Rapports du jury international
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- RAPPORT
- SUR
- LES FILS ET TISSUS DE LAINE PEIGNÉE.
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- rccajL
- MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DU COMMERCE.
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1878
- A PARIS.
- Groupe IV. — Classe 32.
- RAPPORT
- SUR
- LES FILS ET TISSUS DE LAINE PEIGNÉE,
- M. KOECHLIN-SCHWARTZ,
- PARIS.
- IMPRIMERIE NATIONALE.
- M DCCG LXXXI.
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- Groupe IV. — Classe 32.
- RAPPORT
- son
- LES FILS ET TISSUS DE LAINE PEIGNÉE.
- COMPOSITION DU JURY.
- MM. Dalphinot, président, sénateur, membre du conseil supérieur du j commerce, président de la chambre de commerce de Reims, [ membre des comités d’admission et d’installation à l’Exposition i universelle de 1878............................................................J
- Mitchell (IL), esq., vice-président, président de la chambre de commerce de Bradf'ord...............................................
- Angleterre.
- Kokchlin-Schwartz, rapporteur, manufacturier, membre des co- ) mités d’admission et d’installation à l’Exposition universelle > France, de 1878.....................................................)
- Boca (P.), secrétaire, ancien élève de l’École polytechnique, ) manufacturier à Saint-Quentin, membre du comité d’admis- > France, sion à l’Exposition universelle de 1 878....................J
- IIilario Nava y Careda...................................... Espagne.
- Kleiueu, conseiller de manufacture à Saint-Pétersbourg...... Russie.
- Mullendokff (G.), industriel à Verviers, membre de la commission belge........................................
- Belgique.
- Ghoen (L.-J.), vice-président de la commission royale de Danemark (Paris, 1867; Vienne, 1878)...............................
- Leroy (J.), commissionnaire exportateur........................
- Delattre (J.), manufacturier à Dorigny, près Douai (Nord). .
- Bossu (H.), président du tribunal de commerce de Roubaix. .
- Lecuaad, fabricant, membre de la commission des valeurs en douane, membre des comités d’admission et d’installation à l’Exposition universelle de 1878...............................
- Danemark.
- Amérique centle et mérlc France.
- F"rance. France.
- Bonnahd , suppléant, commissionnaire, membre des comités d’ad- ) j, mission et d’installation à l’Exposition universelle de 1878. . )
- Classe oa.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. IV.
- Cl. 32.
- APERÇU GÉNÉRAL.
- Après les rapports si remarquables et si complets présentés à la suite des diverses expositions universelles par MM. Bernoville (Londres, 1851 ), Billiet, Brunet, Henry Delattre et Gaussen (Paris, 1855), G. Larsonnier (Londres, 1862), Cli. Seydoux et Larsonnier (Paris, 1867), S. Dauphinot (Vienne, 1873), nous ne croyons pas utile de rappeler l’historique des diverses industries qui ont été réunies pour former la classe 32 ; nous nous bornerons à constater les progrès que chacune d’elles a réalisés depuis 1867.
- Notre rapport devrait s’occuper de toutes les nationalités qui ont pris part à l’Exposition de 1878, dans la classe 32 ; mais ici nous nous heurtons à une très grande difficulté, pour ne pas dire une impossibilité : certains pays étrangers, tels que l’Angleterre, l’Autriche-Hongrie, y compris la Bohême, l’Italie, la Belgique, l’Amérique et d’autres encore, n’étaient représentés dans notre classe que par un nombre d’exposants relativement très petit, et nullement en proportion avec le développement de l’industrie de la laine peignée chez eux; certains ne figuraient pas du tout, alors que nous savons que, dans beaucoup de ces pays, cette industrie est très importante.
- Nous avons tout particulièrement regretté l’absence des Etats-Unis d’Améfique dans la classe 3 2 ; car nous savons que, s’ils étaient venus, ils y auraient occupé une place marquante.
- La Russie seule était largement représentée. Nous sommes donc fort embarrassés d’établir une comparaison quelque peu juste entre le degré d’avancement industriel de ces pays et le nôtre.'
- Si dans la classe 32 nous n’avons pas a nous occuper des laines brutes, dont l’examen incombe à l’agriculture, nous ne croyons cependant pas pouvoir passer sous silence des chiffres officiels qui prouvent l’augmentation de l’importation annuelle en Europe des laines étrangères.
- En 1810, l’Australie exportait en Angleterre le poids insignifiant
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- FILS ET TISSUS DE LAINE PEIGNÉE.
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- de 75 kilogrammes; en i85o, elle y exportait 17,716,272 kilo- Gr. rv grammes, et enfin, en 1877, le chiffre de ces exportations a été de C1~ 127,576,676 kilogrammes.
- Si les laines étrangères sont venues s’abattre sur notre marché européen en masses énormes, comme nous venons de le citer pour l’Australie, il est juste de dire que la production de la laine brute a un peu diminué dans certains pays de l’Europe. Néanmoins on peut avancer, sans risquer de se tromper beaucoup, que la production totale des laines, dans le monde entier, peut être considérée comme étant, à présent, environ trois fois et demie plus forte qu’au commencement de ce siècle.
- Ajoutons que, d’après des statistiques qu’on a lieu de croire exactes, le nombre total des moutons répandus sur toute la surface du globe est d’environ 600 millions de bêtes.
- Voici un tableau qui indique les importations en Europe des principaux pays producteurs de 1867 à 1878.
- ANNÉES. AUSTRALIE. CAP de BO X N E-ES P É R A X CE. LA I’LATA. TOTAUX.
- balles. balles. balles. balles.
- 1867 4 ia,64l 12 8,4l8 19‘J.969 734,o48
- 1868 691,318 161,916 234,9l6 868, o5o
- 1869 699,610 164,369 266,369 888,328
- 1870 549,264 i45,o5o 221,386 915,700
- 1871 567,01.3 168,806 221,807 987,626
- 1872 622,877 154,884 287,769 915,55o
- 1873..... 5 51, g g 4 160,331 266,266 976,589
- 1874 651,5 7 6 166,196 265,883 i,o6i,653
- 1875 699,620 175,5g5 267,858 1,123,073
- 1876 771,282 170,961 272,127 1,2 i4,35o
- 1877 823,783 169.97 4 3-77,069 1,270,806
- 1878 791,102 166,216 266,879 1,222,197
- Totai x.. 7,33i,93o 1,868,676 2,927,276 12,127,980
- L’importation en Europe a donc été, pour ces trois pays seulement (car nous ne prenons pour exemple que ces trois pays, passant
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. IV. sous silence toutes les laines du Levant, de l’Inde, de la Perse, de l’Afrique, etc.):
- Cl. 32.
- En 1867, de................................ 736,048 balles.
- E11 1878.................................. 1,222,197
- soit une augmentation de 488,1/19 balles depuis 1867, ou 66,5o p. 0/0.
- L’importation des alpacas, mohairs et poils de chameau a augmenté dans la même proportion ; mais ici nous ne pouvons donner que le chiffre en bloc des importations en France, la douane française ayant l’habitude de réunir ces diverses matières, dans ses documents officiels, sous le nom de poils.
- L’importation des poils de chèvre, de chameau, du duvet de cachemire, etc., a été:
- En 1876, de........................................ 473,000 balles.
- E11 1877..................................... 701,921
- En 1878...................................... 569,200
- »
- Les statistiques anglaises sont plus explicites; nous y trouvons les chiffres suivants pour l’importation en Angleterre :
- LAINES DE LAMAS, D’ALPACAS ET UE VIGOGNES.
- 1860.......................................... 760,000 kilog.
- 1877........................................ 1,617,059
- MOHAIR, ANGORA, DUVET DE CACHEMIRE, ETC.
- i85o.......................................... 45o,ooo kilog.
- 1877........................................ 3,600,000
- POIL DE CHAMEAU.
- 1877..................................... 900,000 kilog.
- Cette augmentation continue prouve le développement colossal qu’a pris depuis quelques années l’industrie lainière, aussi bien en France qu’à l’étranger; et ce développement va sans cesse croissant, malgré la terrible crise commerciale que nous traversons.
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- Et ici nous ne croyons pouvoir mieux faire que de puiser les Gr. rv chiffres suivants dans le remarquable rapport qu’a fait notre col- ci g2 lègue et ami M. Léon Legrand, sur l’industrie de la laine peignée, rapport qu’il a présenté à la commission parlementaire chargée de l’examen des traités de commerce :
- «En France, le nombre des broches en laine peignée, d’après le rapport de M. Bernoville, à la suite de l’Exposition universelle de 1801 à Londres, était de 85o,ooo.
- «En 1862, le nombre des broches s’est élevé à 1,000,000.
- «En 1867, à la suite de l’Exposition universelle de Paris,
- M. Charles Seydoux, rapporteur du jury, donne le résumé suivant du nombre de broches existant en France :
- Norrl . .................................. 900,000broches.
- Marne..................................... 187,000
- Somme..................................... 115,000
- Ardennes.................................. 112,000
- Haut-Rhin.................. ,............. 100,000
- Aisne................................r. . . 70,000
- Divers.................................... 3i6,5oo
- Total,
- i,75o,5oo
- «En 1878 , enfin, d’après les renseignements recueillis à Roubaix, Tourcoing, Fourmies, Reims, Rethel, etc., le nombre de broches serait:
- Nord........................................ 1,35o, 000 broches(l).
- Marne........................................ 160,000
- Somme.................................'. . . 125,000
- Ardennes..................................... 120,000
- Aisne....................................... 1/10,000
- Divers....................................... 375,000
- Total
- 2,270,000
- «Dans ce chiffre ne figurent plus les broches de l’Alsace, qui
- '> Roubaix, Tourcoing el environs : 700,000; Fourmies, le Cateau el leur région : 65o,ooo broches.
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- Gr. iv. étaient au nombre de 100,000, en 1867, et qui sont maintenant d’environ 200,000. »
- Cl. 32.
- Nos 2,270,000 broches doivent produire environ 34,o5o,ooo kilogrammes de fils.
- D’après les relevés dressés sur la statistique officielle, notre exportation est de 4,675,510 kilogrammes de fils de laine peignée.
- Les importations pendant la même année 1878 ont été de 1,454,4/17 kilogrammes de fils de laine peignée longue et de poil de chèvre ; donc la différence entre les deux chiffres d’importation et d’exportation est de 3,2 21,063 kilogrammes de fils, lesquels, étant sortis de France, représentent, à 10 francs le kilogramme, une valeur de :
- 3,22i,o63xiof= 32,2io,63o francs.
- La quantité de fils restant en France est de :
- 34,o50,000 x 1,454,447 — 4,675,570
- ou 30,828,937 kilogrammes.
- Ces 30,828,937 kilogrammes de fils ont été convertis en tissus, dont : i,54i,446 kilogrammes à déduire pour 5 p. 0/0 de déchets en fabrication et aux apprêts.
- 29,287,491 kilogrammes de tissus ont été produits dans l’année 1878, et, pour leur donner une valeur en francs, prenons la valeur arbitrée en 1877, soit i5 fr. 85 cent, le kilogramme.
- Notre production actuelle annuelle de tissus, est donc égale à 29,287,491 X 1 5f85e =464,206,732 francs.
- Il convient d’y ajouter notre exportation en laine peignée, importation déduite, dont nous relevons les chiffres sur notre statistique officielle pour l’année 1878, savoir : 3o,9/18,561 francs.
- Restent à évaluer les productions de la laine courte dite blousse , et des déchets :
- 20 p. 0/0 sur 38,074,oook= 7,614,800 x 4f= 83o,459,2oor-,
- Déchets sur 2,5oo,oook X 2r5oc = 6,25o,ooo francs.
- La production annuelle de l’industrie de la laine peignée, en
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- France, est donc de 564,075,123 francs; pour lesquels il a été payé en salaires : i47,632,i34 francs, qui se décomposent ainsi :
- Pour triage, dégraissage et peignage 5,t4 p. o/o, sur 00,9^8,5di francs de laine peignée, exportée, importation déduite........................................... 1,590,756e
- Pour triage, dégraissage, peignage, fdature, 12,h0 p. 0/0, sur 3a,2iô,63o francs de fils exportés, importation déduite................................................. 3,99/4,118
- Pour triage, dégraissage, peignage, filature, tissage, teinture et apprêt, 3o,6o p. 0/0, sur 46/1,206,732 francs, production des laines.............................. 1/42,0/47,260
- Nombre égat................. 1/47,632,13/4
- La classe 32 se composant en réalité d’un grand nombre d’industries diverses, très différentes les unes des autres, et le règlement voulant que les jurys dressent une liste par ordre de mérite de tous les exposants de chaque classe, sans distinction de nationalité, le jury a cru devoir prendre comme point de départ la subdivision ci-dessous, qui seule a permis d’établir la position industrielle vraie des divers exposants d’une même industrie, les uns comparés aux autres.
- Nous croyons devoir conserver la même classification dans notre rapport :
- i° Industrie de la laine peignée, mérinos, cachemires, etc. (peignés, fils, tissus);
- 9° Industrie de la laine peignée longue et commune (peignés, fils, tissus);
- 3° Tissus de haute nouveauté (produits du tissage à la main et de certains tissages mécaniques);
- 4° Draperie en laine peignée (tissus de laine légèrement foulés, draperie légère);
- 5° Déchets travaillés (produits des industries accessoires).
- Nous ajouterons que, vu la multiplicité d’articles produits sou-
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- Gr. IV. vent par une seule maison, le jury a plusieurs fois été embarrassé de savoir au juste dans quelle division il devait placer tel ou tel
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- exposant; nous citerons comme exemple un cas qui a ete lrequent : une maison faisant du cachemire d’Ecosse (attribuée à la ire division), des étoffes de laines longues ou communes, articles de Roubaix (2e division) et peut-être même encore de la haute nouveauté (3e division).
- Dans ce cas, le jury rangeait d’office l’exposant dans la division se rapportant à la partie la plus importante de sa fabrication; et lorsqu’il était indécis, il consultait l’intéressé lui-même.
- Nous terminons enfin notre travail par les trois tableaux suivants :
- i° Etat des récompenses décernées par le jury aux exposants de la classe 3a. (Cet état ne comprend que le nombre et le genre de récompenses accordées à chacune des cinq grandes divisions ci-dessus. )
- 20 Etat des récompenses attribuées par le jury, par nationalité. (Nombre et genre de récompenses accordées à chaque nationalité sans distinction des cinq divisions.)
- 3° Liste par ordre de mérite de tous les exposants récompensés par le jury de la classe 32.
- Cette liste ne fait nullement double emploi.avec la liste officielle des récompenses; car cette dernière, telle qu’elle a été dressée, laisse une lacune que nous avons cru devoir combler. En effet, elle indique bien le nom des exposants et la récompense attribuée à chacun d’eux; mais cette liste, établie par ordre alphabétique, ne fait pas connaître le mérite relatif, comparé aux autres, que le jury a reconnu à chaque exposant.
- De plus, les cinq divisions formant la classe 32 étant réunies dans la liste officielle, il en résulte une certaine confusion. Pour y remédier, nous avons cru devoir dresser une liste générale de tous nos exposants récompensés, séparés selon les divisions et subdivisions adoptées par le jury de notre classe, et en adoptant non pas l’ordre alphabétique, mais bien le coefficient de mérite attribué
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- à chacun d’eux. De cette façon, les intéressés sauront, en exami- Gr. rv nant notre liste des récompenses, que M. X. . ,, qui est placé en tête dans la division des filateurs, a obtenu du jury le coefficient le plus élevé de tous les filateurs, que M. Y. . ., placé second sur la liste des fabricants de nouveauté, a obtenu un coefficient moins élevé que M. R. . ., placé premier, mais plus élevé que M. Z. . ., placé troisième, et ainsi de suite.
- C’était le complément nécessaire de notre travail.
- KoECtTLIN-ScHWARTZ , Manufacturier.
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- PREMIÈRE DIVISION.
- INDUSTRIE DE IA LAINE PEIGNEE MERINOS, CACHEMIRE, ETC.
- Gr. IV.
- Cl. 32.
- Peignés, fils, tissus.
- Ici encore le jury a dû forcément partager cette première division en trois subdivisions distinctes les unes des autres, afin de bien pouvoir prendre ses points de comparaison, à savoir:
- § ier.Peignage;
- § 2. Filature (avec ou sans peignage);
- § 3. Tissage (avec ou sans filature).
- S 1°r. PEIGNAGE.
- Les pays qui vendent le plus de peignés sont la France et l’Angleterre, qui seuls exportent cet article; les autres pays n’ont que peu ou point de peignages à façon et n’exportent donc pas.
- Les filateurs cherchent tous les jours davantage, à mesure que leurs ressources pécuniaires le leur permettent, à ajouter leur propre peignage à leur filature. Toutes les grosses filatures de France, d’Angleterre, d’Autriche, d’Allemagne, ont déjà leur peignage; cela amènera évidemment, dans un certain avenir, une diminution sensible dans le commerce de la laine peignée; mais en attendant, ainsi que nous l’avons dit plus haut, les exportations de la France en peignés, importations déduites, ont encore été pour l’année 1878 de 3o,9/t8,5oo francs.
- Gomme machines, c’est toujours la peigneuse Heilmann exploitée par MM. NasSchlumberger et G,e, de Guebwiller, tombée aujourd’hui dans le domaine public, qui sert de point de départ à la plupart des nouvelles peigneuses; tel est, par exemple, le système Meunier, actuellement fort en honneur dans toute la région de Fourmies.
- La nouvelle peigneuse à laine de M. Hübner fait de beaux produits, mais ne paraît appelée à se répandre que lorsque la pra-
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- tique aura apporté des modifications à certains de ses mouvements encore trop compliqués.
- Mais un fait est à remarquer, qui existait déjà en 1867 : les peignages à façon dont les produits sont destinés à la vente n’emploient généralement pas les memes peigneuses que les fîlateurs qui consomment eux-mêmes leurs produits. Ainsi MM. Holden et fils ont des peigneuses Donithorpe; MM. Jules Delattre père et fils ont des peigneuses Lister, Noble, etc.; MM. Morel ont leurs propres peigneuses dites système Morel, etc., tandis que la très grande majorité des fdateurs ont des peigneuses Heilmann ou de leurs dérivés.
- Nous devons signaler divers perfectionnements apportés, depuis 186-7, à cette branche de l’industrie des laines peignées :
- i° Epuration des eaux destinées au dégraissage;
- 2° On tire meilleur parti des eaux de dessuintage et de dégraissage;
- 3° Dégraissages automatiques;
- h° Séchoirs perfectionnés;
- 5° Les peigneuses se perfectionnent et produisent moins de blousses; donc diminution du prix de revient et augmentation de la production;
- 6° La façon de peignage a baissé de 2 5 p. 0/0.
- Nous ne voyons figurer cette année, au nombre des exposants, que trois peigneurs à façon dans la iri> division, celle des laines fines, qui appartiennent tous trois à la section française, tous les autres pays et notamment l’Angleterre, qui a des peignages importants , s’étant abstenus.
- Encore est-il bon de dire que sur ces trois exposants français l’un est hors concours, comme membre du Jury ; il n’a donc été décerné que deux récompenses.
- § 2. FILATURE (AVEC Oü SANS PEIGNAGe).
- La filature des laines mérinos a fait de grands progrès depuis 1 867. Si, à cette époque, un certain nombre d’établissements im-
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- portants étaient déjà montés entièrement en self-acting, nous ne Gr. IV. croyons pas nous tromper de beaucoup en disant qu’aujourd’hui la ^ transformation est complète; le dernier mull-jenny doit avoir vécu.
- Cette transformation a une immense importance sur le prix de revient, comme le prouvent les chiffres suivants; et, pour rendre notre preuve plus frappante, nous demandons à remonter, par exception, jusqu’à 1851.
- A cette époque, c’est-à-dire en 1851, les métiers à filer étaient des mull-jenny s dont le renvidage se faisait à bras; ils étaient de 200 à 220 broches chacun; un fileur et deux rattacheurs conduisaient un métier. La production représentait 2,62 échées de 1,000 mètres par broche en douze heures de travail.
- En 1877, les métiers à filer la laine peignée sont des self-acting de 5oo à 600 broches au moins chacun; l’on en fait jusqu’à 1,000 broches et même au delà. Un fileur et deux rattacheurs conduisent un métier, exactement comme en 1851 ; le même nombre d’ouvriers conduit donc aujourd’hui le double de broches dont la production est de 3,5o échées de 1,000 mètres par chaque broche en douze heures de travail, au lieu de 2,62 échées dans le même temps, en 1861.
- Le prix de revient de la main-d’œuvre a diminué par ce fait de plus de moitié, et le salaire des fileurs et rattacheurs a augmenté de ko p. 0/0.
- Le progrès ne se borne pas aux métiers à filer seulement : toutes les machines préparatoires ont été beaucoup perfectionnées; les constructeurs de l’Alsace, de l’ancien Haut-Rhin, tels que la Société alsacienne de constructions mécaniques (ex-André Kœchlin et 0e), qui crée aujourd’hui une succursale à Belfort, sur le territoire français, MlM. Nas Schlumberger et G‘“ et J. Grün, à Guebwiller,
- MM. Stehelin, à Bitschvviller, tiennent toujours, avec la maison Pier-rard-Parpaite (de Reims), le premier rang pour la construction des machines de filature de laine peignée utilisées en France et nous dirons sur presque tout le continent.
- Depuis quelques années toutefois, la région de Fourmies paraît avoir adopté pour ses renvideurs la têtière Platt de préférence à toute autre. Les Anglais sont restés fidèles à leur système, sur
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- lequel nous n’avons pas à revenir, la question ayant été épuisée dans les rapports faits à la suite des précédentes expositions.
- Les machines à faire les fds doublés aussi bien pour chaînes retorses que pour les fils mérinos, la bonneterie, la nouveauté, etc., ont été aussi grandement perfectionnées; il en est de même de celles destinées à griller ou gazer les fils. Aussi voyons-nous, dans tous ces genres, des produits d’une perfection telle, qu’il paraît dilficile d’aller au delà.
- N’oublions pas, parmi les progrès accomplis, la filature du duvet de cachemire, du poil de chameau, du mohair, etc.; tous ces articles, si capricieux à travailler, servent aujourd’hui à faire des fils que les fdateurs n’ont pas soumis à notre appréciation, mais qui doivent être parfaits, à en juger par les tissus qu’ils ont servi à fabriquer.
- Parmi les fiiateurs français qui ont toujours, à toutes les expositions précédentes, tenu le premier rang, nous devons citer les fdateurs de notre ancien Haut-Rhin, qui ont été empêchés d’exposer cette année et dont nous n’avons que trop remarqué l’absence.
- Outre la France, les pays qui ont soumis des spécimens de leurs produits au Jury de la classe 32, pour les laines courtes, sont l’Autriche, la Belgique et la Russie.
- Le plus fort nombre de points parmi les fdateurs a été accordé à une maison de Fourmies qui a paru au Jury avoir les fds les plus parfaits. Parmi les meilleurs, nous trouvons aussi la seule filature autrichienne qui ait exposé. Les deux filatures belge et russe que le Jury était appelé à juger n’ont obtenu que des médailles d’argent et de bronze; en effet, la filature de laine peignée est bien moins avancée en Belgique que ne l’est le cardé; quant à la Russie, le nombre de ses broches de filature est insignifiant, comparativement aux quantités de fds de laine peignée quelle consomme.
- § 3. TISSAGE DES MERINOS ET CACHEMIRES.
- (AVEC Oü SANS PEIGNAGE ET AVEC OU SANS FILATURE.)
- En tissage aussi bien qu’en filature, il y a eu un progrès immense
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- depuis un certain nombre d’années. Ici, de meme que pour la Gr. iv filature, nous croyons utile de remonter à l’année i85i, date du C1~2 commencement de la transformation du tissage, pour nous arrêter à 1878, moment où le mérinos et le cachemire d’Ecosse sont, à très peu d’exceptions près, exclusivement fabriqués au métier mécanique.
- C’est en 1848 qu’eurent lieu les premières tentatives de tissage mécanique pour le mérinos; mais alors la filature n’était pas assez parfaite, les fils irréguliers n’opposaient point une solidité suffisante pour résister au coup brusque du battant mécanique.
- Le tisserand à la main, qui produisait à cette époque nos tissus, lançait, dans un travail de douze heures, 35,000 duites et recevait un salaire de 1 fr. 7 5 cent, à 2 francs par jour. Aujourd’hui, le tisseur mécanique mène deux métiers et grâce à la perfection de la filature, il produit iAo,ooo duites en douze heures de travail. Ce tisserand reçoit un salaire moyen de h francs à k fr. 2 5. Le tissu de i85i était irrégulier, imparfait; le tissu de 1878 est d’une grande régularité et atteint presque la perfection, avec une main-d’œuvre moitié moindre et un salaire payé double à l’ouvrier.
- Nous devons ajouter aussi qu’au moment des premiers essais, les préjugés avaient leur large part dans l’arrêt du développement du tissage mécanique : 11’avons-nous pas vu, en 1848, la destruction par l’émeute des premiers métiers mécaniques montés par M. Croutel, à Reims? Et de même qu’au début du peignage, mécanique, on disait que jamais une peigneuse mécanique ne ferait un peigné aussi bon, aussi peu fatigué, qu’un bon peigné à la main de Sommepy, qui, à cette époque, passait pour le meilleur; de même, au début des self-acting, on disait que jamais un métier self-acting ne ferait une chaîne aussi solide, aussi nerveuse, aussi élastique, aussi résistante, ou une trame aussi bien poussée au numéro qu’au métier mull-jenny. De même enfin, au début du tissage mécanique, jamais, disait-on, un métier mécanique ne ferait un mérinos comparable au mérinos à la main.
- Le temps a fait justice de tout cela, et aujourd’hui on ne connaît plus pour le mérinos et le cachemire d’Ecosse que le tissage mécanique.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Les métiers employés pour cette industrie sont tous fabriqués en Alsace ou en Angleterre.
- Au nombre des exposants de cette très importante subdivision, nous trouvons les expositions collectives de la chambre de commerce de Reims et de la Société industrielle de Fourmies, auxquelles le jury a décerné des diplômes d’honneur.
- La ville de Reims est, parmi nos cités industrielles, une des plus anciennes et des plus importantes, une de celles surtout qui n’ont cessé de progresser et qui accusent le plus de vitalité.
- Sa population s’accroît pour ainsi dire avec le siècle : elle a aujourd’hui 82,000 habitants, et la production en articles manufacturés du rayon industriel de Reims s’est élevée 0170 millions en une année.
- La fabrication de Reims est extrêmement variée : à côté des articles unis, mérinos, cachemires simples et doubles, popelines, reps, armurés, dont Reims a toujours été en France le marché principal, on trouve, dans l’exposition collective delà chambre de commerce de cette ville, des nouveautés de toute sorte, manteaux, molletons, confections pour dames, flanelles fantaisie pour chemises, draperie légère, flanelles de santé lisses et croisées, qui forment la série de ces tissus que la douane a dû, faute d’autre nom, distinguer sous la dénomination de tissus légèrement joules.
- Comme nous le disions plus haut, c’est à Reims qu’ont eu lieu les premiers essais de tissage mécanique de la laine peignée, et que s’est accomplie cette révolution industrielle, qui a permis en vingt ans de doubler les salaires et de supprimer, ou à peu près, les chômages. .
- A toutes les expositions, des diplômes d’honneur ont consacré l’importance toujours croissante de ce grand centre manufacturier.
- \J exposition collective de la Société industrielle de la région de Fourmies (Nord) représente les produits de la filature et des tissages de laine peignée dans cette contrée, dont Fourmies est le centre.
- En 1822, M. Théophile Legrand, de Fourmies, fonda la première filature de laine peignée de Fourmies.
- En 1860, le nombre des broches delà région était de 200,000 ;
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- FILS ET TISSUS DE LAINE PEIGNÉE.
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- en 1867, de 3oo,ooo, et en 1878, de 65o,ooo. Fourmies Gr. rv. 1 est devenu, dans l’industrie de la filature de la laine peignée et ci ^ du tissage mécanique du mérinos et du cachemire d’Ecosse, un des 1 plus grands centres de cette industrie nationale.
- ^ Dans cette région, nous remarquons tout particulièrement la maison Seydoux, Sieber et Cle, du Cateau, qui a toujours obtenu à toutes les expositions les premières récompenses, décorations, etc., et à laquelle le Jury décerne aujourd’hui encore le seul grand prix qui ait été donné dans la classe 32.
- Onze médailles d’or et huit médailles d’argent ont été décernées, par le Jury international, à la France, dans la seule subdivision du tissage du mérinos et du cachemire, tandis qu’à l’étranger il n’a été donné qu’une seule médaille d’argent attribuée à la Belgique.
- Ces récompenses tendraient à faire croire que cette industrie, née en France, est restée absolument française. Cette supposition, exacte pour le mérinos, serait entièrement erronée en ce qui concerne le cachemire d’Ecosse; car nous savons, sans toutefois avoir eu à juger ces produits à l’Exposition, que l’Autriche, la Bohême, la Saxe, la Bussie, l’Italie, l’Alsace, font beaucoup de cachemire, et le font très bien.
- Nous ne craignons cependant pas d’avancer que, malgré cette concurrence, la France tient encore le premier rang dans cette fabrication.
- Classe 3*2.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. IV.
- Cl. 32.
- DEUXIÈME DIVISION.
- INDUSTRIE DE LA LAINE PEIGNEE LONGUE ET COMMUNE.
- Peignés, fils, tissus. — Tissus mélangés de matières diverses.
- Les renseignements généraux que nous avons placés en tête de notre première division ayant trait aux laines mérinos, s’appliquent également à la seconde que nous partageons de même en trois subdivisions : peignage, filature, tissage.
- § icr. PEIGNAGE.
- Dans cette subdivision, nous ne trouvons qu’un seul exposant, les peigneurs anglais qui peignent les laines longues de leur pays s’étant abstenus, de même que les peigneurs du midi de la France qui travaillent les laines communes des Alpes, du Roussillon, etc., ainsi que les laines d’Afrique et du Levant.
- S 9. FILATURE.
- L’Angleterre ne file guère que des laines longues ; mais Roubaix et surtout Tourcoing ont un nombre considérable de broches qui filent beaucoup de laines communes des provenances les plus diverses.
- Malgré cela, nous ne rencontrons dans cette subdivision comme filateurs de laines longues, que des Anglais, auxquels le Jury a décerné une médaille d’or et deux médailles d’argent.
- Le manque de concurrence nous prive des éléments nécessaires permettant d’établir une comparaison sérieuse entre les fils communs anglais et les fils français, ou ceux de toute autre provenance.
- § 3. TISSAGE.
- Dans cette subdivision, nous voyons plusieurs maisons anglaises et russes qui sont venues nous disputer les récompenses.
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- FILS ET TISSUS DE LAINE PEIGNÉE.
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- Le rayon de Bradford a conservé son ancienne réputation pour les alpacas, les tissus de laine longue et, en général, pour tous les articles à bon marché, laine pure ou mélangée; mais les Anglais ont trouvé depuis quelques années des concurrents très sérieux, nous dirons même dangereux pour eux, dans nos fabricants de Roubaix et de Tourcoing.
- Nous voyons également cette fabrication se propager en Russie : plusieurs maisons de Moscou sont venues, par leurs beaux produits, nous prouver que, dans un avenir prochain, nos fabricants, de même que les Anglais, trouveront là aussi une concurrence redoutable.
- Le Jury a décerné dans cette subdivision trois diplômes d’honneur :
- i° A l’exposition collective de Roubaix;
- 2° A l’exposition collective de Tourcoing;
- o° Au Gouvernement égyptien.
- L’exposition collective de Roubaix est un aperçu limité par l’emplacement, un résumé très incomplet de la fabrication aussi variée qu’importante de cette ville industrielle.
- Roubaix représente l’intelligence du tissu de toute matière tex-lile, la hardiesse et l’opiniâtreté dans le Lravail. Sans routes, sans charbon et sans eau, cette ville de fabrique s’est développée en cinquante ans, et sa force industrielle actuelle peut se chiffrer comme suit :
- Huit établissements de peignage, produisant par jour : en laines communes, 3o,ooo kilogrammes, et en laines fines, 5o,ooo kilogrammes, soit, par année, environ 2*5 millions de kilogrammes de peigné; 38 filatures de laine, ensemble 280,000 broches; i3 filatures de coton, ensemble 2/10,000 broches; 7 filatures de bourre de soie, 7,600 broches, i5o tissages faisant mouvoir 28,000 à 3o,ooo métiers (dont moitié à la mécanique et moitié à la main); 21 teintureries; 3o retordages de laine; 60 fondeurs, constructeurs, mécaniciens, etc.
- La production des tissus de la fabrique de Roubaix qui embrasse
- 2.
- Gr. IV. Cl. 32.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. rv. une infinie variété d’étoffes depuis 20 centimes le mètre jusqu’à 32 30 francs le mètre, destinés à tous lesjusages comme à toutes les
- consommations, peut être évaluée à 2 5o millions de francs.
- Le conditionnement a titré, en 1876, 17,680,181 kilogrammes de matière, soie, coton èt laine.
- La population ouvrière employée par la fabrique de Roubaix est d’environ 60,000 hommes, femmes et enfants, et l’on doit ajoutera ce chiffre, pour être exact, au moins 20,000 ouvriers travaillant pour Roubaix dans un rayon très étendu.
- Exposition collective de Toukcoing (Nord). L’importance industrielle et commerciale de Tourcoing resterait inaperçue, si l’on ne considérait que le petit nombre de ses exposants et le pavillon modeste où sa chambre de commerce a groupé collectivement sous un format bien restreint les spécimens nombreux et variés de l’industrie turquennoise.
- Tourcoing, dans une sorte d’association avec Roubaix, s’occupe surtout de l’achat des matières premières, du peignage et de la filature des laines; ses négociants importent annuellement de tous les pays du monde, de l’Australie, de la Plata, de l’Algérie, de la Perse, de la Turquie, de la Russie, etc., 35 à ko millions de kilogrammes de laine, soit un peu plus du quart de l’importation totale en France.
- Les peignages, les filatures et retorderies de laine, qui comptent à50,000 broches, ceux du.coton, qui font mouvoir 2 5o,000 broches, les teinturiers, etc., préparent la besogne qui est achevée par Roubaix.
- Mais il y a, dans Tourcoing, de nombreux fabricants, qui produisent d’une manière remarquable les tissus pour robes, la draperie, la tenture pour ameublement, les tapis, les molletons, les châles et jusqu’aux coutils toiles et damassés.
- Tourcoing, dans ces conditions, représente un chiffre très considérable d’affaires commerciales et industrielles dont le total n’a pas encore été établi; et il y a lieu de reconnaître que l’habileté et l’activité de ses négociants et de ses industriels apportent un concours puissant à l’ensemble de l’industrie lainière de la France.
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- Et pour terminer cette notice sur Tourcoing, complétons-la en Gr. rv.
- citant le chiffre des opérations d’escompte de la succursale de la
- i . Cl 32
- Banque de France Roubaix-Tourcoing, lequel s’est élevé à
- q5,979,1 ^ fr- 1 ^ cen*;- [jen(lant le premier semestre de 1878
- et place cette succursale au sixième rang.
- Enfin, si nous réunissons l’importance de toutes les affaires commerciales de Roubaix-Tourcoing aux chiffres des affaires françaises delà classe 32, nous pouvons affirmer qu’elle occupe un des premiers rangs.
- Le Gouvernement égyptien a envoyé une série d’échantillons représentant le plus exactement possible la situation actuelle de l’industrie en Egypte.
- Parmi beaucoup d’étoffes de coton, d’ameublement, de broderies, etc., l’attention du jury de la classe 32 a été particulièrement attirée sur des tissus de laine ou mélangés de laine ou de poil, tels que des vêtements en reps de laine tramé coton, des popelines reps de soie tramé coton faites au jacquart, avec broderie d’or, des chemisettes de gaze de soie rayée tout grège, des brochés soie et coton genre des étoffes de Brousse, etc. Les moyens de fabrication de tous ces tissus sont très primitifs, à en juger par les produits exposés; mais comparativement à d’autres articles d’Orient, ils sont relativement bien fabriqués, et répondent d’ailleurs aux besoins du pays.
- Nous disions plus haut que, dans cette division des tissus de laines longues ou communes, les fabricants français n’ont plus été seuls, comme cela a été le cas pour les mérinos et les cachemires, ils se sont trouvés en concurrence principalement avec Bradford et la Russie; c’est ici que s’est présentée la lutte la plus sérieuse de nos fabricants français avec l’étranger.
- Sur 1 h médailles d’or données, 10 ont été attribuées à la France, 2 à l’Angleterre et 2 à la Russie; et, sur 11 médailles d’argent, l’Angleterre en a obtenu 2, et la France, 9.
- Quoique dans le cours de ce travail nous'ayons cru devoir nous abstenir de faire des personnalités en mentionnant les récompenses
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- obtenues par les divers exposants, autres que les diplômes d’honneur et le grand prix, la liste officielle des récompenses nous paraissant suffire, nous pensons cependant pouvoir faire une exception en faveur d’une collectivité de fabricants qui, tout en n’ayant obtenu qu’une médaille de bronze, ne nous paraît pas moins digne d’être signalée. Nous voulons parler de la collectivité des fabricants de tissus de la ville de Vabre (Tarn). Vingt fabricants de Vabre exposent collectivement leurs produits, tous tissés à la main en chaîne coton et chaîne fil, tramé laine; ces tissus, généralement appelés sargucs, sont destinés à faire des robes pour les femmes de la campagne. Le Jury, tenant compte de leurs efforts et convaincu qu’il faut encourager une industrie placée, comme celle de Vabre, loin de tout centre important de fabrication et do progrès, a décerné à cette collectivité une médaille de bronze.
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- TROISIÈME DIVISION.
- TISSUS DE HAUTE NOUVEAUTE.
- Gr. IV.
- Cl. 32.
- Produits du tissage à la main et de certains tissages mécaniques.
- A toutes les expositions précédentes, la France a toujours, et d’une manière indiscutée, tenu le premier rang pour tout ce qui est question de goût,.de haute nouveauté, etc. Nos dessinateurs, nos artistes industriels ont toujours été, et sont encore recherchés dans le monde entier. Nous croyons donc pouvoir aujourd’hui encore, mettant toute modestie de côté, dire qu’à l’Exposition de 1878 la haute nouveauté française, représentée par la fabrication de Paris et de la Picardie, a conservé sa supériorité habituelle.
- Cependant, pour être absolument juste et impartial, nous devons dire que les produits exposés par certaines maisons russes de Moscou ont été, pour le Jury, une surprise tout à fait inattendue; il a été très étonné de voir en Russie une aussi belle et aussi bonne fabrication; il est vrai qu’à proprement parler ces maisons ne font pas de nouveautés, qu’elles ne créent pas en un mot, qu’elles se bornent à copier ou à imiter les nouveautés françaises; mais ces copies sont bien faites et le meilleur éloge qu’on puisse leur adresser est que le Jury a dû se faire donner la preuve que les tissus exposés étaient réellement de provenance russe.
- L’exposition collective des tissus de- Paris et de Picardie représente la fabrication de la haute nouveauté la plus variée ; elle comprend tous les tissus en général, soit dans les matières, soit dans leurs variétés.
- Les tissus tout laine et cachemire y sont très bien représentés; les tissus mélangés laine et soie, laine et chappe, et autres matières, de celte collectivité, peuvent également être classés parmi les produits remarquables de la classe 32.
- L’article gaze, originaire de Picardie, y est représenté par des
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. iv. tissus (le soie, et soie et coton, qui par leur goût et leur nouveauté,
- rivalisent avec ceux de Lvon, et obtiennent souvent une préférence Cl 32 J 1
- par le genre de gaze fd de tour, qui se produit plus facilement par
- les ouvriers de Picardie que par ceux de Lyon, et par conséquent
- à des prix plus favorables.
- Les tissus grenadines, canevas, armures (tissus composés généralement de soie et laine et soie, coton et laine), sont spécialement et presque uniquement fabriqués en Picardie.
- L’importance , comme le chiffre de la haute nouveauté de Paris et de Picardie, peut s’évaluer à 5o millions de francs.
- Les principaux centres de fabrication sont les départements du Nord, de l’Aisne, de la Somme, du Pas-de-Calais, où les ouvriers sont arrivés à un degré de savoir, dans cette multiplicité d’articles, qui permet d’espérer pouvoir soutenir longtemps encore toute concurrence étrangère.
- Six médailles d’or ont été données à cette belle et intéressante fabrication, attribuées toutes à des exposants français. Sur les dix-sept médailles d’argent, sept ont été données à des fabricants russes et les dix autres à la France. La même proportion a été gardée pour les médailles de bronze et les mentions honorables. Parmi ces dernières figure une médaille de bronze donnée à un ouvroir pour les jeunes filles pauvres du Syllologue des dames d’Athènes, et une mention donnée à S. A. R. le Bey de Tunis, pour ses étoffes orientales.
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- QUATRIÈME DIVISION.
- DRAPERIE EN LAINE PEIGNEE.
- Gr. IV Cl. 32
- Tissus de laine légèrement foulés; draperie légère.
- Quoique la draperie rentre dans la classe 33, le jury de la classe 3 9 a eu néanmoins à juger un certain nombre de fabricants de Reims, Roubaix et Tourcoing, faisant à la fois la draperie peignée et cardée, ce qui lui a permis de constater le développement considérable pris depuis quelques années par cette industrie, devenue une concurrence très sérieuse pour Elbeuf et Sedan.
- L’Angleterre, l’Autriche, la Russie, l’Italie et surtout la Belgique et bien d’autres pays encore, produisent de ces draps faits en peigné, ainsi que de la draperie légèrement foulée.
- Mais, pour une raison que nous n’avons pas à discuter ici, tous les étrangers rentrant, par ce côté, dans la classe 32 ont préféré se faire juger par la classe 33; dans cette catégorie se trouvent les exposants belges de Verviers, qui avaient primitivement été compris dans la classe 32 et qui ont passé dans la classe 33, à la demande de notre collègue le juré belge. Il en est résulté que, quoique la France soit loin d’être seule à fabriquer les articles compris dans notre quatrième division, les exposants que le jury a eu à juger appartiennent uniquement aux trois groupes de Reims, Roubaix, Tourcoing, c’est-à-dire à la France. Et comme cette industrie est en partie toute nouvelle, surtout celle des draps faits en laine peignée, et que nos fabricants n’ont point encore eu occasion de se mesurer avec leurs concurrents étrangers à une exposition internationale, cet état de choses prive la France d’un point de comparaison qui nous eût permis d’établir si, dans ces genres, nous sommes plus ou moins avancés que nos concurrents du dehors.
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- Gr. IV. Il est bien entendu que, dans ce qui précède, nous n’avons voulu Cl~~32 Par^er due (^es draps peignés; car, pour ce qui concerne les articles de Reims, flanelles, manteaux, confections, etc., la France a conservé une supériorité incontestée.
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- Gr. IV. Cl. 32.
- CINQUIÈME DIVISION.
- DÉCHETS TRAVAILLÉS.
- Produits des industries accessoires.
- Celle cinquième division est relativement peu importante; il n’en était pas moins indispensable de l’établir; car comment aurait-il. été possible de trouver un point de comparaison sérieux entre un fabricant de haute nouveauté de Paris ou tout autre et la société de déchets de Reims, ou un fabricant de laine artificielle de Verviers.
- Le Jury n’a cru devoir décerner qu’une seule récompense importante dans cette division : il l’a donnée à la Société des déchets de la fabrique de Reims.
- La création de cette société a été un grand bienfait pour l’industrie rémoise; tous les fabricants s’engageant à lui vendre la totalité des déchets qu’ils produisent, ils arrivent ainsi à éviter les vols qui se commettaient journellement dans leurs établissements.
- La Société donne tous les ans 3o p. o/o de ses bénéfices aux pauvres, ou les utilise en bonnes œuvres. Au icr mars 1877, elle avait depuis son existence dépensé de cette façon 1,2 61,1 h 3 francs. Aussi le Jury aurait-il demandé pour elle un diplôme d’honneur pour ses œuvres philanthropiques, s’il'n’avait craint, en le faisant, de sortir de ses attributions.
- Il se borne à l’estimer au point de vue purement industriel : elle a acheté l’an dernier 3,600,000 kilogrammes de déchets, qui sont transformés par un matériel important, occupant 170 ouvriers.
- Le Jury, ne jugeant que les services rendus à l’industrie ainsi que la bonne fabrication, lui attribue une médaille d’or.
- Outre cette récompense, il n’a été décerné que quatre médailles de bronze, dont deux à la Belgique et deux à la France, et trois mentions honorables : à la Belgique, à l’Espagne et à la France.
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- ÉTAT DES RÉCOMPENSES DÉCERNÉES PAR LE JURY AUX EXPOSANTS DE LA CLASSE 3a
- DIVISIONS. H © >< Üi o ùZ BS CB O O LJ © <L3 PS © DIPLÔMES D'HONNEUR. GRANDES MÉDAILLES. CS © CL eu < © 0 X à s © U CL X MÉDAILLES D’ARGENT. H © ca û -j -a 'S MENTIONS HONORABLES.
- Premièie division // A 3 1 1 18 6 2 0 17 2
- Deuxième II II 0 II 1 15 3 1 0 7 7
- Troisième II // 1 U 1 5 A i3 10 9
- Quatrième II II II n 2 7 1 A 0 II
- Cinquième // il « « u 1 // II h 3
- Totaux 290 A G 1 5 A 6 i4 *7 /n 21
- 51 61
- Récompensés. 18 5. — Non classés
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
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- FILS ET TISSUS DE LAINE PEIGNÉE
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- Gr. IV
- ÉTAT PAR NATIONALITÉ DBS RECOMPENSES ATTRIBUEES PAR LE JURY.
- NATIONALITÉS. (C H 'tC co O P X U CO P U CS es c SS HORS CONCOURS. | es u Z. 0 P CO u «© P Ch P GRANDES MÉDAILLES. | CS O X P w P es MÉDAILLES D’OR. | H bS cc es c CO b2 P P es MÉDAILLES D’ARGENT. MÉDAILLES DE BRONZE. MENTIONS HONORABLES.
- France i85 4 5 1 5 38 1/1 33 33 1 1
- Angleterre 1 0 n n II II 5 « 4 2 II
- Confédération Argentine 2 H n II u II II II fl 1
- Autriche-Hongrie 1 2 II n II n 1 1/ II fl 1
- Belgique 1 1 n H II II n H 2 3 1
- Espagne l/l u II II St II n If fl 1
- Colonies françaises 2 » n II tt II II II u 2
- Grèce 16 // n P n n n U 1 II
- Russie 18 n U II u 2 il 8 2 3
- Tunisie î if u fl II II n fl 11 1
- Algérie 6 // n II u U u U n //
- Chine î // u H u n u 11 u II
- Danemark 5 // n U fl n u a n II
- Italie 2 // n n // n n u n II
- Japon î n n II II H u n u II
- Maroc î l! u II II n n n II II
- Suède et Norvège B n n a II u n » n II
- Pérou 5 n n a II u a u 11 //
- Perse î II u r H II u n u n H
- Portugal î II u n II II u n » If
- Suisse 3 u u n II n a u u II
- Victoria 4 fl n n B n n n a II
- Égypte î n 1 u fl 11 u 1/ n U
- Totaux 295 4 6 1 5 46 1/1 47 ht 21
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Gr. IV.
- CI. 32.
- LISTK PAR ORDRE DE MERITE
- DE TOUS UES EXPOSANTS RECOMPENSES DE LA CLASSE 32, CLASSÉS PAR DIVISIONS.
- NOMS DES EXPOSANTS. NATIONALITÉS. RÉCOMPENSES.
- l"' DIVISION. § 1er.
- Isaac Holden et fils, à Reims France Médaille d’or. Méd. d’argent.
- Moiiel (Augustin), à Roubaix Idem
- S 2.
- Dkuvii.lée (H.), à Fournies F rance Médaille d’or.
- Poniet frères et neveu, à Paris Idem
- Société de Vôslau Autriche Idem.
- Lecomi'te (VvoA.), Delamarre, Piérard et G1',
- à Avesnelles France Idem.
- IIarmel frères, à Val-du-Bois Idem Rappel (or).
- S<; ilarre-Delcourt, à Tourcoing.. Idem Médaille d’or.
- Ponciie (N.), à Amiens Idem Idem.
- Vixcuox (A.) et Gie, à Roubaix Idem Rappel (arg.).
- Allard-Rousseau et fils, à Roubaix Idem Idem.
- Noiret (H.), à Rethel Idem Méd. d’argent.
- De Graxd’ ry (A.-J.), à Verviers Belgique Idem.
- Mottk-Lkgraxd (A.) et Mille, à Roubaix. . . . France Idem.
- Stivaux-Boxnaire et fils, à Sains Idem Idem.
- Delloue (Victor), à Fourmies Idem Idem.
- Huile et G10, â la Capelle Idem Idem.
- Dufourmextel et C‘°, à Corbie Idem Idem.
- Buihette-Gaui.ard, à Reims Idem Idem.
- Blazy frères, à Paris.. . Tfl.p/m Rappel (arg.). Méd. d’argcnl. Idem.
- Gaxescuixe frères, à Moscou Russie
- Marteau frères, à Reims France
- Phoisy, Biîrtaux, Bouret et C‘c, à Fourmies . . Idem Idem.
- Maltaire, Dupoxt, Mariage et Clc, à Sains . . . Idem Idem.
- Bastiex, Boudru et Cie, à Obain Idem Méd. de bronze.
- Hasserroucq et Cie, à Comines Idem Idem.
- Blondelle, Viéville et G'e, à Sissonne Idem. Idem.
- Demarchy (R.) et Seillière (F.), à Cramoisy.. Idem Idem.
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- FILS ET TISSUS DE LAINE PEIGNÉE.
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- NOMS DES EXPOSANTS. NATIONALITÉS. RÉCOMPENSES.
- Vi lliamy frères, à Paris ÏÏVanrp ,
- Desqiiilbet et Gle, à Saint-Michel Idem Idem.
- Hardy (A.), à Fourmies T/1 fini. Idctu
- Pei.tzer et fils, à Verviers Belgique Idem.
- Capron (H.) et C'°, à Roubaix Frnnro Idem
- Detourpe et C1C, à Fourmies ïfl.p m hlom
- Bréhier-Raulin, à Saint-Hilaire Idem Idem.
- Rousseau (E.) et Clc, à Anor Idem JdPTfty
- Marchand et C1C, à Fourmies Idem Idem.
- Belin (Ch.), à Fourmies Idem Idem.
- Dalmar et Cie, à Saint-Brieuc Idem Idem.
- Maillard (Paul), à Fismes Idem Mention honor.
- Bonpain frères, à Amiens Idem Idem.
- S 3.
- Exposition collective de la chambre de cor-
- merce de Reims F r;i iicp Diplôme d’hon.
- Exposition collective de la société industrielle
- DE LA RÉGION DE FoURMIES If] pin Iflp.i)},
- Seydoux (A.), Siéber et Cie, au Cateau Idem Grand prix.
- A illëminot-Huart, Rogelet (V.) et C‘“, à Reims. Idem Médaille d’or.
- Ch en est et fils et Grandgeorge, à Paris Idfim
- Walhaum et fils el Desmarest, à Reims Idem Idem.
- Boussus (F.), à Vignehies Idem Idem.
- Granojevn (A.), à Reims Tflfitn
- Jacquot, Renesson, Ravaux et C‘c, à Fourmies. Idem Idem.
- Audresset et fils, à Paris Idem Idem.
- Benoist frères et Poulain, à Reims Tflp.m îfjfiii),
- Réal frères et Ménard, à Vignehies Idem îd.pm.T
- Staincq, Legrand et C1C, à Fourmies Tfl.fim ldflVI.
- Legros fils aîné, à Pont-Faverger Idfim ....... Tdp?)i
- Société anonyme de Loth Belgique Méd. d’argent.
- Pâté frères, à Neuflize Franr.p Idem
- Flament et fils, à Fourmies Td.pm, Idem.
- David-Labez (Les fils de) et C‘c Idem Td.fi.m..
- Oudin Dubois frères, à Béthenville Id.fi.m. Rannpl (aro* ^
- Pierrard-Paiipaite et fils, à Reims Idem Udrrcl \dInV' Idem.
- Hamelle-David et CIC, à Saint-Quentin Idem, Méd. d’argent.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- NOMS DUS EXPOSANTS. NATIONALITES. RECOMPENSES.
- Fournival et Lvc ville, à Retlicl F m n ce Rappel (arg.). Méd. d’argent.
- Grégoire frères et C1C, à Crèvecœur Idem
- Lessieux (A.), à Rethel Idem Idem.
- Clément (F.) et Bouchez (M.), à Reims Tdem Mo fl. flo Iirnri7.p.
- Deswarte (Désiré), à Fourmies Idem Idem.
- 2e DIVISION. 5 l'T.
- Morel et C‘% à Roubaix France Médaille d’or.
- 8 2. Akroyd (James) et fils, à Halifax Angleterre .... Médaille d’or.
- Haley (Alfred) et C16, à Bradford Idem Méd. d’argent.
- Tankard (James), à Bradford Idem Idem.
- Merle (Marc) neveu et Robert Sénégal Mention honor.
- § 3.
- Exposition collective de Roubaix France Diplôme d’bon. Idem.
- Exposition collective de Tourcoing Idem
- Gouvernement égyptien, ou Caire Egvpte Idem.
- Delattre (Henri) et fils, à Roubaix France Rappel (or). Médaille d’or.
- Foster (J.) et fils, à Queensbury Angleterre. . . .
- Priestman (J.) et C10, à Bradford Idem Idem.
- Cordonnier (Louis), à Roubaix Franco Idem.
- Schradeh (A.), à Moscou Russie Idem.
- Armand (A.) et fils, à Moscou Jflp/m . Idem.
- Catteau (Pierre), à Roubaix France Idem.
- Tiberghien frères, à Tourcoing Irlp.m Iflp.m.
- Jilp/ni.
- César et Pollet (Joseph), à Roubaix Idem Idem.
- Dillies frères, à Roubaix hl.pm Idem.
- Lepoutre (Auguste) et Ce, à Roubaix Idem Idem.
- Dietsch frères, à Saint-Dié Idem Idem.
- Vibaux-Florin (Désiré), à Roubaix /dewi Idem.
- Foster (William et Henry), à Bingley Angleterre.... Méd. d’argent.
- Florin (Auguste), à Roubaix France Idem.
- Scarborough frères, à Halifax Angleterre.... Idem.
- Duvillier (Eloy), à Roubaix France Idem.
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- FILS ET TISSUS DE LAINE PEIGNÉE. 33
- NOMS DES EXPOSANTS. NATIONALITÉS. «INCOMPENSES.
- Scrkpel (Louis) el fils, à Roubaix France Méd. d’argent.
- Roussel (b.) père et fils, à Roubaix Idem Rappel (arg.).
- Ronnet (Jean), à Roubaix Idem lYfptï H’jirjrpyif;
- Masson (Armand), à Roubaix ïdpm..... ïdnn
- Vulfra.n-Mollet, à Amiens Idem Rappel (arg.).
- Daivant et Limanton, à Paris idem Méd. d’argent.
- G\mon\et-Deuollande fils, à Amiens Idem Rappel (arg.).
- Cordonnier ( Anatole), à Roubaix Ideni Aïpd dp lirrm7É»
- Gourourle-Carette, à Roubaix Idem
- Smitiison (Joseph) et C1C, à Halifax Angleterre. . . . Idem.
- Screpel (Alfred), à Roubaix France ïdpm
- Delporte (P.) et C‘°, à Roubaix Idem Jdptyi
- Collectivité des fabricants de Vabre Idem Idem.
- Stransfeld, Brown et Cie, à Rrndford Angleterre.. . . Idem.
- Mendras (A.) et C1C, à Marveiols France.. . . ATpnl mn jmrior
- Talassier aîné et fils, à Marvejols Idem ïdpm
- Lecomte et Duchemin, à Laval Idem fdfiw
- Dreyfus (R.), à Roubaix Jd.om .... Ïdpm
- Lapone Quevedo Conf. Argentine Idem.
- Descemet, à Saint-Louis Sénégal .... Idem.
- 3° DIVISION.
- Exposition collective, Paris-Picardie France Diplôme d'hnn
- Tabourier et Bisson, .à Paris Idem Rappel (or). 1
- Bossuat (Victor) et Gaudet, à Paris Idem Alédaille d’or
- Duché-Reyrel et G'e, à Paris Idem Idem.
- Fournier (E.), à Paris Idem. ïdpm.
- B ultra u (A.), à Paris Idem Jd.pm.
- Michel et Bureau fils, à Paris Idem Idem.
- Rodier (E.), à Paris Idem Aï. rl’;mr. Tïîijip
- Desse (Eugène) et Jonquoy, à Paris '. Idem Méd. d’argent.
- Timascheff (M.-L.), à Moscou Russie Idem.
- Emelianoff et Rociiefort, à Moscou Idem Idem.
- Mikiiaïloff (T.) et fils, à Moscou Idem Idem.
- Zolotareff et Rybakoff, à Moscou Idem Idem.
- Kaverine (P.-D.), à Moscou Idem Idem.
- Heintzel (J.), à Jjodz Idem. Idem.
- Valette et C‘e, à Paris France Idem.
- Classe 32.
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- U EXrOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- NOMS DES EXPOSANTS. NATIONALITÉS. RÉCOMPENSES.
- Duché (Paul), à Paris France Rappel (arg.).
- Sopoff (D.-S.), à Moscou Russie Méd. d’argent.
- Pénicaud, Naude et Dussaut, à Paris France Idem.
- Colliard et C‘c. à Paris Idem Idem.
- Poulain frères, à Paris Idem Rappel (arg.).
- Bouchinet, à Paris Idem iVFpfl rl’arg'prçf
- Diibiieuil, Trévaux et Claisse, à Paris Idem Rappel (arg.).
- Dautresme (D.) fils, à Rouen Idem Méd. d’argent.
- Wilmart et Maille, à Paris Idem. Mpfi H P hrnv|7P
- Lemaire (Th.), à Paris Tflp.m. ](l P))}
- Collet-Dubois et C10, à Amiens Idem, }(].piy\
- Kohn et Wertheim, à Moscou Russie TdP1V
- Cuyon (H.) et Hélouin, à Paris France. . Idem
- OuVROIR DES DAMES d’AtHENES Grèce. . Td-P^v
- Carpentier (A.), à Paris France.... Idem
- Nikitine Goraeff et Cie, à Moscou Russie Idem.
- Brochot (Ed.), à Paris France.. Tdpm
- Marotel-Muller , à Saint-Dié Idem Idem
- Cauchetier-Lenain (E.), à Blanc-Fossé Idem IYÎpîihnr| jinnnp
- Chamon Méresse, à Paris. Tflp.m Idem
- Dreyfous (F.), à Paris Idem Tdpw)
- Kaverine (N.-P.), à Moscou Russie Idem.
- Tomascheck, à Vienne Autriche Idem.
- Bey de Tunis (S. A. R. le) Tunisie Td.p.m..
- Le Roy et Larozière, à Amiens France Idpm.
- Ol'SKOFF (P.-J.), à Moscou ; Russie Tdpm.,
- Schoustroff (M.-A.), à Moscou Idem Idpm,
- ke DIVISION.
- Lelarge (F.), à Reims France Rappel (or).
- Mazure-Mazure, à Roubaix Idem. Td.p.m.
- Lagache (Julien) fils, à Roubaix Idem Médaille d’or.
- Pinon et Guérin , à Reims Idem. Idem.
- Jourdain-Defontaine, à Tourcoing Idem Idem.
- Fassin jeune et Pelletier , à Reims Idem Idem.
- Heindrycks-Dormeuil fils, à Roubaix Idem Idem.
- Thérin et Cie, à Roubaix Idem Idem.
- Sciiepel-Roussel et fils, à Roubaix Idem Idem.
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- FILS ET TISSUS DE LAINE PEIGNÉE.
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- NOMS DES EXPOSANTS. NATIONALITÉS. RÉCOMPENSES.
- Dcmortier (V.) cl Geignet (G.), i'i Roubaix. . . France Méd. d’argent.
- Screpel (César), à Roubaix Me in Rappel (arg.).
- Quexoble frères, à Reims Idem Mnil. fl’;irjrpnt
- Leunmet frères cl sœurs, à Tourcoing Mem Idem.
- Ozouf (P.) et Frcxcart (LT, à Reims Idem Idem.
- \V itimî (Ch.) et G10, à Roubaix Idem M(h1 fin lirnn/p
- Godbekt jeune el Gie, à Reims Idem Idem.
- Salaire (J.), à Reims Mem Il]PDI.
- 5e DIVISION.
- Société des déchets de Reims France AlYwlnilIn rl’nr
- Dvbert (J.) et C‘°, à Saint-Denis Mem Mnrl iln lirnnzp
- Drèze (Edouard), à Forge-Thiry Belgique Idem.
- Malherbe et Neujeax, à Verviers Idem
- Saadrirt (Hector), à Sains Franco Idem.
- Noeyer (Pierre-François), à Lebbeke Belgique Mention lionor.
- Vasseur et Cl<!, à Amiens France Idem.
- Rico (A.), à Palrna Esn.iorio Idem.
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