Rapport administratif sur l'exposition universelle de 1878 à Paris
TOME 1
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- RAPPORT ADMINISTRATIF
- SUR
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878
- A PARIS.
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- MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DU COMMERCE.
- RAPPORT ADMINISTRATIF
- SLR
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878
- A PARIS.
- TOME PREMIER.
- PARIS.
- IMPRIMERIE NATIONALE.
- M DCGC LXXXI.
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- SOMMAIRE.
- Pages.
- Introduction............................................................. ni
- Première partie. — Précis des opérations................................. 1
- Deuxième partie. — Services administratifs............................... 339
- Troisième partie.— Expositions spéciales................................. 5o3
- Tarde des matières...........................*.............. .... 663
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- INTRODUCTION.
- L’article 51 de la loi du 29 juillet 1876 dispose qu’il sera présenté au Parlement un Rapport sur la gestion financière de l’Exposition.
- Cette grande entreprise, dans les conditions où elle a été décrétée et exécutée, nécessite en effet une justification complète. A défaut de la loi, le soin de dégager sa responsabilité imposerait ce devoir au Commissaire
- Quoique très expressif en sa concision, un Rapport financier ne saurait cependant présenter qu’un côté de la question et néglige forcément tout ce qui ne se chiffre pas en recettes ou en dépenses. Mais il y a des faits cl’un autre ordre, importants aussi, que l’on a toujours eu le soin, jusqu’à présent, de mettre pleinement en lumière.
- Dans ce but, on a publié, à la suite de chaque Exposition , un Rapport destiné à faire connaître les mesures administratives ou autres qu’elle a motivées. C’est ainsi que M. Le Play a fait sur l’Exposition de 1867 un travail considérable, dans lequel nous avons plus d’une fois puisé d’utiles renseignements.
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- INTRODUCTION.
- La Commission supérieure, à l’article 28 du règlement des récompenses, a eu soin de nous rappeler que la préparation du Rapport administratif nous regardait exclusivement. D’accord avec elle sur ce point, nous avons toujours pensé que ce Rapport constituait le dernier acte et le complément indispensable de notre gestion.
- Fort probablement, l’Exposition de 1878 ne sera pas la dernière solennité de ce genre dont Paris contemplera l’imposant spectacle. Nous savons tous que les difficultés de ces œuvres magistrales s’accroissent d’année en année et que les dépenses qu’elles occasionnent deviennent énormes, surtout si l’on tient compte des frais qui incombent aux exposants. Mais, d’un autre côté, dans notre pays, la richesse publique et les ressources privées s’accroissent encore plus vite, et les charges de toute nature qu’entraînent les Expositions sont en général allègrement supportées. Aussi, le goût pour ces grandes luttes, où les peuples et les individus combattent à armes courtoises, où le travail et l’intelligence assurent la victoire au plus méritant, ce goût, disons-nous, devient-il de jour en jour plus vif, et rien n’autorise à croire que toute satisfaction lui sera refusée a l’avenir.
- Si donc, comme il est permis de le penser, une nouvelle Exposition internationale s’ouvre encore a Paris dans quelques années, nos successeurs trouveront dans le Rapport administratif nombre de renseignements qui leur épargneront bien des difficultés et des tâtonnements.
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- INTRODUCTION.
- La sage conduite des grandes opérations industrielles doit s’inspirer partout des mêmes principes. Si dissemblables que ces opérations puissent paraître au premier abord, elles relèvent toutes, au fond, des mêmes règles d’ordre, de discipline, de méthode et, par là seulement, peuvent être menées rapidement à bonne fin. Peut-être, à ce point de vue, l’exposé sincère de ce qui a été fait pour l’Exposition de 187(8 fournira-t-il matière à plus d’une réflexion utile.
- Enfin, cette gigantesque entreprise a exigé l’intervention d’un très grand nombre de personnes de tous rangs et de toutes professions. La plupart de nos collaborateurs se sont passionnément consacrés à leur service, et la réussite est due avant tout à leur concours dévoué. Il n’appartient à personne de s’en attribuer exclusivement le mérite, et il est bon que la part de chacun soit faite en toute équité. A cet égard encore, la publication d’un Rapport administratif complet apparaît comme un devoir de justice auquel nous ne saurions nous soustraire.
- Le coté le plus apparent de l’Exposition, celui des produits et des œuvres figurant au Champ de Mars, a été décrit dans les Rapports du Jury, publiés sous la direction de M. Jules Simon, sénateur, comme ceux de 1867 l’avaient été sous le contrôle de M. Michel Chevalier. Le présent compte rendu administratif complétera utilement, croyons-nous, ce premier travail, en mettant en lumière une face moins saillante peut-être, mais intéressante à coup sûr, de l’Exposition de 1878: celle de
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- INTRODUCTION.
- la préparation et de l’exécution de cette œuvre considérable.
- Le Rapport qui va suivre se composera de cinq parties. La première retracera l’historique des opérations et signalera, dans leur ordre et à leur date, les faits de quelque importance qui se sont produits dans les périodes de préparation, d’ouverture et de liquidation de l’Exposition.
- La deuxième partie sera plus particulièrement consacrée aux travaux des directions de la construction, de la section française, des sections étrangères, à l’organisation de certains services spéciaux et au compte rendu financier.
- La troisième comprendra, sous forme de monographie , quelques notices sur diverses parties de l’Exposition qui nous ont paru mériter une mention spéciale.
- Les pièces justificatives, lois, décrets, arrêtés, règlements, circulaires, constitueront la quatrième partie, qui formera un volume à part.
- Enfin, dans la cinquième partie, on trouvera un album contenant les plans de l’Exposition et de ses annexes; cet album est destiné à faciliter l’intelligence des développements qui précèdent.
- En vertu d’une décision de la Commission des marchés approuvée par le Ministre, une monographie spé-
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- INTRODUCTION.
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- ciale, comprenant cent feuilles de dessin, reproduira les parties les plus remarquables des constructions. Mais ce travail de longue haleine n’intéresse guère que les ingénieurs et les architectes. Il est tout à fait distinct du présent Rapport et sera publié ultérieurement.
- Paris, le î1’1' avril 1881.
- Le Sénateur Commissaire général,
- J.-B. KRANTZ.
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- RAPPORT ADMINISTRATIF
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878
- A PARIS.
- PREMIÈRE PARTIE.
- PRECIS DES OPÉRATIONS.
- CHAPITRE PREMIER.
- 01* É K AT 1 Oi\ S P lt É L U1IAA1 lî li S.
- I
- HISTORIQUE.
- Premiers actes officiels.
- Au commencement du mois d’avril 1876, deux Décrets du Président de ia République insérés au Journal Officiel à quelques jours d’intervalle annoncèrent à la France et bientôt au monde entier qu’une Exposition universelle internationale de l’agriculture, de l’industrie et des beaux-arts s’ouvrirait à Paris le 1e1' mai 1878 et serait close le 31 octobre de la même année. (Voir t. II, pièce annexe n° 1.)
- La France sortait à peine de la longue période de réorganisation qui suivit les désastres de la guerre. L’agitation électorale à laquelle avait donné lieu la formation des deux
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- Chambres appelées à remplacer l’Assemblée nationale venait de s’éteindre, lorsque le Gouvernement décida que Paris allait être une lois encore le théâtre de l’une de ces fêtes du travail et de la paix dont la France et l’Angleterre avaient les premières donné au monde l’imposant spectacle. Cette initiative était hardie. En la prenant, le Gouvernement affirmait à la fois sa confiance dans les forces du pays et sa ferme volonté de chercher dans une politique nouvelle le moyen de relever la France.
- Les Décrets des k et i3 avril 1876 sont l’expression de cette sage pensée, à laquelle il convenait d’associer au plus vite le pays et, dans une certaine mesure, l’Europe entière.
- L’étude des voies et moyens et des conditions d’exécution ne pouvait trouver utilement sa place dans ces documents. Il suffisait pour le moment d’annoncer la grande nouvelle et de convier les producteurs de tous les pays à se préparer à l’Exposition.
- Le Décret du h avril visait exclusivement les produits agricoles et industriels. Le Rapport à l’appui (voir t. II, pièce annexe n° 2), publié par le Journal Officiel du i5 avril, résume en son début l’histoire des expositions en France, l’appel adressé en 1797 aux producteurs français parle Gouvernement républicain, l’Exposition internationale de 1855 et l’imposant concours qui, en 1867, avait réuni au Champ de Mars cinquante deux mille exposants. Loin d’être un motif de renoncer aux expositions universelles, le succès obtenu en 1867 autorisait à penser que le public et les producteurs ne feraient pas défaut à une tentative nouvelle et que, après dix années révolues, les progrès de l’agriculture et de l’industrie fourniraient encore un spectacle instructif.
- Le Rapport du Ministre de l’Agriculture discute ensuite
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- la date à laquelle devait être fixée l’ouverture. L’année 1877 était évidemment trop rapprochée; mais 1878 paraissait, à la rigueur, donner un délai suffisant. Quant aux' questions secondaires, fort importantes cependant, que soulevait ce projet, elles étaient renvoyées à l’examen de la Commission supérieure des expositions internationales, qui devait s’en occuper sans désemparer. Le choix de l’emplacement, le caractère permanent ou provisoire des constructions, les conditions financières de l’entreprise, devaient faire l’objet de déterminations ultérieures, prises à la suite d’études approfondies.
- En terminant, l’auteur du Rapport, après avoir montré la nécessité d’annoncer à bref délai le concours de 1878, précisait en ces termes la portée de la décision qu’il sollicitait :
- En annonçant au monde la nouvelle Exposition internationale, la France affirme sa confiance dans les institutions qu’elle s’est données; elle déclare sa volonté de persévérer dam les idées de modération et de sagesse qui ont inspiré sa politique depuis cinq ans; elle proclame qu’elle veut la paix, qui a, seule, pouvoir de rendre l’activité humaine vraiment féconde en lui assurant la sécurité. Nous avons la confiance que son appel trouvera partout un accueil sympathique, et que l’année 18 y 8 enregistrera une page glorieuse pour la civilisation et pour notre pays dans les annales des fêtes du travail.
- Le Décret du i3 avril, rendu sur la proposition du Ministre de l’Instruction publique, étendit aux beaux-arts le bénéfice des dispositions prises en faveur de l’agriculture et de l’industrie. Toutes les branches de l’activité humaine se trouvèrent dès lors conviées à tenir en 1878 leurs as-
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- sises solennelles clans la capitale de la France, et l’Exposition, officiellement annoncée pour le iei'mai 1878, méritait ainsi, dès le mois d’avril 187G, son titre d’Exposition universelle.
- État de l’opinion.
- L’opinion publique en France était, au moins en apparence, médiocrement préparée à suivre le Gouvernement dans la voie qu’ouvraient les Décrets des U et 13 avril 1876. Les événements cpii s’étaient accomplis depuis 1867 avaient rompu la tradition, encore mal établie, des expositions universelles périodiques.
- Les angoisses des années 1870 et 1871, les préoccupations politiques et financières des années suivantes, avaient singulièrement éloigné les souvenirs des l’êtes de 1855 et de 1867.
- Bien qu’en 1871 la France, par un effort patriotique, eût participé à l’Exposition de Londres, bien que, plus récemment encore, elle eût tenu à Vienne, en 1878, une place des plus honorables, et enfin quelle se préparât à envoyer à Philadelphie d’importanls spécimens de ses arts et de son industrie, les producteurs étaient loin d’envisager sans appréhensions la prochaine nécessité de se mesurer à Paris même avec leurs rivaux du monde entier.
- 11 est bien vrai que certains publicistes très autorisés avaient depuis quelque temps émis l’idée qu’une exposition universelle tenue à Paris serait, pour nos institutions nouvelles, une sorte de consécration, et qu’il serait particulièrement opportun, à un moment où l’esprit public n’était plus tendu vers la solution des problèmes gouvernementaux, d’offrir au monde ce spectacle pacifique. Mais ces idées bar-
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- dies n'étaient pas acceptées sans protestation; bien des objections avaient surgi dans la presse, les unes tirées de la fréquence des expositions internationales et de la grandeur des dépenses quelles occasionnent, les autres du peu de profit réel que ces solennités procurent au travail national et de la situation pénible où se trouvait encore notre industrie, mal remise des rudes secousses que nos récents désastres lui avaient infligées. On signalait également le danger que pouvait présenter, au point de vue politique, la comparaison de l’Exposition nouvelle avec celle de 1867, qui avait laissé dans le monde un splendide souvenir. Enfin, on se préoccupait des conflits redoutables qui paraissaient à/la veille de se produire en Orient. Bien d’autres raisons encore étaient alléguées et, sur le terrain de l’Exposition, les partis se livraient dans la presse à des luttes ardentes.
- Cependant tous ceux que la passion n’aveuglait pas comprirent aisément qu’il y avait lieu de soutenir le Gouvernement dans la voie, peut-être un peu téméraire, où il s’était engagé, et de faire les plus grands efforts pour ne pas laisser échouer une épreuve qui, vaillamment acceptée, pouvait être féconde en résultats utiles.
- Cette patriotique opinion ne tarda pas à prévaloir dans l’ensemble du pays, et l’on se prépara à la grande solennité dont le Gouvernement avait pris l’initiative.
- Au milieu de ces discussions, on était arrivé au i5 avril de l’année 1876, à deux ans par conséquent du rendez-vous donné par la France aux nations, et, comme nous lavons dit, un point seul était acquis, à savoir que, le ier mai 1878, une Exposition universelle internationale devait s’ouvrir à Paris. Quant au reste, rien 11’était décidé
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- ni même étudié. Reprendrait-on l’emplacement consacré par le succès de 1867, Champ de Mars verrait-il de nouveau s’élever un vaste édifice de fer, de fonte et de verre ne devant point survivre à l’Exposition? Ou bien y substituerait-on une construction définitive, destinée à abriter d’autres fêtes? Ou bien encore adopterait-on l'un de ces mille projets que la seule annonce de l’Exposition avait fait éclore? Cette Exposition même serait-elle organisée, préparée, exploitée par l’Etat à l’aide de ressources directement puisées au Trésor? Ou bien l’intérêt privé et l’initiative des particuliers seraient-ils appelés à en faire les Irais et à en diriger l’exécution ? A d’autres points de vue, les produits exposés seraient-ils groupés, comme en 1867, dans un ordre scientifique et rationnel, ou reprendrait-on le système mis en usage à Vienne en 1878? Ces graves questions et bien d’autres encore 11’étaient pas abordées dans le Rapport du Ministre, et pourtant il était urgent de les résoudre. En matière d’exposition, les solutions pleinement satisfaisantes ne peuvent guère être improvisées; elles réclament de longues études et il suffit de se reporter aux dates des diverses phases de la préparation de l’Exposition de 1867 pour en être pleinement convaincu.
- Situation en 1867.
- En effet, c’est au lendemain même de l’Exposition de 186 2 qu’est née l’idée de l’Exposition de 1867. Dès le 28 janvier i863, date de la distribution aux exposants français des récompenses décernées à Londres, les principaux d’entre eux avaient exprimé le désir qu’une exposition nouvelle fût ouverte à Paris en 1867, et ils avaient chargé le prince
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- Napoléon, président de la Commission française, de présenter ce vœu à l’Empereur. Aussi, à la suite d’une réunion de cette Commission tenue le 5 juin 1863, le Ministre de l’Agriculture et du Commerce soumettait-il à la signature de l’Empereur un rapport et un projet de décret à l’effet d’annoncer la future exposition. Dans son rapport, M. Rouher insistait, avec raison, sur la nécessité de faire connaître le plus tôt possible aux producteurs français et étrangers les intentions du Gouvernement, ainsi que sur la convenance de donner à la future exposition un caractère d’universalité plus prononcé encore qu’à ses devancières, en décidant, dès le principe, que les beaux-arts y figureraient en même temps que l’agriculture et l’industrie. Le Décret conforme à ces propositions fut rendu à la date du 12 juin, près de quatre ans avant l’époque fixée pour l’ouverture. Conçu dans des termes qu’a presque textuellement reproduits le Décret du 4 avril 1876, il contenait en outre l’indication dn local où devait être installée l’Exposition. Ainsi, dès le mois de juin 1863, le concours était officiellement annoncé, et les producteurs mis en demeure de commencer leurs préparatifs. Alors que rien 11’était encore fixé quant à l’organisation même de l’entreprise, les Ministres et le haut personnel de l’Exposition de Londres se mirent à l’étude. Les mesures prises depuis portent toutes la trace d’une longue et minutieuse élaboration.
- Bien qu’aucun acte officiel ne soit intervenu entre le 12 juin 18 63 et le ier février 18 6 5, dates des Décrets par lesquels l’Exposition des beaux-arts était instituée et la Commission impériale formée, il est constant que, lorsque le 7 avril i865 cette Commission tint sa première séance, elle se trouva en présence d’un projet mûrement étudié
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, dans son ensemble et dans ses détails. Les questions de principe étant résolues, elle n’eut plus, après avoir sanctionné les solutions proposées, qu’à en poursuivre sans désemparer la réalisation. Le Rapport présenté à l’Empereur à l’appui du Décret du icr février par le Ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics renferme en effet l’exposé complet du système administratif et financier qui assura l’exécution et l’exploitation de l’Exposition do 1867.
- Le capital de garantie était constitué avant même que la souscription fût ouverte, et, à un autre point de vue non moins important, la disposition générale du Palais, conçue en vue d’une classification scientifique des produits exposés, était déjà arrêtée dans ses lignes essentielles.
- Aussi marcha-t-011 rapidement aussitôt que le signal eut été donné par le Gouvernement et fut-011 en mesure, dès le principe, d’éviter les tâtonnements et les hésitations. La combinaison financière, exposée en détail dans le Rapport de M. Béhic, ne tarda pas à être sanctionnée par la loi du 0.9 juin i865, qui ratifiait la convention passée, à la date du 19 mars, entre le Ministre, le Préfet de la Seine et les membres de la Commission impériale, fondateurs de l’association de garantie. En même temps, et avant que fût close la souscription du capital de garantie, le règlement général était approuvé par décret. De plus, au moment où la Commission impériale prenait en main la direction de l’entreprise, depuis près de deux ans déjà le Décret du 12 juin 1 863 avait, en France et à l’étranger, préparé les esprits à l’idée de l’Exposition. Les agriculteurs, les industriels et les artistes de tous les pays étaient à l’œuvre pour se mettre en état d’y figurer avantageusement. Enfin, l’Europe se trou-
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- vait en paix ; si de graves événements se préparaient pour l’année 1866, aucun symptôme de bouleversement,ne se manifestait encore, et la France, beaucoup trop confiante dans sa puissance, estimait qu’il lui suffirait de témoigner de ses intentions pacifiques pour assurer le repos de l’Europe et la tranquillité du monde.
- Il n’en était pas de même, bien s’en faut, lorsque, le ô avril 1876, le Président de la République signa le Décret qui conviait les nations à se réunir à Paris en 1878.
- Depuis plusieurs années, les nouvelles que l’étranger recevait de la France étaient loin de faire prévoir l’ouverture d’une exposition universelle à Paris. On savait du reste, et la simple inspection de la cote de la Bourse l’aurait, surabondamment démontré, que notre pays avait trouvé dans son agriculture, dans son industrie, dans son épargne surtout, des ressources plus que suffisantes pour acquitter l’indemnité de guerre. On avait été frappé de la sagesse politique de ce peuple, qui ne cessait, depuis six années, de manifester son attachement aux idées d’ordre et de liberté et qui, sans emportement et sans violence, avait su triompher de tant de difficultés. On se reprenait à estimer la France, peut-être aussi à la craindre un peu, mais, dans tous les cas, on était loin de s’attendre à lui voir prendre l’initiative d’une exposition universelle internationale.
- Ce ne fut donc pas sans surprise que l’on apprit à Londres, à Vienne, à Saint-Pétersbourg, que, dans ce Paris renaissant de ses cendres, un Gouvernement républicain avait la prétention de tenir les grandes assises du travail. Personne n’avait songé à s’étonner lorsqu’un an à peine après l’Exposition de Londres, le Gouvernement impérial avait officiellement fait connaître son intention d’offrir au monde civilisé
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- une nouvelle occasion de comparer les progrès de l’industrie et de consacrer les conquêtes de l’art et de la science. Un délai de cinq années entre deux expositions universelles paraissait alors suffisant, tandis qu’en 1876 les étrangers les mieux disposés pour la France trouvaient que l’on se hâtait singulièrement de courir une si grosse aventure, et ils estimaient que cette tentative était pour le moins prématurée.
- • Telle était la situation à la fin du mois d’avril 1876. Le Gouvernement français avait pris, envers le monde entier, un engagement redoutable. Ses amis à l’intérieur et à l’extérieur étaient inquiets; ses adversaires, triomphants; et aucune mesure n’était, encore prise qui put assurer le succès.
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- PREMIERS TRAVAUX RE LA COMMISSION SUPERIEURE DES EXPOSITIONS INTERNATIONALES.
- L’Exposition de 1878 une fois décidée en principe, le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, d’accord avec son collègue de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, confia l’étude préliminaire des questions d’organisation à la Commission supérieure des expositions internationales.
- Cette Commission avait été constituée en 1870,11 l’occasion de l’ouverture à Londres d’une exposition des beaux-arts et de l’industrie, qui devait être le prélude d’une série de concours annuels.
- Primitivement limitée aux expositions visées par le Décret du 5 avril, la mission de la Commission supérieure avait été, par la suite, étendue à toutes celles auxquelles la
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- France pouvait être appelée à prendre part. Un Décret du 3o décembre 1871 l’avait reconstituée, en la plaçant sous la double présidence des Ministres de l’Agriculture et de l’Instruction publique. Après avoir assuré la participation de la France à l’Exposition de Londres en 1872, elle avait en 1873 réglé l’organisation de la section française à celle de Vienne.
- Plus tard, au moment où le Gouvernement s’était décidé à instituer une exposition universelle à Paris, la Commission supérieure avait,par deux Décrets en date des 2 5 mars et 3 avril 1876, été renforcée de plusieurs membres nouveaux, pris dans le Parlement et dans les rangs de la haute administration. Elle était composée de quarante-cinq personnes lorsqu’elle aborda l’étude des questions relatives au concours international de 1878.
- Le rôle de cette Commission était purement consultatif; elle devait donner de simples avis, d’après lesquels, sous sa propre responsabilité, le Gouvernement avait à soumettre aux Chambres les mesures qui, par leur nature, appelaient l’intervention du Parlement, ou à pourvoir, au moyen de décrets et d’arrêtés, aux décisions qui n’exigeaient pas la sanction d’une loi.
- Trois questions principales, énumérées dans le Rapport à l’appui du Décret du A avril, furent déférées par le Ministre de l’Agriculture et du Commerce à la Commission supérieure :
- i° L’emplacement de l’Exposition;
- 20 Le caractère provisoire ou permanent des édifices à construire;
- 3° Les voies et moyens d’exécution.
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- Après un examen sommaire, la Commission supérieure chargea une Sous-Commission prise clans son sein d’étudier complètement ces diverses questions et de lui présenter un rapport.
- Le choix de remplacement primait tout le reste et entraînait, par voie de conséquence, la solution d’un certain nombre de points de détail; il était l’objet de controverses assez passionnées.
- La plupart des projets qui attiraient l’attention publique avaient placé l’Exposition en dehors de Paris, les uns àVin-cennes, les autres à Courbevoie, quelques-uns au bois de Boulogne. Libres de se donner pleine carrière dans ces espaces ouverts, les auteurs des projets avaient recherché avant tout le grandiose, sans aucun souci des conditions de temps et d’argent, autrement dit des possibilités d’exécution.
- De pareilles conceptions, si séduisantes qu’elles pussent paraître aux gens inexpérimentés, n’étaient, pas faites pour exercer une bien grande action sur les résolutions de la Sous-Commission. Le lait seul que, dans l’intérieur de Paris, on ne pouvait pas se livrer à ces fantaisies d’architecture était plutôt un motif d’v rester que de s’en éloigner.
- Le rapport de M. Le Play sur l’Exposition de 1867 ne fournissait d’ailleurs pas, au sujet de la question en litige, des renseignements bien sérieux. En dépit du succès très remarquable et absolument incontesté de l’œuvre qu’il avait dirigée, M. Le Play concluait que le temps des expositions universelles était passé, qu’il n’y avait plus lieu d’en faire et surtout de les établir dans les capitales; il ajoutait qu’il convenait de leur substituer des organisations permanentes, dites Musées génét'aux. Malgré la grande autorité qui s’attachait
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- OPÉRATIONS PRÉLIMINAIRES, au nom de M. Le Play, l’idée des musées généraux n’avait pas été accueillie avec faveur. Les Expositions universelles de Londres, cle Vienne et de Philadelphie prouvaient également que son opinion sur les expositions universelles et sur leur emplacement n’avait pas prévalu. On ne pouvait donc chercher dans le rapport précité aucun argument bien concluant dans la question que la Sous-Commission avait à résoudre. Mais, en examinant la chose en elle-même et sans parti pris, on trouvait des motifs péremptoires de décision.
- Etait-il, en effet, bien équitable de priver notre capitale, si durement éprouvée par la guerre étrangère et la guerre civile, des bénéfices de toutes sortes que pouvait lui rapporter l’exposition projetée?
- Etait-il vraiment opportun de déroger ainsi à des traditions presque séculaires, au moment où l’on cherchait dans un universel apaisement l’oubli d’un passé douloureux?
- Au point de vue même du succès, n’était-ce pas le compromettre que de se priver volontairement des séductions que Paris offre aux étrangers avec ses théâtres, ses cercles, ses salons, ses musées, ses grands établissements de toute nature?
- Et, d’un autre côté, si l’Exposition devait être un enseignement industriel et artistique, ne convenait-il pas, avant tout, d’en faire profiter la population ouvrière de Paris, si remarquablement intelligente ?
- Toutes ces considérations déterminèrent assez vite le choix de la Sous-Commission.
- A. y regarder de près, il n’y avait dans l’enceinte de Paris qu’un seul emplacement assez vaste, assez central, assez facilement accessible de toutes parts, pour cette réu-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, nion internationale. C’était encore le Champ de Mars. Mais, tout en l’indiquant, la Sous-Commission déclarait qu’il conviendrait d’y annexer les terrains du Trocadéro, depuis les quais jusqu’à la place du Roi-de-Rome.
- En raison des nécessités du service militaire, on ne pouvait songer à établir au Champ de Mars que des constructions provisoires. Le choix de cet emplacement résolvait donc implicitement la seconde question posée à la Commission; d’autres motifs intervenaient, du reste, en faveur de cette solution. Les progrès incessants de l’industrie, le développement continu des voies de communication en France et dans le monde accroissent de jour en jour le nombre des exposants et celui des visiteurs, d’où résulte une augmentation des espaces nécessaires. Le palais élevé en 1867 n’aurait pas convenu en 1878 et, suivant toute probabilité, celui que l’on allait édifier deviendrait à son tour insuffisant. Pourquoi dès lors, en le construisant d’une manière définitive et l’entretenant d’une exposition à l’autre, dépenser des sommes considérables? Mieux valait se borner à un bâtiment provisoire, établi à la mesure des besoins, et le construire en fer et en matériaux de remplissage dans des conditions de prix relativement économiques.
- Quant aux édifices du Trocadéro, l’affaire était plus complexe et ne pouvait être complètement résolue qu’ulté-rieurement. Pour le moment on ne prévoyait que des constructions éphémères en matériaux périssables. L’adjonction au Champ de Mars des terrains du Trocadéro impliquait l’occupation temporaire du pont d’Iéna et des quais aux abords; d’où la nécessité de constituer de nouveaux moyens de circulation d’une rive à l’autre et* sur chaque rive, de
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- l’amont à l’aval du pont. Tous ces points .furent examinés par la Sous-Commission.
- En ce qui concerne les voies et moyens, elle se contenta, sans émettre d’avis formel, d’exposer les raisons qui militaient en faveur de chacun des systèmes mis en présence. Elle laissa ainsi à l’ensemble de la Commission le soin de faire elle-même son choix et de se prononcer, soit pour l’exécution et l’exploitation par l’État, soit pour l’intervention d’une compagnie.
- Enfin, après avoir examiné encore certaines questions de détail, elle demanda que l’on arrêtât le programme de la future exposition, et que l’on en mît le projet au concours, étant entendu que l’Administration ne serait pas liée par le résultat obtenu et pourrait, moyennant certaines conditions, puiser dans les projets des concurrents les idées ou les dispositifs qui lui paraîtraient d’une utile application.
- Dans sa séance du 21 avril 1876, la Commission supérieure, après une discussion approfondie, adopta les conclusions formulées par M. Viollet-le-Duc au nom de la Sous-Commission. Ces résolutions', auxquelles le Ministre se rallia immédiatement, peuvent se formuler comme suit :
- i° Choix du Champ de Mars et du Trocadéro pour l’emplacement de l’Exposition;
- 20 Adoption, pour le Champ de Mars, d’un système de bâtiments provisoires conçus de manière à permettre une classification analogue à celle de 1867 et à présenter cependant un dispositif rectiligne;
- 3° Mise au concours du projet d’ensemble, avec faculté pour l’État d’acquérir les projets primés et de tirer parti des conceptions heureuses que l’on pourrait rencontrer dans chacun d’eux.
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- Décidé par arrêté ministériel, le concours lui ouvert le a 5 avril et fermé le i5 mai. Les 9/1 projets produits lurent, avec les mémoires et devis, exposés pendant cinq jours et examinés par un jury pris parmi les membres de la Commission supérieure.
- Le 26 mai, sur le rapport du jury, la Commission conclut qu’il n’y avait pas lieu d’accorder de premier prix, mais elle signala, comme présentant de sérieuses qualités, les études de MM. Bruneau, Coquart, Crépinet, Davioud et Bourdais, Pic et Roux, et, comme vraiment dignes d’attention, les projets de MM. Baudot, Eiffel, Hué, Flon, Raulin et Simil.
- Enfin elle fut d’avis d’accorder une prime de 3,000 francs aux six premiers auteurs et de 1,000 francs à chacun des autres. Ces propositions furent adoptées par le Ministre.
- Malgré l’incontestable talent d’une partie des concurrents et l’ardeur que tous déployèrent, cette épreuve ne produisit pas les résultats que l’on paraissait en attendre. O1111e trouva dans ces hâtives improvisations que quelques motifs heureux, cjuelques dispositions ingénieuses, mais nullement dès plans sérieusement mûris et propres à fournir les bases d’une exécution immédiate.
- Aussi la Sous-Commission chargée de juger le concours comprit-elle la nécessité de poursuivre l’étude du projet définitif, afin de permettre à l’Administration de soumettre promptement aux Chambres un aperçu à peu près exact des mesures à prendre et des dépenses à faire.
- Pendant quelle se livrait à ce travail, la Commission supérieure abordait de son coté l’examen de plusieurs questions importantes, telles que le passage à établir sur la Seine pour remplacer provisoirement le pont d’iéna, les voies à
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- ouvrir sur les quais ou sur les berges pour ne pas interrompre la circulation parallèle au fleuve, et enfin l’installation de l’exposition agricole dans des conditions plus acceptables qu’en 1867.
- Ce dernier point avait son importance, en raison des légitimes revendications de l’agriculture française. Se rappelant les conséquences de son exil à Billancourt lors de l’Exposition de 1867, elle ne voulait plus être séparée des autres exposants et tenait, pour l’ensemble de ses produits, à être introduite dans nos enceintes et, pour les animaux vivants, à n’en être pas éloignée. Ces vœux très légitimes furent favorablement accueillis, et il fut décidé, en principe, que l’exposition d’agriculture se ferait, comme les autres, au Champ de Mars, et que les animaux vivants seraient placés, soit le long de l’avenue Sufiren, soit sur l’avenue Delessert.
- Les bases des avant-projets définitifs des aménagements du Champ de Mars et du Trocadéro furent soumises à la Commission supérieure dans la séance du 12 juin.
- Pour le Champ de Mars, le plan adopté consistait dans un vaste rectangle d’une surface de 2/10,000 mètres carrés, terminé aux angles par des dômes. Deux larges galeries perpendiculaires à la Seine étaient destinées aux machines et aux appareils de grandes dimensions, et deux autres galeries, perpendiculaires aux premières, fermaient le Palais au Nord et au Midi, servant de vestibules. Au centre, les beaux-arts devaient occuper une série de salles isolées les unes des autres et séparées du reste du Palais par deux espaces à ciel ouvert de 18 mètres de large environ. Entre ces passages et les galeries des machines, de part et d’autre de l’axe du Palais, les galeries réservées aux produits de l’industrie s’étendaient dans le sens longitudinal et n’étaient
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, interrompues que par les vestibules terminaux et par les passages transversaux correspondant aux diverses portes.
- La Sous-Commission proposait de pourvoir à l’aération du Palais du Champ de Mars, en surélevant d’un mètre le niveau général de l’édifice et en établissant, sous les planchers des galeries intérieures, de vastes sous-sols destinés à fournir d’abondantes réserves d’air frais.
- Les expositions ethnologiques et archéologiques, qui devaient primitivement trouver place au Champ de Mars, étaient, dans le projet de la Sous-Commission, installées au Trocadéro, de manière à être suffisamment isolées de l’exposition industrielle et à courir le moins possible de risques.
- Conformément au vœu présenté par la Société des agriculteurs de France, les expositions d’animaux vivants étaient installées le long de l’avenue Suffren, où l’on devait trouver aisément les 12,000 mètres carrés nécessaires. Les petites industries agricoles occupaient diverses annexes construites au Trocadéro.
- Enfin, les brasseries, les restaurants et les cafés étaient établis dans l’espace laissé libre entre le Palais et l’avenue Rapp.
- L’ensemble des constructions du Champ de Mars, évalué d’après les dépenses constatées en 1867 et en tenant compte de l’augmentation des prix de main-d’œuvre, en même temps que de la diminution de valeur des métaux, ressortait à environ 7 k francs par mètre carré.
- Relativement au passage de la Seine, la Sous-Commission, renonçant à la pensée d’établir entre les deux rives un chemin couvert, se bornait à proposer l’élargissement du pont d’Iéna. Quant à la circulation parallèle à la Seine, d’accord avec le Préfet de police, on s’arrêtait au parti de faire passer
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- les voies des deux quais en tranchées, sauf, en cas d’inondation ou de nécessité, à rendre ces quais eux-mêmes au public.
- Sur le sommet du Trocadéro, une vaste salle de fêtes serait édifiée et pourrait contenir de 6,000 à 8,000 personnes assises, tandis qu’à droite et à gauche deux vastes galeries recevraient les expositions ethnologiques.
- Un portique régnant autour de cet ensemble de constructions permettrait de jouir de la vue de Paris et de celle de l’Exposition ; une cascade monumentale tombant du sommet du Trocadéro servirait de motif central et fournirait, sans pression, les eaux nécessaires pour le service du Champ de Mars.
- L’ensemble des constructions du Trocadéro était évalué à 5 millions de francs environ; mais la Sous-Commission envisageait la possibilité de voir la salle des fêtes rachetée par la Ville de Paris, qui, depuis longtemps, se proposait de faire bâtir une salle de concerts populaires et de conférences.
- Cet avant-projet, approuvé à l’unanimité par la Commission supérieure, servit de base à l’étude des plans d’exécution ainsi qu’à la détermination du montant des dépenses qui devait figurer dans le projet de loi que le Gouvernement se trouvait enfin mis en mesure de présenter aux Chambres.
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- III
- PRÉSENTATION, À LA CHAMBRE DES DEPUTES ET AU SENAT,
- DU PROJET DE LOI RELATIF À L’FXPOSITION.
- Le 26 juin 1876, le Ministre de l’Agriculture, au nom du Président de la République, déposa sur le bureau de la Chambre des députés le projet de loi relatif à l’Exposition. (Voir t. Il, pièce annexe n° 3.)
- Dans l’exposé des motifs, le Gouvernement rappelait les considérations diverses et très puissantes qui l’avaient engagé à prendre l’initiative d’une exposition universelle internationale, et qui ont été développées précédemment. Il justifiait les principales mesures proposées, à savoir : le choix du Champ de Mars, l’adjonction du Trocadéro, les dimensions, les dispositions et le mode de construction des bâtiments, la nécessité d’occuper temporairement le pont d’Iéna et les quais aux abords, etc.
- Conformément aux indications de la Commission supérieure, l’estimatif des dépenses à faire était porté à 35,3i3,ooo francs, ainsi répartis :
- Constructions........................ 28,228,000 francs.
- Parc et cascade.................... 3,265,000
- Mise en mouvement clés machines. , . . i,5oo,ooo
- Tranchées le long clés quais............ 5oo,ooo
- Eau et gaz.............................. 960,000
- Beaux-Arts.............................. 100,000
- Exposition d’animaux vivants............ 3oo,ooo
- A reporter,
- 29,8/18,000
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- OPÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. 21
- Report....... ... 29,8/13,ooo francs.
- Clôtures............................... 370,000
- Administration, impressions........ n
- Dépenses diverses.................... 1,800,000
- Remise en état des lieux............... 3oo,ooo
- Médailles............................ i,5oo,ooo
- Fêtes.................................. 5oo,ooo
- Imprévus............................ 1,000,000
- Total pareil. . . 35,3i3,ooo
- Les recettes étaient chiffrées à..... 19,235,000
- Soit pour :
- Recettes des entrées................ 1/1,000,000
- Recettes diverses.................. 1,235,000
- Matériaux de démolitions........... A,000,000
- Total pareil. . . 19,235,000
- D’où ressortait un déficit de 16,078,000 francs, soit, en nombre rond, de seize millions.
- En 1867, le déficit probable de l’Exposition avait été évalué à 12 millions et supporté également par l’Etat et la Ville. Mais les circonstances étaient différentes et, en tenant compte des charges qui pesaient déjà sur le budget de Paris, des dépenses spéciales que lui occasionnerait l’Exposition, il avait paru équitable de ne pas augmenter sa part contributive de 6 millions, ce qui portait à 10 millions celle de l’État.
- Il est bien vrai qu’en chiffrant, d’après les précédents de 1867, îes divers accroissements des recettes du Trésor à prévoir du fait de l’Exposition, on trouvait :
- Pour l’impôt de la grande vitesse... 9,500,000 francs.
- Pour l’impôt des télégraphes........ 2,000,000
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- On pouvait évaluer la diminution des garanties d’intérêt des chemins de fer au minimum à six millions, sans parler de l’augmentation des recettes de la Poste, des impôts indirects, etc.
- Il s’ensuivait que l’Etat devait rentrer largement dans ses débours et ne faisait en réalité à l’Exposition qu’une avance, forcément restituée à bref délai par l’accroissement des impôts de toute nature. Au fond, cette manière de compenser des dépenses certaines par des recettes aléatoires n’avait, dans le cas actuel, rien d’excessif. C’était du reste, chacun le comprenait, le petit côté de la question, et les motifs qui militaient en faveur de l’Exposition étaient d’une bien autre portée. Comme moyen de trésorerie, le Gouvernement proposait d’ouvrir un compte spécial à l’Exposition, d’acquitter sur les fonds du Trésor les dépenses auxquelles elle donnerait lieu, d’encaisser également les recettes et d’imputer à l’exercice 1878 la balance des deux comptes.
- Le Gouvernement demandait en outre l’autorisation expresse de. traiter de gré à gré pour l’exécution des divers travaux. A la rigueur, les articles 69 et 73 du Décret du 3i mai 1862 lui donnaient déjà les facilités nécessaires; mais il voulait par avance une disposition très large au sujet de laquelle aucune critique ne pût être élevée.
- Accueilli avec faveur par la Chambre des députés, le projet du Gouvernement fut l’objet d’une déclaration d’urgence, et la Commission, nommée sans retard dans les bureaux, se mit à l’étudier. Le rapporteur, M. Journault, après lui avoir, au nom de la Commission, donné une approbation très formelle, exprima l’espoir que le Palais du Trocadéro serait racheté par la Ville de Paris, ce qui impli-
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- citement invitait à le construire d’une manière définitive, et que le Palais du Champ de Mars pourrait être conservé en partie pour être consacré à des expositions permanentes; au sujet des marchés directs, il fit observer qu’il y avait lieu de restreindre la faculté exceptionnelle demandée par le Gouvernement aux cas pour lesquels elle serait absolument indispensable, ce qui était évidemment l’intention du Ministre lui-même. Enfin il se prononça pour l’exploitation directe par l’Etat, afin qu’aucune idée de spéculation privée ne put venir à l’encontre des intentions du pays, et que l’hospitalité donnée aux nations étrangères fût en tous points digne de la France.
- Le ik juillet, le projet soumis à la Chambre avec le Rapport de la Commission fut approuvé à l’unanimité, puis transmis au Sénat dans les délais voulus. 11 n’y fut pas moins bien accueilli qu’à l’autre Chambre et, l’urgence ayant été déclarée, une Commission de neuf membres fut nommée et en poursuivit l’examen sans désemparer.
- Son rapporteur, M. Krantz, se plaçant à un point de vue un peu différent du précédent et répondant à des objections d’un autre ordre que celles qui avaient été faites à la Chambre des dépu tés, insista tout d’abord pour le maintien de la date de l’ouverture au ier mai 1878.
- En présence de la situation qui lui était faite par les déclarations de son Gouvernement, le pays ne devait reculer que devant une impossibilité absolue. Or, on se trouvait seulement en face d’une très grosse difficulté, dont on pouvait triompher à force d’énergie et de bon vouloir.
- Dans cet ordre d’idées, il n’y avait pas lieu de marchander au Ministre les facilités et les sécurités que pouvait lui donner l’autorisation de conclure des traités de gré à
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- gré. Il fallait avant tout arriver en temps utile, et ime dérogation aussi puissamment motivée n’infirmait en rien la règle de l’adjudication.
- Les inquiétudes relatives à la concentration d’un nombre considérable d’ouvriers à Paris n’avaient, selon lui, aucune importance. Si l’on savait, en temps utile, constituer dans les départements de grands ateliers de travaux publics, cette agglomération momentanée se dissoudrait d’elle-même sans aucun embarras.
- En ce qui concerne la conservation des bâtiments du Champ de Mars, le rapporteur faisait observer que, malgré toutes les apparences, le parti le plus sage et le plus économique était encore de faire disparaître ces sortes d’édifices, qui, en dehors de l’usage spécial pour lequel ils sont créés, n’ont aucune utilisation possible. Coûteux à entretenir, ils se trouvent même insuffisants pour une nouvelle exposition. On comprend dès lors pourquoi, en tous pays et malgré la répugnance naturelle qu’inspire une destruction prématurée, on est d’accord pour ne pas les conserver.
- Sur tous les points, la Commission, après mûr examen, se rallia au projet du Gouvernement. Elle fut unanime pour l’approuver et prier le Sénat de confirmer, dans le plus bref délai possible, le vote déjà émis parla Chambre des députés.
- Le 26 juillet, la loi fut votée sans aucune opposition et promulguée le 29 juillet suivant.
- De ce moment l’Exposition avait une existence légale et la période d’examen et d’élaboration du projet avait pris fin.
- On allait entrer dans le vif de l’action.
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- IV
- CONVENTION DU 1er AOUT 1 8 7 6 ENTRE L’ETAT ET LA VILLE DE R^RIS.
- En même temps que le Gouvernement soumettait à la sanction du Parlement la loi relative à l’Exposition, le Préfet de la Seine présentait au Conseil municipal un projet de convention avec l’État réglant, conformément aux indications fournies par les délibérations de la Commission supérieure, les diverses questions relatives au concours de la Ville de Paris.
- Ce travail fut renvoyé par le Conseil à la Commission des finances, au nom de laquelle, à la date du 26 juillet, M. Clamageran déposa sur le bureau du Conseil un rapport concluant, sous certaines réserves, à l’adoption du projet élaboré par le Préfet.
- La convention proposée se résumait dans les points suivants :
- Autorisation donnée par la Ville à l’État d’occuper, à titre temporaire, les terrains du Champ de Mars et du Trocadéro.
- Payement à l’État d’une subvention de 6 millions de francs, en trois termes, à savoir : 3 millions, le 15 octobre 1877; 2 millions, le i5 octobre 1878, et 1 million, le ier juillet 187g.
- Exécution aux frais de l’État des travaux destinés à rétablir la circulation entre les deux rives de la Seine et le long-dès quais, aux deux extrémités du pont d’Iéna.
- Rétablissement dans leur état primitif des terrains et des voies publiques appartenant à la Ville.
- Droit éventuel de préférence accordé à la Ville pourl’ac-
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- 26 PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- quisition des constructions du Trocadéro, au prix fixé par
- voie d’expertise administrative.
- Réduction d’un million sur le montant total de la subvention, de la Ville, au cas où l’excédent des dépenses de l’Exposition sur les recettes de toute nature ne dépasserait pas 8 millions de francs.
- L’adhésion de la Ville à ce projet de convention fut loin d’être enthousiaste. Ni le Conseil municipal ni sa Commission ne paraissaient partager l’entraînement des Chambres.
- D’accord avec la Commission, le rapporteur n’hésita pas à qualifier d’illusoires certains des motifs invoqués à l’appui du projet. Tout en constatant la brillante réussite de l’Exposition de 1867, il porta la discussion sur le terrain des résultats financiers et contesta, au point de vue économique, les avantages attribués aux expositions. 11 fit observer que le produit des impôts indirects, en progression constante pendant les années i864, 1865 et 1866, avait subi une diminution notable en 1867, pour se relever médiocrement dans les années suivantes. L’octroi de Paris, examiné dans une période de six années, de i863 à 1869, fournit des résultats analogues, que confirmait aussi l’étude des bilans de la Banque de France. Ainsi, selon lui, l’Exposition de 1867 n’avait pas amené de reprise dans les affaires et n’avait eu pour conséquence appréciable qu’un notable accroissement de la cherté de la vie.
- Néanmoins, confiante dans la sagesse du Gouvernement et frappée des conséquences élevées et des résultats politiques de l’Exposition projetée, la Commission estimait qu’il était digne de la Ville de Paris de s’associer à cette œuvre et de joindre son vote à ceux du Parlement.
- Conformément à ces conclusions, et par délibération en
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- date du 26 juillet 1876, le Conseil municipal adopta le projet de convention avec, l’Etat présenté par le Préfet de la Seine.
- Cette convention, signée en double à Paris, le icr août 1876, par le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, au nom de l’État, et par le Préfet de la Seine, en qualité de représentant de la Ville (voir t. II, pièce annexe n° û), entra immédiatement en vigueur. Elle fut la base des rapports entre le service de l’Exposition et les différents services municipaux.
- Nous n’appellerons spécialement l’attention que sur un de ses articles, qui, faute d’une rédaction suffisamment précise, a donné lieu à des difficultés ultérieures.
- Les deux Chambres, en adoptant les conclusions de leurs Commissions respectives, avaient implicitement sanctionné le vœu émis par leurs rapporteurs au sujet de la conservation du Palais du Trocadéro. Dans l’enceinte législative, on avait admis que la Ville de Paris se rendrait vraisemblablement acquéreur de la salle de concerts que l’on se proposait d’élever. Mais il eût été nécessaire de s’assurer, dès cette époque, des dispositions du Conseil municipal à l’endroit de la future salle des fêtes. Or l’article 7 de la convention réservait à la Ville, qui demeurait propriétaire des terrains, un droit de préférence pour l’acquisition de l’édifice. La Ville restant maîtresse du sol, il était visible que cette préférence ne pouvait s’appliquer qu’à l’acquisition des matériaux. Par suite de cet article, si, comme on devait y être amené, l’État entreprenait la construction d’un édifice permanent, il devait se trouver, après l’Exposition, dans l’alternative ou bien de démolir le Palais, ou bien d’en
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, céder la propriété à la Ville moyennant un prix dérisoire. Il est regrettable que cette clause ait pu figurer dans un acte de pareille importance. Il était facile, en effet, dès le principe, d’obtenir un engagement ferme des représentants de la Ville. Les discussions qui plus tard ont été reprises sur ce point avant que la construction de la salle des fêtes ait été définitivement entreprise ont été d’autant plus laborieuses que les mandataires de la Ville, se sentant maîtres de la position, se montraient, à bon droit, moins disposés à renoncer à leurs avantages. Ges négociations difficiles ont apporté un retard considérable dans l’exécution des travaux; elles ont abouti un an seulement avant l’ouverture de l’Exposition, et le compromis adopté a eu le grave inconvénient de laisser planer une incertitude absolue sur la destination du Palais du Troc-adéro. Il est certain que cet édifice eût pu être mieux approprié à ses usages ultérieurs si, dès l’abord, on avait résolu la question de savoir quel devait en être le propriétaire définitif.
- V
- FIN DE LA PREMIÈRE PHASE DES PREPARATIFS DE L’EXPOSITION.
- En somme, la loi a défini la nature de l’Exposition et lui a ouvert, dans une mesure inusitée, les portes du Trésor public. Elle a fait tout ce, qui se pouvait pour assurer son existence. L’Exposition est donc née virtuellement, mais il reste à traduire en acte tout ce qui n’est encore que désir et volonté et à prouver que le Gouvernement et le pays n’ont pas trop présumé de leurs forces.
- Avant deux années l’Exposition doit être inaugurée, et
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- OPÉRATIONS PRÉLIMINAIRES.
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- ii n’existe ni projets étudiés définitivement, ni règlement préparé, ni personnel constitué, et les promoteurs de l’Exposition ne peuvent affirmer son existence que par le vote du Parlement.
- Les gouvernements étrangers et les futurs exposants n’ont pu ni se prononcer, ni faire les moindres préparatifs en vue d’une exposition qui ne leur apparaît encore que d’une manière confuse, dont ils ignorent absolument les règles, la police, les exigences, et où ils ne savent quels pourront être leurs droits et quels seront leurs devoirs.
- A examiner la série des élaborations et des travaux accomplis depuis les Décrets des k et i3 avril, on ne peut pas dire que le temps n’ait pas été bien employé. Sauf le mois de mai, consacré à un concours qui n’a rien produit et qui, par le fait de la brièveté extrême des délais accordés aux concurrents, ne pouvait rien donner d’utile, les jours ont été sérieusement mis à profit. La Commission supérieure a fourni, sur tous les points où elle a été consultée, des décisions aussi nettes et précises qu’on pouvait l’attendre d’une nombreuse assemblée.
- Cependant, tout est encore à faire, et vingt mois seulement nous séparent de l’ouverture réglementaire de l’Exposition. Ce délai si court peut être d’ailleurs amoindri par toutes sortes d’événements que l’on ne saurait ni prévoir ni conjurer. Intempéries des saisons, troubles politiques, perturbations économiques, on a tout à craindre en pareil cas, et les amis de la France, tant au dehors qu’au dedans, ne dissimulent pas leurs inquiétudes. Ils désirent ardemment la réussite de cette entreprise téméraire, mais ils n’osent l’espérer.
- De fait, quand on se reporte aux précédents de 1867,
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- il est impossible de ne pas reconnaître que l’on est singulièrement en retard sur tous les points. A pareille distance de l’ouverture, tout était alors prévu et depuis longtemps préparé : le dispositif de l’Exposition, son règlement, les voies et moyens, le personnel d’exécution. Et cependant la réussite ne paraissait pas encore absolument certaine et elle a été saluée comme une véritable victoire.
- C’est ainsi que se terminait la première phase des préparatifs de l’Exposition; si nous croyons devoir le rappeler ici, c’est que depuis on a paru quelque peu l’oublier.
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- ORGANISATION ET CONSTRUCTION.
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- CHAPITRE IL
- ORGANISATION ET CONSTRUCTION.
- I
- ORGANISATION DES DIVERS SERVICES, REGLEMENT GENERAL.
- Au commencement du mois d’août 1876, remplacement de l’Exposition était choisi, les dispositions d’ensemble des constructions principales, indiquées, et la loi du 29 juillet autorisait l’administration à organiser et exploiter directement cette grande entreprise. Le moment était donc venu de passer aux mesures d’exécution; mais, avant tout, il fallait constituer le service spécial qui en serait chargé.
- Le Décret du 5 août 1876, rendu sur la proposition du Ministre de l’Agriculture et du Commerce, pourvut à cette nécessité en appelant aux fonctions de Commissaire général M. Krantz, sénateur, membre de la Commission supérieure des expositions internationales.
- Ainsi qu’on l’a vu au chapitre précédent, dès le début, le Commissaire général se trouvait en présence d’une situation qui exigeait une action prompte et une énergique initiative. Entouré de quelques collaborateurs, dont le concours fut d’abord officieux, il prit immédiatement les mesures les plus Urgentes.
- L’administration de l’Exposition fut partagée en six grandes sections, définies comme suit dans le Rapport adressé au Ministre de l’Agriculture à la date du 28 août:
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- i° Le commissariat général, comprenant tous les services d’ensemble non rattachés spécialement à l’une des directions : correspondance générale, comptes rendus et rapports, comptabilité, archives, catalogue, etc.;
- 2° La direction des travaux, embrassant la construction, l’installation et l’entretien des bâtiments, l’aménagement des parcs et jardins, la remise en état du Champ de Mars et du Trocadéro et le service médical des chantiers;
- 3° La direction de la section française, chargée de suivre le détail des rapports du Commissariat général avec les exposants français autres que ceux des beaux-arts et de l’agriculture;
- h° La direction des sections étrangères, destinée à centraliser toutes les questions concernant les exposants étrangers et les relations du Commissariat général avec leurs représentants autorisés;
- 5° La direction des beaux-arts, dont l’action devait s’étendre sur tous les artistes exposants, français ou étrangers : à cette direction devait se joindre le service des expositions d’archéologie et d’ethnographie du Trocadéro;
- 6° La direction de l’agriculture, ayant pour mission d’organiser les expositions comprenant les produits et les procédés de l’agriculture proprement dite, de l’horticulture et de la pisciculture.
- Ces six grandes divisions, dont le personnel ne fut composé qu’au fur et à mesure des besoins, formaient le cadre
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- ORGANISATION ET CONSTRUCTION.
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- général de l’administration. Dans ce cadre devaient venir se ranger successivement, sous l’autorité supérieure du Commissaire général, les services accessoires dont l’expérience ferait connaître la nécessité. Il semblait, au premier abord, que toutes les affaires relatives à l’Exposition pussent aisément se rattacher à ces divisions essentielles; mais on ne tarda pas à sentir la convenance de créer d’autres directions, fonctionnant, au point de vue hiérarchique, comme les précédentes. Peu de jours, en effet, après cette première organisation, le Commissaire général proposa d’ériger en direction spéciale le service chargé des expositions temporaires d’auimaux vivants. (Rapport du 3o août 1876.)
- L’administration d’une exposition universelle n’est point chose facile à constituer. Le nombre, l’importance des employés, la nature même de leurs fonctions, varient à chaque instant suivant les besoins. A l’origine, 011 recherche avant tout des agents d’étude ou de bureau, écrivains, dessinateurs et comptables ; mais ils doivent' plus tard disparaître pour faire place au personnel spécial du service actif. De plus, l’obligation d’exécuter sans retard une besogne qui se présente constamment avec un caractère d’impérieuse urgence nécessite par instants l’emploi de nombreux auxiliaires, qui deviennent inutiles après un temps plus ou moins prolongé de travail forcé.
- L’Exposition comportait donc un nombre très limité d’employés supérieurs, capables de diriger chacune des branches du service, et un nombre relativement plus considérable, mais forcément variable, de commis subalternes, recrutés rapidement et licenciés de même dès que leur concours était superflu.
- C’est dans cet ordre d’idées que l’on se plaça pour orga-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- niser l’administration. En haut, des agents peu nombreux et choisis avec soin ; puis, encadré dans ce vigoureux état-major, un personnel auxiliaire dont l’importance devait varier suivant les développements et les besoins; les premiers seuls commissionnés par arrêté ministériel, les autres désignés par le Commissaire général.
- Pour ce contingent inférieur, les émoluments furent établis de façon à compenser, dans une certaine mesure, la précarité de l’emploi. Restreint à l’origine, l’effectif du Commissariat général devait atteindre son maximum vers la fin de l’année 1877, pour décroître successivement et enfin disparaître définitivement en 1880. Les rares employés qui, entrés en fonctions dès l’origine, ne devaient être licenciés qu’à la clôture des opérations, atteignirent un temps de service de plus de quatre ans. Pour les autres, cette durée varia entre un an et dix-huit mois. (Voir t. 11, pièce annexe n° 5.)
- Règlement général.
- En dehors des travaux de construction, dont letude se poursuivait activement, la première question qui s’imposait était la rédaction d’un règlement général.
- Il était, en effet, indispensable de préciser au plus tôt les droits et les devoirs de tous les exposants, d’arrêter le mode de réception et de classement des produits, en un mot, d’établir le code de l’Exposition.
- Préparé de longue main, le règlement général de 1867 avait été promulgué par Décret impérial du 1 2 juillet 1865. A la fin du mois d’août 1876, on se trouvait donc relativement fort distancé pour l’Exposition de 1878. Cepen-
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- dant, en l’absence de ce règlement, il était difficile d’adresser aux Gouvernements étrangers une invitation formelle, comme aussi de faire appel aux producteurs français. Les uns et les autres avaient besoin d’être fixés sur les conditions d’admission à l’Exposition, avant de décider s’ils y prendraient part.
- La Commission supérieure n’avait point été consultée sur ce point essentiel; les indications assez vagues relatives à la classification qui avaient été données à l’occasion du concours ouvert au mois d’avril n’avaient rien de définitif et, si quelque projet de règlement général avait pu être officieusement élaboré dans les bureaux du Ministère, il n’avait reçu aucune sanction officielle. Le Commissaire général, au moment de son entrée en fonctions, se trouvait donc en présence des précédents de 1867 et des errements suivis plus récemment à Vienne et à Philadelphie.
- L’expérience avait consacré les principales dispositions du règlement de 1867, et il paraissait sage de s’en écarter le moins possible. Quant à la classification générale des produits, préparée avec soin à cette époque dans un esprit méthodique, elle présentait des avantages incontestables sur les systèmes employés à Vienne ou à Philadelphie. Elle était loin à coup sûr de défier toute critique, mais elle était relativement simple et avait surtout le mérite de grouper les objets en vue de la plus grande commodité du visiteur.
- Bien convaincu qu’en pareille matière la perfection est un|idéal qu’on ne peut songer à atteindre, le Commissaire général n’hésita pas à faire de larges emprunts au règlement de 1867.
- Les principales qualités d’un règlement général sont
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, la concision et la clarté. Celui de 1878 fut dégagé, tout d’abord, de certaines dispositions secondaires, d’un caractère spécial, qu’il parut sage de reporter dans les règlements annexes, à produire au fur et tà mesure des besoins.
- Ainsi allégé et adapté à la situation nouvelle, le règlement général de 1878 (voir t. II, pièce annexe n° 6) comprend quatre titres :
- Le titre Ier, sous la rubrique : Dispositions générales, rappelle les Décrets d’avril et la loi du 29 juillet et détermine sommairement, conformément à ces textes, le rôle et les attributions respectives du Ministre et du Commissaire général, ainsi que leurs rapports avec les exposants français ou étrangers. Il indique la répartition des produits en groupes et en classes, prescrit l’établissement d’un catalogue général officiel et énumère les garanties accordées aux exposants contre la reproduction non autorisée de leurs produits et les immunités relatives aux brevets qui leur sont concédées par la loi du 23 mai 1868.
- Dans le titre II on fixe les conditions d’admissibilité des œuvres d’art, on règle leur admission par un Jury spécial, leur classement en vue des récompenses par un Jury international et on annonce l’organisation ultérieure d’une exposition rétrospective d’objets d’art.
- Le titre III traite des dispositions particulières aux produits de l’agriculture et de l’industrie,
- Ce titre énonce d’abord les conditions d’admissibilité des produits et donne au Commissaire général le droit absolu de faire retirer tous ceux qui lui paraîtraient dangereux ou incompatibles avec le but ou les convenances de l’Exposition. Il institue ensuite divers Comités et définit la mission de chacun d’eux.
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- En 1867, les décisions des Comités d’admission étaient susceptibles d’appel devant la Commission impériale. L’auteur du règlement général de 1878 a pensé que ce droit de révision ne devait pas être maintenu. Le pouvoir souverain des Comités d’admission, composés d’hommes spéciaux et par conséquent plus compétents qu’une grande Commission, devait d’ailleurs trouver un sur contrepoids dans leur responsabilité devant l’opinion. L’événement a prouvé en effet que, dans la plupart des cas, il suffisait de demander aux Comités de motiver leurs résolutions pour qu’ils reculassent même devant l’apparence d’une injustice.
- Le titre 111 contient, en outre, les mesures intéressant les exposants d’appareils destinés à être mis en mouvement et qui exigent l’emploi de l’eau, du gaz ou de la force motrice. Enfin, un dernier article annonce la constitution ultérieure d’un Jury international des récompenses.
- Au titre IV, Administration et police, se trouve l’ensemble des dispositions relatives au bon ordre, à la surveillance contre le vol, aux précautions contre les accidents. On s’y est attaché à dégager la responsabilité de l’Etat. Pour que cette partie du règlement fut applicable, il était nécessaire que les exposants pussent pourvoir, par eux-mêmes, soit au gardiennage particulier de leurs salles, soit à l’assurance de leurs produits contre l’incendie ou les accidents. En matière d’assurance, liberté entière leur fut laissée; quant à la surveillance de leurs classes et de leurs groupes, les exposants furent invités à choisir eux-mêmes, sous le contrôle du Commissariat, les agents qu’ils en chargeraient; l’Etat, de son côté, conservait la police générale des Parcs et des Palais.
- Les derniers articles du règlement général visent la con-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, stitution de l’Exposition en entrepôt réel de douane (Décret du k septembre 1876) et la publication ultérieure des règlements relatifs au mode d’envoi, de réception et d’installation des produits, à la formation et au fonctionnement du Jury international, ainsi qu’au régime des entrées dans les enceintes de l’Exposition.
- Dans le règlement de 1867, on s’était attaché à fixer d’une façon aussi rigoureuse que possible les dates successives des diverses opérations. Le règlement de 1878 ne contient aucune autre date que celle du ier mai 1878; on a évité avec le plus grand soin d’assigner à l’avance des délais, qui sont forcément toujours prorogés; mais cependant le Commissaire général était armé des pouvoirs nécessaires pour dominer les défaillances et éviter tout retard.
- Classification générale des produits.
- Pour classer, dans une exposition, les divers produits de l’activité humaine, on peut se placer à deux points de vue très distincts.
- Ne tenant compte que des intérêts de l’exposant, on peut grouper les objets exposés, quels qu’ils soient, en raison de l’usine, ou de la région, ou de l’industriel dont ils proviennent. On permet ainsi à l’exposant de réunir, dans un seul local ou sous une même étiquette , tout ce que sa maison produit. Ce système, dont on aperçoit aisément les inconvénients généraux, a été toléré pour de grands établissements comme le Creuzot et recommandé pour l’agriculture, aux besoins de laquelle il s’adapte parfaitement, parce qu’il facilite les expositions collectives et régionales, qui seules ont un sens bien défini et une portée réelle.
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- On peut aussi, sans s’occuper de l’origine des produits, les assembler suivant leur nature, leur destination, leur utilité. Ce mode de groupement est surtout avantageux au public, en ce qu’il permet à chaque visiteur de trouver rapprochés les uns des autres les objets qui l’intéressent au même titre. C’est pour cette raison que l’on s’est arrêté, sauf les exceptions ci-dessus mentionnées, à ce dernier- système, comme on l’avait déjà fait en 1867, malgré les incertitudes que présente son application.
- Pas plus que les divers règnes de la nature, en effet, l’art, l’industrie, l’agriculture, n’ont de frontières bien définies. Il est souvent fort embarrassant pour l’homme le plus sagace de dire où commence l’un, où finit l’autre, et de tracer entre eux une séparation qui défie la critique. D’autre part, les classes ou divisions étant établies, on se trouve en face d’un autre genre de difficultés. Le même objet peut être le dernier terme des élaborations successives qu’une industrie fait subir à la matière, en un mot, son produit définitif, et se trouver à la fois le point de départ d’une autre série d’opérations, la matière première d’une autre industrie, par exemple les céréales, les textiles, les minerais, etc. Cet objet se trouve ainsi avoir droit d’entrée dans deux classes et, sans faire double emploi, il peut figurer deux fois sur le catalogue et donner lieu, de la part du Jury, à deux appréciations distinctes, en raison des aspects differents sous lesquels il est envisagé.
- Il est en de même d’une machine. Elle peut être exposée au point de vue de la construction et, par le soin de la forme, par l’habileté ingénieuse des dispositions, faire grand honneur à son auteur. Mais elle peut être aussi présentée comme outil industriel; à ce titre, quoique parfaitement
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- établie, elle peut être jugée médiocre, si le travail qu’elle opère est lui-même regardé comme étant d’une médiocre utilité.
- Sans multiplier les exemples, on comprend que le correctif nécessaire du système de classification adopté a été l’introduction, à divers titres, du même objet dans plusieurs classes. On devait s’y prêter, et on l’a fait aussi souvent que cette sorte de répétition a paru légitime.
- Tout en conservant le mode de procéder de 1867, on y a apporté quelques changements dont f expérience avait fait reconnaître l’utilité. (Voir t. II, pièce annexe n° 7.) Ainsi les définitions des objets contenus dans chaque classe ont dû être revisées de manière à éviter certaines difficultés d’appréciation ; ces modifications de détail n’ont pas été les seules.
- Sous le n° 10, on avait constitué un groupe devant contenir les objets spécialement exposés en vue d'améliorer la condition physique et morale des populations.
- Au premier abord, on pouvait se demander ce que signifiait ce 10e groupe. Car enfin la population, en chaque pays, c’est la nation; les diverses nations du globe constituent l’humanité elle-même, et les objets exposés en vue d’améliorer sa condition morale et matérielle, autrement dit de satisfaire à ses besoins physiques ou moraux, forment l’Exposition tout entière, pas un objet ne devant être exposé qui 11e tende à ce but.
- Le groupe X faisait donc double emploi avec les neuf autres. Ce n’était pas précisément ce qu’avaient entendu les organisateurs de l’Exposition de 1867; en y regardant de près, on entrevoyait, sous le titre ambitieux et un peu vague donné au groupe X, une nouvelle apparition des questions sociales, une séparation abusivement faite entre les divers
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- producteurs, en un mot, une résurrection de controverses aussi irritantes dans leur principe que stériles clans leurs résultats.
- En France, sous notre régime actuel, les distinctions sociales que l’on établissait, involontairement sans doute, par l’institution du groupe X, n’ont vraiment pas de raison d’être ; il n’existe que des citoyens égaux en droit, quoique forcément inégaux en fortune. Le devoir de la société est de mettre à portée de chacun d’eux les moyens de relever sa position matérielle ou morale. Ce devoir, elle le pratique aussi largement qu’elle le peut; point n’est besoin de nouveaux stimulants.
- A tous les points de vue, l’institution du groupe X paraissait donc pour le moins inutile. On résolut de le supprimer, mais sans restreindre en aucune manière le champ de l’Exposition. L’enseignement élémentaire prit place parmi les arts libéraux; les meubles et les maisons à bon marché, dans les classes du mobilier et de l’habitation; les produits et l’outillage de la petite industrie à côté des produits analogues et de l’outillage des grandes maisons. On adopta même, en faveur des chefs ouvriers pauvres, des dispositions exceptionnelles et très libérales.
- Une modification que nous devons encore signaler fut la constitution, dans le groupe II, de trois classes consacrées au matériel et aux procédés de l’enseignement à tous les degrés. Les expositions pédagogiques de Vienne et de Philadelphie avaient été fort remarquées à cet égard, et il nous fallait donner aux choses de l’éducation une importance en rapport avec les progrès accomplis depuis 1867 dans l’organisation de l’enseignement public.
- Nous n’entrerons pas dans plus de détails sur le règle-
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- Promulgué par un Décret en date du k septembre 1876, le règlement a été immédiatement mis à la disposition de tous ceux qui pouvaient, soit en France, soit à l’étranger, avoir le besoin ou le désir d’en prendre connaissance.
- Règlement spècial relatif à l’envoi et à l’installation des produits.
- Le i5 septembre 1876, le Commissariat général fit paraître, revêtu de la signature du Ministre, le règlement spécial relatif à l’envoi, la réception, l’installation et la réexpédition des produits exposés. (Voir t. II, pièce annexe n° 8.) Ce règlement est l’indispensable corollaire du précédent; il établit qu’en principe l’Administration reste étrangère au transport, à la manutention, au déballage et à l’emma-gasinement des produits et fixe les délais d’admission, d’installation, d’enlèvement après la clôture de l’Exposition.
- Il arme le Commissaire général du droit de disposer des emplacements inoccupés ou incomplètement occupés aux époques prescrites, de celui de faire procéder à l’enlèvement des colis ou caisses vides qui feraient obstacle à la circulation, et il laisse à la charge des exposants tous les frais autres que ceux indiqués aux articles 1 h et 28 du règlement général comme incombant à l’Etat.
- L’enlèvement d’otfice des objets non réclamés six semaines après la clôture de l’Exposition et leur vente publique, six
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- mois après l’expiration de ce premier délai, sont également autorisés par ce règlement. Les mesures de rigueur ci-dessus indiquées n’ont rien d’exagéré; l’événement l’a prouvé. Il importait seulement qu’elles ne pussent en rien engager la responsabilité pécuniaire de l’Etat; ce point est expressément spécifié.
- Décret limitatif du budget de l’Exposition.
- Règlements de finances.
- La loi du 29 juillet 1876, en mettant à la disposition du Gouvernement les ressources nécessaires pour la réalisation de l’Exposition universelle de 1878, 11’avait pas fixé de limite aux crédits. Cette sage réserve du pouvoir législatif à l’endroit du Gouvernement était un éclatant témoignage de sa confiance; mais elle imposait de grands devoirs au Ministre et au Commissaire général, qui avaient consenti à assumer, chacun en ce qui le concernait, la responsabilité de cette entreprise pleine d’imprévu.
- L’ouverture d’un crédit illimité avait, en effet, un côté fâcheux; elle livrait le budget de l’Exposition à bien des envahissements et des convoitises et laissait le Commissariat mal armé contre des exigences de toute nature.
- Il parut donc utile, sinon absolument indispensable, de poser, au moins provisoirement, ces limites que le pouvoir législatif n’avait pas voulu établir lui-même et de les placer sous l’autorité d’un décret. Un acte du pouvoir exécutif ne pouvait évidemment rien à l’encontre de la loi, mais il suffisait pour dresser une barrière efficace contre les pressions le plus à redouter. D’autre part, il était nécessaire de fixer le régime en vertu duquel on allait opérer les dépenses et
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- les recettes de l’Exposition, autrement dit d’édicter le règlement financier d’après lequel ce grand service serait dirigé:
- Le Décret du 18 octobre 1876 pourvut à ce double besoin. Il arrêta les crédits affectés à l’Exposition au total de 35,3i3,ooo francs et promulgua le règlement concerté entre les deux Ministères des Finances et de l’Agriculture.
- Le chiffre indiqué précédemment était celui même de l’estimatif préparé par la Commission supérieure et approuvé par le Ministre. On supposait que les édifices du Champ de Mars et du Trocadéro suffiraient pour recevoir l’Exposition, que le bâtiment du Trocadéro serait construit en matériaux périssables et que l’exposition des animaux vivants 11’aurait pas plus d’importance qu’en 1867. O11 admettait encore beaucoup d’autres choses qui ne se sont pas réalisées. Mais ce qui importait, c’était moins l’exactitude des prévisions que leur limitation même et la définition des divers chapitres de dépenses. On a pu ainsi résister à d’ardentes sollicitations, venant soit des particuliers, soit des services publics; c’est le résultat que l’on recherchait.
- Le règlement financier figure dans les pièces annexes, sous le n° 9; nous n’en relèverons ici que les traits essentiels.
- Les principales dépenses résultant des travaux de construction, il a paru sage de prendre pour type la comptabilité du Ministère des Travaux publics, qui est spécialement préparée pour des faits de cette nature.
- L’approbation des marchés était fixée à la limite supérieure de 1,000 francs pour le Commissaire général, de 10,000 francs pour le Ministre. Les traités plus considérables devaient être soumis à la Commission dont il sera parlé ci-après. Cette limitation pouvait, au premier
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- abord, paraître un peu étroite et de nature à créer parfois des retards dans un service où le temps avait une si grande importance. Mais, grâce au zèle de la Commission des marchés, ces craintes ne se sont pas réalisées et la parfaite régularité des opérations n’a pas nui à leur rapidité.
- La centralisation et le contrôle des dépenses de chaque service, la préparation des mandats de payement, étaient confiés à un inspecteur des finances placé sous les ordres immédiats du Commissaire général.
- Ce dernier, ayant particulièrement tenu à demeurer absolument étranger au maniement des fonds, un service spécial fut organisé au Ministère des Finances pour la perception et Rencaissement des recettes que l’on portait au compte de l’Exposition.
- Telle fut, dans ses grandes lignes, l’organisation financière de l’Exposition de 1878. Rigoureusement conforme aux règles de la comptabilité publique, elle s’est prêtée convenablement aux exigences du service.
- Décret complétant la Commission supérieure. — Arrêté instituant la Commission des marchés.
- Enfin l’organisation du service de l’Exposition fut complétée par deux mesures qui, dès le mois de septembre, la mirent à même d’entrer en plein fonctionnement.
- La Commission supérieure des expositions internationales, qui avait apporté un concours effectif aux préliminaires de l’Exposition, fut complétée, à la date du 27 août 1876, par l’adjonction de vingt-quatre membres nouveaux. Celle Commission consultative, dont l’intervention, en rai-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, son même du système adopté, ne devait être qu’essentiel-lement intermittente, se trouva dès lors prête à fournir au Ministre des avis autorisés sur toutes les questions qui pourraient lui être soumises.
- A peu près à la même date (arrêté ministériel du 18 septembre 1876), le Comité chargé par l’article k de la loi du 29 juillet de donner son avis sur les propositions de marché de gré à gré fut constitué sous la présidence du Ministre. Il se composait de quatorze membres qui, tous, ou presque tous, faisaient déjà partie de la Commission supérieure, savoir :
- MM. Duclerc, vice-président du Sénat, ancien Ministre des Finances;
- Fera y, sénateur;
- Ernest Picard, sénateur, ancien Ministre;
- Amiral Pothuau, sénateur, ancien Ministre de la Marine et des Colonies;
- Cochery, membre de la Chambre des députés;
- Gailly, membre de la Chambre des députés;
- Victor Lefranc, membre de la Chambre des députés, ancien Ministre;
- Francisque Reymond, ingénieur civil, membre de la Chambre des députés;
- Collignon, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, conseiller d’État;
- Général Morin, membre de l’Institut, directeur du Conservatoire des Arts et Métiers ;
- Didion, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, en retraite;
- Reynaüd, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, directeur du service des Phares;
- Grüner, Inspecteur général, vice-président du Conseil général des Mines;
- Lavalley* anciçn président de la Société des ingénieurs civils.
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- La Commission des marchés, dont les réunions ont été très fréquentes et dont la mission était des plus laborieuses, fut intimement associée à l’œuvre de l’Exposition. En dehors même des questions qui devaient réglementairement lui être déférées, elle fut fréquemment consultée sur toutes les difficultés techniques de l’entreprise. Le Commissaire général se plaît à rendre ici un public hommage au dévouement et aux lumières des hommes éminents qui composaient cette Commission et qui ont bien voulu lui apporter leur concours.
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- Cahier des clauses et conditions générales.
- Peu de jours après sa nomination, le Commissaire général soumit à l’approbation du Ministre un projet de cahier des clauses et conditions générales à imposer aux entrepreneurs de l’Exposition.
- Approuvé par arrêté ministériel (voir t. II, pièce annexe n° 10), ce règlement devint la base essentielle de nos traités de constructions. Il empruntait ses dispositions principales au cahier des charges en usage dans l’Administration des Ponts et Chaussées, et n’y dérogeait que sur les points où il y avait lieu de tenir compte des circonstances où nous nous trouvions placés. Toutes les garanties essentielles que l’Etat ale droit de réclamer s’y trouvaient expressément indiquées. Outre l’avantage de donner à nos marchés une assiette solide, en les soumettant à des lois sanctionnées par une longue pratique, il avait encore cette utilité d’imposer une
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- règle commune à un personnel trop souvent habitué à se mouvoir dans une complète indépendance et avec un médiocre souci des conditions d’une bonne administration.
- Organisation du service médical.
- Les travaux cpii allaient s’exécuter au Champ de Mars et au Trocadéro devaient y amener une agglomération considérable d’ouvriers. Les accidents, les maladies, devaient, quelles que fussent les précautions prises, prélever leur tribut sur nos chantiers.
- Il importait donc, autant par humanité que dans l’intérêt même du bon ordre, d’organiser sans retard un service médical fortement constitué.
- Dans les entreprises de travaux publics, les arrêtés ministériels des 15 décembre i848 et 22 octobre i85i imposent aux entrepreneurs une retenue de un centième sur le montant des travaux effectués, et assurent ainsi, sous le contrôle de l’Administration, des soins et des secours aux ouvriers malades ou blessés, à leurs veuves et à leurs enfants. La partie de cette retenue qui reste sans emploi à la fin de l’entreprise est remise à l’entrepreneur; en cas d’insuffisance, il y est pourvu par l’Administration.
- Il était naturel d’étendre à nos chantiers cette sage mesure de prévoyance; c’est ce qu’a fait l’article kU du cahier des clauses et conditions générales. Mais, en suivant jusqu’au bout le système en vigueur pour les travaux ordinaires, on se lut heurté à de sérieux obstacles. Il était presque impossible, en effet, de traiter séparément chacune des très nombreuses entreprises qui devaient coexister ou se succéder sur les chantiers de l’Exposition et d’ouvrir
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- pour chacune d’elles un compte spécial de secours, ainsi que cela se pratique d’ordinaire.
- Dans cette situation, un arrêté du Ministre, pris à la date du 6 septembre 1876, sur la proposition du Commissaire général, institua, pour l’ensemble des entreprises, une seule caisse de secours et un service médical unique. Le fonds commun destiné à alimenter la caisse ainsi créée était formé par l’ensemble des retenues de 1 p. 0/0 opérées sur les diverses entreprises. Avec les ressources mises à sa disposition, l’Administration satisfaisait directement, d’après les règles tracées par l’arrêté ministériel, aux exigences de ce service. En cas d’insuffisance des retenues, le budget de l’Exposition devait intervenir et solder les déficits. Dans le cas contraire, l’excédent de la recette sur la dépense devait être versé dans les caisses de l’Assistance publique de Paris. Cet emploi de l’excédent était justifié par le concours que nous apportait l’Assistance publique, en accueillant gratuitement dans ses hôpitaux les ouvriers blessés ou malades qui ne pouvaient être soignés à domicile par nos médecins.
- L’arrêté du 6 septembre fut bientôt complété par la nomination d’un chef du service médical des travaux et de trois médecins adjoints (icr novembre 1876).
- Ainsi le service de secours était prêt à fonctionner au moment même où les premières entreprises prenaient possession du Champ de Mars et du Trocadéro.
- Prise de possession des terrains.
- L’Exposition devait, comme on sait, occuper le Champ de Mars, les pentes du Trocadéro, les quais aux abords du
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- pont d’Iéna et ce pont lui-même. Affectés à des services publics, ces divers emplacements ne pouvaient nous être livrés qu’à la condition de pourvoir à leur remplacement et d’exonérer autant que possible les services intéressés des gênes, sujétions et dépenses que nous allions leur occasionner. De là, des négociations multiples, qui furent conduites avec beaucoup d’activité et où, de part et d’autre, on fit preuve de courtoisie et de bonne volonté. Des procès-verbaux régulièrement dressés et signés par les représentants des parties constatèrent l’état des lieux, les conditions de la cession et de la remise en état. Mais, toutes les fois que cela fut nécessaire, les emplacements nous furent livrés avant l’entier accomplissement de toutes les formalités, et, d’autre part, nous eûmes soin de ne les réclamer que lorsqu’il nous était devenu impossible de nous en passer. Grâce à tous ces bons procédés, nos travaux ne furent jamais suspendus ou retardés par le fait de la non-occupation des terrains.
- Projet d’ensemble du Palais du Champ de Mars.
- Dès le commencement d’août, le service des travaux put prendre possession du Champ de Mars et entamer par un nivellement très détaillé la longue série des opérations qui devaient conduire à la réalisation du programme présenté par le Gouvernement.
- D’autre part, dès la fin d’août 1876, le plan d’ensemble du Palais se trouvait arrêté, au moins dans ses grandes lignes.
- Le Palais formait un vaste rectangle, dont les dimensions étaient, dans le sens perpendiculaire à la Seine, de 706 mè-
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- très et de 35o mètres dans le sens parallèle. Symétrique par rapport à son grand axe, ce bâtiment comprenait, en partant du dehors pour arriver au centre, une véranda de 5 mètres de largeur, une galerie fermée de 12 mètres, le grand hall des machines d’une portée de 35 mètres, puis trois galeries de 2 5 mètres de portée chacune, séparées par deux passages longitudinaux de 5 mètres de largeur. Cet ensemble de constructions métalliques était limité par un passage à ciel ouvert, large de 18 mètres, destiné à isoler du reste de l’édifice la galerie des beaux-arts, qui occupait l’axe de symétrie. Cette dernière consistait en une suite de onze pavillons indépendants, en maçonnerie, d’une largeur uniforme de 2 5 mètres sur une longueur, tantôt de 53 mètres, tantôt de Ô9 ; des passages transversaux de 7 mètres de largeur séparaient deux pavillons consécutifs, et quatre petites salles de 15 mètres sur 7 flanquaient chacun des bâtiments principaux, laissant entre elles des renfoncements d?égales dimensions, qui devaient être ornés par des statues et des massifs de plantes.
- Le Palais était limité, au nord et au sud, par deux grands vestibules terminaux de 2 5 mètres de largeur, qui, à leur rencontre avec les galeries des machines, formaient quatre grandes salles destinées à être couvertes par autant de dômes.
- Parallèlement aux grands vestibules, deux passages de 15 mètres, distants de chaque vestibule de 25o mètres d’axe en axe, partageaient le Palais en trois îlots; l’un de ces passages se prolongeait par des descentes à couvert jusqu’à deux des portes d’entrée de l’enceinte. Deux autres portes de moindre importance, placées dans l’axe du grand vestibule, conduisaient aussi directement dans le Palais, auquel
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- elles se raccordaient par des galeries couvertes. Enfin, sur la lace la plus voisine de l’Ecole militaire, trois autres portes donnaient accès dans le vestibule, l’une au centre, et les deux autres au droit de chacun des dômes terminaux.
- Bien que ce plan fût destiné à subir, dans certaines de ses dispositions, d’assez importantes modifications, il put être considéré comme suffisamment étudié pour devenir le point de départ des travaux.
- Le niveau général du sol du Palais fut fixé à l’altitude 35m,75, c’est-à-dire 2m,55 plus haut que le niveau du Palais de 1867. Cette différence s’explique aisément par le parti auquel on s’était arrêté de ménager sous les galeries intérieures de vastes sous-sols communiquant librement avec l’atmosphère et propres à fournir, en vue de la ventilation des bâtiments, un immense réservoir d’air frais. Les vestibules, les galeries des machines, les bâtiments des beaux-arts, avec le double passage de 18 mètres et les passages transversaux de 1 5 mètres, devaient seuls reposer sur le sol, préalablement relevé au moyen des déblais extraits des fouilles pratiquées au-dessous des constructions intérieures. Le niveau adopté avait en outre l’avantage d’exhausser assez sensiblement le Palais et de motiver, en avant de la façade principale, la création d’une large terrasse, dont la hauteur, s’ajoutant à celle de la façade elle-même, ôtait au bâtiment l’aspect écrasé que faisait craindre la disproportion inévitable entre ses dimensions transversale et verticale.
- Cette disposition avait en revanche l’inconvénient d’exiger l’apport de 75,000 mètres environ de remblais; mais, par suite des constructions considérables qui se faisaient alors dans Paris, cet apport, loin d’être onéreux, forma au contraire le premier article en recette de notre budget. 11 nous
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- suffit pour cela de constituer, moyennant indemnité et dans la limite de nos besoins, une décharge publique au Champ de Mars.
- Préparation des projets de détail.
- Les bâtiments de l’Exposition étaient étudiés, comme on l’a vu, dans leurs lignes essentielles; mais cette première esquisse ne pouvait suffire pour l’exécution. Il fallait aborder les projets de détail.
- D’un côté, on devait, en tenant compte des dispositions et des dimensions des édifices, des efforts de toute espèce qu’ils avaient à supporter, de la nature du sol, de la résistance des matériaux employés, mesurer chaque nature d’ouvrages, les réduire tous à leur minimum, évaluer leurs prix et se rendre compte du temps probable de leur mise en œuvre. C’était la besogne des ingénieurs, et elle était très complexe. Pour la mener à bien, il fallait à la fois de fortes études théoriques et une grande habileté pratique. Ces deux conditions se sont trouvées heureusement réunies.
- D’un autre côté, il fallait donner à nos édifices toute l’élégance qu’ils comportaient, et pour cela étudier avec soin leur aspect, leur forme et leur couleur, les ornements qui pouvaient le mieux en faire ressortir les dispositions ou en dissimuler les faiblesses, leur trouver enfin un vêtement approprié à leur caractère et à leur destination; problème toujours laborieux à résoudre en ce qu’il ne relève d’aucune règle précise et, dans le cas actuel, particulièrement ardu en raison des dimensions excessives des bâtiments et de l’emploi, sur une échelle inusitée, des constructions métalliques.
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- Ce second travail regardait particulièrement les architectes ; mais il ne pouvait se faire indépendamment de l’autre. Les deux services devaient donc combiner leurs efforts, se communiquer les résultats obtenus et faire marcher de front la préparation de l’ossature et de la forme de nos édifices. Sous la main ferme du directeur, l’alliance de ces deux groupes de travailleurs, habituellement séparés, quelquefois même un peu hostiles, s’est accomplie dans la mesure du possible.
- Enfin, il fallait régler les conditions d’exécution, préparer les cahiers des charges spéciaux, les métrés, les séries des prix, les estimatifs, arrêter enfin les contrats de tous nos marchés. Ce travail administratif, si délicat et si considérable, se fit sous la direction immédiate du chef de service.
- Grâce à tous ces efforts concordants, les études de détail furent achevées dans des délais relativement très courts, et quand la Commission des marchés, nommée par arrêté ministériel du 18 septembre, se réunit le 21 du même mois, elle se trouva en présence de deux projets de traité fort iuv portants.
- Il s’agissait de la constructioil des deux grandes galeries des machines, avec la galerie et la véranda qui les bordent à l’extérieur. Chacune des ces galeries constituait un lot séparé et comprenait 3,o00 tonnes de fer, tôle et fonte. La fabrication à l’usine devait durer six mois, le transport et la mise en place six autres mois. Une pénalité pécuniaire assez rigoureuse garantissait d’ailleurs l’achèvement total des travaux aux époques fixées. Il est manifeste que, par la difficulté d’exécution, la masse très considérable du métal à mettre en œuvre, de pareilles constructions sortaient
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- tout à fait de la mesure ordinaire et que le nombre était très limité des établissements qui pouvaient s’en charger et faire honneur à leurs engagements. On se trouvait donc dans le cas prévu où la règle de l’adjudication devait être écartée. C’est ce que pensa la Commission, et elle n’hésita pas à ratifier les marchés préparés par le directeur avec le Creuzot, d’un côté, et la compagnie de Fives-Lille, de l’autre.
- Les galeries intérieures, de 25 mètres de large, les passages qui les séparent et les planchers métalliques sur lesquels elles reposent furent partagés en quatre lots égaux. Bien que la masse du métal à employer atteignît encore le chiffre considérable de 3,ooo tonnes pour chaque entreprise, comme une grande partie de ce métal n’exigeait qu’une élaboration assez facile, on pensa pouvoir recourir à l’adjudication, et l’on fit appel aux maisons de construction les mieux connues. Afin d’éviter d’avoir sur le même chantier et pour le même travail des conditions de prix inégales, un seul lot fut mis en adjudication; puis on proposa les trois autres parties pour le même prix aux concurrents qui s’étaient le plus approchés du rabais admis. Ils consentirent à les prendre dans ces conditions, et des marchés de gré à gré furent passés en conséquence. Par ce procédé, absolument correct et rationnel, on put éviter les embarras que l’on redoutait et réaliser une assez notable économie. Dans sa séance du 22 septembre, la Commission donna son plein assentiment à l’opération et aux traités qui en étaient la conséquence. Enfin les deux vestibules, dont l’un regarde l’Ecole militaire et l’autre le pont d’Iéna, furent, le 20 octobre, l’objet de marchés passés, le premier avec la maison Cail, le second avec MM. Eiffel et Cie. Lés deux ouvrages présentaient des
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- difficultés spéciales et très sérieuses de fabrication et de pose. La Commission pensa en conséquence qu’il était sage de les soustraire aux hasards de l’adjudication et ratifia les traités de gré à gré qui lui étaient présentés pour leur exécution.
- Ainsi, deux mois et demi après la constitution du Commissariat général, la presque totalité des travaux métalliques du Champ de Mars était soumissionnée sur projets réguliers par des maisons puissantes et offrant toute sécurité.
- Dès le 6 octobre, on avait pu soumettre à la Commission des marchés un autre projet fort important aussi, celui des terrassements et maçonneries. Le cube des terres à remuer s’élevait à 260,000 mètres, celui des maçonneries à édifier était de 78,500 mètres; les délais imposés pour l’exécution étaient fort courts. Le premier quart de l’entreprise devait être achevé pour le ier janvier 1877, le second au icr mars, le troisième au icr mai, et la mise en état de réception provisoire devait avoir lieu le 1e1' juillet.
- La brièveté des délais était encore aggravée par ce fait qu’ils comprenaient toute la saison d’hiver; les cas de force majeure que l’on pouvait invoquer étaient expressément définis, et une amende de 2,000 francs par jour de retard était stipulée au traité.
- Dans ces conditions, il était nécessaire de faire avec grand soin le choix des concurrents appelés à soumissionner. Huit seulement furent admis, et, le 13 octobre, l’adjudication eut lieu. Mais le soumissionnaire accepté dut, au bout de quelques jours, se retirer; il fut remplacé, aux conditions qu’il avait consenties, par la maison Dubos et Capy, qui avait fait, après lui, le plus fort rabais.
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- Travaux de la rive droite. — Palais du Trocadéro.
- Les travaux entrepris sur la rive droite de la Seine présentèrent des difficultés de natures très diverses, que n’offraient pas, au moins dans leurs parties principales, ceux de la rive gauche.
- Au Champ de Mars, dès l’origine, le genre d’édifice qu’il s’agissait de construire avait été nettement défini. Les délibérations de la Commission supérieure, les discussions parlementaires qui, dans les Commissions de la Chambre et du Sénat, avaient précédé le vote de la loi du 29 juillet 1876, et les rapports officiels dans lesquels ces discussions étaient résumées, établissaient sans incertitude la destination et le caractère du bâtiment qui devait former le Palais principal de l’Exposition. Aussi, placés en face d’un programme bien déterminé, les ingénieurs et les architectes avaient-ils pu se mettre à l’œuvre sans hésitation. Quelques semaines avaient suffi pour arrêter les grandes lignes du projet, pour passer les principaux marchés, en un mot, pour imprimer à la construction une impulsion vigoureuse.
- Les conditions dans lesquelles se présentaient les travaux du Trocadéro étaient loin d’être aussi simples.
- Sous l’habile direction de M. Viollet-le-Duc, deux des auteurs primés au concours avaient remanié leurs études et présenté un projet heureusement rendu, qui réalisait les conditions générales et un peu vagues que l’on avait imposées à cette partie des constructions.
- Au centre, une vaste salle de concerts, élevée sur le point culminant du Trocadéro et flanquée de deux hautes tours; de chaque côté une galerie précédée d’un portique et tour-
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- nant sa concavité vers la Seine; devant la grande salle une cascade monumentale relevant, par un puissant motif de décoration, la saillie un peu monotone du Palais : tel était cet ensemble, dont on ne saurait au fond méconnaître la valeur artistique et la saisissante originalité.
- Mais cet imposant édifice était-il bien celui que les pouvoirs publics avaient eu en vue et dont les premiers estimatifs avaient fixé la dépense à 5 millions, soit à 3oo francs environ le mètre carré? On pouvait en douter, à considérer le chiffre minime de la dépense prévue. On s’était avant tout préoccupé d’accroître les espaces disponibles et les locaux utilisables. Sans doute, dans les motifs de cette détermination, apparaissait aussi le désir de ne point s’en tenir au strict nécessaire et de chercher dans l’édifice à construire l’élément d’une décoration grandiose. Sans doute, la Commission de la Chambre et, après elle, celle du Sénat avaient formulé la pensée que la ville de Paris pourrait se prêter à l’acquisition d’un palais définitif, élevé par l’Etat sur les terrains dont elle consentait la cession temporaire, et, bien que cette éventualité n’eût pas été examinée par les rédacteurs de la convention du ier août 1876, les architectes chargés de préparer le projet s’étaient sentis autorisés à abandonner l’emploi de matériaux périssables et avaient dirigé leurs études vers la construction d’un palais définitif.
- Le projet présenté au Commissaire général et au Ministre était conçu dans cette donnée. Mais de pareilles constructions ne s’exécutent pas sans que l’on soit fixé à l’avance sur le sort qui les attend. Or ici personne ne pouvait affirmer, aux termes des traités intervenus, que le Palais ne serait pas démoli après l’Exposition. Cependant , il était difficile d’admettre qu’il fût prudent et même possible de
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- construire en matériaux périssables une salle et des galeries d’une pareille élévation.
- Les renseignements que l’on avait sur la nature du sol au-dessous du futur Palais étaient loin d’être rassurants. On savait qu’à une époque très reculée tout le coteau du Trocadéro avait été exploité comme carrière, que des galeries avaient été poussées assez avant sous la montagne et n’avaient jamais été complètement consolidées ni même remblayées; on se rappelait enfin qu’en 1867 tous les bancs de pierre qui apparaissaient en saillie avaient été fortement attaqués à la mine. Il fallait donc, avant tout, explorer le sous-sol et s’assurer de son état réel. C’est ce que l’on fit, et ces recherches très laborieuses amenèrent à reconnaître qu’il n’avait pas la consistance nécessaire non seulement pour supporter le Palais tel qu’il était défini par les dessins, mais encore pour recevoir une construction provisoire de quelque importance. Force était, dans tous les cas, de le consolider. C’est à quoi l’on se décida.
- Pendant que l’exécution des travaux souterrains se poursuivait avec toute la diligence possible, 011 résolut aussi de préparer les fondations et le soubassement du Palais lui-même. On n’avait pas de temps à perdre, et tout retard de ce coté pouvait compromettre le sort même de l’ensemble du monument.
- Aussi la Commission des marchés n’hésita-t-elle pas à approuver les projets qui lui furent soumis, et dans lesquels les soubassements étaient partagés en trois lots distincts, dont l’estimatif variait de 25o,ooo à 34o,ooo francs, et qui avaient ensemble une importance de 920,000 francs.
- Les délais d’exécution accordés aux entrepreneurs étaient nécessairement fort courts, et une pénalité sévère était in-
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- scrite au cahier clés charges pour le retard, non seulement sur la livraison de l’ensemble, mais encore sur chacune des épocpies d’achèvement d’une partie de l’ouvrage. Ces clauses avaient leur raison d’être; mais elles inquiétaient les entrepreneurs, que les difficultés spéciales de l’exécution dans un terrain tourmenté et d’un accès incommode effrayaient déjà beaucoup. Aussi bon nombre d’entre eux se retirèrent de l’adjudication, et ceux qui persistèrent à soumissionner, loin de faire des rabais, demandèrent des augmentations assez notables sur les prix de la série.
- La Commission, après s’être rendu un compte exact de la situation et des conditions particulières de l’entreprise, approuva les soumissions des trois entrepreneurs qui avaient fait les offres les plus avantageuses. Elle pensait avec raison que l’on devait avant tout se préoccuper d’éviter les retards, et qu’à côté de cette considération toutes les autres étaient secondaires.
- Ainsi, vers la fin du mois de novembre 1876, la reconnaissance et la consolidation du sous-sol étaient en pleine activité, les fondations et la construction des soubassements entreprises, pendant que l’on reprenait, au point de vue financier, l’étude de la partie en élévation. Il devenait manifeste que toute résolution au sujet de cette dernière partie de la construction était subordonnée à une entente nouvelle avec la Ville. On ne devait, en effet, ni construire le Palais en matériaux périssables, si elle consentait à le conserver, ni l’édifier d’une manière définitive, si elle ne s’y prêtait pas. Sa décision devait régler la nôtre; mais, comme on le verra plus tard, elle fut lente à venir.
- Quoi qu’il en soit, les premiers travaux de la Commission des marchés, les discussions auxquelles s’étaient livrés les
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- hommes émiilents qui la composaient, avaient fixé les idées de tous sur le mode de procéder. On était résolu, en raison des délais très courts et du caractère des travaux, à n’appeler à soumissionner que des entrepreneurs d’élite. Ce mode d’adjudication restreinte, fort en usage dans les compagnies de chemins de fer, parut concilier, dans une sage mesure, les intérêts du Trésor et les nécessités du service.
- Pour les travaux absolument exceptionnels, soit en raison de leur nature ou de leur importance, soit par suite des difficultés de leur exécution, on eut recours aux traités de gré à gré. Strictement conforme aux intentions du Parlement, cette jurisprudence, une fois bien fixée, permit d’éviter les embarras et les retards. En l’adoptant avec fermeté, la Commission des marchés rendit possible l’achèvement en temps utile des immenses travaux que nous avions à faire. La moindre hésitation à cet endroit eût suffi pour tout perdre.
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- APPEL AUX EXPOSANTS FRANÇAIS ET ÉTRANGERS.
- Répartition des espaces disponibles.
- Le projet de Palais du Champ de Mars étant définitivement arrêté et les espaces disponibles fixés, il convenait d’en préparer la répartition entre les divers ayants droit.
- Et d’abord, que donnerait-on aux nations étrangères, que laisserait-on à la France? En 1867, le secteur attribué à notre pays représentait un peu plus de la moitié de l’espace total. La distribution du Palais comportait, en 1878, un partage égal. On pouvait attribuer aux étran-
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- gers toute la moitié (beaux-arts exceptés) qui se trouvait du côté de l’avenue de Suffren. L’autre moitié, symétriquement placée du côté de l’avenue de Labourdonnaye, pouvait être conservée pour la France. Chacune de ces deux parties comprenait une surface utilisable de 86,984 mètres carrés.
- Cette attribution se justifiait de toutes manières et fut adoptée.
- Nous avons dit précédemment que le principe essentiel de la classification de 1867 était maintenu, non seulement en fait, mais d’une manière apparente. En effet, en pénétrant par les côtés latéraux du Palais vers l’intérieur, on rencontrait successivement, dans chaque section étrangère ou française, les divers groupes de produits. En cheminant, au contraire, parallèlement à l’axe longitudinal, on restait dans le même groupe, dont on pouvait passer en revue les diverses classes.
- Le partage de l’espace assigné aux nations étrangères ne pouvait, dès l’abord, être que provisoire et approximatif, puisque l’on ignorait non seulement ce que chacune d’elles nous apporterait, mais même quelles seraient celles qui se décideraient à venir. Toutefois, il fallait faire un premier essai de répartition, et les renseignements fournis par l’Exposition de 1867 en fournissaient les bases. On supposa que les mêmes nations se rendraient à notre appel, et l’on augmenta les divers espaces occupés, dans la proportion même que l’on avait admise pour l’ensemble. Ceci fait et sauf rectification ultérieure, on plaça les pays suivant leur importance et leurs convenances relatives. Le Royaume-Uni de la Grande-Bretagne avec l’Empire des Indes et ses nombreuses
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- colonies occupa la place d’honneur sur le vestibule nord faisant face à la Seine. L’Empire d’Allemagne avec,ses récentes annexes prit la position symétrique sur le vestibule en face de l’Ecole militaire. La Russie, les Etats-Unis, l’Autriche, furent installés près du centre, sur des passages où la circulation devait être très active. Les autres nations moins importantes étaient placées dans les intervalles; mais, en somme, chacune d’elles avait sa part d’accès, de jour, de mise en évidence, et ne pouvait rien réclamer.
- Si équitable que pût être cette répartition, elle ne constituait évidemment qu’un essai destiné à fixer les idées et à servir de base aux premières discussions. On s’attendait à la remanier plus d’une fois. Sous ce rapport, on ne fut pas trompé.
- Les modifications furent incessantes; mais enfin, à force de soins, de bonne volonté et de patience, on parvint à* donner satisfaction, dans une suffisante mesure, aux intérêts, aux susceptibilités, quelquefois même aux caprices des nations qui devenaient nos hôtes et, à ce titre, avaient tout droit sur nous. Telle quelle était, cette répartition, figurée sur un plan spécial, devint le corollaire de la circulaire dont il sera parlé ci-après, qui constitua l’appel définitif fait aux nations étrangères.
- L’attribution des espaces destinés aux exposants français fut entreprise dans le même esprit; remplacement des groupes était défini, mais, dans chacun d’eux, celui des classes était indéterminé. Pour arriver à une première fixation, on agrandit dans la même proportion que le Palais lui-même les surfaces accordées aux diverses classes en 1867. savait que ce lotissement serait nécessairement modifié.
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- Certaines industries, en effet, avaient diminué d’importance; d’autres, au contraire, s’étaient accrues. Mais, en l’absence de notions certaines sur l’état réel de chacune d’elles, une première division, faite comme il a été dit ci-dessus, avait son utilité.
- Chaque section destinée à un pays occupait une tranche transversale du Palais et se terminait par une ouverture plus ou moins étendue, donnant sur le passage à découvert qui isolait les beaux-arts du reste de l’Exposition. C’était le seul point où les étrangers pussent montrer des spécimens de leur architecture; la véranda extérieure ne s’y prêtait pas, et dans les Parcs et jardins l’espace était réclamé par d’autres besoins, et notamment par les expositions d’horticulture. On fut ainsi amené à fermer ces ouvertures par des constructions où la variété des types nationaux devait à la fois fournir un puissant attrait et un spectacle instructif. On prit, à cet effet, une zone de 5 mètres sur le passage à découvert et l’on étudia, dans les bureaux du Commissariat général, un ensemble de façades caractéristiques, convenablement raccordées entre elles et avec le reste de l’édifice. Cette innovation obtint un succès mérité, et le passage sur lequel s’étalaient les façades devint la rue des Nations.
- Dans le passage symétrique, du côté de la section française, on aurait pu, d’après le même système, établir quelques modèles d’habitations empruntés à nos diverses provinces et aux différentes époques de notre histoire. Le projet en avait été étudié avec soin. Les habitations mauresques du Sud-Ouest de la France, les maisons flamandes
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- du Nord, les hôtels parisiens du moyen âge et bien d’autres types fournissaient un ensemble qui n’aurait rien eu à envier à la rue des Nations. Seulement, pour bien l’exécuter, il aurait fallu plus de temps et surtout plus d’argent que nous n’en avions à notre disposition. Nous avons du y renoncer; mais nous avons plus d’une fois regretté de n’avoir pu mettre la rue Française, avec ses bâtiments si variés, en contraste avec celle des nations étrangères. Le parallèle, à coup sûr, eût été fort intéressant.
- Ainsi qu’on l’a vu précédemment, la partie du Palais réservée aux beaux-arts était constituée par onze pavillons, de 2 5 mètres de largeur et d’une longueur cumulée de 645. Chacun d’eux était flanqué de quatre petites salles, présentant ensemble une longueur de 660 mètres sur 7 de largeur. Sans parler des développements des surfaces murales, l’espace occupé par les grandes salles était de 16,125 mètres carrés et, par leurs annexes, de 4,620; soit en tout 20,7^5 mètres, tandis qu’en 1867 la surface totale de cette partie de l’Exposition 11’avait été que de 7,080 mètres carrés. Encore faut-il remarquer que les grandes salles pouvaient être partagées par une cloison médiane en deux salons de i2m,5o de largeur chacun, avantage que la largeur de i5 mètres des galeries de 1867 ne comportait pas.
- Ce dispositif très vaste conçu dès l’origine pouvait bien excéder les besoins réels, car il était difficile d’admettre que les productions artistiques dignes de paraître eussent, dans la période comprise entre les deux expositions, subi la même augmentation que les œuvres de l’industrie. Examen fait de cette situation, on estima que l’on pouvait, sans in-
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- convénient, supprimer les trois salles du milieu, ce qui permettait d’établir, au centre du Palais, un jardin de plus d’un hectare de surface, où l’on offrirait aux visiteurs, avec un peu d’ombre et de fraîcheur, un lieu de réunion plein d’attraits.
- Le nombre des grandes salles se trouvait ainsi réduit à huit et celui de leurs annexes à trente-deux. Le partage entre la France et les nations étrangères se fit d’abord, comme pour les autres emplacements de l’Exposition, par moitié, et l’on décida de mettre autant que possible les salles des beaux-arts accordées aux etrangers dans le voisinage des autres parties de leur exposition, ce qui ne présentait aucune difficulté.
- Par un revirement assez habituel quand on opère sans données bien précises, on eut pendant quelque temps la pensée que la partie réservée à la France serait trop considérable, et l’on disposa d’un espace du côté de l’Ecole militaire pour les Manufactures nationales : Sèvres, Gobelins, Beauvais, etc., puis l’on assigna aux portraits historiques une partie de la première salle du côté de la Seine.
- Ces secondes prévisions ne furent pas beaucoup plus heureuses que les premières. On verra plus loin que l’on dut, au dernier moment, par suite des demandes d’augmentation de surface et de l’acceptation tardive de l’Allemagne, déplacer les portraits historiques et les produits des Manufactures nationales, ce qui ne se fit pas sans de gros embarras.
- Quoi qu’il en soit, au moment où parut le règlement général avec ses annexes, on se trouvait en situation d’adresser un appel décisif aux Gouvernements étrangers et aux exposants français, en précisant tous les points que les précédentes communications avaient forcément laissés un peu dans le vague.
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- Circulaire aux Gouvernements étràngers.
- En envoyant aux Gouvernements étrangers, par l’intermédiaire de leurs ambassadeurs, le règlement général et ses annexes, ainsi que le plan du Palais, sur lequel on avait figuré l’espace provisoirement attribué à chaque nation, on développait dans une circulaire spéciale (voir t. II, pièce annexe n° 11) les diverses considérations précédemment indiquées, à savoir : les bases de la classification, le système de construction adopté, les réserves faites au sujet des espaces non attribués en dehors du Palais, et les conditions auxquelles on pourrait accorder de nouveaux emplacements à chaque pays.
- On appelait l’attention sur le mérite que présenterait, au point de vue décoratif, la façade qui devait border la rue des Nations. On insistait particulièrement sur la nécessité de faire un choix sévère des objets à envoyer. Une exposition ne vaut, en effet, que par les produits distingués quelle renferme, et l’accumulation d’œuvres vulgaires impose bien vite aux visiteurs un ennui insurmontable. Dans cette circulaire se trouvaient spécifiés aussi les frais que chaque nation pourrait avoir à sa charge et ceux dont elle serait exonérée. Enfin, on exprimait le désir de voir les nations étrangères entrer, par leurs intermédiaires autorisés, en relations suivies avec le Commissariat général.
- Malheureusement, au moment où cette circulaire fut lancée, les divers Parlements n’étaient pas réunis, ce qui rendait impossible toute réponse officielle immédiate. Mais des pourparlers officieux s’engagèrent avec une certaine
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, activité, et l’on put constater que ie projet rencontrait un bienveillant accueil.
- Appel aux Exposants français.
- Les dispositions des producteurs français ne s’annonçaient pas moins favorablement, bien qu’aucun appel direct ne leur eût été encore adressé; mais la promulgation du règlement général fournissait l’occasion toute naturelle de se mettre en rapport avec eux. Aussi, dès le 12 septembre, le Commissaire général crut-il devoir faire parvenir aux Préfets, en l’accompagnant d’une lettre circulaire, un certain nombre d’exemplaires du règlement général et des formules d’admission.
- Un arrêté ministériel du 29 juillet avait institué, en vue de l’Exposition et dans chaque département, des Comités spéciaux, dont l’article 5 du règlement général définissait le rôle et fixait les attributions.
- Les Préfets étaient invités à mettre les documents en question à la disposition de ces Comités, en les priant de provoquer, de recueillir et de transmettre au Commissariat général les demandes des producteurs de toute sorte.
- La circulaire du 12 septembre 1876 fut le premier acte de la longue correspondance qui allait s’engager avec les Comités départementaux, dont l’action ne tarda pas à se faire sentir.
- Au bout de fort peu de temps, il devint manifeste que la cause de l’Exposition était gagnée dans les esprits.
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- COMITÉS DÉPARTEMENTAUX, D’ADMISSION ET D’INSTALLATION.
- Comités départementaux.
- La constitution des Comités départementaux présenta quelques difficultés, auxquelles les dissentiments politiques ne furent pas complètement étrangers; il eût été surprenant en effet que le calme se fit absolument, même sur le terrain neutre de l’Exposition, alors que l’agitation régnait partout ailleurs. Mais le bon sens public et un vif sentiment de patriotisme triomphèrent bien vite de ces premiers embarras : les Comités furent nommés et s’acquittèrent de leurs fonctions avec un grand zèle et, en définitive, avec un plein succès.
- Ce ne fut pas toutefois sans de nombreuses explications, échanges de lettres et circulaires. Ainsi les Comités départementaux comprirent très bien, tout d’abord, qu’ils devaient faire un premier choix parmi les demandes et écarter résolument toutes celles qui n’étaient pas suffisamment motivées. II leur eût paru fort inutile et même quelque peu compromettant pour leur dignité de patronner les demandes que la vanité ou l’ignorance pouvait seule expliquer, et que le ridicule devait atteindre.
- Mais ils reconnurent moins aisément qu’ils n’avaient pas qualité pour prononcer des admissions définitives, comme un mot introduit par erreur dans l’arrêté ministériel du 29 juillet semblait leur en donner le droit. L’espace dont on disposait n’étant pas illimité, il était manifeste, en effet, qu’il fallait faire un choix et se résigner à ne pas rece-
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- voir tous les bons produits, mais seulement les meilleurs. Dès lors, ce n’était pas au Comité départemental qu’incombait la sélection obligée entre les postulants. Les Comités d’admission siégeant à Paris, ayant toutes les demandes sous les yeux, pouvaient seuls faire équitablement cette opération et, connaissant l’espace dévolu à chaque classe, y proportionner les admissions. Le bon sens le disait, le règlement aussi (article 26), et le Commissaire général dut se montrer très ferme à cet endroit.
- U fallut également inviter les' Comités départementaux à ne pas fixer eux-mêmes la classe à laquelle les objets exposés se rattachaient. La classification établie soulevait plus d’une objection et présentait quelquefois de sérieuses difficultés d’interprétation. Il importait d’adopter une jurisprudence uniforme, car autrement on aurait abouti à des résultats absolument discordants; d’où la nécessité de n’admettre à interpréter le règlement que les Comités d’admission, délibérant sous la direction de l’Administration.
- L’article 5 du règlement général invitait les Comités de département à provoquer et organiser, s’il y avait lieu, le groupement collectif des produits similaires. Ceci ne pouvait évidemment s’entendre que des produits appartenant à la même classe. Ainsi défini, le groupement collectif ne présentait que des avantages, et il a été une des plus heureuses innovations de l’Exposition universelle de 1878. Etendu, au contraire, comme le désiraient la plupart des Comités, il aurait constitué dans le sein de l’Exposition universelle une série d’expositions régionales, et tout à fait annulé les avantages de la classification méthodique qui avait été adoptée.
- Les Comités départementaux se préoccupaient aussi, et
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- non sans raison, des frais qui incomberaient à leurs exposants. L’Administration ne put, à cet endroit, prendre envers eux aucun engagement, ni leur donner aucune garantie. Elle dut se borner à leur faire savoir quelle restait absolument étrangère aux détails de l’installation et que les exposants les régleraient eux-mêmes comme ils l’entendraient. Bien d’autres points furent encore abordés, bien d’autres objections soulevées dans la longue correspondance engagée avec les Comités. On comprendra aisément combien ce travail fut considérable, si l’on veut bien observer qu’il s’appliquait à tous les départements français, également aux colonies, et que, en raison du peu de temps dont on disposait, aucune demande ne devait rester en souffrance.
- Le Commissariat général y pourvut, et il eut cette grande satisfaction de voir les hommes distingués qui composaient les Comités locaux devenir promptement pour lui des auxiliaires sûrs, absolument dévoués à son œuvre et, tout autant que lui, intéressés au succès. On s’en aperçut bien vite, du reste, au grand nombre des demandes d’admission qui affluèrent à l’Administration.
- Comités d’admission.
- Le dernier terme assigné pour la réception des demandes était le i5 janvier 1877. Il devenait donc urgent, vers le mois d’octobre 1876, de constituer les Comités d’admission; un retard sur ce point pouvait entraîner de grosses conséquences.
- Pour le département de la Seine, les Comités d’admission devaient remplacer le Comité établi dans chacun des autres départements, Là, peut-être plus qu’ailleurs, ils
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- avaient à exercer une action d’influence, de propagande et d’organisation. Mais, indépendamment de ce rôle, pour lequel aucune administration ne pouvait les remplacer utilement, ils avaient encore, avant de se mettre en besogne, à se constituer, à étudier les règlements, la classification, à se rendre compte des espaces dont ils pourraient disposer, des besoins auxquels ils auraient à satisfaire. Sans ce travail préliminaire, l’examen des demandes qui devaient leur être soumises eût été presque impossible.
- Aussi, dès le 18 octobre 1876, le Commissaire général présenta-t-il à l’approbation du Ministre la liste des membres des Comités d’admission. Un arrêté ministériel approuva 07e travail, qui fut publié à ï Officiel en même temps que le Rapport sur l’admission et l’installation des produits français.
- La nomination des Comités des cinq premières classes, comprenant les beaux-arts, fut réglée conformément aux usages suivis pour les expositions annuelles. Elle devait être faite sous la direction du Ministère des Beaux-Arts, et, comme elle ne présentait aucune urgence, elle fut ajournée jusqu’au moment où les œuvres des artistes pourraient être réunies.
- En raison du régime spécial que comportaient les expositions d’animaux vivants, la formation de leurs Comités fut réservée au Ministère de l’Agriculture et n’eut lieu qu’au moment où il fallut se prononcer sur les animaux présentés au concours.
- Enfin, sur la demande du Commissaire général, le Ministre de l’Instruction publique voulut bien se charger de dresser la liste des membres des Comités des classes 6,7,8, qui regardaient plus particulièrement son département. Il
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- n’eut qu’à choisir parmi les sommités de l’enseignement des sciences et des lettres que les questions pédagogiques intéressent à un si haut degré.
- Les désignations laissées au Commissariat général devaient donc porter sur 76 classes et comprendre en tout 783 personnes. C’était là une grosse besogne, qui engageait sérieusement la responsabilité de l’Administration. Il n’était évidemment pas permis, dans un pays qui renferme tant d’hommes remarquables dans toutes les branches de l’activité humaine, de se risquer à faire des choix médiocres, surtout en une matière qui touchait à tant d’intérêts. Mais, de plus, on se trouvait en présence d’une difficulté en quelque sorte organique, qui reparut plus grave encore lorsqu’il fut question de la nomination des jurés.
- Si l’on prend pour apprécier la valeur des objets à exposer des hommes étrangers à l’industrie qui les produit, ces hommes, si habiles, si instruits, si intelligents qu’ils puissent être d’ailleurs, encourront le reproche d’incompétence, et, n’étant pas de la partie, seront réputés juges insuffisants. Mais, d’un autre côté, si l’on choisit des personnes connaissant notoirement l’industrie dont il s’agit, on prend nécessairement des industriels qui l’ont exercée ou l’exercent encore, qui y ont conservé des intérêts, qui y comptent des amis et aussi des rivaux. Les juges alors risquent fort d’être accusés de partialité.
- Incompétence ou partialité, tel est le reproche à redouter, quel que soit le choix que l’on fasse, et il semble presque impossible d’éviter l’un de ces deux écueils. Cependant il faut dire, à l’honneur de la nature humaine, que les hommes, réunis en groupe et ayant un grand devoir à remplir, deviennent moins accessibles aux considérations exclusives d’in-
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- térêt personnel. Gela est vrai surtout s’ils sont en face de collaborateurs distingués qui ne partagent pas leurs passions et sont disposés à les juger eux-mêmes. Il paraît donc que la difficulté que nous avons signalée précédemment, et qui est en apparence inextricable, peut se résoudre assez bien en constituant chaque Comité, pour la majorité, de spécialistes et, pour le reste, d’hommes bien connus pour l’intégrité de leur caractère et l’étendue de leurs lumières. De cette façon, les erreurs volontaires ou involontaires ne paraissent pas grandement à redouter. Quoi qu’il en soit de la valeur de cette considération, on doit constater que les Comités d’admission ont parfaitement fonctionné, qu’ils ont mis à l’accomplissement de leur mission un zèle, un dévouement au-dessus de tout éloge, et que le nombre excessivement réduit des protestations qui se sont élevées contre leurs décisions prouve qu’ils ont su être à la fois compétents et impartiaux.
- On n’a pas eu un seul instant à regretter les pouvoirs qui leur avaient été conférés par l’article 26 du règlement général; peut-être même l’étendue de cette autorité a-t-elle été une sauvegarde contre toute tendance à des faiblesses.
- Comités d’installation.
- L’article i4 du règlement laisse à la charge des exposants toutes les dépenses d’installation et de décoration. 11 ne les assujettit de ce chef à aucune règle et à aucune limite. Ils pouvaient être à volonté, suivant l’état de leur bourse ou les besoins de leur industrie, soit économes, soit larges, soit même somptueux. Tout au plus leur a-t-on donné discrètement quelques conseils à ce sujet.
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- En principe, les exposants sont donc libres et le règlement ne leur impose aucune loi; mais cette liberté a cependant dans la pratique un correctif obligé.
- Il est clair en effet que chacun des nombreux exposants d’une même classe ne peut pas établir isolément les quelques mètres de planchers, de vélums, de tentures dont il a besoin. Il ne saurait adopter un dispositif qui trancherait par trop avec celui de ses voisins; dans son intérêt même, il doit éviter toute disparate, toute dissonance qui appellerait défavorablement sur lui l’attention du public. Il faut aussi qu’il prenne sa part dans les dépenses communes à toute sa classe. Enfin, il ne lui est pas permis d’aller à sa guise, contrairement à la distribution arrêtée pour les espaces, s’emparer soit d’une place, soit d’une surface qui ne lui était pas destinée. De ces conditions résulte la nécessité, pour chaque exposant, d’une entente avec les autres membres de sa classe, aussi bien pour le choix des systèmes de décorations à adopter que pour la fixation des dépenses communes et pour l’occupation de son emplacement.
- L’utilité d’un Comité d’installation apparaît donc aussitôt que l’on veut entrer dans la période active de l’Exposition. Il semble, sinon impossible, au moins bien difficile de ne pas avoir recours à ce système de gérance d’ensemble des intérêts communs à chaque classe.
- Le Comité d’installation doit poursuivre l’œuvre commencée par le Comité d’admission, se plier, pour l’ensemble , au dispositif qui a été adopté en vue du groupement des produits et respecter les décisions qui assignent aux intéressés les espaces jugés nécessaires au développement de leur exposition. Sous ce rapport, il reste dans une cer-
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- taine dépendance de l’Administration. Mais il a, en outre, reçu des exposants de sa classe un mandat de confiance et il gère leurs deniers; il doit donc aussi relever d’eux; de telle sorte qu’il dépend à la fois de l’Administration pour les règles générales, des exposants pour les faits particuliers de leur installation, qu’il joue, en un mot, le rôle d’intermédiaire autorisé.
- Pour satisfaire à cette double nécessité de ses fonctions, il a paru convenable de former ce Comité, environ pour la moitié, de membres du Comité d’admission et, pour l’autre moitié, de membres choisis par les exposants.
- C’est le système proposé par le Commissaire général dans son Rapport du 3o octobre 1876.
- Cette organisation a subi victorieusement l’épreuve de la pratique; les résultats obtenus ont été entièrement satisfaisants. On pourrait peut-être même accuser les Comités d’installation d’avoir, sous la pression de leurs mandants, beaucoup trop bien fait les choses. Assurément, certaines dépenses inutiles, certains étalages de grand luxe ne sauraient se justifier entièrement au point de vue de l’intérêt des exposants et du bénéfice qu’ils attendaient de l’Exposition ; mais en se reportant à l’époque où l’Exposition a eu lieu, à l’importance qu’on lui reconnaissait pour le pays, il est facile de voir que ceux qui y participèrent n’obéissaient pas simplement à des sentiments de vanité personnelle , mais bien plutôt à un vif élan de patriotisme, dont on doit leur savoir gré. Ils voulaient, avant tout, que l’Exposition française fût splendide.
- Ils y ont pleinement réussi.
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- MISE EN MOUVEMENT DES MACHINES. ----- REGLEMENTS SPECIAUX
- À L’HORTICULTURE, À L’AGRICULTURE ET À LA PISCICULTURE.
- Mesures relatives aux machines en mouvement.
- L’article 28 du règlement général concède aux exposants qui en feront la demande l’eau,le gaz, la vapeur et la force motrice. Ces concessions nécessitaient, pour la galerie des machines, un ensemble de dispositions particulières que 11e réclamait aucune autre partie de l’Exposition. Il fallait notamment établir des canalisations pour l’eau, pour le gaz, pour la vapeur; mais, bien que coûteux, ces travaux étaient d’une exécution assez simple. Il 11’en était pas tout à fait de même de la force motrice; la manière dont elle serait créée, distribuée sur les arbres de couche, répartie entre les divers exposants, soulevait des problèmes assez complexes, pour la solution desquels on ne pouvait se borner à copier servilement ce qui avait été fait ailleurs.
- La galerie des machines de 1867, celle de l’Exposition de Vienne et enfin le Machinery Hall de Philadelphie, avec son colossal moteur à vapeur du système Corliss, avaient laissé d’imposants souvenirs. Il fallait faire aussi bien, sinon mieux, et, dans tous les cas, donner à l’organisation des galeries du Travail un caractère d’ordre, de méthode et d’élégance qui fît ressortir les progrès récemment accomplis dans la mécanique industrielle. Pour atteindre ce résultat, on pensa qu’il serait sage de recourir aux lumières des hommes les plus compétents et de constituer un Comité consultatif qui fût à même de donner des avis autorisés sur les
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, nombreuses questions que pouvait soulever l’application de l’article 2 8 du règlement. En conséquence, le Commissaire général adressa au Ministre, en date du 7 novembre, un rapport renfermant l’exposé détaillé de l’organisation projetée pour les galeries du Travail. (Voir t. II, pièce annexe n° 12.) Le même jour, la Commission des machines fut instituée par arrêté ministériel, inséré au Journal officiel du 3 décembre.
- Cette Commission était appelée à donner son avis :
- i° Sur toutes les questions de principe que soulevait la mise à exécution de l’article 2 8 du règlement général ;
- 20 Sur les projets relatifs aux agencements mécaniques que l’Etat devait effectuer, aux termes de cet article;
- 3° Sur les projets d’installation de machines dressés par les exposants;
- k° Sur les réclamations élevées par les exposants, ainsi que sur les difficultés techniques de l’organisation de la galerie des machines.
- La compétence du Comité devait s’étendre sur les sections étrangères aussi bien que sur la section française, l’Etat étant tenu aux mêmes obligations envers tous les exposants, quelle que fût leur nationalité. A côté de la Commission consultative, on dut aussi créer un service administratif, chargé d’étudier et d’exécuter tous les travaux relatifs* à la mise en mouvement des machines, et l’on y appela deux ingénieurs distingués, tous deux membres de la Commission consultative.
- Placé sous l’autorité du directeur des travaux, ce service des machines eut pour mission principale de présider à l’établissement des transmissions générales et de préparer, avec les constructeurs exposants admis par la Commission,
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- les marchés ayant pour objet la fourniture de la vapeur et de la force motrice.il eut, en outre, à s’occuper de coordonner les installations mécaniques des sections étrangères et des classes du groupe YI de la section française. Enfin, sa compétence fut étendue à toutes les questions mécaniques que soulevèrent par la suite les aménagements du Palais et des Parcs, notamment à la ventilation de la grande salle et à la construction des ascenseurs du Trocadéro.
- Comité consultatif du contentieux.
- La création de la Coijimission technique des machines apportait au Commissariat général les lumières des hommes les plus expérimentés en matière de mécanique industrielle.
- Il n’était pas moins important pour les organisateurs de l’Exposition de se mettre, dès le principe, en mesure d’éviter les litiges ou, s’ils ne pouvaient les empêcher de naître, de les résoudre au mieux des intérêts de l’Etat; il fallait, pour cela, placer leurs décisions, en matière d’interprétation des règlements ou des contrats, sous l’autorité d’un conseil de jurisconsultes dont la haute compétence fut au-dessus de toute contestation. C’est à cette nécessité que répondit la création d’un cc Comité consultatif du contentieux de l’Exposition,D institué par arrêté ministériel du 27 décembre 187 6, à la suite d’un rapport du Commissaire général.
- L’Exposition de ,1867, au point de vue du contentieux, avait laissé de fâcheux souvenirs. Des procès nombreux, importants quelquefois par le chiffre des demandes, avaient prolongé, bien au delà du terme qui pouvait lui être raisonnablement assigné, la liquidation de cette vaste entreprise. H fallait à tout prix éviter le retour de pareils abus et, pour
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- cela, on ne pouvait trop tôt se préoccuper dérégler cette matière.
- Dans la préparation d’une exposition, l’obligation de tout subordonner à la nécessité d’être prêt au jour dit conduirait à des irrégularités et à des procès sans nombre, si l’on n’apportait la vigilance la plus sévère dans tous les rapports de l’Administration avec les entrepreneurs, les exposants et les concessionnaires.
- Pour les marchés de travaux dont l’importance était prépondérante, le cahier des clauses et conditions générales, le contrôle de la Commission des marchés et surtout l’expérience consommée du chef de service constituaient des garanties de premier ordre. En outre, la faculté donnée au Ministre par la loi du 29 juillet de recourir aux traités de gré à gré et le système des adjudications restreintes, qui en était la conséquence logique, permettaient, par l’élimination des entrepreneurs douteux, d’écarter une des causes de procès les plus fréquentes. De ce côté, on n’avait rien à redouter et, par le fait, la liquidation de toutes les entreprises de travaux n’a donné lieu à aucune difficulté sérieuse.
- Mais, en dehors des marchés de travaux, les questions contentieuses que pouvait faire naître l’Exposition étaient nombreuses, et l’expérience de 1867 prouvait qu’il y avait en pareille matière des dangers à courir.
- Non seulement les marchés divers, les concessions, les conventions, l’application des règlements, pouvaient engager l’Etat dans des difficultés et des procès, mais, au point, de vue des exposants eux-mêmes, les questions de propriété littéraire, artistique ou industrielle, « ainsi que l’interprétation des législations relatives aux brevets d’invention, pouvaient donner naissance à des contestations qui, pour ne
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- point atteindre directement l’Etat, n’en étaient pas moins de nature à jeter de la perturbation dans l’Exposition.
- En faisant revivre la loi du 23 mai 1868 sur la condition des objets susceptibles d’être brevetés, le Gouvernement avait voulu protéger d’une manière efficace les intérêts des inventeurs et des artistes qui répondraient à son appel; mais il fallait faire plus encore et donner, en chaque cas particulier, des avis autorisés aux exposants, tant français qu’étrangers, et ne pas les laisser désarmés en face des rudes et quelquefois peu loyales compétitions que suscite la concurrence.
- C’est à ces differents besoins que dut pourvoir le Comité de i5 membres nommé par l’arrêté ministériel du- 28 décembre 1876. Divisé en trois sections, l’une dite du contentieux administratif, l’autre, du contentieux international, et la troisième, de la propriété industrielle et artistique, ce Comité comptait dans son sein des membres éminents des deux Chambres et du Conseil d’Etat, des professeurs à la Faculté de droit et des membres autorisés de la Chambre et du Tribunal de commerce. Il tint de nombreuses réunions et, bien que l’Exposition de 1878 ait été fort heureusement à l’abri des procès, il fournit sur un certain nombre de questions importantes des avis savamment motivés, dont l’utilité pratique fut incontestable.
- Ces avis seuls eussent suffi à justifier amplement la création du Comité du contentieux. (Voir la notice spéciale consacrée au contentieux.)
- Dispositions spéciales à l’horticulture.
- D’ordinaire, les expositions horticoles n’ont qu’une durée
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- Les emplacements offerts aux horticulteurs étaient: lesjar-dins presque entiers du Champ de Mars et du Trocadéro, des serres chaudes et tempérées, ainsi que des tentes destinées à abriter les végétaux les plus délicats. La terre végétale, la terre de bruyère, le paillis et le terreau nécessaires étaient mis gratuitement à la disposition des exposants. On devait diriger l’organisation des concours horticoles de façon à concilier avec les convenances des arboriculteurs et des fioriculteurs la nécessité de les faire contribuer pour une large part à la décoration générale des Parcs et des jardins. La série des concours, dont le programme détaillé est joint au règlement du iev décembre (voir t. II, pièce annexe n° 13), répondait à ce double besoin. La France et l’Etranger étaient conviés à présenter, avec les plus beaux échantillons de leurs serres ou de leurs pépinières, des spécimens des procédés de culture en usage dans les différents pays. Toutes les mesures étaient prises, pour que l’émulation entretenue entre les producteurs par la perspective des récompenses attachées à chaque concours de quinzaine assurât aux jardins de l’Exposition une riche parure d’arbustes, de plantes décoratives et de fleurs rares, sans cesse renouvelées, suivant les saisons.
- Outre les produits vivants, la série des concours de quinzaine comprenait des exhibitions de fleurs coupées, de légumes et de fruits. Pour ces concours spéciaux, 011 fut amené, par la suite, à construire des hangars offrant aux horticulteurs et aux maraîchers un développement de
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- surfaces utilisables, qu’il devenait impossible de trouver dans le Palais principal.
- Une circulaire du Commissaire général accompagna l’envoi du règlement du ier décembre aux présidents des Comités départementaux. Dans cette circulaire, où un chaleureux appel était adressé aux sociétés françaises d’horticulture , le principe des expositions collectives était de nouveau instamment recommandé, autant pour faciliter l’accès de l’Exposition à un plus grand nombre de producteurs intéressants que pour mettre plus nettement en évidence les procédés en usage dans chaque région pour les cultures jardinières et maraîchères.
- En même temps, une communication adressée aux Commissions étrangères portait en dehors de nos frontières ces dispositions spéciales et appelait les horticulteurs de l’extrême Orient, comme ceux des pays d’Europe les plus renommés par leurs jardins ou leurs serres, à concourir à l’embellissement des espaces affectés à l’Exposition de 1878.
- Ces mesures réglementaires ne tardèrent pas à être complétées par une série de marchés relatifs à la fourniture des terres végétales, des terres de bruyère et à la transformation des terrains du Champ de Mars et du Trocadéro en jardins, qui, au ier mai 1878, devaient être couverts de verdure et de fleurs. De ce côté non plus, l’Administration n’avait pas de temps à perdre.
- Dispositions spéciales à l’agriculture.
- Comme l’horticulture, l’agriculture exige, dans une exposition universelle, une place à part et une réglementation distincte. La classification annexée au règlement générai
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- avait consacré le groupe VIII à l’agriculture et à la pisciculture , tandis que le groupe IX était affecté à l’horticulture et à l’arboriculture. Mais l’organisation de ces groupes importants n’avait été l’objet d’aucune indication plus précise; on s’était borné à donner pour chaque classe la nomenclature des objets qui pouvaient y figurer, sans spécifier les conditions dans lesquelles ces objets se trouveraient exposés, non plus que les facilités qui seraient accordées aux agriculteurs pour grouper les produits divers de leurs exploitations et soumettre au public et au Jury une représentation aussi exacte que possible de l’ensemble de leurs travaux.
- Le règlement intitulé : Dispositions spéciales aux exposants français et étrangers du groupe de l’agriculture, publié le ier décembre, vint combler cette lacune. (Voir t. II, pièce annexe n° i4.)
- Pour être complète, l’exposition agricole devait comprendre les productions, les procédés et les outils qui forment le but ou les moyens d’action de l’agriculture.
- Il est peu d’objets qui n’appartiennent, au moins par leur origine, au domaine agricole. Tous les produits fabriqués qui n’empruntent pas aux industries extractives leurs matières premières ont pour élément essentiel les productions du sol, la dépouille des animaux, ou sont le résultat du travail de certains insectes dont l’élevage est du ressort de l’agriculture.
- La classification générale, envisageant les produits exposés, ainsi que nous l’avons dit, au point de vue de leur usage et non à celui de leur origine, avait dû répartir entre les groupes du vêtement, du mobilier, des matières premières, des machines et des aliments, une foule d’objets et d’appa-
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- reils qui, examinés sous un autre aspect, devaient trouver place dans la section d’agriculture. Le groupe YIIÏ s’ouvrait forcément, en effet, à tous ceux de ces produits qui pouvaient servir à caractériser, soit l’exploitation agricole ou forestière elle-même, soit les procédés en usage dans les diverses cultures. A ce titre, les machines agricoles, déjà cataloguées dans le groupe VI, devaient donc se retrouver dans le groupe VIII, de même que les céréales et les vins du groupe VII, les toisons, les filasses, les tabacs du groupe V et, en général, toutes les matières qui constituent, pour l’agriculteur ou le sylviculteur, le résultat définitif de son action combinée avec les forces naturelles. Mais ces doubles emplois inévitables étaient plutôt apparents que réels, puisque, d’un côté ou de l’autre, les mêmes objets ne pouvaient être examinés au même point de vue.
- Dans les groupes industriels ou alimentaires, les qualités intrinsèques de chaque catégorie de produits agricoles devaient être appréciées en tenant exclusivement compte de l’utilisation ultérieure : dans la section agricole, les mêmes produits, considérés par groupes, représentaient les résultats d’un système de culture et leur ensemble constituait le critérium d’après lequel ce système devait être jugé. Les noms des objets restaient les mêmes de part et d’autre, mais la forme sous laquelle ils devaient être présentés différait essentiellement.
- En réalité, dans la section d’agriculture, les procédés étaient seuls offerts au jugement des agronomes, tandis que, dans les autres groupes, c’étaient les produits de ces cultures qui étaient soumis à l’appréciation des consommateurs, des commerçants et des industriels..
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- C’est dans cet esprit qu’a été conçu le règlement spécial à l’agriculture. Il réalise le vœu formulé par l’honorable président de la Société des agriculteurs de France : L’exposition agricole, installée dans l’enceinte même de l’Exposition universelle, soumise au même règlement général, rattachée par d’étroits liens à la classification d’ensemble et cependant aussi complète que si elle eût été isolée, comme naguère, et formant, grâce à un programme commun à la France et aux nations étrangères, un ensemble qui pût se prêter dans la mesure la plus large aux études approfondies et aux comparaisons instructives.
- Il n’entre pas dans le cadre de cette partie du Rapport d’analyser la réglementation relative aux exposants du groupe VIII : cette étude a sa place marquée dans le chapitre spécial à l’agriculture. Une circulaire en date du 18 décembre 1876, adressée aux Comités départementaux par l’intermédiaire des Préfets, développait, en les expliquant encore une fois, les principes de la classification et insistait de nouveau sur l’interprétation à donner aux articles qui semblaient autoriser les doubles emplois.
- En même temps, les dispositions spéciales à l’agriculture étaient portées à la connaissance des étrangers par une autre circulaire, contenant également des explications détaillées sur celles de ces dispositions qui pouvaient paraître obscures.
- On comprend que, dès l’abord, la distinction entre les produits destinés au groupe VIII et ceux qui devaient figurer dans les autres groupes ne parût pas absolument nette. Si le principe de cette séparation était suffisamment clair en théorie, la pratique ne laissa pas de soulever d’assez fréquentes difficultés. Une sorte de rivalité s’établit entre certaines classes des groupes industriels et celles du groupe VIII
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- et, plus d’une fois, l’Administration dut intervenir pour ramener les Comités à une juste appréciation de leurs attributions respectives.
- Pisciculture.
- Après l’horticulture et l’agriculture en général, l’exploitation des eaux douces et salées devait appeler l’attention des organisateurs de l’Exposition de 1878.
- Les industries, d’origine relativement récente, au moins dans notre pays, qui se rapportent à la culture des rivières, des fleuves, des canaux et à la récolte méthodique et prévoyante des riches productions de la mer, méritaient d’être signalées. Dans les expositions précédentes, les aquariums avaient eu pour objet presque exclusif l’amusement du public. Cette fois, on s’attacha à ce qu’ils fussent organisés de manière à fournir de réels éléments d’instruction. Une classe du groupe VIII, la classe 84, était affectée, dans la classification générale, aux produits vivants ainsi qu’aux procédés de la culture des eaux. Il importait de caractériser plus nettement la nature de cette partie de l’Exposition, et d’appeler, dès le principe, l’attention des producteurs intéressés sur une manifestation qui pouvait être, pour eux comme pour le public, d’une utilité sérieuse. Dans ce but une annexe au règlement général, spéciale à la classe 84, fut rédigée, afin de développer et d’expliquer plus complètement les conditions dans lesquelles devait se produire l’exhibition de la faune et de la flore des eaux douces et salées, ainsi que celle du matériel et des méthodes en usage pour le peuplement des cours d’eau, ou pour l’élève des coquillages et des poissons de mer,
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- Ce règlement (voirt. II, pièce annexe n° i5), applicable aux étrangers comme aux Français, annonçait la construction d’aquariums dont les eaux douces ou salées devaient être mises gratuitement à la disposition des exposants qui feraient parvenir avant le icr mai 1877 leurs demandes d’admission. Ces exposants étaient invités à présenter non seulement les produits à l’état vivant de la faune et de la flore des eaux douces et salées, mais encore des spécimens des animaux et des végétaux qui intéressent la culture des eaux, des modèles du matériel employé par la pisciculture et des échantillons des matières fertilisantes que celle-ci livre à l’agriculture. Il leur était également recommandé de donner une description précise des procédés employés pour la production, la pêche ou la récolte, la préparation, la conservation et l’expédition de leurs produits. Ces notices devaient comprendre toutes les indications techniques ou commerciales de nature à faire apprécier la situation de leur industrie.
- Enfin, de même que pour l’agriculture et l’horticulture, on insistait sur la convenance d’organiser, partout où la chose serait possible, des expositions collectives montrant, pour chaque pays ou pour chaque région, ces produits des eaux fluviales et maritimes. (Voir la notice relative aux aquariums.)
- Après l’instruction relative à la pisciculture, il ne restait plus, pour clore la série des annexes au règlement général, qu’à publier les règlements des expositions temporaires d’animaux vivants. Dès la fin de 1876, ces documents étaient à l’étude dans les bureaux du Ministère de l’Agriculture et du Commerce; des questions budgétaires et des
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- difficultés d’ordre administratif en retardèrent de quelques mois la publication.
- Transports à prix réduits.
- Les règlements et circulaires émanés du Commissariat général donnaient aux exposants, dès le mois de décembre 1876, des indications suffisamment complètes sur les conditions dans lesquelles ils pouvaient, soit obtenir un emplacement, soit installer leurs produits.
- Un point cependant n’était pas réglé. De toutes parts on demandait si, à l’exemple de ce qui s’était fait en 1867, les colis à destination ou en provenance de l’Exposition obtiendraient des prix réduits sur les chemins de fer français. Pour les étrangers notamment, la connaissance des tarifs applicables, soit à l’ensemble des lignes françaises, soit au futur embranchement du Champ de Mars, constituait un des éléments indispensables de la préparation des envois. Aussi, en même temps qu’il avait pourvu à la publication des premiers règlements, le Commissaire général avait-il immédiatement saisi de cette question le Ministre des Travaux publics, à qui il appartenait de provoquer et d’homo-îoguer ensuite les réductions de tarif que consentiraient les compagnies. Celles-ci se mirent promptement d’accord pour proposer la remise en vigueur du tarif réduit de moitié qui avait été accordé en 1867, et, le 26 décembre 1876, le Ministre des Travaux publics put prendre l’arrêté qui déterminait les conditions du transport sur les lignes françaises des objets adressés par les exposants. (Voir t. II, pièce annexe n° 16.)
- Les dispositions de cet arrêté furent immédiatement
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- portées à la connaissance des intéressés en France et à l’étranger. Ceux-ci se trouvèrent ainsi en mesure, dès le ier janvier 1877, de commencer leurs préparatifs avec tous les éléments d’information nécessaires pour apprécier l’étendue des frais laissés à leur charge.
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- ORGANISATION DE L’EXPOSITION HISTORIQUE DE L’ART ANCIEN ET DE L’EXPOSITION DES BEAUX-ARTS.
- Organisation de l’Exposition historique de l’art ancien.
- L’Exposition s’adressait avant tout aux œuvres contemporaines; c’était, dans les diverses branches de l’activité humaine, l’état actuel que l’on voulait constater et comparer entre les divers pays. Cependant, dès le principe, il avait été résolu que l’on donnerait une place aux œuvres artistiques du passé, et qu’un appel serait adressé aux collectionneurs, dans le but de grouper dans des galeries spéciales les objets anciens les plus intéressants, tant au point de vue historique qu’au point de vue du mérite réel. On avait également admis qu’à cette exposition rétrospective serait jointe une exposition ethnographique, organisée aussi pour mettre sous les yeux du public un tableau de la marche de la civilisation à travers les âges et de ses développements successifs dans vles différentes contrées du globe. L’exposition rétrospective et le musée ethnographique devaient servir en quelque sorte de complément aux exhibitions contemporaines et pérmettre de mieux apprécier l’état de nos arts et de nos industries.
- La pensée d’une semblable exposition n’était pas non-
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- velle. En 1867, sous le nom de galerie de l’histoire du travail, on avait constitué au Champ de Mars une collection d’objets anciens méthodiquement classés, et cette exposition avait obtenu un grand succès. Plus tard et en dehors de toute attache officielle, diverses expositions particulières avaient été organisées dans le but de montrer au public les trésors contenus dans les collections privées et de fournir aux artistes et aux ouvriers des modèles empruntés aux meilleures époques de l’art. On sait avec quelle ardeur, depuis nombre d’années, on s’est porté vers l’étude et l’imitation de l’antiquité, du moyen âge, de la renaissance et des styles divers qui ont été successivement en honneur en France. La joaillerie, la bijouterie, l’ameublement, la décoration, la céramique, ont ressenti l’heureuse influence de ces recherches; le goût général s’est épuré, les artistes se sont inspirés des beaux modèles laissés par le passé, et les ouvriers, de leur côté, ont rivalisé d’habileté pratique avec leurs devanciers. Ce mouvement, très sensible en France, s’est également manifesté dans la plupart des pays d’Europe. Des musées spéciaux, dont le South-Kensington Muséum de Londres peut être considéré comme le type, forment autant d’écoles où s’instruisent à la fois le public et les fabricants. En dehors même de l’intérêt historique, d’incontestables avantages pratiques s’attachent donc à de telles créations; aussi, en se proposant de donner aux sections d’archéologie et d’ethnographie une véritable splendeur, les organisateurs de l’Exposition de 18 7 8 comprenaient qu’ils répondaient à un besoin généralement éprouvé.
- Le cadre d’une exposition rétrospective n’est point aisé à tracer. Ce travail, surtout lorsqu’il s’agit d’une œuvre uni-
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- verselie et internationale, emprunte une difficulté particulière à la nécessité non seulement de faire un choix dans la masse des objets à admettre, mais encore de prendre un parti entre les différents points de vue auxquels on peut se placer pour la création. Il ne pouvait être question, on le comprend, de se renfermer exclusivement dans le domaine de l’art pur et de rassembler les chefs-d’œuvre de la peinture et de iaxstatuaire anciennes épars dans les grands musées des principales villes d’Europe. Une semblable réunion, alors même quelle eût été réalisable, n’aurait pas répondu au but que l’on voulait atteindre.
- En 1867, on s’était proposé de retracer l’histoire du travail humain et d’en caractériser les principales phases. En 1878, on devait poursuivre un dessein analogue; sans reprendre l’histoire du travail, qui, pour être réellement instructive, eût exigé l’exhibition, souvent peu attrayante, de l’outillage, des procédés et des produits des différents métiers, on voulut mettre en relief les résultats de l’application de l’art à la satisfaction des besoins, à l’ornement des personnes, à l’embellissement des demeures ou aux cérémonies du culte, et cela non seulement en Europe, mais encore dans les pays étrangers à nos civilisations de l’Occident.
- La préparation d’une semblable collection pouvait être laborieuse. Pour la partie contemporaine de l’Exposition, deux stimulants puissants, l’intérêt personnel et l’ambition des récompenses, provoquent l’adhésion empressée des producteurs. Il n’en est pas de même pour une exposition rétrospective. Les heureux possesseurs d’objets rares ou précieux n’ont rien à attendre en échange du sacrifice très réel qu’ils font en s’en séparant, même momentanément, et
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- des riscjues de perte ou d’avaries que tout déplacement entraîne. C’est à leur bonne volonté, à leur patriotisme, au sentiment élevé de l’intérêt général que l’on doit faire appel ; mais, pour que cet appel soit entendu, il est indispensable que l’Etat prenne les dispositions les plus sérieuses pour la réception, l’installation, la conservation, la garde de ces précieux trésors domestiques que l’on veut bien lui confier. 11 faut donc charger de ce soin un service fortement organisé.
- Dans le principe, avant d’être bien fixé sur l’importance que pourrait présenter l’exposition ethnographique et rétrospective, on avait eu la pensée de créer une simple sous-direction , subordonnée à l’exposition des beaux-arts, à la tête de laquelle se trouvait tout naturellement placé le directeur de l’administration au Ministère de l’Instruction publique. Mais plus tard, sur la demande même de ce haut fonctionnaire , et en raison surtout du puissant intérêt qui s’attachait à l’exposition rétrospective, on jugea nécessaire d’en former une section spéciale relevant immédiatement du Commissariat. O11 sollicita, pour organiser ce service, la collaboration d’un membre de l’Institut, dont la savante érudition et la compétence incontestée rendaient le concours inappréciable. M. Adrien de Longpérier voulut bien accepter la direction d’une entreprise que, seul peut-être en France, il était capable de mener à bien. C’est sur son rapport que le Commissaire général proposa au Ministre de l’Agriculture et du Commerce les différentes mesures relatives à cette partie du service.
- Un arrêté ministériel en date du 16 janvier 1877, complété quelques jours plus tard par un second arrêté (2 b janvier), organisa cc F exposition historique de l’art ancien dans
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- tous les pays et de l’ethnographie des peuples étrangers à l’Europe. y.)
- Pour la préparation de cette exposition, le directeur était assisté dun secrétaire général ; à côté du directeur et sous sa présidence, dix Comités étaient chargés de l’admission et de la classification des objets, divisés en dix sections suivant la nomenclature ci-après :
- ire section. Art primitif et antiquités des Gaules.
- 2e section. Sculpture an tique, du moyen âge et de la renaissance, glyptique.
- 3e section. Numismatique gauloise et moyen âge, médaillons, sigillographie.
- 4e section. Céramique du moyen âge, de la renaissance, faïences, porcelaines.
- 5° section. Manuscrits, livres incunables, dessins, reliures.
- 6e section. Armes et armures.
- 7° section. Orfèvrerie, ivoires, cristaux, bijoux.
- 8° section. Ameublement, étoffes, tapisseries.
- 9° section. Ethnographie des peuples étrangers à l’Europe.
- ioc section. Instruments de musique.
- Les deux arrêtés précités contenaient en outre la nomination des membres des dix Comités. Les listes, formées avec le plus grand soin, comprenaient les amateurs, les savants et les critiques les plus capables, soit d’ajouter à l’éclat de l’Exposition en prêtant les plus beaux objets de leurs collections , soit de lui maintenir, par l’autorité de leurs décisions, la haute portée scientifique quelle comportait.
- La mission du directeur et des Comités consistait à demander à leurs possesseurs les objets intéressants dont l’existence était connue et à faire un choix parmi ceux qui leur étaient spontanément offerts. On accueillait et classait mé-
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- thodiguement ceux qui méritaient de figurer dans les galeries; on s’efforçait au contraire d’écarter tout ce qui pouvait sembler douteux au point de vue de l’authenticité ou sous le rapport de la valeur artistique ou historique. L’autorité personnelle du directeur, la compétence et la haute situation des membres des Comités donnaient aux futurs exposants toutes garanties pour le soin avec lequel leurs envois seraient examinés.
- Plus tard, sur la demande du directeur, des membres correspondants, habitant la province ou l’étranger, furent adjoints aux divers Comités. Les services qu’ils rendirent furent considérables et leur donnent des droits à toute la reconnaissance de l’Administration.
- La division en dix sections indiquée plus haut avait été créée seulement pour l’admission des objets. Elle ne devait pas subsister dans l’agencement définitif des salles, pour lequel on avait reconnu l’utilité de recourir à l’ordre chronologique. Les objets de toute nature appartenant à une même période historique devaient figurer dans la même salle; on évitait ainsi la monotonie dans les installations, en même temps que l’on rendait plus sensible, pour la masse des visiteurs, l’enseignement historique, que l’on avait surtout en vue.
- Un règlement approuvé par arrêté ministériel du 19 mars 1877 (vo^r L H» pièce annexe n° 17) vint définir les conditions spéciales de l’exposition de l’art ancien. Sous le rapport scientifique, le règlement limitait au commencement du xixe siècle la période embrassée par l’Exposition et arrêtait le mode de classification chronologique. Les peintures, en raison des considérations déjà rapportées, étaient exclues, à l’exception de celles qui, par le sujet
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- représenté, constituaient des documents sur les costumes ou le mobilier d’une époque. Au point de vue administratif, cet arrêté déterminait les droits et les charges des exposants, ainsi que les garanties qui leur étaient assurées. Par dérogation expresse au règlement général, les exposants des sections historiques étaient exemptés de toutes dépenses d’installation et remboursés par l’Etat, sur leur demande, des frais de transport, tant à l’aller qu’au retour. Le gardiennage, également à la charge de l’Administration, devait comprendre, non- seulement une rigoureuse surveillance de police, mais l’entretien des salles et des vitrines. Enfin toute sécurité était donnée par le système même de construction, par les clôtures et l’isolement du reste de l’Exposition, contre les chances d’effraction et d’incendie.
- Ce règlement, joint à une formule de déclaration, fut adressé à toutes les personnes que l’on présumait en situation de faire des envois et distribué à tous les amateurs qui étaient en relations avec le directeur des sections historiques. Il fut en outre communiqué aux puissances étrangères, dont le concours fut réclamé avec instance. Dès la fin du mois de janvier 1877, les Comités et le directeur s’étaient mis à l’œuvre, et les renseignements obtenus permettaient de prévoir que les sections historiques de l’art ancien n’auraient rien à envier à la galerie ouverte en \ 867 à l’histoire du travail.
- Organisation de la section française des Beaux-Arts.
- Le règlement général, dans le titre spécial aux œuvres d’art, avait déterminé les conditions principales de l’expo-
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- sitiori des beaux-arls prise dans son ensemble, en définissant les genres qui seraient reçus et en fixant la date du 1er mai 1867,4 laquelle toutes les œuvres exposées devaient être postérieures. Pour ce qui concernait les artistes français, ce même règlement annonçait qu’un Jury d’admission, nommé ultérieurement, examinera itles œuvres et prononcerait sur leur recevabilité. Il faisait connaître aussi qu’un autre Jury décernerait les récompenses. Le mode de formation des Jurys n’était d’ailleurs nullement indiqué.
- Pour organiser la section française des beaux-arts, il y avait donc lieu de compléter les prescriptions du règlement général, de constituer les Jurvs d’admission et de les faire fonctionner, de fixer en un mot, pour la France, ce que, dans les différents pays participant à l’Exposition, chaque Commission nationale était laissée libre de régler à sa guise. Tout en restant soumises à l’adhésion du Commissaire général, puisque les dépenses que la préparation de l’exposition des beaux-arts devait entraîner étaient à la charge du budget de l’Exposition, les diverses décisions et opérations relatives à l’admission des artistes français relevaient presque exclusivement du Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, en vertu du décret du 13 avril 1876, aussi bien qu’en raison des convenances et des traditions des expositions précédentes. Le directeur des beaux-arts, que son rôle dans l’organisation de l’Exposition rattachait au Commissariat général, formait d’ailleurs le lien entre les deux Administrations, et c’était par son intermédiaire que le Commissaire général et le Ministre devaient se concerter, afin de faire marcher parallèlement, d’après les mêmes principes et dans les mêmes délais, la préparation de l’exposition des œuvres d’art et celle de l’exposition industrielle et agricole.
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- Le Journal officiel fit connaître aux artistes français, à ia date du 27 octobre 1876, le système adopté pour la constitution des Jurys appelés à statuer sur l’admission de leurs œuvres, en publiant l’arrêté pris à cet effet le 26 octobre par le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts.
- La classification annexée au règlement général avait partagé les œuvres d’art en cinq classes. L’arrêté du 26 octobre divisait le Jury d’admission en quatre sections, dont la première, formée des classes 1 et 2 réunies, comprenait non seulement les peintures, mais en outre les aquarelles, les pastels, les miniatures, les porcelaines et les cartons de vitraux.
- Ce Jury était formé, pour un tiers, de membres de l’Académie des Beaux-Arts, pour un autre tiers, de membres nommés à l’élection et enfin, de membres désignés par l’Administration. Le corps électoral, comme pour les salons annuels, devait être composé de tous les artistes français membres de l’Institut, décorés de la Légion d’honneur pour leurs œuvres, ou bien ayant obtenu soit une médaille, soit le prix du salon, aux expositions précédentes, soit enfin le grand prix de Borne.
- Le scrutin était fixé au dimanche 12 novembre 1876; la faculté de voter par correspondance était accordée aux artistes électeurs domiciliés hors de Paris ou empêchés de se rendre en personne au lieu du vote. Le dépouillement du scrutin était indiqué pour le lundi i3 novembre.
- Par ce mode de formation du Jury, on se croyait assuré de ne faire admettre à l’Exposition universelle que des œuvres d’une réelle valeur. Bien que cette sélection eût pour but de placer l’Ecole française dans Jes conditions les plus favo-
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- râbles par rapport aux Ecoles étrangères, elle souleva, on le comprend, de nombreuses critiques.
- Après l’élection, un arrêté en date du 20 novembre vint constituer définitivement le Jury par l’indication des membres de l’Institut et des personnes choisies par l’Administration qui devaient se joindre aux jurés élus.
- Le Jury d’admission, ainsi formé, ne se réunit qu’après la publication, à la date du 7 février 1877, d’un nouvel arrêté ministériel (voir t. II, pièce annexe n° 18), qui régla les formalités auxquelles était assujetti le dépôt des demandes d’admission.
- Aux termes de cet arrêté, les artistes étaient invités à déposer au Palais des Champs-Elysées, du i5 mai au 1er juin 1877, kt n°tice exacte, rédigée d’après une formule mise à leur disposition, des œuvres qu’ils se proposaient d’envoyer à l’Exposition universelle. Du ier juin au 1er juillet, ces notices devaient être mises sous les yeux du Jury, lequel avait à désigner tout d’abord les ouvrages qui, sous le bénéfice de l’exemption, seraient transportés directement, du 15 au 20 mars 1878, dans les salles du Palais du Champ de Mars. Tous les autres envois devaient être déposés et enregistrés au Palais des Champs-Elysées, du 5 au 20 janvier 1878, pour être soumis à l’examen. Les ouvrages admis devaient ensuite être expédiés au Champ de Mars et mis en place par les soins et aux frais de l’Administration.
- Les sections du Jury d’admission étaient investies du droit de nommer leur président et leur vice-président, mais la réunion générale du Jury avait pour président de droit le Ministre et pour vice-président le directeur des beaux-arts.
- Enfin le règlement, après avoir rappelé l’interdiction de retirer aucune œuvre d’art avant la fin de l’Exposition, sans
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- une autorisation écrite du Commissaire générai, stipulait que l’enlèvement de tous les ouvrages exposés devrait avoir lieu dans le mois qui suivrait la clôture.
- Ces différentes mesures, portées officiellement à la connaissance des artistes français, au fur et à mesure de leur adoption, complétaient l’organisation de la section française des beaux-arts.
- Le Jury, pour commencer son œuvre, divisée en deux parts, n’avait plus qu’à attendre l’expiration du premier délai assigné aux futurs exposants. Les opérations successives de l’admission devaient ensuite s’échelonner jusqu’au 20 mars 1878, date à laquelle il devait rester plus d’un mois pour l’installation définitive des salles : on semblait donc parfaitement en état de satisfaire à l’échéance du iev mai 1878.
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- SECTION FRANÇAISE. — TRAVAUX DES COMITES D’ADMISSION.
- Réception des demandes françaises d’admission.
- A mesure qu’approchait la date du i5 janvier 1877, assignée comme limite à l’envoi des demandes d’admission, le mouvement qui portait le monde industriel et agricole vers l’Exposition de 1878 prenait un caractère de plus en plus marqué.
- Au début, bien des hésitations s’étaient manifestées et beaucoup de producteurs, avant de se décider, avaient paru attendre que l’opinion se fut nettement prononcée. Les bruits les plus fâcheux, colportés avec insistance, circulaient alors dans le public et arrêtaient tout élan. Les
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- dissentiments politiques n’y étaient pas étrangers, et favorisaient la tendance qu’ont eue de tout temps les exposants français, même les mieux intentionnés, à ne se mettre résolument à l’œuvre que très tard et quelquefois trop tard.
- Dans certains départements le même effet se produisait par d’autres causes : la composition des Comités locaux, parfois trop semblable à ce qu’elle avait été en 1867, décourageait certaines classes de producteurs. Ailleurs l’administration préfectorale, chargée de provoquer la formation des Comités et de servir d’intermédiaire entre eux et le Commissariat général, s’acquittait sans entrain de cette tâche, un peu en dehors de ses attributions ordinaires. Bref, pendant quelque temps, on put se demander si les efforts incessants des hommes qui comprenaient et partageaient la pensée du Gouvernement parviendraient à vaincre l’inertie des uns et la malveillance des autres.
- Cependant, il est juste de reconnaître que, dès les premiers temps, nombre de maisons importantes avaient promis leur concours et que plusieurs, avant même que les Comités fussent constitués, s’étaient mises directement en relation avec le Commissariat général, afin d’obtenir, pour des expositions véritablement hors ligne, des espaces et des facilités en rapport avec les sacrifices quelles consentaient à s’imposer. Leur exemple en avait entraîné d’autres, et peu à peu la situation s’était détendue; vers le mois de décembre, sans être encore absolument satisfaisante, elle n’était plus de nature à causer de sérieuses inquiétudes.
- Malgré cela, il importait de stimuler les retardataires, et le Commissaire général dut faire dans ce sens les plus grands efforts. Un double intérêt s’attachait à la prompte
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- adhésion des producteurs français. Sans ce préliminaire, en effet, il était impossible d’être fixé en temps utile sur les espaces et les aménagements indispensables aux diverses classes, et de prendre les mesures nécessaires pour ne laisser à l’écart aucune partie de l’armée productive du pays.
- On comprend dès lors avec quelle sollicitude le Commissariat général devait étudier les renseignements que lui apportaient la correspondance des Comités départementaux, les rapports des chefs de service, les indications de la presse. Dans plusieurs départements, des circonstances locales avaient retardé la formation des Comités. Soit directement, soit par l’entremise du Ministre de l’Agriculture et du Commerce, les Préfets furent mis en demeure de procéder d’urgence à l’organisation de ces Comités, qui purent rapidement regagner le temps perdu. Les renseignements, les conseils, n’étaient point ménagés; les circulaires, les lettres, les avis à la presse locale se succédaient sans interruption, et bientôt l’on put s’apercevoir que le mouvement se communiquait à la masse des producteurs.
- La cause paraissait gagnée. Cependant, dès la fin du mois de décembre et quoique le nombre des demandes d’admission déjà enregistrées fut très encourageant, il fut décidé qu’un sursis de quinze jours serait accordé aux producteurs français. L’insistance de plusieurs Comités départementaux, qui arguaient, soit de leur trop récente formation, soit de leur juste désir de ne transmettre les demandes qu’après un examen sérieux, soit enfin de la nécessité de donner du temps à certaines industries spéciales, détermina l’Administration à reporter au icr février la limite primitivement fixée au 15 janvier. Dans la circulaire qu’il publie à cet effet, le Commissaire général, après avoir
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- rappelé que les demandes d’admission déjà reçues étaient fort, nombreuses, engageait les Comités centraux d’admission à commencer immédiatement leur travail, afin de pouvoir, dès les premiers jours du mois de février, procéder à la répartition des espaces de chaque classe entre les exposants admis. Passé la date du ier février, les demandes ne devaient plus être prises en considération, quel que fût leur intérêt intrinsèque, si ce n’est dans le cas où des places se trouveraient encore vacantes.
- Au 15 janvier, le nombre des adhésions reçues s’élevait pour Paris au chiffre de 7,000, tandis qu’en 1867 on n’en avait compté, à l’expiration des derniers délais, que 5,ooo environ.
- Au 1e1' février ce nombre, tant à Paris que dans les départements, atteignait le total de 16,663.
- Il convient de remarquer que ce dernier chiffre, notablement supérieur à celui de 1867, était loin de représenter toutes les demandes formulées par la section française. Le terme du 1e1' février 1877 n’était applicable qu’à l’industrie et à certaines classes des groupes VIII et IX. De nombreuses catégories d’exposants restaient en dehors de cette règle, des délais spéciaux leur ayant été assignés.
- Enfin, dans ce total ne figuraient pas les demandes de l’Algérie ni celles des colonies françaises. Il avait été admis en effet, dès le principe, que les produits de l’Algérie ainsi que ceux des colonies 11e seraient point classés avec ceux de la France continentale. Tout en se rattachant à la classification générale, pour l’attribution des récompenses, ces deux expositions devaient rester autonomes au point de vue de l’admission; aussi on n’avait point exigé, ce qui d’ailleurs eût présenté quelques difficultés, que les demandes algé-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, riennes et coloniales fussent transmises à Paris à date fixe, ni qu’elles fussent soumises aux Comités d’admission de la section française.
- Les Comités de chacun des trois départements de l’Algérie et ceux de nos principales colonies avaient reçu pouvoir de fonctionner comme Comités d’admission, sous la surveillance des Commissions d’organisation, constituées à Paris par le Ministre de la Marine et par le Gouverneur général de l’Algérie. Au ier février comme au i5 janvier, le travail de ces Comités et Commissions était loin d’être assez avancé pour qu’il fût possible de connaître le total des demandes qu’ils avaient dû ou devraient recevoir et examiner.
- On savait seulement que le chiffre en était fort important.
- Travaux des Comités d’admission.
- Ainsi qu’on l’a vu dans un chapitre précédent, les Comités d’admission s’étaient occupés tout d’abord de faire de la propagande, comme les Comités départementaux. Tenus au courant, par les soins de l’Administration, du mouvement des demandes d’admission, ils agissaient auprès des producteurs de Paris et du département de la Seine pour provoquer des adhésions. Leur action d’ailleurs ne se limitait pas à Paris; elle s’étendait partout où les relations personnelles de chacun de leurs membres pouvaient atteindre. Cette intervention semi-officielle d’hommes occupant une grande situation commerciale contribua dans une large mesure au succès définitif.
- A partir du 15 janvier, le rôle des Comités changea et ils entrèrent dans le vif de leurs fonctions. Après avoir été
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- réparties par le Commissariat général entre les directions qui se partageaient la section française, puis, par chacune de ces directions, entre les divers groupes et classes, les demandes d’admission leur furent soumises.
- Leur examen exigeait un temps assez long; les renseignements des Comités départementaux n’avaient pas toujours un degré suffisant de précision, et les indications manquaient en général pour les demandes provenant de Paris. Non seulement il fallait s’éclairer sur la personne du demandeur, mais aussi sur la valeur des objets mentionnés, qui, dans la plupart des cas, n’étaient représentés que par des dessins, des modèles, de simples ébauches, le tout souvent fort incomplet. L’expérience des membres des Comités, leur connaissance approfondie des hommes et des choses de leur ressort furent souvent mises à l’épreuve. Inutile de dire que leurs décisions, quand elles n’étaient pas favorables aux solliciteurs, étaient l’objet de protestations près des pouvoirs publics et dans la presse.
- En dépit de ces plaintes, le principe de la juridiction souveraine attribuée aux Comités par le règlement général ne reçut aucune atteinte. Aux réclamations formulées, qu’il leur transmettait régulièrement, le Commissaire général se contentait d’opposer le règlement, sauf, en certains cas, à leur demander de délibérer une seconde fois, lorsque de nouveaux éléments d’appréciation intervenaient. Cette procédure permettait de corriger les malentendus inévitables en pareille matière, sans amoindrir l’autorité morale qu’il était indispensable de maintenir aux Comités investis de la confiance de l’Administration.
- On le voit, le choix des futurs exposants ne constituait pas une mission commode à remplir; la répartition des
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- PRÉGTS DES OPÉRATIONS, espaces entre les industriels admis était chose plus délicate encore. On avait provisoirement calculé les espaces nécessaires, en se basant sur les résultats des diverses expositions depuis 1867. On croyait avoir ainsi largement établi toutes les prévisions; on avait même craint, à un certain instant, d’avoir dépassé la mesure des besoins. Mais les faits ne tardèrent pas à donner un démenti absolu à tous ces calculs et les premiers travaux des Comités d’admission mirent l’Administration en face d’une difficulté qu’elle n’avait pas soupçonnée.
- Tout d’abord, on reconnaissait que la plupart des demandes étaient exagérées. Mais, même en les réduisant au strict nécessaire, on arrivait à mettre en doute la possibilité de donner aux exposants une satisfaction à peu près raisonnable. La plupart des classes réclamaient des espaces triples, quadruples, décuples même de ceux qui leur avaient été accordés à la précédente exposition. Ainsi, la carrosserie française, qui, en 1867, occupait ^98 mètres carrés, répartis entre h'] exposants, en demandait 6,000, pour exposer 600 véhicules. La classe des instruments de musique n’avait pas de moindres exigences; celles de l’enseignement, du mobilier, des produits des mines et de la métallurgie, etc., sollicitaient des agrandissements considérables. Enfin, et c’était là le plus grave, le total des espaces demandés par les Comités d’admission du groupe YI, après révision sévère des prétentions de leurs exposants, dépassait 1 k0,000 mètres carrés. Or la galerie des machines, dont les dimensions avaient paru excessives au premier moment, offrait à peine, déduction faite des voies de circulation, 1/1,000 mètres utilisables. D’autre part, les efforts faits auprès des agriculteurs et des
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- horticulteurs avaient trop bien réussi : c’était presque par hectares que se chiffraient les demandes formulées par les Comités de cette section pour les espaces couverts destinés à abriter les spécimens de nos exploitations rurales et forestières.
- A n’envisager que le succès de l’entreprise, cette situation était rassurante. Mais l’espace manquait pour établir les constructions devenues indispensables, et l’on devait reconnaître que le Champ de Mars avec le Parc du Tro-cadéro n’offrait plus une étendue suffisante. Le temps pressait, les exposants réclamaient et l’on était dans l’impuissance de leur faire aucune notification. On ignorait même comment on pourrait plus tard satisfaire à leurs demandes.
- Le Commissaire général se mit à l’œuvre. Il poursuivait un double but : réduire, d’une part, au minimum les demandes des Comités d’admission, d’autre part, réaliser, dans les conditions les plus rapides et les plus économiques, les augmentations d’espaces jugées nécessaires.
- Les deux points difficiles étaient, d’un côté, l’exposition agricole et horticole, de l’autre, les machines du groupe VI.
- La section d’agriculture, horticulture et pisciculture avait obtenu, dans la répartition primitive, outre les terrains du Parc destinés aux produits vivants, une importante partie du Palais du Champ de Mars. Toute la portion de la galerie extérieure de 12 mètres non occupée par les classes du groupe VII avait été assignée à ses produits et à son petit matériel. Une place assez considérable dans la grande galerie était réservée aux machines agricoles;
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, enfin, au droit de l’emplacement quelle devait occuper, une large bande de terrain, entre l’avenue de Labourdon-naye et le Palais, avait été attribuée à cette section, avec faculté d’abriter sous de légers hangars les produits ou les appareils de grandes dimensions qui ne pouvaient séjourner en plein air.
- Cette combinaison était absolument renversée par les faits. Abstraction faite des machines, et en remplaçant par l’exposition des voitures le petit matériel agricole qui devait faire suite au groupe VÏI dans la galerie de 12 mètres, la section industrielle proprement dite semblait pouvoir tenir dans le Palais. Mais l’agriculture se trouvait dépossédée et, comme nulle part dans le Champ de Mars on ne pouvait lui trouver d’emplacement convenable, on songea à englober dans l’enceinte générale toute la portion du quai d’Orsay comprise entre l’avenue de Labourdonnaye et le pont de l’Alma. Sur cette zone, large de 5o mètres, longue de 500 et plantée d’arbres magnifiques, on pouvait, si la ville de Paris voulait bien en céder la jouissance, construire des galeries dans lesquelles l’exposition agricole française se développerait à l’aise, sans cesser de faire corps avec le reste de l’Exposition.
- Cette solution une fois arrêtée, il restait à trouver pour le groupe VI une place suffisante.
- Après de longs pourparlers entamés avec les Comités de ce groupe, le Commissaire général obtint qu’ils se contenteraient, outre la galerie des machines tout entière, d’une série d’annexes représentant environ 20,000 mètres carrés de surface utilisable.
- Deux de ces bâtiments, parallèles à la galerie principale, devaient, de part et d’autre de la porte Rapp, sur une Ion-
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- gueur de 35o mètres pour chacune et une largeur de 2 5 mètres, border l’avenue de Labourdonnaye.
- D’autres annexes, spécialement destinées aux pompes et au matériel naval, étaient projetées sur la basse berge de la Seine, rive gauche, et en amont du pont d’Iéna. Enfin sur la rive droite, l’espace compris entre le parapet du quai et la tranchée, de chaque côté du pont, dut recevoir les constructions affectées à une partie du matériel roulant des chemins de fer et aux objets volumineux de la classe du génie civil.
- Ces importantes décisions prises, les Comités d’admission purent aborder la répartition des emplacements entre les exposants admis. Pour beaucoup d’entre eux, cette tâche resta très délicate par la nécessité où ils se trouvèrent de réduire notablement les prétentions des exposants même les plus intéressants. Il convient toutefois d’ajouter que, si ces réductions coûtèrent aux Comités et aux industriels, elles ne nuisirent en aucune façon à la section française. En dépit de tous les avertissements, nombre d’exposants, et des plus considérables, étaient loin de comprendre que, dans une exposition universelle, il importe d’appeler l’attention des visiteurs plutôt par la qualité que par la quantité des produits, et désiraient mettre sous les yeux du public tous les types de leur fabrication. Les obliger à concentrer l’intérêt de leur exposition sur un nombre plus restreint de spécimens choisis avec soin, c’était leur imposer une réserve salutaire, également profitable pour eux et pour le public.
- La répartition des espaces une fois définitivement arrêtée, le travail des Comités d’admission put se poursuivre sans encombre. On était assuré que la notification des admissions
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, se ferait en temps utile, et que les intéressés auraient les délais nécessaires pour la fabrication des objets destinés à l’Exposition.
- Participation des ouvriers et des petits producteurs.
- Le travail d’admission et de répartition des emplacements suivant régulièrement son cours, le moment approchait où la question des frais d’installation allait être posée aux exposants, en même temps qu’ils seraient invités à désigner les délégués chargés de les représenter dans le sein des Comités d’installation. Pour les industriels et les agriculteurs placés à la tête d’exploitations de quelque importance, cette question ne présentait qu’un intérêt secondaire, les frais devant rester, au moins dans une certaine mesure, à la discrétion des intéressés, qui sauraient proportionner leurs sacrifices aux résultats qu’ils poursuivaient.
- Autre était la question pour les ouvriers chefs de métiers et pour les petits producteurs travaillant en chambre; pour ces intéressants exposants, la participation aux dépenses laissées à la charge des classes constituait un obstacle presque insurmontable. On ne voulait pas cependant, surtout à Paris, où la petite industrie représente un élément si considérable de la production nationale, leur fermer les galeries du Champ de Mars, auxquelles leur goût et leur ingénieuse habileté pouvaient apporter un si puissant attrait. En 1867, c’était principalement pour eux qu’avait été créé le groupe X; en répartissant ce groupe entre les diverses classes auxquelles il avait emprunté ses éléments, on n’avait nullement entendu exclure de l’Exposition les petits producteurs et les ouvriers. Seulement, il y avait à rechercher le moyen
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- de les y faire paraître sans leur imposer d’intolérables charges. Les Comités d’installation, simples mandataires des exposants syndiqués, ne pouvaient pas faire, aux dépens de leurs commettants, des générosités en faveur de concurrents ; il fallait donc de toute nécessité que l’Administration, se mettant aux lieu et place des industriels qu’elle jugerait en situation d’être appelés à exposer gratuitement, prît à son compte la part des dépenses communes correspondant à la surface concédée à ces exposants.
- Le point délicat était de discerner les personnes qui, par leur situation personnelle et l’intérêt de leurs produits, justifieraient cette faveur. On devait éviter à tout prix de tomber dans l’arbitraire et d’éveiller ainsi de fâcheuses convoitises.
- Préoccupé de cette grave question, le Commissaire général s’appliqua à établir un système qui fût à la fois de nature à garantir les intérêts du Trésor et à ménager les susceptibilités légitimes des travailleurs.il fut aidé dans cette recherche par les avis des hommes les plus connus pour leur attachement aux classes laborieuses. L’organisation à laquelle il fut amené consistait en ceci : les ouvriers et petits producteurs désireux de participer gratuitement à l’Exposition devaient adresser au Commissaire général une requête, en même temps que leur demande d’admission. Chacune de ces pièces était le point de départ d’une instruction spéciale : les conseils de prud’hommes étaient consultés sur la situation du demandeur et donnaient un avis motivé sur l’intérêt qu’il pouvait inspirer ; en même temps, le Comité d’admission compétent estimait la valeur des produits présentés et se prononçait sur l’admission , comme s’il se fût agi d’un exposant ordinaire.
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- Le directeur de la section intéressée soumettait ensuite, d’après ces deux ordres d’appréciations, une proposition motivée au Commissaire général, qui statuait en dernier ressort, en imputant, s’il y avait lieu, la subvention à accorder sur un crédit spécialement affecté à cet effet.
- Ce système, exposé dans un rapport au Ministre en date du 2 mars, fut approuvé le 2 5 mars 1877 par un arrêté qui ouvrait, en vue de la participation des ouvriers et petits producteurs, un crédit de 50,000 francs, destiné à payer les frais d’installation et de transport des objets exposés. Le montant de ce crédit avait été déterminé d’après le chiffre des dépenses faites en 1867 Pour ^organisation des classes du groupe X, dans lesquelles on avait rassemblé les productions de la petite industrie.
- Dès que cet arrêté fut rendu, le Commissaire général, dans une circulaire aux Préfets, invita les Comités départementaux à provoquer les demandes des petits producteurs de leur circonscription. Les conditions d’exonération furent en même temps publiées à Paris, de façon que tous ceux qui pensaient pouvoir bénéficier des dispositions adoptées fussent mis à même de formuler, sans délai, leurs demandes.
- Ces mesures, conformes à la fois à l’intérêt et à la dignité des travailleurs, furent favorablement accueillies, et, dans les départements comme à Paris, elles eurent pour effet d’associer à la manifestation de 1878 nombre de producteurs dont les inventions utiles ou simplement ingénieuses furent loin de passer inaperçues.
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- Exposition de l’Algérie et des colonies Françaises.
- Dans la répartition définitive des espaces, des places devaient être réservées aux productions des départements Algériens ainsi qu’à celles des colonies Françaises.
- L’article 6 du règlement prescrivait au Commissaire général de s’entendre, pour l’une et l’autre de ces expositions, avec les Ministres compétents. Aussi, dès les 26 et 27 septembre 1876, le Ministre de l’Intérieur et le Ministre de la Marine et des Colonies étaient-ils sollicités de provoquer la participation de l’Algérie et des colonies Françaises et de se prononcer sur l’organisation de leur exposition.
- Pour les colonies, il ne pouvait y avoir de doute. Les produits, groupés d’après leur provenance, ne devaient pas être juxtaposés à ceux de la métropole ; il y avait un intérêt incontestable à ce qu’ils formassent un ensemble à part. Mais pour l’Algérie, que son organisation administrative aussi bien que le développement de ses industries rapprochaient davantage de la France continentale, on pouvait jusqu’à un certain point admettre quelle fût comprise dans l’ensemble de l’Exposition. Tel ne fut cependant point l’avis du Gouverneur général. Il fit connaître qu’il considérait comme plus avantageux pour l’Algérie de former encore une fois une section distincte, et demanda qu’un espace aussi vaste que possible fût réservé aux envois des colons et des indigènes, sur l’empressement desquels on était en droit de compter. A la communication du 2 7 septembre le Ministre de la Marine et des Colonies avait, d’autre part, répondu, à la date du 19 octobre 1876,
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- par la nomination d’une Commission chargée d’organiser l’exposition coloniale, et composée des sénateurs et des députés des colonies, de hauts fonctionnaires du Ministère et de personnes dont les études spéciales rendaient le concours particulièrement utile. En même temps, le Gouverneur général de l’Algérie déléguait à Paris un Commissaire, investi des pouvoirs nécessaires pour suivre la préparation de l’exposition Algérienne.
- Dès qu’il fut admis en principe que les colonies et l’Algérie formeraient des sections à part, on dut se préoccuper des emplacements à leur attribuer. La solution naturelle consistait évidemment, en raison de la pénurie des espaces dans le Palais, à élever dans le Parc deux édifices rappelant par leur mode de construction l’architecture des Arabes ou les habitations en usage dans quelqu’une de nos colonies. Cette solution fut proposée ; un vaste terrain, au bas du Trocadéro, devait recevoir les deux bâtiments, pour lesquels des avant-projets avaient été dressés; une habitation mauresque devait servir à l’exposition Algérienne, tandis qu’une maison Annamite était destinée à abriter les produits coloniaux. Mais la Commission des colonies ne jugea pas que les ressources financières mises à sa disposition fussent suffisantes pour couvrir la dépense d’une construction spéciale, et elle demanda à occuper dans le Palais du Champ de Mars un emplacement où son exposition pût s’installer dans des conditions moins onéreuses. Pour lui donner satisfaction, le Commissaire général parvint, non sans peine, à rendre disponibles les trois travées des galeries intérieures les plus voisines du vestibule de l’Ecole militaire. Cet espace, suffisamment vaste, pouvait être aménagé à peu de frais à l’aide d’une partie du
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- mobilier de l’exposition permanente des colonies. La Commission put donc se mettre à l’œuvre, en réservant ses ressources pour faire face aux dépenses de transport et d’installation.
- Le Gouverneur général de l’Algérie accepta, au contraire, avec empressement, l’autorisation d’édifier au Trocadéro le bâtiment de l’exposition Algérienne. Résolu à donner à cette exhibition un éclat sans précédent, il abonda dans les vues du Commissaire général et, pensant, comme ce dernier, que l’édifice affecté à la section Algérienne devait reproduire les traits caractéristiques de l’architecture mauresque, il fit étudier le projet d’une construction typique, appropriée au but poursuivi, et composée d’éléments du style le plus pur empruntés aux anciens monuments de l’Algérie. Dès le printemps de 1877, en même temps que les préparatifs des exposants se poursuivaient en Algérie avec un empressement de bon augure, les plans définitifs du Palais algérien recevaient les approbations indispensables.
- Mais, quant aux voies et moyens, une difficulté se présentait. Un crédit de 100,000 francs avait été alloué au Gouverneur général pour les dépenses d’emballage, de transport et d’installation proprement dites des produits Algériens. Ce crédit ne pouvait être détourné de son affectation spéciale et d’ailleurs il eût été insuffisant pour couvrir les frais de construction. Sur les instances du Gouverneur, qui 11e croyait pas opportun d’adresser aux Chambres une demande de crédit supplémentaire, le Commissaire général consentit à imputer provisoirement sur le budget de l’Exposition, et à titre d’avance, les dépenses nécessitées par l’édification du Palais algérien. Cette combinaison fut approuvée par décision ministérielle du 3 juillet 1877. Les tra-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, vaux purent être immédiatement commencés et l’exécution en fut confiée au directeur des travaux de l’Exposition. Un intérêt trop considérable s’attachait à ce que l’Algérie fût complètement représentée en 1878 pour que, même au risque de ne point rentrer dans les sommes avancées, il fût permis d’hésiter devant une dépense que justifiait en outre l’hospitalité accordée dans le Palais aux colonies françaises.
- VIII
- SECTIONS ETRANGERES. -- PREMIERES OPERATIONS.
- Constitution des Commissions étrangères. — Leurs premiers travaux.
- La circulaire ministérielle du îû septembre 1876 avait fixé au 15 octobre suivant la constitution des Commissariats étrangers et de leur représentation à Paris; mais les circonstances dans lesquelles on se trouvait ne comportaient guère un rendez-vous à si brève échéance.
- Les nations de l’extrême Orient, en raison de leur éloignement et de l’état rudimentaire de leur organisation politique, ne pouvaient, en effet, rendre une réponse favorable pour cette époque. L’Amérique nommait son Président, et l’intensité de la lutte que se livraient les divers partis politiques absorbait naturellement toute son attention. L’Europe elle-même n’était pas remise de l’étonnement que l’annonce de l’Exposition lui avait causé et avait d’ailleurs les yeux fixés sur l’Orient, où tout faisait présager de graves et prochaines complications.
- En évitant de prendre dès l’abord des engagements officiels, les diverses puissances ne se désintéressaient cependant pas de cette grosse entreprise. On le sentait aux dé-
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- marches multipliées de leurs agents, à la manière dont ils cherchaient à préciser les conditions qui leur seraient faites. Ces pourparlers avaient bien leur utilité; ils déterminaient les situations respectives et permettaient à tous d’être complètement fixés pour le moment où il faudrait prendre une décision.
- Toutefois cette hésitation, facile à comprendre en raison des considérations politiques et financières que soulevait la participation à l’Exposition, ne fut pas absolument générale. Dès le mois d’octobre, la Russie s’engagea officiellement, nomma ses Commissaires, réclama de larges espaces et ne consentit jamais, même au plus fort de sa lutte en Orient, à en céder une partie quelconque. Elle garda le tout et le remplit fort bien.
- Le Gouvernement italien prit également les devants et tint à faire ressortir, dans ce concours international, toutes les richesses d’art, d’agriculture et d’industrie que possède l’Italie, devenue une grande nation.
- En Autriche, les industriels et les agriculteurs de plusieurs provinces s’étaient réunis et agissaient avec insistance près de leur Gouvernement pour hâter ses résolutions.
- Aux Etats-Unis, l’initiative des particuliers faisait plus encore. L’Exposition de Philadelphie était à peine terminée que plusieurs des principaux organisateurs de cette solennité vinrent offrir au Commissariat général de servir d’intermédiaires entre les exposants américains et lui. Le silence prolongé du Gouvernement fédéral inspira même à une société privée le dessein d’obtenir la concession de l’emplacement'réservé aux Etats-Unis dans le Palais du Champ de Mars, et d’y prendre en main l’organisation de la section
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- américaine. Mais ces offres, comme toutes ceiies de même nature qui se produisirent plus tard, durent être déclinées, les règlements de l’Exposition de 1878, aussi bien que les convenances, exigeant l’adhésion expresse des Gouvernements des différents pays.
- En Allemagne, le Gouvernement de l’Empire avait consulté les confédérés et pris l’avis des principales Chambres de commerce. Ces dernières manifestaient une certaine tendance à prendre part à l’Exposition; mais, effrayées de leur récent insuccès à Philadelphie, elles demandaient au Gouvernement de leur faciliter, par des subsides, les efforts nécessaires pour paraître avec avantage.
- Les Chambres de commerce de l’Alsace-Lorraine restaient étrangères à ces sollicitations. Elles souhaitaient cependant que l’industrie alsacienne pût figurer à l’Exposition de Paris; mais les conditions quelles mettaient à cette participation, pour n’être pas onéreuses, n’en étaient pas plus acceptables.
- Du reste, malgré les bonnes intentions d’une grande partie des producteurs, le Gouvernement de l’Empire semblait médiocrement porté à faire aux avances de la France une réponse favorable, et, bien que l’ambassadeur d’Allemagne insistât pour que l’on ne disposât pas, avant la fin du mois de janvier 18 7 8, de l’espace réservé à ses nationaux, il devenait manifeste qu’il n’y avait pas à compter sur leur concours.
- Nous l’avons dit précédemment, les négociations étaient entamées de tous côtés, les discussions engagées. Ici, tout en reconnaissant que l’idée des façades nationales était ingénieuse et se prêtait à un puissant effet décoratif, on redoutait la dépense qui devait en résulter; il fallut beaucoup
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- d’insistance et quelques concessions pour résoudre cette difficulté. Là, l’interdiction de faire sortir les objets exposés et par suite de les vendre soulevait de nombreuses objections. Les exposants de certains pays comptaient beaucoup sur les ventes pour couvrir les frais auxquels ils allaient être contraints. Cependant le règlement était formel; il s’agissait, en effet, d’une exposition organisée par l’État et non d’une entreprise commerciale, et l’on devait éviter avec soin de faire concurrence aux négociants établis dans Paris.
- A son grand regret, le Commissaire général fut néanmoins forcé de se départir de la règle, mais il borna la tolérance aux petits objets susceptibles d’être emportés à la main.
- Enfin les négociations officielles, que la résistance de l’Allemagne était loin de faciliter, entrèrent dans une période décisive, grâce à l’attitude amicale et résolue de l’Angleterre. Dans les premiers jours du mois de janvier, le Gouvernement de S. M. la Reine nommait une Commission, dans le sein de laquelle tous les grands noms des trois royaumes se trouvaient réunis, et il donnait à cette importante Commission le Prince de Galles comme Président, non pas seulement honoraire, mais actif et agissant. Ce fut là le signal pour toutes les nations de l’Europe, l’Allemagne exceptée. Les Commissions nationales se constituèrent promptement, sans que les patronages royaux ou princiers leur fissent défaut, et chaque jour le Ministre des Affaires étrangères reçut l’annonce de la désignation de nouveaux Commissaires, qui, aussitôt arrivés à Paris, s’empressèrent d’entrer en rapport avec le Commissariat général.
- Les trois premiers mois de l’année 1877 virent ainsi se former les Commissions de la Belgique, sous le haut
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- patronage de S. A. R. le comte de Flandres et sous la présidence du Prince de Caraman-Chimay ; des Pays-Bas, sous la présidence de S. A. R. le Prince Henri; de l’Espagne, sous la présidence de S. M. le Roi don François d’Assises; de l’Italie, sous le haut patronage de S. A. R. le Duc d’Aoste; de l’Autriche-Hongrie, sous le protectorat de l’Archiduc Reinier; de la Suède, de la Norwège, du Portugal, du Danemark et de la Suisse.
- En Europe, l’empire d’Allemagne, dont l’abstention était devenue officielle, et l’empire Ottoman, dont la situation paralysait la bonne volonté, faisaient seuls défaut. Aux grands Etats s’étaient joints les petits; le grand-duché de Luxembourg, la principauté de Monaco, la république de Saint-Marin et celle d’Andorre avaient réclamé et obtenu l’invitation à laquelle leur donnait droit leur autonomie.
- Hors d’Europe, les principaux Etats civilisés avaient donné leur adhésion : celle des Etats-Unis n’avait pas encore de caractère officiel, mais elle n’était pas douteuse; les Républiques de l’Amérique centrale et méridionale avaient fait connaître leur intention de participer à l’Exposition, et l’on s’occupait de les former en syndicat pour aménager à frais communs une section unique. En Afrique, le Maroc, Tunis, l’Egypte, entraient en négociations avec le Commissariat général et réclamaient des espaces. En Asie, la Perse, la Birmanie, Siam, l’empire d’Annam, la Chine et le Japon se préparaient à occuper les compartiments qui leur avaient été dévolus. Pour la première fois, la Chine, d’une part, le Japon, de l’autre, devaient organiser directement leurs expositions respectives, sans recourir, comme par le passé, à l’intermédiaire des négociants importateurs.
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- Ainsi, après de longues incertitudes, l’impulsion était donnée et la participation des pays étrangers acquise. L’Exposition de 1878 méritait son titre d’Exposition internationale, et l’ardeur avec laquelle on se disputait les espaces faisait bien augurer du résultat.
- Mais, si la période d’inquiétude semblait définitivement close, celle des difficultés ne faisait que commencer.
- Quelque libéral que fût le règlement général, quelque conciliant que pût être l’esprit dans lequel on l’interprétait, les barrières que cette règle uniforme imposait aux fantaisies et aux compétitions étaient perpétuellement battues en brèche parles Commissaires étrangers; heureuse encore l’Administration que la diversité des intérêts ne permît pas une coalition, à laquelle elle eût pu difficilement résister.
- Au milieu de ces délicates négociations, les travaux se poursuivaient, et l’on touchait au moment où la répartition des espaces allait être définitive. Le premier projet avait subi bien des remaniements et les places laissées vides avaient été promptement occupées. Seule, la section des Etats-Unis demeurait encore réservée.
- Cette absorption de la totalité des espaces compris dans la moitié occidentale du Palais ne suffit pas à contenter toutes les exigences. Il fallut concéder à l’Angleterre d’abord, puis successivement à presque toutes les nations, des terrains dans le Parc pour y construire les annexes destinées à abriter les produis qui ne pouvaient trouver place dans le Palais. On arrivait ainsi, aussi bien à l’étranger qu’en France, aux mêmes résultats. Seulement, du côté des étrangers, les constructions supplémentaires ne venaient pas s’ajouter aux prévisions de dépenses de l’Administration.
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- MARCHE DES TRAVAUX PENDANT L’HIVER 1876-1877.
- L’achèvement en temps utile des constructions à élever sur l’une et l’autre rive de la Seine semblait former, en raison de l’extrême brièveté des délais, la principale difficulté de l’Exposition de 1878.
- La réalisation en moins de deux années du programme arrêté constituait, en effet, un problème de construction des plus ardus.
- Sans doute il fallait faire une part à l’imprévu : on pouvait craindre les intempéries excessives, les grèves d’ouvriers, la difficulté de réunir l’énorme quantité de matériaux nécessaire aux constructions; mais, avec de la méthode et de l’énergie, les ingénieurs qui avaient assumé la responsabilité de l’œuvre jugeaient le succès possible.
- Les préoccupations les plus sérieuses provenaient moins de la grandeur de l’entreprise que de sa nature, qui en subordonnait les phases successives aux dispositions incessamment variables des futurs exposants. Si les bases arrêtées dès le mois d’août 1876 n’avaient eu à subir ni modifications ni extensions, s’il n’avait pas fallu, pendant que l’on poursuivait, l’exécution d’ensemble du plan primitif, en remanier sans cesse les détails, si enfin on n’avait pas dû, pendant la période d’installation, compter avec les exposants, envers lesquels l’Administration restait à peu près désarmée, la tâche de la direction des travaux se fût trouvée singulièrement simplifiée. Elle serait même devenue relativement
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- facile, sans les embarras et les retards résultant de la nécessité d’entamer soit avec la ville de Paris, soit avec l’Etat, de longues et délicates négociations.
- L’hiver 1876-1877 devait exercer sur la marche des travaux de construction une influence décisive. Dans les chantiers et les usines métallurgiques, on comptait l’employer à l’achèvement des opérations les plus considérables; dans les bureaux des ingénieurs et des architectes, à l’étude des développements successifs des constructions sur les deux rives, à la rédaction des projets accessoires, ainsi qu’à la préparation des marchés.
- Au Champ de Mars, comme on l’a vu précédemment, le point essentiel était de terminer, pour l’époque à laquelle devait commencer le montage des charpentes métalliques, le grand travail des maçonneries et terrassements des fondations du Palais principal. Cette opération n’était pas exempte d’aléa; toutes les précautions avaient été prises, il est vrai, dans le choix des entrepreneurs et dans la rédaction des cahiers des charges, pour écarter les chances d’insuccès; mais aucune prévoyance ne pouvait conjurer les désastreux effets de pluies persistantes, de neiges prolongées ou de fortes gelées. Les prévisions des cahiers des charges stipulaient bien que, sauf les cas tout à fait exceptionnels, il ne serait pas tenu compte à l’entrepreneur de ces accidents climatériques. On aurait pu, moyennant quelques dépenses, protéger par des hangars mobiles les fouilles ainsi que les maçonneries en cours d’exécution. En dépit de ces palliatifs, ces intempéries n’en auraient pas moins singulièrement compromis la réussite de l’entreprise.
- Heureusement l’hiver 1876-1877 fut très doux. La température ne s’abaissa jamais de manière à rendre le travail
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- des maçons impossible, et les terrassiers ne furent pas arrêtés un seul jour par les pluies ou les neiges; les légers retards provenant des difficultés d’approvisionnement des matériaux purent être regagnés; aussi, sans efforts excessifs, sans moyens d’action exceptionnels, le travail fut-il mené à bien dans les délais voulus.
- D’un autre côté, l’exécution des commandes faites à l’industrie métallurgique pour la superstructure du Palais était poursuivie avec la plus grande activité. Les fers, les tôles et les pièces de fonte étaient soumis, dans les usines auxquelles on s’était adressé, à une première réception : des agents spéciaux vérifiaient, par des épreuves pratiquées sur place, si les conditions de résistance stipulées dans les marchés étaient remplies. Puis, dans les ateliers mêmes des constructeurs, chaque pièce, au moment de l’expédition, faisait l’objet d’une seconde réception, dans laquelle les poids étaient constatés contradictoirement.
- Au mois d’avril, les charpentes des galeries des machines ainsi que celles des galeries intérieures arrivaient successivement à pied d’œuvre, en même temps que s’achevait l’entreprise des terrassements et maçonneries. Les échafaudages mobiles destinés au montage s’élevaient rapidement et, à la fin du mois de mai, le levage des deux galeries des machines et le montage des charpentes des galeries intérieures étaient en pleine activité.
- Les études relatives à la décoration des deux façades et à celle des dômes exigèrent un temps assez long. Pour la première fois, en effet, il s’agissait de donner à une construction entièrement métallique un aspect architectural imposant. En 1867, la forme courbe du Palais ne comportait pas de façade proprement dite, et les entrées princi-
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- pales, indiquées par un motif nécessairement très-simple, avaient seules exigé une décoration.
- Le Palais rectangulaire de 1878 ne pouvait être traité aussi sobrement. Il présentait du côté de la Seine une façade principale de 35o mètres de longueur, qui, de toute nécessité, appelait un système de décoration approprié à la destination et au mode de construction de l’édifice. La hauteur du bâtiment, relativement très faible par rapport à sa longueur, rendait la question peu commode à résoudre ; la nécessité de mettre en évidence le système de construction et la gracilité relative des formes que comportent le fer et la fonte créaient aussi de sérieuses difficultés.
- Aussi n’est-ce pas sans de nombreux tâtonnements que les architectes dressèrent le projet qui fut adopté. Une fois les grandes lignes arrêtées, l’étude des détails, poursuivie simultanément au double point de vue de l’effet décoratif et des exigences de la stabilité, nécessita encore de longs délais, avant l’expiration desquels la construction et le montage des charpentes ne pouvaient être utilement abordés.
- Le vestibule sud faisant face à l’Ecole militaire ayant les mêmes dimensions que celui du nord, on dut adopter pour tous deux le même mode de construction et des dispositions analogues, en apportant néanmoins plus de sobriété dans la décoration intérieure du vestibule le moins important.
- A la date du ier juin 1877, les deux galeries terminales entrèrent en cours de montage, et les travaux furent de part et d’autre poussés avec la plus grande activité par les maisons Eiffel et Gail, qui en avaient reçu de gré à gré la commande.
- Le mois suivant, l’opération du levage des charpentes
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- métalliques était vigoureusement menée sur tous les points du Palais du Champ de Mars.
- A mesure que l’ossature en fer et tôle de chaque galerie s’élevait, les travaux de parachèvement extérieur et intérieur étaient immédiatement entamés. Derrière les échafaudages roulants des constructeurs, les charpentiers se mettaient à l’œuvre pour établir les solives de bois et le plancher en voliges destiné à recevoir la couverture; ils étaient immédiatement suivis par les couvreurs et les vitriers, en sorte que, tandis qu’à une extrémité de la galerie on procédait au levage des fermes métalliques, à la pose des pannes en treillis reliant les travées entre elles et au montage des fers des verrières, un peu plus loin on voyait apparaître le solivage, qui, au delà encore, se recouvrait des ardoises métalliques de tôle galvanisée dont on avait fait choix pour les toitures; enfin, à l’autre extrémité de la galerie, point de départ de l’opération du montage, la couverture était déjà posée, les baies latérales et les parties vitrées des rampants de la toiture garnies de leurs verrières unies ou striées. La pose des planchers dans les galeries intérieures se faisait en même temps; dans les galeries des machines cette opération était laissée à la charge des exposants et devait suivre l’installation, et non la précéder.
- Dès les premiers mois de l’été, d’importantes parties de l’édifice se trouvaient déjà terminées, tandis que, sur d’autres points, le sol du Champ de Mars apparaissait encore tel que l’avaient fait les travaux de terrassement et de maçonnerie exécutés pendant l’hiver. Mais les précautions étaient prises pour assurer les approvisionnements de matériaux dans les ateliers et à pied d’œuvre ; l’allure ré-
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- gulière des différentes entreprises permettait, pour chacune d’elles, d’assigner, à un ou deux jours près, la date de l’a-chèvement. On pouvait donc sans aucune crainte annoncer aux Commissions étrangères et aux Comités d’installation français que, dans les premiers jours d’octobre, le Palais leur serait livré, et que l’aménagement intérieur des sections ou des classes pourrait être utilement commencé.
- Palais du Trocadéro.
- On a vu précédemment comment l’impossibilité d’évaluer de prime abord la dépense d’exécution, et la nécessité d’éviter toute perte de temps avaient conduit à diviser l’entreprise, et à consacrer à l’étude approfondie du devis des constructions en élévation le temps qu’exigeraient la consolidation du sol et l’établissement des substructions. Les délais d’exécution de ces premiers travaux avaient d’ailleurs été calculés de façon que, une fois les fondations terminées, on eût encore le temps nécessaire pour mener à bien la construction du Palais proprement dit.
- Pour la rive droite, la tâche du service des travaux fut donc, pendant l’hiver de 1876-1877, de poursuivre l’achèvement des fondations et d’établir, pour les constructions en élévation, un projet étudié dans ses détails et un estimatif aussi exact que le peuvent comporter des travaux d’architecture.
- La brièveté des délais ne permettant pas d’attendre, avant de passer à l’exécution de la première partie, l’achèvement des études préparatoires, on avait dû adjuger les travaux de fondations et soubassements bien avant la fin des recherches entreprises dans les carrières.
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- Dans de telles conditions, la part laissée à l’imprévu était fort large.
- En effet, les fouilles pratiquées amenèrent promptement à reconnaître que, si les fondations de l’aile gauche du Palais ne comportaient pas de travaux supplémentaires, l’état du sous-sol sous la partie centrale et sous l’aile droite exigeait, préalablement à toute construction, de dispendieuses mesures de consolidation. Une partie étendue des carrières avait été minée et disloquée en 1867 pour adoucir les pentes du Trocadéro ; une autre partie, simplement bourrée avec des terres et des matériaux qui remplissaient les excavations sans les soutenir, devait être déblayée, puis consolidée à nouveau, pour recevoir les fondations de l’édifice. Descendues à un niveau bien inférieur à celui où de prime abord on avait cru trouver une assiette solide, ces fondations elles-mêmes comportaient des murs plus hauts et d’une épaisseur plus considérable qu’il n’avait été prévu.
- Ainsi, travaux de recherches et de consolidation, approfondissement et surépaisseur des murs, tout concourait à rendre la fondation du Palais beaucoup plus dispendieuse qu’on ne l’avait cru d’abord.
- Le montant cumulé des trois entreprises constituées à la suite de l’adjudication du 28 octobre atteignait, par suite des augmentations sur le montant des projets, 1,010,157f 80e
- Les travaux supplémentaires ajoutés à chacune d’elles, en raison des causes énoncées ci-dessus, entraînaient (évaluation du 27 février 1877) un excédent total de................................. 38o,ùù6 o3
- Ce qui faisait en tout
- 1,390,603* 83e
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- A ces sommes s’ajoutaient :
- Travaux de recherches et de déblai exé-,
- eûtes en régie........................... 8 5,5 9 8f 79e
- Travaux de consolidation (en deux lots). 58o,ooo 00
- Total...... 665,5g8f 79
- Le montant total des travaux prévus pour élever le Palais du Trocadéro et ses ailes jusqu’à la hauteur du premier plancher (altitude 6im,5o) atteignait donc 2,056,202 fr. 62 cent., soit une augmentation de i,oû6,okh fr. 82 cent, sur les prévisions premières, augmentation entièrement due à l’existence des carrières, dont aucun relevé n’avait permis de soupçonner l’étendue et le fâcheux état.
- Habilement conçues par le service des travaux, au double point de vue de l’économie et de la sécurité ultérieure, ces modifications si profondes, apportées en cours d’exécution à l’entreprise des fondations du Palais, n’entraînèrent aucun retard dans la marche générale des travaux. Les délais fixés en raison de l’échéance du ier mai 1878 ne furent pas dépassés et, à l’heure dite, les substructions du Palais, vastes sous-sols voûtés, dessinaient au sommet de la colline le plan du futur édifice.
- La rédaction du projet définitif des constructions en élévation avait marché simultanément. Ingénieurs et architectes avaient rivalisé d’efforts pour mener à Lien en quelques semaines cette tâche laborieuse et pour évaluer aussi exactement que possible les dépenses nécessaires. Dès la fin du mois de décembre 1876, le Commissaire général avait ce projet entre les mains et se trouvait ainsi en mesure d’établir un rapprochement entre les frais que devait effec-
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- tivement entraîner la construction du palais et les crédits ouverts pour cette partie des travaux par le Décret du 18 octobre 1876, en application des prévisions de la Commission supérieure.
- Ce premier estimatif se chiffrait comme suit :
- Grandes salles et galeries......... 5,220,000 francs.
- Cascade et jardins................. 2,265,000
- Total............ 7,485,000
- Le budget établi d’après l’évaluation des dépenses engagées pour les soubassements et les fondations, aussi bien que d’après le devis fourni par la Direction des travaux pour les constructions en élévation, donnait les résultats
- suivants :
- Fondations et soubassements.... 2,o56,202f 62e
- Gros œuvre au-dessus du premier plancher. 6,3o2,4gi 68
- Décoration intérieure et mobilier. 65o,ooo 00
- Cascade et jardin............... 3,265,000 00
- Total.... 11,273,694 3o
- A valoir pour frais imprévus. ... 726,305 70
- Total général...... 12,000,000 00
- Montant du premier estimatif. . . 7,485,000 00
- Excédent.... 4,515,000 00
- Cet excédent sur les évaluations présentées par les Ministres aux Chambres était trop important pour qu’il fût moralement possible au Commissaire général de s’engager plus avant, sans modifier les conditions où l’on s’était trouvé jusque-là.
- L’idée d’une construction éphémère, à laquelle corres-
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- pondait le premier estimatif, était abandonnée, sinon officiellement, du moins en fait. Une vaste salle de fêtes, de concerts et de réunions manquait à la ville de> Paris : celle-ci, propriétaire des terrains du Trocadéro, devait être disposée à se rendre acquéreur de la salle que l’Etat allait construire en vue de l’Exposition. Telle était l’hypothèse admise par les rapporteurs du projet. Mais ceci ne suffisait pas pour se croire autorisé à exécuter un ensemble monumental d’édifices permanents, dont le coût allait excéder de h,515,ooo francs les prévisions budgétaires. Il convient, en outre, de rappeler que la convention passée avec la ville de Paris, à la date du ier août 1876, la laissait absolument maîtresse d’exiger, après la clôture de l’Exposition, la démolition du Palais, la suppression des jardins, des cascades et le rétablissement en leur premier état des terrains mis à la disposition de T Administration.
- Dans cette situation, il était interdit d’engager définitivement l’exécution du projet, sans avoir obtenu toutes les garanties nécessaires pour assurer, soit l’achat par la Ville, soit la conservation par l’État de l’édifice à construire. Des négociations furent entamées dans ce but, dès les premiers mois de l’année 1877. Elles se prolongèrent plus qu’on ne pouvait le prévoir et, quand enfin elles aboutirent (fin avril 1877), on se demandait s’il ne serait pas matériellement impossible de terminer les travaux pour le ier mai 1878.
- Afin d’éviter toute perte de temps, alors que les jours étaient comptés, le directeur des travaux s’était occupé de préparer, avec un groupe d’entrepreneurs très capables, un marché pour l’exécution du gros œuvre de la salle centrale. Ce marché, soumis par le Commissaire général à l’exa-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, men de la Commission spéciale, avant la conclusion des négociations avec la Ville, avait été l’objet d’un avis favorable, et le Ministre l’avait approuvé, sous réserve de la solution des questions dont dépendait l’existence même du futur Palais.
- L’importance du marché était de 2 millions; il comprenait une quantité considérable de travaux à exécuter dans un très bref délai. Si l’on tient compte de la grande élévation de l’édifice, de la masse énorme des échafaudages, du nombre relativement restreint des ouvriers que l’on pouvait employer à la fois, on reconnaîtra que la tâche était lourde pour les entrepreneurs. Ils s’en sont bien tirés.
- Parcs.
- En même temps que les travaux de construction des deux Palais étaient successivement projetés, soumissionnés et entrepris, l’organisation du Parc et des jardins était mise à l’étude.
- Les dimensions du Palais en cours d’exécution au Champ de Mars avaient singulièrement restreint, sur la rive gauche, les espaces disponibles pour l’aménagement d’un Parc. Six hectares devant la façade d’un immense édifice que 3oo mètres à peine séparaient du débouché du pont d’Iéna, deux bandes longitudinales resserrées entre les façades latérales et les avenues de Suffren et de Labourdonnaye, enfin, entre l’avenue de la Motte-Picquet et l’Ecole militaire, une zone de médiocre étendue, telles étaient les surfaces qu’il s’agissait de couvrir de verdure et de fleurs; encore fallait-il réserver la place nécessaire aux constructions annexes, restaurants, cafés, kiosques, maisons rustiques, fontaines monumentales , etc., qui ne pouvaient être édifiés qu’en plein
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- air. Sur la rive droite de la Seine, les pentes du Trocadéro et les portions du quai que n’occupait pas la tranchée destinée à la circulation publique offraient proportionnellement plus de ressources à l’art des jardiniers.
- Le dessin de ce Parc, à cheval sur les deux rives, fut l’objet de longues études et de remaniements fréquents. Enfin, après bien des tâtonnements, on s’arrêta, sur les conseils de M. Viollet-le-Duc, à un parti qui, par ses larges dispositions, se trouvait en harmonie avec la masse imposante des édifices qu’il reliait.
- Aux termes du règlement général, les exposants français et les Commissions étrangères avaient reçu avis que, contrairement à ce qui s’était passé en 1867, aucun droit ne leur était reconnu sur les espaces du Parc pour l’édification de constructions particulières. En dépit de cette prudente réserve, imposée par les conditions mêmes de l’entreprise nouvelle, les demandes d’emplacements isolés dans le Parc ne cessèrent d’affluer depuis l’origine jusqu’aux derniers jours qui précédèrent l’ouverture, et, quelque sévérité que l’on apportât dans l’examen de ces sollicitations, force fut d’y faire droit dans une assez large mesure.
- Cependant il fallait concilier les concessions que l’on se voyait ainsi amené à consentir avec les légitimes exigences d’une exposition horticole qui s’annonçait sous les meilleurs auspices, et qui ne devait pas médiocrement contribuer à l’agrément et à l’intérêt de l’ensemble. Après de longues études, poursuivies simultanément par le directeur des sections d’agriculture et par le Commissariat général, après nombre de modifications successives, le projet d’aménagement du Parc du Champ de Mars, arrêté dans ses grandes
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, lignes, au double point de vue de la répartition des constructions accessoires et de la disposition des plantations et des massifs, put être communiqué à la direction des travaux, chargée d’étudier et d’exécuter les mouvements de terrain et les voies de circulation (23 mars 1877). Peu de temps après, les travaux étaient commencés et poussés avec assez de vigueur pour que l’on put concevoir l’espérance de procéder, dès le printemps de 1877, à la plantation des arbres, auxquels douze mois pleins de végétation auraient assuré, pour l’année 1878, une frondaison vigoureuse. Mais on dut ajourner ces opérations, en présence de l’encombrement qu’entraînait au Champ de Mars l’exécution simultanée de tous les travaux.
- Au sujet du Parc du Trocadéro, des négociations avaient été entamées avec le service municipal pour arrêter, d’un commun accord, un dispositif que la ville de Paris pût conserver intact après la clôture de l’Exposition. On cherchait à atténuer ainsi les dépenses de remise en état que la convention du ier août 1876 laissait à la charge de l’Exposition. Mais la nécessité d’admettre la construction de pavillons et d’annexes ne devait pas permettre de se conformer absolument à ces vues d’avenir.
- Pendant que les travaux d’établissement du Parc recevaient, sur la rive droite, une vigoureuse impulsion, le projet de la cascade était préparé et étudié avec soin. Cette cascade monumentale était destinée à décorer la partie antérieure du soubassement de la grande salle des fêtes et à conduire les eaux du sommet de la colline dans un bassin, où elles devaient être reprises pour alimenter la distribution du Champ de Mars.
- Soumissionnés au mois de juin par des entrepreneurs
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- éprouvés, les travaux de la cascade entrèrent immédiatement en voie d’exécution.
- Vers la même époque, une autre question non moins intéressante pour les visiteurs, celle des aquariums, était résolue. Après un examen attentif, le Commissaire général, peu satisfait des premiers projets qui lui avaient été soumis, décida que, au lieu d’un aquarium unique, alimenté partie avec de l’eau douce, partie avec de l’eau de mer, il serait créé deux aquariums distincts. L’un devait être installé sur le flanc de la colline du Trocadéro, au pied de l’aile droite du Palais, et aménagé de façon à recevoir et à conserver, dans les meilleures conditions, les échantillons les plus remarquables de la faune des eaux douces. L’autre, réservé aux produits de la mer, et spécialement aux mollusques susceptibles de culture (huîtres, moules, etc.), devait être placé sur la basse berge de la rive gauche, à portée de la grande voie navigable par laquelle l’eau de mer, nécessaire au premier remplissage et à l’entretien des bacs, pouvait être amenée.
- L’aquarium du Trocadéro devait être constitué par une série de bacs à ciel ouvert, creusés dans la roche et fermés par des glaces verticales, le long d’un large passage voûté accessible au public. Il fut étudié avec le plus grand soin dans toutes ses dispositions, et, par suite d’une entente avec la ville de Paris, il fut exécuté de façon à être conservé après l’Exposition. Les travaux commencèrent au mois de juillet 1877.
- Pont d’Iéna.
- L’idée primitivement admise de couvrir le pont d’Iéna, pour en faire une véritable galerie d’exposition, avait dû
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, être abandonnée, en présence de certaines difficultés d’exécution et surtout en raison de l’exagération de la dépense. La nécessité d’élargir ce pont, seul débouché offert aux foules qui allaient circuler entre le Champ de Mars et le Trocadéro, n’en subsistait pas moins dans toute sa force. L’étude d’ensemble des dispositions à donner aux voies d’accès sur les deux rives, ainsi qu’aux voies en tranchée que l’Etat s’était engagé à construire, conduisit à la solution de cet important problème.
- L’extrados d’un égout souterrain, qui existait sur la rive droite dans l’axe du pont, déterminait le niveau au-dessous duquel il était interdit de pousser le déblai de la tranchée. Pour réserver, entre le tablier du pont jeté sur cette tranchée et le sommet des omnibus qui devaient la parcourir, une hauteur suffisante, il fallait relever de 2 mètres environ au-dessus du niveau du pont d’Iéna le sol de la chaussée d’accès. On fut ainsi amené à élargir le pont en le surélevant, sans en modifier le système de construction. L’établissement d’un plancher métallique, que devaient supporter des colonnes en fonte reposant sur la chaussée même, fut décidé, et les dimensions transversales de ce tablier furent calculées de façon à déborder le parapet de 5m,5o environ de chaque côté et à porter la largeur du pont de îk à 2 5 mètres. Cet ouvrage, soumissionné par MM. Joly, d’Argenteuil, fut entrepris au commencement de l’été de 1877. A la même époque commença, sur l’une et l’autre rive, la construction des deux tranchées parallèles à la Seine, prévues pqr la convention du ier août 1876.
- Ces opérations furent combinées de façon que les voies en déblai pussent être ouvertes à la circulation, au moment
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- où la pose du tablier du pont et les travaux à faire sur les quais rendraient impossible la circulation sut* les chaussées des deux rives.
- Enfin, vers le mois de juin 1877, le projet de la distribution générale des eaux dans les deux Palais et dans l’enceinte de l’Exposition fut arrêté, et la Compagnie des eaux de Paris, avec laquelle un marché venait d’être passé, commença les travaux de canalisation. Une double distribution devait pourvoir au service à haute pression en cas d’incendie dans les deux Palais, au service des machines motrices et des machines exposées, à l’entretien de la cascade et de l’aquarium, à l’arrosage, à l’approvisionnement des restaurants et autres établissements. Elle devait être alimentée, soit par les eaux de la Ville, soit par des prises directement faites dans la Seine, à l’aide de pompes puissantes , qui refoulaient les eaux dans un vaste réservoir situé au sommet de la colline de Passy.
- Annexes.
- La Commission supérieure, en proposant d’augmenter de 70 p. 0/0 les espaces couverts affectés à l’Exposition de 1867, avait voulu créer un bâtiment principal assez vaste pour que l’on n’eût pas à recourir au système onéreux des annexes, qui apporte toujours dans la classification des perturbations sérieuses. Cependant, quelques mois après que ces sages dispositions avaient reçu l’approbation des pouvoirs publics, toutes les prévisions étaient dépassées. L’hiver de 1876-1877 se passa en négociations avec les Commissions étrangères et avec les Comités français pour les amener à réduire au minimum leurs prétentions * quelque justifiées
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- qu’elles parussent, et à rechercher les moyens de créer des bâtiments nouveaux, en utilisant les terrains qui pouvaient être détournés de leur destination horticole.
- Si, du côté des étrangers, la question des annexes se réduisait à une question d’emplacement, chaque Commission faisant elle même les'frais des constructions supplémentaires dont elle avait besoin, il n’en était pas de même pour la section française. Là, c’était avec les fonds du budget que les dépenses devaient être soldées., et la direction des travaux allait voir sa tâche presque doublée par suite des développements que prenait l’entreprise.
- Le groupe des machines, à lui seul, exigeait la création de vastes annexes, auxquelles on fut forcé de concéder une partie importante de l’espace déjà bien restreint qui longeait l’avenue de Labourdonnaye. Les machines françaises envahissaient en outre la basse berge de la rive gauche en amont du pont d’Iéna et, de chaque côté du débouché de ce pont sur la rive droite, les terrains placés entre la tranchée et le parapet du mur du quai.
- L’agriculture, dépossédée des espaces qui lui avaient été primitivement attribués dans le Palais principal et le long de l’avenue de Labourdonnaye, était réduite à émigrer sur le quai d’Orsay entre l’angle est du Champ de Mars et le pont de l’Alma. Pour l’installer commodément, 9,200 mètres superficiels de galeries étaient reconnus nécessaires. L’horticulture nécessitait aussi des bâtiments supplémentaires pour ses fleurs coupées et ses expositions périodiques de fruits et de légumes.
- Enfin, les collectivités spéciales, dont on avait libéralement provoqué la formation, chassées des Palais par l’extension des expositions comprises dans la classification
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- régulière, se réfugiaient dans les Parcs, sur les berges, dans le jardin central lui-même. Beaucoup d’entre elles ne pouvaient faire face à ces dépenses de construction, et le Commissaire général se voyait dans la nécessité de faire intervenir l’Etat pour les frais imprévus. Les Chambres de commerce, par exemple, associées pour l’organisation de l’instructive exposition des ressources de leurs ports, ne pouvaient construire à leur compte le vaste hangar dont elles avaient besoin. L’Administration se chargea de l’élever sur la basse berge du quai de la rive gauche, en aval du pont d’Iéna.
- La ville de Paris elle-même, forcée d’occuper le jardin central, ne pouvait équitablement être contrainte de supporter entièrement la dépense de l’élégante construction qui devait lui être consacrée; l’Etat dut en prendre sa part.
- L’exposition des sciences «anthropologiques, à laquelle on avait primitivement destiné les galeries circulaires de la grande salle du Trocadéro, fut bientôt dépossédée, en raison même de l’impossibilité où l’on se trouvait de l’y installer convenablement. Pour elle aussi, le budget de l’Exposition allait être appelé à faire les frais d’un vaste pavillon.
- A côté de ces annexes considérables, d’autres plus petites pullulaient et bien souvent aussi restaient à la charge de l’État : le pavillon météorologique, le pavillon des insectes, celui des vers à soie, celui de l’exposition des engrais chimiques, etc., furent construits avec les fonds du budget.
- Dès le mois d’avril 1877, il était donc prouvé que les prévisions du mois de juillet 1876 n’étaient nullement en rapport avec la réalité des faits. Les espaces couverts du Palais du Champ de Mars étaient reconnus insuffisants; le Champ de Mars lui-même, augmenté du Trocadéro, ne
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- pouvait contenir la masse des constructions annexes françaises et étrangères dont chaque jour révélait la nécessité.
- On dut alors chercher les terrains qui, sur l’une ou l’autre rive, pouvaient être englobés dans l’enceinte de l’Exposition. Les berges du quai de Billy, qui n’avaient pas été comprises dans la première concession, le quai d’Orsay, au sujet duquel des négociations furent engagées avec la Ville vers le milieu de l’année 1877, la berge de ce quai, enfin un terrain séparé de l’enceinte du Trocadéro par la rue Beethoven, telles furent les annexions successives qui vinrent s’ajouter aux espaces primitivement consacrés à l’Exposition de 1878.
- Parallèlement aux surfaces occupées qui, de 601,878 mètres carrés à l’origine, atteignirent 679,299 mètres carrés, les surfaces à couvrir subirent une augmentation de ko,ÿki mètres carrés, c’est-à-dire de 16,85 p. 0/0, sans tenir compte des constructions que les exposants ou les Gouvernements étrangers étaient autorisés à édifier à leurs frais.
- Les prévisions de dépense s’accrurent dès lors notablement. L’entreprise nouvelle n’était en réalité plus la même que celle dont la Commission supérieure avait évalué le coût à un peu plus de 35 millions de francs. Dans les catégories prévues par le règlement général, comme dans les sections spéciales créées pour embrasser les faits artistiques, industriels, commerciaux, les connaissances ou les découvertes qui échappaient à la classification, le cadre primitif était singulièrement élargi, voire même complètement brisé. Tout un monde nouveau était venu s’ajouter à l’Exposition industrielle et agricole primitivement projetée. A côté du présent avec toute sa vitalité, on voulait montrer le passé avec ses transformations; au lieu de bâtiments péris-
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- sables sortis de terre pour abriter une exposition éphémère, on allait élever sur le Trocadéro un édifice durable.
- Les excédents de dépense auxquels on se trouvait ainsi entraîné par la force même des choses étaient trop bien justifiés, pour que personne, dans le Gouvernement ou dans les Chambres, pût avoir l’idée d’en contester l’opportunité. (Voir la notice spéciale aux opérations de la direction des travaux.)
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- NEGOCIATIONS ET CONVENTIONS AVEC LA VILLE DE PARIS.
- Négociations relatives au Palais du Trocadéro.
- Comme on l’a déjà dit, la convention du ier août 1876, conclue entre la Ville et l’Etat à un moment où rien n’était encore décidé quant aux constructions à élever au Trocadéro, contenait en son article 7 û) une clause qui, fort équitable lorsqu’il s’agissait d’un édifice provisoire, devenait exclusivement favorable à la Ville, au cas où les constructions
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- élevées par l’Etat seraient de nature à être conservées après l’Exposition. Cette considération aurait suffi pour interdire à l’Etat toute dépense au delà de celles qu’exigeait le service
- (l) Art. 7. En ce qui touche les constructions qui doivent être établies sur les terrains du Trocadéro, l’État réserve à la Ville le droit de les acquérir par préférence à toute autre personne, après la clôture de l’Exposition.
- L’évaluation desdites constructions sera faite par voie d’expertise administrative.
- Dans le cas où l’État aurait de la part de tiers des propositions en vue de l’acquisition des matériaux à provenir desdites constructions, la Ville sera mise en demeure de faire connaître si elle entend user de la clause ci-dessus; elle devra faire connaître son option dans les six semaines qui suivront la mise en demeure, faute de quoi faire, les stipulations dudit article seront non avenues.
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- de l’Exposition. Le grave mécompte signalé plus haut dans les travaux de fondation du Palais du Trocadéro contribuait à rendre plus sensible encore la différence entre l’estimatif définitif d’un Palais durable, dont les soubassements étaient en cours d’exécution, et les crédits primitivement affectés à la réalisation, pour la partie située sur la rive droite, du projet élaboré par la Commission supérieure.
- Dans une lettre datée du 3o janvier 1877, le Ministre fit connaître au Préfet de la Seine les conditions dans lesquelles on se trouvait placé; il exposa qu’il était impossible de songer à demander les crédits supplémentaires reconnus indispensables, avant d’avoir assuré la conservation du Palais, et le pria de saisir le Conseil municipal de la question ainsi posée. Le Ministre se bornait à demander que le Conseil municipal prît l’engagement ferme de conserver, après l’Exposition, le Palais et ses dépendances immédiates, faute de quoi l’Etat poursuivrait la construction des galeries nécessaires pour le service de l’Exposition, mais renoncerait à bâtir les portions de l’édifice telles que la grande salle, projetée dans l’intérêt de la Ville plutôt que dans un but d’utilité immédiate pour la solennité de 1878.
- Cette communication fut l’objet, de la part du Préfet de la Seine, d’une réponse dans laquelle de plus amples renseignements étaient demandés, en même temps que l’on faisait pressentir le refus du Conseil de trancher la question avant l’époque prévue parla convention du icr août(1).
- La question posée par la lettre ministérielle du 3 0 janvier, confirmée par une dépêche du 2 3 février, fut soumise
- (1) Lettre du Préfet de la Seine au Ministre de l’Agriculture et du Commerce (6 février 1877).
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- au Conseil municipal par un mémoire introductif, signé du Préfet de la Seine et daté du 1er mars. Dans ce document (voir t. II, pièce annexe n° 19), le Préfet, tout en s’abstenant de formuler un avis, insistait sur les avantages qu’offraient à la Ville les stipulations de l’article 7 (convention du ier août) et s’attachait à montrer que, quelle que fût la décision du Conseil, le succès de l’Exposition était hors de cause, les constructions du Trocadéro devant toujours être réalisées avec plus ou moins d’économie.
- Le Conseil municipal, saisi de cette communication, en renvoya l’examen à une Commission spéciale, composée de ses trois Commissions des finances, de la voirie et de l’architecture. Une Sous-Commission fut chargée d’entrer en conférence avec le Ministre et le Commissaire général.
- Dans les pourparlers qui s’engagèrent alors, il fut pour la première fois question du prix de vente demandé par l’Etat. Le Ministre, suivant en cela l’opinion du Commissaire générai, se montra peu préoccupé de savoir, le Palais devant être conservé, sur qui, de la Ville ou de l’Etat, pèserait la plus forte part de la dépense. Il estima qu’il importait par-dessus tout d’éviter que le sacrifice imposé aux contribuables n’aboutît à l’anéantissement presque immédiat d’un édifice élevé à grands frais. Dans cet ordre d’idées, le prix indiqué aux représentants de la Ville fut fixé à 3 millions, payables en six annuités de 500,000 francs sans intérêts, à courir du ier juillet 1879, dernière échéance assignée dans la convention du ieraoût 1876 pour le payement des termes successifs de la subvention de 6 millions.
- Les membres de la Sous-Commission furent, auprès du Ministre, les interprètes de l’hésitation qu’éprouvait le Conseil à contracter, au moment où son mandat allait expirer,
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, de nouveaux engagements pour une exposition à laquelle la ville de Paris apportait déjà un sérieux concours. Devant cette répugnance à imposer aux finances municipales des charges nouvelles, les mandataires de l’Etat crurent devoir faire une offre qui témoignait de leur bonne volonté. Dans une lettre datée du 2 avril 1877, le Ministre de l’Agriculture et du Commerce renversa les termes de la question. Il déclara qu’il était prêt à accepter une combinaison basée sur la cession, consentie par la Yille à l’Etat, de la jouissance gratuite de l’emplacement occupé par le Palais et par ses abords, pendant tout le temps où l’édifice resterait la propriété de l’Etat et demeurerait affecté à des services publics, la Yille conservant jusqu’après la clôture de l’Exposition la faculté d’opter entre cette cession et l’acquisition pure et simple sur expertise administrative. Le Ministre offrit en outre, dans l’hypothèse de la concession des terrains et en retour de cette concession, d’abandonner à la Yille la grande cascade et ies aquariums du Trocadéro.
- Saisie de cette dernière proposition, la Commission se réunit pour entendre les explications du Commissaire général; celui-ci déclara formellement que la grande salle ne serait pas construite dans les conditions du nouveau projet et serait remplacée par un bâtiment provisoire de fer et de verre, au cas où la combinaison de l’État ne serait pas adoptée.
- Le rapport de la Commission fut déposé le 10 avril ; il concluait au refus de revenir sur les clauses de la convention du ier août, réglant la reprise du Palais par la Ville; mais il admettait en principe la cession éventuelle de la jouissance des terrains, en la subordonnant toutefois à l’interdiction pour l’État, demeuré possesseur de l’immeuble,
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- de détourner la grande salle de sa destination pour y installer des bureaux. Un autre article du projet de délibération, présenté au nom de la Commission, stipulait qu’un passage serait réservé, de nuit comme de jour, après l’Exposition, pour la circulation du public, dans les vestibules du Palais et dans les galeries circulaires extérieures des ailes et de la rotonde centrale.
- Le Conseil municipal et la Commission elle-même semblaient divisés sur l’accueil à faire tant au système du rapporteur qu’aux propositions du Gouvernement : un contre-projet avait été déposé, tendant, moyennant certaines conditions, difficilement acceptables du reste, au rachat immédiat du Palais. Deux ordres du jour diversement motivés concluaient au rejet pur et simple des deux propositions formulées par le Ministre et au maintien sans modifications de la convention du ier août.
- Au milieu de ces divergences, l’accord se fit enfin sur une combinaison introduite au dernier moment par le Gouvernement. Aux termes de cette transaction, votée le 12 avril et devenue plus tard la convention du i4 mai 1877 (v0^r L H» pièce annexe n° 20), d’une part, la Ville prenait l’engagement de ne point user du droit que lui réservait l’article 7 delà convention du ier août 1876, et, d’autre part, l’Etat s’obligeait à construire le Palais conformément aux plans et devis soumis au Conseil et annexés au traité, sous réserve toutefois des changements apportés en cours d’exécution, d’accord entre le Commissaire général et une Commission de cinq membres représentant la Ville. Dans les six mois qui suivraient la clôture de l’Exposition, la Ville aurait à faire connaître son option entre les deux solutions suivantes :
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- Ou bien cession à l’Etat des terrains occupés par le Palais et ses abords, consistant en un simple chemin de ronde, l’Etat demeurant propriétaire du sol et des constructions, mais subissant la servitude relative au passage du public dans les galeries extérieures et les vestibules du centre ;
- Ou bien rachat, par la Ville, du Palais et de ses ailes, moyennant le prix de 3 millions de francs, payables, comme il a été dit plus haut, par termes de 500,000 francs.
- Dans l’une et l’autre alternative, l’Etat aurafit à pourvoir à la remise en état des jardins et du Parc du Tro-cadéro, conformément à un projet arrêté d’un commun accord entre le service des travaux de la Ville et celui de l’Exposition; enfin la cascade principale ainsi que les grands aquariums seraient abandonnés à la Ville.
- Toutes ces stipulations formaient un tout indivisible : à défaut de l’une d’elles, la convention du ier août 1876 devenait de plein droit applicable.
- La délibération du Conseil municipal du 12 avril 1877, ratifiée par la convention du 1 h mai, eut pour effet immédiat la mise en marche des travaux en élévation de la salle des fêtes. Moins de 13 mois séparaient cette date du ier mai 1878.
- Convention relative au quai d’Orsay et au pavillon de la ville de Paris.
- A l’époque même où aboutissaient les négociations au sujet du Trocadéro, le Commissaire général, dans un Rapport adressé au Ministre de l’Agriculture et du Commerce, signalait la nécessité d’étendre l’enceinte de l’Exposition au
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- delà des limites naturelles du Champ de Mars et d’englober une portion de la large avenue plantée de beaux arbres qui s’étend le long du quai d’Orsay, entre l’angle est du Champ de Mars et la place formée au débouché du pont de l’Alma.
- Ces espaces, que l’on se proposait d’affecter à l’exposition agricole, semblaient largement suffisants pour donner à l’exhibition des produits, des procédés et des machines de l’agriculture nationale, une ampleur satisfaisante. Ils offraient, déduction laite de la voie réservée à la circulation du public le long des maisons, une largeur de 5o mètres, sur un développement de Uqo mètres, soit au total une surface de 2 hectares 35 ares environ. Ils pouvaient d’ailleurs être facilement rattachés à l’enceinte du Champ de Mars et du Trocadéro, au moyen d’un pont jeté au-dessus de l’avenue, de Labourdonnaye et de la chaussée du quai, au point ou ces deux voies se rencontrent. L’exposition agricole, reliée à l’exposition industrielle, devait former avec celle-ci une seule et même enceinte et, pour aller de l’une à l’autre, on n’aurait à payer aucune rétribution. On réalisait ainsi le légitime desideratum formulé dès l’origine par l’honorable président de la Société des agriculteurs de France. De plus, la porte d’entrée à établir au pont de l’Alma, en face du point de stationnement de l’une des principales lignes de tramways, sur le chemin direct du centre de Paris à la porte Rapp, semblait devoir assurer à l’exposition installée au quai d’Orsay une affluence considérable. A l’autre extrémité, les bateaux-mouches devaient aussi lui apporter leur contingent de visiteurs. Enfin, les expositions d’animaux vivants, que l’on se proposait d’installer sur l’esplanade des Invalides, se
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- trouveraient ainsi à proximité du public spécial attiré par
- l’exposition agricole.
- Des négociations lurent donc ouvertes pour obtenir de la ville de Paris l’occupation temporaire de ces terrains du quai d’Orsay, devenus absolument indispensables.
- D’autres circonstances avaient également fait entamer à la même époque des pourparlers avec la Ville. L’exposition municipale, à laquelle plusieurs travées du Palais avaient été primitivement attribuées, avait dû céder la place devant les exigences sans cesse croissantes des exposants étrangers. Faute d’espaces couverts, il avait été convenu qu’un vaste emplacement pris sur le jardin central serait mis à la disposition de la Ville, pour y élever un pavillon. Mais le crédit de 500,000 francs voté pour l’installation de l’exposition projetée ne pouvait suffire à couvrir les frais de construction d’un édifice que sa situation même obligeait à décorer avec un certain luxe; le Conseil municipal se montrait d’ailleurs peu disposé à contribuer à cette dépense, dont la majeure partie lui paraissait à juste titre imputable sur les fonds de l’Etat, la combinaison acceptée, au début, par le Conseil ayant eu pour base l’attribution à titre gratuit d’un local clos et couvert dans le Palais.
- Les deux questions ainsi soulevées par une même cause, l’empressement inespéré des exposants, furent résolues par une convention unique, approuvée par le Conseil dans sa séance du 5 juin 1877 et signée le 19 du même mois. (Voir t. II, pièce annexe n° 21.)
- Par cette convention, la Ville accordait la concession temporaire des terrains du quai d’Orsay, mais à la condition que la circulation extérieure serait assurée. L’Etat s’en-
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- gageait à interdire aux piétons et aux voitures se rendant à l’Exposition de circuler par la rue latérale aux annexes et à ménager les arbres avec un soin extrême, il ne pouvait y toucher, même par simple élagage, ni installer des constructions, des animaux ou des machines à feu susceptibles de leur nuire.
- La remise en état, aux frais de l’Exposition, des terrains ainsi cédés était stipulée dans un délai de deux mois après la clôture.
- Quant au pavillon de la Ville, l’Etat s’obligeait à le faire construire à ses frais dans le jardin central, conformément aux plans, dessins et devis dressés par la direction des travaux de Paris, approuvés par le Commissaire général et annexés à la convention. La ville de Paris consentait en retour à contribuer aux travaux jusqu’à concurrence de 9.00,000 francs, sous la réserve que les matériaux de toute nature entrant dans la construction du pavillon deviendraient sa propriété.
- Cette convention du 19 juin reçut immédiatement son exécution. Les travaux du pavillon de la Ville et ceux des annexes furent simultanément commandés et, à la date du 18 septembre, la direction des travaux était autorisée par la Préfecture de la Seine à prendre possession du quai d’Orsay.
- C’est également pendant cette période que furent entamées avec la Ville les négociations relatives à l’installation, sur l’esplanade des Invalides, des expositions d’animaux vivants, organisées par les règlements du 12 mai 1877. Ces négociations aboutirent, sans grandes difficultés, à la concession des deux tiers environ de l’esplanade. L’espace ainsi affecté aux expositions d’animaux, limité, d’une part,
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, par la me Saint-Dominique et, de l’autre, par le quai, était traversé par la rue de l’Université et, dans le sens perpendiculaire, par la chaussée aboutissant à l’entrée principale de l’hôtel des Invalides. 11 fut expressément stipulé, dans l’acte de concession, que la faculté de barrer la rue de l’Université serait strictement restreinte à la durée des concours temporaires, qui devaient se succéder à quelques semaines d’intervalle. La nécessité d’établir de vastes hangars formant écuries ou étables ne permit pas de borner l’occupation, pour les espaces compris entre les voies publiques, à la seule durée des concours successifs.
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- SERVICES ACCESSOIRES.
- La construction et l’aménagement des bâtiments de l’Exposition, ainsi que l’étude des conditions du concours, avaient, on le comprend, préoccupé tout d’abord le Commissariat général; mais, au point où l’on en était arrivé, d’autres questions se présentaient, qu’il importait d’étudier avec soin et de résoudre sans retard. De ce nombre étaient le règlement des entrées, la préparation du catalogue, l’établissement des restaurants, cafés, brasseries, tous sujets sur lesquels il eût été dangereux de se contenter de solutions improvisées.
- Entrées.
- Le règlement financier annexé au décret du 1 8 octobre 4876 porte, à l’article ù, qu’il sera ultérieurement statué sur le mode de perception et sur l’organisation du service
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- des entrées. Cette question, alors réservée, avait son importance et méritait une étude attentive.
- Les recettes de l’Exposition appartenant au Trésor, leur perception devait se faire par les agents du Ministère des Finances et suivant les règles imposées aux comptables des deniers publics. Ce point ne pouvait soulever de difficultés.
- Le choix du mode de contrôle des entrées était plus délicat. Jusqu’alors, on avait eu recours aux tourniquets; mais des expériences précises avaient montré que ces machines, très correctes en théorie, ne l’étaient pas également en pratique, et qu’elles accusaient quelquefois plus et souvent moins de visiteurs qu’il n’en était réellement passé au guichet. D’où résultait que les fraudes commises par les agents se trouvaient masquées par les imperfections de l’instrument et n’étaient pas faciles à découvrir.
- Il ressortait de ce fait bien établi qu’il convenait d’employer un autre mode de perception.
- On résolut d’avoir recours à un système déjà essayé en Angleterre, celui des billets ou tickets. Mais il fallait évidemment établir ces tickets sur du papier spécial, bien fili-grané, avec des caractères particuliers qui permissent aisément de les reconnaître et très difficilement de les contrefaire. Grâce à l’obligeance de la Banque de France, qui mit ses ateliers à la disposition de notre service, toutes ces conditions furent remplies de la manière la plus satisfaisante.
- Le ticket déposé par le visiteur ne devait plus, sous aucun prétexte, servir à un nouvel emploi ; de là, nécessité de l’oblitérer lors de sa remise. En le poinçonnant sous les yeux du public, on obtenait une garantie de plus; les visiteurs eux-mêmes concouraient à la surveillance. Le ticket poinçonné
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- (levait également, et de la manière la plus ostensible, être mis dans des appareils spéciaux, où les agents du contrôle le reprendraient à la fin de chaque journée. L’expérience a prouvé que ce système était bon, et que, s’il n’empêchait pas absolument les fraudes, du moins il les rendait fort difficiles.
- Le prix des tickets, leur mise en vente par l’agent comptable, la désignation d’intermédiaires autorisés à les débiter au public et le montant de la remise accordée à ces intermédiaires constituèrent autant de points de détail, qui avaient leur importance et furent concertés entre le Commissariat et le Ministère des Finances.
- Grâce aux dispositions prises, on pouvait partout se procurer des billets à prix fixe et en acheter autant qu’on le désirait. L’entrée dans les enceintes devait s’effectuer sans encombrement. On ne voit pas bien, dès lors, à quel besoin réel répondaient les cartes d’abonnement et quelles facilités spéciales elles pouvaient octroyer à leur possesseur. Il fut sérieusement question de les supprimer. Cependant, comme en 1867 elles avaient produit environ 9 p. 0/0 de la recette totale, on se décida à les maintenir, mais en réduisant le nombre des types, qui avait été considérable à la dernière Exposition et dont quelques-uns n’avaient vraiment aucune utilité. On n’ep conserva que deux : le billet de saison et le billet de quinzaine. Pour éviter toute fraude, chacun d’eux dut porter la signature et la photographie du titulaire.
- Les cartes d’entrée gratuite, principalement destinées au personnel et aux exposants, furent réduites à deux types analogues aux précédents, mais de couleur différente, l’un valable pour toute la durée de l’Exposition, l’autre, pour une partie seulement. Gomme les cartes d’abonnement, elles
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- furent astreintes'à la formalité de la signature et de la photographie.
- Enfin, pour la commodité du service, on établit des jetons en carton, destinés aux ouvriers ou employés et revêtus de la signature du Commissaire général et du titulaire.
- Il existe en France un certain public qui réclame constamment des mesures de faveur et croit sérieusement y avoir des droits. Cet amour du privilège est tel qu’on courrait gros risque à le heurter de front. On dut donc, bien à contre-cœur, se résigner à adopter des billets gratuits pour une catégorie de personnes en général fort en situation de payer. Mais, afin de restreindre le nombre de ces entrées peu régulières et de résister à des obsessions inévitables, il fut décidé que les listes nominatives des titulaires de ces sortes de billets seraient soumises à la triple approbation du Ministre des Finances, du Ministre de l’Agriculture et du Commissaire général.
- Enfin, on résolut de ne constituer qu’une seule enceinte; une fois ce périmètre franchi, on pouvait visiter, sans restriction aucune, toutes les parties de l’Exposition. La disposition contraire avait prévalu en 1867 et avait donné lieu à plus de récriminations que de profits.
- Ces diverses observations furent résumées et discutées dans un rapport du Commissaire général en date du 2 3 août 1 877, rapport qui, ainsi qu’on le verra plus tard, servit de base au Décret du 13 octobre suivant.
- Catalogue.
- Le catalogue est une œuvre considérable, destinée à servir de guide aux visiteurs, à faciliter les travaux du Jury et
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- aussi à fournir de précieuses indications à ceux qui veulent plus tard étudier l’Exposition.
- La clarté des dispositions générales, l’exactitude et la précision des renseignements sont les qualités maîtresses que l’on doit y rechercher; mais elles sont d’autant plus difficiles à atteindre que l’on doit condenser à l’extrême une masse énorme de documents, fournis par un nombre très considérable de personnes, et que, presque toujours, le temps fait défaut. On ne saurait donc de trop bonne heure arrêter les bases de ce travail et en réunir les éléments.
- Dans son article 1 o, le règlement général annonçait que le catalogue devait former un répertoire méthodique et complet des produits, indiquer leur emplacement et le nom des exposants. Il accordait à chaque nation le droit de faire à ses frais son catalogue, mais seulement dans sa propre langue; restriction que l’arrêté ministériel du 6 mars 1877 leva, peut-être à tort.
- Toutes les questions de détail que comporte l’exécution avaient été réservées. Il appartenait au Commissaire général de les résoudre.
- Tout d’abord, devait-on introduire au catalogue des réclames industrielles, même sous la forme la plus décente? Si lucrative que put être cette publicité, elle ne paraissait guère compatible avec la réserve qui s’impose aux œuvres patronnées ou exécutées par l’Etat. Elle avait, en outre, l’inconvénient de grossir outre mesure un ouvrage qui paraissait déjà devoir prendre des proportions considérables. On y renonça.
- Les réclames enlevées, la publication et la vente du catalogue n’offraient plus aucun attrait à la spéculation. Les chances de bénéfice ne paraissaient pas en rapport avec les
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- risques à courir, avec les frais de toute sorte qu’entraîne une pareille publication et la grande quantité de caractères d’impression qu’elle immobilise. Du reste, on était d’autant moins disposé à recourir à l’industrie privée que le souvenir était encore vivant des mécomptes qu’avait éprouvés, à ce sujet, la Commission impériale en 1867, et des désordres auxquels la concession avait donné lieu.
- Enfin, l’Imprimerie nationale avait, aux termes des règlements, le droit de réclamer ce travail comme rentrant dans ses attributions et, seule, elle pouvait l’effectuer convenablement. Il n’y avait donc aucune raison pour le lui retirer; on le lui offrit, et elle l’accepta avec empressement.
- De concert avec le Directeur de l’Imprimerie nationale, le dispositif de l’exécution matérielle du catalogue fut bien vite arrêté. On adopta le format in-8° raisin, qui paraissait suffisamment maniable et donnait aux volumes une bonne apparence. On décida que l’impression serait faite sur une colonne, en caractères nets et lisibles; le nom seul de l’exposant devait ressortir en caractères gras, de manière à appeler l’attention du lecteur. Enfin on fit choix d’un papier français solide et de bonne qualité. Grâce, à l’expérience consommée du personnel de l’Imprimerie, on était absolument sûr de n’éprouver ni retards ni embarras de ce côté. >
- La vente, soit au public, soit aux intermédiaires, rentrait naturellement dans les attributions du comptable spécial institué au Ministère des Finances. Il devait prendre livraison des volumes publiés et pourvoir à leur écoulement comme aussi à l’encaissement des recettes.
- Restaient la composition même du texte de l’ouvrage, sa distribution en divers volumes, le mode à employer pour
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- obtenir en temps utile et classer convenablement les renseignements obtenus.
- Après mûr examen, on résolut de consacrer un volume à chaque groupe, un également à l’exposition des animaux vivants et aux concours temporaires d’agriculture, un autre à l’exposition des arts rétrospectifs, et enfin le dernier et douzième à la table des matières.
- Chaque volume, à l’exception de celui des tables, devait comprendre deux parties : l’une consacrée à la section française, l’autre aux sections étrangères, et chaque partie devait se subdiviser en classes, conformément à la classification générale.
- Enfin le catalogue de chaque classe devait contenir :
- i° L’indication des parties du Palais, Parc ou jardin affectées aux produits de la classe;
- a0 Une notice succincte renfermant les principaux renseignements statistiques et économiques sur les industries s’y rattachant;
- 3° La liste, par ordre alphabétique, des exposants, avec leurs nom, prénoms ou raison sociale, le siège et la nature de leur industrie, leur qualité de fabricants ou d’inventeurs, mais sans aucune mention des récompenses obtenues aux expositions précédentes.
- Les diverses questions soulevées par la publication du catalogue, et dont on vient de donner un aperçu, firent l’objet d’un rapport, en date du 27 avril 1877, Pressé par le Commissaire général au Ministre, qui en approuva les conclusions.
- Les documents relatifs à chaque classe, savoir : la notice qui la concerne, les exposants qui la composent, les divers emplacements qui lui sont assignés, ne pouvaient être éta-
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- blis, pour les étrangers, que par leurs Commissaires respectifs; pour nos nationaux, que par la direction de la section française. Une circulaire détaillée et précise mit en demeure les personnes compétentes de fournir ces renseignements aussitôt que possible. Comme la section française figurait en tête de chaque volume, les délais qui lui furent assignés pour ce travail étaient plus brefs que pour les étrangers.
- Enfin, on organisa au Commissariat général un service spécial destiné à recevoir, contrôler et mettre en œuvre tous les documents relatifs au catalogue.
- Ces points bien arrêtés et en temps utile, tout faisait présager un plein succès pour l’œuvre si délicate, et généralement si imparfaite, du catalogue. On devait espérer qu’il ferait grand honneur à l’Administration. Ce qu’il en fut, on le verra plus loin à la notice spécialement consacrée à cet ouvrage.
- Restaurants. — Concessions diverses.
- On ne pouvait convier les visiteurs du monde entier à parcourir les bâtiments et Parcs de l’Exposition et à y faire des séjours prolongés, sans se mettre en mesure de pourvoir convenablement à leurs besoins.
- Il fallait donc installer dans nos enceintes des restaurants de toutes catégories, des water-closets, des bancs, chaises ou sièges à portée du public, des fauteuils roulants pour les infirmes, et tout cela, en proportion des nécessités du public.
- En vue de réaliser des bénéfices importants, la Commission de 1867 avait fait de toutes ces concessions autant de privilèges, qui lui avaient été chèrement achetés. Malheu-
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- reusement elle fut, à cette occasion, obsédée de récriminations, d’attaques, de procès, dont elle ne put se tirer qu’à grand’peine, avec des pertes considérables et d’interminables retards dans sa liquidation.
- Cette leçon ne fut pas perdue. L’Administration, en 1878, s’imposa comme règle absolue de ne concéder soit gratuitement, soit à titre onéreux, aucun monopole, et de n’admettre à concourir aux adjudications que des personnes présentant de sérieuses garanties d’honorabilité et de solvabilité. De plus, elle s’efforça, dans ses traités, de ne jamais subordonner l’intérêt du public à celui des concessionnaires.
- Un règlement spécial fut préparé pour les exposants et permissionnaires admis à construire dans les Parcs et jardins (voir t. Il, pièce annexe n° 22), et chaque concession fut accompagnée d’un cahier des charges soigneusement étudié, où les droits et obligations des contractants étaient nettement établis. Les éléments essentiels des traités à intervenir furent soumis à la Commission du contentieux, dont la haute compétence fut très utile.
- Deux innovations y furent introduites. D’une part, on prit pour base des redevances le nombre des visiteurs payants admis dans nos enceintes. Ce nombre, chaque jour officiellement constaté, était en rapport assez direct avec les consommations de toute nature, puisqu’il représentait le principal chiffre des visiteurs. En le prenant pour base, on évitait toute ingérence dans le détail des affaires du concessionnaire, comme aussi on supprimait toute occasion de fraudes et de discussions.
- D’autre part, les permissionnaires prenaient l’obligation de n’engager aucune instance judiciaire avant d’avoir soumis les difficultés pendantes à un conseil formé par des mem-
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- bres du Jury, choisis par eux et par l’Administration. (Voir article 16 du cahier des clauses et conditions à imposer aux exposants et permissionnaires.) Ces deux dispositions ont produit les résultats heureux que l’on en attendait.
- Le manque déplacé, les risques d’incendie, le souvenir encore vivant de certains abus, déterminèrent l’Administration à ne pas introduire de restaurants proprement dits dans les Palais; on n’y toléra que des bars à la façon américaine, des buffets, des glaciers, et encore le moins que l’on put. Les divers établissements de consommation lurent placés dans les Parcs et jardins.
- Combien fallait-il en admettre ? Ce point était assez difficile à préciser. En dépassant la mesure nécessaire, on donnait lieu à une concurrence effrénée, par suite à des ruines et à des réclamations sans fin. Mais, d’autre part, en restant au-dessous des besoins réels, on livrait le public, sans défense aucune, à la merci des concessionnaires et l’on provoquait des plaintes incessantes. Cette question méritait donc d’être étudiée de près.
- Tout d’abord, on reconnut qu’il y avait lieu de constituer quatre sortes d’établissements :
- i° Restaurants à la carte ou de luxe, destinés à la clientèle opulente, qui est avant tout préoccupée du confortable de ses repas ;
- a0 Restaurants à prix fixe pour les gens aisés, mais qui cependant croient devoir compter avec leur bourse autant qu’avec leur appétit ;
- 3° Restaurants à bon marché, à l’usage de la clientèle pauvre, pour laquelle un repas pris en dehors du ménage constitue toujours une sorte de prodigalité;
- 4° Rars, buffets, glaciers, brasseries, etc., où l’on trou-
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- verait des consommations légères servant d’intermèdes entre les repas.
- Pour les restaurants à bon marché, on se proposait alors de n’exiger aucune redevance et de reporter tous les sacrifices à consentir par les concessionnaires sur le bas prix et la qualité des aliments offerts aux consommateurs.
- Pour les trois autres classes, on ne jugeait pas utile de défendre aussi énergiquement les intérêts du public, les visiteurs mécontents d’un restaurant pouvant aller dans un autre et, de cette façon, éviter toute exploitation abusive.
- Les établissements des deux premières classes furent mis en adjudication; mais, malgré toutes les annonces et invitations, le nombre fut restreint des industriels sérieux qui se présentèrent. On ne put de cette manière traiter que pour trois concessions; il fallut, pour le surplus, en revenir aux marchés de gré à gré. Dès le mois d’août 1877, on avait assuré rinstallation de quatre restaurants de luxe (deux français et deux étrangers), de deux restaurants à prix fixe, de deux autres à bon marché, de quatre buffets et de sept cafés ou débits.
- La date d’ouverture de ces exploitations était fixée au 1e1' mai. Elle eut lieu, pour le plus grand nombre, à cette époque. Cependant quelques concessionnaires la devancèrent, avec l’autorisation du Commissaire général.
- Il semblait que le nombre des établissements de consommation fut assez largement établi pour qu’on n’eût à redouter aucun mécompte. Mais l’affluence des visiteurs fut telle quelle déjoua toutes les prévisions, et que l’on dut, suivant le droit qu’on s’était réservé, autoriser l’installation de nouveaux restaurants, buffets, brasseries, qui ne s’ou-
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- vrirent au public que dans le courant des mois de juin et de juillet.
- L’entreprise des fauteuils roulants et celle des water-clo-sets furent concédées, sans privilège, moyennant une redevance et avec un tarif fixé par l’Administration. Ce tarif pour les water-closets 11e comprenait pas les urinoirs, qui étaient gratuits.
- La fourniture des bancs, chaises, fauteuils, etc., ne fit l’objet d’aucune concession. On se borna à autoriser tous les industriels qui en firent la demande à placer dans les Parcs et jardins ces sortes de meubles, sous la condition expresse qu’ils resteraient, pendant toute la durée de l’Exposition et sans aucune redevance, à la disposition du public. Le nom et l’adresse des permissionnaires, mis en évidence, constituaient une réclame qui avait sa valeur et compensait l’usure et les frais de transport.
- Règlement des concours d’animaux vivants.
- Le règlement général comprend dans les classes 77482 l’exposition des animaux vivants, tels que chevaux, ânes, mulets, bœufs, moutons, porcs, chèvres, chiens et divers animaux de hasse-cour. L’estimatif des dépenses y relatives est évalué à 300,000 francs au budget primitif.
- Ce chiffre, à peine égal à la moitié de la valeur des prix qui depuis ont été décernés aux exposants de cette catégorie, suffisait à indiquer que, dans la pensée de la Commission supérieure, l’exposition dont il s’agit devait avoir à peu près la même importance qu’en 1867, c’est-à-dire ne comprendre que les producteurs français. C’était évidemment une erreur. Il importait, au contraire, beaucoup à l’agri-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, culture nationale de montrer les progrès qu’elle avait réalisés dans l’élevage des animaux et, comme en 1855, de se mesurer avec les étrangers. Tous ceux qui avaient pu apprécier l’influence heureuse et durable que ce concours avait exercée sur notre agriculture, applaudirent sans réserve au décret du ih mai 1877, T11^ rentrant dans la bonne tradition, faisait appel aux producteurs du monde entier.
- C’était, il est vrai, une charge nouvelle de plus d’un million qui allait peser sur notre budget; c’était aussi un obstacle de plus à surmonter; mais le résultat recherché avait assez d’importance pour que l’on fut autorisé à ne tenir compte ni du surcroît de travail, ni de l’excédent de dépense.
- On avait bien songé à compenser une partie des frais en appliquant à notre service la dotation de 750,000 francs qui, chaque année, est affectée aux concours d’animaux vivants en France; mais la Commission du budget n’admit pas cette sorte de virement, et nous dûmes seuls faire face aux frais considérables de cette partie de l’Exposition.
- La nature et les exigences spéciales de l’exposition des animaux vivants, ses intermittences et sa courte durée, tout aussi bien que le développement quelle prenait, ne permirent pas de l’installer au Champ de Mars, où l’espace manquait déjà à toutes les autres classes. On lui assigna comme emplacement la partie de l’esplanade des Invalides comprise entre la rue Saint-Dominique et le quai. Elle y fut installée sous des baraquements en planches, espacés suffisamment pour laisser la circulation facile et assez vastes pour fournir des logements commodes aux grands animaux. Par une disposition heureuse, les boxes et stalles furent amé-
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- nagées de manière à ce que l’on pût successivement, et avec quelques petits changements, y recevoir les bœufs et les chevaux.
- La grosse difficulté fut de savoir combien d’animaux nous serions forcés de loger. Sur ce point on peut dire que l’incertitude ne cessa qu’au dernier moment, et que nous ne connûmes exactement le nombre des bêtes exposées que quand elles furent réunies dans nos enceintes. Nous avions fort heureusement pris les précautions nécessaires, et tous les animaux qui nous furent adressés trouvèrent immédiatement une stalle pour les recevoir.
- Le Commissaire général avait, dès le commencement de l’année 1877, les Préfets à provoquer au plus tôt
- les adhésions des éleveurs et des propriétaires à l’exposition des animaux vivants. Il leur avait envoyé, aussitôt qu’ils furent préparés, les règlements concernant les diverses races à exposer. Dans ces règlements étaient indiqués avec soin la répartition par race, par classe et par catégorie, la nature et le nombre des récompenses à décerner, le mode de formation et la composition des Jurys, enfin les dates auxquelles les demandes d’admission devaient parvenir à l’Administration. (Voir t. II, pièce annexe n° 2 3.)
- Les mêmes documents avaient été communiqués aux Commissaires généraux étrangers; les mêmes instantes prières leur avaient été faites de stimuler le zèle de leurs nationaux et d’obtenir leur concours.
- L’Administration avait, comme on le voit, tout mis en œuvre pour réussir; l’événement a répondu à ses efforts, ainsi que le montre en détail la notice consacrée à cette exposition.
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- XII
- JURY DES RÉCOMPENSES.
- Au commencement du mois de mai 1877, le succès de l’Exposition paraissait complètement assuré. Les travaux s’avançaient rapidement. A l’étranger aussi bien qu’en France, les indécisions du monde industriel avaient fait place à un entrain de bon augure; quelques nations, il est vrai, n’avaient pas encore répondu à notre appel, mais leur abstention, à la supposer définitive, ne pouvait laisser de vides dans nos enceintes.
- La brusque évolution politique du 16 mai vint subitement tout remettre en question. Au dedans et au dehors de notre pays, la confiance disparut chez les industriels; ils se demandaient quel serait le résultat de cette crise, qui compromettait si profondément leurs affaires et derrière laquelle ils entrevoyaient un long avenir de luttes ardentes. Les Gouvernements étrangers se tenaient derechef sur la réserve et éludaient tout engagement définitif. Cette situation était encore aggravée par les commentaires des divers partis. Le Ministère nouveau avait-il le pouvoir de continuer l’œuvre commencée par son prédécesseur? Cette œuvre même était-elle dans les données de sa politique ? A ces questions nul ne pouvait répondre avec une suffisante autorité, et les principaux exposants, inquiets et déroutés, suspendaient leurs préparatifs ou même retiraient leurs demandes d’admission.
- De son côté, le Commissaire général, que ses attaches politiques tenaient un peu à l’écart du nouveau Ministère,
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- n’était guère en situation de rassurer les intérêts alarmés. Il ne pouvait que prêcher d’exemple, redoubler d’énergie, imprimer à tous ses préparatifs une allure plus vigoureuse et, de cette manière indirecte, mettre le pouvoir en de-meure de se prononcer. C’est ce qu’il fit.
- Fort inquiet à son tour d’une crise dont il n’avait pas prévu l’intensité et comprenant quelle ne pouvait se prolonger sans de graves inconvénients, le Gouvernement prit enfin le sage parti d’y mettre un terme.
- Le 2 5 mai, M. le Président de la République, accompagné du Ministre de l’Agriculture et du Commissaire général, vint visiter les chantiers. Il profita de la circonstance pour affirmer hautement son intention de poursuivre les travaux commencés, d’ouvrir l’Exposition à la date fixée du ier mai 1878, et félicita tout le personnel des efforts qu’il avait faits et des résultats déjà obtenus.
- Cette visite et le discours prononcé par M. le maréchal de Mac-Mahon donnaient un éclatant démenti aux projets d’ajournement, que l’on avait prêtés au Pouvoir, ainsi qu’aux bruits qui avaient couru d’un changement complet dans la direction du service de l’Exposition.
- On ne pouvait, en effet, au point où en étaient arrivés les préparatifs, remplacer le personnel dirigeant sans compromettre, dans une certaine mesure, le succès de l’œuvre, ou tout au moins en retarder l’achèvement. Le maintien de la date de l’ouverture entraînait, par voie de conséquence, le maintien du personnel. On se résigna donc à cette nécessité ; mais divers incidents ne tardèrent pas à mettre en évidence l’esprit nouveau qui animait le Ministère.
- La Commission supérieure, complétée par Décret du 27 août 1876, ne s’était pas réunie depuis le vote de la
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, loi du 29 juillet. Son rôle, on le sait, aux termes des Décrets qui la constituaient, était purement consultatif. Dans la première période d’organisation, on avait largement fait appel à ses lumières, et ses avis avaient été mis à profit. Mais, dans la période où l’on était entré depuis plusieurs mois, il ne semblait pas que l’on pût lui demander un concours utile. Il fallait agir, et les décisions, rapidement prises, devaient être rapidement exécutées. On ne voyait pas bien, au milieu de cette action fiévreuse, quels services pouvait rendre une grande Commission de 65 membres. Un pareil et si puissant organisme est toujours lent à mettre en mouvement; on ne pouvait évidemment exiger qu’il se pliât aux allures que les circonstances commandaient.
- D’ailleurs, par les divers Comités des marchés, du contentieux et autres, recrutés dans son sein, on utilisait les aptitudes spéciales des principaux membres de la Commission. Ce mode d’intervention, plus efficace que l’autre, était en même temps plus conforme à la réalité des situations. Le Ministère, en effet, avait, seul, la responsabililé devant les Pouvoirs publics; il ne pouvait s’en décharger en tout ou en partie. La réserve dans laquelle on s’était tenu à l’égard de la Commission supérieure était donc pleinement justifiée.
- Tel ne fut cependant pas l’avis du nouveau Ministre.
- Après avoir adjoint à la Commission supérieure trois nouveaux membres, MM. Andral, Alphand et le duc d’Audiffret-Pasquier, il la réunit le 7 juillet 1877. En ouvrant la séance, il indiqua nettement le rôle qu’il lui destinait. D’après lui, elle devait désormais fournir au Gouvernement un point d’appui solide, aux travaux un contrôle sérieux. Il divisa donc la Commission en huit Comités, à savoir ;
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- i° Comité du règlement;
- a0 — des beaux-arts:
- 3° — de l’enseignement;
- ù° — du mobilier et des tissus ;
- 5° — des industries extractives et mécaniques ;
- 6° — de l’agriculture ;
- 7° — des finances;
- 8° — des fêtes.
- L’énoncé qui précède montre clairement le rôle actif que l’on réservait à la Commission supérieure. Elle s’y prêta naturellement de fortbonne grâce, et vota le jour même la proposition qui kii était faite et à laquelle un Décret présidentiel vint bientôt donner son plein effet.
- Mais cet organisme, habilement constitué pour subordonner complètement le Commissariat, ne put donner partout les résultats que l’on en attendait. La plupart des Comités nouvellement institués se trouvèrent en présence d’autres Comités déjà anciens, en plein exercice et ayant possession de fait et de droit. 11 fallait les dessaisir, et la chose était d’autant plus difficile que les membres qui les composaient avaient de grandes situations personnelles^ appartenaient presque tous à la Commission supérieure elle-même. On s’arrêta devant cet obstacle, et tout l’effort porta sur le règlement des récompenses et la nomination du Jury chargé de les décerner.
- Dans la situation politique où le Ministère se trouvait placé, ce point avait son intérêt; mais la chose importait moins aux sciences, aux arts, à l’agriculture et à l’industrie, qui cherchent ailleurs les stimulants de leurs efforts. On ne saurait guère, en effet, attribuer une autre valeur aux récompenses décernées à la suite d’une exposition qu’aux
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- prix distribués dans nos lycées, à la fin d’une année scolaire. Les ambitions particulières peuvent y trouver leur compte; mais il est permis de douter que la force réelle des travaux s’en accroisse beaucoup.
- Quoi qu’il en soit, étant admis que l’on devait décerner des récompenses, encore fallait-il le faire équitablement et, dans ce but, entourer de toutes les garanties désirables la nomination des juges du concours.
- A la suite des expositions précédentes, de nombreuses protestations s’étaient élevées. Dans cette explosion de mécontentements, il fallait évidemment faire une large part aux vanités déçues, aux impuissances ambitieuses, aux intrigues de toute sorte. Mais, cette réserve faite, il restait encore assez de griefs pour établir que les opérations du Jury n’avaient pas eu toute la correction désirable.
- Ce résultat paraissait appeler, pour la constitution des nouveaux Jurys, de sérieuses modifications, dont beaucoup de bons esprits étaient préoccupés.
- On se demandait, dans le monde industriel notamment, s’il n’y avait pas lieu de séparer, pour l’attribution des récompenses, les exposants en deux groupes distincts : l’un, formé par les puissantes maisons qui, de longue date, tiennent la tête de leur art ou de leur industrie, et se contentent de suivre paisiblement la voie qui les a conduites à la réputation et à la fortune; l’autre, représentant plus particulièrement l’esprit d’innovation et de progrès, et moins important peut-être par la puissance des établissements que par leur vitalité et les espérances légitimes qu’ils donnent. Ici comme partout, il y avait à tenir compte à la fois d’un passé honorable et de services déjà rendus au pays, comme aussi d’un présent plein de promesses.
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- Quelle qualité devait-on le plus signaler à l’appréciation publique, du bon marché ou de la perfection relative des produits? Pour un pays comme la France, qui ne peut, par suite de sa situation, obtenir les matières premières ou leurs dérivés immédiats aux mêmes prix que ses concurrents, il semblait que c’était vers la bonne fabrication, vers les qualités sérieuses de solidité et de bon goût que l’attention devait se tourner, puisque cest dans cette voie seulement que notre pays peut accepter la lutte industrielle et y remporter la victoire.
- Convenait-il de tenir compte, dans une certaine mesure, de ces tours de force que les exposants sont trop portés à faire et qui constituent un véritable leurre industriel? Fallait-il préférer aux objets de fabrication courante des produits exceptionnels obtenus à grand’peine, et dont on n’oserait accuser le prix de revient réel? Le moindre inconvénient de ces sortes d’exhibitions est cependant de troubler l’esprit des visiteurs et de détourner leur attention des produits sérieux, d’exécution normale, qui, dans chaque pays, constituent la force et l’honneur de l’industrie.
- Les jurés auraient-ils le droit de compléter leurs études à l’Exposition même par des visites aux usines et par une enquête à domicile sur la situation du producteur, l’étendue de ses ressources et le chiffre de ses affaires? Ce serait assurément une mesure excellente, si elle était applicable à tous les exposants. Mais, comme les étrangers et les provinciaux en sont forcément exclus, il paraît absolument juste de ne pas en accorder le bénéfice aux producteurs qui ont le bonheur de se trouver dans le rayon d’activité du Jury.
- Bien d’autres considérations encore auraient pu être
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, signalées au Jury, peut-être même quelques règles auraient dû lui être imposées, afin de donner à ses appréciations un certain caractère d’unité. L’établissement d’une sorte de jurisprudence était en pareille matière chose difficile, nous le reconnaissons, mais absolument utile, si ce n’est même nécessaire.
- Dès l’instant qu’on laissait le Jury abandonné à ses propres lumières, y avait-il lieu de graduer les récompenses et de s’efforcer de les proportionner au mérite réel ou supposé des exposants ? N’y avait-il pas une grosse témérité à vouloir, jusque dans les détails, être absolument juste en si délicate matière? Ne valait-il pas mieux adopter un seul type de récompenses, constatant que l’exposant distingué avait, n’importe à quel titre, réuni les suffrages du Jury et mérité d’être signalé par lui à l’attention publique?
- En effet, d’un groupe à l’autre, d’une classe à l’autre, les procédés mis en œuvre, l’intelligence déployée, l’utilité actuelle ou future des résultats obtenus, sont étrangement différents. C’est imposer à la sagacité des juges une bien lourde tâche que de les obliger à peser équitablement dans la même balance des objets ou des considérations si dissemblables.
- Pourquoi attribuer à telle classe des médailles d’or ou d’argent que l’on refusera à telle autre ? Dans le monde du travail, les plus modestes produits, les plus humbles producteurs, ne sont ni les moins utiles, ni les moins méritants.
- Dans l’intérieur de chaque classe, les mêmes difficultés d’appréciation subsistent; car sous la même rubrique s’abritent de nombreuses industries fort distinctes. Laquelle vaut le mieux, laquelle a réalisé le plus de progrès, concouru le plus au bien-être général? Fort habile qui le dirait avec certitude, fort imprudent qui s’y engagerait.
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- Dans la même spécialité de productions, l’embarras n’est pas moindre. On fabrique des étoffes ,pour toutes les classes de la société : le drap fin habille le riche; les tissus moins beaux sont destinés aux bourses moins bien garnies; les draps communs sont recherchés par les pauvres. Mais qui pourrait dire que la vulgaire limousine qui couvre les épaules du charretier, ou le gros drap cadi que le Languedoc autrefois expédiait en si grande quantité dans les Echelles du Levant, soient moins utiles et exigent moins d’habileté de fabrication que le drap de Sedan?
- On le voit, l’exacte et précise mesure du mérite de chaque exposant dépasse la limite de la sagacité humaine. En y réfléchissant, on arrive à reconnaître qu’il conviendrait de constater, en chaque cas, si ce mérite existe, sans s’astreindre à rechercher s’il dépasse ou non celui de tel autre exposant voué à un genre de production différent; d’où résulte qu’un seul genre de récompenses suffirait, et qu’en adoptant un type unique de médaille nos voisins d’Angleterre ont fait preuve de sagesse et de bon sens.
- Dans un autre ordre d’idées et en se reportant aux précédents de 1867, on critiquait beaucoup la hiérarchie constituée parles jurys de classe, de groupe, de présidents de groupes. On trouvait que, sous des apparences' de haute impartialité, elle ne donnait en réalité aucune garantie aux exposants; on faisait remarquer, non sans raison, qu’avec ce système si bien pondéré en apparence, les juges étaient d’autant moins compétents que les récompenses à décerner étaient plus hautes ou les choix à faire plus délicats, et l’on concluait malicieusement que, à défaut des raisons spéciales qui leur échappaient en chaque cas, les juges en feraient intervenir d’autres, qui n’auraient pas pré-
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- cisément rapport à la valeur industrielle ou artistique de
- leurs justiciables.
- Quoi qu’il en fût de ces systèmes et de ces critiques, il fallait toujours en venir à constituer un Jury,
- Dans les expositions précédentes, le Gouvernement avait, de sa propre autorité, désigné les jurés. U avait certainement fait choix d’hommes considérables par leurs antécédents, leur science, leur position, mais auxquels manquaient quelquefois les aptitudes et l’expérience spéciales. Souvent encore, en les répartissant entre les classes, on avait mis en relief ce côté faible de leur situation. Les exposants se plaignaient alors d’être jugés par des gens incompétents et se vengeaient des erreurs commises à leur détriment, en en exagérant le nombre et l’importance. Les récriminations ardentes qui suivaient chaque distribution de récompenses ne laissaient aucun doute sur les dangers des nominations faites exclusivement par le Pouvoir. Il semblait donc qu’on dût renoncer aux anciens errements.
- En laissant l’élection aux exposants, on parait évidemment aux inconvénients signalés plus haut; on obtenait des jurés connaissant à fond l’industrie qu’ils avaient à examiner; leur savoir technique se trouvait hors de conteste. Malheureusement, il n’en eût pas été de même de leur impartialité; on aurait admis difficilement que, anciens industriels, ils n’eussent gardé aucune attache d’affection ou d’intérêt avec leurs successeurs et leurs anciens collègues. Encore moins aurait-on cru qu’ils fussent placés à une telle hauteur d’appréciation qu’ils n’eussent fait aucune différence entre leurs partisans ou leurs adversaires, lors de leur élection. Une magistrature élue court grand risque de paraître manquer d’indépendance, et cette pré-
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- cieuse qualité est au moins aussi nécessaire pour le juge que le savoir professionnel, auquel, à la rigueur, on peut suppléer, en s’aidant des lumières et des avis de gens experts.
- A un autre point de vue encore, l’élection de tous les jurés aurait eu des inconvénients. Dans un .concours comme celui dont il s’agissait, chaque pays tient naturellement à se faire représenter par ses hommes les plus distingués: savants, industriels ou autres. Il est douteux que des électeurs, uniquement préoccupés de leurs intérêts personnels, aient le même souci de l’intérêt général. On serait donc exposé, dans ce système, à se trouver placé en face des étrangers dans une situation de flagrante infériorité.
- Des deux modes absolus mis ainsi en présence, le moins mauvais est assurément celui qui laisse à l’Administration la nomination du Jury. Il met en scène des hommes ou éminents ou distingués et, dans tous les cas, impartiaux. On ne peut invoquer en faveur des choix provenant de l’élection que la valeur technique des jurés.
- Mais on pouvait adopter une combinaison intermédiaire où l’élection fournissait une partie des jurés, le choix administratif, l’autre partie, et qui paraissait devoir, dans une suffisante mesure, réunir les garanties spéciales et celles d’ordre supérieur que l’on était en droit de demander au Jury.
- Le Commissaire général inclinait vers ce système, qu’il étudiait avec le plus grand soin et au sujet duquel il consultait les hommes les plus compétents. Il était déjà entré dans cette voie par l’institution des Comités d’installation et, satisfait des résultats obtenus, il allait formuler des propositions définitives, quand l’intervention de la Commission supérieure vint prématurément imposer une solution moins correcte.
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- Pressé par le Ministre, le premier Comité soumit, dès le 21 juillet, à la Commission supérieure un projet de règlement, qui n’était au fond que la reproduction de celui de 1867 et qui attribuait à l’Administration le choix des jurés.
- En ouvrant la discussion, le Ministre annonça (ce qui n’était pas fait pour déplaire à ses auditeurs) que la Commission seule interviendrait pour la composition des listes et qu’il ratifiait par avance ses désignations. Ce point prêtait à la critique, car le Ministre était seul responsable. La Commission ne pouvait l’être eù aucune mesure et se trouvait ainsi investie d’une autorité qui n’avait plus dans une responsabilité effective son contrepoids nécessaire.
- Quoi qu’il en soit, le débat s’engagea plus vif qu’approfondi et occupa trois longues séances. Mais il était facile de voir, dès le début, que les positions étaient prises de part et d’autre. En face d’une détermination bien arrêtée du Ministre, les adversaires du projet désertèrent peu à peu le combat. Les partisans du système proposé profitèrent de cet avantage, et le vote approbatif eut lieu à l’unanimité des quelques membres présents.
- Bien que écourtée, la discussion eut cependant pour résultat d’introduire dans le projet quelques améliorations de détail. Ainsi, entre autres choses, on supprima le Comité de révision, qui n’offrait aucune garantie aux exposants étrangers.
- Un Décret du îû août approuva le règlement arrêté par la Commission. (Voir t. II, pièce annexe n° 26.) On se trouva ainsi ramené aux errements de 1867, et, dès lors, il était facile de prévoir que l’on subirait les mêmes inconvénients et les mêmes récriminations ; c’est en effet ce qui a eu lieu.
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- Edicté sous respiration du Ministre, le règlement déchargeait expressément le Commissaire général de toute intervention dans le choix des jurés et dans l’attribution des récompenses. Bien que provoquée par des dissentiments politiques, cette mesure était blessante pour le Commissaire général, et il se fût immédiatement retiré, s’il ne s’était senti lié envers le pays lui-même par les devoirs dont il avait consenti à accepter le rude fardeau.
- Le règlement du 1U août portait que les jurés français devaient être nommés avant le icr janvier 1878. Pour des raisons faciles à comprendre, le Ministre tenait beaucoup à ce que ces nominations fussent faites le plus tôt possible, et la Commission supérieure elle-même était désireuse d’exercer au plus vite ses nouvelles prérogatives. Malheureusement cette précipitation ne s’accommodait guère aux besoins du service.
- 11 fallait en effet approprier le choix des jurés à la situation même de l’Exposition. On ne pouvait les désigner ni les répartir par groupes et par classes, sans connaître auparavant l’importance relative des groupes et des classes. Or, à la fin de 1877, on était loin d’avoir à ce sujet des renseignements suffisants. Nombre d’exposants, et des plus importants, se dérobaient; bien peu osaient se prononcer d’une manière définitive. Il en était de même à l’étranger. Bien des Gouvernements hésitaient, et il n’était guère possible de les inviter à se concerter entre eux pour le choix de leurs jurés. En se hâtant de nommer la partie française du Jury, on courrait donc le risque de ne pas fournir à nos nationaux, sur tous les points, une représentation égale à celle de leurs concurrents.
- A un autre point de vue encore il importait de ne rien
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, précipiter. Nommés quatre mois avant l’ouverture de l’Exposition, les jurés auraient été assaillis de sollicitations, dont le moindre inconvénient eut été de leur faire perdre la confiance de leurs justiciables.
- Ainsi, par la force des choses, le Jury ne put être formé à l’époque prescrite, et le Ministre perdit tout le bénéfice politique de la mesure qu’il avait préparée. Il n’en resta que les inconvénients, et ils furent graves.
- Après la publication du règlement, la Commission supérieure s’ajourna sans date fixe. De son côté le Commissaire général, officiellement déchargé de la partie la plus délicate de ses attributions, poursuivit sa tâche, que les derniers événements n’avaient pas rendue plus facile et qu’il fallait cependant mener à bonne fin pour l’honneur de notre pays.
- XIII
- TRAVAUX DE LA SECTION FRANÇAISE.
- Clôture de la période des admissions. — Répartition définitive des espaces.
- Le premier travail des Comités d’admission avait rendu manifeste l’insuffisance des espaces réservés à la section française et principalement au groupe des machines. Par suite on avait dû se décider à construire d’importantes annexes, ayant ensemble une superficie de plus de 20,000 mètres carrés, et à placer l’exposition agricole sur le quai d’Orsay.
- De leur côté, les Comités avaient opéré de notables réductions sur leurs demandes primitives. Malgré cela, l’écart entre les besoins accusés et les espaces dont on disposait
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- restait encore considérable. Il fallut donc déclasser un certain nombre de demandes et réduire encore celles dont l’admission était confirmée, de façon à se maintenir dans l’étendue des surfaces disponibles.
- Mais dans quelle mesure et suivant quelles règles devait-on opérer cette diminution? Convenait-il défaire subir à toutes les demandes la même réduction proportionnelle, ou ne valait-il pas mieux, dans certaines limites, tenir compte de la valeur des produits et de l’importance des maisons qui les présentaient? Cette dernière base parut la plus rationnelle.
- Malgré la compétence incontestable des Comités, malgré leur connaissance parfaite des diverses industries qu’ils représentaient, une enquête minutieuse était indispensable, au moins en ce qui concernait les maisons qui n’avaient pas jusqu’alors figuré dans les expositions. Lorsque ces maisons avaient leur siège à Paris, leur chef était convoqué par le Comité et venait fournir lui-même les renseignements nécessaires, ou bien des délégués du Comité se transportaient chez lui. La date de la création de la maison, les moyens de production, le capital engagé, le nombre des ouvriers, le chiffre des affaires, tout était sérieusement et promptement contrôlé.
- Pour les exposants de province, les recherches étaient plus longues et plus difficiles. Le président s’adressait à la fois à l’intéressé lui-même et au Comité départemental, dont l’appréciation devait servir de contrôle. Mais, soit que les moyens d’information fissent défaut, soit que les industriels eux-mêmes y apportassent de la négligence, les réponses n’arrivèrent la plupart du temps à Paris qu’après des rappels réitérés. Il fallut que, dans une circulaire datée du
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS. i5 avril 1877, le Commissaire général, en faisant connaître aux Préfets combien ces retards étaient préjudiciables à la marche générale de l’entreprise, les informât que les travaux de toute une série de Comités ne pouvaient être arrêtés plus longtemps par l’inertie de quelques personnes, et que tout industriel qui n’aurait pas répondu avant le ier mai suivant aux demandes de renseignements serait rayé de la liste des exposants.
- Cette décision, portée par les Préfets à la connaissance des intéressés, produisit un effet salutaire, et les Comités furent bientôt en hiesure de procéder dans chaque classe à la répartition numérique des emplacements.
- L’architecte de la section française remit à chaque Comité le plan de sa classe, à l’échelle de deux centimètres par mètre, avec un avant-projet des dispositions générales à prendre pour les espaces réservés, d’une part, à la circulation des visiteurs, de l’autre, aux objets exposés. Chaque classe désirant occuper une surface circonscrite et bien séparée des autres, il avait été établi que les galeries de 25 mètres de largeur seraient partagées en deux par une cloison médiane et formeraient ainsi deux galeries, de 12m,5o de largeur chacune; que les cloisons seraient percées de larges baies, correspondant aux portes latérales de l’exposition des beaux-arts, et de portes intermédiaires également espacées l’une de l’autre. Pour rompre la monotonie qui serait résultée de l’aspect de trop longues galeries, on avait arrêté , de plus, qu’on formerait des salons de distance en distance. Enfin, pour faciliter la circulation, on avait décidé que les passages entre les tables, les vitrines ou les objets exposés ne pourraient être inférieurs à 2 mètres dans les salles, et à 2m,5o dans les salons.
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- Ces dispositions, définitivement, admises dès le mois de mai 1877, permettaient aux Comités d’admission de procéder à la répartition des espaces.
- Dès que cette opération laborieuse fut terminée, il fallut immédiatement s’occuper de marquer sur le plan la place attribuée à chacun des exposants. Ce ne fut pas la partie la moins délicate de la tâche des Comités. Tous les emplacements ne se valaient pas, bien s’en faut, et chaque exposant désirait naturellement le meilleur et le plus en vue du public. Confier cette distribution à l’aveugle impartialité du sort, c’était s’exposer à laisser intervertir de la manière la plus dommageable toutes les dispositions rationnelles, à voir, par exemple, placer en bordure et au premier rang des produits médiocres et reléguer dans la masse les expositions distinguées, qui faisaient l’honneur de chaque classe. Force fut donc aux Comités de faire eux-mêmes ce choix embarrassant; mais, pour couvrir leur responsabilité, ils eurent soin de le soumettre au vote de tous les membres intéressés.
- Dans les derniers jours de mai 1877, les Comités d’admission de la section française purent faire approuver par le directeur les plans détaillés, indiquant la répartition entre les exposants de l’espace total attribué à chaque classe et la forme de l’emplacement réservé à chacun d’eux. Dès ce moment, la mission de ces Comités pouvait être considérée comme terminée; ils n’avaient plus à se réunir désormais que pour examiner à nouveau, s’il en était besoin, les demandes réservées, statuer sur des admissions nouvelles ou des changements à opérer dans la répartition des emplacements, ou bien enfin pour prendre connaissance des réclamations et justifier les éliminations qu’ils avaient prononcées.
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- Le rôle des Comités d’installation allait commencer.
- Formation et fonctionnement des Comités d’installation.
- On a vu que les Comités d’installation devaient être composés de délégués nommés par les exposants et de membres pris en nombre égal dans le sein des Comités d’admission.
- Ces derniers furent choisis par l’Administration parmi ceux qui avaient montré le plus de dévouement à l’œuvre commune et qui, en même temps, avaient assez de loisirs pour apporter aux travaux d’installation un concours efficace.
- La désignation des délégués n’était pas aussi simple. On 11e pouvait songer en effet à réunir à Paris les exposants de chaque classe. Ceux de province étaient bien, en grande partie, représentés à Paris par des agents auxquels ils auraient pu donner procuration; mais ces représentants étaient presque tous mandataires de plusieurs maisons, et il eût pu arriver que l’élection des délégués se trouvât remise à quelques personnes qui n’auraient pas offert à l’Administration toutes les garanties désirables.
- Le suffrage direct pour tout le monde était de beaucoup préférable; mais, pour qu’il fût éclairé, il était nécessaire de communiquer aux électeurs de chaque classe une liste de noms honorables, pris parmi les exposants de la classe et entre lesquels chacun d’eux pouvait choisir.
- Ce fut encore aux Comités d’admission que fut confié le soin de dresser ces listes, qui devaient renfermer chacune un nombre de noms double ou triple de celui des délégués à élire. L’Administration restait ainsi fidèle au principe quelle avait adopté de laisser aux Comités la plus grande
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- part d’initiative et de responsabilité envers les exposants. Elle savait en outre que nul mieux que les. membres des Comités d’admission n’était à même de choisir parmi les exposants de chaque classe les hommes les plus compétents et les plus éclairés.
- Lorsque les listes furent établies, l’Administration envoya sous le même pli à chaque exposant une notification d’admission, contenant l’indication approximative de l’espace qui lui était attribué, et le tableau des noms parmi lesquels il pouvait choisir les personnes devant faire partie du Comité d’installation. En même temps les intéressés furent prévenus qu’ils recevraient ultérieurement avis des frais qui leur incomberaient pour l’installation de leurs produits. Enfin on invita chaque exposant à faire connaître sans retard ceux des noms proposés sur lesquels il aurait fixé son choix, et on l’avertit que toute liberté lui était laissée de porter sa voix sur quiconque, parmi les exposants de sa classe, lui semblerait plus capable d’être son délégué que les candidats présentés par le Comité.
- Ces élections par correspondance se firent avec toute la régularité désirable; les bulletins de vote, recueillis et centralisés au Commissariat général, furent dépouillés par les Comités d’admission, qui consignèrent, dans leurs procès-verbaux, les noms des membres élus ainsi que le nombre des suffrages exprimés.
- C’est à ce moment que se produisirent les premières réclamations des exposants qui considéraient l’espace mis à leur disposition comme insuffisant pour l’installation qu’ils avaient projetée. Quelques-uns même renoncèrent à exposer et adressèrent leur désistement à l’Administration. De là des remaniements qui, dans la plupart des classes, se re~
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, nouvelèrent jusqu’à une époque très rapprochée de l’ouverture de l’Exposition.
- Les Comités d’installation entrèrent en fonctions dans les premiers jours du mois de juillet et constituèrent immédiatement leur bureau, auquel ils adjoignirent un architecte ou un ingénieur chargé de la direction des travaux à exécuter.
- Pendant le mois qui s’était écoulé depuis la clôture des opérations des Comités d’admission, l’architecte de la section française avait fait autographier les plans arrêtés par ces Comités, ainsi que des dessins représentant, à l’échelle de 5 centimètres par mètre, des spécimens de décorations diverses; il avait aussi préparé des modèles de devis descriptifs et de marchés.
- Munis de ces pièces, qui furent remises, dès la première séance, aux présidents et aux personnes plus spécialement préposées aux aménagements, les Comités s’occupèrent d’abord de rechercher le mode d’installation le mieux approprié à la nature des objets exposés, d’étudier la division des salles, la hauteur qu’il convenait de leur donner, leur ornementation, le système d’éclairage, etc. Il leur fallut ensuite adopter un type de vitrines, un motif de façades, si leur classe se trouvait en bordure sur les passages, choisir les tentures et les papiers les plus convenables, enfin provoquer et examiner les offres des entrepreneurs.
- Pour l’exécution des travaux on eut généralement recours au système des adjudications restreintes. Lorsque les devis estimatifs et descriptifs étaient dressés par les architectes ou les ingénieurs des classes, on les communiquait à un certain nombre d’entrepreneurs, choisis par les membres des Comités et invités à concourir à l’adjudication des travaux.
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- Cette méthode a permis d’obtenir des résultats très avantageux, aussi bien pour l’économie que pour la bonne exécution des ouvrages.
- Aussitôt que les travaux furent adjugés, les Comités firent établir dans tous ses détails l’estimatif des dépenses. Ce devis comprenait à la fois la construction des cloisons, la décoration générale et tous les accessoires, tels que tentures, tapis, vélums, portes, corniches, etc., le service du gardiennage, les frais d’entretien, d’assurance, etc. Le budget étant définitivement arrêté, les dépenses furent réparties entre les exposants de la classe en raison des surfaces, soit horizontales, soit verticales, occupées par eux. On détermina ainsi la quote-part de chacun, et on la majora de manière à être en mesure de parer à toute éventualité, sans avoir à faire un nouvel appel de fonds.
- Une circulaire émanant du Comité, et dans laquelle étaient énumérés les éléments de la dépense, fut ensuite adressée à chaque exposant, pour l’informer de la somme qu’il avait à payer, du mode et des termes de payement, la dernière échéance ne dépassant pas le ier mai, date de l’ouverture de l’Exposition. Quant aux exonérés, leur part contributive était fixée par le Comité, comme celle des autres exposants, et devait être payée par le Commissariat général, sur le crédit de 5 0,000 francs qui lui avait été ouvert à cet effet.
- Il avait été stipulé, dans l’arrêté ministériel du 2 5 mars 1877, que les seules personnes appelées à jouir des avantages de l’exonération étaient les artisans réalisant de toutes pièces, avec leur propre outillage, un objet susceptible d’être mis en usage. 20 U exposants se trouvèrent remplir ces conditions, et le Commissariat général eut à payer pour
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, eux aux Comités d’installation la somme de 53,865 fr. 5o cent. (L’excédent de 3,865 fr. 5o cent, fut prélevé sur le reste disponible des deux crédits de 10,000 francs dont il est parlé ci-après.)
- Deux autres crédits, de 10,000 francs chacun, furent encore consacrés, le premier, à l’exonération d’inventeurs ou artistes non commerçants, le deuxième, à des exposants de la classe 6, instituteurs libres pour la plupart, que leur situation précaire mettait dans l’impossibilité de payer les Irais de leur installation. 26 exposants bénéficièrent du premier crédit, pour la somme de 8,095 francs, et 33 exposants, du deuxième crédit, pour la somme de 7,374 francs. Toutes les opérations financières des Comités furent dirigées avec un soin tel que les règlements de comptes n’ont donné lieu à aucune contestation sérieuse, et que presque toutes les classes ont eu des reliquats à répartir entre les exposants ou à employer en œuvres utiles.
- Dès qu’ils furent assurés de pouvoir faire face aux dépenses prévues, les Comités d’installation invitèrent les entrepreneurs à commencer les travaux dans les ateliers et à tout préparer, de façon à n’avoir plus qu’à procéder à la pose, aussitôt que remplacement réservé à leurs classes pourrait être mis à leur disposition. Ce ne fut qu’à partir du 15 janvier 1878 que l’on commença à livrer à la section française la partie du Palais du Champ de Mars qui lui était affectée.
- XIV
- TRAVAUX DES COMMISSIONS ET DES COMMISSARIATS ETRANGERS.
- On a vu précédemment que la répartition des espaces
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- compris dans ia partie du Palais affectée aux sections étrangères ne s’était pas opérée sans difficultés, et que des remaniements nombreux avaient eu lieu, avant que chaque pays se résignât à prendre possession de son emplacement, sans espoir d’accroissement ultérieur. Encore avait-il fallu, pour que l’accord pût s’établir d’une manière générale, qu’on morcelât toute la zone de terrain comprise entre le Palais et l’avenue de Suffren, et qu’on y autorisât la construction d’annexes destinées à recevoir les produits qui ne pourraient trouver place dans les galeries du Palais.
- Les protestations avaient quelquefois été très vives. Certaines nations estimaient que l’accroissement de dépenses provenant de l’édification des annexes devait incomber efu Commissariat français. Mais l’Administration avait déjà dû faire, pour l’exécution des façades nationales, d’importantes concessions. Elle avait consenti à se charger de tous les travaux de fondation; elle avait décidé, de plus, que les matériaux destinés à ces constructions seraient considérés comme objets d’exposition, et jouiraient, par conséquent, pour le transport par chemins de fer, de la même réduction de tarifs que les produits exposés; enfin, elle avait résolu d’accorder des subventions à quelques petits Etats, dont la bonne volonté se heurtait à des obstacles budgétaires insurmontables. L’Administration ne pouvait continuer indéfiniment dans cette voie et subvenir encore aux frais de construction des annexes à établir dans le Parc; elle dut le faire comprendre aux intéressés.
- La répartition des espaces dans les pavillons des beaux-arts ne se fit pas non plus sans réclamations. Les artistes, à l’étranger comme en France, se sont habitués à rechercher avant tout dans une exposition le moyen d’écouler leurs
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, œuvres. A leur instigation, chaque pays avait demandé des espaces beaucoup plus considérables que ceux qui pouvaient être mis à sa disposition. Il fallait faire admettre aux Commissaires délégués que les organisateurs de l’Exposition de 1878 n’avaient eu et n’avaient pu avoir d’autre but que celui d’établir et de faciliter la comparaison entre les différentes écoles, en mettant en évidence les œuvres remarquables produites dans chacune d’elles depuis l’année 1867, et que, par conséquent, les artistes, devaient s’attacher à n’envoyer qu’un petit nombre de morceaux de choix, dignes en tous points d’attirer l’attention des visiteurs. Mais, en dépit des meilleurs raisonnements, quelques-uns d’entre eux s’obstinaient à ne pas comprendrè et ne se rendirent que quand toute résistance devint impossible.
- Si le Commissariat général eut à lutter pendant de longs mois pour modérer les exigences des grandes puissances européennes et les amener à se contenter des emplacements qu’on pouvait leur attribuer, il rencontra des résistances d’un autre genre lorsqu’il voulut organiser en syndicats les petits Etats qui avaient répondu à l’appel que la France leur avait adressé.
- Ces pays étaient pour la plupart, soit à cause de leur éloignement, soit en raison du peu d’importance relative de leur industrie, de leur agriculture ou de leur commerce, dans l’impossibilité d’occuper utilement une zone transversale du Palais, si peu large quelle fût, et par suite d’installer séparément leur exposition. On s’était donc décidé, comme d’ailleurs cela avait été fait en 1867, à grouper ensemble un certain nombre de ces Etats ayant entre eux des affinités de race, de mœurs ou de production. En se réunissant, ils composaient un ensemble de quelque importance et ré-
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- (luisaient-leurs dépenses dans de larges proportions. On arriva ainsi à former trois syndicats différents.
- Le premier, composé des représentants du grand-duché de Luxembourg, de la principauté de Monaco et des républiques de Saint-Marin et du Val d’Andorre, ne causa aucune espèce d’embarras à l’Administration. L’emplacement qui lui était réservé fut partagé amiablement entre ces quatre Etats, qui concoururent, proportionnellement à l’espace attribué à chacun d’eux, aux frais d’établissement de la façade typique commune. La plus grande partie de l’emplacement était dévolue aux exposants luxembourgeois, placés sous la direction d’un président de Commission et d’un Commissaire général, qui ne reculèrent devant aucune peine, devant aucun sacrifice privé, pour figurer dignement au Champ de Mars.
- Un deuxième syndicat fut formé des Commissaires délégués du royaume de Perse, du royaume de Siam, de l’empire d’Annam, de l’empire du Maroc et de la Tunisie. Les crédits dont ils disposaient n’étaient malheureusement pas suffisants, et le Commissariat général dut venir à leur aide, en prenant à sa charge une partie des frais de la façade commune.
- Le troisième, et de beaucoup le plus important, était le syndicat des Etats de l’Amérique centrale et méridionale. Il fut constitué dès le mois de mars 1877; on avait réuni, pour cet objet, les Commissaires délégués de l’Uruguay, du Pérou, de la république Argentine et du Vénézuéla, ainsi que les agents diplomatiques et consulaires des Etats qui, à cette époque, n’avaient pas encore répondu officiellement à l’invitation du Gouvernement français. A la première séance, l’idée d’un syndicat fut adoptée à l’unanimité des
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, membres présents. Mais des tiraillements ne tardèrent pas à se produire, et le comité directeur dut être modifié, lors de l’adhésion définitive des Etats et de la nomination des Commissaires délégués. L’intervention du Commissariat général fut nécessaire encore, à diverses reprises, pour éviter la dissolution du syndicat et pour régulariser son fonctionnement. Il y avait là, du reste, une telle diversité d’intérêts à concilier, de situations à ménager, qu’il a fallu toute la bonne volonté, toutlezèle que déployèrent les membres du Comité, pour mener à bonne fin l’œuvre commune et assurer l’installation harmonieuse et économique des intéressants produits de tous ces pays.
- L’interprétation de quelques articles du règlement général et de ses annexes donna lieu à un important échange de correspondances. Le Commissariat examinait avec la plus grande attention les réclamations et les demandes de renseignements qui lui étaient adressées; il se faisait un véritable devoir d’éclairer tout le monde et de donner satisfaction aux intérêts sérieux que le règlement ne semblait pas suffisamment protéger.
- C’est ainsi que, sur les observations de S. A. R. le Prince de Galles, le Comité du contentieux institué près du Commissariat général s’occupa d’accroître les garanties données aux inventeurs étrangers brevetés en France; mais, considérant qu’il appartenait au pouvoir législatif et non au Gouvernement d’adopter une dérogation à l’article 3 2, § 2, de la loi du 3 juillet 18 kli, il chargea son rapporteur de rédiger un projet de loi ayant pour but :
- i° D’assimiler à un acte d’exploitation le fait, par tout industriel breveté, de faire figurer à l’Exposition de 1878 l’objet pour lequel il a obtenu son brevet;
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- 2° D’autoriser à titre exceptionnel les étrangers brevetés en France à introduire, pour l’Exposition de 1878, un modèle fabriqué à l’étranger de l’objet garanti par leur brevet, ladite loi devant réserver aux Ministres le droit d’autoriser l’introduction de plusieurs appareils.
- C’est aussi à la suite des réclamations de quelques Commissions étrangères que le deuxième paragraphe de l’article 10 du règlement général concernant le catalogue fut modifié. Reconnaissant que les catalogues spéciaux dressés par les soins de chaque Commission nationale pouvaient contenir de nombreux détails d’un intérêt incontestable, qui, à raison de leur étendue, ne trouveraient pas place dans le catalogue de l’Administration, le Commissaire général, d’accord avec le Ministre, autorisa les nations étrangères à publier leur catalogue, soit dans leur propre langue, soit en langue française.
- Mais, dans la plupart des cas, l’Administration dut se maintenir fermement sur le terrain du règlement et ne pas permettre qu’on en éludât les prescriptions, soit qu’il s’agît d’autoriser la vente des objets exposés, ou d’admettre dans les galeries des beaux-arts des œuvres antérieures à 1867, soit encore d’introduire et d’employer dans le Palais des matières dangereuses. Aux sollicitations les plus pressantes on opposa les termes, formels du règlement, toutes les fois qu’un intérêt d’ordre supérieur ne fut pas en cause.
- A l’égard des exposants étrangers les Commissions nationales jouaient le même rôle que les Comités d’admission à l’égard des exposants français. Elles avaient dû d’abord provoquer l’adhésion des principaux artistes et industriels de leur pays, puis faire un choix parmi les demandes qui leur
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- parvenaient et réduire les espaces affectés à chacun de leurs exposants dans les limites de l’emplacement total qui leur était attribué. Comme en France, les demandes d’admission formulées à l’étranger avaient été fort nombreuses, et l’on comprend sans peine l’insistance avec laquelle chaque pays réclamait des agrandissements. La question des façades typiques, celle des installations intérieures, la rédaction du catalogue, étaient d’ailleurs au premier rang des préoccupations des Commissions nationales.
- La direction des sections étrangères les pressait de fournir leurs projets de façades et de constructions dans le Parc, pour que le service des travaux put faire exécuter les fondations, tracer les allées et procéder aux plantations. Il n’était pas moins urgent d’indiquer la position et les dimensions des cloisons à élever dans les salles des beaux-arts, la place des portes à ouvrir dans les parois situées le long du promenoir couvert et de chaque côté de la galerie des machines, la situation et les dimensions des caves à creuser dans la galerie des aliments; il fallait enfin faire parvenir tous les renseignements nécessaires pour la mise en mouvement des machines.
- A la date du ier octobre, la construction des façades nationales était commencée sur presque tous les points; les emplacements réservés dans les Parcs étaient piquetés, conformément aux plans définitivement arrêtés, et les annexes de l’Angleterre s’élevaient au-dessus de terre. Il fallait songer à l’arrivée des produits et à leur manutention, car les pays du Nord avaient manifesté l’intention de faire leurs envois avant que les glaces vinssent interrompre la navigation.
- Dans une circulaire en date du 12 novembre 1877, le
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- Directeur des sections étrangères rappelait aux Commissions nationales les termes de l’arrêté pris par le Ministre des Travaux publics le 26 décembre 1876, concernant le transport par chemins de fer des colis destinés à l’Exposition universelle de 1878, et les priait de faire connaître sans retard au Commissariat général les modèles d’adresse et les signes de reconnaissance adoptés par chacune d’elles pour l’expédition des envois.
- D’autre part, le Commissaire général pressait l’achèvement du réseau des voies ferrées autour du Palais du Champ de Mars, de façon qu’il fût praticable avant la fin de l’année, et il autorisait la création, par la Chambre de commerce de Paris, d’une agence spéciale de manutention, qui se chargerait, à des prix modérés, des opérations en douane, du déballage des colis, de l’enlèvement et de la garde des caisses vides. En se confiant à elle, les exposants étrangers, comme les nationaux, devaient être à l’abri des embarras de toutes sortes que des entrepreneurs moins autorisés pouvaient leur occasionner,
- Pendant le courant du mois de décembre, la direction des sections étrangères arrêtait définitivement, d’accord avec les Commissions des différents pays, les plans de leurs installations intérieures. 4 la date du ier janvier, les travaux comprenant la pose des cloisons séparatives, des vélums, des devantures et les fondations des machines étaient partout en train, et l’on avait commencé les constructions diverses des Parcs du Champ de Mars et du Trocadéro.
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- Exposition des portraits nationaux historiques.
- Dès l’origine, et sous l’empire de cette préoccupation que l’on ne remplirait sans doute pas utilement les immenses espaces réservés aux beaux-arts, on avait eu la pensée d’en distraire une salle, que l’on pourrait consacrer à l’exposition d’un certain nombre de tableaux de grands maîtres dispersés dans les musées de province et, par là même, soustraits à l’admiration d’une grande partie du public éclairé. Mais des raisons de toute nature ne permirent pas de donner suite à cette idée, malgré ce quelle présentait de séduisant.
- Cette exhibition d’œuvres d’art forcément écartée, on pensa qu’en réunissant dans une même galerie les portraits de personnages importants de nationalité française, on composerait une exposition qui, même ainsi limitée, présenterait un grand intérêt historique et artistique.
- Le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts prépara, à cet effet, un règlement qui, agréé par son collègue de l’Agriculture, fut publié à la date du 11 avril 1877. (Voir t. II, pièce annexe n° 2 5.) En même temps une circulaire adressée aux maires des principales villes de France leur demandait d’autoriser le déplacement des ouvrages renfermés dans les musées ou dans les édifices municipaux.
- La Commission de l’inventaire général des richesses d’art de la France fut chargée de recevoir les œuvres, de les classer, d’organiser en un mot cette exposition spéciale, qui devait comprendre les peintures ainsi que les dessins et les
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- bustes. Les frais d’emballage, de transport à l’aller et au retour et d’installation des œuvres prêtées étaient mis au compte du budget de l’Exposition. La Commission de l’inventaire put se mettre à l’œuvre dès le mois d’avril 1877. Elle s’adressa aux établissements publics et aux collections particulières, en s’attachant, dès le début de ses travaux, à réunir non seulement des œuvres d’un mérite artistique réel, mais encore des documents rares et intéressants pour l’histoire de la France. Cette tentative nouvelle s’annonçait ainsi, dès le principe, comme devant offrir au public lettré un sujet d’études et d’utiles observations. (Voir la notice spéciale consacrée à cette exposition.)
- Exposition des sciences anthropologiques.
- En même temps que l’Administration des beaux-arts apportait au Commissariat général le projet de l’exposition des portraits nationaux, une société savante, dont la fondation relativement récente est entièrement due à l’initiative privée, la Société d’Anthropologie de Paris, manifestait son intention de s’associer à l’œuvre de l’Exposition universelle et demandait (12 janvier 1877) qu’un local fût réservé, dans le Palais du Trocadéro, pour une exposition des sciences anthropologiques.
- A la suite d’une conférence, à laquelle prirent part les principaux membres de la Société d’Anthropologie de Paris, le Commissaire général, après avoir mûrement examiné les conditions de succès d’une tentative dont il ne se dissimulait pas les dangers, donna son approbation au projet et proposa au Ministre d’en décider l’exécution. Le rapport à l’appui de cette proposition fait valoir le haut intérêt scientifique d’une exposition méthodique des matériaux accumu-
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- lés par les savants du monde entier pour l’histoire de l’homme, ainsi que des procédés inventés pour les études anthropologiques. Il rappelle que la science, en voie de formation, à laquelle il s’agit d’ouvrir les portes de l’Exposition, est d’origine éminemment française et, pour montrer que l’Etat n’entend prendre aucune responsabilité à l’égard des doctrines émises, il propose de laisser à la Société d’Anthropologie de Paris la désignation de ceux de ses membres qui devront être chargés de recevoir et de classer les objets présentés.
- Ce rapport fut sanctionné, à la date du 29 mars 1877, par un arrêté ministériel, aux termes duquel une exposition des sciences anthropologiques devait avoir lieu à Paris pendant la durée de l’Exposition universelle et être organisée par les soins de la Société d’Anthropologie de Paris.
- En vertu de cet arrêté, la société nomma dans son sein une Commission présidée par M. de Quatrefages, membre de l’Institut. Cette Commission se mit immédiatement à l’œuvre et adressa un chaleureux appel à toutes les personnes qui s’intéressent au progrès des sciences anthropologiques; elle publia, en outre, le programme de l’exposition (voir t. II, pièce annexe n° 2 6), ainsi que des instructions détaillées pour les diverses sections entre lesquelles elle devait diviser ce travail.
- Tout en s’occupant d’organiser son œuvre au point de vue scientifique, la Commission étudiait, avec l’appui du Commissaire général, les voies et moyens et les questions matérielles. Le premier point à régler était celui du local : on s’arrêta d’abord au portique à deux étages qui entoure la rotonde de la salle des fêtes du Trocadéro. A cet espace, très étendu par lui-même, on ajouta les vastes cryptes qui se
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- trouvent dans les soubassements de l’aile gauche. Cette galerie à demi souterraine devait recevoir une collection de sépultures, depuis les temps les plus reculés jusqu’à l’époque actuelle.
- Si les ressources de la Société d’Anthropologie de Paris avaient pu être considérées comme suffisantes, toutes les dépenses de l’exposition autorisée par l’arrêté du 29 mars eussent dû rester à sa charge, et l’Administration se fut bornée à fournir un local approprié. A la différence de l’exposition historique de l’art ancien et de l’ethnographie des peuples étrangers à l’Europe, qui était entreprise directement par l’Etat, l’exposition des sciences anthropologiques était, en effet, une œuvre d’initiative privée. La modicité des ressources dont disposait la société amena cependant le Commissaire général à inscrire à son budget les dépenses de construction et la majeure partie des frais d’organisation nécessités par l’exposition anthropologique. En fin de compte, cette création indépendante se trouva, au point de vue des sacrifices imposés aux organisateurs et aux exposants, dans des conditions très voisines de celles où l’exposition de l’art ancien avait été placée, en vertu de son caractère officiel. Mais, malgré les subsides reçus de l’Etat pour les dépenses de diverses natures, malgré la construction , par l’Administration, d’un bâtiment spécial, l’exposition des sciences anthropologiques, exclusivement dirigée par ses propres Commissaires, conserva jusqu’au bout son autonomie. Dans le règlement publié plus tard par arrêté ministériel du 2 A août 1877 (voir tome II, pièce annexe n° 27), les questions accessoires, telles que les conditions d’envoi et de réception des colis, les rapports entre les exposants étrangers et la Commission d’organisation, étaient seules visées. En ré-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, sumé, si l’Administration eut le mérite de seconder, par des autorisations et des subventions, cette tentative d’un haut intérêt scientifique, l’honneur et la responsabilité de l’entreprise appartiennent,sans conteste, à la Société d’Anthropologie et à ses honorables et savants délégués. (Voir la notice spéciale consacrée à l’Exposition des sciences anthropologiques.)
- Exposition de l’art musical.
- L’idée d’admettre l’art musical dans les Expositions universelles n’est point entièrement neuve : en 1867, la Commission impériale essaya de faire participer, d’une façon sérieuse, l’art musical à ces grandes solennités. Elle y songea malheureusement beaucoup trop tard, et, malgré son bon vouloir, le temps lui fit défaut pour mener à bonne fin cette entreprise, tentée alors pour la première fois. Cependant, on obtint au moins ce résultat de mettre la question à l’ordre du jour et de provoquer des recherches qui, depuis cette époque, ont donné lieu à de fort intéressantes publications.
- Lorsque les organisateurs de l’Exposition de 1878 se proposèrent d’appeler, au grand concours international qui allait s’ouvrir, la musique aussi bien que la peinture et la sculpture, le terrain était donc préparé : de l’expérience faite en 1867, des nombreux travaux qui en avaient été la conséquence, il était possible de dégager, sinon un programme complet, du moins le principe de l’exposition qu’on voulait organiser. Avant tout, il fallait bien se rendre compte des ambitions légitimes que met en jeu une entreprise de cette nature.
- Il y a d’abord l’intérêt des compositeurs, au talent ou au génie desquels on doit les créations musicales; celui des
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- exécutants, solistes, choristes ou instrumentistes, qui sont les interprètes de la pensée de l’auteur et la font parvenir, avec une plus ou moins grande perfection, jusqu’aux auditeurs; celui du public enfin, pour la distraction duquel tout ce talent, toute cette habileté sont dépensés. Mais ces trois intérêts sont parfaitement conciliables, et une exposition musicale a pour but de leur donner satisfaction. Elle doit donc permettre aux compositeurs qui en sont jugés dignes, de mettre au jour un certain nombre d’œuvres nouvelles ou inédites; elle doit fournir aux artistes, aux sociétés orphéoniques et autres, qui s’adonnent à l’exécution musicale, l’occasion de se faire entendre et de faire apprécier leur mérite; elle doit, enfin, concourir à l’agrément des visiteurs, à leur éducation artistique, en leur offrant ces distractions saines et élevées que donne l’art musical.
- L’exécution solennelle de quelques-unes des productions des maîtres de toutes les écoles et de tous les pays, des concerts plus nombreux où l’on s’attacherait à mettre en relief le talent des membres des sociétés musicales françaises et étrangères, orchestres , orphéons, fanfares, etc., et, enfin, l’audition de quelques-uns de ces chefs-d’œuvre qui ne vieillissent jamais et dont le public ne saurait se lasser : tel paraît être le programme rationnel d’une exposition musicale. C’est pour en assurer la réalisation que, dans un rapport au Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, le Commissaire général, après avoir exposé ses idées sur l’organisation de l’exposition musicale et en avoir esquissé les grandes lignes, proposa la nomination d’une Commission dite des auditions musicales. Cette Commission, formée principalement de nos compositeurs les plus en renom, des
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, professeurs les plus distingués du Conservatoire et des chefs de service de l’administration des beaux-arts, devait être placée sous la présidence du directeur du Conservatoire et paraissait spécialement apte à résoudre toutes les délicates questions que soulève une exposition musicale, à dresser le budget des dépenses nécessaires, et à déterminer dans quelle mesure et dans quelle forme on devrait faire appel aux musiciens étrangers.
- La Commission instituée se réunit, pour la première fois, le 16 août 1877; h11^ m°is seulement lui restaient pour préparer toutes les mesures propres à assurer le succès de ces auditions musicales.
- On ne la suivra pas ici dans le détail de ses intéressants travaux. En raison de leur importance, de la nouveauté du sujet, de la pleine réussite de l’œuvre, il a semblé qu’il y avait lieu d’en faire l’objet d’une notice spéciale. On se bornera simplement à dire que les études de la Commission, conduites avec une grande activité et beaucoup de fermeté, aboutirent promptement à un projet très complet de règlement, qui reçut l’approbation du Commissaire général et du Ministre des Beaux-Arts. (Voir t. II, pièce annexe n° 28.)
- L’exposition des portraits nationaux, celle des sciences anthropologiques et celle de l’art musical ne se rattachaient à aucun des neuf groupes prévus par la classification générale. D’autres expositions spéciales, au contraire, furent organisées en vue de faire mieux ressortir, en les isolant, divers produits ou objets appartenant, soit à une classe déterminée, soit à un ensemble de classes et qui, confondus dans leur section, n’auraient pu être suffisamment appréciés du public. Dans cette catégorie se placent l’ex-
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- position des eaux minérales et celle des ressources des ports de commerce de la France. Bien qu’aucune analogie n’existe entre ces deux entreprises, quant à la nature des objets présentés au public, elles offrent le caractère commun d’être des expositions collectives, instituées en vue de mettre en relief une portion déterminée des ressources ou des richesses propres à notre pays. Toutes deux ont formé de véritables annexes des neuf groupes du règlement général, et leur organisation a été un développement logique du système de classification adopté, plutôt qu’une dérogation à ce système.
- Exposition des eaux minérales.
- La France est peut-être, en Europe, le pays le plus favorisé par la nature et l’abondance de ses sources minérales. On y rencontre presque toutes les variétés d’eaux connues et exploitées ailleurs. Elle possède en propre le groupe incomparable des eaux sulfureuses sodiques des Pyrénées, celui de l’Auvergne exceptionnellement riche en arséniate de soude, les sources si remarquables de Vais, de Vichy, etc.
- La collection de ses eaux de table éminemment hygiéniques n’est pas moins importante et constitue une richesse de premier ordre.
- Mais, si la nature nous a, sous ce rapport, comblés de ses dons, il faut bien reconnaître que nous n’avons pas su jusqu’à présent en tirer un bon parti. Nos voisins d’outre-Rhin, avec des eaux de qualité souvent inférieure, n’ont pas manqué d’appeler la vogue et de détourner à leur profit la clientèle opulente. Il est bien vrai qu’aux vertus naturelles de leurs sources ils ont su joindre presque toujours des sé-
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- 200 PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- ductions d’un autre ordre, qui n’ont rien de commun avec
- l’art médical.
- En France, nous ne pouvons nous permettre d’installer un établissement de jeux dans chacune de nos stations thermales. Mais heureusement il nous suffit, pour assurer à nos eaux une clientèle convenable, de les faire connaître au public et de lui apprendre que, sans quitter notre territoire, il peut trouver toutes les ressources de cette espèce qu’il va, souvent à grands frais, chercher au loin.
- Depuis plusieurs années,un journal spécial avait été créé dans le but de vulgariser tous les faits relatifs à nos sources thermales et d’en faire connaître l’importance et la variété; mais ce journal n’était guère lu que par ceux qui portaient déjà intérêt à la question et qui étaient amenés à l’étudier, soit pour compléter leurs connaissances, soit pour remplir leurs devoirs professionnels. Il n’atteignait pas ou n’impressionnait guère le grand public, dont il était cependant désirable de faire la conquête.
- On pensa que l’Exposition de 1878 offrait une excellente occasion de parvenir enfin jusqu’à ce public et de forcer son attention. Mais, pour y réussir, il fallait adopter un dispositif différent de celui des précédentes expositions et notamment ne plus confondre les eaux minérales avec les produits chimiques ou pharmaceutiques réunis dans la classe £7.
- Cette séparation était déjà un grand point : mais ce n’était pas tout.
- Si les eaux minérales, par leurs effets sur l’organisme humain, préoccupent vivement les malades et les médecins, elles ne présentent pas un moindre intérêt pour les chimistes qui patiemment recherchent et déterminent les éléments constitutifs de ces eaux, et pour les géologues qui veulent
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- pénétrer le secret de leur formation dans l’écorce du globe et de leur arrivée au jour. L’ingénieur qui est chargé de capter les sources dans les profondeurs de la terre et de les conduire sûrement, et à l’abri de tout mélange, jusqu’au point où elles doivent être employées; l’administrateur qui a mission d’en définir et d’en protéger la propriété par l’application d’une législation particulière; les directeurs d’établissements qui recherchent les meilleurs procédés balnéaires, doivent aussi trouver dans une exposition des eaux minérales, sagement et méthodiquement ordonnée, des enseignements de plus d’une sorte et d’une réelle utilité.
- Il fallait donc que cette exposition fût placée dans un local distinct et assez vaste pour contenir les plans et cartes, les échantillons d’eaux et de roches, les modèles des types les plus réussis des appareils en usage dans les stations thermales. Il convenait, en outre, quelle fût organisée par une Commission composée des membres les plus autorisés dans chacune des spécialités qui s’occupent des eaux minérales.
- Sur le rapport du Commissaire général (voir t. II, pièce annexe n° 29), un arrêté ministériel, en date du 6 mars 1877, réalisa ces diverses conditions.
- La Commission fut composée comme suit :
- MM. Jules François, Inspecteur général des Mines,président; le Dr Wurtz, membre de l’Institut; le Dr Legouest; le Dr Gubler; le Dr Pidoux;
- Dumoustier de Frédilly, chef de division au Ministère du Commerce;
- le comle de Saint-Ferréol, propriétaire;
- Germond-Lavigne, publiciste.
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- Il leur fut adjoint comme secrétaires : MM. Paul François, ingénieur-hydrologue, et Georges Mayer, chef de bureau au Ministère des Travaux publics.
- Il suffît de citer les noms qui précèdent pour montrer que l’exposition des eaux minérales devait être savamment ordonnée et produire tous les bons résultats que l’on en attendait.
- Aussitôt nommée, la Commission d’organisation se réunit et se constitua. Elle commença par rechercher un emplacement pour le pavillon qu’il s’agissait de construire, et choisit un terrain situé entre la façade longitudinale du Palais et l’avenue de Labourdonnaye, dans le voisinage immédiat de la porte Rapp; le projet et le devis des dépenses établis, elle s’occupa de régler la question des voies et moyens.
- Notre budget n’avait rien prévu pour les dépenses de cet ordre, qui en général doivent, sauf de légères subventions, rester à la charge des intéressés. Dans le cas actuel, on pouvait sans trop de peine se conformer à la règle.
- En France, les sources minérales et les établissements thermaux appartiennent pour la plupart à des particuliers, Quelques-uns seulement sont la propriété de l’Etat, qui tantôt les exploite directement, tantôt les afferme.
- Il paraissait juste que les propriétaires, généralement riches, qui devaient profiter des avantages de cette exposition spéciale, en fissent les frais, au prorata même des intérêts qu’ils y trouvaient, et l’Etat, le plus puissant d’entre eux, devait donner l’exemple.
- Pour réaliser les ressources nécessaires, on fit donc d’abord appel aux propriétaires d’établissements thermaux, l’Etat compris, puis aux Conseils généraux des départements intéressés. Une circulaire du Ministre de l’Agriculture et du
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- Commerce, adressée aux Préfets, à la demande du Commissaire général, mit chacun de ces fonctionnaires à même de saisir de cette question le Conseil général de son département pendant la session qui allait s’ouvrir (10 avril 1877).
- Ces points essentiels résolus, ou tout au moins posés de façon que les solutions ne se fissent point attendre, la Commission aborda la partie en quelque sorte technique de sa mission. Le programme de l’exposition projetée avait été tracé à grands traits dans le rapport du Commissaire général; la Commission eut à développer ce programme et à indiquer les moyens d’exécution, en rédigeant les ce Instructions sur les conditions dans lesquelles on se propose d’organiser l’exposition spéciale des eaux minérales françaises. » (Voir t. II, pièce annexe n° 3o.)
- Ces instructions, communiquées aux Préfets avec une circulaire du Commissaire général (ier juin 1877), furent portées à la connaissance de tous les exposants et servirent de hase à la préparation de leurs envois et à la classification méthodique des objets exposés.
- Plusieurs départements ministériels prêtaient à l’entreprise le concours de leurs fonctionnaires, le Ministère de l’Agriculture et du Commerce notamment, ainsi que le Ministère des Travaux publics. Une circulaire émanée de ce dernier département demandait, à la date du 16 juin 1877, aux ingénieurs du corps des Mines, de fournir les cartes, les plans, les modèles et les échantillons de roches et de minéraux de nature à faire apprécier la situation et les ressources hydrothermales de chaque arrondissement et sôus-arron-dissement minéralogique.
- La plupart des exposants d’eaux minérales avaient adressé leurs demandes d’admission dans la forme ordinaire et dans
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- les délais réglementaires, avant d’avoir connaissance du projet d’exposition spéciale. Ils accueillirent ce projet avec faveur, tout en s’inquiétant du surcroît de dépense auquel il pouvait les entraîner.
- La Commission s’appliqua à calmer leurs appréhensions, en insistant sur les divers avantages que la réalisation du projet de l’Administration leur apporterait, en compensation d’un excédent de dépense relativement peu considérable.
- En réalité, les subventions s’élevèrent au total de 72,863 fr. 75 cent., ainsi constitué :
- Etat. — Ministère des Travaux publics.... io,ooof 00e
- État. — Ministère du Commerce............... 10,000 00
- Départements et particuliers.............. 52,863 76
- Total pareil......... 72,863 75
- Mais les dépenses s’élevèrent, pour la construction et l’ameublement du pavillon, à. 65,568r Zio°
- Pour le service et les dépenses d’exploitation. 15,02882
- Soit en tout......... 80,597 22
- Il restait donc, en fin de compte, un découvert de 7,733 fr. 47 cent., que le Commissaire général dut imputer sur le crédit de l’Exposition.
- Exposition des ressources des Ports de commerce français.
- Dans l’idée de ses organisateurs, l’Exposition de 1878 ne devait pas satisfaire exclusivement la curiosité des visiteurs ou les intérêts de certains industriels; elle devait avant tout fournir l’occasion et le moyen de donner de féconds enseignements au public tout entier. Ce caractère de haute utilité avait été mis en relief dans tous les documents
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- publiés par le Commissariat général, et la pensée qui se dégageait des règlements et circulaires avait été en général pleinement comprise. Nombre de projets conçus dans cet esprit étaient soumis à l’Administration, qui souvent, à regret, se voyait forcée d’écarter des idées contenant le germe de fécondes innovations. Le temps aussi bien que les ressources financières eussent fait défaut pour réaliser tout ce que l’initiative privée apportait de desseins originaux. Mais, lorsqu’une conception était d’une exécution possible, on se faisait un devoir de l’accueillir, de la développer et de lui prêter l’appui d’une approbation officielle.
- Le président du Comité départemental de la Seine-Inférieure et les Chambres de commerce du Havre et de Rouen avaient imaginé, pour la participation de ces deux grands ports de commerce à l’Exposition, un programme dont la nouveauté et la portée instructive frappèrent le Commissaire général. Il s’agissait de montrer, à côté des marchandises d’importation et d’exportation, exposées avec leurs emballages spécifiques et tous leurs certificats d’origine, l’outillage de chacun des deux ports, ses facilités d’accès et de communication avec l’intérieur du pays, ainsi que le résumé économique et statistique des services qu’il rend, soit pour l’approvisionnement de nos marchés, soit pour l’écoulement de nos produits. Cette conception, qui eût trouvé difficilement sa place dans le cadre tracé par le règlement général, sembla pouvoir être utilement généralisée et servit de base à l’organisation de l’exposition spéciale des ports de commerce, dont M. le sénateur Gordier, président du Comité de la Seine-Inférieure, peut, à bon droit, revendiquer l’initiative et l’honneur.
- Les principales branches de l’activité humaine, fart, fin-
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- dustrie, l’agriculture, trouvaient à l’Exposition les moyens de se manifester; mais le commerce, qui ne crée pas de produits qui lui soient propres, restait à l’écart, malgré son importance capitale. Seul, le programme précédemment indiqué fournissait le moyen de mettre sous les yeux du visiteur les procédés, l’outillage et les résultats du trafic maritime de la France. En demandant aux représentants de tous les ports français de suivre l’impulsion donnée par ceux du Havre et de Rouen, en disposant méthodiquement les envois préparés dans un même esprit et les réunissant dans une section spéciale, en dressant des catalogues, des notices, des tableaux graphiques, etc., on donnait en quelque sorte la vie à la statistique des importations et des exportations, on en rendait apparentes les indications et les lois, et l’on jetait un jour tout nouveau sur la marine marchande et les transactions du commerce extérieur.
- La réalisation de ce programme constituait donc une innovation des plus intéressantes et des plus instructives. La basse berge de la Seine offrait, d’ailleurs, un emplacement enharmonie avec le caractère de l’exhibition projetée, et la dépense à prévoir ne devait pas être hors de proportion avec les résultats importants que l’on avait en vue. Sur un rapport du Commissaire général (voir t. II, pièce annexe n° 3i), le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, par un arrêté en date du 8 avril 1877, décida l’organisation de l’exposition des ressources des ports de commerce et en confia la préparation et la direction à une Commission, composée des représentants des Chambres de commerce des principaux ports et d’un certain nombre de hauts fonctionnaires particulièrement compétents en matière de marine marchande ou de ports maritimes.
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- En même temps, une circulaire (10 avril 1877) adressée aux présidents des Chambres de commerce des ports faisait appel au concours de ces Chambres et demandait leur adhésion. Elles étaient invitées à formuler les observations et les amendements que le projet pourrait leur suggérer et à faire connaître approximativement les espaces que devait exiger leur exposition.
- De son côté, la Commission, aussitôt constituée, se mettait à l’œuvre et entrait en rapport avec les diverses Chambres de commerce compétentes. Tout en laissant à celles-ci pleine liberté d’organiser leurs expositions comme elles l’entendraient, elle leur faisait connaître les divers points du programme, ainsi que les moyens considérés comme les meilleurs pour en remplir les conditions essentielles.
- Des indications étaient également données sur les dispositions du local dont la construction avait été décidée, ainsi que sur les surfaces horizontales et murales affectées aux exposants.
- Enfin des notices étaient demandées sur les principaux articles du trafic de chacun des ports représentés. Ces notices, rédigées sur un modèle uniforme et publiées par fascicules séparés, devaient, suivant qu’on les grouperait par port ou par nature d’article, fournir de précieux renseignements, soit sur l’ensemble du commerce d’une place maritime, soit sur le commerce d’un même produit sur toutes les places.
- Disposée avec méthode et préparée avec activité, largement soutenue d’ailleurs par l’Administration, qui prit à sa charge les frais de construction et diverses autres dépenses, l’exposition des ports de commerce fut bientôt en bonne voie de complète réalisation. (Voir plus loin la notice spéciale consacrée à cette exposition.)
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- EXPOSITIONS DES GRANDES ADMINISTRATIONS ET DES MINISTERES.
- Exposition de la ville de Paris.
- La ville de Paris, qui avait, à son grand honneur, fait à Vienne une exposition de ses principaux services, se montrait disposée à renouveler cette tentative, mais sur une plus grande échelle. L’Administration municipale avait demandé, à cet effet, au Commissariat général, remplacement nécessaire et, par suite de l’abstention déclarée de l’empire d’Allemagne, on avait pu lui attribuer une surface de 3,A39 mètres, en bordure sur le vestibule de l’École militaire.
- En acceptant cette concession, le Conseil municipal avait voté un crédit de 500,000 francs pour l’aménagement intérieur et l’installation des objets exposés.
- L’intéressante exposition que la Ville allait préparer devait comprendre les modèles en relief des principaux monuments et édifices municipaux, des plans, des dessins et des photographies de l’ancien et du nouveau Paris, la représentation de l’outillage employé par la direction des travaux, le service des eaux et égouts et l’Administration de l’Assistance publique, ainsi que les différents types d’installations d’écoles et de matériel scolaire. L’ensemble de ces éléments devait être complété par l’envoi d’objets d’art, d’anciens tableaux et d’anciennes tapisseries appartenant à la ville de Paris.
- Cette exposition, complètement en dehors des catégories prévues par le règlement général, répondait à un ordre
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- d’idées tout spécial; elle était destinée à présenter le frappant tableau de l’activité administrative qui répond aux exigences d’une grande ville. Les solutions adoptées à Paris pour les différents problèmes qui se posent dans toutes les capitales étaient incontestablement intéressantes à rapprocher des usages et des principes admis en pareille matière dans les autres pays.
- Une fois la participation de la Ville décidée et le local trouvé, les architectes et les chefs des différents services municipaux intéressés se mirent à l’œuvre; l’étude des aménagements et de la décoration à adopter fut poussée vigoureusement, le programme à remplir fut rédigé, et les Commissions nommées par le Préfet de la Seine se préparèrent à choisir et à classer les objets les plus propres à mettre en lumière les progrès accomplis et les œuvres réalisées dans l’administration municipale pendant les dernières années.
- A peine ce travail était-il engagé qu’on dut reconnaître l’impossibilité de maintenir à la ville de Paris la part qui lui avait été faite dans les espaces laissés disponibles par l’Allemagne. Les exigences croissantes des nations étrangères, dont l’adhésion se produisait en ce moment même, allaient absorber, ainsi qu’on l’a vu précédemment, la totalité des espaces compris dans la partie occidentale du Palais du Champ de Mars, malgré l’abstention de puissances qui eussent occupé des surfaces considérables. Il fallut donc déposséder la ville de Paris et lui attribuer un emplacement équivalent à celui quelle perdait. On ne pouvait songer à trouver un espace suffisant dans l’intérieur du Palais : si la section étrangère était occupée en son entier, la section française n’était pas moins bien remplie; de part
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- et d’autre, on en était réduit à construire des annexes, pour lesquelles le terrain commençait même à faire défaut dans les jardins et dans les Parcs.
- Force était de chercher en dehors du Palais principal un emplacement qui se prêtât à la construction d’un pavillon destiné à l’exposition de la Ville. Mais cette solution avait l’inconvénient de venir encore ajouter un article nouveau à la liste déjà longue des dépenses imprévues que le succès, à mesure qu’il s’accentuait, imposait à l’Administration. Les fonds votés par le Conseil municipal s’appliquaient exclusivement aux installations et aux aménagements intérieurs; ils ne fournissaient aucune ressource pour l’édification d’un bâtiment spécial, un espace clos et couvert ayant été stipulé au profit de la Ville. L’Administration devait donc contribuer, pour une large part, aux Irais de cette construction nouvelle. Un seul emplacement en situation convenable restait encore disponible; c’était le jardin placé au centre même du Palais. Elever le bâtiment de la Ville à la place où on s’était proposé d’assurer aux visiteurs de l’air et de l’ombre, c’était un gros sacrifice à coup sûr, mais un sacrifice indispensable. Le Commissaire général n’hésita pas, et il invita rAdministration municipale à étudier d’urgence le projet de construction du bâtiment qui lui était devenu nécessaire;.
- Placé au centre même de l’Exposition, au point le plus en vue peut-être, le pavillon de la ville de Paris devait présenter un caractère décoratif. C’est dans ce sens que furent étudiées, par la direction des travaux de la Ville, les dispositions du projet, qui put être promptement soumis à l’agrément du Commissaire général et dut ensuite servir de base :i une convention nouvelle entre l’Etat et la Ville. Les éva«
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- luations de dépenses montaient à environ 5oo,ooo francs, sur lesquels 200,000 francs furent demandés, à titre de fonds de concours, à la Ville, qui devait demeurer propriétaire du bâtiment, l’État restant, d’ailleurs, chargé de la construction de l’édifice.
- Cette transaction fut introduite dans la convention signée le 19 juin 1877, entre le Ministre de l’Agriculture et du Commerce et le Préfet de la Seine, pour la cession du quai d’Orsay, et, à la date du 22 du même mois, c’est-à-dire dix mois seulement avant l’ouverture de l’Exposition, l’avant-projet du bâtiment de la Ville fut transmis pour exécution à la direction des travaux. Cet avant-projet, qui comportait une construction en maçonnerie recouverte d’enduits de plâtre, dut être profondément modifié; l’époque à laquelle les travaux allaient commencer ne permettant pas de faire les plâtres et les peintures avant la mauvaise saison, il était impossible d’attendre un résultat favorable du système de construction adopté. Abandonnant en conséquence ses premières dispositions, l’architecte se remit à étudier une construction entièrement métallique mieux en rapport avec les circonstances. Le marché préparé pour l’exécution des charpentes de ce bâtiment fut soumis au Commissaire général, à la date du 17 août, en même temps que celui des terrassements et maçonneries nécessaires pour recevoir l’édifice. Ces deux traités furent approuvés le 21 août. Un délai de huit mois devait suffire pour édifier de toutes pièces un bâtiment qui ne couvrait pas moins de 3,ooo mètres carrés, comportait une grande diversité de modèles de pièces en fer et fonte et exigeait des précautions et des études minutieuses pour l’installation des collections et autres objets exposés.
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- Administration des forêts.
- Passer en revue les principaux faits quiconcernent l’étude des forêts, leur traitement, leur exploitation; montrer sous leurs formes si diverses les produits qu’elles fournissent à l’industrie; faire apprécier le but, la portée, les résultats des grandes opérations entreprises pour le reboisement des montagnes ainsi que pour la fixation des dunes du littoral maritime; telle est, dans ses principales divisions, l’œuvre que l’Administration forestière s’est proposé d’accomplir en participant à l’Exposition universelle de 1878. Ce programme si complet ne pouvait être utilement rempli qu’au-tant que les divers objets exposés seraient réunis dans un même local sous les yeux du public.
- Aussi le Commissaire général, tout en exigeant que l’Administration des forêts figurât au Palais du Champ de Mars dans la classe kh, où son abstention eut fait un vide trop considérable, lui accorda-t-il sur les pentes du Trocadéro une surface de plus de 5,ooo mètres carrés, pour y faire son installation avec tout le développement désirable.
- Dans le Palais du Champ de Mars figuraient la collection complète des échantillons des essences qui peuplent nos forêts, puis des spécimens des produits fournis par ces essences, tels que bois ouvrés, charbons, écorces, résines* lièges, etc., et enfin les instruments forestiers d’abatage et de fabrication.
- Au Trocadéro, l’exposition spéciale des Forêts était établie dans un chalet construit en bois, qui, par le choix des essences et des pièces, par leur agencement et leur mise en œuvre, formait lui-même un objet d’exposition fort inté-
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- ressant. On y avait réuni les collections entomologiques et géologiques de l’Ecole forestière, les cartes, les plans, les modèles, les photographies, relatifs au reboisement des montagnes et à la fixation des dunes, ainsi que l’ensemble des instruments d’exploitation et de façonnage des bois.
- Autour du chalet s’étendait un parterre vallonné, où de nombreuses espèces d’arbres résineux, naturalisés ou en voie de naturalisation, étaient distribuées par groupes.
- Enfin, à l’une des extrémités du parterre, s’élevait une construction du genre rustique, destinée à recevoir la collection des graines et des cônes du domaine des Barres, l’outillage de cet établissement sylvicole, ainsi que les modèles et plans d’installation des fromageries de montagne, dites fruitières, établies par le service des forêts sur plusieurs points des Pyrénées et des Alpes.
- On a pu de la sorte présenter des éléments d’information complets aux personnes qui avaient le désir d’étudier la question forestière en France.
- Manufactures de l’État.
- L’exposition des manufactures de l’Etat avait été très remarquée en 1867; aussi cette administration se devait-elle à elle-même de figurer dignement à l’Exposition universelle de 1878.
- Autorisée à élever un pavillon dans le Parc du Champ de Mars, elle en étudia les dispositions de façon à pouvoir y placer, non seulement ses collections de tabacs en feuilles de toutes provenances et de tabacs préparés, mais aussi les modèles, à échelle réduite, des machines et appareils de fabrication et quelques-uns des appareils nouveaux
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- îes plus intéressants, tels que les machines à paqueter, à
- vérifier le poids des paquets, les machines à cigarettes, etc.,
- quelle se proposait de faire fonctionner sous les yeux du
- public.
- Gomme toutes les expositions spéciales dont il sera parlé ultérieurement, l’exposition des manufactures de l’Etat était d’ailleurs soumise aux règles de la classification générale, et le jugement de chacun des produits ou des objets exposés devait appartenir au Jury de la classe à laquelle ressor-tissait ce produit ou cet objet.
- Exposition du Ministère des Travaux publics.
- Malgré la fréquence des expositions universelles depuis 1867, le Ministère des Travaux publics avait tenu à honneur de ne refuser sa participation à aucun de ces grands concours. Vienne et Philadelphie avaient été pour les Administrations des Ponts et Chaussées et des Mines l’occasion d’éclatants succès, qui leur imposaient l’obligation de redoubler d’efforts au jour de l’Exposition universelle de 1878.
- Un pressant appel fut adressé à tous les ingénieurs chefs de service et à toutes les compagnies ressortissant au Ministère des Travaux publics. En même temps, une Commission d’organisation, instituée auprès du Ministre, fut chargée d’entrer en rapport avec le Commissariat général, dérégler les admissions, de pourvoir à l’installation d’un local spécial et à tous les détails d’arrangement et de conservation du matériel exposé.
- La Commission, laissant de côté les grands ouvrages qui avaient déjà figuré dans d’autres expositions, s’attacha à
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- n’admettre que des œuvres nouvellement entreprises ou activement poursuivies pendant ces dernières années. L’intervention administrative se renferma d’ailleurs dans un rôle de simple organisation, et il fut bien spécifié que chaque exposant conservait en entier la responsabilité aussi bien que le mérite de son travail.
- Le Commissaire général avait pensé que l’Exposition de 1878 offrait une occasion très favorable de faire connaître les ressources que la France présente en matériaux remarquables , soit par leur solidité, soit par leur capacité décorative, et, dès le 11 novembre 1876, il avait adressé au Ministre des Travaux publics une lettre à ce sujet. (Voir t. II, pièce annexe n° 3â.) Sur la demande du Ministre de l’Agriculture et du Commerce, il fut décidé qu’on ferait figurer dans l’exposition du Ministère des Travaux publics une collection de types des matériaux de construction que la France fournit avec tant de variété, tels que pierres à bâtir, marbres, chaux, ciments, plâtres, briques, tuiles, ardoises, pavés, etc. Cette collection n’offrait pas seulement une utilité technique, elle présentait aussi un puissant intérêt commercial. Elle pouvait concourir, en effet, à développer les débouchés que ces matériaux trouvent déjà dans nos ports de mer et sur quelques-unes de nos frontières.
- Afin de faciliter l’intelligence de l’exposition des Travaux publics, on prépara, pour être joints aux modèles, cartes et dessins, un ensemble de notices donnant des détails précis sur le caractère et l’importance de chaque objet; un catalogue particulier s’appliquait à la collection des matériaux de construction, et un volume distinct était consacré aux objets exposés par le corps national des Mines. Parmi ces objets se trouvaient notamment deux collections fort impor-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, tantes au point de vue de notre commerce extérieur, l’une des principaux minerais de fer de la France; l’autre, des gîtes de phosphates de chaux connus ou exploités. (Circulaire du 5 mars 1877. Voir t. Il, pièce annexe n° 33.)
- Ministère de l’Intérieur.
- Le Ministère de l’Intérieur s’était toujours abstenu de prendre part aux expositions universelles. Il avait, laissé à l’initiative privée, ou à des directeurs d’établissements publics autorisés par lui, le soin d’affirmer, par des exhibitions partielles, la situation et les progrès des services importants qui se rattachent à son administration.
- Aucune exposition collective ne devait cependant solliciter davantage l’intérêt et l’étude que celle que pouvait faire le Ministère de l’Intérieur; aucune n’offrait aux Gouvernements étrangers les termes d’une plus utile comparaison.
- L’exposition, parle Ministère de l’intérieur, de plans, vues photographiques, cartes et documents officiels, pouvait, en effet, signaler les grandes améliorations réalisées dans ses services. Les types les plus récents des établissements hospitaliers, des asiles d’aliénés et des dépôts de mendicité devaient attester le progrès de l’hygiène et de la science hospitalière. L’Administration pénitentiaire avait à mettre sous les yeux du public les plans de ses maisons centrales, de ses pénitenciers agricoles, de ses maisons d’arrêt, de justice et de correction; à faire connaître les divers systèmes de détention adoptés, les modifications introduites et notamment celles qui tendent à l’amélioration morale des prisonniers, à l’organisation de leur travail, au fonctionnement des co-
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- lonies de jeunes détenus et des œuvres de patronage, etc. La télégraphie devait aussi occuper une place importante dans cette exposition.
- Le Ministre le comprit et, désireux de faire enfin sortir le département de l’Intérieur de la réserve qu’il avait gardée jusque-là, et qui privait le public intelligent d’une foule de renseignements autorisés, il délégua près du Commissariat général un des hauts fonctionnaires de son administration, avec mission de résoudre le plus vite et le plus complètement possible toutes les questions qui se rattachaient à l’exposition projetée. Mais les événements qui survinrent quelques jours après emportèrent M. Jules Simon et ses bonnes intentions; son successeur fut forcément dominé par des préoccupations d’un autre ordre et ne donna aucune suite à ce projet. Quand plus tard, à la suite d’un nouveau changement de Ministère, on voulut le reprendre, il était trop tard; le Commissariat général avait dû concéder tous les espaces disponibles; il put seulement, et encore au prix de grandes difficultés, mettre à la disposition du Ministère de l’Intérieur un espace de 600 mètres, sur lequel on parvint à établir un bâtiment destiné à cette exposition spéciale.
- On comprend dès lors qu’ellene put avoir ni l’importance, ni l’utilité que l’on en avait espérées au début. Ce fut, sur une petite échelle, un nouvel exemple du fâcheux effet des vicissitudes politiques dans notre pays. Le fait est regrettable, mais il pouvait arriver pis, même dans le domaine restreint de l’exposition.
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- Ministère de la Guerre.
- Dès les premiers jours du mois de novembre 1876, la participation du Ministère de la Guerre à l’Exposition universelle était assurée. Le Ministre informait le Commissaire général qu’il faisait préparer un certain nombre de cartes, choisies parmi les plus intéressantes que possèdent les archives du Dépôt de la Guerre, et lui demandait si, dans les bâtiments de l’Exposition, il pourrait disposer d’une surface murale de i5 mètres de hauteur sur 15 mètres de largeur, pour assembler les 27/1 feuilles qui composent la carte de France de l’Etat-major au ï~. Cette œuvre remarquable n’avait encore figuré jusqu’alors qu’à l’exposition du Congrès international des sciences géographiques en 1875, et l’intérêt qu’avait à cette époque témoigné le public restreint qui l’avait vue était un sûr garant du succès quelle ne manquerait pas d’ol)tenir à l’Exposition de 1878.
- D’autre part, lorsqu’il s’était agi de former le Comité d’admission de la classe 68 (Matériel et procédés de l’art militaire), classe créée par le règlement général de l’Exposition de 1878, le Commissaire général, par un sentiment de haute convenance, avait demandé au Ministre de la Guerre d’indiquer lui-même les officiers qui devaient composer ce Comité, et le Ministre s’était empressé de faire cette désignation.
- L’exposition du Ministère de la Guerre paraissait donc devoir être complète.
- Malheureusement, dès sa première séance, le Comité d’admission de la classe 68 chargeait son président de faire part au Commissaire général de ses perplexités; l’action du Comité se trouvait complètement paralysée par l’incertitude
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- qui régnait sur ies intentions des Ministères de la Guerre et de la Marine. Ce dernier paraissait disposé à montrer une certaine portion de son matériel de combat; mais il semblait résulter de renseignements officieux que le Ministère de la Guerre voulait au contraire s’en abstenir complètement. Or il était difficile d’admettre que les deux départements n’adoptassent pas à cet égard une seule et même manière d’agir, et le Commissaire général dut provoquer le prompt examen de la question.
- Le Ministre de la Guerre ne tarda point à faire connaître qu’il confirmait la participation de son département à l’Exposition de 1878; mais que deux de ses services seulement, le Dépôt de la Guerre et les Hôpitaux militaires, devaient y figurer, chacun d’eux faisant une exposition séparée dans la classe où seraient placés les produits similaires de l’industrie française. Le Ministre voyait les plus sérieux inconvénients à exposer le nouveau matériel de guerre et à faire connaître à l’étranger les perfectionnements qu’il avait reçus. C’est pourquoi il avait décidé que ce matériel 11e serait point produit par le Ministère, et qu’il serait interdit à l’industrie privée d’exposer des objets copiés sur ceux dont la fabrication lui avait été confiée par l’Etat, ou offrant une disposition quelconque empruntée au système du matériel militaire.
- Une pareille détermination entraîna la dissolution du Comité de la classe 68 et la fusion de cette classe avec la classe ko. Le Commissaire général, pour décharger sa responsabilité, demanda d’ailleurs au Ministre de vouloir bien lui donner des indications précises sur les objets qu’il convenait de ne pas admettre à l’Exposition, en raison <k. leur analogie avec le matériel de guerre. . , .
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- 11 n’était point facile d’établir une nomenclature complète de ces objets; aussi, d’un commun accord, fut-il décidé que trois officiers appartenant, l’un à l’artillerie, l’autre au génie, le troisième à l’intendance, seraient désignés par le Ministre de la Guerre et examineraient les demandes d’admission des industriels sollicitant l’autorisation d’exposer du matériel de guerre.
- Si l’exposition française de la classe 68 devenait ainsi fort incomplète, celle que le Ministère de la Guerre avait résolu d’organiser pour son compte avait également ses vicissitudes.
- La crise du 16 mai vint, en effet, détourner complètement l’attention de ce projet. Ce n’est qu’au î o janvier 1878 qu’on fut enfin assuré du concours du service des Hôpitaux militaires et des Dépôts de la Guerre et des Fortifications, et que les représentants du Ministre se mirent à l’œuvre avec les Comités des classes dont faisaient partie les objets exposés.
- Ministère de la Marine.
- De même que le Ministère de la Guerre, le Ministère de la Marine n’a pas cru devoir faire figurer au Champ de Mars son matériel de combat; néanmoins il a tenu à être dignement représenté à l’Exposition universelle. Dès le mois de novembre 1876, le Ministre chargeait une Commission de rassembler les éléments d’une exposition aussi complète que possible des écoles d’enseignement primaire et professionnel de la Marine. Quelques mois après, il demandait des emplacements considérables pour y réunir les appareils et instruments servant au transport et au traitement des blessés, à l’habillement et à l’équipement des troupes.
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- Il exposait également une collection de cartes et plans et d’intéressants atlas hydrographiques du Dépôt de la Marine, ainsi que des mémoires et instructions nautiques, publiés par les ingénieurs-hydrographes et par les officiers les plus distingués; enfin, des modèles de navires, des machines marines et les principaux organes de ces machines.
- Cette exposition de la Marine fut répartie entre plusieurs sections et constitua, pour chacune des classes auxquelles elle était rattachée, un puissant élément d’attraction.
- Ministère de l’Instruction publique.
- Les questions relatives à l’enseignement ont pris de nos jours une telle importance que les organisateurs de l’Exposition de 1878 ont cru devoir accorder, à tout ce qui se rattache à l’instruction publique, une place beaucoup plus considérable qu’on ne l’avait fait dans les expositions précédentes. C’est à Londres pour la première fois, en 1862, que la Commission royale décida qu’une classe distincte serait ouverte pour recevoir tout ce qui pouvait intéresser l’instruction populaire. Son appel fut entendu et, quoique son idée libérale, d’abord peu comprise, n’ait pas, dans l’application, reçu tout le développement quelle comportait, cette disposition fut tellement appréciée que, lorsqu’on s’occupa d’organiser à Paris l’Exposition internationale de 1867, la Commission impériale créa, dans le groupe X, deux classes spéciales au matériel et aux méthodes de l’enseignement des enfants et des adultes dans la famille, l’atelier, la commune ou la corporation.
- Cette exposition scolaire, quoique bien incomplète, puisqu’elle ne s’appliquait qu’à l’enseignement primaire, fut ac~
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, cueillie avec ia plus grande faveur par l’opinion publique, et l’on vit, de tous les points de la France comme de l’étranger, accourir au Champ de Mars les représentants des Gouvernements, les sociétés et les particuliers, qui partout font de louables efforts pour instruire et moraliser les populations. Le Ministre de l’Instruction publique de France ne se borna pas alors à présenter les meilleurs procédés employés pour l’instruction des enfants et des adultes dans les écoles primaires publiques; mais, l’espace réservé dans le Palais aux deux classes de l’enseignement étant fort restreint, il organisa, dans son hôtel même, une sorte d’annexe, particulièrement destinée aux objets scolaires, collections de cahiers d’élèves, travaux d’aiguille, photographies et plans d’écoles de divers genres, publications relatives à l’enseignement primaire, plans d’études et d’établissements scolaires.
- Les organisateurs de l’Exposition de 1878 ont voulu compléter l’œuvre commencée en 1862 et en 1867; ils ont réuni dans la même classe tout ce qui concerne l’enseignement primaire ; puis ils ont créé deux classes nouvelles, l’une pour l’enseignement secondaire, l’autre pour l’enseignement supérieur, de façon à pouvoir présenter un tableau méthodique et complet de l’instruction sous toutes ses formes et à ses divers degrés. Le Ministère de l’Instruction publique ne pouvait pas se soustraire à l’obligation de figurer, dans ces trois classes, à côté des établissements libres et des différents Ministères auxquels ressortissent nos écoles spéciales* Il ne devait pas et ne voulait pas s’effacer devant les rivaux qu’a suscités à l’Etat la loi du 12 juillet 1876, accordant la liberté de l’enseignement supérieur. Il tenait, au contraire, à faire connaître les doctrines professées dans ses écoles, à mettre sous les yeux du public les thèses couron-
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- nées par ses facultés, ainsi que les travaux de tous ordres des membres du corps enseignant, et à prouver ainsi que, s’il avait à tenir compte de la concurrence, il ne la redoutait en aucune façon.
- Dans le courant du mois de septembre 1877, des circulaires furent adressées par le Ministre aux recteurs, aux présidents des Comités d’inspection et aux missionnaires scientifiques.
- Aux premiers le Ministre recommandait de réunir dans chaque chef-lieu académique les ouvrages de toute nature publiés, de 1867 à 1878, par les professeurs, depuis la modeste brochure, jusqu’au livre le plus étendu, depuis la grammaire ou le traité d’arithmétique le plus élémentaire , jusqu’aux œuvres les plus élevées des professeurs du haut enseignement ou des membres de l’Institut. Expédiés ensuite à Paris, ces ouvrages formeraient une vaste bibliothèque, dont le catalogue, rédigé avec le plus grand soin et mis à la disposition du public, serait une œuvre de bibliographie spéciale des travaux du corps universitaire. Les recteurs devaient rechercher en même temps les instruments de précision, les machines, les appareils inventés ou perfectionnés par les professeurs depuis 1867, rassembler les résultats de leurs découvertes dans les diverses branches des sciences, et faire centraliser au chef-lieu du département par l’inspecteur d’académie tout ce qui leur paraîtrait digne d’être exposé. Ce dernier était chargé d’assurer les envois à Paris.
- Le Ministre priait les présidents des Comités d’inspection et d’achat des bibliothèques de lui envoyer les catalogues imprimés de leurs livres et de leurs manuscrits, pour faire connaître ces utiles collections.
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- Enfin, estimant, que les missions scientifiques forment l’un des services les plus intéressants du Ministère de l’Instruction publique, que les résultats quelles donnent ne sont pas assez connus du public, et que l’Exposition universelle de 1878 était une occasion toute naturelle de les placer sous les yeux de tous, il invitait les missionnaires à faire un choix des objets les plus nouveaux, dans les collections rapportées depuis 1867, et à lui indiquer les publications faites par eux à la suite de leurs voyages.
- Le 11 septembre, on instituait une Commission, chargée, sous le titre de Commission d3installation de l’Exposition, de recevoir les objets envoyés pour l’exposition du Ministère, de choisir les plus remarquables et de s’occuper de leur installation matérielle dans la partie du Palais du Champ de Mars qui leur était destinée.
- Mais le travail de cette Commission se trouva singulièrement entravé dès le début.
- On ne pouvait songer à demander aux inspecteurs d’académie, souvent sans fortune personnelle et dont le traitement est peu élevé, de faire les avances de frais de port des colis destinés à l’Exposition. D’autre part, ces fonctionnaires, n’étant pas exposants, ne pouvaient, sans une décision spéciale, jouir des avantages accordés par les compagnies de chemins de fer pour les transports. Il avait été décidé, d’ailleurs, que les envois des inspecteurs d’académie et des missionnaires seraient adressés au Palais de l’Industrie, au lieu d’être dirigés sur le Champ de Mars. Il fallait donc obtenir des compagnies qu’elles étendissent aux expéditions des inspecteurs d’académie le bénéfice de la réduction de prix consentie en faveur des exposants, bien que
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- ces envois dussent être centralisés d’abord au Palais de l’Industrie;'il fallait de plus faire accepter ces expéditions en port dû, contrairement à la règle. Les compagnies de chemins de fer admirent ces dispositions; mais il y avait un autre obstacle, moins facile à surmonter, c’était le manque absolu de ressources pour faire face aux frais de transport et aux frais d’installation. Le Ministre avait, en effet, été surpris par la dissolution de la Chambre avant d’avoir demandé les crédits nécessaires à l’organisation de son exposition spéciale, et l’on 11e pouvait attendre la réunion de la Chambre nouvelle, pour faire venir à Paris les envois des divers départements et mettre en adjudication les bibliothèques, les vitrines, tables, cloisons, etc. Une somme de 100,000 francs était nécessaire pour couvrir les dépenses de l’année 1877, et il fallait la trouver sans retard.
- En vue de témoigner de l’intérêt qu’il portait à tout ce qui a trait à l’enseignement et de l’importance qu’il attachait au succès de l’exposition du Ministère de l’Instruction publique, le Commissaire général proposa alors au Ministre de lui faire, sur le budget de l’Exposition, une avance de 100,000 francs, en attendant la sanction législative. Les marchés pour l’exécution des travaux seraient passés dans la forme usitée pour les entreprises de l’Exposition, et les dépenses mandatées par le Commissaire général, en vertu de certificats délivrés par le directeur des sciences et des lettres, chargé de la préparation de l’exposition ministérielle.
- Depuis le mois de mars 1877, on avait mis à la disposition du Ministère de l’Instruction publique un espace de 660 mètres carrés, comprenant les travées de la galerie des arts libéraux contiguës au grand vestibule d’entrée du
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- côté de la Seine, et développant une façade de 2 5 mètres environ sur ce vestibule. Rien ne s’opposait donc plus à ce que les travaux d’installation fussent poussés avec la plus grande activité et à ce qu’on fît diriger sur le Palais de l’Industrie les envois préparés dans tous nos départements par les soins des recteurs et des inspecteurs d’académie.
- XVII.
- CONGRÈS ET CONFERENCES.
- A la date du 1 o septembre 1877, le Commissaire général avait adressé au Ministre de l’Agriculture et du Commerce le rapport suivant, au sujet de l’organisation des conférences et congrès internationaux en 1878.
- Monsieur le Ministre,
- cr Dans quelques mois, nos galeries offriront aux observations du public une merveilleuse réunion de produits de toute nature, fournis parles arts, l’industrie, l’agriculture et le commerce de tous les pays civilisés. En les examinant avec soin et les comparant aux produits similaires rassemblés dans les expositions précédentes, le visiteur judicieux pourra reconnaître si les nations exposantes sont en voie d’avancement ou de recul dans les diverses branches de l’activité humaine, quelles étapes elles ont parcourues sur la route indéfinie du progrès, quels efforts elles ont faits pour améliorer leur condition. Remontant à la pensée créatrice de laquelle tous ces produits procèdent, on pourra se rendre compte également, dans une certaine mesure et par une légitime induction, des progrès intellectuels accomplis dans le monde.
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- rr Mais ce mode d’investigation est-il suffisant? Ne pouvons-nous pas faire une enquête plus directe ? N’y a-t-il pas un réel intérêt à interroger les savants, les industriels, les artistes, à connaître par eux le secret de leurs créations actuelles et des découvertes de toute nature qu’ils élaborent? Je le pense, et la réalisation de ce programme est le but du présent rapport.
- « Assurément nous ne pouvons songer à donner une apparence matérielle à la pensée créatrice dans les arts, dans les sciences et dans l’industrie. Nous n’avons pas de nouvelles galeries à ouvrir pour exposer ce qui ne revêt aucune forme et ce qui est insaisissable à nos sens. Livres, cartes, tableaux n’y peuvent rien, et, si nous voulons que l’on puisse juger ce qu’est aujourd’hui cette pensée qui domine et pétrit la matière, il faut lui donner un champ de manifestation spécial où elle apparaisse avec son véritable caractère. Il faut quelle puisse s’y montrer dépouillée de tout appareil extérieur et nous révéler le sens de ses créations, nous indiquer en quoi elle est fidèle aux traditions du passé, en quoi elle s’en écarte et les traits de sa physionomie propre à l’heure précise où nous l’interrogeons.
- «Ai-je besoin de dire que des expositions de doctrines et d’idées, sous forme de conférences, des discussions, sous forme de congrès, constituent le seul et valable mode de manifestation publique de la pensée?
- « Quiconque y réfléchit est de cet avis.
- «A toutes les expositions qui ont précédé celle-ci, on a songé à profiter de la présence des hommes habiles, instruits ou éminents quelles réunissent, pour s’éclairer de leurs avis et de leurs lumières. Ceux-ci se sont également empressés de nouer des relations avec leurs collègues en
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- savoir et de faire avec eux ces fructueux échanges d’idées où tout le monde gagne, même celui qui donne le plus. De là quelques conférences, quelques essais de congrès; de là surtout quelques relations utiles établies entre des hommes célèbres, qui ne se connaissaient que de nom et n’avaient guère eu auparavant l’occasion de se rencontrer.
- te Ces tentatives, peu ou point coordonnées, n’ont pas embrassé, bien s’en faut, le vaste champ des connaissances humaines, et n’ont projeté la lumière que sur quelques points de détail. Elles ont cependant produit des résultats avantageux, et l’on ne saurait méconnaître l’influence de la Commission de 1867 dite du mètre. Il suffit, d’autre part, d’étudier la législation allemande sur les brevets d’invention pour reconnaître que les hommes d’Etat se sont inspirés des travaux faits à l’Exposition de Vienne par les économistes réunis en congrès.
- et Mais en réalité les conférences et congrès, limités comme ils l’ont été jusqu’à ce jour, n’ont produit qu’une action restreinte. En regard des splendeurs matérielles des expositions de produits, on peut regretter que la pensée n’ait pas eu des moyens de manifestation suffisamment puissants et efficaces.
- et Le besoin de conférences et de congrès, bien que vague encore et mal défini, se fait sentir de tous côtés.
- te Quelques sociétés savantes se sont donné rendez-vous à Paris pendant la durée de l’Exposition de 1878 et veulent y tenir leurs assises annuelles. Par suite de cette vaillante initiative privée, nous sommes assurés d’avoir, l’année prochaine, à Paris, des congrès internationaux de jurisprudence, du génie civil, de géologie, d’hygiène, d’agriculture, des marques de fabriques, etc., et, par l’institution de la Commission du con-
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- tentieux, nous avons nous-mêmes formé le premier noyau d’un congrès international de la propriété industrielle.
- ce Nombre de sociétés n’attendent que notre signal pour se mettre en marche et apporter un utile contingent à celles qui ont pris les devants. Nous pouvons citer notamment l’Association française pour l’avancement des sciences, la Société des gens de lettres, celle des anciens élèves des Ecoles d’arts et métiers, et beaucoup d’autres qu’il serait trop long d’énumérer ici.
- cc En somme, l’ébranlement est général parmi les savants, les artistes, les industriels, et nous recevons de tous côtés les adhésions les plus chaleureuses aux ouvertures que nous avons faites en faveur des conférences et des congrès.
- cc Mais pour réunir en un faisceau tous ces bons vouloirs isolés, pour régler, coordonner, faciliter leur action, alléger leurs dépenses et étendre la zone de leur utile influence, le patronage de l’Etat devient nécessaire, et nous allons rechercher sous quelle forme il peut le plus efficacement se produire.
- cc Parmi les sociétés qui veulent se réunir à Paris pendant l’Exposition, il en est un grand nombre qui ont un état civil bien établi, un passé et des traditions respectables, une notoriété, quelques-unes même une célébrité indiscutable. Notre rôle avec celles-là est très simple ; nous n’avons à leur donner ni une protection, ni une direction, dont elles se passent très bien. Mais nous pouvons, de concert avec elles, régler le dispositif de leurs réunions, leur prêter à des époques et à des heures convenues nos vastes salles du Trocadéro, mettre notre sténographie et nos publications à leur disposition et faire en sorte que leurs travaux aient le plus grand Retentissement possible. Même avec cette ré-
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- serve, imposée par le haut caractère de ces sociétés et de leurs membres, nous pouvons encore leur être d’une grande utilité, soit en facilitant leurs relations avec les Commissions étrangères, soit en les exonérant des difficultés matérielles et des soins qui pourraient entraver la marche de leurs travaux.
- cr D’autres sociétés, moins anciennes et moins consistantes, auront besoin d’un appui plus effectif, quelquefois même de conseils ou d’une bienveillante et très discrète direction. A celles-là encore notre patronage devra se faire sentir sous la forme la moins gênante et la plus efficace.
- kEnfin ces diverses sociétés, jeunes ou anciennes, n’embrassent pas à beaucoup près l’horizon artistique, scientifique ou industriel sur lequel nous désirons projeter la lumière. Bien des lacunes existent que nous devons combler, en prenant d’une main ferme l’initiative soit de congrès, soit de conférences, appropriés au but que nous poursuivons. Ce ne sera pas la partie la moins utile de notre rôle; très probablement, quelques-unes de ces créations improvisées survivront à la solennité qui leur aura donné naissance, et nous aurons, pour le plus grand bien des hommes d’intelligence, créé parmi eux quelques groupes et quelques liens de plus.
- et J’ai parlé à la fois de congrès et de conférences; en effet, ces deux modes de divulgation et de propagation de la pensée devront être simultanément employés.
- rcDans le Congrès, des hommes éminents, qui se vouent au culte d’une branche des arts et des sciences, feront connaître leurs opinions, leurs doctrines, discuteront celles de leurs adversaires, et de ces luttes courtoises sortira un for-
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- mulaire qui fixera l’état actuel de la science ou de l’art sur les points particulièrement étudiés. Les opinions mêmes qui auront succombé ne céderont pas sans avoir rectifié et modifié ce qu’il peut y avoir d’excessif dans celles de leurs adversaires.
- (f D’autre part, le public peut éprouver et éprouvera certainement le désir d’entendre des hommes célèbres exposer leurs idées sur des sujets qui ont fait l’objet de leurs études favorites. Alors même qu’elles ne seraient pas d’une irréprochable orthodoxie scientifique, ces sortes d’expositions laisseront toujours des traces fécondes et ouvriront des aperçus nouveaux. Comme, après tout, elles n’engageront que leurs auteurs, on ne voit pas quel dommage elles pourraient causer aux doctrines établies. Il y a donc lieu de les admettre, et par là se légitime la prévision de nombreuses conférences en 1878.
- cr Ainsi, je pense qu’en face de l’exposition des produits de l’activité humaine, il convient d’instituer une manifestation régulière de la pensée dont ils procèdent, à l’aide de congrès et de conférences.
- «Mais le champ ouvert aux délibérations des congrès ou à la parole des conférenciers ne saurait rester indéfini. Il convient d’y établir une classification, un ordre, une méthode générale, sans laquelle il pourrait arriver que tel sujet secondaire absorbât un temps et des ressources que des sujets d’une importance plus grande réclameraient en vain. Cette classification et cette méthode dépendront de la Commission dont il sera fait mention ci-après. C’est à elle qu’il appartiendra de coordonner en un faisceau, pour le plus grand bien du public, les forces intellectuelles dont elle disposera.
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, ce Cependant, il n’est pas sans intérêt de faire entrevoir sur quelles bases la classification nous paraît devoir être établie.
- ccSi la manifestation intellectuelle était absolument indépendante de l’exposition des produits, si elle n’avait pas avec elle un lien étroit d’origine et de date, on pourrait simplement constituer une classification spéculative.
- cc Mais si l’on considère que les congrès et les conférences sont, avant tout, destinés à éclairer ce que la simple exposition des produits pourrait avoir d’obscur pour le public, à en développer le sens intime pour les esprits méditatifs, il semble que l’une des classifications doit être le reflet de l’autre, et qu’à nos neuf groupes de produits exposés doivent correspondre neuf groupes de congrès et de conférences.
- cr Assurément, au point de vue scientifique ou artistique, ces neuf groupes ne sauraient avoir la même valeur. Mais, au point de vue utilitaire, telle étude, par exemple, sur les matières textiles anciennes ou nouvelles peut avoir une importance industrielle considérable. Aucune n’est à dédaigner. Je pense donc, sauf un complément dont il sera fait mention ci-après, que nous pouvons répartir nos congrès et nos conférences en groupes parallèles à ceux des objets exposés.
- cc Le groupe Ier comprendra les œuvres d’art, peinture, sculpture, gravure, etc. Ce champ est vaste; il prête à d’utiles développements et peut, par un retour rétrospectif dans la région de l’archéologie, éclairer de vives lumières le présent et faire pressentir l’avenir de l’art.
- ccLe groupe II, relatif à l’éducation et à l’enseignement, au matériel et aux procédés des arts libéraux, a une importance tout exceptionnelle. L’éducation de la femme, de l’en-
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- fant, de l’homme et toutes les questions qui s’y rattachent sont pour le penseur et le bon citoyen autant de sujets de méditations. C’est là qu’est tout l’avenir des sociétés modernes. Par là, elles se développeront harmonieusement ou périront, suivant quelles auront ou non su résoudre le difficile problème de l’éducation.
- cc Le groupe III (mobilier et accessoires) ne saurait donner lieu à des recherches aussi étendues. Cependant, si l’on veut bien considérer que le mobilier reflète les goûts, les habitudes, les besoins de la famille, qu’il est, dans une certaine mesure, l’indice de la situation matérielle et quelquefois morale de ceux qui le possèdent, on reconnaîtra qu’il peut être le sujet de fort intéressantes discussions.
- ccOn peut en dire autant du groupe IV, constitué par le vêtement et ses accessoires. Ici, peut-être encore plus que dans le groupe III, se révèlent la tendance et la situation des populations. Mais le vêtement ne se confectionne qu’avec des étoffes, et les étoffes elles-mêmes avec des textiles, que la nature nous donne et dont la recherche et l’utilisation présentent un haut intérêt industriel.
- cr Les mines, la métallurgie, l’industrie forestière et toutes celles qui constituent le groupe V offrent un champ immense aux investigations. Bien des congrès peuvent s’ouvrir et bien des conférences se faire, sans épuiser ce sujet si intéressant au point de vue du développement de nos richesses.
- « L’étude des machines, des outils, des instruments que l’homme a su créer et à l’aide desquels il établit sa domination sur la nature, l’application de la vapeur, de l’électri-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, cité à ses divers besoins et à ses relations, l’exposé des résultats obtenus à l’aide des agents thermiques (chaleur ou froid), constituent pour le groupe YI un fonds inépuisable de savantes et utiles dissertations.
- «La préparation, la conservation, l’usage hygiénique et rationnel des aliments, dans les divers états des sociétés et suivant la situation de leurs membres, sont autant de questions fort intéressantes, que l’on a tort de trop souvent dédaigner. Les recherches et études sur ce sujet peuvent, à plus d’un point de vue, donner des résultats considérables. C’est ce qui recommandera particulièrement les congrès et les conférences du groupe VIL
- «Il suffit d’énoncer le titre du groupe VIII, agriculture et pisciculture, pour faire comprendre l’importance des discussions qu’il peut provoquer.
- «Le groupe IX (horticulture), dans l’infinie variété de ses branches, offre un aliment aux plus gracieuses études. Par le goût des fleurs et du jardinage on peut juger des mœurs, des habitudes et, dans une certaine mesure, de la moralité d’une population.
- « On voit par ces courtes explications que le parallélisme établi entre l’exposition des produits et la manifestation de la pensée ne restreint aucunement le champ ouvert aux congrès et aux conférences. Le cadre dans lequel il les enferme n’a rien de tellement inflexible que l’on ne puisse, sans forcer les assimilations, y introduire tous les sujets dignes d’être offerts aux méditations du public.
- «Cependant, je crois qu’il sera convenable de constituer un groupe X, qui comprendra particulièrement les recher-
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- ches sur les sciences économiques, la statistique, la législation criminelle, civile, industrielle des différents pays.
- cr Au point de vue international, ce groupe sera le plus important. Il devient, en effet, indispensable d’établir, autant que faire se pourra, des règles communes sur un grand nombre de sujets où la divergence des législations compromet les relations habituelles des peuples et les rend difficiles ou pénibles.
- cc Dans ce qui précède, j’ai essayé de montrer d’où vient l’idée d’organiser des conférences et congrès internationaux à l’Exposition de 1878, le but que l’on doit poursuivre, les résultats que l’on peut en attendre au point de vue de l’instruction générale, et le système de classification que l’on peut adopter pour en harmoniser les efforts. Mais cette institution ne peut avoir d’efficacité que lorsqu’elle prendra un corps et aura un organisme spécial: son développement et son succès dépendent avant tout de la composition de la Commission qui sera chargée de la diriger. La commission dont il s’agit doit manifestement être formée d’hommes éminents choisis parmi les célébrités de la pensée, de la science et des arts; son autorité doit être consentie plutôt qu’imposée, et elle ne sera acceptée librement qu’autant que la haute réputation de ses membres ne permettra pas de les discuter.
- cc Elle doit être nombreuse, car le champ de son activité est très étendu et il importe quelle puisse l’embrasser en son entier, à l’aide des Comités pris dans son sein. Enfin, comme une Commission ne saurait entrer dans tous les détails d’une administration complexe et d’une gestion financière, il importe qu’elle se maintienne, à l’aide d’un secrétariat fortement organisé, en relation permanente avec le
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- Commissariat général, qui a seul qualité pour administrer et gérer les ressources de toute nature mises à sa disposition. Il me semble donc qu’une Commission de 60 membres choisis par qui de droit, dans les conditions précédemment énoncées, devra être instituée, si l’on veut donner une suite rationnelle au projet des conférences et congrès. Un secrétariat spécial, composé d’un premier secrétaire et de trois adjoints, devra lui être attaché pour pourvoir aux soins de son administration.
- a Un effort aussi considérable que celui qu’il s’agit d’exercer, une aussi puissante organisation que celle que nous venons d’esquisser, supposent nécessairement des dépenses notables et ont pour préliminaire indispensable l’allocation d’un crédit suffisant.
- «Nous aurons en effet à faire de la publicité pour les congrès et conférences, à assurer par la sténographie la reproduction fidèle des discussions et des conclusions auxquelles ils donneront lieu. Nous aurons enfin à réunir en volumes celles de ces productions qui auront paru à la Commission dignes d’être conservées dans ses annales.
- « Les frais dont il s’agit peuvent, d’après l’étude que j’en ai fait faire, se chiffrer approximativement comme suit :
- Avis et annonces dans les journaux..... 20,000 francs.
- Sténographie.............................. 3o,ooo
- Publication de 10 vol. in-8° de 500 pages
- (7,5oo fr. l’un).................... 75,000
- Éclairage, chauffage, service.......... A 0,000
- Imprévu................................ 3 5,000
- Total...... 200,000
- cr Ce chiffre est gros assurément, mais il ne paraît pas
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- cependant hors de proportion avec les résultats que Ton peut attendre d’une forte institution de congrès et de conférences. D’ailleurs cette dépense ne sera pas saris compensation. Nos annales auront une valeur indiscutable, et tout porte à croire que cette publication relativement restreinte trouvera des acquéreurs.
- ce D’autre part, comme les auditeurs des conférences et les assistants des congrès ne pourront pénétrer dans nos enceintes que munis du ticket réglementaire, il est probable que nous rentrerons encore de cette manière dans une partie de nos débours. Bref, il est permis de croire que, tous comptes faits, l’institution des congrès et conférences ne nous coûtera pas plus de 50,000 francs. Renfermée dans ces limites, la question financière ne saurait peser d’un grand poids dans la balance.
- ccRésumant, Monsieur le Ministre, les points précédemment indiqués, j’ai l’honneur de vous proposer :
- cc i° D’instituer dix groupes de conférences et congrès pour l’Exposition de 1878;
- cc 20 De charger de la direction de ces conférences et congrès une commission de 60 membres;
- cc 3° D’établir près d’elle un secrétariat, composé de quatre membres, chargés de veiller à l’exécution de ses décisions ;
- «4° De m’autoriser à pourvoir, jusqu’à la limite de 200,000 francs, aux dépenses d’installation, de publicité et d’impressions que réclamera la Commission ;
- cc 5° De décider que ce crédit spécial de 200,000 francs sera imputé sur le chapitre iv de notre budget.
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- ccSi vous voulez bien agréer ces propositions, je m’empresserai, dans un second rapport, de définir les divers points qué j’ai dû sommairement traiter dans le présent travail. r>
- Pleinement d’accord avec le Commissaire général sur l’ensemble des mesures qui précèdent, le Ministre, par arrêté en date du 10 mars 1878, institua les diverses Commissions préposées à la direction des congrès et conférences, les dota d’un budget, les pourvut d’un secrétariat composé de quatre membres, à la tête desquels fut placé M. Ch. Thi-rion. Ce dernier fut en réalité l’âme de l’entreprise et déploya, pour en assurer le succès, un zèle, une intelligence et une habileté au-dessus de tout éloge.
- Les Commissions constituées choisirent dans leur sein un Comité central, chargé de préparer un règlement, qui, approuvé par le Ministre et le Commissaire général, fut publié le 5 avril 1878. (Voir t. II, pièce annexe n° 34.)
- C’était un peu tard, puisque l’on se trouvait à la veille de l’ouverture de l’Exposition, et il était fort à craindre que l’institution des congrès et conférences ne donnât pas, pour cette causé, tous les résultats que l’on en attendait. Mais, grâce à l’entrain et à la bonne volonté que chacun y mit, le succès n’a rien laissé à désirer.
- La notice spéciale insérée à un chapitre suivant et, mieux encore, les 35 volumes publiés par les soins du Commissariat donneront une idée du vaste champ d’études et d’investigations que la Commission parcourut brillamment dans sa courte carrière.
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- XVIII
- PASSERELLE DE L’ILE DES CYGNES.
- L’article U de la convention passée, le ier août 1876, entre le Ministre de l’Agriculture et du Commerce et le Préfet de la Seine spécifiait que, pendant toute la durée de l’affectation du pont d’Iéna au service de l’Exposition universelle, il serait ménagé au public, en aval de ce pont, un moyen de passer d’une rive à l’autre, sans pénétrer dans nos enceintes.
- Il pouvait être pourvu à cette servitude, soit par un service gratuit de bateaux à vapeur faisant incessamment le trajet d’une rive à l’autre, soit par l’édification d’une passerelle.
- La première solution n’entraînait qu’une faible dépense, mais présentait de graves inconvénients. Dans le voisinage du pont d’Iéna, la Seine devait, en effet, être couverte, pendant la durée de l’Exposition, de bateaux à vapeur et d’embarcations de toute espèce, tant en remonte qu’en descente, et les fréquentes traversées des ferry-boats pouvaient occasionner de regrettables accidents et soulever à juste titre des plaintes très vives. Aussi la Commission supérieure accordait-elle une préférence marquée à la deuxième solution, qui, d’ailleurs, rencontrait l’assentiment des populations riveraines, depuis longtemps désireuses de voir construire un nouveau pont à la hauteur de l’île des Cygnes.
- Dès le mois de décembre 1876, le Commissaire général entretenait de cette question le directeur des travaux de la ville de Paris, qui reconnut, en effet, que la construc^
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- PRECIS DES OPÉRATIONS, tiou d’une passerelle était, sous tous les rapports, bien préférable à l’établissement d’un service gratuit de bateaux à vapeur. Ce fonctionnaire ne doutait pas du reste que, si cet ouvrage était construit dans des conditions de solidité qui en assurassent la conservation, le Conseil municipal ne consentît, malgré les termes formels de la convention relative au pont d’Iéna, à prendre à sa charge une portion de la dépense, suivant l’usage consacré pour tous les ponts de Paris.
- Pour faciliter cette solution, le Préfet de la Seine fit étudier le projet d’une passerelle qui devait traverser la Seine, sans empiéter sur le lit du lleuve et sans apporter de gêne à la navigation. Placée dans le prolongement du boulevard de Grenelle et s’appuyant sur l’île des Cygnes, elle entraînait une dépense évaluée à 380,000 francs. Dans le courant du mois de janvier 1877, il adressa ce projet au Ministre des Travaux publics, en le priant de le soumettre à l’examen du Conseil général des Ponts et Chaussées et de vouloir bien faire participer son département pour moitié aux frais d’établissement.
- Cette première ouverture ne fut pas accueillie favorablement.
- Sur l’avis du Conseil, le Ministre déclara que la passerelle projetée n’était justifiée que par les besoins de l’Exposition et que, dès lors, le département des Travaux publics devait rester étranger à la dépense qu’exigerait sa construction.
- Pareille solution ne pouvait être acceptée par le Commissaire général, qui n’était lié que par la convention du ier août. Or, aux termes de cet acte, il était engagé à fournir, pendant toute la durée de l’occupation du pont
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- d’Iéna, un service gratuit deferry-boats, mais rien de. plus, et ce service n’entraînait pas une dépense supérieure à 20,000 francs. Malgré ce premier échec, les négociations furent reprises. En réalité, la passerelle de l’île des Cygnes desservait des intérêts trop considérables, elle était demandée depuis trop longtemps par les quartiers de Grenelle et d’Auteuil, pour qu’on laissât échapper une occasion aussi favorable de l’établir. Le directeur des travaux de la ville de Paris ne se tint pas pour battu; il fit étudier un nouveau projet et présenta une soumission de la maison Cad, qui s’engageait à livrer la passerelle pour le prix de â 2 0,000 fr. le i5 avril 1878, si les fondations pouvaient être commencées avant le 3i juillet 1877.
- Le Conseil des Ponts et Chaussées, examinant à nouveau l’affaire, admit qu’en raison des circonstances, l’offre de la ville de Paris pouvait être acceptée, et la passerelle construite avec partage égal des frais entre la Ville et l’Etat. De cette manière la charge de chacune des parties était fixée à 210,000 francs.
- Mais cette décision, si elle donnait satisfaction à la ville de Paris, était loin d’être aussi favorable à l’Exposition; car le Conseil admettait que la dépense de 210,000 francs mise à la charge de l’Etat serait répartie par moitié entre les deux Ministères de l’Agriculture et des Travaux publics. Le rétablissement des communications interceptées, au lieu de revenir à 20,000 francs, comme cela résultait de l’obligation d’établir des ferry-boats, allait donc coûter 105,o00 francs au budget de l’Exposition. Rien n’autorisait le Commissaire général à accepter pareille combinaison, et il en fit, à diverses reprises, ressortir la réelle injustice.
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- Néanmoins, dans des vues de conciliation, il se déclara prêt à porter au compte de son budget une dépense de 46,ooo francs, mais il refusa nettement d’aller au delà. En suivant le cours de toutes ces négociations, on était arrivé au 25 juillet, et l’accord n’avait pu se faire.
- L’autorisation de commencer les travaux devait, aux termes des engagements conditionnels pris par MM. Cad et Cie, être donnée le 3i juillet au plus tard. Ne voulant pas assumer la responsabilité d’un plus long retard ni mettre d’entraves à l’exécution d’un travail réellement utile et vivement désiré par la population parisienne, le Ministre de l’Agriculture et du Commerce prit un parti décisif.
- Comme, après tout, les 210,000 francs en litige, qu’ils fussent fournis par l’un ou par l’autre des deux Ministères intéressés, étaient toujours en réalité payés par le Trésor, et qu’il ne s’agissait au fond que d’une question d’imputation, il déclara à son collègue et fit savoir au Préfet qu’il s’engageait à fournir sur les fonds de son Ministère le complément pour 210,000 francs de la subvention qui serait accordée par le Ministre des Travaux publics; mais il se réservait de faire déterminer la part contributive des deux départements, soit par le Conseil d’Etat, soit par le Conseil des Ministres. Il mettait toutefois à cet acquiescement deux conditions, qui furent acceptées par le Préfet de la Seine, à savoir :
- i° Que la passerelle de l’île des Cygnes serait livrée au public avant l’ouverture de l’Exposition ;
- 20 Que la ville de Paris ferait l’avance de la totalité des dépenses, sauf remboursement en deux annuités, réparties sur les exercices 1878 et 1879.
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- Ainsi se termina cette affaire, après des négociations qui n’avaient pas duré moins de huit mois. Le 5 avril 1878, le Préfet informait le Ministre que la passerelle de Grenelle , établie sous la direction des ingénieurs de la ville de Paris, venait d’être soumise aux épreuves réglementaires, et que les résultats obtenus avaient été satisfaisants. Le dimanche suivant, ih avril, elle était livrée à la circulation.
- XIX
- ENTRÉES. -- MANUTENTION.
- Service des entrées.
- Le Rapport du Commissaire général, en date du 2 3 août 1877, avait établi les bases essentielles du service des entrées et de la perception des droits au profit du Trésor; mais quelques-unes des dispositions de ce travail n’étaient pas admises par les deux départements ministériels intéressés, et les objections qu’il soulevait étaient empruntées à deux ordres d’idées différents.
- Au Ministère des Finances, on se préoccupait beaucoup du montant et de la régularité des futures recettes; sans aller jusqu’à une fiscalité déplacée, on était peu disposé à des concessions qui pourraient amoindrir le revenu sur lequel on avait compté. Au Ministère de l’Agriculture, on inclinait de préférence vers des mesures qui auraient rendu les recettes peut-être moins fructueuses mais auraient permis, par des adoucissements de prix, de rendre l’Exposition accessible à un plus grand nombre de visiteurs peu fortunés. Chacun était dans son rôle et s’y maintenait. Il fallut d’assez longues négociations pour aboutir au règlement équitable
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- qui a été consacré par le décret du i3 octobre 1877 (v°ir
- t. II, pièce annexe n° 35).
- Le prix des tickets était fixé à un franc. Vendus au comptant par l’agence spéciale du Trésor, avec une remise de 2 p. 0/0, ils devaient être livrés au public dans les bureaux de tabac, de poste, de télégraphe, ainsi que dans les gares de chemins de fer, bureaux de voitures publiques, bateaux à vapeur, débits de vins, cafés, chez les marchands de journaux et autres industriels qui en demanderaient l’autorisation. Enfin, on devait établir aux abords des enceintes un certain nombre de kiosques spéciaux pour cette vente. On espérait ainsi les mettre partout et très commodément à la portée des visiteurs.
- Outre les tickets, les entrées payantes comprenaient des cartes d’abonnement, au prix de 100 francs pour la saison; rigoureusement personnelles, ces cartes, détachées d’un livre à souche, portaient la signature et le portrait photographique du titulaire; elles étaient délivrées par l’agence du Trésor.
- En raison des facilités réelles que le ticket procurait pour les entrées, il était facile de prévoir que les abonnements seraient beaucoup moins nombreux qu’en 1867. C’est ce qui a eu lieu. On avait déjà, dans cette prévision, supprimé la carte de quinzaine; peut-être aurait-on pu en faire autant pour les cartes de saison; l’inconvénient eût été, si l’on en juge par les résultats, absolument insignifiant.
- Quant aux entrées de faveur, il fut décidé, ainsi qu’il a été dit précédemment, que la liste des personnes admises à en profiter serait dressée d’un commun accord par les Ministres des Finances et de l’Agriculture et soumise à la signature du Commissaire général. Cette mesure fut effi-
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- cace, mais suscita bien des plaintes, tant le mal auquel elle remédiait imparfaitement est invétéré dans notre pays.
- Le service des entrées étant l’objet d’une notice spéciale , de plus longs détails ne pourraient que faire double emploi avec ceux qui seront ultérieurement donnés ; toutefois, on doit encore signaler un point du décret déjà cité.
- En principe, le service des recettes devait relever du Ministère des Finances, toutes les mesures d’ordre, de police, de réglementation appartenant au Commissariat général. Cette division était absolument rationnelle, et le Commissaire général avait insisté pour qu’elle fût établie et strictement maintenue.
- Préparation des mesures relatives à la manutention et à l’installation des produits.
- Le règlement du i5 septembre 1876, dont on a analysé dans un précédent chapitre les principales dispositions, avait fait connaître, dès cette époque, aux exposants français et étrangers les conditions dans lesquelles devaient s’effectuer l’envoi, la réception, l’installation et la réexpédition des exposés.
- Quelques mois après, le Commissaire général faisait donner la plus grande publicité à un arrêté du Ministre des Travaux publics, en date du 26 décembre 1876, qui fixait les tarifs des transports, sur les chemins de fer et dans Paris, des colis destinés à l’Exposition universelle de 1878, et déterminait les conditions d’après lesquelles ces tarifs seraient appliqués. Il restait à prendre des mesures pour que la manutention et l’installation des produits pussent s’effectuer dans les délais prescrits.
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- En 1867, l’ensemble des marchandises arrivées au Champ de Mars, tant par chemin de fer que par route de terre et par eau, s’était élevé à 22,22k tonnes. Il était présumable que le poids total des produits à destination de l’Exposition de 1878 serait au moins égal à ce chiffre. Ces envois ne devant être admis dans l’enceinte de l’Exposition qu’à partir du ierjanvier 1878, c’était donc au minimum une quantité de i85 tonnes de marchandises qu’il s’agissait chaque jour de décharger, d’amener à pied d’œuvre, de déballer et de mettre en place.
- Pour faciliter ce travail considérable, un réseau de voies ferrées desservant tous les points du Champ de Mars et les annexes du Trocadéro fut étudié et établi par les soins de l’Administration. Ce réseau, dont le développement total ne mesurait pas moins de 11,250 mètres, et qui comprenait à 2 plaques tournantes et 18 appareils de changement de voie, devait permettre aux wagons français et étrangers d’amener jusqu’à destination les produits exposés.
- La compagnie de l’Ouest, représentant le syndicat des grandes compagnies et agissant pour leur compte, était chargée de conduire les marchandises dans l’intérieur de l’Exposition par le chemin de ceinture et l’embranchement du Champ de Mars, et d’en effectuer la remise aux exposants ou à leurs délégués.
- Aux exposants français, la compagnie devait la manutention et le déchargement des wagons; quant aux wagons plombés en douane et adressés aux Commissaires étrangers, elle avait simplement à les remettre sur les voies de l’Exposition aux délégués des dits Commissaires, qui pourvoyaient au déchargement et à la distribution de leur contenu.
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- On s’assura d’un autre côté qu’un certain nombre d’appareils de déchargement, grues fixes et grues mobiles, seraient mis par les exposants eux-mêmes à la disposition du service de la manutention.
- A la date du i5 décembre 1877, le Directeur de la section française adressa à tous les exposants français une circulaire détaillée, dans laquelle il rappelait les dispositions des arrêtés et règlements précités et les complétait par des instructions spéciales à la section française. Pour assurer la bonne direction des produits, il recommandait expressément de n’enfermer dans le même colis que des objets destinés à un même emplacement, et d’indiquer d’une façon très visible cet emplacement, au moyen des étiquettes que l’Administration devait fournir.
- Les exposants étaient invités à réclamer sans retard à l’Administration les pièces qu’ils avaient à produire pour jouir des tarifs à prix réduits; ils devaient déclarer en combien d’envois partiels ils se proposaient de faire parvenir leurs produits à l’Exposition, â combien de colis s’appliquerait. chaque expédition, quel serait approximativement le poids total des objets, par quelle ligne de chemin de fer et de quelle gare ils seraient acheminés, enfin à quel destinataire les exposants se proposaient de les adresser en gare, dans le cas où ils se chargeraient eux-mêmes du transport dans Paris. On les prévenait en même temps que, dès que les emplacements seraient prêts, on leur enverrait, conformément à la demande dont il vient d’être parlé, des bulletins justificatifs d’admission remplis et signés, en nombre égal à celui des expéditions annoncées par eux, et quatre exemplaires, par chaque colis à transporter, de l’étiquette spéciale à chaque groupe. Les caisses expé-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, diées directement au Champ de Mars ou au Trocadéro devaient être dirigées par les soins de la compagnie de l’Ouest, soit par wagons, soit par camions, jusqu’aux lieux fixés pour leur déchargement. Les wagons devaient être conduits sur les voies spéciales de l’Exposition, puis déchargés, au moyen de grues roulantes, au point le plus rapproché de l’emplacement affecté aux produits, ou, à défaut de grues roulantes disponibles, à la grue fixe la plus voisine.
- Les colis arrivant sur camions ne pouvaient être déchargés que sur les voies macadamisées et aussi près que possible du local affecté à chaque exposant, ou, en cas de besoin, à la grue la plus voisine du point de destination définitive.
- Les colis amenés, par les exposants eux-mêmes ou par leurs agents directs, sur camions ou voitures, devaient entrer dans les enceintes de l’Exposition : ceux destinés au Champ de Mars (Palais et Parc), par les portes Rapp et de l’Ecole militaire; ceux adressés au Trocadéro, par les portes du quai de Billy; ceux enfin transportés à dos d’homme pouvaient pénétrer par la porte la plus rapprochée de leur futur emplacement. Ces colis devaient d’ailleurs être accompagnés d’un laissez-passer, délivré par l’Administration à la demande des exposants, et dirigés immédiatement sur l’endroit indiqué par l’étiquette, puis déballés et placés aussitôt dans l’installation préparée.
- Les objets transportés par la compagnie de l’Ouest devaient être reçus par les membres des Comités d’installation ou bien par leurs agents ou leurs entrepreneurs de manutention : ceux destinés au Palais du Champ de Mars étaient déposés sous les promenoirs ou les portiques exté-
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- rieurs et sur la façade de la division où était situé leur emplacement, à l’exception toutefois des colis d’un poids supérieur à 1,200 kilogrammes, qui étaient conduits par chemin de fer dans les galeries des groupes V et VI du Palais, jusqu’au point le plus rapproché de leur position définitive; ceux destinés au Parc ou aux annexes étaient déchargés dans les avenues, allées ou boulevards du Parc, à la convenance des destinataires.
- Le déballage des colis dirigés sur les Parcs du Champ de Mars et du Trocadéro ainsi que sur les annexes devait se faire dans les emplacements concédés aux exposants ou dans l’allée la plus voisine. Les caisses destinées aux galeries du Palais pouvaient donc y être admises et déballées à pied d’œuvre, à moins qu’elles ne fussent susceptibles d’encombrer les passages; dans ce cas, elles devaient être déballées sous les portiques extérieurs, et leur contenu transporté sur des rouleaux, sur des chariots ou dans des paniers, et déposé immédiatement à la place même de l’exposant.
- Toutes les caisses vides ou débris d’emballage devaient être enlevés sans aucun délai.
- Enfin, les produits de toute nature devaient être installés et les expositions partielles complètement terminées pour le 15 avril. Aucun colis ne pouvait pénétrer dans les enceintes de l’Exposition, quand bien même le retard apporté dans son envoi ne serait pas du fait de l’exposant, pendant les journées des 26, 27, 28, 29 et3o avril, réservées pour un nettoyage général.
- Quant aux envois de provenance étrangère, c’était aux Commissions nationales qu’il appartenait d’en organiser le déchargement et la manutention, et la Direction des sections étrangères ne put que rappeler les termes du règle-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- ment et inviter les Commissaires délégués à prendre leurs mesures pour que l’installation de leurs galeries et de leurs annexes fût terminée dans les délais prescrits.
- Service de la police.
- Jusqu’au mois de janvier 1878, le service des travaux, occupant seul les chantiers du Champ de Mars et du Tro-cadéro, avait été seul chargé de la surveillance et de la police des enceintes de l’Exposition.
- Néanmoins, depuis l’établissement des clôtures, les officiers de paix des vùe et xve arrondissements avaient, de leur propre initiative, placé aux portes des chantiers du Champ de Mars et du Trocadéro des agents, qui avaient pour consigne de ne laisser pénétrer aucune personne étrangère aux travaux, à moins quelle ne fût munie d’un permis de circulation du Directeur des travaux.
- A la suite de quelques vols commis pendant la nuit, au préjudice des entrepreneurs ou de leurs employés, et sur la demande du Commissaire général, des rondes de nuit avaient aussi été organisées contre les vagabonds et les malfaiteurs, qui allaient parfois chercher un abri dans les magasins à ciment ou dans les galeries d’aérage.
- Mais dans le courant du mois de janvier 1878, les services de la section française, des sections étrangères et des entrées vinrent s’installer dans les bâtiments de l’Administration, et le Palais du Champ de Mars fut occupé principalement par des personnes qui ne relevaient point de l’autorité du Directeur des travaux. Il y avait donc lieu d’organiser sans retard un service général de police et de définir nettement ses fonctions. C’est ce que l’on fit
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- Dès le 2 février, une brigade, composée de 2 officiers de paix et de 90 agents, fut chargée de la surveillance des travaux d’installation au Palais du Champ de Mars, et prit possession du poste qui lui était affecté; les officiers de paix attachés à cette brigade avaient reçu l’ordre de se mettre en rapports directs et quotidiens avec le Commissariat général, pour y prendre les instructions nécessaires.
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- TRAVAUX SUR PLACE DES COMITES FRANÇAIS ET DES COMMISSIONS ÉTRANGÈRES.
- Construction des façades. — Aménagement des classes.
- Au mois de janvier 1878, la direction des travaux commença à livrer à la section française la partie du Palais qui lui était affectée. Les services administratifs qui, depuis l’origine, occupaient aux Tuileries les bâtiments voisins du pavillon de Flore, vinrent s’installer dans une construction élevée sur l’avenue de Labourdonnaye.
- Le Champ de Mars prit alors un nouvel aspect. L’activité qui régnait à l’extérieur dans toute l’étendue des jardins pénétra à l’intérieur du Palais. Les entrepreneurs adjudicataires des travaux d’installation des classes vinrent successivement prendre possession des espaces accordés à chacune d’elles. Ils amenaient avec eux une véritable armée d’ouvriers de tous corps de métiers : charpentiers, menuisiers, peintres et tapissiers se répandirent dans les galeries, organisant sur tous les points à la fois des équipes et des chantiers. De l’extérieur on leur apportait chaque jour, tout préparés et
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, façonnés, les bois et les matériaux destinés à l’établissement de leurs installations. La pose et l’agencement devaient seuls se faire sur place et sous les yeux des représentants des Comités.
- A la fin du mois de janvier, la remise des espaces était terminée, sauf à l’intersection des galeries de 15 mètres avec les passages de 5 mètres.
- L’agglomération des travailleurs et l’accumulation de toutes les matières inflammables qui étaient introduites quotidiennement dans le Palais obligèrent le Commissariat général à prendre certaines mesures d’ordre et de sûreté. Les unes visaient surtout le personnel des chantiers, les heures et les conditions d’entrée et de sortie des ouvriers et des voitures; le soin de les faire observer était confié à la police. Les autres avaient pour but d’écarter toute cause d’incendie ou de rendre les secours aussi prompts et aussi efficaces que possible, par l’organisation du gardiennage collectif, prévu à l’article 35 du règlement général.
- En conséquence, les présidents des Comités furent invités à installer, dans chaque classe, au moins un gardien, revêtu du costume réglementaire et chargé, de concert avec les agents de la police, de la surveillance pendant toute la durée des heures de travail.
- Les Comités d’installation avaient à peu près cessé leurs délibérations. Pour ceux de leurs membres qui en acceptèrent la mission, commença alors un travail plus actif et plus pénible, le travail sur le chantier. Munis des pouvoirs des Comités et aidés par les architectes et les ingénieurs dont ils avaient fait choix, ils vinrent se rendre compte chaque jour de la marche des travaux et assurer l’exécution des projets dans les conditions déterminées par les marchés. Pendant les
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- quatre mois qui précédèrent l’ouverture officielle de l’Exposition, ils eurent à prévoir ou à aplanir toutes les difficultés qui surgissaient, qu’elles provinssent du fait des entrepreneurs ou des exigences des exposants. Ils tranchaient sur place toutes les contestations avec une autorité qui fut rarement méconnue, et qui, d’ailleurs, était toujours appuyée par l’Administration.
- Ces délégations avaient l’avantage de faciliter l’entente entre les représentants des classes d’un même groupe ou de celles de groupes différents qui, placées dans la même galerie, devaient contribuer à des dépenses communes. C’est ainsi que fut résolue la décoration des grandes voies de 15 mètres qui coupaient transversalement le Palais duChamp de Mars; rencontrant toutes les galeries longitudinales, elles touchaient à un grand nombre de classes. On ne pouvait laisser à chacun des exposants qui en occupaient une partie le droit de décorer sa façade à sa fantaisie; il fallait opérer un travail d’ensemble qui donnât un caractère uniforme à chacune de ces galeries, sans toutefois sacrifier les exigences particulières des diverses expositions. Le problème assez complexe que soulevait cette décoration fut heureusement résolu par les intéressés eux-mêmes, auxquels l’Administration vint en aide, non seulement par ses conseils, mais encore par une subvention de 36,ooo francs. (Voir, pour plus de détails, le rapport spécial des opérations de la section française.)
- De son côté, la direction des sections étrangères s’était préoccupée, dès le mois de septembre, d’arrêter définitivement avec les Commissaires étrangers les plans de leurs installations intérieures et les projets de façades, qui devaient
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, donner tant d’attrait au passage que l’on désigna plus tard sous le nom de rue des Nations.
- Ce passage, de 18 mètres de largeur, séparait les sections étrangères des bâtiments affectés à l’exposition des beaux-arts et à celle de la ville de Paris, et s’étendait, dans toute la longueur du Palais, entre les deux vestibules. Chaque pays s’y trouva pourvu d’un tronçon de façade, comportant un développement égal à la largeur du compartiment affecté à son exposition, et percé d’ouvertures correspondant aux entrées des chemins transversaux réservés à la circulation. Les constructions décoratives qui devaient y être élevées furent librement choisies par les Commissions étrangères, suivant un type de leur architecture nationale. L’architecte chargé de l’exécution d’ensemble de ces travaux devait seulement tenir compte des cotes diverses indiquées par les exigences de la construction générale.
- Grâce à cet ensemble de mesures, les constructions furent conduites avec autant d’entrain à l’intérieur du Palais qu’à l’extérieur. La Norwège et la Suède avaient inauguré la série des transports par chemin de fer : cinq wagons chargés de bois de construction étaient, en effet, entrés dans l’enceinte du Champ de Mars à la date du 28 décembre 1877. Ils furent suivis peu après, le 5 janvier 1878, par des wagons amenant les premières pierres de la façade belge et, quelques jours plus tard, par des trucs contenant les briques que la Commission des Pays-Bas expédiait, avec des ouvriers spéciaux, pour élever un type de son architecture nationale.
- La manutention des matériaux se continua ainsi jusqu’au moment où elle fit place à l’arrivage des produits. (Voir, pour plus de détails, le rapport spécial des opérations des sections étrangères.)
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- INSTALLATIONS PARTICULIÈRES.
- Galerie du travail.
- L’une des attractions de l’Exposition universelle de 1867 était, sans contredit, dans la galerie des machines, la classe des ouvriers chefs de métiers, où bourdonnaient ces ruches de travailleurs qui portent si haut le renom de l’industrie parisienne.
- Malgré la suppression du groupe X, dont relevait cette classe q5, l’Administration tenait à présenter au public un ensemble de toutes ces petites industries et à lui donner la facilité de se rendre compte des moyens de fabrication des mille objets de consommation courante qui sont connus dans le monde entier sous le nom d''articles de Paris. On ne pouvait songer à réserver dans la grande galerie des machines un espace suffisant pour recevoir les ateliers de production manuelle, puisque, en présence de l’affluence des demandes, on avait dû, au prix de sacrifices considérables, construire pour le groupe VI d’importantes annexes.
- Mais on leur trouva, dans le grand vestibule du côté de l’Ecole militaire, dont on n’avait pas encore disposé, un magnifique emplacement. Cette combinaison présentait le double avantage de satisfaire aux nombreuses demandes qui s’étaient produites de la part d’exposants désireux de travailler devant le public, et de diviser la foule sur les différents points du Palais.
- L’organisation de la galerie du travail manuel fut confiée à un Comité d’installation spécial, dont les membres
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- furent choisis parmi les notabilités industrielles des autres Comités, et dans les branches de fabrication qui avaient fourni le plus grand nombre de demandes pour travailler devant le public.
- Il fut établi en principe que les exposants déjà admis et titulaires de vitrines dans l’une des classes du Palais pourraient seuls figurer dans la galerie du travail manuel. Par exception au règlement général, ils étaient autorisés à vendre au détail les objets fabriqués sur place; mais le colportage dans les Palais et les Parcs était formellement interdit, ainsi que les annonces bruyantes et les appels aux acheteurs. Quelques-uns des industriels admis à travailler dans le vestibule de l’Ecole militaire ayant besoin de force motrice, le Comité, d’accord avec l’Administration, qui, là comme ailleurs, fournissait l’eau et le gaz gratuitement, autorisa l’emploi de moteurs à gaz du système Langen et Otto; tous les permissionnaires étaient d’ailleurs tenus de se conformer aux dispositions du règlement édicté à la date du 7 avril 1878 (voir t. II, pièce annexe n° 36).
- IJn délégué et quelques gardiens constituaient le service de surveillance de cette vaste galerie, où prirent place les fabrications les plus variées et les plus intéressantes. Des sièges en grand nombre et des divans invitaient les visiteurs à goûter quelques moments de repos, au son des orgues installées le long des parois du vestibule. Aussi régnait-il dans cette partie du Palais une animation qui ne s’est point ralentie jusqu’à la clôture de l’Exposition.
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- Photographie.
- La faculté de prendre des vues photographiques dans l’enceinte de l’Exposition et de reproduire les installations particulières des exposants a été toujours fort recherchée.
- En 1855 et en 1867, elle fit l’objet de privilèges qui excitèrent de sérieux mécontentements; les exposants se plaignaient à bon droit de ne pouvoir confier la reproduction de leurs produits ou de leurs vitrines à un photographe de leur choix.
- Aussi, malgré les offres avantageuses qui, dès le début, lui furent adressées, le Commissaire général, fidèle au principe de la suppression des monopoles, décida-t-il que tout photographe français ou étranger, pourvu qu’il fût exposant, pourrait obtenir l’autorisation d’opérer dans l’enceinte de l’Exposition et d’y prendre des vues des Palais et des Parcs, ou de reproduire, avec le consentement de l’intéressé, les constructions particulières et les objets exposés. Tout exposant pourrait d’ailleurs, sur demande écrite, faire représenter par le photographe de son choix les objets lui appartenant.
- Un règlement spécial (voir t. II, pièce annexe n° 37) indiquait la forme dans laquelle les demandes devaient être adressées, et précisait les obligations imposées aux industriels munis de l’autorisation d’opérer.
- Ce mode de procéder a fait perdre à l’Etat une redevance qui, en 1867, s’était élevée à 85,ooo francs; mais le principe de la libre concurrence a été respecté, et l’Administration s’est trouvée à l’abri des récriminations.
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- Vente du Catalogue.
- Il a été dit, dans un chapitre précédent, que la vente du Catalogue devait être effectuée par les soins de l’agent comptable du Trésor chargé de la vente des tickets et de l’encaissement des recettes diverses provenant de l’Exposition.
- Le Commissaire général n’avait pas à intervenir dans les opérations de cet agent avec les libraires et autres intermédiaires officieux de Paris et des départements; son rôle se bornait, à mesure que le bon à tirer de chacun des volumes dont se compose le Catalogue général était donné à l’Imprimerie nationale, à faire remettre à la direction générale de la comptabilité publique un état indiquant le nombre des exemplaires livrés à l’impression et le prix brut des volumes à vendre.
- Mais il devait veiller à ce que les visiteurs pussent trouver à acheter le Catalogue dans l’enceinte même de l’Exposition, et, dans ce but, il y organisa un service de vente. Il désigna un certain nombre de permissionnaires qui furent tenus de livrer au prix marqué, et dans remplacement qui leur était assigné , le Catalogue officiel et ses annexes. Ces permissionnaires, qui devaient fournir le matériel nécessaire à leur exploitation, se procuraient les exemplaires dont ils avaient besoin, en bénéficiant de la remise de 20 p. 0/0 accordée aux libraires. Ils avaient la faculté de vendre des publications, des vues photographiques, des plans relatifs à l’Exposition, des journaux, des médailles commémoratives, etc. Mais il leur était formellement interdit de quitter leur place pour colporter dans les galeries et dans les salles
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- les objets dont le débit leur était confié et d’attirer le public par des appels bruyants.
- Ils étaient, du reste, placés sous l’autorité d’un inspecteur et sous la surveillance des agents préposés à la police générale des Parcs et jardins, qui, tout en les protégeant contre le vol et les détournements, veillaient à l’exécution des obligations qui leur étaient imposées par un règlement en date du 10 avril 1878 (voir t. II, pièce annexe n° 38).
- Installations individuelles.
- Bien que les expositions particulières fussent interdites, le Commissariat général crut devoir faire quelques exceptions. On s’inspira avant tout de l’intérêt et des goûts du public; toutes les fois que l’on put penser que les visiteurs y trouveraient instruction ou agrément, on n’hésita pas à tolérer une légère infraction à la règle, infraction toutefois plus apparente que réelle, puisque les exposants autorisés à s’établir à part devaient cependant figurer dans les classes auxquelles leurs produits appartenaient.
- L’autorisation dont il s’agit fut accordée d’abord aux administrations de l’État, puis aux grandes industries, dont les sacrifices parurent justifier le mieux cette mesure exceptionnelle.
- Ce ne fut pas d’ailleurs une des moindres attractions de l’Exposition de 1878. Sans donner ici une énumération complète de ces installations individuelles, on peut rappeler celles pour lesquelles l’empressement des visiteurs fut une sérieuse récompense.
- Au Champ de Mars, on remarqua, dans la section française : le pavillon du Greuzot, avec ses fourneaux métallur-
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- giques et ses modèles de travaux d’exploitation des mines; l’exposition des appareils d’éclairage et de chauffage (annexe de la classe 27); celle de la Compagnie parisienne du gaz, les deux pavillons des peintres verriers, celui de la grosse céramique, la construction modèle d’écoles communales et mairies, le pavillon de dégustation des vins, l’installation des appareils à fabriquer la glace (système Pictet) et des moulins broyeurs (système Carr), l’atelier de photochromie, les hauts fourneaux de Saint-Chamond, les fonderies et forges de Terre-Noire, les serres françaises, etc.; puis, les belles expositions du Ministère des Travaux publics, du Ministère de l’Intérieur, de la Manufacture des tabacs, de la Société de secours aux blessés; et, dans la section étrangère, les pavillons de la Commission Espagnole et de la Principauté de Monaco, entourés des serres Anglaises et des fontaines monumentales de la maison Du-renne.
- Au Trocadéro, les sections française et étrangère avaient également contribué à orner le Parc. Le palais Algérien, le pavillon de l’Administration des forêts, l’exposition du Génie civil et des Chemins de fer occupaient la plus grande partie du jardin et des quais. Auprès d’eux on avait installé de petits édicules appartenant à des industriels : le pavillon météorologique, le pavillon de la maison Lepaute, le kiosque de Mme Delong, spécimen du découpage mécanique des métaux, le pavillon de la bacologie, etc. Dn côté gauche, plus spécialement réservé aux nations étrangères, s’élevaient le pavillon Persan, la maison antique Egyptienne,les constructions Chinoise, Tunisienne et Marocaine, etc.
- Enfin, en dehors du Palais, dans une enceinte particulière, du côté d’Auteuil, on avait groupé l’exposition d’anthropo-
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- logie, le pavillon des essais d’engrais minéraux et les appareils de gymnastique.
- L’Administration n’avait mis d’autre condition à l’autorisation que sollicitaient les intéressés que celle d’édifier à leurs frais les constructions, après approbation des plans et dans un délai indiqué. Cependant elle rencontra de sérieux embarras, lorsqu’il s’agit de faire exécuter les engagements pris par les promoteurs de ces expositions spéciales. L’un se plaignait de la situation, qu’il jugeait peu favorable ; un autre, du voisinage sans lequel il avait compté, et qui était gênant pour lui; ceux qui étaient satisfaits de l’emplacement trouvaient trop lourds les frais de construction et sollicitaient un dégrèvement total ou partiel.
- On ne se lassa pas d’écouter les doléances de chacun, d’examiner les réclamations, de remanier les plans. Le Commissaire général alla plus loin, et puisa dans son budget pour alléger les frais de construction de certains de ces petits édifices; il consentit parfois à prendre à sa charge les travaux de fondations ou de pilotis sur lesquels devaient être élevés les pavillons.
- Mais là encore se présentait une difficulté. Le personnel de la direction des travaux, surmené depuis dix-huit mois et absorbé, dans cette dernière période, par les préoccupations de l’achèvement des grands bâtiments, ne pouvait guère s’en laisser distraire pour s’occuper des installations individuelles. Aussi parut-il rationnel de donner aux exposants une indemnité représentant le montant de la dépense des fondations et de laisser à chaque intéressé le soin d’exécuter ses ouvrages particuliers.
- Ces travaux furent conduits le plus souvent avec une lenteur désespérante, malgré les avertissements sans cesse
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, renouvelés des agents du Commissariat. Quelques-unes de ces constructions n’étaient pas encore commencées à la fin de mars, et l’on pouvait constater, le jour de l’ouverture officielle de l’Exposition, que les parties non encore achevées étaient précisément celles dont on avait dû laisser l’exécution aux exposants eux-mêmes.
- XXII
- ARRIVÉE DES PRODUITS.
- Dès le milieu du mois de décembre, la gare établie à Grenelle par la compagnie de l’Ouest était en état de recevoir les trains de marchandises à destination du Champ de Mars. Les voies ferrées dans l’intérieur de nos enceintes étaient également terminées. Rien ne s’opposait plus aux expéditions.
- Le 28 décembre, apparut le premier train, composé de cinq wagons norwégiens. D’autres suivirent de près : pendant le mois de janvier 1878, on reçut environ un train par jour; en février, trois; en mars et avril, cinq; le 15 avril, le nombre des wagons introduits dans la journée fut de 168; ils portaient 77 h tonnes.
- Les trains entraient lentement au Champ de Mars; ils étaient toujours précédés par un homme marchant au pas et portant, pendant le jour, un drapeau, pendant la nuit, une lanterne; aux traversées des chemins, les agents du service de la voie, aidés des gardiens de la paix, veillaient à écarter les piétons ; on put ainsi éviter tout accident.
- Le nombre des wagons reçus au icrmai était de û,5a7, ayant transporté 19,682 tonnes; en 1867, le nombre
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- des tonnes reçues par chemin de fer n’avait été que de 9,636, portées par 2,091 wagons (voir t. II, tableaux nos 1 et 2).
- Les compagnies ne confiaient au chemin de ceinture que les colis pesant isolément 1,200 kilogrammes et au-dessus. Elles conduisaient les autres sur camions de la gare d’arrivée au Champ de Mars.
- Les colis ainsi transportés par camions pénétraient dans l’enceinte du Champ de Mars par des portes déterminées, près desquelles stationnait un contrôleur chargé d’indiquer au voiturier le point de la voie macadamisée où il devait opérer le déchargement. C’est là que se tenait le représentant du Comité d’installation, qui avait mission de recevoir les produits et d’en donner décharge aux compagnies.
- Enfin, les colis apportés par les exposants eux-mêmes ou par leurs agents directs, en voiture ou à dos d’homme, étaient admis sur la présentation d’un laissez-passer délivré par l’Administration.
- Le service du contrôle organisé aux portes de l’Exposition a constaté l’entrée par camions ou voitures de 14,97/1 tonnes. En 1867, lechiffre correspondant n’était que 11 ,Û2 2 tonnes (voir t. II, tableau n° 3).
- La réception des colis amenés par chemin de fer, camion ou voiture, devait être suivie immédiatement du déchargement, du déhallage et de la mise en place. Ces opérations exigaient beaucoup de surveillance et de soins, car il fallait à tout prix éviter l’encombrement. On dut à cet effet constituer un personnel nombreux, discipliné et capable d’agir avec décision et sûreté.
- L’agence générale de la Chambre de commerce de Paris, à laquelle on s’était tout d’abord adressé dans ce but, se
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- sentit bientôt insuffisante. Elle-même, dès le mois de décembre, sollicita l’adjonction à son personnel d’un détachement de marins, qui devaient être plus spécialement employés aux manœuvres de déchargement des wagons et à la mise en place des produits d’un poids considérable.
- Le Ministre de la Marine accorda l’autorisation de faire venir au Champ de Mars 80 marins, volontaires et hommes d’élite; ce détachement réalisa tout ce que l’on attendait de lui.
- Mais, comme les difficultés s’accroissaient toujours à mesure que l’on approchait de l’ouverture de l’Exposition, on dut aussi demander à la compagnie de l’Ouest une équipe de ses ouvriers les plus exercés : elle la donna sans hésitation. Malgré tous ces secours, l’encombrement si redouté commençait à se produire; on ne parvenait plus à décharger chaque jour les trains que le chemin de fer amenait au Champ de Mars; les voies étaient couvertes de wagons en souffrance; tout mouvement devenait impossible.
- Le Commissaire général dut prendre en main là direction du service, prescrire les mesures les plus énergiques et faire travailler jour et nuit sans relâche. On réussit enfin, mais au prix de fatigues excessives.
- Il ne saurait entrer dans notre plan de faire ici l’exposé détaillé des difficultés de toute nature contre lesquelles le personnel a dû lutter pendant le dernier mois qui a précédé l’Exposition. Ce récit ne présenterait guère d’intérêt et n’aurait pas au fond une grande utilité. Les obstacles dont il s’agit tiennent plus au caractère, à la nature de l’œuvre, à la force des choses, qua la volonté même des individus; on les avait rencontrés en 1867 ; on les rencontrera encore
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- quand on fera une nouvelle exposition; il faut en prendre son parti et s’armer de patience : tout au plus peut-on espérer les amoindrir un peu, à force de prévoyance et de soins.
- Il y a cependant un point qu’il n’est pas hors de propos de signaler ici : c’est la nonchalance, quelquefois un peu affectée, de certains exposants. Ils ne veulent pas se presser; ils ont pris toutes leurs mesures, ils sont certains d’arriver en temps utile; mais ils oublient que, quand 10,000 ou 15,ooo exposants ont fait ce raisonnement, ils se gênent et s’encombrent au dernier moment, que leurs tardifs efforts se paralysent et que, faute de quelques heures, ils échouent, malgré de réels prodiges d’énergie et de savoir-faire. D’autres, par un calcul différent, ne se mettent aussi en marche qu’à la dernière minute : ils ne veulent pas courir le risque de voir leurs produits défraîchis avant le grand jour de l’Exposition; ou bien ils ne veulent pas les exposer aux regards jaloux et indiscrets de leurs concurrents, etc..
- On comprend ces calculs et d’autres semblables que l’intérêt privé suggère; mais l’expérience apprend, et il n’est pas inutile de-le dire, que cet excès d’habileté produit en général, pour tout le monde, des résultats plus nuisibles qu’avantageux.
- C’est surtout à l’Administration que cette manière de faire crée de gros embarras. Il est des travaux très importants que l’on ne doit exécuter que lorsque les installations des exposants sont à peu près terminées. Ainsi, par exemple, il n’est pas possible de construire le plancher de la galerie des machines tant que l’on doit encore livrer passage à de lourds fardiers, pas plus qu’on ne peut réparer les dallages que la circulation des voitures et du public a
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, endommagés. Les portes du Palais elles-mêmes ne sauraient être posées qu’après l’entrée de tous les produits volumineux et encombrants. Il y a également un gros travail de nettoyage qui ne peut s’exécuter au milieu des caisses, des pailles et autres débris des emballages.
- Bref, en 1878, comme aux expositions précédentes, le retard des exposants a accru, dans une large mesure, les difficultés que le personnel avait à surmonter. Ce dernier a tenu bon, a lutté et a réussi. A moins de l’avoir vu, personne ne peut se rendre compte de la fiévreuse activité de la dernière semaine du mois d’avril 1878. Pas un instant de repos; nuit et jour à l’œuvre. On a fait l’impossible.
- Mais l’Exposition est ouverte à l’heure dite, dans des conditions auxquelles on ne pouvait guère s’attendre, et elle fait le plus grand honneur à notre pays. Voilà la récompense des gens de cœur qui, par patriotisme, s’étaient dévoués à cette œuvre difficile; voilà leur seule réponse aux critiques malveillantes qui les ont assaillis.
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- CHAPITRE III.
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- I
- OUVERTURE DE L’EXPOSITION.
- Cérémonie d’ouverture.
- Le jour de l’inauguration était enfin arrivé. Pendant la matinée du ier mai et pendant toute la nuit précédente, une véritable armée de travailleurs avait recouvert de sable les voies ferrées qui sillonnent les Parcs du Champ de Mars et du Trocadéro, et procédé à l’enlèvement des débris d’emballage ainsi qu’au nettoyage des galeries. Les exposants, de leur côté, avaient mis la dernière main à l’aménagement de leurs produits.
- Dès dix heures du matin, les personnes munies de cartes (plus de 50,0oo invitations avaient été lancées au nom du Président de la République) se présentaient aux différentes portes du Champ de Mars et du Trocadéro, et venaient se masser sur la route que devait suivre le cortège officiel. La foule entourait les barrières qui ferment les enceintes de l’Exposition. Le Président de la République, escorté de sa maison militaire, arrivait à deux heures précises au Palais du Trocadéro. Il était reçu, au bas des marches du grand escalier, par le Ministre de l’Agriculture et du Commerce
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- et par le Sénateur Commissaire général, qui l’introduisaient dans le salon d’honneur, où se trouvaient réunis :
- Les Princes présidents d’honneur des Commissions nationales :
- S. M. le Roi don François d’Assise;
- S. A. R. M^le Prince de Galles;
- S. A. R. M&r le Prince de Danemark;
- S. A. R. Msr le duc d’Aoste;
- S. A. R. le Prince Henri des Pays-Bas;
- Les Présidents du Sénat et de la Chambre des Députés, accompagnés des bureaux des deux Chambres;
- Les Ministres ;
- Le Vice-Président et les quatre Présidents de section du Conseil d’Etat;
- Le Maréchal Canrobert, le Grand Chancelier de la Légion d’honneur, le Général Gouverneur de Paris, le Gouverneur des Invalides, les Sous-Secrétaires d’Etat;
- Les Présidents et Vice-Présidents du Conseil général de la Seine et du Conseil municipal de Paris.
- A la sortie du salon d’attente, la Commission supérieure des expositions internationales et les Présidents des Commissions étrangères furent présentés au Président de la République. Chaque groupeprit alors sa place dans le cortège, qui se mit en marche dans l’ordre suivant:
- Le Ministre de l’Agriculture et du Commerce et le Commissaire général, entouré du haut personnel de son administration ;
- Le Président de la République et les Princes, ayant à
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- leur droite le Président du Sénat et à leur gauche le Président de la Chambre des Députés, accompagnés des bureaux des deux Chambres;
- Le Corps diplomatique, les Ministres et les grands fonctionnaires de l’Etat ;
- Les Sénateurs et les Députés;
- Les Conseillers d’Etat;
- Les Membres du Conseil général de la Seine et du Conseil municipal de Paris.
- Le cortège suivit la galerie du pourtour du rez-de-chaussée du Palais et s’arrêta quelques instants sur la plateforme préparée au-dessus de la cascade. Le Président de la République déclara alors l’Exposition ouverte. Aussitôt le drapeau tricolore déploya, au sommet de la salle des fêtes, les couleurs nationales, et les étendards de tous les peuples participant à l’Exposition furent hissés sur le couronnement des galeries du Champ de Mars et du Trocadéro, en même temps que les eaux s’échappaient en abondance des sous-sols du Palais du Trocadéro et retombaient dans les bassins de la grande cascade.
- Après avoir un instant contemplé cet imposant spectacle, le Président de la République, accompagné du cortège officiel, se remit en marche. Il descendit dans le jardin du Trocadéro, traversa le pont d’Iéna et pénétra dans le vestibule d’honneur. Sous le dôme central se trouvaient réunies les députations des cours et tribunaux, des grandes administrations, des sociétés savantes et de toutes les corporations auxquelles leur importance assigne un rang dans les cérémonies publiques.
- Guidé par le Commissaire général, le cortège parcourut
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, la grande avenue découverte des Beaux-Arts (rue des Nations), en longeant les façades nationales, devant chacune desquelles étaient rangés les hauts fonctionnaires des Commissions étrangères.
- Puis, après avoir traversé la galerie du travail, qui occupait le grand vestibule dit de l’Ecole militaire, il entra dans la section française, où les Présidents des Comités d’admission et d’installation furent présentés au Chef de l’Etat. Le cortège sortit par la porte Rapp, à quatre heures, et les portes de l’Exposition furent ouvertes au public.
- La pluie était venue, plusieurs fois dans la journée, contrarier la fête. Il n’en fut heureusement pas de même dans la soirée, et un ciel plus clément favorisa les illuminations spontanément organisées par la population tout entière de Paris.
- Période transitoire du 1er au 20 mai.
- L’Exposition de 1878 était ouverte; l’entreprise, qui avait passé par des péripéties si diverses, venait enfin d’aboutir à un éclatant succès; 52,835 exposants avaient répondu à l’appel adressé par la France et avaient réuni, dans les galeries du Champ de Mars et du Trocadéro, les merveilles de l’art et de l’industrie. Malgré l’abstention de l’Allemagne, de la Turquie et du Brésil, qui avaient apporté à l’Exposition de 1867 un contingent de près de 10,000 exposants (9,895), le nombre des exposants de 1878 (voir t. Il, tableaux nos k et 5) dépassait celui de 1867.
- Tout n’était cependant pas fini, et, si le Commissaire général avait pu, au prix des plus grands efforts, ouvrir à la date fixée dès l’origine les portes de l’Exposition, il restait bien des lacunes à combler. L’Administration avait
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- encore à exécuter des travaux de parachèvement pour les édifices, de mise en état pour les allées des Parcs et jardins; les exposants, de leur côté, devaient recevoir leurs derniers envois et terminer leurs installations incomplètes. On pouvait compter, il est vrai, sur le zèle intéressé des retardataires, dont le plus grand nombre avait accompli, pendant les derniers jours d’avril, de véritables prodiges d’activité ; mais il fallait satisfaire aux légitimes exigences du public et assurer la libre circulation dans les Parcs et galeries. La question de l’introduction des colis dans l’enceinte de l’Exposition devait donc être réglée sans retard.
- Le mouvement des wagons sur les voies ferrées du Champ de Mars offrait de sérieux dangers, à ce moment où la masse des visiteurs allait venir s’ajouter au nombre déjà fort élevé des exposants et ouvriers, occupés à mettre la dernière main aux installations. Il restait cependant encore trop de produits à introduire dans l’enceinte de l’Exposition, pour que l’on put songer à les transporter autrement que par wagons.
- Afin de tout concilier, le service de manutention fut complètement supprimé pendant la journée, mais continua pendant la nuit. De onze heures à minuit, quatre trains pénétraient dans le Champ de Mars : deux pour la section française, les deux autres pour les sections étrangères. Les premiers étaient immédiatement déchargés et les wagons ressortaient vides à cinq heures du matin.
- Aux sections étrangères, les agents des diverses puissances ne pouvant opérer le déchargement de leurs produits avec autant de rapidité que les représentants de la section française, les wagons arrivés dans la nuit stationnaient pendant vingt-quatre heures sur les voies ferrées. Les ma-
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- chines qui amenaient, la nuit suivante, deux nouveaux trains de wagons chargés reprenaient ceux de la veille, qui avaient été déchargés dans l’intervalle.
- Le 19 mai, au matin, toute réception directe par la voie ferrée fut définitivement supprimée. On avait introduit, pendant cette période d’entrées de faveur : du côté étranger, 15^ wagons, portant 631 tonnes ; du côté français, 1 o3 wagons, portant 69/1 tonnes.
- Quant aux colis provenant de Paris même ou camionnés de diverses gares jusqu’au Champ de Mars, l’entrée en fut tolérée quelques jours déplus. Comme on le voit, la période d’achèvement des travaux de manutention et d’installation ne se prolongea pas beaucoup au delà de l’ouverture; l’Exposition de 1878, préparée dans un si court délai, à travers tant de difficultés, et, l’on peut dire, au milieu d’une certaine incrédulité du public, entrait en plein fonctionnement dans des conditions certainement plus normales que celle de 1867.
- Il était urgent aussi de résoudre la question des entrées. On ne pouvait continuer à suivre les mêmes errements que pendant la période antérieure à l’ouverture de l’Exposition, et cependant il n’était pas encore possible d’appliquer dans toute leur rigueur les prescriptions du règlement des entrées établi pour la durée de l’exploitation.
- Sans entrer ici dans des détails qui seront donnés ailleurs, nous nous bornerons à dire que les seules personnes admises par ce règlement à pénétrer gratuitement dans l’Exposition après le icr mai étaient :
- i° Les exposants ou leurs représentants dûment agréés par le Commissaire général ;
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- a0 Les porteurs de cartes de service (fonctionnaires de l’Administration ou personnes s’y rattachant et ayant droit, par suite, à une entrée gratuite);
- 3° Les porteurs de jetons de service (ouvriers, gardiens, etc., appelés par leurs travaux dans l’enceinte de l’Exposition).
- Jusqu’au 3o avril, les permis d’entrée avaient été distribués avec une grande facilité. Le Commissaire général, informé de ces abus, avait bien, à plusieurs reprises, essayé d’y mettre un terme et rappelé aux directeurs placés sous ses ordres que ceux-là seuls devaient avoir accès dans l’enceinte de l’Exposition qui y étaient appelés par un travail sérieux et non par un simple motif de curiosité. Toutefois, la distribution des cartes ou permis d’entrée des diverses catégories s’était rapidement élevée à un chiffre considérable, expliqué en partie, il est vrai, par la nécessité tous les jours plus urgente de pousser les travaux avec la plus grande rapidité possible.
- Le trop grand nombre de personnes qui trouvaient le moyen de pénétrer, sous divers prétextes, dans l’enceinte de l’Exposition, offrait l’inconvénient d'entraver, dans une certaine mesure, les travaux en cours d’exécution; mais, en se montrant plus rigoureux, on se fût exposé à bien des plaintes.
- Cette tolérance devait prendre fin après l’ouverture de l’Exposition; chaque entrée gratuite accordée sans nécessité constituait une diminution de recette; cependant il fallait faciliter et accélérer les derniers travaux d’installation. Voici les mesures provisoires qui furent prises dans ce but et portées à la connaissance des intéressés.
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- Les porteurs des anciennes cartes d’ouvriers continuèrent à entrer dans l’enceinte de l’Exposition, mais à la double condition de se présenter à des heures déterminées (de six à huit heures du matin et de onze heures à midi), et seulement à certaines portes, plus particulièrement placées sous la surveillance de la police.
- Le remplacement des permis provisoires par les jetons réglementaires de service fut ajourné.
- On dut renvoyer également à une époque ultérieure l’usage des cartes d’exposants. Beaucoup parmi ces derniers, 11e pouvant personnellement profiter de leur droit h l’entrée, entendaient îe céder à une autre personne, en se fondant sur les dispositions de l’article 12 du règlement des entrées. D’autres, arguant de l’importance de leurs expositions , se prévalaient de l’article 1 h pour obtenir une ou plusieurs cartes supplémentaires.
- Chacune de ces demandes nécessitait une instruction minutieuse et, la plupart d’entre elles ayant été présentées tardivement, il restait, au 3o avril, un nombre considérable de dossiers qui n’avaient pu être examinés. Ceux mêmes des exposants qui ne demandaient aucune faveur et voulaient jouir eux-mêmes de leur droit d’entrée n’avaient pas tous envoyé en temps utile les deux photographies exigées par le règlement.
- Par suite de ces diverses circonstances, un grand nombre d’exposants ou de représentants ne se trouvaient pas, au icr mai, en possession de leur carte d’entrée.
- Le Commissaire général, ne voulant cependant pas user de rigueur envers eux, les autorisa à pénétrer provisoirement dans l’enceinte de l’Exposition, sur le vu des permis qui leur avaient été délivrés antérieurement.
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- Aucune difficulté de ce genre n’existait pour les cartes de service. Ceux qui y avaient droit n’avaient pas attendu au dernier moment pour fournir leurs photographies. Les retardataires, en très petit nombre, se mirent promptement en règle, et il ne fut pas nécessaire de déroger, même momentanément, aux prescriptions du règlement qui leur étaient applicables.
- Pendant cette même période, l’Administration procédait à ses derniers travaux, tant à l’intérieur des Palais que dans les Parcs. On achevait la pose des planchers des galeries des machines; on complétait l’installation des galeries des beaux-arts et celle du vestibule d’honneur. Dans les Parcs, on s’occupait de la réfection des chemins et des allées qui avaient été défoncés par la circulation des camions. Cette dernière besogne dut être recommencée plusieurs fois par suite des mauvais temps qui régnèrent pendant le premier mois de l’Exposition.
- II
- PERIODE DU 2 0 MAI AU 31 OCTOBRE.
- L’Administration eut à pourvoir, pendant toute la durée de l’Exposition, à l’entretien des Palais et des Parcs, au service médical, à la sûreté générale et à certains services accessoires, tels que les postes et télégraphes.
- Surveillance et entretien.
- La surveillance des expositions étrangères avait été laissée aux Commissions nationales ; celles-ci tirent, pour la plu-
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- part, venir à Paris, afin de satisfaire à cette obligation, un certain nombre de soldats, auxquels le Ministre de la Guerre s’empressa d’offrir l’hospitalité dans une caserne voisine du Champ de Mars.
- Pour la section française, les Comités qui avaient présidé à l’installation des produits étaient chargés d’en assurer la garde; ils choisirent en conséquence, pour chaque classe, des agents, dont la nomination fut soumise à l’approbation du Commissaire général, et qui portaient un uniforme avec col et parements aux couleurs de leur groupe. Ces gardiens, outre leur service de surveillance, étaient préposés à l’arrosage et au balayage des salles qui leur étaient confiées.
- Au Trocadéro seulement, l’Administration s’était réservé de veiller elle-même à la parfaite sécurité des collections précieuses de l’exposition de l’art rétrospectif. Des gardiens choisis par elle avec un soin scrupuleux étaient placés sous la direction d’un inspecteur, qui avait organisé militairement le service de surveillance et faisait, pendant la journée et pendant la nuit, des rondes fréquentes.
- L’entretien des Palais, des Parcs et des jardins était confié à une partie du personnel qui avait dirigé les travaux de premier établissement; l’enlèvement des détritus par les tombereaux du service municipal qui desservaient les différents établissements de consommation se trouvait réglé par des ordres de service.
- Service médical.
- Le service médical, organisé dès la formation des chantiers de construction, comprenait d’abord, ainsi qu’on l’a dit précédemment, un médecin en chef et trois médecins
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- adjoints; il fut complété, lors de l’ouverture de l’Exposition, par la nomination de cinq nouveaux médecins adjoints. Deux postes, installés et meublés d’une façon convenable, étaient continuellement à la disposition du public. Des brancards roulants d’un maniement facile permettaient d’aller chercher sur-le-champ les personnes indisposées.
- On avait eu pour but d’assurer les premiers secours, non seulement aux nombreux agents et ouvriers employés dans les Palais et les Parcs, et que les conditions inaccoutumées du travail exposaient à de trop fréquents accidents, mais encore aux visiteurs frappés d’indispositions subites.
- Pendant la durée du service, le nombre des ouvriers soignés à domicile pour des affections chirurgicales et des maladies diverses s’éleva à 8,659; quinze d’entre eux succombèrent aux blessures reçues sur les chantiers ; 26,127 consultations furent données au personnel ouvrier, français ou étranger. Parmi les visiteurs, il se produisit 3 morts subites, et l’on eut à donner des soins 4702 personnes de toute nationalité. On trouvera dans un chapitre postérieur les développements relatifs à ce service intéressant.
- Police.
- Le rôle de la police prit, à partir de l’ouverture de l’Exposition, une importance exceptionnelle. On le comprend aisément. Les détails de son organisation et de sou fonctionnement sont indiqués dans une notice spéciale. Nous nous bornerons à dire ici que ce service fut de tous poiiils irréprochable.
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- Service d’incendie.
- Les secours contre l’incendie étaient assurés par un détachement du régiment de sapeurs-pompiers de la ville de Paris.
- Le Champ de Mars était divisé en cinq sections, possédant chacune un poste télégraphique. Ces cinq postes étaient reliés entre eux, et le poste principal, situé près de la porte Rapp, communiquait directement avec l’état-major des sapeurs-pompiers et avec la caserne de la rue Violet, à Grenelle.
- Dans l’étendue de chaque section et à des intervalles rapprochés, on avait disposé des appareils d’appel. A l’intérieur du Palais, ces appareils consistaient en boutons de sonnerie fixés sur les petites trappes des galeries; chacun d’eux, mis en action, faisait mouvoir, dans le poste de la section, un relais de sonnerie qui indiquait la galerie où les secours devaient être dirigés.
- Dans les annexes, les boutons de sonnerie étaient remplacés par des avertisseurs automatiques, qui faisaient fonctionner des récepteurs à cadran, dont l’aiguille indiquait le numéro de l’avertisseur et, par suite, l’endroit où les secours étaient réclamés.
- Au Trocadéro, les pompiers n’avaient qu’un poste télégraphique installé à la porte d’Iéna et relié à la caserne de Passy.
- Chaque matin, ces divers appareils, ainsi que les lignes, étaient vérifiés et entretenus en bon état. Un matériel complet et de nombreuses bouches d’eau formaient le complément indispensable des mesures adoptées contre l’incendie.
- Le matériel télégraphique (câbles, appareils de transmis-
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- sion) employé pour les services d’incendie et de police était fourni gratuitement par l’Administration des télégraphes, et le Commissariat général n’eut à payer que les frais de main-d’œuvre, s’élevant à la somme de 5,087 francs, l’achat des appareils spéciaux, montant à 2,785 francs, et les frais de démolition des lignes établies.
- Postes et Télégraphes.
- Les services du Télégraphe et de la Poste, confiés aux Administrations de l’Etat, étaient installés au Champ de Mars dans les bâtiments du Commissariat, porte Rapp. Conformément aux instructions de l’Administration, un essai de bureau mixte fut tenté ; les opérations de la poste et celles du télégraphe furent elfectuées dans le même local et par le même personnel. Un mode de transport spécial avait été adopté pour les dépêches télégraphiques.
- En 1867, la transmission s’opérait au moyen d’appareils électriques qui étaient reliés entre eux par plusieurs fils établis entre le Champ de Mars et le bureau central des Télégraphes. Lorsqu’à certaines heures l’affluence des dépêches était considérable, de grands retards étaient occasionnés par l’insuffisance des débouchés. Le télégraphe pneumatique a permis, en 1878, de donner au trafic un écoulement plus régulier. Deux tubes, l’un pour l’aller, l’autre pour le retour, faisaient communiquer le Champ de Mars avec le bureau central de la rue de Grenelle. Des machines à vapeur, établies dans le voisinage de la rue de Grenelle, actionnaient des pompes qui produisaient l’air comprimé ou l’air raréfié nécessaire à la mise en marche des boîtes porte-dépêches.
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- Pendant la durée de l’Exposition, le bureau mixte du Champ de Mars a perçu, pour la taxe des lettres et pour les droits sur les articles d’argent, unesommede4,4i 2fr. 7 6 cent. Il a délivré 2,013 mandats français, montant à 91,091 fr. 7 2 cent, et 1,143 mandats internationaux, montant ensemble à 67,71 o francs 81 centimes. Il a reçu, soit au guichet, soit des bureaux correspondants, 10,812 chargements de toute nature. Enfin, il a été expédié 36,97/1 dépêches, dont 29,766 intérieures et 7,208 internationales, tandis qu’en 1867, du ior avril au 10 décembre, il n’en fut expédié que 2 3,2 38, dont 18,691 intérieures et 4,5/17 internationales. (Voir t. II, tableaux nos 6 et 7.)
- Service d’inspection.
- Un service d’inspection fut créé, pour assurer la stricte exécution des règlements et signaler au Commissariat général les infractions ou les abus qui pouvaient se produire.
- L’inspecteur des établissements de consommation était chargé de veiller au bon ordre et à la propreté de ces établissements. Tous les samedis, il remettait à chaque concessionnaire le nombre de jetons de service et de laissez-passer pour voitures dont il avait besoin pour la semaine; il lui faisait également connaître le chiffre de sa redevance, basé sur le nombre des entrées payantes pour la quinzaine écoulée. Enfin il transmettait les ordres de service et les observations émanant du Cabinet. Un autre inspecteur avait mission de rendre compte de l’enlèvement des objets exposés, du commerce des concessionnaires autorisés à vendre des catalogues, en général de tous les faits contraires au bon ordre et aux règlements en vigueur.
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- Ventes permises. — Ventes tolérées. — Ventes impossibles à empêcher.
- Aux termes de l’article 33 du règlement général, l’enlèvement des objets vendus était formellement interdit, sauf autorisation spéciale du Commissaire général, avant la clôture de l’Exposition.
- Cependant, quelques nations étrangères ayant fait de l’autorisation de vente la condition sine qaâ non de leur participation, le Commissaire général crut devoir, en faveur de leurs exposants, se départir de la règle édictée par le règlement et admettre la vente et l’enlèvement des menus objets pendant la durée de l’Exposition.
- D’autre part, lors de rorganisation de la galerie du travail, les industriels qui vinrent y installer des ateliers furent autorisés à débiter les produits qu’ils fabriquaient sous les yeux du public. Il était dès lors bien difficile de ne pas montrer quelque tolérance à l’égard des exposants des galeries des machines qui faisaient fonctionner leurs appareils devant les visiteurs, et de leur interdire absolument ce qui était permis à leurs collègues de la galerie du travail.
- Mais des abus de toute nature ne tardèrent pas à se produire et à soulever de nombreuses réclamations.
- Au Trocadéro, les industriels des bazars orientaux ne se bornaient pas à vendre leurs produits; ils interpellaient les visiteurs, les provoquaient aux achats d’une façon absolument inconvenante. Aux abords du palais Algérien, des inconnus étaient venus dresser leur tente et faisaient le commerce d’objets de consommation et autres dont la provenance n’était rien moins que coloniale. Dans
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, la galerie des machines ou ses annexes, on vendait non seulement des objets fabriqués sur place, mais aussi des stocks de produits apportés du dehors; en maints endroits, de véritables comptoirs occupaient les espaces qui auraient dû être réservés aux machines et masquaient complètement la vue des appareils en mouvement. Ailleurs, la classe de la parfumerie était particulièrement signalée pour les ventes illicites.
- L’Exposition devenait ainsi une sorte de marché public et perdait de plus en plus le caractère que ses organisateurs avaient voulu lui assurer.
- On ne pouvait évidemment tolérer ces pratiques, contre lesquelles, du reste, nombre de négociants parisiens élevaient des plaintes aussi vives que fondées. On dut rappeler les exposants à l’exécution stricte des règlements. Toutefois, à la suite d’observations présentées par les Présidents de classe, le Commissaire général consentit à quelques tempéraments et autorisa la vente, à la condition qu’elle se bornerait aux objets entièrement fabriqués dans l’Exposition, à titre de spécimens d’une industrie intéressante. Il fit en conséquence demander aux Présidents des classes qui pouvaient bénéficier de cette mesure, de lui fournir la liste des exposants qui leur paraîtraient rentrer dans cette catégorie, et leva, au profit de ceux-là seuls qui lui étaient désignés, l’interdiction générale que de trop nombreux abus l’avaient contraint de prononcer. Les Comités s’engagèrent formellement à user de leur autorité pour maintenir la vente dans les limites qui venaient d’être définies.
- D’autre part, le Commissaire général fit signifier aux industriels interlopes qui s’étaient installés sans autorisation aux abords du palais Algérien d’avoir à disparaître dans le
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- plus bref délai, sous peine de voir leurs tentes et leur mobilier enlevés d’office par les soins de la police. Il rappela à ceux qui étaient régulièrement autorisés qu’ils devaient strictement se renfermer dans les bornes de l’emplacement qui leur avait été assigné, et que la provenance algérienne des objets de consommation ou autres débités par eux était de toute rigueur.
- Malgré tout cela, les contraventions signalées persistèrent et, par suite de la tolérance forcée dont jouissaient les étrangers, on fut très souvent réduit à fermer les yeux.
- Concerts. — Congrès et Conférences.
- L’exposition de l’art musical et la réunion des congrès et conférences au Trocadéro ont constitué deux innovations remarquables, dont le succès a été complet. Le public les a, dès l’origine, accueillies avec une faveur qui ne s’est pas démentie. En raison de la place considérable quelles ont tenue dans notre œuvre, nous avons pensé qu’il y avait lieu de leur consacrer des notices spéciales, que l’on trouvera plus loin.
- Exposition de l’art ancien.
- L’ouverture de l’exposition des sections historiques de l’art ancien ne put avoir lieu en même temps que celle des sections française et étrangères. L’incertitude qui avait longtemps régné sur le mode de construction du Palais du Trocadéro, les hésitations du Conseil municipal, les travaux de substruction imprévus qu’on avait dû entreprendre dans les anciennes carrières, tout avait concouru à retarder
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- l’achèvement de l’édifice destiné à recevoir les riches collections de l’art ancien.
- Néanmoins, dès le 7 mai, on put aviser les exposants qui avaient consenti à donner leur concours qu’on était prêt à recevoir leurs envois, et qu’ils devaient, sans plus tarder, procéder à leurs installations. En raison du haut intérêt artistique et scientifique qui s’attachait à cette partie de l’Exposition, on avait pris toutes les mesures pour en assurer le succès et protéger efficacement un tel ensemble d’objets d’art, dont beaucoup sont uniques en leur genre et dont la plupart possèdent une inappréciable valeur.
- A partir du jeudi h juillet, les galeries du Palais du Trocadéro furent ouvertes au public de huit heures du matin à six heures et demie du soir. Outre les seize surveillants spécialement affectés à cette partie de l’Exposition , le service de la police des galeries archéologiques comprenait, les jours ordinaires, huit agents de police en uniforme et quatre en bourgeois, et, les jours fériés ou autres, où l’affluence des visiteurs était considérable, douze agents en uniforme et huit en bourgeois. En outre, une surveillance spéciale était établie aux portes mêmes des galeries, afin que nul n’en sortît avec un paquet, sans être muni d’un laissez-passer régulier. Pour préserver les objets exposés de l’action de la lumière directe, on avait disposé, au-dessous du vitrage, des vélums qui atténuaient l’intensité du jour. Les baies géminées qui devaient éclairer les galeries du côté nord ayant été hermétiquement fermées et les vasistas destinés au renouvellement de l’air paraissant insuffisants, des mesures avaient été prises pour assurer, dans des conditions convenables, la ventilation des salles.
- On reconnut bientôt que l’admission du public dès le
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- matin présentait cle nombreux inconvénients, et, pour y remédier, on modifia le service à partir du a5 juillet, de manière à conserver aux personnes qui payaient double entrée la faculté de visiter cette section de huit à dix heures du matin, et à ne recevoir qu’à partir de midi seulement les visiteurs munis de tickets simples. Ces dispositions lurent maintenues jusqu’à la clôture de l’Exposition. (Voir la notice spéciale consacrée à cette exposition.)
- Bibliothèque technologique.
- L’organisation de la Bibliothèque technologique a été provoquée par le Comité d’admission de la classe 5à. Le but qu’on se proposait était de réunir tous les ouvrages techniques présentés par les auteurs eux-mêmes et relatifs aux diverses industries du groupe VI, et de créer ainsi un centre d’informations certaines sur les objets exposés, ainsi que sur les moyens mis en œuvre pour les produire.
- Un comité spécial, formé de cinq membres du Comité d’admission de la classe h h et des présidents des dix-huit classes du groupe VI, fut constitué à cet effet.
- On peut évaluer à 3,ooo le nombre des volumes qui figurèrent dans la Bibliothèque technologique. Parmi eux se trouvaient des collections importantes qui n’existent d’ordinaire que dans les bibliothèques spéciales. On y remarquait aussi une série de publications officielles administratives. Plus de trois cents auteurs exposèrent eux-mêmes leurs œuvres. Un catalogue de tous ces ouvrages fut dressé, en suivant méthodiquement la classification générale du groupe VI.
- Pour subvenir aux frais de premier établissement et
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, d’installation, on fit appel aux classes du groupe d’abord; puis on imposa à chaque exposant une contribution fixe par personne et par volume. Grâce aux soins dévoués du Comité, on put ainsi, sans subvention administrative, réunir les ressources nécessaires pour l’organisation complète d’une œuvre dont l’utilité a été pleinement démontrée. Elle a surtout été appréciée par les nombreux ingénieurs qui ont visité l’Exposition.
- La Bibliothèque technologique était pour eux un véritable centre de réunion, où ils rencontraient un ensemble exceptionnel de renseignements sur toutes les industries qui intéressent leur profession.
- Les ingénieurs anciens élèves de l’Ecole centrale, qui avaient organisé des visites hebdomadaires dans toutes les parties de l’Exposition, venaient également à la Bibliothèque entendre un court exposé sur les produits ou les appareils qu’ils allaient examiner, afin d’apporter dans leur visite plus de méthode et d’en mieux coordonner les résultats.
- La société d’excursions, qui a prêté un concours si utile à l’Administration pour la conduite des délégations ouvrières dans l’Exposition, a trouvé également dans la Bibliothèque technologique le lieu de réunion le plus favorable pour ses explications.
- Essais de machines agricoles sur le terrain.
- Comme complément de l’exposition d’agriculture, l’Administration avait décidé que les machines et appareils agricoles exposés seraient expérimentés sur le terrain, et onze objets d’art avaient été mis par elle à la disposition de la Commission des essais, pour récompenser les mérites exceptionnels.
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- Trois séries de concours furent organisées: la première, à Monnant, pour les machines à moissonner et à lier les céréales et les fourrages : faucheuses, faneuses, râteleuses, etc. le 22 juillet et jours suivants.
- La deuxième à Petit-Bourg, pour les appareils mus par la vapeur et par des attelages, et appropriés à la culture du sol : extirpateurs, brabants, charrues,herses, rouleaux, etc. Ces essais commencèrent le 29 juillet.
- La troisième, enfin, concernait les machines et instruments d’intérieur de fermes : batteuses, tarares, épier-reurs, etc. Ce dernier concours eut lieu, le ier août, dans l’enceinte de l’esplanade des Invalides.
- Un grand nombre de concurrents prirent part à ces essais, qui mirent en relief les progrès récemment réalisés dans l’outillage agricole.
- Concours temporaires.
- Outre les concours temporaires d’animaux vivants et les concours de quinzaine d’horticulture, on organisa des expositions temporaires de beurres et fromages; elles formèrent une annexe intéressante de la classe à laquelle ressortis-saient ces produits, qui 11’avaient pu trouver place dans les galeries du Palais du Champ de Mars. Un nombre assez considérable de récompenses leur furent attribuées.
- Fête du 30 juin.
- Dès que le Gouvernement eut décidé qu’une grande fête nationale aurait lieu le 3o juin à Paris, pour célébrer le succès de l’Exposition et en perpétuer le souvenir, le Com-
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- missaire générai songea anx dispositions qu’ii y avait lieu de prendre, pour que cette fête ne se passât pas tout entière hors de l’Exposition.
- Sur toutes les lignes de chemins de fer, des trains de plaisir devaient être organisés et amener à Paris, pour cette journée, un concours immense de population. Il fallait attirer dans les enceintes de l’Exposition le plus grand, nombre possible de visiteurs et, pour cela, abaisser le prix d’entrée dans de larges proportions. On avait proposé d’abord d’établir, pour ce jour, la gratuité absolue. Ce n’était pas la première fois que cette question se présentait. On s’était demandé, lors de l’élaboration du règlement des entrées, si le principe de la gratuité ne devait pas y être introduit, et s’il n’y aurait pas lieu de l’appliquer un ou deux dimanches par mois. Mais on s’était aperçu que cette idée, si démocratique quelle fut, inspirait de grandes appréhensions. Autant les exposants sont heureux de voir autour de leurs vitrines un grand nombre dé visiteurs, autant ils redoutent la foule, qui ne voit rien, n’entend rien et qui, dans ses mouvements désordonnés, peut occasionner les plus graves accidents.
- On avait donc du renoncer à introduire le principe de la gratuité dans le règlement et, pour les mêmes motifs, on ne crut pas devoir décider, pour le 3o juin , la suppression absolue de la taxe, mais on abaissa le droit d’entrée à 2 5 centimes et on engagea l’Administration des finances à installer, pour ce jour-là seulement, un service spécial qui recevrait du numéraire aux lieu et place des tickets réglementaires.
- Il fut, en outre, arrêté que l’on éclairerait à la lumière électrique les parties les plus élevées des Palais,ceux quipou-
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- vaient être vus de loin; car on ne pouvait espérer attirer autour de l’Exposition le flot des curieux qui se porterait de préférence, dans la soirée du 3o, sur les points où des feux d’artifice devaient être tirés.
- Enfin, on résolut de profiter,de cette fête nationale pour inaugurer la statue de la République, due au ciseau du sculpteur Clésinger. Cette œuvre d’art devait occuper la place d’honneur à l’entrée du Palais du Champ de Mars, le jour de l’ouverture de l’Exposition. Mais des difficultés de diverses natures avaient retardé jusqu alors son installation; le Commissaire général s’empressa de les aplanir et de prendre, de concert avec le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, toutes les mesures nécessaires pour que cette inauguration pût se faire, le 3o juin, avec une grande solennité.
- La cérémonie eut lieu à neuf heures du matin. Les Ministres étaient présents et furent reçus par le Commissaire général, entouré de sou haut personnel. Dans l’assistance nombreuse qui se pressait autour de la plate-forme du Champ de Mars, on remarquait les Vice-Présidents du Sénat et de la Chambre des Députés, un grand nombre de Sénateurs et de Députés, le Préfet de la Seine et le Préfet de police, tout le Conseil municipal ayant à sa tète son Président, les Membres des Commissions étrangères et les Présidents des Comités français, des personnes notables appartenant au monde des lettres et des arts, etc.
- Après deux discours du Ministre de l’Agriculture et du Ministre de l’Intérieur, la foule se sépara aux cris de : Vive la France! vive la République!
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- VISITEURS ET VOYAGEURS-Mouvement des visiteurs.
- Si le succès d’une exposition se mesure au nombre de visiteurs quelle attire, on peut dire que l’Exposition de 1878 a complètement éclipsé celles qui l’ont précédée.
- En 1867, en effet, le chiffre des entrées constatées aux tourniquets était de 9,062,965. Le nombre des visiteurs en 1878 s’est élevé à 16,102,089, savoir : 12,7^1,656 visiteurs munis de tickets et 3,3 60, A3 3 porteurs de cartes d’abonnement, de cartes de faveur ou de service. (Voir t. II, tableau n° 8.) Une aussi énorme affluence de public compliquait singulièrement l’organisation du service des transports. Il s’agissait, en tenant compte de l’aller et du retour, de pourvoir au chiffre considérable de 166,000 déplacements par jour, et ce chiffre lui-même, ne représentant que la moyenne générale, pouvait être et a été doublé en certaines occasions. Mais l’Administration avait pris toutes ses précautions; elle avait étudié et discuté de longue main, avec les diverses entreprises, les mesures exceptionnelles qu’il y avait lieu de prendre à partir du icr mai et pendant toute la durée de l’Exposition, et elle a eu la satisfaction de voir que, dans aucune circonstance, les moyens de transport 11’ont vraiment fait défaut.
- Nous allons indiquer sommairement les principales dispositions qui furent adoptées à cet effet.
- La compagnie du chemin de fer de l’Ouest organisa un service de trains spéciaux : i° entre la gare Saint-Lazare et
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- les gares du Trocadéro et du Champ de Mars; 2° entre les gares de la Bastille et de Bercy et celle du Champ de Mars. Sa gare du Champ de Mars reçut 2,159,255 visiteurs, dont 961,9/17 à l’aller et 1,197,308 au retour. (Voir t. II, tableau n° 9.)
- 12,000 voitures à 2 et 4 places, sans compter les voitures de courses et les tapissières, furent mises parles industriels à la disposition du public. La Compagnie générale, à elle seule, a pris 455,624 chargements pour le Champ de Mars et 207,988 pour le Trocadéro. Si l’on évalue à 2 voyageurs la moyenne des chargements, elle a donc amené à l’Exposition 1,327,224 visiteurs. (Voir t. II, tableau n° 10.)
- Outre le service ordinaire et normal des bateaux-omnibus qui vont d’Ivry à Auteuil, faisant escale à toutes les stations et notamment, sur la rive droite, au pont de l’Alma, à Ghaillot et à Passy, trois services directs furent établis : i° du pont d’Austerlitz; 2°de l’Hôtel de ville; 3° du quai des Tuileries, au pont d’Iéna, avec stations intermédiaires. Ces bateaux ont amené à l’Exposition 3,41 6,360 visiteurs et en ont repris 3,563,703. (Voir t. II, tableau n° 11.)
- Avant l’ouverture de l’Exposition, la Compagnie générale des omnibus avait deux lignes d’omnibus et trois lignes de tramways passant près du Champ de Mars ou du Trocadéro. Elle modifia le parcours de trois de ses anciennes lignes, pour leur faire desservir l’Exposition, et en créa deux : l’une, d’Auteuil à Saint-Sulpice, passant par le Champ de Mars, et l’autre, du Palais-Boyal à la porte Bapp. En outre, elle inaugura quatre lignes de tramways : i° de la Viîlette au Trocadéro; 20 de la Bastille au pont de l’Alma; 3° de la gare d’Orléans au pont de l’Alma, et enfin un ser-
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- vice spécial du Louvre au pont d’iéna. Les voyageurs transportés sur ces lignes d’omnibus ou de tramways, du ier mai au 10 novembre 1878, ont été au nombre de 27,693,563. Il est impossible de déduire, d’après ce chiffre total, le nombre des visiteurs à destination ou en provenance de l’Exposition. Mais les deux services spéciaux du Palais-Royal à la porte Rapp et du Louvre au pont d’Jéna, qu’on peut considérer comme n’ayant à très peu près desservi que l’Exposition, ont transporté à eux seuls 1,355,773 voyageurs. (Voir t. II*. tableau n° 12.)
- Enfin, la compagnie des tramways Sud avait deux lignes desservant l’Exposition: celle de Montparnasse à l’Etoile, qui, du ter mai au 10 novembre 1878, a transporté 3,190,759 voyageurs, tandis quelle n’en avait transporté que 1,978,860 pendant la même période de 1877; celle de Vanves à l’avenue d’Antin, passant par l’Ecole militaire, quelle créa et qui, pendant la durée de l’Exposition, a transporté 815,652 voyageurs. (Voir t. II, tableau n° i3.)
- On voit par ces chiffres comment on a pu faire face à cet énorme mouvement de visiteurs. Il était difficile d’espérer mieux.
- Entrées gratuites données aux instituteurs.
- Le Ministère de l’Instruction publique avait, on s’en souvient, organisé, dans la galerie des arts libéraux et dans le voisinage des classes 6, 7 et 8, une exposition spéciale a laquelle il avait convié tous les membres du corps enseignant. Un grand nombre d’instituteurs avaient répondu à cette invitation. Mais l’exposition du Ministère était restée anonyme; les noms des participants ne figuraieut point au
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- catalogue et n’étaient même pas connus de l’Administration de l’Exposition ; ces instituteurs ne pouvaient donc revendiquer le privilège des autres exposants et n’avaient pas de droit à l’entrée gratuite.
- Le Commissaire général était néanmoins très désireux de leur procurer les moyens de visiter l’Exposition sans entamer leur modeste budget. Mais il avait en même temps à sauvegarder les intérêts de l’Etat, et il devait veiller à ce qu’on n abusât pas des faveurs qu’il était disposé à accorder.
- Pendant les premiers jours, des laissez-passer furent délivrés aux instituteurs qui se présentèrent au Commissariat munis d’un certificat du Ministère de l’Instruction publique, constatant leur qualité d’exposants. Mais bientôt le nombre des postulants devint si considérable qu’il fallut renoncer à ce mode de procéder et aviser à des mesures plus simples.
- D’autre part, le Ministère de l’Instruction publique, de concert avec les recteurs et les inspecteurs d’académie, organisa deux séries de voyages d’instituteurs, et il lui fut remis par le service des entrées un nombre suffisant de jetons de service, valables pendant une semaine, pour leur être distribués.
- Les instituteurs ne furent pas seuls appelés à jouir de cet avantage : cent élèves de chacune des Ecoles des arts et métiers d’Angers, de Châlons et d’Aix vinrent, dans les mêmes conditions de gratuité, visiter l’Exposition et reçurent des permis valables pendant sept jours.
- La même faveur fut aussi concédée, d'accord avec le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, aux chefs d’institution ou aux directeurs d’orphelinats qui sollicitaient pour leurs élèves l’entrée gratuite à l’Exposition, toutes les fois
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- que leurs visites parurent avoir un but réellement utile. Mais on exigea que les élèves vinssent par groupes de vingt au plus et toujours sous la conduite d’un maître. Muni d’une autorisation du Commissaire général, le chef d’institution pouvait se présenter au service des entrées, où on lui remettait le nombre de tickets accordés.
- Délégations ouvrières.
- La loi du 17 mai 1878 autorisait le Ministre de l’Agriculture et du Commerce à allouer des subventions aux délégations agricoles et ouvrières et à leur accorder une somme double de celle qui serait votée par les Conseils généraux et municipaux. Mais les Conseils généraux ne se réunissant qu’au mois d’août, ce ne fut qu’au commencement du mois de septembre que le Ministre put faire connaître aux Préfets le montant de la subvention affectée à chaque département.
- Malgré la part considérable quelle prenait dans les dépenses occasionnées par les voyages des délégations, l’Administration ne voulait point intervenir dans la répartition individuelle des crédits votés par l’Etat. Elle transmit à cet effet tous ses pouvoirs aux administrations ou aux Commissions départementales, qui firent le choix des délégués et fixèrent le montant de l’indemnité à allouer à chacun d’eux.
- Mais elle tenait à rendre la mission de ces délégués aussi profitable que possible. Une Commission fut instituée, par arrêté du 11 septembre, pour faire choix d’un certain nombre d’hommes spéciaux, qui seraient appelés à fournir aux délégations des explications pratiques et précises sur les diverses parties de l’Exposition. La tâche de cette Commission fut singulièrement facilitée par la collaboration dé-
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- vouée d’une société qui s’était librement formée dans le même but. De l’ouverture de l’Exposition au 10 septembre, cette société avait fait faire ko conférences gratuites dans les principales classes, notamment sur les appareils de météorologie, de télégraphie, d’imprimerie, sur les machines à produire le froid, les procédés et les instruments agricoles, le musée ethnographique, etc.
- Elle offrit son concours à la Commission administrative, qui l’accepta avec empressement, et se mit en devoir d’augmenter son personnel et ses moyens d’action. Elle réunit 8o démonstrateurs, quelle groupa sous sa direction et qui fournirent aux délégués 612 séances d’explications ou de conférences. Le nombre des auditeurs dépassa 16,000.
- L’honneur de cette heureuse conception et des résultats utiles quelle a donnés revient, pour la plus grande part, à M. Géraud, secrétaire de la Société des excursions scientifiques, industrielles et littéraires, fondée sous la présidence de M. Krantz.
- Loterie nationale.
- La loterie nationale, constituée d’ailleurs en dehors du Commissariat général, devait créer des ressources très considérables pour subventionner les visites des ouvriers, des instituteurs et autres personnes peu aisées, à l’Exposition. Le tiers du produit de la vente des billets était destiné à cette œuvre d’intelligente charité, qui justifiait, dans une certaine mesure, l’initiative de l’Administration en faveur d’une opération que nos habitudes et nos lois n’autorisent que fort exceptionnellement. Malheureusement, la mise en vente tardive d’une grande partie des billets ne permit pas
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- de réaliser en son entier le programme du Ministre, et cette subvention, qui aurait du s’élever à k millions, ne put atteindre que 2 millions de francs.
- Nous devons ajouter que les ouvriers de Paris n’eurent pas à souffrir de ce contretemps: 5oo,ooo billets gratuits furent mis en effet à la disposition du Préfet de la Seine pour leur être distribués.
- Mouvement des voyageurs.
- La ville de Paris a largement profité du succès de l’Exposition de 1878. Pendant sa durée, les cinq grands réseaux de chemins de fer ont amené à Paris i2,i5A,qo5 voyageurs. Pendant la période correspondante de 1877, ils 11’en avaient transporté que 9,552,4iû, soit une différence, eu faveur de 1878, de 2,602,491 voyageurs.
- Si l’on consulte les registres des garnis de la Préfecture de police, on voit que, du premier mai au 3i octobre, les garnis ont reçu 57 1,792 locataires, dont 353,1 70 Français et 218,622 étrangers. En 1877 (année ordinaire) et pendant la même période, 011 n’en trouve que 263,018, dont 18/1,21/1 Français et 78,80/1 étrangers.
- Enfin, si l’on compare l’état des recettes des théâtres pendant les mois de mai, juin, juillet, août, septembre et oc-
- tobre 1877 et 1878, on trouve :
- Pour 1878, une somme de......... 18,673,00^ 97e
- Pour 1877, une somme de......... 8,255,981 78
- Différence en faveur de 1878. . . 10,317,078 99
- Ces chiffres sont éloquents; ils suffisent à montrer l’influence qu’a exercée l’Exposition de 1878 sur quelques-unes des branches du commerce ou cle l’industrie.
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- EXPLOITATION.
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- IV
- RÉCOMPENSES.
- Le Décret du tà août 1877 avait approuvé le règlement fixant la nature des récompenses et organisant les Jurys chargés de les répartir.
- Aux termes de l’article 2 de ce règlement, le Jury international se composait de 650 membres: 35o étrangers et 300 français. On devait nommer en outre 3s5 jurés suppléants, 175 étrangers et i5o français.
- L’article 3 spécifiait que les membres français seraient nommés par décret, sur la proposition delà Commission supérieure, et que toutes les nominations devraient être faites avant le 1e1'février 1878.
- Par l’article 6 on mettait à la disposition du Jury international, pour les beaux-arts, les récompenses suivantes :
- Médailles d’honneur et objets d’art d’origine
- française . ................................... 17
- Premières médailles........................ 3 a
- Deuxièmes médailles......................... hh
- Troisièmes médailles........................ U8
- Enfin, d’après l’article 10, les récompenses attribuées aux expositions collectives ou individuelles des produits de l’agriculture et de l’industrie étaient réglées comme suit:
- Grands prix et allocations exceptionnelles en
- argent..................................... 100
- Médailles d’or.................................. 1,000
- Médailles d’argent........................... A,000
- Médailles de bronze............................. 8,000
- Mentions honorables............................ 8,000
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- Le nombre total des récompenses était donc de 21,2/11.
- Relativement à la composition et à la nomination du Jury, il a été dit antérieurement que, par la force même des choses, le Jury n’avait pu être constitué à l’époque prescrite.
- Un nouveau Décret, en date du 20 avril 1878, vint d’ailleurs modifier le règlement du 1 k août 1877, en portant à 750 le nombre des jurés titulaires, ûoo étrangers et 35o français, et en reculant jusqu’au i5 mai 1878 le délai fixé pour la nomination des membres français.
- Dès que le Jury fut constitué, la Commission supérieure des expositions internationales, après s’être concertée avec les diverses Commissions étrangères, en répartit, entre les différentes classes, les membres étrangers et français. (Voir t. II, tableau n° 1 k.)
- Les opérations des jurys commencèrent alors. Les jurys de classe procédèrent à l’examen des produits, appareils ou procédés qui leur étaient soumis et firent, sans distinction de nationalité, le classement des exposants qui leur paraissaient dignes de récompense. Ils dressèrent également la liste de ceux qui, soit qu’ils eussent accepté les fonctions de membres du Jury international, soit qu’ils eussent été appelés à titre d’associés ou d’experts, se trouvaient mis hors de concours.
- Leur travail fut remis aux jurys de groupe, qui, après avoir examiné les réclamations de leur compétence, arrêtèrent les listes de classement dressées par les jurys de classe.
- Enfin, le 2 3 juillet, le Jury des présidents se réunit pour recevoir communication des propositions faites par les jurys de groupe et arrêter définitivement l’état des récompenses.
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- Les propositions des jurys des groupes étaient les sui-
- vantes :
- Diplômes d’honneur.............................. 671
- Grands prix..................................... i3o
- Médailles d’or..............'.............. 2,516
- Médailles d’argent.......................... 6,313
- Médailles de bronze........................... 9,086
- Mentions honorables........................... 9,4o3
- Total des récompenses........... 28,019
- On était loin du chiffre de 21,2/11, fixé par le Décret, et, d’après les explications fournies par les présidents, il était manifeste que le nombre de récompenses de chaque catégorie prévu par le règlement était de beaucoup inférieur aux besoins justifiés par les rapports.
- Aussi fut-il décidé qu’on demanderait au Ministre de réunir à bref délai la Commission supérieure, dans le but de modifier le règlement, en ce qui concernait le chiffre des récompenses, et que cette demande serait soutenue par les présidents des jurys de groupes.
- La réunion eut lieu le 26 juillet, sous la présidence du Ministre de l’Agriculture et du Commerce. On arriva facilement à convaincre la Commission supérieure que les attributions légitimes de récompenses étaient impossibles, si l’on s’en tenait au chiffre fixé par le règlement. Aussi se décida-t-elle à donner pleins pouvoirs au Jury des présidents pour accepter ou modifier les propositions des jurys de groupes.
- Il fut également admis que le Jury des présidents accorderait une valeur absolue aux décisions des jurys de classes et de groupes, lorsqu’elles s’appliqueraient, les premières, aux médailles de bronze et aux mentions honorables, les se-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, corides aux médailles d’or et d’argent, et qu’il se réserverait l’attribution des grands prix.
- Dans ces conditions, on n’eut plus à discuter et à résoudre que les réclamations soulevées, soit par les exposants eux-mêmes, soit par des membres du Jury. Après y avoir consacré plusieurs séances, le Jury des présidents déclara, à la date du 9 août, ses opérations closes.
- Le 1 2 août, une circulaire du Directeur des sections étrangères en informait les Commissaires étrangers.
- ccL’assemblée a décidé, était-il dit, qu’il n’y a pas lieu de tenir compte des réclamations formulées contre les jugements rendus par le Jury international. Les récompenses inscrites sur les listes remises par les jurys de classes, signées par les membres de ces derniers et approuvées par le Conseil des présidents, après révision des jurys de groupes, seront considérées comme définitives, une fois quelles auront reçu les corrections matérielles que comporte leur rédaction, si longue et si compliquée. y>
- Toutefois, le Conseil des présidents avait résolu qu’une enquête minutieuse serait faite au sujet des expositions signalées comme n’ayant pas été examinées, pour un motif quelconque. Dans le cas où les réclamations présentées dans ce sens étaient reconnues fondées, on procédait à l’examen des produits oubliés, et si une récompense était accordée par le Jury, elle était ajoutée à la liste, avec l’approbation du Jury des présidents.
- On arriva ainsi au chiffre total et définitif de 29,810 récompenses de degrés différents, classées comme suit :
- Diplômes d’honneur.......................... 82/1
- Grands prix.................................. 181
- Rappels de grands prix................... 13
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- EXPLOITATION.
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- Diplômes à la mémoire d’artistes décédés. ... 38
- Diplômes équivalant à une médaille d’or....... 76A
- Médailles d’or................................ 2,02 3
- Rappels de médailles d’or........................... 282
- Diplômes équivalant à une médaille d’argent.. A79
- Médailles d’argent............'............... 6,212
- Rappels de médailles d’argent....................... Ai3
- Diplômes équivalant à une médaille de bronze. 217
- Médailles de bronze............................... 9>i56
- Rappels de médailles de bronze...................... 125
- Mentions honorables........................... 9,213
- On remarque que dans cette énumération figurent des récompenses dont ii n’était, pas question dans le règlement, à savoir : les diplômes équivalant à une médaille et les rappels de médailles.
- La création de ces diplômes et du rappel des médailles avait été l’objet d’une discussion très sérieuse dans la réunion des présidents de groupes.
- Les diplômes furent la récompense des expositions collectives : la médaille ne pouvant être donnée effectivement à chacun des membres de la collectivité, il sembla naturel de la remplacer par l’attribution d’un diplôme, sur lequel étaient inscrits tous les noms des participants et dont un exemplaire était délivré à chacun d’eux.
- Quant au rappel des médailles obtenues en France à l’une des expositions internationales, on l’appliqua aux exposants dont l’industrie, n’ayant point progressé, 11e méritait pas une récompense d’un degré supérieur.
- Les jurys de classes hésitaient à sacrifier les industriels qui se trouvaient dans ces conditions, en les repoussant de la liste des récompenses, et c’est sur leur proposition que le Conseil des présidents prit la résolution qui autorisait le rappel.
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- La liste qui précède ne comprend point les récompenses attribuées aux exposants d’animaux vivants. A l’occasion des concours de l’esplanade des Invalides, il a été distribué :
- Objets d'art*................................. 27
- Médailles..................................... i,5o2
- Bons de primes................................ 1, & 2 2
- La distribution des récompenses avait été primitivement fixée au 18 septembre; mais cette date ne fut pas maintenue. D’une part, le temps matériel aurait manqué pour la confection et la révision des listes des lauréats; d’autre part, le Gouvernement, désirant donner un grand éclat à cette solennité, voulait être assuré de la présence des membres du Sénat et de la Chambre des députés. Il fut donc décidé qu’elle serait reculée jusqu’au lundi 21 octobre, date qui coïncidait avec l’ouverture de la session législative.
- Pour cette cérémonie, le Palais des Champs-Elysées avait été disposé de façon à pouvoir contenir environ 3 0,000 spectateurs. Sur une immense estrade, qui occupait toute la nef du côté de l’est, avaient pris place : le Président de la République, les Présidents du Sénat et de la Chambre des députés, S. M. le Roi don François d’Assise, S. A. R. le Prince de Galles, S. A. R. le Prince de Danemark, S. A. R. le Prince de Suède et de Norwège, S. A. R. le Comte de Flandres, S. A. R. le Duc d’Aoste, le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, le Commissaire général et les Directeurs des sections, les Ministres, le Préfet de la Seine et le Préfet de police avec leurs secrétaires généraux, le Grand Chancelier de la Légion d’honneur, le général Gouverneur de Paris, le Vice-Président du Conseil d’Etat, les Présidents du Conseil général de la Seine et du Conseil municipal de Paris, les
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- membres du Sénat, de la Chambre des députés, les représentants du corps diplomatique et des grands corps de l’État.
- Une avenue garnie de trophées conduisait du grand portail du Palais à cette estrade. G’est par cette avenue que se présenta et vint défder, bannières entête, devant le Président de la République, un cortège composé des bureaux des jurys de groupes, des présidents des jurys de classes et des exposants titulaires des plus hautes récompenses.
- Après les discours prononcés par le Président de la République et par le Ministre de l’Agriculture et du Commerce , on proclama les nominations dans l’ordre de la Légion d’honneur ayant pour objet le personnel de l’Exposition, les Etrangers et les Français. Puis le Directeur des sections étrangères appela, par ordre de pays, les présidents des Commissions étrangères, qui vinrent recevoir des mains du Président de la République et des Princes, présidents d’honneur, les diplômes des grands prix et les médailles d’honneur obtenues dans les neuf groupes par leurs exposants.
- Les grandes récompenses décernées dans chaque groupe aux exposants français furent ensuite proclamées par le Directeur de la section française.
- Avant de se retirer, le Président de la République remercia de nouveau les Commissaires étrangers et les présidents de groupes de leur concours dévoué.
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
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- PROROGATION DE L’EXPOSITION DU ltrAU 10 NOVEMBRE.
- La clôture de l’Exposition avait, comme on sait, été fixée au 3i octobre.
- Néanmoins, dès le mois de septembre, des bruits de prorogation circulaient dans le public et trouvaient bon accueil chez un assez grand nombre d’exposants.
- Le retard apporté à la distribution des récompenses était le principal argument invoqué en faveur de cette mesure. Les exposants récompensés, ne pouvant faire connaître au public qu’après la cérémonie officielle la distinction dont ils avaient été honorés, se plaignaient avec raison du peu de temps qui leur était laissé pour donner à cette distinction toute la publicité désirable.
- La presse elle-même avait entamé une campagne contre la clôture de l’Exposition à l’époque réglementaire. Quelques journaux annonçaient que le Gouvernement était décidé à en prolonger la durée, en laissant aux exposants la liberté de faire emporter, à partir du tC1' novembre, les objets achetés. D’autres, se disant l’écho d’un grand nombre d’industriels, exprimaient le désir que les portes de l’Exposition fussent fermées au jour indiqué, mais pour être ouvertes de nouveau au printemps jusqu’au 3i octobre 1879.
- Suivant eux, les galeries de l’Exposition n’avaient été réellement installées qu’au mois de juin; on n’avait donc eu que quatre mois pour les parcourir et étudier les produits et les appareils qui y étaient accumulés. Etait-ce là un délai suffisant pour tirer de cette grande manifestation les enseignements et le prolit désirables?
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- Ils ajoutaient que, si Ton restait dans les limites du règlement, le résultat atteint serait loin d’être en rapport avec l’importance des dépenses, avec l’immensité des efforts accomplis.
- Les Commissaires étrangers ne tardèrent pas à s’émouvoir de ces rumeurs et demandèrent à être renseignés, en temps utile, sur la réalité des projets que l’on prêtait au Gouvernement français. Il était donc indispensable de prendre, à bref délai, une détermination.
- Les engagements stipulés dans les Décrets d’août et de mai 1876 et rappelés dans le règlement général étaient formels; ils constituaient un véritable contrat entre le Gouvernement et les exposants. On ne pouvait songer à en éluder les dispositions. Les exposants devaient donc conserver la liberté d’emporter leurs produits dès le icr novembre. D’autre part, on n’avait guère à compter sur un grand nombre de visiteurs à partir de cette époque, où les jours sont déjà de courte durée et où la température devient inclémente dans un édifice aménagé surtout pour la saison d’été. Enfin, il 11’était vraiment pas raisonnable de continuer à supporter des frais considérables d’entretien et de surveillance pour le plaisir de quelques rares visiteurs.
- Cependant, prenant en considération la date tardive de la distribution des récompenses et les demandes d’un grand nombre d’exposants étrangers et français désireux d’écouler une partie de leurs produits, le Gouvernement consentit à reporter au 10 novembre la date de la clôture de l’Exposition.
- Le 10 octobre, cette décision fut portée à la connaissance des intéressés et provoqua, de la part des Commissaires étrangers, de nombreuses réclamations. Quelques-uns d’entre eux avaient déjà pris leurs dispositions-pour
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, commencer leurs emballages dès la seconde quinzaine d’octobre. Le Commissaire général dut leur faire savoir que des ordres sévères étaient donnés pour empêcher l’entrée de caisses et emballages vides dans l’enceinte de l’Exposition jusqu’au ier novembre; mais en même temps il leur donnait l’assurance que les exposants qui en manifesteraient le désir auraient la faculté de retirer leurs produits à partir de cette date, et que les travaux de rétablissement des voies ferrées commenceraient, du coté des sections étrangères, dès le lendemain des fêtes de la Toussaint.
- La prolongation décidée, quoique de bien courte durée, créait à l’Administration quelques difficultés. Il fallait, en effet, concilier les légitimes prétentions des exposants qui voulaient enlever leurs produits avec les droits des visiteurs, dont la circulation ne devait pas être gênée. Les règlements en vigueur depuis le 20 mai n’étaient plus applicables à partir du ier novembre; les instructions relatives à la réexpédition des produits, datées du i5 septembre 1876, ne l’étaient pas davantage; il fallut organiser, pour cette période de dix jours, un mode spécial d’exploitation.
- Les voies ferrées ne pouvant être rendues à la circulation dès le ier novembre, il fut décidé que tous les colis réexpédiés pendant la prorogation devraient, quel que fût leur poids, être camionnés aux diverses gares de départ; que les camions et véhicules de toute sorte, vides ou chargés de caisses vides, ne pourraient entrer chaque jour que de six à dix heures du matin, et que toutes les opérations de chargement, d’emballage et de transport devraient être terminées à onze heures précises du matin. Passé cette heure, on ne pouvait tolérer, dans l’enceinte de l’Exposition, aucun travail susceptible d’entraver la circulation ou de gêner les
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- visiteurs. Nul objet d’ailleurs ne sortait sans être accompagné, soit de la déclaration de l’exposant, soit du laissez-passer en usage pour les sections étrangères, soit du bulletin justificatif établi en vue de la réduction de tarifs fixée par l’arrêté ministériel du 26 décembre 1876.
- L’enlèvement des objets vendus était également autorisé pendant la période du 1er'au 10 novembre; mais leur sortie ne pouvait se taire que par certaines portes. Tout objet, pour franchir l’enceinte de l’Exposition, devait être accompagné, soit d’une facture signée par l’exposant vendeur, soit d’un laissez-passer régulier revêtu des timbres de l’Administration de la douane et de l’Administration de l’octroi.
- Enfin, aucune entrée de produits n’était autorisée pendant la prorogation, et le stock des marchandises mises en vente par chaque exposant ne pouvait, sous aucun prétexte, être renouvelé.
- Ces dispositions transitoires firent l’objet d’un ordre de service publié le 2b octobre, et furent maintenues en vigueur jusqu’au 10 novembre. Une seule modification y fut apportée, en ce qui concernait les heures de la journée pendant lesquelles on pouvait procéder à l’emballage des produits. L’heure d’ouverture des portes des enceintes de l’Exposition lut fixée à sept heures, à partir du 5 novembre; l’entrée des voitures et camions fut autorisée jusqu’à midi, et la limite, précédemment fixée à onze heures, des travaux d’emballage et de réexpédition fut portée à une heure de l’après-midi.
- ao.
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- PRÉCIS DES OPERATIONS.
- CHAPITRE IV.
- LIQUIDATION.
- I
- REEXPEDITION DES PRODUITS.
- Comme on l’a vu, la clôture cle l’Exposition eut lieu le t o novembre. A partir du icr novembre, les exposants étrangers et français avaient été autorisés à introduire les caisses vides dans l’enceinte de l’Exposition et à effectuer l’emballage et l’enlèvement de leurs produits, dans des conditions spéciales à cette période transitoire. Les voies ferrées n’étant pas encore remises en état, le transport ne pouvait s’opérer qu’au moyen de voitures. Aussi fut-il de peu d’importance: 1,578 voitures seulement sortirent des enceintes de l’Exposition, 581 du côté des sections étrangères, 997 du côté de la section française. Mais, à partir du 10 novembre, les opérations prirent un développement considérable. Bien que les difficultés qu’elles présentaient 11e fussent pas comparables à celles de l’arrivée et de l’installation des produits, elles nécessitaient cependant l’introduction d’un personnel nombreux et une grande accumulation de caisses et de matériaux d’emballage.
- On pouvait redouter des encombrements, des vols, des incendies, etc. Grâce aux dispositions prises par le Commissariat général, tous ces dangers furent évités, et la réex-
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- LIQUIDATION. 309
- pédition s’effectua avec un ordre et une célérité remarquables.
- Dès le 2 5 octobre, une instruction très détaillée sur la réexpédition des produits étrangers et français, par chemins de fer ou par camions, avait été adressée aux Commissaires étrangers et aux délégués des classes de la section française; elle faisait connaître aux intéressés les formalités qu’ils avaient à remplir.
- Le service du chemin de fer ne put toutefois être rétabli tout de suite au Champ de Mars et au Trocadéro; l’emplacement des voies ferrées était, sur beaucoup de points, occupé par des objets exposés ou par des constructions. Dans les grandes galeries des machines, dans les annexes situées près de l’avenue de Labourdonnaye et du pont d’ïéna, elles étaient recouvertes par des planchers ; partout ailleurs elles avaient disparu sous le sable.
- La remise en état de ces voies de fer nécessitait donc l’enlèvement préalable d’un assez grand nombre de constructions, d’objets exposés, la dépose des planchers, etc., toutes opérations auxquelles il était impossible de procéder avant le 10 novembre. Malgré ces difficultés, la circulation recommença, dès le 14, au Champ de Mars, côté étranger, le 16, au Trocadéro, et le 18, au Champ de Mars, côté français, à l’exception toutefois des annexes de l’avenue de Labourdonnaye.
- Le ier novembre, le Commissaire général avait écrit au Ministre de la Marine pour appuyer une demande du directeur de la compagnie des chemins de fer de l’Ouest, tendant à obtenirun détachement de Marinspour accélérerle service de la manutention. Le concours de ces braves soldats n’avait pas peu contribué au succès des opérations d’arrivage; et
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- l’on comptait sur leur dévouement pour mener les derniers travaux à bonne fin. Cette demande fut favorablement accueillie.
- Lors de l’arrivée des produits, la Chambre de commerce de Paris s’était mise à la disposition des exposants pour exécuter les opérations diverses laissées à leur charge. La compagnie de l’Ouest, de son côté, pensant qu’il était convenable de confier à un seul service les opérations du déchargement et de la conduite des wagons (que l’arrêté ministériel lui imposait), avait passé à cet effet une convention avec M. Moreno Henriquez, représentant la Chambre de commerce. Mais elle ne voulut pas renouveler cette convention pour la réexpédition des colis après la fermeture de l’Exposition, et elle fit connaître son intention d’assurer, sans intermédiaire aucun, l’exécution de toutes les charges qui lui incombaient.
- Le Commissariat général n’avait pas à intervenir et se borna à mettre les Commissaires étrangers et les délégués des Comités français en relation directe avec la compagnie de l’Ouest. Il recommanda instamment, dans l’intérêt de l’ordre et de la prompte réexpédition des produits, de ne réclamer des wagons que dans la proportion des besoins réels, lorsque les produits à enlever seraient déjà emballés, de grouper les produits, autant que possible, de manière à obtenir des chargements complets et de ne laisser, sous aucun prétexte, séjourner des wagons vides sur les voies du Champ de Mars.
- La compagnie de l’Ouest fournit, avec l’aide des autres compagnies françaises, les grues roulantes nécessaires. Six grues furent employées à la section française, et quatre furent mises à la disposition des Commissaires étrangers,
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- pour le montage sur wagons des colis réexpédiés par leurs soins.
- Quant au chargement des camions, il se trouvait déjà assuré par les grues fixes qui avaient été établies dès l’origine.
- Vers le 2 5 novembre, le mouvement sur les voies ferrées de l’Exposition avait pris une grande importance; il entrait chaque jour en moyenne 63 wagons vides, et il sortait A 6 wagons chargés.
- Les bons rapports établis entre les grandes compagnies de chemins de fer et l’Administration facilitèrent singulièrement le travail des réexpéditions et aplanirent bien des difficultés. Il s’en présenta de toute nature. Ainsi le Comité d’admission de la classe 6, au lieu de s’entendre avec le Ministère de l’Instruction publique à ce sujet, avait prié, lors de l’arrivée, les professeurs et instituteurs d’envoyer à Paris les objets ou appareils qu’ils désiraient exposer, afin que le Comité pût statuer en connaissance de cause sur leurs demandes. De nombreux colis furent ainsi expédiés dès les premiers mois de l’année 1877 et réclamés ultérieurement par le Ministère de l’Instruction publique, qui organisa lui-même l’exposition de l’enseignement officiel en France. Ces colis n’avaient pu jouir des réductions de taxe consenties pour les objets à destination de l’Exposition, parce qu’ils ne se trouvaient pas dans les conditions prévues par l’arrêté ministériel du 26 décembre 1876, et il en eût été de même pour leur réexpédition, sans l’intervention du Commissaire général.
- Grâce à lui, il fut décidé que le chargement en wagon et le transport dans Paris de tous les objets envoyés par des professeurs ou instituteurs pour l’Exposition seraient effec-
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- tués par les soins de la compagnie de l'Ouest, moyennant le prix de 10 francs par tonne, et que leur transport sur les réseaux des divers chemins de fer serait taxé à la moitié des prix des tarifs généraux ou spéciaux en vigueur. Ges dispositions étaient applicables à tous les objets expédiés, admis ou non à faire partie de l’exposition du Ministère par le Comité d’examen.
- D’un autre côté, des doutes s’étaient élevés sur la question de savoir si les réexpéditions ayant une destination différente du lieu d’origine des produits pourraient bénéficier de la demi-taxe. L’arrêté ministériel ne définissait pas suffisamment les conditions à remplir pour jouir de la réduction de 5o p. o/o, et l’examen attentif des textes démontrait qu’il n’existait, pour les compagnies de chemins de fer, aucune obligation à cet égard. Néanmoins, celles-ci consentirent à interpréter l’arrêté.ministériel dans le sens le plus large et à admettre au bénéfice de la demi-taxe les colis en provenance de l’Exposition, quelle qu’en fût la destination, pourvu toutefois que ces colis fussent réexpédiés en France et accompagnés des bulletins justificatifs prescrits par l’instruction du 2 5 octobre 1878.
- Aux termes de l’article 1 h du règlement spécial relatif à l’expédition, à la réception, à l’installation et à la réexpédition des produits exposés, les exposants étrangers et français étaient tenus de faire disparaître leurs installations avant le 1 5 décembre 1878. Pour leur en faciliter les moyens, il fut décidé que les exposants, les concessionnaires, les Comités et Commissions ayant des objets ou du matériel à faire vendre seraient autorisés à organiser, dans l’enceinte de l’Exposition, des adjudications publiques, moyennant le dépôt, huit jours à l’avance, dans les bureaux de la direc-
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- lion dont ils relevaient, d’une déclaration indiquant la nature et la situation des objets, l’heure de l’opération et le nom du commissaire-priseur qui en serait chargé. Ces ventes eurent lieu, à partir du 10 décembre, les mardi et vendredi de chaque semaine, à une heure de l’après-midi. Un tableau d’ensemble, dressé d’après les déclarations des demandeurs, était affiché dès la veille dans tous les postes de police. Les personnes qui désiraient prendre part aux enchères étaient admises par toutes les portes. Néanmoins, l’état d’avancement des travaux d’emballage et de réexpédition faisait craindre que l’on n’eût affaire à un nombre assez grand de retardataires obstinés. A la date du 26 novembre, quelques sections nationales étaient encore à peu près intactes, entre autres celles de l’Espagne et des Etats-Unis. On ne pouvait laisser s’accuser davantage une situation aussi fâcheuse. Sans doute, la prolongation au 10 novembre de la période d’ouverture autorisait, dans une certaine mesure, à ne pas considérer comme absolument de rigueur le délai du i5 décembre. Mais d’autres considérations faisaient un devoir impérieux de hâter, autant que possible, la sortie des produits. Aussi le Commissaire général dut-il rappeler aux Commissions étrangères les prescriptions réglementaires, en les informant que, malgré son désir de ne pas recourir aux enlèvements d’office prévus par le règlement, il se verrait très prochainement contraint d’aviser aux moyens de débarrasser complètement les palais du Champ de Mars et du Trocadéro.
- Les exposants des sections historiques se montraient eux-mêmes moins empressés qu’on n’aurait pu le supposer à retirer les objets précieux qu’ils avaient confiés à l’Administration , et dont la garde constituait une responsabilité mo-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- raie à laquelle le Commissaire général avait hâte d’échapper. Le Directeur des sections historiques fut, en conséquence, invité à activer, autant que possible, le déménagement des galeries du Trocadéro.
- Le délai primitivement fixé au i5 décembre fut prorogé au 2 5 du même mois; mais, dans un ordre de service en date du 10 décembre, l’Administration fit savoir que, passé ce terme, les produits, les colis et les installations qui n’auraient pas été retirés par les exposants ou leurs agents seraient enlevés d’office et consignés dans un magasin public, aux frais et risques des propriétaires. Comme conséquence naturelle de ces dispositions, la compagnie des chemins de fer de l’Ouest eut dû cesser complètement, à partir du 26 décembre, le service des réexpéditions. Cependant, pour ne pas enlever d’une façon absolue aux exposants retardataires la faculté de réexpédier leurs produits, le Commissaire général demanda au directeur de la compagnie de l’Ouest de ne pas arrêter le service des transports dès le 26 décembre, mais en lui laissant la liberté de régler, comme il le jugerait convenable, la formation et le départ des trains destinés à ces derniers enlèvements.
- Dans les premiers jours du mois de janvier 1879, ce travail était suffisamment avancé pour que le nombre des appareils mécaniques de manutention en service fût réduit. Le 20 janvier, il ne restait plus dans les enceintes de l’Exposition que 6 wagons en chargement; le déménagement pouvait être considéré comme terminé. Le service spécial de manutention, qui avait été organisé pour surveiller, diriger et activer cette opération, fut donc supprimé à cette date, et la Direction des travaux resta seule chargée de contrôler les sorties.
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- En résumé, du icr novembre 1878 au 20 janvier 1879,
- les réexpéditions par voie ferrée se sont élevées, pour la
- France, à............................ 6,oâ6\âj ,
- ’ [îajOboSo
- pour 1 étranger, à................ 8,019^6
- Les réexpéditions par voitures et camions ont été, pour la France, de 11,36o\8
- pour l’étranger, de............. 7,Zi33t,2
- Les réexpéditions par les bateaux ont été de 196^7
- Total ^...............33,o54l,7
- 18,79^,0
- Le contrôle, à l’arrivée des produits, avait constaté un tonnage de 34,42 7^364. Dans ce chiffre étaient compris les matériaux venus par la voie ferrée pour les façades de la rue des Nations, soit 1,200 tonnes environ. La différence de 17 2^6 6 4 entre les chiffres d’arrivée et ceux du départ représente donc les objets enlevés à la main, pendant la durée de l’Exposition et surtout dans la période du 1er au 10 novembre, et ceux restant à la date du 20 janvier.
- Aux termes de l’arrêté ministériel du 26 décembre 1876, la réexpédition des objets ayant figuré à l’Exposition universelle devait être effectuée dans un délai de six mois, à partir du jour de la fermeture de l’Exposition. Celle-ci ayant été définitivement close le 10 novembre 1878, les quelques exposants retardataires qui, malgré des avis réitérés, n’avaient pas fait réexpédier leurs produits au 10 mai 1879, furent informés qu’à partir de cette date les compagnies de chemins de fer appliqueraient les conditions de leurs tarifs ordinaires aux colis en provenance de l’Exposition, et que la gare du Champ de Mars refuserait toute
- (1) Voir t. Il, tableau n° i5.
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, expédition en petite vitesse, attendu que, n’étant pas ouverte pour ce genre de transport, elle ne possédait aucun tarif homologué qui lui fut applicable.
- II
- AFFECTATION DES BATIMENTS ET DES TERRAINS OCCUPAS.
- Projets et négociations.
- Ainsi que nous l’avons dit précédemment, la réexpédition des produits était, à peu de chose près, terminée le icr janvier 1879. Aussi la plus grande partie des services placés sous les ordres du Commissaire général purent-ils être supprimés dès cette époque. Le Directeur des travaux resta seul en fonctions, sa tâche, qui comprenait la liquidation des entreprises, étant loin d’être accomplie.
- On verra plus loin les détails de cette liquidation, qui occupa l’année 1879 tout entière et une grande partie de 1 880.
- Nous indiquerons seulement les difficultés qui surgirent à l’occasion du sort définitivement réservé aux bâtiments de l’Exposition.
- Dès l’origine, il avait été expressément convenu que le palais du Champ de Mars serait démoli après l’Exposition; aussi lui avait-on bien nettement donné le caractère d’une construction provisoire. Mais dans les derniers mois de l’Exposition, alors qu’on avait pu constater les réelles qualités de ce monument, un sentiment de révolte s’éveilla dans le public contre l’idée de le détruire.
- Comme en 1867, l’opinion se résignait difficilement a admettre qu’il pût être d’une sage administration de démolir, après quelques mois d’existence, un édifice qui avait
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- coûté tant de dépenses, de soins et d’efforts de toute nature. Cette destruction prématurée semblait heurter toutes les notions de bon sens, de saine économie, et apparaissait comme un véritable acte de vandalisme. La question fut même portée devant le Parlement, qui, dans la séance du
- 10 juin 1879, refusa de prendre en considération une proposition de loi ayant pour objet la conservation du palais du Champ de Mars.
- On s’était préoccupé de rechercher quelles dépenses entraînerait la conservation du palais et quel usage on en pourrait faire. Le premier point qui apparut, c’est que l’Etat perdrait immédiatement le produit de la vente des matériaux, qui représentait une somme assez considérable.
- 11 était de plus obligé d’acquérir, à titre définitif, la couverture, la vitrerie et divers autres objets qu’il s’était borné à louer aux entrepreneurs, pour la durée de l’Exposition, et de dépenser de ce chef au moins i,5oo,ooo francs. Enfin tous les ornements en staff et matières analogues , fort convenables assurément pour un service temporaire, n’étaient pas acceptables pour un édifice permanent; il fallait nécessairement les remplacer; de là encore une dépense de plus de 5oo,ooo francs.
- En somme, et du fait seul des trois chefs précédemment indiqués, résultait soit un manque de recettes, soit un débours immédiat que l’on ne pouvait chiffrer à moins de 6 millions de francs.
- D’autre part, la place occupée par le palais du Champ de Mars est nécessaire pour l’exercice des troupes casernées aux environs. Il aurait fallu restituer au Ministère de la Guerre un emplacement équivalent et à peu de distance de l’Ecole militaire. L’achat, dans ces conditions, de 5o hec-
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- tares d’un seul tenant n’aurailpas coûté, à raison de 15 francs le mètre, moins de 7,500,000 francs.
- Ces dépenses, si grosses qu’elles fussent, n’auraient peut-être pas été un motif suffisant pour trancher la question, si la conservation du palais avait présenté un intérêt considérable et si l’on avait pu réellement l’utiliser dans son dispositif actuel. Mais c’est de ce côté surtout que se révélaient les plus sérieux embarras. Tout d’abord on avait songé à conserver le palais pour la prochaine Exposition. Mais tout portait à croire que le développement industriel et commercial de notre pays continuerait à suivre la progression qu’on avait pu constater depuis 1867. 11 était même permis de supposer que le mouvement s’accélérerait; car on pouvait croire la France à l’abri des terribles épreuves qu’elle avait eu à supporter en 1870 et 1871. L’Exposition future devait donc dépasser en importance celle de 1878, tout autant que cette dernière avait dépassé celle de 1867. Dès lors, il était très probable que le bâtiment actuel serait absolument insuffisant. En 1878, il avait fallu ajouter au palais de nombreuses et puissantes annexes, et cependant il couvrait une superficie de 226,602 mètres carrés, alors que celui de 1867 n’occupait que 1 33,000 mètres carrés. Ce n’était pas tout: pour conserver ce palais et le tenir prêt à recevoir une nouvelle exposition, il y aurait à l’entretenir, à rémunérer un personnel nombreux ; de là encore des dépenses considérables.
- De telle sorte que, en tenant compte des diverses circonstances indiquées précédemment et de l’intérêt, pendant onze ans, des capitaux immobilisés, on arrivait à reconnaître que l’édifice conservé coûterait plus de 3o millions. Or on pouvait admettre que le palais de la prochaine exposition
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- ne coûterait pas davantage et pourrait être mieux approprié aux exigences nouvelles. Cet édifice , que l’on s’est accordé à regarder comme très réussi, exprimait, en caractères visibles, la situation de la grande industrie du bâtiment, au moment où il a été construit. Dans onze ans, il n’en serait plus de même; il serait arriéré, on devait le supposer et même, par amour du progrès, l’espérer. Ce serait là, en dehors même de l’insuffisance des espaces, une réelle imperfection; car il est vraiment à désirer que le bâtiment de V Exposition soit, dans une certaine mesure, Y Exposition de l’Industrie du bâtiment.
- Si le palais du Champ de Mars n’était pas conservé pour de futures expositions, à quel autre usage pourrait-il bien être consacré? A cette question il ne fut fait aucune réponse satisfaisante.
- On parla de le céder au Ministère de la Guerre, qui le conserverait en l’état et l’utiliserait en partie comme magasins et bureaux, en partie comme champ de manœuvres couvert. Le Ministre, consulté, sembla de beaucoup préférer son Champ de Mars d’autrefois, si triste d’aspect, mais si commode pour les troupes casernées à l’Ecole militaire et aux environs.
- On pensa également que, moyennant certaines dépenses d’appropriation et la restitution de nouveaux terrains destinés à la manœuvre des troupes, la ville de Paris pourrait en tirer parti. Mais la Ville reculait devant des frais d’autant plus considérables que l’édifice actuel, étant construit en vue d’une destination spéciale, y avait été expressément approprié et que, pour l’adapter à des usages différents, il aurait fallu y apporter d’importantes modifications.
- On proposa aussi d’en faire un vaste entrepôt pour les
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- marchandises arrivant par la voie fluviale. Pendant le rigoureux hiver de 1879-1880, alors que toutes les gares de chemins de fer étaient encombrées, qu’il ne leur restait plus de place pour décharger et remiser les colis que le mauvais état des rues de Paris empêchait de camionner, le palais du Champ de Mars reçut, par le chemin de fer de ceinture, une quantité considérable de marchandises et les abrita jusqu’au moment où les destinataires purent venir en prendre livraison. Le Ministère des Travaux publics faisait encore étudier ce projet d’entrepôt au mois de mars 1880.
- Enfin on songea à en faire un musée industriel. Cette idée, émise par M. Teisserenc de Bort, alors qu’il était Ministre de l’Agriculture, empruntait une valeur toute particulière à la situation de son auteur. Dans ce but, on réserva toute la partie du palais comprise entre le passage correspondant à l’avenue Bapp et la façade principale, c’est-à-dire un tiers environ du monument, et 011 transforma, pour cette partie du bâtiment, les marchés de location des vitreries et couvertures en marchés d’acquisition, ce qui occasionna une dépense de 055,532 fr. 33 cent. Les fonds disponibles de la loterie devaient d’ailleurs subvenir aux premières dépenses.
- Mais, à y regarder de près, cette solution soulevait toutes les difficultés que nous avons signalées précédemment, achat et restitution de terrains au Ministère de la Guerre, appropriation coûteuse du palais à une nouvelle affectation, entretien onéreux que rien ne viendrait couvrir. D’autre part, l’utilité même de la création d’un musée industriel était vivement contestée. Les personnes les plus autorisées prétendaient que le Conservatoire des arts et métiers était très suffisant pour cette destination, et qu’il 11’y avait aucun in-
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- térêt à lui créer une succursale dans un quartier excentrique de Paris. Les exemples même que l’on citait de tentatives de ce genre à l’étranger étaient loin d’être concluants : on paraissait y avoir renoncé partout. Bref, ce projet, trop hâtivement conçu, ne supportait pas un examen approfondi; on dut l’abandonner, avant même d’en avoir fait l’objet d’une proposition au Parlement, qui seul pouvait statuer en dernier ressort, et il n’en resta d’autre trace qu’une forte dépense.
- Les frais furent d’ailleurs remboursés au budget de l’Exposition sur les fonds disponibles de la loterie, et les objets ou les collections offerts par les exposants furent renvoyés aux donateurs, ou distribués par le Ministre de l’Agriculture et du Commerce.
- Cette solution peu viable fut donc assez promptement écartée. Une seule paraissait avoir quelque chance de succès: il s’agissait de conserver à la ville de Paris le parc de 6 hectares qui se trouve entre les quais et la façade nord du Palais. Les quartiers avoisinants le réclamaient avec beaucoup d’insistance; le Ministre de l’Agriculture et le Commissaire général étaient intervenus amiablement entre les départements ministériels et l’Administration de la Ville, pour faciliter une entente. Après de longues discussions, un accord était établi, qui paraissait donner satisfaction à tous les intéressés; mais le Conseil municipal ne voulut pas le ratifier. Ce refus, dont on ne put jamais bien démêler la cause réelle, fit échouer, pour le moment, la seule combinaison vraiment acceptable qui eût été proposée. On la reprit plus tard, et on finit par la faire réussir; mais, en attendant, on dut procéder à la démolition et à la vente d’une partie des édifices.
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- La convention passée à la date du ier août 1876 entre l’Etat et la ville de Paris pouvait, à cet endroit, soulever quelques difficultés. Il y était dit, en effet, que la Ville se réservait de racheter chaque lot au prix obtenu par l’adjudication. Ce droit de préemption devait naturellement écarter tous les acheteurs sérieux et nuire beaucoup à l’Etat, sans utilité réelle pour la Ville. Mais, sur les représentations du Commissaire général, la Ville fit connaître, dès le début, les lots quelle désirait garder; on en fixa le prix, et l’Administration, exonérée de cette clause, put procéder aux ventes successives de son immense matériel. Ce résultat fut d’autant plus heureux qu’en fait l’Administration municipale reprit fort peu de chose, et que l’interdit mis par elle sur toutes les ventes aurait nui beaucoup aux adjudications.
- Pour le Trocadéro, la question de conservation était vidée depuis longtemps; la convention du \h mai 1877 conclue entre l’Etat et la ville de Paris ne laissait aucun doute à cet égard. Le palais devait, ou bien devenir la propriété de la Ville moyennant la somme de 3 millions de francs, ou rester à l’Etat, et, dans ce cas, la ville de Paris abandonnait les terrains sur lesquels ce palais est construit. L’Administration municipale devait faire connaître ses intentions dans un délai de six mois après la clôture de l’Exposition.
- Ce délai était-il bien nécessaire pour prendre une décision? La Préfecture de la Seine, aussi bien que le Conseil municipal, n’étaient-ils pas en possession de tous les éléments d’appréciation désirables ? Pendant toute la durée de l’Exposition, le palais avait été ouvert au public et largement utilisé dans ses différentes parties. Une plus
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- longue attente, Hans les conditions surtout où Ton était placé depuis la clôture, ne pouvait apporter aucune lumière nouvelle dans une discussion pour laquelle l’opinion de chacun était certainement fixée depuis longtemps.
- A un autre point de vue, la prolongation de l’incertitude n’était pas moins fâcheuse pour les intérêts de la Ville que pour ceux de l’Etat. En quelques mains que dût passer la propriété du palais, il était évidemment souhaitable qu’il restât le moins longtemps possible sans destination, sans entretien, et que le public n’en désapprît pas le chemin. Dans l’une et l’autre hypothèse,pour l’Etat comme pour la Ville, il convenait qu’une décision fût prise sans retard et permît d’étudier et d’arrêter définitivement les mesures nécessaires pour la conservation du palais, son utilisation et son appropriation à sa destination nouvelle.
- D’autre part, il importait de connaître les intentions de la Ville au sujet des diverses constructions élevées dans le parc du Trocadéro et, eutre autres, du palais algérien et des bâtiments qui avaient servi de restaurants pendant la durée de l’Exposition, pour faire disparaître, aussi promptement que possible, celles que l’Administration municipale ne voudrait pas conserver.
- Dès le mois de décembre 1878, le Commissaire général demanda la solution de ces diverses questions. La réponse aux dernières ne se fit pas longtemps attendre : l’Administration municipale fit savoir que, lors bien même quelle se rendrait acquéreur du palais du Trocadéro, elle ne conserverait aucune construction importante clans les jardins qui l’environnent, jardins déjà trop restreints par rapport à la masse de l’édifice. Le pavillon Algérien présentait l’inconvénient de masquer la rotonde, et la nature de sa construction
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, laissait à craindre des dépenses d’entretien considérables. Quant aux édifices ayant contenu des restaurants, ils faisaient obstacle également à la vue du palais et, de plus, ils se trouvaient sur l’emplacement de l’une des rues à rétablir.
- La ville de Paris demanda que les travaux de mise en état de l’avenue centrale, qui forme les prolongements des boulevards d’Iéna et Delessert, pussent être entrepris à partir du iür mars 1879, pour donner satisfaction aux habitants de Passy, qui réclamaient avec instance la reprise de la circulation sur cette avenue.
- Il était donc essentiel que tous les établissements placés sur la partie des jardins du Trocadéro située au-dessus de l’avenue centrale fussent enlevés pour l’époque ci-dessus indiquée. En conséquence,les exposants ou concessionnaires par lesquels ces constructions avaient été élevées furent mis en demeure de remplir, sans plus de retard, les obligations contractées par eux envers l’Administration. Même sommation fut adressée aux industriels qui avaient édifié des constructions particulières dans le parc et les jardins du Champ de Mars.
- III
- REPRISE DU PALAIS DU TROCADERO ET REMISE EN ETAT DES TERRAINS OCCUPES.
- Reprise du palais du Trocadéro.
- Mis en demeure de se prononcer sur la question de savoir s’il entendait user de la faculté, qui lui était réservée par la convention du ik mai 1877, éprendre le palais
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- clu Trocadéro, pour la somme de 3 millions de francs, le Conseil municipal décida, à la suite d’une courte délibération en date du i5 mars 1879, qu’il renonçait au bénéfice de cette disposition.
- Le palais du Trocadéro restait donc la propriété de l’État.
- Ce dénouement pouvait surprendre à un certain point de vue; car la Ville refusait, en somme, d’acheter, moyennant 3 millions, un édifice qui avait coûté beaucoup plus cher. Mais on peut dire, d’un autre côté, que cette construction 11e répondait, pour la Ville, à aucune nécessité urgente; que l’utilisation complète de la salle des fêtes et des galeries circulaires n’était pas sans difficultés pour elle, et, enfin, que l’entretien de ces constructions ne laissait pas que d’être onéreux.
- L’Etat, au contraire, n’avait, pour tirer des galeries des ailes un excellent parti, que l’embarras du choix entre les musées et les collections intéressantes organisées soit par la Marine, soit par l’Instruction publique. Quant à la salle des Fêtes, aménagée pour de grands concerts, pour d’importantes cérémonies, et décorée avec goût, elle devait être, entre ses mains, sinon un objet de location productive, du moins un lieu de réunion offert aux sociétés de bienfaisance ou d’instruction, un superbe local affecté aux solennités artistiques , pour lesquelles il est quelquefois impossible de trouver une salle assez vaste à Paris. On a vu pendant l’Exposition, et l’on peut depuis lors constater, que le public prend souvent le chemin de cette salle des Fêtes, et que les galeries circulaires des ailes sont d’une sérieuse utilité. Le Ministère de l’Instruction publique y a, en effet, organisé un musée ethnographique, comprenant les objets rapportés de l’étranger
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, par les voyageurs chargés de missions du Gouvernement, et ces collections, qui n’avaient point ailleurs d’installation convenable, ont enfin pu trouver au Trocadéro un asile approprié.
- Remise en état des terrains occupés.
- 1° TROCADÉRO.
- L’Etat demeurant propriétaire du palais du Trocadéro, il y avait lieu de faire à l’Administration des domaines la remise de ce bâtiment et des terrains annexes, dont la Ville se trouvait dessaisie, aux termes de la convention du 1 k mai 1877.
- Cette opération eut lieu à la date du là août 1879, le Commissariat étant représenté par le Directeur des travaux, l’Administration des domaines, par un inspecteur, et la ville de Paris, par un ingénieur du service municipal. Un procès-verbal, signé des parties, constatait la prise de possession par les Domaines, et un inventaire suffisamment développé faisait connaître le détail des terrains, constructions et objets mobiliers compris dans cette remise.
- Déjà la Ville avait réoccupé, à la date des ier mars et icr avril 1879, les terrains du Trocadéro et du quai de Billy, et pris possession de l’important aquarium d’eau douce, qui lui était cédé conformément à l’article 5 du traité du ik mai 1877.
- La restitution de ces immeubles à la Ville avait été un peu retardée par les difficultés que l’on avait rencontrées pour l’évacuation des emplacements occupés par les constructions d’exposants et pour les ventes des bâtiments annexes, dont quelques-uns durent être mis trois fois en adjudication. De plus, l’Administration de la Guerre ayant, dès l’abord,
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- manifesté l’intention d’acquérir le» annexes du quai de Billy, la vente de ces constructions avait été longtemps ajournée.
- La remise en état des emplacements en question restait à la charge de l’Etat, aux termes du traité déjà cité; mais, comme cette réfection devait être exécutée de manière à donner satisfaction à la Ville, il parut rationnel de lui laisser la conduite de ces travaux. Le prix à payer par l’État pour cette opération fut fixé à forfait au chiffre de Û5 0,000 francs. (Convention du 5 avril 1879.)
- Cette somme était de beaucoup supérieure aux prévisions du budget primitif; mais l’écart s’explique par les modifications apportées au premier plan du palais du Trocadéro et par la nécessité qui en résultait d’adopter des dispositions définitives pour l’établissement du parc.
- 2° BERÊE DE LA RIVE GAUCHE, QUAI D’ORSAY, PONT D’IENA.
- Comme pour le Trocadéro, la Ville se chargea des travaux de réfection du quai d’Orsay et du pont d’Iéna (lettre du préfet de la Seine du 16 août 1879); ma^s ^ ne fut point passé de marché à forfait pour cette opération. On convint que les ouvrages à exécuter seraient payés aux entrepreneurs de la Ville, sur mémoires réglés aux prix de la série par les ingénieurs municipaux, le montant de la dépense étant limité au chiffre de 72,300 francs.
- Quant à la berge de la rive gauche, le même procédé ne pouvait être employé, le terrain étant domanial. On fit donc de ces travaux de remise en état l’objet d’une adjudication, qui eut lieu à la date du 20 mai 1879. Les dépenses se sont élevées à 166,875 fr. 60 cent.
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- 3° CHAMP DE MARS.
- Ainsi qu’il a été dit précédemment, un certain nombre de projets avaient été lancés, sinon étudiés, pour l’utilisation du palais du Champ de Mars ou de certaines parties de cet édifice. Le Musée industriel reçut seul un commencement d’exécution, qui donna lieu à une liquidation assez laborieuse.
- L’évacuation entière du Champ de Mars une fois décidée, l’Administration s’occupa sans retard de la vente des matériaux provenant des démolitions.
- Déjà, depuis la clôture de l’Exposition, les constructions accessoires avaient donné lieu à de nombreuses adjudications ; certains édifices appartenant aux exposants avaient disparu, ainsi qu’une partie des matériaux en location du palais du Champ de Mars; les horticulteurs avaient enlevé leurs plantations; on déposait les canalisations d’eau et de gaz. Le terrain aux abords du palais, commençait donc à être déblayé. D’autre part, le Ministère de la Guerre et la ville de Paris se partageaient les annexes des galeries des machines situées le long de l’avenue de Labourdonnaye.
- Quant aux matériaux du palais appartenant à l’Administration, on commença par mettre en vente les planchers, les charpentes en fer et en bois des galeries intérieures et des bâtiments des beaux-arts, ainsi que la vitrerie, que l’on avait rachetée en vue du Musée industriel.
- Ni les galeries intérieures, ni celles des beaux-arts, ne trouvèrent d’acquéreur.
- Une nouvelle adjudication, préparée avec un rabais important sur les prix de la première, pour les galeries des
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- beaux-arts, amena la vente de ces bâtiments et l’évacuation de la partie centrale du Champ de Mars.
- D’autre part, une cession amiable, consentie à un grand entrepreneur, à des conditions fort avantageuses pour le Trésor, comprit toutes les petites galeries intérieures. Mais, par suite des retards que causa la régularisation administrative de cette cession, l’enlèvement de ces matériaux ne put être achevé que le 3i juillet 1880.
- Malgré les efforts de l’Administration et les prescriptions des règlements, qui permettaient de vendre, à partir du 30 juin 1879, les objets non retirés des enceintes de l’Exposition, les constructions appartenant aux exposants ne disparurent complètement que beaucoup plus tard.
- Quant aux galeries des machines, aux vestibules terminaux et aux dômes, ils ne purent être mis en adjudication et déposés qu’après l’enlèvement complet des charpentes intérieures. La condition première pour tirer quelque produit des ventes de matériaux était, en effet, de ne point imposer aux entrepreneurs de sujétions au point de vue de l’ordre ou du mode à suivre dans leurs opérations, et, par conséquent, de ne pas gêner l’accès des chantiers de la partie centrale par l’abattage des pièces énormes constituant l’ossature des grandes galeries.
- Il faut ajouter qu’au mois de mars 1880 encore, le Ministère des Travaux publics étudiait la question de l’établissement d’un entrepôt fluvial dans ces immenses halles. On ne pouvait donc en disposer.
- Après un essai infructueux de vente amiable, ces galeries furent mises aux enchères et adjugées, le 7 septembre 1880, au prix de i,3oo,ooo francs.
- Quant à la remise en état du terrain du Champ de Mars,
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- l’Administration, s’inspirant des mêmes idées qui ont déjà prévalu pour la réfection du Trocadéro, cherchera à faire exécuter par le Ministère de la Guerre ces travaux, auxquels il est intéressé, et lui abandonnera, à cet effet, le montant des crédits correspondants.
- Pendant cette période de liquidation, les bâtiments du Champ de Mars ne restèrent point inoccupés. Les régiments de cavalerie casernés à l’Ecole militaire obtinrent l’autorisation d’exécuter des manœuvres sous le vestibule de l’Ecole militaire et sous les galeries des machines. Cet abri leur fut précieux, en raison des intempéries qui signalèrent les mois de décembre 1879 et de janvier 1880. On put même croire un instant que l’utilisation de certaines parties du palais du Champ de Mars était un acheminement à une affectation définitive de ces galeries. Il n’en fut rien, ainsi qu’il a été dit plus haut, le Ministère de la Guerre persistant à réclamer la remise du Champ de Mars en son premier état.
- Enfin, certaines expériences demandant une grande surface couverte furent exécutées dans le palais du Champ de Mars. L’Administration des télégraphes profita spécialement de ces emplacements disponibles.
- IV
- LIQUIDATIONS DIVERSES.
- La liquidation des entreprises exécutées pour l’Exposition de 1878 fut une opération laborieuse, tant à cause du grand nombre de traités conclus que de l’importance de certains d’entre eux.
- La Direction des travaux eut, en effet, à régler 4g5
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- entreprises, s’élevant ensemble à à 7 millions de francs environ. Ce travail considérable ne put être terminé qu’à la fin de 1880.
- De son côté, la comptabilité centrale de l’Exposition poursuivait l’apurement des comptes intéressant les administrations publiques, les divers fournisseurs. C’est ainsi que le Ministère de l’Instruction publique remboursait au budget de l’Exposition l’avance de 1 i5,ooo francs environ qui lui avait été consentie pour l’installation de son exposition particulière et du musée ethnographique du Trocadéro.
- La quote-part de io5,ooo francs, mise à la charge de l’Exposition dans la dépense de k20,000 francs relative à la construction de la passerelle de l’île des Cygnes, était versée à la ville de Paris, qui avait fait l’avance des fonds.
- D’autre part, la Loterie nationale employait une partie de son excédent à rembourser les dépenses concernant le Musée industriel et les entrées gratuites des instituteurs et des délégations ouvrières.
- En somme, les dépenses de l’Exposition de 1878 évaluées au ier avril 1881 s’élevaient au chiffre de 55,775,000 francs; les recettes atteignaient celui de aô,35o,ooo francs; ce qui faisait ressortir une insuffisance très approximative de 31,/ia5,ooo francs. Le solde restant à la charge du Trésor est sans doute beaucoup plus considérable qu’on ne l’avait d’abord supposé, et que ne l’indique le rapport présenté à la Chambre des députés à l’appui du projet delà loi constitutive de l’Exposition. Cette augmentation de charges est imputable à diverses causes, qui seront détaillées ultérieurement dans la partie de ce rapport spécialement consacrée aux opérations financières. Contentons-nous de dire, pour le moment, que, en faisant l’Exposition, le Gouvernement et les Chambres
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- avaient surtout recherché des résultats moraux et politiques; ces résultats ont été obtenus dans une mesure inespérée, et l’on ne saurait prétendre qu’ils ont coûté trop cher.
- A l’inverse de ce budget général, celui du service médical se soldait par un excédent de recette s’élevant à 158,13a fr. qui, aux termes des règlements, était versé à l’Assistance publique.
- Par des ventes mobilières, pratiquées au fur et à mesure de la réduction des services et de l’évacuation des bureaux, les divers locaux occupés étaient débarrassés des meubles et du matériel considérable qui s’y trouvaient renfermés.
- Les objets abandonnés au Musée industriel étaient rendus aux donateurs ou bien faisaient l’objet d’une répartition entre les musées et les administrations qu’ils pouvaient intéresser.
- Offerte à l’État français en vue de la création du Musée industriel, la façade belge de la rue des Nations donna lieu à de nombreuses négociations entre l’État, la ville de Paris et le Gouvernement belge. L’État et la Ville trouvaient, en effet, difficilement à utiliser cette façade monumentale et demandaient au Gouvernement belge de la reprendre. Cette proposition n’ayant point abouti, la façade demeura entre les mains de l’Administration française.
- Entre temps, on instruisait les réclamations pour objets perdus par les exposants, les demandes d’indemnités formées par les ouvriers blessés sur les chantiers, de remboursement de frais de transport ou d’installation, émanant des exposants exonérés, etc.
- Bien que très restreint, le contentieux de l’Exposition exigea cependant quelques soins; en dehors des instances
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- judiciaires suivies par l’avocat et l’avoué de l’Exposition, le Commissariat dut s’occuper de répondre aux mémoires présentés par trois concessionnaires réclamants, et de défendre devant les commissions amiables les droits de l’Etat, résultant des dispositions des traités intervenus.
- Le classement méthodique, diaprés un même système, des archives de l’Exposition se trouva nécessairement rejeté à la période de liquidation, où tous les services se trouvent réunis dans les mêmes mains.
- Cette opération, portant sur une correspondance fort étendue de toutes les sections et sur des documents nombreux, ne laissa pas que d’être laborieuse. Mais elle était absolument nécessaire; l’Exposition de 1878 étant la première grande exposition faite exclusivement par l’Etat français, il importait de léguer aux entreprises analogues de l’avenir un dossier clair et complet des travaux exécutés.
- Le rapport administratif et la monographie des constructions préparée par la Direction des travaux résumaient, d’autre part, les faits principaux de l’administration du Commissaire général.
- Enfin, le rapport sur les opérations du Jury, rapport composé sous la direction de M. Jules Simon, complétait l’ensemble des publications destinées à faire revivre la physionomie de l’Exposition de 1878.
- En même temps se poursuivait l’impression des comptes rendus des congrès et conférences du Trocadéro. Cette importante innovation, prise sous le patronage de l’Etat et subventionnée sur les fonds du budget, était un précieux commentaire des résultats constatés dans le rapport général du Jury.
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- Dans cette liquidation, un des points les plus délicats était assurément la question du personnel.
- Les entreprises temporaires, comme celle de l’Exposition, composent en grande partie leur effectif d’agents qui n’ont pas de situation fixe et que la clôture des travaux laisse trop souvent sans place. Le licenciement de ce personnel exige, dès lors, de très grands ménagements ; on ne peut évidemment pas maintenir un emploi, alors qu’il est devenu inutile, et, d’autre part, on éprouve un chagrin réel à laisser de bons serviteurs aux prises avec les incertitudes et les embarras de positions à reconstituer.
- Avec beaucoup de soins et de persévérance, nous sommes parvenus fort heureusement à effectuer notre licenciement dans de bonnes conditions, et les frais de personnel restent, en somme, moins élevés qu’en 1867, bien que l’entreprise de 1878 ait été plus considérable.
- Récompenses.
- Les médailles et diplômes attribués aux exposants par le Jury des récompenses firent l’objet d’une distribution qui se prolongea assez longtemps, par suite du grand nombre de titres à délivrer, des réclamations, des refrappages, etc.
- Les médailles et diplômes étaient, pour la France, remis individuellement aux exposants ou à leurs fondés de pouvoirs, et, pour les étrangers, confiés, par nationalité, aux ambassades de chaque pays.
- Le nombre des médailles s’élevait, dans l’ensemble, au chiffre rond de 18,000, pour les médailles d’or, d’argent et de bronze.
- Quant aux diplômes, la maison Goupil en fournit plus
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- de 32,ooo, tant pour accompagner les médailles que pour représenter les mentions honorables et la récompense dans les divers cas où elle n’était pas donnée en nature.
- En 1878, en effet, les rappels de médaille, certaines expositions collectives et les collaborations administratives 11e donnaient droit qu’à un diplôme, et, quand un exposant avait obtenu des récompenses dans plusieurs classes, il ne recevait en nature que la plus élevée, les autres étant représentées par des diplômes équivalents.
- Il ne fut point accordé d’exemplaire distinct de médaille ni de diplôme aux différents associés d’un établissement primé: une seule médaille était remise pour l’industrie récompensée. En aucun cas, les exposants ne pouvaient, même à leurs frais, faire exécuter de médailles en double de celles qu’ils avaient reçues.
- Cette réglementation a pu paraître rigoureuse, et elle est en effet plus sévère que celle adoptée en 1867; mais la rigueur était devenue nécessaire, par suite des abus de tous genres dont ces médailles sont l’occasion de la part de certains industriels.
- La sévérité de ces règles était d’ailleurs tempérée par la faculté accordée aux exposants de faire reproduire leur médaille en placage et leurs diplômes au quart de grandeur par la Monnaie et la maison Goupil.
- La distribution des médailles et diplômes se prolongea jusqu’en 1881.
- Les médailles et primes des expositions d’animaux firent l’objet d’une distribution spéciale portant sur i,5o2 médailles et 1 ,ù 2 2 bons de prime.
- La médaille commémorative, gravée par M. Oudiné, de-
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- PRÉCIS DES OPÉRATIONS, vait être, dans le projet primitif, attribuée à tous les exposants et aux principaux collaborateurs de l’Exposition. La première catégorie dut être écartée, en raison des dangers de fraude et des difficultés d’exécution.
- Il ne resta donc que les Commissions étrangères, les Commissions et Jurys nationaux, les fonctionnaires supérieurs des diverses administrations, et aussi les exposants de l’art ancien, des portraits nationaux et de l’anthropologie.
- Il fut décidé, pour éviter des classifications fort délicates, que toutes les médailles seraient du même métal, c’est-à-dire en bronze, et du module de 86 millimètres. Toutes ces médailles portaient la mention pour services rendus; elles étaient au nombre de 7,000 environ.
- Le nom du titulaire était inscrit en lettres d’or sur l’écrin renfermant la médaille. U11 diplôme, portant également le nom de l’intéressé, devait y être joint pour certains membres des Commissions étrangères et des Jurys, les exposants du Trocadéro et les fonctionnaires supérieurs des administrations en rapport avec l’Exposition. La distinction ainsi établie entre les exposants de l’art ancien, des portraits nationaux et de l’anthropologie, et les artistes ou industriels dont les œuvres figuraient au Champ de Mars, était fondée sur le caractère particulier de la première catégorie d’exposants. Ceux-ci, en effet, en apportant leurs précieuses collections, ne poursuivaient aucun but commercial et n’avaient point, d’autre part, participé à la distribution générale des récompenses.
- Des vases et coupes avaient été commandés à la manufacture de Sèvres pour être, aux termes du règlement, distribués aux exposants ayant obtenu les récompenses les plus élevées. Cette commande s’élevait à 120 coupes et 60 vases.
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- LIQUIDATION.
- Mais il fut décidé plus tard que, seuls, les exposants des classes des beaux-arts recevraient ces objets artistiques.
- 11 restait, par suite de cette modification, une assez grande quantité de vases et de coupes disponibles. Ces pièces furent en partie appliquées à des récompenses extraordinaires obtenues par des exposants d’animaux vivants, et par des agriculteurs, pour leurs essais de machines sur le terrain.
- Le surplus fut distribué aux personnes ayant rendu des services signalés à l’Exposition.
- Ici se termine l’historique des opérations successivement accomplies en vue de la préparation, de l’ouverture et de la liquidation de l’Exposition universelle de 1878. Bien que cet exposé soit beaucoup plus long que nous ne l’eussions désiré, il est loin cependant de renfermer tous les détails qui peuvent, au point de vue administratif, présenter un intérêt sérieux. Aussi allons-nous le compléter, en étudiant de plus près, aux chapitres suivants, les grands services dont l’ensemble constituait le Commissariat et diverses parties de l’Exposition qui nous ont paru mériter une notice spéciale.
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- DEUXIÈME PARTIE.
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- NOTICE SUR LE SERVICE DES TRAVAUX.
- Dans les expositions ordinaires consacrées aux beaux-arts, ou à l’agriculture, ou à l’industrie, etc., les bâtiments destinés à recevoir les produits sont établis à l’avance, et l’on n’a guère qu’à les décorer pour la circonstance et à y pratiquer quelques petits travaux d’appropriation. Toute la sollicitude des organisateurs se reporte sur le côté vraiment essentiel de l’œuvre, à savoir : le choix, l’apport, le classement, l’in-stallation des produits exposés, puis la réception du public, et enfin la mise en évidence des exposants les plus méritants. Pour peu qu’il s’agisse d’une exposition embrassant une certaine sphère de l’activité humaine, la besogne, même ainsi restreinte, ne laisse pas encore que de présenter des difficultés. On le voit bien aux expositions annuelles de peinture, d’agriculture, etc.
- Pour les expositions internationales universelles, il n’en va pas de même. La question se complique d’une étrange façon, en raison du développement que ces solennités ont pris depuis une quarantaine d’années. On ne dispose à l’avance d’aucun palais ou bâtiment assez vaste pour recevoir les pro-
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
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- duits exposés, et cela se conçoit sans peine. Dans le courant de la vie et pour les services ordinaires, personne n’a besoin de surfaces couvertes de plusieurs hectares. Tout au plus les chemins de fer, dans leurs grandes gares terminus, sont-ils conduits à couvrir des surfaces très étendues; mais leurs bâtiments eux-mêmes, si démesurés en apparence, ne seraient pas suffisants pour les besoins d’une exposition universelle. Le Louvre et les Tuileries constituent assurément l’un des plus grands palais qui existent au monde, et cependant ils ne présentent qu’une surface couverte d’environ 55,ooo mètres carrés. Or, en 1878, notre palais du Champ de Mars à lui seul couvrait une étendue de 226,602 mètres carrés.
- Ainsi, quand il s’agit d’une de ces grandes solennités où la France convie toutes les nations civilisées, fait un appel urbi et orbi et offre l’hospitalité à toutes les productions remarquables de l’activité humaine, la première chose qui fait défaut, c’est le lieu de la réception; la première chose à laquelle il faut pourvoir, c’est le palais où seront admis, avec les égards qui leur sont dus, les producteurs et leurs œuvres et le monde de visiteurs auxquels on donne rendez-vous.
- Non seulement les difficultés habituelles de choix, de classement, de groupement méthodique, de comparaison, de jugement, se retrouvent ici agrandies considérablement, en raison de la masse énorme des produits exposés; il faut encore, et en toute hâte, construire un palais pour la solennité, palais qui par sa grandeur, son ordonnance spéciale, les diverses conditions auxquelles il doit satisfaire, déconcerte les constructeurs les plus audacieux.
- Encore si l’on était tout d’abord fixé sur les données du
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- programme que l’exposition impose. Mais non. Tout reste variable, incertain, pendant un temps relativement très long. Le problème ne se définit que successivement; les inconnues se dégagent péniblement, lentement, et cependant les délais ne cessent de courir.
- On sait bien qu’à une date fixée, et ordinairement très rapprochée, on devra recevoir les spécimens les mieux réussis des produits de l’activité humaine; mais quel en sera l’ensemble? On l’ignore. Et, de fait, il peut varier jusqu’au dernier moment, suivant les conditions économiques ou politiques dans lesquelles le monde civilisé se trouvera engagé. Cependant, comme il n’est pas possible d’attendre indéfiniment et qu’il faut en toute hâte établir les bâtiments, on cherche à pressentir cet inconnu, à le déduire des faits antérieurs; on se guide sur les résultats des dernières expositions, et on estime qu’il suffira, par exemple, pour l’Exposition de 1878,d’une surface couverte de 220,000 mètres carrés. Ces prévisions sont larges et paraissent excessives. Malheureusement elles sont toujours dépassées, et celles de 1878 font été notamment dans une mesure inusitée.
- Si l’on ne sait au début quel sera l’ensemble des produits à recevoir, on peut encore moins prévoir comment ils se répartiront entre les diverses nations et, pour chacune d’elles, entre les diverses classes de producteurs. Cette ignorance n’est pas moins dommageable que l’autre, et on y fait face à l’aide de suppositions que l’événement ne justifie pas toujours.
- Il semblerait assez sage, en raison des incertitudes que nous venons de signaler, de 11’attacher aux bâtiments de l’Exposition qu’une importance très secondaire, et de les édifier soit en charpente, soit en métal, dans les formes et
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- dispositions usuelles, pour lesquelles on a dans les grandes villes, à Paris surtout, des ressources merveilleuses. Ce parti n’exclurait pas toute élégance. On a pu voir, aux expositions d’agriculture et d’animaux vivants, des dispositifs de cette nature qui ont généralement paru satisfaisants. On arriverait ainsi à réduire notablement les dépenses et les difficultés de la construction, et le travail préparatoire se reporterait principalement sur les produits, qui, après tout, sont la chose essentielle, le but réel de l’Exposition.
- Mais, sage ou non, ce parti est rarement celui auquel on s’arrête : chaque nation veut montrer un échantillon du savoir-faire de ses constructeurs. On ne tient même pas à ce que les tours de force auxquels on se condamne soient absolument motivés, au point de vue de l’art. Ici on élève un dôme de hauteur démesurée et absolument hors d’échelle avec le reste de l’édifice; ailleurs, ce sont de gigantesques galeries ou bien des tours monumentales, sur lesquelles on veut appeler l’attention; il faut absolument dans le palais quelque chose de nouveau, de grand, d’extraordinaire.
- La seule excuse que l’on puisse donner à cet entraînement, c’est qu’après tout l’industrie des bâtiments ne saurait guère être représentée que par le palais lui-même. C’est son exposition. Elle n’en a pas d’autre, et elle a quelque raison d’y tenir.
- Quoi qu’il en soit, cette obligation à laquelle on s’astreint sans nécessité absolue vient encore compliquer la tâche déjà si ardue qu’imposent à leurs organisateurs les grandes expositions universelles.
- Mais, dira-t-on, ces difficultés que l’on fait si grosses ne sont pas insurmontables, puisqu’on les a surmontées par-
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- tout. On s’en plaint beaucoup, et par le fait on en triomphe toujours.
- On a réussi: nous l’admettons. Mais au prix de quel travail? Ceux-là seuls peuvent le dire qui en ont eu la peine et les responsabilités. Et encore, malgré des efforts surhumains soutenus pendant près de deux ans, il eût suffi d’un hiver comme celui de 1879-1880 pour empêcher absolument d’aboutir en temps utile. Ce cas de force majeure n’est pas le seul qui eût pu se présenter. Les grèves d’ouvriers, des pluies persistantes, eussent produit les mêmes fâcheux résultats. On reconnaîtra donc qu’il serait prudent à l’avenir de ne pas compliquer à plaisir le problème de la construction, déjà par lui-même si difficile, et surtout de se donner un peu plus de temps. On éviterait ainsi beaucoup de peine, on réaliserait de notables économies, et l’on n’aurait pas à exécuter un tour de force parfaitement inutile et en réalité très dangereux.
- D’après ce qui vient d’être dit de la grandeur excessive des édifices à établir, de leurs dispositions inusitées et de la persistance du public à vouloir en faire des œuvres d’art, on comprend aisément que la Direction des travaux devienne de beaucoup la plus importante. C’est d’elle, avant tout, que dépendent le bon aménagement des divers services, l’installation convenable des exposants et l’ouverture de l’exposition à l’époque prescrite. Il faut à la fois, pour mener à bien pareille tâche, une expérience consommée, un zèle qui ne se démente pas et une puissance de travail à toute épreuve. Ces conditions se sont fort heureusement trouvées réunies chez le directeur, M. Duval, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. 11 est vraiment impossible de ne pas
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- rappeler ici qu’il a été le principal ouvrier de cette grande œuvre.
- Il semble, au premier abord, que rien ne soit plus facile que de recruter à Paris le personnel d’un service de travaux et de grouper un ensemble d’ingénieurs, d’architectes et d’agents de tous grades, qui puisse en assurer immédiatement le fonctionnement régulier. 11 n’en est pas ainsi cependant, comme l’expérience le montra bien et comme un instant de réflexion le fait comprendre aisément. Le service des travaux devait se prolonger pendant quatre années, tout au plus, y compris la période de construction et celle de liquidation; après quoi, tous ceux qui s’y trouvaient attachés devaient être dans la nécessité de chercher un autre emploi, sans avoir retiré, pour la plupart, d’autre profit d’un labeur incessant que l’honneur d’avoir concouru à l’œuvre commune. De telles conditions ne doivent évidemment pas attirer beaucoup de postulants sérieux.
- En fait, le service des travaux ne put être constitué qu’avec beaucoup de peine; l’effectif du personnel a toujours été très restreint et au-dessous des besoins réels, et ce n’est que par le dévouement sans bornes des principaux agents que l’entreprise a pu être conduite à bonne fin.
- Il n’est que juste d’ajouter que l’Administration a trouvé, dans tous les constructeurs et entrepreneurs auxquels elle s’est adressée, et dans leurs employés, un concours aussi actif qu’intelligent et qui a considérablement diminué les difficultés de sa tâche.
- Quoique le service n’ait pu être organisé que peu à peu et assez lentement, il commença à fonctionner dès les premiers jours du mois d’août de l’année 1876. C’est à cette
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- époque que furent faites les premières opérations sur le terrain, préliminaire indispensable d’une étude définitive des projets.
- En même temps, les plans d’ensemble étaient arrêtés par la Commission supérieure, sur la proposition du Commissaire général. On n’avait pas une minute à perdre, et le Gouvernement tenait à affirmer sa résolution d’ouvrir l’Exposition â l’époque fixée. Aussi, les études furent-elles poussées avec toute l’activité possible et, dès le 1 3 octobre 1876, on était en mesure d’adjuger un premier lot de travaux, comprenant les terrassements et les maçonneries de fondation du palais du Champ de Mars. Les fouilles furent commencées le 2 3 octobre suivant; un mois après, il y avait 800 ouvriers sur les chantiers, et ce nombre augmenta bientôt dans une proportion considérable.
- Du côté de la rive droite, on n’apporta pas moins d’ardeur dans la préparation des projets, et les travaux du palais du Trocadéro, jusqu’au couronnement du soubassement, purent être adjugés en trois lots le 2 5 octobre 1876. On mit immédiatement la main à l’œuvre.
- A partir du commencement de 1878, les exposants purent prendre successivement possession des emplacements qui leur étaient destinés. Tous les travaux étaient achevés le jour de l’ouverture, à l’exception de la salle des Fêtes du Trocadéro, dont les dernières installations exigèrent encore un mois, en sorte que le premier concert ne put y être donné que le 5 juin. La construction de cet édifice fut retardée par les négociations qui eurent lieu, au printemps de 1877, en vue de sa conservation définitive.
- Si ce résultat est dû au zèle de tous ceux qui ont concouru à cette œuvre considérable, il faut dire aussi que la
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- clémence des deux hivers pendant lesquels les travaux ont été exécutés y a contribué pour une bonne part. Cette remarque ne sera peut-être pas inutile pour prouver que, malgré les immenses ressources que l’on rencontre à Paris, une seule campagne 11e peut guère suffire à l’édification de constructions aussi importantes, et pour prémunir les futurs organisateurs d’une nouvelle exposition contre les dangers d’un délai trop court pour sa préparation.
- Avec l’ouverture de l’Exposition, la mission du service des travaux n’était pas finie. Il dut procéder, sans désemparer, au règlement de toutes les entreprises, dont le nombre, grandes et petites, n’était pas inférieur à 4q5, et à l’apurement de tous les comptes de régie. Cette partie de sa tâche 11’était ni la moins ardue ni la moins longue. Elle a été menée à bonne fin, sans procès ni contestation sérieuse.
- En même temps, il eut à pourvoir à l’entretien des palais, constructions diverses et jardins qui constituaient l’ensemble de l’Exposition, et à assurer le fonctionnement des machines en mouvement, de l’éclairage et de la distribution des eaux, services qui avaient été installés sous sa direction.
- C’est également à lui qu’incomba le soin de faire remettre en état, après la clôture, les emplacements qui avaient été affectés à l’Exposition.
- Enfin, l’Administration ayant décidé qu’en dehors de l’Exposition principale, il serait ouvert, sur l’esplanade des Invalides, une exposition d’animaux vivants de toute sorte, le service des travaux fut chargé de faire installer les diverses constructions nécessaires pour cette exposition, qui
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- prit un développement beaucoup plus considérable qu’on ne l’avait prévu tout d’abord.
- L’organisation et la surveillance du service médical constituaient encore une autre partie importante de ses attributions. Les dépenses en étaient assurées au moyen d’une retenue de 1 p. o/o sur le montant des entreprises; elles devaient, par suite, être portées sur un compte spécial, qui fonctionnait en dehors du budget général de l’Exposition.
- Il ne peut être question de donner, dans ce rapport, une énumération détaillée de toutes les opérations qui ont été accomplies par le service des travaux; mais il convient de les faire connaître par un résumé général des dépenses effectuées , qui permette d’en saisir l’ensemble et de fournir quelques explications sur les branches les plus intéressantes de ce service. On les complétera au moyen de tableaux annexés, donnant les renseignements qui ont paru les plus dignes d’intérêt sur les quantités de matériaux mises en œuvre et sur les prix de revient des constructions les plus importantes.
- Le résumé des dépenses placé à la fin de ce rapport a été divisé en six sections, comme il suit, d’après l’ordre adopté dans la relation précédente :
- Section A. Frais de personnel et d’administration. Dépenses diverses. Section B. Construction.
- Section C. Entretien et exploitation.
- Section D. Démolition et remise en état.
- Section E. Exposition des animaux vivants sur l’esplanade des Invalides.
- Section F. Service médical.
- Chacune de ces sections a été elle-même subdivisée en divers articles, d’après la nature des dépenses.
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- Section A.
- Frais de personnel et d’administration. Dépenses diverses.
- En ce qui concerne le personnel, il y a peu d’explications à donner en dehors de ce qui a été dit plus haut.
- La distinction qui a été établie entre les agents commissionnés et les agents temporaires est usuelle dans les grands travaux; elle permet d’en faire aisément varier le nombre d’après les besoins. La répartition du travail a été faite entre plusieurs divisions, qui s’imposaient d’elles-mêmes, et d’abord, pour ce qui est de la construction proprement dite, entre les travaux de la rive gauche et ceux de la rive droite. En outre, un service spécial avait été créé pour l’élaboration des projets des constructions métalliques, qui avaient une importance capitale.
- L’installation et la surveillance des machines en mouvement, en raison des connaissances techniques quelles exigeaient, avaient été confiées à un personnel spécial, qui fonctionnait d’après les conseils d’une Commission composée d’ingénieurs éminents et ayant une autorité incontestée dans cette branche de la mécanique appliquée.
- Le service des eaux, réuni à celui de l’éclairage, formait également une division bien naturelle dans l’organisation du personnel.
- Toutes les opérations aboutissaient au service central, qui comprenait l’administration générale et la comptabilité.
- Dans ces conditions, il n’était pas possible de répartir les dépenses du personnel entre les diverses catégories de travaux, et c’est pourquoi elles ont été portées dans une section distincte. H en est de même des dépenses d’administra-
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- tion et des dépenses diverses, qui ne sont, à proprement parler, que celles qui n’ont pu être classées dans les différentes subdivisions du tableau.
- Section B.
- Construction.
- Il ne serait pas possible de donner ici la description détaillée des deux palais du Champ de Mars et du Trocadéro, des parcs et jardins qui les entouraient et de toutes les constructions accessoires qui ont été édifiées par le service des travaux pour recevoir les produits exposés. On trouvera cette description, avec tous les dessins nécessaires, dans la Monographie qui est actuellement en cours de publication. On ne peut songer davantage à faire connaître, même d’une manière succincte, les moyens employés pour l’exécution des travaux, les difficultés qu’on y a rencontrées, non plus que l’importance et les conditions spéciales de chacune des entreprises qui y ont concouru. On se bornera à présenter quelques renseignements généraux sur cette partie, qui a été, de beaucoup, la plus importante du service.
- Il convenait tout d’abord de débarrasser l’exécution des travaux des nombreuses et longues formalités auxquelles sont assujetties toutes les entreprises qui sont effectuées pour le compte de l’Etat. Ces règles tutélaires, qui résultent d’une longue expérience, répondent parfaitement au but pour lequel elles ont été établies. Mais, dans le cas actuel, il y avait un écueil qu’il fallait éviter, si l’on ne voulait pas voir le succès compromis par des lenteurs administratives.
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- On y est parvenu de la manière la plus heureuse, en constituant une Commission présidée par M. le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, à laquelle étaient soumises toutes les questions intéressant le service des travaux et dont toutes les décisions étaient souveraines. Cette Commission a toujours fonctionné de la manière la plus régulière, et son concours a été de la plus grande utilité dans les questions difficiles qui sé sont présentées.
- Cette combinaison, en assurant une grande rapidité d’exécution, exigeait, d’autre part, des mesures spéciales pour sauvegarder les intérêts du Trésor. On décida, en conséquence, que toutes les opérations du service seraient soumises aux règles de comptabilité en usage dans l’Administration des Ponts et Chaussées. L’application de ce système a certainement donné lieu à des lenteurs et à des complications dans le règlement des comptes, principalement en ce qui concerne les travaux d’architecture; mais cet inconvénient était largement compensé par les sérieuses garanties que l’on a ainsi obtenues.
- C’est dans le même but que les entreprises de toute nature ont été assujetties aux clauses et conditions générales d’un cahier des charges semblable à celui qui a été adopté par le Ministère des Travaux publics.
- Au point de vue de l’exécution proprement dite, deux systèmes se trouvaient en présence : on pouvait procéder par grandes entreprises générales, ou diviser au contraire le travail en un grand nombre de lots. Le premier système avait l’avantage d’alléger la tâche du personnel, mais il pouvait donner lieu à des retards fâcheux en cas de contestations. L’Administration de l’Exposition et la Commission des travaux préférèrent le second système, moins dangereux,
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- qui permettait d’obtenir des constructeurs un concours plus efficace, en multipliant les collaborateurs, et qui leur donnait une juste satisfaction en appelant le plus grand nombre possible d’entre eux à l’honneur de contribuer pour une part à une grande œuvre nationale.
- Tous les efforts du service furent d’abord dirigés sur l’exécution des deux palais du Champ de Mars et dmTro-cadéro, seules constructions prévues dans les projets primitifs. Le premier de ces édifices put être poursuivi, sans interruption, jusqu’à son achèvement complet, et sans autres difficultés que celles qui devaient nécessairement résulter de la préparation de projets fort complexes et de la mise en œuvre d’une quantité aussi considérable de matériaux de toute nature. Il n’en fut pas de même en ce qui concerne le palais du Trocadéro, dont les plans et les travaux durent être suspendus pendant deux des mois les plus favorables de l’année 1877, par suite des retards qui furent apportés à la conclusion d’une convention définitive avec la ville de Paris.
- Si ces deux palais constituaient la partie la plus importante de l’Exposition, d’autres constructions accessoires vinrent bientôt s’y adjoindre. Quelque considérable que fût la surface occupée par le palais du Champ de Mars, on reconnut promptement quelle n’était pas suffisante pour satisfaire à la foule de demandes qui arrivaient de tous côtés.
- Il fallut donc se résoudre à établir de nombreuses constructions annexes dont la nécessité s’imposa presque jusqu’au dernier moment, d’abord au Champ de Mars, pour l’exposition des machines, pour celle de la ville de Paris et pour celle des produits de l’horticulture, puis au Trocadéro pour l’exposition du génie civil et des chemins de fer. Enfin,
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- l’immense superficie couverte étant encore insuffisante, il fallut envahir, sur la rive gauche, le quai d’Orsay jusqu’à la place de l’Alma pour l’exposition de l’agriculture, et la basse berge de la Seine pour celle des ports de commerce et de la navigation, et, sur la rive droite, un terrain voisin du Trocadéro, pour l’exposition des sciences anthropologiques et du laboratoire de Vincennes.
- L’Administration s’imposa encore de nouveaux sacrifices en prenant à sa charge l’édification du palais destiné à l’exposition des produits de l’Algérie et l’exécution de divers travaux, soit pour des administrations publiques, soit pour des particuliers, afin de faciliter des installations décidées trop tardivement ou qui étaient trop coûteuses pour les ressources privées.
- Il faut ajouter à ces nombreuses constructions celles qui durent être établies pour le service de l’Exposition elle-même et celles qui furent réclamées par les diverses administrations publiques que leurs attributions appelaient à faire un service à l’intérieur.
- Parmi les premières, on peut citer les deux bâtiments qui furent élevés près de la porte Rapp pour l’Administration de l’Exposition et pour le Jury des récompenses, et les kiosques placés aux différentes portes pour le service des entrées; parmi les secondes, les bâtiments de la douane, ceux de l’octroi, de la police municipale et de la garde républicaine.
- Les travaux qui viennent d’être énumérés ne sont pas les seuls dont la Direction des travaux eut à s’occuper. L’Administration s’était engagée envers les exposants à leur fournir gratuitement la force motrice, l’eau et le gaz. Il fallut donc pourvoir à l'installation et assurer le fonctionnement
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- des machines en mouvement, du service des eaux (y compris celui de l’incendie) et du service de l’éclairage.
- Un autre service dont le fonctionnement a été l’objet d’un soin tout particulier, et sur lequel il n’est pas inutile de dire quelques mots, est celui de la salubrité, dont l’installation présente quelques difficultés, en raison de l’affluence considérable des visiteurs.
- On a admis en principe :
- i° Que l’usage des urinoirs serait gratuit;
- 2° Que celui des water-closets serait soumis à une taxe de 2 5 centimes, en faisant toutefois une exception inévitable pour les ouvriers employés par l’Administration elle-même aux travaux d’entretien et pour les agents engagés au service des exposants et obligés de séjourner pendant toute la journée dans l’intérieur de l’Exposition. Pour ces derniers, la taxe était réduite à îo centimes.
- L’entrepreneur chargé du service était tenu , moyennant la rétribution qu’il était autorisé à percevoir, d’installer à ses frais les water-closets soumis à cette taxe; l’Administration supporta les dépenses de toutes les autres installations.
- Le nombre total des sièges de toute catégorie était de 34o, celui des stalles d’urinoirs de 0/17. On les avait répartis sur toute la surface de l’Exposition, de manière à épargner au public de longues recherches.
- Ce service, en somme, a fonctionné convenablement et n’a donné lieu à aucune plainte sérieuse.
- Tout l’espace laissé libre dans les emplacements mis à la disposition de l’Administration, et qui n’était pas occupé par des constructions, devait être consacré à des jardins destinés à augmenter considérablement l’agrément et l’intérêt de l’Exposition.
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- L’aménagement de ces jardins, en ce qui concerne la partie confiée au service des travaux, c’est-à-dire les terrassements, rochers artificiels, égouts, drainages, empierrements, pavages, etc., était chose assez simple au premier abord. Toutefois, ces travaux ne pouvaient être entrepris qu’au fur et à mesure de la distribution des emplacements affectés aux constructions qui devaient être édifiées par l’Administration elle-même ou par les particuliers. En raison du nombre de plus en plus considérable des demandes, cette distribution subit de nombreuses variations, et ne put être définitivement arrêtée que très tardivement. La tâche fut donc singulièrement compliquée, surtout pendant la dernière période, avant le ier mai, où des pluies continuelles entravèrent beaucoup la marche des travaux.
- Elle fut encore notablement aggravée par les sujétions résultant de l’établissement d’un réseau de voies ferrées, qu’il fallut maintenir à la disposition des exposants jusqu’au jour de l’ouverture. Ces voies, qui desservaient les galeries des machines et les galeries transversales du palais du Champ de Mars, occupaient les principales allées du parc, et leurs ramifications s’étendaient jusqu’au quai de Billy.
- Ces difficultés sont d’ailleurs inhérentes à toute exposition, et, quelques mesures que l’on prenne dès le début pour les éviter, elles se présenteront inévitablement. On doit chercher seulement à en atténuer l’effet par toutes les précautions possibles.
- Les diverses parties de l’Exposition étaient séparées par les deux tranchées du quai de Billy et du quai d’Orsay, et surtout par la Seine et par le pont d’Iéna, dont la largeur, qui n’était que de i3m, 66 , ne pouvait suffire pour assurer la circulation de la foule considérable que l’on prévoyait
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- pour certains jours de l’année. Afin de remédier à cet inconvénient, on fit établir sur ce pont un tablier en bois de 2 A mètres de largeur, soutenu par une ossature métallique, et sur la longueur duquel on ménagea un certain nombre de bancs couverts. Cette disposition très simple a parfaitement répondu au but que l’on avait en vue.
- Section C.
- Entretien et exploitation.
- Cette section se rapporte à la période pendant laquelle l’Exposition a été ouverte au public, et les dépenses qu’elle comprend se divisent en deux catégories.
- Celles qui concernent l’entretien proprement dit n’ont pas besoin d’être définies : elles n’ont pas eu une importance bien considérable. Les entrepreneurs qui avaient exécuté les diverses constructions étaient en général tenus, parleur marché, de réparer et d’entretenir en bon état les ouvrages dont ils avaient été chargés. L’Administration n’a donc eu à faire, de ce chef, que des dépenses assez minimes.
- Il n’en a pas été tout à fait de même en ce qui concerne les parcs et jardins, dont les allées ont donné lieu à des réparations assez importantes par suite du temps défavorable pendant lequel elles ont été construites et des épreuves auxquelles elles ont été soumises tout d’abord par les nombreux et lourds chariots qui faisaient le transport des objets exposés. C’est encore là un de ces contretemps que des mesures de prévoyance sont à peu près impuissantes à conjurer.
- Quant aux dépenses d’exploitation, on a compris, soüs cette dénomination, celles qui étaient nécessaires pour
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- maintenir en état de propreté les diverses constructions et les parcs et jardins et celles qui concernaient le fonctionnement des divers services dépendant de la Direction des travaux. Les premières, qui comprennent le balayage et l’arrosage, ont été plus importantes qu’on ne pourrait le supposer, au premier abord, en raison du peu de temps qui restait disponible entre l’heure où les portes étaient ouvertes aux ouvriers et celle où le public commençait à affluer.
- Section D.
- Démolition et remise en état.
- Les diverses constructions élevées pour l’Exposition, à l’exception du palais du Trocadéro, étaient destinées à disparaître. On a déjà dit que la conservation de ce dernier édifice avait été l’objet d’une convention spéciale, aux termes de laquelle l’Etat en est aujourd’hui propriétaire.
- En ce qui concerne le palais du Champ de Mars, la question est restée longtemps indécise. 11 semblait peu rationnel de démolir une construction qui avait coûté tant d’efforts et de dépenses et dont les principaux éléments pouvaient être considérés comme ayant une durée à peu près illimitée. Un premier projet, qui consistait à l’utiliser pour un musée industriel, fut bientôt abandonné. D’autres qui furent mis en avant n’eurent pas un sort plus heureux. Une décision ministérielle, en date du 8 mars 1880, mit fin à toutes ces incertitudes en ordonnant la démolition du palais.
- On commença par vendre et faire enlever les galeries intérieures.
- Cependant, la compagnie de l’Ouest ayant été dans la nécessité d’utiliser les grandes galeries des machines peu-
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- SERVICE DES TRAVAUX.
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- dant l’hiver rigoureux de 1879-1880 pour y déposer les marchandises qui ne pouvaient plus trouver place dans la gare des Batignolles, et le public ayant grandement apprécié cet avantage, on se demanda de nouveau s’il ne conviendrait pas de conserver au moins les galeries dont il s’agit. Après un nouvel examen, on y renonça définitivement, et l’enlèvement des derniers vestiges de cette construction va être bientôt un fait accompli.
- Pendant le cours des discussions auxquelles cette question avait donné lieu, une autre avait surgi. La ville de Paris, désireuse cl’embellir ce quartier un peu abandonné, était entrée en négociations avec le Ministère de la Guerre pour la cession, au moyen d’un échange de terrain, de la partie du Champ de Mars comprise entre la façade principale du palais et le quai d’Orsay, et sur laquelle avaient été établis des jardins quelle était dans l’intention de conserver. Ces négociations, abandonnées et reprises plusieurs fois, ont enfin abouti à une convention entre l’Etat et la ville de Paris pour la cession, à cette dernière, des terrains dont il s’agit. Mais ce n’est qu’après que le pouvoir législatif aura approuvé cette convention qu’on pourra entreprendre la remise en état de la partie du Champ de Mars qui sera conservée pour les exercices militaires. Le compte relatif à cette nature de dépenses devra donc rester ouvert jusque-là.
- Les négociations relatives à la conservation du Champ de Mars n’avaient pas empêché l’Administration de s’occuper activement de la remise en état des autres terrains affectés à l’Exposition et qui appartenaient soit à la Ville, soit à l’État.
- Aussitôt que les produits exposés dans les diverses constructions annexes furent enlevés, ordre fut donné aux
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- constructeurs, par qui elles avaient été, pour la plupart, fournies en location, de les faire disparaître aussitôt que possible. Celles qui étaient la propriété de l’Administration furent vendues, soit aux enchères publiques, soit de gré à gré, à la charge par les acquéreurs de les faire enlever sans désemparer.
- Lorsque les emplacements affectés à l’Exposition furent ainsi redevenus libres, on s’empressa de procéder aux travaux de réfection.
- La ville de Paris se chargea elle-même de la remise en état des terrains lui appartenant, c’est-à-dire des jardins du Trocadéro et des quais de Billy et d’Orsay, suivant une évaluation faite d’un commun accord entre les ingénieurs du service municipal et la Direction des travaux. Cette combinaison était évidemment la plus avantageuse, à tous les points de vue.
- L’Administration de l’Exposition n’entreprit que les travaux de réfection de la basse berge de la Seine située le long du quai d’Orsay, et qui appartient à l’État. Leur exécution n’a d’ailleurs présenté aucun incident qui mérite d’être signalé.
- Section E.
- Exposition des animaux vivants sur l’esplanade des Invalides.
- L’Administration avait pris, dès le principe, la résolution de faire une exposition spéciale d’animaux reproducteurs de tous les pays. Par sa nature, cette exposition devait être essentiellement temporaire. On ne pouvait songer à l’installer dans l’enceinte même du Champ de Mars, qui était à peine suffisante pour permettre de satisfaire à toutes les
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- SERVICE DES TRAVAUX.
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- demandes : on choisit l’esplanade des Invalides, qui offrait un espace très convenable et tout à proximité du Champ de Mars.
- L’établissement des diverses installations nécessaires a été également confié au service des travaux, et les dépenses qui s’y rapportent ont été réunies dans une section distincte.
- Cette exposition couvrait une surface totale de 66,230 mètres superficiels, et ne laissait pas, par conséquent, d’avoir une certaine importance; mais les difficultés que présentait son installation 11e peuvent être comparées avec celles que l’on a rencontrées au Champ de Mars et au Trocadéro. Il ne s’agissait, en effet, que d’élever des constructions en bois aussi économiques que possible et sans nulle prétention.
- Celles qui devaient abriter les animaux de l’espèce bovine et de l’espèce chevaline étaient de beaucoup les plus considérables : elles ont été disposées de manière à pouvoir être utilisées successivement pour l’exposition de chacune de ces deux espèces. Aux termes de traités passés avec les constructeurs, elles sont restées la propriété de l’État, tandis que la plupart des autres installations destinées aux animaux des autres espèces ont été fournies en location par des entrepreneurs qui en font leur spécialité.
- On dut également élever toutes les constructions accessoires indispensables pour les divers services administratifs et pour le Jury, et prendre les dispositions nécessaires pour assurer le service des eaux et de l’éclairage.
- L’esplanade des Invalides présente, comme on sait, une surface à peu près plane ; elle n’exigea donc pas de travaux de terrassements. On se contenta de sabler et de drainer, au moyen de tuyaux de poterie, les allées réservées entre
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- les diverses rangées de hangars. On établit, en outre, quelques massifs de plantes et de fleurs, pour parer un peu cet ensemble fort simple et nécessairement assez monotone.
- L’exposition dont il s’agit dura trois mois. Après sa clôture, on procéda immédiatement à la vente des diverses constructions appartenant à l’Etat, afin de rendre le plus tôt possible à la circulation les emplacements qui en avaient été distraits. La ville de Paris se chargea ensuite des travaux, très simples d’ailleurs, de remise en état, et les dépenses furent payées par l’Administration de l’Exposition.
- Section F.
- Service médical.
- Les dépenses du service médical ont été payées, comme il a déjà été dit, au moyen d’un prélèvement de i p. o/o sur le montant des entreprises. Ce sont donc purement des dépenses d’ordre, et c’est pourquoi elles ont été classées dans une section spéciale.
- Ce service a fonctionné sous la direction du service des travaux, dans les attributions duquel il se trouvait placé. Mais, comme il en est rendu compte dans une autre partie du Rapport général, il n’y a pas lieu d’y revenir ici.
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- SERVICE DES TRAVAUX.
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- RÉSUMÉ DES DÉPENSES.
- INDICATION Dits TRAVAUX OU DEPENSES. SOMMES directement imputables à chaque article. PATIT PROPORTION- NELLE de chaque article dans les frais de personnel et d’administration. ( Section A. ) DÉPE Par article. NSES TOTA Par subdivision de section. LES. Pur section.
- fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c.
- Section A.
- FRAIS DE PERSONNEL ET D’ADMI-
- X1STRAT10N, DÉPENSES DIVERSES.
- Aut. 1er. Frais de personnel « « 665,760 00
- Art. 2. Frais d’administration U 65,4g8 61
- Art. 3. Dépenses diverses " 11 98,880 87 83o,i39 48 W
- Section B.
- CONSTRUCTION.
- 1" partie. Travaux de la rive gauche
- (C'.amp de Mars et quai d’Orsay).
- Art. 1er.Palais du Champ de Mars. . . 22,664,125 96 404.974 84 23,069,100 80
- Art. 2. Marquise et galerie couverte
- de la porte ilapp 116,629 87 2,066 i4 117,696 01
- Art. 3. Bâtiment de la ville de Paris. 64i,3i8 85 11,459 43 652,778 28
- Art. U. Constructions annexes de l’Ex-
- position 1,497,248 17 26,753 64 i,5a4,ooi 81
- Art. 5. Installation des machines en
- mouvement 486,370 70 8,690 73 495,061 43
- Art, C. Construction des parcs et jar-
- dins i,64g,iA8 71 29,470 39 1,678,619 00
- Art. 7. Construction d’un plancher
- sur le pont d’Iéna........ 339,735 16 4,284 06 244,019 22
- Art. 8. Installation des voies ferrées. 177,673 19 3,175 oa i8o,848 21
- Art. 9. Constructions destinées aux
- services administratifs 456,8i6 71 8,163 3a 464,980 o3
- Art. 10. Service de la salubrité 65,853 07 1,176 79 67,029 86
- Art. 11. Dépenses diverses non clas-
- sées ci-dessus 46o,a53 5o 8,aa4 74 468,478 a4
- A reporter 28,962,612 89
- (a Cette somme est comprise dans celle de 3.9/16,409 fr. 92 cent, du chapitre Ier, art. 1", du rapport financier. Elle ne ligure ici que pour être répartie entre les divers articles.
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- SERVICES ADMINISTRATIFS,
- INDICATION DUS TRAVAUX OU DISPENSES. SOMMES directement imputables à chaque article. PART PROPORTION- NELLE de chaque article dans les frais de personnel et d’administration. (Section A.) DÉPENSES TOTALES.
- Par article. Par subdivision de section. Par section.
- fr. C. fr. c. fr, c. fr. c. fl*. c.
- Report 28,962,612 89
- a' partie. Travaux de, la rive droite
- (Trocadéro et dépendances).
- Art. 1er. Palais du Trocadéro 9,906,595 7/1 177,o3o 87 10,083,626 61
- Aut. 2. Cascade du Trocadéro 795,70a Cs i4,aig 21 809,921 83
- Art. 3. Constructions annexes du Tro-
- cadéro 1,086,66/1 ag ig,4i8 69 1,106,082 98
- Art. 4. Construction des parcs et jar-
- dins 1,188,267 83 2i,a34 35 1,209,502 18
- Art. 5. Constructions destinées aux
- services administratifs 120,533 18 a,i53 92 122,687 10
- Art. 6. Service de la salubrité 31,938 5i 570 57 32,499 08
- Am. 7. Dépenses diverses non classées
- ci-dessus 396,709 88 5,3oo 21 3oa,oio 09
- i3,666,32g 87
- 3‘‘ partie. Travaux communs
- A la rive gauche et à la rive droite.
- Art. 1C1. Installation du service des
- eaux 795,834 g3 i4,aai 57 8io,o56 5o
- Art, 2. Installation du service de l’é-
- clairage 244,123 37 4,36a 48 248,485 85
- Art. 3. Monographie des palais et
- constructions (*) 6o,532 80 1,081 72 6i,6i4 5a
- i,iao,i56 87
- Section C. 43,749,099 63
- ENTRETIEN ET EXPLOITATION.
- i" partie. Travaux de la rive gauche.
- Art. 1er.Entretien du palais et des
- constructions annexes 24i,a33 71 4,3io 84 245,544 55
- Art. 2. Entretien des parcs et jardins. 3i 1,779 83 5,571 5i 317,351 34
- Art. 3. Dépenses pour le fonctionne-
- ment des machines 4g5,486 61 8,854 35 5o4,34o g6
- Art. 4. Entretien de l’aquarium ma-
- rin 52,333 76 g35 ai 53,268 97
- Art. 5. Entretien des voies ferrées... 10,558 0' 188 67 10,746 74
- A reporter i,i3i,a52 56 43,749,099 63
- (*! Travail en cours d’exécution.
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- SERVICE DES TRAVAUX.
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- INDICATION DES TRAVAUX OU DEPENSES. SOMMES directement imputables à chaque article. PART PROPORTION- NELLE de chaque article dans les frais de personnel et d’administration. (Section À.) ' DEPENSES TOTALES.
- Par article. Par subdivision de section. Par section.
- fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c.
- Déport t,i3i.95a 56 43,7/19,099 63
- ar partie. Travaux de la rive droite.
- Art, 1er. Entretien des palais et con-
- structions annexes 79,53i 08 i,4ai 22 8o,q52 3o
- Art. 2. Entretien des parcs et jardins. io6,oi3 88 1,894 A7 in CO 00 0 L~'' O
- Art. 3. Entretien de l’aquarium d’eau
- douce 5,3n 99 94 93 5,4o6 85
- 194,267 5o
- 3e partie. Travaux, communs
- à la rive gauche et à la rwe droite.
- Art. 1er.''Dépenses pour la fourniture
- des eaux 806,826 11 5,482 98 312,809 09
- Art. 2. Dépenses du service d’écloi-
- rage i4o,432 A4 2,509 53 *42,941 97
- Art. 3. Dépenses du service de salu-
- brité pendant l’Exposition. 16,365 AA 292 44 16,657 88
- 471,908 94
- Section D. 1,797,429 00
- DÉMOLITION ET DEMISE EN ETAT.
- lrepartie. Travaux de la rive gauche (B). 995,856 16 5,286 g5 3oi,i43 11 3oi,i43 11
- 2e partie. Travaux de la rive droite.. A38,ooo 00 7,827 06 445,827 06 445,897 06
- 746,970 I7
- Section E.
- EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS
- SUR L’ESPLANADE DES INVALIDES.
- Art. 1er. Hangars destinés aux espèces
- bovine et chevaline 716,688 A9 12,777 87 729,416 36
- Art. 2. Installations pour les autres
- espèces d’animaux 68,806 55 1,229 57 70,036 12
- Art. 3. Constructions accessoires.. 72,706 A8 1,29996 74,006 74
- Art. h. Terrassements,drainages,cm-
- pierremenls, clôlures, etc. 72,317 69 1,392 3s 73,610 01
- Art. 5. Construction des jardins .... 6,616 93 118 25 6,735 18
- Art. 6. Dépenses du service des eaux. 9,600 3o 171 55 9.77185
- 963,675 26 46,290,498 80
- (a) Non compris ie Champ de Mars, ou sujet duquel rien n’est encore décidé.
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- 364
- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- INDICATION
- DES TH AVAUX OU DEPENSES.
- SOMMES . directement imputables à chaque article.
- IV. c.
- PART
- PROPORTIONNELLE de chaque article
- dans les frais de personnel et d’administration. (Section A.)
- fr. c.
- DÉPENSES TOTALES.
- Par article.
- fr. c.
- Par
- subdivision de section.
- fr. c.
- Par section.
- fr. c.
- Report................
- Art. 7. Dépenses du service de l’éclairage...............................
- Art. 8. Dépenses du service de salubrité..............................
- Art. 9. Remise en etatdePEsplanade.
- Art. 10. Dépenses diverses non classées ci-dessus..........................
- 963,5^5 96
- 9,6o5 67 171 65 9>777 12
- 1,436 80 25 68 1,662 48
- 10,117 180 81 10,298 33
- 9,600 00 l(i9 77 9,669 77
- 66,293,698 80
- 996.782 96
- Montant total des dépenses faites ou réglées par la Direction des travaux
- 67,288,281 7G
- Section F.
- SERVICE MÉDICAL <ab
- Art. 1er. Frais du service pendant la construction.........................
- Art. 2. Frais du service pendant l'Exposition et l'enlèvement des produits, c*est-h-dire du iev mai au 3i décembre 1878.......
- Art. 3. Frais du service pendant la période de démolition et de remise en état, c’est-a-dire du ior janvier 1879 au 3i décembre 1880.
- Art. 6. Reliquat versé h l’Assistance publique, conformément h l’article 10 de l’arrêté ministériel (lu 6 septembre 1876......................
- 169,702 5o 60,696 34 68,261 27 158,i3s 00
- 436,782 11
- (a) Les dépenses du service médical, ayant été payées sur les fonds de la caisse de secours, alimentée elle-même au moyen de la retenue de 1 p. 0/0 prélevée par le Trésor sur le montant des mandats délivrés aux entrepreneurs et fournisseurs soumis aux clauses et conditions générales, sont, par conséquent, comprises dans le montant total ci-dessus de 67,228.281 fr. 76 cent.
- Voir, pour les détails, tome II, tableau n° 16.
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- SERVICE DES TRAVAUX.
- 365
- RÉSUMÉ
- DES PRINCIPALES QUANTITÉS D’OUVRAGES EXÉCUTÉS OU DE MATÉRIAUX MIS EN OEUVRE.
- !de pierre de taille.........
- de moellons ou de briques . ,
- de béton..................
- Ciment employé...........................
- Fers divers..............................
- Fontes...................................
- Bois mis en œuvre sous diverses formes..
- Ien ardoises ordinaires.... en ardoises métalliques . . .
- en zinc...................
- en tuiles genre Montchanin
- en verre double. .........
- Vitrages verticaux.......................
- 15.500 mètres cubes.
- 145,ooo idem.
- 39,000 idem.
- 22.500 tonnes.
- 27,800 idem.
- 6,700 idem.
- 34.500 mètres cubes. 6,800 mètres superficiels.
- 109,000 idem.
- 64,ooo idem.
- 36.500 idem.
- 108,000 idem.
- 47,600 idem.
- Égouts en maçonnerie de divers types.............. 17,000 mètres linéaires.
- Conduites d’eau de divers diamètres............. 28,400 idem.
- Conduites de gaz de divers diamètres.............. 1 i,45o idem.
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- NOTICE
- SUR
- LES OPÉRATIONS DE LA SECTION FRANÇAISE.
- COMITÉS D’ADMISSION.
- La section française proprement dite comprenait tous les produits classés, d’après le règlement général, dans les groupes II, III, IV, V, VI, VII, à savoir:
- Groupe IL Education; enseignement; matériel et procédés des arts libéraux;
- Groupe III. Mobilier et accessoires;
- Groupe IV. Tissus; vêtements;
- Groupe V. Industries extractives;
- Groupe VI. Outillage et procédés des industries mécaniques;
- Groupe VIL Produits alimentaires.
- Ces six groupes renfermaient 70 classes, embrassant toutes les branches de l’industrie et l’enseignement à ses trois degrés, primaire, secondaire et supérieur.
- Le personnel nécessaire aux différents services de cette section fut organisé au mois d’octobre 1876; ce personnel administratif était chargé d’assurer l’exécution des mesures prises par le Commissariat général et intéressant la section française. Il était constamment en rapport avec les Comités, dont il dirigeait et centralisait les travaux, et auxquels il transmettait les demandes ou réclamations des exposants.
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- Il fournissait, d’ailleurs, à ces derniers tous les renseignements nécessaires, ou leur notifiait les décisions les concernant.
- L’œuvre principale, c’est-à-dire l’examen des produits et leur installation dans le Champ de Mars, fut réservée, comme en 1867, à des Comités.
- Le mode de nomination et la composition de ces Comités ayant été exposés précédemment, il suffira, avant d’entrer dans le détail de leurs opérations, de rappeler ici brièvement leurs attributions et leur fonctionnement.
- Dès le mois de juillet 1876, les Préfets avaient reçu une circulaire les invitant à procéder à la constitution de Comités, qui siégeraient au chef-lieu du département et pourraient se fractionner en Sous-Comités d’arrondissements.
- Ils avaient pour mission, d’après l’article 5 du règlement général (voir t. II, pièce annexe n° 6 ) :
- i° De faire connaître dans toute l’étendue du département les règlements concernant l’organisation de l’Exposition, de distribuer les formules de demandes d’admission, ainsi que tous les autres documents nécessaires;
- 20 De signaler, le plus tôt possible, les principaux artistes, agriculteurs et manufacturiers dont l’admission semblerait particulièrement utile à l’Exposition ;
- 3° De provoquer les expositions des produits agricoles et horticoles du département ;
- lx° D’organiser le groupement collectif des produits similaires du département, et d’accréditer auprès du Commissaire général le délégué chargé de représenter chaque collectivité.
- Ils avaient surtout, on le voit, le caractère de comités
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- d’initiative. Ils devaient associer à leurs efforts les Chambres de commerce, les Chambres consultatives des arts et manufactures, les Sociétés savantes, les Comices agricoles, etc., en un mot, toutes les forces vives du département. Ils n’avaient pas à s’occuper du classement,- et devaient se borner à adresser à Paris, après un examen sérieux et avec un avis motivé, les demandes cpi’ils jugeraient dignes d’être soumises aux Comités d’admission.
- L’organisation de ces Comités départementaux se fit avec plus de lenteur que ne le comportaient les délais prévus. Aussi le Commissaire général dut-il, à plusieurs reprises, rappeler aux Préfets les instructions premières, et insister sur l’urgence qu’il y avait à en assurer l’exécution.
- ccVous voudrez bien, leur écrivait-il le 3o septembre, me faire parvenir, avant le 10 octobre, l’état nominatif des membres qui composent le Comité de votre département et me renseigner successivement sur ce qu’il aura déjà fait, n
- Au mois d’octobre 1876, le Commissaire général proposa à l’approbation du Ministre la liste des membres des Comités d’admission. Il y en avait environ 800, répartis entre les 70 classes de la section française, suivant l’importance de chacune d’elles et la variété des industries quelles représentaient.
- Ils étaient investis de pouvoirs étendus. Tandis qu’en 1867 n’avaient eu qu’à donner un avis sur l’admissibilité des demandes, la Commission impériale devant seule prononcer sur l’admission, en 1878, au contraire, l’article 26 du règlement décidait que toutes les demandes leur seraient soumises et qu’ils statueraient en dernier ressort. Cette innovation fut favorablement accueillie par les exposants. Ils
- * i.
- 2 h
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- virent, dans la responsabilité qui en résultait pour les Comités, une garantie du soin scrupuleux et attentif que ceux-ci apporteraient à l’accomplissement de leurs devoirs.
- Jusqu’au jour où les demandes d’admission leur furent transmises par l’Administration, les Comités de Paris fonctionnèrent comme Comité départemental de la Seine, provoquant les adhésions, renseignant les industriels, stimulant les retardataires.
- Au commencement du mois de décembre, le Directeur de la section française procéda à l’installation et à l’organisation intérieure des Comités en tant que Comités d’admission. Leur première séance fut consacrée à la constitution de leurs bureaux, et, pour beaucoup d’entre eux, à la division en Sous-Comités.
- En même temps que l’avis officiel de leur nomination, les membres de ces Comités avaient reçu tous les règlements et instructions propres à les éclairer sur la nature et l’étendue de leurs fonctions. Ils firent de l’étude de ces documents l’objet de leur premier travail en commun et trouvèrent d’abord, dans le rapport adressé par le Commissaire générai au Ministre de l’Agriculture et du Commerce sur l’admission et l’installation des produits français, des règles très précises pour la conduite de leurs opérations.
- oc Le but des organisateurs de la section française, y était-il dit, doit être d’obtenir une représentation aussi fidèle que possible de l’état actuel de l’industrie nationale. Pour qu’il ne se produise ni lacune ni double emploi, il faut tout d’abord que les Comités soient mis à même de se rendre un compte exact de la puissance productive de chaque classe en particulier, de la variété d’objets qu’elle comporte, en-lin et surtout, de l’importance et de la situation relatives
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- OPÉRATIONS DE LA SECTION FRANÇAISE, des différents producteurs. Ces notions préalables sont essentielles pour que l’on soit sûr de n’omettre ni une fabrication intéressante, ni une maison sérieuse, soit de Paris, soit des départements.
- cdl faudra, en second lieu, déterminer la surface totale nécessaire à chaque classe et procéder à la répartition de cette surface entre les exposants admis, en tenant un compte équitable des convenances de chacun et des exigences de l’ensemble.
- ce......Les Comités n’auront point seulement à juger
- chacune des demandes qui leur seront remises, en cherchant à se faire une idée, d’après le nom du fabricant et les traditions de sa maison, de l’intérêt que pourra offrir l’objet présenté; il leur faudra résister aux prétentions envahissantes de quelques-uns, stimuler les retardataires et les indécis, aller au-devant des producteurs importants qui paraîtraient vouloir se tenir à l’écart.
- ce Cette mission, très délicate par elle-même, se compliquera encore par la nécessité de n’admettre en général que l’industriel qui a fabriqué l’objet, et non le simple négociant qui se borne à l’acheter pour le revendre.......-n
- Le programme était complet, et les Comités se mirent à l’œuvre, sans attendre l’expiration du délai fixé pour l’envoi de toutes les demandes d’admission.
- On les invitait à se rendre d’abord un compte exact de la puissance de chaque industrie en particulier et de la variété des produits qu’elle comportait. Ils commencèrent, en conséquence, par étudier avec soin la nature des differentes spécialités comprises dans la classe dont chacun d’eux était chargé. Ils examinèrent si toutes les parties essentielles
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- d’une même industrie y étaient représentées; si, au contraire , quelques branches admises n’y étaient pas étrangères ; si l’on avait tenu compte des innovations, des développements survenus; en un mot, si la classification répondait exactement à la situation actuelle. 11 résulta de cet examen critique un certain nombre d’observations, dont l’Administration tint souvent compte. Elles furent consignées dans les procès-verbaux.
- Puis vint le classement des demandes d’admission. La limite primitivement assignée pour l’envoi à Paris de ces demandes était le i5 janvier 1877. C’était suffisant pour les exposants du département de la Seine, qui pouvaient facilement se procurer les formules officielles et le règlement, soit chez les membres des Comités, soit au Ministère du Commerce, au Palais de l’industrie, à la Chambre et au Tribunal de commerce, etc.
- En province, les difficultés étaient plus grandes. Il fallait s’adresser au siège du Comité départemental. Or, sur bien des points, la nomination de ces Comités avait subi des retards, et presque partout leur fonctionnement laissait encore à désirer.
- Aussi, à la suite de sollicitations nombreuses, le Commissaire général décida-t-il que la liste des admissions ne serait close que le ier février. Les Préfets furent informés de ce sursis par une circulaire du i5 janvier, et invités à en donner connaissance aux intéressés.
- Toutefois, comme, dès les premiers jours de janvier, les demandes affluaient à l’Administration, on en fit la répartition suivant les classes, et les Comités en commencèrent immédiatement l’examen.
- Ces demandes, sur formules imprimées, devaient con-
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- tenir les noms, prénoms, qualités, domicile des exposants, le détail, aussi complet que possible, des produits proposés, l’indication des travaux nécessaires à leur installation (fondations et constructions), la désignation des quantités et des pressions de gaz, d’eau ou de vapeur dont les appareils pouvaient avoir besoin, enfin les dimensions (hauteur, largeur, profondeur) de l’emplacement à occuper. Ces demandes étaient faites en double expédition : l’une était transmise au Comité compétent; l’autre restait aux archives pour servir à la confection du catalogue.
- On ouvrit généralement dans chaque classe trois listes distinctes :
- i° Liste des demandes formées par des industriels ayant déjà été admis à des expositions universelles;
- 2° Liste des demandes faites par des personnes n’ayant pas encore exposé;
- 3° Liste des demandes émanant des commerçants non producteurs.
- Les demandes de la première catégorie ne comportaient pas un long examen : l’admission était toujours prononcée, à moins que des événements particuliers, survenus depuis la dernière Exposition, n’eussent modifié la situation commerciale de la maison.
- Les demandes rangées dans la seconde division étaient au contraire l’objet d’une enquête minutieuse. Si la maison avait son siège à Paris, son chef était convoqué par le Comité et venait fournir lui-même tous les renseignements nécessaires. Les produits étaient-ils d’un déplacement difficile? On déléguait un ou plusieurs membres qui se transportaient au domicile de l’industriel. La date de la création de la maison, les moyens de production, le capital engagé, le
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- nombre des ouvriers, le chiffre des affaires, tout était contrôlé par les délégués, qui formulaient ensuite leurs conclusions et les soumettaient au Comité.
- L’enquête sur les maisons dont le siège était en province se faisait par correspondance. Le président s’adressait à la fois à l’intéressé lui-même et au Comité départemental; l’appréciation de celui-ci devait servir à contrôler les déclarations de celui-là; parfois même on exigeait l’envoi préalable des produits, lorsqu’il paraissait utile de les juger de visu. Ce travail fut souvent entravé par les Comités départementaux , qui n’apportaient pas toute la célérité désirable dans la transmission des renseignements. Soit que les moyens d’information leur fissent défaut, soit que les industriels eux-mêmes y apportassent de la négligence, les réponses n’arrivaient à Paris qu’après des appels réitérés. Le Commissaire général dut rappeler aux Préfets, par une circulaire du i5 avril, combien ces retards étaient fâcheux, et les informer qu’à partir du icr mai on annulerait toute, demande sur laquelle les renseignements réclamés n’auraient pas été fournis.
- Quant aux demandes émanant de commerçants non producteurs, les Comités se conformèrent, à leur égard, aux prescriptions de l’Administration. Le Rapport rappelé ci-dessus disait qu’il ne fallait « admettre en général que l’industriel qui a fabriqué l’objet, et non le négociant qui se borne à l’acheter pour le revendre, n Les instructions adressées par le directeur de la section française aux membres des Comités commentèrent cette règle, et expliquèrent, de la manière suivante, dans quelles conditions on pouvait parfois admettre les non-producteurs :
- ce......J’insiste, avec M. le Commissaire général, pour
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- que vous refusiez systématiquement toutes les demandes présentées par des négociants non producteurs, vendant soit en gros, soit en détail, avant qu’il ait été satisfait aux demandes d’admission des véritables producteurs. Des réclamations nombreuses se sont toujours élevées, dans les expositions précédentes, contre l’oubli de cette règle. Vous ne devez accorder des emplacements aux personnes qui ne fabriquent pas que si, par des circonstances particulières, la surface attribuée à votre classe n’a pu être occupée tout entière par les producteurs. Dans ce cas, la préférence devra être donnée aux négociants qui font fabriquer, pour leur propre compte et à leurs risques et périls, des articles spéciaux, ou encore à des éditeurs ayant acquis la propriété de certains ouvrages. En fin de compte, la place qui resterait encore libre pourrait être abandonnée à des commissionnaires ou à de simples commerçants, à charge par eux d’indiquer, pour chaque objet exposé, le nom du producteur......u
- En conséquence de ces principes, la plupart des demandes de cette nature furent écartées. Celles que des circonstances spéciales rendaient plus intéressantes furent réservées, et l’on attendit, pour statuer à leur égard, que tous les exposants producteurs eussent été pourvus d’un emplacement suffisant.
- A la fin du mois d’avril, 35,ooo demandes environ avaient ainsi été soumises à l’examen des Comités, qui avaient prononcé près de 26,000 admissions.
- Quelques-unes de ces demandes avaient donné lieu à des discussions, et souvent les Comités avaient fourni sur la même question, non prévue par le règlement, des solutions
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- différentes. Gomme il importait qu’une jurisprudence uniforme fût adoptée, l’Administration provoqua une réunion de tous les bureaux : on y examina les points douteux, et les décisions prises par cette assemblée, que présidait le directeur de la section française, furent acceptées comme règles définitives. Elles méritent d’être mentionnées ici, parce quelles témoignent du soin qu’ont toujours eu les Comités de conserver à l’exposition de la section française le caractère d’unité que l’Administration lui avait imprimé.
- Certaines maisons de nouveautés, occupant à Paris le premier rang comme chiffre d’affaires, et désirant donner une idée exacte de l’importance et de la situation de leur commerce, avaient demandé à faire des expositions d’ensemble de leurs articles. Elles insistaient pour que ces produits, de natures diverses, n’eussent pas à subir les exigences de la classification, et fussent réunis sans acception de classe.
- Cette prétention fut rejetée, et, pour se conformer aux instructions relatées plus haut, on décida d’une manière générale qu’aucune maison, soit de gros, soit de détail, ne pourrait exhiber des produits non fabriqués par elle. Quant à celles qui font fabriquer, sur modèles fournis et pour elles seules, certains articles spéciaux, elles seraient admises à exposer, mais seulement dans les classes auxquelles appartenaient ces articles.
- Les récompenses obtenues aux expositions précédentes soulevèrent aussi deux questions importantes :
- L’exposant pouvait-il faire figurer dans sa vitrine les médailles qui lui avaient été décernées à la suite des expositions antérieures ?
- Etait-il admis, lorsqu’il avait reçu dans une autre expo-
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- sition la plus haute récompense, à déclarer qu’il se mettait hors concours pour l’Exposition de 1878?
- Sur le premier point, la réunion exprima le vœu que les exposants ne pussent rappeler dans leur vitrine que les récompenses obtenues dans des expositions officielles, universelles et internationales. Mais, reconnaissant que c’était là une question de la compétence exclusive de la Commission supérieure, elle ne prit aucune décision, et pria le directeur de la section française d’en saisir le Commissaire général.
- Sur le second point, il fut établi que la mention «hors concoursn n’était pas, dans la pensée des auteurs du règlement, l’indication d’une supériorité industrielle, mais simplement la conséquence d’une incompatibilité entre le mandat de juré et la qualité d’exposant.
- En conséquence, tout exposant qui avait subordonné sa demande à la condition qu’il serait mis hors concours fut averti que cette condition était considérée comme non avenue, et que la qualité de membre du jury pouvait seule motiver la mention «hors concours a.
- Enfin, sur la question de savoir si l’on pouvait prononcer l’admission d’une maison en état de faillite, on décida qu’il fallait s’en rapporter à l’appréciation des Comités, aucune règle absolue ne pouvant être posée. La solution la plus équitable à appliquer dans chaque cas particulier dépend , en effet, des circonstances.
- Bien que les formules de demandes d’admission fussent imprimées et que la signature de l’exposant fût précédée d’une adhésion formelle au règlement général, bon nombre d’industriels crurent devoir insérer, dans leurs demandes, des réserves ou des conditions. L’Administration, dans ce cas,
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- informait les signataires qu’ils avaient, soit à renoncer à leurs conditions, soit à retirer leurs demandes.
- Parfois cependant les réserves étaient légitimes et n’entraînaient qu’un ajournement de la décision des Comités; tel fut le cas, qui se présenta fréquemment, d’exposants qui désiraient bénéficier des avantages de la loi du 2 3 mai 1868, relative aux certificats de garantie.
- Cette loi, dont l’Exposition de 1867 avait démontré l’utilité, décide que l’auteur, soit d’une découverte ou invention susceptible d’être brevetée, soit d’un dessin de fabrique, peut, en cas d’admission dans une exposition publique, s’assurer les mêmes droits que lui conférerait un brevet ou un dépôt légal de dessin de fabrique, en se faisant délivrer, par le Préfet du département dans lequel l’Exposition est ouverte, un certificat descriptif de l’objet à garantir.
- Le certificat devait être demandé dans le premier mois, au plus tard, de l’ouverture de l’Exposition, et la garantie était assurée à l’inventeur jusqu’à la fin du troisième mois après la clôture.
- Le bureau de la Préfecture de la Seine qui devait pourvoir à l’exécution de cette loi ne fut ouvert qu’au mois d’août 1877. Or ^es inventeurs, qui, dès le mois de mars, étaient invités par les Comités à faire connaître leurs produits et à donner tous les renseignements nécessaires, s’y refusaient , en alléguant avec raison que la garantie 11’existait pas encore pour eux.
- Dans ces conditions, les demandes des exposants qui manifestaient quelque appréhension au sujet de la divulgation de leurs procédés furent réservées jusqu’au jour où l’administration de la Préfecture leur aurait fourni les moyens de remplir les formalités exigées.
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- 679 exposants ont demandé à la loi de 1868 la sauvegarde de leurs intérêts : 34 pour des dépôts de dessins de fabrique, et 645 pour des découvertes ou inventions se rapportant à des industries diverses.
- A ces demandes ainsi ajournées, quoique parvenues à l’Administration dans les délais indiqués, vint se joindre un autre dossier, celui des demandes tardives. 11 était naturel de ne les admettre que dans le cas où l’espace attribué à chaque classe ne serait pas entièrement occupé par les exposants de la première heure. On réserva, jusqu’à liquidation définitive de cette catégorie, toute décision à leur égard.
- Le travail d’admissibilité étant à peu près achevé, les Comités commencèrent à s’occuper de la seconde partie de leur tâche, qui consistait à déterminer la surface totale affectée à chaque classe, et à la répartir entre les exposants admis.
- Les éléments de ce travail avaient été préparés depuis plusieurs mois par l’architecte chargé de diriger l’installation et la décoration delà section française.
- Mais alors se présenta une difficulté sérieuse, qui faillit tout compromettre et dont nous avons rendu compte ailleurs. Les espaces demandés excédaient, dans une mesure absolument inattendue, les espaces disponibles. Ainsi le groupe VI réclamait i48,ooo mètres carrés, alors que nos galeries lui en offraient à peine la dixième partie. Quoique moins accentuée, la disproportion existait également dans toutes les classes. Pour résoudre ce différend, insoluble au premier abord, on fut amené à agrandir les espaces dans une large mesure et à réduire au strict nécessaire les demandes empreintes d’exagération.
- C’est en conséquence de cette désobligeante surprise que
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- l’on se décida à construire les annexes le long de l’avenue de Labourdonnaye, à établir l’exposition agricole sur le quai d’Orsay; l’exposition des ports de commerce, sur la berge du fleuve; sur le quai de Billy, le matériel des chemins de fer et du génie civil, sans parler d’autres expositions de moindre importance, telles que celles de certains Ministères, des Administrations des Forêts et des Tabacs, des peintres-verriers, etc. Il en résultait pour le Commissariat un accroissement très notable de travail et, de plus, une augmentation des dépenses, que l’on dut renoncer à maintenir dans les limites du budget primitivement établi.
- L’œuvre de réduction qui s’imposait aux Comités n’était pas non plus sans présenter quelque embarras. Leurs membres avaient presque tous agi de leur mieux pour déterminer les industriels à exposer. Ils avaient appuyé de leur haute influence les sollicitations de l’Administration, et ils se trouvaient, comme elle, avoir trop bien réussi et forcés de modérer un mouvement qu’ils avaient contribué à faire naître.
- Mais ils prirent bravement leur parti de cet incident, se mirent à l’œuvre, et, à force de zèle, de bon vouloir, de vaillante bonne humeur, ils réussirent à ramener les demandes à des proportions acceptables par le Commissariat.
- Lorsque l’entente fut à peu près complète, l’architecte de la section française remità chaque Comité le plan, à l’échelle de deux centimètres pour mètre, des classes qu’il représentait. On distribua en même temps un projet de la disposition générale à prendre dans l’intérieur de chaque classe, pour réserver les espaces qui devaient être affectés aux passages, afin qu’on pût décider en conséquence le classement des exposants.
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- Après de fréquentes entrevues entre les présidents et les principaux membres des Comités, il fut généralement reconnu que chaque classe était désireuse d’occuper un espace circonscrit et bien séparé des autres par des cloisonnements s’élevant à toute hauteur; il était, en outre, nécessaire de s’abriter du soleil au moyen de vélums, de pourvoir à la ventilation des salles, et de renfermer la plupart des objets exposés dans des vitrines.
- Ainsi qu’il a été dit précédemment, les galeries construites à 25 mètres de largeur furent séparées en deux par une cloison, formant ainsi deux galeries de i2m,5o chacune.
- Il fut décidé que ces cloisons seraient percées de baies de 4m,5o de largeur sur 5m,7o de hauteur, correspondant aux portes latérales de l’exposition des beaux-arts; qu’elles seraient disposées d’une façon analogue dans la partie longeant le jardin central, et qu’entre ces grandes portes il y en aurait d’autres intermédiaires de 2m,5o de largeur sur 5m,2 5 de hauteur, à égale distance de l’une et de l’autre.
- On avait pensé, en vue d’une meilleure aération, qu’il serait bon de laisser ouvert le haut des séparations entre les classes. Mais, en présence des vœux des Comités, on dut renoncer à ce projet. D’ailleurs plusieurs classes avaient des expositions murales, qui imposaient une cloison à toute hauteur et obligeaient les classes voisines à subir la même loi.
- Pour éviter la monotonie d’aspect de trop longues galeries, il fut arrêté qu’on établirait des salons à l’intersection de l’axe des portes de Am,5o avec celui des galeries de 12m,5o.
- On décida également, pour les besoins de la circulation, que les passages entre les objets exposés seraient au moins de 2 mètres dans les salles, et de 2m,5o dans les salons. Enfin on disposa les vitrines de telle façon que les plus
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- hautes fussent toujours adossées au pourtour des pièces, et les plus basses, ou les objets de petite dimension, placés, autant que possible, dans le milieu, pour ne pas masquer la vue et pour permettre d’embrasser d’un seul coup d’œil l’ensemble des salles.
- Ces arrangements une fois admis, on chercha à donner à l’ensemble de la section française une certaine élégance d’aspect. Plusieurs projets concernant les cloisons, corniches, vélums, portes, décoration générale, furent étudiés, et l’on fit établir un modèle, grandeur d’exécution, sur l’emplacement d’une des classes, afin de juger l’effet. Ce modèle, après avoir subi quelques modifications, fut adopté et servit de type.
- Au mois de mai 1877, ces dispositions générales furent définitivement arrêtées et communiquées aux Comités d’admission , qui avaient à en tenir compte pour la répartition des espaces.
- Ce ne fut pas la partie la moins délicate du travail. Non seulement il fallait faire subir aux demandes d’emplacements d’importantes réductions, mais on devait aussi déterminer, sur le plan de la classe, la place qu’occuperait chaque exposant. Les Comités avaient, sur ces deux points, un pouvoir absolu, dont l’exercice, si consciencieux qu’il pût être, devait nécessairement gêner certains projets et éveiller des susceptibilités.
- Suivant quelles règles devait-on fixer les espaces à attribuer? Proportionnellement aux demandes, ou selon l’importance de chaque maison ? Cette dernière base parut aux Comités la plus rationnelle, et, grâce à la connaissance parfaite qu’ils avaient des industries, et aux renseignements
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- dont ils eurent soin de s’entourer, ils donnèrent satisfaction suffisante aux exposants, tout en se renfermant dans l’espace restreint qui leur avait été alloué.
- Quant à la place à assigner à chacun, on avait songé d’abord à une désignation par voie de tirage au sort. Mais l’inconvénient de placer en bordure sur les passages principaux, si le hasard en décidait ainsi, des produits peu intéressants ou de médiocre fabrication, fit renoncer à cette idée, et les Comités se décidèrent à procéder eux-mêmes à la répartition, en se faisant autoriser par un vote d’ensemble des membres convoqués en séance plénière.
- Il ne suffisait, pas de prendre toutes ces dispositions relatives à l’organisation matérielle des classes, il fallait aussi que le visiteur désireux de s’éclairer sur la nature et l’origine des produits exposés, sur l’importance de la production, sur les perfectionnements apportés dans les diverses industries, trouvât dans les documents mis à sa disposition les éléments d’une étude sérieuse.
- Chaque Comité, sur l’invitation qui lui en fut faite par l'Administration, chargea un ou plusieurs de ses membres de la rédaction d’une notice sur l’état actuel des industries composant sa classe. Pour recueillir les éléments d’informations, c’est aux exposants eux-mêmes qu’on s’adressa. Chacun d’eux reçut un questionnaire détaillé; il devait donner des indications précises sur son genre d’industrie, sur les matières premières employées, sur ses machines, son outillage, ses procédés de fabrication, l’importance de sa production, le nombre des ouvriers employés, les précautions hygiéniques et les mesures prises en vue d’améliorer la situation morale et matérielle des ouvriers, les récompenses obtenues aux expositions internationales antérieures; il de-
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- vait enfin signaler les faits particuliers sur lesquels il désirait attirer spécialement l’attention du Jury. Les réponses à ces questionnaires, contrôlées par les Comités départementaux, furent transmises aux Comités d’admission et, plus tard, communiquées aux Jurys des récompenses, qui y trouvèrent une base sérieuse d’appréciation.
- Lorsque toutes ces formalités furent accomplies, c’est-à-dire à la fin du mois de mai, les Comités d’admission clôturèrent leurs opérations. Elles se résumaient dans les deux pièces suivantes, que chaque classe dut déposer entre les mains des chefs de groupe :
- i° Un plan détaillé de la classe, contenant l’indication de la place assignée à chaque exposant et portant un numéro correspondant à celui sous lequel était inscrit le nom de l’exposant dans le registre ci-après;
- 2° Un registre, où figuraient, par ordre alphabétique, les noms des exposants et leurs qualités et demeures, les surfaces par eux demandées, celles accordées parles Comités, l’indication de la force motrice mise à leur disposition, quand il y avait lieu, etc.
- C’est à l’aide de ces deux documents fournis par les Comités, sous leur responsabilité, que l’Administration envoya à chaque exposant un bulletin lui notifiant son admission et imliquaut remplacement qui lui était attribué, avec les dimensions (longueur, hauteur, profondeur).
- Ce bulletin prévenait en même temps les intéressés qu’ils recevraient ultérieurement avis des dépenses qu’ils auraient à supporter, pour leur part contributive dans les frais d’installation laissés à la charge des exposants par le règlement général.
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- Ces notifications amenèrent de nombreuses réclamations de la part des industriels, qui considéraient l’espace mis à leur disposition comme insuffisant pour l’installation qu’ils avaient projetée. Quelques-uns même renoncèrent à exposer, et adressèrent à l’Administration leur désistement, ce qui amena des remaniements fréquents dans la plupart des classes, jusqu’à une époque très rapprochée de l’ouverture de l’Exposition.
- COMITES D’INSTALLATION.
- Nous avons dit précédemment comment les Comités d’installation furent composés, pour une moitié, de membres élus par les exposants de chaque classe et, pour l’autre, de membres choisis par l’Administration dans les Comités d’admission. Ce système a donné d’excellents résultats.
- Les Comités d’installation entrèrent en fonctions dans les premiers jours de juillet, constituèrent leurs bureaux, s’adjoignirent un trésorier pour chaque classe et, suivant les besoins, soit un ingénieur, soit un architecte.
- L’Administration leur ayant fait remettre les plans arrêtés de concert avec les Comités d’admission, ainsi que divers modèles d’installation, ils purent procéder immédiatement au choix de leurs types de vitrines et de leurs motifs de décoration. Pour l’exécution, ils eurent recours à l’entreprise, et mirent leurs travaux en adjudication entre un petit nombre d’entrepreneurs choisis à l’avance. Cette méthode très rationnelle de l’adjudication restreinte leur donna, sous le rapport de la bonne exécution et de l’économie, des résultats fort remarquables. Les adjudications faites, les Comités purent établir définitivement, leurs
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- budgets, comprenant les frais de construction des cloisons, la décoration générale, les accessoires, tels que vélums, portes, corniches, etc., les services de surveillance et d’entretien et enfin les assurances. Ils répartirent ces dépenses entre les exposants de chaque classe, au prorata des surfaces occupées, et préparèrent un tableau indiquant les frais qui incombaient à chacun d’eux. (Voir t. II, tableau n° 17.) Une circulaire leur faisait, en outre, connaître le mode et les termes du payement.
- Les recouvrements ont été opérés de différentes manières, soit en argent comptant en une ou plusieurs fois, soit par des effets, échelonnés suivant la coutume de chacune des industries représentées, mais toujours de manière que la dernière échéance ne dépassât pas le ier mai, date de l’ouverture de l’Exposition. Les sommes demandées aux exposants furent toujours plus fortes que celles prévues dans le budget, afin de pouvoir parer à toute éventualité, sans avoir à faire un nouvel appel de fonds. Ces opérations ont été dirigées avec assez de soin pour que les règlements de comptes n’aient donné lieu à aucune contestation sérieuse, et que presque tous les Comités aient eu des reliquats à répartir entre les exposants ou à employer en œuvres utiles.
- On livra à la section française la partie du palais qui lui était affectée vers le 15 janvier 1878. Cette remise dura près d’un mois; sur certains points, notamment à l’intersection des galeries de i5 mètres avec les passages de 5 mètres, divers raccords ne furent terminés qu’au mois d’avril, ce qui occasionna quelcjues retards pour les voisins.
- Certaines classes, qui ne pouvaient utiliser, pour l’exposition de leurs produits, que des surfaces murales, se trou-
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- vèrent trop à l’étroit dans les emplacements qui leur avaient été attribués : telles étaient la classe des tapis, tapisseries et tissus d’ameublement (classe 21), celle des papiers peints (classe 22) et celle des vitraux peints (classe 19). Pour parer à l’insuffisance dont elles se plaignaient, on mit à leur disposition les cloisons des classes dans lesquelles les vitrines avaient le moins d’élévation.
- Les surfaces murales de la galerie des voitures (classe 62) servirent à l’exposition des tapis et des toiles cirées; les papiers peints furent placés sur les murs des classes i3, i5 et 23 ; les vitraux peints occupèrent en grande partie la galerie vitrée de 5 mètres qui longeait le jardin central.
- Après l’installation particulière et l’ornementation des classes, on s’occupa de la décoration des grandes voies de i5 mètres, qui coupaient transversalement le palais du Champ de Mars en trois parties, et où la circulation devait être fort active.
- Ces deux galeries de i5 mètres étaient formées, dans la traversée de la section française, de travées de 10 mètres de largeur : elles s’élevaient environ au double de la hauteur des constructions des classes et étaient éclairées, au-dessus de ces constructions, par des baies verticales. Tous les groupes et une partie des classes donnaient sur ces galeries : il était donc nécessaire que leurs façades, tout en conservant une certaine unité, fussent en harmonie avec les classes elles-mêmes.
- Pour fixer définitivement les détails de cette décoration, qui présentait une longueur développée de 90 mètres pour chaque lace, soit en tout,pour les deux galeries, de 360 mètres, sur 10 mètres de hauteur environ, 011 établit un con-
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- cours entre divers entrepreneurs et tapissiers, qui, d’après les dessins et devis descriptifs dressés par l'architecte de la section française, présentèrent chacun un modèle d’une travée exécutée sur place pour servir de type, A ce modèle était jointe une soumission sous pli cacheté contenant le prix demandé par l’entrepreneur.
- Le modèle de la maison Meunier, offrant des avantages sous le rapport du prix et de l’exécution, fut choisi par les présidents de groupes, et M. Meunier fut chargé de ce travail, moyennant la somme de 100,000 francs, composée de 92,000 francs pour la décoration des deux passages, et de 8,000 francs pour le lambrequin placé sur le revers du côté intérieur des classes.
- L’Administration participa à cette dépense pour un tiers environ, au moyen d’un crédit de 36,000 francs, qui fut ouvert à titre de subvention, par arrêté ministériel. Le surplus (soit 6ô,ooo francs) fut payé par les classes intéressées, proportionnellement aux surfaces occupées sur les passages.
- En raison des dimensions de ces galeries, il était possible, tout en conservant une large surface pour la circulation du public, d’exposer une certaine quantité de produits offrant un intérêt particulier, et disposés de façon à pouvoir être vus sur toutes les faces.
- Ces places furent très recherchées, et le choix des exposants fut fait de concert avec les présidents des classes. On les avait d’abord accordées gratuitement, ou du moins aucune convention n’avait été établie à leur égard. Plusieurs présidents firent observer qu’il serait juste que ces exposants, pour ainsi dire privilégiés, concourussent pour leur part à la dépense. La mesure fut adoptée, et un Comité de
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- OPÉRATIONS DE LA SECTION FRANÇAISE, quatre personnes fut chargé de fixer et de recouvrer les sommes à réclamer aux bénéficiaires, qui contribuèrent ainsi à la dépense d’ensemble pour 8,5i9fr. 20 cent.; il resta à la charge des Comités une somme de 55,A8o fr. 80 cent.
- La surveillance du palais du Champ de Mars était assurée par l’Administration. Mais, en dehors des mesures d’ordre général, l’article 35 du règlement imposait aux exposants de chaque classe l’obligation d’organiser, dans le périmètre qui leur était assigné, un gardiennage collectif.
- Dès le début des travaux d’installation, les quantités considérables de bois et de matières inflammables accumulées dans les galeries, par suite de la construction des cloisons, rendirent nécessaire l’établissement de ce service. Les présidents de Comités furent donc invités à installer, au mois de février 1877, au moins un gardien, revêtu du costume réglementaire et préposé à la surveillance pendant toute la durée des heures de travail. Le choix de ces gardiens appartenait aux Comités, qui les rétribuaient sur les fonds fournis par les exposants; mais leur nomination était toujours subordonnée à l’approbation du Commissaire général. Leur nombre variait suivant l’importance des classes, la superficie occupée par elles, et surtout suivant la valeur des produits qu’elles renfermaient.
- À côté de ces travaux de chaque classe ayant pour objet l’ensemble de leurs exposants, il y eut des expositions spéciales, faites avec le concours., soit de collectivités prises en dehors des neuf groupes, soit de certaines catégories d’exposants. Telles furent:
- i° L’exposition des ressources des Ports de commerce;
- 20 La bibliothèque technologique;
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- 3° L’exposition des Eaux minérales;
- U° Le pavillon de dégustation des vins.
- On a trouvé, dans le rapport général, des renseignements assez complets sur l’organisation des trois premières expositions. Nous ne parlerons donc ici que du pavillon de dégustation des vins.
- L’utilité d’un pavillon de dégustation, dans lequel les exposants seraient admis à faire déguster et à vendre leurs produits, était reconnue par tout le monde, depuis la tentative heureuse qui avait été faite à Vienne, en 1878, pour les vins austro-hongrois. Quelque soin, en effet, que missent les membres du Comité d’installation à donner à l’exposition de la classe 75 un aspect agréable, ils 11e pouvaient faire que ce fût en réalité autre chose qu’une exhibition de bouteilles plus ou moins bien étiquetées.
- Le visiteur y devait voir les noms des producteurs, ceux des crus, mais la qualité du liquide échappait nécessairement à son appréciation.
- Aussi le Comité de la classe 78 s’occupa-t-il, dès le mois de juin 1877, de donner satisfaction au désir légitime des producteurs et du public, en soumettant au Commissariat un projet de création d’un pavillon de dégustation. Ce projet fut présenté à une réunion des délégués des quarante-six départements vinicoles, qui l’approuvèrent, et chargèrent le Comité d’en poursuivre l’exécution.
- Le pavillon de dégustation des vins fut construit dans la partie du parc faisant face à la classe 75 , sur une surface de 360 mètres carrés, soit Û5 mètres de longueur sur 8 mètres de largeur. Le montant du traité passé avec les entrepreneurs pour la construction s’est élevé à û6,993 francs.
- Dans cette somme se trouvait compris l’établissement,
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- pour une somme de 5,200 francs, de seize comptoirs dans la moitié dudit pavillon, la décoration comme l’organisation intérieure des comptoirs restant d’ailleurs à la charge de chaque exposant.
- L’autre moitié du pavillon fut occupée par la maison Mercier et Cie, qui prit, en conséquence, à sa charge, la moitié de la dépense de construction.
- De son côté, l’Administration intervint pour une somme de 6,000 francs.
- Quant aux dépenses générales de décoration intérieure et extérieure du monument, d’inscriptions, de tentures, d’entretien des gardiens et du personnel de caves, elles se sont élevées à 3o,ooo francs environ, dont 25,000 payés par les comptoirs et 5,ooo par MM. Mercier et Cic.
- Le règlement spécial au pavillon de dégustation portait interdiction de vendre, à titre d’échantillon, plus d’une bouteille de 70 centilitres pour les vins et de 26 centilitres pour l’eau-de-vie. Or il a été vendu ou consommé gratuitement en bouteilles ou flacons, dans les seize comptoirs réunis, environ 75,000 unités.
- La maison Mercier, de son côté, paraît avoir débité dans les mêmes conditions 5,ooo bouteilles, demi-bouteilles ou quarts de bouteille, ce qui donnerait, en tout, un chiffre de 80,000 unités. On peut évaluer chaque unité à 1 fr. a5, ce qui représenterait, non pas un chiffre d’affaires de 1 00,000 francs, puisque la dégustation était gratuite, mais une consommation d’une valeur de 100,000 francs, dont une partie seulement aurait donné lieu à des recettes.
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- NOTICE
- SUR
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- Composition des commissions nationales. — Nomination des commissaires étrangers.
- Constituée le icr août 1876, six semaines à peine après l’adoption, parla Commission supérieure des expositions internationales, de l’avant-projet des palais du Champ de Mars et du Trocadéro, la Direction des sections étrangères eut à s’occuper immédiatement de la répartition entre les diverses puissances des espaces qui leur étaient attribués.
- Ces espaces comprenaient, pour les groupes II, III,IV, V, VI et VII, toute la moitié du palais du Champ de Mars qui regarde le quartier de Grenelle, le long de l’avenue de Suf-fren; pour le groupe I, une partie à déterminer des bâtiments affectés aux beaux-arts; enfin, pour les groupes VIII et IX, une portion des terrains réservés dans les parcs et jardins aux expositions horticoles et agricoles.
- Il n’était pas possible, au début, de s’occuper des groupes I, VIII et IX, puisque, dans les projets de construction, des espaces spéciaux n’avaient pas été assignés aux sections étrangères plus qu’à la section française. Pourlesautres groupes, la forme rectangulaire du palais se prêtait parfaitement à l’application du système de répartition par nationalité et par catégorie de produits, qui avait été adopté en 1867 et qu’on tenait à conserver. En attribuant, en effet, à chaque
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- pays une tranche transversale du palais, d’une largeur variable suivant le nombre de ses exposants, on faisait à tous une part équitable d’accès, de jour, de mise en évidence. Provisoirement, on prit pour base le tableau des surfaces couvertes occupées en 1867 par chaque section. On admit que les nations qui avaient figuré au grand concours de 1867 répondraient toutes à notre appel, et on augmenta les espaces occupés par elles à cette époque dans la proportion même admise pour l’ensemble. Puis on les plaça, sauf rectification ultérieure, suivant leur importance industrielle et leurs convenances supposées.
- Chaque pays était d’ailleurs séparé de son voisin, soit par un chemin, soit par une cloison, dont la hauteur pouvait varier, sans dépasser toutefois la cote de 7m,5o, correspondant à l’élévation des entraits au-dessus du plancher.
- Ce premier travail ne pouvait évidemment constituer qu’un essai fort incorrect et destiné à subir des remaniements nombreux. Mais tel quel, il suffisait pour fixer les idées, et il pouvait servir de base aux premières négociations.
- Se rappelant le succès qu’avaient obtenu les façades typiques élevées, en 1867, le long des chemins intérieurs rayonnants, mais ne voulant pas copier servilement ce qu’avaient fait leurs prédécesseurs, les organisateurs de l’Exposition de 1878 conçurent le projet d’un travail décoratif d’ensemble, consistant à accuser l’entrée de chaque section par un motif d’architecture nationale établi en façade sur l’avenue découverte de 18 mètres séparant les galeries du palais des bâtiments des beaux-arts. Dans leur pensée, chaque commission nationale devait désigner un architecte, qui serait chargé d’étudier le projet du tronçon de cette façade correspondant à sa section, et de s’entendre avec ses collègues
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- pour fondre toutes ces parties en un tout, à la fois pittoresque et homogène.
- En même temps qu’elle dressait le tableau de répartition des espaces, la direction des sections étrangères fit composer un avant-projet, destiné à donner tous les éclaircissements désirables sur les hauteurs, les alignements et les aménagements compatibles avec le régime de la construction générale du palais.
- Le 1 k septembre 1876, le Ministre de l’Agriculture et du Commerce adressait aux nations étrangères l’invitation du Gouvernement français; il faisait en outre parvenir aux ambassades et aux délégations une circulaire accompagnée du plan et de la coupe transversale du palais du Champ de Mars, d’un exemplaire du règlement, suivi du système de classification générale d’après lequel les divisions du palais avaient été arrêtées, et d’une copie autographiée de l’avant-projet des façades nationales.
- Le plan faisait connaître à chaque puissance la position et l’importance de la bande ou section provisoirement réservée à ses exposants.
- Dans la circulaire (voir t. II, pièce annexe n° 11), après avoir décrit les dispositions principales des bâtiments affectés à l’exposition des beaux-arts et les précautions prises pour écarter tout danger d’incendie, le Ministre indiquait les principes généraux qui devaient présider aux installations des groupes II à VII dans les galeries du palais.
- Il rappelait ensuite qu’aux termes de l’article 2 du règlement, les espaces des parcs et jardins qui ne seraient pas attribués, soit aux expositions agricoles et horticoles, soit à la circulation des visiteurs, devaient rester à l’entière disposition du Commissariat général.
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- Le Ministre faisait ensuite ressortir les avantages stipulés dans l’article i3 du règlement, qui, non seulement n’exigeait de la part des exposants aucun loyer pour les places qu’ils occuperaient à l’Exposition, mais accordait encore la fourniture gratuite du plancher dans la plupart des galeries.
- Il proposait la construction des façades nationales projetées, sans renoncer pour cela à un système de décoration spécial, moins complexe pourtant qu’en 1867, des façades établies sur les chemins transversaux du palais.
- Enfin, il invitait les puissances étrangères à désigner sans retard des Commissaires qui pussent entrer en relations suivies avec l’Administration, dès le ier octobre suivant, et venir y recevoir les renseignements les plus détaillés concernant le régime des Douanes françaises, l’octroi de la ville de Paris et les conditions faites par les compagnies de chemins de fer ou de transports maritimes.
- Malheureusement, au moment où cette circulaire était adressée aux Gouvernements étrangers, aucun Parlement n’était réuni : on ne pouvait donc espérer de réponse officielle immédiate.
- Néanmoins des pourparlers officieux s’engagèrent avec une certaine activité. Dès le commencement d’octobre, l’ambassadeur d’Autriche-Hongrie et le Ministre suisse recevaient des instructions pour entrer en rapport avec l’Administration. Le Bersagliere de Rome annonçait que le Ministre du commerce d’Italie avait désigné un de ses hauts fonctionnaires^. le commandeur Ellena, et un architecte du Gouvernement, M. le professeur Basile, pour se rendre immédiatement à Paris, et cette bonne nouvelle ne tardait pas à être confirmée par l’ambassade d’Italie. Les Pays-Bas,
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- de leur côté, entraient en relation avec la direction des sections étrangères, par l’intermédiaire du consul général, M. Martin-Coster, et des correspondances étaient échangées entre le Commissaire général et S. E. M. de Boutowski, directeur du commerce et des manufactures de Saint-Pétersbourg, représenté à Paris par S. E. M. Robert de Thaï, conseiller privé.
- La question des emplacements à affecter aux expositions nationales des beaux-arts, question qui avait été réservée, fut immédiatement soulevée de tous côtés. A la suite d’une première étude, une division des locaux fut faite entre la France et les nations étrangères.
- Les négociations entamées ne pouvaient qu’encourager les efforts du Commissariat général et faire concevoir des espérances de succès. Les derniers jours d’octobre virent arriver la nomination de M. Frédéric Wolfhagen comme Commissaire général du Danemark, et apportèrent la nouvelle de la formation d’une Commission impériale en Russie. Malgré la crise qui se préparait en Orient, on commençait à espérer que les bonnes dispositions des Chambres de commerce de l’empire d’Allemagne parviendraient à vaincre les résistances du Cabinet de Berlin, et l’on était presque en droit de compter sur le succès des démarches entamées de part et d’autre. M. le baron Jules de Lesseps était officiellement désigné en qualité de Commissaire général de la Tunisie. Enfin, le Ministre du Japon à Paris venait faire part des excellentes dispositions de son Gouvernement, et se chargeait de transmettre à S, M. I. le Mikado une lettre, par laquelle le Maréchal Président de la République sollicitait l’envoi d’objets d’art anciens qui n’étaient jamais sortis du pays.
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- Pendant ces négociations, la Direction des sections étrangères avait fait dresser un premier projet de répartition des salles des beaux-arts, et ce projet était officiellement envoyé à tous les pays étrangers. On leur communiquait en même temps, sur leur demande, le règlement spécial relatif à l’envoi, à la réception, à l’installation et à la réexpédition des produits. (Voir t. II, pièce annexe n° 7.)
- Le commencement du mois de novembre ménageait à l’Administration des satisfactions nouvelles. L’Espagne envoyait son adhésion, en désignant M. Vallejo Miranda comme son Commissaire. Le même jour le Gouvernement de Bruxelles notifiait la nomination de M. le prince de Ca-raman-Chimay, gouverneur de la province de Hainaut, au poste de président de la Commission royale de Belgique. Deux jours après, c’était le tour du Portugal : M. José da Silva Mendès Léal faisait officiellement connaître ses dispositions favorables. Enfin, d’après des avis officieux, on pouvait espérer le concours des Etats Scandinaves, ainsi que celui de la Grèce et de la plupart des Républiques de l’Amérique centrale et méridionale.
- L’élan était donné et, dès ce moment déjà, on pouvait prévoir qu’il y aurait insuffisance d’espace dans les galeries du palais. La Russie, malgré ses préoccupations militaires, était décidée à participer avec beaucoup d’éclat au concours de 1878, et se plaignait hautement du peu d’étendue des emplacements dont elle disposait. L’Autriche-Hongrie et la Belgique n’étaient pas plus satisfaites de la part qui leur avait été allouée. 11 devenait nécessaire de mettre les retardataires en demeure de se prononcer, afin de disposer des places vacantes et de commencer la distribution des espaces des parcs du Champ de Mars et du Trocadéro non
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- compris dans les zones réservées ou dans celles affectées à la section française.
- Le grand-duché de Luxembourg, qui avait longtemps hésité, se décida à réclamer sa part d’espace par l’entremise du Ministre plénipotentiaire de Belgique et de son consul général, M. Bastin. On apprit en même temps que, malgré l’intensité de la lutte que se livraient les divers partis politiques aux Etats-Unis pour l’élection du Président de la République, un grand mouvement se prononçait en faveur de l’Exposition. Vers le milieu de décembre, un grand nombre d’Etats de l’Amérique centrale et méridionale, parmi lesquels la République Argentine et le Pérou, envoyèrent leur adhésion. D’un autre côté, le Ministre plénipotentiaire de Suède et de Norwège informait le Commissariat général de la nomination de M. Christophersen comme Commissaire général de Norwège, et les Pays-Bas déclaraient officiellement leur participation.
- Ces résultats favorables furent malheureusement contrebalancés par l’effet fâcheux que produisit l’abstention de l’empire d’Allemagne. Dès quelle fut connue, un refroidissement notable se manifesta de divers côtés. Sous prétexte de se recueillir, l’Autriche-Hongrie sembla chercher des motifs de retraite, malgré les concessions importantes qu’on n’avait pas hésité à lui faire. Le Parlement Danois parut, de son côté, peu disposé à poursuivre les pourparlers entamés.
- L’Administration eut alors un rôle pénible à remplir. Le bruit s’était subitement répandu que l’Exposition serait retardée d’un an; dans certains pays même, on affirmait que l’entreprise avait complètement échoué. Il fallut démentir toutes ces fausses nouvelles et soutenir partout le zèle, parfois défaillant, des Commissions nationales étrangères, en
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- rappelant que la guerre allumée en 1866 entre la Prusse et l’Autriche n’avait empêché aucune de ces deux nations de paraître au Champ de Mars en 1867, et en faisant savoir que, malgré ses armements et ses légitimes préoccupations, la Russie ne ralentissait aucunement ses préparatifs.
- Le 5 janvier 1877, un premier avis arriva d’Angleterre annonçant comme certaines les nominations de S. A. R. le Prince de Galles aux fonctions de Président de la Commission royale britannique, et de M. Philip Cunliffe Owen en qualité de secrétaire de cette même Commission. Une seconde communication officieuse vint confirmer cette bonne nouvelle, au moment où se répandait le bruit que le Reichs-rath Autrichien refusait de voter les fonds nécessaires à l’Exposition, et où les articles de la Gazette de l’Allemagne du Nord semaient les plus vives inquiétudes.
- 11 n’v avait cependant pas lieu de désespérer. L’adhésion officielle du Portugal ne tardait point, en effet, à parvenir à Paris. Le comte de Flandre acceptait, au même moment, la présidence d’honneur de la Commission royale de Belgique. M. Mariette-Bey écrivait du Caire que le Khédive autorisait et patronnait une exposition Egyptienne, et le Gouvernement recevait avis de la formation d’une Commission impériale Chinoise, sous la présidence de M. Robert Hart, inspecteur général des douanes européennes en Chine. Enfin, M. Philip Cunliffe Owen arrivait à Paris le 2Ù janvier 1877, précédé parla publication de la liste de la Commission royale anglaise, où figuraient les noms les plus illustres du Royaume-Uni et de ses colonies. Ce double événement exerça une action décisive sur l’opinion européenne.
- La Suisse nomma, comme Commissaire délégué à Paris,
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- M. Lardy, conseiller de légation. Les exposants Danois se mirent, de leur côté, à étudier les moyens de participer à l’Exposition, malgré le relus ministériel de leur allouer des fonds. On reçut l’acceptation de la Perse et de certains Etats retardataires de l’Amérique centrale et méridionale, en même temps qu’arrivaient les nouvelles du vote, par la Chambre Italienne, d’un premier crédit de 700,000 francs, et de la nomination de S. A. R. le prince Henri des Pays-Bas aux fonctions de Président d’honneur de la Commission royale Néerlandaise.
- Jusqu’alors le refus de l’Allemagne n’avait aucun caractère olïiciel; mais, à la suite de la publication d’une lettre adressée à un exposant allemand par la direction des sections étrangères, pour informer celui-ci que sa demande d’admission devait être envoyée aux autorités de Berlin, l’ambassadeur d’Allemagne alla, le 9 février, trouver le Ministre des Affaires étrangères pour lui faire part de son étonnement, et, quelques jours après, une lettre du Grand Chancelier vint décliner formellement l’invitation du Gouvernement français. Ce refus était formulé d’une façon tellement catégorique, que toutes les questions accessoires se trouvaient tranchées du même coup, et le Gouvernement français dut se considérer comme tenu de repousser toutes les demandes individuelles qui émaneraient, soit de l’Allemagne proprement dite, soit des provinces annexées d’Alsace-Lorrainc.
- Le Commissariat général put donc disposer, en toute sécurité, de l’emplacement réservé à l’Allemagne. Tout d’abord, on songea à y installer l’exposition de la ville de Paris, mais il fallut bientôt, en présence des demandes d’augmentation d’espace, renoncer à cette combinaison.
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- A la date du 19 février, le Commissariat général français invita les Présidents et les représentants des Commissions des Etats de l’Amérique centrale et méridionale à faire désigner des délégués pour former un Syndicat chargé de gérer les intérêts communs, tout en garantissant l’autonomie de chaque exposition nationale, c’est-à-dire ayant mission de répartir et d’aménager économiquement les travées réservées à la collectivité des Etats. M. Torres Gaïcedo, Ministre plénipotentiaire du Salvador à Paris, fut promu aux fondions de président, qu’il garda jusqu’à la clôture de l’Exposition. Les travaux du Syndicat furent longs et pénibles; les renseignements que possédait chacun des membres sur les décisions prises dans le pays qu’il représentait manquaient souvent de précision; la diversité des intérêts nationaux rendait parfois l’entente bien difficile. Mais il faut ajouter que, grâce au bon vouloir et au zèle de chacun, les résultats ont été excellents, et que la section des Etats de l’Amérique centrale et méridionale a été aussi brillante qu’intéressante.
- Au ier mars, la participation de l’empire Ottoman semblait irrévocablement compromise. En revanche, des avis officieux annonçaient que la réponse affirmative de la Suède n’était retardée que par des questions d’administration intérieure. On comptait sur la prochaine arrivée à Paris de S.M. l’Empereur du Brésil pour connaître ce qu’il y avait lieu d’espérer de Piio-de-Janeiro. Enfin les nouvelles les plus rassurantes parvenaient de New-York et imposaient le devoir de conserver intacts les espaces attribués aux Etats-Unis.
- Les négociations entamées avec les puissances qui hésitaient encore à s’engager se poursuivaient avec la plus grande activité. L’Autriche-Hongrie ne subordonnait son acceptation définitive qu’à la solution de questions de dé-
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- tail; mais elle déclinait absolument l’obligation d’édifier à ses frais un tronçon de façade nationale. La Suède faisait enfin connaître son désir de prendre part à l’Exposition; mais elle demandait un compartiment séparé de celui de la Norwège, avec une façade spéciale. Cette question de dualité de deux pays n’ayant à Paris qu’un seul agent diplomatique se présenta aussi avec l’Autricbe et la Hongrie, et souleva, par la suite, des difficultés qui renaissaient chaque fois qu’une décision d’ordre général devait être prise. Néanmoins la nomination de M. Juhlin Dannfelt, en qualité de Commissaire général du royaume de Suède, ne tarda point à être notifiée à Paris.
- Le Danemark était toujours indécis; mais cependant il demandait une augmentation d’espace et le dégrèvement de certains frais laissés à la charge des Commissions nationales. En Turquie, une circulaire ministérielle, répandue dans les provinces de l’empire, faisait savoir que, par suite des désastres et des dépenses occasionnés par la guerre, le gouvernement de la Sublime Porte ne pourrait allouer aucun subside, mais qu’il prendrait sous son patronage les industriels qui désireraient exposer leurs produits. Le Mexique était, d’autre part, très activement sollicité par des intermédiaires officieux, auxquels le Gouvernement français laissait dire qu’il verrait avec plaisir l’Exposition opérer un rapprochement entre les deux pays, séparés diplomatiquement depuis la dernière guerre. La Grèce désignait pour ses Commissaires délégués M. Delyanni, chargé d’affaires, et M. le colonel Nicolaïdy. S. E. don José Emilio de Santos arrivait d’Espagne, avec le titre de Commissaire général.
- Les demandes d’augmentation d’espace affluaient de tous côtés, et il fallut se décider à supprimer le compartiment de
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- la Turquie et celui du Brésil, qui avait laissé entendre que certaines difficultés financières empocheraient le Gouvernement de Rio-de-Janeiro de répondre à l’appel de la France.
- Les premiers mois de 1877 avaient été très favorables à l’Exposition, et un plein succès semblait devoir couronner les efforts faits depuis près d’une année.
- Mais la période du 16 mai au 1 k décembre faillit être fatale à l’Exposition. Les inquiétudes n’étaient pas moins vives à l’étranger qu’en France; les nouvelles les plus alarmantes y étaient colportées. On parlait de tous côtés de l’ajournement et de la remise dë l’Exposition à une époque qu’on ne pouvait préciser; on allait même jusqu’à affirmer qu’on renonçait absolument à cette entreprise. La promenade officielle que M. le Maréchal Président de la République vint faire au Champ de Mars et au Trocadéro et l’allocution qu’il prononça à cette occasion ne suffirent point à rassurer les hésitants.
- Afin de réagir contre le découragement général, la correspondance étrangère fut conduite avec une activité nouvelle. Le Times et le Daily Telegraph furent invités à publier deux lettres, par lesquelles le Commissariat général cherchait à rassurer l’opinion publique en Angleterre. O11 s’efforça de prévenir l’impression défavorable qu’aurait pu produire le désistement de certaines nations, telles que l’Autriche-Hongrie, qui commençait à hésiter de nouveau, et le Danemark, dont le Gouvernement et les exposants ne pouvaient se décider à entrer dans la voie des préparatifs vraiment sérieux. On ne recula devant aucune peine pour faciliter leur travail aux Commissions étrangères et réchauffer leur zèle bien attiédi.
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- Bientôt des symptômes plus rassurants se manifestèrent. Les adhésions des pays de l’extrême Orient parvinrent à Paris, ainsi que celles de petits Etats européens. Deux nouveaux Syndicats furent organisés : l’un comprenant la Tunisie, le royaume d’Annam, celui de Siam, l’empire du Maroc et la Perse; l’autre, le grand-duché de Luxembourg, la principauté de Monaco, et les républiques d’Andorre et de Saint-Marin.
- Après bien des pourparlers et des négociations, on put enfin arrêter au i5 novembre 1877 la répartition définitive, entre les puissances étrangères, des espaces compris dans le palais du Champ de Mars. (Voir t. Il, tableau n° 18.)
- L’acceptation des Etats-Unis faisait encore défaut à cette époque, mais elle pouvait être considérée comme certaine, et elle arriva dans les premiers jours de l’année 1878. M. l’ingénieur Pettit, investi des pleins pouvoirs delà Commission centrale de New-York, débarquait en France vers le 20 janvier.
- Enfin,.au commencement du mois de mars suivant, l’empire d’Allemagne se décida à revenir en partie sur son refus primitif. Le prince de Hohenlohe, ambassadeur à Paris, fit savoir que l’Empereur autorisait les artistes allemands à envoyer leurs œuvres au Champ de Mars, sans concourir toutefois pour les récompenses. Malgré ces conditions exceptionnelles, l’Administration française accueillit avec satisfaction une nouvelle qui indiquait une tendance heureuse de rapprochement entre les deux pays.
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- Travaux des Commissions nationales et des Commissaires délégués.
- A mesure que les Commissions nationales se constituaient, elles s’empressaient d’entrer en rapport avec le Commissariat général.
- Dès les premiers jours de l’année 1877, les présidents de ces Commissions, les Commissaires généraux, les délégués de tous grades, les ingénieurs, les architectes des pays étrangers, commençaient à faire de fréquents voyages à Paris ou à y résider. Certains projets de façades étaient déposés dans les bureaux de la direction des sections étrangères et approuvés par le Commissaire général français. On s’occupait de trouver, parmi les exposants étrangers, des industriels disposés à faire fonctionner leurs appareils pour la production de la vapeur et la mise en mouvement des machines.
- Les terrains des parcs du Champ de Mars et du Troca-déro recevaient des affectations provisoires; l’Angleterre réclamait le droit d’y élever des annexes considérables, et les Pays-Bas demandaient des espaces découverts importants pour leur exposition horticole.
- On abordait la question du Catalogue général, prescrit par le règlement, et un arrêté ministériel, daté du 6 mars, donnait satisfaction aux vœux exprimés par un grand nombre de Commissions étrangères, en modifiant les premières dispositions adoptées et en conférant à chaque nationalité le droit de publier, soit en langue française, soit dans sa propre langue, un catalogue spécial.
- En même temps, le Commissariat général se préoccupait
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- des établissements de consommation. Il décidait en principe que deux restaurants de luxe, l'un au Champ de Mars, l’autre au Trocadéro, seraient concédés, aux mêmes conditions que les établissements similaires français, à des entrepreneurs recommandés par les Commissariats étrangers, et que deux des quatre buffets situés aux angles du palais du Champ de Mars seraient aussi réservés à des concessionnaires étrangers. Les grandes nations furent donc invitées à s’entendre et à faire des propositions. Mais, malgré des avis pressants, il fallut attendre de longs mois avant d’obtenir une solution. L’Autriche-Hongrie, l’Angleterre, la Suisse, l’Espagne, la Belgique et les Pays-Bas se croyaient, à chaque instant, en mesure de présenter des entrepreneurs et réclamaient la préférence pour leurs candidats, sans pouvoir aboutir a un résultat sérieux. Les précédents fâcheux de 1867 ne furent certainement pas étrangers à ces retards et à ces hésitations.
- La question des emplacements pour l’exposition des beaux-arts ne tarda pas à se poser et fut une des plus difficiles et des plus longues à résoudre. Les artistes étrangers considéraient l’Exposition, non pas comme une occasion de faire apprécier leur mérite et connaître leurs œuvres, mais comme un moyen de trouver des acheteurs. Aussi les demandes d’espaces atteignaient-elles des chiffres excessifs. Le Commissariat général dut défendre le principe de l’Exposition; il lui fallut lutter avec énergie, et braver jusqu’à des menaces de retraite, avant de décider chaque nation à se déclarer satisfaite des surfaces murales qui lui étaient attribuées, et qui avaient été calculées de manière que chacune pût amplement montrer l’état de son art pendant les dix dernières années écoulées.
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- La Belgique, les Pays-Bas et l’Angleterre protestaient, cTun autre côté, contre l’impossibilité absolue où l’on se trouvait de construire l’immense palais vitré qu’elles demandaient pour une exposition spéciale d’horticulture. Les producteurs de la Belgique voulaient, en effet, envoyer des plantes de serre de grandes dimensions, les vendre et les renouveler suivant les saisons. Mais il ne restait, ni dans le parc du Champ de Mars, ni dans celui du Trocadéro, assez de place pour construire une serre monumentale destinée à abriter de grands végétaux, et toute possibilité de se procurer de nouveaux terrains faciles à relier à l’enceinte de l’Exposition avait disparu.
- On songea un instant à convertir en jardin couvert la partie centrale du grand vestibule d’honneur faisant face à la Seine; mais il fallut bientôt renoncer à ce projet; une portion considérable en était déjà affectée à l’exposition des objets envoyés par les Indes anglaises ou rapportés par S. A. R. le Prince de Galles de son récent voyage, et une autre portion non moins importante devait recevoir les expositions des manufactures nationales de Sèvres, des Gobelins et de Beauvais, qu’on avait été obligé de bannir des bâtiments des beaux-arts.
- La crise du 16 mai vint jeter un certain trouble dans les travaux des Commissions nationales. Néanmoins, à la date du 20 juin, le directeur des sections étrangères leur demandait de fournir, dans les délais strictement prescrits, les listes complètes de leurs exposants, et leur donnait communication des instructions relatives à l’établissement du Catalogue général. Il les priait en même temps de rédiger de courtes notices, qui seraient placées en tête de la liste
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- des exposants de chaque classe et donneraient aux visiteurs, sous une forme concise, des renseignements statistiques et économiques sur les divers genres d’industrie de toutes les nations.
- D’un autre côté, le Commissariat général cherchait à aplanir les difficultés qui se rencontraient dans l’exécution des projets d’installation qu’il avait approuvés. C’est ainsi que le directeur des sections étrangères fut amené à présenter des entrepreneurs, à traiter avec eux en acceptant la situation de fondé de pouvoirs des délégués nationaux, et à mettre plus d’une fois le personnel de son service à la disposition des Commissions nationales.
- Grâce à ces efforts incessants, on put, au milieu du mois d’août, 1877, fixer la date à laquelle on devrait procéder à l’installation des produits, et prendre toutes les mesures propres à faciliter cette opération. Dans une circulaire en date du 16 août, les Commissions étrangères étaient informées que le palais du Champ de Mars allait être terminé dans ses parties essentielles, et que, dès le 15 septembre suivant, chacun pourrait prendre possession du compartiment qui lui était réservé. Les espaces découverts concédés dans les parcs et jardins étaient déjà à la disposition des pays désignés pour les occuper. On engageait les Commissaires délégués à ne pas tarder davantage à se mettre à l’œuvre et surtout à entreprendre le plus tôt possible la grosse maçonnerie des façades nationales, dont les fondations avaient été exécutées par les soins du Commissariat, général. Il y avait à se hâter le double avantage de s’épargner le souci des retards qu’un printemps pluvieux ou la prolongation des gelées pourrait apporter aux travaux en plein air, et d’échapper aux exigences de la dernière
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- heure des entrepreneurs et des ouvriers français dont les Commissions nationales pourraient avoir besoin.
- Il n’était pas moins important de procéder à la mise en place des cloisons et des divisions principales de chaque section, aussitôt que la pose des planchers serait terminée. Lors des précédentes expositions, de graves embarras étaient résultés de ce que les opérations de la manutention avaient du commencer avant l’achèvement des travaux préparatoires d’installation. Il fallait, à tout prix, éviter de se heurter aux mêmes difficultés, et, pour cela, on devait prendre toutes les mesures nécessaires pour que les salles d’exposition fussent prêtes, les cloisons construites, les vélums posés, les vitrines montées et mises en place avant le moment désigné pour l’arrivage des produits.
- La plupart des Commissions étrangères répondirent avec empressement à cet appel. Aussi, à partir de ce moment, les questions de détail se succédèrent-elles sans interruption, nécessitant presque toujours l’intervention de la Direction des sections étrangères. Tantôt il fallait établir entre deux nations voisines un accord indispensable pour leurs plans d’installation; tantôt il fallait répartir entre elles les espaces utilisables aux abords des chemins, ou bien combiner l’ouverture des portes de communication à travers les cloisons ou pans de murs qui les séparaient.
- Il n’est pas jusqu’à l’installation des vélums qui n’ait été l’objet de préoccupations. Une entente était nécessaire entre les différentes Commissions intéressées. Après discussion, on s’arrêta au système consistant à tendre des toiles ornées suivant les rampants intérieurs des toitures vitrées. Il avait l’avantage de faciliter la circulation de l’air et de ne pas confiner le regard dans des salles distinctes, dont le nombre
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- et la succession auraient dérouté les visiteurs; il permettait d’apprécier en tout endroit la vaste étendue du palais et de s’y orienter aisément. Les pays qui avaient à s’installer dans des Landes étroites durent seuls se résoudre à établir de faux plafonds, et encore s’arrangea-t-on pour que ceux-ci fussent communs à deux sections. Les Etats compris dans le syndicat Américain adoptèrent ce parti, et la surface qui leur avait été assignée fut divisée en salons indépendants, clos par des parois ouvragées. Les deux autres syndicats firent de même.
- La question des bazars Orientaux fut aussi, pour l’Administration, une cause d’ennuis sans nombre. Le Gouvernement Marocain, qui avait d’abord refusé de prendre part à l’Exposition, s’était plus tard décidé à nommer un Commissaire général, M. Goltdammer, négociant établi à Paris. Celui-ci prit à sa charge tous les frais de l’exposition Marocaine et, pour rentrer dans ses déboursés, sous-loua ses locaux du parc du Trocadéro à des marchands Orientaux, dont l’avidité et l’indiscipline contraignirent plus d’une fois le Commissariat général à sévir pour faire respecter les règlements.
- Les sévérités administratives durent également s’exercer à l’égard des bazars et du café de la Tunisie au Trocadéro. L’exemple donné à Vienne, en 1873, avait attiré à Paris un grand nombre de marchands israélites et de chrétiens de Jérusalem et de toutes les Echelles du Levant. A force d’intrigues, certains d’entre eux finirent par obtenir des emplacements dans le pavillon de la Tunisie et du Maroc. Les premiers arrivés, ne se contentant pas des bénéfices d’un commerce exceptionnellement toléré, voulurent tirer parti de leur position, et bientôt le parc du Trocadéro fut envahi
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- par des sous-locataires porteurs et vendeurs de pacotilles innomées, qu’il fallut chasser, sans tenir compte de la position fâcheuse où cette mesure mettait les Commissaires de la Tunisie et du Maroc.
- Au ier octobre, la construction des façades nationales était commencée presque sur tous les points; les emplacements réservés dans les parcs étaient piquetés d’après les plans définitivement arrêtés, et les annexes de la Grande-Bretague sortaient de terre. Malgré l’état d’avancement des travaux, les alarmes continuaient à être vives en France et à l’étranger; on doutait de plus en plus de la possibilité d’ouvrir l’Exposition à l’heure fixée. Aussi les correspondances s’échangeaient-elles plutôt par déférence pour les engagements pris qu’en raison de la croyance au succès. Néanmoins, dès les premiers jours du mois de novembre, la Direction des sections étrangères adressait aux Commissions nationales une circulaire dans laquelle elle leur rappelait les termes de l’arrêté pris par le Ministre des Travaux publics en date du 26 décembre 1876, au sujet du transport des colis destinés à l’Exposition universelle de 1878, et leur demandait d’expédier le plus tôt possible au Commissariat général les modèles des adresses qui seraient placées sur ces colis. Elle les engageait, en même temps, en vue de la répartition et de la nomination des membres du Jury international des récompenses, à fournir sans retard les épreuves des catalogues nationaux, dont la remise avait été primitivement fixée au 1e1' octobre 1877. Enfin, elle faisait savoir que le Commissariat général avait vu avec le plus grand plaisir certaines Commissions étrangères confier le gardiennage de leurs sections à des soldats d’élite de leur
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- année nationale, et qu’il était tout disposé à s’entendre avec les Commissaires délégués pour faciliter le séjour à Paris de ces gardiens spéciaux.
- Peu de jours après, le directeur des sections étrangères remettait au Commissaire général l,e tableau définitif des espaces allectés aux étrangers dans le palais principal du Champ de Mars. Le Commissariat général tint la main à ce qu’aucune modification ne fût, dès lors, introduite dans les lotissements. Ce tableau aurait dû comprendre les surfaces découvertes attribuées dans les parcs; mais la répartition de ces dernières a été, jusqu’au dernier moment, soumise à des remaniements d’autant plus .importants que le plan d’installation intérieure du palais devait rester immuable.
- Vers la même époque, il fut décidé que, pour préserver la galerie des machines étrangères des rayons du soleil, on munirait de stores les baies verticales orientées vers le sud-ouest. Or un grand nombre d’exposants étrangers et français avaient manifesté le désir de pouvoir donner à leurs noms, à leurs raisons sociales, à la description de leurs produits et de leur industrie, une publicité plus étendue, ou du moins frappant plus les yeux du public, que celle résultant simplement de leurs installations. L’Administration n’avait pu autoriser la publicité par le moyen d’affiches ordinaires collées sur les parois intérieures ou extérieures des édifices; un tel système eût nui au caractère de l’Exposition. Mais, reconnaissant qu’il convenait de tenir compte d’un vœu très généralement exprimé, elle décida que les exposants français et étrangers pourraient s’entendre avec des fabricants spéciaux, qui seraient aussi considérés comme exposants, pour installer devant les verrières de la grande galerie des machines des stores mobiles de couleur unifor-
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- mément Manche, sur lesquels seraient placés des inscriptions et même des dessins.
- Un entrepreneur lut recommandé pour ce travail; mais la plupart des grandes nations, qui figuraient seules dans la galerie des machines, préférèrent se charger de poser elles-mêmes leurs stores. Ceux de l’Angleterre et des Etats-Unis furent surtout remarqués. Cette manière de procéder procura à l’Administration une économie réelle, en lui épargnant la dépense de ces stores, et lui donna la facilité de résister à tous les agents de compagnies de publicité qui réclamaient les surfaces en vue, c’est-à-dire celles que l’on devait le plus garantir contre l’aspect désastreux des affiches.
- Arrivée des produits.
- Dès le commencement du mois de décembre 1877, la direction des travaux s’était mise en mesure de rendre praticable le réseau des voies ferrées établies autour du palais du Champ de Mars et dans ses avenues principales. Le Commissaire général avait décidé que tous les matériaux nécessaires à la construction des façades et à rétablissement des installations intérieures pourraient, à cette époque, être amenés par chemin de fer; il s’était réservé de 11’admettre les produits proprement dits qu’à partir du i5 janvier.
- De son côté, la Direction des sections étrangères travaillait activement à arrêter d’une façon définitive, et d’accord avec les Commissions des différents pays, les plans des installations intérieures. Elle pressait l’envoi des renseignements statistiques concernant la nature des objets exposés et les conditions de leur fabrication, ainsi que de tous les documents nécessaires à l’établissement du Catalogue général.
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- A la date du icr janvier 1878, les travaux comprenant la pose des cloisons séparatives, des vélums et des devantures, et les fondations des machines étaient partout commencés. Les constructions intérieures étaient conduites avec un égal entrain dans le parc du Champ de Mars et dans celui du Trocadéro, où le pavillon Persan se trouva achevé le premier.
- Commencée à la fin de l’année 1877, la manutention des matériaux et des produits étrangers se continua sans interruption jusqu’au milieu du mois de mai 1878, qui vit encore arriver 175 wagons, destinés surtout aux compartiments de l’Angleterre, des Etats-Unis, de la Russie et de la Belgique. La progression du chiffre des expéditions a, du reste, été constamment en rapport avec l’état d’avancement des installations destinées à recevoir les produits. Ainsi, pendant le mois d’avril, les sections étrangères ont reçu 2,011 wagons, sur le nombre total de 3,227 expédiés pendant toute la période de la manutention. Le chiffre relativement minime des wagons admis au mois de mai, après l’ouverture, indique que la partie étrangère de Imposition était presque complètement organisée à l’heure voulue. Les rapports des expositions universelles précédentes sont loin de constater un pareil résultat.
- Ce succès a été dû aux mesures concertées par le Commissariat général avec les compagnies de chemins de fer et spécialement avec celle de l’Ouest. La bonne disposition des voies et les précautions prises pour qu’un wagon fût manœuvré et déchargé immédiatement après son arrivée ont contribué pour une large part à la marche régulière des opérations.
- O11 a dit précédemment que, dans les premiers jours du
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- mois de mars 1878, les artistes allemands lurent autorisés par leur Gouvernement à envoyer leurs œuvres au Champ de Mars. Pour faire place à l’Exposition allemande des beaux-arts, le directeur des sections étrangères dut s’entendre, suivant les instructions du Commissaire général, avec son collègue de la section française, et reporter dans la partie vacante du vestibule d’honneur les expositions des manufactures nationales et des anciens diamants de la couronne, auxquelles on avait affecté la dernière salle des bâtiments des beaux-arts du côté de l’École militaire. Ce déplacement entraîna, pour le budget français, des frais assez considérables. Aussi la Commission impériale Allemande se chargea-t-elle de la dépense nécessaire pour aménager la belle salle mise à sa disposition. Tous les renseignements de détail qui pouvaient être utiles furent transmis sans retard aux autorités de Berlin; et le public put voir l’exposition Allemande se décorer et se compléter avec une rapidité remarquable.
- Pour ne pas retarder les travaux de jardinage, les dernières plantations, le semis des pelouses, le tracé définitif des allées et le régalage général du sol, il était indispensable d’accélérer le transport des gros matériaux. Il fut, en conséquence, décidé qu’aucune construction, même approuvée, ne pourrait être entreprise dans les parcs de l’Exposition à partir du 1e1' mars 1878; on ne fit d’exception à cette règle que pour les édicules qui 11e comportaient pas de maçonnerie, et l’on engagea les architectes et ingénieurs chargés des travaux à rester en résidence à Paris jusqu’à leur complet achèvement.
- L’arrivée des produits nécessitait l’organisation du service de surveillance dans chacune des sections réservées
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- aux nations étrangères. Dès les premiers jours du mois de février, les Commissions furent donc invitées à se pourvoir d’un certain nombre de gardiens, qui pourraient requérir au besoin l’assistance des agents chargés de la police générale de l’Exposition. Chaque Commission nationale avait, à partir de ce moment, le droit de prendre possession de son compartiment, d’en interdire l’accès aux simples visiteurs et de ne livrer passage qu’aux employés du Commissariat français appelés sur les lieux par leurs fonctions et aux rondes d’agents de police ou de pompiers. Les chemins de la circulation générale devaient être laissés complètement libres. Cependant des clôtures provisoires pouvaient y être établies, à la condition d’être légères, à claire-voie et faciles à déplacer. La surveillance de nuit s’exercait dès lors sur tous les points et dans toutes les directions.
- La plupart des pays envoyèrent, pour le gardiennage de leurs sections respectives, des soldats d’élite tirés des différents corps de leurs armées nationales. L’application de ce système donna des résultats excellents; la tenue et la discipline de ces hommes furent irréprochables. Le Ministère de la Guerre les logea à ses frais dans la caserne de Latour-Maubourg, à proximité de l’Exposition. Bien que placés sous les ordres de leurs officiers, ils devaient se conformer aux règlements de la caserne, et avaient le droit de manger à la cantine aux mêmes conditions que les soldats français.
- Les Anglais envoyèrent à Paris des détectives du service métropolitain de la ville de Londres et des sous-officiers du génie. Ceux-ci veillèrent plus particulièrement aux préparatifs de l’installation générale et aux opérations de la manutention. Le gouvernement des Etats-Unis mit à la disposition de son Commissaire général des marins de la flotte et un
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- détachement de gardes civiques. Les Suédois et Norwégiens opérèrent, pendant toute la période d’organisation, avec des soldats du génie suédois et de la marine norwégienne, qui devinrent ensuite les gardiens des deux compartiments. La Belgique choisit des douaniers, dont le service ne laissa rien à désirer. Enfin tout le monde se rappelle les uniformes variés des gardiens militaires de l’Espagne, du Danemark, du grand-duché du Luxembourg et des inspecteurs de police de l’Autriche-Hongrie.
- Période d’ouverture de l’Exposition.
- Le ier mai, quand les portes de l’Exposition furent ouvertes au public, les sections étrangères pouvaient être considérées comme absolument prêtes. Les façades de la rue des Nations étaient achevées et offraient un merveilleux coup d’œil. L’Autriche-Hongrie s’était décidée, comme les nations ses voisines, à édifier à ses frais un tronçon de façade nationale. Le Commissariat général avait dû, de son côté, venir en aide à quelques pays, soit en leur accordant une subvention, soit en se chargeant de la totalité des frais de construction.
- Les derniers échafaudages furent enlevés pendant la nuit du 3o avril, et le cortège officiel d’inauguration put, en quittant le vestibule d’honneur, où se pressait une foule énorme de curieux, parcourir la rue des Nations dans toute sa longueur.
- Les machines de l’Angleterre, des Etats-Unis, de l’Au-triche-Hongrie, de la Suisse et de la Belgique fonctionnaient ou étaient prêtes à fonctionner. Toutes les annexes étaient ouvertes et garnies de produits. Le bazar Chinois du parc du
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- Trocadéro fut seul obligé, par suite d’un accident survenu pendant la construction, de retarder son ouverture de trois semaines environ.
- Le restaurant Belge du Champ de Mars, la csarda Hongroise et l’établissement Espagnol du Trocadéro étaient depuis un mois en pleine exploitation. Le bar Anglais et la brasserie Hollandaise, situés aux angles du palais du Champ de Mars, avaient aussi ouvert leurs portes. Les cafés Arabes de la Tunisie et du Maroc, le débit de liqueurs des Pays-Bas, le cabaret Busse, achevaient leurs aménagements.
- A partir de l’ouverture de l’Exposition, le service de la direction des sections étrangères consista surtout à veiller à la stricte exécution des règlements et des ordres de service du Commissariat général.
- Dès les premiers jours.du mois de mai, elle eut à préparer la participation des étrangers aux concours d’animaux vivants. Les Commissions nationales avaient depuis longtemps déjà fait leurs déclarations. Mais les animaux des espèces bovine, caprine et porcine ne pouvant entrer en France que par un certain nombre de bureaux de douane, il était utile qu’on fut renseigné sur les points par lesquels devaient s’effectuer ces introductions. Il convenait en outre de rappeler qu’on n’avait pas cru devoir faire d’exception à la règle qui veut que tous les animaux appartenant aux espèces mentionnées ci-dessus dont l’entrée n’est pas prohibée soient soumis à la visite d’un vétérinaire qui constate leur état sanitaire; seulement, pour les animaux destinés à l’Exposition, l’inspection à la frontière devait avoir lieu gratuitement.
- Le moment approchait de faire entrer l’Exposition dans son plein fonctionnement et de supprimer les embarras pro-
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- duits par la circulation encore tolérée des trains de marchandises. Le 16 mai, une circulaire fut adressée aux Commissaires étrangers pour les informer que le service des voies ferrées dans les enceintes de l’Exposition serait définitivement supprimé à partir du lundi matin 20 mai; que le matériel roulant, vide ou chargé, qui se trouverait encore sur les voies, serait évacué dans la nuit du 19 au 20, et que les camions chargés ne seraient plus introduits, à partir de cette date que par les portes Dupleix et Desaix, en vertu d’une autorisation spéciale.
- Vers la même époque, le directeur des sections étrangères envoyait aux Commissions nationales un certain nombre d’exemplaires d’une notice contenant les documents officiels relatifs aux congrès et conférences de l’Exposition universelle de 1878, et se mettait à la disposition de chacune d’elles pour les rapports à établir entre son Gouvernement et la Commission française chargée de préparer l’organisation de ces congrès et conférences.
- Il avait été admis que certains exposants auraient le droit de vendre les objets qu’on pouvait emporter à la main. Cette tolérance avait été spécialement établie pour les exposants des sections de la Chine, du Japon, de la Tunisie, du Maroc et de l’Autriche-Hongrie. Mais il fallait garantir les droits du fisc et empêcher les abus. Aussi la sortie des objets dont la vente était permise exigeait-elle une surveillance assidue. Aucun produit ne pouvait franchir les enceintes sans un laissez-passer visé par les agents de la douane et de l’octroi et signé préalablement par le directeur des sections étrangères. Celui-ci avait, en outre, spécifié qu’il n’autoriserait jamais que la sortie d’objets isolés et dont l’enlèvement n’occasionnerait aucun vide dans les vitrines, et il exigeait,
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- dans les cas qui faisaient exception à cette règle, une demande écrite du Commissaire étranger.
- Son autorité avait, du reste, à s’exercer chaque jour non seulement contre les exposants qui vendaient sans autorisation, mais aussi contre des marchands qui s’introduisaient partout et s’installaient à des places d’où il fallait les expulser avec le secours de la police. Les exposants de comestibles et de boissons, sous prétexte de faire déguster leurs produits, se livraient à un véritable commerce, au détriment de la douane et de l’octroi. Cependant il faut reconnaître qu’aucun gros scandale ne s’est produit, et que les répressions rendues nécessaires se sont exercées sans qu’aucune plainte parvînt des Commissaires étrangers, dont on devait ménager la susceptibilité.
- Dès que les catalogues nationaux étrangers furent publiés, la vente en fut librement organisée par les Commissaires, qui établirent des agents de leur choix aux places assignées par l’Administration. Certains de ces agents furent aussi autorisés à vendre le catalogue général officiel et une série de menus objets dont la nomenclature avait été fixée dans un ordre de service.
- Quelques abus se produisirent, surtout dans la vente des photographies; mais ils furent facilement réprimés, et l’on n’eut pas à regretter l’autorisation qui avait été accordée.
- Le mois d’août vit arriver les délégations envoyées parles Gouvernements pour étudier l’Exposition. Le service des entrées préparait pour ces délégations les jetons de service nécessaires et les transmettait à la direction des sections étrangères. Quelques Commissaires avaient demandé s’il ne serait pas possible d’obtenir l’autorisation de faire visiter aux ouvriers étrangers les ateliers les plus impor-
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- tants de Paris et de la banlieue. Un certain nombre d’industriels se prêtèrent avec bonne grâce à la satisfaction de ce désir. En remettant aux Commissaires étrangers la liste de ces maisons, l’Administration leur demandait de lui indiquer, au moins trois jours à l’avance, la date fixée pour la visite de chaque atelier, le nombre et la spécialité des ouvriers qui devaient y prendre part, ainsi que le nom de l’ingénieur qui devait les accompagner. Pour que les ouvriers pussent tirer de ces visites le meilleur parti possible, il était en effet indispensable de prévenir les patrons, qui tous se sont fait un devoir de faire les honneurs de leurs établissements.
- On n’a pas à parler ici des préparatifs ni du programme de la fête de la distribution des récompenses, qui, primitivement fixée à la date du 18 septembre, n’eut lieu que le 21 octobre. On se bornera donc à dire que tous les Commissaires étrangers, accompagnés de leurs collaborateurs de tous grades, figurèrent sur l’estrade d’honneur et vinrent successivement recevoir des mains du chef de l’Etat les grands prix et les diplômes d’honneur décernés à leurs nationaux.
- Jury. — Réexpédition des produits.
- Dès le commencement de l’année i 878, les Commissions étrangères sollicitaient des renseignements sur le mode de formation du Jury international des récompenses. Elles faisaient observer à juste titre que leurs principaux fonctionnaires ne pouvaient se rendre à Paris, où leur présence devenait nécessaire, avant d’avoir pourvu à la nomination des jurés, suivant les règles établies par l’Administration fran-
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- çaise. Le règlement concernant cette partie importante de la tâche du Commissariat général avait été élaboré et adopté par la Commission supérieure des expositions internationales pendant le ministère de M. de Meaux. Mais il y avait lieu d’espérer que son successeur se déciderait à en faire reviser les articles principaux, et l’on remettait de jour en jour l’envoi de ce document, qui seul pouvait répondre complètement aux réclamations pressantes des étrangers. On arriva ainsi à la fin du mois de mars sans qu’aucune détermination fut prise. A ce moment, le Commissaire général autorisa le directeur des sections étrangères à annoncer aux Commissions nationales qu’il serait prochainement en mesure de leur remettre le règlement officiel fixant les attributions et le mode de fonctionnement du Jury. On leur communiqua même immédiatement, parmi les articles qui les intéressaient, ceux qu’on pouvait considérer alors comme définitifs.
- C’est ainsi que, dans une circulaire en date du 27 mars, on faisait connaître le nombre total des jurés titulaires et celui des jurés suppléants, ainsi que le nombre de sièges de chaque espèce réservés aux étrangers, leur répartition en jurys de classes, le mode de formation du bureau de ces jurys de classes, la composition des jurys de groupes, le nombre de présidences et de vice-présidences de ces jurys de groupes laissées à la disposition des nations étrangères, enfin la composition du jury des présidents. On leur donnait en même temps des renseignements sur le nombre approximatif des jurés titulaires et des jurés suppléants que chaque nation avait à nommer, sur la répartition des premiers par classes et des autres par groupes, et on les engageait à procéder immédiatement à leur élection. Enfin il y
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- était dit quelques mots des jurys spéciaux des classes 77, 78,79,80, 81 et 82, et des mesures accessoires à prendre pour l'accomplissement des travaux du Jury dans les classes du groupe IX.
- Cet acte administratif fut le point de départ d’une correspondance interminable et de réclamations incessantes. Le 10 avril, aucun tableau exact de la répartition par classes des membres étrangers du Jury n’avait encore pu être dressé. Néanmoins le Ministre de l’Agriculture et du Commerce crut devoir assembler les présidents des Commissions nationales présents à Paris, et, à leur défaut, les Commissaires généraux ou secrétaires généraux délégués, afin de répartir entre les différents pays les présidences et vice-présidences des groupes dans le Jury international. Ce ne fut qu’après des discussions très animées et qui se prolongèrent pendant plusieurs séances que cette liste fut arrêtée.
- Peu de jours après, pour donner satisfaction à des réclamations qui devenaient de plus en plus vives, le Ministre décida que cinquante nouveaux jurés titulaires seraient répartis entre les différentes Commissions nationales étrangères, et l’on put arrêter le tableau définitif des jurés titulaires étrangers par nations et par classes, ainsi que le tableau par nations et par groupes des jurés suppléants.
- Enfin le ierjuin 1878, le Ministre de l’Agriculture et du Commerce présida la séance solennelle d’ouverture des travaux du Jury international. Les opérations des jurys de classes durèrent du 10 juin au 20 juillet, et à cette dernière date commença le travail de révision du jury des présidents. Des réclamations nombreuses durent être examinées, et le Ministre se vit obligé de porter à 3o,gi2 le
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- nombre total des diverses récompenses, qui avait été primitivement fixé à 21,2 h î.
- A partir du ier novembre, l’emballage des produits commença dans les sections étrangères. La Commission anglaise était, plus que toute autre, pressée d’en finir, et se plaignait des entraves apportées à l’enlèvement des objets pendant la période de prorogation du icl' au îo novembre. Le travail de remise en état des voies ferrées extérieures fut entrepris dès le 3 novembre du côté des sections étrangères, et le directeur annonça, le 6 novembre, aux Commissaires étrangers que les machines pourraient y circuler à partir du i3 du même mois. Il leur rappela, en même temps, que le gardiennage des sections appartenait absolument aux agents nommés par les Commissions étrangères, et que c’était à eux de veiller, avec le plus grand soin, à ce qu’aucun objet ne fût irrégulièrement enlevé ou soustrait au moment des emballages. Les agents français chargés de la police générale, dans chaque îlot, devaient leur prêter aide et assistance à toute réquisition.
- Toutes les opérations de douane pour la sortie avaient été réglées d’avance par une circulaire spéciale, qui rappelait les formalités auxquelles devaient être soumis les produits livrés à la consommation en France, ou les produits réexportés pour toute destination hors de France.
- Aussi le service de réemballage et de réexpédition des produits marcha-t-il avec la même rapidité et avec le même ordre que l’on avait constatés à l’arrivée. Tout faisait prévoir qu’il serait terminé avant la fin de l’année, et l’on put, dès le 18 décembre, prier les Commissaires étrangers de donner des ordres pour qu’il fut procédé immédiatement à la démo-
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- îition et à l’enlèvement des façades nationales et des constructions annexes situées dans les parcs du Champ de Mars et du Trocadéro.
- Nous sommes heureux de rendre hommage au zèle et à l’assiduité des présidents de Commissions nationales étrangères, des Commissaires généraux et de leurs collaborateurs de tous grades. Ces représentants des puissances conviées à l’Exposition ne désertèrent jamais le Champ de Mars et ne reculèrent ni devant les fatigues, ni devant les ennuis ; tous restèrent à leur poste jusqu’à l’enlèvement du dernier produit de leur section. La Belgique seule eut à enregistrer une mutation dans la présidence de la Commission : le prince de Caraman-Chimay fut obligé de se démettre, pour des raisons politiques, au moment où sa section était complètement organisée. Le choix de son honorable successeur, M. Arthur Warocqué, atténua, autant qu’il était possible, les regrets que nous avons éprouvés de ce départ.
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- Nous avons fait connaître précédemment îes dispositions générales arrêtées pour la rédaction du Catalogue. Il nous reste à examiner comment ce programme a été rempli, quelles modifications y ont été apportées et par suite de quelles circonstances elles sont devenues nécessaires.
- Dès le mois de février 1877, le service dont il s’agit était organisé à la direction de la section française. Il était chargé de préparer les éléments du catalogue des groupes II à VII, au moyen des originaux des demandes d’admission, en suivant d’aussi près que possible les travaux des Comités.
- Il devait être ultérieurement rattaché au Commissariat général, afin d’y coordonner les éléments recueillis sur l’ensemble de l’Exposition.
- Pour remplir la première partie de sa tâche, le service du Catalogue fit disposer des fiches aux couleurs conventionnelles affectées aux divers groupes. Puis, il prit connaissance des demandes dont l’admission avait été prononcée, et commença la rédaction des documents destinés à l’établissement des listes d’exposants.
- Sur chacun d’eux on inscrivait le nom et les prénoms de l’exposant ou bien sa raison sociale, son adresse aussi complète que possible, la description succincte des objets ou des produits exposés et le numéro de la classe à laquelle ils appartenaient.
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- Pour les expositions collectives, on dressait, au nom de la collectivité, une fiche générale, sur laquelle on portait l’indication de la classe, l’énumération des produits exposés et la liste, par ordre alphabétique, des noms des participants; puis on remplissait autant de fiches individuelles qu’il y avait de membres, en ajoutant aux renseignements concernant chacun d’eux la mention exposition collective.
- On ne devait faire figurer sur chacune de ces pièces que les objets appartenant à une seule classe. Lorsqu’un exposant présentait des produits ressortissant de classes différentes, il était fait, à son nom, une fiche pour chacune d’elles.
- Les documents ainsi préparés étaient réunis par classes et, après un contrôle rigoureux, rangés par ordre alphabétique dans des boîtes disposées à cet effet.
- A mesure que de nouvelles admissions étaient prononcées, les demandes correspondantes étaient remises par les chefs de groupe au service du Catalogue, qui dressait les fiches nouvelles et les intercalait à leur ordre dans chaque classe. Les désistements étaient également signalés et amenaient le retrait des pièces qui concernaient les exposants démissionnaires.
- Pour compléter la rédaction, il restait à inscrire le ou les numéros d’emplacement attribués, dans le palais, dans les annexes ou dans les parcs, aux produits de l’exposant. Mais ce dernier renseignement ne pouvait être fourni, pour chaque classe, qu’après la clôture de la liste des exposants et l’achèvement des plans d’installation.
- Chaque volume du Catalogue devait comprendre d’abord la section française et ensuite les sections étrangères. En
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- suivant la marche ordinaire des impressions, on eût été conduit à ne livrer la copie à l’Imprimerie que lorsque la liste définitive des exposants de chaque groupe serait complètement arrêtée, aussi bien pour les pays étrangers que pour la France. Mais on n’aurait pu, de cette manière, commencer l’impression que fort tard, et l’on aurait accumulé dans un temps très court la correction d’une masse énorme d’épreuves. On se serait ainsi exposé à tous les inconvénients d’une précipitation excessive.
- Heureusement, grâce au puissant outillage de l’Imprimerie nationale et à la collection considérable de caractères quelle consacrait à notre service, on put adopter une marche différente.
- Le travail fut fractionné. On composa les listes des différentes classes de la section française, aussi bien que de celles des sections étrangères, au fur et à mesure de leur achèvement, sans s’inquiéter du rang qu’elles devaient occuper dans la mise en pages. La liste des exposants d’une classe ne pouvait être considérée comme bonne à composer que lorsque les exposants avaient reçu avis de leur admission, avaient accusé réception de cet avis et pris l’engagement de payer les dépenses mises à leur charge. Malgré les sollicitations les plus pressantes, rien n’était prêt à la date du i5 juillet, fixée par les instructions pour le commencement des travaux d’impression. Des remaniements nombreux étaient à chaque instant nécessités par le désistement d’exposants admis. Aussi ne put-on envoyer la première copie à l’Imprimerie que le 8 août 1877 ; la dernière fut livrée le 3 octobre.
- Dès que la liste des exposants d’une classe était complète, les fiches destinées à la composition du Catalogue
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- étaient numérotées et expédiées, après une dernière vérification, à l’Imprimerie. Pour éviter toute confusion, les épreuves en placards étaient tirées sur du papier de même couleur que les fiches. A leur retour de l’Imprimerie, les placards étaient corrigés et remis, pour chaque classe, à un membre du Comité chargé d’en contrôler l’exactitude. Les modifications furent si multipliées qu’il fallut quelquefois tirer jusqu’à quatre épreuves successives.
- Pendant que ce travail considérable s’effectuait à la section française, la direction des sections étrangères adressait aux diverses Commissions nationales une circulaire résumant les dispositions générales adoptées pour la rédaction et l’impression du Catalogue, et demandant que les manuscrits des listes des exposants étrangers fussent remis au Commissariat général avant le ier octobre 1877.
- Les directions des Beaux-Arts et de l’Agriculture, ainsi que les Commissions algérienne et coloniale, recevaient également les instructions relatives au catalogue et étaient invitées à activer la confection et le dépôt de leurs listes d’exposants.
- La Commission algérienne fit parvenir les siennes dans les premiers jours d’octobre seulement.
- La direction de l’agriculture commença ses envois le 15 novembre, en annonçant que les listes d’expositions collectives ne lui arriveraient que tardivement, et qu’il y aurait lieu, par conséquent, à des remaniements considérables.
- Enfin, malgré les lettres de rappel réitérées, les premières fiches de la section coloniale ne nous furent adressées que le 8 février 1878.
- D’un autre côté, à la date du 1® octobre, qui avait été
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- fixée aux Commissions étrangères pour la remise de leurs documents, aucun manuscrit n’était parvenu au Commissariat général. Quelques puissances envoyèrent, dans le courant du mois de novembre, des listes incomplètes, dont on se servit néanmoins. Mais la plupart des Commissions étrangères, ou n’en fournirent pas, ou les déposèrent très tardivement.
- Dans les instructions relatives à la préparation et à l’impression du Catalogue, il était prescrit de faire précéder la liste des exposants de chaque classe d’une notice renfermant, sous une forme succincte, des renseignements statistiques et économiques sur les industries de cette classe. Ces notices devaient être rédigées par les soins de l’Administration sur des documents fournis, pour les sections étrangères, par les Commissions nationales, qui seules pouvaient les procurer, et, pour la section française, par les Comités d’admission.
- Le Commissaire général pensait que nul mieux que les membres de ces Comités n’était en situation de décrire les produits exposés dans chaque classe, de faire connaître leurs lieux principaux de fabrication, leurs débouchés ordinaires, la nature, l’origine et le prix des matières premières employées, l’organisation du personnel des ateliers, et enfin de signaler les améliorations introduites depuis 1867.
- Un questionnaire fut préparé et adressé par ses soins aux directeurs des sections française et étrangères. On les pria de le communiquer aux Commissions nationales, ainsi qu’aux Comités d’admission, et de leur demander de rédiger sur les industries de chaque classe, et en prenant ce questionnaire pour canevas, un rapport qui devait être déposé, dans le plus bref délai possible, au Commissariat général.
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- Peu de.temps après, une Commission fut instituée pour contrôler les renseignements fournis par les Comités, les compléter au besoin, et pour extraire de leurs rapports les notices destinées à figurer au Catalogue. Composée de quelques hommes spéciaux, aux lumières et au dévouement desquels on avait fait appel, elle apporta à l’Administration un concours aussi éclairé que désintéressé.
- Pas plus que les Comités français, les Commissions étrangères, il faut bien le reconnaître, ne répondirent avec un grand empressement à l’invitation qui leur avait été adressée, et la plus grande partie des rapports, soit des Commissions étrangères, soit des Comités, ne parvint au Commissariat général que dans les derniers jours de l’année 1877; d’autres arrivèrent plus tard encore, quelquefois trop tard pour pouvoir être utilisés; d’autres enfin n’arrivèrent jamais.
- Ce retard rendait la tâche de la Commission des notices très difficile. Le Commissaire général, qui tenait à ce que le travail fût fait en temps utile, au moins pour la France, se résolut à la réunir au service du Catalogue et à la placer sous sa direction immédiate.
- Il parvint ainsi, non sans peine, à doter le Catalogue de ces indications statistiques et économiques auxquelles le public sérieux attachait un grand prix.
- Malgré toute l’activité déployée, on était arrivé au 20 février sans qu’une seule liste étrangère pût être considérée comme définitive. Sous peine de ne pas être prêt dès l’ouverture, il fallait commencer la mise en pages, et, pour cela, renoncer à la division adoptée d’abord, et prendre des dispositions nouvelles, basées sur l’état d’avancement des travaux.
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- Il fut décidé que le Catalogue se composerait de huit volumes.
- Le tome Ier fut consacré aux beaux-arts; il devait contenir les listes des exposants français du groupe Ier, puis celles des exposants étrangers classés par nationalité, suivant l’ordre affecté à leurs sections dans les galeries du Champ de Mars.
- Les tomes II et III furent réservés entièrement aux groupes II à IX de la section française.
- Les tomes IV et V durent renfermer les catalogues des sections étrangères pour les mêmes groupes, et le tome VI, contenir exclusivement le catalogue de l’exposition rétrospective.
- La réunion des fascicules correspondant aux diverses expositions temporaires formait le tome VII, et le tome VIII était consacré aux répertoires généraux des exposants et des produits exposés.
- Ces nouvelles dispositions adoptées, on commença, le 27 février, la mise en pages des deux volumes II et III. En tête de chaque page figuraient la désignation de la nationalité, le numéro du groupe et celui de la classe. La liste des exposants de chaque classe était précédée de la notice statistique et d’un tableau sommaire, indiquant les parties du palais, des annexes ou des parcs où se trouvaient installés les produits. Les exposants y étaient rangés par ordre alphabétique, sauf dans les classes 75 et 76 (France), qui furent affranchies de cette règle, sur la demande des Comités d’admission et d’installation.
- La liste de la classe 75 fut divisée par départements, lesquels se succédaient dans l’ordre alphabétique. Celle de la
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- classe 76 fut partagée en deux, à savoir : la section du matériel et celle des produits.
- Pendant la mise en pages du tome II, on acheva la composition des listes des groupes VIII et IX, ainsi que celle du catalogue des colonies, de sorte qu’on put mettre en pages le tome III immédiatement après le tome II, faire corriger les épreuves et donner le bon à tirer assez à temps pour que ces deux volumes fussent mis en vente le jour de l’ouverture de l’Exposition.
- Les premières feuilles de copie du catalogue français des beaux-arts ne furent livrées par la direction des beaux-arts que le 12 avril.
- Déjà les listes de quelques sections étrangères étaient composées, mais il en manquait un grand nombre et des plus importantes. Néanmoins, pour ne pas trop retarder la mise en vente du catalogue des beaux-arts, qui est presque indispensable aux visiteurs, on se décida à publier une première édition, ne comprenant que les exposants français et ceux des nations étrangères dont les listes étaient prêtes.
- On hâta donc, autant qu’on le put, la composition de ce catalogue ainsi réduit, et la première édition parut le 8 mai. Elle fut promptement épuisée; on dut en faire une seconde, puis une troisième, avant que l’installation fût définitive et que les listes d’exposants fussent achevées. Pour chacune de ces dernières, on intercala ou l’on ajouta les listes communiquées depuis l’édition précédente, et l’on fit, dans les listes déjà publiées, les corrections nécessitées par les changements d'installation, le désistement de quelques artistes et l’admission d’œuvres nouvelles.
- La quatrième et dernière édition fut seule à peu près
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- complète, en ce sens qu’elle contint tous les États participant à l’Exposition; mais plusieurs listes manquaient d’exactitude, quelques Commissions ayant négligé, malgré nos sollicitations, de faire leurs rectifications.
- Mous avons dit précédemment que, par suite du retard d’un grand nombre de Commissions étrangères, on avait dû renoncer à la division du Catalogue en douze volumes, et adopter de nouvelles dispositions. Le nouveau catalogue devait se composer de huit volumes, et les tomes IV et V devaient réunir les catalogues des sections étrangères rangées dans l’ordre de leur installation au Champ de Mars.
- Pas plus que les premières, ces dispositions nouvelles lie purent être maintenues.
- Pour faire droit aux réclamations des puissances qui s’étaient mises en règle et se plaignaient, à juste titre, des retards apportés à la publication, il fallut procéder à la mise en pages du tome IV, en n’y faisant figurer que les seules nations dont le catalogue était terminé, sans avoir égard au rang quelles occupaient dans les galeries du palais. On put ainsi mettre le tome IV en vente dès le 22 mai.
- Quant au tome V, qui réunit les listes des retardataires, il ne fut publié que le 2h juin seulement.
- Les catalogues des concours d’animaux vivants, de machines agricoles et des diverses expositions temporaires d’agriculture et d’horticulture parurent successivement en fascicules séparés.
- L’ensemble de ces fascicules forme le tome VIL
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- était bien loin d’être complète le jour de l’ouverture de l’Exposition. Certains exposants, qui avaient payé les frais généraux leur incombant et dont on attendait les produits, renoncèrent au dernier moment à exercer leurs droits; des vides assez nombreux se produisirent, qu’il fallut remplir en prononçant de nouvelles admissions ou en autorisant des exposants déjà admis à augmenter leurs installations.
- Il devint donc nécessaire, dès que l’organisation et le classement des produits exposés furent terminés, et bien que la première édition ne fût pas encore épuisée, de publier une deuxième édition des tomes II et III. Cette dernière, qui parut le 27 août, peut être considérée comme la représentation aussi exacte que possible de l’exposition de la section française.
- Il eût été désirable d’en faire autant pour le catalogue des sections étrangères; car, bien que tardive, la première édition était inexacte et incomplète. Mais un fort petit nombre de Commissions étrangères firent parvenir leurs corrections au Commissariat général. Ces Commissions mirent d’ailleurs en vente leurs catalogues spéciaux en langue française, et l’Administration crut ue pas devoir faire de nouveaux frais.
- Le tome VI, réservé au catalogue de l’exposition rétrospective, n’a pas encore paru.
- Quant au tome VIII, nous avons dû, avec le plus grand regret, renoncer à sa publication, quoique les éléments en eussent été soigneusement préparés. Il était appelé, pendant la durée de l’Exposition, à faciliter les recherches des visiteurs; mais, pour cela, il fallait qu’il fût d’une parfaite exactitude, et qu’en outre il résumât fidèlement les autres
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- volumes du catalogue. Malheureusement ni l’une ni l’autre de ces conditions ne purent être remplies. Ce qui-vient d’être dit l’explique suffisamment.
- La vente du Catalogue officiel s’est effectuée par les soins du Ministère des Finances, auquel les livraisons étaient faites directement par l’Imprimerie nationale. L’agent comptable du Trésor préposé à la vente des tickets était en même temps chargé de celle du Catalogue, qu’il délivrait au comptant avec une remise de 20 p. 0/0 aux libraires et à un certain nombre de permissionnaires désignés par le Commissaire général.
- Ces permissionnaires étaient seuls autorisés à vendre le Catalogue officiel dans les enceintes de l’Exposition; ils avaient en outre le droit de livrer au public les catalogues partiels publiés par les Commissions étrangères, également les plans, vues photographiques, gravures et dessins relatifs à l’Exposition, ainsi que les publications s’y rattachant.
- Les frais d’établissement du Catalogue se sont élevés à la somme de 20/1,086 fr. 96 cent. Au 3i décembre 1879, le montant des ventes effectuées était de ti8,i5o fr. 85. D’où il résulte un déficit de 85,936 fr. 11 cent., représenté par les exemplaires délivrés gratuitement et par les volumes restant en magasin. (Voir t. II, tableau n° 19.)
- En résumé, malgré les précautions prises par l’Administration, malgré le zèle des agents attachés au service spécial qui en était chargé, le Catalogue de l’Exposition universelle de 1878 reste une œuvre incomplète.
- Si, comme on l’a vu, on ne devait guère compter sur l’exactitude d’une première édition, du moins pouvait-on
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- espérer que la seconde serait correcte et conforme au programme. Malheureusement il n’en a pas été ainsi. Presque toutes les Commissions étrangères ont fort médiocrement secondé nos efforts, et nous avons du renoncer à faire figurer dans la deuxième édition la partie qui les concernait, et supprimer ainsi un certain nombre des volumes annoncés.
- L’autorisation accordée aux nations étrangères de rédiger leurs catalogues spéciaux en langue française nous paraît avoir été une des causes principales de l’indifférence que nous venons de signaler. Aussi croyons-nous qu’à l’avenir il conviendra de se renfermer strictement dans les termes primitifs de l’article 1 o du règlement général, qui ne laissait aux Commissions étrangères que la faculté de publier des catalogues spéciaux dans leur propre langue, et de décider que les récompenses 11e seront accordées qu’aux exposants figurant au Catalogue officiel.
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- Rechercher et mettre à exécution les mesures de tout ordre nécessaires pour régler l’accès de nos enceintes; accueillir les personnes qu’un intérêt scientifique ou une curiosité légitime pouvait y conduire ; en écarter, pendant la période de construction, tous ceux qui, sans droit, sans intérêt sérieux, voulaient y pénétrer et n’y auraient apporté que du trouble et du désordre : telle était la mission du service des entrées, simple en apparence, complexe et laborieuse en réalité, par suite du nombre immense des personnes et de la très grande variété des situations dont il y avait à tenir compte.
- Dans la première période, quand nous n’avions encore affaire qu’aux entrepreneurs de la construction et à leurs ouvriers, ce service fut relativement facile. Les instructions données par le directeur des travaux aux employés et agents de police placés sous ses ordres fixaient les conditions de l’entrée pour tous ceux que leurs fonctions appelaient sur nos chantiers. Des permissions spéciales, sobrement accordées par les chefs de service et attestées soit par des cartes, soit par des ordres écrits, justifiaient les dérogations à la règle générale. Cette première période dura jusqu’au commencement de l’année 1878. Puis intervint un élément nouveau dont il fallut tenir compte, à savoir les exposants de toute nationalité avec leur nombreux cortège d’employés et d’ouvriers, et les membres des Commissions tant françaises
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- qu’étrangères. On fut alors amené à établir trois sortes cle permis :
- i° Les cartes, valables jusqu’au jour de l’ouverture, pour les personnes qu’un intérêt légitime ou leurs devoirs professionnels appelaient dans nos enceintes;
- 2° Des laissez-passer, valables pour une période déterminée et remis surtout aux exposants et à leurs agents ;
- 3° Des permis pour une seule visite, destinés à faire face à des exigences de service momentanées.
- Ce dispositif absolument transitoire devait, à partir de l’ouverture de l’Exposition, être remplacé parles mesures que le règlement du î 3 octobre 1877 avait édictées et dont on dut préparer la mise à exécution. A cet effet, dès le i5 février 1878, on invita les exposants français et étrangers à faire parvenir au Commissariat général leurs portraits photographiques, afin de les joindre à leurs cartes, ainsi que le prescrivaient les articles 7 et 12 du règlement spécial des entrées. On les prévenait, en outre, que cet envoi devait être fait avant le 15 mars, et que les cartes auxquelles ils avaient droit leur seraient remises aux Tuileries, pavillon de Flore, du i5 au 3o avril. On insista beaucoup sur la nécessité, de ne point dépasser le délai indiqué, en faisant comprendre que tout retard dans la remise des portraits en entraînerait forcément un autre dans la délivrance des cartes. Il n’est pas besoin de dire que, comme d’habitude, cette recommandation ne produisit que peu d’effet.
- Les cartes permanentes étaient de quatre modèles différents, suivant quelles s’appliquaient aux abonnés, aux exposants, au personnel supérieur de l’Exposition ou aux agents des exposants.
- L’obligation d’y joindre une photographie fut vivement
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- critiquée comme une insupportable sujétion et une cause de retard dans leur préparation. Mais comme il n’existait pas d’autre moyen de s’assurer que les cartes étaient réellement employées par le destinataire, on passa outre, et l’on fit bien. L’expérience montra qu’en réalité c’est le seul parti à prendre pour déjouer les fraudes.
- Toutes ces cartes étaient détachées d’un registre à souche et signées par le titulaire. Les cartes d’abonnement étaient délivrées directement par le Ministère des Finances; les autres, par le Commissariat général. En ce qui concerne les exposants, on dut avoir recours aux indications fournies par les minutes du catalogue, alors en préparation.
- Le personnel supérieur attaché à l’Exposition, au Jury, aux Comités et Commissions fut aisément désigné par les divers directeurs; de ce côté, aucune difficulté. Pour les journalistes et les hauts fonctionnaires des divers ministères, la question fut moins facile à résoudre. Les prétentions étaient excessives, les sollicitations ardentes. Mais fort heureusement le règlement des entrées avait prévu le cas et prescrit que tous les permissionnaires de cette nature seraient portés sur des listes approuvées à la fois par le Ministre des Finances et par celui de l’Agriculture, et visées par le Commissaire général. Ce triple contrôle prévint les abus, mais ne mit fin ni aux plaintes ni aux mécontentements. Cependant ce ne fut pas encore là la partie la plus délicate du travail du service des entrées. Les prétentions des exposants lui ménageaient bien d’autres soucis.
- L’article 1 2 du règlement avait autorisé les exposants à se faire remplacer par un représentant dûment agréé par le Commissaire général. Ce droit de substitution se comprenait aisément et avait sa raison d’être; mais encore fallait-il le main-
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- tenir dans des limites raisonnables et ne pas le laisser devenir une source de spéculation. On ne pouvait guère consentir à ce que l’exposant en usât en faveur de personnes absolument étrangères à son industrie, à ses intérêts, et hors d’état de surveiller son exposition. On ne pouvait pas tolérer davantage que, tout en conservant son droit d’entrée pour lui-même, il voulût en même temps en faire profiler une ou plusieurs autres personnes. Enfin il n’était point admissible qu’un membre d’une exposition collective des Antilles ou de Taïti, par exemple, pût, pour surveiller son exposition spéciale, composée quelquefois d’un fruit confit ou d’une bouteille de tafia, dont la collectivité, du reste, avait charge, déléguer son droit à une carte d’abonnement, dont la valeur était de cent francs.
- Pour couper court, autant que possible, aux abus, on résolut de faire sur chaque demande une instruction spéciale confiée aux chefs de groupe et ayant pour but de faire connaître la situation de l’exposant, la nature, la valeur et l’importance de son exposition, comme aussi la situation du représentant ou des préposés. Sur l’avis des directeurs de l’agriculture et de la section française, le Commissaire général statuait.
- Il n’était pas possible de donner des cartes permanentes au personnel nombreux et essentiellement variable des employés et ouvriers que leur service appelait à l’Exposition. Aussi mit-on en usage, pour assurer leurs entrées, les jetons de service et les laissez-passer.
- Les jetons de service, valables pour une semaine, donnaient droit à deux entrées par jour et recevaient une marque à l’emporte-pièce chaque fois qu’il en était fait usage. On les
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- renouvelait en les changeant de couleur chaque semaine. Sur le vu des demandes que lui adressaient les directeurs des principaux services, le Commissaire général autorisait la délivrance d’un nombre déterminé de jetons pour la semaine suivante. Dans l’origine, ce nombre atteignit 14,688, donnant ainsi droit à 29,376 entrées par jour, soit à 20 5,63 2 par semaine. On voit par là de quelle importance il était de limiter ces jetons aux besoins réels que l’on avait en vue de satisfaire. Quoi qu’il pût faire, et bien qu’il eût la conviction que les demandes n’étaient pas toutes justifiées, le Commissaire général ne put pas réduire le nombre des jetons accordés au-dessous du chiffre, encore énorme, de 9,364 par jour. Le nombre total des entrées avec jetons de service s’est élevé à 1,156,187.
- Quant aux laissez-passer provisoires, valables pour une seule entrée, ils étaient remis, en cas de besoin justifié, aux exposants qui avaient des réparations à faire exécuter.
- Les expositions d’horticulture et d’animaux vivants ainsi que les concours d’agriculture n’avaient qu’une courte durée. Les cartes données aux exposants qui y prenaient part étaient naturellement limitées à la période même de ces expositions et se trouvaient affranchies de la formalité du portrait photographique. 11 en fut de même de celles que l’on attribua aux musiciens et aux artistes de tout ordre attachés aux concerts du Trocadéro.
- Restreintes, ainsi qu’il est dit, pour la durée de leur effet, ces diverses cartes permettaient cependant de visiter l’ensemble de l’Exposition et ne cantonnaient pas leurs possesseurs dans la partie seule où ils figuraient.
- Pendant les deux premiers mois de l’Exposition, l’Admi-
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- nistration accorda, sous forme de jetons de service ou de laissez-passer provisoires, un nombre assez considérable d’entrées gratuites aux ouvriers de province venus pour visiter l’Exposition. Plus tard on donna des permis d’une semaine aux délégations ouvrières envoyées par les départements et les communes, et cette mesure fut continuée encore à l’époque où, grâce aux fonds de la loterie, ces excursions prirent un très large développement. Enfin on fit distribuer aux ouvriers de Paris, parles soins des maires de leurs arrondissements, cinq cent mille billets cl’entrée gratuite, d’un modèle spécial, que l’Administration remit au Préfet de la Seine.
- Les instituteurs, venus d’abord isolément, puis ensuite réunis en deux groupes, reçurent aussi des billets d’entrée gratuite, que l’on avait mis, à cet effet, à la disposition du Ministre de l’Instruction publique. Il en fut de même pour un grand nombre d’élèves des écoles d’arts et métiers de Châlons, d’Angers et d’Aix.
- Enfin tous les jours, et sous la conduite de leurs officiers, 5o pensionnaires de l’hôtel des Invalides et q5o soldats de la garnison de Paris entrèrent librement dans nos enceintes.
- Il était difficile, on le voit, de se montrer plus libéral; mais en agissant ainsi, l’Administration avait la certitude de se trouver en plein accord d’intention avec le Parlement qui avait voté l’Exposition.
- Nous ne nous étendrons pas plus longtemps sur toutes les variétés de billets que l’on fut obligé fie créer pour répondre aux légitimes demandes d’exonération qui nous étaient adressées : autorisations spéciales pour les ingénieurs, architectes et hommes d’étude, d’entrer avant le public; laissez-passer permanents ou provisoires pour les voitures, etc.
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- Avec le plus vif désir de ne pas mettre en circulation un grand nombre de types de billets gratuits et de ne pas tomber dans les exagérations que l’on reprochait à quelques-unes des précédentes expositions, nous avons été obligés de dépasser de beaucoup la mesure que nous nous étions assignée dès l’origine.
- Les entrées payantes se faisaient au moyen de cartes permanentes d’abonnement ou de tickets fournis parles soins du Ministère des Finances. Ces tickets, imprimés sur papier fort, bien fdigrané, étaient fabriqués avec assez de soin pour rendre, sinon impossibles, au moins fort difficiles les essais de contrefaçon. De fait, il ne paraît pas s’en être produit. Le contrôle s’exécutait au moyen de deux agents placés à chaque guichet : le premier, chargé d’oblitérer le ticket, qu’il rendait ensuite au visiteur; le second, de recevoir ce ticket oblitéré pour le mettre dans une boîte fermée à clef.
- Chaque entrée gratuite était accusée par un timbre compteur.
- Ce service dépendait, pour la recette, du Ministère des Finances; pour l’exécution des ordres de service, du Commissariat général. Il a très bien fonctionné, et les quelques détournements que l’on a signalés et punis ne paraissent pas avoir eu une importance sérieuse.
- Après la clôture de l’Exposition, on reprit à peu près les mêmes dispositions de service que dans la période comprise entre le icr janvier et le 1er mai 1878. A de rares exceptions près, les exposants, tant français qu’étrangers, avaient hâte de vider les lieux, et l’Administration faisait tous ses efforts pour seconder leur empressement.
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- Par les détails qui précèdent, on peut voir avec quelle largeur de vues l’Administration a agi envers les ouvriers, les soldats, les instituteurs, tous ceux enfin qui, par leur situation de fortune, avaient des droits à sa bienveillance. Si des plaintes se sont un instant élevées contre le service des entrées, c’est qu’en France nous nous résignons difficilement à nous soumettre à la règle commune, et que chacun de nous, par intérêt ou par amour-propre, recherche volontiers les faveurs exceptionnelles. /
- Peut-être eut-on mis un peu moins d’âpreté dans les demandes, si, au lieu de l’Etat, une compagnie, comme dans beaucoup d’autres expositions, avait exploité pour son compte à ses risques et périls. On aurait mieux compris ses résistances, plus facilement supporté ses refus. En France, il faut bien le reconnaître, l’Etat, au lieu d’être tout le monde, n’est personne, et l’on sait rarement bon gré à ceux qui défendent ses intérêts.
- Quoi qu’il en soit, le personnel des entrées a fait, au milieu de circonstances difficiles, un service irréprochable. C’est une justice que le Commissaire général a été heureux de lui rendre en prenant congé de lui.
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- Dans les documents officiels relatifs à l’Exposition de 1867, 011 trouve deux arrêtés ministériels instituant, au profit des visiteurs, un service médical et y attachant un très nombreux personnel de médecins et agents divers; mais aucun acte ne prévoit et ne règle ce qui concerne les secours à donner aux ouvriers blessés ou malades pendant le cours des travaux. On avait pensé probablement que ce soin incombait aux entrepreneurs et aux établissements hospitaliers de la ville de Paris. L’apparition du choléra pendant l’été de 1866 et les victimes qu’il fit, à son début, sur les chantiers amenèrent à comprendre la nécessité d’un service spécial, que la direction des travaux se chargea d’organiser, avec le concours des entrepreneurs. Les résultats obtenus ne laissèrent rien à désirer. On parvint, avec des ressources assez modiques, à assurer la salubrité des chantiers, et à venir en aide aux ouvriers atteints de blessures ou de maladies sur les travaux; seulement la répartition des frais entre les diverses entreprises fut laborieuse, souleva de nombreuses contestations et, en fin de compte, après bien des tiraillements, le service des travaux dut prendre à sa charge un solde impayé de 2,100 francs.
- Cette expérience ne devait pas être perdue pour l’Exposition de 1878. O11 comprit, dès les débuts de l’organisation , qu’il y avait lieu :
- i° De constituer, au profit des ouvriers, un service médical puissant;
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- 2° De le doter de ressources financières suffisantes pour lui permettre de faire face à tous les besoins;
- 3° D’arrêter les règles qui devaient présider à la distribution des secours en argent.
- Dans ce but, un arrêté ministériel rendu le 6 septembre 1876, sur la proposition du Commissaire général, organisa le service médical et fut annexé, dans tous les marchés de travaux, au cahier des clauses et conditions générales. (Voirt. II, pièce annexe n° 10.)
- Aux termes de cet arrêté, le service avait mission de donner des secours médicaux aux malades ou blessés, des consultations aux ouvriers indisposés, de fournir gratuitement les médicaments nécessaires et de prendre les soins et précautions que réclame la bonne hygiène des chantiers. Il devait aussi, dans les conditions fixées par l’arrêté ministériel, préparer les allocations de secours en argent.
- Les ressources étaient constituées par une retenue de 1 p. 0/0 sur le montant de tous les travaux exécutés à l’entreprise; et ce budget était l’objet d’une administration et d’une comptabilité spéciales. En cas d’insuffisance de la dotation de 1 p. 0/0, l’Etat était tenu de couvrir les excédents de dépenses, à l’aide des fonds généraux de l’Exposition. Dans le cas contraire, le reliquat disponible, après la liquidation des comptes, devait être versé à l’Administration de l’assistance publique.
- Aucune de ces dispositions n’était absolument nouvelle.
- Les arrêtés et circulaires du Ministère des Travaux publics en date des i5 décembre 18 4 8 et 12 octobre 18 51 établissent déjà le principe de ces sortes de secours, et le décret du 21 avril i855 (art. 5) attribue aux asiles du Vésinet et de Vincennes le montant de la retenue de 1 p. 0/0
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- opérée sur les entreprises de travaux publics de la ville de Paris. Mais ce qui, dans une certaine mesure, distingue le service médical de l’Exposition de 1878, c’est qu’il pourvoyait directement aux soins en cas de blessures ou de maladies, réglait les mesures hygiéniques à prendre sur les chantiers et intervenait dans la distribution des indemnités en argent données aux ouvriers malades ou à la famille des ouvriers morts.
- On pouvait craindre qu’une intervention directe et active ne suscitât quelques embarras et qu’avec d’excellentes intentions l’Administration ne provoquât, comme cela arrive quelquefois, des exigences auxquelles il lui serait impossible de satisfaire. Ces difficultés ne se sont pas présentées.
- Les ouvriers ont été reconnaissants de la vigilante sollicitude dont ils étaient entourés et dont ils appréciaient à chaque instant les manifestations. On doit même attribuer à ce sentiment l’ordre parfait qui n’a cessé de régner sur nos chantiers, au milieu de crises politiques assez graves et d’excitations de toute nature.
- Comme il était facile de le prévoir, quelques ouvriers ont bien essayé de prolonger indûment la période pendant laquelle ils touchaient le traitement de convalescence. D’autres ont cherché à grossir, au delà des limites assignées par le décret, l’indemnité gracieuse qui leur était accordée. Les familles de quelques ouvriers décédés ont également tenté d’exploiter leur infortune. Mais ces divers faits n’ont jamais pris des proportions telles qu’une administration décidée à être ferme autant que bienveillante ne pût aisément en venir à bout.
- Une difficulté un peu plus sérieuse a été soulevée par quelques entrepreneurs, qui se sont crus déchargés, par le fait
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- de notre intervention, de toute responsabilité en cas d’accidents. Mais il ne nous a pas été trop malaisé de leur faire comprendre que, si nous consentions à gérer les services hospitaliers et les secours charitables destinés aux ouvriers, nous n’avions ni le droit ni le pouvoir d’exonérer aucun d’eux des conséquences d’imprudences délictueuses.
- Deux postes médicaux avaient été établis, l’un au Champ de Mars, l’autre au Trocadéro, à portée de nos principaux chantiers. C’est là que, deux fois par jour, les ouvriers atteints de blessures ou de maladies légères se rendaient pour les pansements et consultations, et qu’on leur distribuait soit les médicaments les plus usuels, soit les bons sur nos pharmaciens. Chaque poste comprenait une salle d’attente, le cabinet du médecin en chef, le cabinet des consultations, une chambre avec lit pour les opérations ou pansements, une petite pharmacie et une chambre pour l’infirmier de service.
- Le personnel de notre service hospitalier était constitué par un médecin en chef, trois médecins adjoints et deux infirmiers. Le voisinage et la bonne volonté d’un grand nombre de pharmaciens du quartier nous avaient dispensés d’avoir recours à un pharmacien spécial. Ceux-ci délivraient, sur nos bons, et avec un remarquable désintéressement, les médicaments qui étaient demandés pour nos chantiers.
- Le service des médecins consistait à assurer dans chaque poste médical les consultations, visites et pansements du matin et du soir et la délivrance des médicaments, à four-
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- nir, pour cela, un personnel qui se relevait de trois heures en trois heures pendant toute la journée de travail, et qui était chargé de donner les premiers soins en cas d’accidents, d’aller soigner à domicile nos malades ou blessés, ou visiter ceux qui, n’ayant pas de famille ou se trouvant dans un état très grave, avaient dû être dirigés sur les hôpitaux.
- Ce service, fort pénible et assez faiblement rémunéré, a été fait avec un zèle et un dévouement qui ne se sont pas démentis. Ceci, du reste, n’étonnera aucun de ceux qui connaissent les nobles traditions du corps médical français.
- Au milieu de chantiers considérables, où travaille par tous les temps et dans des conditions souvent pénibles un nombreux personnel d’ouvriers, les mesures hygiéniques ont peut-être encore plus d’importance que les soins médicaux proprement dits. Elles ont été de notre part l’objet d’une constante préoccupation.
- Il a paru absolument indispensable d’interdire l’introduction sur les chantiers de toutes les boissons fermentées, et spécialement des vins et des liqueurs. La mauvaise qualité ordinaire de ces boissons et l’abus que les ouvriers sont trop portés à en faire les rendent éminemment dangereuses. Les ouvriers ont eu la sagesse de comprendre les motifs de cette interdiction absolue et de s’y soumettre sans trop murmurer.
- L’établissement de lieux d’aisance nombreux, aussi bien entretenus que le comportait leur clientèle ordinaire, et fréquemment vidangés, était aussi une mesure nécessaire, non seulement pour la propreté, mais aussi pour la décence. Il a été largement pourvu, sous ce rapport, à tout ce qui pouvait paraître désirable.
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- Enfin nous avons fait distribuer très abondamment des boissons toniques, variées suivant les saisons, et principalement composées de rhum, de café, de gentiane et de sucre. Très bien accueillies par les ouvriers, ces distributions ont puissamment contribué au bon état sanitaire. Là, comme ailleurs, il vaut souvent mieux prévenir que réparer le mal. Nos boissons toniques nous ont assurément moins coûté que les médicaments et la quinine dont les dysenteries et les fièvres provoquées par des boissons malsaines auraient grevé notre budget.
- Constitué spécialement au profit de nos chantiers, notre service médical a cependant été prolongé pendant toute l’Exposition. Nous ne pouvions pas, en effet, refuser notre assistance aux nombreux ouvriers chargés de l’entretien de nos ouvrages et travaillant pour des entreprises avec lesquelles nos traités nous liaient. Il nous était, en outre, difficile, sinon impossible, de ne pas tenir constamment à portée de la foule des visiteurs un service prêt à donner les premiers secours en cas d’accident, de maladie ou d’indisposition subite. Nous avons dû, en conséquence, remplacer nos postes provisoires par des postes définitifs, établis au nombre de trois : l’un dans nos bâtiments d’administration de l’avenue Rapp, l’autre au Trocadéro, et le troisième près du jardin central du Champ de Mars. Le personnel médical a dû être également augmenté de cinq nouveaux médecins.
- Mais, pour la période de démolition et de remise en état, qui a commencé le ier janvier 1879, le personnel a pu être considérablement réduit, et le service lui-même a été supprimé le 3o septembre 1880.
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- SERVICE MÉDICAL.
- Les divers soins et secours donnés par le service médical dans les quatre années de son existence se résument comme suit :
- CONSULTATIONS.
- Ouvriers.......................................... 25,127
- Visiteurs........................................... 702
- Total............................... 25,829
- VISITEURS SOIGNÉS.
- Affections chirurgicales................................. 9
- OUVRIERS SOIGNÉS.
- Affections chirurgicales............................. 5,45o
- Maladies diverses............................... 3,200
- Total................................. 8,659
- Ouvriers tués sur les chantiers................. 1 5
- Visiteurs décédés........................................ 3
- Total.................................... 18
- ROISSONS DISTRIBUÉES.
- Litres............................................. 20^,018
- secourus périodiquement en
- argent..................... 1,622
- devenus impropres à l’exercice de leur profession.. . 32
- Nombre de familles d’ouvriers morts secourues.. 21
- Le montant le plus élevé des secours donnés aux familles a été de 1,000 francs; le moins élevé, de 9.00 francs.
- La limite fixée par l’article 6 du décret à 600 francs a été, comme on le voit, dépassée plusieurs fois, en vertu d’autorisations spéciales.
- Nombre d’ouvriers
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- SEP»VICES ADMINISTRATIFS.
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- La retenue de i p. o/o prélevée sur le montant des acomptes successifs délivrés aux entrepreneurs était versée à la Caisse centrale, à un compte de trésorerie, dans la même forme que les retenues prélevées par la caisse des retraites sur le traitement des fonctionnaires. C’était également cette caisse qui payait le montant des mandats délivrés pour le service médical.
- Elle a du même, dès l’origine, faire quelques avances pour pourvoir aux dépensés avant les premiers versements. Mais cette situation n’a pas été de longue durée, et, au bout de fort peu de temps, notre encaisse médical dépassait tellement les dépenses courantes que, dès le 5 février 1879, nous avons fait verser, par anticipation, à l’Administration de l’assistance publique un premier acompte de cenl mille francs sur nos excédents disponibles.
- La situation financière a été liquidée comme suit :
- RECETTES.
- Montant des versements successifs........... 436,789* 11e
- DÉPENSES.
- Frais d’installation des postes médicaux et
- des cabinets d’aisance des chantiers... 64,5oo‘ 78e
- Traitement du personnel..................... 46,346 76
- Secours aux ouvriers malades................ ni,46o 70
- Indemnités aux familles des ouvriers morts. i3,8oo 00 Médicaments, instruments, dépenses diverses. 4-2,541 88
- Total......................... 278,650 11
- D’où ressort un excédent définitif ou solde de 158,13 2 fr., qui a été versé à l’Assistance publique.
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- SERVICE MÉDICAL.
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- La constitution de notre service spécial a donc complètement répondu à nos espérances. Nous avons pu, avec une retenue de 1 p. o/o, pourvoir à tous les besoins hygiéniques et médicaux de nos puissants ateliers, et verser à l’Assistance publique une subvention qui l’a largement indemnisée du concours qu’elle nous a prêté.
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- Le service de police, destiné à maintenir l’ordre dans toute l’Exposition, à veiller à l’exécution des règlements, à assurer la sécurité des visiteurs, des exposants et des objets exposés, était un des plus importants et des plus complexes que l’on eût à créer. Certains faits signalés dans les dernières expositions universelles appelaient même, d’une manière toute particulière, l’attention sur ce service, dont l’absence ou la vicieuse organisation pouvait entraîner les plus graves inconvénients. Aussi fut-il, dès l’origine, l’objet de toute la sollicitude de l’Administration.
- Avant l’arrivée et les premières installations des produits, c’est-à-dire jusqu’au ier janvier 1878, le service dont il s’agit dut se borner à garderies enceintes et à empêcher le public de les franchir sans autorisation, à assurer l’observation des règlements, et spécialement à empêcher l’installation des débits de boissons sur les chantiers, à prévenir les voies de fait et les vols. Telle était sa tâche, simple en apparence, mais cependant assez laborieuse, en raison de l’étendue considérable des espaces à surveiller et du personnel très nombreux d’ouvriers qui y travaillaient. On put y suffire en empruntant des agents du service municipal aux brigades voisines du Champ de Mars et du Trocadéro.
- Pendant toute cette première période, le service de police fut exclusivement placé sous l’autorité du directeur des travaux.
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- La même situation se reproduisit quand le Champ de Mars, définitivement évacué par les exposants et leurs produits, dut être livré aux entrepreneurs chargés de la démolition des bâtiments et de la remise des lieux en leur état primitif.
- A partir du commencement de l’année 1878, les exposants arrivèrent pour prendre possession des espaces libres. Les installations commencèrent, et les produits affluèrent de toutes parts. Les ordres de service se multiplièrent, les fatigues et les responsabilités de l’Administration s’accrurent dans une large mesure.
- Comme par le passé, on dut surveiller les nombreux ouvriers des chantiers; mais ces hommes, disciplinés de longue main, ne donnaient pas lieu à de fréquentes interventions. Il n’en fut pas tout à fait de même des ouvriers employés par les exposants, tant français qu’étrangers. D’habitudes, de mœurs, de nationalités différentes, ils étaient assez portés à des conflits, que l’on parvint cependant à éviter.
- Le soin de donner accès aux nombreuses voitures, de les diriger depuis nos enceintes jusqu’au lieu de destination et de les faire repartir aussitôt leur besogne faite, ne laissa pas que d’être pénible, comme aussi la surveillance de l’enlèvement de tous les déballages et les précautions à prendre contre le vol et l’incendie. Mais la partie la plus délicate du service fut assurément la garde des portes. Si, d’un côté, il fallait faciliter l’entrée du nombreux personnel muni de cartes régulières et ayant des motifs sérieux de présence au Champ de Mars, d’autre part, il fallait en éloigner les simples curieux, dont la présence ne pouvait qu’occasionner des embarras, et surtout repousser impitoyablement nombre de
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- gens qu’un motif tout autre que la curiosité y appelait. On comprend aisément que ce n’était pas toujours facile, et que les réclamations étaient nombreuses. Cette partie du service fut, comme le reste, faite avec un grand soin et un véritable tact.
- La période comprise entre la fermeture de l’Exposition et le départ définitif des exposants et de leurs produits donna lieu aux mêmes dispositions. Mais les agents qui furent chargés de les faire exécuter avaient acquis une expérience spéciale qui nous fut très précieuse.
- Pendant la durée de l’Exposition, c’est-à-dire depuis le 1er mai jusqu’au ier novembre 1878, la tâche de la police fut véritablement très laborieuse. Maintenir l’ordre et la liberté de circulation dans nos enceintes, où plus de 1 50,000 personnes se sont trouvées quelquefois réunies, 11’était pas chose facile. Cependant 011 y réussit parfaitement, et ce résultat fait grand honneur aussi bien aux agents qu’au public lui-même. On fut moins heureux en ce qui concerne l’interdiction de vendre et d’emporter certains objets. Sur ce point, il y avait souvent connivence entre les exposants, le public et quelquefois même le personnel administratif. Aussi les agents de police se sont-ils assez souvent trouvés fort embarrassés de faire respecter leur consigne.
- Leur surveillance contre le vol fut au contraire absolument efficace. Le nombre des vols commis et signalés ne dépassa pas 175, et le montant des objets volés est évalué à une somme très minime. Ce point mérite d’autant plus d’être signalé que les exposants étaient d’une négligence incroyable, et que l’on dut menacer d’expulsion un certain nombre d’entre eux, qui, malgré des avertissements répétés, laissaient
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- pendant toute la nuit leurs vitrines ouvertes et des objets d’nn grand prix étalés, sans protection aucune. 11 est vrai de dire que, le lendemain matin, en rentrant dans le palais, ils trouvaient un agent de police en faction à côté de leurs trésors.
- Mais, et c’est ici surtout que l’action salutaire de la police se fit le mieux sentir, l’Exposition fut, pendant toute sa durée, d’une tenue irréprochable. Ce point fut même tellement remarqué, qu’il valut au Commissaire général de chaleureuses lettres de remerciements de la part d’un grand nombre de pères de famille.
- Pendant toute la période d’ouverture, le Commissaire général crut devoir concentrer entre ses mains tout le service de la police. Il en arrêtait journellement les détails, soit avec les officiers de paix, soit avec leurs chefs, et pourvoyait aux besoins qui se révélaient, à l’aide d’ordres successifs, aussitôt portés à la connaissance du public et des agents. Cette méthode lui avait paru préférable à l’élaboration d’un règlement général, qui n’aurait pu, dès le début, être suffisamment expressif ou complet.
- Il n’est pas sans intérêt de retracer sommairement les traits principaux de l’organisation de ce service, qui n’a réellement rien laissé à désirer.
- Le service de la police municipale à l’Exposition se composait de trois groupes dictincts :
- i° Le service intérieur, comprenant la surveillance des palais du Champ de Mars et du Trocadéro, ainsi que des parcs qui les entouraient;
- 2° Le service extérieur, ayant pour objet la surveillance des diverses portes d’entrée et l’exécution des règlements rela-
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- tifs à l’entrée des visiteurs, à la direction et au stationnement des voitures ;
- 3° Le service de la sûreté, qui, sous la direction de son chef, M. Jacob, avait surtout pour mission d’exercer un contrôle général, de protéger les exposants contre les vols, et de rechercher les auteurs de délits.
- C’est au mois de janvier 1878 que le personnel spécial du service intérieur prit possession des locaux qui lui étaient destinés. Jusque-là le service avait été fait par des agents des arrondissements voisins.
- Champ de Mars. — Le palais et le parc du Champ de Mars furent divisés en quatre sections, ayant chacune pour centre un des postes suivants :
- i° Poste de l’École militaire;
- 20 Poste de la ville de Paris;
- 3° Poste de Suffren;
- lx° Poste d’Orsay.
- Tous ces postes étaient reliés par des appareils télégraphiques avec un poste central établi dans le pavillon de l’Administration, près de la porte Rapp; ce dernier était lui-même en communication directe avec la Préfecture de
- Le personnel, placé sous la direction permanente de deux officiers de paix, était composé, pendant la durée de l’Exposition, de 3 brigadiers, 2^ sous-brigadiers et hhk gardiens de la paix.
- Avant et après la période d’ouverture, cet effectif subit differentes variations, suivant les besoins du service.
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- La garde républicaine fournit en outre, à partir du ier mai, 3A gardes à pied.
- Trocadéro. — Au Trocadéro, on créa deux postes : un poste central, dans le palais même du Trocadéro, et le poste d’iéna.
- Un officier de paix dirigea le personnel, qui, comme au Champ de Mars, varia suivant les époques et fut, pendant la période d’ouverture, de 3 brigadiers, 12 sous-brigadiers et 19g gardiens de la paix.
- La garde républicaine fournit également 27 gardes à pied.
- A partir du icr ruai, le service fut distribué de la manière suivante :
- ORGANISATION DES SERVICES W.
- CHAMP DE MARS. TROCADÉRO.
- SERVICE INTERIEUR. Brigadiers. J, J s *3 C «B ce .fcp J5 Gardiens. Brigadiers, j Sous- l brigadiers. / a U a 05
- De 8 heures du matin à midi, de 7 heures à 11 heures du soir 1 8 120 1 4 G2
- De midi à 7 heures du soir 1 8 212 1 4
- De 11 heures du soir à 8 heures du matin. 1 8 122 1 4 h h
- Totaux 3 2 4 A 5 4 3 12 1(J9
- Le service extérieur, dirigé par quatre officiers de paix fonctionnant à tour de rôle, était assuré par les brigades
- (l) Vov. tome II, tableaux n0’ 20 et 21.
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- SERVICE DE POLICE.
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- centrales et la brigade des voitures dans les conditions suivantes :
- SERVICE DES PORTES SERVICE DES VOITURES
- ET ABORDS par
- par les brigades centrales. la brigade des voilures.
- SERVICE EXTERIEUR. ^0 eb .2? g y i 'S 1- 3 ^3 0 «
- bû zn br> 0 co ,gp
- 3 A « CO rQ 0
- De 8 heures du matin à 1 heure et demie. 1 h 34 // 1 7
- De 1 heure et demie à ta fermeture h 3ft fl 2 20
- Totaux 2 8 68 il 3 27
- Le personnel du service de sûreté se composait d’un inspecteur principal, 2 sous-brigadiers et 77 agents, pendant la période d’ouverture.
- Avant et après cette époque, il ne fut que de moitié.
- Ces 77 agents étaient ainsi répartis, savoir:
- CHAMP DE MARS.
- Sections étrangères......
- Section française........
- Beaux-arts...............
- Diamants de la Couronne
- Service de nuit..........
- Aux brigades volantes . . .
- TROCADÉRO.
- Aux galeries rétrospectives.......
- Aux brigades volantes.............
- Total.............
- 64
- 6
- 7
- i3
- 77
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
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- Les affaires au sujet desquelles leur intervention fut requise peuvent se résumer ainsi :
- (d'employés ou ouvriers............. 29
- d’exnosanls..................... 7 5
- de visiteurs...................... 72
- Total................................ 175
- Individus arrêtés! au Champ de Mars............. 115
- pour vol ( au Trocadéro....................... 15
- Total................................ i3o
- Au point de vue des nationalités, ces i3o individus se
- répartissent ainsi :
- Anglais............................................... 4
- Autrichien............................................ 1
- Belges................................................ 2
- Espagnols............................................. 4
- Français............................................. 96
- Hongrois.............................................. 2
- Italiens........................................... 14
- Suisses............................................... 2
- Turcs, Syriens........................................ 5
- Total.................................. i3o
- Le service de sûreté s’est aussi occupé de la centralisation et de la transmission à la Préfecture de police des objets trouvés soit au Champ de Mars, soit au Trocadéro.
- Du icr mai au 10 novembre il a été trouvé et transmis:
- CHAMP DE MARS. TROCADERO,
- Parapluies et cannes.................... 4o5 102
- Vêtements............................... 257 96
- A reporier............ 662 198
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- SERVICE DE POLICE.
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- CHAMP DE MARS. TROCADÉRO.
- Report 662 198
- Bijoux 196 9°
- Portefeuilles et carnets ... 89 18
- Argent à découvert 26 6
- „ , ( vides . . : 23 6
- Porte-monnaie ] \ ( avec argent.. . . 1 l4 78
- Objets divers 445 554
- Totaux . . . i,554 95°
- 2,5o4
- En terminant cette courte notice consacrée au service de la police, le Commissaire général regarde comme un devoir d’exprimer hautement sa reconnaissance pour la manière dont les agents de tous ordres ont compris et rempli leurs fonctions. Il est impossible de montrer à la fois plus de patience, plus de tact, plus de fermeté et de vigilance dans l’accomplissement de cette tâche délicate et pénible. La police a cherché à contenir et prévenir beaucoup plus encore qu’à réprimer, et les tableaux statistiques nos 2 0 et 21, ainsi que les détails qui précèdent, montrent à quel point elle y a réussi. Ces détails, en effet, s’appliquent à une période de près de trois ans, pendant lesquels nos enceintes ont été fréquentées par plus de 20 millions de personnes, ouvriers, exposants, visiteurs, appartenant à toutes les classes de la société, à toutes les nationalités du globe.
- Pendant cette période, l’attitude de la police a vraiment fait l’admiration des étrangers, et le Commissaire général se plaît à en reporter le principal mérite à ses dignes chefs, MM. Ansart et Jacob.
- 3o
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- CONTENTIEUX.
- La notice consacrée au service du contentieux de l’Exposition de 1878 sera très courte et absolument dénuée d’intérêt. C’est le plus grand éloge que l’on puisse faire du Commissariat général. L’histoire de ses démêlés en justice se réduit à quelques lignes; d’où l’on peut conclure que son administration a été sage, prévoyante et équitable.
- C’est, en effet, à l’époque de la liquidation, lors du règlement de tous les intérêts en cause, qu’apparaissent les défaillances, les incertitudes, les incorrections des traités consentis. Pendant la période active, d’habitude aucun embarras ne surgit, même avec des traités médiocres. Mais au règlement des comptes, les prétentions se manifestent, les antagonismes se révèlent et la guerre éclate, si l’on 11’a pas su, dès l’origine, prévoir cet inévitable changement dans les situations et y pourvoir.
- Pour l’exécution des travaux, on a adopté, avec de légères modifications, le cahier des clauses et conditions générales qui avait déjà été appliqué en 1867. Les cahiers des charges spéciaux à chaque entreprise ont été préparés avec le plus grand soin; les attachements, tenus constamment à jour et parfaitement en règle. Aussi les décomptes définitifs ont-ils été, malgré la complexité des faits de dépense, acceptés tous sans difficulté.
- Un seul litige s’est produit, entre deux entrepreneurs auxquels l’Administration avait servi d’intermédiaire. Assi-
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- gnée par l’un, elle a assigné l’autre, et les a remis en présence devant le conseil de préfecture, comme ils l’avaient été sur les chantiers. L’affaire pour laquelle elle s’est trouvée, de cette façon, indirectement engagée était du reste sans importance : il s’agissait du payement d’une somme de cinq mille francs.
- Ainsi, l’exécution de cette immense entreprise, poursuivie dans les circonstances les plus difficiles, au milieu d’embarras de toute nature et avec une rapidité vertigineuse, n’a donné lieu à aucun procès. Elle avait cependant exigé l’établissement de 4g5 marchés et engagé une dépense d’environ 47 millions. C’est un fait à peu près unique dans les annales des travaux; mais ceux qui connaissaient M. le directeur Drival et l’avaient vu à l’œuvre n’attendaient pas moins de lui.
- Pour les traités relatifs à des services accessoires autres que les travaux, et notamment aux concessions de restaurants, cafés et bars, la question était plus difficile et la voie moins tracée. On ne pouvait pas se baser sur le précédent de 1867 ; car, en cette matière, il n’avait guère montré que ce qu’il fallait éviter. Cet enseignement n’était pas inutile, sans doute, mais ne suffisait pas. Le Commissaire général crut devoir, pour s’éclairer complètement, recourir aux lumières de la Commission du contentieux, dont il a été précédemment question. Il lui soumit le projet de cahier des charges général à établir pour ces sortes d’entreprises et, de concert avec elle, arrêta le dispositif qui figure aux pièces annexes. (Voir t. Il, pièce annexe n° 22.)
- Nous avons déjà appelé l’attention sur l’article de ce cahier des charges qui prescrit aux parties, avant toute instance judiciaire, de prendre l’avis d’un conseil de conciliation, dont la composition était réglée à l’avance. Cette dis-
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- CONTENTIEUX.
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- position nouvelle devait avoir et a eu, en réalité, un très heureux effet.
- Les cahiers des charges spéciaux à chaque entreprise ont été également préparés avec le plus grand soin, et l’on a eu recours, en chaque cas, aux gens les plus compétents, et notamment à M. Goujon, avocat, qui, chargé, en 1867, de suivre une partie des affaires litigieuses de l’Exposition, avait acquis, sur ce point, une expérience qui nous a été fort utile.
- Enfin le Commissaire général a cru devoir renoncer aux divers monopoles dont on avait largement usé en 1867. Agissant au nom de l’Etat, il ne se reconnaissait pas le droit de conclure de pareils traités et, de plus, il n’y voyait pas d’avantages sérieux. L’expérience de la précédente Exposition lui paraissait suffisamment concluante à cet endroit.
- Les traités faits de gré à gré n’ont amené aucune difficulté ; mais trois des concessions adjugées ont donné lieu à des litiges. Il est vrai de dire que les concessionnaires avaient consenti des redevances excessives, et que, ne tirant pas de leurs entreprises le bénéfice qu’ils en avaient attendu, ils ont jugé à propos de nous demander compte de leurs espérances déçues.
- Au premier (restaurant anglais) nous avons accordé une somme de 13,960 francs, à titre de dommages-intérêts, en considération des obstacles apportés, au début, à son exploitation, par les travaux delà section anglaise.
- Pour le second (M. François), l’avis de la commission amiable présentait une telle contradiction entre les considérants et les conclusions, que nous n’avons pas jugé à propos de trancher la question; nous l’avons déférée aux
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- tribunaux administratifs, où elle sera vidée, suivant toute probabilité, en notre faveur.
- La troisième affaire, soulevée parM. Fanta, est également pendante devant cette juridiction, et il y atout lieu d’espérer que le concessionnaire sera débouté de ses prétentions.
- H y a loin de là, on le voit, aux innombrables procès auxquels a donné lieu l’Exposition de 1867, et dont quelques-uns, ceux des chaises notamment, ont pendant si longtemps égayé le Palais de justice.
- Les saisies-arrêts pratiquées sur des exposants nous ont valu d’assez nombreux ennuis de la part des créanciers, qui prétendaient rendre l’Etat responsable de la conservation des objets saisis. Conformément à la jurisprudence déjà établie en 1867, le tribunal de la Seine nous a, par divers jugements contradictoires, complètement donné gain de cause.
- On a voulu aussi nous demander compte des pertes, avaries ou retards de livraison de divers objets. La responsabilité de ces dommages a été reportée sur leurs auteurs. L’Etat d’ailleurs se trouvait hors de cause par les dispositions expresses et très justes du règlement général; il ne s’agissait du reste que d’affaires de mince importance.
- Le droit d’attribution des cartes de service et des cartes d’exposants nous a été contesté, mais sans aucun succès. Ces litiges ridicules ne provenaient que d’accès de mauvaise humeur et ne pouvaient être pris au sérieux.
- Enfin, nous avons consenti des dommages et intérêts, s’élevant ensemble à la somme de 3,i5o francs, à divers exposants, dont nous avions été forcés, pour le service de l’Exposition, de méconnaître les droits acquis. 11 s’agissait
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- principalement de vitraux peints, dont les couleurs contrariaient les expositions voisines et qui avaient dû, pour ce motif, être déplacés. Tel est le bilan de nos luttes judiciaires; il est, comme on le voit, plus que modeste.
- Nous le résumons dans le tableau suivant :
- NATURE DES AFFAIRES. NOMBRE. plaidées. AFFAIRES retirées. réglées à l’amiable. INDEM- NITÉS payées.
- Saisies-arrêts U 1 U ho U Il
- Perles, retards ou avaries G // 5 1 K
- Cartes de service k // 3 1 //
- Affaires diverses 20 10 7 3 700
- Concessions 3 a // 1 13,960
- Travaux 2 1 // 1 a,45o
- Totaux 89 27 55 7 17,no
- Enfin, le montant des redevances non recouvrées s’est élevé en chiffres ronds à 80,000 francs, sur un total de 712,877 fr- 98 cent.» c’est-à-dire à 12,6û p. 0/0.
- Il est presque entièrement constitué par les restaurateurs, qui nous ont fait défaut par suite de mauvaises affaires. En 1867, les non-valeurs s’étaient élevées à 32 p. 0/0.
- Sous ce rapport encore, nous avons été moins malheureux que nos devanciers.
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- RAPPORT FINANCIER.
- CHAPITRE PREMIER.
- ORGANISATION.
- S 1er. DÉPENSES.
- L’exposé qui va suivre fait connaître les règles adoptées pour la liquidation des recettes et des dépenses de l’Exposition, et constitue la préface naturelle des tableaux présentant les résultats financiers de l’entreprise.
- Les crédits destinés à faire face aux dépenses de l’Exposition étaient mis à la disposition du Ministre de l’Agriculture et du Commerce, qui remplissait les fonctions d’ordonnateur direct.
- Au fur et à mesure des besoins révélés par les différentes directions qui constituaient l’ensemble des services, le Sénateur Commissaire général, placé envers le Ministre dans la position d’ordonnateur secondaire, demandait à celui-ci les délégations dont il avait besoin.
- Les ordonnances de fonds une fois délivrées par le Ministère, le Commissaire général en faisait emploi au moyen de mandats signés exclusivement de lui. Il établissait, par l’état mensuel des mandats dont il sera question ci-après, la situation du compte des crédits ainsi délégués.
- Chaque Ministère a son règlement particulier, sans parler
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- hlh
- de celui qui est adopté par la comptabilité publique et la caisse centrale du Trésor, et où se trouvent réunies les prescriptions des autres codes, en tant qu’elles concernent l’opération du payement et les justifications à fournir.
- Auquel devait-on donner la préférence pour la liquidation des dépenses de l’Exposition?
- En raison de la nature des opérations principales, qui consistaient en travaux d’ingénieur, le règlement du Ministère des Travaux publics paraissait s’imposer, et c’est, en effet, celui-là que l’on adopta.
- Mais il remontait à i8ù3 et n’était pas sans présenter certains inconvénients.
- D’une part, l’ordonnateur direct appartenait à un Ministère armé d’un autre règlement et il pouvait y avoir désaccord sur la forme des comptes à rendre; de l’autre, en raison de son ancienneté, le règlement des Travaux publics n’était plus en harmonie avec l’instruction rédigée en 1866, instruction que suit, pour les payements des ministères, la caisse centrale du Trésor public. Quelques conférences suffirent pour trouver les moyens de remédier à ce désaccord.
- Indépendamment du règlement général du Ministère des Travaux publics, deux règlements spéciaux contenaient les dispositions de circonstance adoptées pour l’Exposition de 1878.
- L’un, intitulé Règlement financier, traçait les lignes principales de l’organisation des services des recettes et des dépenses; l’autre, nommé Règlement de comptabilité et s’appliquant plus particulièrement à l’administration de l’Exposition, précisait le détail des formes adoptées pour la liquidation des dépenses.
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- RAPPORT FINANCIER.
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- Tous deux furent approuvés par un décret en date du 18 octobre 1876.
- Dans le premier se trouvait contenue une dérogation importante aux prescriptions de l’article 68 du décret du 3i mai 1862 sur la comptabilité publique, qui n’autorise, pour les dépenses de l’Etat, les marchés de gré à gré que dans des cas strictement énumérés. Par son article 9, le règlement financier disposait, en effet, que des marchés de gré à gré pourraient, dans tous les cas, être établis pour les travaux de l’Exposition.
- Cette innovation, nécessitée par le caractère d’urgence de l’entreprise à exécuter et par la convenance de n’avoir recours pour ces travaux qu’à des personnes dignes de toute confiance, était entourée de garanties très sérieuses. Au-dessus de 10,000 francs, les marchés amiables devaient être soumis à l’examen d’une commission recrutée parmi les hommes les plus compétents en ces matières; de 1,000 à 10,000 francs, l’approbation ministérielle était requise. En somme, le Commissaire général ne se réservait l’initiative que pour les marchés au-dessous de 1,000 francs. Or, d’après l’article 80 du décret du 3i mai 1862 précité, les travaux ou fournitures au-dessous de ce chiffre ne donnent point lieu forcément à l’établissement de traités. Il y aurait eu peut-être quelque avantage à étendre l’action directe du Commissariat, mais le Commissaire général s’y refusa absolument, et l’événement prouva qu’il pouvait se passer de cette extension de pouvoirs.
- Aux termes du règlement financier, s’inspirant sur ce point du règlement du Ministère des Travaux publics, les différents directeurs entre lesquels se partageaient les travaux de l’Exposition étaient assimilés à des ingénieurs ordi-
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- naires, le Commissaire général remplissant les fonctions d’ingénieur en chef. Les directeurs devaient dès lors procéder à la liquidation des dépenses se rattachant à leurs services et constatées de plus près par leurs agents directement préposés à l’exécution des travaux ou à la réception des objets.
- Les dépenses ainsi certifiées et liquidées par les directeurs faisaient ensuite l’objet de mandats signés par le Commissaire-général.
- Ces mandats étaient établis par les soins de la comptabilité centrale de l’Exposition, confiée à un inspecteur des finances.
- Après avoir examiné la régularité des pièces produites par les directeurs, le service de la comptabilité procédait à l’émission des titres de payement, où se trouvaient m en donnés les chapitres et articles du budget de l’Exposition sur lesquels les dépenses devaient être imputées. Si la caisse centrale présentait, pour le payement, des observations sur la régularité des liquidations ainsi effectuées, la comptabilité centrale était chargée de poursuivre l’apurement de ces contestations.
- Ce service de la comptabilité de l’Exposition comprenait d’autres attributions encore :
- i° La surveillance des caisses d’avances établies au Commissariat général, à la direction des travaux et à celle de l’agriculture, pour le payement des dépenses urgentes;
- 2° L’exécution des travaux d’installation des bureaux, l’achat et la prise en charge des fournitures constituant le service du matériel et la liquidation de ces dépenses;
- 3° La tenue des livres destinés à développer ou à résumer
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- les opérations de recettes et de dépenses, l’établissement des comptes rendus adressés au Ministère de l’Agriculture et du Commerce, et spécialement d’un état fournissant pour chaque mois la liste chronologique des mandats émis et leur division par chapitres et articles.
- Le payement des mandats relatifs à l’Exposition était confié à la caisse centrale du Trésor public chargée d’acquitter les dépenses des ministères.
- Toutefois, ainsi que cela se pratique pour les administrations importantes, des caisses d’avances fonctionnaient près des services principaux de l’Exposition, et faisaient face aux menues dépenses dont le payement ne pouvait souffrir de retard.
- Le montant des avances autorisées pour ces caisses fut d’abord fixé (art. 1 k du règlement financier) à 5,ooo francs pour les travaux, et à 1,000 francs pour les autres directions; mais il dut être élevé par décret à 5,ooo francs pour le Commissariat général et à 20,000 francs pour les directions des travaux et de l’agriculture. Une seconde caisse de 20,000 francs dut même être créée à l’agriculture pour le règlement des travaux des parcs.
- Le payement des primes décernées aux animaux vivants exposés sur l’esplanade des Invalides nécessita la création de bons spéciaux tirés de carnets à souche, revêtus de la signature du Commissaire général et du visa de la comptabilité publique, et payables soit à la caisse centrale de Paris, soit chez les trésoriers généraux et receveurs particuliers de la province.
- Il convenait, en effet, de remettre ces titres de payement aux propriétaires d’animaux venus à Pans pour le concours, sans attendre les délais ordinaires de liquidation. La forme
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- ordinaire du mandat devait dès lors être écartée, et Ton ne pouvait, d’autre part, recourir au procédé d’avances faites à des régisseurs, en raison du chiffre élevé des dépenses à effectuer de ce chef et de la limite posée au chiffre des avances réglementaires.
- Le moyen employé a donné toute satisfaction aux exposants récompensés et n’a provoqué aucun abus.
- Une remarque essentielle à faire à propos des dépenses de l’Exposition, c’est que la division de ce budget spécial en chapitres et articles et la répartition du crédit général entre diverses catégories n’avaient rien d’obligatoire pour la caisse chargée du payement.
- Ces dépenses étaient imputables, en effet, dans les écritures du Ministère des Finances, à un compte de trésorerie et non point au budget d’un Ministère spécial ; le solde seul de ce compte devait figurer au budget de l’Agriculture et du Commerce pour l’exercice 1879 (art. 2 de la loi du 29 juillet 1876). L’administration de l’Exposition avait donc la faculté, dans la limite des crédits accordés, de répartir ses dépenses comme elle le jugeait utile.
- 2. RECETTES.
- L’encaissement des recettes de l’Exposition fut confié à un agent comptable choisi et commissionné parle Ministère des Finances et assujetti à verser un cautionnement au Trésor.
- Cet agent comptable dut prendre en charge les tickets établis pour l’entrée dans les enceintes et considérés comme valeurs.
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- A79
- La distribution de ces tickets aux intermédiaires préposés à la vente se faisait, contre remise d’espèces, dans les bureaux de cet agent, et il devait, à la clôture de ses opérations, représenter en nature les tickets non vendus ou remboursés par sa caisse,
- L’agent comptable, assisté d’un garde-magasin, recevait aussi les volumes du catalogue de l’Exposition imprimé par l’Imprimerie nationale et pourvoyait aux demandes d’exemplaires formées par les intermédiaires autorisés, en même temps qu’à l’encaissement du prix de ces catalogues.
- Enfin, les subventions, fonds de concours et recettes diverses relatives à l’Exposition étaient versés entre les mêmes mains.
- Des titres de perception étaient fournis à l’appui des opérations de recettes, soit par le Commissariat général de l’Exposition pour les redevances des concessionnaires, cotisations des chiens exposés, remboursements, etc. (art. 2 du règlement financier), soit par l'Administration des domaines pour le produit des cessions amiables ou adjudications publiques concernant les matériaux vendus pour le compte de l’Exposition (art. 3 du même règlement).
- L’agent comptable versait chaque jour à la caisse centrale du Trésor public le montant des encaissements effectués à ces divers titres.
- Service médical.
- Le service médical avait un budget entièrement distinct du budget ordinaire. Ce budget spécial était alimenté en recettes par les retenues de 1 p. 0/0 prélevées sur les payements aux entrepreneurs de travaux, et devait faire lace à
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- diverses dépenses concernant l’assistance aux ouvriers blessés et la salubrité des chantiers. La caisse centrale tenait les écritures nécessaires et faisait le service des fonds. Le solde présenté en clôture d’opérations a été, selon le règlement du 6 septembre 1876, versé à l’Assistance publique.
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- CHAPITRE II.
- DEPENSES.
- Les dépenses de toute nature relatives à l’Exposition de 1878 s’élèvent, au icr avril 1881, en considérant seulement les payements effectués, au chiffre de 55,271,65of 38e, comprenant, pour les ordonnances directement émises par
- le Ministre........ 2 07,18 6f 51c)
- et pour celles de délé- ! 55,27i,65of38c
- gation............. 55,06/1,463 87 J
- D’autre part, il convient de prévoir encore les dépenses ci-après indiquées :
- CHAPITRE PREMIER.
- ART. 1er.
- Personnel de la liquidation (y compris celui delà Monographie).
- Dépenses d’entretien et autres....................
- Rapport administratif.
- Monographie des palais et autres constructions
- 5o,ooof 00e'
- 18,349 62 5o,ooo 00
- 60,000 00
- 178,34g1 62e
- ART. 2.
- Médailles et diplômes. 5,ooo£ ooc( Rapport du Jury........ 80,000 00 |
- 85,ooof 00e
- A reporter,
- 55,535,ooo 00
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- Report.............. 55,535,ooof ooc
- - CHAPITRE II.
- ART. 9.
- Remise en état du Champ de Mars (approximativement)....................
- CHAPITRE IV.
- Publication des Congrès et Conférences.
- Le montant de ces trois catégories de prévisions, qui seront ultérieurement l’objet d’une liquidation définitive, est donc de 503,349f62e, et l’ensemble des dépenses très approximativement évaluées
- au icr avril 1881, de................55,775,000 00
- L’estimation première présentée aux Chambres ne s’élevant qu’à...........35,3i3,ooo 00
- il y a donc un excédent de dépenses de 20,^62,000 00
- (en chiffres ronds) dont nous examinerons plus loin les éléments.
- Mais il convient d’abord de faire remarquer que les dépenses ne dépassent point le montant des crédits indiqués aux Chambres, augmenté successivement de 10 millions par le décret du 17 janvier 1878, et de 10 millions encore par celui du 18 août de la même année : ce qui donne en tout 55,313,ooo francs.
- Il faut, en effet, pour le compte des crédits, défalquer du chiffre d’ensemble des dépenses celui des rembourse-
- 200,00of 00e
- ûo,ooof 00e
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- RAPPORT FINANCIER.
- 483
- ments effectués par la ville de Paris, le Ministère de l’Instruction publique, la Loterie nationale et divers pour opérations à la charge de ces parties. Or, le chiffre de ces remboursements s’élève à plus de 850,000 fr. En déduisant cette somme de 55,775,000 francs, on arrive au chiffre de 5/1,925,000 francs, inférieur au montant indiqué plus haut des crédits ouverts.
- Nous allons maintenant indiquer, en suivant la nomenclature du budget primitif (voir tome II, tableau n° 22) et cehe des dépenses effectuées (voir tome II, tableau n° 23), les causes principales des excédents qui se sont produits.
- Les dépenses directement payées par le Ministère, et qui 11e s’élèvent qu’à 207,000 francs, sont en dehors des chiffres de détail indiqués plus loin. Elles concernent spécialement les deux premiers articles du chapitre premier (Administration et Récompenses), et n’ont que fort peu d’importance à côté des opérations réglées par le Commissariat général.
- CHAPITRE PREMIER. -- SERVICE GENERAL.
- ART. lor. - ADMINISTRATION (PERSONNEL ET MATERIEL).
- DÉPENSES DIVERSES.
- Le crédit porté au budget pour l’article premier du chapitre premier n’était que de 1,713,000 francs. Les dépenses inscrites à ce même article (3,768,060 fr. 3o cent, au ier avril 1881 et 178,3/19*^ 62e en prévisions, soit au total 3,9^i6,4o9f 92e) s’élèvent à plus du double des prévisions premières.
- Cette différence est due au développement considérable et tout à fait imprévu qu’a pris l’Exposition, et qui s’est nécessairement traduit par une augmentation correspondante des
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- h 84
- frais d’administration. En ce qui concerne spécialement les installations, les dépenses de mobilier, de chauffage, etc. (voir tome II, tableau n° 2 4), la multiplicité des locaux simultanément ou successivement occupés par les bureaux justifie particulièrement les chiffres élevés portés au tableau. La rapidité d’exécution de l’entreprise n’est pas non plus étrangère à cet accroissement des dépenses de personnel et de matériel courant.
- Parmi les services qui ont présenté des accroissements considérables, nous devons signaler la Police et le Catalogue, qui représentent environ 550,000 francs de dépenses. On avait assurément prévu ces services à l’origine, mais ils n’avaient pas paru assez importants pour motiver l’inscription d’un crédit spécial en leur faveur.
- ART. 2. - MÉDAILLES ET DIPLÔMES, RAPPORT Dü JURY.
- L’augmentation d’un tiers environ (2,o43,ooo francs, plus 85,ooo francs, soit 2,128,000 francs, au lieu de i,5oo,ooo francs) constatée sur cet article doit être attribuée en grande partie (voir tome II, tableau n° 25) à l’importance imprévue des concours d’animaux vivants, pour lesquels les primes et médailles distribuées ont atteint la somme de 55o,ooo francs, et aussi aux médailles supplémentaires accordées aux exposants sur la demande du Jury.
- ART. 3. - FETES (CEREMONIE DES RECOMPENSES). ADDITIONS MUSICALES.
- Les dépenses pour l’article 3, prévues à 4oo,ooo fr., se sont élevées à 644,ooo francs, par suite du crédit ouvert aux auditions musicales, dont les dépenses se chiffrent par 2^0,000 francs environ.
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- RAPPORT FINANCIER.
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- ART. h. - EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS (ADMINISTRATION).
- Pour l’exposition des animaux vivants, les prévisions étaient de 300,000 francs; la somme de 170,000 francs inscrite à l’article h ne représente que les frais d’administration. Les dépenses cle construction, en raison de leur importance, ont été portées au chapitre iv (imprévus). E11 somme, les crédits de cet article ont été dépassés dans une proportion considérable.
- CHAPITRE II. --- TRAVAUX DE LA RIVE GAUCHE.
- ART. l°r. - BÂTIMENTS DE L’EXPOSITION.
- Les dépenses prévues à l’estimatif pour la construction du palais du Champ de Mars étaient de 18 millions de francs; les dépenses effectuées sont de 2 3 millions de francs en chiffres ronds, soit un excédent de 28 p. 0/0 environ.
- Ce résultat est dû :
- i° A la construction d’un sous-sol de plus de 110,000 mètres carrés, quia permis d’établir tout le palais au même niveau, et a fourni, pour la ventilation, d’abondantes ressources d’air frais ;
- 20 A la transformation des galeries des machines, qui, primitivement projetées dans le système Polonceau, ont été construites dans une forme entièrement nouvelle et beaucoup plus élégante;
- 3° Aux exigences de décoration (vélums, peinture, tenture, sculpture, etc.), qu’il est toujours difficile de prévoir à l’avance;
- k° A l’établissement de la terrasse du palais en face de la Seine;
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- 5° Au projet de musée industriel, qui a occasionné une dépense supplémentaire de plus de û6o,ooo francs pour l’achat de matériaux en location.
- En somme, la surface couverte est de 226,602 mètres; son prix de revient, pour construction et entretien, s’élève à 102 francs environ par mètre carré.
- ART. 9. - JARDINS ET FABRIQUES DD CHAMP DE MARS.
- Porté aux prévisions pour 1 million de francs, le chiffre des dépenses de cet article s’est élevé à 1,900,000 francs en chiffres ronds.
- Cet accroissement tient :
- i° A ce que les nations étrangères 11’ont pas fait dans leurs sections les travaux sur lesquels nous avions cru pouvoir compter et que nous avons dû exécuter à leur place;
- 20 A la saison pluvieuse, qui a rendu l’entretien des allées et le jardinage fort dispendieux.
- L’espace établi et entretenu à l’état de jardin élait d’environ 1 6 hectares. 11 a coûté, pour ces deux objets, environ 1 2 fr. 60 cent, le mètre.
- ART. 3. — BATIMENTS DE D’ADMINISTRATION.
- Les frais de construction des bâtiments de la porte Rapp sont de 2 2Û,ooo francs.
- La dépense inscrite au budget n’était que de 100,000 fr.
- La différence constatée provient de ce qu’il a fallu donner aux bâtiments de l’Administration un développement en rapport avec l’importance de l’Exposition. Malgré cette extension, ils ont été notoirement insuffisants, et il a fallu placer en dehors du Champ de Mars un nombre considérable de jurys.
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- ART. h. - CLOTÛRES ET BARRIERES.
- La dépense, du chiffre de 172,000 francs, est inférieure aux prévisions, qui s’élevaient à 2 5o,ooo francs.
- ART. 5. - TRANCHÉE LE LONG DU QUAI.
- La dépense prévue n’était que de 250,000 francs; les travaux exécutés ont coûté 512,000 francs.
- Ce surcroît de dépenses provient de ce que la nature exceptionnellement mauvaise du terrain a nécessité des augmentations considérables dans les fondations. Il convient de rappeler que cette tranchée devait ultérieurement être utilisée pour l'embranchement de chemin de fer à établir le long de la Seine.
- ART. 6. — DISTRIBUTION D’EAU ET DE GAZ.
- La dépense prévue n’était que de 500,000 francs; les frais réellement supportés s’élèvent à 91^,000 francs; mais l’extension de tous les services a forcément amené l’accroissement constaté dans ces deux espèces de fournitures.
- ART. 7. - EXPOSITION DES BEAUX-ARTS.
- Le chiffre inscrit au budget était de 170,000 francs. Les travaux d’aménagement et de décoration de l’Exposition des beaux-arts, ayant été compris dans des entreprises générales, ont été portés à l’article premier du chapitre 11. On n’a fait figurer au présent article que les frais de transport d’objets d’art appartenant à l’Etat, lesquels s’élèvent à 33,ooo francs.
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- ART. 8. -MISE EN MOUVEMENT DES MACHINES.
- Le budget de 1876 avait porté les prévisions de cet article à i,5oo,ooo francs; les dépenses ne sont que de 1,169,000 francs.
- Il y a donc une réelle économie, malgré le développement considérable donné à cette partie de l’Exposition.
- ART. 9. - REMISE EN ETAT DU CHAMP DE MARS.
- Évaluées d’abord à i5o,ooo francs, les dépenses sont, portées pour 178,000 francs au tableau détaillé, et elles ne concernent que la réfection exécutée de la berge de la Seine.
- Les frais se rapportant à remplacement du palais principal sont, en effet, inscrits d’autre part pour 200,000 francs dans les prévisions du rapport actuel. En additionnant ces deux chiffres, on reconnaît que l’estimation primitive doit être plus que doublée.
- L’écart constaté provient de ce que l’Exposition, par suite de son extension, a envahi les abords du Champ de Mars et a nécessité, par suite, des travaux de réfection beaucoup plus importants que ceux qui avaient été prévus.
- CHAPITRE III. -TRAVAUX DE LA RIVE DROITE.
- ART. 1er. -- GRANDES SALLES ET GALERIES.
- L’estimation présentée aux Chambres portait à5,220,ooof le coût total du palais, qui devait être édifié en matériaux 'périssables, c’est-à-dire en pans de bois et plâtre. On a pensé depuis, et avec beaucoup de raison, qu’il convenait de le construire en matériaux durables et dans un style assez élé-
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- gant pour qu’ii pût tenir un rang convenable parmi les monuments de la capitale. En conséquence, on a substitué partout le fer et la pierre au bois et au plâtre.
- Les fondations, que l’on a été obligé de descendre à une grande profondeur, ont coûté fort cher, et les carrières, dans lesquelles on a dû pénétrer à cet effet, ont exigé des travaux de consolidation très considérables.
- Somme toute, le palais du Trocadéro a coûté 10 millions de francs. La superficie couverte étant de 16,000 mètres carrés, il est revenu avec ses annexes à environ 620 francs le mètre superficiel, prix fort élevé eu égard à nos prévisions premières, mais très modéré si l’on tient compte de la nature et de l’importance de la construction aussi bien que de la rapidité d’exécution.
- ART. '2. — CASCADES ET JARDINS.
- Les prévisions de dépenses étaient de 2,260,000 francs; la dépense réelle est de 2,800,000 francs. L’excédent s’explique par l’importance donnée à la cascade centrale et par le développement de l’aquarium d’eau douce, qui a coûté près de 360,000 francs.
- ART. 3. - BARRIÈRES ET CLOTDRES.
- La dépense prévue était de 120,000 francs; la dépense constatée est de io5,ooo francs. De ce côté, il n’y a pas de mécompte.
- ART. 4. - EAü ET GAZ.
- Evalué à 45o,ooo francs, le montant de cet article a atteint 655,ooo francs.
- L’extension qui a été donnée à tout le service hydraulique
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- par l’établissement des cascades, ruisseaux, aquarium, etc., explique cette augmentation.
- ART. 5. -- TRANCHÉE EN CONTINUATION DU QUAI.
- La dépense totale est de ss65,ooo francs, et se trouve assez voisine de celle de ‘ü5o,ooo francs prévue au budget
- ART. 6. --- REMISE EN ETAT DES QUAIS ET DES JARDINS.
- La remise en état était portée au budget pour 1 5o,ooo fr. Elle a coûté 450,000 francs, aux termes d’un forfait passé avec la ville de Paris.
- Cet excédent considérable peut être attribué à deux causes :
- i° A la transformation des pentes du Trocadéro en jardin public et aux remaniements de terrain qui en ont été la conséquence ;
- 20 A la prise de possession du quai de Billy pour l’installation des annexes de l’Exposition, et aux travaux de réfection qui ont dû être exécutés sur cet emplacement.
- CHAPITRE IV.-TRAVAUX ET SERVICES SUPPLEMENTAIRES.
- Par suite de besoins que rien ne faisait prévoir à l’origine, nous avons dû, sur tous les points, sortir du cadre que nous avions fixé à nos opérations.
- Le présent chapitre contient les dépenses entièrement imprévues correspondant à cette situation.
- Il ne s’élève pas à moins de 6,077,000 francs, répartis comme il va être dit.
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- ARTICLE 1er. — SERVICE GENERAL. EXPOSITIONS DIVERSES. SUBVENTIONS,
- Cet article, du montant de 1,181,000 francs, plus l\0,000 francs de prévision, soit 1,221,000 francs, comprend (voir t. II, tableau il0 26) : les travaux de manutention exécutés d’office pour déblayer les voies et permettre l’ouverture de l’Exposition à l’heure dite; 20 les indemnités payées à la ville de Paris et à divers, des dépenses de décoration des bâtiments; 3° des subventions à des expositions spéciales d’un haut intérêt ou à des exposants peu fortunés, ainsi que la quote-part pour la construction de la passerelle de l’île des Cygnes; h° enfin l’avance faite au Ministère de l’Instruction publique pour lui permettre de préparer son exposition avant le'vote parles Chambres des crédits qui lui étaient nécessaires.
- ART. 2. -- TRAVAUX DE LA RIVE DROITE (ANNEXES).
- Le total de cet article est de i,i63,ooo fr. Il comprend: le bâtiment de l’Algérie, qui a coûté environ 3ûo,ooo fr.; les expositions du génie civil et des chemins de fer installées sur le quai de Biliy, qui ont occasionné près de 3 00,0 00 fr. de frais ; l’exposition d’anthropologie, dont les dépenses se sont élevées à 130,000 francs; les travaux d’élargissement du pont d’Iéna; les bâtiments accessoires de service et les constructions destinées à contenir les expositions des forêts, de la météorologie, des insectes, etc.
- ART. 3. - TRAVAUX DE LA RIVE GAUCHE (ANNEXES).
- Le montant de cet article est de 3,732,000 francs. Il embrasse : les annexes des galeries des machines, dont la dépense est d’environ 55o,ooo francs; celles de l’agri-
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- culture, qui se chiffrent par û 6 0,000 francs; les bâtiments destinés aux expositions des ports de commerce et de la Marine, qui ont coûté 25â,ooo francs; celui de la ville de Paris, qui s’est élevé au prix de 650,000 francs environ; l’aquarium d’eau de mer, qui représente 2k0,000 francs; et surtout les constructions destinées aux animaux vivants, qui ont grevé notre budget d’une dépense de près d’un million de francs.
- La cause essentielle de cet accroissement de dépenses est, comme on l’a vu, le succès même de l’Exposition. Si l’on avait pu se maintenir dans le cadre primitivement prévu, bien des dépenses eussent été évitées; mais eût-il été vraiment sage d’amoindrir le succès en vue d’économie? Personne ne l’a jamais pensé.
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- CHAPITRE III.
- RECETTES.
- Les recettes se répartissent entre les cinq articles suivants :
- i° Entrées;
- 3° Subventions et remboursements;
- 3° Revente des matériaux;
- 4° Concessions, concerts, catalogue, etc., cessions aux services publics ;
- 5° Recettes d’ordre.
- Ges divers articles ont donné les résultats ci-après :
- ARTICLE PREMIER. - ENTRÉES.
- Le produit de la vente des tickets s’est
- élevé à............................. 12,^95,132f 3oc
- dont il convient de déduire pour remises, remboursements, frais de fabrication. . 211,243 61
- 11 reste net.............. 12,288,888 69
- Le montant des cartes d’abonnement
- a été de............................ 1 i5,4oo 00
- et celui des entrées à 25 cent. (3o juin) de.................................. 39,^79 70
- Soit au total (1) (à reporter). 12,^28,768 39
- (l) Voir tome II, tableau n° 27.
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- Report...,....... 1 2,628,7 6 8f 39e
- Il convient d’ajouter à ce chiffre, comme compensation des entrées délivrées gratuitement aux instituteurs et aux ouvriers, l’allocation accordée sur les fonds de la
- Loterie nationale, ci.................. 960,870 00
- Le total ressort donc à............. 13,379,638 69
- Il reste inférieur de............... 620,361 61
- au montant des évaluations, chiffrées à. 14,000,000 00 dans le rapport présenté à l’appui du projet de loi constitutif de l’Exposition.
- Les causes principales de cette moins-value paraissent être :
- i° La gratuité accordée aux représentants et agents des exposants, aux élèves des écoles primaires, etc.;
- 20 Les facilités données aux commissaires étrangers pour leurs nationaux ;
- 3° Les pluies persistantes des mois de juin et de juillet 1878, qui ont retenu dans leurs départements bon nombre de cultivateurs dont les récoltes étaient compromises.
- En 1867, le produit total des entrées avait été de 10,765,000 francs.
- ART. 2.---SUBVENTIONS ET REMBOURSEMENTS.
- Les subventions et remboursements se sont élevés au total de 6,42/1,169 fr. 48 cent., ainsi répartis :
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- Subvention de la ville de Paris, ci. . 6,ooo,ooof ooc Quote-part prise dans la dépense de construction de son bâtiment d’exposition au Champ de Mars................ 200,000 00
- Remboursement de l’avance faite au Ministère de l’Instruction publiquè. ... 112,111 3i
- Remboursement par la Loterie nationale de frais faits en vue de l’établissement d’un musée industriel, ci..... 112,0/18 17
- Total....................... 6,^2/1,159 48
- Il convient, en outre, de mentionner pour mémoire : i° Le crédit affecté annuellement aux concours régionaux et qui devait, dans les prévisions premières, venir en compensation des frais considérables faits pour l’exposition
- des animaux vivants, ci.............. 75o,ooof 00e
- 20 Le montant des dépenses du palais Algérien, qui ne devait constituer de notre part qu’une avance, et ne nous a
- pas été remboursé, ci..................... 3oo,ooo 00
- 3° Une somme de.................. 215,000 00
- représentant la part contributive de la compagnie de l’Ouest dans les frais de construction de la tranchée du quai d’Orsay. Cette créance serait exigible le jour où l’on utiliserait la tranchée pour le passage du chemin de fer.
- L’ensemble de ces diverses sommes, sur le recouvrement desquelles on ne peut plus compter aujourd’hui, s’élève au total de
- 1,265,000 00
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- ART. 3. -- REVENTE DES MATERIAUX.
- Les reventes de matériaux et de mobilier se sont éle-
- vées :
- Pour les ventes par adjudication, dans lesquelles le prix de revente des matériaux achetés pour le musée industriel entre pour 351,2/17 fr* cenL, à.. . . a,23i,56of 32e
- Pour celles faites par voie de cession amiable, à................................. 1,202,666 87
- Soit au total............... 3,434,2 2 6 19
- 11 reste à aliéner encore le mobilier des bureaux et divers objets, dont le produit peut être évalué à..................... 6,663 6/1
- Soit en tout................... 3,4/10,889 83
- Ce produit est inférieur de......... 569,110 17
- au montant des prévisions, qui s’élevaient à................................... 4,ooo,ooo 00
- La moins-value constatée ci-dessus a pour causes principales les cessions faites à divers Ministères, qui n’ont pas été tenus de rembourser au service de l’Exposition le prix des immeubles que celui-ci leur remettait.
- L’estimatif de ces cessions figure d’ailleurs dans l’article 5, au titre de Recettes d’ordre.
- Les ventes de matériaux, en 1867, n’avaient donné qu’un produit de 1,075,000 francs.
- L’importance plus grande de l’Exposition de 1878 et la forme rectiligne des bâtiments, plus avantageuse pour la vente, expliquent cette différence.
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- ART. 4. - CONCESSIONS ET RECETTES DIVERSES.
- 1° Concessions.
- Les sommes perçues pour redevances s’élèvent au total ®
- de........................................ 617,714f o3c
- Le montant des redevances encore recouvrables, à...................................... 4,663 q5
- Soit en somme.............................. 622,377 98
- Chiffre inférieur de........................ 90,000 00
- ail montant évalué, d’après les titres de
- perception, à................................. 712,377 98
- L’écart constitué par les créances non recouvrées est représenté, jusqu’à concurrence de 13,960 francs, par des remises gracieuses, et, pour le surplus, soit 76,0/10 francs, par des non-valeurs.
- 2° Auditions musicales.
- Le produit net total de 65,201 fr. 4o cent, se constitue comme suit®:
- Concerts officiels..................... . ^9,7°9f °°c
- Musique de chambre........................... 5,i48 00
- Solennités orphéoniques...................... 8,075 00
- Fanfares............................... 9,514 00
- Soit en tout.............. . 72,4/16 00
- Dont à déduire, pour les droits des pauvres et des auteurs....................... 7,2 44 60
- Reste net, comme ci-dessus.. 65,201 4o
- (1) Voir tonie II, tableau n° 28.
- (2) Voir tome II, tableau n° 29.
- * 1. 02
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- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- 3° Catalogue officiel.
- La vente du Catalogue a produit :
- Antérieurement au icrjanvier i88o(1L ii8,i5of 85e Postérieurement à cette époque....... A71 5o
- Soit, en tout.............. 118,62a 35
- 4° Encaissements divers.
- L’agent comptable du Trésor a encaissé, à divers titres, une somme totale de 299,110 fr. cent, ainsi divisée®:
- Recettes de l’Exposition................ 56,668f 96e
- Vente des lots non réclamés de la Loterie 2/12,4/11 61
- Total....................... 200,110 57
- Le montant de ces divers articles. . .
- s’élève à...................................
- chiffre inférieur de........................
- au montant des prévisions, chiffrées à.
- Ce résultat est dû à ce que l’Administration n’a point voulu reconstituer en 1878 les monopoles de 1867, qui avaient donné lieu à tant de difficultés et, en définitive, à l’allocation de plus de 65o,ooo francs de dommages-intérêts.
- (1) Voir tome II, tableau n° 3o.
- (2) Voir tome II, tableau n° 3i.
- 622,377f 98e
- 65,201 ho
- 118,622 35
- 299,no 57
- i,io5,3i 2 3o
- 129,187 70
- i,235,ooo 00
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- RAPPORT FINANCIER.
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- ART. 5. - RECETTES D’ORDRE.
- 1° Palais du Trocadéro.
- Ce palais a été, par décision en date du icr mai 1879, remis au Domaine; il a été depuis lors affecté au Ministère de l’Instruction publique.
- Dans la convention en date du ik mai 1877 passée avec la ville de Paris, le palais du Trocadéro (sans les terrains) était évalué à 3 millions. La cession faite au Ministère comprend le palais et 22,000 mètres de terrains. Nous maintenons cependant pour le tout le chiffre précité de.......................................... 3,ooo,ooof 00e
- 2" Galerie annexe le long de l’avenue de Labourdonnaye.
- Cette galerie, d’une surface totale de 16,000 mètres carrés, a été évaluée, d’après les prix acceptés par la ville de Paris, au prix de............................»........ 132,69/^ 70e
- Elle a été cédée, par décision en date du 8 avril 1879, au Ministère de la Guerre.
- 3° Bâtiments d’administration.
- Ces deux bâtiments, d’une superficie de i,500 mètres carrés, ont coûté ensemble 22^,000 francs. Le Ministère de la Guerre, auquel ils sont abandonnés par décision en date du 6 janvier 1881, les utilise en leur état actuel.
- A reporter.......... 3,i32,6q4 70
- 3a.
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- 500 SERVICES ADMINISTRATIFS.
- Report............. 3,132,6g/if 70e
- En les portant en compte pour la moitié de leur coût, soit...................... 112,000 00
- nous restons au - dessous de la valeur réelle.
- L’ensemble de ces diverses recettes d’ordre, que nous inscrivons pour mémoire,
- s’élève ainsi au total de................ 3,2 A4,6g4 70
- RÉCAPITULATION.
- Les produits dont le détail vient d’être donné s’élèvent
- au total de.......................... 2/i,35o,ooof 00e
- Savoir :
- Article icr.................... 13,37g,638f 3gc
- Article 2........................ 6,^2/1,159 /18
- Article 3......................... 3,^/10,889 83
- Article k...................... 1,105,312 3o
- Article 5 (3,2 A 4,6 g A fr. 70 cent.),
- pour mémoire................. //
- Total pareil................ 2Û,35o,ooo 00
- Ce chiffre est inférieur de....... 885,000 00
- au montant des prévisions de recettes,
- portées à............................ 25,235,000 00
- Nous avons indiqué précédemment les causes principales de cette insuffisance.
- Déficit. — En résumé, les dépenses réelles étant évaluées à 55,775,000 francs et les recettes à 2Û,35o,ooo francs,
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- il ressort un déficit de 3i,û‘25,ooo francs, alors que l’insuffisance prévue en 1876 11’était que de 10 millions.
- Ce déficit se réduit notablement si Ton porte en compte la valeur des bâtiments dont la remise a été faite à divers départements ministériels; mais il reste encore fort important et dépasse de beaucoup les évaluations premières.
- Gérée comme une exploitation privée, l’Exposition aurait peut-être coûté moins cher, mais probablement aussi elle eût fait moins d’honneur à notre pays.
- Le Gouvernement a dû, dans cette occasion, rechercher avant tout les résultats moraux et politiques; ces résultats ont été obtenus dans une mesure inespérée. Qui oserait dire qu’ils ont coûté trop cher?
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- TROISIÈME PARTIE.
- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- NOTICE SPÉCIALE
- SUR L’EXPOSITION D’AGRICULTURE.
- L’exposition d’agriculture de 1878 a obtenu un grand et légitime succès, quelle a dû non seulement à sa valeur propre, mais encore, et peut-être surtout, aux dispositions nouvelles suivant lesquelles elle a été ordonnée. Ces innovations constituent un progrès réel pour le présent et sont riches de promesses pour l’avenir. C’est ce qui nous engage à rappeler, dans une notice spéciale, les résultats obtenus et les causes qui, suivant nous, y ont contribué.
- Le règlement général mentionnait dans sa classification, mais d’une manière forcément très sommaire, les divers objets que l’agriculture devait envoyer à l’Exposition. Cette mention suffisait à indiquer que l’industrie agricole n’avait pas été oubliée; mais elle n’était pas de nature à provoquer un vif élan chez les agriculteurs. Il fallait la développer, la compléter et bien expliquer le but que l’on avait en vue et les moyens dont on comptait disposer pour l’atteindre. C’est ce que l’on fit par la publication d’une annexe au règlement général et surtout par diverses circulaires successivement adressées aux intéressés, et dont la principale porte la date du 18 décembre 1876. Le but que l’on visait
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- dans ces communications était double. D’une part, il s’agissait d’expliquer que, si les produits agricoles, laines, vins, soies, blés, etc., figuraient déjà dans diverses classes de l’Exposition, soit comme produits propres à une consommation immédiate, soit comme matière première d’autres industries, ils ne devaient y être jugés que pour leur valeur intrinsèque, sans aucune recherche sur le mode, le caractère ou les difficultés de leur production. Cependant, pour l’agriculteur, il importe de connaître dans quelles conditions d’exploitation de sol, d’habitat, de température, chaque produit a été obtenu et quels efforts on a dû faire pour arriver à un résultat déterminé; l’indication de la nature du sol, du mode de végétation, des particularités propres à chaque variété de produits, est d’une haute utilité pratique et permet, dans certains cas, l’attribution de récompenses que, seul, le produit obtenu ne justifierait pas. En un mot, il s’agissait d’examiner et déjuger cette grande industrie, mère nourricière du pays, au point de vue de ses ressources, de ses procédés, des résultats quelle obtient actuellement, et surtout de ceux que l’on peut en attendre pour l’avenir.
- Le bon cultivateur est toujours avare de son temps et de son argent; il lui déplaît prodigieusement de dépenser l’un ou l’autre sans nécessité. Cette rude vertu fait sa force; elle a fait le salut de la France à plus d’une époque; mais elle ne l’attirait en aucune manière vers l’Exposition. 11 y entrevoyait bien des dépenses à faire, des dérangements à subir, des pertes de temps à essuyer, et tout cela sans perspectives sérieuses de rémunération; il se disait qu’après tout, ses produits se vendaient bien sur le marché et qu’une médaille, n’importe de quel métal, n’accroîtrait en rien
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- EXPOSITION D’AGRICULTURE.
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- le prix de son blé ou de ses bestiaux. 11 fallait donc lui démontrer qu’on pouvait arriver à réduire notablement tous ses frais et lui laisser cependant les mêmes chances de récompense; en un mot, il fallait lui expliquer le mécanisme des expositions collectives.
- Quand il a eu compris qu’en se réunissant à ses voisins et exposant, groupés avec les leurs, ses produits les plus remarquables, il avait la certitude de dépenser beaucoup moins, presque rien, et cependant d’appeler l’attention et les louanges publiques; quand, en outre, on lui a expliqué qu’il n’y perdait ni sa personnalité ni ses droits, et qu’on pouvait récompenser, soit ensemble, soit isolément, et suivant leurs mérites, la collectivité et chacun de ceux qui la composent, la glace a été rompue, et les agriculteurs conquis à notre cause. A un autre point de vue, les expositions collectives intéressaient encore l’Administration. Par elles, et seulement par elles, on peut se faire une idée nette des méthodes ou procédés employés dans chaque région, de la nature et de la variété des produits obtenus, comme aussi des défaillances locales de l’art agricole et des lacunes qu’il présente. On peut, à leur aide, bien voir et bien juger, alors que par les expositions individuelles il est difficile d’asseoir avec fermeté un jugement équitable. Cette innovation a été appréciée à sa valeur, tant par les étrangers que par les Français, et ce sera un grand honneur pour l’Exposition de 1878 de l’avoir inaugurée.
- Nous avons dit ailleurs pour quelle raison l’exposition agricole 11e put pas être conservée au Champ de Mars, et comment on en vint à la placer au quai d’Orsay; mais, installée dans des hangars élégants, sous de beaux ombrages, ayant son entrée principale au débouché du pont de l’Alma et
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- communiquant avec la Seine par un guichet spécial, elle occupait, en réalité, une place d’honneur; on n’avait rien à regretter pour elle, si ce n’est le manque d’espace.
- Les quatre grands pavillons établis sur deux lignes parallèles au quai, ayant les uns 10 mètres, les autres i3m,5o de largeur, offraient à peine 10,000 mètres carrés de surface couverte. Pour répondre aux demandes légitimes des exposants, il en aurait fallu 28,772 mètres. On était donc loin de compte; mais, en utilisant tout l’espace avec la plus attentive parcimonie, en plaçant au dehors et jusque sur la berge du fleuve tous les produits et toutes les installations qui, à la rigueur, le comportaient, on parvint à satisfaire aux besoins les plus pressants.
- Les galeries de iom,5o furent réservées aux produits et au petit matériel agricoles. On les divisa, dans leur longueur, par une table centrale de 3 mètres de large, partagée en son milieu par une cloison de im,5o de haut. Le long des parois furent établies d’autres tables de 1 mètre de large. Entre les tables des bords et du milieu régnaient, d’un bout à l’autre de la galerie, des passages de 2m,5o.
- Les autres galeries, de i3m,5o de largeur, reçurent le matériel de l’agriculture.
- Les unes et les autres furent ornées de trophées agricoles, gerbes, plantes, arbres, ce qui, grâce à leur élégante construction, fournit un ensemble très satisfaisant et très remarqué.
- Le nombre des exposants s’éleva à 1,957, savoir :
- Pour les produits................................... 1,553
- Pour le matériel........................................ Uok
- ToTAÏ* PAREIL................ 1,967
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- Les dépenses mises à leur charge ne dépassèrent pas 5 francs par mètre superficiel de table, et 2 fr. 5o cent, par mètre de surface murale. Ce résultat montre tout le soin que l’on avait pris d’éviter les dépenses inutiles, et combien, à ce point de vue, le système de la collectivité est réellement avantageux.
- La section du matériel comprenait les principaux instruments énumérés ci-après :
- Machines à battre; moissonneuses; faucheuses; faneuses; locomobiles à vapeur; tarares; trieurs ; pressoirs ; charrues; barattes ; coupe-racines ; hache-paille; hache-maïs; extirpateurs ; herses-houes ; presses a fourrages; rouleaux; pompes d’arrosage ; pompes à purin; semoirs; concasseurs; tondeuses; rele-veurs de prairies ; chemins de fer agricoles; clôtures; volières; couveuses artificielles; buanderies; spécimens d’écurie, de sellerie, et une foule d’instruments divers de moindre importance.
- En tête de la grande galerie et du côté du pont de l’Alma, on avait installé les instruments aratoires fournis par les grands constructeurs et, de plus, les machines à battre, les locomobiles et puis, successivement, les moissonneuses, les instruments d’intérieur de ferme et les appareils de viticulture. Ce groupement méthodique permettait d’embrasser d’un seul coup 'd’œil toute la fabrication française et de constater combien les bonnes méthodes de construction s’étaient répandues dans le pays.
- Un grand nombre d’exposants avaient demandé qu’on mît de la force motrice à leur disposition pour faire fonctionner leurs appareils devant le public. Malheureusement la ville de Paris 11e nous avait concédé l’emplacement du quai d’Orsay qu’à la condition expresse de ménager, avec le plus grand soin, les beaux arbres qui s’y trouvent. D’autre part, la prudence nous commandait de ne pas placer d’appareils
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- à feu dans le voisinage immédiat de nos galeries, qui étaient construites en bois. Pour ces raisons, nous ne pûmes, à notre grand regret, donner satisfaction à toutes les demandes qui nous étaient adressées; mais, si les visiteurs furent privés d’un spectacle assez attrayant, les intérêts sérieux des constructeurs n’en souffrirent pas. Car, au lieu de simulacres d’action, on leur fournit bientôt, dans les essais dont il va être parlé ci-après, une occasion de montrer leurs appareils aux prises avec les difficultés et les fatigues d’un travail réel.
- Essais publics des machines agricoles.
- L’article 16 de l’annexe au règlement général portait que les machines agricoles pourraient être l’objet d’expériences publiques, qui se feraient dans les environs de Paris, à des conditions et à des époques à indiquer ultérieurement. Un règlement spécial (voir t. II, pièce annexe n° 39), publié à la date du 1 h juin 1878, fixa ces conditions et ces époques.
- Les machines à essayer furent divisées en cinq catégories :
- i° Machines à moissonner et à lier les céréales; faucheuses, faneuses, sarcleuses, etc.;
- 2° Appareils destinés à l’appropriation du sol et mus soit par la vapeur, soit par des attelages ;
- 3° Machines et instruments d’intérieur de ferme; presses h fourrages, etc. ;
- k° Machines à battre;
- 5° Appareils à couper les gazons et à arroser les pelouses.
- Ces essais publics complétaient véritablement l’exposition d’agriculture, en même temps qu’ils lui donnaient un puis-
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- sant attrait. Aussi l’annonce en fut-elle généralement très bien accueillie. Cependant l’Angleterre, qui, depuis longtemps, avait conquis la supériorité dans la construction des machines agricoles et conservé le monopole de la vente, ne se voyait pas sans regret conviée à une lutte où elle avait beaucoup à perdre et rien à gagner. Elle fit, par ses représentants les plus autorisés, parvenir au Commissariat de nombreuses observations, plus vives dans la forme que justes au fond. Il y fut répondu par le Commissaire général (v. t. II, pièce annexe n° ùo), et, pour donner dans la limite du possible satisfaction aux inquiétudes des constructeurs anglais, il fut décidé que l’on s’abstiendrait de faire un classement officiel, et que le public resterait seul juge des mérites relatifs des machines qui fonctionneraient devant lui. Toutefois, sans vouloir établir de classement absolu, on se réserva de récompenser les appareils qui seraient signalés soit pour des dispositions nouvelles, soit pour des qualités exceptionnelles. Onze objets d’art furent affectés à ces récompenses.
- L’essai des machines de la première catégorie eut lieu à Mormant, les 22 et 2 3 juillet 1878. Le département de Seine-et-Marne avait voté une somme de 20,000 francs pour faire les installations et réceptions.
- Une surface de 117 hectares avait été préparée pour les essais et cultivée, savoir : 77 hectares en froment, 20 hectares en luzerne et 20 hectares en avoine. Les machines tant françaises qu’étrangères qui prirent part au concours étaient au nombre de 72, comprenant: 3o moissonneuses simples, h moissonneuses-lieuses, 1 moissonneuse mue par la vapeur, 19faucheuses, h faucheuses-moissonneuses, 8 râteaux à cheval, 2 releveurs de prairie, 1 chargeur de foin, 1 appareil à vapeur d’éclairage électrique.
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- L’affluence clés visiteurs fut considérable, le concours brillant, et l’impression profonde. Les machines agricoles ont, de ce jour, conquis nos cultivateurs, même les plus réfractaires, et un progrès immense a été accompli, dont nous ne tarderons pas à sentir l’heureuse influence.
- Le 29 juillet 1878 eut lieu, à Petit-Bourg, près Evry (Seine-et-Oise), l’essai de la deuxième série d’instruments agricoles.
- Moins important que le précédent, il comptait cependant encore 109 machines, parmi lesquelles on distinguait: 43 charrues de divers modèles, 2 appareils de labourage à vapeur, 16 semoirs, 8 herses, 8 hisocs, etc.
- L’Amérique, l’Autriche, l’Italie, s’étaient fait représenter à ce concours, où les charrues et lesbisocs français obtinrent tous les suffrages.
- Comme le précédent, ce concours fut suivi d’essais dynamométriques destinés à évaluer la dépense en force que chaque appareil exigeait et à la comparer aux résultats obtenus.
- Le 5 août, sur l’esplanade des Invalides, eut lieu l’essai de 1a troisième série. 56 appareils furent expérimentés.
- Le lendemain au même lieu, 26 machines à battre furent mises en action.
- Enfin, le vendredi 9 août on essaya au Champ de Mars les appareils de la cinquième série, qui furent, au nombre de 25, soumis à l’appréciation du Jury.
- Comme clôture de ces divers essais, on expérimenta à Gonesse, le lundi 12 août, trois appareils de labourage à vapeur et, concurremment avec eux, la grande charrue défonceuse de M. Boitel.
- Dirigés avec science et méthode, ces divers essais ont
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- fourni non seulement un spectacle éminemment attrayant, mais encore une haute leçon, dont les conséquences seront heureuses et durables.
- Pour des raisons faciles à comprendre, l’exposition des produits dérivés du laitage : beurres, fromages, etc., ne pouvait être permanente. On les remplaça par deux concours, de huit jours chacun, fixés l’un au printemps, l’autre à l’automne.
- Le premier eut lieu du 15 au 22 mai, le second, du i5 au 19 octobre.
- Ils réunirent ensemble 454 exposants, savoir : pour les beurres, 224; pour les fromages, 2 3o.
- Les étrangers s’y firent représenter, malgré les difficultés du transport. Ce concours, bien que portant sur une partie assez restreinte des produits agricoles, réussit pleinement. Les récompenses furent nombreuses, relativement au nombre des exposants, et la Société française de l’industrie laitière crut devoir ajouter trois médailles d’or à celles dont nous disposions.
- Exposition des insectes.
- L’exposition des insectes ainsi que de leurs produits utiles avait été installée dans un pavillon spécial, au Troca-déro. On y avait réuni et fort habilement disposé des ruches munies de leurs abeilles, des éducations de vers à soie, des collections d’insectes fort remarquables et les produits les plus recherchés de la sériciculture et de l’apiculture.
- De beaux tableaux et les traités les plus autorisés sur ces gracieuses industries agricoles complétaient l’ameublement
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- du chalet. 1 58 exposants y avaient envoyé leurs produits, et plus de 10,000 visiteurs s’y sont succédé chaque jour pendant toute la durée de l’Exposition.
- Sur ce point de détail, l’agriculture française a encore obtenu un véritable et légitime succès.
- Agencement et entretien des parcs.
- Le programme de l’exposition d’horticulture était complexe. Il s’agissait non seulement de donner aux exposants des espaces bien préparés pour recevoir leurs plantes, des serres de températures variées, des kiosques pour leurs outils de jardinage, des galeries pour les fleurs vivantes ou coupées dont on devait présenter au public et renouveler fréquemment les collections; mais il fallait encore constituer, dans un espace tourmenté et restreint, des parcs et jardins s’harmonisant avec l’architecture de nos palais et donnant un spécimen de cet art, qui, depuis Le Nôtre, a été si heureusement cultivé en France.
- La surface totale mise à la disposition de l’horticulture était d’environ 16 hectares, groupés aux abords du palais du Champ de Mars et sur les pentes du Trocadéro. Elle ne comprenait que deux massifs de quelque importance, placés en face l’un de l’autre sur les deux rives de la Seine. Pour le reste, soit environ le tiers, l’espace à décorer se composait de bandes de terrain, fréquemment interrompues par des constructions ou des allées, et dont l’utilisation était cependant d’un haut intérêt.
- L’étude des parcs et jardins présentait de sérieuses difficultés. Elle fut abordée avec beaucoup de zèle par le service de l’horticulture. Nous consultâmes aussi les personnes
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- les plus autorisées, et notamment l’illustre Viollet-le-Duc, dont les conseils nous furent extrêmement utiles. Grâce à ce concours d’hommes d’élite, nous parvînmes à établir un dispositif dont les heureuses proportions et les aménagements furent hautement appréciés par tous les connaisseurs.
- La première préparation du terrain fut confiée au service des travaux, qui accusa par ses remblais et déblais les principaux reliefs et vallonnements recherchés. Le service spécial intervint ensuite, avec ses jardiniers décorateurs, pour assouplir les formes déjà accusées et mettre en place les terres destinées à recevoir les plantes de toute nature. Il consacra à ce travail un personnel qui atteignit le chiffre de 770 ouvriers au mois de mai 1878, et mit en place ioo,5oo mètres cubes de terre végétale, 2,700 de terreau, 75o de bruyère, 65o de fumier, sans parler des pou-drettes, phosphates et engrais spéciaux.
- Les exposants, dont il sera parlé ci-après, n’avaient aucun intérêt à garnir tout l’espace préparé par notre service. Il leur suffisait de montrer au public les espèces rares ou précieuses d’arbres, d’arbustes ou de plantes récemment introduites par eux, les variétés obtenues par la culture ; en un mot, tout ce qui faisait la fortune ou l’honneur de leur maison. L’Administration avait donc à pourvoir à la décoration de tout le reste. Elle ne pouvait songer à y placer des végétaux de grand prix, qui, exposés par elle, n’auraient eu aucun mérite spécial aux yeux du public, mais simplement les plantes entrées dans le domaine commun, et dont on fait aujourd’hui dans nos squares et jardins publics un si ravissant emploi. Dans ce but, elle prépara un marché pour la fourniture de 3oo,ooo plantes variées suivant les saisons, et dont la fourniture et la mise en place devaient être
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- faites successivement. L’adjudication eut lieu en novembre 1877 et, malgré les délais très courts qui leur étaient accordés, les adjudicataires parvinrent à satisfaire aux obligations assez lourdes qu’ils avaient consenties. On planta notamment 3âo,ooo plantes de toute nature et 6/11 arbres forestiers de 8 à 16 mètres de haut. Grâce aux précautions prises et au puissant matériel dont on disposait, ces plantes et ces arbres ne souffrirent pas trop de leur déplacement et donnèrent, pendant l’Exposition, les unes des fleurs, les autres une frondaison vigoureuse.
- Dans tout ceci, l’Administration seule était intervenue; elle avait très convenablement disposé et orné ses parcs, pelouses, jardins, plates-bandes, etc.; mais c’était le cadre seulement de l’exposition d’horticulture, et non cette exposition elle-même. Il appartenait aux exposants de faire le reste.
- Dès le mois d’octobre 1876, on avait préparé le programme des concours, tant généraux que particuliers (voir t. II, pièce annexe n° i3), et ce programme, avec les règlements et circulaires qui en expliquaient le sens et en assuraient l’exécution, avait été, dès le 1e1' décembre de la même année, porté à la connaissance des Commissaires étrangers, des diverses Sociétés d’horticulture de France et de l’Europe, ainsi que des horticulteurs les plus en renom.
- Ces documents indiquaient les divers modes d’admission et de séjour des produits horticoles dans les enceintes de l’Exposition, les conditions de construction et de chauffage des serres, des aquariums pour plantes. Ils instituaient en outre douze séries de concours, qui devaient se succéder de quinzaine en quinzaine, du ier mai au 3i octobre 1878.
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- L’un de ces concours fut, plus tard, à la demande des intéressés, scindé en deux, afin de permettre aux producteurs du Nord et du Midi d’exposer leurs fruits aux époques les plus convenables et de disposer d’emplacements suffisants. L’un de ces concours eut lieu au 16 septembre, et l’autre au icr octobre 1878.
- On mit à la disposition des exposants 5 hectares environ de sol convenablement préparé, jardiné et fumé. Soixante d’entre eux prirent et remplirent l’engagement de les occuper et de les entretenir pendant toute la durée de l’Exposition. Ils y plantèrent notamment :
- A i'bL’es foresti ers.................................. 31,782
- Arbres d’oniemenl...................................... 2,71:2
- Arbres fruitiers........................................ 5,856
- Arbres conifères...................................... io,4ç)o
- Arbres à feuilles persistantes....................... 8,431
- Arbres à feuilles caduques........................... 4,2 38
- Arbres de terre de bruyère........................... 3,3o3
- Rosiers.............................................. 18,265
- Soit en tout... 85,017
- Cinq hectares furent en outre attribués à douze exposants, marchands de graines français et étrangers, qui prirent l’engagement d’y établir des pelouses et de les entretenir à leurs frais jusqu’au troisième fauchage.
- Pour faciliter aux exposants de serres l’établissement de ces utiles annexes de l’horticulture, l’Administration consentit à leur en faire les fondations et soubassements. La superstructure seule restait à leur charge, et ils avaient, en outré, à l’entretenir pendant toute la durée de l’Exposition. Dans ces conditions, trente serres furent établies, couvrant
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- un espace de 2,700 mètres carrés, qui fut mis à la disposition des horticulteurs.
- Enfin on construisit quatre grandes galeries, ayant chacune 90 mètres de long sur 5m,5o de large, et couvrant une surface de 2,175 mètres carrés. Ces galeries, placées entre le quai et la tranchée, furent affectées, deux à l’exposition du matériel horticole, et deux aux produits des classes 86, 87, 88 et 89.
- Pour grands qu’ils fussent, ces espaces ne le furent pas encore assez, et, pendant l’exposition des fruits, on fut amené à disposer sous la vérandah du palais, à côté de la galerie des machines françaises, 5oo mètres de tables avec gradins, qui furent à peine suffisants pour recevoir les magnifiques collections de fruits qui nous furent adressées de toutes les parties de la France et de l’Europe.
- Le nombre des exposants tant français qu’étrangers dans les six classes du groupe IX a été de qô3, ainsi répartis :
- FRANCK. ÉTRANGER. TOTAL.
- Classe 85 23o 56 286
- Classe 86 i54 29 CO OO
- Classe 87... 125 k 129
- Classe 88 H7 18 i35
- Classe 89 kl i5 62
- Classe 90 1/17 1 1A8
- Total...... 820 123 9A 3
- Ce nombre suffit à montrer quelle a été l’importance de cette partie de l’Exposition. Si l’on ajoute que les divers concours se sont succédé, du mois de mai au mois de novembre, à de courts intervalles, on comprendra que le ser-
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- EXPOSITION D’AGRICULTURE.
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- vice spécial et le Jury aient eu une rude tâche à accomplir. Ils l’ont remplie avec un plein succès, grâce à un zèle qui ne s’est pas démenti un seul instant.
- Les exposants eux-mêmes méritent les plus grands éloges. Forcés de s’installer avec leurs chères plantes au milieu des matériaux de construction et des embarras de toute nature, ils ont eu plus d’une avarie à réparer, plus d’un contretemps à subir. Comprenant, parfaitement qu’il n’était au pouvoir de personne de leur épargner ces désagréments, ils en ont pris leur parti avec une bonne humeur que nous avons souvent admirée. Nous ne pouvons terminer cette notice spéciale sans reconnaître que les heureux résultats de cette exposition d’agriculture, remarquable entre toutes, sont dus principalement à MM. Tisserand, directeur, et Hardy, sous-directeur. Ils ont été à la hauteur de leur tâche, qui était fort difficile.
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- NOTICE
- SUR L’EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS.
- Le règlement général de l’Exposition universelle de 1878 a réparti entre les classes 77, 78, 79, 80, 81 et 82 du groupe VIII, les animaux des espèces chevaline, asine, bovine, ovine, porcine, de basse-cour et de l’espèce canine. Ces six classes ont constitué la section des animaux vivants.
- Dans l’estimatif des dépenses annexé à la loi du 29 juillet 1876, l’Exposition des animaux vivants figurait pour une somme de 300,000 francs. En fixant ce chiffre, la Commission supérieure n’avait certainement eu en vue qu’un concours analogue à celui de 1867, et elle avait espéré pouvoir trouver au Champ de Mars, le long de l’avenue de Suffren, l’emplacement nécessaire. Mais, ainsi qu’il a été dit ailleurs, emplacement, nature et dépenses de cette exposition, tout a du être modifié sous la pression des événements.
- L’espace manquait au Champ de Mars; l’installation des animaux vivants, en raison de sa courte durée et de ses exigences spéciales, ne pouvait d’ailleurs qu’y occasionner des embarras et y apporter du trouble.
- Enfin on avait compris, un peu tard il est vrai, qu’il fallait substituer à une exposition exclusivement française un concours plus général, où nos éleveurs pussent montrer, en regard des produits étrangers, les races qu’ils ont su créer
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- ou améliorer, et qu’on n’apprécie pas toujours suffisamment
- clans notre pays.
- Pour ces diverses raisons, l’exposition des animaux vivants dut être reportée sur l’esplanade des Invalides, dans la partie comprise entre le quai et la rue Saint-Dominique. Cet emplacement offrait toutes les commodités désirables; il était suffisamment spacieux, présentait des dégagements commodes, des abris naturels. La force des choses nous l’a imposé, mais nous ne pouvions trouver mieux.
- Le terrain mis à notre disposition par la ville de Paris présentait une surface de 66,2 31 mètres carrés. Les hangars élevés pour abriter les animaux en ont couvert 21,000, et les bâtiments accessoires pour la police, le Jury, etc., 980.
- En vue d’amoindrir les dépenses, on a fort heureusement disposé les stalles destinées à l’espèce bovine de manière à pouvoir, moyennant de légères modifications, être transformées en boxs spacieux et confortables pour l’espèce chevaline.
- Les frais de cette exposition spéciale se sont élevés à 1,700,000 francs; de là un accroissement de i,ôoo,ooo fr. sur les prévisions premières. Mais l’importance des résultats obtenus justifie complètement cette augmentation de dépense. O11 n’a vraiment rien à regretter de ce côté.
- Les animaux vivants ont été répartis en deux groupes principaux.
- Le premier comprenait les espèces bovine, ovine, porcine et caprine, les oiseaux et même le bétail de basse-cour et l’espèce canine.
- Le deuxième renfermait les chevaux, ânes et mulets.
- Pour des raisons faciles à comprendre, on n’a pas voulu
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- EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS.
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- exposer les animaux de l’espèce canine en même temps que les bœufs, moutons, etc.; le premier groupe a donc été divisé en deux, dont le second comprenait exclusivement les chiens de toute race.
- I
- ANIMAUX DES ESPECES BOVINE, OVINE, PORCINE,
- CAPRINE ET DE BASSE-COUR.
- Un document publié à la date du 12 mai 1877, et intitulé Annexe au règlement général (voir t. II, pièce annexe n° 2 3 ), faisait connaître aux éleveurs d’animaux les conditions d’admission au concours, et indiquait en même temps les récompenses qui devaient être attribuées.
- Déjà, par une circulaire adressée le 10 janvier 1877 à tous les Préfets (voir t. II, pièce annexe n° h 1), l’Administration avait indiqué les principales dispositions adoptées en vue de cette exposition, et fixé au ier janvier 1878 l’époque jusqu’à laquelle seraient reçues les demandes d’admission.
- En vue de donner aux éleveurs toutes les facilités désirables, il avait été décidé que l’Administration prendrait à sa charge les dépenses de nourriture des animaux présentés et quelle supporterait, en outre, les frais de transport des animaux étrangers, de la frontière jusqu’à Paris.
- La publicité donnée à ces deux documents à l’étranger et en France, où ils ont été affichés dans toutes les communes et insérés dans le bulletin des actes administratifs de toutes les préfectures, a permis de réunir un ensemble exceptionnel d’animaux de toutes les races et espèces françaises.
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- Conformément aux dispositions contenues dans l’annexe au règlement général, l’exposition des animaux reproducteurs des espèces bovine, ovine, porcine, caprine et galline s’ouvrit le 7 juin 1878, sur l’esplanade des Invalides, et se prolongea jusqu’au 17 du même mois.
- Le nombre des éleveurs tant français qu’étrangers qui ont demandé à faire figurer des animaux à cette exposition a été de 783, savoir :
- Anglais......................................... 15 3
- Autrichiens........................................ 6
- Belges.......................................... h 3
- Danois.............................................. 2
- Hollandais...................................... 1 A
- Italiens........................................ 1 3
- Portugais........................................... 1
- Suisses............................................. 9
- Français........................................ 5 £2
- Les animaux déclarés pour le concours se répartissaient, d’ailleurs, delà manière suivante:
- Espèce bovine.
- Animaux appartenant à des exposants étrangers : 3&8, dont voici le détail :
- Anglais......................................... 99
- Belges............................................ 108
- Danois............................................. 12
- Hollandais...................................... A 2
- Italiens........................................ 22
- Portugais....................................... 20
- Suisses......................................... A 5
- Le nombre des animaux de l’espèce bovine appartenant
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- EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS.
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- à des exposants français a été de 1,352, ce qui formait un total de 1,700 animaux de l’espèce bovine.
- Espèce ovine.
- Les animaux de l’espèce ovine étaient au nombre de 825, ainsi divisés :
- Anglais.............................................. 16A
- Autrichiens...............'......................... 2
- Belges.............................................. 15
- Hollandais............................................. 11
- Italiens............................................... 12
- Français.............................................. 621
- Espèce porcine.
- Nombre d’animaux déclarés: 381, se répartissant ainsi :
- Anglais................................................ io3
- Belges................................................... h
- Italiens................................................. k
- Français.............................................. 270
- La race caprine n’était représentée que par 5 chèvres, exposées par trois éleveurs français.
- Le nombre des animaux des espèces bovine, ovine, porcine et de la race caprine s’élevait donc à 2,911.
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- Animaux de basse-cour (espèce galline).
- Les lots d’animaux de basse-cour étaient au nombre de 2,668, appartenant aux nationalités suivantes:
- Anglais............................................... Aoi
- Autrichiens............................................ Ai
- Belges................................................. 63
- Italiens......................(.................... 68
- Français............................................ 2,096
- Ainsi qu’on peut s’en rendre compte par la nomenclature qui précède, cette exposition d’animaux ne laissait rien à désirer sous le rapport du nombre, de la variété et de la beauté des sujets exposés.
- Aussi la Société des agriculteurs de France, heureuse de ce résultat, a-t-elle voulu donner un témoignage de sa haute satisfaction, en mettant à la disposition du Jury une somme de 20,000 francs, pour être décernée en primes, indépendamment des récompenses prévues au programme.
- II
- ANIMAUX DE L’ESPECE CANINE.
- L’exposition des animaux de l’espèce canine, de même que la précédente, s’est tenue à l’esplanade des Invalides. Un règlement spécial, publié le 26 septembre 1877 (voir t. II, pièce annexe n° 23), réglait les dispositions particulières aux exposants français et étrangers du groupe des animaux de l’espèce canine. Ce document indiquait les di-
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- EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS.
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- visions et catégories dans lesquelles devaient figurer les animaux présentés, et fixait au ier avril 1878 la date jusqu’à laquelle les demandes d’admission devaient être adressées.
- Cette exposition a été ouverte du 30 juin au 7 juillet 1878. Elle comprenait 563 chiens, dont 131 étrangers et 43a français, et, de plus, 16 meutes, composées de 10 à 36 chiens, présentées par seize exposants français et formant un total de 2/11 chiens, ce qui porte à 80k le nombre des animaux présentés.
- Les exposants se décomposaient de la manière suivante :
- Français........................................... 15 8
- Anglais............................................... 61
- Belges................................................. 5
- Suisse................................................. 1
- Dans le but d’assurer la régularité du service, l’Administration s’était chargée des soins et de la nourriture des animaux, moyennant une rétribution de 12 francs par animal, que les exposants étaient tenus de verser en faisant leur déclaration pour prendre part à cette exposition.
- III
- ESPÈCES CHEVALINE, ASINE ET MULASSIERE.
- L’exposition des chevaux, ânes et mulets eut lieu du ier au 10 septembre. A cette époque, les étalons ont terminé leur service de monte; les juments ont mis bas et peuvent presque toutes être séparées de leurs poulains.
- La température est particulièrement favorable au transport et à la stabulation de ces grands animaux; tout se
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- 526 EXPOSITIONS SPÉCIALES,
- réunissait donc pour la désigner au choix de l’Administration!
- Ainsi qu’il a été dit précédemment, tous les chevaux furent installés dans des boxs spacieux et bien aérés. La plupart d’entre eux étaient habitués chez leurs propriétaires à des soins attentifs et à une habitation confortable; aucun ne parut souffrir de notre hospitalité.
- Dans un des baraquements fut installé un fournisseur avec tout le petit outillage nécessaire aux hommes d’écurie; on organisa également un atelier de réparation pour les bris de clôture et autres dégâts occasionnés parles défenses, souvent violentes, des chevaux dépaysés dans des écuries nouvelles.
- Enfin, pour assurer le bon ordre, la santé des hommes et des animaux, pourvoir aux besoins de l’alimentation et de la propreté, on institua les services suivants :
- Un service médical, composé d’un médecin et de trois adjoints;
- Un service vétérinaire, dirigé par un chef et trois adjoints;
- Un service d’interprètes ;
- Un service d’approvisionnement et de distribution des rations aux animaux.
- Cent cavaliers fournis par la garnison procédaient chaque matin, avant l’entrée du public, à l’enlèvement des litières et résidus, et au balayage.
- Le pansage des étalons exposés par l’Administration des haras était confié à trente-six brigadiers ou palefreniers appartenant à cette administration.
- Tous ces services fonctionnèrent avec une parfaite régularité.
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- EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS.
- 527
- Les organisateurs de l’Exposition ne se contentèrent pas de faire appel aux éleveurs de tous les pays, ils s’adressèrent aussi aux gouvernements et leur demandèrent d’exposer les sujets appartenant aux haras d’Etat. Voulant donner l’exemple, le Ministre décida que 35 étalons, choisis dans les dépôts de l’Administration, figureraient à l’Exposition. C’était d’ailleurs un moyen de mettre sous les yeux du public les spécimens les mieux réussis de notre élevage, puisque, chaque année, les meilleurs produits entrent dans les établissements de l’Etat.
- Pour la classification des animaux exposés, on 11e tint aucun compte de la nationalité. Ce système diffère de celui qui avait été adopté pour les autres espèces, où l’on avait constitué deux séries distinctes de concours et séparé les Français des étrangers.
- Les étrangers restèrent libres de préparer comme ils l’entendraient leur choix d’animaux. Pour la France, on dut prendre quelques précautions, afin d’éviter l’envoi de produits sans valeur réelle, qui n’auraient rien ajouté aux mérites de notre exposition nationale. A cet effet, on institua dans chaque département un Comité spécial d’admission.
- A Paris, un Comité central fut établi pour recevoir, à leur arrivée, les animaux venant soit de l’étranger, soit des départements, vérifier la régularité de leur inscription, et leur assurer une place en raison de leur catégorie et de leur nationalité.
- Le Jury des récompenses fut composé de 62 membres nommés par le Ministre, et choisis dans le Parlement, les Conseils généraux, le Conseil supérieur et l’Administration des haras, l’Administration des remontes militaires, le corps vétérinaire, les éleveurs, et de 5i membres élus par les
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- exposants eux-mêmes; en tout, 113 jurés, qui furent répartis en huit sections.
- 366 exposants, appartenant à neuf nationalités, amenèrent au concours i,o58 animaux. Le tableau suivant indique leur répartition.
- EXPOSANTS. ANIMAUX.
- France. . . Angleterre Autriche. . Belgique. . Danemark. Hollande . Hongrie . . Italie
- Russie . . .
- 286 798
- 25 67
- 1 20
- 38 91 * 3 4 5 6
- 6 6
- 3 lx
- 1 36
- 2 9
- k 27
- Totaux......... 366 i,o58
- Les i,o58 animaux exposés furent distribués de la manière suivante entre les diverses catégories prévues au programme :
- ire Catégorie. — Étalons de pur sang arabe, de trois ans et au-
- dessus. ...................................................... 6
- 3e Catégorie. — Juments de pur sang arabe, de trois ans et au-
- dessus ........................................................ 6
- 3e Catégorie. — Étalons de pur sang anglais, de trois ans et au-
- dessus........................................................ 38
- 4e Catégorie. — Juments de pur sang anglais, de trois ans et
- au-dessus.................................................... 27
- 5e Catégorie. — Étalons de pur sang anglo-arabe, de trois ans
- et au-dessus.................................................. 6
- 6e Catégorie. — Juments de pur sang anglo-arabe, de trois ans et au-dessus
- 3
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- 7e Catégorie. — Etalons de races propres à l’attelage de luxe, âgés de trois ans (taille, im,63 et au-dessus)................. 3o
- 8e Catégorie. — Juments de races propres à l’attelage de luxe,
- âgées de trois ans (taille, im,63 et au-dessus)............. 6
- ge Catégorie. — Etalons de races propres à l’attelage de luxe,
- âgés de quatre ans et au-dessus (taille, im,63 et au-dessus). 2 5
- 1 oe Catégorie. — Juments de races propres à l’attelage de luxe, âgées de quatre ans et au-dessus (taille, im,63 et au-dessus).
- i ic Catégorie. — Etalons de races propres à l’attelage de luxe,
- âgés de trois ans (taille au-dessous de im,63)............ 66
- 12 e Catégorie. — Juments de races propres à l’attelage de luxe,
- âgées de trois ans (taille au-dessous de im,63)............. 28
- i3c Catégorie. — Etalons de races propres à l’attelage de luxe,
- âgés de quatre ans et au-dessus (taille au-dessous de im,63). 36
- 1 4e Catégorie. — Juments de races propres à l’attelage de luxe, âgées de quatre ans et au-dessus (taille au-dessous de im,63)....................................................... 60
- 15e Catégorie. — Etalons de races propres à la selle, âgés de
- trois ans (taille de im,55 et au-dessus).................... â6
- 16e Catégorie. — Juments de races propres à la selle, âgées de
- trois ans (taille de im,55 et au-dessus).................... 22
- 1 7e Catégorie. — Étalons de races propres à la selle, âgés de
- quatre ans et au-dessus (taille de im,55 et au-dessus). . . 20
- 18e Catégorie. — Juments de races propres à la selle, âgées de
- quatre ans et au-dessus (taille de im,55 et au-dessus). . . 73
- igc Catégorie.— Etalons de races propres à la selle, âgés de
- trois ans (taille de 1m,47 et au-dessous de im,55). ..... 33
- 20e Catégorie. — Juments de races propres à la selle, âgées de
- trois ans (taille de im,â7 et au-dessous de im,55).......... 2â
- 2ic Catégorie. — Etalons de races propres à la selle, âgés de quatre ans et au-dessus (taille de 1ra,47 et au-dessous de
- im,55)..........................................-........... 12
- * [. 3 h
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
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- 22e Catégorie. — Juments de races propres à la selle, âgées de quatre ans et au-dessus (taille de ira,A^ et au-dessous de ira,55)........................................................ 37
- s3e Catégorie. — Etalons poneys, âgés de trois ans et au-dessus
- (taille au-dessous de in\kr]). .............................. i3
- 2âe Catégorie. — Juments poneys, âgées de trois ans et au-dessus
- (taille au-dessous de 17
- 25e Catégorie. — Etalons de trait, âgés de trois ans (taille de
- im,63 et au-dessus)............................................ 35
- 26e Catégorie. — Juments de trait, âgées de trois ans (taille de
- im,63 et au-dessus)............................................ 16
- 27e Catégorie. — Etalons de trait, âgés de quatre ans et au-dessus
- (taille de im,63 et au-dessus)................................. 91
- 28e Catégorie. — Juments de trait, âgées de quatre ans et au-
- dessus (taille de 1ni,63 et au-dessus)....................... 5o
- 25e Catégorie. — Etalons de trait, âgés de trois ans (taille inférieure à im,63)................................................ 18
- 3oe Catégorie. — Juments de trait, âgées de trois ans (taille inférieure à im,63)............................................... 19
- 3ie Catégorie. — Etalons de trait, âgés de quatre ans et au-
- dessus (taille inférieure à im,63)........................... 5A
- 32e Catégorie. — Juments de trait, âgées de quatre ans et au-
- dessus (taille inférieure à im,63)............................ 60
- Catégorie non désignée dans les engagements, à déterminer par
- le Comité d’installation....................................... 17
- 33e Catégorie. — Baudets étalons, âgés de quatre ans et au-
- dessus, nés et élevés à l’étranger.............................. 1
- 3àc Catégorie. — Anesses âgées de quatre ans et au-dessus, nées
- et élevées à l’étranger......................................... "
- 35e Catégorie. — Baudets étalons, âgés de quatre ans et au-dessus, nés et élevés en France et appartenant à la race du Poitou....................................................... 8
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- 36e Catégorie. — Anesses âgées de quatre ans et au-dessus, nées et élevées en France et appartenant à la race du Poitou................................................. 5
- 3je Catégorie. — Baudets étalons, âgés de quatre ans et au-dessus, nés et élevés en France et appartenant à la race de la Gascogne et des Pyrénées. '.................. n
- 38e Catégorie.— Anesses, âgées de quatre ans et au-dessus, nées et élevées en France et appartenant à la race de la Gascogne et des Pyrénées............................... n
- Animaux hors concours................................... 8
- Le Jury, constitué comme il a été dit précédemment, procéda à l’examen de cette remarquable réunion d’animaux. Il distribua 2ââ médailles d’or, d’argent et de bronze, d’une valeur de 31,882 fr. 35 cent., et des primes s’élevant à un chiffre total de 1/18,200 francs.
- Au risque de sortir un peu du cadre d’un rapport administratif, nous croyons devoir consigner ici quelques observations qui se dégagent de ce grand concours de l’espèce chevaline.
- Conservée pure au travers des âges, grâce à des conditions climatériques favorables et aux soins vigilants des tribus nomades, l’espèce arabe, originaire des plaines qui s’étendent entre l’Euphrate et la mer Rouge, n’était pas représentée à l’Exposition par les pays qui l’ont vue naître. Mais les haras royaux de Hongrie, ceux du grand-duc Nicolas, la jumenterie de Pompadour et l’élevage français nous avaient envoyé quelques spécimens de cette race primordiale. La production de l’arabe pur est à peu près délaissée par l’industrie. C’est surtout dans les haras des gouvernements ou des maisons princières qu’on cherche à la conserver
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- 532 EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- et à îa reproduire. Grâce à des soins judicieux, la Hongrie
- a pu nous en envoyer un type qui a réuni tous les suffrages.
- Le pur-sang anglais n’est pas dans les mêmes conditions. Mais, en Angleterre comme en France, il est aujourd’hui sous l’influence de la spéculation des courses. De là des abus qui ont amené, des deux côtés du détroit, un commencement d’appauvrissement et de décadence de îa race. Nous n’avons pas encore autant que nos voisins subi cet entraînement. Aussi notre élevage s’est-il maintenu à un niveau supérieur. Sans doute les grands chevaux de l’Angleterre ne se trouvaient pas à l’esplanade des Invalides, mais alors même qu’ils y eussent été, ils n’auraient rien offert d’équivalent à Salvator, le beau cheval de M. Lupin, à Flageolet et à Mortemer, qui valurent à M. Lefèvre, outre le premier et le troisième prix de catégorie, la distinction suprême de l’Exposition, l’objet d’art réservé au plus beau lot d’ensemble. ‘
- Dans la collection des anglo-arabes figurèrent un certain nombre de chevaux russes d’une qualification douteuse et d’un caractère peu tranché. Drouze, entre autres, appartenant au grand-duc Nicolas de Russie et lui ayant servi dans la campagne des Balkans, était entouré d’un certain prestige, que ne justifiaient pas ses qualités de conformation et d’origine.
- Le grand intérêt de l’exposition des anglo-arabes se reportait sur un lot d’étalons vendus au Gouvernement français par les éleveurs des Pyrénées, et provenant des dépôts de Tarbes et de Pau. Cet ensemble de chevaux montrait les résultats déjà obtenus par les dispositions de la loi de 187 A. Sans doute les spécimens exposés n’avaient pas encore l’homogénéité à laquelle on doit atteindre, mais ils n’en consti-
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- EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS.
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- tuaient pas moins des types remarquables, qui témoignaient des progrès déjà réalisés et de. ceux que l’on peut espérer pour l’avenir.
- Suivant l’opinion des hommes compétents, l’anglo-arabe est le premier cheval de selle du monde. Ses étalons fourniront une précieuse ressource pour la production du cheval de cavalerie dans nos départements du midi et du centre de la France. C’est ce qui donnait une importance toute particulière au lot dont nous parlons.
- Plus que dans tout autre groupe, la supériorité française s’accusait pour le nombre et la qualité dans les races propres à l’attelage. A part quelques chevaux de provenance anglaise, ayant une bonne facture et présentant un certain cachet de distinction, le concours était presque exclusivement français. La Normandie a montré une fois de plus cette supériorité qui, sous le rapport des formes, est voisine de la perfection. La Vendée, sa digne émule, s’est presque élevée au même niveau. Enfin la Bretagne a réalisé, depuis quinze ans, des progrès qui lui ont ouvert une arène où autrefois elle n’aurait pas osé s’aventurer et où elle obtient aujourd’hui des succès très réels.
- Les nationalités diverses étaient plus complètement représentées dans le concours des chevaux de selle; la Hongrie notamment présentait la collection très remarquable de juments appartenant à la Société d’élevage de Buda-Pesth. Dans le but d’appeler l’attention sur les races propres à la cavalerie légère, quelle élève en liberté dans les vastes plaines comprises entre le Danube et les Carpathes, cette société exposait un lot de chevaux de troupe livrables au commerce à très bas prix; ce lot était digne d’appeler l’attention des connaisseurs. Aux avantages de sobriété, de rus-
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- 534 EXPOSITIONS SPECIALES,
- ticité, de trempe énergique, qui sont le partage de leur espèce, ces chevaux joignaient, en effet, une conformation homogène et régulière.
- L’étude des races de trait donnait lieu aussi à plus d’une observation instructive. Toute l’exposition de la Belgique était renfermée dans ce genre de produits, auquel elle s’adonne exclusivement depuis la suppression de son administration des haras. Elle occupait assurément une large place dans ce groupe, tout au moins par le volume de ses produits. Les animaux énormes des Flandres et du Hainaut qu’elle exposait éveillaient tout d’abord un sentiment plus voisin de l’étonnement que de l’admiration, et ce sentiment s’esl encore accentué dans les ventes aux enchères organisées par le Commissariat belge.
- Plus corrects de formes et plus longs de ligne se présentaient les types de la Clyde envoyés par l’Angleterre ; mais ils étaient déparés par d’épais tissus et des pieds énormes.
- Nos vieilles races du Boulonnais, du Perche et de la Bretagne faisaient bonne figure à côté de leurs rivales. Cependant, il faut le reconnaître, elles ont subi, les deux premières surtout, une altération manifeste: elles sont devenues plus lourdes et plus épaisses. La suppression des diligences, malles-postes et services analogues, le développement du gros camionnage, ont créé de nouveaux besoins, en vue desquels ces belles races ont été successivement modifiées. Cette évolution a été aggravée, vers i863, par les erreurs qui ont conduit à la suppression de plusieurs dépôts d’étalons de l’État et ont fait disparaître des types précieux. L’appauvrissement se continue aujourd’hui par une cause toute différente: l’exportation pour l’Amérique; les
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- EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS.
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- meilleurs étalons sont remplacés par des types inférieurs; le gain augmente, mais la beauté des produits diminue. Disons-le hautement, pendant que le fait est encore vrai, nos races de trait françaises n’ont pas d’égales au monde, et l’Exposition en a fourni la preuve.
- L’objet d’art offert par la Société des agriculteurs de France au plus beau lot de chevaux de trait a été obtenu par un étalonnier du nord de la France. Quelques mois plus tard, le plus remarquable étalon du lot était primé à Londres, acheté par la reine d’Angleterre et entrait dans le haras d’Hampton-Court.
- Pour permettre au public de saisir d’un coup d’œil l’en-semBle des résultats que nous venons de signaler, un grand défilé d’honneur fut organisé la veille de la clôture de l'exposition chevaline. Devant le Président de la République, le Ministre de l’Agriculture, nombre de sénateurs, députés, hauts fonctionnaires, et devant un public très nombreux, les animaux primés ont comparu. Deux cent soixante étalons ou poulinières de tout sang, de tout pays, conduits en main par les agents de l’Administration française en uniforme, par les dragons hongrois dans leur costume national, par les écuyers russes dans leur somptueuse tenue, présentèrent le vivant tableau des richesses chevalines réunies à l’esplanade.
- Le pittoresque de la mise en scène, les réflexions que faisait naître la réunion de tous ces beaux animaux, si divers de forme, de race, d’origine, d’utilité, laissèrent à tous ceux qui en furent les témoins une impression profonde; pareil spectacle était jusqu’alors en France absolument sans précédent.
- Le produit des entrées et de la vente du catalogue s’éleva,
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- pour l’Exposition chevaline, à près de 100,000 francs. Ce chiffre suffit à témoigner du succès obtenu.
- Les courses au trot organisées sur l’hippodrome de Maisons-Laffitte le 7 septembre 1878, bien que n’étant pas régies par le Commissariat général, furent rattachées à l’Exposition par des liens tellement étroits, qu’il n’est pas hors de propos d’en dire ici quelques mots.
- Voici l’origine et le motif de la création de cette annexe.
- Les propriétaires de trotteurs, et spécialement les Russes, dont, l’exposition était faite par le grand-duc Nicolas et renfermait un certain nombre de chevaux de la race Orloff, firent remarquer qu’on ne saurait apprécier le mérite des trotteurs, si on ne les voyait pas en action sur l’hippodrome. On pouvait, à la rigueur, faire la même observation au sujet des chevaux de galop qui courent les courses plates et les steeple-chases; cependant, pour ces derniers, il existe depuis longtemps en France des courses et des prix internationaux, tandis que pour les trotteurs cette création n’était encore qu’à l’état de projet. La Société du demi-sang, qui s’en était chargée, saisit avec empressement l’occasion qui lui était offerte. Groupant habilement tous les intérêts en jeu, elle se mit à la tête du mouvement, et obtint du Parlement un crédit spécial de 60,000 francs.
- A l’aide de ce subside, elle institua cinq prix, dont les conditions furent calculées de manière à mettre en relief les qualités d’allure et de vitesse des trotteurs montés ou attelés.
- Le premier prix, de 10,000 francs, fut destiné aux chevaux de trois et quatre ans attelés; distance, 3,000 mètres;
- Le second, de pareille somme, aux chevaux de trois ans montés; distance, 3,ooo mètres;
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- Un troisième prix de 10,000 francs fut réservé aux chevaux de trois et quatre ans montés; distance, 3,ooo mètres.
- Enfin deux prix de i5,ooo francs chacun furent accordés aux chevaux de tout âge, montés ou attelés; distance, 6,000 mètres.
- La direction de ces courses fut confiée à cinq commissaires nommés par le Ministre de l’Agriculture et appartenant aux nationalités engagées par leurs produits, savoir: trois Français, un Anglais et un Russe.
- Gomme le prévoyaient les gens du métier et les connaisseurs, le résultat de ce concours fut favorable aux produits français pour les courses de jeunes chevaux, et aux produits russes pour les courses de chevaux âgés. Les causes de ce fait sont faciles à saisir.
- Nous n’avons pas encore en France de races de trotteurs, mais simplement quelques animaux appartenant à la production générale, et chez lesquels se révèle l’aptitude au trot. On peut créer cette race en confirmant par la transmission héréditaire les aptitudes reconnues; mais elle n’existe pas actuellement.
- Le Gouvernement fait réserver dans les courses au trot la plus grande part aux jeunes chevaux, afin d’influer favorablement sur leur élevage à l’époque où se développe l’organisation. Mais plus tard les producteurs n’ont plus aucun intérêt sérieux à poursuivre l’entraînement, et cependant ce n’est pas dans le jeune âge que les trotteurs ont atteint leur maximum de vitesse.
- A7 a-t-il d’ailleurs intérêt à augmenter la vitesse de nos trotteurs, s’ils doivent acheter cet avantage par les défauts des chevaux russes? C’est au moins douteux.
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- Pai* ce qui précède on voit que la France n’a rien à envier aux autres pays, en ce qui concerne la production des animaux utiles.
- Dans l’espèce chevaline, elle l’emporte incontestablement pour les chevaux de trait, et elle égale les plus habiles pour les chevaux d’attelage et de selle.
- Ses magnifiques mulets du Poitou sont sans rivaux au monde.
- Pour la race bovine, ses beaux animaux du Limousin, du Charolais, de Salers, d’Aubrac, de la Garonne, des Landes, de la Bretagne, présentent des types variés, parfaitement appropriés à leur climat et, chacun dans leur genre, bien près de la perfection.
- En ouvrant l’Exposition aux éleveurs étrangers, on a permis à notre agriculture de constater la situation très honorable quelle a su conquérir. Ce résultat vaut bien l’accroissement de dépense qu’il a occasionné; il nous a paru digne d’être mis en évidence par une notice spéciale.
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- EXPOSITION
- DES
- RESSOURCES DES PORTS DE COMMERCE FRANÇAIS.
- Organisation de l’Exposition.
- La grande industrie du trafic maritime, malgré l’intérêt de premier ordre qui s’attache à sa prospérité, et en dépit de la situation fâcheuse à laquelle elle est aujourd’hui descendue en France, n’avait point jusqu’à présent attiré l’at-lention et sollicité les efforts des organisateurs des expositions universelles.
- Le Comité départemental de la Seine-Inférieure eut, à l’occasion du concours de 1878, l’heureuse idée de combler cette lacune et, par l’intermédiaire de son président, M. le sénateur Cordier, il saisit le Commissariat général d’un projet d’exposition des ressources des Ports de commerce français.
- Le port de commerce, d’où partent les produits envoyés à l’étranger, et où viennent aboutir les matières ou objets expédiés du dehors, est, en effet, l’instrument nécessaire des échanges qui empruntent les voies de mer. L’étude approfondie de ce port, soit pour les ressources de tout genre qu’il peut offrir, soit pour les mouvements de toute espèce dont il est le centre, n’est évidemment autre que celle du trafic maritime lui-même.
- Le Commissaire général, appréciant la haute utilité du
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- 540
- projet qui lui était soumis, s’empressa d’en faire part au Ministre de l’Agriculture et du Commerce, dans un rapport où la questioil était étudjée dans ses grandes lignes. (Voir t. II, pièce annexe n'* 3i.)
- A la suite de ce rapport, le Ministre décida, par arrêté du 8 avril 1877, l’ouverture de Y exposition des ressources des Ports de commerce, et nomma une Commission, composée des représentants les plus autorisés des Chambres de commerce de nos principaux ports maritimes et des membres de l’Administration les plus compétents en cette matière, qu’il chargea de pourvoir à l’organisation de cette exposition.
- Cette Commission se mit en relation avec ses exposants tout désignés, c’est-à-dire avec les Chambres de commerce indiquées plus haut, et développa, dans plusieurs circulaires, l’idée émise dans le rapport précité du Commissaire général. De cet ensemble d’explications se dégagent nettement le but et la portée de l’exposition toute nouvelle qu’il s’agissait de constituer.
- Tout d’abord, il convenait de donner de chacun de nos ports la représentation la plus exacte et la plus claire. Des plans d’ensemble, des cartes détaillées, devaient faire connaître les dispositions générales de chaque port avec ses ouvrages de protection et de défense: digues et jetées, phares et balises, le tirant d’eau moyen, la hauteur des marées, etc., puis les aménagements spéciaux: bassins, docks, chantiers de construction, formes de radoub, etc., destinés à satisfaire aux divers besoins de la navigation.
- L’outillage employé pour l’embarquement et le débarquement des marchandises avait aussi son intérêt et devait faire l’objet d’une description spéciale.
- Pour compléter cette étude, il était indispensable de
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- RESSOURCES DES PORTS DE COMMERCE FRANÇAIS. 5M faire connaître la zone et les moyens d’action du port, c’est-à-dire, d’une part, les centres étrangers d’importation des produits à destination de ce port, et d’exportation des matières en provenant, avec l’indication des routes suivies dans les deux cas, des escales importantes, etc., et, d’autre part, les voies intérieures d’accès: chemins de fer, fleuves, canaux servant à amener au port les objets d’exportation, comme à faire rayonner à l’intérieur ceux arrivant de l’étranger.
- Une fois le port décrit, il y avait lieu de montrer les échanges variés auxquels il sert d’instrument.
- Pour mettre d’une manière saisissante sous les yeux des intéressés les produits (matières premières ou objets manufacturés) formant la matière du commerce d’importation ou de celui d’exportation, quel moyen meilleur pouvait-on employer que de les présenter sous leurs emballages d’origine?
- Une exposition des Ports de commerce devait surtout, en effet, être conçue au point de vue du transport maritime, et les objets ainsi disposés se trouvaient bien dans les conditions où ils s’offrent d’ordinaire pour l’arrimage à bord des navires destinés à les recevoir.
- De plus, et c’était là un point fort important pour le commerce, l’emballage, qui constitue un véritable certificat d origine, devenait une précieuse garantie de l’authenticité des provenances pour les marchandises importées.
- En dehors des cartes destinées à faire connaître l’installation du port et des produits importés ou exportés figurant avec leur emballage, des notices rédigées par les Chambres de commerce devaient donner la nomenclature des marchandises faisant l’objet du trafic particulier à chaque port, et fournir des renseignements complets sur les frais
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
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- de toute nature supportés par les produits qui traversent le port : frais de pilotage, droits perçus au profit de l’Etat ou des Chambres de commerce, droit de courtage, etc.
- L’exposition dont le principe et les dispositions fondamentales viennent d’être indiqués ne pouvait manquer, en présentant, pour ainsi dire, la photographie de nos ports de commerce, d’éclairer les armateurs et les commerçants sur les ressources offertes par ces ports au trafic maritime, et aussi d’appeler, par la comparaison, l’attention des Chambres de commerce et du Gouvernement sur les améliorations de toute espèce à introduire, soit dans l’organisation intérieure des ports, soit dans leurs communications avec le pays ou l’étranger.
- Le consommateur, qui bénéficie toujours de l’extension donnée au commerce, n’était pas le moins intéressé à une exhibition de cette espèce.
- On ne saurait donc refuser à cette exposition un caractère de sincérité, d’utilité générale et d’intérêt, on peut dire national, qui la distinguait des spécialités où le profit personnel du producteur était principalement recherché.
- Invitées par le Commissaire général à examiner à fond le projet présenté au Ministre de l’Agriculture et du Commerce et approuvé par lui, stimulées par les membres de la Commission nommée par le Ministre pour organiser cette exposition spéciale, les Chambres de commerce de nos grandes villes maritimes se mirent à l’œuvre, étudièrent les mesures de détail à adopter et formulèrent enfin leurs demandes d’emplacement. En même temps, elles nommaient des délégués chargés de s’entendre pour l’exécution d’ensemble du programme arrêté par chacune d’elles.
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- RESSOURCES DES PORTS DE COMMERCE FRANÇAIS. 543
- La présidence du Comité formé par ces délégués fut donnée à M. le sénateur Cordier.
- Le Comité choisit ensuite pour vice-président M. Salmon et pour trésorier M. Ravaut, l’un et l’autre membres de la Chambre de commerce de Paris.
- Le bâtiment aflecté à l'exposition des ressources des Ports de commerce français était situé immédiatement en aval du pont d’iéna, sur la berge de la Seine (rive gauche).
- De forme rectangulaire, il mesurait 165 de longueur, 18 mètres de largeur et 6 mètres de hauteur.
- Les frais (go,ooo francs) de cette construction furent entièrement supportés par l’État, et le Comité chargé de l’agencement de cette exposition reçut même une subvention de 3,ooo francs pour taire face aux frais d’entretien du bâtiment pendant la durée de l’Exposition.
- Ainsi se précisait le caractère d’utilité générale de cette importante innovation.
- Les superficies horizontales et murales offertes par la construction furent réparties comme suit entre les différentes villes qui prenaient part à l’exposition.
- SUPERFICIE SUPERFICIE
- HORIZONTALE. MURALE.
- Marseille 36o 2^9,60
- Le Havre 36o 2/19,60
- Bordeaux 2A0 123,20
- Rouen 16 5 111,60
- Dunkerque iâ5 96,00
- Paris 160 22, ho
- Nantes î/to 99>6°
- A reporter. . .. i,55o 952,00
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
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- SUPERFICIE SUPERFICIE
- HORIZONTALE. MURARE.
- Report.
- Boulogne............
- Celle...............
- Brest...............
- Honfleur ...........
- Bayonne.............
- Dieppe..............
- Fécamp..............
- i,55o
- 5o
- 5o
- 3o
- 3o
- 25
- 20
- 20
- 962,00 56,oo 56,oo 100,80 26,4o 17,60 80,00 80,00
- Totaux......... j. ,7 7 5 1,368,80
- Le bâtiment une fois livré au Comité chargé de l’installation, l’agencement fut terminé en un mois, grâce au zèle et à l’expérience des organisateurs, et l’on put examiner, rangés avec beaucoup de méthode, les divers éléments de cette intéressante exposition.
- Ainsi qu’il était indiqué dans les documents préparatoires, le champ d’exploitation de chaque port était nettement défini.
- Des cartes d’Europe pour le cabotage, de vastes planisphères pour la grande navigation, faisaient connaître les courants commerciaux, les routes de mer parcourues par les navires. Rien de plus saisissant que ces lignes partant de nos côtes ou sortant de nos estuaires, dont les faisceaux s’épanouissaient vers les escales importantes, pour se réunir aux ports de destination et rebrousser ensuite vers les ports d’attache.
- En arrière de ces ports, toutes les avenues du commerce intérieur: fleuves, canaux, rivières, chemins de fer, complétaient un immense système de circulation embrassant le monde entier.
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- Des plans à grande échelle de chaque port en donnaient une description complète et parlant aux yeux des visiteurs.
- L’outillage employé pour la manutention des marchandises dans l’intérieur des ports était aussi représenté avec un grand soin sur ces plans détaillés.
- A côté de ces documents, se trouvaient réunis les objets de consommation directe et les matières premières qui constituent le commerce spécial de chacune de nos villes maritimes.
- Chaque port a, en effet, ses fonctions distinctes, sa clientèle particulière, en raison de sa position par rapport aux lieux d’origine et des régions auxquelles les produits sont destinés.
- C’est ainsi qu’au Havre reviennent les bois de construction, les bois de teinture et d’ébénisterie des deux Amériques, les viandes salées, les céréales, les pétroles et les cotons des Etats-Unis, les cacaos, les cafés, les tabacs des Antilles, les laines, les cuirs, les os, les cornes de la Plata, les nitrates, les guanos du Pérou et du Chili, etc.
- Rouen devient manifestement un grand marché de céréales; d’énormes quantités de vin et d’huile d’Italie et d’Espagne y affluent régulièrement.
- La grande pêche de Terre-Neuve et d’Islande a pour ports d’armement: Dunkerque, Boulogne, Dieppe, Saint-Valery-en-Caux, Fécamp, dont les expositions offraient un tableau tout à fait pittoresque par la disposition ingénieuse des filets, des engins de pèche et des modèles d’embarcations.
- Dunkerque alimente les industries si nombreuses et si puissantes du département du Nord.
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- Nantes reçoit les sucres coloniaux et fait un important trafic de conserves alimentaires.
- C’est par Bordeaux que nous arrivent les gommes du Sénégal et des autres stations de la côte d’Afrique; Bordeaux est également le grand marché de la morue, et c’est sur cette place que s’importe la majeure partie des indigos de l’Inde.
- Cette est surtout un port d’expédition pour les vins du Languedoc.
- A Marseille appartiennent l’exploitation du bassin de la Méditerranée, de l’Orient et de l’extrême Orient, les produits divers de l’Algérie, les cotons de l’Egypte, les céréales de la mer Noire, les soies de la Chine et du Japon, les graines oléagineuses nécessaires aux fabriques locales de savons.
- Toutes ces marchandises, distribuées entre leurs ports respectifs d’arrivée, étaient présentées dans la forme même où elles sont débarquées, forme invariable consacrée parles nécessités de l’arrimage, et qui constitue, comme il a été dit plus haut, un véritable certificat d’origine, dont la connaissance est d’une grande importance pour le commerçant.
- A côté des produits entrant dans le commerce d’importation, le Comité d’organisation de l'Exposition des ressources de nos Ports de commerce n’eut garde de négliger les objets fabriqués et les matières premières destinés à l’exportation et devant former le fret de sortie pour nos navires qui vont prendre des cargaisons à l’étranger.
- La plus large extension fut donnée à cette partie de l’exposition, qui répondait à des besoins impérieux de la navigation, et qui pouvait entraîner le commerce dans une voie nouvelle, où de grands progrès doivent être réalisés. A côté des produits de l’industrie figuraient ceux de l’agriculture,
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- RESSOURCES DES PORTS DE COMMERCE FRANÇAIS. 547 du jardinage, les matières extraites des carrières ou recueillies sur les grèves : grès ou granits du Calvados, porphyres de la Bretagne, gypses des bords de la Seine, craies et terres réfractaires de Rouen, tuiles et briques du Havre, elc.
- On y trouvait : les sables de la forêt de Fontainebleau, recherchés pour la fabrication du verre; les débris des carrières de Gaumont, utilisés pour la fabrication du carbonate de soude; les vieux chiffons de coton, de lin, de chanvre et de laine, que Ton emploie pour la papeterie, ou quon effiloche pour les faire entrer dans la composition des tissus.
- Enfin, les notices rédigées par les soins de chaque Chambre de commerce fournissaient des renseignements circonstanciés sur la nature, la quantité et le prix des marchandises entrant dans le trafic particulier de chaque port, et présentaient un tableau détaillé des frais de toute nature inhérents aux opérations du trafic maritime.
- Plusieurs d’entre elles, particulièrement celles de Marseille, du Havre, de Rouen, constituaient des études scientifiques tout à fait approfondies, de véritables traités sur la matière.
- Ces notices ont été réunies en un seul recueil, formant quatre forts volumes in-octavo et représentant le manuel le plus complet et le plus précis qui ait été composé sur le trafic maritime de toute la France. Ce recueil a été hautement apprécié par tous ceux qui ont fait une étude sérieuse de notre exposition, notamment par les étrangers, qui en ont demandé de nombreux exemplaires.
- Entre toutes les questions intéressantes soulevées par cette exposition, il en est une qui a particulièrement préoccupé
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- les organisateurs et qui mérite de retenir rattention : c’est celle du fret de sortie pour les navires partant de nos ports et allant prendre des cargaisons à l’étranger.
- Il est à peine besoin de dire de quelle importance est, pour la marine marchande, l’existence d’un double fret. Les nations étrangères: l’Angleterre, l’Amérique, l’ont bien compris, et ont grand soin de réserver au pavillon national l’avantage du transport de leurs marchandises d’exportation.
- On peut assurément attribuer en partie la décadence de notre marine de commerce à notre infériorité sous ce rapport. Par la nature même de notre trafic d’exportation, où les objets fabriqués, d’un grand prix, mais d’un poids et d’un volume médiocres, tiennent une si grande place, nos navires de commerce arrivent difficilement à constituer leurs cargaisons de sortie, et peuvent se trouver dans une situation très défavorable, alors pourtant que les marchandises d’exportation représentent la contre-valeur des produits importés en France.
- L’importance de nos épargnes accumulées et le haut degré de civilisation auquel nous sommes parvenus ont fait de la France un pays de grande consommation, un marché considérable pour la production étrangère; mais, à part les objets manufacturés dont il vient d’être question, notre exportation ne s’alimente guère que des sucres et des vins dépassant les besoins de notre consommation.
- Il y a donc un intérêt de premier ordre pour nos armateurs à voir se développer à l’étranger l’emploi des produits de l’agriculture française et des matières lourdes, destinées à la construction ou à la grande industrie, dont notre territoire possède de si grandes quantités.
- C’est dans l’espoir d’appeler sur ce point important l’at-
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- RESSOURCES DES PORTS DE COMMERCE FRANÇAIS. 549 tention des producteurs nationaux et des consommateurs étrangers que l’on avait organisé d’une façon complète l’exhibition des produits indigènes pouvant constituer ce fret de sortie si recherché.
- La création de ce fret dépend évidemment du prix des produits ainsi destinés à l’exportation. Il en résulte que tout perfectionnement apporté aux procédés de culture ou d’extraction, toute diminution dans les frais de transport jusqu’au lieu d’embarquement, toute transformation avantageuse de travail dans la manutention de ces produits, influent indirectement sur l’importance du fret de sortie.
- A ce point de vue, les plans qui reproduisaient les installations des ports de commerce avec le détail de leur outillage fournissaient des indications précieuses.
- Les avantages de la substitution du travail mécanique à l’effort manuel ressortaient clairement, en effet, de la comparaison des résultats obtenus à l’aide de quelques rails avec le travail d’ouvriers employant des brouettes pour les transports.
- Le parallèle entre l’effet utile d’une grue fixe ou roulante, animée par la vapeur ou la pression hydraulique, et les services rendus par les portefaix pour les chargements et déchargements des navires ne donnait pas une conclusion moins saisissante.
- Si l’on veut relever notre marine marchande de son état d’affaissement, c’est vers l’amélioration de nos ports, le développement de notre navigation intérieure, la refonte de la législation qui règle la navigation maritime, que doit se porter la sollicitude des Chambres de commerce et du Gouvernement. N’hésitons pas à emprunter à l’étranger les
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- dispositions que l’expérience a consacrées. Quand les fondements d’une organisation nouvelle seront posés, quand la voie sera ouverte à l’initiative privée pour achever l’œuvre commencée par les conseils compétents, le crédit saura revenir aux industries, aujourd’hui délaissées, de la construction et de l’armement, et la France pourra reprendre dans le commerce maritime le rang que lui assigne sa position privilégiée.
- Pourquoi les matières premières, les marchandises en général à destination de la Suisse, du sud de l’Allemagne, de l’Autriche, empruntent-elles la voie de Liverpool, de Londres ou d’Anvers, quand leur route naturelle les conduit aux ports français ?
- La simple inspection d’une carte ne démontre-t-elle pas que Marseille, Cette, Bordeaux, Nantes, Saint-Nazaire, le Havre, Rouen, Dunkerque, sont les véritables avenues du commerce du centre de l’Europe? Chacun de ces ports n’est-il pas relié par des voies ferrées à ces pa^/s d’importation? Et Paris ne semble-t-il pas dès lors indiqué pour être, en quelque sorte, la gare de triage et de répartition du commerce des deux mondes?
- Puissent ces observations, qui se présentaient d’elles-mêmes à l’esprit du visiteur, et que l’on entendait exprimer à chaque pas dans ces galeries de l’exposition des ressources de nos Ports de commerce, puissent ces réflexions avoir pénétré profondément dans l’esprit des intéressés!
- Elles porteront leurs fruits pour l’avenir, et l’exposition de la berge de la Seine en 1878 n’aura pas été sans utilité.
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- NOTICE
- SUR
- L’EXPOSITION DE L’ART HISTORIQUE ANCIEN ET DE L’ETHNOGRAPHIE DES PEUPLES ÉTRANGERS À L’EUROPE.
- La Commission supérieure avait compris dans son programme une exposition ethnologique et archéologique; elle avait, de plus, indiqué que, pour des raisons de convenance et de sécurité, cette exposition devrait être isolée des autres et placée dans le palais à édifier au Trocadéro.
- Adoptant cet avis, M. le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, sur la proposition du Commissaire général, et par arrêtés en date des 16 et 25 janvier 1877, traça le programme et désigna le personnel de l’exposition dont il s’agit.
- 11 la plaça sous la direction de M. Adrien de Longpérier, membre de l’Institut, auquel M. G. Schlumberger fut adjoint en qualité de secrétaire général.
- Une Commission d’admission et de classification fut également constituée, et ses membres furent répartis entre les dix sections qui se partageaient l’ensemble des objets à exposer, savoir :
- ir0 Section. Art primitif et antiquités des Gaules. — Président: M. Alexandre Bertrand, conservateur du musée de Saint-Germain.
- 2e Section. Sculpture antique du Moyen Age et de la Renaissance,— Président; M. Barbet de Jouy, conservateur au Louvre,
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- 3e Section. Numismatique gauloise et du Moyen Age, médaillons, sigillographie. — Président: M. de Saulcy, membre de l’Inslitut.
- kc Section. Céramique Moyen Age, Renaissance, faïences, porcelaines. — Président: M. le baron Alphonse de Rothschild.
- 5e Section. Manuscrits, livres incunables, dessins et reliures. — Président: M. Alf. Maüry, directeur général des Archives.
- 6° Section. Armes et armures. — Président : le colonel Le Clerc, conservateur du musée d’artillerie.
- 7° Section. Orfèvrerie, ivoires, cristaux, bijoux. — Président: M. le baron Gustave de Rothschild.
- 8e Section. Ameublements, étoffes, tapisseries, etc. — Président: M. Léopold Double, ancien officier d’artillerie.
- 9e Section. Ethnographie des peuples étrangers à l’Europe. — Président: M. Alphonse Pinard.
- io° Section. Instruments anciens de musique.— Président: M. Ambroise Thomas , membre de l’Institut.
- Si l’on ajoute aux personnes ci-dessus désignées 71 membres pour la Commission et un nombre très considérable de correspondants, tous pris parmi les érudits et les amateurs les plus distingués, on se fera une idée des forces qui étaient groupées sous la savante direction de M. de Long-périer. Aucun pays étranger n’aurait pu en fournir l’équivalent.
- L’emplacement assigné à l’exposition historique de l’art ancien et de l’ethnographie se composait :
- i° Des deux galeries circulaires qui s’étendent de chaque côté de la grande salle du Trocadéro jusqu’aux pavillons des extrémités;
- 20 Des galeries ouvertes qui les bordent du côté de la Seine, et qui servaient de dégagements;
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- 3° D’une salle placée au premier étage, en arrière de la salle des Fêtes, du côté de la place du Roi-de-Rome.
- Chacune des galeries circulaires présentait une surface de a,4oo mètres carrés, soit, pour les deux, ô,8oo mètres carrés.
- La salle du premier étage mesurait 375 mètres carrés. Le total de la surface occupée était donc de 5,175 mètres carrés. '
- Les surfaces murales étaient encore plus importantes.
- Ces espaces étaient très considérables; ils ne l’ont pas été trop, bien s’en faut. Malgré les difficultés de toute nature que l’on a eu à vaincre, les embarras, les hésitations d’un grand nombre d’exposants, nos galeries ont été complètement remplies par une collection de merveilles empruntées à toutes les périodes de l’art et de l’histoire. On n’espérait pas autant, et il eût été difficile d’avoir mieux.
- L’aile droite (côté de Paris) était consacrée à l’exposition de l’art ancien; l’aile gauche (côté de Passy), à l’ethnographie; enfin la salle située vers le centre a reçu les œuvres d’art de l’Orient.
- Ces salles ou galeries étaient isolées du reste du palais par de solides fermetures métalliques, et surveillées d’une manière tout à fait exceptionnelle. L’Administration s’y était formellement engagée par l’article 3 du règlement spécial. Grâce aux précautions qui ont été prises, il n’y a eu ni vol, ni accident, et l’on a pu rendre intacts à leurs propriétaires les trésors dont ils avaient bien voulu se dessaisir momentanément en notre faveur.
- Du dispositif adopté pour le local et les aménagements de l’exposition, nous ne signalerons ici que quelques points
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- de détail, en commençant par ceux qui ont prêté à la critique.
- Tout d’abord, nous devons mentionner la forme courbe des galeries. Elle était commandée par les exigences de l’aspect extérieur du monument; mais elle a créé, surtout vers les extrémités, des difficultés d’installation et des pertes d’espace dont on s’est vivement plaint. Cependant ce défaut était racheté par quelques avantages : l’aspect de l’Exposition était plus varié qu’il n’eût pu l’être avec des galeries absolument droites.
- Nos galeries ont été froides au printemps et très chaudes en été. Ces deux inconvénients peuvent être aisément corrigés par l’établissement d’un calorifère et d’un ventilateur.
- Les vélums qui tamisaient la lumière des vitres de la toiture n’étaient pas, à ce qu’il paraît, tout à fait suffisants. Enfin le dallage en ciment avait fini par prendre une teinte d’un blanc un peu criard qui s’harmonisait médiocrement avec les tentures, les vitrines et le mobilier.
- Ce sont encore des défauts, aujourd’hui faciles à faire disparaître, mais auxquels il nous était difficile, dans le moment où ils ont été signalés, de porter remède sans troubler les installations.
- Le cloisonnement et la division en salles ont été, au contraire, fort bien réussis. Les cloisons ne dépassaient point la hauteur des vitrines, et permettaient d’apercevoir en son entier la charpente élégante des combles.
- Enfin, pour les vitrines, on avait conservé les modèles de 1867, et créé trois types, savoir: les vitrines murales, les étagères et les tables. Dans chaque type, on avait admis deux longueurs différentes. Ce dispositif a été fort apprécié.
- Nos galeries nnt, reçu plus de ûo,ooo objets d’art de
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- ART HISTORIQUE ANCIEN, toute provenance, de toute époque, de toute nature et de toute valeur. On comprend aisément que la réception de ces objets, leur déballage, leur enregistrement et classement méthodiques, leur mise en place, aient exigé bien du temps. On ne pouvait, comme dans le reste de l’Exposition, augmenter à volonté le personnel. Il ne fallait, pour manier ces trésors, que des hommes expérimentés, prudents et sûrs; aussi, malgré les efforts soutenus de MM. de Longpérier et Schlumberger, malgré l’intervention directe des grands exposants, comme MM. le prince Gzartoriski, Basilewski, Spitzer et autres, qui ont bien voulu organiser eux-mêmes leurs splendides expositions, les galeries n’ont pu être livrées au public que le 8 juin. Mais, à partir de cette époque jusqu’à la clôture, elles ont toujours été envahies par une foule avide de contempler cette incomparable réunion d’œuvres d’art. Le succès a été complet.
- Après la clôture, il a fallu songer à restituer à leurs propriétaires les objets qu’ils nous avaient prêtés. En raison du grand nombre de ces objets et des soins qu’ils exigeaient, ce n’était pas besogne commode. Elle a été compliquée par une difficulté à laquelle personne ne s’était attendu.
- Nombre de nos exposants, grands personnages et fort riches, étaient en voyage ou à la campagne, et ne se souciaient pas de se déranger pour reprendre ou recevoir ce qu’ils nous avaient confié et qu’ils savaient être en parfaite sûreté en nos mains. Nous avons dû leur faire comprendre, avec tous les ménagements auxquels ils avaient droit, que nous avions grande hâte de nous décharger de la responsabilité que nous avions acceptée. Tout s’est arrangé à la commune satisfaction, et nos galeries sont redevenues désertes. Nous n’avons eu à enregistrer qu’un seul accident. Un vase de
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- faïence a été brisé; mais nous avons pu, grâce à la parfaite obligeance de son propriétaire, M. Gotteau, d’Auxerre, éviter tout litige. 11 a accepté de bonne grâce la compensation que nous nous sommes empressés de lui offrir.
- Les dépenses spéciales à cette importante partie de l’Exposition se sont élevées à la somme de 35/1,892 fr. 3o c., constituée comme suit:
- Vélums............................ 1 A, 6 3 o1 58
- Fermetures et arrangements........ 43,635 36
- Vitrines en location.............. 941,1/47 89
- Frais de transport, aller et retour, des
- objets, emballage et réexpédition. . 55,478 54
- Total pareil........ 354,893o
- Ces frais ne comprennent ni le personnel ni les travaux de construction proprement dits.
- Nous ne pouvons terminer cette notice sans jeter un coup d’œil rapide sur la belle exposition dont nous venons de retracer l’histoire administrative. Nous ne nous arrêterons qu’aux grandes lignes, laissant à de plus autorisés que nous le soin de faire, s’ils le jugent convenable, l’examen artistique de toutes les merveilles qui s’étaient donné rendez-vous dans nos galeries.
- Nous commencerons par l’exposition rétrospective, qui était de beaucoup la plus remarquable. Elle avait été entièrement garnie par les collectionneurs français.
- On y accédait par le pavillon terminal de l’aile droite du Trocadéro. Le vestibule au rez-de-chaussée renfermait quelques sculptures gallo-romaines. L’escalier qui fai-
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- sait suite était orné de tentures dont quelques-unes, du xive et du xve siècle, étaient très remarquables.
- La salle n° 1, au pavillon d’entrée, renfermait les œuvres préhistoriques, les antiquités lacustres, celtiques et gallo-romaines. Elle ouvrait la série chronologique et formait la transition entre l’exposition d’anthropologie, dont elle pouvait être considérée comme le dernier terme, et l’exposition des arts, dont elle montrait les débuts. Par les dessins d’animaux et les vestiges de sépultures, de mobilier, d’armes et de bijoux quelle renfermait, elle se rattachait très nettement à notre galerie historique.
- La salle n° 2 renfermait principalement les antiquités grecques et romaines. Elle attirait vivement l’attention par les objets en bronze si curieux provenant des fouilles exécutées àDodone, et surtout par les charmantes statuettes de Tanagra, qui révélaient un côté jusqu’alors peu connu de l’art ancien. Correctes et décentes de formes, ces statuettes semblaient déjà animées par un premier souffle de l’inspiration chrétienne.
- Une seule collection, celle de M. Gréau, occupait la salle n° 3. On y retrouvait les statuettes de Tanagra, puis les vases à reliefs et appliques de l’Apulie, des bas-reliefs assyriens, des verreries et antiquités de Tarse, des bronzes et figurines de l’Asie Mineure.
- La salle n° k était consacrée au Moyen Age. Des tissus aux nuances amorties, des orfèvreries un peu noircies, des émaux sombres, des enluminures et miniatures de manuscrits, des sculptures peintes, quelques vieux meubles, etc., le tout ombré par les siècles et présentant, avec ce certificat d’ancienneté, un aspect vénérable.
- Dans la salle n° 5, consacrée à la collection Basilewski, le
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- Moyen Age se continue et la Renaissance commence. Plus chaude et plus variée de teintes, elle renferme des terres de Bernard de Palissy, des émaux du Moyen Age, des plats italiens, des ivoires, des bronzes, des armes, des orfèvreries d’église, le tout merveilleusement assorti.
- La salle n° 6, sacrifiée en partie au bureau du Commissariat, renfermait une remarquable collection de médailles françaises et quelques beaux bustes en bronze.
- Les salles nos 7 et 8 étaient consacrées aux xvc et xvic siècles. L’art s’y montrait plus vivant et animé. La Renaissance s’y épanouissait : marbres, verreries, bronzes, émaux, bijoux, bustes et portraits, lampes de mosquées, bas-reliefs, faïences italiennes et françaises, manuscrits à peinture, de tous côtés sollicitaient la curiosité et éblouissaient les yeux. De magnifiques tapisseries françaises tissées d’or et d’argent garnissaient les murs et complétaient cette magnifique exposition, qui était la joie des amateurs.
- La salle n° 9 faisait contraste par la sévérité de son aspect métallique. Elle renfermait la célèbre collection d’armes et d’instruments de physique de M. Spitzer.
- Dans la salle n° 10, 011 remarquait une belle réunion de curiosités judaïques: des statuettes, des meubles, des armes, des peintures et par-dessus tout des tapisseries flamandes exécutées d’après les compositions de Jules Romain.
- La Pologne était représentée dans la salle n° 11 par le musée du au prince Czartoriski et à quelques-uns de ses compatriotes. Des armes, des harnachements, d’immenses orfèvreries, des bijoux, des portraits peints, des céramiques de Varsovie, nous montraient cet art polonais, qui paraît avoir plus emprunté à l’Allemagne qu’à l’Orient.
- Dans les salles n09 12 et 13, on remarquait de belles col-
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- lections d’épées, de casques, d’éperons, clétriers et pièces analogues.
- La salle n° i h était surtout consacrée aux xvic et xvnu siècles; cependant elle comprenait aussi quelques objets appartenant aux xve et xvmc siècles. C’était un monde d’objets fins, gracieux, destinés aux femmes ou inspirés par elles: boîtes, bonbonnières, bijoux, montres, éventails, orfèvreries, miniatures, etc., tout ce qui faisait l’ornement du petit salon ou d’un boudoir s’y rencontrait. On y pouvait signaler également de belles faïences de Rouen, des vases remarquables et de grands meubles. On y retrouvait enfin, non sans quelque étonnement, la bibliothèque deM. Didot. Il est vrai de dire que pareille collection de beaux livres est bienvenue partout.
- Enfin la salle n° i5, consacrée principalement aux instruments de musique et qui en renfermait de très curieux, était complétée par une foule de bijoux, portraits, bustes, porcelaines, reliures, etc., et autres petites merveilles, que les connaisseurs ne se lassaient pas d’admirer.
- Dans cette course rapide à travers les trésors que nous ont laissés nos ancêtres de toutes les époques, nous nous sommes arrêtés au seuil du xixe siècle. Nos règlements ne nous permettaient pas de le franchir, et nous n’y avions pas grand intérêt.
- Nous aurions pu, en acceptant les œuvres vraiment remarquables qui nous étaient offertes de tous côtés, meubler encore quelques nouvelles salles, doubler même nos galeries; mais l’espace, le temps et l’argent nous manquaient également, et nous avons dû y renoncer. Du reste, il n’y a pas heu de le regretter. Notre exposition rétrospective, telle qu’elle a été constituée, portait déjà l’empreinte de ce ca-
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- ractère excessif qui a été le trait dominant de notre œuvre en 1878. Elle dépassait les forces d’examen et de réflexion que l’on peut demander aux esprits les plus vigoureux, aux amateurs les plus intrépides.
- L’exposition ethnographique occupait la galerie de gauche tout entière. En y pénétrant par le vestibule du centre, 011 rencontrait d’abord une salle consacrée à l’Egypte équatoriale. Quelques armes, des tambours, des dents d’éléphant, des panaches et le fauteuil plus que modeste du grand roi Mtéra en constituaient tout le mobilier.
- L’Egypte moderne ne méritait pas davantage de retenir longtemps le visiteur dans le deuxième salon. Tout y portait l’empreinte d’une affligeante et profonde décadence.
- Mais dans la 3e salle, l’antique Egypte des Pharaons apparaissait représentéepar les plus beaux spécimens empruntés au musée de Boulaq. On y retrouvait les restes vénérables de tous les arts et de toutes les industries qui se sont constitués sur les bords du Nil, pour de là se répandre dans le monde entier.
- Depuis l’âge de pierre jusqu’à la période Saïte, qui a été à peine inférieure à la grande époque du Parthénon, la série était continue, et les objets groupés par Mariette-bey avec un art parfait éveillaient tout un monde d’idées et de rapprochements.
- La salle consacrée à l’Egypte des califes montrait ce qu’ont été l’art et l’industrie à cette époque. Il s’y trouvait assurément de beaux objets d’orfèvrerie, des armes très remarquables, mais rien qui pût répondre à l’idée de grand luxe et de merveilleuse habileté que les exagérations des écrivains de l’Orient ont laissée dans notre esprit.
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- Entre deux salles consacrées à la Chine et au Japon, et où se presse une foule d’objets curieux : statuettes, grands vases de porcelaine, paravents, sculptures en ivoire, armures, boîtes de laque, etc., apparaissent les pièces rapportées du Cambodge par M. je lieutenant de vaisseau Delaporte. Cette collection, qui nous a été confiée par le musée de Compiègne, est assurément fort curieuse au point de vue ethnographique, unique même en Europe par son origine, mais paraît de nature à intéresser beaucoup plus les savants que les hommes de fart.
- On pourrait en dire autant de la salle où l’on a réuni les objets provenant du Pérou, du Mexique et de l’Afrique; cependant on doit faire une exception en faveur de certains vases en poterie d’origine péruvienne et des peintures chrétiennes d’Ethiopie, présentant un aspect tout à fait byzantin, et des filigranes d’or des Ashantis. Pour le reste, une formdable variété de massues, casse-tête, lances, flèches, panaches, etc., suffit à témoigner de l’état barbare et rudimentaire des peuplades auxquelles on l’a empruntée.
- L’exposition Belge constituait une sorte de petit musée historique où l’on pouvait remarquer de belles tentures, des instruments de musique, des boiseries, des sceaux, monnaies et médailles, ainsi que des orfèvreries provenant des anciennes confréries d’arbalétriers.
- Dans la partie Espagnole, qui lui faisait suite et qui était disposée d’une manière plus pompeuse, les visiteurs s’arrêtaient surtout devant les armures de Charles-Quint, de don Juan d’Autriche, de Christophe Colomb, de Boabdil, d’Ali-pacha et d’un certain nombre d’hommes célèbres. Les amateurs, de leur côté, admiraient les merveilles de ciselure, de
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- repoussé, de damasquiné, qui faisaient de quelques-unes des armes exposées de véritables objets d’art.
- Dans l’exposition de Suède, installée au pavillon extrême, on avait représenté avec un goût très réel un certain nombre de scènes de la vie domestique. L’exactitude des costumes et le modelé des figures donnaient un vif intérêt à ces tableaux, devant lesquels s’arrêtaient toujours un grand nombre de curieux.
- La salle Orientale renfermait de belles collections d’armes, de tapis, de vases, des coffrets, des lampes, quelques manuscrits des xvc, xvic et xvne siècles, des peintures persanes et hindoues modernes. L’impression que laissait aux gens de l’art cette collection, cependant très remarquable, c’est que l’art oriental a été bien surfait, alors qu’on le connaissait peu, et qu’en réalité, il le cède de tous points au grand art de l’Occident.
- Nous ne pouvons mieux terminer cette notice qu’en empruntant quelques lignes à l’ouvrage publié W par M. de Liesville,un de nos principaux et plus utiles collaborateurs.
- cc II ne sera peut-être plus donné à notre époque de montrer une pareille réunion de splendeurs artistiques. 11 semble que l’effort tenté en 1878 a atteint l’extrême limite du possible, et que toute tentative nouvelle aura peine à dépasser celle-ci, si même elle parvient à l’égaler. Nous ne prétendons pas cependant que l’avenir ne puisse faire encore mieux que nous n’avons fait, mais nous lui avons donné du moins l’exemple du grand, et il n’effacera pas les traces de nos efforts, car ils auront fixé le cadre où il évoluera.!?
- (1) Coup d’œil général sur l’Exposition historique de l’art ancien.
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- NOTICE
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- L’EXPOSITION DES PORTRAITS NATIONAUX.
- A la date du icr février 1877, le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts arrêtait, sur la proposition du Directeur des beaux-arts, qu’une exposition des Portraits nationaux serait organisée en 1878.
- Frappé de l’intérêt que pourrait offrir une réunion de portraits historiques français, le Commissaire général de l’Exposition universelle voulut bien consacrer à les recevoir la première des vastes galeries destinées aux beaux-arts, et obtint qu’un crédit de 60,000 francs fut ouvert pour faire face aux frais d’installation et de transport des œuvres d’art admises à faire partie de cette exposition.
- L’exemple de l’Angleterre, qui à trois reprises, en 1866, 1867 et 1868, a placé sous les yeux du public, avec un succès si grand, une suite d’images authentiques de ses illustrations nationales, encourageait d’ailleurs à tenter cette innovation. On avait tout lieu de croire que les lettrés et les curieux qu’avaient attirés les collections du South Kensington Muséum se sentiraient appelés vers le palais du Champ de Mars, et nulle occasion ne pouvait s’offrir plus belle d’associer le passé de la France au succès de l’Exposition universelle organisée par le Gouvernement de la République.
- La Commission de l’inventaire général des richesses d’art
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- de la France, dont le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts avait pu éprouver le zèle laborieux et la haute compétence, voulut bien se charger de préparer cette exposition.
- La tâche ne laissait pas que d’être considérable. En effet, pour que la réunion projetée de portraits et de sujets iconographiques fut digne de représenter à la fois et l’histoire de notre pays et l’histoire de notre école, sans rien distraire de nos grandes collections du Louvre et de Versailles, appelées à recevoir, en 1878, des visiteurs de l’Europe entière, la Commission de l’inventaire devait faire appel au patriotisme des municipalités provinciales, des autorités diocésaines, des collectionneurs et des descendants des familles illustres.
- En présence des œuvres elles-mêmes, le travail que leur choix entraînait allait être des plus délicats; il nécessiterait en même temps le goût dans l’appréciation de l’ouvrage, la sévérité dans la désignation du modèle, et, avant toute chose, une active recherche des peintures, sculptures, dessins, tapisseries, miniatures et médaillons entre lesquels il s’agirait d’opter»
- La Commission s’occupa d’abord d’établir un règlement spécial. (Voir t. II, pièce annexe n° 2 5.)
- Après avoir arrêté que l’exposition comprendrait des portraits historiques français depuis les origines jusqu’à i83o environ, la Commission décida qu’elle respecterait les attributions indiquées par les possesseurs, mais sans en prendre la responsabilité.
- Il fut en outre établi qu’on pourrait admettre les œuvres des peintres de second ordre représentant des personnages de distinction, et qu’il serait donné place aux œuvres d’ar-
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- tistes éminents, lors même que leurs modèles n’auraient pas joui d’une grande notoriété. Cette décision de la Commission n’aura pas été sans profit pour notre histoire nationale. Tel portrait, exposé en raison de son seul mérite artistique, a été reconnu pour Tunage authentique de quelque illustration française.
- Enfin, la Commission de l’inventaire a ouvert sa collection aux portraits d’étrangers, dès lors que le personnage représenté se rattachait, par quelque événement de sa vie, à nos annales politiques, littéraires ou artistiques.
- Depuis le mois de mars 1877 jusqu’à la veille de l’ouverture de l’Exposition universelle, la Commission s’est réunie chaque semaine. L’impulsion vigoureuse quelle avait donnée à ses recherches la mit promptement sur la trace de quinze cents portraits. Elle dut limiter son choix aux meilleures toiles, à celles dont l’authenticité paraissait le mieux établie. C’est ainsi quelle a prononcé l’admission de plus de neuf cents œuvres, peintures, sculptures, tapisseries, émaux, dessins, etc.
- En avril 1878, les envois des propriétaires de tableaux se succédaient avec rapidité; déjà commençait l’aménagement des premières salles de la galerie médiane du Champ de Mars, qui avaient été désignées pour recevoir les portraits nationaux. Mais, d’une part, l’adhésion tardive de l’Allemagne à l’Exposition universelle, de l’autre, l’obligation flatteuse pour nous de faire une place d’honneur à notre école de sculpture, vinrent modifier, à la dernière heure, l’économie de la galerie des beaux-arts.
- Il fut décidé que l’exposition des Portraits nationaux serait transférée auTrocadéro. Le caractère rétrospectif de cette collection semblait d’ailleurs marquer sa place dans le voi-
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES, sinage des galeries historiques, où ont figuré tant d’œuvres remarquables se rattachant au Moyen Age, à la Renaissance et aux temps modernes.
- Au Trocadéro, comme au Champ de Mars, l’espace avait été disputé. Les seules parois demeurées libres et susceptibles de recevoir des tableaux étaient celles de la salle des conférences et de la salle des congrès. Encore devenait-il nécessaire d’en masquer les baies par des cloisons, d’atténuer la lumière à l’aide de vélums, de tendre des draperies aux tons mats, destinées à donner plus de relief aux peintures qu’on voulait exposer. Mais ces préparatifs allaient être entravés par des séances de tout genre, dont la date, fixée depuis longtemps, ne souffrait pas de retards. C’est ainsi que les portraits nationaux, transportés tout d’abord au garde-meuble, ne sont entrés au Trocadéro que par petits groupes, entre deux conférences. Ce n’est qu’après la clôture des congrès et conférences, c’est-à-dire à la fin de septembre, qu’il a été possible d’organiser librement une exposition que le public était impatient de visiter.
- Le 8 octobre, les derniers portraits restés au garde-meuble prenaient place au Trocadéro. Immédiatement le Directeur général des beaux-arts s’occupa de faire rédiger le catalogue. Sans perdre de vue que le caractère d’un livret est d’être concis, on a tenu cependant à ce que chaque œuvre exposée dans les salles des Portraits nationaux fût décrite avec soin; que ses dimensions et sa provenance fussent indiquées. De même on a relevé les inscriptions qui accompagnent certaines œuvres et qui sont parfois le meilleur témoignage de leur origine. Enfin on a mentionné les gravures, lithographies, etc., exécutées d’après les portraits exposés.
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- Pour plus de clarté, le catalogue a été partagé en six divisions principales :
- i° Portraits nationaux du xie au xvie siècle;
- 2° Portraits nationaux du xvie siècle;
- 3° Portraits nationaux du xvne siècle ;
- 4° Portraits nationaux du xviue siècle;
- 5° Portraits nationaux du xixe siècle;
- 6° Inconnus du xve au xixe siècle.
- En outre, chacune des 2e, 3e, 4e et 5e catégories comprenait sept subdivisions, savoir :
- 1. Gouvernement : personnages politiques.
- IL Armée.
- III. Magistrats, jurisconsultes.
- IV. Clergé.
- V. Philosophes, poètes, écrivains, savants.
- VI. Artistes.
- VII. Personnages divers.
- Les dépenses d’organisation de l’exposition des Portraits nationaux, y compris les frais de transport, aller et retour, et d’emballage des œuvres d’art dont la Commission avait sollicité elle-même le prêt, ainsi que les frais de publication du catalogue, se sont élevées à la somme de 56,ooo francs environ.
- La Commission de l’inventaire était composée comme suit :
- M. le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, président; MM. le marquis de Ciiemevières, directeur des beaux-arts, vice-président;
- Reiset, directeur des musées nationaux, vice-président;
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- MM. Boeswilwald, archilecte, inspecteur général des monuments historiques;
- Chabouillet, conservateur sous-directeur du département des médailles à la Bibliothèque nationale;
- Chéron, bibliothécaire à la Bibliothèque nationale;
- Clément de Ris (comte), conservateur du musée de Versailles;
- Cousin (Jules), bibliothécaire de la ville de Paris;
- Darcel , administrateur des Gobelins ;
- Delaborde (vicomte Henri), secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts, conservateur sous-directeur du dépôt des estampes à la Bibliothèque nationale;
- Gentil (Arthur), ancien secrétaire de la Commission des beaux-arts ;
- Gruyer (A.), membre de l’Institut, inspecteur des beaux-arts;
- Guiffrey (J.-J.), archiviste aux Archives nationales;
- de Guilhermy, conseiller à la Cour des comptes ;
- Lafenestre (Georges), chef de bureau à la direction des beaux-arts ;
- Louvrier de Cajolais, président de la Commission consultative à l’Union centrale des arts;
- Mantz (Paul), chef de bureau au Ministère de l’Intérieur;
- Michaux, chef de la division des beaux-arts à la Préfecture de la Seine ;
- de Montaiglon, professeur à l’École des chartes;
- Quiciierat, directeur de l’École des chartes;
- de Ronciiaud (Louis), inspecteur des beaux-arts;
- de Saint-Victor, inspecteur des beaux-arts;
- Servaux, chef de division adjoint au Ministère de l’Instruction publique;
- de Sommerard , directeur du Musée des Thermes et de l’Hôtel de Cluny;
- de Watteville (baron Oscar), chef de la division des sciences et lettres au Ministère de l'Instruction publique;
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- M. Jouin (Henri), attaché à la direction des beaux-arts, charge' du service de l’inventaire, secrétaire;
- M. Jamain (Joseph), attaché à la direction des beaux-arts, secrétaire adjoint.
- Un décret en date du 18 octobre-1878 a modifié comme suit la composition de la Commission de l’inventaire :
- M. Guillaume (Eugène), membre de l’Institut, directeur général des beaux-arts, a été nommé premier vice-président, en remplacement de M. le marquis de Chennevières.
- M. Comte (Jules), chef de bureau de l’enseignement à la direction générale des beaux-arts, a été nommé secrétaire, en remplacement de M. Jouin, nommé archiviste.
- M. Dreyfus (Gustave) a remplacé M. de Guiihermy, décédé.
- Il serait difficile de distinguer entre les membres de la Commission de l’inventaire ceux qui ont le plus contribué à la préparation de l’exposition des Portraits nationaux. S’il en est parmi eux que leurs relations personnelles mettaient en mesure de signaler des œuvres de choix dans les collections particulières, d’autres s’empressaient de se rendre au domicile des propriétaires, pour prononcer l’admission ou le rejet des innombrables ouvrages qui, pendant une année, furent spontanément proposés à la Commission. L’honneur de cette organisation appartient donc à égal titre à chacun des membres de la Commission de l’inventaire.
- Les obstacles imprévus qui vinrent entraver l’installation des œuvres prêtées exigèrent un bon vouloir et une persévérance prolongés de ceux des membres de la Commission qui avaient accepté la tâche de veiller à l’aménagement des galeries.
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- Aussitôt que l’Exposition universelle eut fermé ses portes, le directeur général des beaux-arts s’empressa de faire rendre à leurs propriétaires les œuvres exposées dans les galeries des Portraits nationaux. Cette opération, qui ne laissait pas que de présenter de sérieuses difficultés, a été terminée à la satisfaction générale.
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- NOTICE
- SUR
- L’EXPOSITION DES SCIENCES ANTHROPOLOGIQUES.
- Il y a vingt ans à peine, comme Ta dit M. le docteur Broca dans son discours d’ouverture du Congrès, l’anthropologie était une science peu connue, cherchant encore sa voie, et possédant à peine un nom. Les quelques savants qui lui consacraient leurs loisirs manquaient de moyens d’études, travaillaient sans contrôle, écrivaient sans public et parlaient sans écho. Lorsque, par hasard, quelque question se rattachant à leurs études était exploitée au profit d’un parti politique, ce mouvement factice durait juste autant que l’agitation extrascientifique qui l’avait provoqué.
- Dans ces derniers temps, il n’en était plus de même. Elargissant son programme, l’anthropologie avait pris essor dans toutes les directions avec une vigueur et une rapidité presque sans exemple dans l’histoire des sciences. Elle était représentée dans presque tous les pays de l’Europe par des sociétés dont les membres se comptaient par milliers; elle constituait une section spéciale dans plusieurs académies et tenait sa place dans tous les congrès généraux.
- Elle avait, en outre, ses propres congrès, les uns embrassant l’ensemble de son programme, les autres limités à l’une de ses branches. Elle possédait de nombreux journaux, des musées publics ou particuliers, plusieurs laboratoires et des chaires officielles; elle avait enfin à Paris, depuis deux ans,
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES, une école publique où les matières d’un enseignement à la fois théorique et pratique étaient réparties en six chaires distinctes, et où affluaient des auditeurs sérieux et assidus.
- Sa place était donc marquée à l’Exposition universelle de 1878.
- Dès le 11 janvier 1877, le comité central de la Société d’anthropologie de Paris proposait l’organisation d’une exposition internationale des sciences anthropologiques, et nommait une Commission d’initiative chargée d’en étudier les voies et moyens. Le 18 janvier suivant, la Société d’anthropologie ratifiait les délibérations de son comité directeur, et la Commission d’initiative pour l’exposition était constituée.
- En s’efforçant de réunir les riches collections dispersées dans tous les pays civilisés, et qui jusqu’alors étaient restées inaccessibles à la plupart des savants, la Commission se proposait surtout de régulariser les procédés de description, de mensuration ou de représentation, de manière à rendre comparables entre eux les faits constatés par les divers observateurs. Elle avait donc pour but de rendre service à la science plutôt que de fournir un spectacle au public.
- Cette Commission se mit immédiatement en rapport avec le Commissaire général de l’Exposition, qui lui fit l’accueil le plus encourageant. Sur sa proposition, le Ministre de l’Agriculture et du Commerce décida, à la date du 29 mars, qu’une exposition des sciences anthropologiques serait ouverte, du ier mai au Bi octobre 1878, dans les locaux de l’Exposition universelle, et que l’organisation aussi bien que l’installation de cette exposition seraient confiées à la Société d’anthropologie. C’était affirmer clairement que le but qu’on poursuivait était avant tout scientifique.
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- Gomme complément de l’arrêté ministériel, un règlement spécial concernant l’exposition des sciences anthropologiques parut au Journal officiel du 1 k août 1877.
- Aux termes de l’article premier de ce règlement, l’exposition dont il s’agit devait avoir lieu dans la galerie à deux étages qui entoure le pavillon central de l’édifice construit au Trocadéro. Des difficultés pratiques ayant fait renoncer à ce premier emplacement, il fut question d’affecter aux sciences anthropologiques le foyer de la salle des Fêtes. Mais bientôt, en raison de la multiplicité et de l’importance des envois, ce vaste espace parut trop exigu. Sur la proposition de M. Viollet-le-Duc, le Conseil municipal de Paris intervint alors et mit à la disposition du Commissaire général, pour servir à l’aménagement de l’exposition des sciences anthropologiques, un terrain mesurant ô,5oo mètres de superficie, mais situé un peu en dehors des enceintes de l’Exposition. La Commission d’organisation, qui tenait avant tout à pouvoir loger convenablement les belles collections que les nations étrangères voulaient lui confier, s’empressa d’accepter ce nouvel emplacement et d’y effectuer son installation.
- Par les soins du service des travaux, un vaste hangar, ayant 90 mètres de long sur i5 mètres de large, s’éleva sur le terrain concédé par la ville de Paris.
- Le Commissaire général voulut, en outre, témoigner de l’intérêt qu’il portait aux progrès d’une science jeune encore, mais déjà féconde en grands résultats, en accordant des subventions pour l’installation des vitrines, les frais de gardiennage et la publication clu catalogue.
- Pour activer l’installation, les membres de la Commission se divisèrent la besogne. L’un d’eux se chargea de tout ce
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- qui concernait les sociétés d’anthropologie; un autre, des questions afférentes à l’enseignement; d’autres se consacrèrent à l’ethnologie, à la bibliographie, à l’anthropologie linguistique; d’autres encore, à la contribution des arts à l’anthropologie. La craniologie, la démographie, la statistique, la géographie médicale et l’archéologie préhistorique eurent aussi leurs commissaires spéciaux.
- Comme clans tous les autres groupes, l’exposition des sciences anthropologiques était partagée en section française et sections étrangères. On avait en outre autorisé les sociétés françaises et étrangères à former une exposition spéciale, dans laquelle on remarquait les tableaux statistiques du développement des diverses sociétés d’anthropologie, leurs diplômes, leurs médailles, et où se trouvait la magnifique collection de la Société d’anthropologie et d’ethnographie polonaise de Paris, qui, à elle seule, justifiait la mesure d’exception prise en faveur des sociétés anthropologiques.
- La section française comprenait la France et l’Algérie.
- Pour la France, on avait adopté une classification basée sur la diversité des sciences qui se rattachent à l’anthropologie.
- L’exposition française était divisée en cinq classes. Dans la première, anthropologie générale et biologie, on avait rassemblé tout ce qui concerne l’étude des caractères anatomiques, biologiques et pathologiques considérés corrélativement dans la série animale et dans le groupe humain, selon les temps, les milieux et les races. Dans cette classe apparaissaient les échantillons d’anthropoïdes, les squelettes d’hommes adultes de différentes races, les crânes préhistoriques et autres, comme aussi les préparations, soit par voie de moulage, soit par voie de conservation, résumant, dans
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- toute la classe des mammifères, l’histoire des circonvolutions cérébrales. Enfin y figurait également l’arsenal complet des instruments usités tant en France qu’à l’étranger pour les mensurations du crâne, de la lace, des membres, du tronc, etc.
- La deuxième classe, ethnologie, ethnographie et linguistique, réunissait les spécimens des costumes des différents peuples, des échantillons nombreux d’industries locales : ustensiles, objets d’art, bijoux, tentures, armes de chasse, de parade ou de combat; des collections photographiques de types divers: Autrichiens, Polonais, Kabyles, Américains, Polynésiens, Chinois, etc.; des cartes teintées par régions,langues et dialectes. On y avait savamment groupé tous les objets qui peuvent concourir à déterminer les origines et la route des migrations, révéler entre certains peuples les analogies de mœurs et les affinités de race. On y rencontrait tout ce qui peut établir chez les habitants des diverses contrées les aptitudes maîtresses, les coutumes, le degré et la nature de la civilisation. On avait spécialement cherché à mettre en évidence les tendances régressives ou progressives de l’intellect humain, et fait ressortir les singulières analogies de goût, d’aptitude, de compréhension artistique que l’on rencontre chez des nations qui n’ont, en apparence, aucun rapport entre elles.
- \Janthropologie préhistorique formait la troisième classe. Là étaient groupés tous les vestiges que la science recueille, coordonne et classe, et qui serviront sans doute un jour à écrire l’histoire physique de l’homme et à dissiper les ténèbres qui entourent son berceau.
- Tout ce qui peut constater les commotions telluriques, faire revivre la làune et la flore de ces âges éloignés, nous
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- révéler les industries primitives de nos pères, les premiers rudiments de leur art, l’état de leur constitution sociale, appartenait à cette classe et y était offert à la curiosité et aux méditations du visiteur.
- Dans la quatrième classe, consacrée à la démographie, on rencontrait des tableaux graphiques extrêmement ingénieux et servant à fixer l’étiage des naissances, des mariages et des décès, non seulement pour l’époque présente, mais encore pour toutes celles sur lesquelles on a pu réunir des renseignements suffisamment certains. On pouvait y suivre les mouvements intimes des peuples, et, grâce à ces cartes, qui peignent à l’œil les rapports numériques au moyen desquels on se rend compte des faits sociaux, il était possible, dans une certaine mesure, d’établir quelques prévisions sur l’avenir des populations.
- La cinquième classe enfin, intitulée bibliographie, était formée de la réunion de tous les ouvrages, recueils, livres ou brochures relatifs à l’anthropologie et à toutes les sciences qui s’y rattachent.
- L’Algérie et chacun des seize pays étrangers qui nous avaient confié leurs remarquables collections formaient autant de sections distinctes, dans chacune desquelles étaient méthodiquement rangés les objets appartenant aux cinq classes précédemment énumérées.
- Les nations étrangères avaient envoyé des délégués, qui prêtèrent à l’œuvre commune leur utile concours et veillèrent à l’installation de leurs vitrines et à la réexpédition de leurs précieux dépôts.
- Grâce à tous ces efforts intelligents et dévoués, l’exposition des sciences anthropologiques a pu avoir une importance et un éclat que ses promoteurs eux-mêmes n’anraient
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- pas, à l’origine, osé espérer. Il n’est que juste de signaler ici les savants éminents qui, sous la direction de M. de Quatre-fages, ont accompli ce beau travail, et d’indiquer leur apport spécial dans l’œuvre commune.
- M. Broca se chargea de tout ce qui concernait les sociétés d’anthropologie.
- Les questions afférentes à l’enseignement incombèrent à M. de Ranse.
- MM. Girard de Rialle et Bordier se consacrèrent à l’ethnologie; MM. Dureau et Gollineau, à la bibliographie; M. Hovelacque, aux sujets ayant trait à l’anthropologie linguistique.
- La contribution des arts à l’anthropologie regarda spécialement M. Viollet-le-Duc; l’anthropologie générale et la craniologie, M. Topinard; la démographie, la statistique, la géographie médicale, MM. Bertillon et Ghervin.
- Quant à l’archéologie préhistorique, elle fut, avec le concours de M. Cartailhac pour l’époque des dolmens, le concours de M. Chantre pour l’origine des métaux et celui de M. Henry pour l’anthropologie de l’Algérie, le lot de M. G. de Mortillet.
- L’Autriche-Hongrie représentée par M. Von Luschan, le Danemark par M. Sophus Muller, l’Espagne par M. Tubino, la Finlande par M. Aspelin, le Portugal par M. Ribeiro, la Russie parM. Anoutchine, ont fourni à l’œuvre commune d’incomparables auxiliaires.
- La Commission des sciences anthropologiques ne recherchait qu’un succès scientifique. Elle a obtenu par surcroît une véritable et très légitime faveur près du public. Malgré le caractère austère de son exposition, les objets peu attrayants : dépouilles humaines, ossements, crânes, etc., * i. 37
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- EXPOSITIONS SPECIALES.
- qui en constituaient une partie,les visiteurs n’ont cessé d’y affluer et d’écouter avec recueillement les explications qui leur étaient données avec une inépuisable complaisance. Ils ont compris qu’il pouvait, qu’il devait y avoir une science anthropologique, quelle avait une grande mission à remplir, celle de nous éclairer sur nos origines et sur un passé que l’on ne soupçonnait pas, il y a quelques années à peine.
- On peut dire que, pour l’ensemble du public, la science anthropologique a pris naissance à l’Exposition de 1878. Cette date restera célèbre dans ses annales.
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- AQUARIUMS.
- La culture des eaux et la recherche de celles de leurs productions qui sont susceptibles d’être appropriées à nos besoins sont encore à l’état rudimentaire. L’homme est loin de tirer des eaux douces et salées tout ce quelles pourraient lui donner, et n’en utilise que fort imparfaitement la faune et la flore. Cependant, si l’on tient compte de l’immense étendue qu’occupent à la surface de notre globe les mers, les lacs et les rivières, on est amené à reconnaître que cette portion de notre domaine peut, si on sait bien en tirer parti, améliorer considérablement les conditions matérielles de notre existence.
- Il importe donc d’appeler l’attention du public sur ces sources de richesses trop délaissées, de montrer comment nous les exploitons aujourd’hui, de laisser entrevoir comment on devra les exploiter un jour, et quels sont les produits que nous pourrons en obtenir par de meilleurs procédés de récolte, de pêche ou d’élevage. C’est à cette pensée que répondaient l’institution de la classe 84 et l’établissement des aquariums.
- Mais pour donner à cette importante partie de l’Exposition tout le développement quelle comportait, il nous aurait fallu plus de temps, d’espace et d’argent que nous n’en avions à notre disposition.
- Assurément, en ce qui concerne l’exploitation des eaux salées, il eût été très utile de faire connaître au public les
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- 580 EXPOSITIONS SPÉCIALES,
- diverses méthodes d’élevage des mollusques comestibles et de divers crustacés, les procédés et engins de la pêche côtière, de la grande pêche, de la poursuite des baleines et des amphibies, les moyens employés pour la préparation, la conservation et le transport des produits obtenus, enfin les récoltes accessoires : coraux, perles, nacres, écailles, sels, varechs, zostères. Mais tout cela eut exigé un immense emplacement, sans parler du temps et des frais.
- L’exploitation des eaux douces, quoique plus restreinte dans son champ d’activité, pouvait aussi donner lieu à d’utiles enseignements. Ici l’homme n’a plus affaire à des êtres dont il ne connaît réellement ni les mœurs ni l’habitat, dont quelques-uns lui apparaissent seulement aux époques de leurs grandes migrations et sur lesquels, par conséquent, son action est très bornée. Les habitants des eaux douces vivent, au contraire, sous nos yeux; nous connaissons leurs mœurs, leurs habitudes, leurs retraites, et nous pouvons espérer, sinon les domestiquer tous, au moins avoir sur leur multiplication et leur élevage une action prépondérante.
- De ce côté encore, les enseignements et les exhibitions de notre aquarium pouvaient avoir une haute importance. Mais là aussi les moyens nous faisaient défaut.
- Bien que nos deux aquariums aient été loin de répondre aux exigences de ce vaste programme, ils ont cependant eu leur utilité, tenu une place honorable dans notre Exposition universelle et réalisé quelques progrès sur leurs devanciers. Il n’est donc pas sans intérêt de rappeler dans une notice spéciale ce qu’ils ont été et quels résultats ils ont produits.
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- AQUARIUMS.
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- Aquarium marin.
- La ville de Paris, pas plus que l’Etat, ne se souciait de conserver un grand aquarium marin établi sur le Champ de Mars ou dans ses dépendances, et dont les frais d’entretien eussent été hors de proportion avec les résultats que l’on pouvait en attendre pour la science et l’industrie. La place d’un semblable établissement est sur nos ports, où il est facile, avec de bien moindres dépenses, de l’approvisionner constamment d’eaû de mer et de poissons. Notre aquarium marin ne devait donc pas, par la force des choses, survivre à l’Exposition, et il fallait, dès lors, lui conserver tous les caractères d’un établissement provisoire.
- La nécessité d’y renouveler fréquemment l’eau de mer, et les difficultés que présentait cet approvisionnement, si l’on n’avait pas recours à la voie fluviale, fixèrent son emplacement sur les bords mêmes de la Seine; on le construisit sur la seule partie dont nous pussions alors disposer, à savoir la berge gauche du fleuve, en face de l’exposition de l’agriculture, à laquelle,à certains égards, il se rattachait.
- Le terre-plein de l’aquarium -était établi à l’altitude de 3o mètres au-dessus du niveau de la mer; cette hauteur suffisait pour le mettre à l’abri des crues de printemps et d’été.
- Sa longueur totale était de iù5 mètres; la partie centrale, sur 100 mètres de longueur, était constituée par une galerie de i5 mètres de largeur, contenant un passage de ùm,5o, bordé d’un côté par les bacs affectés aux poissons, de l’autre, par quatre grands bassins en maçonnerie, plus particulièrement destinés à l’exposition des éleveurs
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- d’huîtres. En amont de cette galerie se trouvaient le logement des gardiens, la machine à gaz et la pompe construites pour agiter l’eau de mer, un bassin destiné aux phoques, et, vers la fin de l’Exposition, un buffet de dégustation des huîtres. En aval, on avait bâti un hangar pour recevoir les appareils de la pêche et de l’ostréiculture. Trois escaliers établissaient la communication entre le terre-plein du quai et les diverses parties de l’aquarium.
- Les bacs furent construits entièrement en bois; ils étaient composés de fermes régulièrement espacées et réunies par un platelage fortement assemblé et serré. Des cloisons transversales partageaient ces bacs en tronçons de h mètres de longueur. A la ligne d’eau, leur largeur était de 3 mètres et leur profondeur de 2 mètres. Chaque tronçon de bac était fermé, du côté de la galerie, par trois glaces de 1 mètre de côté et de om,0 2i d’épaisseur. L’étanchéité des glaces était assurée par des bandes de caoutchouc serrées dans la feuillure d’appui. Les bacs reposaient eux-mêmes sur une fondation en maçonnerie formant un réservoir de 3oo mètres de capacité, destiné à recevoir le trop-plein de l’eau de mer et les fuites qui se faisaient par les joints.
- Les bassins destinés aux huîtres étaient construits en maçonnerie. Ils s’élevaient jusqu’à 1 mètre au-dessus du sol de l’aquarium et étaient remplis de sable jusqu’à om,5o en contre-bas du niveau de l’eau. Ces bassins avaient Am,5o de largeur et y3m,6o de longueur totale. Ils étaient visibles, d’un côté, par des baies ménagées dans la clôture de la galerie, et, de l’autre, du haut d’une petite passerelle longeant le mur du quai.
- Une canalisation en fonte mettait les bassins en commu-
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- nication avec le grand réservoir en maçonnerie, d’où l’eau était elle-même remontée par une pompe dans une rigole qui la déversait d’une hauteur de im,5o dans chacun des bacs. Ce mouvement continu était indispensable pour assurer l’aérage de l’eau de mer et la conserver pure. Il a parfaitement réussi. On l’obtenait au moyen d’une pompe en bois, très rustique, que mettait en marche une machine à gaz (système Lenoir) de trois chevaux de force.
- Si la conservation de l’eau de mer a été facilement assurée au moyen de ce système de mouvement continu, son approvisionnement a présenté de plus sérieuses difficultés. On y avait consacré un chaland de 5oo tonneaux, garni dé" bacs en tôle, et un petit steamer de 80 tonneaux. L’eau de mer était prise au large dans la haie de Seine, et remontée par le fleuve. Mais, en raison des faibles mouillages de la saison d’été, le transport était lent, l’eau s’échauffait, s’altérait dans les bacs et ne reprenait sa transparence et sa pureté première qu’après plusieurs jours d’agitation.
- La question de la nature des récipients à employer pour apporter l’eau de mer avait été vivement discutée, mais sans qu’aucune expérience, aucun argument décisif ait permis de faire un choix absolument rationnel. Les cuves en bois offraient, sous le rapport de la pureté de l’eau, des avantages certains; mais leur imperméabilité ne pouvait être suffisante pour un long parcours. Enduites de goudron, elles conservaient leur eau, seulement elles l’altéraient assez gravement et la rendaient impropre à la conservation des poissons. Les bacs en tôle peinte ou galvanisée présentaient encore plus d’inconvénients. On se résigna, faute de mieux, à se servir de bacs en tôle non peints. La petite quantité de sels de fer que l’eau put dissoudre dans
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- le trajet s’oxyda promptement par l’aération et ne produisit aucun résultat toxique sur la population de l’aquarium.
- Ce procédé, de beaucoup le plus simple, paraît avoir été aussi le moins mauvais de ceux dont on disposait.
- La quantité d’eau de mer apportée à notre aquarium a été de 2,672 mètres cubes. La somme totale dépensée pour cet approvisionnement a été, en y comprenant l’armement des chalands et des steamers, de 88,602 francs, ce qui fait ressortir à 33 francs le prix du mètre cube d’eau rendu dans nos réservoirs.
- Après quelques hésitations causées par la crainte de ne pouvoir conserver en bon état les produits qu’ils nous confieraient, les éleveurs d’huîtres et de moules finirent par se décider à exposer. Rassurés au bout d’un mois par les résultats de cet essai, ils montrèrent le plus grand empressement à venir, et se disputèrent les espaces dont on disposait. En effet, les coquillages de toutes sortes vinrent très bien dans nos réservoirs, s’y développèrent même, au grand étonnement des exposants, et y conservèrent toutes leurs qualités comestibles.
- Il n’en fut pas de même des poissons; la difficulté de les faire arriver en quantité suffisante dépassa toutes les prévisions. Les marchés préparés par l’Administration avec les pêcheurs de la côte furent résiliés après quelques essais de transport par la voie de fer.
- Les achats directs aux pêcheurs de la baie de Seine et le transport par voie d’eau sur nos chalands et steamers ne réussirent pas beaucoup mieux, en raison des chaleurs de l’été et de l’altération de l’eau dans les soutes de nos navires. Bref, après avoir constaté cet insuccès, on dut se borner à concentrer dans deux bacs la population survi-
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- vante, composée de tortues, mulets, soles, raies, plies, poulpes, homards, langoustes, etc. et à abandonner les autres bacs aux ostréiculteurs, qui surent très bien les utiliser. En somme, à part l’exposition des mollusques, le reste ne répondit ni à nos espérances, ni à nos sacrifices, et excita médiocrement l’intérêt du public.
- L’aquarium marin de l’Exposition nous a coûté une somme de 238,758 fr. 29 cent., ainsi répartie :
- Terrassements, maçonnerie et charpentes. . i2/-i,o84ri3c
- Pompe et machine à gaz................... 9,027 2G
- Fourniture des glaces pour cloisons...... 9,196 00
- Fourniture d’eau de mer et de poissons. . . . 92,198 00
- Divers................................... A,2Ô2 90
- Total pareil............ 2B8,758f 29e
- Cet essai paraît prouver que, pour installer un aquarium marin de grandes dimensions, il convient de s’v prendre assez tôt pour pouvoir y faire, avant les chaleurs, les transports cl’eau de mer, de plantes et de poissons. Mais peut-être encore vaudrait-il mieux se borner à la partie véritablement utile de cette sorte d’exposition, et n’y recevoir que des mollusques, huîtres, moules, etc., et les engins de la pêche.
- Quoi qu’on puisse faire, la véritable place d’un grand aquarium marin est sur les bords de la mer, et son installation loin des côtes sera toujours un tour de force plus onéreux que profitable.
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- Aquarium d’eau douce.
- Aux termes des conventions intervenues entre l’État et la ville de Paris, l’aquarium d’eau douce devait être établi dans le parc du Trocadéro et devenir, après l’Exposition, la propriété de la Ville. D’où résultait qu’il devait être construit d’une manière définitive, avec ampleur et élégance, et ne pas faire de saillie fâcheuse sur les pelouses du parc ou sur le palais lui-même. Ces diverses conditions ont été remplies fort heureusement.
- Pour les travaux de maçonnerie du Trocadéro, on avait ouvert, sur le flanc droit du coteau, une grande carrière au travers des bancs de rochers, qui avaient échappé aux bouleversements que cet emplacement a subis à différentes époques. Au lieu de la remblayer, on songea à l’utiliser pour la construction de l’aquarium d’eau douce. Elle présentait une surface à peu près ovale de 80 mètres de longueur sur plus de ho de largeur, et sa profondeur moyenne était d’environ 5 mètres.
- Sur tout le pourtour on établit des bacs en maçonnerie pouvant recevoir séparément leur eau d’alimentation et se vider isolément, et communiquant ensemble par des ouvertures grillées établies à leur partie supérieure.
- Ces bacs, au nombre de 18, formaient une sorte de rivière continue qui contournait tout le pourtour de l’ancienne carrière. Ils étaient construits en rocaillages de ciment, ouverts à l’air libre et séparés de la galerie intérieure par de grandes glaces de om,o2i cl’épaisseur.
- Le noyau de la carrière, sur 12 mètres environ de largeur, avait été également utilisé pour constituer six autres
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- bacs donnant aussi sur les galeries, dont ils étaient séparés par des glaces, et recevant l’air et la lumière du haut.
- Entre le noyau central et les bacs de ceinture régnait un couloir elliptique de 6 à 8 mètres de largeur, dont le développement était de i5o mètres environ, et qui pouvait recevoir à la fois près de 2,5oo visiteurs. Voûtée en rocaille de ciment, accidentée de saillies, ornée de stalactites et de stalagmites, décorée par des plantes aquatiques, cette galerie constituait une grotte artificielle spacieuse, à laquelle on accédait par deux escaliers rustiques à l’est et un autre à l’ouest. Elle recevait l’air par ces entrées et par les fissures que l’on avait ménagées dans la voûte. Elle était éclairée par le jour qui lui venait à travers l’eau et les glaces des bacs.
- Une petite cascade, ménagée à travers les anfractuosités du rocher, tombait de gradin en gradin jusqu’à un réservoir, d’où elle regagnait les conduits d’écoulement.
- Enfin la galerie, bien sablée, offrait aux visiteurs un sol toujours sec.
- A la ligne d’eau, la profondeur des bacs et leur largeur variaient de 2 à A mètres; le volume d’eau emmagasinée représentait pour l’ensemble environ 1200 mètres cubes. Grâce à la disposition adoptée, les poissons ne pouvaient apercevoir les visiteurs, qui se trouvaient dans la pénombre des galeries et s’approchaient sans défiance des glaces, d’où l’on pouvait, avec la plus grande facilité, suivre toutes leurs évolutions.
- A l’extérieur, les bords des bacs étaient accidentés à l’aide de rochers artificiels, garnis de plantes et d’arbustes dans toutes leurs anfractuosités. Le dossier de la voûte qui recouvrait l’aquarium était garni de plantes d’ornement et
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- formait une sorte de terrasse, à laquelle on accédait par des
- escaliers rustiques.
- Cet ensemble était réellement satisfaisant et a été très apprécié par le public.
- Les eaux d’alimentation étaient prises, d’un côté, sur le bassin qui surmontait la grande cascade, de l’autre, sur les tuyaux de distribution de la Vanne. On avait ainsi des eaux de provenance, de composition et de température différentes, avec lesquelles on pouvait constituer un milieu particulièrement propre à chaque espèce de poissons. En tombant clans les bacs, elles se mélangeaient d’air; mais afin d'augmenter encore l’aération, on a eu recours, pour les principaux bacs, à une trompe catalane. Cette soufflerie, employée avec succès dans quelques laboratoires de chimie, présentait, pour l’usage dont il s’agit, un avantage tout particulier. Non seulement elle fournissait par seconde trois litres d’air à un tiers d’atmosphère, c’est-à-dire à une pression qui lui permettait de pénétrer dans tous nos bacs, mais encore l’eau elle-même qui avait déterminé le refoulement était sursaturée d’air et en introduisait en grande quantité sur tous les points où on l’amenait. Ce mode d’aération a été aussi satisfaisant que possible, et a puissamment contribué au bon état des poissons chasseurs: ombres, truites, saumons du Danube, etc.
- Cependant on reconnut bientôt que notre procédé d’aération, si puissant qu’il put être, ne suffisait pas encore à alimenter d’oxygène une population aussi nombreuse que celle que renfermait notre aquarium. L’eau de la Vanne contenait, à son entrée dans notre soufflerie, 5,2 centimètres cubes d’oxygène par litre. Après avoir été fortement aérée, elle n’en renfermait guère que la même proportion,
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- soit 5,6. D’où il résultait que l’oxygène de l’air insuffle ne s’était pas dissous dans l’eau. Pour arriver à l’y fixer en grande quantité, on eut recours à la végétation, et l’on provoqua la naissance de mousses et algues miscroscopiques, qui, sous faction des rayons solaires, décomposaient l’acide carbonique de l’eau et produisaient en abondance de l’oxygène à l’état naissant, lequel se dissolvait immédiatement dans l’eau. On put ainsi, dans certains bacs, presque doubler la proportion d’oxygène en dissolution, et assurer à nos poissons un habitat tellement favorable, qu’ils se remettaient en quelques jours de leurs blessures ou maladies. Grâce à cet ensemble de dispositions, nous avons pu obtenir des résultats remarquables, qui ont dépassé toutes nos espérances.
- L’approvisionnement en poissons variés d’un aussi vaste aquarium n’était pas sans présenter de réelles difficultés. Il ne put commencer sérieusement que vers le commencement de juin. Jusqu’alors tous les soins furent consacrés à l’épuration des bacs et à l’enlèvement de la chaux que l’eau prenait aux parois en ciment. Les quelques tentatives d’empoissonnement faites avant cette époque avaient moins pour but le peuplement définitif que la reconnaissance de l’état réel des eaux. Quelques poissons y survécurent; mais ce fut le petit nombre.
- Malheureusement on était arrivé à l’époque des chaleurs, et l’on pouvait craindre que les poissons rares et pris à l’étranger ne pussent supporter les fatigues d’un long voyage accompli dans des conditions de température défavorables. On dut cependant en faire l’essai. Le peuplement avec les seuls poissons que la Seine pouvait nous fournir n’aurait présenté au public qu’un assez médiocre intérêt.
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- On passa marché avec M. Glaser, de Bâle, grand adjudicataire dépêchés en Suisse et en Allemagne, et il s’engagea à fournir, à des conditions de prix réglées à l’avance, les poissons les plus renommés du Rhin, du Danube et des lacs de Suisse. Ces poissons, après réception à Bâle, étaient placés dans des appareils spéciaux constitués par de grands cylindres en tôle bordés de toile à l’intérieur. Un appareil d’aération très simple permettait d’introduire l’air dans un double fond, d’où il se répandait par petites bulles dans toute la masse liquide. Deux compartiments latéraux renfermaient une provision de glace à l’aide de laquelle on maintenait l’eau à la température voulue. Grâce à ces ingénieux appareils, analogues à ceux que l’établissement d’Huningue avait déjà exposés en 1867, on réussit aussi bien qu’on pouvait le désirer. On amena de cette façon plus de 3o silures, dont l’un pesait 3i kilogrammes, des saumons du Rhin et du Danube, des truites de rivières et de lacs, des ombres chevaliers, des lottes du Rhin, des la-varets, des corégons feras du réservoir des Settons près d’Autun, des lamproies de la Dordogne, un sandre venu de Munich, etc. Bref on réunit et l’on transporta à notre aquarium des espèces de poissons étrangers que l’on 11’avait pas encore vus vivants à Paris. Le surplus des poissons de rivière fut fourni par la Seine et ses principaux affluents, où nous fûmes autorisés à pêcher pour nos besoins. Grâce aux soins intelligents qui leur furent donnés, les poissons de nos bacs se maintinrent pour la plupart en bonne santé. On peut citer notamment les truites des lacs, qui, mises vers la fin de juin au nombre de 128 dans le bac n° 7, s’y retrouvaient au nombre de 123 à la clôture de l’Exposition; elles avaient doublé de volume et commençaient à frayer.
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- On put même, dans le courant d’octobre, pratiquer l’incubation de 30,0oo œufs de saumon de Californie (Salmo Quinat). On obtint 26,000 alevins de cette précieuse espèce, qui furent transportés dans la Vienne, l’Yonne, la Sartlie, l’Adour, les gaves de Pau.
- Ainsi, non seulement notre aquarium d’eau douce a fourni au public un spectacle fort recherché, car le nombre des visiteurs a quelquefois dépassé 3o,ooo par jour, mais il a montré encore que l’on peut faire à Paris un laboratoire d’études, constituant une véritable école de pisciculture et un moyen de repeuplement de nos cours d’eau en espèces rares et précieuses.
- Ces résultats remarquables sont dus, avant tout, à M. Gauckler, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, qui nous a constamment aidé de ses conseils et de sa collaboration, et à M. Pierre Carbonnier, pisciculteur, qui a bien voulu accepter les fonctions de conservateur de notre aquarium , et a mis à notre disposition un zèle qui 11e s’est pas un seul instant démenti, une expérience consommée et une merveilleuse sagacité.
- Les dépenses de cet aquarium se sont élevées à la somme de 368,982 fr. 36 cent., ainsi répartie :
- Terrassements; maçonnerie................... 2/11,100' 21e
- Trompe et appareils hydrauliques.............. 21,600 00
- Glaces et châssis............................ 60,72/1 33
- Achat, transport et nourriture des poissons. 31,606 91
- De'penses diverses............................ 36,i5o 91
- Total pareil
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- NOTICE SUR LES AUDITIONS MUSICALES.
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- ORGANISATION.
- Les auditions musicales qui ont eu lieu au palais du Tro-cadéro, pendant la durée de l’Exposition, et dont il a été succinctement parlé plus haut, constituent une innovation assez importante pour qu’il convienne de retracer avec quelque développement l’organisation de ces l'êtes artistiques, et de faire connaître les résultats obtenus en 1878. Ce sera l’objet de cette notice spéciale.
- La tentative faite, en 1867, pour donner place à la musique dans l’Exposition universelle des produits de l’activité humaine n’avait abouti qu’à une représentation fort incomplète de l’art musical. Une cantate couronnée, des festivals et concours orphéoniques, quelques concerts militaires, tel était le bilan de l’Exposition à ce point de vue particulier; la musique lyrique et la musique symphonique n’avaient point été comprises dans le programme.
- Mais, pour n’être point suivis d’un effet immédiat, les efforts de ceux qui, à cette époque, avaient essayé de conquérir pour la musique ses droits de cité dans les Expositions universelles ne devaient pas être perdus.
- L’ébranlement était donné et, forts de l’expérience acquise, forts aussi des progrès incessants et manifestes de l’art musical dans les sympathies populaires, les apôtres de
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- la musique revinrent à la charge, dès le début de l’organisation de l’Exposition de 1878.
- Leur cause était de celles qui devaient trouver bon accueil auprès du Commissaire général, désireux d’ouvrir l’accès de l’Exposition à toutes les productions de l’art et de l’industrie et de donner un caractère élevé à la manifestation qui se préparait. La musique n’était-elle pas d’ailleurs conviée, la première, à ces fêtes, pour lesquelles une vaste salle devait être établie dans le palais projeté sur les hauteurs du Trocadéro?
- L’idée d’une série d’auditions musicales à donner en 1878 fut donc admise par le Commissaire général. Le Rapport suivant, adressé par lui au Ministre de l’Agriculture et du Commerce et inséré dans le Journal officiel du 11 août 1877, formulait l’idée et indiquait les bases générales d’une exposition musicale, à laquelle il demandait d’affecter un crédit de 250,000 francs. Une Commission était constituée pour préparer et proposer les mesures nécessaires à l’exécution de ce programme.
- RAPPORT
- AU MINISTRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE, DES CULTES ET DES BEAUX-ARTS, SUR LA PARTICIPATION DE L’ART MUSICAL À L’EXPOSITION DE 1 878.
- Monsieur le Ministre,
- Par décret du Président de la République en date du 11 avril 1876, il a été décidé qu’une Exposition des Beaux-Arts serait annexée à l'Exposition internationale des produits de l’industrie et de l’agriculture précédemment instituée pour l’année 1878. Ce décret a reçu un commencement d’exécution, et des mesures ont été prises pour donner une large hospitalité aux arts du dessin : l’architecture, la peinture, la
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- sculpture et la gravure seront représentées au palais du Champ de Mars par les œuvres les plus éminentes que nos diverses écoles aient produites depuis 1867.
- Mais jusqu’à ce jour rien n’a encore été lait pour la musique, et il est temps de combler cette lacune, qui ne laisse pas de causer quelque surprise à tous ceux qui savent combien les productions musicales tiennent de place dans les préoccupations du public éclairé.
- Le retard que je signale tient moins, je me hâte de le dire, à une sorte d’indifférence des organisateurs de l’Exposition à l’endroit des œuvres de la musique qu’à la difficulté de leur assurer un mode d’exposition spéciale qui les mette suffisamment en relief. Cette difficulté jusqu’à ce jour ne paraît pas avoir été convenablement résolue, et elle mérite d’être mûrement examinée, si nous voulons sur ce point être plus heureux que nos devanciers.
- On ne retrouve rien à l’Exposition de i855 qui témoigne d’un désir bien arrêté de résoudre le difficile problème d’une exposition musicale. Sans doute, les noms des grands compositeurs figurent au pourtour du palais de l’Industrie parmi ceux des artistes et savants qui ont honoré le monde. Sans doute encore, la musique a été l’accompagnement obligé des grandes fêtes qui ont signalé et couronné l’Exposition. Mais on ne lui a rien demandé, rien accordé de plus, et, en vérité, il y a loin de là à une exposition musicale sérieuse.
- Les organisateurs de l’Exposition de 1867 comprirent, un peu tard peut-être, qu’il fallait enfin songer à organiser une exposition appropriée aux besoins spéciaux de l’art musical. Le 18 février 1867, six semaines environ avant l’ouverture, M. le Ministre d’Etat et des Finances, vice-président de la Commission impériale, prit un arrêté dont l’article ior est ainsi conçu :
- « L’art de la musique sera représenté à l’Exposition au triple point et de vue de la composition, de l’exécution et de l’histoire. »
- En conséquence, les compositeurs français et étrangers étaient appelés à concourir pour deux compositions musicales destinées à célébrer l’Exposition de 1867, savoir : une cantate avec orchestre et chœurs et un hymne à la paix.
- Trois comités étaient en outre constitués; le premier, dit de la com-
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- position musicale, avait mission de juger les œuvres présentées au concours. Le second était chargé d’organiser des concerts avec orchestre et chœurs, des festivals et concours orphéoniques, des jeux de fanfares, de musiques militaires et d’harmonie. Enfin le troisième devait instituer une série de concerts historiques, dans lesquels un petit nombre d’artistes seraient conviés à exécuter les compositions musicales de diverses époques et de divers pays.
- Tel était le programme de 1867, témoignant d’un réel bon vouloir, d’une assez grande largeur de vues, mais renfermant des insuffisances pratiques que l’expérience 11e devait pas tarder à faire ressortir.
- Les compositeurs répondirent avec empressement à l’appel qui leur était lait. Le Comité eut à juger 102 cantates et 807 hymnes. Pour les cantates, il décerna d’une voix unanime le prix à M. Camille Saint-Saëns. Pour les hymnes il ne put se mettre d’accord et faire un choix.
- En somme, de ce grand concours, qui excita une si vive émulation dans le monde des compositeurs, il ne surgit qu’une seule œuvre, dont le public ne put même pas prendre connaissance. Sans l’hymne inédit qu’un maître illustre, depuis longtemps muet, consentit à laisser applaudir une seule fois, le jour de la distribution des récompenses, l’Exposition de 1867 n’aurait laissé au répertoire aucune œuvre nouvelle. Les jeunes compositeurs ont beaucoup travaillé pour cette solennité, mais il ne serait pas exact de dire qu’ils y ont été admis. Le public n'a rien connu de leurs efforts ni de leurs œuvres.
- Les exécutants ont été plus heureux. En dehors de la cérémonie des récompenses et des différents concerts donnés au Palais de l’Industrie, les festivals et concours orphéoniques réunirent l’adhésion de nombreuses sociétés chorales et jetèrent un certain éclat. Les concerts militaires eurent, de leur côté, un plein succès.
- En ce qui concerne l’histoire delà musique, le Comité des concerts historiques se réunit, délibéra, arrêta le choix des morceaux, ainsi que leur répartition entre douze séances de concerts. Malheureusement, la Commission impériale dut reculer devant les frais considérables de ces auditions, auxquelles rien ne semblait promettre un nombre suffisant d’auditeurs, et, comme les concours de composition, l’exposition rétrospective de la musique resta à l’état de projet.
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- Tel est le bilan de ce que l’Exposition de 1867, malgré la très réelle bonne volonté de ses organisateurs, put faire pour l’art musical. Le problème reste donc entier, et aujourd’hui comme à cette époque, il s’agit de trouver enfin le moyen de donner droit de cité dans les expositions universelles à un art qui fait l’un des plus gracieux ornements de notre civilisation moderne.
- PROGRAMME POUR L’EXPOSITION DE 1878.
- Sans vouloir arrêter en ce moment, et d’une manière prématurée, le programme de l’Exposition musicale de 187 8, je crois, Monsieur le Ministre, que j’entrerai dans vos vues en en esquissant les principales conditions. Pour le faire, je m’aiderai naturellement des importantes publications auxquelles cette question a donné lieu, tant en 1867 que de nos jours.
- Il me semble que nous avons en vue trois intérêts distincts, mais cependant conciliables. Nous devons tout d’abord ouvrir notre exposition aux compositeurs, car c’est à leur talent ou à leur génie que nous devons les créations musicales. Mais aussi, sans les exécutants, solistes, chœurs ou instrumentistes, la pensée du maestro ne peut arriver jusqu’au public; ils en sont les interprètes obligés, et le talent qu’ils déploient dans leur interprétation peut rehausser singulièrement le mérite d’une partition et même en assurer le succès. Il faut donc aussi qu’ils interviennent à l’Exposition de manière à ce qu’on puisse apprécier leur mérite spécial.
- Enfin, tous les efforts qui sont faits par les uns et par les autres, le talent ou le génie dépensés, ont pour but d’obtenir le suffrage du public, et de lui offrir ces distractions saines et élevées que fournit l’art musical.
- Ainsi, en principe, nous devons desservir l’intérêt des compositeurs, des exécutants et du public.
- Pour les premiers, le choix des meilleures œuvres créées depuis 1867, choix fait par une Commission spéciale, et l’exécution de ces œuvres dans la limite des moyens dont nous disposons me paraissent de nature à leur donner pleine satisfaction.
- Mais, si l’on se bornait à présenter des œuvres nouvelles, et à en
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- préparer laborieusement l’exécution, on imposerait aux exécutants un labeur ingrat et sans compensation suffisante pour eux. Il en est même, et des plus intéressants, chœurs, orphéons, sociétés chorales, etc., qui ne pourraient aisément y prendre part. Il importe donc qu’en dehors et à côté des solennités musicales où se trouvera interprétée l’œuvre des jeunes maîtres, il y ail des concerts multiples dans nos diverses salles, et que l’on puisse tout disposer de manière à bien faire ressortir le mérite des exécutants.
- Ainsi donc, Monsieur le Ministre, l’exécution solennelle de quelques-unes des productions de nos jeunes maîtres, des concerts plus nombreux, où l’on s’attachera à mettre en relief le talent des divers exécutants, sociétés chorales, orphéons, etc., et enfin l’exécution de quelques-uns de ces chefs-d’œuvre qui ne vieillissent jamais et dont le public ne saurait se lasser : tel me paraît être le programme rationnel de notre exposition musicale.
- Mais, vous le savez, Monsieur le Ministre, un programme, si bon qu’il soit, ne vaut que parla mise en œuvre, c’est-à-dire par les hommes qui sont chargés d’en assurer l’exécution. Je me hâte d’arriver à ce qui concerne la Commission, dont vous avez bien voulu discuter avec moi le personnel.
- Les titres de ceux qui la composent sont assez connus pour que je n’aie pas à les rappeler ici. Il me suffît deciter tous ces noms, les uns célèbres, les autres entourés d’estime et de respect. Je dirai seulement que l’élément principal est formé par nos compositeurs les plus en renom, que le Conservatoire de musique a fourni ses professeurs et directeurs, et l’Administration elle-même ceux de ses chefs de service que leurs fonctions mettent en contact avec les musiciens. Enfin j’ai cru devoir, en raison des questions diverses relatives à l’acoustique que peut soulever l’appropriation de nos nouvelles salles, adjoindre à la Commission un physicien de premier ordre, le jeune et déjà célèbre M. Cornu.
- Cette Commission, placée sous la présidence de M. Ambroise Thomas, saura résoudre à la pleine satisfaction du public toutes les délicates questions que soulève une exposition musicale, et mener à bien ce programme, dont je me suis borné à esquisser les principaux traits.
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- Un déploiement d’activité comme celui qu’exige une véritable exposition musicale, le nombreux personnel d’exécution quelle met en œuvre, les instruments, copies, etc. qu’elle nécessite, occasionnent une dépense 1res considérable. Comme je l’ai dit précédemment, cette considération avait un peu refroidi le zèle des organisateurs de l’Exposition de 1867. II importe donc d’examiner cette question dès à présent, et de voir ce que nous pouvons réellement faire avec les ressources dont nous disposons.
- Je sais bien que, si les expositions musicales coûtent, elles rapportent aussi, et le nombreux public attiré par ces brillantes solennités nous constituera une source notable de recettes. Mais, outre qu’il nous est impossible aujourd’hui d’établir, même par la pensée, une balance quelconque entre des dépenses certaines et des recettes aléatoires, nous ne pouvons, aux termes des règlements de comptabilité, faire état de ces ressources et ne devons compter que sur les crédits mis dès à présent à notre disposition.
- Actuellement la principale dépense est engagée. Les pouvoirs publics ont bien voulu décider la construction d’une salie monumentale, qui s’élève rapidement sur les hauteurs du Trocadéro; l’appropriation de cette salle pour de grands concerts et notamment l’installation d’un orgue puissant nous coûteront encore une somme que je n’évalue pas à moins de 5o,ooo francs; mais cette dépense sera rattachée au service même de la construction et imputée sur les excédents disponibles du chapitre II. Je ne la mentionne ici que pour mémoire.
- Pour l’exécu tion elle-même de notre programme, le chapitre 1er, art. 3, nous offre une ressource encore intacte de 5oo,ooo francs. Son titre seul indique que nous pouvons y puiser, car les fêtes dont il s’agit auraient pour accompagnement obligé des exécutions musicales. Il me semble donc que Ton entrera complètement dans les vues du budget en imputant sur cet article un crédit de 2 5o,ooo francs, destiné à l’exposition musicale telle quelle vient d’être définie.
- Sans vouloir empiéter sur le travail de la Commission, je me permettrai d’indiquer que, dans ma pensée, ce crédit devrait être partagé en trois parties à peu près égales, destinées, la première aux concerts faits dans le but d’audition de morceaux nouveaux, la se-
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- conde aux festivals et concerts orphéoniques, la troisième aux concours d’harmonie et à l’exécution de musique militaire.
- L’Exposition de 1878 n’est pas seulement française, elle est avant tout internationale; c’est assez dire que les dispositions prises en vue 6e l’exposition spéciale de la musique ne s’appliquent pas seulement à la France. Dans quelle mesure et dans quelle forme devra-t-on faire appel aux musiciens étrangers pour prendre part, soit aux travaux de la Commission, soit aux épreuves du concours, soit enfin à l’exécution des œuvres admises? C’est ce que la Commission saura déterminer, en s’inspirant des sentiments de courtoise hospitalité qui sont la règle d’une Exposition française internationale.
- En résumé, Monsieur le Ministre, j’ai l’honneur de vous proposer de décider :
- i° Qu’une somme de 2 5o,ooo francs, prise sur le budget de l’Exposition (chap. I,r, art. 3), sera spécialement affectée à l’exposition musicale;
- 20 Qu’une Commission sera chargée de préparer et proposer les mesures nécessaires pour réaliser cette exposition;
- 3° Que la Commission précitée sera composée comme suit :
- Présidents :
- MM. le marquis de Chennevières, directeur des Beaux-Arts au Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts;
- Ambroise Thomas, membre de l’Académie des Beaux-Arts, directeur du Conservatoire de musique ;
- Membres :
- MM. Beaupean (De), sous-directeur des Beaux-Arts au Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts ;
- Boürgault-Ducoüdray, compositeur, premier grand prix de 1862;
- Cohen (Jules), professeur au Conservatoire national de musique, membre du Comité de la composition musicale à l’Exposition universelle de 186 7 ; Cornd, professeur de physique à l’Ecole polytechnique;
- Deldevez, professeur au Conservatoire ;
- Delïbes (Léo), compositeur;
- Dubois, premier grand prix de Rome, professeur au Conservatoire;
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- MM. Gounod (Charles), membre de l’Académie des Beaux-Arts, premier grand prix de 1839 ;
- Guilmant, organiste de l’église de la Trinité;
- Hai.anzier, directeur de l’Opéra;
- Lascoux , juge au tribunal de la Seine ;
- Laurent de Rillé, orphéons;
- L’Épine, secrétaire du Comité de la composition musicale à l’Exposition universelle de 1867 ;
- Massenet, compositeur, premier grand prix de Rome de i863 ; Membrée, compositeur; le comte d’Osjiont ;
- Saint-Saëns, compositeur;
- Vaucorbeil, président de la Société des compositeurs de musique; Weckerun, compositeur, bibliothécaire du Conservatoire de musique;
- Secrétaires avec voix consultative :
- MM. Desciiapelles, chef du bureau des théâtres, secrétaire; Gouzien (Armand), secrétaire adjoint.
- Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.
- Le Sénateur Commissaire général, Signé : J.-B. Krantz.
- Ce rapport reçut l’approbation du Ministre de l’Instruç-tion publique. Un arrêté du Ministre de l’Agriculture et du Commerce, en date du 23 février 1878, ouvrit le crédit demandé.
- Aux noms contenus dans la liste qui précède il convient d’ajouter ceux de MM. Guiraud, Joncières, le marquis d’Aoust et Guillaume, membre de l’Institut, nommé directeur des beaux-arts, en remplacement du marquis de Chennevières. MM. Descbapelles et Gouzien, secrétaires, eurent plus tard voix délibérative.
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- Travaux de la Commission : Règlement général et annexes.
- Dans une de ses premières séances la Commission se divisa en six Sous-Commissions, dont les fonctions étaient ainsi définies :
- Première Sous-Commission. Administration, finances et aménagements.
- Deuxième Sous-Commission. Rapports avec les Commissaires étrangers et les Sociétés libres françaises.
- Troisième Sous-Commission. Orgue.
- Quatrième Sous-Commission. Musique de chambre.
- Cinquièm e Sous- Commission. O rp h é o n s.
- Sixième Sous-Commission. Musique pittoresque.
- Cette Commission ne tint pas moins de 66 séances, s’occupa de préparer tous les règlements d’ensemble et de détail relatifs aux auditions musicales et en dirigea l’exécution d’une manière générale.
- C’est à la suite de discussions approfondies que fut rédigé par elle le projet de règlement qui devait être appliqué aux auditions de musique française patronnées par l’Etat et aux auditions musicales étrangères.
- Ce règlement, adopté par le Commissaire général et approuvé par les Ministres de l’Agriculture et du Commerce et de l’Instruction publique, parut au Journal officiel du 17 février 1878. Il fut suivi, le 20 février, d’une annexe applicable à la partie française et réglant la composition du jury chargé de choisir les œuvres non encore exécutées des compositeurs vivants. (Voir t. II, pièce annexe n° 28.) Le
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- Journal officiel du 2 mars publia le règlement applicable aux Sociétés libres françaises. (Voir t. II, pièce annexe n° àz.) Enfin, des décisions ultérieures organisèrent les festivals et concours orphéoniques, les festivals et concours des musiques d’harmonie et des fanfares, le concours étranger et international des Sociétés chorales. ( Voir t. II, pièces annexes nos k 3, hk et h5.)
- La Commission des auditions musicales avait adressé au Commissaire général, en même temps que le projet de règlement, un rapport, en date du 27 février 1878, sur la situation de ses travaux, lequel contient des explications intéressantes sur l’organisation adoptée. (Voir t. II, pièce annexe n° h6.)
- Nous allons examiner, en nous aidant de ce rapport, les dispositions principales du règlement général et de ses annexes.
- D’après le titre Ier, la musique devait être représentée au double point de vue de la composition et de l’exécution ; les œuvres musicales de toutes les nations devaient d’ailleurs être admises.
- Ainsi l’on voulait, comme le dit le rapport précité de la Commission, « condenser dans une même enceinte les merveilles musicales du monde entier, fournir aux œuvres d’un même genre, quel que fût leur point d’origine, des moyens de comparaison profitables à l’art, v La pensée était libérale, et l’application qui en a été faite ne l’a pas été moins, ainsi qu’on le verra plus loin.
- La Commission devait d’abord se préoccuper d’organiser la partie française de ces auditions musicales. Aussi l’article 3 dispose-t-il qu’il sera institué un orchestre ofïi-ciel, composé de i5o musiciens, et un chœur de 200 exécutants; un orgue, des solistes et des Sociétés de musique de
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- chambre devaient permettre l’interprétation des œuvres les plus variées.
- De plus, les Sociétés libres françaises et étrangères, les Sociétés chorales, les musiques d’harmonie et les fanfares étaient conviées à se taire entendre au palais du Trocadéro, de manière à fournir la représentation la plus complète de l’art musical.
- Le but principal était évidemment de mettre en lumière les productions récentes; mais fallait-il se borner, comme l’indiquait le rapport du Commissaire général, à exécuter les œuvres créées depuis 1867 ?
- La musique n’ayant encore pris part à aucune exposition, il convenait de reculer ces limites, qui eussent fait écarter des compositions aussi remarquables que celles de Berlioz et de Félicien David; il fut donc décidé que l’on essayerait de résumer et caractériser le mouvement musical qui s’est produit depuis i83o jusqu’à nos jours.
- La plus large part était réservée aux compositeurs vivants; on devait, du reste, exécuter des œuvres inédites choisies par la Commission, qui aurait le droit de s’adjoindre pour ce travail des membres ayant voix consultative ou délibérative.
- Le nombre des morceaux non exécutés que ce jury devait admettre était fixé :
- i° A dix au maximum, pour les grandes auditions symphoniques et lyriques;
- 20 A sept, pour la musique de chambre. (Art. à du règlement annexe. )
- Le choix à faire de ces morceaux non exécutés constituait le côté original de l’entreprise des auditions musicales, mais, en même temps, la partie délicate delà tâche de la Commission. Aussi, tandis quelle se réservait le choix
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- des œuvres exécutées publiquement, s’adjoignit-elle, pour les compositions inédites, six membres de la section de musique de l’Académie des beaux-arts et dix membres nommés à l’élection par les auteurs des morceaux présentés.
- Le plan tracé par le rapport du Commissaire général s’était, comme on le voit, sensiblement modifié. Toutes les ressources étaient consacrées à la propagation des œuvres de l’école moderne, et spécialement des œuvres françaises. La modicité de ces ressources et l’abondance de notre répertoire national ne permettaient guère de faire différemment.
- Mais le champ restait ouvert aux Sociétés libres de toute nationalité, qui pouvaient composer leurs programmes: i° d’œuvres nationales des auteurs vivants; 20 d’œuvres des auteurs morts, sans distinction d’origine.
- Pour conserver leur caractère aux morceaux de musique étrangère, il eut été désirable que ces morceaux fussent exécutés par des orchestres nationaux. Mais plusieurs délégués étrangers ayant fait connaître qu’ils 11e pouvaient satisfaire à cette condition, on mit à leur disposition l’orchestre officiel engagé pour les auditions françaises.
- De cette façon, toutes les écoles étrangères étaient assurées d’avoir leur représentation au Trocadéro et de pouvoir se mesurer avec l’école française.
- Les demandes des Sociétés libres françaises devaient être examinées par la Commission des auditions musicales et approuvées par le Commissaire général. (Art. 3 du règlement spécial.)
- Les Sociétés musicales étrangères, de leur côté, 11e pouvaient être admises que sur la présentation et sous la garantie de leurs Commissions nationales respectives. Elles devaient, de plus, être présentées à la Commission des
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- auditions musicales et agréées par le Commissariat général
- français. (Art. 2 à et 2 5 du règlement général.)
- Ces dispositions d’ordre s’expliquent d’elles-mêmes : le Commissariat général, qui couvrait ces auditions musicales de son patronage et qui, par là même, y engageait sa responsabilité dans une certaine mesure, avait à prendre ses dispositions pour que l’on n’offrît l’hospitalité qu’à des Sociétés présentant toutes garanties.
- Les Sociétés françaises et étrangères devaient organiser leurs concerts à leurs frais, risques et périls; mais l’Administration mettait gratuitement à leur disposition, soit la grande salle des Fêtes, soit celles des Conférences, et elles percevaient entièrement les recettes provenant de leurs auditions, sous déduction des droits d’auteurs et des droits des pauvres.
- L’Administration 11’intervenait donc, en somme, dans les solennités organisées par les Sociétés libres, que pour l’examen des demandes et la surveillance générale. On ne pouvait adopter de dispositions plus libérales. L’entier abandon des recettes avait donné lieu à des discussions assez prolongées, qui aboutirent devant la Commission supérieure à la solution qui vient d’être indiquée.
- La troisième Sous-Commission avait émis le vœu qu’011 organisât des auditions consacrées spécialement à l’orgue, et semblables aux séances connues en Angleterre sous le nom de Récitals. Les articles 5 (20), 21 et 22 du règlement général lui donnèrent satisfaction.
- C’était là une innovation heureuse. Jusqu’alors, en France, tout au contraire des pays voisins, l’orgue était resté confiné dans l’église et, par conséquent, voué à une musique spéciale, où l’inspiration des auteurs se trouvait
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- singulièrement à l’étroit. De là, de réels désavantages pour nos organistes, souvent obligés de recourir à l’hospitalité étrangère, comme aussi pour nos facteurs, qui, malgré leur supériorité reconnue, ne pouvaient quelquefois faire valoir toutes les ressources de leurs magnifiques orgues.
- Cet instrument, si puissant et si varié, qui se prête si bien à l’improvisation, n’est-il pas appelé à devenir l’interprète de grandes œuvres que l’on veut rendre accessibles à tous? Combien d’entre elles sont restées peu connues jusqu’à ce jour, combien même ignorées, faute d’un orgue placé dans nos grandes salles de concerts !
- Les séances d’orgue sont d’ailleurs très peu coûteuses, et il n’existe pas de moyen plus économique de mettre le grand art musical à la disposition du public.
- Il était d’autant plus facile de tenir compte de ces considérations très sérieuses que l’Administration avait, dès l’origine, installé dans la grande salle des Fêtes un orgue grandiose, dû à notre habile facteur, M. A. Gavaillé—Coll.
- Aussi, la Commission, après s’être rendu compte de la puissance de l’instrument mis à sa disposition, proposa-t-elle d’instituer des séances d’orgue, et l’Administration s’empressa-t-elle de déférer à ce vœu. De cette façon, en dehors des grands concerts, où l’orgue ne pouvait occuper qu’une place restreinte, il fut décidé que douze séances lui seraient exclusivement consacrées. L’événement prouva qu’on avait eu raison de compter sur le succès de ces concerts, dont l’entrée était d’ailleurs gratuite. L’affluence fut considérable.
- Le Commissaire général eût désiré aussi que l’on pût organiser des séances où nos anciens airs nationaux seraient exécutés, et où seraient reproduites les vieilles danses caractéristiques de nos provinces et celles autrefois en usage
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- à la cour ou dans les salons. Cette sorte de revue, exécutée avec un soin spécial, eût, à coup sûr, présenté un vif intérêt et offert l’occasion de curieux rapprochements.
- Le programme des auditions était malheureusement trop chargé et la tentative musicale de 1878 trop nouvelle pour qu’on pût donner suite à cette idée; mais elle paraissait appelée à un réel succès, et on doit la recommander aux organisateurs des Expositions futures.
- II
- RESULTATS.
- Grands concerts. — Musique de chambre.
- Les travaux de la Commission des auditions musicales s’étaient trouvés retardés par différentes causes, et principalement par l’incertitude qui avait longtemps régné sur la construction du palais du Trocadéro.
- Quand parut le règlement général, c’est-à-dire au mois de février 1878, il n’y avait pas de temps à perdre pour réaliser le programme tracé par ce document et par ses annexes.
- Les compositeurs devaient se mettre en mesure de faire parvenir leurs œuvres à la Commission avant le 15 mars, et celle-ci procéder à leur examen et au choix des morceaux à porter au programme.
- En même temps, il fallait engager les artistes de l’orchestre, des chœurs, delà musique de chambre, faire copier les parties séparées et commencer les études. Des répétitions préliminaires de deux ou trois mois étaient nécessaires pour arriver à une bonne exécution.
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- Tout d’abord la Commission s’occupa de choisir le chef d’orchestre. Ce choix était particulièrement important dans les conditions d’urgence où l’on se trouvait. C’est à M. Ed. Colonne, directeur et chef d’orchestre de la Société artistique des concerts du Châtelet, que revint la mission de recruter, d’exercer et de diriger le nombreux personnel de l’orchestre et des chœurs. Il ne faillit point à sa tâche.
- Ce recrutement ne laissa pas que d’être assez laborieux, spécialement pour les choristes et les solistes. Le personnel hommes de l’Opéra pour les chœurs résista assez longtemps aux ouvertures qui lui étaient faites; quant aux solistes, les directeurs des théâtres subventionnés refusèrent catégoriquement à leurs artistes l’autorisation de se faire entendre au Trocadéro.
- Enfin, après des efforts prolongés, on put réunir 1 Ù5 exécutants pour l’orchestre et 200 choristes, dont 90 dames.
- L’orchestre officiel ainsi composé donna dix grands concerts, dont un seul eut lieu sans chœurs, contrairement à la disposition primitivement adoptée et par suite de la nécessité reconnue, au point de vue des recettes mêmes, de maintenir constamment l’ensemble des 35o exécutants.
- Le budget affecté aux auditions musicales et le temps nécessaire aux études ne permirent point de donner un plus grand nombre de séances, étant admis d’ailleurs qu’on voulait rendre les auditions dignes du patronage officiel qui les couvrait.
- Dans ces dix séances, 66 compositeurs furent représentés, dont 16 morts et 5o vivants; 6 seulement, dont 5 morts et 1 vivant, furent exécutés deux fois. Le nombre des places occupées, tant payantes que gratuites, a été, en moyenne, de 3,ooo, sur plus de ù,5oo que comportait la salle, et
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- le produit des concerts de 5,ooo francs, en moyenne, par
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- L’exécution des programmes de musique de chambre a été confiée à trois sociétés de quatuor, qui se sont adjoint les artistes les plus distingués.
- La Société composée de MM. Armingaud, Turban, Mas et Jacquard, ainsi que celle de MM. Taudou, Desjardins, Lefort et Rabaud, ont donné chacune cinq séances; celle établie par MM. Maurin, Fridrick, Mas et Tolbecque, six séances; soit seize séances au total. 61 compositeurs, dont 16 morts et 45 vivants, ont été exécutés dans ces séances, sur lesquels 12 (5 morts et 7 vivants) ont paru deux fois.
- Malgré le grand mérite des œuvres choisies et de leurs interprètes, malgré les efforts dépensés, les séances de musique de chambre ont été un peu délaissées. Ces auditions étaient exclusivement instrumentales, et leur caractère sévère n’était point fait pour attirer la foule fiévreuse qui remplissait les enceintes de l’Exposition. Peut-être eût-on mieux réussi en faisant appel au chant.
- Mais il faut ajouter que l’aspect un peu froid de la salle des Conférences où. se tenaient ces séances intéressantes, salle disposée pour l’exposition des Portraits nationaux qui en garnissaient les parois, les travaux prolongés de l’ascenseur, enfin le prix assez élevé des places, ont été pour quelque chose dans la médiocre réussite de celte partie des auditions musicales. Le produit moyen de ces séances n’a été que de 320 francs; le nombre des places occupées, de 226.
- Le bilan des séances organisées par les Sociétés libres françaises peut être rapidement établi. Les grandes associa-
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- lions artistiques, qui ont si puissamment concouru au mouvement musical constaté actuellement en France, 11e se sont point fait entendre au Trocadéro. Ont-elles supposé que ce public cosmopolite, jeté hors de sa vie ordinaire, ne serait point facilement attiré par leurs concerts,- ou bien ont-elles craint que l’organisation de leurs séances ne présentât des difficultés particulières, à cause de la saison d’été et de la concurrence des théâtres et des concerts officiels de l’Exposition? Nous ignorons les causes et ne pouvons que constater le fait.
- Quoi qu’il en soit, à part les séances de musique de chambre données par le quatuor Sainte-Cécile, par la Société des concerts de l’école de musique religieuse et par la Société de musique moderne, dans la salle des Conférences, il n’y a guère eu au Trocadéro que des matinées autant littéraires que musicales, la plupart de bienfaisance, parmi lesquelles se placent au premier rang celles organisées au bénéfice des victimes de la fièvre jaune, au profit des associations des artistes dramatiques et des artistes musiciens.
- Ces solennités, que chacun se rappelle, ont eu un éclat extraordinaire. Les artistes delà Comédie-Française, notamment MM. Got, Delaunay, Coquelin, étaient toujours prêts à prendre l’initiative, et leur zèle désintéressé trouvait un écho dans tous les théâtres de Paris, à l’Opéra comme aux Variétés, chez les grands chanteurs tels que Faure, chez les compositeurs et exécutants les plus connus, comme Saint-Saëns et Planté. Les musiques militaires des régiments en garnison à Paris ou dans les environs figurèrent aussi dans ces séances si remarquées.
- C’était le baptême qu’il fallait à la salle des Fêtes du Trocadéro, et nous tenons à exprimer ici toute notre recon-
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- naissance à ces artistes d’élite, dont la générosité sait toujours être à la hauteur du talent. Ges séances, qui n’étaient point prévues au programme des auditions musicales, ont donné un grand relief à l’inauguration de cette salle monumentale, et font prévoir, pour l’avenir, un complément littéraire important aux fêtes musicales qui marqueront sans doute les Expositions universelles.
- Les festivals, les concours, où figurèrent des sociétés chorales de France et de l’étranger, des musiques d’harmonie et des fanfares venues de tous les points du pays, où les exécutants atteignirent jusqu’au chiffre de deux mille, avaient une physionomie très particulière.
- M. Laurent de Rillé, qui a créé en France beaucoup de ces sociétés populaires de musique, et qui a composé à leur intention un grand nombre de morceaux de chant, était l’organisateur et l’âme de ces solennités. D’une activité et d’une compétence sans égales, il distribuait les concurrents entre les salles et les vestibules du palais du Trocadéro, les installait dans les espaces disponibles du Champ de Mars et du quai d’Orsay; il animait tout le monde de son infatigable zèle.
- C’est ainsi qu’il organisa le grand festival des orphéons français et les concours vocaux des 21, 22 et 2 3 juillet, le festival des musiques d’harmonie et des fanfares et les concours instrumentaux des 2 5, 26 et 27 août.
- Le prix des places était, pour ces séances, fixé uniformément à 1 franc; la moyenne du nombre des places occupées fut de 3,463, et la moyenne du produit par concert de 3,ooo francs environ.
- Rien de pittoresque comme cet ensemble de sociétés
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- chorales, avec leurs bannières aux hampes couvertes de médailles, comme ces grandes masses d’instrumentistes, tous obéissant au signal du chef d’orchestre.
- La lutte a partout été remarquable, pour la section instrumentale comme pour la section chorale, et a témoigné d’un niveau artistique vraiment élevé en France et à l’étranger.
- L’appréciation de ce concours faite publiquement par M. Gounod dispense d’ailleurs de tout autre jugement, et c’est là, à coup sûr, une grande satisfaction pour ceux qui pensent que la musique populaire est un puissant instrument à la fois de récréation et de moralisation.
- Comme en 1867, dans le concours des sociétés chorales, la victoire est restée à la France.
- Nous n’avons plus maintenant à examiner que les résultats de la coopération étrangère aux auditions musicales du Trocadéro.
- Disons tout de suite que l’on n’a pas obtenu, de ce côté, tout ce que l’on pouvait légitimement attendre : des nations qui tiennent une place importante dans le mouvement musical, aussi bien pour le passé que pour le présent, telles que l’Autriche et la Belgique, 11’ont point, en fait, répondu à notre appel.
- A l’époque où la Commission des auditions fut en mesure de s’occuper de la participation des nations étrangères à l’exposition musicale de 1878, il n’y avait pas de temps à perdre; on n’était plus séparé de l’ouverture que par un intervalle de six mois à peine, délai bien court si l’on songe aux difficultés que créaient les longues distances et la nouveauté de l’entreprise.
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- La deuxième Sous-Commission, plus spécialement chargée des rapports avec l’étranger, avait réclamé la nomination de neuf délégués, représentant, chacun, un des groupes suivants :
- Les deux Amériques;
- L’Angleterre ;
- L’Autriche-Hongrie ;
- La Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et le grand-duché de Luxembourg;
- L’Espagne, le Portugal, la Grèce;
- L’Italie, Monaco, Saint-Marin ;
- La Turquie, la Perse, l’extrême Orient;
- La Russie;
- La Suède, la Norvvège, le Danemark.
- La Commission comprenait que l’on ne pouvait réclamer la présence constante à Paris de ces délégués, retenus dans leur pays par mille considérations; mais il importait, tout au moins pour jeter les bases d’une réglementation générale, de pouvoir les réunir une fois et éviter ainsi des pertes considérables de temps.
- La séance plénière, annoncée par circulaire aux nations étrangères, eut lieu en janvier 1878; elle fut précédée de l’envoi d’un questionnaire qui devait permettre aux délégués d’élucider, avant la réunion, les points les plus importants.
- L’Angleterre, l’Autriche-Hongrie, les Etats-Unis, l’Espagne et l’Italie s’y firent représenter par des délégués spéciaux; les Etats-Unis et la Russie, par leurs consuls généraux accrédités. La Suède-Norwège, le Danemark, les Pays-Bas et le Portugal nommèrent aussi successivement leurs représentants.
- Après échange de renseignements et d’idées, la Commis-
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- si on des auditions musicales arrêta les clauses du règlement concernant les sociétés étrangères.
- Ces clauses ayant été examinées plus haut, il ne reste maintenant qu’à résumer succinctement la participation de chacune des puissances étrangères,
- L’Angleterre a donné, sous le patrçnage du Prince de Galles, trois séances importantes, pour lesquelles l’orchestre était conduit par M. A. Sullivan, et les chœurs par M. H. Leslie. Sous le rapport spécial de la composition, elle s’est fait représenter dans son grand concert du 17 juillet, dont le programme, composé de ih morceaux, comprenait un choix remarquable des maîtres anglais. Au point de vue de la composition et de l’exécution combinées, elle a organisé, en date des 18 et 20 juillet, les séances de musique chorale données par la Société Henry Leslie et des solistes, accompagnés par le grand orgue. Ces deux concerts eurent un succès très vif. La Société Leslie remporta d’ailleurs, au concours international des Sociétés chorales étrangères, le prix de la division de voix mixtes.
- Les séances d’orgue données, le 19 septembre, par M. Scotson-Clark, et, le 18 septembre, par M. Lemmens, avec le concours de Mme Lemmens et de MM. Taffanel et Guilmant, ont été fort intéressantes. Le produit de la dernière était destiné à la Loterie nationale.
- L’Autriche-Hongrie, dont l’école est célèbre, et chez laquelle on constate un goût si vif pour la musique, n’a pour ainsi dire point pris part aux auditions du Trocadéro, malgré les espérances qu’elle avait fait concevoir. On a donné, comme motif de cette abstention, l’impossibilité pour le
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- gouvernement d’accorder aucune subvention dans le but de faciliter le voyage et le séjour à Paris des musiciens d’Autriche-Hongrie.
- Cette nation ne s’est donc montrée que dans la séance donnée, le 5 août, par les douze Tziganes de la csarda du Champ de Mars et dans l’audition de musique hongroise du 15 juillet dirigée par E. Remenyi.
- De plus, la famille Louis Rainer, du Tyrol, a donné quatre concerts, les 5, -23, 29 septembre et le 20 octobre.
- Sans doute, cette musique pittoresque a beaucoup de caractère, et ces séances ne furent pas dépourvues d’intérêt, mais ce n’était point là une représentation digne de l’Autriche-Hongrie.
- La Relgique, notre voisine, sur laquelle on avait tant compté, n’a été représentée au Trocadéro que par deux de ses organistes et par quelques choristes.
- Comme pour l’Autriche-Hongrie, la question financière paraît avoir été la cause déterminante de cette abstention.
- Le délégué de cette nation, M. J. Dupont, professeur au Conservatoire royal de Rruxelles, avait bien essayé d’organiser plusieurs grandes exécutions de musique belge, mais les subsides du gouvernement étaient nécessaires, et ils n’ont pu être accordés.
- Les séances d’orgue mentionnées plus haut ont été données, le 28 août, par M. Alphonse Mailly, professeur au Conservatoire de musique de Bruxelles, et, le 10 septembre, par M. Clément Loret, organiste de Saint-Louis d’Antin.
- La Suisse, qui avait le même délégué, 11’a pris part aux auditions musicales que par la séance d’orgue donnée par M. Locher, organiste de la cathédrale de Berne.
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- Le Danemark n’a pas figuré aux auditions musicales; la Grèce et le Portugal non plus.
- Le concours de l’Espagne s’est réduit à deux séances de musique pittoresque, données, l’une, le 1er juillet, par l’orchestre des concerts Rovira, l’autre, le 29 juillet, par le quintette espagnol de musique populaire.
- Sans souci des distances et des dépenses, les Américains du Nord nous ont envoyé un orchestre complet, formé de 60 exécutants du 22e régiment de New-York et placé sous la direction de M. Gilmore, compositeur fort apprécié de ses compatriotes; cet orchestre était accompagné de deux dames chanteuses.
- Après une tournée en Angleterre, en Hollande et en Belgique, ces musiciens célébraient le h juillet, dans la salle des Fêtes, le 102e anniversaire de l’indépendance américaine. Deux autres concerts, en date des 8 et 10 juillet, ont complété cette audacieuse et brillante manifestation.
- La participation de l’Italie a été ce quelle devait être : intéressante et fêtée entre toutes.
- L’orchestre du théâtre de la Scala de Milan, dirigé par lé maestro Franco-Faccio, a donné cinq grands concerts, les 19, 22,25, 29 juin et 2 juillet. Il présentait cette particularité de comprendre le chiffre considérable de 91 instruments à corde contre 22 à vent et à percussion. Le talent des exécutants et l’excellente composition des programmes, où figuraient un grand nombre d’œuvres d’auteurs italiens, ont valu à cet orchestre un accueil des plus sympathiques.
- La Société des concerts populaires de Turin, composée de 1 ho exécutants et dirigée par le maestro Carlo Pedrotti, a donné quatre séances fort applaudies; deux auditions
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- non moins intéressantes ont été organisées par le quatuor romain. Enfin, le célèbre professeur Constantin Bertucci a fait entendre, le 2 septembre, un concert de musique romaine, et, le 22 du même mois, le mandoliniste napolitain Silvestri a donné une séance de musique italienne.
- La Commission avait espéré qu’il lui serait possible d’organiser quelques séances de musique orientale; mais les tentatives qu’elle a faites dans ce but 11’ont point abouti.
- L’orchestre du Palais de l’Industrie d’Amsterdam, sous la direction de M. Cœnen, a donné trois concerts symphoniques, où il a interprété fort habilement les auteurs néerlandais contemporains. Ces auditions, malheureusement venues trop tôt et avec une publicité insuffisante, n’ont pas obtenu tout le succès quelles méritaient.
- Les Sociétés chorales néerlandaises ont pris part au concours international ; enfin, M. S. de Lange a donné une séance d’orgue le 10 août.
- Grâce au patronage du Grand-Duc Constantin, grâce à l’intervention de M. Nicolas Rubinstein, directeur du Conservatoire de musique de Moscou, qui se rendit à Paris et, avec le concours de l’orchestre de l’Exposition, y fournit une très brillante série de concerts, la jeune école russe, jusque-là peu connue en France, a pu faire apprécier le charme et la puissance de ses œuvres très originales.
- Les auditions de musique slave organisées par M. N. Rubinstein eurent lieu les 9, îû, 21 et 27 septembre. L’orchestre se composait de i5o exécutants; les chœurs, de 170 personnes, parmi lesquelles ko enfants; des solistes très remarquables complétaient, tant pour le chant que pour la partie instrumentale, cet ensemble imposant. Très
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- variés, les programmes comprenaient des partitions d’opéras, des chants religieux, des ballades nationales, des danses orientales, etc. Ces auditions, dont la dernière était donnée au profit d’une œuvre française de bienfaisance, firent sur le public une très vive impression.
- De plus, une troupe de Tzigani, connue à Moscou sous le nom de cc Rossignols de Koursk» et se composant de 18 femmes et de 12 hommes, donna, le 12 juin, dans la salle des Conférences, une intéressante séance.
- Le premier, le royaume-uni de Suède-Norwège accrédita un délégué auprès de la Commission des auditions musicales. Ce délégué était M. Ivar Hallstrôm, un des plus éminents compositeurs de la Scandinavie, qui avait, pendant onze ans, dirigé un institut musical très renommé. Ce délégué, nous devons le dire, fut, pour toutes les dispositions à prendre, le plus exact des correspondants.
- Une première audition de musique suédoise et norwé-gienne eut lieu le 2/1 juillet, dans la salle des Conférences, avec le concours d’artistes français.
- Le 27 juillet, les étudiants des Universités d’Upsala et de Christiania se firent entendre dans une audition chorale qui compte parmi les plus intéressantes de celles du Tro-cadéro; le 3 août, les étudiants d’Upsala donnaient un second concert pour une œuvre de bienfaisance.
- Les premiers, dirigés par M. lledenblad, avaient pour insigne la casquette blanche ornée, sur le front, delà cocarde nationale; les seconds, sous la conduite de M. Beh-rens, portaient la casquette noire au long gland de soie. Tout le monde se rappelle avec plaisir ces groupes pittoresques. Des voix très belles, une justesse irréprochable,
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES, la perfection des nuances, un ensemble complet, ont valu à ces chœurs un succès éclatant. Leurs mélodies populaires, leurs chants religieux et patriotiques, avaient du reste une couleur et un sentiment bien faits pour émouvoir et pour charmer.
- La musique a une place d’honneur dans l’éducation des jeunes gens Scandinaves, et les étudiants forment, dans les Universités, des associations musicales qui contribuent à donner à leur esprit une culture élevée et qui rehaussent singulièrement l’éclat des fêtes nationales. Il est probable que la région, le climat, sont pour quelque chose dans ces habitudes; mais ce n’en est pas moins un exemple que l’on peut proposer à la jeunesse de tous les pays.
- III
- DEPENSES.
- Le crédit alloué aux auditions musicales était, ainsi qu’il a été dit, de...... a5o,ooof ooc
- Les dépenses se sont élevées, pour les grands concerts, les séances d’orgue et de musique de chambre (voir tome II, tableau
- n° 32) à.............................. 206,o5o 45
- et, pour les orphéons et musiques d’harmonie, à.............................. 29,297 95
- Soit, au total, à................. 235,348 4o
- chilfre inférieur de.................. 14,6 51 60
- au montant des crédits. (Les frais de mobilier et d’installation accessoire ne sont pas compris dans ce total.) Il con-
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- AUDITIONS MUSICALES.
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- vient d’ajouter que les recettes de ces auditions se sont élevées (déduction faite des droits des auteurs et des pauvres) à 65,2 0 1 fr. ko cent., ce qui fait ressortir à 170,1/17 francs la dépense réelle elfectuée par l’Etat pour cet objet.
- Gomme on le voit, malgré des abstentions regrettables, la série des auditions musicales données au Trocadéro ne s’est pas trouvée au-dessous de l’attente des amis de la musique qui en avaient conçu et présenté l’idée, de l’Administration qui en avait accepté le principe et favorisé l’organisation. Ces auditions musicales, dans les 108 séances qui se sont données, dont 65 pour la France et k3 pour l’étranger (voir t. II, tableaux n,iS 33 et 34), ont fait connaître les écoles et les interprètes de tous les pays. Quels rapprochements curieux, quelles comparaisons fécondes, dont le dernier mot, comme on devait s’y attendre, est que l’art ne connaît pas de formules, qu’il n’a point de patrie, et que des sources les plus différentes peuvent jaillir ces inspirations élevées qui font de la musique une langue si noble, si variée pour tous les sentiments de l’âme humaine !
- Dans les 108 séances indiquées plus haut se trouvent compris le concert de la cérémonie des récompenses au Palais de l’Industrie et la séance populaire gratuite donnée le 29 octobre 1878 dans la même salle.
- L’orchestre et les chœurs étaient renforcés, pour ces circonstances, de musiques militaires et de sociétés chorales, le tout formant un ensemble de 1,^62 exécutants. Des crédits spéciaux de i5,ooo francs étaient affectés à chacune de ces cérémonies; ils n’ont pas été atteints par les dépenses effectuées.
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- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- En terminant, nous sommes heureux de rendre un public et sincère hommage au dévouement, au zèle et à l’excellent esprit de la Commission des auditions musicales.
- Grâce à elle, la musique a conquis sa place dans les Expositions; la Commission ne nous en voudra pas, nous l’espérons, de signaler ici entre tous le nom du promoteur infatigable de cette innovation, M. Ernest L’Epine, qui a pu voir couronner, en 1878, ses efforts intelligents et soutenus de plus de vingt années pour obtenir l’assimilation de la musique aux autres branches de l’art.
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- Dèsie mois de septembre 1877, le Commissaire général avait signalé au Ministre T utilité que présenterait une large institution de congrès et de conférences pendant l’Exposition. C’était, à son avis, le moyen le plus efficace de mettre en rapport les savants, les artistes, les industriels de tous les pays, et de profiter de leur réunion à Paris pour établir entre eux des échanges de vues et de connaissances, dont tous et chacun pourraient tirer parti.
- A un autre point de vue, les congrès et conférences devaient constituer, en regard de l’exhibition des produits, l’exposé des idées dont ils dérivent et dont ils sont la traduction matérielle.
- Enfin, beaucoup de questions médicales, économiques, ou de législation comparée, qui intéressent à la fois tous les pays civilisés, pouvaient être examinées, discutées et signalées, dans leurs points essentiels, à rattention des Gouvernements.
- Nous ne reproduirons pas ici ce rapport, qui figure déjà in extenso au cours de notre travail; nous dirons seulement qu’il provoqua l’arrêté du 10 mars 1878, par lequel le Ministre décida que des conférences et des congrès internationaux auraient lieu au palais du Trocadéro pendant l’Exposition universelle. Le passage suivant de l’exposé des motifs annexé à l’arrêté ministériel définit nettement le rôle de la
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- Commission et du Comité chargés de poursuivre la réalisation de cette grande conception :
- L’arrêté inséré ci-après charge un comité, émanation de huit commissions spéciales, de tracer un programme des sujets sur lesquels des conférences et des congrès peuvent être utilement institués, d’éta-hlir entre les conférences un ordre méthodique et logique destiné à les rendre plus claires, plus compréhensibles pour le public, de provoquer l’organisation des congrès qui n’auraient pas trouvé de promoteurs, de faciliter la tenue des uns et des autres en mettant à leur disposition, dans le palais du Trocadéro, des locaux appropriés à leurs réunions, et un personnel de sténographes; d’imprimer à l’ensemble de l’œuvre l’unité de direction qui peut seule assurer la réussite; de présider enfin à la publication d’un ouvrage, véritable Livre d’or de l’Exposition, dans lequel seront recueillis les travaux, les délibérations, les avis que la commission aura jugés dignes d’être conservés dans ses annales, et qui, survivant à l’œuvre, conservera d’une manière durable les enseignements qu’elle aura produits.
- En offrant son patronage, l’Administration n’entend d’ailleurs, en aucune façon, se substituer à l’initiative privée dans l’organisation intérieure des congrès, la composition de leurs ordres du jour, la direction de leurs séances. Le congrès une fois admis par la commission compétente, celle-ci n’aura à demander que la communication des programmes, dans le seul but d’écarter de la discussion les questions qui ne rentreraient pas dans le cadre général que l’Exposition peut comporter.
- Avant de laisser à chaque congrès, pour son organisation intérieure et l’ordre de ses travaux, la libre initiative qui était, avons-nous dit, une des premières conditions de succès, il importait au Gouvernement de n’accorder son patronage qu’aux demandes présentant un intérêt réel, scientifique, économique ou industriel. Un contrôle éclairé était nécessaire, et fut confié à une grande Commission de 12 5 membres,
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- comptant dans son sein les représentants les plus autorisés des arts, des sciences, du droit et de l’industrie.
- L’arrêté qui institua cette Commission la partagea en huit sections, dont les sept premières correspondaient aux divers groupes des produits de l’Exposition, et dont la huitième embrassait dans son programme tout ce qui ne peut être représenté matériellement, notamment les questions de législation et d’économie sociale. Le même arrêté invitait chacune de ces sections à constituer son bureau, la réunion des huit présidents devant, sous la présidence du Ministre de l’Agriculture et du Commerce, former le Comité central directeur, appelé à statuer en dernier ressort sur les demandes de congrès et de conférences.
- Chaque section tint, en effet, une première séance et fit l’élection de son bureau, à la suite de la réunion plénière des commissions qui eut lieu le 3 avril 1878, au pavillon de Flore, sous la présidence de M. Teisserenc de Bort, Ministre de l’Agriculture et du Commerce. Dans une courte allocution, le Ministre indiqua aux membres de la Commission le but de l’œuvre à laquelle il les avait conviés et les services que cette Commission était appelée à rendre à l’Exposition, dont elle augmenterait l’utilité, au double point de vue de l’enseignement et de l’extension des rapports internationaux.
- Le Comité central se trouva composé ainsi qu’il suit :
- Président :
- M. Teisserenc de Bort, sénateur, Ministre (le l’Agriculture et du Commerce, ou, en son absence, M. Gyprien Girerd, député, sous-secrétaire d’État au même département.
- Membres :
- ior Groupe : M. Lefdel, membre de l’Académie des beaux-arts;
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- 2° Groupe : M. Ecl. Laboulaye , sénateur, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres;
- 3e Groupe : M. A. Gruyer, membre de l’Académie des beaux-arts, inspecteur des beaux-arts;
- 4e Groupe : M. Daüphinot, sénateur, président de la Chambre de commerce de Reims;
- 5e Groupe : M. Chevreüb, membre de l’Académie des sciences, directeur du Muséum d’histoire naturelle;
- 6e Groupe : M. Duclerc, vice-président du Sénat;
- 7' Groupe : M. Victor Lefranc, ancien Ministre;
- 8e Groupe: M. Jules Simon, sénateur, membre de l'Académie française.
- M. Gh. Thirion, ingénieur civil, secrétaire du Comité.
- Quelques mots relatifs au rôle général de la Commission des congrès et conférences et à celui du Comité central directeur serviront d’introduction à l’étude résumée de la tache accomplie par les Commissions de chaque groupe spécial. Ainsi que l’avait prévu le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, dans l’exposé des motifs qui précède l’arrêté du îo mars 1878, les huit groupes de la Commission, chacun dans les limites du programme qui lui était tracé, ont eu un double rôle à remplir : rôle d’initiative et rôle d’examen.
- Le rôle d’initiative a plusieurs fois consisté à favoriser l’organisation de congrès destinés à poursuivre la réalisation d’œuvres d’intérêt général, qui n’avaient pas encore été l’objet, de la part de sociétés savantes ou techniques, d’études spécialement faites en vue de leur discussion dans une réunion internationale. Souvent aussi, — et ce fut le cas le plus fréquent,—les Commissions, désireuses de hâter la solution de questions précédemment examinées dans des réunions internationales ou au sein de commissions offi-
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- cielles, proposèrent an Ministre la nomination de comités où prirent place les hommes qui, par leurs travaux et leurs relations, semblaient appelés à organiser le plus utilement de nouvelles réunions. Dans cet ordre d’idées, l’œuvre des congrès de 1878 a été la continuation et la généralisation de toutes les tentatives précédemment faites et qui avaient été couronnées de succès, notamment lors des Expositions de 1867 à Paris et de 1873 à Vienne.
- Le rôle d’examen a été plus complexe. Les nombreuses demandes, classées par les soins du secrétariat du Comité central, étaient soumises sans retard à l’appréciation de la commission compétente. Cette appréciation était ensuite transmise à la réunion des huit présidents de groupe, appelée à donner un avis définitif sur les demandes formées par les conférenciers ou par les sociétés désireuses d’organiser des congrès, aussi bien que sur les propositions dues à l’initiative de chacun des huit groupes.
- Par là étaient assurées l’unité et la concordance dans les décisions prises; une impulsion unique était donnée à l’œuvre; de plus, cette procédure avait l’avantage de faire, pour ainsi dire, approuver par la Commission entière des congrès et conférences les demandes qui, tout en rentrant surtout dans le programme de tel ou tel groupe, avaient un caractère mixte et pouvaient à ce titre intéresser un ou plusieurs autres groupes.
- Pendant la période de préparation, le secrétariat du Comité central, qui a ensuite reçu la mission de faire reviser et de publier les comptes rendus des diverses réunions du palais du Trocadéro, a constamment servi d’intermédiaire entre les divers groupes de la grande Commission et les auteurs de demandes de congrès ou de conférences. Un
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- premier classement était opéré par ses soins, et préparait le travail d’examen de chacun des groupes. Les décisions prises par les commissions de groupe étaient ensuite rapportées devant le Comité central, qui donnait son avis définitif et le faisait connaître aux intéressés par l’intermédiaire du secrétariat. La tâche de l’Administration ne s’est pas arrêtée là, et pendant la période active dont nous parlerons plus loin, elle a présidé à l’organisation générale de nombreux congrès et à la répartition de leurs séances.
- Nous allons maintenant retracer les lignes principales de l’organisation des congrès, en suivant avec quelques détails le travail de chacun des groupes de la Commission.
- COMMISSION DU GROUPE I.
- Beaux-arts : architecture, peinture, sculpture, gravure, musique, poésie.
- Membres de la Commission :
- MM. Lefuel, membre de l’Institut,président;
- le vicomte Henri Delaborde, membre de l’Institut, secrétaire; Guillaume, membre de l’Institut, directeur de l’Ecole des beaux-arts; Charles Blanc, membre libre de l’Académie des beaux-arts; Viollet-le-Duc, architecte;
- Taine, professeur à l’École des beaux-arts;
- Gérôme, membre de l’Institut;
- Ambroise Thomas, membre de l’Institut, directeur du Conservatoire de musique;
- Gounod, membre de l’Institut, compositeur de musique;
- Legouvé, membre de l’Institut, homme de lettres;
- Victor Hugo, membre de l’Institut, sénateur;
- Meissonier, membre de l’Institut, artiste peintre;
- Tiersot, député; le comte d’Osmoy, député;
- Edmond About, homme de lettres.
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- Le groupe I comprendra les œuvres d’art : peinture, sculpture, gravure, etc., etc. Ce champ est vaste; il prête à d’utiles développements et peut, par un retour rétrospectif dans la région de l’archéologie, éclairer de vives lumières le présent et faire pressentir l’avenir de l’art W.
- C’est en effet dans cet ordre d’idées que les commissaires du premier groupe, tous artistes ou littérateurs éminents, ont examiné un certain nombre de demandes de congrès et de conférences. Nous indiquerons notamment: la conférence de M. Bourgault-Ducoudray, sur la modalité dans la musique grecque; celle de M. Emile Trélat, sur le Palais de l’Exposition universelle de 1878, et la conférence de M. Ch. Lucas, sur l’habitation à toutes les époques. Il convient également de citer le Congrès des architectes, dont le programme, largement conçu, faisait une part méritée à l’étude de la partie technique et appelait, de plus, l’attention sur l’histoire de l’architecture. Ce congrès était présidé par M. Lefuel, enlevé par une mort récente à l’art architectural, dont il était l’un des plus savants interprètes.
- L’œuvre d’initiative de ce groupe n’a pas été moins féconde; c’est à sa collaboration avec la Commission du troisième groupe, plus spécialement chargée de l’étude des applications des beaux-arts à l’industrie, que l’on doit l’idée d’un congrès sur les conséquences duquel nous devons insister tout particulièrement. Nous voulons parler de celui de la Propriété artistique, dont le programme comprenait des questions juridiques et rentrait, à ce titre, dans les attributions du groupe supplémentaire. Aussi les organisateurs de ce congrès, tout en faisant appel aux artistes
- (,) Exposé des motifs de l’arrêté ministériel du 10 mars 1878.
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- français et étrangers, ont-ils demandé le concours des jurisconsultes pour la recherche de la meilleure solution à donner aux questions multiples que soulève la délicate question de la propriété des œuvres d’art. Les quatre séances du congrès furent occupées par des discussions du plus grand intérêt, auxquelles prirent part de nombreux artistes français et étrangers, ainsique des jurisconsultes éminents. Les résolutions votées au cours de ces séances ont servi de point de départ aux travaux de la Commission à laquelle M. Bardoux, Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts,a donné, quelque temps après, la mission d’étudier un projet de loi sur la Propriété artistique.
- COMMISSION DU GROUPE II.
- Éducation : enseignement primaire , supérieur, technique. Médecine ; hygiène ; publications périodiques, matériel et procédés des arts libéraux.
- Membres de la Commission :
- MM. É(l. L.aboulaye, membre de lTnstilut, sénateur, président;
- Henri Martin, membre de l’Institut, sénateur, vice-président ; le docteur Ladssédat, député, vice-président;
- 0. Gkéard, membre de l’Institut, secrétaire; le docteur Lioo ville, député, secrétaire ;
- Paul Bert, député;
- de Watteville, directeur des sciences et des lettres au Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts;
- Trélat, membre de l’Académie de médecine;
- Jaccoud, membre de l’Académie de médecine;
- Prétet, conseiller municipal de Paris;
- Dumoustier de Frédilly, directeur du commerce intérieur au Ministère de l’Agriculture et du Commerce;
- Maze, agrégé de l’Université;
- Cqrbon, sénateur;
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- MM. Da Mesnil, conseiller d’Etat ;
- Delociie, membre de l’Institut;
- Claude-Lafontaine, président du conseil d’administration de l’École Monge;
- Faisant, député;
- le docteur Lijnier, inspecteur général des asiles d’aliénés.
- Le groupe II, relatif à l’éducation et à Renseignement, au matériel et aux procédés des arts libéraux, a une importance tout exceptionnelle.
- L’éducation de la femme, de Tentant, de l’homme, et toutes les questions qui s’y rattachent, offrent au penseur et au bon citoyen un champ indéfini de méditations. C’est là qu’est tout l’avenir des sociétés modernes. Parla elles périront ou se développeront harmonieusement, selon qu’elles auront su résoudre le difficile problème de l’éducation PL
- La deuxième Commission, dont le cadre exceptionnellement vaste embrassait toutes les questions qui se rattachent à la médecine, à l’éducation, à l’enseignement, n’a pris directement l’initiative d’aucun congrès; mais elle a patronné d’une manière toute spéciale le congrès universel pour l’amélioration du sort des aveugles et des sourds-muets, et, en raison de son but philanthropique, lui a fait accorder une subvention administrative. Les diverses méthodes appliquées, en France et à l’étranger, pour l’éducation des aveugles, les questions si importantes des établissements hospitaliers, des carrières ouvertes aux aveugles, de pédagogie, d’hygiène, etc., ont fait l’objet des discussions les plus approfondies, et la longue liste des notabilités qui ont adhéré à ce congrès démontre toute la sympathie qui s’attachait au sujet humanitaire dont on s’était proposé l’étude.
- L’examen des intéressantes questions relatives à l’amélio-
- (1) Exposé des motifs de l’arrêté ministériel du 10 mars 1878.
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- ration du sort des sourds-muets forma la seconde partie du congrès. Ces questions et celles traitées dans la première partie ont entre elles tant de points de rapprochement qu’il était utile de les réunir dans une seule session.
- L’hygiène et les diverses branches scientifiques et pratiques de la médecine ont fait l’objet de plusieurs congrès, dont les programmes ont été examinés et accueillis avec une extrême impartialité; nous allons en retracer les grandes lignes.
- Préparé de longue main sous le patronage du gouvernement français, le Congrès d’hygiène embrassait dans son programme un grand nombre de questions actuellement à l’ordre du jour, telles que l’hygiène du nouveau-né, les meilleures conditions d’établissement des habitations ouvrières, l’assainissement des villes et la fertilisation des campagnes par une utilisation rationnelle des eaux d’égouts, fhygiène dans ses nombreux rapports avec l’industrie, etc. Tous ces sujets ont fait l’objet de rapports de fond, mûrement élaborés sous les auspices du Comité d’organisation et discutés ensuite au cours des séances générales du Congrès. Ce contrôle logique, cette préparation consciencieuse, qui peuvent servir de type aux congrès à venir, ont produit d’excellents résultats, rendus plus sensibles encore parles travaux des sections. En dehors des séances plénières furent, en effet, tenues de nombreuses réunions, plus intimes pour ainsi dire, et dans lesquelles les savants et les hygiénistes français et étrangers purent aborder des sujets que le programme n’avait pas spécifiés dans tous leurs détails, et faire part à leurs collègues des méthodes généralement employées dans leurs pays pour résoudre les nombreux problèmes que soulèvent les diverses applications de l’hygiène.
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- Un autre congrès, organisé par la Société française de tempérance, est, à son tour, venu attirer l’attention des médecins, des chimistes et des statisticiens, sur les questions relatives à l’alcoolisme, et a complété, en étudiant ce point spécial, l’œuvre du Congrès international d’hygiène.
- Les congrès médicaux proprement dits dont la demande a été soumise à la Commission ont été au nombre de quatre. Celui de la médecine mentale a réuni un assez grand nombre de médecins aliénistes, qui ont pu se communiquer le résultat de leurs études cliniques, faire une étude comparative et détaillée de l’administration des asiles d’aliénés en divers pays, et entrer dans d’intéressantes considérations sur la médecine légale d,es aliénés et les limites de leur responsabilité, il nous suffira enfin de citer le Congrès sur le service médical des armées en campagne, auquel les Gouvernements étrangers ont pris un très vif intérêt, le Congrès de médecine légale et le Congrès d’homéopathie, pour montrer que la science médicale a été largement représentée dans la série des congrès et conférences de l’Exposition.
- 11 est, en outre, deux congrès qui se rattachent, quoique d’une manière un peu moins directe que les précédents, au programme du deuxième groupe : le Congrès international des clubs alpins, organisé par les soins du Club alpin français, et le Congrès des géomètres-experts. Le but que se proposaient surtout les membres du Comité central des géomètres de France, organisateurs de cette dernière réunion, était d’étudier le meilleur mode d’établissement et de conservation du cadastre, l’assiette des impôts résultant des évaluations cadastrales, et la durée à assigner à la période de renouvellement des plans cadastraux et de l’évaluation des revenus. Les géomètres des pays voisins de la France, —
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- Belgique, Suisse, Italie, Espagne, — ont apporté à leurs collègues français de précieux renseignements sur toutes ces questions, et le Congrès a eu pour conséquence directe la formation d’un comité international des géomètres-experts, qui s’est déjà réuni depuis l’Exposition universelle de Paris, et dont la mission est de poursuivre et de recommander la réalisation des vœux du Congrès de 1878.
- Un assez grand nombre de conférenciers qui se proposaient de traiter des sujets d’hygiène, d’histoire, d’éducation, d’enseignement, ont trouvé auprès de la Commission l’accueil le plus libéral, ainsi qu’on peut s’en rendre compte en parcourant la liste des conférences rentrant dans le deuxième groupe. Ces conférences sont les suivantes :
- i° Sur des sujets d’enseignement on d’éducation : celles de M. Corbon, sur l’enseignement professionnel; de M. Cer-nesson, sur l’enseignement du dessin; de MM. F. Hément et Grosselin, sur diverses méthodes d’enseignement des sourds-muets; de M. C. Delhez, sur la gymnastique des sens appliquée à l’éducation du jeune âge; de M. Lagout, sur la tachymétrie;
- 20 Sur des sujets de médecine ou d’hygiène : celles de MM. Placide Couly, sur le choix d’un état au point de vue hygiénique et social; Decroix, sur l’usage alimentaire de la viande de cheval; et celles de MM. les docteurs Desprès, sur les causes de la dépopulation; de Pietra Santa, sur les hospices marins et les écoles de rachitiques; et Riant, sur le tabac au point de vue hygiénique;
- 3° Enfin sur des sujets de science, de géographie ou d’érudition : celles de MM. A. Moreau, sur l’équilibre des poissons
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- CONGRÈS ET CONFÉRENCES, dans l’eau douce et dans l’eau de mer; Allan, sur l’Algérie; Léon Feer, sur le bouddhisme, et l’abbé Durand, sur le Tong-King et ses peuples.
- Deux conférences, celles de MM. Frédéric Passy, sur renseignement de l’économie politique, et de Chancourtois, sur l’unification des travaux géographiques, sont venues compléter, à un point de vue plus général, cet ensemble de leçons.
- Nous ajouterons que les commissaires du ae groupe désiraient qu’il fût donné, comme complément à ces conférences, une série de leçons pédagogiques, et ils s’étaient, à cet effet, assuré le concours de plusieurs notabilités universitaires. L’œuvre des congrès et conférences de l’Exposition n’a pu profiter directement de cette idée, car M. le Ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts désira réserver à son Administration le soin d’organiser cet ensemble spécial de conférences, qui eurent lieu en présence des instituteurs venus à Paris pour visiter l’Exposition.
- COMMISSION DU GROUPE III.
- Mobilier, céramique, bronzes, horlogerie, armurerie.
- Membres de la Commission :
- MM. A. Gruyer, membre de l’Institut, président;
- Barbedienne, président de la chambre syndicale des bronzes, vice-président;
- Léon Cm ris, député, secrétaire;
- L. Robert, administrateur de la manufacture de Sèvres;
- Darcel, administrateur de la manufacture des Gobelins;
- Dübodchet, administrateur de la Société centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie;
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- MM. Émile Muller, professeur à l’École centrale des arts et manufactures; Dieterle, directeur de la manufacture de Beauvais; le commandant Périer, membre du Bureau des longitudes;
- Denuelle, membre de la Commission des monuments historiques; Marie, directeur adjoint du commerce extérieur au Ministère de l’Agriculture et du Commerce.
- Le groupe III (Mobilier et accessoires) n’offre pas assurément un champ aussi étendu que le précédent aux recherches et aux discussions. Cependant, si l’on veut bien considérer que le mobilier reflète les goûts, les habitudes, les besoins de la famille; qu’il est, dans une certaine mesure, l’indice de la situation matérielle et quelquefois morale de ceux qui le possèdent, on reconnaîtra que les études auxquelles il peut donner lieu sont loin d’être sans intérêt.
- Il n’a été soumis à la troisième Commission aucune demande de congrès, mais nous avons dit plus haut qu’elle a collaboré de la manière la plus active à l’organisation du Congrès de la propriété artistique. En dehors de ce travail d’organisation, qui lui fut commun avec les commissaires du premier groupe, elle a su choisir parmi les notabilités artistiques et littéraires une série de conférenciers qui ont abordé avec une grande autorité divers sujets se rapportant aux applications industrielles des beaux-arts. La décoration théâtrale a fait l’objet d’une conférence de M. Francisque SarceyW; l’éclairage a fourni à M. Servier l’occasion d’une intéressante leçon; M. René Ménard s’est efforcé de démontrer l’utilité d’un musée des arts décoratifs; enfin la céramique monumentale et le mobilier ont été brillamment étudiés par MM. Paul Sédille et Emile Trélat. Le troisième groupe a,
- (I) Au grand regret de la direction de la publication des congrès et conférences de l’Exposition universelle de 1878, l’auteur de cette excellente conférence n’a pas remis au secrétariat le manuscrit de la sténographie qui lui avait été soumis pour révision.
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- par ce choix éclairé, rempli de la manière la plus heureuse le rôle d’initiative que le Ministre de l’Agriculture et du Commerce avait confié à la Commission des congrès et conférences.
- COMMISSION DU GROUPE IV.
- Tissage : soie, laine peignée et cardée, coton, lin; bijouterie.
- Membres de la Commission :
- MM. S. Daüphinot, sénateur, président;
- Gustave Roy, membre du Comité consultatif des arts et manufactures, vice-président ;
- Savoy, membre de la Commission des valeurs en douane, secrétaire;
- Max Richard, ancien député;
- Tirard, député;
- Richard YVadington, député;
- Siéber, membre du Comité consultatif des arts et manufactures;
- Dautresme, manufacturier, député;
- Person , président de la Chambre syndicale d’exportation ;
- Cunin-Gridaine, sénateur;
- Ozenne, conseiller d’Etat;
- Sévène, membre du Conseil supérieur du commerce;
- Pouyer-Quertier, sénateur;
- Fontenay, bijoutier, membre de la Chambre de commerce de Paris;
- Scheurer-Kestner, sénateur;
- Claude (des Vosges), sénateur.
- Ici peut-être plus encore que dans le groupe III se révèlent la tendance et la situation des populations. Mais le vêtement ne se confectionne qu’avec des étoffes, et les étoffes elles-mêmes avec les textiles que la nature nous donne et dont la recherche et rutilisation présentent un si haut intérêt industriel.
- L’attention des grands industriels et des administrateurs éminents qui composaient la quatrième commission s’est concentrée sur une question du plus haut intérêt au point
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- de vue du commerce international : l’uni fi cation du numérotage des fils de toute nature. Un grand nombre de fila-teurs et de commerçants ont répondu à l’appel de la Commission , et ont saisi avec empressement l’occasion de se réunir en un congrès officiellement patronné et de donner, aux yeux du Gouvernement français et des Gouvernements étrangers, une consécration nouvelle aux vœux antérieurement émis par les congrès internationaux de Turin et de Vienne. Le résultat général de ce congrès fut donc la manifestation du désir d’une entente internationale, qui tend du reste à se généraliser de jour en jour, pour les questions d’ordre économique et commercial.
- COMMISSION DU GROUPE V.
- Mines, forêts , produits chimiques, teintures, impressions, cuirs.
- Membres de la Commission :
- MM. Ch e vue ut, membre de l’Institut, président;
- Sainte-Glaire Deville, membre de l’Institut, vice-président;
- Simonin, ancien délégué à l’Exposition de Philadelphie, secrétaire; Jordan, professeur à l’École centrale des arts et manufactures;
- Aimé Girard, professeur au Conservatoire des arts et méliers;
- Mo iss en et, professeur à l’Ecole des mines;
- Laijth, fabricant de produits chimiques;
- Tassv, professeur à l’Institut agronomique;
- Mouette, président de la Chambre de commerce de Paris;
- Poirrier, président de la Chambre syndicale des produits chimiques; D.aubrée, membre de l’Institut, directeur de l’École des mines;
- Cordier, sénateur;
- Gailly, député.
- Les mines, la métallurgie, l’industrie forestière et toutes celles qui constituent le groupe V offrent un champ immense aux recherches et
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- nnx utiles discussions. Bien des congrès peuvent s’ouvrir et bien des conférences se faire sans épuiser ce sujet , si intéressant au point de vue du développement de nos richesses.
- Ainsi qu’en témoignent un certain nombre de rapports qui figurent avec honneur dans les procès-verbaux de leurs réunions, les membres du cinquième groupe ont consacré plusieurs séances à une étude d’ensemble de ce vaste programme, dont les points les plus importants ont été traités dans les conférences et dans les congrès internationaux du palais du Trocadéro. Sans parler du congrès du génie civil, dont l’initiative est, il est vrai, due à la sixième Commission, mais dont les discussions ont aussi plus d’une fois porté sur d’intéressantes questions d’exploitation de mines, de métallurgie et de chimie industrielle, nous citerons, au nombre des demandes qui ont été directement soumises à la cinquième Commission, celle du Congrès de géologie. Ce congres, fidèle à son programme, a donné lieu à de .savantes discussions et à des mémoires remarquables sur la construction des cartes géologiques, la nomenclature et la classification des terrains et sur un grand nombre de points de doctrine qu’il y avait un réel intérêt scientifique à élucider.
- Nous citerons également les conférences sur la teinture et la décoration des tissus, par M. Blanche; sur la fabrication industrielle du savon, par M. Arnavon; sur la fabrication du gaz, par M. Arson; les sous-produits dérivés de la houille, par M. Bertin; la fabrication de l’acier, par M. Marché; la dynamite et les substances explosives, par M. Boux. Ces diverses leçons, faites par des industriels et des ingénieurs possédant sur ces différentes matières une expérience consommée, ont été, en raison de leur côté éminemment industriel, autorisées ou provoquées d’accord avec la Coin-
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- mission du sixième groupe. Cette particularité trouve son explication dans ce fait, facile à constater par comparaison, qu’il n’v avait pas entre les programmes des deux Commissions une ligne de démarcation absolue, et nous sommes, par cette remarque, conduit à examiner rapidement la part prise par le sixième groupe dans l’œuvre des congrès et conférences.
- COMMISSION DU GROUPE VJ.
- Génie rural, machines et mécanique, matériel des mines, travaux publics, constructions navales , télégraphie, électricité, météorologie.
- Membres de la Commission :
- MM. Duclerc, vice-président du Sénat, président ;
- Tresca, membre de l’Institut, vice-président ;
- Turgan, publiciste, secrétaire;
- Hervé-Mangon, membre de l’Institut;
- Couche , inspecteur général des mines ;
- Gargan, président de la Chambre syndicale des mécaniciens;
- Ch. Laboulaye, secrétaire de la Société d’encouragement;
- A. Lavaluey, ingénieur civil ;
- de Fréminville, directeur des constructions navales, en retraite;
- Surell, ancien directeur du chemin de fer du Midi;
- E. Trélat, professeur au Conservatoire des arts et métiers;
- Ed. Collignon, professeur à l’École des ponts et chaussées;
- Baron, inspecteur des lignes télégraphiques; le commandant Mouchez, membre de l’Institut;
- Veron-Duverger, directeur général des chemins de fer au Ministère des travaux publics ;
- C ma rt on , ingén i eur ;
- Bergon, inspecteur divisionnaire des lignes télégraphiques;
- Buavier, inspecteur divisionnaire des lignes télégraphiques.
- L’étude des machines-outils, instruments que l’homme a su se créer et à l’aide desquels il établit sa domination sur toute la nature,
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- l’application de la vapeur, de l’électricité à ses divers besoins et à ses relations, l’étude des résultats obtenus à l’aide des agents thermiques (chaleur et froid), constituent pour le groupe VI un champ d’investigation d’un très puissant intérêt.
- La sixième Commission, dans de fréquentes réunions assidûment suivies, a examiné un grand nombre de demandes et, parmi les plus importantes, celle du Congrès de météorologie. Celui-ci, indépendamment des questions scientifiques qu’il a été appelé à étudier, a reçu un certain nombre de communications sur l’organisation du service météorologique dans les divers pays.
- Mais nous devons surtout insister sur son œuvre d’initiative et sur l’organisation du Congrès du génie civil, qui rentrait directement dans les idées exprimées par le Ministre de l’Agriculture et du Commerce. Une sous-commission, qui s’adjoignit un certain nombre desavants et d’ingénieurs, rédigea pour ce congrès un programme étendu et fit appel aux ingénieurs, aux grands industriels, aux sociétés savantes et techniques de France et de l’étranger. Les travaux de ce congrès ont formé un ensemble fort satisfaisant et d’un grand intérêt pour les personnes qui s’occupent de constructions mécaniques, de travaux publics ou qui se consacrent à l’étude des questions de métallurgie et de chimie industrielle. Mais il est regrettable qu’une préparation de longue haleine n’ait pas rendu possible la réunion d’un ensemble exceptionnellement imposant de mémoires et de documents explicatifs, qui auraient pu former une sorte d’encyclopédie industrielle, et eussent été le meilleur commentaire des résultats rassemblés dans le groupe VI de l’Exposition universelle.
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- Pour compléter son œuvre, la Commission autorisa ou provoqua une série de conférences qui, s’adressant au grand public, le mirent en mesure d’étudier avec plus de fruit la construction et les applications industrielles des instruments et des machines exposés.
- Plusieurs de ces conférences, entre autres celles de M. Ma-lézieux, sur les grands travaux publics aux Etats-Unis; de M. Antoine Bréguet, sur les applications industrielles de l’électricité; de M. J. Armengaud jeune, sur les moteurs à gaz, eurent lieu pendant la durée même du Congrès du génie civil. Mais cette particularité ne doit pas nous laire omettre de mentionner les conférences faites en dehors du congrès. Celles-ci furent consacrées à l’examen de sujets scientifiques et industriels dont on peut trouver le détail dans les deux premiers volumes des conférences du palais du Tro-cadéro, et dont nous nous bornerons à rappeler ici les titres :
- Les machines comyound à l’Exposition universelle de 1878 comparées aux machines Corliss, par M. de Frémin-ville;
- Les conditions techniques et économiques d’une organisation rationnelle des chemins de 1er, par M. Vauthier;
- Les chemins de fer sur route, par M. Chabrier;
- Les freins continus, par M. Bandérali;
- La minoterie, par M. Vigreux ;
- L’utilisation directe et industrielle de la chaleur solaire, par M. Abel Pifre;
- L’astronomie à l’Exposition de 1878, par M. J. Vinot;
- La fabrication du verre, par M. Clémandot;
- La fabrication du sucre, par M. Vivien.
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- COMMISSION DES GROUPES VII, VIII ET IX.
- Produits alimentaires, agriculture, pisciculture, horticulture.
- Membres de la Commission :
- MM. Victor Lefranc, ancien Ministre, président;
- Foücher de Caiuîii. , sénateur, vice-président ;
- Menier, député, vice-président;
- Barrai,, secrétaire perpétuel de la Société centrale d’agriculture, secrétaire;
- Alp. Lavallée, vice-président delà Société de botanique, secrétaire;
- Lecoutedx, secrétaire de la Société des agriculteurs de France;
- Pasteur, membre de l’Institut;
- Boüley, membre de l’Institut;
- Milne Edwards, membre de l’Institut;
- de Béhague, président de la Société centrale d’agriculture;
- du Breuil, professeur 4 l’Institut agronomique;
- Gaston Bazii.e, sénateur;
- de Moïucault, administrateur de la Société des agriculteurs de France ;
- de Tillancourt, député.
- La préparation, la conservation, l’usage hygiénique et rationnel des aliments dans les divers états des sociétés et suivant la situation de ses membres offrent, sous un aspect modeste, des questions d’une haute importance pratique, et que l’on a tort de trop souvent dédaigner. Les recherches et études sur ce sujet peuvent, à plus d’un point de vue, donner des résultats considérables. C’est ce qui recommandera plus particulièrement les congrès et les conférences du groupe VIL 11 suffit de dire qu’il comprend l’agriculture pour indiquer quel vaste champ il offre aux discussions et aux recherches. Par le goût des fleurs et du jardinage, on peut juger des mœurs, des habitudes et, dans une certaine mesure, de la moralité d’une population.
- Les deux parties les plus importantes du programme des 7e, 8e et 9e groupes, l’agriculture et l’horticulture, ont
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- fait l’objet de deux congrès dont l’idée a été accueillie avec empressement par la Commission, qui comptait dans son sein plusieurs membres des sociétés françaises d’agriculture et d’horticulture.
- L’initiative du Congrès international de l’agriculture appartient à la Société des agriculteurs de France, qui, dès 1877, voulut, à l’occasion de l’Exposition universelle de 1878, donner un caractère international à sa session annuelle. Dans ce but, une commission exécutive fut nommée, et un appel fait aux principales sociétés qui, dans toutes les parties du monde, se préoccupent des progrès de l’agriculture et de l’économie rurale. Cet appel fut entendu, et un grand nombre de notabilités étrangères vinrent donner, dans les réunions de sections et dans les séances générales, d’utiles renseignements sur les questions multiples du programme du congrès. Les discussions et les travaux de ces savants et de ces agronomes portèrent sur les points les plus importants de l’agriculture proprement dite et du génie rural, tels que les assolements, l’emploi des engrais, la culture à vapeur, l’aménagement des eaux, et le congrès formula des vœux sur ces divers points, ainsi que sur les méthodes d’enseignement agricole et sur certaines questions intéressant la production et la consommation des produits de l’agriculture. C’est ainsi que le cadastre, les traités de commerce, le reboisement, l’importation de la viande, la production du blé, l’utilisation des eaux d’égout pour la culture maraîchère, la destruction du phylloxéra, les remèdes à apporter aux épizooties, et tant d’autres sujets qu’il serait trop long d’énumérer ici, fournirent la matière de remarquables exposés et d’utiles discussions. L’étude d’une des questions que nous venons de citer, celle delà destruction du phylloxéra,
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- a trouvé son complément dans une conférence spéciale faite par M. Robart au palais du Trocadéro.
- Les membres du Congrès de botanique et d’horticulture, sans avoir un cadre d’études aussi vaste, se sont occupés d’un certain nombre de sujets scientifiques et pratiques, et l’on trouvera dans le compte rendu de leurs travaux des recherches fort curieuses sur la constitution et les propriétés des végétaux, des exposés et des mémoires sur l’organisation des laboratoires de botanique, enfin plusieurs communications intéressantes sur la flore des divers pays et sur les applications auxquelles son étude peut donner lieu.
- En dehors de ces deux congrès, la septième Commission a également autorisé la réunion de trois congrès qui se rattachaient d’une manière un peu moins directe au cadre de ses attributions. Ce fut d’abord le Congrès séricicole, qui demanda à tenir, à l’époque de l’Exposition, sa sixième session internationale, et dont la principale œuvre a été de rechercher les causes et le remède de la flacherie, cette maladie des vers à soie qui a fourni à M. Pasteur l’occasion de si brillants travaux; puis le Congrès des brasseurs, dû à l’initiative d’un assez grand nombre d’industriels français et étrangers, et qui permit à ces derniers de donner, sur le régime fiscal de la brasserie et la fabrication de la bière, des indications dont la brasserie française pourrait tirer profit; enfin le Congrès pour les progrès de l’industrie laitière, qui se proposait l’étude d’une des branches les plus importantes de l’industrie agricole.
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- COMMISSION DU GROUPE SUPPLÉMENTAIRE.
- Économie politique, sciences économiques, droit administratif, droit industriel, droit international.
- Membres de la Commission :
- MM. Jules Simon, sénateur, membre de l’Institut, président;
- PE Ouvris r. f ao es , membre de l’Institut, vice-président ;
- Lyon-Caen, agrégé à la faculté de droit de Paris, secrétaire;
- Joseph Garnier, sénateur, membre de l’Institut;
- Levasseur, membre de l’Institut;
- Aucoc, membre de l’Institut;
- Bozérian, sénateur;
- M EUR and, directeur des consulats et affaires commerciales au Ministère des Affaires étrangères;
- Claaiageran, avocat à la Cour d’appel;
- Paul Leroy-Beaulieu, directeur du journal /’ Economiste français ; le comte de Choiseul, député;
- Léon Renault, député;
- Émile de Girardin, député;
- Henri Germain, député;
- Journault, député;
- Bréal, membre de l’Institut;
- le docteur Broca, professeur à la Faculté de médecine;
- Malte-Brun, ancien secrétaire de la Société de géographie;
- Léon de Rosny, président de la Société d’ethnographie.
- Cette Commission embrassera dans sa sphère les questions qui touchent aux sciences économiques, à la législation, à la statistique.
- En raison de la généralité de son programme, qui lui permettait d’entrer, au point de vue économique, dans l’étude des questions industrielles et artistiques, la Commission supplémentaire a pris une part des plus actives au travail d’organisation des congrès et conférences de l’Exposition;
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- elle a consacré de nombreuses séances à l’examen des diverses demandes de congrès transmises par les soins du secrétariat du Comité central et formulées par les sociétés ou par les hommes éminents qui poursuivent l’étude des questions économiques, statistiques ou sociales les plus importantes. Nous allons rapidement rappeler ici l’œuvre essentielle de chacun des congrès internationaux qu’elle a autorisés.
- Le premier en date a été organisé par la Société française des institutions de prévoyance. Celle-ci a reçu, en cette circonstance, de France et de l’étranger, un ensemble imposant de documents statistiques et économiques sur les caisses d’épargne, les sociétés de secours mutuels, les banques populaires, les unions de consommation, sur toutes ces questions sociales, en un mot, qui depuis longtemps déjà sont de la part des Gouvernements l’objet d’une étude attentive. Le Congrès de 1878, auquel assistèrent un grand nombre d’économistes de tous les pays'du monde, a fourni aux différents systèmes l’occasion de se produire librement, et les législateurs trouveront certainement dans ses comptes rendus les éléments d’un examen comparatif, au moment où ces questions seront soulevées dans les assemblées délibérantes. Au point de vue de l’intérêt français, les conséquences de ce congrès ont été exposées dans une conférence de M. Malarce au palais du Trocadéro.
- Un grand nombre de points spéciaux de statistique ont été examinés par les divers congrès; mais la question a été traitée dans son sens le plus étendu par les conférences internationales qui avaient pour but de rechercher les meilleures métHodes pour l’appréciation et la représen-
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- tation des phénomènes tels que la diffusion de l’enseignement, la fécondité des populations, la durée de la vie humaine, la répartition de la fortune, la mortalité des enfants. Ce dernier sujet a été plus complètement étudié dans le Congrès de démographie et de géographie médicale, qui embrassait également dans son programme toute la statistique des populations.
- Deux des congrès autorisés par la Commission supplémentaire et dus à l’initiative de sociétés savantes françaises ont fait appel aux anthropologistes et aux ethnographes de tous les pays, et ont recherché la solution des grands problèmes que soulève l’élude de l’homme, de ses mœurs et de son langage. Le Congrès des sciences anthropologiques, qui avait pour président M. le docteur Broca, dont la perte a été si vivement ressentie dans tout le monde savant, a provoqué des discussions fécondes sur l’histoire du développement de l’homme, depuis les débuts de son industrie primitive jusqu’à l’éclosion des grandes découvertes des siècles derniers. L’exposition spéciale d’anthropologie qui était installée dans le parc du Trocadéro a reçu, du fait de ces débats, un complément du plus haut intérêt. Le Congrès des sciences ethnographiques a, de son côté, donné lieu à des mémoires considérables et à de longues discussions sur la formation des premières nationalités, les aptitudes et les mœurs caractéristiques des différentes races et l’histoire comparée du langage.
- Les organisateurs du Congrès international pour le développement et l’amélioration des moyens de transport, au nombre desquels se trouvaient des membres du Parlement
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- français et des ingénieurs d’une haute compétence, ont appelé l’attention sur les questions fort importantes des chemins de fer, des canaux et de la navigation maritime. Ces questions ont fait l’objet de mémoires détaillés : elles ont ensuite été discutées sous le rapport économique et législatif, et il en est résulté une série très complète de vœux qu’il serait trop long de résumer. Le point de vue international n’a pas non plus été négligé, et, à plus d’une reprise, ce congrès a, dans ses conclusions, exprimé le désir de voir créer ou développer des chemins de fer ou des canaux destinés à faciliter les rapports commerciaux entre les peuples.
- C’est vers un but analogue que se sont dirigés les efforts du congrès organisé par la Société de géographie commerciale : les Gouvernements étrangers et les sociétés géographiques de tous lespays ont, par de nombreuses délégations, témoigné leur vive sympathie pour les travaux de ce congrès, dont les membres ont insisté sur le meilleur mode d’émigration et de colonisation et sur les moyens de favoriser le développement du commerce international. Dans ce dernier ordre d’idées, le Congrès de géographie commerciale a reçu un assez grand nombre de communications relatives à l’ouverture de nouveaux débouchés, notamment au percement de l’isthme américain et à la création de voies commerciales dans les pays encore inexplorés. Comme le précédent, le Congrès de géographie commerciale a résumé ses discussions sous forme de vœux et signalé l’importance qu’il y aurait à encourager par tous les moyens possibles l’enseignement de la géographie commerciale.
- Nous terminons cette énumération déjà longue en indiquant le titre de trois autres congrès, dont la demande a
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- été soumise au groupe supplémentaire. Ce furent, par ordre de date, le Congrès du commerce et de l’industrie, cpii ne s’occupa que de quelques-unes des nombreuses questions qui peuvent intéresser le régime économique et le développement de l’éducation professionnelle; le Congrès sur le patronage des prisonniers libérés, qui a fourni des renseignements de grande valeur sur les résultats acquis, en France et à l’étranger, par les sociétés déjà nombreuses dont le but est de patronner les prisonniers libérés, de rendre moins fréquentes leurs rechutes en leur procurant du travail , et d’aider par là même à leur réhabilitation ; enfin le Congrès des Sociétés des amis de la paix, dont le programme embrassait l’étude de l’arbitrage et dont un des vice-présidents, M. Ch. Lemonnier, a été autorisé à faire au palais du Trocadéro une conférence sur le droit international, question qui se rattache directement au programme du Congrès.
- 11 nous reste à parler maintenant de l’œuvre d’initiative de la Commission supplémentaire. Elle s’est appliquée à deux questions seulement, mais à deux questions du plus liant, intérêt au point de vue économique et commercial : la propriété industrielle et l’unification des poids, mesures et monnaies.
- Le Congrès pour l’unification des poids, mesures et monnaies a compté, parmi ses principaux organisateurs et ses membres les plus actifs, un certain nombre d’économistes étrangers. Ils ont donné sur l’état de la question dans leurs divers pays des détails qui permettent de se rendre compte des progrès que fait chaque jour la cause de l’unification.
- Nous avons dit précédemment que les intérêts nom-
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- breux et importants qui se rattachent à la propriété industrielle donnèrent aux membres de la troisième section du Comité consultatif du contentieux de l’Exposition de 1878 l’idée de provoquer l’organisation d’un congrès. Cette idée fut très vivement appuyée par la Commission du groupe supplémentaire. Un Comité d’organisation fut nommé par le Ministre et rédigea, sous forme de questionnaire, un programme détaillé qui abordait les questions délicates que soulèvent ces matières. Les sociétés techniques et industrielles, françaises et étrangères,' beaucoup de chambres de commerce, les spécialités les plus autorisées, répondirent avec empressement à l’appel qui leur était adressé par le Comité d’organisation, par l’envoi de mémoires et de documents qui furent examinés avec soin dans les rapports rédigés au nom du comité pour chacune des branches de la propriété industrielle. Tous ces documents et ces rapports constituèrent une base sérieuse pour les discussions ultérieures du congrès, et, grâce à ces conditions excellentes, des vœux purent être émis, après un examen approfondi de chaque question.
- L’œuvre de ce congrès fut continuée par une Commission permanente internationale, dont les travaux permettront sans doute d’arriver d’une manière progressive à l’établissement, dans les divers pays, d’une législation aussi uniforme et aussi libérale que possible.
- Telle est, eu résumé, la tâche accomplie par les huit sections de la Commission instituée par l’arrêté du 10 mars 1878.
- Le programme tracé à chaque commission de groupe dans l’exposé des motifs qui précède l’arrêté ministériel
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- d’institution n’a pas été complètement rempli: nous avons indiqué les causes qui ont empêché que l’œuvre ne prît tout le développement dont elle était susceptible; mais, malgré tout, un enseignement sérieux se dégage de l’ensemble des congrès de l’Exposition de 1878.
- Sans revenir sur les heureuses conséquences que nous avons eu souvent à signaler, sous le rapport scientifique, industriel ou économique, lors du rapide examen des travaux de chaque congrès, et sans parler des documents qu’ils fourniront pour l’avenir, nous devons appeler l’attention sur quelques-uns des résultats immédiats qu’ils ont produits. C’est ainsi que, pour un certain nombre, des commissions internationales ont été nommées dans le but de poursuivre la réalisation des vœux émis au cours de la discussion ; d’autres Congrès ont donné mission à des députations de présenter ces vœux aux ministres compétents et, pour l’un d’eux notamment, le Congrès de la propriété artistique, le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts nomma parmi ses membres une Commission officielle chargée d’élaborer un projet de loi, qui fut depuis déposé sur le bureau de la Chambre des députés. La Commission permanente instituée à la suite du Congrès de la propriété industrielle fut assez heureuse pour décider le Gouvernement français à prendre l’initiative d’une conférence internationale officielle, qui rédigea,pour la protection delà propriété industrielle, un projet de convention actuellement soumis à la ratification des divers Gouvernements. Le Congrès pour l’amélioration du sort des aveugles et des sourds-muets eut pour conséquence la création d’une grande société internationale fondée dans le but de mettre en rapport les unes avec les autres les institutions d’aveugles et de sourds-muets du
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- monde entier, et de rechercher et propager les meilleures méthodes d’éducation.
- Sans multiplier ces exemples, il est permis de dire que l’attention des Gouvernements a été très vivement attirée sur les vœux de plusieurs des congrès, et qu’au moment où les problèmes économiques auxquels ils se rapportent seront examinés chez les divers peuples, ces vœux seront l’objet d’une étude attentive de la part des législateurs. Nous n’en voulons pour preuve que la part active prise dans toutes les discussions par les délégués officiels que les Gouvernements étrangers ont désignés pour suivre les travaux des congrès internationaux de l’Exposition de 1878.
- Le puissant organisme qui vient d’être décrit ne fonctionna pas dès l’abord sans quelques difficultés , qui avaient toutes leur origine dans sa tardive constitution.
- Le premier embarras fut celui de remplacement. On avait bien concédé à la Commission des congrès et conférences l’usage des deux grandes salles du premier étage du palais du Trocadéro. Mais ces salles, dont les dimensions et l’aménagement étaient fort convenables, avaient déjà reçu d’autres destinations, et il fallait bien tenir compte des premiers occupants. C’est ainsi que, dans l’une de ces salles, 011 11e put faire des séances de nuit, dans la crainte d’endommager, par l’action délétère du gaz, les portraits nationaux historiques qui s’y trouvaient réunis. Dans l’autre salle, les concerts de musique de chambre avaient lieu certains jours de la semaine, et il ne fallait pas songer à les interrompre.
- C’était, bien un inconvénient sans doute que cette destination multiple des mêmes locaux; mais on ne pouvait
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- guère espérer y échapper complètement et, avec un sage esprit de conciliation, on parvint à faire la part de toutes les exigences légitimes.
- En dehors des réunions publiques, il y avait aussi nombre de réunions privées où se préparait le travail. Il leur fallait des bureaux. On dut en donner à chacune des huit Sous-Commissions , aux Comités d’organisation, à la Commission centraient par-dessus tout au secrétariat général, dont l’action était multiple et incessante. Grouper tous ces services au Commissariat général était chose impossible: il n’y fallait pas songer. Le Commissariat lui-même, malgré le développement, de son installation principale et de ses nombreuses annexes, se trouvait fort à l’étroit. On prit le parti de réunir la Commission centrale au Ministère de l’Agriculture, les autres services au rez-de-chaussée et au premier étage du pavillon de Flore. Cette dispersion des divers bureaux et lieux de réunion occasionna des fatigues, des pertes de temps; mais on ne pouvait l’éviter et, malgré cela, le service n’en souffrit pas trop.
- Les travaux de sténographie prirent une importance à laquelle on n’avait pas songé tout d’abord. Non seulement on dut reproduire les séances publiques des congrès et conférences , mais encore il parut utile de faire reproduire un certain nombre de séances intéressantes des Comités de section, et, de fait, elles en valaient la peine, en raison de la notoriété ou de la haute compétence des membres qui prenaient part aux discussions.
- M. Célestin Lagache, l’habile directeur du service sténo-graphique du Parlement, voulut bien se charger de notre service, auquel il attacha trente-quatre sténographes, pris
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- parmi les employés les plus expérimentés de la Chambre et du Sénat.
- Les séances des congrès et conférences étaient publiques; mais encore fallait-il que les intéressés fussent avisés en temps utile. De là nécessité d’un grand service d’allicbage qui annonçait à l’avance l’ensemble des réunions de chaque semaine, et ensuite faisait connaître spécialement le jour et l’heure de chacune d’elles. Ce service a été assez coûteux, mais il a produit de bons résultats, et l’auditoire spécial en vue duquel il était constitué a été remarquablement assidu. On n’estime pas à moins de dix mille le nombre des membres qui le composaient
- Les salles destinées aux congrès et conférences se trouvaient, ainsi qu’on l’a vu, au Trocadéro, c’est-à-dire dans l’intérieur de nos enceintes. Devait-on imposer le tribut d’un ticket à tous ceux qui y venaient, poussés par une simple curiosité scientifique? Gela eût été dur et eût paru peu convenable. Mais, d’un autre côté, en leur accordant sans aucune précaution le droit d’entrer gratuitement, on risquait de voir nombre d’auditeurs interlopes entrer dans les salles et les traverser pour se rendre de là dans l’Exposition, et jouir ainsi d’une exonération à laquelle ils n’avaient aucun droit. Pour parer à ces difficultés, on résolut d’isoler, pendant chaque réunion, le local où elle avait lieu du reste de l’Exposition; l’entrée pouvait alors sans aucun inconvénient être rendue gratuite. La séance terminée et le public spécial quelle avait attiré sorti de nos enceintes, les barrières disparaissaient, et les choses reprenaient leur cours habituel. Ce parti, le plus sage assurément que l’on pût
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- prendre, n’a pas été sans occasionner quelques critiques, mais on Ta maintenu et l’on a bien fait.
- Les difficultés que nous venons de signaler auraient pu être, ou évitées, ou largement atténuées, si nous avions eu quelques mois de plus à notre disposition; mais elles n’ont pas empêché l’œuvre des congrès et conférences d’obtenir près du public sérieux un réel succès. Le nombre des auditeurs a été considérable, leur assiduité très grande, et le champ parcouru par les conférenciers et les membres des congrès très vaste.
- Ainsi qu’on peut le voir par la pièce annexe insérée au tome II sous le n° /17, le nombre des congrès a été de 32, et celui des conférences s’est élevé à 67.
- PUBLICATION DES COMPTES RENDUS.
- Les notes prises par le service sténographique reproduisaient avec une grande fidélité la physionomie des discussions; mais elles ne pouvaient constituer une rédaction ni être livrées immédiatement à l’imprimerie. Toujours et partout on est obligé de revoir les notes sténographiques et d’en faire disparaître certaines incorrections que ne comporte pas le langage écrit. Ce travail de révision présentait ici une difficulté spéciale, la dispersion presque immédiate des membres des congrès et conférences. Malgré l’incontestable avantage qu’eût présenté l’intervention des auteurs mêmes dont on voulait reproduire les paroles, on ne pouvait songer à les astreindre à un séjour prolongé, que leurs occupations ne comportaient pas. Aussi, dès le début, prit-on le parti de faire désigner par chaque Sous-Commission quelques-uns de ses membres pour reviser
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- CONGRÈS ET CONFÉRENCES. 657
- les notes, les mettre en ordre et en surveiller la rédaction définitive. C’était un gros et pénible labeur que l’on imposait à ces rapporteurs; mais ils acceptèrent la tâche avec empressement, et s’acquittèrent presque tous avec beaucoup de zèle de cette ingrate mission. Ils furent autorisés à joindre aux comptes rendus les pièces annexes nécessaires pour en compléter ou en justifier le sens. Dans certains cas, on autorisa même quelques additions; mais on ne le fit qu’à la demande des savants eux-mêmes et en vue de produire des documents peu connus.
- Le soin de surveiller l’impression, de corriger les épreuves, de préparer la publication et les envois de l’ouvrage, fut confié au secrétaire général, M. Ch. Thirion, qui s’y dévoua complètement et continua à nous rendre les meilleurs services. C’est à lui surtout que l’on devra cet important ouvrage, qui, malgré d’inévitables lacunes, présente un ensemble de documents difficiles à réunir et très précieux.
- En vue d’en faciliter la diffusion, l’Administration autorisa les diverses sociétés qui avaient pris part aux congrès à réclamer au prix coûtant un nombre très grand d’exemplaires. Cette disposition libérale était bien conforme à l’ordre d’idées dans lequel on s’était placé dès le début. Il s’agissait moins, en effet, d’un bénéfice matériel que d’un bénéfice moral, et l’Administration était plus soucieuse de procurer des lecteurs à ses utiles publications que d’en assurer la vente.
- Mais, faisant ainsi abandon d’un grand nombre d’exemplaires, s’en réservant également une certaine quantité pour ses établissements, l’Administration ne pouvait plus songer à en écouler avec bénéfice une partie notable. On ne voit pas trop à quel public elle aurait pu s’adresser dans ce but.
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- Avec ses moyens puissants de réclame, son expérience commerciale, l’industrie privée ne le pouvait pas davantage. Aussi les essais que l’on fit pour céder à des maisons de librairie l’impression et la vente de cette importante publication n’eurent-ils aucun succès. L’adjudication, tentée le 2 5 janvier 1879, 11e donna pas de résultats, et l’on fut forcé d’avoir recours à l’Imprimerie nationale, qui, là comme ailleurs, nous donna pleine satisfaction.
- La division de l’ouvrage était un peu commandée par sa nature même. Chaque congrès avait son volume plus ou moins considérable, mais distinct. Ces volumes se succédaient dans l’ordre chronologique. Il était difficile d’en établir un autre plus rationnel. Quant aux conférences, elles furent réunies en trois volumes, comprenant : le premier, ce qui est relatif à l’industrie et aux applications industrielles des sciences ; le deuxième, ce qui concerne les arts, les lettres ou les sciences ; le troisième enfin, les questions d’enseignement, d’hygiène et d’économie politique ou sociale.
- L’ensemble comprend 36 volumes, dont le dernier paraîtra vers la fin du mois de juillet prochain. Sans entrer dans le détail des difficultés spéciales qu’a présentées cette publication, ce qui vient d’être dit suffit à montrer quelle a été très laborieuse, et que le temps que l’on y a consacré a été vraiment bien employé.
- L’Administration s’était réservé 1,000 exemplaires, dont la distribution, à la date du 9 avril, s’est faite comme suit :
- Gouvernements étrangers............................ i5i
- Ministères.......................................... à5
- Sociétés savantes................................... 16
- A reporter.................. 212
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- Report..................... 212
- Établissements d’instruction publique............. 54
- Bibliothèques publiques.......................... 172
- Membres de la Commission des Congrès et conférences........................................... 126
- Commissariat général et secrétariat.............. 22
- Divers............................................ 16
- Total.......................... 602
- Reste à délivrer...... ... 398
- Total pareil................. 1,000
- Il sera facile, avec ce qui reste, de servir nombre d’établissements publics et' même de livrer encore quelques exemplaires à la vente.
- CRÉDITS, DÉPENSES, RECETTES.
- Un arrêté ministériel, en date du 10 mars 1878, avait affecté un crédit de 100,000 francs à l’œuvre des congrès et conférences.
- Le succès, en s’affirmant, fit reconnaître que ce premier crédit serait insuffisant. Il fut porté à 200,000 francs par un second arrêté, en date du 21 septembre 1878.
- Les dépenses, au 3o avril 1881, s’élevaient à la somme de 262,8/12 fr. 55 cent., ainsi répartie:
- Matériel, installation, chauffage, éclairage, frais de bu-
- reaux................................ 18,886*87°
- Impressions courantes et affichage........ 13,627 10
- Personnel................................. 32,903 95
- Sténographie............................. 46,852 65
- Dépenses diverses.......................... 2,949 00
- Impressions payées....................... i3o,622 98
- Impressions réglées_pour le 36° volume.... 17,100 00
- Total pareil........ . 262,842 55
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- 660 EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- Les recettes s’établissent comme suit :
- Versements encaissés par l’Imprimerie nationale pour les
- tirages à part.......................... 36,851* 3oc
- Produit de la vente des volumes............ 3,705 o5
- Total au 3o avril. . . . /io,556 35
- Les dépenses étant de 262,8/1.2 fr. 55 cent., les recettes de ào,556 fr. 35 cent., la différence s’établit au chiffre de 222,286 fr. 20 cent., qui excède les crédits de la somme de 22,286 fr. 20 cent.
- Mais il restait en magasin, à la date du 3o avril, 9,290 volumes ou fascicules, dont la valeur vénale était de h 1,878 fr. 5o cent., ce qui permet d’espérer l’annulation, ou au moins une réduction notable du déficit accusé plus haut.
- En terminant cette notice, consacrée à l’une des innovations les plus heureuses de l’Exposition de 1878, nous tenons à dire que le succès très réel des congrès et conférences est dû, pour une large part, à M. le secrétaire général Ch. Thirion, dont le zèle, l’activité et le dévouement 11e se sont pas un seul instant démentis. Il a mis au service de cette œuvre, dont il peut, dans une certaine mesure, revendiquer l’initiative, un esprit d’ordre, de méthode et une intelligence très remarquables.
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- RÉSUMÉ.
- Le rapport qui précède est, comme on l’a vu, divisé en trois parties.
- La première constitue l’historique de l’œuvre. Dans leur ordre et à leur date, on y examine et discute les mesures nécessitées par la préparation, l’ouverture et la liquidation de l’Exposition.
- Dans la seconde on rend compte des diverses opérations accomplies par les principales branches du service : Travaux, Finances, Sections française et étrangères, Police, etc.
- La troisième est consacrée à des notices sur diverses expositions spéciales, telles que celles des Ports de commerce, de l’Anthropologie, les Congrès et conférences, etc.
- Pour l’exposé, on a adopté l’ordre chronologique, malgré les longueurs et les répétitions qu’il rend inévitables. Mais, après tout, c’est l’ordre le plus clair et le seul même qui permette à l’esprit de suivre avec facilité le développement d’une œuvre aussi complexe.
- La deuxième partie aurait pu, à la rigueur, suffire pour notre rapport administratif; mais, en l’absence des détails qui la précèdent, elle eût été médiocrement intelligible. Deux chapitres la constituent essentiellement, savoir : ceux qui sont relatifs aux Travaux et aux Finances. Ils renferment des détails de chiffres et de statistique qui sont d’un réel intérêt.
- Echappant à l’examen du Jury par leur situation hors classe, les expositions si remarquables des Ports de commerce,
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- RÉSUMÉ.
- de Y Anthropologie, etc., n’eussent pas iaissé de traces dans les comptes rendus, si on ne leur avait consacré un chapitre spécial. C’est ce qui nous a déterminés, au risque d’allonger encore une œuvre déjà bien longue, à écrire les neuf notices qui constituent la troisième partie. Nous espérons que personne ne le regrettera.
- Nous l’avons dit, ce rapport administratif est très long. En nous résignant à lui donner une exteusion aussi considérable, nous nous sommes surtout préoccupés des futurs administrateurs des prochaines Expositions. Nous avons voulu leur épargner les travaux, les recherches et les tâtonnements qui nous ont plus d’une fois embarrassés.
- En terminant ce rapport et prenant définitivement congé de mes collaborateurs, qu’il me soit permis de leur adresser un dernier témoignage de mon affectueuse et profonde reconnaissance. Au travers de circonstances difficiles, ils ont énergiquement fait leur devoir, et c’est grâce à leur concours dévoué qu’une œuvre, en apparence presque impossible, a pu si heureusement être menée à bonne fin.
- Paris, le 3o juin 188 1.
- Le Sénateur Commissaire général,
- J.-B. Krantz.
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- TABLE DES MATIÈRES.
- Pages.
- Sommaire............................................................ • • i
- Introduction................................................................. ni
- PREMIÈRE PARTIE.
- PRÉCIS DES OPÉRATIONS.
- Chapitre I — Opérations préliminaires.
- I. Historique.............................................................. 1
- Premiers actes otliciels........................................ 1
- Etal de l’opinion................................................ 4
- Situation en 1867................................................ 6
- II. Premiers travaux de la Commission supérieure des Expositions
- internationales.................................................... 10
- III. Présentation à la Chambre des Députés et au Sénat du projet de
- loi relatif à l’Exposition......................................... 20
- IV. Convention du 1" août 1876 entre l’État et la ville de Paris.. . . 25
- V. Fin de la première phase des préparatifs de l’Exposition..... 28
- Chapitre II. — Organisation et construction.
- I. Organisation des divers services....................................... 3i
- Pièglement général....................................... 31
- Classification générale des produits............................ 38
- Règlement spécial à l’envoi, à l’installation et à la réexpédition des produits........................................ 4 2
- Décret limitatif du budget de l’Exposition. Règlement de finances................................................ 43
- Décret complétant la Commission supérieure. Arrêté instituant la Commission des marchés....................... 45
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- TABLE DES MATIÈRES.
- GG/i
- II.
- III.
- IV.
- Pagps.
- Organisation des travaux........................................ 67
- Cahier des clauses el conditions générales.............. 47
- Organisation du service médical............................ 48
- Prise de possession des terrains........................ 4 9
- Projet d’ensemble du palais du Champ de Mars............ 5o
- Préparation des projets de détail.......................... 58
- Travaux de la rive droite. Palais du Trocadéro.......... 67
- Appel aux exposants français et étrangers........................ 61
- Répartition des espaces disponibles....................... 61
- Circulaire aux Gouvernements étrangers..................... 67
- Appel aux exposants français............................... 68
- Comités départementaux, d’admission et d’installation............ 69
- Comités départementaux..................................... 69
- Comités d’admission........................................ 71
- Comités d’installation..................................... 74
- V.
- VI.
- VIL
- VIII.
- IX.
- Mise en mouvement des machines. Règlements spéciaux à l’horticulture, à l’agriculture et à la pisciculture...................
- Mesures relatives aux machines en mouvement................
- Comité consultatif du contentieux..........................
- Dispositions spéciales à l’horticulture....................
- Dispositions spéciales à l’agriculture.....................
- Pisciculture...............................................
- Transports à prix réduits..................................
- Organisation de l’exposition historique de l’art ancien et de l’exposition des beaux-arts.........................................
- Organisation de l’exposition historique de l’art ancien....
- Organisation de la section française des beaux-arts........
- Section française. Travaux des comités d’admission..............
- Réception des demandes françaises d’admission..............
- Travaux des comités d’admission............................
- Participation des ouvriers et des petits producteurs.......
- Exposition de l’Algérie et des colonies françaises.........
- Sections étrangères. Premières opérations.......................
- Constitution des commissions étrangères. Leurs premiers
- travaux.................................................
- Marche des travaux pendant l’hiver 1876-1877....................
- Palais du Trocadéro........................................
- Parcs......................................................
- 77
- 77
- 79
- 81
- 83
- 87
- 90
- 90 9° 96 100 100 io4 110 113 116
- 116
- 1 9. *3
- 1 97 13e
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- TABLE DES MATIÈRES. 665
- Pages.
- Pont d’Iéna.............................................. 135
- Annexes................................................... 187
- X. Négociations et conventions avec la ville de Paris. . .......... i4i
- Négociations relatives au palais du Trocadéro.............. i4i
- Convention relative au quai d’Orsay et au pavillon de la ville de Paris............................................. i46
- XI. Services accessoires............................................ i5o
- Entrées.................................................... i5o
- Catalogue.................................................. i53
- Restaurants. Concessions diverses.......................... 167
- Règlement des concours d’animaux vivants................... 161
- XII. Jury des récompenses............................................ i64
- XIII. Travaux de la section française............................... i 7C
- Clôture de la période des admissions. Répartition définitive
- des espaces............................................ 176
- Formation et fonctionnement des comités d’installation. ... 180
- XIV. Travaux des commissions et des commissariats étrangers....... i84
- XV. Expositions spéciales............................................ 192
- Exposition des portraits nationaux historiques............. 192
- Exposition des sciences anthropologiques................... 190
- Exposition de l’art musical................................ 196
- Exposition des eaux minérales.............................. 199
- Exposition des ressources des ports de commerce français.. 2o4
- XV I. Expositions des grandes Administrations et des Ministères
- Exposition de la ville de Paris......................
- Administration des forêts.........................
- Manufactures de l’Etat............................
- Ministère des Travaux publics.....................
- Ministère de l’Intérieur..........................
- Ministère de la Guerre............................
- Ministère de la Marine............................
- Ministère de l’Instruction publique..... .........
- 208
- 208
- 212
- 210
- 2l4 2 1 6 218 220 221
- XVII. Congrès et conférences........................................... 226
- XVIII. Passerelle de l’île des Cygnes.................................... 289
- XIX. Entrées. Manutention............................................ 2 43
- Service des entrées......................................... 243
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- 666
- TABLE DES MATIERES.
- Pages.
- Préparai ion des mesures relatives à la manutention et à l’installation des produits.................................... 2 45
- Service de la police...................................... 2 5o
- XX. Travaux sur place des comités français et des commissions étran-
- gères........................................................ 2 5 1
- Construction des façades. — Aménagement des classes.. . . 2.5i
- XXI. Installations particulières..................................... a55
- Galerie du travail.......................................... 255
- Photographie................................................ 257
- Vente du catalogue........................................ 2 58
- Installations individuelles............................... 2 5 9
- XXII. Arrivée des produits............................................. 262
- Chapitre lll. — Exploitation.
- I. Ouverture de l’Exposition. . . 267
- Cérémonie d’ouverture....................................... 267
- Période transitoire du 1“' au 20 mai........................ 270
- II. Période du 20 mai au 3i octobre................................... 275
- Surveillance et entretien .................................. 275
- Service médical............................................. 276
- Police...................................................... 277
- Service d’incendie.......................................... 278
- Postes et télégraphes....................................... 279
- Service d’inspection........................................ 280
- Ventes permises. — Ventes tolérées. — Ventes impossibles
- à empêcher................................................ 281
- Concerts. — Congrès et conférences.......................... 280
- Exposition de l’art ancien.................................. 280
- Bibliothèque technologique.................................. 285
- Essai des machines agricoles sur le terrain................ 286
- Concours temporaires........................................ 287
- Fête du 00 juin............................................. 287
- III. Visiteurs et voyageurs............................................ 290
- Mouvement des visiteurs..................................... 290
- Entrées gratuites données aux instituteurs.................. 292
- Délégations ouvrières....................................... 294
- Loterie nationale........................................... 290
- Mouvement des voyageurs..................................... 296
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- TABLE DES MATIÈRES.
- 667
- Pages.
- IV. Récompenses................................................. 297
- V. Prorogation de l’Exposition du icr au 10 novembre............. 3o4
- Chapitre IV. — Liquidation.
- I. Réexpédition des produits..................................... 3o8
- II. Affectation des bâtiments et des terrains occupés............. 3i6
- Projets et négociations................................ 316
- III. Reprise du palais du Trocadéro et remise en état des terrains oc-
- cupés ................................................. 324
- Reprise du palais du Trocadéro.. . .................... 32 4
- Remise en état des terrains occupés.................... 826
- IV. Liquidations diverses........................................ 33o
- Récompenses.................................».......... 334
- DEUXIÈME PARTIE.
- SERVICES ADMINISTRATIFS.
- Notice sur le service des travaux................................... 33g
- Résumé des dépenses.................................... 361
- Résumé des principales quantités d’ouvrages exécutés ou de
- matériaux mis en œuvre................................. 365
- Notice sur les opérations de la section française................... 367
- Comités d’admission.................................... 367
- Comités d’installation............................... 383
- Notice sur les opérations des sections étrangères................... 3g3
- Composition des commissions nationales. — Nomination des
- commissaires étrangers................................ 3^3
- Travaux des commissions nationales et des commissaires
- délégués.............................................. 4o6
- Arrivée des produits................................... 414
- Période d’ouverture de l’Exposition..................... 4i8
- Jury. — Réexpédition des produits...................... 422
- Service du catalogue........................................ 427
- Service des entrées......................................... 43g
- Service médical........................................... 447
- Service de police.......................................... 457
- Contentieux......................................................... 467
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-
- 668 TABLE DES MATIÈRES.
- Pages.
- Rapport financier.............................................. 473
- Organisation........................................... 47 3
- Dépenses........................................... 481
- Recettes............................................... 4q3
- TROISIÈME PARTIE.
- EXPOSITIONS SPÉCIALES.
- Notice spéciale sur l’exposition d’agriculture..................... 5o3
- Essais publics des machines agricoles................... 5o8
- Exposition des insectes................................ 511
- Agencement et entretien des parcs....................... 5i2
- Notice sur l’exposition des animaux vivants......................... 519
- Animaux des espèces bovine, ovine, porcine, caprine et de
- basse-cour........................................... 5 21
- Animaux de l’espèce canine.............................. 524
- Espèces chevaline, asine et mulassière.................. 520
- Exposition des ressources des ports de commerce français............ 53q
- Organisation de l’exposition............................ 539
- Notice sur l’exposition de l’art historique ancien et de l’ethnographie des peuples étrangers À l’Europe................................ 55 J
- Notice sur l’exposition des portraits nationaux..................... 563
- Notice sur l’exposition des sciences anthropologiques............... 571
- Aquariums.......................................................... 579
- Aquarium marin..................................... 581
- Aquarium d’eau douce.................................... 586
- Notice sur les auditions musicales.................................. 5g3
- Organisation............................................ 5q3
- Travaux de la commission. — Règlement général et annexes. 602 Résultats. — Grands concerts. — Musique de chambre. .. 608 Dépenses................................................ 620
- Congrès et Conférences.............................................. 623
- Publication des comptes rendus........................ 656
- Crédits, dépenses, recettes............................. 659
- Résumé.............................................................. 661
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-
TOME 2
-
-
- RAPPORT ADMINISTRATIF
- SUR
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878
- A PARIS.
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-
- MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DU COMMERCE.
- RAPPORT ADMINISTRATIF
- SUR
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878
- A PARIS.
- TOME SECOND.
- PARIS.
- IMPRIMERIE NATIONALE.
- M DCCC LXXXl.
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-
-
- SOMMAIRE.
- Pages.
- Pièces annexes........................................................• 1
- Statistique des opérations............................................. 3Ai
- Table des matières........................................................ ^117
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-
-
- RAPPORT ADMINISTRATIF
- SUR
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878
- A PARIS.
- -------------------£,g,e$---------------
- PIÈCES ANNEXES.
- Annexe n° 1.
- DÉCRETS
- INSTITUANT UNE EXPOSITION UNIVERSELLE DE L'AGRICULTURE, DE L’INDUSTRIE ET DES BEAUX-ARTS, EN 1 878.
- Le Président de la République,
- Sur le Rapport du Ministre de l’agriculture et du commerce,
- Décrète :
- Article premier. Une Exposition universelle des produits agricoles et industriels s’ouvrira à Paris le icr mai 1878, et sera close le 31 octobre suivant.
- Les produits de toutes les nations seront admis à cette Exposition.
- Art. 2. Un décret ultérieur déterminera les conditions dans lesquelles se fera l’Exposition universelle, le régime sous lequel seront
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-
-
- 2 PIÈGES ANNEXES.
- placées les marchandises exposées et les divers genres de produits susceptibles d’être admis.
- Art. 3. Le Ministre de l’agriculture et du commerce est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à Versailles, le k avril 1876.
- Mai de MAC MAHON.
- Par le Président de la République :
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce, Teisserenc de Bort.
- Le Président de la République française,
- Vu le décret du k avril 1876 relatif à l’Exposition universelle des produits agricoles et industriels;
- Sur le rapport du Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- Décrète :
- Article premier. Une exposition universelle des beaux-arts, indépendante de l’exposition annuelle des ouvrages des artistes vivants, s’ouvrira à Paris en même temps que l’exposition agricole et industrielle, le ier mai 1878, et elle sera close le 31 octobre suivant.
- Art. 2. Un décret ultérieur déterminera les conditions dans lesquelles se fera cette exposition.
- Art. 3. Le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le i3 avril 1876.
- M11 de MAC MAHON,
- DUC DE MAGENTA.
- Par le Président de la République :
- Le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, Waddington.
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-
-
- ANNEXE N° 2.
- 3
- Annexe n° 2.
- RAPPORT AU PRÉSIDENT DE LA RÉPURLIQUE
- À L’APPUI DU DÉCRET DU k AVRIL 1876.
- Monsieur le Président,
- Au moment où la France, rassurée sur ses destinées par la constitution d’un gouvernement régulier, tourne toute son activité et dirige toutes ses espérances vers le travail, vous avez pensé, d’accord avec votre Gouvernement, qu’il était opportun d’accueillir un vœu qui commençait à poindre dans l’opinion publique et de convier tous les peuples à une nouvelle Exposition universelle internationale.
- Vous savez, Monsieur le Président, dans quelle large mesure les solennités de cet ordre ont dépassé les prévisions les plus hardies de leurs promoteurs. Lorsque, pour la première fois, à un moment de notre histoire si fécond en grandes conceptions, le Gouvernement républicain de 1797 avait convié les industriels à une lutte pacifique, alors circonscrite aux seuls produits de la France, quelques centaines de personnes répondirent seules à son appel. Mais l’idée était lancée, et nous l’avons vue successivement grandir à ce point que trois quarts de siècle plus tard, et sur ce même emplacement du Champ de Mars qui avait reçu l’Exposition de 1797, cinquante-deux mille exposants se trouvaient réunis.
- Après la dernière de ces solennités et le retentissement de son éclatant succès, il n’a pas manqué d’esprits chagrins pour annoncer qu’un si grand effort ne saurait être à l’avenir renouvelé; que les expositions universelles avaient fait leur temps; que la curiosité publique, émoussée par le souvenir de tant de merveilles, ne pourrait plus être suffisamment excitée; que les grands établissements industriels, comblés de récompenses, refuseraient de se soumettre à de nouvelles épreuves. Comme si l’ordre naturel des choses ne suscitait. incessamment des générations avides de voir et de connaître, des
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- PIÈCES ANNEXES.
- producteurs impatients de conquérir la faveur publique et de la disputer à leurs devanciers! Comme si, dans notre siècle de lutte et de concurrence, il était permis à personne de s’endormir sur un succès et de se laisser oublier en abandonnant le champ libre à ses compétiteurs!
- D’ailleurs, que de progrès ont été effectués depuis 1867 dans les pratiques de l’agriculture et de l’industrie, que de découvertes fécondes sont venues transformer les méthodes, changer les outillages et donner aux études comparatives des divers procédés un nouvel intérêt !
- Nul doute donc qu’après un repos de onze années, le public et l’industrie ne répondent avec ardeur au rendez-vous que nous leur assignons aujourd’hui. Nul doute qu’une Exposition internationale ne donne au travail des enseignements utiles et ne lui imprime un redoublement d’émulation qui suffirait seul à justifier son opportunité.
- Le principe une fois décidé, il était nécessaire de fixer la date de l’Exposition.
- Pour préparer ces assortiments qui donnent la mesure de sa puissance et de son utilité, pour enfanter ces chefs-d’œuvre qui font l’admiration des visiteurs, le génie industriel et artistique a besoin d’être prévenu à l’avance. Une Exposition universelle exige d’ailleurs la construction d’un immense édifice, qui, malgré la puissance des moyens dont on dispose aujourd’hui, ne peut être improvisé en quelques mois.
- Il était donc impossible de prendre date pour 1877; mais devait-on ajourner jusqu’à 1879 la réalisation de cette grande œuvre, ou pouvait-on en toute sécurité choisir l’année 1878?
- En consultant le précédent de 1867, j’ai acquis la conviction que deux années suffiraient certainement à toutes les nécessités.
- Ce n’est, en effet, qu’au commencement de 1865 que l’Exposition de 1867 a été définitivement organisée, et c’est seulement au mois d’août de la même année que le plan du palais a été arrêté Û). Depuis lors, la puissance des moyens de rapide exécution a beaucoup augmenté, les voies de transport perfectionnées qui serviront à expédier les œuvres industrielles se sont multipliées. En fixant la date de mai 1878, nous nous placerons dans des conditions au moins égales à celles qui ont suffi aux besoins de l’Exposition de 1867. Je vous pro-
- (1) Le décret qui décide une Exposition internationale des beaux-arts porte la date du ier février i865. La nomination de la Commission impériale d’exécution a eu lieu un mois plus tard.
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- ANNEXE N” 2. 5
- pose donc, Monsieur le Président, de décider que l’Exposition universelle de Paris s’ouvrira en mai 1878.
- Le mode de réaliser l’Exposition soulève aussi plusieurs questions d’une grande importance, qui vont être soumises aux études de la Commission supérieure des Expositions et dont il convient, je crois, d’ajourner la solution jusqu’au moment où cette instruction aura été achevée. Je me borne à énoncer ces diverses questions.
- Le choix de l’emplacement est la première qui se présente à l’esprit. Ce choix peut, en effet, exercer une grande influence sur le concours des visiteurs et sur l’utilité de l’Exposition pour l’enseignement et la récréation des masses; mais il est rendu très difficile par l’extension toujours croissante du nombre des exposants.
- L’Exposition universelle de 1862 avait occupé une surface couverte de 120,000 mètres carrés; celle de 1867 a exigé une surface couverte de 153,ooo mètres.
- Depuis 1867, les arts industriels et la production agricole n’ont cessé de grandir dans tous les Etats de l’Europe. Le seul commerce de la France avec l’étranger a passé de 5 milliards 800 millions à 7 milliards 700 millions dans cette période, donnant ainsi la mesure d’une impulsion qui se produit partout avec une remarquable intensité.
- En s’autorisant de ces précédents et de ces données, il faut prévoir pour les besoins de 1878 une surface couverte très supérieure à celle du palais de 1867 et qu’on ne saurait évaluer à moins de 225,000 mètres.
- Autour de l’édifice principal doivent d’ailleurs se trouver des jardins étendus, des voies d’accès nombreuses et largement ouvertes, toutes choses qui réclament de vastes espaces et qui restreignent le nombre des emplacements offerts à notre choix.
- Quelques-uns des auteurs des avant-projets déjà soumis au Gouvernement se sont demandé s’il n’y aurait pas avantage à substituer une installation permanente aux constructions éphémères qui sont élevées à grands frais pour les Expositions universelles, et qui sont détruites au bout de quelques mois.
- «La construction du palais et l’aménagement du parc de 1867 ont coûté, disent-ils, plus de i5 millions, dont il n’est resté, après la fin de l’Exposition, que des matériaux vendus à vil prix.
- cfN’est-ce pas là une destruction de capital regrettable, et ne vaudrait-il pas mieux choisir l’emplacement de telle façon que, l’Exposition une fois close, le palais et ses annexes pussent être conservés
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- PIECES ANNEXES.
- pour servir de but de promenade, de local pour des expositions partielles, et se trouver tout préparé pour une Exposition universelle ultérieure? »
- Cette question avait déjà été posée en 1867, et elle avait reçu une réponse négative. Pour trouver en dehors du Champ de Mars l’emplacement d’une exposition permanente, il fallait s’éloigner à une assez grande distance du centre de Paris. Alors l’Exposition devenait moins facilement accessible aux populations ouvrières, aux travailleurs peu fortunés qui sont obligés de compter avec le temps et avec les frais de transport, et l’on devait craindre qu’elle ne perdît ainsi, avec un élément important de recette, une notable partie de son utilité.
- Cependant, la Commission impériale de 1867 ayant inséré dans son compte rendu de l’Exposition une sorte de plaidoyer dogmatique en faveur des expositions permanentes, les projets écartés en 1867 reparaissent aujourd’hui, en s’abritant sous cette autorité, et la Commission supérieure aura à les examiner.
- Peut-on établir avec quelque degré d’exactitude le budget de la prochaine Exposition? Une évaluation semblable laissera toujours une assez grande marge à l’imprévu. Toutefois, en s’appuyant sur les résultats connus des précédentes Expositions, on peut se faire une idée approchée des dépenses et des recettes probables.
- En 1867, la dépense totale s’est élevée à 23 millions, dans lesquels 12 millions représentent les frais de construction du palais, 5 millions et demi les frais d’installations intérieures, 3 millions les dépenses de fonctionnement pendant la durée de l’Exposition, et 2 millions et demi les sommes affectées aux distributions de récompenses.
- Les recettes ont été de 9,83o,ooo francs aux tourniquets, de 935,000 francs aux abonnements et de 2,3oo,ooo francs pour locations aux restaurateurs, ventes de catalogues et produits divers; en tout i3 millions, d’où une insuffisance de 10 millions, atténuée par la vente des matériaux de démolition du palais, qui n’a produit qu’un million.
- Si, pour les besoins de l’Exposition prochaine, il faut augmenter de 5o p. 0/0 l’étendue de la surface couverte, le coût du nouveau palais sera par cela même accru de moitié, et toutes choses égales d’ailleurs, la dépense se rapprochera de 3o millions.
- Mais en prévoyant une majoration de la dépense, il faut tenir compte du supplément de recette que l’extension des voies perfectionnées de transport, le développement des habitudes de voyage du
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- ANNEXE N° 2.
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- public rendent à peu près certain. Le réseau des chemins de fer français en 1867 s’étendait sur i5,ooo kilomètres, tandis qu’en 1878 nous n’aurons pas moins de 22,000 kilomètres en exploitation. Il en est de même dans tous les pays en communication avec la France : partout le même progrès a été accompli.
- On peut donc compter que, tout en maintenant les tarifs d’entrée au taux fort modéré de 1867, on obtiendra une recette beaucoup plus considérable. Je rappellerai, comme terme de comparaison à cet égard, qu’à l’Exposition universelle de 1 855 le nombre des visiteurs n’a été que de A,593,000, tandis qu’il a dépassé 9,000,000 en 1867. De l’une à l’autre des Expositions de 1855 et de 1867, l’affluence du public a donc doublé.
- Si un pareil fait se produit de 1867 à 1878, l’excédent de dépense occasionné par l’extension des bâtiments serait largement couvert. Mais, sans aller jusqu’à cette limite extrême, on est fondé à croire que l’Exposition de 1878 peut être réalisée avec un sacrifice qui ne dépassera pas 10 à 12 millions.
- Ce sacrifice peut d’ailleurs être notablement amoindri, si le système de construction appliqué au palais est conçu de façon à permettre l’emploi des matériaux de démolition à des constructions nouvelles. Les constructions en fer et en verre se prêtent, sous ce point de vue, à toutes les combinaisons, et l’on n’aurait pas eu, en 1867, le déplaisir d’abandonner à vil prix un palais qui avait coûté une somme considérable, si l’on n’eût pas adopté une disposition architecturale ovoïde, qui rendait toute utilisation des matériaux impossible.
- Reste enfin une dernière question à examiner, celle de savoir par quelle combinaison financière l’Exposition devra être réalisée. Plusieurs systèmes sont en présence. L’État peut se réserver l’exécution et la conduite de l’Exposition. Il peut en abondonner l’exploitation commerciale à une Compagnie, à des conditions déterminées par un cahier de charges bien étudié, en se réservant, toutefois, les pouvoirs nécessaires pour veiller efficacement sur les intérêts des exposants.
- En 1867, on avait eu recours à une combinaison intermédiaire qui associait dans une certaine mesure l’État et l’industrie privée. L’Etat conservait l’exécution et la gestion de l’Exposition, et une société de souscripteurs prenait à sa charge les risques de l’entreprise, moyennant une subvention de 12 millions et une participation d’un tiers dans l’excédent éventuel des recettes sur les dépenses.
- La balance définitive des comptes de l’Exposition de 1867 ayant
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- PIÈGES ANNEXES.
- fait ressortir une dépense totale de a3 millions et une recette de 26 millions, les souscripteurs du fonds de garantie ont eu à se répartir un dividende d’un million, et la subvention donnée conjointement par le Trésor et par la ville de Paris a été réduite à 10 millions.
- La question des voies et moyens ayant une étroite connexité avec celle de l’emplacement et de la permanence, je ne puis en faire l’objet d’une proposition précise avant que la Commission supérieure ait donné son avis. J’en réunirai les éléments dans le courant de ce mois, de façon à être en mesure d’en saisir les Chambres dès les premiers jours de leur rentrée.
- En ce moment donc, Monsieur le Président, je me borne à vous demander de vouloir bien décider qu’il y aura une Exposition internationale à Paris en 1878. 11 faut que cette décision soit prise pour permettre à votre Gouvernement de déterminer, de concert avec tous les commissaires étrangers, les surfaces qui devront être attribuées à chaque pays, et, par suite, pour fixer les dimensions définitives du palais de l’Exposition.
- En même temps la publication de ce décret donnera l’éveil à l’industrie et permettra aux intéressés de préparer de longue main leur exposition.
- En annonçant au monde la nouvelle Exposition internationale, la France affirme sa confiance dans les institutions qu’elle s’est données; elle déclare sa volonté de persévérer dans les idées de modération et de sagesse qui ont inspiré sa politique depuis cinq ans. Elle proclame qu’elle veut la paix, qui a, seule, le pouvoir de rendre l’activité humaine vraiment féconde en lui donnant la sécurité. Nous avons la confiance que son appel trouvera partout un accueil sympathique, et que l’année 1878 enregistrera une page glorieuse pour la civilisation et pour notre pays dans les annales des fêtes du travail.
- Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’hommage de mon profond respect.
- Le Ministre de Vagriculture et du commerce, Teisserenc de Bout.
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- ANNEXE N° 3.
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- Annexe n° 3.
- PROJET DE LOI
- AYANT POUR OBJET L’OUVERTURE, À PARIS, D’UNE EXPOSITION INTERNATIONALE UNIVERSELLE EN 1878, PRESENTE AU NOM DE M. LE MARECHAL DE MAC MAHON, DUC DE MAGENTA, PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, PAR M. TEISSERENC DE BORT, MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DU COMMERCE, ET PAR M. LÉON SAY, MINISTRE DES FINANCES.
- EXPOSÉ DES MOTIFS.
- Messieurs,
- Le développement de l’agriculture, de l’industrie et des beaux-arls, sources fécondes de la richesse publique et du bien-être des classes laborieuses, éveille ajuste titre votre vive sollicitude, en même temps qu’il est l’objectif de vos constants efforts. S’inspirant de la même pensée et prenant une initiative à laquelle votre patriotisme et votre confiance dans les destinées de la France ne peuvent manquer d’applaudir, le Président de la République a fait connaître au monde qu’une Exposition universelle internationale des produits des arts, de l’agriculture et de l’industrie, s’ouvrirait à Paris le ior mai 1878.
- Avant de vous demander, Messieurs, les voies et moyens nécessaires pour mener à bien cette grande entreprise, il était indispensable de soumettre à une étude approfondie les questions multiples quelle soulève : choix d’emplacement, étendue des surfaces couvertes, distribution intérieure des constructions, évaluations de la dépense et de la recette, mode de réalisation du projet.
- Ce soin a été confié à la Commission supérieure des expositions universelles, instituée en 1871, par le gouvernement de M. Thiers. Nous ne pouvions remettre une semblable instruction à des juges plus compétents, plus dignes de votre confiance, plus animés d’un zèle que deux mois de travail assidu n’ont pas refroidi; nous ne pouvions
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- PIÈGES ANNEXES.
- invoquer l’autorité d’appréciateurs plus expérimentés, car, vous ne l’ignorez pas, la Commission supérieure de 1871 a présidé à l’organisation de la section Française aux expositions de Londres, en 1872, et de Vienne, en 1878.
- C’est forts de son concours et de la quasi-unanimité qui s’est groupée autour de chacune de ses résolutions, que nous venons vous soumettre l’ensemble des dispositions qui nous semblent devoir répondre à tous les besoins de l’exposition projetée.
- La première question abordée par la Commission supérieure a été celle de l’emplacement. Le Gouvernement avait déclaré dès le premier jour qu’il attachait un grand prix à ce que le palais de la future exposition fût placé dans l’intérieur même de Paris. Il pensait qu’après la glorieuse épreuve dont notre capitale avait subi les douleurs pendant le siège, il n’était que juste de lui offrir le dédommagement de la future grande fête de la paix. Il considérait d’ailleurs que Paris possède un merveilleux emplacement pour recevoir une exposition universelle, un emplacement qui joint à l’ampleur nécessaire pour permettre toutes les combinaisons architecturales l’avantage d’être peu éloigné du centre de la cité, d’être desservi par un fleuve, d’être accessible de tous les côtés par des voies de transport de toute sorte, d’être mis en rapport avec tous les points de Paris par les vapeurs, les tramways, le chemin de fer de ceinture, d’être pourvu de larges dégagements qui rendent faciles l’apport et l’enlèvement des objets exposés.
- La Commission a partagé son avis sur tous ces points : «Il ne faut pas oublier, ajoute-t-elle par l’orgaue de son éminent Rapporteur, que si les expositions universelles attirent un grand nombre d’oisifs, de curieux, d’étrangers riches et qui peuvent disposer de leur temps, elles sont chez nous très populaires, deviennent un sujet précieux d’études et que les artisans, nos ouvriers, doivent pouvoir les visiter largement et fréquemment, sans perdre un temps utile en longues courses et sans être obligés de dépenser beaucoup. ^
- Le Champ de Mars ayant ainsi réuni tous les suffrages, la Commission s’est demandé quelle devrait être la surface à couvrir et à quelle disposition d’ensemble il convenait de s’arrêter, au double point de vue de la structure du palais et de la classification des objets exposés.
- Sur le premier point et après s’être rendu compte des besoins que l’extension de la production tend chaque jour à développer davan-
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- ANNEXE N° 3.
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- tage, après avoir considéré les dimensions des palais récemment construits à Vienne et à Philadelphie, elle a décidé que la surface couverte au Champ de Mars, en 1878, devrait être de 2^0,000 mètres.
- Comment devrait être aménagée cette enceinte? Fallait-il la composer de pavillons séparés contenant chacun des produits d’une même nature de toute origine, ouïes produits variés d’un même peuple? Convenait-il, au contraire, de reprendre le mode de distribution méthodique si heureusement inauguré en 1867, et qui permettait au visiteur de trouver groupés dans la même enceinte les produits classés par nature et par nationalité?
- Cette dernière solution, plus capable qu’aucune autre de donner à l’Exposition un caractère sérieux et vraiment utile, puisqu’elle est éminemment propre à faciliter les études et les comparaisons, devait obtenir la préférence.
- On l’avait réalisée en 1867 par une construction ovoïde, dans laquelle chaque nationalité occupait un secteur, et chaque nature de produit un même anneau ovoïdal.
- La Commission a pensé quelle atteindrait le même but avec plus d’économie, dans des bâtiments de forme quadrangulaire, car la forme ovoïde a eu le triple inconvénient d’augmenter les frais de premier établissement, de créer de grandes difficultés pour les transmissions de mouvements dans la salle des machines, et de rendre inapplicables à d’autres usages les matériaux de démolition du Palais.
- Par l’adoption des formes rectilignes, le bâtiment principal peut être composé d’une série de travées en fer d’une structure économique, de dimensions courantes, dont l’exécution n’exige aucun outillage spécial et qui, faciles à monter, pourront, après leur démontage, être appropriées à une foule d’usages, tels que gares de chemin de fer, vastes ateliers, halles et marchés et tous autres édifices utiles au commerce ou aux fêtes publiques.
- Quant à la distribution intérieure, on ne peut mieux la comparer qu’à celle d’un damier sur lequel les produits de chaque nation seront disposés dans le sens longitudinal en un ordre méthodique tel, que le visiteur, en suivant les voies transversales, trouvera réunis sur une même ligne tous les produits de même nature appartenant aux diverses nationalités. L’exposition des beaux-arts en occupera le centre et sera séparée du reste de l’édifice par de larges espaces ouverts, qui l’isoleront de la poussière et du bruit.
- La grande extension donnée à la partie couverte du Champ de
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- PIÈGES ANNEXES.
- Mars aura pour conséquence de diminuer d’un tiers l’étendue consacrée au parc en 1867; or, déjà à cette époque, ce parc n’avait pas suffi à tous les besoins, et il avait fallu exiler à Billancourt une partie de l’exposition agricole.
- De plus, on avait regretté, en 1867, de ne pas pouvoir soumettre, faute d’un local convenable, ce que l’on peut appeler l’art vivant, c’est-à-dire les Sociétés musicales, chorales et instrumentales, aujourd’hui si goûtées en France, à l’épreuve du concours dont l’exposition est en quelque sorte la mise en action.
- Nous avons donc dû rechercher comment il serait possible de donner au Champ de Mars l’extension que réclamait la satisfaction de ces divers besoins.
- En face du Champ de Mars, sur la rive droite de la Seine, se trouve une vaste étendue de terrains non bâtis, qui appartiennent à la ville de Paris et dont les pentes rapides se prêtent merveilleusement aux conceptions décoratives. Pouvait-on en tirer parti pour l’Exposition, et comment était-il possible de la rattacher assez étroitement au Champ de Mars pour donner à l’Exposition de 1878 un caractère de parfaite unité?
- La question était complexe. Il fallait, non seulement utiliser dans les constructions projetées la différence de niveau de la place du Trocadéro et du Champ de Mars, mais trouver un moyen de réunir en un seul tout ces deux emplacements sans interrompre la circulation des quais.
- Bien des combinaisons ont été étudiées pour atteindre ce double but et soumises à une inspection attentive des lieux. Celle à laquelle on s’est décidément arrêté, avec l’adhésion de la Préfecture de la Seine et de la Préfecture de police, abandonne le pont d’Iéna et les deux quais de la Seine devant le Champ de Mars au public de l’Exposition et maintient la voie de circulation des quais au moyen de deux courbes de raccordement qui traversent le Champ de Mars et le Trocadéro en tranchées et isolent ainsi cette circulation régulière du public des visiteurs, sans gêne pour personne. Un bac à vapeur portera d’un côté à l’autre de la Seine les piétons, d’ailleurs très peu nombreux, qui se servent habituellement du pont d’Iéna pour se rendre à leurs affaires ou à leurs travaux.
- Le pont d’Iéna, qui n’a que i5 mètres de largeur entre les garde-corps, sera porté à 35 mètres. Il y a bien longtemps que son insuffisance est reconnue pour les jours de revues et de grandes fêtes, à ce
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- ANNEXE N° 3.
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- point que, dans chacune de ces occasions, la police est obligée d’en interdire la traversée pour éviter les encombrements. Aussi un projet a-t-il été étudié, de concert par le Gouvernement et par la ville de Paris, pour en effectuer l’élargissement. L’Exposition donne un caractère d’opportunité à la reprise de ce projet, qui va être mis à exécution.
- Les bâtiments élevés au Trocadéro et faisant partie de l’Exposition universelle de 1878 consistent en une grande salle centrale bâtie au point culminant du plateau et pouvant contenir une assistance de 6,000 à 8,000 personnes assises.
- Cette salle doit être consacrée à des concerts, à des concours musicaux, à l’audition des grands instruments, à des réunions publiques à l’occasion des solennités motivées par l’Exposition.
- Sa construction, étudiée suivant les dispositions acoustiques les plus favorables, pourra être permanente et demeurer sur cet emplacement après l’Exposition.
- Un large vestibule la précède du côté de la place du Trocadéro régularisée et, de chaque côté, deux péristyles permettent aux visiteurs d’entrer, soit dans les jardins des rampes du Trocadéro et compris dans le périmètre de l’Exposition, soit dans deux galeries semi-circulaires faisant face à la Seine et destinées à recevoir les expositions rétrospective et ethnologique, de l’histoire du travail et des sciences géographiques.
- Ces deux galeries en fera cheval, présentant leur concavité vers le Champ de Mars, sont terminées par deux pavillons dans lesquels des salles se joignent aux parties circulaires. Le soubassement des pavillons contiendra de larges escaliers permettant l’accès aux galeries, et rachetant les différences de niveaux.
- De la base de la grande salle, qui, au centre, forme une vaste rotonde entourée de portiques à deux étages et d’où la vue est des plus belles, part une cascade qui, descendant sur l’emplacement occupé par l’escalier actuel, va se jeter dans un bassin à mi-côte, afin de fournir un réservoir d’alimentation pour le jardin du Champ de Mars.
- De larges escaliers plantés aux côtés des deux péristyles d’entrée permettent à la foule d’accéder aux portiques, aux tribunes de la grande salle et à des salles de conférence élevées sur ces péristyles.
- Dans le jardin sont disposés des serres pour l’horticulture, un aquarium, des cafés et diverses fabriques pittoresques.
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- 1 h PIÈCES ANNEXES.
- L’évaluation de la dépense à laquelle donnerait lieu l’exécution de cet ensemble de travaux a été l’objet d’une étude approfondie. Le Conseil supérieur avait pour s’éclairer, non seulement la grande expérience de plusieurs de ses membres dans les diverses spécialités de l’art des constructions, mais les comptes du règlement définitif de l’Exposition de 1867. Il a pu ainsi arrêter un devis qu’il considère comme digne de toute confiance, et qui porte la dépense totale d’édification, d’entretien et d’aménagement de l’Exposition à la sommede 32,313,000 fr. ; savoir :
- Pour les constructions............................... a3,2a8,ooof
- Pour le parc et la cascade........................... 3,2 65,000
- Pour la mise en mouvement des machines.................... i,5oo,ooo
- Pour les tranchées en continuation des quais................ 5oo,ooo
- Pour l’eau et le gaz...................................... 950,000
- Pour dépenses spéciales de l’Exposition des beaux-arts. 100,000
- Pour les Expositions temporaires d’animaux.................. 3oo,ooo
- Pour clôtures............................................... 370,000
- Pour administration, gratifications et dépenses diverses.. 1,800,000
- Pour remise en état du Champ de Mars,................ 3o0,000
- Total................... 3a,3i3,000
- En ajoutant à cette somme :
- Pour médailles à décerner comme récompenses..... i,5oo,ooo
- Pour frais de fêtes............................. 5oo,ooo
- Pour dépenses imprévues......................... 1,000,000
- On arrive à un total de.......... 35,313,000
- En 1867, la même dépense avait été de 2 3 millions; le surcroît que nous prévoyons pour 1878 résulte de l’augmentation des surfaces à couvrir.
- Mais si les nécessités qui s’imposent à chaque exposition nouvelle exigent un accroissement de dépense, l’expérience prouve que les recettes suivent également une progression croissante, déterminée par le développement de l’activité commerciale, par l’accroissement du bien-être, par l’extension quotidienne des voies de transport. Nous croyons donc rester dans les termes les plus modérés en évaluant, pour 1878,8 îk millions le produit des entrées, qui n’avait été que de 10,765,000 francs en 1867.
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- ANNEXE N° B.
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- L’observation des statistiques de la circulation par voitures, par tramways, par bateaux à vapeur, par chemins de fer, a, depuis longtemps, démontré que le goût et l’habitude des déplacements se développent avec une extrême rapidité quand ils trouvent l’occasion de s’exercer. Chaque service de locomotion perfectionnée qui s’installe met en mouvement des groupes de population qui étaient restés jusqu’alors sédentaires et ajoute de nouveaux courants aux flots qui se portent vers les centres d’attraction. De 1867 à 1878 le réseau de nos chemins de fer aura crû de plus de 45 p. 0/0, celui des autres Etats de l’Europe se sera développé dans une proportion au moins égale. Est-ce trop d’admettre que le nombre des visiteurs de l’Exposition de Paris profitera de ces extensions et dépassera de 27 p. 0/0 les résultats obtenus en 1867, quand nous voyons que, de l’Exposition de 1855 à celle de 1867, la recette des entrées est passée de B,200,000 fr. à 10,765,000 francs?
- Bien loin de le croire, nous considérons au contraire l’évaluation de 1 h millions comme très modérée.
- En 1867, les recettes diverses pour la location aux restaurateurs, ventes de catalogues, etc., se sont élevées à 1,235,000 francs; nous portons la même somme pour 1878.
- Au montant total de la recette proprement dite il faut ajouter le prix de la revente des matériaux après la fin de l’Exposition. En 1867, cette revente avait eu lieu dans les plus mauvaises conditions, à cause de la forme curviligne adoptée pour le palais, qui rendait les charpentes impropres à tout autre usage qu’à la reconstruction d’un bâtiment semblable; aussi ne produisit-elle que 1,075,000 francs. Par l’adoption de la forme rectiligne, cette cause de dépréciation sera évitée, l’ossature du palais sera propre à une foule d’emplois, pourra même au besoin être remontée en tout ou en partie sur un autre emplacement, et sa revente atteindra sans doute un prix élevé.
- Le palais du Trocadéro notamment, dont le mode d’exécution est combiné de manière à rendre un déplacement possible, ne peut manquer de trouver beaucoup d’acheteurs, à supposer que la ville de Paris ne tienne pas à le conserver comme grande salle de concerts populaires.
- Par tous ces motifs et par cette dernière considération que les constructions à revendre en 1878 auront une surface presque double des constructions de 1867, le Conseil supérieur 11’a pas cru pouvoir porter
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- 16 PIÈGES ANNEXES.
- au-dessous de h millions l’évaluation du montant de la cession des matériaux.
- En regard d’une dépense totale de 35,3i3,ooo francs, nous avons donc une recette à peu près certaine de 19,235,000 francs, eu sorte que le déficit apparent serait de 16 millions.
- En 1867, l’insuffisance avait été évaluée à 12 millions, et elle avait été partagée par portions égales entre l’État et la ville de Paris.
- La ville de Paris a, en effet, un intérêt matériel incontestable à la tenue d’une Exposition universelle. Le flot des visiteurs de la province et de l’étranger qui sont attirés dans son sein par une pareille solennité devient pour les octrois une source d’accroissement de recette considérable. Il est donc juste qu’elle supporte une part importante d’une dépense dont elle recueille de si grands avantages.
- Le Conseil supérieur, prenant en considération les sacrifices que lui imposeront l’amélioration des abords du Champ de Mars et l’élargissement du pont d’Iéna, a pensé que sa contribution devait être maintenue au chiffre de 1867, soit 6 millions. M. le Préfet de la Seine ne met pas en doute que le Conseil municipal de Paris, qu’on trouve toujours disposé à accueillir les idées grandes, généreuses et patriotiques, ne ratifie cette participation. Ces 6 millions constitueraient une subvention définitive, qui ne serait susceptible ni d’augmentation, ni de réduction.
- L’insuffisance qui resterait à la charge de l’État serait ainsi réduite à 10 millions. Mais il est facile de montrer, par des chiffres incontestables, que le Trésor public récupérera, sous forme d’impôt, une somme bien supérieure à cette insuffisance. En effet, les augmentations des recettes indirectes qui se sont produites au profit du Trésor public en 1867 ne manqueront pas de se réaliser en 1878 et sur une plus vaste échelle.
- Permettez-moi, pour fixer vos esprits, d’en énumérer quelques-unes, sur lesquelles nous possédons des données précises.
- Il résulte, d’une comparaison établie entre les produits des transports à grande vitesse sur l’ensemble de notre réseau de chemins de fer pendant les années 1866 et 1867, que l’année de l’Exposition a été marquée par un accroissement de recette de i3 p. 0/0. II n’y a rien d’exagéré à supposer que le même fait se reproduira en 1878. Mais, à cette époque, notre réseau de chemins de fer s’étendra sur 22,000 kilomètres, et la recette des transports en grande vitesse dépassera le chiffre de 370 millions. Un accroissement de 13 p. 0/0 représentera
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- ANNEXE N° 3.
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- donc alors une somme de hq millions, dont le cinquième appartient à l’Etat. Voilà un supplément de recette de 9 millions et demi sur lesquels le Trésor peut légitimement compter.
- Les mêmes statistiques constatent que tous les autres moyens de transport ont participé à l’augmentation de la circulation observée sur les chemins de 1er; qu’ainsi les bateaux à vapeur de la Seine ont porté 27,876 personnes, les omnibus de Paris 2,592,600 de plus qu’en 1866 ; que la Compagnie des voitures de Paris a fait un supplément de recette de 19 p. 0/0; et cela se conçoit aisément, car toutes les voies de transport sont solidaires et forment les unes pour les autres de véritables affluents; or l’Etat perçoit l’impôt sur toutes ces entreprises. Il n’est donc pas douteux que la recette de ce chef, qui figure au budget de 1876 pour plus de 5 millions, ne se trouve accrue de 10 ou 12 p. 0/0.
- Pendant les sept mois qu’a duré l’Exposition de 1867, le produit de la taxe des lettres a augmenté de 3,069,000 francs; le nombre des objets distribués à domicile s’est élevé de plus de 12 millions. Pareil effet se reproduira certainement en 1878 et viendra alléger d’autant la charge du Trésor.
- On peut aussi prévoir un accroissement notable dans la recette des dépêches télégraphiques. Cette recette avait crû de 11 p. 0/0 pendant la durée de l’Exposition de 1867. Si elle devait suivre la même marche en 1878, elle permettrait d’atteindre un supplément de revenu de près de 2 millions.
- En 1867, toutes les grandes compagnies se rattachant de près ou de loin à l’industrie des transports ont pu augmenter le dividende quelles distribuaient à leurs actionnaires. 11 en sera de même en 1878, et l’impôt sur les valeurs mobilières sera accru dans une proportion correspondante à cette augmentation.
- En ce qui louche les chemins de fer, le Trésor public bénéficiera, sous une troisième forme, des augmentations de trafic, le premier effet de ces augmentations étant d’élever les sommes que l’ancien réseau déverse pour pourvoir à l’insullisance des revenus du nouveau et, par suite, de diminuer le montant des garanties d’intérêt servies aux Compagnies de chemins de fer. Ce seul dégrèvement ne peut être évalué au-dessous de 6 à 7 millions.
- Enfin, nul doute que les impôts de consommation sur le vin, la bière 11e tirent de la grande affluence des visiteurs une majoration considérable.
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- h.
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- PIÈGES ANNEXES.
- De cet ensemble défaits que conclure, sinon que, toutcompte fait, i’Exposition payera largement les dépenses quelle aura occasionnées, et quelle rendra au Trésor, par la voie des recettes directes ou indirectes, bien au delà des sommes employées à son exécution?
- De cette conviction, partagée par M. le Ministre des finances, est née la combinaison de trésorerie que, d’accord avec mon honorable collègue, j’ai l’honneur de soumettre à votre sanction, et qui, si vous l’adoptez, éviterait de charger les budgets de 1876 et 1877 d’allocations de crédit qui ne sont, en réalité, qu’une avance de fonds remboursée en 1878.
- Dans ce système, toutes les dépenses inhérentes à l’Exposition : construction, appropriation, exploitation, distribution des récompenses, effectuées sous la direction du Ministre de l’agriculture et du commerce, seraient supportées par le service de la Trésorerie. A cet effet, le Ministre des finances serait autorisé à ouvrir, parmi les services spéciaux du Trésor, un compte auquel seraient imputés, d’une part, en dépense, les frais ci-dessus indiqués et, d’autre part, en recette, le produit des droits d’entrée, locations et autres perceptions, la subvention de la ville de Paris et la part contributive de l’État nécessaire pour balancer le compte spécial. Grâce à celte combinaison, la subvention de l’Etat ne serait inscrite qu’au budget de 1878, ce qui est logique, puisque, ainsi que je viens de le montrer tout à l’heure, ce budget profitera des effets de l’Exposition.
- Il serait d’ailleurs rendu aux deux Chambres un compte spécial des opérations de recettes et de dépenses de l’Exposition de 1878.
- Le projet de loi que nous avons l’honneur de soumettre à votre approbation contient, en outre, une disposition empruntée à la législation qui a réglé l’Exposition de 1867, disposition indispensable lorsqu’il s’agit d’arriver, dans un espace de temps très limité, à l’accomplissement de l’œuvre, on peut dire colossale, que nécessite une Exposition universelle internationale.
- Il vous demande, comme l’avait fait l’Assemblée nationale quand elle a dû assurer l’érection à bref délai de la salle de vos séances, d’autoriser, en cas de nécessité, le Ministre à accepter des soumissions directes pour ceux des travaux que le Comité des finances de la Commission supérieure des Expositions reconnaîtrait ne pouvoir être soumis à l’adjudication.
- Cette dérogation, pour les cas exceptionnels dont il s’agit, est déjà autorisée par l’article 69 du décret du 3i mai 1862 sur la comptabi-
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- ANNEXE Nu 3.
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- lité publique. Nous avons cm toutefois utile d’en faire l’objet d’une mention spéciale pour indiquer le contrôle auquel nous en subordonnons l’usage.
- L’article 6 du projet de loi stipule que tous les actes à réaliser par le Ministre de l’agriculture et du commerce, à raison de l’administration qui lui est confiée, seront timbrés et enregistrés au droit fixe de 3 francs.
- Du moment, en effet, où l’Etat fournil tous les fonds que réclame la future Exposition, il est inutile de compliquer les écritures de trésorerie par un débet et par une recette.
- Le temps n’est plus, Messieurs, où l’horizon de chaque peuple était borné par sa frontière. Si l’on jette un coup d’œil sur la surface du globe, on constate que du jour où la vapeur et l’électricité sont devenues d’une application vulgaire, les conditions économiques de l’ancien et du nouveau monde se sont complètement modifiées.
- Grâce aux innombrables réseaux de routes, de canaux et de chemins de fer qui sillonnent presque tous les pays; grâce aux progrès accomplis, grâce surtout à l’influence de l’industrie agricole et manufacturière, en même temps que du commerce, qui est leur véhicule le plus puissant, les frontières se sont abaissées, et les échanges se sont de plus en plus multipliés.
- Le contact direct des peuples a largement développé chez chacun d’eux sa puissance d’absorption et sa force productive.
- Mais pour que les progrès accomplis soient suivis de progrès nouveaux, il faut que les efforts soient constants, que l’émulation soit incessamment surexcitée, et, à ce point de vue, les Expositions universelles internationales ont une valeur et une efficacité qu’on ne saurait nier.
- Ces grands concours qui réunissent les produits de toutes les parties du globe sont un vaste champ d’étude où chacun peut puiser une instruction nouvelle, qui, en se régularisant, devient d’une application facile et permet de nouveaux et utiles progrès à tous.
- Enfin, les Expositions universelles, en faisant apprécier les productions de toutes les parties du monde, ont placé à côté des passions qui trop souvent divisent les peuples, le contrepoids des besoins et des intérêts mutuels qui doivent les rapprocher.
- Par tous ces motifs, Messieurs, nous espérons que vous voudrez bien donner votre approbation au projet de loi dont la teneur suit :
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- PIÈCES ANNEXES.
- PROJET DE LOI.
- Le Président de la République française Décrète :
- Le projet de loi dont la teneur suit sera présente' à la Chambre des députés par le Ministre de l’agriculture et du commerce et le Ministre des finances, qui sont chargés d’en exposer les motifs et d’en soutenir la discussion.
- Article premier. Le Ministre des finances est autorisé à ouvrir, parmi les services spéciaux du Trésor, un compte auquel seront imputés d’une part, en dépense, les frais de construction, d’appropriation et d’exploitation de l’Exposition universelle internationale de 1878, et, d’autre part, en recette, le produit des droits d’entrée, locations et autres perceptions dérivant de ladite Exposition, ainsi que la subvention qui doit être fournie par la ville de Paris, lesquelles devront être versées dans les caisses du Trésor public au fur et à mesure de leur rentrée.
- Art. 2. La part contributive de l’Etat nécessaire pour balancer le compte spécial prévu par l’article premier de la présente loi sera seule inscrite au budget de 1878.
- Art. 3. Les projets de toute nature relatifs à la construction, l’appropriation et l’exploitation de l’Exposition de 1878 seront, préalablement à leur exécution, soumis à l’approbation du Ministre de l’agriculture et du commerce.
- Art. A. Par extension des dispositions des articles 69 et 73 du décret du 3i mai 1862, sur la comptabilité publique, le Ministre aura la faculté d’accepter des soumissions directes pour l’exécution de ceux desdits travaux qu’il ne jugerait pas devoir être soumis à l’adjudication.
- Toutefois cette faculté est subordonnée à l’avis préalable du Comité des finances, qui sera choisi parmi les membres de la Commission supérieure des Expositions internationales.
- Art. 5. 11 sera rendu au Sénat et à la Chambre des députés un compte détaillé des opérations de recettes et de dépenses de l’Exposition de 1878.
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- ANNEXE N° 3.
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- Art. 6. Les actes à réaliser par le Ministre de l’agriculture et du commerce, à raison de l’administration qui lui est confiée, seront enregistrés et timbrés au droit fixe de 3 francs.
- Fait à Versailles, le 26 juin 1876.
- Le Président de la République française, Signé M"1 de MAC MAHON, duc de magenta.
- Par le Président de la République :
- Le Ministre des finances,
- Signé Léon Say.
- Le Ministre de Vagriculture et du commerce,
- Signé Trisserenc de Bout.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Annexe n° 4.
- CONVENTION
- ENTRE L’ETAT ET LA VILLE DE PARIS.
- Entre les soussignés :
- M. Teisserenc de Bort, Ministre de l’agriculture et du commerce agissant au nom de l’Etat, d’une part;
- Et M. Ferdinand Duval, préfet de la Seine, agissant au nom de la ville de Paris, ainsi qu’il y est autorisé par une délibération du Conseil municipal en date du 26 juillet 1876, d’autre part;
- A été dit et exposé ce qui suit :
- Le Gouvernement est dans l’intention d’ouvrir à Paris, le 1" mai 1878, une Exposition universelle des produits de l’art, de l’industrie et de l’agriculture.
- En conséquence, M. le Ministre du commerce a présenté aux Chambres un projet de loi déterminant dans quelles conditions ladite Exposition sera organisée.
- D’après les dispositions de ce projet de loi, l’Exposition doit occuper l’emplacement du Champ de Mars et les terrains du Trocadéro. Le palais principal de l’Exposition sera élevé sur le Champ de Mars; un parc sera disposé devant le palais, du côté de la Seine; les pentes du Trocadéro seront aménagées en jardins; au sommet de ces pentes sera élevée une construction d’un aspect monumental, destinée à contenir une vaste salle de réunion et de concerts, ainsi que des galeries annexes de l’Exposition; l’escalier qui descend aujourd’hui de la place du Roi-de-Rome au quai de Billy sera remplacé par une cascade. Le pont d’iéna sera compris dans le périmètre de l’Exposition et servira de communication entre le palais principal et le parc du Champ de Mars d’une part, et, d’autre part, les jardins du Trocadéro et l’édifice qui doit les couronner.
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- ANNEXE N° h.
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- Les travaux, dont la dépense est évaluée à 35 millions, seront exécutés par l’Etat, qui se réserve la perception des droits de toute nature à provenir, soit des droits d’entrée et des locations d’emplacements dans le périmètre de l’Exposition, soit de la revente des matériaux. Par contre, l’État prend à sa charge les dépenses qui seront nécessaires soit pour établir, ainsi qu’il sera dit ci-après, des voies de communication destinées à suppléer au pont d’Iéna, retiré de la circulation générale, soit pour remettre en état les lieux occupés par l’Exposition et par ses annexes.
- Dans cette situation, l’État ayant demandé à la ville de Paris de concourir par une subvention à l’œuvre nationale qu’il se propose d’entreprendre, les conventions ci-après exprimées ont été arrêtées, d’accord entre la Ville et l’État.
- Article premier. La ville de Paris, prenant en considération le caractère national de l’œuvre entreprise par l’État, autorise l’État à occuper, pour la préparation et le service de l’Exposition internationale, à dater de la présente convention et jusqu’au icr mai 187g, les terrains et emplacements dont elle est propriétaire, ainsi que les voies publiques, dans le périmètre indiqué sur le plan annexé à la présente convention.
- Art. 2. La ville de Paris s’engage, en outre, à verser à l’Etat, moyennant l’accomplissement des conditions qui vont être stipulées dans les articles suivants, une somme de 6 millions à titre de subvention.
- Ladite subvention sera versée au Trésor en trois payements, savoir:
- 3 millions, le i5 octobre 1877;
- 2 millions, le i5 octobre 1878;
- 1 million, le ier juillet 1879.
- Toutefois, la ville de Paris se réserve la faculté d’anticiper un ou plusieurs desdits versements.
- Art. 3. L’Etat prend à sa charge la dépense des travaux à exécuter pour établir en déblai, sur les deux quais de la Seine, une voie de communication accessible aux voitures, ladite voie passant sous les tabliers qui doivent relier le pont d’Iéna au Trocadéro et au parc établi dans le Champ de Mars.
- Ces voies de communication devront passer à 5 mètres au moins au-dessous des prolongements du pont d’Iéna ; la voie de la rive droite
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- PIÈGES ANNEXES.
- devra présenter une largeur de 20 mètres au moins; la voie de la rive gauche devra présenter une largeur d’au moins 8 mètres.
- Les travaux d’établissement des deux voies dont il vient d’être parlé et les travaux de raccordement des deux quais en dehors de l’enceinte de l’Exposition seront exécutés pour le compte de l’Etat par les ingénieurs du service municipal, conformément aux plans et devis arrêtés d’accord avec M. le Ministre du commerce ou les personnes qu’il désignera, d’une part, et, d’autre part, l’Administration municipale.
- Pour tenir compte à la Ville de la dépense des travaux, le montant de ladite dépense sera déduit de la subvention de 6 millions stipulée ci-dessus et par imputation sur le premier versement qui suivra l’achèvement des deux voies et des travaux de raccordement.
- Art. 4. L’Etat s’engagea établir à ses frais, pendant tout le temps durant lequel le pont d’Iéna sera retiré de la circulation générale, un moyen de communication entre les deux rives de la Seine en aval du pont cl’Iéna, et aussi près que possible de ce pont, soit en organisant un service gratuit de bateaux à vapeur passant continuellement d’une rive à l’autre, soit en construisant une passerelle sur un point à déterminer d’accord avec la Ville et l’Etat.
- Art. 5. Les travaux à exécuter sur les terrains et emplacements qui appartiennent à la Ville et qu’elle met à la disposition de l’Etat, ainsi qu’il est dit ci-dessus (article premier), ne seront entrepris qu’après une conférence entre les représentants de l’État et l’Administration municipale, et lorsque le préfet de la Seine, connaissance prise des projets, aura présenté ses observations.
- Art. 6. L’État s’engage à rétablir dans leur situation actuelle, dans le délai de six mois à partir de la clôture de l’Exposition universelle, et à ses frais, les voies publiques ainsi que les terrains appartenant à la Ville sur lesquels il aura été exécuté des travaux pour la préparation ou le service de l’Exposition universelle.
- Art. 7. En ce qui touche les constructions qui doivent être établies sur les terrains du Trocadéro, l’État réserve à la Ville le droit de les acquérir par préférence à toute autre personne, après la clôture de l’Exposition.
- L’évaluation desdites constructions sera faite par voie d’expertise administrative.
- Dans le cas où l’État aurait, de la part de tiers, des propositions en
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- ANNEXE N° h.
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- vue de l’acquisition des matériaux à provenir desdites constructions, la Ville sera mise en demeure de faire connaître si elle entend user de la clause ci-dessus; elle devra faire connaître son option dans les six semaines qui suivront la mise en demeure; faute de quoi faire, les stipulations dudit article seront non avenues.
- Art. 8. En ce qui touche les constructions élevées dans le Champ de Mars, dans le cas où l’Etat en mettrait les matériaux en vente en plusieurs lots, il réserve expressément à la Ville le droit d’acquérir un ou plusieurs lots au prix fixé pour la mise en adjudication.
- Art. 9. Dans le cas où la liquidation générale de l’entreprise et la balance entre les dépenses et les produits de toutes natures, y compris la subvention de la ville de Paris, ne porteraient pas l’excédent des dépenses sur les produits à un chiffre supérieur à 8 millions, la subvention de 6 millions stipulée en l’article 2 de la présente convention serait réduite d’un million.
- Art. 10. La présente Convention sera soumise au droit fixe de 3 francs.
- Fait double à Paris entre les parties contractantes, le icr août 1876.
- Approuvé :
- La Préfet de la Saine, Signé Ferdinand DU VAL.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 5.
- LISTE DU PERSONNEL.
- COMMISSARIAT GÉNÉRAL.
- M. Krantz (J.-B.), sénateur, commissaire général.
- Cabinet.
- MM. KuANTz(C.),chefdecabinet. MM. Gérard, attaché.
- Morin (Th.), chef adjoint Majoux, attaché,
- du cabinet. Desmoulins, rédacteur.
- Comptabilité et matériel, Contentieux.
- MM. Allain-Launay, inspecteur des finances, chargé de la comptabilité et du contrôle.
- Schoeffel, régisseur.
- MM. Ferlin, vérificateur.
- Escali, chef du matériel. Goujon, avocat, chargé du contentieux.
- Catalogue.
- M. Diieu, chef du service. M. Quesnot, sous-chef.
- Entrées.
- M. Ladreit de Lacharrjère (Ch.), MM. Tiiurnevssen, sous-chef, secrétaire du Commissariat Lucas, attaché,
- général, chef du service.
- Manutention.
- M. Bureau, chef de service.
- DIRECTION DES TRAVAUX.
- M. Duval, ingénieur en chef des ponts et chaussées, directeur.
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- ANNEXE N° 5.
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- Service central.
- i° Service général.
- M. Vallière, ingénieur, chef de M. Pieuchot, chef comptage, réservice. gisseur.
- a0 Études et contrôle des constructions métalliques.
- M. Parent, ingénieur, chef du service du contrôle.
- 3° Mise en mouvement des machines.
- MM. Lecoeuvre, ingénieur, chef manufactures de l’État, chef de service. de service adjoint.
- Debize, ingénieur en chef des
- k° Eau et gaz.
- M.Barois, ingénieur des ponts et chaussées, chef de service.
- Palais du Champ de Mars et dépendances.
- i° Service d’architecture.
- MM. Hardy, architecte, chef de service.
- Picq , architecte, inspecteur. Mimey, architecte, inspecteur.
- a0 Service de
- M. Houberdon, ingénieur, chef de service.
- MM. Gouny, architecte, inspecteur.
- Charbonnier, architecte, sous-inspecteur.
- construction.
- M. Belbèze, conducteur principal.
- Palais du Trocadéro et dépendances.
- i° Service d'architecture.
- MM. Davioud, architecte, chef de service.
- Bourdais, architecte, chef de service.
- MM. Raulin, architecte, inspecteur.
- Bérard, architecte, sous-inspecteur.
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- 28 PIÈGES ANNEXES.
- MM. Métivier, architecte, sous- M. Harant, architecte, sous-in-inspecteur. specteur.
- Pochet, architecte, sous-inspecteur.
- 2° Service de la construction.
- M. Causel, ingénieur, chef de MM. Planche, sous-ingénieur, service. Suréda, conducteur.
- Travaux divers.
- Bâtiment de la ville de paris.
- M. Bouvard, architecte. M. Gravigny, inspecteur.
- Service médical.
- MM. Ladreit de Lacharrière, MM. Audigé, médecin.
- médecin en chef. Testaud, médecin.
- Venet, médecin.
- SECTION FRANÇAISE.
- MM. Dietz-Monin, directeur. Giroud, sous-directeur. Fallois (de), chef de groupe. Lix, chef de groupe. Lockert, chef de groupe.
- MM. Massue (de la), chef de groupe.
- Vincent, chef de la correspondance.
- Crépinet, architecte.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES.
- MM. Berger, directeur.
- Vergé (Ch.), chef de service.
- Codrika (de), rédacteur. Géry, attaché.
- Jamain, attaché.
- MM. Ballu, attaché.
- Vergé (H.), attaché. Melchior, archiviste. Étienne, architecte.
- L’Épine (E.), (auditions musicales).
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- ANNEXE N" 5.
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- SECTION DE L’AGRICULTURE.
- MM. Tisserand, directeur.
- Hardy, chef de groupe. Focillon, chef de groupe. Blanciière (de la), chef de groupe.
- MM. Cabaret, régisseur. Joigneaux, attaché. Chevalier, chef des travaux du parc.
- Huart, attaché.
- SECTION DES ANIMAUX VIVANTS.
- Espèces bovine, ovine, porcine, galline et canine. M. Porlier, directeur.
- Espèce chevaline.
- MM. Dutaya (ie baron), direc- MM. Beauvert (de), chef de ser-teur. vice.
- Colin , sous-chef de service.
- SECTION DE L’ART ANCIEN.
- MM. Longpérier (de), membre MM. Ber'tera, attaché.
- de l’Institut, directeur. Marulaz, inspecteur.
- Schlumberger, secrél. génér.
- SECTION DES BEAUX-ARTS.
- M. Chennevières (de), direc- M. Guillaume, membre de l’In-teur. stitut, directeur.
- DIVERS.
- Aquarium d’eau douce.
- M. Gauckler, ingénieur en chef M. Carbonnier, conservateur, des pouls et chaussées.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Aquarium d’eau de mer.
- M. Meynier, inspecteur des pêches.
- Entrées.
- MM. Nicolle, agent comptable. MM. Mourguès, sous-contrôleur. Chardin, contrôleur en chef. Milloohau, sous-conlrô-
- ChÂtelain, sous-contrôleur. leur.
- Police.
- Champ de Mars.
- M. Lalmand, officier de paix. M. Gavrelle, officier de paix.
- Trocadéro.
- M. Dupouy, officier de paix.
- Postes.
- M. Musard, receveur des Postes et Téie'graphes.
- Douanes.
- M. Desgranges, sous-inspecteur, chef de service.
- Octroi.
- M. Grodet, inspecteur, chef du service.
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- ANNEXE N° 6.
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- Annexe n° 6.
- RÈGLEMENT GÉNÉRAL.
- I
- DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
- Article premier. Aux termes des de'crels rendus par le Maréchal Président de la République, sur la proposition du Ministre de l’agriculture et du commerce et sur celle du Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, une Exposition universelle internationale sera ouverte à Paris le ier mai 1878, et sera close le 3i octobre suivant.
- Art. 2. L’Exposition instituée pour l’année 1878 recevra les œuvres d’art et les produits de l’agriculture et de l’industrie de toutes les nations.
- Elle aura lieu au Champ de Mars et sur les hauteurs du Trocadéro, dans des édifices pour la plupart temporaires.
- Devant le palais du Champ de Mars et sur les pentes du Trocadéro, seront disposés des parcs et des jardins destinés à recevoir les animaux et les plantes à l’état vivant.
- Ces parcs et ces jardins pourront contenir exceptionnellement et dans des établissements spéciaux certains produits dont l’installation 11’aura pas été possible dans les édifices principaux.
- Art. 3. Aux termes des décrets visés en l’article premier du présent règlement, le Ministre de l’agriculture et du commerce et le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts concourent, chacun en ce qui le concerne, à l’organisation générale de l’Exposition universelle de 1878.
- Cette Exposition est placée sous la responsabilité et la direction supérieure du Ministre de l’agriculture et du commerce. (Art. 3 et 6 de la loi du 29 juillet 1870.)
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- PIÈGES ANNEXES.
- Art. h. Le Commissaire général institué par décret en date du 5 août 1876 est chargé de préparer et de faire exécuter tous ies projets relatifs à la construction, à l’appropriation et à l’exploitation de l’Exposition de 1878.
- Aux termes des articles 3 et k de la loi du 29 juillet 1876, tous ces projets devront être soumis à l’approbation du Ministre de l’agriculture et du commerce. Au cas où il pourrait y avoir lieu d’admettre des marchés de gré à gré, le Ministre prendra l’avis préalable d’une commission spéciale.
- Art. 5. Pour la section française, le Commissaire général se mettra en rapport avec les comités constitués dans chaque département de la République française. Ces comités départementaux ont pour mission :
- i° De faire connaître dans toute l’étendue du département les règlements concernant l’organisation de l’Exposition et de distribuer les formules de demande d’admission, ainsi que tous autres documents relatifs à l’Exposition;
- 20 De signaler le plus tôt possible les principaux artistes, agriculteurs et manufacturiers dont l’admission à l’Exposition universelle semblera particulièrement utile à l’éclat de cette solennité;
- 3° De provoquer les expositions des produits agricoles et horticoles du département;
- U° De provoquer et d’organiser, s’il y a lieu, le groupement collectif des produits similaires du département et d’accréditer auprès du Commissariat général le délégué chargé de représenter chaque exposition collective.
- Art. 6. Le Commissaire général s’entendra avec les ministres compétents pour l’organisation du concours de l’Algérie et des colonies françaises à l’Exposition universelle.
- Art. 7. Les commissions étrangères constituées à la demande du Gouvernement français sont invitées à entrer le plus tôt possible en relation avec le Commissaire général, ou à se faire représenter auprès de lui par un délégué.
- Ce délégué sera chargé de traiter les questions qui intéressent ses nationaux, notamment celles qui sont relatives à la répartition de l’espace total entre les divers pays et au mode d’installation de chaque section nationale dans les palais.
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- ANNEXE N° 6.
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- En conséquence, ïe Commissaire générai ne correspond pas directement avec les exposants étrangers.
- Art. 8. Le Commissaire général tient à la disposition des commissions étrangères ou de leurs délégués les renseignements et les plans utiles à leurs installations; il leur fait connaître les conditions de circulation générale et d’ordre public auxquelles ils auront à se conformer.
- Les échanges d’espaces de pays à pays ne pourront avoir lieu que par l’intermédiaire du Commissaire général.
- Art. 9. Dans chaque section consacrée aux exposants d’une même nation, les objets exposés seront répartis entre les neuf groupes suivants :
- icr Groupe. Œuvres d’art.
- 2° Groupe. Éducation, enseignement. — Matériel et procédés des arts libéraux.
- 3e Groupe. Mobilier et accessoires.
- 4° Groupe. Tissus. Vêtement et accessoires.
- 5e Groupe. Industries extractives. Produits bruts et ouvrés.
- 6“ Groupe. Outillage et procédés des industries mécaniques.
- 7° Groupe. Produits alimentaires.
- 8° Groupe. Agriculture et pisciculture.
- 9e Groupe. Horticulture.
- Chacun de ces groupes est divisé en classes, suivant le système de la classification générale annexée au présent règlement. (Pièce annexe n° î.)
- Ce document comprend pour chaque classe une énumération sommaire des objets qu’elle doit renfermer.
- Art. 10. Il sera dressé, par les soins du Commissaire général, un catalogue méthodique et complet des produits de toutes les nations, indiquant les places qu’ils occupent dans les palais, les parcs ou les jardins, ainsi que les noms des exposants.
- Chaque nation aura d’ailleurs le droit de faire à ses frais, mais dans sa propre langue seulement, un catalogue spécial des produits exposés dans sa section.
- Art. 11. Aucune œuvre d’art, aucun produit exposé dans les palais, les parcs ou les jardins, ne peut être dessiné, copié ou reproduit sous une forme quelconque sans une autorisation de l’exposant.
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- h.
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- 34 PIÈGES ANNEXES.
- Le Commissaire général se réserve d’autoriser la reproduction des vues d’ensemble.
- Art. 12. Dans les délais et dans les conditions édictées par la loi du 2 3 mai 1868 relative à la garantie des inventions susceptibles d’être brevetées et des dessins de fabrique, les exposants jouiront des droits et immunités accordés par ladite loi. (Pièce-annexe n° 2.)
- Art. 13. Aucune œuvre d’art, aucun produit exposé ne peut être retiré avant la clôture de l’Exposition sans une autorisation spéciale du Commissaire général.
- Art. 14. Les exposants français ou étrangers n’ont à payer aucun loyer pour la place qu’ils occupent à l’Exposition. Le plancher leur est fourni en bon état de solidité et d’usage dans toute l’enceinte du palais principal du Champ de Mars, en exceptant toutefois la galerie des machines; il ne pourra être modifié, déplacé ou consolidé pour le besoin des installations que d’accord avec le Commissaire générai et aux frais des exposants. Ceux-ci auront à supporter également toutes les autres dépenses d’installation et de décoration dans les palais, les parcs ou les jardins. Ces dépenses comprendront essentiellement la fourniture et la pose des vélums ou plafonds dans les palais, les terrassements spéciaux et les plantations spéciales dans les parcs ou dans les jardins, aux abords et dans le périmètre des constructions particulières autorisées par le Commissaire général.
- II
- DISPOSITIONS SPÉCIALES AUX OEUVRES D’ART.
- Art. 15. Sont admissibles à l’Exposition les œuvres des artistes français et étrangers exécutées depuis le ier mai 1867.
- Art. 16. Ces œuvres comprennent les sept genres indiqués ci-après :
- ic Peinture;
- 20 Dessin, aquarelle, pastel, miniature, émaux, porcelaines, cartons de. vitraux à l’exclusion de ceux qui ne représentent que des sujets d’ornementation ;
- 3° Sculpture;
- 4° Gravure en médailles et sur pierres fines;
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- ANNEXE N° 6.
- 35
- 5° Architecture;
- 6° Gravure;
- 7" Lithographie.
- Art. 17. Sont exclus :
- i° Les copies, même celles qui reproduisent un ouvrage dans un genre différent de celui de l’original ;
- st° Les tableaux ou les dessins qui ne sont pas encadrés;
- 3° Les sculptures de terre non cuite.
- Art. 18. Le soin de statuer sur l'admission des objets d’art sera délégué à un jury spécial.
- Art. 19. Les formalités à remplir pour les demandes d’admission seront fixées par un règlement ultérieur. Un autre règlement fera aussi connaître le mode d’expédition et de réception des œuvres d’art.
- Art. 20. Il sera statué ultérieurement sur le nombre et la nature des récompenses qui devront être décernées, ainsi que sur la constitution d’un jury international des récompenses.
- Art. 21. Des salles spéciales et convenablement appropriées seront affectées aux expositions de tableaux anciens et d’objets d’art rétrospectif admis par un jury spécial.
- III
- DISPOSITIONS SPÉCIALES AUX PRODUITS DE L’INDUSTRIE ET DE L’AGRICULTURE.
- Art. 22. Sont admissibles à l’Exposition tous les produits de l’agriculture et de l’industrie, sauf les exceptions et réserves mentionnées à l’article suivant.
- Art*. 23. Sont exclues les matières détonantes, fulminantes et en général toute matière jugée dangereuse.
- Ne seront reçus que dans des vases solides, appropriés et de dimensions restreintes, les esprits ou alcools, les huiles et les essences, les matières corrosives, et généralement les corps qui peuvent altérer les autres produits exposés et incommoder le public.
- Les amorces, les pièces d’artifice, les allumettes chimiques et autres objets analogues ne pourront être reçus qu’à l’état d’imitation et sans aucune addition de matière inflammable.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Art. 24. Les exposants de produits incommodes ou insalubres devront se conformer en tout temps aux mesures de sûreté qui leur seront prescrites.
- Art. 25. Le Commissaire général se réserve le droit absolu de faire retirer les produits de toute provenance qui, par leur nature ou par leur aspect, lui paraîtraient nuisibles ou incompatibles avec le but ou les convenances de l’Exposition.
- Art. 26. Les demandes françaises d’admission seront conformes à la formule annexée au présent règlement (pièce annexe n° 3).
- Celles de Paris et du département de la Seine devront être envoyées directement au palais de l’Industrie, porte n° 4, à l’adresse du sénateur Commissaire général.
- Celles des départements seront recueillies par les soins des comités départementaux. Ceux-ci les feront parvenir à Paris.
- Toutes les demandes françaises ainsi centralisées au Commissariat général seront soumises à l’examen de comités d’admission constitués à Paris pour chaque classe et statuant en dernier ressort.
- Il est essentiel que toutes les demandes soient remises dans le plus bref délai.
- Les formules imprimées de demandes d’admission seront mises gratuitement à la disposition du public :
- i° A Paris, au palais de l’Industrie, au Ministère de l’agriculture et du commerce, au Tribunal et à la Chambre de commerce;
- 2° Dans les départements, aux sièges des comités départementaux et aux lieux de distribution que ceux-ci auront désignés.
- Art. 27. Les constructeurs d’appareils exigeant l’emploi de l’eau, du gaz ou de la vapeur, doivent déclarer, soit en faisant leur demande d’admission, soit par l’entremise des délégués étrangers, la quantité d’eau, de gaz ou de vapeur qui leur est nécessaire.
- Ceux qui veulent mettre des machines en mouvement indiqueront quelle sera la vitesse propre de chacune de ces machines et la force motrice dont elle aura besoin.
- Art. 28. L’eau, le gaz, la vapeur et la force motrice pour la galerie des machines seront concédés gratuitement.
- La force sera prise sur l’arbre de couche de la transmission générale.
- L’établissement de toutes les transmissions intermédiaires restera à la charge des exposants.
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- ANNEXE N° 6.
- 37
- Art. 29. Il sera institué un jury international de récompenses. Une somme de quinze cent mille francs est, dès à présent, affectée à ces récompenses.
- IV
- ADMINISTRATION ET POLICE.
- Art. 30. Les produits seront exposés sous le nom du signataire de la demande d’admission. Cette condition est de rigueur.
- Art. 31. Les exposants sont autorisés à inscrire à la suite de leur nom ou de leur raison sociale les noms des coopérateurs de tout genre et de tout grade qui ont contribué au mérite des produits exposés.
- Art. 32. Les exposants sont expressément invités à indiquer le prix marchand des objets exposés, autant pour faciliter le travail d’appré-dation du jury que pour édifier le visiteur.
- Art. 33. Les objets vendus ne peuvent être enlevés avant la fin de l’Exposition, à moins d’une autorisation spéciale du Commissaire général.
- Art. 34. Des mesures seront prises pour protéger contre toute avarie les produits exposés; mais l’Etat ne sera, en aucune façon, responsable des accidents, incendies, dégâts ou dommages dont ils auraient à souffrir, quelle qu’en soit la cause ou l’importance.
- Les exposants ont d’ailleurs toute liberté d’assurer leurs produits, directement et à leurs frais, s’ils jugent à propos de recourir à cette garantie.
- Art. 35. Une surveillance générale sera établie contre le vol et les détournements.
- Les commissions étrangères seront absolument chargées de pourvoir au gardiennage de leurs sections respectives. Les agents préposés par elles à cette fonction devront être agréés par le Commissaire général. Ils porteront un costume ou des emblèmes distinctifs; ils pourront, en toute circonstance, réclamer l’aide des agents français et des hommes de police qui parcourront les voies de la circulation générale ou y stationneront.
- Dans la section française, les exposants de chaque classe s’entendront pour organiser un gardiennage collectif, indépendant de la sur-
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- PIÈCES ANNEXES.
- veiliance générale établie par le Commissariat général. Les agents particuliers de cette catégorie seront agréés par le Commissaire; ils seront revêtus d’insignes indiquant le numéro de la classe dont ils auront à surveiller les salles.
- Art. 36. Il est expressément entendu que l’État repousse toute responsabilité relativement aux vols et détournements qui pourraient être commis.
- Art. 37. Aux termes du décret rendu en date du 4 septembre 1876 (pièce annexe n° 4), l’Exposition est constituée en entrepôt réel; en conséquence, les produits exposés sont affranchis des droits et des visites de l’octroi de Paris ainsi que de la douane française.
- Art. 38. Des règlements ultérieurs détermineront, en temps utile, les modes d’envoi, deréception et d’installation des produits,le mode de formation et de fonctionnement du jury international des récompenses, ainsi que le régime des entrées dans les locaux de l’Exposition.
- Art. 39. Toute communication relative à l’Exposition doit être adressée au Sénateur Commissaire général de l’Exposition universelle de 1878, à Paris. L’affranchissement n’est pas nécessaire dans le ressort du service postal français.
- Art. 40. Les Français et les étrangers, en acceptant la qualité d’exposant, déclarent, par cela même, adhérer aux dispositions du présent règlement.
- Paris, le 7 septembre 1876.
- Dressé et présenté :
- Le Sénateur Commissaire général,
- J. B. KRANTZ.
- Vu et approuvé :
- Le Ministre de Vagriculture et du commerce,
- TEISSERENC DE BORT.
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- ANNEXE N° 7.
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- Annexe n° 7.
- SYSTÈME DE CLASSIFICATION GÉNÉRALE.
- PREMIER GROUPE.
- OEUVRES D’ART.
- Classe 1.
- Peintures à l’huile.
- Peinture sur toile, sur panneaux, sur enduits divers.
- Classe 2.
- Peintures diverses et dessins.
- Miniatures, aquarelles; pastels et dessins de tous genres; peintures sur émail, sur faïence et sur porcelaine; cartons de vitraux et de fresques.
- Classe 3.
- Sculptures et gravures sur médailles.
- Sculptures en ronde bosse, bas-reliefs, sculptures repoussées et ciselées. Médailles; camées; pierres gravées. Nielles.
- Classe 4.
- Dessins et modèles d’architecture.
- Études et fragments. Représentations et projets d’édifices. Restaurations d’après des ruines ou des documents.
- Classe 5.
- Gravures et lithographies.
- Gravures en noir; gravures polychromes. Lithographies en noir, au crayon et au pinceau; chromolithographies.
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- PIÈCES ANNEXES.
- DEUXIÈME GROUPE.
- ÉDUCATION ET ENSEIGNEMENT. - MATERIEL ET PROCEDES
- DES ARTS LIBÉRAUX.
- Classe 6.
- Éducation de l’enfant, — Enseignement primaire. — Enseignement des adultes.
- Plans et modèles de crèches, orphelinats, salles d’asile et jardins d’eufanls; agencement et mobilier de ces établissements. Matériel d’enseignement approprié au développement physique, moral et intellectuel de l’enfant jusqu’à son entrée à l’école.
- Plans et modèles d’établissements scolaires pour la ville et pour la campagne; agencement et mobilier de ces établissements. Matériel d’enseignement. Livres, cartes, appareils et modèles.
- Plans et modèles d’établissements scolaires destinés aux cours d’adultes et à 1’ens.eignenient professionnel. Agencement et mobilier de ces établissements. Matériel de l’enseignement des adultes et de l’enseignement professionnel.
- Matériel de l’enseignement élémentaire de la musique, du chant, des langues étrangères, de la comptabilité, de l’économie politique, de l’agriculture et de l’horticulture pratiques, de la technologie. Matériel de l’enseignement élémentaire du dessin.
- Matériel propre à l’enseignement des aveugles et à celui des sourds-muets.
- Travaux des élèves des deux sexes.
- Bibliothèques et publications.
- Classe 7.
- Organisation et matériel de l’enseignement secondaire.
- Plans et modèles d’établissements d’enseignement secondaire: lycées, gymnases, collèges, écoles industrielles et commerciales. Agencement et mobilier de ces établissements.
- Collections, livres classiques, cartes et globes.
- Matériel de l’enseignement technologique et scientifique, de l’enseignement des arts, du dessin, de la musique et du chant.
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- ANNEXE N° 7. 41
- Appareils et méthodes de la gymnastique, de l’escrime et des exercices militaires.
- Classe 8.
- Organisation, méthodes et matériel de l’enseignement supérieur.
- Plans et modèles d’académies, universités, écoles de médecine et écoles pratiques, écoles techniques et d’application, écoles d’agriculture, observatoires, musées scientifiques, amphithéâtres, laboratoires d’enseignement et de recherches.
- Mobilier et agencement de ces établissements.
- Appareils, collections et matériel destinés à l’enseignement supérieur et aux recherches scientifiques.
- Expositions particulières des institutions et sociétés savantes, techniques, agricoles, commerciales et industrielles.
- Missions scientifiques.
- Classe 9.
- Imprimerie et librairie.
- Spécimens de typographie; épreuves autographiques; épreuves de lithographie, en noir ou en couleur; épreuves de gravures.
- Livres nouveaux et éditions nouvelles delivres déjà connus; collections d’ouvrages formant des bibliothèques spéciales; publications périodiques. Dessins, atlas et albums.
- Classe 10.
- Papeterie, reliure ; matériel des arts de la peinture et du dessin.
- Papiers; cartes et cartons; encres, craies, crayons, pastels, fournitures de bureau, articles de bureau, encriers, pèse-lettres, etc., presses à copier.
- Objets confectionnés en papier: abat-jour, lanternes, cache-pot, etc.
- Registres, cahiers, albums et carnets; reliures, reliures mobiles, étuis, etc.
- Produits divers pour lavis et aquarelles : couleurs en pains, en pastilles, en vessies, en tubes, en écailles. Instruments et appareils à l’usage des peintres, dessinateurs, graveurs et modeleurs.
- Classe 11.
- Application usuelle des arts au dessin et de la plastique.
- Dessins industriels; dessins obtenus, reproduits ou réduits par pro-
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- PIÈGES ANNEXES.
- cédés mécaniques. Peintures de décors, lithographies, chromolithographies ou gravures industrielles. Modèles et maquettes pour figures, ornements, etc.
- Objets sculptés. Camées, cachets et objets divers décorés par la gravure. Objets de plastique industrielle obtenus par procédés mécaniques : réductions, photosculpture, etc., objets moulés.
- Classe 12.
- Épreuves et appareils de photographie.
- Photographie sur papier, sur verre, sur bois, sur étoffes, sur émail. Gravures héliographiques, épreuves lithographiques. Epreuves litho-photographiques, clichés photographiques, épreuves stéréoscopiques et stéréoscopes. Epreuves obtenues par amplification. Photochromie.
- Instruments, appareils et matières premières de la photographie. Matériel des ateliers de photographes.
- Classe 13.
- Instruments de musique.
- Instruments à vent non métalliques, à embouchure simple, à bec de sifflet, à anches avec ou sans réservoir d’air.
- Instruments à vent métalliques, simples, à rallonges, à coulisse, à piston, à clef, à anche.
- Instruments à venta clavier: orgues, accordéons, etc.
- Instruments à cordes pincées ou à archet, sans clavier.
- Instruments à cordes à clavier : pianos, etc.
- Instruments à percussion ou à frottement.
- Instruments automatiques : orgues de Barbarie, serinettes.
- Pièces détachées et objets du matériel des orchestres.
- Classe 14.
- Médecine, hygiène et assistance publique.
- Matériel, instruments et appareils des travaux anatomiques et histologiques.
- Pièces d’anatomie élastique.
- Instruments d’exploration médicale.
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- ANNEXE N° 7.
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- Appareils et instruments de pansement et de petite chirurgie, appareils d’anesthésie générale et locale.
- Instruments de chirurgie groupés d’après leur destination : instruments des amputations, résections, etc. Instruments spéciaux: obstétrique, ovariotomie, voies urinaires, oculistique, art du dentiste, etc. ; appareils d’électrothérapie.
- Appareils de prothèse plastique et mécanique, appareils d’orthopédie.
- Bandages herniaires.
- Appareils de secours aux noyés et asphyxiés.
- Appareils balnéatoires et hydrothérapiques. Appareils de gymnastique médicale et hygiénique.
- Plans et modèles d’hôpitaux,d’asiles divers, de maisons de refuge, de retraite, d’aliénés. Agencement et mobilier de ces établissements. Appareils divers destinés aux infirmes, aux malades et aux aliénés. Objets accessoires du service médical, chirurgical et pharmaceutique dans les hôpitaux ou infirmeries.
- Trousses et caisses d’instruments et de médicaments destinés aux chirurgiens de l’armée et de la marine. Matériel de secours à donner aux blessés sur les champs de bataille. Ambulances civiles et militaires.
- Matériel spécial, instruments et appareils de la médecine vétérinaire.
- Classe 15.
- Instruments de précision.
- Appareils et instruments des arts de précision.
- Appareils et instruments de géométrie pratique, d’arpentage, de topographie et de géodésie; compas; machines à calculer; niveaux; boussoles, baromètres, etc.
- Appareils et instruments de mesure : verniers, vis micrométriques, machines à diviser, etc., balances de précision.
- Instruments de l’optique usuelle. Instruments d’astronomie. Instruments de physique, de météorologie, etc. Instruments et appareils destinés aux laboratoires et aux observatoires.
- Mesures et poids des divers pays. Monnaies et médailles.
- Classe 16.
- Cartes et appareils de géographie et de cosmographie.
- Cartes et atlas topographiques, géographiques, géologiques, hydrographiques, astronomiques, etc.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Cartes physiques de toutes sortes. Plans en relief.
- Globes et sphères terrestres et ce'lestes. Ouvrages et tableaux de statistique. Tables et éphémérides à l’usage des astronomes et des marins.
- TROISIÈME GROUPE.
- MOBILIER ET ACCESSOIRES.
- Classe 17.
- Meubles à bon marché et meubles de luxe.
- Buffets, bibliothèques, tables, toilettes, lits, canapés, sièges, billards, etc.
- Classe 18.
- Ouvrages du tapissier et du décorateur.
- Objets de literie, sièges garnis, baldaquins, rideaux, tentures d’étoffes et de tapisseries.
- Objets de décoration et d’ameublement de pierres et de matières précieuses. Pâtes moulées et objets de décoration de plâtre, carton-pierre, papier mâché, etc. Cadres. Peintures et décors pour les services religieux.
- Classe 19.
- Cristaux , verrerie et vitraux.
- Gobeleterie de cristal; cristaux taillés, cristaux doubles, cristaux montés, etc. Gobeleterie ordinaire. Verrerie commune et bouteilles.
- Verres à vitres et à glaces. Verres façonnés, émaillés, craquelés, filigranes, trempés, etc.
- Verres, cristaux d’optique, objets d’ornement, etc.
- Vitraux peints. Miroirs, glaces, etc.
- Classe 20.
- Céramique.
- Biscuits, porcelaines dures et porcelaines tendres.
- Faïences fines à couverte colorée, etc. Biscuits de faïence. Terres cuites. Laves émaillées. Briques et carreaux. Grès cérames.
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- ANNEXE N° 7.
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- Classe 21.
- Tapis, tapisseries et autres tissus d’ameublement.
- Tapis, moquettes, tapisseries, épinglés ou veloutés.Tapis de feutre, nattes, etc. Tapis de caoutchouc, etc.
- Tissus d’ameublement, de coton, de laine ou de soie, unis ou façonnés. Tissus de crin, cuirs végétaux, moleskines, etc. Cuirs de tenture et d’ameublement. Toiles cirées.
- Classe 22.
- Papiers peints.
- Papiers imprimés. Papiers veloutés, marbrés, veinés, etc. Papiers pour cartonnages, reliures, etc. Papiers artistiques. Papiers émaillés et vernissés. Imitations de bois et de cuirs. Stores peints ou imprimés.
- Classe 23.
- Coutellerie.
- Couteaux, canifs, ciseaux, rasoirs; etc. Produits divers delà coutellerie.
- Classe 2h.
- Orfèvrerie.
- Orfèvrerie religieuse, orfèvrerie de décoration et de table, orfèvrerie pour ustensiles de toilette, de bureau, etc. Galvanoplastie.
- Classe 25.
- Bronzes d’art, fontes d’art diverses, métaux repoussés.
- Statues et bas-reliefs de bronze, de fonte de fer, de zinc, etc. Fontes revêtues d’enduits métalliques par la galvanoplastie.
- Repoussés en cuivre, en plomb, en zinc, etc.
- Classe 26.
- Horlogerie.
- Pièces détachées d’horlogerie, gros et petit volume.
- Montres, chronomètres, podomètres, compteurs divers, etc. Pendules et horloges à ressort ou à poids; régulateurs; métronomes.
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- PIÈCES ANNEXES.
- A6
- Horloges astronomiques; chronomètres pour la marine; pendules de voyage. Réveils, etc. Clepsydres et sabliers. Horloges électriques. Horloges de tours et d’églises.
- Classe 27.
- Appareils et procédés de chauffage et d’éclairage.
- Foyers, cheminées, poêles et calorifères. Objets accessoires du chauffage. Fourneaux et appareils pour le chauffage et la cuisine au gaz.
- Appareils de chauffage par circulation d’eau chaude, de vapeur et d’air chaud. Appareils de ventilation. Appareils de dessiccation; étuves.
- Lampes d’émailleur, chalumeaux, forges portatives.
- Lampes servant à l’éclairage au moyen des huiles diverses.
- Accessoires de l’éclairage. Allumettes.
- Appareils et objets accessoires de l’éclairage au gaz.
- Lampes photo-électriques. Appareils pour l’éclairage au moyen du magnésium, etc.
- Classe 28.
- Parfumerie.
- Cosmétiques et pommades. Huiles parfumées, extraits et eaux de senteur, vinaigres aromatisés; pâtes d’amandes, poudres, pastilles et sachets parfumés ; parfums à brûler. Savons de toilette.
- Classe 29.
- Maroquinerie, tabletterie et vannerie.
- Nécessaires et petits meubles de fantaisie, caves à liqueurs, boîtes à gants, coffrets. Trousses et sacs, écrins. Porte-monnaie, portefeuilles, carnets, porte-cigares.
- Objets tournés, guillochés, sculptés, gravés, de bois, d’ivoire, d’é-caille, etc. Tabatières. Pipes.
- Peignes de luxe; objets de brosserie fine de toilette.
- Objets divers de laque.
- Corbeilles et paniers de fantaisie; clissages et objets de sparterie fine.
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- QUATRIÈME GROUPE.
- TISSÜS, VÊTEMENT ET ACCESSOIRES.
- Classe 30.
- Fils et tissus de coton.
- Cotons préparés et filés.
- Tissus de coton pur, unis ou façonnés. Tissus de colon mélangé.
- Velours de coton.
- Rubanerie de coton.
- Classe 31.
- Fils et tissus de lin , de chanvre, etc.
- Lins, chanvres et autres fibres végétales filées.
- Toiles et coutils. Batistes. Tissus de fil avec mélange de coton ou de soie.
- Tissus de fibres végétales, équivalents du lin et du chanvre.
- Classe 32.
- Fils et tissus de laine peignée.
- Laines peignées; fils de laine peignée.
- Mousselines, cachemires d’Ecosse, mérinos, serges, etc.
- Rubans et galons de laine mélangée de coton ou de fil, de soie ou de bourre de soie. Tissus de poils purs ou mélangés.
- Classe 33.
- Fils et tissus de laine cardée.
- Laines cardées; fils de laine cardée.
- Draps et autres tissus de laine cardée.
- Couvertures. Feutres de laine ou poil pour tapis, chapeaux. Chaussons.
- Tissus de laine cardée non foulés ou légèrement foulés : flanelles, tartans, molletons.
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- PIÈGES ANNEXES.
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- Classe 34.
- Soies et tissus de soie.
- Soies grèges et moulinées. Fils de bourre de soie.
- Tissus de soie pure, unis, façonnés, brochés. Etoffes de soie mélangée d’or, d’argent, de coton, de laine, de fil.
- Tissus de bourre de soie, pure ou mélangée.
- Velours et peluches.
- Rubans de soie pure ou mélangée.
- Classe 35.
- Châles.
- Châles de laine pure ou mélangée.
- Châles de cachemire.
- Châles de soie, etc.
- Classe 36.
- Dentelles, tulles, broderies et passementeries.
- Dentelles de fil ou de coton laites au fuseau, à l’aiguille ou à lu mécanique.
- Dentelles de soie, de laine ou de poil de chèvre.
- Dentelles d’or ou d’argent.
- Tulles de soie ou de coton, unis ou brochés.
- Broderies au plumetis, au crochet, elc. Broderies d’or, d’argent, de soie. Chasubleric. Broderies, tapisseries et autres ouvrages à la main.
- Passementeries de soie, bourre de soie, laine, poil de chèvre, crin, fil et coton ; lacets.
- Passementeries en fin et en faux. Passementeries spéciales pour équipements militaires. •
- Classe 37.
- Articles de bonneterie et de lingerie. Objets accessoires du vêtement.
- Bonneterie de coton, de fil, de laine ou de cachemire de soie, ou de bourre de soie, purs ou mélangés. Tissus élastiques. Lingerie confectionnée pour hommes, pour femmes et pour enfants, layettes. Confections de flanelle et autres tissus de laine.
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- ANNEXE N° 7.
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- Corsets, cravates, gants, guêtres, jarretières, bretelles, éventails, écrans, parapluies, ombrelles, cannes, etc.
- Classe 38.
- Habillement des deux sexes.
- Babils d’hommes, habits de femmes. Vêtements imperméables. Coiffures des deux sexes; fleurs artificielles et plumes.
- Perruques et ouvrages en cheveux.
- Chaussures.
- Confections pour enfants.
- Vêtements spéciaux aux diverses professions.
- Costumes populaires des diverses contrées.
- Classe 39.
- Joaillerie et Bijouterie.
- Bijoux de métaux précieux (or, platine, argent, aluminium) ciselés, fîligranés, ornés de pierres fines, etc.
- Bijoux en doublé et en faux.
- Bijoux en jaïet, ambre, corail , nacre, acier, etc.
- Diamants, pierres fines, perles et imitations.
- Classe 40.
- Armes portatives. Chasse.
- Armes défensives : cuirasses, casques.
- Armes contondantes: massues, casse-tête, etc.
- Armes blanches: fleurets, épées, sabres, baïonnettes, lances, haches, couteaux de chasse.
- Armes de jet : arcs, arbalètes, frondes.
- Armes à feu : fusils, carabines, pistolets, revolvers.
- Objets accessoires d’arquebuserie : poudrières, moules à balles, etc. Projectiles sphériques, oblongs, creux, explosibles. Capsules, amorces, cartouches.
- Équipement de chasse.
- Classe 41.
- Objets de voyage et de campement.
- Malles, valises, sacoches, etc. Nécessaires et trousses de voyage.
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- 50
- PIÈGES ANNEXES.
- Objets divers. Couvertures de voyage; coussins; coiffures; costumes et chaussures de voyage; bâtons terrés; grappins; parasols.
- Matériel portatif spécialement destiné aux voyages et expéditions scientifiques : appareils de photographie; instruments pour les observations astronomiques et météorologiques ; nécessaires et bagages du géologue, du minéralogiste, du naturaliste, du colon, du pionnier, etc.
- Classe 42.
- Bimbeloterie.
- Poupées et jouets, figures de cire et figurines.
- Jeux destinés aux récréations des enfants ou des adultes. Jouets instructifs.
- CINQUIÈME GROUPE.
- INDUSTRIES EXTRACTIVES. -- PRODUITS BRUTS ET OUVRES.
- Classe 43.
- Produits de l’exploitation des mines et de la métallurgie.
- Collections et échantillons de roches, minéraux et minerais. Roches d’ornement. Roches dures. Matériaux réfractaires. Terres et argiles. Produits minéraux divers. Soufre brut. Sel gemme, sel des sources salées.
- Combustibles minéraux, charbons divers, résidus et agglomérés. Asphaltes et roches asphaltiques. Ritume. Goudron minéral. Pétrole brut, etc.
- Métaux bruts : fontes, fers, aciers, fers aciéreux, cuivre,plomb, argent, zinc, etc. Alliages métalliques.
- Produits de l’art du laveur de cendres et de l’affineur de métaux précieux, du batteur d’or, etc.
- Produits de l’électro-métallurgie : objets dorés, argentés, cuivrés, aciérés, nickelés, etc., parla galvanoplastie.
- Produits de l’élaboration des métaux bruts : fontes moulées; cloches, fers marchands; fers spéciaux; tôles et fers-blancs; tôles de blindage, de construction, etc.
- Tôles zinguées et plombées, etc.; tôles de cuivre, de plomb, de zinc, etc.
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- ANNEXE N° 7. 51
- Métaux ouvrés: pièces de forge et de grosse serrurerie; roues et bandages; tubes sans soudure, chaînes, etc.
- Produits de la tréfîlerie. Aiguilles, épingles; câbles métalliques ; treillages; tissus métalliques; tôles perforées.
- Produits de la quincaillerie, de la taillanderie, de la ferronnerie, de la chaudronnerie, de la tôlerie, delà casserie et de la ferblanterie. Métaux ouvrés divers.
- Classe 44.
- Produits des exploitations et des industries forestières.
- Echantillons d’essences forestières.
- Bois d’œuvre, de chauffage et de construction. Bois ouvrés pour la marine; merrains; bois de fente.
- Lièges; écorces textiles. Matières tannantes, colorantes, odorantes, résineuses, etc.
- Produits des industries forestières : bois torréfiés et charbons ; potasses brutes; objets de boissellerie, de vannerie, de sparterie, sabots, etc.
- Classe 45.
- Produits de la chasse. Produits, engins et instruments de la pêche et des cueillettes.
- Collections et dessins d’animaux terrestres et amphibies, d’oiseaux, d’œufs, de poissons, de cétacés, de mollusques et de crustacés.
- Produits de la chasse : fourrures et pelleteries, poils, crins, plumes brutes, duvets, cornes, dents, ivoire, os, écaille, musc, castoréum et produits analogues.
- Produits de la pêche : huile de baleine, spermacéti, etc. Fanons de baleine; ambre gris, coquilles de mollusques, perles, nacre, sépia, pourpre; coraux, éponges, etc.
- Produits des cueillettes ou récoltes obtenues sans culture : champignons, truffes, fruits sauvages, lichens employés pour teinture,aliment et fourrage; sèves fermentées; quinquinas; écorces et filaments utiles; cires, gommes-résines; caoutchouc brut, gutta-percha, etc.
- Pièges et engins : lignes et hameçons, harpons, filets, appareils et appâts de pêche.
- Appareils et instruments pour la récolte des produits obtenus sans culture.
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- 52
- PIÈGES ANNEXES.
- Classe 4G.
- Produits agricoles non alimentaires.
- Matières textiles: cotons bruis, lins et chanvres teilles et non teilles , fibres végétales textiles de toute nature; laines brutes lavées ou non lavées; cocons de vers à soie.
- Produits agricoles divers employés dans l’industrie, dans la pharmacie et dans l’économie domestique; plantes oléagineuses, huiles, cires, résines.
- Tabacs en feuilles ou fabriqués. Amadous. Matières tannantes et tinctoriales.
- Fourrages conservés et matières spécialement destinées à la nourriture des bestiaux.
- Classe A7.
- Produits chimiques et pharmaceutiques.
- Acides, alcalis, sels de toutes sortes. Sels marins et produits de l’exploita lion des eaux mères.
- Produits divers des industries chimiques : cires et corps gras; savons et bougies; matières premières de la parfumerie; résines, goudrons et corps dérivés; essences et vernis, enduits divers, cirages. Produits de l’industrie du caoutchouc et de la gutta-percha; substances tinctoriales et couleurs.
- Eaux minérales et eaux gazeuses naturelles ou artificielles. Ma tières premières de la pharmacie. Médicaments simples et composés.
- Classe 48.
- Procédés chimiques de blanchiment, de teinture, d’impression et d’apprêt.
- Spécimens de fils^et tissus blanchis et teints. Echantillons de préparations pour la teinture.
- Spécimens de toiles imprimées ou teintes, de tissus imprimés de coton pur ou mélangé. Spécimens de tissus imprimés de laine, pure ou mélangée, peignée ou cardée.
- Spécimens de tissus imprimés de soie pure ou mélangée.
- Spécimens de tapis imprimés de feutre ou de drap. Toiles cirées.
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- ANNEXE N° 7.
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- Classe 49.
- Cuirs et peaux.
- Matières premières employées dans la préparation des peaux el des cuirs.
- Peaux vertes, peaux salées. Cuirs tannés, corroyés, apprêtés ou teints. Cuirs vernis.
- Maroquins et basanes, peaux hongroyées, chamoisées, mégissées, apprêtées ou teintes. Peaux préparées pour la ganterie. Pelleteries et fourrures apprêtées ou teintes. Parchemins.
- Articles de boyauderie : cordes pour instruments de musique, baudruches , nerfs de bœuf, etc.
- SIXIÈME GROUPE.
- OUTILLAGE ET PROCÈDES DES INDUSTRIES MECANIQUES.
- Classe 50.
- Matériel et procédés de l’exploitation des mines et de la métallurgie.
- Matériel des sondages pour recherches, pour puits artésiens et pour puits à grande section. Machines à forer les trous de mine, à abattre la houille et à débiter les roches. Appareils électriques d’inflammation pour faire sauter la mine.
- Modèles, plans et vues de travaux d’exploitation des mines et carrières. Travaux de captage des eaux minérales. Machines et appareils destinés à l’extraction et à la descente des ouvriers dans la mine.
- Machines d’épuisement, pompes.
- Appareils d’aérage, ventilateurs.
- Lampes de sûreté, lampes photo-électriques. Appareils de sauvetage, parachutes, signaux.
- Appareils de préparation mécanique des minerais et des combustibles minéraux.
- Appareils à agglomérer les combustibles.
- Appareils pour la carbonisation des combustibles. Foyers et fourneaux métallurgiques. Appareils fumivores.
- Matériel des usines métallurgiques.
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- 5h PIÈGES ANNEXES.
- Matériel spécial des forges et fonderies, appareils d’électro-métallurgie.
- Matériel des ateliers d’élaboration des métaux sous toutes les formes.
- Classe 51.
- Matériel et procédés des exploitations rurales et forestières.
- Plans de culture, assolements et aménagements agricoles. Matériel et travaux du génie agricole: dessèchements, drainage, irrigations. Plans et modèles de bâtiments ruraux.
- Outils, instruments, machines et appareils servant au labourage et autres façons données à la terre, à l’ensemencement et aux plantations, à la récolte, à la préparation et à la conservation des produits de la culture.
- Machines agricoles diverses mues par des attelages ou par la vapeur.
- Matériel des charrois et des transports ruraux.
- Machines locomobiles et manèges.
- Matières fertilisantes d’origine organique ou minérale.
- Appareils pour l’étude physique et chimique des sols.
- Plans de systèmes de reboisement, d’aménagement, de culture des forêts.
- Matériel des exploitations et des industries forestières.
- Matériel, instruments et machines de la fabrication des tabacs.
- Classe 52.
- Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires.
- Matériel des usines agricoles : fabriques d’engrais artificiels, de tuyaux de drainage; fromageries et laiteries, minoteries, féculeries, amidonneries, huileries, brasseries, distilleries, sucreries, raffineries, ateliers pour la préparation des matières textiles, magnaneries, etc.
- Matériel de la fabrication des produits alimentaires : pétrisseurs et fours mécaniques pour boulangers, ustensiles de pâtisserie et de confiserie.
- Appareils pour la fabrication des pâtes alimentaires. Machines à
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- ANNEXE N° 7.
- 55
- faire le biscuit de mer. Machines à préparer le chocolat. Appareils pour la torréfaction du café.
- Préparation des glaces et des sorbets; fabrication et conservation de la glace.
- Classe 53.
- Matériel des arts chimiques, de la pharmacie et de la tannerie.
- Ustensiles et appareils de laboratoire. *
- Appareils et instruments destinés aux essais industriels et commerciaux.
- Matériel et appareils des fabriques de produits chimiques, de savons, de bougies.
- Matériel et procédés de la fabrication des essences, des vernis, des objets de caoutchouc et de gutta-percha.
- Matériel et appareils des usines à gaz.
- Matériel et procédés des blanchisseries.
- Matériel de la préparation des produits pharmaceutiques.
- Matériel des ateliers de tannerie et de mégisserie.
- Matériel et procédés des verreries et des fabriques de produits céramiques.
- Classe 54.
- Machines et appareils de la mécanique générale.
- Pièces de mécanismes détachées : supports, galets, glissières, excentriques, engrenages, bielles, parallélogrammes et joints, courroies , systèmes funiculaires, etc. Embrayages, déclics, etc. Régulateurs et modérateurs de mouvement.
- Appareils de graissage.
- Compteurs et enregistreurs. Dynamomètres, manomètres, appareils de pesage. Appareils de jaugeage des liquides et des gaz.
- Machines servant à la manoeuvre des fardeaux.
- Machines hydrauliques élévatoires : norias, pompes, tympans, béliers hydrauliques, etc.
- Récepteurs hydrauliques : roues, turbines, machines à colonne d’eau.
- Accumulateurs et presses hydrauliques.
- Machines motrices à vapeur. Chaudières, générateurs de vapeur et appareils accessoires.
- Appareils de condensation de vapeurs.
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- 56 PIÈGES ANNEXES.
- Machines à vapeur d’éther, de chloroforme, d’ammoniaque, à vapeurs combinées.
- Machines à gaz, à air chaud, à air comprimé.
- Moteurs électro-magnétiques. Moulins à vent et pananémones. Aérostats.
- Classe 55.
- Machines-outils.
- Machines-outils servant au travail préparatoire des bois. Machines à faire les tonneaux.
- Machines à découper le liège. Tours et machines à aléser et à raboter. Machines à mortaiser, à percer, à découper. Machines à tarauder, à fileter, à river. Outils divers des ateliers de constructions mécaniques.
- Outils, machines et appareils servant à presser, à broyer, à malaxer, à scier, à polir, etc. Machines-outils spéciales à diverses industries.
- Classe 56.
- Matériel et procédés du filage et de la corderie.
- Matériel du filage à la main. Pièces détachées appartenant au matériel des filatures. Machines et appareils servant à la préparation et à la filature des matières textiles. Appareils et procédés destinés aux opérations complémentaires : étirage, dévidage, retordage, moulinage, apprêts mécaniques. Appareils pour le conditionnement et le titrage des fils.
- Matériel des ateliers de corderie. Câbles ronds, plats, diminués, cordes et ficelles, câbles de fils métalliques, câbles à âme métallique, mèches à feu, étoupilles, etc.
- Classe 57.
- Matériel et procédés du tissage.
- Appareils destinés aux opérations préparatoires du tissage : machines à ourdir, à bobiner. Lisages.
- Métiers ordinaires et mécaniques pour la fabrication des tissus unis. Métiers pour la fabrication des étoffes façonnées et brochées; battants-broclieurs; métiers électriques.
- Métiers à fabriquer les tapis et tapisseries.
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- ANNEXE N° 7.
- 57
- Métiers à mailles pour la fabrication de la bonneterie et des tulles. Malériel de la fabrication de la dentelle. Matériel des fabriques de passementerie.
- Métiers de haute lisse et procédés d’espoulinage. Appareils accessoires : machines à fouler, calandrer, gaufrer, moirer, métrer, plier, etc.
- Classe 58.
- Matériel et procédés de la couture et de la confection des vêtements.
- Outils ordinaires des ateliers de couture et de confection. Machines à coudre, à piquer, à ourler, à broder.
- Scies à découper les étoffes et les cuirs pour la confection des vêtements et chaussures.
- Machine à faire, à clouer et à visser les chaussures.
- Machines pour l’appropriation du caoutchouc.
- Classe 59.
- Matériel et procédés de la confection des objets de mobilier et d’habitation.
- Machine à débiter les bois de placage. Scies à découper, à chantourner, etc.
- Machines à faire les moulures, les baguettes de cadre, les feuilles de parquet, les meubles, etc. Tours et appareils divers des ateliers de menuiserie et d’ébénisterie.
- Machines à estamper et à emboutir. Machines et appareils pour le travail du stuc, du carton-pâte, de l’ivoire, de l’os, de la corne.
- Machines à mettre au point, à sculpter, à réduire les statues, à graver, à guillocher, etc.
- Machines à briques, à tuiles; machines à fabriquer les pierres artificielles.
- Machines à scier et polir les pierres dures, les marbres, etc.
- Classe 60.
- Matériel et procédés de la papeterie, des teintures et des impressions.
- Matériel et produits de la fabrication des pâtes à papier de bois, de paille, d’alfa, etc.
- Procédés et produits du blanchiment des fibres ligneuses.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Matériel de la fabrication du papier à la cuve et à la machine. Appareils pour satiner, glacer, moirer, gaufrer et régler le papier. Machines à découper, rogner, timbrer les papiers, etc.
- Matériel du blanchiment, de la teinture et de l’apprêt des papiers et des tissus.
- Matériel de l’impression des papiers peints et des tissus. Machines à graver les rouleaux d’impression.
- Matériel, appareils et produits des fonderies en caractères; clichés, etc.
- Machines et appareils employés dans la typographie, la stéréoty-pie, l’impression en taille-douce, l’autographie, la lithographie, la chalcographie, la paniconographie, la chromolithographie, etc. Machines à composer et à trier les caractères. Impression des billets de banque, des timbres-poste, etc.
- Classe 61.
- Machines, instruments et procédés usités dans divers travaux.
- Presses monétaires.
- Machines servant à la fabrication des boutons, des plumes, des épingles, des enveloppes de lettres; machines à empaqueter; à confectionner les brosses, les cardes; à fabriquer les capsules; à plomber les marchandises; à boucher les bouteilles, etc.
- Outillage et procédés de la fabrication des objets d’horlogerie, de bimbeloterie, de marqueterie, de vannerie, etc.
- Machines pour la reliure. Machines à écrire.
- Classe 62.
- Carrosserie et charronnage.
- Pièces détachées de charronnage et de carrosserie : roues, bandages, essieux, boîtes de roues, ferrures, etc. Ressorts et systèmes divers de suspension.
- Systèmes d’attelage. Freins.
- Produits du charronnage : chariots, tombereaux, camions, véhicules à destination spéciale.
- Produits de la carrosserie : voilures publiques, voitures d'apparat, voitures particulières; chaises à porteurs, litières, traîneaux, etc., vélocipèdes.
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- ANNEXE N° 7.
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- Classe 63.
- Bourrellerie et sellerie.
- Articles de harnachement et d’éperonnerie; bâts, selles, cacolels, brides et harnais pour montures, pour bêtes de somme et de trait; étriers, éperons; fouets et cravaches.
- Classe 64.
- Matériel des chemins de fer.
- Pièces détachées : ressorts, tampons, freins, etc.
- Matériel fixe : rails, coussinets, éclisses, changements de voie, aiguilles, plaques tournantes; tampons de choc; grues d’alimentation et réservoirs; signaux optiques et acoustiques.
- Matériel fixe pour tramways.
- Matériel roulant : wagons à voyageurs, à terrassement, à marchandises, à bestiaux; locomotives, tenders.
- Voitures automobiles et locomotives routières.
- Machines spéciales et outillage des ateliers d’entretien, de réparation et de construction du matériel.
- Matériel et machines pour plans inclinés et pians automoteurs; matériel et machines pour chemins de fer atmosphériques; modèles de machines, de systèmes de traction, d’appareils relatifs aux voies ferrées.
- Modèles, plans et dessins de gares, de stations, de remises et de dépendances de l’exploitation des chemins de fer.
- Classe 65.
- Matériel et procédés de la télégraphie.
- Appareils de télégraphie fondés sur la transmission de la lumière, du son, etc.
- Matériel de la télégraphie électrique : supports, conducteurs, tendeurs, etc.
- Piles électriques pour la télégraphie; appareils manipulateurs et récepteurs.
- Sonneries et signaux électriques.
- Télégraphie militaire. Objets accessoires des services télégraphiques :
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- PIÈGES ANNEXES.
- parafoudres, commutateurs, papiers préparés pour télégraphes imprimants et transmissions autographiques.
- Matériel spécial de la télégraphie à air comprimé.
- Classe 66.
- Matériel et procédés du génie civil, des travaux publics et de l’architecture.
- Matériaux de construction : roches, bois, métaux; pierres d’ornement; chaux, mortiers, ciments, pierres artificielles et béton; tuiles, briques, carreaux; ardoises, cartons et feutres pour couvertures.
- Matériel et produits des procédés employés pour la conservation des bois. Appareils et instruments pour fessai des matériaux de construction.
- Matériel des travaux de terrassements ; excavateurs. Appareils des chantiers de construction. Outillage et procédés de l’appareilleur, du tailleur de pierres, du maçon, du charpentier, du couvreur, du serrurier, du menuisier, du vitrier, du plombier, du peintre en bâtiments, etc.
- Serrurerie fine : serrures, cadenas; grilles, balcons, rampes d’escalier, etc.
- Matériel et engins des travaux de fondations: sonnettes, pilotis, pieux à vis; pompes, appareils pneumatiques, dragues, etc. Matériel des travaux hydrauliques, des ports de mer, des canaux, des rivières.
- Matériel et appareils servant aux distributions d’eau et de gaz. Matériel de l’entretien des routes, des plantations et des promenades.
- Modèles, plans et dessins de travaux publics : ponts, viaducs, aqueducs, égouts, ponts-canaux, écluses, barrages, etc.
- Phares. Monuments publics de destination spéciale : constructions civiles; hôtels et maisons à loyer; cités et habitations ouvrières, etc.
- Classe 67.
- Matériel de la navigation et du sauvetage.
- Dessins et modèles de cales, bassins de radoub, docks flottants, etc.
- Dessins et modèles des bâtiments en tous genres usités pour la navigation fluviale et maritime. Types et modèles des systèmes de construction adoptés dans la marine.
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- ANNEXE N° 7.
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- Canots et embarcations.
- Matériel du gréement des navires.
- Pavillons et signaux. Appareils destinés à prévenir les collisions en mer. Bouées, balises, etc.
- Matériel et exercices de natation, de plongeage et de sauvetage; flotteurs, ceintures de natation, etc. Cloches à plongeur; nautilus, scaphandres, etc. Bateaux sous-marins; matériel de sauvetage maritime, porte-amarres, bateaux dit life-boats, etc. Matériel de sauvetage pour les incendies et autres accidents.
- Navigation de plaisance.
- Classe 68.
- Matériel et procédés de l’art militaire.
- Génie et fortifications.
- Artillerie, armes, affûts et projectiles de toutes sortes.
- Equipement, habillement et campement.
- Matériel des transports militaires.
- Topographie et géographie militaires.
- SEPTIÈME GROUPE.
- PRODUITS ALIMENTAIRES.
- Classe 69.
- Céréales, produits farineux avec leurs dérivés.
- Froment, seigle, orge, riz, maïs, millet et autres céréales en grains et en farine.
- Grains mondés et gruaux.
- Fécules de pommes de terre, de riz, de lentilles, etc., gluten.
- Tapioca, sagou, arrow-root, cassave et autres fécules, produits farineux mixtes, etc.
- Pâtes dites d’Italie, semoules, vermicelles, macaronis.
- Préparations alimentaires propres à remplacer le pain : nouilles, bouillies, pâtes de fabrication domestique.
- Classe 70.
- Produits de la boulangerie et de la pâtisserie.
- Pains divers avec ou sans levain; pains de fantaisie et pains façon-
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- 62 PIÈCES ANNEXES.
- nés; pains comprimés pour voyages, campagnes militaires, etc.; biscuits de mer.
- Produits divers de pâtisserie propres à chaque nation. Pains d’épice et gâteaux secs susceptibles de se conserver.
- Classe 71.
- Corps gras alimentaires, laitages et œufs.
- Graisses et huiles comestibles.
- Laits frais et conservés; beurres salés et frais; fromages.
- OEufs de toutes espèces.
- Classe 72.
- Viandes et poissons.
- Viandes salées de toute nature. Viaudes conservées par divers procédés. Tablettes de viande et de bouillon. Jambons et préparations de viandes.
- Volailles et gibiers.
- Poissons salés, encaqués : morues, harengs, etc.; poissons conservés dans l’huile : sardines, thon mariné, etc.
- Crustacés et coquillages : homards, crevettes, huîtres; conserves d’huîtres, d’anchois, etc.
- Classe 73.
- Légumes et fruits.
- Tubercules : pommes de terre, etc.
- Légumes farineux secs : haricots, lentilles, etc.
- Légumes verts à cuire : choux, etc.
- Légumes racines : carottes, navets, etc.
- Légumes épices : oignons, ail, etc.
- Salades, cucurbitacées, citrouilles, melons, etc.
- Légumes conservés par divers procédés.
- Fruits à l’état frais; fruits secs et préparés : prunes, figues, raisins, etc.
- Fruits conservés sans le secours du sucre.
- Classe 74.
- Condiments et stimulants; sucres et produits de la confiserie.
- Épices : poivres, cannelles, piments, etc.
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- ANNEXE N° 7.
- 63
- Sels de table.
- Vinaigres.
- Condiments et stimulants composés : moutarde, karis, sauces anglaises.
- Thés, cafés et boissons aromatiques; cafés de chicorée et de glands doux.
- Chocolats.
- Sucres destinés aux usages domestiques, sucre de raisin, de lait, etc.
- Produits divers de la confiserie : dragées, bonbons de sucre, fondants, nougats, angéliques, anis , confitures et gelées.
- Fruits confits : cédrats, citrons, oranges, ananas.
- Fruits à l’eau-de-vie.
- Sirops et liqueurs sucrées.
- Classe 75.
- Boissons fermentées.
- Vins ordinaires, rouges et blancs.
- Vins de liqueur et vins cuits.
- Vins mousseux.
- Cidres, poirés et autres boissons tirées des céréales.
- Boissons fermentées tirées des sèves végétales, du lait et des matières sucrées de tou te nature.
- Eaux-de-vie et alcools.
- Boissons spiritueuses, genièvre, rhum, tafia, kirsch, etc. HUITIÈME GROUPE.
- AGRICULTURE ET PISCICULTURE.
- Classe 76.
- Spécimens d’exploitations rurales et d’usines agricoles.
- Types des bâtiments ruraux des diverses contrées.
- Types d’écuries, d’étables, de bergeries et de parcs à moutons, de porcheries et d’établissements propres à l’élevage et à l’engraissement des animaux.
- Matériel des écuries, étables, chenils, etc.
- Appareils pour préparer la nourriture des animaux.
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- 64
- PIÈGES ANNEXES.
- Machines agricoles en mouvement : charrues à vapeur, moissonneuses, faucheuses, faneuses, batteuses, elc.
- Types d’usines agricoles, distilleries, sucreries, raffineries; brasseries, minoteries, féculeries, amidonneries, magnaneries.
- Pressoirs pour le vin, le cidre, l’huile.
- Classe 77.
- Chevaux, ânes, mulets, etc.
- Animaux présentés comme spécimens caractéristiques de l’art de l’éleveur dans chaque contrée.
- Classe 78.
- Bœufs, buffles, etc.
- Animaux présentés comme spécimens caractéristiques de l’art de l’éleveur dans chaque contrée.
- Classe 79.
- Moutons, chèvres.
- Animaux présentés comme spécimens caractéristiques de l’art de l’éleveur dans chaque contrée.
- Classe 80.
- Porcs, lapins, etc.
- Animaux présentés comme spécimens caractéristiques de l’art de l’éleveur dans chaque contrée.
- Classe 81.
- Oiseaux de basse-cour.
- Animaux présentés comme spécimens caractéristiques de l’art de l’éleveur dans chaque contrée.
- Types des poulaillers, des pigeonniers, des faisanderies.
- Appareils d’éclosions artificielles.
- Classe 82.
- Chiens.
- Chiens de berger.
- Chiens de garde.
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- ANNEXE N° 7.
- 65
- Chiens de chasse.
- Chiens d’agrément.
- Types de chenils et engins de dressage.
- Classe 83.
- Insectes utiles et insectes nuisibles.
- Abeilles, vers à soie et bombyx divers.
- Cochenilles.
- Matériel de l’élevage et de la conservation des abeilles et des vers à soie.
- Matériel et procédés de la destruction des insectes nuisibles.
- Classe 84.
- Poissons , crustacés et mollusques.
- Animaux aquatiques utiles à l’état vivant.
- Aquariums. Procédés de la pisciculture.
- Matériel de l’élevage des poissons, des mollusques et des sang-
- NEUVIÈME GROUPE.
- HORTICULTURE.
- Classe 85.
- Serres et matériel de l’horticulture.
- Outils du jardinier, du pépiniériste et de l’horticulteur.
- Appareils d’arrosement, d’entrelien des gazons.
- Grandes serres et leurs accessoires. Petites serres d’appartement et de fenêtres.
- Aquariums pour plantes aquatiques.
- Jets d’eau et appareils pour l’ornement des jardins.
- Classe 86.
- Fleurs et plantes d’ornement.
- Espèces de plantes et spécimens de culture rappelant les types caractéristiques des jardins et des habitations de chaque contrée.
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- 66
- PIÈGES ANNEXES.
- Classe 87.
- Plantes potagères.
- Espèces de plantes el spécimens de cultures rappelant les types caractéristiques des jardins potagers de chaque contrée.
- Classe 88.
- Fruits et arbres fruitiers.
- Espèces de plantes et spécimens de produits de culture rappelant les types caractéristiques des vergers de chaque contrée.
- Classe 89.
- Graines et plants d’essences forestières.
- Espèces de plantes et spécimens de produits de culture rappelant les procédés de peuplement des forêts usités dans chaque pays.
- Classe 90.
- Plantes de serre.
- Spécimens des cultures usitées dans divers pays, en vue de l’agrément ou de l’utilité.
- Dressé et présenté :
- Le Sénateur Commissaire général, J.-B. KRANTZ.
- Vu et approuvé :
- Le Ministre de Vagriculture et du commerce, TEISSERENC DE BORT.
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- ANNEXE N° 8.
- 67
- Annexe n° 8.
- RÈGLEMENT SPÉCIAL
- RELATIF À L’ENVOI, À LA RECEPTION, À L’INSTALLATION ET À LA REEXPEDITION DES PRODUITS EXPOSES.
- Article premier. Chaque producteur français admis à exposer recevra, en temps utile et dans le plus bref délai possible, un bulletin d’exposant, portant son numéro d’ordre et indiquant les dimensions de remplacement mis à sa disposition. Il recevra en même temps les adresses imprimées pour l’expédition ou le transport de ses produits aux locaux de l’Exposition.
- Art. 2. Les adresses fournies aux exposants seront imprimées sur papier de couleurs différentes, suivant le groupe auquel appartiendront les produits à exposer.
- Les couleurs conventionnelles adoptées sont les suivantes :
- Groupe 2. (Éducation, enseignement, matériel des arts libéraux.) — Blanc.
- Groupe 3. (Mobilier et accessoires.) — Bleu.
- Groupe 4. (Tissus. Vêtement et accessoires.) — Jaune d’or.
- Groupe 5. (Industries extractives, produits bruts et ouvrés.) — Brun. Groupe 6. (Outillage et procédés des industries mécaniques.) —• Rouge. Groupe 7. (Produits alimentaires.) — Violet.
- Groupe 8. (Agriculture et pisciculture.) — Vert foncé.
- Groupe 9. (Horticulture.)— Vert clair.
- Les adresses dont il vient d’être fait mention porteront, imprimées en caractères très lisibles, les indications suivantes : i° Le numéro du groupe;
- 2° Le numéro de la classe;
- 5.
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- PIÈCES ANNEXES.
- 3° L'adresse libellée ainsi qu’il suit. :
- Monsieur le Sénateur
- Commissaire général de VExposition universelle de i8j8, au Champ de Mars,
- PARIS.
- Si, par exception, les produits à expédier devaient être exposés dans les locaux du Trocadéro, l’exposant en ferait, sur l’adresse, mention à la main et en gros caractères.
- Art. 3. Les colis d’origine française renfermant des produits destinés à l’Exposition devront porter, comme marques distinctives et
- tracées au pinceau, les lettres E. U. entourées d’un cercle (eJX) ; ils
- porteront, en outre, également tracé au pinceau, le numéro d’ordre de l’exposant.
- La lettre de voiture accompagnant le colis répétera, avec le nom de l’exposant, le numéro d’ordre et l’adresse.
- L’expéditeur devra fixer sur deux des faces du colis l’adresse imprimée qui lui aura été envoyée en double, à cet effet, par les soins du comité d’admission.
- Art. h. Chaque exposant devra pourvoir, soit par lui-même, soit par ses agents, à l’expédition, au transport et à la réception de ses colis, ainsi qu’à la reconnaissance de leur contenu.
- Si l’exposant ou ses agents ne sont pas présents pour recevoir les colis à leur arrivée dans l’enceinte de l’Exposition, l’entrepreneur de transport sera tenu de les remporter immédiatement.
- Le Commissariat général s’abstient de toute intervention entre les entrepreneurs de transports et les exposants. Il se borne à signaler à ces derniers, comme pouvant leur être utile, l’agence générale qui sera instituée par la chambre de commerce de Paris pour la réception, la manutention et la réexpédition des produits exposés.
- Art. 5. Les colis de provenance étrangère renfermant des produits destinés à l’Exposition devront aussi porter, comme marques distinctives, les lettres E. U. entourées d’un cercle et tracées au pinceau. Ils seront adressés au Champ de Mars, au commissaire délégué de la nationalité dont relève l’exposant.
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- ANNEXE N° 8.
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- Les colis d’origine étrangère devront tous porter l’indication bien visible de leur provenance, à savoir : les couleurs et emblèmes de leur pavillon national. MM. les commissaires étrangers sont expressément invités à faire connaître en temps utile au Commissariat général les modèles d’adresse et les signes de reconnaissance adoptés par chacun d’eux.
- Art. 6. Les produits tant français qu’étrangers seront admis dans les enceintes de l’Exposition à partir du ier janvier 1878, jusques et y compris le 3o mars suivant. Les dates ci-dessus pourront être, par dispositions spéciales du Commissaire général, devancées pour les objets dont l’installation est difficile, ou différées pour les objets de grande valeur.
- Le Commissaire général se réserve en outre le droit d’autoriser à devancer la première de ces dates, si l’état des travaux de construction le permet ou si les conditions de transport des colis de provenance étrangère le rendent nécessaire.
- Art. 7. Ainsi qu’il a été dit à l’article 37 du règlement général, les enceintes de l’Exposition sont constituées en entrepôt réel de douane et d’octroi : les produits étrangers destinés à l’Exposition sont admis, à ce titre, jusqu’au i5 mars 1878, par tous les bureaux ouverts au transit ordinaire ou international, sous les conditions indiquées au décret du k septembre 1876.
- Art. 8. Le Commissaire général déterminera, en chaque cas particulier, l’époque à laquelle les matériaux destinés aux constructions formant elles-mêmes objets d’exposition, ainsi que les machines et appareils démontés, les objets lourds et encombrants, ceux qui exigent des massifs ou des fondations spéciales, peuvent être amenés dans les enceintes de l’Exposition.
- Les plans des installations qui exigeront soit des dispositions spéciales, soit des travaux de construction exceptionnelle, devront, préalablement à leur exécution, être approuvés par le Commissaire général, et resteront sous la surveillance des agents du Commissariat.
- Art. 9. Les travaux d’installation exceptionnelle, dont il est question à l’article précédent, seront commencés aussitôt que l’état d’avancement des bâtiments et dépendances de l’Exposition le permettra.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Les travaux d’installation courante devront être commencés au plus tard le icr décembre 1877, être prêts à recevoir les produits avant îe 15 février 1878.
- Art. 10. Les produits de toute nature devront être installés et les expositions partielles complètement terminées pour le i5 avril 1878. Ce terme est de rigueur. En conséquence, le Commissaire général se réserve le droit de disposer de tout emplacement qui, à la date précitée, ne serait pas occupé ou se trouverait incomplètement occupé par les titulaires.
- Aht. 11. Les espaces réservés en dehors des installations de produits étant strictement calculés pour les besoins de la circulation, il est interdit d’y laisser stationner les colis ou les caisses vides.
- En conséquence, les colis devront être déballés au fur et à mesure de leur réception, et les caisses, aussitôt le déballage opéré, devront être emportées par les exposants ou leurs agents.
- Si les exposants négligent d’opérer, comme il vient d’être dit, le déballage des colis et l’enlèvement des caisses, il y sera pourvu par les soins du Commissariat général, sans que l’État puisse, en aucune façon, encourir une responsabilité quelconque pour ces exécutions d’office.
- Art. 12. Ainsi qu’il résulte de l’article précédent, le Commissariat général reste complètement étranger à l’emmagasinement et à la conservation des caisses vides : il n’a pris à cet égard aucune disposition, ni réservé aucun emplacement. Il ne peut qu’inviter les exposants qui ne seraient pas en mesure de pourvoir par eux-mêmes à l’emménagement et à la conservation de leurs caisses vides à s’adresser à l’agence générale instituée par la chambre de commerce de Paris. (Voir art. A.)
- Art. 13. Il est expressément entendu que tous les frais d’emballage, de transport, de manutention, de déballage, d’installation, de réexpédition, et, en général, tous les frais autres que ceux qui sont spécifiés aux articles 14 et 28 du règlement général comme étant faits par l’État, restent à la charge des exposants.
- Art. 14. Aussitôt après la clôture de l’Exposition, les exposants devront procéder à l’enlèvement de leurs produits et installations. Cel le opération devra être terminée avant le i5 décembre 1878.
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- ANNEXE N° 8.
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- Passe ce terme, les produits, les colis et les installations qui n’auraient pas été retirés parles exposants ou leurs agents seront enlevés d’office et consignés dans un magasin public, aux frais et risques des exposants.
- Les objets qui, au 3o juin 1879, n’auraient pas été retirés de ce magasin seront vendus publiquement, et le produit net de la vente sera versé dans les caisses de l’Assistance publique.
- Paris, le 15 septembre 1876.
- Dressé et présenté :
- Le Sénateur Commissaire général, KRANTZ.
- Vu et approuvé :
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce, TEISSERENG DE BORT.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 9.
- DÉCRET
- LIMITATIF DU CREDIT OUVERT A L’EXPOSITION.
- Le Président de la République française,
- Vu la loi du 29 juillet 1876, aux termes de laquelle les dépenses de construction et autres nécessitées par l’Exposition universelle internationale de 1878 seront imputées à un compte ouvert parmi les services spéciaux du Trésor;
- Considérant que cette loi n’a pas déterminé la somme à laquelle s’élèveront les dépenses, mais qu’il résulte de l’exposé des molifs que les devis sont évalués à la somme de 35,313,000 francs;
- Sur le rapport du Ministre de l’agriculture et du commerce et du Ministre des finances,
- Décrète :
- Article premier. Il est ouvert au Ministre de l’agriculture et du commerce, au titre des services spéciaux du Trésor, un crédit de 35,3i3,ooo francs pour les dépenses de l’Exposition universelle internationale de 1878.
- Art. 2. L’emploi de cette somme aura lieu suivant les formes indiquées dans les règlements de finances et de comptabilité annexés au présent décret.
- Art. 3. Aucune dépense ne pourra être engagée au delà du chiffre de 35,313,ooo francs, à moins qu’il 11’y ait été pourvu par une loi spéciale.
- Art. à. Le Ministre des finances et le Ministre de l’agriculture et du commerce sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécu-
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- ANNEXE N° 9. 73
- tion du présent décret, qui sera inséré au Journal officiel et au Bulletin des lois.
- Fait à Paris, le 18 octobre 1876.
- M1- DE MAG MAHON,
- DUC DE MAGENTA.
- Par le Président de la République : Le Ministre des finances,
- LEON SAY.
- Le Ministre de Vagriculture et du commerce, TEISSERENC DE BORT.
- RÈGLEMENT FINANCIER.
- Dispositions générales.
- Article premier. En exécution des articles icr et 2 de la loi du 29 juillet 1.876, les recettes et les dépenses auxquelles donnera lieu l’Exposition de 1878 seront imputées par le Ministre des finances à un compte ouvert parmi les services spéciaux du Trésor et intitulé : Exposition universelle internationale de 18 j8.
- Le solde nécessaire pour balancer ce compte représentera la part contributive de l’État et sera seul inscrit au budget de 1878.
- Les recettes comprendront :
- i° Le fonds de concours versé par la ville de Paris;
- 20 Le produit des entrées;
- 3° Le produit des concessions et locations;
- 4° Le produit de la revente des bâtiments et des matériaux;
- 5° Les recettes diverses.
- Les divers faits de dépense comprendront tout ce qui est nécessaire à la construction des bâtiments et dépendances de l’Exposition, à l’entretien de ces bâtiments et dépendances pendant la durée de l’Exposition, au fonctionnement des divers services, à la surveillance de police et de sûreté, et enfin à la remise en état des différents terrains et locaux occupés pendant la durée de l’Exposition.
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- PIÈGES ANNEXES.
- 7 h
- Ces divers chefs de dépense seront classés par chapitre et article, ainsi qu’il est indiqué dans la nomenclature ci-après :
- Chapitre Ier. — Service général.
- Art. i. Administration, gratifications et dépenses diverses.
- Art. 2. Médailles.
- Art. 3. Fêtes.
- Art. 4. Exposition d’animaux vivants.
- Chapitre II. — Travaux de la rive gauche.
- CONSTRUCTION, INSTALLATION ET MISE EN MARCHE DES MACHINES.
- Art. î. Bâtiments de l’Exposition.
- Art. 2. Jardins et fabriques du Champ de Mars.
- Art. 3. Bureaux.
- Art. h. Clôtures et barrières.
- Art. 5. Tranchées le long du quai.
- Art. 6. Eau et gaz.
- Art. 7. Exposition des beaux-arts.
- Art. 8. Mise en mouvement des machines.
- Art. 9. Remise en état du Champ de Mars.
- Chapitre III. — Travaux de la rive droite.
- Art. 1. Grandes salles et galeries.
- Art. 2. Cascades et jardins.
- Art. 3. Barrières et clôtures.
- Art. 4. Eau et gaz.
- Art. 5. Tranchées en continuation du quai.
- Art. 6. Remise en état du Trocadéro.
- Chapitre IV. — Imprévus.
- Art. 1. Service général.
- Art. 2. Travaux de la rive droite.
- Art. 3. Travaux de la rive gauche.
- Recettes.
- Art. 2. Les locations d’emplacements et redevances diverses seront réglées par le Ministre de l’agriculture et du commerce, sur la proposition du Commissaire général.
- Un avis sommaire des droits à percevoir devra être remis au Mi-
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- ANNEXE N° 9.
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- nislre des finances, pour servir de titre de perception au comptable chargé de leur recouvrement.
- Art. 3. La revente des bâtiments et matériaux sera effectuée par les soins de l'administration des domaines, avec le concours du Commissaire général, et le produit en sera imputé aux recettes de l’Exposition.
- Art. h. H sera ultérieurement statué sur le mode de perception des produits et sur l’organisation du service des droits d’entrée.
- Art. 5. Le service préposé à la perception des recettes de l’Exposition devra, pour ordre, à l’expiration de chaque mois, remettre au Commissaire général un état des recettes effectuées pendant le mois écoulé.
- Dépenses.
- Art. 6. Le Commissaire général dispose, en qualité d’ordonnateur secondaire, des crédits qui lui sont délégués par le Ministre de l’agriculture et du commerce sur le compte ouvert à l’Exposition de 1878.
- Art. 7. Le budget général des dépenses est préparé par le Commissaire général et arrêté par le Ministre de l’agriculture et du commerce.
- Art. 8. Les situations financières mensuelles donnant les évaluations des dépenses pour le mois suivant serviront de base aux crédits d’ensemble à déléguer par le Ministre au Commissaire général.
- Art. 9. Jusqu’à la limite de 1,000 francs, les marchés degré à gré pourront être approuvés par le Commissaire général; de 1,000 à 10,000 francs, et aux termes du paragraphe icr de l’article 69 du décret du 3i mai 1862, les marchés devront être soumis à l’approbation du Ministre de l’agriculture et du commerce; au-dessus de 10,000 francs, ils devront être, au préalable, autorisés par une décision de la Commission spéciale (8 2 de l’article h de la loi du 29 juillet 1876).
- Art. 10. Les traitements et indemnités des agents de l’Exposition seront déterminés par des arrêtés ministériels, d’après la proposition du Commissaire général.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Art. 11. La constatation et la justification des dépenses, ainsi que les communications avec le Ministre ordonnateur, d’une part, et le comptable chargé du payement, de l’autre, seront établies conformément aux règlements sur la comptabilité des travaux publics.
- Le Commissaire général est assimilé, à ce point de vue de la comptabilité, à un ingénieur en clief, et les directeurs placés à la tête des différentes sections à des ingénieurs ordinaires.
- Les services de l’Exposition seront répartis entre les directions suivantes :
- Commissariat général.
- Direction des travaux.
- Direction de la section française.
- Direction des sections étrangères.
- Direction des beaux-arts.
- Direction de l’agriculture.
- Direction des animaux vivants.
- Le service de la comptabilité installé au Commissariat général centralisera toutes les comptabilités des directions, et sera chargé de l’établissement des mandats de payement et des comptes rendus mensuels. Un chef de matériel sera préposé à l’achat du mobilier et des fournitures de bureau nécessaires. Ce chef de matériel ne pourra donner suite à une demande de fournitures quelconque qu’autant qu’elle sera formulée sur un bon de modèle spécial, signé par le directeur compétent et visé pour exécution par l’inspecteur des finances chargé de la comptabilité et du contrôle. Un certificat de prise en charge doit être fourni par les soins du chef de matériel lors de la livraison de tout objet de valeur supérieure à 1 franc de nature à être représenté à la fin des travaux : ces certificats serviront cle base à l’établissement d’un état d’inventaire ouvert au Commissariat général et constamment tenu à jour.
- Art. 12. Les payements des crédits délégués, conformément à l’article 6, seront faits par la caisse centrale du Trésor public, sur mandats signés par le Commissaire général. Les mandats et pièces justificatives seront adressés directement à ce comptable, qui devra renvoyer les mandats au commissariat général après les avoir revêtus de son visa.
- Un étal des payements faits dans le courant de chaque mois de-
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- ANNEXE N° 9.
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- vra être adressé par la caisse centrale au Commissaire général dans les premiers jours du mois suivant (art. 297 du décret du 3i mars 1862).
- Art. 13. Au commencement de chaque mois, le Commissaire général adressera au Ministre de l’agriculture et du commerce un étal sommaire des crédits et des dépenses et le bordereau détaillé des mandais délivrés pendant le mois sur chaque chapitre et article de son budget spécial.
- Art. 14. Des avances destinées aux payements d’urgence pourront être faites aux régisseurs institués près de chaque direction, et dont la signature devra préalablement être accréditée auprès de la caisse centrale du Trésor. Ces avances ne pourront dépasser la somme de 5,ooo francs pour la direction des travaux, et celle de 1,000 francs pour les autres directions. Les régisseurs devront se conformer au règlement général sur la comptabilité des travaux publics, pour la justification de leurs dépenses et l’alimentation de leurs caisses respectives.
- Vu pour être annexé au décret du 18 octobre 1876.
- Le Ministre de Vagriculture et du commerce, TEISSERENC DE BORT.
- RÈGLEMENT DE COMPTABILITÉ.
- Dispositions générales.
- Article premier. Aucun travail ne peut être entrepris avant l’ouverture d’un crédit.
- Aucune dépense ne peut être acquittée que pour un service fait et après ordonnancement.
- Le Commissaire général ordonnance les dépenses dans la limite des crédits qui lui sont délégués par le Ministre de l’agriculture et du commerce.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Mouvement des fonds.
- Àbt. 2. Le mouvement des fonds destinés aux travaux est réglé par le Commissaire général, sur la proposition des directeurs.
- A cet effet, les directeurs présentent chaque mois au Commissaire général un aperçu des dépenses à faire dans le mois suivant et le résumé de la situation financière de leur service.
- Payements des dépenses.
- Art. 3. Les payements de toute nature sont effectués par le caissier central du Trésor public.
- A l’exception du cas prévu par l’article A ci-dessous, aucun payement n’est fait avant l’approbation par le Commissaire général des certificats dressés par les directions.
- Payements d’urgence.
- Art. A. Le régisseur des travaux peut faire, exceptionnellement et pour des sommes qui n’excèdent pas 200 francs, des payements d’urgence à des ouvriers, petits fournisseurs, agents de transport, avant l’approbation du Commissaire général. A cet effet, un fonds de roulement de 5,ooo francs est mis à sa disposition.
- Ces payements d’urgence sont faits sur l’autorisation spéciale du directeur.
- Les reçus donnés dans ce cas par les parties prenantes sont conservés en caisse comme valeur, jusqu’à la production du certificat de remboursement par lequel doit être régularisée la dépense.
- La justification régulière des payements de cette nature doit être produite dans le mois qui suit l’avance faite et conformément aux modèles adoptés.
- Constatation et règlement des dépenses.
- Art. 5. Les dépenses de toute nature donnent lieu, à la fin de chaque mois, à l’établissement, en double expédition, de certificats de payement dressés par les directions et soumis, pour approbation des dépenses, au Commissaire général.
- Comptes mensuels.
- Art. 6. Les directions établissent au commencement de chaque mois un compte mensuel des dépenses dressé par article de la nomen-
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- ANNEXE N° 9.
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- clature et par entreprise. Les dépenses du mois écoulé et celles des mois antérieurs y sont indiquées séparément, ainsi que l’approximation des dépenses à faire dans le mois suivant.
- Ce compte mensuel est soumis au Commissaire général le 6 de chaque mois, afin qu’il soit pourvu au service des fonds.
- Inventaires.
- Art. 7. Les mémoires relatifs au matériel, au mobilier et aux instruments à inventorier sont accompagnés de certificats de prise en charge dressés en double expédition.
- On ne porte en inventaire que les objets d’une valeur de plus de î franc et susceptibles d’être représentés à la fin des travaux.
- Le matériel des bureaux n’est pas inscrit sur cet inventaire.
- Tenue de la comptabilité.
- Art. 8. Il est tenu dans chaque direction :
- i° Un enregistrement général des certificats de payement soumis à l’approbation du Commissaire général ;
- 2° Le compte courant de chaque marché d’entreprise ou de fourniture;
- 3° Le compte courant des crédits ouverts;
- h° L’inventaire du matériel ;
- 5° Les comptes courants particuliers de chaque preneur en charge.
- Nomenclature des comptes ouverts.
- Chapitre Ie1'. — Service général.
- Art. î. Administration, gratifications, dépenses diverses.
- Art. 2. Médailles.
- Art. 3. Fêtes.
- Art. 4. Expositions des animaux vivants.
- Chapitre II. — Travaux de la rive gauche.
- Art. î. Bâtiments de l’Exposition , nivellement du Champ de Mars.
- Art. 2. Jardins, constructions diverses;
- Art. 3. Bureaux.
- Art. 4. Clôtures et barrières.
- Art. 5. Tranchées le long du quai.
- Art. 6. Eau et gaz.
- Art. 7. Exposition des beaux-arts.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Art. 8. Mise en mouvement des machines.
- Art. 9. Remise en état du Champ de Mars.
- Chapitre III. — Travaux de la rive droite.
- Art. 1. Grandes salles et galeries. Nivellement.
- Art. 2. Cascades et jardins.
- Art. 3. Clôtures et barrières.
- Art. /». Eau et gaz.
- Art. 5. Tranchées en continuation du quai.
- Art. 6. Remise en état du Trocadéro.
- Chapitre IV. — Imprévus.
- Classification des dépenses.
- Toutes les dépenses, quelles qu’elles soient, principales ou accessoires, sont classées dans l’article à l’intitulé duquel elles se rattachent par leur destination. Il en est de meme pour les acquisitions et les frais de réparation du matériel.
- Formules de comptabilité.
- Formule n° 1. Résumé de la situation financière.
- Formule n° 2. Compte mensuel.
- Formule n° S. Certificat de payement du personnel fixe.
- Formule n° ù. Etat du personnel fixe.
- Formule n° 5. Certificat pour payement des travaux à l’entreprise.
- Formule n° 6. Situation ou décompte des travaux à l’entreprise.
- Formule n° 7. Certificat pour payement des dépenses en régie.
- Formule n° 8. Etat du personnel temporaire.
- Formule n° g. Mémoire de fournitures.
- Formule n° 10. Rôle de journées d’ouvriers.
- Formule n° 11. Carnet d’attachement des journées d’ouvriers.
- Formule n° 12. Carnet de mémoires.
- Formule n° i3. Certificat pour remboursement au régisseur des travaux. Formule n° îü. Mémoires de fournitures payées d’avance.
- Formule n° 15. Rôle de journées d’ouvriers payées d’urgence.
- Formule n° 16. Livre de caisse du régisseur.
- Formule n° 17. Carnet de bons d’urgence.
- Formule n° 18. Bordereau des pièces comptables.
- Formule n° îg. Enregistrement général des certificats de payement. Formule n° 20. Comptes ouverts par entreprise.
- Formule n° ai. Certificat de prise en charge.
- Formule n" 22. Inventaire général.
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- ANNEXE N° 9.
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- Note sur l’emploi des formules.
- La formule n° 1 présente la situation des écritures au dernier jour du mois.
- La formule n° 2 est dressée par chapitre et article, et par entreprise ou régie. La récapitulation en est faite par article et totalisée par chapitre.
- La formule n° 3 résume la dépense faite pour le personnel pendant le mois; la formule n° k est jointe à l’appui de la formule n° 3. ^
- Les formules nos 3, 5,7, i3 portent le numéro d’ordre de leur enregistrement sur la formule n° 18.
- Les formules nos A, 6, 8, 9, 10, 1 A, i5 sont numérotées d’après leur ordre d’inscription sur les certificats de payement.
- La formule n° 5 est dressée par entreprise; elle présente, par article de la nomenclature, la dépense faite, la retenue de garantie, le reste à compter, le détail des sommes payées ultérieurement, la somme restant à payer.
- Le résumé par article est inscrit en tête du cadre, ainsi que l’indication du payement pour solde ou acompte.
- La formule n° 6 est dressée par chapitre et article. Elle présente la situation des travaux au 2 5 du mois. La retenue de garantie y est calculée par article. La récapitulation y est faite également par article.
- La formule n° 7 résume toutes les dépenses faites en régie pendant le mois. Elle est dressée par chapitre de la nomenclature et porte en tête du cadre le résumé par article. Le détail des travaux ou fournitures y est très succinct.
- La formule n° 7 est employée pour toutes les dépenses autres que celles du personnel fixe, des travaux à l’entreprise, ou payées d’urgence.
- La formule n° 8 comprend tout le personnel qui ne fait pas partie du personnel fixe.
- La formule n° 9 est dressée par article. Elle n’admet qu’une partie prenante et qu’un article.
- Les formules nos 13, 1 k, 15 sont dressées par le régisseur des travaux dans la même forme que les formules nos 7, 9 et 10.
- La formule n° 18 accompagne tout envoi de pièces comptables. Elle * n. 6
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- 82 PIÈGES ANNEXES.
- est toujours dressée en double expédition; l’une d’elles sert d’accusé de réception.
- Les formules n05 19, 20 et 22 sont tenues à la direction.
- La formule n° 2 1 est jointe à la pièce justificative de la dépense.
- Observations générales.
- La formule n° 6 est dressée en triple expédition, dont l’une reste entre les mains du chef de service.
- Les formules nos 11, 12, 16, 17, 19 sont tenues en simple expédition; toutes les autres sont tenues en double expédition.
- La direction transmet au Commissaire général un dossier complet de chaque alfaire et en conserve le double dans ses bureaux.
- Vu pour èlro annexe au décret du 18 octobre 1876.
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce,
- TEISSERENC DE BORT.
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- ANNEXE N° 10.
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- Annexe n° 10.
- CAHIER DES CLAUSES ET CONDITIONS GÉNÉRALES
- IMPOSÉES AUX ENTREPRENEURS DE L’EXPOSITION.
- ARRÊTÉ.
- Le Ministre Secrétaire d’État au Département de l’Agriculture et du Commerce,
- Sur la proposition du Commissaire général de l’Exposition,
- Arrête ce qui suit :
- ARTICLE PREMIER.
- Tous les marchés relatifs à l’exécution, à l’entretien des travaux et à ta fourniture des matériaux de toute nature se rapportant à l’Exposition universelle de 1878, qu’ils soient passés dans la forme d’adjudications publiques, ou qu’ils résultent de conventions faites de gré à gré, sont soumis, en tout ce qui leur est applicable, aux dispositions suivantes :
- TITRE PREMIER.
- ADJUDICATIONS.
- ART. 2.
- Conditions à remplir pour être admis aux adjudications.
- Nul n’est admis à concourir aux adjudications s’il ne justifie qu’il a les qualités requises pour garantir la bonne exécution des travaux et des fournitures.
- A cet effet, chaque concurrent est tenu de fournir un certificat constatant sa capacité et de présenter un acte régulier de cautionnement, ou, au moins, un engagement en bonne et due forme de fournir le cautionnement; l’engagement doit être réalisé dans les cinq jours de l’adjudication.
- 6.
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- PIÈGES ANNEXES.
- 8à
- ART. 3.
- Certificats de capacité.
- Les certificats de capacité sont délivrés par les hommes de Part. Ils ne doivent pas avoir plus de trois ans de date au moment de l’adjudication. Il y est fait mention de la manière dont les soumissionnaires ont rempli leurs engagements, soit envers PAdminisIration, soit envers les tiers, soit envers les ouvriers, dans les travaux qu’ils ont exécutés, surveillés ou suivis.
- Les certificats de capacité sont présentés, cinq jours au moins avant l’adjudication, au Commissaire général, qui arrête la liste des entrepreneurs admis à concourir.
- art. à.
- Cautionnements.
- Le cahier des charges détermine dans chaque cas particulier la nature et le montant du cautionnement que l’entrepreneur doit fournir.
- S’il ne stipule rien à cet égard, le cautionnement est fait soit en numéraire, soit en inscriptions de rentes sur l’Etat, et le montant en est fixé au trentième de l’estimation des travaux, déduction faite de toutes les sommes portées à valoir pour dépenses imprévues et ouvrages en régie ou pour indemnités de terrains.
- Le cautionnement reste affecté à la garantie des engagements contractés par l’adjudicataire jusqu’à la liquidation définitive des travaux. Toutefois, le Ministre peut, dans le cours de l’entreprise, autoriser la restitution de tout ou partie du cautionnement.
- art. 5.
- Approbation de l’adjudication.
- L’adjudication n’est valable qu’après l’approbation du Ministre. L’entrepreneur ne peut prétendre à aucune indemnité dans le cas où l’adjudication n’est pas approuvée.
- art. 6.
- Pièces à délivrer à l’entrepreneur.
- Aussitôt après l’approbation de l’adjudication, le Ministre délivre à l’entrepreneur, sur son récépissé, une expédition, vérifiée par le Com-
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- ANNEXE N° 10.
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- missaire général et dûment;légalisée, du devis, du bordereau des prix, du détail estimatif, ainsi qu’une copie certifiée du procès-verbal d’adjudication et un exemplaire imprimé des présentes clauses et conditions générales.
- Le Directeur des travaux lui délivre en outre, gratuitement, une expédition certifiée des dessins et autres pièces nécessaires à l’exécution des travaux.
- art. 7.
- Frais d’adjudication.
- L’entrepreneur verse à la Caisse du Trésor le montant des frais du marché. Ces frais, dont l’état est arrêté par le Ministre, ne peuvent être autres que ceux d’alfiches et de publication, ceux de timbre et d’expédition du devis, du bordereau des prix, ;du détail estimatif et du procès-verbal d’adjudication, et le droit fixe d’enregistrement de 3 francs.
- art. 8.
- Domicile de l’entrepreneur.’
- L’entrepreneur est tenu d’élire domicile à Paris et de faire connaître ce domicile au Ministre. Faute par lui de remplir cette obligation dans un délai de quinze jours à partir de l’approbation de l’adjudication, toutes les notifications qui se rattachent à son entreprise sont valables lorsqu’elles ont été faites à la mairie du vu* arrondissement.
- TITRE II.
- EXECÜTION DES TRAVAUX.
- ART. 9.
- Défense de sous-traiter sans autorisation.
- L’entrepreneur ne peut céder à des sous-traitants une ou plusieurs parties de son entreprise sans le consentement du Ministre. Dans tous les cas, il demeure personnellement responsable tant envers l’Administration qu’envers les ouvriers et les tiers.
- Si un sous-traité est passé sans autorisation, le Ministre peut, sui-
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- PIÈCES ANNEXES.
- vant le cas, soit prononcer la résiliation pure et simple de l'entreprise, soit procéder à une nouvelle adjudication à la folle enchère de l’entrepreneur.
- ART. 10.
- Ordre de service pour l’exécution des travaux.
- L’entrepreneur doit commencer les travaux dès qu’il en a reçu l’ordre du Directeur des travaux. Il se conforme strictement aux plans, profils, tracés, ordres de service, et, s’il y a lieu, aux types et modèles qui lui sont donnés par le Directeur des travaux ou par ses préposés en exécution du devis.
- L’entrepreneur se conforme également aux changements qui lui sont prescrits pendant le cours du travail, mais seulement lorsque le Directeur des travaux les a ordonnés par écrit et sous sa responsabilité. II ne lui est tenu compte de ces changements qu’autant qu’il justifie de l’ordre écrit du Directeur des travaux.
- ART. 11.
- Règlements pour le bon ordre des chantiers.
- L’entrepreneur est tenu d’observer tous les règlements faits par l’autorité compétente pour le bon ordre des travaux et la police des chantiers.
- Il est interdit à l’entrepreneur de faire travailler les dimanches et jours fériés.
- Il ne peut être dérogé à cette règle que dans les cas d’urgence et en vertu d’une autorisation écrite ou d’un ordre de service du Commissaire général.
- ART. 12.
- Présence de l’entrepreneur sur le lieu des travaux.
- Pendant la durée de l’entreprise, l’adjudicataire ne peut s’éloigner du lieu des travaux qu’après avoir fait agréer par le Directeur des travaux un représentant capable de le remplacer, de manière qu’aucune opération ne puisse être retardée ou suspendue à raison de son absence.
- L’entrepreneur accompagne les ingénieurs et architectes dans leurs tournées. Il est également tenu de se rendre à leurs bureaux toutes les fois qu’il en est requis.
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- ART. l3.
- Choix des commis, chefs d’ateliers et ouvriers.
- L’entrepreneur ne peut prendre pour commis et chefs d’ateliers que des hommes capables de l’aider et de le remplacer au besoin dans la conduite et le métrage des travaux.
- Les ingénieurs ou architectes ont le droit d’exiger le changement ou le renvoi des agents et ouvriers de l’entrepreneur pour insubordination, incapacité, ou défaut de probité.
- L’entrepreneur demeure d’ailleurs responsable des fraudes ou malfaçons qui seraient commises par des agents ou ouvriers dans la fourniture et dans l’emploi des matériaux.
- ART. lA.
- Liste nominative des ouvriers.
- Le nombre des ouvriers de chaque profession est toujours proportionné à la quantité d’ouvrage à faire. Pour assurer l’accomplissement de cette condition, le Directeur des travaux aura le droit de se faire remettre la liste des ouvriers présents sur les chantiers.
- art. i5.
- Payement des ouvriers.
- L’entrepreneur paye les ouvriers tous les mois, ou à des époques plus rapprochées si le Ministre le juge nécessaire. En cas de retard régulièrement constaté, le Ministre se réserve la faculté de faire payer d’office les salaires arriérés sur les sommes dues à l’entrepreneur, sans préjudice des droits réservés par la loi du 20 pluviôse an 11 aux fournisseurs qui auraient fait des oppositions.
- art. 16.
- Secours aux ouvriers malades ou blessés.
- Les frais du service médical et les secours à donner aux ouvriers atteints de blessures ou de maladies occasionnées par les travaux sur les chantiers du Champ de Mars et du Trocadéro, à leurs veuves et à leurs enfants, sont à la charge de l’entrepreneur.
- Ce service sera organisé et administré par le Directeur des travaux.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Il sera pourvu aux dépenses qu’il nécessitera au moyen d’une retenue de 1 p. o/o sur le montant des travaux exécutés et fournitures faites.
- La partie de cette retenue qui resterait sans emploi à la fin de l’entreprise sera remise à l’administration de l’Assistance publique. En cas d’insuffisance, au contraire, l’Etat fournira la différence.
- art. 17.
- Dépenses imputables sur la somme à valoir.
- S’il y a lieu de faire des épuisements ou autres travaux dont la dépense soit imputable sur la somme à valoir, l’entrepreneur doit, s’il en est requis, fournir les outils et machines nécessaires pour l’exécution de ces travanx.
- Le loyer et l’entretien de ce matériel lui sont payés au prix de l’adjudication.
- ART. 10.
- Outils, équipages et faux frais de l’entreprise.
- L’entrepreneur est tenu de fournir à ses frais les magasins, équipages, voitures, ustensiles et outils de toute espèce nécessaires à l’exécution des travaux, sauf les exceptions stipulées au devis.
- Sont également à sa charge l’établissement des chantiers et des chemins de service et les indemnités y relatives, les frais de tracé des ouvrages, les cordeaux, piquets et jalons, les frais d’éclairage des chantiers, s’il y a lieu, et généralement toutes les menues dépenses et tous les faux frais relatifs à l’entreprise.
- art. 19.
- Carrières désignées au devis.
- Les matériaux sont pris dans les lieux indiqués au devis. L’entrepreneur ouvre, au besoin, des carrières à ses frais.
- Il est tenu, avant de commencer les extractions, de prévenir les propriétaires suivant les formes déterminées par les règlements.
- Il paye, sans recours contre l’Administration, et en se conformant aux lois et règlements sur la matière, tous les dommages qu’ont pu occasionner la prise ou l’extraction, le transport et le dépôt des matériaux.
- L’entrepreneur doit justifier, toutes les fois qu’il en est requis, de
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- ANNEXE N° 10.
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- l’accomplissement des obligations énoncées dans le présent article, ainsi que du payement des indemnités pour établissement de chantiers et chemins de service.
- ART. 20.
- Carrières proposées par l’entrepreneur.
- Si l’entrepreneur demande à substituer aux carrières indiquées dans le devis d’autres carrières fournissant des matériaux d’une qualité que le Directeur des travaux reconnaît au moins égale, il reçoit l’autorisation de les exploiter, et ne subit sur les prix de l’adjudication aucune réduction pour cause de diminution des frais d’extraction, de transport et de taille des matériaux.
- ART. 21.
- Défense de livrer au commerce les matériaux extraits des carrières désignées.
- L’entrepreneur ne peut livrer au commerce, sans l’autorisation du propriétaire, les matériaux qu’il a fait extraire dans les carrières exploitées par lui en vertu du droit qui lui a été confié par l’Administration.
- ART. 2 2.
- Qualité des matériaux.
- Les matériaux doivent être de la meilleure qualité dans chaque espèce , être parfaitement travaillés et mis en œuvre conformément aux règles de l’art; ils ne peuvent être employés qu’après avoir été vérifiés et provisoirement acceptés par les ingénieurs ou architectes, ou par leurs préposés. Nonobstant cette réception provisoire, et jusqu’à la réception définitive des travaux, ils peuvent, en cas de surprise, de mauvaise qualité ou de malfaçon, être rebutés par les ingénieurs ou architectes, et ils sont alors remplacés par l’entrepreneur.
- ART. 2 3.
- Dimensions et dispositions des matériaux et des ouvrages.
- L’entrepreneur ne peut, de lui-même, apporter aucun changement au projet.
- II est tenu de faire immédiatement, sur l’ordre des ingénieurs ou
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- PIÈGES ANNEXES.
- architectes, remplacer les matériaux ou reconstruire les ouvrages dont les dimensions ou dispositions ne sont pas conformes aux projets.
- Toutefois, si les ingénieurs ouïes architectes reconnaissent que les changements faits par l’entrepreneur ne sont contraires ni à la solidité ni au goût, les nouvelles dispositions peuvent être maintenues; mais alors l’entrepreneur n’a droit à aucune augmentation de prix à raison des dimensions plus fortes ou de la valeur plus considérable que peuvent avoir les matériaux ou les ouvrages. Dans ce cas, les métrages sont basés sur les dimensions prescrites par le devis. Si, au contraire, les dimensions sont plus faibles ou la valeur des matériaux moindre, les prix sont réduits en conséquence.
- ART. 2Û.
- Démolition d’anciens ouvrages.
- Dans le cas où l’entrepreneur doit démolir d’anciens ouvrages, les matériaux sont déplacés avec soin pour qu’ils puissent être façonnés de nouveau et remployés, s’il y a lieu.
- ART. 2 5.
- Objets trouvés dans les fouilles.
- L’Administration se réserve la propriété des matériaux qui se trouvent dans les fouilles et démolitions faites dans les terrains appartenant à l’État ou à la ville de Paris, sauf à indemniser l’entrepreneur de ses soins particuliers.
- Elle se réserve également les objets d’art et de toute nature qui pourraient s’y trouver, sauf indemnité à qui de droit.
- art. 26.
- Emploi de matières neuves ou de démolition appartenant à l’État.
- Lorsque les ingénieurs ou architectes jugent à propos d’employer des matières neuves ou de démolition appartenant à l’État ou à la Ville, l’eutrepreneur n’est payé que des frais de main-d’œuvre et d’emploi, d’après les éléments des prix du bordereau, rabais déduit.
- art. 27.
- Vices de construction.
- Lorsque les ingénieurs ou architectes présument qu’il existe dans les ouvrages des vices de construction, ils ordonnent, soit en cours
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- d’exécution, soit avant la réception définitive, la démolition et la reconstruction des ouvrages présumés vicieux.
- Les dépenses résultant de cette vérification sont à la charge de l’entrepreneur, lorsque les vices de construction sont constatés et reconnus.
- art. 28.
- Pertes et avaries; cas de force majeure.
- Il n’est alloué à l’entrepreneur aucune indemnité à raison des perles, avaries ou dommages occasionnés par négligence, imprévoyance, dé-fau tde moyens ou fausses manœuvres.
- Ne sont pas compris, toutefois, dans la disposition précédente, les cas de force majeure qui, dans le délai de dix jours au plus après l’événement, ont été signalés par l’entrepreneur; dans ces cas, néanmoins, il ne peut être rien alloué qu’avec l’approbation du Ministre. Passé ce délai de dix jours, l’entrepreneur 11’estplus admis à réclamer.
- art. 29.
- Règlements de prix des ouvrages non prévus.
- S’il est jugé nécessaire d’exécuter des ouvrages non prévus, ou d’extraire des matériaux dans des lieux autres que ceux qui sont désignés dans le devis, les prix en seront réglés d’après la série du Ministère des travaux publics, et on leur appliquera le rabais de l’adjudication.
- art. 3o.
- Augmentation dans la masse des travaux.
- En cas d’augmentation dans la masse des travaux, l’entrepreneur est tenu d’en continuer l’exécution jusqu’à concurrence d’un sixième en sus du montant de l’entreprise. Au delà de cette limite, l’entrepreneur a droit à la résiliation de son marché.
- art. 3i.
- Diminution dans la masse des travaux.
- En cas de diminution dans la masse des ouvrages, l’entrepreneur ne peut élever aucune réclamation tant que la diminution n’excède pas le sixième du montant de l’entreprise. Si la diminution est de
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- PIÈCES ANNEXES.
- plus du sixième, il reçoit, s’il y a lieu, à titre de dédommagement, une indemnité', qui, en cas de contestation, est réglée par le Conseil de Préfecture.
- art. 3a.
- Changements dans l’importance des diverses espèces d’ouvrages.
- Lorsque les changements ordonne's ont pour résultat de modifier l’importance de certaines natures d’ouvrages, de telle sorte que des quantités prescrites diffèrent de plus d’un tiers, en plus ou en moins, des quantités portées au détail estimatif, l’entrepreneur peut présenter, en fin de compte, une demande en indemnité, basée sur le préjudice que lui auraient causé les modifications apportées à cet égard dans les prévisions du projet.
- art. 33.
- Variations dans les prix.
- Il ne sera accordé à l’entrepreneur aucune indemnité pour cause de variations survenues dans les prix pendant la durée des travaux. Aucune circonstance de cette nature, même celle de grève, ne sera admise comme cas de force majeure et ne donnera à l’entrepreneur un droit à la résiliation du marché.
- art. 3k.
- Cessation absolue ou ajournement des travaux.
- Si le Ministre ordonnait la cessation absolue des travaux, l’enlre-prise serait immédiatement résiliée. S’il prescrivait leur ajournement pour plus d’une année, soit avant, soit après un commencement d’exécution, l’entrepreneur aura le droit de demander la résiliation de son marché, sans préjudice de l’indemnité qui, dans ce cas comme dans l’autre, pourrait lui être allouée.
- Si les travaux ont reçu un commencement d’exécution, l’entrepreneur pourra requérir qu’il soit procédé immédiatement à la réception provisoire des ouvrages exécutés, et à leur réception définitive après l’expiration du délai de garantie.
- art. 35.
- Mesures coercitives.
- Lorsque l’entrepreneur ne se conforme pas, soit aux dispositions du devis, soit aux ordres de service qui lui sont donnés par les ingé-
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- ANNEXE N° 10.
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- nieurs ou architectes, uiï arrêté du Ministre le met en demeure d’y satisfaire dans un délai déterminé. Ce délai, sauf le cas d’urgence, n’est pas de moins de cinq jours à dater de la notification de l’arrêté de mise en demeure.
- A l’expiration de ce délai, si l’entrepreneur n’a pas exécuté les dispositions prescrites, le Ministre, par un second arrêté et sans autre formalité, peut, selon les circonstances, soit ordonner l’établissement d’une régie aux frais de l’entrepreneur, soit prononcer la résiliation pure et simple du marché, soit prescrire une nouvelle adjudication à la folle enchère de l’entrepreneur.
- En même temps il est procédé immédiatement, en présence de l’entrepreneur ou lui dûment appelé, à l’inventaire descriptif du matériel de l’entreprise.
- Pendant la durée de la régie, l’entrepreneur est autorisé à en suivre les opérations, sans qu’il puisse toutefois entraver l’exécution des ordres des ingénieurs.
- Il peut d’ailleurs être relevé de la régie s’il justifie des moyens nécessaires pour reprendre les travaux et les mener à bonne fin.
- Les excédents de dépenses qui résultent de la régie ou de l’adjudication sur folle enchère sont prélevés sur les sommes qui peuvent être dues à l’entrepreneur, sans préjudice des droits à exercer contre lui en cas d’insuffisance.
- Si la régie ou l’adjudication sur folle enchère amène, au contraire, une diminution dans les dépenses, l’entrepreneur ne peut réclamer aucune part dans ce bénéfice, qui reste acquis à l’Administration.
- art. 36.
- Décès de l’entrepreneur.
- En cas de décès de l’entrepreneur, le contrat est résilié de droit, sauf au Ministre à accepter, s’il y a lieu, les offres qui peuvent être faites par les héritiers pour la continuation des travaux.
- art. 37.
- Faillite de l’entrepreneur.
- En cas de faillite de l’entrepreneur, le contrat est également résilié de plein droit, sauf au Ministre à accepter, s’il y a lieu, les offres qui peuvent être faites par les créanciers pour la continuation de l’entreprise.
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- PIÈGES ANNEXES.
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- TITRE III.
- RÈGLEMENT DES DEPENSES.
- ART. 38.
- Bases du règlement des comptes.
- A défaut de stipulations spéciales dans les devis, les comptes sont établis d’après les quantités d’ouvrages réellement effectuées, suivant les dimensions et les poids constatés par des métrés définitifs et des pesages faits en cours ou en fin d’exécution, sauf les cas prévus par l’article 2 3, et les dépenses sont réglées d’après les prix de l’adjudication.
- L’entrepreneur ne peut, dans aucun cas, pour les métrés et pesages, invoquer eu sa faveur les us et coutumes.
- art. 39.
- Attachements.
- Les attachements sont pris, au fur et à mesure de l’avancement des travaux, par les agents chargés de leur surveillance, en présence de l’entrepreneur et contradictoirement avec lui ; celui-ci doit les signer au moment de la présentation qui lui en est faite.
- Lorsque l’entrepreneur refuse de signer ces attachements ou ne les signe qu’avec réserve, il lui est accordé un délai de dix jours, à dater de la présentation des pièces, pour formuler par écrit ses observations. Passé ce délai, les attachements sont censés acceptés par lui comme s’ils étaient signés sans réserve. Dans ce cas, il est dressé procès-verbal de la présentation et des circonstances qui l’ont accompagnée. Ce procès-verbal est annexé aux pièces non acceptées.
- Les résultats des attachements inscrits sur les carnets ne sont portés en compte qu’autant qu’ils ont été admis par les ingénieurs ou architectes.
- art. ko.
- Décomptes mensuels.
- A la fin de chaque mois, il est dressé un décompte des ouvrages exécutés et des dépenses faites pour servir de base aux payements à faire à l’entrepreneur.
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- ANNEXE Nü 10.
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- ART. Al.
- Décomptes définitifs.
- A la fin de l’entreprise et lorsque la réception provisoire a eu lieu, le Directeur des travaux fait dresser le décompte définitif des travaux exécutés par l’entrepreneur.
- Ce décompte est présenté dans les bureaux du Directeur des travaux à l’acceptation de l’entrepreneur. Les métrés et attachements qui ont servi de base à la rédaction de ce décompte sont joints à l’appui.
- L’entrepreneur est autorisé, en outre, à faire transcrire par ses commis, dans les bureaux du Directeur des travaux, celles de ces pièces dont il voudra se procurer des expéditions.
- Si l’entrepreneur refuse de signer le décompte ou ne l’accepte qu’avec réserve, il déduit ses motifs par écrit dans les vingt jours qui suivent la présentation des pièces, et, dans ce cas, il est dressé par le Directeur des travaux procès-verbal de la présentation et des circonstances qui l’ont accompagnée.
- Il est expressément stipulé que l’entrepreneur n’est point admis à élever des réclamations au sujet des pièces ci-dessus indiquées après le délai de vingt jours, et que, passé ce délai, l’état de situation définitive est censé accepté par lui, quand bien même il ne l’aurait pas signé ou ne l’aurait signé qu’avec une réserve dont les motifs ne seraient pas spécifiés.
- Le procès-verbal de présentation doit toujours être annexé aux pièces non acceptées.
- ART. 42.
- L’entrepreneur ne peut revenir sur les prix du marché.
- L’entrepreneur ne peut, sous aucun prétexte, revenir sur les prix du marché qui ont été consentis par lui.
- art. 43.
- Reprise du matériel, en cas de résiliation.
- Dans les cas de résiliation prévus par les articles 34 et 36, les outils et équipages existant sur les chantiers et qui eussent été nécessaires pour l’achèvement des travaux sont acquis par l’Etat, si l’entrepreneur ou ses ayants droit en font la demande, et le prix en est réglé de gré à gré ou à dire d’experts.
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- PIECES ANNEXES.
- Ne sont pas comprises dans cette mesure les bêtes de trait ou de somme qui auraient été employées dans les travaux.
- La reprise du matériel est facultative pour l’Administration dans les cas prévus parles articles 9, 3o, 33, 35 et 37.
- Dans tous les cas de résiliation, l’entrepreneur est tenu d’évacuer les chantiers, magasins et emplacements utiles à l’entreprise dans le délai qui est fixé par l’Administration.
- Les ouvrages exécutés et les matériaux approvisionnés par ordre et déposés sur les chantiers, s’ils remplissent les conditions du devis, seront payés par l’État au prix de l’adjudication, sauf stipulations contraires insérées au devis.
- Les matériaux qui ne seraient pas déposés sur les chantiers ne seront pas portés en compte.
- TITRE IV. PAYEMENTS.
- ART. A4.
- Payements d’acomptes.
- Les payements d’acomptes s’effectuent tous les mois, en raison de la situation des travaux exécutés, sauf retenue d’un dixième pour la garantie, et d’un centième pour la caisse de secours des ouvriers.
- Il est, en outre, délivré des acomptes sur le prix des matériaux approvisionnés, jusqu’à concurrence des quatre cinquièmesde leur valeur.
- Le tout sous la réserve énoncée à l’article A g ci-après.
- art. 45.
- Maximum de la retenue.
- Si la retenue du dixième est jugée devoir excéder la proportion nécessaire pour la garantie de l’entreprise, il peut être stipulé au devis ou décidé en cours d’exécution qu’elle cessera de s’accroître lorsqu’elle aura atteint un maximum déterminé.
- art. 46.
- Réception provisoire.
- Immédiatement après l’achèvement de tous les travaux de l’entreprise, il est procédé à une réception provisoire par les ingénieurs ou
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- ANNEXE N° 10.
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- architectes, en présence de l'entrepreneur ou lui dûment appelé par écrit. En cas d’absence de l'entrepreneur, il en est fait mention au procès-verbal.
- art. A7.
- Réception définitive.
- 11 est procédé de la même manière à la réception définitive, après l’expiration du délai de garantie. A défaut de stipulation expresse dans le devis, ce délai est d’un an pour tous les travaux de l’Exposition.
- Pendant la durée de ce délai, l’entrepreneur demeure responsable de ses ouvrages et est tenu de les entretenir.
- ART. Ù8.
- Payement du solde.
- Le dernier dixième 11’est, payé à l’entrepreneur qu’après la réception définitive et lorsqu'il a justifié de l’accomplissement des obligations énoncées dans l’article 19.
- art. àg.
- Intérêts pour retards de payements.
- Les payements 11e pouvant être faits qu’au furet à mesure des fonds disponibles, il ne sera jamais alloué d’indemnités, sous aucune dénomination, pour retards de payements pendant l’exécution des travaux.
- Toutefois, si l’entrepreneur ne peut être entièrement soldé dans les trois mois qui suivent la réception définitive régulièrement constatée, il a droit, à partir de l’expiration de ce délai de trois mois, à des intérêts, calculés d’après le taux légal, pour la somme qui lui veste due.
- TITRE V.
- CONTESTATIONS.
- ART. 5o.
- Intervention du Commissaire général.
- Si, dans le cours de l’entreprise , des difficultés s’élèvent entre l’ingénieur en chef des travaux et l’entrepreneur, il en est référé au Commissaire général.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Dans les cas prévus par l’article 22, par le deuxième paragraphe de l’article 2 3 et par le deuxième paragraphe de l’article 27, si l’entrepreneur conteste les faits, le procès-verbal constatant les circonstances de la contestation est notifié par le Directeur des travaux à l’entrepreneur, qui doit présenter ses observations dans un délai de vingt-quatre heures. Le procès-verbal est transmis par le Directeur des travaux au Commissaire général pour qu’il y soit donné telle suite que de droit.
- art. 5i.
- Intervention du Ministre.
- Si l’entrepreneur n’accepte pas la décision du Commissaire général, il doit adresser au Ministre un mémoire où il indique les motifs et. le montant de ses réclamations.
- Si, dans le délai de trois mois à partir de la remise du mémoire, le Ministre n’a pas fait connaître sa réponse, l’entrepreneur peut, comme dans le cas où ses réclamations ne seraient point admises, saisir desdites réclamations la juridiction contentieuse.
- ART. 52.
- Jugements des contestations.
- Conformément aux dispositions de la loi du 28 pluviôse an vm, toute difficulté entre l’Administration et l’entrepreneur, concernant le sens ou l’exécution des clauses du marché, est portée devant le Conseil de préfecture, qui statue, sauf recours au Conseil d’Etat.
- TEISSERENC DE BORT.
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- ANNEXE N" 11.
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- Annexe n° 11.
- CIRCULAIRE AUX GOUVERNEMENTS ÉTRANGERS.
- J’ai l’honneur de vous remettre des exemplaires du plan et de la coupe transversale du palais du Champ de Mars.
- Cet édifice principal sera affecté :
- i° A l’exposition des œuvres d’art spécifiées dans le premier groupe de la classification générale;
- 2° Aux produits industriels mentionnés dans les groupes 2, 3, k, 5,6, 7, de la même classification;
- 3° A une catégorie spéciale du matériel de l’agriculture et de l’horticulture compris dans les groupes 8 et 9.
- Je joins à cet envoi un exemplaire du Règlement général, suivi du système de classification générale d’après laquelle les divisions du palais ont été arrêtées.
- Les organisateurs de l’Exposition universelle de 1878 se sont attachés à rendre clairs en même temps que concis ces deux documents, qui forment la base constitutive et essentielle de l’entreprise. J’ai cru, néanmoins, qu’il était opportun, dès aujourd’hui, d’entrer dans quelques explications supplémentaires.
- Le plan indique à première vue que le système de répartition par nationalités et par groupes de produits a été maintenu tel qu’il avait été conçu en 1867. La nouvelle forme rectangulaire du palais se prête merveilleusement, d’ailleurs, à l’application de cet ordre méthodique, ratifié par une approbation universelle.
- Les espaces affectés au groupe des beaux-arts sont considérables. Des salles principales, susceptibles d’êlre subdivisées par un cloisonnement approprié aux exigences des expositions nationales, recevront les grandes œuvres de la peinture et de la sculpture. Des salles acces-
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- PIÈGES ANNEXES.
- soires seront réservées aux dessins, aux aquarelles, aux gravures, aux émaux, aux peintures sur porcelaine, aux objets d’art de petit modèle, etc., en un mot, aux œuvres qui nécessitent moins de recul pour leur inspection et réclament des locaux en harmonie avec leurs dimensions réduites. Toutes ces salles seront éclairées par le haut; elles seront construites en maçonnerie de bonne épaisseur. Leur ensemble formera, au milieu du palais et dans son axe longitudinal, une série de massifs, séparés les uns des autres par les chemins de la circulation générale; ces massifs seront, en outre, isolés de la construction proprement dite par deux avenues à ciel ouvert, larges de 18 mètres. Tout danger d’incendie est ainsi écarté. La répartition des surfaces affectées à l’exposition des œuvres d’art sera faite de gré à gré, suivant les besoins de chaque pays.
- Le groupe des beaux-arts divise l’édifice en deux parties égales et symétriques reliées entre elles par les deux grands vestibules terminaux. La moitié du palais, celle qui regarde le quartier de Grenelle, le long de l’avenue de Sufifren, est attribuée aux sections étrangères. Le plan ci-joint indique la position et l’importance superficielle de la bande ou section provisoirement réservée aux exposants de...........
- La répartition des espaces a été faite de manière à ce que chaque pays, quelle que soit l’importance de son exposition, ait, pour sa section, au moins une façade sur fun des chemins transversaux de la circulation générale, larges de 5 mètres, ou sur fun des passages de 3 mètres qui devront être ménagés pour l’installation dans une direction parallèle. Chaque pays est donc séparé de son voisin, soit par un chemin, soit par une cloison, dont la hauteur pourra varier suivant les convenances de chacun, sans dépasser toutefois la cote de 7'”,5o, qui, d’après la coupe, correspond à l’élévation des entraits au-dessus du plancher. Il va sans dire que les Commissaires délégués de deux nations mitoyennes auront le droit de s’entendre entre eux, d’accord avec les agents du Commissariat général français, pour faire varier, dans son ensemble ou dans ses parties, la position de la cloison commune, tout en maintenant le principe général qui veut qu’une même façade appartienne toujours à uDemême nationalité. En suivant les voies transversales, c’est-à-dire celles qui sont perpendiculaires au grand axe, le visiteur aura passé en revue tous les produits d’une même nation rangés suivant l’ordre de classification générale. Il convient de lui faciliter ensuite la comparaison à faire entre les produits similaires des différents peuples; il est essentiel, pour cela, que les voies longitudi-
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- nales, c’est-à-dire celles qui sont parallèles au grand axe, soient bordées chacune, à droite et à gauche, d’expositions afférentes au même groupe. Ainsi, les deux voies longitudinales de 5 mètres, qui sont parallèlement placées entre l’avenue découverte de 18 mètres et la grande galerie des machines, devront traverser exclusivement, l’une, les produits appartenantau groupe 3 (mobilier et accessoires), l’autre, ceux qui se rapportent au groupe h (tissus, vêtements et accessoires).
- Vous remarquerez que les groupes 2, 3, k et 5 ne sont séparés les uns des autres par aucunes séparations longitudinales déterminées par la construction : celles-ci s’établiront suivant l’importance réciproque des expositions de deux groupes contigus, dans chaque ilôt rectangulaire formé par les intersections des chemins.
- La règle stipulée pour les expositions qui s’ouvriront sur les façades des chemins longitudinaux est nécessairement applicable à celles qui borderont la grande avenue découverte de 18 mètres vis-à-vis des bâtiments des beaux-arts, et à celles qui auront leurs accès à travers la paroi intérieure de la grande galerie des machines, c’est-à-dire que les premières ne comprendront que des produits du groupe 2 (éducation, enseignement, matériel et procédés des arts libéraux), et les secondes, des produits du groupe 5 (industries extractives, produits bruts et ouvrés).
- Aux termes de l’article 2 du Règlement général, il est convenu que les espaces des parcs et des jardins qui ne seront pas affectés soit aux expositions horticoles et agricoles, soit à la promenade ou à la circulation des visiteurs, resteront à l’entière disposition du Commissariat général français. Par exception seulement, celui-ci accordera aux Commissions étrangères qui en auront un besoin réel des surfaces de terrain où elles deviendront libres d’élever, à leurs frais et suivant les plans agréés, des bâtiments supplémentaires; ceux-ci recevront les produits industriels dont l’installation n’aura pas été possible dans les édifices principaux. Ces annexes borderont l’enceinte du Champ de Mars, le long de l’avenue de Suffren; il est à désirer qu’elles contiennent surtout des objets qui ne craignent pas le contact prolongé de l’air libre.
- L’Exposition universelle de 1867 a montré une série importante de constructions effectives donnant les types principaux de l’habitation rurale et ouvrière chez les différents peuples; des plans et des dessins suffiront pour indiquer les modifications et les perfectionnements introduits depuis onze ans. Le renouvellement d’une semblable exposi-
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- PIÈGES ANNEXES.
- tion imposerait aux différentes commissions des frais dont l’importance ne serait compensée par aucun attrait réel de nouveauté intéressante. Il n’y a donc pas lieu de prévoir des constructions accessoires de ce genre dans les parcs de l’Exposition universelle de 1878.
- Il faut tenir compte de l’expérience acquise dans les précédents concours universels et internationaux dont Londres, Vienne, Philadelphie et Paris ont été successivement le théâtre. Celle-ci démontre une tendance funeste de certains exposants à exagérer inutilement les dimensions de leurs emplacements. Tout homme sensé reconnaîtra qu’une exposition vaut par le choix des échantillons divers, présentés en nombre restreint à l’appréciation du jury et du public, plus que par l’encombrant amoncellement de types identiques. La notoriété et le mérite à récompenser d’une usine, d’un centre industriel ou d’une maison de commerce dépendent uniquement de la valeur intrinsèque de leurs produits; il n’est pas un juge sérieux qui ne soit en garde aujourd’hui contre ces étalages trop copieux, qui n’ont jamais réussi d’ailleurs à prouver ou à signaler l’importance d’une maison. Les commissions étrangères reconnaîtront certainement la justesse de cette observation et. ne s’alarmeront pas en constatant que les espaces couverts mis à leur disposition ne sont sensiblement pas plus considérables qu’en 1867. Le nouveau palais atteindra, il est vrai, des proportions inusitées, mais celles-ci ont été conçues en vue de donner plus de développement ainsi que cl’unité à l’exposition des beaux-arts et d’augmenter les voies de circulation.
- L’article i3 du Règlement général stipule que les exposants français ou étrangers n’ont à payer aucun loyer pour les places qu’ils occupent à l’Exposition. Contrairement aux précédents de 1867, le plancher sera généralement fourni; cette clause allège les dépenses que les différentes commissions nationales auront à prévoir pour l’installation de leurs sections. La fourniture et la pose des planchers ou des aires bétonnées dans toutes les portions de la galerie des machines qui ne sont pas réservées pour la circulation générale sont, exceptionnellement, laissées à la charge des exposants. Cette mesure a été prise pour donner toute facilité aux travaux de fondation des machines. Les exposants du groupe 6 se trouveront ainsi grevés d’une dépense spéciale, mais, par contre, ils n’auront à payer aucune installation de vélum, car cette galerie n’en comporte pas.
- La dispense réglementaire de toute construction nationale dans le parc ajoutera un nouvel élément d’économie. Les organisateurs de
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- 1’Exposition se croient donc autorisés à faire aux nations étrangères la proposition d’un travail décoratif d’ensemble qui donnera un nouvel éclat à l’Exposition. Il s’agirait d’accuser l’entrée de chaque section par un motif d’architecture nationale établi en façade sur l’avenue découverte de 18 mètres, dont il a été déjà question (A. A. du plan).
- 11 va sans dire que chaque commission désignera, en tout cas, un architecte; celui-ci pourrait être chargé d’étudier le projet du tronçon de celte façade correspondant à sa section; il s’entendrait avec ses collègues pour accorder toutes ces parties en un tout à la fois pitto-toresque et homogène. La direction des sections étrangères a pris les devants en faisant composer un avant-projet destiné à donner tous les éclaircissements désirables sur les hauteurs, les alignements et les aménagements compatibles avec le régime de la construction générale du palais.
- En 1867, chaque nationalité se spécifiait par la décoration typique des façades établies sur les chemins intérieurs du palais. Sans rentrer tout à fait dans le même ordre d’idées, il sera bon d’épouser un parti pris semblable, moins complexe s’il est possible, mais remplissant le même but, aux mêmes places. Le Commissaire général et le Directeur des sections étrangères se mettront à la disposition de MM. les commissaires délégués pour résoudre sur ce point toutes les questions accessoires, dont la présente circulaire ne peut donner qu’un premier aperçu.
- II est à désirer que les commissaires délégués par les nations étrangères à Paris puissent entrer en relations suivies avec le Commissaire général dès le ier octobre prochain. Les bureaux de celui-ci, ainsi que ceux de la direction des sections étrangères, seront établis rue de Grenelle-Saint-Germain, n° 101, et ouverts tous les jours de 10 heures du matin à 6 heures du soir. A cette époque, le Commissariat général aura été mis en mesure de fournir tous les renseignements les plus détaillés concernant le régime des douanes françaises, l’octroi de la ville de Paris et les conditions faites par les compagnies de chemins de fer ou de transports maritimes.
- Dès aujourd’hui, il est stipulé par le Règlement général que, conformément à ce qui s’est fait lors des précédentes expositions et aux termes d’un décret présidentiel en date du h septembre 1876, les locaux affectés à l’Exposition universelle de 1878 seront constitués en entrepôt réel des douanes. Des circulaires ultérieures indiqueront
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- par quelles voies et par quelles entrées de frontières terrestres ou maritimes les objets destinés aux enceintes du Champ de Mars pourront être expédiés sous les conditions du transit international ou du transit ordinaire, au choix des intéressés.
- Paris, septembre 1876.
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- Annexe n° 12.
- RAPPORT
- SUR L’INSTALLATION ET LA MISE EN MOUVEMENT DES MACHINES À L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1 878.
- Monsieur le Ministre,
- La mécanique industrielle joue aujourd’hui un rôle dont la prépondérance n’échappe à personne; il est donc naturel qu’une place d’honneur ait été réservée aux machines dans les expositions internationales, qui doivent constituer une véritable synthèse des manifestations multiples de l’activité humaine.
- Dès 1855, on a compris que les machines, pour être convenablement appréciées, devaient être présentées au public en état de mouvement. Un vaste batiment provisoire, dont les Parisiens n’ont pas perdu le souvenir, fut alors élevé à côté du Palais de l’Industrie, pour recevoir les spécimens des moteurs, des outils et des mécanismes de tout genre employés à cette époque. Le succès de cette première tentative fut complet; dès lors, toutes les expositions universelles eurent leur galerie des machines en mouvement et offrirent aux visiteurs un tableau animé des procédés et de l’outillage des diverses industries. La grande nef elliptique du palais du Champ de Mars, en 1867, avec sa plate-forme, d’où l’on dominait l’activité et le bruit d’un vaste atelier, et l’immense galerie du P rater, en 1873, dans laquelle se développaient, sur un longueur de près de 800 mètres, les installations mécaniques les plus variées, caractérisent, dans la mémoire de tous, les deux dernières fêtes industrielles auxquelles l’Europe ait assisté. En Amérique, le souvenir du centenaire de l’indépendance des Etats-Unis demeurera inséparable de ce Machina'y hall, immense usine édifiée dans le parc de Fairmount et actionnée par un gigantesque moteur de 1,600 chevaux.
- A chacune de ces expositions, la mise en mouvement des machines a ainsi fourni aux ingénieurs et aux industriels un sujet d’études fécondes; aux jurys, une base d’appréciation solide; à la masse du
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- PIÈCES ANNEXES.
- public, enfin, un spectacle instructif, qui fut partout unanimement regardé comme une des principales attractions de ces solennités.
- Les organisateurs de l’Exposition de 1878 ne veulent pas rester, sous ce rapport, au-dessous de leurs devanciers : ils n’ont pas cru devoir, comme on l’a fait à Philadelphie, donner à l’industrie le pas sur les beaux-arts; ils ont du moins affecté à l’exposition des machines un important crédit et un espace considérable. Cet espace, s’il n’est pas téméraire de l’affirmer, sera entièrement occupé, si même, en dépit de la large part que l’on a faite à l’imprévu, il n’est insuffisant. Il importe dès lors, en raison de l’empressement que témoignent les industriels, de se préoccuper dès maintenant de l’organisation technique que cette partie de l’Exposition comporte.
- Les galeries des machines du palais du Champ de Mars devront constituer deux ateliers mécaniques de 65o mètres de longueur sur 85 mètres de largeur, dans lesquels il faudra distribuer le mouvement et la vie, fout en maintenant l’ordre et la méthode parmi les installations de tous genres que réalisera le génie industriel des diverses nations.
- Bien que les machines et les outils exposés ne soient pas, au moins en général, destinés à effectuer sous les yeux du visiteur un travail productif et utile; bien que, pour la plupart, ils doivent uniquement fonctionner dans un but de démonstration, il convient de remarquer que l’organisation de ces deux galeries touche, par plus d’un côté, au problème qui se pose devant l’ingénieur appelé à étudier les installations mécaniques d’une usine. Il est vrai que, dans l’industrie, la force motrice créée doit être appliquée à la fabrication d’un produit déterminé, tandis que, dans le cas où nous sommes placés, le but à atteindre consiste, avant tout, dans la mise en évidence des procédés mécaniques et dans la facile comparaison des qualités que présentent les divers outils inventés pour effectuer un même travail; néanmoins l’installation d’une usine et celle d’une exposition de machines ont cela de commun qu’elles exigent, l’une comme l’autre, des études approfondies, éclairées par une connaissance intime et pratique des outils eux-mêmes, aussi bien que des moteurs et de leur emploi industriel.
- Nous ne saurions donc arriver à un résultat satisfaisant, sans procéder à l’avance à un travail technique complet. Ce travail, même en le bornant à la rédaction d’un projet d’ensemble pour la production de la force motrice sous ses diverses formes, ne peut être entrepris
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- que par un personnel spécial et compétent. L’examen sommaire des différentes questions que soulève la mise en mouvement des machines nous montrera quelles doivent être la nature et l’étendue de la mission de ce personnel : il nous montrera aussi comment il convient de le constituer, et comment doivent en être organisés les rapports avec l’administration de l’Exposition et les exposants.
- L’importance des différents services auxquels l’État devra pourvoir ne peut être déterminée avec précision avant que les Comités d’admission compétents aient statué sur les demandes des exposants français, et que les Commissions étrangères aient fait connaître les besoins de leurs nationaux. Les précédents des expositions antérieures font cependant présumer que la force motrice totale dépensée dans les deux galeries des machines s’élèvera à 1,200 chevaux-vapeur environ, abstraction faite du travail employé, s’il y a lieu, pour l’élévation des eaux, la ventilation et autres services accessoires.
- L’article 28 du règlement général édicte que «l’eau, le gaz, la vapeur et la force motrice seront mis gratuitement à la disposition des exposants. r>
- L’Administration est donc obligée à pourvoir :
- i° A l’installation des conduites d’eau, de gaz et de vapeur;
- 20 A la construction et à l’entretien des générateurs;
- 3° A l’installation des machines motrices et à leur fonctionnement;
- h° A l’établissement d’une transmission principale.
- Eau et gaz. — Il y aura lieu, tout d’abord, de déterminer comment l’eau et le gaz seront amenés en quantité suffisante sur les points où les besoins du service mécanique l’exigeront, et d’étudier dans ses détails la double canalisation qui devra conduire l’eau aux chaudières des générateurs, aux condenseurs des machines à vapeur, aux diverses installations auxquelles elle devra être fournie, et distribuer le gaz dans les cylindres des moteurs ou dans les brûleurs des appareils industriels qui en emprunteront la puissance calorique ou le pouvoir éclairant.
- Production de la vapeur ; sa distribution. — La construction des générateurs de vapeur, la détermination de l’emplacement à leur affecter, le choix du système de chaudières à employer, exigeront aussi les soins d’hommes compétents. On devra tenir compte, dans
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- PIÈGES ANNEXES.
- la solution à apporter à ces diverses questions, de la nécessité de réduire, autant que possible, le développement des conduites, des offres des constructeurs qui voudront se charger de la fourniture de la vapeur en exposant leurs types de chaudières, et surtout de l’intérêt propre que pourront présenter les divers appareils proposés.
- Machines motrices. — Ensuite se pose la question des moteurs. On devra tout d’abord choisir le système le plus avantageux, ou déterminer quelle part il conviendra de faire aux divers systèmes dont l’emploi serait reconnu possible, les moteurs hydrauliques ou bien les machines thermiques de diverses natures. La machine à vapeur d’eau, sous ses différentes formes, sera sans aucun doute appelée à fournir la majeure partie de la force demandée. Mais, outre les moteurs à gaz, dont l’emploi sera nettement indiqué dans quelques cas, il serait possible que l’on fût amené à accepter certains types de machines à air chaud, à vapeurs mélangées, ou bien à vapeurs d’ammoniaque, de chloroforme ou d’éther. Il est vrai que ces moteurs ont, jusqu’ici, présenté un intérêt plutôt théorique que pratique, mais il pourrait se faire que l’on vint à en construire des modèles qui offrissent des garanties suffisantes de régularité dans le service et de sécurité. Une tentative de ce genre mériterait, à coup sûr, d’attirer l’attention des organisateurs d’une exposition.
- Du reste, en se bornant aux machines à vapeur d’eau, la question qui se pose devant nous est suffisamment vaste. Suivra-t-on da tradition de l’Exposition de 1867, en divisant le travail à produire entre un certain nombre de machines, ou bien s’arrêtera-t-on au parti adopté cette année à Philadelphie, en confiant à un seul constructeur l’édification d’un moteur unique dont les proportions grandioses frapperaient les imaginations? Ce n’est point ici le lieu de discuter les avantages et les inconvénients que cette dernière solution présente : il nous suffira de dire qu’au cas où on ne s’y arrêterait pas, le choix des moteurs à installer exigera un examen approfondi, si l’on veut bien se pénétrer de la nécessité de recourir à des systèmes différents, et de choisir dans chaque système un type susceptible d’être donné comme modèle à tout un genre d’industrie. Il conviendra, dans celte recherche, de ne pas s’arrêter au parti commode d’accepter les yeux fermés les propositions que les principaux constructeurs ne manqueront pas de nous adresser, mais bien de faire en sorte de pousser nos ingénieurs à développer, en vue de l’Exposition de 1878, les plus
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- sérieux efforts pour ne pas se laisser distancer par les constructeurs étrangers, les Corliss, les Sulzer, les Bède, dont les Expositions de Vienne et de Philadelphie ont mis en lumière l’esprit ingénieux et inventif.
- Transmissions. — Au choix de l’emplacement des moteurs se lient les dispositions à adopter pour les transmissions. Bien que la transmission principale soit seule à la charge de l’Etat, ces dispositions demanderont à être étudiées de près. On devra chercher, en effet, à concilier les convenances des exposants avec l’économie à apporter dans la construction, et, sur ce point comme sur tous les autres, avec l’obligation de produire un projet, qui puisse, dans son ensemble et dans ses détails, être offert comme exemple des progrès accomplis. Là aussi, il y aura lieu de 11e pas craindre, suivant la nature des moteurs et des outils, suivant leur position relative, de donner aux installations une instructive variété.
- Sur tous ces points, c’est à l’Administration qu’appartient l’initiative; c’est aussi à elle qu’il appartiendra, une fois le projet arrêté, de le faire exécuter dans son ensemble, et de pourvoir à la régularité du service. Il faudra, pour cela, s’entendre avec les constructeurs et passer avec eux des marchés pour la fourniture de la vapeur, du gaz et du travail mécanique.
- Une fois la force motrice ainsi créée, et mise à la disposition des divers groupes d’exposants, il restera à la répartir entre chacun des intéressés. Cette tâche ne regarde plus le Commissariat général; elle appartiendra, pour les sections étrangères, aux Commissions nationales, pour la section française, aux Comités d’admission. Du reste, le travail de répartition, dans l’un et l’autre cas, résultera des décisions prises lors de l’admission des demandes, et servira évidemment de base à la rédaction des projets des travaux relatifs à la fourniture de la force motrice. Dans ce but, il est indispensable que ce travail soit achevé dans des délais assez rapprochés, dont l’expiration devra coïncider avec l’époque où les machines seront commandées. Passé ce délai, si des demandes de force motrice étaient admises, les nouveaux exposants devraient faire eux-mêmes les frais de la mise en mouvement de leurs machines.
- Le rôle actif des organisateurs de l’Exposition, le rôle de l’État, se borne, aux termes du Règlement général, à la fourniture de l’eau, du gaz, de la vapeur et de la force motrice prise sur la transmission prin-
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- PIÈGES ANNEXES.
- cipale. L’établissement des branchements intermédiaires qu’exigera chaque machine exposée, la fourniture des poulies et courroies, les travaux de fondation et de maçonnerie, le montage de la machine, sont à la charge des exposants. Ceux-ci auront, de plus, à pourvoir à la pose du plancher de la galerie des machines, ainsi qu’à l’établissement des barrières et balustrades. Autant et plus ici que dans les autres classes, il est avantageux de laisser aux exposants leur libre initiative, si l’on veut que les installations présentent tout l’éclat que l’on est en droit d’attendre d’industriels désireux de faire valoir leurs produits. Dans la galerie des machines, plus que partout ailleurs, du reste, il sera nécessaire, à cause de l’absence presque absolue de cloisons transversales, qu’une entente s’établisse, au moment des installations, entre les exposants du groupe 6, à quelque pays ou à quelque classe qu’ils appartiennent.
- Dans les sections étrangères, chaque Commission nationale aura, sans nul doute, des ingénieurs spécialement chargés de l’installation des machines. Il sera éminemment utile de demander aux gouvernements étrangers de vouloir bien former, en réunissant leurs ingénieurs, une sorte de syndicat technique, qui prendra toutes les mesures destinées à assurer à la galerie des machines étrangères l’homogénéité et le caractère d’ensemble quelle devra présenter, toute la liberté compatible avec cet effet général étant d’ailleurs laissée aux diverses nations.
- Dans la galerie française, il arrivera souvent que l’espace réservé à une classe devra empiéter sur l’espace attribué à la classe voisine, les exigences du service mécanique pouvant, dans bien des cas, dominer celles de la classification. Il y aura là, si les exposants étaient abandonnés à eux-mêmes, une source de conflits, tandis qu’il est absolument indispensable d’arriver à une entente pour le plancher et les diverses autres installations, qui, de toute nécessité, devront être uniformes.
- Bien que le Commissariat général n’ait pas à intervenir dans l’exécution de ces installations, il aura cependant un rôle important à jouer pour la conciliation de tous les intérêts; il lui faudra être en rapports constants avec le syndicat des ingénieurs étrangers, d’une part, et avec les Comités d’admission et d’installation, de l’autre, afin de tenir la main à ce que la force motrice concédée par l’État soit aussi utilement employée que possible.
- En résumé, le rôle du Commissariat général et celui des exposants
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- sont bien définis : à l’un appartiennent, sans partage, les décisions et les travaux relatifs à la fourniture de l’eau, du gaz, de la vapeur, de la force motrice et de la transmission principale ; aux autres, l’établissement des transmissions intermédiaires et les installations des machines exposées.
- Dans ce double travail, l’Administration et les exposants se trouveront en contact perpétuel, puisque l’on devra, en laissant à ceux-ci la pleine liberté de s’organiser au mieux de leurs intérêts, faire converger leurs efforts vers un but unique, le succès d’ensemble de l’exposition des machines.
- Le seul moyen d’atteindre le but que nous venons de définir, c’est d’imposer à tous le respect de nos décisions, par le soin avec lequel elles auront été étudiées, et par la haute compétence du service qui sera chargé de cette étude. Ce personnel spécial, qu’il est de toute nécessité de constituer sans délai, doit se rattacher à la Direction des travaux. C’est là un point sur lequel il est utile d’insister tout d’abord. En effet, l’établissement des conduites d’eau et de gaz, des générateurs de vapeur, des moteurs eux-mêmes et des transmissions exigera des travaux de construction assez importants, qui se relieront intimement à l’aménagement des palais et des parcs. Les dépenses relatives à la fourniture de la force motrice seront de même nature que les autres dépenses de construction; elles devront donc être rattachées à la comptabilité des travaux. A un autre point de vue, du reste, il serait peu rationnel d’établir, sous des directions différentes, des entreprises exécutant des maçonneries et des terrassements; d’autant plus que le personnel ordinaire de la Direction des travaux, moyennant l’adjonction de quelques hommes spéciaux, pourra surveiller et diriger l’exécution de tous les travaux de construction auxquels donnera lieu l’établissement des machines motrices. Ce personnel, en outre, interviendra utilement pour le contrôle et la surveillance des installations qu’auront à effectuer les exposants eux-mêmes.
- Chargé de l’ensemble du service de construction, d’appropriation et d’entretien des palais et des parcs, le Directeur des travaux se trouve ainsi naturellement appelé à diriger l’exécution de tous les projets relatifs à la fourniture de la force motrice : c’est de lui que doit relever le service des machines, au même titre que les différents services d’architecture ou de constructions métalliques.
- On a vu que la mise en mouvement des machines nous impose des obligations de diverses natures : détermination de principes, établis-
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- PIÈCES ANNEXES.
- sements de projets, exécution de travaux, surveillance et contrôle des installations effectuées par les exposants. Pour faire face à ces obligations multiples, il est utile que le Commissaire général et le Directeur des travaux s’entourent des hommes les plus compétents. Je vous propose, dans ce but, Monsieur le Ministre, de constituer une Commission technique consultative, qui sera appelée à donner son avis :
- i° Sur toutes les questions de principe que soulève la mise en exécution de l’article 28 du Règlement général;
- 20 Sur les projets relatifs aux agencements mécaniques que l’Etat doit effectuer, aux ternies de cet article;
- 3° Sur les projets d’installation dressés par les exposants ou leurs représentants ;
- U° Sur les réclamations qui viendraient à être élevées par les exposants, ainsi que sur les difficultés techniques qui pourront se produire dans l’organisation de la galerie des machines.
- En conséquence, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien donner votre sanction à la formation de ce Comité technique des machines, en désignant, pour en faire partie, les ingénieurs dont les noms suivent :
- MM. Caillot, ancien capitaine du génie, administrateur des forges de Marquise;
- Callox (Ch.), professeur à l’Ecole centrale des arts et manufactures;
- Couche, inspecteur général au Corps des mines;
- Debize, ingénieur en chef au service central des constructions des manufactures de l’État;
- Forquenot, ingénieur en chef du matériel et de la traction de la Compagnie des chemins de fer d’Orléans;
- Hanet-Cléry, ingénieur en chef au Corps des mines;
- Hirsch, ingénieur des ponts et chaussées, professeur à l’Ecole des ponts et chaussées;
- Lecoeuvre, ingénieur, professeur à l’Ecole centrale des arts et manufactures ;
- Mathieu, ingénieur en chef du service central de la Compagnie du chemin de fer du Midi;
- Marié, ingénieur en chef de la traction et du matériel au chemin de fer de Lyon ;
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- ANNEXE N° 12.
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- MM. Neustadt, ingénieur constructeur;
- Ragon de Bange, chef d’escadron d’artillerie, directeur de l’atelier de précision de Saint-Thomas-d’Aquin;
- Regray, ingénieur en chef du matériel et de la traction de la Compagnie des chemins de fer de l’Est;
- Zédè , ingénieur de la Marine.
- Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération,
- Le Sénateur Commissaire général,
- Vu et mnouYÉ :
- J.-B. KRANTZ.
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce, TE1SSERENC DE BORT.
- Paris, io 7 novembre 1876.
- *
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 13.
- HORTICULTURE.
- RÈGLEMENT SPÉCIAL ET PROGRAMMES DETAILLES DE L’EXPOSITION.
- Article premier. — L’Exposition internationale d’horticulture est permanente.
- Elle sera ouverte du ier mai au 3i octobre 1878.
- Un jardin, compris dans l’enceinte de l’Exposition universelle au Champ de Mars, est spécialement affecté à cette destination. Les produits y seront placés, suivant leur nature, dans des serres chaudes ou tempérées, sous des tentes, dans des galeries ou en plein air. Tous les produits de floriculture, d’arboriculture, de sylviculture et de culture maraîchère seront admis à figurer à l’Exposition et concourront pour les récompenses.
- Toutes les personnes qui s’occupent delà culture des plantes, amateurs, horticulteurs, pépiniéristes, maraîchers, jardiniers, forestiers, etc., quel que soit le pays quelles habitent, sont invitées à prendre part à cette exposition.
- Art. 2. L’Exposition comprend douze séries de concours horticoles internationaux. Ces diverses séries de concours se succèdent de quinzaine en quinzaine, du ier mai au 3i octobre 1878; les programmes de chacune d’elles sont publiés ci-après.
- Le concours ouvrant le ier et le 16 de chaque mois, et le Jury entrant immédiatement en fonctions, les plantes et les produits devront être apportés les jours d’ouverture de ce concours avant 8 heures du matin, et seront reçus dès la veille avant 5 heures du soir.
- Tout exposant admis à un de ces concours sera tenu de laisser ses produits exposés pendant toute la durée du concours, qui ne pourra excéder quinze jours, et de pourvoir à leur entretien pendant leur séjour à l’Exposition.
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- ANNEXE N° 13.
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- Toutefois les arbres fruitiers, les plants forestiers et les végétaux d’ornement placés isolément ou en massifs sur les pelouses devront être plantés avant le i5 mars 1878, et, s’il se peut, dès le printemps de 1877, et y rester pendant toute la durée de l’Exposition.
- Pour ces plantations, la Direction de l’Exposition mettra gratuitement à la disposition des exposants la terre végétale, la terre de bruyère, le paillis et le terreau dont ils auront besoin, à la condition d’être prévenue par eux, avant le ier février 1878, de l’étendue de terrain qu’ils s’engagent à tenir constamment garnie de végétaux.
- Les horticulteurs et les amateurs pourront avoir à leur disposition, pour toute la durée ou une partie de la durée de l’Exposition, des serres, à la condition de s’engager à les garnir pendant le temps fixé par la Direction du jardin.
- Des autorisations spéciales pourront être données pour permettre l’enlèvement des plantes qu’il y aurait inconvénient à laisser séjourner à l’Exposition, ou l’introduction de végétaux présentés pendant la durée d’une des quinzaines.
- Dans certains cas et sur la demande des exposants étrangers ou habitant hors du département de la Seine, la Direction pourra se charger de pourvoir à l’entretien de leurs plantes, s’ils n’aiment mieux le confier à une personne de leur choix; mais elle ne répond d’aucune perte ou avarie. Elle décline, par avance, toute responsabilité à cet égard.
- Les plantes fanées ou altérées, les légumes, les fleurs et les fruits coupés devront être enlevés et renouvelés, s’il est possible.
- Les frais de transport des produits exposés sont à la charge des exposants (art. i3 du règlement spécial).
- Art. 3. Chaque plante exposée doit être munie d’une étiquette portant son nom scientifique (espèce et variété), écrit d’une façon lisible et correcte.
- Les plantes qui seront présentées comme nouvellement introduites devront être munies d’une étiquette indiquant leur nom, le lieu de leur origine et la date de leur introduction.
- S’il s’agit d’une variété nouvelle obtenue de semis, l’exposant devra renfermer dans un billet cacheté, joint à la plante, le nom qu’il propose de lui donner; ce billet ne sera ouvert que si la plante est jugée cligne de récompense.
- Aucune plante ne peut être admise à plus d’un concours; les fleurs,
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- PIÈGES ANNEXES.
- fruits et légumes présentés à un concours, soit isolément, soit en groupes, ne pourront plus faire partie d’une collection ou d’un lot destiné à un autre concours.
- Tous les végétaux exposés devront être classés dans l’un des concours indiqués au présent programme.
- Les plantes qui ne sembleraient pas pouvoir rentrer dans l’un des concours de ce programme devront être l’objet d’une demaude particulière, sur laquelle il sera statué spécialement.
- Les gains provenant de semis pourront, sur la demande faite par l’obtenteur, être présentés à d’autres époques que celles indiquées au programme.
- Les grands végétaux qu’il y aurait inconvénient ou difficulté à transporter plusieurs fois pourront être installés tout de suite, soit à l’air libre, soit sous des abris, à la place qu’ils doivent conserver, et ils y seront examinés par le Jury.
- Les Jurys d’admission auront îe droit de refuser toutes les plantes qui ne rempliraient pas les condi tions énoncées au programme et celles qui ne leur paraîtraient pas dignes de figurer à l’Exposition.
- Chaque exposant, domicilié à Paris ou aux environs, doit se trouver à l’Exposition pour contribuer au placement de ses plantes dans les serres ou massifs qui leur sont assignés; il pourra se faire représenter par un mandataire. En cas d’absence de l’un et de l’autre, la Direction fera disposer les plantes à l’endroit désigné par elle.
- Pour les espèces et variétés réunies en collection, il ne pourra être présenté qu’un sujet de chaque espèce ou variété, à moins d’indications contraires mentionnées à la suite des concours.
- Dans les concours où le nombre d’espèces ou de variétés est déterminé, les exposants sont tenus de se conformer aux prescriptions du programme.
- Dans les lots où le nombre de plantes u’est pas fixé, il pourra être présenté plusieurs sujets de la même espèce ou variété.
- Les plantes multipliées par suite d’un gain obtenu de semis pourront être apportées en plusieurs sujets, si l’obtenteur les possède.
- Les légumes et les fruits obtenus de semis seront en nombre suffisant pour que le Jury puisse les déguster.
- Il est formellement entendu que tous les végétaux présentés comme nouveaux de semis ou comme d’introduction nouvelle ne devront pas avoir été mis dans le commerce.
- Seront également admis les spécimens de modes de culture usités
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- ANNEXE N° 13.
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- dans chaque contrée, dans chaque pays. Il en sera de même de la représentation de procédés ou systèmes particuliers pouvant offrir, par leur démonstration, un caractère d’intérêt général.
- Les exposants de cette catégorie devront adresser, avant le ier octobre i8r]rj, une demande expliquant ce qu’ils se proposent cle faire.
- Art. 4. Les demandes des horticulteurs français devront être adressées au Sénateur Commissaire général de l’Exposition universelle de 1878, à Paris, six semaines au moins avant l’ouverture de chaque concours.
- Les exposants seront informés de leur admission un mois au moins avant l’ouverture dudit concours.
- Chaque demande doit mentionner, outre le nom et le domicile du demandeur, le nombre, l’espèce et la variété des produits qu’il désire exposer, le mode d’exposition que ces produits réclament, et l’espace qu’ils occuperont.
- Une première déclaration générale, faite avant le 28 février 1878, indiquera les divers concours auxquels l’exposant a l’intention de prendre part pendant la durée de l’Exposition.
- Les déclarations des horticulteurs étrangers devront être adressées aux Commissions respectives instituées pour l’Exposition par chaque Gouvernement. La liste des exposants admis sera remise, par chaque commissaire étranger, six semaines avant l’ouverture du concours, au Sénateur Commissaire général. Cette liste devra comprendre, pour chaque exposant étranger, les détails demandés ci-dessus pour les exposants français.
- Art. 5. Le Jury est composé conformément au règlement des récompenses. Les personnes adjointes au Jury des récompenses ne peuvent prendre part à aucune des séries de concours où elles sont appelées à donner leur appréciation, mais ne sont pas exclues pour cela des concours où leur avis n’est pas réclamé.
- Art. 6. Afin de pouvoir faire passer en revue au public les différentes plantes qui sont du domaine de l’horticulture, les concours ont été répartis aux différentes époques où ces plantes peuvent être exposées; les concours sont même répétés pour beaucoup d’entre elles; mais une époque principale a été désignée pour chaque genre; c’est à ce moment qu’aura lieu le principal concours de ce genre, indiqué en tête du programme de chaque série; les autres concours sont disposés à la suite, en raison de leur importance à la même époque.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Les récompenses les plus élevées seront accordées aux plantes qui auront figuré au concours principal de chaque genre.
- Art. 7. Les produits exposés qui seraient vendus ne seront livrés qu’à l’expiration du temps fixé pour leur exposition.
- MATÉRIEL DE L’HORTIGULTURE.
- SERRES.
- Les constructeurs de serres et d’aquariums pour plantes de serres sont tenus de faire connaître, dans le plus bref délai, les dimensions et la forme des serres et aquariums qu’ils se proposent d’exposer, et d’en adresser le plan exact au Sénateur Commissaire général de l’Exposition universelle.
- Chaque exposant peut établir plusieurs serres, mais de modèles différents. Les serres devront être peintes et vitrées par les soins et aux frais des exposants. Ils s’entendront avec des entrepreneurs dont les travaux, en ce qui concerne la vitrerie, seront soumis, sur la demande de ceux-ci, à l’examen du Jury des récompenses.
- Les travaux de maçonnerie sont à la charge de l’Exposition.
- Les serres dites adossées ne seront admises que dans des cas excep-tionnnels.
- Les serres et aquariums qui seront désignés pour recevoir des appareils de chauffage devront être terminés avant le ier février 1878, au plus tard.
- Appareils de chauffage de serre.
- Les constructeurs d’appareils de chauffage devront également, dans le plus bref délai, faire parvenir les dessins et plans de leurs appareils et se mettre en mesure de les monter dès le ier février 1878 au plus tard. Les travaux d’installation seront terminés le icr mars, afin qu’un essai préalable puisse être fait.
- Nota. — Les autres exposants de la classe 85 (matériel de l’horticulture) doivent se conformer aux indications du Règlement général.
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- ANNEXE N° 13.
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- PROGRAMMES DES DOUZE SÉRIES DE CONCOURS.
- PREMIÈRE SÉRIE.
- Première quinzaine (du ier au i5 mai 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale d’Azalea indica. (Huit concours.)
- Azalées de l’Inde (Azalea indica). (Huit concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 5o variétés choisies; 3° lot de 95 variétés choisies; 4° lot de 12 variétés remarquables par le développement; 5° lot de 6 sujets remarquables par leur grand développement; 6° lot de 12 variétés mises dans le commerce depuis 1876 inclusivement; 70 lot de plantes nouvelles provenant de semis; 8° plante remarquable par sa floraison et sa belle culture.
- Exposition générale de Conifères. (Quatorze concours.)
- Conifères d’ornement, en pot, en panier, ou plantées à demeure avant le 15 mars 1878. (Douze concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection ; 20 lot de 5o espèces ou variétés de pleine terre; 3° lot de 25 espèces ou variétés de pleine terre; 4° lot de 12 espèces variées remarquables par le choix et le développement; 5° lot de 6 sujets variés (extraforts), remarquables pour l’ornementation des jardins; 6° sujet remarquable par son développement et sa bonne culture; 70 lot de 25 Sapins (Abies) variés, remarquables par le choix et le développement des sujets; 8° lot de 2 5 Pins (Pinus) remarquables par le développement et le choix des variétés; 90 espèces de variétés de pleine terre de récente introduction; io° lot de Conifères nouvelles de pleine terre; ii° espèces et variétés de conifères de serre tempérée et d’orangerie (les Araucaria exceptés); 12° lot d'Araucaria variés remarquables par la force des sujets.
- Conférés forestières présentées en pot, ou plantées a demeure avant le 15 mars 1878. (Deux concours.)
- 10 Espèces et variétés réunies en collection, pouvant servir pour le repeuplement des forêts sous différents climats (quelle que soit la dimension des sujets); 20 lot d’espèces ou variétés nouvelles pouvant être employées aux mêmes usages.
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- PIÈGES ANNEXES.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Plantes nouvellement introduites et plantes obtenues de semis,
- (Treize concours.)
- Plantes de serre chaude, nouvellement introduites. (Quatre concours.)
- in Lot de plantes variées nouvelles; 20 lot de 5 plantes variées nouvelles; •>" lot de plantes nouvelles d'un seul genre; h° plante remarquable au point de vue ornemental.
- Plantes de serre chaude, obtenues de semis. (Deux concours.)
- i° Lot de plantes variées, obtenues de semis; an plante obtenue de semis (3 sujets de la même planle pourront figurer dans le concours).
- Plantes de serre tempérée ou de pleine terre, nouvellement introduites.
- (Trois Concours.)
- t° Lot de plantes variées nouvelles; 2" lot de plantes nouvelles d’un seul genre; 3° plantes d’omemeni, sans distinction de genre, espèce ou variété.
- Plantes de serre tempérée ou de pleine terre, obtenues de semis.
- (Quatre concours.)
- 1° Lot de plantes variées; 9° lot de plantes ligneuses remarquables par leur feuillage; 3° lot d’un seul genre; h° plante remarquable par sa fleur ou son feuillage.
- Plantes de serre chaude. (Dix-huit concours.)
- Plantes à feuillage ornemental. (Quatre concours.)
- r Lot de 90 plantes variées, fleuries ou non; 90 lot de ia plantes variées h feuillage ornemental, remarquables par leur développement et leur bonne culture (Bégonia et Caladium exceptés); 3° lot de 6 plantes à feuillage ornemental remarquables par leur développement et leur bonne culture; h° lot de plantes ornementales de récente introduction.
- Orchidées fleuries. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Cactées. (Dix concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 20 espèces (forts sujets); 3° lot de 19 espèces (très forts sujets); h" espèces et variétés de
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- ANNEXE N° 18.
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- cactées greffées; 5° lot de 25 espèces ou variétés, greffées ou non et présentées en fleur (les Epiphyllum exceptés); 6° variétés à' Epiphyllum greffés et en fleur; 7° espèces et variétés du genre cierge (Cereus) en fleur ou non; 8° espèces et variétés de plantes globuleuses, telles que Melocactus, etc.; 90 collection de Rhipsalis; io° collection de Phyllocactus.
- Lycopodium selaginella. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot de 1 2 espèces ou variétés remarquables par leur développement; 3° espèces ou variétés nouvelles.
- Végétaux de serre tempérée et d’orangerie. (Trente-cinq concours.)
- Plantes de serre tempérée, en fleur. (Cinq concours.)
- (Sont exceptées les plantes qui sont indiquées dans des concours spéciaux à cette époque.)
- i° Espèces ou variétés réunies en collection; a0 lot de îa espèces de genres différents; 3° lot de 6 sujets variés remarquables par leur développement; 4° lot de 6 sujets appartenant à un seul genre, remarquables par leur bonne culture; 5° sujet remarquable par sa floraison, sa bonne culture et son développement.
- Bruyères (Erica) en fleur. (Six concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a° lot de a5 sujets, variétés de choix; 3° lot de îa sujets variés, remarquables par leur développement et leur bonne culture; 4° lot de 6 sujets remarquables par leur développement et leur bonne culture; 5° sujet remarquable par son développement et sa bonne culture; 6° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Fougères (Filices) herbacées. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot de a5 sujets variés; 3° lot de 12 sujets variés, remarquables parle choix des espèces et par leur développement.
- Giroflées (Cheiranthus). (Unconcours.)
- Lot de ao Giroflées quarantaines en fleur, variées et remarquables parleur bonne culture.
- Cinéraires (Gineraria) fleuries. (Deux concours.)
- 1° Lot de 5o Cinéraires variées; 20 lot de 25 sujets remarquables par la perfection de leurs fleurs et par leur bonne culture.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Primevères de Chine (Primuia sinensis) en fleur. (Quatre concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 5o sujets, variétés de choix; 3° lot de 25 sujets variés, remarquables par leur bonne culture; 4° lot de 20 sujets à fleurs pleines (rouges et blanches).
- Résédas (Réséda) tiges. (Un concours.)
- Lot de 12 Résédas élevés à tiges, remarquables par leur bonne culture.
- Agaves (Agave). (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 2 5 espèces choisies; 3° lot de 12 espèces (en forts sujets); 4° lot de 6 espèces remarquables par leur grande dimension.
- Aloès (Aloe). (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2.0 lot de 2 5 espèces remarquables par leur développement.
- Bonapartea, Dasylirion et Littœa. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 6 sujets remarquables par leur développement et leur bonne culture.
- Yucca. (Un concours.)
- Espèces et variétés de serre tempérée.
- Rhododendrons fleuris (les Rh. politiques exceptés). (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 espèces et variétés de l’Hi-malaya et du Japon réunies en collection.
- Epacris en fleur. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 6 espèces ou variétés remarquables par leur développement.
- Végétaux cultivés pour la décoration des appartements.
- (Trois concours.)
- i° Lot de végétaux de genres différents employés pour la décoration des appartements (ce lot ne devra comprendre que les plantes qui peuvent se conserver longtemps dans les appartements); 20 lot de plantes de saison, vendues sur les marchés (2 exemplaires de chaque espèce); 3° lot de 12 vases, suspensions garnies de plantes variées à rameaux pendants.
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- ANNEXE N° 13.
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- Plantes bulbeuses de serre. (Deux concours.)
- i0 Collection d'Ixia fleuris en pot; 2° collection de Sparaxis fleuris en pot.
- Végétaux ligneux de pleine terre. (Dix-neuf concours.)
- Plantes ligneuses à feuilles persistantes. (Quatre concours.)
- ( Sont exceptées celles pour lesquelles des concours spéciaux sont ouverts. )
- i° Espèces et variétés de tous genres, réunies en collection; 2° lot de 2 5 espèces ou variétés; 3° lot de 12 espèces ou variétés de récente introduction ; 4° lot de 6 espèces nouvelles obtenues de semis.
- Houx (Ilex). (Quatre concours.)
- ( Les houx seront présentés en pots ou en paniers ou plantés à demeure avant le i5 mars 1878.)
- i° Espèces réunies en collection; 20 lot de 2 5 espèces ou variétés ornementales; 3° lot de 12 sujets remarquables par leur développement; 4° lot de 6 espèces ou variétés nouvelles.
- Magnolia grandiflora. (Trois concours.)
- (Les Magnolias seront présentés en paniers ou plantés à demeure avant le mars 1878.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 sujet remarquable par sa force et son développement; 3° variétés nouvelles.
- Yucca en pot ou en panier. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 12 sujets variés; 3° espèces ou variétés nouvelles.
- Lierre (Hedera). (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection et cultivées en pot.
- Magnolia à feuilles caduques fleuris, cultivés en pots, en paniers ou plantés à demeure avant le i5 mars 1878. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés en collection; 20 lot d’espèces ou variétés de récente introduction ou obtenues de semis.
- Plantes nouvelles, fleuries ou non. (Deux concours.)
- T Lot de plantes obtenues de semis; 20 lot de plantes provenant d’introduction.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Arbustes forcés. (Huit concours.)
- Arbustes de ‘pleine terre fleuris. (Trois concours.)
- i° Lot de 5o sujets en espèces ou variétés; 20 lot de 2 5 espèces ou variétés d’arbustes de pleine terre; 3° lot de 12 espèces ou variétés remarquables par leur développement.
- Rosiers (Rosa) tiges, fleuris et cultivés en pot. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 25 variétés de Ro-siers-lhés (Rosa fragrans) remarquables par leur bonne culture; 3° lot de Rosiers en fleur sans distinction d’espèces ou de variétés.
- Rosiers (Rosa) à basses tiges et francs de pieds, fleuris et cultivés en pot.
- (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de a5 variétés de choix, remarquables par leur bonne culture.
- Végétaux de pleine terre de toute nature. (Dix-neuf concours.)
- Pivoines en arbre (Pæonia Moutan) fleuries. (Quatre concours.)
- i° Variétés réunies en collection, en pot ou en panier; 20 lot de 12 sujets remarquables par le développement, présentés en panier ou autrement; 3° lot de variétés du Japon, en pot ou en panier; 4° lot de pivoines en arbre, présentées en fleurs coupées.
- Pivoines (Pæonia) herbacées. (Deux concours.)
- i° Lot de Pivoines officinales et autres, présentées en pot ou en panier; 2° lot de Pivoines officinales et autres, présentées en fleurs coupées.
- Clématites (Clematis) fleuries ou en pot. (Deux concours.)
- i° Lot de 5o espèces ou variétés; 20 lot de 2 5 espèces ou variétés, remarquables par leur bonne culture.
- Plantes vivaces et annuelles fleuries. (Trois concours.)
- t° Collection de plantes de pleine terre; 20 lot de plantes vivaces appartenant à un même genre; 3° lot de plantes annuelles de pleine terre.
- Tulipes de Gesner (Tulipa Gesneria)y7e»n'e,?. (Trois concours.)
- 1° Collection de Tulipes d’amateurs dites fond blanc, en pot; 2" collection de Tulipes de fantaisie, doubles et autres, en pot; 3° collection de Tulipes de toute nature en fleurs coupées.
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- ANNEXE N° 13.
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- Pensées (Viola tricolor). (Un concours.)
- Collection de Pensées diverses, présentées fleuries et en pot.
- Primevères (Primula). (Un concours.)
- Lot d’espèces ou variétés différentes présentées en pot.
- Auricules (Primula auricula) fleuries. (Un concours.)
- Lot de 26 variétés remarquables par leur bonne culture.
- Quarantaines (Matthiola annua) fleuries. (Un concours.)
- Lot de 2 5 Giroflées quarantaines en pot.
- Résédas (Réséda). (Un concours.)
- Lot de 2 5 plantes remarquables par leur bonne culture.
- Glaïeuls (GladioIus)yZewm. (Un concours.)
- Lot de Glaïeuls variés.
- Légumes et fruits. (Quinze concours.)
- Légumes de saison. (Trois concours.)
- 1° Lot de 6 bottes d’Asperges [Asparagus officinalis) ; 2U lot de légumes de pleine terre, de tous les genres; 3° de Champignons (Agarieus edulis) cultivés sur meules.
- Légumes de primeur. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’un même genre; 3° lot de Melons (Cucumis melo) (6 fruits); 4° lot de 6 fruits de Concombres ( Cucumis sativus).
- Fruits divers arrivés à maturité. ( Cinq concours. )
- i° Lot de fruits variées, présentés sur les arbres; a° lot de fruits forcés d’un même genre, présentés sur les arbres; 3° lot de fruits variés, forcés, présentés en corbeille; h° lot de fruits forcés de tous les genres, présentés en corbeille; 5° Fraisiers en fruits, présentés en pot.
- Ananas (Ananassa). (Trois concours.)
- i° Collection d’Ananas en fruit, ayant atteint un très grand développement; 2° lot de îo sujets d’une même espèce; 3° fruit nouveau, représenté par un ou deux sujets.
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- PIÈGES ANNEXES.
- DEUXIÈME SÉRIE.
- Deuxième quinzaine (du 16 au 3i mai 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale de Rhododendron arboreum fleuris.
- (Huit concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 2 5 plantes remarquables par le choix des variétés; 3° lot de 12 variétés mises au commerce depuis 1876 inclusivement; 4° lot de 12 variétés remarquables par le développement et leur bonne culture; 5° lot de 6 sujets remarquables par leur grand développement; 6° lot de variétés nouvelles obtenues de semis; 70 lot d’espèces de l’Himalaya et du Boutan; 8° lot de variétés de récente introduction.
- Exposition générale d’arbres fruitiers formés, plantés avant le 15 mars 1878. (Douze concours.)
- Poitiers (Pyrus communis).
- i° Lot d’ensemble, comprenant: i° 4 pyramides de six ans; 20 4 pyramides de trois ans; 3° 4 pyramides de deux ans; 4° 4 pyramides ayant subi la première année de taille; 5° 4 scions de l’année; 6° 4 palmettes remplies, de quatre à six ans; 70 4 palmettes Verrier, de quatre à six ans; 8° 4 palmettes simples de trois étages; 90 4 palmettes de deux étages; io° 4 palmettes d’un étage; 110 4 cordons obliques ayant trois années d’élévation; 120 4 fuseaux de trois à quatre ans; i3° 4 cordons horizontaux, à deux bras.
- 20 Lot de 10 poiriers formés, savoir: 4 palmettes de six étages, 4 pyramides de quatre ans et au-dessus, 2 pyramides à ailes.
- Pommiers (Pyrus malus).
- 3° Lot de 6 Pommiers de diverses formes;
- 4° Lot de Pommiers, composé de 2 palmettes simples de quatre ans, 6 cordons unilatéraux de quatre ans, 6 cordons horizontaux à deux branches de quatre ans.
- Pêchers (Amygdalus persica).
- 5° Lot de Pêchers de diverses formes;
- 6° Lot composé de 4 Pêchers formés, de plusieurs années de taille; 4 cordons obliques de quatre ans ; 4 cordons doubles, formés en U.
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- ANNEXE N° 18.
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- Cerisiers (Cerasus).
- 7° Lot de Cerisiers sous diverses formes;
- 8° Lot de Cerisiers, composé de 4 arbres formés pour espalier ou contre-espalier, dont 2 de quatre ans et 2 de deux ans.
- Abricotiers (Armeniaca vulgaris).
- g0 Lot d’Abricotiers, composé de 4 arbres formés pour espalier ou contre-espalier, dont 2 de quatre ans et 2 de deux ans.
- Pruniers (Prunus).
- 1 o° Lot de Pruniers, composé de h arbres formés pour espalier ou contre-espalier, dont 2 de quatre ans et 2 de deux ans.
- Vignes (Vitis vinifera) de jardin.
- 11° Vignes de jardins, 6 sujets sous diverses formes.
- Végétaux fruitiers. (Un sujet de chaque espèce ou variété.)
- 1 20 Lot de 20 arbustes et arbrisseaux fruitiers (1 sujet de chaque espèce ou variété).
- Arbres fruitiers tiges, plantés avant le 15 mars 1878.
- (Deux concours.)
- Arbres fruitiers tiges.
- i° Lot d’ensemble, composé de Poiriers, Pommiers, Pêchers, Abricotiers, Cerisiers, Pruniers, Amandiers (Amygdalus communis), Cognassiers (Cydonia commuais) et Néfliers (Mespilus germanica), (2 sujets de chaque espèce ou variété de trois à six années de greffe); 20 arbres fruitiers cultivés pour le cidre et le poiré.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Plantes de serre chaude. (Seize concours.)
- Orchidées fleuries. (Quatre concours.)
- 1" Espèces et variétés réunies en collection; 20 collection de Phalœnopsis (2 sujets de chaque espèce pourront figurer dans ce concours); 3° lot de 5 sujets variés, remarquables par leur développement; 4° sujet remarquable par son développement.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Broméliacées fleuries et non fleuries. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de 25 sujets remarquables par le choix des espèces et leur bonne culture; 3° lot de 12 sujets variés, en fleur; 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Fougères (Filices) herbacées. (Six concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 5o espèces remarquables par leur bonne culture; 3° lot de 2 5 sujets variés remarquables par leur bonne culture; 4° lot de 12 sujets variés remarquables par leur bonne culture; 5U lot de 6 plantes remarquables par leur culture et leur développement; 6° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- I.xora fleuris. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 sujet remarquable par sa belle culture.
- Plantes de serre tempérée et d’orangerie. (Douze concours.)
- Azalées de l’Inde (Azalea indica) fleuries. (Quatre concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 25 sujets remarquables par le choix des espèces et leur développement; 3° lot de 10 sujets remarquables par leur développement; 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles obtenues de semis.
- Calcéolaires (Galceolaria)//ewr/e.s’. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2“ lot de 5o Calcéolaires herbacées remarquables par leur bonne culture; 3° lot de 25 sujets remarquables par leur grand dévelopement; 4” lot de Calcéolaires sous-ligneuses (2 sujets de chaque variété).
- Plantes cultivées spécialement pour l’approvisionnement des marchés.
- (Deux concours.)
- i° Lot de 50 plantes variées (2 sujets de chacune); a0 lot de 6 plantes variées remarquables par leur bonne culture et leur développement.
- Plantes de pleine terre. (Un concours.)
- Auriculcs (Primula auricula) fleuries. (Un concours.)
- Variétés réunies en collection.
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- ANNEXE N° 13.
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- Végétaux ligneux de terre de bruyère. (Sept concours.)
- Azalées politiques (Azalea pontica) et autres en fleur. (Cinq concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de 2.5 espèces ou variétés de choix; 3° lot de 12 sujets remarquables par leur développement; 4° lot de 12 variétés nouvelles; 5° lot de variétés nouvelles obtenues de semis.
- Kalmia en fleur. (Deux concours).
- i° Lot de Kalmia variés (20 sujets); 20 lot de Kalmia variés remarquables par leur développement.
- Végétaux ligneux de pleine terre. (Onze concours.)
- Clématites (Clematis) en fleur. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 10 sujets variés remarquables par leur développement et par le choix des espèces; 3° lot d’espèces ou variétés de récente introduction.
- Arbustes ligneux. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés à feuilles caduques réunies en collection ; 20 lot d’arbustes ligneux d’un même genre; 3° lot d’arbustes ligneux de récente introduction; 4° lot d’arbustes nouveaux de semis.
- Rosiers (Rosa) francs de pied et à basse tige fleuris. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 2 5 sujets remarquables par le choix des variétés et leur bonne culture.
- Rosiers (Rosa) liges, fleuris. (Deux concours.)
- iü Espèces et variétés réunies en collection ; 20 lot de 2 5 variétés de Rosiers-thés (Rosa fragrans) remarquables par leur bonne culture.
- Plantes herbacées de pleine terre. (Quatorze concours.)
- Plantes vivaces fleuries. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2“ lot d’espèces et variétés nouvelles de pleine terre; 3° lot d’espèces ou variétés d’un même genre.
- Plantes annuelles fleuries. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection présentées en pot (2 sujets de chacune); 20 lot d’espèces ou variétés nouvelles de semis ou de récente introduction.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Pivoines (Pæonia) fleuries. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés de Pivoines herbacées, cultivées en pot ou en panier; 2° espèces et variétés de Pivoines herbacées réunies en collection, présentées en fleurs coupées; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles provenant de semis; 4° espèces et variétés de Pivoines en arbre réunies en collection, présentées en pot ou en panier.
- Renoncules (Ranunculus) fleuries. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection, présentées en pot.
- Anémones (Anemone) fleuries. (Un concours.)
- Lot d’espèces ou variétés réunies en collection.
- Pâquerettes (Bellis perennis). (Un concours.)
- Lot de sujets présentés en fleur cultivés en pot.
- Plantes nouvelles, fleuries ou non. (Deux concours.)
- i° Espèces ou variétés provenant de semis; 2° espèces ou variétés provenant d’introduction.
- Fruits forcés et légumes. (Sept concours.)
- Raisins. (Trois concours.)
- i° Lot de vignes (Vitis vinifera) en pot présentées avec fruits mûrs; 2° sujet avec ses fruits, présenté en pot; 3° lot de raisins présentés en corbeille.
- Fruits divers. ( Un concours. )
- Lot de fruits variés présentés sur les arbres ou en corbeille.
- Légumes de saison. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces ou variétés d’un même genre; 3° lot de variétés provenant de semis.
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- ANNEXE N° 13.
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- TROISIÈME SÉRIE.
- Troisième quinzaine (du ior au i5 juin 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale des Orchidées et des Pélargonium en fleur.
- (Vingt-deux concours.)
- Orchidées fleuries. (Neuf concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 2 5 espèces ou variétés choisies; 3° lot de 12 sujets remarquables par leur développement; 4° lot de 6 sujets remarquables par leur développement; 5° sujet remarquable par son grand développement; 6° lot de sujets nouveaux; 70 lot de sujets nouveaux d’un seul genre; 8° lot de Lœlia et Cattleya en fleur; 90 lot d’Orchidées à feuillage ornemental (telles que Anœctochilus, Physurus, etc.).
- Pélargonium à grandes fleurs. (Huit concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 5o Pélargoniums remarquables parle choix des variétés ; 3° lot de 25 Pélargoniums remarquables par leur développement; 4° lot de 12 variétés remarquables par leur développement et leur bonne culture; 5° lot de 6 variétés remarquables par leur bonne culture; 6° lot de 25 variétés nouvelles; 70 lot de variétés nouvelles obtenues de semis; 8° variété nouvelle obtenue de semis par l’exposant.
- Pélargonium de fantaisie. (Cinq concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 25 variétés de choix; 3° lot de 12 variétés de choix; 4° lot de 6 sujets remarquables par leur développement; 5° lot de variétés nouvelles obtenues de semis.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Plantes de serre chaude. (Treize concours.)
- Plantes diverses. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection et présentées en fleur; 20 lot de 12 plantes variées de serre chaude choisies; 3° lot de 6 plantes variées de serre chaude remarquables par leur bonne culture; 4° plante de serre chaude, remarquable par son grand développement.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Plantes à feuillage ornemental. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 25 sujets variés à feuillage panaché; 3° lot de six plantes variées à feuillage panaché, remarquables par leur bonne culture; 4° plante remarquable par son développement et sa bonne culture.
- Caladium buïbosum. (Cinq concours.)
- i° Variétés à feuillage panaché, réunies en collection; 20 lot de 25 variétés remarquables par le choix et la bonne culture ; 3° lot de 12 variétés choisies ; 4° lot de 6 plantes variées, remarquables par leur grand développement; 5° lot de variétés nouvelles.
- Plantes de serre tempérée. (Huit concours.)
- Plantes diverses. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Calcéolaires (Calceolaria)fleuries. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection ; 20 lot de Calcéolaires ligneuses; 3° lot de 2 5 sujels remarquables par leur développement.
- Verveines (Verbena) fleuries. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 5o variétés choisies; 3° lot de 2 5 sujets variés, remarquables par leur bonne cultui’e; 4° lot de variétés nouvelles obtenues de semis.
- Végétaux herbacés de pleine terre. (Onze concours.)
- Plantes diverses fleuries. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 collection de plantes nouvelles, présentées en pot; 3° collection de plantes vivaces nouvelles; 4° collection de plantes annuelles nouvelles, présentées en pot.
- Pivoines de la Chine (Pæonia smensis) fleuries. (Trois concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 25 plantes présentées en pot ou en panier; 3° lot de variétés obtenues de semis.
- OEillels (Dianlhus)fleuris. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection, présentées en pot; 20 collection de Dianthus semperflorens (OEillets Flon) présentés en pot; 3° collection de
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- ANNEXE N° 13. 133
- Dianthus plumarius (OEillets mignardise) présentés en pot; 4° lot de 5oOEil-lets perpétuels, présentés en pot.
- Végétaux ligneux de pleine terre. (Vingt-sept concours.) Végétaux divers. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection, fleuries ou non; a0 lot d’arbustes nouveaux, fleuris ou non.
- Végétaux de terre de bruyère. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection (Rhododendrons et Azalées exceptés).
- Rhododendrons de pleine terre, fleuris. (Cinq concours.)
- i° Espèces et variétés de plein air réunies en collection; 2° lot de 25 espèces ou variétés de choix; 3° lot de 12 espèces ou variétés remarquables par leur développement; 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles obtenues de semis.
- Azalées (Azalea) de pleine terre, fleuries. (Cinq concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 25 espèces ou variétés de choix; 3° lot de 12 plantes variées, remarquables par leur bonne culture; 4" lot de 6 espèces ou variétés remarquables par leur développement; 5° lot d’espèces ou variétés nouvelles de semis.
- Kalmia fleuris. (Un concours.)
- Lot de 20 Kalmias variés, remarquables par leur bonne culture.
- Rosiers (Rosa) greffés à tige, fleuris. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 5o variétés choisies.
- Rosiers (Rosa) francs de pied et a basse tige, fleuris. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 5o variétés remarquables par le choix et la bonne culture des sujets; 3° lot de 25 sujets variés, remarquables par leur bonne culture; 4° espèces et variétés de Rosiers non remontants, réunies en collection.
- Rosiers (Rosa) grimpants et sarmenteux, fleuris. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection (2 sujets de chaque espèce ou variété).
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- PIÈGES ANNEXES.
- Roses (Rosa) coupées. (Cinq concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot de 100 variétés de choix remontantes ; 3° espèces et variétés non remontantes ; 4° lot de Roses nouvelles, obtenues de semis; 5° espèce ou variété nouvelle, obtenue de semis.
- Plantes nouvelles fleuries ou non. (Deux concours.)
- i° Sujet obtenu de semis; 2° sujet de nouvelle introduction.
- Légumes et fruits forcés. (Sept concours.)
- Légumes. (Quatre concours.)
- t° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de légumes d’un même genre; 3° lot de légumes nouveaux; 4° lot de Melons (Cucumis melo), six fruits.
- Fruits forcés, (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection, présentées sur les arbres; a0 lot de fruits forcés d’un même genre; 3° lot de fruits forcés, présentés en corbeille.
- QUATRIÈME SÉRIE.
- Quatrième quinzaine (du 16 au 3o juin 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale des Roses, des Palmiers, des Cycadées et des Pandanées. (Trente-cinq concours.)
- Rosiers (Rosa) tiges, greffés et fleuris, cultivés en pot. (Cinq concours. )
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 100 espèces ou variétés choisies; 3° lot de 5o espèces ou variétés; 4° lot de 2 5 espèces ou variétés de choix; 5° lot de 25 espèces ou variétés, livrées au commerce depuis 1876 seulement.
- Rosiers (Rosa) francs de pied et à basse tige, fleuris en pot. (Cinq concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 100 espèces ou variétés de choix; 3° lot de 5o espèces ou variétés remarquables par le choix et par leur bonne culture; 4° lot de 25 espèces ou variétés remarquables par
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- ANNEXE N° 18. 135
- leur bonne culture; 5° espèces et variétés de Rosiers non remontants réunies en collection.
- Rosiers (Rosa) grimpants. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection (a sujets de chaque espèce ou variété).
- Roses (Rosa) en fleurs coupées. (Six concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot de îoo espèces ou variétés choisies remontantes; 3° lot d’espèces ou variétés non remontantes; 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles; 5° lot d’une même variété ou de quelques variétés de commerce réunies en un seul groupe; 6° Roses de semis présentées en fleurs coupées ou sur pied.
- Exposition générale de Palmiers, de Cycadées et de Pandanées.
- (Seize concours.)
- Palmiers (Palmæ). (Onze concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot de 5o espèces de choix; 3° lot de a5 sujets (fortes plantes); 4° lot de ia sujets remarquables par la force et par le choix des espèces; 5° lot de 6 sujets remarquables par leur développement ; 6° sujet remarquable par son développement extraordinaire ; 7° lot de a5 espèces de récente introduction; 8° lot de îa espèces de choix de récente introduction; 90 lot de 6 espèces de récente introduction; io° lot appartenant à un seul genre ; 110 lot de plantes nouvelles.
- Cycadées. (Cinq concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot de 6 plantes remarquables par leur développement; 3° plante remarquable par sa rareté ou son développement; 4° lot de sujets de récente introduction; 5° lot d’espèces nouvelles.
- Pandanées. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot de a5 espèces ou variétés; 3° lot de îa espèces remarquables par leur bonne culture; 4° lot de 6 sujets remarquables par leur développement.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Pélargonium en fleurs. (Dix concours.)
- Pélargonium à grandes fleurs. (Quatre concours.)
- i° Variétés réunies en collection; a0 lot de 5o variétés de choix; 3° lot de 12 variétés remarquables par leur développement; 4° lot de variétés nouvelles.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Pélargonium de fantaisie. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 12 espèces ou variétés remarquables par leur développement; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Pélargonium zonale et Pélargonium inquinans. (Trois concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 2" lot de 2 5 variétés de choix; 3° lot de variétés nouvelles.
- Plantes de serre chaude. (Vingt concours.)
- Orchidées fleuries. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 6 sujets remarquables par leur bonne culture; 3° lot d’espèces ou variétés d’un même genre; 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Theophrasla et Clavija. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 6 sujets remarquables par leur bonne culture; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Maranta, Calathea, Phrynium. (Cinq concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 12 espèces ou variétés remarquables par leur bonne culture; 3° lot de 6 espèces remarquables par leur effet ornemental; 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles; 5° espèce nouvelle la plus remarquable.
- Bananiers (Musa). (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés (forts sujets) réunies en collection; 20 lot de 6 sujets remarquables par leur développement; 3° lot de 3 Musa Ensete remarquables par leur développement.
- Bégonia types. (Trois concours.)
- 1" Espèces réunies en collection; 20 lot de 2 5 Bégonia types remarquables par leur développement; 3° lot d’espèces nouvelles.
- Bégonia hybrides. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 25 variétés remarquables par leur développement.
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- ANNEXE N” 13.
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- Végétaux de serre tempérée et d’orangerie, (Sept concours.)
- Orangers (Gitrus aurantium) et Citronniers (Citrus) présentés en pot et en petite caisse. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lots de Citronniers variés.
- Verveines (Verbena) fleuries. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de 5o variétés remarquables par leur bonne culture; 3° lot de 2 5 variétés remarquables parleur développement; h° lot de variétés nouvelles, de semis.
- Calcéolaires (Calceolaria) herbacées fleuries. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Echeveria, etc. (Un concours.)
- Echeveria, Seclum, Cotylédon en collection.
- Plantes de la Nouvelle-Hollande. (Un concours.)
- Collection de Protéacées : Protea, Rhopala, Banksia, Grevillea, etc., remarquables par leur belle culture.
- Plantes herbacées de pleine terre. (Dix-sept concours.)
- Plantes vivaces et annuelles. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés de plantes vivaces, réunies en collection; 2° espèces et variétés de plantes annuelles, en fleurs et en pot, réunies en collection.
- Dauphinelles (Delphinium) fleuries. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces ou variétés nouvelles obtenues de semis.
- Iris (Iris)/e«m. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés d’iris à rhizome; 2° espèces et variétés d’iris bulbeux.
- Quarantaines (Matthiola annua) fleuries et en pot. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés de Quarantaines dites d'Erfurth; 2° lot de Quarantaines impériales et autres.
- Orchidées indigènes. (Un concours.)
- Espèces et variétés fleuries.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Plantes alpines. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés fleuries ou non, en pot; 20 lot de Setnpervivum variés.
- Pivoines (Pæonia) en fleur. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés de Pivoines herbacées, en pot ou en panier; 20 espèces et variétés de Pivoines herbacées en fleurs coupées; 3° variétés nouvelles obtenues de semis ; 4° variétés nouvelles de Pivoines en arbre, réunies en collection.
- Plantes nouvelles, fleuries ou non. (Deux concours.)
- i° Lot d’espèces ou variétés obtenues de semis; 20 lot d’espèces ou variétés provenant d’introduction.
- Légumes de saison. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de légumes d’un même genre; 3° lot d’espèces nouvelles, de semis.
- Fruits exotiques et indigènes. (Huit concours.)
- Fruits exotiques divers. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Bananes (Musa). (Un concours.)
- Lot de régimes présentés sur pied.
- Cerises (Cerasus). (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 variété obtenue de semis.
- Fraisiers (Fragaria) avec fruits. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection (2 sujets de chaque espèce ou variétés); 2° lot de 12 espèces les plus avantageuses pour la culture maraîchère; 3° lot d’espèces ou variétés livrées au commerce depuis 1876; 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles obtenues de semis.
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- ANNEXE N” 13.
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- CINQUIÈME SÉRIE.
- Cinquième quinzaine (du ier au i5 juillet 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale de Pélargonium zonale et de Gloxinia.
- (Dix-sept concours.)
- Pélargonium, zonale et Pélargonium inquinans. (Sept concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 5o variétés choisies; 3° lot de 25 sujets remarquables par leur bonne culture; 4° lot de 12 sujets remarquables par leur bonne culture; 5° lot de variétés à fleurs doubles; 6° lot de variétés nouvelles; 70 plante nouvelle remarquable, provenant de semis.
- Pélargonium zonale et Pélargonium inquinans à feuilles panachées.
- (Quatre concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 25 variétés remarquables par leur bonne culture; 3° lot de variétés nouvelles mises dans le commerce depuis 1877; 4° lot de variétés obtenues de semis.
- Pélargonium types de toutes les espèces botaniques. (Deux concours.)
- i° Espèces réunies en collection; 20 lot de 12 espèces types ornementales.
- Gloxinias en fleur. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 25 variétés remarquables par leur bonne culture; 3° lot de 12 variétés nouvelles mises dans le commerce depuis 1876; 4° lot de variétés nouvelles de semis.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Végétaux de serre chaude. (Douze concours.)
- Plantes utiles et officinales exotiques. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 12 espèces remarquables par leur développement.
- Orchidées en fleur. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 espèces et variétés de Lœlia.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Népenthes (Nepentlies). (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés présentées avec leurs ascidies; 20 sujet remarquable par son développement.
- Caladium bulbosum à feuillage panaché. (Deux concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 2 5 variétés remarquables par leur développement.
- Végétaux de serre tempérée. (Onze concours.)
- Bégonia tubéreux. (Deux concours.)
- ic Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Pétunia fleuris, en pot. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés à fleurs doubles; 20 espèces et variétés à fleurs simples; 3° lot de 5o variétés choisies, à fleurs doubles ou simples; 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Rocheafleuris. (Un concours.)
- Lot de 12 sujets remarquables par leur bonne culture.
- Crassula fleuris. (Un concours.)
- Lot de 12 sujets remarquables par leur bonne culture.
- Sarracenia. (Un concours.)
- Lot de Sarracenia munis de leurs ascidies.
- Amaryllis fleuris. (Un concours.)
- Lot d’Amaryllis variés.
- Lilium auratum. (Un concours.)
- Lot de 6 sujets fleuris.
- Végétaux de pleine terre. (Dix-sept concours.)
- Plantes vivaces fleuries. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Plantes annuelles fleuries en pot. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
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- ANNEXE N° 13.
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- Plantes vivaces à feuillage panaché. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 5o espèces ou variétés choisies; 3° lot de 2 5 espèces ou variétés, remarquables par leur développement; 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Dauphinelles (Delphinium)jeunes en pot. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° espèces ou variétés de semis.
- Résédas (Réséda) fleuris, en pot. (Un concours.)
- Lot de 2 5 sujets remarquables par leur bonne culture.
- Roses trèmieres (Altbæa rosea) fleuries. (Deux concours.)
- i° Variétés réunies en collection et cultivées en pot; 2° variétés en fleurs coupées, réunies en collection.
- Roses (Rosa) en fleurs coupées. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés en collection; 2° lot de îoo variétés choisies; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles; 4° lot de variétés nouvelles de semis.
- Plantes nouvelles fleuries ou non. (Deux concours.)
- i° Espèces ou variétés obtenues de semis; 2° espèces et variétés provenant d’introduction.
- Légumes de saison. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de légumes d’un même genre; 3° espèces ou variétés nouvelles de semis; 4° lot de Champignons ( Agaricus edulis) présentés sur meules.
- Fruits. (Six concours.)
- Cerises (Cerasus). (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot des meilleures espèces ou variétés; 3° espèces ou variétés nouvelles de semis.
- Fraises (Fragaria). (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés de Fraisiers en pot (2 sujets de chaque espèce ou variété) ; 20 espèces et variétés de Fraises cueillies; 3° lot de Fraisiers nouveaux obtenus de semis.
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- PIÈGES ANNEXES.
- SIXIÈME SÉRIE.
- Sixième quinzaine (du 16 au 3i juillet 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale des plantes de serre chaude. (Huit concours. ) Plantes de serre chaude (excepté les Gloxinia). (Six concours.)
- i° Espèces et variétés de plantes de serre chaude, à feuillage ornemental, réunies en collection; 20 lot d’espèces et variétés fleuries; 3° lot de 25 plantes remarquables par leur développement et leur bonne culture; h° lot de 12 sujets de plantes herbacées, remarquables par leur développement et leur bonne culture; 5° lot de 12 sujets de plantes ligneuses remarquables par leur développement et leur bonne culture; 6° plantes remarquables par leur grand développement et leur effet ornemental.
- Arbres fruitiers exotiques. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés d’arbres fruitiers des tropiques, réunies en collection; 20 lot de 12 espèces présentées avec leurs fruits.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Plantes de serre chaude. (Trois concours.)
- Gloxinia fleuris. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot de 25 sujets remarquables parleur bonne culture; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles obtenues de semis.
- Plantes de serre tempérée. (Huit concours.)
- Lantanafleuris. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 25 variétés remarquables par leur bonne culture; 3° lot de 12 sujets remarquables par leur développement et leur bonne culture; h° lot d’espèces ou variétés nouvelles obtenues de semis.
- Pétunia fleuris. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés à grandes fleurs doubles et simples, réunies en collection; 20 espèces et variétés à petites fleurs doubles et simples, réunies en
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- ANNEXE N° 13. 143
- collection; 3° lot de 5o variétés choisies; 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles de semis.
- Plantes herbacées de pleine terre. (Trente concours.)
- OEillets (Dianthus caryophyllus) en pot et fleuris. (Quatre concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 2° lot d’OEillets flamands réunis en collection; 3° lot d’OEillets de fantaisie et autres réunis en collection; 4° lot d’OEillets de semis non livrés au commerce.
- OEillets (Dianthus) remontants en pot et fleuris. (Deux concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 2° lot de sujets nouveaux obtenus de semis.
- Plantes de pleine terre fleuries, en pot. (Trois concours.)
- i° Lot d’espèces ou variétés de plantes vivaces réunies en collection; 2° lot de plantes annuelles réunies en collection; 3° lot de plantes annuelles nouvelles.
- Plantes officinales. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Phloæfleuris. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces ou variétés nouvelles obtenues de semis.
- Penstemonfleuris, en pot. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de 2 5 variétés choisies; 3° variétés nouvelles obtenues de semis.
- Balisiers (Canna)fleuris en pot. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de 25 variétés choisies, remarquables par leur bonne culture; 3° lot de variétés nouvelles de semis.
- Roses trèmieres (Altbæa rosea) fleuries. (Trois concours.)
- i° Variétés réunies en collection, cultivées en pot; 2° variétés présentées en fleurs coupées; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Glaïeuls (Gladiolus) fleuris. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection et en pot; 2° espèces et variétés présentées en fleurs coupées; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
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- PIÈCES ANNEXES.
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- Dauphinelles (Delphinium)fleuries en pot. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces et variétés nouvelles.
- Phlox Drummunclii fleuris, en pot. (Trois concours.)
- i° Lot de îoo Phlox Drummundii variés, remarquables par leur bonne culture; 2° lot de variétés nouvelles; 3° lot de variétés à fleurs panachées ou striées.
- Alstrcemeria du Chili. (Un concours.)
- Lot de variétés fleuries, en pot.
- Végétaux ligneux d’ornement. (Cinq concours.)
- Hortensias (Hydrangea Hortensia) fleuris. (Deux concours.)
- i° Lot de 2 5 variétés; 2° lot de 3 sujets remarquables par leur développement et leur bonne culture.
- Plantes nouvelles. (Deux concours.)
- i° Lot de plantes nouvelles de semis; 2° lot de plantes nouvelles d’introduction.
- Végétaux à fruits. (Sept concours.)
- Fruits à noyau. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces ou variétés d’un seul genre; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles; lot d’espèces ou variétés nouvelles de semis.
- Fruits baies, Groseilliers (Ribes) et Framboisiers (Rubus idæus).
- (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de chaque genre; 3° variétés obtenues de semis.
- Légumes de saison. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces ou variétés d’un seul genre; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles (introduction ou semis).
- Melons (Cucumis melo). (Trois concours.)
- 1° Variétés réunies en collection; 2° lot de 6 variétés (2 fruits de chaque variété); 3° variété nouvelle (introduction ou hybride).
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- ANNEXE N° 13.
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- SEPTIÈME SÉRIE.
- Septième quinzaine (du ior au i5 août 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale des Fuchsia, des Glaïeuls et des Roses trémières.
- (Quinze concours.)
- Fuchsia. (Six concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 5o espèces ou variétés choisies; 3° lot de 2 5 espèces ou variétés remarquables par leur bonne culture; h° lot de Fuchsia mis dans le commerce depuis 1876; 5° lot de 12 sujets remarquables par leur développement; 6° lot d’espèces ou variétés nouvelles de semis.
- Glaïeuls (Gladiolus) fleuris. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection et en pot; 20 espèces et variétés en fleurs coupées, réunies en collection; 3° lot de 25 espèces ou variétés nouvelles mises dans le commerce depuis deux années; h° lot d’espèces ou variétés de semis.
- Roses trémières (Altliæa rosea)fleuries. (Quatre concours.)
- i° Variétés réunies en collection, présentées en pot; 20 lot de 25 variétés choisies, en pot; 3° variétés réunies en collection et présentées en fleurs coupées; h° lot de variétés nouvelles de semis.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Plantes grimpantes exotiques. (Cinq concours.)
- Plantes grimpantes, en pot. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 6 plantes grimpantes fleuries, remarquables parleur développement; 3° espèces de récente introduction, présentées en fleurs.
- Passiflores (Passiflora) fleuries. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 3 sujets remarquables par leur développement.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Plantes de serre tempérée, (Cinq concours.)
- Héliotropes (Heliotropium^ewm. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 6 plantes remarquables par leur bonne culture; 3° lot de 3 sujets remarquables par leur développement et leur bonne culture; h° lot de plantes nouvelles de semis.
- Bruyères du Cap (Erica Gapensis). (Un concours.)
- Lot de sujets présentés en fleurs remarquables par leur bonne culture.
- Plantes de pleine terre. (Trente et un concours.)
- Dahlias (Dahlia variabilis) fleuris, en pot. (Trois concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 5o variétés mises dans le commerce depuis l’automne de 1876; 3° lot de 2 5 sujets variés (variétés mises dans le commerce en 1877) remarquables par leur bonne culture.
- Plantes vivaces fleuries, en pot. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Plantes annuelles fleuries, en pot. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés-réunies en collection; 20 lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Œillets (Dianthus caryophyllus) fleuris, en pot. (Trois concours.)
- i° Variétés d’OEillets flamands réunies en collection; 20 variétés d’OEillets de fantaisie réunies en collection; 3° lot de variétés nouvelles de semis.
- Phlox decussata fleuris, en pot. (Trois concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 25 variétés nouvelles; 3° lot de variétés nouvelles de semis.
- Lis (Lilium) fleuris, en pot. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection (3 sujets de chaque espèce ou variété); 20 lot de 12 espèces ou variétés remarquables par leur bonne culture.
- Zinnia doubles fleuris, en pot. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot d’espèces ou variétés nouvelles.
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- ANNEXE N° 13.
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- Lobélias fleuris, en pot. (Deux concours.)
- i° Espèces el variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces et variétés obtenues de semis.
- Capucines (Tropæoluni) fleuries, en pot. (Deux concours.)
- i° Espèces el variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces et variétés nouvelles de semis.
- Hortensias (Hydrangea Hortensia) en fleur et en pot. (Deux concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 2° lot de 3 sujets remarquables par leur développement et leur bonne culture.
- Plantes nouvelles. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés obtenues de semis; 2° espèces et variétés provenant d’introduction.
- Fruits. (Treixj concours.)
- Fruits a pépins. (Trois concours. )
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de fruits d’un même genre; 3° lot de fruits à pépins, obtenus de semis.
- Fruits à noyau. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’un même genre; 3° espèces nouvelles remarquables; 4° espèces ou variétés nouvelles de semis.
- Fruits baies. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces ou variétés d’un même genre; 3° espèce nouvelle obtenue de semis.
- Raisins précoces. (Deux concours.)
- i° Lot de raisins de table présentés sur 1rs vignes; 2° lot de raisins de table présentés en corbeille.
- Pêches. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection ( 3 fruits de chaque espèce ou variété).
- Légumes de saison. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces ou variétés d’un seul genre; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles obtenues de semis.
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- PIÈGES ANNEXES.
- HUITIÈME SÉRIE.
- Huitième quinzaine (du 16 au 3i août 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale des Aroïdées et des Fougères arborescentes.
- (Dix-sept concours.)
- Aroïdées, excepté les variétés bulbeuses à feuillage panaché. (Dix concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot d’espèces ou variélés propres à la décoration des jardins pendant la belle saison; 3° lot de 10 espèces, remarquables par leur développement; k° lot de 6 espèces, remarquables par leur développement; 5° lot d’espèces ou variétés nouvelles; 6° espèces et variélés de Philodendron réunies en collection; 70 lot de 3 sujets de Philodendron remarquables par leur développement; 8° lot de Pothos et d'Anthurium réunis en collection; 90 lot de 6 plantes comprises dans les deux genres ci-dessus, remarquables par leur développement; io° lot d'Alocasia et Colocasia groupés en collections séparées.
- Aroïdées à feuillage panaché. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 12 espèces remarquables par leur développement.
- Fougères (Filices) arborescentes, y compris les Angiopteris et les Marallia.
- (Cinq concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 25 sujets dont le tronc aura au minimum 5 centimètres de hauteur; 3° lot de 6 sujets dont le tronc aura au minimum 5o centimètres de hauteur; k° lot de 6 sujets dont le tronc aura au minimum 1 mètre de hauteur; 5° sujet dont le tronc aura au minimum ira,5o de hauteur.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Plantes de serre chaude. (Huit concours.)
- Orchidées en fleur. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Gesneria et Tidœa fleuris. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 25 sujets remarquables par leur développement; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
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- ANNEXE N° 13.
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- Achimhies (Achimenes) fleuries. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 9.° lot de 95 sujets remarquables par leur bonne culture; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Nœgelia et Sinningiafleuris. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Plantes de serre tempérée et d’orangerie. (Onze concours.)
- Fuchsia fleuris. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot de 5o espèces ou variétés choisies; 3° lot de 9 5 sujets remarquables par leur développement; 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Erythrina fleuris. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 9°lot de 3 sujets remarquables par leur développement; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles de semis.
- Pélargonium zonale et Pélargonium inquinans enfl,eur. (Deux concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 9° variétés nouvelles de semis.
- Plantes destinées aux suspensions. (Deux concours.)
- i° Lot de 19 suspensions garnies de plantes à rameaux pendants; g° lot de 6 suspensions garnies de plantes remarquables par leur bonne culture.
- Végétaux vivaces de pleine terre. (Douze concours.)
- Plantes vivaces fleuries. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 90 lot de plantes vivaces nouvelles, obtenues de semis ou par introduction.
- Dahlias (Dahlia wariabiWs) fleuris, en pot. (Deux concours.) i° Espèces et variétés réunies en collection; 9° lot de 5o variétés choisies.
- Roses trêmieres (Althæa rosea) fleuries. (Deux concours.)
- i° Variétés réunies en collection, présentées en pot; 9° variétés réunies en collection, présentées en rameaux fleuris.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Penstemon fleuris, en pot. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 25 variétés choisies; 3° lot de variétés nouvelles de semis.
- Phiosc fleuris, en pot. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- OEillets remontants fleuris, en pot. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Plantes annuelles. ( Huit concours. )
- Balsamines (Impatiens balsamina) fleuries, en pot. (Trois concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de balsamines camellias; 3° lot de variétés nouvelles.
- Zinnia doubles fleuris. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 25 variétés choisies; 3° lot de variétés nouvelles.
- Plantes annuelles diverses. (Deux concours.)
- i° Lot de plantes annuelles fleuries en pot; 20 lot de plantes annuelles nouvelles.
- Plantes bulbeuses. (Cinq concours.)
- Lis (Lilium) fleuris. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Glaïeuls (Gladiolus) fleuris. (Quatre concours.)
- t° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 5o espèces ou variétés de choix; 3° lot de variétés choisies en fleurs coupées; 4° lot de variétés nouvelles de semis.
- Végétaux ligneux de pleine terre. ( Un concours. ) Espèces et variétés de bruyères indigènes, réunies en collection.
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- ANNEXE N° 13.
- 151
- Plantes aquatiques. ( Cinq concours. )
- Plantes exotiques. (Deux concours.) i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de Nymphéacées.
- Plantes indigènes. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Plantes nouvelles. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés obtenues de semis; 2° espèces ou variétés provenant d’introduction.
- Légumes de saison. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’un même genre; 3° lot de nouveautés obtenues de semis.
- Melons (Cucumis melo). (Un concours.)
- Variétés réunies en collection (a fruits de chaque variété).
- Végétaux à fruits. (Quatorze concours.)
- Fruits à pépins. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces et variétés d’un seul genre; 3° lot d’espèces et variétés nouvelles obtenues de semis.
- Fruits h noyau, excepté les pêches. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces et variétés d’un seul genre; 3° lot d’espèces et variétés nouvelles obtenues de semis.
- Pêches. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de 6 variétés ou espèces choisies (6 fruits de chaque espèce ou variété); 3° espèces ou variétés nouvelles obtenues de semis ou par introduction.
- Raisins de table. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection, présentées sur pied; 2° lot d’espèces et variétés réunies en collection (3 grappes de chaque espèce ou variété); 3° lot de 18 grappes de 3 variétés, remarquables par leur développement.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Figues. (Deux concours.)
- i° Lot d’espèces et variétés réunies en collection; 20 lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- NEUVIÈME SÉRIE.
- Neuvième quinzaine (du icr au i5 septembre 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale de Dahlias et de Reines-Marguerites.
- (Onze concours.)
- Dahlias (Dahlia variahilis) fleuris. (Sept concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection, cultivées en pot; 20 lot de 5o variétés choisies, cultivées en pot; 3" lot de 25 variétés nouvelles, cultivées en pot; k° espèces et variétés présentées en fleurs coupées et réunies en collection; 5° lot de 5o variétés nouvelles mises dans le commerce en 1877-1878, el présentées en fleurs coupées; 6° lot de 25 variétés nouvelles mises dans le commerce en 1878, et présentées en fleurs coupées; 70 lot de variétés nouvelles de semis.
- Reines-Marguerites (Callistephus hortensis) fleuries, en pot.
- (Quatre concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 5o variétés choisies; 3° lot de a5 variétés choisies (2 sujets de chaque variété); h° lot de variétés nouvelles.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Plantes de serre chaude. (Cinq concours.)
- Croton. (Trois concours.)
- 1° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot d’espèces ou variétés remarquables par leur développement; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Allatnandafleuris. (Deux concours.)
- i° Lot d'Allamanda variés; 20 sujet remarquable par son développement.
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- ANNEXE N° 13.
- 153
- Plantes de serre tempérée. (Sept concours.)
- Fuchsia fleuris. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de variétés mises dans le commerce en 1877 et 1878.
- Véroniques (Veronica) fleuries. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 12 sujets remarquables par leur développement; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles de semis.
- Pélargonium zonale et Pélargonium inquinans fleuris. (Deux concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de 6 sujets variés remarquables par leur développement.
- Plantes de pleine terre. (Sept concours.)
- Plantes vivaces. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Dianthus Sinensis et Dianthus Heddwigii fleuris. (Un concours.)-Variétés réunies en collection.
- Plantes annuelles, fleuries. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Balsamines (Impatiens halsamma.)fleuries. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Végétaux ligneux de pleine terre. (Quatre concours.)
- Roses (Rosa) coupées. (Deux concours.)
- i° Espèces ou variétés réunies en collection; 20 lot de roses coupées nouvelles, obtenues de semis.
- Rosiers-thés (Rosa fragrans) greffés, en pot, ou francs de pied.
- (Deux concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 20 lot de variétés nouvelles.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Plantes bulbeuses. (Trois concours.)
- Glaïeuls (Gladiolus) en fleurs coupées. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Plantes nouvelles, fleuries ou non. (Deux concours.)
- i° Lot de plantes obtenues de semis; a0 lot de plantes obtenues d’introduction.
- Légumes de saison. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot d’espèces et variétés d’un même genre; 3° lot d’espèces ou variétés de récente introduction.
- Fruits, (Quinze concours.)
- Fntits h pépins. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a° lot d’espèces ou variétés d’un seul genre; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles obtenues de semis.
- Fruits à noyau, excepté les pêches. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 espèces et variétés d’un seul genre; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles, obtenues de semis.
- Pêches. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection (ta fruits de chaque espèce ou variété).
- Raisins de table. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot d’espèces et variétés choisies; 3° lot de 6 espèces ou variétés choisies de raisins de table (G grappes de chaque espèce ou variété).
- Figues. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés de figues réunies en collection; a0 lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Ananas (Ananassa) en fructification. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; a0 lot de 10 sujets d’une même espèce ou variété; 3° espèce nouvelle.
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- ANNEXE N° 13.
- 155
- Arbres à feuilles caduques. (Six concours.)
- Arbres à feuilles caduques, employés au repeuplement des forêts, présentés en pot, en panier, ou plantés h demeure avant le i5 mars i8q8. (Trois concours. )
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’arbres de toutes espèces ou variétés d’une même contrée; 3° lot d’arbres de nouvelle introduction employés aux reboisements.
- Arbustes, arbrisseaux et sous-arbrisseaux pouvant servir à maintenir les terres sur les pentes abruptes, ou à couvrir temporairement les terrains dénudés, présentés en pot, en panier, ou plantés à demeure avant le i5 mars i8j8. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° espèces et variétés cultivées dans une seule contrée; 3° lot de sujets de semis ou de nouvelle introduction.
- DIXIÈME SÉRIE.
- Dixième quinzaine (rlu îfi au 3o septembre 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale des Araliacées et de Dracæna. (Neuf concours.) Araliacées. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 12 espèces remarquables par leur développement; 3° lot de 6 espèces remarquables pour la décoration des jardins pendant l’été; k° lot d’espèces de récente introduction.
- Dragonniers (Dracæna). (Cinq concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 2 5 espèces choisies; 3° lot de 12 sujets remarquables par leur développement; h° collection de 12 Dracæna à feuilles colorées ou panachées; 5° lot d’espèces de récente introduction.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Plantes de serre chaude. (Vingt et un concours.)
- Plantes à grand feuillage. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de plantes ornementales de récente introduction.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Balisiers (Canna). (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de a5 variétés choisies; 3° lot de 12 variétés choisies et remarquables par leur bonne culture; 4° lot de variétés nouvelles obtenues de semis.
- Morelles (Solanum). (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de 25 espèces ou variétés choisies; 3° lot de 6 sujets remarquables sous le rapport ornemental et par leur bonne culture; 4° lot d’espèces ou variétés de récente introduction.
- Figuiers (Ficus). (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de 25 espèces choisies; 3° lot de 6 sujets remarquables par leur développement et leur bonne culture ; 4° lot d’espèces nouvelles ou rares.
- Ketmies (Hibiscus)fleuries. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Bananiers (Musa). (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2" lot d’espèces de récente introduction.
- Coleus. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de 12 sujets remarquables par leur développement; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles.
- Plantes de serre tempérée, (Trois concours.)
- FuchsiaJleuris. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés mises dans le commerce en 1878; 20 lot d’espèces ou variétés nouvelles de semis.
- Pélargonium zonale et Pélargonium inquinans Jleuris. (Un coconurs.)
- Variétés réunies en collection.
- Végétaux de pleine terre. (Dix concours.)
- Plantes vivaces fleuries. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
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- ANNEXE N° 13.
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- Graminées en pot ou en panier. (Un concours.)
- Espèces et variétés pouvant servir à l’ornementation des jardins pendant la belle saison.
- Dahlias (Dahlia variabilis) en fleurs coupées. (Trois concours.)
- i° Variétés réunies en collection ; a0 lot de 5o variétés choisies; 3° lot de variétés nouvelles de semis.
- Chrysanthèmes (Chrysanthemum) à fleurs précoces. (Un concours.) Espèces et variétés réunies en collection.
- Asters (Aster) vivaces fleuris. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Glaïeuls (Gladiolus) fleuris. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection et présentées en fleurs coupées; 2° lot de 5o variétés cultivées en pot; 3° lot de variétés nouvelles de semis.
- Végétaux ligneux. (Trois concours.)
- Roses (Rosa) coupées. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Bambous (Bambusa) de pleine terre. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° sujet remarquable par son développement.
- Plantes annuelles diverses. (Trois concours.)
- Plantes annuelles fleuries. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Plantes nouvelles. (Deux concours.)
- i° Lot d’espèces ou variétés de semis; 2° lot d’espèces ou variétés d’introduction.
- Légumes de saison. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection ; 2° lot d’espèces ou variétés d’un seul genre; 3° lot d’espèces nouvelles de semis.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Fruits. (Dix-sept concours.)
- Raisins. (Sept concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot de raisins de table mûrissant à l’air libre sous le climat de Paris; 3° lot de raisins de table mûrissant artificiellement; 4° lot de vignes ( Vilis vinifera) variées et chargées de raisins; 5° lot de 6 espèces ou variétés de raisins de table réputés les meilleurs (6 grappes de chaque espèce ou variété); 6° lot de 12 grappes d’une espèce de raisin de table; 70 lot de raisins nouveaux, obtenus de semis.
- Fruits à pépins. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot d’un même genre.
- Fruits à noyau. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection (pêches exceptées); 2°lot d’espèces ou variétés nouvelles de semis; 3° espèces et variétés de pêches réunies en collection (12 fruits de chaque espèce ou variété); 4° lot d’espèces ou variétés nouvelles de pêches de semis.
- Cucurbilacées, fruits. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot de Potirons variés; 3° espèces et variétés ornementales.
- Fraises. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- ONZIÈME SÉRIE.
- Onzième quinzaine (du icr au i5 octobre 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale de fruits de toute espèce. (Vingt-deux concours.)
- Fruits h pépins, quatre fruits de chaque espece ou variété. (Douze concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection ; 20 espèces et variétés de poires à couteau; 3° espèces et variétés de pommes à couteau; 4° 5o espèces et variétés de poires pour la table; 5° 5o espèces et variétés de pommes pour la
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- ANNEXE N° 13.
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- table; 6° lot de 25 espèces ou variétés de poires choisies; 70 lot de 25 espèces ou variétés de pommes choisies; 8° lot de 12 espèces de poires de premier choix; 90 lot de 12 espèces de pommes de premier choix ; io° lot de 20 poires de marché de la même espèce (telles que Duchesse, Doyenné d’hiver, Beurré Diel, etc.); 110 lot de 2 5 pommes de marché de la même espèce (telles que Reinette, Calville, Api, etc.); 12° fruits nouveaux obtenus de semis.
- Fruits à noyau. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 20 lot d’un même genre.
- Raisins. (Trois concours.)
- i° Lot de raisins (3 grappes de chaque espèce); 20 lot de raisins de table (h grappes de chaque espèce); 3° lot de raisins nouveaux obtenus de semis.
- Fruits à chatons, châtaignes et autres. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Oranges et citrons. (Trois concours.)
- i° Espèces et variétés d’orangesTéunies en collection; 20 espèces et variétés de citrons réunies en collection; 3° lot d’oranges et de citrons nouveaux.
- Fruits à cidre et à poiré. ( Un concours. )
- Espèces et variétés réunies en collection (cinq fruits de chaque).
- Reproduction artificielle de fruits pour servir à l’étude de la pornologie.
- (Un concours.)
- Espèces et variétés de fruits moulés et peints.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Plantes de serre chaude. (Trois concours.)
- Orchidées fleuries. (Un concours.)
- Espèces et variétés réunies en collection.
- Plantes nouvelles. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés obtenues de semis; 20 espèces et variétés provenant d’introduction.
- Plantes de pleine terre.
- Chrysanthèmes des Indes (Chrysanthemum indicum). (Cinq concours.)
- 1“ Variétés à grandes fleurs, réunies en collection; 20 variétés à petites
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- PIÈCES ANNEXES.
- fleurs, réunies en collection; 3° lot de 5o variétés à grandes et à petites fleurs; 4° lot de 25 variétés nouvelles; 5° lot de variétés nouvelles de semis.
- Légumes de saison. (Trois concours. )
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° lot d’espèces ou variétés d’un même genre; 3° lot d’espèces ou variétés nouvelles ou de semis.
- Pommes de terre (Solanum tuberosum). (Quatre concours.)
- i° Variétés réunies en collection; 2° lot de 25 variétés; 3° lot de 12 variétés choisies; 4° lot de variétés nouvelles de semis.
- Choux (Brassica oleracea). (Un concours.)
- Races et variétés réunies en collection.
- Ignames de la Chine (Dioscorea japonica). (Un concours.)
- Lot de 20 tubercules.
- Ignames patates (Dioscorea batatas). (Un concours.)
- Variétés réunies en collection (5 tubercules de chaque variété).
- Champignons (Agaricus edulis). (Un concours.)
- Lot de Champignons présentés sur meules.
- Pastèques (Cucurbita citrullus). (Un concours.)
- Variétés réunies en collection (2 sujets de chaque espèce ou variété).
- DOUZIÈME SÉRIE.
- Douzième quinzaine (du 16 au 3i octobre 1878).
- CONCOURS PRINCIPAUX.
- Exposition générale de légumes. (Dix concours.)
- i° Espèces et variétés de légumes, réunies en collection et présentées suivant les habitudes de la halle; 20 lot de 50 espèces ou variétés de légumes le plus généralement cultivées; 3° lot de 2 5 espèces ou variétés cultivées pour l’approvisionnement des marchés; 4° lot de légumes hors de saison; 5° lot de
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- ANNEXE N° 13.
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- légumes nouveaux; 6° lot de choux (Brassica oleracea) variés, dits pommés; 7° espèces et variétés de Cucurbitacées réunies en collection; 8° variétés de carottes (Daticus carota) et de navets (Brassica napus), réunies en collection; 9° variétés de laitue (Lacluca saliva), chicorée et scarole (Cichorium intybus et C. endivia), mâche ( Valeriana olitoria) et autres légumes cultivés pour salades, réunis en collection; io° lot de légumes cultivés par un nouveau procédé.
- CONCOURS ACCESSOIRES.
- Végétaux ligneux de pleine terre plantés à demeure avant le 15 mars 1878. (Quinze concours.)
- Arbres el arbustes d’oruemenl (excepté ceux pour lesquels sont ouverts des concours spéciaux). (Six concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° espèces et variétés d'un même genre; 3° espèces et variétés d’arbres tiges d’ornement élevés francs de pied; 4° espèces et variétés d’arbres liges d’ornement, greffés, à tête; 5° lot de 25 espèces d’arbres tiges d’ornement, appartenant aux genres les plus rares et les moins répandus; 6° lot de 5o espèces ou variétés d’arbres tiges d’ornement, propres à la plantation d’un parc.
- Arbres tiges et baliveaux. (Deux concours.)
- i° Espèces et variélés réunies en collection; 2° espèces et variétés d'un seul genre.
- Arbustes et arbrisseaux d’ornement à feuilles caduques. (Quatre concours.)
- i° Espèces et variétés réunies en collection; 2° espèces et variétés d’un seul genre; 3° lot de îoo espèces ou variétés à fleurs, remarquables, pour la plantation d’un parc; 4° lot d’arbustes nouveaux de pleine terre.
- Arbustes et arbrisseaux à feuilles persistantes, de pleine terre sous le climat de Paris. (Trois concours.)
- 1° Espèces el variétés réunies en collection; 2° espèces et variétés d’un seul genre; 3U lot de 2 5 espèces ou variétés propres à la plantation des parcs.
- Procédés divers de multiplication. (Dix-sept concours.)
- Multiplication d’arbres fruitiers. (Cinq concours.)
- i° Procédés de multiplication pour les végétaux des pépinières, représentés par des exemples vivants; 2° espèces et variétés de greffes d’un an; 3° nou-
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- PIÈGES ANNEXES.
- veaux procédés pouvant être utilement employés; 4° procédés de multiplication pour les arbres fruitiers; 5° procédés de multiplication pour les arbres et les arbustes d’ornement.
- Graines d’essences forestières. (Cinq concours.)
- iü Espèces et variétés à feuilles caduques et persistantes, réunies en collection; 2° lot de conifères présentées en cônes; 3° espèces et variétés de graines de conifères, réunies en collection; 4° espèces et variétés de graines d’arbres à feuilles caduques; 5° lot de graines d’arbres cultivés dans une même contrée.
- Végétaux herbacés de pleine terre.
- Chrysanthèmes (Chrysanthemum) fleuries. (Cinq concours.)
- i° Espèces et variétés à grandes fleurs, réunies en collection; 2U espèces et variétés à petites fleurs, réunies en collection; 3° lot de a5 variétés à petites fleurs remarquables par leur bonne culture; 4Ü lot de a5 espèces ou variétés mises dans le commerce en 1877; 5" lot d’espèces ou variétés nouvelles de semis.
- Plantes de toute nature. (Deux concours.)
- i° Espèces et variétés obtenues de semis; 2“ espèces et variétés provenant d’introduction.
- CONCOURS SPÉCIAUX.
- 1° Pelouses.
- Un concours est ouvert, entre les horticulteurs ou les marchands grainiers, pour la création et le premier entretien des pelouses des jardins de l’Exposition. Chaque exposant sera libre de composer la graine qu’il emploiera, avec des graminées de son choix, mais pouvant convenir pour les gazons de jardins. La terre végétale sera fournie et répandue sur le sol par la Direction de l’Exposition. La préparation du terrain, l’ensemencement et les soins d’entretien, jusques et y compris le troisième fauchage, sont à la charge des exposants. Les pelouses devront être en parfait état pour l’ouverture de l’Exposition.
- 2° Massifs, corbeilles et rosaces imitant la mosaïque ou la tapisserie.
- Un concours est ouvert pour des massifs, corbeilles ou rosaces, composés de plantes à feuillages ou à fleurs diversement colorés et formant des dessins. Ce concours est permanent; il aura lieu avec la deuxième série des concours, le 16 mai. Les concurrents devront indiquer l’espace qui leur sera nécessaire, avant le 15 mars 1878.
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- ANNEXE N° 13.
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- 3° Bouquets et fleurs naturelles.
- Chacune des douze séries dont le programme détaillé est donné ci-dessus comprend en outre six concours de bouquets et de fleurs naturelles, dont le programme est réglé comme suit :
- i° Lot comprenant un surtout et deux corbeilles dites bouts de table; 2° vase garni de fleurs naturelles, dit milieu de table; 3° parure complète pour mariage ou pour bal; 4° lot de trois bouquets pour bal ou soirée; 5° lot de trois vases de salon, garnis de fleurs naturelles; 6° lot de suspensions ornées de fleurs coupées.
- Paris, le rr décembre 1876.
- Le Sénateur Commissaire général,
- J.-B. KRANTZ.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Annexe n° 14.
- DISPOSITIONS PARTICULIÈRES
- AUX EXPOSANTS FRANÇAIS ET ETRANGERS DU GROUPE DE L’AGRICULTURE.
- Article premier. Le groupe de l’agriculture (groupe VIII, classes 76 à 8A inclusivement) comprend tous les produits présentés par les cultivateurs et les sylviculteurs, les animaux qui sont exploités par eux, les poissons, les insectes utiles ou nuisibles à leur industrie, ainsi que tout le matériel, machines, instruments, outils, etc., employés et mis en œuvre par l’agriculture, la sylviculture et la pisciculture et présentés, par des constructeurs ou industriels quelconques, pour être examinés au point de vue agricole.
- Art. 2. Les exposants de ce groupe seront, pour leur emplacement, la durée de leur exposition, le mode et les époques des demandes d’admission, les charges qui leur incombent et les immunités dont ils jouissent, soumis aux règles édictées dans le règlement général, notamment aux articles 1, 2, 13, ik, 26, 27, 28, 3o, 3i, 32 et 33.
- Les exposants des classes 77, 78, 79, 80, 81 et 82 du même groupe VIII, relatives aux animaux vivants, seront l’objet d’une réglementation spéciale.
- Art. 3. Nature de l'exposition des produits agricoles. — Les exposants de produits agricoles devront s’efforcer de donner une idée nette, précise et complète de leur culture, de son importance, des progrès qu’eUe a pu faire, de la qualité des variétés végétales qu’ils emploient, de leurs procédés, etc.
- Dans ce but, ils enverront à l’Exposition, non pas seulement les produits qu’ils livrent au commerce, mais encore des spécimens de la plante entière qui le fournit, avec sa racine, sa tige, ses feuilles et ses fruits ou épis, de façon à faire connaître la puissance de végétation de la plante, la variété exacte qu’elle constitue, et la manière dont celte variété se comporte dans un terrain donné.
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- ANNEXE N° 14.
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- Les grains seront accompagnés d’échantillons séchés, bien conservés et suffisamment nombreux; les céréales, d’une petite gerbe avec tiges, épis et racines; les fdasses, de pieds complets de la plante d’où on les tire; les huiles, de spécimens des graines ou fruits, et aussi des plantes d’où elles proviennent.
- Les échantillons devront être en quantité suffisante pour permettre une complète appréciation; ainsi les grains exposés par les cultivateurs seront représentés convenablement par des échantillons de 10 litres.
- On y joindra une notice indiquant le poids moyen de l’unité de mesure du produit, la nature du sol où il a été obtenu, l’exposition, l’altitude, l’époque des semailles et celle de la récolte, l’importance de la culture, l’étendue de terrain qui lui est consacrée, le rendement par unité de mesure agraire.
- Il est à désirer que ces notices soient rédigées en langue française.
- Art. 4. Exposition des vins et boissons fermentées. — Les vins et les boissons fermentées, ne pouvant, à cause de leur facile altération, séjourner dans les salles de l’Exposition, seront représentés par des bouteilles dont les étiquettes feront foi. Mais les échantillons réels seront placés dans un lieu disposé à cet effet.
- La dégustation des vins et des boissons fermentées étant un élément essentiel d’appréciation, il y sera pourvu aussi efficacement que possible, et de manière à assurer aux producteurs tous les moyens de faire connaître les qualités des vins et des boissons qu’ils fournissent à la consommation et au commerce.
- Art. 5. Produits provenant des animaux.— Les produits provenant des animaux devront être exposés de manière à ce que l’on puisse apprécier les conditions agronomiques de leur production.
- Les toisons seront, autant que possible, présentées entières. Des notices annexées feront connaître le poids, l’àge, le sexe et la race de l’animal qui les a fournies, la quantité de laine produite annuellement par l’exposant, l’effectif moyen de ses troupeaux, la nature du sol, et l’importance du parcours des pâturages dont il dispose pour l’élevage ou l’entretien de ses bêtes à laine, etc.
- Les produits de l’apiculture seront accompagnés de spécimens conservés des insectes producteurs.
- Les produits de la sériciculture seront exposés à l’état de cocons et de soie dévidée, avec des spécimens de vers à soie, de leurs chrysalides
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- PIÈGES ANNEXES.
- et papillons, toutes les fois qu’il y aura intérêt à faire connaître l’espèce, la race ou la variété.
- Il en est de même des cochenilles et autres insectes utiles.
- Art. 6. Laits, beurres,fromages et dérivés. — Les expositions qui se rattachent à la production du lait et à la préparation des produits de la laiterie exigent des dispositions spéciales auxquelles pourvoiront surtout efficacement les expositions collectives organisées comme il est dit ci-après à l’article 12. Ce sont elles qui assureront le mieux le renouvellement périodique des produits altérables, tels que fromages et beurres.
- Chaque exposant, conservant son individualité, pourra présenter une notice faisant connaître l’importance de sa production annuelle, la quantité de lait employée, etc., la race et le nombre de ses animaux.
- L’appréciation, par le Jury, des mérites de ces divers produits aura lieu à deux époques distinctes, vers le 15 mai et vers le ier octobre.
- Art. 7. Indication des prix. — Les prix, ramenés à un taux connu, devront être indiqués, autant que possible, sur les produits marchands.
- Art. 8. Maladies, insectes nuisibles ou plantes parasites. — Lorsque la production agricole ou forestière d’une contrée sera atteinte par un fléau naturel, maladie, plante parasite ou insecte nuisible, il conviendra de faire connaître la nature et le mode de propagation de ce fléau, les pertes qu’il occasionnent les résultats que l’on obtient par les moyens préservatifs ou curatifs employés pour le combattre.
- Si on juge possible et convenable d’annexer aux documents produits à ce sujet des spécimens de la plante malade, de la plante parasite ou des insectes nuisibles, on aura grand soin de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter la propagation du fléau sur lequel on appelle l’attention.
- En raison des ravages que cause h phylloxéra et de sa facile propagation, aucun cep, provin ou plant de vigne ne sera admis dans l’enceinte de l’Exposition. Cette interdiction est de rigueur.
- Les viticulteurs pourront d’ailleurs représenter leurs procédés de culture de telle façon qu’ils le jugeront convenable, par des notes, photographies, dessins, plans, modèles, instruments, outils, etc.
- Art. 9. Notices explicatives. — Tou le grande exploitation agricole
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- ANNEXE N° 14.
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- ou forestière représentée à l’Exposition devra, autant que possible, compléter l’ensemble des produits quelle soumet au jugement du public par une notice indiquant les conditions naturelles, économiques ou agronomiques dans lesquelles elle se trouve placée, les méthodes et procédés quelle emploie, les résultats qu’elle obtient et son importance.
- Art. 10. Produits des exploitations forestières. — Les produits exposés par les exploitations forestières comprendront :
- i° Des spécimens de la production ligneuse, bien choisis et assez abondants pour qu’on puisse les juger; ce seront, par exemple, des troncs entiers ou débités, des bois d’ébénisterie, de menuiserie, des bois d’œuvre et de chauffage, poutres, madriers, planches, merrains, douves, échalas, bûches, etc.;
- 2° Les produits dérivés fournis par l’exploitation forestière, tels que charbons, potasses, vinaigres, goudron, brai, etc., sucres d’érable, écorces à tannin, écorces et bois tinctoriaux, écorces à liège, écorces, racines médicinales, quinquinas, ipécacuanha, coco et écorces propres à fournir de la pâte à papier, mûriers, baobabs;
- 3° Les produits spontanés des forêts : gibiers, plantes comestibles, fruits, graines, champignons, lichens, etc.
- Art. 11. Productions forestières de pays peu connus. — Il est du plus grand intérêt que les pays nouveaux, dont les forêts sont encore peu connues ou peu exploitées, les signalent par des collections aussi complètes que possible.
- Les échantillons produits devront être étiquetés avec les noms scientifiques admis par les naturalistes et aussi avec les noms en usage dans les pays d’origine. ,
- On devra y joindre des notices établissant la valeur industrielle présumée de ces produits, leur abondance, leur prix sur place, les moyens d’accès dont on dispose, en un mot, tout ce qui peut intéresser les industriels, les commerçants et les botanistes.
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- Art. 12. Semis et plantations.— Les plantations et semis forestiers seront représentés par des échantillons de graines et de jeunes plants, par des spécimens propres à faire connaître le mode de reboisement, par des cartes et notes indiquant la nature et l’importance des opé-r rations.
- On y joindra les outils et instruments qui servent pour le semis, la
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- 168 PIÈGES ANNEXES.
- plantation et l’abatage, et on fera connaître les essences employées et les résultats obtenus.
- Art. 1 3. Expositions collectives. — Les pays exotiques et les colonies des Etats européens sont invités à présenter des collections aussi complètes, aussi soigneusement étiquetées que possible, avec les notices explicatives nécessaires pour assurer aux exposants les avantages de publicité qu’ils ont à rechercher.
- Les sociétés elles comices agricoles, les corps constitués, soit en vue des progrès de l’agriculture et de la sylviculture, soit spécialement en vue de l’Exposition universelle de 1878, les comités départementaux en France, les comités provinciaux ou nationaux des autres pays, sont instamment invités à former des collections propres à faire connaître la culture de chaque district agronomique ou de chaque pays, suivant les indications qui précèdent.
- Chacun de ces corps constitués, en organisant une exposition collective, s’attachera à montrer un ensemble méthodique de tous les produits agricoles et forestiers du district qu’il représente.
- 11 est entendu que, dans les expositions collectives, chaque exposant conserve son individualité devant le Jury, qui pourra attribuer des récompenses à l’ensemble de l’exposition et, en même temps, à chacun des participants que signalera le mérite de ses produits.
- Art 1/L Industries annexées à agriculture. — Les industries annexées aux exploitations agricoles, telles que féculeries, distilleries, sucreries, etc., pourront être représentées dans le groupe VIII avec les exploitations dont elles dépendent, toutes les fois que cette annexion aura eu pour but ou pour résultat de venir en aide à l’industrie agricole elle-même. Dans ce cas, on devra, par des spécimens bien choisis ou des notices convenablement faites, mettre en lumière l’intérêt que présente pour l’agriculture cette adjonction d’un établissement industriel, les secours quelle peut en attendre pour la meilleure utilisation de ses produits bruts et de sa main-d’œuvre, aussi bien que pour les résidus et engrais qu’elle eu reçoit.
- Il conviendra également de présenter ces produits industriels dans leurs diverses phases d’élaboration et d’indiquer les quantités obtenues et les conditions auxquelles on les obtient.
- Art. 15. Produits altérables. — Les graisses, huiles, beurres, fromages et, en général, les produits altérables devront aussi être repré-
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- ANNEXE N° 14.
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- sentés à l’Exposition pendant toute sa durée. Toutes les dispositions seront prises pour les placer dans les meilleures conditions de conservation, et, d’autre part, les exposants devront les renouveler de façon à les montrer toujours en bon état au public.
- Art. 16. Machines et instruments agricoles; concours successifs. — En des conditions fixées par le règlement général, il est institué, pour les machines et appareils agricoles, une série de concours dont les résultats serviront à l’attribution des récompenses.
- Ces concours se succéderont dans l’ordre suivant :
- irc série. Machines et instruments servant a la mise en culture et à la préparation du sol. — Extirpateurs, scarificateurs, défonceuses, appareils de drainage, charrues de toutes sortes, herses, rouleaux, machines hydrauliques, machines à vapeur.
- 2° série. Machines et instruments servant à l'épandage des semences et des engrais, et au traitement des cultures en lignes. — Distributeurs d’engrais, semoirs de tous genres, houes à cheval, buttoirs, etc.
- 3e série. Machines et instruments propres à la culture des foins. — Faucheuses, faneuses, râteaux et autres appareils propres à la fenaison, au bottelage, à la compression et à la conservation du foin.
- k° série. Machines et instruments propres aux moissons. — Moissonneuses, appareils propres à la récolte des céréales, à leur préservation contre les intempéries, à leur transport et à leur conservation.
- oe série. Machines et appareils propres à l'égrenage des céréales et autres plantes, et à la préparation de la nourriture des animaux domestiques. — Batteuses, égreneuses, tarares, trieurs, appareils de conservation des grains, hache-paille, concasseurs, aplatisseurs, coupe-racines, etc.
- Art. 17. Epoques fixées pour les concours de machines et instruments agricoles. — Les deux premières séries des concours auront lieu dans le courant du mois de mai; la troisième et la quatrième série, dans les mois de juin et de juillet, et la cinquième dans le mois d’août.
- Toutes les dispositions seront prises pour que l’essai des machines et instruments se fasse le plus largement possible et de façon à bien mettre en évidence, d’une part, la force dépensée, de l’autre, les frais supportés, en un mot l’effet utile.
- Durant chacun de ces concours, les exposants ou leurs délégués se tiendront à la disposition du Jury et fourniront en double les attelages, appareils et machines qui pourraient être nécessaires pour les essais.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Art. 18. Prix de vente obligatoires. — Les prix indiqués au catalogue ou sur les machines, appareils, etc., seront obligatoires pour l’exposant envers l’acheteur.
- Art. 19. Récompenses. — Aux termes du règlement général (article 29), il sera institué pour toute l’Exposition un Jury international clos récompenses.
- La section du Jury chargée de la classe 76 aura spécialement à juger, au point de vue agricole, les machines et instruments de l’agriculture exposés ou fonctionnant dans les concours spéciaux et tous les produits exposés par les cultivateurs du sol. Elle pourra se subdiviser en sous-sections.
- Les exposants agricoles auront droit aux mêmes récompenses que les exposants industriels.
- Paris, le iC1' décembre 187b.
- Le Sénateur Commissaire général,
- J.-B. KRANTZ.
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- ANNEXE N° 15.
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- Annexe n° 15.
- RÈGLEMENT SPÉCIAL
- À L’EXPOSITION DE PISCICULTURE.
- Article premier. La classe 84 (groupe VIII) comprend :
- i° Les produits de la faune eide la flore des eaux douces etsale'es, animaux, poissons, insectes, mollusques, coquillages, éponges, végétaux, etc., à l’état vivant;
- 2° Les animaux et végétaux terrestres qui intéressent la culture des eaux;
- 3° Le matériel employé pour la pisciculture;
- 4° Les matières fertilisantes ou engrais qu’elle livre à l’agriculture.
- Art. 2. Les pisciculteurs qui désirent prendre part à l’Exposition devront indiquer, aussi exactement que possible, la nature et la quantité des produits vivants qu’ils se proposent d’exposer, l’espace qui leur sera nécessaire dans les cours d’eau, lacs artificiels ou aquariums de l’Exposition, la quantité d’eau douce ou salée dont ils auront journellement besoin.
- Art. 3. Les eaux douces et salées seront fournies gratuitement :
- Les premières en quantité illimitée;
- Les secondes au prorata des quantités disponibles.
- Le Commissariat général ne peut prendre, dès à présent, aucun engagement absolu en ce qui concerne l’eau de mer.
- Art. h. Les exposants devront, tant au point de vue technique qu’au point de vue commercial, s’efforcer de donner une idée nette et précise de la situation de leur industrie. Ainsi, ils devront décrire les procédés qu’ils emploient pour la production, la pêche ou récolte, la préparation, la conservation et l’expédition de leurs produits.
- A l’appui de cette description, ils devront fournir des spécimens de leurs produits aux diverses phases de l’élevage et de l’élaboration.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Ils devront également faire connaître les frais correspondant à chaque période de leur exploitation, le produit brut annuel en quantité et en valeur qu’ils en tirent, le prix marchand sur les lieux de production, les frais d’expédition et de transport, le prix marchand dans les principaux centres de consommation, en un mot, toutes les circonstances qui influent sur la prospérité de leur industrie.
- Art. 5. Dans la description technique de chaque exploitation piscicole, trois phases devront être soigneusement indiquées, à savoir:
- i° L’ensemencement, caractérisé par la récolte du frai et son éclosion. Les résultats obtenus, les méthodes et instruments employés devront faire l’objet de descriptions spéciales;
- 2° L’éducation des naissins et alevins, leur genre de nourriture, le milieu où on les élève, les soins et précautions dont on les entoure; le dispositif des vases, engins ou instruments spéciaux, employés pour aider à leur conservation et à leur développement;
- Des spécimens d’individus pris aux divers âges et dans les divers degrés de développement devront être joints aux notices et explications mentionnées ci-dessus;
- 3° Enfin les modes usités pour la pêche ou récolte des produits arrivés à l’état utilisable, les divers engins employés, les époques, circonstances et conditions des pêches ou récoltes; les procédés de groupement, emballage, préparation, conservation ou transport usités, avec les engins qu’ils nécessitent.
- Art. 6. Dans les contrées dont les mers et rivières ont une faune et une flore encore peu connues et inexploitées, les exposants devront présenter des spécimens des principaux produits utilisables, les indiquer par leurs noms scientifiques quand les espèces pourront être déterminées et aussi par les noms en usage dans les pays d’origine.
- On devra joindre à ces spécimens des notices indiquant la valeur industrielle, connue ou présumée, des produits représentés, leur coût sur les lieux de production, leur abondance, les moyens de transport et d’exportation dont on dispose, et les procédés de conservation qu’ils réclament, en un mol, tout ce qui peut intéresser les industriels, les commerçants et les naturalistes.
- Art. 7. Les divers corps et sociétés constitués soit en France, soit à l’étranger, en vue des progrès de l’agriculture ou de sa représentation à l’Exposition de 1878, sont expressément invités à former des
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- ANNEXE N° 15. 173
- coliections propres à Taire connaîlre les produits des eaux de leurs pays, suivant les indications précédemment données.
- Dans les expositions collectives dont il s’agit, on devra s’attacher à mettre en lumière les ressources diverses qu’offre actuellement la culture des eaux, et celles que l’on peut attendre de la généralisation des meilleurs procédés en usage.
- Art. 8. Des expositions collectives peuvent également être faites par des associations de producteurs de la même région et seront soumises aux mêmes règles que les autres.
- Art. 9. Dans les expositions collectives organisées, soit par des comités ou autres corps constitués, soit par des associations libres, chaque exposant conservera son individualité et son droit à des mentions et récompenses personnelles. Le mérite de l’ensemble de l’exposition pourra, en outre, être l’objet de récompenses décernées à la collectivité.
- Art. 10. Conformément à l’article 34 du règlement général, l’Administration ne répond pas des détériorations ou avaries qui pourraient survenir aux installations des exposants ou aux produits exposés. Elle s’engage seulement à faire tous ses efforts pour qu’il ne s’en produise pas.
- Les exposants seront tenus de remplacer, autant que faire se pourra, ceux de leurs produits qui se seraient altérés dans le cours de l’Exposition.
- Art. 11. L’exposition des animaux vivants et des produits de la classe 84 sera faite dans des bâtiments ou aquariums construits à cet effet. Des emplacements spéciaux seront, autant que possible, réservés aux exposants qui voudraient se construire des installations particulières.
- Art. 12. Conformément à l’article i4 du Règlement général, les exposants français ou étrangers n’auront à payer aucun loyer pour la place occupée par leur exposition. Mais ils auront à pourvoir aux dépenses des installations spéciales qu’ils demanderont à faire ou aux aménagements particuliers et aux décorations qu’ils réclameront dans l’enceinte des bâtiments communs.
- Art. 13. Les demandes d’admission dans la classe 84 devront être
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- 17/i PIÈGES ANNEXES.
- faites conformément à l’article 26 du Règlement général et adressées au Commissariat général de l’Exposition, à Paris, avant le icr mai 1877.
- Ce terme est de rigueur.
- Dressé et présenté :
- Le Sénateur Commissaire général,
- J.-B. KRANTZ.
- Vu et approuvé :
- Le Ministre de Vagriculture et du commerce,
- TEISSERENC DE BORT.
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- ANNEXE N° 16.
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- Annexe n° 16.
- ARRÊTÉ MINISTÉRIEL
- RELATIF AU TRANSPORT, SUR LES CHEMINS DE FER, DES PRODUITS DESTINÉS À L’EXPOSITION UNIVERSELLE.
- Le Ministre des travaux publics,
- Vu les lois, ordonnances et décrets portant concession des chemins de fer, ensemble les cahiers des charges y annexés;
- Vu les tarifs généraux et spéciaux actuellement en vigueur;
- Vu les propositions des Compagnies concessionnaires,
- Arrête :
- Article premier. Par dérogation aux tarifs spéciaux applicables aux expositions et concours ordinaires, le tarif ci-après sera appliqué, sur les chemins de fer d’intérêt général, au transport des produits de toute nature destinés à l’Exposition universelle qui doit avoir lieu à Paris en 1878.
- § 1er. - TRANSPORTS SUR les chemins de fer.
- Les produits de toute nature (objets d’art et valeurs exceptés), les voitures et animaux, le matériel roulant pouvant circuler sur les voies des chemins de fer français, à destination de l’Exposition universelle de 1878 à Paris, seront transportés par les Compagnies à moitié pria des tarifs généraux et spéciaux autres que ceux des expositions et concours ordinaires.
- Le prix réduit 11e devra, dans aucun cas, descendre au-dessous de la base de quatre centimes par tonne et par kilomètre.
- Niais l’expéditeur pourra toujours demander l’application des tarifs ordinaires, lorsque ces derniers lui seront plus favorables.
- Les conditions des tarifs généraux et spéciaux seront applicables aux transports à destination de l’Exposition universelle. Ces transports seront passibles des frais accessoires dont la perception est autorisée
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- PIÈCES ANNEXES.
- par l’Administration, ainsi que du droit ordinaire d’enregistrement et du prix du timbre dû au Trésor public.
- Moyennant la réduction de 5o p. o/o stipulée ci-dessus sur les prix de transport, les Compagnies sont exemptées de toute responsabilité au sujet des accidents qui pourraient survenir aux animaux transportés, quelle qu’en soit la cause, et même lorsque ces accidents proviendraient du chargement ou du déchargement.
- Il ne sera pas admis de voyageurs dans les voitures transportées aux conditions du présent tarif.
- S 2. - OBJETS D’ART ET DE VALEUR.
- Le transport des objets d’art et de valeur sera effectué aux prix et conditions ordinaires des tarifs généraux.
- § 3. - TRANSPORTS DE GRE À GRE.
- Sont exceptées du présent tarif les masses indivisibles (autres que wagons, machines et tenders roulant sur la voie) pesant plus de to,ooo kilogrammes et les objets dont les dimensions excèdent celles du matériel.
- Le prix de ces transports et de ces masses sera fixé de gré à gré.
- Il en sera de même des locomotives, tenders et wagons ne pouvant circuler sur la voie des chemins de fer français.
- § h. - TRANSPORTS DANS PARIS.
- Le transport dans Paris des objets destinés à l’Exposition universelle pourra être fait, soit par les exposants, soit par les Compagnies de chemins de fer.
- Dans le premier cas, les colis seront adressés ou dirigés sur Jes gares des diverses lignes dans Paris, et enlevés par les destinataires désignés par les exposants.
- Dans le second cas, le transport sera fait par les Compagnies, aux prix et conditions suivants :
- Les colis pesant isolément moins de 1,200 kilogrammes seront conduits par camions.
- Les colis pesant isolément 1,200 kilogrammes et au-dessus seront conduits par les chemins de ceinture, rive droite et vive gauche de la Seine.
- Les parties d’un même tout, telles que les pièces d’une machine,
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- ANNEXE N° 16.
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- lorsqu’elles pèseront, les unes plus, les autres moins de 1,200 kilogrammes, seront réunies dans une même expédition et conduites à l’Exposition par les chemins de fer.
- Les wagons complets en provenance de l’étranger, plombés en douane et adressés aux commissaires étrangers, pourront être amenés par les chemins de ceinture et seront remis sur les voies de l’Exposition aux délégués desdits commissaires, lesquels auront à pourvoir au déchargement et à la distribution du contenu de ces wagons.
- Le prix du transport dans Paris, lorqu’il aura été effectué par les Compagnies, sera de 10 francs par tonne.
- La perception aura lieu par fraction indivisible de 10 kilogrammes, avec un minimum de perception de 1 franc.
- Les colis transportés par camions seront déchargés sur les voies macadamisées de l’Exposition, aussi près que possible du local affecté à chaque exposant, qui en prendra livraison en ce point; le surplus des déplacements auxquels les colis pourront être soumis demeurera à la charge des exposants.
- Lorsque l’emploi des grues sera nécessaire, le déchargement et la livraison auront lieu à la grue la plus rapprochée du lieu de la destination définitive du colis.
- Les wagons amenés par les chemins de ceinture et l’embranchement du Champ de Mars seront conduits sur les voies spéciales de l’Exposition jusqu’au point le plus rapproché de leur destination, puis déchargés au moyen de grues roulantes fournies par la Commission; à défaut de grues roulantes disponibles, le déchargement sera fait à la grue fixe la plus voisine. Le prix de 10 francs fixé pour le transport dans Paris comprend cette opération.
- §5. — CONDITIONS D’APPLICATION.
- i° Pour jouir des tarifs indiqués ci-dessus, chaque exposant devra présenter à la gare de départ les pièces justificatives constatant l’admission de ses produits à l’Exposition universelle.
- 20 Les Compagnies ne répondent pas des avaries de route provenant des défauts d'emballage ou du mauvais conditionnement des colis,
- 3° Tous les transports auront lieu en port payé au départ, y compris, si la marchandise est adressée à l’Exposition, le prix du camionnage; au retour, les transports auront lieu en port dû.
- 4° Tous les envois à l’Exposition universelle seront adressés aux
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- PIÈCES ANNEXES.
- délégués désignés par la Commission pour représenter dans le palais du Champ de Mars les exposants de chaque classe, recevoir les colis et donner quittance au moment de la livraison de ces derniers. Chaque colis devra porter la désignation exacte du lieu où il doit être déposé.
- 5° Conformément aux dispositions de l’article h du Règlement spécial relatif à l’envoi, la réception, l’installation et la réexpédition des produits exposés, si le destinataire ou son agent n’est pas présent pour recevoir les colis à leur arrivée dans l’enceinte de l’Exposition, les Compagnies remporteront immédiatement lesdits colis, soit dans leurs gares, soit dans un magasin public; elles percevront pour cette opération les frais ordinaires de camionnage et de magasinage.
- 6° Après la clôture de l’Exposition, la réexpédition de tous les objets exposés aura lieu aux conditions du présent tarif, pourvu toutefois que cette réexpédition soit effectuée dans un délai de six mois à partir du jour de la fermeture de l’Exposition.
- Art. 2. Le présent arrêté sera notifié au Commissaire général de l’Exposition et aux Compagnies de chemins de fer.
- Les préfets, les fonctionnaires et agents du contrôle sont chargés d’en surveiller l’exécution.
- Versailles, le 26 décembre 1876.
- Albert CHRISTOPHLE.
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- ANNEXE N° 17.
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- Annexe n° 17.
- RÈGLEMENT SPÉCIAL
- DE L’EXPOSITION HISTORIQUE DE L’ART ANCIEN ET DE L’ETHNOGRAPHIE DES PEUPLES ÉTRANGERS À L’EUROPE.
- I. -- DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
- Article premier. Conformément à l’article ai du Règlement général, une exposition historique de l’art ancien dans tous les pays et de l’ethnographie des peuples étrangers à l’Europe sera ouverte dans les locaux de l’Exposition universelle, du ier mai 1878 au 3i octobre suivant.
- Art. 2. Cette exposition sera installée dans les deux grandes galeries latérales de l’édifice construit au Trocadéro, qui lui ont été spécialement réservées. Un péristyle couvert, régnant sur toute la longueur de ces galeries, leur servira d’annexe. Ce péristyle pourra recevoir des moulages ou d’autres objets de grande dimension et de nature à ne pas souffrir du contact de l’air extérieur
- Art. 3. Les galeries seront closes par des portes solides, munies de bonnes fermetures. L’Administration prendra toutes les mesures nécessaires pour en assurer la garde. Il n’y sera allumé aucun feu, ni conservé aucune caisse d’emballage, ou autres matières inflammables.
- II. -- ADMISSION, CLASSIFICATION ET INSTALLATION.
- Art. 4. Une Commission d’admission et de classification, nommée par arrêtés ministériels en date des 16 et 26 janvier 1877, a été subdivisée en dix sections, présidée chacune par un de ses membres, sous la présidence générale d’un directeur nommé par le premier de ces arrêtés.
- Les sections sont ainsi réparties :
- i° Art primitif et antiquités des Gaules;
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- PIÈGES ANNEXES.
- 2° Sculpture antique, du moyen âge, de la renaissance; glyptique;
- 3° Numismatique gauloise et du moyen âge; médaillons; sigillographie;
- lx° Céramique: moyen âge, renaissance; faïences; porcelaines;
- 5° Manuscrits, livres incunables, dessins; reliures;
- 6° Armes et armures;
- 7° Orfèvrerie, ivoires, cristaux, bijoux;
- 8° Ameublement, étoffes, tapisseries, etc.;
- 9° Ethnographie des peuples étrangers à l’Europe; î o° Instruments anciens de musique.
- Art. 5. Chacune des dix sections donnera son avis sur l’opportunité des offres d’exposition adressées à l’Administration, et statuera sur l’admission et la classification des objets proposés.
- Les sections pourront, lorsqu’elles le jugeront à propos, faire appel à leurs lumières réciproques pour l’examen d’objets qui réclameraient ce concours.
- En cas de difficultés, le directeur convoquera les présidents des sections pour statuer définitivement.
- Art. 6. Une des deux galeries indiquées à l’article 2 contiendra les objets d’art de l’Europe, exécutés depuis les temps les plus reculés jusqu’à l’an 1800.
- Ces objets seront, autant que possible, disposés suivant un ordre chronologique; dans tous les cas, cet ordre sera soigneusement observé dans le catalogue.
- Art. 7. L’autre galerie recevra les objets ethnographiques classés dans l’ordre géographique.
- Art. 8. Tous les objets d’une dimension restreinte ou d’une nature précieuse seront placés dans des vitrines de fer et de glaces fermées avec le plus grand soin, et dont les clefs resteront, lorsque ces armoires seront communes à plusieurs exposants, confiées au directeur des sections.
- Art. 9. Toutes les dispositions utiles seront prises pour la conseil vation des objets qui, en raison de leur nature ou de leur volume * ne seraient pas placés dans des vitrines.
- Art. 1 0. Tous les frais d’installation de l’exposition historique et ethnographique seront supportés par l’Administration.
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- ANNEXE N9 17.
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- III. — ENVOI DES OBJETS.
- Art. 11. L’Administration prendra à sa charge la dépense de transport, aller et retour, pour les objets dont le lieu d’expédition est en France, toutes les fois que la demande en mira été faite et aura été agréée.
- Art. 12. Chaque colis devra porter les marques suivantes :
- i° Les lettres E. U. (Exposition universelle), entourées d’un cercle;
- 2° Au-dessous des lettres E. U., l’inscription : Galeries historiques;
- 3° Le nom du propriétaire.
- Deux étiquettes d’un modèle spécial seront collées chacune sur une face différente du colis. Ces étiquettes seront envoyées aux exposants admis qui les auront réclamées par lettre à M. de Longpérier, membre de l’Institut et directeur de l’exposition historique de l’art ancien. Elles serviront d’adresses pour l’expédition des colis aux galeries du Trocadéro, à Paris.
- Art. 13. Des bulletins spéciaux pour l’envoi à titre gratuit seront adressés avec les étiquettes aux personnes spécifiées par l’article 11 qui auront fait connaître au directeur de l’Exposition le nombre et le poids approximatif de leurs colis.
- Art. \h. Chaque envoi sera accompagné d’une note indiquant l’origine, la provenance et la valeur des objetsqui le composent.
- IV. --- RÉCEPTION DES OBJETS.
- Art. 15. Les caisses contenant les objets destinés à l’exposition historique et ethnographique seront transportées directement dans les salles des galeries spécialement affectées à cette exposition, et elles y seront ouvertes par les soins de la direction, en présence du propriétaire ou de son délégué.
- Art. 16. Tous les objets seront inscrits, à leur arrivée, chacun avec un numéro d’ordre, sur un inventaire contenant leur description sommaire, le nom du propriétaire et la mention de la valeur qu’il y attache. En cas d’exagération de cette valeur, la direction se réserve, après avoir pris l’avis de la section compétente, le droit d’opposer un refus absolu.
- L’inventaire manuscrit sera à la disposition des exposants, pour la partie qui les concerne. Après leur inscription au registre, tous les objets présentés seront soumis à l’examen des membres de la commis-
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- PIÈGES ANNEXES.
- sion d’admission et de classification, qui pourront ainsi vérifier l’identité des objets acceptés par eux dans le cours de leurs travaux préalables.
- V. --- EXPOSITION DES OBJETS.
- Art. 17. Une inscription indiquant le nom du prêteur (musée, trésor d’église, bibliothèque, société savante ou collection particulière) sera placée avec un numéro de catalogue sur chacun des objets exposés. Toutefois la mention du nom pourra être affectée seulement à une tablette ou à une vitrine occupée par des objets appartenant au même exposant.
- Art. 18. L’exposition sera ouverte le ier mai 1878, et close le 3i octobre suivant.
- Aucun objet ne pourra être enlevé avant la clôture sans une autorisation spéciale du Sénateur Commissaire général, et sans une décharge régulière signée par le propriétaire de l’objet retiré. (Art. i3 du Règlement général.)
- Art. 19. Toute reproduction, photographie, dessin, empreinte ou publication, de quelque nature qu’elle soit, des objets exposés est expressément interdite.
- VI. — CATALOGUE spécial.
- Art. 20. Le catalogue, dont les divisions seront conformes à l’ordre chronologique et géographique avec subdivisions par matières, comprendra une description sommaire ou une désignation très claire des objets exposés, avec le nom de leur propriétaire.
- U sera précédé d’une table des exposants.
- VII. — réexpédition des objets.
- Art. 21. Le réemballage et le renvoi à l’expéditeur des objets exposés seront faits par les soins et aux frais de l’administration de l’exposition, immédiatement après le 31 octobre, jour de la clôture.
- Paris, le 19 mars 1877.
- Vu et APPROUVE :
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce, TEISSERENC DE BORT.
- Le Sénateur Commissaire général, KRANTZ.
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- ANNEXE N° 18.
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- Annexe n° 18.
- DIRECTION DES BEAUX-ARTS.
- Le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- Vu le Règlement général approuvé par le décret du Maréchal Président de la République, sur la proposition du Ministre de l’agriculture et du commerce, et sur celle du Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- Arrête :
- Article premier. Les artistes français devront déposer ou faire déposer au Palais de l’Industrie (Champs-Elysées), porte n° î, du i5 mai au icr juin 1877, une notice, signée par eux, des ouvrages exécutés depuis le 1e1' mai 1867 qu’ils désirent exposer au palais du Champ de Mars, notice contenant la désignation des œuvres et leurs dimensions.
- Ces œuvres comprennent les sept genres indiqués par l’article 16 du Règlement général, savoir :
- i° Peinture;
- 20 Dessin, aquarelle, pastel, miniature, émaux, porcelaines, cartons de vitraux, à l’exclusion de ceux qui ne représentent que des sujets d’ornementation;
- 3° Sculpture;
- h° Gravure en médailles et sur pierres;
- 5° Architecture;
- 6° Gravurë;
- 70 Lithographie.
- Sont exclus, conformément à l’article 1 7 du Règlement général :
- i° Les copies, même celtes qui reproduisent un ouvrage dans un genre différent de celui de l’original;
- 20 Les tableaux ou les dessins qui ne sont pas encadrés ;
- 3° Les sculptures en terre non cuite.
- Art. 2. Chacun des sept genres ci-dessus désignés devra faire l’objet d’une notice séparée.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Art. 3. Le Jury, nommé conformément à l’arrêté du Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts en date du 26 octobre 1876, examinera, du ierjuin au icr juillet, les notices envoyées.
- Il dressera, d’après ces notices, une liste d’ouvrages qui seront exemptés de l’examen du Jury, et dont le déplacement ne sera pas exigé avant le i5 mars 1878.
- Art. A. Les artistes qui n’auraient pas reçu avis avant le 15 juillet 1877 de l’inscription de leurs ouvrages sur cette liste spéciale, ou qui auraient à présenter d’autres ouvrages, devront les déposer et les faire enregistrer du 5 au 20 janvier 1878 au palais des Champs-Elysées, pour y être soumis à l’examen du Jury.
- Art. 5. Les ouvrages acceptés antérieurement d’office par le Jury devront être déposés par les artistes eux-mêmes, ou leurs fondés de pouvoirs, et enregistrés au palais du Champ de Mars du i5 au 20 mars 1878.
- Art. 6. Le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts est président, le Directeur des beaux-arts vice-président des Jurys réunis en assemblée générale; mais chacune des sections élit son président et son vice-président particuliers.
- La présence, dans chaque section, de la moitié au moins des jurés est nécessaire pour la validité des opérations.
- L’admission sera prononcée à la majorité absolue des membres présents.
- En cas de partage, l’admission est prononcée.
- Art. 7. Aucune œuvre d’art ne pourra être retirée avant la clôture de l’Exposition, sans une autorisation spéciale du Commissaire général (art. i3 du Règlement).
- Art. 8. Les ouvrages exposés devront être retirés dans le courant du mois qui suivra la clôture.
- Ils ne seront rendus que sur la présentation du récépissé.
- Fait à Paris, le 7 février 1877.
- Le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, WADDINGTON.
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- ANNEXE N* 19.
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- Annexe n° 19.
- PROPOSITION DE L’ÉTAT
- POUR L'ACQUISITION DU PALAIS DU TROGADÉRO PAR LA VILLE DE PARIS.
- MEMOIRE AU CONSEIL MUNICIPAL.
- Messieurs, par trois lettres en date des 3o janvier, 21 et 26 février, M. le Ministre de l’agriculture et du commerce expose la nécessité pour l’Etat d’être fixé, à bref délai, sur les intentions de la ville de Paris au sujet de la conservation du palais du Trocadéro, et il demande que le Conseil municipal soit appelé à délibérer d’urgence sur la question de savoir si la ville de Paris veut prendre, des à présent, l’engagement formel de conserver ce palais.
- Dans l’opinion de M. le Ministre, les prévisions de dépenses qui avaient été dressées pour la construction du palais du Trocadéro seront notablement dépassées, en raison des mécomptes auxquels a donné lieu l’établissement des fondations et de l’insuffisance des estimations portées aux devis primitifs. L’Etat sera donc forcé, ou de demander aux Chambres un supplément de crédit qu’il n’aurait pas chance d’obtenir s’il ne pouvait donner à celles-ci l’assurance que le palais du Trocadéro sera conservé, ou de revenir aux dispositions qui avaient été adoptées d’abord par la Commission supérieure de l’Exposition pour la construction de ce palais, et, par suite, de se borner à l’exécuter en matériaux légers et dans des conditions provisoires.
- Ce n’est, parait-il, que dans le cas où la Ville prendrait l’engagement de conserver le palais après la clôture de l’Exposition, que l’État se déciderait à construire cet édifice en pierre et dans toutes les conditions de solidité et de durée désirables.
- D’après les devis qui m’ont été communiqués par M. le Ministre de l’agriculture et du commerce, conformément à la demande que je lui en avais faite, et qui font partie du dossier soumis au Conseil, ainsi que les plans et dessins du palais du Trocadéro, la dépense pour la construction proprement dite de ce palais est évaluée a 6,392,000 fr.
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- PIÈGES ANNEXES.
- environ. Si Ton tient compte de la dépense afférente à la construction des soubassements et à la consolidation des carrières qui se trouvent sous l’e'difice, laquelle s’élève à 2,000,000 de francs environ, dont moitié pour la partie centrale et moitié pour les deux ailes, on arrive, pour la dépense totale du palais, à la somme, en chiffres ronds, de 8,ûoo,ooo francs.
- Pour bien apprécier la portée du vote demandé au Conseil municipal, il convient, Messieurs, de se reporter à la convention du ier août 1876, qui a fixé les obligations réciproques de l’État et de la ville de Paris relativement à l’Exposition de 1878. L’arlicle 7 de cette convention dispose :
- k En ce qui touche les constructions qui doivent être établies sur les terrains du Trocadéro, l’Etat réserve à la Ville le droit de les acquérir, par préférence à toute autre personne, après la clôture de l’Exposition.
- ttL’évaluation desdites constructions sera faite par voie d’expertise administrative.
- ttDans le cas où l’Etat aurait, de la part de tiers, des propositions en vue de l’acquisition des matériaux à provenir des dites constructions, la Ville sera mise en demeure de faire connaître si elle entend user de la clause ci-dessus; elle devra faire connaître son option dans les six semaines qui suivront la mise en demeure, faute de quoi faire, les stipulations dudit article seront non avenues. *
- U n’est pas inutile d’ajouter que le palais du Trocadéro étant établi sur des terrains appartenant à la ville de Paris, l’État ne pourrait le vendre ou le louer à des tiers sans le consentement de celle-ci; il ne pourrait en vendre que les matériaux.
- La situation faite à la Ville par l’article qui vient d’être rappelé est donc favorable à ses intérêts, puisqu’elle sauvegarde sa liberté d’action pour l’avenir et la met à l’abri de toutes les éventualités. Le traité lui permet de ne se prononcer sur la question de conservation et subsidiairement d’acquisition du palais du Trocadéro qu’en parfaite connaissance de cause, après l’achèvement complet de cet édifice, alors qu’on pourra se rendre compte exactement de l’aspect d’ensemble du monument, de la stabilité des constructions, qui sont établies en partie sur d’anciennes carrières, de leurs dispositions intérieures et de l’usage auquel elles pourraient être affectées. Enfin, d’après cet article, la Ville n’aura à faire connaître si elle entend user de la faculté qui lui est réservée, qu’à la fin de 1878, c’est-à-dire à
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- ANNEXE N° 19.
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- une époque où les reliquats disponibles de cet exercice pourront déjà être connus, et où la Ville pourra, dès lors, subordonner la décision à prendre à l’étendue de ses ressources et de ses besoins.
- Dans la lettre que j’ai adressée à M. le Ministre de l’agriculture et du commerce, en réponse à sa dépêche du 3o janvier, je n’ai pas dissimulé les objections que la demande faite en ce moment à la Ville pourrait rencontrer, en raison de ces circonstances, dans le sein du Conseil municipal. J’ajoutais qu’en tout état de cause, l’Administration de la Ville demanderait que les galeries annexes du palais du Trocadéro qui sont établies en dehors de l’alignement des voies publiques avoisinant la place du Trocadéro, et à un niveau différent, ne fussent pas conservées. Le maintien de ces constructions aurait, en effet, pour conséquence de masquer la perspective que la Ville a voulu ménager quand elle a établi le jardin du Trocadéro et la place qui le couronne et qui constitue la principale beauté de cette promenade.
- Quelle que soit la solution qui sera adoptée par le Conseil municipal au sujet de la demande de M. le Minisire de l’agriculture et du commerce, il importe de faire remarquer que l’achèvement des travaux du Trocadéro ne saurait être mis en question. Tl résulte des lettres mêmes de M. le Ministre que le projet concernant cette partie de l’Exposition sera réalisé, dans tous les cas, d’après des données plus ou moins économiques : le succès de l’Exposition est donc hors de cause. C’est, là un point qu’il était utile de noter. L’Administration de la Ville et le Conseil municipal ont prouvé suffisamment l’intérêt qu’ils prennent à cette grande entreprise, pour laquelle la Ville s’est déjà imposé des sacrifices importants.
- Vous apprécierez, Messieurs, si, en présence des considérations exposées par M. le Ministre de l’agriculture et du commerce, il convient de s’engager plus avant dans la voie ouverte par la convention du icr août dernier, et de renoncer au bénéfice de l’article 7 de cette convention.
- Je vous prie, Messieurs, de vouloir bien examiner cette question d’urgence, afin de mettre mon Administration en mesure de répondre à bref délai à la demande de M. le Ministre de l’agriculture et du commerce.
- Paris, le iormars 1877.
- Le Préfet de la Seine,
- Signé : Ferdinand DUVAL.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Annexe n° 20.
- CONVENTION ADDITIONNELLE
- ENTRE L’ETAT ET LA VILLE DE PARIS.
- Entre les soussignés :
- M. Teisserenc de Bort, ministre de l’agricuiture et du commerce, agissant au nom de l’État, d’une part;
- Et M. Ferdinand Duval, préfet de la Seine, dûment autorisé par une délibération du Conseil municipal en date du 12 avril 1877, agissant au nom de la ville de Paris, d’autre part;
- A été dit et exposé ce qui suit :
- Avant de poursuivre la construction du palais du Trocadéro, l’État ayant mis la ville de Paris en demeure de se prononcer dès à présent sur la conservation de cet édifice, les dispositions ci-après, ayant pour objet de compléter et de modifier la convention du ier août 1876, ont été arrêtées d’un commun accord entre l’Etat et la ville de Paris.
- Article premier. La ville de Paris s’engage à ne point user du droit, que lui réserve l’article 7 de la Convention du ier août 1876, d’exiger la remise en état de la portion des terrains du Trocadéro par elle cédés temporairement à l’État, sur laquelle doivent s’élever les constructions du palais du Trocadéro.
- Art. 2. Le palais sera construit conformément aux plans et devis annexés au présent traité, sous réserve des modifications de détail qui pourront être arrêtées en cours d’exécution, d’accord entre le Commissaire général de l’Exposition universelle de 1878, agissant en qualité de délégué de l’État, et une commission composée de trois membres désignés par le Conseil municipal et deux membres désignés par le préfet de la Seine. Il occupera une superficie de quinze mille mètres carrés (i5,ooo m. c.) environ, ses abords au pourtour
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- ANNEXE N’ 20.
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- du palais consisteront en un simple chemin de ronde. C’est aux espaces ainsi délimités que s’applique le présent traité additionnel.
- Art. 3. 11 est expressément stipulé que les galeries extérieures du palais, du côté de la Seine, resteront, après l’Exposition, accessibles, de jour et de nuit, au public (l’éclairage étant au compte de la Ville).
- II sera, de plus, réservé, par les vestibules du centre du palais, des passages en nombre suffisant pour la circulation permanente des piétons entre les quartiers de Passy et les quais de la Seine.
- Art. A. Dans un délai de six mois après la clôture de l’Exposition, la ville de Paris fera connaître son option entre les deux combinaisons suivantes :
- i° La ville de Paris cède à l’Etat les terrains occupés par le palais et ses abords, suivant la délimitation indiquée en l’article 2, l’État demeurant alors propriétaire du sol et des constructions sous les réserves énumérées en l’article 3 ;
- 2° La ville de Paris rachète le palais et ses ailes au prix de trois millions de francs (3,000,000 fr.), payables à raison de cinq cent mille francs (5oo,ooo fr.) par an, sans intérêts, pendant six ans, à dater du icr juillet 1879.
- Art. 5. Dans l’une ou l’autre alternative, l’Etat s’engage à rétablir h ses frais les jardins et parcs du Trocadéro, conformément au projet qui sera arrêté d’un commun accord entre le service des travaux de la Ville et le service de l’Exposition; de plus, après l’enlèvement des constructions accessoires élevées au Trocadéro par les exposants français ou étrangers, la cascade principale et les grands aquariums demeureront la propriété de la Ville.
- Art. 6. Dans le cas où la Ville ferait l’acquisition du palais, l’acte de vente serait enregistré au droit fixe de trois francs.
- Art. 7. Les différentes clauses du pi'ésent traité sont indivisibles, de telle sorte que, si, pour une cause quelconque, l’une d’elles venait à manquer, la convention du icr août 1876 serait seule applicable.
- Art. 8. Le présent traité sera enregistré au droit fixe de trois francs.
- Fait double, à Paris, entre les parties contractantes, le 1 Aiiiai 1877.
- Le Préfet de la Seine, Signe : Fbudin.und DUVAL.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 21.
- CONVENTION
- ENTRE L’ÉTAT ET LA VILLE DE PARIS.
- Entre les soussignés :
- M. le vicomte de Meaux, ministre de l’agriculture et du commerce, stipulant au nom de l’État, d’une part;
- Et M. Ferdinand Duval, pre'fet de la Seine, dûment autorisé par délibération du Conseil municipal en date du 5 juin 1877, stipulant au nom de la ville de Paris, d’autre part;
- A été dit et exposé ce qui suit :
- Les divers emplacements dont dispose l’État pour la tenue de l’Exposition universelle de 1878 étant devenus insuffisants en raison du nombre considérable de demandes d’exposants français et étrangers, l’État a demandé à la ville de Paris de mettre temporairement à sa disposition, pour l’installation de galeries annexes de l’Exposition, la partie du quai d’Orsay comprise entre le Champ de Mars et la place formée au débouché du pont de l’Alma.
- Le Commissariat général de l’Exposition s’est vu, pour le même motif, dans la nécessité de retirer à la Ville l’emplacement qui lui avait été primitivement attribué dans l’angle sud-ouest du palais du Champ de Mars et il lui a offert, en échange, un espace découvert situé dans la partie centrale du palais et sur lequel il y aura lieu, par suite, d’édifier un bâtiment spécial destiné à l’exposition de la ville de Paris.
- En vue d’assurer la réalisation de ces diverses dispositions, les conventions suivantes ont été arrêtées d’un commun accord entre l’État et la ville de Paris.
- Article premier. La ville de Paris autorise l’Etat à occuper gratuitement, pour l’installation d’annexes de l’Exposition universelle de 1878, un emplacement situé sur le quai d’Orsay * dans la partie
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- ANNEXE N° 21.
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- comprise entre le prolongement de l’avenue de Labourdonnaye et la place formée au débouché du pont de l’Alma, ledit emplacement figuré par un pointillé rouge sur le plan annexé à la présente convention.
- Cette autorisation d’occupation est soumise aux conditions suivantes :
- i° La voie de 8 mètres de largeur qui sera réservée le long des annexes, au droit des bâtiments en bordure sur le quai d’Orsay, sera interdite à la circulation des piétons et des voitures se rendant à la partie de l’Exposition placée dans le Champ de Mars ou en revenant. A cet effet, une entrée sera ouverte dans l’enceinte des annexes, du côté de la place formée au débouché du pont de l’Alma, dé manière à permettre au public d’accéder par ces annexes à l’Exposition du Champ de Mars.
- 2° Le mur de clôture des annexes, marqué en B sur le plan, sera reculé, et la saillie formée par le trottoir situé au-devant sera supprimée, de manière à dégager le débouché de la rue latérale aux annexes dans la voie en tranchée qui doit être ouverte à travers le parc du Champ de Mars.
- Le trottoir en A sera supprimé dans le même but.
- Les travaux dont ces trottoirs seront l’objet seront exécutés aux frais de l’Etat.
- 3° L’Etat s’engage à respecter et à conserver avec le plus grand soin les plantations d’arbres établies sur la partie du quai d’Orsay qu’il est autorisé à occuper. Dans ce but, le service de l’Exposition ne devra pas toucher aux arbres, même pour les élaguer. Chacun d’eux devra être pourvu, jusqu’à une hauteur suffisante, d’un entourage en bois destiné à le préserver de toute atteinte. Le service de l’Exposition ne placera ni chevaux, ni machines à feu sous ces arbres et n’établira dans leur voisinage aucune construction qui pourrait avoir pour effet d’endommager les racines.
- A0 La partie du quai d’Orsay cédée temporairement à l’Etat sera remise à la disposition de la Ville dans les deux mois qui suivront la clôture de l’Exposition, après avoir été rétablie aux frais de l’État dans sa situation actuelle.
- Les deux trottoirs marqués en A et en B sur le plan seront également refaits aux frais de l’État à leurs alignements actuels.
- Art. 2. Le bâtiment spécial destiné à recevoir l’exposition des ser-
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- PIÈGES ANNEXES.
- vices administratifs de la ville de Paris sera édifié aux frais de l’État dans la partie découverte qui doit être réservée au centre du palais du Champ de Mars.
- La construction de ce bâtiment sera faite conformément aux plans, dessins et devis dressés par la Direction des travaux de Paris et qui sont annexés à la présente convention.
- Art. 3. La ville de Paris s’engage à contribuer à la dépense résultant de la construction dudit bâtiment jusqu’à concurrence d’une somme de deux cent mille francs, sous la réserve expresse que les matériaux de toute nature entrant dans la construction de ce bâtiment deviendront sa propriété, à la date fixée pour la clôture de l’Exposition universelle de 1878.
- Art. à. Le contingent de la dépense à la charge de la ville de Paris sera payé en deux termes égaux, savoir : cent mille francs le icr novembre mil huit cent soixante-dix-sept et les cent autres mille francs au ier février mil huit cent soixante-dix-huit.
- Art. 5. Le présent traité sera enregistré au droit fixe de trois francs.
- Fait double à Paris entre les parties contractantes, le 19 juin 1877.
- Le Ministre de Vagriculture et du commet ce, Signé : €. de MEAUX.
- Le Préfet de la Seine, Signé : Fkudinand DUVAL.
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- ANNEXE N° 22.
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- Annexe n° 22.
- CAHIER DES CLAUSES ET CONDITIONS GÉNÉRALES
- IMPOSÉES AUX EXPOSANTS ET AUX PERMISSIONNAIRES ADMIS À CONSTRUIRE DANS LES PARCS ET JARDINS.
- Article premier. Des constructions particulières, destinées soit à l’exposition des produits dont l’installation n’aura pas été faite dans les édifices élevés par l’État, soit à rétablissement des restaurants ou autres entreprises, pourront être autorisées par le Commissaire général, dans les parcs et jardins, aux frais des parties intéressées, conformément aux dispositions des articles 2 et îA du Règlement général.
- Art. 2. Les exposants restaurateurs et autres entrepreneurs gui voudraient élever des constructions devront fournir au Commissariat général, avant le , leurs projets, pians, coupes et
- élévations.
- Ces projets seront communiqués au Commissaire général, qui les renverra vises bons pour l’exécution, en indiquant les modifications qu’il conviendrait d’y apporter et en notifiant l’emplacement assigné.
- Si l’exécution n’était pas entièrement conforme aux projets ainsi approuvés, l’autorisation accordée serait nulle de plein droit.
- Construction.
- Art. 3. Le Commissaire général délivrera les alignements et les nivellements des constructions dès que les projets seront approuvés.
- Il fera procéder au piquetage des emplacements assignés et désignera l’étendue et les limites du chantier dont chaque construction pourra disposer. Ces limites pourront être modifiées par le Commissaire général, suivant les besoins du service. Dans tous les cas, les travaux seront conduits de telle sorte que le gros œuvre, jusques et y compris la couverture, soit terminé au plus tard le Les chantiers devront avoir disparu à cette date.
- *
- IL
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- PIÈCES ANNEXES.
- Art. A. Les déblais provenant des fouilles des constructions à édifier seront transportés par les intéressés, et à leurs frais, dans les parcs et jardins aux endroits désignés par P Administration ou, à défaut de cette désignation, aux décharges publiques.
- Les matériaux devront être taillés avant d’être apportés et ne seront déposés dans les chantiers que pour préparer le montage.
- Art. 5. Les intéressés devront suivre, pour le transport des matériaux et des produits des fouilles, les itinéraires qui leur seront désignés. Toute infraction à cette prescription entraînera, si le Commissaire généra] l’ordonne, l’expulsion, soit des entrepreneurs, soit des ouvriers qui s’en seront rendus coupables, sans préjudice de la réparation du dommage causé.
- Art. 6. Les entrepreneurs et leurs ouvriers devront se conformer aux dispositions des articles 11 et 2 5 du cahier des clauses et conditions générales imposées aux entrepreneurs de l’Exposition, aux règlements faits ou à faire pour la police des parcs et jardins, et notamment respecter les heures d’ouverture ou de fermeture du parc, éclairer au besoin leurs chantiers pendant la nuit, les faire garder et entourer de clôtures. Les intéressés seront responsables, vis-à-vis des tiers et de l’Administration de l’Exposition, sauf recours ultérieur contre qui de droit, de toutes dégradations, détériorations ou dommages provenant de leur fait ou de celui de leurs entrepreneurs ou de leurs ouvriers.
- Retrait d’autorisation.
- Art. 7. En cas de ïetard dans l’avancement et l’achèvement des travaux, M. le Commissaire général, trois jours après une mise en demeure administrative non suivie d’une exécution qu’il jugerait suffisante, disposera de l’emplacement assigné et fera démolir au besoin les travaux inachevés, aux frais des intéressés.
- Assurances contre l’incendie. — Abonnements à l’eau et au gaz.
- Art. 8. Les permissionnaires assureront directement et à leurs frais leurs produits ou constructions, s’ils jugent à propos de recourir à cette garantie, ainsi qu’il est dit à l’article 34 du Règlement général, mais ils seront tenus dans tous les cas, en prévision d’incendie, d’avoir une prise d’eau, dont l’importance sera réglée lors de l’autorisalion.
- S’ils désirent un abonnement aux eaux ou au gaz, ils devront, à la
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- ANNEXE Ng 22.
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- même époque, faire leur demande au Commissaire général, en indiquant le volume d’eau ou de gaz qu’ils veulent consommer par 2 k heures.
- Les conditions de prix et de payement de l’eau et du gaz seront fixées par un tarif général. Les travaux extérieurs de conduite d’eau et de gaz seront exécutés, et, jusques et y compris les robinets d’arrêt et les compteurs, entretenus par les entrepreneurs généraux et aux frais des permissionnaires.
- Le montant des sommes à rembourser sera établi suivant les conditions fixées ultérieurement par le Commissaire général.
- Les intéressés resteront libres du choix des entrepreneurs, dans l’intérieur de leurs constructions, pour le reste de la canalisation à établir après le compteur; mais ces travaux devront être autorisés et reçus par le Commissaire général. Le gaz ne pourra être livré qu’après approbation du procès-verbal de réception.
- Établissement et entretien des massifs. — Jardins et allées.
- Art. 9. Les terrassements, massifs, pelouses, jardins et allées, disposés autour des constructions et compris dans le périmètre assigné, seront établis et entretenus par l’Administration.
- Les frais d’établissement et d’entretien, ainsi que ceux d’arrosage, seront à la charge des permissionnaires. Le montant en sera établi par le Commissaire général, et les payements auront lieu suivant le mode et aux époques ultérieurement déterminés par lui.
- Les intéressés supporteront toutes les servitudes de passage des eaux, des égouts et des conduites d’eau et de gaz dans le terrain qui leur est assigné.
- Mesures à prendre dans l’intérêt des exposants et des visiteurs.
- Art. 10. Ainsi qu’il est expressément déclaré dans les articles 34 et 36 du Règlement général, les accidents, incendies, dégâts ou dommages dont les permissionnaires auraient à souffrir, quelles qu’en soient la cause et l’importance, les vols et détournements commis à leur préjudice, ne peuvent en aucun cas engager la responsabilité de l’État.
- En conséquence, les permissionnaires prendront eux-mêmes les dispositions qu’ils jugeront utiles pour sauvegarder leurs intérêts et organiser le gardiennage collectif, pourvu que ces mesures ne soient pas contraires aux dispositions du Règlement général.
- i3.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Art. 11. Les permissionnaires devront également prendre toutes les mesures nécessaires pour la sécurité des visiteurs. Ils devront, notamment, entourer les machines de grillages défensifs dans celles de leurs parties qui présentent des dangers, telles que les engrenages, et enfermer dans une gaine de bois les courroies qui sortent du sol.
- Interdiction de sous-traiter et de modifier la nature de la permission.
- Art. 12. Il est interdit aux permissionnaires de céder, sans l’autorisation écrite du Commissaire général, la permission qu’ils auront obtenue, ou de mettre une autre personne à leur lieu et place pour exploiter leur établissement.
- 11 leur est également interdit de recevoir dans leurs établissements des produits non admis à l’Exposition ou étrangers à l’industrie pour laquelle eux-mêmes auront été admis. Ils ne pourront disposer d’aucun espace en dehors des constructions pour exposer et mettre en vente les produits de leur industrie, sans une autorisation écrite du Commissaire général et avant d’avoir satisfait aux obligations qui pourraient leur être imposées. Le Commissaire général se réserve d’ailleurs le droit absolu, ainsi qu’il est dit en l’article 2 5 du Règlement général, de faire retirer les produits de toute provenance qui, par leur nature ou leur aspect, lui paraîtraient nuisibles ou incompatibles avec le but et les convenances de l’Exposition.
- Art. 13. La faillite ou la mort d’un permissionnaire qui aura été autorisé à élever des construclions dans les parcs et jardins entraînera, de plein droit, le retrait immédiat de l’autorisation, à moins que les représentants du permissionnaire ne justifient, dans un délai de huit jours, de ressources suffisantes et ne prennent l’engagement de tenir l’établissement ouvert jusqu’à la fin de l’Exposition.
- Dans le cas où ces justifications n’auraient pas été laites dans le délai déterminé, le Commissaire général pourra disposer des locaux concédés comme bon lui semblera, et même faire procéder à la démolition des constructions.
- Démolition à la fin de l'Exposition,
- Art. 14. Toutes les constructions devront être enlevées au plus Lard le icr janvier 1879, à la diligence des permissionnaires-, à moins
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- ANNEXE N° 22.
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- d’autorisation écrite. Les emplacements devront être débarrassés de tous les matériaux et le terrain rendu à son état primitif.
- Art. 15. Les dispositions qui précèdent ne sont pas limitatives, mais simplement énonciatives, les permissionnaires des parcs et jardins étant soumis à toutes les dispositions du Règlement général et des règlements spéciaux.
- Contestations. — Conciliation.
- Art. 16. Les contestations qui pourraient naître entre l’Administration de l’Exposition et les permissionnaires seront, préalablement à toute instance, examinées par trois personnes compétentes ayant fait partie des comités d’admission ou prises dans le Jury des récompenses. L’une de ces personnes sera désignée par le Commissaire général, l’autre par le réclamant, et la troisième, par les deux premières. Les permissionnaires s’engagent formellement à n’entamer aucune action avant d’avoir pris l’avis de ce conseil de conciliation.
- Vu et approuvé :
- Le Minisire de Vagriculture et du commerce, TRISSERENC DE BORT. '
- Dressé et proposé :
- Le Sénateur Commissaire généi'al, J.-B. KRANTZ.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Annexe n° 23.
- DISPOSITIONS PARTICULIÈRES
- AUX EXPOSANTS FRANÇAIS ET ÉTRANGERS DU GROUPE DES ANIMAUX VIVANTS.
- (classes 78 A 81.)
- ESPÈCES BOVINE, OVINE, PORCINE ET ANIMAUX DE BASSE-COUR.
- Article premier. Un concours universel d’animaux reproducteurs mâles et femelles, étrangers et français, des espèces bovine, ovine, porcine et d’animaux de basse-cour aura lieu à Paris en 1878.
- Art. 2. Des prix et des médailles seront attribués aux différentes classes, catégories et sections entre lesquelles se partage le concours et répartis de la manière suivante entre les animaux jugés dignes de les obtenir.
- ESPÈCE BOVINE (l).
- (Les animaux devront être nés avant le ior mai. 1877, et la déclaration mentionnée àl’article 12 devra indiquer Page au ier mai 1878.)
- PREMIÈRE DIVISION.
- ANIMAUX MALES ET FEMELLES DE RAGES ETRANGERES, NES ET ELEVES À L’ETRANGER, AMENÉS OU IMPORTÉS EN FRANCE ET APPARTENANT,SOIT À DES ÉTRANGERS, SOIT À DES FRANÇAIS.
- PREMIÈRE CLASSE.
- RACES DU LITTORAL DE LA MER DU NORD.
- Première catégorie. — Races Durham à courtes cornes (shorthorned improved).
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 1,000 fr. — 2e prix, 900 fr. — 3° prix, 800 fr. — A0 prix, 700 fr.
- (l) Les premiers prix seront accompagnés d’une médaille d’or; les seconds, d’une médaille d’argent, et les autres, d’une médaille de bronze.
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- ANNEXE N° 23.
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- Animaux milles de 2 à h ans.
- l“l prix, 1,000 fr. — 2e prix, 900 fr. — 3° prix, 800 fr. — Ae prix
- «s 0 0 O- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 500 fr. — 2e prix, A00 fr. — 3' prix, 3oo fr. — Ac prix, 250 fr
- 1erprix, 600 fr.-— 5e prix, 3oo fr. Animaux femelles de 2 ans et au-dessus. — 2eprix, 5oofr. — 3e prix, A00 fr. — A* prix, 35o fr
- Deuxieme catégorie. — Race Hereford. Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2° prix, 700 fr.
- Animaux mâles de 2 à h ans.
- 1" prix, 800 fr. — 2e prix, 700 fr.
- 1"prix, Aoo fr. Animaux femelles de 1 à 2 ans. — 2° prix, 3oo fr. Animaux femelles de 2 ans et au-dessus.
- 1er prix, 500 fr. — 2° prix, Aoo fr.
- Troisième catégorie. — Races Devon, Sussex et analogues. Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2° prix, 700 fr.
- Animaux mâles de 2 à h ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2° prix, 700 fr.
- 73 O O H-5 Animaux femelles de 1 à 2 ans. — 2e prix, 3oo fr. Animaux femelles de 2 ans et au-dessus.
- 1er prix, 500 fr. — 2° prix, A00 fr.
- Quatrième catégorie. — Races des îles de la Manche (Jersey, Aklerney, etc. Animaux mâles de 1 à A ans.
- 1er prix, 600 fr. — 2e prix, 5oo fi*.
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- 200 PIECES ANNEXES.
- 1er prix, Animaux femelles de 1 an et au-dessus. 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr.
- 1er prix, Cinquième categorie. — Race d’Ayr. Animaux mâles de 1 à 4 ans. 600 fr. — 2° prix, 5oo fr. — 3e prix, 4oo fr. — 4e prix, 3oo fr.
- 1er prix, Animaux femelles de 1 an et au-dessus. 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3eprix, 25o fr. — 4e prix, 200 fr.
- Sixième catégorie. — Races sans cornes (Angus, Suffolk,
- Aberdeen et Galloway). Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2e prix, 700 fr.
- 1er prix, Animaux mâles de 2 à 4 ans. 800 fr. — 2° prix, 700 fr. — 3eprix, 600 fr. Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. Animaux femelles de 2 ans et au-dessus.
- 1er prix, 600 fr. — 2° prix, 5oo fr. — 3° prix, 4oo fr.
- Septième catégorie. — Race clés highlands cVEcosse. Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 700 fr. — 2e prix, 600 fr.
- 1or prix, Animaux mâles de 2 à 4 ans. 700 fr. — 2e prix, 600 fr.
- 1er prix, Animaux femelles de 1 à 2 ans. 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3° prix, 200 fr.
- 1er prix, Animaux femelles de 2 ans et au-dessus. 4oo fr. — 2° prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr.
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- ANNEXE N° 23.
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- Huitième catégorie — Race de Kerry.
- Animaux mâles de 1 à h ans.
- 1er prix, 6oo fr. — 2e prix, 5oo fr.
- Animaux femelles de î an et au-dessus.
- 1" prix, 4oo fr. — 2° prix, 3oo fr. — 3° prix, 200 fr.
- Neuvième catégorie. — Race hollandaise.
- Animaux mâles de î à h ans.
- 1er prix, 8oo fr. — 2e prix, 700 fr. — 3e prix, 600 fr. — 4e prix, 5oo fr.
- • 5e prix, /ioo fr.
- Animaux femelles de a ans et au-dessus.
- 1er prix, 600 fr. — 2e prix, 5oo fr. — 3e prix, 4oo fr. — 4e prix, 3oo fr.
- • 5e prix, 200 fr.
- Dixième catégorie. — Races des Polders et des terrains bas du Nord non comprises dans les catégories ci-dessus.
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 600 fr. — 2° prix, 5oo fr. — 3° prix, hoo fr. — 4e prix, 3oo fr. Animaux mâles de a à k ans.
- 1tr prix, 600 fr. — 2“ prix, 5oo fr. — 3e prix, hoo fr. — 4e prix, 3oo fr. Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de 2 ans et au-dessus.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, hoo fr. — 3e prix, 3oo fr.
- DEUXIÈME CLASSE.
- RACES DU LITTORAL DE LA MER BALTIQUE.
- Catégorie unique. — Races danoise, suédoise, norwêgienne, etc. Animaux mâles de 1 à h ans.
- 1er prix, 600 fr. — 2e prix, 5oo fr.
- Animaux femelles de 2 ans et au-dessus.
- 1er prix, 4oo f^ — 2° prix, 3oo fr.
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- PIÈGES ANNEXES.
- TROISIÈME CLASSE.
- RACES DE L’EUROPE CENTRALE.
- Première catégorie. — Races bernoise, fribourgeoise, Simmenthal et analogues. Animaux mâles de 1 à h ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2e prix, 700 fr. — 3e prix, 600 fr. — 4° prix, 5oo fr. Animaux femelles de 2 ans et au-dessus.
- 1er prix, 600 fr. — 2e prix, 5oo fr. — 3e prix, h00 fr. — 4 e prix, 3oo fr.
- Deuxieme catégorie. — Races Schwitz et analogues.
- Animaux mâles de 1 à h ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2° prix, 700 fr. — 3° prix, 600 fr. — 4e prix, 5oo, fr. Animaux femelles de 1 an et au-dessus.
- 1er prix, 600 fr. — 2° prix, 5oo fr. — 3eprix, 4oo fr. — 4e prix, 3oo fr. — 5e prix, 200 fr.
- Troisième catégorie. — Races diverses non comprises dans les catégories ci-dessus. (Races et sous-races autrichiennes, hongroises, etc.)
- Animaux mâles de 1 à h ans.
- 1er prix, 600 fr. — 2e prix, 500 fr. — 3e prix, 4oo fr.
- Animaux femelles de 2 ans et au-dessus.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr. — 4e prix, i5o fr.
- QUATRIÈME CLASSE.
- RACES DU SUD-OUEST DE L’EUROPE.
- Catégorie unique. — Races diverses, piémontaise, romagnole, etc. Animaux mâles de 1 à 4 ans.
- lor prix, 700 fr. — 2eprix, 600 fr. — 3° prix, 500 fr.
- Animaux femelles de 1 an et au-dessus.
- 1er prix, 500 fr. — 2° prix, 400 fr. — 3e prix, 300 fr.
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- ANNEXE N° 23.
- 203
- CINQUIÈME CLASSE.
- RACES DIVERSES NOM COMPRISES DANS LES CATEGORIES PRECEDENTES.
- Animaux mâles de 1 à h ans.
- 1er prix, 6oo fr. — 2e prix, 5oo fr. — 3° prix, hoo fr. — 4e prix, 3oo fr. Animaux femelles de î an et au-dessus.
- 1er prix, hoo fr. — 2eprix, 3oofr. — 3e prix, 25o fr. — 4e prix, 200 fr.
- DEUXIEME DIVISION.
- ANIMAUX MÂLES ET FEMELLES DE RACES SOIT ETRANGERES, SOIT FRANÇAISES, NÉS ET ÉLEVÉS EN FRANCE.
- Première catégorie. — Races normandes.
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 1,000 fr. — 2° prix, 800 fr. — 3° prix, 600 fr. — 4° prix, 5oo fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 1,000 fr. — 2e prix, 800 fr. — 3° prix, 600 fr. — 4e prix, 500 fr.
- Animaux femelles de 1 à 9 ans.
- 1er prix, 4oo fr. — 2°prix, 3oo fr. — 3eprix. 200 fr. — 4e prix, i5o fr. Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3e prix, 3oo fr. — 4° prix, 200 fr. Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 600 fr. — 2e prix, 5oo fr. — 3e prix, Aoo fr. — 4° prix, 3oo fr.
- Deuxième catégorie. — Race flamande.
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- lor prix, 900 fr. — 2° prix, 800 fr. — 3e prix, 700 fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 900 fr. — 2° prix, 800 fr. — 3° prix, 700 fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- Ier prix, 3oo fr. — 2° prix, 200 fr. — 3° prix, i5o fr.
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- PIÈCES ANNEXES.
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- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3e prix, 3oo fr.
- Troisième catégorie. — Race charolaise.
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 1,000 fr. — 2e prix, 800 fr. — 3e prix, 600 fr. — 4e prix, 5oo fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 1,000 fr. — 2e prix, 800 fr. — 3e prix, 600 fr. — 4e prix, 5oo fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3° prix, 200 fr. — 4° prix, i5o fr. Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr,— 3° prix, 3oofr.— 4e prix, 200 fr. Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 600 fr. — 2e prix, 5oo fr. — 3°prix, 4oo fr. — 4e prix, 3oo fr.
- Quatrième catégorie. — Race gasconne et carolaise.
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1" prix, 700 fr. — 2° prix, 600 fr. — 3e prix, 5oo fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 700 fr. — 2e prix, 600 fr. — 3e prix, 5oo fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1" prix, 3oo fr. —2e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1" prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr.
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- ANNEXE N° 23.
- 205
- Cinquième catégorie. — Race garonnaise. Animaux mâles de i à 2 ans.
- 1er prix, 8oo fr. — 2e prix, 700 fr. — 3e prix, 600 fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2” prix, 700 fr. — 3e prix, Goo fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans. l"r prix, h00 fr. — 2e prix, 3oo fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1“* prix, 500 fr. — 2“ prix, 600 fr. — 3e prix, 300 (r.
- Sixième catégorie. — Race bazadaise. Animaux mâles de 1 à 2 ans. ltr prix, 700 fr. — 2e prix, 600 fr.
- Animaux mâles de a à 3 ans.
- 1er prix, 700 fr. — 2° prix, 600 fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 200 fr. — 2e prix, i5o fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1C1 prix, 300 fr. — 2° prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, Aoo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr.
- Septième catégorie. — Race femeKne. Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1" prix, 800 fr. — 2° prix, 700 fr. — 3° pi*ix, 600 fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- ltr prix, 800 fr. — 2e prix, 700 fr. — 3° prix, 600 fr.
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- 206
- PIÈGES ANNEXES.
- Animaux femelles de 1 à a ans.
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 200 fr. — 3e prix, i5o £r.
- Animaux femelles de a à 3 ans.
- 1er prix, Aoo fr. — 2eprix, 3oo fr. — 3° prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans. l"r prix, 5oo fr. — 2e prix, Aoo fr. — 3e prix, 3oo fr.
- Huitième catégorie. — Race des Pyrénées.
- 1° Race de Lourdes.
- Animaux males de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 700 fr. — 2e prix, 600 fr.
- Animaux mâles de a à 3 ans.
- 1er prix, 700 fr. — 2“ prix, 600 fr.
- Animaux femelles de 1 à a ans. ltr prix, 200 fr. — 2e prix, i5o fr.
- Animaux femelles de a à 3 ans.
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr.
- 2° Races des vallées d’Aure et de Saint-Girons.
- Animaux mâles de 1 à a ans.
- 1er prix, 600 fr. — 2e prix, 500 fr.
- Animaux mâles de a à 0 ans. ll" prix, 600 fi'. — 2e prix, 5oo fr.
- Animaux femelles de i à a ans.
- 1er prix, 200 fr. — 2e prix, i5o fr»
- Animaux femelles de 2 à 3 ans. ltr prix, 3oo fr» — 2e prix, 260 fr»
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- ANNEXE N° 23.
- 207
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1" prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr.
- 3° Races béarnaise, basque, Urt et analogues.
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 600 fr. — 2e prix, 5oo fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 600 fr. — 2° prix, 500 fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 200 fr. — 2e prix, i5o fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 25o fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans. i" prix, A00 fr. — 2° prix, 300 fr. — 3e prix, 200 fr.
- Neuvième catégorie. — Race limousine. Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2e prix, 700 fr. — 3e 600 fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2° prix, 700 fr. — 3e prix, 600 fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 200 fr. — 3e prix, i5o fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 400 fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3e prix, 3oo IV.
- Dixième catégorie. — Race de Salers. Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- lor prix, 800 fr. — 2" prix, 700 fr. — 3e prix, 600 fr.
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- 208
- PIÈGES ANNEXES.
- Animaux males de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2° prix, 700 fr. — 3° prix, 600 fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 200 fr. — 3e prix, i5o fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans. l“r prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3° prix, 3oo fr.
- Onzième catégorie. — Race d’Aabrac. Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2” prix, 700 fr. — 3e prix, Ooo fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2e prix, 700 fr. — 3e prix, 600 IV.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans. lof prix, 3oo fi1. — 2e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2° prix, 4oo fr. — 3e prix, 3oo fr.
- Douzième catégorie. — Race du Mézenc. Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 700 fr. — 2e prix, 600 fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 700 fr. — 2“ prix, 600 fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans. l'* prix, 200 fr. *— 2“ prix, i5o fr.
- Animaux femelles de 2 â 3 ans.
- 1er prix, 3oo fr. — 2° prix, 200 fr.
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- ANNEXE N° 23.
- 209
- l*r prix, Aoo fr. - Animaux femelles de plus de 3 ans. — 2e prix, 300 fr. — 3e prix, soo fr.
- Treizième catégorie. - — Raceparthenaise et ses dérivés (nantaise, vendéenne). Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- K’ GO O O — 2e prix, 700 fr. — 3° prix, 600 fr.
- O O OO «Ç“*l Animaux mâles de 2 à 3 ans. — 2° prix, 700 fr. — 3° prix, 600 fr.
- 1er prix, 3oo fr. Animaux femelles de 1 à 2 ans. — 2° prix, 200 fr. — 3e prix, i5o fr.
- I01 prix, Aoo fr. Animaux femelles de 2 à 3 ans. — 2° prix, 3oo fr. — 3° prix, soo fr.
- fr1 prix, 5oo fr. Animaux femelles de plus de 3 ans. — 2e prix, Aoo fr. — 3e prix, 3oo fr.
- Quatorzième catégorie. — Race tarantaise. Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 700 fr. — 2e prix, 600 fr.
- 1"' prix, 700 fr. Animaux mâles de 2 à 3 ans. — 2“ prix, 600 fr. Animaux femelles de 1 à 2 aus.
- prix, aoo fr. — 2e prix, i5o fr
- 1“ prix, 000 fr. Animaux femelles de 2 à 3 ans. — 2“ prix, 200 fr. Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, Aoo fr. — 2“ prix, 3oo fr. — 3° prix, soo fr
- Quinziéme catégorie. — Races bretonnes. Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 500 fr. * u. — 2“ prix, Aoo fr. — 3° prix, Soo fr. — lT prix, 200 fr 1A
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- 210
- PIÈGES ANNEXES.
- Animaux mâles de a à B ans.
- 1er prix. 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3e prix, 3oo fr. — 4eprix, 200 fr. Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 200 fr.— 2e prix, i5ofr.— 3eprix, i25fr.— 4e prix, 100 fr. Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, a5o fr.— 2eprix, 200 fr.— 3eprix, 175 fr.— 4eprix, i5o fr. Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1'“' prix, 3oo fr. — 2e prix, 25o fr. — 3° prix, 200 fr. — 4“ prix, 175 fr. — 5' prix, i5o fr. — 6e prix, 100 fr.
- Seizième catégorie. — Races françaises non comprises dans les categories ci-dessus
- et races algériennes.
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- l'r prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2° prix, 4oo fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 200 fr. — 2e prix, i5o fr. — 3e prix, ioo fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 2 5o fr. — 2e prix, 200 fr. — 3e prix, i5o fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1" prix, 3oo fr. — 2e prix, 200 fr. — 3° prix, 15o fr. — 4° prix, 100 fr.
- Dix-septième catégorie. — Race Durham.
- (Ne seront admis dans cette catégorie que les animaux inscrits ou déclarés pour être inscrits au Herd-book. )
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 1,000 fr. — 2e prix, 900 fr. — 3° prix, 800 fr. — 4e prix, 700 fr. — 5e prix, 600 fr.
- Animaux mâles de 2 à 4 ans.
- 1er prix, 1,000 fr. — 2e prix, 900 fr. — 3° prix, 800 fr. — 4e prix, 700 fr. — 5' prix, 600 fr.
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- ANNEXE N° 23.
- 211
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 4oo fr. — 2°prix, 3oo fr. — 3e prix, 2.50 fr. >— 4e prix, 200 fr.
- — 5e prix, i5o fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3° prix, 3oo fr. — 4e prix, 25o fr.
- — 5e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 600 fr. — 2e prix, 5oo fr. — 3° prix, 4oo fr. — 4° prix, 3oo fr.
- — 5° prix, 200 fr. — 6e prix, i5o fr.
- Dix-huitième catégorie. — Race d’Ayr.
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 600 fr. — 2° prix, 500 fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans. lor prix, 600 fr. — 2° prix, 5oo fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 200 fr. — 2° prix, i5o fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 2 5o fr. — 2e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 3oo fr. — 2° prix, 200 fr. — 3° prix, i5o fr.
- Dix-neuvième catégorie. — Races hollandaises.
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1" prix, 800 fr. — 2e prix, 700 fr. — 3e prix, 600 fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2e prix, 700 fr. — 3e prix, 600 fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 3oo fr. — 2° prix, 200 fr. — 3e prix, i5o fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, h00 fr. — 2e prix, 300 fr. — 3° prix, 200 fr.
- 1 â.
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- 212
- PIÈGES ANNEXES.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, hoo fr. — 3e prix, 3oo fr.
- Vingtième catégorie. — Races suisses.
- Animaux mâles de î à 2 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2° prix, 700 fr. — 3e prix, 600 fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2e prix, 700 fr. — 3° prix, 600 fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 200 fr. — 3e prix, i5o fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, hoo fr. — 2° prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, hoo fr. — 3' prix, 3oo fr.
- Vingt et unième catégorie. — Races étrangères diverses.
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 500 fr. — 2° prix, 400 fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1“ prix, 5oo fr. — 2e prix, üoo fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1“ prix, 200 fr. — 2e prix, i5o fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 an 1er prix, h00 fr. — 2e prix, 3oo fr.
- Vingt-deuxième catégorie. — Croisements Durham.
- (No pourront être admis dans cette catégorie que les animaux ayant pour pères des taureaux Durham ou dos taureaux croisés Durham.)
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2e prix, 600 fr. — 3e prix, 5oo fr. — h° prix, hoo fr. — 5e prix, 300 fr.
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- ANNEXE N° 23.
- 213
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 800 fr. — 2e prix, 600 fr. — 3e prix, 5oo fr. — 4e prix, 4oo fr.
- — 5e prix, 3oo fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 3oofr.— 2e prix, a5o fr.— 3“prix, 200 fr.— 4° prix, i5ofr.
- — 5e prix, 100 fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 4oo fr. — 2' prix, 3oo fr. — 3e prix, 25o fr. — 4° prix, 15o fr.
- — 5" prix, 100 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2°prix, h00 fr. — 3eprix, 3oo fr. — 4e prix, 200 fr.
- — 5° prix, 15o fr.
- Vingt-troisième catégorie. — Croisements divers.
- Animaux mâles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3e prix, 3oo fr.
- Animaux mâles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 5oo fr. — 2° prix, 400 fr. — 3° prix, 3oo fr.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans.
- 1er prix, 200 fr. — 2e prix, i5o fr. — 3e prix, 100 fr.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans.
- 1er prix, 3oo fr. — 2° prix, 25o fr. — 3e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 3 ans.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3e prix, 25o fr.
- Prix d’ensemble. — Un objet d’art d’une valeur approximative de 2,5oo francs sera décerné, s’il y a lieu, au meilleur ensemble d’animaux dans chacune des divisions de l’espèce bovine.
- Le lot devra être composé d’au moins un mâle et quatre femelles de même race, nés et élevés chez l’exposant.
- Les lots d’ensemble pourront être présentés isolément, ou se composer d’animaux exposés dans les diverses sections auxquelles ils appartiendront.
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- PIÈGES ANNEXES.
- 214
- ESPÈCE OVINE(1).
- (Les animaux devront être nés avant le i°r mai 1877, et la déclaration mentionnée à l’article 1 a devra indiquer l’âge au ier mai 1878.)
- PREMIÈRE DIVISION.
- ANIMAUX MÂLES ET FEMELLES DE RACES ETRANGERES, NES ET ELEVES A L’ETRANGER, AMENÉS OU IMPORTÉS EN FRANCE,ET APPARTENANT SOIT À DES ÉTRANGERS, SOIT À DES FRANÇAIS.
- Première catégorie. — Race mérinos.
- Animaux mâles de 18 mois au plus.
- 1er prix, 5oo fr. — 2eprix, Aoo fr. — 3°prix, 3oo fr. — 4° prix, 200 fr.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 8 brebis).
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 35o fr. — 3° prix, 3oo fr. — 4° prix, s5o fr.
- Animaux mâles de plus de 18 mois.
- 1er prix, 500 fr. — 2° prix, 350 fr. — 3°prix, 3oo fr. — 4e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 35o fr. — 3eprix, 3oo fr. — 4° prix, a5o fr.
- Deuxième catégorie. — Race Southdown.
- Animaux mâles de 18 mois au plus.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3° prix, 3oo fr. — 4e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 400 fr. — 2e prix, 35o fr. — 3e prix, 3oo fr. — 4° prix, 25o fr.
- Animaux mâles de plus de 18 mois.
- 1er prix, 5oo fr. — 2eprix, 4oo fr. — 3eprix, 3oo fr. — 4e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 600 fr. — 2e prix, 35o fr. — 3e prix, 3oo fr. — 4e prix, 25o fr.
- (1) Les premiers prix seront accompagnés d’une médaille d’or; les seconds, d’une médaille d’argent, et les autres, d’une médaille de bronze.
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- ANNEXE N° 23.
- 215
- Troisième catégorie. — Races Shropshire, Oxfordshire-down, Hampshire-down et analogues.
- Animaux maies de 18 mois au plus.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 4oo fr. — 2° prix, 35o fr.
- Animaux mâles de plus de 18 mois.
- 1er prix, 5oo fr. — 2° prix, 4oo fr.
- Animaux femelles déplus de 18 mois (lois de 3 brebis). lor prix, h oo fr. — 2° prix, 35o fr.
- Quatrième catégorie. — Races Leicester, Romney, Lincoln et analogues. Animaux mâles de 18 mois au plus.
- 1er prix, 5oo fr. — 2° prix, 4oo fr. — 3eprix, 3oo fr. — 4e prix, 200 fr.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lois de 3 brebis).
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 35o fr. — 3eprix, 3oo fr. — 4e prix, 2Ôo fr.
- Animaux mâles de plus de 18 mois.
- 1er prix, 500 fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3e prix, 300 fr. — 4° prix, 200 fr.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 35o fr. — 3eprix, 300 fr. — 4° prix, 25o fr.
- Cinquième catégorie. — Races Cotswold et analogues.
- Animaux mâles de 18 mois au plus.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3° prix, 3oo fr.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lois de 3 brebis). lor prix, 4oo fr. — 2° prix, 35o fr. — 3° prix, 3oo fr.
- Animaux mâles de plus de 18 mois.
- 1er prix, 5oo fr. — 2“ prix, 4oo fr. — 3° prix, 3oo fr.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis).
- I01' prix, 4oo fr. — 2° prix, 35o fr. — 3e prix, 3oo fr.
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- 216
- PIÈCES ANNEXES.
- Sixième catégorie. — Race Ckeviot.
- Animaux mâles de 18 mois au plus.
- 1er prix, hoo fr. — 2e prix, 3oo fr.
- Animaux femelles de i8 mois an plus (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 200 fr.
- Animaux mâles de plus de 18 mois.
- 1er prix, Aoo fr. — 2° prix, 3oo fr.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis).
- 1er prix. 3oo fr. — 2° prix, 200 fr.
- Septième catégorie. — Race Rlaclcfaced.
- Mâles.
- 1er prix, A00 fr. — 2e prix, 300 fr.
- Femelles (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 300 fr. — 2e prix, 200 fr.
- Huitième catégorie. — Race des plaines basses et des Polders (Texel, Frise, Marsh, Holstein, Schleswig, etc.).
- Mâles.
- 1er prix, hoo fr. — 2° prix, 35o fr. — 3eprix, 3oo fr. — 4° prix, 25o fr. Femelles (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 25o fr. — 3° prix, 200 fr. — 4° prix, i5o fr.
- Neuvième catégorie. — Races des pays de landes ou de bruyères.
- Mâles.
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 2 5o fr. — 3e prix, 200 fr.
- Femelles (lots de 3 brebis).
- lor prix, 25o fr. — 2° prix, 200 fr. — 3e prix, i5o fr.
- Dixième catégorie. — Races des pays de montagnes et de coteaux non comprises dans les catégories ci-dessus.
- Mâles.
- 1" prix, 3oo fr. — 2° prix, 25o fr. — 3e prix, 200 fr.
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- ANNEXE N° 23.
- 217
- Femelles (lots de 3 brebis).
- 1er prix, a5o fr. — 2° prix, 200 fi\ — 3e prix, i5o fr.
- DEUXIÈME DIVISION.
- ANIMAUX MALES ET FEMELLES DE RAGES SOIT ETRANGERES, SOIT FRANÇAISES, NÉS ET ÉLEVÉS EN FRANCE.
- Première catégorie. — Races mérinos et métis-mérinos.
- Animaux mâles de 18 mois au plus.
- îtr prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3° prix, 35o fr. — 4° prix, 3oo fr.
- — 5cprix, 25ofr.— 6eprix, 200 fr.— 7eprix, i5ofr.-^- 86 prix, 100 fr.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 5oo fr. —• 2° prix, 4oo fr. — 3e prix, 35o fr. — 4e prix, 3oo fr.
- — 5e prix, 2 5o fr. — 6eprix, 200 fr. — 7° prix, t5o fr. — 8e prix, 100 fr.
- Animaux mâles de plus de 18 mois.
- 1er prix, 5oo fr. — 2eprix, 4oo fr. — 3°prix, 35o fr. — 4e prix, 3oo fr.
- — 5e prix, 25o fr. — 6e prix, 200 fr. — 7° prix, i5o fr. — 8e prix, 100 fr.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3cprix, 35o fr. — 4e prix, 3oo fr.
- — 5e prix, 25o fr. — 6e prix, 200 fr. — 7e prix, i5o fr. — 8e prix, 100 fr.
- Deuxième catégorie. — Races françaises à laine longue (artésienne, normande, picarde, etc.).
- Mâles.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr. — 4e prix, 100 fr. Femelles (lots de 3 brebis).
- l*r prix, 4oo fr. — 2°prix, 3oo fr. — 3e prix, a00 fr. — 4e prix, 100 fr.
- Troisième catégorie. — Races françaises des pays de plaines à laine commune (berrichon, solognot, etc.).
- Mâles.
- 1er prix, 3oo fr. — 2° prix, 25o fr. — 3e prix, 200 fr. — 4“ prix, 15o fr.
- — 5e prix, 100 fr.
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- 218
- PIÈGES ANNEXES.
- Femelles (lots de 3 brebis).
- '1er prix, 3oo fr. — 2eprix, 25o fr. — 8eprix, 200 fr. — A0 prix, i5o fi*.
- — 5e prix, 100 fr.
- Quatrième catégorie. — Races françaises des pays de montagnes (Larzac, Lauraguais, Gausse, etc.).
- Mâles.
- 1er prix, 300 fr. — 2e prix, 2 5o fr. — 3e prix, 200 fr. — 4e prix, i5o fr.
- — 5° prix, 100 fr.
- Femelles (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 2 5o fr. — 3e prix, 200 fr. — 4 e prix, i5o fr.
- — 5e prix, 100 fr.
- Cinquième catégorie. — Race de la Charmoise.
- Mâles.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3“ prix, 200 fr.
- Femelles (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 4oo fr. — 2° prix, 3oo fr. — 3e prix, 200 fr.
- Sixième catégorie. — Races étrangères à laine longue (Dishley et analogues).
- Mâles.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3e prix, 3oo fr.
- Femelles (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3° prix, 200 fr.
- Septième catégorie. — Races étrangères a laine courte (Southdown et analogues).
- Animaux mâles de 18 mois au plus.
- 1er prix, 5oo fr. — 2e prix, 4oo fr. — 3° prix, 3oo fr.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 400 fr. — 2e prix, 300 fr. — 3e prix, 200 fr.
- Animaux mâles de plus de 18 mois.
- 1er prix, 5oo fr. — 2° prix, 4oo fr. — 3e prix, 3oo fr.
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- ANNEXE N° 23.
- 219
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis).
- 1"' prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3° prix, 200 fr.
- Huitième catégorie. — Croisements divers.
- Mâles.
- 1er prix, 300 fr. — 2° prix, 200 fr. — 3e prix, 150 fr. — 4e prix, 100 fr.
- Femelles (lots de 3 brebis).
- 1er prix, 3oo fr. — 2° prix, 200 fr. — 3eprix, i5o fr. — 4° prix, 100 fr.
- Pt ix d’ensemble. — Un objet d’art d’une valeur approximative de i,5oo francs sera décerné, s’il y a lieu, au meilleur ensemble d’animaux dans chacune des divisions de l’espèce ovine.
- Ce lot devra être composé de deux mâles (un antenais et un adulte) et de deux lots de femelles (antenaises et adultes), de même race, nés et élevés chez l’exposant.
- Les lots d’ensemble pourront être présentés isolément, ou se composer d’animaux exposés dans les diverses sections auxquelles ils appartiendront.
- Tous les animaux, à l’exception des races mérinos et métis-mérinos, devront être tondus depuis huit jours au plus. Tout animal qui ne sera pas présenté dans cette condition pourra être exclu du concours par le Jury.
- ESPÈCE PORCINE w.
- (Les animaux devront être nés avant le novembre 1877, et la déclaration mentionnée
- à l’article 12 devra indiquer l’âge ad ier mai 1878.)
- PREMIÈRE DIVISION.
- ANIMAUX MALES ET FEMELLES DE RACES ETRANGERES, NES ET ELEVES À L’ÉTRANGER, AMENÉS OU IMPORTÉS EN FRANCE, ET APPARTENANT SOIT A DES ÉTRANGERS , SOIT A DES FRANÇAIS.
- Première catégorie. — Grandes races de la Grande-Bretagne et d’Irlande.
- Mâles.
- lor prix, 4oo fr. — 2° prix, 35o fr. — 3eprix, 3oo fr. — 4° prix, 25o fr.
- W Les premiers prix seront accompagnés d’une médaille d’or; les seconds, d’une médaille d’argent, et les autres, d’une médaille de bronze.
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- 220
- PIÈCES ANNEXES.
- Femelles.
- '1er prix, 3oo fr. — 25 prix, 25o fr. — 3° prix, 200 fr. — 4e prix, i5o fr.
- Deuxième catégorie. — Petites races de la Grande-Bretagne et d’Irlande.
- Mâles.
- 1er prix, 3oo fr. — 2e prix, 200 fr. — 3e prix, i5o fr.
- Femelles.
- l" prix, 200 fr. — 2° prix, i5o fr. — 3e prix, 125 fr.
- Troisième catégorie. — 1er prix, 300 fr. — 2° prix,
- Races diverses non classées ci-dessus. Mâles.
- 200 fr. — 3e prix, i5o fi1.
- Femelles.
- 1er prix, 200 fr. — 2e prix, i5o fr. — 3e prix, 100 fr.
- DEUXIÈME DIVISION.
- ANIMAUX MÂLES ET FEMELLES DE RAGES SOIT ETRANGERES, SOIT FRANÇAISES,
- NÉS ET ÉLEVÉS EN FRANCE.
- Première catégorie. — Races indigènes pures ou croisées entre elles.
- Mâles.
- 1er prix, 4oo fr.— 2eprix, 3oofr.— 3° prix, 200 fr.— 4° prix, îoofr.
- Femelles.
- 1er prix, 3oo fr. — 2°prix, a5o fr. — 3e prix, 200 fr. — 4e prix, 100 fr.
- Deuxième catégorie. — Races étrangères pures ou croisées entre elles.
- Mâles.
- 1er prix, hoo fr. — 2e prix, 35o fr. — 3° prix, 3oo fr. — 4e prix, 25o fr.
- — 5e prix, 200 fr. — 6e prix, 15o fr. — 7e prix, 12.5 fr. — 8° prix, 100 fr.
- Femelles.
- 1er prix, 3oo fr. — 2° prix, 25o fr. — 3° prix, 226 fr. — 4° prix, 200 fr.
- — 5e prix, 175 fr. — 6° prix, i5o fr. — 7e prix, 125 fr. — 8°prix, 100 fr.
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- ANNEXE N° 23.
- 221
- Troisième catégorie. — Croisements divers entre races étrangères et races françaises.
- Mâles.
- 1er prix, 4oo fr. — 2e prix, 3oo fr. — 3° prix, 25o fr. — 4e prix, 200 fr.
- — 5e prix, i5o fr. — 6e prix, 100 fr.
- Femelles.
- 1er prix, 300 fr. — 2e prix, 2 5o fr. — 3e prix, 200 fr. — 4° prix, i5o fr.
- — 5e prix, 125 fr. — 6e prix, 100 fr.
- Prix d'ensemble. — Un objet d’art d’une valeur approximative de 1,000 francs sera décerne', s’il y a lieu, au meilleur ensemble d’animaux dans chacune des divisions de l’espèce porcine.
- Le lot devra être composé d’un mâle et de trois femelles de même race, nés et élevés chez l’exposant.
- Les lots d’ensemble pourront être présentés isolément ou se composer d’animaux exposés dans les diverses sections auxquelles ils appartiendront.
- Une somme de 10,000 francs est mise à la disposition du Jury pour être appliquée, au besoin, en prix supplémentaires, aux espèces bovine, ovine et porcine.
- Dans le cas où, par suite du dépouillement des déclarations, il serait constaté qu’une race non prévue au programme peut être représentée par un certain nombre de sujets, une catégorie spéciale avec prix et médailles pourra être ouverte à ladite race.
- ANIMAUX DE BASSE-COUR (,)
- ÉTRANGERS ET FRANÇAIS.
- Les mâles concourront isolément, et les lots de femelles devront être composés au moins de 3 bêtes, sauf pour les 2 ie et 22e catégories, qui ne comprendront que 2 femelles.
- Première catégorie. — Race de Crèvecœur.
- Coqs.
- Ier prix, 3o fr. — 2° prix, 25 fr. — 3e prix, 20 fr. — 4e prix, i5 fr.
- — 5e prix, 10 fr.
- 0) Les premiers prix seront accompagnés d’une médaille d’argent, et les autres, d’une médaille de bronze.
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- 222
- PIÈGES ANNEXES.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2e prix, 4o fr. — 3e prix, 35 fr. — 4e prix, 3o fr. — 5e prix, 2 5 fr.
- Deuxieme catégorie. — Race de Houdan.
- Coqs.
- 1er prix, 3o fr. — 2e prix, 2 5 fr. — 3e prix, 20 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2e prix, 4o fr. — 3“ prix, 35 fr.
- Troisième catégorie. — Race de la Flèche.
- Coqs.
- 1er prix, 30 fi1. — 2e prix, 25 fi\ — 3e prix, 20 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2° prix, 4o fr. — 3e prix, 35 fr.
- Quatrième catégorie. — Race du Mans.
- Coqs.
- 1er prix, 30 fr. — 2e prix, 25 fr. — 3“ prix, 20 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2e prix, 4o fr. — 3e prix, 35 fr.
- Cinquième catégorie. — Races de la Dresse.
- Coqs.
- 1er prix, 30 fr. — 2° prix, 25 fr.
- Poules.
- loï prix, 45 fr. — 2° prix, 4o fr.
- Sixième catégorie. — Races françaises autres que celles dénommées ci-dessus.
- Coqs.
- 1er prix, 20 fr. — 2° prix, 18 fr. — 3e prix, i5 fr. — 4° prix, 10 fr.
- Poules.
- 1er prix, 30 fr. — 2° prix, 2 5 fr. — 3e prix, 20 fr. — 4e prix, i5 fr.
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-
- ANNEXE N° 23.
- 223
- Septième catégorie. — Race cochinchinoi.se, jaune ou chamois.
- Coqs.
- 1er prix, 3o fr. — 2e prix, 20 fr. — 3e prix, i5 fr. — 4° prix, 10 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2° prix, ho fr. — 3e prix, 35 fr. — 4° prix, 3o fr.
- Huitième catégorie. — Race cochinchinoise blanche.
- Coqs.
- 1er prix, 30 fr. — 2e prix, 20 fr. — 3° prix, i5 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2e prix, 4o fr. — 3e prix, 35 fr.
- Neuvième catégorie. — Race cochinchinoise noire.
- Coqs.
- '1er prix, 30 fr. — 2e prix, 20 fr. — 3e prix, i5 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2e prix, 4o fr. — 3e prix, 35 fr.
- Divième catégorie. — Races cochinchinoises non classées ci-dessus. Coqs.
- l“r prix, 30 fr. — 2° prix, 2 5 fr. — 3e prix, i5 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2° prix, 4o fr. — 38 prix, 35 fr.
- Onzième catégorie. — Race brahma-poutra.
- Coqs.
- 1er prix, 3o fr. — 2° prix, 2 5 fr. — 3e prix, i5 fr.
- Poules.
- 1" prix, 45 fr. — 2e prix, 4o fr. — 3° prix, 35 fr.
- Douzième catégorie. — Race dorking.
- Coqs.
- lor prix, 3o fr. — 2° prix, 25 fr. — 3° prix, 20 fr.
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- PIÈCES ANNEXES.
- ±24
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2e prix, ko fr. — 3e prix, 35 fr.
- Treizième catégorie. — Race espagnole.
- Coqs.
- 1er prix, 3o fr. — 2e prix, 2 5 fr. — 3e prix, 20 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2e prix, ko fr. — 3e prix, 35 fr.
- Quatorzième catégorie. — Race de Bréda.
- Coqs.
- 1er prix, 3o fr. — 2° prix, q5 fr. — 3e prix, 20 fr.
- Poules.
- 1" prix, 45 fr. — 2° prix, 4o fr. — 3° prix, 35 fr.
- Quinzième catégorie. — Race de Hambourg.
- Coqs.
- l”r prix, 30 fr. — 2e prix, 25 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2e prix, 4o fr.
- Seizième catégorie. — Race de combat.
- Coqs.
- let prix, 3o fr. — 2e prix, 25 fr. — 3e prix, i5 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2e prix, 4o fr. — 3e prix, 35 fr.
- Dix-septième catégorie. — Races russe, malaise et analogues. Coqs.
- 1er prix, 3o fr. — 2° prix, 25 fi'. — 3° prix, i5 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2e prix, 4o fr. — 3e prix, 35 fr.
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-
- ANNEXE N° 23.
- 225
- Dix-huitième catégorie. — Race hollandaise a huppe blanche.
- Coqs.
- 1er prix, 3o fr. — 2e prix, 25 fr. — 3e prix, i5 fr.
- Poules.
- 1er prix, 45 fr. — 2e prix, ho fr. — 3' prix, 35 fr.
- Dix-neuvième catégorie. — Races de Padoue et analogues.
- Coqs.
- 1er prix, 3o fr. — 2e prix, 2.5 fr. — 3e prix, 20 fr. — 4e prix, i5 IV.
- — 5° prix, 10 fr.
- Poules.
- l" prix, 45 fr. — 2e prix, 4o fr. — 3e prix, 35 fr. — 4° prix, 3o 5'.
- — 5e prix, 20 fr.
- Vingtième catégorie. — Races étrangères diverses autres que celles désignées ci-dessus.
- Coqs.
- 1" prix, 3o fr. — 2“ prix, 20 fr. — 3e prix, i5 fr.
- Poules.
- 1er prix, 4o fi-. — 2° prix, 3o fr. — 3e prix, 20 fr.
- Vingt et unième catégorie. — Dindons.
- Mâles.
- lor prix, 35 fr. — 2' prix, 2 5 fr. — 3e prix, 20 fr.
- Femelles.
- 1er prix, 45 fr. — 2° prix, 4o fr. — 3e prix, 35 fr. — 4e prix, 00 fr.
- Vingt-deuxième catégorie. — Oies.
- Mâles.
- 1er prix, 3o fr. — 2e prix, 25 fr. — 3e prix, 20 fr.
- Femelles.
- 1er prix, 45 IV. — 2e prix, 4o fr. — 3e prix, 35 fr. — 4' prix, 3o fr.
- * 11. 1 5
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- 226
- PIÈGES ANNEXES.
- Vingt-troisième catégorie. — Canards.
- Mâles.
- 1er prix, 3o fr. — 2e prix, a5 fr. — 3e prix, 20 fr.
- Femelles.
- 1er prix, 3o fi-. — 2e prix, 25 fr. — 3e prix, 20 fr. — 4e prix, i5 fr.
- Vingt-quatrième catégorie. — Pintades.
- (1 mâle et 2 femelles.)
- 1er prix, 20 fr. — 2e prix, i5 fr. — 3e prix, 10 fr.
- Vingt-cinquième catégorie. — Pigeons (présentés par couple).
- Grosses races comestibles.
- 1er prix, 20 fr. — 2° prix, 20 fr.
- Moyennes races comestibles et d’agrément.
- 1er prix, 20 fr. — 2e prix, 20 fr.
- Petites races dites de volière.
- 1er prix, a5 fr. — 2“ prix, 20 fr.
- Races voyageuses.
- 1“ prix, 3o fr. — 2e prix, 25 fr. — 3e prix, 20 fr. — 4° prix, i5 fr.
- Vingt-sixième catégorie. — Lapins (mâles et femelles adultes concourant isolément).
- Lapins béliers.
- 1er prix, a5 fr. — 2e prix, 20 fr. — 3e prix, i5 lr.
- Lapins communs.
- 1er prix, a5 fr. — 2e prix, 20 fr. — 3e prix, i5 fr.
- Lapins russes.
- 1er prix, 25 fr. — 2° prix, 20 fr. — 3e prix, i5 fr.
- Lapins à fourrure ou argentés.
- 1er prix, 2 5 fr. — 2e prix, 20 fr. — 3° prix, i5 fr.
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- ANNEXE N" 23.
- 227
- Lapins angora ou de peigne.
- 1er prix, 25 fr. — 2e prix, 20 fr. — 3e prix, i5 fr.
- Prix d’ensemble. — Un objet d’art, d’une valeur approximative de 500 francs, pourra être décerné au plus bel ensemble de lots de basse-cour, sans distinction de races, appartenant au même propriétaire.
- Art. 3. Un exposant ne pourra recevoir qu’un seul prix dans chaque section de chacune des catégories ; il pourra présenter toutefois aulant d’animaux qu’il voudra dans chacune des sections.
- Art. h. Des mentions honorables pourront être accordées lorsque le Jury, après avoir épuisé les récompenses prévues par l’arrêté, trouvera utile de signaler des reproducteurs à l’attention des éleveurs.
- Art. 5. Les animaux qui auraient été primés dans les concours régionaux pourront disputer, sans exception, tous les prix prévus au présent programme.
- Art. 6. Les animaux primés, mâles et femelles, nés et élevés en France devront être conservés pour la reproduction pendant les six mois qui suivront le concours; il sera justifié de cette disposition par l’envoi, au ministère, d’une déclaration spéciale.
- En cas d’inexécution de cette prescription, la récompense attribuée à l’animal objet de la contravention sera retirée, et l’exposant pourra, en outre, être exclu des concours de l’État pendant un temps déterminé.
- Dans le cas où, par suite d’accidents ou de maladies, la clause ci-dessus ne pourrait être exécutée, une demande accompagnée d’un certificat de vétérinaire devra être adressée au ministère pour obtenir l’autorisation de donner à l’animal primé une autre destination.
- Pour rendre possible l’exécution de ces prescriptions, les animaux primés seront marqués.
- Art. 7. Une somme de A,000 francs, des médailles d’argent et de bronze seront distribuées aux gens à gages signalés au Jury par les lauréats pour les soins intelligents donnés aux animaux primés.
- A mérite égal, le Jury prendra en considération la durée des services.
- Chaque prix ne pourra dépasser 100 francs ni être inférieur à 5o francs.
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- PIÈGES ANNEXES.
- DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
- Art. 8. Trois Jurys spéciaux, le premier pour l’espèce bovine, le second pour l’espèce ovine, et le troisième pour les espèces porcine et autres, seront chargés de l’attribution des récompenses.
- Chaque Jury se composera d’agriculteurs et éleveurs étrangers et français et. pourra être divisé en sections.
- Art. 9. Le Jury, dans ses décisions, se conformera strictement aux règles édictées dans le présent règlement; il pourra opérer des virements de prix dans chaque catégorie, suivant le nombre et la qualité des animaux exposés.
- Il ne devra pas établir de prix ex œquo.
- Dans le cas où les prix résultant de virements ne seraient pas suffisants pour récompenser tous les mérites reconnus, le Jury pourra faire usage de la somme de 10,000 francs prévue au règlement.
- Les jugements seront prononcés à la majorité des voix. S’il y a partage, la voix du président sera prépondérante.
- Les décisions seront constatées dans un procès-verbal signé des membres du Jury.
- Aucun membre du Jury ni commissaire ne pourra prendre part au concours en qualité d’exposant.
- Art. 10. Jjes frais de conduite et de transport seront supportés par les exposants, d’après le tarif réduit consenti par les Compagnies de chemins de fer, à la condition de justifier de l’admission au concours en représentant le certificat délivré par l’Administration.
- Les animaux étrangers envoyés à l’Exposition de Paris seront transportés aux frais de l’Etat à partir de la frontière.
- Art. 11. Il sera pourvu, aux frais de l’État, à la réception et au placement des animaux.
- L’Administration prend à sa charge la nourriture et les frais de garde des animaux.
- Art. 1 2. Pour être admis à exposer, on doit adresser au Ministre de l’agriculture et du commerce, au plus tard le icr janvier 1878, une déclaration écrite conformément aux différents modèles annexés au présent règlement.
- Les exposants sont responsables de leurs déclarations, et si, par
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- ANNEXE N° 23.
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- leur fait, les animaux sont mal classés et reconnus tels par le Jury, ils devront être mis hors concours.
- Abt. 13. Toute déclaration qui ne sera pas parvenue au ministère le ier janvier 1878, et qui ne contiendra pas, en caractères lisibles, les renseignements indiqués ci-dessus, sera considérée comme nulle et non avenue.
- Art. 14. Les exposants qui, après cette déclaration, se trouveraient dans l’impossibilité d’envoyer au concours les animaux annoncés, seront tenus d’en donner avis au ministère, le icr mai au plus tard. A défaut de cette formalité, ils pourront, sur la proposition du Jury, être exclus temporairement du concours.
- Art. 15. Le montant des prix décernés aux exposants français sera ordonnancé dans leurs départements respectifs.
- Les exposants étrangers et les exposants d’animaux de basse-cour recevront immédiatement le montant de leurs primes.
- Art. 16. Les différentes opérations de l’exposition des animaux vivants sont réglées ainsi qu’il suit :
- Le mercredi 5 juin. — Réception des animaux. Toutefois, les dispositions seront prises pour que les animaux présentés à partir du lundi 3 juin puissent être admis.
- Le jeudi 6 juin. — Classement.
- Les vendredi et samedi 7 et 8 juin. — Opérations des Jurys. Prix d’entrée : 5 francs par personne, à partir de midi.
- Du dimanche g au samedi 1S juin. — Exposition publique de neuf heures du matin à cinq heures du soir. Prix d’entrée : 1 franc.
- Le dimanche 16 juin. — Exposition publique de neuf heures du matin à cinq heures du soir. Prix d’entrée: 5o centimes.
- Le lundi ij juin. — Exposition et vente des animaux à l’amiable et aux enchères. Prix d’entrée: 5o centimes par personne.
- Fermeture des concours à cinq heures du soir.
- Le mardi 18 juin. — Les propriétaires ou acquéreurs devront faire retirer leurs animaux à partir de quatre heures du matin.
- Celte opération devra être terminée à midi.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Art. 17. Toute contestation relative à l’exécution des dispositions du présent règlement sera immédiatement et souverainement jugée par le Jury.
- Paris, le 12 mai 1877.
- Le Sénateur Commissaire général, J.-B. KRANTZ.
- Vu et approuvé :
- Le Ministre de Vagriculture et du commerce,
- TEISSERENG DE BORT.
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- ANNEXE N° 2/4.
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- Annexe n° 24.
- RÈGLEMENT
- FIXANT LA NATURE DES RECOMPENSES ET ORGANISANT LES JURYS CHARGÉS DE LES REPARTIR.
- TITRE PREMIER.
- DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
- Article premier. Une somme de i,5oo,ooo francs a été consacrée aux récompenses qui doivent être décernées à l’occasion de l’Exposition universelle de 1878.
- H est institué un Jury international chargé d’attribuer ces récompenses.
- Art. 2. Le Jury international est composé de 7O0 membres, koo étrangers et 35o français. Les Jurés étrangers sont répartis entre les diverses nations, d’après la proportion des surfaces occupées par chacune d’elles, le nombre de leurs exposants et l’importance de leur exposition.
- II est nommé, en outre, 3a5 Jurés suppléants, 175 étrangers et i5o français, répartis suivant le même mode que les Jurés titulaires.
- Art. 3. Les membres étrangers du Jury international sont désignés par le Gouvernement de chaque pays.
- Les membres français sont nommés par décret, sur la proposition de la Commission supérieure.
- Les Jurés suppléants sont nommés de la même manière que les Jurés titulaires. Ils prennent la place des Jurés titulaires absents, et sont désignés, chaque fois que leur présence est nécessaire, par le Jury de la classe à laquelle ils appartiennent ou d’une classe relevant du groupe pour lequel ils ont été nommés. Leurs fonctions cessent au retour de ceux qu’ils remplacent.
- Toutes les nominations doivent être faites avant le 15 mai 1878.
- La Commission supérieure, après s’être concertée avec les diverses
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- 232 PIÈCES ANNEXES.
- Commissions étrangères, répartit les membres du Jury entre les classes.
- Art. 4. Le Jury international doit accomplir ses travaux du icr juin au 1er septembre inclusivement. Toutefois, en ce qui concerne les classes des groupes 7, 8 et 9, donnant lieu à des concours partiels, les opérations du Jury se poursuivront pendant toute la durée de l’Exposition, ainsi qu’il sera dit au titre V.
- Art. 5. La distribution des récompenses est fixée au 10 septembre 1 878.
- TITRE II.
- DISPOSITIONS CONCERNANT I.E GROUPE DES OEUVRES D’ART.
- Art. G. Les récompenses mises à la disposition du Jury international pour les œuvres d’art sont réglées comme il suit :
- 17 Médailles d’honneur et objets A A Deuxièmes médailles, d’art d’origine française. /18 Troisièmes médailles.
- 3a Premières médailles.
- Art. 7. Les récompenses instituées à l’article G sont réparties comme il suit entre les quatre sections des beaux-arts qui correspondent aux classes du premier groupe :
- 1ru Section. — Classes i'e et 2e réunies.
- 8 Médailles d’honneur. 30 Deuxièmes médailles.
- i5 Premières médailles. aè Troisièmes médailles.
- 9e Section. — Classe 3e.
- /1 Médailles d’honneur. 13 Deuxièmes médailles.
- 8 Premières médailles. 1 a Troisièmes médailles.
- 3e Section. — Classe ûe.
- 3 Médailles d’honneur. 8 Deuxièmes médailles.
- 6 Premières médailles. 8 Troisièmes médailles.
- he Section. — Classe 5e.
- 9 Médailles d’honneur. h Deuxièmes médailles.
- 3 Premières médailles. h Troisièmes médailles.
- Art. 8. Le Jury pour le G3 membres.
- groupe des œuvres d’art comprend
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- ANNEXE N° 24.
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- La proportion numérique clés membres étrangers et français dans chacune des quatre sections sera fixée par décret rendu sur la proposition du Ministre de l’agriculture et du commerce.
- Les membres français des quatre sections sont nommés par décret, sur la proposition delà Commission supérieure, parmi les membres du Jury d’admission.
- Les exposants ayant accepté les fonctions de membres du Jury international pour les œuvres d’art ne sont pas exclus du concours pour les récompenses.
- Chacune des quatre sections est présidée par un de ses membres nommé par le Ministre, sur la proposition de la Commission supérieure. Deux des présidents sont français.
- Art. 9. Les quatre sections peuvent se réunir pour proposer, s’il y a lieu, des modifications à la répartition des récompenses telle qu’elle est établie aux articles 6 et 7.
- Le président des quatre sections réunies est nommé par décret, sur la proposition de la Commission supérieure, et choisi parmi ses membres.
- TITRE III.
- RÉCOMPENSES ATTRIBUEES AUX PRODUITS DE L’AGRICULTURE ET I)E L’INDUSTRIE.
- Art. 10. Les récompenses mises à la disposition du Jury international, pour les expositions collectives ou individuelles des produits de l’agriculture et de l’industrie, sont réglées comme il suit :
- 100 Grands prix et allocations h,000 Médailles d’argent.
- exceptionnelles en ar- 8,000 Médailles de bronze, gent. 8,000 Mentions honorables.
- 1,000 Médailles d’or.
- Toutes les médailles ont le même module.
- Art. 11. La Commission supérieure, après avoir entendu les présidents de groupe, répartit provisoirement, avant le 1er juin 1878, entre les divers groupes, le nombre total des médailles et mentions.
- Art. 12. Les grands prix sont destinés à récompenser, soit le mérite des inventions ou des perfectionnements qui ont apporté une amélioration considérable dans la qualité des produits ou dans les procédés de fabrication, soit les expositions collectives dont l’ensemble constitue un mérite ou un progrès exceptionnel.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Art. 13. L’attribution des récompenses instituées à l’article 10 pour les groupes de l’industrie et de l’agriculture résulte des opérations successives des Jurys de classe, des Jurys de groupe et du Jury des présidents.
- Art. 14. La proportion numérique des membres étrangers ou français dans chacun des Jurys de classe sera fixée par décret rendu sur la proposition du Ministre de l’agriculture et du commerce.
- TITRE 1Y.
- DISPOSITIONS SPÉCIALES CONCERNANT LES GROUPES DES PRODUITS DE L’INDUSTRIE.
- Art. 15. Chaque Jury de classe se réunit le ier juin 1878.
- Dans sa première réunion, il nomme un président, un vice-président et un secrétaire; l’élection du rapporteur doit avoir lieu avant le 15 juin.
- Art. 16. Les Jurys de classe peuvent appeler dans leur sein, pour certaines questions déterminées, des membres des autres classes du Jury international ou des experts choisis en dehors de ce Jury. Dans ce dernier cas, la nomination de l’expert doit être approuvée par le président du groupe. Les membres ainsi associés et les experts n’ont pas voix délibérative.
- Art. 17. Les exposants qui ont accepté les fonctions de membres du Jury international sont, par ce seul fait, mis hors de concours pour les récompenses.
- Les exposants appelés à litre d’associés ou d’experts près d’un Jury de classe sont également exclus du concours, en ce qui concerne les produits de la classe où ils sont appelés à donner leur avis.
- Art. 18. Chaque Jury de classe procède à l’examen des produits, appareils ou procédés qui lui sont soumis, et fait, sans distinction de nationalité, le classement des exposants qui lui paraissent dignçs de récompense.
- Il dresse la liste des exposants qui, par application des articles 16 et 17, se trouvent mis hors de concours.
- 11 classe enfin, sans distinction de nationalité, les collaborateurs, contremaîtres ou ouvriers qu’il croit devoir signaler, soit pour ser-
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- ANNEXE N° 2h.
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- vices rendus à l’agriculture ou à l’industrie, soit enfin pour leur participation à la production d’objets remarquables figurant à l’Exposition.
- Les listes de classement, revêtues de la signature des membres qui ont pris part au travail et de celle du président et du secrétaire du Jury de groupe, sont remises par ce dernier au Commissariat général au plus tard le 9 juillet 1878.
- Si un Jury de classe n’a pas déposé ses listes à l’époque ci-dessus indiquée, elles seront établies d’office par le Jury de groupe.
- Art. 19. Les présidents et les rapporteurs des Jurys de classe composent les Jurys de groupe, qui se réunissent le 10 juillet 1878. En cas d’absence, les présidents sont remplacés par les vice-présidents.
- Il est nommé, pour chaque Jury de groupe, un président et deux vice-présidents, pris en dehors des membres de ces Jurys.
- La répartition de ces présidents et vice-présidents entre les diverses nations sera fixée par décret rendu sur la proposition du Ministre de l’agriculture et du commerce.
- Les présidents et vice-présidents étrangers sont nommés par les Gouvernements étrangers; les français sont nommés par décret, sur la proposition de la Commission supérieure. Le secrétaire de chaque Jury de groupe est nommé par décret, sur la proposition de la même Commission.
- Art. 20. Chaque Jury de groupe, après avoir examiné les réclamations qui sont de sa compétence, arrête les listes de classement (dressées par les Jurys de classe).
- Il s’adjoint successivement chaque Jury de classe pour les délibérations qui le concernent. Les membres ainsi adjoints ont voix délibérative.
- Le résultat de ses opérations doit être remis au Commissariat général au plus lard le 31 juillet 1878; si les travaux d’un groupe ne sont pas terminés à cette époque, le Jury des présidents y pourvoit d’urgence.
- Art. 21. Les présidents et vice-présidents des Jurys de groupe constituent le Jury des présidents, qui se réunit le i,'r août 1878.
- La présidence de ce Conseil appartient à l’un des présidents de la Commission supérieure.
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- 236 PIÈGES ANNEXES.
- Les fondions cle secrétaire sont remplies par les secrétaires de la Commission supérieure.
- Les travaux du Jury des présidents doivent être terminés le 10 août.
- TITRE V.
- DISPOSITIONS SPÉCULES AUX PRODUITS ALIMENTAIRES ET AUX PRODUITS DE L’AGRICULTURE ET DE L’HORTICULTURE.
- Art. 22. Les groupes 7, 8 et 9 comprenant des produits qui peuvent varier jusqu’à la clôture de l’Exposition et donner lieu à des concours successifs, les Jurys des classes qui y sont comprises pourront se borner à faire, aux dates indiquées au titre IV pour les autres groupes, les propositions relatives au nombre des récompenses qu’il convient d’attribuer à chaque classe.
- Art. 23. Pendant toute la durée de l’Exposition, le Ministre, sur la proposition des sous-commissions compétentes de la Commission supérieure, nomme tous les quinze jours les associés temporaires chargés de seconder les membres du Jury de classe dans l’examen des produits compris dans les concours partiels qui pourront avoir lieu pour certaines classes des groupes 7, 8 et 9.
- Dès que ces concours partiels sont terminés, chaque Comité temporaire, formé des jurés et des associés temporaires, classe les exposants, collaborateurs et ouvriers qu’il juge dignes de récompense, et les range en quatre catégories, sous les titres de premiers prix, deuxièmes prix, troisièmes prix et mentions honorables de concours partiels.
- Ce classement pourra être immédiatement rendu public.
- Art. 24. Du 1 5 au 20 novembre 1878, les Jurys des groupes 7, 8 et g, d’après les listes des prix et mentions honorables attribués par les Comités temporaires en conformité de l’article précédent, dressent pour chaque classe la liste d’ensemble des exposants ainsi que celle des collaborateurs et ouvriers, et décernent les récompenses que la Commission supérieure a mises à leur disposition.
- Les diplômes porteront un rappel des prix et mentions honorables que les Comités temporaires auront attribués aux lauréats pendant la durée de l’Exposition.
- Art. 25. Les dispositions qui précèdent ne sont pas applicables
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- ANNEXE N° 24.
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- aux produits des groupes 77 à 8a, régis, en ce qui concerne les récompenses, par ies annexes au Règlement général.
- TITRE VI.
- DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
- Art. 26. Dès cpie les travaux du Jury des présidents lui ont été remis, la Commission supérieure arrête définitivement le nombre des médailles à attribuer à chaque groupe.
- Les Jurys de groupe se réunissent ensuite pour faire entre les classes la répartition de ces récompenses.
- Art. 27. Les Jurys de classe prononcent définitivement sur les médailles de bronze et les mentions honorables dans les limites de leur répartition. Ils prononcent en premier ressort sur les médailles d’or et d’argent.
- Les Jurys de groupe prononcent en dernier ressort, sous les mêmes réserves, sur les médailles d’or et d’argent.
- Le Jury des présidents prononce sur les récompenses exceptionnelles.
- La Commission supérieure connaît de toutes les réclamations et statue à leur sujet.
- Elle juge en dernier ressort toutes les difficultés ou conflits d’attribution qui peuvent se produire au cours des travaux du Jury international.
- Art. 28. Un rapport administratif sur l’Exposition universelle de 1878 sera publié par le Commissaire général. Le Rapport général du Jury international sera publié sous la direction et la surveillance de la Commission supérieure.
- Art. 29. Le Ministre de l’agriculture et du commerce est chargé cle l’exécution du présent décret.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 25.
- RÈGLEMENT
- DE L’EXPOSITION DES PORTRAITS NATIONAUX.
- Article premier. Une exposition de portraits nationaux aura Heu, au palais du Champ de Mars, pendant la duree de l’Exposition universelle internationale de 1878; elle sera placée dans la première des grandes galeries consacrées aux beaux-arts. Construit en pierre et soigneusement aménagé, ce bâtiment présentera toutes les garanties -désirables au point de vue de la sécurité des objets qui y seront exposés.
- Art. 2. La Commission de l’inventaire des richesses d’art de la France, instituée près le Ministère de l’instruction publique et des beaux-arts, est chargée de l’organisation de cette exposition, ainsi que cle l’admission des oeuvres destinées à y figurer.
- Art. 3. Pourront figurer à l’exposition des portraits nationaux les œuvres d’art se rattachant aux genres indiqués ci-après :
- i° Peinture;
- 20 Dessins, aquarelles, pastels, miniatures non montées sur des bijoux;
- 3° Bustes.
- Art. à. Les œuvres cl’art dont la Commission aura sollicité elle-même le prêt seront transportées aux frais du Commissariat général (emballage compris) et retournées de même sans frais, après la clôture de l’Exposition.
- Chaque colis devra porter les marques suivantes :
- i° Les lettres E. U. (Exposition universelle) entourées d’un cercle;
- 2° Au-dessus des lettres E. U., l’inscription : Exposition des portraits nationaux;
- 3° Le nom du propriétaire.
- Deux étiquettes d’un modèle spécial seront collées chacune sur
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- ANNEXE N° 25.
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- une face différente des colis. (Ces étiquettes seront envoyées aux exposants admis qui les auront réclamées par lettre à M. le Directeur des beaux-arts.)
- Art. 5. Les possesseurs de portraits qui désireraient les voir figurer à l’Exposition devront les soumettre à l’examen de la Commission de l’inventaire, du î 5 au 20 mars 1878, au palais du Champ de Mars.
- Art. 6. L’Exposition sera ouverte le ier mai 1878 et close le 3i octobre suivant. Aucun objet ne pourra être enlevé avant la clôture sans une autorisation spéciale du Commissaire général et sans une décharge régulière signée par le propriétaire de l’objet retiré.
- Art. 7. Chaque œuvre portera un cartel exécuté par les soins de la Commission, indiquant le nom du personnage, le nom de l’artiste et le nom du prêteur.
- Art. 8. Aucune reproduction des objets exposés, de quelque nature qu’elle soit, ne sera permise que sur l’autorisation écrite et spéciale du propriétaire. La Commission respecte les attributions indiquées par les possesseurs d’œuvres d’art, mais elle n’en prend pas la responsabilité.
- Le Sénateur Commissaire général, J.-B. KRANTZ.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Annexe n° 26.
- PROGRAMME
- DK D’EXPOSITION DES SCIENCES ANTI1BOPOLOGIQUES.
- Sociétés d’anthropologie.
- M. le Dr Brocv, rue des Saints-Pères, 1, Paris.
- Statuts et règlements. — Diplômes, médailles et jetons. — Listes des membres. — Séries des diverses publications.
- Enseignement anthropologique.
- M. le Dr de R anse, place Sainl-ldiclicl, 4, Paris.
- Instruments de démonstration. — Pièces d’anatomie humaine et comparée; squelettes, moulages, dessins, tableaux, cartes, photographies, etc., destinés spécialement à renseignement des sciences anthropologiques. — Plan d’organisation d’écoles, de musées, de laboratoires d’anthropologie; programme de cours; ouvrages didactiques.
- Anthropologie et craniologie.
- M. le Dr Topinard, rue de Rennes, 97, Paris.
- Anatomie comparée. Pièces anatomiques sèches; série de cerveaux; modelages des circonvolutions cérébrales. — Crânes anciens et actuels normaux; crânes de microcéphales; crânes déformés artificiellement ; squelettes et séries d’ossements. — Pièces osseuses relatives aux coutumes, superstitions et pratiques chirurgicales des peuples préhistoriques, protohistoriques et des sauvages de nos jours.
- Caractères extérieurs. Figures et bustes de grandeur naturelle; réductions des types humains, en cire, plâtre, etc. — Dessins, peintures, photographies anthropologiques. — Momies. — Types sculpturaux ethniques des divers pays : Egypte, Assyrie, Inde, Mexique, etc. — Originaux et moulages. — Sculptures et peintures des sauvages susceptibles d’éclairer la question des races. — Peaux, chevelures,
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- ANNEXE N° 26.
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- scalps, collections de cheveux, etc. — Préparations microscopiques. — Représentations de la couleur de la peau et des yeux. — Parties du corps : nez, paupières, oreilles, bouche, mains, pieds, etc., moulés, modelés, dessinés ou photographiés.
- Instruments et appareils. Instruments de laboratoire, instruments de voyage.
- Archéologie et anthropologie préhistoriques.
- M. G. de Mortillet, château de Sainl-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise).
- Temps tertiaires. Traces de l’homme, avec coupes et échantillons géologiques.
- Temps quaternaires. Ossements humains, débris d’industrie, faune, flore. — Etat physique du globe, distribution des terres et des mers, phénomènes glaciaires dans leurs rapports avec l’histoire de l’homme.
- Temps actuels préhistoriques et protohistoriques. Âges de la pierre polie, du bronze, et premier âge du fer. — Menhirs, dolmens, tumulus, habitations lacustres. — Cartes préhistoriques et protoliistoriques ; chronomètres naturels.
- Collections monographiques complètes de localités importantes et caractéristiques; collections géographiques montrant la distribution des objets dans une région déterminée (les collections peuvent être individuelles ou collectives). — Classifications diverses avec échantillons à l’appui. — Origine et dissémination des plantes et des animaux, surtout domestiques; étude et gisements des matières premières : jade et autres pierres, bronze, fer; cartes des anciennes voies commerciales avec échantillons. — Migrations humaines; tableaux et collections indiquant les diverses couches ethniques d’un pays; séries d’objets qui, par leur distribution géographique, fournissent des données sur les mouvements et relations des peuples; cartes des migrations depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, comme extension de l’occupation romaine, marche des Vandales, excursions des Normands, invasions des Sarrasins, etc. — Vues et photographies de grottes, stations, monuments et objets. — Plan sur papier et en relief, et fac-similé.
- Ethnographie de l’Europe.
- M. Girard de Riàlle, rue de Clichy, 64, Paris.
- Globes et cartes ethnographiques. Distribution des peuples par races,
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- PIÈCES ANNEXES.
- par nationalités, par religions. — Statuettes, photographies et dessins représentant les types vivants dans leurs costumes caractéristiques, isolés ou groupés dans des attitudes propres à leurs nationalités, tels que scènes de chasse, de pêche, etc. — Objets d’économie domestique et d’emploi usuel, armes, instruments, vases divers, meubles, etc., pouvant servir à caractériser les mœurs particulières des populations. — Costumes, bijoux et ornements de toute espèce, statuettes. — Mannequins, têtes moulées et peintes; séries de tatouages. — Idoles, amulettes, emblèmes religieux ; objets divers se rapportant aux croyances locales et superstitions populaires. — Ethnographie de la France et de ses colonies aussi complète que possible.
- Démographie et géographie médicale.
- M. le Dr Bektiuloîs, rue Monsieur-le-Prince, 20, Paris.
- Démographie ou statistique des peuples. Mouvements de population, natalité, matrimonialité, mortalité. — Rapports d’âge, de sexe, d’état, civil, de profession. — Rapports des populations avec le sol, densité, habitations, etc. Exprimer toutes ces données au moyen de cartes coloriées, hachurées ou pointillées, et au moyen de tableaux avec courbes, lignes, surfaces proportionnelles aux quantités à mettre en relief.
- Géographie médicale et sanitaire. Cartes et tableaux concernant les maladies, leurs répartitions, leurs lieux d’élection, leurs modifications, leur degré de fréquence et de nocuité, selon les régions et les races. — Migrations des épidémies. — Répartition et influences de la chaleur et de ses variations, de l’hygrométrie, de l’ozométrie, du degré d’électricité, de la composition de l’air et de l’eau, de l’altitude, de l’état du sol et du sous-sol, de la constitution géologique dans leurs rapports avec la santé et les maladies.
- Linguistique.
- M. Abel Hovelacque, rue de l’Université, 35, Paris.
- Globes, cartes et tableaux de la répartition géographique des langues et idiomes dans l’antiquité et aux temps modernes. — Tableaux de la filiation des langues. — Livres d’ethnographie linguistique. —-Cartes et bibliographie des langues et patois de la France.
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- ANNEXE N9 26.
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- Bibliographie.
- M. le Dr Düread, rue de la Tour-d’Auvergne, 17, Paris.
- Périodiques. Annuaires, comptes rendus, journaux, revues concernant les sciences anthropologiques.
- Ouvrages. Livres, atlas, albums, brochures et plaquettes relatifs aux mêmes sciences.
- Les collectionneurs sont priés de communiquer les raretés qu’ils possèdent. Pour les ouvrages actuels, les auteurs et les éditeurs sont invités à en adresser, autant que possible, deux exemplaires.
- Aménagement et dispositions générales.
- M. Louis Leguay, rue de la Sainte-Chapelle, 3, Paris.
- La Commission invite toutes les personnes qui désireraient exposer individuellement ou collectivement des objets relatifs aux programmes ci-dessus à les choisir dans leur collection, le plus promptement possible, et à se rendre compte tout de suite de ceux qui devront être exposés dans les vitrines, soit verticalement, soit horizontalement, ainsi que des plans, cartes, dessins, photographies, gravures, tableaux, etc., qui pourraient être appendus sur les murs, afin de pouvoir informer la Commission.
- Les objets à placer dans les vitrines verticales sont de deux sortes : ceux qui se monteront sur carton et ceux qui se poseront isolément sur les tablettes. Les cartons, dont la couleur est laissée au choix des exposants, selon la nature des objets exposés, doivent être assez épais pour se soutenir lorsqu’ils seront dressés, et ils ne devront pas excéder trente-deux centimètres de hauteur (om,3 2 ), sur une largeur variant de quarante-cinq centimètres (ora,45) à vingt-deux centimètres (om,22). Ils devront tous porter en tête les noms de l’exposant et, autant que possible, le lieu et la date de la découverte des objets exposés, s’ils sont le résultat de fouilles, ou, en toute autre circonstance, l’origine de l’objet. Le nom et l’adresse de l’exposant seront, en outre, inscrits par lui au dos du carton, afin d’éviter les erreurs. Il sera nécessaire d’indiquer le nombre des cartons et les dimensions qui leur auront été données. Pour les objets à placer isolément ou par groupes sur les tablettes, MM. les exposants indiqueront la surface qui leur sera nécessaire, comme aussi celle qu’il faudrait pour les objets qu’ils
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- PIÈGES ANNEXES.
- préféreraient voir figurer dans les vitrines plates ou horizontales, sans, qu’à cet égard, la Commission puisse, quanta présent, prendre aucun engagement. Il sera également utile d’indiquer le nombre des dessins, cartes, etc., et environ la surface qu’ils représenteront, comme aussi l’emplacement nécessaire pour les pièces montées de toute nature, dont les dimensions, longueur, largeur, hauteur ou épaisseur, devront être désignées. — Dans tous les cas, les collections d’ensemble ou les monographies ne seront pas divisées, les objets isolés seront au contraire groupés au mieux des intérêts de l’étude et du groupe géographique qu’ils représenteront. — Tous les objets exposés, même ceux groupés sur les cartons, devront porter une étiquette permettant d’en reconnaître le propriétaire. — Au surplus, toutes les instructions nécessaires seront données par les commissaires de chacune des sections auxquels il sera fait appel.
- MM. les exposants de France et de l’Algérie sont instamment priés de faire parvenir leur demande avec tous les renseignements ci-dessus, avant le icr octobre iSjj, à M. le Commissaire général de l’Exposition universelle de 1878,8 Paris. Il serait à désirer que, pour la même époque, MM. les exposants étrangers pussent, autant que possible, avoir remis leur demande détaillée à la Commission de leur Gouvernement respectif, qui s’entendra avec les commissaires de l’Exposition des sciences anthropologiques pour le placement des objets.
- Il sera ultérieurement donné avis de l’époque de la remise des objets, pour laquelle de nouvelles instructions seront envoyées.
- Le Président,
- DE QUATREFAGES.
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- ANNEXE N" 27.
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- Annexe n° 27.
- RÈGLEMENT
- DE L’EXPOSITION DES SCIENCES ANTHROPOLOGIQUES.
- Article premier. L’Exposition des sciences anthropologiques aura lieu dans la galerie à deux étages qui entoure le pavillon central de l’édifice construit au Trocadéro.
- De plus, une galerie de sépultures, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, sera organisée, par les soins de la Commission des sciences anthropologiques, dans les cryptes qui se trouvent sous l’aile gauche de l’édifice vu du côté des jardins.
- Art. 2. Les galeries seront parfaitement closes.
- L’Administration prendra toutes les mesures nécessaires pour en assurer la garde.
- Il n’y sera allumé aucun feu, ni conservé aucune caisse d’emballage ou autres matières inflammables.
- Art. 3. La Commission nommée par la Société d’anthropologie est chargée de la réception et du classement des objets envoyés.
- Pour les étrangers, elle se mettra, par l’intermédiaire du Commissariat général, en rapport avec les Commissions de chaque nation.
- Art. 4. Le classement aura lieu d’après l’ordre scientifique. Toutefois les collections d’un même exposant seront divisées le moins possible.
- On cherchera de même à grouper les collections de chaque nation.
- Art. 5. Tous les frais de déballage, de vitrine, d’installation et de réemballage seront supportés par l’Administration, que les objets viennent de France ou de l’étranger.
- Art. 6. L’Administration prendra à sa charge la dépense de transport, aller et retour, pour les objets dont le lieu d’expédition est en
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- PIÈCES ANNEXES.
- France, toutes les fois que la demande en aura été faite par les exposants et aura été agréée par le Commissaire générai.
- Art. 7. Chaque colis venant de France devra porter les marques suivantes :
- i° Les lettres E. U, (Exposition universelle) entourées d’un cercle;
- 9° Au-dessous des lettres E. U., l’inscription : Sciences anthropologiques;
- 3° Le nom du propriétaire.
- Deux étiquettes d’un modèle spécial seront collées chacune sur une face différente du colis. Ces étiquettes seront envoyées aux exposants qui les auront réclamées par lettre à M. de Mortillet, château de Saint-Germain (Seine-et-Oise). Elles serviront d’adresses pour l’expédition des colis aux galeries du Trocadéro à Paris.
- Art. 8. Les étrangers devront faire parvenir leurs colis par l’intermédiaire de leur Commission nationale. Ces colis satisferont en outre à toutes les prescriptions ci-dessus indiquées.
- Art. 9. Chaque envoi, français ou étranger, devra être accompagné d’une note donnant l’inventaire, la provenance et la valeur des objets qui le composent.
- Art. 10. Les caisses contenant les objets destinés à l’Exposition des sciences anthropologiques seront transportées dans les galeries affectées à cette exposition, et y seront ouvertes par les soins de la Commission, en présence du propriétaire ou de son représentant.
- L’inventaire sera vérifié, rectifié au besoin et signé.
- Quant au prix indiqué, en cas d’exagération, la Commission se réserve de le réduire ou de refuser l’objet ou la collection.
- Art. 11. Le nom et la nationalité de l’exposant seront toujours indiqués en regard des objets qui lui appartiennent. Ils seront reproduits dans le Catalogue.
- Art. 12. Pendant tout le temps de l’Exposition, du icr mai 1878 au 3i octobre suivant, aucun objet ne pourra être retiré sans une autorisation spéciale du Sénateur Commissaire général.
- Art. 13. Les dessins et reproductions des objets exposés ne pourront se faire qu’avec l’autorisation formelle du propriétaire.
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- ANNEXE N° 27.
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- Art. 14. Outre les indications sommaires dans le Catalogue général de l’Exposition, il sera dressé un Catalogue spécial des sciences anthropologiques dans un ordre méthodique, terminé par la tahledes exposants et celle des nationalités.
- Art. 15. Le réemballage et le renvoi des objets exposés seront surveillés avec le plus grand soin par la Commission.
- Ils auront lieu dans le plus bref délai, après le 3i octobre, jour de la clôture.
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- PIÈGES ANNEXES.
- 2A8
- Annexe n° 28.
- RÈGLEMENT GÉNÉRAL DES AUDITIONS MUSICALES.
- I. -- DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
- Article premier. La musique a été admise à l’Exposition universelle de 1878 par arrêté ministériel en date du 11 août 1877, au même titre que tous les autres produits de la pensée.
- Elle sera représentée au double point de vue de la composition et de l’exécution.
- Art. 2. L’Exposition de 1878 étant à la fois universelle et internationale, les oeuvres musicales de toutes les nations participantes y seront admises.
- IL --- PARTIE FRANÇAISE.
- Art. 3. La Commission des auditions musicales fera exécuter quelques-unes des œuvres les plus saillantes de notre école française, dans le but de résumer et de caractériser le mouvement musical qui s’est produit depuis i83o jusqu’à nos jours (ier janvier i83o au i5 mars 1878).
- Ces diverses œuvres seront interprétées par un orchestre de 15o musiciens, un chœur de 200 exécutants, un orgue, des solistes et des sociétés de musique de chambre.
- Art. h. Des sociétés libres françaises pourront également se faire entendre dans les salles du Trocadéro.
- Les conditions d’admission de ces sociétés seront l’objet d’un règlement spécial.
- Art. 5. Les auditions officielles se composeront :
- Dans la grande salle des Fêtes :
- i° De dix séances, savoir :
- Quatre concerts avec orchestre et soli de voix ou d’instruments;
- Six concerts avec orchestre, soli et chœurs;
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- ANNEXE N° 28.
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- 2° De douze séances consacrées à la musique d’orgue;
- 3° De quatre séances consacrées aux sociétés chorales;
- 4° De quatre séances consacrées à la musique d’harmonie et aux fanfares;
- Dans la salle dite des Conférences :
- 5° De seize séances de musique de chambre;
- 6° D’un nombre à déterminer de séances de musique pittoresque et populaire.
- Les dates de ces auditions seront ultérieurement indiquées.
- Art. 6. Les auditions musicales auront toutes lieu dans la journée.
- Art. 7. La durée maximum de chaque concert sera de deux heures et demie.
- Les programmes comprendront au minimum six numéros par concert.
- Art. 8. Les frais de copie, pour les morceaux de musique qui seront exécutés dans la grande salle des Fêtes du Trocadéro, seront imputés sur le budget spécial des auditions musicales.
- PROGRAMMES.
- Art. 9. Les programmes seront exclusivement composés d’œuvres et de fragments d’œuvres de compositeurs français.
- Art. 10. Sont admises à figurer aux programmes dans tous les genres élevés de la musique :
- Les œuvres connues ou non connues;
- Les œuvres exécutées ou non exécutées;
- Les œuvres publiées ou non publiées.
- Art. 11. La Commission a toute latitude et tout pouvoir pour la composition des programmes, quelle devra faire agréer par le Commissaire général.
- Elle pourra faire figurer sur le même programme des œuvres des compositeurs morts et des compositeurs vivants.
- Art. 12. La plus large part des œuvres à exécuter sera réservée aux compositeurs vivants.
- Art. 13. Les compositeurs ne pourront avoir qu’une de leurs œuvres exécutée.
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- PIÈGES ANNEXES.
- La Commission se réserve toutefois d’apprécier le cas où il conviendrait, à titre exceptionnel, d’exécuter deux morceaux d’un même compositeur.
- Art. 14. La Commission se réserve le droit de demander aux compositeurs de désigner eux-mêmes l’œuvre qu’ils préféreraient voir figurer aux programmes des concerts.
- Art. 15. En ce qui concerne la musique dramatique :
- Ne pourront être exécutés que les fragments d’opéras inédits ou ne faisant plus partie du répertoire courant.
- Cet article n’est pas applicable aux compositeurs décédés.
- Art. 16. Les compositeurs qui désireraient diriger eux-mêmes l’exécution de leurs œuvres devront en demander l’autorisation à la Commission, qui fera décider s’il y a lieu ou non de la leur accorder.
- Art. 17. Les compositeurs dont les œuvres auront été admises (ou leurs ayants droit) renoncent à la faculté de les retirer avant la clôture de l’Exposition universelle, pour quelque motif que ce soit.
- Les compositeurs dont les œuvres inédites auront été admises renoncent à les faire entendre ailleurs que dans les concerts de l’Exposition universelle avant qu’elles y aient été exécutées.
- La Commission des auditions musicales pourra, exceptionnellement, autoriser le retrait d’un morceau, à la suite d’une demande écrite.
- Art. 18. Les compositeurs dont les œuvres inédites auront été admises en conserveront l’entière propriété. Ils ne l’aliènent que provisoirement et en vue de l’exécution.
- Art. 19. Les paroles contraires à la morale et aux convenances ou ayant un caractère politique quelconque seront un motif absolu d’exclusion pour les morceaux présentés.
- Art. 20. Le présent règlement sera applicable aux séances de musique de chambre. ±
- Art. 21. En ce qui concerne les programmes des séances d’orgue, considérant qu’ils doivent être formés au double point de vue de la composition et de l’exécution, ils pourront renfermer des morceaux des écoles française et étrangères.
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- ANNEXE N° 28.
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- Les programmes proposés par les exécutants seront soumis au visa de la Commission et à l’approbation du Commissaire général.
- Art. 22. Les organistes qui désireraient se faire entendre à l’Exposition devront adresser leur demande à M. le Sénateur Commissaire général, avant le icr avril prochain.
- Art. 23. Les œuvres exécutées publiquement (publiées ou non) des compositeurs morts ou vivants, destinées à figurer sur les programmes, ainsi que les œuvres qui n’ont jamais été exécutées (publiées ou non) des compositeurs vivants1, seront choisies par la Commission des auditions musicales, qui a plein pouvoir à cet effet.
- Dans ce dernier cas seulement, c’est-à-dire pour les œuvres qui n’ont jamais été exécutées (publiées ou non) des compositeurs vivants, la Commission aura le droit de s’adjoindre des membres avec voix consultative ou délibérative.
- III. --PARTIE ÉTRANGÈRE.
- Art. 2 A. Les sociétés musicales étrangères ne pourront être admises que sous la garantie et sur la présentation de leurs commissions nationales respectives.
- Elles seront considérées comme l’expression choisie de l’art musical dans les pays dont les délégués officiellement accrédités les auront présentées.
- Art. 25. Le Commissariat général français a décidé, après approbation de M. le Ministre des finances, que la salle des Fêtes du Trocadéro et l’une des salles dites des Conférences seraient mises gratuitement à la disposition des sociétés musicales étrangères.
- Ces sociétés devront être présentées chacune par son délégué national à la Commission des auditions musicales et agréées par le Commissariat général français.
- Art. 26. Les sociétés musicales étrangères auront à organiser leurs concerts ou leurs solennités musicales à leurs frais, risques et périls.
- Tous les frais, quels qu’ils soient, qu’entraîneront l’organisation des concerts et leur mise en œuvre, aussi bien en ce qui concerne le personnel qu’en ce qui concerne le matériel, demeureront à la charge des intéressés.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Il n’est fait d’exception que pour les frais de police générale, dont le Commissariat général français se réserve la direction absolue.
- Abt. 27. Dans aucun cas, l’Administration de l’Exposition universelle ne pourra être responsable des engagements, quels qu’ils soient, que les sociétés étrangères auraient négligé de remplir.
- Art. 28. Les sociétés agréées dans les conditions ci-dessus précisées percevront les recettes qu’elles auront provoquées.
- Les droits d’auteurs et les droits des pauvres seront prélevés sur ces recettes par qui de droit, s’il y a lieu.
- Art. 29. Les concerts donnés pendant l’Exposition universelle, dans le palais du Trocadéro, auront tous lieu dans le courant de l’après-midi.
- Art. 30. Le Commissariat général français ne couvre de son patronage que les solennités musicales qui se produiront dans les enceintes de l’Exposition.
- Art. 31. Le Commissariat général français recevra jusqu’au i5 mars prochain inclusivement (limite extrême) les demandes des sociétés musicales étrangères qui désireront se faire entendre dans l’une des deux salles du Trocadéro consacrées aux auditions de musique.
- La date du i5 mars ne pourra être prorogée que pour les pays de l’extrême Orient et les Etats de l’Amérique centrale et méridionale.
- Pour être prises en considération, ces demandes devront être adressées à M. le Sénateur Commissaire général, par l’intermédiaire des Délégués étrangers spécialement chargés de représenter les intérêts musicaux de leurs nationaux.
- Art. 32. MM. les Délégués étrangers voudront bien s’inspirer, pour la composition de leurs programmes, de ce principe : qu’ils ont à produire particulièrement la musique de leurs nationaux.
- Toutefois, les bases suivantes ont été adoptées, d’un commun accord, pour les sociétés qui se présenteront, au double point de vue de l’exécution et de la composition :
- a. Les programmes des auditions de musique étrangère se composeront :
- i° D’œuvres nationales des auteurs vivants;
- 2° D’œuvres des auteurs morts, sans distinction d’origine.
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- ANNEXE N° 28.
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- b. Ces bases seront les mêmes pour les sociétés libres françaises.
- c. L’orchestre français de l’Exposition universelle exécutera exclusivement des œuvres françaises.
- Art. 33. Aucun morceau de musique ayant un caractère politique ne figurera sur les programmes.
- MM. les Délégués ont d’ailleurs décidé de soumettre au Commissariat général français, avant le icr mai 1878, la liste des morceaux destinés à être exécutés dans les concerts de l’Exposition.
- Ces programmes seront examinés et renvoyés dans la huitaine.
- Si une société étrangère trouvait bon, par la suite, de changer un ou plusieurs morceaux de ses programmes, elle en donnerait avis, de même, au Commissariat général français, par l’intermédiaire de son délégué national, quinze jours au moins avant la séance dans laquelle ces morceaux devront être exécutés, sauf les cas de force majeure.
- Art. 34. Pour chaque solennité musicale étrangère qui aura lieu dans la grande salle du Trocadéro, quatre mille quatre cents places seront mises à la disposition des sociétés admises à faire usage de la salle, dans les conditions stipulées par les articles 25, 26, 27, 28 et 29 du présent règlement.
- Ces places seront ainsi réparties :
- Loges couvertes. . Loges découvertes
- Parquet .........
- Amphithéâtre . ..
- Tribunes.........
- Strapontins......
- 336 places. 22 h i,3o3 i,55/i 555 428
- Total
- b,ti 00
- Quel que soit l’écart qui pourrait éventuellement se produire entre le chiffre des places annoncé et le chiffre réel au jour de l’ouverture, l’Administration garantit aux sociétés musicales étrangères A,A00 places.
- Art. 35. Une des deux salles dites salles des Conférences sera affectée gratuitement à l’audition de la musique de chambre et de la musique pittoresque.
- Cette salle contiendra environ 5oo places, sur lesquelles 100 places seront réservées au Commissariat général français.
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- 254 PIÈGES ANNEXES.
- Toutes les places seront de la même categorie, et par conséquent du même prix.
- Art. 36. Sur la demande expresse de MM. les Délégués étrangers, 100 places de différentes catégories, imputables sur les places réservées par le Commissariat général français dans la grande salle du Trocadéro, seront mises par celui-ci à la disposition des dits délégués, pour chaque solennité musicale étrangère.
- Les membres de la Commission des auditions musicales auront droit à deux places pour chacun des concerts français ou étrangers donnés dans le palais du Trocadéro.
- Art. 37. Les sociétés musicales étrangères qui auront été admises à se faire entendre dans l’enceinte de l’Exposition universelle prendront l’engagement :
- De ne donner aucune séance musicale à Paris et de n’avoir pas recours à la publicité pour les séances quelles se proposent de donner, en dehors de l’Exposition, avant d’avoir achevé la série de leurs auditions dans le palais du Trocadéro.
- Ces deux réserves ne concerneront pas les auditions de musique pittoresque nationale.
- Toutefois, les exécutants prennent tous l’engagement de se faire entendre à Paris pour la première fois dans l’enceinte de l’Exposition universelle.
- Art. 38. Les sociétés étrangères admises à faire usage delà grande salle du Trocadéro et de la petite salle dite des Conférences seront libres de fixer le prix des places.
- Il est à désirer que les prix ne soient pas inférieurs, comme minimum, à ceux qui seront arrêtés par le Commissariat général pour les solennités françaises.
- Il est entendu que le payement du prix de la place pour assister aux solennités musicales officielles ou autres qui seront données dans le palais du Trocadéro ne dispense pas d’acquitter le droit d’entrée à l’Exposition.
- Art. 39. Le Commissariat général français a fait établir, dans les galeries voisines de la grande salle des Fêtes du Trocadéro, des armoires qui seront mises à la disposition des sociétés musicales étrangères, pendant le cours de leurs auditions, pour y déposer leurs instruments de musique.
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- ANNEXE N° 28.
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- Art. 40. Dès que l’état des travaux le permettra, une répétition d’essai avec orchestre, orgue, chœurs et soli, aura lieu dans la grande salle des Fêtes du Trocadéro entièrement garnie d’auditeurs.
- Une répétition d’essai aura lieu également, dès que l’état des travaux le permettra, dans la salle dite des Conférences, consacrée aux auditions de musique de chambre et de musique pittoresque.
- MM. les Délégués étrangers, convoqués en temps opportun, seront admis à chacune de ces deux répétitions.
- Art. Al. Il demeure convenu que toute société musicale qui aura sollicité de se faire entendre dans l’intérieur de l’Exposition et y aura été autorisée prend l’engagement de s’y présenter au jour convenu.
- Les sociétés étrangères qui renonceraient, par un cas de force majeure, à se faire entendre, ne pourront, dans aucun cas, réclamer une indemnité.
- Art. 42. Les programmes des auditions musicales seront insérés gratuitement dans les journaux officiels, en temps utile.
- Les affiches, dûment timbrées et fournies par les intéressés, seront placardées gratuitement dans les cadres que le Commissariat général français aura fait disposer à cet effet dans l’enceinte de l’Exposition.
- Le Commissariat général français se réserve de fixer les emplacements, la dimension et le nombre de ces cadres.
- Art. A3. Les musiques militaires étrangères ne seront pas admises à se faire entendre dans l’enceinte de l’Exposition universelle.
- Pourront être admises, toutefois, celles qui se présenteraient au seul point de vue artistique, sous forme d’organisation civile.
- Art. A4. Sur la demande qui lui en-a été faite par plusieurs délégués, le Commissariat général français mettra l’orchestre officiel engagé pour les auditions françaises à la disposition des nations étrangères qui ne désireraient se faire représenter dans la section de musique qu’au point de vue de la composition.
- Art. 45. MM. les Délégués qui désireraient profiter des dispositions de l’article précédent voudront bien adresser leur demande à M. le Sénateur Commissaire général, avant le 15 mars inclusivement.
- Art. 46. L’orchestre français ne pouvant être mis à la disposition de MM. les Délégués que pour dix concerts, chaque nation n’en pourra disposer, jusqu’à nouvel ordre, que pour une séance.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Art. 47. La gratuité de la salle et l’abandon des recettes demeurent acquis sous les mêmes charges.
- Art. 48. Les engagements des artistes se feront aux mêmes conditions pécuniaires et autres pour les auditions de musique étrangère que pour les auditions de musique française.
- Art. 49. L’orchestre français ne pourra être engagé qu’intégrale-ment.
- II n’y pourra être fait aucune adjonction de personnel, soit français, soit étranger.
- Art. 50. Le nombre des répétitions est fixé à trois au maximum.
- Art. 51. Les conditions d’engagement seront communiquées à MM. les Délégués étrangers qui en feront la demande.
- Art. 52. Toute condition de virtuosité relative se trouvant écartée, MM. les Délégués étrangers formeront exclusivement leurs programmes de morceaux de musique composés par leurs nationaux.
- Art. 53. Les répétitions et les concerts seront placés sous la direction artistique de MM. les Délégués et la responsabilité financière des commissions étrangères.
- Art. 54. Le premier et le second chef d’orchestre appartiendront à la nation dont les œuvres seront interprétées, sauf le cas où le concours du chef français serait exceptionnellement réclamé.
- Art. 55. Toutes les clauses et conditions insérées au présent règlement sont applicables aux auditions de musique étrangère qui seront organisées avec le concours de l’orchestre ofliciel français.
- DnEssÉ el piiésenté :
- Le Sénateur Commissaire général,
- J.-B. KRANTZ.
- Vu et approuvé :
- Le Ministre de l3agriculture Le Ministre de Vins truc tien publique,
- el du commerce, des cultes et des beaux-arts,
- TE1SSERENC DE BORT. A. BARDOUX.
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- ANNEXE N* 28.
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- ANNEXE À LA PARTIE FRANÇAISE DU REGLEMENT GÉNÉRAL.
- Conformément aux termes de l’article 23 du règlement du 6 février 1878, qui décide que tria Commission des auditions musicales aura le droit de s’adjoindre des membres avec voix consultative ou délibérative pour le choix des oeuvres qui n’ont jamais été exécutées (publiées ou non) des compositeurs vivants,»
- Vu les articles 3, 10, 11, 12 et 20 dudit règlement;
- La Commission des auditions musicales, s’inspirant des sentiments libéraux adoptés pour la formation des jurys de peinture, etc., décide :
- En ce qui concerne la formation des programmes des auditions musicales qui aura lieu sous le patronage de l’État :
- i° Pour les dix concerts donnés dans la grande salle des Fêtes du Troca-déro ;
- 20 Pour les séances de musique de chambre données dans la salle dite des Conférences ;
- Article premier. — Les œuvres qui n’ont jamais été exécutées (publiées ou non) des compositeurs vivants seront choisies par un jury composé ainsi
- qu’il suit :
- Les six membres de la section de musique de l’Académie des beaux-
- arts....................................................................... 6
- Quatorze membres élus choisis dans son sein par la Commission des auditions musicales.................................................. 1 à
- Dix membres nommés à l’élection par les auteurs des œuvres envoyées 10
- Total.....................~3o
- Art. 2. — Les quatorze membres élus parla Commission des auditions musicales sont les suivants :
- MM. Bourgaull-Ducoudray, Cohen (Jules), Deldevez, Delibcs (Léo), Dubois, Gouzicn (Armand), Guilmant, Guiraud, Joncières, Lascoux, Massenet, Mcmbrée (Edmond), Saint-Saens, Vaucorbeil.
- Art. 3. — La Commission des auditions musicales choisira seule les œuvres des compositeurs, morts ou vivants, déjà publiquement exécutées (publiées ou non), destinées à prendre place sur les programmes.
- Art. h. — Le nombre des œuvres déjà exécutées dont la Commission aura à faire choix est indéterminé.
- *
- n.
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- 258 PIÈGES ANNEXES.
- Le nombre des œuvres non encore exécutées que le jury aura à admettre est fixé :
- i° A dix, au minimum, pour les grandes auditions symphoniques et lyriques ;
- 20 A sept pour la musique de chambre.
- Art. 5. — Les compositeurs pourront présenter à l’examen du jury deux œuvres au maximum, dont l’une sera exclusivement instrumentale.
- Art. 6. — Vu le nombre très restreint des œuvres inédites cjue le jury aura à admettre, aucun compositeur ne sera déclaré hors concours.
- Art. 7. — Ne pourront pas être soumises à l’appréciation du jury :
- î” Les œuvres anonymes;
- 2° Les œuvres déjà exécutées, que la Commission des auditions musicales se réserve de désigner, s’il y a lieu.
- Art. 8. — Les partitions devront être complètement instrumentées. Une réduction au piano pourra être jointe à la partition. Aucune œuvre inachevée ne sera examinée.
- Art. 9. — S’il y a lieu de pourvoir au remplacement d’un ou de plusieurs jurés élus ou démissionnaires, il y sera pourvu en prenant à la suite, parmi les personnes que le vote des électeurs aura désignées.
- Art. 10. — La présence d’un tiers des jurés sera nécessaire pour la validité des opérations.
- Art. 11. — Pour l’admission de toute œuvre soumise au jury, la majorité absolue des membres présents est indispensable.
- En cas de partage, après le second tour de scrutin, l’admission sera prononcée.
- Art. 12. — Le dépôt des œuvres imprimées ou manuscrites, non exécutées publiquement, aura lieu du icrau i5 mars inclusivement.
- Art. 13. — Les manuscrits devront être signés et porter l’adresse de leur auteur, qui allumera sa nationalité française, en indiquant le lieu de sa naissance et, s’il a été naturalisé, en produisant une copie certifiée de son acte de naturalisation.
- Art. 1 h. — Les œuvres soumises au jury devront être adressées à M. le Président de la Commission des auditions musicales et remises à la Direction des beaux-arts, bureau des théâtres, n° î, rue de Valois, de 2 heures à 4 heures, où il en sera donné reçu.
- Art. 15. — Les compositeurs qui ne pourront pas remettre eux-mêmes
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- ANNEXE N° 28. 259
- Jears œuvres devront les faire déposer par une personne munie de leur autorisation écrite.
- Art. 16. — Les œuvres soumises au jury devront être accompagnées du bulletin de vote de l’auteur, sous pli cacheté.
- Ce bulletin sera déposé par le compositeur, ou par son mandataire dûment autorisé, dans une urne scellée, disposée à cet effet.
- Le refus de voter ou l’absence de bulletin de vote sera l’objet d’une mention portée au registre de dépôt et approuvée par le compositeur ou son mandataire.
- Art. 17. — Le dépouillement du scrutin aura lieu publiquement, le i6 mars 1878, a la Direction des beaux-arts, n° 1, rue de Valois, à trois heures de l’après-midi.
- Art. 18. — La qualité de membre de la Commission des auditions musicales ou de membre du jury ne constitue pas un motif d’exclusion.
- Art. 19. — Un avis ultérieur indiquera l’époque de la remise des manuscrits qui n’auraient pas été admis.
- Art. 20. — Les partitions et les parties séparées des œuvres qui auront été exécutées devront être retirées par les auteurs dans un délai de trois mois, à partir de la clôture de l’Exposition. Passé ce délai, les œuvres seront détruites.
- Paris, le 7 février 1878.
- MM. le marquis de Chennevières , directeur des beaux-arts au Ministère de l’instruction publique, des cultes et des beaux-arts; Ambroise Thomas, membre de l’Académie des beaux-arts, directeur du Conservatoire de musique, présidents.
- MM. le marquis d’Aoust, de Beauplan, Bourgault-Ducoudray, Coiien (Jules), Cornu, Deldevez, Delibes (Léo), Dubois, Gounod (Charles), de l’Institut, Guilmant, Guiraud, Halanzier, Joncières, Lascoux, Laurent de Riulé, L’Épine, Massenet, Membrée, le comte d’Osmont, Saint-Saens, Vaucorbeil, Wekerlin.
- MM. des Chapelles, Gouzien (Armand), secrétaires.
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- PIÈCES ANNEXES.
- Annexe n° 29.
- RAPPORT
- CONCERNANT L’EXPOSITION DES EAUX MINERALES.
- Monsieur le Ministre,
- J’ai eu l’honneur de vous entretenir à diverses reprises de l’intérêt que présenterait l’organisation d’une exposition spéciale des eaux minérales françaises. Vous avez bien voulu approuver en principe ce projet, qui vous a paru de nature à apporter à l’Exposition universelle de 1878 un nouvel élément de sérieuse utilité. Je me suis ainsi trouvé conduit à faire appel aux lumières d’un éminent hydrologiste, M. l’inspecteur général des mines François. C’est grâce à son bienveillant concours que je me trouve aujourd’hui en mesure de vous soumettre le programme de cette exposition, et de vous proposer les moyens de la réaliser.
- L’exposition des eaux minérales françaises a pour but de faire connaître dans leur ensemble et dans leurs détails les richesses hydrothermales de notre territoire.
- Ces richesses sont grandes, multiples et diverses : la France, en effet, si on envisage uniquement le nombre, est dépassée par l’Espagne, que de son côté elle laisse bien loin derrière elle par l’importance et la variété de ses ressources.
- Elle l’emporte également de beaucoup sur chacune des deux régions entre lesquelles la ligne orographique du Mein divise les Etats de l’Allemagne, sur l’Italie, sur la Suisse, sur la Belgique et sur les États roumains. Elle est encore supérieure, au point de vue qui nous occupe, à la Russie méridionale, bien que cette contrée ait droit à une mention particulière, grâce aux qualités magistrales des eaux minérales de la chaîne du Caucase.
- Notre pays possède, en somme, indépendamment d’une imposante collection d’eaux de table éminemment hygiéniques-, un ensemble de sources hydro-minérales propres à remplacer avec avantage, il n’est
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- ANNEXE N° 29.
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- point téméraire de l’affirmer, à peu près toutes les variétés étrangères. H comprend en plus le groupe incomparable des eaux sulfureuses sodiques des Pyrénées, et celui de l’Auvergne, également incomparable par la teneur exceptionnelle en arséniate de soude des eaux du Mont-Dore, de Royat, de Saint-Nectaire et surtout de la Bourboule. A cet ensemble il convient de joindre les richesses thermales encore peu connues de la Corse et de l’Algérie, de sources dont la réputation ne s’étend pas au delà des limites de l’arrondissement ou même du canton qui les renferme, et sur lesquelles il y aurait souvent un intérêt à attirer l’attention du corps médical et du public.
- Une exposition complète des eaux françaises ne peut donc que faire honneur à notre pays; et si elle répond à notre attente, elle doit, en montrant les qualités de premier ordre de nos sources, contribuer efficacement à la mise en pleine valeur de richesses encore imparfaitement connues et parfois médiocrement exploitées.
- Pour atteindre un pareil but, notre exposition spéciale doit être méthodiquement organisée, afin de présenter un résumé complet et saisissant des caractères distinctifs de chaque source.
- Pour se rendre exactement compte de ces différents traits caractéristiques , il faut se placer exclusivement aux joints de vue suivants :
- i° La recherche, l’aménagement souterrain et l’appropriation hydro-thermale de la source;
- 2° L’étude de sa composition chimique et de sa thermalité qui en fait pressentir les qualités hygiéniques ou curatives;
- 3° La médication hydro-minérale, la thérapeutique et l’hygiène thermales, l’emploi des eaux comme boisson;
- h° La conservation de la source et le mode d’application de la législation spéciale aux eaux minérales;
- 5° L’économie générale, la statistique des eaux minérales, la vulgarisation des procédés balnéaires, des moyens d’exploitation et de conservation de l’eau.
- Ces divers points forment tout le programme de notre exposition : ils peuvent être convenablement mis en lumière par l’exhibition d’un choix judicieux d’échantillons des eaux et des produits qu’on en retire, de cartes, de tableaux, de modèles, et cet ensemble sera utilement complété par l’installation d’un pavillon de dégustation des diverses
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- PIÈGES ANNEXES.
- eaux exposées, et surtout de celles dont il peut être intéressant de vulgariser l’usage pour la table.
- La préparation d’une semblable exposition ne peut être menée à bien qu’avec le concours des diverses spécialités qui coopèrent à la mise en valeur de la source. L’ingénieur qui la recherche et l’aménage, le chimiste qui en détermine la composition, le médecin qui en étudie les propriétés hygiéniques ou thérapeutiques, l’administrateur qui préside à sa conservation, le publiciste qui la fait connaître, seront utilement appelés à contribuer, chacun pour sa part, à une organisation qui doit embrasser l’ensemble de leurs travaux.
- Nous ne saurions donc mieux faire que de confier le succès de cette organisation à une commission dont les membres appartiennent aux différentes spécialités dont nous venons d’indiquer le rôle; et j’estime que nous obtiendrons les meilleures garanties de succès en faisant appel pour constituer cette commission aux hommes distingués dont j’ai l’honneur de vous soumettre ci-après les noms :
- MM. François (Jules), inspecteur général des mines, membre du comité d’hygiène,président; le Dr Wurtz, membre de l’Institut;
- Isabelle, architecte; le Dr Legouest ; le Dr Gubler; le Dr Pidoux ;
- Dumoustier de Frèdilly;
- Saint-Ferréol (le comte de);
- Germond de Lavigne;
- François (Paul), secrétaire;
- Mayer (Georges), secrétaire.
- Cette commission sera chargée de grouper tout ce qui se rapporte à la recherche, au captage, à la conservation, à l’emploi sur place ou au loin de nos eaux minérales françaises. Elle devra ne rien négliger de ce qui, dans l’étude des sources hydro-minérales, peut intéresser le géologue, le chimiste, l’ingénieur, le médecin; mais elle devra ne point oublier que le but de l’exposition est avant tout d’être utile au public en lui montrant le tableau complet et fidèle des ressources que la France offre à ce point de vue. La commission trouvera, pour mener à bien cette mission, de précieux auxiliaires dans les per-
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- ANNEXE N° 29.
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- sonnes qui, soit comme ingénieurs des mines, soit comme médecins inspecteurs ou consultants, soit comme propriétaires, connaissent à fond chacune de nos diverses stations et se consacrent au développement de leur prospérité.
- En France, les sources d’eaux minérales et les établissements thermaux appartiennent pour la plupart à des particuliers, pour quelques-uns à l’Etat, qui tantôt les exploite directement et tantôt les afferme. L’exposition projetée s’adresse donc surtout à des intérêts privés, pour lesquels, on peut l’espérer, elle aura des résultats féconds. Il est donc juste que les frais en soient supportés par les intéressés, qui trouveront dans le groupement d’assez sérieux avantages pour ne pas hésiter à consentir à l’excédent de dépenses qui résultera pour eux d’une installation spéciale. L’Etat, bien entendu, comme propriétaire d’eaux minérales, prendra sa part de la dépense commune, mais il serait manifestement peu convenable de lui laisser la charge entière d’une organisation dont il ne sera pas seul à bénéficier.
- Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respectueux dévouement.
- Le Sénateur Commissaire général, Signé : J.-B. KRANTZ.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 30.
- INSTRUCTIONS
- SUR LES CONDITIONS DANS LESQUELLES ON SE PROPOSE D’ORGANISER L’EXPOSITION SPÉCIALE DES EAUX MINERALES FRANÇAISES.
- L’exposition des eaux minérales françaises, bien que collective dans ses aspects les plus généraux, réservera à chaque groupe de sources, à chaque station, à chaque individualité, son autonomie, c’est-à-dire la faculté et les moyens de se mouvoir, quant aux dispositions d’installation partielle, au mieux des intérêts engagés. La collectivité pourra d’ailleurs s’y établir, soit par groupe de sources similaires, soit par département, soit par station thermale.
- Envisagée dans son ensemble, l’exposition des eaux minérales françaises comprendra :
- i° La carte géologique de la France, sur laquelle on indiquera, par des signes conventionnels, tous les groupes de sources minérales réparties sur notre territoire. On y joindra les cartes particulières de l’Algérie et de la Corse. A ces cartes seront joints des plans, coupes et modèles en relief indiquant les détails les plus remarquables qui se rapportent à la genèse et au gisement souterrain des eaux minérales ;
- 2° Des cartes et plans topographiques, orographiques et, quand on pourra le faire, géologiques, sur lesquels seront figurées les sources, par département, par groupe ou par station, suivant la division admise par les comités départementaux, avec les détails graphiques et les modèles en relief ayant trait à la genèse et au gisement souterrain;
- 3° Des échantillons de l’eau en nature (puisement certifié), ainsi que des roches émissaires, des terrains voisins de l’émergence, et des produits naturels des eaux minérales (dépôts, concrétions, incrustations, efflorescences, roches métamorphiques anciennes et actuelles, etc...);
- h° Des plans architecturaux, des plans-relief et modèles des éta-
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- ANNEXE N° 30.
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- blissements thermaux, de leurs détails les plus intéressants et de leurs abords ;
- 5° Des vues photographiques des établissements thermaux, des lieux d’émergence des sources, des buvettes ainsi que des détails les plus curieux de leurs abords et de leurs perspectives;
- 6° Des publications, mémoires et notes sur la genèse et sur le régime des sources ; sur leur composition chimique originelle et ses altérations successives sous l’influence de l’air, de l’eau et de la chaleur; sur l’histoire de leur découverte et de leur exploitation; sur leurs qualités médicinales et leurs applications thérapeutiques; sur leurs détails économiques, statistiques et financiers se rapportant à la mise en valeur des sources. (Malades, visiteurs, exploitation surplace, exportation des eaux, mouvement des capitaux, etc., etc.)
- Dans la confection des cartes et des coupes géologiques, on adoptera, pour la représentation des terrains, les couleurs et les teintes conventionnelles de la carte géologique de la France.
- A l’égard de la classification des eaux minérales, la Commission de l’exposition spéciale des eaux minérales françaises a adopté celle admise par la Commission de l’annuaire des eaux minérales, qui comprend les six divisions principales et subdivisions suivantes :
- i° Eaux alcalines (Bleue)
- | Bicarbonatées sodiques. | Silicatées sodiques.
- 2° Eaux sulfureuses (Verte),
- Sodiques.
- Calciques.
- Chlorurées sodiques.
- 5° Eaux salines (Rouge).
- Chlorurées bromo-iodurées. Sulfatées sodiques.
- Sulfatées magnésiennes. Sulfatées calciques. Carbonatées calciques.
- G° Eaux gazeuses (Orange),
- ( Simples.
- ( Alcalines.
- Le signe indicatif d’un groupe de sources minérales ou d’une source sera un cercle de A à 7 millimètres de diamètre, selon les di-
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- PIÈGES ANNEXES.
- mensions et selon l’échelle des cartes. L’intérieur des cercles portera une couleur conventionnelle qui rattachera le groupe ou la source à l’une des six divisions principales.
- La division des sources alcalines se distinguera par la couleur bleue, qui sera plate pour la variété bicarbonatée et avec hachures horizontales pour la variété silicatée.
- Les sources sulfureuses porteront la couleur verte, qui sera plate pour la variété sodique, et avec hachures horizontales pour la variété calcique.
- Les sources ferrugineuses porteront la couleur bistre ou ocre, qui sera plate pour les carbonatées, avec hachures horizontales pour les sulfatées, et avec hachures verticales pour les crénatées.
- Les sources arsenicales auront la couleur jaune.
- Les sources salines porteront la couleur rouge, qui sera plate pour les chlorurées, avec hachures horizontales pour les sulfatées, et avec hachures verticales pour les carbonatées.
- Les eaux gazeuses auront la couleur orange, qui sera plate pour les gazeuses simples, et avec hachures horizontales pour les gazeuses alcalines.
- Nota. — Les hachures seront faites de la même couleur, mais plus foncée que la teinte plate.
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- ANNEXE N° 31.
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- Annexe n° 31.
- RAPPORT
- AU MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DU COMMERCE SUR L’EXPOSITION DES PORTS DE COMMERCE.
- Monsieur le Ministre,
- Paris, le 20 mars 1877.
- L’Exposition universelle qui se prépare pour l’année 1878, si l’on veut qu’elle rende au pays des services en rapport avec les sacrifices qu’elle lui aura coûtés, ne doit pas seulement s’adresser à la curiosité des visiteurs qu’elle attirera; il faut, en outre, qu’elle fournisse matière à de sérieux enseignements, en groupant les objets exposés de façon à faciliter les comparaisons entre les produits similaires, de façon surtout à faire nettement saisir les rapports qui relient entre elles les diverses industries, et à faire comprendre le rôle des intermédiaires destinés à mettre les différents produits à la portée des consommateurs.
- Dans cette Exposition, où chaque nation civilisée est appelée à donner la mesure exacte de sa puissance productive, rien ne doit être négligé pour que la France, à côté des richesses naturelles, artistiques et industrielles qu’elle exposera, fasse paraître, sous une forme véritablement instructive, la série continue et complète des opérations correspondant à chacune des manifestations diverses de l’activité qui anime les principales branches du travail national.
- C’est dans ce but que, tout en établissant une classification de nature à faire apprécier les différents produits en eux-mêmes, chacun dans sa classe propre, au point de vue de la somme d’utilité qu’il peut apporter au consommateur, nous avons tenu à placer, autant que possible, à côté des produits ou du matériel de chaque industrie, une sorte de résumé de cette industrie, en montrant ensemble, à l’aide de spécimens convenablement choisis, la matière première, l’outillage, ainsi que les procédés de fabrication et, enfin, le produit terminé.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Ce procédé d’exposition, utile pour chaque industrie en particulier, sera bien plus instructif encore, si on l’applique à l’un des agents prépondérants de la prospérité d’un grand pays, au commerce extérieur. Chacun sait quel intérêt présentent pour l’économiste les tableaux des importations et des exportations publiés périodiquement, à quels rapprochements féconds se prête l’étude de la série de ces tableaux, où l’on ne trouve pourtant que des poids et des valeurs, sans aucun éclaircissement sur les causes des variations constatées. Vous penserez avec moi, Monsieur le Ministre, qu’il serait éminemment intéressant dq faire, d’une partie de notre Exposition, un véritable tableau du mouvement commercial de la France, tableau dans lequel on ne se bornerait pas à indiquer les résultats par des chilfres, mais où on s’appliquerait à mettre en lumière les moyens, les conditions et les bases de notre trafic international.
- C’est la réalisation de cette idée qui fait l’objet du présent rapport.
- Les centres du grand commerce dont il s’agit de montrer les procédés et les résultats sont les ports de mer : c’est du port que parlent les exportations, c’est au port qu’aboutissent les importations, pour de là se répandre, en se divisant, sur tout le territoire. C’est donc en organisant une exposition méthodique et complète de chacun de nos ports de commerce que l’on peut arriver à donner au public une idée juste de l’ensemble des transactions dans lesquelles vient se résumer l’activité commerciale de notre pays.
- J’ai, en conséquence, l’honneur de vous proposer, Monsieur le Ministre, de constituer, en dehors du Palais principal, aussi bien qu’en dehors des neuf groupes de notre classification générale, une exposition des ports de commerce français. Cette exposition, organisée pour chaque port par la Chambre de commerce, devra être conçue de manière à former une source de renseignements utiles pour le fabricant de l’intérieur, aussi bien que pour le producteur d’outre-mer, pour le négociant commissionnaire, pour l’armateur et le capitaine de navire, et en même temps de façon à offrir au public un instructif attrait. Elle devra, à ces divers points de vue, présenter un ensemble complet d’informations sûres et caractéristiques sur chacun de nos ports.
- Tout d’abord, en ce qui concerne le port considéré en lui-même, il conviendra d’en donner.la représentation la plus exacte et la plus claire: plan général; plans de détail des bassins, des docks, des
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- ANNEXE N° 31.
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- chantiers de construction, des bassins et cales de radoub; — ouvrages de protection et de défense, digues et jetées, phares, feux, balises, cartes hydrographiques de la rade, des passes; renseignements sur le tirant d’eau moyen, sur la hauteur des marées et les vents régnants; — facilités pour l’embarquement des marchandises, procédés en usage à cet effet; — enfin, comme complément pratique de ces documents, montant des droits de pilotage, prix des transports et de la main-d’œuvre sur le port, prix du fret, du courtage, principaux traits relatifs à l’organisation des assurances maritimes.
- Cette exposition de l’outillage du port devra être complétée par un tableau des voies qui y donnent accès, afin de montrer, d’une part, les moyens qui s’offrent aux producteurs de l’intérieur pour y faire parvenir leurs produits d’exportation et, de l’autre, les débouchés que présente le port pour les importations. Ce tableau pourra être réalisé au moyen d’une série de cartes à grande échelle, représentant l’ensemble d’abord, puis le détail des voies d’eau, de terre et de fer aboutissant au port. Si le port maritime est situé à l’embouchure d’une rivière navigable ou dans l’estuaire d’un fleuve, on montrera ce qu’est le port fluvial, sans omettre d’indiquer avec détail les diverses combinaisons par lesquelles on peut passer, avec ou sans transbordement, de la navigation maritime à la navigation fluviale. De même, pour les lignes de chemins de fer, on figurera les diverses gares ainsi que les raccordements par lesquels la voie ferrée, se prolongeant sur les quais, amène les wagons au pied même des grues qui prennent directement les colis dans l’entrepont des navires. Complété par des plans indiquant les travaux en exécution ou à l’état de projet, cet ensemble de documents donnera, pour chaque port, la mesure exacte des services qu’il peut rendre à la navigation et au commerce.
- A cette base il faudra joindre un exposé des services qu’il rend effectivement. Dans ce but, les Chambres de commerce intéressées seront invitées à préparer chacune deux collections méthodiques et complètes des spécimens des diverses marchandises qui alimentent le mouvement de nos ports. L’une de ces collections comprendra les marchandises d’exportation; l’autre, les produits importés. Ici les objets exposés ne se présentent plus pour être jugés au point de vue de la fabrication ou de l’utilisation par le consommateur. Leur prix de revient ou de vente n’est plus qu’un élément des calculs du commissionnaire ou de l’armateur, comme le taux du change ou celui du fret. Les produits ainsi exposés formant en quelque sorte la matière
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- PIÈGES ANNEXES.
- première de l’industrie des transports maritimes, c’est avec leur emballage qu’ils devront être présentés. On sera ainsi à même de se rendre compte immédiatement des avantages qu’ils peuvent offrir pour la formation d’une cargaison. De cette manière aussi les produits importés figureront avec leurs certificats d’origine, également intéressants pour le négociant et pour le simple consommateur.
- En fait de produits d’exportation, il y aura avantage à montrer non seulement les objets manufacturés, mais aussi les matières premières qui peuvent utilement servir de fret de retour aux navires étrangers, et, plus utilement encore, de fret de départ aux navires français qui vont chercher au loin des marchandises d’importation.
- Enfin, pour compléter cette Exposition toute spéciale, des notices et tableaux statistiques et économiques, présentés sous la forme la plus claire, devront résumer les indications matérielles fournies par l’exhibition des produits et offriront pour l’étude des bases sûres et des documents authentiques. Il sera utile de joindre à cet ensemble plusieurs caries à grande échelle: l’une, représentant la France entière avec son réseau de voies de communication de fer et d’eau, donnera la situation des divers ports étudiés; les autres, plus générales, indiqueront les grandes routes du commerce dans les mers du Globe, les divers lieux de production des marchandises importées en France, les principales places où se négocient nos exportations. On aura ainsi tous les éléments d’une véritable leçon de Géographie commerciale.
- Telles sont, Monsieur le Ministre, les grandes lignes d’un projet dont la première initiative appartient aux Chambres de commerce du Havre et de Rouen, ainsi qu’à notre honorable collègue M. Cordier, président du Comité départemental de la Seine-Inférieure.
- Il est, je crois, inutile que j’insiste davantage sur l’utilité de ce projet, dont je suis heureux de constater ici le mérite.
- Les conséquences vraiment fécondes auxquelles sa réalisation peut donner lieu vous frapperont sans nul doute autant quelles m’ont frappé moi-même. Au moment où le Gouvernement se préoccupe avec une si vive sollicitude de relever notre marine marchande, n’est-ce pas entrer absolument dans ses vues que d’organiser une enquête, en quelque sorte animée, qui puisse constituer, pour une nation trop portée à se désintéresser des transactions lointaines, un enseignement saisissant et un stimulant réellement efficace?
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- ANNEXE N° 31.
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- Pour réussir dans celte voie encore nouvelle, il importe, Monsieur le Ministre, de prendre des mesures promptes et décisives. Tout d’abord il convient de faire appel au concours des Chambres de commerce et des Municipalités des ports, dont les observations et les avis nous seront d’une haute utilité. En même temps, afin de coordonner les efforts isolés et d’arrêter les détails d’exécution, une Commission spéciale peu nombreuse, mais d’une compétence reconnue, sera très utilement constituée à Paris. Cette Commission, divisée en trois Sous-Commissions: Ports de la mer du Nord et de la Manche, Ports de ' l’Océan et du Golfe de Gascogne, Ports de la Méditerranée, jouera le double rôle de comité d’organisation et de comité d’admission. D’accord avec M. le Directeur de la Section française et avec le Commissaire général, elle assurera le succès d’une entreprise qui sera, je n’en doute pas, une des innovations les plus remarquées de l’Exposition de 1878.
- Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respectueux attachement.
- Vu et APPROUVÉ :
- Le Sénateur Commissaire général,
- J.-B. KRANTZ.
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce, TEISSERENC DE BORT.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 32.
- Paris, le 11 novembre 1876.
- Monsieur le Ministre,
- Les pierres à bâtir, les plâtres, les chaux et les ciments sont en France d’une abondance et d’une qualité exceptionnelles, et ces matériaux de construction, en dehors de l’emploi que l’on en fait dans notre pays, sont fort recherchés à l’étranger. 11 m’a semblé qu’il serait éminemment utile de les faire figurer à l’Exposition de 1878, aussi bien au point de vue des constructeurs français que dans le but de les faire mieux connaître dans les pays où ils peuvent être transportés sans frais trop considérables. Notre marine marchande, en effet, à laquelle ces matières fournissent un fret de départ très avantageux, aurait un intérêt évident à voir mettre en lumière les ressources que présentent, à cet égard, notre sol et notre industrie.
- Nos principales carrières sont exploitées pour le service des travaux publics; il vous serait donc facile, Monsieur le Ministre, de faire réunir une collection complète des spécimens de leurs produits. En joignant à ces échantillons les indications relatives à la puissance des bancs en exploitation et aux ressources qu’offre chaque centre d’extraction, on pourrait constituer une exposition spéciale dont l’utilité ne vous échappera pas.
- Si, comme je l’espère, vous consentez à prendre l’initiative de celle exposition, j’ai, de mon côté, l’intention de lui consacrer un emplacement particulier dans le parc ménagé autour du Palais principal. Seulement, comme les espaces disponibles dans ce parc sont fort restreints, je vous serai reconnaissant de vouloir bien, dès que vous aurez pris une décision, me fixer sur les superficies que vous jugerez nécessaires pour la réalisation du projet que j’ai l’honneur de vous soumettre.
- Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respectueux attachement.
- Le Sénateur Commissaire général,
- J.-B. KlUNTZ.
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- ANNEXE N* 33.
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- Annexe n° 33.
- CIRCULAIRE DU MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS.
- Versailles, le 5 mars 1877.
- Monsieur, l’Administration des Travaux publics étant appelée à prendre part à l’Exposition universelle qui doit s’ouvrir en 1878, à Paris, la Commission spécialement instituée pour cet objet au Ministère a résolu d’exposer deux collections statistiques : l’une, des principaux minerais de fer exploités en France; l’autre, des principaux gîtes de phosphate de chaux connus ou exploités.
- En conséquence, je vous prie de vouloir bien préparer, pour chacun des départements compris dans votre sous-arrondissement minéralogique :
- i° Une collection comprenant dix échantillons numérotés, en double (vingt en tout), des minerais de fer provenant des dix mines ou minières les plus importantes de ce département ;
- 2° Une collection comprenant dix échantillons numérotés, en double (vingt en tout), des principaux gisements de phosphate de chaux connus ou exploités dans ce département.
- Je désirerais que tous ces échantillons eussent, autant que possible, 10 centimètres de long, 7 centimètres de large et 7 centimètres d’épaisseur.
- Lorsque les minerais de fer seront en grains ou pulvérulents et lorsque les phosphates seront en nodules, vous voudrez bien disposer les uns et les autres dans de petites boîtes en bois ou en fort carton, ayant les dimensions susmentionnées.
- Je vous serais très obligé si, avant le i5 mai prochain au plus tard, vous aviez pu préparer les deux caisses, dans lesquelles je vous prie d’emballer ces deux collections, et qui devront être expédiées par petite vitesse k M. le Directeur de l’École des Mines (boulevard Saint-Michel, 62). Le jour où vous ferez l’expédition d’une caisse, vous * 11. 18
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- 274 PIÈGES ANNEXES.
- adresserez à cet inspecteur general, sous le couvert du Ministre, une lettre d’envoi contenant :
- i° Un catalogue explicatif des échantillons contenus dans ladite caisse, avec la désignation exacte des localité, commune et canton où est pris chaque échantillon;
- 2° Une note des menus frais de port et d’emballage avancés par vous, et qui vous seront immédiatement remboursés sur le crédit afférent à l’Exposition universelle.
- Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.
- Le Ministre des travaux publics.
- Pour le Ministre et par autorisation :
- Le Directeur des mines,
- Signé E. Lamé Fleury.
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- ANNEXE N° 3h.
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- Annexe n° 3A.
- RÈGLEMENT GÉNÉRAL
- DES CONFÉRENCES ET DES CONGRÈS.
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce,
- Sur la proposition du Sénateur Commissaire général et l’avis du Comité central des conférences et des congrès,
- Arrête :
- Le règlement général des conférences et des congrès qui auront lieu dans le palais du Trocadéro, pendant la durée de l’Exposition, est conçu ainsi qu’il suit :
- I. -- DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
- Article premier. Les congrès et conférences qui auront lieu pendant l’Exposition de 1878, dans les salles du palais du Trocadéro, sont placés sous le patronage du Gouvernement français. Ce patronage ne peut, en aucune façon, engager l’Administration, quant, aux opinions émises ou aux vœux ou résolutions formulés.
- Art. 2. Toutes les communications relatives aux congrès et aux conférences doivent être adressées à M. le Ministre de l’agriculture et du commerce (secrétariat du Comité central, pavillon de Flore, palais des Tuileries).
- Art. 3. Les programmes de ces congrès et de ces conférences seront préalablement communiqués au Comité central directeur, institué par arrêté ministériel du 10 mars 1878. Le Comité prononcera sur leur admission, après avoir pris l’avis des Commissions compétentes.
- Les discussions politiques ou religieuses sont formellement interdites.
- Art, h. Les salles du Trocadéro affectées aux congrès et aux con-
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- PIÈGES ANNEXES.
- férences seront mises gratuitement à la disposition des réunions autorisées, aux jours et heures déterminés par le Commissaire général, sur la proposition du Comité central.
- Art. 5. Les cartes d’entrée aux salles des congrès ou conférences ne dispenseront pas d’acquitter le droit d’entrée à l’Exposition.
- Art. 6. Les conférenciers pourront être de toute nationalité. Aucune restriction ne sera imposée quant à l’emploi des langues étrangères.
- Art. 7. La surveillance supérieure des salles de conférences du palais du Trocadéro appartient au Commissariat général de l’Exposition, auquel un certain nombre de places sera réservé, sur sa demande.
- Art. 8. Les membres des Commissions des congrès et des conférences peuvent faire partie, à titre personnel, des congrès qui seront organisés. Ils peuvent faire des conférences.
- Art. 9. Les huit Commissions d’initiative instituées par l’arrêté ministériel du îo mars 1878 dresseront, chacune en ce qui la concerne, une nomenclature comprenant les congrès et les conférences qui correspondent aux groupes qu’elles représentent, et qu’il leur paraîtrait utile de provoquer. Elles prendront l’initiative de l’organisation préparatoire de ces congrès et conférences, et saisiront ensuite le Comité central des projets qu’elles auront élaborés.
- Art. 10. Tout incident non prévu par le présent règlement sera soumis au Comité central, qui statuera.
- IL — CONGRÈS.
- Art. 11. Les congrès, qu’ils soient dus à l’initiative privée ou provoqués par les Commissions, s’organiseront et s’administreront eux-mêmes, fixeront, s’il y a lieu, leurs cotisations et se conformeront d’ailleurs aux conditions d’ordre général déterminées par le présent règlement. La seule différence en ce qui concerne les congrès provoqués parles Commissions, c’est que les comités d’organisation chargés d’en poursuivre la réalisation seront désignés par l’Administration. Une fois désignés, ces Comités fonctionneront dans les mêmes conditions que ceux émanant de l’initiative privée.
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- ANNEXE N° 34.
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- Art. 12. Toute demande aux fins d’être admis à tenir un congrès dans l’une des salles du palais du Trocadéro devra être adressée à M. le Ministre de l’agriculture et du commerce. La demande devra être accompagnée du programme des questions soumises aux délibérations du congrès, de l’indication du nombre présumé des séances et de l’époque proposée pour la tenue du congrès. Il sera statué par le Comité central, sur le rapport de la Commission compétente.
- Art. 13. Les congrès ne seront pas publics; les adhérents seuls pourront y être admis sur la présentation de leur carte personnelle, qui leur sera délivrée par les soins des organisateurs des congrès; ces cartes recevront l’estampille du Commissariat général. Conformément à l’article 5, elles ne dispensent pas de l’obligation du billet d’entrée à l’Exposition.
- Art. 14. Des délégués étrangers pourront être accrédités par leurs gouvernements respectifs pour suivre les travaux des congrès.
- Art. 15. Les membres du Comité central auront leurs libres entrées à tous les congrès, mais ils ne pourront prendre part aux délibérations qu’en qualité d’adhérents.
- III. -- CONFÉRENCES.
- Art. 16. Toute personne qui désirera faire des conférences devra adresser sa demande à M. le Ministre de l’agriculture et du commerce, et y joindre par écrit l’indication des sujets quelle se propose de traiter. Il sera statué par le Comité central, sur le rapport de la Commission compétente.
- Art. 17. Les conférences seront publiques; suivant leur nature et leur but, la perception d’un droit d’entrée pourra être autorisé.
- IV. — publication du recueil.
- Art. 18. Un service de sténographie sera organisé par le Commissariat général, en vue de la publication du Recueil des congrès et conférences de l’Exposition de 1878, prévu par l’arrêté ministériel du îo mars 1878.
- Art. 19. Ce Recueil sera publié sous la surveillance du Comité central des congrès et conférences. Le Comité conservera tous ses droits
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- PIÈGES ANNEXES.
- en ce qui concerne l’insertion dans le Recueil des mémoires, discours ou discussions, alors même qu’ils auraient été préalablement publiés, en toutou en partie, aux frais de leurs auteurs ou des organisateurs des congrès.
- Art. 20. Le Recueil sera publié en langue française. Il ne pourra être tenu compte, dans le choix des documents qui devront être compris dans le recueil, en ce qui concerne les mémoires, discours ou conférences en langue étrangère, que de ceux dont les auteurs auront remis une traduction française au secrétariat du Comité.
- Paris, le 5 avril 1878.
- Le Sénateur Commissaire général, J.-B. KRANTZ.
- Vu et approuvé :
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce,
- TEISSERENC DE BORT.
- ARRÊTÉ.
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce,
- Vu notre arrêté en date du 10 mars, instituant huit groupes de conférences et de congrès pendant la durée de l’Exposition universelle internationale de 1878;
- Sur la proposition du Sénateur Commissaire général,
- Arrête :
- Article unique. Sont nommés membres de la Commission chargée de la préparation et de l’organisation générale de ces conférences et congrès, savoir :
- Groupe I.
- Beaux-Arts, Architecture, Peinture, Sculpture, Gravure, Musique, Poésie.
- MM. te vicomte Henri Delaborde , membre de l’Institut, secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts.
- Guillaume, membre de l’Institut, directeur de l’Ecole des beaux-arts.
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- ANNEXE N° U.
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- MM. Charles Blanc , membre libre de l’Académie des beaux-arts.
- Lefuel, membre de l’Institut.
- Viollet-le-Duc , architecte, membre du Conseil municipal de Paris.
- Taine, professeur d’esthétique à l’Ecole des beaux-arts.
- Gérôme , membre de l’Institut.
- Ambroise Thomas, membre de l’Institut, directeur du Conservatoire national de musique.
- Gounod, membre de l’Institut, compositeur de musique.
- Legouvé, membre de l’Institut, homme de lettres.
- Victor Hugo, membre de l’Institut, sénateur.
- Meissonnier, membre de l’Institut, artiste peintre.
- Tiersot, membre de la Chambre des députés, le comte d’OsMOY, membre de la Chambre des députés.
- Edmond About, homme de lettres.
- Le bureau de ce groupe est composé ainsi qu’il suit :
- Pi'ésident........................ M. Lefuel.
- Seci'étaire....................... M. le vicomte Henri Dklaborde.
- Groupe II.
- Éducation ; Enseignement primaire, supérieur, technique ; Médecine, Hygiène; Publications périodiques; Matériel et procédés des arts libéraux.
- MM. Ed. Laboulave, membre de l’Institut, administrateur du Collège de France, sénateur.
- Henri Martin, membre de l’Institut, sénateur.
- Paul Bert, député, professeur à la Faculté des sciences.
- Gréard, inspecteur général de l’instruction publique.
- de Watteville, directeur des Sciences et Lellres au Ministère de l’instruction publique, des cultes et des beaux-arts.
- Trélat, membre de l’Académie de médecine.
- Jaccoud, membre de l’Académie de médecine, professeur à la Faculté.
- Prétet, conseiller municipal de Paris.
- Dumoustieu de Frédilly, directeur du Commerce intérieur au Ministère de l’agriculture et du commerce.
- Liouville, député, agrégé à la Faculté de médecine.
- Maze, agrégé de l’Université, ancien préfet.
- Corbon, sénateur.
- du Mesnil, directeur de l’enseignement supérieur au Ministère de l’instruction publique, des culles et des beaux-arts, conseiller d’Etat.
- Laussédat, député.
- Deloche, directeur de la Comptabilité centrale et de la statistique au Ministère de l’agriculture et du commerce, membre de l’Institut.
- Claude-Lafontaine, président du Conseil d’administration de l’Ecole Monge.
- Laisant, docteur ès sciences, député.
- le docteur Lunier, inspecteur général des asiles d’aliénés.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Le bureau de ce groupe est composé ainsi qu’il suil :
- Président.
- Vice-Présidents
- Secrétaires
- . M. Laboulaye.
- ( M. Henri Martin. | M. Laussédat.
- ( M. Gréard.
- ( M. Liouville.
- Groupe III.
- Mobilier, Céramique, Bronses, Horlogerie, Armurerie.
- MM. Anatole Gruyer, membre de l’Institut, inspecteur des beaux-arts.
- L. Robert, administrateur de la Manufacture de Sèvres.
- Darcel, administrateur de la Manufacture des Gobelins.
- A. Dubouchet, administrateur de la Société centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie.
- Emile Muller, professeur à l’Ecole centrale des arts et manufactures. Barbedienne, président de la Chambre syndicale des bronzes.
- Dieterle, directeur de la Manufacture de Beauvais.
- Léon Chiris, député.
- le commandant Pèrier, membre du Bureau des longitudes.
- Denuelle , membre de la Commission des monuments historiques.
- Marie, directeur adjoint du Commerce extérieur au Ministère de l’agriculture et du commerce.
- Le bureau cle ce groupe est composé ainsi qu’il suit :
- Président....................... M. Gruyer.
- Vice-Président.................. M. Barbedienne.
- Secrétaire...................... M. Chiris.
- Groupe IV.
- Tissage, Soie, Laine peignée et cardée, Coton, Lin, Bijouterie.
- MM. Max Richard, ancien député.
- Tirard, député.
- G. Roy, membre du Comité consultatif des arts et manufactures.
- Richard Waddington, député.
- Siéber, membre du Comité consultatif des arts et manufactures.
- Dauimiinot, président de la Chambre de commerce de Reims, sénateur. Dautrbsïhe, manufacturier, député.
- Person, président delà Chambre syndicale d’exportation.
- Cunin-Gridaine, président de la Chambre de commerce de Sedan, sénateur. Ozenne, conseiller d’Etat, secrétaire général du Ministère de l’agriculture et du commerce.
- Sevènk, membre du Conseil supérieur du commerce.
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- ANNEXE N° 34. 281
- MM. Pouyer-Quertier, sénateur, premier vice-président du Conseil supérieur du commerce, de l’agriculture et de l’industrie.
- Savoy, membre de la Commission des valeurs en douane.
- Fontenay, bijoutier, membre de la Chambre de commerce de Paris. Scheurer-Kestner, sénateur.
- Claude (des Vosges), sénateur.
- Le bureau de ce groupe est composé ainsi qu’il suit :
- Président.................. M. Dauphinot.
- Vice-Président............. M. Gustave Roy.
- Secrétaire................. M. Savoy.
- Groupe V.
- Mines, Forêts, Produits chimiques, Teintures, Impressions, Cuirs.
- MM. Chevreul, membre de l’Institut, directeur du Muséum d’histoire naturelle. Sainte-Claire Deville, membre de l’Institut.
- Jordan, professeur de métallurgie à l’Ecole centrale des arts et manufactures. Aimé Girard, professeur au Conservatoire des arts et métiers et à l’Institut agronomique.
- Moissenet, professeur à l’Ecole des mines.
- Laiith, conseiller municipal de Paris, fabricant de produits chimiques.
- Tassy, professeur à l’Institut agronomique.
- Houette, président de la Chambre de commerce de Paris.
- Poirrier, président de la Chambre syndicale des produits chimiques.
- Daubrée, membre de l’Institut, directeur de l’Ecole des mines.
- Simonin, ingénieur, ancien délégué à l’Exposition de Philadelphie.
- Cordier, sénateur.
- Gailly, député.
- Le bureau de ce groupe est composé ainsi qu’il suit :
- Président......................... M. Chevreul.
- Vice-Président.................... M. Sainte-Claire Deville.
- Secrétaire........................ M. Simonin.
- Groupe VI.
- Génie rural, Machines et Mécaniques, Matériel des mines, Travaux publics, Constructions navales, Télégraphie, Électricité, Météorologie.
- MM. Duclerc, vice-président du Sénat.
- Hervé-Mangon, membre de l’Institut, professeur à l’Institut agronomique. Couche, inspecteur général des mines.
- Gargan, président de la Chambre syndicale des mécaniciens.
- Ch. Laboulaye , secrétaire de la Société d’encouragement.
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- 282 PIÈGES ANNEXES.
- MM. A. Lavalley, ingénieur civil.
- de Fréminville, directeur des constructions navales.
- Sur.ELL, ancien directeur du chemin de fer du Midi.
- E. Trélat, professeur au Conservatoire des arts et métiers.
- Ed. Golligkon, professeur de mécanique appliquée à l’Ecole des ponts et chaussées.
- Baron, inspecteur des lignes télégraphiques, le commandant Mouchez, membre de l’Institut.
- Veron-Duveuger, directeur général des chemins de fer au Ministère des travaux publics.
- Turgan, publiciste.
- Charton, ingénieur.
- Tresca, membre de l’Académie des sciences, sous-directeur du Conservatoire des arts et métiers.
- Bergon, inspecteur divisionnaire des lignes télégraphiques.
- Blavikr , inspecteur divisionnaire des lignes télégraphiques.
- Le bureau de ce groupe est composé ainsi qu’il suit :
- Président................... M. Duclerc.
- Vice-Président............... M. Tresca.
- Secrétaire................... M. Turgan.
- Groupes VII, VIII et IX.
- Produits alimentaires, Agriculture, Pisciculture, Horticulture.
- MM. Lecouteux, secrétaire général de la Société des agriculteurs de France.
- Pasteur , membre de l’Institut et de la Société centrale d’agriculture.
- Bouley, membre de l’Institut, inspecleur général des Ecoles vétérinaires. Milne-Edwards, membre de l’Institut, doyen de la Faculté des sciences de Paris. Menier, conseiller général de Seine-et-Marne, membre de la Chambre de commerce de Paris, député.
- de Béhàgue, président de la Société centrale d’agriculture de France.
- Delacour, ancien député, membre du Conseil supérieur des haras.
- Barrai, secrétaire perpétuel de la Société centrale d’agriculture.
- Alph. Lavallée, trésorier perpétuel de la Société centrale des agriculteurs de France, vice-président de la Société de botanique de France. du Breuil, professeur d’horticulture, d’arboriculture et de viticulture à l’Institut agronomique.
- Foucher de Careil, sénateur, vice-président de la Société des Agriculteurs de France.
- Gaston Bazile, agriculteur, président de la Société d’agriculture de l’Hérault, membre du Conseil supérieur de l’agriculture, du commerce et de l’industrie. de Monicault, administrateur de la Société des agriculteurs de France.
- Victor Lefranc, ancien ministre, membre de la Société des agriculteurs de France.
- de Tillancourt, député.
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- ANNEXE N° U.
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- Le bureau de ce groupe est composé ainsi qu’il suit :
- Président......
- Vice-Présidents
- Secrétaires . . .
- M. Victor Lefrarc.
- M. Foucher de Careiu. M. Menier.
- M. Barral.
- M. Alph. Lavallée.
- Groupe suppeémentaire.
- Économie politique, Sciences économiques, Droit administratif,
- Droit industriel, Droit international.
- MM. Jules Simon, sénateur, membre de l’Académie française.
- Joseph Garnier, sénateur, membre de l’Institut.
- Levasseur, membre de l’Institut, professeur au Collège de France et au Conservatoire des arts et métiers. de Quatrefages, membre de l’Institut.
- Aucoc, membre de l’Institut, président de section au Conseil d’Etat.
- Bozérian, avocat à la Cour d’appel, sénateur.
- Meurand, directeur des consulats et affaires commerciales au Ministère des affaires étrangères.
- Clamageran, avocat à la Cour d’appel, conseiller municipal de Paris.
- Lyon-Caen, agrégé à la Faculté de droit de Paris.
- Paul Leroy-Beaulieu, directeur du journal Y Economiste français. le comte de Choiseul, député.
- Léon Renault, député, membre de la Société centrale de médecine vétérinaire. Emile de Girardin, député, publiciste.
- Henri Germain, député.
- JOURNAULT, député.
- Bréal, membre de l’Institut, professeur au Collège de France, le docteur Broca, professeur à la Faculté de médecine, secrétaire général de la Société anthropologique.
- Malte-Brun , ancien secrétaire général de la Société de géographie.
- Léon de Rosny, président de la Société d’ethnographie.
- Le bureau de ce groupe est composé ainsi qu’il suit :
- Président...................... M. Jules Simon.
- Vice-Président................. M. de Quatrefages.
- Secrétaire..................... M. Lyon-Caen.
- Paris, le 25 mars 1878.
- Le Ministre de Y agriculture et du commerce, TEISSERENC DE BORT.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Les bureaux du secrétariat des congrès et conférences sont établis au palais des Tuileries (pavillon de Flore). Pour les demandes diverses de renseignements, le public pourra s’adresser à M. Thirion, secrétaire de la Commission.
- Le Comité central institué par l’article 4 de l’arrêté du 10 mars qui précède se trouve donc composé ainsi qu’il suit :
- Président : M. le Ministre de l1 agriculture et du commerce,
- et, en son absence :
- M. le Sous-Secrétaire d’Etat au même département.
- Membres :
- MM. Lefuel, membre de l’Institut, président du Groupe I.
- Ed. Laboblaye, membre de l’Institut, administrateur du Collège de France, président du Groupe 11.
- Anatole Gruyer, membre de l’Institut, inspecteur des beaux-arts, président du Groupe III.
- Dauphinot, manufacturier, sénateur, président du Groupe IV.
- Chevreul, membre de l’Institut, directeur du Muséum d’histoire naturelle,président du Groupe V.
- Duclerc, vice-président du Sénat, président du Groupe VI.
- Victor Lefranc, ancien ministre, membre de la Société des agriculteurs de France, président des Groupes VII, VHl et IX.
- Jules Simon, sénateur, membre de l’Académie française, président du Groupe supplémentaire.
- Charles Thirion, ingénieur civil, secrétaire.
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- ANNEXE N° 35.
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- Annexe n° 35.
- RÈGLEMENT DES ENTRÉES.
- TITRE PREMIER.
- DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
- Article premier. La perception des droits d’entrée, locations et autres produits dérivant de l’Exposition universelle internationale de 1878, sera effectuée par un Agent comptable du Trésor, nommé et commissionné par le Ministre des finances et justiciable de la Cour des comptes.
- Le contrôle des entrées payantes et gratuites sera confié à des contrôleurs et sous-contrôleurs, également nommés par le Ministre des finances.
- Art. 2. Un avis hebdomadaire, inséré au Journal officiel par les soins du Commissaire général et affiché partout où besoin sera, fera connaître au public les heures d’ouverture et de fermeture des locaux affectés à l’Exposition.
- Le même avis indiquera les heures d’entrée qui seront spécialement affectées le matin pour les études, en dehors des heures d’entrée générale.
- Art. 3. Les droits d’entrée à l’Exposition sont fixés comme suit :
- Entrées journalières : un franc par personne;
- Caries d’abonnement pour toute la durée de l’Exposition : cent francs par personne.
- TITRE II.
- ENTRÉES AVEC TICKETS.
- Art. h. Le prix des entrées journalières sera perçu au moyen de tickets imprimés par les soins et sous la surveillance du Ministre des finances.
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- PIÈCES ANNEXES.
- La vente des tickets sera obligatoire, à Paris :
- Dans les bureaux de tabac;
- Dans les bureaux de poste;
- Dans les bureaux télégraphiques.
- Pourront également vendre les tickets les personnes qui, sur leur demande, seront agréées par l’Administration des finances, et notamment :
- Les compagnies de chemins de fer;
- Les entreprises de voitures publiques (omnibus, tramways, bateaux à vapeur et voitures de place) ;
- Les maîtres d’hôtels, cafetiers, débitants de vins et liqueurs;
- Les marchands de journaux, etc.
- Les intermédiaires officieux ci-dessus devront adresser au Ministre des finances une demande sur papier timbré; ils devront préalablement la soumettre au visa du Commissaire de police de leur quartier.
- En outre, des préposés spéciaux à la vente des tickets seront installés dans les kiosques placés en nombre suffisant aux abords du Champ de Mars , du Trocadéro et de l’esplanade des Invalides.
- Art. 5. Les intermédiaires autorisés à vendre les tickets au public ne pourront se les procurer qu’auprès de l’Agent comptable du Trésor. Il leur est interdit de les vendre au-dessus ou au-dessous du prix de 1 franc fixé par l’article 3, sous peine d’être poursuivis conformément à la loi.
- Ils seront d’ailleurs tenus d’afficher d’une manière apparente, dans le local affecté à la vente des tickets, l’autorisation qui leur aura été donnée par l’Administration des finances.
- Le bureau de l’Agent comptable sera ouvert aux intermédiaires, savoir :
- Du i5 au 3o avril 1878, au Ministère des finances (place du Palais-Royal ) ;
- A partir du icr mai 1878, à l’Exposition même (quai d’Orsay, porte du pont de l’Alma).
- Toute vente de tickets par l’Agent comptable aura lieu au comptant, et la livraison se fera par feuilles entières de 36 tickets.
- Une remise de 2 p. 0/0 sera allouée aux intermédiaires.
- Les tickets qui n’auront pas été vendus seront remboursés aux intermédiaires au prix net d’achat, c’est-à-dire déduction faite de la remise de 2 p. 0/0 ci-dessus. Toutefois ces remboursements ne pour-
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- ANNEXE N° 35.
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- ront être faits par l’Agent comptable que pendant le mois qui suivra la clôture de l’Exposition.
- Art. 6. Les visiteurs qui sortiront de l’une des enceintes de l’Exposition ne pourront y rentrer qu’en fournissant un nouveau ticket.
- TITRE III.
- ENTRÉES AVEC CARTES D’ARONNEMENT.
- Art. 7. Toute personne qui demandera une carte d’abonnement devra présenter son portrait-carte photographié, en double exemplaire, à l’Agent comptable du Trésor, qui conservera l’un des exemplaires et délivrera à l’abonné un reçu détaché d’un livre à souche et portant un numéro d’ordre, suivant le modèle approuvé par le Ministre des finances. Ce reçu, qui sera collé sur le verso du portrait photographique et sur la moitié du recto, constituera la carte d’abonnement.
- Les caries d’abonnement sont nominatives et personnelles; elles seront signées par le titulaire, qui sera tenu de reproduire sa signature sur un registre spécial à toute réquisition des agents de contrôle.
- Toute carte prêtée sera retirée.
- La personne qui prêtera sa carte et celle qui fera usage d’une carte ne lui appartenant pas seront poursuivies conformément à la loi.
- L’abonné qui ne présentera pas sa carte payera le prix de son entrée au moyen d’un ticket, et ce prix sera irrévocablement acquis au Trésor.
- Art, 8. Les cartes d’abonnement donnent le droit d’entrer, tous les jours et par toutes les portes, dans le palais et les parcs du Champ de Mars, du Trocadéro et du quai d’Orsay, ainsi qu’à l’Exposition spéciale des animaux (esplanade des Invalides), aux heures d’admission générale du public et aux heures réservées pour les études.
- Art. 9. Les principales obligations réciproques de l’abonné et du Trésor sont énoncées dans le reçu de l’agent comptable appliqué sur la carte. L’abonné contracte l’engagement de se soumettre aux dispositions qui y sont mentionnées et, en général, à toutes celles du présent règlement et des règlements spéciaux de police qui peuvent le concerner.
- Art. 10. Le bureau des abonnements sera ouvert au Ministère des finances (place du Palais-Royal) dès le icr avril 1878.
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- PIÈGES ANNEXES.
- A partir du i*r mai suivant, le bureau des abonnements sera installé à l’Exposition même (quai d’Orsay, porte de l’Alma).
- Les habitants des départements autres que celui de la Seine pourront verser le prix de leur abonnement entre les mains du percepteur de leur résidence, qui leur en délivrera une quittance à souche. Ils devront lui déposer en même temps les deux exemplaires du portrait photographique dont il est question à l’article 7 ci-dessus. Dans un délai aussi rapproché que possible, et en échange de la quittance à souche, le percepteur leur remettra la carte d’abonnement.
- Les personnes qui habitent à l’étranger pourront adresser leur demande à l’Agent comptable du Trésor, au Ministère des finances, à Paris, en y joignant, avec les deux exemplaires de leur portrait photographique, la somme nécessaire, expédiée, sous pli chargé, en billets de Banque de France ou en mandats sur la poste. Il leur sera envoyé un accusé de réception (par lettre non affranchie ), en échange duquel elles pourront retirer leur carte d’abonnement dès leur arrivée à Paris.
- Art. 11. L’Agent comptable pourra faire droit aux demandes collectives d’abonnement qui lui seront adressées soit directement, soit par l’entremise des percepteurs, soit par la correspondance étrangère. Mais chaque abonnement donnera lieu à la délivrance d’un reçu distinct, extrait du livre à souche mentionné à l’article 7.
- TITRE IV.
- ENTREES AVEC CARTES D’EXPOSANTS.
- Art. 12. Une seule carte d’entrée gratuite sera délivrée à chaque exposant ou, à son défaut, à son représentant dûment agréé par le Commissaire général.
- Les caries d’exposants sont détachées d’un livre à souche spécial, tenu et signé par les agents du Commissariat général; elles sont nominatives et personnelles et soumises aux diverses règles indiquées à l’article 7, notamment à l’obligation de fournir deux exemplaires du portrait photographique de l’exposant ou de son représentant.
- Art. 13. Les caries des exposants dont les expositions sont temporaires ne sont délivrées que pour la durée de ces expositions.
- La carte d’exposant ne sera délivrée qu’au titulaire lui-même. Celle
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- ANNEXE N° 35. 289
- de représentant ne sera accordée que sur la demande écrite de l’exposant, responsable des contraventions.
- Art. 14. Si, par suite de l’étendue ou de la difficulté de surveillance de son exposition, un même exposant a besoin d’un ou de plusieurs gardiens, il devra en référer au Commissariat général, qui, s’il y a lieu, lui délivrera des jetons de service, dans les conditions indiquées à l’article 16 ci-après.
- TITRE V.
- ENTREES AVEC CARTES ET JETONS DE SERVICE.
- Art. 15. Des cartes de circulation générale ou de circulation restreinte, valables pour toute la durée de l’Exposition, ou pour un temps limité, seront délivrées suivant la nature des fonctions et les besoins du service :
- i° Aux membres de la Commission supérieure et du Comité des marchés institués par l’article 4 de la loi du 29 juillet 1876, ainsi qu’aux membres des diverses Commissions consultatives fonctionnant auprès du Commissariat général;
- 20 Aux fonctionnaires et agents du Commissariat géuéral que leur service appellera dans les enceintes de l’Exposition ;
- 3° Aux présidents, vice-présidents et secrétaires de chaque Commission étrangère, aux commissaires délégués par elle à Paris et aux personnes attachées à son administration pour le service actif de l’intérieur de l’Exposition;
- 4° Aux membres des Comités d’admission institués à Paris;
- 5° Aux membres titulaires du Jury international et aux membres adjoints institués conformément au règlement du Jury.
- Les cartes de service sont délivrées par le Commissariat général; elles sont revêtues d’un certificat détaché d’un livre à souche et appliqué sur le portrait photographique de Payant droit, conformément aux règles tracées par les articles 7 et 12.
- Art. 16. Il sera créé un jeton spécial pour assurer la circulation des ouvriers, gens de service et gardiens employés dans l’intérieur de l’Exposition. Ce jeton sera délivré directement par le Commissariat général à l’entrepreneur, patron ou exposant, et repris chaque fois qu’il en aura été fait usage, pour être, au besoin, remis de nouveau à la personne qui emploie lesdits ouvriers, gens de service et gardiens.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Art. 17. En dehors des catégories mentionnées aux deux articles précédents, il ne sera délivré de cartes de service que sur une autorisation spéciale du Commissaire généra], approuvée par le Ministre de l’agriculture et du commerce et contresignée par le Ministre des finances.
- TITRE VI.
- ENTRÉES DE FAVEUR.
- Art. 18. Dans le cas où la délivrance de tickets gratuits ou à prix réduit serait accordée à des personnes dont la position justifierait cette faveur, ces tickets seront délivrés par l’Agent comptable du Trésor, sur une demande du Commissaire général, approuvée parle Ministre de l’agriculture et du commerce et visée par le Ministre des finances. Cette pièce servira de décharge à l’Agent comptable, qui en rendra compte.
- TITRE VII.
- PERCEPTIONS DIVERSES.
- Art. 19. Le fonds de concours consenti par la ville de Paris et le produit des concessions, locations et redevances diverses de l’Exposition seront versés à l’Agent comptable, qui en fera recette dans ses comptes, conformément à l’article 2 du règlement du 18 octobre 1876.
- Art. 20. Le produit de la revente des bâtiments et matériaux de l’Exposition, perçu par les receveurs des domaines (article 3 du même règlement), sera également reversé à l’Agent comptable, déduction faite des remises réglementaires dues à ces receveurs.
- Art. 21. Le Catalogue général de l’Exposition se compose de plusieurs volumes qui peuvent être achetés isolément. Le prix de chaque volume sera ultérieurement fixé par le Ministre des finances sur la proposition du Commissaire général.
- La vente du Catalogue sera effectuée par l’Agent comptable du Trésor, savoir :
- A Paris, directement ou par intermédiaire de libraires et autres personnes autorisées par l’administration des finances;
- Dans les départements, par l’entremise soit de libraires et autres personnes privées, comme il vient d’être dit, soit des percepteurs des contributions directes.
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- ANNEXE N® 35.
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- Les libraires et intermédiaires officieux de Paris et des départements ne pourront acheter qu’au comptant le Catalogue général ou les volumes isolés. Il leur sera fait une remise de 20 p. 0/0 par volume. Le prix des volumes invendus ne leur sera pas remboursé.
- Les percepteurs devront recevoir le prix intégral des volumes du Catalogue qui leur seront demandés par le public et en délivrer une quittance à souche; ils transmettront immédiatement à l’Agent comptable les sommes reçues pour son compte, et, dans un délai de dix jours, celui-ci leur renverra par la poste, en franchise,les exemplaires destinés à être remis aux acheteurs en échange de la quittance à souche. Les percepteurs n’ont pas droit à la remise ci-dessus fixée.
- Aucun volume du Catalogue général ne pourra être remis gratuitement que sur un ordre du Commissaire général, approuvé par le Ministre de l’agriculture et du commerce et visé par le Ministre des finances. Cet ordre servira de décharge à l’Agent comptable, qui en rendra compte.
- TITRE VIII.
- SERVICE DE L’AGENT COMPTABLE.
- Art. 22. L’Agent comptable du Trésor près l’Exposition est assujetti à un cautionnement en rentes sur l’État. Ce cautionnement, qui pourra être réalisé en rentes 3,4 1/2 ou 5 p. 0/0 , est fixé à la somme de 2,000 francs de rentes.
- Il recevra sur les crédits affectés à l’Exposition une indemnité dont le montant sera déterminé par le Ministre des finances.
- Art. 23. Les tickets, imprimés et confectionnés par le Ministère des finances, seront déposés à la caisse centrale du Trésor, au titre des valeurs inactives, pour être remis à l’Agent comptable au fur et à mesure des besoins du service, sur l’ordre du Directeur général de la comptabilité publique.
- Art. 24. L’Agent comptable versera journellement au Trésor le produit des recettes de toute nature qu’il aura réalisées. Il pourra néanmoins conserver les appoints et la menue monnaie nécessaires au service de caisse.
- Art. 25. Il produira à la Cour des comptes un compte en matières et un compte en deniers.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Art. 26. Le compte en matières présentera :
- En recette : La prise en charge de la totalité des tickets émis par le Ministère des finances;
- La prise en charge des volumes du Catalogue général mis en vente;
- En dépense : Le produit de la vente des tickets et du Catalogue général, en corrélation avec la recette inscrite au compte en deniers;
- Les ordres autorisant la remise gratuite des tickets ou des volumes du Catalogue général conformément aux articles 18 et 21;
- Le procès-verbal constatant l’annulation des tickets qui n’auront pas été mis en circulation.
- Art. 27. Le compte en deniers présentera :
- En recette : Le produit net de la vente des tickets, c’est-à-dire déduction faite de la remise allouée aux intermédiaires et des frais de fabrication matérielle;
- Le produit des cartes d’abonnement;
- Le fonds de concours versé par la ville de Paris;
- Le produit net de la vente du Catalogue de l’Exposition, déduction faite de la remise allouée aux intermédiaires;
- Le produit des concessions et locations;
- Le produit net de la revente des bâtiments et matériaux, déduction faite des remises allouées aux receveurs des domaines;
- Les recettes diverses;
- Fm dépense : Les versements faits au caissier du Trésor, justifiés par les récépissés de ce comptable.
- TITRE IX.
- SERVICE DU CONTRÔLE.
- Art. 28. 11 sera placé à chacune des portes de l’Exposition, et eu nombre suffisant pour les besoins du service, des préposés au contrôle, qui seront chargés :
- i° De recevoir les tickets d’entrée et de les oblitérer, pour empêcher qu’ils ne puissent servir deux fois;
- 20 De vérifier les droits des porteurs de cartes d’abonnement, de cartes d’exposant et cle jetons de service.
- Les tickets devront être oblitérés immédiatement, sous les yeux du
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- ANNEXE N” 35. 293
- public, et être déposés au même moment dans une boîte tire-lire, dont la clef restera entre les mains d’un chef controleur.
- Art. 29. Le chef contrôleur sera assisté de trois sous-chefs controleurs.
- La mission de ces employés consistera à diriger et surveiller les préposés placés aux portes d’entrée; à s’assurer que les tickets sont exactement oblitérés et déposés dans la boîte tire-lire, et qu’il ne se commet aucune fraude ou irrégularité au préjudice du Trésor dans le service des entrées payantes ou gratuites.
- Le chef contrôleur et les sous-chefs contrôleurs seront choisis parmi les employés de l’État. Ils recevront une indemnité.
- Les préposés au contrôle seront nommés par le chef contrôleur, sous réserve de l’approbation du Directeur général de la comptabilité publique.
- Le montant de l’indemnité des contrôleurs et du salaire des préposés au contrôle sera fixé par le Ministre des finances et imputé sur les crédits de l’Exposition.
- Art. 30. Le Sénateur, Commissaire général de l’Exposition, et le Conseiller d’Élat, Directeur général de la comptabilité publique, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent règlement.
- Paris, le i3 octobre 1877.
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce, C. DE MEAUX.
- Le Ministre des finances, E. GAILLAUX.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 36.
- RÈGLEMENT SPÉCIAL
- AUX ATELIERS ETABLIS DANS LA GALERIE DU TRAVAIL. (Vestibule Sud du palais du Champ de Mars.)
- Article premier. Les exposanls autorisés à ouvrir, dans le vestibule du palais du Champ de Mars (côté de l’Ecole militaire), des ateliers où ils feront fabriquer sous les yeux du public les articles de leur spécialité, sont tenus de se conformer aux dispositions du présent règlement.
- Par exception au règlement général, ils sont autorisés à vendre, sur place et au détail, les objets ainsi fabriqués.
- Art. 2. Les exposants de la galerie du travail pourvoient eux-mêmes, à leurs frais, risques et périls, à l'installation et au gardiennage de leurs ateliers.
- Les projets de ces installations devront être remis au Directeur de la section française, qui les soumettra à l’approbation du Commissaire général.
- Art. 3. L’eau et le gaz sont mis gratuitement à la disposition des exposants qui en feront la demande.
- Dans chaque atelier, la canalisation intérieure sera installée aux frais des exposants et par des entrepreneurs de leur choix, sous le contrôle de l’Administration.
- Les raccordements de cette canalisation avec les branchements déjà posés seront faits par les soins de l’Administration, qui ne délivrera l’eau et le gaz qu’après avoir vérifié et accepté les installations des exposants.
- Il est expressément interdit aux exposants d’apporter aucune modification à leur canalisation intérieure avant d’en avoir prévenu l’Administration et d’avoir reçu l’autorisation nécessaire, le tout sans préjudice de la responsabilité des exposants.
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- ANNEXE N° 36.
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- Art. h. Les enseignes placées à l’intérieur de chaque atelier seront d’un modèle uniforme, ainsi que les housses destinées à recouvrir les machines et appareils en dehors des heures de travail.
- Toute exception à cette règle fera l’objet d’une autorisation spéciale.
- Art. 5. Les ateliers fonctionneront tous les jours, sans excepter les dimanches et les j ours fériés.
- Le travail commencera à n heures du matin, pour cesser une demi-heure, au plus tard, avant l’heure où le public quittera le palais.
- Art. 6. Chaque exposant veille, dans son atelier, au bon ordre et à l’exécution des règlements et ordres de service.
- Il désignera nominativement à T Administration .la personne qui sera seule chargée de la surveillance intérieure de l’atelier.
- Il est personnellement responsable de tout dégât provenant du fait ou de la faute de ses ouvriers et employés.
- Art. 7. Défense est faite de fumer dans les ateliers et de se servir de papier enflammé pour allumer les lampes ou foyers à gaz.
- Dès que le travail cessera, le gaz sera immédiatement éteint.
- L’emploi du gaz fera l’objet d’une surveillance spéciale, et les précautions les plus minutieuses devront être prises pour éviter tout risque d’incendie.
- Art. 8. Les ateliers seront constamment tenus dans un état de propreté parfaite.
- La mise en ordre des outils se fera, ainsi que le nettoyage intérieur, le soir, après la cessation du travail, pendant le temps qui s’écoulera avant la fermeture des portes du palais.
- Les balayures, papiers et déchets seront, pendant la journée, soustraits aux regards des visiteurs. Chaque jour ces détritus seront enlevés, pour être transportés au dehors du Champ de Mars.
- Art. 9. De 6 heures du matin à l’heure à laquelle le public sera admis dans l’enceinte de l’Exposition, les exposants de la galerie du travail procéderont à l’approvisionnement et au renouvellement des fournitures nécessaires au fonctionnement de chaque atelier. C’est également pendant ce laps de temps que se feront les réparations et le gros entretien.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Art. 10. Le Commissaire général sera exactement informé, par les soins du Directeur de la section française, du nombre des ouvriers et employés occupés dans chaque atelier.
- Ce nombre ne pourra être modifié sans une autorisation spéciale.
- Art. 11. La tenue du personnel sera propre et décente.
- Les cris, les chants, les appels bruyants adressés au public et, en général, toutes les manifestations de nature à troubler l’ordre, sont rigoureusement interdits.
- Les ouvriers ne pourront interrompre leur travail, ou sortir, sans y être autorisés par le surveillant de leur atelier.
- Il leur est interdit d’introduire des étrangers dans les ateliers.
- Art. 12. Le Commissaire général se réserve le droit d’exiger le renvoi immédiat et, au besoin, l’exclusion définitive de tout ouvrier ou employé qui contreviendrait aux dispositions du présent règlement, troublerait l’ordre ou refuserait d’obtempérer aux injonctions des agents chargés de la surveillance générale.
- Art. 13. La vente des objets fabriqués dans la galerie du travail est autorisée, ainsi qu’il a été dit plus haut.
- Elle se fera au détail et sur place; les prix seront marqués en chiffres connus et indiqués au moyen d’étiquettes apparentes, dont les dimensions devront, cependant, rester inférieures à 5 centimètres en tout sens.
- Art. 14. Le colportage, dans les palais et les parcs, des objets fabriqués dans la galerie du travail, est interdit, ainsi que les annonces bruyantes et les appels aux acheteurs.
- Art. 15. Dans le cas où, par force majeure, l’exposant ne pourrait continuer l’exploitation de son atelier, le Commissaire général, sur l’avis du Directeur de la section française, aviserait aux mesures à prendre.
- Art. 16. En cas d’infraction aux prescriptions des règlements et ordres de service de l’Administration, le Commissaire général, sur l’avis du Directeur de la section française, prononcera :
- Soit l’interdiction de vente pendant un temps déterminé;
- Soit la fermeture définitive de l’atelier.
- Dans ce dernier cas, l’emplacement devenu disponible peut être attribué, par le Commissaire général, à un autre exposant.
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- ANNEXE N° 36.
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- L’exposant auquel il aura été fait application de l’une ou l’autre des dispositions pénales précitées n’aura droit à aucune indemnité, ni même au remboursement des frais généraux qui lui ont été imposés.
- Art. 17. Le présent règlement devra être affiché dans chaque atelier.
- Fait à Paris, le 7 avril 1878.
- Le Sénateur Commissaire général, J.-B. KRANTZ.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 37.
- RÈGLEMENT
- SUR L’EMPLOI DE LA PHOTOGRAPHIE À L’EXPOSITION DE 1878.
- Article premier. La faculté de prendre des vues photographiques dans l’enceinte de l’Exposition universelle de 1878 ne fait l’objet d’aucun monopole ou privilège exclusif.
- Aucun photographe n’est admis à opérer dans l’enceinte de l’Exposition, s’il ne justifie d’une autorisation signée par le Commissaire général.
- Art. 2. La reproduction des objets exposés et des constructions particulières reste absolument subordonnée à l’autorisation expresse de l’exposant, ou de ses ayants droit (art. 11 du Règlement général).
- Art. 3. Tout photographe, étranger ou français, pourvu qu’il soit exposant, peut, sur sa demande écrite, obtenir une autorisation valable pendant un temps déterminé, et renouvelable, au besoin.
- Art. 4. Tout exposant peut, sur sa demande écrite, faire reproduire par le photographe de son choix les objets par lui exposés.
- Art. 5. Les dispositions qui précèdent ne s’appliquent pas à l’Exposition des beaux-arts, qui fera l’objet d’une réglementation spéciale.
- Art. 6. Conformément aux engagements pris envers les exposants des galeries historiques et ethnographiques du Trocadéro, aucune reproduction par la photographie ne sera autorisée dans ces galeries.
- Art. 7. Les photographes appartenant à la catégorie visée par l’article 3 devront mentionner sur leur demande en autorisation :
- i° Le nombre des opérateurs qu’ils comptent employer;
- 20 La durée de l’autorisation qu’ils sollicitent;
- 3° L’indication sommaire du matériel dont ils auront à se servir,
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- ANNEXE N° 37. 299
- ainsi que celle des moyens de transport nécessaires pour l’entrée de ce matériel ;
- lx° La déclaration que le demandeur assume absolument les responsabilités de toute nature que la reproduction pourrait entraîner ;
- 5° L’engagement formel de se conformer aux règlements et ordres de service.
- Ces diverses déclarations seront reproduites sur l’autorisation délivrée au photographe.
- Art. 8. La demande des exposants qui voudraient faire reproduire les constructions ou les objets à eux appartenants contiendra :
- i° Le nom et l’adresse du photographe qu’ils auront choisi;
- 2° L’indication précise des objets dont la reproduction est autorisée ;
- 3° Le jour où l’opération doit avoir lieu;
- 4° L’obligation, par le demandeur, d’assumer absolument les responsabilités de toute nature que pourraient entraîner les opérations du photographe;
- 5° L’engagement formel de se conformer aux règlements et ordres de service.
- Ces déclarations seront reproduites sur l’autorisation délivrée par le Commissaire général.
- Art. 9. Les demandes visées par les précédents articles seront adressées au Commissaire général :
- Directement, lorsqu’elles émaneront de photographes ou d’exposants français;
- Par l’intermédiaire de la Commission nationale compétente, lorsqu’elles seront formulées par des étrangers.
- Art. 10. Il est interdit aux opérateurs admis à photographier d’introduire dans l’intérieur du palais, des bâtiments annexes ou des constructions destinées aux expositions particulières, ni feu, ni substances inflammables ou explosives. Ils devront préparer en dehors des bâtiments les surfaces qu’ils emploieront, et ne laisser stationner leurs laboratoires sur aucun passage dallé ou parqueté.
- Art. 11. Les opérations auront lieu de 7 à 9 heures du matin dans les palais et les bâtiments, et jusqu’à 10 heures dans les parcs et les jardins. Toutefois, le Commissaire général se réserve d’accorder, s’il y a lieu, la permission d’opérer en dehors des heures ainsi réservées.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Art. 12. Les opérateurs non munis d’une carte d’exposant à leur nom devront payer le droit d’entrée au prix fixé pour les visiteurs ordinaires.
- Art. 13. Les photographes autorisés par le Commissaire général à reproduire les palais, les parcs et les vues d’ensemble seront tenus de déposer au Commissariat général cinq épreuves de cnaque vue. Les épreuves ainsi déposées deviendront la propriété de l’État.
- Art. 14. Les personnes autorisées à reproduire des vues générales de l’Exposition et des objets exposés devront se conformer à toutes les dispositions des lois et règlements en matière de dépôt.
- Art. 15. Le Commissaire général se réserve le droit absolu cle retirer l’autorisation accordée à un photographe qui, par lui-même ou par l’un de ses aides, aurait contrevenu aux dispositions du présent règlement ou des ordres de service.
- Art. 16. Les photographes opérant dans l’enceinte devront, à toute réquisition des agents de la police ou des gardiens chargés de la surveillance dans les sections ou dans les classes, justifier cle l’autorisation qui leur aura été accordée.
- Fait à Paris, le ier mai 1878.
- Le Sénateur Commissaire général, J.-B. KRANTZ.
- Vu et approuvé :
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce,
- TEISSERENC DE BORT.
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- ANNEXE N° 37.
- MINISTERE
- DE L’AGRICULTURE
- ET DU COMMERCE.
- EXPOSITION DH1YERSELLE
- INTERNATIONALE DE 1878 A PARIS.
- CABINET
- CU SÉNATEUR COMMISSAIRE GENERAL.
- 301
- Modèle n° 1.
- AUTORISATION.
- -------
- ______________________________________ ________________ photographe,
- est autorisé à opérer dans l’enceinte de l’Exposition avec le matériel et les opérateurs ci-dessous désignés, et en se conformant à toutes les prescriptions du règlement spécial en date du 1“ mai 1878. _________________________________..
- Matériel :
- Personnel :
- La présente autorisation s’applique exclusivement aux vues d’ensemble des Palais et des Parcs; elle est valable du ............:— -----------------
- au _________——_______________________
- Paris, le -—...— - 187 .
- Le Sénateur Commissaire général,
- Le photographe soussigné, autorisé à Opérer dans l’enceiille de l’Exposition, déclare par la présente assumer les responsabilités de toute nature que la reproduction pourrait entraîner; il s’engage en outre à observer strictement toutes les prescriptions des règlements et ordres de service.
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- PIÈGES ANNEXES.
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- MINISTÈRE
- DE L’AGRICULTDRE ET DD COMMERCE.
- Modèle n° 2.
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- INTERNATIONALE DE 1878 À PARIS.
- CABINET
- DU SÉNATEUR COMMISSAIRE GENERAL.
- AUTORISATION.
- eO4
- M. -------- --- , photographe,
- demeurant à _______ _________________________________________________
- est autorisé sur la demande de M. ___________________________________ ....
- à reproduire les constructions particulières ou les objets ci-après désignés :
- La présente autorisation s’applique exclusivement aux objets ci-dessus indiqués. Elle est valable du _____________________________________________
- Le Sénateur Commissaire général,
- L’exposant soussigné, autorisé à reproduire les objets ci-dessus désignés, déclare par Ja présente assumer les responsabilités de toute nature que la reproduction pourrait entraîner; il s’engage en outre à observer strictement toutes les prescriptions des règlements et ordres de service.
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- ANNEXE N° 38.
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- Annexe n° 38.
- RÈGLEMENT SUR LA VENTE DES CATALOGUES.
- Article premier. La vente, dans l’enceinte de l’Exposition, du Catalogue général officiel et de ses annexes, ainsi quë celle des catalogues partiels publiés par les soins des commissions étrangères, ne pourra être faite que par les permissionnaires désignés à cet effet par le Commissaire général, et suivant les règles énumérées ci-après.
- Art. 2. Chacun de ces permissionnaires occupera l’emplacement qui lui sera désigné pour toute la durée de l’Exposition, soit dans un kiosque ou autre édicule établi dans les parcs et jardins, soit à l’intérieur des palais du Champ de Mars, du Trocadéro ou de leurs annexes.
- Art. 3. Le matériel nécessaire â l’exploitation, fourni par les permissionnaires, devra être établi conformément aux prescriptions de l’Administration, et ne pourra, sous aucun prétexte, être installé en dehors des limites spécialement fixées pour chaque point.
- Art. 4. Les permissionnaires devront être constamment à leur poste pendant les heures où l’Exposition sera ouverte au public. En cas d’absence motivée, ils devront faire agréer par le Commissariat général la personne qui les remplacera.
- Art. 5. L’entrée dans l’enceinte de l’Exposition est gratuite pour les permissionnaires; chacun d’eux recevra à cet effet un jeton de service, qui sera déposé au guichet à l’entrée, et rendu, le soir, par l’agent de l’Administration spécialement chargé de surveiller la vente des catalogues.
- Art» 6. Les permissionnaires sont tenus de mettre en vente le catalogue officiel et ses annexes* Ils se procureront les exemplaires dont
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- PIÈGES ANNEXES.
- iis auront besoin à cet effet auprès du garde-magasin des catalogues, et en payeront comptant le prix entre les mains de l’Agent comptable du Trésor. Ils bénéficieront de la remise de 20 p. 0/0 accordée aux libraires par le décret du i3 octobre 1877.
- La vente se fera au prix marqué et par volume.
- Art. 7. En dehors de cette vente obligatoire, les permissionnaires auront la faculté de vendre au public :
- i° Des plans, vues photographiques, gravures et dessins relatifs à l’Exposition ;
- 20 Les publications se rattachant à l’Exposition, énumérées dans la liste approuvée par le Commissaire général;
- 3° Des crayons, des épingles et autres menus objets d’un usage courant, sans que cette tolérance puisse s’étendre à la vente au détail des articles de Paris ou des objets exposés;
- 4° Les médailles commémoratives frappées par l’Administration des monnaies ou avec son autorisation.
- Ils pourront, en outre, mettre des lorgnettes à la disposition des visiteurs, mais en location seulement.
- Art. 8. Pour la vente facultative, les permissionnaires auront à s’entendre directement avec les auteurs et éditeurs des publications, plans, gravures, photographies, etc.
- Art. 9. La vente, dans l’enceinte de l’Exposition, des journaux français et étrangers sera faite exclusivement par les permissionnaires.
- Art. 10. Défense expresse est faite aux permissionnaires de vendre des liquides et des comestibles, de quelque espèce que ce soit.
- Art. 11. Les permissionnaires sont placés sous la surveillance directe du Commissariat général et, plus particulièrement, sous l’autorité d’un inspecteur spécial. Ils devront obéir à toutes les prescriptions de l’Administration et de la police et se conformer, en ce qui les concerne, aux dispositions des règlements et ordres de service.
- Les agents préposés à la surveillance générale dans les parcs et les palais sont chargés de veillera l’exécution du présent règlement. Ils doivent protéger les permissionnaires contre le vol, les détournements, sans que la responsabilité de l’Administration puisse en aucun cas être invoquée.
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- ANNEXE N° 38.
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- Art. 12. Il est formellement interdit aux permissionnaires de quitter leur place pour colporter, dans les galeries et dans les salles, les catalogues ou autres objets dont la vente leur est confiée. Il est également défendu d’attirer le public par des appels bruyants.
- Art. 13. La redevance à payer au Trésor sera réglée d’après le nombre officiel des visiteurs payants admis dans les enceintes de l’Ex-posilion. Le nombre sera constaté par les comptes du Ministère des finances.
- La redevance sera fixée, par millier de visiteurs payants, à la somme de or,o2 (deux centimes).
- Dans le compte des redevances mensuelles, on négligera les fractions complémentaires au-dessous de mille visiteurs.
- Art. 14. La permission de vente réglée par les dispositions qui précèdent est révocable au gré de l’Administration et sans indemnité.
- Art. 15. En particulier, elle serait immédiatement retirée:
- i° Au permissionnaire qui aurait contrevenu aux dispositions du présent règlement en mettant en vente des publications ou des gravures non autorisées ;
- 2° Au permissionnaire qui troublerait l’ordre ou refuserait de se conformer aux injonctions de la police ou de l’Administration.
- Fait à Paris, le îo avril 1878.
- Le Sénateur Commissaire général, J.-B. KRANTZ.
- Vu el approuvé :
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce,
- TEISSERENC DE BORT.
- *
- 2 u
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- PIÈCES ANNEXES.
- Annexe n° 39.
- RÈGLEMENT SPÉCIAL
- POUR LES ESSAIS DE MACHINES AGRICOLES SUR LE TERRAIN.
- i° Des essais de machines agricoles auront lieu dans les environs de Paris. Les machines fonctionneront dans les conditions normales de la pratique et pendant un temps assez long pour qu’il soit possible d’en apprécier la valeur.
- 2° Ces essais s’appliqueront aux machines françaises et étrangères appartenant à l’un des groupes suivants :
- 1. Faucheuses, faneuses, râteleuses et presses portatives à foin;
- 2. Machines à moissonner et à lier les récoltes de céréales;
- 3. Matériel de préparation du sol, charrues et autres instruments de défoncement et d’appropriation du sol mus par des attelages ou par la vapeur, bisocs, polysocs, rigoleuses, etc.
- En outre pourront être également expérimentées les machines agricoles non comprises dans les catégories ci-dessus indiquées qui seront jugées dignes de l’être.
- 3° Des essais pratiques auront lieu sur des points qui seront ultérieurement indiqués.
- h° Les exposants qui voudront prendre part à ces essais devront se faire inscrire avant le 3o juin.
- 5° Le Directeur des sections d’agriculture et d’horticulture, sur l’avis, soit des commissions étrangères, soit des comités d’admission compétents, désignera celle des machines qu’il y aura lieu d’admettre à ces essais; ceux-ci dureront au moins un jour pour chaque groupe de machines.
- 6° L’emplacement sur lequel chaque machine devra fonctionner
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- ANNEXE N° 39. 307
- sera désigné, par tirage au sort, entre les exposants, au moment même de l’essai.
- 70 Chaque exposant sera tenu de se pourvoir, à ses frais et comme il l’entendra, du personnel, des attelages, du combustible et autres moyens d’action nécessaires au fonctionnement de ces machines ; les frais de transport (aller et retour) seront également à sa charge.
- 8° L’exposant dont la machine sera brisée ou arrêtée en plein travail pourra la remplacer par une machine identique.
- 9° Il n’y aura pas de classement par ordre de mérite.
- io° Les sociétés et comices agricoles de France pourront accréditer des délégués qui suivront toutes les opérations, et qui se réuniront clans un local qui sera ultérieurement désigné, pour faire connaître leurs observations sur les essais auxquels ils auront assisté.
- il" La date précise et le lieu où se fera chacun des essais seront indiqués au moins huit jours à l’avance.
- ARTICLE SPÉCIAL.
- Les Comités consultés, le Directeur de la section de l’agriculture et de l'horticulture désignera, s’il y a lieu, parmi les machines ayant fonctionné, celles qu’il croira devoir être l’objet d’essais dynamométriques.
- Ces essais se feront au laboratoire de génie rural de l’Institut agronomique, à Vincennes.
- Paris, le ih juin 1878.
- Dressé et présenté :
- Le Sénateur Commissaire général,
- J.-B. KRANTZ.
- Vu et approuvé :
- Le Ministre de Vagriculture et du commerce,
- TEISSERENG DE BORT.
- Nota. Les demandes d’admission aux essais devront être faites par écrit et déposées au bureau de la Direction de la section de l’agriculture (pavillon de l’Exposition de l’agriculture, quai d’Orsay).
- ao.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 40.
- NOTE
- EN RÉPONSE AU RAPPORT PRESENTE PAR M. BRANDETI1 GIBRS AU NOM DES PRINCIPAUX CONSTRUCTEURS DE MACHINES AGRICOLES EN ANGLETERRE.
- M. Brandeth Gibbs, au nom des principaux conslrucleurs d’Angleterre, demande qu’il ne soit pas ouvert à l’Exposition de 1878 de concours pour ses machines agricoles.
- Les motifs de cette demande sont de plusieurs natures; nous allons les passer en revue et les discuter.
- i° Dépenses et difficultés. — Assurément, et maigre' toutes les précautions que nous pourrons prendre, les dépenses des concours de machines agricoles seront assez considérables et pèseront plus sur les étrangers que sur les Français. Ce point est incontestable.
- Mais nous ne saurions admettre que l’on soit forcé, pour manœuvrer convenablement les machines anglaises, de les pourvoir de chevaux et d’un personnel anglais. Autrement ces belles machines, que l’on rencontre aujourd’hui dans le monde entier et qui ont si puissamment contribué aux progrès de l’agriculture, n’auraient quitté que fort exceptionnellement le sol de la Grande-Bretagne.
- Je conviens encore que la nécessité, en cas d’avaries, de faire venir de l’atelier des pièces de rechange serait assez embarrassante, mais je dois faire observer également que ces rechanges peuvent très bien être fabriqués dans nos ateliers de construction, et qu’il faut bien qu’il en soit ainsi pour que nos agriculteurs consentent à employer les machines anglaises.
- D’ailleurs ces machines, et leur grande réputation le prouve, sont solides et bien construites. Les cas de bris et d’avaries sont donc peu probables, quoique, à la rigueur, possibles.
- En somme, malgré les dépenses et les embarras signalés par les constructeurs anglais, nombre de constructeurs étrangers n’hésiteront
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- ANNEXE N° AO.
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- pas à se soumettre aux essais, ce qui prouve qu’après tout les frais et les embarras que ces essais occasionnent peuvent avoir leur compensation.
- 2° Durée trop Imitée des essais. — Le temps accordé pour les essais sera forcément limité et ne permettra peut-être pas un classement absolument équitable des divers engins de même ordre qui auront été essayés. Nous le reconnaissons. Mais les essais peuvent être faits en dehors de toute idée de classement; ils n’en sont pas moins instructifs, et nous ne voyons aucune raison de nous priver de l’utilité qu’ils comportent par crainte d’un inconvénient dont il est facile de les exonérer. Dans cet ordre d’idées, il importe de remarquer que l’Exposition est établie avant tout pour instruire le public, pour lui révéler des faits, des procédés ou des appareils dont il lui serait difficile autrement d’avoir connaissance.
- Les intérêts des exposants ne viennent qu’en second ordre, et encore, parmi les exposants, on doit mettre à part ceux qui, parvenus soit à la célébrité, soit à une grande notoriété, n’ont vraiment rien à attendre de nos grandes assises industrielles; les autres, en voie d’arriver, constituent la réserve de l’avenir et sont très intéressants à ce titre. Mais ces derniers, en général fort empressés de comparaître devant le public, leur véritable juge, loin de les redouter, désirent les essais, si limités ou imparfaits qu’ils puissent être.
- 3° Etat réel de la machinerie agricole. —- Les types des machines agricoles sont-ils actuellement tellement bien connus et fixés que l’on n’ait plus à attendre ou à espérer, en ce qui les concerne, aucune modification importante? Il est possible qu’il en soit ainsi en Angleterre, quoique, à vrai dire, il nous semble assez difficile d’admettre que ces machines aient atteint, dans une période de temps relativement assez courte, cette sorte de perfection. Mais nous ne croyons pas nous tromper en affirmant que, sur le continent, il n’en est pas tout à fait de même.
- Nous reconnaissons, au contraire, qu’en fait d’outillage agricole, il nous reste beaucoup à apprendre et beaucoup à améliorer. C’est même là un des motifs qui nous font attacher un intérêt tout particulier aux expositions et aux essais.
- k° Egalité de traitement entre les machines agricoles et les autres. — Les
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- PIÈGES ANNEXES.
- machines industrielles recevront dans nos galeries la vapeur, la force motrice, et pourront avoir devant le public un fonctionnement qui permettra de juger leur dispositif et l’agencement de leurs divers organes. Cette mise en mouvement est une des plus remarquables innovations des dernières expositions, et elle a été hautement approuvée par le public.
- Mais les machines agricoles, et notamment celles qui enlèvent les récoltes sur champ ou préparent le sol, ne peuvent guère être utilement mises en marche que sur le théâtre habituel de leurs opérations. Les priver de ces essais, c’est, en réalité, les placer dans des conditions d’infériorité envers les machines industrielles.
- Sur ce point, nous nous permettons de ne pas partager l’opinion, si autorisée cependant, de M. Brandeth Gibbs et de ses collègues.
- 5° Suppression demandée de tous les essais. — Mais le point sur lequel nous ne saurions absolument être du même avis, c’est la suppression de tous les essais de machines agricoles.
- Les constructeurs anglais jugent les essais inutiles, alors que nous les croyons nécessaires; ils redoutent les embarras et les dépenses qui en résultent, alors que nous nous y résignons en vue des avantages que nous en attendons. Jusque-là il n’y a, entre nous, qu’une divergence théorique, dont la conclusion pratique paraît devoir être de rendre les essais facultatifs. Ceux qui les approuvent en feront, les autres n’en feront pas, et la liberté de tous sera respectée. Mais le serait-elle également, si nous devions sacrifier nos convictions et nos besoins réels, en supprimant ces essais, auxquels nous tenons tant?
- Poser cette question, c’est la résoudre, surtout quand on s’adresse à la haute raison et à la loyauté parfaite de nos voisins d’Angleterre.
- La machinerie agricole d’Angleterre a grandi sous le régime des essais et de la concurrence; c’est par là quelle a atteint ce puissant développement et cette perfection relative qui sont l’honneur de l’Angleterre et de ses habiles constructeurs.
- Elle croit opportun de renoncer à ce régime ; elle est le meilleur juge de ce que commandent ses intérêts; nous ne pouvons que faire des vœux bien sincères pour que le nouveau régime quelle inaugure lui profite autant que l’ancien lui avait profité.
- Mais, placés dans des circonstances différentes, nous persistons à croire les essais utiles, la concurrence utile, non seulement pour le perfectionnement de nos constructeurs et le développement de leur
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- ANNEXE N° 40.
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- industrie, mais encore et surtout pour l’instruction de nos populations, trop peu familiarisées encore avec la machinerie agricole.
- C’est là ce que nous recherchons avant tout, et ce but est assez élevé pour nous faire passer sur le désagrément de ne pas donner, comme nous l’aurions tant désiré, complète satisfaction aux constructeurs habiles qui nous ont fait l’honneur de s’adresser à nous.
- Mais ils comprendront, nous en avons le ferme espoir, qu’en leur concédant le concours facultatif et indépendant de tout classement, nous allons aussi loin que nous pouvons le faire sans nuire à nos nationaux, et qu’il y aurait un manque réel d’équité à nous demander davantage.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 41.
- EXPOSITIONS TEMPORAIRES D’ANIMAUX VIVANTS.
- CIRCULAIRE.
- Monsieur le Préfet,
- Paris, le 10 janvier 1877.
- Le système de classification annexé au règlement général de l’Exposition universelle de 1878 comprend, sous les classes 77 à 82 du 8fi groupe, les animaux vivants des espèces chevaline, asine, bovine, ovine, porcine, galline et les animaux de basse-cour.
- Le Gouvernement a l’intention de ne rien négliger pour que cette partie si importante de l’exposition agricole soit à la hauteur des progrès accomplis. Dans ce but, il a été décidé qu’un concours international pour les espèces ci-dessus désignées serait annexé à l’Exposition universelle.
- Le programme détaillé de ce concours est actuellement en préparation : il sera publié très prochainement.
- Mais, en raison des exigences particulières que comporte une exposition de cette nature, il n’était pas possible de lui appliquer les règles générales admises pour les produits de l’industrie ainsi que pour le matériel de l’agriculture. O11 a dû, par suite, étudier un ensemble de dispositions spéciales, dont la présente circulaire a pour objet de porter les points principaux à la connaissance des intéressés.
- Deux modifications importantes au règlement général s’imposaient tout d’abord pour les animaux vivants : ni la durée fixée pour les autres expositions, ni l’emplacement qui leur est assigné ne pouvaient être admis dans le cas qui nous occupe.
- Les animaux exposés seront divisés en deux séries : la première comprendra les espèces bovine, ovine, porcine, canine et les animaux de basse-cour ; la durée de l’exposition de cette série sera de quinze jours au plus. L’époque à laquelle elle sera ouverte n’est point encore abso-
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- ANNEXE N° U\.
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- Jument arrêtée; mais il est dès maintenant décidé quelle sera comprise entre le 2 5 mai et le 20 juin, de façon que cette première série de concours puisse se produire pendant la période de la belle saison où les agriculteurs sont le moins retenus par les travaux des champs.
- La deuxième série comprendra les espèces chevaline et asine; l’exposition de cette série se prolongera pendant un mois, et sera ouverte vers la fin d’août ou dans les premiers jours de septembre.
- Les animaux vivants 11e pouvaient être exposés dans l’enceinte du Champ de Mars et du Trocadéro, où ils auraient occupé un espace qu’il eût été difficile d’utiliser convenablement avant et après les concours. D’un autre côté, un intérêt puissant s’attachait à ce qu’ils fussent installés dans le voisinage immédiat des autres expositions, et surtout de la partie permanente de l’exposition agricole. Dans ces conditions, on fera choix soit d’une portion de l’esplanade des Invalides, soit de la large avenue qui longe la Seine sur la rive gauche, entre cette esplanade et le Champ de Mars.
- Pour être admis à concourir, les agriculteurs ou propriétaires devront adresser aux comités départementaux de leurs circonscriptions respectives une demande en double exemplaire, rédigée sur une formule spéciale, qui sera mise ultérieurement à la disposition des intéressés. Les comités conserveront l’un des deux exemplaires et adresseront l’autre au siège du Commissariat général, rue de Grenelle, 101. Grâce à cette précaution, les réclamations qui pourraient se produire, soit sur les lieux auprès des comités, soit à Paris auprès du Commissariat général, pourront être instruites sans délai.
- Les demandes d’admission devront être transmises à Paris, à la fin de chaque semaine, par les soins des comités ; elles devront être toutes parvenues au Commissariat général au plus tard le ier janvier 1878.
- Ce délai est de rigueur, car il est indispensable que nous soyons aussitôt que possible exactement fixés sur le nombre précis des animaux de toute espèce à l’instailation desquels il y aura lieu de pourvoir.
- Conformément au mode suivi dans les expositions agricoles de 1856 et de 1860, les récompenses attribuées aux propriétaires d’animaux consisteront en médailles, auxquelles s’ajouteront des prix en argent. Un règlement spécial déterminera le nombre et la valeur des primes et des médailles affectées à chacune des classes qui figureront dans les concours.
- Vous penserez certainement comme nous, Monsieur le Préfet, qu’il
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- 3Xk PIÈGES ANNEXES.
- est essentiel de provoquer au plus tôt les adhésions des agriculteurs, éleveurs et propriétaires d’animaux domestiques de votre département. Le Comité formé sous vos auspices ne saurait manquer de leur adresser immédiatement un premier appel, en portant à leur connaissance les indications contenues dans la présente circulaire. Il sera bon de faire comprendre à nos agriculteurs quel intérêt s’attache pour eux à mettre à profit l’occasion qui se présente de justifier des progrès accomplis en France dans toutes les branches de l’industrie de l’élevage depuis i856, dernière époque où cette industrie ait été appelée à se mesurer avec les industries similaires de l’étranger. Les éleveurs français doivent tenir à honneur de se maintenir au rang élevé où les avait placés ce dernier concours.
- Si vous voulez bien vous reporter à mes précédentes instructions, vous y trouverez, sans que j’aie besoin d’insister de nouveau, les motifs d’intérêt et de patriotisme qui doivent engager les éleveurs, comme les autres producteurs français, à prendre part à l’Exposition.
- Je vous serai obligé, Monsieur le Préfet, de m’accuser réception de la présente circulaire, et de vouloir bien me faire connaître en temps opportun les dispositions que vous aurez adoptées en vue de donner à mes instructions toute la publicité qu elles comportent.
- Recevez, Monsieur le Préfet, l’assurance de ma considération très distinguée.
- Le Sénateur Commissaire général, J.-B. KRANTZ.
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- ANNEXE N° 42.
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- Annexe n° h 2.
- AUDITIONS MUSICALES.
- RÈGLEMENT APPLICABLE AUX SOCIETES LIBRES FRANÇAISES.
- Article premier. Conformément aux termes de l’article k du règlement général, les sociétés musicales françaises seront admises à se faire entendre dans les salles du palais du Trocadéro.
- Art. 2. Le Commissariat général français recevra jusqu’au i5 mars prochain inclusivement (limite extrême) les demandes des sociétés françaises qui désireraient se faire entendre dans l’une des deux salles du Trocadéro consacrées aux auditions de musique.
- Ces demandes devront être adressées à M. le Sénateur Commissaire général de l’Exposition universelle, avenue de Labourdonnaye.
- Art. 3. Les demandes des sociétés musicales françaises seront soumises à la Commission des auditions musicales et présentées par elle à l’approbation du Commissaire général.
- Art. 4. La salle des Fêtes du Trocadéro et Tune des salles dites des Conférences seront mises gratuitement à la disposition des sociétés libres françaises qui seront admises.
- Art. 5. Ces sociétés auront à organiser leurs concerts à leurs frais, risques et périls.
- Tous les frais, quels qu’ils soient, qu’entraîneront l’organisation des concerts et leur mise en œuvre, aussi bien en ce qui concerne le personnel qu’en ce qui concerne le matériel, demeureront à la charge des intéressés.
- 11 n’est fait d’exception que pour les frais de la police générale, dont le Commissariat général français se réserve la direction absolue.
- Art. 6. Dans aucun cas, et à aucun titre, l’Administration de l’Exposition universelle ne pourra être responsable des engagements pris par lesdites sociétés.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Art. 7. Les sociétés agréées dans les conditions ci-dessus précisées percevront les recettes quelles auront provoquées.
- Les droits d’auteurs et les droits des pauvres seront prélevés sur ces recettes par qui de droit, s’il y a lieu.
- Art. 8. Les concerts donnés pendant l’Exposition universelle, dans le palais du Trocadéro, auront tous lieu dans le courant de l’après-midi.
- Art. 9. Le Commissariat général français ne couvre de son patronage que les solennités musicales qui se produiront dans les enceintes de l’Exposition.
- Art. 10. Quatre mille places seront mises à la disposition des sociétés libres françaises admises à faire usage de la grande salle du Trocadéro, dans les conditions stipulées par les articles A, 5, 6 et y du présent règlement.
- Ces places seront ainsi réparties :
- Loges couvertes. . Loges découvertes.
- Parquet..........
- Amphithéâtre. . . .
- Tribune..........
- Strapontins......
- 3aî places.
- 902
- 1,900
- i,4oo
- 5oo
- 377
- Total
- 4,ooo places.
- Art. 11. Une des deux salles dites des Conférences sera affectée gratuitement à l’audition de la musique de chambre dans les conditions précitées.
- Cette salle contiendra 5oo places, sur lesquelles îoo places seront réservées au Commissariat général français.
- Toutes les places seront de la même catégorie et, par conséquent, du même prix.
- Art. 12. Le tarif des places sera le même pour les séances musicales données par les sociétés libres françaises que pour les solennités officielles.
- Art. 13. Conformément aux termes de l’article 3a du règlement général, les sociétés libres françaises composeront leurs programmes:
- i° D’œuvres des compositeurs français;
- 2° D’œuvres des compositeurs morts, sans distinction de nationalité.
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- ANNEXE N° 42.
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- Art. 14. Les œuvres choisies par la Commission des auditions musicales ne pourront être interprétées par les sociétés libres qu’après qu’elles l’auront été dans les auditions officielles.
- Art. 15. Les programmes des sociétés libres françaises seront soumis au Commissariat général français, avant le ier mai 1878, par l’intermédiaire de la Commission des auditions musicales, qui donnera son avis.
- Les programmes seront examinés et renvoyés visés dans la huitaine.
- Les sociétés qui se verraient, par la suite, dans l’obligation de changer un ou plusieurs morceaux de leurs programmes en donneront, de même, avis quinze jours au moins avant la séance dans laquelle ces morceaux devront être exécutés, sauf les cas de force majeure.
- Art. 16. Il demeure convenu que toute société musicale qui aura demandé à se faire entendre dans l’intérieur de l’Exposition et y aura été autorisée prend l’engagement de s’y présenter au jour fixé.
- Celles qui renonceraient, pour un cas de force majeure, à se faire entendre, ne pourront réclamer à aucun titre aucune indemnité.
- Art. 17. Les programmes des auditions musicales seront insérés gratuitement dans les journaux officiels en temps utile.
- Les affiches, dûment timbrées et fournies par les intéressés, seront placardées gratuitement dans les cadres que le Commissariat général français aura fait disposer à cet effet dans l’enceinte de l’Exposition.
- Le Commissariat général français se réserve de fixer les emplacements, la dimension et le nombre de ces cadres.
- Paris, le 1er mars 1878.
- Le Sénateur Commissaire général,
- J.-B. KRANTZ.
- Vu et approuvé :
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce,
- TEISSERENC DE BORT.
- Le Ministre de l’instruction publir/ue, des cultes et des beanx-arls,
- A. BARDOUX.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 43.
- RÈGLEMENT
- DU FESTIVAL ET DES CONCOURS DES ORPHEONS.
- Article premier. Un concours international d’orphéons, précédé d’un festival, sera ouvert à Paris, au mois de juillet 1878.
- Art. 2. Le festival aura lieu le dimanche 21 juillet. Le concours entre les orphéons français s’ouvrira le lundi 22 du même mois, et le concours international le mardi suivant.
- Art. 3. Les orphéons appartenant à la division d’excellence et à la division supérieure (ire et 2P sections) sont appelés à y prendre part.
- Art. à. La participation au festival est obligatoire pour les orphéons français qui désirent se présenter au concours national.
- Art. 5. Les concurrents chanteront deux chœurs: Pun imposé; l’autre laissé à leur choix, pourvu que ce chœur ne leur ait fait obtenir déjà aucune récompense dans un précédent concours. Le chœur imposé sera tiré au sort parmi les chœurs de festival et indiqué seulement dix jours avant le concours.
- Art. 6. Le premier et le second prix de la division d’excellence, ainsi que le premier prix de la division supérieure (iro section), seront admis au concours international. Le troisième prix de la division d’excellence et le second prix de la division supérieure (irc section) pourront être admis à ce concours, sur la demande du jury.
- Art. 7. Le chœur imposé pour le concours international sera envoyé aux orphéons de la division d’excellence et de la division supérieure (iro section) trente jours avant le festival. Le second morceau sera laissé au choix des concurrents sans condition aucune.
- Art. 8. Chaque membre exécutant ne pourra concourir qu’avec
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- ANNEXE N° 43. 319
- l’orphéon auquel il appartient. Un même chef pourra diriger plusieurs sociétés.
- Art. 9. Un concours de lecture à vue, pour les orphéons français, précédera le concours d’exécution : ce concours sera facultatif. L’ordre du concours d’exécution réglera celui du concours de lecture à vue.
- Art. 10. Seront exclus du concours :
- Les orphéons qui auraient envoyé des renseignements inexacts ;
- Les orphéons qui se présenteraient avec des exécutants pris en dehors de leur composition ordinaire ;
- Les orphéons qui ne seraient pas présents au moment du concours, et ceux qui auraient laissé passer leur tour d’inscription, fixé par un tirage au sort.
- Art. 11. Des prix, consistant en objets d’art, couronnes de vermeil, médailles d’or, de vermeil et d’argent, seront décernés dans chaque division. Une médaille commémorative sera, en outre, remise à chaque directeur d’orphéon admis au festival.
- Art. 12. Les adhésions devront être adressées à M. le Sénateur Commissaire général de l’Exposition universelle avant le 20 janvier 1878. La musique du festival sera expédiée gratuitement, le 20 du même mois, aux orphéons inscrits.
- Le Président de la Commission, membre de l’Institut, Ambroise THOMAS.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° kli.
- RÈGLEMENT
- DU FESTIVAL ET DES CONCOURS DES MUSIQUES D’HARMONIE ET DES FANFARES.
- Article premier. Un concours international de fanfares et de musique d’harmonie, précédé d’un festival, sera ouvert à Paris, au mois de septembre 1878.
- Art. 2. Le festival aura lieu le dimanche i5 septembre. Le concours entre les fanfares et musiques d’harmonie françaises s’ouvrira le lundi 16 du même mois, et le concours international le mardi suivant.
- Art. 3. Les sociétés appartenant à la division d’excellence et à la division supérieure (ire et 2e sections) sont appelées à y prendre part.
- Art. à. La participation au festival est obligatoire pour les sociétés françaises qui désirent se présenter au concours national.
- Art. 5. Les concurrents exécuteront deux morceaux : l’un imposé; l’autre laissé à leur choix, pourvu que ce morceau ne leur ait fait obtenir déjà aucune récompense dans un précédent concours. Le morceau imposé sera désigné quinze jours avant le concours.
- Les sociétés peuvent prendre, comme morceau de choix, un des morceaux du festival, quand même ce morceau leur aurait déjà fait obtenir une récompense.
- Art. 6. Le premier et le second prix de la division d’excellence, ainsi que le premier prix de la division supérieure (iro section), seront admis au concours international. Le troisième prix de la division d’excellence et le second prix de la division supérieure (ire section) pourront être admis à ce concours, sur la demande du jury.
- Art. 7. Le morceau imposé pour le concours international sera
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- ANNEXE N° hh.
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- envoyé aux sociétés de la division d’excellence et de la division supérieure (irc section) trente jours avant le festival. Le second morceau sera laissé au choix des concurrents, sans condition aucune.
- Art. 8. Chaque membre exécutant ne pourra concourir qu’avec la société à laquelle il appartient. Un même chef pourra diriger plusieurs sociétés.
- Art. 9. Un concours de lecture à vue, pour les sociétés françaises, précédera le concours d’exécution : ce concours sera facultatif. L’ordre du concours d’exécution réglera celui du concours de lecture à vue.
- Art. 10. Seront exclues du concours:
- Les sociétés qui auraient envoyé des renseignements inexacts ;
- Les sociétés qui se présenteraient avec des exécutants pris en dehors de leur composition ordinaire ;
- Les sociétés qui ne seraient pas présentes au moment du concours et celles qui auraient laissé passer leur tour d’inscription, fixé par un tirage au sort.
- Art. 11. Des prix, dont la nature et la valeur seront ultérieurement déterminées, seront décernés dans chaque division.
- Art. 12. Les adhésions devront être adressées à M. le Sénateur Commissaire général de l’Exposition universelle avant le 21 avril 1878. Les partitions du festival seront expédiées gratuitement le 3o du même mois aux sociétés inscrites.
- Fait le 5 mars 1878.
- Vu ut approuvé :
- Le Sénateur Commissaire général, J.-B. KRANTZ.
- Le Ministre de l’agriculture et du commerce, TEISSERENC DE BORT.
- *
- ai
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 45.
- RÈGLEMENT
- du concours Étranger et international des sociétés chorales.
- Article premier. Le concours international de l’Exposition sera précédé d’un concours entre les sociétés étrangères.
- Art. 2. Ce premier concours sera ouvert le 2 3 juillet, à io heures du matin.
- Art. 3. Il comprendra deux divisions :
- Dans la première, seront classées les sociétés qui ont remporté des prix d’excellence ;
- Dans la seconde, seront admises les sociétés qui ont obtenu un prix dans une première division ou dans une section internationale.
- Art. 4. Les concurrents chanteront deux morceaux laissés à leur choix sans restriction aucune.
- Art. 5. Des prix, consistant en couronnes de vermeil, médailles d’or, de vermeil et d’argent, seront décernés dans chaque division.
- Art. 6. Le premier prix de chaque division sera admis au concours international. ^
- Art. 7. Le prix de chaque division pourra être admis également au concours international, sur la demande expresse du jury.
- Art. 8. Les sociétés admises au concours international chanteront deux choeurs : l’un laissé à leur choix sans restriction, l’autre qui sera remis gratuitement aux exécutants un mois avant le concours.
- Art. 9. Le concours international s’ouvrira, dans la salle des fêtes du Trocadéro, le 2 3 juillet, à 2 heures.
- Art. 10. Un grand prix, dont la nature sera déterminée plus tard, sera décerné à la meilleure exécution.
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- ANNEXE Nu 1x6.
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- Annexe n° 46.
- RAPPORT
- SUR LA SITUATION DES TRAVAUX DE LA COMMISSION DES AUDITIONS MUSICALES.
- Paris, le 7 février 1878.
- Monsieur le Sénateur Commissaire général*
- Nous avons l’honneur de vous soumettre :
- i° Un projet de règlement applicable aux auditions de musique française patronnées par l’État;
- 20 Un projet de règlement applicable aux auditions musicales étrangères.
- Ces quelques lignes résument le travail permanent de six Sous-Commissions, débattu et sanctionné dans quarante séances générales.
- Aujourd’hui que la partie la plus ardue de notre tâche est accomplie, que nous avons discuté et arrêté les principes sur lesquels reposera solidement l’institution que, d’accord avec vous, nous avons à cœur de fonder, nous croyons utile de donner quelques détails sur nos travaux passés.
- Nommée la dernière, la Commission des auditions musicales a dû multiplier ses efforts pour accomplir la tâche que vous lui avez confiée. Elle a porté sur toutes les questions que l’étude et la discussion ont fait surgir une attention d’autant plus minutieuse qu’aucun précédent ne pouvait lui servir de guide.
- C’est la première fois, en effet, que la musique recevra dans nos expositions l’accueil qui lui est dû. Oubliée, écartée jusqu’ici, elle va, grâce à vous, occuper sa place légitime. C’est au nom de tous les fervents de l’art sérieux et élevé que nous vous en remercions.
- La Commission impériale de l’Exposition de 1867, tardivement éclairée, peu confiante dans l’issue de l’entreprise, a convié la musique pour répondre à un désir hautement exprimé et parfaire l’ensemble
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- PIÈGES ANNEXES.
- des manifestations de la pensée. Son programme, largement conçu au début, s’est amoindri peu à peu; l’allocation des fonds a été discutée jusqu’à la dernière heure. Le Comité s’est mis d’accord pour refuser le prix destiné à VHymne à la Paix. Seul le Prométhée, de M. Camille Saint-Saëns, a sauvé l’honneur de l’entreprise.
- Nous n’en devons pas moins rendre hommage, nous que l’on appelle aujourd’hui, dans des conditions meilleures, à poser les bases des grandes auditions musicales officielles, aux efforts de nos devanciers de 1867.
- Mieux favorisés qu’eux, nos obligations sont plus étendues, et nous devons arriver non seulement à assurer la grandeur et l’attrait des auditions de l’Exposition, mais à prouver l’opportunité de la fondation des auditions périodiques. Si nous y parvenons, il sera juste de reconnaître que votre puissant concours aura singulièrement aplani notre voie.
- Nous avons étudié avec grand soin votre rapport du 3 août 1877, Monsieur le Commissaire général. Si nous n’avons pas réalisé à la lettre les détails d’exécution que vous nous avez tracés, nous nous sommes du moins inspirés des principes que vous avez émis.
- Vous désirez voir la musique représentée sous toutes les formes qui se concilient avec l’élévation de la pensée et l’ampleur des moyens d’exécution. Vous voulez qu’une large part soit faite aussi bien à l’interprète qu’au compositeur. Vous préoccupant «du labeur ingrat et sans compensation suffisante» qui menacerait les exécutants, si l’on se bornait à produire des œuvres inédites, vous désirez voir limiter «aux œuvres créées depuis 1867 le choix qu’une commission spéciale serait appelée à faire.» Enfin, vous pensez qu’une place importante doit être réservée «aux chefs-d’œuvre, qui ne vieillissent jamais, et dont le public ne saurait se lasser, ainsi qu’aux sociétés orphéoniques et aux musiques militaires.»
- Telles sont les bases de votre projet.
- L’œuvre grandiose et multiple dont la direction suprême nous est confiée, Monsieur le Commissaire général, repose sur des principes immuables, au premier rang desquels se place l'unité clam le but.
- Le but de l’Exposition internationale et universelle est d’initier aux progrès accomplis, de mettre en lumière les découvertes récentes, d’ouvrir le champ aux déshérités de la science et de l’industrie, de condenser les merveilles du monde entier dans une même enceinte,
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- ANNEXE N° 46.
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- enfin, de fournir aux produits similaires, quelle que soit leur origine, des moyens de comparaison. Voilà le but primordial que vous vous proposez.
- Pour compléter cette œuvre déjà si vaste, vous faites appel aux merveilles de l’art rétrospectif ; vous groupez les épaves précieuses des temps préhistoriques. Toutefois, cette partie du programme fût-elle supprimée, quelque intéressante qu’elle soit d’ailleurs, l’Exposition universelle demeurerait entière et indiscutable.
- Notre but, à nous, fraction de ce tout dont la direction vous est confiée, doit tendre de même à mettre en lumière les œuvres récentes, à ouvrir le champ aux déshérités de l’art, à condenser dans une même enceinte les merveilles musicales du monde entier; enfin, à fournir aux œuvres d’un même genre, quel que soit leur point d’origine, des moyens de comparaison profitables à l’art.
- Puis, pour compléter ce programme déjà si vaste, il importe de faire entendre les chefs-d’œuvre immortels de nos maîtres. Vous voudrez bien remarquer toutefois que cette partie du programme, quelque intéressante quelle soit, fût-elle abandonnée, la raison d’être des auditions musicales demeurerait entière et indiscutable.
- Notre intention est donc de consacrer toutes nos ressources à la propagation, à l’éclosion des œuvres de l’école moderne, en assurant aux œuvres anciennes toutes facilités pour se produire.
- C’est à la dernière extrémité que le public admet le génie des vivants. Il n’est que trop disposé à constituer, parmi les plus dignes, une sorte d’aristocratie funèbre dont la mort est le principe. Nous avons voulu que les vivants eussent enfin leur fête. Sans méconnaître les droits que la postérité consacre, tout en ayant recours aux œuvres devenues célèbres, nous avons décidé de réserver sur nos programmes la part la plus large à nos contemporains.
- Pénétrés de ces idées, nous avons consacré une place, malheureusement restreinte, aux morceaux inédits. Abdiquant en partie, nous avons appelé à concourir aux choix de ces œuvres si intéressantes les membres de l’Académie des beaux-arts de la section de musique, et, dans une proportion généralement adoptée, un certain nombre de jurés, qu’éliront les intéressés.
- Une fois dans cette voie libérale et en présence du nombre restreint de places offertes aux œuvres inconnues, nous n’avons admis aucune catégorie de compositeurs hors concours.
- Le choix d’un chef d’orchestre nous a particulièrement préoccupés.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Plusieurs noms s’imposaient à notre attention par des qualités diverses. Nous nous trouvions en présence de personnalités de premier ordre, dont il nous eût été agréable de reconnaître les services artistiques et le caractère. Leur nom vient à la pensée de tous, sans que nous ayons besoin de les désigner. Le choix du Comité s’est porté sur M. Colonne, et vous avez bien voulu approuver cette décision.
- La Commission des auditions musicales s’est subdivisée en six Sous-Commissions, savoir:
- ire Sous-Commission : Administration, finances et aménagements.
- 2° Sous-Commission : Sociétés libres françaises, auditions de musique étrangère.
- 3° Sous-Commission : Orgue.
- Sous-Commission : Musique de chambre.
- 5° Sous-Commission : Orphéons.
- 6° Sous-Commission : Musique pittoresque.
- Nous croyons devoir adopter, pour l’énumération de nos travaux, des subdivisions analogues.
- lrc SOUS-COMMISSION.
- Administration, finances et aménagements.
- M. de Beauplan, président; MM. des Chapelles, Cornu, Halanzier, Lascoux, Laurent de Rillé, l’Épine.
- Le budget spécial que vous avez bien voulu prélever sur le chapitre 1er, article 3 , de votre budget général et consacrer aux auditions musicales, s’élève à 2 5o,ooo francs. En prélevant une pareille somme sur un chapitre déjà restreint, vous avez incontestablement fait à la cause artistique un sacrifice réel, dont on doit vous être profondément reconnaissant.
- Il n’en est pas moins vrai qu’avant de nous mouvoir dans les limites que vous nous avez assignées, Monsieur le Commissaire général, nous avons dû ébaucher bien des combinaisons, aussitôt effacées que conçues, renoncer à bien des espérances, restreindre bien des prétentions.
- Nous avons pensé qu’il convenait plutôt de diminuer le nombre des auditions que leur importance; aussi avons-nous fixé à dix, au lieu de douze, le nombre des séances de musique symphonique qui auront lieu, sous notre direction, pendant le cours de l’Exposition, et
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- ANNEXE N° 46. 327
- basé le chiffre de nos dépenses sur un personnel de 35o exécutants, savoir : orchestre i5o, chœurs 200.
- Pour demeurer dans les limites prescrites, nous avons dû renoncer au concours de la partie chorale pour quatre de nos séances. Nous vous proposons donc de donner dix concerts, savoir: 4 concerts avec
- le concours des solistes; 6 concerts avec soli et chœurs.
- Dans ces conditions, les frais de l’orchestre s’élèvent à. 64,85of Ceux des chœurs, pour six séances, à..................... 5o,4oo
- A ces ii5,25o francs, il convient d’ajouter pour les solistes, les traitements du chef d’orchestre, des répétiteurs, des chœurs, des accompagnateurs, garçons de
- bureau, souffleurs, expéditionnaires...................... 35,980
- Pour les frais de copie............................ 23,800
- Location d’instruments............................. 6,24o
- Nous avons dû nous préoccuper du matériel de lutherie que nous mettrions entre les mains de l’orchestre officiel. Il importait qu’il fût en harmonie avec les proportions exceptionnelles de la salle. MM. Gand et Bernardel frères nous livreront des instruments spéciaux, fabriqués sur le modèle de ceux dont disposaient seuls l’orchestre de l’Opéra et celui de la Société des concerts du Conservatoire.
- Les dix concerts consacrés à la musique française symphonique et lyrique qui se donneront, sous notre direction, dans la grande salle des Fêles du Trocadéro, coûteront donc environ......... 181,270*^
- Vous apprécierez certainement la difficulté de dresser un pareil budget, alors que nous ignorons quelles seront les exigences de la salle en construction.
- Nous avons assigné un budget spécial de............. 10,000
- à la musique de chambre. Nous ne pouvions pas, alors que nous entendions mettre en lumière les côtés les plus nobles de Part musical français, ne pas réserver une place à ce genre pur, élevé et délicat.
- Les orphéons, la musique d’harmonie et les fanfares
- figurent sur notre budget pour......................... 3o,5oo
- dans lesquels entrent pour 20,000 francs les frais de
- copie. ----------
- A reporter
- 221,770
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- 328 PIÈGES ANNEXES.
- Report.................... 221,770e
- Une somme de................................... 4,800
- a été attribuée aux auditions du grand orgue.
- Une somme de................................... 3,000
- aux auditions de musique pittoresque et populaire.
- Frais de bureau, impressions, etc.................... 2,000
- A ce chiffre total de.......................... 231,570e
- vient se souder un aléa de............................ i8,à3o
- Ainsi se trouve, décomposé le chiffre total de. 25o,ooof
- que vous avez bien voulu attribuer aux auditions de musique française. Nous mettrons tous nos soins à ne pas le dépasser.
- Indépendamment des travaux relatifs au budget dont nous venons de vous soumettre le résumé, la première Sous-Commission a dû s’occuper des aménagements nombreux qu’il convenait de prévoir. Elle s’est rendue plusieurs fois dans ce but sur les chantiers.
- Nommée la dernière, la Commission des auditions musicales est arrivée sur le terrain alors que ses aînées s’y étaient fait leur part, et il n’a pas fallu moins que votre bon vouloir éclairé et persistant, que le concours empressé de MM. Davioud et Bourdais, pour que nous pussions, dans les emplacements encore disponibles, trouver le nécessaire.
- 2e SOUS-COMMISSION.
- Sociétés libres françaises, auditions de musique étrangère.
- M. Gounod, président d’honneur; M. E. L’Epine, président; MM. Deldevez, Delibes, Gouzien, Lascoux, Laurent de Rillé, Masse-net, d’Osmond, Weckerlin.
- Vous nous recommandez, Monsieur le Commissaire général, à la fin de votre rapport du 3 août dernier, de ne pas oublier que « l’Exposition n’est pas seulement française, qu’elle est, avant tout, internationale, c’est-à-dire, ajoulez-vous, que les dispositions prises en vue de l’exposition spéciale de la musique 11e s’appliqueront pas seulement à la France;^ et vous nous invitez «à apprécier dans quelle mesure et dans quelle forme il devra être fait appel aux musiciens étrangers pour prendre part, soit aux travaux delà Commission, soit aux épreuves du concours, soit enfin à l’exécution des œuvres admises.r>
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- ANNEXE N° 46.
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- Confier à l’orchestre de l’Exposition l’exécution de la musique étrangère nous paraissait devoir présenter de graves inconvénients. Nous avions pensé qu’il était plus équitable de laisser à chacun sa part entière de responsabilité.
- Conciliant en cela votre désir de mettre à la fois en relief et le mérite des compositeurs et la valeur des exécutants, notre avis était que l’on fit appel aux meilleurs orchestres du monde entier, qu’on leur offrît gratuitement la salle et qu’on leur abandonnât, à titre d’indemnité, la recette qu’ils auraient provoquée, les invitant à se faire principalement les interprètes de leurs nationaux.
- Cette combinaison nous paraissait devoir satisfaire aux justes exigences des compositeurs étrangers, qui pouvaient, dans leur pays même, diriger l’étude préliminaire de leurs ouvrages; elle conservait aux morceaux exécutés leur caractère national dans toute sa pureté et permettait d’applaudir l’exécution si intéressante et si variée des orchestres étrangers.
- C’est sur ces bases que nous avons fait appel à l’étranger.
- Dans une session internationale, à laquelle ont pris plus ou moins directement part les représentants de l’Aulricbe-Hongrie; de la Belgique, des Pays-Bas, delà Suisse et du grand-duché de Luxembourg; de l’Espagne et de la Grèce; des Etats-Unis d’Amérique; des Iles Britanniques; de l’Italie; de la Bussie; de la Perse, de la Chine, du Japon, de la Tunisie, de Siam et du Maroc; des États de l’Amérique centrale, de la Suède et de la Norvège, ce programme a été discuté.
- Plusieurs délégués ont exprimé le regret de ne pouvoir pas offrir leur coucours aux solennités artistiques que nous organisons, faute d’un orchestre qu’ils pussent, pour telle ou telle raison, nous envoyer. Le désir de voir toutes les écoles musicales représentées à l’Exposition a modifié notre détermination première. Nous avons donc étudié grâce à quelles dispositions nous pourrions maintenir dans son intégralité le programme artistique que nous nous étions proposé, du moins en ce qui concerne la composition.
- Les articles 2 3 à 34 du règlement applicable aux auditions de musique étrangère sont le résultat de cette étude.
- Tout en remplissant les devoirs de l’hospitalité, nous ne devions pas compromettre les intérêts français. C’est pourquoi nous avons limité à dix le nombre des séances pour lesquelles nous vous proposons de mettre l’orchestre de l’Exposition à la disposition des compositeurs étrangers.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Nous avons bien précisé que nous abandonnerions toute direction lorsque nous cesserions d’être directement en cause, n’entendant assumer aucune responsabilité en dehors de nos propres séances.
- Malgré ces dispositions prises à titre purement exceptionnel, plusieurs sociétés étrangères nous ont fait espérer leur concours. L’Au-triche-Hongrie, la première, a répondu à notre appel. La Société des concerts philharmoniques de Vienne est disposée à donner à l’Exposition une série de concerts k composés de manière à donner une idée de l’état actuel de l’art musical en Autriche, w
- L’offre éminemment courtoise qu’elle nous a faite d’interpréter des œuvres de nos nationaux a donné lieu à quelques articles de notre règlement, dont vous comprendrez, nous l’espérons, l’esprit.
- Nous avons dû faire prévaloir ce principe que l’intérêt de tous était que chaque orchestre interprétât ses compositeurs nationaux. Les politesses artistiques faites à la France nous mettaient, à titre de réciprocité, dans l’obligation d’intercaler sur nos programmes toute une série d’œuvres étrangères qui eût dénaturé le caractère national de nos concerts. C’est ce qui a motivé la rédaction des articles 11 et 3i du règlement relatif aux auditions de musique étrangère.
- MM. les Délégués étrangers qui ont pris part à nos travaux sont :
- Pour l’Autriche-Hongrie : en l’absence de M. le Dr Ed. Hanslick, conseiller du Gouvernement impérial et royal, professeur à l’Université de Vienne, délégué officiellement accrédité, retenu à Vienne pour raison de santé, M. le Dr Walcher de Moltiieim, conseiller du Ministère impérial et royal, consul général adjoint, commissaire près l’Exposition universelle, assisté de M. Oskar Berggruen, avocat, directeur général de la Société Mozart à Salzhourg et à Vienne;
- Pour la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, le grand-duché de Luxembourg : M. Joseph Dupont, compositeur, directeur des concerts populaires, professeur au Conservatoire royal de Bruxelles, délégué;
- Pour l’Espagne et la Grèce : M. Avelino Valenti, délégué;
- Pour les États-Unis de l’Amérique du Nord : en l’absence de tout délégué spécial, M. le général Toebert, consul général des États-Unis d’Amérique, assisté de M. O.-A. Pegram, attaché au consulat;
- Pour les Iles Britanniques : M. Arthur Sullivan, directeur de l’École nationale de musique, délégué; M. Cunliffe Owen, directeur du
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- ANNEXE N° 46. 331
- South-Kensington Muséum, secrétaire de la Commission royale près l’Exposition universelle;
- Pour l’Italie : M. Vincent Sighicelli, professeur de musique, délégué;
- Pour la Russie : en l’absence de M. Tschaïkoffski, délégué démissionnaire, son éminence M. Robert de Thal, consul général de Russie, assisté de M. Victor Kajynski, compositeur;
- Pour la Perse, la Chine, le Japon, la Tunisie, Siam, le Maroc : M. Oscar de Tunis, délégué;
- Pour les Etats de l’Amérique centrale : M. Torrès Caïcedo, ministre plénipotentiaire du Salvador à Paris.
- La Suède et la Norwège se sont fait représenter un mois plus tôt par M. Ivar Hallstrôm, bibliothécaire de Sa Majesté le Roi de Suède et de Norwège, leur délégué.
- Le Danemark et le Portugal ont laissé sans réponse les lettres qui leur ont été adressées pour les inviter à prendre part aux auditions musicales.
- Les avantages que nous avons sollicités pour les sociétés étrangères, nous les réclamons avec non moins d’instance pour les sociétés libres françaises. Nous aurions à cœur de voir se produire à l’heure des auditions internationales les associations artistiques qui ont accompli la tâche de répandre dans les masses le goût de la grande musique.
- 3° SOUS-COMMISSION.
- Orgue.
- M. Guilmant, président; MM. Bourgault-Ducoudray, Jules Cohen, Dubois, Guiraud, Saint-Saëns.
- La troisième Sous-Commission a pensé qu’il y aurait lieu d’organiser des auditions consacrées spécialement à l’orgue, semblables aux séances connues en Angleterre sous le nom de récitals.
- En effet, dans une série de concerts où la musique symphonique, la musique lyrique, la musique de chambre, les orphéons, la musique d’hannonie et les fanfares seront tour à tour représentés, la musique d’orgue, qui renferme tant de chefs-d’œuvre, devait également trouver
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- PIÈGES ANNEXES.
- sa place. S’il en était autrement, les frais importants que l’on a faits pour l’installation de l’orgue ne seraient qu’en partie justifiés.
- Combien d’œuvres hors ligne sont demeurées jusqu’à présent ignorées, faute d’un instrument qui permît de les faire entendre en dehors des églises? Le public prendra certainement un véritable plaisir à les écouler. Nous ne pouvons qu’applaudir à la pensée que vous avez eue en décidant que l’entrée de ces séances serait gratuite.
- Ac SOUS-COMMISSION.
- Musique de chambre.
- M. Vaucorbeil, président; MM. Bourgault-Ducoudray, Deldevez, Guiraud, Membrée, Weckerlin.
- La quatrième Sous-Commission a préparé les programmes de seize séances de musique de chambre, en réservant sept numéros aux œuvres inédites que choisira le jury institué par l’article 2 3 du règlement ci-joint.
- Ces séances auront lieu une fois par semaine, le vendredi, du 7 juin au 20 septembre.
- Les sonates et concertos pour un ou deux instruments, les trios, quatuors, quintettes, sextuors, septuors, otletti, nonelti et dicelli composeront ses programmes.
- 5° sous-commission.
- Orphéons.
- M. Laurent de Rillé, président; MM. de Beauplan, Bourgault-Ducoudray, Delibes (Léo), Guilmant.
- La cinquième Sous-Commission a préparé un règlement pour le festival et le concours international des orphéons, fixé aux 21, 22 et 2 3 juillet prochain.
- Déjà se trouvent préparées les premières fêtes orphéoniques, auxquelles le mérite des exécutants convoqués doit donner une importance exceptionnelle.
- La cinquième Sous-Commission a commencé également ses travaux relatifs aux concours et au festival des fanfares et musiques d’harmonie qui doivent occuper trois jours du mois de septembre, les 15, 16 et 17.
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- ANNEXE N° 46.
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- 6° SOUS-COMMISSION.
- Musique pittoresque.
- M. Goüzien, président; MM. Bourgault-Ducoudray, Joncières, Mas-
- SENET, d’OsMOND, WeCKERLIN.
- La sixième Sous-Commission doit tenter de réunir les éléments épars de la musique populaire de tous les pays. Elle rencontrera de grandes difficultés dans raccomplissement de sa tâche; elles sont loin toutefois d’être insurmontables.
- L’Autriche-Hongrie, la Russie, la Suède et la Norwège nous ont fait espérer leur concours. Le recrutement des interprètes de la musique populaire est plus difficile et plus long à mener à bien que celui des sociétés normalement constituées. Vous ne serez donc pas surpris, Monsieur le Commissaire général, si nous ne pouvons encore rien vous annoncer de précis sur cette partie de notre programme.
- Telle est, Monsieur le Commissaire général, la situation de nos travaux. Elle aulorisc bien des espérances. Nous ne négligerons rien pour assurer le succès de l’entreprise à la fondation de laquelle vous nous avez associés.
- Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire général, l’assurance de nos sentiments de haute considération.
- Marquis de Ciiennëvières , directeur des beaux-arts au Ministère de l'instruction publique, des cultes et des beaux-arts; À. Thomas, membre de l’Institut, directeur au Conservatoire national de musique et de déclamation ; Présidents.
- Marquis d’Aoust; de Beauplan ; Bourgault-Ducoudray; Cohen (Jules); Cornu; Deldevez; Delibes (Léo); Dubois; Gounod, de l'Institut; Guilmant; Guiraud; Halanzier; Joncières; Lascoux; Laurent de Rillé ; l’Epine ; Massenet ; Membrée ; comte d’Osmond ; Saint-Saëns ; Vaucorbeil; Weckerlin.
- Des Chapelles, Gouziën, secrétaires.
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- PIÈGES ANNEXES.
- Annexe n° 47.
- NOMENCLATURE DES CONGRÈS INTERNATIONAUX
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878.
- Congrès de l’Agriculture, tenu au palais du Trocade'ro du ît au 2 0 juin 1878.
- Congrès pour l’Unification du numérotage des fils, tenu au palais du Trocadéro du 2 5 au 27 juin 1878.
- Congrès des Institutions de prévoyance, tenu au palais du Trocadéro du ior au 7 juillet 1878.
- Congrès de Démographie et de Géographie médicale, tenu au palais du Trocadéro du 5 au 9 juillet 1878.
- Congrès des Sciences ethnographiques, tenu au palais du Trocadéro du 15 au 17 juillet 1878.
- Congrès des Géomètres, tenu au palais du Trocadéro du 18 au 20 juillet 1878.
- Conférences de Statistique, tenues au palais du Trocadéro du 21 au 2h juillet 1878.
- Congrès pour l’Étude de l’amélioration et du développement des moyens de transport, tenu au palais du Trocadéro du 22 au 27 juillet 1878.
- Congrès des Architectes, tenu au palais du Trocadéro du 29 juillet au 3 août 1878.
- Congrès d’Hygiène, tenu au palais du Trocadéro du icr au 10 août 1878.
- Congrès de Médecine mentale, tenu au palais des Tuileries du 5 au 10 août 1878.
- Congrès du Génie civil, tenu au palais des Tuileries du 5 au îk août 1878.
- Congrès d’Homéopathie, tenu au palais du Trocadéro du 12 au îk août 1878.
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- ANNEXE N° kl. 335
- Congrès de Médecine légale, tenu au palais des Tuileries du 12 au ik août 1878.
- Congrès sur le Service médical des armées en campagne, tenu au palais des Tuileries du 12 au ih août 1878.
- Congrès pour l’Étude des questions relatives à l’alcoolisme, tenu au palais du Trocadéro du i3 au 16 août 1878.
- Congrès des Sciences anthropologiques, tenu au palais du Trocadéro du 16 au 21 août 1878.
- Congrès de Botanique et d’Horticulture, tenu au palais du Trocadéro du 16 au 23 août 1878.
- Congrès du Commerce et de l’Industrie, tenu au palais du Trocadéro du 20 au 2 A août 1878.
- Congrès de Météorologie, tenu au palais du Trocadéro du 2A au 28 août 1878.
- Congrès de Géologie, tenu au palais du Trocadéro du 29 août au h septembre 1878.
- Congrès pour l’Unification des poids, mesures et monnaies, tenu au palais du Trocadéro du 2 au 5 septembre 1878.
- 6° Congrès séricicole international, tenu au palais du Trocadéro du
- 5 au 11 septembre 1878.
- Congrès de la Propriété industrielle, tenu au palais du Trocadéro du 5 au 17 septembre 1878.
- Congrès du Club Alpin français, tenu au palais des Tuileries les
- 6 et 7 septembre 1878.
- Congrès sur le Patronage des prisonniers libérés, tenu au palais du Trocadéro du 12 au 1A septembre 1878.
- Congrès de la Propriété artistique, tenu au palais du Trocadéro du 18 au 21 septembre 1878.
- Congrès de Géographie commerciale, tenu au palais du Trocadéro du 2 3 au 30 septembre 1878.
- Congrès universel pour l’Amélioration du sort des aveugles et des sourds-muets, tenu au palais du Trocadéro du 2 3 au 3o septembre 1878.
- Congrès des Sociétés de la paix, tenu au palais des Tuileries du 26 au 3o septembre 1878.
- Congrès des Brasseurs, tenu au palais du Trocadéro du 10 au i5 octobre 1878.
- Congrès pour les progrès de l’Industrie laitière, tenu au palais des Tuileries du 16 au 18 octobre 1878.
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- PIÈGES ANNEXES.
- CONFÉRENCES.
- Conférence sur les machines Compound à l’Exposition universelle de 1878, comparées aux machines Corliss, par M. de Fréminville, directeur des constructions navales en retraite, professeur à l’École centrale des arts et manufactures. (Lundi 8 juillet 1878.)
- Conférence sur la destruction du Phylloxéra, par M. Rohart, manufacturier chimiste. (Mardi 9 juillet 1878.)
- Conférence sur l’Enseignement professionnel, par M. Corbon, sénateur. (Mercredi 10 juillet 1878.)
- Conférence sur l’Instruction des sourds-muets par la méthode Jacob-Rodrigues Pereire, par M. F. Hément, inspecteur de l’enseignement primaire. (Jeudi 11 juillet 1878.)
- Conférence sur les conditions techniques et économiques d’une organisation rationnelle des chemins de fer, par M. Yauthier, ingénieur des ponts et chaussées. (Samedi i3 juillet 1878.)
- Conférence sur la fabrication du gaz d’éclairage, par M. Arson, ingénieur de la Compagnie parisienne du gaz. (Mardi 16 juillet 1878.)
- Conférence sur les sous-produils dérivés de la houille, par M. Ber-tin, professeur à l’Association polytechnique. (Mercredi 17 juillet 1878.)
- Conférence sur l’astronomie à l’Exposition de 1878, par M. Vinot, directeur du Journal du Ciel. (Jeudi 18 juillet 1878.)
- Conférence sur l’Acier, par M. Marché, ingénieur civil. (Samedi 20 juillet 1878.)
- Conférence sur les Hospices marins et les Écoles de rachitiques, par M. le docteur de Pietra-Santa, secrétaire de la Société française d’hygiène. (Mardi 2 3 juillet 1878.)
- Conférence sur le palais de l’Exposition universelle de 1878, par M. E. Trélat, directeur de l’École spéciale d’architecture. (Jeudi 25 juillet 1878.)
- Conférence sur le Verre, sa fabrication et ses applications, par M. Clémandot, ingénieur civil. (Samedi 27 juillet 1878.)
- Conférence sur le choix d’un état au point de vue hygiénique et
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- social, par M. Placide Couly, ancien membre de la Commission du travail des enfants dans les manufactures. (Mardi 3o juillet 1878.)
- Conférence sur la Minoterie, par M. Vigreux, ingénieur civil, répétiteur faisant fonctions de professeur à l’École centrale des arts et manufactures. (Mercredi 3i juillet 1878.)
- Conférence sur le Bouddhisme à l’Exposition de 1878, par M. Léon Feer, membre de la Société indo-chinoise. (Jeudi ier août 1878.)
- Conférence sur la fabrication du savon de Marseille, par M. Arna-von, manufacturier. (Samedi 3 août 1878.)
- Conférence sur les Travaux publics aux Etats-Unis d’Amérique, par M. Malézieux, ingénieur en chef des ponts et chaussées. (Mercredi 7 août 1878.)
- Conférence sur les applications industrielles de l’Électricité, par M. Antoine Bréguet, ingénieur-constructeur. (Jeudi 8 août 1878.)
- Conférence sur la Dynamite et les substances explosives, par M. Roux, ingénieur des manufactures de l’État. (Samedi 10 août 1878.)
- Conférence sur l’emploi des eaux en agriculture par les canaux d’irrigation, par M. de Passy, ingénieur en chef des ponts et chaussées en retraite. (Mardi i3 août 1878.)
- Conférence sur les Moteurs à gaz à l’Exposition de 1878, par M. Jules Armengaüd jeune, ingénieur civil. (Mercredi iû août 1878.)
- Conférence sur la Décoration théâtrale, par M. Francisque Sarcey. (Samedi 17 août 1878.)
- Conférence sur la Gymnastique des sens, système d’éducation du jeune âge, par M. Constantin Delhez, professeur à Vienne [Autriche]. (Lundi 19 août 1878.)
- Conférence sur le Tabac au point de vue hygiénique, par M. le docteur A. Riant. (Mardi 20 août 1878.)
- Conférence sur l’Eclairage, par M. Servier, ingénieur civil. (Mercredi 2 1 août 1878.)
- Conférence sur l’utilité d’un Musée des arts décoratifs, par M. René Ménard, homme de lettres. (Jeudi 22 août 1878.)
- Conférence sur le Mobilier, par M. Émile Trélat, directeur de l’École spéciale d’architecture. (Samedi 26 août 1878.)
- Conférence sur rEnseignement élémentaire de l’économie politique, par M. Frédéric Passy, membre de l’Institut. (Dimanche 2 5 août 1878.)
- Conférence sur les Causes de la dépopulation, par M. le docteur %
- h.
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- PIÈGES ANNEXES.
- A. Desprès, professeur agrégé à la Faculté de médecine, chirurgien de l’hôpital Cocliin. (Lundi 26 août 1878.)
- Conférence sur le Tong-King et ses peuples, par M. l’abbé Dorand, archiviste-bibliothécaire de la Société géographique de Paris, professeur des sciences géographiques à l’Université catholique. (Mardi 27 août 1878.)
- Conférence sur l’Utilisation directe et industrielle de la chaleur solaire, par M. Abel Pifre, ingénieur civil. (Mercredi 28 août 1878.)
- Conférence sur l’Enseignement du dessin, par M. L. Cernesson, architecte, membre du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine. (Samedi 3i août 1878.)
- Conférence sur l’Unification des travaux géographiques, par M. de Ciiancourtois, ingénieur en chef au corps des Mines, professeur de géologie à l’Ecole nationale des Mines. (Mardi 3 septembre 1878.)
- Conférence sur la Modalité dans la musique grecque, avec des exemples de musique dans les différents modes, par M. Bourgault-Ducoudray, grand prix de Rome, membre de la Commission des auditions musicales à l’Exposition universelle de 1878. (Samedi 7 septembre 1878.)
- Conférence sur l’Habitation à toutes les époques, par M. Charles Lucas, architecte. (Lundi 9 septembre 1878.)
- Conférence sur la Tachymétrie. — Réforme pédagogique pour les sciences exactes. — Rectification de fausses règles empiriques en usage, par M. Lagout, ingénieur en chef des ponts et chaussées. (Mardi 10 septembre 1878.)
- Conférence sur l’Enseignement des sourds-muets dans les écoles d’entendants, par M. Em. Grosselin, vice-président de la Société pour l’enseignement simultané des sourds-muets et des entendants-parlants. (Jeudi 12 septembre 1878.)
- Conférence sur la Fabrication du sucre, par M. Vivien, expert-chimiste, professeur de sucrerie. (Samedi îû septembre 1878.)
- Conférence sur les Institutions de prévoyance, d’après le Congrès international, au point de vue de l’intérêt français, par M. de Malarce, secrétaire perpétuel de la Société des Institutions de prévoyance de France. (Lundi 16 septembre 1878.)
- Conférence sur l’Algérie, par M. Allan, publiciste. (Mardi 17 septembre 1878.)
- Conférence sur le Droit international, par M. Ch. Lemonnier, pré-
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- sident de la Ligue internationale de la paix et de la liberté. (Mercredi 18 septembre 1878.)
- Conférence sur la Céramique monumentale, par M. Sédille, architecte. (Jeudi 19 septembre 1878.)
- Conférence sur la Teinture et les différents procédés employés pour la décoration des tissus, par M. Blanche, ingénieur et manufacturier, membre du Conseil général de la Seine. (Samedi 21 septembre 1878.)
- Conférence sur les Chemins de fer sur routes, par M. Chabrier, ingénieur civil, président de la Compagnie des chemins de fer à voie étroite de la Meuse. (Mardi ik septembre 1878.)
- Conférence sur les conditions d’équilibre des Poissons dans l’eau douce et dans l’eau de mer, par M. le docteur A. Moreau, membre de l’Académie de médecine. (Mercredi 25 septembre 1878.)
- Conférence sur l’usage alimentaire de la viande de cheval, par M. E. Decroix, vétérinaire principal, fondateur du Comité de propagation pour l’usage alimentaire de la viande de cheval. (Jeudi 26 septembre
- l878')
- Conférence sur les Freins continus, par M. Banderali, ingénieur inspecteur du service central du Chemin de fer du Nord. (Samedi 28 septembre 1878.)
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- STATISTIQUE DES OPÉRATIONS.
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- STATISTIQUE
- Tableau n° 1. — Transport des marchandises 'a
- (Répartition par
- DÉSIGNATION DUS COMPAGNIES. Du a8 décembre II au 5 janvier. Il • S o § Q 7 3 es Du j3 au 19 janvier. Du 20 au 26 janvier. Du 27 janvier au 2 février. Du 3 au g février. Du 10 au 16 février. r»‘| «H 3 O co ^ C4 3 co Du 2 4 février 1 au 2 mars. Il ”1 3 M Q «5 3 « S 2S 3 *0 Q * 3 CS
- NOMBR E
- Ouest 5 « 6 12 17 3 18 1 2 i5 32 22
- Nord 6 37 8 l/l 8 1/1 35 48 43 36 90
- Est » " » " 1 8 5 9 7 15 12
- Ly°n ,, U 12 3 2 5 *9 9 29
- Orléans * « » 5 2 » » 3 4 8
- Totaux. .... 11 37 1/1 26 43 3o 60 7/1 OO 96 T61
- NOMBRE
- Ouest 3 4 21 33 66 11 90 5i 63 182 76
- Nord 6o 321 68 82 71 81 201 247 204 i43 341
- Est « » 9 67 26 86 55 44 64
- Lyon » - « 12/1 16 5 28 i4g 77 i73
- Orléans. » » « 33 4 » » i4 16 46
- Totaux 9* 3 e î 89 115 3o3 179 322 412 485 462 700
- DES OPERATIONS.
- 343
- L’ARRIVÉE PAR LE CHEMIN DE FER DU ClIAMP DE MARS, semaine et par Compagnie.)
- U Tl 3 îO Q * 3 CO Du si au 3o mars. Du 3i mars au 6 avril. Du 7 au 13 avril. Du îA nu 20 avril. Du 21 au 27 avril. Du 28 avril au à mai. Du 5 au 11 mai. Du 12 au 18 mai. ?s a u*5 Q 01 3 cO *5 c s;s to . et S «S Du 2 au 8 juin. mis, 3 L3 Q ^ co TOTAUX.
- DE WAG ONS.
- 78 143 124 237 276 175 54 29 23 2 - » * 1,283
- 97 14 3 1 63 292 343 289 67 65 15 » « » » 1,813
- 4 2 25 4 0 5o 141 1 10 16 18 10 3 » " » 5l 2
- i5 68 86 70 88 io3 20 38 10 2 » • 1 58o
- 5 7 27 38 85 133 7 7 9 » » » » 34 0
- 237 386 h ho 687 933 810 164 i57 67 7 » » 1 4,628
- DE TONNES.
- 3o7 662 556 979 1,029 58o 229 '9 3 83 1 » » - 5,i39
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- 2 24 109 196 282 483 390 5o 15 27 9 * » " 2,i36
- 78 28/1 361 399 348 358 75 165 1 32 6 » 20 a,798
- 20 81 9 6 203 363 436 3i 14 61 » » » » i,418
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- STATISTIQUE
- DES OPERATIONS.
- 345
- 344
- Tableau n° 2. Transport des marchandises à l'arrivée par le chemin de fer du Champ de Mars.
- (Répartition par mois et par pays.)
- DÉSIGNATION DES PAYS. nombre de wagons. NOMBRE DE TONNES.
- Décembre 1877. Janvier 1878. Février 1878. - Mars 1878. Avril 1878. _ Mai 1878. .G OO *? «§' TOTADX. Décembre 1877. Janvier 1878. Février 1878. Mars 1878. Avril 1878. - Mai -1878. ' Juin ~ 1878. TOTAUX.
- Angleterre États-Unis « 26 63 312 7/11 • 42 » 1.184 79>2 287,2 i.io5,6 2.247,4 i44,o 3.8i3,4
- " " 8 137 32 „ 177. „ 19,5 676,7 162,3 ». . 858,5- ,
- Suède et Norwège.. . . 5 t 21 63 47 1 » 138 34,4 5,2 107,0 3g5,5 226,3 i,3 769,7;
- Chine " 9 48 1 o3 3 3 63 » 45,0 i35,3 .337,9 51,0 569,2
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- Autriche-Hongrie . . . Russie »' 18 6 1 5i 10 2 43 161,6 269,7 684,4 20,1 1.125,8
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- Suisse
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- Luxembourg » » „ 1 8 9 5,3 i3,6 u „ 18,9
- Saint-Marin
- " 0 » 1 n 1 „ „ n 1,3 n II i,3
- Portugal » » 9 17 26 39,0 74,1 „ . « 113,i
- Pays-Bas « 2 1 29 67 *9 1 167 2o5,6 16o,3 23g, 2 i83,8 3,3 ,, 792>2
- Allemagne « » » „ 28 28 „ n 74,0 „ „ 74,0
- Égypte * » » „ 5 5 22,9 „ 22,9
- Monaco » » „ „ 5 5 , (( 26,4 26,4
- Totaux pour les sec-
- tions étrangères 5 91 218 7*5 2.011 157 „ 3.227 34,4 64o,4 i.2o4,3 3.112,4 7.686,9 631,7 » i3.3io,i
- France " 16 3a 18/1 965 io3 1 i.3oi » 87^ 225,4 1 .o33,6 4 181,1 59*>7 20,4 6.i42,g
- Total général .... 5 107 2 5 0 929 2.976 260 1 4.528 34,4 728,1 1.429,7 4.i 46,o 11.868,0 1.226,4 2 0,4 19.453,0
- p.dbl.344 - vue 349/409
-
-
-
- 346
- STATISTIQUE
- Tableau n° 3. — Transport des marchais
- Année
- DÉSIGNATION DES PAYS. JANVIER. FÉVRIER. MARS. AVRIL. MAI. JUIN.
- Angleterre pi 0 0 0 1 34,098 203,762 571,363 182,22c 97,087
- ' États-Unis » « 23 11,755 17,952 a 8,414
- Suède et Norwège.... « - 134,3o5 29,623 2,167 6,212
- Italie « « 13,13 3 28,352 i5,63i 22,64l
- Espagne » ' 9,2 4o 79>694 10,781 3,415
- Japon » 8,5oo 4,56i 137,11 4 15,43o 6,oo4
- Chine i6,5oo 2,700 89,286 107,081 n,848 214
- Autriche-Hongrie. . . . * 356,128 180,802 246,321 55,4o8 23,546
- Russie « « 3,583 1 2,894 14,948 1 °>997
- Suisse » 23,086 2 46 5,927 31,71 a 8,169
- Belgique " 1 23 i6,453 8,943 *9i7°9 27,983
- Grèce » » « 960 « «
- Danemark « » » 283 4i 1,44g
- Amérique centrale et
- méridionale " 293 752 2,317 9>693 11,435
- Tunisie « » ,, 7,018 H 115
- Maroc » « « „ 1 62 1,13 8
- Perse » n „ „ »
- Luxembourg » 4,582 1,94° 184 297
- Portugal « « » 2,o3o 2,420
- Pays-Bas » 2,286 2,608 2,916 1,024
- Allemagne « « i,310 3i8 7,460
- Turquie « " » 1,128 »
- Égypte Totaux pour les sec- " " 269 14,3 36 "
- 260,010
- tions étrangères 162, hoo 424,928 662,953 1,255,662 438,623
- F rance 36i,8oo 354,4oo 1,244,ooo 3,256,8oo 3,419,800 1,897,500
- Total général. . . 524,3oo 779,328 1,906,953 4,5i 2,462 3,858,423 2,167,610
- DES OPÉRATIONS.
- 347
- DISES A L’ARRIVÉE PAR VOITURES ET CAMIONS. 1878.
- JUILLET. AOÛT. SEPTEMBRE. OCTOBRE. NOVEMBRE. TROCADÉRO. TOTAUX.
- 40,174 1 8,027 1,639 11,190 654 I,3l2 1,307,525
- 1 1,452 5,3o6 701 3,2 o3 * 1,498 8o,3o4
- 4,532 2,883 3,242 4,195 « 7 3,6.78 260,737
- 23,321 18,824 2,290 964 « 5oo 125,656
- 3,548 i,4o8 2 12 356 - 3o,6o5 189,259
- 15,635 2,470 2,573 4,35i 2,367 4,85i 2o3,856
- 6,092 10,990 12,63g 5,175 5i,420 3i3,8g4
- 38,296 12,528 16,896 12,359 434 960 943,677
- 2,292 3,121 335 1,38g « • 4g,55g
- 3,125 65 97 2,827 70 327 75,641
- 2 2,42 5 1,772 4,723 655 - 13,728 i46,5i4
- « 169 » - -- " *.119
- 553 11 168 « « •• 2,5o5
- 3,247 4,o3o 9,°63 4,018 » " 44,848
- » 474 1 ’797 464 17 9 2,060 12,107
- 486 » » » » 35,162 36,948
- 1,029 . » 4o8 » 157 i,5g4
- i48 » » « » « 7,i5i
- 3o 158 89 » « 4,727
- 313 ,, 633 575 » 1,023 11,378
- 9,882 2,570 2,o33 7,263 « - 3o,836
- 38 « « « • 1,260
- • " " 96 “ 18,568 33,269
- 186,618 84,806 46,4go 67,046 8,879 235,84g 3,834,364
- 510,900 69,300 20,300 5,200 * " 1 i,i4o,ooo
- 697,518 i54,io6 66,790 72,246 8,879 235,84g 14,974,364
- p.dbl.346 - vue 350/409
-
-
-
- STATISTIQUE
- US
- Tableau n° 4. — Nombre
- Groupe I.
- PAIS.
- CLASSES
- France et colonies...................
- Grande-Bretagne, Irlande et colonies. . .
- Etats-Unis...........................
- Suède et Nonvège.....................
- Japon................................
- Chine................................
- Espagne..............................
- Russie et Finlande....................
- Autriche-Hongrie.....................
- Confédération suisse.................
- Belgique.............................
- Grèce................................
- Danemark.............................
- Perse................................
- Siain................................
- Tunisie..............................
- République d’Andorre..................
- Grand-duché de Luxembourg............
- République de Saint-Marin. Monaco.. . .
- Portugal et colonies.................
- Pays-Bas.............................
- Empire d’Annam........................
- Maroc................................
- Confédération Argentine..............
- République de Bolivie................
- Guatémala............................
- République de Haïti...................
- Mexique...............................
- République de Nicaragua...............
- République du Pérou...................
- République de Salvador................
- République de l’Uruguay..............
- République de Vénézuéla..............
- Italie................................
- Égypte...............................
- Allemagne............................
- Serbie et Roumanie...................
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9
- 323 86 198 i5o 81 325 i93 203 290
- 136 117 29 68 20 2 4 9 12 62
- 87 *9 1 » 6 129 35 32 35
- 92 7 10 2 1 32 1 7 ‘7
- 2 9 10 « 1 1 1 » «
- 7 " " » » II « 2 5
- 73 7 22 11 8 28 25 43 96
- 74 16 18 7 10 12 20 10 18
- io4 i3 19 3o 12 78 84 54 71
- 55 20 5 4 g 6 26 28 44 22
- i43 21 31 8 12 8l 43 i3 28
- 11 4 6 1 1 9 3 4 5
- 36 2 6 1 1 18 1 3 i3
- „ „ „ „ „ „ „ „ „
- " " 8 1 " » 1 1
- 2 2 1 1 „ 3 „ 1 „
- 2 3 3 » ,, 4 4 1
- 9 1 7 1 2 8 2 10 *9
- 101 i4 7 4 11 4 2 9 16
- 1 3 2 1 6 6 5 i3 45
- » « » « .. » » 1
- 2 » » « „ 1 „ 1 »
- » » 3 « « « « < «
- » 1 » « 1 » » » »
- a « » il >• » » » «
- 5 1 5 i, 1 » » 22
- 1 « „ „ „ „ ,, 2 »
- 4 4 1 1 6 „ 11 . 1
- „ 6 . » „ „ 11 25 8 35
- i3o 16 ll6 2 1 7 45 54 21 4i
- 4 „ „ 1 4 5 4 18
- 113 » 13 « 22 » « » »
- " " " " " " " " "
- 1,617 372 52 1 358 215 845 552 5oi j 861
- Totaux
- DES OPERATIONS.
- 349
- EXPOSANTS PAR PAYS ET PAR CLASSE.
- Groupe II
- Groupe III.
- CLASSES
- CLASSES
- 10
- a85
- 55 44
- 9
- 12
- 1 4 25
- 2 4
- 56
- 4
- 20
- 3
- 5
- 11 6
- 3
- î
- 32
- î
- 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29
- 262 223 248 222 224 164 193 165 144 3oi 204 44 72 35 163 343 208 14 9 363
- i3 5i 26 2 4 19 25 5o 32 27 36 37 6 6 1 2 7 11 27 i3 34
- 3 13 i4 1 2 9 16 11 4 3 3 4 » 1 7 1 5 !9 1 .4
- 6 i4 7 3 i3 19 6 4 4 5 3 7 7 8 2 3 27 2 8
- 1 1 3 2 20 6 i' 76 8 3 1 6 35 « A 2 4?
- „ 6 1 5 » 16 11 3 27 6 « 3 *7 15 « " 2 20
- 1 12 7 6 4 3 12 1 1 52 5 » 2 3 2 5 8 11
- 10 2 4 9 16 i5 21 18 i3 2 4 5 3 8 6 7 2 16 9 7
- 83 75 71 43 34 43 42 59 25 34 11 3 8 18 83 27 3o 16 120
- 3o 1 2 18 12 7 13 i5 3 » 7 » » 2 1 2 138 5 2 16
- 22 l6 i3 26 9 i5 24 ll 34 16 7 2 1 2 9 7 i5 4 9
- » 3 2 2 2 7 2 1 5 J7 » 1 1 » « » 2 1
- 5 9 8 1 5 5 i5 5 « 5 1 1 » 6 2 3 9 3 . 8
- < 1 » « » . » » " 1 1 » . " 1 1 n
- .1 » 1 .1 » » 1 1 « 1 » || » 1 » 1
- •• 2 6 » » » 1 K » 1 9 || 1 9 i5
- „ a n » « » « « » « » » « n « « « '»
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- n „ 1 „ „ ,, « „ » 1 n » « « « . « 2 1
- 5 10 7 2 1 2 11 2 3 36 12 2 7 » 2 3 i3
- 2 7 7 12 5 4 i3 4 4 3 6 6 » 4 1 .3 , 3 4 . 5
- .1 .1 « 1 11 « -1 1 K » ,|| " » « ;i i
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- Ix i5 5 1 » 2 11 .. « 6 « » « 4 2 '1 4 7
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- 2 2 3 1 1 1 « « 11 1 1. » .11 « « » 3
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- 3 1 <> 11 1. 2 » 1 « 1 1 » » - -1'
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- „ 1 a » 1 » 11 » « 1 2 « « « 3 .1 . 11 2
- « 5 « 1 3 4 » « 2 1 » » 1 2 « 2 4
- „ n « 11 2 11 n « 1 » « » » » n a « 2
- 19 23 23 22 16 11 85 33 19 21 4 4 4 1 16 12 5 16 17
- 6 1 2 1 « 1 '1 1 2 " " 1 1 " 1 1
- « » * » * - - - - " ’ - « « "
- 470 525 OO 4io 875 36o 554 365 272 653 35o 79 119 l42 354 557 379 256 73i
- 612
- p.dbl.348 - vue 351/409
-
-
-
- 350
- STATISTIQUE
- Tableau n° k. — Nombre des exposants
- PAYS. Groupe IV. CLASSES
- 30 31 32 33 34 35 36 37
- France et colonies 3i3 1 4o 188 1 q6 271 2 3 a33 437 16 J
- Grande-Bretagne, Irlande et colonies. . . Etats-Unis 37 28 *9 i5 83 2, 5 4 *9 4
- Suède et Norwège 25 22 3 3a 2 2 2 4 7
- Japon 3 3 1 „ 33 3 9 10 t3
- Chine 9 10 1 3 i3 1 i3
- Espagne 5 9 4 3a 13 i4 16
- Russie et Finlande 21 8 18 2/1 16 4 11 20
- Autriche-Hongrie 3i 22 8 82 3i 4 57 69
- Confédération suisse 3i 1 3 2 29 3o 19
- Belgique i3 36 0 54 4 1 3i i3
- Grèce 28 1 16 2.3 5 8
- Danemark 7 6 5 6 n i5 20
- Perse 1 1 1 1 1 1 1
- Siam 1 1
- Tunisie „ 8 1 9 10 1 8
- République d’Andorre „ „ „ „
- Grand-duché de Luxembourg » „ „ a „ „ „ 4
- République de Saint-Marin. Monaco.. . . „ „ „ „ „ „ 1 „
- Portugal et colonies 2a 22 „ 53 l9 8 23 i3
- Pays-Bas i5 5 u 36 „ 4 1
- Empire d’Annam „ „ „ 1 1
- Maroc 1 1 M 1 T 1 „
- Confédération Argentine 3 2 6 3 8 4
- République de Bolivie „ „ „ 1 M „ „ 1
- Guatémala 1 „ () 1 7 J( „
- République de Haïti „ „ 1 ,,
- Mexique 1 „ „ „ 1 „ 1 »
- République de Nicaragua 2 ,, „ „ „ „ «
- République du Pérou 2 „ 5 w „ 3 1
- République de Salvador 3 « „ „ 2 1 „ »
- République de l’Uruguay ,, 1 „ 3 1 1 2 2
- République de Vénézuéla „ 1 „ « „ H 2 «
- Italie 12 xh 1 A 83 1 14 *9
- Égypte „ „ 1 2 1 1
- Allemagne „ „ „ „ „ „ „ »
- Serbie et Roumanie " - * « « » * "
- Totaux 61 4 33i a84 63o 629 56 532 699
- DES OPERATIONS.
- 351
- PAR PAYS ET PAR CLASSE. (Suite.)
- Groope V.
- CLASSES
- 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 AKNEXES
- 692 307 i46 9-1 1 52 708 ao4 283 4i6 7*9 106 a5g i3
- 66 18 28 11 12 202 32 4i 78 119 . 9 38 „
- *9 12 8 2 8 65 18 4 60 48 3i «
- 16 9 6 1 » 78 3i 21 3 43 6 22 «
- 3 4 1 1 8 9 5 7 *9 8 « 4 .1
- 17 8 3 2 5 i4 12 t5 18 16 1 6 ,,
- 43 4 1 2 2 216 112 *7 204 126 1 18 „
- 4i 4 2 5 2 5a 42 *7 77 5i 2 38 „
- 107 44 i3 16 8 i63 97 9 94 i5a 5 3a «
- 10 20 2 » » 8 9 3i 10 16 „
- 2.5 2 18 1 » 119 3 9 36 53 6 5t „
- 3o 6 " 2 » 20 J9 3 95 7 .1 9 n
- 8 4 » » " i3 1 11 2 i5 1 5 »
- î » 1 « » 1 1 « î 1 « 1 1,
- 1 " 1 » 1 1 1 1 1 „ „ „ „
- 9 i5 7 1 n 1 2 9 4 2 1 3 „
- 3 « » « 1 2 1 1 » „ „
- 1 ». » » « 2 » » 3 » 5 „
- » » » » » 2 1 1. ,, 1 ,, „ „
- 4 a 6 1 8 « 5i 80 59 99 58 3 21 „
- 8 2 5 1 " 9 10 4 29 26 2 1 ,1
- 1 1 1 1 » 1 1 1 11 » « „ „
- 1 1 1 1 » » 3 1 1 1 1 „
- 20 1 3 « .» 23 10 18 94 18 3i „
- 1 1 » » 1 8 1. 1 1 „ 1 „
- 3 » " 1 1 2 1 2 2 3 .1 1 „
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- " 2 " 1 1 1 3 » 9 4 .1 2 ,,
- 2 2 » 2 » 2 2 2 2 » a „ „
- 5 4 » » „ 4 1 u 8 1 „ 2 „
- 3 » 2 » 2 11 3 6 16 4 „ 1 „
- 4 » 3 2 1, 22 1 5 43 5 1 12 „
- 4 » » » 11 6 12 5 5 l9 „ 4 „
- 45 46 8 1 " 107 2 7 9a ia3 3 43 -1
- 1 2 1 " " " 2 2 1 « 1 « «
- • « « " « - « « : 11
- 1,1 32 5a5 262 i57 ao3 1»919 712 562 i,5ao 1 660 i5g 65g i3
- p.dbl.350 - vue 352/409
-
-
-
- 352
- STATISTIQUE
- Tableau n°.A. — Nombre des exposants
- PAYS.
- France et colonies...................
- Grande-Bretagne, Irlande et colonies. . .
- États-Unis...................
- Suède et Norwège . ..................
- Japon................................
- Chine................................
- Espagne.-. ..................
- Russie et Finlande...................
- Autriche-Hongrie. .............
- Confédération suisse. ...............
- Belgique.'. .........
- Grèce..............................
- Danemark . ........ .................
- Perse. ..............................
- Siam. ...............................
- Tunisie.. ...........................
- République d’Andorre.................
- Grand-duché de Luxembourg............
- République de Saint-Marin. Monaco.. . .
- Portugal et colonies..................
- Pays-Bas .............................
- Empire d’Annam........................
- Maroc ................................
- Confédération Argentine..............
- République de Bolivie................
- Guatémala............................
- République de Haïti...................
- Mexique...............................
- République de Nicaragua...............
- République du Pérou...................
- République de Salvador................
- République de l’Uruguay...............
- République de Vénézuéla...............
- Italie................................
- %Pte..................................
- Allemagne.............................
- Serbie et Roumanie....................
- 50 51 52 53 54 55 56-57 58
- i/iG 222 35o 218 4 a5 115 2 05 10()
- 29 80 38 16 . 85 9 26 20
- 5 1 7 5 « 59 3 30
- 2 3o 8 2 15 9 7 1
- » 1 » « » 1
- 3 8 5 3 1 4 « «
- 5 11 2 ,, 2 2 9 i „
- î 2/1 4 „ i3 1 2
- 36 38 44 1A 5o 17 i4 3 1
- 5 4 10 3 16 5 3 3 3
- 72 .18 7 35 j 3 11 2
- » » » « 1 » 1 »
- 5 11 8 » 8 a 1 3
- " 1 1 1 ' » 1 1 1 »
- 2 2 4 » 2 2 30 3
- " 2 2 1 i5 " 2 1
- « „ „ „ „ „ „ »
- 1 ° " 3 2 0 1
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- n » „ „ „ „ H 3
- 7 18 6 2 20 3 9 5
- " 1 » » 3 « » »
- “ » » » » « »
- " " " " » " "
- 017 493 5o9 266 7&0 185 1 3icj 172
- Totaux.
- DES OPÉRATIONS
- 353
- PAR PAYS ET PAR CLASSE. (Suite.)
- Groupe VI.
- Groupe VII.
- CLASSES
- 59 60 61 62 63 64 65 66 67
- 82 151 173 361 73 181 332 833 177
- 9 3 3 7 54 34 26 9 93 55
- 7 13 4 36 3 8 5 30 5
- 33 1 7 2 8 8 20 49
- " 1 » » » » " 5
- 1 3 3 3 » " » » 9
- » » 3 * 7 2 2 32 3
- » 6 » 2 3 7 4 3 4
- 4 *7 9 38 30 68 15 146 3 3
- 1 6 2 » 7 2 123 3
- 2 » 3 3 5 2 45 2 67 32
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- » » * 1 3 » 1 »
- 107 261 207 315 CO r-. 36 a 376 3,475 34 a
- *
- 68 CLASSES
- 69 70 71 72-73 74 75
- 28 ^97 62 9° 7 353 696 2,357
- 8 345 33 33 59 86 88
- 4 5i 3 3 3 43 22 3o
- 5 18 3 2 73 7 35
- 3 8 » " 3 5 9
- » 16 « 7 38 16 9
- 3 9 778 5 36o 489 334 3,18 5
- 3 60 4 4 23 60 59
- 23 2 54 8 3o 3 3 70 55a
- 4 4 2 38 2 9 4?
- 6 34 4 6 3 0 ‘7 56
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- 13 44 3 5 3 03 136 168 287
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- ii.
- p.dbl.352 - vue 353/409
-
-
-
- 354
- STATISTIQUE
- Tableau n° 4. — Nombre des exposants
- PAYS. Groupe VIH. CLASSES
- 76 77 78 79 80 81
- France et colonies. 2,287 286 288 121 I 5q 74
- Grande-Bretagne, Irlande et colonies. .. Etats-Unis 2 34 25 36 3o 16 " 71
- Suède et Norwège „ „ u
- Japon „ „ w „
- Chine “ *
- Espagne 1 „ u
- Russie et Finlande „ 4 „ „
- Autriche-Hongrie ; 16 2 „ 1 (l 5
- Confédération suisse 4 9 tl
- Belgique 2 38 29 4 2 8
- Grèce u o
- Danemark 35 6 2
- Perse
- Siam lt If
- Tunisie 2 a „ ]
- République d’Andorre y fi
- Grand-duché de Luxembourg „ „ „ H ((
- République de Saint-Marin. Monaco. . . . „ „ „ „
- Portugal et colonies 3 „ 1 „ (J
- Pays-Bas 3 3 8 6 i;
- Empire d’Annam „ „ „ y „
- Maroc „ y u y u
- Confédération Argentine 1 „ „ y
- République de Bolivie „ „ „ f,
- Guatemala „ u lf u
- République de Haïti „ „ „ J, „ „
- Mexique „ „ „
- République de Nicaragua » „ „ „ » H
- République du Pérou 3 fl „ „
- République de Salvador „ „ „
- République de l’Uruguay „ » „ » »
- République de Venezuela „ „ a „ U H
- Italie 2 2 6 5 1 1
- Égypte Allemagne " " " " „
- Serbie et Roumanie " - * " "
- Totaux 2,395 366 379 167 78 l5q
- 355
- DES OPÉRATIONS.
- PAR PAYS ET PAR CLASSE. (Suite.)
- Groupe IX. CLASSES EXPOSITIONS HORS CADRE.
- 82 83 84 85 86 87 88 89 90 Anthropo- logie. Sections histo- riques.
- 1 58 201 131 2 3o i54 125 117 '•7 147 495 885
- 61 5 » 18 10 II » i4 „
- " 1 » II 11 II » 1 • « 4 «
- « » 2 II . „ „ 2 » 6 w
- • 4 « » 1 » 1 « » a
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- • 2 » » » « » 4 « 12
- * 7 2 1 1 « 2 2 .. 56 H
- 1 « 1 II » H „ , 8 J(
- 5 3 » 6 » II » . 2 «
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- 225 a45 1 38 286 183 129 135 6 a 1 48 638 885
- 9. 3.
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-
-
-
- 356
- STATISTIQUE
- Tableau n°
- 6.
- Nombre des
- PAYS. Groupe I Groupe II Groupe III
- France et colonies 838 3,639 2,384
- Grande-Bretagne et colonies 37o 3ao 298
- États-Unis 113 342 63
- Suède et Norwèpo 112 128 86
- Japon 22 26 308
- Chine 7 28 120
- Espagne 121 a5o 102
- Russie et Finlande 1 35 179 100
- Autriche-Hongrie 178 692 476
- Confédération suisse 135 216 191
- Belgique a 15 28G ihn
- Grèce 28 33 37
- Danemark AG 7:5 58
- Perse „ 1 4
- Siam „ 2 5
- Tunisie 9 10 36
- République d’Andorre „ „
- Grand-duché de Luxembourg 6 7 7
- République de Saint-Marin. Monaco. . . . 8 10 4
- Portugal et colonies 20 77 91
- Pays-Bas 187 7/, 56
- Empire d’Annam Maroc 3 7
- Confédération Argentine i3 99 34
- République de Bolivie » *2 1
- Guatémala 2 13 4
- République de Haïti 3 3
- Mexique u (i 3
- République de Nicaragua » „ 6
- République du Pérou 12 32 10
- République de Salvador 1 5 8
- République de l’Uruguay 16 3 5 1 2
- République de Venezuela 6 8l 3
- Italie 290 307 237
- Égypte 5 4 2 8
- Allemagne 1/18 „ „
- Serbie et Roumanie » » ••
- Totaux 2,983 5,995 4,8n
- Groupe
- IV
- 3,093
- 37r)
- 87 1A 9 8a
- 1)5 1A 5 176 A 93 1A 7 207
- 119
- 71
- 9
- 5
- ti()
- 3
- 7
- 1
- 217
- 77
- 6
- 9
- 53
- 5
- 1/1
- 3
- 7
- 8 30
- i3
- 28
- 7
- 2A9
- 9
- G,o5A
- DES OPÉRATIONS.
- 357
- PAR PAYS ET PAR GROUPE,
- Groupe V Groupe VI Groupe VII Groupe VIII Groupe IX KXPOSI K0I1S ( Anthropo- logie. T10 N s I ;a))hk. Spolions hisloiiques. TOTAUX.
- O 3,789 4,673 3,6o5 820 4 95 885 20,873
- 5ig 610 4o4 a46 28 i4 . 3,i 84
- 326 172 160 35 1 4 » 1,203
- 204 177 138 2 2 6 » i,oo4
- 52 9 25 4 a « » 43o
- 83 35 66 „ » , » 433
- 694 107 3,t 31 5 14 14 • 4,583
- 279 111 310 6 4 12 « 1,202
- 55a 543 g45 33 6 56 " 3,983
- ?4 307 83 1 5 « 8 " 1,076
- 277 34 a 127 9* 6 2 « 1,700
- 1 53 1 267 » » » " 63q
- 48 5o 5? 44 6 455
- 5 1 4 « '< » 2 4
- 4 10 3 „ 2 » .. 3i
- 22 10 8 2 » » « 166
- 5 „ 2 » » « 10
- 10 4 5 „ 2 « » 48
- 4 1 11 „ 1 » » ho
- 371 70 1,288 5 » 3 » 2,1 42
- 81 88 76 20 35 4 638
- 3 1 2 » » « « i5
- 7 1 3 » * » » 27
- 194 3? i37 1 1 “ 0 568
- 11 « 2 » » » « 21
- 11 3 11 » » » » 58
- 6 1 5 „ 1 » « 20
- 19 2 7 » » « 46
- 8 2 2 a » » « 26
- 16 5 20 3 » « » 108
- 4i 2 3 a „ 1 » « 1 o3
- 89 9 84 » 1 « " 264
- 5i 1 2 4 u « « » i73
- 377 207 681 34 1 4 1 a » a,4o8
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- 7,ao4 6,572 12,698 4,t 5a 943 638 885 52,835
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-
-
-
- Tableau n° 6.
- PRODUITS DE POSTE.
- DROITS
- TAXE
- MOIS.
- PRODUITS
- LES ARTICLES
- divers.
- LETTRES.
- Juillet
- Septembre
- Octobre
- 146 i5
- Novembre (du icr au îo)
- Service du bureau de poste de l’Exposition.
- • ARTICLES D’AU G EN T. NOMBRE
- de CHARGEMENTS 1 de ! toute 1
- - MANDATS REÇUS. • MANDATS PAYÉS.
- TR ANC AIS. INTERNATIONAUX. FRANÇAIS. ♦ INTERNATIONAUX.
- Nombre. Montant. Nombre. Montant. Nombre. Montant. Nombre. Montant. nature. 8
- fr. c. fr. c. fr. c. fr. c.
- i64 7.819 06 1 o3 7,163 87 160 7,176 47 43 6,556 57 1,026 |
- 276 12,922 67 151 S.iSS 08 200 9>o57 98 35 6,086 4o i.705 I
- 334 16,181 27 218 i3,5gi 89 141 9,367 57 7° 7,386 82 i,685 j
- 331 i3,842 42 160 ’9,o55 26 24o 10,869 o3 77 G,5i8 16 1,488 J
- 357 17,660 20 201 11,394 98 1,100 20,380 94 15o 6,527 5i 1,828 |
- 365 15,117 96 193 i2,o45 74 83o i4,68o 68 11/1 8,878 21 2,000 1
- 186 7,548 i4 n7 6,3oo 99 216 9'219 59 100 8,o33 66 1,080 1
- 2,Ol3 91,091 72 i,i43 67,710 8l 2,887 80,732 26 58g 67 987 l3 10,812
- CO
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- H
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- H!
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- —H
- p.358 - vue 356/409
-
-
-
- DES OPERATIONS.
- 359
- Tableau n° 7. — Relevé des opérations effectuées par le bureau
- TÉLÉGRAPHIQUE DE l’ExPOSITION UNIVERSELLE, PENDANT LA PÉRIODE DU 1er MAI AU 10 NOVEMBRE 1 878 INCLUS.
- TÉLÉGRAMMES DE DÉPART.
- MOIS. «OMBRE. TAXES PERÇUES.
- Inté- rieurs. Interna- tionaux. Totaux. Intérieures. Inter- nationales. Totaux.
- fr. c. fr. c. fr. c.
- Mai 4, 4 2 2 929 5,3 51 4,o33 55 5,833 65 g,867 20
- Juin 6,46 7 1,567 8,o34 5,8o4 35 8,536 65 i4,34i 00
- Juillet 5,i8o 1,131 6,3oi 4,671 70 6,oo3 60 10,675 3o
- Août 3,725 810 4,535 3,265 4o 5,o3i 10 8,2g6 5o
- Septembre. .. 3,627 J,°97 4,724 3,t23 20 5,g53 2 5 9,076 45
- Octobre 5,i 06 1,343 6,44 g 4,315 75 7,644 85 11,960 60
- Novembre (du 1" au 10.). 1,289 34i i,58o 1,071 80 1,862 g5 2,9.34 75
- Totaux .... 29,766 7,208 36,g74 26,285 76 4o,866 o5 67,151 80
- p.359 - vue 357/409
-
-
-
- r
- Tableau n° 8. — Etat du nombre des entrées payantes et gratuites par mois.
- CS
- Ci
- O
- ENCEINTE GENERALE.
- Entrées payantes (y compris les doubles tickets)
- Caries gratuites et d’abonnement............
- Jetons de service (depuis le 3o mai)........
- Délégations ouvrières (Paris seulement).....
- PALAIS DE L’INDUSTRIE. (Visites à la salie des récompenses.)
- Entrées payantes...........................
- Cartes gratuites et d’abonnement...........
- EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS.
- ( Esplanade des Invalides. )
- speces ovine, | Cartes gratuites et d’abonnement.
- ovine’etc- ( Jetons de service.....................
- i Entrées payantes................
- Espèce canine.......< Cartes gratuites et d’abonnement.
- f Jetons de service...............
- I Entrées payantes (y compris les
- 5 tickets)...................
- Cartes gratuites et d’abonnement. Jetons de service..............
- Total.
- MAI. JUIN. JUILLET. AOÛT. SEPTEMBRE. OCTOBRE.
- 1,278,860 2,013,476 1,808,890 1.959,334 2,627,529 2,300,766
- 324,594 287,338 288,596 24o.668 237,824 287,236
- 18,073 196,624 198,385 193,396 188,4oo 258,047
- 0 a n 11 ir 192,226
- n II II H u 1,637
- n a m U II 79
- a 69,366 a U II AT
- a 11.223 a II h //
- éf 10,971 a II 0 «
- u // 14,346 a /; H
- II n 2,768 u a II
- H n 1, i46 N II n
- n a u 0 93,076 tt
- n n p H 11,172 U
- rt i 11 1 u n 7.532 n
- NOVEMBRE.
- 584,376
- lOi,o63
- 83,372
- 219,700
- RECAPITULATION.
- Enceinte
- générale................................................... 16.888,773 )
- Palais de l’industrie...................................................... i>7i6 j 16,103,089
- Esplanade des Invalides...................................................... 211,600 )
- Nota. — Les entrées sur cartes d’invitation, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture ( 54,537) » ne sonfc Pas comprises sur ce relevé.
- u
- U
- //
- u
- //
- '/
- n
- u
- n
- n
- u
- TOTAUX.
- 12,573,23l 1,767,319 1,136,297 411,926
- 1,637'
- 79
- 69,366
- J 1 ,223
- a0»971 i4,346
- ’2,768 1, i46
- 90,076 11,172 7,532
- 16,102,089
- £
- 5F3
- H—H
- O
- cz
- K
- p.360 - vue 358/409
-
-
-
- DES OPÉRATIONS.
- 361
- Tableau n° 9.
- Nombre de voyageurs arrivés à la gare du Champ de Mars
- ET PARTIS DE CETTE GARE PENDANT LA DUREE DE l’ExPOSITION.
- M OIS. NOMBRE DE VOYAGEURS
- À L’ARRIVÉE. AU DÉPART. TOTAUX.
- Mai îoo,i3o 161,672 127,3o4 106,693 190,250 192,316 73,786 162,676 186,856 154,097 162,4o3 233,745 260,961 76,770 262,606 328,528 281,601 298,896 623,995 433,275 i5o,556
- Juin
- Juillet
- Aon
- Septembre * Octobre Novembre (du ior au îo) Total général
- 96i>9/j7 1,197,308 2,159,255
- Tableau n° 10. —Relevé des chargements de la Compagnie générale
- DES VOITURES DE PARIS ARRIVÉS AUX DIFFÉRENTES PORTES DE l’Ex-POSITION.
- MOIS. NOMBRE DE CHARGEMENTS ARRIVÉS AUX DIFFÉRENTES PORTES
- DU CHAMP DE MARS. DU TROCADÉRO. TOTAUX.
- Mai 79,768 81,266 65,433 56,goi 7CD991 75>793 25,472 28,378 35,296 3o,go2 3o,664 37,115 87,456 8,179 108,146 116,562 96,335 87,565 108,106 113,267 33,65i
- Juin .
- Juillet
- Août
- Septembre Octobre Novembre (du iei' au 10) Totaux
- 655,624 207,988 663,6 j 2
- p.361 - vue 359/409
-
-
-
- 362
- STATISTIQUE
- Tableau n° 11. — Nombre de visiteurs transportés
- PAR LES BATEAUX-OMNIBUS ET LES HIRONDELLES.
- MOIS. NOMBRE DE VOYAGEURS
- arrivés aux stations desservant l’Exposition. partis des stations desservant l’Exposition. TOTAUX.
- Mai 34 5,003 380,339 725,341
- Juin 488,802 535,88l 1,024,683
- Juillet 4gi,3o5 539,623 1,030,928
- Août 548,33a 599,4i4 1,147,746
- Septembre 728,210 740,725 1,468,935
- Octobre 646,5i4 634,5o5 1,281,01g
- Novembre (du icrau 10) 168,195 133,216 3oi,4i 1
- Totaux 3,4i6,36o 3,563,703 6,980,063
- p.362 - vue 360/409
-
-
-
- Tableau n° 12. — Nombre de voyageurs transportés du ier mai au 10 novembre 1878
- PAR LES OMNIBUS ET TRAMWAYS DE LA COMPAGNIE DES OMNIBUS ALLANT VERS l’ExPOSITION.
- LIGNES. MAI. JUIN. JUILLET. AOÛT. SEPTEMBRE. OCTOBRE. NOVEMBRE. TOTAUX.
- OMNIBUS.
- A Auteuil—Madeleine 170,53l 198,732 208,125 206,098 207,764 197,472 54,2i3 1,242,935
- B B Trocadéro—Gare de l’Est. . . . 437,689 435,ig3 443,854 419,492 4o3,439 412,822 121,709 2,673,698
- Y Grenelle—Porte Saint-Martin. 325,6i4 368,627 365,28l 361,298 355,679 35o,o5i 100,111 2,206,661
- Z Grenelle—Bastille 167,478 173,668 166,163 163,326 161,817 i54,6o6 47,484 i,o34,542
- / AD Château d’Eau—Ecole militaire 195,256 226,3o8 244,3o3 282,806 227,695 222,862 60,271 1,407,499
- Sp1 Palais Royal—Porte Rapp. . . . a 70,228 72,386 99>89° 100,780 99,62° 29,478 472,377
- TRAMWAYS.
- | A Saint-Cloud—Louvre 257,15 8 276,874 294,451 395,13g 333,861 265,2l5 76,011 1 î798>7°9
- B Louvre—Sèvres 105,970 121,396 127,64i 126,791 129,766 110,786 35,207 760,55 6
- D Trocadéro—Villette 98/1,559 1,087,451 1,13 9,511 i,io6,8i5 i,o58,93o i,o35,348 017,680 6,730,294
- J J Passy—Louvre 25i,886 264,795 273,900 265,543 266,757 249,515 45,081 1,617,475
- B L Bastille—Pont de l’Alma .... &02,252 620,184 420,184 427,78l 418,867 4o5,9i3 125,4o5 2,620,586
- M Gare d’Orléans—l’Alma 308,687 373,878 s9^795 387,826 3g3,645 366,621 99,148 2,321,600
- N La Muette—Rue Tronchet. . . 280,942 326,168 333,201 302,2 82 305,392 296,3l5 78,985 1,923,235
- Sp1 Louvre—Pont d’Iéna 29,395 155,717 164,910 l6l,345 172,076 155,900 44,o53 883,396
- Totaux 1 3,917,413 4,477,213 4,645,706 4,556,382 4,536,468 4,325,546 1,234,836 27,693,563
- DES OPERATIONS.
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-
-
-
- 364
- STATISTIQUE
- Tableau n° 13. — Relevé comparatif, pour 1877 et 1878, des
- VOYAGEURS AYANT CIRCULE SUR LES LIGNES DES TRAMWAYS DE PARIS (RÉSEAU SUD) DONNANT ACCES À l’ExPOSITION UNIVERSELLE.
- LIGNE LIGNE DE MONTPARNASSE
- DE VANVES À L’ÉTOILE.
- MOIS. à
- l’avenue d’Antin (1878). 1878. 1877.
- Mai 119,73/1 h 57,889 324,887
- Juin 1 48,807 5oa,33o 3a8,o6G
- Juillet 1 55,5()9 518,2 4 9 3 9/1,5 G G
- Août 1 26,868 515,531 318,70.5
- Septembre 1 a4,o66 529,180 286,603
- Octobre - - 14 0,613 667,580 396,033
- Novembre (du ier au 10)
- Totaux 8i5,G5a 3,190,759 1,978,860
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-
-
-
- DES OPERATIONS.
- 365
- Tableau n° 14. — Etat des jurés titulaires de classes
- PAR PAYS ET PAR GROUPE.
- GROUPE S
- PAYS. nnSPRVATrniVc
- I 11 III IV V VI VII VIII IX y. » •< e* o h
- France et colonies a 4 49 46 57 42 6G 1 0 1 n 34i On n’a pas compris dans celte énuméra-
- Angleterre et colonies. .. 1 i
- 6 10 11 i a 8 2 1 5 » 1 7 4 tion les présidents et vice-présidents des ju-
- Etats-Unis
- 2 6 4 5 3 34 rys de groupes. ni les secrétaires des jurys de
- Suède et Nonvège 2 4 3 4 4 6 groupes, au nombre de 3o, Savoir :
- Italie 3 5 4 5 4 4 n
- J /
- Japon 1 1 3 Gr. I ... 4
- Gr. II... 4
- Chine il u n n 3 Gn. III.. 3 Gn. IV. . 2
- Espagne 1 4 7 5 5 Gn. V... 4
- Autriche-Hongrie A 1 1 7 9 8 7 4 • u 5o Gr. VI .. 4 Gr. VII.. 3
- Russie 2 4 6 5 3 3 (( 'i Gr. VIII. 3
- Gr. IX.. 3
- Suisse 1 7 4 6 3 4 1 „ 26
- Total. 3o
- Belgique 4 6 6 H 5 9 1 1 1 4o
- /
- Grèce Il i n 4
- Danemark 1 1 2 u 9
- Amérique centrale et rué-
- ridionale 11 „ ii 1 6 „
- Perse, Siam , Maroc. Tu-
- nisie, Annam II « 3 1 « il 1 n u 5
- Andorre, Luxembourg,
- Monaco, Saint-Marin.. " U " 1 1 » U « i 3
- Portugal et colonies 1 1 U 2 2 i a n n 9
- Pays-Bas 3 5 3 3 3 2 a3
- EiTYpte 1
- Allemagne
- Totaux 55 110 io4 129 100 143 7° 12 aS 739
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-
-
-
- 366
- STATISTIQUE
- Tableau n° 15. — Transport des marchandises
- (Répartition par
- DÉSIGNATION DES PAYS. Novembre 1878. Décembre 1878. NOMBR Janvier 1879. DE Wi Février 1879. GONS. Mars 1879. Avri 1 1879. TOTAUX.
- Angleterre 6 4 3/l6 8l H . tl(jl
- Etats-Unis 6 86 1 » » » 93
- Suède et Norwège 37 39 " » « 76
- Italie 8 67 1 2 » " » 87
- Chine " « » » « » *
- Espagne » 56 3o - » » 86
- Autriche-Hongrie a3 122 1 » » « lie
- Russie. 27 1 25 2 » » i54
- Suisse. 34 5? « « » » 91
- Belgique 9a 218 A3 » « » 353
- Grèce " 6 i " » 7
- Danemark 2 i4 « « » » 16
- Amérique centrale » 7 n » » » 7
- Tunisie 1 " 3 » » » 4
- Luxembourg 4 » « » » " 4
- Portugal • " 1 » 1
- Pays-Bas " 65 " » » « 65
- Allemagne » 22 » » » » 22
- Égypte « 3 « • « « 3
- Monaco 2 1 « » » " 3
- Total pour les sec-
- tions étrangères 3oo 1.234 175 " * * 1.709
- France 217 5a5 i64 tu 17 1 4 978
- Total général 517 3.769 33g 4i *7 1/1 2.687
- DES OPÉRATIONS.
- 367
- AU DÉPART PAR LE CHEMIN DE FER DU CHAMP DE MARS, mois et par pays.)
- NOMBRE DE TONNES.
- Novembre Décembre Janvier Février Mars Avril
- CO t"* CO 1878. 1879. 1879. 1879. 1879. TOTAUX.
- 290,4 1.464,7 42 4,6 . 2-179>7
- 98,0 LO O O <3 8,3 » » « 5o6,8
- i9°>7 i65,i '• " . " 355,8
- 32,2 349,8 ” “ 431,6
- » 219,2 113,8 » 333,o
- 130,7 468,3 2,8 » 601,8
- 1 ii,5 436,2 i4,o » 564,7
- 167,4 339,5 » « « » 5o6,g
- 56o,4 i.3i6,4 181,8 » « » 2.o58,6
- a3,9 2,8 » « « 26,7
- 10,0 61,8 • ' « 71,8
- • 3l,2 * 3l,2
- 1 »9 22,3 • " 24,2
- U,8 « " » » 11,8
- « 2,3 » " " 2,3
- 261,7 " » » » 25i,7
- » 43,9 ‘ " ' ^3,9
- “ 11,1 “ » » 11,1
- 2,2 3,8 " " » 6,0
- 1.610,2 5.587,1 823,3 « » « 8.019,6
- i.4oo,8 3.239,7 1.024,9 183 125 ?3 6.o46,4
- 3.011,0 8.826,8 1.847,2 i83 125 73 i4.066,0
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-
-
- 368
- STATISTIQUE.
- Tableau n° 16. — Classification des dépenses de la Direction des travaux.
- OBJET ET NATURE DES DEPENSES.
- Section A.
- FRAIS DE PERSONNEL ET D’ADMINISTRATION, DÉPENSES DIVERSES.
- Art. 1er. Frais de personnel.
- a Personnel commissionné (•)...................
- b Personnel temporaire.........................
- c Indemnités, gratifications, dépenses diverses. . .
- Art. 2. Frais d’administration.
- a Loyer des Bureaux................................
- b Frais de chauffage, d’éclairage, etc. t* 1').....
- c Dépenses diverses d’administration...............
- AnT. 3. Dépenses diverses.
- a Mobilier des bureaux. InstrumentsIe)...........
- b Frais d’autographie de dessins et pièces écrites.
- c Frais de bureau proprement dits O1)............
- <1 Fêtes.........................................
- Montant total pour la section A.
- Section B.
- CONSTRUCTION.
- T‘ partie. Travaux de la rive gauche (Champ de Mars et quai d’Orsay).
- Art. lor. Palais du Champ de Mars. Terrassements et maçonneries des fondations . Egouts pour l’écoulement des eaux.........
- A reporter.
- par
- paragraphe.
- fr.
- 658,ao3 75 7,556 a5
- 34,o5o 00 31, h b 8 Ci
- i,4g8 3o 7g,85a g5
- 17,529
- 2,028,3/13 01 i85,45g 79
- DEPENSES
- 2,213,802 80
- par article.
- fr.
- 665,760 00
- 65,4g8 61
- 98,880 87
- par section.
- fr.
- 83o,i3g 48
- 83o,i3g 48
- par
- mètre carré.
- fr. c.
- 9 00 0 So
- 80
- (“1 Ces dépenses, qui se sont élevées à la somme totale de 879,366 fr. 63 ceut., ont élé respectivement imputées sur les sommes 4 valoir des entreprises auxquelles elles se rapportaient.
- I1’) Payés par le Commissariat général.
- (c) Une partie du mobilier a été fournie par le Ministère; l’autre a été payée par le Commissariat général. La plupart des instruments ont été prêtés à l’Administration par l’Ecole des ponts et chaussées.
- (dl Payés par le Commissariat général.
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-
-
-
- DES OPÉRATIONS. Tableau n° 16. (Suite.)
- 369
- OBJET ET NATURE DES DÉPENSES.
- Report......
- Maçonneries en élévation....
- Charpentes métalliques......
- Planchers et dallages........
- Menuiserie...................
- Serrurerie..................
- Chevronnage et couverture (")
- Vitrerie (*)................
- Peinture.....................
- Décoration...................
- Dépenses diverses............
- Totaux pour le Palais du Champ de Mar Art. 2. Marquise et galerie couverte
- DE LA TORTE RaW>.
- Travaux de fondations.......
- Dallages.....................
- Charpentes métalliques.......
- Chevronnage et couverture lh) ,
- Vitrerie i1) ................
- Peinture.....................
- Dépenses diverses............
- Art. 3. Bâtiment pour L'exposition de la Ville de Paris.
- Travaux de fondations Maçonneries en élévation... Charpentes métalliques....
- Planchers et dallages.....
- Menuiserie................
- Serrurerie................
- Chevronnage et couverture.
- Vitrerie..................
- Peinture..................
- Décoration................
- Dépenses diverses.........
- A reporter.
- par
- paragraphe.
- fr. c. a,ai3,8oa 80 987,827 74 *3)091,993 11
- 871,536 71 256,092 4a 33,s3o o3 2,880,925 i4 600,89a 36 629,451 46 g55,3i5 38 i43,o5g 81
- 22,664,125 96
- 5,766 4o
- 9.200 00 76,119 22 i8,a5o 00
- 1,687 5°
- 3.200 00 i,4o6 75
- 38,269 26 27,386 07 44g,740 82 11,54a 3i 17,410 45 3,986 80 26,701 67 6,483 77 14,881,17 44,097 89 818 64
- DEPENSES
- par article.
- fr.
- 22,664,125 96
- 15,629 87
- 641,3i8 85
- 23,421,074 68
- par section.
- par
- mètre carré.
- fr. c.
- 9 80 4 4o 58 20 3 85 1 i5 o i5
- 3 70 2 80
- 4 a5 o 60
- 100 70
- 3 3o à 90 4i 85 10 00 0 90 1 65 o 75
- 63 35
- 13 90 9 3o
- i5a 5o 3 go 5 90 1 35 9 °5
- S 20
- 5 o5
- 14 95 o 3o
- 217 4o
- o (J fouvra(îcs de couverture et de vitrerie n’étaient fournis qu’en location ; mais il en a été racheté pour <i)i n ,r‘ 91 ccntv somme comprise dans les chiffres ci-contre.
- Ouvrages fournis en location , h l’exception du chevronnage, des planchers et des chéneaux en fonte.
- II.
- a lt
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-
-
-
- 370
- STATISTIQUE
- Tableau n° 16. (Suite.)
- OBJET ET NATURE DES DEPENSES.
- Report.
- Art. A. Constructions annexes de l’Exposition dd Champ de Mars.
- a Galeries annexes des machines :
- Travaux de fondations.......... 16,079e s5c
- Charpentes métalliques et charpentes en hois.................. 267,167 5a
- Planchers et dallages............. io,4s6 91
- Cloisons en bois, menuiserie... 115,978 7A
- Couverture ta).................... 97,286 16
- VitrerieW......................... 33,074 88
- Peinture.......................... io,o33 44
- Dépenses diverses.............. 5,319 25
- b Bâtiments de l’exposition d’horticulture :
- 4 bâtiments semblables entièrement construits par l’Administration (ensemble)................
- c Bâtiments des ports de commerce, de la navigation et des pompes (ensemble)......................
- d Bâtiments de l’exposition d’agriculture (quai d’Orsay) [ensemble] (b>............................
- e Dépenses d’installation de l’aquarium marin tc) ..
- / Travaux de fondations des serres..................
- g Travaux pour diverses installations particulières.
- Art. 5. Travaux D’installation des machines en mouvement.
- a Transmission dans l’intérieur du Palais :
- Travaux de fondations........... 102,919e 3ac
- Charpentes métalliques.......... 279,610 7A
- Dépenses diverses............... 2,653 77
- b Transmission dans l’intérieur des gai eries annexes :
- Travaux de fondations............ 23,787*20°
- Charpentes métalliques........... 3o,i48
- Dépenses diverses............... 577 oA
- A reporter.
- DEPENSES
- par
- paragraphe.
- fr.
- 545,366 i5
- 144,963 01
- 253,648 26
- 3io,837 76 186,4a4 53 43,076 76 12,931 70
- 385,i83 83
- 5A,5i2 97
- 439,696 80
- par article.
- fr. c. 23,421,074 68
- 1,497,248 17
- 24,918,322 85
- par section.
- par
- mètre carré.
- fr. c.
- 1 o5
- 16 70 0 70 7 55 6 35
- 2 i5 0 65 0 35
- 35 5o
- 66 65
- 37 35
- 33 5o
- W Les ouvrages de couverture et de vitrerie n’étaient fournis qu’en location; mais il en a été racheté pour n,536 fr. 4i cent., somme comprise dans les chiffres ci-contre.
- (k) Presque entièrement en location (les 7/8).
- 1e) Y compris les frais du premier remplissage en eau de mer.
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-
-
-
- DES OPERATIONS.
- 371
- Tableau n° 16. (Suite.)
- OBJET ET NATURE DES DEPENSES.
- Report............................
- c Construction de bâtiments, cheminées, etc. à l'extérieur (“)...................................
- Atrr. 6. Construction des parcs et jardins DE DA RIVE gauche!1').
- Terrassements, maçonneries, égouts, empierrements , etc.......................................
- Construction do la terrasse du Palais.............
- Travaux d’appropriation de la basse berge de la Seine (quai d’Orsay)..............................
- Tranchée du quai d’Orsay, pont et passerelles sur cette tranchée....................................
- Passerelle métallique pour la communication entre le Champ de Mars et l’exposition d’agriculture..
- Fourniture de terre végétale, engrais, etc........
- Clôtures en bois..................................
- Grilles en fer....................................
- Art. 7. Construction d’un plancher SUR LE PONT d’IÉNA.
- Travaux de maçonnerie.............................
- Charpentes métalliques ( escalier compris ).......
- Plancher en bois..................................
- Kiosques ou bancs couverts........................
- Art. 8. Installation des voies ferrées.
- Terrassements, ballastage et pose de voies et appareils.............................................
- Achat de traverses................................
- Location de voies ferrées et appareils ...........
- Art. 9. Constructions destinées aux services
- ADSIINISTRATIFS.
- a Bâtiments de l’Administration de l’Exposition et du Jury!'!........................................
- b Bâtiments de la douane..........................
- c Bâtiments de l’octroi...........................
- A reporter........................
- DÉPENSES
- par paragraphe. par article. par section. par mètre carré.
- fr. c. fr. c. fr. c.
- 439,696 80 24,918,322 85
- 46,673 90 486,370 70
- 6a4,o6i 80 i4a,i63 62
- 88,922 99
- 452,726 71
- 5i,e35 68
- 209,519 o4 56,g32 3a 23,586 55 i,64g.i48 71
- 4,o5i 10 180,862 85
- 3g,696 21 i5,i25 00 239,735 16
- 58,53a 07 31,517 5o 87,623 62 177,673 19
- \h~] 4o
- 24,000 00 53 35
- 7,600 00 47 5o
- 255,6a4 o4 27,471,260 61
- (’) Les bâtiments et cheminées des générateurs de la section française ont été construits par les fournisseurs de la force motrice qui étaient en meme temps exposants.
- (b) Les plantations ont été faites par la Direction de l’agriculture.
- (°) Y compris l’installation de l’eau et de l’éclairage au gaz.
- a h.
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-
-
-
- 372
- STATISTIQUE
- Tableau n° 16. (Suite.)
- OBJET ET NATURE DES DEPENSES.
- Report.................
- d Bâtiments de la police et des pompiers.
- e Bâtiments delà garde républicaine. . / Kiosques pour le service des entrées.
- Art. 10. Service de la salubrité. Installation des water-closels et urinoirs.,
- Art. 11.
- Dépenses diverses non classées dans les articles précédents........................................
- s‘ partie. Travaux de la rive droite (Trocadéro et dépendances).
- Art. 1er. Palais du Trocadéro. Terrassements et maçonneries des fondations..
- Egouts pour l’écoulement des eaux...........
- Maçonneries en élévation....................
- Charpentes métalliques......................
- Planchers et dallages.......................
- Menuiserie..................................
- Serrurerie..................................
- Chevronnage et couverture...................
- Vitrerie....................................
- Peinture....................................
- Décoration..................................
- Dépenses diverses (°>.......................
- Art. 2. Cascade du Trocadéro.
- Terrassements..........................
- Maçonneries............................
- Travaux de décoration..................
- Installation des appareils hydrauliques...
- A reporter.
- DEPENSES
- par
- paragraphe.
- fr. c.
- 255,624 o4 A8.5Aî au
- 5o,ooo oo
- îoa,65i A7
- 65,853 07
- 1,910,982 3o 3a,45o 00 4,127,270 70 i,o6o,85o 58 189.A75 85 226,260 o5 ia4,2oA 33 674,013 00 128.66g g5 404,770 67 48o,5o7 4o 647,190 gt
- 62,071 46 615,747 go 127,183 26 90,700 00
- par article.
- fr. c. 27,471,250 61
- 456,8i6 71
- 65,853 07
- 46o,a53 5o
- 9,906,5g5 74
- par section.
- fr.
- 28,454,173 89 (b)
- 795,702 62
- 10,702,297 36
- 28,45/1,173 89
- par mètre carré.
- fr. c.
- 92 5o
- 166 65
- 95 o5
- 119 45
- 2 00 258 00 66 3o 11 85 1A i5
- 7 75 35 90
- 8 00 s5 3o 3o 00 ho 45
- 619 i5
- la> Non compris les waler-closets et urinoirs du Palais ni les cabinets payants des parcs et jardins, qui ont fait l’objet d’une concession moyennant redevance envers le Trésor et ont été installés aux frais du concessionnaire. ib) Première partie de la section B.
- Ie) Dans ce chiffre de 647,; 90 fr. 91 cent., sont compris les colonnes et les escaliers des ascenseurs, la partie de l’orgue appartenant â l’Etat, les sièges et tapisseries de la salle des fêtes , l’installation de l’éclairage h l’intérieur, etc.
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-
-
- DES OPERATIONS. Tableau n° 16. (Suite.)
- 373
- OBJET ET NATURE DES DÉPENSES.
- Report.
- Art. 3. Constructions annexes de l’Exposition du Trocadéro.
- a Palais algérien................................
- b BiUimenls annexes du génie civil et des chemins
- de fer.
- c Construction de l’aquarium d’eau douce:
- Terrassements................... 66,970e55e
- Maçonneries....................... 174,139 66
- Cadres métalliques................. 16,618 5o
- Fourniture et installation des
- glaces......................... q4,io5 83
- Appareils hydrauliques............. 21,600 00
- Dépenses diverses............... 28,838 99
- d Travaux de fondations des serres.................
- c Travaux de fondations exécutés pour l’Administration des forêts.................................
- / BAtiment de l’exposition des sciences anthropologiques................................ ..........
- g BAliments de la bacologie et des insectes.
- h BAtiment de la météorologie........................
- i BAtiment de l’exposition du laboratoire de Vin-
- Art. h. Construction des parcs et jardins
- DE LA RIVE DROlTBl").
- Terrassements, maçonneries, égouts, empierrements , etc........................................
- Tranchée du quai de Billy et passerelles sur cette tranchée...........................................
- Passerelle en bois sur la rue Le Nôtre............
- Remaniement, fourniture et mise en place de terre végétale, etc......................................
- Clôtures en bois...................................
- Grilles en fer.....................................
- Art. 5. Constructions destinées aux services
- ADMINISTRATIFS.
- a BAtiment de la douane...
- A reporter.
- DEPENSES
- par
- paragraphe.
- fr.
- 335,987 42 269.214 6q
- 332,263 53
- 9.538 *7
- 20,464 48
- 58,3i2 88
- 36,5go °9
- 14.793 10
- 9,5oo 00
- 598.621 77
- 373,846 43
- 5,5oo 00
- 158,726 08
- 16,688 5o
- 34,885 o5
- 1.5oo 00
- 1,5oo 00
- par article.
- fr. c. 10,702,297 36
- 1,086,664 39
- 1,188,267,83
- par section.
- fr. c. 28.454,173 89
- 12.977,230 48 28,454,173 89
- par
- mètre carré.
- fr.
- a48 90
- 67 3o
- 42 25
- 86 10
- i85 00
- 96 no
- 60
- () Les plantations ont été faites par la Direction de l’agriculture.
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-
-
-
- STATISTIQUE
- Tableau n° 16. [Suite.)
- OBJET ET NATURE DES DÉPENSES. DÉPENSES
- pa rngrapho. par article. par section. par mètre carré.
- fr. c. fr. c. fr. c. fr. c.
- Report b BîUimenls de la police et de la garde républicaine i.5oo oo a6.31A 79 12,977,230 48 28,454,173 89 210 5o
- c Batiment des pompiers Ao,857 20 136 20
- d Kiosques pour le service des entrées 51,861 19 148 20
- 120.533 38
- Art. 6. Service de la salubrité.
- Installation des water-closels et urinoirs^ 31.928 5i 31,928 51
- Art. 7.
- Dépenses diverses non classées dans les articles pré-cédpnfsA' 296,709 88
- i3,426,4o2 o5 F)
- 3e pautiiTravaux communs à la rive gauche et à la rive droite.
- Art. 1er. Travaux d’installation du service DES EAUX.
- Ensemble de la distribution . y compris tous les branchements et appareilsM 795,834 93
- 795,834 98
- Art. 2. Travaux dunstallation du service de l’Éclairage.
- a Changements et réparations des conduites existantes 43,66o 64 146,49A a3 53,968 5o
- b Installation des canalisations délinitives
- c Installation des candélabres et appareils divers.. a44,i23 37
- Art. 3. Monographie des palais et constructions diverses (e).
- a Frais de personnel spécialement attaché à cette publication , photographies et dépenses diverses. b Frais do publication (subvention aux éditeurs) . . 95.746 3o 34,786 5o 6o,532 80
- 1,100,491 10
- Montant total pour la section B 42,981,067 o4
- Non compris ceux du Palais.
- (h) Dans ce chiffre sont comprises les vitrines de l’archéologie et celles de l’anthropologie.
- (cî Deuxième partie de la section 13.
- C1) Y compris les bouches d’incendie et le rachat des conduites et appareils cédés h la ville de Paris lors de la remise en étal du parc du Trocadéro ou repris par rAdministraLiou en vue de la conservation d’une partie du Palais et des jardins du Champ de Mars.
- (c) Travail en cours d’exécution.
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-
-
- DES OPERATIONS. Tableau n° 16. (Suite.)
- 375
- DÉPENSES
- OBJET ET NATURE DES DÉPENSES.
- par
- paragraphe.
- fr.
- Section C.
- ENTRETIEN ET EXPLOITATION.
- f partie. Travaux de la rive gauche.
- Art. I01'. Dépenses d’entretien du Palais du Champ de Mars et des constructions annexes (ensemble) P)....................................
- Art. 2. Dépenses d’entretien des parcs et jardins, y compris le pont d’Iéna, le quai d’Orsay et la basse berge de la Seine.....................
- Aut. 3. Dépenses pour le fonctionnement des machines pendant l’Exposition.......................
- Art. h. Dépenses pour l’entretien de l’aquarium marin (h).........................................
- Art. 5. Entretien des voies ferrées...............
- a° partie. Travaux de la rive droite.
- Art. 1er. Dépenses d’entretien du Palais du Tro-cadéro et des constructions annexes (ensemble) Ie).......................................
- Art. 2. Dépenses d’entretien des parcs et jardins, y compris l’emplacement affecté à l’Exposition des sciences anthropologiques (ensemble)........................................
- Art. 3. Dépenses d’entretien de l’aquarium d’eau douce la).........................................
- T partie. Travaux communs à la rive gauche et à la rive droite.
- Art. 1er Dépenses pour la fourniture des eaux jusqu’au i°*' janvier 1879...........................
- Art. 2. Dépenses du service d’éclairage :
- à Depuis l’origine jusqu’au 1e1' janvier 1879................................
- 107,933 hh
- A reporter
- 107,932 hà
- par article. par section.
- fr. c. fr. c.
- 2A1.233 71
- 3h,779 83
- ég5,A86 61
- 52,333 76 io,558 07 1,111,391 98
- 79,531 08
- 106,oi3 88
- 5,311 92 190,856 88
- 306,826 11
- 3o6,8o6 11 i.3o2,2A8 86
- par
- mètre carré.
- P) L’entretien proprement dit des ouvrages de couverture et de vitrerie était à la charge des entrepreneurs.
- (L> Les dépenses relatives au peuplement de l’aquarium n’ont pas été faites par la Direction des travaux; mais le chiffre ci-contre comprend le renouvellement de l’eau de mer.
- (") L’entretien proprement dit des ouvrages de couverture et de vitrerie élait h la charge des entrepreneurs.
- C1) Les dépenses relatives au peuplement de l’aquarium n’ont pas été faites par la Direction des travaux.
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-
-
- 376
- STATISTIQUE
- Tableau n° 16. [Suite.)
- OBJET ET NATURE DES DÉPENSES.
- Report.............................
- b Depuis le icr janvier 1879 jusqu’à ce jour (*)..........................
- Art. 3. Dépenses du service de la salubrité pendant l’Exposition d’)...................................
- Montant total pour la section C.
- Section D.
- DEMOLITION ET REMISE EN ETAT.
- T° partie. Travaux de la rive gauche.
- a Dépenses de remise en état du Champ de Mars'*1). b Dépenses de remise en état du quai d’Orsay au droit du Champ de Mars et du pont d’Iéna. . . . c Dépenses de remise en état du quai d’Orsay (exposition d’agriculture).........................
- d Dépenses de remise en état de la basse berge de
- la Seine....................................
- e Démolition des voies ferrées et réparation du matériel de voie..................................
- 3e partie. Travaux de la rive droite.
- a Remise en état des parcs et jardins du Trocadéro
- et du quai de Billy (c).............
- b Remise en état du terrain affecté à l’exposition des sciences,anthropologiques (f)...................
- Montant total pour la section D..,.
- Section E.
- EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS SUR L’ESPLANADE DES INVALIDES.
- Art. lor. Construction des hangars destinés à l’exposition des espèces bovine et chevaline (p)..................................
- A reporter.
- par
- paragraphe.
- fr. c. 107,933 A4 3a,5oo 00
- ( Mémoire ) 72,299 4a 38,6q8 i4 166,875 60 17.983 00
- 438.ooo 00 (Mémoire )
- DEPENSES
- par article.
- fr. c.
- 306,826 11
- i4o,43q 44 16,365 44
- 716,638 49
- 716,638 49
- par section.
- fr. c. i,3o2^248 86
- (-)
- 463,623 99
- 1,765,87a 85
- 295.856 16
- 438.000 00
- 733,856 16
- par
- mètre carré
- fr. c.
- 34 10
- Y compris réparation des conduites endommagées of rachat de celles mises hors d’usage par les travaux.
- ! ^ k e£drelien des cabinets payants et cle ceux des bâtiments d’administration a été fait par le concessionnaire et a ses frais. 1
- (c) Troisième partie delà section C,
- Rien n’est encore décidé au sujet de ces travaux.
- Subvention allouée à la ville de Paris pour ces travaux.
- II a du être alloué une indemnité pour dépréciation au propriétaire d’une parcelle de ce terrain.
- Dont 29,456 fr. Ai cent, d’accessoires fournis en location.
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-
-
- DES OPERATIONS.
- 377
- Tableau n° 16. (Suite.)
- OBJET ET NATURE DES DÉPENSES. DÉPENSES
- par paragraphe. par article. par section. par mètre carré.
- fr. c. fr. c. fr. c. fr. c.
- Report 7i6,638 49
- AnT. 2. Installations pour les expositions dos autres
- espèces d’animaux ia) 68,806 55
- Abt. 3. Constructions accessoires :
- a Bâtiments pour les fourrages 14,898 00
- b Bâtiments destinés aux services ad-
- ministratifs (jury, police, pom-
- piers, entrées, etc. ) 57,808 48 5g 00
- Abt. 4. Travaux de terrassements, drainages, em- 73,706 48
- pierrements, sablage, etc., clôtures !*’i. 73,317 69
- Abt. 5. Construction des jardins Cl
- AnT. 6. Dépenses du service des eaux u,uiu yo
- AnT. 7. Dépenses du service de l’éclairage. 9,6o5 47
- Abt. 8. Dépenses du service de salubrité (d) i,436 80
- Art. 9. Dépenses pour la remise en état de l’Es-
- plnnadc des Invalides
- Art. 10. Dépenses diverses non classées dans les
- articles précédents 9,5oo 00
- —— 977,346 a3
- Montant total pour la section E.. ..
- Section F(c).
- SERVICE MÉDICAL.
- Abt. I1”'. Frais du service médical pendant la période
- DE CONSTRUCTION.
- (Jusqu’au 101 mai 1878.)
- a Frais d’installation des ambulances, achat d’iu-
- struments, etc ia,i.5,8. 47
- b Traitement des médecins, infirmiers, etc 30,986 00
- c Frais de médicaments 12,860 o3
- d Secours aux blessés et à leurs familles 77,886 5a
- e Dépenses diverses lr) 45,83i .48
- — 169,703 5o
- A reporter 169,703 5o
- (a) Dont s,3i6 francs seulement d’objets fournis à titre définitif.
- (’’! Dont 15,ooo francs environ pour l’enlèvement des boues et détritus.
- 1e) Les plantations ont été faites par la Direction de l’agriculture.
- I1’) Non compris les cabinets payants , qui ont été établis et entretenus aux frais du concessionnaire. l°i Les dépensés de la présente section ayant été payées sur les fonds de la Caisse de secours, c'est-à-dire au moyen de la retenue de 1 p. o/o prélevée par le Trésor'sur le montant des mandats délivrés aux entrepreneurs et fournisseurs soumis aux clauses et conditions générales, ne viennent conséquemment pas s’ajouter à celles des cinq sections précédentes : elles y sont comprises.
- lr) Y compris les dépenses du service de salubrité pendant les travaux.
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-
-
- 378
- STATISTIQUE Tableau n° 16. (Suite.)
- OBJET ET NATURE DES DÉPENSES. DÉPENSES
- par paragraphe. par article. par section. par mètre carré.
- fr. c. fr. t. fr. c.
- Report 169,702 5o
- Art. 2. Frais du service pendant la période
- de l’Exposition et de l’enlèvement des produits.
- ( Du ier mai au 3i décembre 1878.)
- a Frais d’installation des ambulances, instru-
- mentg, etc.!”) 66/1 86
- b Traitement des médecins, infirmiers, etc 18,390 75
- c Frais de médicaments 8,485 s A
- A Secours aux blessés et à leurs familles I1’) 80.724 78
- e Dépenses diverses 2,500 71
- 60,696 34
- Art. 3. Frais du service pendant la période
- DE DÉMOLITION ET REMISE EN ETAT.
- (Du 101' janvier 1879 au 31 décembre 1880.)
- a Traitement des médecins et infirmiers 7,o4o 00
- b Frais de médicamentsIe) 2,go5 83
- c Secours aux blessés et à leurs familles!'1) 16,649 4o
- cl Dépenses diverses (c) 19,775 87
- 48,25i 27
- Art. 4.
- Montant du reliquat versé à la caisse de l’Assistance
- publique, conformément à l’article 10 de l’arrêté
- ministériel fin fi septembre 1876 i58,i32 00
- 436,782 11
- Montant total pour la section F 436,782 11
- (*) Le mobilier proprement dit a été fourni par le Ministère.
- t1’) Quoique ces dépenses aient été faites pendant l’Exposition , elles n’ont été , en général, que des consé-
- quences d’accidents survenus ou de maladies contractées pendant la période des travaux.
- (c) Même observation que ci-dessus.
- (a) Même observation que précédemment.
- (°) Y compris les dépenses du service de salubrité pendant cette période.
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-
-
-
- DES OPÉRATIONS.
- 379
- Section A.
- Section B. Section G. Section D. Section E.
- Section F.
- Tableau n° 16. (Suite.)
- RÉSUMÉ GÉNÉRAL.
- Frais de personnel et d’administration; dépenses diverses................................................ 83o,i3gf48°
- Construction........................................... A2,g8>i,o67 oA
- Entretien et exploitation................................ 1,765,872 85
- Démolition et remise en état............................... 733,856 16
- Exposition des animaux vivants sur l’Esplanade des Invalides............................................... g77,346 a3
- Montant total des dépenses faites ou réglées par la
- Direction des travaux au 3o juin 1880.............. 47,288,281 76
- Service médical 6)..................................... 436,782 11
- (') Dépenses comprises clans le tolnl précédent. (Voir page 377, note (').)
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-
-
-
- 380
- STATISTIQUE
- Tableau n° 17. — Spécimen de la
- ( Classes de k
- DÉSIGNA- TION des CLASSES. SURFACE HORIZONTALE UTILISÉE.
- PALAIS. PARC.
- 6 155n’i,3A 1 2 5,nv
- 7 271'"'',28 698,",r,25
- 8 PALAIS. Surface horizontale : gi""i,6o Le mètre carré nu sur plancher est revenu net aux exposants à 78 francs. Le prix primitivement demand plancher par mètre carré et de 6 4"’ de hauteur, ce qui mettait le PALAIS. Surface verticale : 2 53'"‘i Le mètre carré sur mur esL revenu net aux exposants à 9 fr. 75 cent. é aux exposants était de 120' sur )' par mètre courant sur mur sur mèlre carré h 15'.
- 9
- 10 ESPACE SUR LE SOL. i° Dans la grande galerie de i5m (reliure).. i6m((,8o 20 Dans la galerie de la classe 10 283 ,00 Total 399 ,80 Superficie murale occupée, i6o"">.
- 11 7oon,lï Annexes 260 Total 960
- 12 Horizontale îoo1"'1
- Verticale 55o Ensemble 65o
- PRODUITS
- NOMBRE.
- 2I17 exposants (clalse 6).
- 4o exposants (ministère).
- Le nombre des objets ne peut être compté; ils sont indéfinis pour un grand nombre d’exposants , les libraires, par exemple.
- 13,000
- La plupart des objets exposés ment supérieur étant le résultat scientifiques, ou des travaux ma il est impossible de leur assigner
- Le nombre des objets exposés ne peut être évalué.
- Épreuves photographiques encadrées, i,5oo; appareils, albums et autres objets, i,5oo.
- DES OPERATIONS.
- 381
- GESTION DES SYNDICATS D’INSTALLATION,
- section française.)
- EXPOSES.
- VALEUR.
- Il est impossible de déterminer la valeur des objets exposés ; beaucoup n’ont d’autre valeur que celle que l’auteur y attache.
- i2 5,ooo' environ.
- dans la classe d’enseigne ou le produit de recherches nusents, ou des plans, etc. une valeur vénale.
- 745.906' dont5oi.3oo pour les relieurs seuls, valeur des livres comprise.
- GENERALES de la classe.
- A.
- 26,825r32c i,5oo oo<h
- O Reste de compte à prévoir qui n’est pas encore pavé.
- 27,888'
- DEPENSES
- SPECIALES aux exposants.
- B. C.
- 1,255'
- B. Qjtgo'So0
- C. 446 55
- g,636 85
- 21,323'
- R. 7,4aor2o° C. 455 oo
- 7,875 20
- totales.
- 28,o8o'32c i,5oo 00
- 2g,58o 3s
- Prix du mètre, io5'5i5.
- 49,211'
- Prix du mètre, 60,767.
- 16,610' 5o'
- 901 55
- 17,512 o5
- Prix du mètre, 5of8i8c
- l
- Les chiffres ci-dessus sont donnés déduction faite des trente-cinq pour cent (35 p. 0/0) à rembourser aux exposants.
- Ornementation et gardiennage , 33,5oof.
- 1” Coût des vitrines payées à l’entrepreneur par le comité d'installation............ 53,5oo'
- 2° Dépenses personnelles d’installation faites par les exposants.... 83,629 Nota. — Un seul exposant a joui du bénéfice de l’exonération pour une somme de 112' 5o°.
- 137,029'
- Prix du mètre, 457'68e
- 28,860' 60e
- 7,076'
- 35,936' 6o°
- Prix du mètre, 37'433.
- 25o,ooo'
- Nota. — Les dépenses faites par les exposants ne peuvent être évaluées, même d’une façon approximative.
- 45,ooo'
- Exonérés, 293'76°.
- 45,293c75°
- Prix du mètre, 69' 682.
- p.dbl.380 - vue 377/409
-
-
-
- 382
- STATISTIQUE
- Tableau n° 17. — Spécimen de la
- DÉSIGNA- TION des CLASSES. SURFACE HORIZONTALE UTILISÉE. PRODUITS
- PALAIS. PARC. NOMBRE.
- 13 557»"iî35
- 14 i69'ut,07 2l8'mI
- 15 2 23lll(i 75i,ui 0 0 0 0" ira
- 16 7i4"“i 2,000 environ.
- 17 1,280'"^,00 Espace occupé par tous les sièges du jardin. 2,200
- 18 i,578mT,64 ioomti sur les murs du pavil-' Ion des beaux-arts. 3,027
- 19
- 1,4oom(I 12,796
- 20 768,ni,63 i42mï,37
- 21 Surfaces muraies : 5ooinT de façade dans la classe 62. Vitrines : Uoom(l sur le sol, sans les chemins.
- 22 375mi Papiers peints, papiers de fantaisie, stores.
- 23 a5oimï ioom<i de façade de vitrines. 20,647
- 24 Estrades 41 i3,ooo
- Vitrines 98 ,67 Chemins 488 ,45 Surface totale. 993 ,72
- DES OPERATIONS.
- 383
- GESTION DES SYNDICATS D’INSTALLATION. (jSuite.)
- EXPOSES.
- VALEUR.
- 3,000,000
- i5,oooe environ.
- 2,a4o,ooor
- 2,261,282*'
- 1,175,000e
- 2,220,373e Aoc
- 621,823e 70e
- 4o, i63e
- 196,140e
- 4,6a5,oooe
- 39,000e
- DEPENSES
- générales de la classe. A. SPÉCIALES aux exposants. B. C. TOTALES.
- 92,120e (?) 92,120e Prix du mètre, i65e28i.
- 96,246e 96,246e Prix du mètre, 248e652,
- 54,520e pavés par les exposants, somme comprise dans le compte BC. 2o4,520e 2o4,520c auxquels il convient d’ajouter l’intérêt des sommes engagées, s’élevant h 8o,ooof;entout 284,620e. Prix du mètre, g54f765.
- 32,oooe environ.. 10,000e environ. 42,ooof environ. Prix du mètre, 58e823.
- i5o,oooe 5o,35oe 200,35oe Prix du mètre, i56e523.
- 161,877e 178,050e 339,927e Prix du mètre, 2i5f3a9.
- 110,000e 100,000e 2i0,000f Prix du mètre, i5o£.
- i43,5a8e 90e B. 43,87ot95° 187,399e85e Prix du mètre, 2o5f 707.
- Classe 21, 85,6o6e5oc. Classe 21,"galerie 62 , 38,497e 5oc 68,123e10e 192,227e 10e Prix du mètre, 2i3e585.
- 45,435e 50,275e 95,7iOe Prix du mètre, 255e 2 26 .
- 3o,oooe 14,700 44,700e Prix du mètre, 127e714.
- io5,oooe
- i44,ooof
- Prix du mètre, i44e9io.
- p.dbl.382 - vue 378/409
-
-
-
- 384
- STATISTIQUE
- Tableau n° 17. — Spécimen de la
- DÉSIGNA- TION des CLASSES. SURFACE HORIZONTALE UTILISÉE. PRODUITS
- palais. PARC. NOMBRE.
- 25 i . 515 '“‘i. rf A Bronzes d’art, zincs d’art, fontes d’art, métaux repoussés, fers forgés.
- 26 720”"! 25.924
- 27 4a3m,I,28 dont a37"”‘,78 pour l’éclairage et i85""i,5o pour le chauffage. Surface murale, ()8",<|,5o. Annexe Mlic par les exposants : 433'"'I,3G pour le cliauf-lage et l’éclairage; surface murale, a8m<i.
- 28
- Quantités 23,700
- 29
- 30 6i5m,i
- 31 1 ,1 2 5""I Impossible h déterminer. Echantillons de toutes dimensions.
- 32 2,000m,l i3,ooo 2,44o i 5,44o
- 33 438""i io,o54 coupes.
- 34 Utilisée 8o2,nï,i5 Surface murale, ai ,oo Développement des vitrines façades 574 ,60 r a46 exposants. Impossible de fixer le nombre des produits exposés, vu leur très grande quantité.
- 35 I99"’i,a5 Difficile à déterminer.
- DES OPERATIONS.
- 385
- gestion des syndicats d’installation. [Suite.)
- EXPOSÉS. DÉPENSES
- VALEUR. GÉNÉRALES de la classe. A. SPÉCULES aux exposants. B. C. TOTALES.
- 7,000,000e 127,998ei5c Exonérés. 800 00 75,000e Exonérés. 4a5 204,228ei5c Prix du mètre, i34e726.
- 128,798 i5 75,425
- 2,327,600e 74,000e 64,oooe i38,oooe Prix du mètre, igie666.
- Pour l’éclairage 3,5oo,oooc pour le chauffage l,000,000f 109,755e 65e 100,000e 209,755e 65° Prix du mètre , 2 45e o4c.
- i57,4oof Valeur des frais particuliers d’installation . i5o,gooe Valeur des frais généraux d’installation.. . 72,300 Les frais généraux ont été inégalement répartis. Pour les vitrines basses, le mètre a été payé 34oe; celui des vitrines hautes, 445e, et celui des vitrines du milieu, 4goe. 223,200e
- 3,6o5‘ i43,223f 1 ic 146,828e i4c Prix du mètre, 238e744.
- Impossible b déterminer. i55,oooe B. Inconnu. C. Rien. Frais généraux , 17,000e. 172,000e Prix du mètre, 162e888.
- 5gg,o26c i32,a5o 731,276 208,848e 22,000e 23o,848e Prix du mètre, 115rAaA.
- 280,232e i2o,45oe B. g,oooeooc C. i3 90 i29,463ego,: Prix du mètre, 2g3e 29e.
- 700,000 en\iron. 35oeoooe Prix du mètre . s5o 537.
- Lyon, 2/3 de dépenses spéciales environ. Le reste de la classe par moitié.
- 200,697e 11,810e 45,652e6oc 57,462e6o° Prix du mètre, 288e755.
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- 386
- STATISTIQUE
- Tableau n° 17. — Spécimen de la
- DÉSIGNA- TION ries CLASSES. SURFACE HORIZONTALE UTILISÉE. PRODUITS
- PALAIS. PABC. NOMBRE.
- 36 446mT,35
- 37 628,"'L4o
- 38 7go'"T,25 21,949
- 39 23o,”<i,5o Ne peut être indiqué et n’a d’ailleurs aucune signification dans la classe 39. Il faut compter de a5,ooo à 3o,ooo bijoux au, moins.
- AO 1,000
- Al i63,mi.69 2i8mï,8i 1,545
- A2 Salon i79'"'1.5o Il a été impossible d’énumérer le nombre des objets exposés par les i35 exposants de cette classe.
- Galerie du travail 44 ,oo Ensemble. . 223 ,5o La surface vide des passages est de 256""/.
- A3 i ,8a8““i,35 1,949""! Environ 24,ooo.
- AA 625mT
- A5 Fourrures 75omT 60 produits divers pouvant se grouper en 18 industries.
- Pêche 178 928
- DES OPERATIONS.
- 387
- GESTION DES SYNDICATS D’INSTALLATION. (Suite.)
- EXPOSÉS. DÉPENSES
- VALEUR. GÉNÉRALES de la classe. A. SPÉCIALES, aux exposants. B. C. TOTALES.
- 5o,o34r 116,666' 166,700e Prix du mètre, 373,766.
- 8o5,o3ir 247,360e 201,924e 44g,a84e Prix du mètre, 715e42e.
- 8i5,6ioe 3oo,i55‘ 89e 212,374e 00° Exonérés. 970 80 5i3,5ooe6gt: Prix du mètre, 65e.
- Fin 45,ooo,ooof Imitation,. 35o,ooo i23,70or 100,000e 223,700e Prix du mètre, g’jar6oc.
- Total. 45,35o,ooo
- 128,000f 10,800e 45,288e Dépenses faites pour la mise en place, 35,000e. 91,088e Prix du mètre, 262e goc.
- i35,i58r 8,4g4r 20° B. 64,34oei5° C. i,577e5oc 74,4ne9oc Prix du mètre, 1 g4e795.
- 113,8651 ( approximative ). 52,936e îg,435e (approximative). 72,371e Prix du mètre, 324e533.
- Environ 4 millions. 313,436! B. 3oo,5oo C. 892 614,828e Prix du mètre, 33e63e.
- 26,075e 44° O OO £> GO 34,855e 44e Prix du mètre, 55e77e.
- 892,461 78,000e De 100 A 55o francs le mètre courant de façade. 78,000e Prix du mètre, 83e 94e.
- a5.
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- 388
- STATISTIQUE
- Tableau n° 17. — Spécimen de la
- DÉSIGNA- TION des CLASSES. SURFACE HORIZONTALE UTILISÉE. PRODUITS
- PALAIS. PARC. NOMBRE.
- 46 553'"T
- 47 Impossible de l’indiquer, étant inconnu.
- 48 Surface totale. 56am'i,5o Passages 3s 3 ,oo Surface de vitrines 249 ,5o 84 exposants.
- 49 939m‘i,i2 concédés. Meubles isolés. i83m,‘,3o Meubles adossés 162 ,i3 Total.... 345 ,35 Le reste en dégagements et mitoyenneté. Cuirs et peaux de toutes espèces, en tous genres.
- 50 t, 15on'* 43omi
- 51 3,ooomi 64 exposants ont amené a55 machines agricoles; 72 ont amené des engrais; 4 0 ont amené des plans, etc.
- 52 83oraï i,732n'i
- 53 N»
- DES OPÉRATIONS.
- 389
- gestion des syndicats d’installation. [Suite.)
- EXPOSÉS. DÉPENSES
- VALEUR. GÉNÉRALES de la classe. A. SPÉCIALES aux exposants. B. C. TOTALES.
- 2g,4o6f 33,i34f 62,54or Prix du mètre, 113e 09'.
- Impossible de l’indiquer, étant inconnue. 198,000e à l’entrepren. g,5oof à l’architecte. i5,oooe frais généraux y compris le tapis de laine. Impossible de la connaître. Point d’exposant gratuit.
- aio,ooor O C OO r>» B. Dépenses pour l’installation des vitrines, engagées par les comités d’installation... 57,800e B. Dépenses d’installation engagées par les exposants eux-mêmes, environ 10,000 Total 67,800 85,6oof Prix du mètre, 76e09e.
- bis O O C O Travaux exécutés sur forfaits, entretien, etc. H9,34g francs. Aucune autre que le placement des objets, estimée 2,000 francs. i2i,34gc Prix du mètre, 35ie73c.
- 1,200 ,ooor 45,ooof 4,315r 49,315e Prix du mètre, 4af88f.
- 700,000r 45,ooor loo.ooo fr., comprenant les appointements de 70 ouvriers. i45,oooe Prix du mètre, 48f33°.
- 3,25o,ooor environ. 3g,4a6r Évalué à 85,ooo fr. 11 est impossible d’avoir un chiffre exact. 124,426e Prix du mètre, 48e56e.
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- 390
- STATISTIQUE
- Tableau n° 17. — Spécimen de la
- I u
- DÉSIGNA- SURFACE HORIZONTALE UTILISÉE. PRODUITS
- 'i ION — "«.i ' "
- tics
- classes. PALAIS. PARC. NOSIRRE.
- 5 4 2,12 6""' i,435'ni i3,5oo
- RERGE. TROCADÉRO.
- 72 0"UI l6om<I
- Ces surfaces sont celles effectivement occupées parles produits, les chemins, places, etc,, non occupés déduits.
- 55 i,5io""' 1 ao""',oo 55o machines.
- 5(> 1,089'"'',sa > 316""',80 3o8 machines et appareils...
- 57 i,i55m,',7o j Pièces détachées, garniture 1 <1<‘ cordes, peignes h tisser, etc.
- a.56i "“1,7 a Total
- 58 45ouui 5a6 machines.
- 59 996""1,58 annexe. 8,54i machines.
- 86"»', 3 8
- 60 g6om‘i 974m!,oo
- 01 Palais 53a1"''
- Annexe 3i H ,004
- Total 563
- 62 3,8oo'"'i 360 produits divers,
- 63 i aSn*'i, 7.5 Harnais, colliers, fouets, cravaches, dperonneric , ornements pour sellerie, divers.
- DES OPERATIONS.
- 391
- GESTION DES SYNDICATS D’INSTALLATION. (Suite.)
- EXPOSÉS. DÉPENSES I
- VALEUR. GÉNÉRALES de la classe. A. SPÉCIALES aux exposants. B. C. TOTALES. I
- 4,421,537* Go" 72,300* 758,822*50° 83i,oaa*5o° 1 Prix du mètre, 233*36°. 1
- 1,129,780* a5,oooc B. 234,014*75° C. 3I17 a5 259,362* I Prix du mètre , 171*76°. 1
- 4oo,ooof 90,000 B. i,5i8*io° C 375
- 4o,ooo 36,353*50' i,5ao 85 27,874*35° 1 Prix du mètre, 10*92°. 1
- 53o,ooo
- 60,000* i8,5oo* 5,5oo* 24,000* I Prix du mètre, 53* 33°. 1
- 48o,5g5* 20.197^4o° 107,535*60° 127,663* I Prix du mètre, 128* 17°. 1
- 1,385,679e 5o,805*70° 19/1,891* 345,696*70° 1 Prix du mètre, 127*04°. 1
- a85,83or 10,682* 41,073* 5i,755* 1 Prix du mètre., 91*92°- Il
- 908,930' 5g,io5* 67,755* 116,860* I Prix du mètre, 30*75°. Il
- 180,700e 24,000* 16,000* 4o,ooo* Il Prix du mètre , 3ia*5o°. |
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-
- 392
- STATISTIQUE
- Tableau n° 17. — Spécimen de la
- désigna-
- tion
- des
- classes.
- GA
- 65
- SURFACE HORIZONTALE UTILISÉE.
- PALAIS.
- PARC.
- Annexe du Champ de Mars......... i,io5m,I,go
- Parc de la voie................ 8i3 ,10
- Annexe du Trocadéro............ i,3i6 ,70
- ANNEXE.
- 7o"'t
- PRODUITS
- nombre.
- 836
- 1,000
- 66
- 67
- 72 0mï
- PAVILLONS, QUAI DE BILLY ET ANNEXE MAGDEBODRG.
- Pavillons........ i,aoo'"T
- Abris............ g5
- Annexe Magdeb' . 370
- Total......... 1,665
- Entre les pavillons. 2aom<i Le long de la tranchée............. 800
- Terrain de Magde-
- bourg.......... s5o
- Champ de Mars.. 4oo
- Total........ 1,670
- 3.5oo approximaliveincnt.
- BÂTIMENT ANNEXE, BERGE DE LA SEINE. (Rive gauche.)
- Horizontale. i,769mî,3o Murale..... a5a ,Ao
- SUR LA SEINE. (Enceinte flottante.)
- a56mTî5o
- 5Ai
- 68
- 69
- ia5mT
- io5mx
- Ao
- Échantillons multiples de grains, farines, fécules, glucose, amidons, tapioca, vermicelle, pâtes diverses.
- DES OPÉRATIONS.
- 393
- GESTION DES SYNDICATS D’INSTALLATION. (Suite.)
- EXPOSÉS. DÉPENSES
- VALEUR. GÉNÉRALES de la classe. A. SPÉCIALES aux exposants. B. G. TOTALES.
- a,o/ii,5oor 56,178 ao1' 175,571' 3oc aa9,7â9côo° Prix du mètre, 71f o4c.
- 5oo,oooc 36,ooor 00e aa8r 36,2a8f Prix du mètre, 65'86e.
- 2,200,00or Travaux payés après règlement.... 5o,ooor Travaux d’intérêt générai consentis par les exposants. 4o,ooo Personnel a5,ooo 35o,ooor Dans ce chiffre , i5o,ooo francs sont affectés aux expositions situées en dehors des emplacements spécialement attribués h la classe. 465,ooor Prix du mètre, i3gf 43e.
- Total.. 115,000
- 1,5o 1, A 3 9r ho" La valeur delà machine de M. Hermann-Lachapelle (ia,ooof). celles du générateur de MM. Séraphin (ia,ooof) et de la grue de MM. Bon et Lustremant ( 65,ooof ) ne sont pas comprises dans lechiffre de i,5oi,A3gfr. Ao cent. Leur ensemble s’élève h la somme de 89,000 francs. Les appareils qui sont catalogués à la classe 67 et exposés dans le bâtiment du Creuzot et dans celui de la ville de Paris sont également en dehors du chiffre de i,5oi,A3g fr. Ao c. Les dépenses générales de la classe A sont celles effectuées sur la cotisation des exposants et la somme reçue de l’Administration de l’Exposition , à titre d’indemnité et exonération, déduction faite des 678 fr. 75 cent, qui doivent lui être remboursés, certains exposants exonérés n’ayant point occupé ia totalité de l’emplacement qui leur avait été attribué. Le Comité d'installation de la classe 67 a fait exécutervpour le compte de ses exposants, quelques travaux d’installation s’élevant environ h 900 francs ; il est impossible au Comité de préciser la dépense totale d’installation faite par les exposants eux-mêmes, n’ayant pu obtenir des exposants le chiffre exact du montant de ieurs frais. R
- 115,ooof 5,i6of 8,5iar 13,672' Prix du mètre, 109'37e.
- Sans valeur calculable. 3i,5oo francs très approximativement. Inconnues, chaque exposant ayant fait son arrangement spécial à ses frais. 3i,5oof Prix du mètre, 3oo'.
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-
- 394
- STATISTIQUE
- Tableau n° 17. — Spécimen de la
- DÉSIGNA-
- TION
- S Ü U F ACE HORIZONTALE UTILISÉE.
- PRODUITS
- des classes. PALAIS.
- 70 Aon,T,3a
- 71 35nui,oo
- 72-73 Surface de la salle, a4ollltf. Surface horizontale utilisée par : i° Vitrines verticales i24,m* 2° Pupitres horizontaux, surfaces du couloir et portes.. 116
- Total s4o
- 74 2 83 mètres de vitrines. Hauteur 3n,,i20 Profondeur 0 ,750 Soit 212m,25 en surface horizontale.
- PARC. NOMBRE.
- 2,740 (60 exposants.)
- 2,000
- Les produits exposés consistent surtout en boîtes et bocaux de sardines, viandes, légumes, truffes, champignons , etc. , dont le nombre ne peut être donné. Leur valeur totale peut être estimée a 100.000 francs.
- Impossible h déterminer.
- DES OPERATIONS.
- 395
- GESTION DES SYNDICATS D’INSTALLATION. (Suite.)
- EXPOSES.
- VALEUR.
- ig,95of
- 10,000l
- 100,ooo1
- 6o,42or
- DÉPENSES 1
- GÉNÉRALES de la classe. SPÉCIALES aux exposants. TOTALES.
- A. B. C.
- i8,i5of B. 2,85oe C. 2 exonérés. 270 21,270e Prix du mètre, 53if 75e.
- Nota. _ Les deux exonérés sont MM. Mandin et Rivière. Les travaux d’installation ont été exécutés par | MM. Haret frères, sous la direction de M. Crépinet, architecte.
- 17,000e 3,6ooe 20,600e Prix du mètre, 588e57e.
- Échantillons sans valeur.
- Les dépenses de la classe ne peuvent encore être données que par approximation. Elles ne sont pas toutes connues, d’autres ne sont pas réglées.
- Le produit et la vente des vitrines et tentures ne peut être qu’apprécié, mais le résultat ne s’écartera guère du résumé suivant :
- Vitrines et pupitres................... i9,ooof ]
- Tapisserie , décoration , cloisonnement.. 9,000 ï 34 ooof
- Architecte, assurance, gardien, frais f ; J
- d’encaissement, etc................. 6,000 J >36 ooor
- Frais faits par chaque exposant pour l’aménage- t 1
- ment intérieur de la vitrine ou pupitre............. 2,000 )
- Prix du mètre, i5of.
- Il a été demandé à chaque exposant 5oo francs par mètre linéaire de vitrines verticales et i5o francs par mètre linéaire de pupitre horizontal.
- Cette cotisation sera plus que suffisante pour couvrir les dépenses.
- 63,080e 70e
- 74,238e
- Manutention et magasinage payé à la Chambre de commerce de Paris compris.
- 69,000e
- 148,708e 70e Prix du mètre, 5a5f 46e
- i43,238f
- Prix du mètre, 192e5ac
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-
-
- Tableau n° 18. — Répartition des places entre les puissances étrangères dans le Palais du Champ de Mars au i5 novembre 1877.
- 1 • surfaces utilisables. SURFACES TOTALES
- S NOMS DES PAYS. Bande A. Groupes Il et III. Bande B. Groupes III et IV. Bande G. Groupes IV et V. Groupe YI. Groupe VII. UTILISABLES par pays. DES CHEMINS de circulation générale dans chaque pays. ATTRIBUÉES à chaque pays.
- 8 1er LOT.
- 1 Angleterre 3,93i"- L25 3,925m(i,oo 3,962"- ',75 4,i43'mi1o3 i,65om<i i7,6i2m(I,o3 4,3i3mî,97 2 i,82611îï,oo
- 1 États-Unis §12 .5o 812 ,50 819 ,00 885 •*9 390 3,7*9 >49 1,260 1,483 ,81 4,980 ,00
- B Suède et Norwège 6l8 .75 612 ,5o 623 •75 677 ,5o 3oo 2,832 ,5o ,5o 4,316 ,00
- B 2 e LOT. |
- I Italie. 868 ’75 862 ,5o 875 .75 948 ,5o 420 3,975 ,5o 1,668 ,5o 5,644 ,00 1
- | Japon 375 ,00 875 ,00 378 ,00 4o6 ,5o 180 1,714 ,5o 609 ,5o 2,324 ,00 s
- 375 .00 375 .00 878 .00 4o6 ,5o 180 1.714 ,5o 609 ,5o 2,324 ,0° B
- Espagne 625 ,00 625 ,00 63o ,00 677 ,5o 3oo 2,857 ,5o 1,126 ,5o 3,984 ,00 !
- x\ulriclie-Hongrie 1/193 w5 1,487 '^° 1,5o5 .75 1,626 ,00 720 6,833 ,00 2,795 ,00 9,628 ,°° 8
- 3e LOT.
- | Russie 993 987 ,5o 1,001 ,75 i,o84 ,00 48o 4.547 ,00 1,761 ,00 6,3o8 ,00 !
- Suisse 750 ,00 75o ,00 756 ,00 788 ,5o 36o 3,4o4 ,5o i,243 ,5o 4,648 ,00 S
- Belgique 1,375 ,00 1,375 ,00 i,386 ,00 2,487 ,5o 660 7,283 ,5o 2,211 ,00 9/94 ,5°
- Grèce 125 ,00 125 ,00 126 ,00 i3 ,00 78 467 ,00 181 •>1° 648 î7°
- Danemark 175 .00 175 ,00 176 ,4o 221 *7° 102 85o ,10 286 ,70 i,i36 ,8°
- Amérique centrale et méridionale 5oo ,00 5oo ,00 5o4 ,00 52 ,00 sâo 1,796 ,00 iig ,5o 2,245 ,5o
- Perse , Siam , Maroc, Tunisie, Annam. 175 ,00 175 ,00 176 ,4o 18 ,85 102 647 ,25 45o ^ t) ï) 1>°97 ,8° |
- I Luxembourg, Saint-Marin, Monaco, Yal d’Andorre.. 125 ,00 125 ,00 126 ,00 i3 ,65 78 467 ,65 181 ,o5 648 >7° !
- | Portugal 25o ,00 250 ,00 252 .00 274 ,25 120 i,i46 ,25 483 ’75 i,63o ,00 |
- | Pays-Bas 618 r >7° 612 ,5o 623 *75 465 ,25 3oo 2,620 ,25 823 ,75 3,444 ,0° !
- I Totaux 1A 7187 ,5o t4,i5o ,00 14,3oi ,3o 15,189 ,42 6,660 64,488 ,22 21,839 ’7^ 86,328 ,00
- Surface totale A déduire deux fois 655,nq,oo x 1 35 ,60 x 32m<I,8o 5 ,00 - 86,g84,"ti 356 86,984 656 86,328 ,00
- Cabinets d’aisances, 5 travées de 12 ,00 x 5 ,00 — 3oo Reste ,00 ,00
- OO
- Oî
- STATISTIQUE
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-
-
-
- DES OPERATIONS.
- 397
- Tableau n° 19. — Tirage et vente du Catalogue.
- DÉSIGNATION DES VOLUMES. TIRAGE. NOM DE VO vendus. BRE LUMES livrés gratui- tement. TOTAL des sorties. RESTANT en magasin
- Tome I. Œuvres d’art. (Groupe I) 22,500 19,801 i,8n 21,612 888
- Tome II. Section française. (Groupes II à VI.).... 12,500 6,83a 1,811 8,643 3,857
- Tome III. Section française. (Groupes VII à IX.).. . . n,5oo 2,9a3 1,811 4,734 6,766
- Tome IV. Sections étrangères. (Groupes II à IX.). .. 5,ooo 3,071 4,862 i38
- I Sections étrangères. (Groupes 11 à IX.). Tome V. ( 5,ooo 2,087 1,725 3,812 1 »i88
- ( Sections étrangères. (Exposit. égyptienne) 3,noo ao5 II 205 *,795
- / Espèces bovine, ovine et porcine. 10.000 5,707 2,100 7,807 2,193
- _ l Espèce canine Tome VII. j 5,000 3.060 53o 3,590 i,4io
- 1 Espèce chevaline Concours \ 8,000 6,812 65o 7,46q 538
- d’animaux vivants, i Essais des machines agricoles sur1
- f le terrain 2,000 328 45o 778 1,222
- I \ Beurres et fromages 5oo ho a ho 46o
- Manufactures nationales 3,ooo 453 * 453 2,547
- Monuments historiques i,5oo 161 i5o 3n 1,189
- Ostréiculture 1,000 180 » 180 820
- Portraits nationaux i,3oo 68 « 68 1,232
- Anthropologie 1,000 6i3 n 6i3 387
- Liste du jury 1,7°° 11 U H 1,700
- Catalogue spécial de l’Administration des forêts 5oo 356 u 356 i44
- / Beaux-arts et industrie 20,000 11,402 424 11,826 8,174
- 1 Espèces bovine , ovine et porcine. 5,ooo 3,746 45o 4,196 8o4
- Liste 1
- , , ( Espèce canine . des récompenses. \ r 2,000 621 45o I.O7I 929
- 1 Espèce chevaline 3,ooo 775 85o i,6p5 1,375
- \ Beurres et fromages 5oo II ' II 5oo
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- 398
- STATISTIQUE
- Tableau n° 20. — Service de la police.
- ( Opérations du service intérieur. )
- NATURE DES AFFAIRES. CHAMP DE MARS. TROCADÉRO. Pendant toute la durée.
- De septembre ' à décembre 1877. De janvier à mai 1878. ’cn 5 Juin. 0> ’3 >-*9 O C Septembre. | Octobre. ' i Novembre et décembre. /
- Morts. 5 » 1 » 1 1 » 2 .11 a
- Blessures graves 10 II 10 7 2 3 5 2 11 II
- Accidents sans gravité 118 101 38 16 33 57 48 17 6 ?4
- Dégâts II II 83 n 95 98 45 38 10 22
- vols, escroqueries.... i3 i5 » 1 3 i4 4 1 n 2
- menaces, injures aux
- agents *7 3o 20 21 12 1 1 i5 22 4 11
- scandales, rixes 3 8 3o 36 3i 3i ‘9 ll 7 4
- Arres- I vagabondage, ivresse. 23 i7 9 9 a4 21 9 1 U 5
- tâtions ' (
- pour causes diverses » 90 n U U n ” » 11 46g
- fumeurs en conlraven-
- tion II 10 9 i5 10 18 1 0 2 " 'Il
- vente illicite II 11 à 5 3 II 5 2 II n
- escalade de clôture.. . U 3 9 » II II 2 4 " 12
- perdus 2 20 n II n „ „ „ „ 1 00
- Objets
- trouvés 3 U 733
- Enfants égarés h 11 1 4 » 10 2 1 2
- Commencements d’incendies... 3 n a 4 11 n » 1 » 2
- Affaires diverses a 23 *9 1 1 134 53 61 i65 47 »
- Cartes saisies h 025 II n il // u il n »
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- Tableaü n° 21. — Service de la police. Opérations du service extérieur.
- SERVICE DES VOITURES. M W Z N Z M P ©- O lH Al. p z •—c SI 25 P o> 0 CT Jü K 25 - < N 25 P O ? W IN. 25 »—< *sî S3 25 P O li CT JUII z 3 (SJ 25 P CJ e> jLET. K £5 l-H •< ESI Z =3 ©» V CT AO Z r-H NJ » s O' Jü i LIT. z s*3 z •-< p /“•> 0 CT SEPTE p z N Z P 0 u MBRE. Z N Z P C' V CT OCTC a z >3 Z P C' © ÏBIIE. SsS Z NJ Z >—< P ® CT NOVEMBRE. DU 1er AU 10. TOTAUX.
- CHAMP DE MARS.
- ! RapD 46,n8 79,575 71>^97 53,736 45,194 30,960 24,097 34,729 32,728 43,375 4o,io4 63,578 33,779 598,070
- 1 de la Seine 3,895 4.4o2 5,014 4,828 4,669 3,298 3,499 3,990 4,363 3,2i5 3,723 0,216 2,974 53,o86 )
- 1 d’Orsay 1,072 2,528 4,6i4 3,101 3,617 4,54i 4,715 6,o34 7,073 9,i56 6,681 9,o83 4,200 66,4i5 |
- Portes 1 de Tourville 8.583 8,44g 12,126 7,832 6,268 7,102 6,662 8,i55 7.939 8,007 6,487 9.087 5,381 102,077 ) 844,244
- J Dupleix 5,84i 9°4 63i 635 3g6 869 283 3go 373 471 653 4o6 273 i2,i35 1
- r Desaix 1,809 1,080 94o 1,028 1,074 9°7 43o 4g3 586 587 571 706 496 10,707 1
- \ de Grenelle 800 645 67O 888 497 654 349 451 4o6 4oi 35o 376 278 6,764 /
- 68,118 90,583 95,592 72,04$ 61,705 48,33i 4o,535 54,q42 53,468 65,212 58,569 88,45i 47,380
- TROCADÉRO.
- Façade principale 16,194 18,688 28,564 22,750 37.699 19,741 17,068 20,547 21,591 23,4i4 21,911 a5,o84 10,329 270,880 ^
- / de Ghaillot 1,723 3,793 4.397 3,398 4,170 2’97t 1,776 3,071 3,5i2 4,027 3.776 3,471 1,847 4i,832 1
- ) dePassy 9,010 999 3oa 5a8 a83 192 157 195 362 209 286 271 120 5.914 > 34o,25o
- P°rteS Delessert 495 476 4oo a95 252 245 i5i a38 188 169 264 216 102 S,Agi l
- ( d’Iéna 573 1,373 1 ’999 1,378 2,o3i i,254 i,3oa i,446 1,587 1,444 1,288 i,6i3 845 i8,i33 j
- 18,995 25,329 35,66a 28,249 34,435 24,4o3 20,454 25,497 27,2^0 29,263 26,825 3o,655 i3,243 Total général. 1,184,494
- DES OPERATIONS.
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- 400
- STATISTIQUE
- Tableau n° 22.
- BUDGET GÉNÉRAL
- DES DÉPENSES DE L’EXPOSITION DE 18 7 8 ARRETÉ PAR DÉCRET DU l8 OCTOBRE 1 8 7 6.
- Chapitre P1'. — Service général.
- Art. 1er.Administration, gartification et dépenses diverses.......... 1,713,000*
- Art. 2. Médailles...................................................... i,5oo,ooo
- Art. 3. Fêtes............................................................ 5oo,ooo
- Art. 4. Exposition d’animaux vivants..................................... 3oo,ooo
- Totai.................................... /i,oi3,ooo
- Chapitre II. — Travaux de la rive gauche.
- (Construction, installation et mise en marche des machines.)
- Art. ior.Bâtiments de l’Exposition............................... i8,ooo,ooof
- Art. 2. Jardins et fabriques du Champ de Mars.................... 1,000,000
- Art. 3. Bureaux...................................................... 100,000
- Art. A. Clôtures et barrières........................................ 260,000
- Art. 5. Tranchées le long du quai................................ 260,000
- Art. 6. Eau et gaz............................................... 5oo,ooo
- Art. 7. Exposition des beaux-arts................................ 100,000
- Art. 8. Mise en mouvement des machines............................. 1,600,000
- Art. 9. Remise en état du Champ de Mars.......................... 160,000
- Total.................................. 2i,85o,ooo
- Chapitre III. — Travaux de la rive droite.
- Art. icr.Giandes salles et galerie................................ 6,220,000*
- Art. 2. Cascades et jardins....................................... 2,260,000
- Art. 3. Barrières et clôtures..................................... 120,000
- Art. 4- Eau et gaz................................................ A5o,ooo
- Art. 5. Tranchée en continuation du quai.......................... 2 5o,ooo
- Art. 6. Remise en état du Trocadéro............................... i5o,ooo
- Total................................ 8,45o,ooo
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- DES OPÉRATIONS. 401
- Tableau n° 22. (Suite.)
- Chapitre IV. — Dépenses imprévues.
- Art. ior. Service général.......................................\
- Art. 2. Travaux de la rive droite...............................\ i,ooo,ooof
- Art. 3. Travaux de la rive gauche...............................)
- RECAPITULATION.
- Chapitre 1er. Service général................................... A,oi3,ooof
- Chapitre II. Travaux et installation de la rive gauche.......... 2i,85o,ooo
- Chapitre III. Travaux et installation de la rive droite............ 8,45o,ooo
- Chapitre IV. Dépenses imprévues................................... 1,000,000
- Total pareil à l’estimatif......... 35,310,000
- * u. 2 h
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-
- STATISTIQUE
- tm
- Tableau N0
- 23.
- RÉPARTITION, AU 1er AVRIL 1881, DES DÉPENSES
- PAR CHAPITRES ET PAR ARTICLES.
- (Ordonnances de délégation.)
- Chapitre Ier. — Service général.
- Art. icr.Administration, personnel, matériel et dépenses diverses.. 3,768,o6of 3oc
- Art. 2. Médailles et diplômes. Rapport du Jury..................... 2,oA3,33o 63
- Art, 3. Fêtes. Auditions musicales................................. 6/1^1,912 00
- Art. A. Exposition des animaux vivants (administration).............. 170,673 69
- Total................................ 6,626,976 62
- Chapitre II. — Travaux de la rive gauche.
- Art. icr. Bâtiments de l’Exposition........,................... 2 2,9A3,oggf 8i°
- Art. 2. Jardins et fabriques................................... 1,908,896 65
- Art. 3. Bureaux................................................ 22 A,02 A oA
- Art. A. Clôtures et barrières................................. 172,5A9 25
- Art. 5. Tranchées le long du quai................................. 5i2,5i5 6A
- Art. 6. Eau et gaz................................................. giA,3oA 65
- Art. 7. Exposition des beaux-arts (installation).............. 32,977 90
- Art. 8. Mise en mouvement des machines........................ 1,168,7A6 61
- Art. 9. Remise en état du Champ de Mars............................ 177,960 02
- Total............................ 28,055,07A 67
- Chapitre III. — Travaux de la rive droite.
- Art. ier. Grandes salles et galeries........................... 10,017,099*^ 20e
- Art. 2. Cascades et jardins................................... 2,813,5g2 3n
- Art. 3. Clôtures et barrières..................................... io5,i5g 7A
- Art. A. Eau et gaz................................................ 65A,i57 33
- Art. 5. Tranchées en continuation du quai...................... a65,oo8 78
- Art. 6. Remise en état du Trocadéro.............................. A5o,ooo 00
- Totat............................. iA,3o5,oi7 87
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-
- DES OPÉRATIONS.
- 403
- Tableau n° 23. [Suite.)
- Chapitre IV. — Travaux et services supplémentaires.
- A ut. ier. Service général, expositions diverses, subventions.. 1,18i,868f 62e
- Art. 2. Travaux delà rive droite (annexes)..................... i,i63,o54 5o
- Art. 3. Travaux de la rive gauche (annexes, animaux vivants). .. 3,732,692 39
- Total............................. 6,077,398 3T
- RECAPITULATION PAR CHAPITRES.
- Chapitre Ier. Service général............................ 6,6a6,976f 62e
- Chapitre II. Travaux de la rive gauche.................. 28,055,076 57
- Chapitre 111. Travaux de la rive droite.................. iA,3o5,oi7 37
- Chapitre IV. Travaux et services supplémentaires......... 6,077,398 3i
- 55,o64,663 87
- Total général,
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- 404
- STATISTIQUE
- Tableau n° 24.
- DÉPENSES.
- CHAPITRE Ier. — ARTICLE Ier.
- (Administration, gratifications et dépenses diverses.)
- DÉTAIL DES DEPENSES DU PERSONNEL ET DU MATERIEL.
- I. Personnel.
- Commissariat général (cabinet, comptabilité et matériel, entrées gratuites, manutention, catalogue, gens de service)................................ 7i9,8i5f 5gc
- Direction des travaux................................................. 685,338 i3
- Direction de la section française..................................... 273,338 ho
- Direction des sections étrangères..................................... i38,g38 28
- Direction de l’agriculture et des animaux vivants..................... 162,722 5h
- Directions des beaux-arts, de l’art ancien, expositions des portraits
- nationaux, de l’anthropologie...................................... 155,761 65
- Service des entrées payantes (agent comptable et contrôle)....... 170,2/11 3o
- Service de la police, des pompiers et de la douane.................... Ô22,ioo 06
- Total................................. 2,728,255 95
- II. Matériel.
- Installation de bureaux (Palais de l’Industrie, pavillon de Flore,
- rue de Grenelle, Champ de Mars, etc.)............................ . i87,ô36f 52e
- Mobilier, fournitures de bureaux, dépenses diverses............... 344,7 h 1 87
- Impressions et autographies....................................... 226,202 07
- Chauffage et éclairage............................................ 88,8a4 69
- Impression du catalogue. Monographie.............................. 192,699 20
- Total
- 1,039,809 35
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- DES OPÉRATIONS.
- 405
- Tableau n° 25.
- DÉPENSES.
- CHAPITRE 1er. — ARTICLE 2. (Médailles et diplômes. Rapport du Jury.)
- I. Récompenses accordées aux exposants.
- Diplômes (dessin et fournitures)...................................... io6,56ie 85°
- Médailles (gravure et fournitures), gravure des noms, écrins.......... i,26/4,595 /ig
- Primes en argent pour l’exposition des animaux vivants................ 055,558 00
- Objets d’art pour l’exposition des animaux vivants..................... n,5oo 00
- Personnel et fournitures diverses..................................... 44,o64 80
- Impression du rapport du Jury......................................... 82,87/1 84
- Total................................. i,963,i54 98
- II. Médailles commémoratives.
- Diplômes....................................................... 6,271e 25°
- Médailles (gravure et fournitures)................................. 53,5o4 4o
- Écrins............................................................. 2o,4oo 00
- Total................................. 80,175 65
- Tableau n° 26.
- DEPENSES.
- CHAPITRE IV. — ARTICLE Ier. service général, expositions diverses, subventions.
- Manutention (solde des matelots, travaux exécutés d’office, location
- de grues).................................................... 91,739e 4i#
- Indemnités, dépenses diverses, expositions spéciales............ 126,910 3o
- Congrès et conférences (personnel et publications). ;
- Sections historiques, portraits nationaux, transport 1 ^ 34/(f 53e)
- et emballage..................................( ’ I
- Diamants de la couronne..........................) | 444,484 97
- Manufacture des Gobelins, Beauvais, Sèvres....... 144,140 44 )
- Subventions :
- Exposants exonérés............................. 69,334e 5oc\
- Classes, expositions spéciales, divers..... 2o3,o5i 72 f ,
- „ . o > 4o6,686 22
- Façades étrangères.............................. 29,000 001
- Passerelle de File des Cygnes.............. io5,ooo 00 )
- Avance au Ministère de l’instruction publique pour son exposition. . 112,027 ,r)9
- Total............................. 1,181,8/18 42
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- r
- Tableau n° 27.— Etat du pboduit net des enthées.
- r
- I. Etat de l’Agent comptable.
- RECETTES. A DÉDUIRE. PRODUIT NET.
- Produit de la vente des tickets au prix réglementaire de 98 centimes i2,695,i32f 3oc Produit des cartes d’abonnement (1,062 cartes à 100 francs e t 23o cartes à 60 francs) n5,6oo 00 Produit des entrées à 25 centimes (fête nationale du 3o juin) 29,679 70 Remises aux intermédiaires administratifs 6,82gf 70e ) Remboursements de tickets. 65,277 80 q f c Remboursement à la Banque >211,2 791 des frais de fabrication.. 161,13 0 61 J Perte de change sur les entrées du 3o juin 5 70 12,283,896*^ 39e n5,6oo 00 , 29,676 00
- 1 12,660,012 00 1 211,263 61 12,628,768 39
- IL Contrôle aux portes. (Voir tableau n° 8.)
- 1 Enceinte générale j Palais de l’Industrie (visites à la salle des récompenses) EXPOSITION DES ANIMAUX VIVANTS. (Esplanade des Invalides.) 1 | bovine, ovine, etc.. . | Espèces < canine | ( chevaline SIMPLE TICKET. DOUBLE TICKET. QUINTUPLE TICKET TOTAL. OBSERVATIONS.
- 12,008,680^6° 1,606 26 58,178 68 16,059 08 59,678 08 i96,i9or n n n u II // // // 3i,536f 60e 12,206,970*96° 1,606 26 58,178 68 16,059 °8 91,216 68 La différence entre le produit résultant du contrôle aux portes et celui correspondant aux ventes de l’Agent comptable est de 59,827 fr. o4 cent. Cette somme représente, à 98 centimes le ticket, un nombre de 6i,o48 tickets non utilisés. Le nombre des tickets restés eu circulation étant de 12,683,525, la proportion des tickets non utilisés est de 4,81 p. 1,000.
- 12,162,001 06 196,490 31,536 60 12,370,027 66
- 406 STATISTIQUE
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- DES OPERATIONS.
- 407
- Tableaü n° 28. — Tableau du produit des Concessions.
- OBJETS DES CONCESSIONS. Noms des concessionnaires. Montant des redevances. Remboursements pour l’eau et le gaz. TOTAL. Montant des recou- vrements. Non- valeurs.
- fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c.
- I. ÉTABLISSEMENTS DE CONSOMMATION.
- 1° RESTAURANTS DE LUXE.
- Restaurants français (Catelain et
- G10. Champ de Mars et Troca-
- lltîl'0 )..... 74,38o 08 4,518 ià 78,898 22 78,898 22
- Restaurant belge (Sapin, Champ
- de Mars) 36,390 00 a,o38 92 38,4 q 8 92 38,428 92
- Restaurant espagnol ( Zaragosa,
- Trocadéro) 87,4/10 ba 2,l53 23 89,593 75 3g,5g3 75
- 2° RESTAURANTS À PRIX FIXE.
- Restaurant français de l’École
- mililaire ( François ) 8i,a32 68 2,612 97 83,845 65 37,243 68 46,6oi 97
- Restaurant de la gare (Castel).. 3a,739 00 i,4a4 72 34,163 72 34,i63 72 1»)
- Restaurant du quai d’Orsay
- (Fauta) 3o,3ab 00 i,8a5 22 32,i5o 22 32,l5û 22
- Restaurant du Trocadéro (Mau-
- roner et Mousseau) 10,778 76 g36 11 11,714 86 11,714 86
- Restaurant de l’Esplanade des
- Invalides (Damnas) 1,750 00 U 1,750 00 1,750 00
- S 0 RESTAURANTS À BON MARCHÉ.
- Restaurant de l’École militaire
- ( Duval et C10 ) 18,688 5o 3,a34 ga 2i,g23 4a 2i.ga3 4a
- Restaurant de l’École militaire
- ( Gangloff) 18,688 5o a,6o5 57 21,294 07 21,294 07
- 4° BÜFFETS, BRASSERIES, CAFÉS, DEBITS DE LIQUEURS, ETC.
- Buffet anglais (Ind et Coop,
- angle du Palais du Champ de
- Mars) 74,754 00 3,347 96 78,101 g3 64,i4i 93 i3,g6o 00
- Buffet français (Godefroy, angle (h)
- du Palais du Champ de Mars). 71,386 78 2,019 64 73,4o6 12 40,711 29 32,694 83
- Buffet français ( Garen , angle du
- Palais du Champ de Mars).. . 43,6o6 5o 2,756 i3 46,36a 63 46,36a 63
- Buffet hollandais ( Heinekcn,
- angle du Palais du Champ de
- Mars ) 39,165 00 i,gi4 72 41,079 72 41,079 72
- Buffet français ( Dastros et Ban-
- demant, centre du Palais)... . i3,845 00 28 00 13,873 00 13,873 00
- Buffet français (Fanta, porte
- RaPP) 11,747 5o 666 4i ia,4i3 91 12,413 91
- A reporter 596,917 81 3a,082 33 629,000 i4 535,743 34 g3,a56 80
- (“) Pris de vente du pavillon François h recevoir. ('‘1 Remise gracieuse.
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- 408
- STATISTIQUE
- OBJETS DES CONCESSIONS. Noms des concessionnaires. Montant des redevances. Remboursements pour l’eau et le gaz. TOTAL. Monlant des recou- vrements. Non- valeurs.
- fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c.
- li° BUFFETS, BRASSERIES, CAFES , DÉBITS DF, liqueurs, etc. (Suite.)
- Report 596.917 81 33,08a 33 639,000 i4 535,763 34 93,a56 80
- Czarda hongroise (Illmer, parc). 6,aag 5o II 6,339 5° 5,o56 ao 1,173 3o
- Débit russe ( Schidlowski, parc). 6,339 5o « 6,339 5° 6,339 5o
- Buffet italien (Cirio , pare) .... fl,033 5o i.54a 75 5,565 a5 5,565 a5
- Brasserie belge (Decoux, parc). 3,53g 5o <• 3,539 5° 3,539 5o
- Débit hollandais (Mollzer, parc). 3,né 75 » 3,ii4 75 3,n4 75
- Débit colonial ( Gerville , parc).. i,a45 go il i,a45 90 i,a45 90
- Débit colonial (Cardinet et Mi-
- chel, parc) 3,691 80 " a,4gi 80 s.4gi 80
- Débit de gaufres (Piel, parc).. 1,686 30 974 67 a,660 87 3,660 87
- Buffet du pontd’Iéna (Bonvalet). g55 3o « 955 3o 955 3o
- Buffet du pont d’iéna (Bous-
- quet) 465 55 114 63 58o 18 58o 18
- Buffet du pontd’Iéna (Otto)... 454 5o i5i 37 6o5 87 6o5 87
- Débit de cidres (Motlier, quai
- d’Orsay ) 1,119 00 " 1,119 00 1,119 00
- Débit marocain (Maarek, Troca-
- déro) 3,114 75 r 3,114 75 3,114 75
- Débit tunisien (Valensi etStora,
- Trocadéro ) 3,114 75 8a3 i4 3,g3? 89 3,937 89
- Confiserie persane ( Bacard, Tro-
- cadéro) i,a45 90 « 1,365 90 1,013 o5 a33 85
- Comptoir algérien (Calvet, Tro-
- cadéro) 55g 45 " 55g 45 55g 45
- Comptoir algérien (Hédiard,
- Trocadéro) 559 45 II 55g 45 55g 45
- Comptoir algérien (Morelle-Bro-
- card. Trocadéro) 55g 45 •1 55g 45 55g 45
- Comptoir algérien (Picon , Tro-
- cadéro) 55g 45 » 55g 65 55g 45
- Comptoir algérien ( Sifico, Tro-
- cadéro) 55g 45 " 55g 45 559 45
- Comptoir algérien (Stora, Tro-
- cadéro) 55g 45 « 55g 45 559 45
- Laiterie du Trocadéro (Quen-
- tell ) 1,345 90 " i,a45 go i,a45 90
- Divers (eau et et gaz) II i,644 98 i,644 g8 i,644 98
- II. CONCESSIONS DIVERSES.
- Affichage sur- les kiosques h tic-
- kets ( Dclastrc et C'° ) 3,19.3 48 U 3,193 48 3,ig3 48
- Waters-closets (Dorion) 6,263 00 i,io4 55 7,367 55 7,367 55
- Fauteuils roulants (Duval, ta-
- pissier) x8,688 5o 361 17 18,969 67 18.969 67
- Affichage sur les stores (Meu-
- nier) 4,988 60 " 4,983 60 4,g83 60
- Totaux 673,678 39 38,699 59 712,377 98 617,716 o3 96,663 95
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-
-
- DES OPERATIONS.
- 409
- /
- Tableau n° 29. — Etat du produit des entrées par concert pour les
- CONCERTS OFFICIELS, LES SEANCES DE MUSIQUE DE CHAMBRE ET LES SOLENNITES ORPHÉONIQUES ET DE FANFARES.
- CONCERTS
- OFFICIELS.
- MUSIQUE DE CHAMBRE.
- SOLENNITÉS
- ORPHÉONIQUES.
- Dates des concerts. Recettes. Dates des concerts. Recettes. Dates des concerts. Recettes. Dates des concerts. Recettes.
- 6 juin 7-^79 7 juin 66gf 21 juillet.... 3,484f 35 août 3.497r
- 18 juin 11\ juin 99 juillet.... 9fi août 2,564
- 97 juin 4,869 91 juin 342 23 juillet.... 2,911 27 août 3,453
- 7 juillet 2,642 28 juin m
- a5 juillet 5,189 5 juillet 4a3
- 8 août 3,854 19 juillet
- 32 août 5,376 19 juillet.... 216
- 5 septembre.. M79 26 juillet.... 276
- 26 septembre.. 3,592 2 août a64
- 10 octobre . .. 6,025 9 août 111
- 16 août 901
- a3 août 901
- 3o août 357
- 6 septembre.. 43a
- i3 septembre.. 309
- 20 septembre.. 441
- Total ^9’7°9 Total 5,i48 Total 8,075 Total g,5i4
- FANFARES.
- RECAPITULATION.
- Concerts officiels............................................ 69,709*
- Musique de chambre............................................. 5,i48
- Solennités orphéoniques........................................ 8,075
- Fanfares....................................................... 9,5i4
- Total.................................. 73,446
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-
- 410
- STATISTIQUE
- Tableau n° 30.
- Produit, au ier janvier 1880, de la vente du Catalogue.
- NOMBRE
- DE VOLUMES VENDUS PRODUIT DE LA VENTE
- désignation des volumes. avec
- la au avec au
- remise prix Total. la remise Total.
- de a» % brut. de ao °/0. prix brut.
- francs. fr. c. fr. c. fr. c.
- Tome I. OEuvres d’art. (Gr. I.). . . Tome II. Section française. (Gr. II 19’7*1 9° 19,801 4o,4a8 80 ai8 00 4o,646 80
- à VI.) Tome III. Section française. (Gr. VII 6.56a 270 6,83a 15,748 80 810 00 16.558 80
- ii IX.) Tome IV. Sections étrangères. (Gr. II a,712 an 2,933 6,5o8 80 633 00 7,141 80
- à IX.) 2-985 86 3,071 7,164 00 a58 00 7,4aa oo
- / Sections étrangères (G r. 11
- 1 à IX.) Tome V. { a,038 59 3,087 4,867 30 177 00 5,o44 ao
- ! Sections étrangères. (Ex-
- I position égyptienne.) . ’79 26 ao5 71 60 i3 00 84 60
- / Espèces bovine, ovine et
- j porcine 5,68o 27 5,707 6,816 00 /io 5o 6,856 5o
- Tome VII. I EsPèce canine 3,o36 3Ù 3,o6o a,4a8 80 a4 00 a,45a 80
- Concours J Espèce chevaline d animaux ] 6,789 s3 6,81a 5,431 ao a3 00 5,454 ao
- vivants, j Essais des machines agri-
- 1 coles sur le terrain . . . 298 3o 3a8 119 ao 15 00 134 30
- \ Beurres et fromages 33 7 âo 19 80 5 a5 a5 o5
- Manufactures nationales /139 2/1 453 17160 12 00 i83 60
- Monuments historiques i43 i58 18 161 180 114 4o 63 ao 18 00 00 i3a 4o 74 ao
- Portraits nationaux 5a 16 68 14 5 60 56 00 aoi 60
- Anthropologie 9 6o4 613 10 80 696 00 706 80
- 1 Beaux-arts et industrie.. 11,377 ia5 1 i,4oa 33,554 00 3ia 5o 33,866 5o
- Listes 1 Espèces bovine, ovine et des J porcine récom- \ 2,737 ‘9 3,746 O O O 00 0 9 5o 1,100 3o
- penses. ! Espèce canine 6o4 ‘7 631 s4i 60 8 5o a5o 10
- \ Espèce chevaline 755 20 775 3oa 00 10 00 3ia 00
- Catalogue spécial de l’administration
- des forêts 4a4 20 464 473 80 3o 00 5oa 80
- Erreur dans l’application du rabais de
- ao p. 0/0 (à retrancher) 0 4o 0 4o
- Totaux generaux 66,556 » 1 CO 1 ? 68,994 114,770 60 3,38o 118,i5o 85
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-
-
- DES OPÉRATIONS.
- 411
- Tableau n° 31.
- ENCAISSEMENTS DIVERS.
- Frais de nourriture des chiens................................ 7>700f oo°
- Indemnités d’exonération restées sans emploi................... 11,284 84
- Cessions résultant de traités................................ 19*188 16
- Dépôt de déblais dans le Champ de Mars.......................... 6,995 4i
- Remboursements pour trop payé................................. 1,093 08
- Divers fonds de concours..................................... 9,719 06
- Dommages-intérêts................................................. 758 4i
- Total............................... 56,668 96
- Vente des lots non réclamés de la loterie nationale.......... 2 09,441 61
- Total général........................ 299,110 57
- Tableau n° 32.
- AUDITIONS MUSICALES.
- DÉPENSES.
- I. Grands concerts. — Musique de chambre. — Orgue.
- Chef d’orchestre....................................
- Sous-chef d’orchestre...............................
- Chef des chœurs, surveillants (orchestre et chœurs). ,
- Sous-chef des chœurs................................
- Accompagnateurs.....................................
- ( Chefs de pupitre.
- Personnel de 1 orchestre.......I T
- ( instrumentistes . .
- Personnel des chœurs................................
- Solistes (y compris ceux de la musique de chambre).
- Régisseur général...................................
- Chef du service de la copie, bibliothécaire.........
- Personnel de la salle et des contrôles..............
- Garçons de service..................................
- 12,002f
- 44,829
- 10,000f 00° 1,100 00 2,220 00 1,000 00 2,000 00
- 56,83i 00
- 62,117 00
- 10,268 00 2,260 00 i,4oo 00 2,458 00 1,980 00
- A reporter
- i53,624 00
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-
-
- 412 STATISTIQUE
- Report............................... i53,62/if 00e
- Musique de chambre. Trois sociétés de quatuor (2,770 francs,
- 3,ooo francs, 3,620 francs)......................................... 9,390 00
- Service de l'orgue (teneur de clavier, souffleur, accord, etc.).... 4,080 00
- Copie de musique pour les grands concerts et la musique de chambre. 17,906 95
- Location d’instruments................................................. 7,64o 00
- Affichage (2,708 francs pour la musique de chambre).................... 8,025 00
- Frais divers d’impression, autographie, etc............................ 2,277 60
- Poste, service télégraphique........................................... 1,089 20
- Frais d’administration, voitures, etc.................................. 2,017 7°
- Total.................................. 206,060 45
- II. — Orphéons. Müsiques d’harmonie et de fanfares.
- Médailles et couronnes............................................... 7,164f 35e
- Affiches et affichage................................................... 1,268 00
- Contrôle................................................................... 666 00
- Service de l’orgue......................................................... 160 00
- Copie.................................................................... 8,891 5o
- Solfèges................................................................... 649 70
- Expéditionnaires, employés spéciaux...................................... 2,i5o 00
- Gratification à la garde républicaine...................................... 5i6 00
- Mobilier, matériel, aménagements, etc.................................... 4,64o 00
- Administration, autographie, voitures, etc............................. 1,892 4o
- Expéditionnaire employé à tous les services.............................. i,3oo 00
- Total.................................... 29,297 g5
- En additionnant ce chiffre avec le total du paragraphe 1.......... 206,o5o 45
- on arrive au total de.................................................. 235,348 4o
- qui fait ressortir, sur le crédit de................................... 260,000 00
- une disponibilité de.................................................... i4,65i 60
- Les crédits partiels affectés aux grands concerts et aux orphéons étant respectivement de 218,200 francs et de 3i,8oo francs, etles dépenses de 206, o5o fr. 45 cent, et de 29,297 fr. 95 cent., les économies réalisées seraient pour l’un de 12,149 fr. 55 cent., et pour l’autre de 2,502 fr. o5 cent.
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-
-
- DES OPERATIONS.
- M3
- Tableau n° 33. — Auditions musicales.
- (Répartition des séances entre ia France et l'Étranger.)
- INDICATION DES SÉANCES. FR A PARTIE officielle. NCE. SOCIÉTÉS libres. ÉTRANGER. TOTAUX.
- Séances avec orchestre, chœurs et soli. . 8 1 5 14
- Séances avec orchestre et soli 2 S i5 20
- Séances avec orchestre et chœurs 2 // n 2
- Musique de chambre (vocale et instru-
- mentale) 16 7 3 26
- Orgue 10 H 6 l6
- Séances J Sociétés françaises ... . 9
- chorales. i „ O 0 4 7
- ( Concours international.
- Musiquesciviles) Sociétés françaises . . . .
- d’harmonie > 3 II n 3
- et de fanfares. ) Concours international.
- Concert de bienfaisance i il n 1
- Musique pittoresque // n ÎO 10
- / Matinées dramatiques.. ii i //
- i Séances dramatiques et
- Divers. / lyriques (bienfaisance) H 5 II 1 9
- r Séances dramatiques et
- \ lyriques h 3 n
- 45 20
- 65 43 108
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-
-
- STATISTIQUE
- k\h
- Tableau n° 3A.
- AUDITIONS MUSICALES.
- RÉPARTITION DES SEANCES ENTRE LES NATIONS ETRANGERES.
- ANGLETERRE. de
- Grands concerts (orchestre, chœurs et solistes).......................... 1 )
- Séances chorales......................................................... 2 I
- Séance d’orgue (entrée gratuite)......................................... 1 (
- Séance d’orgue (bienfaisance)............................................ 1 J
- Participation au concours international des sociétés chorales.
- AUTRICHE-HONGRIE.
- Musique pittoresque (Hongrie-Tyrol)........................
- BELGIQUE.
- Séances d’orgue................................................
- Participation au concours international des sociétés chorales.
- Musique pittoresque
- ESPAGNE.
- ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE. Grands concerts ( Musique d’harmonie et solistes ). . . .
- ITALIE.
- Grands concerts symphoniques......................................... 9
- Séances de musique de chambre........................................ 2
- Musique pittoresque.................................................. 2
- PAYS-BAS.
- Grands concerts symphoniques................................... 3 )
- Séance d’orgue................................................. 1 )
- Participation au concours international des sociétés chorales.
- A reporter......................
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-
-
-
- DES OPÉRATIONS. M5
- Report.......................................... 34
- RUSSIE.
- Grands concerts (orchestre, choeurs et solistes).................. 3 \
- Grand concert (orchestre, chœurs et solistes) au profit d’une œuvre de I g
- bienfaisance française............................................. i l
- Musique pittoresque................................................... 1 /
- SUÈDE ET NORWÈGE.
- Séance chorale........................................................ 1 J
- Séance chorale (bienfaisance)..................................... i 3
- Musique de chambre.................................................... i /
- SUISSE.
- Séance d’orgue........................................................... 1
- 43
- Total des séances étrangères.
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-
-
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-
-
- TABLE DES MATIÈRES.
- Pages.
- Sommaire...................................................................... v
- PIÈGES ANNEXES.
- 1. Décrets instituant une Exposition universelle de l’agriculture, de
- l’industrie et des beaux-arts, en 1878.......................... ... 1
- 2. Rapport au Président de la République à l’appui du décret du
- h avril 1876......................................................... 3
- 3. Projet de loi ayant pour objet l’ouverture, à Paris, d’une Exposition
- internationale universelle en 1878................................... 9
- k. Convention du ier août 1876 entre l’État et la ville de Paris........... 22
- 5. Liste du personnel...................................................... 26
- 6. Règlement général....................................................... 3t
- 7. Système de classification générale.................................... 39
- 8. Règlement spécial relatif à l’envoi, à la réception, à l’installation et
- à la réexpédition des produits exposés.............................. 67
- 9. Décret limitatif du crédit ouvert à l’Exposition. — Règlement finan-
- cier ............................................................... 72
- 10. Cahier des clauses et conditions générales imposées aux entrepre-
- neurs de l’Exposition............................................. 83
- 11. Circulaire aux gouvernements étrangers................................. 99
- 12. Rapport sur l’installation et la mise en mouvement des machines à
- l’Exposition universelle de 1878................................... io5
- 13. Règlement spécial et programmes détaillés de l’exposition d’horticul-
- ture.............................................................. 11U
- 1 h. Disposition particulière aux exposants français et étrangers du groupe
- de l’agriculture................................................... i64
- 15. Règlement spécial à l’exposition de pisciculture...................... 171
- 16. Arrêté ministériel relatif au transport sur les chemins de fer des
- produits destinés à l’Exposition universelle....................... 175
- 17. Règlement spécial de l’exposition historique de l’art ancien et de
- l'ethnographie des peuples étrangers à l’Europe.................... 179
- 18. Règlement de l’exposition des beaux-arts............................. 183
- *
- 11.
- 27
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-
-
-
- 418 TABLE DES MATIÈRES.
- ' ... . Pages‘
- 19. Proposition de l’Etat pour l’acquisition du palais du Trocadéro par
- la ville de Paris............................................. i85
- 20. Convention additionnelle du i4 mai 1877 entre l’Etat et la ville de
- Paris......................................................... 188
- 21. Convention du 19 juin 1877 entre l’État et la ville de Paris..... 190
- 22. Cahier des clauses et conditions générales imposées aux exposants
- et aux permissionnaires admis à construire dans les parcs et jardins............................................................ 193
- 23. Dispositions particulières aux exposants français et étrangers du
- groupe des animaux vivants (classes 78 à 81).................. 198
- 24. Règlement fixant la nature des récompenses et organisant les jurys
- chargés de les répartir....................................... 2 31
- 25. Règlement de l’exposition des portraits nationaux................ 2 38
- 26. Programme de l’exposition des sciences anthropologiques.......... 2 4o
- 27. Règlement de l’exposition des sciences anthropologiques.......... 2 45
- 28. Règlement général des auditions musicales et annexe.............. 2 48
- 29. Rapport concernant l’exposition des eaux minérales................. 260
- 30. Instructions sur les conditions dans lesquelles on se propose d’or-
- ganiser l’exposition spéciale des eaux minérales françaises... 264
- 31. Rapport au Ministre de l’agriculture et du commerce sur l’exposition
- des ports de commerce........................................... 267
- 32. Lettre du Commissaire général au Ministre des travaux publics con-
- cernant l’exposition des matériaux de construction............ 271
- 33. Circulaire du Ministre des travaux publics....................... 272
- 34. Règlement général des congrès et conférences..................... 275
- 35. Règlement des entrées............................................ 2 85
- 36. Règlement spécial aux ateliers établis dans la galerie du travail.... 294
- 37. Règlement sur l’emploi delà photographie à l’Exposition de 1878. 298
- 38. Règlement sur la vente des catalogues............................ 3o3
- 39. Règlement spécial pour les essais de machines agricoles sur le ter-
- rain............................................................ 3o6
- 40. Note en réponse au rapport présenté par M. Brandeth Gibbs au nom
- des principaux constructeurs de machines agricoles en Angleterre........................................................... 3o8
- 41. Expositions temporaires d’animaux vivants. — Circulaire aux pré-
- fets ........................................................... 3l2
- 42. Règlement des auditions musicales applicable aux sociétés libres
- françaises..................................................... . 315
- 43. Règlement du festival et des concours des orphéons................. 3i8
- 44. Règlement du festival et des concours des musiques d’harmonie et
- des fanfares.................................................... 320
- 45. Règlement du concours étranger et international des^sociétés cho-
- rales........................................................... 322
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-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES.
- m
- Pages.
- 46. Rapport sur la situation des travaux de la commission des auditions
- musicales.................................................... 323
- 47. Nomenclature des congrès internationaux de l’Exposition univer-
- selle de 1878................................................ 334
- STATISTIQUE DES OPÉRATIONS.
- (tableaux.)
- 1. Transport des marchandises à l’arrivée par le chemin de fer du Champ
- de Mars (répartition par semaine et par Compagnie)........... 342
- 2. Transport des marchandises, à l’arrivée, par le chemin de fer du
- Champ de Mars (répartition par mois et par pays)............. 344
- 3. Transport des marchandises, à l’arrivée, par voitures et camions
- (année 1878)................................................... 346
- 4. Nombre des exposants par pays et par classe...................... 348
- 5. Nombre des exposants par pays et par groupe...................... 356
- 6. Service du bureau de poste de l’Exposition....................... 358
- 7. Relevé des opérations effectuées par le bureau télégraphique de l’Ex-
- position universelle, pendant la période du ier mai au 10 novembre inclus.................................................. 35g
- 8. État du nombre des entrées payantes et gratuites par mois........ 360
- 9. Nombre de voyageurs arrivés à la gare du Champ de Mars et partis
- de cette gare pendant la durée de l’Exposition............... 361
- 10. Relevé des chargements de la compagnie générale des voitures de
- Paris arrivés aux différentes portes de l’Èxposition..»...... 36i
- 11. Nombre de visiteurs transportés par les bateaux-omnibus et les
- Hirondelles.................................................... 36e
- 12. Nombre de voyageurs transportés, du ier mai au 10 novembre 1878,
- par les omnibus et les tramways de la Compagnie des omnibus allant vers l’Exposition....................................... 363
- 13. Relevé comparatif, pour 1878, des voyageurs ayant circulé sur les
- lignes des tramways de Paris (réseau sud) donnant accès à l’Exposition universelle........................................... 364
- 14. État des jurés titulaires de classes par pays et par groupe...... 365
- 15. Transport des marchandises au départ par le chemin de fer du
- Champ de Mars.................................................. 366
- 16. Classification des dépenses de la direction des travaux....... 368
- 17. Spécimen de la gestion des syndicats d’installation (classes de la
- section française)............................................. 38o
- 18. Répartition des espaces entre les puissances étrangères dans le
- palais du Champ de Mars au i5 novembre 1877.................. 396
- 19. Tirage et vente des catalogues.................................... 397
- 20. Service de la police (opérations du service intérieur).,.......... 398
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-
-
- TABLE DES MATIÈRES.
- 420
- Pages.
- 21. Service de la police (opeTations du service extérieur). .......... 399
- 22. Budget général des dépenses de l’Exposition de 1878 arrêté par
- décret du 18 octobre 1876....................................... 4oo
- 23. Répartition, au i6r avril 1881, des dépenses par chapitres et par
- articles (ordonnances de délégation)............................. 602
- 24. Dépenses. Chapitre ior. Article 1" (administration, gratifications et
- dépenses diverses)............................................... 4o4
- 25. Dépenses. Chapitre ier. Article 2 (médailles et diplômes, rapport
- du jury)......................................................... 4o5
- 26. Dépenses. Chapitre iv. Article 1" (service général, expositions di-
- verses, subventions)............................................. 4o5
- 27. Etat du produit net des entrées................................... 406
- 28. Tableau du produit des concessions.................................. 407
- 29. État du produit des entrées par concert pour les concerts officiels,
- les séances de musique de chambre et les solennités orphéo-niques ou de fanfares............................................ 4op
- 30. Produit, au ier janvier 1880, de la vente du Catalogue.............. 4io
- 31. Encaissements divers.............................................. 411
- 32. Auditions musicales. Dépenses....................................... 4it
- 33. Auditions musicales. Répartition des séances entre la France et
- l’étranger..................................................... 413
- 34. Auditions musicales. Répartition des séances entre les nations étran -
- gères.......................................................... 414
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-