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L'Espagne et l'Algérie : notice sur l'Exposition internationale franco-espagnole
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- NOTICE
- a i'kopos ni;
- L’EXPOSITION INTERNATIONALE
- EKANCO-ESPAGNOLE
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- M. Ai mu DE CES-GA li P EN NE
- GIlKVAUl'.n l'K LA I.FGIOX-ll'llONNKim
- M K M 11 U P. 1)1! CONS Kl I, (l t N K H A I. O E CONSTANTIN K 0« mniissaii'c de l’Algérie si l’Expo-silion <Ic Bayonne
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- TYPOGRAPHIE BASTIDE
- PLACE DI' GOrVKRSEMKNT
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- NOTIGTA
- A PHOPnSJTO DK
- LA EXP6SICI0N INTERNACIONAL
- KRANfiO-KSPANOI.A
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- El S1' Alfiiewo M (KSCU PEWî
- CABAU.UtO h F, ! A LEGION UK 1IONOR
- MI EMBRO DEL CONSEJO GENERAL I)K CONSTANTIN A Comisario de h Arpeîia en la Kxposiciou de Bayonn
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- NOïl CE
- A PROPOS m;
- i/exposition internationale
- F R A j\ CO - F S P A G N 01.1 '
- I
- SOUVENIRS HISTORIQUES.
- Il y a cent soixante-deux ans, l’un des grands rois de la monarchie française embrassant, pour la dernière fois, son petit-fils qui parlait pour aller prendre possession de la couronne d’Espagne, lui disait : va, mon (ils, il n y a plus de Pyrénées. Cette belle pensée d’union entre deux, grandes nations, pensée qu’historiens et poëtes ont vulgarisée, n’était alors qu’une fiction. Mais, de la fiction, nous voici arrivés à la réalité.
- Ce que, ni les plus habiles combinaisons politiques, ni le traité des Pyrénées, ni le pacte de famille, etc., n’ont pu faire dans l’espace de plus d’un siècle et demi, la vapeur, l'électricité, et le progrès qui marche, en France, à pas de géant, depuis Tavéne-menl de la nouvelle ère impériale, Font accompli. C'esl d’aujourd’hui seulement qu'il est permis de dire
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- NOTICIA
- A FHOPÔS1TO PK
- LA EXPOSICION INTERNACIONÀL
- FRANCO-ESPANOLA
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- I\ECUE1U)0S HISTOWCOS.
- Hacc cienlo sesenla y dos anos, uno de los grandes reyes de la monarquia francesa abrazando, por la üliima vez, à su nielo que parlia para ir ;\ tomar posesion de la corona de Espana, le decia : ré, hijo mio, ya no hay mas Pirincos. Este bello pensamieiito de union entre dos grandes naciones, pensamiento que historiadores y poetas han vulgarizado, no era entônees mas que uua ficcion ; pero, de la liccion, ved aqui qü(^ hemos llegado a la realidad.
- Lo que ni las mas habiles combinaciones politieas, ni el tratado de los Pirincos, n i el paclo de familia, etc., no han podido hacer en el espacio de mas de un siglo y medio, el vapor, la electricidad y el progreso que marcha, en Francia, à paso de gigante, despues de! advenimiento de la nueva era impérial, lo han llevado à cabo. Es de hoy dia solamente que es permitido deeir
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- () I.’eSCAONH ht l’aluéhie.
- que les barrières naturelles qui séparaient les deux peuples sont abaissées et qu’ils peuvent se donner la main. Le moment n’est pas éloigné où ils se croiseront, à grande vitesse, sur le grand railway qui, partant de Paris, aboutira à Madrid.
- Aux luttes de la guerre que la France et l’Espagne ont eu trop souvent à soutenir l’une contre l’autre, vont succéder, sous les règnes glorieux de Napoléon III et d’Isabelle II, les luttes pacifiques de l’agriculture, des arts, de l’industrie. Voici la première lice, ce ne sera pas la dernière.
- L’Algérie y a été conviée, et elle a répondu à cet appel avec d’autant plus d’empressement que, fille bien-aiméecle la France, assurée d’avance des sympathies de la mère patrie, elle sait que les sympathies de l’Espagne ne lui feront pas défaut non plus, lorsqu’elle se présentera à elle avec le brillant cortège de cinquante-un mille de ses enfants d’adoption qui, nés sous le beau ciel de la Péninsule, ont, instinctivement et entraînés peut-être par la religion du souvenir, suivi le chemin qu'avaient glorieusement parcouru leurs ancêtres.
- N’est-ce pas, en effet, une continuation de la patrie que la contrée où l’on trouve, à chaque pas, des monuments encore debout, témoignant de la puissance et de la gloire du pays qui nous a vu naître. Les proportions très-restreintes de cet opuscule ne nous permettent pas d’évoquer un à un les souvenirs historiques qui sont comme autant de traits-d’union entre l’Espagne et l’Algérie ; nous nous bornerons à citer parmi les plus illustres, les noms des personnages qui, de 1509 à 1732, se sont trouvé mêlés à l’histoire de l’Algérie : Ximénès, Pierre de Navarre, Cbarles-Quint, Michel Cervantes, Philippe V.
- En 1509, l’Espagne, fatiguée des brigandages commis sur les côtes d’Andalousie par les Maures qui en avaient été chassés, brûlait d’impatience d’en tirer vengeance. Le roi Ferdinand hésitait : la guerre d’Italie imposait à son trésor de lourdes charges, mais le cardinal Ximénès, l’un des plus grands ministres qu’ait eus
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- LA ESPANA Y LA AliUELlA.
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- que las barreras naturales que separaban lus dos pueblos, se han bajado y que ellos pueden darse la mano. El momento no esta lejano que ellos se cruzarân, à grande velocidad, sobre el gran ferro-carril que par-tiendo de Paris terminarâ en Madrid.
- A las luchas de la guerra que la Francia y la Espaiia ban tenido que sostener, demasiado à menudo, la una contra la otra, van à suceder, bajo los gloriosos reinados de Napoléon III, y de Isabel II, las luchas paciticas de la agricultura, dé las artes, de la industrie. Yed aqui la primera lid, esta no sera la ültima.
- La Argelia ha sido convidada, y ella ha rcspondido à este llamamiento con tanto mas celo que, hija bien amada de la Francia, asegurada de antemano de las simpatias de la madré palria, ella sabe que las sim-patias de la Espaiia no le faltarân lampoco, cuando se présentait à ella con cl brillante cortcjo de cin-cuentay un mil de sus hijos de adopcion que, nacidos bajo el hermoso cielo de la Peninsula, instintivamente y arrastrados, puede ser, por la religion del recuerdo, han seguido el camino que gloriosamente babian re-corrido sus antepasados.
- À No es, en ei'eclo, una continuacion de la patria la comarca donde se encucntran, à cada paso, monumen-los todavia en pié, que atestiguan cl poder y la gloria del pais que nos ha visto nacer ? Las proporciones tan reducidas de este opiïsculo no nos permilen enuinerar uno à uno los recuerdos historicos que son como otros tantos lazos entre la Espaiia y la Argelia; nosotros nos limitaréuios â citar entre los mas ilustres, los nombres de los personages que, de 1509 à 1732, se ban encon-irado unidos à la historia de la Argelia : Ximenez, Pedro de Navarra, Carlos Quinto, Miguel Cervantes, Felipe Y.
- En 1509, la Espaiia fatigada de las correrias come-tidas en las costas de Andaluc-ia por los Moros que habian sido arrojados, ardia de impaciencia por vengarse. El rey Fernando vacilaba : la guerra de Italia imponia à su tesoro pesadas cargas, pero el rardenal Ximenez, uno de los mas grandes ministre--.
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- 8 i/esi'AGnk i:t i/algêrie.
- F Espagne, n’ hésita pas à prendre à sa charge les frais de la campagne. Il s’embarqua avec une armée de quinze mille hommes qu’il commandait en personne, et quelques jours plus tard il était maître d’Oran, après avoir tué 4000 hommes à l’ennemi et fait 5000 prisonniers.
- Cet éclatant succès détermina le roi d’Espagne à poursuivre scs conquêtes en Afrique. Le commandement des troupes fut confié ù Pierre de Navarre qui, l’année suivante ( 1510), s’empara de Bougie, obtint la soumission des villes voisines et amena l’Etat d’Alger lui-même à s’incliner devant la puissance du roi son maître. Mais cette soumission apparente fut d’assez courte durée, et l’on vit la piraterie algérienne prendre de redoutables proportions et jeter l’épouvante sur tous les parages de la Méditerranée.
- Cependant, en 1541, l’Empereur Charles-Quint eut la généreuse pensée d’en affranchir la chrétienté. Il ne voulut conlier à personne le soin de mener à bien une pareille entreprise. Il partit avec soixante-cinq galères tt quatre cents navires de transport. Le rendez-vous général était à Majorque; mais l’heure marquée par les desseins de la Providence pour ce grand œuvre humanitaire n’avait pas sonné. Charles-Quint, après un heureux débarquement sur la plage d’Alger et après avoir refoulé devant lui toutes les résistances, vit sa Hotte presque entièrement détruite par une horrible tempête dont les troupes débarquées eurent également beaucoup ù souffrir. Vaincu, non par les hommes, mais par Dieu, il lui fallut battre en retraite. Pendant près de trois siècles, l’Europe fut tributaire de la piraterie barbaresque !...
- Au nombre des captifs de toutes les nations dont regorgent les bagnes d’Alger on voit apparaître, en 1575, la grande et noble figure de Michel Cervantes. Guéri des nombreuses blessures qu’il avait reçues à la bataille de Lépante en 1571, il avait pris part à l’expédition et à la prise de la Gouleltc (Tunisie). II rentrait dans sa patrie lorsque la galère el Sol qui h1 portait fut allaquée et capturée, après une vigoii-
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- LA .ESPANA Y LA AUGELIÀ.
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- que ha tenido la Espana, no vacilando en toniar à eosta suya los gastos de la campaiia, se embarcô con un ejercito de quince mil h ombres que cl mandaba en persona, y algunos dias mas tarde era dueiïo de Oran, despues de haber muerto 4000 hombrcs al enemigo y hecho 5000 prisioneros.
- Este brillante éxito déterminé al rey de Espana à proseguir sus conquistas en Africa. El mando de las tropas fué conliado à Pedro de Navarra quien, cl ano siguiente (1510), se apoderô de Bugia, obtuvo la su-rnision de las eiudades vecinas y l'orzo al misjno estado de Argel à inelinarse delante del poder del rey su senor. Pero esta sumision aparente lue de corla du-racion, y se vio a la piraleria argelina lomar formidables proporciones y difundir el espanlo sobre todos los parages del Medilerrâneo.
- Sin embargo, en 1541, el Emperador Carlos Quinlo tuvo el generoso pensamiento de libcrtar la Cristian-dad. No quiso confiara nadie el cuidado de conducir semejante empresa. Partiô con scsenta yeinco galeras y cuatro cienlos barcos de trasporle. La reunion general era en Mallorca; pero la bora marcada por los designios de la Providencia para esta grande obra liumanitaria, no habia âun sonado. Carlos Quinto. despues de un l'eliz desembarco sobre la playa de Argel y despues de haber vencido todas las resislencias que se le presentaron, viô su armada casi cnleramente destruida por una horrible tempestad, de la cual las Iropas desembarcadas tuvieron igualmente muclio qu<; suf'rir. Yeneido, no por los hombres, si no por Dios, le fué necesario balirse en retirada. Durante cerca de très siglos, la Europa fué tribularia de la piraleria berberisca !...
- Entre los caulivos de todas las naciones que seacomu-ian en las mazmorras de Argel se vé aparecer, en 1575, la grande y noble figura de Miguel Cervantes. Curado de las numerosas heridas que balfia recibido en la balalla de Lepanto en 1571, habia lomado parte en la expedicion y toma de la Goleta (Regencia deTunez). De vuelta à su palria, la galera el Sol <|ue le llcvaba
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- 10 l'esEAgne et l algt;iui:.
- reuse résistance, par une escadrille algérienne. Son esclavage dura cinq ans. Pendant cette dure captivité, son noble cœur n’éprouva pas la moindre défaillance.
- 11 fut grand dans le malheur comme il avait été brave sur les champs de bataille. Les historiens affirment que la dignité avec laquelle il supporta sa captivité lui mérita le respect du chef des pirates lui-même dont il était l’esclave.
- Mais, si la retraite de Charles-Quint avait, détruit, dans l’État d’Alger, une partie du prestige attaché à la puissance de l’Espagne, celle-ci n’en conserva pas moins la possession d’Oran, qu’elle garda jusqu’en 1708, où la place, dégarnie de troupes par l’effet de la longue guerre de succession, fut reprise par les Maures, qui en furent chassés de nouveau, en 1732, par les troupes de Philippe Y, commandées par le comte de Montemar.
- L’Espagne se maintint à Oran jusqu’en 1790, époque à laquelle la ville fut presque entièrement détruite par un tremblement de terre, après lequel cette place fut abandonnée. Ici encore, comme lors de l’expédition de Charles-Quint, l’Espagne se retira, non devant la force des bataillons, mais devant celle des éléments.
- Les affinités entre l’Espagne et l’Algérie sont nombreuses, soit qu’on fasse, entre les deux pays, des rapprochements historiques, soit qu’on les étudie au point de vue de la climatologie.
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- CLIMAT.
- Au frontispice d'un travail remarquable récemment publié sur les irrigations du midi de CEspagne, par M. l’ingénieur Aymard, on lit :
- » De tous les pays de l’Europe, l’Espagne, dans sa
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- L\ ESPANA Y LA ARUELtA.
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- fué alacada y capturada, despues de una vigorosa resis-fencia, por una escuadrilla argelina. Su esclavitud duré cinco anos. Durante esta dura cautividad, su noble corazon no esperimentô la menor llaqueza. Fué grande en la desgracia como fué valienleen los campos de batalla. Los liistoriadores afirman que la dignidad con la cual soportô su cauliverio le mereciô el respeto del mismo gefe de piratas del cual él era esclavo.
- Pero, si la retirada de Carlos Quinto babia destruido, en el Estado de Argel, una parle del prestigio de que gozaba el poder de Espana, esta no conservé menos la posesion de Oran, que ella guardô basta en 1708, que la plaza, desguarnccida de tropas por efeclo de la larga guerra de sucesion, fué vuella a toniar por los Moros, que fueron arrojados de nuevo, en 1732, por las tropas de Felipe Y, mandadas por cl condc de Montcraar.
- La Espana se mantuvo en Oran basta el ano 1790, época en la cual la ciudad fué casi enleramente des-truida por un temblor de tierra, despues del cual esta plaza fué abandonada. Aqui à un, como en la expedicion de Carlos Quinto, la Espana se retiré, no en presencia de la l'uerza de los batallones, sino por la de los ele-mentos.
- Las alinidades entre la Espana y la Argelia son en gran numéro, sea que se bagan, entre los dos paises, asimilacioneshistoricas, sea que se las estudie en punto de vista de la climatologia.
- Il
- CL1MA.
- En la porlada de un notable trabajo recientementi' publicado sobre los rieqos del media diu de ta Jispana, por el ingeniero S'\ Ayrnard, se lee :
- « De todos los paises de Europa, la Espana, en su
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- L-ESPAGNE ET L'ALGÉRIE.
- » pallie méridionale, est sans contredit celui qui, » sous le rapport du climat et de l’aptitude agricole » du sol, présente le plus d’analogie avec l’Algérie. >» Le cactus, l’aloès, l’olivier, l’oranger,' le palmier » .même, s’y développent avec la même profusion et » la même’ vigueur. La température y est sensible-» ment identique. Le vent du Sud, le sirocco, s’y fait » sentir. La plupart des cours d’eau, torrents dévasta -» teurs une partie de l’année, sont desséchés l’été. » Enlin, les pluies, abondantes l’hiver, cessent à peu » près complètement dès le commencement de juin. »»
- Cette juste appréciation, que nous ne citons qu?en raison de sa date récente, est en concordance'parlait^ avec tout ce qui a été dit et écrit à ce sujet.
- La similitude du climat, l’identité des cultures^ le voisinage d’un pays, qui n’est qu’à trente'lieues de Carthagèriè, les facilités des communications eritre Alger et .les îles Baléares, les souvenirs historiques que nous avons rappelés et qui ont pu faire considérée, par les populations méridionales de l’Espagne, l’Eglise’d’Oian comme étant encore, suivant la décision du cardinal Ximénès, un annexe de la catHédrale de Tolède, ont beaucoup contribué à appeler en Algérie des familles espagnoles; Aussi, voit-on, dans lès derniers recensements de la province d’Oran, sur’une population européenne de 65,686 habitants, l’élément espagnol figurer pour 25,016 âmes. *• « 1 d
- III
- APTITUDES DES TRAVAILLEURS ESPAGNOLS.
- La France a trouvé pour l’exploitation de l’Algérie et sa mise en culture des auxiliaires, on ne peut plus utiles, dans les populations espagnoles. Unissant leurs efforts et tendant, vers un même but, — la conquête du pays par le travail agricole, — lés deux peuples, rte
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- LA l-.SPANA V LA AlUiELtÀ. I.J
- «*i<^avtô méridional, es^sin .coiitradîccion el que, éon »;Tietacion dçl (iiima'y-de la’aptitudagricoladel suelo, » présenta nias analouia con la Argelia. Kl nopal, el i> alô%lf;Êl oüven; el, naranjo, hasla la palmera, se »•_: désaiTollan con la niisma profusion y el mismo vigor. »)-La temperal,ura es sensiblemente idenlica. El vienlo » del Sud, el jaloquc, se liace sentir. La mayor parle ». delascorrientes de agua, torrentesdevastadores una »: parle del ano, sesecan enei estio.En fin,f laslluvias, » abundanles en cl invierno, casi cesan completainente « desde el principio.de junio. »
- Esta jusla aprcciacion, (pie nosotros no cilamos sino en "l’azon de su recienle data, esta en concordant a perfeda con todo lo que se lia dicho y escrito sobre este asunto.
- - :-.La semejanza del clima, laidentidad deloscuUivos, la yecindad de un pais que no esta mas que a treinta léguas deCartagena, la facilidad de las comunicaciones entre, Argel y las islas Baléares, los recuerdos histo-ricos que Jiemos recordado y que han podido liacer considérai', por las poblaciones méridionales de Espana , la Iglesia de Oran como siendo todavia, siguiendo la decision del cardenal Ximenez, un anexo de la catedral de Toledo, ban conlribuido muchisimo à llamar en la Argelia las familias espafiolas. Tambien se vé que, por los üllimos censos de la provincia de Oran, sobre una poblacion europea de 05,686 habitantes, figura la parte espanola por V5,016 aimas.
- III
- APTITUDES DE LOS TRABAJADOHES ESPAUOLKS.
- La Francia ha encontrado para' Cl béneficio de la .Argelia y su cultive ausiliares, que no pueden ærrmâs utiles, en las poblaciones espanolas. Uniendo rSus' esfuerzqs y tendiendo hâcia un mismo fin, - la conquista del pais por el trabajo agricola, — los dos
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- I t l'ksiwonk r/r i.’u.oKiur,.
- forma ni qu'une sonie famille algérienne, oui obtenu les résultats les plus satisfaisants.
- Dans la province d’Alger, où parmi les etrangers dominent les émigrants des-îles Baléares,vle Malmn-nais, qui est sobre, laborieux et honnête, a lé nidho-* pôle presque exclusif de la culture maraîchère dans les alentours des villes, et notamment d Alger, culture à laquelle on doit le commerce, relativement important des primeurs, asperges, petits pois, artichauts, qui s’expédient en France dès les premiers mois de l’année. On retrouve ce même travailleur dans l’intérieur partout où il y a des terres à défricher ou des plantations de tabac à faire. Un assez grand nombre d’entr’eux est attaché au sol par la propriété, et la population principale de plusieurs villages, le Fort-de-FEaii, Rouïha, Reghaïa, Aïn-ïaya, se compose de Mahonnais.
- Dans la province d'Oran, l’Espagnol des provinces méridionales remplace le Mahonnais et y joue le même rôle, y rend les mêmes services. Nous aurons à mentionner plus tard, en parlant de la culture du coton,V) les grands succès obtenus, sur cette partie du territoire algérien, par des cultivateurs espagnols. Une remarque importante mérite pourtant d’être faite : c’est que l’Espagnol de la terre ferme semble moins enclin que le Mahonnais à se fixer définitivement sur le sol. Il travaille, et quelques économies étant réalisées, il s’empresse de les rapporter dans son pays natal.
- De là, un courant avantageux au point de vue industriel et agricole, non-seulement pour l’Algérie, mais également pour l’Espagne.
- Les exposants de la province d’Oran sont peu nombreux au concours de Bayonne. Cela tient à ce que l’exposition annuelle des produits de l’agriculture et des diverses industries agricoles de l’Algérie, créée par S. Ex. le duc de Malakoff, sur le rapport du Conseiller d’État, Directeur général des servic.es civils, • doit avoir lieu cette année, à Oran, du 24 septembre * au 2 octobre.
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- LA ESI'ANA V LA All(iI.LIA.
- pueblos, no l'ormando mas que una sola l'ami lia arge-lina, lian oblenido los resullados mas satisl'actorios.
- En la provincia de Àrgel, donde entre los estran-geros predominan los emigrados de las islas Baléares, el Mabones, que es sobrio, laborioso y lionrado, tieue el monopolio casi esclusivo del cullivo de las hortalizas en los alrededores de las eiudades, y par-ticularmente de Argel, cultivo al cual se debe el comercio, relativamente importante, de las primeras legumbres, espûrragos, pésoles, alcachofas, que se en-vian â Francia desde los primeros meses del ano. Se encuentra este mismo trabajador en el interior, en todas parles donde hay licrras que desbrozar b plantios de tabaco que hacer. Un numéro baslante grande de entre ellos, esta ligado al terreno por la propiedad, y la poblacion principal de .mue-bas aldeas, el Forl-de-l’Eau, Rouïba, Beghaïa, Aïn-Taya, se compone de Maboneses.
- En la provincia de Oran, el Espanol de las pro~ vincias méridionales reemplaza al Mahones y desem-pena los mismos trabajos y presta los mismos ser-vicios. Nosolros mencionarémos mas tarde, bablando del cullivo del algodon, las grandes ventajas ob-tenidas en esta parle del territorio argelino por los oultivadores espanoles. Una obscrvacion importante mercce sin embargo bacerse : y es que cl Espanol de fierra lirme parece ménos inclinado que el Mabones a fijar.se detinilivamenle en el pais. El Ira-baja, y en realizando algunas economias, se apresura â llevarlas â su pais natal.
- De alli, una corrienlc ventajosa en punto de visla industrial y agricola, no solamente para la Argelia, si no igualmente para la Espana.
- Los exponenles de la provincia de Oran son poco nümerosos en el concurso de Bayona. De esto es causa que la exposicion anual de los productos de la agricultura, y de las diversas induslrias agricolas de la Argelia, debe tener lugar este ano en Oran, del 24 de seliembre al 2 de octobre.
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- lY.SPAUNK I t L AUU'UUF..
- IV
- LE LITTORAL. - LES HAUTS-PLATEAUX. LE SAHARA.
- Il en est du climat de l’Algérie comme de celui de tous les pays vastes, coupés par des chaînes de montagnes. De même que le climat de Lille n’est pas celui de Marseille, ni le climat de Valence celui de Saint-Sébastien, on peut dire aussi que le climat de l’Algérie n’est pas uniforme. 11 varie suivant les régions et la configuration du pays, et, bien que la division que nous établissons ne soit pas d’une exactitude mathématique, on peut dire que l’Algérie a trois températures bien distinctes, suivant la division géographique du pays.
- Le climat du littoral est le même que celui du midi de la France, de l’Espagne et de l’Italie ; on y cultive le blé, l’olivier, le mûrier, la vigne, l’oranger et le chêne-liège.
- Les hauts plateaux, pays à blé et à troupeaux, sont couverts de neige pendant l’hiver, ce qui n’y rend possible que la culture du blé; les chaleurs de l’été y sont plus fortes que sur le littoral.
- Quant au Sahara, vaste pâturage offert pendant l’hiver aux troupeaux des hauts plateaux, il se dessèche en été et n'est habité que dans les oasis. Ces oasis se multiplient tous les jours ou se régénèrent, grâce au forage de puits artésien?; des fontaines, des villages, ont surgi au milieu du désert et fixent au sol une population jusqu’à présent nomade. L’initiative de ces intelligents travaux appartient à M. le général Desvaux, commandant la division de Constantine.
- L’Algérie a été autrefois occupée et peuplée dan» toutes ses parties par les Romains : on trouve partout des vestiges de la domination romaine. L’âgé
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- LA ESl'ANA Y L.V-ARÜKUA.
- 17
- IV
- EL* LITOUAL. — LAS ALTAS MESETAS. — EL SAHARA.
- Es el clima de la Argelia como el de todos los vastos paises corlados por cordilleras de monlanas. Lo mismo que el .clima de Lila no es el de Majv sella, ni el clima de Yalencia el de San Sébastian, sepuede decir tambien que el clima de la Argelia no es uniforme. Varia segun las regiones y la eom figuracion del pais, y bien que la division, que):no^ sotros establecemos no sea de una exaclilud rnan temàtica, se puede decir-t que la Argelia ; tiene ,très lemperaturas bien distintas, segun la division geo-grafica del pais. >
- El clima del litoral es el mismo que el del medio dia de la Francia, .de la Espaiia y de la Kalia ; aqui se ! cultiva el trigo, el olivo, la morera, la vifia, eî naranjo y el alcornoque.
- -, Las allas meselas, pais de trigo y de ganaderia, estan cubierlas de nieve durante el invierno, lo que no hace posible sino elcultivo del trigo; los calores del estio son mas fuertes que en el litoral. e En cuanto al Sahara, vasta pastura ofrecida durante el invierno ados ganados de las allas mpseias, se seca cn.verano y no esta babitada sino en loseasis. Rstos oasis se multiplican todos los diasô se régénérait gra,-das al boradamiento de pozos artesianos ; Rient es, pueblos ban surgido en medio del -.desierto (y tijan al terreno una poblacion hasta cl présenté nôrnado. La inicialiva de estos inteligentes trabajos perteneçe a) Sr general Desvaux ,, comandante de la division de Conslantina. ,F >,
- .La Argelia ha sido .en olro .tient po ocupada y po-blada toda .por los Romanes ; en todas.partes se cn,-cuentran vestigios de la dominaciôn romana. La ed.ul
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- 18 l’espagne et l’algérie.
- avancé de certains habitants, constaté sur les pierres tumulaires, prouve surabondamment qu’alors comme aujourd’hui, le climat convient admirablement à l’expansion des habitants du midi de la France et de l’Espagne, puisque de Tunis au Maroc, sur une longueur de deux cent cinquante lieues et sur une profondeur de cinquante lieues en moyenne, le climat de l’Algérie, l’on ne saurait trop le répéter, est le même que celui de l’Espagne et de la Provence.
- Nous repoussons énergiquement le reproche d’insalubrité que certains écrivains ont articulé contre l’Algérie. Il se produit en Algérie ce qui arrive partout lorsque de grandes quantités de terres sont remuées, que des marais sont desséchés, que des terrains vierges sont cultivés; mais le travail modifie vite la situation sanitaire, et des villages réputés, au début, très-malsains, sont aujourd’hui habités par une population vigoureuse, adonnée à la culture.
- Y
- POPULATION.
- La population européenne fixée en Algérie s’élevait, au 31 décembre 1862, à 204,877 habitants, dont 118,804 Français et 51,628 Espagnols.
- La population indigène se divise en deux branches parfaitement distinctes, l’une autochtone, l’autre résultant de l’invasion arabe :
- Les Kabyles et les Arabes.
- On admet généralement que les Kabyles sont les anciens habitants du pays, qui, ayant résisté à la domination romaine, résistèrent aussi à l’invasion musulmane et recueillirent dans leur sein les restes des Vandales et les Romains chassés par l’invasion.
- La Kabylie occupe le massif de montagnes compris entre Alger, Collo et Sétif.
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- LA ESPANA Y LA ARGELIA. 19
- avanzada de ciertos • habitantes, atestiguada en las losas de los tümulos, prueba sobradamente que en-tônces como hoy dia, el clima conviene admirable-mente â la expansion de los habitantes del rnedio dia de la Francia y de la Espana, pues que de Tunez â Marruecos, sobre una longitud de docientas cincuenta léguas y sobre una profundidad de cincuenta en ter-mino medio, el clima de la Argelia, - no se repelirà demasiado, es el mismo que el de la Espana y de la Provenza.
- Nosotros rechazamos con toda energia el reproche de insalubridad que ciertos escritores ban articulado contra la Argelia. Sucede en Argelia lo que acontece en todas partes, cuando se remueven grandes canti-dades de tierras, se desecan pantanos, se cul ti van tierras virgencs; pero el trabajo modifica pronlo la situacion sanitaria, y pueblos reputados, al principio, muy mal sanos, son hoy dia habitados: por-una pobla-cion vigorosa, dedicada al cultivo.
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- POBLACION.
- La poblacion europea establecida en Argelia subia, en 31 de diciembre de 1862, â 204,877 habitantes, de los cuales 118,804 Franceses y 51,628 Espanolës;
- La poblacion indigena se divide en dos ramas per-fectamente distintas, la una aborigènes, la otra resui-tado de la invasion arabe :
- Los Cabilas y los Arabes.
- Se admile generalmente que los Cabilas son los antiques habitantes del pais, que, habiendo resistido â la aominacion romana, resistieron tambien à la invasion moslema y recogieron en su seno los restos de losc Yândalos y de los Romanos arrojados por la invasion. ’
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- « Sa surface étant d’environ 7,800 kilométrés car-» rés et sa population de 370,000 habitants, il en » résulté que ôettê contrée renferme moyennement » 47 habitants par kilomètre carré ou 4 habitants » et deux tiers par hectare. La Kabylie occuperait » sur la liste des populations spécifiques de nos 80 » départements, la 63e place.
- » La population de la Kabylie est quatre fois et » demie plus considérable que celle de l’Algérie, qui » ne contient en moyenne que 7,67 habitants par » kilomètre carré. (E.- Carette.) »
- Comme tous les montagnards, le Kabyle est fier, industrieux et pousse très-loin le sentiment de son individualité. De même que les habitants de la Navarre, qui résistèrent à l’invasion arabe, le Kabyle a conservé son existence politique, et il y aurait une curieuse élude comparative à faire entre les fïieros que cette partie de la population espagnole a conservés si longtemps, et les canouns qui règlent les habitudes des montagnards kabyles et les rapports du peuple avec les chefs, librement nommés par tous.
- Après avoir longtemps résisté à nos armes, les Kabyles se sont soumis au maréchal Randon, en 1857. Depuis cette époque, les relations entre les Européens et les Kabyles deviennent chaque jour plus fréquentes. Ne trouvant pas, dans leurs montagnes, dès ressources suffisantes pour vivre, les Kabyles émigrent chaque année et l’on trouve chez eux d’excellents auxiliaires pour les moissons, le jardinage, la culture de la vigne et surtout l'exploitation des forêts de chênes liège. C’est une race laborieuse, chez laquelle Flslamisme n’a pas produit les mêmes effets que chez la race arabe, soit que les Kabyles ne soient que des musulmans bien tièdes, soit qu’ils se ressentent du passage du Christianisme, qui a laissé chez eux des traces certaines, soit, enfin, qù’eh conservant leurs anciens usages, ils aient aussi conservé leur énergie native.
- La propriété privée est constituée en Kabylie; on
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- La Cabilia oçupa la espesura de las mon (an as com-prendida entre Argel, Collo y Setif.
- « Siendo su superficie de cerca 7,800 kilômetros » cuadrados y su poblacion de 870,000 habitantes, « résulta que esta comarca contiene por termino » medio 47 habitantes por kilômelro cuadrado ô 4 » habitantes y dos tercios por hectàrea. La Cabilia » ocuparia en la lista de las poblaciones espccificas » de nueslros 86 departamentos, el 63e lugar.
- » La poblacion de la Cabilia es cuatro veces y me-» dia mas considérable que la de la Argelia, que no » contiene en termino medio sino 7,67 habitantes » por kilômetro cuadrado. (E. Carette.) »
- Gomo todos los montaneses, el Cabila es grave, in-duslrioso y Ueva muy adelante el sentimiento de su individualidad. Lo mismo que los habilanles de la Navarra, que resistieron à la invasion arabe, el Cabila ha conservado su exislencia politica, y se podria hacer un curioso estudio comparalivo entre los fueroa que esta parte de la poblacion espaiiola ha conservado ian largo tiempo, y los canouns que regulan las cos-tumbres de los montaneses Cahilas y las relaciones del pueblo con los gefcs, libremente nombrados por todos.
- Despues de haber resistido largo tiempo à nueslras armas, los Cabilas se han sometido al mariscal Randon en 1857. Despues de esta época, las relaciones entre los Europeos y los Cabilas se hacen cada dia mas fre-cuentes. No encontrando, en sus montanas, recursos suficientes para vivir, los Cabilas emigran cada ano y se enGpentra en ellos excelenles ausiliares. para las siegas, la jardineria, el cultivo de la vina y sobre todo en la corta de bosques de alcornoques. Es una raza laboriosa, en la cual el Islamismo no ha producido los mismos efectos que en la raza arabe, sea que los Cabilas no sean sino musulmanes muy tibios, sea que ellos se resientan del paso del Cristianismo, que ha dejado entre ellos ciertos vestigios, sea, en fin, que eonservando sus antiguos usos, hayan conservado su energia nativa.
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- y trouve plus de 1,500 villages bâtis avec pierre et chaux; ses principales productions sont l’huile, tes figues* et les raisins secs. Elle possède des fabriques de coutellerie, d’armes et d’étoffes à l’usage des indigènes.
- L’autre partie de la population indigène comprend 2,391,848 individus; ce chiffre se décompose ainsi
- qu’il suit :
- 1° Musulmans, habitants des villes.. 358,768
- 2° Arabes des tribus............ 2,391,848
- 3° Juifs indigènes.............. 28,097
- Les Arabes des tribus vivent généralement sous la tente ou dans des cabanes de feuillage appelées gourbis; il s’en faut de beaucoup que les Arabes aient, comme travailleurs, la môme valeur que les Kabyles.
- Lès mesures sympathiques que le gouvernement de l’Algérie prend en leur faveur, tendent à relever la population arabe en répandant chez eux l’instruction nécessaire, car ils vivent depuis des siècles dans une ignorance profonde, et l’ignorance engendre le fanatisme. Il y a bien loin, il faut le reconnaître, de la population arabe actuelle à celle qui occupa jadis l’Espagne et y affaissé de si beaux vestiges d’intelligence.
- Le Sénatus-Consulte qui vient de constituer la propriété sur le territoire des tribus les attachera sans doute davantage au sol, et en facilitant les transactions immobilières entre Européens et Indigènes, amènera un contact plus fréquent entre les deux races et achèvera l’œuvre de rédemption que poursuit le gouvernement de l’Empereur.
- Les Arabes occupent des surfaces immenses, inégalement réparties entre les différentes tribus, par suite des guerres qu’ils se sont livrées cnlr’eux. Ils cultivent les céréales et élèvent des troupeaux, mais leurs produits ont besoin d’être améliorés. Les résultats obtenus par les éleveurs européens, soit sur la raceffmvinc, soit sur la race ovine, ne laissent aucun doute sur la bonté des races du pays.
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- La propiedad privada esta conslituida en la Gabilia ; se encuentran mas de 1,500 pueblos construidos cou piedra y cal ; sus principales producciones son el aceite, l'os higos y las pasas. Posee fâbricas de cuchil-leria, de armas y de telasal uso de los indigenas.
- La olra parte de la poblacion indigena comprende 2,391,848 individuos; esta cifra se divide asi. como sigue :
- 1° Musulmanes, habitantes de las
- ciudades ........................... 358,760
- 2° Arabes de las tribus............ 2,391,848
- 3ü Judlos indigenas................... 28,097
- Los Arabes de las tribus viven generalmente bajo de tiendas à en cabanas de hojas llamadas gurbis; falta mucho para que los Arabes tengan, como trabaja-dores, el mismo valor que los Cabilas.
- Las medidas simpàticas que el gobierno de la Argelia toma en su favor tienden à realzar la poblacion arabe difundiendo entre ellos la instruccion necesaria, porque ellos viven desde siglos en una profunda ignorancia, y la ignorancia engendra el fanatismo. Hay mucha distancia, es menester reconocerlo, de la poblacion arabe actual, à la que ocupôen algun tiempo la Espana y ha dejado tan bellos vestigios de inteli-gencia.
- El Senado-Consulto que acaba de constituir la pro-priedad en el territorio de las tribus, las ligarâ sin duda mas al terreno, y facilitando las transaeciones inmobiliarias entre Europeos é indigenas, introducirâ un contacto mas frecuente entre las dos razas y aca-barâ la obra de. redencion que prosigue el gobierno del Emperador.
- Los Arabes ocupan superficies inmensas, desigual-mente repartidas entre las diferentes tribus, à conse-cuencia de las guerras que han tenido entre ellos. Ellos cultivan los cereales y crian ganados, pero sus productos tienen necesidad de ser mejorados. Los re-sultados obtenidos por los criadores Europeos, sea en la raza bovina, sea en la ovina, no dejan ninguna duda sobre la bondad de las razas del pais.
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- Les Arabes sont souvent employés chez les Européens comme bergers ou comme métayers.
- Les autres indigènes se composent des musulmans habitant dans les villes. Quelques-uns y vivent en rentiers, tandis que les autres y exercent de petites industries ou y font le négoce concurremment avec les Juifs, qui constituent le quatrième élément de la population indigène. Ces derniers ont adopté le costume des Européens* ils parlent presque tous le français, ils envoient leurs enfants dans nos écoles, et dans quelques années ils seront au même niveau que les Israélites français; leur émancipation morale sera accomplie.
- La population rurale de l’Algérie comprend 109,808 Européens, répartis dans 300 centres de population et 2,200 fermes. Quant à la fortune mobilière et immobilière des Européens dans les villes, elle dépasse deux milliards.
- La statistique offre du reste de curieux rappro-chemcnls qui prouvent que le climat de l’Algérie, bien loin de lui être contraire, est très-favorable à la race européenne. Ainsi, l’on constate notamment que les Musulmans des villes, les seuls pour lesquels il existe un étal-civil, perdent chaque année 2,396 âmes, tandis que les Européens en gagnent 2,745, d’où il suit que, dans moins de cent ans, si l’équilibre ne se rétablit pas, la population européenne égalera la population indigène actuelle, laquelle, de décroissance en décroissance, aura fini par disparaître.
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- Los Arabes son con frecuencia empleados entre los Europeos como pastores ô como quinteros.
- Los otros indigenas se componen de Musulmanes que habitan en las ciudades. Algunos viven de renta, mientras que otros exercen pequenas industrias y ha-cen el Irâlico en concurrencia con los judlos, que constituyen el cuarto elemento de la poblacion indige-na. Estos ültimos ban adoptado el trage de los Europeos, hablan casi todos el francés, envian sus hijos â nuestras escuelas y dentro de algunos anos estarân al mismo nivel que los Israelitas franceses; su eman-cipacion moral sera cumplida.
- La poblacion rural de la Argelia comprende 109,808 Europeos reparti dos en 300 cenlros de poblacion y 2,200 haciendas. En cuanto â la fortuna mueble é inmueble de los Europeos en las ciudades, pasa de dos mil millones.
- La estadistica ofrece ademas curiosas analogias que prueban que el climade la Argelia, bien léjos de serle contrario esmuy favorable â la raza Europea. Asi esta probado que los Musulmanes especialmente de las ciudades, solos para los cuales existe un cstado civil, pierden cada aiio 2,396 aimas, mientras que los Europeos aumenlan 2,745, de que se sigue que en menos de cien anos, si el equilibrio no se restablece, la poblacion Europea igualarâ la poblacion indigena actual, la cual, de diminucion en diminucion, acabarâ por desaparecer.
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- COMMERCE. — IMPORTATIONS. — EXPORTATIONS. — CÉRÉALES.
- (Extrait du rapport de M. de Forcade la Roquette au Conseil supérieur du Commerce, de l’Agriculture et de l’Industrie).
- L’Algérie est à la fois une station maritime, un comptoir commercial et une colonie. Comme station maritime, elle commande la route de l’Égypte et de l’Orient au sortir du détroit de Gibraltar. Comme comptoir commercial, elle offre, depuis plusieurs années, aux exportations de la France, un de leurs principaux débouchés. Comme colonie, elle a déjà une population française deux fois plus considérable que celle qui occupait le Canada quand nous l’avons perdu.
- Aussi, sous l’influence de ces causes diverses, l’Algérie offre-belle aujourd’hui à la France un marché de consommation plus considérable que toutes les autres colonies ensemble.
- Si l’on excepte l’Angleterre, les États-Unis et les nations voisines, telles que l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, l’Algérie assure à la métropole plus de débouchés que les autres pays du monde, et notamment que la Russie, les Pays-Bas et toutes les populations musulmanes prises dans leur ensemble et répandues en Turquie, en Égypte, au Maroc et à Tunis............................................
- En 1861, le commerce de l’Algérie dépasse 237
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- COMERCIO. — IMPORTACION. — EXPORT ACION. — CEREALES.
- (Extracio del informe delS1 de Forcade la Roquette al Consejo superior del Gomercio, de la Agricultura y de la Industria.)
- La Argelia es â la vez una estacion maritima, una factoria comercial y una colonia. Como estacion maritima, ella domina el camino del Egipto y el del Oriente al salir del estrecho de Gibraltar. Como factoria comercial, ofrece despues de muchos anos â las ex-portaciones de la Francia, una de sus principales sali-das. Como colonia, tiene ya una poblacion dos veces mas considérable que la que ocupaba el Canada cuando lo perdimos.
- Tambien, bajo la inüuencia de estas diversas causas, la Argelia ofrece hoy dia à la Francia un mcrcado de consumacion mas considérable que todas las otras colonias juntas.
- Si se exceptüa la Inglaterra, los Estados-Unidos y las naciones vecinas, taies como la Alemania, la Italia y la Espaîïa, la Argelia asegura à la metrôpoli mas salidas que los otros paises del mundo, y particu-larmcnle que la Russia, los Paises-Bajos y todas las poblaciones moslemas tomadas en su conjunto y esparcidas en Turquia, en Egipto, en Marruecos y Tunez............................................
- En 1861, el comercio de la Argelia pasaba de
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- millions (valeurs réelles), qui se décomposent de la manière suivante :
- Importations de France en Algérie.. 137 millions;
- Exportations de l’Algérie en France. 63 millions ;
- Commerce avec les pays étrangers .. 28 millions ;
- Dans l’état actuel des choses, les principaux éléments d’échange avec l’Europe consistent dans les céréales, les laines, les bestiaux, les cuirs, les huiles, les tabacs, les produits forestiers, les minerais de fer et de plomb; on peut y joindre d’autres produits accessoires, tels que le lin, la garance, la soie, le coton, etc.
- La production des céréales et des bestiaux constitue, quant à présent, la principale richesse de l’Algérie, une richesse acquise, facile à développer, suffisante pour porter très-haut la prospérité du pays.
- Dans les douze dernières années, l’exportation des céréales a pris un accroissement qui mérite de fixer l’attention. Avant 1850, elle n’atteignait pas une moyenne de 200,000 francs par an. En 1851, est intervenue la loi qui autorisait l’admission libre en France des céréales algériennes, soumises jusque-là, comme les céréales étrangères, aux règles de l’échelle mobile. Dès 1852, l’exportation atteignait 5 millions; elle s’élevait rapidement à 10 millions en 1853, à 22 millions en 1854, à 23 millions en 1855. Depuis cette époque, une série de mauvaises récoltes a diminué l’exportation des céréales, mais elle était encore de 18 millions en 1861.
- Qu'une année favorable se présente, l’exportation reprendra le mouvement ascendant qu’elle a suivi de 1852 à 1855. La production des céréales, accrue par les progrès qui s’accomplissent chaque année dans les cultures indigènes, sous l’influence des colons européens, peut aboutir à des résultats très-considérables dans un prochain avenir. On sait que la partie de l’Algérie considérée comme propre à la culture des céréales, le Tell, comprend environ 12 millions d’hectares. En 1861, 2 millions d’hectares seulement ont été ensemences en blé, en orge et en maïs. La culture
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- 337 iïiillones (valores real es), que se distribuyen de la mariera siguiente :
- Importaciones de Francia en Argelia.. 137 mill.;
- Exportations de la Argelia en Francia. 63 mill.;
- Comercio con los paises estrangeros... 28 mill.;
- En el estado actual de las cosas, los principales elementos de c-ambio con la Europa consislen en los cereales, las lanas, los ganados, los cueros, los aceites, los labacos, los productos de los bosques, las minas de liierro y de plomo ; se pueden unir otros productos accesorios, taies como el lino, la rubia, la seda, el algodon, etc.
- La produccion de los cereales y de los ganados constituye, en cuanto al présenté la principal riqueza de la Argelia, una riqueza adquirida, fâcil â desar-rollar, suticiente para llcvar muy alto la prosperi-dad del pais.
- En los doce ültimos anos, la exportacion de los cereales ha tomado un incremento que merece fijar la atencion. Antes de 1850, no llegaba, por termino medio, que â 200,000 francos par ano. En 1851, intervino la ley que autorizaba la admision libre en Francia de los cereales de la Argelia, sometidos hasta entônees, como los cereales estrangeros, â las réglas de la escala môvil. Desde 1852, la exporla-cion llegô â 5 millones; subiô rapidamente ;i 50 millones en 1853, à 22 millones en 1854, â 23 millones en 1855. Despues de esta época, una sérié de malas cosechas ha disminuido la exportacion de los cereales, pero era todavia de 18 millones en 1861.
- Que un ano favorable se présenté, y la exportacion recuperarâ el movimiento ascendente que ha seguido desde 1852 à 1855. La produccion de los cereales, aumentada por los progresos que se efec-tuan cada ano en los cultives indigenas, bajo la in-fluencia 4e los colonos europeos, puede dar resul-tados muy considérables dentra un cereano porve-nïr. Se sabe que la parte de ia Argelia considerada como propia al cultivo de los cereales, el Tell, eom-prende cerca de 12 millones de hectâreas. En 1861,
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- européenne obtient 20 et 25'hectolitres par hectare. La culture indigène n’obtient encore, en général, que de 5 à 6 hectolitres. La production totale de l’Algérie n’a donné que 12 millions d’hectolitres, savoir : blé, 5 millions d’hectolitres ; orge, 7 millions. Il faut ajouter environ 300,000 hectolitres pour le maïs et les céréales diverses.
- Ce n’est pas une œuvre d’un progrès bien difficile que d’étendre au-delà de 2 millions d’hectares les ensemencements dans un pays qui compte 12 millions d’hectares cultivables; ce n’est pas un espoir trop chimérique que de prévoir une production supérieure à 5 ou 6 hectolitres par hectare, dans un pays où la terre bien cultivée produit 15, 20 et 25 hectolitres. Le moindre progrès suffit pour amener un résultat considérable. Or, la colonisation, en se développant, a déjà répandu dans les populations indigènes de précieux enseignements; les Arabes commencent à connaître et à employer les charrues et les outils1 perfectionnés de l’Europe; ils sont, d’ailleurs, assez intelligents pour comparer les récoltes que les Européens obtiennent à côté d’eux, aux récoltes qu’ils’ obtiennent eux-mêmes. Ils ne se dissimulent nullement leur infériorité, et ne demandent pas mieux que d’obtenir une plus grande récolte pour un moindre effort.
- Le moment n’est pas éloigné où la production des céréales, dans une bonne année, pourrait atteindre 18 ou 20 millions d’hectolitres. On peut juger par là de l’importance des ressources offertes à l’exportation ! Il ne s’agirait de rien moins que de plusieurs millions d’hectolitres de blé et d’orge, d’une valeur approximative de 100 millions.
- « Le marché leur sera toujours ouvert, dit le docteur Millon, dans une remarquable déposition faite dans l’enquête sur le commerce et la navigation de l’Algérie, que présidait en 1863 M. de Forcade la Roquette, à qui les lignes qui précèdent ont été em-; pruntées. A défaut de la France , l’Angleterre n’a-
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- 2 millones de hectàreas solamente han sido sembra-das de trigo, cebada y mais. El cultivo europeo obtiene 20 y 25 hectôlitros por hectârea. El cultivo indigena no obtiene todavia, en general, que de 5 â 6 hectôlitros. La produccion total de la Argelia no ha dado mas que 12 millones de hectôlitros, à saber : trigo, 5 millones de hectôlitros • cebada 7 millones. Es necessario anadir cerca de 300,000 hectôlitros para el mais y los diversos cereales............
- No es obra de un progreso muy dificil el exlen-der â mas de 2 millones de hectàreas las sementeras, en un pais que cuenta 12 millones de hectàreas cultivables; no es una esperanza quimérica prever una produccion superior a 5 ô 6 hectôlitros por hectârea, en un pais donde la tierra bien cultivada produce 15, 20 y 25 hectôlitros.
- El menor progreso hasla para atraer un resultado considérable. Asi pues, la colonisacion, en su de-sarrollo ha difundido ya en las poblaciones indige-nas preciosas instrucciones; los Arabes comienzan à conocer y â emplear los arados y herramientas per--feccionados de Europa ; ellos son , sin embargo, bas-tante inteligentes para comparai* las cosechas que los Europeos obtienen al lado de ellos, con las que obtie-nen ellos mismos. No disimulan de ningun modo su inferioridad, y no piden nada mejor que obtener una cosecha mas grande por un esfuerzo menor.
- El momento no estâ lejano que la produccion de los cereales, en una buena anada, podrà alcanzar â 18 ô 20 millones de hectôlitros. Se puede juzgar por lo mismo de la importancia de los recursos ofrecidos â la exportacion ! No se trataria de nada menos que de muchos millones de hectôlitros de trigo y de cebada, de un valor aproximativo de 100 millones.
- <« El mercado les serâ siempre abierto, dice el doctor Millon en una notable deposicion hecha en la informacion sobre el comercio y la navegacion de la Argelia, que présidia en 1863 el Sr de Forcade la Roquette, de quien han sido tomadas las lineas que
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- aucun point d’approvisionnement plus rapproché; elle peut faire arriver, en quelques instants, sa demande sur la place d’Alger et sur tout le littoral algérien : en matière de céréales, ce rapprochement et cette rapidité de communications sont d’un prix inestimable. »
- Puis le savant docteur appréciant les blés algériens avec cette compétence scientifique que nul ne possède mieux que lui, s’exprime ainsi :
- « Maintenant, voici quelques-unes des qualités intrinsèques qu’on ne trouve peut-être dans aucun grain, au même degré que dans les blés d’Afrique et qui leur garantissent, en tout temps, une grande supériorité commerciale.
- « Ils sont aptes à fournir des semoules, des gruaux et des pûtes qui rivalisent avec les meilleurs produits d’Italie.
- « Leur siccitô les rend conservables en tout temps, sans autre obligation que de les préserver du contact de l’air; on les loge, à l’abri des insectes et des animaux destructeurs ; on les préserve des avaries et des détournements, sans aucun frais de manipulation, dans des locaux appropriés qui coûtent dix fois moins à construire que les anciens greniers. Dans ces silos d’un-nouveau genre, le grain reste à la disposition du producteur ou du commerçant, et fournit un gage précieux. Il équivaut au lingot d’or, enfermé dans les caves de la banque, et devient une marchandise toujours intacte, dont la présence est facile à constater. C’est là un moyen d'arriver au prêt sur consignation. C’est une nouvelle source de crédit à laquelle l'agriculture algérienne empruntera d’incalculables ressources. Qu’on se garde de voir, dans ce système d’ensilage, une restauration des habitudes arabes, ou bien une compensation quelconque des mauvaises années par les bonnes; on y trouve simplement économie et sécurité pour le logement des grains, ce qùi vaut cent fois mieux, au point de vue des échanges qui dominent aujourd’hui les transactions commerciales. »
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- preceden. A falla de la Francia, la lnglalerra no tiene ningun punto para abaslecerse mas aproxi-mado; ella puede hacer llegar, en algunos instantes, su demanda en la plaza de Argel y en todo el li-toral argclino ; en materia de cereales, esla proxi-midad y esta rapidez de comunicaciones son do un inestimable precio. »
- Despues el sabio doctor aprcciando Ios frigos ar-gelinos con csa competcncia cienlifica que naclie posée mejor que él, se espresa asi :
- « Aliora ved aqui algunas calidades intrinsecas que no se cncuentran, puede ser, en ningun grano, al mismo grado que en los Irigos de Africa, y que les garantizan, en todo tiempo, una grande superioridad comercial.
- » Son aptos para suministrar sémolas, glulenes y pastas que rivalizan con los mejores productos de Italia.
- » Suscqucdad les liace conservables en todo tiempo, sin oIra obligation que preservarles del conlaclo del aire; se les coloca al abrigo de los inscctos y de los animales destructorcs; se les préserva de las averias y de las sustracciones, sin ol.ro gasto de manipulation, dentro de locales apropiados que cuestan diez veces menos de construir que los antiguos graneros. En eslos silos de un nuevo genero, el grano queda la disposition del productor ô del comercjante y presla una prenda preciosa. Equivale à la barra de oro cncerrada en los sôtanos de la banca, y se vuelve una mercancia siempre intacla cuya presencia es fâcii de justiücar. Es el medio de llegar al préslamo sobre consignacion. Es un nuevo mananlial de crédito del cual la agricultura argelina tomarà incalculables recursos. Que se guardc de ver, en este sislema do ensilar, una restauration de las costumbres arabes, ô bien una compensacion cualquiera de ios malos anos con los buenos; se encuentra simplemente economia y seguridad para la colocation de los granos, lo que vale tien veces mas, al punto de visla de los cambios que dominan boy dia las Iransaccioncs comerciales. »
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- Les blés durs de l’Algérie ont été pendant quelque temps repoussés par le commerce, comme impropres à la panification. Les expériences les plus concluantes n’o'si pas tardé à faire justice de cette opinion erron-néo. Les farines de blés durs, perfectionnées par les minoteries algériennes, en tête desquelles il faut placer celles de M. Lavie, de Gonstantine, sont, aujourd’hui, fort recherchées. L’Algérie, tout en assurant sa consommation, a exporté, en 1863, 1,224,756 kil. de farines provenant des minoteries françaises.
- Les Européens cultivent encore le seigle, l’avoine, le maïs, les fèves et le sorgho.
- Vil
- CONCESSIONS. — VENTES DE TERRES. — BARRAGES DE LA MACTA ET DE l’iIABRA.
- La propriété du sol s’acquiert en Algérie, soit en traitant d’après le droit commun avec des propriétaires indigènes ou européens, soit en traitant avec l’État.
- Les terres domaniales s’acquièrent de trois façons : au moyen de concessions gratuites, par adjudications publiques ou par des ventes de gré à gré.
- Le système de concessions était autrefois le mode de colonisation le plus généralement suivi. Ce système a été modifié par un décret du 25 janvier 1860.
- Les concessions, d’une superficie toujours inférieure à 30 hectares, ne s’obtiennent plus que dans la circonscription des villages ou centres de population en cours de fondation. Les concessionnaires sont soumis à la seule condition de construire une habitation.
- Les concessions au-dessus de 30 hectares sont réservées aux industriels qui seraient dans l’intention
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- Lus trigos duros de la Àrgelia lian sido durante algun licmpo repclidos por el comercio, como impro-pios â la panification. Las esperiencias mas conclu yen tes no han tardado â hacer justicia de esta opinion errônea. Las harinas de trigo duro, perfec-cionadas por los comerciantes de harina de la Argelia, en cabeza de los cuales es menester colocar al SrLavie, de Constantina, son, hoy dia, muy buscadas. La Argelia lia exporlado, en 1863, 1,224,756 kil. de harinas proviniendo de comerciantes franceses.
- Los Europeos cultivan lambien el cenleno, la avena, el mais, las habas y el sorgo ô alcandia.
- VN
- CONCESIONES. — VENTAS DE TIERRAS. — AZCDES DE l A MACTA Y DE LA IiABRA.
- La propiedad del terrenose adquiere, en Argelia, sea tratando segun el derecho comun con los propielarios indigenas ô europeos ô bien tratando con el Estado.
- Las tierras del dominio se adquieren de 1res mane-ras : por medio de concesiones gratuitas, por adjudi-caciones püblicas ô por yen tas à voluntad.
- El sistema de concesiones era antes el modo de colonisation cl mas generalmente seguido. Este sistema ha sido modificado por un decreto del 25 de enero de 1860.
- Las concesiones, de una superficie siempre inferior â 30 bectâreas, no se oblienen mas que en la circun-scripcion de los pueblos ô centros de poblacion en via de fondation. Los concesionarios estan sometidos â la sola condition de construir una habitation.
- Las concesiones mas arriba de 30 bectâreas estan îeservadas â los industriales que luviercn la inten-
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- 80 CESPAGNE ET L’ALGÉRIE.
- de fonder des établissements ayant un caractère d’utilité publique.
- Le mode d’acquisition par la voie des enchères esi déterminé par les cahiers des charges qui doivent régir ces adjudications.
- Les ventes à prix fixe s’appliquent aux terrains dont la valeur a été préalablement fixée par l’administration. Le plan des terrains à vendre est déposé au bureau du receveur des Domaines de la localité et est laissé à la disposition du public. Le prix est payable par tiers, dont un tiers comptant et le reste d’année en année. L’acquéreur est libre de donner à scs terrains telle affectation qu’il juge convenable; il n’est pas assujetti à la condition de construction imposée aux concessionnaires.
- Dans la lettre mémorable de l’Empereur, adressée le 6 février 1863 au Gouverneur-Général de l’Algérie, pour faire connaître à S. E. le duc de Ma-iakoff les bases sur lesquelles allait se préparer le Sénatus-Consulte destiné à constituer la propriété sur le territoire des tribus, il est dit que, la part faite à l’élément indigène, l’Etat aurait encore la libre disposition de 890,000 hectares.
- C’est donc particulièrement sur ces 890 mille hectares que la colonisation européenne est autorisée à compter pour scs installations à venir.
- Mais, sans plus tarder, voici une combinaison au moyen de laquelle 24,100 hectares de terrains domaniaux vont être livrés à l’activité européenne dans des conditions de fertilité et d’arrosage tout exceptionnelles, je veux parler des terres de l’Habra et de la Macta, situées à 12 kilomètres de la mer et à 52 kilomètres d’Oran.
- Un décret du 12 mars 1864 en prescrit la vente ;iux enchères.
- Cette vente doit avoir lieu le 21 juillet 1864, à la charge par l’adjudicataire de construire un barrage, dont la dépense est évaluée à 3,315,000 fr. Ce barrage doit avoir pour effet d’assurer l’arrosage de 36,000 hectares.
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- LA F.SPANA Y LA A1\G ELI A.
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- cion de fundar eslablecimientos teniendo un carâcler de utilidad püblica.
- El modo de aclquisicion por via de subastas esta determinado por el pliego de condiciones que deben régir estas adjudicacioncs.
- Las ventas â prccio tîjo se aplic-an â los terrenos cuyo valor ha sido anticipadamente iijado por la administration. El plan de terrenos en venta esta de-posilado en la oticina del recibidor del dominio de la localidad y esta â la disposition del püblico. El precio se paga por lercios, un tercio al contante y los otros de ano en ano. El que adquicre es libre de dar â sus terrenos el destino que cl juzgue convenienle; no esta sujeto â la condicion de construir impuesta â los concesionarios.
- En la mémorable car ta del Emperador, dirigida el G de febrero de 18G3 al Gobernador-General de la Ar-gelia, para liacer conocer â S. E. el duque de Malakoft las bases sobre las cuales iba â prepararse el Senado-Consullo deslinado â constituir la propiedad en el territorio de las tribus, se dice, bêcha la parte al elemento indigena, el Estado tendra âun la libre disposition de 890,000 bectâreas.
- Es pues sobre estos 890,000 bectâreas que la colonisation europea esta autorizada â conlar para sus insta-laciones venideras.
- Pero sin mas tardar, lie aqui una combinacion por medio de la cual 24,100 bectâreas de terrenos domi-niales van â ser libradas â la actividad europea en condiciones de fertilidad y de riego excepcionales, yo quiero liablar de las fier ras del Habra y de la Macta, situadas à 12 kilômetros del mar y â 52 de O ran.
- Un decreto del 12 de marzo de 18G4 prescribe la venta en subasta.
- Esta venta debe tener lugar el 21 dejulio de 18G4, al cargo por el adjudicatario de construir un azud, cuyo gasto esta evaluado à 3,315,000 francos. Este azud debe tener por objeto asogurar el riégo de 30,000 bectâreas.
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- l’espagne et l’algérie
- Les terres de l’Habra seront évidemment revendues par parcelles irrigables, le droit à la jouissance de l’eau appartenant, d’après le cahier des charges, au sol lui-même.
- Les terres actuellement arables, et celles comprises dans cette zône qui le deviendront, sont reconnues comme étant éminemment propres à la culture du coton, si riche dans ses résultats.
- VIII
- CULTURE du coton.
- L’exposition universelle de Londres a permis de constater de nouveau que l’Algérie marche en tête de tous les pays aptes à produire l’espèce de coton la plus rare comme la plus précieuse, le Sea Island (Géorgie longue-soie).
- La culture du coton est désormais acquise à l’Algérie et paraît devoir être pour elle un grand élément de prospérité, comme elle l’a été pour les États-Unis.
- On cultive en Algérie le Géorgie longue-soie et le courte-soie. La culture est la même pour les deux espèces, mais la première donne des résultats beaucoup plus avantageux.
- Depuis 1861, la culture des cotonniers a pris une extension considérable. Entraînés par les conseils et les encouragements de l’administration actuelle, Européens et Indigènes se sont mis ù l’œuvre et ont rivalisé d’activité.
- En 1861, on a récolté seulement 524,060 kil. de coton. L’augmentation a été peu sensible en 1862; la récolte de 1863 dépassera 1,845,200 kil. Les semailles faites permettent d’espérer une récolte triple en 1864.
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- LA ESPANA Y LA ARGELIA. 39
- Las tierrasdel Ilabra seràn evidentemenle revendi-das por partecillas que se regarân, el derecho al dis-frute del agua perteneciendo, segun el pliego de condiciones, al lerreno mismo.
- Las tierras actualmenle arables y las comprendidas en esta zona, que lo seràn, se reconocen corao siendo eminentemente propias al cultivo del algodon, tan rico en sus resullados.
- VIII
- CULTIVO DEL ALGODON.
- La exposicion universal de Londres lia permitido probar de nuevo que la Argelia marcha al fiente de todos los paises aptos à producir la especie de algodon la mas raracomo la mas preciosa, la Sea lsland (Georgia larga-seda).
- El cultivo del algodon esta asegurado de aqui en adelante para la Argelia y parece deberà ser para ella un gran elemento de prosperidad, como lo ha sido para los Estados-Unidos.
- Se cultiva en Argelia el Georgia larga-seda y la corla seda. La cultura es la misma para las dos especies, pero la primera da resultados muclio mas ventajosos.
- Despues de 1861, el cultivo del algodonal lia tomado una extencion considérable. Atraidos por los consejos y estimulos de la adminislracion actual, Europcos e îndigenas se han puesto à la obra y ban competido en actividad.
- En 1861, se ban cosechado solamente 524,060 kil. de algodon. El aumento lia sido poco sensible en 1861; la cosecha de 1863 pasarâde 1,845,200 kil. Las se-menteras hochas permiten esperar una cosecha triple en 1864,
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- i/espagne et l’algérie.
- Le journal officiel de l’Algérie contenait naguère des renseignements pleins d’intérêt sur les plantations de cotons, faites à Relizane (province d’Oran). On y lisait :
- « Un propriétaire, JM. Castillo fils, a fait une ré-» colle de 18,000 fr. sur 4 hectares; M. Pedro » Fernandez, 70,000 fr. sur 14 hectares; M. Panier,
- » 100,000 fr. sur 23 hectares.
- » La dépense de l’hectare est évaluée à 600 fr.,
- » elle était de 1,000 fr. la première année, à cause * des défrichements et des labours.
- » Le produit net de l’hectare a été, dans ces trois » cas, de 3,748 fr., 3,900 fr. et 4,400 fr.; c’est en » moyenne 4,000 fr., c’est-à-dire un bénéfice sept » fois plus grand que la dépense, ce qui fait de « l’argent placé à 700 pour 100. »
- Cette culture exige une terre fertile, préparée par des labours profonds. Son succès est toujours assuré avec des irrigations. Cependant de nombreuses expériences, faites dans la province d’Alger, prouvent que les irrigations ne lui sont pas indispensables sous toutes les températures de l'Algérie.
- On sème en mars et avril et l’on commence à récolter en octobre.
- Les qualités inférieures de la graine de coton peuvent être utilisées comme on le fait en Amérique pour la nourriture des bestiaux et des porcs.
- Les primes à l’exportation du coton algérien reconnu de qualité marchande, propre à être employé dans les filatures et marqué suivant les usages du commerce, accordées pour la campagne 1864-65, par-décision de S. E. le Maréchal duc de MalakolT, sont fixées ainsi qu’il suit :
- Première classe :
- Cotons dits Géorgie longue soie, 1 fr. 15 par kil.
- Deuxième classe :
- Colons de toute autre espèce, 0 fr. 40 par kil.
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- El periodico oticial de la Argelia concilia no ha iimclio nolicias llenas de inleres sobre las plantaciones de algodon, heclias en Relizane (provincia de Oran). Se leia :
- « Un propietario, el Sr Castillo hijo, ha hecho una » cosecha de 18,000 fr. en 4 hectâreas; el Sr Pedro « Fernandez, 70,000 fr. en 14 hectâreas; el Sr Panier » 100,000fr. en 23hectâreas.
- » El gastode la hectârea estâ valorado â 600 fr., el » primer ano era de 1000 fr. â causa de losdesbroza-» mientos y labores. "
- » El produclo limpio de la hectârea ha sido en estos » très casos, de 3,748, fr.; 3,900 fr. y 4,400 fr. ; es » en termino medio 4,000 fr., es decir un beneficio » siete veces mas grande que el gasto, lo que hace de » el dinero colocado, â 700 por 100. »
- Este cultivo exige una tierra fertil por labores pro-fundos. Suéxilo estâ siempre asegurado con losriegos. Sin embargo numerosas experiencias, hechas en la provincia de Argel, prueban que los riegos no le son indispensables bajo todas las lemperaturas de la Argelia.
- Se siembra en marzo y abril y se comienza â recoger en octubre.
- Las calidades inferiores de la semilla del algodon pueden utilizarse como se liace en America para el ali-mento de los ganados y de los cerdos.
- Las primas acordadas â la exportacion del algodon argelino reconocido de calidad marchante, propia tara ser empleada en las hilanderias y marcada segun os usos del comercio, se han lîjado para la campana le 1864 â 1865, por decision de S. E. el Mariscal luque de Malakoff, de la manera siguiente :
- [rimera cluse :
- \lgodones dichos Georgia larga-seda, 1 fr. 15 por kil.
- Segunda clase :
- Ugodones de toda otra especie, 0 (V. 40 por kil.
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- Il ne faut pas perdre de vue que la vente du coton est certaine, quelles que soient les quantités que puissent produire tous les pays cotonniers.
- IX
- TABACS.
- La culture du tabac est libre en Algérie; chacun peut cultiver et vendre à sa guise. L’Etal n’intervient que comme grand consommateur. Les acquisitions de la régie se sont élevées, en 1863, à 3,105,484 kil., d’une valeur de 2,448,674 fr. 20 c.
- Les cultures couvraient une superficie de plus de 4,753 hect. dont le rendement moyen peut être évalué à 900 fr. par hectare.
- La culture du tabac, comme celle de la fabrication des cigares, est presque exclusivement entre les mains des Espagnols. Cette culture, qui s’était un instant ralentie par suite de la diminution des achats de la régie, a repris de plus belle en présence des besoins du commerce créés par la guerre d’Amérique.
- Les tabacs exportés en feuilles de l’Algérie pour l’Angleterre et les Etats barbaresques donnent, en 1863, le chiffre de 3,534,633 kil. et une augmentation sur 1862 de 1,586,196 kil.
- L’exportation des tabacs fabriqués a été, pour 1863, de 337,402 kil., quantité qui dépasse celle de 1862 de 83,128 kil. Tels sont les chiffres officiels, mais il convient de faire la part du commerce interlope, et l’on ne restera pas au-dessus de la vérité en la fixant au tiers pour les tabacs en feuilles et au cinquième pour les tabacs fabriqués; si l’on ajoute d’un autre côté à ces chiffres divers ceux de la consommation locale, on arrivera, sans que ces calculs puissent être taxés d’exagération, à constater l’écoulement de
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- LA ESPANA Y LA ARGELIA.
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- Es necesario no perder de vista que la venta del algodon es cierta, sean las que quieran las cantidades que puedan producir todos los paises algodoneros.
- IX
- TABACOS.
- El cultivo del tabaco es libre en Argelia; cada uno puede cullivar y venderlo â su manera. El Estado no interviene sino como gran consumidor. Las adquisi-ciones de la administration ban subido en 1863 à 3,105,484 kil., de un valor de 2,448,674 fr. 20 c.
- Las culturas cubren una superficie de mas de 4,753 hect. cuyo rendimiento medio puede evaluarse a 900 fr. por hectarea.
- La cultura del tabaco, como la fabricacion de los cigarros, esta casi esclusivamente en manos de Espa-fioles. Esta cultura, que un instante habia decaido a consecuencia de la diminution de compras por la administracion, volviô à elevarse con mas vigor en pre-sencia de las necesidades del comercio originadas por la guerra de America.
- Los tabacos exportados en liojas de la Argelia para Inglaterra y los Estados berberïscos dan, en 1863, la cifra de 3,534,633 kil. y un aumento sobre 1862 de 1,586,196 kil.
- La exportation de tabacos fabricados ha sido, en 1863, de 337,402 kil., cantidad que pasa la de 1862 de 83,128 kil. Taies son las cifras de oficio, pero con-viene indicar la parte del comercio de contrabando que no quedara uno mentiroso fijandola a un tertio para los tabacos en liojas y a un quinto para los tabacos fabricados; si se une, por otro lado, 4 estos diversos numéros la consumacion local, se llegarà â probar, sin que estos câlculos sean tacbados de exagéra-
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- 8,647,477 kil. de tabacs en feuilles et de 742,284 kil. de tabacs fabriqués, soit en tout 9,389,761 kil.
- X
- VINS.
- Les vins de l’Algérie finiront certainement par prendre rang parmi les crûs de grande renommée; il suffira, pour cela, que les procédés de fabrication s’améliorent et que les colons aient les caves ou les chais convenables pour loger leurs récoltes.
- Les plantations de la vigne augmentent d’année en année. Cette culture est presque exclusivement dans les mains des Européens ; les Kabyles ne cultivent la vigne que pour faire du raisin sec.
- Le Gouvernement s’est imposé des sacrifices pour pousser les indigènes à cette culture, mais la multiplicité des soins à donner à la vigne s’accorde mal avec la nature apathique des Arabes, et leurs plantations ont généralement mal réussi.
- En 1862, les Européens avaient planté 5,551 liect de vigne. Les plantations doivent s’étendre aujourd’hui sur plus de 6,000 hectares. Les planteurs ont généralement adopté les plants du pays dont ils sont originaires. Ainsi, la province d'Oran qui compte 25,016 Espagnols, cultive les plants d’Espagne; ces vins, encore jeunes, ne sauraient entrer en comparaison avec ceux de la métropole, mais ils s’en rapprochent: le temps fera le reste.
- Dans la province d’Alger, on a principalement planté de l’aramon, du grenache, du bourgogne et du piquepoul noir.
- Dans la province de Constantine, du piquepoul noir et blanc, du pineau et du gamay.
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- cion, las ventas de 8,647,477 kil. de tabacos en liojas y de 742,284 kil. de tabacos fabricados, sea en todo 9,389,761 kil.
- X
- VINOS •
- Los vinos de la Argelia acabarân cierlamente por lomar rango entre los de los terrcnos de mas nom-bradia; bastarâ para esto que los procedimientos de fabricacion se mejoren y que los colonos tengan sù-tanos y bodegas apropiados para colocar sus cosechas.
- Las plantaciones de la viîia aumentan de ano en. ado. Esta cultura esta casi exclusivamente en inanos de los Europeos; los Cabilas no cultivan la vina si no para hacer pasas.
- El gobierno se ha impuesto sacrificios para adelantar los indigenas en esta cultura, pero la multiplicidad de cuidados que necesita la vida se acomoda mal con la naturaleza âpalica de los Arabes, y sus plantaciones generalmenle ban tenido mal éxito.
- En 1862, los Europeos habian planlado 5,551 hect. de vida. Las plantaciones deben eslendcrse boy dia à mas de 6,000 hectareas. Los plantadores ban adop-lado gcneralmente las plantas de los paises de donde son originarios. Asi, la provincia de Oran que cuenta 25,016 Espadoles, cultiva las plantas de Espada; sus vinos todavia recientes no podrian entrar en com-paracion por adora, con los de la metropoli ; pero cl los se les aproximan : el tiempo harâ lo restante.
- En la provincia de Argel se lian plantado prin-cipalmente el aramon, el grenache, el borgogna y el pique poul negro.
- En la provincia de Constantina, el pique poul negro y blanco, el pineau y el gamay.
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- l’espagne et l’algérie
- XI
- HUILES.
- Il résulte des procès-verbaux de l’enquête sur le commerce et la navigation de l’Algérie que les huiles d’olive delà Kabylie peuvent entrer en concurrence avec les meilleures de Nice. L’olivier est l’objet de grands soins de la part des Kabyles qui le greffent, le taillent et le cultivent convenablement, tandis que les Arabes le laissent à l’état sauvage.
- Des Européens ont établi en Kabylie des usines pour l’achat, la trituration des olives et se sont bien trouvés de cette opération.
- En dehors de la Kabylie, 6,000 hectares d’oliviers sont exploités par des Européens qui ont greffé avec succès les oliviers sauvages. Les principales exploitations sont à Bône, Guelma, Philippeville, El-Arrouch, Robertville. On évalue à 13 millions de francs les possibilités de la production kabyle. Si l’on déduit des quantités produites les besoins de la consommation locale évalués à 10 millions, et si l’on considère enfin que la France demande a l’étranger pour plus de 18 millions de ce produit, on comprend les avantages que les huiles de l’Algérie peuvent trouver à ce placement certain.
- La France a reçu, en 1863, de l’Algérie, 3,041,244 kil. d’huiles. Elle achète annuellement à l’étranger pour 46,000,000 d’huiles diverses, dont 18,000,000 d’huile d’olive.
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- XI
- ACELTES.
- Résulta de las sumarias en averiguacion sobre el comercio y la navegacion de la Argelia que los aceites de oliva de la Gabilia pueden entrar en concurren-cia con los mejores de Niza. El olivo es objeto de grandes cuidados de los Gabilas que le ingertan, le podan y le cultivan convenientemente, mientras que los Arabes le dejan al estado salvage.
- Los Europeos han establecido en la Cabilla oficinas para la compra y trituracion de las aceitunas y estan satisfechos de esta operacion.
- Fuera de la Gabilia, 6,000 hectâreas de olivos son labradas por los Europeos que han ingertado con buen èxito los olivos salvages. Las principales labo-res estan en Bona, Guelma, Philippeville, El-Arouche, Robertville. Se estima en 13 millones de francos las posibilidades de la produccion cabila. Si se deduce de las cantidades producidas, las necessidades de la consumacion local estimada â 10 millones, y si se considéra en fin que la Francia pide al estrangero por mas de 18 millones de este producto, se com-prende las ventajas que los aceites de la Argelia pueden encontrar en esta colocacion cierta.
- La Francia ha recibido, en 1863, de la Argelia, 3,041,244 kil. de aceites. Ella compra anualmente al estrangero por 46,000,000 de aceites diversos, de los cuales 18,000,000 de aceite de oliva.
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- l’espagne et l’algérie.
- XII
- LIN. —CHANVRES — PLANTES TEXTILES.
- Le lin réussit parfaitement en Algérie. Le lin de Riga y conserve, sans dégénérescence, ses qualités natives. Dans les provinces d’Alger et de Constantine le rendement en filasse est de 850 kil. à l’hectare, d’une valeur de 140 fr. les 100 kil.
- Aussi, en présence de pareils résultats, la culture se développe-t-elle dans des proportions considérables. Dans la seule province de Constantine, on compte, cette année, plus de 500 hectares de lin. Une seule ferme, celle de M. Ferdinand Barrot, sénateur, en a ensemencé 102 hectares.
- Sans être aussi profitable que celle du lin, la culture du chanvre donne aussi des produits très-rémunérateurs. Des essais ont été tentés à La Galle, où le rouissage peut se faire facilement dans les nombreux étangs que l’on rencontre dans cette contrée. Si la culture du chanvre s’établissait de ce côté d’une façon sérieuse, une partie des marins corailleurs qui fréquentent ces parages pourrait s’y livrer et trouverait sur place des approvisionnements d’étoupes et de cordages qu’ils sont obligés d’aller chercher en Europe, et qu’ils vendraient également aux pêcheurs italiens qui se livrent plus particulièrement à la pêche du corail.
- Les plantes textiles abondent en Algérie; l’halfa, le dis, le palmier nain fournissent, indépendamment des filaments propres aux usages de la corderie, de la sparterie, du crin végétal ; ces plantes, et le palmier-nain en particulier, produisent de la pâte à papier des plus fines.
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- L\ ESI'AN A V 1 j A AIUU.LIA.
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- XII
- LINO. — CANAMO. — PLANTAS II1LABLF.K.
- El lino prueba perfeclamentc en Argelia. El lino do Riga conserva sin degenerar sus calidades nalivas. En las provincias de Argel y de Constantina, el ren-dimiento en hilaza es de 850 kil. al bectârea de un valor de 140 fr. los lOOkil.
- Asi, en prcsencia de semejanlcs resultados, el eu 1 -livo se desarrolla en proporciones considérables. Solo en la provincia de Constantina, se cuentan, este ano, mas de 500 hectâreas de lino. Una sola hacienda, la del Sr Fernando Barrot, senador, ha sembrado 102 hectâreas.
- Sin ser tan provechoso como cl del lino, el cultivo del câiïamo da tambien productos rnuy remuneradô-res. Se ban hecho algunos ensayos en -La Galle, donde el ri ego puede haccrse fâ cil mente en los numerosos estanques que se encuentran en esta comarca. Si el cultivo del câiïamo se estableciese en esta parte de una manera séria, una porcion de marinos coraleros que frecuentan estos parages podria dcdicarsc â ello y en-conlraria pronto provisiones de estopasy cordages que estan obligados de ir â buscarlos â Europa, y que ellos venderian igualmente à los pescadores îtalianos que se dedican mas particularmentc â la pesca del coral.
- Las plantas hilables abundan en la Argelia ; el halta, el disco, el palmito suministran, prescindiendo de tilamentos propios para los usos de la cordeleria, la esparteria, el crin végétal ; estas plantas, y el palmito sobre todo, producen pasta para hacer papel de los mas fi nas.
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- I.'kSRAC.NE ET l.’AMilinilï.
- XIII
- FRUITS.
- A l’époque de l'occupation française, nos fruits ordinaires de table, tels que poires, pêches et cerises, etc., y étaient fort rares.
- Des jardiniers, pour la plupart originaires de Valence et de Mahon, s’empressèrent d’implanter ces espèces dans le pays, mais elles n’y ont point acquis la même perfection qu’en Europe. Cette infériorité, du reste, est largement compensée par la longue nomenclature des fruits indigènes ou importés des régions tropicales, dont plusieurs sont délicieux, les amandes, les bananes, les oranges, les figues, les dattes, les goyaves, les grenades, les jujubes, les nèfles du Japon, etc., etc.
- L’oranger, mieux soigné, a donné des produits meilleurs et plus abondants. L’espèce mandarine a été introduite et obtient dans le commerce une faveur marquée.
- Les fleurs et essences sont entre les mains des Européens l’objet d’exploitations lucratives.
- XIV
- SOIES.
- « Le mûrier prospère en Algérie, même sans irrigations, dans tous les sols et toutes les expositions, à toutes les altitudes.
- # De nombreux et compétents témoignages, émanés des Chambres de commerce et des manufacturiers de
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- LA ESl'ANA Y LA Alt! i EU A.
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- XIII
- l’HUTAS.
- En la época de la ocupacion francesa, nueslras l'ru-tas ordinarias de mesa, taies como las peras, meloco-lones y cerezas, etc.,eran muy escasas.
- Los jardineros, por la mayor parte originarios de Valencia y de Mahon, se apresuraron à planlar sus especics en el pais, pero no han adquirido la misma perfeccion que en Europa. Esta inferioridad, por lo demas, es ampliamente compensada por la lai'ga no-inenclatura de frulas indigenas ô importadas de las re-giones del trôpico, de las cuales muclias son delicio-sas; las almendras, las bananas, las naranjas, los lii-gos, losdàtiles, lasguayabas, las granadas, lasazulail'as, las nisperas del Japon, etc,, etc,
- El naranjo, mejor cuidado, lia dado productos nie-jores y mas abundanles. La especie mandarina lia sido inlroducida y obtiene en el comcrcio un l'avor distinguido.
- Las flores y esencias son entre las manos de los Eu-ropeos cl objeto de beneficios lucratives.
- XIY
- SEDAS.
- « Lamorera prospéra en Argelia, àun sin ser regada, en todos los terrenos y todas exposiciones, en todas las elevaciones.
- » Numerosas y competentes aleslaciones, emanadas de las Câmaras de comercio y de los fabricantes de
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- l’kspagnk et l’algérie.
- France, ont constaté la qualité supérieure des soie* algériennes » (Catalogue de* expositions en Algérie), La maladie des vers à soie, qui a sévi à peu près dans tou les les parties du monde, a été peut-être plus in-fensen Algérie qu’ailleurs. Cependant la production a continué à suivre une marche ascendante; elle avait donné, en 1862, 4,722,365 kil. de cocons; elle en a donné 8,497,703 en 1863.
- XV
- LAINES. — PEAUSSERIE.
- La race ovine de l’Algérie tend à s'améliorer. Les troupeaux possédés par les Européens sont peu nombreux; les Arabes, au contraire, possèdent plus de dix millions de têtes.
- On trouve en Algérie la même race qu’en Espagne, mais elle est abâtardie. Il serait facile, au moyen de croisements raisonnés et de l’amélioration de la race par elle-même et avec les pâturages des hauts plateaux et du Sahara, de tripler en Algérie la production delà laine actuellement évaluée à 20 millions de kilog. Le marché de France, qui demande chaque année à l’étranger pour 150 millions de laines, lui est ouvert. C’est un immense débouché.
- Les exportations de laines comprenant les laines en masse, les laines en peaux brutes et les laines sur pied, constatées par des documents officiels, s’élèvent à 8,298,480 kil. Le chiffre de 1862 était de 5,282,014 kil., soit, en faveur de 1863, une différence de 3,016,466 kil.
- Tout porte à croire que lés Arabes, mieux éclairés sur le parti qu’ils peuvent tirer de cette importante branche de l’industrie pastorale, se montreront de plus en plus soigneux de mettre pendant l’hiver leurs troupeaux sous des abris, de les tondre avec plus de soin
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- Francia, lian justificado la calidad superior de las sedas argelinas » (Caiàloyo de las exposiciones en la Argelia).La enfermedad del gusano de seda, que lo ha maltratado casi en todas las partes del mundo, ha sido mas intensa en Argelia que en las otras partes. Sin embargo la produccion ha continuado à seguir c-on ven-taja ; habia dado, en 1862, 4,722,365 kilog. de ca-pullos; en 1863, ha dado 3,497,703.
- XV
- LAN AS. — PELLEJK1UA.
- La raza ovejuna de la Argelia liende a mejorarse. Los ganados que tienen los Europeos son poco nume-rosos; los Arabes, al contrario, poseen mas de diez mi lion es de cabezas.
- Se encuentra en Argelia la misma raza que en Es-pana, pero es baslardeada. Séria fâcil, por medio de cruzamienlos razonables y de mejoras en la raza por ella misma y con los pastos de las allas mesetas y del Sahara, de triplicar en Argelia la produccion de la lana aclualmente valuada à 20 millones de kil. El mercado de Francia, que pide cada ano al estrangero por 150 millones de lanas, le esta abierto. Es una immensa salida.
- Las exportaciones de lanas comprendiendo las lanas en masa, las lanas en pieles brutas y las lanas en pié, comprobadas por documentos de oficio, suben. à 8,298,480 kil. El numéro en 1862 era de 5,282,014 kil.,sea,en favor de 1863, una diferencia de3,016,466 kil
- Todo conduce à creer que los Arabes, mas persua-didos sobre el partido que pueden sacar de este importante ramo de la industria pastoril, se mostrarân mas y mas cuidadosos de poner durante el invierno sms ganados bajo los abrigos, de esquilarlos con mas
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- et d’en livrer les produits à la satisfaction du commerce, qui a eu souvent à se plaindre de mélanges destinés à en augmenter le poids. Les mesures énergiques prises par le Gouvernement Général de la colonie pour prévenir ces fraudes ont déjà produit d’excellents résultats.
- En 1363, l’Espagne et l’Italie ont exporté de l’Algérie 115,253 bôtes a laine. Il y a, entre ce chiffre et celui de 1862, une différence au profit de 1863, de 61.257 têtes.
- La race caprine peut offrir, de son côté, de précieuses ressources à l’industrie de la peausserie. Il n’y a pas en Algérie, d’après les derniers recensements de l’espèce, moins de 3,251,169 chèvres ; or, le croît annuel étant habituellement de deux chevreaux, il y a là, pour toutes les fabriques de gants de l’Europe, des éléments d’approvisionnement d’autant plus précieux que cette matière première devient de plus en plus rare.
- Les Européens ont introduit en Algérie la race des chèvres maltaises, excellentes laitières. On a tenté aussi l’acclimatement des chèvres d’Angora, mais il en existe encore fort peu.
- XYI
- BOEUFS. — CHEVAUX. — MULETS. — PEAUX.
- Plus heureuse que beaucoup de contrées aujourd’hui prospères où il a fallu acclimater les animaux propres à la culture, l’Algérie possède dans toute son étendue des races excellentes, bœufs, moutons, chevaux et mulets.
- Le cadre de ce travail est trop restreint pour décrire les différentes races de l’Algérie; mais ce qu’il importe de savoir, c’est le parti que les Européens peuvent en tirer.
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- inteligencia y de espedir los productos à la satisfaction del comercio, que ha tenido que quejarse â menudo de las mezclas deslinadas â aumentar el peso. Las medidas energicas que ha tomado el Gobierno General de la colonia para prévenir estos fraudes, han pro-ducido ya excelentes resultados.
- En 1863, la Espana y la Italia han exportado de la Argelia 115,253 bestias de lana. Hay entre este numéro y el de 1862 una diferencia èn favor de 1863 de 61,257 cabezas.
- La raza cabria puede ofrecer por su parte preciosos recursos à la industria delà pellejeria. No hay, segun los ültimos censos de la especie, menos de 3,251,169 cabras; pues lacriazon anual siendo habitualmente de dos cabritos, hay alli para todaslas l'àbricas de guanles de Europa, elementos de abastecimiento tanto mas preciosos que esta primera inateria se liace cada dia mas rara.
- Los Europeos han introducido en Argelia la raza de cabras maltezas, excelentes lécheras. Se ha probado tambien la aclimatacion de cabras de Angora, pero todavia hay muy pocas.
- XVI
- BUEYES. — CABALLOS.— MULOS. — PIELES.
- Mas afortunado que muchos otros paises hoy dia prosperos donde ha sido menester aclimatar los animales propios al cultivo, la Argelia posee en toda su cxtencion sobresalientes razas, bueyes, carneros, c-a-ballos y mulos.
- El cuadro de este trabajo esdemasiado reducidopara describir las diferentes razas de la Argelia, pero lo que importa saber, es el partido que los Europeos pueden sacar de el las.
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- 56 l’esi’agne kt l'algéme.
- Les races de la province de Go ns la n line sont particulièrement recherchées; Guelma, Souk-Ahras sont les marchés où viennent s’approvisionner les éleveurs européens On y trouve d’excellents bœufs de travail, petits il est vrai, mais trapus, vigoureux, sobres, se rapprochant beaucoup de la race landaise,, élevée entre Bayonne et Bordeaux. Ges races bien nourries, bien abritées, font d’excellents bœufs de labour et servent aux charrois.
- Les Européens font, depuis quelques années, soit avec l’Espagne, soit avec le midi de la France, un commerce de bétail en pied, provenant soit de bétail né chez eux, soit d’achats faits aux indigènes ; dans ce dernier cas, les expéditions ne se font généralement qu’après que les bestiaux ont séjourné quelque temps dans les fermes françaises, où de bons abris et une nourriture abondante leur sont donnés en toute saison. Les Arabes ne font pas de provisions de fourrage et n'abritent pas leurs bestiaux; aussi en périt-il beaucoup de froid pendant l'hiver et d’indigestion au printemps.
- Les Kabyles sont plus prévoyants et font, pour l’hiver, sécher, dans leurs montagnes, des feuilles de frêne qu’ils donnent à leurs bestiaux.
- Les Kabyles s’approvisionnent de bœufs chez les Arabes et les Européens, ils préfèrent la robe grise à tête noire.
- Les bœufs expédiés par les Européens dans les ports deBône et de i hilippeville dépassent tous300 kil. de viande brute.
- Les expéditions de l’Algérie à destination de France, d'Espagne et d’Italie se sont élevées, en 1863, à 14,029 tètes, soit une différence en plus sur 1862 de 5.843.
- On exporte aussi des peaux sèches non lannées : il en a été exporté, en 1862, pour 2,675,005 francs.
- La bonne race de chevaux arabes ne se trouve que dans l’intérieur des terres. Sur le littoral, les Arabes ne possèdent qu’une race de chétive apparence, employée presque exclusivement comme chevaux de bât.
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- Las razas de la piovincia de Gonstantina son parti-cularmente muy buscadas ; Guelma, Suk-Ahras son los mercados donde vienen aproveerse los criadores euro-peos. Aqui se encucntran muy buenos bueyes de tra-bajo, pcquenos, es verdad, pero reclionchos, vigorosos, sobrios, aproximandose mucbo à la raza landesa, que se cria entre Bayona y Bürdeos. Estas razas bien nulridas, bien abrigadas, liacen excelenles bueyes de labor y sirven para los acarreos.
- Los Europeos hacen, despues de aigu nos aiïos, sea conEspaîia, sca con cl inediodia deFrancia, un comercio de ganado, proviniendo ya del ganado, nacido en sus haciendas, ya de compras bêchas à los indigenas; en este lïllimo caso las expedicioncs no se liacen generalmente, si no despues que las bcstias liayan reposado algun liempo en las haciendas francesas*’ donde les dan, en loda cstacion, buenos abrigos y unbuen alimento. Los Arabes no liacen provisiones de forrage y no abrigan sus bestias; asi perecen muchas de frio durante el invierno y de indigestion en la primavera.
- Los Cabilas son inas previsores y para el invierno liacen sec-ar, en sus montaiias, las liojas de fresno que elles dan à sus ganados.
- Los Cabilas se proveen de bueyes de los Arabes y de los Europeos, y preüeren el color gris y cabeza negra.
- Los bueyes, espedidos por los Europeos en los puertos de Bona y de Philippeville, pasan todos de 300 kil. de carne en bruto.
- Las remesas de la Argelia con deslino à Francia, à Espana y à Italia ban subido, en 1863, â 14,029 cabezas, sea una diferencia mayor que en 1862 de 5,843.
- Se espiden lambien pieles secas sin curtir; se ban exporlado por 2,675,005 fr., en 1862.
- La buena raza de caballos arabes no se cncuentra sino en el interior. En el litoral, los Arabes no poseen mas que una raza de ruin aparicncia, empleada casi exelusivamente como caballos de carga, y que no se asemejan de ninguna ma liera à la que se espera ver.
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- et qui ne ressemble nullement à celle qu’on s’attend à y voir.
- Les beaux chevaux viennent de Sétif et Tébessa dans la province de Gonstantine, de Boghar, dans la province d’Alger. C’est de là que l’on tire les chevaux pour la cavalerie et les chevaux de trait qui servent aux messageries.
- Presque tous les éleveurs sont indigènes.
- C’est surtout aux soins de l’Etat, aux dépenses qu’il s’impose pour le fonctionnement d’un service de remonte habilement dirigé, que l’Algérie doit de conserver ses races chevaline et mulassièrc.
- On évalue qu’il y a en Algérie 476,000 têtes de ces deux espèces.
- XYII
- BOIS. — CHÊNES-LIÉGE. — CHÊNES ZÉENS. — OLIVIERS. — PINS ü’ALEP. — THUYAS.
- La statistique forestière évalue à 1,800,000 hectares la superficie boisée de l’Algérie, que l’on peut subdiviser en cinq grandes catégories.
- 1° Les chênes-liège, 2° les chênes zéens, 3° les oliviers, 4° les pins d’Alep, 5° les bois d’essences diverses tels que les cèdres, ormes, frênes, thuyas et autres à l’usage de l’éhénisterie.
- Au point de vue de l’importance du peuplement et de la valeur du produit, le chêne-liège doit figurer en première ligne. On compte 325,000 hectares de chênes-liège. Jusqu’à ce.,jour, ces exploitations avaient été l’objet de concessions à long terme (90 ans) ; elles étaient réglées par un cahier des charges approuvé par décret impérial.
- Les concessionnaires paient annuellement une redevance fixe par hectare,, exigible au l,r janvier de la
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- LA ESPANA Y LA ARGELIA.
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- Los buenos caballos provienen de Sel-if y de Tebessa en la provincia de Conslantina, de Boghar en la pro-vincia de Argel, De allî es de donde salen los caballos para la caballeria y los de liro para diligencias.
- Casi todos los que crian caballos son indigenas.
- Es sobre todo al cuidado del Eslado y à los gastos que él se imponc para la operacion de su servicio de remonta habilmente dirigido, que la Argelia debe la conservacion de estas razas caballar y mular.
- Se estima que hay en la Argelia 475,000 cabezas de estas dos especies.
- XVII
- MADERAS. — ALCORNOQUES. — ENCINAS. — OLIVOS. — PINOS DE ALEPO. — TUYAS.
- La estadistica de los bosques valüa en 1,800,000 b. la superficie cubierla de bosques de la Argelia, que se puede subdividir en cinco grandes categorias.
- 1° Los alcornoques, 2° las encinas, 3° los olivos, 4° los pinos de Alepo, 5° las maderas de diversas esencias, taies corno los cedros, âlamos, fresnos, tuyas y otros al uso de la ebanisteria.
- En punto de vista de la importancia del poblado y del valor del produclo, el alcornoque debe ügurar en primera linea. Se cucnta 325,000 hectareas de alcornoques. Hasta hoy, estas corlas habian sido el'objeto de concesiones large terniino (90 arios); eran reguladas por un pliego de condiciones apro-bado por decreto impérial.
- Los concesionarios pagan anualmenlc un eensofijo por heclârea, exigible en 1° de cnero del undécimo
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- onzième année de l’exploitation. Ces redevances sont divisées en six catégories variant pour chaque forêt, suivant la consistance du peuplement, savoir : 75 c., 1 fr.; 1 fr. 25, 1 fr. 50, 1 fr. 75, 2 fr., et augmentant de 50 cent, par période décennale, de telle sorte que les forêts imposées à la lre catégorie (75 cent.) par exemple, paieront 4 fr. 25 c. par hectare pendant la dernière période du bail, c’est-à-dire de 81 à 90 ans.
- Ces redevances appliquées à 300,000 donneront au Trésor, pendant la deuxième période (l,e récolte, 3,333,488), et pendant la dernière, 16,834,892 fr. en chiffres ronds. Le total, en un mot, de toutes les redevances sera, pour toute la durée du bail, de 88,179,093 fr.
- Bien que le système des concessions forestières ou des baux à long terme ait produit d’excellents résultats et mis la généralité des forêts concessibles entre les mains d’associations sérieuses de capitalistes, le Gouvernement, pour échapper à tout reproche de favoritisme, a cru devoir y renoncer et le remplacer par des adjudications publiques, lesquelles n’ont pas encore été expérimentées.
- Les concessions de chênes-liège faites jusqu’au ltr janvier 1864, comprennent une superficie de 177,205 hectares, sur lesquels il avait été dépensé jusqu’alors plus de 3,400,000 fr.
- La qualité supérieure des lièges de provenance espagnole a été constatée à la dernière exposition universelle. Les échantillons de M. Roque Monténégro, notamment, donnaient une idée parfaite de la qualité que peut acquérir le liège par une longue exploitation {CAlgérie à l’Exposition universelle de Londres, page 432). Malgré celte infériorité actuelle des lièges de l’Algérie, il n’est pas douteux qu’en laissant faire au temps et en soignant la production, les lièges de l’Algérie ne prennent place, plus tard, sur le marché, à côté de ceux d’Espagne.
- Nous avons fait connaître aussi, à la page 435 du livre précité, quelques-uns des emplois du liège par
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- LA KSl’ANA Y LA ARGELIA. 01
- ano de la corla. Eslos eensos estan dividos en seis categorias variando para cada bosque, segun la consistencia del poblado, â saber : 75 c., 1 fr., 1 fr. 25, 1 fr. 50, 1 fr. 75, 2 fr., y aumentando de 50 cent, por periodo decenal, de lal suerte que los bos-ques impuestos en U categoria (75 cent.) por ejem-plo, pagarân 4 fr. 25 c. por heclàrea durante el ül-timo periodo de la cscritura de arrendamiento, es decir de 81 à 90 anos.
- Estos eensos aplicados â 300,000 darén al Tesoro durante el segundo periodo (1» cosecha, 3,333,488), y durante la ültima, 18,834,893 fr. en numéros re-dondos. El tolal, en una palabra, de todos los cen-sos, sera, por toda la duracion de la escritura de arriendo, de 88,179,093 fr.
- Bien que el sistema de las concesiones de los bosques ô de las escrituras de arriendo â largo tiempo haya producido excelentes resultados y puesto la generalidad de los bosques concesibles entre las manos de asociaciones importantes de capitalistas, el Gobierno, por huir de toda nota de favorilismo, ha crei-do deber renunciar a ellas y reemplazarlas por adju-dicaciones püblicas, las cuales no ban sido âun espe-rimentadas.
- Las concesiones de alcornoquês bêchas basta el 1° de enero de 1864 comprenden una superficie de 177,205 liectâreas en los cuales se habia gastado basta entônees mas de 3,400,000 fr.
- La calidad superior de los corchos de provenencia espanola ha sido justiücada en la ültima exposicion universal. Las muestras del Sr Roque Monténégro, particularmente, daban una idea perfecla de la calidad que puede adquirir el corcho en una larga corta (la Argelia en la Exposicion universal d< Londres, pagina 432). A pesar de esta inferiori-dad actual de los corchos de la Argelia, no es du doso que, dejando hacer el tiempo y cuidando 1; produccion, los corchos de la Argelia tomarân lu-gar mas tarde, en el mercado, al lado de los de Espaha.
- Nosolros hemos hecho conocer tamhien, en la
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- l’industrie anglaise, en dehors de la fabrication du bouchon. Nous sommes en mesure de constater, aujourd’hui, deux autres emplois de l’industrie française : au moyen de feuilles de liège, découpées ù un degré de finesse qui égale celle du papier de soie, la chapellerie parisienne a fabriqué, cette année, des chapeaux de très-bon goût, que la fashion a adoptés, et qui joignent, à la qualité essentielle de l’imperméabilité, celle d’une excessive légèreté. Ceux que nous avons vus, confectionnés avec les lièges d’Afrique, sortaient de la maison Gaspart, rue Yivienne.
- M. Chemallé, concessionnaire d’une forêt de chênes lièges en Algérie, a, de son côté, pris un brevet pour la fabrication de bourres de liège, dont l’usage à la chasse semble, en raison de l’incombustibilité de la matière, devoir prévenir bien des incendies dans les pays de landes et de bruyères.
- Ces concessions de chênes zéens, faites pour dix-huit ans, comprennent 19,240 hectares.
- Les massifs d’oliviers qui atteignent, en Algérie, les proportions des arbres de haute futaie, ont été pendant longtemps considérés comme faisant partie du Domaine forestier; ils ont été, à ce titre, l’objet de baux à longs termes pour une superficie de 6,336 hectares.
- Enfin, deux grandes amodiations de pins d’Alep produisant, comme on le sait, une résine supérieure à celle du pin maritime, sont au moment d’être consenties à Boghar et à Orléansville; elles comprennent ensemble une superficie de 19,693 hect.
- Parmi les bois d’ébénisterie, le thuya, ou pour mieux parler, la souche loupeuse du thuya est d’une richesse incomparable.
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- pag. 435 ücl libro precitado, algunos de los usos del corcbo por la industria inglesa ademas de la fa-bricacion del tapon. Nosotros podemos hacer constar hoy dia, otros dos usos de la industria francesa; por medio de hojas de corcho, recortadas â un grado de finura que iguala â la del papel de seda, las sombre-rerias de Paris ban fabricado este ano sombreros de muy buen gusto que los elegantes han adoptado, y que juntan, â la calidad esencial de la impermeabi-lidad, la de una escesiva ligereza. Los que nosotros hemos visto, confeccionados con los corchos de Africa, salian de la casa Gaspart, calle Yivienne. El Sr Che-mallé, concesionario de un bosque de alcornoques en Argelia, tiene, por su parte, tomado un privilegio de invencion, para la fabricacion de tacos de corcho, cuyo uso para la caza parece, en razon de la incombusti-bilidad de la materia, deber evitar los incendios en los pâramos y matorrales.
- Las concesiones de encinas, hechas por diez y ocho aiïos, comprenden 19,240 bectareas.
- Las espesuras de olivos que alcanzan, en Argelia, las proporciones de los àrboles de alta talla han sido durante largo tiempo consideradas como haciendo parte del Dominio de los bosques; han sido, bajo este titulo, objeto de arriendos â largo termino por una superficie de 6,336 hectâreas.
- En fin, dos grandes arriendos de pinos de Alepo produciendo, como se sabe, una résina superior à la del pino maritimo, van â ser acordados en Boghar y en Orleansville ; comprenden juntos una superficie de 19,693 hectâreas.
- Entre las maderas de ebanisteria, la tuya, 6 mejor dicho, la cepa nudosa de la tuya es de una riqueza incomparable.
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- l’KSJ'ACÏNE et i.’algérie.
- X\I1I
- MINES ET CARRIÈRES.
- La liste des gîtes métallurgiques de l’Algérie serait fort longue. De nombreux permis d’exploitation ont été accordés ou renouvelés en 1863.
- Si des travaux d’exploitation de quelques mines concédées ont été suspendus, il faut en chercher la cause non dans l’insuffisance des gîtes, mais dans l’organisation financière des compagnies exploitantes.
- Les mines actuellement exploitées sont, dans la province d’Alger, celle de Souma (fer;.
- Dans la, province d’Oran, celles de Gar-Rouban (plomb argentifère et cuivre).
- Dans la province de Constantine, celles de Ivef-Oum-Teboul (plomb argentifère). ‘ ,
- Ras-el-Ma (Mercure), Aïn Barbar (cuivre et plomb).
- Kharcsas, Aïn-Mokta, Mokta-el-Hadid (fer;, pour l’exploitation de laquelle un chemin de fer^de 32 kilomètres, de Mokta-el-Hadid à la mer, a ôté fait par la compagnie concessionnaire.
- Le marbre abonde sur tous les points de l’Algérie.
- Les marbres onyx translucides d’Aïn-Tebalek (province d’Oran), autrefois exploités par les Romains, sont en grande vogue à Paris et s’allient parfaitement au bronze pour tous les objets d’art.
- Les marbres blancs du Filfilah sont en ce moment inexploités - on; les compare avec raison à ceux de Carrare. ’ v
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- CORAIL.
- La pêche du corail sur les côtes de l’Est et de l’Ouest
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- LA lîSl'ANA Y LA A RG ELIA.
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- XVIII.
- MINAS Y GANTERAS.
- La lista de los leclids metalurgicos de la Argelia séria rnuy larga. Numerosos permisos de beneticio han sido acordados ô renovados en 1863.
- Si los trabajos de laboreo de algunas minas conce-didas se han suspendido, es menester buscar la causa, no en la insuficiencia de los lechos, pero en la orga-nizacion financiera de lascompanias quelaslaborean.
- Las minas actualmente laboreadas son, en la pro-vincia de Argel, la de Souma (hierro).
- En la provincia de Oran, las de Gar-Roubari (plomo argentifero y cobre).
- En la provincia de Constantina, las de Kef'Oum-Teboul (plomo argentifero).
- Ras-el-Ma (azogue), Aïn Rarbar (cobre y plomo).
- Karesas, Aïn-Mokta, Mokta-el-Hadid (hierro), para el laboreo de la cual, se ha hecho un camino de hierro de 32 kilômetros, de Mokta-el-Hadid al mar, por la compania concesionaria.
- El màrmol abunda en todos los puntos de la Argelia.
- Los mârmoles onix traslücidos de Aïn-Tebalek (provincia de Oran), en otro tiempo laboreados por los Romanos, estan en gran crédito en Paris y se ligan perfeclamente al bronce para todos los objetos de arte.
- Los mârmoles blancos del Filfilah no se laborean en este momento ; se les compara con razon à los de Carrara.
- XIX.
- CORAL.
- La pesca del coral en las costas del Este y del
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- GG l’espagne et i/algérie.
- donne lieu, chaque année, à un mouvement de navigation de commerce assez important. 25Ü bateaux tant italiens qu’espagnols et français concourent à cette pêche. Le point le plus important de la pêche est La Cal le, l’ancien Bastion de France, qui fut pendant des siècles possédé par une compagnie française.
- Les armements français pour la pêche du corail ne paient aucun droit de pêche; ceux faits à l’étranger sont soumis à une patente de 800 fr. Toutefois, la convention de navigation, signée le 13 juin 18G2, entre la France et l’Italie, a réduit de moitié cette redevance en faveur des pêcheurs de corail italiens. Quant aux armements faits dans la colonie avec des marins étrangers, ils payaient jusqu’à ce jour 400 fr., mais il a été décidé qu’ils seraient exemptés., comme les Français, de tout droit de pêche, à la condition tpie les patrons des bateaux dont il s’agit, au-dessous de G tonneaux de jauge, seront domiciliés en Algérie depuis un an au moins et qu’ils auront dans leur équipage, soit un mousse, soit un novice de 1G à 18 ans, soit deux matelots résidant également en Algérie depuis un an au moins.
- XX
- INDUSTRIE.
- L’industrie est loin d’avoir atteint le développement qu’elle comporte. Les indigènes fabriquent sur des métiers des burnous et des tapis; ce travail se fait par les femmes. Ils fabriquent encore des chaussures pour les habitants du pays et qu’ils expédient par caravanes dans le Sud ; des articles de sellerie cl de harnachement, de la poterie grossière, quelques armes, poignards et couteaux.
- Les Européens ne sont pas plus restés inactifs en \nduslric qu’en agriculture.
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- LA ESI* AN A Y LA AR0KL1A.
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- Oeste, da lugar, cada aiïo, à un movimiento de na-vegacion comercial bastante importante. 250 barcos tanto ilalianos como espanoles y franceses, concurren à esta pesca. El punto mas importante de la pesca es La Calle, el antiguo Bastion de Francia, que fué durante muchos siglos poseido por una compania francesa.
- Los armamentos franceses para la pesca del coral no pagan ningun derecho de pesca; los que se hacen en cl estrangero eslan somclidos a una patente de 800 tï. Con fodo, la convencion de navegacion, fir-rnada cl 13 de junio de 1862, entre la Francia y la Italia, ha rcducido de la mitad este tributo en favor de los pescadores.de coral ilalianos. En cuanto à los armamentos hechos en la colonia con mari nos estrangeros, pagaban liasta boy dia 400 fr.; pero se ha decidido que serian exceptuados, como los franceses, de todo derecho de pesca, con la condicion que los patrones de los barcos de que se trata, con tal que no lleguen â 6 tonclaclas de aforo, cstaran domiciliados en Argelia despues de un ano a lo ménos, y que tendrai! en su tripulacion, sea un grumele, seà un jôven marinero de 16 à 18 anos, sea dos marineros residienclo igualmcnle en Argelia despues de un ano por lo ménos.
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- INDUSTRIA.
- La industria esta léjos de haber llegadoal dcsarollo que ella permite. Los indigenas fabrican en lelares bornuces y alfombras; este trabajo se liacc por las rnu-geres. Ellos fabrican tambien calzados para los habitantes del pais, que envian por caravanas en el Sud, articulos de guarnicionero y jaeces, alfareria grosera, algunas armas, punales y cuchillos.
- Los Europeos no ban quedado mas sin actividad en la industria que en la agriculture.
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- Les principales industries sont’entre leurs mains : les minoteries, moulins à blé et à huile, les fabriques de pâtes d’Italie, les briquetteries, les mines et carrières, les fabriques de cigarres, les brasseries, fa-briques d’eau de Sellz et liqueurs, le charronnage, les imprimeries, les usines à gaz,‘etc.
- Voici quelques renseignements sur le prix de la main-d’œuvre européenne : 5
- Hommes.
- Manœuvres, terrassiers, jardiniers, de 2 à 3 fr. par jour.
- Maçons, de 5 fr. à 6 fr. par jour. *
- Carriers, mineurs, 5 fr. par jour.
- Charpentiers, scieurs de long, de 3 fr. à 5 fr par jour.
- Menuisiers, 5 fr. par jour.
- Serruriers, 4 fr. par jour.
- Tanneurs, 6 fr. par jour.
- Tailleurs, 4 fr. par jour.
- Maréchaux-forgerons, 50 fr. par mois et nourris.
- Relieurs, 5 fr par jour.
- Domestiques en ville. de50frr à 60 fr. par mois et nourris.
- Domestiques laboureurs et charretiers, de 30 fr à 40 fr. par mois, avec la nourriture.
- Femmes.
- Couturières, blanchisseuses, brodeuses, corsetières, lin-gères, de 1 fr. 25 à 2 fr. par jour.
- Cuisinières, de 30 fr. à 45 fr. par mois avec la nourriture. Bonnes d’enfants, femmes de chambre, de 20 f'r.. à 35 fr. par mois.
- XXI
- IMPÔTS.
- La contribution foncière n’a pas encore été établie en Algérie. Les Européens n’ont eu à payer jusqu’ici, à ce titre, que la redevance de 1 fr. par hectare, dont sont généralement grevées les terres concédées, et avec cela diverses taxes municipales sur les loyers, les chiens, les prestations pour chemins vicinaux, etc. Le chilfrc moyen des impôts payés par les Européens, dans la province d’Oran, notamment, où se trouve le plus grand noyau de la population espagnole, est de
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- LA ESPANA Y LA AROELIA.
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- Las principales industrias eslan entre sus manos ; el comercio de barinas, mol inos de trigo y de accite, las fâbricas de pasla de Italia, las tejerias, las minas y eanleras, las fâbricas de cigarros, las de cerveza, agua de Seltz y licores, la obra de maestro de carros, las imprentas, las oficinas del gaz, etc.
- Yed aqui algunas noticias sobre el precio de la mano de obra europea.
- Hombres.
- Peones, terraseros,jardine-ros, de 2 a 3 por dia.
- Albaniles, de 5 a O fr. por dia.
- Ganteros, minadores, 5 fr. por dia.
- E n sambladores y aserradores de 3 a 5 fr.
- Carpinteros, 5 fr. al dia.
- Gerrajeros, 4 fr. por dia.
- Curtidores, 6 fr. al dia. Sastres, 4 fr. al dia Herreros, 50 fr. al mes y comidos.
- Encuadernadorcs, 5 fr. al dia Sirvienles, de 50 fr. à GO por mes y comidos.
- Criados del campo y carre-teros, de 30 â 40 4r por mes y mantenidos.
- Mvgeres.
- Gostureras, lavanderas, bordadoras, corseteras, lanceras.. de ! fr 25 à 2 fr. por dia.
- Gocineras, de 30 à 40 fr. por mes y mantenidas.
- Niùeras, criadas, de 20 fr. à 35 por mes.
- XX»
- IMPUESTOS.
- La contribucion territorial no esta todavia eslablccida en la Argelia. Los Europeos no han tenido que pagar, basta el présente, que el censo de 1 franco por bectârca, de que estan gravadas generalmente las tierras con-cedidas, y las cuotas municipales sobre los alquileres, los perros, las prestacionespara caminos vecinales, etc. La su ma media de los Lnpuestos pagados por los Europeos, en la provincia de Oran, particularmente, dondc se encuentran el nucleo mas grande de la po-
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- 70 l’espagné et l’algékie.
- 19 fr. 37 c. Par des raisons qu’il serait trop long d’expliquer, ce chiffre est de beaucoup supérieur à celui payé par les indigènes, En effet, les impôts arabes payés en 1862, dans toute l’Algérie, ont donné le chiffre de 15,407,700 fr. qui, réparti sur 2,761,848 indigènes, donne une moyenne de 5 fr. 78c.
- Lorsque l'on veut assimiler autant que possible l’impôt arabe actuel à l'impôt foncier, on trouve, d’une part, que les contributions qui frappent les produits du sol, les zekkat et lezma perçues sur les troupeaux et affectant par analogie les terres’de parcours, et d’autre part, que le liokor et l’acbour perçus sur les cultures, produisent 13,362,779 fr., soit pour 11,000,000 d’hectares dont, d’après la lettre impériale déjà citée, se compose le territoire des tribus, une moyenne de 1 fr. 21 c. par hectare.
- Cette moyenne s’élève à 3 fr. 02 c. par hectare lorsque, laissant de côté les impôts zekkat et lezma pour ne s’occuper que du liokor et de l’achour, c’est-à-dire de l’impôt sur les cultures, produisant 6,094,821 fr. 42 c., on applique ce chiffre à 2,014,000 hectares cultivés sur 11,000,000.
- Le simple rapprochement de ces calculs permet d’apprécier l’importance que pourra prendre l’impôt arabe, lorsque la constitution de la propriété individuelle, conséquence nécessaire et désirée du Sénalus-Consulte du 12 avril 1863, permettra de l’asseoir et de le percevoir sur des bases normales.
- Mais alors même, le chiffre moyen de la contribution individuelle sera inférieur à celui que la population européenne aura à payer, attendu que celle-ci (>st naturellement soumise à des taxes de consommation et autres, qui n’ont pas leur raison d’étre pour les populations indigènes.
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- LA KSPANA Y LA AHGLLIA.
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- blacion espaiïola, es de 19 IV. 37 c. Por razones que séria muy largo de esplicar, esta canlidad es de mucbo superior â la que pagan los indigenas. En el'cclo, los impuestos arabes pagados en 1862, en loda la Argelia,, han dado la suma de 15,407,700 de IV. que, reparlidos en 2,761,848 de indigenas, da por termino inedio 5 fr. 78 c.
- Guando se quiere asimilar, haciendo lo posible, el impuesto arabe aclual al impuesto territorial, se en-cuertlra por una parte que las contribuciones que gravan los productos del lcrreno, los zchhal y h zma pcrcibidos sobre los ganados y afectando por analogia las lierais que estos recorren, y por otra, que el hohor y cl achur percibidos sobre los cultivos, produeen 13,362,779 fr., sea por 11,000,000 de bcctâreasde que,, segun la caria impérial ya cilada, se componc el lerri-torio de las tribus, termino medîo, 1 fr. 21 c. por beclâr.
- Este termino medîo se eleva â 3 f. 02 c. por bec!area cuando dejando â parte los impuestos zellat y lezmu pur no ocuparse sino del hohor y del achur, es decir del impuesto sobre los cultivos, produciendo 6,094,821 f 42 c., se aplica cstacantidad â 2,014,000 debcclâreas cullivadas sobre 11,000,000.
- La simple aproximacion de estos câlculos permile apreciar la importancia que podrâ tomar el impuesto arabe, cuando la constitucion de la propiedad imlivi-dual, consecuencia necesaria y deseada del Senado-Consulto de 12 de abril de 1863, permilirà repartirlo y percibirlo sobre bases normales.
- Pero entônees mismo, la cantidad media de la con-Iribucion individual sera inferior â la que la poblacion europea tendra que pagar, en atencion â que esta poblacion esta naturalmenle somelida â las cuolas de consumos y olras, que no tienen lugar en las pobla-ciones indigenas.
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- l’eSBAGNE EN l’aLGÉRIE.
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- REGIME ADMINISTRATIF. — JUSTICE. —CULTES. — INSTRUCTION PUBLIQUE. — ASSISTANCE PUBLIQUE. — COMMUNICATIONS — POSTES. — TÉLÉGRAPHIE. — CHEMINS DE FER.
- Régime administratif. —L’Algérie se compose des trois provinces d’Alger, d’Oran et de Consfantine. Chaque province a deux territoires, l’un civil administré par un Préfet, l’autre militaire administré par le Général commandant la division.
- Les régimes administratif et judiciaire de l’Algérie sont, à peu de chose près, les mêmes qu’en France, sauf quelques modifications et restrictions indispensables. Il sera parlé ci-après du Gouvernement général. A la tête de chaque département, on trouve le Préfet assisté d’un Conseil général et d’un Conseil de préfecture, avec des Sous-Préfets et des Maires au-dessous de lui. Les Sous-Préfets ont, de leur côté, sous leurs ordres, des Commissaires civils pour l’administration des localités en cours de création. L’élément indigène et étranger entre dans la composition des Conseils généraux et municipaux.
- Justice. — Dans l’ordre judiciaire, il y a une Cour Impériale à Alger, desTribunaux de première instance dans chaque chef-lieu d’arrondissement, des Tribunaux de commerce, des justices de paix, dont quelques-unes à compétence étendue dans les localités éloignées, afin d’épargner aux justiciables des déplacements coûteux. Les affaires dans lesquelles les indigènes sont seuls en cause sont déférées ù des tribunaux musulmans.
- Pour le jugement des causes criminelles, des conseillers de la Cour se transportent dans différentes
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- JA ESPANA Y LA AUGELIA.
- T.'’)
- XXII
- RJïGIMEN ADMINISTRATIVO. — JUSTICIA. — CÜLTOS. — I.NST1UJCCION PÜBLICA. — ASISTENCIA l'UBLICA.— CO-MUN1CAC10NES.—GORREOS. — TELÉGRAFOS- —GAMINOS I)E HIERRO.
- Réyimen adminhlralivo. — La Argelia se çomponc de las très provincias de Argel, de Oran y deConslan-tina. Cada provincia tiene dos lerritorios, e^uno civil administrado por un Prefcclo, el olro dnilitar admi-nistrado por cl General comandanle de la division.
- Los régimenes administrative7 judicial de1 la Argelia son, poco mas ô ménos, los mismos que en Francia, salvas algunas modilîcacioncs y restricciones indispensables. Despues se hablarâ del Gobierno General. Al frenle de cada deparlamcnto, se encuen-tra el Prefecto asistido de un Consejo general y de un Gonsejo de prefectura, con Sub-Prefectos y Alcaldcs bajo su autoridad. Los Sub-Prefcclos tienen, por su parte bajo sus ôrdenes, Comisarios civiles para la administracion de las localidadcs en via de creacion. El elcmenlo indigena y estrangero entra en la compo-sicion de los consejos generales y municipales.
- Justicia. - En el ôrden judicial, hayuna Audiencia impérial en Argel, tribunales de primera inslancia en cada cabeza de disfrilo, tribunales de comercio, justices de paz, de las cuales algunas à competente distancia en las localidadcs lejanas, con el lin de evitar a los justiciables viages costosos. Los negocios, en los cuales los indigenas solos dan ocasion, estan con-leridos â los tribunales musulmanes.
- Para cl juicio de causas criminales, consejeros de la Audiencia se lianstieren en diferenles ciudades de
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- 74 l’espagnk et l’alüéiue.
- villes des départements, à des époques fixes. L’inslitu-tion du jury u’exisle pas encore en Algérie.
- Cultes. — Les cultes catholique, protestant, Israélite cl musulman jouissent, en Algérie, d’une égale protection. La religion catholique est la religion dominante dans l’élément européen.
- D’après les dernières statistiques, il y a, en Algérie, 170 paroisses et 44 vicariats avec leurs prêtres desservants, 1 évêque, 4 vicaires généraux titulaires et 5 vicaires généraux honoraires, 8 chanoines titulaires et 6 chanoines honoraires, un grand et un petit séminaire;
- 1 consistoire central protestant et 12 conseils prcs-hytéraux, 15 i asteurs;
- 3 consistoires israéliles , un par province; — 40 muphlis et imans.
- Instruction publique. — L’instruction publique, placée sous l’autorité du Ministre de l’Instruction publique, est donnée, indépendamment des lycées et collèges établis dans les villes d’Alger, Oran, Tlemcen, Bône, Philippcville et Constantine, par 471 écoles primaires fréquentées par 14,709 garçons et 16,616 tilles, tous Européens. Les instituteurs laïques sont au nombre de 327; les instituteurs religieux au nombre de 342.
- Assistance publique. — Les hôpitaux, recevant les malades sans distinction de nationalité et de culte, sont au nombre de 55.
- Des orphelinats de filles et de garçons existent dans les trois provinces; ils sont à la charge des départements algériens. Il y a de plus, dans les différentes localités de l’Algérie, un assez grand nombre de médecins et sages-femmes appartenant aux différentes nationalités européennes et pourvus des diplômes réglementaires.
- Communications. — Postes. —Le service delà correspondance entre la France et l’Algérie se fait d’une manière générale par les bateaux de la Compagnie
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- LA ESPANA Y LA ARGELI A.
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- los departamentos, en épocas iîjas. La institution dcl jurado no existe âun en la Argelia.
- Cullos. — Los cullos catôlico, proleslanle, israelila y musulman gozan, en Argelia, una igual proteccion. La religion catôlica es la religion dominante de la poblacion europea.
- Segun las ültimas estadisticas, liay en la Argelia, 176 parrôquias y 44 vicariatos con sus curas ecô-nomos, 1 obispo, 4 vicarios generales titalares y 5 vicarios generales bonorarios, 8 canônigos titu-lares y 6 bonorarios, un gran seminario y otro pequeiïo ;
- 1 consi&lorio central protestante y 12 consejos presbiterianos, 15 pastorcs;
- 3 consistorios israelitas, uno por provincia; — 40 muftis é imanes.
- Instruction püblica. — La instruccion püblica, puesta bajo la autoridad del Minislro de la Instruccion püblica, se da, independicntemenle de los liceos y colegios cstablecidos en lasciudades de Argel, Oran, Tlemcen, Bona, Philippevills y Gonstantina, en 471 escuelas primarias frecuentadas por 14,709 ninos y 16,616 ninas, todos Europeos. Los institutores seglares son en numéro de 327 ; los institutores rcligiosos en numéro de 342.
- Asistentia püblica. — Los bospitales que reciben cnfermos sin distincion de nacionalidad y de cullo son en numéro de 55.
- Existen eslablecimientos de orfandad de ninos y ninas en las Ires provincias; estan al cuidado de los departamcnlos argelinos. Hav adcmas, en las di-ferentes localidades de la Argeiia, un gran numéro de medicos y comadres que perlenecen â las dife-j-enles nacionalidades europeas, provistos de sus di-plomas reglamcntarios.
- Comunicacioncs. — Correos — El servicio de la correspondcncia entre Francia y la Argelia se bace de una manera general por los barcos de la rom-
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- 76 L’iiSI'AÜNli l'.T L ALGÉRrii.
- des Messageries impériales, cl accessoirement par les bateaux de la Compagnie de navigation mixte (Touache) et de la Compagnie Teissicr de Philippcvillc.
- Il y a, par semaine, de Marseille pour l’Algérie, et vice versa :
- Trois départs pour Alger;
- Un départ pour Oran, avec escale à Valence;
- Deux départs pour Stora , Philippcville, Bônc et Tunis.
- Des avisos à vapeur de la marine impériale sont chargés de la correspondance sur le littoral algérien. Tout porte à croire que la ligne de l’ouest sera très-prochainement desservie par des paquebots du commerce qui toucheront à Cadix, Gibraltar et Malaga, avec escales diverses d’Oran à Alger.
- Le transport des dépêches en Algérie s’effectue sur presque tous les points au moyen d’entreprises de diligences fondées par des Européens. Le service postal se développe incessamment, au fur et à mesure des accroissements de da colonie. Il ne compte pas en ce moment moins de 79 bureaux.
- Télégraphie. — Le réseau électrique algérien, y compris 500 kil. de fil sur le territoire tunisien, n’a pas moins de 4,252 kil. L’Algérie était naguère reliée à la France par un câble sous-marin qui, partant d’Alger, aboutissait à Port-Vendres. Le fil a été bri§é dans la partie comprise entre Mabon et Alger. Toutes les mesures sont prises pour qu’il soit remplacé. Mais en attendant., et pour assurer les communications en tout temps, un câble va être posé, avec l’assentiment de l’Espagne, entre Oran et Carthagène, où les communications à destination de France seront transmises par fa voie espagnole.
- Le tarif provisoirement arrêté est de 8 fr. par dépêche, tant pour l’Espagne que pour la France.
- Chemins de fer. — Les lignes des chemins de fer algériens dont la construction immédiate a été reconnue possible, savoir : 1° le chemin de fer de la mer à Constantine; 2° celui d’Alger à Oran par Blidah,
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- LA KSI* AN A Y LA AlUil'.UA. 77
- pania de las Mensagerias impériales y accesoriamenle por los barcos de la ooinpaîiia de navegacion mixla (Touache) y de la compaiïia Teissier de Philippevile.
- Hay por semana, de Marsella a la Argelia, y vice versa :
- Très salidas para Argel;
- Una salida para Oran con escala en Yalencia;
- Dos salidas para Stora , Philippeville, Bona y Tu nez.
- Los avisos â vapor de la marina impérial eslan encargados de la correspondencia en el litoral ar-gelino. Todo liace créer que la linea dcl Oeste sera proximamenle servida por paquebotes de eomercio que locarûn en Cadiz, Gibraltar y Màlaga, con di-versas escalas de Oran h Argel.
- El trasporte de correos, en Argelia, se efectüa en casi lodos los puntos, por medio de empresas de di-ligencias establecidas por los Europeos. El servicio de correos se desarrolla sin dilacion a medida del aumento de la poblacion. En este momento no se cuentan ménos de 79 ofleinas.
- Telegrafia. — La red electrica argelina, compren-diendo 500 kilom. de hilo en el territorio de Tuiiez, no tiene ménos de 4,252 kilom. La Argelia estaba no ha mucho unida â la Francia por un cable sub-marino, que partiendo de Argel terminaba en Port-Yendres. El hilo se lia roto en la parte compren-dida entre Mahon y Argel. Se han tomado todas las medidas para que sea reemplazado. Pero en el en-tretanto y para asegurar las comunicaciones en todo tiempo, un cable va â ser puesto, con el bene-placito de la Espana, entre Oran y Cartagena, donde las comunicaciones con destino â Francia serân transmitidas por la via espanola.
- La tarifa provisionalmente acordada es de 8 fr. por despaclio, tanto para la Espana como para la Francia.
- Caminos de hierro. — Las lineas de caminos de hierro argelinos cuya construccion inmediata ha sido reconocida posible, â saber : 1° el cauiino de hierro
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- L ESl’AGNIî ET I. ALGEIUE.
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- Affreville (Milianali), Orléansvillc, Relizane, Saint-Denis-du-Sig, Sainte-Barbe, avec prolongement jusqu’au port, ont été concédées à la Compagnie puissante de Paris à Lyon et à la Méditerranée, et une subvention de 80 millions a été accordée par le Gouvernement de l’Empereur. La Compagnie se dispose à commencer l’exécution immédiate de ces importants travaux. La section d’Alger à Blidali (49 kilomètres) est en cours d’exploitation.
- XXIII
- ADMINISTRATION SUPÉRIEURE DU PAVS.
- Depuis 1830, l’administration supérieure de l’Algérie a été confiée, sous le contrôle du ministère de la guerre, a un Gouverneur général, presque toujours choisi parmi les principales notabilités militaires.
- En 1847, c’est un fils de roi qui fut placé à la tête de la Colonie.
- En 1858, on créa un ministère de l’Algérie et des colonies. S. A. I. le Prince Napoléon fut chargé de ce ministère; par suite le Gouvernement général fut, supprimé, et l’on institua pour la défense exclusive du territoire un commandant supérieur des troupes de terre et de mer.
- Malheureusement pour l’Algérie, un an ne s’était pas écoulé que le Prince-Ministre avait résigné ses fonctions, avant que l’Algérie eût pu voir se réaliser les espérances que la nouvelle administration avait fait concevoir.
- Le ministère de l’Algérie fut supprimé à la fin de 1860, et le gouvernement général fut rétabli.
- Ce Gouvernement était hier aux mains de S. E. l’illustre Maréchal Pelissier, duc de Malakoff; qui emporte dans la tombe les regrels de la France et
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- LA ESl’ANA Y LA ARGELIA.
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- de la mai* à Conslantina ; 2u el de Argel à Oran por Blldah, Afreville (Milianali), Orleansville, Relizane, Saint-Denis-du-Sig, Sainte-Barbe, con prolongacion hasta el puerto, ban sido concedidos la poderosa Compania de Paris â Lyon y al Mediterraneo, y una subvention de 80 millones lia sido acordada por el Gobierno del Eniperador. La Compania se dispone â comenzar la ejccucion inmediala de estos importantes irabajos. La seccion de Argel à Blidab (49 kil.) esta preslando beneficios.
- WHI
- ADMINISTRACION SUPERIOR DEL PAIS.
- Desde 1830, la administracion superior de la Ar-gelia ha estado confiada, bajo la vigilancia del mi-nistro de la guerra, â un Gobernador general, elcgido casi sicmpre entre las principales notabiïidades milita res.
- En 1847, fué un liijo del rey colocado al frente de la Colonia.
- En 1858, se creô un ministerio de la Argelia y de las Colonias. S. A. I. el Principe Napoléon fué encargado de este ministerio ; por consecuencia el Gobierno general fué suprimido y se inslituyô para la defensa esclusiva del territorio un comandante superior de las tropas de tierra y de mai*.
- Desgraciadamentc para la Argelia, âun nosehabia pasado un ano que el Principe-Ministro babia resignado sus funciones, an les que la Argelia pudiera ver rea-lizadas las esperanzas que la nueva administracion babia hecho concebir.
- El.ministerio de la Argelia fué suprimido â la fin del ano 1860, y el gobierno general fué restablecido.
- Este gobierno estaba ayer en manos de S. E. el ilus-tre mariscal Pclissier, duque de Malakoff, que lleva en la sepultura los duclos de la Francia y los de la
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- 80 l’espagne et e’algékie.
- ceux de l’Algérie, où le prestige de son nom élail un gage de sécurité.
- Le Gouverneur général avait, pour le seconder dans son administration militaire et civile, avec un conseil consultatif fortement constitué :
- 1° Un Sous-Gouverneur, aujourd’hui Gouverneur intérimaire, M. le général de division de Martimprey (Edmond), qui, dans la période écoulée entre la suppression et le rétablissement du Gouvernement général, avait été investi du commandement supérieur des troupes de terre et de mer, et dont le nom se trouve mêlé aux premiers projets de colonisation de la province d’Oran. Ce n’est pas ici le lieu de rappeler les éminents services militaires de cet officier-général, on dira seulement qu’à une époque à peu prés correspondante à celle où l’Espagne obtenait à Télouan une glorieuse réparation de l’insulte faite à son drapeau, M. le général de Martimprey franchissait, de son côté, la frontière algérienne et, par un coup-de-main des plus hardis, accompli dans les circonstances les plus difficiles, châtiait vigoureusement les tribus marocaines coupables de meurtres et de pillages commis sur notre territoire.
- 2° Un Directeur général des services civils, M. Mér-cier-Lacombe, Conseiller d’Etat, ancien Préfet du Valet de la Vienne, qui, après avoir commencé sa carrière administrative en Algérie, y a rapporté, en 1861, avec un dévouement bien connu pour les progrès de la Colonie, une connaissance parfaite des affaires du pays.
- Une particularité digne de remarque, c’est que, de même que le maréchal Pelissier, les deux premiers fonctionnaires de l’Algérie ont été, à une autre époque, chacun dans sa sphère, administrateurs de la province d’Oran, celte province qui, par l’importance de l’élément espagnol, a une physionomie vraiment franco - espagnole ; c’est dire que les Espagnols, quand ils passent aujourd’hui en Algérie, sont assurés de trouver partout cette bienveillante tutelle dont
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- LA ESPANA Y LA ARGELIA. 81
- Argelia, en que el prestigio de su nombre era una prenda de seguridad.
- El Gobernador general ténia para sécundarle en su administration militar y civil, con un consejo consul-tativo fuertamente constituido :
- 1° Un Sub-Gobernador, hoy dia Gobernador inte-rino, el Sr General de division de Marlimprev ( Ed-mundo) que, en el periodo transcurrido entre la supresion y el restablecimiento de la Gobernacion general habia sido inveslido del mando superior de las tropas de tierra y de mar, y cuyo nombre se en-cuentra unido â los primeros proyectos de colonisa-cion de la provincia de Oran. No es àqui el lugar dë recordar los eminentes servicios militares de este ofiGial general, se dira solamente que en una' época que corresponde casi.â la que la Espaîïa obtuvo en ïetuan una gloriosa réparation del insulto hecho â su bandera, el Sr general Martimprey, atravesaba,1 por su parte, la frontera Argelina, y por un golpe de. ma no de los mas atrevidos, llevado a cabo en circunslancias las mas dificiles, castigô vigorosamente las tribus mar-roquinas culpables de asesinalos y robos comelidos en nuestro terrilorio. ^ ’
- 1 2° Un Director general de los servicios civiles, el Sr Mercier-Lacombe , consejero de Estado , antiguo prefecto del Var y de la Vienne , que despues de haber empezado su carrera administrativa en Argelia, ha traido alli, en 1861, con interes bien conocido para el progreso de la Golonia, un conocimiento perfecto de los negocios del pais.
- Unaparticularidaddigna de notarse, es que, asi como el mariscal Pelissier, los dos primeros funcionarios de la Argelia han sido, en otra época, cada uno en su esterai administradores de la provincia de Oran, esta provincia que, por la importancia de la poblacion espanola, tiené una fisonomia verdaderamente franco-espanola ; es decir que los Espaiïoles, cuando pasan hoy dia en la Argelia, estan seguros de encontrar por iodas partes esa benévola tu tel a de que sus paisanos
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- L'ESPAGNE ET i/aLGÉRIE.
- leurs nationaux ont, avant eux, dans la province d’Üran, ressenti pins directement les effets.
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- LE PASSÉ, LE PRÉSENT ET l’àVENIR DE L’ALGÉRIE-
- l/lionorable baron de Yialar, l’un des doyens des colons de l’Algérie et des meilleurs, disait naguère devant la Chambre consultative d’agriculture de la province d’Alger : A la vue des grandes choses que Dieu a faites par les mains des colons de l'Algérie, on est heureux de s'épancher dans un sentiment de reconnaissance... Oui, l’œuvre accomplie est immense; et nier les résultats obtenus, c’est nier la lumière. Oui, quoi qu’aient pu dire certains détracteurs de la colonisation européenne, les colons de l’Algérie qui ont trouvé, comme on l’a dit dans le cours de cet opuscule, une si utile coopération dans les travailleurs espagnols, ont bien mérité de la mère-patrie.
- Ainsi donc, poursuivons résolument notre œuvre ; que, sous la devise du maréchal Bugeaud, ense et aratro, colons et soldats se prêtent un mutuel appui et marchent parallèlement au même but. Ce but, c’est la prospérité du pays, l’accroissement de la puissance de la France- Ayons foi dans l’avenir; ayons foi dans cette prédiction du maréchal Bosquet, de regrettable mémoire, Bosquet, presque un enfant de la Navarre et l’un des plus valeureux soldats de l’Algérie ; il a écrit quelque part : Je crois que l’Empereur s’occupe parfois a rêver de notre Algérie;
- IL SORTIRA CERTAINEMENT, POUR CE PAYS, QUELQUE CHOSE DE GRAND DE CETTE TÊTE SI RICHE, SI FÉCONDE !
- La Safia, le 53 mai 1864.
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- LA ESPANA Y LA A LG ELI A. 8.';i
- han esperimentado mas directamenle los efcclos, ailles que ellos, en la provincia deOran.
- XXIY
- EL PASADO, EL PRESENTE Y EL PORVEN1R DE LA ARGEL1A.
- El honorable baron de Yialar, uno de los decanos de los colonos de la Argelia y de los mejores, decia poco liace en la Càmara consultativa de agricullura de la provincia de Argel : En vista de las grandes cosas que Dios ha hecho por manos de los colonos de la Argelia, es uno feliz de explayarse en un senümiento de agra-decimienio... Si, laobra acabadaes inmensa, y negar los resultados oblenidos es negar la luz. Si, aunque hayan podido decir ciertosdetractoresdela colonisacion europea, los colonos de la Argelia que ban cnconlrado, como se ha diebo en el curso de este opüsculo, una tan ütil cooperacion en los trabajadores espanoles, ban merecido bien de la madre-patria.
- Asi puesprosigamosresueltamentenueslra obra ; que, bajo la divisa del mariscal Bugeaud, ense et aratro, colonos y soldados se presten un muluo apoyo y mar-chen paralelamente al mismo objeto. Este objeto es la prosperidad del pais, el acrecenlamiento del poder de la Francia. Tengâmos fé en el porvenir ; tengâmos fé en esta prediccion del mariscal Bosquet, de sentidn memoria, Bosquet, casi un bijo de Navarra y uno de los mas valientes soldados de la Argelia ; él lia escrito en alguna parte : Yo creo que el emperador se ocupa
- ALGUNA VEZ EN MEDIT AR DE NUESTRA ARGELIA; CIERTA— MENTE SALDRA, PARA ESTE PAIS, ALGUNA COSA GRANDIOSA DE ESA CAREZA TAN RICA, TAN FECUNDA !
- La Sali a, cl 23 de maio 1864.
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- TABLE DES MATIERES
- Pages.
- I. Souvenirs historiques.............................. 4
- II. Climat........................................... 10
- III. Aptitudes des travailleurs espagnols..............12
- IV. Le littoral, les hauts-plateaux, le Sahara........16
- V. Population........................................ 18
- VI Commerce, importations, exportations, céréales. . 26 Vil. Concessions, ventes de terres, barrages delà Macta
- et de l’Hahra ...................................34
- VIII. Culture du coton....................................38
- IX. Tabacs............................................42
- X. Vins.............................................44
- XI. Huiles . . .......................................46
- XII. Lin, chanvres, plantes textiles...................48
- XIII. Fruits............................................ 50
- XIV. Soies...............................................50
- XV. Laines, peausserie. ..............................52
- XVI. Bœufs, chevaux, mulets, peaux.......................54
- XVII Bois, chênes-liège, chênes zéens, oliviers, pins
- d’Alep, thuyas...................................58
- XVIII. Mines et carrières..................................64
- XIX. Corail. . ............................................64
- XX. Industrie.......................................... 66
- XXL Impôts..........................._..................68
- XXII. Régime administratif, justice, cultes, instruction publique, assistance publique, communications,
- postes, télégraphie, chemins de fer..............72
- XXIII. Administration supérieure du pays...................78
- XXIV. Le passé, le présent et l’avenir de l'Algérie. ... 82
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- TABLA DE LAS MATER1AS.
- Paginas.
- I. llecuerdos historicos.............................. 5
- II. Glima............................................ 11
- III. Aptitudes de los trabajadores espafioles.......... 13
- IV. El litoral, las altas mesetas, el Sahara...........17
- V. Poblacion........................................19
- VI. Comercio, importacion, exportation, cereales. . . 27
- VII. Goncesiones, ventas de tierras, azudes de la Macta
- y de la Habra.....................................35
- VIII. Cultivo del algodon................................39
- IX. Tabacos............................................43
- X. Vinos.............................................45
- XL Aceite...............................................47
- XII. Lino, câfiamo, plantas hilables....................49
- XIII. Frutas............................................51
- XIV. Sedas.............................................51
- XV. Lanas, pellejeria.................................53
- XVI. Bueyes, caballos, mulos, pieles................... 55
- XVII. Maderas, alcornoques, encinas, olivos, pinos de
- Alepo, tuyas......................................59
- XVIII. Minas y canteras.....................................65
- XIX. Goral..............................................65
- XX. Industria.........................................67
- XXI. Impuestos..........................................69
- XXII. Régimen administrative, justicia, cultos, instruc-
- cion pûblica, asistencia püblica, comunicaciones,
- correos, telégrafos, caminos de hierro............73
- XX11I. Administracion superior del pais.....................79
- XXIV. El pasado, el présente y el porvenir de la Argelia. 83
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- Léjos de Argel, durante la impresion de esta noticia, debo dar las gracias al Dr D. Antonio-Miguel Boigués, por los cuidados que ha prestado en la révision y correccion tipogrâûea del texto espanol.
- A. De C.-C.
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