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Les habitations ouvrières à l'Exposition universelle de 1889, à Paris
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- HABITATIONS OUVRIÈRES
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889, A PARIS
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- M. ANTONY BOULLIET -
- Avocat, lauréat de.l’Institut
- Secrétaire du Comité d’organisation et du éongrès internàtional des Habitations à bon marché
- (Paris 1889).
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- NANCY
- IMPRIMERIE BERGER-LEYRAULT ET C,e
- On s’abonne pour la France à la librairie Berger-Levrault et CiB 5 , rue w des Beaux-Arts, à Baris MÊME MAISON A NANCY
- 1889
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- CONDITIONS D’ADMISSION
- Pour être admis à la Société industrielle, il faut se faire présenter par un membre.
- La cotisation annuelle des membres ordinaires, domiciliés à Mulhouse et dans un rayon de sept kilomètres de la ville, est de 60 fr.
- Celle des membres ordinaires, domiciliés à plus de sept kilomètres, est de 50 fr.
- Chaque membre reçoit gratuitement le Bulletin et tout ce que la Société publie.
- Les 'publications de la Société industrielle sont en vente :
- A MULHOUSE, chez Veuve Bader et Cie, imprimeurs-éditeurs;
- A PARIS, chez Berger-Levrault et Cie, imprimeurs-libraires, 5, rue des Beaux-Arts.
- La Société industrielle prie-MM. les Directeurs d’ouvrages périodiques, qui font des emprunts à son Bulletin, de vouloir bien en indique l’orieine.
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- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE
- DE MULHOUSE
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- Nancy, imprimerie Berger-Levrault et C
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- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE
- DE MULHOUSE
- BULLETIN SPÉCIAL
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- HABITATIONS OUVRIÈRES
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- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889, A PARIS
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- M. ANTONY ROULLIET
- Avocat, lauréat de l’Institut
- Secrétaire du Comité d’organisation et du Congrès international des Habitations à bon marché
- (Paris 1889).
- NANCY
- IMPRIMERIE BERGER-LEYRAULT ET Cle
- On s’abonne pour la France à la librairie Berger-Levrault et Gie 5, rue des Beaux-Arts, à Baris MÊME MAISON A NANCY
- 1889
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- HABITATIONS OUVRIÈRES
- A
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- A PARIS
- PAR
- M. ANTONY ROULLIET
- Avocat, Lauréat de l’Institut,
- Secrétaire du Comité d’organisation et du Congrès international des Habitations à bon marché.
- (Paris 1889.)
- Les Habitations ouvrières ne sont plus, comme jadis, une des unités dont était formée une classe; elles constituent, à elles seules, à l’Exposition universelle de 1889, à Paris, une section spéciale (section XI) de l’Exposition d’Économie sociale qui, elle aussi, a conquis son indépendance et vit de sa propre vie à côté de celle que l’on a appelée sa grande sœur1.
- Il y a, dans cette double existence séparée, la marque du progrès accompli; la classification adoptée pour l’Exposition de 1889 n’a fait, en quelque sorte, que suivre celle de l’opinion publique, sans chercher ses inspirations dans un esprit de méthode tout à fait irréprochable, mais dominée par une pensée généreuse, car l’étude du sort du plus grand nombre reste, en effet, l’un des traits qui caractérisent et qui honorent le xixe siècle2.
- 1 La classe 63 mentionne aussi les Habitations ouvrières comme dépendant du Génie civil.
- 2 Exposé des motifs à l’appui de l’institution d’une Exposition d’Economie sociale.
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- Déjà, en 1867, une heureuse innovation avait été introduite dans le classement des produits envoyés à Paris, par rétablissement du célèbre Groupe X, qui comprenait les objets spécialement exposés en vue de fournir à la population ouvrière des villes et des campagnes les moyens d’améliorer sa condition morale et physique. La classe 93 de ce groupe renfermait les spécimens d’habitation caractérisés par le bon marché uni aux conditions d’hygiène et de bien-être. Malgré le temps écoulé, malgré les événements accomplis, le souvenir de ce Groupe X n’est pas perdu et ne saurait l’être. Il ne l’est pas, surtout en Alsace, dans cette chère Alsace, où la mémoire est un culte ; car cette province obtint, à elle seule, trois prix sur les douze grands prix qui, sous le titre de prix d’ordre nouveau, avaient été créés, en 1867, pour récompenser, comme disait le jury, les établissements et localités où régnaient à un degré éminent l’harmonie sociale et le bien-être des populations *.
- Nous verrons que, dans la nouvelle atmosphère où vit l’Alsace, le bien accompli n’a pas encore été détruit et que les mauvais vents n’ont pas totalement dissipé les heureuses semences jetées, jadis, par des hommes généreux dont le nom est encore dans tous les cœurs, s’il ne peut plus être sur toutes les bouches.
- Après 1867, en 1878 — pour ne parler que des Expositions internationales qui se tinrent à Paris — les habitations ouvrières firent encore bonne figure1 2; soit dans les sections qui leur étaient affectées, soit dans les Congrès, par exemple dans le Congrès international d’hygiène3; car elles n’avaient pas alors, comme aujourd’hui, le privilège d’un Congrès spécial.
- Ce n’est point ici le lieü de parler de l’Exposition de Londres,
- 1 Les Habitations ouvrières de l'Exposition universelle de 1867, à Paris, par MM. Degrand et le Dr Faucher. (Collection des rapports du jury, t. XIII.)
- * Étude sur les Habitations ouvrières qui se trouvent à VExposition universelle de 1878, par M. Ë. Cacheux. Paris, 1879.
- 3 Ce congrès se tint à Paris du 1er au 10 août sous le patronage du gouvernement français. La quatrième question traitait : Des Logements des classes nécessiteuses ; le rapport était signé : Émile Trélat et 0. Du Mesnil.
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- en 1851, où S. A. R. le Prince Albert tint à être le premier à donner le bon exemple en faisant figurer, sous son nom, un modèle de maison à bon marché; nous n’avons pas à rappeler les Expositions de Vienne en 1873 \ ni celle de Bruxelles en 18762, ni même cette importante Exposition de Londres en 1884, où se rencontra un concours à peu près unique de tout ce qui concerne l’hygiène.
- Dans toutes ces occasions, le logement de la classe peu aisée a été l’objet d’intéressantes exhibitions, d’études nombreuses et consciencieuses qui ont, en quelque sorte, trouvé leur consécration dans ce premier Congrès international des Habitations à bon marché, qui vient de se tenir, à Paris, au centre de cette très intéressante Exposition d’Économie sociale, au milieu même des Habitations ouvrières, dans ce Cercle populaire inspiré par ceux de Mulhouse et du Havre.
- Les faits nous imposent une division que nous n’eussions sans doute pas adoptée.
- L’étude que nous allons faire des Habitations ouvrières à l’Exposition universelle de i889 portera, tout d’abord, sur les maisons construites en grandeur naturelle à l’Esplanade des Invalides; c’est à elles que la première place est due, car elles mettent sous les yeux du public et des hommes spéciaux l’habitation dans sa réalité et, à ce titre seul, constituent, au premier chef, le meilleur mode d’exhibition.
- Après cet examen, nous pénétrerons dans le gracieux pavillon de l’Économie sociale, où nous trouverons, dans trois salles spéciales, élégamment aménagées, le reste de l’exposition de la section XI; là, nous rencontrerons quelques reliefs d’habitations qui sont encore un mode excellent d’exposition ; puis, enfin, nous étudierons les plans, élévations, coupes, etc., en un mot les exhibitions qui ont eu recours aux arts graphiques pour se produire. Dans ces
- ’ Les Habitations ouvrières à l'Exposition universelle de 1873 à Vienne, par M. Jean Wist. Vienne, 1877.
- * Rapport sur les Habitations ouvrières exposées à Bruxelles en 1876, par M. le Dr Paul. Bruxelles, 1877.
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- deux catégories, nous distinguerons successivement la maison à un seul logement de celle qui en renferme plusieurs.
- Le visiteur qui pénètre dans l’Exposition installée sur l’Esplanade des Invalides, par la porte qui se trouve en face du splendide monument élevé aux glorieux mutilés de la Patrie, rencontre, sur sa gauche, la section de la Société de secours aux blessés des armées de terre et de mer — une exposition intéressante entre toutes, dont la place a été heureusement choisie — puis celle du campement et du voyage1, puis le pavillon de la Participation aux bénéfices, qui renferme une exposition collective sur laquelle nous aurons à revenir, puis encore cette colonne de l’Union coopérative de la Grande-Bretagne et de l’Irlande (The Cooperative Union of Great-Britain and Ireland) avec sa belle devise: « Self help, by mutual help », qui peut se traduire par : « Aide-toi, le Ciel t’aidera »; puis enfin, à trente pas de l’entrée, il aperçoit une première maison, celle de la Société de la Vieille-Montagne; tout auprès et sur la gauche du Cercle populaire, dont l’élégant pavillon montre sa gracieuse architecture et son ornementation aux vives couleurs; toujours sur la gauche, se trouve la Rue des Habitations ouvrières, où nous pénétrerons bientôt pour y étudier en détail les deux maisons construites par MM. Ménier frères, de Noisiel-sur-Maruc (Seine-et-Marne). Ces deux constructions forment l’angle du côté droit du Cercle populaire et constituent un îlot séparé ; puis suivant la Bue des Habitations ouvrières, nous rencontrerons les deux maisons élevées par M. De Naever, contiguës à celle édifiée par les soins de M. Fanien et, enfin, celle érigée par la Compagnie des mines d’Anzin; au total sept maisons élevées dans leurs proportions réelles.
- Le chiffre total des exposants de la Section XI est de cinquante et un, d’après le Catalogue officiel, que nous 11e saurions croire sur
- Annexe de lu élusse 39 du groupe IV.
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- parole; car cette étude, forcément rapide et nécessairement sommaire, constatera un nombre sensiblement plus considérable d’exposants.
- Il y a donc là un résultat acquis considérable, qui fait le plus grand honneur au Comité d’admission de la Section XI1 ; bien qu’il soit permis de regretter que certaines espérances ne se soient pas réalisées et que certaines bonnes volontés n’aient pas été mises à contribution.
- 1 Le comité d’admission de la section Xi était ainsi composé : M. Jules Siegfried, député, président; M. Georges Picot, membre de l’Institut, vice-président ; MM. Godin, le Dr du Mesnil, Émile Muller et Émile Trélat, membres; Jules des Rotours, secrétaire.
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- MAISONS CONSTRUITES EN GRANDEUR NATURELLE
- Les spécimens construits en grandeur naturelle par des exposants étrangers doivent être étudiés tout d’abord.
- La Belgique, qui a toujours porté un si vif intérêt au logement de la classe ouvrière ‘, a seule pris une part réellement sérieuse dans cette section XI, et c’est s’acquitter envers elle d’une dette de reconnaissance que de lui réserver la première place.
- Maison construite par la Société de la Vieille-Montagne (Chénée. Belgique).
- La question du logement des ouvriers et des employés a été de tout temps, au sein de la Société des Mines et Fonderies de zinc de la Vieille-Montagne, l’objet des plus sérieuses préoccupations. Son initiative a été d’autant plus heureuse qu’elle a été dirigée par la pensée éminemment pratique que la situation spéciale de l’habitation est la première à considérer; que la nature, la construction, la disposition du logement doivent être, avant tout, subordonnées aux conditions locales et qu’un type uniforme, qu’une maison-modèle, comme on l’a dit parfois, ne saurait être adoptée, car elle ne pourrait donner satisfaction à des besoins aussi divers que multiples2.
- ‘ On sait que la Chambre des représentants et le Sénat viennent de voter la loi relative aux habitations ouvrières et à l’institution de comités de patronage, présentée par M. A. Beernaërt, ministre des finances, et que cette loi a été sanctionnée et promulguée par S. M. le Roi Léopold, à Laëken, le 9 août 1889.
- 2 Voir : Journal des Économistes. Août 1889, p.229, le Congrès international des Habitations à bon marché, par M. Antony Roullief.
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- La Société de la Vieille-Montagne fournit la preuve la plus concluante de cette nécessité de maisons à types variés et souvent fort dissemblables, car elle possède des établissements en Belgique, en Allemagne, en France, en Algérie, en Suède, en Sardaigne et en Espagne.
- De même que les types adoptés ont varié, de même le mode d’intervention de la Société a été différent.
- Dans le voisinage des villes ou des bourgs d’une certaine importance, la Vieille-Montagne s’est contentée de s’intéresser plus ou moins directement au logement de son personnel. Pour assurer à ses ouvriers des loyers de prix modéré, il lui a fréquemment suffi de prendre une part dans les sociétés civiles créées pour la construction de maisons ouvrières sous le patronage des administrations communales.
- Là où la nécessité en a été reconnue, c’est-à-dire dans des lieux où manquaient les maisons habitables, elle a suppléé à l’insuffisance des logements, soit en construisant elle-même des maisons, soit en louant, ou en appropriant des locaux pour les sous-louer à ses ouvriers dans des conditions avantageuses comme prix, salubrité, etc.
- C’est ainsi qu’à Moresnet, à Welkenraedt, aux mines du Rhin, de Sardaigne et d’Algérie, à Ammeberg (Suède), etc., elle a entièrement élevé à ses frais des maisons pour les familles de ses ouvriers. Ces habitations, construites par groupes de deux ou de quatre, ne servent en général qu’à un seul ménage, rarement à deux; l’expérience ayant démontré, en effet, que Y isolement et Y indépendance des ménages étaient préférables à tous égards et étaient aussi recherchés par les ouvriers.
- A côté de ces maisons, se trouve généralement un petit jardin que l’ouvrier cultive à ses heures de loisir.
- La Société a tout fait pour faciliter à l’ouvrier l’accès à la propriété. Ici, des terrains ont été morcelés et vendus à des prix très Modérés pour permettre aux ouvriers d’y construire des maisons Modestes mais suffisantes et, grâce aux avances que la Société leur
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- a faites, ils ont pu construire leurs habitations, se procurant, au prix de revient, tous les matériaux nécessaires : briques, pierres, pavés, bois, etc., ou trouvant encore dans la Société de la Vieille-Montagne de nombreuses facilités pour les paiements. Là, cette même Compagnie a vendu à ses ouvriers des maisons toutes bâties, ne leur demandant qu’une partie du prix d’achat payé comptant et le reste étant soldé par de faibles annuités.
- Le nombre des ouvriers et contre-maîtres qui, par l’un ou par l’autre de ces moyens, sont arrivés, dans les divers établissements de la Société, à être propriétaires des maisons qu’ils habitent s’élève à mille : c’est-à-dire qu\m ouvrier sur six environ possède son foyer. Cette proportion considérable tend à s’accroître. Un tel résultat est de ceux qui 11e sauraient être passés sous silence.
- Poursuivant toujours ce noble but d’accroître le nombre des bonnes habitations ouvrières, la Société de la Vieille-Montagne a su persuader à plusieurs entrepreneurs de construire à leurs risques et périls un certain nombre de maisons, en leur donnant, par contre, la garantie d’un loyer rémunérateur pendant une série d’années.
- De tels efforts poursuivis avec une telle persévérance ont eu pour résultat ce bienfait inappréciable, qu’aujourd’hui presque tous les ouvriers de la Vieille-Montagne occupent des logements suffisants, bien tenus, d’un loyer modéré; qu’ils ont souvent la jouissance d’un jardin ou d’un petit champ et qu’ils possèdent tous les éléments nécessaires au bien-être matériel et moral. Cette laborieuse population se trouve ainsi amenée à être attachée au sol, au foyer domestique et, par là, à l’œuvre commune.
- Dans certaines localités, la Société loue aux ouvriers les maisons qu’elle possède à des prix très modérés. Ces locations sont faites suivant des baux d’une rédaction uniforme, dont les principales stipulations sont : que la location est consentie par mois, avec faculté réciproque de résiliation, en prévenant un mois à l’avance, et que le prix du loyer est retenu sur le montant des salaires, par mois ou par quinzaine, suivant les pays.
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- Le locataire ne peut loger des personnes étrangères à la Société; il ne peut délivrer des boissons alcooliques, ni transformer sa maison en cabaret. Il est tenu d’entretenir l’habitation dans un grand état de propreté, sinon, la Société se réserve le droit, soit de donner congé immédiatement au locataire, soit de faire procéder au blanchiment et au nettoyage de la maison aux frais de ce dernier, etc.
- Ajoutons, à propos de cette dernière clause, que la Société se fait un devoir de veiller à l’observation rigoureuse et constante des règles de l’hygiène. Une surveillance incessante est exercée à cet effet par les sous-comités des caisses d’ouvriers, c’est-à-dire par quelques contre-maîtres assistés d’ouvriers membres de la commission permanente de l’établissement.
- Cette surveillance de l’ouvrier par l’ouvrier lui-même est des plus heureuses, car le contrôle de ses pairs ne lui pèse point. Il y a là un modus agendi qui ne saurait trop être mis en lumière et sur lequel nous aurons à revenir par la suite.
- Ainsi, et nous y applaudissons très fort, la Vieille-Montagne n’a pas un type de maison ouvrière uniforme; ajoutons qu’elle ne pouvait en avoir. Les vingt grands établissements où résident les 6,500 travailleurs qui constituent sa population ouvrière, sont disséminés sur toute la surface de l’Europe, voire meme en Algérie. Tout diffère : les climats, les mœurs, le genre de travail. La Société a reconnu, avec grande raison, que l’uniformité des maisons, en présence de la diversité des habitudes, serait un non-sens. Un mineur de Suède ne saurait être logé comme un fondeur ou un lamineur de l’Aveyron ou du pays de Liège.
- Parmi ses nombreux types de maisons ouvrières, la Vieille-Montagne a choisi, pour l’édifier à l’Esplanade des Invalides, un de ceux qui lui ont paru, à la fois, le plus pittoresque et le plus digne d’intérêt. C’est la maison d’un ouvrier fondeur agriculteur de l’usine de Valentin Cocq, dans la province de Liège. La Société en a reproduit l’extérieur, peut-être avec quelques dispositions de dé-fifil un peu plus luxueuses, et, à rinlérieur, elle a exposé divers
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- tableaux graphiques qui rendent compte de l’état présent et de l’historique de ses institutions ouvrières.
- Sur la table du milieu, nous parcourons des notices concernant les divers et toujours remarquables produits de la Société; sur les murs, l’œil est attiré et l’attention bientôt captivée par des tableaux du plus haut intérêt; ce sont : les plans de types de maisons ouvrières; des graphiques qui donnent le chiffre des dépôts et le nombre des déposants à la caisse d’épargne; le rapport pour cent entre la charge des caisses d’ouvriers et le salaire annuel par ouvrier en 1850, 1860,1870 et 1880; ici, c’est le salaire moyen annuel par ouvrier ; là, la dépense moyenne annuelle des caisses par tête d’ouvrier; puis, le rapport entre le salaire et le prix du blé; puis, l’indication de tous les établissements dépendant de la Société de la Vieille-Montagne. Il faut se faire violence pour passer si rapidement sur des données aussi intéressantes ; mais les maisons seulement doivent nous occuper, et nous resterons dans l’une de celles dépendant de l’usine de Valentin Cocq, sans même examiner la série de plans et de photographies représentant divers types de maisons bâties ou acquises par la Société. Notons, toutefois, quelques vues d’intérieurs prises au hasard, dans des pays différents, et qui, toutes, donnent l’impression de l’ordre, de la propreté et d’un certain confort. Nous ne citerons que l’intérieur d’une maison ouvrière à Flone (Belgique); celle d’un contremaître à Ammeberg (Suède); puis des vues de maisons dépendant de l’usine de Valentin Cocq, l’une appartenant à Robert, manœuvre de fours, les autres à Silvy et à Marquet, brigadiers de fours. Mentionnons encore des photographies de la colonie suédoise et de la salle d’infirmerie installée dans l’établissement de Sardaigne.
- L’usine de Valentin Cocq est, comme on sait, la plus grande fonderie de zinc de l’Europe : elle est située à quelques kilomètres de la Meuse, dans une région agricole. Le travail des fours y est organisé de telle façon que la présence du fondeur n’est nécessaire, chaque jour, que pendant cinq ou six heures consécutives.
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- SOCIÉTÉ DE LA VIEILLE MONTAGNE
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- Fig. 3 _ Plan de 1 étage
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- L’ouvrier arrive 5 l’usine vers cinq heures du matin; à dix ou onze heures, sa tâche est achevée, il est libre, il a gagné sa journée. Il peut faire des économies de temps et d’argent. Il emploie généralement l’argent à acheter les objets qui sont nécessaires à l’existence des siens; il occupe le temps dont il dispose à cultiver un petit bien de terre ; il est, en quelque sorte, dans une ferme dont il est propriétaire.
- C’est cette petite ferme, cette petite habitation rurale, qui a été construite, à peu de choses près, à l’Esplanade des Invalides. L’élévation que nous en donnons ci-contre 1 montre qu’elle joint l’élégance à l’utile et que le pittoresque n’a pas, chez elle, perdu tous ses droits.
- La maison est élevée, le plus souvent, sur une cave où l’on conserve la bière et les provisions du ménage. Elle comprend : au rez-de-chaussée, une grande pièce dallée que l’on appelle la place et qui sert, à la fois, de cuisine, de salle à manger et de salle commune, où l’on se tient aux heures de loisir. Cette pièce est lavée tous les jours et le samedi à grande eau ; elle est généralement tenue avec un luxe extrême de propreté2.
- A droite, une petite remise où l’on serre les instruments aratoires; au-dessus de la remise, une sorte de grange-grenier et, dans un coin du grenier, très souvent un pigeonnier3. On sait que les Wallons sont peut-être les premiers colombophiles du monde. Les concours de pigeons-voyageurs sont leur grand plaisir ; c’est pour cette population, le sport privilégié : il vaut bien, à tout prendre, le cabaret.
- La Vieille-Montagne n’a pas manqué de respecter ce détail caractéristique ; la maison construite à l’Esplanade renferme un Pigeonnier et même des pigeons.
- A gauche de la place se trouvent une étable pour une vache ou i°ut au moins une chèvre, un toit à porc et une basse-cour.
- ' Figure n° t.
- Figure n° 2.
- Figuie 1,0 3 : Plan de l’éfage.
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- A l’étage, dont la figure 3 reproduit exactement la distribution, il y a deux ou trois chambres à coucher.
- La maison est généralement construite en briques on en moellons. Elle est recouverte en chaume, en tuiles et parfois en zinc.
- Telle est sommairement la description de ce home chéri de l’ouvrier de la Vieille-Montagne. Souvent, il a commencé par acheter et payer comptant, avec les économies accumulées à la Caisse d’épargne, un simple terrain propre à la culture; puis, désireux d’avoir lui aussi sa maison, il a obtenu très aisément de la Société l’avance des matériaux au prix de revient et s’est entendu, soit avec des petits entrepreneurs, soit avec des ouvriers d’état, ses camarades, pour élever lui-même la construction. On comprend qu’il soit difficile, dans ces conditions, d’évaluer le prix de revient de ces maisons. La Société de la Vieille-Montagne estime qu’il varie entre trois mille et cinq mille francs, suivant les dimensions et les ressources du ménage. Le prix de la maison élevée à l’Exposition d’Économie sociale se rapprocherait, assure-t-on, de ce dernier chiffre. C’est, comme nous Lavons-déjà dit, la maison d’un travailleur aisé, ou même d’un maître-ouvrier gagnant de 6 à 7 fr. par jour, prime comprise. Un tableau, daté du 1er octobre 1888 et placé dans un cadre près de l’escalier qui monte au premier étage, indique que cette maison appartient à Pierre Prys, brigadier de fours à zinc de l’usine de Valentin Cocq.
- Nous savons que la Vieille-Montagne n’a qu’à se féliciter du concours de cette population agricole; elle trouve là une pépinière de très habiles ouvriers qui se passent de père en fils la bonne tradition du métier. En outre, ils forment autour de l’usine un noyau de braves gens, sérieux, animés des meilleures intentions, très atlachés à la Société, intéressés à sa prospérité, et ils le prouvent en lui confiant leurs épargnes, fiers de faire partie de ses cadres et reconnaissants de la sollicitude qui leur est témoignée.
- L’éloignement de la ville les préserve des mauvais contacts et des excitations malsaines. La sécurité et la régularité que la présence de ces travailleurs honnêtes et conservateurs impriment au
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- travail sont, certainement, un des éléments les plus sûrs de la prospérité de cette grande usine, et compensent largement pour elle les inconvénients industriels qui résultent, par exemple, de son éloignement de la voie navigable.
- Ce qui se passe ici, ces faits, en apparence puérils, que nous nous faisons un devoir et un plaisir de noter, prouvent, en toute évidence, que la première condition du succès dans une industrie est l’existence d’une bonne classe ouvrière, et, parmi les causes qui contribuent à former une bonne classe ouvrière, on peut mettre, au premier rang, la propriété d’un foyer, l’habitation hygiénique, confortable et à bon marché.
- Tel est le principe général que l’administration de la Vieille-Montagne s’efforce d’appliquer partout, et qui donne de l’unité aux formes si diverses que revêt son patronage dans la question des habitations ouvrières.
- Le silence que nous devons garder à l’endroit des nombreuses institutions patronales que cette Société a créées pour son personnel, ne saurait être considéré comme un oubli; ici, nous n’avons en vue que Y habitation; cela pourrait paraître restreindre la question; elle est là cependant tout entière.
- Maisons construites par M. De Naeyer (Willebroeck. Belgique).
- Tout près de la maison de la Vieille-Montagne, faisant vis-à-vis ^ans la rue des Habitations ouvrières à l’îlot construit par MM. Mé-I1Ier, se trouvent les deux maisons élevées par MM. De Naeyer et Cie, ^ Willebroeck (Belgique).
- terminées un peu tardivement, malgré des efforts qu’il 11e faut Pas oublier, ces deux maisons attirent l’attention par le charme de leur construction et le luxe de leur décor. Passant devant elles alors qu’elles 11’étaient pas encore achevées — avec un homme lrès compétent en la matière, il nous disait, d’un mot qui peint
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- bien l’effet qu’elles produisent : « Ce sont là des maisons d’agent de change. » Elles pourraient à quelques égards avoir de semblables prétentions et, cependant, il n’en est rien; ce sont bien là les maisons que les établissements De Naeyer ont élevées pour leur personnel; mais, empressons-nous de le dire, ces habitations se trouvent dans des conditions presque uniques.
- Ainsi que M. De Naeyer1 l’a fort bien exposé au sein du Congrès des Habitations à bon marché, lorsqu’il est venu s’installer à Wille-broeck2, il y a trente ans, le personnel qui était d’abord peu nombreux augmentait rapidement et les moyens de se loger faisaient bientôt défaut.
- Le premier soin des patrons a été d’assurer la nourriture de leurs ouvriers ; ils se sont, ensuite, préoccupés de les loger, tout d’abord, dans le type caserne, puis ensuite dans ce mode si éminemment préférable de la maison isolée et de famille dont le loyer et l’achat par annuités n’excède pas 7 p. 100.
- M. De Naeyer estime que, pour vaincre la méfiance de l’ouvrier, il faut lui donner le logement au taux usuel du loyer et lui rendre, pour ce prix, la propriété accessible.
- Pour atteindre un tel but, il faut avoir l’argent à bon marché et utiliser la main-d’œuvre de l’ouvrier lui-même.
- Les établissements De Naeyer occupent, actuellement, environ 1,500 ouvriers. Ils ont été créés pour la fabrication de la pâte de papier à l’aide des succédanés de paille, bois, etc. Bientôt la fabrication du papier lui-même a été ajoutée, puis la construction de chaudières du système adopté et des appareils de tous genres de papeterie.
- Aujourd’hui les établissements De Naeyer fabriquent aussi des machines à glace du système Raoul Pictet.
- 1 M. De Naeyer, élu vice-président d’honneur du Congrès, a résumé dans la séance d’ouverture du 26 juin 1889 l’histoire des établissements qui portent son nom.
- s Willebroeck forme, avec les communes limitrophes, le deuxième canton de l’arrondissement de Malines (province d’Anvers) et comptait, au 31 décembre 1886, 7,352 habitants; aujourd’hui ce chiffre s’élève à 8,000.
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- Le prix de revient des maisons serait1 de 1,800 fr. environ pour la maison ordinaire et de 2,700 fr. pour la maison d’angle ; ce qui ferait 14 fr. le mètre cube.
- Cent cinquante maisons ont été construites dans ces conditions à Willebroeck, qui se trouve entre Bruxelles et Anvers, mais les types adoptés sont très variés. Terrain compris, les maisons de 1,100 fr. n’ont qu’un rez-de-chaussée, les ouvertures sont une fenêtre et une porte; celles de 1,425 fr. ont toutes un étage; les unes avec une large porte et une grande fenêtre au premier, d’autres avec une porte et une fenêtre au rez-de-chaussée et deux lenêtres basses au premier.
- Les maisons de 1,850 fr. ont deux fenêtres, une porte et une fenêtre au rez-de-chaussée et deux larges et hautes fenêtres au premier; celles de 2,100 fr. sont plus vastes, mais n’ont que le même nombre d’ouvertures sur la façade; celles de 2,350 fr. et celles de 2,450 fr. sont encore de dimensions plus grandes; enfin, nous devons signaler le type dont nous donnons un dessin (la maison d’angle) dont le prix atteint 2,700 fr. environ.
- Les deux élévations reproduites ci-contre montrent ce que l’on Peut appeler « Y élévation antérieure )> et « Y élévation latérale » (%. 1 et 2); elles se composent, comme l’indique le plan (fig. 3), chacune de deux pièces au rez-de-chaussée éclairées par de larges °uvertures2.
- L’intérieur répond à l’extérieur; la propreté du dehors se retrouve dans l’habitation; l’ornementation de la façade est en 1>apport avec le confortable du logis.
- Dans la cuisine tenue proprement — comme les Belges entendent la propreté, ce qui est tout dire — on trouve un appareil pour avoir de l’eau chaude; les cuivres brillent et l’on voit que la main de l’énergique maîtresse du logis a passé par là. Un tableau
- Enseignements fournis par M. Émile Stein, ingénieur en chef des établissements e Naeyer et Cie.
- ^ M. De Naeyer a exposé, dans l’une des salles du Pavillon de l’Économie sociale,
- b Photographies de ces diverses habitations.
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- qui se trouve suspendu au-dessus de la cheminée porte ces mots : « Réglez vos dépenses selon vos ressources. » A côté de la cuisine est la salle à manger; là, encore, les bons préceptes ont les honneurs de tableaux accrochés aux murs : l’un rappelle que « le travail et l’épargne surmontent tout », celui-ci est à droite de la cheminée; à gauche, un autre tableau est ainsi conçu : « L’oisiveté est la mère de tous les vices. »
- Chaque année, de nouvelles maisons sont construites à Wille-broeck; le prix de location est basé sur un revenu de 3 p. 100, mais les ouvriers des établissements De Naever et Cie peuvent devenir propriétaires de leur logis en se libérant par de petites sommes annuelles. Des avances sont faites, comme à la Vieille-Montagne, pour permettre aux ouvriers de bâtir eux-mêmes.
- Persuadé qu’amener l’ouvrièr à être propriétaire d’une maison avec jardin, tout en ne lui faisant payer, pendant un certain nombre d’années, que le loyer ordinaire, est le plus grand service à rendre aux travailleurs, M. De Naeyer a proposé une formule qu’il est bon de faire connaître.
- Une société anonyme serait créée au capital de dix millions par exemple. Ce capital serait plutôt un fonds de garantie qu’un fonds de roulement; aussi pourrait-on se contenter de n’appeler qu’un versement de 10 p. 100.
- Cette Société construirait et achèterait des maisons d’ouvriers d’une valeur de 1,000 fr. à 2,000 fr., chiffre qui ne serait dépassé que dans des cas exceptionnels.
- Quand la somme de un million aurait été épuisée, la société pourrait avoir recours à la Caisse d’épargne* 1 qui lui prêterait l’argent dont elle aurait besoin et ce, au taux réduit auquel elle prête, en ayant toutes les garanties voulues.
- Comme cette société ne doit pas faire de pertes, elle ne construirait 2, ne ferait construire et n’achèterait des maisons qu’à la
- * La loi belge autorise ces prêts.
- i Aux ouvriers de la Société De Naeyer et 6,|e, à Willebroeck (p. 18).
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- condition expresse que les personnes désirant ces maisons pour leurs ouvriers, leurs domestiques, servantes, etc., donnent une garantie représentant la valeur réelle des bâtiments à élever ou à acquérir.
- Il serait permis de soumettre les plans des constructions demandées et la Société serait tenue de les adopter s’ils répondent à toutes les règles de l’hygiène et d’une sage économie.
- Ces constructions étant garanties par ceux qui les sollicitent, il y aurait aussi quelquefois avantage à laisser aux garants le soin de les ériger, d’accord, bien entendu, avec la Société et les ouvriers.
- Il est convenu que la Société resterait propriétaire des terrains et bâtiments jusqu’à complet amortissement. Défense serait faite d’établir des débits de boissons dans ces maisons pendant quinze années à dater du jour de leur occupation et, dans tous les cas, jamais avant le complet amortissement de la somme due.
- Gomme voies et moyens, l’occupant aurait à payer 7 p. 100 au moins du capital dépensé; ce qui représente, en général, moins que ne comporte le loyer ordinaire. Sur ces 7 p. 100 ou plus, l’intérêt à servir à la caisse d’épargne serait défalqué et le reste constituerait l’amortissement.
- Avec cette combinaison, qui est l’œuvre de M. De Naeyer, l’occupant serait propriétaire de la maison en dix-huit ans environ et l’acte définitif de vente ne serait signé qu’après paiement intégral. Les sommes perçues, tous les mois, seraient régulièrement versées à la caisse d’épargne, sauf la part revenant à la Société en raison du capital avancé.
- Pour arriver à de tels résultats, il faut que la loi intervienne et qu’elle autorise, à titre gratuit, ou tout au moins à un taux très réduit, la première mutation de propriété; il en devra être de ^ême pour les inscriptions hypothécaires qui, éventuellement, pourraient être demandées aux garants.
- Les cas « exceptionnels » ont été prévus, ils concernent :
- 1° Le décès de l’occupant;
- 9° La non-entente entre le garant et l’occupant ;
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- 8° L’abandon volontaire de la maison ou le non-paiement par l’occupant.
- 1° Décès de l’occupant :
- Dans ce cas, les droits pourraient être transférés à la famille, mais d’accord avec le garant. Sinon la famille devrait fournir une autre garantie. Si elle était dans l’impossibilité de la donner, la Société pourrait reprendre la position du défunt ou la faire reprendre par le gérant, en tenant compte à la famille des sommes payées à la Société (intérêt et amortissement), sous déduction d’un loyer à raison de 5 p. 100.
- Dans le cas où la Société reprendrait la position du défunt, la première garantie serait levée.
- 2° Non-entente entre le garant et l’occupant :
- En pareille occasion, l’occupant devrait fournir une autre garantie agréée par la Société, sinon celle-ci aurait le droit de reprendre la position de l’occupant ou de la faire reprendre par le garant, et il serait accordé à l’occupant la même faveur qu’en cas de décès, c’est-à-dire qu’il lui serait tenu compte, par la Société, des sommes payées (intérêt et amortissement), sous déduction d’un loyer de 5 p. 100.
- 3° Abandon volontaire de la maison ou non-paiement par l’occupant :
- Dans cette troisième hypothèse, l’occupant perd tous ses droits, sauf sur ce qui aurait été payé au-dessus de 6 p. 100.
- La Société lève la garantie à moins qu’elle ne préfère transférer la position du garant dans les mêmes conditions que celles stipulées au cas du décès ou à celui de défaut d’entente. D’ailleurs, en toute circonstance, la personne qui occupe la maison doit la quitter volontairement, sinon elle y serait forcée par la loi et les frais résultant de ce départ seraient déduits de la part lui revenant.
- Nous avons tenu à analyser un tel projet, car nous savons
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- que des hommes considérables dans l’industrie et la finance, qui ont compris toute l’utilité d’une pareille société, actuellement en formation, sont disposés à y entrer comme administrateurs à titre gratuit.
- Il faut reconnaître qu’une institution de cette importance ne saurait fonctionner du jour au lendemain. L’intervention du Gouvernement — cette intervention contre laquelle on s’élève avec tant de force — est nécessaire; il y a, en outre, des statuts à établir, une organisation à préparer ; aussi, MM. De Naeyer et Cie se sont-ils adressés à la direction de la Caisse d’épargne et de retraite en lui disant qu’ils étaient prêts, à titre de démonstration et d’expérience pratique, à construire eux-mêmes cinquante à cent maisons, qui seraient mises à la disposition de leurs ouvriers aux conditions stipulées dans ce projet, en ce sens qu’ils bénéficieraient des mêmes avantages et qu’ils ne paieraient que l’intérêt qui devrait être versé à la Caisse d’épargne, le surplus servant à l’amortissement.
- Par ce moyen, une maison de 1,600 fr. payant 112 fr. de loyer par an, étant donné un intérêt de 3 p. 100 à servir à la Caisse d’épargne, deviendrait la propriété de l’ouvrier au bout de dix-huit ans b
- La Caisse d’épargne a accueilli ces ouvertures; une commission de douze membres a été constituée, dans laquelle figurent des ouvriers et des maîtres ouvriers des établissements De Naeyer.
- Cette commission doit s’entendre avec les ouvriers sur le genre de maisons que ceux-ci veulent se faire construire, la dépense à y affecter, la grandeur du jardin y attenant, en un mot, tous les détails de l’acquisition et de la construction.
- Dès que la maison sera édifiée, l’ouvrier recevra un livret qui contiendra la mention imprimée de toutes les conditions de la convention ; on y inscrira, tous les mois, les sommes payées, le rïl°ntant de l’amortissement et ce qui reste dû, de manière que
- 1 Voir
- page 21 un tableau donnant le détail de cet amortissement.
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- l’ouvrier puisse se rendre compte de sa position mois par mois.
- Ainsi, ce n’est presque plus d’un projet que nous nous sommes occupés, c’est ce qui explique les détails dans lesquels nous sommes entrés.
- Ce progrès est à la veille de se réaliser, ce lendemain si désiré est presque aujourd’hui; nous avons voulu l’exposer; mais doublions pas que nous sommes en Belgique.
- TABLEAU
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- MAISONS DES ÉTABLISSEMENTS DE NAEYER ET Cie A WILLEBROECK (Belgique)
- La.
- O
- Tl
- Aievation anterieure
- 2
- Elévation latérale
- Rg. 3
- Plan du Rez-de-chaussée
- Ech elle de o.'ol pour î. ”00 (-^).
- L
- fiutoy. Rtyer-Ic&rault, &' Czt}fa
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- Maisons de 1,600 fr., payant 7 p. 100 = 112 francs l’an. — Intérêt à desservir, 3 p. 100.
- 1 ÉPOQUES. AXXUITÉ. SOMMES AFFECTÉES A SOMMES
- desservir l'intérêt. l’amortissement. amorties. restant dues.
- lre année. 112f 48f 00e 64f00* 6 4f 00® 1,536f00®
- oe 112 46 OS 65 92 129 92 1,470 08
- 3e — 112 44 10 67 90 197 82 1,402 18
- 4* — 112 42 06 G9 94 267 76 1,332 24
- 5e — 112 39 96 72 04 339 80 1,260 20
- G® — 112 37 S0 74 20 414 00 1,186 00
- 7* — 112 33 48 76 52 490 42 1,109 58
- S* — 112 33 27 78 13 569 15 1,030 85
- 9® — 112 30 92 81 08 G50 23 949 77
- 10* — 112 28 49 83 51 733 74 866 26
- 11* — 112 25 98 86 02 819 76 780 24
- 12e 112 23 40 S8 G0 908 36 691 64
- 13' — 112 20 74 91 26 999 02 600 38
- 1 l* — 112 1S 00 94 00 1,093 62 50G 38
- 13® — 112 15 18 9G 82 1,190 44 409 56
- IG® — 112 12 27 99 73 1,290 17 309 83
- 17® — 112 9 29 102 71 1,392 88 207 12
- 18e — 112 G 21 105 79 1,498 67 101 33
- 10® — 112 3 G 3 03 101 33 1,600 00 » »
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- Après les habitations d’origine étrangère, nous avons à parler des quatre autres maisons édifiées par trois exposants français, dans la rue des Habitations ouvrières, pour terminer cette visite des maisons contruites en grandeur naturelle à l’Esplanade des Invalides.
- Ces maisons sont celles de M. Fanien, de Lillers (Pas-de-Calais), de la Compagnie des Mines d’Anzin (Nord) et, enfin, les deux maisons élevées par les soins de MM. Ménier frères, de Noisiel (Seine-et-Marne).
- Maison construite par M. Fanien, à Lillers (Pas-de-Calais).
- A côté des maisons de M. De Naeyer et leur étant mitoyenne, nous trouvons celle qui a été construite par M. Fanien, ancien député, manufacturier à Lillers (Pas-de-Calais).
- La maison élevée à l’Esplanade est composée de deux pièces au rez-de-chaussée et de trois chambres au premier. Comme ses voisines, elle est meublée et la gardienne de la maison d’Anzin est chargée d’en assurer la bonne tenue. Les deux pièces du rez-de-chaussée, dont une seule possède une cheminée, ont 3m,90 de profondeur sur 3m,78 et 2m,85 de largeur.
- Au premier étage, deux des chambres, éclairées chacune par une fenêtre, ont lm,88 de largeur sur 3m,90 de longueur; le corridor, qui les sépare de la troisième chambre, mesure 0m,90; celle-ci a 3m,88 dans sa partie la plus large et 3m,90 de profondeur; elle est munie d’une ouverture de 0m,90.
- Grâce à ces trois chambres au premier, on peut obtenir, dans les maisons de M. Fanien, cette séparation complète des sexes qui est si désirable, séparation que le Congrès international des Habitations à bon marché a si énergiquement sollicitée, approuvant sans réserves les considérations morales que lui a présentées, dans un langage élevé, M. Georges Picot, qui se faisait l’écho de sou propre Rapport.
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- La cour, dans laquelle se trouvent les cabinets d’aisances* mesure 3m,71 de profondeur; la largeur est celle de la maison, soit 4 mètres (fig. 1 et 2).
- La coupe verticale que nous donnons (fig. 3) fait pénétrer dans l’habitation, et comme elle est cotée, nous nous abstiendrons d’entrer dans le détail des dimensions.
- La façade (fig. 4) est des plus modestes et contraste singulièrement avec celle de ses voisines, les maisons de M. De Naeyer.
- L’habitation élevée par M. Fanien a coûté 3,300 fr. à Paris; la construction en a été suivie, à titre gracieux, par M. Émile Cacheux ; à Lillers, la même maison revient à 1,930 fr.; il faut dire, comme voulait bien nous l’expliquer M. Fanien lui-même, que le prix moyen du terrain est de 5 fr. le mètre carré, et qu’il n’atteint le prix de 10 fr. que dans la rue de Béthune.
- Le prix de construction de ces maisons a très notablement varié ; il a souvent atteint 2,500 fr., puis il est descendu à 2,000 fr., selon le coût des matériaux. En 1886, M. Fanien a élevé 20 maisons exactement semblables à celle qui se trouve à l’Esplanade des Invalides, et elles n’ont coûté que 1,965 fr. sans le terrain.
- En 1887, la dépense a encore été moindre; toujours sans le terrain, les 20 maisons édifiées, dans les mêmes conditions et dans la même rue, n’ont nécessité qu’une dépense moyenne de 1,786 fr.
- Il est bon de répéter, comme le dit M. Fanien, que, sauf la maçonnerie qui est adjugée à un entrepreneur, tout est fait dans les ateliers de M. Fanien, qui est son propre entrepreneur et son propre architecte.
- En somme, y compris le terrain, les maisons dont il s’agit reviennent à 2,200 fr. environ; louées 2 fr. 50 c. par semaine, cela donne un loyer annuel de 130 fr.; les impôts et les réparations restant à la charge du propriétaire. Au total, l’ensemble des maisons louées aux prix ci-dessus indiqués, représente une moyenne de 5 p. 100 de revenu brut et de 4 p. 100 de revenu net.
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- Chacune de ces maisons a 48 mètres de surface; elles sont toutes situées dans l’enceinte de l’octroi et sont en façade sur une rue.
- MM. Fanien père et fils ont construit, à Lillers, 160 de ces habitations pour le logement de leurs ouvriers.
- Une grande vue photographique représentant la fabrique de Lillers — vue exposée dans la maison construite à l’Esplanade — donne une idée de l’importance de ce groupe industriel. A côté de cette vue d’ensemble, on remarque avec intérêt le plan même de maisons élevées par M. Fanien sur la rue de la République et sur la rue Sence, et l’on pénètre ainsi dans cette cité ouvrière, qui est inondée d’air et de lumière.
- Selon leur situation dans la ville, le prix de location de ces maisons varie de 1 fr. 75 c., à 2 fr. et 2 fr. 50 c. par semaine, soit 91 fr., 104 fr. et 130 fr. par an.
- Au point de vue de la salubrité, elles sont satisfaisantes, car elles sont toutes, comme nous venons de le dire, élevées sur de larges voies; elles sont, en outre, généralement entourées de jardins, de terres cultivées ou de prairies; l’air n’est donc point ce qui manque.
- La propreté en est, dit-on, absolue; l’usage dans le pays est de laver les rez-de-chaussée à grande eau chaque semaine, et de blanchir les intérieurs à la chaux une fois l’an. A l’Esplanade des Invalides, on a cru devoir coller un papier de tenture qui a été promptement détérioré.
- On ne saurait, en effet, au point de vue de la salubrité, se faire une idée juste de ces habitations, si l’on en jugeait exclusivement par les modèles exposés grandeur naturelle à l’Esplanade. Là, la construction a été hâtive, les matériaux employés n’ont pas eu le temps de sécher et les gardiens de ces maisons ne peuvent que se féliciter de n’avoir pas l’autorisation d’y coucher.
- En ce qui est de l'approvisionnement de l’eau, il est. assuré par une série de pompes que M. Fanien a fait installer devant chaque groupe de ses maisons ouvrières; on sait que l’eau abonde dans
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- la contrée et que c'est là « où fut creusé le premier puits artésien connu ». Dans toutes les parties basses de la ville, l’eau jaillit naturellement dans les fontaines ; dans les parties hautes, il suffit d’un forage de 8 à 10 mètres pour trouver une source.
- Les eaux ménagères de chaque maison sont conduites à un grand égout collecteur construit sous le trottoir de la rue au moyen d’un petit égout qui traverse le rez-de-chaussée. La vidange se fait facilement; de grand matin, un cultivateur enlève gratuitement le contenu de la fosse et cela, assure-t-on, presque toujours en moins d’une demi-heure.
- A côté de ces maisons dont le type est reproduit à l’Esplanade, M. F anien a essayé de bâtir douze maisons plus grandes, possédant un jardin et coûtant 3,500 fr., afin de donner un plus vaste logement à des familles nombreuses ou à des ouvriers qui devaient monter des ateliers chez eux; mais cet essai n’a pas réussi; il n’a pas été, paraît-il, possible de les louer plus de 3 fr. par semaine, soit 156 fr. par an.
- M. Fanion, et c’est un point que nous avons toujours plaisir à lloter, a cherché à rendre ses ouvriers propriétaires des maisons qu’ils louaient en leur faisant souscrire un bail avec promesse de vente à des conditions avantageuses.
- La vente était consentie au prix principal de 1,800 fr., que le bailleur s’obligeait à payer au vendeur au moyen d’une retenue hebdomadaire de 2 fr. 75 c., qu’il autorisait à opérer sur son salaire; la location était de 2 fr. par semaine, soit 104 fr. par an, également payable par retenue, sur les salaires.
- lorsque le chiffre de 1,800 IV. était atteint, le bail consenti pour (li\ années cessait de plein droit de courir et le locataire devenait P,,()priélairc de l'immeuble.
- Malgré ces facilités, M. Fanion déclare qu’une vingtaine seu-ktïient de baux de ce genre ont été signés; l’exemple ne lut Pas suivi et l’on est obligé de constater qu’aucun des signataires ll0||t la constance d’exécuter le bail dans son entier. La plupart demandèrent le remboursement à partir d’un versement de 150 fr.,
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- ceux qui sont allés plus loin, l’ont demandé après avoir versé 300 fr.
- On pourrait, à première vue, s’étonner d’un pareil résultat, car ce ne sont pas les moyens qui manqueraient aux ouvriers de M. Fanien pour acquérir leur maison, même dans un délai beaucoup plus court que celui fixé par le bail.
- Pendant plus de trente ans, les ouvriers de Lillers n’orit pas connu un jour de chômage, et tous les membres de la famille touchaient des salaires rémunérateurs : la femme piquait et bordait des chaussures, les filles étaient employées à l’atelier des piqueuses et les garçons à l’apprentissage payé ou dans les magasins.
- M. Fanien déclare que « plus l’argent rentrait, moins l’ouvrier travaillait ; beaucoup même ne travaillaient plus que pour l’argent de poche » et « cet argent était dépensé au cabaret» ; la femme et les enfants que le père empêchait d’aller à l’école, payaient par leurs salaires le loyer et la nourriture.
- Cette vérité est bonne à dire; elle montre le mal où il est et permet d’entrevoir le remède.
- Dans de pareilles conditions, néanmoins, il a été vendu une vingtaine de ces maisons, dans le cours de ces dernières années, à quelques ouvriers de conduite exceptionnelle, tous habitués de la caisse d’épargne et aussi à quelques contre-maîtres, dont le salaire plus élevé et les habitudes d’économie leur ont permis de payer comptant.
- La nature du travail s’est d’ailleurs modifiée à Lillers ; jadis, les ouvriers travaillaient chez eux et pouvaient, comme ils disent, « tirer des bordées de deux et trois jours par semaine », puis se rattrapaient ensuite, à la lin de la semaine, par un travail excessif de 16 à 18 heures par jour; aujourd’hui, presque tous les ouvriers sont occupés dans les ateliers, et la division du travail est poussée fort loin.
- La durée de la journée atteint parfois 10 heures et demie et ceux qui font des absences trop fréquentes perdent leur emploi. M. Fanien est de ceux qui ne se découragent pas; il avait un bon
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- MAISON DE MR FANIEN.. A LILLERS (pas-de-calais )
- Fig.4*_ Façade
- sur Rue
- Plan de l'Etag
- Plan du Rez-de-Ghaussée
- e verticale
- Hangar.
- Jrfondeur des foondations siuvant: ia. nature du. sot.
- Echelle de O. 01foour 1. 00 f.
- Jiuioij Berger-ïenraiùb 8c C^Ha/oy.
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- exemple à suivre, celui de son père qui a fondé la Société de secours mutuels de Lillers, il a persévéré dans cette voie. Nous croyons savoir que, chaque année, M. Fanien donne à la Société de secours mutuels une maison qui est tirée au sort entre les Membres de cette association dont la création remonte à 1861.
- Dans un pareil milieu et avec un semblable patronage, on peut prévoir — l’espérance est toujours permise — qu’un jour viendra °ù les ouvriers de Lillers, comprenant les facilités qui leur sont offertes, pourront, non pas seulement louer les petites maisons dont il s’agit, mais les acquérir de leurs propres deniers et, avec de modestes économies, posséder ce chez soi qui est le but à poursuivre.
- Maison construite par la Compagnie des Mines d’Anzin (Nord).
- Le type, exactement reproduit en mitoyenneté avec la maison d ouvrier de M. Fanien, est ce que l’on appelle, à Anzin, cc le type de 1867 modifié » ; car on a tâtonné pendant quelques années, fVant de trouver ce modèle d’habitations, qui paraît plaire le plus a Ceox auxquels elles sont destinées.
- Lu plan, les maisons d’Anzin sont disposées en deux lignes ou jffoupées deux à deux. Dans le premier système, les portes (lèchent sur la rue même et le jardin est derrière la maison; ^ns le second — c’est celui qui a été reproduit à l’Esplanade — avant-cour sépare le seuil de la rue et l’on accède au jardin en aisant le tour de la maison.
- l’E^0 ^9Ce ^ent,®e de ma^S011 — dans le type construit à
- Position — se trouvent un hangar et des cabinets d’ai-sances.
- Anzin, l’espace compris entre l’habitation et ses dépendances ait plus grand qu’il ne l’est à l’Esplanade. Il y a là des dégage-n s fort précieux; le hangar mesure environ 3m,80 de long;
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- une petite étable de lm,80 le sépare des water-closets qui forment l’extrémité de cette annexe du côté du jardin.
- En élévation, l’architecture est des plus simples ; le dessin que nous en donnons en est la preuve, aussi bien sur la rue (fig. 1), que sur le jardin (fig. 5).
- Les matériaux de la construction sont des briques jointoyées au mortier de deux couleurs pour détacher les parties saillantes du nu du mur.
- Les seuils des portes sont en pierre et les appuis des fenêtres en briques posées de champ et rejointoyées au mortier de chaux hydraulique.
- Les aires du rez-de-chaussée sont revêtues d’un carrelage en terre cuite posé sur forme de sable au mortier de chaux hydraulique.
- Au pourtour des murs règne une plinthe de 0m,16 de hauteur formée de semblables carreaux posés et enchâssés de 0m,05 dans le parement. Les murs et les plafonds sont enduits de mortier et blanchis au lait de chaux.
- Toutes les menuiseries et les charpentes sont en sapin, à l’exception des portes extérieures et des châssis des croisées qui sont en chêne. Les couvertures sont en pannes du pays.
- Extérieurement, le pied des murs est protégé par un trottoir en briques ou en grès, placé à 0"',90 environ en contre-bas du niveau du seuil.
- La façade comporte une porte et deux fenêtres; l’ornementation n’a aucune part dans ces constructions, sauf une corniche à chevrons pendants; le nécessaire seul est poursuivi, mais ce nécessaire est bien fait.
- Une cave voûtée est creusée sous une partie de la maison et enlève l’humidité du sol à la pièce principale. On descend à cette cave par un escalier de quelques marches. Un soupirail assure l’aérage et donne le joui1.
- Le rez-de-chaussée se compose, ainsi que l’indique le plan ci-conlre (fig. 3) qui reproduit exactement la maison élevée à l’Es' planade, de deux pièces, dont rime sert de chambre à coucher, ^
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- l’autre de cuisine; la première mesure 5m,28 de profondeur sur 4m,30 de largeur; la seconde a 3m,05 sur 3ra,38.
- La porte d’entrée donne sur un tambour d’où part l’escalier fiui monte à l’étage. Cette disposition a été adoptée pour satisfaire la légitime coquetterie de l’ouvrier mineur. Quand il rentre, son c°rps et ses habits portent les traces du dur travail auquel il s’est livré; son premier soin est de <r ramener sa figure et ses mains à leur couleur normale et de mettre des vêtements propres, avant uiême de se présenter dans son ménage et d’embrasser ses enfants. Il monte l’escalier et trouve dans la petite chambre du premier etage un bain qui l’attend ; sa toilette terminée, il redescend et Passe la veillée avec les siens. »
- A l’étage, une modeste pièce et un grenier, ainsi que le montre la coupe que nous donnons ci-après (fig. 4). Ici encore, le modèle elevé à l’Exposition ne donnerait pas une reproduction absolument exacte des maisons construites à Anzin.
- Le premier étage serait plus élevé et, à ce point de vue, on ne !,cut qu’exprimer le désir qu’il en soit ainsi.
- foute la maison est chauffée par une cheminée ou par un poêle placé dans la pièce principale du rez-de-chaussée. Ce poêle qui avaff été disposé, les premiers temps, dans cette pièce, a été, peu aP1‘ès, posé dans la cuisine donnant sur le jardin, et la première Pièce de la maison de l’Esplanade a été transformée en une sorte salon, avec bancs et longue table au milieu, sur laquelle sont Placées diverses notices sur la Compagnie d’Anzin et les utiles ^stitutions qu’elles a créées en faveur de son personnel1.
- Ajoutons que la Compagnie d’Anzin fournit gratuitement le cliauffage à ses ouvriers et qu’elle n’en est point avare2. Ce poêle,
- X(Jiis citerons notamment la Société coopérative de consommation dite des Mi-11Cürs d’Anzin, sous la raison sociale Léon Lemaire et Cie, dont nous avons déjà j^dlè. (Des Associations cooperatives de consommation, par M. Antony Roulliet. aiX 1 vol. Paul Dupont, Guillaumin et Cie.)
- lSSü, la valeur commerciale du charbon fourni gratuitement aux ouviiers ^ Pei*sioimés de la Compagnie s'est élevée a 32b,943 fr.
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- en hiver, est le centre autour duquel se groupe toute la famille ; on y passe les heures de repos à l’abri du froid si souvent rigoureux au dehors.
- Le prix de ces maisons varie : une seule maison avec ses dépendances revient à 3,000 fr. ; le fournil pour la cuisson du pain coûte 950 fr.; la dépense occasionnée par l’établissement des puits varie également suivant la profondeur, cette dépense est d’environ 600 fr. ; un* seul fournil avec puits est construit par groupe de 15 à 20 maisons.
- On évalue, en moyenne, le terrain occupé par chaque habitation à 250 fr. ; on trouve, à Anzin, la brique et la tuile sur place; mais, par contre, la main-d’œuvre y est assez chère.
- Le nombre de maisons du type exposé, actuellement construites par la compagnie d’Anzin et lui appartenant, est de 178.
- La location des maisons se fait par mois; elle est de 6 fr., soit 72 fr. par an, y compris le jardin y attenant d’une contenance de deux ares environ.
- Le prix en est retenu mensuellement sur le salaire des locataires qui n’ont à leur charge aucune dépense, ni d’entretien, ni de contribution, si l’on en excepte le blanchiment annuel qui est exigé par mesure de salubrité.
- Dans le pays, des maisons semblables ou à peu près seraient louées 15 fr. par mois; en les louant 6 fr., cela représente une perte mensuelle de 9 fr.
- La perte totale faite par la Compagnie sur les maisons qu’elle loue à ses ouvriers s’établit comme suit :
- Intérêt à 4 p. 100 sur 2,800 fr., prix moyen d’une maison. 112 fr-Entretien et impôts..................................... 44
- Total.........................156 fr-
- A déduire : Location.................................... 72
- Reste......................... 84 fr-
- ce qui, pour les 2,880 maisons de la Compagnie représente une perte annuelle de.................................. 241,920 fr-
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- Maisons vendues par la Compagnie à ses ouvriers. — De 1868 à 1878, la Compagnie a fait construire 93 maisons qu’elle a vendues à ses ouvriers au prix de revient, c’est-à-dire à raison de 2,200 fr. à 3,500 fr., suivant l’importance de l’habitation et l’étendue du terrain qui varie de 2a,50 à 4 ares.
- Ces maisons ont été vendues aux mineurs seuls. L’acquéreur versait comptant une somme de 100 fr. au moins et s’engageait à subir une retenue de 8 fr. par quinzaine ou 192 fr. par an, jusqu’à sa complète libération.
- Il signait un engagement relatant ces conditions de l’acquisition; celle-ci n’était définitive que lorsque les versements atteignaient 500 fr. Elle faisait alors l’objet d’un acte notarié; mais l’acquéreur avait le droit d’habiter sa maison après la signature de la convention provisoire. Il ne payait aucun loyer ni intérêt de la somme restant due.
- Pendant dix années, il lui était interdit de vendre ou de sous-louer sa maison; il ne pouvait non plus y établir un débit de boissons.
- En meme temps, l’acquéreur s’engageait à travailler poui la Compagnie pendant dix ans, à dater du jour de la régularisation de la vente par acte notarié.
- Les contributions, l’assurance et les frais du contrat étaient à la charge de l’acquéreur ; mais la Compagnie en faisait 1 avance et les ajoutait au prix de la maison.
- La Compagnie des mines d’Anzin a renoncé à la construction des maisons destinées à être vendues à ses ouvriers ; les résultats n ayant pas répondu à son attente.
- Nous avons constaté, ailleurs1, qu’à partir de 1869, la Compagnie avait essayé du système des avances de fonds sans intérêts et avec facilités de remboursements afin de permettre à ses ouvriers d acheter ou de faire bâtir des maisons à leur usage.
- ‘Mémoire récompensé par l’Académie des Sciences morales et politique Concours Bordiu, 1888 : Médaille de 500 fr.
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- Au 1er janvier 1878, les avances faites dans ce but s’élevaient à 1,049,755 fr. 19 c. ; les remboursements effectués avaient été de 459,813 fr. 73 c. ; il restait donc dû à la Compagnie 589,941 fr. 46 c.
- A cette date, grâce à ces facilités, les ouvriers d’Anzin avaient construit ou acquis pour eux 529 maisons; au 11 mars 1887, le personnel de la Compagnie était propriétaire de plus de 500 maisons.
- Le personnel de la Compagnie d’Anzin est considérable :
- En 1756, la Compagnie Desandrouin comptait 1,500 ouvriers.
- En 1790, la Compagnie d’Anzin comptait . . 4,000 —
- En ! 813, le nombre des ouvriers était encore de 4,000
- En 1850, on trouve.................... 8,000 —
- En 1874, le chiffre officiel était de.......15,091 —
- dont 12,230 employés au fond et 2,861 au jour.
- En 1875, on parle d’environ................. 16,000 —
- Un personnel aussi nombreux a conduit la Compagnie à s’occuper, depuis longtemps, du logement de ses ouvriers; aussi, dès 1828, voit-on des maisons spéciales s’élever aux environs des puits.
- L’exploitation souterraine comportait, en effet, un surcroît de population qui ne trouvait à la surface qu’un très petit nombre d’abris et des abris trop éloignés des services du fond.
- Nous venons de voir qu’en 1874,15,000 ouvriers dépendaient de la Compagnie; à cette époque, il existait 2,000 maisons; bientôt ce nombre fut porté à 2,500 formant ainsi une sorte de ruche du travail liouiller.
- • La ville de Denain doit son développement au voisinage d’Anzin; le village de Thiers est l’œuvre même de la Compagnie, il comprend 151 maisons .disposées en lignes ou groupées deux à deux. Là, en effet, les deux systèmes dont nous avons parlé plus haut se trouvent en présence.
- Visite aux mines d’Anzin (16 octobre 1884). Lille, 1885.
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- Jlutoÿ. Bzrger-Iwmult &r CuJfajiaj,
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- En 1878, le nombre des maisons construites ou achetées par la Compagnie pour loger ses ouvriers auprès des divers sièges d’exploitation était de 2,820.
- Les constructions en cités ouvrières, qui prévalurent d’abord, avaient déjà cédé le pas à l’établissement de groupes isolés; la Compagnie ayant compris les « inconvénients qu’elles présentent au point de vue de la salubrité et de la moralité ».
- Le 1er janvier 1889, le nombre des maisons mises par la Compagnie à la disposition de ses ouvriers et chefs ouvriers était de 2,880.
- La maison de la Compagnie d’Anzin construite à l’Esplanade des Invalides, à côté de ses voisines plus opulentes, semble un peu Modeste à l’observateur superficiel, mais elle est relativement grande et suffisamment aérée. Ces demeures sont généralement tenues avec une grande propreté et il n’est pas rare d’y rencontrer, au dire d’un visiteur compétent, « des parquets bien cirés et des cuivres qui ressemblent à de l’or ».
- Le travailleur qui a eu l’heureuse fortune d’épouser une bonne ménagère est sauvé; à Auzin, comme partout d’ailleurs, il s’est assuré un intérieur sain et agréable; pour lui, le cabaret n’exis-terapas.
- Par contre, un logis sale, des enfants mal tenus, une femme lllsufïisante sont les plus grands auxiliaires de l’ivrognerie.
- C'i place de la femme reste chez elle et non à l’usine ou dans la
- mine.
- puits et son eau claire sont si voisins qu’une femme soigneuse n’a pas grand’peine à entretenir sa demeure dans un réel et,a de propreté; la propreté du logis est, en effet, la condition dernière do, l’amour qu’il amène avec lui; à Auzin, où chacun est chez soi, la vie est un peu solitaire. C’est à la femme qu'il appar-de rendre l'intérieur agréable et d’y retenir son mari; on a ,iVfte raison que la mère était une école, on peut soutenir que a damne lait et reste l'attrait du logis.
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- Maisons construites par MM. Ménier frères, à Noisiel-sur-Marne (Seine-et-Marne).
- Les maisons construites par MM. Ménier frères, à l’Esplanade des Invalides, sont la reproduction exacte de celles qu’ils ont élevées pour le personnel de leur usine de Noisiel; elles sont meublées et occupées et l’on peut se croire véritablement, en y entrant, à Noisiel même.
- Ces maisons, ou plus exactement cette maison, qui forme un îlot au coin de la Rue des Habitations ouvrières, est une construction séparée comprenant deux logements indépendants.
- Dès 1804, on éleva, à Noisiel, des maisons de divers types; en 1874-75, 120 maisons du type exposé furent construites. C’est véritablement de cette époque que date la cité ouvrière de MM. Ménier frères.
- M. Ménier père était, en effet, préoccupé du sort de ses ouvriers, qui se trouvaient obligés d’habiter les villages les plus voisins do Noisiel : Torcy, Champs, Lognes, localités relativement assez éloignées; l’allée et la venue causaient des pertes de temps cl des fatigues, les repas étaient irréguliers, la vie de famille en souffrait-
- C’est pour obvier à de semblables inconvénients que M. Ménier créa la cité ouvrière en adoptant le type reproduit à l’Exposition.
- Aujourd’hui, on compte 170 maisons de ce même modèle et 80 autres de dispositions diverses, soit un total de 200 habitations ouvrières.
- En plan, elles mesurent 250 mètres, ainsi répartis : 128 mètres pour le rez-de-chaussée et le premier étage; 30 mètres pour la cave, 00 mètres pour le grenier et 38 mètres pour le hangar et les lieux d’aisances.
- Comme nous venons de le dire, chaque maison comprend deux logements distincts (‘I indépendants, composés, ainsi que leinoutic la ligure I, de deux pièces au rez-de-chaussée et de deux pièces <nl
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- premier étage (fig. 2), avec grenier au-dessus. Elles ont, en outre, une cave et un hangar.
- Les figures 3 et 4 donnent l’idée exacte de chacune de ces mai-s°ns en présentant : l’une (fig. 3), la coupe en travers, et l’autre
- (fig. 4), la coupe en long.
- La dimension des pièces est de 3m,63 sur 4m,02 pour les deux chambres principales de chaque logement et de 3m,63 sur 3'",40 P°ur les deux autres pièces. La hauteur est de 2m,65.
- La surface totale du terrain est de 450 mètres, dont 50 mètres Ouverts et 400 mètres de jardin pour chaque logement.
- Les maisons ont un aspect agréable, quoique simple; les -Bures 5 et 6 reproduisent la façade sur la rue et l’élévation sur la c°ur; on peut ainsi se rendre un compte absolument exact de la disposition intérieure et de l’aspect extérieur.
- L est intéressant de connaître la nature des matériaux employés.
- Les murs de caves et fondations sont en pierres (silex) tirées des |jjUaères dépendant de l’usine; elles sont hourdées en mortier de ^ ’Uix hydraulique en poudre. Les murs en élévation sont en lquGS Imbriquées sur place, hourdées comme ci-dessus, à pare-”îents V1IS à l’extérieur et enduits de plâtre à l’intérieur. Les c C iers sont en 1er, bourdes pleins et carrelés, la cuisine en reaux de terre cuite, la salle du rez-de-chaussée en carreaux de *s de chêne sur ciment ; au premier étage, le plancher est en ^ do giisard sur plâtre aluué.
- ^ couverture est eu tuiles d’emboîtement, est G Chaum,S° est assuré par deux cheminées (fig. 3) ; la cuisine 1 ^unie d’un fourneau (fig. 4).
- ijje c°otre, Peau ne vient pas dans les maisons, niais seule-^OrvA^ailS ^CS lucs 011 des bornes-fontaines ont été établies à r^reS (^° distance les unes des autres.
- C'eitgc^p: j*
- Parité I0Uniissent une eau claire et limpide provenant de la
- On ^1*®° dans un immense réservoir.
- que 1 usine de Noisiel, qui produit 50,000 kilogr. de
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- chocolat par jour, est située sur un des bras de la Marne; le personnel comprend 1,500 ouvriers parmi lesquels on compte 600 femmes.
- Gomme nous l’avons dit, c’est en 1874 que M. Ménier père éleva la cité ouvrière que ses lils ont développée depuis et qui forme, aujourd’hui, un véritable village, d’un aspect agréable, au milieu de jardins isolés qui se confondent pour la vue. Cette agglomération, placée en avant de l’usine, couvre une étendue de 20 hectares et est habitée par un millier d’individus.
- Sa physionomie est gaie et riante avec ses maisons d’angles plus élevées1, sa verdure abondante et le grand bâtiment comprenant les écoles qui occupe le milieu du village
- Comme le montre la figure 5, chaque logement a son jardin et celui-ci donne accès à l’habitation, de telle sorte que les enfants peuvent jouer en plein air sans sortir dans les rues.
- Ces maisons sont d’ailleurs fort bien aérées ; la grande pièce du rez-de-chaussée a deux fenêtres (fig. 1) ; la cuisine en a une; au premier, chacune des chambres est pourvue d’une large fenêtre Toutes ces pièces sont parquetées, sauf la cuisine qui est caf' relée, munie d’un fourneau monté et d’un évier; le hangar qul sert pour faire la lessive est couvert (fig. 6); le bois et divers^ provisions peuvent y être conservés.
- Les water-closets (lig. 1) sont à la suite; ils sont fermés, aéi’eb et pourvus de fosses mobiles.
- La disposition adoptée est heureuse; chaque logement estabs° lumenl indépendant et comme habitation et aussi comme jard111’ car ces jardins sont placés de chaque (‘ôté de la maison, laqll<>^ esl séparée de bas en haut dans le sens longitudinal, par un ,llUl de refend qui isole complètement les logements l’un de l’al,^e De plus, afin d’avoir une aération plus grande et une circnlah0^ d’air plus considérable entre les habitations, les maisons ?0.
- « chevauchées de chaque côté des rues, c’est-à-dire (iue les11
- 1. Ces maisons sont attribuées aux cliels d’atelier.
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- sons du côté droit d’une rue font face aux jardins qui séparent les taisons du côté gauche de cette rue et réciproquement ».
- On a presque quelque peine à croire que des maisons aussi bien aménagées ne coûtent que 10,000 fr., soit 5,000 fr. pour l,n logement; car il ne faut pas oublier que chaque habitation mesure une superficie de 400 mètres carrés pour le jardin et de b0 mètres pour le logement, sans compter la cave, le grenier et le hangar.
- La distribution est très bonne, les détails intérieurs sont bien compris et si l’échelle qui conduit du premier étage au grenier Pouvait n’ètre pas une véritable échelle, mais une sorte d’escalier m°bile ou tout au moins une échelle à marches un peu larges, il n y aurait pas une observation à faire. En outre, comme nous le faisait observer M. Gaston Ménier lui-même, en visitant ces mai-Sons, (Lms le cas où une famille est nombreuse, il est facile de donner à son logement une pièce de plus, au premier, sans pour °cfa, en aucune manière, perdre les avantages d’un domicile séparé; il suffit de percer une ouverture dans le mur de gauche e fa pièce dont la porte est en face l’escalier.
- Chaque logement est loué 150 fr. par an, payables à raison de b. 50 c. par mois, que l’usine perçoit des ouvriers; les contri-h°ns et les frais d’entrelien de toule sorle reslanl à la charge
- Propriétaires.
- Lans de semblables conditions, on ne s’étonne pas que toutes
- maisons soient toujours occupées et qu’il n’y ait pas de non-mleurs.
- Par
- le coolre, aucune de ces maisons ne peut être vendue; toutes ^ mations spécialement affectées aux ouvriers de rusine de vou]l(^ demeurent la propriété de MM. Ménier qui ont
- taae ( Vd°r ainsi que, par suite de mutations, de vente ou d’héri-mièr ^ rnn^sons 110 soient détournées de leur destination pre-fjui (( 011 permettant dans la cité l’introduction de personnes Préj!idlnra'°n< ^ ° étrangères et quelquefois y occasionner un
- faili(
- (fas
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- Ajoutons que des primes d’ancienneté proportionnelles au temps de service étant accordées aux ouvriers, celles-ci viennent compenser, pour eux, le loyer de leur logement et qu’ils se trouvent, par ce fait, au bout d’un certain temps, exonérés de ce paiement.
- Les maisons élevées à l’Esplanade sont exactement semblables à celles bâties à Noisiel; à l’usine comme à l’Exposition, elles sont d’une propreté remarquable, elles ont un luxe qui est le bon; les ornements sont absents, mais l’air circule largement.
- Les rues sur lesquelles sont élevées ces habitations sont bordées de trottoirs, plantées d’arbres, munies d’égouts, de tuyaux de distribution d’eau, de nombreuses bornes-fontaines et sont, éclairées au gaz b
- Nous devons ajouter que MM. Ménier ont pourvu leur usine de Noisiel de magasins d’approvisionnements qui, très grandement installés, livrent à prix de revient toutes les denrées, vêtements, combustibles, etc., nécessaires à la vie.
- Les ouvriers célibataires sont logés et nourris dans des cantines où ils trouvent des aliments sains et substantiels.
- Dans de telles conditions — et nous n’avons pas le loisir de parler ici des secours en cas de maladie, des soins gratuits, des réfectoires et des salles de réunion, de la caisse d’épargne, etc.? etc.; — on peut dire que le.personnel de l’usine de Noisiel estai* 1 personnel privilégié.
- L’homme et la femme étant occupés à l’usine, les enfant seraient abandonnés pendant la journée, si MM. Ménier n’avaie^ établi un asile pour les plus petits, un groupe scolaire et do écoles pour les moyens et les grands2.
- La vie de famille — cette vie qui est la conséquence et com>,1° le couronnement de la maison séparée — ne se trouve pas gcnee par cette organisation.
- 1 MM. Ménier ont également fait construire des lavoirs, des bains, des réfocloii^' des écoles, des bibliothèques, etc., etc.
- 1 Ces écoles sont divisées en deux sections : garçons et IM les.
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- Les parents conduisent, le matin, leurs enfants à 1 asile ou à 1 école1 et vont les chercher à l’heure du repas du milieu de la journée: onze heures ou midi, suivant la série; puis les ramènent et les retirent, enfin, à six heures du soir, pour passer le reste de journée avec eux.
- A la veillée, les uns et les autres n’ont qu’à tendre la main pour prendre dans la petite bibliothèque exposée par la Société Fran-Uiii — une gQCj[été utile entre toutes et bien digne du grand nom Quelle a heureusement choisi — un de ces livres qui élèvent le c°eur et vivifient le lecteur. Le petit modèle de bibliothèque qui se b’ouve placé dans la salle à manger de Fune des maisons de
- 1 M. Ménier frères nous a paru très digne d’attention.
- comme il arrive parfois, le mari — mais le mari seulement "J" travaille la nuit à l’usine, la femme ne quitte jamais la maison ( 0 Lirnille une fois sa journée accomplie.
- Laos do telles conditions, le village de Noisiel, qui n’est autre agglomération formée par les établissements Ménier et la
- que
- cité
- sa
- ouvrière, est un pays fortuné dans l’industrie manufacturière;
- ^ - 1 "!ll'ou 1° Sî,'f el licms avons tenu a le redire ici. Aussi •Ménier possèdent-ils un personnel dévoué au succès de leur entreprise; ces ouvriers-propriétaires sans l’être, c'est-à-dire ‘ avoir les charges de la propriété, sont attachés au pays; pour •j ,l vic est heureusement assurée du côté matériel, aussi, n'est-surprenant que « les générations se succèdent à Noisiel en jnélioraut par l’instruction et le travail qui amènent l’aisance.
- et la
- m°ralité ».
- ' Asile*
- ('l écoles sont gratuits; on donne môme aux enfants tout ce qui leur est pour leurs études.
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- Il
- MAQUETTES ET
- RELIEES
- Le Catalogue officiel indique, dans la Section XI de l'Économie sociale, onze reliefs de maisons ouvrières ou à bon marché; dans nos notes personnelles prises sur place, nous en trouvons dix-sept, dont quatorze dans le Pavillon de l’Économie sociale, deux dans le Pavillon renfermant l’Exposition collective de la Participation aux bénéfices et un dans la salle des plans de la Société philanthropique.
- Nous passerons en revue, tout d’abord, les maquettes et les reliefs qui figurent dans le joli Pavillon de l'Économie sociale, regrettant un peu — s’il est permis d’exprimer un pareil regret — le luxe attrayant de l’installation, fermant les yeux à tous ces festons, à tous ces astragales qui attirent le regard et dont les vives couleurs éblouissent tout d’abord; ce qui a porté des esprits cha~ grins à se demander s’il y avait des gens qui puissent songer a travailler à l’Exposition, tant les distractions de tous genres solh' citent les yeux et captivent l’attention, aussi bien au Champ de Mars qu’à l’Esplanade des Invalides. Nous chercherons à le111 donner tort et à nous absorber dans l’unique objet de cette étude> les Habitations ouvrières, afin de présenter à ceux qui n’ont pu qu’y passer rapidement et surtout à ceux à qui il n’a pas été peru|lh
- de les voir, une idée exacte, bien que sommaire, de cette iutei^ saute Exposition.
- Sans doute, les yeux en regardant ces reliefs, ces plans, ctr > auraient mieux saisi les divers côtés de la question; mais un men consciencieux est toujours utile; il a parfois, dans la suite, conséquences aussi profitables qu’inconnues.
- Nous verrons donc pour ceux qui n’ont pas pu voir et n
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- dirons ce que nous avons vu pour cens qui s’intéressent à cette question du logement salubre et à bas prix.
- Maisons ne contenant qu’un seul logement.
- Nous nous occuperons, en premier lieu, des maisons qui ne contiennent qu’un seul logement ou qui, en principe, ne sont destinées qu’à une seule et même famille.
- Dans la première salle, en entrant par la porte la plus voisine du Cercle populaire, on remarque, tout d’abord, l’intéressante exposition des Cités ouvrières de Mulhouse. De curieux reliefs en bois ~~~ et rien qu’en bois — reproduisent ces deux types bien connus des maisons mulhousiennes, consistant tous deux en groupes de quatre maisons, les unes à deux étages, les autres à un seul étage avec grenier.
- Rue
- R tu- munie de trottoirs
- Ce i c°mbi] dnire «
- si souvent suivi et a servi de us récentes, qu’il nous a paru me graphique la plus simple.
- modèle à lanl de utile de le repro-
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- Le public s’arrête volontiers devant cette exposition qui lui rappelle de grands services rendus à la classe laborieuse; il salue avec respect — un respect dont nous tenons à mentionner ici l’hommage — la belle figure de l’homme1 à qui Mulhouse doit les institutions modèles qui ont fait sa réputation et dont le nom vénéré revit dans un second lui-même2. Il trouve là encore à s’instruire utilement, car des brochures du plus liant intérêt sont libéralement mises à sa disposition.
- L’exposition de Mulhouse, qui figure dans la Section XI, sous le nom — un nom cher en Alsace — de M. Alfred Engel, administrateur des cités ouvrières, occupe le panneau à gauche, en entrant par l’allée centrale; elle comprend un grand tableau reproduisant les cités ouvrières de Mulhouse; celte vue générale est signée : J. Scherr, architecte à Mulhouse. Au-dessous on remarque le portrait de Jean Dollfus, dont la noble figure, pleine de force et de vie sous son épaisse chevelure blanche, est bien l’image d’un grand homme de bien; à côté, se trouvent deux plans de l’œuvre à laquelle il a attaché son nom et, sur la cimaise, les trois reliefs qui nous occupent spécialement.
- La cité de Mulhouse, est Tune des plus anciennes et fune des plus grandes du continent; elle a été élevée sur ce principe foi' nmlé dans ses statuts (Titre I, juin 1853) que « chaque maison sera construite pour une seule famille, sans communication », ^ « qu’elle se composera, outre le bâtiment, d'une cour et d’un jardin ».
- Mulhouse réalise donc bien l’idée de la maison séparée, avec son accessoire nécessaire : un jardin; le résultat obtenu est cou-sidérable, puisqu’au 31 décembre 1888, la Société avait vend11 1,124 maisons, toutes à un seul logement.
- A côté de l'habitation de la famille, on a aussi pensé, à Mulhouse
- 1 Jean Dollfus. |(,
- * M. A il fruste Dollfus, président de la Société industrielle de Mulhouse, Congrès international des Habitations à bon marché s’est fai! un devoir de L comme président d’honneur.
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- à celle des célibataires; indépendamment des maisons destinées à la vente, on a élevé nn grand établissement distribué en chambres convenablement meublées, qui sont louées au prix de 6 fr. par mois à des célibataires hommes, le plus généralement de jeunes ouvriers sans famille. Ceux-ci y trouvent des logements plus Propres et plus sains qu’ils ne pourraient en avoir dans la ville, même en payant un loyer supérieur, et une salle commune, chauffée d éclairée en hiver, où ils peuvent passer leurs moments de loisir. Us y sont soumis à certaines prescriptions, comme d’être rentrés avant dix heures du soir et de n’y jamais introduire aucune femme.
- La Société des cités a construit, successivement, des maisons de differents types : les unes à étages sur rez-de-chaussée et les autres a rez-de-chaussée seulement. Les premières se partagent en plu-sfeiirs systèmes :
- 1° Rangées de maisons adossées deux à deux et dont chacune j1 Ul1 jardin sur le devant. Ces maisons, à part celles qui terminent s rangées, ont l’inconvénient de ne recevoir le jour que par leur feçade et d’être moins abondamment pourvues que les autres d’air (fe lumière; aussi, a-t-on renoncé à continuer ce genre de cons-
- ^ Maisons par groupes de quatre au milieu d’un jardin, qui se °Uye divisé en autant de parties égales, pour que chaque pro-fefetaire en ait sa part afférenle. Cette disposition est bien prélë-^ °» parce que, permettant d’avoir des ouvertures de deux cotés Ce|jS ''Pparloments, elle les rend plus sains et plus gais. C’est y e fll,i a été définitivement adoptée et qui figure dans la Sec-11 ^L Toutefois, il faut remarquer que ces maisons étant plus
- d S o1, ayant mie cave en sous-sol, sont plus chères que celles
- Afi
- fltvi
- Nous venons de parler. . ,
- :Mi" «le foire jouir, également, des avantages de la cite ceux
- Ne
- Ojj Pouvaient, pas acquérir des maisons de cette importance, a olevé d’autres è simple rez-de-chaussée, réunies aussi G a quatre, ce qui permet de conserver les principales qua-
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- lités de ce système, tout en rendant leur prix accessible aux ouvriers les moins bien partagés. Enfin, il a été construit un petit nombre de maisons entre cour et jardin, aussi par rangées, et ressemblant pour leur construction à celles du premier type.
- Dans les maisons par rangées, le jardin se développe par devant; dans celles qui sont groupées par quatre, il règne par devant et sur la moitié du pignon, jusqu’à la clôture de l’habitation adossée. Ainsi chaque logement et son jardin sont isolés; chaque propriétaire est clos et chez lui. La surface d’une maison est d’environ 40 mètres carrés; le jardin en a 190. Pour agrandir l’espace habitable, on a donné un peu plus de surface aux constructions à rez-de-chaussée sans étage; la différence est prise sur le terrain à cultiver, de manière que le tout est également de 160 mètres carrés.
- Un jardin donne à ces habitations de grands avantages et encore plus d’agrément. Le propriélaire y récolte une partie des légumes qu’exige sa consommation et dont on peut estimer la valeur de 30 à 40 fr. par an. Mais s’il y attache un liant prix, c’est surtout à cause des distractions qu’il y trouve pour lui, sa femme et ses enfants. Ces derniers, tant qu'ils sont en bas âge, y peuvent jouei en plein air, sans être exposés à aucun des dangers (pie présentent des rues toujours très fréquentées.
- La famille se plaît à entretenir ce petit terrain avec un gr
- a ntl
- soin et quelquefois même avec une certaine coquetterie. keS jeunes filles savent y faire la part des fleurs, qu’elles groupent sou vent avec beaucoup de goftl; quelques-unes en font même un pctlt commerce. Tous se réunissent pour occuper leurs moments ^ loisir à planter, arroser, récolter ou se reposer, le soir, à ln ^r<11 (•heur, pendant la belle saison, au milieu de cette verdure qm appartient, au lieu de se disséminer, connue ils l’auraient ^ autrefois: les femmes restant chez elles et les hommes dope,,s^ follement à gortter les funestes jouissances du cabaret, <m,Up' qui faisait défaut à leur famille. r
- Le prix de revient des maisons bât ies a varié et devait varier
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- suite de la valeur mobile des matériaux et aussi à cause des prix de main-d’œuvre.
- Aujourd’hui, ou estime à 5,000 l‘r. le coût d’une maison à étage sur rez-de-chaussée et à 4,000 fr. celui d’une maison à simple rez-de-chaussée, en y comprenant le sol et la construction.
- Le terrain employé par chaque groupe de quatre logements ^présente une surlace de 912 mètres carrés, dont le quart, pour un logement, est de 228 mètres répartis de la manière suivante :
- Surface de la construction . . 42ra,50 J
- — du jardin...........123 ,90 > 228 mètres.
- — des rues et passages. . 61 ,60 |
- Les clôtures des groupes et jardins sont, comme le montrent es reliefs exposés dans la Section XI, eu lattes de sapin croisées en ^0sailges, sur des traverses également en sapin et clouées sur es poteaux en chêne; elles ont 0m,90 de hauteur.
- e type préféré à Mulhouse est celui de la maison à étage; il c°mporte une cuisine mesurant 2m,04 sur 3m,70, soit 7m,54, et lQty chambres de 5 mètres sur 3m,40; 5m,55 sur 2m,75 et 3m,20 sur qa
- soit une aire totale de 39m,62 pour les trois chambres. Ou sait que, dès le mois de septembre 1851, la Société indus-qip 6 ^u^l0use 1 était saisie d’une note de M. Jean Zuber fils,
- „ a^bra vivement son atlenlion en déposant sur son bureau, prir L ^)laii ^ une maisou élevée en Angleterre par S. A. U. le i 1C° ^^ert, le volume intitulé : The dwelllngs of the labouring ^6S*' (^G Hcuri Hoberts.
- i’in U8 U avoils Pas prétention de refaire, ici, l’historique de $etde U 1ÜU (^GS C^GS omTiêres de Mulhouse; il est partout; disons la §0c ?al due concours moral — il ne peut être autre — de de l0 Iet° ^1^usl'Iùcüe fut immédiatement acquis à cette pensée de M^n Sü*ncrnont et à bas prix la nombreuse population ouvrière llüh°use et de ses environs.
- Le* Cités
- vo ouvrier* "ïets^ d. w, e,
- ouvrières de Mulhouse. ie édition revue à l’occasion de 1 Exposition
- en 1889. — Mulhouse et Paris, 1889.
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- C’est à Dornach, sous l’habile direction de M. Émile Muller, architecte, qui construisit plus tard les cités mulhousiennes, que M. Jean Dollfus fit élever quatre maisons destinées à servir de modèles. Au bout d’un temps suffisant de séjour, les locataires lurent consultés et, en tenant compte de leurs observations fondées sur une pratique journalière, on fut conduit à adopter deux types différents qui ont servi de bases d’abord aux cités ouvrières de Mulhouse, puis à celles de Guebwiller, qui en ont été une heureuse imitation.
- C’est en juin 1856 que se formait la Société mulhousienne des cités ouvrières, sous la présidence de M. Jean Dollfus qui en avait été le promoteur; son but était de construire des maisons destinées à loger un seul ménage, de les vendre aux ouvriers au prix coûtant en leur accordant, pour se libérer, de longs termes, qui peuvent aller jusqu’à quatorze et même jusqu’à seize ans.
- Ce résultat a été atteint dans des proportions exceptionnelles; d’ailleurs, tant que les maisons n’ont pas trouvé d'acquéreurs, elles sont louées et, de cette manière encore, se trouve réalisé 1° but de l’œuvre.
- Afin d’abréger, et pour montrer cependant toute l’importance de cette entreprise, si bien conduite, nous empruntons à un tra' vail spécial l’état des constructions, des ventes de maisons, ^eS versements par les locataires, etc.; qui donne, de 1854 à J888, 011 quelques chiffres, l’histoire des cités ouvrières de Mulhouse1.
- 1 Voir le tableau, pages i8 et 4ü.
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- CITÉS OUVRIÈRES DE MULHOUSE
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- LES CITÉS OUVB
- if® Mulhouse.
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- ^ le,
- État des constructions, ventes de maisons, vef ete., (je j^^/t ^ J888.
- 1 854 1855 1850
- 1857
- 1858
- 1859 1800 1861 180“2 1803 1861 1865
- 1860 1867 1808 1809
- 1870
- 1871
- 1872
- 1873
- 1874
- 1875 1870
- 1877
- 1878
- 1879
- 1880 1881 1882
- 1883
- 1884
- 1885 1880
- 1887
- 1888 au IM déc.
- 100
- 92
- 40
- 72
- 90
- 28
- 0
- 128
- 4
- 50
- 0
- 70
- 0
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- 40
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- 0
- 0
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- 0
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- 28
- 28
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- 0
- 0
- 16
- 20
- 12
- 12
- 20
- 12
- 28
- 24
- 100
- 192
- 232
- 304
- 400
- 428
- 428
- 556
- 500
- 010
- 616
- 692
- 092
- 800
- 840
- 860
- 892
- 892
- 892
- 892
- 892
- 892
- 920
- 948
- 980
- 980
- 980
- 996
- 1016
- 1028
- 1040
- 1000
- 1072
- 1100
- 1124
- 256,400
- 510.775
- 610.775 777,075
- 1,009,000
- 1,151,475
- 1.151.475
- 1.550.275
- 1.503.475 1,753,875
- 1.753.875
- 1.984.275
- 1.984.275
- 2.373.275
- 2.481.275 2,522,075 2,610,675 2,010,075 2,010,575 2,610,075 2,010,075 2,010,675
- 2.700.275
- 2.789.875
- 2.905.875 2,905,875
- 2.905.875
- 2.957.875 3,023,075 3,002,075 3,101,075 3,109,075 3,211,075
- 3.350.875
- 3.485.275
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- 27 20
- 0
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- 23 10 14 12 20 14
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- 230
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- 847
- 847
- 874
- 886
- 918
- 945
- 965
- 966 973 990
- 1012
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- 1038
- 1058
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- 20,044 21,731 21,325 52,292 70,315 91,040 111,345 134,591 ' 140,300 145,410
- 153.707 173,958 168,875 187,279 195,257 230,974
- 209.707 101,012 135,371 169,498
- 171.708 189,905 f11,339 188,003 155,228 141,828 120,202 108,025 113,085 107,737
- 90,147
- 97,070
- 100,794
- .),)
- 10
- 26,044 47,775 09,100 121,393 197,708 289,355 400,701 535,292 681,599 827,010 980,717 1,154,075 1,323,550 1,510,830 1,700,088 1,913,003 2,152,770 2,253,782 2,389,153 2,558,052 2,730,421 2,920,386 3,131,720 3,319,789 3,475,018 3,010,847 3,737,109 3,845,734 3,959,430 4,007,107 3,103,315 4,20)0,992 4,.101,780 4,454,107 4,549,308 4,581,020
- 92,080 120,124 114,274 211,081 421,001 488,044 614,282 810,832 863,073 994,250 926,010 1,031,007 1,010,549 1,109,321 1,224,029 1,211,931 1,210,990 1,181,715 1,074,893 980,505 955,572 854,156 790,470 755,051 714,800 019.194 564,859 517,017 481,539 408,311 448,295 418,455 410,711 385,152 459,601 421,919
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- A côté de ces*' résultats de la plus haute importance, on a signalé1 * une difficulté : ayant à faire supporter le coût des fondations du sous-sol et de la toiture à un seul logement, celui-ci revient plus cher que s’il y avait plusieurs logements superposés. Aussi, a-t-on constaté, à Mulhouse même, dans un recensement fait en 1884, que les acquéreurs de maisons sous-louaient fréquemment une ou deux chambres; on a trouvé, en effet, une moyenne de 7 à 8 habitants par maison, alors que la famille des propriétaires n’en comportait que 5 ou 6.
- On a dû fermer les veux sur ces sous-locations de chambres
- «j
- garnies à des célibataires hommes ou femmes et laisser sans l’exécuter l’article du contrat d’acquisition qui porte que « la faculté de sous-louer sans autorisation de la Société est interdite pendant les dix années qui suivent la date de la construction ».
- La cité mulhousienne est ce qu’on a voulu qu’elle fût; toutes les maisons construites sont devenues la propriété des ouvriers.
- Les grandes maisons à étages et à petits logements qui ont ete élevées, ces dernières années, dans son voisinage, sur les terrains encore libres, forment autour de la cité ouvrière comme une enceinte fortifiée, à l’abri de laquelle elle se cache à l’ombre <1° ses arbres.
- Comme nous'l’avons déjà dit — et les faits et les chiffres i’ap' portés ici ont une éloquence qui rend tout commentaire supei’du — c’est à l’initiative aussi clairvoyante que pratique, au zèle aussi infatigable qu’éclairé de M. Jean Dollfus qu’est dû le succès de l’œuvre des cités ouvrières de Mulhouse. Né avec le siècle, iliei5 tait encore debout, il y a deux ans — comme l’a écrit un écona miste éminent qui fut honoré de son amitié1 — après une exceptionnellement remplie3 non seulement comme indhsti^j
- • . • • à b°>l
- ' M. Auguste Lalance. (Séance du Congrès international des Habitations marché du vendredi 2‘J juin 1889.) .
- * M. Frédéric Fassy, membre de l’Institut. (Séances et travaux de l'Académ’1 sciences morales et politiques. — Décembre 1888, page 7G0.) 0lé'
- 3 lin chef d’industrie alsacienne. Vie de Jean Dollfus, par M. Ivan Zubd, taire du Comité d’utilité publique de la Société industrielle de Mulhouse.
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- mais aussi en faisant le bien et en laissant après lui « un imposant ensemble de fondations durables » et « un long héritage de pré-°ieux exemples ».
- Aux veux de tous, l’œuvre des cités ouvrières de Mulhouse est 1Qeuvrz personnelle de Jean Dollfus; seule elle assurerait à sa Mémoire un reconnaissant souvenir, si d’autres œuvres, peut-être ^oins connues, mais non moins dignes de l’être, ne venaient eric°re ajouter — si c’est possible — des témoignages qui ne péri-rorU Pas grâce à des successeurs dignes de lui.
- ^ce de l’exposition mulhousienne, se trouve celle de la j ()cieté des Habitations économiques de Passy-Auteuil, aussi appe-e - Société anonyme des Habitations ouvrières de Passy-Auteuil, comprend neuf plans, coupes et élévations, et un relief de ces jasons, élevées impasse Boileau, que le Congrès international des dations à bon marché a visitées avec grand intérêt, le vendredi VUlïl 1889, sous la gracieuse direction de M. Dietz-Monnin, Rident de ln Société*:
- ge^Une (les deux photographies exposées à côté du relief repré-
- ü .f Passage Dietz-Monnin; l’autre donne la vue du passage ^de Meyer.
- Passa ^6SSUS relief se trouvent les trois profils, en lavis, des le la ^*0*z~Monnin, Enfile Meyer et Cheysson, puis un plan ^cat'^9 ^u^ouse avec celui des différents moyens de comniu-
- Paris'0"
- lique la ,• : .......
- ag sduation de ces groupes de constructions par rapport a]eus ‘^ars eJ a l’Esplanade des Invalides. L’idée est ingé-
- et la \ ar e^e Permet au visiteur, j)eu familier avec, les distances idée exa^t*1*1^^ ^abr&l°inération parisienne, de se faire une. ïeag ° ° (^e situation des maisons élevées à l’impasse Boi-
- ^ üncl du génie danois Keyper a rendu compte an Congres de cette inU 1 ^ans un rapport qui a soulevé les applaudissements unanimes (li
- dont le texte est inséré dans le compte rendu du Congrès.
- 9U1 rehent les maisons de Passy-Auteuil au centre de 1111 cartouche spécial, un plan à petite échelle in-
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- Le relief, fort bien exécuté, nous but pénétrer dans ces petites maisons de Passy-Auteuil ; il montre les deux types adoptés : dans l’un, l’escalier qui descend du rez-de-chaussée au jardin est tout à côté des cabinets d’aisances qui, comme lui, sont en appentis, et ont été l’objet, de la part de l’architecte1, de soins spéciaux comme ventilation et comme mode d’évacuation.
- Cette maison comprend un salon avec cheminée; au-dessus se trouvent une chambre et un grenier.
- L’autre type élevé à Passy-Auteuil renferme une cuisine, une salle à manger et une chambre à coucher. La descente au jardin est en dehors de la maison; les cabinets d’aisances, avec* tuyau d’aération et service d’eau assuré par un réservoir spécial, for-ment, comme dans le premier modèle, un appentis qui fait sailbc sur le reste du bâtiment. L’escalier est pratiqué à côté de la cuisine. Les gros murs sont en briques de ciment comprimées, épaisses de 25 à 30 centimètres, de couleurs diverses; les uuu‘h de refend sont en plaques de plâtre posées de champ et relief au mortier.
- Nous devons également noter le plan de canalisation de tout1' l’égout adopte* par la Société de Passy-Auteuil. Lors de la visite du Congrès des Habitations à bon marché, nous avons été à môme <1° juger du bon fonctionnement de ce système*.
- Mulhouse.
- 1 M. Jules Bcequin.
- * Kote sur la Société, anonyme des Habitations ouvrières de l‘assy~
- M. E. Clieysson.
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- dépendances, le terrain, les frais de voirie, etc. Le loyer simple à 4 p. 100 r on est de 220 fr., si l’on y ajoute 181 fr. 50 pour l'amortissement, en vingt ans, on arrive à un loyer total de 401 fr. 50 dUl assure au locataire la propriété de l’immeuble au bout de ce
- fôps de temps.
- bes autres types varient de 6 à 10,000 fr. de prix de revient, le
- loyer est calculé sur les memes bases.
- ? En signant le bail, le locataire est tenu de verser un acompte
- dau moins 500 fr. qui atteste ses dispositions à l’épargne et sert
- do garantie à. ses engagements. Un coin]')tc spécial est ouvert à
- aïfiortissement compris dans les annuités. Si, pour une cause
- quelconque, l’ouvrier vient à quitter la maison, la Société retient
- sUr les versements antérieurs le montant des loyers échus, en y
- Ajoutant une majoration d’un quart qui en ramène le taux à
- 5 P. 100.
- Ea Société ne consent le taux à 4 p. 100 que pour les locataires qUl Se COldormenl. au but de l'institution, c’est-à-dire qui ont en
- o de devenir propriétaires de leur foyer, au i?nS 1Jne Pousde fort louable, les sous-local ions sont interdites;
- ieu de défendre, comme à Mulhouse, au propriétaire de sa Pas °n < G k* 10/VC]idrc avant un délai de dix ans, la Société de pr, ^ Auteuil a préféré stipuler, dans ses contrats, un droit de
- Cett^°n S<l J,u |)l‘*x offert par le tiers,
- taire ° (^U,SC dn' laisse intacts les intérêts matériels du proprié-%alern°l1t ^ Sin,vohrai‘dant les intérêts moraux de l’inslitutioii, est Le 'dddieable aux ventes amiables et judiciaires. aeces>dpX de la Société est de 100 fr., ce qui les rend
- 2Qo oqq d (lns bourses, et son capital social a élé limité à
- Fe
- est Co (l°s dispositions assez modestes, mais le bien réalise d’evnn l(( table, etd’autaut plus considérable, qu’il peut servir
- >!»<n,Ulo à suivre.
- t’OUs ;-jv
- lion^j (| ^ °I1S ( •b1 avec quelle satisfaction b* Congrès interna-E*l>il;Hio,is à bon marché do ISS0 avait visité les mai-
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- sons construites par cette Société et nous nous félicitons do nouveau d’avoir pris l’initiative d’une pareille visite1 *.
- Dans la même salle que Mulhouse et que Passy-Auteuil, on remarque sur le petit panneau, en retour, à droite, l’intéressante exposition de la Société havraise des cités ouvrières qui, d’après un plan que nous avons sous les yeux, aurait eu, à un certain moment, l’intention de construire nue maison de grandeur naturelle.
- Cette exposition comprend : trois plans; l’un reproduit un groupe de 77 maisons élevées rue de la Cité-IIavraise; le second» un autre groupe de 40 maisons construites rues Desmallières Bourdaloue; le troisième donne les coupes de ces maisons. Deux notices, en forme de tableaux, accompagnent ce plan; le relief très bien fait, est placé au-dessous sur la cimaise.
- Nous trouvons ici encore un nom dévoué à la question du loge' ment à bon marché de la classe ouvrière, celui de M. Jules Siegfried, député, qui est président de cette société depuis sa fondation en 1871 ; l’administrateur délégué, depuis sa fondation également, est M. Mallet, président de la Chambre de comtfuu ' du Havre.
- Cette association anonyme a été fondée au capital de 200,000 divisé en 400 actions de 500 fr. chacune; les actionnaires ne, vent jamais recevoir plus de 4 p. 100 d’intérêt; jusqu’ici, intérêt a tou jours été servi régulièrement. Le loyer, amortissent^ compris, est calculé sur la base de 10 p. 100 par an du PrlX^ revient de chaque maison; l’immeuble se trouve ainsi payc quatorze années environ ; les impositions foncières et l’assui*111 restent à la charge de l’occupant. ^
- ({appelons — car notre but est de faire pénétrer dans l u( ^
- u’un compte cour
- ant
- mie pratique de chaque institution — qu un <w...r............ ^
- ouvert A chaque locataire qui est débité de la valeur de I b*1111011
- 1 Voir lu Compte remit/ du Congrès. — Coinitù (l'organisation. Soanoo
- 1889.
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- v'ilour du jour do rentrée en jouissanco ,et crédité do. scs versements, lesquels ne portent intérêt qu’à partir du Ier janvier de I année suivante. Les loyers sont payables mensuellement.
- Le preneur doit, en entrant, verser comme garantie, une somme (m varie de 300 à 500 fi\, suivant l’importance de la maison.
- bette garantie permet de ne pas être trop rigoureux, s’il y a des *etards dans les paiements.
- Le locataire peut, en plus de son lover, faire des versements dm ne doivent pas être inférieurs, chaque fois, à 50 fr. Ces difïé-1 entes sommes sont portées au crédit de son compte.
- Chaque compte courant, à l’intérêt réciproque de 5 p. 100, est eLibli au 31 décembre de chaque année et le solde reporté au ^ janvier de l’année suivante.
- Si? pour une cause ou pour l’autre, le locataire désire quitter la maison qu’il habite, ou lui rembourse ses versements en compte c°niaut et le tiers environ de ses paiements mensuels.
- 11 est pas permis de vendre à boire sur le comptoir dans les disons de b* Société havraise, ni de dénaturer la vue de J’im-euble du groupe par des constructions dans les jardins.
- sait que les maisons de la Société havraise des cités ouvrières °ub!es et que chacune possède un jardin séparé; les waler-vts sont datis le fond de ce jardin, de Ox]>osé représente un groupe de deux maisons du type
- su » i 6S ^Ul 011* ^té construites sur la nouvelle rue Bourdalone et s;.'* ’U° ^esm‘dliôres.
- I^nt düelqties-unes des maisons élevées sur celle dernière rue, f^apr(\°n^1111 j;,nIil' :I '150 mètres, leur façademesure 6'”,50; Naturel] ^ ^<ln ( (lm devait dtre construite de grandeur 6"* 3q ° d ^ Esplanade dns Invalides, cette façade ne serait que de lent lej^60 UU l)assa£c de I*",20 (au lieu de lm,IO comme le por-n i.. do< uirieuts émanés de la Société) sur le coté pour accéder ’ d1*' a lm,80 de large sur 7'",70 de profondeur, et aux
- Ia cour
- 1 «T
- Ole lllsL‘dlés, après h* bfieher, qui lui-même a 2 mètres.
- I,,c maison possède4, au rez-de-chaussée: mu* grande chambre
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- donnant accès à l’habitation et ayant une sortie sur la cour; cette pièce a 5m,10 de profondeur sur 3m,30 de largeur; à côté, se trouve une autre chambre de 2'",60 de largeur sur 2IU,90 de profondeur; l'escalier est adossé à cette chambre. La cuisine, qui est placée de l’autre côté, mesure 2 mètres sur 2m,30; elle dorme sur la cour.
- A l’étage : deux autres chambres, rime de 3™,30 de large sur 5m,10 de profondeur; l’autre de 2m,90 sur 2m,60; la plus grande possède une cheminée et toutes deux sont éclairées par une fenêtre dont Fune mesure 1 mètre et l’autre 0m,80 d’ouverture. La hauteur des pièces est de 2"',70 au rez-de-chaussée et de 2"\50
- à l’étage.
- Au 31 décembre 1887, sur les 77 maisons composant la cite havraise, une était occupée par le gérant, une autre était simple' ment louée à l’année sans faculté d’achat; il eu restait 75 sur lesquelles 61 étaient vendues par contrats notariés, et sur ce nom' lire, 52 étaient entièrement payées. La liquidation de (jette pre-mière cité avançait donc rapidement.
- Quant aux 40 maisons de la cité Desmallières, dont la création est de date plus récente, une seule était vendue et payée.
- Au 31 décembre 1888, sur les 117 maisons construites par ^ Société, 65 étaient entièrement payées.
- Jl est bien constaté que l'amortissement se fait dans d’exccl lentes conditions et que les preneurs s’elforcent de devenir proMi]1 tement propriétaires, afin de n’avoir plus à payer ni amortissent ni loyer, ce (pii améliore notablement leur situation pom‘ l(îlll‘ vieux jours.
- Le prix de vente des maisons de la Société havraise v<,|’ de 3,000 à 6,000 fr. suivant la grandeur des jardins et ( L caves.
- Lorsque le locataire a payé le tiers de l'immeuble, il P011^ ‘ quérir par acte notarié. Les Irais d’acte sont à sa chaire. Société, dans ci» cas, conserva* une hypothèque legale j1 ,s0' complet paiement.
- lit
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- La ville dn Havre ;i alloué à la Société, lors de la construction' du premier groupe, une subvention de 25,000 fr., 11e mettant à sa charge que certaines dépenses, mais pour une somme moindre.
- La Société a donné le terrain nécessaire pour les rues, et la ville s’est également chargée de l’empierrement des chaussées, des trottoirs, de l’installation de l’eau et du gaz.
- Ces deux opérations de la Société havraise des cités ouvrières
- s°nt de nature à l’encourager dans de nouvelles entreprises; il est vrai qu’elle a su profiter de deux circonstances heureuses, en achetant des terrains à raison de 4 fr. 50 le mètre, tandis qu’au-jourdjiui les terrains disponibles se vendraient au prix de 10 à fr-; aussi la Société attend-elle une occasion favorable pour acheter de nouveaux terrains et continuer son œuvre.
- A p
- 1 oppose de l’exposition de la Société havraise, on remarque CeHo de la Société rouennaise des maisons à bon marché compre-'• "n relief, deux photographies encadrées, reproduisant les °nsh actions élevées en 1887-1889, rue Boucher-de-Perthes,
- ' &ran(l hibleau avec cette rubrique: « MM. les Travailleurs », » enfin, un vaste plan donnant l’ensemble des opérations de ell > c0Cl°fr ainsi qu’une élévation des constructions laites par
- il exposé montre que chaque maison, mesurant 5 métros (!e façade, renferme: 1° uni! cave en sous-sol, de 4 ,08 sm - , (1°m l’accès a lieu pur reseaber; 2» un rez-<lc-climissée, avec une Lo ot (iik; fen«Hri«, comprenant une salle a mange de t t '
- ^ mètres, avec cheminée et accès ilirocl sur la me, puis, |>ai ‘'ièl’e, et éclairée par une grande fenôlre, une cuisine «le«te Ptofondem-; 3“ un premier étage, conlonanl aussi «leux pmms aïant chacune. une fenêtre; ces cliainbres, qui peuvent en former trois besoin, me.surenl 4”,77 «le large sur 3 mètres «le prolon-1,1 ! ct sont éclairées par <l«*ux !èu«Mr<‘s; «‘«‘lie «|ui est contu °alier a 2 mètres su,' 2”,XI) avee une «lemi-fen.Mre raiitre pteee a "'êtres sur 2'“,XO, également avi-e une ilenn-fenetri'.
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- Doux dos chambres possèdent une cheminée; la pièce (fui est auprès de l’escalier n’en a pas.
- On peut dire que la Société rouennaise des maisons à bon marché est une véritable caisse d’épargne, ainsi qu’elle l’a écrit au bas du tableau qu’elle expose et ainsi que nous allons le voir.
- En mai 1889, la Société rouennaise des maisons à bon marché avait fait élever quarante maisons qui étaient toutes occupées par des ouvriers ou des employés désireux d’en devenir propriétaires; elle cède les habitations qu’elle construit au prix de revient; les maisons bâties en 1887-1888, rue Boiicher-de-Perthes, ont une surface de 84 à 109 mètres environ; les unes valent 8,950 fr., les autres 3,755 fr. ; elles ont chacune un jardin de 60 à 70 piètres carrés, séparé par des murs en briques de 9 mètres de hauteur; dans ce jardin, on trouve une buanderie, un bûcher et un watcr-closet.
- • Ifl
- La Société rouennaise des maisons à bon marché, société anonyme d’une durée de trente ans, a été constituée conformément à la loi du 94 juillet 1867, au capital de 108,500 fr., lequel a etc porté à 130,000 fr. depuis le 1er janvier 1889.
- Le but de la Société (art. 3 des statuts, en date du 4 juin 1887) est de procurer des maisons saines et à bon marché à tous l°s travailleurs fie la ville et de favoriser chez eux le goût de l’éparg|lC en leur facilitant l’acquisition de maisons; elle s’interdit to'il bénéfice autre que l’intérêt des actions.
- Pour devenir propriétaire d’une des maisons construites pal Société rouennaise, il faut acquitter: l°un dixième de sa val^111^ en traitant; 9° une annuité, payable par douzième et pend'111 seize ans, de 970 fr. ou^le 319 fr., selon que l’un ou l’autre Df a été choisi. „
- 9 lié/
- La Société est une sorte de caisse d’épargne, en ce d" accepte, en compte courant, à intérêts de 4 p. 100, toute soin1 de 50 fr. et au-dessus qui est versée à sa caisse, dans le but libérer l'acquéreur de ses engagements.
- Le contrat, définitif de vente n’est passé qu'après qu b ^
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- l)ayé cinq annuités; tant qu’il n’est pas réalisé, le preneur peut, eu prévenant la Société six mois à l’avance, résilier son bail à la
- lui de chaque année.
- Dans ce cas, s’il a rempli ses engagements, entretenu la maison eri bon état, payé les impôts et remboursé l’assurance, il lui est fait remise : 1° de son versement de 325 fr. ou de 375 fr. 50 c. ;
- 2° d’une somme de 91 IV. ou de 105 fr. par année payée.
- Cette restitution laite, la Société se trouve n’avoir perçu en couverture des intérêts, des frais généraux et de la dépréciation des immeubles, que 179 fr. de location pour ce qu’elle appelle les petits logements et 207 fr. pour les grands logements.
- Dans cette même salle, se trouve encore, sur la cimaise, le relief {e *a Société Immobilière d'Orléans (Loiret).
- Cette Société, dont la belle devise est : « Vouloir, c’est, pouvoir ï», a été fondée en 1879; le capital souscrit est de 425,900 fr. et le ^apital social de 450,000 fr. ; la réserve actuelle est de 42,589 fr. 68 c.
- Ce relief exposé est utilement complété par un grand panneau ^n^eriaul quatre photographies qui représentent : l’une la cour la ' Cl^' ^0S l’autre la rue de l’immobilière, la troisième
- PC*ee des Acacias, et la dernière la rue de la Concorde.
- e Société a pour objet, comme le porte une Notice sur son clionnement, de développer l’esprit d’éparçue en facilitant l’ac-à.*? P^pHrtus.
- es origines ont été modestes : en 1879, deux ouvriers intelligents rn,.- .
- îe , ’ ',s ue disposant d’aucun capital et sans autre appui que pens°^lC°llrS fïU(dflnos hommes désintéressés, conçurent, la 8oo^0' *ormer one société de construction qu’ils appelèrent: l)eUts^ ^nill()C*hère d’Orléans, dans le double but de multiplier les *?e,nci,ts, afin de parer aux difficultés créées par le renché-
- ‘^seinojji a , « 1
- fatnijj es loyers et, surtout, pour procurer à l’ouvrier père de
- J 11 1 - * :i r»\* dp devenir
- .............-........> >...•. yfw .Mmh\e «>° •’q'*""!
- 'atuiUe un logemonl. salulne doiil 1 ^ ^ nnnnos; d"
- ÏHO|iviél;ii\'o. dans un didai "nivniiu ^ vr.Vvi‘iunnls.
- !'e«, dYdlnnrs, Êlvn alinV' î»'1
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- Le but de cette Société est donc, comme celui des institutions ses voisines à l’Exposition (l’Economie sociale, de rendre l’ouvrier propriétaire de sa maison.
- Le capital social est rémunéré au taux de 5 p. 100 net d’impôt, sans préjudice de la constitution d’une réserve égale au dixième du capital social.
- Avec ce capital, la Société avait construit, au icr avril 1886, 215 maisons, — 208 à un étage dont quelques-unes avec mansardes, — 5 à deux étages et 7 à simple rez-de-chaussée, d’une valeur collective sensiblement égale, terrain compris, à 2,200,000 ir. L’importante différence entre le chiffre du capital social et la somme dépensée a été couverte par la vente de terrains, les versements de garantie, un commencement d’amortissement, les versements anticipés et, surtout, par l’emploi <r de moyens hvpotho-caires ».
- Ces 215 maisons (actuellement 228) ont toutes trouvé acquereurs; la Soeiélé ne construit pas à l’avarice, elle traite sur pi*irl et à forfait.
- L’économie des opérations de cette Société est d’ailleurs fort simple : l’ouvrier qui se présente comme acquéreur se trouve dans l’une des deux situations suivantes : un il a réalisé quelque économies égales au prix du terrain, ou bien ses ressources n’ot^ pas encore atteint ce modique degré d’avancement. Dans le p1’0' microns, la Société lui vend un terrain qu’il paie comptant et fré avec lui un marché par lequel il prend la Société comme coi^ tructeur de la maison à édifier; des plans lui sont soumis, les |)llV sont établis à foriait, mais le preneur a toujours la finalité» clt cours d’exécution, de modifier à son gré les détails de la eonstr"( lion et la disposition intérieure; ce qu’il lait retrancher est du'11 nué du total du prix du devis; ce qu’il ajoute, lui est comp,(;Cl
- supplément au prix du môme devis. Ce mode d’opérer ou
- blip
- e a
- se»
- l’acquéreur à consentir, au profit de la Société, hypotheqiu ^ Trais sur la maison construite, qui demeure à l’état do ga£(‘. libère en payant annuellement 7 IV. IGc.p. 100 du prix total, I
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- dant vingt-cinq ans, ce qui assure l'amortissement complet du capital et l'intérêt à 5 p. 100; il peut, en outre, effectuer à toute époque des paiements par anticipation et diminuer, par suite, la durée de sa libération. Il est, d’autre part, invité à améliorer les conditions premières qui lui ont été faites, en consentant un emprunt que les notaires de la Société ont jusqu’ici pu procurerai! taux de 4 1/2 p. 100 au lieu de 5 p. 100, ce qui réduit l’annuité due pour intérêts et amortissement en 25 années à 6 fr. 75 c. P-100 au lieu de 7 fr. 10 c. p. 100 sur une somme égale à moitié
- tlLl moins du prix de l’immeuble.
- Le prêteur prend sur la maison première inscription hypothèque; la Société consent à ne venir qu’après lui en deuxième laug. Cette combina ison, avantageuse au premier, ne rompt pas les conditions de sa libération en 25 ans; lorsque son compte à egard de la Société, qui se rembourse la première, est devenu créditeur, il reçoit un intérêt à 4 1/2 p. 100 égal à celui payé au lent du notaire bailleur de fonds.
- La Société est alors devenue, eu quelque sorte, la caisse d’é-laigné de son acquéreur; il reconstitue dans ses caisses, par ent'ni^^eS ' emprunté hypothécairement et le retrouvera
- ^Cï a 1 époque de l’échéance du remboursement du prêt. a Société immobilière trouve profit, de son coté, à ce mode de
- c ei? puisqu’il la fait rentrer immédiatement dans une somme
- qpériou ,
- tre 10 U moiLc du prix de la construction et lui permet d’eu-d’unreU(lrG (^Cs nperations nouvelles sans recourir à la réalisation ^capital relativement considérable.
- CUoiH SfL,° 1 ouvrier ne peut acquérir le terrain, la Société J’ac-précautI10anill<>^,lîS ’ ve,,sement en numéraire de
- L°ririèt ‘011 proportion. Parfois même, sa seule
- des }lajy° a elc a(*ccptéc comme garantie suffisante. Si l’ouvrier a une m .UU(,CS ccgulièi’es bien constatées, elle traite et lui loue pr0ïïl '1SOn <1 is[>osé<; à son usage en insérant dans le bail une sc pp' S° V0lffe; s’il se plaît dans sa maison, il la conserve et connue dans le cas précédent, en payant annuellement
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- pendant 25 ans 7 fr. 10 c. p. 100 dn prix total. Ce deuxième système lie la Société, mais n’oblige pas irrévocablement F ou vrier qui, pendant les douze premières années, peut résilier son bail malgré la promesse de vente qui y est insérée. Les conditions dans lesquelles s’effectuerait cette résiliation sont longuement précisées dans la formule du bail.
- Les maisons de la Société immobilière d’Orléans, élevées sur caves, sont conçues avec la pensée que l’acquéreur prendra un locataire, se donnant ainsi le moyen de remplir plus fidèlement ses engagements.
- Les principaux types édifiés par la Société sont les trois sui-
- vants :
- 1° Maison à premier étage, de 5m,15 d’axe en axe de pignons, sur 6'",30 d’extérieur eu extérieur de façades, fosse et cabinet d’aisances. Son prix est de 4,000 fr. auxquels il convient d’ajouter 500 fr. de terrain, soit 4,500 fr. ; l’acquéreur doit verser annuellement, selon qu’il a payé ou qu’il n’a pas payé le terrain (4,000 ou 4,500 x 7 fr. 10 c.), de 284 à 320 fr. Or, la valeur îbcative de l’immeuble est de 130 fr. pour le rez-de-chaussée et de 170 fr. pour l’étage, ensemble 300 fr.
- 2° Maison à premier étage, de 6 mètres d’axe en axe de pignons sur 8 mètres d’extérieur en extérieur de façades avec cuisine au rez-de-chaussée; à l’extérieur du bâtiment : buanderie, fosse et cabinet d’aisances. C’est le type le plus apprécié par l’ouvrier; valeur est de 6,000 fr. en plus du prix du terrain, généralement payé au moment du marché; le versement à eifectuer annuelle' ment par l’acquéreur est de (6,000 x 7 fr. 10c.) 426 fr. La valeur locative de l’immeuble représente 420 fr. : 200 fr. pour le rez-de' chaussée et 220 fr. pour le premier étage. Cette maison, moyennant une dépense supplémentaire de 2,000 fr. au maximum, l,eLl^ être augmentée d’une mansarde; sa valeur locative se trouve, Paf suite, élevée de 180 fr. et portée à 600 fr. ; le quantum â p^^ annuellement, dans ce dernier cas, n’est que de (8,000 X 7 fr. 1^ c' 568 fr.
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- 3° Le dernier type est une maison également à premier étage, de 8W,50 d’axe en axe de pignons, sur 8 mètres d’extérieur de façades. Lite contient 4 pièces à chaque étage, qui peuvent être occupées Par un ou par deux ménages ; son prix avec plinthes, baguettes d’angles et papiers peints n’excède pas, terrain pavé, 10,000 fr. ^ui, pour intérêts et amortissement en 25 ans, nécessitent un Paiement annuel et moyen de (10,000 x 7 fr. 10c.) 740 fr. La va-locative (le cette maison est de 800 fr., soit 400 fr. par étage. L’intérêt servi aux actionnaires de la Société immobilière d Orléans a été, jusqu’en 1888, de 5 p. 100; au 31 décembre 4888, d a été fixé à 4 4/2 p. 400, non compris l’impôt.
- Nous ajouterons que la mort est venue malheureusement frap-peL en (fix ans, plus d’une vingtaine de chefs de famille acqué-IeilI‘s des maisons construites par la Société et qu’il en résulte es situations très dignes d’intérêt auxquelles celle-ci s’est lait devoir de venir en aide.
- Ajoutons que cette faculté, on pourrait presque dire dans ce Cette nécessité, de prendre un sous-locataire n’est pas à l’abri
- l|ecri,:
- hujues; car le principal locataire peut louer au détail presque
- Ules les pièces de sa maison et se trouver ainsi logé pour fort peMeci P
- a Société immobilière d’Orléans qui encourt ce reproche a, t ^ius, beaucoup bâti, et si ses maisons elles-mêmes n’ont pas trUiV°S ^ahremeil^s désirables, si les logements qu’elle a cons-s°nt uu peu entassés, elle a eu toutefois le rare bonheur ^Pechcrlo renchérissement des petits loyers dans la ville d’Orly
- otl Pendaut à l’exposition de la Société immobilière d’Orléans, Une ^I^U’que le plan des maisons construites par la Caisse d’êpar-dre 66 ^°uc/ies-du-R/iô)w; ce plan, qui est daté de 4889, a été jj M. Charles d’Albert, architecte.
- (j°ïlJiAôte et explique fort bien cette intéressante exposition lelief ^ %Ul‘or ici, car, au milieu de la salle, se trouve un grand exôcuié par M. A. Hoyau, sculpteur, et, sur le côté gauche
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- en entrant, une maquette au dixième, des fosses hygiéniques et de pénétration à l’égout, qui ont été créées à Marseille pour l’usage de ces maisons.
- Notons tout spécialement la coupe d’une fosse diluante à l’échelle de 0m,05 par mètre. Ce système mérite, en effet, une explication.
- Chaque maison reçoit une quantité d’eau potable, provenant du canal de Marseille, de 864 litres par 24 heures. Une caisse-réservoir, à la hauteur du premier étage, permet la distribution de cette eau à la cuisine, au lavoir, dans le jardin et aux lieux d’aisances-Le trop-plein, de même que les écoulements du lavoir et de L cuisine, plonge dans la fosse des lieux et concourt à la dilution des matières.
- Les fosses construites sont conformes au modèle en reli^ exposé dans la section XI; elles sont en bonne maçonnerie moellons de roche vive, au ciment, de 0"‘,50 d’épaisseur sur mas^ de béton, au ciment, de0n’,40 d’épaisseur. Chaque fosse est revêtu6 intérieurement d’un enduit au ciment Portland de 0'",025 naisseur et les angles horizontaux et verticaux sont raccordéscl) anses de panier. La fosse est recouverte d’une voûte de O1"/1 d’épaisseur en briques et ciment, enduite comme la maçonnei,,ej elle est surmontée d’une cheminée en briques, portant le reg«,J en fonte au niveau du trottoir. Le regard ferme hermétique*10 et l’expérience aurait déjà démontré (pie, malgré sa simplicité système répond aux exigences de l’hygiène.
- Un syphon, placé sous l’appareil des cabinets, intercepte 15011 plètement le passage des gaz qui pourraient pénétrer d«nlb maison. En outre, le tuyau de chute de l’appareil, ainsi que ^ des eaux provenant du lavoir et de la cuisine, descendent ju^l11 ^
- e
- fond de la fosse; de cette manière, leur section intérieure trouve jamais en contact avec la partie liante de la tusse, ^]t dessus de la naissance du svnhon de déversement. Le dégflncl ,, de la fosse s’opère dans un petit puisard, au moyen d 1111 ' syphmmanl en grès, .«fin de maintenir h* principe de I
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- herméticité de la fosse, condition nécessaire pour la complète dilution de la matière fécale.
- Les petits regards de déversement sont tous traversés par un
- tuyau en poterie spéciale, se dirigeant du bout de chaque rangée
- de maisons jusqu’à l’égout. Une disposition particulière permet
- de donner de temps à autre à ce tuyau, et par conséquent aux
- Petits puisards, une forte chasse d’eau, précaution presque super-
- due, assure-t-on, vu la pente générale de 0m,09 par mètre du tuyau
- et la nature absolument liquide de l’écoulement.
- e système, sur les détails duquel nous avons cru utile d’entrer,
- j^t considéré comme préférable à celui des puisards à fosses mo-
- es’ Luettes avec ou sans filtres; mais il n’est pas sans rencon-
- ei des critiques, surtout de la part des fabricants de sels d'engrais. 1
- Q’
- (p est Ie € tout à l’égout y> si vanté par les uns, si blâmé par ^ans ^es n,î,isons do la Capelette, on peut dire qu’il y a Rentable luxe de nettoyage; ce ne sont pas ceux qui pour-ont ie bien-être de la classe peu aisée qui sauraient s’en
- Plaindre.
- q
- faisons renferment au rez-de-chaussée : un salon, une premier étage, trois chambres et un lavoir dans le
- e; au
- Jardin.
- P
- dolar aÜ7 C^a(JU0 maison comprend : une cave mesurant 2m,25 les \ ^eUï SUr de profondeur; le rez-de-cbaussée renferme hescalie , °s<i*,s P^oés, à gauche en entrant, contre le palier de aVec ^ler’ d droite, se trouve la cuisine, qui mesure 2m,80sur 2ra,20, ^°ndeu-»e 1,11 s;don de 5m,IO de large sur 2m,50 de pro-
- P°rte-fe5 !rUlUl (l mie cheminée et éclairé par une fenêtre et une l%iP] U(^(i <lu* donne accès, par un escalier, au jardin dans e|‘iL>li le lavoir.
- ^esCalieiUn^01. 0,1 ti'ouve un débarras, à côté de l’accès de
- ILtiehe ? lud‘s5 a droite, une chambre de 2m,25 sur à
- U,Ue <,u,re chambre de lm,95 sur 3m,50, et enfin, une 1 ece de 3m, J0 sur 4m,05. Celte dernière, munie d’une
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- cheminée qui correspond à celle du salon, est éclairée, comme les deux autres pièces, par une grande fenêtre.
- En élévation, la cave a 2m,50 de hauteur; le rez-de-chaussée 3 mètres ; le premier étage 3m,05; l’accès se fait directement sur la rue vis-à-vis l’escalier intérieur.
- Divers tableaux nous font pénétrer encore davantage, s’il est possible, dans cette heureuse tentative de la Caisse d’épargne des Bouches-du-Rhône ; l’un donne le plan général du quartier;1 0m,002 par mètre; deux autres tableaux reproduisent une étude relative à la construction d’un quartier ouvrier par cette Caisse d’épargne. La surface du terrain acquis est de 4,333m,9l, surface des lots de 8,066"l,80, ce qui donne, pour les rues, une superficie totale de l,267m,H. Le terrain acheté pour établir ufl boulevard d’accès a coûté 5,000 fr.
- Un dernier tableau indique le lotissement.
- Le relief est un modèle au cinquantième; il reproduit le qua1' tier d’habitations ouvrières créées à la Capelette, dans la banlieue de Marseille, en partie en bordure sur le chemin de fer Sahd Charles à Marseille-Prado.
- Chaque maison, d’après un devis que nous avons sous les yel1^ devait coûter 6,415 fr. 91 c. ; mais, par suite d’un rabais consent lors de l’adjudication, la dépense sera réduite à 6,197 fr. 77 c.,aUX quels il conviendra d’ajouter un imprévu de 150 lr., avec Ie tc|^ rain nécessaire pour la maison (41m,96 à 2 IV. 75 c.) et p°ul jardin (91m,38à w2 fr. 75 c.); on arrive au chilfre total de 6,414
- 45 c. ^
- Avec les diverses charges, telles que l’établissement des1 clôtures, égouts et boulevard d’accès, on atteint une définitive de 7,894 fr. 55 c. par maison. ^ jj
- Une fois le côté terrain et construction examiné rapi<lelïie ? y a lieu de donner une idée de réconomie générale de cette portante entreprise.
- C’est l’heureux emploi (pie la Caisse d’épargne de Lyo11 d’une somme prise sur son capital pour une œuvre de bu111 r
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- laire — les logements ouvriers — qui a servi de guide à l’en-treprise de Marseille.
- M. Eugène Rostand, président de la Caisse d’épargne des Bou-ches-du-Rhône, a été l’importateur à Marseille de cette pensée de I emploi des fonds des caisses d’épargne à la construction de logeants à bon marché; il s’est inspiré, après une longue et patiente etude, des précédents ; il a compris qu’il y avait là une œuvre à poursuivre, et à ce double titre, l’exposition des maisons prières de la Caisse d’épargne des Rouches-du-Rhône à la Cape-mérite un examen spécial.
- Il ne s’agit pas de l’emploi des dépôts des caisses d’épargne;
- ^ a demandé cet emploi à Londres1 et à Paris2; il n’est ques-
- 1Cl que de la mise en œuvre de notre organisation légale actuelle.
- ^es caisses d’épargne peuvent, aux termes de la loi fran-bit COrJtrII)l,er au développement de la construction des ha-
- atl0ns a bon marché; mais le peuvent-elles dans une mesure aisante et n’v a-t-il nas là encore une réforme utile à pour- •
- Süivre3 9 J 1 1
- bon6 ^0rï1^ d’organisation du Congrès international des habita-Co S a ^0n marché, tenu à Paris en juin 1889, avait proposé de aPpeiren<^re * I)ar,m ^es ressources auxquelles il peut être fait sûv., I)0Ur *a construction des maisons à hou marché les « ré-^cus ' S Caisses d’épargne ». Le Congrès, après une intéressante dajjg j n’ a recoimu que « l’intervention des caisses d’épargne et utile ^^Ppement des habitations à bon marché est légitime ^alisep ** C0ll(HtlOü de demeurer circonspecte » et qu’elle peut « se Sous des formes diverses »; que le législateur peut et
- ^ 1\. iP b,ÜU a°s logements ouvriers instituée en 1885 et dont faisait partie
- f PauU.Ce<leGall.cs-
- ^Ssent conSeil|îj10^"'acau^eu N. Langlois ont demandé que des prêts de l’État
- ICQç
- sur It's fonds des caisses d’épargne pour élever des maisons à bon
- Apport
- ai'clié — Pariis^ ^u*0lly Roulliel au Congrès international des Habitations a bon l88y. Imprimerie nationale, p. 18.
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- doit, par exemple, favoriser cette intervention « en reconnaissant la liberté d’emploi des réserves ».
- Bien que la Caisse d’épargne de Strasbourg ait fait construire directement des maisons d’ouvriers et que cet exemple n’ait pas été ignoré du Congrès, plusieurs de ses membres ont paru ne pas être d’avis de voir les caisses d’épargne construire elles-mêmes des maisons pour les louer. Sur la demande de M. Rostand, le Congrès a adopté une résolution additionnelle portant que cette intervention, comme nous venons de le dire, doit être « circonspecte »; mais il a admis que le législateur « peut et doit favoriser cette intervention, soit en reconnaissant une liberté partielle d’emploi des dépôts ou des patrimoines, soit en réduisant les charges fiscales ».
- A Marseille, on a pensé — et pensé avec raison — que ce phi' cernent en immeubles était l’un des plus sûrs, et que se proposer de constituer à la classe peu aisée nu foyer domestique salubre était une entreprise digne d’être tentée.
- M. Rostand proposa, dans ce but, à l’assemblée générale de 1888, de placer 250,000 fr. sur la fortune de la Cuisse d’épargne des Bouches-du-Rhône, en constructions et prêts pour construction
- d’immeubles destinés à des familles ouvrières; ou demandai (remployer 160,000 fr. environ pour l’édification de maisons de famille destinées à l’usage des travailleurs peu aisés, lesquels maisons seraient susceptibles d’acquisiLion par annuités; 70,000h’ en prêts hypothécaires et 50,000 fr. pour aider à rétablisseiïic,lt d’une Société spéciale.
- Un décret du 13 août 1888, rendu sur l’avis conforme di Conseil d’État, ayant autorisé l’emploi de 160,000 fr. en tructions, faites directement par la Caisse, M. Ch. d’Albert, chitecte, prépara un projet qui a été adopté et que repi,(U . le relief exposé dans la Section XI de l’Kxposition <l’I^coi10111 sociale.
- Dix de ces maisons sont achevées.
- Ce 4 février 1880, un second décret
- autorisa
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- 90,000 fr. en prêts hypothécaires et concours à la constitution d’une nouvelle Société.
- La Caisse a commencé les prêts hypothécaires et participé à la constitution de la Société anonyme des Habitations salubres et à bon marché de Marseille, fondée le 23 mai 1889, au capital de -50,000 fr. couvert par une souscription publique. M. Eugène Rostand a été élu président de cette Société.
- L’œuvre poursuivie à Marseille est de celles qui appellent le plus Vlvement l’attention de tous ceux qui ont souci du bien-être social, eL à ce titre, nous avons cru devoir lui consacrer un examen détaillé.
- Lans la salle plus particulièrement consacrée aux expositions changères, on rencontre l’envoi fait, un peu tardivement, par la Société anonyme rémoise pour V amélioration des logement s à bon niarché\ d’un petit relief reproduisant le type adopté par elle. Ce s°nf des pavillons entièrement isolés contenant chacun 8 logeants complètement, indépendants : 4 au rez-de-chaussée et 4 au Plemier étage.
- Lhacun de ces logements a une entrée indépendante : ceux du Jo-- etage par un escalier particulier donnant sur la rue, avec
- speciale, de façon à éviter à charme locataire toute com-
- mnnauté.
- cin<at ^avi^0lls» 0,itourés de gros murs en façade, sont séparés en mm s d’épaisseur, de sorte (pie chaque
- c°s |^Ull(3t9' Mcupe un angle et profite de deux expositions. Tous Cap-m0nts P08S(‘(lent une entrée, deux chambres, une cuisine, cHirer ^ a'sa,lCt‘s ;1 l’anglaise, un sous-sol pour les locataires
- Les 'haussée ou un grenier pour ceux de l’étage.
- , (|ei|hers pavillons construits contiennent, en outre, une
- I ) c * ^,Co 0(“(‘upée par chaque logement est de 35"',CO.
- oociéj/, . 1 *
- >r0l„ ' i'Hssi l'ail co(isli'iiin> 8 maisons sépaivcs oc
- renli
- cl,a,
- îontiguës
- Ull(i : un sous-sol, un rez-de-chaussée, un premier
- ^chitpcfo.
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- étage, un grenier, un water-closet, avec facilité de convertir une partie du grenier en mansarde.
- Les maisons collectives qui comprennent 8 logements occupent chacune une surface de 12 mètres sur 15 mètres ; les 4 logements du rez-de-chaussée contiennent un sous-sol, une entrée, une cuisine de 5 mètres de surface avec évier en fonte émaillée et tuyau d’écoulement pour les eaux ménagères, des tablettes et un tuyau de fumée; la grande chambre, à deux lits, avec armoire et cheminée, a une surface de 17m,25; elle est aérée par une grande fenêtre; la chambre d’enfants mesure 7m,50 de superficie; le cabinet d’aisances est muni d’un siège inodore.
- Les quatre logements de l’étage ayant, comme nous l’avons cht, chacun un escalier séparé et un grenier, se composent d’un palier» d’une cuisine munie d’un évier, d’un tuyau de fumée et de blettes; les deux chambres à coucher ont la même surface que celles du rez-de-chaussée; les water-closets sont également sert1' blables.
- A l’avenue Bétheny, chaque logement a coûté 2,708 fr. 60
- sur la route de Bezannes, la dépense des constructions s’est élevez
- par logement, à 2,802 fr. 75 c. pour les maisons les plus ai1' demies et seulement à 2,571 fr. 85 c. pour celles élevées pluS récemment.
- Le prix de revient est donc de 120 fr. par mètre de superflClC pour les constructions de l’avenue de Bétheny, et de 124 IV. 50 e' pour celles de la route de Bezannes.
- Les rues qui séparent ces maisons ont de 9 mètres è lOmèH6’ elles sont macadamisées; les pavillons sont entourés de ruisse^ en pavés cimentés, avec pente de 0m,015 par mètre, sulus<l pour l'écoulement des eaux pluviales et ménagères. jn
- Les fosses d’aisances sont communes à quatre logementsc Société se charge de la vidange. . ^
- • • • f „HlUeS
- Les eaux de la ville sont distribuées par des bornes-ion^ adossées aux pavillons (avenue de Bétheny) et par des puits pour les constructions de la route de Bezannes.
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- Les constructions élevées par la Société rémoise se trouvent aux extrémités de la ville; elles sont contiguës à des terrains de culture qui forment des angles rentrants entre de longs massifs h habitations construites le long des grandes routes; la situation est élevée.et l’aération parfaite.
- Le nombre des maisons construites est de 14, soit 104 logements.
- La Société anonyme rémoise ne date que de 1882; elle a été endée au capital social de 500,000 fr. divisé en 1,000 actions de fr-, dont les trois quarts versés, soit 375 fr. par action, soit en tout : 375,000 fr.
- Son but n’est pas seulement de construire des maisons destinées aUx 0Uvriers et aux petits employés, mais encore de louer les immeubles qu’elle possède, et de sous-louer ceux qu’elle améliore.
- A a ^cation se fait par baux d’un an et le paiement par mois et ' e? Par fraction depuis quelque temps.
- avenile (le Bétheny, où les constructions s’élèvent sur une aCe (^e ^ 5,042 mètres, les prix varient de 16 fr. 50 c. pour les du S Sei)arées ma*s contiguës, à 14 fr. pour les appartements premier étage et 15 fr. pour ceux avec mansarde; les logeas du rez-de-chaussée sont de 14 fr. 50 c. chai U,e ^oza,lnos (Ie terrain mesure 3,500 mètres), le rez-de-
- SS^e est h)ué 11 fr. 50 c. et le premier 10 fr.
- uans ce** • 1
- frdan ^ Prix sont compris : le balayage, le ramonage et la et le^6 ^eS ^°SSes 1 ’ Phnpôt foncier et la contribution des portes
- ^ fres sont jiayés directement ]iar la Société.
- La Se)11 ^ frgenmnts seulement étaient loués.
- par Sl^Cl(^e recoimaît que ses efforts n’ont pas été <r encouragés » Reims ° ^a cr'se qui sévit encore sur l’industrie linière de parce 1 C <PH e,uphue le plus grand nombre d’ouvriers, et aussi
- j u a I
- 1 avantages que présentent ces petits logements — qui
- °^S vidange ^ exisle * Kcims ud inspecteur des fosses d’aisances qui, une > visite les fosses et fait réparer celles qui sont en mauvais état.
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- ne reviennent qu’à 0 fr. 45 c. par jour — n’ont pas été compris par la population.
- M. Alp. Gosset, secrétaire de la Société rémoise, constate qu’il existe dans la ville une multitude de « oonrées malsaines où la population ouvrière persiste encore à s’entasser, au détriment de sa santé et des dangers de contagion ».
- Ces pavillons, inondés d’air et de lumière, n’ont pas su jusqu’ici tenter cette population; aussi la Société attend-elle des jours meilleurs pour utiliser les vastes terrains qu’elle a acquis et y construire des logements pour la classe peu aisée.
- Ici encore, il faut poursuivre patiemment son œuvre, mais ue pas se décourager; la persévérance ne peut moins faire que d’assurer le succès.
- La ville de Reims, on ne saurait l’oublier, est la seule, en dehors de Paris, qui se soit préoccupée de l’épuration de scs eau* d’égout et qui, en présence de l’infection toujours croissante de la Yesle, dont la pollution déjà ancienne est bien connue, a chet' ché à remédier à un tel état de choses.
- Le Congrès d’hygiène, voulant se rendre un compte oxacide ce qui a été fait et voir les récents travaux d’épuration et d’utilisât!011 des égouts de la ville, s’est transporté à Reims le 7 août 1889. ^
- On sait que le lit de la Yesle, envahi par les détritus d’une qui a vu, en peu de temps, sa population doubler et son industi1' décupler, n’est, pendant une grande partie de son parco111*’ qu’un vaste égout dont le fond envasé ne peut plus contenu eaux contaminées qui se répandent sur les propriétés voisin015-
- t iin
- Cette situation n’était pas sans coiupromclirc gravement ia * publique, non seulement des habitants de la ville de Reims, &l aussi de la population des communes suburbaines, qui adressé de fréquentes réclamations et protestations à ce sujet. ^
- Lu août 1887, la ville de Reims passait un contrat aV?C^jp Compagnie des Eaux-Vannes, aux tenues duquel celle-01 s geait à épurer la totalité des eaux d’égout moyennant nne.i-vance annuelle basée sur le volume d’eau épurée et en (oun11 1
- ville
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- 150 hectares de terrains destinés à l’épuration.-La Compagnie a, outre, acheté 350 hectares de terres jusque-là improductives, a °oté de celles qui lui ont été concédées par la ville et elle filtre ^es eaux d’égout à travers ces terrains.
- Pour cela, les eaux amenées par deux grands aqueducs, sont Reversées dans les champs de Baslieux, derrière le pont de Saint-Jerry, par un système de machines élévatoires, de pompes, de loyaux, de conduits, etc.
- La Compagnie a creusé 7,600 mètres de larges canaux d’assainissement que l’on peut parcourir en harque ; elle a posé près de ’OOO mètres de conduites en fonte pour les eaux qui doivent être vees, et en béton pour les eaux qui arrivent par simple gravita-1Qo, dont le calibre varie de 0m,30 à 0m,60 de GS 6aUX aLaildonnent alors à la terre ce qu’elles contiennent J-cipes solides et ressortent ensuite de ces champs d’irriga-11 limpides et claires, de troubles et d’infectes qu’elles étaient
- r) y arrivant.
- oiéu°U^ aV°ns te,m a raPPeler ces faits, car l’épuration des eaux mérapei<ÎS Gt ^GS va^an8es s’impose à un grand nombre d’agglo-q • lls urbaines; d y a là une question de haute administration
- f ‘ touche de
- doive |
- H e h ns des ha]
- trop près à l’hygiène publique, pour qu elle ne he' ^ *)aS étudiée sérieusement; 1’exemple de la ville de pétait a noter dans une étude qui s’occupe non seulement
- Paiit)lta^°11S ^ ^ou nla,‘ché, mais aussi des habitations salubres, dans 1 ° ^ esl)ace dans la Section XI, MM. Solvay et C,e ont exposé.
- Qg A----'imio ICI Al, M • kJUtUUtf Cf KJ UIU LA|7U3C,
- à 10 ^6S sa^es atfectées aux Institutions ]>atronales, un relief , ^ opiement parler trois reliefs — des habitations construites Poisounel de leurs établissements4. En face de ces reliefs
- a
- Pour le
- _______------------------ ; <*gouls, des
- *oir \es plan s eu reM do 1» l'H*»* 4 Vï*'
- <=raiHls collecteurs et du champ d’irrigation
- Panade dos '...." -
- rara\es
- (trois autre
- fi-CS Inyaiï i — - -
- -et fovest*' CS 0t t*aas *a ^asse (Matériel et procédés des exploitations
- 1(es (troisif'.n, "erCS ’ aillsi q«e son in U* rossante exposition dans le Pavillon des Un a ut.. „ 6 s<1**e Un orttf* gaucho
- iS les rnnL'11^ le*‘e* ''«produisant les Usines Solvay et Cie, les cités pour ou-aftfip,t5Cg , a,sons —
- à |a q-,8 P°Ur contremaîtres, employés de divers grades, ainsi que celles 'notion, se trouve, au Champ de Mars, dans le Pavillon Solvay.
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- se trouvent des photographies des maisons ouvrières et. des maisons de contremaîtres.
- L’un de ces reliefs donne l’ensemble de la cité ouvrière — maisons construites et maisons en construction — qui a été établie non loin de la gare de Dombasle-sur-Meurthe.
- Les autres reliefs représentent : l’un, une maison à un étage avec grenier; l’autre, une maison à rez-de-chaussée seulement; chacun de ces reliefs reproduit, dans rime de ses moitiés, l’extérieur de la maison, l’autre moitié — en coupe transversale--' permet de pénétrer dans l’intérieur de l’habitation.
- Chaque maison possède un petit jardin entouré de palissades peintes en vert; les cabinets d’aisances sont établis dans le jardu1 et sont mitoyens pour deux maisons.
- La maison à étage est construite en briques; celle qui n’a qu Ul1 rez-de-chaussée est en pierres.
- On remarque deux types différents : dans l’un, les maisons son*-rangées en ligne continue; dans l’autre, les maisons sont doubles» mais séparées les unes des autres.
- Toutes ces demeures se composent au rez-de-chaussée d’ui,e chambre et d’une cuisine; d’un premier étage ayant deux che1*1
- bres; chacune possède une cave séparée et un « jardinet » mes11 rant en moyenne de 1*,75 h 2 ares de terrain.
- dans chaque cité par des bornes-fontaines et des fontaines tinues.
- 'ICS
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- continuellement lavés par les eaux des fontaines établies et alimentées par une prise d’eau distribuant 1,000 mètres cubes pai jour.
- La vidange est faite par la Société au moyen de pompes et de tonneaux-réservoirs inodores du système Keiser.
- Le prix de revient d’un logement d’ouvrier, dans les maisons doubles séparées, s’élève à 3,860 fr. y compris 270 fr. de terrain et 100 fr. pour les clôtures, trottoirs et rues.
- Les maisons de contremaîtres et employés sont aussi de diveis types et d’un prix de revient beaucoup plus considérable ; variant do 4,360 fr. à 25,000 fr. y compris les accessoires tels que jardins, grillages, etc.
- 11 y a seize ans, à peine, que les établissements de Dombasle ont clé fondés et la Société Solvay et Cie a déjà construit plus de 285 disons abritant 1,400 personnes.
- Les employés et contremaîtres sont logés gratuitement; les ou-Vriers paient un loyer de 10 fr. à 12 fr. par mois, suivant le type de maisons qu’ils habitent.
- Le loyer représenterait, si tous les logements étaient toujours
- hiK l^S’ Un ^'Idrêt de 3 1/2 p. 100 environ du capital immo-
- ’ ‘s u sert a couvrir en partie les frais d'amortissement, “ e«retien
- et de surveillance, le paiement des c0"^“rSi En
- -".ourance, tant du logement que duue, du capital
- réalité, déduction laite de tous ces frais, ressr^+ à 1 et demi p. 100.
- tants queT'*6111, * dombasle ne compte parmi sesliabi-
- tiers ooi I ^eux t'*ors des ouvriers travaillant aux usines, l’autre Un t (*aiis v‘0ages voisins.
- PaviUo^^" PlaCI! bi,!" ,oi" 1,0
- et
- au Champ de Mars, dans le
- en cette
- _ w ...........
- .. *- i (’onmiissanat belge
- on Solvay, élevé dans le voisinage ^ montre qu’eu 18/8
- bordure sur l’avenue La Bom donnai- (m’en 1#*^
- i <ann nersonnes, t. \
- -réimportante Compagnie logeai! i
- Ce chiffre s’était élevé à 1,200. . ia ali dévelop"
- L’accroissement considérable de la popn
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- peinent constant de l’usine, a porté les loyers dans le village à des taux très élevés, aussi la Société Solvay et Cie a-t-elle l'intention de construire, chaque année, un certain nombre de nouvelles habitations.
- En outre, voulant venir en aide aux ouvriers chargés de famille et ayant un certain temps de services — à partir de vingt ans— !‘l Société a décidé qu’à dater de 4889, il serait fait des remises de 50 p. 100, soit 55 fr., aux ouvriers ayant au moins 5 ans de services au Ier janvier 1889 et six enfants complètement à leur charge; ces remises peuvent atteindre 80 p. 100, soit 100 fr., pour les ouvriers qui comptaient 50 ans de services au 1er janvier 1889 et qui avaient également six enfants «à leur charge.
- La moitié de cette remise est versée en espèces à l’ouvrier a 1^ lin de l’année; l’autre moitié est portée au 31 décembre sur 1111 livret spécial de caisse d’épargne de la Société et rapporte 5 p. avec capitalisation.
- Cette dernière somme, conservée en dépôt, est remise Cl1 pleine propriété à l’ouvrier au bout de cinq ans de service5 ininterrompus.
- Il y a là une succession de combinaisons, toutes à l’avantage de 1 ouvrier, qui doivent, ce semble, assurer aux usines de Domba^c un personnel laborieux, économe et sédentaire.
- Dans une autre salle de la Section XIV, bien que figlll’[Ul dans le catalogue de la Section XI, on rencontre aussi un
- vaste don1
- sacs: ZT"* *>“*"** — ,
- mnsj q,n,1JC S(în* , sunuit nidnstrud, remonte à
- Intimis diverses " UdffllelLes (l° petites maisons et d'inst^ dustric. U‘CeeS °U personnel de cette
- ;Wacétldn7,s,u‘nV,.!iti'|,',S; ''"J ^ l« UMeUed’wnmub^
- dessous d’iino ». ' ,U)I1 J^U<' !l eelle où sont les ivlicts et
- ,e generale des habitations ouvrières de la teint11'
- * M. Armand Ledprlin, administrateur.
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- rerie de Thaon, permettent de se rendre un compte exact de cette bistitution.
- Ces maisons ouvrières comprennent plusieurs types : celui qui P°rte le n° 1 est loué 120 fr. ; le prix de revient en est de 2,925 fr. dont 2,800 fr. pour la construction et 125 fr. pour le terrain qui Mesure 2a,50. Le loyer du type n° 2 est de 144 fr. ; sa valeur ^onte à 3,480 fr., dont 3,300 fr. pour la construction et 180 fr. Pour le terrain (3\50).
- La maison dont il s’agit est double; l’escalier, comme dans Presque toutes les habitations de Thaon, est en dehors; les water-c °sets sont dans le jardin.
- I (( maison d’ouvrier propriétaire », c’est le nom consacré dans
- ^ blanchisserie et teinturerie de Thaon, est à un étage, elle coûte
- t,98° le prix du terrain (3%50) est de 180 fr. comme dans le
- ype n 2, mais la construction s’élève à 3,800 fr., dont 2,128 fr.
- 0lli la maçonnerie, 767 fr. 10 c. pour la charpente et la couverture 5^9 r /r . 1. 1
- C tt ^c i)0U1 meimiserie’ °fr'
- e habitation comprend : un rez-de-chaussée et un étage perr Ue’^escafr°r se trouve au milieu de la construction, avec frnêt n eX^1JCU1, fr* façade se compose d’une porte et de deux
- dan ail^le de « maison d’ouvrier propriétaire » ligure aussi 300 ^Ce^a^Um; celle-ci a deux étages et revient à 6,100 lr., dont Uerie^ ^°Ur Len>uin (5 ares), 3,235 fr. 40 c. pour la maçon-« 5 fr*‘ ^0 c. pour la charpente et la couverture, et 941 fr.
- côté dro' 1 SOrr|irorie. Celle maison a une petite porte sur le
- Premier°V^ ^üÇa(l(i et deux fenêtres au rez-de-chaussée; le au-rid est éclairé par trois fenêtres; des mansardes sont
- Uessus1 Notons
- 9>800fP
- enfin
- 'a Raison dite « des employés » qui coûte, à Thaon, dont 5,232 lr. 10 c. pour la maçonnerie, 2,143 fr. pour la a couverture, 1,327 fr. 20 c. pour la serrurerie, etc.
- Plans
- ne sont
- pas cotés.
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- L’escalier d’accès est encore en dehors; la maison comporte trois étages avec quatre fenêtres à chaque étage et un étage sous combles.
- Maisons contenant plusieurs logements.
- Après les reliefs reproduisant des habitations à un seul loge' ment, nous devons examiner ceux qui concernent des maisofls en contenant plusieurs.
- Le premier relief qui s’olfre aux regards — le seul pour la France — est celui qui se trouve en face de la Société des loge' ments à bon marché de Rouen ; il représente les maisons cous' truites par MM. Gêliot et fils, dans leurs fdatures et tissus & coton, à Plainfaing, par Fraize (Vosges).
- Ces constructions sont à plusieurs logements, ainsi que le ruorl( trent les plans et photographies exposés, aussi bien dans la clte ouvrière de la Croix-des-Elles que dans celle des Graviôres ou fIuC dans la cité de Ilabeaurupt.
- Le relief représente une maison à deux étages, avec escalier a11 dehors en bois découpé; le type adopté est le genre chalet. ^ Dans les maisons de IMainfaing, l’ouvrier paie un loyer t 2 fr. 50 c. par chambre et par mois, il a de plus la jouissance? titre gratuit, d’une cave, d’un grenier et d’un jardin.
- MM. Géliot ont construit, jusqu’à ce jour, trente maisons proposent d’en construire d’autres. , ^
- Ces habitations sont d’une extrême simplicité; la descente a cave se fait par un escalier extérieur et non couvert; la P^' des logements se composent de trois chambres. e
- D’après une note manuscrite qui figure à l’Exposition» ^ maison — le type n° 3 — comprend quatre logements àe ^ chambres et quatre logements de deux chambres ; la fa?a 18“, 10, la profondeur de la construction 9ra,20. UneconstillC ainsi disposée revient à 1 *2,784 fr. 94 c.
- etse
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- Le type n° 2 — maison à quatre logements de trois chambres chacun, deux logements de deux chambres et un logement composé de quatre chambres, coûte 13,269 fr. 96 c.
- Ou estime qu’une maison du type n° 1 contenant huit logements, a h'ois chambres chacun, revient à 14,825 1t. 85 c.
- Au milieu de la salle affectée aux expositions étrangères, on a placé plusieurs grands reliefs, avec coupe transversale, envoyés Pai 1° Bureau de bienfaisance d’Anvers (Belgique).
- Ou peut, grâce à ces modèles, suivre les différentes phases de cette entreprise1.
- uu des reliefs montre la cité ouvrière construite en 1867* P°ui 168 familles, cité qui a été complétée, en 1880, par 58 nouilles habitations.
- 7^a .C^’ Portant le n° 2, a été élevée en 1872; elle comprend maisons dont 6 seulement ont des boutiques.
- 187g °Uvr^re ü° ^ renferme 130 maisons construites en
- ni
- Ver 6S ’ eri 1^64, que le bureau de bienfaisance de la ville d’An-le ,,, C°nStruisit> à titre d’essai, quatre maisons d’ouvriers dans quartier de Stuivenberg, peu habité à cette époque.
- prit l§Sai c°usidéré comme heureux et l’administration entre-»r , Coustruction de logements pour ouvriers dans de plus
- .,s Proportions.
- 5q . ’ GUe avait élevé 187 maisons pour un ménage et
- c°ttHn °riS k°urgeoises dont une partie était destinée au petit
- 1 ou t
- Oe l’êtx* CGS Ina*scms forent rapidement louées et n’ont pas cessé son^i-6’ Uüaibre des demandes déliasse même celui des mai-
- ® ^sponibles.
- dcbii i i
- ’ 10 pnx de la location était de 3 lr., 3 fr. 25 c. et
- ’ ^architecte est M. Victor Ourlet. Cette cité, porte le u° t.
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- 3 fr. 50 c. par semaine, pour les maisons d’ouvriers; de 16 fr. à 40 fr. par mois, suivant leur importance, pour les maisons bourgeoises.
- En 1874, le loyer des maisons fut élevé à 4 fr. en moyenne par semaine.
- Plus tard, ce prix a été encore augmenté et, dès le 1er janvier 1885, il atteignait une moyenne de 5 fr. par semaine.
- Les maisons bourgeoises ont subi, pendant la même période? une augmentation de loyer de 4 fr. à 8 fr. par mois.
- En 1881, l’administration acheta 2,820 mètres de terrain et y éleva de nouvelles constructions; comme les précédentes, ees maisons ont été louées peu après leur achèvement.
- Ces habitations pour un ménage sont louées de 22 fr. à 25 h-par mois et les maisons pour deux ménages 8 fr. 75 c. par se' maine. Les maisons à boutiques se louent de 45 IV. à 00 fr. Par
- mois.
- D’après des renseignements de source officielle le produit net) tous frais déduits, est donc de 5 fr. 48 c, p. 100 du capital gagé et non de 6 à 7 p. 100 comme on l’affirmait au Congrès u1'
- ternational des habitations à bon marché1.
- i lPl*
- Lors de la percée de la rue Nationale à travers le quai1 populeux de Saint-André, la ville d’Anvers engagea radminist1' lion du Bureau de bienfaisance à construire une série de maisoï^ destinées à loger les ménages (pie l’exécution de la percee de^
- priver de leurs demeures.
- La ville offrit d’avancer un capital de 1,500,000 fr. reuiboul" sable en intérêts et capital moyennant 06 annuités de 75,000 h'’ soit à 5 pour 100. La proposition fut acceptée et le de bienfaisance acquit un terrain de 11,942 mètres situé slU I emplacement de l’ancienne citadelle du Sud, au de 88 lr. 28 e. le mètre carré, soit pour une somme totale 450,599 fr. 70 c.
- n’b
- de
- Séance du 27 juin 1889.
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- Sur ce terrain, il a été construit :
- 68 maisons pour quatre ménages, soit 49 — — deux —
- — avec boutiques...............
- Au total..........
- 979 habitations. 84 —
- 93 —
- 379 habitations.
- Lette construction coûta, tous frais compris, 1,043,400 fr. 94 c., Ce qui, avec le terrain, donne une dépense totale de 1,499,900 fr. ^ produit de ces habitations est de 101,650 fr. ; il faut en eduire, en chiffres ronds, 17,630 fr. 73 c. pour l’entretien, les 9UX’ Jes vidanges, les contributions, etc. ; le produit net ressort °uc à 84,019 fr. 97 c., ce qui donne environ 5 fr. 60 c. p. 100 11 capital engagé.
- du^peS SOnt a 110ter, car ils infirment ce qui a été dit au sein °ngrès international des habitations à bon marché.
- venir
- 3 a répondre à cette question : Le législateur doit-il interre ^)0Ul aub>riscr les bureaux de bienfaisance à contribuer di-
- j eut ou indirectement à la construction de logements à bon Marché 1« r , . °
- j >tiongres a répondu négativement.
- Un r.i-UlCaU c^e bienfaisance d’Anvers est le seid qui ait envoyé
- uiais 1G sos constructions à l’Exposition d’Économie sociale;
- u’est n°US Verrons bientôt que cette administration charitable
- par ^ seu^c qui, en Belgique, ait cru devoir venir en aide,
- La ^ïll0^ei1’ ù in population indigente.
- °iété anonyMc liégeoise (Belgique), qui est l’ancienne So-
- vriers 1 ^e°1Se Pour bi construction et l’achat de maisons d’ou-
- (lu k ^Ul a ul^n autorisée par arrêté royal, en date à Ostende
- ^ ^^ptcryiKi» \ oh ?
- à examiV “ ° exlK)Se> (Luis la même salle, un relief curieux
- mer2
- Lettc - , , , . .
- Partie r'jUe,C Possùde divers immeubles épars dans différents e a ville; ce sont les groupes deBassc-Wez, du Lnveu,
- Société avait été fondée le t'üs bureaux de la Société
- G juin 1 86 j.
- sont situés rue des Wallons, il, à Liù^c (Belgique)
- G
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- de Saint-Laurent et du Calvaire. Ces quatre groupes renferment 74 maisons, qui ont coulé 226,000 fr.1; chaque habitation corn-prend plusieurs chambres.
- L’un des groupes, situé dans les quartiers les plus élevés <D la ville, se compose de 40 maisons séparées, ayant chacune un petit jardin. Les loyers varient selon l’importance de l’immeuble et sa situation; ils sont de 13 à 42 fr. par mois; ces derniers concernent des maisons à deux étages élevées dans la ville même2.
- Le dividende distribué aux actionnaires était, encore récemment, de 4 p. 100, soit 8 fr. par action3.
- Le locataire de ces maisons a la faculté de devenir propriétaire au moyen d’un amortissement basé sur le nombre d’annuités consenties; ce chiffre varie de 10 à 20 ans.
- Peu après sa fondation, cette Société qui inscrivait dans son programme les mots : spéculation et bienfaisance, fit appel 911 concours financier de la ville de Liège. Cette demande futlC poussée.
- On pouvait concevoir, disait-on, un minimum d’intérêt p°ul une opération qui se constitue à l’état de monopole, comme Ul1
- bln
- chemin de fer, ou bien encore une opération dont il est impossi de calculer d’avance les chances de succès et qui n’acquiert s développement qu’au bout d’un certain nombre d’années, comï* *16’ par exemple, un lavoir public *. ^
- Dans de semblables circonstances, la participation des ^inan^g municipales avait sa raison d’être et ne froissait pas des mteI particuliers.
- Cette garantie d’intérêts atteint, en effet, « les limites e
- xtrfr
- * Lettre du collège communal de Liège en date du 24 mars 1887. .^u
- * Rapport présenté par M. le baron H. de Royer de Dour. Section belge (ËXP°S‘
- d'Hconomie sociale), Bruxelles, 1889. uj,
- Il existe à Liège une autre société (Société liégeoise de maisons ouvrien^ g, en 1888, logeait 3,017 personnes dans 216 maisons vendues sur 431 qu'elle ti uites. Le but principal de cette association est de vendu; par un système <
- tissement avec paiements mensuels.
- * Rapport de M. Ch. Beckers, p. 679.
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- mes » de l’intervention légale, si même elle ne les dépasse pas1.'
- La ville de Liège refusa son concours à 1 entreprise ; la Société Anonyme liégeoise n’en a pas moins, après sa reconstitution, poursuivi son œuvre et ses maisons sont fort recherchées par les ou-vriers, car le prix de location est des plus avantageux.
- Telle est, dans ses grandes lignes, l’exposition des reliefs qui se trouvent dans les différentes salles du Pavillon de l’Économie
- sociale.
- 1 Dm Habitations à bon marché. - législation, par M. Antony RouUiet.
- Guillaumin et Cie, p. 11.
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- 111
- PLANS, COUPES, ÉLÉVATIONS, ETC.
- Gomme pour les reliefs, nous étudierons d’abord les plans? coupes, élévations, etc., qui concernent des maisons à un seul logement, puis, ensuite, ceux qui reproduisent des types renfei'' niant plusieurs logements.
- Maisons ne contenant qu’un seul logement.
- Nous retrouvons — mais pour les noter seulement — P^u sieurs expositions dont nous avons déjà parlé en examinant leS reliefs; ce sont, notamment, dans la première salle, les beau* plans des Cités ouvrières de Mulhouse et ceux envoyés p:ir ^ Caisse d'épargne et de prévoyance des Bouches-du-Rhô116’ Marseille.
- Sur le même panneau, ou plus exactement dans l’angle de panneau, se trouvent des plans exposés par la Ville de Saint-0^ (Seine) comprenant, en outre, des élévations et des coupes trois types d’habitations que nous notons ici — bien que ^ ces types concernent des maisons pour deux familles et n1 pour trois familles — car il en est un qui n’est aifecté q11 tl seule famille ‘. -
- Dans cette même salle, en entrant, à gauche, M. Émile Cacie ^ a exposé une série de types créés par lui pour habitations ouvUe el maisons d’employés; les unes sont à un étage — conunc
- Los plans sont exposés pur M. Jeun Marlin, architecte à Versailles.
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- boulevards Mural, cl, Kcllcrmann — les autres seulement à rez-de-chaussée — comme au passage Murat, — ces types sont intéressants à étudier, car ce sont des créations qui ont été exécutées à Paris même.
- Le groupe du boulevard Kellermann comprend quatre pâtés distincts avec de jolis jardins et des cours spacieuses. Ces maisons Sont à un étage ; le rez-de-chaussée en est surélevé.
- La cage de ces maisons est en briques de ciment de deux cou-05* mms re^en^ S0Ht 011 Pâques de plâtre épaisses de
- Chaque couple d’habit ation forme un tout séparé et possède un
- l issage particulier. Au rez-de-chaussée, on trouve deux petites charnbr
- Tout
- es et la cuisine; au premier, deux grandes chambres, es ces maisons ont été ou louées ou vendues par groupes,
- moyennant des paiements successifs. • (w mai-
- -<?—- mt;: ïïzrz** -
- a» ^ c-mraue o-MU :
- L. Naud et G\ à Paris.
- C’
- sons
- dir
- ^"'iid expose
- . >e un grand panneau qui ne renf<*rme pas, à vrai °hé él , a^)1Ld'h>ns ouvrières, mais bien des maisons à bon mar-aq . °GS a (^e'"e) et aux Moulineaux. Une grande aquarelle, de v e,lt Cxccill('e, montre divers types de maisons occupant1 tes terrains en bordure de la Seine.
- M V JJ 1’ ^
- térno' d llne °Pération financière (pii mérite examen, car elle vdigs^i ( ° a possibilité de créer dans la périphérie des grandes Petits ( Cm(1,rcs s;dnes et convenables pour cette masse de desïl*^^<"58 ^Ul ^'^'gee'd du centre, soit à cause de la démoli-
- Les lG,^es ina*SOns, soit en raison du prix élevé des logements.
- a(‘quis par celle Société se trouvent dans une si-que et agréable; les moyens d’accès sont nombreux
- ‘ Ce fie,
- SSin fl a U ,1
- 11 l#r mai 18x9.
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- Les premières maisons ont été construites en 1883, près de la ville d’Issy, le long de la route nationale et au pied du coteau que couvrait l'ancien parc du château d’Issy, aujourd’hui morcelé-Ces habitations ne sont point en ligne le long d’une rue ; couina0 le montre le plan exposé à l’Esplanade des Invalides, elles sont groupées par deux, trois ou quatre et sont entourées de jardins eu bordure sur des routes que l’on a multipliées ainsi que les allées-23 maisons ont été élevées; elles forment six groupes : trois trois habitations, deux de quatre et un de six.
- La première maison construite à Issy coûta 7,000 fr. dont 1,000 fr. pour le terrain; elle comprenait, au rez-de-chaussée:1111 vestibule, une cuisine et une salle à manger; au premier : deu* chambres et les water-closets. Sa façade était de 7 mètres;sa superficie de 35 mètres; le jardin avait une étendue égale.
- Bien qu’elle ait été immédiatement vendue, les entrepreneur8 comprirent que ce bon marché n’était pas une condition esscn tielle de succès; ils résolurent de modifier ce type et, notainw de construire sur cave les nouvelles habitations.
- eii4
- Aujourd’hui, on peut résumer en trois types principaux
- les
- sou*
- maisons élevées par le Comptoir central de crédit; les unes ^ la reproduction de celle que nous venons de décrire; les au comprennent : au premier étage, trois chambres et coûtent 11,000 fr. à 15,000 fr. ; enfui, celles du troisième modèle, aV mie cuisine, deux on trois pièces au rez-de-chaussée, trois c 1 lires au premier et une ou plusieurs au deuxième étage, attcig,ie jardin compris, la somme de 25,000 fr.
- Ce ne sont pas des maisons ouvrières — cela va sans
- dire
- mais ce sont, relativement, des habitations à bon marché et slJ tout des habitations salubres. ^
- Be grandes facilités sont accordées pour le paiement» P ^ sieurs de ces maisons ont été achetées comptant, d’autres ont ^ soldées en sept ou dix ans. La plupart des preneurs ont aCC^s une combinaison de paiement en 20 annuités égales, oale11 a sur le pied de 8 p. 100 du prix de vente. 5 p. 100 sont affec
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- — 87 —
- p
- «ûnortissemcnt et 3 p. 100 pour les intérêts du prix de veille et les taux frais inévitables en tonte affaire de ce genre. A titre de garantie, une annuité, un semestre ou même un trimestre, sont exigés d’avance.
- Les 37 maisons construites par le Comptoir Naud etCie, — dont ^4 aux Moulineaux — ont coûté 350,000 fr. ; en moyenne, chaque Raison couvre une surface de 50 mètres carrés et le sol qui lui est attribué, a une superficie de 230 mètres carrés.
- a construction revient, en moyenne, à 9,4*60 fr. et le terrain, a 16 fr. 50 c je mètre, représente 3,795 fr. ; au total : 13,255 fr. P°ur chaque maison.
- O
- 0Ur ces 37 maisons, 25 ont été vendues ou louées avec promesse i r
- (le vente; une a été vendue et payée comptant; 8 ont été
- ees payables en dix ans; 4 en quinze années; 12 en vingt annuité* t , ., ... , , . .
- irois acquereurs se sont entièrement libérés par anticipation.
- Il
- hab' GS^ CUr*cllx (^c ,l0,er P1 profession des acquéreurs de ces dations; sur les 25 maisons vendues ou louées avec promesse
- ne vente •in 1
- des 5 1U SOnt occupées par des eommisde ministère, de banque, des re^rGseütat,,s et des employés de commerce; 10 autres par Hb, C<=^nîn[leiÇniiLs ; 3 jiar des personnes exerçant des professions j^*'es ^ j>ai* des rentiers.
- Milité d^S r0SU*,îits c,aie,1l à signaler ici, car ils attestent la possi-v°isin COll8L>uire à des prix relativement modiques dans le foou rïl®a,c de. Paris et témoignent des besoins auxquels satis-^ °n Peut être donnée.
- CaPÙa 1G)1c prouve, en outre, qu’il esl possible d’assurer aux à employés un revenu modéré mais sûr et semble de nature L’ent S ca[)italistes tenter des entreprises de ce genre. Paraît ls<i 6uancière de M. E. Naud est presque à Paris et ne de# jj V0U l)r°0ter qu’aux habitants de la capitale, l'exposition piqlle ssaiyne'$, au contraire, concerne une œuvre philanthro-Gette US,Vemonl destinée aux habitants des campagnes.
- exposition qui rentre dans la catégorie des maisons ne
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- contenant qn’nn sent logement, mérite une attention tonte particulière, car elle concerne exclusivement la population rurale toujours si négligée et dont les habitations sont fort loin d’être des demeures saines, si elles sont des maisons à prix modérés.
- Étudier la question au seul point de vue des villes n’est pas suffisant; à côté de ces masses humaines qui s’entassent dans les centres urbains, attirées par ce qu’elles croient de gros salaires, il y a, notamment en France, toute une nation — et cette nation est la France — qui vit dans des demeures bien souvent insuffi' santés.
- • Pour elles, les améliorations sont presque inconnues; les pr°' grès de l’hygiène n’ont pas encore assez franchi l’enceinte l’octroi et les elïorts des hommes de bonne volonté ont échoué a11 seuil de ces demeures rurales, non pas toujours, il est vrai, pal leur faute, mais parce qu’ils avaient à vaincre de vieilles coutumes, des habitudes invétérées, des préjugés datant de plusieurs siècles-
- Si le logement dans les villes revêt une importance primo*' diale, en raison des intérêts généraux mis en jeu, si l’hygiène m' haine exige de profondes modifications, l’habitation rurale ne-pas sans appeler l’ai lent ion de ceux qui poursuivent l’améliorah011
- du sort de tous.
- Il y a beaucoup à faire à la ville; il n’v a pas moins à famé •
- ai*
- village
- M. Dessaignes, ancien député, maire de Cliampigny-en-Beauee (Loii-et-Chei ), qui peut être rangé parmi ceux partageant cette conviction, a envoyé à Paris divers plans et notices de là Cilé^ maisons d'ouvriers agricoles qu’il a généreusement fondée à Chain-pigny en vue d arrêter, dans la mesure du possible, l’éinigt'a^011 vois les villes des travailleurs ruraux qui ne trouvaient pas, dans cC pays, de logements suffisants et convenables.
- Toutes les conditions souhaitables d’hygiène et de salub1^ sont négligées dans les villages de la Beauee blaisoise; souvent1 n existe, dans ces demeures, qu’une seule chambre où père et mèlC’ enfants de tous %es et de tous sexes sont accumulés, f/aération y
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- est nulle on insuffisante, les ceux ménagères, les fumiers et les Purins sont à un niveau inferieur au sol de l’habitation et celui-ci mférieur au sol de la voie publique.
- Dessaignes a voulu, comme il l’a écrit, « faire le contraire CJe ^0ut cela », et c’est dans ce but qu’il a fondé la Cité agricole
- Ce Champigny-en-Beauce.
- ^ Alors que les communes environnantes voient leur population muer, celle de Champigny est en progrès.
- Le plan exposé est à l’échelle de il donne une idée exacte constructions élevées sur la rue de Budan.
- "e te rue de 8 mètres de largeur sur 235 mètres de longueur, e nouveau quartier en communication directe avec deux des 14|S ^0Ur^’ mie seconde, perpendiculaire à la première, ayant
- . métrés de longueur, communique, à l’autre extrémité, au che-m vicinal.
- Cllisi ^UG m<nsori comporte un corps de bâtiment composé d’une et d one chambre «à coucher se communiquant. Une grande les ' \ LtC mcil,r|gée dans la cuisine; un escalier « remplaçant, oux fe °S ^‘'Litoelles, toujours si dangereuses, permet, l’accès tùaeilt 1T,GS nUX 0,,L),lts des greniers régnant sur tous les Im-
- ^onnn °Us'S0^ contient une petite cave voûtée. Une porte intérieure c°lnpren J ,ni ^d'ment eu l’etour servant à l’exploitation; celui-ci rieure -llnG ôcu,,i(‘. et une étable qui ont aussi une porte cxlé-Le ^UlS 11110 l)eL,c grange, un toit à porcs et un poulailler.
- COmittunell!d°1,té °St C(,|ui ,lcs maisons jumelles; l’entrée Par ,ln ^ donne accès à une cour dont les fumiers sont séparés
- ^mettant 1VlS<î 011 deux par une haie vive, a aussi une entrée
- le
- ^Uel
- usage commun d’une i'0,"l,c UU
- sont les cabinets d’aisances. sommes à in eam\«>-
- L habitatn oublions pas qnc non. . assure-t-on»
- « cnr-iit néanmoins «
- - 4uc trois ouvertures et .c »
- 'Dl^^Tnynent aérée et éclairée.
- sue
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- — 90 —
- Le sol de ces maisons est élevé de 0m,4() an-dessus de celui de la me, ce qui constitue une innovation réelle et une amélioration importante dans les habitations rurales; tous les murs sont en moellons calcaires et non en terre, comme trop souvent.
- À côté des maisons jumelles, il y a aussi des maisons isolées, au nombre de 12, qui possèdent un jardin de 5 ares, et sont en bordure sur la rue Budan; ce sont celles qui figurent dans b Section XI, avec différents autres types variant assez peu les uns des autres.
- Notons, enfin, des habitations destinées aux veuves d’ouvrir agricoles sans enfants ou dont les enfants sont établis; p°111 celles-ci, que leur situation rend si dignes d’intérêt, il leur su$ de deux pièces, mais l’escalier conduisant au grenier est indispeI1 sable, car ces femmes peuvent tenir leur petit ménage souv jusqu’à un âge fort avancé.
- cib
- Toutes ces maisons ont été construites dans des conditions
- évi'
- dentes de bon marché; le moellon, pris sur place, ne revenait <ïll‘
- 1 fr. le mètre cube; la chaux, fabriquée sur les lieux, ne (lépasS‘ pas 15 fr. le mètre cube. Ces habitations sont louées à des P11 modérés, en moyenne 100 fr., ce qui ne représente guère ^
- 2 p. 100 du capital engagé, leur construction ayant coûté envn 5,000 fr.
- Des eaux de source abondantes à 2 mètres du sol ont p
- crri^ ;
- d’établir des puits et un lavoir à l’usage commun des h;
- (b ;
- la cité. Ajoutons que des parcelles de terres labourables peU'
- -ijil i
- „ ,ujté |
- être attachées à chaque maison et que les locataires ont ûi de se rendre acquéreurs de la demeure qu’ils occupent a do. !
- litious de paiements échelonnés, suivant des bases emp1
- aux tables d’amortissement du Crédit foncier de France.
- c cnc°l
- Si nous n’avions en vue (pie le logement, nous devrions (-/U parler de constructions à usage purement agricoles, de l»11,11 j.
- 1 .......................O I............. r> .. pt
- de retraite pour les invalides agricoles1, des salles d
- est
- ’ Cette Maison de retraite, qui porte le nom d’ Asile des coin plissement d’un acte de piXC? paternelle et maternelle,
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-
-
- 91 —
- les
- enfants, etc., qui font partie des œuvres utiles auxquelles • Ph. Dessaignes a attaché son nom.
- Pans la même salie, M. Ernest Mabiïle, ingénieur-constructeur a Arnboise (Indre -et-Loire), a exposé divers types d’habitations ouvrières construites pour le personnel de l’usine Mabiïle frères ; y a là des spécimens variés qui présentent un réel intérêt1.
- P faut
- noter un plan des sous-sols et des jardins des maisons
- donnant sur le boulevard Gambetta ; le plan du rez-de-chaussée [Contre que chaque habitation comprend une cuisine et deux champs à. coucher.
- e bloc de constructions renferme deux maisons à rez-de-
- l’I n-See seilloment; dans ce type, la cuisine occupe le milieu de
- a dation et lui sert d’accès; elle mesure 4m,09 de profondeur
- de largeur; les chambres ont 3m,70 sur 4ra,09. Le cadre
- ains' ni0nl:re aussi des coupes longitudinales et transversales,
- rçne les façades sur l’est et l’ouest, le sud et le nord de ces disons.
- ^an esf à l’échelle de 0m,02 par mètre.
- Un quelque temps, on a pu voir, dans cette môme salle,
- Wa • n erivoyé par la Société des cités ouvrières de Bolbec (Seine-lrUerieure).
- 550 ^0c^l;é, dont le capital a été divisé en 400 actions de
- d’hah'* raPP0rtant 4 p. 100 d’intérêt, a fait construire deux groupes Let^0118 ’ ^UU (^e ^ai,l,re de P iuaisons.
- Qu’m ^ 6 est différent; les unes sont avec étage, les autres n’ont ^^-de-chaussée.
- rnen <jcc,,[><ints paient, on dehors de leur loyer, des sommes les de faç un à amortir leur dette en quarLorze ans et à
- de
- venir
- été jJU1’proPriétaires de leurs maisons. Toutes ces habitations ont Uees avec promesse de vente.
- A. o n t A
- coté
- se trouvait un tableau des maisons de Noisiel-sur qu’un plan général désétablissements Meniei.
- Cal|a„(j
- a,v.liit(>,.j(l à Amhoisr.
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-
-
- Aujourd’hui, ces plans sont là où ils doivent être, dans les habitations grandeur naturelle élevées à l’Esplanade des Invalides; maisons dont nous avons fait une description aussi complète que possible* 1.
- Restent diverses vues et plans exposés par M. Aloyse Meissncr dont nous parlerons bientôt2.
- Maisons contenant plusieurs logements.
- Après les maisons qui forment une habitation isolée, nous devons passer en revue les plans, coupes, élévations, etc., des mal' sons contenant plusieurs logements.
- Parmi ces expositions, une des pins Importantes est, sans coi*' tredit, celle de la Société anonyme immobilière des Petits-Lof!^' ments de Rouen (Seine-Inférieure), qui se trouve dans la prendt‘l<3 salle; elle comprend divers plans, photographies et document d’un réel intérêt.
- Les trois vues photographiques reproduisent le groupe d’Alsa()e Lorraine; les huit {dans sont consacrés aux constructions élcvee" par la Société.
- Il y a lieu de remarquer un plan synoptique et une campe versale à l’échelle de 0m,02 pour un mètre des diverses can lions établies dans ce groupe Alsace-Lorraine, rue Victor-21, par M. Lecœur, ingénieur-architecte à Rouen. .
- On se rend un compte exact de la distribution intérieure groupe de constructions par l'examen des plans du rez-dc-ch'1 sée, des premier, deuxième, troisième et quatrième étages, nous sommes ici dans de vastes immeubles.
- ialis,r
- L’importante brochure exposée par la Société immobile Petits-Logements de Rouen — sur laquelle nous ne reviee pas par la suite — donne d’intéressants détails sur cette prise.
- (ll’0IlS
- eii^'
- 1 Voir ci-dessus, page 33.
- 1 Voir ei-apnNs, page 114.
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- Son inspirateur — nous nous plaisons à le dire — estM. Georges ^ioot, membre de l’Institut, au concours duquel les fondateurs de Société firent appel pour les guider dans leur création projetée. Ces fondateurs étaient : MM. Le Picard etE. Baron; en un mois a Société prenait une forme légale et le capital se trouvant assuré, vaste terrain situé me Alsace-Lorraine, à l’angle de la me ictor-Hugo, était acquis1.
- ^ Pa Première assemblée générale des actionnaires avait lieu le
- décembre 1885, et les travaux étaient immédiatement com-mencés.
- 45(f dépeilse totalc du groupe Alsace-Lorraine devait s’élever à
- V»0 avec le terrain, les frais de contrat, etc.
- fa 6 liment comprend quatre étages et mesure 80 mètres de
- ^ e sur les rues Alsace-Lorraine et Yictor-IIugo.
- mstallation perfectionnée de tous les services accessoires : eau »a? i .
- ajQut' ’ Caj311iefo et buanderies,a coûté fort cher; il y a été 6 des ar‘moires, et môme des papiers de tentures; on a cons-bois-l)ressoir pour [)ermettre aux petits ménages de faire leur
- Peints0^'03861110 de ^OUOÜ est'lllie Cülde améliorée, sur certains
- s’était> ^e,S^Iaüdcs habitations anglaises; l’archilecte qui l’a élevée
- tatin preap^iement rendu en Angleterre pour étudier les habi-
- 7S de ce genre. uans l’i
- Unes ^ 110 COmme dans les autres, ou au moins dans quelques-
- inités u1^10 odes’ 011 trouve de grands escaliers placés aux extré-Pav. ' desservant les gjderies d’accès.
- ^ado^r lG’ G r°kinet d’eau au-dessus de chaque évier n’a pas
- faire
- pto *, 1 1
- > mais on ii établi des caves et des greniers pour salis-
- L aux habitudes "
- Jrançaises. 077 tv
- 'e chiffre exact de la dépense de ce groupe est de 4W,. •
- c-, dont 393,185 IV. 13 c. pour la construction de I nmneu e,
- eut ,les cours, des abords, des dépendances, du mate-
- &ïil 1 r
- métrés «le superficie a été acheté jH.-’Oü fr.
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- — 94 —
- riel et l’installation des buanderies, du gaz, de l’eau, des water-closets, des pressoirs, préau, etc., etc.
- Le système de tout à l’égout ayant été autorisé postérieurement par la municipalité rouennaise, la Société a dû changer ses tuyaux de chute et ses fosses d’aisances.
- En résumé, le groupe Alsace-Lorraine comprend 64 caves, 15 boutiques, 4 appartements au rez-de-chaussée, 20 logements aux premier, deuxième, troisième et quatrième étages et 80 gre' niers ; 24 buanderies sont mises à la disposition des locataires qui peuvent en jouir au moins une fois par semaine; 10 « étentes de linge » servent gratuitement à ceux qui n’ont pas de grenier.
- L’enlrée de l’immeuble est située sur la rue Victor-Hugo; Ie passage d’entrée donne accès à une vaste cour bordée de trottoirs pavés. Les constructions sont toutes en briques avec quelqueS lignes de pierre, les agglomérés de ciment remplacent la pierre dans les façades sur cours.
- Les murs du rez-de-chaussée sont bâtis en 0m,45 d’épaisseur»
- les étages en 0m,35, les murs de séparation entre les divers l°£e
- inents ont 0m,22, ceux de refend entre les pièces d’un même appar
- tement 0m,l 1. g
- L’immeuble est divisé en six corps de logis indépendante
- uns des autres et desservis par six escaliers.
- Nous avons déjà dit qu’il y avait 15 boutiques au rez-de-chau^
- sée;aux étages, la distribution des logements est identique»
- général, trois logements se trouvent sur chaque palier : ^eU^e
- trois pièces et un à deux chambres, tous ayant au moins
- croisée sur la rue et la plupart ayant la possibilité d’aérer sur
- deux faces de l’immeuble. T j
- ' , i Nom’
- Gomme en Angleterre et aux Etats-Unis de l’Amérique ou
- les locataires ont à proximité de leurs portes des bouches a
- tlet ouvrant sur des tuyaux de chute d’ordures; celles-ci s ^
- cueillies au rez-de-chaussée et portées, tous les jours, ^all‘
- tombereaux municipaux. ^
- Au premier et au deuxième étage, les cuisines sont ea
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- les chambres parquetées ; aux troisième et quatrième étages, toutes les pièces sont carrelées ; les portes des logements sont en Menuiserie de 0m,041, les chambranles des cheminées des chaînées et des cuisines sont en fonte, celles-ci ont des prises d’air à 1 extérieur.
- Les croisées sont à l’anglaise, afin de ne pas prendre de place
- ans ^es logements et de pouvoir, en tout temps, aérer les diverses
- PMces. Les cuisines sont garnies d’éviers siphonés, de bas buffets,
- garde-manger ; chaque appartement renferme un ou deux pla-
- Cards. Les banquettes d’appui des croisées sont larges et disposées
- recevoir des fleurs; les toits sont en ardoises posées à crochets i .
- . > ies chemineaux et les tuyaux de descente en fonte. Les
- Qm ^es SOnL en plus, couronnées par un faîtage plat en fonte de ’ de largeur permettant de circuler aisément d’un bout à a®re de l’immeuble.
- Poste?^116 étag6’ Ü a été établi’ à proximité des logements, des g^d eau et ^es tas en fonte pour casser le bois, déjà !*’, dans la cour, se trouvent ce pressoir dont nous avons ^e^ar^ et 1111 ï)et^ préau à l’usage des enfants. l’adnV C°Urs e*i ^es passages sont éclairés au gaz par les soins de heur ln,lStraL°n. Tous les locataires peuvent entrer et sortir à toute
- 4ui8j°UretdelailuiL
- L°rrairi 10118 les appartements du groupe Alsace-
- ^arïlilles 6taient 0cci|pés et l’étaient convenablement par des raftgs ^ ^es habitants laborieux, paisibles, pris dans tous les et q n> ! travailleurs. La rentrée des loyers se fait régulièrement c°Miue 6te dlScrL hans le dernier bilan qu’une somme de 454 fr., Peine2 ;°;i0V()aleur’ SU1 un 24,328 fr. 22 c., soit donc à
- Pour -
- Par la ^C8 servlees rendus à la population urbaine
- hou de r ClC^ immobilière des Petits-Logemeuts de Rouen, il est 'l^artier Gr ^Ue groupe Alsace-Lorraine a été élevé dans le Ctasc« i artninville, centre autrefois très populeux, habité pur la Pauvre de la ville.
- aSSe la plU8
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-
-
-
- — 96 —
- Ce groupe est, en outre, très près du marché Saint-Marc et d’une école primaire laïque de garçons ; des écoles congréganistes pour les filles et les garçons sont également voisins.
- 11 n’est pas sans intérêt de donner ici le prix des divers logements de ce groupe :
- LOCATIONS. SUNFACE moyenne.
- j 1er étage .... 4 13mc,185
- Logements ' 2e étage. .... 4 13 ,185
- d’une pièce. | 3e étage 4 13 ,185
- 4e étage. .... 4 13 ,185
- ( Rez-de-chaussée. 3 22 ,70
- Logements ' 1er étage .... G 25 ,82
- 2e étage .... 6 25 ,82
- de 2 pièces. 3e étage .... G 25 ,82
- ! 4e étage .... G 25 ,82
- Rez-de-chaussée . 1 25 ,G5
- Logements j 1er étage .... 9 33 ,45
- de 3 pièces. 2e étage .... 9 33 ,45
- ( 3e étage .... 9 33 ,45
- 4e étage .... 9 33 ,45
- / 1er étage .... 1 42 ,83
- Logements \ 2e étage .... 1 42 ,83
- de 4 pièces. j 3e étage .... 1 42 ,83
- ' 4° étage .... 1 42 ,83
- Boutiques 15 ;i surface et à variable suiva et la façade.
- Ensemble 99 locations.
- Puis
- 112f 80e 108 00 90 30 87 00 20G 80 258 20 241 00 213 80 193 00 200 40 344 93 332 89 278 00 275 20 450 00 430 80 400 80 380 4°
- itio»1
- ïioi1
- Les résultats obtenus par la Société immobilière sont donc
- 1 # p '
- sidérables. Si le groupe Alsace-Lorraine ne donne pas, en
- coi1'
- tr«s
- toutes les satisfactions (pie peuvent réclamer les hygiei rend, néanmoins, de réels services 5 une population uuvlieJ nombreuse, population qui serait encore bien plus mal 1°^^
- cette vaste construction due aux soins intelligents <1° immobilière des Petits-Logements de Rouen.
- ; la SoC
- an5
- été
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-
-
-
- — 97 —
- A 1 époque de la création de cette Société, c’était d’ailleurs, à
- Rouen, la pensée de tous que les efforts devaient se porter vers
- Une construction dans la ville même. Cette petite maison isolée,
- j*Vec son petit jardin, dont M. Jules Simon a si bien parlé dans
- Ouvrière, cette petite maison qui a vaincu le cabaret, comme le
- aPpelait heureusement M. Georges Picot1 et qui reste le meilleur
- type a tous égards, cette petite maison existe, assez fréquemment,
- ^ans ^es communes suburbaines de l’agglomération rouennaise;
- Mouvement a commencé il y a quelques années, soit par l’initiative d’in i • " 1 1 . 1
- ^ industriels au profit de leurs ouvriers, soit grâce à celle
- ^entrepreneurs et de petits propriétaires qui ont trouvé là, sinon °peration très lucrative, du moins un placement convenable Üe leurs économies.
- Go e*positi°n de M. Émile Cacheux, ingénieur, trésorier du pl^es international des Habitations à bon marché, est des danslmportarites y dlc atteste de longs et persévérants efforts maille06^0 V°*° C(ms^nic^011 de logements à bon marché;
- Se ^lIeuscnient, une grande partie de l’œuvre de M. Cacheux vitrine G le^a^e dans des livres qui sont enfermés dans une
- feoiu ne fe«>ns pas comme le public, nous les ouvrirons et les Sur]^°nS U11 du lecteur2.
- mière nC1Urs’ nous Pouvons, à droite, en entrant dans la pre-
- tations ' G’.lln &nind tableau qui reproduit divers types d’habi-SOrit n 0lJVl^les cl de maisons d’employés; tous ces types— ils est qui * r°llX e*' v‘,r,és — ont été créés par M. Cacheux; il en aciitent particidiôrenient attention et, ici encore, nous ne
- pouv,
- , ..... ll0tl.o,1Us,.osUionqn.mcp'mnc
- - -ons que regretter de n a\ou a
- peu d’espace pour les signalci. f ^ :u‘lU 11^9, P‘u ^ly de la visite, laite dans la matmec (
- ... ,,cs lial'italionü â l,„„
- h
- r- " ^UtOlly (> i.u.muuuus a mill matvllè. CoiUplC lTIldu SOIMlDUilV,
- 5^-l889< 1 l0C Troisième séance générale. — Imprimerie nationale.
- Voi
- lr ci-y
- ipvès.
- P- 11 à.
- 7
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-
-
- — 98 —
- Congrès des Habita lions à bon marché, à la Secti on XI, M. Cacheux a démontré, en citant les exemples des Lilas et des boulevards Murat et Kellermann, qu’il était possible — dans certaines conditions données — à l’ouvrier de Paris de devenir propriétaire d’un immeuble et qu’il y avait même là un mode de placement de ses économies à un taux plus rémunérateur que celui de la caisse d’épargne.
- VÉconomiste pratique1 a reproduit tous les plans des typeS créés par M. Cacheux. Plusieurs sont exposés dans cette section notamment ceux de diverses maisons construites boulevard Murat et boulevard Kellermann, qui ont été placés sur le môme panneal1 que les plans et notices concernant la Société havraise des eiteS ouvrières.
- Comme tous ceux qui s’occupent d’habitations à bon M. Cacheux reconnaît que l’une des grandes ditïieultés pour eo truire dans les villes — et en particulier à Paris — réside d^11 les charges de diverses natures qui incombent à la propi1
- immobilière. .
- , 2 dl/
- Les trais de voirie seraient, à Paris, d’après M. Cacheux » 400 fr. par mètre pour l’établissement d’une rue et les Irais u de vidange; les impôts s’élèveraient à 120 lr. pour une inaise11
- 800 IV. à 400 fr. de location. .u
- 1 rléCl^
- Il y a donc lieu de poursuivre, comme l’a fort sagement u le Congrès international de Paris en 18893 cette résolution * d
- lanière pe
- les maisons à bon marché doivent jouir, soit d’une nu
- manente, soit dans le temps qui suit leur construction, tions spéciales des charges fiscales qui pèsent sur la pi’op1
- d’exe^F
- Notons encore les envois de la Société coopérative vffl>
- wdobi
- ' Voir ci-après : Ouvrages exposés, p. 11 G. gecti011 ^
- * Congrès des sociétés savantes de Paris et des départements* ~~ ^ séa,,ct sciences économiques et sociales. Présidence de MM. Levasseur et *iaU ^
- du vendredi matin 14 juin ISSU (Journal officiel du tf> juin ISSU, V- ^appoU f ’ l>es Habitations à bon marché au point de vue de la légi'>l'a^l°n‘
- M. A u ton y Ito.illiet. Paris. Imprimerie national;., 1881).
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- — 99 —
- des
- ouvriers de Paris1 qui expose, à côté de sa maison à étages, le P^n de la villa des Rigoles; il y a là une opération démontrant, c°mme on l’a déjà remarqué, qu’il est possible d’élever de petites faisons dans l’intérieur de la ville de Paris.
- A côté de l’exposition de la Société havraise des cités ouvrières sur le môme panneau que la Société de Passy-Auteuil, on a n ce récemment des plans et des élévations déniaisons contenant y Pebts logements pour ouvriers, construites rue Rozbrat, à r$ovie*. Ces maisons, qui seraient mieux à leur place dans la trtplenie salle de la Section XI, reproduisent deux types de cons-1884 °nS ^GllX ^a£es avGC &ren^er? dui 011^ élevées en 1883-
- o^a^s ta deuxième salle, se trouvent les trois plans des cités mier '^6 lombard, fabricant de chocolat3, puis, sur le pre-
- (1p r^anneau’ a gauche, cinq plans coloriés donnant l’ensemble meubles de Gt'enelle, aussi à Paris.
- S°nt • l]ne élévation sur la place Saint-Charles, puis les plans ^-chaussée, du premier, des deuxième et troisième étages, cta» ^ P^an général de la villa Daumesnil, avec ceux des trois Ces Se^aiGS’ ei1 Cüupes et en élévations, coin ) C°nstructi°ns ont été élevées sur l’avenue Daumesnil, au NJ|e ta rue deFécamp4.
- pav-ll^Us également un plan et une élévation de la villa des
- et deu ^ * ^e^eville. Ce type n° 3 comprend un rez-de-chaussée
- d’un Cta£es> dont la couj)e et l’élévation sont exposées à côté
- étage s ^ ^an (^e deux petites maisons à rez-de-chaussée et à
- à^eut construites dans la villa dite des Pavillons.
- à r>illc- av°lls 0l|core — dans cette même salle — des habitations nmsieurs i,
- P°nnie °^einents, par exemple, celles de la Société Vincent t L , de Scnunes (Vosges).
- '5:
- U ]!°cq.rin
- Aven
- 4 M.
- utfïenunn* de înue de Choisy, 57, à l'aria. Charles Lecei"'"
- manieur des arts et maimfactiires.
- 11 u, architecte.
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- — 100 —
- Ce sont des maisons ouvrières à deux logements, dont le plan est à l’échelle de 0m,01 par mètre.
- En élévation, ces constructions comportent: un rez-de-chaussée et un étage. Une coupe longitudinale et une coupe transversale? ainsi qu’un plan des caves, font bien connaître leur économie.
- Les plans du rez-de-chaussée et de l’étage montrent que les pièces ont 4 mètres sur 3m,50 ; 3ra,30 sur 3m,50 ; 2in,95 et 3m,30 de profondeur.
- Un groupe de maisons de cette dimension revient à 5,600 h ’ sans le terrain, et il est offert aux ouvriers pour le prix de 5,500 h-avec un jardin d’une contenance de 4 ares. Ces logements son* loués à raison de 12 fr. 50 c. par mois; en cas d’achat, le paieine^1 se fait au moyen de retenues mensuelles. Ce type est surtout recherché à titre de location. Dans cette construction les cabine^ d’aisances se trouvent en dehors adossés au jardin1.
- D’après un autre tableau exposé par la meme Société, une m<11 son ouvrière comprenant seulement deux logements revient 3,000 fr. sans le terrain.
- Chaque logement est oilert aux ouvriers au prix de 1,300 h*» jardin compris, ou loué à raison de 6 fr. par mois. Un Ctl d’achat, le paiement se fait également au moyeu de retend mensuelles.
- 1 ,igs
- Dans ce type, d’après le plan et les coupes exposés, Inné mansardes a 3m,75 de profondeur; une coupe transversalelllül1^ (pie la hauteur de cette mansarde est de 2m,45; la hauteui l’étage est de 2“,55, celle du sous-sol de lm,80; les lenôtics0 I m,70 d’ouverture. Comme dans le type précédent, les ca sont établis dans le jardin. (j0
- A côté de l’exposition de M. Ponnier, nous avons oc M. Félix Hubin, d'ilarfleur (Seine-Inférieure), (pii a envoyé» • ^ une photographie de l'ensemble de son usine où sont ti<1 ^ cuivre, l’étain, l(* plomb et le zinc, un grand tableau conl
- l.i Société Vincent l’onnier et Cie expose aussi dan
- s la Section XIV-
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-
-
- — toi —
- Slx vues et donnant l’élévation d’une maison ouvrière «à deux étages et pour deux ménages.
- Chaque logement comprend : au rez-de-chaussée, un cellier,
- llne cuisiiie-salle à manger; deux chambresà coucher au premier,
- Uïle chambre et un grenier an second. D’autres élévations mon-
- 1 une maison ouvrière également à deux ménages, mais à un
- Sei|i ^age, un groupe de cinq maisons ouvrières avec leurs jardins,
- PUls la vue d’un asile et d’une maison d’école, enfin les plans
- e^types nos | et 2 et celui du groupe de 5 maisons.
- us ce type chaque maison renferme : au rez-de-chaussée, une siIIa .
- amé L ' U ^ ^uger-cuisine, un cellier pouvant au besoin être
- dge en chambre à coucher, et un appentis servant soit de hangar i . V
- y ’ b01t ne séchoir, soit même de cellier, et un water-closet, a rétao-n , . , .
- i_ se trouvent deux chambres mansardées, « parfaitement logeable ' 51
- p P^uvues chacune pour deux lits ». Le cube d’air de la
- P’ùce est de 37 mètres, celui de la seconde de 93.
- ci mères maisons sont préférées par les ouvriers, non seu-
- a cause de leur bas prix, mais aussi en raison des com-
- la fQ-g ,JC l)r°cure l’aj)j>entis du rez-de-chaussée servant tout à
- lave»» ’S1JlVt,llt Les besoins, de grenier, de bûcher ou d’abri pour
- ®^t sécher le linge, ete. '
- lleht dei US0US îul<)l)L6os et créées en 1882 et 1883 compren jardin ** ^0S0,nenls avec accès particuliers, chacune ayant son
- lenient
- m°dités
- J'h'fiii]
- Le
- c°hte 3 7rQ0t *^)0 lorr;n,i acheté à 0 IV. 35 e. le mètre carré) Uiètre e/ ^ L)ai in(!M:|ge, ce qui revient à 102 IV. 75 e. pour le
- rL de (‘.oncifM/'Wi --------r..• i...:.....
- de 7g
- construction. La superficie totale de la maison est
- ‘3 mèu-os wll,. .lu jar.lin — |>ar ménagé ' ;
- O mètres; il ,,’v a pas de cour, le j»'-'!»' la I'0l".1‘
- ***’ le cellier n.Au»^ au re/.-de-chaussée ou unit
- ans le second Une, — la maison a iinetajie pom 11 _ .
- c!neS "la 8«perûc.iè de la conslrndion est «le (>0 "loties u e de t’appelais de 2(1 moires; eliatiue jardin, l>om' un »
- 11 ri s.
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-
-
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- — 109 —
- La dépense totale est d’environ 6,000 fï\, soit 3,000 IV. pal’j ménage, le mètre construit revient donc à 79 fr. 49 c. pour : maison et à 90 fr. pour l’appentis. j
- Ces maisons sont en briques et mortier de chaux hydraul1' que, couvertes en zinc laminé; le mur, situé à l’ouest, exposé à pluie, est en silex et chaînes de briques; il est plus épais queleS autres (0m,33 au lieu de 0m,99).
- Toutes ces habitations sont élevées en façade sur une ro^ carrossable, allant du village de Gournay aux usines et isolées^ unes des autres par une distance de dix mètres environ. And1111
- oi)l'
- ouverture n’a été pratiquée au nord; toutes les portes d’accès so
- sur les deux faces opposées et donnent sur le jardin particule1
- Les ménages sont alimentés par les eaux de sources voisines, i
- |)0l11
- la boisson; par la rivière de l’usine, bordant les jardins, poui’
- A#
- rvi
- autres besoins domestiques; les eaux sales se déversent dans fossé inférieur lavé par de nombreuses sources.
- Chaque ménage a sou cabinet d’aisances spécial, dcssci tinette —c’est le système de la région — et placé sur le côte 1 de la maison. il
- Ces détails d’orientation ont ici une grande importance, ^ ne faut pas oublier que ces maisons se trouvent en Norina11^10^ dans une vallée humide; c’est pourquoi il a été néccssalie^ placer toutes les ouvertures du côté du soleil et de cou^r ^ ces habitations au bas d’une colline qui préserve des v°IltS nord.
- M. Félix llubin a publié, en outre, une fort intéressait® ^ chin e qui donne des détails sur ces maisons ouvrières, sm ^ l’école, la caisse de secours mutuels et même la participa^0 r bénéfices; cette notice est accompagnée de plans et de J 4 graphies d’une grande dimension permettant de se ^ compte exact de ce que ce chef d’industrie a fait p0111 sonnel. .j ]</
- A llarlleur, le patron conserve la propriété des maisons* ,))r par baux verbaux ; la location est faite d’après mie l°,,rl
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-
-
-
- — ms —
- Primée et pour la durée du travail dans les usines de M. Félix
- Hubin.
- Les prix de loyer sont : pour le type n° l, de 143 fr. par mé-aage et par an, soit 286 fr. pour la maison entière, ce qui donne Uu Apport de 3.80 p. 100; pour le type n° 2, le prix de location ®st de ] [q fr par ménage et par an, ou 220 fr. pour la maison, °u Un rapport de 3.65 p. 100. Ces loyers ont été fixés arbitraire-^enf, afin d’arriver à des prix modestes et sont acquittés par des tenues, opérées, chaque quinzaine, sur les salaires de l’ouvrier. le ^6S ma'SOlls ont été, paraît-il, fort recherchées, c’est pourquoi Pu* en a été établi un peu plus élevé que celui des anciennes div IiS °Uvr'('res l’usine, car celle-ci en possède d’autres des ars types en usage dans le pays.
- f totî,l, l’usine comprend des logements pour 40 ménages, Présentant environ 200 habitants.
- exPo °ClL^' (lf}()nyme des Maisons ouvrières d’Amiens (Somme) an SG ^ails ^ m(!,no S!,llo un grand tableau, fort bien exécuté, tier <Tmet l,UfJuo1 se trouvent les armes de la ville, c’est le quar-a*nt~Roch créé par la Société.
- nn pb re^ar<^e avcc plaisir une aquarelle de l’église Saint-Roeh, de l’,an UOUvo;m quartier, une vue — véritable œuvre d’art — des te^0 Pro^(ÎSs'(,,mfdie et ménagère, ainsi que l’aspect primilif r ,,Iaills °t les détails des deux groupes*.
- oOOjûl f
- en /j Le a,|onyme des maisons ouvrières d’Amiens a été fondée fort n- ’ al)r<'s ses statuts, elle avait un double but qu’elle a
- i-Bâür"1''11 :
- Prix de 11 (^CS ,na'sons pour les ouvriers et les leur revendre au 5» p ^°Vl(mt, moyennant une légère augmentation sur le loyer; deux d, . ' nonvo;|u (piarlier (pii mettrait en communication
- Vas‘e Z
- ^°udée d-. ,
- 'lls Ul> but purement philanthropique, la Société a
- principaux faubourgs d’Amiens jusque-la si pan s pat Priélé (pie la Société a acquise.
- arclii
- ecte (,st M. Henri Antoine.
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-
-
-
- — 104 —
- inscrit aussi dans ses statuts qu’eu aucun cas les actionnaires ne toucheront aucune autre somme que l’intérêt de leur action, calcule à 5 p. 100.
- Avec un capital de 300,000 lr., elle a acheté cette propriété contenant environ 14 hectares, moyennant 162,000 fr. ; puis elle a fourni à l’administration municipale un plan de lotissement et de nivellement des terrains comprenant un boulevard, douze rues et la dérivation d’une rivière (la Selle) qui traversait la propriété-
- L’exécution de ce plan nécessitait des expropriations qui ollt coûté 16,000 fr., et il a été jugé utile d’acheter d’autres terra#
- pour 14,000 fr.
- Les deux dessins exposés dans la Section XI, au sommet d11 cadre, montrent les terrains dans leur état primitif et le quart161 tel qu’il existe aujourd’hui. Il y a là une transformation co# plète, tout à l’honneur de la Société et à celui de son présidé M. Charles Labbé.
- Un premier groupe de 39 maisons fut construit; 4 — des î#1 sons d’angle — lurent aménagées de manière à pouvoir ètrcocc11 pécs par des marchands en détail, que l’on désirait voir vell|l s’établir dans le nouveau quartier, afin d’assurer un app1’0' sionneinent facile.
- i . 1
- Les 35 autres maisons furent bâties sur le même type 1
- cette seule différence que pour dix d’entre elles un cellier 1 substitué à la cave, afin d’arriver à un prix de revient u1
- oi,l!5
- élevé.
- S^’
- Chaque maison se compose de deux pièces au rez-de-cbii#^ deux pièces au premier étage et un grenier au-dessus, pl|lS ^ cave ou un cellier et un jardin dans lequel se trouvent l<‘b c< nets d’aisances.
- La superficie «h* * chaque habitation, y compris le jardin» ( 94m,40.
- *1 ‘le
- • * AI/» UllV^v
- * (Jn concours avait été ouvert, et bien que soixante projets aient eu vingt et un architectes, aucun ne fut adopté.
- ,-ès P1
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- — 105 —
- Les 10 maisons avec cellier coûtèrent 2,762 fr. 48 c.; les ^ maisons avec cave 3,253 fr. 88 c.
- Même avant (l’être terminées, ces maisons trouvèrent des loca-^ires-acheteurs ; tous étaient des ouvriers de corps d’état : pein-|res5 menuisiers, couvreurs, etc., très peu des ouvriers de fa-Jriques ou d’usines.
- La raison en était que les salaires de ces derniers sont moins eves que ceux des premiers.
- s’occupa, dès lors, de construire de nouvelles maisons moins c°êteuses et un second groupe de 45 maisons fut décidé. Dans ce ^veau type, le terrain par habitation ne comprenait plus que ’ 80, 72, 65 et même 56 mètres au lieu de 94; il n’y eut plus seule pièce par étage et quatre de ces maisons furent cou-c s en pannes au lieu d’ardoises; 35 avaient une cave, 20 ne tenaient qu’un cellier.
- V
- °iei l0 prjx (jG rcv;cip (]0 ces 11KqS011s ;
- 1
- 2 1
- 14
- 16
- Les °n s* ^Iti Uo
- maison d’angle 79m,59 3,573f 00 e
- maisons — 65 ,43 3,448 60
- maison — 61 ,88 3,418 30
- maisons avec cave .... 86 ,75 2,984 80
- maisons — 61 ,975 2,848 80
- maisons avec cellier . . . 86 ,75 2,738 90
- maisons — 72 ,68 2,592 801
- maison 67 ,61 o
- maison 56 ,06 2,524 501
- J|s lin ‘(Mit assez promptement occupées; néanmoins, Ul ^l('ül,(Jl que l’économie réalisée ne compensait pas ^°Us a. Ul^ * OiférioriLé Oes dispositions sur celles des habita-
- S>em ,V1
- hsposilions
- ^‘groupe. Quelques ouvriers de fabriques se pré-«epondnut pour les louer.
- H* C *
- oanit-Hocli est à une distance assez grande de
- eu paiimjs.
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- - 106 —
- l’église paroissiale du Petit-Saint-Jean; aussi, pour remédier à ce1 inconvénient, la Société a-t-elle donné un terrain valant 28,000 fi1' pour y élever, sur les dessins de M. Henri Antoine, l’église quise trouve représentée dans le cadre exposé.
- L’école de jeunes fdles dont la vue perspective se trouve à cote a été construite avec les profits réalisés par la Société; car, aiU termes de ses statuts, les bénéfices provenant de la plus-vaillC des terrains achetés et revendus doivent être employés à des W vaux d’utilité générale pour les maisons ouvrières.
- Ainsi, avec 300,000 fr., la Société anonyme des Maisons ouvrit5 d’Amiens a pu bâtir 85 maisons pour les ouvriers ; elle a créé 1111 nouveau quartier, traversé par un large boulevard et douze également fort larges; elle a ouvert une facile communicati0" entre deux des faubourgs les plus peuplés et les plus industrie de la ville d’Amiens et assuré l’accès de la belle promenade Hotoie aux habitants de la haute ville ; elle a aidé à la construdi011
- |j|
- d’une église et créé une école d’une utilité incontestable polir ‘ classe ouvrière. Cette école professionnelle et ménagère, édi^ par le même M. Henri Antoine, a été bénie et inaugurée P* Mgr Bataille, le 7 mai 1889; les terrains avaient été bénis’
- 7 mars 1869, par Mgr Boudinet, évêque d’Amiens.
- Enseigner aux jeunes fdles tous les détails de la vie pratiO11^ les initier à une foule de travaux qui peuvent s’exécuter à la ^ son, leur démontrer les avantages qu’elles doivent en reçu# afin de graver profondément dans leur esprit les idées de sii^P cité, d’économie et de prévoyance, tel est le but que se prop°sef ( poursuivre la nouvelle institution; c’est continuer, c’est plus, couronner l’œuvre de la Société des maisons ouvrières ; en apP
- r \ • ' O'è^’
- nant un état à ces jeunes filles, on formera de bonnes menas sous la sage direction d’un comité de dames et de sœurs de Vincent-de-Paul; ce n’est qu’affaire de temps, le succès est ce11 Mme veuve E. Boucher et Cie, à Fumay (Ardennes), ^ dans une autre salle, sous forme de tableaux muraux, les plal1 élévations de la cité ouvrière de l’usine de Piod-Selle.
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-
-
- — 107 —
- Le plan de cette cité — dressé à l’échelle de 0nî,02 par mètre — Centre que chaque maison ouvrière renferme le logement de quatre familles.
- L élévation fait voir que toutes ces habitations ont une porte et J1116 fenêtre au rez-de-chaussée, deux fenêtres au premier et une Ucarne en tabatière sous le toit.
- La brique est uniquement employée dans ces constructions. Nous ne saurions oublier dans cette même salle, un carton con-ant, en dehors des projets de fermes-modèles de grande et Petite culture et les plans d’une laiterie centrifuge exposés par • Meunier, architecte à Verriers (Belgique), des plans de maisons prières et de logements juxtaposés.
- expression de logements juxtaposés, telle que l’entend M. Meu-.r’ a besoin d’une explication. Frappé d’avoir trouvé, un jour, t lZe h°mmes couchés dans une salle de 5m,20 sur 4m,50 et 2 mè-es de hauteur, ce qui ne donne que 46mc,40 d’air, M. Meunier a ^ b obvier à de pareilles situations et pour y remédier il a, ^os^le nom de logements juxtaposés, dressé les plans de bâti-^ h1*! seraient, comme il les appelle, des casernes-logements.
- a pS S°n senLmenL ces constructions pourraient être élevées Par d °r(*S ^6S v^es sur ^es de peu de valeur et érigées
- acti eS S°C^^S secours mutuels ou par des compagnies par ^ ns’aurait ià, selon l’auteur de ce projet, un bon place-s°ïïim^0llr caP^abs*'es^ car, d’après lui, en supposant — nous feit 6S 611 — que l’ouvrier paie 0 fr. 20 c. par nuit, cela
- 5 en un an, 73 fr. ; basant son calcul sur 64 locataires, il arrive c°ûte ^6r annue^ 4,672 fr. ; or, le bâtiment présenté par lui avec COmPris ie terrain et l’ameublement consistant en lits
- repré 6llr portemanteaux, etc., environ 60,000 fr. ; ce qui
- s^lnte ^00 fr. à 5 p. 100; d’ou un bénéfice brut de 1,672 fr. JU ^ aient largement à payer les frais généraux. rateurs Umer ProPose de louer ces établissements à des « restau-trouv . d111 se chargeraient de l’entretien de l’immeuble et qui raient leur bénéfice dans la nourriture des locataires.
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- Cette combinaison ne nous paraît pas à l’abri d’une foule de reproches et les faits que nous avons en vue sont trop connus pour les répéter ici. Sans doute, il y a là un moyen d’empêcher, jus' qu’à un certain point, les ouvriers de loger dans d’infectes garnis ou de les voir obligés d’aller chercher un abri loin de leur travail ; sans doute, on pourra peut-être ne plus rencontrer deS travailleurs, fatigués par un long labeur, étendus dans les rues ou les jardins publics jusqu’à une heure avancée de la nuito11 même s’y endormir en plein air; mais, avec ce système, nous toiï1' bons dans le grave inconvénient du restaurateur-logeur, et tous ceux qui ont souci de la classe ouvrière savent qu’il y a là ua double écueil, non seulement au point de vue du logement, malS encore de l’intempérance.
- Une fois ces réserves faites, nous citerons plus volontiers projet de petites maisons ouvrières que M. Meunier a exposé; ce& petites habitations destinées à loger deux familles ne coûterait que 2,500 fr. et pourraient être louées 225 fr. par an. Ce a’est pas encore là la petite maison isolée, le home familial qu’il Ullt avoir en vue toutes les fois que la chose est possible.
- Assurément, nous n’ignorons pas les difficultés que l’on ^ contre dans cette voie et même l’impossibilité presque matériel qui existe dans cette direction en ce qui touche les grandes ag^° mérations urbaines; aussi ne sera-ce pas sans quelques réser^ que nous parlerons toujours de ces logements juxtaposés ou de ces logements superposés, comme ceux dont M. Auguste ^ lance s’est fait le patron au sein du Congrès international ^
- le
- ti°JI
- ra'
- Habitations à bon marché, dans une intéressante communies intitulée: Maisons ouvrières à deux logements superposés, en ^ contant ce qui a été essayé à ce point de vue à Pfastatt (Alsace)0 MM. Schaeffer et C,e ont construit et vendu à leurs ouvriers logements dans des conditions semblables. M. Lalance a su1 recommandé la disposition de deux maisons jumelles contelia ensemble quatre logements, occupant chacun une superfie1® 400 mètres et coûtant — y compris le terrain à 1 fr. 25 le lïl(^1
- tollt
- d
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- s°it 500 — 5,294 fr. par famille, maçonnerie, charpente, menui-Seile> serrurerie, peinture, papiers et clôtures, tout compris.
- Le type décrit par M. Auguste Lalance mérite attention et nous av°ns tenu à le signaler.
- Nous en aurons fini avec l’exposition de M. Meunier en citant, encore une fois, ces fermes-modèles dont il a envoyé les plans. Ce des laiteries à force centrifuge qui ont été appréciées en gique, mais sur lesquelles nous ne saurions insister ici.
- 11 architecte de Londres, M. E. Hoole, a envoyé quatre dessins °ncernant diverses habitations ouvrières construites dans la mé-j, 1° e; l’un montre une vue d’ensemble du College Buildings ; autre reproduit et donne le plan du Surrey-Lodge. es habitations à quatre étages entourent un grand jardin qui
- T'A*6 ^ Cen*:re bloc.
- 1’^ 6 ^mProved Dwellings Company de Brooklyn (États-Unis de j0 du Nord), dont le délégué est M. Alfred White et qui
- Pres de 30,000 personnes, expose des vues de quartiers lioré lnS avant ^eur démolition et, en regard, ses maisons amé-
- L’‘rl '
- rem 6 a été de détruire des logements insalubres et de les acer par des habitations confortables. très 1Carac^res distinctifs de ces constructions sont des escaliers aUsg-1 lrs Armant pour ainsi dire la continuation de la rue et <ieUx imposition du logement qui comprend, presque toujours, °ri trois pièces avec cuisine et water-closets.
- AUX Éllfc; TT • il i •
- °Uvri' f)~unis, nous avons encore a noter les types de maisons de ^e^GS Construftes par A/. Alfred Dolge, à Dolgeville, dans l’État
- M. ^ Y°rk‘
- titi
- l°a des
- c est un partisan convaincu de « la juste répar-
- 6ri Praf ^aiI1S oppose participation aux bénéfices, qu’il a mise Hrs ^ans sos usines de feutre ; il aide ses ouvriers à bâtir ^éparé^0118’ ^ ^os ^cur construit même parfois sur des plans c°ûta ?ar eux et les autorise à en acquitter le montant au prix ’ a iaison de 50 fr. par mois.
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- Soixante des ouvriers de M. Dolge sont actuellement proprié' taires de leur habitation et dix autres ont acheté des lots de tel' rain pour bâtir.
- Parmi les habitations pouvant contenir plusieurs logements» nous devons encore citer dans cette même salle, les maisons de la Fondation Robert Dickson, à Gothembourg (Suède).
- Les constructions dont les dessins ont été exposés sont des ma1' sons avec sous-sol et à deux étages ; elles ont été élevées sur ks terrains nos 67-69, à Annedal. La façade de la rue Haga Hysk0' gako est reproduite par l’un d’eux, les autres1 représentent leS bâtiments construits en 1870 et en 1877 et non les maisons bâtieS antérieurement, dont les types diffèrent sensiblement.
- La ville de Gothembourg, on ne saurait l’oublier, bien que 11
- la
- dixième seulement par le chiffre de sa population, occupe depulS longtemps le premier rang, en Suède, au point de vue du l°$e ment de la classe ouvrière. 11 y a plus de trente ans, en effet, ^ des habitations à bon marché y furent élevées, grâce à un elîl prunt avec amortissement garanti par la ville. Dès cette épo^j on construisit un certain nombre de maisons, les unes petite à un seul étage, les autres plus grandes et à deux étages, c°l]] prenant 87 logements de une et deux pièces2. (
- C’est par actes de donation des 98 janvier 1836 et 15 jul 1878 que Robert Dikson, marchand en gros de la ville de
- thembourg, fonda l’institution qui porte son nom; le but de 0
- œuvre était l’encouragement de la moralité parmi les ou
- vriel!
- rjUl1
- Pour l’atteindre, on pensa tout d’abord et non sans raison, 4 y avait lieu d’employer une partie des fonds à bâtir des ba tions saines; un prélèvement des neuf dixièmes du produit
- 1 Quatre plans des habitations élevées à Annedal ont été placés dans salle.
- ufle
- a#.
- * Rapport sur l’hygiène, le sauvetage et la condition des classes --Suède, rédigé par ordre du Comité suédois, par M. le Dr Otto Printzskôld, se du comité. — Exposition internationale et congrès d’hygiène et de sauv
- 1876, a Bruxelles. — Stockholm, 1876, p. 131.
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- des loyers est versé dans la. caisse des constructions, lautic dixième est réservé à des œuvres de pure bienfaisance.
- En 1861, lorsque la construction et la location des matsons furent commencées, la situation des fonds était.
- Capital............................ 458,333' 33e
- Rentes.................... d 3,103 86
- n i , 4 4 48
- réparations, assurances, etc....... 11 ’
- Excédant................ • • • • 4’660 38
- Fonds dits des bâtiments........... 1,494 34
- Fonds dits du dixième.............. 166 107
- ,^ette *nstilution louait alors 107 appartements occupés par
- ^individus.
- * ^^0, il avait été construit, grâce au don généreux de son ^ckS011’ six maisons à deux étages, en bois, et vingt mai-Ur e£alement à deux étages, mais en. pierre, possédant toutes uanderie et un four. Le nombre des logements était, à cette %er 65 aYant chacun une ou deux pièces avec cuisine. Le
- Une ^ar m°ls n6tait Que d’environ 20 fr. pour deux chambres et ^uisine et de 12 à 16 fr. pour une chambre et une cuisine, aisée S°Ut ^ v®rhables services rendus à la population peu de j^e ^a yhle de Gothembourg et nous avons voulu que le nom , eu Dickson figurât dans cette étude comme un bienfaiteur
- ti0Q 11161116 que pour les reliefs tout ce qui concerne les habita-aftecté0llVr^reS ne Se trouve Pas dans ^es sahes 9U1 ^eur sont
- °llt ^6s’ même pour les plans, il en est un grand nombre qui qnj exP°sés dans les diverses salles consacrées à la Section XIY
- ' '* gj j J r
- intéressante et qui montre si éloquemment combien est
- s6s i)ASte ^ eotliembourg, eu dehors de la Caisse d’épargne qui alfecte une partie ^eilt ia neflces à la construction d’habitations ouvrières, diverses sociétés (notam-^P^Snie des constructions et VAssociation dite des ouvriers) qui ont poux lietl a’endbllSSement de demeures simples, saines et à bon marché; il n’y a pas Parler ici, car eUeg pab pi.is part à l’Exposition universelle de 1889.
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- fausse, dans la réalité des faits, cette prétendue antipathie des patrons pour leurs ouvriers.
- En cherchant un peu, l’observateur attentif découvre bie11 d’autres expositions de maisons destinées au personnel d’étabhs' sements industriels parmi les Institutions diverses créées par l£S chefs d’exploitation en faveur de leur personnel. La plupart ^ ces créations seraient à noter à part et souvent d’une pierre biel1 blanche, suivant l’antique usage.
- Nous citerons, en particulier, la Cité ouvrière de Notre-Da^' des-Victoires, créée dans la petite ville de la dotât (Bouches-d11' Rhône) par la Compagnie des Messageries maritimes, alors que ^ ouvriers souffraient de la rareté des logements dans cette locale Le nom de Cité Notre-Dame-des-Victoires fut donné à ce group6 de constructions en souvenir de la première résidence de la Coïï pagnie, à Paris, dans l’ancien hôtel des messageries national65’ rue Notre-Dame-des-Victoires; il comprend huit groupes fon^ chacun de quatre maisons contenant des logements de « prenn6^ catégorie » et de quatre maisons contenant des logements « seconde catégorie ».
- ° K
- Il devait y avoir, originairement, 32 maisons et 256 logent11* de famille, mais la construction avant eu lieu successivement, oj1 reconnu que le nombre dépassait ce qui était nécessaire et 101 s’est arrêté à celui de 24 maisons.
- Les logements comprennent, pour la première catégorie :1 ^
- chambre à coucher de 20m,50, une chambre d’enfants de 10 ’ ,
- une autre de 4m,40, une cuisine de 10m,40 et un jardin de l0lîV
- très. Total : 55m,70 de surface. .
- a’i#
- Les logements de la seconde catégorie se composent : u ^ chambre à coucher de 18m,50, d’une chambre d’enfants de k ’ ^ d’une autre de 4H1,40, d’une cuisine de 10tn,40. Total : 37*^ surface. .
- f ’
- Les appartements de la première catégorie sont loues a lL ^ de 100 fr. par an; ceux de la seconde catégorie à raison de ^
- Nous noterons encore les petites maisons destinées au ŸeU
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- do MM. Saint frères. Un plan et une élévation sont exposés; e PUx moyen des constructions est de 2,400 fr.
- 4o3 habitations ont été élevées à Flixéricourt, Harondel, Saint-lltI1, aux Moulins-Bleus, à Pont-Remy et à Gamaches.
- ^ Flixéricourt, où 23 maisons ont été construites, le loyer tap1116^ GS^ ^ ^ ^ ^amac^es» d est de f*r* P0l,r ^es 35 habi-
- de ' US a^ect®es aux ouvriers de la fabrique de lin, de chanvre et
- Dans une autre salle du Pavillon de l’Économie sociale, on ren-
- n"lr 7
- e un grand tableau donnant la description des différentes
- l°stitut
- ltl°ns créées par M. Ménier père dans son importante usine de Noisiel.
- de^G ^°rtra^ de M- Ménier occupe le milieu de ce tableau, à côté &e ^av*s représentant ces maisons ouvrières dont nous avons lon-bUement décrit l’heureuse disposition 1 en étudiant les habitations Uviières construites en grandeur naturelle à l’Esplanade des Valides.
- Un '
- . , également — et à regret un mot seulement — pour les s ^enfermant des logements propres, sains, confortables et à u ^eauds2 pour les ouvriers cotonniers employés chez M. D. Wal-z> manufacturier à Ganges (Vosges).
- ^ U°ns également les plans et photographies des habitations ou-p6S COris^ruites pour dix ménages par M. Vandel aîné et C'e, d de ^ ^^e-sur-Joiigne (Doubs) ; les élévations et vue extérieure
- bl
- aisons érigées par M. Albarct, à Liancourt3 (Oise), et ce ta-
- ti°llUeG^)0S(" Par M. Albert Lung, de Moussey (Vosges), qui men-
- m s chés ouvrières et des logements à prix réduits, uans la a & 1
- Unw uierne salle que les reliefs de la Blanchisserie et tein-
- «lr 6 Thaoi
- es de la
- m, se trouve l’exposition si curieuse à bien des
- a manufacture de draps de Villeneuvette (Hérault), fondée
- ' V°ir i ^ G prix ^CSUS’ l>- 34.
- ^ l‘2o iy CGS ^°8'omcnIs, bien isolés et formant un véritable home, varie de Action X|y aai ail> su'vanl qu’ils sont de deux, trois ou quatre pièces.
- «
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- par Colbert. Là, nous rencontrons plusieurs familles ouvrières l111 y travaillent depuis 150 ans. On sait qu’à Villeneuvette, le loge' ment est accordé gratuitement aux ouvriers; en 1868, on coiflF tait 52 logements et 96 en 1882; les occupants étaient au noifl^
- de 260 en 1863 et de 339 en 1883.
- Dans la papeterie Canson et Montgolfier, à Annonay (Ardèch6!’ le logement et un jardin sont aussi donnés gratuitement.
- On peut blâmer ce système et dire qu’il est l’ennemi de la Pl6 vovance, qu’il énerve chez le travailleur le sentiment du àe^°ïl que lui impose le combat pour la vie, mais il est une des faces cette question si multiple et si diverse, et n’est pas sans coiflp^ encore aujourd’hui de nombreux adeptes, ainsi que le témoigIie Section XIV de l’Exposition d’Économie sociale.
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- IV
- OUVRAGES, BROCHURES, NOTICES, ETC.
- f°* ce qui concerne les Habitations ouvrières à ïExposition Universelle de 1889, à Paris, ne serait pas dit, si nous ne jetions regard — forcément rapide — sur les nombreuses publica-s • ouvrages, brochures, notices, etc., qui ont été admises dans ette Section XI ; nous réservant, pour les besoins de la cause, de r quelques documents qui n’y figurent pas.
- se trouve dans les livres, a-t-on dit, il suffit d’y savoir
- Percher.
- iUe^ ^SP^ana(^e des Invalides, on en fait l’expérience, non seule-dans cette section; mais dans toutes les parties de l’Expo-
- SltlOu rl’l? . . . .
- sais' 110011011116 sociale : car, là plus qu’ailleurs, l’œil ne peut est r ^°Ute ^a valeur de l’objet exposé; ce n’est pas un produit qui °bjet COnsic^orer> c’est Ie producteur lui-même; ce n’est plus un qui doit être étudié, c’est l’homme lui-même.
- rr
- OUr
- filais n°US n avons’ on ce momeut, qu’un seul but — les
- restr°nS °Uvriores 011 a bon marché — la tâche est singulièrement
- Iïlen einte ’ car> lci) plus que dans d’antres circonstances, un exa-
- raPide peut parfois suffire.
- ^Ussi
- que
- limiterons-nous nos observations au relevé des notes appr^f0lls av°ns prises sur notre carnet, invitant celui qui veut Patie 0llC^r ^a question à feuilleter lui-même ces œuvres de °U c^Ce el de long labeur, comme celle de MM. Cacheux et Muller, cieUx S ^rocbures de peu de pages qui sont elles-mêmes de prêtons lïî0ïluments à consulter en raison même de leur caractère
- ,>aPhique. ivl. p, ï
- le Cacheux (jui est, comme nous l’avons déjà dit, le
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- !— 116 —
- 1
- \
- fondateur des cités ouvrières des Lilas, du boulevard Murat, j de l’impasse Boileau et du boulevard Kellermann, à Paris, j expose un ouvrage considérable portant ce titre : l’Economisé j pratique.
- Ce volume comprend 815 pages de texte, accompagnées d’il11 atlas in-folio de 72 planchesl.
- La première partie concerne la construction et l’organisatio*1 des crèches, des écoles maternelles de la première et de la deuxième enfance, des écoles professionnelles, des classes d’d' du!tes, etc.
- La deuxième partie indique — ce sont les rubriques adopte^ par l’auteur — les moyens de créer des sources de travail par ^ développement de l’agriculture, de l’industrie et du commerce.
- La troisième partie traite des habitations ouvrières, des 1 ogc" ments d’employés, des hôtels pour célibataires, des cuisines éoO' comiques, des bains, des lavoirs, etc. Dans cette partie de so11 ouvrage, M. Cacheux s’occupe encore des sociétés coopératif d’alimentation, de crédit et de production.
- Dans la quatrième et dernière partie, l’auteur expose dbr(3P € moyens pratiques de venir en aide aux personnes qui, poiu'Llll< cause ou pour une autre, tombent à la charge de la société )h c’est là que se trouve ce qui concerne les hospices, les asiles nuit, etc.
- U Économiste pratique est une œuvre considérable, dont le tÜ1 seul n’est peut-être pas à l’abri de critiques; mais elle renferm6
- f , nU
- très utiles données et contient une foule de renseignements plus haut intérêt pratique.
- Des exemplaires collés sur les cimaises permettent aux visite111 de se rendre compte de la valeur de semblables documents. ,
- Dans la salle voisine, M. Cacheux a exposé diverses ^ feuilles de son Économiste pratique; ce sont celles qui (luisent les maisons à quatre étages avec un rez-de-chau^ ^
- 1 JSaudry el Cic, Taris, rue des SainU-l’ùtcs, n« 10.
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- -°nsi,iuites pnr MM. Peireiro, aux Batignolles, à Paris, ainsi [Uuu hôtel-restaurant pour ouvriers et l’hôtel de Micheroux (Planche VIII).
- lab
- ^ côté de VÉconomiste pratique, M. E. Cacheux, associant son
- oeur et son nom à ceux de M. Émile Muller, le constructeur des premières cités ouvrières de Mulhouse, a exposé le bel ouvrage lr'titulé : Habitations ouvrières en tous pays h MM. Muller et Cacheux décrivent, en 500 pages in-8 et avec, '’Mde de 70 pian(qîes ;n_f0lio, l’état de la question des habitations
- divriè
- res en France et à l’étranger
- ---- ils reproduisent un grand
- d’h h^ S^atul:s socldtés, avec devis descriptifs et estimatifs dations ouvrières; puis des modèles dé marchés, d’actes de
- To;,debaux’etc-’etc- •
- dont L ^FeS (^e ce^ ’niportanl ouvrage1, se trouve une brochure pub].;i0us av°ns déjà parlé en son lieu et place3, c’est la notice ïioue<M' ^ar SocléU uuonyme immobilière des Petits-Logements de j^0 ’ noils n’avons donc qu’à la mentionner.
- Ho Us devons être moins brefs à l’égard de M. Meissner, dont ^a^ons déjà eu à signaler les envois. grje)S l^ans exposés par M. Aloyse Meissner, de Budapesth (Hon-sip('!(,.Vj(!Ue nous avons cités comme figurant dans la salle plus 1ent affectée aux envois de l’étranger, sont extraits d’un Habit .( 0lis'ddr;d)[(‘ et fort intéressant qui est intitulé : les ^ peuple à la fin du xix° siècle. ll0Us ,-,°11 V * a^e es^ eéoent, ] mis que l’exemplaire lithographié que
- %)
- A
- ilv0|)s
- s°ns les yeux est daté de Budapesth, le 19 mars
- d un texte qui se lit volontiers, car il parle de choses
- 1 —----------------------------------—------------------------------------
- C ' médBaildry'
- ^C°IU*S 0()^'ae a<‘ fOoo fr. a été accordé,' à AI AI. Muller et Cacheux à la suite du j " hraé]j0]< 1 aai 1 Académie1 dos sciences morales e! politiques sur la question S (le»X aiif >I0U ^eS *°ë'em(.mls d’ouvriers dans ses rapports avec l'esprit de famille.
- S 3n(-«lai 11es; ont été décernées à .M. Charles Bertheaii et à M. Antony
- ^oir pj
- Cessus> page 90.
- wïs
- Ho
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-
-
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- vues, on trouve des plans des colonies ouvrières de Budapest celui d’un asile pour les nécessiteux de cette ville ; puis les sons de l’usine à fer et à acier de Diosgyôr, des chemins de feI royaux hongrois; les colonies ouvrières de Resieza et d’Anina, la Société austro-hongroise des chemins de fer de l’État; les col0' nies de Gsangds, dans la Hongrie méridionale.
- Ces plans et ces élévations — de même que ceux que, faute & place, nous passons sous silence — concernent pour la plupart ^ petites maisons à rez-de-chaussée seulement.
- Le vrai mérite du travail de M. Aloyse Meissner est d’être ^ sorte d’enquête personnelle; l’auteur a visité un grand norfl^
- f fi
- des centres industriels ou ruraux qu’il décrit ; après avoir mo*11 tout ce qui a été fait pour le logement de l’ouvrier en Autric^ Hongrie (notamment la nouvelle ville du Danubé, les coustructi0l|' de la Société des cottages de Wàhring, près Vienne), il promène lecteur dans les aciéries de M. F. Krupp, à Essen, puis à house, à Romanshorn (Suisse), au Creusot, à Paris, à Lon^rej’ à Copenhague, à Scheeveningue (Pays-Bas), à Christiania, à** grade, à Salonique, à Rome, enfin à New-York. ,
- Le voyage est intéressant et M. Aloyse Meissner, qui est^ nieur en chef de la Société des chemins de fer de l’État austI hongrois, constitue un guide compétent. j
- L’ouvrage en question renferme une foule de données uti^" consulter et son principal défaut est, peut-être, de pécher Pal brièveté. llfi
- Les deux salles, jadis dénommées A et B, ne renferme^ ^ peu d’ouvrages, en dehors de la vitrine de M. E. Cacheu*’^ contre, il s’en trouve plusieurs dans la troisième salle àe Section XI. . p
- Nous y avons encore noté la brochure de M. le docteur Bon, datée de Nivelles (Belgique), 1887, sous ce titre : DeS talions ouvrières, qui donne, au dire de Fauteur, le moyen pr^ de faciliter aux classes laborieuses l’accès du capital et propriété.
- tM"'
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- rp . ,
- 011 a côté, se trouve ime Étude sur ïamélioration des habita-ouvrières et sur Vorganisation du domicile de secours en Bel-’WjUe, par lyp Édouard Van der Linden, avocat à la cour de
- Bruxelles
- de M. L
- ; puis une autre brochure avec cinq planches coloriées,
- eon Van den Bos, secrétaire de l’administration du bureau
- e bienfaisance de la ville de Gand, intitulée : Du Logement de tou-’ enBu, la brochure de la Société tournaisienne pour la à bon marché3, ainsi que celle signée par
- r,'s truction de maisons
- t^j ^ ,tllf iwHà u> uvrv mui cuo , ainsi fjuo lcih
- • eophile Fumière, architecte à Verviers, portant pour titre
- ^oyen d améliorer le sort de l’ouvrier \ salle nS enCOre’ bien qu’il ne se trouve pas exposé dans Tune des J/ ^a Section XI5, où il figure officiellement, l’important ^ A-rthur Raffalovich, publié sous ce titre : le Loge-qni 8 ^0Uvr^er du pauvre, qui a placé son auteur parmi ceux de laC°^naissent le mieux cette grande question de l’habitation lente C^SSe Peu ais®e. Le volume de M. Raffalovich est en excella COlïlPagnie, il voisine avec celui de M. Georges Picot, mem-e dg l’ï • « 1
- bar nstltuh qui lui ne figure pas dans cette Section XI6.
- de ^ ^ntre, nous n’avons pas pu trouver la brochure de 74 pages pr,fi rriJ*e Chevsson : la Question des habitations ouvrières en
- rance
- être plus heureux
- VN- 1
- 0't~ ^ 1* J
- cl’ètrp î U ^etran9er- Nous souhaitons aux visiteurs studieux que nous et de pouvoir, par un examen même
- Ënfi
- Se donner une idée de la valeur de ce travail
- _ "*-4. A J
- clevrait 5 aVeC ^ cata^°^lie s0ll& ies yeux? nous indiquerons qu’il habit rS6 trouver, dans la Section XI, un « manuscrit sur les (Cher)l0nS 0llvr^res Par M. Théophile Fredonne!, à Bourges onVr-é de§ (( Études expérimentales concernant les habitations es à bon marché », par M. Windels, de Bruxelles.
- me de 79 pages, datée de 187o.
- «and iqo7
- > »8»7. 44 pages.
- Ver^a^6S aV6C a^ans-rUerS) ^ pages avec plans.
- vT, NNhHMq»» tonnée tans l’une tas salles ta la Seet.on ffl. * U U, log'mmU rfWrim. - Cal.nann-I.t v j.
- p.119 - vue 135/0
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-
-
- A celle'bibliographie 1, vue en parcourant rapidement JeP;n ill(,i; de l’Économie sociale, nous aurons à ajouter bientôt celle quiS(1 trouve dans le Pavillon dit des’Villes; car nous n’avons poi'd encore terminé notre tâche. Il nous reste à examiner, plus hâtivement que nous ne le voudrions, quelques expositions d’habitation ouvrières qui se trouvent placées ailleurs ; il y en a dans ce Pavil' Ion des Villes, dans celui de la Société philanthropique, dans ce!111 de la Participation et ailleurs — voire même au Champ de Mars ^ dans ce vaste entassement de merveilles où la pauvre maison ^ celui qui a exécuté tous ces produits étincelants et gigantesq11^ s’est parfois égarée, et où sa modestie pourrait la faire oublier.
- ‘ Voir la Bibliographie des Habitations à bon marché, par MM. A. Naffalovid1 e Anton y Ronlliet. — Paris, 1889.
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- V
- HABITATIONS OUVRIÈRES
- ET A BON MARCHÉ
- e*po$ées en dehors du pavillon de l’économie sociale
- MAIS FIGURANT DANS LA SECTION XI
- Pavillon de la Société philanthropique.
- j
- Société philanthropique de Paris, qui a fait construire un renfermant les diverses institutions qu’elle a créées,
- j Se> dans une salle spéciale de son pavillon, à l’Esplanade des la Y‘^?eS’ 611 *'acc nii|isou ouvrière construite par la Société de (j . leille-Montagne, un grand relief et une série de plans repro-& faut importantes constructions qu’elle a élevées à Paris, rech ae £ei|ereuses fondations, pour loger une population qui ç e,'che des appartements à bas prix. ti0n selon l’expression adoptée par la Société, des habita-ItYt econom^(lues• Les plans concernent les deux maisons consul Une rue Jeanne-d’Arc, 45 (XIIIe arrondissement), et l’autre s -d de Grenelle, 65 (XVe arrondissement); elles portent le r e (( Fondation Armand et Michel Heine ».
- UQ vn 1 f
- Icj,!. cj ,<n ('n rez-de-chaussée et celui des étages nous fait péné-dét^ij llS C6S (^0UX êra,l(^s ûumeuhles; mi dessin spécial donne le s^sl®me adopté pour les fourneaux de cuisine et pour les lets d’aisances.
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- La façade de la maison sur la rue Jeanne-d’Arc, n° 45, est l’objet d’un plan à part à l’échelle de 0ra,002 par mètre ; l’élévation montre l’aspect de cet immeuble avec ses six étages et un étage sous combles; un autre plan exposé tout auprès donne la distribution des étages1.
- La maison de la rue Jeanne-d’Arc, élevée sut un terrain à& 500 mètres, comprend 77 pièces réparties en 35 logements.
- Pour la construction du boulevard de Grenelle, nous avons aussi un plan et une élévation à l’échelle de 0mfi2 par mètre, q111 reproduisent le rez-de-chaussée avec les sept étages, dont un sous combles, qui composent ce vaste immeuble. La coupe montre qllC cette construction mesure 20 mètres du sol au plancher de l’étage sous combles; le rez-de-chaussée a 3m,02 d’élévation; tous leS autres étages mesurent 2™,60 d’élévation.
- Le relief reproduit, avec toutes ses dépendances, l’immeuble d11 boulevard de Grenelle; le toit en a été enlevé et l’œil pénèh6
- ainsi dans l’intérieur même des logements.
- C’est le lundi 18 juin 18882 que fut posée la première pierre
- , Ao
- l’immeuble de la rue Jeanne-d’Arc, qui a été le point de départ la nouvelle œuvre dite des Habüations économiques à laquelle ^ Société philanthropique consacre aujourd’hui une partie de s°!' activité et de ses ressources.
- La fondation porte le nom de MM. Armand et Michel Heine
- C»
- rue
- dernier ayant tenu à associer le souvenir de son frère à la g reuse donation qui a permis d’élever la maison construite Jeanne-d’Arc. M. Michel Heine tenait, en effet, « au nom d11110 mémoire vénérée » et, en son nom personnel, à « consacrer 11 somme importante à soulager ceux qui souffrent et ceux qmtl1 vaillent ».
- Ces paroles, apportées, un jour, en séance du comité de la Sod philanthropique par son président, M. le prince Auguste d’A1
- 1 M. Chabrol, architecte.
- 4 Les fouilles avaient été commencées en avril 1888.
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- ber
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- déterminèrent immédiatement-MM. Georges Picot et Marbeau d Slgnaler, comme étant l’emploi le plus utile à faire de cette do-nation, la construction de maisons dans lesquelles seraient dispo-Ses des logements à bas prix.
- L’œuvre de la Société philanthropique, vieille de plus de 100 ans, a trouvé ainsi un nouveau champ d’activité ; cette œuvre ne con-Cerne pas le pauvre proprement dit ou le malade, elle s’adresse, c°mme le remarquait fort bien M. Georges Picot, à l’ouvrier qui ®st chargé d’enfants et qui les voit vivre dans un espace trop etr°it pour leur santé.
- u est là une nécessité de notre époque, à Paris surtout; car le
- terri
- Ps n’est plus où chaque maison parisienne avait ses pauvres,
- dails laquelle les familles aisées soulageaient les familles indi-^erites. Les «embellissements » de Paris ont changé tout cela; les
- eureux se sont trouvés forcés d’émigrer loin du centre, et il
- est constitué des quartiers en quelque sorte spécialement réser-Pindigence; au lieu de ce contact du même toit, au lieu de
- s’
- vésà
- a^te Vle Pour ainsi dire en commun qui soulageait les maux et u°issait les esprits, au lieu de ce patronage qui rencontrait bien vent une réelle reconnaissance, il s’est formé, autour de la le nche et bruvante, une ceinture d’indigence ».
- V o 7 O
- enue tard dans cette lutte pour le bien, mais s’inspirant des aples de Mulhouse, notamment, qui reste l’avant-garde de cette
- CrQ *
- sade, la Société philanthropique, n’oubliant pas les imitations p .a Anzin, au Creusot et ailleurs, a voulu transporter, dans
- Jfv *
- même, ce que M. Peabody a fait à Londres.
- Mo eSt’ en effet’ système Peabody, ou à peu près, qui a été ^ °n a renoncé aux petites maisons avec jardins, car on ç,ait rester, non auprès de Paris, mais dans Paris même.
- ^ ^0ïlc PyPe ^ Londres, c’est le type adapté à Rouen Mi , dudes françaises par la Société immobilière de Rouen 1 choisi ; on a élevé de grandes maisons à six étages, des
- V°ir ci-dess-
- us, page 92.
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- — 124 —
- ni ni son s dont I apparence extérieure se confond avec toutes P? maisons parisiennes, mais ces immeubles renfermen t de nombreu* logements composés de deux ou trois pièces ; des escaliers aér^ et des paliers spacieux donnent accès à des appartements absolu ment indépendants, qui tous contiennent un water-closct pour'11 d’eau.
- Partout de l’espace, de la lumière autant que faire se peut,111 moins dans une agglomération comme celle qui constitue Paris.
- Une fois le type adopté, restait à déterminer la question du p1'1'-du loyer, car ce n’est pas le logement gratuit que poursuit la So' ciété philanthropique ; ce n’est plus une aumône qui est faite,c° n’est plus même le salaire retenu qui paie l’habitation, c’est l’°11' vrier, c’est le travailleur qui, libre de ses faits et gestes, libre P louer ou de ne pas louer, prend à un prix déterminé un appar^ ment qui lui convient. De son côté, la Société entend tirer capitaux de la donation Heine un intérêt de 4 p. 100 nets.
- A ce point de vue, la nouvelle œuvre de la Société philanth1’0 pique est à approuver sans réserve et l’on voudrait pouvoirs< persuader que, grâce à elle, le jour viendra où il n’y aura pi11"' à Paris, un travailleur laborieux mais pauvre, qui n’habitât1111 logement salubre et confortable.
- M. Peabody s’est cru autorisé à prédire dans son testai^11 qu’il en serait ainsi à Londres 100 ans après sa mort; la Soci1* philanthropique, qui ne peut mourir, verra sans doute ce j°11' heureux. Elle le verra vraisemblablement d’autant plus proiop^ ment que les revenus des loyers capitalisés indéfiniment, doi'1’ être employés à multiplier les bienfaits de l’entreprise. ^
- C’est donc une grande œuvre philanthropique dans le ,
- plus large du terme, c’est une œuvre qui ne le cède en rien ïlS
- aînées : les fourneaux, les dispensaires pour adultes et poW’ L
- lants, les asiles de nuit, même I asile maternel, c’est une #11'
- . • -lit11'
- (pu couronne toutes les œuvres précédentes de cette belle ulb lion qui, depuis 1780, s’appelle la Société philanthropique*
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- Pavillon de la Participation.
- T
- fVe
- l’E
- °ut à côté du bâtiment de la Société philanthropique, en bor-sur la large avenue qui va de l’entrée pratiquée en face
- °tel des Invalides aux berges de la Seine, se trouve un pavillon
- °u appelle le Pavillon de la Participation. Ce bâtiment est
- (lUe 1
- j. ceux qui retiennent le plus volontiers celui qui poursuit l’amé-^tion du sort de tous; la coopération, sous ses formes les plus ,f erses, y a réuni des expositions du plus haut intérêt, qu’il de^lSSe ce Eue ^on aPPe^e 1° participation aux bénéfices ou associations coopératives de production — les associations Natives de consommation ont la plus grande partie de leur jj ^ SlPon dans le Pavillon des Villes — , que l’on salue, â côté des de MM. Godin, Laroche-Joubert, Boucicaut, les portraits
- N
- Jean Do II fus et Frédéric Engel, ou les photographies de
- °Uvre
- estes collaborateurs de ces patrons humanitaires, que l’on t t°us ces volumes, que l’on parcoure toutes ces brochures, que SlllVe ces tableaux graphiques; tout, dans ce pavillon, est de na-d |li0lltrer clue l’homme n’est pas l’ennemi de l’homme, qu’il est Co^)0l,r s’entr’aider et que beaucoup — malgré des alïirmatious loi railes —~ comprennent et mettent largement en pratique cette (p ?Ue les Codes peuvent passer sous silence, mais qui vit en
- "P* de
- Le
- tQute prétérition au fond du cœur de tous.
- |).(r ^ILeu de l’unique salle que comprend ce pavillon est occupé c0h ers grands reliefs qui doivent nous retenir un peu, car ils
- r lent des habitations ouvrières.
- Lustp ill'de
- G/^ S/SiUs d’une série de plans reproduisant le Familistère de
- de M. Godin, que nous venons de noter, est placé
- jaquette cataloguée dans la Section XI, sous le nom de de Ce eEllenne et Cie(ancienne maison Godin), donne une faible idée Illagnifîque bâtiment; ce relief, qui est signé : Rcgnard ’ 1 présente un vaste plan d’ensemble comprenant : l’usine
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- elle Familistère; à côté, il s’en trouve un second, à proportion réduites, qui reproduit le Familistère de la rue de Cambrai.
- Cette institution est trop connue pour que nous en parli®115 longuement ici ; elle ne saurait, d’ailleurs, nous retenir, car, bie|' que les résultats obtenus soient des plus importants, le social n’est pas l’idéal que nous poursuivons, il n’est pas réal*' sable partout, et les éloges qui doivent lui être adressés ne soflt pas, au surplus, sans appeler nécessairement quelques réservé
- C’est en avril 1859 que M. Godin traça, dans la commun® ^ Guise, les fondations de l’aile gauche du Familistère, qui ^ couverte au mois de septembre et complètement achevée en Des agrandissements successifs ont été faits de 1862 à 1870; puis longtemps, 900 individus environ habitent ce bâtiment comprend 500 chambres, 140 cabinets, 386 placards, ^ côves, etc.
- Sans refaire la description du Familistère de Guise, nouste1101 à dire que chaque logement a été établi de manière à être « 0 mode ». Le prix de la location est fixé au mètre carré, il vartf 0 fr. 10 c. pour les greniers et les caves à 0 fr. 29 c. p
- $
- ouf
- premier étage, d’où il suit qu’un logement composé d’une ù1
- oit'1
- n*,
- flO*
- de vestibule d’entrée, d’une pièce mesurant 3m,46 sur 4” d’un cabinet de débarras de lm,20 sur lm,50, avec une se®1 chambre de 4m,64 sur 4m,64, soit un total de 37 mètres desU? ficie habitable, est loué, par mois : au troisième, 8 fr. 40 c,) second et au rez-de-chaussée, 9 fr. 60 c.; et, enfin, 10 fr. ^c'
- vaf
- premier.
- Assurément, ce sont là des prix très réduits, mais i’obser impartial doit ne pas oublier que cela se rencontre dans un . né dans des circonstances toutes spéciales, puisque, à l’aVel j son fondateur, le seul produit des locations du Familis^1^ portait de 5 à 6 p. 100 du capital engagé, tous frais d’am° ment et d’administration déduits. , ^
- Tout autres sont les circonstances dans lesquelles a e^|i le « Village industriel de la Société d’alcool et de levure »
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- — m —
- Relief est proche voisin de celui de Guise et qui nous transporte à elft (Pays-Bas).
- Là, un homme de bien, M. Van Marken a élevé, à côté des bâtiments constituant la fabrique néerlandaise de levure et d’alcool, véritable village, qui est d’autant plus intéressant pour nous s’agit, non seulement d'habitations ouvrières, mais de « pro-fJriété collective ».
- La fondation de cette Société anonyme, qui date seulement de a adopté, comme mille autres, le type mulhousien : une ^ison isolée avec jardin.
- ^ ^es plus petites demeures, qui coûtent 2,703 fr. 75 c. (dont ^8.3 fr p0ur ia construction et 620 fr. 75 c. pour le terrain),
- de 5
- composées d’une chambre (14 mètres carrés) et d’une cuisine
- ^ ûiètres carrés au rez-de-chaussée ; de deux petites chambres c°ûeher (pour garçons et pour filles) au grenier. es eaux des dunes sont amenées par des conduites spéciales, je, janvjer 7Q familles composées de 72 hommes,
- ^ élûmes et 204 enfants, au total 347 personnes, habitaient la instruite dans le parc Agneta.
- e 6s disons sont louées de 1 florin 70 à 3 florins par semaine, 4\j accor>dant la préférence aux ouvriers des usines de M. Van rLen. Cette préférence serait, paraît-il, encore peu recherchée ;
- car
- A
- ’ Malgré la situation charmante de la cité ouvrière du parc
- §aeta
- le»Ue’,
- le;
- l
- sur 300 familles d’ouvriers des usines, 63 seulement habi-Parc, et, en avril 1889, six maisons étaient encore à louer. s j6s reproches adressés à la cité sont qu’elle est trop isolée et que x je ^ers y seraient de prix trop élevé. Certains ouvriers préfèrent lH' rUl^ v^e tLaut;res craindraient « d’y perdre la liberté C,duelle », en raison du <c voisinage du patron ». Sauf de rares Ptions, ceux qui habitent la cité Agneta y restent et y vivent ç les rapports les plus cordiaux et les plus sympathiques Van Marken, à laquelle ils recourent dans tous les et est le conseil intime dans toutes les difficultés de Nous avons tenu à consigner ici un pareil témoignage.
- '•«Os
- ,vec
- vie »
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- A côté de cette cité, nous devons dire un mot de la Société a*10' nyme « propriété collective » également fondée en ! 884, qui pour but de procurer aux employés et ouvriers des usines dirigé par M. Van Marken, de bonnes maisons et de fonder à leur pr°^ des magasins coopératifs, des hôtels pour célibataires, des ban]5? des lavoirs, des écoles, des cercles, etc.
- Les locataires des maisons — car nous ne devons pas oubl,cl un instant que nous n’avons à nous occuper que des habitations ne deviennent pas propriétaires de la maison, mais — comme acheteurs des magasins coopératifs — actionnaires de la prop1'^ collective qui comprend notamment les maisons ouvrières, et,a titre, reçoivent leur quote-part sous forme d’actions d'éparg
- parts d’action (livrets) de la Société, dont le dividende maxu a été fixé à 3 p. 100.
- dlU111
- 0i‘r
- On le voit par ce qui précède, le pavillon de la Participa
- mérite une visite; il mériterait môme une longue visite, car P1'
- . . , uoi1'
- qui sait chercher, bien des données du plus haut intérêt se ,
- vent dans les nombreux documents imprimés, qui sont exp°‘
- sous cette rubrique de la Participation; au point de vue $ell\
- l’habitation, il y aurait beaucoup à apprendre et, partant, bea^0
- à retenir.
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-
- IV
- HABITATIONS OUVRIÈRES
- ET A BON MARCHÉ
- 0sÉES EN DEHORS DU PAVILLON DE L*ÉCONOMIE SOCIALE
- ET NE FIGURANT PAS DANS LA SECTION XI
- ^Villon des Villes à l’Esplanade des Invalides.
- \i
- ]^tj Usi cIue nous l’avons indiqué précédemment, en dehors du pa Ieut contenant l’Exposition d’Économie sociale, se trouve un % 0ri ^ des Villes, dans lequel est exposée une série de docu-plii^S ('U P^us Iiaut intérêt, non seulement sur la France, mais sur Sleurs pays étrangers, notamment la Belgique, la Grande-Bre-i Italie, etc.
- tie^ Ce pavillon spécial, la question des Habitations ouvrières eïlC0l‘e une place des plus honorables et des plus considé-
- ^ ab 5 06 ne sera^ Pas ^a^re un labieai1 exact que de passer sous bon S°^U süence ce qui s’y trouve au point de vue du logement à
- p^ché.
- Pan-111 Fi’ïince, nous aurions d’abord à noter d’une manière H iculi( tses
- Tr
- llenn Henrot, maire de cette ville, expose dans la seconde
- %W 161(35 s*110us ne l’avions déjà fait \ les améliorations nom-aPP°Ttées dans l’assainissement de la ville de Reims.
- gh, page 72.
- 9
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- — 130 —
- salie à gauche, divers tableaux graphiques concernant la graphie du chef-lieu de la Marne.
- Tout récemment1, M. Henrot présentait à l’Académie de cineun album dressé en vue de l’Exposition, qui renferme 200 tra^ graphiques concernant les divers services d’assistance et d’hyg'1 de la ville. Les faits établissent que les sacrifices et les e&°] accomplis depuis quelques années, pour assurer la salubrité de ville de Reims, en ce qui concerne l’adduction d’eau potable? propreté de la voie publique, l’évacuation des immondices, etc., e^ù' ont exercé une influence considérable sur la population rém°^ Nous citerons également la ville de Lille (Nord), qui a rési^ dans une notice spéciale, le compte rendu de toutes les ceuVlt sociales dues à son intelligente et active municipalité.
- Il n’est personne qui n’ait gardé le souvenir de la triste ù brité acquise par la cité lilloise, en ce qui est de l’habitation d®k population ouvrière. M. Jules Simon en a tracé un tableau plus émouvants, et l’opinion publique s’est, avec raison, émuet récit de ce qu’étaient les caves de Lille.
- Dès 1856, la ville, en s’agrandissant, permit de songer utile^ au logement de la classe peu aisée; mais l’amour du gain enh^ alors certains propriétaires à la création de logements mal ^ ^
- #
- ou de cités ouvrières qui ont été critiquées ; enfin, en novee 1867, il se formait, au capital de 2 millions, une Société : la
- i#
- t
- pagnie immobilière de Lille, qui acquit de vastes terrains ei ^ truisit, près les portes de Paris et d’Arras, des groupes imp01 de maisons isolées destinées au logement d’une seule famiHe'
- . i ccd
- Là, les privés sont en dehors de l’habitation ; le prix de truction est de 2,400 fr. pour les maisons à un étage et de 8,6 (.: pour celles à deux étages, y compris le terrain. D’après les de la Société, ces maisons peuvent être vendues : celles à u° 2,700 fr., sur lesquels, outre les frais d’acte, il y a lieu de P v à titre d’acompte 270 fr. ; ce qui fait 21 fr. par mois Pel1
- ‘ Séance du. 4 juin 1889.
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- ^ ans et 6 mois, pour devenir propriétaire de cette maison. Les plus grandes, celles à deux étages avec cave, coûtent 8,700 fr. ; ^compte à payer est de 870 fr. et l’acquisition se réalise par un Renient mensuel de 70 fr. effectué pendant 12 ans et 5 mois.
- Ces maisons peuvent aussi être mises en location; pour les plus Petites, le loyer est de 208 fr., et de 640 fr., par an, pour les plus landes, ce qui donne 17 fr. 50 c. par mois ou 8 fr. par quinzaine P°Ur les premières et 160 fr. par trimestre pour les secondes.
- ^ la cave lilloise se trouve ainsi substituée, ou tout au moins le Sera dans une certaine mesure, la maison isolée, c’est-à-dire le ^Pe amoureusement poursuivi par les apôtres du logement sain a bon marché.
- ^ Amiens, nous l’avons déjà dit1, on est arrivé au même résultée à la Société anonyme des maisons ouvrières. La ville ’ en outre, envoyé des tableaux et des graphiques, ainsi que les apports du bureau de bienfaisance et la preuve écrite des grands ervices rendus à la classe indigente par le prêt de linges fait la maison Gazette.
- . ^ Marseille figure dans la Section XI, ce n’est pas au titre de la ’ aü point de vue purement municipal, elle est absente et son 116 se rencontre que grâce à quelques efforts personnels2 3 * *.
- ^°Uen, au contraire, a montré ce qu’elle a fait, sans dire qu’elle cbité l’exposition de la Société des Petits-Logements.
- ) a Section d’économie sociale et d’assistance du comité départe-nt<xl du Rhône3 a exposé dans ce même pavillon une série im-
- tat.
- fr>-e
- Porta 11
- pi. üte de rapports, notes, documents imprimés, tableaux gra-j^s, etc.
- regret de ne pas voir figurer dans la Section XI (habitations c:-"- envois de M. Henri Satre, dont nous dirons prochai-Un mot, se trouve amoindri quand on peut feuilleter les
- ?-'<iessils’page 10°-
- 3 il ! ci~dessus, page 63.
- l(f vice-président de la Chambre de commerce, est le président de la
- u a êconox
- ame sociale.
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- 432
- beaux et volumineux rapports publiés par le Comité département du Rhône. Ce regret est près de disparaître lorsqu’on étudie Ie; documents exposés, car ils nous montrent, notamment en ce dl!i est de la Société anonyme des logements économiques, qui %ul<! avec des plans d’habitations ouvrières dans la Section XI, l’intervention, en 1886, de la Caisse d’épargne de Lyon, venant aiée1’ dans une très large mesure, cette importante entreprise1.
- Les maisons construites à la Guillotière, sur le type augtIS' comprennent, chacune, douze logements ; chaque appartement c°1] tient : trois pièces, une cave et des cabinets d’aisances séparés-
- Toutes les locations sont faites pour trois années consécuto1
- sous dédit. Les paiements se font à chaque fin de mois sur bases suivantes :
- W
- SURFACE. PRIX •
- Rez-de-chaussée. 3 pièces avec 3 croisées 43r u, 78 21f 00e
- — 3 — 2 — » 20 50
- Premier étage . 3 — 3 — 42 38 19 50
- — 3 — 3 — 50 38 21 50
- Deuxième étage. 3 — 3 — 42 38 19 00
- — 3 — 3 — 50 38 21 00
- Troisième étage. 2 — 2 — 22 54 9 00
- , 2 — 2 — 30 04 H 00
- 3 — o 40 18 15 50
- Quatrième étage. 2 — 2 — 22 54 8 00
- 2 — 2 — 30 04 10 oo
- 3 — 2 — 40 18 14 50
- Ces logements sont recherchés et rendent de réels service La Cité de la Tête-dé Or, à Lyon (Charpermes), s’est créee 1 ^ seule initiative individuelle depuis 4 ou 5 ans, sur un de 50 hectares environ à proximité de la gare de Genève et Ie du parc de la Tête-d’Or. $
- Dans le quartier de Perrache, M. Henri Satre, ingénie^1’^ arrivé, en payant le terrain 55 fr. le mètre carré, à consti'Ll11
- 1 La société civile a été formée le 1er juin 1SS( loseitl] Gillet, Luciejt et Félix Mangiui.
- entre MM. Édoua,,d Aî
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- disons très confortables. M. Henri Satre s’est, avant tout, pénétré f^e l’amélioration du sort de l’ouvrier, de son bien-être, de sa
- -, et a cherché, dans le groupe de six maisons qu’il a fait conspire à assurer les moyens propres à retenir ses locataires dans llr famille et à les faire se plaire dans leurs maisons.
- ^ côté de ces entreprises, nous tenons à rappeler qu’un assez ^ïul nombre de maisons, dans les quartiers ouvriers de Lyon, ^ la propriété de tisseurs parvenus à un certain degré d’aisance.
- s ^meubles sont, le plus souvent, possédés en commun par , ÜSleurs tisseurs, qui ont acquis les divers étages de la maison, l0ïll chacun d’eux forme une propriété distincte et divise. Sui-anl le nombre des étages, on trouve ainsi quatre ou cinq pro-^ ete$ superposées. Le quatrième arrondissement de Lyon (Croix-°1lsse)j où se trouve réunie une grande partie de la population aillant plus spécialement la soie, renferme 274 maisons possé-°n commun par 985 tisseurs.
- propriété ouvrière, d’un caractère particulier, nous a paru
- evoir
- lloUv
- être notée ici; elle ouvrira pour beaucoup des aperçus l]x, et n’est pas sans prt Pas nécessaire d’insister
- eai]x, et n’est pas sans présenter des avantages sur lesquels
- n’est
- ta
- i 'Vies a envové un tableau énumérant les institutions conlri-? d 1 amélioration du sort de la population. l(ilons-sur-Marne expose des photographies de ses fourneaux
- piques.
- a donc partout un généreux élan, peut-être encore trop
- c0rb ’ mais l’initiative s’est manifestée, et vienne un nouveau
- Ypi °111 s de semblable nature — même restreint — et d’autres es fri
- fjii’ejj dilÇaises ne manqueront pas, sans doute, de montrer ce hgje 6s S0lll- L’exemple du bien accompli est heureusement con-
- G^t 0
- de „ Xernple peut venir également des efforts purement privés; ie> °n peut aussi regretter que certaines grandes com-
- es.iar(3i
- ns, avrilitoctf*.
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- — 134 -
- pagnies industrielles n’aient pas leur nom inscrit dans ce livre d’or de 1889, surtout pour celles dont les institutions charitable sont, bien connues et qui eussent tenu une place très honorable dans l’Exposition d’Économie sociale. De ce nombre est la Compa' pagnie des mines de Bianzy, qui, d’après un avant-projet quen°e avons sous les yeux, devait exposer, en grandeur naturelle, dcll> de ses maisons ouvrières à la place même où ont été élevées celleS de MM. Ménier frères.
- Les expositions ont pour premier mérite de faire connaît*’6'1 tous ce qui n’est connu que de quelques-uns; faire le bien el1 silence et sans rechercher la réclame est fort louable, mais bien accompli ne doit pas rester dans l’oubli ; c’est un dev°11 de le mettre en lumière.
- A ce titre seul, l’Exposition d’Économie sociale doit avoir portée considérable. Par toutes ses sections, elle pénètre dans 1 vie même de l’homme; aussi trouvons-nous dans presque to^ quelques données utiles sur cette question spéciale de l’h^1 tation.
- Ici, c’est un patron — M. Decauville aîné, à Petit-Bourg (S&llê
- . * n (JH
- et-Oise) — qui loue ses maisons à ses ouvriers, mais qui l’heureuse pensée de diminuer les loyers de 0 fr. 50 c. par & ^ et par enfant âgé de moins de treize ans allant à l’école. C’esl core dans cet important établissement que nous voyons les également diminués de 1 fr. par mois par chaque année de sej^ chez M. Decauville, aussitôt après la troisième année ; les au1 se comptant à partir du 1er janvier qui suit l’entrée. ^
- Dans cette même Section XIV se trouvent également les talde‘
- concernant les Institutions patronales de la maison au*-- ^ et lits de Tours, qui a acquis, depuis longtemps, une réputa . aussi honorable dans l’industrie, qu’elle a conquis les suffltt des hommes de bien. , qii
- MM. Marne n’accordent pas, dans leur cité ouvrière sdLlgf centre de la ville, la gratuité du logement, mais le prix du , est minime, variant de 156 fr. à °237 fr. perçus par une re
- iienueSl
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- — 135 —
- c'laqiie paie. Ces prix sont très faibles et il est hors de doute que part, dans la ville de Tours, une famille ouvrière puisse |l°Uver un logement de la même importance, à moins de 500 a 600fr encore serait-il dans de bien moins bonnes conditions
- r> , 7
- , dation et de salubrité. Ces locations sont fort recherchées, et c^aque vacance, bien des demandes arrivent à MM. Marne, pour
- °CcUper la maison devenue vide. Soixante-deux familles sont logées ces habitations qui sont séparées et qui possèdent, chacune,
- Ss
- Petit jardin. Toutes sont disposées en quadrilatère autour d’un e square planté d’arbres qui sert de promenade commune à 0lls les locataires.
- |,^ adleurs, il faut le reconnaître, presque toutes les sections de , xP°sition d’Économie sociale renferment des données utiles /^ulter sur les habitations ouvrières, nous en avons déjà trouvé So^leUrS ^ans Section IX (associations coopératives de con-p ïïlalion b ; nous mentionnerons encore la cité ouvrière des ^ et aciéries de Trith-Saint-Lèger (Nord), qui est une Société le§ ï^rile consommation à capital et personnel variables, dont Membres sont réellement coopérateurs, et dont une photono i16 exPosée dans ce Pavillon des Villes, reproduit un certain ^ 16 d’habitations.
- peri^r^S ^rance;> la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Italie, occu-Uja ^es emplacements plus ou moins considérables dans ce
- pe Pavillon.
- ^ondres, nous citerons les sept plans exposés par
- The
- ugjj ans> labour ers and general Dwellings Company, qui a envoyé productions des immeubles construits à Petticoat Square, le pr f ï*nProved Industrial Dwellings Company de Londres2, dont S,l(^ent est sir Sydney Iiedley Waterlow, l’un de ceux que le l'aisé lrdernational des Habitations à bon marché a choisi avec P°Ur l’un de ses présidents d’honneur, car il est l’un des
- Des ^ -----------------------------------------------------—
- hra****”1' coopératives de consommation, par M. An ton y Roulliet. — t vol.
- Jarn
- üupont.
- es Moore est le secrétaire de cette Société.
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- apôtres de la question du logement à bon marché dans le Royauté' Uni, a envoyé, avec une série de vues des maisons construites pal elle, un plan de la ville de Londres sur lequel des points teinta en rouge indiquent les immeubles appartenant à la Société.
- Nous avons ici, au fond de ce Pavillon, à droite, un mod^ en relief représentant les Waterlow buildings, à Bethnal (Londres), puis plusieurs plans et élévations des maisons bâtie?(l
- South Kensington pour 162 familles avec un tableau résine
- ad
- l’histoire de la Société, fondée en 1863, par sir Sydney Hedl^ Waterlow; enfin, un grand modèle d’habitations élevées à Lvindd Street et rues adjacentes pour 540 familles.
- The hnproved Industrial Dwellings Company, dont l’idée melt appartient à sir Sydney Hedley Waterlow, possède 39 immeid^ renfermant 5,018 appartements 1 ou boutiques, ainsi que qudl11^ autres maisons dans lesquelles elle loge environ 25,000 persofl11^ réparties en 4,687 familles. L’intérêt payé aux actionnaires est(/ 5 p. 100, libre de toute taxe.
- Lors de la dernière exposition d’hygiène qui a eu lieu à Lo nd,(^ la Compagnie des logements améliorés avait envoyé les pla,lS plusieurs de ses constructions; on remarqua surtout celui de ^ immeubles qu’elle avait fait élever à Newport Market; ce type 1,
- f -il j]v
- considéré comme un véritable modèle ; il était en effet le res de l’expérience de cette Société. j;1
- Ce groupe, qui occupe un triangle placé sur le côté est de , nouvelle voie allant vers le Nord et partant de Gastle Street, ^ cester Square, possède deux jardins assurant de l’air et de ^ pace. Une critique, néanmoins, fut adressée à cette constmctl en ce qui concerne l’aération des waler-closets. ^
- Le dernier groupe construit par cette Compagnie porte Ie ^ , de « Soho » ; c’est l’un des plus importants et paraît devon la fin de cette entreprise; il est situé à peu près à nii-ohen,|il
- 1 Sur cc nombre 2,703 appartements comprennent trois chambres et 12 sC"
- comptent six pièces.
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- nouvelle voie allant de Charing Cross à Oxford Street. Ce
- UFoupe contient 957 familles occupant, chacune, deux ou trois
- ^leces, sans compter 44 boutiques avec des chambres.
- Bien que fort intéressante, on peut regretter que l’exposition
- (k Cette importante Société ne soit pas plus considérable et que
- C^es spéoimens plus nombreux de ses maisons ne s’y trouvent pas;
- ai1 ^°if regretter, également, que plusieurs de ces grandes sociétés
- e Londres, qui, comme elle, construisent des maisons pour la
- sse peu aisée, n’aient pas suivi son exemple et envoyé à l’Es-
- a°ade des Invalides des maquettes, des plans ou des notices.
- ta ^ 06 nous avons (ies photographies représen-
- n tes vieilles maisons démolies sur l’emplacement desquelles
- ^ vastes immeubles ont été élevés, notamment à Grosvenor-
- fl^are et à Hart Street, Lumley et Oxfort Street.
- ÿ °Us devons noter, cependant, l’intéressante exposition du
- Uouse Council on lhe Dwellings of thepoor, de Londres,
- te président est le très honorable Lord Maire, l’un des présidents an . . 1
- ‘ ,J Honneur du Congrès international des Habitations à bon
- i e> et le secrétaire honoraire, M. John Hamer; les dessins et
- }a ^ ails env°yés Par ^ie Iwnourable commissioners of Sewers de
- Londres; une carte de cette métropole montrant les
- resultat. u 1
- Pubr * Pai ^Association métropolitaine des jardins
- ton lC\8 1° Lut est de transformer en jardins plantés d’arbres L li, - , bsPaces qoi peuvent devenir libres, afin d apporter l’air et niiere dans les quartiers les plus populeux. quqjans voisinage de cette exposition, on trouve aussi, bien i\p s a^isse pas d’habitations urbaines, un plan envoyé par ées 5 Propriétaire, qui expose des demeures pour les ouvriers ^oH'i Lagnes. Cinquante-deux maisons ont, été construites sur le
- ï àe ^a env°yé-
- ïlCore’ Lien des lacunes sont à regretter, car les maisons
- Pour rentes été
- ravailleurs agricoles sont fort nombreuses dans les diffé-
- îtéf^ai^es fl11 Royaume-Uni et, de ce côté, l’étui 1 °Lez nos voisins eut été profitable pour tous.
- étude de ce qui a
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- Dans la Section italienne, nous avons noté un relief, tout en bois, envoyé par la Societa edificatricendi di habbitazione opérât, de Milan. Par contre, on doit constater des abstentions noifl' breuses. Il eût été intéressant de mettre sous les yeux du pubhc ce qui a été fait, à Gênes, par la Société mutuelle coopérative pouf fournitures des vivres et des logements; puis, par la Société coopf rative génoise pour la construction de maisons pour les ouvriers, à Bologne, par une association créée \ sous la forme coopératif avec l’aide de la Caisse d’épargne et par la Société mutuelle coope' rative pour les fournitures des vivres et des logements ; à Turf par Y Immobilière ; à Rome où, près du Monte Testaccio, il a construit des maisons ouvrières pour 20,000 individus, etc., etc-
- La Section italienne eût pu être des plus intéressantes et ^ plus instructives au point de vue de la part qui peut revenir à ^ coopération dans cette question du logement à bon marché.
- Dans la Section belge, on trouve les deux expositions & Bureaux de bienfaisance de Wavre et de Mons ; toutes deux &veC un plan des demeures ouvrières construites par ces instituti°llS charitables.
- Le Bureau de bienfaisance de Wavre a construit cinquante f11 sons, de 1869 à 1883, dans lesquelles il loge 300 personnes ron. Onze de ces maisons ont été vendues (1889).
- Toutes ces demeures, fort simples, sont élevées sur le modèle : une cave, deux pièces au rez-de-chaussée, deux ch a lU^ au premier, un grenier, une écurie et des water-closets à cote la remise.
- La superficie de chaque maison n’est que de 26 mètres.
- Le loyer est payé par annuité, comprenant le prix d’acquisi
- il varie de 120 fr. à 140 fr. suivant la somme dépensée p°u construction. ^
- 11 a été constaté que la vie intérieure est plus digue et P
- 1
- La Société anonyme coopérative pour la construction et la réparation
- de
- sons pour les ouvriers.
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- lu en les
- ^orale dans celte création du bureau de bienfaisance, qu’il y egne une plus grande propreté, qu’il y a plus d’économie et somme, la conduite des locataires est meilleure que dans autres milieux de la population, qui est cà noter, c’est que le bureau de bienfaisance de Wavre , 6 a rendre l’ouvrier propriétaire de sa maison. Dans ce but, s est arrêté à la combinaison suivante : on a pris, comme l0ntant de l’annuité, le chiffre du loyer payé pour une maison inaire; ce prix, à Wavre, varie de 10 fr. à 12 fr. par mois.
- POlir 1’ i
- 1 on qes gr0Upes (celui composé de douze maisons) on a tant 6 atlnu^ a fr-> le bureau prélève 64 fr. représen-’ a ^ P- 100, le capital de 1,600 fr. employé à la construction; 0 lr- qui, capitalisés à 5 p. 100, donnent, en vingt ans, ^ somme de 1,604 fr.
- meme calcul a été fait, sur les mêmes bases, pour les autres
- groUpes< F
- priéta' ïïl^na^es 0uvriers peuvent donc, en vingt ans, devenir pro-, lres de leur demeure; au bout de dix ans, ils ont le droit Estant W maison dri’ils occupent, en escomptant, à 4 p. 100, le ^ ^ ^6s annuités non payées.
- bi
- ar le bureau de
- le nombre des maisons “"*5“ nt <250 personnes "luisance s’élevait à cinquante en
- Aviron; aucune maison n’avait été ven n.
- Ch;
- ^bitation est affectée à un seul ménage et coûte P°Ur les 6riVlron- Dans ce prix, on comprend une certaine somme l’eao S travaux d’aménagement des rues, pour la canalisation de Le r Ur ^6S ®g°uts, les bornes-fontaines, les trottoirs, térêt ernPl°yé ne dépasse pas 160,000 li\, y compris l’in-
- ba dé 9 S°miTle Payée pour l’achat du terrain.
- ^eafai ^6llSe a été complètement supportée par le bureau de Mon arlCe, SaU^ Une allocation de 6,000 fr. donnée par la ville Le pr^°Ur ^ ^bbsseinent des rues.
- CePOx ^ leealion des maisons varie de 11 à 13 fr. par mois;
- reduit a 10 fr. et 12 fr., eu cas de paiement le jour de
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- l’échéance; ce qui est une mesure de faveur à noter tout spéciale ment, en raison du milieu dans lequel elle s’exerce.
- Toutes les dépenses d’entretien et de réparations restent à 0 charge du bureau de bienfaisance.
- Jusqu’à ce jour, les indigents ayant leur domicile de secours «' Mous ont seuls été admis comme locataires; mais ceux-ci peuvent acquérir leurs maisons dans certaines conditions qui n’étaient paS encore déterminées en 1887, car aucun occupant n’avait mad' lesté sa volonté à cet égard.
- Cette intervention des bureaux de bienfaisance n’est pas sad8 avoir été blâmée. Ici, nous n’avons qu’à montrer ce qui a été fté par ces institutions, et, de ce côté, la Belgique offre plusieurs exemples à noter.
- A côté de ces habitations créées par des administrations, u°11? trouvons une série d’expositions émanant d’industries privée8’ parmi celles-ci, il faut citer la plus ancienne société de charb011' nages du bassin houiller du Centre, celle du B ois-du-Luc (^v naut), qui a envoyé, dans la Section belge, un album contenait avec les photographies et les machines d’extraction employées&i 1807, une série de photographies des maisons ouvrières ed18 truites par la compagnie.
- Une autre exposition des plus intéressantes est celle des blissemcnts CockeriU, à Scraing, qui ont publié une brochure des tableaux représentant les maisons ouvrières élevées pal Société, ainsique Thôpital, l’orphelinat et le réfectoire fin cfr111 lier d’Iloboken.
- Nous sommes, ici, en présence d’une ancienne indiish1^ puisque William CockeriU père introduisit, à Liège, en i799> construction des machines à filer la laine et organisa, dan8 pays, la filature par ces machines. ^
- En 1817, le château de Scraing et ses dépendances devenad la propriété de la Société, et les ateliers y étaient établis, en temps qu’à Spa et à Andcnne. , g
- Les premières maisons construites ont disparu; les teir
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- ai'arit été repris pour les développements de l’usine et il ne reste ^Lls> aujourd’hui, qu’une série de maisons anciennes dans une llle contiguë aux bâtiments comprenant les installations pour la instruction mécanique et deux groupes élevés sur le prolongeant du quai des Princes, en face de la Meuse.
- Les groupes comprennent quarante habitations, dont huit pour des chefs ouvriers et trente-deux pour des ouvriers.
- ^es maisons possèdent toutes un jardin et se louent 15 fr. par 1)l0is; soit, environ, deux tiers du prix de leur valeur; elles sont inlusivement réservées aux ouvriers de la fabrique de fer. D’après s plans et les élévations, elles comprennent — les maisons s ouvriers — comme ouvertures: au rez-de-chaussée : une porte une fenêtre; à l’étage : deux fenêtres avec un grenier au-
- dessus.
- . ^es maisons d’employés, qui se trouvent également à trente-mètres des bords de la Meuse, sont composées d’une cave, t|,Un rez-de-chaussée, de deux étages et d’un grenier. Les cabinets aisances sont dans le jardin qui est situé derrière l’habitation. Chaque maison possède, outre la salle à manger et deux cham-l(^6s a coucher, un grenier, une citerne, une cour, un fournil, etable. Toutes sont en bordure sur des squares qui ont été a^s sur les quais de la Meuse.
- i est encore dans la Section belge que se rencontrent les envois Ce ja o ., & M
- pla °0Cie^ anonyme de Marcinelle et Couillel *, qui expose les ^833cen^ m°quante-six maisons quelle a construites de
- Le
- à 1884.
- ]ft„, l)ïlx de ces maisons varie de 1,600 IV. à 3,000 fr. ; elles sont luUe6s o , ’ .
- ioeaj. • ° 11’’ 0 fr. et 13 fr. par mois, suivant leur grandeur; les aa res peuvent s’en rendre acquéreurs en huit annuités payées ti°yea qe re^ejlues faites sur ie salaire des ouvriers de cette métallurgique.
- 2 te ri<le(? Mai’°Cuîn, ingénieur, directeur de la Société.
- lemier groupe, celui de douillet, a été terminé en 1836.
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- ù'
- de
- der
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- Dans le cas ou un ouvrier est possesseur d’un terrain salubi'6 et suffisamment grand, la Société se charge d’élever, pour so11 usage, une maison dont le prix ne dépasse pas 2,600 fr., et Ie remboursement en est effectué suivant le mode adopté pour acquisitions d’habitations construites.
- Dans le cas où un ouvrier achète une maison de 2,034 fr. 90 c'! dont 1,734 fr. 90 c. pour la construction et 300 fr. pour le ter' rain, il paie, lors de la signature de l’acte, 406 fr. 98 c.
- Les 1,627 fr. 92 c. restant à acquitter sont payés en huit annéeS’ pendant la première année, l’amortissement, par quinzaine, est de 14 fr. 19 c. ; puis de 10 fr. 85 c. ; de 10 fr. 53 c. ; de 10 fr. ^ pendant les trois ans qui suivent, et, enfin, de 9 fr. 83 c. ;
- 9 fr. 40 c. ; de 9 fr. 15 c. et de 8 fr. 81 c. pour les quatre nières années.
- Si l’on ajoute à ces sommes environ 192 fr. pour les frais au comptant, on obtient le bilan complet de cette acquisition.
- En cas de décès de l’ouvrier, les sommes versées pour Ys&0[ tissement sont remboursées à la veuve, si elle le désire, et la &
- . • gji
- son est reprise par la Société de Marcinelle et Gouillet; mais? ^ aucun cas, l’ouvrier ne peut revendre sa demeure avant de 1a intégralement payée.
- Ces maisons ont été construites, par groupes, à Couillet, a1 cinelle et à Ghàtelineau; mais chaque maison — nous toujours ce point avec plaisir — est affectée au logement seule famille. ,{
- Ges habitations sont soumises à un règlement d’ordre étam r ^ la Société et chaque locataire s’engage à l’observer. Les m31 , doivent être tenues dans la plus grande propreté, tant à l’interl ^ qu’à l’extérieur. Tous les dimanches, elles sont visitées paI | employé spécialement chargé de ce service; des amendes infligées aux locataires qui se livrent à des querelles ou a rixes ; en cas de récidive, l’expulsion est prononcée. ^1-
- Les cabarets et débits de boissons sont absolument üder dans les maisons de la Société de Marcinelle et Gouillet.
- not®*
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- Toutes ces constructions sont séparées les unes des autres; 1 accès en a lieu par une petite cour ouverte, souvent transfoiinée
- en jardin, qui se confond avec celui qui s’étend de l’autre côté de la maison.
- A- côté des exposants belges qui ont envoyé des maquettes, des Plans, etc., il est bon de citer quelques-uns des ouvrages qui se trouvent encore dans ce Pavillon des Villes.
- cette catégorie, nous avons à noter sans avoii eu la
- Dans
- 1°ssibilité de le parcourir — le mémoire couronné au grand con-°Urs iuterriational des maisons ouvrières, par M. Joseph Evrard, ^6C^e a Huy, qui ne figure pas dans le Catalogue officiel, bel ln’ 6n sorte comme l’historique de la Section
- nous nous faisons un devoir strict, à côté des ouvrages En 1^nn®s au Catalogue, de signaler le volume intitulé : Étude et teur^6^ ^9r ^ar0ïl Hippolyte de Royer de Dour, rappor-J de la XIe Section de l’Exposition d’Économie sociale.
- Imn}6 (î0CUrnenD d’une réelle valeur, est adressé à M. Jules Carlier, pai).missaire général de la Belgique à l’Exposition universelle de ’ en d^89, et bien que l’on n’analyse pas une enquête, nous
- ici Cr°^°ns Pas devoir la passer sous silence ; nous rappellerons, inter I10US en avons dit en présentant cet ouvrage au Congrès rai ^atl°ual des Habitations à bon marché, dans la séance géné-
- Cet 26juin '1889-
- ouvrage, disions-nous, est considérable par son étendue doc, ComPrei‘d 226 pages et 17 planches — et par la valeur des
- Chmeuts résumés.
- ^ar bureau du XIe groupe de la Commission belge de d°u d’VeS *0ricD°us de rapporteur de cette Section de l’Exposi-sUrt0llt COnomie sociale, M. le baron H. de Royer de Dour a idéaW recherché de» faits; son enquête a rejeté les « vues
- Il P°ur arriver à des observations précises, dogt- • a re^reDer que cette enquête, qui a porté sur deux cent *ns^utions, n’ait eu de réponses que de quarante-cinq. euquête, ajoutions-nous, témoigne de tout ce qui a été
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- lait en Belgique, au point de vue du logement de la classe [>eü aisée; aussi est-ce avec c< une patriotique satisfaction », ce son^ les expressions de Fauteur, expressions auxquelles tout le nionde s’associe et auxquelles le Congrès applaudira sans nul doute, (Jlie M. le baron de Royer de Dour montre qu’en Belgique, le r01 Léopold Ier et son auguste successeur, S. M. Léopold II, ont aeq^s cc des titres à la reconnaissance nationale, par la constante soU1' citude qu’ils ont témoignée pour les progrès de cette question par les mesures qu’ils ont provoquées, et par les encouragement et les subventions qu’ils ont accordés ».
- Le Catalogue officiel mentionne diverses autres expositions q111 pourraient figurer ici ; mais le temps et l’espace nous font défallt> et c’est à regret que nous devons quitter l’Esplanade des h1Vcr lides pour rechercher si des habitations ouvrières ou à bon niai’^10 11e se sont pas égarées dans le Champ de Mars où elles figuré officiellement d’ailleurs, dans la classe 63 (Génie civil).
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-
- vu
- habitations ouvrières
- ET A BON MARCHÉ
- °SÉEs
- DANS LES AUTRES PARTIES L>E L’EXPOSITION
- notamment au champ de mars
- 0ll 6S exP°sitions universelles étant de véritables encyclopédies, IJ- t0Ut’ 6t c^a(ïue ch°se est à sa place à un certain point 0ll ^ ce qui concerne la question des Habitations ouvrières Uous n niarché, tout ne se rencontre point dans la Section XI ; qll6s —ns de dire que la classe 63 (Génie civil) contenait quel-(jarig ^ec^niens curieux à étudier; il en est d’autres— surtout °u Pays étrangers — qui sont éparpillés dans ces pavillons Qe^1S ^nnt la vue charme le visiteur. divers 6^e ne saurait être complète sans un voyage dans ces j°Urd’hPayS ’ 06 voya^e’ nous Ie ferons — comme on les fait au-
- Mais av'àHt0UtS ViteSSe'
- . 1 ae Passer en revue dans les pays étrangers tout ce
- ti°n aux maisons à bon marché et, en particulier, à l’habita-ViUe ^ nous devons noter, dans le Pavillon de gauche de la plaisj ariS’ au ^PamP de Mars, deux types, un peu arrangés à Vl(iison • rePr®sentent une maison salubre, à gauche, et une
- salubre
- à droite; ces deux maisons, faites pour les
- 10
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- besoins de la bonne cause, sont semblables à celles qui été construites à l’Exposition d’Hygiène de Londres, en 1 884.
- Nous n’insisterons pas beaucoup sur cette exposition, qui tie^ un peu du décor et qui s’attache plus aux détails d’intérieur q11 a des vues d’ensemble ; il est, néanmoins, nécessaire de noter cede habitation insalubre avec son pavage défectueux, avec une maLl' vaise disposition des siphons, avec des cabinets d’aisances J cuvette à bascule manœuvrant à la main, avec son évier à bon cylindrique; tandis que, de l’autre côté, après avoir passe pont qui traverse ce pavillon à la hauteur du deuxième on trouve une maison salubre pourvue d’une cheminée prena l’air nécessaire à la combustion à l’extérieur, par un coud1 ménagé dans l’épaisseur du plancher — disposition qui active
- délé'
- de
- tu1
- ut
- tirage
- as'
- ; garnie de papiers de tenture fabriqués sans pro toxiques ; éclairée par l’électricité, qui ne dégage pas de gaz tères et n’absorbe pas d’oxygène ; munie d’un parquet en chêfl6 point de Hongrie et de fenêtres avec verres perforés, ce qul sure, en tout temps, l’aération de la pièce et ce qui n’occasi011^ pas de refroidissement, car il suffit, pendant les tempéra^ basses, de fermer les châssis mobiles à verre plein qui s’y ^ tent exactement ; enfin, cette maison salubre — on pourrai!
- ils8®'
- di*
- y
- ce modèle de maison — possède des cabinets d’aisances l’aération est assurée par un vasistas et dont le réservoir ^ une chasse de dix litres à chaque évacuation.
- Assurément, des habitations pourvues de tous ces apparu raient fort salubres; mais, il y a lieu de croire que le PrJ* revient en serait fort élevé. ^
- Nous avons, toutefois, ne pas voulu paraître oublier ütl^ côtés de l’Exposition de la ville de Paris qui peut offrir des d°^r utiles à consulter, ne serait-ce qu’au point de vue des Per^ef ^ nements hygiéniques qu’il est possible d’apporter, de nos J dans l’aménagement de l’habitation. j
- Dans la classe 63, il faut noter les cités construites, pour lel p sonnel, par les Compagnies des chemins de fer du Nord et &
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- La Compagnie de l'Ouest a aussi une exposition spéciale : ce s°nt des plans de dortoirs pour les employés et machinistes.
- a Société des Ingénieurs civils, dont l’exposition fort remarquable se trouve au rez-de-chaussée et au premier étage de cette ,r n lae galerie des machines, à l’angle de l’avenue de Suffren, 5 en ce qui concerne les Habitations ouvrières, que l’important parr8^6 ^ Émile Gacheux, dont nous avons déjà longuement
- ^ans ce^e même classe 63 (Génie civil), encore à l’extrémité
- à'Vis ^,a}6r^e ^es Machines, au premier étage, dans les salles vis-
- rz i? ^co^e Militaire, se trouvent des expositions concernant, tellement i TT , . . . . ,
- les Habitations ouvrières ou, tout au moins, a bon
- «larché.
- sur le^ ^ avons n°té : les c^s ouvrières d'Avignon (Vaucluse), lion ?Ue^es nous n’avons que les renseignements pris à l’Exposi-
- Le fCl^es reilferment des maisons de plusieurs modèles, huit ^ ^0nt taux de location est de 6 p. 100, comprend peU(j aiSoris élevées entre cour et jardin, avec des annexes indé-par iïia^eS ^ hr*x £rouPe revienl à 40,000 fr., soit 5,000 fr.
- Le °n’ ^erra*n compris; le prix de location est de 330 fr. quatrp^6 ^ COîïlPren(l quatre groupes de deux maisons ; le type C, Le vïlaa^SOris isolées.
- 0ls*nage du sol ignifère ne permet pas l’établissement de U^Je068 instructions h
- prix de ^ manuscriL placé à côté de ces élévations, indique les
- Maître i celui des diverses locations ; les plans font con-
- „ la dim
- Gh
- aque
- ensi°n et la distribution des appartements.
- — maison est habitée par une famille se composant, en ^ e’ de quatre personnes.
- ïl0ter eucore dans cette classe 63 un projet présenté par
- de
- des
- ces maisons est M. Bernardi; les plans ont été dressés et la
- iraux d cl® suivie par Al. Mercier, architecte.
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- M. Marchand, architecte à Paris, ayant pour objet la création d’une Société dite des Immeubles à loyers remboursables.
- Une brochure, un avant-projet, une élévation et un plan so^ exposés par M. Marchand.
- Cette Société, qui est en voie de formation, aurait pour but rachat de la propriété bâtie, en même temps que le remboursé nient des loyers » ; elle ne se propose rien moins que de ren^ « tout le monde propriétaire ».
- «le
- Le moyen ne consiste pas à ne pas payer son lover, mais a
- à ne
- plus le payer après un certain nombre d’années — vingt-cinqal]k — et à se trouver, après ce laps de temps, propriétaire de son 1°
- gement.
- M. Marchand suppose le fait suivant : des capitalistes font
- d*
- truire une maison ou bien des propriétaires vendent la leur a locataires occupants, qui se forment en Société.
- Les vendeurs établissent le prix des loyers, basés sur un rapP^
- brut de 8.50 à 9 p. 100, suivant que l’intérêt à payer sera
- 4.50 à 5 p. .100 sur le prix de revient de la propriété, et en & ^
- quant 23 p. 100 de ce revenu brut pour charges de toute natu^
- Le prix des loyers, ainsi fixé, suffit à payer l’intérêt de la s0,î ^
- vnt
- due pour l’achat de la maison et à amortir la dette en cinq ans. ^
- Cette combinaison — c’est M. Marchand qui l’écrit nC aux locataires le remboursement intégral de leurs loyers vingt-cinq ans d’occupation par eux ou leurs ayants droit, vendent pas leurs titres de propriété, et le remboursement^ prix plus ou moins avantageux de ces mômes loyers, s’ils ce ^
- âS'
- âf
- s’ils
- leurs titres et quittent leurs logements avant vingt-cinq
- an11
- d’occupation.
- Afin de préciser sa démonstration, l’auteur de ce prnj
- et
- nl-n
- tant
- l’exemple d’une maison vendue 250,000 fr. et rappor , 22,500 fr. Le défaut d’espace ne nous permet pas d’analyse* ^
- combinaison, mais elle est de celles qui peuvent être sté11
- car elle rentre d’une manière intime dans l'objet de cctU
- , étLl(l
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- d ^i-rs autres expositions particulières, figurant dans cette L^se du Génie civil, mériteraient encore des mentions plus ou l0lns ^taillées, bien que nous ne soyons plus, toujours, dans l’at-^sphère de la construction à bon marché.
- (l ai^eurs5 ce n’est point seulement dans cette classe que nous °ns nous cantonner; en parcourant ces divers pavillons qui ent autour des grandes galeries, nous trouvons à noter de com 1 ^ SP^c*mens en rapport plus direct avec ce qu’on appelle Da nernei1^' les maisons ouvrières. plus908 ^Une (^6S secti°ns étrangères des mieux organisées et des
- tro ernarquables, dans la Section de la Norvège, nous avons
- ^1 J h aPPendus à un mur, trois exemplaires du travail de °h. Pay,
- sur la Société des Habitations ouvrières de Chris-
- Ganta
- » dont p
- ^bitatio
- Cette
- l0g,
- mois Quat
- auteur a fait hommage au Congrès international des ns à bon marché.
- Société possède, actuellement, sept maisons contenant par Ipments, dont le prix de loyer moyen est d’environ 17 fr. ’ P°Ur une ou deux chambres.
- )l[ j^1"6 Photographies placées au-dessus de la brochure de Quelle d°nnent divers aspects de ces habitations dans les-lucend' t0Utes ^es précautions ont été prises au point de vue des
- Par
- sons f C°ntre’ nous n’avons pas trouvé à l’Exposition ces « mai-^0mmissn^D°rta^^es 39 dont a s* bien parlé M. F. Baetzmann, I889 et Z,11,*3 §®riéral de la Norvège à l’Exposition universelle de bitatio de ^a Norvège au Congrès international des Ha-
- Cantbt°nmarché:
- le lo»pvv, l0ut ce ^ui a été fait, dans ces dernières années, pour
- r]p 1 i
- mtorit^ v la classe ouvrière, M. F. Baetzmann a exposé, avec de Ce§ ’ d y uvait, en Norvège, toute une industrie qui s’occupait ^^Ustrie ^ b»abitati°ns et que cette industrie était
- meme une
- Pays ^ ^ exportation, mettant à profit la richesse en bois de ces Pque en ^eur faisant subir un travail véritablement artis-
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-
- — *Ï50 —
- L’expérience pratique de ces maisons en bois et facileme,lt démontables se poursuit actuellement; de grandes fabriques végiennes ont fait des essais en ce genre ; ces essais auraient ^ satisfaisants et l’on commence à ne plus rire aussi fort de CL projet d’avoir des maisons qui pourraient, pour ainsi dire,
- (( mises dans une malle et emportées avec soi comme d’auto bagages ».
- Dans un autre pavillon — il serait plus exact de dire un p — celui de la République orientale de l’Uruguay, élevé en deh°J des galeries de l’Exposition, dans le voisinage de l’avenue Suffren et du Globe terrestre, nous avons à signaler une vue g®1 raie des maisons ouvrières de la Compagnie Liebig, constm1^ à Fray-Bentos, sur le Rio Uruguay, affluent du Rio de la à une assez grande distance de Montevidéo.
- Le personnel de cette compagnie, qui comprend envl
- 4,000 ouvriers et utilise une moyenne de 400,000 bœufs par
- compte un certain nombre d’individus qui se rendent dans
- fermes, souvent fort éloignées, pour y acheter des bœufs ; la
- pagnie Liebig employant exclusivement le bœuf pour obtem1 k
- essence de viande. ,
- au1
- Cette vue est curieuse à étudier, bien qu’elle n’occupe s très petit espace dans l’exposition de cette Société au de la belle exhibition — aussi intéressante que variée pays d’avenir: la République orientale de l’Uruguay.
- 0
- $
- coi11'
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- — 151. —
- Uiie question qui touche par tant de points aux intérêts moraux la Société, une question qui a été justement qualifiée de question sociale1 », ne pouvait manquer d’appeler l’attention de tous :
- ^es académies2, des hommes politiques et des hommes de gouvernement.
- La place qui lui a été réservée dans cette grande manifestation
- s appelle l’Exposition universelle internationale de Paris, en
- ' ’ Pr°uve que la question du logement sain et à bon marché
- eonquis la place qu’elle mérite dans l’opinion publique; il y a heu de
- da raP1(^e examen témoigne de tous les efforts qui ont été faits, , ns ^Vers pays, en ce qui est du logement de la classe peu aisée; bie ^Uen on l’a compris, « lorsque l’ouvrier songe à se ^ 11 loger, il est sauvé » et que, lorsqu’il est chez lui, c’est un c> Cltoyen ; ce n’est plus le cabaret qui l’attire, c’est sa maison, ^Sa famille qui le retiennent.
- bien S vo^e s* largemenf ouverte, dans ce combat pour le hient 9 encore beaucoup à faire; mais point de décourage-011’ 5 ^0lrif d’hésitation ; en avant, toujours en avant; c’est là ^ le salut social.
- meme que toutes les merveilles qui sont accumulées au uiamp àn i\ï ‘
- exPosit' ^ iVlars’ au Trocadéro et à l’Esplanade des Invalides, ces (tiSpe^l0ns due nous venons de parcourir si hâtivement, vont se er dans un avenir prochain.
- marteau 1S0ns ouvrières de grandeur naturelle tomberont sous le 0hvrar>U ^^^lisseur; ces reliefs, ces maquettes, ces plans, ces otilnc,beS’ Ces n°lices, en un mot, tous ces documents curieux et Cachés 5 9Vant Peih retourner là où ils ont vu le jour et rester c°hïiaîtrUX ^6llX Leauc°up et, souvent, des plus intéressés à les
- croire qu’elle n’aura qu’à s’en féliciter.
- üqvo'Ip *
- **stitut. ___ D ,Clal les logements d’ouvriers, par M. Georges Picot, membre de
- fnni
- ’iïle. R;i^es logements d’ouvriers dans ses rapports avec l’esprit de
- ^hllan ^ à l’Académie des sciences morales et politiques, par M. Henri
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- — 152 —
- Les pages qui précèdent n’ont d’autre but, en essayant dë le faire apprécier, que de conserver le souvenir durable de l’une des Sections de cette remarquable Exposition d’Économie sociale; elles auront eu pour objet de faire revivre, pour ceux qui voudront étudier la question, l’imposante manifestation qui vient de se produire.
- A défaut d’un conservatoire spécial, à défaut même d’une bibliothèque d’économie sociale, elles resteront le Catalogue an~ noté des habitations ouvrières à ïExposition universelle de 1889, à Paris.
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-
- TABLE
- ivOTseuoâ8i**9’4ïarU'
- .. a Vü»0»««» unl Les Habitations ouvrières
- I
- n qraudeur naturelle. P,
- Maisons construites e /Qvénée»
- .... Ae iaVieîUe-Montagne l ^ _
- laison^ construite par SoCie 6 *Belg\que) - •
- M~st™teS p« V. De '• '
- Maison construite par M. F amen, ^mes d , sur-Marne
- Maisons construites par MM- . • • • '
- (Seine-et-Marne). •••*''’
- 0
- 43
- «T
- ri
- 34
- XX
- Maquette el ieUe‘S'
- î ’
- NR CO'NTEN AlMT Q.V)’V1^ SEGL * . . •
- Gités ouvrières de Mulhouse (Msace) ^ pasS^-\uteuil (Se S°Mêtê des Habitations économique8, . inférieure) • • _ * e) .
- Société havraise des cités ouvrières mafC\1é (Seine- n . .
- Société rouennaise des maisons a 0 ^ . . • * . .
- Société itnmobilière d’Orléans (Foire . . • • K ;a bon
- baisse d’épargne des Boucbes-duMUr^^^ Aes logeme .
- Société anonyme rémoise pour 1 ame . . • • . .
- marché (fane) . . • • ',«c,'irlh>^e'-yos<;",')' . . .
- ' omété Sobay et C“, à Dombaste (_ ,VoSïes) • • '
- blanchisserie et teinturerie de tua
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-
-
- Maisons contenant plusieurs logements
- Habitations ouvrières de MM. Géliot et fils, à Plainfaing (Vosges). •
- Bureau de bienfaisance d’Anvers (Belgique)....................• '
- Société anonyme liégeoise (Belgique) .........................• •
- III
- Plans, coupes, élévations, etc.
- Maisons ne contenant qu’un seul logement.
- I
- I
- Ville de Saint-Ouen (Seine).................................• •
- Maisons construites par M. E. Cacheux, boulevards Murat et Keller
- mann, à Paris............................................• • '
- Maisons construites par le Comptoir central de crédit : E. Naud e ÿ
- Cie, à Issy et aux Moulineaux (Seine)....................• •
- Cité de maisons d’ouvriers agricoles construites par M. Dessaign^’ f
- à Champigny-en-Beauce (Loir-et-Cher)..............
- Maisons construites par MM. Mabille frères, à Amboise (Indre-et jl
- Loire)...................................................• ' ^
- Société des Cités ouvrières de Bolbec (Seine-Inférieure) . . • *
- Maisons contenant plusieurs logements
- Société anonyme immobilière des Petits-Logements de Rouen (Seine
- Inférieure)................................................• •
- Maisons construites par M. Émile Cacheux........................ •
- Société coopérative immobilière des ouvriers de Paris
- Cité ouvrière de M. Lombard, à Paris.................
- Immeubles de Grenelle, à Paris.............................. . •
- Société Vincent Ponnier et Cie, à Senones (Vosges)..........'
- Cité ouvrière de M. Félix Hubin, à Harfleur (Seine-Inférieure)- • Société anonyme des maisons ouvrières d’Amiens (Somme). • • Cité ouvrière de Mme E. Boucher et Cie, à Fumay (Ardennes). • Logements juxtaposés de M. Meunier, de Verviers (Belgique) • ' ^ Habitations ouvrières construites par M. E. Hoole, à Londr (Grande-Bretagne).............................................• '
- y
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- II
- \§
- é
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-
- — 455 —
- a nations ouvrières de « The ïmproved dwellings Company » de
- jt roo^yn (États-Unis de l’Amérique du Nord).......................409
- p9 lta,i°ns ouvrières de M. Alfred Dolge, à Dolgeville (États-Unis). 109
- ^oncation Robert Dickson, à Gothembourg (Suède)....................110
- 1 tj °iuvr^re de Notre-Dame-des-Victoires, à La Ciotat (Bouches-du-ione), créée par la Compagnie des Messageries maritimes. . . 112
- gisons construites pour le personnel de MM. Saint frères .... 113
- gements des ouvriers cotonniers de M. Walter-Seitz, à Ganges
- HabU^ ‘ ‘...........................................................113
- 1 ations ouvrières de M Vandel aîné et Cie, à la Ferrière-sur-
- H^gne (Doubs) . . 113
- Hab-tati°nS 0uvr^res de. M. Albaret, à Liancourt (Oise)..........113
- Habitat-°nS 0uvrières de M. Albert Lung, àMousset (Vosges). . . . 113
- fjab|ta|l°ns ouvrières de la manufacture de Villeneuvette (Hérault). 113
- (\ .!ons ouvrières de la maison Canson et Montgolfier, àAnnonay
- vArdeche).......................................................
- IV
- Ouvrages, brochures, notices, etc.
- ^ Économiste pratique, par M. Émile Cacheux. • • • ; * , ,
- ^es Habitations ouvrières en tous PaVs> Par Emi e jjq
- Emile Cacheux ..................... .. —
- ^otlce de la Société immobilière des Petits-Logements de R
- Les Habitations du peuple à la fm du XIXe siècle, par . y ^
- Meissner......................................... 118
- Habitations ouvrières, par M. le Dr F. Le Bon. • * • .
- Htnde sur Vamélioration des Habitations ouvrières et sur orga '
- dation du domicile de secours en Belgique, pai M. tom jjg
- der Linden........................... . . •..................jjq
- ç Logement de Vouvrier, par M. Léon VandenBos. . • • • '
- ^été tournaisienne pour la construction de maisons a bon marché. •
- u Moyen d’améliorer le sort de l’ouvrier, par M. lheophile ndère . ................................................. * *
- Le Logement de Vouvrier et du pauvre, par M. Arthur Raffalovicli .
- ® Question des Habitations ouvrières en France et à l étranger, p
- • Emile Chevsson •................... a a
- “^scrit sur le. Habitation ouvrières, par M. Théophile Fredonnel
- Uies ^rimentalcs concernant le* habitations omnères a bon marché, par M. Windels, .....................................
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-
- — J 56 —
- V
- Habitations ouvrières et à bon marché exposées en dehors du Pavillon de l’Économie sociale, mais figurant dans la Section XI.
- nf"
- ta\
- Société philanthropique de Paris....................................
- Pavillon de la Participation........................................ ^
- Familistère de Guise (Aisne)........................................•
- Village industriel de la Société d’alcool et de levure, à Delft (Pays- . Bas)..............................................................• ^
- VI
- Habitations ouvrières et à bon marché exposées en dehors du Pavillon de l’Économie sociale et ne figurant pas dans la Section XI.
- Pavillon des villes à l’Esplanade des Invalides...........
- Ville de Reims (Marne) ...................................
- — Lille (Nord) .......................................
- — Amiens (Somme)....................................
- — Marseille (Bouches-du-Rhône)...................... .
- — Rouen (Seine-Inferieure)..........................
- Section d’Économie sociale et d’assistance (iu Comité départemental
- du Rhône....................................................... •
- Ville de Nîmes (Gard)....................................... . . •
- — Châlons-sur-Marne (Marne)...........• •
- Habitations ouvrières de M. Decauville aîné, à Petit-Bourg (Seine-
- et-Oise)..................................................... •
- Cité ouvrière de la maison Alfred Marne et fils, à Tours (Indre-e1'
- Loire)..................................................... • *
- Cité ouvrière des forges et aciéries de Trith-Saint-Léger (Nord) • •
- 0
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- The Artizans, Labourers and general Dwellings Company, à LondfeS ^
- (Grande-Bretagne).................................
- The Improved industrial Dwellings Company, à Londres (Grande' ^
- Bretagne)............................................... • '
- Mansion-House Council on the Dwellings of the poor, de LondfeS
- (Grande-Bretagne)....................................... • '
- The Honourable Commissioners of Sewers de la Cité de LondieS (Grande-Bretagne)........................................• •
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- Pages.
- - 157 —
- Association métropolitaine des jardins publics de Londres (Grande-
- Bretagne)......................................................
- Habitations agricoles de M- Hall (Grande-Bretagne)
- Societa edificatricendi di habbitazione opérai, de Milan (Italie). .
- Bureau de bienfaisance de Wavre (Belgique)..................
- — __ Mons (Belgique).............• • • •
- Société de charbonnages du Bois-du-Luc (Hainaut, Belgique). . .
- Établissements Cockerill, à Seraing (Belgique) ................
- Société anonyme de Marcinelle et Gouillet (Belgique)...........
- 137
- 137
- 138
- 138
- 139
- 140 . 140 . 141
- VII
- Citations ouvrières et à bon marché exposées dans les autres parties de l’Exposition, notamment au Champ de Mars.
- juaj
- n salubre et maison insalubre exposées dans l’un des Pavillons
- C«taVU,edeP»s.................... ............................
- ComJ^nies ^es chemins de fer du Nord et de l’Est..............
- &ï*de ............*...........................................
- Cités edes,1Dgénieurs civils..................................
- S°ciétéUd'"ièreS d ^vi§non (Vaucluse).........................
- ^ jjarl|e ^es immeubles à loyers remboursables (en création) par
- ^û$ons°nS °Uvr*ères de Christiania, par M. Joli. Fay (Norvège) . . °uvrières de la Compagnie Liebig, à Fray-Bentos (Uruguay).
- 145
- 146
- 147 147
- 147
- 148
- 149
- 150
- PLANCHES
- «Wwd te la Société de la Vieille-Montagne (Belgique). Figure 1. — Façade principale.
- — % — Plan du rez-de-cbaussee.
- — 3. — Plan de l’étage.
- disons des établissements De Naeyer Figure 1. — Élévation antérieure.
- — % — Élévation latérale.
- — *3. __ pian du rez-de-chausse •
- Willebroeck (Belgique)-
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- — 458 —
- Maison de M. Fanien, à piliers (Pas-de-Calais). Figure 1. — Plan du rez-de-chaussée.
- — 2. — Plan de l’étage.
- — 3. — Coupe verticale.
- — 4. — Façade sur rue.
- Maison de la Compagnie des mines d’Arizin (Nord). Figure 1. — Façade du côté de la rue.
- — 2. — Façade du côté du jardin.
- — 3. — Plan du rez-de-chaussée.
- — 4. — Coupe suivant A B.
- Maisons de MM. Ménier frères, à Noisiel-sur-Marne (Seine-et-Marne)> Figure 1. — Plan du rez-de-chaussée d’une maison comprenant logements.
- — 2. — Demi-plan de l’étage.
- — 3. — Coupe en travers.
- — 4. — Coupe en long.
- — 5. — Façade sur la rue.
- — 6. — Façade sur la cour.
- Cités ouvrières de Mulhouse (Alsace).
- Plan d'un groupe de quatre maisons (page 41).
- Nancy, imprimerie Berger-Levrault et Cie.
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