De l'établissement des Français dans la régence d'Alger, et des moyens d'en assurer la prospérité
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- DE L'ÉTABLISSEMENT
- DANS LA
- REGENCE D’ALGER.
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- -------- l- -m (xxn'e— ------
- IMPRIMERIE DE FIRMIN DIDOT FRERES,
- RÏTK JACOB , N° 24-
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- DE L’ÉTABLISSEMENT
- DANS LA
- REGENCE D’ALGER,
- ET DES MOYENS
- D’EN ASSURER LA PROSPÉRITÉ,
- SUIVI
- D’UN GRAND NOMBRE DE PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- Par M. P. GE1NTY DE BUSSY,
- CONSEILLER D’ÉTAT, SOUS-INTENDANT MILITAIRE, EX-INTENDANT CIVIL DE LA RÉGENCE d’aLGER.
- Dnmhnr,
- CHEZ FIRMIN DIDOT FRÈRES, LIBRAIRES,
- RUE JACOB, N° 24.
- M DCCC XXXV.
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- DE LA RÉGENCE
- N° i. — Convention entre le général en chef de l’aiuiék d’afrique f:t le dey d’alger.
- Art. ier. Le fort de la Casbah, tous les autres forts qui dépendent d’Alger, et le fort de cette ville, seront remis aux troupes françaises ce matin à dix heures (heure française).
- Art. a. Le général en chef de l’armée française s’engage, envers son altesse le dey d’Alger, à lui laisser la liberté et la possession de ses richesses personnelles.
- Art. 3. Le dey sera libre de se retirer avec sa famille et ses richesses dans les lieux qu’il fixera ; et tant qu’il restera à Alger, il y sera libre lui et toute sa famille sous la protection du général en chef de l’armée française : une garde garantira la sûreté de sa personne et celle de sa famille.
- Art. 4. Le général en chef assure à tous les soldats de la milice turque les memes avantages et la meme protection.
- L’exercice de la religion mahométane restera libre.
- Art. 5. La liberté des habitants de toutes les classes, leur religion, leurs propriétés, leur commerce, seront respectés.
- Art. 6. L’échange de cette pièce sera fait avant dix heures du matin, et les troupes françaises entreront aussitôt après dans la Casbah.
- Cette convention est datée du 4 juillet i8?»o, signée comte de Bourmont, et revêtue du seing du dey d’Alger.
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- 4
- DE LA RÉGENCE D’ALGER.
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- N° 2.
- Ali G E II.
- NOMS DES TRIBUS. DISTANCE d’alger calculée par heure de marche , ET POSITION par rapport à cette ville. NATURE du TERRITOIRE. PRODUCTIONS. ÉVALUATION approximative du nombre d'hommes armes.
- OBSERVATIONS
- BKNI-MOUÇA......
- BÉNI KIIALIL. ..
- 111* N AG11EL...
- IUlACIIiNA......
- TRIBUS
- 5 heures à l’est. I plaines et montagnes.. I Grains, fruits; l’opium et le coton y sont cultivés.
- G li. au sud.... I mai<^ ! Orge, blé, riz , tabac; le coton y est aussi cultivé.
- 9 h. à l'est...j plaines et montagnes.. j Fruits, cire , miel, huile , savon......
- TRIBUS qui, sans pouvoir être comptées comme amies , sont
- BENUM1SSRA.
- RKNf SAALA.....
- BÉNi-M ISSAOUü..
- B KNI-DJAAl)...
- OUZZA..........
- BÉNI-KIULIFÀ... BÉNI-SULEIMAN . BÉNI-SELIM......
- AIU B..........
- UAMZA..........
- 7 U. au sud.
- 9 h. au sud.... 1) h. au sud.... 15 h. à l'est.... 17 h. au sud.. ..
- 18 h. à l’est.........
- 24 h. à l’est. 24 h. id..........
- montagnes.
- id.
- id.
- plaines et montagnes, montagnes...........
- plaines et montagnes.
- plaine..
- id.
- IUDJOÜD.
- MOUZAYA..
- SOCJMAZZA.
- EÉNI-MENED. FLÏSSA....
- 10 b. à l’ouest. .. plaine
- \A R Ut montagnes. ..........
- id!
- 94 h f#l id
- 24 h. à l’est montagnes et plaines..
- Un peu de grains , beaucoup de fruits , entre autres , des oranges et des citrons ; on y fait du charbon.
- Les habitants de ces tribus apportent au marché d'Alger du bois et du charbon................
- Grains, bestiaux , charbon.
- Grains ,fruits, bois et charbon.
- Grains , fruits , bestiaux...............
- id.
- id.
- TRIBUS
- Grains et bestiaux.
- Fruits, charbon..........
- Feu de grains , bestiaux.
- Grains, fruits , huile.
- N OTA.
- 1° Dans le classement qu’on a fait des tribus arabes , celles qu'on a portées comme ennemies , peuvent être depuis devenues amies, et réciproquement. Une politique plus ferme encore , une occupation plus avancée, donneront seules les moyens de les voir toutes alliées, soumises ou refoulées.
- 2° On a suivi , pour les noms arabes, l’orthograpLe la plus usitée à Alger.
- AMIES.
- 130
- 500
- 700
- I
- | Cesdeux tribus obéissent au même kaïd , qui prend le nom de kaïd de liouffarick , lieu où I se tient tous les lundis un marché très-fréquenté. La ville de Relida dépend de la tribu ( deBeuMC lialfl.
- du moins paisibles , et ne se livrent habituellement à aucun acte d’hostilité.
- 1300
- 1500
- 1000
- 400
- HOSTILES.
- 400
- 80
- 120
- Ces trois tribus reconnaissent le même kaïd.
- Son territoire produit le blé le plus estimé de la Régence.
- Cette tribu est la plus guerrière et la plus cruelle. Elle inspire aux Arabes une vive terreur et coupe souvent les communications entre les tribus voisines et Alger. La petite \ ville de Coleah est enclavée dans son territoire.
- | Ces deux petites tribus suivent l’impulsion que leur donne celle des Hadjoutes.
- j C est dans les montagnes qu’habite cette tribu que l'ancien aga de Colcali s'est retiré ; J sn présence ne contribue pas peu à L'entretenir dans les dispositions hostiles qu’elle a ( toujours manifestées.
- ces tribus ; mais dans ce chiffre les cavaliers ne figurent que pour une petite portion.
- On porte à 30,000 le nombre Sous cette seule dénomination, je réunis les nombreuses tribus qui reconnaissent d hommes que peuvent armer l’autorité de ben Zamoun. Le territoire qu’elles occupent s’étend depuis les environs du
- cap Matifoux jusques assez avant dans la province de Tittery. Il comprend une plaine qu’arrose la rivière de Sabao, et qui est de la plus grande fertilité. Ces tribus, même sous le dey , sont toujours restées insoumises.
- tn
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-
- G
- DE LA REGENCE DALGER.
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- Oit AN.
- NOMS DES TRIBUS.
- DUAGER..............
- GISA.................I Environs d’Oran.
- POSITION DU TERRITOIRE
- QU ELLES OCCUPENT.
- SMALA.
- NAZARA. GRABA . .
- IIABIS SERAGA.......
- IIAMIAN.............
- OULAI) SI DI MENSER...
- 3 lieues d’Oran sur la route de Tlemsen , peu éloignée d’Oran.
- Assez rapprochées d’Oran.
- BÉNHSMAEL.
- BÉNI-AMMER.
- OUELED H A LFA.
- BÜRZIA.
- MYAAN.
- ACILEM.
- BEN AMRY. SENOUAH..
- Entre la plaine de Siskah , les salines d’Arzew et la rivièrcTalibet.
- PRODUCTIONS.
- Ce territoire, d’une rare fertilité, présente l’aspect d'un vaste jardin.
- EVALUATION
- APPROXIMATIVE
- du nombre de cavaliers armés.
- 1000
- Ce sont les seules tribus dont les habitants viennent assez régulièrement alimenter le marché de la ville ; l’appui du haut prix auquel elles vendent toutes leurs denrées, l’emporte chez elles sur l’esprit d’hostilité qu’elles partagent, du reste , avec toutes les tribus voisines.
- Les Smala paraissent être dans l’intention d’abandonner le territoire qu’ils occupent actuellement, et de se retirer plus \[ avant dans les terres.
- Cette tribu est guerrière.
- Beaucoup de grains.
- „ , ... tt i « Blé, bestiaux qui sont l’objet d’un
- Euv.rons du golfe Harcbgonne.. J C0Inmerce d-l&hange as^ez con.
- I
- bénlmenasser.
- BÉNl-ZIFRAH....
- Dans le voisinage de Mostaganem.
- j La viilede Mascara et ses environs;
- 1 Montagnes avoisinant le petit port ( de Cherchel.....................
- sidérable avec les Anglais....
- Ces tribus ont pris part à presque toutes le* attaques dirigées uoNtrc nous.
- | Elles sont du nombre des plus pillardes.
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- DE LA RÉGENCE D ALGER.
- POSITION DU TERRITOIRE qu’elles occupent.
- nature du sol.
- PRODUITS.
- TRIBUS
- OUED-EL-BUAZIS..
- NEBEILS.........
- TALAIIAHB.......
- ESSE-AISI.......
- sur la route de Constantine, à 10 heur.
- de la ville......................
- 2 heures de la route................
- à 2 h. i/a de la route , à gauche , non • loin,du chemin qui conduit à Tunis.
- à gauche du'chemin qui conduit à Tunis , à peu de distance..........
- montueux. .. montagnes... vallées fertiles
- plaine,
- JARIZAK...
- OUICHEWA
- à 2 h. 1/2 de la ville, au sud-ouest... vallée très-fertile,
- toute la chaîne de montagnes qui entoure la plaine de Bône , du Zarizak, montagnes..........
- au fort Génois....................
- OUED-EL-MESOUD BÉNI-MUZELINE.. OUED-EL-ALTIA..
- ZÉNA...........
- BÉNl-MOllAM MED.
- sur la route de Tunis,51.de la Seybous
- à 3 heures des Nebeils..............
- près d’Oued-el-lCcbir...............
- à 6 h. delà route de Stora , à droite.. à G h. de Bône, vers la mer.
- tt am mm A | a 3 h. delà précédente, et très-près de
- » la mer...........................
- FGI MOUSSA.....
- AIN ABDALA.....
- OUED-KL-LEGAL... OUED-EL-GIBARRA.
- BÉNI-URGINE....
- la mer
- à 3 h. 1/2 de la précédente..........
- à2 h.de llamouda, vers îeCap-de-Fcr. à 1 h. au sud-ouest de la route de Stora.
- au-delà de la Seybous , près de l’embouchure de la Masfrag..........
- vallée très-fertile.
- montagnes,
- id...,
- montagnes plaine...
- Bestiaux et grains,
- Id............
- Id............
- La culture du tabac forme à peu j près toute leur industrie. •.. )
- Peu de bétail ; on y cultive le I tabac...........................j
- TRIBUS dont les dispositions
- Grains et besliaux............
- Bestiaux......................
- Id........................
- Id........................
- ) Elle s’occupe surtout de l’éduca-
- / lion du bétail...............
- f Beaucoup de grains et beaux
- ( troupeaux. ..................
- Id........................
- Bestiaux et grains............
- Céréales......................
- Bestiaux , chevaux , mulets....
- TRIBUS
- BÉNI-JACOUB, OUEL ASS A... BÉNI-SALAH . . CIIIEBENA....
- BÉNI-ru JA L
- ) à C l. de Bône, sur la route de Constan-
- * tine.................................
- à peu de distance de la précédente....
- au pied des montagnes.
- Besliaux
- sur le chemin de Tunis
- grains
- à 4 heures de la Seybous.........
- à 16 heures de Bône , sur la route de Constantine.......................
- montagnes
- Troupeaux , grains, Bestiaux........
- TRARAII........
- JAI-ADJAH......
- /
- S’HELMA........
- GAGIETA........
- GUIDEL.........
- BÉNI-MOHAMÀD...
- BÉNI-MAZED.....
- MERDÀSS........
- à gauche de l’Oued-el-Oued, rivière
- à 4 heures de Sfora.............
- sur les bords de l’Oued-el-Kebir, à
- 2 h. en avant de rOued-el-Oued... sur la gauche de la route de Stora , à
- 3 heures de marche..............
- b 7 h. de marche de la tribu de Oued-el-
- A lticr, à gauche delà route ÔeStora. . à 4 h. delà précédente, à l’ouest....
- b I lieue de la mer , près de Stora....
- à I b. 1/2 de la précédente........
- au-delà de la Masfrag..............
- plaine................
- montagnes.............
- id...............
- montagnes et vallées..
- id...............
- plaines...............
- id...............
- id...............
- Grains et bestiaux
- Bestiaux..........
- Grains et bestiaux
- Bestiaux..........
- Id............
- Grains et besliaux. Id................
- NE.
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- 9
- NOMBRE .
- APPROXIMATIF
- des
- CAVALIERS qu’elles peuvent mettre en campagne.
- AMIES.
- OBSERVATIONS.
- 250
- 400
- 200
- Cette tribu est riche et assez nombreuse.
- On voit fréquemment, au marché de Bône , des hommes de cette tribu.
- 400
- A la suite de différends avec le bey de Constantine, cette tribu a demandé à venir s’installer sur les bords de la Seybous, devant Bône. Cette proposition a été accueillie par l’autorité française. -
- 100
- 200
- ne sont pas bien connues.
- 200
- 200
- 300
- 150
- 200
- Cette tribu est dispersée par petits camps de 20 à 40 hommes.
- Nota. A ces tribus, il convient d’ajouter un des camps de chacune des tribus de Béni-Salaji et de Merdass, dont l’autre portion s’est déclarée cpntre nous.
- 200
- 150
- 100
- 400
- 200
- 200
- ENNEMIES.
- 200
- 200
- 300
- 300
- C00
- 400
- I Cette tribu occupe trois camps distincts à proximité d’un lac d’eau salée. Son chef a quelque influence sur les tribus, voisines.
- | Les lions et les tigres sont communs dans cette partie de la contrée.
- Celui des deux camps de cette tribu qui est situé à la plus grande distance du chemin , a fait acte d’hostilité contre nos soldats.
- Cette tribu est l’une des plus fortes de cette partie de la province ; plusieurs petites tribus sont disséminées dans le voisinage par camps de vingt à cinquante individus. Réunies elles peuvent armer trois cents hommes.
- 200
- 150
- 150
- 200
- 2000
- 500
- 400
- Cette tribu, qui est forte et belliqueuse, a déjà fait acte d’hostilité contre nous, malgré la j distance qui la sépare de Bône.
- j Cette tribu fait cause commune avec Béni-Moliamad.
- ( Les Merdass , dont la tribu forme deux campsdistincts,sont partie en relations avec Bône , f partie en étatd'hoslilité contre nos troupes.
- Ne sont comprises dans.aucune des trois catégories qui précèdent, un grand nombre de petites tribus, réparties dans des camps de trois à dix tentes au plus , et dont il serait difficile d'énumérer avec exactitude les noms et la force. Ce n’est toutefois pas exagérer que de porter à trois mille hommes le nombre de cavaliers qu’elles pourraient réunir.
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- io UE LA REGENCE U ALGER.
- N° 3. TABLEAU des tribus qui environnent Bougie dans un rayon de 12 à i5 lieues, et aperçu approximatif des forces qu'elles peuvent mettre sur pied dans le cas d'une levée en masse.
- POSITION
- DES
- TRIBUS.
- Neuf tribus de l’ouest, entre la rive gauche de la rivière, et la cote de
- l’ouest.
- /
- / 7
- Vingt- j
- QUATRE
- tribus de l’est, entre la rive droite de la rivière et la côte de l’est.
- 12
- bordant la mer côte de l’ouest bordant la rive gauche de la rivière, dans les terres.
- bordant la mer ( côté de l’est).
- bordant la rive droite de la rivière.
- f dans l’intérieur des
- terres.
- NOMS
- TRIBUS.
- :1
- Mezzaia t........
- Béni-Amram.......
- Béni-Kessila.....
- Béni-Messaoud....
- Toudja......... ..
- Bonnedjamen......
- Fenaya...........
- Bcni-Ougrlis .....
- Zaouia do Cherfa.
- Totaux......
- Béni*Messaoud. ..
- Béni-Mimoun......
- Béni-Amrous......
- Ouled-ouert-ou-AIi. Béni-Mohammed..
- Béni-Hassein.....
- .13éni-Segroncl.. .. Béni-Messaoud.. 0. Oulid-abd-el-Djeb-bar ou Oulid-
- Amralt........
- Senadja .........
- Béni-Imincl......
- ^Tigramin.........
- Oulid-Ameriou... Béni-Barbachcs.. • Béni-Soliraan..*..
- Béni*K.ratib.....
- Guisser..........
- Béni-Djellil.....
- Msisrna..........
- Adjissa..........
- Béni-Chebana.....
- Béni-Oudjan......
- Béni-Ismaël......
- \ Béni-Bou-Toussef.
- Totaux..
- lUroRT des tribus de l’ouest.....j.
- TOTAUX GÉNÉRAUX.....
- </) 'ai
- W fl en £3
- 1600
- 500
- 150
- 600
- 300
- 100
- 1000
- 1500
- 100
- 5850
- 1500
- 300
- 300
- 300
- 250
- 250
- 600
- 300
- 700
- 100
- 200
- 500
- 600
- 200
- 300
- 600
- 500
- 200
- 700
- 400
- 500
- 150
- 9350
- 5850
- 15200
- NOMBRE AUTORITES auxquelles
- DES TRIBUS
- payaient impôt.
- » Aukaïd de Bougie, » IN’en payait pas.
- » I Ici.
- » IAubeydeConstan » IN'eu payait pas. 20 J Au bey de Constan 200j Id.
- » [N’en payait pas.
- » I Id.
- 220
- 200
- 40
- 80
- 320
- 220
- 540
- N’en payait pas. Id.
- Id.
- Id.
- Id.
- Id.
- Au bey deConstan. Id.
- Id.
- Id.
- N’en payait pas. Au bey de Constan. N’en payait pas. Au bey de Constan. Id.
- Id.
- Id.
- Id.
- Id.
- N'en payait pas. Id.
- Id.
- C/5
- Jzï
- O
- M
- H
- > . PC
- co
- e
- O
- Voir
- plus
- haut.
- Voix-
- plus
- haut.
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- 1 I
- N° 5. — Questions adressées au miggelès surxa législation maure. — Code civil.
- Nota. On a traduit ces questions mot pour mot, alin de ne pas altérer le texte des réponses.
- Q. i. Quels sont les droits et pouvoirs des gens de la ville?
- R. Les habitants de la ville peuvent disposer librement de tout ce qu’ils possèdent, soit que leur possession soit un jus in rem ou un jus ad rem. Ils peuvent vendre ou acheter des habitants de la ville comme eux, ou bien des gens de la campagne, pourvu que ces opérations n’aient pas un but nuisible au public. Ils peuvent se marier ou donner en mariage, agir comme mandataires, ou commettre un fondé de pouvoirs; ils peuvent également déposer comme témoins, pourvu qu’ils aient connaissance des affaires dont il s’agit, et que leur témoignage ne soit pas inadmissible pour autres causes. Ils peuvent voyager, soit pour leur commerce, soit pour s’établir en pays étranger; et enfin, ils peuvent faire tout ce que la loi permet, et s’abstenir de faire tout ce que la loi défend.
- Q. 2. Est-ce que les habitants de la campagne sont sur le même pied que ceux de la ville dans tous les pouvoirs, ou existe-t-il quelque différence entre eux?
- R. Il n’y a point de différence entre les habitants de la campagne et ceux de la ville dans leurs ventes, excepté en ce qui pourrait être préjudiciable aux habitants de la ville. De même il n’y a pas de différence dans leurs dépositions, excepté dans les affaires dont ils ne pourraient pas avoir connaissance à cause de leur éloignement, comme, par exemple, s’il était question de biens qu’ils n’eussent pas vus, ou dont ils n’eussent pas entendu parler. Quant aux charges de l’État, il n’existe pas de différence entre eux ; seulement il est préférable que le fonctionnaire à choisir soit de la ville qu’il habite, par cela même qu’il connaît mieux l’état de ses concitoyens, et les circonstances qui peuvent les affecter.
- Q. 3. Si un étranger, habitant soit de la campagne, soit de
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- 12
- DE LA. RÉGENCE d’aLGER.
- tout autre point, vient dans la ville et s’y établit, est-ce que ses droits sont les mêmes que ceux des gens de la ville, ou non?
- R. S’il s’établit dans la ville, ses droits sont les mêmes que ceux que les habitants avaient toujours exercés, ni plus ni moins. •
- Q. 4- Quelles sont les circonstances qui peuvent priver un individu de la faculté d’exercer ses droits?
- R. Ceux qui en sont privés sont ceux qui ne sont pas sains d’esprit, soit par fureur ou démence, les enfants, les esclaves et les faillis.
- Q. 5. Si un individu commet un crime, et si les autorités en
- prennent connaissance, est-ce qu’il sera privé de l’exercice de ses droits, ou non? '
- R. Il ne sera privé de l’exercice d’aucun droit, excepté de celui de déposer comme témoin, car sa déposition ne sera reçue qu’après son repentir.
- Certifié par les membres de la Commission,
- Signé : Rolland de Bussy, Vincent, Hautefeuille , Samuda.
- Alger, 6 mars i833.
- L’Intendant civil, GENTY.
- CODE CIVIL.
- Q. 6. Si un enfant vient à naître à bord d’un bâtiment, comment se prouve la naissance ?
- R. Elle se prouve par les gens du bâtiment, hommes ou femmes, et, de même, les décès se prouvent par les gens du bâtiment.
- Q. 7. Si un individu ne paraît plus, après avoir été dans les combats entre les mahométans et les chrétiens, comment se prouve le décès?
- R. Il est censé mort, si le terme'ordinaire de la vie humaine
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. l3
- est dépassé, comme, par exemple, quatre-vingts ans; mais ceci s’applique seulement aux cas où il n’y a pas de témoins pour déposer de sa mort, et où il n’existe pas d’indices pour la prouver.
- Q. 8. Faut-il que la famille d’un décédé donne connaissance à l’autorité de sa mort, ou non?
- R. Cela n’est pas obligatoire ; mais l’usage s’est établi à Alger que le beit-el-mal prenne connaissance des enterrements.
- Q. g. Si un enfant vient à naîti’e à quelqu’un, faut-il donner à l’autorité connaissance de la naissance, ou non?
- R. Cela n’est pas obligatoire.
- Q. io. Les naissances, mariages et décès qui ont lieu, soit dans le pays, soit en autres pays éloignés, comment se constatent-ils et se prouvent-ils auprès des autorités?
- R. Cela s’établit par des preuves légales et satisfaisantes, et il n’est pas nécessaire qu’on en fasse un écrit devant le cadi-mais si on fait un écrit, il vaut mieux. L’usage s’est établi d’écrire les mariages chez le cadi, et il y en a peu qui fassent un mariage sans écrit.
- Quant aux décès et naissances, leur nombre n’est constaté par écrit qu’en très-peu de cas.
- Si une naissance, ou un mariage ou un décès a lieu dans un pays éloigné, c’est-à-dire, en pays étranger, il est de toute nécessité que des preuves légales et satisfaisantes soient produites; si ces preuves manquent, on jugera d’après le terme ordinaire de la vie humaine, pour les décès seulement, et ce terme sera un nombre d’années que la plus longue vie ne dépasse pas, comme, par exemple, quatre-vingts ans. Un écrit du cadi est considéré dans ce cas comme une preuve légale et satisfaisante, mais avec cette distinction que, si le cadi est connu, la preuve sera complète; mais s’il ne l’est pas, alors il sera de toute nécessité d’établir qu’il exerçait ses fonctions à l’époque de l’écrit, et que l’écriture est la sienne. Ces faits
- doivent être prouvés d’une manière satisfaisante, jusqu’à ce *
- que tout doute cesse.
- Les preuves légales et satisfaisantes, en général, consistent dans les dépositions des témoins qui ne sont pas reprochables
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- ï4 DE LA RÉGENCE D’ALGER.
- en justice, car ce sont les témoins admissibles qui déposent avec vérité et justice. Ces témoins sont ceux qui ne sont pas coupables de choses défendues, et qui ne sont pas parjures à leur foi, ni de mauvaise foi envers les hommes, et enfin ceux qui sont sains d’esprit.
- Les membres de la Commission, Signé : Rolland de Bussy, Samuda , Martin, Vincent, IIautefeuille.
- Alger, le io mars i833.
- L’Intendant civil, GENTY.
- Réponse à la question concernant les immeubles cl’Alger situés tant à l’intérieur de la ville qu’à Vextérieur.
- Tous les immeubles d’Alger, savoir : ceux situés à l’intérieur de la ville et qui sont les maisons, les boutiques, les chambres, les magasins, les bains, les fours, les moulins et les fondoucks, et ceux situés à l’extérieur, et qui sont les fermes, les champs, les jardins et les potagers, sont de deux sortes.
- La première sorte est de ceux qui appartiennent en toute propriété, soit au beylick par voie d’achat ou de construction, soit aux particuliers par voie d’héritage, d’achat, de donation et meme d’aumône. Les propriétaires de ces immeubles peuvent les vendre, les engager, en disposer à titre de donation ou d’aumône, les grever de substitutions (les faire liabous), ou les bailler pour un temps plus ou moins long, et même illimité ; mais l’effet du bail cesse si l’immeuble vient à se détériorer et à périr.
- La deuxième sorte est celle des immeubles grevés de substitutions habous, c’est-à-dire des immeubles dont le propriétaire transmet l’usufruit à ses enfants, à ses parents ou à des étrangers, en affectant en même temps l’immeuble à une destination
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- spéciale pour le cas où l’individu, ou la postérité, auxquels il transmet l’usufruit, viendraient à cesser d’exister. Cette destination est, ou pour les pauvres en général, ou pour les pauvres de la Mecque et de Médine, ou pour les soldats pauvres, ou pour les chérifs pauvres, ou pour les pauvres des couvents, ou pour les Maures d’Espagne, pauvres, ou pour les mosquées, ou pour les lieux d’enseignement de la science, ou pour les fontaines, ou pour l’entretien des routes, ou pour celui des ponts. Ces immeubles, c’est-à-dire ceux grevés de substitutions ou habous, ne peuvent se donner, s’engager ou se vendre que sous condition ou par nécessité; mais ils peuvent se bailler pour un temps plus ou moins long, et en stipulant que les loyers seront payés avant ou après le terme, le tout suivant qu’il est convenu.
- Les immeubles habous appartenant aux soldats pauvres, sont aujourd’hui entre les mains du domaine. Il en est de même de ceux appartenant aux fontaines et aux pauvres de la Mecque et de Médine. Le domaine donne seulement pour ces derniers, cent boudjoux chaque jeudi et autant chaque lundi. Quant aux habous des autres établissements, ceux de ces immeubles qui sont encore debout sont entre les mains des oukils respectifs des établissements auxquels ils appartiennent.
- Q. i. Le prince a-t-il le droit de s’emparer des biens de ses sujets rebelles ?
- R. Si le prince a agi tyranniquement envers ses sujets rebelles , il n’a pas le droit de les châtier, soit dans leur fortune, soit de toute autre matière; s’il a eu à leur égard une conduite-juste, il peut les châtier, mais non dans leur fortune.
- Nota. La Commission estime, qu’attendu la longueur de la délibération, cette réponse, surtout en ce qui concerne la dernière partie, n’est pas l’expression de la pensée des autorités maures.
- Q. 2. Ce que le prince donne aux officiers publics ou à ceux à qui il accorde sa faveur, ou à d’autres enfin, devient-il la propriété du beylick après la mort du donataire ?
- R. Si l’objet donné est la propriété du prince, aucun n’a le
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- droit de la réclamer. Si c’est au contraire la propriété du bey-lick, dont le prince estToukil, il doit revenir au beylick, car l’oukil ne peut faire que les actes qui présentent de la convenance et de l’avantage.
- Les biens du musulman qui meurt sans laisser d’héritier, appartiennent aux pauvres d’entre ses co-réligionnaires, car il n’y a pas de droit d’héritier entre des individus de religion différente.
- Q. 3. De quelle manière a lieu la vente ?
- R. La vente consentie par celui qui a la capacité de la faire, doit être exprimée par des paroles, ou parce qui tient lieu de paroles, savoir, l’écriture ou les signes. Quant au cadi, son écrit n’a d’autre objet que de lier les parties contractantes pour Tes cas où elles viendraient à nier.
- . Le haboùs'se fait par une simple déclaration. Pour ce qui est de la donation, elle a lieu aussi par déclaration, et elle doit être suivie de l’acceptation et de la prise de possession.
- L’aumône ressemble en tous points à la donation, si ce n’est qu’elle n’a lieu que dans la vue d’être agréable à Dieu.
- Ce sont là les règles qui ont été suivies et appliquées jusqu’à ce jour.
- Des transmissions des immeubles et des manières dont elles s’opèrent le plus fréquemment.
- Les transmissions d’immeubles depuis l’occupation française se sont opérées, surtout par cession à bail perpétuel, ensuite par baux mensuels, quelquefois encore par baux pour un, deux ou trois ans, et enfin, plus rarement que de toute autre manière, par vente à l’ana.
- La Commission pense qu’avant l’occupation les cadis ne consentaient que fort difficilement à faire des cessions à bail perpétuel pour les biens habous, mais qu’elles avaient lieu pour les biens libres.
- Q. 4- Quelle différence y a-t-il entre l’acquisition à l’ana et celle à bail perpétuel, encore que la perpétuité soit commune aux effets des deux genres de contrats?
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- R. L’ana n’est consenti que pour les immeubles habous qui dépérissent, et lorsque les propriétaires de ces immeubles ne peuvent les entretenir. Alors ils les cèdent, moyennant un prix déterminé et payable d’année en année, et perpétuellement, à un acquéreur, pour que celui-ci fasse les constructions et les plantations nécessaires, et qu’il en devienne en meme temps le propriétaire et en jouisse comme tel. •
- Le bail à loyer perpétuel, au contraire, a lieu pour toutes sortes de propriétés habous ou autres, qu’elles soient en état de dégradation ou d’entretien. La propriété de l’immeuble cédé de cette manière demeure au bailleur, et le preneur n’a pas le droit de le vendre. Ces principes sont puisés dans la loi; on les a reconnus et on s’y est jusqu’à ce jour conformé.
- La propriété de certains immeubles a donné lieu à la position des questions suivantes, dont le ntiggelès a également fourni les réponses.
- Comment la propriété a-t-elle été transmise depuis la conquête, dans quelle forme et à quelles conditions ?
- Pour répondre à cette question, il est nécessaire de remarquer d’abord qu’il existe à Alger deux sortes de propriétés immobilières, les unes libres et aliénables, et les autres grevées de substitutions au profit d’établissements d’utilité publique ou de piété, lesquelles par conséquent ne peuvent être aliénées d’une manière absolue; ensuite, que les propriétés libres et aliénables se transmettaient par succession, par donation et par contrat ; souvent et presque toujours alors la rente était moins forte, moyennant un prix une fois payé.
- Ces actes transportaient la propriété à l’acquéreur; ils étaient ordinairement passés devant l’un des cadis , assisté de ses ulémas.
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- Les biens grevés de substitutions étaient en général loués par baux passés devant le cadi, et dont la durée ne pouvait pas excéder le terme fixe de trois ans. Cependant, si le bailleur était mineur, on pouvait louer pour le temps qui restait à courir jusqu’à sa majorité, et s’il était majeur, pour le temps de sa vie. Si l’immeuble était une maison, qui vînt à être détruite, le bail était résilié de plein droit. Il existait une exception à cette règle générale : lorsquele possesseur de l’immeuble grevé prouvait que cet immeuble était en mauvais état, que les réparations à y faire excédaient le revenu, le miggelès , après avoir préalablement fait constater ces faits par une expertise, autorisait la vente de l’immeuble, moyennant une rente dont le taux devait être approuvé par lui. L’acquéreur devenait réellement propriétaire; les anciens titres même lui étaient remis, ce qui chez les Maures constitue la délivrance pleine et entière de la chose, et il pouvait disposer absolument et sans restriction de cette chose vendue : la rente avait pris, à l’égard du gervé et du substitué, la place de l’immeuble.
- C’est cette manière d’aliéner que l’on appelait proprement ana.
- Depuis la conquête il s’est fait un très-grand nombre de transactions sur la propriété foncière; la plupart des ventes et baux à loyer ont été faits au profit des Européens; quelques Israélites ont aussi acquis des immeubles. Quant aux mahomé-tans, il n’y en a qu’un très-petit nombre qui aient fait des acquisitions.
- Les transactions sur lesbiens grevés sont restées depuis notre entrée à Alger ce qu’elles étaient avant, sauf le terme de trois ans qui a souvent été indéfiniment étendu par le cadi; elles sont ou des baux à loyer, ou à terme, ou à perpétuité, ou bien des aliénations à ana. Ces dernières sont rares.
- Quant aux biens libres, une nouvelle forme d’aliénation a remplacé l’ancienne, ou, pour parler plus juste, une forme naguère fort peu usitée est devenue générale. Les ventes se faisaient moyennant un prix une fois payé; aujourd’hui elles se font presque toutes moyennant des rentes perpétuelles. Ce mode
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- d’aliénation a quelque analogie avec ce que nous appelions dans l’ancien droit bail à rente, car la propriété proprement dite n’est point transférée; les titres ne sont pas remis à l’acquéreur.
- Les actes de ventes de biens des deux classes ci-dessus se passent en général devant lecadi Maleki, quelques-uns devant le cadi Hanefi, et un petit nombre devant les notaires français.
- Quelles sont en fait les transactions qui ont eu lieu le plus communément, et quelle idée les contractants se faisaient-ils de leurs effets?
- Ainsi qu’il résulte de la réponse .à la question précédente, les contrats les plus fréquents sont i° les baux à l’entes perpétuelles de propriétés libres ; 2° les baux à rentes de propriétés habous; 3° les ventes moyennant un prix une fois payé.
- Il ne peut y avoir diverses manières d’envisager les derniers contrats; ils sont translatifs de la propriété aux yeux du vendeur comme à ceux de l’acquéreur. Il n’en est pas de même de ceux qui sont compris sous les nos i et 2.
- La plupart des Européens qui ont passé des contrats de bail à rente perpétuelle de propriété libi’e, se considèrent, tant qu'ils paient la rente, comme propriétaires de la chose; mais les vendeurs n’envisagent pas la convention de la même manière; ils pensent avoir cédé la jouissance perpétuelle de leur propriété au bailleur, en, par ce dernier, remplissant certaines conditions (le paiement annuel de la rente), mais non pas avoir cédé leurs droits de propriété. C’est cette opinion qui justifie la retenue qu’ils font des titres de propriété, et le droit de surveillance que plusieurs de ces vendeurs prétendent exercer encore sur l’immeuble par eux cédé. En un mot, à leurs yeux la rente est la valeur de la jouissance et non de la propriété; elle n’est point la représentation de la chose.
- Un grand nombre des Européens, possesseurs d’immeubles habous, sonttombés dans lamême erreur; ilsont cru et croient encore être propriétaires de ces fonds inaliénables; d’autres pensent qu’ils n’ont droit qu’à la jouissance de la chose, mais
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- DE LA REGENCE D ALGER.
- que cette jouissance doit se pi’olonger jusqu’à l’accomplissement de la substitution.
- Signé : Roland de Bussy , Vincent , IIautefeuille, Marion , Samuda.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- Alger, le n février i833.
- N° 6. —. Réponses du cadi maleiu a diverses questions de
- LÉGISLATION MUSULMANE.
- Sur les règles suivies dans les procès des Juifs, sous le gouvernement turc.
- Après les salutations et les compliments d’usage, nous vous informons de ce qui était de règle dans les procès des Juifs, sous le gouvernement turc.
- Si les contestations étaient entre eux, ils les soumettaient à leurs magistrats et autorités, devant lesquels ils plaidaient et exposaient leurs actes et pièces justificatives, et nous ne les inquiétions pas en cela. Si les contestations avaient lieu entre des mahométans et des Juifs, elles étaient jugées par les autorités et les juges mahométans.
- Quoique, en thèse générale, le témoignage des Juifs contre leurs co-religionnaires ne soit pas recevable devant le cadi Maleki, selon les auteurs les plus connus, il l’est cependant dans certains cas d’après ceux qui ont moins d’autorité; mais d’après tous les auteurs, auprès du cadi Hanefi, le témoignage de Juifs à Juifs est valable. Si les mahométans élèvent quelques prétentions contre des Juifs, et que ces Juifs déposent en faveur des mahométans et contre leurs propres co-religionnaires, leurs dépositions comme les prétentions des mahométans sont recevables.
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- Si les mahométans produisent, émanées des autorités juives, des pièces justificatives où leur droit est établi, comme, par exemple, en matière de co-propriété de biens immeubles, de dettes, ou d’autres affaires analogues, on appelle alors les autorités juives ; et si elles les certifient véritables, le cadi Hanefi les reçoit et adjuge aux mahométans leurs conclusions. Mais le témoignage de Juifs en faveur d’autres Juifs, et contre des mahométans, n’est pas reçu dans les conventions entre mahométans.
- Le cadi Maleki, signé: Abd-kl-Azis.
- Pour traduction conforme.
- Signé, Joseph Samuda,
- traducteur assermenté près les tribunaux d’Alger.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- Alger, le xo mai i83/(.
- Sur la validité des actes des rabbins, et sur l’admission du témoignage des Juijs en justice.
- Monsieur, que Dieu éternise votre bonheur et que mille prospérités vous arrivent ! Votre première question est ainsi conçue :
- D. Les actes des rabbins, en ce qui concerne leurs nationaux, sont-ils recevables partout?
- R. lueurs actes publics., pour affaires entre eux, ne sont pas reçus chez le cadi Maleki; mais ils le sont chez le cadi Hanefi, pourvu qu’ils soient représentés, et que les autorités qui les ont faits, les certifient véritables.
- Monsieur, que Dieu vous soit propice ! Votre deuxième question est celle-ci :
- I), Le témoignage des Juifs est-il recevable et fait-il foi ?
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- R. Leur témoignage n’est pas reçu chez le cadi Maleki, soit contre des mahométans, soit même de Juifs à Juifs. Mais chez le cadi Hanefi, seulement il est recevable de Juifs à Juifs.
- Signé, le cadi Abd-el-Azis.
- Pour traduction conforme,
- Signé, Joseph Samuda,
- traducteur assermenté près les tribunaux d’Alger.
- Alger, le i5 mai 1834.
- L’Intendant civil, GENTY.
- Sur les règles en matière de propriété et d’usage des cours d3eau.
- Après toutes les bénédictions que vous méritez,
- Vous me demandez si l’eau qui coule au milieu d’un ravin est, comme le ravin lui-même, mitoyenne entre les propriétaires de chaque côté de ce ravin.
- Je vous réponds que chaque propriétaire, pourvu qu’il ne détourne pas l’eau de son cours, a un droit égal à la prendre au passage. Dans ce cas, la jouissance de l’eau s’établit soit par portion de prise, soit par jour, soit par heure, mais toujours de manière à ce que l’eau ne soit point arrêtée, et qu’elle arrive jusqu’à l’endroit où elle cesse naturellement de couler, ou bien jusqu’au point où elle débouche dans une rivière, ou dans la mer.
- Vous me demandez encore si le propriétaire d’un terrain où se trouve une source, peut profiter seul de cette source.
- Je vous réponds qu’il peut en profiter seul; mais s’il lui convient de la laisser descendre d’un terrain supérieur sur un terrain inférieur, soit parce qu’il possède les deux, soit par tout autre motif, dès l’instant qu’elle coule au milieu de propriétés diverses , les propriétaires divers ont un droit égal à la prendre au passage.
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- Il n’y a d’exception à ce principe de législation naturelle, que lorsque, par une convention expresse, tel propriétaire qui avait un droit au partage, l’a cédé à son voisin.
- Alger, le 3i mars 1834-
- En présence, i° de M. Genty de Bussy, maître des requêtes, Intendant civil de la Régence d’Alger, 2° de M. Marion, juge, 3° de M. Bottari, interprète au tribunal de police correctionnelle, 4° de M. Delaporte, secrétaire interprète, attaché à l’intendance civile d’Alger.
- Le cadi Maleki,
- Signé, Abd-el-Azis. L’Intendant civil,
- GENTY.
- Alger, le 16 mai i834.
- N° 7.— Questions historiques et législatives adressées au
- MÜPHTY SUR LA DOTATION RELIGIEUSE DE LA MECQUE ET
- MÉDINE.
- Dans le désir d’obtenir de la corporation de la Mecque et Médine, des éclaircissements historiques, politiques et financiers , l’Intendant civil avait rédigé et fait remettre au muphty la série de questions qui suit. — Il n’a pu obtenir que, dans les
- réponses, on conservât le meme ordre____On joint ici ces deux
- documents.
- Ordre dans lequel les questions ont été présentées.
- Q. 1. A quelle époque remonte la création de la corporation de la Mecque et Médine ?
- Q. 2. Par qui a-t-elle été fondée?
- Q. 3. Est-ce par un seul particulier ou par une association
- particuliers ?
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- Q. 4. Les empereurs turcs, les deys, beys, ou souverains quelconques, l’ont-ils reconnue par des actes authentiques?
- Q. 5. En est-il fait mention dans les commentaires publiés à la suite du Koran, et qui, avec lui, forment corps de lois civiles et religieuses ?
- Q. 6. Est-elle considérée comme une institution même de la religion musulmane ?
- Q. 7. Si elle n’est pas consacrée par les commentaires du Koran, quel est l’acte qui lui a donné le caractère d’une institution religieuse?
- Q. 8.'Quel a été dans l’origine son but principal?
- Q. 9. A-t-il subi de grandes modifications depuis l’institution, ou a-t-il constamment été le même?
- Q. 10. Si ce but a varié, quelles en ont été les variations successives ?
- Q. xi. Quel était-il avant la conquête?
- Q. 12. Quel est-il depuis?
- Q. i3. Les biens que possède la Mecque et Médine proviennent-ils de dotations de souvei'ains de la Régence, seulement, ou à la fois des souvei’ains de la Régence, de souverains étrangers, de particuliers de la Régence et de particuliers étrangers?
- Q. 14. Proviennent-ils aussi d’acquisitions faites au moyen des revenus même de la corporation?
- Q. i5. Pourrait-on avoir la proportion des biens afférente à chaque origine?
- Q. 16. Les titres des propriétés consacrent-ils l’origine des dons ?
- Q. 17. La corporation a-t-elle des biens situés ailleurs que dans la Régence ?
- Q. 18. A-t-elle toujours dressé état des donations et gardé note des époques auxquelles elles ont pu avoir lieu?
- Q. ig. Quel est le nombre des pauvres qu’elle secourt chaquç année ?
- Q. 20. Tous les pauvres musulmans sont-ils admis indistinctement aux aumônes?
- Q. 21. Ou bien n’y en a-t-il que certaines classes?
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- Q. 22. Dans ce cas, quelles sont les classes privilégiées?
- Q. 23. Est-il formé une liste de ces pauvres?
- Q. 2/f. Qui arrête eette liste?
- Q. 25. Qui fixe les époques de distributions?
- Q. 26. Quel est le chiffre des secours qui ont été distribués aux pauvres en i832?
- Q. 27. Cette somme a-t-elle suffi aux besoins?
- Q. 28. Qu’appelle-t-on mecquoins ?
- Q. 29. Quel est leur nombre?
- Q. 3o. Leur donne-t-on à tous indistinctement les mêmes secours, ouïes leur donne-t-on inégalement?
- Q. 3i. Quelle est la quotité des uns et des autres?
- Q. 32. Comment les mecquoins justifient-ils de leurs titres à ces secours, et qui est-ce qui apprécie ces justifications ?
- Q. 33. Combien sont-ils ?
- Q. 34. Qui nomme les uns et les autres?
- Q. 35. Indépendamment des aumônes, des pensions ou secours accordés aux mecquoins, aux gardes, aux gens des mosquées , des appointements payés à l’oukil, aux écrivains, aux chaous et ouvriers, des dépenses pour réparations des immeubles, est-il encore d’autres dépenses à la charge de l’administration des biens de la Mecque et Médine ?
- Q. 36. Quelles sont-elles et quel en est le chiffre?
- Q. 3.7. La dotation ne donne-t-elle pas toujours des secours aux pèlerins de la Mecque qui passent à Alger?
- Q. 38. Cette administration a-t-elle encore d’autres besoins que pour les aumônes, pour le personnel, pour le matériel, et enfin pour l’entretien des immeubles ?
- Q. 39. Quel peut être le montant de ces besoins pour chaque espèce de dépense?
- Q. 40. En général, quel est le montant total, année commune, des dépenses de toute nature?
- Q. 41. Comment l’oukil est-il valablement libéré des sommes qu’il a payées, à quelque tilre que ce soit?
- Q. 4^. Qui arrête et contrôle ses comptes?
- Q. 43. Quel est le nombre des immeubles appartenant à la Mecque et Médine
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- -vJ DE LA RÉGENCE D’ALGER.
- En maisons j v‘^e ’
- ( hors ville,
- Magasins, Marabouts, Mosquées, Bains, Boutiques, Jardins, Cimetières, Emplacements, Terres, Prés, Fermes, Établissements quelconques ?
- Q. 44- Qui est-ce qui tient l’état de ces immeubles, et en suit les mutations ?
- Q. 45. Sur quels registres sont tenues les écritures auxquelles donne lieu leur gestion ?
- Q. 46. Quel est annuellement le montant du produit de ces immeubles, par nature de propriété.
- Q. 47. Quels sont le nombre et le montant par année, des rentes ou an as ?
- Q. 4&- En général, quel est le montant par année, des rentes de toute nature?
- Q. 49- La Mecque et Médine ne possède-t-elle pas des biens meubles ?
- Q. 5o. Comment sont-ils répartis ?
- Q. 5i. Quelle en est l’importance?
- ORDRE DANS LEQUEL LES QUESTIONS QUI PRÉCÈDENT ONT ÉTÉ
- RÉPONDUES.
- Louanges a DIEU ! que ses bénédictions soient sur le Prophète , après lequel il ne doit plus venir de prophètes !
- Demande qui comprend onze questions.
- La ire est celle-ci : A quelle époque remonte l’origine et la mise en pratique dans la religion musulmane, du habotis aux pauvres de la Mecque et de Médine?
- La 2e: Quel est celui qui l’a institué et l’a mis en pratique?
- La 3e: A-t-il été institué et mis en pratique par une seule personne ou par plusieurs ?
- La 4e: Faut-il, pour ce habous, l’autorisation du souverain?
- La 5e : Quel est, en ce cas, le souverain qui, le premier, l’a autorisé ?
- La 6e: Les commentateurs duKoran ont-ils fait mention du habous aux pauvres de la Mecque et de Médine ?
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- La 7e: Est-il un des points de la religion?
- La 8e: Il n’en est pas fait mention dans le Koran, et il est néanmoins un des points de la religion. Qui donc en a fait un des points de la religion ?
- La 9e: Quel est le motif qui a porté à instituer ce habous?
- La ioe: A-t-il éprouvé des variations ou des changements ?
- La ne: S’il a éprouvé des changements, quels sont-ils et quelle en est la cause ?
- Je vais embrasser toutes ces questions dans une réponse unique, après avoir auparavant établi un préliminaire, et dit: Que le habous auquel s’appliquent les questions est un habous spécial appartenant à l’espèce du habous en général, lequel a lui-même pour genre la donation.
- Que la donation a pour objet ou une chose, ou la jouissance de cette chose, ou l’une et l’autre à la fois; que l’on se propose, en la faisant, ou l’intérêt de la personne au profit de qui elle est faite, ou d’obtenir la miséricorde de Dieu et les mérites de l’autre vie; qu’elle se fait pour toujours ou pour un temps; que la donation pour toujours d’une chose, en se proposant d’obtenir la miséricorde de Dieu, est ce que l’on entend par habous, et que le habous aux pauvres de la Mecque et de Médine est un habous qui rentre dans la classe du habous en général.
- Maintenant je répondrai et je dirai: Que l’origine du habous et sa mise en pratique, dans la religion musulmane, remontent au commencement de l’islamisme, après la fuite du Prophète, et que le premier qui l’institua et le mit en pratique fut Abou-Talehha, l’un des compagnons du Prophète. Ce fut après que ce verset de l’Alcoran fut descendu du ciel : Fous n’obtiendrez pas la pureté devant Dieu, que vous ne fassiez aumône des biens qui vous sont chers.
- Abou-Talehha alla alors trouver le Prophète et lui dit : By-rouliha est celui de mes biens que j’aime le plus, et je le donne en aumône, en vue de Dieu. Le Prophète l’y autorisa et lui dit: Je souhaite que tu le donnes aux plus proches. Abou-Talehha répondit: Je le ferai, ô Prophète de Dieu ! En effet, il
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- partagea Byrouhha entre ses proches et les gens de sa famille. Ceci atteste l’institution du habous et sa mise en pratique dans la religion, et en même temps l’autorisation qu’y a donnée le souverain; car le Prophète est le souverain des souverains.
- Le fait qui vient d’être rapporté implique l’institution du habous au profit des habitants de Médine, qui sont des proches d’Abou-Talehlia et des gens de sa famille.
- L’on a tiré du maintien du habous, jusqu’à ce jour, la preuve qu’il était interdit de le changer; or celui qui le changera, après qu’il l'aura entendu, en supportera le péché ; car il est l’une des voies par lesquelles on obtient les grâces divines, et Dieu a dit : Ne détruisez pas vos œuvres. Néanmoins, quelques ulémas ont considéré que dans le cas où la chose qui est l’objet du habous, dépérit, et où la jouissance de cette chose ne profite plus, il était convenable et avantageux de faire au habous un changement qui, en offrant de l’utilité, remplît les intentions qu’a eues le donateur à l’égard du donataire, savoir: les pauvres ; de le faire perpétuellement jouir avec utilité, et de gagner ainsi l’abondance des miséricordes de l’autre vie.
- Les motifs, tirés du Koran , de pratiquer l’aumône, laquelle comprend le habous, sont presque innombrables, outre ce qui a déjà été rappelé. Je citerai ce passage: L’action de ceux qui. distribuent leurs biens, dans la voie de Dieu, est semblable à une graine qui a produit sept épis, dont chacun renferme cent grains ; et Dieu donne en abondance h qui il veut, et Dieu est prodigue envers ceux qui distribuent leurs biens dans la voie de Dieu, et qui ensuite ne recherchent point ce qu’ils ont donné, soit en reprochant leur aumône, soit en voulant la retirer. Ils ont leur récompense auprès de leur maître. Ils ne doivent avoir aucun sujet de crainte , et eux ils ne seront point attristés.
- D. Combien de pauvres secourt-on, chaque année, des fonds de la Mecque et Médine? Ceux que l’on secourt appartiennent-ils à une classe particulière de pauvres, et dans ce cas, quels sont-ils? Leurs noms sont-ils inscrits sur un registre tenu à cet effet? Qui tient ce registre, c’est-à-dire qui y arrête la répar-
- tition ?
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- R. Les pauvres qui reçoivent des secours sur les fonds de la Mecque et Médine sont tous portés nominativement sur une liste que j’ai vue et qui e§t entre les mains de l’oukil.
- D. Qui détermine les époques des distributions?
- R. Le souverain, par l’entremise des ulémas et des adouls, qui remettent en meme temps les dépôts d’argent aux émins, lesquels les font parvenir à leur destination et en représentent les quittances. On peut faire des envois chaque année.
- D. Quelle somme d’argent a-t-on distribuée l’année passée?
- R. C’est celui qui est dépositaire de l’argent qui peut le savoir.
- D. Cette somme distribuée a-t-elle suffi ?
- R. Je ferai à cette demande la même réponse.
- D. Qu’entend-on par mecquoins? entend-on par là ceux qui sont nés à la Mecque seulement, ou ce nom s’applique-t-il aussi à des habitants d’Alger, ou bien encore sont-ce des serviteurs de la Mecque et Médine?
- R. On entend par ce nom ceux qui sont nés à la Mecque, et leur chef sait cela.
- D. Quel est le nombre des mecquoins, en ne comprenant sous ce nom que ceux qui sont nés à la Mecque?
- R. L’oukil connaît leur nombre.
- D. Lorsqu’une personne se présente et dit : J’ai droit aux aumônes de la Mecque et Médine, comment constate-t-on son droit? Est-ce par pièces ou par témoins? Devant qui se fait cette constatation, et qui est chargé de la contredire? Est-ce l’oukil ou le cadi ?
- R. Son droit se constate par témoins, devant le cadi, et contradictoirement avec l’oukil.
- D. Devant combien de personnes la constatation doit-elle avoir lieu ?
- R. Devant le cadi et les adouls.
- D. Qui les a chargés de recevoir ces constatations?
- R. Le souverain; car ils sont ses délégués.
- D. Les fonds de la Mecque et Médine servent-ils seulement à donner des secours aux pauvres, aux mosquées, aux indigents qui viennent de la Mecque; à salarier ceux qui donnent
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- leurs soins à la Mecque et Médine, tels que l’oukil, les écrivains, les chaoux, les maçons, les porteurs de terre, les blanchisseurs d’édifices, et à acheter les matériaux nécessaires? Ou existe-t-il encore d’autres dépenses auxquelles ils doivent servir? Et dans ce cas, quelles sont ces dépenses et quelles sommes exigent-elles?
- R. Les fonds de la Mecque et Médine sont à part, ceux des pauvres à part; et il en est de même de ceux des mosquées.
- D. Les musulmans d’Alger qui vont en pèlerinage reçoivent-ils des secours sur les fonds de la Mecque et Médine?
- R. Non.
- D. Outre les dépenses énoncées plus haut, et consistant dans l’aumône aux pauvres et aux mosquées, et dans le salaire des employés, etc., etc., en est-il encore à la charge de la Mecque et Médine? Et s’il en existe, quel est leur nombre et la quantité des sommes qu’elles nécessitent?
- R. Le détail en est entre les mains de l’oukil.
- D. A quelles sommes s’élèvent, par approximation, les dépenses annuelles de la Mecque et Médine?
- R. On ne peut déterminer d’avance la somme de ces dépenses qui varient suivant les circonstances.
- D. A qui l’oukil de la Mecque et Médine rend-il ordinairement ses comptes? Est-ce au souverain, est-ce aux ulémas ou à d’autres personnes, et comment les rend-il? Les établit-il sur un registre, ou bien de quelle autre manière ; c’est-à-dire, comment sa décharge s’opère-t-elle?
- R. Il rend ses comptes au souverain, par l’entremise des ulémas.
- D. Quel est le nombre des immeubles de toute nature, appartenant à la Mecque et Médine, situés hors de la ville et dans la ville, et qui tient l’état de ces immeubles, c’est-à-dire, des acquisitions et des aliénations, et comment tient-on cet état ? est-ce dans un seul registre, ou bien tel objet est-il inscrit dans tel registre, tel autre sur une feuille volante? De quelle manière se règlent toutes ces choses ?
- R. L’oukil a deux adonis., nui ot
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- PlîiCES JUSTIFICATIVES. 3l
- D. Quel est le revenu de la Mecque et Médine, provenant de chaque nature de propriétés ?
- R. C’est celui qui perçoit ce revenu qui peut répondre à cette question.
- D. Quel est le montant des anas que perçoit chaque année la Mecque et Médine, et combien a-t-elle de propriétés données à l’ana?
- R. Je ferai à cette demande la même réponse.
- D. La Mecque et Médine possède-t-elle, outre des immeubles, des propriétés mobilières? Quelles sont-elles, et quelle en est la valeur?
- R. Il arrive que la Mecque et Médine en possède, mais je ne sais si elle en possède actuellement.
- QUESTIONS FAITES A 1,’OUKIL DE LA MECQUE ET MÉDINE, ET RÉPONSES DE l’oUIUL.
- D. i. Qui a fait habous les biens que possède la Mecque et Médine ? Sonl-ce les souverains de la Régence ou les souverains étrangers? Sont-ce des particuliers? Et dans le cas où des habous auraient été faits par les souverains étrangers , quelle en est la quantité ? Quelle est aussi la quantité des habous faits par des particuliers ?
- D. 2. Quelle est la quantité des biens achetés par la Mecque et Médine des fonds de la corporation ?
- D. 3. L’oukil gère-t-il les biens de la Mecque et Médine situés ailleurs qu’à Alger, à Tunis, par exemple, ou en d’autres pays?
- R. i. Les biens que possède la Mecque et Médine ont été faits habous, les uns par les souverains de la Régence (aucun n’a été fait habous par les souverains étrangers ), et les autres par des particuliers, hommes et femmes. On ne pourrait, sans un délai long, déterminer le nombre des immeubles faits habous par des particuliers.
- R. 2. Des immeubles ont en effet été achetés autrefois par les oukils, des deniers de la corporation, et ont été réunis à ceux qu’elle possédait déjà à titre de habous ; mais ces acquisitions ayant une date ancienne , et les actes qui les constatent se trouvant mêlés avec les autres titres de la Mecque et Médine, il serait long de rechercher et de désigner quelles sont les propriétés que la corporation a acquises de cette manière.
- R. 3. L’oukil ne gère pas les biens situés ailleurs que dans les provinces d’Alger, à Tunis, par exemple, ou en d’autres pays. Sa gestion se borne aux biens situés à Alger ou dans les provinces de la Régence.
- R. 4. Il y a un registre sur lequel
- D. 4- A-t-il un registre sur lequel
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- DE LA RÉGENCE D’ALGER.
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- il tienne état des immeubles ha-J)0US?
- D. 5. Existe-t-il une liste des pauvres que secourt la Mecque et Médine ?
- D. C. Établit-on, dans les distributions d’aumônes, des distinctions entre les pauvres , ou bien les distributions se font-elles sans distinction à tous ceux qui se présentent?
- D. 7. Y a-t-il des époques fixes de distributions? Comment ont-elles été réglées, et qui les détermine?
- D. 8. Peut-on préciser la quantité des aumônes qui ont été ainsi distribuées l’année dernière ?
- D. 9. La somme que l’on envoie chaque année aux habitants de la Mecque et de Médine est-elle déterminée ?
- D. 10. Les mecquoins existants à Alger reçoivent ils une somme déterminée? Quelle est celte somme? Leur ost-elledislribuéc par égales portions?
- il tient état de tous les biens que la Mecque et Médine possède à Alger et hors d’Alger, à l’exception toutefois des villes comme Oran, Mé-diah,elc., etc. Dans chacune de ces villes est un oukil, qui a aussi son registre, où il inscrit les revenus provenant des locations, et les dépenses qu’il y a lieu de faire, et, à l’expiration de chaque année, il apporte ce registre à Alger, où il vient rendre ses comptes à l*oukil de celte résidence, sous l’autorité duquel il est placé et duquel il tient d’ailleurs sa uomination.
- R. 5. Il en est d’inscrits sur une liste, et ce sont ceux qui ne peuvent sortir de chez eux et à qui l’on envoie des secours à domicile; les autres , qui viennent recevoir à la porte du bureau de la Mecque et Médine , ne sont point inscrits.
- R. 6. On distribue les aumônes à chacun, selon le degré de dénû-ment et de faiblesse où il se trouve, et que recherche et qu’apprécie l’oukil.
- R. 7. Il y a des époques fixes de distributions d’aumônes, qui ont lieu les lundis et jeudis au matin, et pour lesquelles les pauvres sont divisés en trois classes, savoir : les hommes, les femmes ET LES CHRÉTIENS. Chacune de ces trois classes reçoit séparément.
- R. 8. Les aumônes qui sont distribuées dans le cours de l’année ne sont pas déterminées année par année, mais bien mois par mois, ainsi que cela résulte de la liste qui est dressée chaque mois.
- R. 9. La somme que l’on envoie chaque année aux habitants de la Mecque et de Médine ,est déterminée par les ulémas et les principaux habitants de ces deux villes, qui règlent en même temps la part que chaque pauvre, désigné par son nom, doit recevoir. L’oukil a entre les mains l’acte de ces désignations.
- R. 10. Ils reçoivent une somme déterminée chaque semaine; elle leur est distribuée par portions égales et sans aucune distinction entre eux.
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- D. n. Outre les secours donnés aux pauvres, aux mecquoins, le salaire de l’oukil et de ses employés, les réparations des immeubles, les sommes distribuées aux talebs des mosquées, est-il encore des dépenses à la charge de la’Mecque et Médine, et quelles sont, en ce cas, ces dépenses ?
- D. 12. Donne-t-on des aumônes à tous ceux qui vont en pèlerinage?
- D. i3. Les sommes données chaque année, aux talebs des mosquées, aux mecquoins, aux pauvres, aux employés de la corporation et à l'ou-kil, pour salaires, sont-elles déterminées? Quel est le chiffre total de ces sommes ?
- D. 14. Peut-on déterminer la * quantité des immeubles de toute nature, appartenant à la Mecque et Médine, et la quotité du revenu de chaque sorte d’immeuble?
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- R. ix. U est d’autres dépenses à la charge de la Mecque et Médine, outre les aumônes, les sommes distribuées aux talebs des mosquées, et le salaire de loukil et de ses employés. Ces dépenses consislent dans les sommes (pie loukil doit donner à ceux qui se présentent avec un billet delà part des autorités, portant qu’il donnera à un tel, telle somme, et il se fait, en donnant la somme, délivrer un reçu; dans le salaire du préposé au four à chaux et des ouvriers qui sont employés à ce four; dans l'entretien des bestiaux qui transportent la terre, la chaux et autres objets; et enfin dans les gratifications données aux époques des fêtes, telles que le ramadan et les beiams, aux mecquoins, à ceux qui sont au service de la Mecque et Médine, etc., etc.; car au nombre des devoirs est celui de rendre content.
- R. 12. Non. Ils n’ont pas droit aux aumônes qui sont affectées aux gens de la Mecque et Médine.
- R. i3. Les sommes que reçoivent les employés de la corporation pour salaires sont déterminées. Quant à celles distribuées aux mecquoins, elles sont fixées chaque semaine , le nombre de ces individus variant sans cesse. Le chiffre des aumônes distribuées aux pauvres est toujours le même. Pour ce qui est des hommes des mosquées, des tombeaux, et de ceux qui sont chargés d’arroser, quelques-uns d’entre eux reçoivent une somme fixe et déterminée : d'autres reçoivent sur les revenus d’un immeuble affecté à cette destination. En ce cas, la quotité de leur rétribution varie avec les revenus de l’im-meuble.
- R. 14. On peut déterminer la quantité des immeubles appartenant à la Mecque et Médine, et situés à Alger et dans son territoire; mais quant aux immeubles situés dans les villes, comme Meliana, Médiah, Belida, etc., etc., on ne saurait en déterminer le nombre. Nous ne pourrions de même déterminer aujourd’hui la quotité du revenu de la cor-
- II.
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- DE DA. REGENCE D ALGER.
- D. ï5. Quel est le montant des anas provenant des immeubles de la corporation?Quel est le montant des anas que paie la corporation, et quel est le nombre des immeubles vendus à l’aua par la corporation ?
- D. 16. La corporation possède-t-elle aussi des meubles, tels que des briques, des solives, des bijoux, ou d’autres objets en nattes, tapis, etc., etc. ?
- D. 17. Quelle est en somme l’importance des meubles appartenant a la Mecque et Médine ? Quelle est aussi, pour chaque lieu, l’importance de ceux qu’il contient?
- poration, qui, tous les mois et tous les jours, augmente ou diminue avec les prix des loyers. Nous le pourrions, si l’augmentation ou la diminution dans le prix des loyers avait lieu, comme c’était autrefois l’usage au commencement de l’année.
- R. i5. Il est tenu sur un registre, état des anas et du montant des anas.
- R. 16. La corporation possède dans ses magasins, des briques, des planches, des solives, des pierres, des croisées et autres objets nécessaires à l’entretien de ses immeubles. Elle possède en outre des tapis pour les mosquées, ainsi que des lampes, des chaînes et autres meubles destinés à l’usage des mosquées qui sont entre les mains du domaine.
- R. 17. L’importance ne peut en être évaluée que par celui qui les connaît et qui en possède la désignation pièce par pièce.
- L’intendant civil, GENTY.
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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- N° 8. — Note sur la dotation de la mecque et médine.
- Louanges a DIEU !
- État des immeubles affectés à la Mecque et Médine.
- Six cent trente-cinq maisons ou petites maisons appartiennent, dans leur entier, à la corporation. Parmi ces six cent trente-cinq maisons ou petites maisons, il en est trente-neuf détruites et cinquante-cinq occupées par l’État.
- Les anas que perçoit la Mecque et Médine de maisons et petites maisons, sont au nombre de soixante-dix-sept. Parmi les maisons ou petites maisons qui en sont affectées, il en est sept occupées militairement ou d’une autre manière. La totalité de ces anas est de dix-neuf cent trente-trois francs.
- Le nombre des maisons et des petites maisons appartenant à la Mecque et Médine, pour des portions telles que la moitié, les deux tiers, le huitième, ou des portions plus grandes ou moindres , est de cent soixante dix-sept.
- Le total des anas provenant des maisons et des petites maisons, sur lesquelles la Mecque et Médine possède des droits indivis avec d’autres, est de quatre cent trente francs.
- Le nombre des boutiques qui appartiennent en entier à la Mecque et Médine, est de cent quarante-six. La corporation tire des revenus d’une partie de ces boutiques; mais quant aux autres, il n’en reste que l’emplacement; il en est cinquante-quatre de détruites, et sur ce nombre deux sont grevées d’anas, s’élevant ensemble à dix-huit francs.
- Le nombre des magasins est de soixante, et il en est plusieurs de la jouissance desquels la corporation est privée.
- Le nombre des fours à cuire du pain, est de quatorze.
- Le nombre des moulins à moudre du grain , est de six, dont un occupé par l’État.
- Le nombre des fondoucks est de quatre, dont deux occupés par l’État.
- Le nombre des fondoucks appartenant à la Mecque et Mé-
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- 36 DK LA. RÉGENCE d’aLGER.
- dine par indivis, avec d’autres, est de deux, dont un donné à l’ana, moyennant quarante-trois francs vingt centimes.
- Le nombre des cafés est de deux, dont un occupé par l’État.
- Le nombre des cafés appartenant à la corporation par indivis , avec d’autres, est aussi de deux.
- Celui des chambres hautes ou basses que possède la Mecque et Médine, est de quatorze.
- Le nombre des jardins situés hors de la ville est de trente-huit. Quelques-uns de ces jardins sont occupés par l’État; d’autres sont en ruine, d’autres couverts de broussailles.
- Le nombre des anas appartenant à la corporation sur des jardins est de cent seize, et le chiffre de deux mille deux cent soixante-dix francs et quatre-vingt-cinq centimes. Quelques-uns des jardins qui en sont grevés, sont occupés par l’État ou ne donnent pas de revenus.
- Le nombre des fermes et des pièces de terre appartenant à la Mecque et Médine est de soixante-dix. Quelques-unes ne donnent pas de revenus.
- Le nombre des anas provenant des fermes est de dix, et le chiffre de trois cent vingt-huit francs quatre-vingt centimes.
- Ce sont là les immeubles appartenant à la Mecque et Médine.
- La corporation tient en outre l’état des immeubles donnés à des mosquées, aux étudiants, aux pauvres, aux captifs.
- Le total des salaires alloués aux employés de la boutique, y compris l’oukil, l’homme chargé du four à chaux, les hommes qui y travaillent, les dépenses que nécessitent les ânes, et y compris aussi le nouveau chaoux qui est employé au domaine, s’élève chaque mois à la somme de onze cent cinquante-huit francs.
- L’aumône envoyée chaque année à la Mecque et Médine est de deux mille mahhboubs en espèces d’or.
- Tout habitant de la Mecque et Médine, ou tout autre individu réputé tel qui vient à Alger aujourd’hui, reçoit chaque eudi cinq francs quarante centimes.
- L’Intendant civil, GENTY.
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- PIÈCES JUSTIFICA.TIVES.
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- N°g. — Arrêté portant création de commissions pour l’assainissement DES VILLES, LE RECENSEMENT DE LA POPULATION, ET POUR LA VÉRIFICATION DES TITRES DE PROPRIÉTÉ
- DANS LA RÉGENCE.
- Le lieutenant-général commandant en chef le corps d’occupation d’Afrique, et le maître des requêtes, intendant civil de la Régence d’Alger, après en avoir référé au conseil d’administration ;
- Vu l’article 3, le titre 2, et les articles 53g, 646 et 713 du Code civil;
- Vu l’instruction sanitaire du i4 mai dernier;
- Considérant que le premier devoir de l’administration est de veiller à la conservation de la santé publique et de prévenir l’invasion des maladies ; que toutes les mesures prises jusqu’ici n’ont eu d’action que sur la voie publique et. à l’extérieur des maisons; que, pour les. compléter, il importe de se rendre compte de leur état de propreté intérieure , quelle que soit la nationàlaquelle appartiennent leurs propriétaires ou habitants ;
- Considérant qu’il y a égale nécessité de s’assurer de leur solidité intérieure ;
- Considérant qu’il est indispensable de ne pas tolérer plus long-temps les inhumations occultes qui ont eu lieu jusqu’à présent dans les cimetières placés au milieu des villes, soustraits à la surveillance de l’autorité, et que le hasard fait seul découvrir;
- Considérant que la circonspection que l’autorité a cru devoir mettre jusqu’ici à pénétrer dans les habitations des Maures, n’a pas permis d’obtenir le chiffre vrai de la population, et par suite de constater l’état civil de tous les individus sans exception ;
- Considérant qu’un recensement exact est la seule base de l’assiette et de la répartition de l’impôt;
- Considérant qu’il est de notoriété publique qu’une foule Ac biens immeubles de la Régence d’Alger sont possédés sans titres valables, et qu’il est de l’intérêt du domaine de l’État depren-
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- 38 Dû LA RÉGENCE D’ALGER.
- dre tous les moyens que la législation met à sa disposition, pour revendiquer la propriété de ceux qui seraient occupés, loués ou exploités illégalement ;
- Considérant que le domaine n’est point fixé sur le nombre et la valeur des immeubles composant la dotation des corporations, dont il est temps de faire rentrer l’administration dans les mains du Gouvernement;
- Considérant enfin, que la sûreté générale exige que nul n’ait chez lui, cachées, des armes autres que celles qui lui ont été confiées pour le service public;
- Arrêtent ce qui suit :
- Art. i. Il sera créé pour chacune des villes de la Régence d’Alger occupées par les troupes françaises, une Commission permanente qui aura pour buts principaux:
- i° De reconnaître et de vérifier par elle-même, et en les parcourant successivement, toutes les maisons sans exception, dans leur état intérieur, dans leurs localités et dépendances, et de prescrire les mesures qu’elle jugera nécessaires en ce qui concerne leurs propreté, salubrité, bonne tenue; de visiter également tous les magasins, boutiques, manufactures, fabriques, dépôts de marchandises ou de denrées, caves, caveaux et généralement tous les emplacements quelconques; et, dans le cas où les marchandises et denrées qu’ils renferment recèleraient des principes dangereux pour l’hygiène publique, de procéder conformément aux loix et réglements, et par suite, et en cas de contravention constatée, de les faire brûler ou jeter à la mer.
- 2° De s’assurer si la solidité intérieure des maisons satisfait aux conditions fixées par la législation en vigueur sur la voirie.
- 3° De faire la recherche de tous les cimetières placés dans l’intérieur de la ville, où des inhumations occultes ont pu avoir lieu, et d’en signaler le nombre et l’emplacement à l’autorité, pour, par elle, être statué ce qu’il appartiendra.
- 4° De procéder à un recensement rigoureux de toute la population française, indigène ou étrangère, et d’en constater soigneusement l’état civil; de reconnaître, autant qu’elle le
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 3g
- pourra, l’état sanitaire des individus, et de dresser l’état des enfants qui n’auraient point été vaccinés.
- 5° De s’occuper de l’état approximatif des fortunes d’après l’inspection des localités, de la grandeur, delà beauté et du genre de construction des maisons, et d’après le compte qu’elle se rendra de l’étendue et de la situation des terres, afin de pouvoir préparer l’assiette et la répartition de l’impôt.
- 6° D’exiger l’exhibition des titres, et d’arriver par là à la preuve de la propriété, ou de la non-propriété des propriétaires, détenteurs, tenanciers ou locataires de tous les immeubles tant en maisons qu’en terres, sur tous les points de la Régence occupés par les troupes françaises, tanta l’intérieur qu’à l’extérieur des villes, qu’ils appartiennent aux corporations ou aux particuliers, pour qu’en vertu des articles 53q et 713 du Code civil, l’État puisse la revendiquer à son profit, s’il y a lieu.
- 7° D’établir la situation, par états distincts, des biens de la Régence, de ceux des corporations, de ceux des Maures, des Juifs, des Turcs et des étrangers; de soumettre à un enregistrement régulier les titres, d’ailleurs légitimes, qui lui seront représentés, afin d’avoir pour l’avenir un point de départ légal et incontestable; enregistrement qui sera sans frais pour tous ceux qui remonteraient à une date antérieure à notre occupation d’Afrique.
- 8° De dresser une sorte de carte cadastrale du territoire à l’aide de laquelle on déterminera la quotité de revenu annuel et de revenu possible.
- 9° Et de signaler à l’autorité toutes les armes, autres que celles confiées pour un service public, qui se trouveraient dans les maisons visitées.
- Art. 2. La Commission sera compétente pour décider dans tous les cas auxquels s’applique la mission qui lui est confiée. Cependant, l’appel des contestations qui auraient lieu soit en matière de propriétés, soit à l’occasion du classement de chacune d’elles, ou de l’enregistrement de titi’es, sera porté devant le conseil d’administration de la Régence.
- Art. 3. Des dispositions réglementaires détermineront la com-pssition de cette Commission pour chacune des villes de la Ré-
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- /jO DE LA RÉGENCE D’ALGER.
- gence, son mode de procéder, l’époque à laquelle commenceront ses opérations, et enfin toutes les instructions qui lui seraient nécessaires et qui n’auraient point été prévues par le présent arrêté.
- Art. 4. Les sous-intendants civils de Bône et d’Oran, chacun en ce qui le concerne, sont chargés de l’exécution du présent arrêté.
- L’Intendant civil, GENTY.
- Alger, le 8 octobre 1832.
- N xo. — Instructions sur le mode de procéder de la commission CRÉÉE PAR l’arrêté DU 8 OCTOBRE l832.
- i° La Commission est permanente; elle a donc tout le temps de procéder aux investigations spécifiées dans 1’arrêté qui l’institue; mais elle a, par urgence, à s’occuper de tout ce qui intéresse la santé publique.
- 2° Elle se divise en trois sections; chaque section doit offrir, autant que possible, la reproduction de toutes les spécialités qui figurent dans le nombre total de ses membres. Pour arriver trois fois à cette composition, il lui sera adjoint, mais consul-tativement seulement, les architectes et interprètes qui lui seront nécessaires; chacune des sections a les mêmes bases, les mêmes renseignements à fournir pour établir le rapport qu’elle est appelée à faire à la Commission, toutes les fois qu’elle jugea propos de se réunir en assemblée générale.
- 3° Elle doit commencer ses travaux par la partie basse de la ville ; c’est là qu’auprès des indigènes que l’occupation n’a pas refoulés vers les parties élevées, se sont concentrés la plupart des Français et des Européens qui nous ont suivis, et que les populations se sont serrées de manière à exciter la surveillance de l’autorité; ce sont les localités les plus malsaines et par conséquent les plus justement suspectes (i).
- (i) Ces instructions ont été envoyées dans toutes les villes de la Régence occupées par les troupes françaises.
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 41
- 4° Si les maisons d’Alger sont évaluées à 3,ooo h peu près, et que les Maures et les Juifs en occupent les deux premiers tiers, et les Européens le troisième, il est de toute évidence qu’il est plus pressant de s’occuper des Juifs que des Maures, des Maures que des Européens; mais, sur ce point, on ne peut que s’en rapporter à la prudence de la Commission, et ce qu’elle aura fait dès ses premiers pas, deviendra son meilleur guide pour l’avenir. Les Juifs vivent par vingt ou trente dans chaque maison; souvent même ce nombre est plus considérable, et la misère et leur nature sont trop souvent un obstacle à la bonne tenue de leurs habitations. Les Maures, au contraire, à raison du secret qui enveloppe leur vie, n’ont guère qu’une seule famille par maison, et s’ils suivent religieusement les préceptes du Koran, on doit trouver cliez eux une propreté et des soins qui n’existent pas chez les Juifs. Mais leur intérieur nous est inconnu , et c’est pour faire cesser tous les doutes de l’administration, que la Commission est autorisée à en faire un minutieux examen.
- 5° La Commission doit particulièrement signaler les maisons malpropres, et pour s’assurer que les mesures prises contre leurs propriétaires ou locataires ont reçu leur exécution, elle doit les visiter une seconde et troisième fois, si elle le juge à propos. Il y a toute raison de conclure du passé au présent, et il est vraisemblable également qu’il en sera de même des magasins qui auront renfermé des denrées avariées. A l’égard de ces denrées, la Commission ne perdra pas de vue qu’elle doit dresser procès-verbal de leur mauvais état, avant d’ordonner qu’elles soient brûlées ou jetées à la mer, afin d’éviter les réclamations qui ne manqueraient pas d’avoir lieu, si elle s’écartait un instant des formes légales. Tous les frais auxquels donneront lieu le nettoyage, ou les précautions extraordinaires que la Commission aurait ordonnés, seront supportés par les délinquants partout où il y a propriété, il y a responsabilité, et nécessité, par conséquent, de supporter ou la dépense provoquée, ou la peine encourue, s’il y a impuissance de payer.
- 6° La solidité intérieure des maisons intéresse toutes les populations. La voie publique n’est point assurée là où elles
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- 4a UE LA RÉGFNCE d’aLGER.
- menacent ruine; mais quand leur état est décidément mauvais, plus l’obligation de les faire réparer et môme démolir est nécessaire, plus elle est rigoureuse pour les propriétaires, et plus, conséquemment, la Commission devra apporter de circonspection dans celles qu’elle signalera.
- 7° Aucune délibération de la Commission , à quelque nombre qu’elle se trouve réduite, ne sera valable qu’autant qu’elle aura été prise à la majorité absolue. En cas de partage, la voix du président devra compter pour deux.
- 8° La Commission dressera un procès-verbal général de ses opérations ; son ouverture sera celle des investigations auxquelles elle va se livrer. Tous les quinze jours, elle en remettra ampliation certifiée à l’intendant civil; puis, quand elle arrivera à la fin de sa mission, elle en présentera le résultat dans un tableau d’ensemble.
- 9° Chaque membre de la Commission remplit alternativement les fonctions de secrétaire, à moins que l’un d’eux ne consente à se charger seul de cette mission.
- io° La Commission ne pourra opérer que dans la limite du mandat qu’elle a reçu ; toutes les fois que le cours ordinaire de ses travaux verra naître une question qui l’excéderait, elle se pourvoira, pour en obtenir la solution, près de l’intendant civil.
- 11° Mention expresse devra être faite au procès-verbal journalier et récapitulatif de la Commission, des moyens que les officiers de santé jugeraient à propos d’indiquer, soit pour préparer l’assainissement de certains quartiers, soit pour prévenir le retour des abus qu’ils auront remarqués; moyens qui devront toujours se combiner avec les nécessités du climat, avec celle surtout de se garantir de l’extrême chaleur.
- 12° La Commission, en recevant l’autorisation de visiter les maisons des Maures, doit reconnaître qu’elle ne saurait mettre, pour y pénétrer, trop de réserve; mais en même! temps elle n’oubliera pas qu’elle est légalement autorisée, et que force et assistance lui seraient prêtées au besoin. Inutile d’insister davantage sur les instructions à donner à la Commission ; sa mise en activité, l’expérience qu’elle lui donnera sur-le-champ, lui
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 4^
- suggéreront mieux que ne pourraient le faire plus de détails, tout ce qu’elle doit embrasser dans son action, pour arriver le plus tôt possible à remplir le but que l’autorité supérieure s’est proposé en la créant.
- L’Intendant civil,
- Alger, le 29 novembre 1882.
- GENTY.
- N°ii.—Notice sur le climat et les maladies de la régence,
- ET PARTICULIÈREMENT SUR LE CLIMAT d’aLGER , SUIVIE DE
- RENSEIGNEMENTS sur la dernière apparition de sauterelles DANS CETTE VILLE.
- Depuis trois ans que nos médecins du corps d’occupation observent les maladies qui régnent à Alger parmi les habitants de la ville et les troupes stationnées dans ses environs, on a acquis des données assez positives pour fixer l’opinion qu’on doit avoir sur la salubrité de ce pays.
- L’Afrique, telle qu’elle se présente à l’imagination des Européens, le refuge des déserts sablonneux, des chaleurs étouffantes du Kamsin, des pluies excessives qui causent les débordements périodiques des fleuves, n’est point dans la Régence d’Alger. Le climat est ici tempéré, les chaleurs de l’été ne brûlent pas les feuilles des arbres; la rigueur des hivers ne les dessèche jamais. Le sol de cette partie de la côte africaine est de bonne terre végétale, quoique généralement léger; la végétation s’y montre riche, active, et annonce la libéralité avec laquelle les travaux de l’agriculteur intelligent et laborieux seraient récompensés.
- L’atmosphère est presque constamment rafraîchie par les vents du nord qui traversent la Méditerranée, par ceux du sud-ouest qui parcourent les plateaux de la double chaîne de l’Atlas; les saisons s’y succèdent régulièrement. Les chaleurs n’excèdent, en été et dans les premiers jours d’automne, que
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- 44 DE LA. RÉGENCE d’aLGER.
- d’un à deux degrés la température de l’Europe méridionale : les pluies sont abondantes depuis la fin de l’automne jusqu’au commencement de l’été, et entretiennent ces sources nombreuses qui, circulant isolément, ne forment point de grands fleuves, et facilitent au contraire des irrigations propres à augmenter la fertilité du sol.
- Tous les pays situés à proximité des marais sont sujets à des fièvres pernicieuses. L’appareil cérébro-spinal, l’appareil biliaire et digestif sont particulièrement atteints dans ces maladies. Celles qui ont été observées à Alger sont identiques avec les fièvres pernicieuses des marais Pontins dans l’État Romain, des marais qui environnent Mantoue, des vastes plaines de la Sardaigne, etc.
- Dans les pays septentrionaux, même en Zélande, les mêmes localités produisent des fièvres pernicieuses de même nature.
- On conçoit facilement que les plaines de la Métidja qui avoisinent la ville d’Alger, celles qui sont à proximité de Bône, étant arrosées par des rivières dont le cours a besoin d’être convenablement dirigé à son embouchure, doivent devenir facilement marécageuses et établir des foyers d’infection dès que la chaleur occasionne une évaporation active des eaux stagnantes. Nul doute que le dégagement des miasmes qui suit la décomposition des substances végétales et animales, parmi lesquelles le gaz proto-carboné, éminemment nuisible à l’économie animale de l’homme, tient la première place, ne vicie la masse de l’atmosphère dans un espace très-étendu.
- En général, un des grands fléaux des pays non civilisés, ce sont les marais. Ils nuisent essentiellement aux progrès de la population. C’est dans cet état que Jules-César trouva notre belle France, et c’est aux bienfaits de l’industrie qui, en dirigeant le cours des rivières, a fait disparaîti’e les marais, qu’est due en partie sa salubrité actuelle.
- Des marais vastes et assez nombreux existent dans la Métidja, le long de l’Arratch en face de la ligne est et sud des avant-postes occupés par nos troupes jusqu’à ces derniers temps. L’évaporation qui s’y fait journellement frappait directement nos soldats; leur plus grand nombre est cantonné ou
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- campé de manière «à respirer ces miasmes. Les troupes se trouvent ou dans des maisons de campagne la plupart en mauvais état, ou sous des tentes. Aux effets des miasmes se joignent ceux produits par les variations atmosphériques. La chaleur du jour pénètre facilement dans leurs demeures, et la rosée froide des nuits les mouille.
- Il est probable que le non acclimatement doit être regardé comme la cause qui les prédispose à contracter l’épidémie, et à en ressentir profondément les effets meurtriers : rien ne le prouve mieux que ce qui a été observé dans le corps des zouaves. Les neuf dixièmes des Français qui en font partie sont tombés malades, tandis que les trois quarts des Arabes vivant dans les memes conditions morbides sont restés sous les armes. Une autre remarque a été faite dans les hôpitaux relativement à la marche et aux terminaisons de l’aflection régnante chez les malades du même corps. Les zouaves arabes guérissent plus promptement, sont moins sujets aux rechutes, et offrent, sous le rapport de la mortalité, des proportions infiniment moins fortes.
- Resserrer les rivières dans leur lit, construire des canaux pour recevoir l’excédant des eaux, tels sont les travaux les plus importants et qui assureront la jouissance des richesses que promet la culture de la belle plaine de la Métidja.
- Toutes ces considérations d’insalubrité sont bornées à ces localités. Le reste de ce vaste territoire est sain, et promet à l’agriculteur industrieux des sources inépuisables de richesses et de bien-être. -
- Encore quelques réflexions :
- La fièvre rémittente bilieuse, qui se voit dans la saison des chaleurs, est un peu plus intense qu’en France. Il en est de même de la fièvre des marais, ainsi que des obstructions des viscères, qui en sont les suites.
- La fièvre jaune n’a jamais existé à Alger, ni sur aucun autre point du littoral. Seulement, à Oran, au Penon de Velez, et à Las-Alhumenas, on en a observé quelques cas sur des personnes qui venaient de la côte d’Espagne, où régnait alors la maladie.
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- La peste paraît ne s’être jamais montrée à Alger, comme sur les autres points de la Régence, qu’au retour par mer des pèlerins de la Mecque, ou, en d’autres termes, que par importation. Lors de sa dernière apparition, elle dura quatre ans, de 1817 à 1822. Elle ne cessa qu’après avoir affligé toute la Régence, et s’ètre étendue sur les deux revers de l’Atlas et jusqu’à l’entrée du désert.
- L’élépliantiasis n’est pas rare dans la Régence, non plus que le mal des Barbades, qui n’en est qu’une variété. L’un et l’autre sont assez répandus dans le désert, où ils acquièrent aussi un plus grand développement.
- Tout porte à croire que la lèpre doit exister dans le pays, puisque nous la voyons en Égypte et dans le midi de l'Espagne, et même de la France; mais, jusqu’à présent, aucun exemple ne s’en est encore présenté à nos médecins.
- L’albinisme se rencontre à Alger. Un de nos médecins en a vu trois cas, dont deux offerts par des femmes juives, et le troisième par un marchand maure. Un quatrième cas a été aperçu tout récemment, parmi les Bédouins de la Métidja.
- L’ophthalmie est assez commune dans la ville, notamment à l’époque des chaleurs. De là, le grand nombre d’aveugles par suite de la désorganisation de l’œil. Les cécités qui proviennent de la lésion directe de la rétine, sont aussi assez nombreuses.
- L’ophthalmie de la Régence est absolument la même que celle qui a été observée en Égypte, lors de l’expédition. Une de ses causes les plus actives, ainsi que l’a fort bien fait remarquer M. Larrey, est le passage du chaud au froid, l’exposition, sans précaution, à la fraîcheur des nuits.
- Le pian ou yaws, maladie des régions tropicales, se présente quelquefois. On en a vu un exemple fort remarquable à la Salpêtrière, il y a deux ans. Le sujet était un nègre qui servait dans les zouaves. On en possède le portrait, qu’on a fait durant son séjour à l’hôpital.
- Les hommes et les chevaux qui se désaltèrent aux sources de l’intérieur, sont sujets à présenter au fond de la gorge et dans les narines, une sangsue qui s’y attache, et donne lieu
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- à des accidents dont il importe de connaître la nature. Cette sangsue existe également en Egypte, en Andalousie et dans les îles Baléares. Elle a produit dans ces trois localités, des accidents qui ont été signalés par les médecins.
- Lo ver de Guinée ou de Médine, qui s’observe sur les nègres de l’intérieur de l’Afrique, se voyait quelquefois à Alger, parmi ceux qu’on y amenait comme esclaves, antérieurement à notre occupation. C’est ainsi que la même maladie se voyait aussi en Amérique, avant l’abolition de la traite des noirs.
- Les animaux vénéneux se réduisent au scorpion, qui n’est autre que celui du midi de la France, et à une petite scolopendre. Une vipère a été signalée par les voyageurs, mais elle est si rare, qu’on pourrait douter de son existence, attendu qu’elle n’a pas encore été trouvée depuis notre occupation. La tarentule, si commune en Andalousie, ne paraît pas se rencontrer ici.
- Quant aux plantes vénéneuses, le littoral n’en produit pas d’autres que celles du midi de la France, et de la péninsule espagnole.
- La dernière apparition de sauterelles à Alger, eut lieu en i8i5. Ces insectes sé montrèrent dans la campagne le 14 mai, après avoir fait les plus grands ravages dans la province d’Oran. Dès le ai, leurs dégâts étaient déjà considérables. Avant de disparaître, ils déposèrent des œufs, qui, le mois suivant, donnèrent lieu à une telle multiplication, que le 20, la Régence fut obligée d’ordonner une chasse générale. Les Maures et les Juifs ensemble, furent chargés de l’exécution de cet ordre. Les insectes, à cette époque, n'étaient pas encore ailés. Ils détruisirent, peu après, toute la verdure des champs. C’était dans les premiers jours de juillet. Les Juifs en firent une nouvelle chasse le 9, qui fut répétée le 11. Le 16, les insectes étaient parvenus jusqu’aux portes de la ville, après avoir dévasté toute la campagne.
- L’Intendant civil, GENTY.
- Alger, 2 septembre i833. et 2 mai 18 34-
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- DE LA. RÉGENCE d’aI.GER.
- N° 12. — Notice sur le climat d’oran et ses environs,
- ENVISAGÉ SOUS LE RAPPORT HYGIÉNIQUE.
- La ville d’Oran, située par le 35e degré 5o' de latitude nord et par le 3e degré de longitude ouest du méridien de Paris, est bâtie en amphithéâtre au bord de la mer et au fond d’une belle rade ouverte aux vents du nord, d’est et d’ouest. Placée sur des élévations différentes de vol, elle peut être divisée en trois parties, la ville Neuve, la ville Vieille et la Marine. La première, séparée de la seconde par un ravin au fond duquel coule un ruisseau ombragé de citronniers et d’orangers, donne à ce site l’aspect le plus agréable et le plus séduisant : la marine descend jusqu’à la mer. Un air pur et salubre se renouvelle habituellement dans les divers quartiers, et dissipe les brouillards que les vents du nord amènent quelquefois avec eux pendant l’été. Les Européens s’y acclimatent facilement; mais la vie s’y use avec rapidité, et les exemples de longévité y sont rares. Les individus à poitrine faible ou irritable ne devraient pas toutefois y séjourner, parce que les changements de température y sont brusques et répétés, que les phlegmasies de poitrine s’y exaspèrent promptement, et que les phthysies pulmonaires ne tardent pas à y avoir une issue funeste. L’été y est toujours remarquable par sa chaleur constante, sa sécheresse, et surtout par le peu de maladies qui ont lieu pendant sa durée. La température, quoique toujours chaude, est néanmoins dominée par des brises de mer qui soufflent fréquemment et qui constituent la mobilité de cette atmosphère.
- Le climat d’Oran diffère tellement de celui de toute la Régence , que le terme de comparaison entre l’état sanitaire des points que nous y occupons est infini. Le nombre des malades est ordinairement de dix sur mille, et ce n’est que pendant les fortes chaleurs de l’été, époque à laquelle les rechutes sont fréquentes, parce que le soldat se livre plus particulièrement alors aux abus dans le régime, que le chiffre des maladies s’élève aux proportions moyennes, ou à cinquante sur mille.
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- Les officiers de santé ont eu d’ailleurs l’occasion de se convaincre que si des affections morbides régnaient à Alger et à Bône, où l’armée était soumise à l’influence d’un air contaminé, celui d’Oran, au contraire, exerçait une action favorable à la conservation et au rétablissement de la santé. Quelques gastrites , déterminées par des écarts de régime, des bronchites et des fièvres intermittentes cédant assez facilement à la diète, sont les affections régnantes d’un pays qui renferme, du reste, très-peu de malades. Chaque année, vers le commencement de l’hiver, un assez grand nombre de militaires des différents corps de la garnison sont affectés de stomatites avec des ulcères à la bouche. C’est une inflammation très-vive de la muqueuse buccale, avec ou sans gonflement des amygdales, et difficulté plus ou moins vive d’avaler. L’inflammation se propage quelquefois au voile du palais et même à l’arrière-bouche. Les médecins attribuent généralement cette affection , ainsi que l’ophthalmie , qui est également fréquente chez les indigènes pendant la même saison, à l’air froid et humide qui paraît en favoriser le développement. Si le soldat, qui est naturellement insouciant sur sa santé, ne s’exposait pas avec autant de facilité à l’impression de l’air froid après les exercices, ou qu’il changeât de vêtements quand il est en sueur, s’il pouvait enfin comprendre que lés excès dans le régime, surtout ceux qu’il commet avec l’eau-de-vie ou d’autres boissons spiritueuses, dont il fait un déplorable abus, peuvent déterminer des maladies meurtrières, on aurait moins à gémir sur les funestes effets de ses écarts, qu’il paie trop souvent de son existence. L’hiver, à Oran, est toujours plus humide que froid ; il n’y gèle jamais. Le printemps commence au mois d’avril; il est doux et agréable. L’été est constamment sec et chaud; il se prolonge jusqu’à la fin de novembre. Des brouillards épais et d’une odeur désagréable s’élèvent à cette époque de la mer, remontent le ravin terre à terre, et vont couronner les hauteurs voisines. Les vents de nord et d’ouest soufflent avec violence pendant les équinoxes et les solstices d’hiver.
- Plusieurs sources abondantes fournissent à la ville une eau II. !\
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- de très-bonne qualité; elles forment un ruisseau qui, après avoir parcouru le ravin, va se perdre dans la mer. Sur la route de la ville à Mers-el-Kebir, à un quart de lieue de distance, il existe une source d’eau thermale ferrugineuse; c’est la seule qui soit connue dans les environs. Si des conditions d’hygiène ont pu déterminer la fondation de la ville, sa situation n’en est pas moins avantageuse au commerce : un sol fertile et susceptible de grands produits, et surtout la facilité des échanges, donnent à cette province une supériorité réelle en fait de grandes exploitations agricoles. Les environs de la ville sont néanmoins sans culture; mais si on s’éloigne dans l’intérieur, on trouve des terres cultivées, une campagne agreste, des sites pittoresques et sauvages. On sent qu’ils doivent avoir quelques charmes pour l’homme dont ils ont frappé les premiers regards, et l’on conçoit alors que les Arabes, à l’ame hère et indépendante, abandonnent le séjour des villes pour revenir au milieu de leurs montagnes et de leurs bruyères.
- L’Intendant civil,
- Oran, le 10 janvier 1834.
- GENTY.
- N° i3. — Notice sur le climat de bône et de ses environs, ENVISAGÉ SOUS LE RAPPORT HYGIÉNIQUE.
- Toutes les investigations des hommes spéciaux sur le climat de Bône, établissent que l’insalubrité de cette ville et de ses environs n’est due qu’à des causes plus ou moins accidentelles, dont aucune n’est inhérente au sol et à la température, et qu’il devient dès lors possible de faire disparaître.
- Sans doute, le soleil africain a pour effet une stimulation particulière des organes cérébraux; mais la simple observation des lois hygiéniques suffit pour mettre sur la voie des moyens propres à prévenir tous les dangers.
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- La cause principale, autour de laquelle viennent se grouper d’autres causes accessoires, découle de la source primordiale de toute insalubrité, c’est-à-dire, de la nature abandonnée à elle-même. Il a été parlé ailleurs des projets adoptés par le génie militaire , pour la faire disparaître.
- Les causes secondaires et aggravantes ont été : i° La malpropreté de la ville, résultat de l’abandon d’une partie des maisons, et de l’état complet de ruine dans lequel plusieurs d’entre elles sont restées à la suite de deux sacs successifs ;
- a0 La pénurie et le délabrement des locaux susceptibles de servir au casernement et de recevoir les malades ;
- 3° La rareté et la mauvaise qualité de l’eau potable ;
- 4° Enfin, l’abus des liqueurs fortes, souvent falsifiées, et la consommation des fruits encore verts.
- Depuis deux ans, les efforts combinés de l’administration civile et de l’autorité militaire ont produit de nombreuses améliorations. Les immeubles affectés au casernement ont été réparés; les hôpitaux ont reçu les développements qu’ils réclamaient. Mis en état, le grand aqueduc amène maintenant dans la ville, des eaux de bonne qualité. Une active surveillance a restreint l’usage des liqueurs fermentées. Aussi, pendant l’hiver dernier, a-t-on été assez heureux pour éviter le retour des ci’ises qui s’étaient manifestées les années précédentes : au mois de janvier 1833, la garnison comptait 2000 malades; à la même époque de l’exercice courant, elle n’en avait que 2Ôo.
- L’affection observée à Bône est une épidémie de fièvres gastro-céphalites , intermittentes et non contagieuses. Résultat des exhalaisons marécageuses, elle a plus d’une fois pris un caractère typhoïde , lorsqu’avec cette cause première sont venues se compliquer les causes secondaires dont il a été parlé plus haut. Celles-ci disparaissant, il ne restera plus, pour combattre le mal dans sa source, qu’à opérer le dessèchement de la plaine située entre Bône et Hyppône, et c’est à quoi le génie militaire va dès à présent travailler. Quant aux plaines qui s’étendent au delà, la culture suffira pour nous en faire raison.
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- D’après l’expérience des hommes de l’art, les réflexions qui précèdent peuvent se résumer par les conclusions suivantes :
- i° Les fièvres qui, à certaines époques de l’année, régnent dans cette partie de la Régence, ne sont pas inhérentes au climat ;
- 20 Elles peuvent perdre et ont déjà perdu de leur intensité première ;
- 3° Elles disparaîtront entièrement par l’assainissement de la plaine.
- Nous terminerons cette notice par une comparaison des premières épidémies de Bône avec celle qui s’y est de nouveau manifestée dans l’été de i834-
- Lorsqn’après un désastre, dont rien en Europe ne peut nous retracer l’exemple, Bône vit ses murs et ses habitations délabrés occupés par une brigade française, l’état sanitaire de cette ville subit une modification marquée. Arrivée depuis plus de deux mois, cette brigade s’élevait, au ierjuillet i83a, époque critique dans tous les climats soumis aux effets des fièvres intermittentes,;! un effectif de 3,5A5 hommes, sur lesquels elle ne comptait que 195 malades. Du 25 avril i832 au ier octobre de la même année, elle 11’avait perdu que 108 hommes. Mais on ne tarda pas à sortir des illusions que cet état de choses entretenait : à peine l’automne tirait-il vers sa fin, que le nombre des malades s’augmenta, et la mortalité avec lui. La garnison ayant été portée à 4,194 hommes, en novembre 1882, elle avait déjà eu ni décès. Déterminer le chiffre exact des malades, était alors impossible, car on n’avait que des embryons d’hôpitaux, et, forcément, la plupart des malades étaient traités dans les infirmeries régimentaires. Ainsi, le nombre le plus élevé, constaté dans cette circonstance, n’a été, d’après les documents officiels, que de 678 (i5 décembre), tandis qu’il est notoire qu’il atteignit celui de 2,000. En décembre i832, on perdit 207 hommes; en janvier i833, 162; en février suivant, n5.
- De ces faits on pouvait tirer la conclusion, que le climat de Bône était particulièrement malsain pendant l’hiver ; mais il fut bientôt reconnu que ce n était là qu’une anomalie. Pen-
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- dant l’été de i833 , la mortalité fut encore plus forte que dans l’épidémie d’hiver. La garnison comptait 5,o63 hommes (ier juillet), et du mois de juin au mois d’octobre inclus, elle eut 1,020 décès; 1,039 malades avaient été inscrits sur les registres d’entrée de l’hôpital militaire, abstraction faite de ceux traités dans les infirmeries régimentaires.
- La population civile, presque généralement attaquée pendant l’épidémie d’hiver, fut en quelque sorte épargnée dans l’épidémie d’été de i833; elle se composait de 2,607 âmes, et du mois de juin i833 au mois d’octobre même année, elle ne perdit que 124 individus.
- Ce ne fut véritablement que pendant l’hiver de 1833 à 1834, qu’on acquit la conviction que le climat de Bône était rentré dans des voies normales, que l’épidémie de l’hiver de i832 à 1833 11’était qu’un événement purement accidentel et motivé par la récente dévastation de la ville, et qu’en fin Bône s’était replacé dans la simple catégorie des points soumis à l’influence des marais, et livrés, pendant les chaleurs, aux fièvres intermittentes. En effet, pendant l’hiver de i833 à i834, l’état sanitaire a été parfait.
- Mais à peine le mois de juin i834 s’était-il écoulé, que l’épidémie se développa de nouveau. Vers la fin de ce mois, elle donnait 819 malades, le i5 juillet 1221 , et jusqu’au 12 août,il y en avait encore plus de 1000,malgré la diminution de la garnison. Cependant, depuis le ier juin jusqu’au 10 août inclus, la mortalité n’a heureusement été que de 104 hommes.
- Maintenant, d'où vient ce phénomène ? comment expliquer, en i834 , dans les malades, un nombre si supérieur à celui de i833; et dans les décès, un nombre aussi inférieur? Plusieurs causes paraissent ayoir concouru à amener ce résultat:
- i° L’absence de l’épidémie d’hiver, qui a laissé aux convalescents épuisés le temps nécessaire pour arriver à un entier rétablissement ;
- 2° L’amélioration des moyens hospitaliers et du casernement militaire.
- L’épidémie n’a trouvé que les victimes qu’on 11e pouvait lui soustraire. L’intensité de ses effets étant occasionnée par
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- des causes toutes fortuites, avec ces mêmes causes, elle a en partie disparu.
- La population civile se composait, pendant le premier trimestre de i834,de 3,253 habitants, indigènes compris. Depuis le io juin jusqu’au 12 août, elle n’a compté que 5o décès.
- L’épidémie à Bône a donc dépouillé une partie de cette gravité qui, il y a un an, excitait de si justes et de si sérieuses inquiétudes. Mais telle qu’elle est restée, et telle qu’elle restera, tant que de grands travaux n’auront point été exécutés , elle sera de nature à opposer sur ce point , sinon d’insurmontables, au moins de grands obstacles , à tous projets de colonisation. L’acclimatement, plus ou moins prolongé, n’est pas même un rempart contre ses ravages, puisque le corps auxiliaire turc, composé de 320 indigènes, avait i3g malades, quand il reçut, au ier juillet i834, l’ordre d’aller occuper le camp retiré à deux lieues de la ville, sur les bords de la Seybous.
- Le plus pressant, c’est d’assainir immédiatement les marais; c’est de compléter le logement des troupes, et, dans l’été surtout , d’en ménager les efforts.
- L’Intendant civil, GENTY.
- Bône, 10 février et 12 août i834.
- N° 14. — Des eaux thermales et minérales qui se trouvent DANS LA TRIBU DE BEN1-K.HALIL.
- Parmi les productions géognostiques que le sol algérien, si peu étudié jusqu’ici, pourra offrir aux investigations des naturalistes, il en existe une, peu éloignée d’Alger, et dont la haute importance sera appréciée dans l’intérêt de l’humanité encore plus que dans celui de la science.
- Je veux parler de la source d’eaux thermales et minérales qui se trouve dans la tribu de Béni-Khalil, à l’extrémité est-sud-est de la Métidja, à cinq heures d’Alger.
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- Cette source, connue depuis long-temps par les indigènes , et dont j’ai etc moi-même à portée d’apprécier les effets salutaires pendant les huit années que j’ai passées à Alger (i), en qualité de médecin attaché au consulat de Sardaigne, s’échappe d’un vallon arrosé par une branche de l’Aratch, et entouré de montagnes, escarpées et arides à l’est, d’une pente douce et d’une fertilité remarquable au sud. Ce lieu est nommé par les Arabes hamen méloïn (bain de couleur), en raison, peut-être, de la couleur légèrement opaline de l’eau de la source, et d’une incrustation blanchâtre qu’elle dépose aux environs. Sa saveur est très-salée, mais sans amertume; sa température est de a5 à 26 degrés, thermomètre deRéaumur. Les personnes qui l’ont fréquentée disent qu’il règne dans cet endroit une odeur de soufre très-prononcée, et néanmoins l’analyse aussi exacte que possible que j’ai faite de cette eau, ne m’a révélé aucune parcelle de cette substance. 11 serait possible cependant qu’à l’état gazeux, elle s’évaporât en sortant de la terre.
- Son analyse, à laquelle j’ai procédé d’accord avec M. Mai’ie, pharmacien-major de l’hôpital militaire du Dey, a donné les résultats suivants :
- Son poids spécifique est à l’eau distillée comme 1,000 à i,025 Un litre de cette eau a donné les produits suivants :
- i° Hydro-chlorate de soude (sel de cuisine), g- 0,022 m. » »
- 2° Hydro-chlorate de chaux, 0,001 )> »
- 3° Carbonate de chaux, 0,000 5oo
- 4° Sulfate de chaux, 0,001 » »
- 5° Silice, 0,000 5oo
- 6° Trace d’oxide de fer, à peine perceptible, mémoire.
- Total sur le litre, 0,025 » »
- Partant de ce résultat, et en supposant même qu’il ne soit pas de la dernière exactitude, je n’hésiterai pas moins à affirmer que l’usage de ces eaux peut à peu près égaler celui
- (1) Le docteur Mcardi.
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- des eaux salines thermales de France, telles que celles connues de Plombières, de Bourbonne-les-Bains (analysées par Bosq et Bezu), de Balaruc (analysées par M. Brongrhart, et plus récemment encore par MM. Figuier et Saint-Pierre, et dont les célèbres professeurs Lamure , Fouquier et Baumes ont fait un pompeux éloge ).
- Il me serait difficile d’énumérer ici les vertus thérapeutiques de cette source, dont les habitants du pays, même ceux des contrées les plus éloignées, viennent chercher les effets salutaires pour guérir les diverses maladies dont ils sont atteints. Je me bornerai à dire que sa réputation est méritée, que j’ai été à môme de constater ses propriétés énergiques dans le traitement d’un grand nombre d’individus musulmans ou juifs, et que ses résultats ont toujours été satisfaisants.
- Elle offre à l’armée et à la population, des moyens curatifs plus sûrs et plus prompts que ceux que la médecine met à notre disposition. Elle paraît surtout propre à combattre les affections cutanées rebelles , et particulièrement une espèce de dartre assez commune dans ce pays, et qui paraît avoir quelque analogie avec le Yaws des Éthiopiens ; les douleurs rhumatismales ou artritiques, les engorgements des articulations dans les affections chroniques de l'utérus, et dans les obstructions chroniques abdominales. Il y a vingt ans environ qu’un ministre de feu Omar-Pacha , après en avoir fait usage pour une affection chronique du tissu cutané, construisit en ce lieu le bassin couvert qu’on y voit encore aujourd’hui.
- Je me contenterai de reproduire ici les noms de quelques-unes des personnes qui doivent à ces eaux une guérison parfaite. M. Moïse Bacri, atteint d’une céphalalgie chronique qui avait résisté aux bains de Lucques et de Cassano à Livourne, et à différents traitements , ne recouvra la santé qu’après avoir passé quinze jours à Hamen-Meloïn.
- Le nommé Omar-Hamedi, Maure d’Alger, atteint d’une affection dartreuse , accompagnée de pustules hideuses sur différentes parties du corps, vit disparaître cette maladie par leur usage.
- Madame Benaïm, Israélite d'Alger, souffrait, depuis quel-
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- que temps, d’une métrite chronique; elle prit les bains de Méloïn , devint mère un an après, et. n’a pas cessé depuis de jouir d’une parfaite santé.
- Il serait inutile , je pense , de multiplier les citations; l’exposé que j’ai fait des propriétés de la source des eaux thermales et minérales de Hamen-Meloïn, et des cures qu’elles ont opérées, doit suffire pour fixer l’attention de l’autorité, et la mettre à même d’appeler celle du Gouvernement sur des eaux qui, je le répète, pourraient offrir à tous les moyens de guérison éprouvés.
- L’Intendant civil,
- GE1NTY.
- N° i5. —Projet d’arrêté sur l’exploitation des sources
- MINÉRALES OU THERMALES DANS LA RÉGENCE d’aLGER.
- Le lieutenant-général commandant en chef par intérim le corps d’occupation d’Afrique,
- Et le maître des requêtes au Conseil d’Efcat, intendant civil de la Régence d’Alger,
- Ap rès en avoir référé au Conseil d’administration ;
- Considérant qu’il importe d’assurer, dans la Régence d’Alger comme en France, l’exploitation de toutes les ressources, et notamment des eaux minérales et thermales qui peuvent tourner au profit de l’hygiène publique des localités,
- Arrêtent ce qui suit :
- gr
- article i .
- Dans l’intérieur et autour des villes, et sur tous les points qui seront successivement occupées par nos troupes, tout propriétaire qui découvrira, ou sur le terrain duquel il sera découvert une source d’eau minérale ou thermale, sera tenu d’en instruire l’administration des domaines pour qu’elle en fasse faire l’examen , et d’après le rapport des commissaires nommés
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- à cet effet, l’exploitation et la distribution en seront permises ou prohibées suivant le jugement qui en aura été porté.
- ARTICLE II.
- L’inspecteur chef du service des domaines delà Régence, les sous-intendants civils d’Oran et de Bône, et le commissaire du Roi pour les services civils de Bougie, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.
- L’Intendant civil de la Régence d’Ager, GENTY.
- N° 16..—. Note sur la constitution géologique de la
- RÉGENCE (i).
- Le terrain le plus ancien de la contrée d’Alger est formé de schistes talqueux de transition, avec des calcaires subordonnés.
- Cette formation se reconnaît bien distinctement dans toute la région de Bab-el-Oued; c’est elle qui fournit toute la chaux dont on se sert dans le pays, et les blocs avec lesquels s’est exécutée l’avant-jetée ou brisant du musoir du môle.
- Ces schistes calcareux forment une grande partie des falaises, depuis le cap Matifoux jusqu’à Sidi-Ferruch, et la masse principale des monts de Boudjaréa. Ils passent insensiblement au gneiss ; cette roche qui les recouvre, en plusieurs points, est celle qui constitue tout le terrain de Bab-Azoun et des hauteurs du fort l’Empereur.
- Ces formations de schistes et de gneiss présentent plusieurs traces de gisement de minerais. A Bab-el-Oued, on trouve du
- (1) Nous avons recueilli dans la Régence, en pierres, marbres et même en minéraux, une belle collection que l’autorité locale augmentera plus tard. Dans l’intérêt de la science, nous nous sommes empressé d’en faire don à l’École royale des Mines.
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- fer à l’état de per-carbure ; sur le Boudjaréa, du minerai de plomb, dont l’état n’est pas encore bien défini. Le gneiss de Bab-Azoun présente, sur beaucoup de points, des échantillons de minerais de fer et de manganèse; on les retrouve jusque près du fort l’Empereur.
- Ces minerais n’ont encore été trouvés qu’à l’état de rognons ou de fragments. On n’a encore rien aperçu qui pût faire croire à l’existence de filons. Du reste, il faudrait que le minerai fût bien riche en substance métallique, et que l’exploitation en fût bien facile, pour qu’elle présentât quelque avantage, en raison de la cherté du combustible ; et il est probable que les mines d’Alais, où la houille et le minerai se trouvent réunis, seront toujours en position de donner le fer à beaucoup meilleur marché que ne pourraient le faire celles d’Alger, lorsqu’une fois le chemin de fer d’Alais au Rhône aura procuré au produit de ces mines un écoulement facile dans le bassin de la Méditerranée.
- Les schistes et les gneiss sont recouverts, à stratification discordante, par un terrain tertiaire identique avec celui des collines sub-apennines. Ce terrain forme, le long de la côte, une bande de collines qui s’étend depuis le cap Matifoux jusqu’à Alger, et qui se prolonge à l’ouest. Il est riche en fossiles, dont les principaux sont différentes espèces d'huîtres, des peignes et des bucardes.
- Au sud de ces collines se trouve la grande plaine de la Mé-tidja, formée par un terrain de transport ancien, dont les matériaux proviennent des montagnes qui la bordent. Elle s’étend jusqu’au Petit-Atlas, qui s’élève brusquement à une hauteur de 1,400 mètres au-dessus d’elle, et de 1,600 mètres au-dessus du niveau de la mer.
- La constitution géognostique des terrains tertiaires d’Alger est la même que celle du littoral de la Provence, et elle se retrouve, avec tous ses caractères , sur une grande partie de la surface de l’Europe: il est probable que c’est elle qui forme le sol du désert du Sahara. Elle peut être considérée comme le type des terrains produits par la grande révolution du globe qui correspond à cette époque, et par conséquent les bassins
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- 60 DE LA RÉGENCE ü’aLGER.
- de Paris, de Londres, de Bordeaux, qui lui appartiennent, comme n’étant que des cas particuliers de cette formation.
- L’Intendant civil,
- Alger, i5 avril i833.
- GENTY.
- N° 17. Observations météorologiques faites a alger et aux
- ENVIRONS.
- Température.
- La température moyenne d’Alger, d’après des observations faites de i83a à i833, peut être déterminée ainsi qu’il suit:
- Température moyenne d’été........26° 8' centigrades
- Température ici. d’hiver.........1601\' ici.
- Température id. de l’année.. 2i°6' id.
- Depuis le ier janvier jusqu’au 3i mai i833, le thermomètre de Réaumur s’est soutenu entre i5 et 180. Pendant les mois de juin et juillet, il a constamment marqué 20°. Depuis le ier août il se soutient à 220 5, à l’ombre, dans une galerie exposition O. ; la variation de l’O. au N. est d’un 1/2 degré.
- Les mêmes jours et aux mêmes heures, le thermomètre (Réaumur), placé sur une terrasse élevée d’environ 60 mètres au-dessus du niveau de la mer, a donné une différence de 5° en plus, étant exposé à l’ombre, soit à l’E., soit à l’O.
- Directions., et au soleil, il s’est élevé, le 17 juillet à midi, à 37°.
- On n’a point remarqué de différence sensible entre la chaleur de 9 heures du matin et celle d’une heure après midi; ces deux instants de la journée paraissent se correspondre , et ce sont ceux qui sont les plus chauds, quelle que soit la saison.
- Depuis ioheures du matin jusqu’à midi, le mercure s’abaisse un peu, et remonte ensuite, de sorte qu’à une heure il se retrouve au même point qu’à g heures.
- La différence entre la chaleur moyenne du jour et celle de la nuit est de i° environ, lorsque le temps est serein.
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- PIECES JUSTIFICATIVES.
- 6l
- Lorsque le kamsin (vent du désert) souffle, à sa première impulsion, le thermomètre monte subitement depuis 3 jusqu’à 5°; il arrive même jusqu’à xo° au-delà du point où le mercure était fixé avant l’apparition du phénomène, et il descend à mesure que le vent cesse.
- Vents.
- Les vents journaliers soufflent ordinairement du N. ou du S. pleins, souvent du N.-O. et du S.-O., mais plus rarement du S.-O.
- Communément, vers 5 heures du matin, le vent qui soufflait dans une direction quelconque, change subitement, et en quelques minutes parcourt jusqu’à i8o° de l’échelle anémomé-trique.
- Le vent que les Arabes appellent kamsin, et que les Européens nomment sirocco d'Afrique, vient du S. ou du S. S.-E.; son intensité, sa vitesse, sa chaleur et les résultats qu’il produit, varient comme l’axe de direction; par exemple, il est moins violent quand il souffle du S. plein que lorsqu’il souffle du S. S.-E. La durée de son action est également subordonnée à sa direction. Le kamsin qui a soufflé le 6 août i833 venait du S. S.-E.; il avait traversé le désert de Barca ; le tourbillon rasait la cime du Petit-Atlas; il était chargé d’une immense quantité de sable. A la pointe du jour, il y eut un assez bel effet de mirage qui n’a duré qu’un instant.
- Ce mirage est produit par la réflexion de la lumière sur les particules sablonneuses qui, suspendues dans l’atmosphère, offrent l’aspect de nuages. A Alger, les effets du mirage s’observent communément au N.-O. ; alors , on voit à l’horizon le dessin le plus exact des montagnes du Petit-Atlas, qui se présente vis-à-vis celles-ci comme une contre-épreuve.
- Au kamsin succède toujours une petite pluie d’orage accompagnée d’éclairs et de violents coups de tonnerre.
- Durant les mois d’été, il y a peu de ventilation à Alger, surtout dans le milieu du jour ; cependant l’atmosphère est rafraîchie lorsqu’on s’élève à 200 mètres environ au-dessus du
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- niveau de la mer : c’est pourquoi on éprouve une différence sensible dans la température de Dehly-Ibrahim. Le ier juillet i833 à midi, le thermomètre y a marqué 190 5 (Réaumur) à l’ombre, tandis qu’au même moment, à Alger, il marquait ai°.
- Dans les ravins situés entre Boudjaréa et la route romaine, dans quelques localités analogues d’El-Biar et de Mustapha-Pacha, le thermomètre descend de i° à i° et 1/2, selon les profondeurs et le voisinage des eaux courantes.
- Eaux.
- L’eau puisée à la fontaine présente immédiatement une température de 170 (Réaumur); exposée au soleil pendant 2 heures , elle acquiert une température de 25 à 26°. (Cette expérience a été faite de 11 heures à x heure, le 5 août i833.)
- Pluies.
- Le nombre de jours de pluie a été de 82, depuis le ier novembre i832 jusqu’au 10 avril i833 (jour où on a cessé les observations) (x).
- La hauteur du baromètre (hauteur moyenne), depuis le ter novembre jusqu’au ier avril, s’est soutenue à 76° 35.
- L’Intendant civil, GENTY.
- Alger, le 17 août i833.
- N° 18. — Notice sur la constitution géolocique bes
- ENVIRONS DE LA VILLE DE BONE.
- La partie de la province de Constantine qui est au pouvoir des Français, et où est située la ville de Bône, appartient au bassin de la Méditerranée et aux vallées de la Seybous et de la
- (1) En i833 et en r834, à pareilles époques, les jours de pluie ont été beaucoup moins nombreux.
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- Mafrag. Elle est traversée par une chaîne principale de montagnes qui la borde au nord en courant de l’ouest à l’est, et par une suite de collines peu élevées connues sous le nom de Beli-lita et de Bou-Hamam (i), qui suivent la meme direction. La ville est bâtie sur l’extrémité sud d’un contrefort de la chaîne principale que l’on nomme montagne Edough, qui, se séparant de celle-ci au col connu sous le nom de Fedj-el-Ha-mam (2), à une hauteur absolue d’environ l\\o mètres, court d’abord vers l’est sous le nom de dkbet-el-Hosan (3) et de Zafrania (4), en perdant constamment de son élévation jusqu’à la Casbah, où il tourne au sud pour venir expirer au bord de la mer sous les constructions de la ville.
- Du même col de Fedj-el-Hamam, la chaîne principale se dirige vers le fort Génois, où elle s’arrête à la mer, et forme le cap connu par les Arabes sous le nom de Ras-el-Remra ou cap Rouge, et par les Européens sous celui de Guardia.
- Au-delà du col déjà cité, la montagne Edough, courant vers l’ouest, s’élève assez rapidement, et sa crête osseuse pousse vers le ciel des pics nus, dont les principaux Keff-el-Kostal et Keff-el-Khobeisa sont de 700 mètres au-dessus du niveau de la mer. Plus loin, la même chaîne traversant le pays des Ouled-Atia' à son sommet principal, le pic Chehiba, au-dessus du Tuk-kusch, d’où elle s’étend jusqu’au cap Boujaron (Ras-el-Hadid).
- C’est sous le pic Chehiba que son pied est baigné par les eaux du lacEfzara,qui n’a pas moins de huit lieues de longueur sur trois de largeur.
- Cette chaîne, la seule dont nous ayons encore pu parcourir une partie, appartient aux terrains de première formation. Le soulèvement qui lui a donné naissance a élevé au pic Chehiba legranit au-dessus du calcaire primordial, opinion appuyée sur la découverte faite de quelques fragments de cette substance, que l’on rencontre charriés par les eaux des torrents. Le calcaire primordial, dont la chaîne est formée partout ailleurs, ar
- (1) Le père du rouge.
- (2) La vallée aux pigeons.
- (3) La montée du cheval.
- (4) La Zafranière.
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- dans la carrière de Makata, au cap\le Guardia, l’aspect d’un marbre à grain très-dur et très-serré, de couleur blanche, grise et bleuâtre, veiné et susceptible d’ùn beau poli. Aune hauteur plus considérable, le calcaire reçoit, du mica auquel il est marié, un aspect schisteux, et forme le calcaire schisteux. On y trouve le quartz disséminé en petites parties sous formes de veines et de rognons; il tapisse les liions et les cavités. A la surface , on le trouve en cristaux teints de diverses couleurs; les mâeles, les grenats, les pyroxènes, l’asbeste, les pyrites martiales entrent aussi comme éléments accidentels dans cette roche.
- Au cap de Guardia, un grès ancien et grossier recouvre le schiste micacé, et forme de vastes carrières où l’on a taillé, aux beaux jours d’Hyppône, les blocs qui ont servi à la construction de ses vastes citernes encore à présent si bien conservées.
- Le fer est la substance la plus commune dans cette chaîne de montagnes; il s’y présente sous toutes les formes; à la terre glaise qu’il colore fortement en jaune sur les collines de Bou-Hamara et de Zafrania ; au sable qu’il noircit depuis le rocher du Lion jusqu’au eap de Guardia, si riche en carbure de fer. Les fissures des rochers près du même cap, sont remplies d’une substance noire ferrugineuse; les pierres sont souvent incrustées de sulfure de fer.
- Les matières qui forment les montagnes aux environs de Bônesont propres à rendre le terrain de la plaine d’une extrême fécondité. En effet, les argiles formées par le mica en décomposition, n’auraient aucune action chimique sur les terres, et les engrais ne pourraient servir à la nutrition des plantes; mais elles sont modifiées par l’introduction des sables siliceux et par les véritables marnes que le carbonate de chaux forme en s’unissant à l’argile. La nature a donc fait, pour la province de Bône ,ce que l’art est obligé d’opérer ailleurs.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. C)5
- N° 19____Arrêté portant création d’une ferme-modèle près
- d’alger (i).
- Le général en chef de l’armée d’Afrique, voulant favoriser l’établissement immédiat d’une ferme expérimentale, dans le territoire d’Alger, pour y essayer en grand la culture, soit des produits coloniaux, soit des produits que la France ne fournit pas à l’industrie en raison de ses besoins;
- Désirant, de plus, ouvrir à la colonisation une voie sûre, et persuadé que le moyen le plus certain, et peut-être le seul, d’atteindre ce double but, est de confier l’exécution des mesures à prendre à une association industrielle et financière, et que l’intervention du Gouvernement doit se borner à être essentiellement protectrice;
- Arrête les dispositions suivantes, d’après les pouvoirs qui lui sont conférés par le Gouvernement :
- Les statuts de la société, réglés par acte en date du Ier octobre i83o, sont approuvés; elle prendra le titre de Ferme expérimentale d’Afrique.
- Il est loué dès à présent, à ladite société, la ferme dite du Dey, située à l’extrémité de la plaine de la Métidja, avec une contenance de 1000 hectares de terres incultes et qui seront contiguës, à prendre sur les deux rives de l’Aratch depuis son embouchure; la délimitation sera faite au plus tard dans l’année.
- La société paiera au Gouvernement, à dater du ier janvier i83i, un prix annuel d’un franc par hectare, avec réserve par la société de devenir propriétaire de l’objet loué, en payant le prix du fermage capitalisé au denier vingt.
- Cette location est faite pour 9, 18 ou 27 ans, avec faculté de résiliation, mais en faveur de Français seulement.
- La société s’engage à céder 5oo hectares, sur les 1000 qui lui sont loués, aux colons qu’elle est tenue d’appeler, ou à ceux
- (1) Cette expérience a complètement échoué, principalement à raison de l’insalubrité des lieux.
- II.
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- 66 DE LA RÉGENCE d’aLG.ER.
- qui se présenteront; mais par une simple subrogation et sans aucune garantie de sa part.
- Pour aider la société dans le principe de son exploitation il lui sera fourni, pour la première année et à charge de remboursement, un secours en rations de vivres et de fourrages; elle aura la préférence pour l’achat de chevaux et mulets de réforme, et de matériaux existant dans les magasins de l’armée et pouvant servir à l’exploitation.
- Cet établissement se formant sous la protection immédiate et spéciale du Gouvernement, sera constamment sous la sauvegarde de l’armée.
- Signé, CLAUZEL.
- L’Intendant civil, GENTY.
- Note sur les essais de culture aux environs d’alger. (i)
- Une circonstance digne de remarque, c’est la différence totale qui existe entre les genres de culture auxquels les colons se sont livrés jusqu’à présent et ceux dont la plus grande utilité a été généralement reconnue. A l’exception de cinq ou six propriétaires qui se sont occupés du mûrier et de l’olivier, presque tous ont cultivé des céréales, qui ont à peine donné un produit suffisant pour les couvrir des frais d’exploitation : cependant, le petit nombre de ceux qui sont assez heureux pour posséder des terrains irrigables, y ont établi des potagers, et ils ont obtenu des bénéfices considérables. C’est donc à peu près à ces deux natures de culture que se sont bornés les travaux d’environ 3 à 4oo Européens colons, propriétaires ou fermiers répartis dans l’intérieur des lignes sur une étendue d’environ 14,000 hectares de terres. C’est en partie à cette mauvaise direction (principalement en fait de céréales), qu’on doit attribuer le découragement qu’ont éprouvé les colons en voyant le triste résultat de leurs travaux.
- (1) Cette iiote n’embrasse que de i83o à i833. Les cultures, ainsi qu’on le verra par nos états, se sont singulièrement développées depuis.
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- PIECES JUSTIFICATIVES.
- 6?
- Parmi les diverses espèces de céréales qu’ont cultivées les colons propriétaires, on doit cependant distinguer le blé tendre, dit tuzelle blanche de Provence, qui a donné un beau produit, comme on le verra dans les notes qu’on trouvera plus bas sur les divers travaux des agriculteurs qui ont fait les essais les plus grands et les mieux dirigés. Il résulte de ces notes, que le blé tendre, dit tuzelle blanche, peut s’obtenir cultivé dans les environs d’Alger, à un prix inférieur à celui qu’il coûterait en le tirant de France, et que les propriétaires peuvent se livrer avec d’autant plus de chances de succès à sa culture, que les Arabes ne sèment absolument que du blé dur. La farine de la tuzelle est plus blanche et donne un pain qui est plus dans nos goûts que celui qui provient de la farine de blé dur.
- Parmi les propriétaires qui n’ont pas fait de plantations d’arbres, on doit citer, comme un de ceux qui ont le mieux opéré, M. Couput, dont la propriété est située au-dessus du fort l’Empereur, à la gauche de la route de Delhy-Ibrahim : il n’a cultivé des céréales que pour en voir les champs transformés l’année suivante en prairies artificielles, semées de trèfle et de luzerne. Il a cultivé de cette manière environ 7 hectares, dont
- 2 en blé dur ayant mal réussi ;
- 1 en blé tendre ayant donné 10 pour 1;
- ici. 25 ici. ;
- ici. 25 id.
- 2 en orge 2 en avoine
- Il est à observer que ce terrain a été convenablement fumé. M. Couput a déjà donné cette année trois labours à 2 hectares de terrain, destinés à recevoir en octobre la meme culture que les 7 ci-dessus. Il avait semé l’année dernière du coton qui, malgré la position trop élevée de la terre pour ce genre de cul ture, lui avait donné jusqu’à 53 boules par pied; quelques pieds avaient 1 mètre 53 centimètres de hauteur; les 53 boules donnaient 6 onces de coton.
- M. Couput a travaillé cette année sur environ 67 hectares; sa culture lui a coûté 11,000 francs, et ses produits se sont élevés à i5,ooo, ce qui lui a laissé un bénéfice de 4000 francs,
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- 68 1)JÎ LA 11 KG Knci; d’alger.
- qu’il a à peu près la certitude de voir doubler plus tard.
- M. Lacrouts a cultivé aussi la tuzelle, qui lui a donné, sur des terrains sans engrais , de 8 3/4 à ia 1/2 pour 1 ; c’est un beau résultat. Le blé dur n’a pas aussi bien réussi, et l’avoine encore moins. M. Lacrouts a semé du coton , dont les graines lui avaient été envoyées par le bey de Tunis; le produit a été assez abondant et d’une bonne qualité. Quelques essais en indigo lui ont e'galement bien réussi; il a obtenu une boule d’indigo d’une belle couleur.
- Les cultures de M. Lacrouts ont occupé environ 20 hectares. Ce meme propriétaire a fait bâtir à sa propriété, dite de la Vera-Cruz, un moulin à huile , et du produit de ses olives il a obtenu 1000 litres d’huile, dont i/3 provenant d’oliviers greffés, huile vierge égale à la meilleure huile de Provence, i/3 huile ordinaire, et 1 3 provenant d’olives sauvages, huile amère et: boueuse, propre seulement à l’éclairage, mais encore après épuration.
- M. Nadaud, dont la propriété se trouve à gauche de la route de Kouba, y a aussi établi un moulin à huile, dans lequel il a fabriqué 5oo litres d’huile d’une qualité médiocre, mais provenant de toutes sortes d’olives.
- M. Montagne a semé environ 12 hectares en céréales, et chez lui comme partout la tuzelle a mieux réussi que le blé dur; son avoine a été très-mauvaise, attaquée de la rouille attribuée aux brouillards; il a été obligé de la couper en vert. Il a semé environ x hectare de cardère ou chardon à foulon qui s’annonce très-bien; mais il faut attendre pour connaître ses résultats. Il a aussi cultivé un peu de tabac Virginie à longues feuilles, qui est très-beau. Ses autres cultures consistent en maïs, pommes de terre, pois chiches, vesces, haricots, etc.; les produits sont satisfaisants; il a élevé des porcs qui ti'ou-vent ici une bonne nourriture dans la figue de Barbarie et le fruit du caroubier.
- M. Coulet, propriétaire d’une campagne voisine de M. Fou-geroux à Beni-Messous, vers Delhy-Ibrahim, a semé environ 20 charges de grains sur une étendue de 20 hectares; il ne peut préciser la quantité qu’il recueillera; on est encore oc-
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 69
- cupé à séparer le grain d’avec la paille; mais il ne croit pas se tromper en assurant que le blé dur du pays, dont il a mis en terre quinze charges environ , lui donnera 6 pour 1 ; ce produit, quoique peu considérable, est encore assez satisfaisant, eu égard aux différentes qualités de terres qui composent l’étendue ensemencée, le peu de labour donné par les charrues du pays, et le manque total d’engrais. Cependant, il aurait recueilli davantage si les brouillards n’avaient pas nui à la grainaison , et arrêté le développement de son blé.— Mais ce qui arrive une année peut ne pas arriver l’autre, et si le temps lui a nui pour le blé, il n’en a pas été de même pour la paille et les fourrages, dont il a, à vue d’œil, une assez bonne récolte. Les autres cinq charges qu’il a semées sont des grains grossiers, des vesces, etc., etc.; ils ont bien réussi, mais ils auraient rendu davantage si on les avait coupés à mi-grain et fait sécher.
- Une étendue de vigne de 5 hectares environ a été bien travaillée l’hiver dernier par ce propriétaire, et surtout bien taillée; ces façons sont cause que cette année il y a peu de raisin, la vigne ayant travaillé pour elle, c’est-à-dire poussé du bois nouveau, qui promet de bonnes récoltes pour l’avenir, si toutes les circonstances sont favorables à la fructification. L’olivier a été aussi essayé. Quelques mûriers de deux pouces de diamètre ont été plantés et ont prospéré, ainsi que bon nombre d’arbres fruitiers venus de France.
- Parmi les propriétaires qui se sont spécialement occupés de l’olivier et du mûrier, on doit citer honorablement MM.Colom-bon et Roche, associés pour une propriété à Boudjaréa, M. Choppin, dont la terre se trouve à droite de Delliy-Ibrahim ; enfln , MM. Fougeroux et Jubin.
- MM. Colombon et Roche ont environ 10,000 pieds d’oliviers sauvages sur leur terre; ils en ont fait nettoyer et greffer en écusson, en i832, 3,000, dont 2,000 ont parfaitement réussi. En i833, ils en ont fait greffer en fente une même quantité, dont les 3/4 ont parfaitement bien pris : ils pensent que la greffe en fente est préférable. Ils ont enlevé les oliviers sauvages dans les endroits où il y en avait une trop grande
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- DE LA REGENCE DALGER.
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- quantité, et les ont reportés là où il en manquait. Ils ont planté i5o forts mûriers venus de France, et 2,800 pourettes de mûriers. Ces mêmes propriétaires se sont aussi occupés de la vigne, dont ils ont tiré les plants de l’Hermitage : quoiqu’elle ne soit qu’à sa seconde feuille, on croirait qu’elle a plus de trois ans. Quelques ceps donnent déjà du raisin, et bientôt on commencera à faire du vin. Ils estiment leurs dépenses à 3o,ooo francs et comptent doubler ce chiffre; ils ont aussi devant eux le plus bel espoir, et il est fondé. En général, ils ont bien opéré; mais ils «doivent attendre encore 7 ou 8 ans pour jouir du fruit de leurs travaux.
- M. Choppin, propriétaire d’une très-belle terre à Delhy-Ibrahim, y a, l’hiver dernier, fait des améliorations assez considérables. Une pépinière de 3ooo pourettes a été établie sur un défoncement de 2 pieds 1/2 de profondeur fait à la pioche : 532 mûriers de 2 pouces de diamètre ont été plantés dans diverses expositions et qualités de terre; presque tous ont réussi; 35oo oliviers, gros, moyens et petits, ont été cultivés, recépés, et les branches élaguées ou couronnées; ils ont enfin été mis en état de recevoir la greffe l’année prochaine.
- Un jardin potager et fruitier d’un hectare d’étendue est parfaitement cultivé. Il est malheureux que ces travaux,qui étaient certainement un bon commencement, aient été faits en pure perte, puisque le propriétaire abandonne de nouveau cette terre à la friche, et ne fait pas même soigner les plantations qu’il avait préparées à grands frais. U y a dans la terre dont nous parlons, et qui a une étendue de plus de 200 hectares, des logements magnifiques, des fermes, plusieurs sources et quatre puits à roue.
- Non loin de là, M. Jubin a planté dans une de ses propriétés 3oo gros mûriers qui sont bien venus, ainsi qu’une petite quantité de vignes : les pommes de terre y ont également bien réussi; elles ont été semées avec soin dans un guéret fait à la pioche.
- Plus de 3ooo oliviers ont été nettoyés et mis en état de recevoir la greffe. Dans cette campagne, il ne conviendra jamais de semer des céréales; la qualité et l’exposition des terres s’y
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 7 I
- refusent; mais tous les vallons sont très-propres à recevoir l’olivier dans le haut et des mûriers dans les bas-fonds. M. Fou-geroux qui, les années précédentes, s’était beaucoup occupé de céréales, y a entièrement renoncé cette année; il a planté 2000 beaux oliviers greffés en couronne, venus de France; il a aussi commencé une plantation de mûriers, et il veut se borner dorénavant à continuer ce genre de culture et à recueillir le foin qui, un peu à l’abri du soleil par les arbres et sur un terrain bien nettoyé, devra lui donner un beau produit avec peu de frais.
- La plupart des autres propriétaires se sont bornés presque entièrement à la culture des céréales; les indigènes n’en connaissent point d’autres; ils y joignent seulement quelques potagers dans les lieux irrigables : on peut donc considérer que la masse des cultures consiste dans ces deux espèces. On a fait cette année beaucoup de foin, et il s’est bien vendu; mais jusqu’à présent les propriétaires n’ont pas nettoyé leurs prairies et ont souvent négligé les moyens d’irrigation. On est persuadé cependant que le profit qu’ils en ont retiré, les engagera à y donner quelques soins cette année. Dégoûtés en général des céréales, beaucoup pensent aussi aux plantations d’arbres; mais il y a peu de capitaux ; ils sont en partie épuisés par les trois années qui viennent de s’écouler, et aujourd’hui que leur récolte de blé est faite, qu’ils n’ont pas eu de revenu, puisqu’il a été absorbé par les frais, leurs terres n’ont pas plus de valeur que lors de l’achat qu’ils en ont fait. Il faut encore remarquer que les moyens de culture sont ici assez coûteux, non à cause du prix de la journée de travail, mais à cause de la triste espèce d’ouvriers que l’on est obligé d’occuper; ce sont ou des Bédouins sans intelligence, ou des Maltais ou des Allemands, l’écume de leurs pays.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- i5 août 1833.
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- DE LA RÉGENCE d’aLGER.
- N°2I.
- ETAT des sommes versées annuellement par la ville de Belida au trésor du dey et à Vaga.
- MONTANT.
- FONCTIONNAIRES des versements annuels
- chargés d'effectuer
- au trésor du dev à l'aga. OBSERVATIONS.
- les
- versements. en bou* 1 djoux. | j en | J francs, y enboud. ' 1 d
- Tt’ Akem . 1600 2976 333 619 38 L’Akem venait deux fois par an à Alger, et à chacune de ses visites il versait 8oo
- boudjoux. — Les registres d’où a été extrait ce renseignement se taisent sur le
- paiement fait à l’aga ; mais il est de notoriété publique qu’on lui payait tous les
- ans la somme indiquée ci-contre.
- Le Béit-el-MaL. 800 1488 » » Le Béit-el-Mal ( agent des successions) venait aussi deux fois par an faire ses versements au trésor du dey. — Le chiffre porté ci-contre doit être considéré comme
- un terme moyen.
- Le Mézouard... 3000 5580 » » Le Mézouard recueillait les redevances des bouchers , baigneurs, etc., etc.
- I Totaux... 5400 10044 333 619 38
- J0663 38 i
- L'Intendant civil, GENTY.
- 1V0 22___Lettre du duc derovigo au ministre de la guerre.
- Alger, le 24 septembre i832.
- Monsieur le Maréchal,
- Mes précédentes lettres vous ont fait connaître l’état de mes relations politiques avec le beylick de Constantine. Je veux aujourd’hui revenir sur le point que vous avez jugé le plus digne
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- de votre sollicitude, sur l’impôt qui seul, aux yeux des chambres, peut consolider et sanctionner en quelque sorte notre séjour dans le pays.
- V. Exc. pourrait à bon droit nous demander pourquoi nous ne commençons pas par les villes où nous sommes établis ; j’éprouve donc le besoin de lui expliquer comment j’ai envisagé la question.
- Ï1 m’a semblé tout-à-fait rationnel de ne pas débuter par là, précisément parce que partout où nous possédons il n’y a pas de temps perdu, et que nous restons les maîtres d’exiger quand nous le voudrons. J’ai pensé que si une fois nous avions enlacé le Bey de Constantine dans la nécessité de s’acquitter envers nous, non seulement des tributs courants, mais encore des tributs arriérés, nous aurions à tirer d’autant plus de parti d’un pareil retour vers le passé, d’un aussi bon exemple, que la dignité de notre attitude, et non la force des armes, les aurait provoqués.
- J’ai pensé que nous aurions à nous prévaloir de cet état prospère quand nous nous occuperions d’Alger, d’Oran et de Bône , et qu’enfin nous ferions dire à ces villes que si des négociations seules ont pu décider des vice-rois, d’anciens grands feudataires, à s’exécuter franchement, il ne leur est, à elles, pas permis d’hésiter.
- Achmet-Bey, Ben-Aïsa, et généralement ceux qui possèdent et qui ont action sur le pays, ont l’intérêt le plus direct à ce que nous les reconnaissions; nous sommes par notre position leur seul point d’appui; en traitant avec eux, non seulement nous fortifions leur autorité, mais nous la légalisons, et le titre d’amis de la France est aujourd’hui devenu la seule condition de leur existence. Une simple menace de notre part la troublerait de nouveau , et en leur rendant toutes les anxiétés de leur pouvoir éphémère, doublerait les chances des aventuriers qui portent envie encore plus à leurs richesses qu’à leur despotisme.
- Mais déjà Ben-Aïsa lui-même, dont les immenses possessions sont à quatre journées d’Alger, pressenti sur la proposition dese charger d’affermer l’impôt, en a pris l’engagement. J’attends qu’Achmet-Bey se soit expliqué à son tour, et son avenir, je
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- ne crains pas de l’avancer ici, me répond de son consentement.
- Les voilà ainsi placés les uns et les autres dans l’obligation de veiller à ce que le territoire sur lequel ils percevront l’impôt ne soit point ravagé. C’est déjà un grand pas de fait, et aussitôt que j’aurai solution complète , Y. Exc. en sera longuement informée. J’ai la ferme confiance que cet instant n’est pas éloigné.
- J’avais besoin, Monsieur le Maréchal, d’aborder ces détails pour faire mieux ressortir à vos yeux la difficulté que nous aurions eue à commencer par Alger, et ma lettre est aussi la réponse aux sollicitations pressantes que m’a faites M. l’Intendant civil de m’occuper de cet important objet.
- Veuillez agréer, etc.
- Le Lieutenant-général commandant en chef le corps d’occupation d’Afrique,
- Signé: duc de Rovigo.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- N° 23. — Lettre du même aux notables de belida.
- Alger, le n Novembre i83a.
- Le Général en chef Aux Notables de Belida.
- Je vous ai donné ma parole d’honneur que vous retourneriez librement chez vous : vous êtes les maîtres de partir quand vous le voudrez; mais je vais vous faire part d’un nouveau rapport que je reçois à l’instant, depuis que vous avez quitté Belida. D’après son contenu, je pourrais annuler la parole que je vous ai donnée; néanmoins je veux, en la respectant, prendre mes .sûretés. Je n’ai pas le projet de vous faire violence, et je vous renouvelle la promesse que je vous ai faite, que vous auriez la vie sauve. Vous n’aurez rien à craindre pendant vingt-quatre heures après votre départ.
- J’ai été fort mécontent de votre ville; si les sentiments qui
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- vous amènent près de moi sont sincères, il faut que les effets répondent à l’assurance que vous m’en donnez, et je n’y ajouterai foi que lorsque vous vous serez exécutés. L’exemple que vous avez donné a eu de fatals résultats; il a déchaîné des vagabonds qui ont profité de ce moment de désordre pour commettre toutes sortes d’excès. Et comme non seulement vous ne les avez pas réprimés, mais qu’encore ils ont trouvé asile chez vous, où ils ont leurs vols, vous devez en être comptables.
- Je vous fais remettre avec cette lettre l’état des dégâts dont j’exige la réparation sur-le-champ ; c’est à vous de trouver les voleurs, et de leur faire rendre gorge. J’exige de plus que tous les biens dépendant de Belida, appartenant aux domaines, et ceux ayant appartenu au Dey, soient rendus. Je nommerai un percepteur pour en recevoir le produit, et je vous enjoins de le protéger, et de l’aider à en pratiquer le recouvrement. Tout ce que vous payiez jadis au Dey, doit être aujourd’hui payé à la France; et si je suis obligé de prendre les armes encore une fois, vous ne vous en prendrez qu’à vous-mêmes de ce qui arrivera.
- Enfin, je vous impose comme contribution de guerre, et comme condition sine qua non de la paix que vous me demandez, de payer à la caisse de l’armée 200,000 douros d’Espagne ( onze cent mille francs), que vous serez les maîtres d’acquitter, moitié en argent et moitié en grains, chevaux et mules, le tout de bonne qualité, et qui devra être accepté par les administrateurs chargés de le recevoir. Je vous donne 48 heures pour méditer votre résolution et me la communiquer. Après quoi, Dieu en décidera.
- Signé : duc de Rovigo.
- L’Intendant civil, GENTY.
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- N° %!\. —- Lettre du meme aux notables de coléah.
- Alger, le 8 Octobre i832.
- Le Général en chef aux Notables de Coléah.
- Je vous ai donné ma parole que vous seriez libres de partir quand vous le voudriez ; vous n’avez donc aucune violence à craindre. J’ai été fort mécontent de votre ville ; si les sentiments qui vous ont amenés près de moi sont sincères, j’attendrai que les effets répondent à vos promesses , et je n’y croirai que lorsque vous aurez exécuté les conditions que je vous impose.
- L’aga a habité long-temps parmi vous; vous ne l’ignoriez pas, puisqu’il vous gouvernait; vous ne m’avez pas averti; vous saviez qu’il était coupable de trahison envers moi, qu’il méritait un châtiment, et au lieu de me le livrer, vous l’avez protégé.
- J’exige que les biens dépendant de Coléah, appartenant aux domaines, et ceux ayant appartenu au Dey, soient rendus immédiatement. Je désignerai un percepteur pour en recevoir le produit, et vous enjoins de le protéger. Vous paierez désormais à la France ce que jadis vous avez payé au Dey. Enfin je vous impose, comme contribution de guerre et condition de paix entre vous et moi, de payer à la caisse de l'armée 200,000 douros d'Espagne ( onze cent mille francs).
- Vous serez libres de les acquitter moitié en argent et moitié en chevaux, mules et grains, qui devront ctre de bonne qualité , et acceptés par les administrateurs chargés de les recevoir.
- Je vous donne quarante-huit heures pour prendre une résolution et me la communiquer, Après quoi, Dieu en décidera.
- Signé : duc de Rovigo.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
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- N° 25. -- QUELQUES MOTS SUR LE COMMERCE ET l’aDMINIS-
- TRATION DANS LA RÉGENCE d’aLGER AVANT LA CONQUETE.
- Il existait à Alger une personne (i) qui, en résidence dans cette ville depuis plus de vingt ans, nous avait été signalée comme ayant, d’une part , pris note, jour par jour, des principaux événements politiques qui s’étaient passés dans la Régence, et de l’autre, comme pouvant fournir des renseignements sur l’administration du pays avant la conquête. Nous avons cru devoir lui adresser une série de questions sur lesquelles de trop longues recherches l’ont sans doute empêchée de s’expliquer en totalité. Quelque incomplet qu’il soit cependant, nous n’en donnons pas moins ici ce travail, et nous reproduisons même les questions laissées sans réponse. Il y aura toujours quelque fruit à en tirer.
- Questions.
- ivC Quelle était la politique des deys à l’égard des tribus arabes?
- 2 e Quelles étaient les obligations imposées à ces tribus sous le rapport du service militaire ?
- 3e En quoi consistait, avant le blocus, la marine militaire du dey? Comment se recrutait-elle? Donner quelques détails sur les armements en course.
- 4e Quels étaient le mode et l’importance des travaux que le dey faisait exécuter pour l’entretien du port d’Alger ?
- Réponses.
- xc D’en tirer le plus d’argent possible, soit pour augmenter leur trésor particulier, soit pour grossir le trésor public, et ruiner par là les finances des tribus.
- 2e Aucune autre que celle de repousser les attaques des infidèles.
- 3e La marine militaire du dey consistait :
- i° En treize corsaires ou bâtiments armés que la conquête fit tomber au pouvoir de la France;
- 2° En un vaisseau rasé et une cor-verte qui, depuis quelques années, étaient à Alexandrie au service de Mehemed-Ali.
- L’ouvrage du Maure Hamden contient, sur les armements en coui’se, des renseignements complets.
- 4e Un grand nombre de Kabyles étaient employés à l’exécution des travaux du port, et recevaient chacun quatre mouzouues, ou six sous par jour, avec quatre pains noirs. On distribuait des coups de bâton aux paresseux.
- (i) M. Rensamoun, gérant du consulat de Toscane.
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- 5e Quel était approximativement par année, le chiffre des exportations en grains, en bestiaux, en sel ?
- 6e Les ressources du pays en céréales , sel, bestiaux , denrées de toute nature, étaient-elles suffisantes pour les besoins de la consommation ?
- A combien s’élevait, par année, le chiffre d’importation pour ceux de ces articles que la contrée ne produisait pas en quantité suffisante?.
- 7* Quels sont les mois de l’année où les bestiaux sont dans le meilleur état, et ceux pendant lesquels ils ont le plus à souffrir de l’influence du climat?
- 8" Quelques détails sur les divers monopoles que les deys s’étaient réservé en fait de commerce.
- if Avant l’occupation, quel était l’étal de l’agriculture aux environs d’Alger? Quelques détails sur la situation actuelle de cette branche importante d’industrie dans les parties de la Régence où nous n’avons pas encore d’établissements.
- ioç Quel était, à Alger, l’état de l’industrie manufacturière? En quoi
- 5e Les exportations en grains et bestiaux étaient peu considérables dans la province d’Alger; mais elles avaient une beaucoup plus grande importance dans celles d’Oran et de Constanline.
- 6e L’exportation ayant toujours existé, il en résulte que les céréales récoltées dans la Régence étaient plus que suffisantes pour les besoins de la consommation; s’il en eût été autrement, et que la rareté des grains fût venue en augmenter le prix, leur exportation n’aurait certainement point été tolérée.
- Il serait très-difficile de fixer d’une manière exacte, le chiffre des importations pour les articles que la Régence ne produisait pas en quantité suffisante. L’infidélité dans les déclarations, d’une part, le droit de douane perçu en nature depuis le règne d’Hussein-Dey, de l’autre, dérouteraient tous les calculs. On peut cependant présumer qu’elles s’élevaient approximativement à cinq millions de francs par an.
- 7 e Les cinq premiers mois de l’année sont les plus favorables aux bestiaux, en ce que l’air y est plus tempéré , et que les pâturages y sont plus abondants; mais, la coupe des foins terminée, pendant tout le reste l’été, ils sont dans un état moins satisfaisant.
- 8e Le dey d’Alger avait le monopole des cuirs et des laines. On manque de données pour en fixer le juste produit, tant l’administration des Turcs était impénétrable; mais en le portant à i5o,ooo fr. par an, on ne se tromperait pas de beaucoup.
- 9e Les environs d’Alger étaient plantés en jardins d’agrément; les fermes amodiées par les Maures, étaient situées dans la Métidja, et particulièrement à Belida. On y cultivait le blé, l’orge, les fèves et quelque peu de lin et de chanvre. Les Bédouins, outre la culture des céréales, s’occupaient un peu de l’éducation des bestiaux.
- iou L’industrie, très-bornée dans la ville d’Alger, consistait unique-
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- consistait-elle? Ses produits donnaient-ils ouverture à des exportations? Quelle en était l’importance?
- xie Quelques détails de même nature sur la partie de la Régence que les troupes françaises n’occupent pas encore.
- 12e Quels étaient les réglements ou plutôt les usages de police en vigueur avant l’occupation, notamment en ce qui concernait le commerce de détail et l’approvisionnement des marchés ?
- i3e De quelle nature étaient les divers impôts qui pesaient sur les Arabes et sur les Maures ? Quelle en était l’importance? Dequelle manière la perception s’en opérait-elle?
- 14e Quelles étaient les formes d’administration des biens du bey-lick?
- i5e Quels étaient le mode et l’importance des travaux que le dey faisait exécuter pour l’entretien des aqueducs , fontaines et égouts de la ville d’Alger?
- 16e Récit, jour par jour, des principaux événements qui se sont passés à Alger à l’époque où le consul général de France reçut du dey l’insulte qui motiva plus tard l’expédition. Conduire ce récit au moins jusqu’à un mois au delà du jour où cet événement eut lieu.
- 17e Journal aussi exact que possible des faits les plus saillants dont Alger a été le théâtre, depuis l’époque du débarquement de l’armée
- ment dans quelques métiers à tisser la soie; on y confectionnait des ceintures qui se vendaient à Maroc. La province de Gonstantine est beaucoup plus avancée. xie Néant.
- 12e Avant l’occupation , la police était active, sévère et redoutée; aussi s’exposait-on rarement à encourir les peines prononcées contre la fraude ; les marchés , d’ailleurs , étaient si abondamment approvisionnés , qu’un tarif du prix des objets de première nécessité eût été inutile. Chaque branche de commerce était tranchée, et les corporations n’empiétaient jamais sur les droits respectifs de chacune d’elles.
- x3° Les propriétaires des maisons de campagne aux environs d’Alger étaient imposés à une contribution d’environ i5,ooo francs par an,
- 14e Les propriétés territoriales étaient exploitées de compte à demi entre des cultivateurs et le gouvernement. Les maisons de ville étaient louées à des prix modérés.
- i5° Un khodja était préposé à l’administration des biens des fontaines, et était chargé de pourvoir à leur entretien comme à celui des aqueducs.
- Les égouts étaient entretenus au moyen d’un impôt prélevé sur les maisons, et sous la direction d’un administrateur appelé Kaid-el-Chou-ara.
- x6e Néant.
- 170 Néant.
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- d’expédition, jusqu’à la prise de celte ville.
- 18e On dit que Hussein-Dey s’est montré moins despote que ses prédécesseurs ; réunir et citer un certain nombre de faits propres à caractériser, sous ce rapport, le dernier souverain de la Régence d’Alger.
- 19e A quel âge les Arabes, les Maures et les Juifs parviennent-ils communément dans la Régence? Bien qu’il n’existe pas d’état civil pour ces populations, ne pourrait-on pas citer quelques faits?
- 18e Hussein-Dey s’est montré moins despote que ses prédécesseurs; il était à la fois humain et doux, fier et brave. Il 11e prononçait lui-même aucun jugement, et renvoyait presque toutes les parties devant les ulémas. Actif, capable, il voulait tout savoir; il voyait par lui-même , et différait en cela de ses prédécesseurs qui s’en reposaient entièrement sur leurs ministres, toujours accessibles à la séduction et par conséquent à l’injustice. Mais les bonnes qualités d’Hussein-Dey étaient ternies par une extrême opiniâtreté ; c’est à elle qu’il a dû sa ruine.
- 19e Néant.
- L’intendant civil, GENTY.
- N° 76. — Des acquisitions d’immeubles ïjans la régence.
- La Commission d’Afrique, s’appuyant d’ordonnances royales qui interdisent aux gouverneurs d’acquérir des propriétés dans les colonies qu’ils régissent, a proposé au ministère d’étendre la prohibition à tous les officiers et employés civils ou militaires , sans exception, actuellement dans la Régence d’Alger. Des abus réels, la publicité fâcheuse qui en a été la conséquence, la nécessité d’attendre une organisation plus complète de la justice et de l’administration, la déconsidération qui a pu rejaillir sur certains acquéreurs, tels ont été en substance les motifs qui ont fait adopter la mesure.
- Bornée au gouverneur, au premier fonctionnaire du pays, elle eût été sage, et nous y eussions applaudi le premier. Le prestige attaché à son haut caractère, la grande délégation de
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- pouvoir dont il est investi, l’action qu’il est appelé à exercer sur les indigènes, suffisaient pour la justifier. Mais ainsi généralisée, nous la croyons susceptible de produire plus de mauvais que de bons effets; nous la croyons surtout illusoire, car toute défense à laquelle on peut se soustraire sans engager sa conscience est comme nulle et non avenue. Nous allons essayer de le démontrer.
- Procédons d’abord par analogie, et voyons ce qui se passe en France et ailleurs.
- En France, l’agent auquel le Gouvernement donne une destination quelconque, a presque toujours soin de la demander, non seulement dans sa province , dans sa famille, mais encore là où il possède. Il la demande là où il possède, dans l’espoir naturel de veiller sur ses propriétés, de les agrandir meme, car on ne peut séparer l’homme de l’homme, la fonction de l’intérêt personnel. En résulte-t-il des inconvénients? Tout au contraire. Le fonctionnaire s’attache au sol, à la population, à la cité; le ministère trouve en lui le double point d’appui de sa gestion et de son influence locale, et bien entendu et quoi qu’il arrive, il reste toujours le maître de disposer de lui (i).
- En Angleterre , où le pair du royaume est souvent en même temps négociant et spéculateur, où il s’en fait gloire, on encourage les acquisitions lointaines, on aime à voiriebien-être s’infiltrer et s’enraciner partout. On ne se contente pas de rémunérer noblement, on veut encore que toutes les chances de fortune se cumulent. Puis aussi, quand les agents de l’administration arrivent au parlement, il trouve en eux des hommes qui ont à la fois surveillé la chose publique et la leur, des hommes d’affaires et d’expérience, et le pays profite de leur^lumières (2).
- (1) MM. De Cazes, Roy, Humann, d’Argout, de Villèle et tant d’autres, ont fait de nombreuses acquisitions pendant leurs ministères; en ont-ils plus été attaqués pour cela?
- M. le duc d’Orléans, lui-même, avait annoncé l’intention d’acquérir dans la Régence. Lui aurait-on aussi appliqué l’interdit ?
- (?.) C’est aux Indes que les acquisitions ne sont pas permises. Mais là ,l’Angleterre n’a jamais voulu coloniser; seulement elle a commencé, comme elle devait le faire, par s’expliquer nettement.
- II.
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- A droite et à gauche, voilà ce qui a lieu.
- Il n’en est pas des colonies à faire comme des colonies faites. Dans celles-ci, tout est, depuis longues années, organisé, réglé; dans celles-là, il faut tout créer, tout encourager; il n’est donc pas mal que les fonctionnaires prêchent d’exemple, qu’ils montrent qu’ils ont foi dans l’avenir, qu’ils apprennent par eux-mêmes la protection qu’on doit à la propriété. Quand il les voit risquer leur argent et leurs économies sur un pareil terrain, plus d’un irrésolu se décide derrière eux. Comprimer cet élan, c’est nuire au développement de la colonisation; c’est aller contre le but.
- La liberté d’acheter, de vendre, d’échanger la chose privée, est une liberté absolue. Qu’on y mette des bornes, et la propriété est frappée de mort. L’acquisition est légale ou elle est illégale: si elle est légale, toutes les parties sont satisfaites; si elle est illégale ou injuste, si elle lèse l’un des contractants, c’est une affaire de tribunaux. Si elle a été faite avec intention de nuire au Gouvernement dans ses projets, dans ses entreprises, c’est à lui de mieux placer sa confiance, et il la donne à qui lui plaît.
- Voilà pour le droit; voici pour les faits.
- En Afrique, que s’est-il passé ? Là plus que partout peut-être, à côté des colons, des officiers, des employés aventureux ont acquis à leur tour, mais les uns comme les autres à leurs périls et risques. Où. était l’incompatibilité ? où était surtout le danger? Nous les sentons d’autant moins, nous, que depuis quatre ans nous savons qu’ils paient la rente de biens, ou lointains, qu’ils n’ont jamais vus, ou voisins, qu’ils n’ont jamais fait valoir; et quand ils ont voulu les revendre, ou ils l’ont fait à perte, ou ils n’ont pas pu. Ce sont donc les Maures seuls qui ont gagné au change, et, chose étrange, cependant, ce sont eux aujourd’hui qui réclament, ou plutôt, c’est d’eux qu’on se couvre.
- Qu’après cela les fonctionnaires s’abstiennent, si bon leur semble, ou que le Gouvernement les rappelle, ou leur refuse de l’avancement, s’ils franchissent ses conditions, sur cet article point de difficulté; mais qu’on les frappe par une prohibi-
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- tion publique, qu’on les mette seuls à l’index, qu’on les atteigne dans des droits acquis, en diminuant forcément la valeur de leurs biens, qu’on diminue le nombre des acheteurs, voilà ce que nous ne nous expliquons pas, et voilà ce dont la Commission ne s’est pas bien rendu compte.
- En résumé, ou une mesure de cette nature devait être immédiatement prise à l’entrée des Français, ou elle est aujourd’hui intempestive,' ou , enfin, elle sera le fruit défendu , et elle ne pourra qu’inspirer le désir de la transgresser. Nous avons suffisamment établi que pour personne elle ne serait une barrière: elle doit donc être rapportée.
- L’Intendant civil, GENTY.
- N° 27. — Des caravanes, nu pèlerinage de la mecque , et
- DU PARTI QUE LA FRANCE POURRAIT EN TIRER.
- Le pèlerinage de la Mecque a été considéré, dans tous les temps, comme l’une des principales causes qui ont concouru à entretenir des relations entre les peuples musulmans. Il est même permis de croire que le stimulant qu’il offrait à la piété des croyants, ne fut pas le seul motif du législateur, et que les liens que le commerce pouvait trouver dans cette pratique, n’occupèrent pas moins sa pensée que la propagation de la religion qu’il avait fondée.
- Le nombre des mahométans qui, au retour de la Mecque, traversaient les régences barbaresques pour se rendre dans leur patrie, était souvent considérable. En allongeant ainsi leur route, leur but était de réchauffer la ferveur des fidèles, et, en se montrant à tous, d’inspirer le désir de les imiter. Pendant le temps que durait l’espèce d’auréole de piété qu’ils avaient été conquérir aux lieux saints, on les entourait d’une vénération
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- partagée par les grands fonctionnaires, et par les souverains même, qui étaient les premiers à les combler de présents. On leur rendait des honneurs ; on allait à leur rencontre ; on jetait des fleurs et des branches de palmier sur leur passage. Le Dey d’Alger, notamment, les accueillait avec une extrême distinction, et les offrait comme modèles à ses sujets; partout enfin, ils étaient l’objet d’une sorte de culte, et, retranchés derrière leur inviolabilité, ils cheminaient à l’abri de tout péril. Des princes de Maroc, des scheicks du Sahara, des prêtres en grande réputation figuraient de temps en temps parmi ces envoyés célestes, que les Maures appelaient de leurs vœux, autres pèlerins d’une autre terre, dont le zèle était d’autant plus vif qu’il sympathisait avec des sentiments que le temps encore n’a pu affaiblir. La Mecque et Jérusalem , le but qu’on se propose en les visitant, marquent mieux que ne pourraient le faire toutes les réflexions, l’état actuel des deux croyances de Mahomet et de Jésus-Christ, la vivacité pour l’une, l’indifférence pour l’autre. C’est toujours la dévotion qui décide le pèlerinage des musulmans; ce n’est plus que la curiosité qui décide celui des chrétiens. Il y a encore affluence à la Mecque; il n’arrive plus que quelques voyageurs isolés à Jérusalem.
- Dans la partie occidentale de l’Afrique , et dans la Régence en particulier, les pèlerins suivaient deux directions principales : les habitants des versants méridionaux de l'Atlas, les tribus qui errent sur les confins du désert, et qui déploient leurs tentes sur les bords de la rivière Blanche et de celle du Chevreau, les Arabes dits Sahraoui, marchaient par petites troupes, comme autant d’affluents, dans le but de se réunir ensuite à la grande caravane qui., partant du sud de l’empire de Maroc, traverse chaque année la mer de sable, de l’ouest à l’est, et vient enfin camper sous les murs du Caire.
- Les Arabes dits Tellias, ceux qui cultivent les plaines fertiles que renferment entre elles les ramifications de la grande chaîne de montagnes du sud , les Kabyles , maîtres indomptés des crêtes de l’Atlas, et les habitants des villes nombreuses, enfin, qui couvrent encore le sol de la partie septentrionale de a Régence, tous ceux-là se donnaient rendez -vous vers l’époque
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- de la lune de Redjeb, dans les principaux ports de la côte, d’où ils frétaient des batiments pour se rendre à Alexandrie.
- Alger voyait donc partir chaque année plusieurs navires chargés de pèlerins , et lorsque quelque personnage de distinction voulait aller avec eux visiter le tombeau du Prophète, le Dey le faisait conduire par sa propre marine.
- En favorisant l’exercice de ce pieux devoir, en proclamant que, par les soins de l’administration de la Mecque et Médine, des bâtiments partiront pour l’Egypte aux époques consacrées, admettant à leur bord tous ceux qui voudront s’y rendre, nous verrons bientôt en abondance revenir sur nos marchés , les denrées que les pèlerins se verront forcés de nous vendre pour subvenir aux frais de leur route.
- Mais il resterait encore à pourvoir à d’autres besoins. A Alger et ailleurs, la même sollicitude s’étendait à l’aller et au retour. Dans des caravansérails , sous des galeries spacieuses , les pèlerins trouvaient un abri pour leurs marchandises et pour eux, et partout des fontaines d’eau courante pour désaltérer leurs montures. Le faubourg de Bab-Azoun comptait plusieurs de ces établissements. Depuis la conquête, ils ont disparu; des casernes, des hôpitaux les ont remplacés. Il fallait loger nos soldats sans doute, mais il fallait songer à les faire vivre aussi, et le meilleur moyen pour cela était d’attirer les Arabes. Ce que nous leur pi’cnions d’un côté, nous devions le leur rendre de l’autre, et la Mecque et Médine possédait assez de maisons pour qu’on pût en affecter quelques-unes à cette destination.
- Nous ne l’avons pas fait jusqu’ici , c’est une faute ; il y a dès lors obligation de le faire aujourd’hui, de regagner le temps perdu et de rétablir la confiance.
- Nous devons assistance aux indigènes qui croient pouvoir, sous la protection française, se livrer en paix à toutes les pratiques de leur culte. Il importe d’élargir nos relations d’amitié avec les populations africaines, et il nous appartient surtout de chercher à détruire l’opinion, trop généralement accréditée parmi elles, et qui serait contraire aux vrais intérêts de notre politique et de notre commerce, que notre domination est hos-
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- tile à leurs idées religieuses, quand notre premier besoin doit être dé les faire respecter (i).
- L’Intendant civil,
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- N° 28. — Notice sur quelques pratiques superstitieuses des
- MAURES, DES.ARABES, DES NÈGRES ET DES JUIFS.
- Les Maures et les Juifs attribuent également la plupart de leurs maladies à des génies malfaisants, djunones [démons] (2), qu’ils supposent habiter les sources des montagnes ou les rivages de la mer. Ils cherchent à les apaiser, et à se les rendre favorables en leur immolant des victimes. Au pied de l’Atlas, et le long de la Méditerranée, ces traditions se sont également perpétuées ; à Alger, a pu en faire la remarque qui a voulu.
- Ces autels en plein air ont leurs prêtres comme ceux du vrai Dieu; seulement, ce ne sont pas les malades eux-mêmes, mais bien des nègres qui les desservent. Nommés par le chef de la nation, ils sont toujours au nombre de sept, et dès que l'un vient à mourir, il est de suite pourvu à son remplacement. Un grand sacrificateur est choisi parmi eux, et les sacrificateurs ordinaires lui témoignent, en toute circonstance, une vénération profonde.
- Aux sacrificateurs ordinaires sont adjointes deux ou trois négresses. Ces femmes ou prêtresses sont préposées à la garde des sources, autour desquelles elles placent et allument des cierges.
- Avant d’être immolée, la victime doit être purifiée : on l’immerge d’abord (3); puis, pendant la durée des sacrifices, on
- (1) A Bône, M. le général d’Üzer a rendu un seul de ces établissements à sa destination, et le lendemain, au lieu de cinquante Arabes, on en comptait six cents sur le marché de cette ville.
- (2) Selon Shavv, les djunones, pour les mahométans, tiennent le milieu entre les anges et les démons.
- (3) Dans la mer, lorsque la source en est voisine.
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- la parfume, elle et les sources, avec de l’encens et divers aromates qu’on brûle ensuite sur des réchauds. Chaque prêtresse est armée du sien.
- Quand les victimes sont des quadrupèdes, des chèvres, des moutons, etc., etc., on les soumet à des onctions d’huile et de feuilles de henné (1). Ces onctions, qui s’appliquent sous la forme de raies, sont au nombre de trois principales : la première s’étend de la tête, à partir du museau, jusqu’à l’extrémité de la queue; la seconde, d’une épaule à l’autre, jusqu’au bas des membres, et de manière à former une croix avec la première ; la troisième, d’une hanche à l’autre jusqu’aux pieds. Ap rès les onctions , on administre à l’animal une préparation blanchâtre, qui paraît être de la crème ou du lait caillé. Si les victimes, au contraire, sont des volatiles, avant de les immoler, on les promène plusieurs fois autour delà tête des patients. A peine ont-ils cessé de vivre, que les assistants se hâtent d’en détacher les plumes, de les faire voltiger sur les sources, et les femmes même ne manquent pas d’en emporter une certaine quantité pour les convertir en amulettes.
- Ces premières cérémonies terminées, le sacrificateur, tourné vers l’Orient, auquel il présente le tranchant du couteau sacré, appuie le pied gauche sur le corps de la victime; puis il en assujettit la gorge de la même main et la lui coupe de l’au tre. Le coup porté, les quadrupèdes meurent toujours sur place. Les volatiles, au contraire, sautent encore plus ou moins, et lorsque par hasard ils plongent dans la mer, on en tire un heureux augure.
- Lès victimes sont fournies aux sacrificateurs parles malades, ou, en leurs noms, par d’autres personnes, ordinairement par des parents. Lorsque le malade est lui-même présent, le sacrificateur le marque avec le pouce du sang de la victime sur le front, si la maladie est générale, et sur les parties souffrantes, si elle n’est que locale.
- Les animaux immolés sont repris par les malades, qui les
- (1) Lawsonia insermis (Linné). La plante est broyée dans l’huile, ce qui produit une matière d’un jaune brunâtre. C’est la même dont se servent les Indigènes pour se teindre les ongles et les cheveux.
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- mangent eux et les leurs. Il ne reste sur la place que les extrémités que, depuis notre occupation, quelques femmes européennes viennent ramasser après.
- Les prétresses entretiennent la lumière des cierges qui brûlent autour des sources quelles parfument, de temps à autre, en passant à la surface de l’eau les réchauds d’où se dégagent les aromates qui servent à purifier les victimes. On voit des malades boire de cette eau et s’en frotter différentes parties du corps, d’autres en recueillir dans des vases pour en faire ailleurs le même usage. Communément, dans l’intérieur des familles, on en boit pendant trois jours, en même temps qu’on s’en sert pour les ablutions.
- Enfin , avant de se séparer, les sacrificateurs se rassemblent autour de leur chef et récitent en commun une prière à laquelle les malades prennent mentalement part; après, les uns et les autres se baisent réciproquement les mains et se retirent.
- Les sacrifices commencent tous les mercredis, au lever du soleil, et se prolongent jusqu’à midi et même au-delà. Leur durée se règle sur la quantité des victimes à immoler. C’est du moins ainsi qu’ils ont lieu près de l'hôpital de la Salpétrière, au pied d’un rocher schisteux d’où s’échappent plusieurs petites sources. Les sacrificateurs y précèdent toujours les malades, et ils les expédient dans l’ordre de leur arrivée. Le tribut qu’ils exigent pour chaque victime, varie de 2 à 10 sous de notre monnaie. L’affluence des assistants n’est pas toujours la même; mais elle est quelquefois si considérable qu’à peine les prêtres peuvent-ils suffire (1). Mais lorsque des intervalles plus ou moins longs s’écoulent entre l’arrivée des uns et des autres, les sacrificateurs s’asseoient sur le rocher, s’étendent sur le rivage, et, en tournant leurs regards vers la ville, se plaignent et de l’indifférence des fidèles et de leur mauvaise journée. 1
- Voici la prière que récitent ordinairement les assistants :
- (t) Il n’est pas rare que le nombre des victimes immolées dépasse deux et trois cents.
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- «O sidi Sliman, vous qui avez sans cesse pitié des fidèles « serviteurs de Dieu !
- You, you, you (cris de joie).
- «O sidi ben Abbas-Essebti (1), vous qui êtes le vrai roi de « la terre et de la mer !
- You, you, you.
- «Ayez compassion de moi, malheureuse créature; je viens « me placer sous votre protection; faites que ma guérison soit «prompte, et ma reconnaissance sera aussi éternelle que votre « renommée !
- « You, you, you. »
- Pendant tout le temps que s’accomplissent ces bizarres pratiques, Juifs, Maures, Arabes, Nègres, sont paisiblement côte à côte. Point de dissentiment, point de trouble; c’est le môme recueillement qu’en un lieu plus saint. En religion, les hommes diffèrent; en superstitions, il y a confraternité générale. Le matelot à son bord, le soldat dans les camps, l’enfant dans son berceau, chacun a les siennes. Partout des préjugés, partout des erreurs, et en changeant de ciel, on ne fait souvent que changer de rêve.
- Les Maures et les Arabes ont une grande foi dans les talismans. Quand ils les leur distribuent, les marabouts ont soin de spécifier les maux et les dangers dont ils doivent les garantir.
- A l’époque où se répandit le bruit de la mort du bey de Con-stantine, des Juifs à qui on en parlait, répondirent: a Cela « ri est pas possible, parce qu’il était invulnérable. Le plomb ne « pouvait l’atteindre; puis ils ajoutèrent: il est vrai qu’il peut « avoir été tué d’un coup de sabre. »
- Les Juifs s’abstiennent de boire de l’eau pendant une heure ou deux, ù certains mois de l’année. Ils donnent pour raison
- (1) Sidi ben Abbas-Essebti était un marabout d’Alger fort célèbre : on prétend cependant qu’ayant passé la mer, il se rendit en Europe, où il embrassa la religion catholique. Les Maures assurent qu’aussitôt après avoir mis pied à terre, il bénit à jamais la mer et la rendit par là plus facile à la navigation. C’est pour cette raison, sans doute, qu’on l’invoque encore dans celle prière.
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- de cet usage, que l’ange qui préside aux eaux, est changé à ces époques, et que si on a le malheur d’en boire au moment où le premier ange est parti, et avant l’arrivée de son successeur, les chairs s’enflent et se crevassent, et qu’on finit par mourir dans les plus vives douleurs. Ils prétendent même que si l’on observe l’eau avec attention, on la trouve opaque et troublée à l’instant où l’ange en sort.
- Plusieurs fixent un fer à cheval à l’une des colonnes des maisons qu’ils habitent. C’est dans le but, disent-ils, de se garantir des effets pernicieux du regard des étrangers. Ils sont dans la croyance que si l’individu qui entre dans une maison s’arrête quelque temps pour l’examiner, elle est frappée d’un sort, et qu’on doit s’attendre à quelque malheur.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- N° 29. — Rapport fait par le capitaine antonio robba ,
- SON ÉQUIPAGE ET DIX PASSAGERS DE LA BOMBARDE SARDE la
- Vierge des Carmes, de 58 tonneaux, venant de bougie,
- DESTINÉE POUR BONE, CHARGÉE POUR DIVERS, NAUFRAGÉS ET
- DÉPOUILLÉS PAR LES ARABES LE I I NOVEMBRE l833, VERS
- LA RIVIÈRE ZHOR, A SIX LIEUES OUEST DU CAP BOUGARONI.
- Réfugiés à terre en bon sauvement au nombre de seize, nous fûmes pris par le chef arabe , nommé Selah , et les Bédouins de sa tribu ; mais grâce au Maltais Cassar, qui parlait bien arabe, et leur dit que nous étions Anglais , et qu’on leur paierait une bonne rançon, ils ne nous firent aucun mal et nous gardèrent pendant huit jours, après lesquels le raïs Kassein et un marabout de Collo vinrent nous acheter et nous conduisirent chez eux. Ce raïs, parlant passablement l’italien, conférait seul avec nous, et paraissait le chef d’une société cachée qui était, ainsi que nous avons pu le reconnaître , composée des Maures
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. QI
- Belkaneim, Hagata , du marabout Ben-Kasseim, d’un autre Maure nommé Mohammed, parent de Kassein, et enfin de Selah, chef de la tribu qui nous avait faits prisonniers. Arrivés à Collo, le marabout Ben-Kasseim, qui avait acheté quatre Maltais, en envoya deux en présent au bey de Constantine. Les autres restèrent parmi les Arabes, travaillant, promettant de payer rançon et de satisfaire à tout ce qu’on exigerait d’eux pour obtenir la liberté. Le raïs nous engageait tous les soirs, en s’adressant particulièrement au capitaine Robba et à son écrivain, à lui apporter des munitions de guerre, et pour nous rassurer sur les craintes que, dans ce commerce frauduleux, les Français pourraient nous inspirer, il nous parlait souvent de la poudre prise à Tabarca, qui leur avait été apportée l’an dernier par un bateau corailleur appartenant au nommé Gen-naro Polète, Toscan, et qui avait été débarquée sur la pointe de Tukush ; il ajoutait qu’ils la lui avaient payée l\0 piastres fortes en onces d’or, et que les clauses du marché ayant été fidèlement remplies par les deux parties, ils espéraient le revoir bientôt. Il nous demanda si nous le connaissions , et sur ce que lui répondit l’un de nos marins toscans, appelé Compagnon, qu’ils étaient parents et liés d’amitié, cette ouverture engagea le raïs à nous confier que Gennaro leur avait aussi apporté du fer pris à Bône, et qu’il avait reçu en échange des productions du pays ; qu’il attendait encore de lui et du nommé Andréa Balzano , dit Vcrdoci, Toscan , quatre canons et de la poudre qu’il recevrait probablement au commencement de février, époque de l’arrivée des corailleurs à Bône pour la pêche d’été; que pour garantie de cet engagement, qui n’avait pu être rempli en i83a, les Arabes avaient donné 5oo piastres fortes à Gennaro, 800 à Balzano, et qu’enfin ils leur avaient encore préparé, ainsi que nous avons pu nous en assurerh des peaux, de l’huile, de la cire et de la laine, en échange de ces canons et munitions. Il nous dit encore qu’ils manquaient absolument de poudre, et qu’ils en avaient un pressant besoin ; il alla jusqu’à nous indiquer le signal de ralliement qui devait nous faire reconnaître sur cette côte. Si nous montions une balancelle, le pavillon rouge devait être placé au bout de
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- l’antenne; si c’était une bombarde, il devait flotterait grand mût. Les conversations du raïs roulaient toujours sur le besoin qu’ils éprouvaient d’avoir des munitions. Les émissaires envoyés au consul de notre nation, pour traiter de la rançon fixée par les Arabes à 2,000 piastres fortes, ne rapportant ni argent ni nouvelles, ils se décidèrent enfin, six semaines après notre arrivée à Collo, à faire partir pour Bône, dans une petite sandale, trois des passagers pris avec nous, accompagnés d’un Bédouin, pour faire connaître la position dangereuse où se trouvaient ceux d’entre nous restés au pouvoir des Arabes, et accélérer par là la conclusion des arrangements qui devaient nous rendre à la liberté. Enfin, le corailleur toscan, capitaine Diego, dit Vola, expédié de Bône , arriva avec le capitaine Robba père, d’autres personnes qui l’accompagnaient, et 5,000 fr. pour notre rachat. Ils convinrent du prix, payèrent, et x’eçurent, en échange de leur argent, tous nos hommes, à l’exception des deux seuls Maltais que le marabout avait envoyés à Constantine.
- Le raïs présumant, d’après la manière de traiter du capitaine Robba, qu’il pourrait l’amener à lui fournir des munitions de guerre , lui en fit la proposition , l’entretenant souvent du capitaine Gennaro Polète; il lui montra un compromis écrit en arabe, signé en italien par Gennaro en i83o ; il lui répéta de nouveau comment il devait s’y prendre pour apporter les quatre canons et la poudre anglaise, les signaux qu’il devait faire, et il finit par lui assurer, en retour de ses fournitures , des productions du pays et de l’argent.
- Signé Robba.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- N° 3o. -- POÉSIE ET LITTÉRATURE ARABE.
- Nous ne pouvions pas ne pas donner à nos lecteurs la traduction de quelques fragments de poésie indigène. Ils consistent en chansons, parmi lesquelles nous recommandons par-
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- ticulièrement à l’attention celle qui porte le n° 4 et celle qui se rattache à la prise d’Alger.
- Chez les Arabes , le Koran est la source de toute la haute littérature. Au-delà, toutes recherches sont vaines. Le hasard, des excursions dans le pays pourraient seuls les rendre fructueuses.
- La plupart des chansons que nous donnons sont du genre érotique; plusieurs même sont d’un goût assez libre. Les unes viennent des Kabyles, les autres de Tunis. La rime y est assez fidèlement observée.
- Le peu de mesure qui règne en général dans les conversations des indigènes choquerait sans doute des oreilles européennes; mais il faut peindre les hommes tels qu’ils sont, et, chez les Maures, la galanterie et la licence se touchent.
- I.
- DÉSESPOIR D’UN AMANT ,
- ET LOUANGES DE SA MAITRESSE.
- Nota. On s’est efforcé, dans la traduction, de se rapprocher le plus possible
- du texte.
- Tu as dit: non, non, et tu m’as mandé près de toi; tu as dit: non, non , et tu m’as envoyé chercher! Pourquoi as-tu dit non , non? Chez les musulmans, la parole ne trompe jamais.
- Misérable que je suis! j’ai voulu aimer; le jour je n’ai trouvé personne qui me rendît ma raison égarée, et la nuit j’appelle en vain le sommeil qui s’enfuit.
- Je ne puis, je ne puis; je suis malade; aujourd’hui, je ne puis. Que l’envoyé arrive , et alors je serai fort et j’irai !
- Tes yeux, bien que sans collyre, m’ont blessé dans ma demeure. O mon amie! que puis-je voir lorsque ton image est dérobée à mes regards ?
- Mes yeux sont fixés sur tes yeux; mon cœur bat à l’unisson du tien. Mais ta pensée est occupée de tout autre que de moi, tandis que je suis plein de confiance et de bonheur.
- Mon cœur, personne ne le connaît, excepté Dieu et moi ; et
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- g4 de la régence d’alger.
- c’est celle dont les yeux m’ont blessé qui cherchera le remède à mes plaies.
- II.
- MÊME SUJET.
- O toi, dont la taille ressemble au rosier, Lella-Amena ! vois les pleurs que je verse; mes yeux tireraient des larmes des pierres et amolliraient les murailles.
- O toi, dont la taille ressemble au bananier, Lella-Amena! je rêve à toi pendant la nuit. Que ne puis-je te posséder? Pour jouir d’un pareil bonheur, je donnerais l’or à pleines mains.
- O toi, dont la taille ressemble au jasmin, tu m’as laissé accablé de douleur parmi les hommes. Mais il se trouvera une hache entre mes mains; j’abattrai les murs qui me séparent de toi; je déchirerai le voile qui te dérobe à mes regards.
- Il y a long-temps que j’attends, ô prunelle de mes yeux, ô toi, dont les joues sont pareilles à l’ambre! Lorsque tu parais dans une assemblée, les hommes meurent d’amour et les femmes se troublent.
- Je les ai dérobées, ces deux grenades choisies des montagnes , et je m’en réjouis autant que si c’était l’ange qui veille à l’entrée du Paradis , qui me les eût données.
- Je les ai dérobées, et j’ai disparu; mon songe s’est en même temps dissipé ; je me suis éveillé, je me suis mis sur mon séant, et j’ai appelé Dieu à mon secours. Ma main déchirait alors le voile.
- O toi, dont la taille est comme celle durosiei’, Lella-Amena! ô toi dont les joues retracent les couleurs de la rose, quand tu viendras le matin de bonne heure, je tirerai les verroux et fermerai les portes.
- O toi, dont la taille ressemble au laurier, Lella-Amena ! du couchant au levant, jusques à Tunis et aux états du sultan , il n’y a rien de comparable à toi.
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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- III,
- A LA MAÎTRESSE Qu’lL ATTEND.
- Salut à la taille d’Aouïcha ! O bannière et drapeau ! Un vaisseau est entré dans la grande mer.
- Que le vent favorise celle à qui j’ai donné rendez-vous, et dont l’amour a brûlé mon cœur!
- La taille d’Aouïclia est pareille au blé qui a crû dans une terre fertile !... Un vaisseau arrive poussé par le vent ; il vient de Constantinople.
- Que son souffle favorise celle à qui j’ai donné rendez-vous, et pour laquelle mon cœur brûle d’amour.
- La taille d’Aouïcha brille comme la ceinture dorée; je me plaindrai au bey ; il jugera et punira.
- L’amant pleure sur celle à qui j’ai donné rendez-vous.
- Qu’elles m’ont causé de mal, les blessures que j’ai reçues , lorsque j’ai reposé sur ton sein ! Ah! j’y coucherai douze nuits entières.
- Celle à qui j’ai donné rendez-vous n’est pas capable de me tromper.
- IV.
- LOUANGES DE SA MAÎTRESSE Qu’lL RENCONTE EN CHEMIN.
- J’ai vu aujourd’hui une gazelle. .. O vous, qui m’entendez, elle m’a rendu fou!
- Elle errait dans le chemin... Les Arabes l’entendirent et vinrent à moi.
- Si elle était à vendre à prix d’argent, j’en donnerais cent sultanis.
- J’en donnerais cent, et ce serait bien peu pour elle, et ce serait l’acheter à vil prix.
- Je la regarde, je regarde ses yeux... Je réponds et je chante.
- O vous, qui m’entendez, elle a effacé la beauté de toutes les autres femmes. . . elle m’a rendu fou !
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- 96 DE LA RÉGENCE d’aLGER.
- Elle a effacé la beauté de toutes les femmes.... c’est en vain qu’elles teignent leurs sourcils.
- Elle est parfaite de grâce et d’élégance.. . un feu brûle mon cœur.
- Ses sourcils m’ont lancé des traits qui m’ont profondément blessé.
- Ses sourcils, ses paupières font l’effet d’un glaive tranchant, et son front et ses longs cheveux flottants aussi.
- Si tu t’arrêtes à la considérer, tu perdras comme moi la raison.
- Je vais çà et là, l’esprit égaré ; essaie toi-même; goûtes-en, et tu m’excuseras.
- Essaie... vois ce que j’ai éprouvé; l’absence de ma gazelle m’a presque fait perdre la vie.
- Elle errait dans le chemin; je l’ai rencontrée, et un feu s’est allumé dans mon cœur.
- Si je fixe sur elle mes regards, je ne puis plus guérir ; et si mon cœur s’enivre , alors quelle folie s’empare de moi.
- Et si mon cœur s’enivre , malheureux que je suis, ma raison se laisse entraîner a toutes les séductions.
- J’ai les cordes d’un instrument dans la tête, et il n’y a personne avec qui je puisse chanter, ou à qui je puisse répondre.
- La guitare, le violon, et la coupe remplie de vin, font mes délices.
- O Ben-Roucem, porte mes salutations à cette branche de saule !
- Car elle est à Tlemsen, dérobée à mes regardas.
- Je suis plein d’amour pour elle, à ce point que j’ai excité la colère du Prophète.
- O vous, qui commandez, vous qui êtes investis de l’autorité, vous qui habitez sous la tente !
- Le scheick Ben-Aouchy m’a dit : Mets ta confiance en Dieu. Si tu es ennuyé de moi, eh bien, moi, je dis : C’est assez.
- O vous! qui êtes assis au hamla, priez le maître suprême qu’il pardonne cet état d’avilissement et les discours que vous entendez sortir de ma bouche!
- J'ai vu aujourd'hui une gazelle : ô vous, qui m’entendez, elle m’a rendu fou!
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- Y.
- CHANT d’un AMANT QUI ATTEND SA MAITRESSE.
- Que cette nuit est longue! l’aurore refuse d’y succéder; mon cœur est fatigué et mes yeux sont appesantis par le sommeil.
- Les nuages se rassemblent, et voilent les étoiles qui brillaient comme les rubis sur l’émeraude.
- Le zéphyr souffle; l’amant se plaint de la fuite de l’objet qu’il aime; les fleurs sourient, et le rossignol fait entendre ses chants.
- Lève-toi! Tu verras comme le zéphyr agite les fleurs; il baise leurs joues qui, déjà, secouent l’humidité dont elles sont chargées et s’animent d’un sourire.
- LeNesri dort encore, mais le Kheily veille et déjeune, et le jasmin étale sa fleur avec grâce.
- Fais circuler pendant le jour la coupe pleine de vin, et au moment du chagrin , bois le vin. des fêtes.
- Peut-être le vent de la fortune soufflera-t-il sur toi? Peut-être seras-tu dans la prospérité? Peut-être un matin jouiras-tu de l’éclat du bonheur ?
- VI.
- PLAINTE AMOUREUSE.
- Beauté aux yeux noirs, dont la taille se balance, tu promets de venir; mais tu n’es pas fidèle à la promesse que tu as faite à ton amant.
- Aujourd’hui, ma bien aimée, chacune de tes joues est revêtue d’un signe noir.
- Les autres femmes n’en ont qu’un, et ton visage est orné de deux.
- VII.
- MÊME SUJET.
- Il n’y a pas dans les montagnes de cours d’eau qui mérite le nom de rivière;
- II.
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- Il n’y a pas de vent chaud dans l’hiver.
- Chez les femmes il n’existe pas de cœur compatissant.
- Chez les hommes on ne trouve pas de cœur sincère.
- VIII.
- MÊME SUJET.
- Elle a regardé par la fenêtre, et des pleurs coulaient de ses yeux.
- J’ai pensé que son frère l’avait frappée, ou que les jeunes filles lui avaient fait des reproches.
- IX.
- MÊME SUJET.
- J’ai planté un roseau dans un jardin où il y avait peu d’eau.
- J’ai laissé le feu de l’amour s’allumer, et je n’ai trouvé personne pour l’éteindre.
- X.
- MÊME SUJET.
- Je croyais mon compte exact; je l’ai examiné, et j’y ai trouvé une erreur.
- Qui la croira, après qu’elle a violé sa foi envers celui qui avait eu des liaisons avec elle ?
- XI.
- LOUANGE AMOUREUSE.
- Zohra, ton nom vient de la fleur de l’oranger, mais cette fleur te le cède en éclat.
- XII.
- PUISSANCE I)E L’AMOUR.
- Elle s’est emparée violemment de mon cœur, et. ses yeux ont été la cause de ma défaite.
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- XIII.
- l’LAINTE AMOUREUSE.
- Je passe la nuit entière dans l’accablement, abandonné que je suis sans l’avoir mérité.
- XIV.
- AUTRE.
- Mon cœur est dominé par l’amour; mon Dieu, ayez pitié de moi !
- XV.
- AUTRE.
- Je suis anéanti; mon cœur est blessé; un feu dévore mes flancs.
- XVI.
- AUTRE.
- Bien qu’offensé, j’ai pardonné l’injure qui m’a été faite ; mais rien ne saurait tarir mes larmes.
- XVII.
- AUTRE.
- Tes joues ressemblent au jasmin et à la rose rouge fanée.
- XVIII.
- AUTRE.
- Sa taille se balance comme la branche, et ses yeux produisent le délire.
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- DE LA RÉGENCE .D* ALGER.
- XIX.
- AUTRE.
- Tes cils font l’effet de la poudre; ton œil est une balle de plomb ; celui qui te voit tombe accablé de douleur; étendu sur son lit, sa tête ne peut plus se soulever.
- XX.
- AUTRE.
- J’ai fui sa gorge de cristal et ses joues au signe noir, ainsi que l’homme fuit loin du feu qui le brûle. Le mal est venu établir son siège dans mon sein.
- XXI.
- AUTRE.
- Ta joue ressemble à la rose de Turquie; ô toi dont la taille ressemble au kemary, lorsque je te vois, je pleure, et je me rappelle l’ardeur de mes feux!
- XXII.
- LOUANGE AMOUREUSE.
- Ta bouche est un anneau d’or; heureux celui qui la baise ! Tes joues sont vei’meilles comme le vin dans la coupe. Je suis allé trouver le cadi de l’amour pour lui exposer, au milieu de ses assesseurs, ce qui m’est arrivé. J’ai aimé qui en était digne, et je n’ai point été intimidé devant le tribunal.
- XXIII.
- FRAGMENT.
- nota. C’est une femme qui parie.
- Oh ! mon frère, j’ai vu deux éclairs briller sur tes joues. J’ai
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- fermé mes yeux éblouis, mais je les sentais s’échapper de leurs paupières.
- XXIY.
- PLAINTE AMOUREUSE.
- Ton cœur est dur comme la pierre dont on se sert pour faire un seuil. J’adresserai mes plaintes à Dieu; il te punira.
- Jevais vers toi, plein d’amour, et toi tu tiens tes regards fixés vers la terre.
- XXV.
- AUTRE.
- Je me tiens debout près d’un tombeau, pleurant et me lamentant.
- Je vois ma gazelle étendue. On porte son deuil.
- XXVI.
- AUTRE.
- J’ai vainement imploré ceux qui allaient et venaient; personne n’a eu pitié de moi. Il m’est arrivé ce qui arrive à celui qui visite un tombeau ; mes larmes ont coulé.
- XXVII.
- AUTRE.
- Étoile du matin ! heureux augure qui se présente sur le chemin !
- Une blessure a atteint mon cœur, et il n’est pas de médecin qui en connaisse le remède.
- Les hommes recherchent la richesse; moi, je cherche la mort.
- XXVIII.
- AUTRE.
- Astres du jour et de la nuit, je vous prends à témoin combien j’aime! J’ai jeté mon amour au vent, et n’ai trouvé personne qui voulût le recueillir. O mon Dieu! toi qui sépares et
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- I 02
- DE LA RÉGENCE d’aLGER.
- divises, tu m’as rendu victime de l’amour, au point que mon sang coule impunément!
- RÉPONSE.
- Astres du jour et de la nuit, je vous prends à témoin que je suis venu visiter pendant deux années, celui vers la tente de qui l’amour porte mon cœur : il ne m’a pas rencontré, et je ne l’ai pas trouvé non plus.
- XXIX.
- FRAGMENT.
- Que ton matin soit heureux, ô toi dont les baisers sont un baume qui guérit!
- Apporte l’encrier et la plume, et écris sur ma tête.
- Il ne peut, ô mes yeux, arriver à la créatui’e rien de pire que la mort.
- XXX.
- AUTRE.
- nota. C'est une femme qui parle.
- Pour t’obéir, j’ai été rebelle à la voix de mon père et de ma mère.
- Tu m’as abandonnée, et n’as pas craint les châtiments de Dieu.
- Tu m’as laissé verser des larmes aussi abondantes que la pluie du ciel.
- Voilà donc la récompense de mon amour!
- XXXI.
- PLAINTE AMOUREUSE.
- O toi qui as fait succéder l’humiliation à la prospérité dans laquelle je vivais! ô toi que mon cœur porte avec lui jusque dans les déserts !
- Je verse en vain des pleurs; en vain les pleursjnondent mes paupières.
- Lorsque je suis seul, ils éteignent le feu qui embrase mon cœur.
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- Je ris lorsque je vois mes ennemis, afin qu’ils ne se l’éjouissent pas de ma douleur.
- XXXII.
- FRAGMENT SUR LA PUISSANCE DE l’aMOUR.
- L’amour est un malheur.
- La passion du vin s’attache à celui qui en est atteint.
- Vivre loin de beaux yeux noirs me serait cependant impossible.
- XXXIII.
- MÊME SUJET.
- Je n’ai trouvé à l’amour ni remède, ni médecin.
- L’excès de l’amour brûle mon cœur et dévore mes entrailles.
- XXXIV.
- MÊME SUJET.
- L’amour dans un cœur est un feu brûlant. Que l’ardeur de ce feu est violente !
- C’est lace qu’éprouve celui qui aimait, et que sa maîtresse a abandonné.
- XXXV.
- fragment.
- kota. C'est une femme qui parle.
- Mon ami m’a exténuée par la souffrance qu’il m’a causée ; à mon tour je l’ai désespéré.
- Si je meurs, il sera délivré de moi; et s’il meurt, je l’ensevelirai de mes propres mains.
- XXXVI.
- CONTRE LES FEMMES.
- Le marché des femmes est un marché bien dangereux : ô toi qui les fréquentes, prends garde!
- Elles ont dans le cœur du plomb avec du feu; c’en est fait de celui qui en est atteint.
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-
- DE LA RÉGENCE ü’ALGER.
- T o/|
- STANCES SUR DIVERS SUJ ETS.
- XXXVII.
- J’ai pris des leçons auprès de tous les savants; j’ai puisé la sagesse auprès de tous les sages, et mon écriture est devenue pareille à un grain de grenade. Ainsi l’abeille recueille sur-toutes les fleurs de quoi composer son miel.
- XXXVIII.
- Que dit l’eau quand elle bout? Lorsque j’étais eau, je descendais du ciel, et j’étais répandue sur la terre; et le bois que j’ai nourri sert à me brûler.
- XXXIX.
- Mère! mère! ton fils m’a mordu, ton fils m’a mordu, lorsque je passais devant la maison, comme si j’eusse été un étranger.
- XL.
- Qui m’a trouvé un bouquet pour la fenêtre, ou une ceinture d’or pour la poitrine?
- XLI.
- Ta taille est longue et belle; ma joie est à son comble; mon cœur t’est dévoué.
- Au milieu du jardin je te rencontrerai, et personne ne nous verra.
- XLII.
- Brune, gracieuse, aimable, pareille à un fil d’or, une magicienne me l’a amenée dans mon lit.
- XLIII.
- J’ai vu la mer, j’ai vu les flots, j’ai vu les vaisseaux voguer; j’ai vu des femmes pareilles à des tours, qui ne mangeaient, ni ne jeûnaient.
- XL1V.
- Ab! mon ami, jq crie;je crie; je remplis un château vide
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. I o5
- de mes paroles. Les paroles des femmes ne sont que du vent, et pourtant j’en ai fait le fonds de ma richesse.
- XLV.
- SUR LA PRISE D’ALGER.
- O Alger, qui apportera un remède à tes maux?
- Je lui donnerai ma vie pour récompense, à celui qui fermera les plaies de ton cœur et éloignera les chrétiens de tes rivages! Ceux qui combattaient pour toi t’ont trahie.
- J’ai cru qu’ils étaient ivres.
- Mes yeux ne cessent de pleurer, et mon cœur de pousser des soupirs.
- La douleur fait partout résonner ses accents, et le sommeil a fui des paupières.
- La raison se trouble et s’égare, et la désolation s’est emparée de la ville.
- Le Juif, satisfait, au contraire, rit, et son ame est exempte de peines.
- Mon cœur ne peut s’y accoutumer; il faut que nous nous éloignions de toi.
- O séjour que nous allons quitter! les larmes coulent par torrents de nos yeux.
- Ton sol est livré à d’autres qu’à nous, et c’est mal faire pour celui qui vient vers toi de le visiter.
- Tu n’ es plus ce que tu étais et ce que tu devais être.
- Mes nuits n’ont plus de jours qui leur succèdent.
- Il m’est cruel de t’abandonner.
- Mon cœur ne peut se reporter vers d’autres lieux.
- L’attrait qu’il a pour toi est un feu qui l’embrase, et les larmes ont sillonné mes joues.
- L’infidèle remplit tes rues.
- Que ne puis-je rejoindre mes aïeux ?
- Ils se sont emparés violemment de tes maisons.
- L’amertume inonde mon cœur.
- La douleur a déchiré tes entrailles, et la main cherche sans savoir où les trouver, les aliments nécessaires au soulicu de la vie.
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-
-
- io6
- DE LA RÉGENCE D’ALGER.
- O mes yeux, pleurez, pleurez la journée entière, pleurez sur l’humiliation d’Alger.
- Ils sont entrés dans tes forts, et en ont enlevé ce qu’ils contenaient de propre à la guerre.
- Ils se sont réjouis en comptant les richesses qui s’y trouvaient, et ils les ont emportées, tandis que nos yeux versaient des larmes.
- Les prostituées se sont livrées à eux, et la religion n’a pas été un frein pour elles.
- Ils ont abattu avec le fer les boutiques des marchés.
- Le vin, ils l’ont bu à pleines coupes.
- Les Juifs se sont enivrés et sont devenus insolents.
- Tes plantations, tes arbres ont été détruits, et tes habitants épouvantés se sont enfuis et dispersés.
- Les hommes généreux que tu possédais se sont éloignés, les uns par terre, les autres par mer.
- Ils ont vendu à vil prix les richesses qu’ils avaient acquises dans ton sein, et des torrents de larmes coulaient de tous les yeux.
- Que Dieu mette fin à tes peines!
- La bonté préside à l’accomplissement de ses décrets.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- N° 3i. — De quelques ouvrages publiés sur la régence
- d’alger.
- Ibn-Khaldoun , cet historien du peuple arabe que nous n’avions pas, mais dont le manuscrit va nous arriver bientôt, Schawct Shaler qui n’ont vu que certaines choses et certains lieux, et qui ont été forcés déjuger des uns par les autres, Boutin et Bérard qui ont si bien exploré les côtes de l’Afrique, mais dont la reconnaissance a été purement maritime, l’Aperçu statistique enfin du Dépôt de la guerre, tels sont, à l’exception du rapport de Bérard, les ouvrages principaux qui ont traité d’Alger avant la conquête.
- De i83o à i83/j, la colonisation a fait éclore nombre de bro-
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-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 107
- chures, de plans, de systèmes; mais plus qu’aucune autre, la question demandait à être envisagée sur le terrain, et ceux qui 11e l’avaient pas foulé sont depuis long-temps hors de cause.
- Deux des généraux qui ont eu le commandement en chef de l’armée d’Afrique (1) ont publié quelques réflexions sur l’occupation; mais le peu de temps pendant lequel le premier l’a gardé, ne lui a pas permis de donner plus de développement à de hautes pensées, et le second n’a écrit que fort tard sur des événements de guerre déjà loin du présent, événements qu’il a décrits d’ailleurs avec toute la loyauté et toute l’impartialité de son caractère.
- Reste M. le baron Pichon, qui, malgré son court séjour en Afrique, a cependant rassemblé ses idées sur la question. Mais il suffit qu’il nous ait précédé dans la difficile mission d’intendant civil de la Régence d’Alger, pour que dans un sentiment de convenance que tout le monde appréciera, nous croyions devoir nous abstenir d’émettre notre opinion sur le livre qu'il a donné au public.
- Un Français , dont le nom est encore caché, a écrit, sons la dictée du Maure le plus hostile peut-être à notre domination ( Harndcn ), beaucoup de calomnies et de mensonges. Le bon sens public en a fait justice.
- Nous 11’avons certes pas l’intention d’oublier dans cette énumération le précis à la fois si consciencieux et si élégant de M. le baron Denniée sur la campagne d’Afrique.
- Le rapport de la Commission d’Afrique, les pièces officielles qui l’appuient, celles que le Gouvernement a réunies, tel est encore le seul arsenal où il soit permis de puiser, si on veut l’ester dans des faits dont les conséquences naturellement appartiennent à toutes les opinions (2).
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- ( r) M. le maréchal Clauzel et M. le lieutenant-général Rerlhezène.
- (2) Un colon (M. Montagne) a écrit sur l'Afrique des choses utiles.
- I! y a encore un ouvrage plein de curieuses recherches fait parM.Rozev, ollicier d'état-major.
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-
-
- L'Intendant civil, GENTV.
- Places.
- EGLISE CATHOLIQUE
- | Publiques.
- Particulières ou marabouts
- Affectées à des services publics.
- Démolies ou en ruine.
- SYNAGOGUES.
- TRIBUNAUX.
- INDIGENES
- CIVILS,
- HOPITAUX.
- MILITAIRES,
- Garçons,
- FRANÇAISES,
- Filles
- Garçons
- Filles
- Garçons,
- JUIVES,
- AQUEDUCS,
- FONTAINES.
- | particuli
- MAISONS
- ECURIES.
- CAV ES
- BOUTIQUES.
- MAGASINS.
- Français.
- JUIFS,
- ta
- ctT
- Ci
- a
- -N.
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- CO
- DE LA RÉGENCE d’aLGER. P1I4CES JUSTIFICATIVES.
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-
-
-
- N° 3a (b). RECENSEMENT GÉNÉRAL DE LA VILLE D’ORAN , EN i833.
- NOMBRE DEs|dÉS1GNATION DESIMMECBLES.
- POPULATIONS.
- NOMBRE
- TOTAL
- EUROPEENNE.
- APPARTENANT
- QUARTIERS.
- à des particuliers.
- au
- domaine.
- Ville Espagnole Haute-Ville ...
- Totaux....
- Totaux generaux.
- OBSERVATIONS.
- 204 Européens , soit approximativement 3 sur 4. 31 Maures , un peu plus deN
- 777 Juifs , soit approximativement
- Presque tous les enfants maures soumis à la vaccine appartiennent au sexe féminin.
- La Commission de recensement a constaté que sur le nombre de 1471 enfants qui figurent dans l’effectif ci-dessus de la population d’Oran , 1012 ont été vaccinés , savoir:
- sur 3.
- 1012 Total égal.
- L’Intendant civil GENTY.
- DE LA RÉGENCE D ALGER.
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-
-
-
- GENTY.
- o »
- » v>
- Hommes
- Femmes
- Enfants au-dessous de 20 ans.
- L’Intendant civil, GENTY.
- N° 3a (d). EFFECTIF de la population indigène qui existait à Bougie à Vépoque du ^5 novembre i833.
- w | places.
- ïa | rues.
- | impasses.
- magasins et boutiques.
- ui | enclos et terrains vagues.
- militaires
- | Hommes.
- | Femme:
- J Enfants.
- | Hommes.
- | Femmes.
- | Enfants.
- | Hommes.
- | Femmes.
- | Enfants.
- TOTAL delà population.
- ObSERVàTIO IfS.
- O
- to
- cT1
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- Î73
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- 1-H
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- a
- PIECES JUSTIFICATIVES.
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-
-
- i 8 2
- DE LA RÉGENCE d’aLGER.
- N° 3a (e). ÉTAT NUMÉRIQUE des immeubles que renferme la ville de Mostaganem, avec t indication de leur destination au Ier janvier i834*
- s NOMBRE des immeubles par nature.
- NOMBRE
- des immeubles
- OBSERVATIONS.
- immeubles loués.
- L’Intendant civil, GENTY.
- IN° 3a (f). EFFECTIF de la population européenne et indigène de Mostaganem, à Vépoque du icv février i834-
- CHlFFA B DK LA POPULATION.
- </>
- 0>
- c
- '4>
- fcC
- *5
- c
- Français, 16
- Italiens 26
- Espagnols 12
- Anglais 4
- Portugais I
- Turcs .. 312
- Maures. ... 227
- Oolouglis
- Mozabites 25
- Nègres 98
- Juifs .. 295
- Total général. 1670
- OBSERVATIONS.
- A la suite de l'occupation de la ville par nos troupes, 386 Turcs, Maures et Colouglis l’ont abandonnée; le plus grand nombre s’est retiré à Tunis.
- Depuis la rédaction de cet état, les ogens d'Abd-el-Kader ont obtenu le rappel à Mascara de plusieurs familles maures.
- DÉTAIL DE L'EFFECTIF.
- ü
- Européens. Indigènes. .
- Totaux.
- Hommes. Femmes. Enfants. Total.
- 51 4 4 59
- 419 520 672 1611
- 470 524 676 1670
- L'intendant civil, GENTY.
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-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 1 J 3
- N° 33. ÉTAT NUMÉRIQUE
- Des Arabes qui sont entrés dans les cadres de la division d’Alger, depuis l’occupation jusqu’au ier août 1834 5 et de ceux qui, a cette dernière époque, faisaient partie de l’effectif .
- DÉSIGNATION des CORPS* | Nombre 1 des j admissions. NOUS. RADIATIONS. MOTIFS. Effectif. OBSERVATIONS.
- Bataillon des Zouaves. 1249 960 Désertions ('660) , et
- causes diverses. 289 Ce dernier ef-
- feclif est celui du
- i€r régiment de Chas- iCr août 1834,
- seurs d'Afrique.... 207 89 Causes diverses. 113 Effectif au xer
- juillet 1834.
- Force publique d’Al-
- ger (guides, gardes
- de sûreté, gardes-
- champêtres) 162 89 Licenciements et dé-
- missions ( 33 ), et
- I causes diverses. 73 Effectif au icr
- • mars 1834.
- Totaux. . . 1618 1138 480 1 J
- I/Intcndant civil, GENTY.
- 8
- II.
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-
-
-
- u4
- DE LA IIÉGËNCE D’ALGER.
- ÉTAT NUMÉRIQUE DES BESTIAUX TUÉS POUR I
- abattoirs.
- FRANÇAIS. MAURE.
- EXERCICES. • Taureaux. ^ é p & « U O rt > Moutons. | Porcs. J Poids total | des bestiaux tués. Population moyenne. J * a « 0) u « H Ifi *3 8 PQ Vaches. 1 ' 1 Moutons. j K 3 C3 V P 5 jp U Poids total des bestiaux tués.
- ' kil. kil.
- 1831 29 639 258 1,165 53 153,999 2,066 10 18 305 5,198 » 138,785
- 1832 315 2750 2592 8,174 303 914,593 4,104 15 130 477 25,984 2 589,818
- 1833 862 2002 3806 6,493 449 1,004,750 5,178 banlieue com- prise. 23 37 462 25,939 3 575,287
- Totaux. . . 1206 5391 6656 15,832 805 2,073,342 11,348 48 185 1244 57,121 5 1,303,890
- I3.I70Ü
- 13,176
- T.c poids des beslianx énoncé dans le tableau ci-dessus a été calculé d’après 5 moyenne suivante , issues déduites , savoih: ................................
- Population moyenne.
- PIECES JUSTIFICATIVES.
- N° 34.
- 115
- CONSOMMATION CIVILE D’ALGER, DE i83r AU Ier JANVIER 1834.
- JUIF.
- TOTAL
- POUR LA CONSOMMATION.
- 1 Bœufs. . J V) <X> JP (J cS > Wï a 0 3 0 S Poids total 1 des bestiaux tués. 1 Population moyenne. J Taureaux. ^ Bœufs. Vaches. j Moutons. | 1 Porcs. j Chameaux. 1
- 327 77 48 kil. 58,405 » 43 984 640 0,411 53 »
- 822 720 135 202,684 » 358 3702 3789 34,293 303 2
- 540 393 157 125,749 5949 899 2579 4661 32,589 449 3
- 1690 1190 340 386,838 5949 1300 7265 9090 73,293 805 5
- Poids total des
- kil.
- 351,189
- 1,707,095
- 1,705,780
- OBSERVATIONS.
- Les abattoirs civils n’ont été établis que le 0 octobre 1831.
- 3,764,070
- Taureaux................................................. 193 kj|.
- Bœufs.........................................;........ J50
- Vaches.................................................... 99
- Moutons................................................. 20
- Veaux..................................................... 75
- Porcs..................................................... 70
- Chameaux................................................. 260
- LTnlcndant civil , GENTY.
- 8.
- v_/ •
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-
-
-
- Il6 DE LA RÉGENCE d’aLGER.
- ÉTAT NUMÉRIQUE N° 35.
- Des bestiaux tués pour la consommation de la population civile d’Oran, de i83i au Ier janvier i834*
- TOTAL de la
- CONSOMMA-
- TION
- PAR ANNEE.
- JUIVE.
- ANNÉES.
- 1831 .......
- 3 derniers mois.
- 1832 .......
- 5120
- 1740 575
- Totaux. . „
- 12825
- Nota. Les quantités énoncées au présent état sont le résultat, d'une évaluation a pproximative. On manquait des renseignements nécessaires pour pouvoir les établir avec exactitude.
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
-
- N° 36.
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- ÏI7
- ETAT numérique des bestiaux tués pour la consommation militaire de la place et des environs d'Alger, du Ier janvier i83i au ier janvier i834-
- NOMBRE DE
- POIDS
- ANNÉES.
- Bœufs, vaches et veaux.
- Moulons.
- Brut.
- 1831.
- 2,188,230
- quint, kil.
- 13,275
- 30,112
- 4,343,747
- TOTAUX. . .
- L’Intendant civil GENTY.
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-
-
- 118
- DE LA RÉGENCE DALGER.
- N° 37.
- ÉTAT NUMÉRIQUE
- Des bestiaux tués pour la consommation des troupes composant la division d'Oran , de i83i au Ier janvier i834.
- faussas™ ANNÉES. Boeufs. Vaches. Moutons. Vbaux. OBSERVATIONS.
- 1831... 1659 » » î> On n a pu remonter a plus de détails sur cette
- 1 832... 3018 » » » consommation.
- 1833... 3373 216 3242 509
- Totaux. . 8050 216 ,3242 509
- L’Intendant civil, GEN T Y.
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-
-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES
- ÏI9
- N° 38. ÉTAT NUMÉRIQUE
- Des bestiaux tués à Bône pour la consommation civile et militaire , de i832 au 1er janvier i834.
- Consomma- tto t* Consommation TOTAL
- de la de de la
- POPULATION
- civile. L ARMEE. CONSOMMATION.
- ANNÉES. OBSERVATIONS.
- (A Oi Ui
- a G ai G
- » o «i s .U) VtH G 0) rG O G 3 8 A u O 4-> G
- 8 O b-H 8 CQ i> O S w C3 > O rS
- 1832 585 968 » » j) 585 » 968 La note des bestiaux
- 3 dern. mois. tués pour la consom-
- 1833 3211 5078 2125 2097 2027 533G 2097 7105 mation des troupes t en 1832 , n’a pas élé fournie.
- Totaux. . 3790 6040 2125 2097 2027 5921 2097 8073
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
-
- I 20
- DE LA REGENCE D ALGER.
- N° 39: ÉTAT des arbres et plantes cultivés au Jardin
- d’essais et de naturalisation jusqu’au Ier mars i834-
- DESIGNATION
- des
- ARBRES ET PLANTES.
- ECOLE DU JARDIN FRUITIER.
- Pêchers. . .
- Abricotiers. Azéroliers.. Néfliers. .. Pruniers...
- d’Europo... d’Amérique.
- Cerisiers.
- • guigniers....
- bigarreau tiers.
- gnottiers. mabalebs. cerisiers. .
- Poiriers . . . . Sorbiers. . . . Cognassiers.
- Pommiers. .
- Amandiers....
- Figuiers.......
- Micocouliers. . Jujubiers. ... Pistachiers... . Plaqueminiers.
- Noyers.........
- Cornouillers. . Grenadiers.. . .
- Vincticrs......
- Groseilliers. . .
- Alisiers.......
- Noisetiers. . ..
- Paviers........
- Oliviers.......
- d’Europe... d’Amérique.
- Vignes.
- ECOLE DU MURIER ,
- Dont les feuilles servent à nourrir lebom-
- bice................................
- Pour ornement..........................
- PLANTS EN PEPINIERE.
- Pourrettes de mûriers........
- Oliviers-sauvageons...........
- ARBUSTES DIVERS.
- Utiles.
- D’ornement.
- Cannes h sucre.......
- Bananiers............
- Phormium tenace.. . .
- Osiers...............
- Acacie de Farnèse.. . . — à feuilles de lin.
- Strelitzia..........
- Laurier-rose........
- Rosiers.............
- Total général des sujets élevés au jardin.
- SEMIS.
- Noyers, palmiers, orangers , ormes. Indigo , chanvre , lin , coton herbacé.
- «3 flV
- <1/ O
- n . w c/i -03 J3-* v<13 _Q TOTAL des TOTAL
- "3 •£ U C3 i-, > ”2 s S 0 3 0 0 1/5 ^ '3 espèces ou variée. des sujets.
- 0
- Es
- 89 45 178 90 134 208
- « « 27 54
- « « 6 12
- « « G 12
- « « 83 160
- 41 82
- 22 44 -
- 30 00 99 198
- 3 G
- 3 0
- « « 209 538
- « « 7 14
- <« « 0 12
- 200 140 400 292 340 692
- « « 20 40
- « « 31 62
- « « 7 14
- <c « 3 6
- « <c 2 4
- « 8 16
- « « 8' 16
- « « 2 4
- « « 4 8
- <c « 4 8
- « « 9 30
- « « 4 8
- <( <t 4 8
- « « I 2
- « « 4 10
- « Cf 33 135
- 20 52 34 60
- 8 14
- « « « 12989
- « <c « 376
- « 8
- <c I
- « 5 « 44
- « 30
- v< I '
- « 7 I
- « 2 1 > « 20
- « 5 1
- « 5 ; 1
- 15832
- OBSERVATIONS
- p.120 - vue 121/260
-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 1<11
- Suite du n° 39.
- DÉSIGNATION DES Arbres et plantes. NOMBRE des espèces ou variétés. NOMBRE des sujets. \ K p < H O OBSERVATIONS.
- ÉCOLE DU JARDIN FRUITIER.
- Amandiers » 50 Le Gouvernement a
- Ananas » 2 secondé de tous ses
- Coffea Arabica » 2 moyens les progrès de
- Cerisiers » 50 ce jardin, dont Futilité
- Cognassiers • » 50 future est incalcu-
- Ficus australis » I labié.
- Fraisiers 17 1050 En 1834» 70 arpents
- Framboisiers 4 62 ^8481 qui viennent d’être a-
- Groseilliers 10 60 joutes au ier emplace-
- Oliviers » 7000 ment,vont lui donner
- Orangers n 2 des développements
- Pipers 2 2 qui permettront d'en
- Pistachiers du Levant... » 10 faire un établissement
- » 50 tout-à-fait national.
- Pommiers » 60
- Pruniers.. » 60
- école du mûrier.
- Mûriers perrottet » 100 100
- ARBRES , ARBUSTES ET
- TLANTES UTILES ET d‘A-
- GRÉMENT.
- Acer oblongum » l \
- Budleia solicifolia » 1 \
- Cassuarina indica...... » 2 \
- Castanospermutn australi »> 4 |
- fi Celastrus edulis » I
- | Cineraria platanifolia.. . » I
- 1 Ervobatria japonica.... » I
- E Eugenia jatnbos » I
- fl Eupliorbia litchi » I
- 1 Gossypium arboreuin... » I '
- H Jatropa manioc » 1
- fl Laurus cinnatnomum .. » 1
- H Maronniers d'Inde » 25 \ 710
- fl JVlespilus Japonica » / /
- fl Myrtacea d’Amérique... » L
- | Peupliers 17 185
- H Phormium tenax » 2
- fl Pinus Taurica » I
- I Psidium 2 2
- 1 Sapins 6 5
- I Saules 7 65
- | Thé vert » 3
- I Thuia d’Orient. 3 402
- fl Vauilla aroinatica » I
- 1 Yuna aloëfolia » l ! 1
- | total... » » 9291
- Suivant P état encontre, d ressé le i5 sep emb.1833, le n ombre
- des pieds d arbres, arbustes, plantes existant au jardin, était de. 15,832
- Les plantations nouvelles en comprennent 9,291
- total actuel... 25,123
- Aux semis dont le ierétat donne rénumération, il faut ajouter ceux exécutés depuis, savoir : Azcrolier, câprier, catalpas, cerisier, chêne à longs pédoncules, cognassier, cyprès, fraisier, goyavier, hêtre, if, laurier, marronnier d’Inde, pistachier lentisque, platane, poirier, pommier, sapin, sycomore. L’Intendant civil,
- GENTY.
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-
-
-
- 122
- DE LA. RÉGENCE d’aLGER.
- ÉTAT NUMÉRIQUE
- N° 4o.
- Des militaires du corps d'armée d'occupation d’Afrique, qui, après leur licenciement, ont demandé à rester dans la Régence, depuis l’occupation jusqu'au juillet i83/j.
- OBSERVATIONS.
- A ALGER.. 455 jusqu’au 30 juillet 1834. Les rengagements jusqu’au !<:r septembre 1833 ont été, pour la division d’Alger , de G7.
- A CRAN. .. 65 Id. Le très-petit nombre de militaires congédiés et restés à Bdne , s’explique par les épidémies auxquelles cette ville a été en
- A RONE... TOTAUX. 11 Id. 531 proie.
- L’Intendant civil GENTY. ,
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-
-
-
- SITUATION des cultures aux villages coloniaux de Kouba et de Delhy-Ibrahim ,
- à Vépoque du Ier avril i834*
- W° 41
- NOMBRE ET CLASSIFICATION
- DES COLONS.
- [ Hommes. 2
- Ireclasse(i) . ! Femmes. 2
- [ Enfants.. 2
- [ Hommes. 18
- 4e classe.. < Femmes. 13
- [ Enfants,. 55
- ( Hommes. I
- Ire classe.. J Femmes. I
- ( Enfants.. 2
- | [ Hommes. 51
- 4e classe. . i Femmes. 32
- i Enfants.. 132
- 6
- 86
- 92
- 219
- 215;
- Totaux.....
- 311
- MONTANT de la
- concession.
- liée. ai*, c. 13I 25 12
- NOMBRE D HECTARES CULTIVES ET DETAIL DE LA CULTURE.
- Céréales.
- hec. ai*, c. 19 31 27
- 311 33 981 31 90 09
- 442 59 102 51 21 36
- Vignes.
- hec. ar. c. 0 93 99
- }•>
- 0 93 99
- Pommes de terre, pois , fèves, etc.
- hec. ar. c. 9 22 86
- 22 38 77
- 31 61 63
- Potager.
- hec. ar. c. 5 21 22
- 15 55 19
- 20 76 41
- OBSERVATIONS.
- En 1833 les semailles des céréales n’ayant pu être faites que tard, la récolte naturellement s’en est ressentie. A Kouba, le blé n’a donné que 4 p. un ; l’orge 10 p. un. A Delhy-Ibrahim les résultats ont été plus médiocres encore: cependant, jusqu’ici nous avions cru la terre de Delhy-lbraliim plus propre à la culture des céréales que celle de Kouba. — Il faudra attendre un second ensemencement pour savoir mieux à quoi s’en tenir. — 11 est impossible de regarder comme définitive une première épreuve faite sur des terres qui étaient depuis si long-temps en friche. — 48 décalitres de grain sont la quantité moyenne de semence qu’exige , aux environs d’Alger , chaque hectare de terre. — Les pommes de terre ont produit dans le premier de ces villages 9 p. un de leur poids , et 5 p. un dans le second.— A Kouba , plusieurs colons ont tiré de bons produits de leurs jardins, qui sont déjà plantés en grande partie. L’éloignement de l’eau rend ce genre de culture peu praticable à Delhy-Ibrahim. Les colons établis sur ce dernier point onl vendu cette année pour 12,000fr. de foin.
- * A l’exception de l’ancienne maison de Kaid-Aly, qu’un des colons a fait réparer à ses frais , la circonscription de ce village n’a éprouvé aucune augmentation.— De nouveaux défrichements ont accru d’un tiers le développement des cultures.— Une école primaire est sur le point d’être installée à Kouba.
- Ce village a reçu d’importantes augmentations; vingt nouvelles barraques y ont été construites , et le matériel de plusieurs colons va les mettre en état de continuer avec rapidité les défrichements qui déjà, pendant les six derniers mois de 1833, ont été de près d’un sixième de la totalité des concessions. Les dernières pluies lui donneront en foin une récolte passable ; mais les travaux d’empierrement de la roule de Douéra , auxquelles colons sont exclusivement employés , seront pour eux une meilleure moisson encore—Une plantation de 200 arbres . disposés pour une promenade publique, a été exécutée , et une école primaire vient d’y être créée.
- (i) Les colons étaient répartis en plusieurs classes qui donnaient droit dans le principe à plus ou moins de secours de la part du Gouvernement.
- Foin. Total.
- hec. ar. c. 34 69 34
- 69 84 05 |
- 104 53 39 |
- 10
- PIECES JUSTIFICATIVES.
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-
-
-
- N° 42. TABLEAU RÉCAPITULATIF
- Des sommes dépensées par le service des ponts et chaussées pour travaux exécutés dans la ville et la banlieue d’Alger , à partir du 7 octobre i83i , date de la création de ce service , jusqu’au Ier janvier 1834-
- DESIGNATION
- DES
- TRAVAUX.
- Aqueducs et fontaines
- T B. AVAUX MARITIMES.
- Quais , môle , enrochements Phare et travaux d’entretien.
- routes.
- D’Alger au Fort.l’Empereur....
- De Constantine.................
- De Belida...................
- De Bir-Mad-Reis................
- Ealretien des anciens chemins..
- BATIMENTS CIVILS.
- Hôpital........................
- Prison.........................
- Abattoir...................
- Lazaret........................
- Dispensaire....................
- Intendance.....................
- Mairie.........................
- Tribunaux...........
- Commissariat de police
- ' fr. c. 1205 89
- 819 85
- 345 93
- 44,4^ 07
- 130,775 II
- 55,085 22 17,691 71
- 12,730 24
- 21,114 25 2,283 67 2,864 16 6,753 70 3,314 41 16,765 09
- 972 58
- 4,411 21 3,220 42,
- fr. c. 29,027 06
- 239,028 96 4,339 24
- 48,534 34 38,406 07 23,243 82 8,740 84
- 21,375 39
- TOTAL par nature
- DE TRAVAUX.
- 74,686’02
- 370,623 92 4,339 24
- 345 93 103,619 56 56,097 78 23,243 82 21,471 08
- OBSERVATIONS.
- Réparations au grand aqueduc de Tixérain à Birkadem , et à celui d’Insbougiah ; remplacement de tuyaux de poterie par des tuyaux en fonte.
- Tracé de la route. '
- Terrassements , nivellements , achats de matériel.
- Id.
- Tracé de la route.
- Frais de première installation.
- Réparations.
- Grosses réparations.
- Id.
- 81 054 88 J ^ra*s d’installation.
- ’ Ud. (I .es bâtiments étaient dans un fort mauvais état ).
- Réparations et installation d’un corps-de-garde pour la garde nationale.
- Frais d’installation.
- Id.
- -£s
- DE LA RÉGENCE D ALGER.
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-
-
-
- Suite du N° 42.
- DESIGNATION DES TRAVAUX.
- EXERCICES
- 1831. 1832. 1833 ^
- Direction des douanes Id. des domaines fr. c. • « • fr. c. 3,627 67 724 10 18,173 81 2,072 73 • • • • « • fr. c. 2,417 59
- Id. des ponts-et-cbaussées... Id. du port • > • • ♦ • • • •
- Enseignement mutuel (école d’) Conversion d’une mosquée en église.. • • • • • • 1,683 41 11,762 00
- Casernement de la gendarmerie. 6,452 31 • • • 18,571 02 17,872 85
- Diverses propriétés appartenant au domaine • • •
- TRAVAUX DIVERS.
- Levée et rectification du plan d’Alger. Place du gouvernement. Pavage , entretien des égouts • • • 108 00 5,851 86 3,144 93 8,036 62 14,819 59 14,781 19
- Briqueterie etchaufournerie 1347 23 17,260 60 • é »
- Démolition et pavage des rues Bab-el-Oued et de la Marine 1 « » • 48,905 82
- Établissement d’ateliers , objets d’approvisionnement Jardin de la colonisation Voûtes de la pêcherie Clôture des nouveaux cimetières...* 1 1673 10 • • • • • • • • • 11,153 62 • • • • • t • • • 6,619 64 1,536 20 20,000 » 2,277 20
- TOTAUX... 5500 00 398,935 09 573,942 23
- TOTAL par nature
- DE TRAVAUX.
- fr. c. 6,047 26 724 10 18,173 81 2,072 73 1,683 41 11,762 00
- 25,023 33 17,872 85
- 20,671 45 3,144 93 22,925 81
- OBSERVATION S.
- Frais d’installation.
- Id.
- Id. (Les bâtiments étaient dans un fort mauvais état ). Installation.
- Premières dispositions d’installation.
- Peintures , sculptures , maçonnerie , érection d’un autel.
- Les divers immeubles domaniaux affectés au casernement de la gendarmerie ont nécessité de grandes réparations.
- Travaux d’entretien et réparations urgentes.
- Démolitions et remblais. Id.
- Dans le principe , il n’existait aux environs d’Alger ni brique-18,607 83 \ teries ni chaufourneries ; l’administration a du pourvoir par elle-même à la création d’établissements de cette nature.
- On a rabaissé le sol de la rue du côté de la porte de la Marine, et remblayé du côté de la place, pour avoir une pente uniforme. La réparation et le curage des égouts qui se sont trouvés entièrement obstrués , ont considérablement augmenté le chiffre des dépenses.
- 48,905 82 19,446 36
- 1,536 20 20,000 » 2,277 20
- 978,377 32
- Réparation d’un puits à roue et de plusieurs conduits.
- Cette clôture a été faite en simples baies de cactus et d’aloès.
- mm
- 2SHE
- iaS
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- KS
- UT
- PIECES JUSTIFICATIVES
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-
-
-
- iiG
- DE LA RÉGENCE D’ALGER
- DOUANES. s N° 43.
- ÉTAT du mouvement du port d’Alger, par lieux de départ et de destination , en i832.
- ARRIVÉES. !
- PUISSANCES- LIEUX DE DÉPART. C/5 M M > 35 H a tû P5 « % 0 35 »» w ü> 35 35 O H INDICATION des PRINCIPAUX ARTICLES composant les chargements.
- . Ajaccio 1 99 Bois de construction.
- ( Bastia 1 45 Vins , châtaignes.
- Bordeaux I 77 Vin.
- Brest I III Foin , pommes de terre.
- Cette G 500 Vin.
- Cherbourg.. .. 1 128 Pommes de terre.
- Dunkerque.... 2 226 Pommes de terre. |
- France / Le Havre 5 696 Foin, pommes de terre, farine,quincail- 9
- » lerie , tissus , beurre. H
- La Iïogue..... I 78 Pommes de terre.
- Marseille 141 22451 Vin, farine, eaux-de-vie, fer, denrées
- coloniales,quincail., tissus, salaison.
- Nantes 10 1570 Cuirs préparés , foin.
- Rouen I 127 Tissus , meubles.
- \ Toulon 45 7010 Vin, eau-de-vie, farine , plâtre, bois
- \ \ de construction.
- Totaux... 216 33118 jj
- ( Barlelta 3 704 Foin. B
- Brindisi I 223 Avoine.
- Castcllamara. . II 2384 Foin, avoine, bois de construction ,
- meubles.
- Fiuine 2 444 Planches , ri?., pâtes , huile, tissus.
- Gènes........ 12 1227 Rit, pâtes , huile, tissus, planches.
- Livourne 43 6497 Bois de construction , grains , foin ,
- Italie \ pouzzolane, tissus, viande, salaison.
- 1 Mclasso I 211 Vin , eau-de-vie.
- | Menton 3 222 Farine.
- 1 Naples 4 1369 Paille. 1
- 1 Nice 4 425 Farine. !
- Rome. 2 174 Fourrages, chandelles. I
- Tarcnte 4 I0S8 Avoine. 1
- \ Trieste G 1969 Farine , avoine, bois de construction. 1
- Totaux..! 96 16937
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-
-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES. Suite du N° /|3.
- 127
- ——a
- PUISSANCES, LIEUX | DE DÉPART. w w ri > < fc a fl rt ri a 3 O fc w ÜJ .4 0 H INDICATION des PRINCIPAUX ARTICLES composant les chargements.
- 16 2 2 17 10 10 9 1 1 336 136 152 696 303 336 184 17 24 Vin , eau-de-vie, blc , avoine, neige Vin , cigarres, tissus. Orge , paille. Fruits, légumes, bois à brûler. Fruits , légumes , fromage , pierres vin , eau-de-vie. Id. Id. Oranges. Vin , eau-de-vie , fruits, légumes.
- Espagne i Cadix > Cnrthagène.. .. | Ivice 1 Mabon Majorque ' Palma Torrcvieja... . Valence
- Angleterre, . . Totaux.. . ' Gibraltar | Londres Malte 68 16 1 12 2184 1434 90 1682 Tabac , tissus , salaison , fer. Tissus , indigo, gomme laque. Cigarres , meubles , tissus.
- Totaux... 29 3206
- Suède..* J Cliristiansand.. j Gotheinbourg.. 2 2 350 650 Bois de construction , fer.
- Totaux... 4 1000
- Turquie j Constantinople. ( Tunis 3 21 797 2272 Avoine. Blé , orge, chevaux.
- Totaux... 24 3069
- Régence / Bône Oran. l Chercliel t Roupie . 10 30 90 34 1128 2289 726 956 1079 98 239 Mulets , blé, miel, laine, cire. Peaux , figues. Blé, fruits secs et verts , huile, orge cire , volaille , poterie. Huile, noix , figues, volaille , cire cuirs. Id. Peaux , cire. Blé , orge.
- f Delhos........ Gigeri ' Tenès 55 7 22
- Totaux... 248 6515
- DÉPARTS.
- Puissances. Destination. NOM. DE N. TON» NAGE. Principaux articles composant LES CHARGEMENTS.
- France.. .... f Marseille 80 10089 Peaux , cire , lmile , os.
- 1 Toulon 26 2816 Futailles vides.
- Totaux... 106 12905 4
- / Gènes 7 610 Peaux , huile , cire.
- ! Girgenti.. .. . I 273 Lest.
- Italie « j Livourne.. . . 30 4552 Peaux, huile, cire.
- Naples 17 3246 Lest.
- Trapani....... 2 610 Lest.
- Trieste Totaux... 3 60 623 9914 Lest.
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-
-
-
- 128
- DE LA REGENCE D ALGER
- Suite du N° /43.
- PUISSANCES.
- Angleterre..
- Turquie..,
- Russie.
- Espagne
- Régence.
- Destination. * > « < g s O H K Q TON* NAGE. Principaux articles composant LES CHARGEMENTS.
- Gibraltar 13 1228 Vin , fèves.
- Malte 13 2324 Lest.
- Totaux... 26 3552
- / Constantinople. 25 7598 Lest.
- i Tunis 31 3824 Cire » bougies.
- F Alexandrie 10 2167 Lest.
- \ Sinyrne....... 10 1588 Lest.
- Gliypre 1 232 Lest.
- \ Scira •. 2 467 Lest.
- Totaux... 79 Ï5876
- ( Tangarok 3 738 Lest.
- 1 Odessa 2 438 Lest.
- Totaux... 5 1176
- f Adra 2 217 Lest.
- Alicante 10 945 Lest.
- 1 Alméria 6 865 Lest.
- 1 Carthagène.. .. 30 4853 Lest.
- Malion.. 10 499 Lest.
- Majorque 16 C36 Lest.
- Palina 7 601 Lest.
- Yvice 19 1424 Lest.
- (Torrevieja 4 850 Lest.
- Totaux... 104 10890
- Bône 39 2903 j *
- Oran 64 5004 \ Vin, farine, tissus, denrées coloniales
- Chcrchel 85 706 \
- Bougie 33 950 1
- Delhès 54 1071 \ Fer, acier, tissus, denrées coloniales
- Gigeri 7 98 (
- Tenès 22 239 )
- Totaux... 294 10971 j
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 1^5
- N° 43 (b). DOUANES.
- ETA T du mouvement du port d’Alger par lieux de départ et de destination , pendant l’exercice i833.
- PUISSANCES.
- France.
- Régence,
- Angleterre.
- LIEUX SD LÉPART.
- ARRIVEES A ALGER.
- r
- Agde... . Audicrne. Brest.. . .
- Cherbourg.... Dunkerque... . Le Havre.....
- Laliouguc.....8 I
- Marseille.....J 5G
- Morlaix......
- Nantes.......
- Saint-Tropez. Toulon.......
- Hiores.......... 2
- Totaux. ,. 86
- / Bone.........j 14
- Bougie....... j IC
- Clierchel.... 74
- Delliys...... 45
- Gigeri.... Mistralem.
- Mostaganem.
- Oran.......
- Sidi-Fcrruch.
- Tenez......
- Tukusk.....
- Totaux...
- Berwick......
- Gibraltar.....
- Jersey........
- Lomlrcs......
- Malle........
- \ New-Castle....
- Totaux...
- /
- 2
- 1
- 18
- 12
- >5
- Ta9
- 3)
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- B O H > £î C c H > cz JL
- » I 115 1 i
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- 3> 2 315 2
- 129 1 18 2
- G85 1 163 C
- 08 33 33 1
- 10019 59 10438 115
- 93 3) 3> 1
- 403 3 459 5
- 3) I 5f> I
- 2222 20 2371 37
- 157 3) » 9
- 14059 S9 14 106 175
- 1115 18 1133 "H
- 325 19 308 35
- 427 43 367 117
- 135 54 363 99
- 122 23 618 30
- 32 3) » 2
- 10 I 18 ; 9
- 1595 18 2081 j 36
- 3) ' 1 10 I
- 170 59 IJ 36 71
- » I 30 I
- 3931 237 5994 426
- 3) 238 I
- 430 G 399 9
- » I 85 I
- 424 1 ICO 3
- 139 o 187 3
- » G 869 ! G
- 993 17 1938 23
- «TAUX.
- 03
- fcc
- C3
- c
- O
- INDICATION
- 1)13 PRINCIPAUX OBJETS
- de chargement.
- 115 V in, cnu-de-vic , comestibles.
- 71 Comestibles , vin , quincailleries.
- 2831 Foin , pommes de terre.
- 315! Pommes de terre.
- 247j Id.
- 848 Foin , pommes de terre, farine f quincaillerie.
- G8 Pommes de terre.
- 20457 Vin , farine , eau-de-vie , fer , denrées coloniales , quincailleries , tissus ,
- ! salaisons, liuile.
- Pommes de terre. büïi'iCuirs préparés, foin.
- G S Vin.
- 4593
- Vin, cau-dc-vic, farine, plâtre, bois de construction.
- I57ÏSeL
- 28165'
- 2248jMuIets , blé , miel, laine , cire , cuirs , I peaux.
- 633 j Huile, noix, figues, volailles , cire , a cuirs.
- 794 Blé , fruits secs et verts , huile , orge , cire, volailles.
- 498 Huile , noix , figues , volailles , cire ,
- ! cuirs.
- Peaux , cire.
- Blé , fruits.
- 28| Id.
- 3C7ClPeaux , figues , cuirs , tissus de laine.
- lo] Peaux.
- I3(f6jlJ]é , orge.
- 3()jCuirs , peaux.
- 7)925]
- 238 jllouillc.
- 829ÎTabac , tissus , salaisons , fers 85I ld.
- 584jTissus , indigo , gomme laque.
- n.~ta n-____ ______ï.i__ .* 1
- 32G
- 8G9
- 2931
- Cigares , meubles, tissus. Houille.
- H.
- 9
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-
-
-
- i a 6
- DE LA. RÉGENCE D ALGER. Suite du N° 43 (b).
- ARRIVEES A ALGER.
- LIEUX DE
- DEPART.
- Alicante. Alméria. BügllS.. Cadix...
- Ktats
- AUTRICHIENS. . .
- Ktats
- BARBARESQUES. .
- États romains.
- Grèce........
- Rotaume des Dkux-Siciles .
- Tosc AN P.. . .
- Ca rthagène.. . .
- Ivice.........
- Million.......
- Mavorque......
- Pal ma........
- Rosa..........
- Torrevieja....
- Totaux...
- Trieste.......
- Venise........
- Totaux... Tunis........
- Ancéne.......
- Marcsna.......
- Ta rente......
- Totaux...
- Napoli di Romani.......
- Castellamare. .
- Gaëte.........
- Naples.......
- Totaux...
- Livourne.
- Suède.....
- Turquie. . .
- / Gothembourg.. . . | Landscrown. . . ( Stockholm. . . .
- Totaux . . .
- . . I Alexandrie.. . .
- l°r SEMEST. 2C SEMEST. Totaux. INDICATION DES PRINCIPAUX OBJETS déchargement.
- | Navires. a> bp es G O H J Navires, i \ ITonnage. J Navires, j <C bp a O H
- 9 355 3 88 12 443 Vin , cau-de vie , blé , avoine , neige.
- » » J 25 1 25 Vin , eau-de-vie , fruils secs.
- j) » I 30 I 30 Id.
- » » I 78 1 78! Vin , cigares , tissus.
- 5 744 » j) 5 744 Orge , paille , légumes, cochons.
- 10 1220 3 230 13 1450 Rois a brûler , lruits , légumes.
- 5 131 5 I3ü| 10 261 Fruits, légumes, pierres, vin,eau-de-vie.
- » » 4 105 4 103 Id.
- 8 237 7 116 15 353 Id.
- » ” 1 12 I 12 Vin , eau-de-vie , cochons.
- I 24 » » I 24 Oranges.
- 38 2717 20 812 04 3529
- "~4 T263 1906 TT 3109! Farine, avoine, bois de construction.
- I 232 1 155 2 387 Rois de construction.
- 5 1495 8 TTcïïj 13 3550
- non MM
- 10 1947 8 818; 24 2705 Blé» orge, chevaux.
- 1 — 1- —
- I 150 » r> I 150 Farine , légumes.
- » I 120 l 120 Charbon de bois.
- 4 1018 » » 4 1018 Avoine.
- 5 ’TÏT?! 1 120 0 1294
- I 00 » » G 1 60 Vins , fruits secs.
- ,, fr—1.1 N nnrv* - !
- 7 1911 4 917 11 2828 j Foin , avoine , bois de construction.
- I 213 » >» 1 213 Paille.
- 2 521 5) 0 521 ] | Id.
- 10 ’ 2045 4 917 14 3502j
- (Grains , pâtes , foin , tissus , viande
- 38 8708 II 2019 49 10785 » J salée , pouzzolane , bois de con-
- struction.
- 2 ~T4Ôj “~4 1 *240 Bois de construction , fer et planches.
- I 324 » » I 3241 Id.
- » >) 1 1 182 1 182! Id.
- 3 7(724 p 722 6 1746;
- ~ 700| mmmm 1 » | » 3 “Toa Orge , bois.
- DÉPARTS D'ALGER.
- LIEUX
- de
- DESTINATION .
- Franck.
- Bordeaux...
- Marseille.... 'Pou Ion....
- *i
- iOT AUX.
- Ipr SEM EST. '2C SEMBST.
- Na- Ton- Na- Ton-
- vir. nage. vir. nage.
- » » 2 417
- 40 7028 32 5281
- 14 1425 13 1088
- 54 8453 47 7386
- Totaux. Ton-
- Na-
- vir.
- 2
- 72
- 27
- 101
- 417
- 12309
- 3113
- INDICATION
- DES PRINCIPAUX OBJETS
- de chargement.
- Futailles vides , cuir , huile, cire , os , indigo , coton.
- Id.
- Id.
- 15839
- p.2x126 - vue 131/260
-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 1 i> 7
- Suite du N° 4 3 (b).
- PUISSANCES. DEPARTS D’ALGER. indication DES PRINCIPAUX OBJETS de chargement.
- LIEUX de DESTINATION. Ier s in 0J c_ > CS g EMEST. QJ ta o c £ O H 2e s CD > ez ÎS EM EST. CD bo ra C C O H Navires, j ^ TAUX. t!3 CS O H
- , Bône. 22 2328 15 1157 37 3485 Comestibles , objets d’approvisionne-
- ment.
- Bougie 15 325 27 3345 42 3670 Fer , tissus , acier , denrées coloniales,
- matériaux.
- Chercliel 69 407 5 29 74 436 Id. et lest.
- Delhys 45 137 il 64 56 201 Fer , tissus , denrées coloniales.
- Gigeri 6 122 3 30 9 152 Id.
- Uegencb ( Mistralem 2 32 » » 2 32 Id.
- Mostaganem.. . I 10 2 32 3 42 Id.
- Oran 19 2392 18 1920 37 4312 Comestibles , objets d’approvisionne-
- ment , fer , tissus , denrées cnlo-
- niales.
- Teiies 12 170 » 12 170 Id.
- vZraffa » » I 4 I 4 Lest.
- Totaux... 191 5923 82 6581 273 12504
- Gibraltar 9 975 7 836 16 1811 Vins , fèves.
- Angleterre.. Londres l 139 » » I 139 Lest.
- Malte 4 684 8 975 12 1659 Id.
- Totaux... 14 1798 15 1811 29 3609
- / Alicante 12 6ü8 388 “ 996 Lest et futailles vides.
- Alineira..... . 3 726 2 J 67 5 893 Id.
- 1 , Cnrlhagcne.... 17 3288 10 1922 27 5210 Id.
- 1 ivice 8 625 5 758 13 1383 Id.
- Espagne <, Malion 8 625 5 318 13 943 Id.
- i Mnyorque 7 209 9 181 10 390 Id.
- 1 Malaga » » I 182 I 182 Id.
- Palma 2 53 » » 2 53 Id.
- \ ^ Torrcvieja 5 1316 I 2.10 6 1556 Id.
- Totaux... 62 7450 37 4156 99 11006
- Tunis 19 ~2Gt)4 5 739 3343 Cire, bougie et lest.
- Etats Maroc » » 2 293 2 293 Lest.
- B A RB AHESQ U ES.. Mogador 1 200 » » 1 200 Id.
- Totaux... 20 2804 7 1032 27 3836
- ! Chypre 2 4< M* j) » 2 4Uü Lest.
- Grèce ' Nauplic J 300 » » 1 300 Id.
- Scira 1 206 » 1 206 Id.
- Totaux. .. 4 912 » )) 4 912
- Etats romains. Ci\ita*Vcechia. i 282 » » 1 -.>82 Lest.
- ^m . i
- Cagliari 1 400 1 150 2 550 Lest.
- Sardaigne. .. . Gènes 1 268 I 31 2 299 Lest , peaux , huile , cire*
- La Spezzia... . » » I 117 1 117 Lest.
- Totaux... 2 668 3 298 5 966
- •M* MHM
- Royaume des 1 Messine 1 149 » » I 149 Lest.
- Deüx-Stciles. 1 Naples 4 1044 3 720 7 1764 Id.
- Totaux... 5 1193 3 720 8 1913
- 9
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-
-
-
- ia8 BE LA RÉGENCE d’aLGER.
- DÉPARTS D’ALGER.
- INDICATION
- Totaux.
- PUISSANCES.
- DES PRÏNCIFAUX OBJBTS
- de chargement.
- DESTINATION.
- Odessa........
- Livourne......
- Alexandrie ... Constantinople
- Lest.
- Peaux , huile et cire. Lest.
- Id.
- Russie
- Turquie
- Smyrne.
- Totaux. ..
- L’Intendant civil GENTY.
- N° 43 (c). ÉTA T du mouvement du port de Eône , par lieux de départ et de destination, pendant les années i83a et i833.
- ARRIVEES.
- EXERCICES
- France
- RÉGENCE.
- Sardaigne.
- LIEUX de DEPART. 1832. 1833.
- CO JD cz 'A Navires.
- Marseille II 3*2
- Toulon 0 7
- Nantes » 2
- Paimbœuf..... » I
- Fécamp I »
- Ajaccio »
- Totaux... 20 42
- Alger 41 35
- Bougie.., 3 10
- Co’.lo 6 25
- Oran 12 »
- Slora 8 »
- Totaux... 70 70
- Alghieri ..... I G
- Cogliari » 7
- Carlo-Forte. . . 3 »
- Gène? 0 G
- Cnprara I
- Ville-Franche.. » 1
- Totaux... G 21
- INDICATION DES PRINCIPAUX ARTICLES DE CHARGEMENT.
- Farine, vins , eau-dc-vio , objets manufacturai , etc. Id.
- Objets manufacturés, cuirs , etc.
- Id.
- Id.
- Rois de construction.
- Quincaillerie , objets manufacturés , etc. Peaux , cire , miel , fruits , etc.
- Id.
- Objets manufacturés à l'étranger.
- Cire , miel , fruits , grains.
- Bois de construction , grains , cometliblei , etc. Id.
- Id.
- Id.
- Id.
- Id.
- p.2x128 - vue 133/260
-
-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES
- 129
- Suite du N° A ^ (c).
- PUISSANCES.
- T UKQUIK.... Espagne.....
- Royaume de Tunis . . .
- Toscanb.
- Angleterre.
- Royaume des Deux-Sicu.es.
- Autriche. ...
- Barearib.....
- États du pape Grèce........
- ARRIV} LIEUX Je DÉPART. iES- EXEP 1832 Cf) a) '> a 55 C1CES 1833 0) U "> « & y INDICATION DBS PRINCIPAUX ARTICLES de chargement.
- Alexandrie.... » I Orge et bois.
- ( Mahon 3 4 Vins , fruits , etc.
- j Mayorque » 6 Id-
- Totaux... 3 10
- Biserle 10 16 Cuirs , cire, tissus, se) , chevaux.
- Tabarque 5 6 Id.
- Tunis. 34 35 Id.
- Totaux... 49 57
- Livourne II 32 Grains, sel » bois à brûler, comestibles
- Porto-Ferrajo.. » 1 Id.
- Galite » 2 Id.
- Totaux... II ' S5
- [ Malte 8 13 Objets manufacturés, denrées coloniales
- | New-Castle . .. » I Charbon de terre. [tabac, charbon
- Totaux... 8 14
- f Naples 2 TT Grains , bois de construction , avoine.
- ( Porto-d’Anse.. » i Id.
- Totaux... 2 35
- | Trieste » 4 Tabac , objets manufacturés.
- Tripoli » 1 Cuirs , cire , chevaux.
- | Civila-Vecchia. » I Avoine , pouzzolane , chandelle.
- Navarin., ... » I
- PUISSANCES.
- France.
- DEPARTS.
- Régence.
- EXERCICES
- INDICATION
- de DESTINATION. 1832 1833 DES PRINCIPAUX ARTICLES '
- Navires. (Â V > tC 55 de chargement.
- Marseille 6 II Peaux sèches cl en saumure , futailles vides.
- Toulon 3 5 Cire brute , suif, os , id.
- Totaux... 9 16
- Alger ~25 43 Lest.
- Bougie I 22 Id.
- Colio 10 24 Id.
- Gigery » 5 Id.
- Oran » 2 Id.
- Totaux . .. 36 96
- p.129 - vue 134/260
-
-
-
- 3o
- DE LA REGENCE DALGER. Suite du N° 4^ (c).
- PUISSANCES.
- DÉPARTS.
- LIEUX
- de
- DESTINATION.
- Sardaigne. .. . /
- Algliieri.. Cagliari... Bengasi... St.-Pierre.
- Espagne......
- Royaume de Tunis . .. .,
- Toscane......
- Angleterre. . -
- Royaume des Deux-Siciles.
- Turquie.....
- États du tape Autriche. ... Russib......
- Totaux..
- / Alicante..... J Carlhagène...
- 1 Mahon......
- ( May orque»...
- Totaux..
- Bisertc... Tabarque. Tunis....
- Totaux,. Livourne..... Malte........
- Naples
- Alexandrie... ,
- Sinyrne.......
- Salonique.....
- Scala-Nova....
- Totaux...
- Civita-Vecchia
- Trieste.......
- Tangarock..
- EXERCICES
- 1832 1833
- 4
- 12
- 45
- 61
- II
- 3
- 12
- INDICATION
- DES PRINCIPAUX ARTICLES
- de chargement.
- II
- "T
- 9
- 3
- 6
- 19
- TT
- 9
- »
- 23
- 4
- 6
- 9
- "T
- g7
- 1
- Peaux sèches et en saumure. Id.
- Id.
- Id.
- Lest.
- Id.
- Futailles vides. Id.
- Article» de réexportation. Id.
- Id.
- Peaux sèches et en saumure, cire. Lest.
- Peaux sèches et en saumure.
- Lest.
- Id.
- Id.
- Id.
- Peaux sèches et en saumure , cire. Id.
- Lest.
- L’Intendant civil ,
- GENTY.
- p.130 - vue 135/260
-
-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES
- N® 43 (fl). DOUANES.
- i3i
- ETAT du mouvement du port d’Oran, par lieux de départ et de destination y pendant C exercice 1833.
- MJIBHWMUi H| J ^
- OBSERVATIONS.
- Le nombre de navires que présente P état ci-dessus ne correspond pas exactement à celui qui résulte du mouvement général du port d'Oran par pavillon. Cette différence provient de ce qu’on a négligé de comprendre ici les batiments qui ont fait le cabotage entre Oran , Mostagancm , Arzew et les autres points de la cote les plus rapprochés.
- LIEUX I°r SEM EST. 2e SEMEST. Total pour l’année. INDICATION
- de DU PART, Navires. j 6 fcû CS c C O H 0) > n ÎS & to es G C O H .Navires. J d bo a 5 H DES PRINCIPAUX OBJETS j de chargement.
- Régence. . . . 21 2211 21 EN 3283 TR É 42 ES. 5494 Vins , comestibles , quincailte-
- France 20 3462 26 5484 46 8940 rie , savon , draps , farine. Vins , sucre , farine , quincnil-
- Gibraltar.. IG 927 14 1378 30 2305 Jeric, savon , huile et provi- | sions pour l’armée. 1 Objets manufacturés, tabacs, ci-
- EsrAGNE. . . . 40 1730 63 1731 103 3461 gares, denrées coloniales,. Vins , eau-de-vie , fruits , iégu-
- Italie 9 495 8 1332 17 1827 mes , savon , charbon, bois. Vin , pâtes , lard et fromage.
- Levant 4 G8G I 60 5 746 Chevaux pour l'armée.
- Totaux. . . 110 9511 133 13268 243 22779
- Alger 8 1461 24 so 3376 RTI] 32 ES. 4837 Etoffes en laine cuirs et peaux.
- France II 1619 18 3573 29 5192 Cuirs , laine , futailles vides.
- Gibraltar.. 8 529 8 533 16 1062 Bœufs et cire.
- Espagne.... 57 3600 82 5465 139 9065 Futailles vides.
- Italie 5 443 7 1040 12 1483 [.est.
- Levant 7 953 I 135 8 1088 Lest.
- Totaux. . . 9G 8005 140 14122 236 22727
- L’Intendant, civil,
- (’.ENTY.
- p.131 - vue 136/260
-
-
-
- ETAT du mouvement des ports de la Régence par lieux de provenante et de destination , pendant le Ier semestre de 1834-
- N° 43 (e),
- PUISSANCES.
- LIEUX
- de
- PROVENANCE.
- France.
- Régence,
- Angleterre.
- Autrichk
- États
- Barbaresquks ....
- Espagne
- Agde.....
- Bouc......
- Celte.....
- Havre (le) Marseille. , Nantes. . ., \ Toulon,..
- Alger.....
- Arzew... .
- Bône......
- Bougie.... . Clicrchel.. . Delliys. . . .
- ^igery.....
- O ran......
- Tenès.
- I Gibraltar... Londres....
- / Malte.....
- Newcastle.. Swance.. . , j Buceari.. .. | Trieste. . . .
- if Biserle..
- Galite (la). Tétouan... Tunis. Alicante. . ,
- Ivice......
- Mahon
- Mayorque..
- Paltna.....
- Bosa.......
- PROVENANCES.
- NOMBRE DES NAVIRES A R R1 V K S A
- Tarragone.
- Grèce............
- I'!tats Romains. . .
- Russie...........
- Pa rmk et Plaisance Santo Mari no .. . .
- Valence.......
- Villajoyosa. .
- Specia.......
- Civita-Vccchia Fol Ion ica
- Plages.......
- Biorneborg... Piomhino. ... Sanlo-Marino. Aljrhieri.....
- Cagliari.
- S A RI) AIG N K.
- Gènes.........
- Magdclaine (la
- Milazzo.......
- Nice..........
- Oeux-Siciles.
- Su Èl)E. . .
- Toscans.
- Pierre (St.).. . Porto-Fino... . Castellamare. .
- Naples.......
- Tareute.......
- Gothembourg..
- Soderham.....
- Stockholm, . ..
- Livourne.....
- Tellamono... . Terra-Moussa..
- Totaux . . ,
- Alger
- I
- I
- 1
- GG
- îï
- 24
- j)
- 7
- 8 15 7G 82
- 2
- lü
- IG
- 4
- 1
- I
- 3
- I
- I
- 8
- 5
- 7
- 9
- 12
- »
- 1
- 1
- 1
- 2 2 3 l I \
- II
- 1
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- 2
- 10
- 1
- 2 2
- I
- 3
- II
- 1
- 1
- 420
- Bone.
- 22
- 4
- 8
- 15
- 20
- 3
- »
- 3 » » 3»
- I
- 4
- I
- 3»
- 22
- 22
- 148
- Bougie, j Oran.
- 10
- 3
- 3
- 21
- »
- li
- 08
- 33
- 103
- 19
- 80
- 250
- ::
- »
- I
- 3) » »
- I
- 3 » »
- INDICATION
- des
- PRINCIPAUX ARTICLES de
- chargement.
- Vins , eaux-de-vie , tissus divers , denrées colonia-J77 \ les, cuirs apprêtés, bois de construction, farines, sel, etc.
- ' Huile , cire, œufs , miel, blé , orge, fruits secs 391 \ et frais, peaux brutes, beurre , bois à brûler , charbon de bois.
- 35
- 39
- 133
- 34
- 18
- 40
- 892
- Tissus de eoton , houille , tabacs.
- Bois de construction, etc.
- Blés , fruits secs , tissus.
- r Vins, eaux-de-vie , vinaigre, fruits frais et secs, porcs vivants , bois à brûler , glace , pommes de terre.
- Blés.
- Charbon de bois , pouzzolane.
- Bois de construction.
- Pâtes, comestibles divers.
- Charbon de bois , pouzzolane.
- Bois de construction, pa-/ tes, riz, charbon de bois , viandes salées comestibles divers, etc-
- t
- Foins , paille, pommes dc^f, terre, etc.
- Bois de construction et fers.
- { Tissus divers, blés, f légumes.
- foins,
- PUISSANCES
- France.
- LIEUX
- de.
- DESTINATION.
- Régence.
- Angleterre,
- États
- Barbaaesquks.
- Marseille....
- Toulon.......
- Alger........
- Arzew.......
- Bône.........
- Bougie.......
- Cherchel... ..
- Collo........
- Delhys.......
- Gigeri.......
- Mersel-Kebir
- Mostaganem,.
- Oran.........
- Tenès........
- Londres.... ..
- Malte........
- Gibraltar....
- f Biserte.....
- Galite (la).... Magadore.... Sierraleone...
- Tunis........
- A (Ira.......
- Alicante.....
- Alméria . »...
- Espagne
- Carthagène.
- Grèce.......
- Sardaigne..,
- Deux-Siciles
- Toscane. . .. Turquie. . . .
- Ivice.....
- Malion.... Mayorque. Pal ma.. . . Valence.. . Chypre...
- Égla......
- ïlidra. ... Alghieri. .
- Cagliari,
- destinations.
- NOMBRB DES NAVIRES PARTIS DE
- Genes..........
- Pierre (St.)....
- 1 Messine.......
- Naples.........
- Païenne........
- Castellamare...
- I Livourne......
- (Alexandrie... ., Constantinople. Srayrne.........
- Totaux ..
- »
- I
- G
- »
- 8
- 1
- 8
- 8
- 8
- II
- »
- I
- I
- I
- 4
- »
- »
- I
- »
- 1 4
- 2 I 9 I I 3
- 386
- Bône.
- 15
- 5
- 12
- »
- 33
- 33
- »
- 7
- »
- 3)
- »
- »
- 1
- »
- »
- 3
- »
- G
- 2
- »
- »
- 21
- I
- I
- 1)
- »
- »
- I
- 3
- 1
- 5
- »
- 3
- »
- 3>
- 18
- 138
- n
- »
- 15
- »
- 12
- »
- »
- 02
- Oran.
- I » l 4 6 1
- * /
- 3>
- 100
- 14
- 96
- 239
- 3 £ «
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- Ü.S! O
- 03 >
- — « e3 A S g
- £ «3 .
- o « S eu
- 113
- 413
- 30
- 42
- 15G
- 17
- 15
- 27
- G
- 825
- INDICATION
- DBS PRINCIPAUX ARTICLES de chargement.
- Laines brutes, huiles, peaux sèches et en saumure, futailles vides.
- Tissus, denrées coloniales, fer , sels.
- Huile , peaux.
- Lest.
- Tabacs , tissus , futailles vides.
- Lest.
- Peaux sèches et en saumure.
- Lest.
- Peaux , cire.
- Lest.
- L’Intendant civil , GEN T Y
- p.dbl.132 - vue 137/260
-
-
-
- 134 1)E LA REGENCE d’aLGEH.
- DOUANES. N° 43 (/).
- ÉTAT GÉNÉRAL des importations et exportations d'Alger,
- en i83a et i833.
- IMPORTATIONS.
- DÉSIGNATION
- DES
- MARCHANDISES.
- Acier.....................
- Amidon....................
- Armes.....................
- Alun......................
- Aulx et oignons...........
- Argent vif................
- Alquifoux.................
- Animaux vivants, porcs....
- Amadou...............
- lirai et goudron.......
- Blanc de céruse...........
- Bois de construction......
- Bière.........
- Bougie de cire............
- Beurre......................
- Blanc de Rouen............
- Bois à brûler.............
- Bois de teinture..........
- Bouchons..................
- Benjoin...................
- Bijouteries...............
- Bourre de laine...........
- Bourre de soie............
- Bougies spermacétiques....
- Biscuits de bord..........
- Chaussures................
- Café......................
- Confitures et sucreries...
- Chocolat.............
- Clous de toutes sortes....
- Couperose.................
- Chandelles................
- Cordages..................
- Cuivre ouvré..............
- Charcuterie...............
- Couleurs diverses.........
- Chapellerie...............
- Cigares...................
- 18 Valeurs d’après les- quelles les droits ont été perçus. 32. Montant des droits perçus. 1833,1 Valeurs d’après les- quelles les droits ont été perçus. er SEM EST. Montant des droits perçus. 1833> 1 Valeurs d’après les- quelles les droits ont été perçus. SEMüST. Montant des droits perçus.
- 25632 2050 56 3201 352 76 » »
- 1447 67 « 343 17 4 211 10 84
- 18175 927 52. 1788 95 68 4580 183 21
- 1313 52 52 581 23 24 » >î
- » » » » 1455 112 60
- » » 54 2 16 » »
- 6326 506 08 902 72 16 » »
- 3776 302 08 7697 615 76 10359 87Ï 52
- 262 15 84 80 6 40 779 54 23
- 177 7 08 2458 98 32 976 76 60
- » » 1555 90 76 » 21
- 122565 8124 92 108297 8328 36 63395 4856 23
- 1738 69 52 3487 139 48 » »
- 1974 70 96 2346 95 32 » »
- 12355 517 » 21755 895 52 35131 2530 80
- » » 186 7 44 » »
- 4528 342 24 20442 1633 32 6978 555 08
- 271 14 04 879 35 16 » »
- 1784 142 72 1587 63 48 » »
- 2650 212 » 5311 350 60 » i>
- 18446 966 20 1464 58 56 19079 85g 91
- 1437 57 48 458 18 32 » »
- I2I74 973 02 1258 100 64 » 22
- » » 407 32 56 2402 121 60
- 2296 199 68 423 28 76 481 38 48
- 76386 3148 24 33241 1481 » » 2)
- 124254 7140 40 113960 5434 44 52129 4260 10
- 11413 C48 16 8433 543 04 4957 242 50
- 1160 70 96 318 16 52 » 1)
- » » » » I08I2 551 02
- 975 78 » 471 18 84 » »
- 37859 3028 72 22898 1444 24 9462 636 82
- 1578 118 88 4609 286 24 6793 470 18
- 4046 232 86 56 224 » )> »
- 124562 8996 12 91880 6605 80 » »
- 69 2 76 » » 3844 193 40
- 11765 1070 65 11124 551 » 13123 587 80
- 46902 3752 16 I0I03 808 24 » »
- ,
- p.134 - vue 138/260
-
-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES
- 135
- Suite du N° 43 (/).
- EXERCICES
- DÉSIGNATION D ES MARCHANDISES. « U Valeurs d’après les- quelles les droits ont été perçus. 132. Montant des droits perçus. 1833,1 Valeurs d’après les- quelles les droits ont été perçus. er SEMEST. Montant des droits perçus. IS33 , ; Valeurs d’après les- quelles les droits ont été perçus. ï® SEMEST. Montant des droits perçus.
- Cuirs préparés 71613 3343 44 13699 789 20 34476 1547 88
- Cochenille • 6370 347 36 3140 209 60 » »
- Cornes de bétail brutes.... » » » » 3847 307 76
- Cidre » » 2040 163 20 » »
- Colle-forte... 398 15 92 856 34 24 392 19 83
- Cacao 403 23 08 147 5 88 » »
- Cannelle 335 13 40 663 46 32 1848 147 86
- Cristaux et verreries » » » » 23988 1075 05
- Charbon de terre 17480 999 20 9918 492 08 20507 1550 77
- Charbon de bois 5570 445 60 3488 279 04 10658 852 29
- Cartes à jouer » » 795 63 60 » »
- Coton filé 4472 357 76 2067 165 36 » »
- Corail » » 310 24 80 733 58 68
- Chevaux » » 600 - 48 » »
- Coton en laine » » 800 64 » »
- Dents d’éléphants... » » 129 10 32 » »
- Drogueries » » » » 1624 70 01
- Effets confectionnés 123278 5320 60 44445 1926 84 5> »
- Eau-de-vie, 92772 10966 37 88847 II095 31 70286 7981 68
- Eau de senteur » » » » 1291 53 64
- Emeri » » »> 73 2 92 » »
- Eponges 355 27 20 » » 148 10 32
- Eaux minérales » » 578 23 12 » »
- Etain 3778 302 24 5792 437 40 » »
- Essence. » 541 31 24 3644 259 26
- Fer ouvré. II0I23 6404 92 30174 1258 92 » »
- Fourrages » » » « 8326 665 36
- Fromage 62404 4798 47010 2574 36 » »
- Fruits frais 11768 1067 04 4332 312 16 8290 601 86
- Fruits secs............... 59403 3952 24 25937 1913 » I29I3 791 43
- Fer 52162 4172 96 53853 4308 24 38055 3022 59
- Ferblanc , 11652 932 16 2506 200 48 3535 223 96
- Fruits confits. » » » » 4629 211 71
- Faïence 27965 1944 60 11456 719 56 » »
- Futailles vides »> » 45 I 80 515 30 56
- Galles 2020 94 72 1470 99 68 » »
- Gingembre » » » >» 581 46 51
- Gommes et résines 19697 1023 82 10837 535 12 3941 297 84
- Graines de prairie et de jar-
- din » )> »> » 6354 326 82
- Garance 2807 112 28 909 48 84 » »
- Girofle 6755 270 20 274 21 92 1752 140 16
- Graisse blanche et saindoux. » » » » 9080 706 39
- Gomme laque » » 8718 697 44 » »
- Houblon 1164 46 56 1220 88 » » »
- Huile à manger 93972 5577 » 62496 3403 24 29634 2268 77
- Huile de lin. » » 3740 207 84 3224 159 44
- p.135 - vue 139/260
-
-
-
- 136 DE LA. RÉGENCE D’ALGER.
- Suite du N° 43 (f).
- DÉSIGNATION DBS MARCHANDISES. Ifc Valeurs d’après les- quelles les droits ont été perçus. i32. Montant des droits perçus. EXER 1833,V Valeurs d'après les- quelles les droits ont été perçus. CICES ir SEMEST, Montant desdroils perçus. 1833,2 Valeurs d'après les- quelles les droits ont été perçus. C SEMEST. Montant des droits perçus.
- Horlogerie » » 3815 161 80 » 33
- Habillements confectionnés. » 33 » » 43724 1978 53
- Indigo 813G 383 04 16347 1130 64 14963 1197 08
- Instruments de musique.... » » 33 » 450 21 12
- Ivoire • 3» » 33 >3 810 64 84
- Légumes frais 21508 1242 20 47866 2627 64 » >3
- Légumes secs. 74300 5207 24 3I0I2 1915 76 12638 890 81
- Liqueurs. «.. 10899 946 59 15072 662 94 2016 80 64
- Librairie. » » 11834 473 36 6075 242 66
- Linge ouvré.. » » 33 33 2390 III 42
- Linge de table » » 2377 95 08 » »
- Laine én suint. 549 43 92 1613 81 52 » »
- Mercerie 86215 5215 56 37603 1735 16 38757 2136 38
- Meubles 19777 II81 80 16730 958 12 23790 1346 89
- Moutarde 1599 G5 96 2917 128 » 835 42 27
- Médicaments, drogueries... 21029 1218 20 30886 1519 96 6040 356 45
- Matériaux 8719 525 64 4128 306 04 3298 133 94
- Machines , mécaniques » » >3 » S920 525 04
- Modes et nouveautés...... 403 32 24 50928 2051 12 33 »
- Marbre ouvré 555 44 40 342 21 56 33 33
- Mélasse. 277 II 08 348 13 92 2275 91 01
- Métaux. » 33 » » 13638 816 36
- Miel 114 5 52 309 24 72 33 33
- Natron 3391 245 12 >» 33 3) 33
- Noix muscades 1350 58 48 580 23 20 » >3
- Neige » n 616 49 28 » 33
- Instruments aratoires 8149 473 71 7841 399 04 33 >3
- / en fer,........ » » 3) >3 23350 1039 35
- y en bois » 3) >3 33 4837 248 94
- Ouvrages { , , 0 1 de mode » >3 » » 8677 362 80
- 1 enmatièr. diver. » >3 33 » 8138 408 II
- Outils 3) 33 » 3) 8377 455 55
- Opium 2766 153 84 1402 I!2 16 » 33
- OEufs 90 7 20 390 31 20 >3 »
- Olives » » 131 10 48 >> »
- Ouvrages en osier , paille et
- sparterie G495 506 64 664 G 486 80 » 3)
- Passementerie » 33 5956 268 72 6467 263 93
- Papier et fournitures de bu-
- reaux 50060 2918 04 25407 1350 24 24843 1299 97
- Parfumerie 14902 881 » 6704 316 12 5131 232 16
- Poterie * I0I48 438 84 3040 191 » 8147 469 73
- Poisson salé. 37597 2662 92 30770 1668 72 21281 1399 62
- Plumes d'autruche........ 33 >3 3> » 60 4 80
- Poudre à feu 150 G » » » 33 »
- Produits chimiques » 3) » 33 6670 433 54
- Paille de maïs 858 44 64 1008 00 64 » »
- p.136 - vue 140/260
-
-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES
- Suite du W° /,3 (/).
- —i—a—geo—aa^Bga——umuiibju
- DÉSIGNATION DES MARCHANDISES. ^ 18 Valeurs d’après les- quelles les droits ont été perçus. 32. Montant des droits perçus. EXE 1833 , 1 Valeurs d’après les- quelles les droits ont été perçus. RC1CES Cr SEMEST. Montant des droits perçus. 1833 , S Valeurs d'après les- quelles les droits ont été perçus. ie SEMBST. Montant des droits perçus.
- Porcelaine » » 268 10 72 32235 1904 «
- Pommes de terre » » » 16706 1238 >3
- Plomb ouvre 3421 321 44 1457 64 24 » 33
- Plâtre 90U 72 » 1817 72 68 3406 190 81
- Poivre 8426 388 44 11720 937 60 6226 496 50
- Pâtes . 34764 2573 48 27605 2114 76 17438 1427 y4
- ! Pouzzolane 485 3S 40 2100 168 » » 33
- Quincaillerie 183436 9844 64 151335 7295 28 105064 5024 05
- Rhum 9385 975 71 7630 808 45 3) »
- Riz 72924 5656 76 34912 2392 » 8071 645 74
- Réglisse 1350 60 74 101 4 04 » 33
- Sucres terré et brut 105466 5526 24 63040 3801 16 50022 3888 86
- Sucre raffiné 200922 12572 88 149950 6002 12 90240 3989 51
- Sellei'ie 27027 1937 28 4370 174 80 3) »
- Savon 38847 1843 88 16388 669 24 11419 504 96
- Safran 1550 70 » 710 28 40 » »
- Salaisons assorties 8677 486 22 12214 724 60 » 33
- Soie 44695 2362 20 67656 4505 84 59 II 9 4806 16
- Salsepareille 2695 134 40 3) » » »
- Semences. 178 14 24 983 68 40 33 »
- Sel(*) » » 203137 6235 83 >1 I645I 99
- Son a » 286 22 88 » 33
- Soude et potasse 341 17 48 983 44 60 3) 33
- Tissus divers 2990614 I54681 68 I643462 109579 71 1106773 78189 78
- Thé 2882 228 64 356 25 60 561 47 56
- Tuiles et briques » » » » 11815 8*2 05
- Tan moulu 650 26 » 714 28 56 33 33
- Tabac 51054 4084 52 29 U 9 2325 40 G99I0 5565 98
- Terre de pipe 1261 50 44 197 7 88 33 33
- Tartre 7988 424 72 2484 X17 56 8120 386 47
- Tapisserie » » 2500 100 » » »
- Terre savonneuse Il 880 950 40 3410 272 80 345 27 64
- Teintures 6774 478 68 174 13 92 4780 354 72
- Vins 782926 41257 69 395224 17387 02 391692 21747 25
- Vinaigre 3400 229 83 3857 365 18 2401 163 94
- Viande salée » » » » 44150 3344 15
- Verrerie 59887 3238 32 26422 1209 92 33 33
- Verdet » » 124 4 96 V> 33
- Minuties non désignées.... 17556 641 24 » » 3298 133 94
- Totaux des Importations. 6611408 372174 15 4164874 249397 32 2898341 208543 41
- (*) Le produit des sels a été réuni, pour 1833, aux importations ordinaires. Cette perception est établie séparément pour 1832 (Voir l'état des Recettes).
- p.137 - vue 141/260
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-
-
- 138
- DE LA. REGENCE d’aLGER Suite du N° 43 (/).
- EXPORTATIONS.
- EXERCICES
- DÉSIGNATION CBS MARCHANDISES. ^ 1S Valeurs d'après les- quelles les droits ont été perçus. 32. Montant des droits perçus. 1833, Ier Valeurs d'après lesquelles les droits ont été perçus. SEMEST. Montant des droits perçus. 1833 , 2e s Valeurs d'après lesquelles les droits ont été perçus. EM EST. Montant des droits perçus.
- Animaux vivants «... >» » » » 99 71 06
- Armes de toutes sortes.... » » » » 250 2 50
- Blé (i) 23349 233 49 » » >9 »
- Bœufs et ânes ICI 20 65 » » » »
- Bijouteries » » » 99 700 10 50
- Biscuits de mer » » » )) 578 5 33
- _ . 1 à brûler ols ) de construction » » » » 5 » 03
- » » » » 5548 39 58
- Bougies de spcrinaceti » » » 99 115 13 80
- Boyaux d'animaux >> 9) » 99 2200 52 70
- Chevaux 100 2 50 2 chev. 20 » » »
- Cire 98207 3036 76 I429I kii. 1214 52 20916 kil. 1985 09
- Corail 230 5 76 » fr. » 4927 fr. 51 19
- Chiffons et vieux papiers.. » 9> un 17 86 » »
- Cordages et sparterie 9) )> 3402 49 23 736 6 28
- Cuivre vieux ...... 13473 211 08 4067 69 82 4710 76 26
- Café » 9» » 99 524 2 63
- Carnasse » » » 9) 125 1 25
- Cercles en bois feuillard. .. >9 » » » 300 t 50
- Chandelles de suif » i) » » 540 16 80
- Chanvre écru. • » » » 99 1000 3 50
- Charbon de terre *... » » » 9) 300 I 50
- Cornes de bétail brutes.... » » »> » 1544 15 45
- Couleurs préparées........ » » » )) 2150 kil. 175 02
- Débris de peaux, etc 2483 56 35 3555 43 09 99 »
- Eau de fleur d’oranger 54 1 34 12 » 30 27 » 68
- Eau*de vie » 9> » >9 1295 6 48
- Embarcations » » » 99 300 I 50
- Essence de rose » » » 99 684 3 42
- Fer vieux - 2381 59 52 » 99 » »
- Futailles vides. 21168 249 54 34033 409 15 27103 336 88
- Farine de froment » » » 9) 5508 27 54
- Fer en barres r> » 99 » 1105 5 53
- Fil d'alocs » 9> » 99 100 I »
- Filets et objets de péclic.. .. » » » » 900 22 50
- Fromage » » » » 800 4 01
- f frais » » • » >9 92 » 92
- Fruits | secs » » » 99 482 5 15
- ( confits î) » 9) 99 28 » 71
- Gommes et rairines » » 9) » 100 2 5o
- Huiles 382637 4929 32 13128 litres. 058 68 207697 lit. 10305 80
- Indigo. » » » >9 1361705 7058 54
- Kermès ou vermillon 26572 852 » 708 kil. 141 60 » »
- Laine 2207 22 67 2937 58 74 » »
- Laine surge et lavée » » 9) » I1Ï84 kil. 224 41
- T , ( frais » » » 99 529 3 60
- Légumes { ° j secs (t) I/exportntion des blés » était proh » ibée. 99 » 144 99 72
- p.138 - vue 142/260
-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES Suite du N° 43 (/).
- l39
- DESIGNATION
- DES
- MARCHANDISES.
- Librairie en lang ue étrangère
- Meubles....................
- Moutons et chèvres.........
- Nerfs de bœuf..............
- Os, cornes et cnglons.....
- Oranges et dalles..........
- Oi’ffe.....................
- Os d'animaux...............
- Ien bois.........
- de spai t. ....
- en cuir........
- en cuivre......
- Peaux de bœufs en saumure.
- Id. sèches............... ,
- ld. de moutons.............
- Plumes d’autruche..........
- Plomb vieux.... >......
- Poil de bœuf...............
- Pâtes d'Italie............
- Peaux tannées et corroyées
- Plumes d’autruche..........
- Poisson sec et salé,.......
- Poivre.....................
- Riz........................
- Racine de pyrène..........
- Suif.......................
- Sacs vides et toile........
- Sparterie..................
- Sangsues...................
- Savon......................
- Sucre raffiné..............
- Tissus divers..............
- Vinaigre.................
- Verre cassé. ............
- Vin........................
- Tabac......................
- Tortues....................
- Viande et poisson salés....
- Sumac......................
- Chaussures.................
- biscuits de bord ..........
- Résine et gomme............
- Tabac, dattes, vin réexporté. Porcelaine de Chine........
- Totaux......
- EXERCICES
- 1832
- 1833 , 1er SEMEST.
- Valeurs d’après les- quelles les droits ont été perçus. Montant des droits perçus. "" " Valeurs d'après lesquelles les droits ont été perçus. Montant des droits perçus. Valeurs d'après lesquelles les droits ont été perçus.
- » » » » 100
- » » » » 50
- 1320 33 » » » »
- » » » » 40
- 7019 70 19 12788 fr. 127 88 2430
- 580 5 94 1231 12 89 »
- 222 2 22 » M >>
- )> » » )> 3430
- » » » » 60
- » » » 4140
- » » » » 476
- » )> » » 126
- 58050 881 50 112163 kil. 1951 26 53373 kil.
- 110826 2G74 53 15019 670 53 59355 kil.
- 4182 114 35 5499 77 34 11797
- 4020 52 50 1874 66 85 7 kil.
- » )> 100 2 50 »
- 259 2 59 » »> »
- » » » 2) 125
- » » » » 2477
- » » » » 7 kil.
- » » » » 360
- » » » » 257
- » 5> 2> » 248
- 629 15 72 800 8 >1 »
- 132 3 30 986 9 86 1951
- 420 10 50 1214 12 14 2)
- » » 442 4 42 »
- 1025 10 25 21550 nomb. 35 70 31000 nomb.
- » » » » 1053
- » » » » 3056
- » » » » 3314
- » » » » 80
- 48 » 48 177 fr. I 77 »
- 100 2 50 25 » 63 25704 fr.
- b’/Cîô 84 30 330 kil. 23 10 8119
- 1300 13 » 146 tort. 1 46 »
- 1851 46 29 2) » ))
- 379 3 79 » 5>
- 65 I 62 2> » »
- 736 18 40 » J)
- 2433 60 82 )> » »
- » » 82120 fr. 410 59 »
- » » 1500 15 » »
- 774443 14388 77 6174 91
- 1833,2e SEMEST.
- Montant des droits perçus.
- 2 20 » B0 25 32 » 40 35 32 »
- »
- 35 32 j» GO 41 85 3 49 3 15 799 55 2414 41 96 97 58 00 »
- »
- » CG 60 93 58 00 I 80 I 29 1 25
- »
- 19 52
- 46 50 26 25 15 29 52 07 » 40
- »
- 153 36 43 25 »
- 24423 77
- N. B. Conformément au tarif d'exportation de 1832 # les droits sur plusieurs produits ne sont plus perçus sur la valeur , mais au poids ou au nombre. 1 * '
- L’Intendant civil, GENTY.
- p.139 - vue 143/260
-
-
-
- DF. LA. RÉGENCE d’aLGER.
- DOUANES.
- \[\o
- N» 43 (g).
- ETAT des importations et exportations , à Oran , pendant 183a et i833.
- IMPORTATIONS.
- 1831 , 1833 , ~~—-
- DÉSIGNATION DEPUIS LE 17 SEPTEM. 1 OO 1er SEMESTRE. 2U SEMESTRE.
- DES Valeurs Valeurs Valeurs Valeurs
- d’après Montant d’après Montant d’après Montant d'après Montant
- OBJETS. lesquelles les droits des lesquelles les droits des lesquelles les droits des lesquelles les droits des
- ont été droits. ont été droits. ont été droits. ont été droits.
- perçus. perçus. perçus. perçus.
- Produit des (françaises.. 740 32 Ï5I40 004 30375 1215 7200 288
- manufactures j étrangères.. 72975 5838 313000 25040 208925 IG7I4 229800 18384
- Vins et j de France.. 11875 475 110400 441G 747G0 3738 95850 4114
- eaux-de-vie.. | étrangers... 288G 433 54500 8175 55580 8337 112500 10875
- Denrées j prov. franc. f>00 24 7000 280 14000 500 10800 804
- coloniales.... ( Id. étrang. 6302 529 I5G00 1248 IG7I2 1337 11950 478
- Comestib. et j prov. franç. 1150 4G 51000 204U 3G025 1441 19200 708
- aut. denrées, j Id. eLrang. 15400 1232 120500 9040 113438 9075 50300 4024
- 1787 143 10700 85G 10588 847 21430 1714 805
- Fer» , bois et charbon.. .. 4388 351 39000 3120 46375 3710 I1G00
- » » 14500 849 8200 492 33200 3299
- Totaux... 118163 9103 | 751340 5G2G8 014978 47466 003830 51013
- TOTAL GÉNÉRAL.
- ) Valeurs.... 2,088,31 Ifr ( Droits..... 164,450
- JY. B. Les ports français de la Méditerranée et de l'Océan expédient des farines, des pommes de terre , des vins , des denrées coloniales, des fourrages. Gibraltar envoie des denrées coloniales et des objets manufacturés. D’Espagne arrivent des vins, des fruits , des légumes et du bois.
- D’Italie , des vins , des fourrages , des pâtes , etc.
- On tire de Tunis des chevaux pour l’armée.
- Le commerce de cabotage consiste en comestibles et denrées de toutes sortes.
- EXPORTATIONS.
- Bœufs 51 510 » 199 1990 » » » » »
- Froment 430 mes. 1199 70 » » » » \i »
- Peaux et cuirs 5301 fr. 128 85 14300 fr. 200 » 14100 kil. 230 15 5660 kil. 202 84
- Laine 231 2 32 250 5 » 3405 kil. 102 50 13661 kil. 273 22
- Cire 2280 kii. 273 40 2734 kil. 76 » 064 kil. 79 08 150 kil. 18 r
- Futailles vides et objets
- divers 10803 fr. 273 01 4020 fr. 62 57 0221 fr. 165 50 3200 fr. 00 »
- Réexportation » » 7294 fr. 36 47 2840 fr. 14 20 27000 fr. 135 »
- Plumes d'autruche » » » » » » 5 kil. 50 00
- Orseille )> » » » » » 1170 kil. 17 55
- Totaux... 2387 28 2430 04 582 09 756 01
- TOTAL GÉNÉRAL des droits perçus 0156 fi *. 02 c.
- JY. B. Dans le courant de 1832 et 1333 , la majeure partie des exportations en laine brute et fabriquée a etc dirigée sur Alger, et par conséquent sans que les droits en aient été acquittés à Oran.
- Des cuirs sont dirigés sur Marseille, des bestiaux et de la cire sur Gibraltar.
- J
- L’In tendant civil GENTY.
- p.140 - vue 144/260
-
-
-
- N° 43 (h).
- PIÈCES JUSTIFICATIVES
- DOUANES.
- Mi
- ETAT GÉNÉRAL des importations et exportations a Bône , depuis le 4 mai i83‘i jusqu’au 3c> septembre 1833.
- IMPORTATIONS.
- INDICATION DES OBJETS.
- Vins en futailles.... I l'f-ince...
- ( fie l'etranger
- Vins en bouteilles.....j
- ( ue 1 etranger
- Eau-de-vie en futailles, j *)c *_'rancc* • * de 1 etranger
- Eau-de-vie en bouteilles » liqueurs en général et sirops. ...................
- Sucre..................< ......
- bois de construction..................
- Café.........................
- Fromage......
- Lard et graisse
- Tabac..............
- Cigarrcs..........
- Fruits secs et verts.
- Huile
- j de France... ( de l’étranger
- Chandelles.......
- Savon..............................
- Tommes de terre, oeufs et légumes frais
- Hier
- Charbon.............................
- Meubles.............................
- Objets manufacturés , toiles , étoffes
- tissus , etc......................
- Objets d’habillement, coiffure cl chaus sure...............................
- EXERCICES
- 1832.
- Nombre , poids ou valeur d’après lesquels les droits ont été perçus.
- 67058
- 12795
- 1287
- 1392
- 2644
- 1535 11610 743 2028 1450 2066 4069 1202 13234 3177 567 1059 1573 5 II 8 7310 133 G123 2763
- Il55J 9
- 6043
- Montant
- des
- droits.
- 2718 30 1758 71 51 48
- 63 14 350 38
- 153
- 488
- 59
- 152 116 160 296 94 1058 25 i 33 84 96 279 63 557 83 5 32 489 87 220 84
- 1225 05
- 379 84
- I 8 33.
- Nombre , poids ou valeur d’après lesquels les droits ont été perçus.
- 155257 40 21980 00 9556
- 6999 35 16443 4 0
- 9085 271 13 3365 23019 5284 8061 15244 3136 26039 14532 3994 19279 4 170 3962 4581 318
- 7184
- 33205 G5
- 21779 70
- Montant
- des
- droits.
- 0994 18 3297 10 4G6 28
- 269 96 2419 89
- 458 31 1407 71 262 1821 376 512 46 1 159 59 250 88 2083 12 1039 13 248 62 1578 15 253 53 250 58 357 21 19 34
- 76
- 15
- 07
- 419 32
- TOTAL.
- Nombre, poids ou valeur d’après lesquels les droits ont été perçus.
- 222315 40 34775 85 10843
- 8391 85 19087 55
- 10620 80 38729 4108 82 25048 04 6741 25 10128 30 19313 70 4338 39273 45 17709 92 4562 10 20359 82 6043 95 9081 11892 451 6123 9947
- 1501 91
- 1928 10 48725 03
- II.
- 27S23 25
- J O
- Montant
- des
- droits.
- 9712 48 5055 81 517 76
- 333 10 2770 27
- GIT
- 1895
- 322
- 1973
- 492
- 672
- 1456
- 345
- 3141
- 1290
- 282
- 1662
- 349
- 530
- 915
- 24
- 489
- G40
- 3153 15
- 1881 75
- p.141 - vue 145/260
-
-
-
- l /p DE L A RÉGENCE d’aLGER.
- Suite du 3NTO 43 [h).
- IMPORTATIONS.
- TOTAL.
- 1 833.
- JN ombre
- INDICATION DES OBJETS.
- Montant
- ou valeur
- d'après
- Montant
- Montant
- lesquels
- droits.
- lesq uels
- les droits
- droits.
- ont etc
- droits.
- perçus.
- perçus.
- Tenaille , faïence et poterie............
- Plâtre...................................
- Tuiles...................................
- Ferraille................................
- Papeterie, quincaillerie, bijouterie, etc.;
- Il507 90
- 3085 20 1626
- 12864 57
- 280 30
- 82 72
- 11480
- 31756
- 1729 78
- 34221
- 112 47
- 415
- 2094 90 805 90 2663 26 1215 3949 4500 U.
- 1794 30 6164 90 7791 70 35602 79 1215
- 19765 85
- Salaisons , poissons, etc..............
- Verrerie...............................
- Epiceries, drogueries et comestibles.. Cuirs..................................
- 444 47
- 32939
- 43 50
- 1558 39
- 17131
- Totaux. .
- 37371 83
- 49724 69
- EXPORTATIONS.
- fi la valeur
- 45753 40
- Cuirs
- au poids..
- 9672 k.
- 984 51
- { à la valeur.. .
- Tabac
- \ à la valeur,
- 1001 Go
- Peaux de mouton. . ..
- ( nu poids
- 268 m.
- Boeufs
- 57 b.
- 186 40
- 50 14
- 2638 20
- Bordelaises vides
- 3135 b.
- 3259 60
- 3915 10
- 7174 70
- Tota üx
- L’Intendant civil GENTY.
- p.142 - vue 146/260
-
-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES.
- U
- N° 43 (0-
- DOUANES DE BONE.
- ETAT des importations et exportations a Bône, pendant le 2e semestre de l’exercice 1833.
- Nota. Cet état renferme naturellement les renseignements portés par anticipation dans l’état précédent sur le ?.e semestre 1833.
- Valeurs
- DESIGNATION ou QUOTITÉ M O N T A N T
- UES M A U CII A N D l S lî S quantités d U du
- sur lesquelles
- et de leurs provenances. portent les DROIT. DROIT.
- droits.
- IM P or STATIONS.
- Vins en futailles, de France 80,1)34 » 4 p. 100 3,085 30
- Id. de l’étranger. 13,314 30 15 1,990 04
- Vins de France venus souspav. ctrang. 18,730 » 8 1,500 0
- Vins en bouteille, de France. 8,501 40 4 342 45
- Id. de l’étranger. 110 » 15 16 0
- Eau-de-vie , de France. 3,001 73 4 144 0
- ld. sous pavillons étrangers.... 1,200 » 8 90 0
- kl. de l’étranger. 9,558 30 . 15 1,433 75
- Eau-de-vie en bouteille , sirop et li-
- queurs, de France.' 5,480 58 4 219 22
- Id. de l’étranger. 1,132 50 15 109 87
- Sucre raffiné, de France. 13,005 05 4 523 82
- Id. de l’étranger. 7,791 10 8 023 28
- Sucre brut, de l’étranger. 1,017 00 8 153 40
- Vinaigre, de France. 339 80 4 13 59
- ld. de l’étranger. 980 00 8 78 92
- Bière, de France. 737 » 4 29 48
- Café 5,241 20 8 419 29
- Epiceries, de France. 073 » 4 20 92
- Id. de l’étranger. 810 80 8 05 34
- Mercerie , de France. 1,733 » 4 09 32
- kl. de l’étranger. 2,950 32 8 230 50
- Quincaillerie fine et commune, de France 11,185 37 4 447 41
- Id. de l’étranger. 0,800 50 8 549 32
- Chapellerie, de France. 043 75 4 25 75
- Id. de l’étranger. 743 » 8 59 44
- Papeteries, fournituresdebureaux, tapis-
- série, etc., de France. 1,359 » 4 54 36
- Id. de l’étranger. 0,993 50 8 439 74
- Verrerie, faïence et porcel. de France. 2,993 50 4 119 74
- Id. de l’étranger. 2,042 » 8 103 30
- Drogueries, couleurs et vernis,
- de France. 4,202 21 • - 4 170 48
- ld. de l’étranger. ,1, / «k> 10 8 300 40
- Poterie, tuiles, carreaux > de France. 879 a 4 55 10
- Id. de l’étranger. 3,274 50 8 201 90
- Bimbeloterie. de France. 2,244 » 4 89 70
- Parfumerie, de France. 1,029 25 4 41 17
- Id. de l’étranger. 108 » 8 8 04
- Librairie 870 » 4 34 80
- Horlogerie 150 » 8 12 48
- 10.
- p.143 - vue 147/260
-
-
-
- i44
- de la b Agence «’àlger.
- Suite du ]Nr0 l\Z (i).
- D1ÎS1CS ATION
- ni!S Rt A R CH AK DISKS
- et de leurs provenances.
- Pelleterie, peaux, cuirs, etc., de France Ici. de l'étranger. Clouterie, de France. j,|. de l’étranger. Sparterie , ouvrages en jonc et osier. .. Orfèvrerie, bijouterie, plaqué
- Charcuterie, lard, graisse, etc., de France. Ici. de l’étranger.
- F rom âge, de Fiance.
- Id. de l’etranger.
- Salaisons, poissons salés, etc., de France.
- ld. de 1 etranger.
- Fruits secs et verts en général,
- de France.
- Id. de l’étranger.
- . Chandelles de suif. de France.
- Id. de l'étranger.
- Huile, de Fiance.
- Id. de l’étranger et de Tunis.
- Savon, de France.
- Id. de Fétranger.
- Tabac, de France.
- Id. de l’étranger.
- Cigares, de l’étranger.
- Objets manufacturés, tissus, draperies ,
- etc., de France.
- Id. de l’étranger.
- Effets confectionnés, de France.
- Id. de l’étranger.
- Meubles, de France.
- Id. de l’étranger.
- Bois de construction, de France.
- Id. de l’étrangrr.
- Cordages et cordes, de France.
- Id. de l’étranger.
- Fers et aciers, de France.
- ld. de l’étranger.
- Chaux , de France.
- ïd. de L’étranger.
- Essences et résines, b rai,
- goudrons, etc, de France.
- Sel, cTe France.
- Id. de l’étranger.
- Totaux . ..
- Valeurs
- ou QUOTITÉ MONTANT
- quantités du du
- sur lesquelles
- portent les DROIT. DROIT.
- droits.
- 2,583 50 4 103 34
- 520 » 8 41 00
- 275 90 4 Il 3
- 3,222 » 8 17 70
- J,540 » 8 123 20
- 2,580 » 8 200 40
- 1,700 » 4 70 40
- 400 » 4 18 40
- 7,228 » 8 578 24
- 0,485 40 8 518 83
- 3,380 30 4 135 21
- 2,002 90 8 100 23
- 289 » 4 Il 50
- 1,000 00 8 85 32
- 5,834 14 4 233 30
- 15 503 21 8 1,352 35
- 0,221 » 8 497 08
- 212 81 4 8 51
- 500 » 4 22 40
- 1,498 70 8 119 89
- 3,518 » 4 J 54 80
- 9,020 00 8 794 32
- 019 42 4 24 77
- 2,011 54 8 108 92
- 32 » 4 l 28
- 4,550 50 8 304 52
- 10,012 70 8 1,281 l
- 10,058 07 4 042 34
- 28,900 10 8 2,312 48
- 135 » 4 5 40
- 1,343 » 8 107 44
- 2,148 » 4 85 92
- 1,550 » 8 124 »
- 550 50 4 22 26
- 8,812 9 8 705 3
- 438 » 4 17 52
- 700 » 8 00 80
- 080 » 4 27 20
- 5,052 » 8 404 22
- 259 » 4 10 36
- 1,225 « 8 98 «
- 1,904 » 4 78 56
- 52,924 k. 4 p. 100 k. 2,110 96
- 0,848k.51i. 6 Id. 410 90
- 407,917 20 28,885 90
- Pendant le icr semestre , les droits sur les importât, s’étaient élevés à 1U u’out été, pendant le 2e semestre, que de........................
- 37,371 83 28,885 90
- Total pour toute l’année.. . 60,257 73
- p.144 - vue 148/260
-
-
-
- PI E CE S J l j ST 1F i C ATI V ES. Suite du N° l\ 3 (7).
- i-45
- Valeurs
- DÉSIGNATION ou QUOTITÉ
- DES MARCHANDISES quantités sur lesquelles du
- cl de leurs provenances. portent les DROIT.
- droits.
- Kl
- w
- M [)N TA N Y
- du
- DROIT.
- EXPORTATIONS.
- Peaux brûles, grandes, petites et sèches, à l’étranger.
- Id. en France.
- Peaux brutes, grandes, petites, en saumure, à l’étranger.
- Id. en France.
- Cire jaune non ouvrée, à l’étranger.
- Id. en France.
- Suif brut, à l’étranger.
- Id. en France.
- Os , cornes , onglons et poil de bœuf.
- à l’étranger. Id. en ^France.
- Pelleterie (peaux de lions, tigres, etc.),
- à l’étranger.
- en France, à l’étranger.
- en France, à l’étranger.
- en France, à l’étranger.
- en France, à l’étrangei*.
- en Fiance, à l’étrangei*.
- en France, à l’étranger, en France.
- Id.
- Tabac en feuilles, ld.
- Métaux , cuivre,
- Id.
- Futailles vides, ld.
- Dattes,
- Id.
- Chevaux ,
- H.
- Tuyaux de pipe en bois , ld.
- Vins en futaille.......
- Fau-de vie en futaille.
- Goudron................
- Cuirs secs.............
- 20,558 k. à 6 f. 100 k.
- 5,207 k. à 3 f. id.
- 16,190 k. à 2 f. id.
- 33 »
- 7,181 k. à 12 f. id
- G47 k. à 8 f. id.
- 3) »
- 4,510 k. *1 P- %
- 10 f. » 2 i/?. p. %
- 474 f. 50 “ 1 1'- /o
- 3) 33
- G0 f. 1i>- 70
- 9,054 k. à 7 f. 100 k.
- 33 33
- 13 f. t>0 à 2 ,/, p. %
- 33 33
- G 0)2 f. 33 à 2 l/l p. 0/„
- 2,832 f. 33 à ' p. Vo
- 94 f. » à 2 1/2 p. %
- 33 33 \
- 33 33
- 3 ch. » .à 10 f. la tète.
- 351 f. » à 2 */2 ]>• %
- 33 33
- NTHEFÔTS roui\ LA HÉeXPORTATIO
- 554 24 à 1/2 p. %
- 104 0 ld.
- 45 0 Ici.
- 100 0 Id.
- 1,2*1 50 158 01
- 228 1)2
- »
- 801 80 51 76
- 45 12
- » 25 4 75
- « CO G33 83 »
- » 23 »
- IG 55 28 32 2 35 >> y>
- 30
- 8 77
- Total.
- 2 78 0 82 0 23 0 50
- 3,304 09
- Les exportations, pendant le ier semestre, ont produit en droits. . . . 3,915 10
- Pendant le 2e semestre, elles ont donné............................. 3,304 09
- Toi al pour l’année..... 7,219 19
- i»i»tt»am»«r.n»MaBC3figK«raiæ2aKaB33Eagc3gg3E3a”f*g^
- L’Intendnnl civil ,
- GEPÏTV.
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-
-
-
- aararr.!'
- ÉTAT comparatif du produit du bureau de Douanes d'Alger, depuis Voccupation de cette ville , jusqu au Tv juillet i 834-
- Ci
- Si i l
- i Ü
- DÉSIGNATION EXERCICES.
- des PRODUITS. 1830 2e semestre 183 1. 1832. 1833. 18 3 4.
- Ancrage Sels 18,351 24 1,261 80 19,600 » 29,220 17 31,825 » 24,712 24 35,325 » » 18,997 41 »
- Importations 96,608 17 271,792 90 372,174 15 458,017 51 267,539 89
- Exportations 5,459 14 9,210 41 14,388 77 30,596 35 41,819 13
- Octroi de terre et de mer * » 119,327 18 187,386 27 * 248,861 61 146,766 41
- Saisies -. •. Pèche du corail 298 80 » 2,003 74 » 246 15 5,819 20 2,253 80 » 999 78 »
- Produits divers Fonds déposés 25,526 74 » 906 5 409,65 » 926 22 4,827 16 304 74 4,43S 86
- Totaux par exercice... 147,505 89 452,060 45 030,961 43 780,807 71 480,866 22
- 0 B S E U VA T I 01\ S.
- Depuis le Ier janvier 1833, les droits sur les sels qui , jusque*là , avaient été l’objet d’un chapitre spécial, se trouvent confondus avec ceux relatifs aux autres articles d’imporLalions.
- Le mauvais succès des tentatives faites en 1832 dans la rade d’Alger pour la découverte de nouveaux bancs de corail, n’a pas permis de les renouveler.
- Sur la somme de 25,526 fr. 74 c. qui figure en 1830, 24,882 fr. 50 c. provenaient de la vente des grains trouvés dans les magasins du dey.
- * La perception de l’octroi de terre , mis en régie depuis le 15 août 1833 , a été confiée au service des douanes; précédemment ce droit était
- affermé et figurait aux recettes des domaines.
- L’Intendant civil ,
- GENTY.
- DE LÀ RÉGENCE d’aLGER.
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-
-
-
- 9
- ETAT comparatif des produits du bureau des Douanes d'Qran, du 16 septembre au 1e1 juillet 18 N° [k!\ (b).
- t. U J hjuti . «'--H'iirff TITiK^r ,liV *"
- DESIGNATION.
- des
- PRODUITS.
- Ancrage,
- Sels. Importations. Exportations.
- Droit de pèche
- Fonds déposés
- Octroi..................
- Saisies.................
- Pèche du corail.........
- Tôt
- aux par exercice.
- 1831
- 2,400 «
- «
- 9,924 13 2,382 33
- 3,098 97 «
- <f
- «
- Produits divers....... 8,232 09
- «
- 26,037 52
- EXERCICES.
- 1832
- 6,675
- 303
- 50,268
- 2,644
- U
- 18
- 55
- 12
- 26,455 30
- «
- 62,981 40
- «
- 1,814 40
- 1833
- 16,300
- <(
- 98,074
- 1,304
- 65,519
- 664
- 6,443
- <c
- «
- 88
- 90
- 41
- 52
- 15
- 1,258 22
- 1,437 18
- 191,032 26
- O CS EB V AT i 0 N S.
- 1834
- ier semestre.
- 11,943 50
- <c
- 66,190 63 1,071 13
- wt* »yv g r«. .TkKa^ • »-t • 1
- 44,454 4! '596 6I <(
- II,9I0 80 687 19 1,251 80
- 138,106 07
- I/état dehlocr.s dans lequel les Arabes ont tenu la ville d’Oran à deux ou trois reprises, pendant les premiers mois de l’annee 1833, I explique la diminution du chiffre des exportations pour celle époque.
- On avait pensé trouver dans les parages d’Oran des bancs plus abondants que ceux des cotes de l’Est, et cet espoir avait attiré un assez grand nombre de pécheurs ; mais les produits, de qualité tout-à fait inférieure, n’ayant pas justifié ces espérances, ils n’ont pas reparu et ne semblent pas disposés à renouveler leurs essais.
- La somme de 8,232 fr. 09 c. portée en 1831, provenait des re-îjceltes opérées antérieurement à l’installation du service des douanes jjpar ]\1. Gobert, qui avait été chargé provisoirement des rccouvre-ïments de cotte nature.
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- L’intendant civil,
- GENTY.
- -a
- M ECES JUST1FIC ATI VE S.
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-
-
-
- i48
- DF LA REGENCE D ALGER
- N° 44 (c).
- Ê
- T AT comparatif des produits du bureau de
- Douanes de Bône, du ie) mai i83a au iei juillet 1834-
- OBSERVATIONS.
- 1833
- 1834
- 8 derniers.
- semesl.
- 14.525 «
- 5,675 «
- Ancrage.......
- Importations. . Exportations..
- Octroi........
- Saisies.......
- Pèche du corail Produits divers Fonds déposes.
- 7,980 39
- 51,385 43
- 2,454 36
- 35,814 77
- 15,503 32
- 50,345 91
- 683 52
- 14 08
- 81 53
- 11,534 40
- IG,751 80
- 13 97
- 154 63
- 1,366 99
- Totaux...
- L’Intendant civil
- GENTY.
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-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES
- 149
- N° 45. TARIF des droits dédouanés et d'octroi en vigueur
- dans la régence d'Alger.
- DROIT D’ANCRAGE.
- 1 de 50 tonneaux et au-dessous, sans distinction de pavillon. 50 francs.
- de 51 à 100 inclusivement.................................. 75
- au-dessus de 100., ........................................ 100
- Exceptions. Ne sont pas soumis aux droits ci-dessus : i° les navires au-dessous de 5 tonn. ; 20 ceux armés pour la pêche ; 3° les navires français ou algériens faisant le cabotage des côtes et ports de la Régence ; 4° les navires , quel que soit leur pavillon, qui, entrés dans les ports pour relâche, ne s’y livrent à aucune opération de commerce, soit à l'embarquement, soit au débarquement; 5° les bateaux corailleurs.
- IMPORTATIONS.
- ... . ( par navires français...........
- Marchandises françaises J .
- ’ ( par navires etrangers 1
- _ . { par navires français /.........
- Marchandises étrangères j . t
- ( par navires etrangers j
- Exceptions. Vins, eaux-de-vie, liqueurs d’origine étrangère*
- I, ( par navires français...........
- de France... J .
- ( par navires etrangers..........
- , ( par navires lraneais...........
- etranger. ... { , ,
- t par navires etrangers..........
- Les céréales et les plants d’arbres sont exempts de droits.
- Les poudres à feu étrangères 11c sont pas admises.
- 4 °/d de la valeur. 8 % id.
- 15 °/0
- 3 fr. les 100 kiL
- 4 id.
- 5 id.
- 0 id.
- EXPORTATION.
- DÉSIGNATION des PRODUITS. E pour la France. RO IX pour l’étranger. UNITES sur lesquelles portent les droits.
- Cire 8 12 100 kilog.
- Huile 5 fi hectolitre.
- Laine 2 10 100 kilog.
- Peaux sèches de bœufs , vaches et veaux. 3 6 idem.
- Idem en saumure I 2 idem.
- ( blanches... 10 15 le kilog.
- Plumes d’autruche J noires 7 10 idem.
- ( grises I 2 idem.
- Tabac , 5 7 100 kilog.
- Kermès 10 20 idem.
- Bœufs, vaches, veaux 10 15 par tête.
- Chevaux, mules , mulets.. 10 30 idem.
- Chameaux 5 10 idem.
- Tortues 60 I le cent.
- Sangsues I 60 3 le mille.
- Oranges, citrons, grenades I 2 100 kilog.
- Tous autres.produits ïp-% 2 1/2 P- °/o la valeur.
- Céréales. » » prohibées.
- RÉEXPORTATIONS D’ENTREPOT.
- Les marchandises sortant d’entrepôt pour être réexportées sont passibles du droit de
- >/m>- %•
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-
-
-
- l5o DE LA REGENCE d’ALGER.
- Suite du N° 4$. OCTROI.
- UNITÉS. UNITÉS
- DÉSIGNATION QUOTITE su r DÉSIGNATION QUOTITÉ sur
- des du lesquelles des du lesquelles
- | marchandises. droit. portent marchandises. droit. portent
- les droits. les droits.
- lîsprit de vin.. >... 20 rhecLolitre. Bougie spermaccli.. S 100 kilo.
- Vins de France... . 2 50 idem. Chandelles 5 id.
- Id. d’Espagne et Café 9 id.
- d’Italie 3 50 id. Jsncre 6 id
- Id. en bouteille.. . . 10 la bouteille. Poisson frais 2 id.
- Eaux - de - vie, li- Sirop 10 le litre.
- queurs......... 10 l'hectolitre. Epices 12p. 7
- Id. en bouteille. . . 20 la bouteille. Poterie vernissée.. . 2 Id. id.
- Tabac. 4 100 kilo. Id. non vernissée.. 1 Id. id..
- Cigares • .. . I le mille. Carreaux I Id. id.
- Viande salée...... 5 Verrerie, (Vienee . 2 Id. id
- Poisson salé 3 id. Cristaux, porcelaine 4 Id. id.
- Fruits secs 3 id. Bois de construc-
- Bière, cidre I 100 bout, i lion I Id.
- Pales d’Italie 3 100 kilo. Meubles, glaces.. . . 5 Id. id.
- Biscuits sucrés 3 Parfumerie.. . . . . . 5 Id. Ul.
- Vinaigre I 100 bout. Couleurs, essences. 3 Id. id.
- Fromage 3 100 kilo. Cuirs 5 Id. id.
- Savons d’Europe.. . 3 id. Fers 3 Id. id.
- Il est perçu à titre de droit d'octroi un dixième en sus des droits d'importations sur les objets ci-après, savoir: charbon, ail, oignons, oranges et citrons, pommes de terre, huile, beurre, savon noir , bougies jaunes , melons, olives, raisins et autres fruits. Nota. Ce tarif a reçu depuis quelques modifications.
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
-
- DOUANES. N°46(a).
- Mouvement général des ports d’Alger, par pavillons , depuis le mois de juillet i83o jusqu’au 1er juillet i83/j.
- INDICATION DES PAVILLONS. RÉCAPITULATION 1
- c/> W U U français. an glais. napolitain. sarde. toscan. espagnol. autrichien. suédois. russe. améric. grec. turc. danois. romain. maure. par ANNÉE.
- U H V) 0) {-. ’> C3 Tonnage, j (À U Ch ’ CZ Ëï ai ba cz O H w V U > es £ V fcO a c a o H ’Â 03 "> CS £ 03 te P3 C c O H es) Z) U '> es S o> te es O H CS) 0) U ’> CS £ ai fcO « C O H v) 0) > CS £ 0) fco C3 a a o H CS) 0) ’> ez S 1 j 1 Tonnage. Ü) P > è 0) te C3 C C o H fS) o > cz S | Tonnage, j V) a> '> CZ z; 03 fcD G O H CS) 0) *> (Z s | Tonnage, j | Navires. | CD fco Î3 O C- | Navires. J <ù fco c: C o H CS) CD £ « S o fco a c c H CS) 0) *> cz £ 0) fco cz £3 C H
- 1830. 81 9,977 19 1,308 55 12,862 26 2,356 13 1,435 95 4,593 30 8,438 12 1,277 5 1,815 33 3 529 I 40 I 202 2 261 17 3S2 360 45,565
- 1831. 129 17,187 31 2,933 12 2,801 39 3,691 29 2,853 51 1,676 34 9,276 3 872 4 955 » 3) 33 j> » 33 » >3 I 110 54 780 387 43,134
- 1832. 157 19,312 24 2,376 66 14,057 53 6,444 38 3,540 78 2,343 43 10,846 7 1,760 3 984 33 33 3 668 I 120 33 33 4 481 208 3,098 685 66,029
- 1833. 127 17,358 31 3,703 68 16,573 57 7,130 41 4,098 60 1,860 40 10,150 12 3,418 5 1,572 1 200 6 1,203 I 184 I 200 1 156 360 4,035 811 70,840
- 1834. 69 8,040 10 1,284 31 7,020 42 4,875 18 1,420 35 798 24 5,755 6 1,509 6 1,505 3) 33 4 575 1 16 I 164 » 3) 179 1,131 426 34,092
- Totaux. 563 71,874 115 11,694 232 52,313 217 24,496 139 13,346 319 11,270 171 44,465 40 8,836 23 6,831 I 200 16 2,975 4 360 3 566 8 1,008 818 9,426 2,669 259,660
- Il n’existe nulle trace de la sortie des bateaux maures pendant les années 1830 et 1831 , tant à la santé qu’à la douane.
- La douane n'a été établie que plusieurs jours après la prise de possession d’Alger : au moment de son installation , il existait déjà dans le port une certaine quantité de navires de commerce arrivés avec l’expédition , et dont la sortie a été constatée plus tard. Quant au tonnage des navires, les résultats indiqués ont été tirés des registres de la douane et de la santé, elles différences qu’on remarque doivent trouver leur explication dans l’incertitude où l’on était au commencement sur le tonnage réel, beaucoup de manifestes n’en faisant alors aucune mention.
- L’Intendant civil,
- genty.
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-
-
- N°46(*)- ÉTAT NUMÉRIQUE £
- Par pavillon, des navires de commerce entrés dans le port de Bougie y pendant le ier semestre de V exercice 1834.
- pavillons
- TOTAUX
- français.
- anglais.
- napolit
- sarde,
- autrich
- toscan
- danois
- suédois
- tunis.
- pruss,
- russe
- amer.
- rom
- turc.
- maure,
- L’Intendant civi
- GENTY
- DE LA RÉGENCE d’aLGER.
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-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES
- iÔ3
- N° 46 (c). DOUANES.
- Etat numérique clés navires de commerce, arrivés a Bône depuis lè x 8 mai i832* époque de Vinstallation de la douane, jusqu’au xer juillet x834*
- BATEAUX CORAILLEURS.
- 1 PAVILLONS
- EXERCICES. TOTAL.
- f3 £
- a* O
- S O V« tr.
- a te C/D H
- 1832 4 10 I 9 24
- (Sept derniers mois. )
- 1833 8 44 35 51 139
- Totaux. 12 54 37 60 103
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
- » 46 (J)- DOUANES.
- TABLEAU comparatifdu mouvement du port cV Oran depuis le ier octobre iffti, jusqu’au ier juillet 1334
- e
- Pi
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- W-
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- O
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- GENTY
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-
-
-
- DOMAINES.
- ÉTAT comparatif des produits des domaines du bureau d'Alger, jusqu’au xer juillet 1834.
- N° 47 («),
- uiui gwwMBcc
- DÉSIGNATION EXERCICES [i
- des ' OBSERVATIONS. i
- PRODUITS. 1831. 1832. 1833. 1834.
- / Jardins et biens ruraux... 2,553 26 3,511 06 3,529 21 5,311 29 Le grand nombre des immeubles domaniaux qui ont été démolis
- Loyer des 1 Maisons 9*705 51 13,360 84 16,645 03 11,578 39 explique la diminution de produits qui s’est manifestée; mais
- immeubles. J Boutiques et magasins... . 37,698 64 59,427 98 61,071 45 35,320 58 l’élévation du prix des baux successivement renouvelés, don-
- [ Bains et fondoucks 2,643 06 2,140 26 1,450 94 16,249 16 nera en définitive une augmenta lion réelle.
- Revenus des biens des établissements et L’autorité française se borne aujourd'hui à la surveillance des 1
- corporations 20,491 39 11,047 44 4,480 20 » biens des corporations.
- Créances et rentes sur divers 283,062 02 227 50 971 25 Les créances recouvrées sur le bey d’Oran et sur Hannlan for-
- ment en très-majeure partie le chiffre des recouvrements opérés
- Produits de ventes de denrées et d’obj. en t 83i.
- hors de service « 20,916 77 6,456 23 906 80 En i83r, on avait vendu un assez grand nombre de chevaux
- Produits de ventes d’effets militaires et réformés. D’un autre côté , par décision ministérielle , les effets
- de chevaux réformés » » 7,273 05 5,552 13 d’habillement hors de service ne sont plus mis en vente. I
- Rétributions pour concessions d’eau. .. Yt 261 02 458 37 36 78
- Abonnements et insertions au Moniteur
- Algérien » n 4,200 50 2,241 05
- Autorisations de petite voirie » 287 50 2,825 85 909
- Journées de traitement à l’hôpital civil. » 642 64 1.932 966
- Amendes de toute nature :.... » 18,441 64 4,012 923 09 L’amende payée en i832 par l’ancien fermier de la Bachbah, et I
- montant à i3,ooo et quelques fr., sert à la différence ci-contre. j
- ( Actes civils. 123 30 59,547 41 6,205 32 40 ,38558 En i83?., le produit des actes civils est cumulé avec celui des |
- Enregistrement, j — judiciaires Yi 10,745 78 12,660 53 2,094 actes immobiliers. 1
- ( — immobiliers.... 10,957 64 72,771 96 Voir l’observation portée aux actes civils.
- Actes sous signât, privées, extra-judiciai-
- res et droits en sus d’enregistrement. » » Jî 9,197 93
- Produits des greffes » 1,229 50 5,004 75 2,654 75 •
- Licences des débitants de boissons 5,989 57 32,001 50 38,850 22,200
- Patentes 36,185 58 40,287 84 43,501 89 30,725 50
- Poinçonnage et poids publics 2,178 39 3,II3 49 3,455 60 82683 La vérification de t833 n’a commencé qu'au mois d'août, les
- poinçons nécessaires n’étant parvenus qu’à cette époque.
- Cjrr
- PIECES JUSTIFICATIVES
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-
-
-
- iv?iW4U.M»kiÆcg
- DESIGNATION
- des
- PRODUITS.
- Introduction de blé.......
- — de l’huile.........
- Oclrois aux portes........
- Droits J Ferme de l’abattoir.......
- affermés. \ Droits deschaises surla place — des chaises à porteur.
- \ Mézouard..................
- Produits du bureau sanitaire.........
- Passeports............................
- Beit-el-mal...........................
- Droits de pêche et de navigation......
- Cautionnements de toute nature........
- Consignations et dépôts..............
- Actes de l’état civil.................
- Diplômes de pharmaciens...............
- Remboursement de frais de justice. . . . Fermage des embarcations de la marine.
- Taxe sur les Juifs...................«
- Marché aux fruits.....................
- Marché aux grains. «..................
- Totaux...
- Suite du N° 47 («)•
- EXERCICES
- 1831. 1832. 1833. 1834.
- 33 47,293 82 35,000 33
- 1,426 73 20,303 80 23,039 55 33
- 6,GUI) 92 19,687 90 23,363 06 33
- 33 84,000 84,000 35,000
- 33 350 425 »
- 33 33 100 33
- 12,819 57 21,757 24,433 34 10,000 02
- 33 2,274 50 5,994 50 2,325
- 4,164 39 1,451 3,285 1,503 75
- 509 54 33 33 33
- 33 937 50 1,643 75 837 50
- 3) 32,200 30,375 60 14,000
- 3) 33 17,727 40 3,434 95
- 33 33 22 45 33
- 33 >3 100 33
- 33 y> 113 84 90
- 33 1,899 25 663 957
- 3,GI9 36 33 33 33
- 111 80 » 33 33
- 33 33 33 18,700
- 440,840 67 509,344 94 547,069 93 275,893 23
- 1.773,148 87
- OBSERVATIONS.
- L’octroi, mis depuis peu en régie , est passé dans les attributions des douanes.
- Par suite des discussions non encore viciées entre l’administration et l’entrepreneur, il n’avait été en i833 rien versé sur cet article.
- Les cautionnements et dépôts ne figurent là que pour ordre.
- Ces produits ont cessé d’exister dès i83i.
- OT
- Sj£32S3EQS5BS£BEXE3BBBB3S3nBBSXEEE8n
- 1HIWMTWK
- 1111111111111 ,r " » ii
- L’intendant civil,
- genty.
- DE LA. RÉGENCE D ALGER
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-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES
- I 57
- IV0 47 (b). ÉTAT comparatif des produits des domaines du
- bureau d’Oran, pendant les exercices i832, 1833 et l* Ier semestre i834.
- DÉSIGNATION - EXERCICES j
- des PRODUITS. 1832. 1833. 1834.
- Loyers des / Jardins et biens ruraux. •. 5,329 33 5,920 21 1,446 66
- iuimeub. du j maisons 1,575 30 12,939 79 4,307 16
- domaine. ( boutiques 1,990 14 2,633 51 2,885 18
- Revenus des biens des établissements et
- corporations 222 55 9,100 65 7,484 10
- Produit de vente de denrées et d’effets
- boi s de service J 156 30 3,136 85 180 »
- Amendes de toute nature 5 8 60 383 95 256 »
- / civils 423 51 1,307 75 2,330 45
- „ . . 1 immobiliers. ...» » » 2,052 85 379 G0
- Enregistrement ..... , . . . , « judiciaires et extra-iud,. des actes iJ . 1 1,236 73 3,596 59 485 »
- j sous seing prives » » 5) » 353 22
- \ droits en sus d'enregist. » » 55 » • 46 »
- Produit des greffes de la cour de justice
- et des tribunaux >5 5) 78 50 46 45
- | Licences des débitants de boissons 2,775 » 6.6(M) » 3,975 »
- Patentes 8,443 38 7,295 78 3,765 74
- Passeports 849 » 817 » 164 »
- Produits du bureau sanitaire » » 3,155 » 1,700 » I
- Droits de pêche et de navigation » » 777 50 362 50 I
- Rétribution des biskeris 2,Ï85 30 3,165 » 984 »
- Droit sur les marches 1,760 18 2,774 40 » »
- Cautionnements de toute nature 5,250 >» 4,000 » 3,500 »
- Diplômes de pharmaciens 5) » 200 ') » »
- Octroi » » » 55 2,988 31
- Consignations » » 3.696 35 55 5»
- Vente d'effets militaires et de chevaux.. » » 11,286 02 18,554 12
- Produit de vérification de régie » » 63 57 10 50
- TotiL... 32,771 50 84,981 27 173,956 76 56,203 90
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
- 158
- DE LA. RÉGENCE D’ALGER.
- IST0 47 (cj. ÉTAT comparatif des produits du domaine du bureau de Bône, pendant les exercices i83a , i833 et le Ier semestre i834-
- DÉSIGNATION des PRODUITS. 1832. EXERCICES 1833. 1834.
- Loyer des immeubles ( Maisons 2,732 50 2,109 » 425 »
- du domaine. I Boutiques G,624 30 6,695 » 1,565 »
- Revenus des biens, des établissements et
- corporations. .. » » 4,895 50 1,346 „
- Produits de vente de déni ées et d'effets
- hors de service.. 3,G 13 20 763 15 »
- Autorisations de petite voirie » » 115 » » 5)
- Amendes de toute nature 197 » 456 » 157 »
- civils 401 0G 891 55 1,267 19
- Enrcgist. des actes judiciaires 191 75 1,052 34 651 »
- extra-judiciaires.. . . » » » » 247 40
- sous seing privé. .. „ » » » 95 30
- Produit des greffes 86 30 206 90 » »
- Licences des débitants de boissons » » 9,000 » 6,300 »
- Patentes » » 4,663 90 2,477 05
- Passeports 79 j» 943 „ 386 »
- Produit du bureau sanitaire 1,963 75 5.318 25 1,999 50
- Cautionnements de toute nature.. 5) » 14,500 » 5,000 »
- Consignations à divers litres » y> 298 85 1,289 50
- Poinçonnage et poids publics 243 57 » » » »
- Monopole sur les bestiaux , cuirs et cires. 1,072 40 » » » »
- Frais de justice... » » » i> 43 „
- Permis de pèche et de navigation » » 160 j, 268 75
- Vente d'effets militaires et de chevaux ré*
- formés » » 2,241 15 447 75
- Livrets d’ouvriers. » » » » 21 )>
- 17,204 83 54,309 59 23,986 44
- Total... 95,500 86
- *
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. I 5g
- JS° 48 (a). ÉTAT des immeubles démolis à Alger pour cause d’utilité publique , jusqu’au Ier août 18 3 3.
- EMPLACEMENTS. U. 0 1/5 f5 S KO) V) cj S O CS BRI e ai et ce CZ s l DI V3 <v S V :s O) ai /C </5 •0) 0 £ c: IA a -5 a 5 t/3 .2 w 5 £ E (A tA O E < -a b-0 H « « “ te S a 0 £ fc S VI O nz NO Bl £ cz £ S ce M BR .ES I 6 ' £ 0 03 d a !£ CZ .CO F. DI U» I»A trt a '03 3 tA c K cc :s 1 RTE tA C 5 0 0 <A a CZ X 3 C3 à des particuliers. j S w I c/i S ‘ ° 1 MH B C3 S vy 1 « a 0 8
- Bab-Àzoun Truc) I 23 33 33 » 24 4 33 33 33 20 Dans les 3
- Bal) el-U;* » 6 3) 33 33 6 » » 33 33 G rues principa*
- liah-el-Oued (rue) 14 79 3) 2 l 90 25 3 17 1 60 les de la ville,
- Uab-el-Oued (hors). . .. j> I 3) 33 33 J 33 » » 1 » * t notamment
- Bab-Zizn » 0 33 33 » 2 33 >3 >3 33 0 dans celle de
- lieit-el-Mal (près le). . . » 2 » 33 33 0 33 3) 33 » 2 la Marine et
- Bazar(rue du) » 14 33 33 I 15 I 2 1 » 11 delîab-el-Ou-
- Belagra » 1 33 33 >3 1 n >3 » >3 1 ved, de nom-
- Charles-Quint (rue)... y> 3 33 33 33 a » 3) 33 » 3 Omises demo-
- Cléopâtre (rue) 1 12 1 » » 14 5 I 1 I G li lions se sont
- Cordonniers (rue des).. 2 17 33 33 33 19 7 1 1 I 9 encore ope-
- Couleurs (rue des Trois ) j) 2 33 33 » 0 1 >3 33 33 I rees depuis la g
- Couronne (rue de la).. I » >3 » >3 1 1 )) » » >3 confection de 1
- Djardin 2 33 » 33 33 2 » 33 » ii 0 cet état.Beau 1
- Dorade (rue de la).... |2 13 3 33 » 28 3 J 3 10 11 coup de mai- 1
- Etal-Major (ruede P).. 3 » p 33 » a 33 >3 >» ] 2 sons et bonti- 1
- Ferrai ia » 2 >3 33 » 2 >3 33 >3 >3 2 (Tues ont par I
- Fisnga j> 11 33 33 » 11 '3 >3 3) 33 II conséquent H
- Flèche (rue de la) 1 » 3> >< 33 1 1 33 33 33 33 disparu. Le g
- Gouvenirinent(place du) 4 5 33 33 » 9 2 » 4 33 O •J classement B
- llaback-Dima » I » 33 » 1 33 33 33 » I parnalurede |
- Jéninn (rue) j) 1 33 >3 >3 1 >3 » 33 » I propriété en B
- Kaida-Kaidana » 1 33 33 )) 1 >3 33 >3 1 33 serai là faire. 1
- Keuisia 33 3 33 33 )) 3 33 >3 33 )) a |
- Kisaria » 7 33 33 » 7 3) )3 33 » 7 H
- Koucha el-Ougid 1 a 33 33 33 1 33 )) » )3 1
- Mahon (rue) Marine (rue de la).... 7 a 8 » 33 15 3 1 33 33 11
- 35 91 33 J I I2K 10 H 24 9 74
- Moukasia » 17 » 33 33 17 )• » »> » 17
- Orléans (rue d’) 1 » » 33 33 1 I 33 » » n
- Pêcherie (descente de la) 3) (î 3) 33 » G 2 » 33 33 4
- Police (près la) » 1 3) 33 » I » 33 >3 33 I
- Sangn » 4 >3 » 33 4 » 33 >3 2 2
- Sainte (rue) ).. . 2 » 3) 3) >3 2 33 2 >3 >3 »
- Sauterelles (rue des)... » 1 33 » » 1 I » » >3 >3 |
- Seipion (rue) . » 1 33 33 )> 1 I >3 >3 >» 33 1
- Scbbagh ii 10 3) 33 33 10 » 33 » >3 10 1
- ! Soudan (rue du) 2 3) 33 33 33 2 I 3) 33 » 1 1
- Souk-cl-Lock. » 3 >3 33 3 » 33 te 3) 3 !
- Totaux... 89 340 12 a a 447 G9 22 51 44 :GC29E 27‘ 278 7 s
- L'Intendant civil ,
- GENTY.
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-
- DE LA REGENCE JL> ALGER
- 1C0
- N° /,8 (b). ÉTAT des immeubles démolis à Oran et à Ker-gentha, pour couse d’utilité publique, depuis l’occupation jusqu’au Ier janvier ï834.
- ï EMPLACEMENTS. Nombre des Nombre total des immeub. démolis. Nombre | des immeubles. 1 appartenant 1
- ....... ; tS) e, J?* .5 r, (Z ta w «J <r ü c *<5 g o rz 3 O a des i particuliers. |
- Place d’urines. . 7 )> )) » 7 2 5
- Place du marche 2 16 » » 18 7 11
- Rue du Chàleau-Neuf » » » 3 3 3 ”
- Sur le rempart 26 2 » » 28 18 10
- H ii p rl ti Rempart, près le fort Saint-
- Philippe 250 » » » 250 )> 250
- Rue Philippe » » » 6 6 6 »
- Quartier de l’hôpital militaire.. .. 200 >• » « 200 » 200
- Quartier de la vieille Casbah.... 40 » » » 40 » 40
- Place Kléber » » » 8 8 » 8
- Quartier de l’arsenal 16 )) » » 16 » 16
- Ville de Kcrgentba 350 » » » 350 » 350
- Village de Raas-el-Aïn 150 » » 1) 150 » 150
- Totaux.. . 1041 18 }) 17 1076 30 1040
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. l6l
- N* 48 (c)* État des immeubles de la ville de Bône démolis pour cause d'utilité publique, depuis le commencement de l’occupation jusqu’au 1 *v janvier i834*
- EMPLACEMENTS. No c 0 W r; a inbre v> a> 3 •H" 3 0 A [les G & CS to <n a en A Si — rz c "S 'Z 2! â | C - Z x I des ap V) 01 'O K — 3 cr CS V. C Nombre immen larten; Si 3 *C3 a C C T3 blés nt o> <n •— 4: 3 “ U rfl « U ez P. OBSB&VATXOSrS.
- Rue» de la Marine.. a » 3 3 I U 2
- — dus Pyramides. » » 1 1 » )> 2
- — Joséphine...*. 2 » u 2 » M 2
- — d'User 2 » » 2 tft • 2
- — du 4e de ligne. 2 » a» 2 » » 2
- —*» flovigo » M I 1 7» I I
- — l'éiisaire 6 ao »> 6 » » 5
- — Be.mcuire..... 6 » 3 8 2 » 0
- — Trézel I u » I I) » 1
- —«• Beaujolais..... 7 A> » 7 tt » 7
- —- du Lion » » 1 I » *> I
- —- de Carthage... I a» » I » » 1
- — Armand)' » » 3 3 V m 3
- — Duquesne 2 » I 3 a 3
- — Du Couédic.. . 4 » » 4 I m 3
- — de l'Hôpital... I u I 2 U » 2
- — R''PI> 1 D 1 2 I *> 1
- — Saint-Nicolas.. l » 1 » Al I
- — Béarnaise » 15 » 15 4 I 10
- Totaux... 34 15 15 G4 0 2 53 ,-C M !
- Récapitulation du produit annuel des maisons démolies.
- OlUGIMX DI» MAISONS. Produit ann
- A des particuliers 84GO .
- Au domaiue 258 »
- Aux mosquées 1234 1.
- Total. .. 0952 »
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
- i6s
- DE LA RÉGENCE D ALGER.
- N°48 (d). ETAT des immeubles appartenant au domaine
- à Alger.
- /Maisons.....*........
- Maisons par indivis...
- Boutiques...........
- Boutiques par indivis..
- Magasins............
- Cafés................
- Chambres.............
- Moulins.............
- FoiuUmcks...........
- Bains.. ..........
- immeubles divers af-
- fectrs à des services publics 161
- Terrains...... 29
- Cafés 13
- Ja rdins 6
- Fermes du beylick.. . . 16
- Total général... 820
- 110
- 9
- 426
- 12
- 7
- 2
- 18
- 6
- 1
- 4
- OBSERVATIONS.
- Les revenus de ces immeubles se sont élevés pour le ier semestre 1*33 à la somme totale de 38089 fr. 33 c. Ils ont été constamment eu hausse depuis cette époque.
- Immeubles nouvellement découverts sur les sommiers du
- beylick.
- des NOMBRE. OBSERVATIONS.
- immeubles.
- Maisons. . .. 18 Beaucoup d'autres immeubles ont
- Magasins ... II été encore découverts depuis le pre-
- Boutiques... 7 mier recensement exécute en 18313.
- Chambres... 6
- Ecuries 4
- Fours 3
- Total.. . 49 i
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
- 48 (rf).
- ETAT des immeubles appartenant au domaine à Oran (i833).
- Immeubles composant le domaine civil.
- Produit
- NATURE
- immeubles
- OBSERVATIONS.
- xhicbubz.es.
- en 1833.
- Maisons
- Les magasins et enclos ont été presque en totalité occupés pai* des services publics.
- Boutiques......
- Magasins.......
- Jardins en ville
- Enclos,
- 3982 GG
- L’Intendant civil GENTY.
- PIECES JUSTIFICATIVES.
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-
-
- 164 DE LA RÉGENCE l/ALGER.
- N° 48 (e). ÉTAT des immeubles appartenant au domaine à
- Mo ne.
- NATURE des *AO?*lSTÉS. Nombr*. REVENU en 1833. AEFECTATIOW ACTUELLE,
- ? I 300 Louée.
- 1 6 » Casernement militaire.
- 9 maisons. (
- | I » Concédée à un indigène à litre d'indemnité.
- \ 1 » Inhabitée.
- 13 2472 Louées à divers.
- 15 boutiques. 1 » Casernement militaire.
- 1 » Démolie.
- T » Casernement militaire.
- 8 magasins.
- 1 » Inoccupé.
- 32 32 2772
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES,
- i65
- N° 48 (f). ÉTAT des titres de propriété en la possession
- du domaine, et centralisés à Alger, jusqu’au Ier septem-
- bre i833.
- NOMBRE
- ORIGINE des r&OPRIBTÉS’ Des immeubles appartenant 1 au domaine. i Des titres de propriété. | IDes propriétés pour lesquelles | 1 i! n'est pas justifié d’un titre, j OBSERVATIONS. i
- Beyîick 277 131 I4G Dans l’état n®48(d), le nombre des immeubles
- Administration des fontaines. 381 163 218 appartenant au domaine n’est porté qu'à 820 , pqrce que là n’ont été indiqués que ceux don» radininislration est actuellement et définitive-
- Dotation des janissaires 342 278 64 ment en possession t tandis qu’ici le chiffre «le 1000 résulte de l’addition à cette première classe de propriétés de toutes celles qui sont
- Totaux... 1000 572 428 grevées de charges nu profil du domaine , ou qui ont étédemolies : il serait d’ailleurs possible que les litres qui n’ont pas été traduits, cou* cernassent encore d’autres propriétés que celles dont le domaine est déjà en possession.
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
- i66
- DE LA REGENCE d’aLGER
- N° 49
- ÉTAT comparatif des locations des immeubles du domaine à Alger (i833).
- NATURE des IUMEÜDLES. SITUATION. bOCAr Exercice 1832. noNS. Exercice 1833. i DIFFÉRENCE.
- Boutique Rn« Rab-ebOned j r>° 7 06 96 1205 » 173K 04
- — n° 25 00 * 600 » G00 »
- —, — — n° 201 133 92 000 » 400 08
- Maison....... — des Trois-Couleurs , np 81 133 92 445 » 311 08
- Boutique — Rosa, n° 5 192 » 460 » 268 »
- — de Chartres , n° 91 ... 35 28 70 25 34 97
- Café 446 40 800 4o 414 »
- Magasin 100 » 800 )> 700 »
- Café Rue Sidi-K hdnllnh ( n° 9,2 90 » 725 » 635 »
- Maison....... — des Trois-Cniilenrs, n° 00 90 » 450 » 360 »
- — de l'Intendance, n° 39 80 » 305 » 225 »
- — — de la Porte-Neuve, n° 176 00 » 160 » 100 »
- — — Xatna , n° 4 30 » 70 » 40 »
- — — du Palmier, n° 72 30 » 55 » 25 »
- — — Salhiste, n° 30 00 » 205 » 205 »
- — — du Faubourg Bab-Azoun , n° 51 . 180 » 355 » 175 »
- — — de la Casbah , n° 97 • 40 » 05 » 25 »
- — — n° 40 100 »> 350 » 250 »
- 1923 48 7900 65 5972 17 i
- j Nom. Quand l’augmentation est plus forte.» clic s’applique aux immeubles des bas quartiers ; quand elle l'est moins» elle Concerne ceux des quartiers élevés.
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- [67
- N° 5o.
- ÉTAT des registres écrits en turc et en arabe, qui sont déposes aux archives du domaine (i833).
- NUMEROS
- correspond.
- à ceux de l'inventaire
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
- 6
- 7
- 8 9
- 10
- 11
- 12
- 13
- 14
- 15
- 16
- 17
- 18 19
- 1
- 2
- PREMIERE SÉRIE DE l/lNVENTÀlRE.
- Journal d’Achmeî-Kodja concernant les ventes et achats du gouvernement algérien. Il est daté de l’année i235.
- Autre journal tenu par Omar-Kodja concernant également les ventes et achats du gouvernement algérien. Il est daté de l’année' 1235.
- Autre journal d’Achmed-Kodja, semblable aux deux ci-dessus.
- Registre tenu par Omar-Kodja, énonçant les dépenses générales du gouvernement algérien. Il est daté de l’année 1211.
- Autre registre tenu par Achmed-Kodja, semblable au n° 4. Il est daté de l’année mi.
- Registre tenu par Achmed-Kodja et qui jusqu’à l’entrée des français a Alger, a servi à inscrire le compte des revenus de la Régence eu impôts. Il est daté de l’année 1233.
- Autre registre tenu par Omar-Kodja, semblable au n° 6. Il est daté de l’année 1233.
- Autre registre iaisaut le pendant du n° 7. Il est ancien et daté de l’année 1167.
- Registre du loyer des propriétés du gouvernement, tenu par Omar-Kodja. Il est daté de 1235.
- Autre registre tenu par Baeh-Kodja, ayant servi au même objet que le registre 11° 9. Il est daté de 1235.
- Cahier des comptes de la douane. 11 est daté de 1244.
- Registre concernant les ventes et achats de la Régence.
- Registre indiquant les dépenses laites à plusieurs fermes appartenant à la Régence. Il est daté de l’année 1167.
- Registre où sont inventoriées les marchandises trouvées sur les navires que capturaient les corsaires algériens.
- Registre des dépenses laites aux fermes de l’aga. Il est daté de l’année 1239.
- Autre registre destiné à inscrire les revenus de la Régence en impôts. Il est ancien et daté de l’année n65.
- Autre registre relatif aux fermes de l’aga, semblable au registre n° 15.
- Registre concernant les achats et les dépenses du Kodja-el-Kraïl. Il est daté de l’année 1202.
- Registre constatant les immeubles affectés au service des fontaines. Il est daté de l’année 1241:.
- Deuxième série.
- !
- Journal de recettes. . *;
- Registre où Ion inscrivait les tributs payés par les puissances chrétiennes.
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-
-
- l68 1>E LA RÉGENCE d’aLGER.
- Suite du N° 5o.
- NUMÉROS correspond, à ceux de l'iuveu taire
- 3 Registre ancien tenu par le Kodja-el-Kraïl où l’on inscrivait les impôts en céréales perçus sur les tribus.
- 4 Registre ancien tenu par le Kaleb-el-Mekrzan-el-Zerâa , semblable au n° 3.
- 5 Registre ancien tenu par Ali-Aga, semblable au u° 3, daté de l'année 1086.
- 6 Registre où l'on inscrivait la solde des troupes, daté de l’année ii 58.
- 7 Id. n83.
- 8 Id. 119^.
- 9 Id. 17.00.
- 10 Id. Date effacée.
- 11 Id. ii75.
- 12 Id. 1240.
- 13 Id. 1147.
- 14 Id. Date effacée.
- 15 Id. 1171.
- 16 Id. 1189.
- 17 Registre où l’on inscrivait la solde des troupes, daté de l’année n35.
- 18 Id. 1240.
- 19 Id. Z 121.
- 20 Ancien registre tenu par le Kaleb el-Mekmn-Zerâa, semblable au n° 3.
- 21 Registre où l'on inscrivait la splde des troupes. U est daté de l'année 1147.
- 22 Id. Date effacée.
- 23 Id. in 4.
- 24 Id. Date effacée.
- 25 Id. 1140.
- 26 Id. 1158.
- 27 Id. Date effacée.
- 28 Id. 1187. Registre où l’on inscrivait les loyers des marchés et autres propriétés du gouvernement.
- 29
- 30 Registre tenu parje premier Kodja, sur lequel on inscrivait les dépenses de l’administration publique. Registre où l’on inscrivait les impôts payés par la tribu de Beni-Khalil.
- 31
- 32 Ancien registre des dépenses faite è plusieurs fermes appartenant au beylick. Registre où l’on inscrivait les impôts payés par les tribus, arabes qui habitaient les terres cultivées.
- 33
- 34 Registre ancien tenu par le Kodja-el-Kraïl, semblable au n° 3.
- 35 Registre tenu par le deuxième Kodja, où l’on inscrivait les dépenses de l’administration publique.
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. Suite du N° 5o*
- 169
- NUMÉROS correspond. à ceux de l'inventaire
- 36 Registre contenant une collection de traités et conventions
- aiec leur traduction en anglais.
- 37 Registre où l’émir Séka inscrivait ce que le dey faisait acheter à Pélranger.
- 38 Registre qui contient diverses notes de Paga.
- 39 Registre de la maison du dey où Pou inscrivait les sommes que lui payaient les boys et les kaïds
- 40 Registre des dépenses faites pour la construction d’une maison bâtie par le dey.
- 41 Registre où sont inventoriés les objets qui existaient dans les fermes du bejliek, daté de Pauiiée 1243.
- 42 Registre semblable au registre 41, daté de l’année 1242.
- 43 Registre où Pou inscrivait les présents que les deys envoyaient aux sultans.
- 44 Registre des achats, ventes et prêts faits en bétail et céréales clans les fermes du beylick.
- 45 Registre des tarifais, commencé en no3 et cessé lors de l’entrée des Français à Alger.
- 46 Registre ancien tenu par le Kaleb-el-Mekrzan-el-Zerâa, semblable au n° 3.
- 47 Cahier sur lequel les écrivains s’exercaient à faire des lettres pour apprendre la correspondance.
- 48 Registre où l’on inscrivait les ventes de sel du beylick.
- 49 Cahier semblable au n° 47.
- 50 Registre de la solde des troupes envoyées contre les Grecs.
- 51 Registre des dépenses de l’expédition contre les Grecs.
- 52 Cahier de notes diverses.
- 53 Registre où sont inscrites les dépenses faites pour la construction de la grande mosquée de Belida.
- 54 Registre où Pou inscrivait les noms des soldats qui étaient envoyés dans l’intérieur pour la perception des impôts.
- 55 Registre où l’on inscrivait les noms des gens qui travaillaient dans les fermes du beylick.
- 56 Registre semblable au n° 54.
- 57 Registre où Pon inscrivait les noms des canonniers envoyés dans les forts
- 58 Cahier de notes diverses.
- 59 Registre où Pon inscrivait la solde des troupes. U est daté de l’année iii3.
- 60 ld. Date effacée.
- 61 ld. ld.
- 62 ld. irqi.
- 63 Registre où l’on inscrivait la solda des trompes. U est daté de l’année 1210.
- 64 Id. 1226.
- 65 ld. 1214. j
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- l^o DE LA REGENCE D’ALGER.
- Suite du N° 5o.
- — NUMÉROS cnrreitponcl. a ceux de l’inventaire
- 66 Registre où l’on inscrivait la solde des troupes. Il est daté de 1234.
- 67 Id. 1225.
- 68 Id. 1206.
- 69 Registre où l’on inscrivait les comptes des revenus de la Régence en impôts. Il est daté de l’année 11.74.
- 70 Registre où l’on inscrivait la solde des troupes : date effacée.
- 71 Registre où l’on inscrivait les impôts en céréales payés pâlies sept tribus sous le commandement de l’Aga. § TROISIÈME SÉRIE. |
- 1 Registre où l’on inscrivait le tribut que payaient les cheicks g nouvellement nommés. 1
- 2 Registre où sont inscrites les propriétés liabous aux janissaires. |
- 3 Registre où sont inscrites les propriétés liabous aux mosquées n et marabouts de Bône. I
- 4 Registre où l’on inscrivait les chevaux et mules que le beylick 1 avait dans les fermes de quatre tribus; en outre les noms 8 des cheicks des diverses tribus et celui des iinans, etc., S d’Alger. |
- 5 Ancien registre où l’on inscrivait les armes remises aux trou- 1 pes qui partaient pour l’intérieur. 8
- 6 Vieux cahier du Kodja-el-Kraïi relatif aux fermes deOulidada.
- 7 Registre du Yaya-Aga où il inscrivait ce qu’il recevait des tribus en mules, chevaux et argent. Registre des produits et du matériel de la ferme Mezaia.
- 8
- 9 Registre id. des fermes Regaia et ben Djemia.
- 10 Registre où l’on inscrivait les noms des Arabes qui servaient de domestiques aux Turcs envoyés pour prélever les impôts.
- 11 Registre tenu par le Kaleb-el-Mekrzau-el-Zerâa des céréales qui entraient à la Jénina.
- 12 Registre tenu par le Kodja bab-el-Djczira des ventes et achats | de la marine. fl
- de 13 à Registres tenus par le Kaleb-el-Mekrzan-el-Zerâa, semblable S
- 30 inclus. au u° h. S
- 31 Registre tenu par le Kaleb-el-Bacha des vivres pris et.con- i sommés par les troupes envoyées chez les biskeris. fl
- 32 Registre des dépenses faites à Smyrne par l’envoyé pour le | recrutement des troupes. fl
- 33 Vieux registre des immeubles appartenant aux fontaines. fl
- 34 Id. id. |
- 35 Id. id. g
- 36 Registre des produits et du matériel de la ferme de Iesser. fl
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. Suite clu N° 5ô.
- !?!
- NUMÉROS correspond. à ceux de l'inventaire 37 Registre semblable au n° 3s.
- 38 Cahier des comptes de la douane, daté de Tannée 1235. Vieux registre où Ton inscrivait les dépenses des fermes du
- 39
- 40 beylick. Registre où Ton inscrivait les noms des Turcs qui partaient
- 41 pour leur pays ou tout autre. Fragment d’un registre où Ton inscrivait les impôts payés par
- 42 les tribus arabes. Registre où Ton inscrivait les prises faites par les corsaires
- 43 avec: leurs produits. Registre où ont été inscrits les noms et le prix d'esclaves
- 44 achetés par Ali-Pacha. Registre où sont inscrits les actes qui constituaient des pro-
- 45 priéles habous aux diverses mosquées de Belida. Registre commencé depuis l’arrivée des Français, où sont
- 40 inscrites les propriétés affectées aux fontaines. Cahier où sont inscrits les immeubles affectés au Sboul-Keirat.
- 47 Id. id.
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
- »• 5i.
- ÉTAT des immeubles appartenant à la Mecque et Médine à. Alger (ier août i833).
- KATÜRE DES IMMEUBLES.
- Nombre.
- Immeubles en fille.
- Propriétés
- rurales.
- Maisons.............
- Ruines.............
- Magasins. .«•*•« • %
- Boutiques...........
- { Cafés...............
- Moulins............ .
- Fours...............
- Bains..............
- Chambres...........
- f Maisons de campagne.
- F ermes.
- Terrains..^.........
- Totiux
- 1100
- ous. CHIRK.AS. ANAS. Affec- TOTAUX.
- TES
- aux lo-
- gemcn.
- Montant P Mon- Mon- mili- des des
- du Si S tant du Nombre. tant du taires. immeu-
- loyer. m* loyer. loyer. Nom- blés. loyers.
- 25 bre.
- 51742 48 77 305 36 26 53 06 50 883 52100 90
- » » 33 » » » 18 33
- 184 52 4 2 3) 4 4 13 3 82 190 65
- 353 09 7 10 81 I » 31 » 156 364 2i
- 10 28 1 10 54 I »• 19 33 4 21 01
- 4 51 »» 33 33 33 33 3 4 51
- 6 76 I » 62 I » 46 » 9 7 84
- 18 90 » 33 » )) 33 I 18 90
- 31 26 » 3) » 33 2 II 31 26
- )) » » 98 » » 149 »
- » » » 7 1 33 33 34 »
- n » » 2 f » » 37 »
- 1 52351 80 1 l 329 33 141 1 58 15 55 1387 52739 28
- OBSERVATIONS.
- On n’a eu que les résultats fournis par l’oukii; l’administration , maigre le contrôle suivi qu’elle a exercé sur cette corporation t n’a pu jusqu’à celle époque obtenir davantage.
- vJ
- P
- L’Intendant civil, GENTY.
- DE LA REGENCE D ALGER
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-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES
- '73
- N° 52. ETAT des immeubles appartenant à la Grande-Mosquée à Alger, aux hérabins et aux muadénins (employés de la Grande-Mosquée ). Ier août i833.
- Nota. L’administration de tous ces biens est dans les mains du muphti.
- NATURE
- des
- IMMEUBLES.
- Immeubles en ville.
- Maisons. Magasins. Boutiques Moulins. Fours.. . Bains... Chambres Ruines... Cafés... .
- Total par mois. Pour l'année»
- „ .* ' [ Fer
- Propriétés \ T
- rurales, j Tn"'
- Total general..
- mes.. Jardins.. Terrains.
- Immeubles en ville.
- Maisons. Magasins Boutiques Moulins . Fours. •. Bains... Chambres Ruines Cafés..
- Total par mois.. Pour l’année...
- Propriétés
- rurales.
- Fermes. Jardins. Terrains
- Total général. Report de la Gr.-Mosq TOTAUX GÉNÉRAUX
- HABOUS.
- Mon tant du
- loyer.
- ANAS.
- ô jS • monts
- Montant mili-
- g du ta ires.
- É5 loyer. Noml).
- Affectés aux loce-
- TOTAUX en 1833
- Des
- loyers.
- A LA GRANDE-MOSQUEE.
- 50 237 82 14 58 88 12 76 296 70
- » » 33 » » 33 »
- 10 56 « 33 33 33 10 56 3)
- 1 11 CO 33 33 » 1 Il 60
- 3) 33 33 33 33 »
- 1 14 88 33 33 33 1 14 88
- 4 12 45 33 >3 >> 4 12 45
- 2 33 >3 33 3) 2 »
- » » » 33 )) » »
- 332 75 58 88 391 63
- 3993 » 706 56 4699 56
- I 137 88 » 33 1 137 88
- 4 70 68 33 848 » 33 37 9Ï8 68
- 2 3) 8 128 94 33 10 128 94
- 4201 56 1683 50 5885 06
- AUX HJ ÏRABINS ET MUADÉNINS.
- 31 142 12 2 11 15 I 34 153 27
- » 3) » 33 33 » 33
- 20 70 28 33 33 3) 20 70 28
- » 3) 3) 33 » 33 33
- » » >3 >> 33 » >3
- » 3) 33 )> >3 33 »
- 3 13 24 >3 33 33 3 13 24
- » 3) 33 >3 33 33 »
- 3) 33 33 33 33 33
- 225 64 II 15 236 79
- 2707 68 133 80 2841 48
- 1 93 » 33 » )> 1 93 »
- 7 292 02 21 477 02 J> 28 769 04
- » 33 33 33 3) » >3
- 3092 70 610 82 3703 52
- 4201 56 1683 50 5885 06
- 137 7294 2C 78 2294 32 13 228 9588 58
- OBSERVA-
- TIONS.
- Les états ont été rédigés sur la simple déclaration de Uoukil : les registres pour les contrôler manquent.
- il.
- L’Intendant civil , GENTY.
- T ‘J.
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-
-
- I\° 53. ÉTAT des immeubles appartenant a Sboul-Keirat a Alger.
- (Mosquées de la Pêcherie et administration générale des mosquées turques. ) (icl> août i833.)
- •«3friv.cr üDMïOôni vri :ta
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- PIÈCES JUSTIFICATIVES. I 7 5
- N° 54. ÉTAT des immeubles appartenant au marabout de Sidi Abdrahman à Alger. (ier août 1833.)
- — ™!
- TOTAUX «2 I
- NATURE HABOUS. ANAS. EN 1833 §
- H
- des IMMEUBLES . <
- Nombre. | | Montant 1 du lover. ' 1 ‘ 1 Nombre. ^ Moulant du loyer. des 1 iinmeub. j des j revenus. ' j > cC « CO O
- Maisons... 14 1208 64 2 97 10 10 1305 74 I
- Immeubles I
- Boutiques. 11 755 70 I 12 90 12 708 72 B
- en ville. ~ N
- Magasins.. 1 i) 33 l » -uî 3
- Fermes ... 1 1/2 127 80 » » I 1/2 127 80 U
- Cm
- Propriétés Maisons . . » 3) 7 1/2 225 00 7 1/2 225 00 U
- rurales. 1 Terrains. . 2 45 » 33 2 45 a
- . Jardins... 2 20 40 » 3) 2 20 40
- 31 1/2 2157 60 jlO 1/2 335 06 42 2493 26
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
- i y 6
- DU LA RÉGENCE d’aLGER.
- N° 55. ÉTAT des immeubles appartenant aux petites mosquées et autres établissements publics et religieux de la ville d’Alger. (ier août i833.)
- 1IABOUS. ANAS. TOTAUX
- NATURE eu 1833
- des OBSERVATIONS.
- IMMEUBLES. Ja o Loyer. t. jQ £ o Loyer. g des loyers.
- K V rs
- Mosquées.... 230 I37«5 09 372 4348 47 602 18II3 56 i° États fournis par les
- - oululs.
- Couvents (i). II 966 78 31 417 15 42 1383 93 2° Les différences qui existent entre les résultats
- Marabouts... Frnles....... 46 2558 08 152 52 48 539 72 94 3097 80 de ce tableau et ceux consignés au rapport (eha-
- 2 3 12 96 5 165 48 pitre des Corporations), proviennent de la varia-
- Cimetières... I *4 00 » » I 78 » lion des versions des ou-kilsquî, tantôtsontvenus déclarer une plus grande
- ' *
- Totaux... 290 17520 47 454 5318 30 744 22838 77 quantité d’immeubles, et tantôt une moins grande.
- (i) Les couvents sont des endroits retirés où les talebs vont se livrer à l’étude et
- aux méditations religieuses.
- I/Intendant civil GENTY.
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-
-
- rsT0 56. ÉTAT des immeubles appartenant a la corporation des Andalous ( maures réfugiés d’Espagne ), à
- Alger. ( ier août 1833. )
- KATIJAK des H1B DUS. ♦*- Montant du loyer. AIT 4S. Aff. à des logements militaires. Immeubl. démolis. TOTAL des OBSERVATIONS.
- IMMEUBLES. Nombre. Nombre. montant du loyer. Nombre. Nombre. revenus en 1833.
- 0 f Maisons 34 1/2 827 56 9 296 98 4 5/6 I 1124 54
- Immeubles j Maisons par indiv. 3 50 02 p » » 2 » 50 02
- en ville. ( 1 Chambres 3 18 60 » jï » 3 l 18 60
- \ Boutiques. 35 334 80 » » » 20 » 334 80
- | Propriétés H rurales. Jardins 3) » w O 93 >1 » » 93 0
- Terrains » » » I 20 46 r> » 20 46
- TOTAUX.. . 75 1/2 1230 98 15 410 44 29 5/6 2 1641 42
- L’Intendant civil ?
- GENTY.
- PIEC ES .T UST1F 1 C A T IVES.
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-
-
- ï^8 DK LA RÉGENCE D A LG EK.
- N° 57. ETAT des immeubles appartenant a la Mecque et Mêcline h O/an. (ier août i833.)
- DÉSIGNATION <les IMMEUBLES. NOMBRE des im meubles. PRODUIT en Ï833. , 1 OBSERVATIONS.
- Maisons T 100
- Boutiques 13 2760 66
- Totaux... 14 2800 66
- L’Intendant civil, GEN T Y.
- N° 58. ÉTAT des immeubles appartenant aux mosquées,
- à Oran.
- NOMBRE
- DÉSIGNATION
- TOTAL
- compris dans le domaine militaire.
- OBSERVATIONS.
- PRODUITS .
- I MMEÜBLES.
- IMMEUBLES .
- Maisons
- Boutiques,
- Jardins hors ville.«
- Emplacements de maisons en ruines.
- 40D 20
- 12723 96
- u,niiiin.n«aggraM;
- L’Intendant civil GENTY.
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-
-
- PlilGKS JUSTIF1C ATI VES. !*]<£
- N° 5g. ETAT des immeubles appartenant aux mùsquées, k
- Bône. (ier août i833.)
- 1 ' NATURE des IMMEUBLES. NOMBRE. REVENU. AFFECTATION ACTUELLE.
- 1 4 Mosquées. 4 3 mosquées, I église catholique. fi
- 24 Casernement militaire.
- 3 720 Louées à divers.
- S «30 Maisons.. I Service public (pèche du corail).
- B 2 Concédées à des indig. à titre d’indemnité.
- ( I Casernement militaÎTe.
- 21 2016 Louées à divers,
- i Service public (tribunal du cadi).
- 32 Boutiques,1 2 Concédées à des indig. à titre d’indemnité.
- | 0 Démolies.
- 1 I Inhabitée.
- II Casernement militaire.
- 4 670 Loués à divers.
- 5 Inoccupés.
- I Concédé à un indigène a titre d'indemnité.
- I I Jardin . .. I Casernement militaire.
- 9 I terrain.... I ld. UI.
- 1 89 TOTAUX.. 89 3912 Non compris 1 maison et I boutique appartenant à
- la Mecque et Médine.
- L’Intendant civi
- GEN T Y
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-
-
-
- i8o
- DE LA REGENCE D ALGER.
- N° 6‘o (a). ÉTAT numérique des propriétés séquestrées à Alger et aux environs de cette ville. (ier août i833.)
- IMMEUBLES EN VILLE.
- | PROPRIETES RURALES.
- OBSERVATIONS.
- 8 | On peul voir au Scliapitre du Séques-Stre, litre des Finalisées, la législation iqui régit cette matière.
- L’Intendant civil
- GENTY.
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-
-
-
- PIKCES JUSTIFICATIVES
- I 8 f
- N° 60 (&). ETAT numérique des propriétés séquestrées à Oran, (xer août i833.)
- NOMBRE BBS IMMEUBLES
- Produits
- en 1833
- DESIGNATION
- OBSERVATIONS
- IMMEUBLES.
- imineubl.
- loues.
- Maisons..........
- Boutiques........
- Magasins.........
- Jardins en ville.. . Jardins hors ville.
- 602 64
- Totaux. . .
- L'Intendant civil, GENTY.
- N° 6o (c). ÉTAT numérique des immeubles séquestrés à Mostaganern y au Ier janvier i834, sur les indigènes qui ont abandonné cette ville y à la suite de Voccupation française.
- NOMBRE des imtnmeubles séquestrés sur des
- NATURE des immtMibles séquestrés.
- TOTAL
- OBSERVATIONS.
- immeubles.
- séquestrés.
- Quelques-uns de ces immeubles sont situés sur le territoire de Masagran.
- L'Intendant civil GENTY.
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-
-
-
- im^imermm » w» »i*i^-ur»mji m a r U.?* ,n-:w>. i k-tait'
- IST0 61.
- /
- ETAT general des recettes de la Régence depuis la conquête jusqu'au ier janvier i83q.
- DÉSIGNATION EXERCICES TOTAL
- des 1830. —^iniihiin 1831. 1 IIIIIWl — 1832. 1833. 1S34. par nature
- RECETT ES. (6 derniers \ (6 premiers de recettes.
- mois. ) mois. )
- Domaines et revenus publics 80,370 30 273,431 37 751,S94 11 579,333 03 307,913 80 2,001,951 07
- Douanes et octrois 111,430 439,084 82 885,115 23 1,236,175 71 664,539 II 3,330,350 87
- Produits civils à divers titres >) 11,388 59 » 4) 34 11,388 59
- Droits affermés » 42,666 64 » 33 33 42,666 61
- Produits des postes 11,566 38 36,808 55 4M 29 17 91,033 39 7I.709 03 255 55e) 50
- Ventes d’objets et denrées provenant des magasins. 57,669 <M j) >4 ,, «> ‘ 91,478 65 100,250 80 249,398 49
- Vente de blé provenant de la réserve de la ville.. . . » 49,102 79 3) » 3) 49,102 79
- Vente de charbon de terre » 1,221 4) 33 1,221
- Monopole des cuirs, i 11,993 84 >4 >4 » 44 11,993 84
- Amendes de police 723 » 3) 5) 723
- Contribution correctionnelle de Cnléah et Bélida . . » 10,400 3,044 33 14,044
- Totaux. . . 282,704 02 852,485 70 1,093,059 51 2,001,664 78 1,144,425 74 5,974,400 41
- OBSERVATIONS
- cc
- &
- Les différences remarquées entre les totaux portés sur cet état, et le détail des recettes qui les composent et qui figurent aux états des douanes et des domaines , s’expliquent par les raisons suivantes :
- i° Dansle principe , beaucoup deees produits ont été versésdirectement à la caisse du payeur, qui fait à Alger fonctions de receveur-général.
- 2° Ou a ensuite^ acquitté des dépenses au moyen de recettes et avant que celles ci ne fussent encaissées par le receveur général ;
- 3° Enfin , on est rentré tout à fait dans l’ordre au mois de juillet i832 , et toutes les recettes d’abord encaissées par les douanes et. les domaines ont été ensuite intégralement versées à la caisse du receveur-général.
- Les recettes remboursables, telles que eau* tionnemeuls, dépôts, etc., etc., ne figurent point dans cet état.
- L’augmentation progressive des recettes est un indice certain de la marche progressive du pays.
- i
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- J)E LA REGENCE L) ALGER
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-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES.
- 183
- N° 62. ETAT des impôts payés au Dey par les Arabes.
- nature des redevances
- • c
- tc^i 4.
- * JZ [auxquelles les diverses tr1 rus étaient assujetties. s u I
- -a < I
- O I
- « [
- CHAPITRE Ier.
- 1 *
- ALGER.
- 151 Le cheick el-belad d’Alger, payait chaque semaine 184
- houd ; par an ....................................
- Le beit-el-mal d’Alger, payait chaque année....... ..
- Le chef de la nation israelite payait chaque semaine au
- beylick 300 boud., par an.........................
- Le kaïd Dukhnn ( préposé pour percevoir l’impôt sur la plantation du tabac), payait chaque année au
- beylick...........................................
- Le kaïd de béni Khalil payait une fois à chaque bey-ram ( il y en a deux dans l’année) , 19 boud. qui servaient à l’achat des poules que l’on distribuait
- tout apprêtées aux.chaoux et aux bilkbachis.......
- Le kaïd de béni Moussa payait par an à la même occasion....... .. ...................................
- Le kaïd de Khachna.................ld...............
- Le kaid de béni Khalifa............ld.......*.......
- Le kaid de béni Djaad...............ld..............
- Le kaid de Isscr.... ...............ld..............
- L’akemde Médiahpayait au beylick , chaque fois qu'il venait à Alger ( une fois par an), à litre de diaf.. Le kaid de Mediali payait aussi chaque année, par
- l’entremise de l’akem..... .......................
- Le beit-cbmal de Médial» envoyait chaque année, ld. L’akem de Mediali fournissait chaque année i5o keiks (couvertures de laine), estimés à 2 boudj. l’un.. . Le mézouard de Btdidn payait au beylick, chaque deux mois qu'il venait à Alger, 166 bond.; para». Les djezzarins de Relida (bouchers) payaient par an,
- par l’entremise de l’akem de Relida..............
- Le beit-el-mal de Relida . ......... .id............
- Le cheick el-belad de Relida, payait chaque six mois
- qu’il venait à Alger, 200 boud ; par an...........
- Le cadi de Bougie envoyait chaque année, par l’as-kar Aghassi, quarante pièces de toile estimées à
- boud. l’une.......................................
- L’akem de Meliana payait chaque année à titre de diaf. L’akem de Méliana payait chaque année cent quintaux de riz.........................................
- Le heil-el-mal de Méliana payait chaque année.......
- Les forgerons de Meliana...........id............par
- les mains de l’akem...............................
- Le kaid de Delhys fournissait chaque année cent
- soixante-quinze pièces de toile, estimées.........
- L’askar Aghassi payaiL pour les tribus de Hachant et
- Roucbaiouan.......................................
- Le kaid Arib payait chaque année....................
- Le kaid de béni Messrajû/...........................
- Le kaïd de béni Khalil payait tous les deux mois, à
- 8,832
- 4,800
- 14,000
- 200
- 38
- 16
- IG
- IG
- IG
- IG
- 230
- G3
- 08
- 300
- 096
- 34
- 1,127
- 400
- 80
- 287
- 1,500
- 150
- 21
- 350
- 200
- 1,000
- 359
- I
- cz O» •“
- 53
- 16,4*27
- 8,92S
- 20,040
- 37*2
- 70 G8
- 29
- 29
- 29
- 29
- 29
- 117
- 120
- 558
- 1,852
- <13
- 2,096
- 744
- 148
- 533
- 2,790
- 279
- 39
- G5I
- 372
- 1,360
- GG7
- 70
- 70
- 70
- 7(>
- 70
- 427 80
- 18
- 48
- 50
- 24
- 22
- 80
- 82
- 60
- 74
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-
-
- 184
- I>Ji LA REGENCE DALGER. Suite du N° 62.
- "3 y—
- NATURE DES REDEVANCES
- AUXQUELLES LES DIVERSES TRIBUS ETAIENT ASSUJETTIES.
- ‘A
- SOMMES
- 29 01
- 30 02
- 31 03
- 32 05
- 33 oc
- 34 08
- 35 09
- 30 70
- 37 79
- 38 80
- 39 81
- 40 82
- 41 83
- 42 84
- 43 85
- 44 86
- 45 87
- 46 89
- 47 90
- 48 91
- 49 92
- 50 93
- 51 94
- 52 95
- 53 90
- 54 97
- 55 98
- titre de lizma, 89c boud.; par au...............
- Le kaid Sebt-el-Ouathan Mouzaïa payait chaque deux
- mois à titre de lizina , 4°o boud. ; par an.....
- Le kaid de béni Moussa, id. 377......id...........
- Le kaid de Ouathan-Khachna, id, 553 , id..........
- Le kaid de béni Djaad, id. 35g.......id...........
- Le kaleb Makrzan-el-Zeràa, préposé pour recevoir des grains qu'on lui apportait à la Jénina , et qui percevait un demi-sultani sur chaque reçu qu'il délivrait aux Arabes, payait par an au beylick pour
- cette espèce de ferme...........................
- La tribu de Hacham béni Khalifa , payait chaque année par les mains de l’aga........................
- La tribu de Hacham-Sumata............id.. . ......
- La tribu de Hacham-Mouzaia , béni Osman , id......
- Une partie de la tribu de Imakra (Métidja) payait
- par an..........................................
- L’émin d’Ebbagliin (teinturiers).......id.........
- L'émin d'EUalin-Rab-Azoun (cncanteurs) payait chaque deux mois 33 boud., par an....................
- L'émin d’Ellalin-Biskara (des portefaix) payait par an.
- Le kodja Eâam (chef des charbonniers) payait chaque deux mois io3 boud.; par an...................
- Le kodja Arir (soie) payait par an................
- Le kodja lJukhan ( chef des marchands de tabac )
- payait par an...................................
- Le kodja Kumruk (chef de la douane) payait chaque deux mois le mont, des dr. de douane qui var. chaq. ann.; la somme la plus forte qui ait été versée
- fut, en 1241 (1)............... ................
- Le chef du marché aux chevaux d’Alger payait chaque deux mois 8 boud.; par an.....................
- Le peseur public d’Alger payait chaque deux mois
- 4o boud. ; par an...............................
- Le kodja Djenanat payait chaque année, pour les
- impôts des jardins..............................
- Le mézouard d'Alg. pay. chaq. deux mois 333 b.; par an
- Le meme payait h son entrée en fonctions..........
- Le kaid Marssra, capitaine du port, payait, à titre de
- lizma , par an.............................. ...
- Le kaid des nègres pay. chaq. deux mois, 5o b.; par an.
- Le Ouardion-Bachi payait chaque année au beylick, le montant des droits qu’il percevait sur le vin fabriqué à Alger par les juifs, au taux de 4 boud.,
- par barrique (2)................................
- Le chef des paveurs payait chaque deux mois 8 boud.;
- par an........ .................................
- Le muhtasseb pour la ferme de l’huile et celle du marché des herbages, fruits et volailles , payait
- par an..........................................
- Le capitaine du port de Cherchel payait au beylick, à titre de lizma, par an......................
- (1) On n’a pu prendre la moyenne, puisqu’on n'a pu réunir une série d'anuées.
- (2) Le nombre des barriques était déterminé.
- des i k 3 0 'if * <§ mpôts en co <0 U 0) G 4-> G cz & .5 U Zi 3 &> 0
- 5,340 9,943 50
- 2,400 4,464 -»
- 2,202 4,207 32
- •3,330 0,193 80
- 2,154 4,000 44
- 1,293 2,404 98
- 15 27 90
- 7 13 02
- 14 20 04
- 300 558 »
- 34 03 24
- 198 308 28
- 34 63 24
- 018 1,149 48
- 709 1,318 74
- 26I 485 40
- 3,849 7,159 14
- 48 89 28
- 240 446 40
- 2,716 5,051 76
- 2,000 3,720 »
- 2,250 4,185 »
- 96 178 56
- 300 558 »
- 100 180 »
- 48 89 28
- 4,007 7,452 02
- 208 386 83
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-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES.
- 185
- Suite du N° 62,
- ô -3 3 -b (A O Ëï 0 XJ O . •— C3 B . 0 JU j S 5 c « NATURE DES REDEVANCES AUXQUELLES LES DIVERSES TRIllUS ETAIENT ASSUJETTIES. sr des ii K P O 3 0 £2 Francs B' r. 1 n S centimes. = g
- 56 99 Le kaïd de Chercbel payait par an 34 63 24 S
- 57 100 Le même payait tous les ans, à titre de diaf 104 193 44 g
- 58 101 Les forgerons de Chercliel payaient chaque année par
- leur émin 25 46 50 g
- 59 102 Le kaïd de Cherchai payait pur an à titre de lizma. . 694 1,290 84 g
- 60 103 Le kodja du marché aux blés d’Alger payait chaque
- deux mois au beylick, le montant du droit qu’il
- percevait, soit en nature, soit en argent, sur la
- vente du blé du marché; le droit était fixé à 5 -
- pour °/Q ; cette redevance variait chaque année se-
- Ion la quantité du blé portée au marché (1). En
- 1245 , elle fut pour l’année entière de 9,540 17,744 40
- 61 108 La tribu Azigli ( Sahara) payait chaque année quatre g
- mille trois cents moutons, à 3 boud. l'un 12,900 23,994 » J
- 62 109 La meme payait chaque année quatre-vingt tass. j
- (mesure de beurre), à 6 boud. l’une 480 892 80
- 63 111 Le chef des canonniers de Djedjli, id. un quintal et j
- demi de cire, à 62 boud. l’un 93 172 98
- 64 112 lie chef des canonniers de Zamboura 31 57 66 1
- Ux 65 113 Le chef des canonniers de Koul fj 1 93 172 98 j
- 66 M4 L’émin des fabriques de tapis 50 93 » E
- 67 115 Le kodja Djeld payait chaq deux mois 750 b.; par an • 4,500 8370 r> 1
- 68 116 Le meme pay. pour la ferme des cuirs de Djedjli, par an 225 418 50 E
- 69 117 L’akem de Coléah payait chaque année 51 94 <S(Î g
- 70 118 Le kaïd Acliour de Ouathan-Isser payait chaque ann. 16 29 76 g
- 71 119 Le kaïd Acliour de Ouathan béni Khalil, id 16 29 76 H
- 72 120 Le kaïd Achour de Ouathan béni Moussa , id 16 29 76 |
- 73 121 Le kaïd Achour de Ouathan Khachna,. .. .id 16 29 76 |
- 74 122 Le kaïd Achour de Ouathan béni Khalifa , id 16 29 76 |
- 75 123 Le kaïd Achour de Ouathan béni Djaad,. .id 16 29 76 g
- 76 124 Le kaïd Achour de Ouathan Mouzaia, .. . .id 16 29 76
- 77 125 Le marabout de Bougie payait chaque année cinquante
- quintaux de cire à 65 boudjoux 3,100 5,766 »
- 78 126 Le marabout du Méliana payait chaque année deux
- mille poutrelles, à 1/2 boudjou l’une 1,000 1,860 »
- 79 127 Le kodja Kheil payait chaque année, pour la tribu
- de béni Madat 300 558 »
- 80 128 La tribu de Kataia ( Sahara) payait par les mains du
- kodja Kheil, par an *. 1,500 2,790 »
- 81 129 La tribu de Hamza payait par les mains de l'askar
- Aghassi, par an 1,000 1,860 » 8
- 82 130 L’émin Zialin (marchand d’huile) payait chaque
- ' année, deux cent trente-cinq koullas (mesure)
- d’huile, estimés au prix d’alors , à 4 boud. l’un.. 3,740 6,956 40 g
- 83 131 Il payait aussi au beylick, à titre de cadeau à son
- entrée en fonctions 700 1,302 » R
- 84 132 Le kodja Kumruck de Bab-Azoun (douanier), payait
- ch. ann. le mont, du dr. d’entr. en ville des denr. et 1
- marc, qui variait chaq. année; en 1245 il a payé (3) 7,642 14,214 12 1
- 85 133 La tribu de Sabaoua payait par les mains de l’askar
- Aghassi, par an 3,000 5,580 » b
- (1 ) C’est la seule écriture qu’on ait trouvée de cette recette.
- (2 i) / Id. Id.
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- î 86
- DK LA RÉGENCE d’ALGER. Suite du N° 62.
- ô -5 0 LO O A 0 'y Z te J5 -z> <r. 0 « ..nA.M^lUITI33WgJtimri'lxag3gL«ri NATURE DES REDEVANCES AUXQUELLES LES DIVERSES TRIBUS ETAIENT ASSUJETTIES. --- s< des i >< 0 '"o O w MMES fi impôts en § </>•<- Q 0 a> 9 c — S H 0 B (Z C 1 o RI
- 86 134 La tribu de Oulad-Moussa payait, par les mains de
- l’askar Aghassi, par an 300 558 B
- SI 135 La tribu de Oulad-Karakia . .id 1,000 1,860 3) M
- SS 130 La tribu de Oulad-Fassi, id... . . 1,000 1,860 » g
- 80 137 La tribu de K.assrel-lieiran ( Sahara ) payait par les
- mains de l’askar Aghassi , par an 1,200 2,232 33 H
- 90 1 La tribu Saboua , sise près la Elissa dans l’Est, ver-
- sait chaque année cinq cents koullas d’huile, esti-
- més à 4 boud. l’un au jirix d’alors, 2,000 3,720 3> H
- 01 1 Ladite tribu payait aussi au beylick cent charges de
- chameau de figues sèches , estimées au prix d’alors
- 5o boud,la charge 5,000 0,300 » B
- CHAPITRE II. K
- TERRITOIRE d’oRAN.
- 92 2 Le bey d’Oran fournissait chaque année, mille vestes I
- estimées.. . 500 030 3> B
- 03 3 Le meme id mille cou-
- vertures estimées 2,000 3,720 » H
- 04 4 Le même. id centquin-
- taux de cire, à 75 boud. le quintal 7,500 13,050 3) B
- 05 5 Le même payait par les mains*de Yaya-Bachi, par an. 16,000 29,760 3) S
- 00 0 Le même payait par le mains de sou khalifa (lieute-
- nant ) 32,000 50,032 92 I
- 97 7 Le meme payait au beylick chaque trois années qu’il
- venait à Alger, à titre de droit desofra, 64,444
- boud.; par an 21 481 OQ ÇlKA
- OS 8 Le même payait à’titre de îizma 3ooo boudjoux par sd & jtü i Ou ,yuï OU
- mois ; par an.. . 36,000 66,060 » H
- 00 33 Le cadi de Mostaganem envoyait chaque année , par 3 I
- l’askar Aghassi . 33 61 38 1
- 100 46 L’akcm de Mazouna payait à litre de diaf., par an. . . 66 122 76 S
- 101 47 Le même fournissait aussi chaque six mois deux cents
- keicks, estimées 333 boud.; par an 666 1,238 76 1
- 102 48 Le khalifa d’Oran payait chaque année seize cent
- quoutonncs (poutrelles), estimées h 1/2 boud. l’une. 800 1,488 » 1
- 103 '49 Le kaid de Tenez payait chaque année pour la ville de
- Qàla 531 ne 7 nn H
- 104 53 Le kodja Kail payait pour la tribu de Onlad-Ouant no / OU R
- ( Sahara), par an 339 630 54
- 105 54 Le khalifa du bey d’Oran payait pour Ilacham-Mé-
- liana , par an..
- I0G 55 Le khalifa d’Oran payait pour la tribu Tirnra mille UU X 1 ,-i)u 1)0
- pièces de toile, estimées 1,000 . 1,860 3)
- 107 56 Le bey de Tlemsen payait chaque année , par le kha- y
- lifa d’Oran.. . . 3 1,321 2,451 06
- 108 57 L’askar Auttassi de Tlemsen apportait chaque année,
- à titre de diaf TQ h
- 100 100 Le khalifa d’Oran fournissait vingt-cinq nègres ou né- X y +* Z/AU») l Jt B
- 1 gresses , estimés 100 boud. l’un 2,500 1,(150 » 1
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-
- PIECES JUSTIFICATIVES.
- ,s7
- Suite du N° 62.
- V SOM M ES
- 1 £ — CZ des impôts en
- M . c NATURE DES REDEVANCES
- D # c- . X
- 1 m " AUXQUELLES LES DIVERSES TRIBUS ETAIENT ASSUJETTIES. 5 Wî (J U
- B ^ “w -< * PM} 5 « fl et OJ .Z
- S O dé S V O
- 1110 107 Le khalifa d’Oran fournissait aussi pour les habitants
- de Langhonnnt (Sahara), par an 50ü 930 »
- 1 ni 2 Le bey d’Oran envoyait chaque année à Alger le pro-
- duit de l'impdl perçu sur les blés (Achour), dans
- son leriitoire, s’élevant à mille sans (mesure), es*
- tiniés à 3 boud. l'un . 30,000 55,800 »
- CHAPITRE III.
- TERRITOIRE I)E CONSTANTINE.
- I 112 II Lekbalifa du bey de Constantine pny. au très, loutesl
- les fois q 11 il venait à Alger , c’est-à-dire tous les
- trois ans, 100,000 boud. ; par an 33,333 61,999 38
- 113 12 Le meme id fournissait chaque
- six mois qu'il venait à Alger sei/.e ballots de cou-
- vertures qui en conlen. chacun cent , chaque cou-
- verture estimée à 2 boud.: pour six mois 320 boud.;
- par an. 0,400 13,904 »
- 114 0 Le même i'd pavait au trésor
- toutes les fois qu’il venait à Alger , c'esL-à-dire
- chaque six mois, 7;33 boud.; par an 15,460 28,766 76
- 115 10 Le Yaya-Bachi du bey'de Constantine payait chaque
- six mois au trésor 7.4000 boud ; par au 48,000 89,280 »
- U 6 13 La tribu de Anaoua payait chaque six mois, par les
- mains du khalifa du bey de Constantine, 5oo boud.;
- par an . I 000 t Qrt*
- 117 14 Le marabout de bougie payait chaque six mois au tré-
- sor, par les mains du khalifa du bey de Constat)-
- tine, iooo bond.; paran. 2,000 3,720 »
- IIS 34 Le cadi de Constantine envoyait chaque six mois 60 i
- boud. par lekbalifa; par an . 120 223 20
- 119 35 Le cadi de Roue envoyait chaque année , par l’askar
- Agliassi 40 •TA A f\
- 120 37 Le kaïd de Boue envoyait par le bey de Constantine, é'k el U
- chaque année, quatre cents jarres de beurre et
- cent jarres de suif, estimées à 12 boud. la jarre... 0 0 11,160 »
- I2Ï 38 L’askar Agliassi de Boue payait chaque année qu'il
- venait à Alger, à litre de redevance, un droit d’an-
- crage du port de Bône, qui variait chaque année ;
- en 1245 il a payé .... 256 470 16
- 122 39 Le chef des canonniers de Boue fournissait chaque an-
- nee dix jarres de beurre , estimées à 12 boud. l’une 120 223 20
- 123 40 L’interprète arabe qui était auprès de l’askar Agliassi
- de Bône payait chaque année cinq jarres de beurre,
- estimées à 12 boud l’une GO III 60
- 124 50 L’askar Agliassi payait chaque année 200 372 »
- 125 104 Le kaidlîeskri, ville du Sahara, payait chaque année 2,380 4,426 80
- â120 105 Le kaïd Beskry fournissait quarante-quatre nègres ou
- s négresses, estimés 70 boud. l’un 3,080 5,728 80
- 1 127 0 Le bey de Constantine envoyait chaque année à Al-
- 1 Srr ' pour le beylick, le produit de l’iinpnt appelé
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-
-
-
- ï 88
- DE LA RÉGENCE 1)’aLGER.
- Suite du N° 62.
- <y
- T
- o
- -b
- K
- NATURE DES REDEVANCES
- AUXQUELLES LES DIVERSES TKIRUS ETAIENT ASSUJETTIES.
- Achour; cet impôt s'élevait à dix mille saas, qui arrivaient à Alger franc de port, estimés au prix de 3 boud. le saa........................................
- CHAPITRE IV.
- TERRITOIRE DE TITTERI,
- 128 129 I 04 Lebey de Titteri payait annuellement au trésor.... * Le kuïd de Ouathan, béni Soliman, payait à titre de lizma , par an
- 130 67 La tribu de Ouatban-Kateb payait chaque année, par l'entremise de l’askar Aghassi
- 131 71 La tribu de Oulad-Amida payait annuellement, par les mains de l’aga
- 132 72 La tribu de Oulad-Koukan payait annuellement, par les mains du môme „
- 133 73 La tribu de Oulad-Torsa-Maisscr payait annuellement par les mains du meme
- 134 74 La tribu de béni Ralimann payait annuellement, par les mains du meme.* .,
- 135 75 La tribu de béni Bouderna payait annuellement, par les mains du même.
- 130 70 La lrîbu de Alia f id . .
- 137 77 La tribu de Zenakhra payait par an
- 138 78 La tribu de Hamalka id
- 139 110 La tribu de Nouaiel payait chaque six mois cent huit tass. de beurre, estimées 6 boud.; par an
- 140 138 La même payait chaque année trois mille cent cinquante moutons , estimés 6 houd
- 141 139 La meme payait encore chaque année deux cent soixante-dix tass de beurre , estimées 6 boud
- 142 140 La même payait chaque année trente chameaux, à Co boud. l'un
- 143 141 La même payait chaque année en numéraire Totaux
- B
- SOMMES
- des impôts en
- «4c
- y o
- 20,808 38,814 48
- 2,400 4,464 >»
- 20 37 20
- 200 372 »
- 287 533 82
- 100 186 »
- 133 247 38
- 133 247 38
- 133 247 38
- 133 247 38
- 50 93 »
- 1,290 2,410 56
- 9,450 17,577 »
- 1,620 30,13 20
- 5,400 10,044 »
- 2,700 6,022 »
- 891,118 56
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- PIECES IÜSTIFICATIVES.
- 19*3
- Suite du N° 62.
- Redevances du beylick qui furent annulées par Hussein-Pacha*
- 1 Nos d’ordre. N° du reg. turc. NATURE DES REDEVANCES AUXQUELLES LES DIVERSES TRIBUS ÉTAIENT ASSUJETTIES. 50 M B. MES KiV Fr. et C. DATE DES ANNULATIONS.
- 144 142 La tribu de Zenakhra payait cliaq ue année,
- par le hey de Titery 1500 2790 >» Annulée en 1240
- 145 143 Idem 600 1116 » Id. 1236
- 146 144 Le chef delà nation isruélile d'Alg er payait.
- rmnr los.Tmfs mmninv^nrs . . 725 1348 50 Id. 1238
- 147 145 L’émin Doualani (des pécheurs) pavait an-
- nuelleinent 200 372 » Id. 1236
- 148 146 Le cadi de Reskri ïd. . . 20 37 20 Id. 1242
- 149 147 Le cadi de Méliana Id. .. 25 46 50 Id. 1242
- 150 148 Le cadi de Médiah ïd. . . 35 65 10 Id. 1241
- 151 149 Le cadi de Maasker Id. . . 34 63 24 Id. 1243
- 152 150 Le cadi de Djcndeli Id. .. 18 33 48 id. 1242
- 153 151 Le cadi d’A mouza Id. . . 18 33 48 id. J 242
- 154 152 Le cadi d’Aziz Id. . 35 65 10 Id. 1242
- 155 153 Le cadi de Zenakhra Id. . . 35 65 10 Ici. 1239
- 156 154 Le cadi de Mouzaïa ïd. .. 35 65 10 Id. 1242
- 157 155 Le cadi de Ounth.m béni Moussa. Id. .. 20 37 20 Id. 1242
- 158 156 Lç cadi de Ouathan-Khachna.. . . Id. .. 40 74 40 Id. 1242
- k69 157 Le cadi de béni Soliman........ Id. .. 24 44 64 Id. 1242
- 160 158 Le cadi de béni Djaad ia. .. 20 37 20 Id. 1242
- J61 159 La tribu de Aoulab sidi Yacoub. Id. . . 150 279 » Id. 1243
- 162 160 La tribu de Oulad Bouzeïd Id. . . 150 279 » Id. 1244
- Totaux... 3694 6870 84
- Supplément de redevances en céréales, payées par les tribus de la Régence. — Extrait du registre turc n° 71, daté de Vannée 1 st38 (1822), tenu par Mohamed-Kodja, Kaleb-Makrzan-cl-Zeràa, receveur du magasin
- au blé à Alger.
- (note du traducteur.)
- Avant de donner la traduction résumée du contenu de ce registre , il est nécessaire d'entrer dans quelques explications sur la manière dont était perçu l’impôt eu ce* féales, qu’il concerne.
- Le beylick percevait annuellement à titre d’Àcbour sur chaque zouidjn (mesure agraire) , six saas de blé, six saas d'orge, que les propriétaires même des fermes et terres venaient, livrer à Alger dans les magasins de la Jenitia. Cet impôt cependant nVtait dù à l'Etat que par les propriétés mises en rapport, et à l'effet de connaître celles qui étaient cultivées , l'adjoint du kaleb allait chaque année à une epoque fixée, avec plusieurs chaoux, en faire le recensement , aidé dans ce travail par les kaids des Ouathnns (quartiers). Le registre où ces renseignements ont été puisés, quoique un peu ancien (celui tenu par le kaleb à l'époque de la prise d’Alger n’exislant pas au
- 11.
- i3
- p.193 - vue 193/260
-
-
-
- i ()4
- DL* LA nMGmCK D ÀLGÏR
- Suite du N° 62.
- domaine), dénomme les propriétaires, les fermes, retendue de chacune d’elles, et in- ' diqtie le quartier dont elles dépendent. Nous avons cru inutile pour le moment de , mentionner ces details, et nous nous sommes borné à donner le chiffre du zouidja | des quartiers du territoire d'Alger, dont le plus éloigné est à trois jours de marche, ainsi que celui des sans de blé et d'orge qui ont été livrés en 1*238, avec le prix total. Outre cet impôt en nature, le beylick percevait un boudjou sur chaque zouidja.
- N O M S DKS QUARTIERS. ZOUJ D* JAS. MESUR KS DK RLE. PRIX A 3 R. LU SA A . FRANCS ET CENTIMES.
- Ounlhan béni Khalil 1600 9600 28800 53568 j>
- Sabt et Medaia 1270 7620 22860 42519 60
- Béni Moussa 937 5622 16866 31370 76
- Khaehna 10~'2 Ci 92 19476 36225 36
- Béni Djaad 600 3600 10800 20088 »
- Béni Soliman 720 4320 12960 24105 60
- llamza m 984 2952 5490
- Béni Yacottb (Tilteri) i;u> 816 2448 4553 »
- i lsser 1606 9636 28908 537C8 88
- \ TOTAUX . . . il 8 M 5 48690 146070 422629 20
- Orge, 48690 saas, estimés à un boudj. et demi, Droit d'un boudj. sur 81 15 zouidjas ,
- Totaux
- 73035 135845 10
- 8115 15093 90
- 2*27220 422629 20
- Extrait du registre turc n° 4 (%e série de l'inventaire), date, de Vannée n 44 (17^8), tenu par Adji-Hussein.
- Le kaleb Maluzan-el-Zeraa de Médiah envoyait chaque année à Alger l'impôt qu’il prélevait au meme titre dans le territoire de cette ville. Ble , mille trente-cinq tultias (mesure de Médiah), ou huit mille deux cent quatre-vingts saas, le lutiia étant de huit
- saas , à 3 bond, le saa........................................
- Orge, sept cent vingt lultias ou cinq mille sept cent soixante
- saas , à I 1/2 boud............................................
- L’impôt de 1 boud. sur chaque zouidja n’est pas mentionné dans le registre, ni meme le chiffre des zouidjas ; mais il est à présumer qti'il concernait aussi le territoire de Médiah 11 est facile pourtant d’en- connaître le total en divisant celui des saas de blc et d'orge par 12, ce qui donne 1170 zouidjas, de manière que
- l'impôt est de.................................................
- IIehurt . . .
- Totaux,..
- 24840
- 8640
- 1170
- 227220
- 261870
- 4C2U2 40 16070 40
- 2176 20 422629 20
- 487078 20
- L'intendant civil,
- (VGNTT.
- p.194 - vue 194/260
-
-
-
- N° 63 (<?). ÉTAT numérique et statistique des jugements rendus par le juge royal d’Oran > du 5 juin 183 'i >
- jour de Vinstallation du tribunal? au ier juillet i 834•
- Pièces justificatives.
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-
-
-
- 196 de la régence d’alger.
- N° 63 (6). ETAT numérique et statistique clés jugements rendus par le juge royal de Bône de i831 au ier juillet 1834-
- NOMBRE
- des
- AFFAI RE?. 1 OI Al
- .— des
- ANNÉES. G affaires OBSERVATIONS.
- ô G
- V) <u 'G 0. O par
- O) G g Ù Cj année.
- U a *35 4. “ O y
- 1832 28 9 16 14 67
- (Du 27 août, jour de son installation , au 31 décembre.)
- 1833 108 65 66 9 243
- 1834 113 65 46 13 237
- ( Ier semestre. )
- Totaux. 244 139 128 36 547
- L’intendant civil GENTY.
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-
-
-
- N6 63 (c). ÉTAT NUMÉRIQUE ET STATISTIQUE
- ï)es jugements rendus par le tribunal de paix et de police correctionnelle d’Alger , de 183a au ier juillet 1834•
- JUGEMENTS CORRECTIONNELS.
- paosOïiCAWT
- »
- CONDAMNATION
- CONTRE
- PROCES-VERB. DE CONCILIATION ET NON CONCILIATION , ENTRE
- PRONONÇANT
- 'J
- ACQUITTEMENT
- ENVERS
- JUGEMENTS DE PAIX ,
- POLICE, CONTRE
- Indi-
- gènes.
- Le relevé de ce premier semestre commence au Ier
- 10 60
- le parquet a été créé.
- Par arrêté du ^septembre 1832 , la connaissance d’une partie des contraventions de simple police a été attribuée au commissaire de
- >44 188
- Totaux généraux.
- L’Intendant civil
- GENTY.
- 'xO
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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-
-
-
- APrELS. AFFAIRES COMMERCIALES. AFFAIRES CIVILES.
- *9^' ÜK LA HÉ'GF.KCK d’aLGEII. PIÈGES JUSTIFICATIVES. IQQ
- TV0 63 (d). ETA T numérique et statistique des jugements rendus par la cour de justice d’Alger , de i83o au ie1' juillet i83 k-
- 183 0^- ENTRE
- I 831 — ENTRE
- DESIGNATION DES AFFAIRES.
- Terminées par jugements contradictoires..
- Id, par defaut.......... ......
- Transactions............................
- Retirées du rôle........................
- Renvoyées en conciliation...............
- Id. au tribunal correctionnel.
- Jugées en la chambre du conseil.........
- Homologations............ ..... ........
- Ordonnances sur référé..................
- Id. du président........
- Jointes.................................
- Déports , la cour étant incompétente... ..
- Totaux..
- / Terminées par jugements contradictoires.
- Ici. par défaut................
- Transactions............................
- Retirées du rôle* .... .................
- Jugées en la chambre du conseil ........
- Homologations....................
- Ordonnances du président.............. . .
- . Id. sur référé..................
- Jointes ................................
- Renvoyées devant arbitres............ ...
- Faillites suivies de concordats.........
- Id. auxquelles il n'a pas été donné de .suite.
- Totaux...
- Affaires criminelles.
- Du tribunal de paix...................
- Id. de police correctionnelle d’Alger
- d’Orau../......................
- de Bone.. .....................
- fd.
- Ici.
- Totaux.
- TOTAUX GENERAUX..
- 14
- 15
- W
- •24
- 31
- 10
- 99
- 30
- 18
- 10
- 40
- 3
- 12
- 2
- 57
- 32
- 128
- 13
- 193
- 1832
- ENTRE
- 1833
- ENTRE
- 1 834 — ENTRE
- V) * C* «V Ex* \ Français et étrangers. Français et indigènes. tf) te es w <r. te ü <s> ç, te C5 £ V, o> -S te "2 h> C H « CS CJ. c C5 £ Français et étrangers. V) 0 C 'Zi te '5 e 4. ai Ü> CS É tf. ce Ci W « c Jji, Si s. C, Cf. tfj 0 '5 te H O h en es G* C C5 £ , Français et étrangers. [ Français et indigènes. tn £ te c Ci 5 in X c 'Zi te c c v, i. cj te c es Ai -c C tf> S £ «e 0, 'T cl < 0 H
- 48 22 9 17 12 5 23 7 3 2 2 10 2 1 r 101 40 17 34 3 104 35 15 24 28 G 4 55 22 9 7 4 14 11 6 3 2 210 78 34 48 68 29 16 1 I» 15 7 5 .... 34 13 II 14 10 2 8 2 . # 135 53 32 45
- 19 3 I 5 4 5 9 9 <1 O 8 9 2
- 2 0
- 5 I 3 I 1 8 10 9 90 3 12 07 1 1 9 10 13
- 7 5 5 4
- 6 5 2 5 I I 14 C 0 5 9'J 1 7 i I • • 7 AJ | 5 9 2 3 2 I 1
- 2
- 2 9
- .
- 128 41 44 10 18 0 243 239 63 96 14 35 2 449 151 41 75 14 17 298
- 156 108 49 57 37 54 34 19 25 II 20 8 6 4 5 25 13 8 7 2 3 2 2 268 165 84 97 53 J 3 170 123 78 56 16 4! 34 22 16 12 21 12 7 5 Te 6 3 6 12 3 3 i ~26Ï 178 113 83 28 SIS 72 14 45 21 181 13 20 7 Ci 3 17 j 6 5 4 I C 9 I I 3 V . 143 104 25 76 24
- 1
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- I 4 I C 4
- 4
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- 421 147 51 53 12 3 G87 465 126 46 33 20 I 091 255 67 28 16 14 380
- 7 6 6 19 —
- ... • *
- 6 I I 9 4 ~T 5 2 I 1 i ' 2 6 2
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- 13 5 • • • 2 1 21 10 5 1 16 5 I I 2 0
- 569 199 101 65 31 5 970 714 194 148 47 55 3 i ÎI56 411 109 104 32 31 687
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- 493
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- 150
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- 1054
- 61
- 3037
- nsta>*»iwn<wrr8
- J/In terni.mt civil,
- GENTY.
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-
-
-
- 200
- DE LA REGENCE d’aLGER.
- N° 63 (e).
- ETAT NUMERIQUE.
- Des jugements rendus par la cour criminelle d'Alger, depuis le
- NATURE
- des
- CRIMES
- Empoisonnements..........................
- Meurtres.................................
- Faux témoignages........................
- Blessures non qualifiées meurtres........
- Infraction aux lois sanitaires...........
- Tentatives de meurtre sans préméditation..
- Homicides volontaires....................
- Révoltes d’équipages.....................
- Faux en écritures privées................
- Vols à l'aide de fausses clés, d'escr., etc..
- Vols avec effraction.....................
- Vols de complicité...........e...........
- Vols domestiques.........................
- Concussions.............................
- i Totaux...
- Totaux généraux...
- DU l6 AOUT AU 3r DECEMBRE 1832.
- i'e
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- NOMBRE DES
- \ccuscs I Condamné
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- nature
- des
- PEINES
- PRONONCÉES.
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- 22
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- 27
- PI KCES J U ST I FI C A T l V ES
- 20 I
- ET STATISTIQUE.
- i6 août i83a , époque de sa création, jusqu'au i€r juillet i83^.
- ANNÉE 1 8 3 3.
- DES
- Ier SEMESTRE 1 8 3 4.
- NOMBRE DES
- K AT1IR F. V . NATURE
- Ce ndamnés 9 Accusés Condamnés
- des CS c des
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- O _û PEINES 3- 9 C PEINES
- fi C in m 9 tr. (A
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- 33 3) 3> » » 3) » 3) 3) 3) 3' 33 »
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- » 1 » » 6 jours de prison. » » » » » » » » 33
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- » » » » >1 3) » » » 33 > >3 3)
- » » » » 1 I mois de prison. — 10 ans I I » 3) 3> [ >) 33 >3 5 ans de prison.
- 6 mois ' 1 an I
- )> » 3) de trav. 3) 33 » >3 )3 » 33
- 2 • » 3» 3> forcés. 3 » 4 I J) » o I >3 5 ans de trav. forcés
- I et exposition.
- » 3) » 5 ans de prison. » » » 3) )> 33 33 » 33
- 2 mois |
- 3 » 3) 3> 3 mois I au de prison. 3) 3) » 33 33 >3 » 33 33
- 3) 3» 3) » 33 3) 33 » » 33 >3 >3 33
- — — — —
- 8 3 3> 3> 8 9 4 1 33 5 2 I
- --
- 14
- CONDAMNES *.
- Etrangers. 6
- Maures et Arabes. 3
- Total. 23
- (i) a été gra* cié et mis en liberté.
- II
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-
-
-
- JN'° 64.
- E TA T numérique et statistique des jugements rendus par le conseil d}administration de la Régence ? jugeant en appel, depuis le mois de janvier 183 2 ? jusqu au ier janvier 1834 *
- Nombre des affaires dans lesquelles l'administration
- DES
- JUGEMENTS.
- NOMBRE DES APPELS ENTRE
- OBSERVATIONS.
- I 8 3 2.
- Il n’a été jusqu’à présent porlé devant le consei aucun appel en matièrecriminelle. Au ier janvier i834 il restait à statuer sur quatre autres appels.
- 1 8 3 3.
- Totaux. ..
- L’Intendant civil
- GENTT
- a»'i DE LA RÉGENCE d’aLGER.
- p.202 - vue 200/260
-
-
-
- I\
- :.o
- 65 (a). ÉTAT numérique et statistique des jugements rendus par les conseils de guerre à Alger, depuis
- le ier janvier 18319 jusqu'au ier mars 18 3 /j.
- -J i.r a'-j. j imiuuji » i nauMgawj.' UKjr&T-KvuvK-m M^nM.vjLiivwjuLikM*mMii\4Mae!va’nr^Kai&rxK!tkmiÊaMi*mxi
- INDICATION
- des
- GRIMES ET DELITS.
- Vol avec effraction.............................
- Vol et abus de confiance........................
- .\ssassinat.....................................
- Tentative de meurtre sans préméditation.........
- Meurtre involontaire...........................
- Insultes et voies de faits envers des supérieurs. .
- Désertion à l'étranger..........................
- Désertion, et désertion avec effets.............
- Désertion devant l’ennemi.......................
- Désertion de l’atelier des travaux publics......
- Vente d’effets d'habillement et de linge et chauss.
- Refus de marcher à l'ennemi.....................
- Faux...............‘............................
- Vente de munitions à l'ennemi...................
- Espionnage. ....................................
- Trahison et embauchage.....................» . . .
- Pillage à main armée......................... . .
- NATURE
- des
- ‘PEINES.
- Fers et travaux forcés. . .
- Réclusion et prison.....
- Travaux forcés et mort ..
- Prison et amende.......
- Prison.................
- Mort, fers (condamnation aux travaux publics. . . Mort et travaux publics).
- Travaux publics.........
- Travaux forcés..........
- Boulet.................
- Prison et travaux publics
- Prison..................
- Réclusion et trar. forcés..
- Prison.................
- Mort....................
- Mort»...................
- Mort et fers............
- Totaux.
- FRXNCAIS
- »
- ET MILITAIRES de la
- LEGION ÉTRA NG^RE.
- 8-
- 150.................
- 12 (8 cond. à mort.) 14.................
- INDIGENES
- 130 (9 rond, à mort )
- IS (9 coud, à mort.) 6 (4 cond. à mort.)
- 9
- 21
- 7 (4 cond. à mort.)
- »
- »
- »
- 182
- I
- 67
- 439
- 1.
- 8.
- 2.
- y>, îî .
- 3 (2 cond. à mort.)
- 1013
- 18 »
- »
- II
- »
- I
- l cond. à mort. I gracié.
- 5 cond. à mort »
- 80
- OBSERVATIONS.
- E5Be*Zl£C£SS32SS2naff?æ£2JE£Sjæ£IESK>£a2RæSKS!53æ»KE£j5S5a2
- ara
- L’Intendant civil,
- GENTY,
- Les archives de la justice militaire pour i83o étant incomplètes, on n’a pu établir le chiffre des condamnations prononcées avanfcdc Ier janvier i 83 r.
- Les 28 condamnations à
- mort contre des Français ont
- *
- été suivies d’exécution. Sur les 15 condamnations à la peine capitale contre des indigènes, 14 ont reçu leur execution, un de ces derniers avant été gracié.
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. *2o3
- p.203 - vue 201/260
-
-
-
- DE LA. REGENCE I) ALGER.
- 20 4
- N° 65 {b). ÉTAT numérique des jugements rendus par les deux conseils de guerre séant à Oran, depuis l'occupation de cette ville jusqu au ier janvier x834.
- Jugements exécutoires 328
- Jd. de plus ample informé 1 *
- ld. annlués 13
- Total 342
- L’Intendant civil, GENTY.
- N° 65 (c). ETAT numérique et statistique des jugements rendus par les deux conseils de guerre séant à Bône, depuis l'occupation de cette ville en i83a, jusqu’au ier janvier 1834•
- INDICATION DES PEINES RÉSULTANT DES JUGEMENTS RENDUS.
- NOMBRE
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
- 1?° 65 (d). ÉTAT numérique et statistique des jugements rendus par les conseils de guerre séant à Alger,
- Oran et Bône, pendant le 1er semestre i834-
- NOMBRE ET NATURE DES CRIMES.
- NOMBRE des
- LIEUX
- où siègent
- OBSERVATIONS.
- conseil* de guerre.
- Cet Élat reproduit naturellement les renseignements portés à l’état n° 6b (a) pour Alger, depuis le ier janvier i834 jusqu’au ier mars suivant.
- L’Intendant civil
- GENTY.
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 20
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-
-
- N° 66. ÉTAT des naissances , mariages et décès de la population européenne de la Régence
- depuis le 5 juillet i83o jusqu'au ier juillet i83/j.
- Nl-ISSAlf CBS,
- Mariages..
- 1830. 1831. • 1832. 1833. i 1 1834. « *
- ALGER. V LG E R. 0 R A N . (0 ALGER* ORAN. rô^E. (2) ALGER. ORAN. ION e. ALGER. ORAN . BÔ se. BOUGIE. (3) << H E«
- Filles 3 21 » 72 9 5 132 13 17 74 17 16 » 379
- Garçons., 2 24 I 67 II 3 150 18 8 77 20 13 1 Il 1 1 M 395
- Totaux. 5 45. 1 139 -2ÏT 8 282 3i 25 151 37 29 1 7/4
- Français » 3 19 1 » 36 2 4 16 4 1 1 87
- Étrangers. >» » }> 2 3> 10 îî 7 » » 3) i 9
- Totaux » » 21 I )> 46 2 4 23 4 1 1 106
- Hommes ~ir *14 ~”99“ 9 64 93~ 14 21 8 Z » 5 » 358
- Feminçs.. » 20 J) 58 7 7 27 2 17 15 » 4 Jî 166 451
- Filles et Garçons 1 /o » 147 13 16 102 16 37 22 22 »
- Tqtaux 6 118 2 304 29 57 222 T, ~~32~“ 75 69 17 oi 5 997
- (1) Aucnns renseignements n'existaient ayant le 1er janvier 1831 , époque de l'organisation municipale à Oran.
- (2) L'administration municipale n'a été organisée à Roue que le 25 avril 1332.
- (3) A l’époque du 31 décembre 1833, Bougie avait bien un noyau de population; mais aucun recensement n’ayant encore eu lieu dans cette
- ^tiHe , lç chiffre u’en était pas exactement connu. ,
- N. R. La différence de la population européenne constatée à Alger, au Ier mars 1834 (Etat n° 32 ) et celle que fait ressortir le picsen a ,
- s'explique par l’augmentation successive de la population d’une époque à l’autre.
- L’intendant civil.
- GENTY.
- K
- J»o() DE LA REGENCE D ALGER
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-
-
- PIÈGES JUSTIFICATIVES.
- jN°Ô7 (et). Contrôle numérique de la garde nationale dfAlger
- (ier septembre 1832).
- SOÜS-OFFICIERS
- TROUfE.
- OFFICIERS.
- DÉSIGNATION
- COMPOSITION
- État-major..... .....
- Demi compagnie de sapeurs pompiers......
- Première compagnie...
- Deuxième id..........
- Troisième id.........
- Quatrième id..«......
- Demi-comp. de cavalerie
- 8; 624
- Totaux... .
- Totaux généraux..
- L'Intendant civil GENTY.
- N°67(è). Contrôle numérique de la garde civique d’Oranf
- le 1ev janvier i833.
- DÉSIGNATION
- et
- COMPOSITION.
- 50
- S
- U
- O
- Capitaine commandant
- Capitaines............
- Lieutenants...... . ...
- Sous-lieutenants. ... . . Adjudant sons-officier .
- Sergents-majors.......
- Sergents. ........... .
- Sergents-fourriers....
- Caporaux..............
- Tambours..............
- Grenadiers............
- Voltigeurs............
- 1
- 2 2 o
- 1
- 2 12
- 2
- 16
- 2
- 118 118
- OBSERVATIONS.
- Comme celle d'Alger, la population d’Oran s'est aussi accrue successivement.
- Totaux
- 17
- 254
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
- 2ü8
- DK LA KEGENCK D ALGER.
- N° 68 (a). ETAT du mouvement de la prison civile dxAlger du i j mai z 83 ü au iev juillet z 834.
- ]N° 68 (b). ÉTAT du mouvement de la prison civile d’Oran, du Ier janvier i833 au ier juillet i834*
- ANNEES.
- 1833...
- ( 1CI
- semestre..
- 2e semestre..
- Total....
- 1834,. . | Ier semestre..
- TOTAUX...
- 65
- PREVENUS.
- 82
- 82
- 38
- 38
- 121
- 46
- 167
- 18
- 185
- CONDAMNES.
- CS
- 18
- 23
- DETENUS POUR DETTES.
- w
- 125
- 51
- 176
- 36
- 212
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 20C)
- N° 68 (c)
- jÈ 7!// 7' c/m mouvement de la prison civile de Bône, du 1er janvier J 838 au ic'juillet 183 4 *
- 1 DÉTKW. POUR CAUSES DETENUS PA 1\ DÉTENUS —
- CH 1 MUSELLES. MRSÜR. DE POLICE POU R DETTES.
- -J < cS
- ANNÉES. V) C qj <n E o> en <u 3 ffi S tn C *% | Maures. fC O
- £ OJ «S é *3 “5 T OTAL | Europf | Juifs. À «< H O H o~ « | Juifs. | Total. < H O H
- ( Ier semestre.. 17 23 4 34 69 27 25 121 10 0 8 20 175
- 1833...
- ( 2e semestre... 7 30 17 64 51 25 II 87 151
- Total... 24 53 21 98 120 52 36 208 10 2 8 20 326
- 1834.,. | 1er semestre.. 6 34 ... 40 33 30 2 71 III
- TOTAUX. . . 30 87 21 138 153 88 38 279 10 2 8 20 437
- L'Intendant civil , GENTY.
- II
- U
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-
-
- jN° 69 (û). ÉTAT du mouvement de Vhôpital civil d'Alger, depuis le 6 août i832, jour de son ouverture
- , er ,037. ?
- jusqu au Ie janvier i83‘4-
- EXERCI CES.
- Da 6 août au 31 décembre 1832 ----------------------— 1833
- Totaux.......
- NOMBRE DE MALADES
- ENTRE S.
- 372
- 317
- 689
- SORTIS.
- V) '<Ü W5 Cfl « < H O h C3 &H Tar décès. 1
- 32 404 275 93
- IG3 480 423 58
- 195 884 693 nu
- S tfi
- c 4î « « r= •-3 fl £
- ü “
- s- o
- 368
- 481
- 849
- 6467
- 11870
- 18337
- DEPENSES DE I/ETABLISSEMENT.
- Fersonn.
- 4069 82 8416 83
- Pansem. et médic.
- 2444 25 4093 60
- 12486 65 6537 85
- Nourrit.
- et
- frais
- divers.
- TOTAL.
- 6716 13 13230 20 14551 76 27062 19
- 21267 89,40292 39
- Prix moyen de la journée des
- malades.
- fr
- 2 04 80/100 2 27 98/IOO
- 2 16 39/100
- OBSERVATIONS.
- En 1832, les colons n’étaient point encore établis; ils campaient sous des tentes, exposés à toute l’influence du climat. Deux cent huit d'entre eux furent admis à l hôpital civil, et cette circonstance explique l’élévation du chiffre de cet établissement pendant la même période. On doit d’ailleurs ajouter que c est habituellement vers les mois de septembre et octobre que les fièvres acquièrent le plus d’intensité. Le bien-être, l’habitation commode ont fait disparaître cette année toutes tes maladies ; il n’y en a pas même eu à Kouba , preuve que le climat y est bon et sain ; c’est une remarque importante à faire , et pour Kuuba suvtout, qu’on accusait d’insalubrité.
- Pendant la période, comprise dans l’état ci-dessus, des pensionnaires ont payé pour 1775 journées d’hdpîtal, 5 2 francs l’une, la somme de 3550 francs, qui vient en déduction de la dépense- — La durée moyenne du traitement a été de 22 jours par malade.
- L’Intendant civil, GENTY.
- 0.10 DE LA REGENCE I) ALGER.
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-
-
- N° 69 (è). ÉTAT des journées de traitement des malades civils admis a Vhôpital militaire de Caroline, h
- Alger, pendant le premier semestre de Vexcrcicc 1834 •
- montant
- DES SOMMES
- NOMBRE DES MALADES
- SORTIS.
- EÏTTRES.
- Depuis le Ier mai dernier, le personnel administratif de l'ancien hôpital civil est supprimé, et celui du service de santé réduit à un médecin et à un chirurgien cil chef.
- La durée moyenne du traitement a été de 24 jours. — Dans le nombre des journées ci-dessus , 599 ont été remboursées par des pensionnaires au prix de 2 f. l’une, ce qui a produit une recette de 1198 f., qui vient en déduction du chiffre total de la dépense.
- 10897 24
- If. 90 71
- 8142 31
- L’Intendant civi GENTY.
- PIECES JUSTIFICA.ÏIVES.
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-
-
- N° (c,d). ÉTAT des journées des malades civils traités dans les hôpitaux militaires à Oran et à Bône, ^
- de i83^ au ier juillet i834-
- to
- NOMBRE 1. —- » ». > in
- DÉSIGNATION DES JOURNEES D’HOPITAL
- DES en OBSERVATION S.
- VILLES. 1832. 1833. 1er semestre de 1834.
- ORAÿ, 58 244 349 Ne sont pas comprises dans le présent état les journées de traitement des eoraiileurs dont le montant a été remboursé par les patrons et maîtres d’équipages.
- Rny f 383 2580 827 Les malades d’Oran sont compris pour tout l’exercice 1832 ; ceux de Bône pour le dernier trimestre seulement. — Les corailleurs, dans l’impossibilité de faire admettre leurs malades dans les hôpitaux militaires, ont pris le parti de se faire traiter à domicile.
- ràffiawwrî
- wtwjgergurwaw ^
- L’Intendant civil, GENTY.
- 1)E LA RÉGENCE D ALGER.
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-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- •11 3
- N0 70 (a). TABLEAU comparatif du prix des denrées et des principaux objets de consommation, avant et depuis l’occupation, à Alger. (ier aouti 833.)
- J DÉSIGNATION. PRIX M AVANT l'occupation. OYEN en 1833. OBSERVATIONS.
- B Froment, le saa , .. . de GO litres.. . . 3 f. 70 c. 8 f.
- B Orge, le sàa id 1 f. 20 c. 5 f.
- 1 Farine le barri 1 de 88 k. 34 f. On ne vendait pas de farine sous le dey; chacun faisait moudre son grain.
- Pain blanc français les 2 kilogr. .. . »•*•••••«•• 75 c. à 1 f.
- Pain blanc maure 05 i*. 10 c.
- Bœuf sur pied 18 f. 50 à 60 f.
- Mouton sur pied 2 f. 50 c. 12 à 15 f.
- Canards la poire l f. 80 c. 4 f.
- Poules ou poulets id 50 c. 2 f. 50 c.
- Pigeons id 30 c. 1 f.
- Beurre la liv. de 27 onc. 75c. à If. 50 If. 25 à 2 f. Selon les saisons.
- OEufs le 100 1 f. 20 e. 5 f.
- Raisin la liv. de 18 onc. 05 c. 15 c.
- Miel la liv. de 27 onc. 80 c. 80 c.
- Lail la bouteille .... 10c. oO c.
- Huile de table (le kola).. IG litres 6 f. 12 f.
- Vinaigre la bouteille ... 20 c. 35 c.
- Sel j le saa. . 30 kilogr 2 f. 40 c. 4 £ 50 c.
- Savon la liv. de 27 onc. 20 c. 55 c.
- Figues fraîches la liv. de 18 onc. 07 c. 40 c.
- Figues sèches 100 1. de 27 onc. 10 f. 45 f.
- Figues de Barbarie le 100 /5 c. 15 c.
- Oranges id If. à If. 50c. 2 à 3 f.
- Citrons id 60 c. *2 f. 50 c.
- | Grenades . id 4 f. 12 f.
- Pommes de terre du pays . le quintal 2 f. 50 c. 7 f.
- Sucre le 1J2 kilogr. . 60 c. 60 c.
- Café id 00 c. 90 c.
- Vin la bouteille 45 c. 25 c.
- Rhum id • 90 c. 90 c.
- Eau-de-vie id G0 c. GO/i.
- Charbon charge d’ane... I f. 50 c. 3 f. 50 c.
- Bois. 75 c. I f. 50 c.
- Cheval de travail 55 f. 120 àlGO f.
- Cheval de luxe isG r. 500 f.
- Chameau 150 f. 150 f.
- Mulet.. id 150 f. 3 à 400 f.
- Ane 15 f. 50 à 80 f.
- Une vache laitière et son veau 4 G f. 70 à 100 f.
- Chèvre . 2 f. 50 c * 10 à 12 f.
- L’Inlendant civil, GEINTY.
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-
-
-
- si 4
- jN° 70 (b).
- DE LÀ REGENCE D ALGER
- A Oran, au xei août i833.
- Min «WTTWJWII1IIBIJJ1LI.n wmai»w maiggM
- DÉSIGNATION. PRIX M AVANT l'occupation. OYFN - en 1833.. OBSERVATIONS.
- Froment (la fanègue). ... de 102 litres . . . I f. 50 c. 14 f. q0 c.
- Orge id id 3 f. 75 c. 7 f. 45 c.
- Farine le burril de 88 k. ...... 45 f. On ne vendait pas de farine
- sous les beys; chacun fai- J
- sait moudre son grain. |
- Pain le 1/2 kilogr.... 06 c. 25 c.
- Bœuf sur pied 18 à 20 f. 55 à 60 f.
- Moutou 40 c.
- Le quart d'un mouton 30 c.
- mais par quartier.
- Poules ou poulets ........ la paire 25 c. 90 c.
- Beurre 45 c. I f. 40 c.
- Œufs la douzaine .... 06 c. 90 c.
- Miel le 1 /?. kilogr... . 45 c. I f. 80 c.
- I Lait. • la bouteille 10 c. 30 c.
- Huile de table .. id 40 c. I f. 50 c.
- Vinaigre id 75 c. 35 c. Sous le bey, on le tirait
- d'Alger.
- Sucre le 1/2 kilogr.. .. 90 c. 70 c.
- Café id 90 c. 90 c.
- Via de Provence la bouteille 45 c. 40 c. Sous le bey, 011 ne vendait
- guère que des vins d’Es-
- Rhum id 90 c. I f. pagne.
- Eau de-vie id 75 c. I f.
- Charbon charge d'à ne.... I f. 25 c. 7 f.
- Bois id 90 c. I f. 50 c.
- Cheval . 108 f. 4 à 500 f.
- Chmnpnn. ... * 112 f.
- Mulet . . . . 108 f. On n'en amène pas.
- Aiie . 7 f- 20 c. 21 à 25 f.
- Journée d'un manœuvre... 50 c. 2 f.
- Id. d'un maître ouvrier I f. 80 c. 4 f.
- L’Intendant civil,
- GENTY
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-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES
- 2 L f>
- N° 70 (c). A Bône, au 1e1' août i833.
- DÉSIGNATION. PRIX R AVANT l'occupation. 10 YEN en 1833.. OBEIWATIONS.
- Pain , le kilogr f. » c. 12 f. c. « 37 1/2.
- Bœuf sur pied 24 » 49 »
- Mouton , id 4 60 8 »
- Froment, le sàa . . 5 40 13 » Le sàtt de Bône estd« 100lier.
- Orge, id I 90 5 80
- Farine, le baril » 29 »
- Beurre , le rot » 25 I 98
- Œufs, la pièee a 01 » 7
- Miel , le rot )> 10 » 90
- Perdrix, la pièce » 25 » 80
- Poules, id » 25 1 10
- Lait , le litre » 04 » 40
- Huile fine , id » 25 1 80 L'augmentation pourl'huile.
- Vinaigre, id » 30 « 45 on le reconnaît, ne peut s'appliquer aux mêmes qualités.
- Vin , id » » 35
- Rhum , id » » I 90
- Eau-de-vie, id » 65 » 90
- Sucre , le kilogr., I 40 2 U)
- Café , id. I 60 2 35
- Charbon , le quintal 1 85 6 50
- Bois , id » 65 3 60
- Cheval 180 » 265 »
- Ane 18 » 28 „
- Mulet 98 » 200 »
- Journée d'un manœuvre 1 » 50 2 »
- Id. d'un maître ouvrier.. 1 I 50 3 50
- L’Intendant, civil, GENTY.
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-
-
- JN?0 71 (a). ÉTAT du prix moyen des denrées et objets de consommation a Alger, du 1er mai x 833 au 1er juillet i83^.
- LÉGUMES le quintal.
- FARINES, le baril de 88 k.
- ÉCLAIRAGE
- LIQUIDES.
- COMBUSTIBLE.
- DÉSIGNATION
- MOIS.
- f. e.
- f. c.
- f. c.
- Moyenne des mois de mai , juin , juillet, août. 2e semestre.
- 30 37 i/:
- 3 53 3/4
- 21 50
- 4 81 r/4
- 24 18
- 29 33 33
- 39 37
- 19 40
- 31 45
- 45 20
- 18 75
- 39 36
- 63 56
- 24 62
- 36 87
- .60 40
- 36 87
- 1834.
- 45 50
- 27 25
- 20 85
- 19 50
- 23 45
- OBSERVATIONS. Les renseignements qui remontent aux époques antérieures manquent.
- L’Intendant civil,
- P
- Ci
- DK LA REGENCE D ALGER
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-
-
- N° 71 (6). ÉTAT du prix moyen des denrées et objets de consommation à Oran, du xev janvier i833 au
- ier juillet i83/|. \
- LIQUIDES.
- VIANDE
- COMBUS-
- TIBLE.
- FARINE.
- ECLAIRAGE.
- le quintal.
- sur pied.
- DESIGNATION
- S t£>
- MOIS
- — co
- c. f.
- Moyenne des mois de
- 38 75
- 49 50
- 39 33
- 38 75
- 34 25
- 46 25
- !S 50
- 50 49
- mai, ju 1 n... 2e semestre.
- 31 66
- 37 33
- 38 33
- 60 50 40
- 50 50
- Le quintal.
- 38 30
- 21 50
- 50 49
- OBSERVATIONS. — On n'a point de renseignements qui permettent de remonter à des époques antérieures.
- L’Intendant civil,
- PIECES JUSTIFICATIVES
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-
-
- N° 71 (c). TABLE A U du prix moyen des denrées et objets de consommation, à Boue, du 1e1'juillet 1833 au 1erjuillet 18 3 4
- Viande ,
- Légumes
- le sàa
- les 88 kilogrammes.
- Combustible.
- Liquides.
- le i^2 kilo
- le quintal.
- gramme.
- litre.
- DATES.
- Chan-
- Char-
- Mou-
- ia pièce.
- Eau-de-
- Bœuf.
- la cais-i se de 25 liv.
- charge
- le litre.
- 220 litres.
- teille.
- d âne.
- d’âne.
- f. c. m.
- f. c. m
- f. c. m.
- f. c.i f. c. m.
- f. c. m.
- f. c. m.
- SEMESTBE
- de 1833..
- 21 37
- 26 66
- 95 41
- II 57
- 18 50
- l 44 16
- 38 75
- 44 16il 73 75
- 29 66
- 28 66
- 57 41 66
- I 25f» 90
- 40 » 1 45
- 1er id.de 1834.
- 34 50
- 32 00
- 56 »
- Prix moyen des denrées> eic.y à Mostaganem et à Bougie.
- Combustible.
- Liquides.
- Mou-
- Vin ordinaire , 220 litres.
- Char-
- Veau
- la bou-
- fanègue 60 kilo-gram.
- quin-
- teille.
- gram.
- Au 1er janvier 1834. Au 30 juin id.......
- 82 50 50
- BOUGIE.
- 2 25 18
- 60 145
- 30 juin 1834.....
- ...I 31
- 10
- OC
- L’Intendant civil , GENTY.
- DE LA. RÉGENCE D ALGER
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-
-
- £ï° 72. MOUVEMENT de la population européenne dans la Régence, depuis le mois d'août i83o,
- jusqu'au Ier juillet 1834-
- 1 832.
- 183 1.
- 1 833.
- 1 834.
- Effectif au
- Effectif aü
- EFFECTIF
- Effectif au
- Effectif au
- far SEXE.
- TOTAL.
- ALGER
- ORAN
- BONE
- BOUGIE
- MOSTAGANEM
- TOTAUX. ..
- L’Intendant civil GENTY.
- PIECES JUSTIFICATIVES.
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-
-
- 220
- DE LA_ REGENCE D ALGER.
- N° ?3 (a). ETAT approximatif des terrains compris dans lyenceinte de nos lignes, aux environs dt Alger , à Vépoque du ier juillet 1834 -
- CONTENANCE
- TOTALE.
- 14600 hr*\
- NOMBRE D’IlECTARES
- en
- culture.
- 2800
- , <Sl if)
- 3 Ôi --
- c ai > ifj
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- 2 T3 Js ^ g S
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- 4200 2000
- f- <v
- Oi -3
- irt O -J !" G. «
- *a « h
- 5600
- NOMBRE
- D’IlECTARES.
- 1500
- O O
- 600
- - 'QJ tn -
- 10
- OBSERVATIONS.
- Il faudrait pouvoir faire cadastrer le pays pour se rendre compte de la comparaison des portions cultivées avec celles qui ne le sont pas dans le rayon dont il s’agit; mais c’est une opération trop longue pour qu’on puisse penser à rentreprendre encore.
- TABLEAU COMPARATIF DES CULTURES, ANNEE PAR ANNEE.
- ANN LES.
- 1830. 1831. 1832. 1833. 1834. Ier semestre.
- d'hectares cultivés. 260 500 1300 2000 2800
- OBS ERVATIONS.
- Les résultats que nous donnons ne sont sans doute qu’approximatifs; mais l’important pour nous était d’établir que la culture était en progrès, et de prendre note des différences d’une année h l'autre.
- Les grandes cultures n’ayant lieu qu’aux mois d’octobre et de novembre, le chiffre de 1834 n’est également donné qu’approximativement.
- L’augmentation signalée est due en majeure partie aux indigènes qui, cette année, se sont plus activement occupés d’agriculture. Les Européens sont loin cependant d’avoir été stationnaires; mais plusieurs d’entre eux ayant renonce à la culture des céréales pour s’adonner aux plantations et à la greffe, ce changement dans la direction de leurs travaux a eu pour résultat d'arrêter le développement des défrichements.
- —1
- L’Intendant civil,
- GENTY.
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-
-
-
- PIÈCES. JUSTIFICATIVES. 00 1
- N° 78 (b). Ê TA T des cultures faites par les Européens , à l’époque du Ier janvier 1884 , sur le territoire de Bône.
- DÉSIGNATION DES TERRAINS. Evaluation en arpents. CULTURE. Observations.
- Tous les terrains suscepli* Les terrains
- blés d'être cultivés, coin- en culture
- pris dans la zone mili- dans cette lo*
- taire à 350 mètres des calité , quel-
- remparts , et situés en- que peu etc»-
- Ire le blockaus Danre- dus qu'ils
- mont et la mer .... Légumes. soient encore,
- Un jardin situé entre la n'en consta-
- montagneet les.Santons. il Id. tent pas moins
- Un jardin situé au pied des un véritable
- 9 Id. progrès.
- Un jardin situé au pied du
- blockaus des Santons. . 5 Id.
- Terrains situés entre la
- Iloudjimuh et le défilé
- des Cnrésas IGO Un tiers en blé, orge et légumes.
- Un jardin situé entre la
- Casbah et la batterie du
- Lion I r/2 Figues , légumes.
- Terrains situés entre la
- Casbah, le cassarin et
- les caroubiers, cultivés
- par des Maures 80 Fèves , orge , blé.
- Un jardin situé aux carou-
- biers 5 01 ives , blé.
- Un jardin situé à Hyppone. 10 Olives , légumes , fruits.
- Un jardin situé au bloc-
- kaus Danremont 19 Un tiers en culture.
- Un jardin id 20 Id.
- Un terrain au nord du Re-
- gard , sur le chemin de
- U Aqueduc... 35 Quelquesarpents semés en blé.
- Terrains situés soit sur la
- rive gauche de la Sey-
- bous , soit auprès du
- blockaus de la plaine,
- à 1*extrémité d’Hyppo-
- ne , et cultivés par les
- Otages . 2000 Blé , orge.
- L’Intendant civil , GENTY.
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-
-
-
- -N° 73 fcrf).
- ÉTÀ¥ des cultures par les Européens % tépdcpié die 1er janvier i'834, sut les territoires
- dépendants des villes d’Oran et de Mostaganem. '
- SITUATION DES TERRAINS.
- Territoire de la
- ville d’Oran.
- VILLE.
- JARDINS.
- CONTENANCE
- APPROXIMATIVE.
- NATURE DES CULTURES.
- observations:
- 7 à 8 hect.
- Légumes de toute espèce, figuiers , citronniers, mûriers , grenadiers, vi -gnes, pêchers , poiriers , abricotiers,
- BANLIEUE.
- Territoire de Mostaganem.
- Ravin de Raas-el-Ain.
- Terrains situés entre la mosquée et le blockaus. J
- Sous le canon de la ferme de Dussebedah ou Maison-Carrée.•
- En dehors des lignes -du blockaus, et au-delà des ouvrages extérieurs jusqu’à la -hauteur du petit lac.
- 14
- 15 Id.
- 65 Id.
- 25 Id.
- 2500 Id.
- Les fruits d’Europe sont généralement de très-mauvaise qualité, les
- I jujubiers, quelques orangers, mais l ar^'es jetant pas greffés. Les bois ( dont le;fruit est amer. ) ce “au^e manquent.
- Grande quantité d’arbres fruitiers. La vallee est parfaitement arrosée au moyen t des aqueducs ; elle est d’une grande,fertilité et propre à foute espèce de culture.
- ( Partie de ces terrains est irriguée.) Toutes ces terres sont cultivées ou cultivables immédiatement. Le terrain réservé au jardin botanique est compris dans ces terrains.
- Légumes de toute espèce, maïs, arbres fruitiers comme ci-dessus; quelques palmiers.
- orge ,
- Orge et blé propres à toute espèce de culture.
- Céréales.-
- Susceptibles d’ètre cultivés en cé- j réales.. - *
- ( Non irrigués ). ( Non irrigués ).
- VILLE.
- Vallée de Mers-el-Kebiiv 140 à 160 Id.
- JARDINS.
- *> •
- Id. Et de toute autre espèce -de )
- culture. f
- 60 Id I Susceptibles de toute' espèce de)
- I culture. ï
- ( Très irrigués ). ( Très-irrigués ).
- L Intendant civil , GENTY,
- ^22 DE LA, RÉGENCE D’ALGER.
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-
-
-
- JN° qk- ÉTAT numérique des terrains appartenant soit au domaine, soit à la Mecque et Médine, aux environs d'Alger, et qui ont été reconnus susceptibles d’étre concédés à des colons YCl août i833\
- !i • ' \ i *
- L’Intendant civil, GENTY.
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 22.3
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-
-
-
- ÉTAT des quantités de foin du pays employées ci la consommation du corps cinoccupation.
- h?
- SESaBBBSSS
- rsasssrssassam
- ANNÉES. DESIGNATION' des . PLACES. QUANTITÉS récollées par les troupes. DE FOTN provenant de marches passés avec des particul. TOTAL par PLACE. i ) i LAPS DE TEMPS pendant lequel ces foins ont sufS aux besoins de la CONSOMMATION. observations. I
- •- - : !
- Q k Q k Q k .
- ( Alger 5844 99 î) 5844 99 2 mois à raison de 97 quintaux par jour. ,En 1833, il n’a été récolté à Ornn par les
- | 1832 i troupes que 193 quintaux 90 kilogrammes de foins
- ! Bône 1366 19 » . 1366 19 ' i . r • que leur mauvaise qualité a empêché de mettre en
- ' ' distribution.
- Alger.. • 5548 16 I183I 63 17379 79 6 mois à raison de 97 quintaux par jour. ;
- 1833 ' ‘
- Bone. • * • • « * 17874 894 18768 t i mois 24 jours à raison de 1590 quin-
- • < » taux par mois. ; • •
- Totaux.v. 30633 34 12725 63 43358 97 I
- Mfcr-WAM
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- DK IA REGENCE’ D ALGER
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-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- 2 2 5
- N° 76. NOMENCLATURE des produits naturels, agricoles et industriels de la Régence tVAlger.
- I
- SECTION PREMIERE.
- PRODUITS NATURELS.
- Echantillons des terrains des environs d'Alger et d'Oran.
- Terrains primitifs des environs d*Alger.
- G va ni t.
- Schiste talqueux.
- Gneiss.
- Grès.
- Roche gneisso-schisteuse. Pctro-silex ferrugineux.
- Tourmaline.
- Fer hydraté, extrait d’une veine entre la formation schisteuse et calcaire.
- Fer hydraté avec bi-carbonate de fer et de chaux.
- Rognons de fer trouvés dans le granit.
- Terrains tertiaires et intermédiaires des environs d* Alger.
- Roche calcaire intermediaire mêlée de talc.
- Calcaire coquiller à poudding.
- Coquilles fossiles retirées d’un banc de même formation.
- Grès calcaire.
- Tuf calcaire.
- Brèche extraite d’une roche calcaire avec des débris organiques.
- Carbonate de chaux cristallisé.
- Marbres extraits de la carrière du mont Boudjaréa , près l’Ermitage.
- Terrains des environs d’Oran.
- Pierre tendre de tout appareil, au ravin de Raas-el-Aïn.
- ; Pierre tendre de haut appareil, à la carrière du fort Saint-André.
- Pierre demi-dure de haut appareil, au ravin de Raas-el-Ain.
- Pierre dure de haut appareil, propre aux travaux hydrauliques, près l’escarpe nient de la citadelle.
- Plâtre brut, au fond de la rade de Mers-cl-Kcbir.
- Minéraux.
- Fer.
- Cuivre.
- Zinc.
- Étain.
- Plomb.
- Minerai renfermant, du plomb, de l'antimoine et de l'étain.
- Sel gemme d*Arzcw.
- Terre glaise propre à la briqueterie et à la poterie. Terre savonneuse des environs de Tlemsen.
- (Les Arabes s’en servent sans aucune préparation, en guis.e de savon.)
- Végétaux.
- !' Olivier sauvage.
- J ujubier.
- Caroubier.
- Glands doux (fruit du chêne liège). 1
- , Opuntia (cactusà raquett)
- Plantes
- tinctoriales.
- Gnude.
- Garance.
- Safran.
- j Carthame (safranum). f Orseille.
- \ Kermès.
- Presque toutes les plantes medicin. usuelles, et plusieurs espères rares et recheir-liées.
- II. 15
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-
-
-
- 226
- DE LA RÉGENCE d’aLGER.
- Suite du N° 76.
- Substances 'végétales.
- Gomme arabique. I Miel.
- Sandaroque brute. 1 Cire.
- SECTION DEUXIÈME.
- PRODUITS AGRICOLES!
- Rlc dur.
- Id. tendre.
- Orge.
- Riz. .
- Avoine.
- Blé noir.
- Tons les articles d’horticulture connus dans le midi de la France.
- Olives. Citrons.
- Figues. Grenades.
- Raisins. Amandes.
- Bananes. 'Noix.
- Oranges. .Etc., etc.
- Tabac. I Chanvres.
- Lin. 1 Cotons d’espèces eide qualités diverses.
- Mais (
- Haricots j d’espècesetdcqnalilésdiverscs. Pois (
- Fèves.
- Lentilles.
- Cucurbitacées.
- Soie jaune et blanche.
- Végétaux exotiques acclimatés ou en •voie d'acclimatement.
- Indigo.
- Canne à sucre.
- Tabacs de Virginie, de la Havane, etc.
- Cafier.
- Cochenille.
- SECTION TROISIEME.
- OBJETS MANUFACTURÉS.
- Farine do froment j d ,il& diverSes.
- Id. d'orge ( 1
- Couscoussou.
- Eau-de-vie de figues de Barbarie. I Anisettc fabriquée par les indigènes.
- Id. de figues sèches. | Huile d’olive.
- Confitures faites avec le fruit de l’arbousier.
- Vermicelle.
- Macaroni.
- Pâtes diverses, façon d'Italie.
- Chandelle fabriquée par les indigènes.
- Id. par les Européens.
- Bougie jaune et blanche fabriquée par les indigènes.
- Bougie blanche fabriquée par les Euro péens.
- Huile commune à brûler.
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-
-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES. Suite du ]Y° 76'.
- a an
- PggBnüP«WFÆ!ff»i*:r.Wu^^iPBg30p»tW'» "
- Vache,
- Bœuf.
- Cuirs apprêtes de I Veau.
- Mouton.
- Cheval.
- Maroquins de diverses couleurs.
- Ouvrages en terre cuite, ]
- Poteries de toutes formes, (
- Ouvrages de menuiserie, J Ponr divers «sages domestiques.
- Id. tournés en bois, ]
- Ustensiles en fer, en cuivre cl en ferblanc. — Instruments aratoires. — Charrues, Houes , etc. — Outils de tous genres. — Métiers à tisser, Cardes, etc., etc. — Ouvrages de serrurerie.
- Ouvrages en jonc et en sparterie.
- Cordes.
- Nattes.
- Tapis.
- Armoires.
- Coffres.
- Tabourets.
- / Armes. Porte- | Jïahits, ( Pipes.
- Paniers pour divers usages. Corbeilles simples et ornées.
- Meubles,
- Lits,
- Chaises, Fauteuils, Canapés, et autres Meubles,
- Toiles en fil de lin.
- Petits ouvrages en fil d’aloès4
- Bourses. Sacs. Cordons.
- à l’usage des Européens.
- Couvertures.
- Tapis de couleurs variées. Ceintures.
- Calottes rouges.
- Tissus en laine,
- Haïks.
- Remous.
- Capouts ornés de drap découpé.
- Tissus en coton.
- Fichus.
- FoUs (pièce d’habillemenL pour femme).
- Tissus en soie brochés or et argent.
- Les memes articles que ceux en coton. Quelques-uns sont fort riches et d’une valeur
- considérable.
- Bonnets en velours ornes desequins. | Etoffes teintes de tontes couleurs.
- Passementerie en tous genres.
- Echarpes.
- Ceintures.
- Voiles.
- En colon. En laine.
- En soie.
- Fils d’or et d’argent.
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-
-
-
- 2*8
- DE LA REGENCE D ALGER.
- Suite du N° 76.
- Souliers»
- Babouches»
- Bourses»
- Etuis,
- Coussins,
- Portefeuilles,
- en cuir commun, en maroquin et en velours, les uns simples, les autres avec broderies.
- Habillements maures et juifs, pour hommes et pour femmes, en laine et en soie; les uns simples, les autres brodés et galonnés en or et en argent, quelques-uns en drap d'or, couverts des plus riches passementeries.
- Orfèvrerie et Bijouterie.
- Chapelets.
- Sarmats en or et argent.
- Bonnets ornés de pierres fines et de perle; Bracelets.
- Chaînes.
- Colliers.
- Bagues.
- Boîtes.
- Étuis.
- Tabatières.
- Bouclcs-d’oreilles.
- Fleurs en pierres fines et en perles; ouvrages d'or.
- Bijouteries de formes variées.
- Pots, j
- Plats f
- Cassolettes, 1 en or eten arSw,‘-Vases, /
- Armes.
- Fusils, J ,
- Pistolets, }arabes-
- Sabres, 1 , » »
- ^ . J kabyles.
- Couteaux, J J
- Harnachement et Équipement.
- Selles 1 ,
- Brides* 1 en ™arotIu*n ^r°de or et argent,
- Étriers simples et dorés.
- Bâts de mules.
- Jd. de chameaux.
- Selles et brid. simpl. pour cbev. et inul,
- Ceintures et Ceinturons, Étuis de pistolets, Gibernes,
- Fourreaux,
- en maroquin brodé or et
- i argent.
- Les mêmes, en cuir, sans ornement.
- Instruments de musique.
- Derbouka (tambour en terre cuite). Tambourin.
- Mandoline.
- Viole.
- Herbell (sorte de viole à deux cordes). Castagnettes.
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES. 229
- N0 77. TABLEAU statistique des professions exercées dans la Régence au Ier janvier 1834.
- V ALGBR. ORAN. BÔNE. BOUGIE. MOSTÀGÀKEM.
- nombi e nombre nombre nombre
- de de de de.
- de
- V. V) V)
- DÉSIGNATIONS. X CQ X es Xi es -û es
- < . < «À < toute V) <
- c st M 0J c 0) fl 0/ C 9 Si
- eu 0 V U a g. 0 $ 9 fi. 0 U <5 U 9 ê nation. a. 0 t- St p n b.
- 9 W es O W S "5 >-5 a W es S 9 w es S "3
- Architectes, arpenteurs et
- géomètres 7 2
- 1 2 1
- Aubergistes et logeurs.;.... 19
- Bains 2 16 T
- Banquiers 2
- Barbiers-perruquiers 12 45 4 2 2 2 2
- Bestiaux (marchands de). .•. 4
- Beurre (marchands de) 11
- Bijoutiers (Voy. orfèvres)...
- Bois (marchands de) I
- Boissons (marchands de vins,
- liqueurs, etc.) 117 32 1 27 22 20 12 0
- Bouchers 13 17 25 3 5 5 I 3 I & À
- Boulangers 20 17 10 3 7 5 2 16
- Bourreliers 0
- Brasseurs 4 2 2
- Briquetiers 3
- Broderie (ateliers de) I
- Cafés 26 60 8 8 5 5 8 3 1 8 4 10
- Café au lait (marchands de). 47 4
- Ceintures arabes, bourses en
- maroquin (fabriques de).. 27 2
- Ceintures en soie [V. soieries).
- Chandeliers....» 2 1 2
- Changeurs 2 3
- Chapeliers, marchands de cas-
- quettes , 3 3 2 I *
- Charbonniers l 27 I
- Charcutiers • 4 1
- Charpentiers, charrons 3
- Chaudronniers 5 7 3 1 <
- Chaux ( marchands de) 1 9 I
- Chocolat ( fabrique de) I
- Cirage ( marchands de) 2
- Coiffeurs-parfumeurs 11 5 l
- Colporteurs 15 I 42 3
- Comestibles (marchands de). 82 53 61 19 7 2 28 2
- Confiseurs 5 1
- Corail (marchands de) 2 4
- Cordiers 3 I
- Cordonniers-savetiers 33 67 21 6 9 3 0 3
- Corroyeurs. 3 4
- Coton (marchands et lileurs
- de) 3
- Couleurs (marchands de).... 6 I
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-
-
-
- 2‘5o
- de la régence d’alger,
- Suite du N° 77.
- et
- Courtiers.............
- Chevaux ( marchands
- loueurs de)..............
- Couteliers..................
- Couturières.................
- Distillateurs.................
- Drapiers....................
- Droguistes..................
- Ecrivains publics...........
- Encanteurs..................
- Epiciers....................
- Farines (marchands de ) (i).
- Faïenciers..................
- Ferraille (marchands de).. . .
- Ferblantiers................
- Fileurs d’or et de soie.....
- Fondeurs de métaux..........
- Forgerons. .................
- Foiwneaux (marchands de). .
- Fripiers....................
- Fruitiers...................
- Grainetiers...........! . . . .
- Graveurs en taille-douce. . . .
- Graveurs sur métaux.........
- Habits confectionnés ( marchands d’)...............
- Horlogers...................
- Hôtels garnis, restaurants.. . Imprimeries lithographiques. Légumes (marchands de).. . . Librairies et cabinets littéraires .....................
- Màçons-ent repreneurs.......
- Maréchaux-ferrants..........
- Matelassiers................
- Menuisiers..................
- Merciers....................
- Meubles (marchands de)......
- Moulins.....................
- Miroitiers....................
- Modes, nouveautés, lingeries. Mouchoi rs, mousselines (marchands de)............
- Négociants............
- Notaires..............
- Orfèvres-bijoutiers. . . .
- Papetiers.............»
- Passementiers.........
- ALGER. • ORÂ3V. BONE. BOUGIE.
- nombi •e nombre nombre
- de de de
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- 3 GJ Cn 0 1 »/>
- -G JG a
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- 5 W CS & G *-s Î-H W CS -H rf-, G G w •J es w—<
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- 5 22
- 4 4 2 0 I
- 30 14 4 5 3 4
- 21 46 60 2
- II
- 6 16
- 1
- 12 13 J 0 2 0 24 I
- 110 5 14 13 5 13
- 3 I
- 1 G 21 I 6
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- I I 7 I 3
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- 3
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- “5
- (1) Tous les négociants vendant des farines, il n’y avait pas lieu d’en faire une profession à part.
- p.230 - vue 228/260
-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES
- Suite du N° 77.
- a3i
- DÉSIGNATIONS.
- Pâtissiers..................
- Peignes (fabricants de).....
- Peintres en batiments.......
- Peintres de portraits.......
- Pharmaciens...................
- Pipes (fabriques de)........
- Poissons (marchands de). ,. .
- Potiers de terre............
- Quincailliers...............
- Helieurs......................
- Restaurateurs...............
- Saleurs de poisson..........
- Savon (fabriques de)........
- Scieurs de long.............
- Selliers....................
- Serruriers. *...............
- Soieries , ceintures , fotas... Fotas, rubans (fabriques de)
- Tabac (marchands de)........
- Tailleurs...................
- Tanneurs-mégissiers.........
- Tapissiers..................
- Teinturiers.................
- Tisserands..................
- Toiles (marchands de).......
- Tonneliers..................
- Tourneurs. ..............
- Vanniers....................
- Vermicelle (fabriques de). . . Vins en gros (marchands de). Voitures (loueurs de).......
- ALGER.
- nombre
- de
- 21
- 13
- 4
- 76
- 105
- 30 32
- 31
- 3
- 5
- 4 8
- 5
- ORAW.
- nombre
- de
- in 4) -O et
- <
- GJ 4)
- •Qj
- O.
- O u
- BONS.
- nombre
- de
- tO
- a
- «3
- Cm
- <
- 1/5
- c
- '<ü
- C-O
- 49
- BOUGIE.
- de
- toute
- nation
- MOSTAGÀKEM.
- nombre
- de
- V
- LfIntcndant civil,
- GENTY.
- p.231 - vue 229/260
-
-
-
- 2 3'A
- N° 78.
- DE LA REGENCE D ALGER.
- TARIF général des droits d'enregistrement en vigueur dans la Régence d’Alger.
- NATURE DES ACTES.
- DROITS FIXES.
- QUOTITÉ
- DES DROITS.
- J Ier. Tons les actes des huissiers de quelque nature qu’ils soient, ï
- sauf les actes d’appel...........................................
- S 2e- Les inventaires mobiliers ( par chaque vacation de trois
- heures)----Les jugements de justice de paix.— Les procès-verbaux
- dressés ou les jugements rendus par les fonctionnaires chargés de l’exécution des arretés, dans les cas où ces actes prononcent des amendes. — Les ordonnances des présidents des tribunaux, autres que celles de permis qui ne sont assujettis ni à la formalité, ni aut droit. — Les actes faits aux greffes des tribunaux. — Les appositions! de scellés. — Les procurations.— Les rapports et déclarations au président de la cour de justice des avaries éprouvées par les bâtiments marchands. — Les dépôts de cahiers d'enchères. — Les actes passes en brevet ou en minute devant notaires, et 11e contenant
- ni obligation , ni libération de sommes............................
- § 3e. Les donations entre vifs. — Les jugements du tribunal correctionnel. — Les prestations de serments. — Les portages de biens entre co-héritiers. — Les transactions sur procès.— Les contrats de mariage. —Les testaments, les échanges et les cahiers d'enchères
- par adjudication...................................................
- § 4*3 Les jugements de la cour de justice. •— Les actes d’appel des jugements du tribunal de paix. — Les actes d’appel des jugements des cadis. •— Les actes de société...........................
- § 5e. Les actes d'appel des jugements du tribunal correctionnel.— Tous les actes passés en minute devant notaires, autres que des mutations d’immeubles , à l’exception toutefois de ceux ayant pour objet une valeur moindre de quatre mille francs, lesquels 11e sont assujettis qu’à un droit proportionnel de vingt-cinq centimes pour
- cent francs........................................................
- S 6e. Les actes de recours contre les jugements de la cour de justice au conseil d’administration.............................
- I fr
- DROITS PROPORTIONNELS.
- 5 icr\ Procès-verbaux des ventes opérées par les commissaires-priseurs.......................................................
- 5 2e. Baux à loyer et à ferme ne dépassant pas neuf années ( le droit est perçu sur la somme des loyers cumulés pour tout le temps
- énoncé au bail )..................................................
- S 3e. Les actes contenant, soit une aliénation définitive d'immeubles , soit une cession d'usufruit et de jouissance pendant une durée de cinquante ans et au-delà. — Ce droit est réduit d’un centième par chaque année pour les cessions d’usufruit ou de jouissance dont la durée est moindre de cinquante ans, sauf la disposition portée au J 2e ci-dessus, relative aux baux ne dépassant pas neuf années........................................................
- 5 4e. Les actes stipulant des conditions pécuniaires, autres que ceux relatifs à des mutations d’immeubles (pour ces actes la formalité de l’enregistrement est facultative. )......................
- Nota. Nous ignorons si, depuis l’installation du nouveau gouverneur-général comte d’Erlon ce tarifa subi ou non quelques modifications.
- 2 fr.
- 3 fr..
- 5 fr.
- 10 fr
- 20 fr.
- I fr. pour 0/0. 20 c. pour 0/0.
- 2 fr. pour 0/0. 50 c. pour 0/0.
- GENTY, Intendant. civil
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-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- 233
- N° 79 (a). ETAT des transactions immobilières qui ont eu lieu à Alger, de i83i au ierjuillet i834.
- MONTANT
- EXERCICES. annuel des baux à loyer. des ventes définitives et renies perpétuelles.
- f. c. f. c.
- I83Ï du 24 juin au 31 déc. 24506 04 2,120559 08
- 1832 123679 59 2,561937 04
- 1833 853872 88 3,302093 12
- Totaux 1,002058 51 7,984589 24
- OBSERVATIONS.
- Pendakt le Ier semestre 1834:
- 1° Le nombre des acles pour baux
- s’est élevé à......261
- 2° Celui des acles pour ventes,
- à..................451
- 3° Le montant des baux a été
- de................. 91966f. 90c.
- 4° Le montant des rentes annuelles
- de................. 76548 f. 50 c.
- 5° Enfin les sommes payées comptant, de........... 282650f. 52c.
- Les lenteurs qui ont précédé l’installation de la nouvelle administration peuvent expliquer la diminution des transactions pendant cette même période de temps.
- L’Intendant civil-, GENTY.
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-
-
-
- 234 DE LA. RÉGENCE d’aLGER.
- N° 7g (Z>). ET AT clés transactions immobilières qui ont eu lieu à Oran, de i83a au Ier janvier i834*
- I ANNÉES. NOMBRE des immeubles vendus. VALEURS. OBSERVATIONS.
- f.
- 1832 77 54558
- 1833 151 137192
- Totabx 228 I91750
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
-
- -N° 80 (a). È TA T NUMÉRIQUE des actes reçus à Alger par les notaires, cadis, rabbins et officiers ministériels , et de ceux passés sous seing privé, de x83i ait Ier janvier i834-
- Reçus par les, Notaires.
- ;Acfes immobiliers de mutations et baux
- Cessions.. •...........................
- Transports............................
- Actes de société......................
- Dissolutions de société...............
- Obligations............................
- Consentements de mariage...............
- Contrats de mariage,..................
- Donations entre-vifs..................
- Testaments.............................
- Inventaires............................
- Procurations...........................
- Certificats de vie.... ,...............
- Quittances.............................
- Reconnaissances........................
- Collations.............................
- Délégations,
- ld. par LES
- Cadis.. «..
- Id. PAR LES
- Rabbins.. ,
- Dépôts..............
- Déclarations.......
- Protêts.............
- Conventions........
- Actes divers.......
- Ventes immobilières
- Baux a loyer.......
- Procurations........
- Reconnaissances
- Assignations.
- Reçus par les Officiers
- MINISTERIELS
- Extra-judiciaires.
- i
- au tribunal de paix
- à
- id.
- id.
- id.
- id.
- témoins
- correctionnel..
- criminel......
- de commerce, civil.........
- Significations de jugement.
- Commandements.............
- Congés....................
- Protêts...................
- Sommations................
- Saisies-arrêts............
- Significations............
- Déclarations..............
- Protestations.............
- Dénominations.............
- de saisie-exécution.......
- d’offres réelles .........
- d’emprisonnement..........
- de prise de possession....
- de déguerpissement........
- de récolement.............
- Procès-verbaux............../ divers... . * * 7 ‘ ‘ 7 * *
- d apposition de placards.. de saisie-gagerie.
- de carence................
- de consignation...........
- de saisie-conservation....
- d’écrou .................
- de dégâts................
- après décès...............
- Procès-verbaux de vente. j judiciaires...........
- ( volontaires.............
- ( Billets et reconnaiss.,ventes l et baux à rente, baux à ( loyer , pouvoirs , etc. . .
- Nota. Un n’a pu pour cct étal remonter au-delà de 1831
- Sous seings privés
- NOMBRE TOTAUX.
- DES ACTES REÇUS par parclassede
- na- fonction»
- PENDANT
- ture naires qui
- d’ac- ont reçu les
- 1831 1832 1833 tes. actes.
- » 221 271 492*
- » 8 1 9
- » » 17 17 \
- » ï 7 8
- » I 4 5
- I 33 34
- » G 6 12
- » G 13 19
- » 2 » 2
- » 2 3 5
- » 5 13 18 \
- 3> 140 324 464 / 1535
- i> 20 I2G 146
- i) 17 67 84
- » » 10 10
- « 7 9 IG
- 3> » 7 7
- » 12 12 24
- 3) 8 25 33
- 3) 18 24 42
- 3) 2 3) 2 /
- 3> G 80 86/
- 422 532 511 1405
- 3) 33 G 8 68 1600
- 3> 33 67 67
- » )> 1 1 I
- 3) 33 1340 I340\
- » 33 345 345
- 33 >3 15 15
- » 33 328 328
- » 33 219 219
- » 33 375 375
- » 33 280 280
- » » 202 202
- 33 3) 88 88
- » 3) 310 310
- 3) 33 • 3G2 362
- 33 3) 150 150
- >3 » 169 159
- 33 >3 130 130 ê
- 3) 3) 123 123!
- 33 33 135 135 1
- 3) 33 48 48 > 4913
- » 3) 30 30 /
- » » 12 12 /
- 33 » 20 20 1
- >3 33 I 1 I
- 33 33 7 7
- 33 3> 31 31
- 3> >3 14 14
- » » 9 6
- 3) 3) I 1
- >3 3) 2 2
- » 3) 9 9
- >3 » . 3 3
- 33 » 8 8
- » J> » » !
- » » 12 12 i
- 3> » 139 139 /
- 33 508 1514 2082 2082
- TOTAL GENERAL.
- 10131
- L’Intenilant civil, GENTY
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-
-
-
- a36 DE LA REGENCE d’aLGER.
- 3N° 80 (b). ÉTAT NUMÉRIQUE des àctes reçus à Oran et à Bônc par les notaires , cadis et rabbins , et de ceux passés sous signatures privées , dans les memes villes.
- NOMBRE D’ACTES REÇUS A
- DKSI GNATION
- ORAN. BON E.
- DES Observations.
- ACTES. 1834 1834 <
- 1832 1833 jer 1832 1833 1er H O
- sein. sem. H
- ACTES NOTARIÉS
- Ventes 61 46 64 13 4 6 194 Les indigènes
- Cessions de créances 4 4 4 3) 20 19 51 sont intervenus
- Actes respectueux » » » 2 » » 2 en 1832, dans
- Actes de société I 3 » I 3 4 12 81 actes ; en
- Dissolutions de société » 3 » I I 1 6 1833, dans 24.
- Transports » 3) » » 6 » 6
- Obligations 7 7 7 » 1 3 25
- Consentements de mariage.. 2 » » » 2 I 5
- Contrats de mariage I 2 » » I » 4
- Inventaires I 1 » 2 I » 5
- Certificats de vie.. » 4 4 » » » 8
- Quittances.. I 3 8 I I II 25
- Lettres de change et billets
- à ordre I 2 I » » » 4
- Ratifications » » » » 1 » 1
- Dépôts » 5 8 5 3 5 26
- Actes de notoriété». 2 2 2 I I » 8
- Protêts » » » 2 16 » 18
- Donations 2 4 » 2 » » 8
- Conventions » » » 2 2 » 4
- Baux à loyer 4 10 4 37 46 22 123
- Remplacements militaires.. 4 9 2 » I » 16
- Procès-verb de comparution. » » » » I » I
- Promesses de vente 13 4 2 » » » 19
- Transactions 2 1 » » » 2 5
- Ventes mobilières et fonds de
- commerce » II 2 » 2 4 19
- Prêts à la grosse.. » )> » » 3 » 3
- Ventes publiques d'effets
- mobiliers. » 9 » » » » 9
- Procurations 33 73 60 13 100 44 323
- Testaments » 1 3 4 I » 9
- Nantissements » » M » 1 2 3
- Déclarations... » » 5 1 2 » 8
- Actes divers » 5 4 » » 5 14
- Totaux des actes notariés. 139 209 180 87 220 129 964
- ACTES REÇUS PAR LES CADIS.
- Ventes immobilières I 70 25 » » 6 102
- Baux à loyer » » » » » 149 149
- Billets et reconnaissances... » » 1 » » D !
- Totaux des actes reçus
- par les cadis 1 70 26 » » 155 252
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-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- Suite du N" 80 (b).
- NOMBRE D’ACTES REÇUS A
- DÉSIGNATION DE6
- ORAN. BÔNE. 0s5»ftVATIONS.
- ACTES. 1834 1834 >-3 <
- 1832 1833 1er 1832 1833 pr H O
- sem. sem. H
- ACTES REÇUS PAK LES RABBINS.
- Ventes immobilières » 4 3 7
- ACTES SOUS SIGNATURE*
- PRIVÉES.
- Procurations O O
- Jugements d'arbitres.... 1 Ventes ! » » » 9 » » 7 » I » 1 1 ti
- Quittances » Q 10 Q
- Baux à loyer » 19 5 9
- Substitution de procuration. » » » » 2 )) ZO 2
- Billets et reconnaissances... Cessions G 96 33 » 9) 6 140
- Actes de société » O 3 U 3
- Actes divers.... » 30 3 A o TC
- États estimatifs. . r s» » 1 I 1 liZ y o 1 1 I
- Dissolution de société.. » »
- Promesses de vente. .. » »
- Total des actessous signa-
- tures privées G 154 48 1 iû An
- •Av Z JO
- RÉCAPITULATION.
- Actes notariés 139 209 180 87 220 129 9G4
- — reçus par les cadis. . 1 70 26 » 155 252
- — id. par les rabbins. — sous, signatures pri- » 4 3 » » » 7
- vées 154 48 19 An
- •AV ZJ o
- TOTAUX GÉNÉRAUX. 140 437 257 87 239 333 1499
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
-
- •a38 DE LA. RÉGENCE d’aLGER.
- N fri. É1 AT NUMÉRIQUE des passeports délivrés ou vi ses dans la Régence, depuis i83i jusqu au x™ juillet i83/t.
- ANNÉES. NOMBRE D1 La France. DES PAS JLTVRKS PO L'intérieur de la Régence. SKPORTS U R L’étran- ger. TOTAL DES PASSE- PORTS délivrés par année. OBSERVATIONS.
- » ALG ER.
- T83I 38Ï ICI 590 j 1132
- 1832 018 747 CIO 1975
- 1833 087 875 647 i 2*209
- 1834 lei Semestre.. 389 480 257 1126
- Total pour Alger-j 2075 2263 2104 6442
- ORAN.
- 1831 7 1 19 15 I 41
- 1832 33 | 318 215 566
- 1833 56 215 172 443
- 1834 ICr Semestre.. 7 29 30 66
- Total pour Oran. 103 581 432 1116
- BONE.
- 1833 99 589 406 1094
- 1834 Ier Semestre.. 55 225 188 468 1
- Total pour Bdne. 154 814 594 1562
- BOUGIE.
- 1834 1er Semestre.. 1 » 1 » » | 308 Aucune indication
- 1 1 de détail n'a été 1 •
- TOTAL GENERAL..
- 9428
- L’Intendant civil, GETVTY.
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-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- N° 82. RELEVÉ sommaire des quantités de grains apportées par les Arabes au marché de la Rachbak, soit par terre, soit par mer, pendant le cours d'une année (du 10 novembre i83a au 9 novembre i833.)
- Nota. Ces quantités ont été dépassées de beaucoup en 1834. Le temps nous a manqué pour en avoir le chiffre.
- 57,600 sâas de froment.
- 12,720 id. d’orge.
- 'Nota. Le sâa d’Alger équivaut à 60 litres.
- La crainte de fournir des armes contre eux en alimentant notre cavalerie , est peut-être la seule raison par laquelle on puisse expliquer les différenoës si considérables qui existent entre les apports de grains et ceux d’orge, de la part des Arabes.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
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-
-
-
- N° 83. ÉTAT du mouvement des hôpitaux et ambulances de l'armée cCAfrique , pendant les années i83o, 1831 , i832, i833 ,
- et jusqu’au ier juillet i834.
- C/3
- U
- Sd
- iC
- DESIGNATION
- DES
- ÉTABLISSEMENTS.
- (Ambulances et Hôpitaux d’Alger et de Mahon
- !
- 1831 ,
- Hôpitaux d'Alger..
- Hôpital d’Oran
- TOTAUX. . Hôpitaux d’Alger..
- 1832 < Hôpitaux de Bône. .
- EFFECTIF
- DE L’ARMÉE
- correspondant par places
- et par années.
- C7>
- Hôpital d’Oran . . . TOTAUX.
- 36795 hommes... ( Ierjuillet).
- 1er semest. 22465 2e semest. 17684 moyenne. 20074 Ier semest. 2218 2e semest. 2346
- moyenne. 2282
- 1er semest. I544I 2e semest. 15959 moyenne. 15700 Ier semest. 906 2e semest. 4691 moyenne. 2798 Ier semest. 2782 2e semest. 4620 moyenne. 3701
- NOMBRE DES MALAPES.
- Restant le I erj our de
- chaque
- exercice.
- 23
- 23
- 20
- fler semest. 15744 2e semest. 18169 moyenne. 16956 ( Ier semest. 4127
- Hôpital de Bône... J 2e semest. 5760
- ( moj enne. 4943
- { Ier semest. 4795 1833 i Hôpital d’Oran ... • (2e semest. 5029
- ^ * moyenne. 4U12 ^
- (Ambul. d’expédition
- de Mostaganem. } Ier août... 1962
- IIÔPIT. DE MoSTAGAN.
- Ambul. d’expédition
- de Bougie. J Ier octobre. 3518
- Hôpital de Bougie..
- TOTAUX..
- 20
- 34
- 2 • o c/3
- 757
- 757
- 927
- »
- 53
- 980
- 1651
- 448
- 114
- ENTRES PAR
- 596
- 359
- 8
- 367
- 395
- 26
- 40
- 461
- 260
- 62
- 40
- 2
- O
- c/3
- 18586
- 12984
- 595
- 13579
- 24261
- 3997
- 2392
- 30050
- 16950
- 6642
- 2521
- EVACUA-
- TION.
- 54
- 10
- 2611
- 562
- 562
- 956
- 956
- 225
- SORTIS PAR
- BILLETS.
- 2
- "3
- 03
- 317
- 342
- 6
- 348
- 368
- 18
- 32
- 418
- 274
- 48
- 36
- 7146
- 10875
- 507
- 11382
- 22110
- 3104
- 2124
- EVACUA-
- TION.
- 2
- O
- C/3
- 283
- 25
- »
- ~25
- 21
- II980
- 1544
- 1544
- 27338
- 17055
- 5251
- 2326
- 26
- 1834
- / Alger.. .....
- Oran........
- Bône.. ......
- Bougie......
- Mostaganem .
- .15778 . 5133 . 4918 . 3567 . 1873
- TOTAUX.
- TOTAUX G ÉNÉRAUX...
- 39
- “
- 2
- 3
- 4
- 27
- 109-
- 973
- 75
- 1053
- 203
- MORTS
- 1316
- 957
- 35
- 992
- 1405
- 446
- 132
- 1983
- 705
- I5II
- 164
- Restant le dernier jour de chaque exercice.
- 23
- 20
- 2
- O
- cn
- 757
- OBSERVATIONS.
- 927
- 53
- 20 980 1651
- 448
- 114
- 2213
- 863
- 328
- 145
- A Alger, les évacuations pour les entrées ont eu lieu d’un hôpital sur I un autre , et , pour les sorties , sur Mahon çt Marseille. *
- A Mahon , les entrants par billets étaient des malades envoyés direc lement par les corps de l’armée d’Afrique aux hôpitaux de Mahon sans titre d’entrée ni de sortie. .
- Les évacuations pour les entrées venaient des hôpitaux d'Alger, etI pour les sorties , elles étaient dirigées sur Marseille. ‘
- Les évacuations , pour les sorties , ont. eu lieu sur Marseille.
- Les évacuations pour les entrées ont eu lieu d’un hôpital sur uni autre, par suite deformation ou de suppression d’établissements.
- Cet hôpital a été ouvert le 16 avril 1832.
- Les évacuations , pour les sorties , ont eu lieudirectement sur France.l
- Les évacuations pour les entrées ont eu lieu de Bougie , de l’hospica civil, des hôpitaux d’Alger , d’un établissement sur un autre.
- Les évacuations, pour les sorties, ont eu lieu directement sur France^
- » » 26 » n ». » » 25 » I » »
- » » 576 » 25 » 48£ » II » 64 » 41 Cet hôpital a été ouvert le Ier août 1833. Les sorties par évacuation
- ont eu lieu sur Oran.
- » 12 138 )) » » J) 12 138 » » » » Les blessés , après avoir reçu les premiers secours , étaient mis à
- » 6 403 5 32 6 301 I 76 » 9 4 49 bord des bâtiments de guerre: une partie fut évacuée sur Alger , les
- n litres sur l’linnital dp Rnnm’o »nrèc co Tn rmeiîiin r«f IwxnifnT o A* A
- 2213 380 27256 10 288 364 25418 16 459 22 2454 ”27 1426 ouvert le 12 octobre 1833. Les entrants par évacuation sont venus des
- 862 83 4287 3 27 91 4162 » 17 » III ”Ï3 "886 bâtiments de guerre de l expédition; les sorties par évacuation ont eu
- 145 26 1468 » 2 28 1340 » 5 » 42 » 228 lieu sur Alger.
- 328 13 2123 » » 11 1562 » » » 75 5 814
- 49 14 786 » » 11 671 3 16 2 29 2 119
- 41 » 245 » » » 237 » 2 » 19 » 28
- 1425 136 8908 3 29, 141 7972i 3 40 2 276 20 2075
- 5375 1940 98979 101 4446 1588 79256 353 15076 77 7021 129 7451
- De l’Etat qui embrasse 1830, 1831 , 1832 et 1833 , il résulte:
- 1 Que dans le laps de 3 ans et demi , le nombre total des entrées aux ambulances et hôpitaux a été triple du chiffre de l’effectif moyen de l’armée , et que celui des décès s’éloigne peu du quart de cet effectif ;
- 2° Qu’à Alger particulièrement, la proportion moyenne a été, par année, de 17 malades et d’un décès sur 20 hommes ; qu’en 1832 , les rechutes ont été si nombreuses , que le chiffre des entrées excède de plus de moitié celai del 'effectif moyen des troupes qui occupaient ce point ; et que les décès ont été dans le rapport de I à II. Pour 1833, nous n’avons pas faitlesmêmes calculs, l’effectif des hôpitaux étant rentré dans la moyenne générale que donne l’occupation d’Alger ;
- 3° Qu’à Oran , les troupes se sont constamment maintenues dans le meilleur état de santé , et que la proportion moyenne a été chaque année , d’un malade sur 2 hommes, et d’un décès sur 34 ;
- 4° Qu à Bone , enfin , où l’armée a en le plus à souffrir de l’influence du climat , cette proportion s’est élevée en moyenne , pour chacune des années 1832 et 1833 , à un décès snr 4 hommes , et que notamment pour la dernière , le rapport a été de I sur 3.
- De l’état du 1er semestre 1834 , il résulte que , durant la période des six mois qu’il embrasse ,
- 1° Il y a eu , dans le corps d’occupation pris en masse , 2 malades sur 7 hommes , et I décès sur 113 ;
- 2° Qu’à Alger et à Oran , particulièrement, la proportion a clé à peu près la même pour les malades ; mais , pour les décès , seulement de 1 sur 132 dans la première place , et dans la seconde, de I sur 127 ;
- 3° Qu’à Bône, moitié de la garnison est entrée à l’hôpital ret qu’il y est mort 1 homme sur 65 ;
- 4° Qu’à Bougie , le rapport, pour les malades , a été de 4 à 7, et pour les décès , de I à 16;
- 5° Enfin , qu’à Mostaganem , il y a eu I malade sur 7 hommes , et un décès sur 100.
- 11 est utile d’ajouter, en ce qui concerne Oran , qu’un assez grand nombre de militaires blessés dans les engagements qui ont eu lien avec les Arabes avant la pacification de la province , sont venus grossir le chiffre des entrées et des décès ; circonstance qu’il est d’autant plus nécessaire de faire ressortir, qu'il n’en résulte en réalité aucune atteinte à la pureté d’un climat réputé le plus salubre de la Régence.
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
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- PE LA. RÉGENCE p’ALGER,
- TS° 84* ÉTAT comparatif de la valeur réciproque des mon naies du pays d'Alger , et de celles de France.
- UBBSBEn&OEBB
- DENOMINATION
- des
- MONNAIES.
- RAPPORT
- des
- DIVERSES MONNAIES ENTRE ELLES.
- MONNAIES D ARGENT.
- Rtal-Bnudjnu (1), en turc, Butun (entier). |
- Réhiab-Boudjou. (Piécette neuve,)
- Tcmin-Bou djou.
- (Demi-piécette neuve.)
- Zoudj-Bondjou, en arabe, Dourofi Djezaïr, ou Piastre d’Alger.
- Pataque-Chique (?), ou Piécette ancienne, en arabe, UiaMJrahin.
- Monzouné (3). (Monnaie de compte.) Ünuble-M o uzou né.
- Demi-Pataque-Chique.
- DILLON ET CUIVRE.
- Quaroub (4)*
- Qratnse-Drahm-Seghnr (5). Zoudj-Drahtn-Seghar. Aspre-Chique (G), soit Drahm-Seghar.
- ou o u
- o u ou ou
- ou
- ou
- ou
- ou
- ou
- ou
- ou
- ou
- l ou
- ou
- 3 Palaques-Chiques,
- 4 Rebiah-Boudjou (Pièce n.) ,
- 8 Téiiiiii-Bourij. (demi-p. n.) ,
- 24 Mouzounés.
- 3/4 de la Paieque-Chique, i/4 <ie Rial-Boudjou ,
- 2 Temiii-Boud. (demi-piéc. n.) , 6 Mouzounés.
- 3/8 delà Pataque Chique , i/8 du Rial-Boudjou,
- 1/2 Rébiah-Boud, (Piéc. neuve,) ,
- 3 Mouzounés.
- 2 Rial Boudjou,
- G Palaques-Chiques,
- 8 Rehiah Boudj. (Piéc. neuve), IG Téniin-Boudj. (dcmi-picc. iù), 48 Mouzounés.
- i/3 de Rial-Boudjou,
- 8 Mouzounés.
- t/8 de la Pataque-Chique,
- 29 Aspivs-Chiques. i/4 de la Pataque-Chique.
- 1/6 du Rial Buudjou ,
- 4 Mouzounés.
- 1/2 Mouzouné.
- 5 Aspres-Chiques.
- 2 Aspres-Chiques.
- 29e partie du Ttlouzouné,
- EVALUATION
- en artr. de France
- F.
- C.
- 86
- 46
- 23
- 72
- 62
- 07
- 15
- 03
- 01
- Milli.
- 50
- 25
- 75
- 50
- 31
- 87 d2
- 34
- 53
- 26
- (1) Le boudjou est Punité monétaire ; il pèse , terme moyen, 10 grammes.
- (2) La Pataque-Chique proprement dite n’existait pas avant la refonte des monnaies opérée en Ih22. Mais, à cette époque, les nouvelles piécettes , sous le nom de Rebiah-Boudjou, furent frappées à une valeur réelle de G Mouzounés, c’est-à-dire avec une réduction d’un quart sur les anciennes. Il en est résulté que celles-ei (piecetles anciennes), s'élevant à une valeur relative de 8 Mouzounés, ont réalisé lu Pataque-Chique, qui jusqu’alors n’avait été qu’une monnaie idéale décompté.
- La pièce de 2 Pataques-Chiques, qui est fort rare, vaut I franc 24 cent.
- (3) Cette petite monnaie d’argent existe bien à Maroc, mais elle n’a pas cours à Alger; elle est de forme ovale et presque sans empreinte.
- (4^ Pièce de cuivre blanchi.
- (5) Pièce de cuivre.
- (6; id.
- Nota. Dans les transactions particulières, le Boudjou n'est compté qu'à 1 fr. 80 c.
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-
-
-
- PIECES .JUSTIFICATIVES* Suite du N° 84-
- 243
- ggnwaMfgUBæmE
- DENOMINATION.
- des
- MONNAIES.
- ARGENT.
- f Pièce de I franc.
- .Pièce de 2 francs.
- Pièce de I franc 50 c.
- (30 sous).
- Pièce de 75 cent.
- (15 sous).
- Pièce de 50 cent. France. / Pièce de 25 cent.
- Pièce de 5 francs (1).
- BÏLLON OU CUIVRE.
- Pièce de 5 cent.
- (I sou),
- Pièce de 10 cent.
- (2 sous).
- Î Piastre forte d’Espagne h colonne (<tolonala.) (2).
- KAPPORT
- .DES MONNAIES DK FRANCE ET d’eSPAGNE
- avec les monnaies d'Alger.
- ou
- -
- -ou
- ou
- ou
- ou
- ou
- 12 Mouzounés, 28 Aspres;
- I Pataque-Chique, 4 Mouzounés, 28 Aspres
- 1 Boudjou , I Mouzounc, 28 Aspres;
- 3 Pataques-Chiques, I Mouzoune, 28 Aspres ; 25 Mouzounés, 28 Aspres.
- 2 Pataques-Chiques, 3 Mouzounés, 13 Aspres ; 19 Mouzounés, 13 Aspres.
- 1 Pataque-Chique, 1 Mouzouné,21 Aspres;
- 9 Mouzounés, 21 Aspres.
- 6 Mouzounés, 14 Aspres.
- 3 Mouzounés, 7 Aspres.
- 2 Boudjoux , 16 Mouzounés, 14 Aspres;
- 8 Pntaques-Chiques, 14 Aspres;
- 64 Mouzounés, 14 Aspres.
- 18 Aspres 7/8.
- 37 Aspres 3/4*
- 2 Boudjoux, 21 Mouzounés, IG Aspres; ou 8 Pataques-Chiques , 5 Mouzounés, 19 Aspres; ou 69 Mouzounés, 19 Aspres.
- (1) Les pièces d’or et les anciennes monnaies de France suivront le rapport avec la pièce de 5 francs.
- (2) Le ministre des finances a réglé , le 9 avril 1830 , la valeur monétaire de cette >iastre d’Espagne à 5 francs 40 centimes, et celle du quadruple d’or à 80 francs.
- Rapport des monnaies d’or du pays d’Alger avec ses monnaies d’argeut.
- DENOMINATION DES MONNAIES D OR.
- Sultan! (sequin d'Alger).
- Nouss-Sulfani (demi-seqnin d’Alger). Rébiab-Siiltani (quart de sequin d’Alger). Mahboub ou Zer-Mahboub (seq. du Caire). Nouss-Mabboub (demi-sequin du-Caire).
- DENOMINATION
- des monnaies d’argent.
- 4 Rial-Boudj. i 72 »
- ou 13 Pataq.-Chiq. 1/2/
- ou U>8 Mouzounés.
- 2 -Rial-Boudj. i/4,
- ou 6 Palaq.-Chiq. 3/4,
- ou 54 Mouzounés. y
- I Rial-Boudj. i 1/8,
- ou 3 Pataq -Chiq. 3/8,
- ou 27 Mouzounés.
- 3 Hial-Boudj., >
- ou 9 Palaq.-Chiques,
- QU 72 Mouzounés. 1/2,
- I Rial Boudj
- ou 4 -Pntaq.-Cbiq. î/».
- ou 36 Mouzounés.
- OBSERV.
- î.
- I/Intendant civil,
- GENTY.
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- N° 85. TABLEAU statistique de l’instruction publique dans la Régence, à l’époque du Ier juillet i834.
- INSTITUTIONS PRIVÉES.
- ENSEIGNEMENT GRATUIT.
- DÉSIGNATION
- Pour les garçons.
- Nombre des
- Écoles d’enseignement mutuel. Nombre des élèves.
- Pour les filles.
- Cours de langue arabe.
- Nombre des
- OBSERVATIONS.
- Nombre des élèves.
- La ville
- Dans le cours de ce semestre , 60 Européens sont sortis de l’école, savoir : 39 pour se placer, après avoir appris à Lire, à écrire et à calculer; 21 pour rentrer en France avec leurs parents. 30 Juifs ont également cessé de suivre les cours, après avoir acquis un degré suffisant d’instruction.
- Il y a eu 50 élèves entrants.
- Delby-Ibrahim.....
- Totaux,
- L’Intendant civil
- GENTY
- DE LA RÉGENCE D’ALGER.
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-
-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES.
- 0.[[S
- N1* 86. ÉTAT nominatif des Arabes qui ont été traités par le chirurgien-major du bataillon des zouaves, pendant les mois de mars s avril et mai 18 3 /j.
- NOMS. SEXES. DOMICILES. NATURE des MALADIES. ÉTAT ACTUEL des MALADES.
- Abdallah ben Abdelbaky. homme. Bclida. Entérite chroniq. Guéri.
- Abdallah ben CUaban. Id. Staouéli. Conjonctivite. Id.
- Abdelkader ben Allai. Id. Had-Iacoub. Ophlhaimie. Id. h. Del-Ibr.
- Abdelkader ben Allai. Id. Id. Fièvre intermit. Guéri.
- Abdelkader ben Chelif. Id. Ben Kelira. Coup de feu au
- bras et à la cuis. En traitem.
- Abdelkader ben Farhhat, garçon. Baba-Hass. Carie avec en- Guéri.
- gorg. du pied. Id.
- Abdelkader ben Farhhat. Id. Douera. Car. des os du p. Guéri.
- Abdelkader ben Gourin. Id. Id. Engorgem. de la
- jambe. En traitem.
- Abdelkader ben Mecheri. homme. Kessairia. Ulc. à la jambe. Guéri.
- Abdelkader ben Men. Id. Staouéli, Fièvre intermit. Id.
- Abdelkader ben Oulid Ali. Id. Aïn-Kahhla. Teigne. Id.
- Abdelkader ben Onali. Id. Oulid-Cheb. Malad. de peau. Id.
- Abdelkader ben Oualil. Id. Douera. Pustules. Id.
- Abdelkader ben Ueguig. Id. Chéraga. Plaie au nez. Id.
- Abdelkader ben Said. Id. Id. Ophthalmie. Id.
- Abdelkader ben Said. Id. Sidi-Kaief. A maurose. Àmél.sensib.
- Abdelkader ben Secrani. Id. Baba-Hass. Gastro-pneum. Guéri.
- Abdelkader ben Tliabet. Id. Khachna. Teigne. Id.
- Abdelkader ben Zmyrli. Id. Oulid-Mend. Pust. syphilit. Id.
- Abderahman. Id. Staouéli. Fièvre intermit. Id.
- Abderabinan. Id. Douera. Conjonctivite. Id.
- Abderahman lien Mohamm. Id. Khachna. Ulc. à la jambe. Id.
- Abderahman ben el Hadji. Id. Oulid-Mend. Pneumonie. Id,
- Abderahman ben Hassek. Id. Douera. Gast.-pneumonie. Id.
- Abderahman ben Mohainm. Id. Khachna. Ophthalmie. Id.
- Abderahman Oulid Amida. Id. Sidi-Kaïef. Ascite. Non guéri ; a
- subi la ponc.
- Abderahlunan. Id. Douera. Conjonctivité. En traitem.
- Abderahkman ben Ilaouda. Id. Ben Zilyl. Ophthal. chron. Non guéri.
- Abderahkman ben Moham. Id. Khachna. Ulc. aux jambes. Id.
- Abderahkman Oulid Amida. garçon. Kessairia. Fièvre intermit. Guéri.
- Abderahkman Oulid Amida. Id. Had-Iacoub. Entérite. Id.
- Ahmed ben Nabri. Id. Kessairia. Gastrite. Id.
- Aïcha bent Achour. fille. Staouéli. Fièvre intermit. Guérie.
- Aicha bent Kouider. femme. Aïn-Kahhla. Fièvre intermit. Guérie-
- Aïcha bent Manad. Id. Kessairia. Doul. arlicu). Id.
- Aicha bent el Tahar. Id. Id. Ophlhaimie. Id.
- Aïcha bent el Tahar. hile. Id. Fièvre intermit. Id.
- Aïcha bent Tahar. Id. Id. Oplitahlmie.. Id.
- Aïssa ben Sahnon. homme. Sidi-Kalef. Entorse. Guéri.
- Aissan ben Habman. Id. Id. Exostose. En traitem.
- Ali ben Adji. Id. Oulid-Fayet. Ophtalmie. Guéri.
- Ali ben Allil. Id. Khachna. Fièvre1 intermit. Id.
- Ali ben Farrabl. garçon. Kessairia. Ophlhaimie. Id.
- Ali ben Hassem. homme. Staouéli. Fièvre intermit. Id.
- Àli ben Kouider-Ueladji. Id. Douera. Teig. et gastrite. Non guéri.
- Ali.ben Sidi-Mohamined. Id. Isaigra. Affection arpél. Id.
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-
-
-
- *46 DE LA H^G^NCK D’ALGER.
- Suite du N° 86.
- 1 MATURE ÉTAT ACTUEL
- I NOMS. SEXES. DOMICILES. des des
- * MALADIES. MALADIES.
- Ali bon Jaconb. homme. Staouéli. Pustules vénén Guéri. B
- Ali Ouiicl e! McFadden. garçon. Am-Kii Mila. Entérite. Id. 1
- 8 A lima beat .Alt femme. llad* Iacoub. Ophthahnie. Guérie. R
- I Alima beat Bourannan. Id. Id. Cephalile. Id. 1
- | Allai ben fl.utied. garçon. Id. Fièvre intertnit. Guéri. R
- H A lissa bout Falma* femme. Zouava. Die. à Ja bouche. Guérie. R
- 9 Vissa htm Gueinati. homme. Chcraga. Exostose. Guéri. 1
- 1 Bukrtu beat Chababan; fille. Aïii'KuUhla. Otite. Guérie. |
- | B.ikrta beat Kelifa. Temme.- Id. Doul. vhumat. Id. 1
- 1 Bdkrla beat Kouider. Id. Kessairia, Gingivite. Id.
- 1 Barka beat Abdelkader. fille. Baba-Hass. Teig. el ascite. Id.
- Barka beat Hamdel-Ouana. femme* Khacbna. Ophlh. cbion. Id.
- Behira beat Cbabbet. Id. Ain-Kahbia. Otite. Id.
- Bea Adouda ben Guissimia. homme. Kbachna. Scorbut. Guéri.
- Ben Adouda bea Solintaa. Id. Ain-Ka hbla. Fièvre intermit. Id.
- Ben loussef Abdelkader. Id. Boussadour. Teigne. Id. I
- Bea loussef ben Kouider. Id. Aïn-Kahhla. Ophthahnie. Id. B
- Beat Zebia. femme. Id. Scorbut.. Guérie. R
- Beat Uebiyi. Id. Id. Métrite. Id. 1
- Boudjema ben Adar. homme. Kessairia. Gastrite, Guéri.
- Bomljimmih ben Kouider. Id. Ain-Kahhla. Teigne. Id.
- Boujia Otilid bea Negro. Id. Ain-Boudjia. Id. Id.
- Bousi ben Abdelkader. Id. Khacbna. Id. Non guéri.
- Chahh.in ben Iacoub. Id. Aïu-Kuhhla. Doul, rhumatis. Guéri.
- Cha'ib bea Chuïb. Id. Douera- Gastro-pneuin. Id.
- Delhi Bailj. Id. Oulid-Mand. Uretrite. Id.
- El Arbi ben Gilani. Id. Khacbna. Tain, eukistée au genou. Guéri après H opération. R
- El Dim Gredidja bent Kelifa. fille. Kessairia. Fièvre intermit. En traitera, g
- El Htulji Oalid-Ali. homme. Oulid-Favet. Gonjonc. ebron. Guéri. 1
- El Meliani. Id. Kbachna. Catbar. pulmon. Id. H
- El Monknder ben A'issa. Id. Id. Doul. el gastrite. Id. R
- Farhhut bea Bark. Id. Douera. Coup de feu à la cuisse gauche. Guéri. H
- Favbbat bea FarUhat. garçon. Id. Teigne. Id. |
- Faïuiu beat Ali. femme. Chcraga. Gast. pneumon. Guérie.
- Falma bent Ali. Id. Ilad-Iacoub Opblhaltnie. Id.
- B Fatum beat Ali. hl. Khacbna. Gastrite. Id.
- Fatum lient Ali. fille. Kessairia. Opbthalmie. Id.
- Fatam lient Arbi. femme. Ain-Kahbia. Névr. du prem. os métatarsien. En traftem.
- Fatma bent Arbi. Id. Had-lacoub. Engorgement du coude-pied. Guérie.
- Fatma bent ben Aouda. Id. Oulid-Fayet. Fièvre intermit. Id.
- Fatum bent ben Havek. fille. Staouéli. Doul. rlnunat. Id. R
- Fatma beat ben Kelifa. femme. Had-lacoub. Fisl. sous-maxil. Guérie après 1 résectdb l’os. 1
- Falma bent Fnrhlmt. Id. Baba-Hass. Doul. rhumat. Guérie. R
- Fatum beat Kouider. fille. Chèraga. Fièvre intermit* Id. 1
- Fatma beat Malihi. femme. Kessairia. Opblhaltnie. Id.1 I
- Fatma beat el Mahjoub* fille. Oulid-Fayet. Fièv. int. et tum. de l'abdomen. ldi 1
- Fatma bent Mebarek. femme. Aïn-Kahblû. Teigne. Id. fl
- , Fatum(kent Meçadar. Id, Id. Cath. pulmoniq. chronique. Id. 1
- Fatma bent Mednrek. Id. [ Id. Conj: jmlpèb; Id. B
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-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES
- a47
- Suite du N° 86.
- NOMS. SEXES. DOM ICILES. natukb des MALADIES. ÉTAT ACTUEL des MALADIES.
- 1 Fatma bent Mohammed. femme. Aïn-Kahhla. Pou), rhum. Guérie.
- 1 Fatma bent Oudji-Foun. Id. Cheraga. ()|)blbalmie. Fièvre intermit. Id.
- | Fatma bent Joussef. fille. Àin-K.a lihla. Id.
- | Fatma bent loussef. femme. Id. Gasiroeulerite. Id.
- | Gilled ben Roba. homme. Ben-Zylil. Cataracte. Va être opér. Guéri.
- 1 Hnisa ben Abdelkader. Id. Sidi-Kalef. Onglet.
- 1 Hainar ben Bark. Id. Khachna. Teigne. Id.
- I Hamed ben Ali. Id. Id. Conjonctivite. Id.
- I Hamed ben Ali. Id. Oulid-Mend. Gai. et pust. vén. Id.
- | Hamed ben Allil. Id. Id. Onglet. Id.
- | Hamed ben Amar Id. Omura. Conjoncti vite. Id-
- 1 Hamed ben Ayna. Id. Khachna. Culh. pulmon. ld.
- I Hamed ben Barrek. Id. Id. Hernie. Id.
- 1 Hamed lien Hamar. Id. Aïn-Kahhla. Fièvre putride. Id.
- R Hamed ben Hainar. Id. Ba ba-Hass. Oplilh. ebron. ld.
- Hamed ben Hamed. Id. Aïn-Kabbla. Scorbut. Id.
- Hamed ben Hamed. garçon. Doue; ra. A In ès par cong. En traitera.
- Hained ben Hamed. homme. Oulid-Fayet. Fièvre. Guéri-
- Hamed ben Heiimim. Id. Hab.-Kelim. Blessure h la tète, suite d’un coup de yatag. G ucr. aDel.Ib
- | Hamed ben Ibrahim. Id. Ain-Kahhln. Fièvre pernic. Guéri.
- 1 Hamed ben Kclim. Id. Coléah. Fxost. au front , ulc. à l’épaule Id.
- 8 Hamed ben Rnnider. Id. Kessairia. Fièvre inlermit. ld
- 8 Hamed ben Mohammed. Id. Bénî-M ou s. » Id. ld.
- | Hamed ben Si-Kouider. erarçon. Kessniria. Id. Id
- Hamed ben loussef. homme. Ain-Kabbla. Id. Id.
- R Hamed hen loussef. Id. Stnoueli. Ulc. avec gang. Id.
- 1 Hamed el Chereharli. Id. Beni-Mous. Frupt cutanée. ld.
- S Hamoud ben Hamed. Id. Douera. A becs. Améi.sensib.
- 1 Hairàüud ben Moliammcd. Id. Bougia. Abcès par cong. à l'abdomen. Guéri.
- 1 Hntnnuda bent Aissa. fem me. Douera. Car. des os, ulc. Fn Iraitem.
- 9 Hnoiida ben loussef. homme. B.aba-Hass. Fluxion. Guéri.
- ! Hassem ben Hassem. Id. Chéraga. Fièvre intermît. Id.
- S Hussein ben Hassem. Id. Id. Carie des os du pied. Fn traitera.
- I Hassem ben Hassem. Id. Oulid-Mend. Ficvre intermit. Guéri.
- 1 Hassem liriyrli. Id. Id. Taie a l’oeil droit. ld.
- Hbalima bent Konîder. femme Had.-Kelim. Opblbalmie. Guérie.
- 9 Hbalima bent Ali. fille. Oulid-Mend. A lien, mentale. Id.
- 1 Hbalima bent Bouramen. femme. Suli-Kalef. Metrile. Id.
- I la mena bent Bourninen. Id. Khachna. Opblbalmie. Id.
- | Inmena bent FI raïs. fille. Had-Iacoub. Bronchite. Id.
- 1 iamena bent Kelifat. femme. Kliaebna. Pust. sypbilit. Id.
- j lainena bent Mohammed. Id. Aïn-Kabbla. Scorbut. Id.
- I lotira Ramdan bent Mélina. Id. Douera. Fièvre intermit. Id.
- 1 loussef ben Ali. homme. Rcn Zylil. Id. Guéri.
- loussef ben Mohammed. Id. Oulid-Fayet. Teigne. !son guéri.
- 1 loussef ben Mohammed. Id. Oulid Fayet. Otite chronique. Guéri.
- | Kaddour ben Ali. Id. Béni-Mouss» Ulc. au bras. Non guéri.
- j Kaddour ben Djeriona. Id. Obéra ga. Gastro-entérite. Guéri.
- j Kaddour ben Geril. Id. Id. Ascite. Id.
- I Kaddour ben Mohammed. Id. Aïn-Kabbla. Fièvre inlermit. Id.
- I Kaddoui* ben Ncgro. Id. AinvBoudj. Fracl.de la clavîc. Red. et guér.
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-
-
- DE LÀ RÉGENCE d’aLGER.
- Suite du N° 86.
- NOMS. SEXES DOMICILES. . I* ATUKE des MALADIES. ETAT ACTUEL S des 1 MALADIES. E
- Kaddour Oulid-Iladji. homme. Mehaminar. Conjonctivite. Guéri.
- Kedidja bent Chahaban. femme. Staouéli. Rhumatisme. Guérie.
- Kedidja bent Hamar. fille. Baba-Hass. Fièvre interm. Id.
- Kedidja bent llainar. femme. Staouéli. Bronchite cliron. Id.
- Kedidja bent Meloud. Id. Zao. b. Tach. Fièvre interm. !d..
- Kedidja bent Soliman. Id. Kessairia. Ophlhalmie. Céphalite. Id.
- Kedja Mara Zubbeb. Id. Aïn-Kahhla. Id.
- Keira bent Abdelkader. fille. Id. Ophlhalmie. Id.
- Keira bent Abdelkader* femme. Chéraga. Ophtahlmie. Id.
- Keira bent Bclkassem. Id. Oulid-Fayet. Staouéli. Ophtb. chron. Id.
- Keira bent Hamar. Id. Cath. pulmon. Id.
- Keira beat Hamed. Id. Khachna. Affect, syphilit. Pustules vénér. Id.
- Keira bent Si-Hamed. fille. Kessairia. Améliorât.
- Keira bent Si-Mohammed. Id. Id. Id. Guérie.
- Keira bent Titanni. Id. Id. Fièvre intermit. Id-
- Kelifat ben el-Saïd. homme. Mehaumm. Blés, à l’ép. dr. En trailem. I
- Kouîd. Abdelk. ben Abdal. Id. Douéra. Conjonctivite. Guéri. B
- Kouider bun Abdalah. Id. Id. Ophlhalmie. Id.. 1
- Kouider ben Àtnida. Id. Id. Teigne. Id.
- Kouider ben Kaddour. Id. Khachna. Id. Id.
- Kouider ben Mohammed. Id. Id. Cath. pulmon. Entérite. En trait.
- Kouider Oulid-el-Cheigr* garçon. Aïn-Kahhla. Guéri-
- Mahiddin ben Ali. homme. Zouava. Teigne. Id.
- Mniadem ben Hatned* Id. Béni-Mouss. Ulc. chron. à la jambe. Fièvre intermit. En traitera.
- Marat bent Aouda. femme. Aïn-Kahhla. Guérie.
- Meburek ben Kelif. homme. Kessairia. Id. Guéri.
- Mebarek ben Keinan. Id. OuJid-Djeb. Staouéli. Plaie à la main g. id.
- Mebarek ben Ramdam. Id. Fièvre intermit. Id.
- Mebarek ben Si-Mousa. Id. Had-Iacoub. Ulcère au talon. Id.
- Mebarek ben Thema. Id. Douéra. Coup de feu au. doigt indicat. Id*.
- Meharma. fille. Oulid-Fayet. Affection scorb. Id.
- Meloud ben Salem. homme. Khachna. Ophlhalmie. Id.
- Mera Mtân beu Aouda. femme Aïn-Kahhla. Doul. rhninat. Guérie. I
- Meriem. fille. Oulid-Fayet. Fièv. intermit* et épistaxis. Id. 1
- Meriem bent Abdalah. Id. Kessairia. Pneumonie. Id. fi
- Meriem bent Addouecb. Id. Had-Iacoub. Ulc. au palais. id. 5
- Meriem bent Atnida. Id. Staouéli. Bronchite. Id. |
- Meriem bent el-Arbi. femme. Aïn-Kahhla. Pust. et pneum. Diath. cancer. Id. I
- Meriem beat Hamar. fille. Id. Id. E
- Meriem bent Kaddour. femme. Kessairia* Cane, au palais. Améliorât. 1
- Meriem bent Kouider» Id. Khachna. Aphtes et gast. En traitent, 5
- Meriem bent Osman. Id. Id. Affect, syphilit. Guérie. 1
- Meriem- bent Rebiji. Id. Aïn-Kahhla. Pust. vénér- et pneu m. Guérie. b
- Meriouma. fille. Douera. Doul. artîcul*. Id. H
- Meriouma bentZelia. femme. Aïn-Kahhla* Olite. Id. 1
- Mert bent Aouda. Id. Id. Bronch. chron. Id.
- Mcssaouda bent Meloud. fille. Had-Iacoub. Ascite. Id.
- Moberceq ben Ramdan. homme. Staouéli. Fièvre intermit. Guéri.
- Mohammed ben Abdalah. Id. Aïn-Kflbhla. Ophfbalm. chron. Id.
- Mohammed ben Abdalah. Id. Kessairia. R humai artc. Guéri.
- Mohammed ben Abdelkad. Id. Aïn-Kahhla. Ophlhalmie. Id.
- 1 Mohammed ben Abdelkad. Id. Hab-Incouh. Id. Id,
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-
- PIECES JUSTIFICATIVES Suite du N° 86.
- a49
- NOMS. SEXES. DOMICILES. KATURE des MALADIES. ÉTAT ACTUEL des MALADES.
- Mohammed ben Abdelkad.
- ben Saïd. homme. Sidi-Kalef. Broncli. chron. Guéri.
- Mohammed ben Absalet. ld. Zouava. Fièvre intermit. Id.
- Mohammed ben Achachi. ld. Douera. Doul. articul. Id.
- Mohammed ben Ahtman. garçon. Aïn-Kahhla. Fièvre intermit. Id.
- Mohammed ben Ali. homme. Kessairia. Ophlhahnie. Squirrhe. En traitent.
- Mohammed ben Alkermé. Id. Alger. Guéri.
- Mohammed ben Aouda. ld. Béni-Mouss. Ulc. au pied. Fract. résultant d’un coup de feu. En traitem.
- Mohammed ben Aouda. Id. Ain-Kahhla. Une p.de béq. a ëtéd.à cet h.
- Mohammed ben Aouda. Mohammed ben Aouda ben Id. Staouéli. Gastro-entérite. Guéri.
- Soliman. ..id. Aïn-Kahhla. Catli. chron. Id.
- Mohammed ben Arbi. Xd. Id. Ophthalmie. Id-
- Mohammed ben Arbi. Mohammed ben Chouchi Id. Ains-Boudj. Teigne. Id.
- Oulid Arbi. ld. Ben Chaoud. Ulc. au bras. ld.
- Mohammed ben Etsmoz. Id. Aïn-Kahhla. Fièvre quotid. Id.
- Mohammed ben Farlihat. Id. Baba-Hass. Furoncle. ld.
- Mohammed ben Gassem. Id. Oulid-Fayet. Ent. au p. gauc. Id.
- Mohammed ben Hamed. Id. Ains-Boudj. Doul. rhumat. Id.
- Mohammed ben Hamida. garçon. Baba-Hass. Aphtes. Id.
- Mohammed ben Hamed. homme. fien-Zylil. Plus, bless. de yatagan. Ep traitem. à Del.-Ibr.
- Mohammed ben Hamoud. Id. Id. Coup, de feu au bras droit. En traitem.
- Mohammed ben Hamida. garçon. Oulid-Fayet. Gastro-pneum. Guéri.
- Mohammed ben Hassem. homme. Douera. Gastrite. Id.
- Mohammed ben Hassem. ld. Oulid-Mcnd. Teigne. Id.
- Mohammed ben Ioussef. ld. Aïn-Kahhla. Tum. mélicéris. Guéri 15 j. a-près l'opérat.
- Mebarek ben Kelif. garçon. Kessairia. Fièvre intermit. Guéri.
- Mohammed ben Kouider. homme. Staouéli. Pust. auxjamb. En traitem.
- Mohammed ben Manad. Id. Kessairia. Ulc. à la cuis. dr. Guéri.
- Mohammed ben Manad. garçon. ld. Carie du voile du palais. Améliorât.
- Mohammed ben Mokadem. Id. Aïn-Kahhla. Fièvre intermit. Guéri.
- Mohammed ben Mokadem. Id. Id. Id. Id.
- Mohammed ben Mokadem. homme. Id. Gastro-céphal. Mors* d’un chien à la jamb. Id.
- Mohammed ben Mokadem. Mohammed ben Saïd ben Id. Khachna. Id.
- Abdelkader. Id. Id. Teigne. En traitem.
- Mohammed ben Salem. Id. Khachna. Bless. au bras. Guéri.
- Mohammed ben Si-Kouider. Id. Kessairia. Opluh. chron. Id.
- Mohammed ben Zerrog. Id. Zouava. Hern. de la corn, trans. de l’œil dr. ld.
- Mohammed ben Zimaly. garçon. Douera. Abc. par cong. Id.
- Matemah ben Ali. homme. Id. Fièvre intérim!. Id.
- Meriem lient Kaddour. fille. Kessairia. Cane, au palais. En traitem.
- B Mohaimned-Oulid. homme. Mehamniar. Bless. au b. gauc. Guéri.
- Mohammed-Oulid-Ali. Id. Ain-Kahhla. Enter.-chron. ld.
- Mohammed-Oulid-Ali. garçon. Staouéli. Teigne. Id.
- Mohamm.-Oulid ben Ouada. ld. Aïn-Kahhla. ld. Id.
- (Vlohammed-Oulid el-Arbi. Id. Oulid-Mnnd. Aphtes. Id.
- Mohammed-Oulid Jcrat. Id. Zouava. Opbtbnlmic. En traitem.
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-
-
-
- a5o
- DE LA. REGENCE D ALGER Suite du N° 86.
- t NOMS. SEXE. DOMICILES. TfATUAK des 1 MALADIES. État actuel des MALADES.
- Otina bent Kahlila. femme. Aïn-Kahhla. Gastro-entérite. Guérie.
- Oulid-Zabhah. homme. Oulid-Mend. Fièvre inlermit. Guéri.
- Rumdau-Oulid-Rnmdan. 14. Had-Iacoub. Otite. ld.
- Rassik ben llamed. ld. Staoueli. Fièvre intermit. Id.
- Rekay beu Meloud. ld. Zao.-b.-Tac. Bless. de yatag. Cet Arabe a été tue6j. np av. ele guéri.
- Reira-MaraKndeou. femme. Aïn-Kahhla. Sciatique. Guerie.
- Smeidan ben ilumed. homme. 1 ’ouera. Plaies. Guéri.
- Salem ben Ktdim. garçon. Khachna. Plaie au bras. ld.
- Soliman ben Allai. homme. Babu-liass. Ascite. En traitem.
- Soliman ben Allai. ld. Douera. Eng. de la rate. Guéri.
- Soliman ben M nncd. ld. Béni- Mouss. Teigne. En traitem.
- Soliman bèn SiHamed. ld. Ilad-Iacoub. Fièvre intermit. Guéri.
- Soliman ben Si llamed. Id. Kessairia. Pneumonie. ld.
- Souliann bent Ali. femme. Aïn-Kahhla. Fièvre quotid. Guérie.
- Tahar bea Badrani. homme. Iiad-lacoub. Epilepsie. N’a p. eu d’at. dep. qu’il est en traitem.
- Tayeb ben Bark. Id. Khach na. Teigne. G uéri.
- Tayeb ben Mohammed. garçon. Aïn-Kahhla. Id. Id.
- Tayeb Oulid-Mohammed. homme. ld. Id. Id.
- Tbabet ben Ouinna. ld. Khachna. Fièvre intermit. Id.
- Thabel ben Ouinna. Id. Id. Hépatite. ld.
- Tephel el-Tayel). ga rçon. Had-Iacoub. Teigne. Id.
- Zahra boni Atala. fille. Chéraga. Fièvre intermit. Guérie.
- Zutirn bent el Mechri. femme. Aïn-Kahhla. Mélrite. Id.
- Zahra bent Mohammed. fille. Id. Fièvre intermit. Id.
- Zahra bent Mokadem. femme. Kessairia. Métrite. Id.
- Zehimu bent Mohammed. id. Douera. Id. Id.
- Zora bent Hained Ali. Id. Khachna. Ascite. En traitem.
- Zora bent Mustapha. ld. Oriehna. Pust. vénér. Id.
- Zora bent Salem. Id. Khachna. Ophthalmie. Guérie.
- Zora bent Zilouni. ld. Id. Gale. Id.
- Des 274 malades dénommés au présent état,
- 233 ont été guéris; (
- 32 sont en traitement, et déjà sur ce nombre 6 éprouvent uiië amelioration sensible.
- 9 seulement 11'ont pu trouvpr de guérison.
- Total égal.
- 274
- Relevé numérique et par nature, des
- 2 I
- 1
- 2
- 3
- 4 3
- 5
- 2
- abcès par congestion, aliénation mentale, amaurose, aphtes.
- ascites (hydropisies). bronchites,
- cancéreuses (affections), caries des os. catarrhes pulmonaires.
- 1 cataracte.
- 2 céphalites.
- I engorgement aux jambes.
- 6 entérites.
- I épilepsie.
- 1 éruption cutanée*
- 2 exostoses.
- 46 fièvre*; 42 intermitt., 2 quot, I putride, I pernicieuse.
- 1 fistule sous-maxillaire.
- I furoncle.
- 1 fluxion.
- 2 gales.
- 6 gastrites-
- diverses maladies qui ont été traitées,
- I 4 4
- 1
- 6
- I
- gastro-céphalile. gastro-entérites, gastro* pneu moni tes. hépatite (inflammation du foie), metrites (inflamm. de la matrice), névrose.
- 40 ophthaimies.
- 4 otites (inflammation de l'oreille).
- 3 pneumonies.
- I rate (engorgement de la).
- 15 rhumatismales (affections).
- I sciatique.
- 3 scorbutiques (affections).
- 1 st|umhe.
- 7 syphilitiques (affections).
- 24 teignes.
- 2 tumeurs.'
- 11 ulcères.
- 1 utérite.
- Le surplus consiste en blessures, contusions, fractures et plaies, résultats d’accidents.
- L’Intendant civil,
- GF.iNTY.
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-
-
-
- PIECES JUSTIFICATIVES
- N° 87. ETAT nominatif des Arabes qui ont été vaccinés par le chirurgien-major du bataillon des Zouaves, pendant les mois d'avril et mai 1834*
- AGE. SEXE. DOMICILES.
- 20 ans. masculin. Zouava.
- 22 id. id. Kessairia.
- il id. id. Aïn-Kahhla.
- 20 mois. id. Ilhad • Iacoub.
- 3 ans. féminin. Ain-Kabhla.
- 18 mois. id. Oulid* Bayet.
- 3 ans. masculin. Khachna.
- 25 id. féminin. Oulid-Fayel.
- Ï6 id. id. Kessairia,
- 8 mois. id. Khachna.
- 4 ans. masculin. ! Kessairia.
- 3 id. id. Aïu-Kahhla.
- 9 id. id. * Id.
- 2 id. id. Oulid-Fayot.
- 3 id. id. ' ld.
- 7 id. id. y id.
- 8 id. id. i Kessairia.
- 7 id. id. : Ain Kahhla»
- 18 mois. féminin. Kessairia.
- 2 ans. id. Id.
- 6 id. id. Aîn Kahhla.
- 7 id. masculin. Khachna.
- 5 id. id. Kessairia.
- 15 id. féminin. Hhad-laCoub.
- 20 id. id. Kessairia.
- 2 id. masculin. Ain-Kahhla.
- 5 id. id. Khachna.
- 15 mois. id. Aïn-Kahhla.
- 3 ans. id. Id.
- 12 ans. féminin. Id.
- 5 id. Kessairia.
- B E R V A T I 0 N S.
- NOMS.
- Abdelkader ben Abdoîah . Abdelkader ben Mecheri.. Abderakmnn ben Amida.. Abderaktnan ben Sidonni.,
- Aliraen bent Ali........
- Bargta bent Mohammed. . ,
- Beukera ben Amar........
- Fatma bent Chaben.......,
- Fatma bent Mecheri.......
- Falma bent Salem..... .
- Hamed ben Aderakman, ..
- llamed ben Ali .........
- Hamed ben AlleL. ......,
- Hamed ben Chaben......
- Hamed ben Geumali........
- Hamed ben Hamed..........
- Hamed ben Kouider.........
- Kaddour ben Mohammed.. Kedidja bent Jonssef . . .., Kesseyra bent Abdelkader.
- Keyra bent Haouda.......
- Mbark ben Ainar......». .
- Mbark ben Kouider.......
- Mènent bent Kouider.....
- Merient bent Mecheri....
- Mohammed beu Haouda .. Mohammed ben Salem.... Mohaimned-Oulid-Allcl... .
- Soliman ben AHel........
- Zora bent AHel.......«..
- Zora bent Zitouni.......
- Les Arabes se font vacciner sans difficulté; mais il est nécessaire qu'un billet signé de l’un de leurs marabouts les y autorise.
- [/inoculation est dès long-temps en usage chez eux. Le cbirurgicn*mnjor du bataillon des zouaves a été assez heureux pour leur persuader que la vaccine était un procédé plus sur.
- L’Intendant civil, GENTY.
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-
-
-
- N° 88.
- ÉTAT des variations qu’a subies Veffectif de l’armée d’occupation d'Afrique, depuis le jour de son
- débarquementy jusqu’au Ier janvier i834-
- 10
- <JX
- TOTAL
- de
- l’effectif
- de
- l’armée.
- DESIGNATION DES PLACES.
- ÉPOQUES.
- OBSERVATIONS.
- Bône.
- Bougie.
- Oran.
- 36795
- Dans le chiffre de la place d’Oran est compris l’effectif du détachement qui protège la rade d’Arzew ( 278 hommes ).
- ild. janvier... Id. juillet.. ,.
- !Id. janvier .. . Id. juillet ....
- ( Id. janvier .. .
- 24683
- 20030
- 15441
- 15959
- 19129
- 25270
- 15744
- 18169
- 24666
- 34438
- 1962 Ier août.
- Ier oclob.
- Situation au Ier janvier 1834
- 16270
- 31410
- rfJï g ~ vfe* J g .vii M JB J
- L’Intendant civil
- GENTY.
- DB LA REGENCE 1) ALGER.
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-
-
- N° 8g. ÉTAT des quantités d’huile apportées par les Arabes au marché d’Alger, pendant le Ier semestre i834
- TT
- ÉPOQUES.
- Janvier............
- Février............
- Mars.............».
- Avril.............
- Mai................
- Juin...............
- Total
- im 1
- Nombre
- de
- Koullas (i) apportés.
- 190
- 5334
- 13268
- 18322
- 7178
- 14002
- 58294
- OBSERVATIONS.
- C’est par l’ancien fermier que ce chiffre a été indiqué. La mise en régie du fondouck date seulement du Ier février.
- N
- (i) Voir pour l'explication l’état suivant n° 90.
- 3C
- -ary
- TTT
- £3EaOE33E
- L’Intendant civil, GENTY.
- un
- w
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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-
-
-
- N0 90.
- TABLEAU DES POIDS ET MESURES
- En usage parmi les indigènes , dans la régence d’Alger, indiquant leurs divisions et leurs rapports avec les poids et mesures métriques.
- é.er . ci r \ 1
- (ier juillet i834-
- gym
- DÉNOMU
- DENOMINATION
- des
- POIDS ET MESURES
- indigènes.
- ÜCDICATIOU de LEURS DIVISIONS. •RAPPORT avec les Poids et Mesures métriques. DÉSIGNATION des principales denrées et marchandises pour la venle desquelles chaque sorte de poids et mesures est spécial, mis èn usage. Indication des localités où il est fait usage-<iè chaque sorte de poids et mesures.
- T.L TtOTLE ATTARI
- (la livre allai i).
- EL 80TLE FEUDDT
- (la, livre feuddi).
- EL ROTLE GREnnXRI
- ( U livre gredhari).
- se divise eu 10 onces ; l'once ;
- se subdivise en huitièmes.
- I
- se divise en 16 onces; Ponce ;
- se Subdivise en huitièmes.
- se divise en IB onces; l'once ;
- se subdivise en huitièmes.
- OBSERVATIONS.
- POIDS.
- ( se divise en 27 onces ;
- SL BOTLE RELIS I ,,
- ,, , . / I once ;
- i >i g'iau e ivie). i se subdivise en huilièraes.
- LE MITE AL.
- LU RIRAI,
- se divise en 24 grains de karonbe; le grain de karoube.
- tsé divise en 4 grains imaginaires.
- se divise en demies et quarts.
- k S 0 546 0 034 0 004
- 0 497 0 031 0 003
- 0 614 0 034 0 004
- 0 921 0 034 0 004
- 0 004
- 0 000
- 080
- 130
- 266
- 435
- 089
- 836
- 340 130
- 266 j
- 510 I 130-
- 266 i
- 669
- 194
- 'Ce poids, qui avant la con-| quête,était le plus usuel dans le grand commerce, est, aujourd’hui, celui dont on se » sert presque exclusivement.
- L’or et l’argent en barres, lesuionnaies.
- Les fruits frais, les légumes J et herbages. Ce poids n’est
- (guère en usageque parmi les gens de la campagne.
- (Les denrées queles Arabes de la triontag. et les kabyles ap-- portent au marché , sav. le ' J miel, le beurre, les fruits secs, l’huile, le savon, etc.
- L’oronvragé, lesperles fines, ) les essences-, etc.
- Alger Bône et Oran.
- Id.
- 0 006 207’ Lès piertvis •précieuses.
- Id.
- Id.
- ld.
- Id.
- Le rôtie attari est le seul poids indigène dont l’arrêté du général en chef, du 14 décembre 1830, ait maintenu l’usage. Néanmoins , il en est plusieurs autres que les relations avec les Arabes de la plaine el de la montagne, et les exigences de certaines transactions commerciales, ont force de conserver encore.
- il existe autant de sortes de quintaux que l’on distingue de livrés, c’est-à-dire, que chacune des livres attari, feuddi, gredhari et kebir, multipliée par 100, donne son quintal correspondant :
- k.
- 54 49 CI 92
- Ainsi, le quintal attari équivaut à le quintal feuddi Id.
- [le quintal gredhari Id. le quintal kebir Id.
- S-
- 608
- 743
- 434
- 151
- G’eSt helre Aérai.
- 60 litres. Mtt-JU-
- LE KOCLLA.
- se divise en demies , quarts j et huitièmes.
- 480 Id.
- 16 Id.
- MESURES,
- i» MESURES DE CAPACITÉ.
- Les grains, le sel, etc.
- -L.cs.graius-- . --—
- ld.............
- L’huile............
- Alger.
- . Otaa.
- Le sàa , en usage à Bône, est de î/5 plus fort et équivaut à 1 hectolitre; ses divj. sions sont ,du reste, les mêmes que celles du sàa d’Alger.
- L'-usage de celte,.mesure ü'estxnaintCBU.À-ta-s---'--- -’-ii'fflJritfMjl’*' .1.. -:n-
- Médiah.
- Alger.
- Mesure de compte qui se compose de 8 sàas d’Alger.
- Cette mesure a été introduite à Alger parle dernier dey. Auparavant, on ne connaissait d’autre mesure, pour ce liquide , que les jarres de grès qui servent à son transport, et dont la contenance est indélenn. Encore aujourd'hui on en use ainsi à Oran et à Bône.
- Le vin el les liqueurs spintueuses se vendent partout à la bouteille.
- Pour le bois à brûler, comme pour le charbon , i 1 n’y a pas de mesures déterminées, et c’est le plus ordinairement par charge de mulet ou d'âne que s'opère la vente de ces objets.
- 2° MESURES LINEAIRES.
- LE PIC TURC,
- •LE TIC ARABE.
- ÏARD DE GTP.RALTJB.
- se divise en B robs, le rob n m’ iv7o m>' ) Les draps , les étoffes de soie, 0 Ü7J 0 ( etc. . etc Alger, Oran et Bône.
- en 1/2 et en 1/4• les mêmes divisions et Les cordons et galons de soie, 1 Id.
- subdivisions 0 476 { les toiles, les tissus de colon.
- qu» le Pic turc. 0 912 Les étoffes Oran.
- Cette mesure est et a toujours été la plus généralement employée.
- L’usage de cette mesure s’est introduit à Oran par suite des fréquentes relations de cette ville avec Gibraltar.
- 3° MESURES DE SUPERFICIE.
- Jusqu’ici on-nconstamment dit et répété qu’il n’existait aucune mesure agraire dons la Régence. Si, par là , on devait uniquement entendre une Contenance déterminée par un nombre fixe de mesures linéaires usuelles , cette assertion serait juste; mais dans beaucoup de contrées, on a conservé l’habitude que les dénominations de journal d’ouvré, actuellement encore existantes en France, prouvent avoir été primitivement communes à nos aïeux, d’évaluer l'étendue dés terres labourables par le nombre de journées de travail ou la quantité de têtes de bétail nécessaires à leur culture.La seule réglé aujourd’hui commune, pariai les populations indigènes de'Ia régence d’Alger, estanalogueà cet usage.
- Certains immeubles ruraux , tels que jardins , terrains attenant à des maisons de campagne , etc., ont pour limites naturelles des ravins , des chemins , on sont, enclos de haies vives: bien que les titres de ces propriétés n’enoncent aucune contenance, toute incertitude disparait a leur égard. Mais lorsqu il s agit de terres d’une plus vaste étendue , et qui sont destinées à recevoir de grandes cultures , la conteuauce est toujours spécifiée en zouidjas ou paires de bœufs. Le travail d’une paire de bœufs s’entend ici de l’ensemencement de 23 sàas de froment. Avec une telle hase ,il devient aisé de calculer à quelle ('tendue superficielle correspond le zouidja. Dans tous les essais de culture en céréales faits jusqu'à ce jour par les Européens établis dans les environs d’Alger, ceux-ci ont généralement employé , pour leurs semailles , 75 litres de blé par arpent de Paris. A ce compte, 23 sàas , de 66 litres chacun , fourniraient l'ensemencement de 18 ap. pents 4/100, soit un peu plus de 6 hectares. Mais il n’est pas sans milite de placer ici une remarque , c’est que les Arabes sont dans l'habitude de semer plus clair queles Européens.
- A Bône: d’après les renseignements recueillis par l’autorité locale, legebda, expression qui offre l’équivalent du mot zouidja, serait d'un tiers environ moindre que celui d’Alger.
- 4° MESURES ITINÉRAIRES.
- Les Arabes n’ont aucune mesure itinéraire; iis comptent toujours les distances par heures el journées de marche.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
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-
-
-
- N° 91. ÉTAT des sommes qui ont été versées spontanément par des Arabes dans la caisse du domaine, à titre de fermage de diverses propriétés de l’ancien beylick, situées dans la plaine de la Métidja, pendant Vannée 18 3 4 *
- h»
- ut
- (75
- DESIGNATION des PROPRIÉTÉS. NOMS des Arabes qui ont effectué les versements. DATES des PAIEMENTS. . SOMMES PAYÉES. OBSERVATIONS,
- Elmeray el Bey ben Naref, dans f. c. -
- les environs de la Rassaula... Mémouch , située à Béni- Ben Zécrî 16 janvier 397 » Cette somme a été versée par l’entremise . de M. le général en chef.
- Moussa Ben Nonarlouz , située à Béni-Moussa Kadour ben Mohammed. Ali ben Kasnadji, kaïd 23 avril - 55 80 Pour trois mois de fermage, d’avance, à raison de 223 f. 20 c. par an(120 boudj.)
- de Béni*Moussa.« «... 5 mai 27 90 Pour avance du Ier trimestre , à raison de 111 f. 60 c. par an ( 60 boudjoux.)
- Numéros
- d'ordre.
- 1
- 2
- 3
- Nota. Pour engager les Arabes à venir faire des versements semblables , el pour ne pas les décourager par des formalités trop longues, nous avons fait recevoir les deux derniers à la caisse des domaines, où ils se sont d’abord présentés.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- DE LA RÉGENCE D ALGER
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-
-
-
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- N° 92. ETAT numérique des actes de l’état civil pour les Is-, raélites résidant à Alger, depuis Voccupation française jusqu’au a3 mars 1834-
- NAISSANCES. MARIAGES. DIVORCES. DECES. , OBSERVATIONS.
- » 176 65 » H n'a été tenu registre,ni des naissances, ni des décès. i - —
- Certifié conforme au registre public.
- Alger, le 12 hodiche, 55g4 de la création (23 mars r834).
- Signé : Abraham Dadoun et Aaron Cohen Salomon.
- L’Intendant civil,
- GENTY.
- FIN UES PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- *7
- II.
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-
-
-
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-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES.
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- 3N°9. Pages.
- 1. Convention du 4 juillet i83o, entre le général en chef, comte de
- Bourmont, et le dey d’Alger (i).................................. 3
- 2. État des principales tribus arabes qui environnent Alger, Oran et
- Boue..,.'........................................................ 4
- 3. État des tribus campées autour de Bougie....................... io
- 4. État de l’emplacement occupé par les tribus de Bougie.......... ib.
- 5. Questions adressées au miggelès sur la législation maure....... i r
- 6. Réponse du cadi Maleki aux questions de législation suivantes :
- i° Sur les règles suivies dans les procès des Juifs, sous le gouvernement turc................................................... 20
- 2° Sur la validité des actes des rabbins, et sur l’admission du
- témoignage des Juifs en justice............................... 21
- 3° Sur les règles en matière de propriété et d’usage des cours d’eau............................................................ 22
- 7. Questions historiques et législatives adressées au muphty sur la
- dotation religieuse de la Mecque et Médine...................... 23
- 8. Note sur la législation de la dotation de la Mecque et Médine.. 35
- 9. Arrêté portant création des commissions pour l’assainissement des
- villes, le recensement de la population, et pour la vérification des titres de propriété dans la Régence................ 87
- 10. Instructions sur le mode de procéder de ces commissions........ 40
- 11. Note sur le climat et les maladies de la Régence, et particulière-
- ment sur le climat d’Alger, suivie de renseignements sur la dernière apparition de sauterelles dans celte ville............... 43
- 12. Du climat d'Oran et de scs environs, sous le rapport hygiénique. 48
- 13. Du climat de Rône - id. id............... 5o
- 14. Des eaux thermales et minérales qui se trouvent dans la tribu de •
- Béni-Khalil.................................................... 54
- (1) Nous avons vu dans les mains de M. le consul-général d’Angleterre à Alger, le double de cet acte , qui lui a été remis par le dey lors de son embarquement.
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-
-
- TABLE DES MATIÈRES.
- a6o
- N“‘. Pages.
- 15. Projet d’arrêlé sur l’exploitation des sources minérales et ther-
- males dans la Régence...................................... 57
- 16. Note sur la constitution géologique de la Régence................ 58
- 17. Observations météorologiques faites à Alger et aux environs.... 60
- 18. Notice sur la constitution géologique des environs de la ville de
- Bône.......................................................... 62
- 19. Arrêté portant création d’une ferme-modèle, près d’Alger...... 65
- 20. Note sur les essais de culture aux environs d’Alger............. .66
- ai. État des sommes versées annuellement parla ville deBélida au
- trésor du dey et à l’aga. .. .............................. 72
- 22. Lettre du duc de Rovigo au ministre de la guerre................ ib.
- a3. Lettre du même aux notables de Bélida............................ 74
- 24. Lettre du même aux notables de Coléali........................... 76
- 2 5. Quelques mots sur le commerce et l’administration delà Régence
- d’Alger, avant la conquête.................................... 77
- 26. Des acquisitions d’immeubles dans la Régence..................... 80
- 27. Des caravanes, du pèlerinage de la Mecque, et du parti que la
- France en pourrait tirer...................................... 83
- 28. De quelques pratiques superstitieuses des indigènes.............. 86
- 29. Rapport du capitaine Robba sur le naufrage de la bombarde sarde
- la Vierge des Carmes.......................................... go
- 30. Poésie et littérature arabe...................................... 92
- 31. De quelques ouvrages publiés dans la Régence.................... 106
- TABLEAUX.
- 3 a. Recensement des villes d'Alger, d’Oran , de Bône, de Bougie et de
- Mostaganem................................................... 108
- 33. État numérique des Arabes qui sont entrés dans les cadres de l’ar-
- mée d’Afrique................................................. n3
- 34. État numérique des bestiaux tués pour la consommation de la po-
- pulation civile d’Alger...................................... ii5
- 35. État numérique des bestiaux tués pour la consommation de la po-
- pulation civile d’Oran....................................... ri6
- 36. État numérique des bestiaux tués pour la consommation militaire
- de la place et des environs d’Alger.......................... 117
- 37. État numérique des bestiaux tués pour la consommation des troupes
- composant la division d’Oran.................................. n8
- 38. État numérique des bestiaux tués pour la consommation civile et
- militaire de Bône............................................ 119
- 39. État des arbres et plantes cultivés au jardin d’essais et de natura-
- lisation..................................................... 120
- ko. Etat numérique des militaires qui, après leur licenciement, ont
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-
- TABLE UES MATIERES.
- 26l
- H«s. Pages.
- demandé à rester en Afrique. ............................ 12a
- „4i. Situation des cultures aux villages coloniaux de Kouba et de Delhy-
- Ibrahim.................................................... xa3
- 42. Tableau récapitulatif des sommes dépensées par le service des
- ponts et chaussées à Alger................................ 12.4
- DOUANES.
- 43 i° État du mouvement des ports de la Régence, par lieux de
- départ et de destination............................... 126
- 20 État général des importations et exportations........... i34
- 44. 3° État comparatif des produits des douanes à Alger, Oran et
- Bône................................................... 146
- 45. 4° Tarif des droits de douanes et d’octroi en vigueur dans la
- Régence................................................ 149
- 46. 5° État du mouvement des ports de la Régence, par pavillon.. i5i
- DOMAINES.
- 47. i° État comparatif des produits des domaines dans la Régence.. i55
- 48. 20 État des immeubles démolis pour cause d’utilité publique, à
- Alger, Oran et Bône.................................... 15g
- 48 bis. 3° Étal des immeubles appartenant au domaine, à Alger, Oran
- elBône................................................... 162
- 48 ter. 3° bis. Etat des titres de propriété en la possession du domaine,
- et centralisés à Alger........................,........ i65
- 49. 4° État comparatif du produit des immeubles du domaine, à
- Alger.................................................... 166
- 50. 5° État des registres écrits en turc et en arabe, qui sont déposés
- aux archives du domaine.................................. 167
- 51. 6° lîtat desimmeublesappartenantà la Mecque et Médine.\ ..... 172
- 52. 70 État ici. ici. à la grande mosquée • j..... 178
- 53. 8° État ici. ici. à Sboul-Keirat.....1.......... 174
- 54. 90 État ici. ici. au marabout de Sidi-F
- Abdrahman.......................................ràÀlger. 175
- 55. io° État des immeublesappartenant aux petites mosquées l
- et autres établissements publics et religieux...1........ 17b
- 56. nu État des immeubles appartenant à la corporation J
- des Andalous (Maures réfugiés d’Espagne)................. 177
- 57. i2° État des immeubles appartenant à la Mecque et Médine, à
- Oran..................................................... 178
- 58. i3° État des immeubles appartenant aux mosquées, à Oran..... iù.
- 5g. r4° État id. id. id. à Bône......... 179
- 60. x5° Étal numérique des propriétés séquestrées, à Alger, à Oran
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-
- TABLE DES MATIÈRES.
- 262
- Noa • Pages.
- et à Mostaganeni............................................. 180
- 61. État général des recettes de la Régence......................... 182*
- 62. État des impôts payés au dey par les Arabes..................... i83
- JUSTICE.
- 63. x° État numérique et statistique des jugements rendus par le
- juge royal d’Oran............................................ 195
- 20 État numérique et statistique des jugements rendus par le
- juge royal de Bône........................................... 196
- 3° État numérique et statistique des jugements rendus \
- par le tribunal de paix et de la police correctionnelle. 1. 197
- 4° État numérique et statistique des jugements rendus f d’Alger.
- par la cour de justice............................f........ 198
- 5° État numérique et statistique des jugements rendus 1
- par la cour criminelle............................J........ 200
- 64. 6° État numérique et statistique des jugements rendus par le
- conseil d’administration de la Régence, jugeant en appel.... 202
- 65 . 7° État numérique et statistique des jugements rendus par les
- conseils de guerre de la Régence............................. 203
- 66. État des naissances, mariages et décès de la population européenne
- de la Régence................................................. 206
- 67 Contrôle numérique de la garde nationale d’Alger et d’Oran.... 207
- 68 État du mouvement de la prison civile d’Alger, d’Oran et de
- Bône...................................................... 208
- 69 Étal du mouvement de l’hôpital civil d’Alger, et des malades
- traités dans les hôpitaux militaires à Oran et à Bône....... 2x0
- 70 Tableau comparatif du prix des denrées, avant et depuis l’oc-
- cupation , à Alger, Oran et Bône............................ 2x3
- 71 Tableau du prix moyen des denrées dans les diverses villes de la
- Régence....................................................... 216
- 72 Mouvement de la population européenne dans la Régence........... 219
- 73 État approximatif des terrains compris dans l’enceinte de nos li-
- gnes, aux environs d’Alger, d’Oran, Bône, et de Mosta-ganem......................................................... 220
- 74 État numérique des terrains appartenant, soit au domaine, soit
- à la Mecque et Médine, et qui ont été reconnus susceptibles d’être concédés à des colons.................................. 223
- 75 État des quantités de foin du pays employées à la consommation
- du corps d'occupation......................................... 224
- 76 Nomenclature des produits naturels, agricoles, et industriels de
- la Régence.................................................... 225
- 77 Tableau statistique des professions exercées dans les villes de la
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-
- TABLE DES MATIÈRES
- N"*.
- 79
- 80
- 81
- 82
- 83
- 84
- 85
- 86
- 87
- 88 89 9°
- 9l
- 9*
- 263
- Pagres.
- Régence....................................................... 229
- Tarif général des droits d’enregistrement en vigueur dans la Régence......................................................... a3a
- Etat des transactions immobilières qui ont eu lieu à Alger et
- Oran......................................................... 9.33
- Etat des actes reçus à Alger, Oran et Bône, par les notaires,
- cadis et rabbins, et de ceux passés sous-signatures privées.. a35
- État numérique des passeports délivrés à Alger, Oran, Bône et
- Bougie........................................................ 238
- Relevé sommaire des quantités de grains apportées par les Arabes
- au marché de la Rachbah...................................... 23y
- Mouvemeut général des hôpitaux militaires dans la Régence . . 240 État comparatif de la valeur réciproque des monnaies du pays
- d’Alger et de celles de France............................... 9.42
- Tableau statistique de l’instruction publique dans la Régence. . 9.44 État des Arabes traités par le chirurgien-major du bataillon de
- zouaves........................................................ 245
- Etat des Arabes, vaccinés par !d. id. i5r
- État des variations qu’a subies l’effectif de l’armée d’Afrique. . . 2Ô2
- État des arrivages d’huile à Alger..........., •............... 253
- Tableau des poids et mesures en usage dans la Régence parmi les
- indigènes..................................................... 254
- État des sommes qui ont été versées dans la caisse du domaine, à titre de fermage de diverses propriétés de l’ancien beylick, situées dans la Métidja......................................... 256
- État des mariages et divorces de la population juive à Alger . . 257
- v
- «o«
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