Travaux de la Commission française sur l'industrie des nations
- Première image
- PAGE DE TITRE
- SECONDE PARTIE.
- MACHINES ET OUTILS SPÉCIALEMENT EMPLOYÉS À LA FABRICATION DES MATIÈRES TEXTILES.
- Considérations générales, historiques et critiques, principalement relatives à la filature mécanique de la laine et du coton
- Antiquité, propagation et progrès mécaniques des arts textiles. Le rouet à pédale et à bobine, considéré comme type des métiers continus à filer, avec ou sans adjonction de cylindres étireurs et lamineurs : Paul-Louis, Vaucanson, Arkwright et John Kay, Philippe de Girard, Houldsworlh. Le rouet à fuseau et les métiers discontinus ou à aiguillées alternatives : Hargreaves, Crompton, Kelly, Jough, Roberts. Systèmes cardeurs et peigneurs, boudineurs, rouleurs et frotteurs, étireurs, mélangeurs, réunisseurs ou alimentaires : Paul-Louis, Robert Peel, Arkwright, Edmund Cartwright, Bobo, John Collier, Bodmer, Heilmann, etc. MM. Hibbert et Platt, Sharp frères, Higgins, Mason et Collier, Stamm, Mercier, Risler, etc. à l'Exposition universelle de Londres
- Ire SECTION. MACHINES ET OUTILS SERVANT À FILER, MOULINER, DÉVIDER LA SOIE GRÉGE OU LONGUE
- CHAPITRE Ier. État ancien ou antérieur à 1815
- § Ier. Introduction des machines à filer les grèges en Europe. Borghesano Lucchesi, à Bologne ; Pierre Benay et Colbert, en France ; Thomas Lombe, en Angleterre
- § II. Tour piémontais modifié, perfectionné en France. Isnard, Larouvière et Vaucanson (1700 à 1750)
- § III. Anciens moulins et dévidoirs automates du Piémont, principalement d'après l'encyclopédiste Roland de la Platière
- § IV. Perfectionnement des moulins à tordre la soie en France ; moulin droit proposé par Vaucanson ; ses automates et son mémoire de 1751
- § V. Modèle du moulin droit de Vaucanson (1760 à 1770), tel qu'il existe au Conservatoire des arts et métiers de Paris. Vandermonde et Molard, successeurs de Vaucanson ; MM. Borgnis et Alcan
- § VI. Critiques adressées aux machines de Vaucanson. Roland de la Platière, Villard, Rival, Gentet et les frères Jubié, de la Sône
- § VII. Moulin à soie de Le Payen, de Metz (1767) ; éloges accordés à son livre par Duhamel du Monceau. L'intendant de Bernage et le maréchal de Belle-Isle. Les anciens doubloirs, purgeoirs, dévidoirs et cantres
- § VIII. Époque de la République et de l'Empire ; régime des brevets. Tabarin, Poidebard et Dugas, Belly, Delègue et Bailly, Gensoul, de Lyon, Rost-Maupas et Talabot
- CHAPITRE II. Perfectionnements des machines à filer la soie, à dater de 1815, principalement d'après les brevets délivrés aux auteurs
- § Ier. Brevets délivrés en France et en Angleterre. Tours de MM. Rodier, Camille Beauvais, Pellet, Lacombe, Bonnard et Barbier (1815 à 1824)
- § II. Progrès remarquables du filage mécanique des soies à partir de 1824 et 1825. MM. Rodier, Chambon, Blanchon, Tastevin, Heathcoat, Poidebard, etc
- § III. Nouvelles tentatives de perfectionnements appliquées au filage et au moulinage des longues soies (1826 à 1830). MM. Hipert, Rodier, Rotch, Vernay, Rieu, Tardy, Lacombe et Barrois, Christian, Guilliny, etc
- § IV. Rapide coup d'oeil sur les brevets délivrés depuis 1830 pour le perfectionnement du filage des cocons. MM. Puget, Michel, de Saint-Hippolyte, Geffray, Bourcier, etc. Filage à la tavelle de M. Mitifiot
- § V. Tentatives de perfectionnement du moulage des soies, de 1830 à 1850. MM. Coront, Cobbett, Tranchat, Badnall, Chambon, etc
- CHAPITRE III. État présent et comparé de la filature mécanique des soies gréges
- § Ier. Perfectionnements divers apportés en France et en Italie aux tours à filer les cocons : trembleurs et croiseurs mécaniques ; filières, casse-fils, distributeurs, etc. MM. Michel, Roeck et Blanchon, Durand frères, Bourcier. Robinet, Régnier, Catlinetti, Coront, etc.
- § II. De quelques grands établissements en France où l'on file, où l'on a filé les cocons par des procédés divers. MM. Téraube, Ricard, Olivier et Bonnet, Francezon, Édouard Chambon, Teissier-Ducros, Deydier et Galimard, L. Blanchon, etc. Le tour Locatelli et le nouveau procédé de filage de MM. Alcan et Limet, à Paris
- § III. Ce qu'il est advenu, en France, des anciens moulins ronds et de Vaucanson ; leur remplacement par des moulins longs en arcs accouplés. Les filateurs Deydier père et fils, à Aubenas, Bonnet, à Jujurieux, Galimard, à Vals ; L. Chambon, Blanchon, etc. les constructeurs mécaniciens Roeck, Geoffray, Fourniol, Veillon, Murron, etc.
- § IV. Récentes améliorations apportées aux moulins français et autres machines à ouvrer la soie par quelques-uns des filateurs-mouliniers précédemment cités, mais plus particulièrement par MM. Galimard, de Vals ; Louis Blanchon, de Saint-Julien-en-Saint-Alban ; Louis Chambon, d'Alais ; Geoffray, de Vienne ; Teissier-Ducros, Merle frères, etc
- § V. État comparé des machines d'ouvraison de la soie en France, en Italie et en Angleterre. MM. Michel, L. Chambon, L. Blanchon, Guilliny, Coront, Le Payen, etc. en France ; MM. Badnall, Lillie et Fairbairn, Needham, Neville, etc. en Angleterre. Les machines en fer ou en bois : le mécanicien Durand, de Paris ; Vaucanson et d'Alembert, Vandermonde et Bossut, Rennie père et Watt. MM. Davenport, Frost, Diepers et Graff à l'Exposition universelle de Londres
- IIe SECTION. MACHINES SERVANT À FILER, PEIGNER, TEILLER LE LIN, LE CHANVRE ET LES SUBSTANCES DE CONTEXTURE ANALOGUE
- CHAPITRE Ier. État de la filature mécanique du lin et du chanvre avant et jusqu'à l'époque de 1815
- § 1er. Tentatives diverses et antérieures au concours ouvert par Napoléon Ier en 1810 : conversion de la filasse en matières cotonneuses, par MM. Berthollet, Clays, Molard et Bauwens, d'une part, et par MM. Billion, Romieu frères, Lebrun, etc. d'une autre. Machines à filer le fin et les étoupes, par MM. Demaurey, Delafontaine, W. Robinson, Busby, Alphonse Leroy, G. Munier, J. Madden et Patrick Onéal, etc. à Paris ; opinion de M. Bardel sur les produits de ces machines
- § II. Premiers essais de filature mécanique du lin par Philippe de Girard, au moyen de peignes mobiles à sérans et de préparations à l'eau chaude ou alcaline. Analyse rapide des brevets qui lui ont été délivrés dans l'intervalle de 1810 à 1815 ; avis du Comité consultatif des arts et manufactures concernant ces brevets
- § III. Analyse des brevets délivrés, en août 1815, aux frères Girard pour des machines à réunir, rubaner et filer en gros les mèches de filasse. Premier établissement de filature du lin et du chanvre dans la rue de Vendôme, à Paris : MM. Laurent, mécanicien, et Henriot, horloger ; les associés Vibert, Lanthois et Cachard. Établissement de la rue de Charenton, dirigé par M. Constant Prévost
- § IV. Causes diverses auxquelles on peut attribuer l'insuccès de l'établissement de la filature mécanique du lin en France. Avortement du Concours pour le prix impérial de 1 million fondé en 1810, et où figurèrent uniquement les Américains Baldwin et Town, en 1813
- CHAPITRE II. État de la filature mécanique du lin et du chanvre après 1815
- § Ier. Établissement de cette filature en Allemagne et en Pologne par Philippe de Girard. Les filatures de Hirtenberg et de Girardow : les comtes de Montfort et de Lubiensky. MM. de Bévières, Constant Prévost, et l'établissement de la rue de Vaugirard, à Paris : expériences et rapport de MM. Pajot, Descharmes, Régnier et Christian, successeur de Molard au Conservatoire des arts et métiers
- § II. Perfectionnements apportés en 1817 par Philippe de Girard à ses premiers procédés mécaniques de cardage et de filage des étoupes : MM. de Bévières et le chevalier de Girard, de Chabrol et Christian. Ce que sont devenus depuis ces mêmes procédés et machines : MM. Laborde et Saulnier, à Paris ; Jacques, à Versailles ; Hunel-Wadel, en Suisse ; Moret, à Mouy (Oise), et M. Vibert, breveté, tous continuateurs de Philippe de Girard, en France
- § III. Oubli et abandon des idées de Philippe de Girard en France ; importation, à partir de 1835, des premières machines anglaises perfectionnées d'après les procédés de ce savant ingénieur. Brevets délivrés, en France, à MM. Vau troyen et Rieff, John Suttil, Ch. Schlumberger et Breidt. MM. Horace Hall, Cachard et Lanthois, James Kay, Marshall Hives et Atkinson, en Angleterre
- § IV. Examen spécial des derniers perfectionnements apportés par Philippe de Girard aux machines à peigner, d'après ses brevets de 1819 et 1832 ; concours pour le prix institué par la Société d'encouragement de Paris. Infériorité des machines anglaises : brevets de MM. Delcourt et Van de Weigh, de Paris, Alexandre Kay, de Londres. Faibles récompenses accordées aux peigneuses de MM. de Girard, Ch. Schlumberger et David, de Lille (Nord)
- CHAPITRE III. Progrès remarquables accomplis en France dans l'intervalle des années 1832 à 1845
- § Ier. Erreurs singulières commises en France, d'après le docteur anglais Ure, au sujet de l'invention des machines à daguer, peigner, filer le lin et le chanvre ; comparaison des machines de Girard avec celles de MM. Evans, Wordsworth. Westley et Lawson, Marshall, Hives, Atkinson, Peter Fairbairn, etc
- § II. Importation en France des machines anglaises à filer le lin et les étoupes, à partir de 1833, par MM. Feray, d'Essonne, Scrive, de Lille, Vaison, d'Abbeville, Malo et Dixon, de Dunkerque, Decoster, de Paris, etc. Les constructeurs français Decoster, Nicolas Schlumberger, André Koechlin, Debergue et Spréafico, David, de Lille, etc
- § III. Revendication de ses droits par Philippe de Girard et conclusions ; nouveau mais infructueux concours pour le peignage du lin, devant la Société d'encouragement de Paris, en 1842. Les peigneuses Decoster et Wordsworth ; les rapports de feu Théodore Olivier ; récompenses tardives ; mort de Philippe de Girard
- CHAPITRE IV. Progrès accomplis, jusqu'à l'Exposition universelle de 1851, dans les machines à travailler le lin, le chanvre, etc
- § Ier. Résumé concernant les découvertes et revendications de Philippe de Girard ; appréciation rapide des derniers perfectionnements apportés aux machines à filer, d'après les écrits, les patentes ou brevets anglais et français, etc. MM. Houldsworth, Westley, Peter Fairbairn, Wordsworth, Lawson, Plummer, Higgins, en Angleterre ; André Koechlin, Nicolas Schlumberger, Scrive, Decoster, Giberton, etc. en France
- § II. Machines spécialement employées dans le peignage du chanvre, du lin et de leurs étoupes, vers l'époque de l'Exposition universelle de Londres. MM. Taylor et Words-worth, Marsden, Lawson , etc. MM. Plummer et Roberts, à Newcastle ; Lacroix, à Rouen ; Decoster, à Paris ; Marshall, Peter Fairbairn, à Leeds ; Robinson, Newton, etc. MM. Lawson, Samuel et fils à l'Exposition de Londres ; MM. Schlumberger et Bourcart précédemment à celle de Paris, en 1849, etc.
- § III. Machines à teiller le chanvre et le lin. Tentatives anciennes de Bralle, Molard et Curaudau, en France ; de James Lee, Samuel Hill, William Bundy, etc. en Angleterre. Tentatives plus récentes de MM. Christian père, André Delcourt, Lorillard, Laforest, Robinson, Schenks, Bernard et Koch, etc. etc. MM. Robert Plummer et Marshall à l'Exposition universelle de Londres
- ADDITIONS AU CHAPITRE IV. Sur quelques machines modernes applicables à la fois aux diverses branches de filatures
- I. Addition au § Ier, concernant le premier établissement du banc à broches et des continues à mouvements différentiels. Incertitudes à ce sujet : l'historien Baines et le ferblantier Green, de Mansfield ; les mécaniciens Cocker et Higgins, Eaton et Farey, Eaton (William) ; MM. Laborde, Gengembre, Pihet, etc., à Paris. MM. Higgins et fils, Mason et Collier, Stamm, du Haut-Rhin, à l'Exposition universelle de Londres.
- II. Addition au § II, concernant les dernières machines à peigner les matières textiles diverses, à fibres plus ou moins courtes et mélangées. Découvertes, brevets ou patentés de Josué Heilmann, relatifs à ce sujet. MM. Schlumberger et Bourcart ; MM. Marshall, Hives et Atkinson, cessionnaires, à Leeds, etc. MM. Donisthorpe et Lister à l'Exposition universelle de Londres et en France
- IIIe ET DERNIÈRE SECTION. MACHINES SERVANT À UNIR ENTRE EUX ET AVEC LES TISSUS LES FILS SIMPLES OU COMPOSÉS
- CHAPITRE Ier. Machines à retordre, commettre et tresser, plus spécialement employées dans la fabrication des cordages.
- § Ier. Des plus anciennes tentatives concernant, la fabrication mécanique des cordages. Lauriau, Prudhon, Du Perron, etc., en France ; Sorocold, Belfour, d'Elseneur, en Danemark ; Fothergill, Huddart, Chapman, etc. patentés en Angleterre dès la fin du dernier siècle. Robert Fulton et Nat. Cutling, brevetés en 1799, à Paris, pour des machines à rouages planétaires ou épicycles servant au commettage des torons. etc.
- § II. État et perfectionnements progressifs de la fabrication mécanique des gros cordages, en France et en Angleterre, aux époques antérieures à 1851. Le maître cordier Duboul, de Bordeaux, et M. Molard, rapporteur de la Société d'encouragement de Paris. Indications, principalement d'après MM. Dupin (Charles), Ure, Chédeville et de Moras, relatives aux anciens travaux de MM. Lair et Hubert, en France ; William Chapman, Joseph Huddart et William Norvell, en Angleterre. La machine à mouvements planétaires de M. Crawhall, de Newcastle, à l'Exposition universelle de Londres.
- § III. De quelques machines spécialement employées au filage ou tirage des fils de caret. Tentatives diverses de MM. Boichoz fils, Hubert, Norvell, Debergue, Buchanan. Merlié-Lefèvre et Decoster. Ensemble des machines de la corderie d'Ingouville, près du Havre
- Additions concernant quelques machines spéciales à commettre et tresser. Machines à cordonnets exposées à Londres par MM. Van Mierlo, Darfell, Judkins et Dorey. Les anciens métiers à lacets et cordons de MM. Perrault et Molard, perfectionnés par MM. Doguet et Hervé-Gauthier. La machine à fabriquer les drisses de pavillon ou cordes tressées, par M. Reech ; les machines à recouvrir les fils métalliques et à commettre les cordes mélangées, par MM. Comitti, Vegni, Flachier, Savaresse, Leclerc, en France, et par MM. Newall, Exall, A. Smith, Wilson, etc., en Angleterre
- CHAPITRE II. Machines et métiers employés à la fabrication des tissus pleins à chaînes et trames croisées rectangulairement.
- § Ier. De quelques anciens métiers à tisser. Passages de Virgile, de Pline, d'Ovide, etc., relatifs à ce sujet. Remarquables tentatives faites autrefois par l'officier français de Gennes, par Vaucanson et le manufacturier anglais Gartside, de Manchester, pour fabriquer automatiquement les toiles ou tissus unis à trame et chaîne tendue
- § II. Perfectionnement et propagation du métier à tisser automatiquement les étoffes unies. Edmund Cartwright, Robert Miller, Horrocks, Thomas Johnson, Richard Roberts, Sharp et Roberts, etc. en Angleterre ; Biard, Despiau, Vigneron, Debergue, Risler, Josué Heilmann, etc. en France. Les navettes volantes de John Kay, de Despiau, etc. Le casse-trame du Lyonnais Guigo et de Fasanini, etc. MM. Smith, Chrichlon, Mason, Parker, etc. à l'Exposition universelle de Londres
- § III. Des métiers à la marche ou à la tire servant à tisser les étoffes figurées ou façonnées. La petite tire chinoise et la grande tire lyonnaise : Dangon, Garon, Basile Bouchon, Falcon et Vaucanson. Les anciens métiers à cylindres d'orgue, à cames, bascules de rabat et cassins, des Régnier et des Paulet, de Nîmes, des Morton, de Kilmarnock, en Écosse, etc.
- § IV. Données rapides concernant la découverte et l'origine du métier Jacquart : sa première machine brevetée en 1801 ; sa visite au Conservatoire des arts et métiers de Paris et son concours au prix de la Société d'encouragement ; ses prétendus mécomptes et ses succès posthumes. Perfectionnements essentiels dus au mécanicien Breton, de Lyon. Intervention particulière du fabricant Charles Dépouilly, de Lyon ; son apparition à l'Exposition française de 1819, ainsi que celle de MM. Camille Beauvais, Jacquart et Breton, de la même ville
- § V. Propagation du métier Jacquart en Europe, et plus spécialement en Angleterre, par MM. Dépouilly, Stephen Wilson et Claude Guillotte. Applications et perfectionnements divers par MM. Breton, Garnier, Belly, Skola, Michel, Marin, Acklin, Meynier, Bonelli. MM. Barlow, Bonardel et Acklin à l'Exposition universelle de Londres
- § VI. Données historiques relatives aux métiers à chaînes et à navettes multiples ou changeantes. Introduction des métiers à la barre ou à la zurichoise à Saint-Étienne et à Saint-Chamond, d'après M. Philippe Hedde : les rubanïers Dugas, Lascour et Flachat ; l'horloger Aouser, le mécanicien. Burgein et M. Hippolyte Royet, de Saint-Étienne. Métiers à clin, à scie, à crémaillère et à tringles pour rubans multiples, par MM. Preynat, Peyre, Roche, etc. Origine de la lanterne et des boîtes à navettes changeantes : John et Robert Kay ; M. Smith à l'Exposition de Londres ; MM. Louis, à Nîmes; Culhat et Bank, à Lyon ; Peyrel, Oudet, etc., à Saint-Étienne
- § VII. Battants brocheurs employés à la fabrication des rubans et autres tissus façonnés, par MM. Mallié et Mémo, Prosper Meynier, Poncet et Bourquin, Seite et Conon, Molinard, etc. Métiers à espolins et roquetins multiples pour les cachemires, tapis, velours, peluches, etc. MM. Deneirouse, Grégoire, Meynier, Hennecart, en France ; MM. Wood et Reed, en Angleterre. Antiquité du velours : les Génois Turquetti et Narris, importateurs à Lyon, d'après M. Borgnis.
- CHAPITRE III. Machines et outils servant à imiter, par procédés mécaniques, divers ouvrages ou tissus exécutés à la main, au crochet, à l'aiguille et au fuseau
- § Ier. Machines et mécanismes servant à broder ou à coudre automatiquement les tissus pleins et unis. Données historiques relatives aux machines à plongeoir, d'après MM. Philippe Hedde et John Murphy : les mécaniciens Grégoire, de Nîmes; Thimmonier, de Tarare ; MM. Guillé et Carrée, fabricants à Saint-Quentin ; Bouré, à Lavergier (Aisne), etc. La brodeuse à chariot et pantographe de Josué Heilmann ; ses infortunes, d'après l'Anglais Gilroy ; tentatives qui l'ont précédée. Machines diverses à broder, à piquer et à coudre par John Curr, Stone et Henderson. MM. Barthélémy, Thimmonier et Magnin, Hazard, de Calais, Gigon-Cavelier, de Metz, etc. en France ; Walter Hunt et Elias Howe, en Amérique. MM. Blodget, Judkins, Magnin et Croisat à l'Exposition universelle de Londres
- § II. Constitution mécanique et origine des métiers à tricot ou à bas ; leur apparition simultanée en Angleterre et en France, sous Élisabeth et Henri IV. Efforts de génie que leur invention suppose ; forme et représentation des enlacements du fil des tricots, par Vandermonde et l'Encyclopédie méthodique. Admirable disposition des organes du métier ; discussions et réflexions à ce sujet ; la pratique et la théorie ; les savants et les hommes d'ateliers. Manufacture de bas établie par Jean Hindret, sous Colbert, dans le château de Madrid, près Paris. Nîmes, Rouen et Nottingham. Propos attribué à maître François, apothicaire de l'hôtel-Dieu de Paris ; pétition des bonnetiers de Londres à Olivier Cromwell, et autres écrits anglais, relativement modernes, tendant à prouver l'existence d'un William Lee ou Lea comme inventeur du métier à bas. Opinions de Savary, Diderot, Poppe, Blackner, etc.
- § III. Additions et perfectionnements apportés à l'ancien métier à bas par les mécaniciens anglais et leurs imitateurs en France. Origine des mécaniques additionnelles servant à fabriquer les tricots à côtes et à jours divers : les Anglais Jedediah Strutt, J. et T. Morris, T. Taylor, Josiah Crane, Richard March, etc. les bonnetiers et mécaniciens français Sarrazin, Caillon, Rivey, Germain, Jolivet, etc. importateurs ou imitateurs anciens des mécaniciens anglais. L'Académie des sciences, le Conservatoire des arts et métiers et le mécanicien Bastide, de Paris. Les métiers et tricots à mailles coulantes, à mailles fixes, à jours ou à réseaux diversement brodés et façonnés, au moyen de roues à crans ou divisions latérales, de cylindres à orgue de l'ancienne tire. T. et J. et W Betts, T. et R. Frost, Taylor, Brotherston, en Angleterre ; Jolivet et Cochet, Jourdan, Bonnard, Legrand et Bernard, Coutan, Derussy, etc. en France (1801 à 1812)
- § IV. Des métiers à bas automates on tricoteurs français, droits et circulaires. Suppression des ondes par Moisson. Mobilisation de la grande fonture d'aiguilles ; distributeur automate des fils ; roues à ailettes d'abatage, à manivelles, cames, balanciers et leviers, servant à la fabrication de tricots divers, par MM. Dautry et Viardot, Mathis et Boiteux, Bellemère, Chevrier, Aubert et Jandean, Favreau et Thiébault, etc. Métiers à roues mailleuses, presseuses, etc. par MM. Julien Leroy, Andrieux, Braconnier, Gillet et Coquet, Donine, et autres. MM. Carver, Whitworth, Laneuville, Claussen, Jacquin et Berthelot à l'Exposition universelle de Londres
- CHAPITRE IV. Machines et métiers à chaîne, spécialement destinés à la fabrication des tissus réticulés, noués ou diversement ornés, tels que filets, tulles et dentelles
- § Ier. Des machines à fabriquer les filets d'ornement et de pèche. Anciens mécaniciens qui' s'en sont occupés : Richard March, Peter Brotherston, Horton et Ross, Barber, etc., en Angleterre ; Jacquart et Buron, en France. Apparition de la machine de ce dernier à l'Exposition nationale de 1806 ; prix proposé par la Société d'encouragement en 1802 et décerné, en 1851, au mécanicien Pecqueur ; ses métiers à main et automates perfectionnés par M. Zambeaux
- § II. Des métiers lyonnais à chaîne, servant à fabriquer les tulles à mailles fixes, brochés, brodés, etc. Origine des mécaniques à platinettes percées ou barbins conducteurs des fils de chaîne : Jedediah Strutt et Richard March, en Angleterre ; Ganton, Jolivet, Cochet et Perrany, Aubert, en France. Mobilité et flexibilité des platinettes brodeuses : Robert et Thomas Frost, en Angleterre ; MM. Grégoire, à Nîmes, Calas et Delompnès, George, à Lyon, y appliquent la jacquart. Perfectionnement capital du système des platinettes flexibles, à Lyon, par MM. Descombes, Degabriel, Manigot, Dubian, etc. Métiers à cantres ou cannettes, par MM. Ducis, Cusset, etc
- § III. Revue rapide des plus anciennes patentes anglaises relatives à la fabrication du tulle sur des métiers à chaîne et ensouple (chain-lace, warp frame, etc.) : Richard March, William Dawson, Samuel Caldwell et John Heathcote, Robert et John Brown. Ancien métier Vandyke. Origine de la bobine à chariot ou navette dans les métiers servant à fabriquer, imiter la dentelle et autres réseaux noués : le professeur Leturc et le géomètre Laplace, les mécaniciens Jacquart et Buron, en France ; l'historien Blackner et les tullistes Charles Lacy, John Lindley, John Brown et John Heathcoat, en Angleterre
- Addition relative au métier imaginé en 1776 par le professeur Leturc, et servant à fabriquer mécaniquement la dentelle au moyen de bobines diversement mobiles
- § IV. Examen spécial des plus anciennes patentes anglaises relatives à l'invention des métiers à tulle-bobin, imitant le vrai réseau de dentelle. Première et infructueuse tentative par John Heathcoat, de Longborough, en 1808. Sa seconde, obscure et fondamentale patente de 1809, où se trouvent indiqués des grilles circulaires de guide à platinettes interrompues, des navettes à double circulation et le principe de convergence centrale ou supérieure de tous les fils, etc. Erreurs d'Andrew Ure et d'autres à ce sujet : Morley, Mart et Clark, Leaver, Stevenson, Bruley, Hervey, etc. Définition du vrai réseau de dentelle, par Charles Silvester, de Derby, dans une patente envisagée comme défi ou provocation
- § V. Suite de l'examen des plus anciennes patentes anglaises relatives aux métiers à tulle-bobin. Système automatique de Charles Lacy et de John Lindley, à grilles circulaires fixes, à navettes traversières perfectionnées et roquets ensouples de chaîne circulante (1816). Nouvelle patente délivrée à John Heathcoat, en 1816, pour un métier à main et à marches, fabriquant et brodant simultanément le tulle-bobin, au moyen de barres latérales de guide, de roues à crans et à rosettes
- § VI. Exposé succinct des principaux changements ou perfectionnements apportés aux métiers à tulle-bobin, à partir de 1816. John Heathcoat, breveté, domicilié en France (1820) et y établissant ses deux systèmes de métiers à fabriquer le tulle uni ou brodé. Arrivée antérieure du mécanicien Cutts en France (1817) ; son association avec MM. Thomassin, Corbitt et Blaks, à Douai ; leur procès avec les Anglais Bonnington, Webster et Clarke, de Calais ; perte du brevet d'importation de Cutts et de toute indication relative aux machines importées. La Constituante et les anciens Parlements anglais. MM. Chauvel-Joua et John Leavers, au Grand-Couronne, près Rouen ; le vrai Levers (John), fabricant, patenté dès 1828, pour ses métiers à tulle, en Angleterre
- § VII. Éclaircissements concernant les travaux mécaniques des célèbres ingénieurs John Levers, William Crofts, John Heathcoat, etc., à propos d'écrits erronés divers. La notice de M. Armengaud sur les métiers à tulle-bobin, à propos de celui de M. Keenan, de Paris. MM. Draper, Wright, Hind et Jourdan, Champallier, etc. auteurs supposés de l'application des cartons jacquart aux métiers à tulle-bobin. MM. Birkin, Ball et Dannicliff, Sewell, Burton, Hudson et Bottom, représentant les fabricants anglais de métiers à tulle, à l'Exposition de Londres ; M. Martin, de Saint-Pierre-lez-Calais, représentant ceux de la France
- Récompenses accordées aux exposants de la VIe classe à l'Exposition universelle de Londres
- Table alphabétique des noms d'auteurs, inventeurs, mécaniciens, exposants, etc. première partie
- Seconde partie
- TABLE DES MATIÈRES
- Composition du VIIe jury
- Observations générales
- Bâtiment de l'Exposition
- Modèles d'habitation pour les classes ouvrières
- Modèles de ponts, viaducs, digues à la mer, etc
- Modèles d'édifices et reliefs topographiques
- Procédés et appareils nouveaux employés dans les constructions
- Sondes pour le forage des puits artésiens
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