Rapports du jury international
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- RAPPORT
- SUR
- L’ORFÈVRERIE.
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- MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DU COMMERCE.
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1878
- A PARIS.
- -><5X=~
- Groupe III. — Classe 24,
- RAPPORT
- SUR
- L’ORFÈVRERIE,
- PAR
- M. L. BAGHELET,
- A A CI EN FABRICANT D'ORFEVRERIE RELIGIEUSE.
- PARIS.
- IMPRIMERIE NATIONALE.
- M DCCC LXXX.
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- Groupe III. — Classe 24.
- RAPPORT
- SUN
- L’ORFÈVRERIE.
- COMPOSITION DU JURY.
- MM. Chopin (F.), président, membre du conseil du commerce ) R
- et des manufactures....................................I ussie.
- Vkykat père, vice-président, ancien juge au tribunal de \ commerce, membre du conseil d’adminislration de I l’union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie, > France, membre des comités d’admission et d’installation à 1 l’Exposition universelle de 1878............................J
- Bachklkt père, rapporteur, ancien fabricant d’orfèvrerie 1
- religieuse, membre du jury à l’Exposition de 1867, f prance membre du comité d’admission à l’Exposition univer- 1 selle de 1878.............................................J
- Scheib (J.), secrétaire...................................... Etats-Unis.
- Archer, professor, F. R. S- E., direc-tor of tbe Muséum of science and art, Edinburg..................................
- le major Bjorkman (J.-A.-G.), directeur de l’école indus- ) c , , . ,T ,
- 11 1 n, 111 1 DUGQ.6 Gt INorweffG.
- ttioHp. <1p Stnr.kholm.....................................\ °
- Hiîrman den Kate............................................... Pays-Bas.
- Falize (L.) fils, bijoutier en or........................... France.
- Roussel père, orfèvre-coutelier............................. France.
- Fray, suppléant, orfèvre, membre du comité d’installation ) p à l’Exposition universelle de 1878..............................j rance'
- La classe 2 4 comprend l’orfèvrerie proprement dite, laquelle comporte : d’une part, le service de table et son décor artistique en argent et en cuivre argenté, les vases, les statues et objets de vitrine et ceux donnés comme prix de courses, concours, etc.,
- Classe ai.
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- Gr. in. ainsi que les objets plus modestes où l’art tient une moindre Ci~24 P^ace’ tels d116 ^es services de table d’un travail plus courant, puis ceux fabriqués pour l’exportation; d’autre part, l’orfèvrerie d’église, les vases sacrés destinés à la célébration du culte catholique, les ornements et meubles en cuivre qui ornent lesdites églises.
- Il résulte de l’examen approfondi du jury que, si la France tient encore la première place dans cet art industriel, qui a et aura toujours les sympathies des gens de goût, à l’étranger il se fait d’immenses progrès sous le rapport artistique comme sous le rapport de la fabrication; car la fondation des principales maisons de la Russie, de l’Amérique, date de vingt-cinq années environ, et que de progrès faits en si peu de temps !
- La Russie nous montre de fort belles pièces, où l’art est traité d’une façon sérieuse, tout en conservant le caractère, l’esprit de son origine.
- Les expositions des maisons Sasikofî, Owtchinnikoff, Klebnikolf et fils sont des plus intéressantes et tiennent un rang élevé par la valeur de leurs produits.
- Les Etats-Unis, quoique n’ayant qu’un exposant, sont magnifiquement représentés par la maison Tiffany et Cie, de NeAv-York, maison fondée en 18 51 et remarquable par l’excellence de ses
- Cette maison, ainsi que celles de la Russie, a établi certaines pièces de table et de fantaisie en un métal nommé mocoumé au Japon, à qui parait devoir être attribué le mérite de cette invention. En France, nous ne voyons que la maison Christofle etClcqui ait employé le mocoumé, qui est un composé de plusieurs métaux, tels que l’or, l’argent, le cuivre, l’étain. De ces éléments forgés, laminés, travaillés ensemble, résultent des veines, comme dans certains bois. En Angleterre et en Amérique, on le nomme mixt métal. Son effet est agréable à l’œil et le repose du blanc éclatant ou mat de l’argent; il paraît convenir principalement aux objets de moyenne dimension, à ceux surtout de fantaisie, et donnerait l’avantage d’une facile conservation aux objets d’un usage journalier.
- Le Royaume-Uni lient, au Champ de Mars, la place honorable
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- ORFÈVRERIE.
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- qu’il a su conquérir depuis longtemps par l’importance des pro- Gr. ni. duits de ses exposants; cependant, il faut que ces derniers redou- C1~4 blent d’énergie et de soin dans la fabrication et le fini de leurs œuvres.
- La maison Elkington et C'c a une exposition importante, présentant cependant quelques lacunes regrettables. Les maisons Betjemann et fds, Hart fils, Peard et G1', Ilood et lils, Jones et VVillis, etc., exposent des objets d’une importance moindre, en métal ou doré ou argenté, dont quelques-uns se recommandent par des prix peu élevés.
- A quoi attribuer les progrès des maisons qui précèdent? Est-ce au concours d’artistes que nous avons perdus par des causes qu’il ne nous appartient pas de définir ici, et qu’elles ont su attirer chez elles? Est-ce à la fréquence des Expositions ou nationales ou universelles? La plus grande part de ces progrès doit être attribuée sans aucun doute à la fondation d’écoles de dessin, fondées ou soutenues dans tous les pays par les chefs de ces importantes maisons, à l’émulation entretenue dans les écoles au moyen de concours et de prix.
- En France aussi, et depuis ces dernières années, l’élan dans ce sens est donné. Des institutions dont le but est le développement du goût industriel et artistique ont été fondées.
- L’union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie, dont le premier fondateur a été M. Guichard, et dont le président actuel est M. Ed. André, tient peut-être le premier rang par l’importance de son organisation et de ses résultats.
- Le musée des arts décoratifs, avec M. le duc d’Aucliffret-Pas-quier pour président et pour vice-président M. le duc de Chaulnes, aura aussi de grands succès, qu’il accroîtra par la création d’une classe spéciale pour l’orfèvrerie.
- Les écoles non plus ne nous manquent pas. Avec un directeur comme M. Louvrier de Lajolais, des professeurs comme notre éminent statuaire Aimé Millet, l’école des arts décoratifs augmentera la brillante phalange de nos artistes.
- Citons encore l’école professionnelle de dessin, de modelage de la bijouterie, de la joaillerie et de l’orfèvrerie, fondée par la
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- Gr. m. chambre syndicale et sous sa surveillance, ayant pour professeurs MM. T. Carlier, Fossey, etc. Nous verrons cette école grandir par les résultats et apporter son contingent d’ouvriers habiles et d’artistes distingués.
- La création, rinslallation bien comprise de musées ne peut avoir également que des résultats avantageux pour les artistes, les ouvriers et le public , qui s’habituent à voir, à comprendre sans effort la beauté d’une œuvre.
- La galvanoplastie est d’un secours bien précieux, sous ce rapport qu’elle permet la reproduction fidèle, indéfinie en quelque sorte, et d’une manière durable, d’une foule d’objets intéressants que les temps anciens nous ont laissés.
- Les progrès faits dans les moyens de fabrication sont glus appréciables et surtout plus nécessaires pour les objets de commerce, dont la quantité à produire est une condition indispensable pour obtenir des prix peu élevés; le mérite personnel de l’ouvrier s’amoindrit peut-être; les spécialités se font jour, mais dans cette production abondante, il faut au moins que les règles du goût soient sauvegardées.
- Examinons avec soin les produits du Japon; là est une source inépuisable de motifs, de formes, qui, étudiées avec intelligence, et en tenant compte de nos habitudes et de nos mœurs, ouvrent une large voie à la création d’objets plus variés les uns cpie les autres.
- To us ces produits peuvent être pris pour sujets d’études : leurs formes, si sobres, si agréables tout à la fois, les émaux si parfaitement exécutés au double point de vue et du travail et de la couleur, sont d’excellents modèles. Quelle harmonie, quelle satisfaction de l’œil dans ces nuances diverses qui forment un ensemble si parfait!
- Bien différente est la Chine, avec ses sculptures tourmentées, ses lignes, ses formes si bizarres, où la vue ne s’arrête nulle part, mais enveloppe un ensemble qui, malgré tout, attire, à cause peut-être de l’inconnu que renferme cette production.
- Ces produits si divers et si étranges nous offrent donc, comme nous le disons plus haut, matière à étude, mais à étude raisonnée, qui nous garde des périls d’une imitation sans idées, ou, chose
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- plus à craindre encore, delà création d’un style franco-japonais ou Gr. ni. franco-chinois. Avec des artistes comme les Christofle, les Bouilhet,
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- les frères Fannière, les Odiot,les Froment-Meurice et tant d’autres encore, ce péril n’est pas à craindre; leurs vitrines, que nous examinerons plus loin, en sont de sûrs garants.
- Applaudissons aux succès de nos rivaux en art et en industrie; il nous reste et il surgit tous les jours en France des artistes qui maintiendront haut et ferme le drapeau de l’art français.
- En terminant cet exposé si succinct, qu’il nous soit permis de regretter de n’avoir pas à classer plusieurs exposants, dont les pièces d’orfèvrerie n’arrivent que comme accessoires dans l’ensemble de leurs produits.
- Parmi eux nous citerons particulièrement M. Falize fils, notre collègue au jury international, pour sa Vierge à l’enfant en argent fondu et ciselé, ses panneaux Marguerite et Gaston de Foix, l’un, émail limousin, l’autre, bas-relief repoussé en or; ces objets, de haute orfèvrerie, sont montés dans des cadres d’argent ciselé dont le fini et la richesse font un tout vraiment remarquable ; on sera convaincu qu’il n’en pouvait être autrement, quand on aura examiné avec l’attention quelle commande la perfection si complète de ses horloges des xm° et xvie siècles et aussi ses bijoux, qu’il nous est permis d’admirer, mais non de juger.
- MM. Parisot et Gallois, dont les produits seront examinés par le jury de la classe 23, exposent, outre leur coutellerie d’acier,-un service à thé dont l’exécution est à remarquer, ainsi que celle de leur coutellerie en argent; leurs pièces de fantaisie et à plusieurs usages sont d’un goût parfait et d’un service facile et pratique.
- Le jury propose les récompenses suivantes :
- FRANCE.
- Hors concours.
- Fiuy, n° 7 du catalogue; Paris ; juré suppléant de la classe %â.
- Les produits de cette maison, la plupart deslinés à l’exportation, ont énormément gagné sous tous les rapports, surtout depuis l’habile direction
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- Gr. ni. de son chef actuel. Nous voyons dans sa vitrine des services à thé d’une com-position et d’un travail très soignés, des pots à eau et leurs cuvettes dans de Cl. 24. très bonnes conditions, belle corbeille, belle glace, etc., en un mot, richesse d’ornements bien entendus, bon travail de ciselure, emploi raisonné de la matière.
- Grands prix.
- Christoflk ot GIC, n" 6 du catalogue ; Paris.
- L’historique de celle maison n’est plus à faire; elle a la plus considérable production qui existe, le mérite artistique le plus éle\é. Sous l’habile direction de MM. Paul Chrislofle et Henri Rouilhel, le succès de cette grande usine progressera encore; des objets tels ([ne la bibliothèque offerte au pape Pie TX, le surtout en argent exécuté pour M. le duc de Sanlonia, placeraient seuls celte maison au premier rang, si déjà depuis longtemps elle n’avait conquis celte place.
- Cette bibliothèque, dont la description seule ferait la matière d’un volume, a un tort à nos yeux; ces Messieurs ne nous en voudront certainement pas de le dire. A la hauteur qu’ils occupent dans les arts et dans l’industrie, la critique d’un modeste rapporteur ne les blessera pas et les convaincra de son entière indépendance. Ce tort, à nos veux, le voici : la forme, la structure, l’ensemble, en un mot, de ce monument, car c’est un vrai monument, n’indique pas immédiatement le sujet, l’emploi, l’office si l’on aime mieux, de cet objet considérable à tous les points de vue, qui est une bibliothèque. Peut-être certaines conditions que nous ignorons ont-elles commandé cette forme. Ceci dit, passons à l’examen de ce magnifique travail, ensemble remarquable de la sculpture, de la peinture, des matières les plus rares et les plus précieuses.
- Cette bibliothèque, qui mesure six mètres de longueur sur près de quatre mètres de haut, est soutenue par trente-deux pieds en bois d’amarante, de poirier, d’érable, avec filets d'ébène. Au-dessus vient le corps de la bibliothèque, en forme de vitrines inclinées; c’est dans ces vitrines que sont renfermées les bulles de l’immaculée Conception. Au-dessus des vitrines, une sorte de retable, dont le centre est occupé par un monument formant avant-corps et surmonté d’une coupole sur laquelle est placée une statue de Notre-Dame de Lourdes, en argent vermeil, ivoire et émail, avec une couronne d’or enrichie de diamants. Tel est l’ensemble.
- Pour les détails, et ils sont nombreux, nous signalerons : les écussons sur fond d’émail cloisonné de la frise supérieure, écussons destinés à conserver le souvenir de ceux qui ont contribué à la dépense de ce travail, communautés, paroisses, familles, etc.; les mosaïques données par le pape Pie IX, et exécutées à Rome dans les ateliers du Vatican; la frise supérieure de la vitrine. ornée de \ingt-doux médaillons en émail limousin d’un beau travail;
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- l'avant-corps porlanl las dédicaces on gravure; on un mol, tout esf à exa- Gr. ni. miner avec la plus grande attention. —
- Dans un autro ordre de production, la maison Ghristolle et Cie expose un Cl. 24. siu'lout en argent de style renaissance italienne, composé d’une pièce de milieu, le Triomphe d’Ampliitrite; de pièces de bouts de table, Tritons et Néréides; de jardinières, les Quatre parties du monde; quatre candélabres, les Saisons; et d'autres pièces, telles qu’étagères, compotiers, etc. Cet ensemble, si complet et si remarquable, a été exécuté, comme il est dit plus haut, pour M. le duc de Sanlonia.
- I n déjeuner style Louis XV, doré, travail de repoussé avec frise en émail cloisonné, est fort intéressant. Des services à café, des vases, une coupe en argent repoussé et bien d’aulres objets complètent cette partie d’argent.
- Dans l’orlèvrerie argentée et dorée, les surtouls, les services de table, à thé, ne se comptent pas, et sont traités, soit comme composition, soit comme exécution, avec un talent, un soin portés au plus haut degré.
- Les objets en bronze avec émaux cloisonnés sont également remarquables; nous citerons entre autres leurs jardinières à trépieds d’éléphants et de cigognes, leurs tables, leurs coffrets.
- Dans les bronzes incrustés et à reliefs polychromes, une pendule et candélabres persans ont attiré tout particulièrement notre attention, qu’il nous a fallu cependant partage]1 entre des torchères, des vases, des jardinières, dont certains détails sont en argent et or de couleur, d’autres en bronze patiné, noirs, bruns, rouges, traités de manière à satisfaire les exigences artistiques et industrielles les plus absolues.
- Nous terminons en disant que MM. Christofle et Cio ont fondé des institutions ouvrières cpii leur permettent de venir au secours de leurs ouvriers malades et infirmes; une école pour les apprentis, où ils reçoivent une instruction tout industrielle, et dont l’organisation, fort intelligente et moralisatrice, sera certainement couronnée de succès.
- Fannière frères, n° 27 du catalogue; Paris.
- Si, à l’aide de grands capitaux dirigés par des intelligences hors ligne comme celles qui sont à la tête de la maison ci-dessus, MM. Christofle et Cie sont arrivés à des résultats surprenants, nous devons réserver une grande part de nos éloges à MM. Fannière frères, qui sont seuls à produire des œuvres que nos anciens maîtres ès arts, tels que les Jean Goujon, les Germain, ne répudieraient pas; certainement il arrivera un moment, mais nous ne le \errons pas, où leurs produils, comme ceux des maîtres, orneront les collections des grands et riches amateurs.
- Citer leurs produits artistiques, tels que leur pendule Renaissance avec lapis, leur coupe représentant la naissance d’Ampliitrite avec une sirène pour support de la vasque, leur groupe Bellérophon monté sur Pégase et
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- Gr. III. terrassant la Chimère (prix du Jockey-Club), appartenant à M. le comte de Lagrange, c’est citer autant de modèles de la statuaire la plus sérieuse; citer Cl. 24. ]eurs pièces de table, telles que leur thé en style japonais et celui Louis XV;
- leurs légumier, réchaud, sallières, etc., c’est toujours de la statuaire et de la statuaire aimable, entourée et accompagnée d’ornements et de feuillages les mieux agencés et en parfaite conformité avec le genre ou plutôt le sujet de la pièce.
- Parlerons-nous de leur Claymore écossaise, en acier repoussé? Nous savons que MM. Fannière ne sont pas arrêtés par la nature du métal; l’acier a des souplesses pour eux; et deux boucliers en fer et acier, qu’il nous a été donné de voir dans leur atelier et qui enrichiront bientôt leurs vitrines au Champ de Mars, en font foi.
- Le travail d’un métal plus précieux, l’or, devait tenter un talent si délié. Leurs parures, leurs bracelets, divers autres objets ornés d’émaux et de pierres fines, nous montrent un travail d’une délicatesse extrême, des figures de main de maître, se souciant peu de la mode du jour, mais ne se préoccupant que de l’art vrai. Par là, à l’abri du caprice, leurs bijoux seront toujours appréciés, car l’art ne périt pas.
- Médailles d’or.
- Armand Caillat, n° 2 3 du catalogue; Lyon.
- L’exposition de cette maison nous donne un ensemble très complet de tous les objets destinés soit à la célébration du culte catholique, soit à la décoration des monuments religieux. Ces objets sont généralement remarquables dans leur ensemble et dans leurs détails; nous citerons particulièrement l’ostensoir de Notre-Dame de Lourdes, celui de Notre-Dame de la Salette, ainsi que le calice à même destination. Les émaux, les pierres fines, les ors de diverses couleurs, se marient d'une manière heureuse aux ornements qui enrichissent ces objets; peut-être même, à ce sujet, y aurait-il lieu de trouver une bien grande ou trop grande abondance de détails; ainsi, quelques pièces moins importantes que celles désignées ci-dessus : des ostensoirs, des crosses, des calices, d’une décoration plus modeste, n’en plaisent pas moins et satisfont également aux règles du bon goût.
- Quand nous aurons parlé des lampes de Notre-Dame de Lourdes, de Paray-le-Monial,' des reliquaires de tonies sortes, tous ces objets en argent doré; du retable du maître-autel de Notre-Dame de Bourg-en-Bresse, en bronze doré, nous aurons passé bien rapidement en revue l’exposition de M. Armand Caillat, et nous terminerons en disant que les objets d’une richesse moins grande sont traités avec tout le soin que cette maison apporte à celte fabrication.
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- Poussielgue-Rusand, n° i du catalogue; Paris. Gr. in.
- Comme ceux de la maison qui précède, ses produits sont exclusivement Cl. 24. destinés au culte catholique. Nous y trouvons des ostensoirs en vermeil, décorés de pierres fines et d’émaux, entre autres ceux du Sacré-Cœur; des chapelles, calices et burettes, des ciboires, tous ces objets en argent vermeil et, de même que les ostensoirs, d’une grande richesse.
- Les crosses, les aiguières, les bougeoirs, ainsi que les châsses, soit en argent vermeil, soit en cuivre doré, sont traités dans les détails avec une grande perfection; leur composition sérieuse, inspirée par ce qui nous reste de l’époque du moyen âge, se comprend immédiatement par un ensemble de lignes exempt de fioritures inutiles, qui permet à l’œil et à la pensée de les suivre. ^
- Quand nous aurons dit que la plupart des objets de l’exposition de M. Pous-sielgue-Rusand sont dessinés par des artistes de la plus grande valeur, tels que MM. Viollel-le-Duc, Ballu, Roguet,etc., on se rendra facilement compte du charme que l’on ressent en voyant ces objets.
- Nous citerons une croix-reliquaire à double croisillon, en argent doré, enrichie de pierres fines de toutes sortes, dessinée par M. Viollet-le-Duc et destinée à la cathédrale de Sens; des crosses, des aiguières émaillées, dessinées par le même, pour la cathédrale de Paris.
- Cette maison a tenté, à l’aide des formes du style moyen âge, un motif de décoration intérieure d’appartement, en cuivre poli, et dont l’effet paraît réussi; le cabinet en bois noir, surmonté d’une pendule avec candélabres et coupes en cuivre, forme un ensemble agréable et compléterait heureusement l’ameublement d'une bibliothèque dont tous les meubles rappelleraient cette époque. Puisqu’il est admis qu’un jet de gaz peut sortir d’un lampadaire du xïii' siècle, on peut, à plus forte raison, quand on veut se servir du style de cette époque, adoucir quelque angle trop aigu et tenir compte de nos habitudes actuelles.
- C’est une tentative à continuer; nous y engageons fort M. Poussielgue-Rusand.
- Froment-Meurice, n° q5 du catalogue; Paris.
- Tous les objets exposés par la maison Froment-Meurice, et dont la variété est infinie, réclament la plus grande attention dans leur examen : à côté du Centaure en argent repoussé et, suivant nous, la plus importante pièce peut-être, connue difficultés vaincues, elle nous montre un ostensoir en vermeil, orné de diamants et d’émaux, don de Mme la comtesse de Bardi à l’église de Notre-Dame du Sacré-Cœur d’Issoudun, travail très intéressant; plus loin, la pendule et les candélabres commandés par Mgr le duc d’Aumale, pour le château de Chantilly. Les objets sont en argent fondu et ciselé, avec figures
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- Gr. ni. en ivoire, dont l’effet serait certainement plus satisfaisant s’ils étaient vus à — leur place deTmitive, travail de sculpture et de ciselure exécuté avec un soin Cl. 24. tou! particulier, de même que l’épée à poignée d’argent ciselé offerte à M. le général-comte Espivent de La \illeboisnet par la ville de Marseille.
- Le surtout de table, de style rocaille, le coffret en cristal, la coupe eu onix, doivent être signalés à l'appréciation des artistes.
- 11 faudrait citer tous les objets que comporte cette exposition, où le travail artistique l’emporte peut-être sur celui des pièces moins riches.
- M. Froment-Meurice, avec ses pièces d’orfèvrerie, expose aussi de fort beaux bijoux, entre autres une parure de style romain, dont les diverses pièces sont formées de pampres, lauriers et lierre en or ciselé sur fond fili-grané, très réussis, ainsi que le pendant de col dessiné par M. Cameré; une croix pastorale, appartenant à Ms‘ de Cabrière, évêque de Montpellier; une coupe en jaspe sanguin, portée par des tritons, etc.
- Emile Philippe, n° i i du catalogue; Paris.
- Ici encore nous trouvons une exposition renfermant bien des genres différents, tous étudiés, composés et exécutés avec un soin, une touche remarquables; ici, un milieu de table de style indien; là, un service Louis XIV, composé d’une pièce de milieu, girandoles, réchauds, d’une bonne composition; plus loin, des aiguières, des coupes fort belles et destinées au château d’Anet, qui sont nue reproduction des vasques attribuées à Jean Goujon; une garniture de bureau en style égyptien; des vases avec sujets allégoriques.
- Dans un genre se rapprochant de la bijouterie artistique, des coffrets émaillés, champlevés, mauresques et persans; des cristaux de roche; des (laçons dont la monture est d’une grande délicatesse de travail.
- Encore un peu, l’appréciation du mérite des produits de M. Philippe nous échapperait et appartiendrait au jury de la classe 39, qui lui réserverait sans aucun doute une belle place.
- Rappel de médaille d’or.
- Odiot, n° 9/1 du catalogue; Paris.
- Noblesse oblige. Cette ancienne et remarquable maison ne pouvait déchoir; aussi son exposition représente-t-elle la force dans le beau, le solide. L’exécution poussée à sa dernière limite semble peu se soucier de la mode du jour, pour s’attacher plus particulièrement à conserver celte manière de faire si large, 011 pourrait dire si honnête, qui a fait, il y a longtemps déjà, la réputation si bien méritée de cette maison. Les bonnes et anciennes traditions s’y sont conservées avec une telle énergie, qu’011 semble même y faire peu de cas du progrès et des idées nouvelles. La forme de quelques pièces demanderait
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- peut-être un peu plus rie légèreté; dans la ciselure, un peu plus de fermeté Gr. III. ne nuirait pas, témoin le \ase de la société de Dangu; néanmoins, les con- — naisseurs seront heureux d'apprécier une fort belle aiguière, représentant les Cl. 24. quaire Saisons avec groupe de faunes et de bacchantes; une garniture de bureau style Louis XV ; une pièce de milieu représentant l’enlèvement de Flore par Zéphyre; les vases, les prix de courses, le tout d’une belle composition, d’une exécution irréprochable. Rref, orfèvrerie sérieuse dans la plupart des formes et dans le fond.
- Médailles d’argent.
- Brateau, n° o8 du catalogue; Paris.
- L’exposition de M. Braleau se compose exclusivement de plaques ou médaillons représentant des sujets en repoussé. Cilons le portrait de Marie de Médicis, en argent, ainsi que deux médaillons, l’Air et l’Eau. Dessin et travail de main habile, travail exécuté par l’exposant.
- Aucoc, ri° 2 du catalogue; Paris.
- Cette maison expose les objets de sa fabrication courante et nous donne ainsi la mesure exacte de sa valeur; rien n’est fait spécialement pour l’Exposition; les services à thé, et ils sont nombreux, les surtouls, les nécessaires présentés par M. Aucoc sont traités avec soin, bien composés; aussi sont-ils appréciés par une haute clientèle, comme le constatent les armoiries dont sont ornés la plupart des objets renfermés dans cette vitrine; cependant, M. Aucoc nous permettra de faire une réserve relativement à certains fonds unis de quelques pièces, qui demanderaient un peu plus de régularité.
- VL Aucoc soutient avec succès une réputation si bien méritée par son père.
- Mègemond, ri’ 20 du catalogue; Paris.
- L’exposition de M. Mègemond est composée de pièces dont la fabrication est fort bien traitée; la ciselure est généralement soignée; nous avons remarqué un plateau en argent, une écuelle et plusieurs autres pièces dans ces conditions, comme du reste l’ensemble de cette exposition, qui comporte généralement des objets d’un usage journalier; nous le répétons, bonne fabrication.
- Turquet, n° io du catalogue; Paris.
- L'exposition de M. Turquet nous montre tout de suite qu’il a été à bonne école; les pièces sont pratiques, la composition entendue et la fabrication excellente, entre autres pièces à remarquer, nous voyons une corbeille de
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- Gr. III. milieu de table, en argent oxydé, dont le travail ne laisse rien à désirer; une — autre en argent, un déjeuner. Tous les objets sont traités avec le soin auquel Cl. 24. nous a habitués celle ancienne maison.
- Ftzatne, nû 3 clu catalogue; Paris.
- Celte maison, dont les produits sont destinés particulièrement à l’exportation, a l'ait, un bien sensible progrès, depuis quelques années, dans sa fabrication; scs pièces, généralement légères de poids, sont bien faites, c’est-à-dire sans parties défectueuses causées par une répartition inégale de la matière; les formes, eu égard à la destination des objets, sont bonnes, doivent plaire, et, point important lorsqu'il s’agit d’entrer en lutte avec la fabrication étrangère, les prix sont très modérés. Nous signalerons surtout : un pot à eau et sa cuvette, le tout en argent; un encrier en argent doré, cpi’il est vraiment intéressant de tenir dans les mains, pour se rendre compte de leur légèreté.
- Veyrat fils, u° 26 du catalogue; Paris.
- Comme la précédente, cette ancienne maison exporte la plus grande partie de ses produits, et elle doit obéir au goût et aux exigences de sa clientèle, ou du moins en tenir grand compte. En général, les objets exposés sont composés et exécutés dans cet esprit de concurrence étrangère, qui lui permet d’arriver à des prix relativement peu élevés. Production importante.
- J.iKjUUM9 II ü 1 UU L-tl IcUUy lie , I tll io.
- Depuis quelques années seulement, M. Nicoud a joint à sa fabrique de couverts celle de l’orfèvrerie de table et de fantaisie; il est entré hardiment flans la carrière et expose des pièces d’orfèvrerie sérieuse, des services à thé, dont le décor, en ciselure repoussée, est bien exécuté. Nous citerons plus particulièrement : une aiguière et son bassin, de style Renaissance; un service à thé, avec ’ ' ui, dont les décors sont gravés en taille-douce; une jardinière et une foule de petits objets de fantaisie; à cela il faut joindre aussi de jolis modèles de couverts et les accessoires qui s’y rattachent.
- Cossotv, n° h du catalogue; Paris.
- Bonne fabrication s’adressant à une clientèle fidèle; orfèvrerie de table solide, bien traitée, composée en vue d’un service spécial, ne cherchant pas l’apparence aux dépens de la solidité.
- Celle maison se maintient, depuis longtemps, dans une bonne situation dans la fabrique de Paris.
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- Chenu ; Paris. G-r. m.
- Croupe intéressant d’objets variés, tels que oiseaux, plumes, plantes, re- ci. 24. couverts de métal par la galvanoplastie, argentés ou dorés ensuite, le sujet restant renfermé dans la couche de métal; c’est ainsi que nous voyons un oiseau entier, des pattes d’autres, servant de manches à couteaux; des herbes, des plumes pour accessoires de parure, le tout ayant l’apparence des mêmes objets fondus et ciselés. Travail curieux, se recommandant par la difficulté des opérations.
- Médailles de bronze.
- Chenaillier, n" 2(j du catalogue; Paris.
- Fabrique surtout les couverts de table et la coutellerie en argent; nous voyons un beau modèle de couvert destiné à S. M. Je roi d’Espagne, quantité de modèles variés; couteaux en argent, genre japonais; manche en nacre avec ornementation de sujets en argent doré; lames en argent et gravées. Belle fabrication, en général.
- Cailar, Bayard et C'e, n" i3 du catalogue; Paris.
- Fabrication importante du service de table; surtouts, candélabres, etc.; celui platiné et doré, supérieur au surtout Louis XVI, dont les détails laissent un peu à désirer. Un thé composé de six pièces argentées et dorées, d’un prix avantageux.
- Les deuxième et troisième parties de celte exposition renferment des thés, plats, corbeilles etc., d’un travail assez courant.
- Boulenger, n° î 2 du catalogue; Paris.
- Outre la fabrication des couverts de table en métal blanc, et tellement blanc que les objets paraissent être en argent, M. Boulenger fabrique l’orfèvrerie de table et son décor; nous citerons des pièces importantes, telles que sa grande fontaine à thé et à café, d’une très riche composition, peut-être même un peu chargée de détails; des aiguières, des pièces décorées d’émaux incrustés, de gravure à l’eau-forte et au burin; nous mentionnerons surtout des pièces importantes comme volume, faites au repoussé sur le tour, offrant de grandes difficultés pour l’exécution et de non moins grandes pour le décor en émail.
- En un mot, bonne fabrication à un prix vraiment peu élevé.
- Brunet, n° 2 î du catalogue ; Paris.
- C’est la première fois que cette maison, s’occupant exclusivement de l’or-
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- G-r. ni. lèvrerie et des bronzes d’église, prend pari à une exposition universelle, et son ' début promet, par la suite, des produits satisfaisants.
- Cl. 24. Son autel en marbre, du xiii“ siècle, avec parties en bronze doré, demanderait un peu plus de soin dans les détails et dans les arcatures du tombeau; ils sont traités un peu trop comme le serait la pierre; cependant, bon effet d’ensemble..
- Nous voyons aussi des chandeliers émaillés, dont l'éclat a besoin d’être adouci, un candélabre nickelé dans de bonnes conditions.
- Les vases sacrés en argent doré sont mieux réussis, quoique légers et d’un prix modéré.
- Mérite, n° 5 du catalogue ; Paris.
- Thé en or et argent, ainsi que le plateau, bien traité. Citons aussi une cafetière style rocaille, qui est fort belle. Les produits de cette maison sont, en général, bien compris; les couverts gravés et nickelés sont bien aussi, mais d’un aspect un peu triste.
- Delattre, n° 16 du catalogue; Paris.
- Est-ce de l’orfèvrerie que cette maison expose? Nous ne voyons que de la vannerie proprement dite, mais en métal ou argenté ou doré, assez bien faite, il est vrai. Celle maison, de création récente, doit être encouragée; il y a un certain parti à tirer de ce genre de travail pour des objets de fantaisie.
- Société anonyme de la Pantographie voltaïque, n° 22 du catalogue; Ercuis (Oise).
- Les produits de celte maison se partagent entre les ornements et les vases sacrés et le service de table.
- Nous citerons, dans les premiers, un autel en bronze doré, pour Libourne, ensemble à effet; des chandeliers, des calices, etc., de fabrication courante et décorés d’ornements au relief, obtenus par la pile remplaçant le travail du champlevé pour les émaux.
- La partie du service de table est réprésentée par des pièces de thé en métal doré et décorées par le procédé indiqué plus haut; un milieu de table intitulé poulailler, eu métal blanc et d’un goût qui pourra trouver des contradicteurs. Fabrication générale importante.
- Ve Halphen, n° 18 du catalogue; Paris.
- Les couverts de table et la petite orfèvrerie en métal alfénide sont les seuls produits de cette maison; aussi, fabrique-t-elle cette spécialité en quantité
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- ORFÈVRERIE.
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- considérable. Couverts bien faits, d’après les plus nouveaux procédés. Exploi- Gr. III. talion importante.
- Cl. 24.
- Tabüret etBorn, ri’ 8 du catalogue; Paris.
- Exposition complète de pièces d’orfèvrerie imitant principalement celles des siècles de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI; entre autres, une toilette dont le pot à eau et la cuvette sont anciens; les autres pièces de cette toilette sont exécutées dans le même style; imitation généralement réussie dans la forme et dans les détails de l’orfèvrerie des époques citées plus liant. Nous remarquons une jardinière en argent fondu et ciselé, avec ornements repoussés; plusieurs services à thé, des candélabres, etc. Ensemble très satisfaisant et au goût du jour.
- Mentions honorables.
- Guétin; Paris.
- Petite orfèvrerie de table, telle que cuillers et pinces à sucre, coquetiers, etc., faite dans d’assez bonnes conditions, en raison surtout du prix peu élevé de ses objets.
- André, n° î 5 du catalogue; à Ramberviiiiers (Vosges).
- Fabrique de couverts bien établis et d’un prix peu élevé, ainsi que certaines pièces de la petite orfèvrerie.
- Mérite des encouragements, à cause des difficultés qu’il doit trouver dans une localité si éloignée de Paris et qui offre bien peu de ressources.
- Prenais, n° q du catalogue; Paris.
- Fabrique d’orfèvrerie en métal blanc, dans le genre simple, à l’usage des hôtels et des restaurants. Sous ce point de vue, fabrication assez bien entendue. Moins de réussite dans les grandes pièces; dans un grand milieu de table, par exemple, les lignes de ses candélabres demanderaient moins de raideur, un autre choix, dont le sujet serait certainement plus agréable à la vue.
- Piault, n° î y du catalogue ; Paris.
- Orfèvrerie de table, plats, cafetières, etc., dans des conditions de fabrication très ordinaires; aura probablement plus de succès dans la classe 2 3 ( Coutellerie).
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. ni. Cl. 24.
- ÉTATS-LMS.
- Grand prix.
- TWajny et C1'; New-York.
- Comme nous Je disions an début de ce rapport, les Etats-Unis d’Amérique sont représentés par une seule maison, celle qui nous occupe en ce moment.
- En présence de produits si variés et si remarquables, le jury international a été unanime pour décerner à MM. Tiffany et Gic une des plus hautes récompenses dont il pouvait disposer.
- On voit, dans cette exposition, l’emploi très heureux d’un métal veiné, surnommé mi.xl métal ou mocoumé, dont il est parlé plus haut.
- Sous le rapport artistique et sous le rapport de la fabrication, satisfaction complète est donnée; soit le repoussé de certains de ses thés, soit Je décor appliqué sur d’autres, comme exécution, rien ne laisse à désirer; comme ensemble de composition, ces objets sont d'un bel effet, témoin une garniture de cheminée représentant un Indien dans une pirogue et deux candélabres formés de pirogues et de faisceaux d’armes; ces trois pièces ont un beau caractère et une grande originalité.
- Nous signalerons aussi divers objets dont les ornements, tirés principalement de la llore, sont en repoussé et appliqués sur le corps des pièces restées sous Je coup de marteau et d’un effet intéressant.
- Il faudrait, en vérité, parler de chaque produit; devant cette impossibilité, nous nous bornerons à dire qu’aucun d’eux, même le moins important de cette exposition, ne donne prise à la critique la plus exigeante, soit sous Je rapport de la composition, soit sous celui de l’exécution.
- Nous citerons, en terminant, des modèles de couverts fort bien compris, d’une gravure artistique poussée très loin, et dont l’exécution est à la hauteur des pièces les plus importantes.
- SAN-FMNCISCO.
- Médaille de bronze.
- M",B SüNDERLAND.
- Un coffret en or et quartz, dessiné par elle et lui appartenant, fabriqué par Androuze; travail très intéressant. Exposé par Oakley.
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- ORFÈVRERIE.
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- Gr. m.
- ROYAUME-UNI. _
- ---- Cl. 24.
- Médaille d’or.
- Elkington et C'e; Birmingham.
- Celle maison, la plus importante du Royaume-Uni, a une exposition considérable, qui frappe tout d’abord. Après sérieux examen, le progrès paraît être stationnaire. Quelques objets, entre autres un service tête-à-tête, flatteur à l’œil, laisse voir, si on l’examine avec une certaine attention, des lacunes regrettables dans la fabrication; la ciselure de certaines autres pièces n’a pas la sûreté de main désirable; les fonds ne sont pas tous à leur place; mais, à part les détails, pour lesquels nous nous montrons peut-être sévère, et nous croyons devoir l’être en raison de la place importante qu’occupent les produits de cette manufacture, la composition, l’ensemble de la plus grande partie de cette exposition se présentent bien.
- Un bouclier, travail de repoussé exécuté par un de leurs coopérateurs principaux, M. Morel-la-Deuil, artiste français, fixé en Angleterre depuis longtemps, est remarquable dans toutes ses parties; le sujet principal, les détails, sont traités de main de maître.
- La partie galvanoplastique paraît tenir une bien grande place dans les produits de celte maison; ce qui, du reste, ne doit surprendre personne, car, on pourrait le dire, c’est Ja maison mère, le point de départ de cette industrie, ici, plus d’art, mais un emploi intelligent et considérable de ces magnifiques procédés, qui permettent d’augmenter et de répandre en grand nombre les beaux modèles des temps antérieurs, ainsi que nous le montrent les reproductions par la galvanoplastie d’objets anciens du South Kensington Muséum.
- Nous terminerons en recommandant de jolies pièces avec émaux cloisonnés et cliainplevés, de forme et de couleurs bien comprises.
- Médaille d’argent.
- Mackay Cunningham; Edimbourg.
- La principale fabrication de cette maison est l’horlogerie, que le jury n’a pas à apprécier; mais son exposition renferme des pièces d’orfèvrerie, qu’il doit examiner. Les garnitures de têtes de béliers sont intéressantes; ses épées, ses poignards, avec couteau et fourchette dans la même gaine, sont curieux; le travail en est assez bien traité, mieux que celui de ses pièces d’orfèvrerie, qui auraient besoin de plus de soins, surtout en ce qui concerne la sculpture (voir à ce sujet le monument en argent de Walter Scott); nous signalerons un coffret en or d’un très bel effet.
- Cette maison se recommande aussi par la modicité des prix de ses produits.
- Classe a h.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Médailles de bronze.
- Singer et fils.
- Quelques pièces avec sujets repoussés et rapportés, d’un mérite relatif; travail fait par les exposants eux-mêmes, qui habitent une localité ne présentant aucune ressource. Leur grand désir d’apprendre leur a fait visiter, avec très peu de ressources, une grande partie de l’Europe.
- Exposants que les succès dans l’a\enir récompenseront certainement.
- Hartmann John et fils.
- Les vases et ornements d’église sont les principaux produits de cette maison. Le travail de ces objets demanderait une perfection qui est loin d’être atteinte, et ne justifie pas les prix élevés qu’on en demande. Les résultats de cette exposition leur feront certainement comprendre qu’il y a des changements à opérer, et dans la fabrication et dans les prix.
- Hood et fils; Londres.
- Tous les objets sont en métal argenté, d’une bonne fabrication courante à l’usage des restaurants et autres grands établissements publics; les pièces de service de table sont mieux traitées que celles décoratives; leurs candélabres à branches tortillées sont loin de valoir leurs services à thé, établis dans de bonnes conditions.
- Hart fils, Piïard et Clc; Londres.
- Candélabres en bronze pour églises, où le fer, la dorure, l’ivoire se trouvenl employés d’une manière assez heureuse et assez bien traitée, mais d’un prix fort élevé. Fabrication bonne par endroits, faible dans d’autres. Une rectification et une attention plus soutenue sont indispensables pour arriver à un résultat plus satisfaisant.
- Jones et Willis; Londres.
- Fabrication exclusive de vases d’église et surtout de meubles et ornements en bronze et en fer. Cette maison expose, entre autres objets, deux candélabres à sept branches, en bronze; un lutrin en forme d’aigle, aussi en bronze et laiton, bien exécuté, ainsi que des modèles de grilles en fer forgé; travail généralement bon.
- Siiaw et Fisher; Sheffield.
- L’exposition de cette maison renferme des objets de table et de ménage,
- Gr. m. Cl. 24.
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- en métal bvitaunia argenté et non argenté, en nickel argenté, tels que Gr. III. théières, cafetières, corbeilles, plateaux, coupes à fruits, d’une très bonne — fabrication courante, en rapport avec la modicité des prix et l’importance mo- Cl. 24. deste des objets.
- Mentions honorables.
- Atchisox; Edimbourg.
- La spécialité de cette maison consiste surtout dans la garniture en argent d’objets divers, tels que têtes de béliers, cornes, etc., travail qui n’est pas sans mérite, relativement au but cherché et à son milieu.
- Chubb et fils; Londres.
- Cette maison, qui n'existe que depuis deux années environ, expose, outre des serrures dont elle paraît avoir la spécialité, quelques chandeliers et des burettes en métal et cuivre, d’un travail ordinaire, qui se bonifiera par la suite, il faut l’espérer, quand les détails multiples de la fabrication leur permettront d’apporter plus d’attention à celle de leurs pièces d’orfèvrerie.
- Betjemann Georges et fils ; Londres.
- Ici, pas d’orlèvrerie proprement dite; quelques garnitures de nécessaires en argent doré, d’autres en métal doré et argenté, des encriers, des étuis. Fabrication bonne, ordinaire, à la hauteur de l’importance des objets.
- Reed, Woodcocq et Hardt; Shefïield.
- Articles pour le service de table, thé en métal anglais, dans de bonnes conditions de fabrication et de service, généralement d’un grand bon marché.
- INDES ANGLAISES.
- Médaille de bronze.
- Watson et Clc; Bombay.
- Objets divers en argent, tels que cafetières, coupes, plateaux, coffrets, boîtes d’un travail de décoration tout particulier; ciselure assez finie couvrant entièrement les objets, champlevée pour les uns, repoussée pour les autres; travail tout spécial au pays.
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- Gr. ni.
- Cl. 24.
- AUSTRALIE DU SUD.
- Mentions honorables.
- Wendt ; Adélaïde.
- Collection d’œufs d’un oiseau nommé emu, garnis en argent et avec lesquels on fait des vases, des coupes et autres objets de fantaisie; travail d’orfèvrerie d’un mérite contestable, de même que le sujet, tout en argent, représentant un cavalier, un piéton et des animaux divers sous et autour d’un palmier; travail peu sérieux.
- Steiner; Adélaïde.
- Même collection d’œufs d'emu garnis en argent, d’un mérite semblable au précédent.
- RUSSIE.
- Médailles d’or.
- Sasikoff.
- L’exposition de cette importante maison est remarquable sous tous les rapports; elle est à la tête des progrès accomplis dans cette partie de l’Europe, dont la facilité de s’approprier notre langage avec une perfection si complète se reflète également dans les arts, qu’elle cultive avec un grand succès. Sa manière de faire est en quelque sorte la nôtre, et les résultats ont entre eux beaucoup d’analogie, sans pour cela sacrifier les exigences de ses habitudes et de ses goûts.
- Nous citerons, dans les vitrines de la maison Sasikoff, une grande fontaine à punch en argent oxydé, d’une belle ordonnance; la sculpture et la ciselure sont très habilement traitées; un vase offert au comte Woronzoff Dackoff par le régiment des hussards de la garde; d’autres pièces de moindre importance, ne le cédant en rien et pour la composition et pour l’exécution; des coupes en ciselure repoussée et dorées avec parties oxydées; un coffret dont les ornements sont entièrement champlevés. Tontes les œuvres de cette maison résument les conditions désirables de bonne composition, bonne exécution, fini soigné et, pour clore, ensemble remarquable.
- Owtchinnikoff; Moscou.
- Maison importante, quoique de fondation relativement récenle (i85i); exposition fort intéressante, sous le rapport et de la composition des objets
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- et (le leur exécution, quoique certains détails laissent à désirer un peu plus Gr. III. de fermeté dans le travail de la main. —
- Le chef de cette maison suit la voie que lui a tracée la maison Sasikoff, dont Cl. 24. il était précédemment le contre-maître.
- Nous signalerons le grand monument en argent représentant tous les gouvernements de l’Empire; les figures en pied sont bonnes; l'ensemble est plus que satisfaisant, il captive.
- Parlons aussi d’une grande pièce, un bouclier, travail complet de repoussé traité largement et dont les détails sont également soignés, ainsi que ceux d’une foide de pièces de fantaisie; des émaux cloisonnés et champlevés d’une bonne couleur.
- Nous terminerons en disant qu’une école et un hôpital ont été fondés par cette maison au profit de ses apprentis et de ses ouvriers; soigner le corps, développer l’intelligence de ses employés, ne peut avoir que des résultats heureux pour l’avenir de cet établissement.
- Médailles d’argent.
- Klebnikoff et fils et C‘°; Moscou et Saint-Pétersbourg.
- Beaucoup de variété dans les produits exposés; nous voyons des services de thé en argent resté sur le blanc, avec bouquets de fleurs émaillées sur fond uni, d’un très bel effet; des plateaux, des vases à punch émaillés, orfèvrerie se rapprochant beaucoup de la bijouterie par le genre de son ornementation, telle que Je rosier à branches peintes, tout en argent, ainsi que le vase qui le contient.
- Ici aussi nous voyons des pièces en repoussé d’un certain mérite; un grand plateau, dont le sujet central représente l’élection du premier czar à Nijni, près Moscou, est repoussé, et l’entourage ciselé en bas-relief, avec motifs d’ornements émaillés, d’un beau tx'avail; des couvertures de livres avec peintures sur bois (le Christ) dans une monture (le cuivre doré et émaillé; style russe dans sa plus haute expression.
- Les prix paraissent généralement élevés, mais il faut tenir compte des dilïicultés pour des objets si importants et dont le décor a la délicatesse de la bijouterie.
- Comme la précédente, celte maison possède une école et un hôpital, qui paraissent remplir toutes les conditions désirables, au point de vue du bien-être et de l’instruction de ses ouvriers.
- Adliier (Guillaume); Moscou.
- Pièces de fantaisie, dont le décor, qui en fait toute l’importance, ne consiste qu'en émaux, qui paraissent généralement un peu durs de tons, Porte-
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- Gr. m. cigares, porte-monnaie, peinture sur émail, sur métal; travail tenant le — milieu entre l'orfèvrerie et la bijouterie.
- Cl. 24.
- JAPON.
- Médailles d’or.
- Minoda; Tokio.
- Exposition fort intéressante d’objets en or, en argent, décorés d’ornements en gravure champlevée. Citons dans ces conditions des brûle-parfums divers; nous avons remarqué également une fort belle assiette en émail cloisonné, des vases à fleurs en argent.
- Belles formes, pures de lignes, perfection des émaux et dans les couleurs et dans l'exécution; métal admirable de ton et finesse de grain.
- Ktriü-Ko-Kuaiska; Tokio.
- Gomme dans l’exposition précédente, nous voyons dans celle-ci nombre de vases du plus bel eflet; des brûle-parfums en or, des vases à fleurs, des théières; les émaux qui décorent la plupart de ces objets sont toujours dans les gammes harmonieuses auxquelles le Japon nous a habitués. Nous avons remarqué deux grandes corbeilles d'une belle ordonnance dans l’ensemble et nombre d’objets en métal dit mocoumé, forts intéressants.
- Médailles d’argent.
- Saïto ; Tokio.
- Des vases en or, des théières en argent d’une exécution parfaite; nous remarquons de grands vases ou urnes en bronze, de lignes sobres, avec les anses et les ornements les plus fantastiques et en partie dorés; des objets dont le décor consiste en motifs faits de divers métaux et rapportés ou appliqués sur la pièce, décor empreint d’une grande originalité. Ensemble de produits remarquable.
- Shippo Kaicha; Nogaya, département de Aichi, province d’Owari.
- Expose des coupes en argent; une est en émail cloisonné, bleu et argent, d’un bel eflet; nous remarquons un tambour, dont la monture est un véritable monument en cuivre émaillé cloisonné; d’autres objets d’un beau travail.
- Namikava; Kioto.
- Pots à thé en argent, décorés d’émaux cloisonnés; travail intéressant, comme celui de tout le Japon en général.
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- Médaille de bronze.
- Okaia; département de Aiclii, provinre d’Owari.
- Bols et couvercles en or et argent recouverts de gravure champlevée, fabrique^ par Sakaï.
- Gr. m. Cl. 24.
- PAYS-BAS.
- Médaille d’or.
- Van Kempen et fds ; Woorschoten.
- Cette importante maison expose ses produits de deux conditions différentes : dans une vitrine, son orfèvrerie d’objets courants, établis dans des conditions satisfaisantes, mais ne présentant rien de particulier soit comme forme, soit comme travail, si ce n’est un grenu pour le fond de ses plateaux ou les grands unis de ses autres pièces, grenu d'un bel effet, ne ressemblant pas au rongé de l’eau-forte, ayant par conséquent un ton, une couleur particuliers; il est obtenu, nous a-l-on dit, par un précipité énergique, par la vapeur, de parcelles anguleuses d’acier sur la ou les parties qu’on veut ainsi matir.
- Son autre vitrine renferme plus spécialement des objets d’une plus grande richesse. Le vase Nautilus représentant les armes symboliques de la Zélande est d’un assez bon effet d’ensemble; la sculpture des figures pourrait être mieux traitée.
- Notons aussi le plateau héraldique orné des armes du royaume et des provinces. Ces deux pièces monumentales ont été offertes à S. M. le roi des Pays-Bas, au vingt-cinquième anniversaire de son règne.
- Médaille de bronze.
- Kaïkès; Leeuwarden.
- Vase en argent doré, au sujet duquel nous ne parlerons pas de la forme, mais du décor, travail tout en repoussé, représentant divers groupes de chasses; chasse au lion, à l’ours, etc., travail de patience, s’il en fût, puisqu’il a coûté sept années à l’exposant, qui l’a exécuté seul; quelques difficultés vaincues; mérite varié dans les diverses parties de ce vase.
- AUTRICHE.
- Médailles d’argent.
- Klinkosch ; Vienne.
- Beaucoup de pièces décoratives, mieux réussies comme telles que sous le
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. m. rapport de l’exécution, où la sculpture peu heureuse des figures, la ciselure — lâchée tiennent vraiment trop de place; la forme de l’ensemble des objets est Cl. 24. généralement bonne; certains profils sont heureux, particulièrement dans les grands; leur valeur intrinsèque, leur destination, obligent donc à plus de perfection, que M. Klinkosch atteindra, si, comme nous l’espérons, il veut bien tenir compte de ces avis désintéressés. Les objets de moindre dimension du service de table sont très bien traités.
- Watschmann (Charles).
- Expose un plateau en argent dont la ciselure est exécutée avec un grand talent, une sûreté de main vraiment remarquable.
- SUEDE.
- Médaille d’argent.
- Morllemborg.
- Pots à tabac en argent doré, recouverts en plein par des ornements de filigrane ; un autre avec ornements repoussés assez bons; un troisième tout uni, ayant pour ornement des médailles ou monnaies appliquées, travail courant.
- Médailles de bronze.
- Petterson.
- Un service à thé en ciselure repoussée, une grande coupe supportée par des branches et feuillages d'un dessin un peu raide de contours; objets d’un travail courant et légers de poids.
- Société industrielle de Stockholm.
- Objets en métal argenté dans des conditions de très grande simplicité; travail comme ci-dessus; quelques objets peu importants en galvanoplastie.
- Green.
- Couverture de livre d’une gravure médiocre; la plaque, gravée à l’eau-forte et terminée au burin, est meilleure; ensemble modeste.
- Brease.
- Grand pot à vin avec ciselure tracée, une bouilloire, une théière, présentent une certaine importance, mais le travail est faible; tasses, bougeoirs dans les mêmes conditions,
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- ORFÈVRERIE.
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- Ambrosius.
- Mention honorable.
- Service à café' en nie'tal argenté, ciselure plate très ordinaire.
- NORWÈGE.
- Gr. ni.
- Cl. 24.
- Médaille d’argent.
- Lie; Christiania.
- Expose des candélabres en métal anglais, dorés, d’un ensemble apprécié dans le pays. Orfèvrerie de table d’une bonne exécution, en raison surtout de sa grande légèreté.
- Ouvrages et bijoux en filigrane, en usage dans cette partie de l’Europe. Médaille de bronze.
- Olsen (Th.); Bergen.
- Orfèvrerie de table, coupe de milieu, surtout en filigrane avec parties fondues et repercées; travail bien fait, léger de poids, comme généralement toute l’orfèvrerie de la Suède et de la INorwège, appropriée aux goûts et à la fortune des consommateurs.
- DANEMARK.
- Médaille d’argent.
- Ciiristesen ; Copenhague.
- Grandes pièces d’orfèvrerie; un surtout de table orné de vingt-quatre figures allégoriques, entre autres la Pêche, la Navigation, l’Agriculture, etc.; la sculpture des figures est faible, ainsi que celle des candélabres; les pièces à thé en argent et parties dorées sont mieux traitées, et celles ordinaires sont d’un travail satisfaisant.
- Mentions honorables.
- S. et J. Hertz; Copenhague.
- Une corbeille, des gobelets de fabrication courante et très légers; produits appréciés par leur clientèle.
- Bloch; Copenhague.
- Objets de table argentés par la pile; répétition un peu moins importante de l’exposition qui précède,
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. m. Birsch; Copenhague.
- Cl. 24. Ouvrages d’or et d’argent d’un mérite contestable; ornements soudés et appliqués sur le corps des pièces et ne produisant pas l’effet que le fabricant devait espérer.
- CHINE.
- Médaille d’argent.
- Le jury a décerné cette médaille en collectivité aux divers exposants de la Chine, lesdits exposants n’étant que commissionnaires et non producteurs. Ici, un petit vase côtelé, en argent, ayant la forme d’un coquetier; là, des tasses en coco avec garnitures en argent, tous ces objets fort peu importants; mais plus loin deux vases immenses en cuivre et couverts d’émaux cloisonnés d’un mérite transcendant comme perfection de travail; un immense paravent, composé de douze feuilles rappelant les douze mois de l'année, toujours en cuivre émaillé; objet présentant peut-être moins de difficulté à établir ([ue les deux grands vases cités plus haut, mais d’un travail aussi parfait et aussi intéressant. Des inscriptions qu'il ne nous est pas possible de traduire se rapportent, nous dit-on, au sujet représenté sur chacune de ces feuilles. Les chiffres suivants donneront une idée de l’importance de ce paravent; les parties émaillées mesurent environ deux mètres de haut, et le bas, qui est en bois plein, d’une richesse splendide de sculpture, peut avoir un mètre environ. A côté de ce monument, peut-être unique, une quantité innombrable d’urnes, de vases, de coupes, de meubles à animaux fantastiques, à émail et métal incomparables.
- BELGIQUE.
- Rappel de médaille d’argent.
- Bourdon de Bruynes; Gand.
- Seul représentant de la Belgique à l’Exposition universelle pour la classe ü h. Tous ses produits sont destinés au culte catholique et aux ornements en métal des églises.
- Le jury a été frappé d’une chose, c’est l’arrêt qui s’est manifesté dans le progrès de cette maison, dont la réputation, en Belgique, a une certaine consistance; les objets exposés sont maigres dans leur ensemble; la fabrication, en général, est vraiment bien insuffisante; dans ces conditions nous voyons des ciboires, des calices, objets qui, par la valeur du métal et leur destination, demanderaient un travail plus sérieux.
- Dans les candélabres, les croix, les ajustages sont incomplets. Bien certai-
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- nement M. Bourdon prendra une revanche indispensable pour la réputation Gr. III. et l’importance de sa maison. —
- Dans un autre genre, nous voyons une pièce en argent, représentant une Cl. 24. sorte de Bastille, dont la fabrication est médiocrement soignée; les proportions entre les diverses parties de cette pièce ne sont pas observées; des statuettes sont trop fortes, relativement aux colonnes cpii les supportent.
- Les couronnes en or et argent destinées à de grandes statues sont réussies comme travail et comme effet d’ensemble.
- URUGUAY.
- Mointagany.
- Mention honorable.
- Garnitures de cravaches, poignards, couteaux, brides, mors en argeul estampé et retouché; travail à effet, en raison de son a_ t " ‘‘on. Bambi pour prendre le maté, aussi en argent et d’un travail médiocre.
- PORTUGAL.
- Mention honorable.
- Compagnie Ortftcia ; Porto.
- Grands plateaux argentés, entourages de glaces, coffrets et bourses en filigrane, probablement appréciés dans le pays. Service à thé argenté, guilloché, d’origine douteuse et de fabrication très ordinaire.
- D’autres puissances, répondant avec empressement à l’appel de la France, ont exposé des objets sur le mérite desquels le jury n’avait pas lieu de se prononcer, à cause de leur origine ancienne. Dans le nombre de ces objets nous citerons la magnifique collection indienne que la gracieuseté de S. A. i. et R. le prince de Galles nous a mis à même d’admirer, et qui a un succès si légitime parmi les visiteurs; les richesses innombrables que renferment ces vitrines donnent une haute idée du goût, du savoir-faire des Indiens; l’or, l’argent, les pierres précieuses, les broderies, couvrent et ornent de la manière la plus splendide les selles, les harnais, etc.; les cafetières, les tasses, les coffrets si divers
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. m. témoignent de T ingéniosité cle leurs ouvriers; r’est, en un mot, la plus splendide collection que le public ait jamais eue sous les yeux.
- Le royaume de Siam aussi nous montre des produits intéressants, des théières à la ciselure originale comme exécution, une fort belle coupe, qu’il faut examiner avec l’attention que son travail mérite, (les objets sont la propriété de S. M. le roi de Siam, qui en a autorisé l’exposition au Champ de Mars.
- La Perse figure avec ses vases anciens; la Confédération argentine, le Pérou, avec leurs filigranes. De la Bolivie nous avons des objets en argent repoussé et des filigranes, objets appartenant à MM. Artola frères.
- La Tunisie, le Maroc et d’autres Etats ont tenu à figurer à ce grand Congrès du travail et de la paix, dont les résultats sont tous au profit de l’humanité et de la civilisation.
- RÉCOMPENSES PROPOSÉES POUR LES COOPÉRATEURS.
- FRANCE.
- Présentés par la maison Ghristofie et C'e.
- Médailles d’or.
- Riïiiîkk , dessinateur. Est l’auteur des dessins et de la composition des émaux et bronzes incrustés; a concouru à la composition de la bibliothèque du Vatican.
- Goigxakd, chef des ateliers de dépôts galvaniques et de l’atelier de décors polychromes.
- Médailles d’argent.
- Mallet, sculpteur ornemaniste et chef d’atelier. A composé toute l'architecture et les ornements de la bibliothèque du Vatican.
- BuoECkx (Alfred), chef des ateliers d'orfèvrerie et de bronze.
- I
- Médailles de bronze.
- Trotté, chef de l’atelier de ciselure.
- Di;is.Aus, orfèvre. Vierge en argent repoussé.
- Heintze, orfèvre. A travaillé à la bibliothèque.
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- ORFÈVRERIE.
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- Mentions honorables.
- Roze (Henri), ciseleur. Habile ouvrier.
- Ebus, ouvrier orfèvre.
- Witkam, chef des apprentis.
- Dufour, tourneur-repousseur.
- Reuchot, décorateur habile.
- Boirel, monteur d’une grande partie de la bibliothèque. Boudin , monteur en bronze.
- Gr. m.
- Cl. 24.
- Présentés par la maison Fannière frères.
- Médaille d’argent.
- Lindeneher, sculpteur; entré comme élève en i8Æy; n’a jamais quitté la maison.
- Médailles de bronze.
- Boutry, ciseleur; mêmes conditions que ci-dessus. Villain, ciseleur, idem.
- Présentés par la maison Armand Caillat; Lyon.
- Médailles d’argent.
- Chambaud (J.), dessinateur, modeleur.
- Leboeüf (Th.), ciseleur.
- Médailles de bronze.
- Frementeie, ciseleur.
- Siaux, ciseleur. -Baii.eet, orfèvre.
- Mentions honorables.
- Menièze-Lagriffoul, ciseleur.
- Bonnard, orfèvre.
- Présentés par la maison Poussielgue-Rusand.
- Médailles d’argent.
- Gérard, dessinateur.
- Bastie, contre-maître orfèvre.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. m.
- Cl. 24.
- Médailles de bronze.
- Gouffiî, contre-mai Ire monteur.
- Dardenne, contre-maître ciseleur.
- Présentés par la maison Froment-Meurice.
- Médaille d’argent.
- Gaméré, dessinateur.
- Médailles de bronze.
- Perin (V.-A.), chef d’atelier.
- Roger, chef d’atelier.
- Présentés par la maison Philippe.
- Médaille d’argent.
- Mareix, chef d'atelier.
- Médaille de bronze.
- Delettre, ciseleur.
- Mentions honorables.
- Lahaye, graveur.
- Dugrosprey, ciseleur.
- Présentés par la maison Ocliot.
- Médaille d’argent.
- Diomède, chef d’atelier.
- Médaille de bronze.
- Guillaumont, chef d’atelier.
- ETATS-UNIS.
- Présentés par la maison Tiffany et Cu'; New-York.
- Médaille d’or.
- Moore, directeur de la maison, remplissant ses fondions de la manière la plus intelligente et la plus dévouée.
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- ORFÈVRERIE.
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- Grosjean , dessinateur.
- Médaille d’argent.
- Gr. ni.
- Cl. 24.
- Médailles de bronze.
- Dîmes, s’occupant spécialement du mocoumé. Kelxer, graveur.
- Mentions honorables.
- Treble, graveur.
- Rowland, ciseleur.
- ROYAUME-UNI.
- Présentés par la maison Elkington et C'\
- Médaille d’or.
- Morei-la-Dedij,, ciseleur d’un talent remarquable, auteur du fameux bouclier en ciselure repoussée.
- Médaille d’argent.
- Wilems, directeur des travaux.
- RUSSIE.
- Présentés par la maison Sasikoll.
- Médailles d’argent.
- Phillpowitch Fendine (François), dessinateur. Lokoutoff (Germain), ciseleur.
- Médaille de bronze.
- Àlexandroff (Wladimir), graveur.
- Présenté par la maison OwtchinnikofF.
- Médaille d’argent.
- Owtchinnikoff (Aleksey), directeur.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. m.
- Cl. 24.
- PAYS-BAS.
- Présentés par la maison Van Kempen.
- Médaille d’argent.
- Van DoKhusi, dessinateur.
- Médaille de bronze.
- Baart, ciseleur-graveur.
- DANEMARK.
- Présenté par la maison Cbristesen.
- Médaille de bronze.
- Peters , dessinateur.
- SUÈDE.
- Présenté par la maison Morllemborg.
- Mention honorable.
- Isoeus, dessinateur.
- NOIVWÈGE.
- Présenté par la maison Lie.
- Mention honorable.
- Mathis Olsen, dessinateur.
- L. Baciielet,
- Ancien fabricant d’orfèvrerie religieuse.
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