Appareils et outils de sondage exposés par Léon Dru
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- APPAREILS
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- OUTILS DE SONDAGE
- EXPOSÉS PAR
- LÉON DRU
- SUCCESSEUR DE
- MULOT PÈRE, FILS ET DRU
- Ingénieurs brevetés
- 69 , Rue Rochechouart, 69
- PARIS
- PREMIÈRE EXPOSITION DE LA MAISON EN 1827.
- Prix et médaille d’or de la Société d’Encouragement ;
- De la Société d’Agriculture, prix Montyon ;
- Prix de la Société centrale d’Agriculture ;
- Trois médailles 'd’or aux Expositions de produits de l’Industrie, 1839, 1844, 1849 ;
- Premières médailles aux Expositions universelles de Londres, 1851
- et 1862 ;
- Première récompense : Exposition universelle de Paris, 1855 ; Médaille d’or : Exposition universelle de Paris, 1867.
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- Groupe VI, Classe 50, n° 72.
- Groupe II, Classe 8, Missions scientifiques.
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- PALAIS DD CHAMP DE MARS
- Militaire
- l'Ecole
- Galerie
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE PARIS 1878.
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- Passage transversal.
- EXPOSITION UNIVERSELLE.— PARIS 1878.
- GALERIE DES MACHINES
- GROUPE YI. — CLASSE 50, N° 72.
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- Passage longitudinal.
- Passage limite de la classe 50.
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- PUITS ARTÉSIENS DE LA VILLE DE PARIS
- ABATTOIR DE GRENELLE, RAFFINERIE C. SAY, BUTTE AUX CAILLES
- EAUX MINÉRALES
- ENGHIEN, SPA, VICHY, PIERREFONDS, LA BOURBOULE, ETC.
- RECHERCHES D’EAUX JAILLISSANTES OU ASCENDANTES
- CAPTAGE ET DÉRIVATION DE SOURCES
- RECHERCHES DE MINES
- HOUILLE, SEL GEMME, PÉTROLE, SOUFRE, ARDOISE, ETC.
- FORAGE POUR PARATONNERRE
- PUITS ABSORBANTS, ASCENSEUR, DESCENTE DE PILOTIS
- SONDAGES POUR ÉTUDE DE TERRAINS
- CHEMINS DE FER, MONUMENTS PUBLICS, PONTS, ÉCLUSES, CANAUX
- REPRISES DE FONDATIONS
- EN SOUS-OEUVRE, DES PONTS ET VIADUCS, AVEC INJECTION DE CIMENT PAR VOIE DE SONDAGE
- MATÉRIEL ET OUTILS DE SONDAGE
- SONDES SOUS-MARINES
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- Une exposition d’outils de sondages n’a sa raison d’être qu’à la condition d’intéresser le public par une description des objets exposés, car bien des procédés de cette industrie échappent à l’analyse et l’on ne peut quelquefois admettre l’utilité d’un appareil sans une explication qui aide à en comprendre l’emploi.
- Cette notice permettra peut-être d’atteindre ce but en indiquant le nom et l’usage des outils que j’ai mis en œuvre depuis vingt années dans mes recherches souterraines et qui ont été pour la plupart l’objet de créations personnelles.
- On trouvera peut être qu’un tel développement n’est pas nécessaire pour désigner quelques groupes d’outils spéciaux. Cela est vrai pour les personnes au courant des opérations du sondage ; mais j’ose assurer que celles qui s’intéressent à cet art, sans en posséder les notions principales, y trouveront, par ces détails, une grande facilité pour leur examen. En signalant les phases des travaux où ces engins ont été mis en œuvre, j’espère guider plus sûrement leur appréciation ou tout au moins satisfaire leur curiosité.
- LÉON DRU, Ingénieur.
- Mai 1878.
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- APPAREILS
- ET
- OUTILS DE SONDAGE
- L’exposition est composée d’outils, tubages, modèles et plans relatifs à l’art du sondage ; les outils sont exposés tels qu’on les construit chaque jour dans mes ateliers et dans leurs proportions habituelles. La surface un peu restreinte ne m’a pas permis de placer un plus grand nombre de types ; le choix en a cependant été fait de manière à former une collection assez complète et pouvant faciliter une étude des procédés du sondeur.
- Ils peuvent se diviser en huit groupes principaux :
- 1° Les sondes ;
- 2° Les outils foreurs, tels que : trépans, cuillers et tarières ;
- 3° Les outils extracteurs ou de curage ;
- 4° Les instruments raccrocheurs ;
- 5° Les tubages, appareils et procédés pour la descente et la réparation des tubes ;
- 6° Les outils pour découper les roches ;
- NOTA. — Pour rendre la lecture de cette note plus facile, j’ai ajouté un plan détaillé de la place que les outils occupent dans mon exposition, avec des uuméros correspondant à ceux des planches et de la rédaction.
- Dans les pages 1S, 16 et suivantes, j’ai insisté sur les engins que j’emploie à la réparation des tubages et des puits artésiens; car beaucoup d’entre eux sont peu connus ou délaissés des sondeurs qui se livrent spécialement aux recherches de mines.
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- 7° Les coulisses à chute libre qui produisent la percussion des trépans ;
- 8° Les engins spéciaux destinés au cimentage des tubes, à la descente du béton et aux injections de ciment pour les reprises en sous-œuvre.
- Les vitrines et cadres renferment des modèles d’installation de sondages et quelques spécimens de travaux destinés à montrer les différentes applications de la sonde.
- SONDES
- La sonde constitue l’élément essentiel du sondage; et, bien qu’elle soit connue, je crois nécessaire d’indiquer le système spécial d’ajustement en usage_ depuis la fondation de la maison.
- Les goujons de sonde sont cylindriques, à filets ronds, et d’une section toujours supérieure au carré de la tige ; on les réunit par un manchon indépendant ou boîte a, qui se goupille sur une des extrémités de la barre (pi. 1, fig. 1.)
- Ce mode d’assemblage ne nécessite pas la mise au rebut de la sonde quand la boîte est usée. Lorsqu’un manchon est hors de service, on le dégoupille, et en le retournant on obtient, une fois qu’il est serré à fond sur la barre, un nouveau pas de vis tout à fait neuf.
- Si c’est au contraire le filet du haut de la tige de sonde b qui est détérioré, la boîte démontée est replacée sur ce filet et permet de retrouver une sonde nouvelle en retournant aussi la barre. Ces changements s’exécutent chaque jour sur les chantiers de sondage, et produisent une économie notable. Le manchon usé totalement est alésé et rétreint pour un diamètre inférieur ; ce second martelage rend le fer encore plus résistant et d’un usage beaucoup plus long. Des types d’ajustements de sonde se voient sur le socle central, face C. Sur la face opposée
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- sont des emmanchements à tenons pour les barres qui se manœuvrent à droite et à gauche.
- Du même côté et près du sol (n° 1), est une pyramide formée de tous les manchons qui composent la série.
- TRÉPANS
- Les outils foreurs exigent une grande solidité, car ils doivent souvent broyer des roches très-dures; aussi- faut-il apporter le plus grand soin dans leur construction, et leur donner des formes simples qui se prêtent le mieux au démontage et à la réparation des lames. Dans les grands sondages, ils forment un porte-lames ayant le diamètre du trou et recevant un nombre de lames variant avec la surface du percement. Pour les travaux à petite section, les trépans sont à lame unique, droite ou à joues et faisant partie de la tige qui les réunit à la sonde.
- Sur le passage transversal à la Galerie de machines, est exposé un trépan du premier type (n° 47 pl. 2, fig. 1 et 2) ; le porte-lames a la forme d’un Y à ses extrémités ; il possède six lames b à tiges coniques solidement encastrées dans le corps de l’outil et serrées par des écrous; les lames ne sont pas également espacées : chacune d’elles décrit dans le fond du trou une zone annulaire qui lui est propre (fig. 3). Le guide c sert à maintenir son équilibre dans le forage et la tige maîtresse f le raccorde à la sonde. Ce trépan, d’une construction fort simple, peut se manœuvrer avec les systèmes à chute libre, par réaction ou par point d’appui; son poids est de 3,500 kilos.
- Au côté opposé est un second trépan du même genre (n° 73 pl. 3, fig. 1 et 2) ; le corps est méplat et porte quatre lames; le guide g est un collier à branches boulonnées. Gomme dans le précédent, la tige maîtresse h peut varier de hauteur et de poids. La forme du porte-lame est calculée de manière à permettre un élargissement en fixant à la
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- base une traverse portant également des lames (voir le modèle dans le meuble de la vitrine centrale); ces deux outils ont travaillé à plus de 500 mètres de profondeur, dans le sondage de la Butte-aux-Cailles (Ville de Paris).
- En suivant le passage , le n° 52 (pl. 4, fig. 5 et 6) montre un trépan à deux lames réunies par une chape, puis un trépan carré à quatre lames (n° 55, pl. 4, fîg. 14 et 15), construit pour reprendre l’élargissement en banquette d’un trou de sonde; ce qui a été exécuté, notamment, dans un sondage sur une hauteur de 250 mètres. Un outil d’un usage analogue, mais cylindrique (n° 72, pl. 13, fig. 1 et 2), se voit près du trépan plat à quatre lames (n° 73); il est formé d’un cylindre rivé sur une fourche, et armé de lames extérieurement qui se réunissent au sommet. On remploie, comme le précédent ou pour redresser un trou de sonde.
- Sur la rangée parallèle sont des trépans ordinaires d’une seule pièce à joues (n° 61, pl. 4, fig. 1 et 2) et à lames repasseuses sur le guide (n° 63 pl. 4, fig. 25 et 26). Ce dernier trépan fonctionne en ce moment dans un forage de 390 mètres àCourcelles-lès-Lens (Pas-de-Calais). Les lames redressent en frappant les parois du terrain qui sont d’inégale résistance et assurent la verticalité du sondage.
- CUILLERS ET TARIÈRES
- Parmi les outils foreurs, il faut grouper ceux qui fonctionnent par rotation; ils doivent percer des terrains tendres : les marnes, argiles et sables argileux.
- En première ligne se place naturellement la cuiller ouverte (n° 59, pl. 5, fig. 42 et 13), la cuiller ouverte à mouche de tarière (n°50, pl. 5, fig. 14 et 15), ou rubanée (n° 31), puis les tarières cylindriques (n° 18) et coniques (n° 54, pl. 5, fig. 16 et 17).
- Tous ces outils font à peu près le même travail, c’est-à-dire le percement des couches marneuses et ar-
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- gileuses sans le secours des appareils de curage; les déblais toujours compactes remontent dans l’intérieur de la cuiller ou dans les spires de la tarière.
- Les sondes d’exploration avec lesquelles on fait des recherches de marnes et de terres à poteries sont aussi pourvues de la cuiller ouverte que l’on construit jusqu’au diamètre de 4 centimètres. Ces sondes sont très-légères pour une profondeur de 15 mètres; elles ne pèsent que 100 kilos en barres de 22 millimètres carrés.
- Aux angles de la pyramide et sur les socles J, K, sont attachées des sondes de 4 à 6 centimètres de diamètre.
- CUILLERS ET APPAREILS DE CURAGE
- J’ai réuni, dans le troisième groupe, les outils extracteurs ou de curage; ils sont très-variés, car le système de la cuiller est souvent subordonné à la nature des couches et au diamètre* du sondage.
- Dans les grandes sections, on doit chercher à séparer l’intérieur de la cuiller et à le garnir de soupapes légères qui facilitent l’entrée des matières broyées par le trépan. La cuiller n° 74, (pl. 6, fig. 5 et 6), offre cette disposition spéciale : le cylindre est intérieurement séparé par trois cloisons a a' a" formant ainsi trois compartiments munis d’un clapet cône à tige &, maintenu par des guides c, ce qui permet d’appliquer sur chaque clapet le tiers du poids de la matière emmagasinée et de diminuer ainsi la force de traction à produire sur les tiges de clapet pour opérer la vidange. De plus, ce système offre l’avantage de ne pas remonter la cuiller complètement vide, ce qui a lieu quand un fragment dur s’interpose sur le siège d’une cuiller à un seul clapet.
- Au côté droit du chevalet, le n° 66, (pl. 7, fig. 9 et 10) est une cuiller à boulet dont le gobelet est armé d’une tarière; elle est employée dans les sables un peu compactes.
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- Sur le passage principal est dressée une cuiller à bascule avec clapets plats à charnières (n° 46 pl. 6, fig. 3 et4); par le simple retrait de la clavette placée à la tête de la chape, elle se vide rapidement en basculant sur l’axe qui traverse le cylindre.
- A droite, dans la même direction, est une cuiller-trépan (n° 48 pl. 7, flg. 5 et 6). Gomme son nom l’indique, elle remplit en même temps le double travail du forage’et du curage. L’intérieur est garni d’un clapet o qui livre passage aux déblais ; sous le clapet est fixée à la fourche de l’outil ff une lame de trépan en acier gr, que l’on peut faire varier de forme et de dimensions. Cette cuiller est employée utilement dans les marnes et argiles tendres, ainsi que dans les sables argileux.
- Au puits artésien de la Raffinerie Say, àParis (580 mètres de profondeur) et dans beaucoup d’autres sondages, j’ai traversé toutes les argiles du Gault avec cet outil, qui fonctionne par percussion, comme un trépan. Dans les diamètres plus petits, la cuiller porte un gobelet aciéré, avec une lame de ciseau (pl. 7, fig. 7 et 8).#
- Sur le chevalet est appuyée la cuiller à pompe (n° 43, pl. 5, fig. 3 et 4), employée exclusivement dans les sables; elle est à gobelet et clapet. Un piston m, ajusté dans l’intérieur, fait le vide et attire la masse sableuse.
- A côté se trouve la cuiller à mouche et à clapet cône avec tige(n° 42, pl. 5, fig. 1 et 2) ; onia fait fonctionner en donnant à la sonde un mouvement de rotation et de percussion.
- Les numéros 84 bis sont des cuillers à soupape de 35 millimètres de diamètre; elles m’ont servi à l’exécution et à la réparation de plusieurs puits artésiens de 120 mètres forés à Saint-Denis, Épinay, Gennevilliers, etc. Ces puits tubés à 5 ou 6 centimètres fonctionnent tous actuellement. Ces opérations exigent un très-grand soin, et je ne crois pas que l’on puisse employer à cette profondeur des outils plus petits.
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- INSTRUMENTS RACCROCHEURS
- Ce sixième groupe renferme des outils fort utiles, dont le cône taraudé (n° 29, pl. 8, fig. 7), le plus connu, ne mérite pas de description particulière; il se manoeuvre à droite ou à gauche, on le tourne comme une filière sur les barres et objets brisés que l’on veut ressaisir.
- Si la sonde est difficile à coiffer par le cône, on la cherche contre- les parois avec des caracoles fixes (nos 40 et 71, pl. 8, fig. 5 et 6), qui peuvent aussi ramener au sol la partie brisée, en plaçant le talon du crochet de la caracole sous l’épaulement d’une barre ou de son raccord.
- Pour les forages qui se font à une certaine profondeur, on a recours aux câbles en chanvre ou en fil de fer; on obtient alors une plus grande vitesse dans les manœuvres des cuillers à soupapes ; mais si parfois une rupture vient à se produire au câble, on le retire aisément avec les tire-bourres à une ou deux branches, exposés sous les n03 20,
- 9 et 78 (pl. 8, fig. 1, 2 et 3).
- Le n.° 49 (pl. 8, fig. 9 et 10) donne le type le plus usité des outils à pinces ; la forme peut varier suivant la nature des accidents ; il doit extraire des morceaux de fer de peu de volume, des lames de trépan, etc.; on le fait manœuvrer en tournant la vis centrale b qui pousse un coin a sur le plan incliné du sommet des pinces oo', ce qui force les extrémités mm à se rapprocher contre l’objet à saisir. Dans ce genre d’accidents, on met aussi en usage des dragues, pinces à déclic (pl. 8, fig. il et 12) et cylindre à griffes (pl. 8, fig. 4). Les tarauds servent également comme instruments raccrocheurs pour reprendre des tronçons de cylindres, bagues, etc.; ils sont d’ailleurs décrits dans l’article Tubage.
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- TUBAGES ET PROCÉDÉS POUR LA DESCENTE ET L’EXTRACTION DES TUBES
- L’opération du tubage est celle qui présente incontestablement les difficultés les plus sérieuses ; elle exige un matériel très-complet et, de la part du sondeur, une grande pratique. C’est par des accidents de tubage que sont souvent compromis les travaux les plus laborieux; aussi, préalablement à la descente, doit-on toujours faire la vérification du trou de sonde avec des outils cylindriques à lames variables nommés alésoirs (n° 84 pl. 13, fig. 3 et 6), dont les lames se changent pour donner à l’outil les différents diamètres utiles ; plus de vingt-cinq outils du type exposé entrent dans la composition du matériel et facilitent ces vérifications constantes. Une fois la verticalité reconnue, on procède à la descente des tubes avec les tarauds quand le poids est faible, ou en le suspendant à des vérins lorsque la colonne a un poids considérable.
- Le chevalet placé à l’exposition supporte l’appareil employé dans ce dernier cas (n° 82 pl. 9, fig. I). La charpente n’est qu’une figure, car elle doit varier en raison de l’installation du sondage, et assez souvent elle se compose de deux fortes longrines placées, au niveau du sol, sur la chambre de manœuvre. Ce système est formé de deux vérins aa' indépendants, supportant des étriers mobiles bb' lesquels soutiennent une série de forts colliers armés de fers à T, dd! dd' serrés sur la colonne de tubes.
- On détermine la descente en actionnant les vérins paf des manivelles fixées à des vis sans fin oo' communiquant le mouvement aux écrous des vérins g. Quand une fraction de tubage correspondant à la hauteur de l’appareil est descendue, on serre fortement la colonne avec les colliers
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- du bas nn' et le système est remonté pour refaire la même opération.
- Si les poids sont plus grands, on augmente le nombre des colliers dont quelques-uns forment frein à la descente ; les colonnes de 60 à 70,000 kilog. ne nécessitent pas l’emploi de pièces d’arrêt rivées sur le tube; les colliers ont une adhérence suffisante.
- TARAUDS
- Les tarauds sont les engins les plus indispensables parmi les instruments de tubage. Ils se vissent sur la tête des tubages et en permettent la descente ou l’extraction. Leur utilité est manifeste surtout dans l’exécution des sondages avec colonnes en échelle, qui est le mode le plus rationnel quand on veut réunir plusieurs niveaux dans un même trou de sonde ; c’est aussi le moins coûteux, carie sondage, au lieu d’avoir plusieurs diamètres de tubes s’élevant jusqu’au sommet, ne présente qu’une seule paroi métallique à réductions successives et n’ayant qu’une double épaisseur au croisement des tubes. Les nos 83, 85, sur le chevalet, nos 11. et 19 (pi. 10, fig. 1) autour du socle du pylône, en offrent quelques variétés. Le n° 13 (pl. 10, fig. 3) est un taraud à charnière que l’on fait mouvoir avec une tige additionnelle.
- EMMANCHEMENTS. DES TUBES
- Les tubages sont en tôle (n° 76, pl. 11, fig. 1), fonte (n° 57, pl. il, fig. 19), cuivre (n° 56, pl. 11, fig. 18) et bois (n° 91, pl. il, fig. 17); üs s’emmanchent soit avec des goujons taraudés (n° 76) ou des rivets, soit par des ajustements à vis. Sur le sommet du pylône (n° 90), sont disposés plusieurs de ces ajustements qui montrent les réductions de toute une série de diamètre ; un tubage étant commencé à la section la plus grande peut se ter-
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- miner suivant les exigences du travail au diamètre le plus petit, qui ne dépasse généralement pas 80 millimètres dans les tubes en tôle et 50 millimètres dans les tubages en cuivre. 11 est entendu que la pyramide figurée par les ajustements à vis (n° 90) n’est pas dans sa position normale et qu’il faut se la représenter développant un cône en sens inverse.
- Les tubes en tôle sont à joints coniques (n° 76, pl. 11, fig. 1, 2 et 3) ; on les assemble en faisant entrer jusqu’au refus les deux parties coniques l’une dans l’autre, et, après avoir percé l’assemblage, on taraude les trous et on les goujonne avec des fils taraudés. Ce mode d’emmanche-ment ne donne pas de saillies à la descente, et il a l’avantage de faire un joint presque étanche.
- Les n0s 91, 56 et 57 (pl. 11, fig. 17, 18 et 19) montrent le genre d’emmanchement pour les tubages en bois, cuivre et fonte ; pour ces derniers, le joint se fait par la juxtaposition des surfaces qui sont tournées.
- COUPE-TUBES
- - Quelquefois il est nécessaire de procéder à l’extraction ou au recépage des tubes; les tarauds sont utilisés pour la première opération ; quant à la seconde, elle s’effectue au moyen de coupe-tubes que l’on peut voir auxnos62, 39, 69 Le premier (pl. 10, fig. 17 ) est un cylindre fixé à la sonde, recevant une tige plus petite, qui fait agir le couteau destiné à produire l’incision; le n° 39 (pl. 10, fig. 16) est à tige centrale, les lames forment ressort pour appuyer le couteau sur la paroi.
- Je signale en dernier lieu tout spécialement le n° 69 (pl. 10, fig. 15), qui est l’outil le plus simple de ce genre et dont je fais souvent usage.
- Des opérations de recépages sous l’eau ont été faites au moyen d’une couronne de dynamite. Un fragment de
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- tube coupé par ce procédé est dans le bas de la grande vitrine.
- A ces manœuvres de tubages se trouvent intimement liées celles qui consistent à les pousser graduellement à travers les terrains ; dans bien des cas, on opère cette descente avec des vis de serrage agissant sur la tête des colonnes ou par des chocs produits avec un tampon (pl. 11, fig. 6 et 7); mais quand le revêtement métallique est arrivé à la limite du trou correspondant au tube et qu’il est utile de le pousser plus bas, on prolonge le forage et l’on fait alors usage de ciseaux et trépans élargisseurs.
- CISEAUX ÉLARGISSEURS
- Ces outils doivent développer une section plus grande que celle du tube, tout en passant dans son diamètre intérieur. Les nos6 et 15 (pl. 13, fig. 9) sont des élargisseurs à détente. La sonde descendue au fond du trou est vissée sur les derniers filets du corps de l’outil ; sa rotation fait avancer un couteau qui décale les lames, et celles-ci poussées par des ressorts font alors saillie au pourtour de la colonne. En tournant la sonde et en imprimant à l’outil un mouvement de percussion, on agrandit les parois, et le tubage est ainsi enfoncé au fur et à mesure de l’élargissement.
- Le ciseau élargisseur n° 51 (pl. 13, fig. 10) est de forme cylindrique ; il se développe par une vis dont la pression peut graduer l’ouverture des lames.
- CARACOLE ARTICULÉE
- Si la tentative d’agrandissement est faite dans les terrains tendres, argiles, marnes friables et sables, on se sert de la caracole articulée (n° 44 pl. 13, fig. 11). C’est un instrument assez semblable à la caracole de sauvetage, mais dont le
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- crochet s’ouvre sur des charnières, ce qui produit une augmentation de diamètre.
- Sur les faces A, C, D du pylône, au-dessus des coupes, sont groupés des tampons, fraises cylindriques ou coniques de petite section, qui concourent à la réparation des tubages en cuivre et en fer.
- Un tire-fond à bois représente l’outil employé pour le bouchage des anciens puits artésiens que l’on ne désire pas conserver, ou quand leur voisinage peut nuire à une nouvelle recherche du même genre. Dans ce cas, on descend une série de tampons en bois superperposés les uns au-dessus des autres et séparés par des joints d’argile. J’ai fait plusieurs de ces opérations notamment à Saint-Denis, aux usines Goignet, et à l’ancien puits artésien de la Déesse.
- La majeure partie des puits artésiens forés de 1825 à 18-10 a été tubée en bois ; ce mode de tubage est aujourd’hui d’un emploi moins répandu, surtout-pour les grandes profondeurs, car ces tubes exigent, en raison de l’épaisseur de leur paroi, des forages plus grands, et la verticalité laisse beaucoup à désirer dans les jonctions.
- Puis il arrive souvent que les nœuds et défectuosités du bois livrent à la longue un passage aux eaux artésiennes, ce qui cause quelquefois la perte totale du volume d’eau que fournissait le puits. La réparation de ces forages artésiens se fait par l’extraction complète des tuyaux au moyen des tarauds à bois cylindriques n08 2 2 et 26 ou coniques nos 17 et 36 (pl. 10, fig. 5 et 6), pour y substituer un tubage en cuivre.
- Si la nature éboulante des couches exige impérieusement la conservation des tuyaux, et qu’il faille cependant retuber le sondage, on redresse le tube intérieurement, et l’on augmente au besoin sa section avec des cuillers spéciales (nos 14, 16 pl. 13, fig. 7 et 8) et des alésoirs montés avec des lames tranchantes, (n° 10 pl. 13, fig. 5). Bien
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- des opérations de cette nature ont été exécutés à des puits artésiens, à Saint-Denis, par exemple, aux puits de la Légion d’honneur, de l’Hôtel-Dieu et de l’usine Coëz, dans plusieurs puits artésiens de la Touraine, à Saint-Cyr, Tours, etc., à Elbeuf et Rouen (Seine-Inférieure).
- La réparation d’un tubage métallique réclame d’autres moyens. Les colonnes déformées et déviées par la pression des terrains sont redressées avec les emboutissoirs (n° 28 pl. 10, fig. 8), mandrins (n° 2) et lames coniques montées sur des alésoirs(n° 4 pl. 13, fig. 4 et 6), outils disposés tous au pied du pylône ; mais, quand la courbure est trop prononcée, on traverse les tubes avec des fraises qui découpent un nouveau passage. Nombre de tubages ont été ainsi réparés dans les Salines de la Meurthe et dans les puits artésiens de différents bassins de la France.
- Beaucoup d’autres outils tels que cylindres à frapper, vis de tension, colliers à branches, barres à talon, glai-soirs, tarauds à coins, pinces de suspension, etc., sont également mis en usage et demanderaient une description assez longue. Je n’ai pu les exposer faute d’emplacement, et d’ailleurs ils sortiraient du cadre de la notice qui a pour but de décrire les objets qui figurent dans cette exposition.
- OUTILS A DÉCOUPER, LES ROCHES
- Les recherches de mines réclament un examen attentif des terrains que la sonde rencontre, et, pour reconstituer sûrement la superposition géologique des couches, on doit découper des échantillons que l’on désigne sous le nom de témoins.
- Elles sont exécutées à des diamètres qui ne dépassent généralement pas quarante centimètres à l’ouverture du sondagei On a soin de limiter autant que possible la
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- section de ces forages pour éviter des dépenses souvent élevées, de là l’obligation d’extraire des témoins de faible diamètre surtout dans les grandes profondeurs; ce sont là les conditions pratiques de l’œuvre. Sur le côté du passage limite de la classe sont rangés les outils qui servent à ces opérations ; le n° 64 (pl. 14, fig. 3) découpe annulairement le témoin au moyen d’un cylindre creux sur lequel sont rivées deslames;lesdeuxautresnos58,(60,fîg. 4 et 6) servent ensuite à la prise de l’échantillon. Ils agissent par un coin poussé avec la sonde et qui détache la base du témoin ; le cylindre étant d’un diamètre très-juste, l’échantillon est serré dans l’intérieur et ramené au jour. Le type n° 60 offre cette particularité qu’il peut avec l’addition d’une baïonnette se défaire si le témoin était serré trop fortement avec l’outil. Cet accident arrive quand les déblais sont .compactes ; dans cette hypothèse, l’espace annulaire formé par l’outil découpeur peut se nettoyer avec un cylindre à double enveloppe que je n’ai pu représenter.
- L’outil à six lames, dont j’ai donné déjà la description dans l’article Trépan, peut aussi remplir les mêmes fonctions que le n° 64, mais, ainsi que je l’ai dit, on ne fait jamais utilement des témoins de ces dimensions. Les échantillons rangés sur la tablette de la pyramide viennent de profondeurs variables; le n° T1 entre autres peut être remarqué par sa hauteur (80 centimèt.). Il a été extrait d’une profondeur de 410 mèt. et découpé dans des poudingues permiens, quartzeux, durs à percer. A côté se trouvent par opposition des petits échantillons de 7 à 8 centimètres; à ce diamètre et dans des sondages profonds leur extraction présente quelques difficultés. Les autres témoins proviennent de différents sondages et représentent des échantillons de grès, schistes houillers, grès rouge, etc.
- En dehors de l’examen que l’on doit faire de la roche, il est quelquefois utile d’en déterminer le pendage et la direction. Cette constatation peut se faire avec des
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- agrafes à plomber (face B du pylône). Mais, comme le plus souvent l’orientation générale des couches est connue, on se contente d’extraire des témoins pris dans les délits de la roche. Un type d’échantillon remonté en trois fragments pour une vérification de cette nature est placé dans le meuble qui supporte le modèle d’installation de sondage à vapeur.
- Enfin il se rencontre des terrains peu consistants et dans lesquels la prise d’un témoin est presque impossible par les appareils décrits ci-dessus. On l’obtient cependant par un cylindre en acier denté assez semblable à une sciotte. J’ai fait usage de ce procédé au sondage d’étude pour la société du tunnel sous-marin entre la France et l’Angleterre. ( Voir ces échantillons à la classe 66 (Génie civil).
- On peut obtenir encore des échantillons avec le vérificateur (n° 45 pl. 11, fig. 5), placé sur la face du chevalet dans le passage transversal. Ce dernier engin se composf d’un récipient surmonté de deux lames horizontales que l’on fait ouvrir en tournant dans le sens de la sonde ; les débris arrachés à la paroi du sondage sont accumulés dans le tube, et, quand l’outil est ramené à la surface, il suffit de démonter la fermeture placée suivant la génératrice du cylindre pour retrouver dans un ordre de superposition régulier les couches dont on a désiré l’examen. Lorsqu’il s’agit de reconnaître la présence dans le sol de couches de houille dont on a fait la découverte, le même appareil est descendu pour ce constat.
- OUTILS A CHUTE LIBRE
- Au début d’un forage, la percussion du trépan s’opère avec toute la sonde ; ou utilise ainsi et avec avantage le poids des barres, qui s’ajoute à celui du trépan. Mais, quand la profondeur dépasse 100 mètres environ, on se sert d’outils à chute libre qui décrochent le trépan au
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- fond du trou, la sonde servant alors comme simple conductrice du mouvement on de la réaction.
- L’établissement de ces engins a lieu même dès le commencement du sondage, si on doit le pousser profondément, car dans ce cas toutes les manœuvres sont faites par des moteurs à vapeur.
- Cependant, dans les petits sondages exécutés à bras d’homme, si l’on doit rencontrer des terrains résistants, homogènes, la chute libre est également employée, à la condition toutefois de ne pas être la cause d’une installation coûteuse et peu en rapport avec l’importance du travail. C’est ainsi que j’utilise l’outil à chute libre par réaction ; quelques hommes placés à l’extrémité d’une bascule produisent un choc suffisant pour faire décrocher le trépan en frappant la bascule sur un tas fixé dans le sol.
- Les systèmes exposés et personnels à la maison sont au nombre de trois : 1° la chute libre par réaction; 2° chute libre par point d’appui; 3° la coulisse à pression d’eau. Ce outil est d’une création toute récente. Ces outils sont mus par des cylindres batteurs automoteurs (pl. 19, fig. 1 et 2), dont le type est figuré dans le modèle d’installation générale (vitrine I) (système à'réaction et à pression d’eau), ou bien par des transmissions avec plateau manivelle, assez semblables au mouvement des pompes (outil à chute libre par point d’appui).
- Le cylindre batteur est indispensable pour donner de la vitesse et produire la réaction; il est placé à l’extrémité du bras de levier rr (pl. 19, fig. 3) oscillant sur un axe m,; à chaque course développée par le piston du cylindre />, la bascule est attirée sur un heurtoir h et produit le choc nécessaire à la réaction. La marche du cylindre se fait automatiquement par des cames ce' qui, placées dans une glissière n, règlent la course du piston, l’amplitude du levier et par suite la chute de l’outil.
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- CHUTE LIBRE PAR RÉACTION
- L’outil à chute libre par réaction, ainsi que son nom l’indique, est basé sur le principe de la force vive ; il est remarquable par la simplicité de l’appareil de déclanchement qui permet un battage rapide et surtout son emploi dans les trous de sonde de faible diamètre et de grande profondeur.
- Sous le n° 53, j’expose une chute libre de 9 centimètres de diamètre, qui fonctionne avec une régularité parfaite. Len° 68 (pl. 15, fig. 1 et 4), représente l’outil, également à réaction, servant au décrochage des trépans lourds.
- Ces appareils ayant un certain intérêt, je les décris avec le secours des planches, car leur construction ne laisse pas voir les organes essentiels. De plus, je n’ai pu exposer, faute de place, le système à point d’appui ; j’en ai seulement produit les modèles.
- La chute libre par réaction est composée de deux flasques a a et a'a' percées longitudinalement d’une mortaise et réunies par une tête boulonnée l ; leur écartement est maintenu au moyen d’une clavette fixe k, formant entretoise, qui laisse coulisser une pièce verticale h, appelée glissière.
- Cette glissière possède aussi une clavette qui se meut avec elle et la guide à son tour dans les flasques; son sommet est terminé par un plan d’accrochage ou men-tonnet h'. La pièce principale, qui décroche, se désigne sous le nom de mors; elle représente un levier vertical soutenu par un axe traversant les flasques; le mors a également un plan d’accrochage b, qui vient se loger sous le mentonnet de la glissière, et à sa partie supérieure une surface inclinée correspondant à celle de la tête l. L’axe qui supporte le mors se meut dans un trou ovale i. La tête de l’outil l est fixée à la sonde par
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- le filet e, et la glissière h, à la tige maîtresse qui la réunit au trépan. Ainsi que je l’ai expliqué déjà, un choc donné par une bascule;’ (pl. 19, fig. 3), frappant sur un heurtoir h, imprime une réaction à la sonde, dont l’effet se produit de bas en haut.
- Celle-ci, étant fixée à la tête de la bascule r (pl. 15, fig. 5), ne bouge pas; mais la partie inférieure, composée du trépan, de sa tige maîtresse et de la glissière suspendue au mors, continue le mouvement ascensionnel, et c’est alors que l’axe de suspension, s’élevant avec le mors dans le jeu formé par le trou ovale, force ce dernier à occuper la position indiquée dans la figure 3 ; à ce moment, la glissière est abandonnée à elle-même et tombe en chute libre avec le trépan. La bascule, ramenée par le cylindre dans la position première replace à nouveau le mors sous le mentonnet de la glissière et enlève le système de percussion; puis un nouveau choc vient produire une réaction nouvelle et la chute du trépan. C’est avec ce système que les puits artésiens de la Butte-aux-Cailles et de la raffinerie Say (580 mètres) ont été exécutés.
- Pour maintenir la verticalité dans le trou de sonde, on ajoute une lanterne entre les barres et la tête de l’outil, puis la chute est rendue également verticale dans les grands diamètres par l’addition d’un collier fixé au trépan ou à la maîtresse tige.
- OUTIL A CHUTE LIBRE PAR POINT D’APPUI
- La deuxième chute libre fonctionne sans choc ; le déclanchement se fait par la rencontre d’une tige additionnelle appelée point d’appui qui se meut parallèlement au corps de l’outil en supportant le cliquet destiné à opérer le déplacement du mors. Ce système convient aux forages à grande section. Je le représente avec la glissière fermée et deux points d’appui ; car dans les petits diamètres il n’y
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- en a qu’un seul. La construction du corps est à peu près semblable au précédent, mais sans mortaises ni clayettes ; elle se compose d’une glissière proprement dite k (p. 16, fig. 5), de deux flasques boulonnées à la tête, ], séparées par les entretoises tt' qui guident la glissière k.
- Les figures nos 1 et 2 (pi. 16) représentent l’outil accroché et suspendu avec le trépan vissé sur la glissière par l’intermédiaire de la tige maîtresse.
- Le mors a, comme dans l’outil à réaction, tourne sur un axe fixe b, et il est placé entre les flasques mm'; enchappé par un cliquet c logé dans une boîte g dont les platines sont soudées aux points d’appui dd' maintenus sur les faces du corps en f f et sur le flanc du porte-lames par les guides f'f'. Des renflements oor et les saillies de la tête du corps de l’outil nn' limitent la course des points d’appui.
- On comprend qu’en abaissant la sonde (fig. 2), le système des points d’appui placés en avant-garde pp porte le premier au fond du trou, et que. la descente continuant, le cliquet décrit une révolution sur son axe qui pousse la tête du mors et le chasse en avant; la glissière décrochée tombe alors avec le trépan.
- La figure n° 4 montre l’outil au moment du décliquetage et les positions du cliquet c et du mors a. Celle n° 5 le fait voir après la chute ; la tête de l’outil et les flasques supportant le mors sont redescendus, passant dans la boîte du cliquet g qui à ce moment-là occupe le sommet de l’appareil; puis le plan d’accrochage du mors étant arrivé en dessous du mentonnet p de la glissière k, la sonde est remontée pour occuper sa position première (pl. 16, fig.U). C’est en reprenant cette place que le cliquet pose sur la tête du mors et se trouve de nouveau enlevé avec lui.
- Je tiens à faire cette remarque que, dans ce système, la fermeture de l’outil est complète et automatique, c’est-à-
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- dire que pendant la descente dans le trou le trépan ne peut pas se décrocher, ce qui est quelquefois la cause d’accidents graves, surtout quand ces appareils ont un grand poids. Le cliquet, fortement maintenu dans sa boîte g, ferme la tête du mors sur laquelle il est suspendu et empêche son mouvement.
- En 1867, j’ai pris une addition au brevet de cet outil pour son application aux trépans de grand diamètre que je superposais à un récipient extracteur des déblais. Ce procédé de forage se rattachant aux travaux de fonçage de puits de mines à niveau plein, je crois intéressant d’en donner quelques explications :
- (PI. 18, fig. 1 et 2). Le trépan est d’une construction assez simple, formant une fourche dont la branche centrale a est droite et renforcée, les deux autres bb' inclinées ; le porte-lame c est en forme de Y à ses extrémités et reçoit des lames en proportion de la surface de la banquette dont on doit faire l’abattage ou du trou que l’on doit forer.
- Au système de déclic par point d’appui dont je viens de faire la description, est suspendu un récipient d dont les fonctions sont indépendantes du trépan, c’est-à-dire qu’il ne chute pas avec lui; il est amarré au corps des points d’appui ee'. Chaque fois que le trépan est décroché, les débris résultant de l’abattage tombent dans le cylindre extracteur, et, la frappe terminée, le trépan est remonté au sol avec les déblais; ce qui évite les doubles manœuvres du curage. Cet appareil à chute libre est exécuté, mais je n’ai pu lui trouver une place dans mon exposition.
- COULISSE A PRESSION D’EAU
- Le dernier mode de chute libre ne ressemble à aucun autre appareil de ce genre. Il a pour principe la résistance
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- de l’eau, et je l’ai désigné sous le nom de coulisse à pression d’eau. L’outil est formé d’un cylindre ab à deux diamètres réunis par une jonction conique c; il est fermé à sa partie inférieure d et ouvert au sommet e. Dans 1 intérieur du cylindre se place un obturateur p, traversé par des évents in que recouvre une platine o; la tige du disque est ajustée à une fourche mm', guidée extérieurement au cylindre, qui se visse en»' au trépan.
- Le cylindre, de son côté, est fixé également à une fourchette nri, mais faisant partie de la sonde. Ce sont donc-deux assemblages dont les fonctions sont bien distinctes :
- 1° La sonde qui suspend le cylindre;
- 2° Le trépan fixé au piston compresseur.
- L’outil agencé comme il vient d’être dit, est descendu au fond du trou de sonde dans la situation indiquée (pl. 17, flg. 3); le trépan porte le premier et le cylindre continue sa course jusqu’à ce que le piston occupe sa position r (fig. 1).
- La bascule enlève alors très-rapidement le système ; l’eau, comprimée dans le cylindre par le poids du piston auquel on assujettit le trépan, s’échappe lentement au contact du petit cylindre; mais, quand le disque arrive dans le grand, la résistance est détruite et l’outil tombe en chute libre. Dans la descente à travers le cylindre de petit diamètre, l’outil descend, quoique lentement; il faut donc prévoir cette perte de course et, pour y suppléer, augmenter l’amplitude du levier de bascule.
- A chaque oscillation de la sonde, le piston est toujours replacé au sommet et enlevé pour produire la chute qui est accélérée au passage de la partie agrandie.
- Cette coulisse supprime la complication des mors, axe et mentonnet, indispensable aux autres outils; il constitue donc un principe nouveau de chute libre très-différent de ceux appliqués jusqu’à ce jour dans les procéd4s de sondage.
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- ENGINS SPÉCIAUX
- Les engins spéciaux employés pour le cimentage et le bétonnage des tubes, la consolidation des terrains et des fondations, quoique peu nombreux, ont leur importance ; ils servent à étancher les tubages au contact des nappes saumâtres que l’on rencontre dans le voisinage de la mer, —sondages de Boulogne et de Calais, de Dieppe, etc., — ou à interrompre la circulation des eaux douces extérieurement aux colonnes dans les forages, — salines de la Meurthe. — Je préconise beaucoup ces opérations depuis quelque temps, et elles réussissent généralement bien.
- La cuiller à ciment n° 65 (pi. 11, fig. 9) convient à ces manœuvres: quand elle est descendue au point déterminé, le clapet s’ouvre en tirant sur la tige avec une corde et fait tomber le contenu du cylindre dans le forage.
- Si le sondage est profond, c’est le clapet qui, armé à sa partie inférieure d’une tige, vient à porter sur un tampon que l’on place pour fermer l’intérieur d’un tube, et qui en se soulevant fait passer le ciment dans l’espace annulaire que l’on veut boucher (pl. 22, fig. 3 et 4). Sous la vitrine G est le modèle d’une cuiller-piston employée pour les injections de ciment ou la création de monolithes en béton pour consolider les terrains (pl. 22, fig. 5 et 6); elle se manœuvre comme la première, sauf qu’elle a un piston à déclic. Descendu au fond du sondage, le déclic est ouvert par la corde que l’on tire, et le clapet devenu libre laisse échapper le ciment; ‘‘puis, pour opérer sa compression et le faire pénétrer dans les interstices du terrain qui doit être consolidé, on relève le clapet et l’on appuie avec la cuiller, qui forme alors un véritable piston. Pour ne pas aspirer le ciment en remontant l’appareil, on ouvre de nouveau le clapet, ce qui donne une rentrée d’air ou d’eau en dessous. C’est avec cet outil qu’ont
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- été faits les travaux de consolidation de l’hospice Lariboisière.
- Un piston plus petit se manœuvrant dans un tube in-jecteur est exposé sous le n° 41 (pl. 20, fig. 4) ; il a servi aux injections de ciment du viaduc de Ghérisy (Eure-et-Loir, ligne de Granville). Pour cette consolidation, on a foré verticalement et obliquement cent quatre-vingt-douze sondages autour des piles et culées, puis l’injection a été faite par le piston avec du ciment de Portland. Le via-duc a été parfaitement consolidé, et l’on peut se rendre compte de l’excellence de ce procédé en examinant un échantillon du béton artificiel produit par cette injection, dans le meuble du modèle principal I.
- D’autres travaux de consolidation ont été faits par les mêmes procédés à l’écluse de Froissy (Somme) (pl. 21, fig. 4). Les sondages étaient tous verticaux et placés en quinconces sur les bajoyers et dans le sas. Trois cents sondages ont consolidé le massif de l’écluse et arrêté tous mouvements des maçonneries ; le ciment était coulé à l’état liquide et refoulé dans les trous de sonde.
- Au viaduc du Point-du-Jour, culée de Javel (Grenelle) (pl. 21, fig. i), 45 forages disposés en écran sur la face de la culée furent injectés en prolongeant les tubes jusqu’au tablier; le ciment descendait par son poids, s’absorbait dans le sol à 10 ou 12 mètres de profondeur et formait ainsi un enrochement dans les terrains. On avait toujours soin, avant d’injecter, de mesurer le volume des déblais retirés des sondages, afin de le comparer à celui du ciment refoulé dans l’intérieur du sol, qui était quelquefois triple de celui des déblais.
- COUPES GÉOLOGIQUES DE SONDAGES ET MODÈLES
- Les coupes sont fixées aux surfaces du pylône ; elles représentent sur le côté A les nombreuses applications de la
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- sonde aux puits absorbants, à la descente de paratonnerre, de câble [thermo-électrique (Muséum de Paris) et de pilotis ; puis celles de la recherche des eaux minérales telles que Spa, Enghien, Pierrefonds, etc., et les captages à ciel ouvert de sources ordinaires ou minéralisées.
- Des exemples de sondages pour obtention d’eaux ascendantes sont indiqués dans les coupes de la poudrerie de Sevran et du Fort de Stains, face C.
- Quoique possédant nombre de sondages importants à reproduire, j’ai pris ces types parce qu’ils font suite à une série d’études géologiques que j’ai faites pour les Forts de Paris et dans le but de montrer la stratification très-variable du bassin tertiaire parisien, ainsi que la construction de tubages à colonnes superposées ou à espaces annulaires.
- Un tableau B renferme les coupes des puits artésiens de Grenelle, de la Raffinerie Say et de la Butte-aux-Cailles (pl. 23). On sait qu’il existe à Paris trois puits de ce genre : le premier, foré par M. Mulot, mon prédécesseur, en 1841 ; le deuxième, à Passy, par M. Kind ; et le troisième, que j’ai terminé en 1870, dans l’importante Raffinerie de M. G. Say. Ce sont, jusqu’à ce jour, les seuls grands puits jaillissants de Paris.
- La maison a l’entreprise d’un autre puits artésien de cette importance à la Butte-aux-Cailles (13° arrondissement).
- Celui de l’abattoir de Grenelle fournit des eaux jaillissantes à la cote -h 72“,70, soit à 36m>20 au-dessus du sol ; il date de trente-sept ans, sa profondeur est de 547 mètres. Le puits artésien de la Raffinerie, terminé à 580m,25, a traversé les mêmes terrains ; mais c’est le seul qui ait pénétré aussi profondément dans les grès verts, ce que l’on peut vérifier en examinant les trois coupes géologiques comparées ; son débit au sol à la cote H- 46 est d’environ 8^000 litres par minute»
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- Les autres tableaux donnent une idée très-exacte de l’importance des sondages pour études de terrains et fondations de monuments publics, ponts, viaducs, lignes de chemins de fer et consolidations de ponts et écluses, par injections de ciment. Ces travaux étant une des spécialités de la maison, j’ai réuni un ensemble de ceux qui ont été entrepris pour l’étude du projet de relèvement du plan d’eau de la Seine, depuis Rouen jusqu’à Paris.
- D’autres coupes se rattachent à des travaux analogues pour les Compagnies de chemins de fer, les Administrations de la Ville de Paris, de l’Assistance publique, des Ponts et Chaussées et du Génie militaire.
- Je ne puis chiffrer exactement les sondages appliqués à ce genre d’étude, mais je suis certain qu’ils sont au nombre de plusieurs milliers dans les archives de la maison.
- Dans le cadre qui fait face à l’appareil de descente des tubages, on voit la coupe du sondage de Sangatte (Pas-de-Calais) (Projet du tunnel sous-marin entre la France et l Angleterre). Ce sondage présente cette particularité que, en dehors de l’examen des différents étages du terrain crétacé, on a isolé les uns après les autres tous les niveaux correspondants à ces étages et fait à chacun des essais de débit. Il y avait dans ce travail une importance capitale à se rendre compte des niveaux que l’on pouvait rencontrer pour le percefnent futur du tunnel.
- Ces travaux n’excluent pas des recherches d’eaux ascen» dantes ou artésiennes, d’eaux minérales et de mines de houille, sel gemme, minerais, etc., qui sont journellement en cours d’exécution.
- Les modèles exposés sont nombreux ; j’ai pensé avec raison qu’ils devaient suppléer avantageusement à cette description sommaire et qu’ils feraient voir d’une manière plus tangible tous les détails d’un appareil.
- Sur la tablette du pylône F est une réduction du captage de la Source du Lac à Enghien-les-Bains (Seine-et-
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- Oise) ; la source sulfureuse a été captée au milieu des eaux du lac, sans cependant qu’il y ait eu communication avec ce milieu ambiant; c’est là évidemment la grosse difficulté de cette opération, sans cependant négliger la question du captage lui-même, qui a nécessité un examen attentif du régime des eaux minérales de la localité. Ce travail est le premier de ce genre; il est extérieur au réservoir d’accumulation et descendu à travers les vases du lac.
- A gauche est un autre modèle, E, de captage d’eaux dans les alluvions delà Seine, au moyen d’uncuvelage en fonte descendu à niveau plein ; il a été construit pour alimenter le service d’eau du Vésinet(Seine-et-üise). Les tronçons de cuvelage ont 3 mètres de diamètre et pèsent ensemble 45,000 kilogrammes.
- A la suite, H, j’ai représenté un type des siphons qui servent à la dérivation des eaux minérales d’Enghien, sources Lévy et du Jardin des Roses. Quoique l’hydrogène sulfuré contenu dans ces eaux soit très-fugace, elles sont cependant amenées des sources captées par voie de sondage jusqu’à l’établissement, au moyen de siphons de 150 à 200 mètres, sans que leur degré sulfhydro-métrique ait sensiblement varié.
- Sous la même vitrine est un sondage absorbant avec les dispositions de décantage que j’adopte depuis plusieurs années.
- Le modèle de pont, G, indique l’emploi des sondages pour l’assèchement de l’intrados des ponts, opération qui se fait avec l’appareil figuré (viaduc du Maine). Quand l’écoulement des eaux n’a pas été ménagé sur la forme, on a recours à cet appareil de sondage pour lesévacuer, car leur écoulement à travers les joints dégrade à la longue les maçonneries.
- Un modèle de cuiller-piston et une cuiller à béton placés sous cette vitrine ont été mentionnés dans la description du groupe VIII.
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- Les vitrines I, J, K, recouvrent des modèles d’installations de sondages. Sous la première est une chèvre à treuil mixte, fonctionnant à bras ou à vapeur avec poulie mou-flée. Celle du milieu, J, plus importante, montre dans tous ses détails un chantier de sondage pour les puits à grande section et à grande profondeur (type : puits artésiens de la Raffinerie Say et de la Butte-aux-Cailles).
- Ce modèle fait voir à leur place les différents appareils du chantier; il a été construit à une échelle exacte et de telle sorte que l’on pourrait établir cette -installation de grandeur naturelle, en relevant ses proportions. La charpente, objet d’une étude soignée, indique bien les différents services de la chèvre ; le milieu est consacré à la manœuvre des sondes, le côté des machines à celui des câbles, et le troisième compartiment est réservé aux escaliers qui desservent tous les planchers. La machine à deux cylindres actionne une transmission montée avec bobine et cabestan : la bobine, pour recevoir le câble plat qui enlève les sondes; le cabestan, employé aux manœuvres de curage avec câble en fil de fer.
- Une plate-forme, placée à l’arrière des transmissions, reçoit les leviers de freins changement de marche et freins à vapeur, de sorte que le mécanicien a sous la main la direction et la surveillance de tous les mouvements. Au côté opposé à la transmission est le cylindre batteur qui fait agir le levier de bascule et la sonde ; il fonctionne automatiquement avec une distribution munie de cames.
- Dans le meuble, sous la vitrine, sont disposés plusieurs spécimens de trépans, des cylindres servant à démontrer le mode de découpage des témoins, des modèles d’outils à chute libre et un chevalet avec sonde horizontale que j"ai construit pour des recherches d’eaux minérales en Russie.
- La troisième vitrine, K, contient un trépied et modèle de chèvre pour sondages d’explorations ; ce sont les appareils généralement utilisés dans les recherches peu profondes
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- et que la maison a fournis pour des explorations en Algérie, celles du canal de l’isthme de Suez, pour les missions du Pérou, du Caucase, la découverte des sables aurifères en Californie et en Portugal, les recherches de pétrole en Asie, à Bakou (mer Caspienne), etc.
- Actuellement, je prépare un matériel de ce genre, choisi par le Commandant Roudaire pour ses études des Chotts algériens et du golfe de Gabès (Tunisie).
- Quelques spécimens de cet outillage sont exposés dans le groupe II (missions scientifiques, — ministère de l’instruction publique). On peut y remarquer une sonde sous-marine destinée à recueillir des échantillons de terrain dans le fond des Chotts, une bouteille éprouvette pour vérifier la nature des eaux à différentes profondeurs (cet appareil s’emploie également pour l’examen des eaux salées ou minérales que l’on rencontre dans les trous de sonde) et divers outils de sondage qui seront employés aux explorations du sous-sol des Chotts et du seuil de Gabès.
- Les nos 75 et 79 terminent la série des modèles. Le premier est un outil à chute libre par réaction : le deuxième montre les détails du système de chute libre par pression d’eau, qui permet de supprimer la plupart des organes en usage dans les outils de ce genre, tels que tige additionnelle, axes, mors, etc.
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- TABLE
- 1. Série de manchons pour tiges de sondes.
- 2. Mandrin cannelé. ^
- 3. Trépan à joues et à téton. •
- 4. Alesoir cône. ; '
- 5. Emmanchement à tenon.
- 6. Ciseau èlargisseur à déclanchement.
- 7. Petit emmanchement de sonde à tenon.
- 8. Tire-bourre à deux branches.
- 9. Trépan à pointe de diamant,
- 10. Àlésoir pour tubes en bois.
- 11. Taraud conique.
- 12. Cuiller ouverte de 13.
- 13. Taraud à charnière.
- 14. Cuiller à bois.
- 15. Èlargisseur de 40 à déclic.
- 16. Cuiller à bois et à charnière.
- 17. Taraud à bois conique.
- 18. Tarière cylindrique.
- 19. Taraud cylindrique.
- 20. Tire-bourre conique.
- 21. Emmanchement de sonde de 50 millimètres.
- 22. Taraud à bois cylindrique.
- 23. 24. 25. Emmanchement de sonde de 90, 80 et 70 millimè
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- 26. Taraud à bois.
- 27. Emmanchement de sonde de 40 millimètres.
- 28. Emboutissoir.
- 29. Cône à tarauder.
- 30. Tarière à bois.
- 31. Cuiller ouverte rubanée.
- 32. Tampon en fer.
- 33. Trépan droit à téton.
- 34. Cuiller à gobelet.
- 33. Ciseau à mèche.
- 36. Taraud cône à bois.
- 37. Tourne à. gauche‘de manoeuvre.
- 38. Tarière rubanée à manche.
- 39. Coupe-tube à ressort.
- 40. Caracole droite.
- 41. Piston pour injection de ciment.
- 42. Cuiller à mouche, à clapet cône.
- 43. Cuiller à pompe.
- 44. Caracole articulée.
- 45. Vérificateur avec récipient.
- 46. Cuiller à bascule.
- 47. Grand trépan à six lames de lm,25.
- 48. Cuiller trépan.
- 49. Outil à pinces.
- 50. Cuiller à mouche de tarière.
- 51. Ciseau élargisseur à vis.
- 52. Trépan à deux lames de 50.
- 53. Outil à chute libre par réaction de 90 millimètres
- 54. Tarière cône.
- 55. Trépan équarisseur à quatre lames.
- 56. Série de tubes en cuivre à vis.
- 57. Série de tubes en fonte à vis.
- 58. Outil à échantillon à coin.
- 59. Outil à échantillon à baïonnette.
- 60. Cuiller ouverte.
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- 61. Trépan à joues de 40.
- 62. Coupe tube à tige.
- 63. Trépan à joues et à guide avec lames repasseuses.
- 64. Cylindre à découper les témoins.
- 65. Cuiller à béton.
- 66. Cuiller à gobelet et tarière. -
- 67. Frette à dents cannelée.
- 68. Outil à chute libre.
- 69. Coupe-tube.
- 70. Rivoir.
- 71. Caracole cintrée.
- 72. Cylindre aléseur à six branches.
- 73. Grand trépan plat à quatre lames.
- 74. Cuiller à cloisons.
- 75. Modèle de chute libre à réaction.
- 76. Spécimen d’ajustement de tube en tôle.
- 77. Frette dentée de 250.
- 78. Tire-bourre cylindrique.
- 79. Modèle d’outil à chute libre (Coulisse à pression d'eau).
- 80. Ajustement à vis de 48.
- 81. Frette aciérôe pour tubes en tôle.
- 82. Appareil de descente de tubages.
- 83. Taraud de 43 pour tubes en tôle.
- 84. Alésoir de 50 à six lames.
- 84 bis. Trépans et cuillers de 35 millimètres.
- 85. Taraud conique de 38 pour tubes en tôle.
- 86. Tige à œil de 105.
- 87. Agrafe de relevée à touret.
- 88. Griffe à touret.
- 89. Agrafe de relevée à anse.
- 90. Série d’ajustements à vis.
- ABCD. Faces du pylône.
- E. Modèle de captage dans les Alluvions avec Cuvelage en fonte.
- F. Modèle du captage de là Source du Lac a Enghien les Bain*
- (Seine-et-Oise).
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- 38
- G. Modèle d’appareil pour sondages dans l’intrados des ponts.
- H. Modèles de puits absorbant avec décanteur, et de siphon
- pour dérivation des eaux minérales, sources Lévy et du Jardin des Roses à Enghien-les-Bains (Seine-et-Oise).
- I. Modèle d’installation générale d’un chantier de sondage à
- grande section, type Puits Artésien de la Butte-aux-Cailles.
- J. Modèle d’appareil de sondage simple pouvant se manœuvrer
- à bras et à la vapeur.
- K. Modèle d’appareil pour sondages d’exploration.
- Paris. — Typ. Georges Chamerot, rue des Saints-Pères* 19. s—--7155.';
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- LEON DRU ING*
- PL. I
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- LïM DRU ING11 OUTILS ET PROCÉDÉS DE SONDAGE
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- OUTILS ET PROCEDES DE SONDAGE
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- PL. IV.
- OUTILS ET PROCEDES DE SONDAGE
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- OUTILS ET PROCEDES DE SOMIAGE
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- OUTILS ET PROCÉDÉS DE SOADAGE
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- OUTILS ET PROCÉDÉS DE SONDAGE
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- OUTILS ET PROCEDES DE SONDAGE
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- Coupe s+ A.B -Coupe C.D Coupe sPA.B Coupe s*'C..D
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- Clavette des glissières
- Clavette des flasques
- Collier guide
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- Of'lIRU LW OUTILS ET PROCÉDÉS DE S05MCE PL. XV.
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- OUTILS A CHUTE LIBRE PAR POINT D'APPUI
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- OUTILS ET PROCÉDÉS DE SONDAGE
- PL. XVI
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- OUTILS A CIIÙTE IJHRE
- COULISSE A PRESSIOA 11'LU
- ^ON DRU INC?' OUTILS ET PROCEDES DE SONDAGE PL.XVII
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- LEON OKU ING"
- REPRISE de FONDATIONS EN SOUS ŒUVRE PAR INJECTIONS DE CIMENT ( PROCEDE J,DRU) PL.XX
- COMPAGNIE des CHEMINS DE FER DE L'OUEST VIADUC DE CI1ERIZY ( EURE ET LOIR )
- FiS.l
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- E.Hellé sc
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- PL XXI
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- REPRISE DE FONDATIONS EN SOUS ŒUVRE PAR INJECTIONS DE CIMENT ( PROCÉDÉ L.DRU )
- VIADUC DU POINT DU JOUR ( PARIS-AUTEUIL
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- Ecluse de Froissy ( Somme )
- E.Hellé sc.
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- LEON DRU 1NGU
- CONSOLIDATIONS ET REPRISES DE FONDATION EN SOUS ŒUVRE ( PROCEDE L.DRU )
- PL .XXII
- Hôpital Lariboisière
- Fiô. i
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- .Marne, et Gypse, e/i rognons
- Marne'Jaune
- Gypse dur Argile sableuse Mai-ne, blanche Jloeîie calcaire Marne grise et blanche
- IHÔ.
- Fiô. 6
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- Maison rue.Réaumur à Paris
- Fiô. 2
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- PUITS ARTESIENS DE PARIS
- PUITS ARTESIEN DE
- L'ABATTOIR RE GRENELLE
- Place Breteuil.
- 1841
- PUITS ARTESIEN DE
- LA RAFFINERIE C.SAY
- Boulevard de la Gare 123.
- 1870
- ? ; Sables et graviers
- Marnes 'Hanches
- =,! • . , Calcaire/glauconieuay
- ; arts, ct-verddtre/
- 33 I i
- Argiles et Sables .avec pyrites
- =—'.l\.J.Ilo : Argile/panachée'
- ^==^-11. oÔ Conglomérats de- ccdcatre-Marne' crayeuse
- \iL 86 : Sable- blanc fin-
- L < ' ' 1.21.86 . Craie'blanche pure-
- jp _ A, IA :'-“\-?8,6S ( Craie- à silecc-
- x 1 K 133,21 ’\ Craie- sans silea-
- Argilepure, noire, verte', veines de sable/,pyrites nodides dephosphoriie/,\ Mica- ~ fnocèranu/s concentrions \
- Sable vert et gris, pyrites, nodules argileuse
- ProfoncLeur totale 58omig
- Leforage de l'Abattoir de- Grenelle- est le premier puits jaillissantJait à Paris, l'eau- a jailli le z(> .Février iSA , Au sol le puits donne- -2-200 litres par minute, at( sommet de 1/x colonne de lc( place Breteuil. a la cote j3,jo, c. a d. à 30m 20 au-dessus du sol, le volume-débité est de- G3o litres. d'eau a une tempéraùtre de 2jf y elle- niartftte-g?y à rhydrofimétr'e- ,
- L'ecui ajailli le 26 Juillet iSôg au/orage de la Jdiiffinej'ie- Say, Trois nappesjaillissantes ont été rencontrées,- elles débitent Sooo litres par' minute. Dans les réservoirs de l'usine, à gTit> au dessus du-sol , cotc-55, 3o , le volume est de lj.lf.00 litres. l'eau a une température de- 2S? elle-marque g° à. Tfu/drotimetre, c 'estJusqu'à cegour le seul forage artésien qui aie'pénétré aussi profondément dans les Grés Verts .
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- E.Helle sc,.
- LEON RRU IN0R
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