De la colonisation chez les peuples modernes
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- Préface de la cinquième édition (p.r1)
- Préface de la quatrième édition (p.r7)
- Préface de la troisième édition (p.r11)
- Préface de la deuxième édition (p.r17)
- Introduction de la première édition (p.r21)
- Première partie. Histoire (p.1)
- Livre premier. De la colonisation antérieure au XIXe siècle (p.1)
- Chapitre premier. De la colonisation espagnole (p.1)
- En quoi la fondation des colonies des peuples modernes diffère de la fondation des colonies des peuples anciens. -Les premières colonies modernes ont été en quelque sorte l'effet du hasard. - Situation de l'Espagne au moment de la découverte de l'Amérique. - Les trois éléments qui prennent part à la colonisation : la Couronne, les aventuriers de la noblesse et le clergé. - Influence persistante de ces trois éléments sur toute la conduite de la colonisation espagnole. - L'Espagne veut fonder une société vieille dans une contrée neuve (p.1)
- Faiblesse de l'émigration espagnole vers l'Amérique. - Agglomération des immigrants dans les villes. - Nombreuse population blanche des grandes villes du Pérou et du Mexique au XVIIIe siècle. -Les majorats et les encomiendas. - La noblesse créole est exclue des emplois. - Distinctions nombreuses de classes dans l'Amérique espagnole. - Situation des indigènes. - Lois protectrices des Indiens. - Territoires interdits aux blancs. - Les Missions (p.5)
- Influence du climat. - Les plaines et les plateaux. - Difficultés des relations des diverses provinces entre elles. - A ces difficultés naturelles la métropole en ajoute d'artificielles (p.16)
- Le régime politique et administratif. - Les vice-royautés, les capitaineries générales et les audiencias. - Luxe obligatoire des vice-rois. - Mystères dont s'entoure l'administration. - Importance du clergé. - Extension de la mainmorte (p.19)
- Le régime commercial et industriel : il est tout entier dominé par la jalousie et la défiance que ressent la métropole. - Exclusion complète des étrangers. Au début de la colonisation il n'est pas interdit aux habitants de l'Amérique espagnole d'avoir des manufactures. - Le système mercantile ne fut appliqué à ces colonies qu'au XVIIIe siècle. - Les officios viles y baxos. - Le privilège du port de Séville et la Casa de contratacion. - Les caravanes maritimes: la flotte d'argent et les galions. - Monopoles de fait qui résultent des règlements restrictifs. - Commerce analogue avec les Philippines. - Très faible développement du trafic sous ce régime (p.23)
- Les réformes du XVIIIe siècle. - La contrebande, le traité de l'asiento. - Compagnies privilégiées. - Décadence des galions. - Régime plus libéral à partir de 1765. - Essor des colonies à la fin du dernier siècle (p.30)
- Les griefs des colons : manifeste des autorités insurrectionnelles. - Vice de tout le système colonial de l'Espagne. - Faible importance des revenus que l'Espagne tirait du Nouveau-Monde. - Comment le système colonial espagnol hâfa la décadence de la métropole et arrêta le développement des colonies. - Faiblesse relative du commerce actuel de l'Espagne avec ses anciennes colonies (p.34)
- Chapitre II. De la colonisation portugaise (p.41)
- Caractère particulier de la colonisation portugaise. - Chaîne de comptoirs, de relais et d'escales. - Le but des Portugais fut la possession, non des Indes, mais de la route et du commerce des Indes. - L'idée de commerce lucratif de liait alors à l'idée de monopole. - Le principe du mare clausum. - Analogie de la colonisation portugaise et de la colonisation phénicienne (p.41)
- Les deux systèmes décolonisation commerciale. - Reproches adressés aux Portugais dans l'Inde. - Organisation du commerce portugais : les Carraques. - Les Portugais dédaignent le rôle de commissionnaires et de courtiers. - Corruption de l'administration (p.45)
- Après la perte de leur commerce asiatique, les Portugais se rejettent sur l'industrie de la traite des noirs. - Décadence de leurs colonies africaines (p.50)
- La colonisation portugaise en Amérique. -Causes du développement de la colonisation au Brésil. - Cette colonie est plus dédaignée de la métropole et moins réglementée. - Temps d'arrêt par suite de l'institution des compagnies privilégiées. - Découverte tardive des mines; régime oppressif des établissements miniers (p.51)
- Malgré tous les vices de leur ancien système colonial, les Portugais occupent une grande place dans l'histoire de la colonisation. - Avenir de la race portugaise au Brésil; développement dont sont susceptibles les établissements portugais en Afrique (p.58)
- Chapitre III. De la colonisation hollandaise (p.60)
- Les Hollandais préludent à leur puissance coloniale en accaparant le commerce de grand cabotage en te Lisbonne et les contrées d'Europe. - Elan que la révolution donne à l'esprit d'entreprise des Hollandais. - Grand nombre d'expéditions particulières pour les Indes dans les dernières années du XVIe siècle (p.60)
- Création de la célèbre Compagnie des Indes en 1602. - Motifs qui ont pu déterminer les Anglais et les Hollandais à créer des Compagnies privilégiées : difficulté du commerce avec des peuples demi-barbares ; lenteur et incertitude des retours ; absence de grandes maisons commerciales et de division du travail dans le commerce extérieur; supériorité de loyauté du grand commerce concentré relativement au commerce disséminé. - Constitution intime delà Compagnie hollandaise des Inde : Les chambres; le capital social, l'administration (p.62)
- L'unité de but et la simplicité des moyens de la colonisation hollandaise. - Excellent esprit de l'administration dans la première période d'existence de la Compagnie. - Eloges que font les écrivains anglais et allemands de là colonisation hollandaise. - Fascination qu'exerce sur les Hollandais le commerce des épices. - Abus qui en résultent. - Esprit étroit de jalousie des Hollandais. - Corruption du personnel de la compagnie. - Circuit obligatoire et absurde que les règlements imposent à là marine. - Mauvais état des finances de la Compagnie. - Causes de la décadence de la Compagnie hollandaise des Indes (p.68)
- Fâcheuse influence qu'exerce sur la métropole la mauvaise politique de la Compagnie (p.73)
- L'esclavage aux Indes hollandaises. - Prompte dégénérescence des moeurs (p.81)
- La colonie hollandaise du Cap. - Administration oppressive (p.81)
- La colonisation hollandaise en Amérique. - Grandeur et décadence de Surinam (p.83)
- Chapitre IV. De la colonisation anglaise (p.86)
- Caractère tout particulier qu'a dès le début la colonisation anglaise. - Elle ressemble, dès l'origine, à la colonisation contemporaine (p.86)
- Situation économique de l'Angleterre au XVIe siècle. - Crise agricole par suite les changements de culture : substitution du pâturage au labourage. - Un curieux sermon de l'évêque Latimer en 1548. - Peinture des différentes classes de la société sous Elisabeth (p.87)
- La colonisation anglaise est la seule qui ait eu pour première cause une crise économique intérieure. - Attrait qu'exerce la colonisation sur les grands esprits d'Angleterre. - Les doctrines coloniales sont, dès le début, beaucoup plus justes en Angleterre que partout ailleurs (p.90)
- Les trois classes de colonies anglaises: les colonies de propriétaires, les colonies à charte et les colonies de la Couronne. - Trois faits caractéristiques de la colonisation anglaise au XVIe et au XVIIe siècle : le gouvernement ne prend aucune part réelle à la fondation des colonies ; les colonies une fois fondées, l'ingérence de la métropole dans ces établissements est très limitée ; les citoyens anglais sont regardés comme portant avec eux les droits inaliénables dont ils jouissaient dans la mère-patrie (p.93)
- Différences entre les trois classes de colonies : caractère aristocratique des colonies de propriétaires ; caractère démocratique des deux autres sortes de colonies (p.94)
- Expéditions d'Humphrey Gilbert et de Raleigh. - Fondation de la Virginie, du Maryland, des Carolines, de la Pennsylvanie. - A l'origine, les propriétaires sont des entrepreneurs de colonisation ; postérieurement, sous Jacques II, on concède des colonies à des favoris de cour. - Emancipation successive des colons dans les colonies de propriétaires (p.95)
- Les colonies à charte : elles sont fondées par les Compagnies privilégiées. - Les principales Compagnies privilégiées. - Comment des associations d'affaires se changent en des communautés de colons (p.93)
- Institutions locales et judiciaires dont jouissent toutes ces colonies. - Constitution économique intérieure. - Pour le régime des terres, pour les lois de succession, pour la modération des impôts, les colonies anglaises l'emportent de beaucoup, dès le début, sur toutes les autres colonies européennes (p.100)
- Examen du régime des terres. - Communauté primitive des colons. - Absence de substitutions, de majorats et de mainmorte. - Libre trafic des terres sous le régime de la vente ou du libre saccage; en quoi consistait ce dernier mode. - Les grandes concessions de terre à l'origine ; les dépenses faites par les « propriétaires» et par les Compagnies. - Le régime des terres réalise, dès l'abord, les conditions les plus favorables : la liberté, la sécurité et la perpétuité. - Comment les Compagnies furent moins nuisibles dans les colonies anglaises qu'ailleurs (p.101)
- Les lois de succession favorisent dans ces colonies l'égalité des conditions. - Le bon marché du gouvernement dans les colonies anglaises. Jusqu'au conflit de la fin du XVIIIe siècle, la métropole n'impose aucune taxe aux colons. - Médiocrité des dépenses de l'administration intérieure ; les causes de cette médiocrité (p.105)
- L'émigration pour les colonies : attrait qu'exercent les libertés religieuses. - Les indented servants et le Kidnapping. - Introduction de l'esclavage. - Résistance des législatures et des colons à la traite et à l'esclavage. - Traitement des Indiens (p.108)
- Asservissement commercial des colonies. - Le système mercantile. - L'acte de navigation. - Les marchandises « énumérées » et les marchandises « non énumérées ». - Protestations constantes des colonies contre le régime commercial imposé par la métropole (p.112)
- Fondation et développement des Antilles anglaises. - Échec de la colonisation officielle, succès de la colonisation spontanée. - Prospérité et décadence de la Barbade (p.115)
- Altérations, dans un sens plus restrictif, de l'acte de navigation à la fin du XVIIe siècle et dans le courant du XVIIIe. - Le pacte colonial. - Interdiction rigoureuse aux colonies d'avoir des manufactures. - Entraves mises au commerce international. - Faveurs et primes décernées à certains produits coloniaux. - Irritation croissante des colons. - La révolution d'Amérique est universellement prévue (p.117)
- Absurdité démontrée du vieux système colonial. - Le commerce de l'Angleterre avec les États-Unis avant et depuis l'émancipation. - Persistance du système colonial aux Antilles. - Détriment qui en résulte pour ces îles. - Les circuits maritimes obligatoires (p.118)
- Influence de la colonisation anglaise sur la métropole. - Augmentation de jouissances et accroissement d'industrie ; ces deux bénéfices sont diminués par le mauvais système colonial. - Les inconvénients du monopole pour la marine, pour le commerce intérieur (p.127)
- De la prétendue influence de l'acte de navigation. - De la possession et de l'administration des Indes orientales par l'Angleterre (p.131)
- Chapitre V. De la colonisation française (p.139)
- Les qualités et les défauts des Français en colonisation. - Les premiers essais colonisateurs de la France sous Charles V. - Les expéditions en Amérique, sous François Ier, sous Henri IV. - Opposition de Sully (p.139)
- La colonisation sous Richelieu. - Les nombreuses Compagnies françaises à monopole. - Préférence invétérée des Français pour ces sortes de Compagnies. - Etendue déraisonnable des privilèges de ces Sociétés (p.111)
- Le Canada : lenteur de l'immigration ; les ordres monastiques et les couvents; les institutions du moyen âge ; la propriété féodale. - Différence avec les colonies anglaises. - Absence au Canada de la liberté commerciale, des libertés municipales et provinciales. - Dépenses extravagantes de l'administration. - Faiblesse de la population à la fin du XVIIe siècle. - Brillants exploits des explorateurs laïques ou religieux. Développement du Canada depuis Law jusqu'en 1759. - Interdiction de la Nouvelle-France aux protestants français (p.146)
- La colonisation française aux Antilles : ses débuts. - Lenteur de la colonisation sous le régime d'une Compagnie privilégiée. - Développement rapide sous le régime de liberté : rôle utile des flibustiers et des boucaniers. - Excellence de la colonisation française dans les îles ; les divers éléments dont elle se compose : les cadets de noblesse, le clergé médiocrement austère mais entreprenant, les petits marchands ou les petits capitalistes, les engagés blancs. Tolérance religieuses aux Antilles. - Mérites des colons français. - Indépendance relative des îles (p.155)
- Grande prospérité des Antilles au XVIIIe siècle à partir de Law. - Essor de Saint-Domingue. - Bonne administration relative des îles. - Le régime économique des îles françaises est meilleur que celui des îles anglaises (p.167)
- Infériorité de notre colonisation sur le continent, à la Guyane. - Oppression des Compagnies. - Mauvais régime d'appropriation des terres. - Excellentes observations de Malouet. - Essai de colonisation officielle tenté par le duc de Choiseul sur les rives du Kourou. - Création des assemblées coloniales par Turgot et Necker (p.171)
- Les colonies françaises de commerce. - La Guinée, le Sénégal et Madagascar. - Les Compagnies privilégiées dans ces régions. - Causes de l'échec à Madagascar. - La politique française aux Indes. - Causes générales de l'insuccès de la colonisation française (p.176)
- Chapitre VI. De la colonisation danoise et suédoise. - Résumé de la colonisation antérieure au XIVe siècle (p.182)
- Avantages et inconvénients de la colonisation pour les petits peuples. - Les Compagnies privilégiées danoises et suédoises pour le commerce oriental. - Causes de leur prospérité intermittente. - Réflexions d'Adam Smith sur l'appauvrissement dont la manie coloniale fut cause en Suède et en Danemark. - Les essais de colonisation suédoise dans le New-Jersey et la Delaware. - De l'importance de l'émigration en Suède ; de l'utilité qu'il y aurait à ce que cette émigration constituât une colonie Scandinave (note) (p.182)
- Caractères généraux des systèmes de colonisation antérieurs au XIXe siècle. - Absence de libertés commerciales ; monopoles et privilèges, pacte colonial. - Travail forcé, asservissement des races indigènes et esclavage. - Mauvais régime des terres et administration intrusive (p.186)
- Livre deuxième. De la colonisation au XIXe et au XXe siècle (p.188)
- Chapitre premier. Les colonies d'exploitation ou de plantations. - Colonies anglaises (p.188)
- Le XIXe siècle doit complètement transformer le commerce, le travail et la propriété dans les établissements coloniaux (p.188)
- Caractère artificiel de la société et de la propriété dans les colonies de plantations. - Phases successives de médiocrité, d'opulence et de décadence par lesquelles passent toutes les colonies. - Prépondérance de la colonie qui met en culture des sols vierges. - A la fin du XVIIIe siècle, les Antilles anglaises sont arrivées à la période de crise. - Infériorité de la Jamaïque relativement à Saint-Domingue. - Mortalité des noirs. - Révolte des esclaves, abandon des propriétés. - Décroissance des exportations (p.189)
- Le vieux, système colonial perd du crédit. - Wilberforce et les abolitionnistes anglais. - Abolition de la traite en 1812. - Impossibilité de maintenir par elle-même la population esclave. - Les colonies européennes autres que les anglaises continuent pendant plusieurs dizaines d'années à pratiquer la traite clandestine. - Grande perturbation dans les îles anglaises. - Proposition incessantes pour l'abolition de l'esclavage. - Les mesures protectrices de 1833 - Abolition définitive en 1830. - (Hanses de l'acte d'émancipation. - Apprentissage pendant six ans. - Dans la plupart des colonies cet apprentissage e supprimé ou diminué (p.193)
- Effets de l'émancipation au point de vue de la criminalité. - Effets économiques. - Substitution partielle des cultures vivrières aux cultures d'exportation. - Abandon des plantations. - Nombre considérable de noirs devenus propriétaires. - Souffrances des planteurs. - Progrès de l'outillage agricole ; les usines centrales (p.198)
- L'immigration par engagement d'Indiens, de Chinois et d'Africains remplace en partie la traite et offre quelques-uns des vices de ce trafic. - Importance de l'importation des coolies dans les différentes sortes de colonies. - Relèvement de la plupart des colonies anglaises (p.202)
- De la destruction graduelle du pacte colonial. - Les premières atteintes à ce système économique remontent à la fin du XVIIIe siècle. - Sous Napoléon Ier, dispense du circuit par l'Angleterre pour les bâtiments anglais trafiquant der colonies avec les ports de la Méditerranée. - Acte de 1822 qui règle les rapports des colonies d'Amérique avec les autres contrées américaines. - Autre acte de 1822 réglant le commerce colonial avec les contrées d'Europe. - Mesures importantes adoptées sur la proposition d'Huskison en 1825 et 1826. - Dégrèvements sur les produits coloniaux à l'entrée de la Grande-Bretagne. - Jusque-là les modifications au pacte colonial n'avaient profité qu'aux colonies. - Manifeste de la chambre de commerce de Manchester contre les droits différentiels. - Diminution de ces droits, malgré l'opposition des antiesclavagistes. - Propositions fréquentes pour la suppression absolue des droits différentiels. Mesures volées en 1846 tt en 1848. - Suppression absolue de toute protection accordée aux produits des colonies à partir de 1854. - Abolition de toute protection aux colonies pour les produits anglais. - Suppression de l'acte de navigation eu 1819 (p.205)
- Données statistiques sur l'état actuel des colonies anglaises de plantations (p.211)
- Chapitre II. Les colonies d'exploitation. - Suite. - Colonies françaises (p.217)
- Causes spéciales des souffrances des colonies françaises à la fin du XVIIIe siècle et au commencement du XIXe (p.217)
- Protection dont l'ancienne monarchie entoure la traite des noirs. - Mesures des assemblées révolutionnaires au sujet des hommes de couleur, de l'esclavage et de la traite. - La Martinique et les îles de l'océan Indien furent en fait soustraites à la domination révolutionnaire. - Le Consulat rétablit l'esclavage et la traite. - Les colonies sont régies par des règlements (p.218)
- La perte pour la France de sa marine et de ses colonies a toujours été la conséquence de sa politique d'intervention sur le continent. La Restauration rétablit dans les colonies qui lui reviennent l'ancien système colonial. - Mesurée réparatrices prises par la Restauration. - Ignorance de l'art de coloniser. - Les deux tentatives malheureuses de colonisation officielle à la Guyane et au Sénégal (p.220)
- La Charte de 1830 décide que les colonies seront régies par des lois. - Mesures humanitaires prises par le gouvernement de Juillet relativement aux noirs ' résistance des tribunaux coloniaux. - Les projets d'émancipation. - L'émancipation immédiate, et simultanée en 1818. - Négligences qui contribuent accroître la perturbation que cet acte produit aux colonies. - La modicité le retard de l'indemnité. - Effets immédiats de l'émancipation. - Diminution puis relèvement, dans les exportations. - La modification de l'agriculture et de l'industrie : les usines centrales ; les banques (p.222)
- L'immigration par engagement des Indiens et des Chinois. - Inconvénients de cette immigration. - Réapparition d'un trafic analogue à la traite. - L'immigration des Indiens perpétue les procédés agricoles routiniers (p.228)
- Abolition partielle des restrictions qui formaient le pacte colonial. - Cette abolition est d'abord uniquement favorable aux colonies. - Traité de réciprocité avec l'Angleterre et les Etats-Unis. - La législation sur les sucres. - Inconvénients de la complication et de l'instabilité de cette législation. - Lutte du sucre indigène et du sucre colonial. - Les colons réclament le droit de s'approvisionner à l'étranger, la suppression des surtaxes de pavillon et la pleine liberté île leur industrie sucrière. - Satisfactions graduelles qui leur sont données. - Les colonies, reçoivent le droit de régler elles-mêmes leurs tarifs de douanes. - Réaction économique depuis 1871 (p.234)
- Etat présent des colonies françaises de plantations. - Prédominance politique de l'élément nègre aux Antilles. - Danger de l'élimination de la race blanche des Antilles françaises et du retour de ces îles à la barbarie comme Saint-Domingue (p.244)
- Chapitre III. Colonies de plantations. - Colonies espagnoles (p.251)
- Colonies espagnoles. - Origines et développements de la colonisation à Cuba jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. - Ouverture de l'île en 1809 au commerce de toutes les nations. - Avantages naturels de Cuba. - L'abolition de la traite aide merveilleusement à la prospérité mercantile de Cuba. - Evaluation du nombre des esclaves. - Les primes à l'immigration des blancs dans la première partie du XIXe siècle. - L'immigration par engagement des Chinois. - Les primes à l'élevage de la race noire (p.251)
- Revers de la prospérité industrielle de Cuba. - Fâcheuse influence de l'esclavage sur la condition morale et sociale de l'île. - Les lois de l'Espagne, primitivement humaines en ce qui concerne l'esclavage, se raidissent dans l'application. - Les abus criants de l'immigration chinoise (p.255)
- La révolution métropolitaine de septembre 1868 a son contrecoup à Cuba. - Les trois causes de l'insurrection cubaine : régime commercial restrictif, abus administratifs, esclavage. - Le régime commercial relativement libéral institué en 1809, au lieu de s'améliorer avec le temps, s'était plutôt empiré. - Inconvénients des droits différentiels, - Obstacle au libre commerce entre Cuba et les Etats-Unis. - Absence complète de libertés coloniales. - Les énormes budgets coloniaux. - Les fortunes scandaleuses des fonctionnaires métropolitains. - Le premier acte des insurgés est de proclamer l'émancipation des noirs. - Caractère implacable de la guerre civile à Cuba. - Les projets de réforme en 1884 et le traité de commerce avec les Etats-Unis. - L'insurrection de 1895. - La séparation d'avec l'Espagne. - Destinées probables de l'île (p.258)
- Porto-Rico : cette île est d'abord dédaignée par la métropole - La contrebande la fait prospérer. - Régime économique libéral introduit en 1815. - Nombre relativement faible des esclaves. - Grand nombre de petits propriétaires blancs. - Importance des cultures vivrières et de l'élevage du bétail. - Cet état de choses a commencé à s'altérer vers 1835. - L'abolition de l'esclavage à Porto-Rico. - La perte pour l'Espagne (p.269)
- Les Philippines. - Les ordres monastiques se multiplient dans cette colonie qu'ils ont particulièrement contribué à fonder. - Importance de l'élément chinois. -Etat très arriéré de cette colonie; insurrection et séparation (p.271)
- Les lambeaux de la puissance coloniale de l'Espagne étaient encore magnifiques en 1895. - L'inepte et criminelle administration espagnole les a perdus. - Avenir de l'Espagne au Maroc (p.272)
- Chapitre IV. Colonies d'exploitation; suite. - Colonies hollandaises. - Les anciennes îles danoises et suédoises (p.274)
- Décadence du commerce des épices. - Les Hollandais trouvent une large compensation dans le développement de leurs colonies des îles de la Sonde. - Les gouverneurs généraux célèbres (p.274)
- Organisation coloniale et agricole de Java. - Domination passagère des Anglais dans cette ile de 1811 à 1815. - Le système colonial du général Van den Bosch. - Les monopoles et les corvées. - Le régime administratif : les chefs indigènes, les résidents, les dessas. - La production, par vois de corvée, du calé et du sucre. - Détails sur la culture du café et sa productivité. - Changements de la législation sur la production du sucre (p.276)
- Le système Van den Bosch, maintenu presque intact de 1830 à 1850, a été depuis lors l'objet de beaucoup d'altérations. - Les réformes accomplies depuis 1860 et surtout depuis 1870. - Limitation et atténuation des corvées. - Les baux emphytéotiques. - Tentatives pour l'émancipation économique graduelle de la population indigène. - Essai de constitution de la propriété privée (p.280)
- Suppression des droits différentiels et des surtaxes de pavillon. - Essor du commerce de Java. - Statistiques relatives à 1860, 1876, 1881 et 1896 (p.285)
- Enorme revenu net que Java a versé au budget métropolitain. - Les bonis coloniaux. - Leurs inconvénients. - Affaiblissement de ces bonis depuis 1870 et leur disparition depuis 1877 - Déficit actuel des budgets des Indes néerlandaises. - La guerre d'Atchin ou Atjeh (p.292)
- L'étendue de la population des Indes néerlandaises. - Tentatives d'immigration européenne. - Tâche qui incombe aux Hollandais dans leurs îles de l'Océan Indien. - Ce qui a déjà été fait sous ce rapport. - Louables dépenses pour l'enseignement chez les indigènes. - Les diverses natures d'avantages que la colonisation hollandaise produit à la métropole (p.295)
- Les possessions hollandaises en Amérique (p.299)
- Recrudescence de la colonisation hollandaise libre dans l'Afrique Australe. - Avenir de la race hollandaise dans celte partie du monde (p.302)
- Les petits îlots danois ou suédois dans les Antilles. - Vente de ces îlots aux Etats-Unis ou à la France (p.304)
- Chapitre V. La colonisation allemande (p.306)
- L'Allemagne entre dans la carrière coloniale quand la zone tempérée n'est plus vacante. -Elle peut difficilement avoir une importante colonie de peuplement (p.306)
- Idées du Conseil économique de l'Empire en 1881. - Les embryons divers des colonies allemandes en Afrique. - Prétention de M. de Bismark de ne faire que de la colonisation libre et commerciale. - Impossibilité de s'en tenir à cette méthode en Afrique. - Le rôle des compagnies de capitaux (p.307)
- Nécessité de gouverner l'Afrique pour la civiliser (p.313)
- Le traité de délimitation de 1890 entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne. - Les surfaces dévolues et reconnues à l'Empire germanique en Afrique. - Les prétentions des « coloniaux ». - Les conceptions de l'explorateur allemand Gerhard Rohlfs (p.313)
- Le Damaraland et le Namaqualand pourraient seuls à la rigueur devenir une colonie de peuplement (p.315)
- Etat actuel des colonies allemandes (p.316)
- Etablissement des Allemands en Chine dans le Chan-toung (p.330)
- Perspectives de la colonisation germanique (p.332)
- Chapitre VI. La colonisation italienne (p.334)
- La vocation coloniale des Italiens. - Leur établissement sur la Mer Rouge. - Les obstacles et les aides que l'Italie eût pu rencontrer en Abyssinie. - Ce pays eût pu devenir non seulement une colonie d'exploitation, mais peut-être une colonie mixte (p.334)
- La Côte des Somalis. - L'Italie, la Tripolitaine et la Cyrénaïque. - La participation de l'Italie au peuplement de l'Amérique du Sud, de l'Algérie et de la Tunisie (p.339)
- Chapitre VII La colonisation belge an Congo (p.343)
- Une création exceptionnelle dans l'histoire delà colonisation; l'Etat indépendant du Congo, sorte de mode spécial de colonisation anonyme et sans la responsabilité ni la direction d'une puissance européenne. - L'Etat nouveau manquait de tous les éléments essentiels d'un Etat (p.343)
- Conditions indispensables du développement de l'Afrique. - Il faut la prise de possession effective de tout le continent par les puissances européennes (p.347)
- Les arrangements spéciaux pris par la Conférence de Berlin relativement à certaines contrées africaines. - Nécessité d'éviter le communisme colonial. - Une jeune colonie peut difficilement se passer de droits de douane. - De la suppression de l'esclavage (p.349)
- Immixtion de plus en plus grande de la Belgique dans les affaires du Congo. - Cession parle roi Léopold de cette contrée à la Belgique (p.350)
- Importance du Congo. - L'oeuvre des Belges en ce pays. -Les travaux publics. - Le chemin de fer du Congo. - Difficultés de l'oeuvre ; éclatant succès. - Les autres entreprises belges dans le pays (p.352)
- Le commerce : exportations et importations ; les cultures (p.356)
- Les finances ; les impôts ; le domaine privé de l'Etat (p.361)
- Nombre des Européens établis au Congo (p.362)
- Examen des critiques qui sont adressées à l'oeuvre des Belges : l'exploitation hâtive et peut-être déprédatrice des richesses naturelles ; la dureté envers les populations indigènes (p.363)
- Nécessité pour l'avenir d'une mise en oeuvre méthodique et prévoyante des ressources du pays. - De l'initiation des indigènes aux bonnes méthodes de production. - De l'élévation de leur niveau moral et social. - Perspectives de la colonisation belge au centre de l'Afrique (p.363)
- Le problème de la main-d'oeuvre en Afrique. - L'Afrique, du moins tropicale et équatoriale, devra rester éternellement soumise à l'Europe (p.364)
- Grandes difficultés de l'oeuvre européenne en Afrique. - Avenir du Continent africain (p.365)
- Chapitre VIII. La colonisation française an XIXe et an XXe siècle : l'Algérie (p.367)
- Considérations générales. Origine tout exceptionnelle de notre établissement colonial en Algérie. - L'Algérie doit tenir une place à part dans l'histoire de la colonisation (p.367)
- L'immigration, le peuplement, l'acclimatation. Obstacles que dans les premiers temps le gouvernement oppose à l'immigration. -Infiltration lente de l'élément européen. - Appel aux agriculteurs européens vers 1840. - Alternatives de faveur et de rigueur vis-à-vis de l'immigration. - Marche ascendante de la population européenne. - Comparaison du peuplement de l'Algérie avec le peuplement de l'Australie. - Excédent des décès sur les naissances pendant lei vingt premières années. - Depuis lors, excédent notable et continu des naissances sur les décès dans l'élément européen. - Acclimatation inégale des diverses nationalités européennes. - Proportion de ces diverses nationalité» dans le nombre total des colons. - Craintes inspirées par l'afflux des Espagnols. - Les naturalisations. - Moyens de favoriser à la longue la naturalisation des Européens étrangers. - Caractère hybride de l'élément français en Algérie (p.371)
- Le régime des terres et la colonisation. Nécessité d'avoir des idées claires sur ce que la France veut faire en Afrique. - L'Algérie ne peut être ni une simple colonie de peuplement comme le Canada ou l'Australie, ni une simple colonie d'exploitation comme les Indes ou Java. - Caractère mixte que doit avoir la colonisation algérienne. - Situation défavorable de l'Algérie pour le régime des terres. - La propriété indivise des Arabes. - Le domaine du dey. - Les concessions des terres et les obligations qu'elles entraînaient primitivement. - Améliorations apportées à ce régime. - Essai en 1856 et en 1860 de la méthode de vente des terres suivant les procédés australiens. La population agricole européenne en 1864. Perfectionnements apportés en 1881 au régime des concessions gratuites. -Les deux méthodes simultanées par lesquelles procède la colonisation territoriale : les concessions et les achats de terres aux Arabes. - Le système de colonisation par centres ou villages. Etroitesse de la zone de colonisation. - Rappel en 1855 des colons établis dans des localités excentriques (p.395)
- Pénurie du domaine. - L'insurrection de 1871 accroît l'étendue du domaine au moment où il était presque épuisé. - Les colons alsaciens-lorrains. - Caractère artificiel de cette colonisation. - Etendue des concessions de terres depuis 1870. - Projet de loi relatif à l'expropriation de 3 ou 400.000 hectares de terres appartenant aux indigènes. -Critiques adressées à ce projet de loi. - Le gouvernement ne doit pas exproprier les petits propriétaires indigènes. - Comment la colonisation agricole peut se développer. - La colonisation agricole spontanée et indépendante égale déjà la colonisation agricole officielle. Nombre des colons ruraux en Algérie. - La production agricole chez les Européens et chez les indigènes. - La viticulture. - La race arabe ne doit pas être dépossédée. - Dans peu d'années, la colonisation officielle n'aura plus de raison d'être. - La loi de 1873 sur la constitution de la propriété privée. - Lenteur des premiers résultats. - Critiques légitimes adressées à cette loi. - Mesures rectificatives en 1887 et par des lois postérieures. - Achats considérables de terres faits à l'amiable par les Européens aux Arabes. - Importance du domaine public actuel. - Succès de la vente aux enchères d'une petite partie de ce domaine depuis 1885 (p.406)
- Le rôle de l'administration en Algérie. Le rôle de l'administration est immense dans le- colonies nouvelles ; il est néanmoins compatible avec les libertés des colons. - L'administration doit se restreindre aux grands services d'intérêt collectif. - Les dépenses préparatoires et les dépenses conservatoires. - L'administration des forêts. - Les puits artésiens. - Le service topographique (p.428)
- Le régime commercial et le régime financier. Régime relativement libéral de 1851. - Le développement du commerce extérieur algérien de 1850 à 1864 et de 1864 à 18U8. - Le mouvement de la navigation. - Le produit de la douane. -L'octroi de mer; caractère de cet impôt. -De l'établissement de l'impôt foncier. - Des inconvénients particuliers de hauts droits d'enregistrement dans une colonie. - Le budget colonial de l'Algérie. - Les budgets départementaux et communaux. - Les impôts arabes. - La part de dépenses qui incombe à la métropole. - Le crédit en Algérie. - Le fléau de l'usure. - La Banque d'Algérie et ses succursales. - Taux excessif auquel on a maintenu pendant longtemps l'intérêt légal en Algérie : abaissement de ce taux en 1881. - Les institutions de crédit particulières créées avec ou sans le concours de l'Etat (p.435)
- De la politique a suivre vis-à-vis des indigènes. Situation sans précédent de notre colonie algérienne - Les quatre politiques que l'on peut suivre à l'égard des indigènes : le refoulement, le fusionnement, l'abstention, le rapprochement et la coopération économique et morale. - Dangers de la première et de la troisième ; impossibilité de la seconde ; utilité de la dernière. - Oscillations de notre politique à ce sujet (p.457)
- Des obstacles au rapprochement de l'élément indigène et de l'élément européen. - Ces obstacles ne sont pas insurmontables avec le temps et la persévérance. - Les différents éléments de la population indigène. - De l'évolution de la tribu dans le Tell. - Le sénatus-consulte de 186:1 - Répartition du territoire des tribus entre les douars. - Du passage de la propriété du douar à la propriété individuelle. - De l'institution de la polygamie. Raisons d'être de la polygamie chez les Arabes. - La division du travail et le développement des échanges devront singulièrement restreindre la polygamie (p.459)
- De l'instruction chez les indigènes. - Efforts modiques faits avant 1870 : les écoles arabes françaises d'alors. - Les collèges arabes français d'Alger et de Constantine. Depuis 18i0, réaction contre l'enseignement des indigènes. - Préjugés des colons. - Suppression des collèges arabes-français. - Petit nombre des écoles arabes-françaises. - Chiffre infime des indigènes qui reçoivent de l'instruction. - Dotation mesquine de ce service. - Utilité d'un enseignement technique indigène, respectant les croyances, les moeurs et l'état social (p.467)
- La justice chez les indigènes. - Les procès portés librement par les indigènes devant nos tribunaux. - Nombre et situation des cadis; ils ignorent presque tous la langue française. - Décret de 1880 sur la justice musulmane. Recours fréquents des musulmans aux notaires français. -Organisation vicieuse de la justice criminelle à l'égard des indigènes (p.475)
- Le régime politique de l'Algérie. Phases diverses par lesquelles ont passé les institutions algériennes. - Alternatives de régime libéral et de régime restrictif. - Division de l'Algérie en territoire civil et en territoire militaire. - Etendue et population de chacune de ces deux régions. - Raisons d'être de cette division (p.480)
- Organisation municipale: les communes de plein exercice, les communes mixtes et les communes indigènes. Difficultés spéciales de la vie municipale algérienne. - Les électeurs indigènes et les anciens électeurs européens non Français (p.484)
- Des droits des indigènes. - Les assesseurs musulmans dans les conseils généraux. - De la représentation des indigènes dans le parlement métropolitain (p.485)
- La politique de l'assimilation et la politique de l'autonomie. - Le Conseil supérieur de l'Algérie. - Les délégations financières. - Le budget spécial algérien. Précautions à prendre dans l'intérêt des indigènes et de la métropole (p.491)
- Les travaux publics, leur importance, la direction à leur donner. Etendue des routes en Algérie. - Les chemins. - Les dépenses pour travaux divers. - Les chemins de fer. - De la productivité des chemins de fer algériens. - Les travaux projetés. De la nécessité de faire des lignes perpendiculaires à la mer et de les pousser jusqu'à l'Extrême sud. - De l'exploitation du désert. - Le Transsaharien. - Les chemins de fer doivent être construits en Algérie à beaucoup moins de frais et beaucoup plus rapidement qu'en France (p.507)
- Résumé de la situation de l'Algérie. Espérances légitimes qu'elles suscitent. - Appréhensions, d'autre part, résultant de l'état social ; l'antisémitisme et les naturalisés ; la métropole doit toujours conserver la haute main et tenir le rôle d'arbitre entre les divers éléments sociaux. - L'Algérie doit être pour nous une base d'opération sur le continent africain. - Des expéditions dans les oasis. - Tort de les avoir suspendues de 1873 à 1899. - Utilité d'effectuer la jonction de l'Algérie avec le Soudan central (p.515)
- Les Touareg. - Le Transsaharien. - Le temps déjà perdu. - Nécessité de décisions promptes. - Les traités de délimitation en 1890, 1898 et 1899 entre la France et l'Angleterre. - Ces traités ne doivent pas rester lettre morte. - L'Empire français Nord et Centre africain doit devenir une réalité et ses tronçons être solidement reliés les uns aux autres. - La France ne doit pas avoir en Afrique que des colonies côtières. - Elle doit organiser la continuité des territoires, la régularité et la rapidité des communications par terre de la Méditerranée au Congo (p.522)
- Le recensement de 1901 (p.524)
- Table des matières du tome premier (p.527)
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