Le Danemark, catalogue illustré
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- *iï JicUs
- P
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889,
- A PARIS.
- LE DANEMARK
- CATALOGUE ILLUSTRÉ
- RÉDIGÉ
- AVEC L’AUTORISATION DE LA COMMISSION DANOISE
- PAR
- C. N Y R O P.
- COPENHAGUE
- IMPRIMERIE NIELSEN & LYDICHE
- M D CCC LXXXIX
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- COMMISSION
- POUR LA
- PARTICIPATION DU DANEMARK
- A
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889, A PARIS.
- INDUSTRIE, ETC.
- MM.
- Carl Jacobsen, brasseur, président. Harald Bing, fabricant, vice-président. V. Klein, architecte, secrétaire.
- V. Christesen, orfèvre.
- C. Mdllmann, peintre.
- BEAUX-ARTS.
- MM.
- O. Bâche, artiste peintre, président. C. Aarsleep, sculpteur.
- V. Bissen, sculpteur.
- Chr. Blache, artiste peintre.
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- L. Fenger, architecte.
- H. Holm, architecte.
- Y. Johansen, artiste peintre.
- Y. Klein, architecte.
- P. S. Krüyer, artiste peintre.
- A. y. Saabye, sculpteur.
- J. F. Skovgaard, artiste peintre.
- C. Thomsen, artiste peintre.
- H. R. Baumann, secrétaire.
- F. de Hedemann, gentilhomme de la cour, commissaire général.
- Hornemann, H., ingénieur civil, secrétaire
- du commissariat.
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- Les objets exposés dans le premier Groupe (Œuvres d’art) se trouvent tous au Palais des Beaux-Arts. — Pour les autres groupes on a indiqué après le nom de chaque exposant si les objets qu’il expose se trouvent au Palais d’Exposition propre, à la Galerie des machines ou sur la q-uai d’Orsay.
- L’exposition archéologique, ethnographique et anthropologique danoise se trouve au Palais des arts liberaux.
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- Premier Groupe.
- Œuvres d’art.
- Notice sommaire.
- En. Danemark, comme dans la plupart des pays du Nord, l’art moderne date de la fondation des académies des beaux-arts. L’Académie de notre pays fut fondée en 1754; mais pendant longtemps l’art qu’elle abritait, restait une plante exotique sans prendre racine. L’artiste le plus notable de l’époque était Abildgaard (1742 — 1809) dont l’importance principale est d’avoir été le professeur du sculpteur Thorvaldsen et du peintre Eckersberg, deux hommes qui acquirent une influence décisive, chacun dans son genre.
- Eckersberg (1783 — 1853), après avoir suivi les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Copenhague, étudiait pendant trois ans à Paris comme l’élève de David; c’est lui qu’on peut considérer comme le fondateur de l’école de peinture danoise moderne, son génie d’artiste égalant son génie de professeur. Artiste, il adorait la nature qu’il étudiait jusqu’au jour de sa mort; professeur, il inculquait le même amour aux jeunes tout en leur demandant la reproduction rigoureuse de ce qu’ils voyaient. En choisissant ses sujets il n’était pas spéculatif, et rejeta sans hésitation les allégories du 18me siècle qu’il tenait d’Abildgaard. Dans ses tableaux il ne reproduisait que la vie qu’il voyait autour de lui, et il engageait ses élèves à en faire de même: l’approfondi et le naturel, voilà les traits caractéristiques de son
- école. Aussi est-ce bien significatif ce qui s’est passé à Copen-
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- hague en 1888: une société d’artistes français allèrent voir un cycle de tableaux peint en 1840 par un des élèves d’Eckersberg.*) Arrivés au musée ils s’arrêtèrent: „Mais alors“, s’écrièrent-ils, „vous avez donc eu le naturalisme avant nous!“ et l’on ne pouvait les retenir d’aller saluer l’artiste encore vivant qu’en leur apprenant qu’il était âgé de 87 ans et hors d’état de les recevoir.
- D’entre le grand nombre d’élèves qu’avait Eckersberg il faut citer Marstrand (1810-1873). peintre humoriste avec beaucoup de verve et d’une productivité peu ordinaire, et M. Sonne (né en 1801) qui découvrait le premier l’intérêt pittoresque que présentait la vie journalière des paysans.
- La génération suivante marchait sur les traces de ses prédécesseurs tout en élargissant le terrain de l’art. La marine, fondée déjà par Eckersberg, prit une grande extension, de même que le paysage duquel, parmi les anciens, Skovgaard (1817 — 1875) était un représentant proéminent. Parmi les animaliers il faut nommer Lundby (1818 — 1848). Durant toute cette période l’art danois avait un développement spontané, indépendant de toute influence 'étrangère.
- Peu à peu, cependant, on sentait le besoin d’impulsions nouvelles: on avait reconnu que le coloris d’Eckersberg — comme celui de David — était sec, et ce fut de nouveau vers la France où ce côté de l’art se cultivait alors spécialement qu’on se tourna. En 1866 M. Bâche (né en 1839) se rendit à Paris, et depuis lors des rapports très vifs se sont établis entre les artistes danois et les artistes français; ainsi M. Bonnat a compté beaucoup d’artistes danois parmi ses élèves. La lutte entre les tendances traditionnelles et les idées nouvelles a donné naissance à une fermentation qui ne s’est pas encore débrouillée.
- *) Ce cycle se trouve au Musée Thorvaldsen. M. Sonne y a représenté, d’une façon toute naturaliste et dans des figures de grandeur naturelle, le peuple donnant un accueil grandiose à Thorvaldsen lors de son retour, en 1838, à Copenhague après 42 ans d’absence.
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- Pour la sculpture il va sans dire que Thorvaldsen (1770 —
- 1844) a exercé une très grande influence; cependant son élève Bissen père (1798-1868) s’éloignait de lui en ce qu’il travaillait - ainsi que l’avait fait Eckersberg - avec plus de naturalisme; son monument en souvenir d’Œersted, le découvreur de l’électro-magnétisme, est sous ce rapport une œuvre bien remarquable. L’homme est représenté tenant les mains comme c’était son habitude en faisant ses cours, et vêtu d’un costume tout moderne: pas de draperies ni d’attributs et pourtant une œuvre éminemment spirituelle.
- Les sculpteurs plus jeunes travaillent pour la plupart dans le même sens, mais les conditions économiques du pays n’ouvrent malheureusement pas de champ à la sculpture. Depuis quelques années le mécène bien connu, le brasseur M. Jacobsen fait de grands efforts pour lui inspirer une vie nouvelle en ornant nos jardins publics de statues et par la fondation de la magnifique Glyptothèque de Ny Carlsberg dans laquelle l’art français est aussi richement représenté.
- Pour l’architecture, le Danemark possédait à la fin du siècle dernier en Harsdorff (1735 — 1799) un homme démarqué et qui le premier en Europe mit en usage les formes architecturales grecques. Mais son élève Hansen (1756 — 1845) avait malheureusement beaucoup moins de talent, et là situation financière du pays étant, au commencement du siècle, très mauvaise, l’architecture languissait pendant beaucoup d’années, l’Académie des Beaux-Arts, où sur ce terrain Hetsch (1788 —1864) était souverain, s’étant pétrifiée en formes conventionnelles.
- Ce fut d’abord Bindesboll (1800 — 1856) qui inspira l’art d’une vie nouvelle en rompant avec les dogmes acceptés et en déclarant l’égalité de toutes les formes du beau. Quand, en 1864, l’école d’architecture de l’Académie eut été transformée en une véritable institution d’instruction, un assez grand nombre d’architectes bien instruits ne tardèrent pas à apparaître; malheureusement la spéculation s’étant emparée chez nous, comme
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- ailleurs, de la construction, ces hommes rencontrent de grandes difficultés. L’art moderne danois est très éclectique.
- En parlant de l’art danois il faut encore nommer un homme qui, sans être artiste lui-même, a exercé sur lui une très grande influence par son instruction, par sa parole vivifiante et par ses bons conseils. C’est le savant et gracieux professeur de l’histoire des arts Niels Hoyen né en 1798 et mort en 1870.
- CLASSE 1.
- Peintures a Vhuile.
- L’astérisque indique que
- Gr. ACHEN :
- 1. ‘Malades, attendant la guérison, couchés auprès du tombeau de Ste-Hélène.
- Anna Ancher:
- 2. Femme aveugle.
- 3. La cuisinière.
- 4. Une vieille femme.
- 5. Un pêcheur et sa femme plumant des mouettes.
- M. ANCHER:
- 6. ‘Un vieillard devant sa maison.
- 7. Se tirera-t-il d’affaire?
- 8. Le rieur..
- 9. Portrait de ma femme.
- le tableau est à vendre.
- 3 0. La malade.
- 11. Le berceau.
- 12. Les deux amis.
- 13. Portrait de M. S.
- O. BACHE:
- 14. Chevaux de labour.
- 15. Portrait de M. C. Peters, statuaire danois.
- R. BlSSEN:
- 16. ‘Côte orientale de Jutland, Danemark.
- 17. ‘Paysage près de Meilgaard, Jutland.
- CHR. BLACHE:
- 18. Port intérieur de Copenhague.
- 19. ‘Mer calme.
- i fr
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- C. BLOCH:
- 20. ‘Martyre de St-Etienne.
- 21. La lettre.
- 22. ‘La poissonnière.
- 23. ‘Un juif.
- 24. Portrait de Mlle J. B.
- H. BRASEN:
- . 25. Yent.
- H. A. BRENDEKILDE:
- 26. ‘Au secours!
- 27. A la campagne.
- 28. Les deux voisins.
- 29. La visite.
- A. C. RlIS-C ARSTENSEN:
- 30. Vue d’Elseneur.
- B. CHRISTIANSEN:
- 31. Le train approche.
- ÜHR. GLAUSEN:
- 32. Jeune fille.
- 33. Intérieur.
- AUGUSTA DOHLMANN:
- 34. ‘Lilas.
- 35. ‘Pensées.
- R. ElLERSEN:
- 36. ‘Soir d’été.
- M. C. ENGELSTED:
- 37. Jésus-Christ et Nicodème.
- 38. La partie d’hombre.
- 39. Joueurs de domino.
- H. FRIIS:
- 40. Printemps.
- A. Fritz.
- 41. ‘Octobre.
- 42. Ruisseau.
- L- FR0HLICH:
- 43. L’œil de Dieu et Caïn.
- Y. HAMMERSH0J:
- 44. ‘Étude.
- 45. Vieille femme.
- 46. Jeune fille.
- 47. Job.
- AD. H. HANSEN:
- 48. Intérieur du château du Fredensborg.
- C. SüNDT-HANSEN: •
- 49. ‘Dimanche à la campagne, Norvège.
- H. N. HANSEN:
- 50. ‘Malades auprès du tombeau de Ste-Hélène.
- 51. Cimetière.
- I. TH. HANSEN:
- 52. ‘La grande galerie du château de Stockholm.
- 53. ‘Le Baptistèré de S. Marco.
- O. HASLUND:
- 54. Concert.
- 55. Portrait d’enfant.
- 56. Portrait d’enfant.
- 57. Plage près de Hornbæk.
- 58. ‘Paysage, Hornbæk.
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- A. HELSTED:
- 59. Le penseur.
- 60. Père et fils.
- 61. Mademoiselle Bébé et ses poupées.
- E. HENNINGSEN:
- 62. La parade.
- 63. Summum jus, summa injuria.
- K. HOLS0E:
- 64. Intérieur de salon.
- 65. Un coin de cuisine.
- P. ILSTED:
- 66. Intérieur.
- 67. Une brouillerie.
- Y. IRMINGER:
- 68. Enfants malades à l’hôpital de Refsnæs.
- I. TH. JENSEN:
- 69. ‘Un ravin.
- K. JENSEN:
- 70. Galerie du château duRosen-borg.
- A. JERNDORFF:
- 71. Portrait de M. le Conseiller d’État L. Müller.
- 72. Portrait de Mme de S.
- 73. Portrait de Mlle Th. Jacobsen.
- 74. Portrait de Mme E. de S.
- Y. JOPIANSEN :
- 75. La cuisinière.
- 76. Intérieur d’une cuisine.
- 77. Chez moi.
- 78. Après dîner.
- 79. Bébé fait sa sieste.
- 80. ‘Grand nettoyage.
- Y. KORNERUP :
- 81. La noce.
- P. S. KR0YER:
- 82. Le chapelier de village.
- 83. Portrait de M. F. Meldahl, Directeur de l’Académie des Beaux-Arts de Copenhague.
- 84. Sur la plage.
- 85. Le départ des pêcheurs.
- 86. Hip, Hip, Hip, Hurra, Hurra, Hurra !
- 87. La Prescita.
- 88. Le Comité de l’Exposition Française à Copenhague 1888.
- C. LOCHER:
- 89. ‘Janvier. Marine.
- 90. ‘Sur la mer Atlantique.
- 91. Plage près de Hornbæk.
- S. LUND:
- 92. ‘Chevaux.
- B. MlDDELBOE:
- 93. Portrait de Mme la baronne
- E. G.
- N. PETERSEN-MOLS:
- 94. Attelage de boeufs.
- 95. ‘Veaux.
- 96. Jument et poulain.
- 97. Paysage.
- 98. *11 pleut.
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- Emilie Mundt:
- 99. ‘Un asile.
- P. M0NSTED:
- 100. ‘Ruisseau:
- SCH0NHEYDER-M0LLER :
- 101. ‘Soir.
- H. SLOTT-M0LLER:
- 102. Portrait de ma femme.
- TH. NlSS:
- 103. Marine.
- 104. ‘Paysage.
- 105. ‘La baie des horreurs, Jut-land, Danemark.
- 106. Au bord de la forêt; hiver.
- 107. ‘La chûte des feuilles.
- I. PAULSEN:
- 108. ‘Le repos dans l’atelier.
- 109. ‘La sainteVierge et l’Enfant.
- 110. Portrait de Mme E. W.
- 111. ‘L’orage. Soir d’automne.
- 112. Coucher du soleil.
- 113. Jour d’été.
- 114. Paysage près de Sjælso, Danemark.
- 115. Intérieur.
- 116. Nuit d’été.
- O. PEDERSEN:
- 117. ‘Septembre.
- 118. ‘Intérieur d’une écurie.
- 119. La blanchisseuse.
- 120. Paysage.
- 121. Portrait.
- 122. Portrait.
- TH. PEDERSEN:
- 123. ‘Retour de la pêche.
- 124. ‘Frégate cuirassée russe' dans le Sund, Danemark.
- Y. PEDERSEN:
- 125. ‘Clair de lune dans le bois.
- 126. ‘Après-midi en été.
- 127. ‘Vent.
- 128. ‘Dans le marais.
- 129. ‘Clair de lune.
- 130. Soleil de printemps. Sora, Italie.
- 131. ‘Retour du pâturage. Sora, Italie.
- 132. ‘La mère heureuse. Effet de soleil.
- T. PETERSEN:
- 133. Le Sund de Svendborg, Danemark.
- TH. PHILIPSEN:
- 134. Vaches ruminantes.
- 135. Vaches au pâturage.
- 136. Veaux.
- 137. Bétail sur la plage.
- 138. Un chemin dans la forêt.
- 139. Un chemin dans la forêt.
- 140. Une étable d’ânes à Tunis.
- L. A. PING:
- 141. Dans le village.
- 142. ‘Laboureurs.
- 143. Village.
- 144. Paysage.
- C. SCHMIDT-PHISELDECK:
- 145. Jour d’été.
- 146. ‘Après le coucher du soleil.
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- G. SELIGMANN: 147. "Dimanche au musée de Thorvaldsen. 148. "Chez le curé. L. TUXEN: 166. "Rentrée des pêcheurs, au crépuscule, Pas de Calais. 167. italienne sortant du bain. 168. Portrait de Mme 0. Jacobsen.
- I. F. SKOVGAARD : 149. Marché à Sora, Italie. 150. La tonte. 151. Le chemin de Civita d’An-tino, Italie. 152. L’abside de Ste-Pudentiana, Rome. 153. Partie du Parthénon. 154. Portrait. 169. Portrait de Mme de B. 170. Vénus triomphante. P. OLSEN-VENTEGODT: 171. *La veille de noël chez le grand-père. A. WANG: 172. "Jour d’automne.
- N. K. SKOVGAARD: 155. Paysage de la côte occidentale de Jutland, Danemark. 156. "Soir d’automne. BERTHA WEGMANN: 173. Portrait de Mme S. 174. Portrait de M. M. 175. Portrait de Mile J. B. 176. Portrait de Mme T.
- M. THERKILDSEN : 157. L’abreuvoir. 158. La halte. 159. Veaux. 160. Intérieur d’une étable. C. WENTORF: 177. Portrait de M. C. F. Aa-gaard, artiste peintre danois.
- C. THOMSEN: 161. Un dîner au presbytère en l’honneur de l’évêque. 162. Mal-à-propos. 163. "La visite à l’atelier. I. P. WlLDENRADT: 178. *Vieux chênes. Jutland, Danemark. 179. "Ruisseau d’Inferret, Provence.
- A. THORENFELD: 164. "Jour d’été. Danemark. I. F. WlLLUMSEN: 180. Chez le boucher.
- EMMY THORNAM: 165. "Lilas. 181. Dans le moulin; après-midi. 182. Intérieur d’une ferme à Refsnæs, Danemark.
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- CHR. ZACHO:
- 183. Ruisseau sous bois.
- 184. ‘Effet d’hiver. Environs de Copenhague.
- 185. ‘Oliviers à Menton.
- 186. ‘Sous les vieux chênes.
- 187. ‘L’hiver.
- CHR. ZAHRTMANN:
- 188. La mort de la reine Sophie-Amélie.
- 189. Leonora-Christina Ulfeld en prison.
- 190. Trois filles de Sora. Italie.
- CLASSE 2.
- Peintures diverses et dessins.
- C. SOYA-JENSEN:
- 191. Une vieille cour à Copenhague. Aquarelle.
- Y. JOHANSEN:
- 192. La vieille bonne. Dessin.
- 193. Mère montrant des images aux enfants. Dessin.
- P. S. KR0YER:
- 194. Souvenirs d’un voyage en Italie. Aquarelles.
- 195. Souvenirs d’un voyage en Espagne. Aquarelles.
- H. TEGNER:
- 196. Une série des dessins dont les sujets sont empruntés
- aux Comédies deLudvigHol-berg. L’œuvre entière contient environ 350 dessins et appartient àM.ErnstBojesen, libraire d’art à Copenhague.
- C. THOMSEN:
- 197. Scènes de la vie dans un presbytère danois. Dessins.
- ELISABET WANDEL:
- 198. ‘Jeune femme. Pastel.
- A. WILDE:
- 199. Intérieur. Pastel.
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- CLASSE 3.
- Sculptures et gravures en médailles.
- C. AARSLEFF:
- 200. Jeune homme. Statuette; plâtre.
- 201. Jeunes géants ricanant. Fragment d’une frise dont le sujet est emprunté à la mythologie Scandinave, avec le dessin de la frise entière.
- Y. BlSSEN:
- 202. ‘Peintre de vases. Statue; marbre.
- 203. ‘Lafilandière. Statue; plâtre.
- 204. Portrait de Mme I. B. Buste; terre cuite.
- L. BRANDSTRUP:
- 205. Portrait de mon père. Buste; plâtre.
- ANNE-M. BRODERSEN:
- 206. Un veau. Bronze.
- 207. ‘Un veau. Bronze.
- H. PEDERSEN-DAN:
- 208. ‘Ismaël. Statue; bronze.
- HENNY DlDERICHSEN:
- 209. ‘Le premier bain. Groupe; marbre.
- N. H0GH:
- 210. Portrait de Mlle B. Buste.
- 211. ‘Statuette.
- A. W. SAABYE:
- 212. ‘Suzanne devant le tribunal. Statue; marbre.
- 213. Portrait de Mme H. Buste; plâtre.
- 214. Portrait de Mlle O. Buste; plâtre.
- C. SMITH:
- 215. ‘Portrait de M. Henry George, auteur américain. Buste; plâtre.
- CLASSE 4.
- Dessins et modèles d’architectures.
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- Relevés d’anciens édifices danois. L’oeuvre est exécuté, sous la direction de
- M. Hans I. Holm, professeur de l’Académie, par des architectes danois, et appar-
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- tient à la Bibliothèque de l’Académie Royale des Beaux-Arts à Copenhague.
- 216. Détails du château du Kronborg; 1585. Rel. par M. M. Borch, H. Kampmann, A. Krog et M. Nyrop.
- 217. Le château de Rygaard; 1593. Rel. par M. O. Koch.
- 218. Le château de Egeskov 1554. Rel. par M. O. Koch.
- 219. Le château deBorreby ; 1556. Rel. par M. O. Koch.
- Société danoise
- L. FR0HLICH:
- 223. Fragment de l’esquisse d’une frise au musée du Frederiks-borg: la conquête de l’Angleterre par les Danois au dixième siècle.
- 224. Esquisse d’une autre partie de la même frise.
- Dessin représentant une armoire.
- Eau-forte représentant un écusson de porte.
- 225. La valkyrie excitant le vi-king à faire une descente sur les côtes étrangères. Peint à la Gobelin.
- Elise Konstantin-Hansen :
- 226. Morues. Imitation de tapisserie.
- 227. Mouettes. Esquisse. Imitation de tapisserie.
- 220. Le château de Breininggaard ; 1595. Rel. par M. Y. Môrk-Hansen et M. E. Jnrgensen.
- 221. Le château de Hesselager-gaard; 1538. Rel. parM. F. Koch et M. H. Garde.
- L. FENGER:
- 222. Architecture dorique polychrome, dessinée par L. Fenger et lithographiée par Hoffensberg & Trap à Copenhague.
- d’ornamentation.
- 228. Poissons dorés. Imitation de tapisserie.
- 229. Pies de mer. Dessin d’une décoration en terre émaillée.
- A. JERNDORFF &
- TH. BiNDESBGLL:
- 230. Billet de 10 couronnes. Dessins.
- TH. BINDESBGLL:
- 231. Cruche en terre émaillée. Dessin.
- 232. Même sujet.
- 233. Même sujet.
- 234. Même sujet.
- N. K. SKOVGAARD:
- 235. Trois plats enterre émaillée. „ Œdipe et le Sphinx," „La Sirène entourée des vaisseaux d’Ulysse", „Un coq de bruyère". Dessins.
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- TH. BINDESB0LL &
- J. F. SKOVGAARD:
- 236. Esquisse d’un diplôme. Aquarelle.
- 237. Cruche en terre émaillée avec des bras de poulpe. Dessin.
- 238. Dessin représentant un autel à exécuter en terre émaillée.
- J. F. SKOYGAARD:
- 239. Plat en terre émaillée. „St-Michel et le dragon". Dessin.
- 240. Plat en terre émaillée. „Ève et le Serpent". Dessin.
- 241. Cruche en terre émaillée. „ Couleuvre et amadou viers". Dessin.
- 242. Cruche en terre émaillée. „ Méduses". Dessin.
- CLASSE 5.
- Gravures et lithographies.
- F. LARSEN:
- 243. Chiens de quête. Lith. d’après le tableau de M. Otto Bâche.
- 244. La mère de Rembrandt. Lith. d’après l’original chez M. le comte de Moltke.
- C. LOCHER:
- 245. Clair de lune. Eau forte.
- C. PAULSEN:
- 246. Trois gravures sur bois.
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- Deuxième Groupe.
- Education et enseignement. — Matériel et procédés des arts libéraux.
- Notice sommaire.
- L’instruction, en Danemark, est à la hauteur de celle des pays les plus avancés de l’Europe. A Copenhague, capitale du pays, on trouve l’Université (fondée en 1480), l’Académie des Beaux-Arts (fondée en 1754), l’École des sciences appliquées (fondée en 1829), l’École vétérinaire et agricole (fondée en 1856), le Conservatoire de musique (fondé en 1866), etc., sans parler de deux grandes bibliothèques publiques, la Bibliothèque royale de 500 000 volumes et la Bibliothèque de l’Université de 270 000, ni d’un nombre considérable de musées parmi lesquels nous citerons le Musée des antiquités du Nord, le Musée chronologique des rois de Danemark au château du Rosenborg, le Musée Thorvaldsen et la Glyptothèque de Ny Carlsberg.
- L’instruction étant obligatoire pour tout enfant de sa 7me à sa 13me année, il y a des écoles primaires partout dans le pays ayant un corps enseignant de 3861 instituteurs; à Copenhague et dans les autres villes d’importance l’enseignement primaire prend, depuis quelques ans, un nouvel élan: en 1870 le corps enseignant de Copenhague ne montait qu’à 183 instituteurs et institutrices; aujourd’hui il en compte 619. — Indépendamment d’un grand nombre d’écoles libres pour l’enseignement secondaire, il y a en Danemark deux catégories d’écoles d’adultes: ce sont,
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- dans les campagnes, les Folkehejskoler (il en existe près de 70) on hautes écoles populaires, fréquentées par les jeunes paysans des deux sexes; dans les villes, les écoles techniques — au nombre d’environ 75 — pour les apprentis et les jeunes ouvriers. Toutes ces écoles sont des institutions libres recevant pourtant des subventions de l’État.
- Des établissements spéciaux existent depuis longtemps pour l’instrùction des personnes frappées d’incapacités d’esprit ou de corps; tels sont l’Institut royal des sourds-muets, fondé en 1807, l’Institut royal des aveugles, fondé en 1881 et l’Hospice des idiots, fondé en 1855.
- Autour de la Société danoise de l'industrie domestique sont venues se grouper un grand nombre d’associations disséminées sur toute la surface du pays et ayant pour objet l’utilisation, surtout parmi les populations des campagnes, des heures de loisir. — L’Association danoise pour le travail manuel à l’école, qui expose dans les Classes 6 et 7, a pour but, ainsi que l’indique son nom, l’introduction, dans les écoles du pays, du travail manuel comme branche d’enseignement.
- Les faits suivants prouveront le développement rapide de la vie intellectuelle du Danemark: tandis qu’en 1878 le nombre des imprimeries était de 52 à Copenhague et de 107 dans le reste du pays, il y en a aujourd’hui 99 dans la capitale et 135 dans la province, un accroissement de 50 p.c. Pendant la même époque, le nombre des journaux et revues a augmenté de 133 à 220.
- Pour ce qui est de l’influence de l’art sur l’industrie, nous renvoyons le lecteur à la notice sommaire du 3me Groupe sur l’industrie artistique. Nous rappelerons ici seulement que l’institution centrale des écoles techniques du pays, l’École technique de Copenhague, a comme branche d’enseignement l’application de l’art à l’industrie ; la même instruction est donnée aux femmes par l’Ecole de dessin pour les femmes, qui expose dans la Classe 7 plus loin.
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- CLASSE 6.
- Education de l’enfant. — Enseignement primaire. — Enseignement
- des adultes.
- Association danoise pour le travail manuel a
- L’ÉCOLE, Copenhague (13 Værnedamsvejen). Palais.
- 1. Série de modèles à l’usage des écoles du travail manuel, système Aksel Mikkelsen. La série contient des objets pour les exercices préliminaires et des modèles pratiques. Les exercices, ayant des numéros d’ordre, servent surtout aux études des professeurs et des instituteurs, et comprennent tous les exercices que contient la série. Pour les modèles, on a fait un choix de ceux qui servent à l’instruction des enfants.
- 2. Outils et établis, 3 jeux (construction de M. Aksel Mikkelsen) à l’état que les fournit l’Association aux écoles du travail manuel du pays.
- 3. Un volume de dessins des modèles de l’Association pour le travail manuel.
- 4. Illustrations d’écoles du travail manuel, système A. Mikkelsen.
- L’Association danoise pour le travail manuel à l’école fut
- fondée en 1886. Elle reçoit une subvention annuelle de l’État de 16 800 frs. Elle a pour objet l’introduction du travail manuel comme branche d’enseignement dans les écoles du pays. Elle livre aux écoles, qui introduisent le travail manuel, l’outillage nécessaire à des conditions favorables; elle paye en partie l’instruction de professeurs des deux sexes laquelle se donne à une École normale du travail manuel, système Aksel Mikkelsen, qu’elle a fondée et dont M. Aksel Mikkelsen est le directeur. Enfin elle soutient de toute façon les écoles qui adoptent le travail fnanuel comme objet d’enseignement, au moyen de conférences, d’expositions de modèles, d’outils, de dessins, etc. L’Association publie un rapport annuel, des brochures sur son système de travail, des dessins, etc., et possède une collection de modèles où toute personne qui s’y intéresse pourra se mettre au courant de la question.
- En élaborant les dessins de l’Association M. Aksel Mikkelsen a eu recours à l’assistance des artistes MM. S. Marstrand, architechte, C. Andersen, K. Jensen et Kofoed, peintres.'
- L’Association expose aussi dans la Classe 7.
- La description détaillée des objets exposés se trouve à la disposition du public; on peut l’avoir en s’adressant à la section danoise.
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- ROM, N. C., libraire-éditeur, Copenhague (3-5 Jernbanegade). Palais. — Livres classiques; modèles de dessins à l’usage des écoles; cahiers de dessin à modèles; cahiers d’écriture à modèles; cartes géographiques à l’usage des écoles et recommandées par le ministère
- Fig. 1. Loxocosme (N. C. Eom).
- des cultes et de l’instruction publique; tableaux d’intuition classiques par M. Angelo Haase; loxocosme (Fig. 1) breveté par M. H. Rom; livres et modèles de dessin (Fig. 2) pour le travail manuel et l’industrie domestique.
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- i'ig. 2. Modèle de dessin, Berceau (N. C. Rom).
- Maison fondée en 1876. - A l’Exposition de Paris de 1878 un premier prix a été décerné à l’exposant en reconnaissance de services rendus à l’industrie domestique; des distinctions analogues lui ont été décernées par deux congrès scolaires Scandinaves.
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- Fig. 3. Tapisserie, fragment d’un tapis (École de dessin pour femmes).
- ÉCOLE DE DESSIN POUR FEMMES, Copenhague (10 Halm-torvet), directrice Mme Charlotte Klein. Palais. — Dessins, tableaux, broderies et tapisseries (Fig. 3, 6), ouvrages en bois (Fig. 4), en métal
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- CLASSE 7.
- Organisation et matériel de renseignement secondaire.
- Association danoise pour le travail manuel a
- L’ÉCOLE, Copenhague (13 Værnedamsvejen). Palais. — TJne collection de dessins montrant les poses du corps pendant le travail manuel à l’école. Un essai d’arrêter des poses saines et gracieuses durant le travail manuel à l’école et d’attirer l’attention à l’importance de positions normales pendant le travail en général pour éviter les difformités du corps. A l’Exposition Scandinave de Copenhague de 1888 ces illustrations ont obtenu une médaille de deuxième classe. Voir plus haut Classe 6.
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- Fig. 4. Cadre de bois sculpté (École de dessin pour/femmes).
- (Fig. 5) et en majolique. Les décorations et les compositions sont dues aux élèves elles-mêmes sauf une petite partie des faïences, copiées d’après d’anciennes majoliques italiennes, et une chaise
- Fig. 5. Coupe gravée au burin (École de dessin pour femmes).
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- sculptée qui est la copie d’une chaise islandaise du 13me siècle se trouvant au Musée des antiquités du Nord de Copenhague.
- L’institution fut ouverte au mois de janvier 1875. Le nombre moyen d’élèves est de 70. Les matières enseignées sont la géométrie élémentaire et la géométrie descriptive, le dessin, la peinture et le modelage d’après le plan, le relief, la bosse, la nature morte, les fleurs et le modèle vivant, enfin la composition de décorations des différents styles. Pour des études techniques, l’enseignement
- Fig. 6. Coussin de sofa (École de dessin pour femmes).
- comporte la sculpture et la découpure en bois, la xylographie, la gravure au burin, la ciselure, la ciselure au bouge, la peinture sur porcelaine et sur faïence, la tapisserie et la broderie. L’école fait faire un cours sur l’histoire de l’art et un cours d’anatomie. — L’école est une institution libre; le seul contrôle qu’y exerce le gouvernement est la nomination de deux des six membres de la direction. Elle a une subvention du gouvernement d’environ 14 000 frs. et une autre de la ville de Copenhague d’environ 1400 frs. par an. Les dépenses excédant ces sommes sont dé-
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- frayées au moyen des rétributions scolaires; le mois d’école est de 16 frs. 60 à 22 frs. pour cinq leçons par jour. Les élèves pauvres dont le nombre actuel est de quinze, ont des bourses. Le corps enseignant se compose de 12 professeurs dont quatre femmes.
- CLASSE 8.
- Organisation, méthodes et matériel de l’enseignement supérieur.
- FEDDERSEN, ARTHUR, Secrétaire général de la Société des pêcheries de Danemark, Copenhague (5 Kvæsthusgade). Quai. — Collection de poissons d’eau douce d’Islande conservés à l’esprit de vin ; le journal des pêcheries (sept années) ; littérature sur la pêche.
- Médailles aux Expositions de Bérlin 1880, de Lysekil 1883, d’Aalborg 1883 et de Copenhague 1888.
- Expose aussi dans là Classe 43.
- HANSEN, CARL, professeur à l’École vétérinaire et agricole de Copenhague, Copenhague (6 Svanholmsvej). Palais. — Carte montrant la distribution géographique des Gymnospermes, c. à d. des Gnétacées, des Conifères et des Cycadées sur le globe. Recherches et composition de l’exposant. Échelle 1:5 000 000. La carte, faite exprès pour l’Exposition universelle de Paris de 1889, est exécutée par M. I. C. Y. Bartrumsen, ancien horticulteur.
- HANSEN, H. J., Docteur en philosophie, Copenhague (33 Thuresensgade). Palais. — Zoologia Danica. Illustrations de la faune du Danemark accompagnées de textes populaires par différents auteurs.
- L’ouvrage, commencé par le professeur I. C. Schiodte (mort en 1884), est publié par l’exposant à l’instigation du ministère des cultes et de l’instruction publique. Les planches, gravées sur cuivre, sont dues au burin de M. E. A. Levendahl. L’objet de l’ouvrage est d’offrir aux professeurs, aux étudiants et à d’autres une description à la fois détaillée et claire de la faune du pays et dans laquelle on trouvera tout ce qu’on sait d’essentiel sur la structure et la vie des animaux. Les planches et les livraisons exposées sont prises à l’assortiment du libraire; elles n’ont pas été enluminées exprès pour être exposées.
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- CLASSE 9.
- Imprimerie et librairie.
- Association danoise de touristes, Copenhague (34
- Kongens Nytorv). Palais. — Colonne à plaques mobiles représentant le Danemark en tableaux. On y trouvera des vues de Copenhague, des reproductions du Musée Thorvaldsen, du Musée des antiquités du Nord, du Musée du palais du Rosenborg, de la Glyptothèque du Ny Carlsberg, des différentes contrées du Danemark entre autres le château du Frederiksborg, le château du Fredensborg, la ville de Roskilde, la pointe de Skagen, la falaise de Moen, etc.
- L’Association a été fondée en 1888; elle a pour objet de développer la vie de touriste des Danois et de stimuler la fréquentation du pays par les étrangers.
- BAGGE, Fr., Imprimeur, Copenhague (4 Frederiksholms Ka-nal). Palais. — Collection de livres, de tirages d’illustrations, de gravures sur bois et de zincographie.
- L’établissement est fondé en 1884; le nombre d’ouvriers qu’il emploie, est de 24 dont 20 hommes et 4 femmes; comme force motrice on a un moteur à gaz de 4 chevaux. Les objets exposés ont été pris parmi les exemplaires qui sont dans le commerce. — Médaille de première classe à l’Exposition de Copenhague de 1888. -- M. Bagge dirige l’impression en personne; il cite M. M. C. Nielsen comme un prote très habile à la composition.
- CATO, CHR. I., lithographe, Copenhague (3 Nytorv). Palais. — Ouvrages lithographiques (chromotypie).
- Établissement fondé en 1869 ; il occupe 25 ouvriers; un moteur à gaz de 2 chevaux. - Médaille de deuxième classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- CORDTS, CARL, dessinateur de sujets d’historié naturelle, lithographe, Copenhague (42 St. Knudsvej). Palais. — Planches lithographiques d’après des sujets d’histoire naturelle. — Médaille de première classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- HENDRIKSEN, F. et CIE, graveurs,
- Copenhague (24 Store Kongensgade). Palais. —, Gravures sur bois et typogravures.
- La maison, dont la marque est figurée ci-contre, est fondée en 1870.
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- HÔST, ANDR.-FRED., & FILS, libraires de S. M. le Roi de Danemark, Copenhague (49 Gothersgade). Palais. — Publications dans les langues danoise, française, allemande, islandaise, italienne, néogrecque etc.
- La librairie, fondée en 1836, est aujourd’hui sous la direction de M. Christian Hôst, fils du fondateur et membre correspondant du cercle de la librairie de Paris. La maison s’est faite une spécialité de la transplantation d’ouvrages d’auteurs danois en différentes langues étrangères. — Parmi les ouvrages exposés se trouvent les livres suivants, dont le premier est la plus récente publication de la maison, publiée à la fois en français, en anglais et en allemand et honorée d’une souscription du ministère des affaires étrangères :
- Le Danemark. Histoire et géographie, langue, littérature et beaux-arts, conditions sociale et économique, publié avec le concours de savants danois, par H. Weitemeyer.
- G. F. Allen. Histoire de Danemark I-II.
- Contes populaires grecs, publiés par MM. de Hahn et Jean Pio.
- A. Hannover. Le cartilage primordial.
- Julius Petersen. Méthodes et théories pour la résolution des problèmes de constructions géométriques.
- Commissionnaire à Paris: M. C. Borrani, 9 rue des Saints-Pères. Dépôt des publications françaises à la librairie K. Nilsson, 212, rue de Rivoli, Paris.
- KITTENDORF, ÂD. (Raison sociale : J. W. Tegner & Kitten-dorf), lithographe, Copenhague (Vesterbrogade). Palais. — Douze feuilles lithographiées d’après des tableaux de peintres danois.
- Les feuilles exposées font partie de l’ouvrage: illustrations d’après des peintres danois"; depuis 1854 il en a paru 176 feuilles. L’exposant, qui les a toutes exécutées en personne, est professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Copenhague depuis 34 ans. En 1850 il s’associa avec M. Tegner pour fonder la maison sus-dite.
- TEGNER, J. W. (Raison sociale : J. W. Tegner & Kitten-dorf), lithographe, Copenhague (Vesterbrogade). Palais. — Portraits lithographiés.
- L’exposant, qui fondait en 1850 avec M. Kittendorf nommé ci-dessus la maison J. W. Tegner & Kittendorf, a lithographié, 1,500 portraits au courant de cinquante années.
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- Thiele, H. H., imprimeur, Copenhague (7 Yalkendorfsgade). Palais. — Livres et spécimens de typolithographie en noir et en couleurs.
- Maison fondée en 1770.
- CLASSE 10.
- Papeterie, reliures; matériel des arts de la peinture et du dessin.
- Petersen, Immanuel, D. L. Clément successeur,
- relieur de l’Université, Copenhague (62 Kjobmagergade). Palais. — Livres reliés (Fig. 7).
- L’exposant est hors concours.
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- Fig. 7. Reliure (Imm. Petersen).
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- WEITEMEYER, ÜARL, serrurier, Copenhague (50 Nerrebro-gade). Palais. — Presse à copier en fer battu.
- La maison fut fondée en 1839 par le père de l’exposant (mort en 1886). Elle a fait une spécialité de la fabrication de presses à copier en fer battu.
- Médaille .de deuxième classe pour serrurerie de marque à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- CLASSE 11.
- Application usuelle des arts du dessin et de la plastique.
- BERG, Hans CHR., sculpteur en bois et stucateur, Copenhague (91 Gothersgade).. Palais. - La décoration de plafond en toile-stuc du cabinet d’ameublement de la section danoise ainsi que tout l’ouvrage en stuc des portaux, des colonnes et des cloisons de la section.
- L’établissement fut fondé en 1867. Il emploie 24 ouvriers et exécute la décoration plastique en tout genre, bois, plâtre, carton-pierre, ciment et pierre calcaire.
- ELKJÆR, P. M., peintre, Copenhague (27 Linnésgade). Palais. — Table en mosaïque imitée (Fig. 8) ; guéridon en mosaïque imitée. Cadres de photographie en mosaïque imitée.
- L’exposant a pris un brevet pour la fabrication de la mosaïque imitée dont il s’est servi. La table dont l’objet exposé est une copie, se trouve dans le Musée chronologique .des rois de Danemark du palais du Rosenborg à Copenhague; c’est un cadeau fait en 1709 par le grand-duc de Toscane au roi de Danemark, Frédéric IV. On dit que quatre ouvriers ont mis trente ans à la faire. L’exposant obtint une médaille de première classe pour sa table à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- HANSEN, E. M. A., sculpteur, Copenhague (42 Overgade o. Yandet). Palais. — Panneau sculpté en noyer italien, renaissance italienne.
- L’exposant qui travaille comme ouvrier sculpteur à l’atelier d’un grand établissement, a exécuté le panneau exposé à lui seul.
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- Fig. 8. Fragment d’une table en mosaïque au musée du Rosenborg à Copenhague, la copie en est exposée
- par M. P. M. Elkjær.
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- LUND, CARL, peintre-décorateur, Copenhague (37 Nerregade). Palais. — Six décors de la section danoise représentant les châteaux
- danois, en style renaissance, du Kronborg, du Frederiksborg et du
- Rosenborg, et la Bourse de Copenhague.
- M0LLMANN, C., & CIE, peintres, Copenhague (18 Nerregade). Palais. — Copies d’après de, vieux gobelins danois (Fig. 10), exposées au cabinet d’ameublement de la section danoise; frise décorative, oiseaux et feuillage (Fig. 9), faite d’après nature, ornant la partie supérieure de la muraille du vestibule de la section danoise.
- La maison, établie en 1853, emploie 115 ouvriers; elle a obtenu des médailles aux Expositions de Copenhague de 1872 et de 1888, à l’Exposition de Vienne (Autriche) de 1873 et à l’Exposition de Malmo de 1881. Le chef de la maison est M. C. Moll-
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- Fig. 9. Fragment d’une frise décorative, faite d’après nature (C. Mollmann & Cie).
- mann. — La frise décorative (Fig. 9) a été exécutée d’après nature par M. N. P. Rasmussen, membre de la firme; les copies des gobelins ont été faites par un autre membre de la maison, M. J. Freimann. Les originaux des gobelins imités, faits vers l’an 1580 pour la décoration du château du Kronborg près d’Elseneur, se trouvent aujourd’hui au Musée des antiquités du Nord de Copenhague. Le grand tableau représente les rois Christian II déposé en 1523 — ce qui est indiqué par le sceptre brisé — et son successeur Frédéric I (1523 — 1533); le petit tableau (Fig. 10) représente le roi Christian III (1533-1559).
- 0IGAARD, M. CHR., peintre, professeur à l’École technique de Copenhague, Copenhague (27 St. Pederstræde). Palais. — Colonnes en marbre imité. — La maison est fondée en 1875.
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- SCHR0DER, BERNH., NlELSEN & HANSEN, peintres, Copenhague (10 Peter Skramsgade). Palais. — Quatre gobelins imités dont l’un a été fait exprès pour l’Exposition (Fig. 11). D’entre les autres l’un fut exécuté comme part de la décoration du salon de la reine à l’Exposition de Copenhague de 1888; un deuxième,
- Fig. 10. Copie d’un vieux gobelin danois (C. Mellmann & Oie).
- d’après une esquisse de M. Hans Tegner, fait partie d’une séiie de décorations peintes pour le café du Théâtre royal de Copenhague. Les trois premiers sont exécutés d’après des cartons- originaux, dessinés dans l’établissement.
- La maison, fondée en 1858, emploie 140 ouvriers; elle a obtenu des médailles aux Expositions de Copenhague de 1872 et de
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- 1888, à l’Exposition de Vienne (Autriche) de 1873, à l’Exposition de Paris de 1878 et à l’Exposition de Malme de 1881. M. C. N. Over-gaard, artiste peintre, est attaché à l’établissement.
- La maison expose aussi dans la Classe 22.
- Fig. 11. Peinture à la gobelin (Bernh. Schroder, Nielsen & Hansen). Les motifs en partie d’après une tapisserie de François Boucher au palais de S. M. le roi des Hellènes à Copenhague.
- CLASSE 12.
- Épreuves et appareils de photographie.
- BlERING, P., Capitaine, Odense (102 Vindegade). Palais. — Plaques sèches à l’usage photographique montrant cinq degrés différents de sensibilité: 1°. plaques extra-rapides; 2°. plaques rapides; 3°. plaques d’atelier; 4°. plaques reproductives; 5°. plaques à hydroquinone.
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- En 1886 l’exposant a pris un brevet pour la fabrication de plaques sèches à hydroquinone ce qui rend possible le développement de l’image au moyen de l’eau de chaux. Des prix lui ont été décernés aux Expositions d’Odense de 1885 et de Copenhague de 1888.
- BüDTZ-MÜLLER SUCCESSEURS, fabricants d’articles de photographie, fournisseurs de S. A. R. la princesse de Galles, Copenhague (21 Bredgade). Palais. — Plaques sèches.
- L’établissement est fondé en 1862; les propriétaires actuels sont MM. M. Abrahamsen et P. Steenbro. Des prix lui ont été décernés à l’Exposition de Malmo de 1865, à l’Exposition de Stockholm de 1866 et à l’Exposition de Copenhague de 1872.
- PETERSEN, J., & FILS, photographes de la cour, Copenhague (34 Ostergade). Palais. — Agrandissements photographiques au charbon directement obtenu à l’aide de l’appareil dialytique à héliostat, système du docteur v. Monckhowen.
- La maison est fondée en 1854. Depuis lors elle a pratiqué presque toutes les méthodes photographiques qui se sont succédées dans la portraiture photographique; c’est le seul établissement des pays du Nord qui exécute l’agrandissement direct au charbon d’après de petites clichées.
- CLASSE 15.
- Instruments de précision.
- FALCK-RASMüSSEN, Y., & M0LLER, ateliers d’instruments de précision, Copenhague (54 Dronningens Tværgade). Palais. — Théodolithes à répétition munis de téléscope, système Porro; niveau universel, une combinaison du théodolithe et du niveau ; deux petits niveaux; spectroscope à vision directe.
- L’établissement n’a été fondé qu’en 1887, mais déjà à l’Exposition de Copenhague de 1888 il obtint une mention honorable Pour la perfection de ses instruments de précision.
- NEERGAARD, Th. A., établissement d’appareils mécaniques, Copenhague (63 Store Kongensgade). Palais. - Appareils enregistreurs :
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- un indicateur de niveau, un halomètre ; un anémomètre ; l’appareil spedro-téle'graphique de M. P. la Cour.
- La maison est fondée en 1884; à la seule exposition où elle ait exposé, celle de Copenhague de 1888, elle reçut une médaille de deuxième classe pour la perfection de ses instruments météorologiques. Elle est co-propriétaire du brevet de M. P. la Cour pour son invention du spectro-télégraphe.
- RUNG-, Gr., capitaine d’artillerie, sous-directeur de l’Institut météorologique de Danemark, Copenhague (85 Store Kongensgade). Palais. — Instrument pour rapporter des échantillons d’eau de diverses profondeurs en en observant la température simultanément; poids séparable dont la chute actionne l’appareil ci-dessus.
- L’exposant, qui construit des appareils et instruments scientifiques et pratiques et spécialement des instruments météorologiques, a reçu un grand nombre de médailles à diverses expositions et, entre autres, deux médailles d’or dont l’une à l’Exposition internationale des inventions de Londres de 1885 et l’autre, à l’Exposition des chemins de fer de Paris de 1887.
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- Troisième Groupe.
- Mobilier et Accessoires.
- Notice sommaire.
- Vers la fin du siècle dernier les artistes du .Danemark, entre autre le sculpteur Wiedewelt (1731 — 1802) et le peintre Abildgaard (1742 — 1809) commençaient de s’intéresser au développement de l’industrie; mais les difficultés financières du pays, au commencement de notre siècle, en vinrent paralyser les efforts. Le mouvement ne reprit qu’après l’arrivée au pays, en 1815, de l’architecte wurtembergeois G. F. Hetsch (1788—1864) venant assister à l’ameublement du palais du Christiansborg qui venait d’être reconstruit après un incendie. Grâce à son énergie plutôt qu’à cause de • son talent il acquit une influence considérable qui durait près d’un demi-siècle. Il avait travaillé à Paris comme l’élève de Percier, de Lebas et de Rondelet. Ce fut donc le style Empire, suivant Hetsch le seul style légitime, qui imprimait son caractère à l’industrie danoise pour une longue période. En même temps, cependant, le sculpteur Freund (1786-1840) appelait l’attention sur l’étude plus approfondie do l’antiquité grecque, et, sous la direction de son élève, le peintre Hüker (1807-1875), un classicisme plus spirituel prévalut dans la peinture en décors.
- L’architecte Bindesbell (1800—1856), tout en appréciant la beauté des formes classiques, demanda énergiquement que
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- l’artiste étudiât l’art dans toutes ses manifestations, aussi sut-il faire respecter les formes de notre antiquité préhistorique et l’industrie artistique nationale qui, florissante aux 16me et \ 7me siècles, avait dû céder la place au style Louis XIY. Ce n’était, cependant, qu’après sa mort que les idées de Bindesbell gagnait du terrain, et le caractère de l’industrie artistique danoise est aujourd’hui un peu éclectique. A l’Exposition universelle de Londres de 1862 le Danemark s’attira l’attention générale par une collection de bijoux, style antiquité du Nord, et à l’Exposition de Vienne de 1873 on admira une jolie collection de meubles, style renaissance nationale. Le rococo et la renaissance italienne sont assez répandus, et dernièrement, surtout dans la céramique, on a reçu des impulsions de la richesse décorative si remarquable du Japon.
- Pour la technique, l’industrie artisticpie du Danemark laquelle s’est élevée, à force de travail, à une hauteur assez considérable, fait des progrès continuels. La Société d’industrie de Copenhague, l’association la plus étendue du pays, et qui a célébré sa cinquantaine, publie, depuis cinq ans, une revue d’industrie artistique richement illustrée: „Tidsskrift for KunstindustriL
- CLASSE 17.
- Meubles à bon marché et meubles de luxe.
- JENSEN, SEVERIN & ANDREAS, ébénistes, Copenhague (13 Kongens Nytorv). Palais. — Armoire de salon (Fig. 12), rococo italien, dessiné par M. V. Dahlerup, architecte; mobilier {Fig. 13), renaissance italienne, dessiné par M. M. Borch, architecte.
- L’établissement est fondé en 1861. Il contient tous les ateliers nécessaires pour la fabrication de meubles tels que ateliers de sculpteur en bois, de découpeur, de tourneur, de serrurier, de peintre etc. Il emploie 83 ouvriers; sa machine à vapeur de 12 chevaux met en mouvement un grand nombre de machines ré-
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- parties dans les ateliers. La direction artistique de l’établissement est confiée à M. le professeur Y. Dahlerup, architecte.
- Fig. 12. Armoire de salon (Severin & Andréas Jensen).
- Des médailles ont été décernées à la maison aux Expositions de Malme de 1865 et de 1881, de Copenhague de 1865, 1872, 1888, de Stockholm de 1866, de Paris de 1867, d’Amsterdam de 1869, de Vienne de 1873, de Boston de 1883. — L’établissement appelle l’attention sur les ouvriers suivants qui ont travaillé aux objets
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- exposés: MM. C. E. Schou, sculpteur, O. A. Borch, découpeur, et P. C. Fredskilde et J. C. Thomsen, ébénistes.
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- Fig. 13. Mobilier (Severin & Andréas Jensen).
- OXELBERG-, F., menuisier, Copenhague (19 Smedegade). Palais. — Une porte en marqueterie (Fig. 14) avec sculpture d’après le dessin de M. Borch, architecte; la sculpture est l’ouvrage de M. Chr. Berg, sculpteur.
- L’établissement, fondé en 1857, fut agrandi et changé en menuiserie mécanique en 1872. Il emploie environ 100 ouvriers; la force motrice est une machine à vapeur de 16 chevaux.
- L’exposant reçut une médaille d’argent à l’Exposition de Paris de 1878. La porte exposée qui faisait partie de la décoration du salon royal à l’Exposition Scandinave à Copenhague en 1888, y obtint
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- une médaille de première classe. Elle a été présentée par l’exposant au Musée d’industrie en formation à Copenhague.
- TOPP, WlLH. & CHR., ébénistes, Copenhague (15 Holbergs-gade). Palais. — Un bureau et une chaise, renaissance italienne, dessinés par M. H. W. Brinkopff, architecte.
- Maison établie en 1875. On emploie 24 ouvriers. Médaille de première classe aux Expositions de Malnm de 1881 et de Copenhague de 1888.
- Fig. 14. Une porte en marqueterie (F. Oxelberg).
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- CLASSE 18.
- Ouvrages du tapissier et du décorateur.
- BÔYTLER, T. C. V., tapissier et décorateur, Copenhague (17 Frederiksborggade). Palais. - Les portières des grands portaux de la section danoise.
- La maison, établie en 1879, emploie 14 ouvriers. Médaille de deuxième classe à l’Exposition de Copenhague de 1888 pour meubles rembourrés.
- CLASSE 20.
- Céramique.
- BlNG & Grgndapil, FABRIQUE DE PORCELAINE DE, Copenhague (8 Amagertorv). Palais. — Collection d’ouvrages de
- Fig. 15. Milieu de table (Biug & Gmndahl).
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- céramiques groupés ainsi qu’il suit: a. style national (renaissance dite hollandaise): trois milieux de table (Fig. 15), composés par M. Heinr. Hansen, membre de l’Académie des Beaux-Arts de
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- Musée chronologique des rois de Danemark à Copenhague; — c- genre libre: „les hérons", service de table (Fig. 16), composé
- Copenhague, les statuettes modelées par M. Brandstrup, sculpteur; - b. style historique: service de table Rosenborg, l’original au
- Fig. 16. Milieu du service „les hérons11 (Bing & Grôndahl).
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- par M. Pietro Krohn, artiste peintre; vases divers (Fig. 17), couleurs grand feu, compositeur M. Pietro Krohn, les travaux techniques par M. F. Holm; — d. les œuvres de Thorvaldsen, statuettes en biscuit blanc et en biscuit colorié (genre Tanagra).
- Fig. 17. Vase (Bing & Grôndahl).
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- La fabrique, fondée eh 1853, emploie 109 ouvriers; le propriétaire actuel est M. H. Bing; l’assistance artistique est donnée par MM. Heinr. Hansen et Pietro Krohn. — Médaille de première classe à Londres 1862, à Malmo 1865, à Stockholm 1866, à Copenhague 1872 et 1888, à Vienne (Autriche) 1873 et à Liverpool 1886. L’éxposition est hors concours le chef de la maison étant vice-président du comité danois.
- BOJESEN, Ernst, & L. P. J0RG1ENSEN, fabrique pour la reproduction d’œuvres d’art (statuettes) en terre cuite, Copenhague (10 Nygade). Palais. — La Perce-neige (en trois grandeurs) par M. P. Hasselberg; la Semeuse par le même; le Nageur par
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- Fig. 18. La Semeuse.
- Fig. 19. Le Nageur.
- Fig. 22. Mère captive.
- Fig. 18—22. Statuettes exposées par MM. Ernst Bojesen & L. P. Jergensen,
- Fig. 20.
- Tubalcaïn. Fig. 21.
- La Perce-neige.
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- M. J. Borjesson; une Mère captive par M. O. Sinding; Tubalcaïn par M. Yilh. Bissen; Jour et Nuit par Mlle. Eathinka Kondrup; l’Écho par M. Axel Hansen. (Fig. 18 — 22).
- La fabrique fut fondée par M. L. P. Jergensen en 1877; elle occupe 12 ouvriers. A l’Exposition de Copenhague de 1888 une Mention honorable pour statuettes en terre cuite lui fut décernée.
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- Fig. 23. Le vase d’Amsterdam (P. Ipsen, veuve).
- BüDDE-LUND, CARL, fabriquant de terre cuite, Copenhague (20 St. Annaplads). Palais. — Ouvrages en terre cuite; entre autres un vase, style renaissance, par M. R. Heydorn; les Joueurs à la dupe par M. Svor et les statuettes Mignon et l’Amour et la Psyché par M. Gr. Bracony.
- La maison, fondée en 1876, emploie 43 ouvriers. A l’Ex-
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- position de Copenhague de 1888 une Mention honorable fut décernée à l’exposant.
- IPSEN, VEUVE, P., fabricant de terre cuite de la cour, Copenhague (33 Bredgade). Palais. — Vases, aiguières, pots et urnes, la plus grande partie en style grec et copiée d’après la collection de vases de Munich; figures et bustes, partie copies des œuvres de
- Fig. 25. Vase en souvenir du jubiléo du roi Christian IX (P. Ipsen, veuve'.
- Fig. 24. Vase en souvenir de l’abolition du vilenage (P. Ipsen, veuve).
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- ïhorvaldsen, partie copies d’antiques connues; bas-reliefs et haut-relief s, principalement copies d’après Thorvaldsen ; quatre vases à part. une urne à cendres; le vase d’Amsterdam (Fig. 23), style giec, médaillé au concours d’Amsterdam de 1877; vase style Louis XIV exécuté à l’occasion de la célébration en 1888 du centenaiie de 1 abolition du vilenage en Danemark (Fig. 24); vase style rococo, exécuté au
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- jubilée du vingt-cinquième anniversaire du règne de Christian IX roi de Danemark (Fig. 25).
- La fabrique est fondée, en 1843, par P. Ipsen ; sa veuve, Mme Louise Ipsen, en est aujourd’hui la propriétaire. La maison occupe 50 ouvriers et reçoit l’assistance artistique de MM. Th. Stein, membre de l’Académie des Beaux-Arts, Cari Mortensen et
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- Fig. 26. Vase (Fabrique royale de Porcelaine, Copenhague).
- Snren Madsen. Elle exporte ses produits à toutes les parties du monde, et a des succursales à Londres, à Rotterdam, à Stockholm, à Leipzic et aux Buénos-Ayres. Depuis 1861 elle a obtenu 18 médailles dont six médailles d’or, à savoir à Londres en 1870, à Philadelphie en 1876, à Malmn en 1881, à Boston en 1883, à Londres en 1884 et à Barcelone en 1888. — Le prix offert à Amsterdam en 1877 pour „un vase à piédestal n’excédant pas 2
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- mètres de haut" fut décerné au Vase d’Amsterdam exposé. Quatorze autres fabriques prenaient part au concours.
- Fabrique ROYALE DE PORCELAINE, Copenhague (10 Ama-gertorv). Palais. — Collection d'objets de porcelaine dure. (Fig. 26 — 27). Ayant existé comme entreprise privée depuis 1775 la fabrique passa, en 1779, sous la direction de l’État qui la conserva jusqu’en 1868. Dans cette année elle fut vendue à un particulier qui la revendit, en 1882, à la Société qui en est la propriétaire
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- Fig. 27. Vase (Fabrique royale de Porcelaine).
- aujourd’hui. Le directeur de l’établissement est M. Philip Schou. Le nombre d’ouvriers y est de 133. M. A. Krog en est l’artiste dirigeant. — La fabrique a obtenu un grand nombre de médailles dont cinq médailles d’or aux Expositions de Paris de 1855 et de 1867, de Londres de 1851 et de 1852, et de Vienne (Autriche) de 1873.
- Les POTERIES DE COPENHAGUE. Valby. Palais. - 1. Spécimen de lustre; — 2. produits mixtes; — 3. plateaux et plats
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- Fig. 28. Plats décoratifs (Les poteries de Copenhague).
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- Fig. 29. Plats et vases décoratifs (Les poteries de Copenhague).
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- décoratifs; entre autres on y trouvera des sujets pris aux anciennes sagas noroises. (Fig. 28-29).
- L’établissement est fondé en 1876; il passa à une Société anonyme en 1886. M. H. Tauber-Jensen en est le directeur. Débutant par la poterie la plus ordinaire et cherchant laborieusement à faire des progrès, la fabrique a atteint aux genres supérieurs en
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- Fig. 30. Vases (Herman A. Kâhler)
- particulier dans l’industrie de la majolique de poêles et dans celle de la ïïiezza-majolique. Elle est aujourd’hui à même d’exécuter les divers genres. On lui doit d’avoir constaté l’emploi décoratif varié auquel se prêtent les couches argileuses du pays. — L’assistance artistique lui est donnée par MM. Th. Bindesboll, Fr. Hartvig et E- Schiodte.
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- KÆHLER, Herman A., fabricant de faïence, Næstved. Poêles de faïence; plateaux pour décoration murale; vases etc (Fig. 30 — 31).
- Fig. 31. Plateaux et vases décoratifs (Herman A. Kâhler).
- L’établissement, fondé en 1844, passa au propriétaire actuel en 1871. Il fabrique la faïence et la majolique pour les décorations extérieure et intérieure de maisons. M. K. Hansen Reistrup en est le directeur artistique.
- Il a obtenu 13 médailles
- CLASSE 22.
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- SCHR0DER, BERNH., NlELSEN & HANSEN, peintres, Copenhague (10 Peter Skramsgade). Palais. — Collection de spécimens de cuir d’or imité d’après d’anciens cuirs d’or originaux.
- L’établissement, sur lequel on trouvera des détails plus haut, Classe 11, a fourni le cuir d’or employé au château du Frederiks-borg ainsi qu’à d’autres châteaux et à des maisons particulières.
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- Fig. 32. Pot à vin (Y. Christesen).
- CLASSE 24.
- Orfèvrerie.
- Christesen V., fabricant d’orfèvrerie et d’argenterie, bijoutier et médailleur, Copenhague (11 Amaliegade). Palais. — Ouvrages graphiques (médailles), ciselure d’art, ouvrages dor et d argent. (Fig. 32-34).
- Fig. 33. Bracelet d’or (Y. Christesen).
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- Fig. 34. Écusson en argent (Y. Christesen).
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- Spécialités: ouvrages en or d’après des sujets anciens norois; filigranes d’argent. MM. Heinr. Hansen; C. Olrik, C. Peters, Y. Dahlerup ont donné leur assistance artistique. M. Fr. Schmalfeld,
- Fig. 36. Garniture d’argent (Bernh. Hertz).
- médailleur et ciseleur, travaille dans l’établissement depuis 36 ans. La maison est fondée en 1846; elle occupe 36 ouvriers. La pro-
- Fig. 37. Garniture d’argent (Bernh. Hertz).
- duction annuelle s’élève à 420 000 frs. Depuis 1862 elle a obtenu 15 médailles dont trois médailles d’or: à Londres 1870, à Paris 1878 et à Malnm 1881.
- Expose aussi dans la Classe 37.
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- Hertz, BERNHARD, fabricant bijoutier, Copenhague (23 Store Kongensgade). Palais. — Bijouterie d’argent; bracelets, broches, chaînes, médaillons, etc. style ancien norois (Fig. 36—37) ; en filigrane noroise, en or mat, en or rouge, en oxydation mate et en oxydation polie.
- La maison fabrique toutes les bijouteries en gros; spécialité: bijoux style norois. Elle est fondée en 1858 et emploie 59 ouvriers; des médailles d’argent lui ont été décernées à l’Exposition de Paris de 1878 et à l’Exposition de Groningue de 1880.
- Fig. 38. Surtout de table (P. Hertz).
- HERTZ, P., bijoutier, Copenhague (34 Kjobmagergade). Palais. — Plateaux, cornes à boire, pots à vin, cuillers émaillées, etc. (Fig. 38—40).
- Les cornes à boire exposées sont des copies d’après les célèbres cornes d’or faites à l’âge de fer et découvertes et déterrées
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- ^'ig- 39. Coupe d’argent (P. Hertz). Fig. 40. Coupe d’argent (P. Hertz).
- fî1 1639 et en 1734- 11 n’en existe plus que les copies au
- usee des antiquités du Nord de Copenhague; les originales turent volées en 1802 et fondues.
- L’établissement fut fondé en 1834; les propriétaires actuels sont, MM. S. P. Hertz et J. P. Hertz. Il occupe 34 ouvriers. MM. Lhr. Boas et K. C. Jensen en sont les contre-maîtres depuis bien des années. Des médailles de première classe lui ont été dé-
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- cernées à Malme en 1881, à Liverpool en 1886 et à Copenhague en 1888. M. le professeur Y. Dahlerup en est le consulteur
- artistique.
- CLASSE 25.
- Bronzes cl’art, fontes d’art diverses, ferronerie d’art, métaux
- repoussés.
- DOBERCK, F. W. & FILS., serrurerie et ferronerie d’art, Copenhague (9 Store Strandstræde). Palais. — Lanterne ci bras (Fig. 41); lustre à feuilles étirées sous le marteau; deux appliques à feuilles étirées et corroyées; deux chandeliers; presse à cartes.
- Fig. 41. Lanterne en fer battu (F. W. Doberck & fils).
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- L’établissement est fondé en 1843. Son chef actuel, M. Arthur Doberck, ayant succédé à son père en 1885, y a ajouté la ferronerie. Une médaille dé première classe lui fut décernée à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- SCHÆBEL, FERDINAND, serrurier, Copenhague (6 Mikkel-bryggersgade). Palais. — Ouvrages en ferronerie. (Fig. 42).
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- La maison, fondée en 1708 par Hans Schæbel, emploie 26 ouvriers. Mme. A. E. Schæbel en est la propriétaire. Elle a reçu
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- des médailles aux Expositions de Copenhague de 1872 et de 1888. Elle expose aussi dans les Classes 53 et 63.
- Fig. 42. Gfille en fer battu (F. Schæbel).
- CLASSE 29.
- Maroquinerie, tabletterie, vannerie et brosserie.
- Meyer, E., fabricant de laques, Copenhague (26 Kjebmager-gade). Palais. - Paravent verni à quatre châssis' (Fig. 43) avec des tableaux représentant: La piazzetta de Venise, le Forum Roma-num de Rome, le Temple de Zéus avec l’Acropolis d’Athènes, et la Mosquée de Saïd Pascha d’Alexandrie; le tout exécuté d’après les dessins de M. J. T. Hansen, peintre d’architecture.
- L’établissement est fondé en 1834. Mme. N. I. Meyei, veuve, et MM. Axel Meyer et Emil Meyer en sont les propriétaires. Il occupe une centaine d’ouvriers, et a obtenu un grand nombie de médailles. Il est hors concours.
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- Quatrième Groupe.
- Tissus, Vêtements et Accessoires.
- Notice sommaire.
- D’entre les matières premières de l’industrie textile le Danemark produit la laine et le lin. Maïs quoiqu’il y ait des fabriques d’étoffes en laine, en coton et en lin, les établissements à la mécanique ne jouent pas un grand rôle dans l’industrie manufacturière du pays.
- Le travail manuel, au contraire, a une importance assez grande pour la fabrication des produits appartenant à ce Groupe. Ainsi il y a des régions du Jutland connues sous le nom de „Bindeegne“ qui livrent au commerce des quantités assez considérables de tricotages. — Dans certaines contrées de la Seeland, le pays entre les villes de Roskilde et de Kege connu sous le nom de „Hedeboegn“, on rencontre depuis des temps reculés une espèce de broderie, „ Hedebosyningen “, dont les produits ressemblent un peu à la dentelle. Cette industrie populaire est en train de disparaître, mais elle a été reprise comme une espèce de broderie d’art parmi les ouvrages à l’aiguille qui constituent l’occupation favorite des femmes des classes aisées du pays. Avant c’était le gros point qu’elles faisaient par préférence, aujourd’hui elles s’adonnent à la broderie plate dont le genre admet plus de phantaisie et d’art; ainsi que le prouvent plusieurs des objets exposés dans la Classe 34, elles y ont atteint
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- de très bons résultats ce qui est le cas aussi pour la broderie sur blanc, y compris l’ouvrage du „Hedebosyning“.
- De longue main les gants danois jouissaient d’une bonne réputation. L’exportation en allait en s’accroissant surtout entre les ans 1870—1880, mais la mode s’étant détournée des gants de peau, on en a subi l’influence, et, en 1887, l’exportation n’en dépaissait pas le montant de 800 000 frs.
- Fig. 44. Mouchoir à broderie (Anna Nielsen).
- CLASSE 34.
- Dentelles, tulles, broderies et passementeries.
- HANSEN, Ida, Mme, Copenhague (137 Grothersgade). Palais. — Vingt broderies faites d’après nature.
- NIELSEN, Anna, magasin de broderie, lingerie, fournisseuse de la cour, Copenhague (10 Bredgade). Palais. — Broderies sur blanc; mouchoirs à broderie (Fig. 44).
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- Le magasin est fondé en 1857 par Mlle F. Brix. Après la mort de celle-ci, il passa à la propriétaire actuelle. Une médaille de bronze lui a été décernée à Paris en 1878, une médaille de deuxième classe à Copenhague en 1888.
- PETERSEN, Julie, Mme, née Wagner, lingerie, Copenhague, (2 Rosenborggade). Palais. — Broderies (Fig. 45).
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- Fig. 45. Fragment d’une nappe d’autel (Julie Petersen).
- Établissement fondé en- J 860. Mme Petersen publie un journal de modèles en trois langues: le „Dametidende“ (le journal des dames, en danois) comptant déjà 15 années, le „Monstertidning“ (la gazette de modèles, en suédois) et la „Stickmuster-Zeitung“ (la gazette des modèles de broderie, en allemand).
- La nappe d’autel exposée est decernée à une nouvelle église, l’Église de Jésus à Yalby près de Copenhague.
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- RING, NàNNA, Mlle, Copenhague (16 Thorvaldsensvej). Palais. — Deux broderies en soie.
- Les broderies exposées sont copiées d’après les tissus se trouvant dans le reliquaire de St-Knut à Odense (Danemark). St-Knut, roi de Danemark, fut tué à Odense en 1086 et canonisé en 1100. L’un des dessins représente des oiseaux et des figures croisées (Fig. 46), l’autre un aigle en médaillon.
- Fig. 46. Broderie en soie (Nanna Ring).
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- SASSE, Mathilde, Mlle, Copenhague (29 Norrefarimags-gade). Palais. — Quatre tapisserie artistiques, partie d’après des tableaux (deux chiens auprès d’un sanglier abattu et un groupe de chevaux, d’après deux tableaux du professeur O. Bâche), partie d’après nature (un chat qui joue et un chat assis).
- L’exposante qui fait, la tapisserie depuis 1849, commença en 1864 la première en Danemark le genre des tapisseries d’art exposées; elle sait y produire des demi-teintes très fines au moyen d’un choix judicieux des nuances de soies et de fils connus. Des médailles d’argent lui ont été décernées aux Expositions de Vienne (Autriche) de 1873, d’Aarhus (Danemark) de 1876 et de Paris de 1878.
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- VALLENTIN, AüGUSTA, Mme, Copenhague (12 Ostergade). Palais. — Tapisserie d’art pour décoration murale (Fig. 47): Singes dans une forêt vierge.
- L exposante exécute des ordres d’après des sujets nommés. On correspond dans toutes les langues.
- Fig. 47. Tapisserie (Augusta Vallentin).
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- CLASSE 35.
- Articles de bonneterie et de lingerie. — Objets accessoires du vêtement.
- LARSEN, N. F., FILS, fabricants de gants, Copenhague (7 Kjebmagergade). Palais. — Gants de peau.
- La fabrique est fondée en 1843 par N. F. Larsen les fils duquel, MM. Cari L. Larsen et Fr. J. C. Larsen, sont propriétaires
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- de la maison aujourd’hui. Celle-ci occupe.340 ouvriers; la production annuelle s’élève à 28 000 douzaines de gants. Elle a des succursales à Newcastle, à partir de l’an 1880, et à Londres et à Manchester à partir de l’an 1887. Des médailles lui ont été décernées aux Expositions de Stockholm de 1866, de Paris de 1867 et de 1878, de Londres de 1870, de Copenhague de 1872 et de 1888 et de Vienne de 1873.
- Elle expose aussi dans la classe 36.
- CLASSE 36.
- Habillement des deux sexes.
- DAHL, H. C., cordonnier de la cour, Copenhague (43 Vimmel-skaftet). Palais. — Chaussures pour hommes et femmes.
- Maison fondée en 1850. On emploie 60 ouvriers parmi lesquels M. Dahl cite MM. H. Fennerberg et J. Justesen. Produit annuel 110 000 frs. — M. Dahl a reçu des médailles’ aux Expositions de Copenhague de 1872 et de 1888, de Vienne de 1873 et de Paris de 1878.
- LARSEN, N. F., FILS, fabricants de gants, Copenhague (7 Kjobmagergade). Palais. — Vestes en cuir.
- V. plus haut, Classe 35.
- PETITGAS, FRANÇOIS, Chapelier, Copenhague (5 Kjobmagergade). Palais. — Chapeaux de soie et de feutre; schakos.
- La maison est fondée en 1857. La production annuelle est de 40 000 fr. Médailles de première classe à Stockholm en 1866, à Copenhague en 1872 et en 1888.
- WEIMANN, JOH., fabricant, Odense. Palais. — Habits, pantalons, gilets, bonnets et chapeaux en peau pour la chasse et le voyage; habits et gilets en peau à mettre sous les uniformes; poncho de peau à l’américaine méridionale; capote en peau pour militaires, employés de chemin de fer, etc.; camisoles et gilets de dessous en peau appelés „gilets de santé".
- La maison, fondée en 1818, occupe 66 ouvriers. Elle ne
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- fabrique que pour la vente et ^exportation en gros. Des distinctions lui ont été décernées aux Expositions de Copenhague de 1872, de Paris de 1878 et d’Anvers de' 1885.
- CLASSE 37.
- Joaillerie et bijouterie.
- CHRISTESEN, V., fabricant d’orfèvrerie et d’argenterie, bijoutier et médailleur, Copenhague (11 Amaliegade). Palais. — Ouvrages de joaillerie.
- V. plus haut, Classe 24.
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- Cinquième Groupe.
- Industries extractives, produits bruts et ouvrés.
- Notice sommaire.
- Jj’île de Bornholm est la seule partie du Danemark propre qui ait une formation granitique. On rencontre aussi des roches crétacées, mais à Meen et dans quelques endroits dans Tîle de Seeland et au Jutland seulement. Par conséquent, il n’est pas question d’industrie minière -en Danemark. On trouve du charbon dans les îles de Fœroë, et de la cryolithe au Groenland.
- Le Danemark ne possède pas de grandes forêts non plus ; de ce côte-là donc les grandes industries doivent faire défaut.
- Le Danemark est surtout un pays agricole. Aussi les produits de la chasse sont-ils sans importance. Il en est autrement dans ses depéndances et colonies. Ainsi le Groenland produit une grande quantité de peaux de phoque, d’ours et de renard ; et des îles de Fœroë, de l’Islande et du Groënland on a importé au Danemark en 1887 5 000, 12 800 et 9 400 kilos de plumes respectivement, parmi lesquelles une grande quantité d’édredon.
- Dès les vieux temps les côtes étendues du pays ont développé une population de pêcheurs habiles, et depuis quelques
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- années les pêcheries du Danemark font rapidement de grands progrès. Tandis qu’en 1865 le produit de la pêche est évalué à 5 500 000 frs., on l’évalue pour 1880 à 7 000 000 frs., et aujourd’hui on peut l’évaluer à 8 300 000 frs.
- De grandes quantités de morues sèches sont exportées des îles de Fœroë et du Groenland aux pays méridionaux de l’Europe.
- CLASSE 43.
- Produits de la chasse. Produits, engins et instruments de la pêche et des cueillettes.
- BECH, J0RGEN & FILS, exportateurs, Copenhague (15 Amalie-gade). Quai. — Vessies de morue.
- La maison est fondée en 1856; elle comprend le commerce des produits des îles de Fœroë ; spécialité : morues salées et morues sèches. — Médailles aux Expositions de Copenhague, de Berlin et de Londres.
- V. aussi aux Classes 45 et 70.
- BRAMMER, C., professeur, Store Carlsminde près Frederiks-værk. Quai. — Filet dérivant pour le hareng (le Cattégat) ; filet pour la plie, la sole, etc.
- CHRISTENSEN, CONRAD, fabricant d’hameçons, Copenhague (41 Store Strandstræde). Quai. — Hameçons.
- Maison fondée en 1848. Médailles de première classe à Aalborg en 1883 et à Copenhague en 1888.
- Commission pour la participation du Danemark a L’Exposition universelle de 1889, a Paris. Quai. -
- Collection d’engins; — échantillons d’appcit en esprit de vin, etc.
- Expose aussi dans la Classe 65.
- Fabrique ET FILATURE DANOISE DE FILETS, Copenhague (4 Fortunstræde). Quai. — Collection d’engins danois de pêche.
- Chef de la maison: M. Frode Grundtvig. — Médailles de Première classe à Aalborg en 1883 et à Copenhague en 1888.
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- FEDDERSEN, Arthur, secrétaire général de la Société des pêcheries de Danemark, Copenhague (5 Kvæsthusgade). Quai. -D’anciens engins de pêche etc.
- Médailles aux Expositions de Berlin de 1880, de Lysekil de 1883, d’Aalborg de 1883 et de Copenhague de 1888.
- Y. aussi Classe 8.
- FlEDLER, FR. W., pêcheur et pilote, Copenhague (23 Vester-brogade). Quai. — Verveux à morues; filets à canards; filets à plies; filets à morues; 100 hameçons pour la pêche des morues; 100 hameçons pour la pêche des anguilles; modèle d’un verveux à phoques.
- GrRUNDTVIGr, FRODE, fabricant et constructeur, Copenhague (4 Fortunstræde). Quai. — Modèles d’engins danois.
- GrUNNARSSON, TRYGGVI, directeur, Ufjord, Islande. Quai.
- — Huile de foie Scymnus mikrocephalus („Haakal“) ; édredons. Médaille de première classe à Copenhague en 1888.
- V. aussi Classe 70.
- HANSEN, J. CHR., pêcheur, Svaneke. Quai. — Filet à saumons.
- HANSEN, MOGENS P., pêcheur, Gudhjem. Quai. - Ligne à saumons et accessoires.
- HOLM, JENS, pêcheur, Svaneke. Quai. — Ligne à morues; hameçon appelé „Bordklæp“.
- JENSEN, HANS, pêcheur, Gudhjem. Quai. — Filet à harengs.
- JURGENSEN, F. F., raccommodeur d’engins, Nakskov. Quai.
- — Filet à harengs réparé.
- Le filet a été raccommodé par la fille Petronella Olsen.
- KOCH JEUNE, ANDERS, pêcheur, Gudhjem. Quai. — Filet cl saumons.
- KRISTIANSEN, VlLHELM, pêcheur, Svaneke. Quai. - Filet à harengs.
- LERCHE, J. G., cordier, Slagelse. Quai. — Seine pour les eaux douces.
- LOW, PETER, pêcheur, Svaneke. Quai. — Ligne à saumons et accessoires.
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- NlELSEN, Alexander, 14 ans, fils de pêcheur, Copenhague (114 Ny Stormgade). Quai. — Ver veux à brochet.
- Nielsen, Martin, 9 ans, fils de pêcheur, Copenhague (114 Ny Stormgade). Quai. — Verveux à crevettes.
- PETERSEN, J. P., fabricant de seines, Lunde près Hojslev. Quai.
- — Seine à plies, appelée „Snurrevaad“ ; seine à anguilles, appelée „Bottevaad“.
- Médaille de première classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- RASMUSSEN, J. F., & J. G-. LERCHE, Slagelse. Quai. -Appareil breveté pour la pêche d’amateurs et la pêche de l’écrevisse.
- Société de la pêche de Copenhague et de ses
- ENVIRONS, Copenhague. Quai.
- Noms des membres exposants et objets exposés:
- Hans Nielsen: Verveux à crevettes.
- Hans Jensen: la même chose.
- Adr. Leander: la même chose.
- Leander aîné: Aile du verveux à crevettes.
- Martin Kallehave: la même chose.
- Cari Nielsen: Verveux à anguille (complet).
- Ludv. Hansen: Verveux à morue.
- Niels Jensen: 200 hameçons pour la pêche de l’anguille. Stilling : Haveneau et truble.
- G. Zingenberg: Deux foènes.
- Médaille de première classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- SOCIÉTÉ DE LA PÊCHE DE KASTRUP, (président M. P. L. Simling). Quai. — Trois verveux à crevettes; deux ailes; filet à harengs; verveux à, anguilles; filet à plies; 100 hameçons à anguilles ; verveux à morues.
- Médailles de première classe à Berlin en 1880 et à Copenhague
- en 1888.
- TROLLE, C. A., pelletier, Copenhague (46 Ostergade). Palais.
- — Fourrures ; couvertures d’édredon du Groenland; couvertures en Peaux de loup ; collets, manchons, etc., en peaux d’oiseau et en martre.
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- La maison est fondée -en 1842; M. J. G. Trolle en est le propriétaire actuel. La production annuelle est de 110 000 frs Des médailles ont été obtenues à Paris en 1867 et en 1878 o
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- Havre en 1868; à Copenhague en 1872; à Vienne en 1873.
- CLASSE 45.
- Produits chimiques et pharmaceutiques.
- BECH, J0RGEN & FILS, exportateurs, Copenhague (15 Amalie-gade). Quai. — Huile de morue.
- V. aussi Classes 43 et 70.
- BORCK, H. P. MARINüS, horloger, fabricant d’huile pour montres et chronomètres, Copenhague (73 Vesterbrogade). Palais. — Huile pour montres et chronomètres.
- L’exposant a commencé la fabrication d’huile pour montres en 1886. Un prix lui a été décerné à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- JENSEN & LANGEBEK-PETERSEN, fabrique de produits pharmaceutiques et chimiques, Copenhague (Nygaard, Lille Venne-mindevej). Palais. — Pepsinum conc. Langebek (1 partie en dissout 625 parties de blanc d’œuf dur).
- Les exposants ont commencé la fabrication de pepsine en 1885 ; ils obtinrent une médaille de première classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- MANSFELD-BÜLLNER & LASSEN, fabrique d’articles chimiques, Copenhague (6 Norregade). Quai. — Colorants pour beurre et pour fromage, présure à l'état liquide et à l’état solide; lactine servant à conserver le lait, le beurre, etc.
- L’exposition est hors concours.
- L’établissement est fondé en 1871; il a obtenu 15 médailles. Le propriétaire en est M. H. Mansfeld-Büllner, consul général.
- Agent général pour la France: M. Ch. Moser, 37, Rue de l’Échiquier, Paris.
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- Sixième Groupe.
- Outillage et procédés des industries mécaniques.
- Notice sommaire.
- Déjà en 1790 la première machine à vapeur fut installée en Danemark, dans les ateliers de la Marine ; mais la propagation de cette force motrice si importante ne se faisait que lentement. En 1811 les machines à vapeur ne s’élevaient qu’au nombre de trois. Cependant la fondation de l’École des sciences appliquées en 1829 marqua un point tournant à cet égard. Une statistique des générateurs de vapeur de l’an 1883 fait voir qu’en cette année il y avait, en Danemark, 2776 générateurs d’une force totale de 29 818 chevaux vapeur; 1944 en étaient fabriqués au pays même. Des 2776 générateurs près d’un tiers était appliqué aux travaux agricoles qui font, nous l’avons déjà dit, la ressource principale du pays.
- L’importation de charbon qui s’élevait en 1863 à 2 800 000 tonnes s’est redoublée pendant les vingt-cinq dernières années.
- La navigation à vapeur commença en 1819. Aujourd’hui lu marine marchande danoise compte 281 vapeurs. — Le premier chemin de fer du pays fut ouvert en 1847 ; elle allait de Copenhague à Roskilde, et avait 40 kilomètres de long; 25 ans après le pays avait 960 kilomètres de chemin de fer; aujourd’hui il en compte 1960.
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- Quant au télégraphe il suffît de rappeler que le Danemark est la patrie de H. C. Orstecl, et que c’est le pays qui a donné naissance à la Grande société des télégraphes du Nord.
- CLASSE 50.
- Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires.
- SCHR0DER & J0RGENSEN SUCCESSEURS, constructeurs, Copenhague (7 et 9 Værnedamsvejen). Galerie des machines. -Machine à diviser la pâte; moulin à café.j»
- L’établissement fut fondé en 1830. Le propriétaire actuel, M. Charly Johnson, en est le chef depuis 1883. La maison a pour spécialité la construction de machines pour boulangers, bouchers, épiciers et charcutiers. Elle a obtenu douze médailles.
- CLASSE 52.
- Machines et appareils de la mécanique générale.
- EVALD, J., fabricant de courroies, Svendborg. Galerie des machines. — Courroie sans fin; courroies pour turbines à quatre torons; courroies pour turbines à deux torons; courroies pour une machine électro-dynamique.
- L’établissement, fondé comme corderie en 1828, passa en 1867 entre les mains du propriétaire actuel, M. J. Evald, qui le transforma en fabrique de courroies en 1882. Production annuelle 70 000 frs.
- Hildebrandt, Carl A., ingénieur civil, ancien élève de l’École des sciences appliquées, Copenhague (39 Frederiksborggade). Galerie des Machines. — „L’admoniteuru, système Agerskov, thermo-
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- avertisseur indiquant automatiquement le moment où les coussinets ou tout autre part d’une machine se chaufferaient.
- L’objet exposé est breveté dans tous les pays. Il consiste en un petit cylindre en cuivre se plaçant dans un trou foré à l’endroit, dont il s’agit de contrôler la température. Il est muni d’une charge à détonation qui met en mouvement une sonnette électrique.
- MEULERIE DE COPENHAGUE, Copenhague (61 Vodrofsvej). Quai. — Deux meules (diamètre lm 40) pour la mouture du froment, du bois de la barre, dégauchies et finies; — émondeur de froment.
- L’établissement, fondé en 1868, fait la fabrication de toutes les machines et de tous les outils des moulins. Son chef, M. Ferdinand Jensen, a introduit la meule du bois de la barre dans la meunerie Scandinave. La fabrique dont la production annuelle est de 450000 à 560000 frs. a une succursale à Malmn (Suède). Elle aobtenn des médailles aux Expositions de Berlin de 1879, de Malme de 1881 et de Copenhague de 1888.
- CLASSE 58.
- Machines- outils.
- SCHÆBEL, FERDINAND, serrurier, Copenhague (6 Mikkel-bryggersgade). Palais. — Clef à vis pour serrer les tuyaux à gaz et à l’eau.
- V. plus-haut Classe 25. La maison expose aussi dans la Classe 63.
- CLASSE 61.
- Matériel des chemins de fer.
- STEENBERG, W. & SKOULUND, constructeurs, Copenhague Q6 Cstergade). Quai. — Plans d’un waggon pour le transport de poissons tués et vifs.
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- CLASSE 63.
- Matériel et procédés du génie civil, des travaux publics et de l’architecture.
- SCHÆBEL, FERDINAND, serrurier, Copenhague (6 Mikkel-bryggersgade). Palais. - Serrures.
- Y. plus haut, Classes 25 et 53,
- CLASSE 65.
- Matériel de la navigation et du sauvetage.
- ANDERSEN, Chr., constructeur de navires, Thisted. Quai. — Modèle d’un cotre pêcheur pour la pêche à la mer du Nord.
- BORCH, CARL, constructeur de bateaux, Copenhague (15 Elsdyrsgade). Quai. - Modèle d’un bateau.
- L’exposant reçut une médaille de première classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- Commission pour la participation du Danemark a l’Exposition universelle de 1889 a Paris. Quai. -
- Collection de modèles d’embarcations.
- Expose aussi Classe 43.
- DAHL, Th., constructeur de navires, Esbjerg. Quai -Modèle d’un bâtiment de pêche à la ligne à la mer du Nord.
- Médaille de deuxième classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- FABRIQUE D’APPAREILS DE SAUVETAGE, Copenhague (2 Store Kongensgade). Quai. — Ceinture de sauvetage pour pêcheurs; ceinture de natation, etc.
- La fabrique exploite le brevet pour ceintures de sauvetage de M. S. A. L. Klixbüll, lieutenant de vaisseau. Ces ceintures obtinrent une médaille d’or à l’Exposition de Londres de 1883.
- IVERSEN, N. N. I., contrôleur de gardes-côtes, Nymindegab près Nebel. Quai. — Modèle d’un bâtiment de pêche de la côte occidentale du Jutland (échelle 1/12).
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- MEYER, M. W., fabricant, Copenhague (11 Toldbodgade). Quai. — Abat-vagues, système breveté de F. Oiaf Larsen.
- Fabrique établie en 1886. L’abat-vague de M. F. Olaf Larsen est breveté dans tous les pays. Production annuelle 12 000 appareils. — Médaille de bronze à Bruxelles en 1888.
- SCILIONNINGr, JüL., bandagiste,- Copenhague (1 Niels Juels-gade). Quai. — Coussins de sauvetage; ceintures de sauvetage; ceintures de natation,
- L’exposant exploite le brevet de M. Holstein pour la fabrication de coussins de sauvetage.
- WEILBACH, J. S. V., pavillonerie et voilerie, Copenhague (52 Bersgade). Palais. — Pavillons à pointes; pavillons carrés; flammes. — Les pavillons de la maison sont faits à la main d’étamine de première qualité. Les objets exposés ont été pris au dépôt de la maison.
- La maison fut fondée en 1797 par Ph. Weilbach. Elle fut rétablie une première fois, en 1831, par I. I. Weilbach et une seconde fois, en 1887, par l’exposant. Elle emploie de 10 à 15 ouvrières.
- WlTTIG-, Gr., fabricant, Æreskjobing. Quai. — Abat-vagues de sa construction.
- La fabrication commença en 1887.
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- Septième Groupe.
- Produits alimentaires.
- Notice sommaire.
- L’agriculture est l’industrie principale du Danemark. Depuis quelques années le caractère des produits agricoles a beaucoup changé. Autrefois c’étaient les céréales auxquelles on attachait la plus grande importance,’ aujourd’hui on s’attache surtout à l’élévation du bétail et aux produits d’animaux. L’excédant d’exportation de céréales qui s’élevait encore pour les ans 1876 — 80 à une moyenne annuelle de 39 000 000 frs. a complètement cessé d’exister. Il y a aujourd’hui un excédant d’importation qui s’élevait en 1887 à 16 500 000 frs. Mais en même temps l’excédant d’exportation des chevaux, des bestiaux, des porcs vifs et tués et du beurre du pays a subi une augmentation très considérable; ainsi pendant la période de 1866 — 70 il avait une valeur moyenne annuelle de 37 500 000 frs. ; aujourd’hui il s’élève à trois fois autant. En 1887 la valeur en était de 132 000 000 frs. C’est le beurre et le lard qui y jouent le plus grand rôle. De même l’exportation des œufs va toujours en augmentant. L’exportation de fromage s’éleva en 1887 à 400 000 kilos.
- Une partie assez considérable des céréales sert à la production de la bière et de l’eau-de-vie. En 1887 un nombre de 129
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- distilleries ont produit 31000000 litres d’eau-de-vie; comparé à la production d’il y a dix ans, alors que 256 distilleries produisaient 35000 000 litres, cela prouve de notables progrès dans la grande industrie rationnelle. Quant à la fabrication de la bière, elle a pris un grand élan depuis l’an 1845 quand le brassage de la „bière de Bavière" commença. En 1870, on se mit à faire de la bière un objet d’exportation; en 1887, l’exportation en montait à 2 000 000 litres. Les deux brasseries „Carlsberg“ ont presque fait du brassage une véritable science.
- Depuis 1874 une nouvelle industrie s’est développée en Daanemrk : la fabrication du sucre de betterave dont la production totale était, en 1887, de 21 000 000 kilos, de sucre.
- CLASSE 68.
- Produits do la boulangerie et de la pâtisserie.
- MEYER, M. A., boulanger, Copenhague (36 Skindergade). Quai. — Pain contre le diabètes sucré suivant la prescription du docteur Budde.
- CLASSE 69.
- Corps gras alimentaires, laitages et œufs.
- Fabrique de fromages de Kragerupgaards
- SCHWEITZERI OG MYSEOSTFABRIK, Kragerupgaard près Ruds-Vedby. Quai. — Fromages de gruyère danois; fromages de lait Irais; fromages faits avec du petit-lait aigre.
- La laiterie est dirigée par M. P. H. G. Trock, qui en est le propriétaire depuis 1880; il s’occupe de la fabrication des fromages du petit-lait depuis 1886. Pour le moment on y traite le lait d’environ 700 vaches à lait et d’environ 100 chèvres à lait. Le nombre des ouvriers est dé 37. L’établissement emploie deux générateurs
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- avec leurs machines et quatre turbines, système Burmeister & Wain La production annuelle est de 170 000 kilos, de fromage et près de 50 000 kilos, de beurre.
- CLASSE 70.
- Viandes et poissons.
- BECH, J0RGEN & FILS, exportateurs, Copenhague (15 Ama-liegade). Quai. — Morues sèches, appelées „Stockfisch", des îles de Fœroë; morues plates ou „Klipfisch“.
- Y. plus haut Classes 43 et 45.
- BOESEN & CIE, fabricants, Copenhague (32 Niels Hemming-sensgade). Quai. — Bouillon (Extrait liquide de viande).
- Les propriétaires de la maison, fondée en 1886, sont MM. I Boesen et Cloëtta frères.
- BRANDT, Martin, fabrique de conserves, Faaborg. Quai.
- — Sardines danoises à Vhuile; écrevisses conservées au naturel. Médaille d’or à l’Exposition de Berlin de 1880.
- FREDERIKSEN, OSCAR, marchand de poissons, Copenhague (Fiskehuset no. 1, 34 Gammel Strand). Quai. — Poissons frais conservés à la glace; saumon fumé.
- Médaille de première classe à d’Exposition de Copenhague de 1888.
- GüNNARSSON, TRYGGVI, directeur, Ofjord, Islande. Quai.
- — Morues 'plates.
- Expose aussi Classe 43. Médaille de première classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- KR0LL, JACOB B., fumoir et saurisserie, Copenhague, (11 Klareboderne). Quai. — Saumon fumé; poissons fumés.
- Médaille de deuxième classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
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- Lampe, Fritz, regrattier, Copenhague (30 Store Kongens-gadc). Quai. — Morues plates.
- Maison fondée 1860;- spécialité: produits d’Islande. — Médailles aux Expositions d’Aalborg de 1883 et de Copenhague de 1888.
- L0HMANN, P. H., fumoir et saurisserie, Copenhague (44 Gammel Strand). Quai. — Anguille fumée.
- Maison fondée en 1860. Production annuelle 100 000 kilos d’anguille fumée, sans parler d’harengs saurs et de maquereaux fumés.
- Médailles aux Expositions d’Aalborg de 1883 et de Copenhague de 1888.
- NlLSSON, N. F., fumoir et saurisserie, Copenhague (13 Læ-derstræde). — Poissons fumés.
- Médaille de première classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- STEENBERG, JOH., consul, Copenhague (64 Ny Stormgade). Quai. — Procédé breveté pour conserver les poissons à l’état frais pendant un long transport et dans les grandes chaleurs.
- Médaille de deuxième classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- ULRICHSEN, HÉLÈNE, Copenhague (12 Bredgade). Quai. — Conserves de boulettes de poisson (farce de poisson).
- CLASSE 73.
- Boissons fermentées.
- DISTILLERIE FORTUNA, Copenhague (36 Bredgade). Quai. — Eau-de-vie de grain, qualité supérieure, marque „Excelsior“; eau-de-vie cle table danoise, qualité supérieure.
- La société qui exploite la fabrique, fut fondée en 1884. — Médaille de première classe à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- EVERS, C. R., & CIE., fabrique de préparations de malt, Copenhague (17 Peder Skramsgade). Quai. — Sirop de malt; extrait de malt („bière de santé"); extrait de bière.
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- La fabrique est fondée en 1872. Ses préparations produites dans le vide sont recommandées dans une lettre signée par plus de 150 médecins danois. Son propriétaire actuel, M. H. H. Chr. L. Brix, y entra en 1886.
- JACOBSEN, CâRL, brasseur, Ny Carlsberg près Copenhague.. Quai. — Bières; levure pure; collection de produits du laboratoire du Ny Carlsberg; appareils; plans et dessins de la brasserie.
- La brasserie du Carlsberg fut fondée en 1847 par J. C. Jacobsen père; en 1871 M. Cari Jacobsen fils établit une extension de l’ancien établissement dans une nouvelle brasserie, * contiguë à la première. En 1880 M. Cari Jacobsen fit construire une seconde grande brasserie, contiguë à la précédente. En 1882 les deux premières brasseries furent réunies sous le nom de „ Garnie Carlsberg" (le vieux Carlsberg) et léguées à la fondation Carlsberg ; la nouvelle brasserie, un peu plus grande que l’ensemble des deux anciennes, fut séparée comme un établissement à part appelé „Ny Carlsberg" (le nouveau Carlsberg). — Le Ny Carlsberg emploie 150 ouvriers fixes et ùn grand nombre d’ouvriers à la journée; l’établissement a 17 machines à vapeur et un générateur de 380 chevaux vapeur. — A la brasserie est attaché un laboratoire scientifique avec une section physiologique (M. Groenlund) et une section chimique (M. Schutzenberger). M. E. Hansen, docteur-ès-sciences, appelé à la direction du laboratoire du Ny Carlsberg, y a commencé les études importantes qu’il a continues plus tard au laboratoire de la fondation Carlsberg. — Avant la séparation des deux établissements, le Carlsberg a reçu la Médaille du progrès à Vienne en 1873 et le Grand prix à Paris en 1878. Le Ny Carlsberg a reçu des Diplômes d’honneur à Nice 1884, à Anvers 1885 et à Paris 1887, la Médaille d’or à New-Orléans 1886 et la Médaille de première classe à Copenhague en 1888.
- LUPLAU, FüR. W., liquoriste, Copenhague (2 Frederiksholms Kanal). Quai. — Punch et liqueurs.
- L’établissement est fondé en 1831; il passa au propriétaire actuel, M. And. P. Jensen, en 1881. La production annuelle est de 45 000 litres. — Mention honorable à l’Exposition de Copenhague de 1888.
- MlCHELSEN, H., fabricant de rhum, St. Thomas, Antilles danoises. Quai. — Bairhum.
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- Paysage danois.
- I. Notes de la statistique générale du Danemark.
- Le royaume du Danemark se compose des pays suivants:
- superficie nombre d’habitants
- Le Danemark propre 38 318 kmD 1 969 039,
- Les îles de Fœroë 1 321 11 222,
- L’Islande 102 797 72 445,
- Le Groenland — — 10 000,
- Les Antilles danoises 330 - 33 763.
- Le Danemark se trouve entre 54° et 58° latitude nord. La température moyenne varie de 14° à 16V2° C. en été et de —j— V20 à l'/20 G. en hiver. L’eau tombée par an est de 45 à 75 cm.
- Depuis le commencement du siècle la population du Danemark a doublé. Des deux millions d’habitants dont consiste à peu près la population du Danemark propre environ un quart reste aux 75 villes et places de commerce du pays; et de ce quart la moitié à peu près vit à Copenhague. Cette ville, le capital du pays, contient avec ses faubourgs une population de 273 322 habitants; c’est la seule grande ville du pays.
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- Conformément à la nature du pays environ 51 p. c. de la population s’occupent d’agriculture, 27 p. c. en travaillent dans l’industrie, et 8 p. c. en font le commerce. Les champs de blé, les pâturages, les prés occupent presque 75 p. c. de la surface du pays. Les bois en couvrent de 5 à 6 p. c., les marais et les marécages en occupent 3 p. c., les landes 121/2 p. c., et le reste, un peu plus de 4 p. c., est couvert de sable mouvant, de champs pierreux, de haies, de routes, de terrains à bâtir, etc.
- Comme indication de l’intensité toujours croissante de la culture du pays on peut noter qu’en 1861 le drainage était appliqué à 1.55 p. c. seulement de l’étendue cultivée du pays, tandis qu’aujourd’hui près de 24 p. c. de cette étendue sont drainés. De même le prix de la terre monte toujours: en 1860 le prix moyen par arpent danois était 7000 frcs. ; vingt ans plus tard il se montait à 11 800 frs.
- Le total de l’exportation et de l’importation du pays a été calculé, pour l’an 1887, de monter à 609.5 millions de francs dont 261 millions de francs pour l’exportation et 348.5 pour l’importation. — La marine marchande comprend 2 877 voiliers et 281 vapeurs. — Ses fils . télégraphiques ont une longueur de 10 926 kilomètres; ses lignes de chemin de fer ont 1 960 kilomètres de long.
- Aux caisses d’épargne du pays est déposé un total de 524.7 millions de francs, répartis sur 700 000 comptes à peu près.
- Le château du Rosenborg.
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- IL Coup d’œil sur l’Histoire de Danemark
- illustrée par quelques-uns de ses noms célèbres.
- Le Danemark n’est qu’un petit pays et situé assez haut vers le nord. Pourtant son nom n’est pas resté inconnu.
- „Dieu nous garde des Normans féroces" (libéra nos a furore Normannorum), telle était la prière qui retentissait en maint endroit en Europe il y a mille ans, alors que les Normans s’avançaient en ravageant et en saccageant, tantôt côtoyant la terre, tantôt remontant les rivières. Ils se montraient devant Paris l’assiégeant à plusieurs reprises. Ils se lançaient jusqu’en Espagne, en Italie et en Afrique, et la plupart d’entre ces hordes impétueuses étaient des Danois. Dudon le dit: „Quand on demandait aux hommes du nord qui, sous la direction de Rollon, conquirent la Normandie, qui ils étaient, ils répondaient: „Nous sommes danois". Courageux et forts, savants dans le maniement des armes et aguerris, les Danois païens se répandaient sur les pays de l’Europe pour acquérir de la gloire et du butin; mais encore après que le christianisme eut gagné leur sol natal, ils continuaient de se montrer en conquérants: Svend à la barbe double conquit l’Angleterre (1013), et son fils Knut le grand, était le roi puissant des deux royaumes réunis d’Angleterre et de Danemark.
- L’ancien esprit de wiking était fort enraciné dans le peuple danois, et le roi Valdemar le grand l’entraîna encore au 12me siècle dans des expéditions contre les Wendes païens de la côte méridionale de la Baltique. Les Wendes furent vaincus et christianisés, et sous le règne de Valdemar le victorieux, le fils de Valdemar le grand, la Baltique était pour quelque temps presque une mer intérieure danoise.
- Mais la puissance de l’esprit faisait valoir ses droits, et les
- Danois, qui avaient autrefois visité Paris d’armes et de feu, s’y
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- rendirent de nouveau, mais cette fois pour acquérir des connaissances à son Université florissante. En 1147 les Danois fondaient à Paris le premier collège des étrangers, et l’un du grand nombre de Danois qui y étudiait, était Absalon, l’homme qui devenu l’archévêque célèbre du Danemark, assistait plus tard Yaldemar le grand avec tant de persévérance. C’était lui qui était l’âme des combats contre les Wendes, c. à. d. des croisades particulières du Danemark, et qui faisait écrire à son clerc, Saxo Grammaticus, une histoire de Danemark remarquable à plusieurs égards et dont on admire encore aujourd’hui le latin élégant. Elle fut imprimée pour la première fois à Paris en 1514.
- Pendant plus de 200 ans les étudiants danois accouraient à l’Université de Paris menant une vie paisible au collegium Danicum situé au Mont Sainte-Geneviève. Bien des liens se nouèrent ainsi entre le Danemark et la France, et la vie spirituelle du Danemark allait toujours en s’accroissant. Même après que la doctrine luthérienne fut devenue, au 16me siècle, la religion de l’État, la culture latine universelle prévalait, influençant, cependant, les couches supérieures de la société seulement.
- Pendant les règnes des rois Frédéric II et Christian IY, à la dernière moitié du 16me siècle, la Renaissance arriva jusqu’en Danemark, et l’on y construisit les palais du Frederiksborg, du Kronborg et du Rosenborg qui tous existent encore aujourd’hui; mais on y construisit aussi un quatrième palais, disparu il y a longtemps déjà, mais qui luit d’un éclat encore plus grand peut-être que celui des trois premiers : c’était l’Uranienborg dans l’île de Hveen. Son constructeur n’était pas roi: c’était le gentilhomme Tyclio Brahe (1546-1601), le plus grand astronome de cette époque-là, le fondateur de la science expérimentale moderne, le premier qui — presque 50 ans avant Bacon de Yérulam — soutenait la méthode empirique des
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- sciences naturelles en 'basant ses études sur des observations et des mesurages faits au moyen d’instruments nouveaux dus à sa propre invention, tandis qu’avant lui tous, y compris Copernic, avaient raisonné au lieu d’observer. Ce fut dans ce palais-là que fut jetée la base de l’astronomie moderne dont les fruits directement et rapidement produits étaient les lois de Keppler.
- Ce n’est pas l’astronomie seule qui s’appuie dans une grande mesure sur les travaux dïun Danois. Alexandre Humboldt donne à un autre Danois le nom du père de la géologie ; cet homme était le savant Niels Steensen ou, de son nom latin, Nicolaus Sténo
- Nicolaus Sténo.
- (1638-1686). Il s’attira d’abord l’attention du monde savant par ses découvertes anatomiques éminentes comprenant les glandes et les muscles, le cœur et la cervelle; mais puis (en 1669) il écrivit en Italie un livre dans lequel il démontrait le premier les différentes couches de terre, les formations des terrains les plus anciennes sans fossiles et celles plus modernes qui en contiennent. Ce livre parut à Florence où, sous l’influence de scrupules religieux, il avait embrassé le catholicisme. Dans ses dernières années il renonça à toute recherche scientifique. Il termina sa vie utile à Schwérin comme évêque in partibus et vicaire apostolique du Nord.
- La science de l’époque se servant d’une langue étrangère
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- Ole Ramer.
- aux enfants du pays, était éloignée, nous l’avons déjà dit, de la vie du peuple; mais la distance allait toujours en diminuant, et Ole Berner (1644-1710) qui découvrait la loi de la vitesse
- de la lumière, eut une grande importance pour la vie pratique du Danemark. Il passa dix ans, 1672-1681, en France où il prenait part à la construction des’ grandes-eaux de Versailles et devenait professeur des mathématiques du dauphin. De retour à Copenhague, il vouait sa vie à des travaux pratiques. Il leva le plan des grand’routes du pays, introduisit une mesure et un poids uniformes, organisa le corps des pompiers de Copenhague, etc., et mourut chef de police très capable de la ville.
- Ole Ruiner était rentré en Danemark par ordre du roi. C’était un ordre auquel il fallait faire obéissance. Les rois de Danemark étaient devenus monarques absolus en 1660. Le chef de l’État n’avait plus les mains liées par une noblesse puissante. Cette concentration du pouvoir au-dessus de la noblesse amenait vite le développement de la bourgeoisie à
- côté de la noblesse et du clergé. Le peuple demanda des égards, et c’est en danois que s’adresse à lui le Molière du Danemark, Ludvig Holberg (1684-1754), professeur à l’Université de Copenhague. Il rompit avec la latinité écrivant des livres en danois; et il ne se restreignait pas à des ouvrages d’histoire et de morale, mais il écrivait aussi des poésies et des comédies satirisant les Danois et surtout le peuple de Copenhague. Ses comédies pleines d’esprit et d’une verve étincelante ont gagné un public bien au-delà des frontières de son pays, et elles font partie non pas seulement du répertoire de
- Ludvig Holberg.
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- la scène danoise, mais encore de celui des scènes suédoises, russes et allemandes. Quand il fit son apparition, il était
- presque isolé au milieu de son peuple; mais il gagnait toujours
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- en influence et en autorité éducatrice d’abord de son vivant puis et peut-être encore davantage après sa mort. Holberg ne réussit pas à éveiller pour lui l’enthousiasme de ses contemporains, mais l’esprit tranchant de son génie arracha du champ populaire toute sorte de mauvaises herbes; ainsi il fit disparaître le docte pédantisme
- et l’admiration aveugle des modes étran- Adam ohienschiæger. gères. Le peuple danois apprit de se retrouver lui-même, et lorsqu’un jour le poète national apparut dans l’éclat éblouissant de la jeunesse, il vit le peuple, transporté de joie, se grouper autour de lui. Adam, 0hlenschlœger (1779-1850) chantait avec pathos les dieux de l’antiquité noroise, ses héros et ses wi-kings, et le peuple devenu conscient de sa nationalité, ainsi qu’il le prouva plus tard, en 1848, l’applaudissait.
- Dans cette année révolutionnaire le Danemark fut pris de la soif de liberté au même temps que les Allemands firent des efforts pour lui arracher le vieux pays danois de Slesvig. On vit alors, ce qui est resté sans pendant dans l’histoire de cette année, le roi et le peuple se donnant la main fraternellement. Le roi Frédéric VII donna à son
- Bertel Thorvaldsen
- peuple une constitution libre, et le peuple
- serra ses rangs autour de lui dans le combat plein d’enthou-
- siasme qui retint pour le Danemark le pays de Slesvig; mais malheureusement pour le règne de Frédéric VII seulement: les armées de deux grandes puissances l’enchaînèrent plus tard,
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- malgré une résistance héroïque, au grand pays limitrophe au sud (1864). Mais toute chaîne ne tient pas éternellement.
- Le grand mouvement national ne fit croupir nullement les autres côtés de la vie nationale. L’art et les sciences florissaient autant que jamais. Le nombre d’hommes éminents n’est pas peu considérable, et parmi tous il faut nommer Bertel Thor-valdsen (1770-1844). Attiré de bonne heure à Rome, la ville de l’art de l’époque, il y exécuta ses œuvres admirables en style classique et si pleines de beauté idéale qui ornent aujourd’hui les places publiques et les palais de l’Europe. En passant par l’Étranger sa renommée toujours croissante arriva à son
- H. 0. Orsted.
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- pays natal. Malgré son séjour prolongé dans le midi, il restait toujours danois par sentiment. En 1838 il revint en Danemark, et il légua à Copenhague, la ville de sa naissance, le trésor de ses œuvres. On le trouve aujourd’hui à Copenhague au Musée Thorvaldsen qui est à la fois le temple de l’œuvre de sa vie et le mausolée où il repose.
- Quelques années plus jeune que Thorvaldsen, H. G. Orsted (1777—1851), le naturaliste de génie, travaillait avec une persévérance infatiguable pour répandre les sciences; parmi ses travaux il compte la découverte magnifique des relations qui existent entre l’électricité et le magnétisme (1820), découverte qui lui gagna les honneurs de toutes les sociétés savantes
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- d’importance et qui eut une si grande portée par l’application pratique qu’on en fait dans la télégraphie électrique.
- Du domaine de l’art et des sciences nous passerons à celui de la linguistique où luit le nom de B. K. Bask (1787-1832).
- Exposant le premier la méthode de la philologie comparée, il en fit l’application en déterminant les relations des langues européennes, détermination correcte dans ses traits essentiels. Quoiqu’il sût se servir de 55 langues, il écrivait notamment en danois ayant pour devise: „Tout ce qu’on sait faire, on le doit à sa patrie“. Par conséquent, les résultats de ses travaux ne furent connu par l’Europe que tard et le plus souvent de seconde main; plusieurs de ses découvertes portent les noms d’autres personnes. En 1816, comme pour vérifier ses théories d’une façon pratique, il entreprit un long voyage aventureux; passant par la Suède et la Finlande et traversant la Russie il se rendit aux Indes. Il n’en revint qu’en 1823 rapportant un rare trésor de manuscrits indiens qui se trouvent aujourd’hui aux bibliothèques de Copenhague. Le don extraordinaire des langues n’appartient pas à Rask seul. Sur le terrain de la philologie classique il faut nommer J. N. Madvig (1804 — 1886) dont les travaux ingénieux de critique des auteurs latins ont acquis la reconnaissance générale, et dont les cours sur les antiquités romaines ont été traduits en plusieurs langues.
- L’étude scientifique de l’antiquité du Nord joue un rôle tout particulier dans la vie nationale du Danemark. Le peuple l’embrasse d’un très grand intérêt qui se manifeste aussi vis-à-vis du Musée des antiquités du Mord. Il est donc naturel que cette science ait trouvé des amateurs
- J. X. Madvig
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- éminents. Il vaut la peine de remarquer que c’est un homme illettré, un autodidacte faisant à l’origine le commerce, Chr. J Thomson (1788 — 1865), qui jetait la base de ces études. Vers 1820 il était évident pour lui que l’antiquité devrait être divisée
- en trois âges se succédant l’un à l’autre : l’âge de pierre, l’âge de bronze et l’âge de fer. Partant de cette division importante et efficace qui apportait de l’ordre au chaos antérieur, il arrangea le musée dont il était le directeur et qui a servi, par suite de cet arrangement, de modèle à tous les musées semblables de l’Univers. Sur ce fondement J. J. A. Worsaae (1821 — 1885) éleva une riche construction scientifique. A l’aide de sa méthode comparative il maintenait l’importance scientifique des matériaux archéologiques atteignant ainsi à de grands résultats dont l’importance s’étend très loin au-delà du Danemark. C’était, cependant, surtout pour son pays qu’il travaillait et écrivait. Dans ses écrits populaires et pleins de vie il représentait la vie des anciens habitants du pays dans des tableaux clairs, contribuant ainsi d’une manière efficace à réveiller et à conserver l’intérêt du grand nombre pour l’antiquité du pays si pleine de souvenir, et renforçant la conscience nationale du peuple danois. Son arrangement intelligent du Musée chronologique des rois de Danemark J- J- a. worsaae. au palais du Rosenborg donna de l’extension à l’intérêt pour l’antiquité de manière à lui faire] embrasser aussi l’époque postérieure et les temps plus modernes.
- C’est dans le domaine de l’art et de la science que brillent tous ces noms; mais aussi sur le terrain plus pratique de l’agri-
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- culture et de l’industrie la vie moderne si vigoureuse a-t-elle produit des hommes dont l’activité a eu de l’influence au-delà des frontières de leur patrie.
- Comme un représentant proéminent de cette phalange il faut nommer J. G. Jacobsen (1811-1887). Il fonda la première brasserie de bière de Bavière en Danemark, le Carlsberg, et la conduisit de manière à en faire la plus grande brasserie du pays. Mais ce qui est plus important encore c’est qu’il y travaillait suivant les plus hautes exigences scientifiques du temps. Il conduisait son établissement non pas comme une entreprise
- J. C. Jacobsen.
- industrielle, mais comme une institution scientifique. Joint à la brasserie le laboratoire du Carlsberg lut établi où, entre autres choses, on inventa la méthode de la production de la levure pure, un événement faisant époque dans l’industrie de la bière et que Jacobsen, de sa manière grandiose de travailler, mit de suite à la disposition de tout le monde qui l’utilisa largement. Mais Jacobsen ne s’arrêta pas là. Il mit tout l’heureux succès de son activité en rapport avec ce que lui avait appris la science par l’intermédiaire de H. C. 0rsted, et le jour où, surtout par suite de sa largesse, un monument fut dévoilé à Copenhague en l’honneur de ce savant, le 25 Septembre 1876,
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- il fonda „au profit de la science et pour l’honneur du Danemark “ la fondation Carlsberg richement dotée. Suivant les statuts de cette fondation, sa brasserie est soumise aujourd’hui qu’il est mort à l’Académie royale des sciences et des lettres de Danemark ; déjà lors de la fondation du legs elle sétait chargée de la distribution de ses grandes bourses pour le progrès des études scientifiques en Danemark. Une autre manifestation du grand amour que portait Jacobsen aux arts et aux sciences c’est le Musée national au palais du Frederiksborg lequel est dû à sa largesse.
- Jacobsen fournit une preuve éclatante des liaisons étroités existant entre la science et l’industrie danoise. On peut en dire de même des rapports de l’industrie à l’art. On avait des preuves incontestables de ces relations heureuses à la Grande Exposition Scandinave d’industrie, d’agriculture et d’art tenue à Copenhague en 1888 et à laquelle prenaient part, en dehors des pays Scandinaves, la Russie, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et la France; ce dernier pays par une section réunie par les efforts de l’Union des arts décoratifs qui a acquis une si haute rénommée et qui travaille avec tant d’énergie.
- ÉSbvpf
- Le château du Frederilcshorg.
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- Les noms imprimés en italiques désignent des artistes, des savants etc. qui, sans être exposants, sont cités dans le catalogue ou l’appendice.
- Aarsleff, C., sculpteur, 10. Abïldgaard, N., artiste peintre, 1,31. Achen, G., artiste peintre, 4. Ancher, Anna, artiste peintre, 4. Ancher, M., artiste peintre, 4. Andersen, Chr., constructeur de navires, 70.
- Association danoise pour le travail manuel à l’école, 15, 17. Association danoise de touristes, 21. Bâche, O., artiste peintre, 2, 4. Bagge, Fr., imprimeur, 21.
- Bech, Jurgen, & fils, exportateurs, 63, 66, 74.
- Berg, Hans Chr., stucateur, 24. Biering, F., capitaine, 28.
- Bindesbell, G., architecte, 3, 31. Bindesbull, Th., architecte, 11, 12. Bing & Grundahl, fabrique de porcelaine, 36.
- Bissen, H. V., sculpteur, 3.
- Bissen, R., artiste peintre, 4.
- Bissen, Y., sculpteur, 10.
- Blache, Chr., artiste peintre, 4. Bloch, C., artiste peintre, 5.
- Boesen & Cie, fabricants, 74. Bojesen, Ernst, & L. P. Jurgensen, 38. Borch, Cari, constructeur de bateaux, 70.
- Borch, M., architecte, 11.
- Borck, H. P. Marinus, horloger, 66. Boytler, T. C. V., tapissier et décorateur, 36.
- Brahe, Tycho, 82.
- Brammer, C., professeur, 63. Brandstrup, L., sculpteur, 10. Brandt, Martin, fabrique de conserves, 74.
- Brasen, H., artiste peintre, 5. Brodersen, Anne-M., sculpteur, 10. Budde-Lund, Cari, fabricant, 40. Brendekilde, H. A., artiste peintre, 5. Budtz-Müller successeurs, fabricants, 29.
- Garstensen, A. C. Riis, artiste peintre, 5.
- Cato, Chr. J., lithographe, 21. Christensen, Conrad, fabricant, 63. Christesen, Y., orfèvre, 47, 61. Christiansen, R., artiste peintre, 5. Clausen, Chr., artiste peintre, 5. Commission pour la participation du Danemark, 63, 70.
- Cordts, Cari, dessinateur, 21.
- Dahl, H. C., cordonnier de la cour, 60. Dahl, Th., constructeur de navires, 70. Dan, H. Pedersen-, sculpteur, 10. Diderichsen, Henny, sculpteur, 10. Distillerie Fortuna, 75.
- Doberck, F. W., & fils, serrurerie, 52. Dohlmann, Augusta, artiste peintre,5.
- Eckersberg, G. V., artiste peintre, 1. École de dessin pour femmes, 17. Eilersen, R., artiste peintre, 5. Elkjær, P. M., peintre, 24.
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- Engelsted, M. C., artiste peintre, 5. Evald, J., fabricant de courroies, 68. Evers, C. R., & O, fabr. de préparations de malt, 75.
- Fabrique d’appareils de sauvetage, 70.
- Fabrique de fromages de Kragerup-gaard, 73.
- Fabrique royale de porcelaine de Copenhague, 43.
- Falck-Rasmussen, Y., & Meller, 29. Feddersen, Arthur, secrétaire, 20,64. Fenger, L., architecte, 11.
- Fiedler, Fr. W., pêcheur et pilote, 64. Filature danoise de filets, 63. Frederiksen, Oscar, marchand de poissons, 74.
- Freund, H. E., sculpteur, 31.
- Friis, H., artiste peintre, 5.
- Fritz, A., artiste peintre, 5.
- Frolich, L., artiste peintre, 5, 11.
- Garde, H., architecte, 11.
- Grundtvig, Frode, fabricant, 64. Gunnarson, Tryggvi, directeur, 64,74.
- Hammershoj, Y., artiste peintre, 5. Hansen, Ad. H., artiste peintre, 5. Hansen, Cari, professeur, 20. Hansen, C. F., architecte, 3.
- Hansen, C. Sundt, artiste peintre, 5. Hansen, E. M. A., sculpteur, 24. Hansen, H. J., Dr. phil. 20.
- Hansen, H. N., artiste peintre, 5. Hansen, Ida, Mme, 56.
- Hansen, J. Chr., pêcheur, 64. Hansen, J. Th., artiste peintre, 5. Hansen, Ludvig, 65.
- Hansen, Mogens P., pêcheur, 64. Harsdorff, G. F., architecte, 3. Haslund, O., artiste peintre, 5. Hendriksen, F., & Cie, graveurs, 21. Helsted, A., artiste peintre, 6. Henningsen, E., artiste peintre, 6. Hertz, Bernh., fabricant bijoutier, 50.
- Hertz, P., bijoutier, 50.
- Hetsch, G. F., architecte, 3, 31. Hildebrandt, Cari A., ingénieur, 68. Hilker, G. G., artiste peintre, 31. Holberg, Ludvig, 84.
- Holm, Hans J., architecte, 10. Holm, Jens, pêcheur, 64.
- Holsoe, K., artiste peintre, 6.
- Hogh, N., sculpteur, 10.
- Host, Andr. Fred., & fils, libraires-éditeurs, 22.
- Ileyev, N., professeur, 4.
- Ilsted, P., artiste peintre, 6.
- Ipsen, P., veuve, fabricant de terre cuite, 41.
- Irminger, Y., artiste peintre, 6. Iversen, N. N. J., contrôleur de gardes-côtes, 70. lacobsen, Cari, brasseur, 3, 76. Jacobsen, J. G., 89.
- Jensen, C. Soya-, artiste peintre, 9. Jensen, Hans, pêcheur, 64, 65. Jensen, J. Th., artiste peintre 5. Jensen, K., artiste peintre, 6. Jensen, Niels, 65.
- Jensen, Severin & Andréas, ébénistes, 32.
- Jensen & Langebek Petersen, fabricants, 66.
- Jerndorff, A., artiste peintre, 6, 11. Johansen, V., artiste peintre, 6, 9. Jorgensen, E., architecte, 11. Jorgensen, F. F., raccomodeur d’engins, 64.
- Kallehave, Martin, 65.
- Kampmann, H., architecte, 11. Kittendorff, Ad., lithographe, 22. Koch, Anders, pêcheur, 64.
- Koch, F., architecte, 11.
- Koch, O., architecte, 11. Konstantin-Hansen, Elise, artiste peintre, 11.
- Kornerup, Y., artiste peintre, 6.
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- Ivristiansen, Yilhelm, pêcheur, 64. Krog, A., architecte, 11. Kroll, Jacob B., fumoir et sauris-serie, 74. Kroyer, P. S., artiste peintre, 6, 9. Kæhler, Herman A., fabricant de faïence, 46. Lampe, Fritz, regrattier, 75. Larsen, F., lithographe, 12. Larsen, N. F., fils, fabricants de gants, 59, 60. Leander, Adr., 65. Leander, ainé, 65. Lerche, J. G., cordier, 64. Locher, C., artiste peintre, 6, 12. Low, Peter, pêcheur, 64. Lund, Cari, peintre décorateur, 24. Lund, S., artiste peintre, 6. Limdby, J. T., artiste peintre, 2. Luplau, Fr. W., liquoriste, 76. Lohmann, P. H., fumoir et sauris-serie, 75. Madvig, J. N., 87. Mansfeld-Büllner & Lassen, 66. Marstrand, V., artiste peintre, 2. Meulerie de Copenhague, 69. Meyer, E., fabricant, 53. Meyer, M. A., boulanger, 73. Meyer, M. W., fabricant, 71. Michelsen, H., fabricant de rhum, 76. Middelboe, B., artiste peintre, 6. Mois, N. Petersen-, artiste peintre, 6. Mundt, Emilie, artiste peintre, 7. Moller, H. Slott-, artiste peintre, 7. Moller, Schonheyder, artiste peintre, 7. Mork-Hansen, Y., architecte, 11. Mollmann, C., & Cie, peintres, 26. Monsted, P., artiste peintre, 7. Neergaard, Th. A., établ. d’appareils mécaniques, 29. Nielsen, Alexander, 65. Nielsen, Anna, magasin de broderie, 56. Nielsen, Cari, 65. Nielsen, Hans, 65. Nielsen, Martin, 65. Nilsson, N. F., fumoir et saurisserie, 75. Niss, Th., artiste peintre, 7. Nyrop, M., architecte, 11. Olsen, P. Yentegodt, artiste peintre, 8. Oxolberg, F., menuisier, 34. Paulsen, C., xylographe, 12. Paulsen, J., artiste peintre, 7. Pedersen, 0., artiste peintre, 7. Pedersen, Th., artiste peintre, 7. Pedersen, Y., artiste peintre, 7. Petersen, Imm., relieur, 23. Petersen, J., & fils, photographes, 29. Petersen, Julie, Mme, 57. Petersen, J. P., fabricant, 65. Petersen, T., artiste peintre, 7. . Petitgas, François, chapelier, 60. Philipsen, Th., artiste peintre, 7. Poteries, les, de Copenhague, 3. Itask, R. IC, 87. Rasmussen, J. F., & J- Gr. Lerche, 65. Ring, L. A., artiste peintre, 7. Ring, Nanna, Mlle, 57. Rom, N. C., libraire-éditeur, 16. Rung, G., capitaine, 30. Remer, Ole, 84. Saabye, A. W., sculpteur, 10. Sasse, Mathilde, Mlle, 58. Schmidt - Phiseldeck, C., artiste peintre, 7. Schroder, Bernh., Nielsen & Hansen, peintres, 27, 46. Schroder & Jorgensen successeurs, constructeurs, 68. Schæbel, Ferdinand, serrurier, 52, 69, 70. Schonning, Jul., bandagiste, 71. Seligmann, G., artiste peintre, 8. Skovgaard, P. Chr., artiste peintre, 2.
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- Skovgaard,
- 8, 12.
- Skovgaard,
- 8, 11.
- Smith, C., sculpteur, 10.
- Société de la pêche de Copenhague, 65. Société de la pêche de Kastrup, 65. Sonne, J. V., artiste peintre, 2. Steenberg, Joh., consul, 75. Steenberg, W., & Skoulund, structeurs, 69.
- Sténo, Nicolaus, 83.
- Stilling, 65.
- Tegner, H., artiste peintre, 9. Tegner, J. W., lithographe, 22. Therkildsen, M., artiste peintre, Thiele, H. H., imprimeur, 23. Thomson, C., artiste peintre, 8, 9. 'Iliomsen, Chr. J., 88.
- Thorenfeld, A-, artiste peintre, 8. Thornam, Emmy, artiste peintre, 8. 77wrvatdsen, JB., 1, 3, 86.
- Topp, Wilh. & Chr., ébénistes, 35. Trolle, C. A., pelletier, 65.
- Tuxen, L., artiste peintre, 8. Dlrichsen, Hélène, 75.
- Vallentin, Augusta, Mrùe, 59.
- Wandel, Elisabeth, artiste peintre, 9. Wang, A., artiste peintre, 8. Wegmann, Bertha, artiste peintre, 8. Weilbach, J. S. V., fabricant, 71. Weimann, Joh., fabricant, 60. Weitemeyer, Cari, serrurier, 24. Wentorf, C., artiste peintre, 8. Wiedewelt, J., sculpteur, 31.
- Wilde, A., artiste peintre, 9. Wildenradt, J. P., artiste peintre, 8. Willumsen, J. F., artiste peintre, 8. Wittig, G-., fabricant, 71.
- Worsaae, J. J. A., 88.
- Zacho, Chr., artiste peintre, 9. Zahrtmann, Chr., artiste peintre, 9. Zingenberg, G., 65.
- Ohlenschlœger, Adam, 85.
- Gjgaard, M., Chr., peintre, 26. Srsted, II. G., 86.
- J. F., artiste peintre, N. K., artiste peintre,
- con-
- 8.
- Wm
- Le Château du Kronborg.
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- TABLE DES MATIERES.
- Pages
- Commission pour la participation du Danemark à l’Exposition universelle de 1889, à Paris............................................ V
- Catalogue de la section danoise à VExposition.
- Groupe I: Œuvres d’art................................................. 1
- Groupe II: Éducation et enseignement. — Matériel et procèdes des
- arts libéraux.............................................. 18
- Groupe III : Mobilier et accessoires................................... 31
- Groupe IY: Tissus, vêtements et accessoires.............................. 55
- Groupe Y : Industries extractives, produits bruts et ouvrés............ 62
- Groupe YI: Outillage et procédés des industries mécaniques............. 67
- Groupe YII : Produits alimentaires....................................... 72
- Appendice.
- I. Notes de la statistique générale du Danemark........................ 79
- II. Coup d’œil sur l’histoire de Danemark, illustrée par quelques-
- uns de ses noms célèbres............................................ 81
- Liste alphabétique....................................................... 91
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