit (trad. lac salé, desséché) [voir le nom propre]. rr. Colonia Scillitana, 29.
- Coudiat (Enchir), 145.
- Coudiat (trad. colline) [voir le nom propre].
- Crota (Djebel), 58, 61.
- D
- Dab (Bir Ed), 143,*i48.
- Dagra Bou Sidi (Gasseur), 5g.
- Dahar ou Sahara, 57.
- Dabart el Mazoul, 100, 101.
- Daklet el Hagueuf, 99.
- Dar (trad. maison) [voir le nom propre].
- Darcen (Biar), 53, 60.
- Darcen (Oued), 43, 56.
- Dardjine el Ahmer, 92.
- Debabcha, 65, 68, *87, 119.
- Deban (Bir, Oued,Enchir, Oum), i31. Debdaba, 66.
- Debila, 97.
- Degache, 69.
- Demmer (Kesseur), 4o.
- Dernaïa (Djebel), i32, i35. Dieb(Oued), 136.
- Diouls (Les), 70.
- Dissa (Djebel), 65, 106.
- Djaber (Aïoun), 93.
- Djar Guebba, 69.
- Djarra ,*12, 65 , 1 06.
- Djdida, 88, 119.
- Djdida (Ogiet), 77.
- i Djebel (trad. montagne) [voirie nom | propre].
- rr. Djebena (Encbir), 108.
- | Djedeïd, 93.
- 1 Djehïm, 70.
- | Djeidda (Kasba), 67, 58.
- Djellabia (Hassi), 19.
- Djellidat, i4, 69, 60.
- Djemàa, Djemma (trad. réunion, mosquée) [voir le nom propre].
- | Djeinel (Coudiat Oued), 120.
- ; Djemel (Coudiat Bou), 17, 19, 20. j Djemna, 87, 115, 116.
- Djemour (Sidi), 26.
- rr. Djerba, 18 , 19 , 2 1, * 23.
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- KB. Djérid, 7, 68, *80.
- Djérid (Chott El), 7, 68 , 85.
- Djeziret el Bégra.
- Djillidj (Bordj ), 26 , 26.
- Djir (Oued), 4 g.
- rr. Djorf Béni Büu Grara, lO, *18, 21, 22.
- Djorf Mersa ei Ajim, 21.
- Djoualig, 4o, *47, 4g, 02.
- Douara (Bled), i3g.
- Douara (Oglet), i44, *i45.
- Douar el Ma (Bir), 90, *92.
- Douéia (Djebel), 79.
- Douéria (Trik), 96.
- Douirat, 11, * 4o , 53 , 56 , 98, 102. Douiri (Chabot), 15, 16.
- Douz, 76, *78, 90, 98, 102, ll5.
- Ebbenès, 88.
- Ech Chorfa, 70.
- Edderr (Bir), 95.
- Ed, El, En, Er, Es, Ez (trad. art. le, du, de) [voir le nom propre].. Egbile (Bir), 86.
- Embarek (Bir(, 123.
- Embarek (Sidi), 26.
- Faïed (Bir), 91.
- Famine, 26.
- Faouara (Bir Ei), 90 , 91.
- Faraoun (Bled), 68, *86.
- Fedjedj (Djebel el Oglet El), 7, 107, *108.
- Fedj Néliala ( Djebel), 149.
- Feggoussi, g3.
- Fejer Heïl, 123.
- Fekka (Oued), 10g.
- Félija (Garàa Ben), 99.
- Fer ch (Kef El), i3i.
- Ferd (Aïn el Oued Oum El), 65, 67. Ferd (Oued), i3, 48.
- Ferdj, 54.
- hr. Ferdjana, 71.
- Fcrdjenia ou Ferdjani (Trik El), 71.
- Douza (Garàat Ed), i44, i45.
- Drah el Caïd, 57.
- Drali el Djérid, * 80,85.
- Drah Touzer, 122.
- Dreniini (Bir), 92.
- Driès (Aïn Bou), 182.
- Driès (Djebel Bou), i33.
- Drima (Aïn et Oued), i4a. rr. Drina, 07, *58.
- Droumès (Kef, Kranguel et Oglet), 121.
- Dyr (Gasseur), 56.
- Pzalim (Oued), 77.
- Dzira, 87.
- Dzou (Oued), 79,*80, 89.
- Dzouirel Nasser, 92.
- Eneerif (Biar), 79, *80.
- Enchir ou Ilencbir (trad. gén* lieu, souvent ruine) (voir le nom propre]. Erseuf(Ouod), 131.
- Ertimi (Bir), 96.
- Erlsomna (Garàat), 80.
- Esmar (Bir), 5g.
- Eurbia (Bir), 94.
- rr. Fériana, 128, *139, l3a, 133, i35, 144, 145.
- Ferriba (Oued), 136.
- Fessa (Enchir), i48.
- Fessi ( Oued ), 17, 20, 28, 29, 57. Fetnassa, 68, 87.
- Fezzazi, 92.
- Fouara (Biar), 56.
- Fouar el Kbram (Aïn), 117.
- Foum el kliram (Oued), 109.
- Fouin (trad. délilé) [voir le nom propre J.
- Foussana (Oued), i3o.
- Frairig (Cliotl), 100.
- Fratis (Oued), 73.
- rr. Frid (Oued), 137, i43, *i48.
- rr. b'ulguvita, 18.
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- — 155 —
- G
- kr. Qabès (Oasis et Port de), *ll, 16, 18, 32 , 44, 65,73, 76. 79, 107, 112.
- rr. Gabès (Oued), ta.
- Gafer (Djebel Bou), i34.
- Gafsa (Djebel), ia8, t36, i3g.
- RR. Gafsa (Oasis et Ville de), 107, *109, 110,li5, 117, 120, 123, 126, 128, t36, 139. i4o, i43. Gafsa (Oued), 109.
- Galàa (El), 88, 116.
- Gaofig (Oued), 137.
- Gaoud (Sidi), 92.
- Garàal(Aïn), 12.
- Garâat, Garàa (trad. bas-fond, marécage) [voir le nom propre].
- Garbia (Djebel), i4G.
- Garet Bel Adda, 78.
- Gasseur (voir Kesseur).
- Gatofa (Gasseur), 58.
- Gemellœ, 129.
- Ghedema, 90.
- Ghelitia, 88.
- Gbezen (Bir) ou Bon Tana. 76, *77. Ghibs, 95.
- Gliitan Ech Gborfa, 71.
- Glior (Oued el), 80, tt5. Ghoumrassen , *34, 4o, 99. rr. Gightis, 18.
- Gihna (Oued), 29.
- Glouben Ahmèur, 58.
- Gmaldi (Oued), 54.
- Goléali (El), *87, 119.
- Goraa (Oglet), 3o.
- Hababsa (Kasba El), i4 Hachana (Biar), 93.
- Hacbena (Kasba), 57.
- Hadad (El), 93. rr. Hadar (Bled El), 69 , 70. Haddeda, 53, *54, 5g. 4adége, 4o, *4g.
- Hadifa (Djebel), 112.
- Hadjedj (Kasba), 67.
- Hadjéla (Bir), g5.
- Gorfa (Redir Bou), 79.
- Gosseba ( El), 54.
- rr. Goubeul (Djebel), i34.
- Gouifla (Bordj), 120, *121, i44. Gourbata ( Bordj ), 120. i Qourine, *18, 54.
- ; Goussa (Encbir El), i32. j rr. Grara (Djorf Boni Bou). 10, * 1S 21, 22.
- ] Grogner (Oued), 53, 54.
- Grenouche, 107.
- | Grimissa (Bir), 57, 58.
- Grimissa (Foum), 58.
- Guallala, 23, *24, a5, 26, 27. Guela Boni Aïssa (El), 47. rr. GuelbSmaïn, 58.
- Guelet (Oued El), 79. 'X
- Gucliada, 88. ^
- Guenaou (Sidi), 3a, *44.
- Guenaou (Oued Sidi), 3a.
- Guerbi (Hassi), 18.
- rr. Guermad (Encbir), 79.
- 1 Guermessa, 53, *54, 99.
- I Guermessa (Oued), 5g.
- ! Guelaïa ( Encbir), 1 3T>. j Guctnar, 71.
- ! Guettaïa, 88.
- Guetlaïa Tban, 20 ’ Guettaïa Tcbia, 20.
- Guettai- (Aïn ), 70, 7.4, i36.
- ! Guettai-(Scbkhra El), 109.
- Guettar ( Oasis d’El ), 106, *109, ll5 ta3 , 1 25.
- , Guettar (Oued), 67, 58.
- Eladjemia (Trik El), 71, 72, 94. Hadjemia (Chouchet), 9.4.
- Hafay (El) , ia5, *126, 127. Haffeuss (Mouï Bou)r 85, 86.
- Hagrib (Djebel), 55.
- RR. Hagueuf ( El ), 88, 98, *99, 100 101.
- Hahara Kebira (El), 20.
- Habara Srira (El), a3.
- Hahraria, 53, 56.
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- Haïdoudi (Djebel), 108.
- Haliel (Si), 56.
- Haliouf (Foum ), * 34 , Bg.
- Hallouf (Oued El), 34, 35, 36, 77, 103, io3.
- rr. Halouga (Bir), 76.
- Hamadi (Oued), 45.
- Hainarna (Kasba), 57.
- Hamda (Djebel, Oued, Aïn), i42. Hamdou (El), i3.
- Hameïma (Biar), 100.
- rr. Hameïmet (Coudiat), 108.
- Hameïmet (Djebel), 53.
- Hameïmet (Sebkhra), 108.
- Hamlia (Oglet), *34, 36, 38. rr. Hamma (Bordj El) [Araad], 3a, 65, *66, 73, 11a.
- Hamma (El) [Djérid], 120, *121, i44, 146, 148.
- an. Hamma (Oued El), 66, 67. rr. Hamra (Bir El), *112, n3,i3o. Hamra (Kasba Garàat El), 67. Hamrane ( Bou ), 1 a5.
- | Hancket (Djebel), 80.
- | Hancket ( Foum), 80.
- | Hanèche (Bir et Oued El), i46, 148. i Hanès (Zaouïat El), 68, *87.
- | Haouadil (Gasseur), 69.
- I Hart (Zaouïat El), 68, *87, 119. j Hassen (Sidi), 107.
- | Hassen Ayed (Sidi), 71, g4.
- I Hassi ( trad. puits creusé dans le sable ) | [voir le nom propre],
- Hat el Bir (Djebel), 149.
- Hattaïba (Bir), 98.
- Hattaïbat (Chott), 98.
- Hattob (Oued El), i3o.
- Hazems (Les), i3.
- Haya (Oued Bou), 129, i3a.
- Haya (Bir Bou), 182.
- Heladef (Oulad), 70.
- Hellel (Djebel Bou), 121.
- Henchir, voir Encbir.
- Houmt (trad. centre de population) [voir le nom propre].
- llhaina (Dji-bel), 108.
- Jàacha (Oglet), 141.
- Jaf (Oum El), 143.
- Jellabia ( Aïn), 117.
- Jellabia (Djebel), 117.
- Jellabia Cehéla (Kranguel), 117.
- Kadour (Bir El liadj), 97. rr. Kantara (El), a4, *a5, 26.
- Kasba (trad. citadelle, fort) [voir le nom propre],
- Kasbah (Djebel et Oued Oum El), 36. Kassem (Gasseur Bel), 61.
- Kassem (Oued), 61.
- RR. Kasserine, 128, 129, 131. Kastilia ,71.
- Kebilli’, 79, *87, 89, lia, 117. Kébir(Oued), 128, i3o, 136, i45,14g.
- I
- | ïgbarghar (Oued), 7.
- J
- Jellabia Ouara (Kranguet), 117. Jellabia (Oued), 117.
- Jerada (Oued Bou), 71.
- Jerbi (Hassi), 21.
- Jouaïf (Sidi Bou),g3.
- K
- Kébira ( Aïn ), 67.
- Kébirita (Aïn), 102.
- Kef (trad. rocher) [voir le nom i propre ].
- i Kelb (Djebel), 96. i Kelmaouni, 88.
- Kerchéou, 28.
- rr. Kerma ( Enchir), 145.
- Kéroua (Oued), 109.
- Kesser (El), 66.
- Kesseur de Gafsa (El), 47, 109.
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- Kesseur, Kesser ou Gasseur, pl. Ksour ( trad. maison fortifiée dans une position dominante) [voir le nom propre].
- Ketena, n, *t3, lC, l8, /17, 48. Kethnr, 71.
- Keustheul, 71.
- Kfoul (Oued), i45.
- Khanfous (Djebel), i4o.
- Kheïr (Djebel Ben), 1 a fi, 127. Khelakbil (Kranguet Oum), 70. Khenença, 26. rr. Kherem (Oued), 58. rr. Khericlie (Sidi), 12.
- Khezours (Les), i4, a5.
- Kliram (Bir El), 54.
- Klirain (Ksour El), 54.
- Khranguil (Oued), 48.
- Klirarrouba (Oued), 3a, 44. Khrebaclie (Biar), 108. rr. Khrechem el Kelb, 129, i3a. Khrechem (Oued), 144.
- Khrenafès (Bir), * g4, 112.
- Khril (Oued El), 38.
- rr. Khrobna (Encbir El), î4g.
- Làakba ( Aïn ), i43.
- Larcdj (Oued), 99.
- Leguen (Oued), 33, 43,77. Leheusiche (Bir), n3.
- Leïla (Oasis de), 109.
- rr. Maagen Bel Abbés (Redirs), >44, * 145.
- Maamera (Oglet), 3o.
- Machref (Oued), u5, 126.
- Mada (Oum), 70.
- Madjedj (Oulad), 69.
- Madlag ( Aïn El ), 71.
- Ma el Abiod ( El), *i34 , 136. s Maghrouna, 88.
- Magroun (Oued), 65, *66,73. Mahaboubihin, 26.
- Ma Hahir (El), 28.
- Mabdia, 78.
- Mahreb ,121.
- Kiss, 129.
- Klirek (Djebel), 67.
- Koubba, Kobba (trad. coupole de mosquée ou de marabout [voir le nom propre].
- Koudia (Oued El), 121.
- Kouissett (Dar), 5a. rr. Kouti (Enchir), i3.
- Krachfa (Bir), 38.
- Krafaila (Hassi), 22.
- Kranguet (trad. défilé) [voir le nom propre].
- Kredache (Gasseur des Béni), 38. Kreniga, 56.
- Krezer (Gasseur des Béni), 58.
- Krial (Bir Bon), 97. rr. Kriz, 69, 121.
- Krota (Djebel), 58, 61.
- Ksar (Oglet), 28 , *29.
- Ksob (Aïn Oum El), 137.
- Ksob (Oglet El), 126.
- Ksob (Oued El), 127.
- Ksours (Les), 39.
- Kzoualem (Bir), 92.
- Libirès (Bir), 97.
- Lifa (Zaouïet Sidi Bou), 70. Limaguès , 65 , *67, 69,73, 88. Lokta Aïa (Bir), 98.
- Lotophages (lie des), a3.
- Mai (El), 23, 26.
- Maïa(El), 107.
- Maïdeur (Aïn et Sebkhra El), 18, 19, *22, 24.
- Maïla (Djebel et Foum), 128.
- Maïza (Coudiat El), 189, i4o, i46. Maïzil(Bir), îoo.
- Makhlouf (Sidi), 16.
- Manga (Sebkhra), 68.
- Mansourah, *87, 119.
- Mansour (Biar), 35.
- Mansour (Sidi), 110.
- Marabtin, 54.
- Mareth, il, *l3, 16, 5o.
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- Matmata, 4o.
- Matroa (Bir), 90, *92.
- Maya (Bir), lié.
- Maza(Foum El), 128, 130.
- Maza (Oum El), g3.
- Mazoul (Bir et Dah.art El), îoo. Mecereb, 7/1.
- Meclibali (Zaouïet El), GO.
- Mechdoiij (Encliir), i3i.
- Mecksen cl Fercli (Oued), 131. Bledenine (Kesseur), * 1/4, iG , 21. Medenine (Oued), 1/1,17. ait. Medinet el Kedinut, 129.
- Medjoub (Sidi), 78.
- Medkidèa (Bir), 128.
- Medkidès (Sidi), ,i36.
- Mégasa, 5G.
- Mégine, 26.
- Mehabcul (Les), 25.
- Meballah (Oglet), 77.
- Mebamla (Oglat), 107, *108, 112,
- 113, 125, 127.
- Meïda (Coudiat El), i3g.
- Mekbila (Aïn), 73.
- Melab (Oued), i4G.
- Melabb (Djebel), 77.
- Alelalib (Oued), 32.
- Melablia ( El ), 100.
- Mollah (Oued El), 12 , 116.
- Mollah (Sebkhra El), 19, 108. Mcllitali, 2G.
- Mcuchia, *68, 87, 89, 119. 123.
- 11 r . Meninx ( Iusula ), 2 3.
- Menghallou (Sidi Ben), GG.
- Menzel, 11, *12, G5.
- Menzof (Djebel), Go.
- Mcnzof (El), G5, *Gg.
- Méouïii (Oued El), i34.
- Merkcb ed Diab, 77.
- Mnrkiana, 76.
- Merrada (Oued), 13 9.
- Mersa (trad. port) (voit le nom propre].
- Merleba (Oglet), 3a, *7G, 79. Mertebn (Oued), 7G.
- Merzig (Oued), i3.
- Merzoug (Aïri Sidi), 71.
- Merzoug (Sidi ), g3.
- Mesrob (Bir), i5.
- Mesrouna, 70.
- j Metameur (Kesseur), il, *l3, 1/1,
- | 16, 22, 28, 34, 36, 37.
- i Metameur (Oued), 16.
- ' Metlaoui (Kranguet), i46.
- Metrech, 12.
- Melrech (Aïn), 113.
- ; Metrioua (Gasseur), 55.
- Meturata, h"]-
- i Mezessar (Kasbah Oum), *16, 17, 19.
- Mizessar (Oued Oum), 7, iG.
- rr. Mgarino (Enchir), 70. i Mgueubla, i5.
- | Mhamet (Kesseur), Go. j Midès, 139, fi/io, i4G, 1 67. j Midès (Oued), ih-j. 1
- 1 Midoun , 23, 2G.
- rr. Mïed (Enchir El), i4g.
- Minga (Oued), 52. •
- Mira (Ouled), G8, 87.
- Milirza (Bir), 57, 58.
- Mocbguig (Bir), g5.
- Mogor (Oued), 3G.
- Mohammed (Bir), 88, 10a. Mohammed Ben Ahmed (Aïn Sidi),
- ! 7^-
- Mohammed Ben Amor (Aïn Sidi),
- ; /'•
- ! àlokta (Sebkhra El), 11, 3o,*3l. Monéjeïra (Oued Oum), 99.
- Mosba (Sidi), i4, 28, 54,57. Mouabad (Kranguet), i3o. i Mouéluli ou Melab (Bir), gG.
- | Mouï (trad. puits de pâturage) [voir , le nom propre].
- ' Mouïla (Bedirs), iia,*ii3, 115. j Mouji (Oued El), i43. i Mouley Abdel Miloud (Bir), 90. Moussa, 4g, 52.
- i Mrabot(Bir), 107, *109, 115. j RIrazig (Les), 5, *78, 89.
- | Msàaba (El), 71.
- 1 Msaïba, 121. i Msilali (Djebel), i4o, 148-j Mtasalga (Aïn et Oued), 1 4 1. Mlouïa, 106.
- Mzab,7.
- Mzara, i3G , *137.
- Mzar (Djebel), 28.
- Mzinda (Oued), 117.
- Mzira (Oued), i4G.
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- Nadour (Djebel), i3i.
- Naguès (Oued), i4o.
- Nakhla (Oued En), 65, 66, *67, 73,
- 1h.
- Naklcl el Mangoub, 96,96.
- Nass (Kranguet Ouin En), i46, 147.
- Nebclie ed Dil> (Aïn), 65, *67. Neberkiu (Oued), 44.
- Nebeucli (Djebel), i45.
- Néchiou, 109.
- Neffetia (Oglet et Oued), 17.
- Neftî ( Oasis et Ville de ), 60,70, *71 72, 94, 96, 97.
- Nefta ( Djebel), 94.
- Nefzaoua ( Le ), 0,7, *85.
- Negga ,87.
- Négrine, 13g , l 46, 147.
- Negueb (Biar),*37, 5o.
- Negueb (Foum), 37, 5o.
- Negueb (Oued), i4a. j Nemlat, tai.
- ! Nouïl, 87.
- ! Nouni ( lïir), 86.
- O
- Ogla, Oglal, pi. Oglet (trad. puits I creusé dans le sable) [voir le noui j propre],
- Ogueft’ ( Djebel), 129.
- Ogueiï (Oglet), 129, i45.
- Oguel (BirOum El).
- Oguila (Oglet), 120.
- Olira (Oglet), 145.
- Ong (Djebel) , 125.
- Orbata (Djebel), 65, 109, ia5.
- Orchen (Oglet El), i48, 169.
- Osmor (Djebel), i34, 135-Ouahad (Kesseur), 61.
- Oualiia (Encbir El), 19.
- Ouar ( Kranguet El), 130.
- Ouara BcniTourd, 54.
- Ouarghamma, i4, 57.
- Oudeïcedra (Oued), io3.
- Oudernas, 14, 39, 43, *09. nu. Oudiane (El), *69, 70 , tl4.
- Rabta, 87, 118.
- Radouan (Aïn), 73.
- Radouan (Foum), 74, 7.3. Rabmate, 88, 115.
- Raja ou El Aouïna, 88.
- Ramli (Djebel Bou), i36, i45. Rardgui (Oglet), 31.
- Ras el Aïoun, 139, 14o, i41
- Oudref(El), 107.
- Oued (trad. rivière) [voir le nom propre].
- Oued (El), 90, 97.
- Ouhamia (El), 17, 18, *20, 28, 00, 3i.
- Oukourtas, 54, 09.
- Ouidan (Encbir), 137.
- Ouidja (Bir El), 28.
- Oulad , Ouled (Irad. enfants) [voir le nom propre].
- Oum (trad. la mère) [voir le nom propre],
- Oumeslelî (Oued),.54.
- Ourah (Bir), 59.
- Oussen (Aïn Oum el), 65, *67.
- I Oussif (Djebel El), 79, ii3. Ou.stin,5g.
- Ouzourga (Kasba), 57.
- H
- *
- Ras el Oued, 1-3.
- | Recbada (Aïn), i3.
- Recheb (Oued Bel), 102, io3. J rr. Recbig (Encbir), 131.
- Rechig (Djemma Er), 139, *t4o, i43.
- Recbig (Oued), i4o.
- Redefef (Djebel), i4o.
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- 160 —
- Redir (Irad. flaque d’eau) [voir le nom propre].
- Redir (Hassi), ai.
- Redjem Matoug (Bir), 90, *91, 92,
- 98,95,
- Regouba (Djebel), 54, 66. hr. Reich (Oued), 120. an. Rekeb (Bir), 112, ij3, 116, 120, *124.
- llemta ( Bir), 67, * 58 , 60, 61.
- Rézifa (Oued), 3a, 44, *76, 79. Rgigilla (Djebel), 57, *58.
- Rgoug (Cliott), 100.
- Rhadamès, 43, 87, 99.
- Rhar (Oued), 67.
- Sâad (Oglet), 47.
- Sabègue (Oued), 29.
- Saboun (Kasba Es), 60.
- Sabria, 72, 88,89, *90, 92, 93.
- Safioun (Oued), 128.
- rr. Safsaf ( Kranguet), 187.
- Sahan, 96.
- Sahara ( Dahar ou ), 7, 12.
- Saïb (Ain et Oued Bon), 14a.
- Saïd Ben Salali (Sidi), 26.
- Saïden ( Aïn), 74.
- Saïden (Garàat Es), 17.
- Saïden (Oglet et Oued), 3o.
- Saïed (Bir), g4.
- Salali (Sidi), 71, 128, 129,*i3o. Salem (Sidi), 117.
- Salem Bou Agilla (Gasseur Sidi), 59, 62.
- Sbib (Oued), 26.
- Schamer (Aïn), 126.
- Schguimi, 5o, 5f.
- rr. Scillitana Colonia, 129.
- Sebkhra, Sebka ou Sebkra (trad. lac salé) [voir le nom propre]. Sebkhra (Oued Es), 73. rr. Seddada, 65, 67, *69, 112, 114, 121, 122.
- Seftimi, 65, *67, 87, 115.
- Ségui(Bled), 109, tia, 113, 115, 117.
- Seldja (Bordj), i44.
- Seldja (Oued), i4o, *i4i.
- Sema (Oum), 65, 69, 87, 117, *119.
- Rharmoussa (Djebel), 96.
- Rharsa (ChottEl), 7, 121. rr. Rhelàn (Ksar), 99.
- Rhezenetla (Bir), i48, i4g. rr. Rhoda (Djebel et Enchir), 108. Rlioumrassen (voir Gboumrassen ). Riay (Oued), i33.
- Rouiclidia (Bir), 102.
- Rouijdia (Bir), 78.
- Rouma (Djebel Bou), t35.
- Rouman Tarouna, 56.
- Rzàla (Aïn), 73.
- Rzel (Djebel Er), 56.
- Rzel (Oued El), 36.
- Sennnas (Bir), 90.
- Semmès (Bir), 90.
- Senem (Biar), 17, 22.
- Senem (Oued), 22.
- Senietel Arboub, 14, 17. rr. Seniet Hamra ( Enchir), 3o. Senoussi, 68.
- Serkine (Oued), i3.
- Serrag (Oued), i3.
- Serraguia (Oglet et Aïn), 136, 145. Serraouï (Zaouïet), 70.
- Si, Sidi (trad. sieur, seigneur) [ voir le nom propre].
- Sif (Djebel), i33.
- Sinaouï (Bir), n3.
- Sitana (Djebel), 56.
- Slàa (Bir), 92.
- Sliman (Bir Mohammed Ben), g5. Sliman (Si), 145.
- Sloughi (Kranguet Es), 128, i3o, i32,133.
- Smet el Groun, 98.
- Smira (Djebel), 15, 5g.
- Solob (Pointe du), 19.
- Soltane (Gasseur des Ouled), 61. Sottara (Aïn), i3o.
- Souala, 71.
- Souania (Oued), 98.
- Souénia (Bir), 113.
- Souinia (Oglet Es), 32 , *76, 79. Souinia (Oued Es), 74, 76.
- Souk (Houmt), 23, 24, *25, 26,27. Souk el Kébir, 13.
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- Soukra (Bir), ita.
- Sréra (Bir), *98, 101 Sréra ( Aïn ), 67.
- Slali (Djebel et Oued), 189, i4o.
- SuHane (Bir), 34, *35, 89, 10a, io3 Sultane (llassi), aa.
- Sultane (Mouï), 96, 97.
- Syrte (Petite), a3.
- T
- Taba (Oglet), 39.
- Tabeï (Oglet), 3o.
- Tabia tBir), ia5.
- Tabiatel Ferdjane, a8, ag. rr. Tacape, 11.
- Tadjera (Djebel), 65.
- Taferma (Oued), n4.
- Taïb (Sidi Bou), 5a.
- Taïem (El), 56.
- Talermine (Oued et Redir), ni Tamerak (Aïn), 73.
- Tamerah (Kranguet), -jk.
- Tamerza, 7a, *t43.
- Tamerza (Oued), 147.
- Tamerzed, *45, 47.
- Tamless (Aïn), *5g, 61.
- Tana,109.
- Tana (Ogîet Bou), 77.
- Taoudjoud, 3a, *45, 76. rr. Tarcine ( Bordj ou Ksar), 35, io3. Tarfa (Oued), 100, 10a, 109. Tarfaïet el Hadjadj, 68, 69.
- Tarfaïet el Ma, 9a.
- Tarfaou (Djebel), i3g.
- Tarfaouï ( Bled ), 1 a 1.
- Tarouerga (Aïn), 68. Tataliouïn(Oued), 11, i4,56, 5g, 61. Tauzerk (Sidi), a6.
- Tazrkarhit, 69. ïchin, 44, 45, *46, 5a.
- Tchut, 5g.
- Tebaga (Djebel) ou Baliirt, 74. Tébessa, ia8, i3o, 134, J /19.
- Tebria ( Bir), 78.
- Techieb (Zaouia), 67.
- Telguia, g3.
- Telemane (Oued), 108.
- Telemine (Oglet), 108.
- Tembile, 87.
- Temdit Nakhril, 56.
- Temeran, i4.
- Tenoukla (Djebel et Kranguet), 134. Tercin (Djebel), i5.
- Taf (Sidi Bou), 19.
- Tfel (Aïn), 73, 13g , 141. 1 43. rr. Tfel (Enchir), 139.
- Thala (Bled), ia6.
- Thararfi ( Aïn), 115. rr. Thelepte, îag, i3a. rr. Thigès, 69.
- Thouat (Djebel), 139, i3i.
- Thusuros, 70.
- Tidril, 56.
- Tiouagen, a6.
- rr. Tlallet (Ouedet Djebel), i4, 54, 5g.
- Tlemine, *87, 119.
- Tlelt, a6.
- Tmacen ( Biar), ai.
- Tmassine (Aïn), 67.
- Tmed (Enchir), 1 aa.
- Toual Bibane, 97.
- Toual Bazima (Djebel), 80.
- Toual el Hadalil, 98.
- Toual Rbaya, 98.
- Touaregs, 88.
- Touasi (Bir), i4, 53.
- Touasi (Oued), 57.
- Touazines, i4, aa, ao, 3i.
- Touï (Sidi ), 3i.
- Touiba (Bir), g4.
- Touibia, 88.
- Touila (Djebel), 4a.
- Touilet Ahmed Ben Rasched, 99. Touilet ed Debbabi, 99.
- Touïn Ker Rahache, 56.
- Toujane, 44, *46, 5a.
- Toujane (Oued ), 5o.
- Toumbar, *87, 119.
- Tounine (Dar), 4g, 5o.
- Tourki (Ksour El), 54, 59.
- Touxer (Ville et Oasis de), 65, *70, îaa , 144, i46, i48.
- Touzer (Drah El), îaa.
- Tozen, 54.
- Trik (trad. chemin) [voir le nom propre ].
- Tripolitaine, 7, il, 3g.
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- Troglodytes, 4o, 46, 47. Troud, 95.
- Zaafrana, 71, *88, 90. nn. Zaatli (Djebel et Enchir), i3i. rr. Zahroug ( Enchir Sidi), 190. rr. Zamas (Kasba), 5-j.
- Zaonaïas (Tribus), i4.
- Zaouïa, Zaouïet (trad. mosquée, école religieuse) [voir le nom propre]. rr. Zarat, 18.
- Zarzine, 88.
- Zarzis, 18, *19, 29.
- Zarzour (Bir), i46.
- Zebbès (Kranguet Es), i3o.
- Zebbissa (Djebel], i3o.
- Zebda, 70.
- Zebda ( Es ), 71.
- Zeguellcn (Oued), 60.
- Zelieussi (Oued), io3.
- Zéloudja (Oglet), 107, *108, 109, 113.
- Zelten (Béni),'3g, *4g.
- Zemelet el Halouga (Djebel), 76. Zemelet era Madjeri (Djebel), 76. Zemmour (Oued), 38, 19G. rr. Zemmour (Bir, Oued, Djebe'), 196.
- Zentag (Gasseur et Oued), 59, Oa.
- Tunket (Kesseur), Gf-..
- Tzartanet, 09.
- Z
- | Zéraoua, 39, 44, *45.
- | Zerf (Djebel), 1 44.
- : Zerig, 48.
- Zeuss (Oued), 11,17.
- Zid (Béni), GG, 71. rr. Zid (Bir Béni), 119, 113. i Zigucrarine, 47.
- Zimra (Oued), i4a.
- Zinàa, 141.
- Zitoun (Aïn), i4a.
- Zitoun (Kranguet Es), 74, 199. Ziloun (Oued), i4a.
- ' Zitoun (Djebel), 108.
- Zitouna (Aïn), 117. i rr. Zitouna (Enchir Es), i45.
- Zitouna (Oued), i4, 53, 57, 114. Zitouna (Redirs), 114. i Zitouna (Trik), n4, ia4.
- Zmerten (Oued), *36, 37, 46, 5o. Zouaïa, 87.
- Zouita (Bir), 90, *91, 94. i Zoumit (Bir), 3a, 34, *35, 36, 45, ; kl-
- i Zrida (Bou), 99. i Zukkar (Oued), 137.
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- TABLE DES MATIERES.
- Pages.
- Observations........................................................... 5
- Division générale de la région sud et classification des itinéraires. 7
- I. HIVERAIRES VERS LA. TRIPOLITAIVE.
- 1° ENTRE LA COTE ET LE PAYS DES KSOURS.
- 1. De Gabès à Douirat, par Kesseur Melaméur................. 11
- 2. De Gabès à El Ouhamia, par Kesseur Medenine................... 16
- 3. De Gabès à Zarzis et à El Ouhamia, par la cèle................ 18
- 4. De Kesseur Medenine à Vile de Djerba, par Djorf Mersa el Ajirn.. ai
- 5. De Djorf Béni bon Grara à Biar el Begra....................... 22
- Notice statistique sur Djerba. — Itinéraires principaux.. a3
- (). De Kesseur Metameur à 1Ü Ouhamia, par l’Oued Fessi....... 28
- 7. D’El Ouhamia à la Sebkra el Mokta (frontière tripolitaine). . 3o
- 8. De Gabès à Bir Zoumit par Sidi Guenaou........................ 32
- 9. De Kesseur Metameur à Bir Zoumit, par l’Oued el Hallouf. ..... 34
- 10. De Kesseur Metameur à Bir Zoumit, par l’Oued Zmerten.... 36
- 11. De Kesseur Metameur à Bir Zoumit, par Foum Megueb............ 87
- 12. De Bir el Ahmeur à Oglat Hamlia, par l’Oued el Khril......... 38
- 2° DANS LE PAYS DES KSOURS (PISTES LOCALES ET TRAVERSES).
- Notice sur la région des ksours. .......................... 3 9
- 13. De Gabès à Sidi Guénaou- et Toujane, par Zéraoua et Tamerzed.. 44
- 14. De Tamerzed à Ketena...................................... 47
- 15. De Djoualig à Dar Tounine................................. 4g
- 16. De Mareth à Biar Negueb , par la montagne............... 5o
- 17. De Djoualig à Toujane. ................................ . 5a
- 18. De Bir el Ahmeur à Biar Darcen. .................. 53
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- P.IJJ'I s.
- 19. De Bir el Ahmeur à Bir Remla................................ 57
- 20. De Haddeda à Zeguellen, par l’Oued Talahouin................ 59
- 21. De l’Oued Talahouin à Bir Remla, par Aïn Tamless............ (i 1
- 11. ITINÉRAIRES VERS LE DAHAR ET L’OUED SOUF,
- PAR LE NEFZAOUA.
- 1° DANS LE NEFZAOUA.
- 22 De Gabès à Touzer et à Nefta, par le sud du Choit el Fedjedj.. 65 23. De Gabès à Touzer et à Nefta, par la traverse au pied du Té-
- baga.................................................. 7.3
- Note sur les principaux points de passage du Djebel Tebaga ou Bahir................................................. 7/1
- 24. De Gabès à Douz......................................... 76
- 25. De Gabès à Kebilli, par Bir Aguerba....................... 79
- Notice sur le Djérid et le Nefzaoua....................... 80
- a0 VERS L’OUED SOUF.
- 26. De Douz à El Oued (Algérie)............................... yo
- Note sur les oasis groupées autour de Sabria.............. y 2
- 27. De Bir Redjem Matoug à Nefta, à travers le chott ( Tnk Hadjemia). y4
- 28. De Bir Redjem Matoug à Nefta, à travers le choit ( Trik Douêria). y5
- 29. De Nefta à El Oued (Algérie)............................ 97
- 3° VERS LE DAHAR.
- 30. De Douz à Douirat, par El Hagueuf et Bir Sréra........... y8
- 31. De Douz à Douirat, par El Hagueuf et Bir Hameïma........ 100
- 32. De Douz à Douirat, par Bir Sultane...................... 102
- III. ITINÉRAIRES VERS LE DJÉRID ET L’ALGERIE.
- 33. De Gabès à Gafsa..................................... 107
- 34. De Gabès au Djérid (Seddada), par le nord du Choit Fedjedj. 112
- 35. De Gafsa à Kebilli et à Douz, par Oum Ali.. . ....... 110
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- Pages.
- .'56. De Gafsa à Kebilli, par Trik Zitouna.......................... 117
- 37. De Gafsa à Touzer. . ....................................... 120
- 38. De Gafsa au Nefzaoua (Menchia), par le Kranguet el Asker . 12.8
- 39. De Gafsa à Mehamla, par El Aiaicha et El Hafay................ 126
- 40. De Gafsa à Tebessa (Algérie), par Fériana..................... 128
- 41. De Sidi Aïch à Kasserine, par Oum Deban (traverse).......... 131
- 42. De Fériana à Tébessa (Algérie), par Bon Haya (Kranguet es
- Slougln).................................................. i3‘j
- 43. De Fériana à Tébessa (Algérie), par El Ma el Abiod........ 136
- 44. De Fériana à Tébessa (Algérie), par Bou Ghebka............ 135
- 45. De Gafsa à Tébessa (Algérie), par le Kranguet Safsaf.... 136
- 46. De Gafsa à Négrine (Algérie).............................. 189
- 47. De GaJ'sa à Chebika....................................... 141
- 48. De Gafsa à Tamei'za......................................... i43
- 49. De Touzer à Fériana......................................... i44
- 50. De Touzer â Négrine (Algérie)............................. i46
- 5 I. De Touzer à Tébessa (Algérie)............................. 1 48
- Index alphabétique de la Région Sud
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